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<!DOCTYPE ead PUBLIC "+//ISBN 1-931666-00-8//DTD ead.dtd (Encoded Archival Description (EAD) Version 2002)//EN" "http://lcweb2.loc.gov/xmlcommon/dtds/ead2002/ead.dtd">
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    <eadid identifier="c1iev" url="http://archives.musee-archeologienationale.fr/index.php/c1iev" encodinganalog="identifier">virtuelle / Recueil des sources</eadid>
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        <titleproper encodinganalog="title">Corpus numérique sur l'histoire du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye</titleproper>
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      <descrules encodinganalog="3.7.2">Cet instrument de recherche a été élaboré conformément aux recommandations suivantes :<lb/><lb/>1. Note  DITN/RES/2003-001 du 17 octobre 2003, Guide de(s) sources et guides de recherche. Modélisation.<lb/><lb/>2. Circulaire AD 98-8 du 18 décembre 1998<lb/>Instruction sur le classement et la cotation des archives dans les services d’archives départementales<lb/>https://francearchives.fr/de/file/1e9c1f2f64e94ae16680357a59abc208036481f3/static_989.pdf<lb/><lb/>3. Cadre de classement des Archives communales<lb/>Arrêté du 31 décembre 1926 portant règlement des Archives communales<lb/>http://archives.haute-garonne.fr/pdf/quefairepublic/cadreAC.pdf</descrules>
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      <unittitle encodinganalog="3.1.2">Corpus numérique sur l'histoire du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        Près de 4300 pièces d'archives et plus de 1000 documents iconographiques.    </physdesc>
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        <corpname id="atom_1523_actor">Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
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      <note>
        <p>Musée d’Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye</p>
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    <odd type="publicationStatus">
      <p>Publié</p>
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      <p>Moyen</p>
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      <p>Brouillon</p>
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      <p>Labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire (ANR-11-LABX-0026-01) par Etienne Faisant et Pauline Louvrier / Musée d'Archéologie nationale-Domaine national de Saint-Germain-en-Laye</p>
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      <p>Les milliers de documents présentés dans ce corpus fournissent des données éparpillées, susceptibles de nourrir des travaux tant sur Saint-Germain-en-Laye que sur des thèmes transversaux. Dans l’attente de la monographie à venir, nous proposons ici une brève chronologie permettant de mieux en comprendre et contextualiser le contenu.<lb/><lb/>Au début du XIe siècle, le roi Robert le Pieux fonda un prieuré dédié à saint Germain, non loin de l’actuel château. La première mention de la résidence royale de Saint-Germain apparaît dans un document de 1124, sous le règne de Louis VI Le Gros. Établie à proximité de la forêt de Laye, cette demeure peu fortifiée pouvait sans doute permettre au souverain de s’adonner à la chasse. Elle était néanmoins suffisamment prestigieuse pour que saint Louis, qui y fit bâtir la chapelle toujours existante vers 1235-1239, y reçoive notamment l’empereur Baudouin II. Le XIVe siècle vit l’affirmation de Saint-Germain-en-Laye comme lieu de pouvoir et de décision, la tenue du Conseil royal y étant attestée.<lb/>Dans les premières années de la guerre de Cent Ans, en 1346, Saint-Germain-en-Laye fut incendié par les troupes anglaises du prince Noir. Des travaux de restauration furent toutefois rapidement menés, signe de l’importance de cette résidence où le roi put bientôt à nouveau séjourner. En 1367, Charles V lança un nouveau grand chantier au cours duquel la demeure fut dotée de grands fossés et d’une enceinte renforçant considérablement les capacités militaires du château. Le souverain puis son fils purent ainsi y séjourner, mais cette résidence fut naturellement délaissée au XVe siècle par leurs successeurs établis dans le Val de Loire. Louis XI offrit même ce domaine à son médecin Jacques Coitier.<lb/>Le château connut en revanche une véritable renaissance au XVIe siècle. En 1514, son enceinte accueillit le mariage princier du futur roi François Ier avec la princesse Claude de France. Appréciant manifestement beaucoup cette résidence, où il s’installa souvent, ce grand amateur de chasse lança en 1539, à la fin de son règne, la reconstruction du château. Confié à Pierre Chambiges, ce dernier fut conçu suivant un parti original, dominé par ses hautes terrasses surplombant le vaste jardin aménagé au nord. Henri II, qui y était né en 1519, y séjourna plus qu’ailleurs et en fit le lieu de séjour privilégié de ses enfants. Il le dota de plus de nouveaux agréments et fit ainsi commencer la construction d’une « maison du théâtre et des baigneries ». Après sa mort en 1559, Saint-Germain-en-Laye accueillit moins souvent ses fils et successeurs, mais le château accueillit régulièrement les souverains, notamment à l’occasion du colloque de Poissy en 1561. Henri III y fit d’ailleurs réaliser des aménagements, tant dans le château que dans le jardin.<lb/>Après s’être assuré du pouvoir, Henri IV montra à son tour un net intérêt pour Saint-Germain-en-Laye, où il fit entreprendre des travaux dès 1594. À partir de la « maison du théâtre » commencée par Henri II, il fit ainsi construire le château-neuf qui, situé au bord du plateau, fut prolongé par de grands jardins en terrasse descendant vers la Seine et rendus célèbres par leurs grottes artificielles garnies d’automates. N’offrant que quelques logements, ce second bâtiment venait compléter le château-vieux, où le souverain installa ses enfants, légitimes ou non. C’est ainsi là que le jeune Louis XIII passa l’essentiel de ses premières années. Devenu roi, il revint régulièrement à Saint-Germain-en-Laye, où la Cour s’installa de façon quasi-permanente à la fin de sa vie. S’il ne fit entreprendre que des constructions relativement modestes, il fit poser de grands décors tant au château-neuf qu’au château-vieux, où travaillèrent entre autres Simon Vouet et Nicolas Poussin. C’est enfin là, au château-neuf, que son fils, le futur Louis XIV, naquit en 1638 et que lui-même s’éteignit en 1643.<lb/>Durant la régence d’Anne d’Autriche, Saint-Germain-en-Laye fut un lieu de refuge tantôt pour Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre en exil, tantôt pour le jeune roi face à la Fronde en 1648 puis en 1649, à l’issue de la fameuse fuite à Saint-Germain. C’est ensuite la chasse qui semble avoir bientôt attiré Louis XIV dans cette résidence dont il fit par la suite, à partir du milieu des années 1660, le principal lieu de séjour de sa Cour. Louis Le Vau, André Le Nôtre et Charles Le Brun, entre autres, travaillèrent alors à la restauration et à l’amélioration des châteaux, des jardins et du domaine. Fut ainsi notamment aménagée à partir de 1669 la Grande Terrasse, au bout de laquelle fut construit en 1675 le château du Val. Saint-Germain-en-Laye abrita alors de multiples fêtes et cérémonies, la plus grandiose étant le baptême du Dauphin, célébré dans la cour du Château-Vieux en 1668. Le fort Saint-Sébastien, destiné à l’entraînement des troupes, fut de plus créé dans la forêt en 1669. En 1678, toutefois, le roi annonça l’installation de la Cour à Versailles, effective en 1682.<lb/>Cette décision ne devait manifestement pas, à l’origine, entraîner l’abandon de Saint-Germain-en-Laye, dont le Roi Soleil fit transformer le château-vieux : Jules Hardouin-Mansart ajouta alors cinq pavillons aux angles du bâtiment. Les projets du souverain furent toutefois bouleversés par la Glorieuse Révolution (1688-1689) : le roi d’Angleterre Jacques II Stuart et son épouse Marie de Modène ayant trouvé refuge dans son royaume, il leur offrit la jouissance du château-vieux. Le couple en exil réunit autour de lui une nouvelle Cour royale, jacobite, qui entretint de multiples relations avec la Cour française installée à Versailles. Cet usage se maintint jusqu’à la mort de Marie de Modène en 1718.<lb/>Saint-Germain-en-Laye perdit alors son statut de demeure royale, les deux châteaux n’ayant plus jamais été habités par des souverains. Les appartements furent alors concédés à de vieux serviteurs ou à des courtisans, et l’entretien des bâtiments fut si réduit que l’état sanitaire du château-vieux devint vite déplorable. Le vieux domaine royal ne fut pourtant pas abandonné par la monarchie : Louis XV puis Louis XVI vinrent régulièrement chasser à Saint-Germain-en-Laye, où leurs équipages s’installaient en hiver. Ils se contentaient toutefois de traverser les jardins, qui furent eux aussi simplifiés. Le domaine fut en outre bouleversé suite au don du château-neuf consenti, en 1777, au comte d’Artois : celui-ci projeta de le faire agrandir et commença par faire reprendre les galeries le portant, mais les travaux furent interrompus et le château resta éventré.<lb/>Après la Révolution, les vestiges et d’autres parties de l’ancien domaine furent vendus par lots. Le château-vieux resta en revanche propriété nationale et, en 1809, fut affecté par Napoléon à une nouvelle école de cavalerie. L’installation de cette institution nécessita de nouveaux aménagements et le projet de racheter les propriétés aliénées quelques années plus tôt, mais les démarches nécessaires n’étaient pas terminées lorsque l’empire fut renversé.<lb/>Louis XVIII affecta le château de Saint-Germain-en-Laye au logement d’une des compagnies de ses gardes du corps. Après la révolution de Juillet, l’édifice fut retiré de la Liste civile, et Louis-Philippe conserva donc seulement la jouissance des jardins et de la forêt, où la famille royale continua à chasser. Attribué au ministère de la Guerre, le château devint alors, en 1833, un pénitencier militaire : des salles furent transformés en ateliers, d’autres furent divisées pour former des cellules, et un mur fut élevé autour du fossé pour fermer cet espace servant désormais à la promenade des prisonniers.<lb/>L’arrivée du chemin de fer en 1847 bouleversa les environs du château : la voie vint amputer le Grand Parterre et forma une saignée au travers de la forêt, dont une partie se trouva ainsi réunie aux jardins. Ce terrain fut alors aménagé, sous les ordres de Louis-Philippe, en jardin à l’anglaise, tandis que le train offrait désormais l’opportunité au plus grand nombre de venir, depuis Paris, apprécier les douceurs et agréments de Saint-Germain-en-Laye, lieu de promenade et de flânerie. Il avait également été prévu de réhabiliter les anciens jardins français, mais la révolution de 1848 stoppa cet élan.<lb/>L’arrivée au pouvoir de Napoléon III permit le renouveau du château, qui fut évacué en 1855 par le pénitencier militaire pour permettre la visite de la reine Victoria. Après avoir envisagé d’autres options, l’empereur décida en 1862 d’affecter l’édifice à un nouveau musée des Antiquités nationales, d’abord dit des Antiquités celtiques et gallo-romaines. Pour que le château puisse accueillir cette nouvelle institution, de grands travaux de restauration furent immédiatement lancés sous la direction de l’architecte Eugène Millet. Le choix fut fait de rendre à la vieille demeure royale son aspect sous François Ier, et les pavillons ajoutés pour Louis XIV furent donc progressivement détruits. Le musée fut inauguré en 1867, alors que seules quelques salles étaient aménagées. La guerre et la chute de l’empire en 1870 interrompirent le chantier, mais les travaux reprirent en 1871 avec un budget réduit. Eugène Millet poursuit la restauration jusqu’à sa mort en 1879, date à laquelle lui succéda Joseph-Auguste Lafollye, à son tour remplacé par Honoré Daumet en 1895. Les travaux furent ainsi achevés à la veille de la Première Guerre mondiale.<lb/>À l’issue de cette dernière, le musée abrita la signature, le 10 septembre 1919, du traité de paix avec l’Autriche. Après avoir traversé la Seconde Guerre mondiale, qui vit les Allemands s’implanter fortement à Saint-Germain-en-Laye, il fit l’objet d’un vaste programme de rénovation à l’initiative d’André Malraux, ministre des Affaires culturelles de 1959 à 1969. Renommé en 2005 musée d’Archéologie nationale afin de souligner son rôle d’acteur d’une pratique scientifique vivante, il a fusionné en 2009 avec le Domaine national au sein d’un même établissement, le service à compétence national du musée d’Archéologie nationale et Domaine national de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Depuis 2013, l’établissement est engagé dans un long chantier de restauration du monument historique placé sous la maîtrise d’ouvrage de l’OPPIC et la maîtrise d’œuvre de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques. Ces travaux doivent se poursuivre jusqu’en 2020.</p>
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    <arrangement encodinganalog="3.3.4">
      <p>Ce recueil est conforme à la note DITN/RES/2003-001 du 17 octobre 2003 publiée par les Archives de France sur la modélisation des guides des sources et de recherche, respectant ainsi le principe de l’intégrité des fonds d’archives.<lb/><lb/>Ce guide des sources, à la fois géographique et thématique, a pour objet l’histoire du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye, de sa création au XIIe au début du XXe siècle. Le terme chronologique correspond à l’arrêt de la restauration du château qui coïncide avec le début de la Première Guerre mondiale. Le corpus englobe le traité de paix de 1919, événement majeur qui marque l’histoire du château. Le recueil pourra éventuellement être étendu au reste du XXe siècle, notamment à la période de la Seconde Guerre mondiale, en fonction de l’évolution du projet et de nouvelles découvertes de sources.<lb/><lb/>Le plan de classement est le reflet de la méthodologie de recherche. Il s’organise par centres de conservation d’archives. Ce choix représente la solution la plus satisfaisante par rapport à un classement chronologique, dont le découpage serait assez arbitraire, ou par lieux topographiques, impossible à définir quand le document couvre l’ensemble du domaine.<lb/><lb/>Les différents niveaux hiérarchiques s’organisent selon la terminologie suivante :<lb/>- le fonds correspond à la collection constituée ;<lb/>- les sous-fonds correspondent aux différents lieux de conservation des sources identifiées ;<lb/>- les séries et dossiers reprennent le cadre de classement des services de conservation avec les intitulés respectifs ;<lb/>- la pièce correspond au document transcrit ou figuré.<lb/>Cette logique de classement répond aux normes archivistiques en vigueur :<lb/>- ISAD(G) pour la description archivistique des différents niveaux de l’instrument de recherche jusqu’à la pièce (le document transcrit ou iconographique) ;<lb/>- ISAAR(CPF) pour la description des producteurs d’archives permettant un point d’accès par notice d’autorité.<lb/><lb/>Une indexation complète ce plan de classement suivant une logique topographique (Parcourir &gt; Lieux) et une logique thématique (Parcourir &gt; Sujet). La collection étant morcelée entre plusieurs sous-fonds et séries plus ou moins cohérents, l’indexation est apparue nécessaire afin de constituer des sous-corpus. L’indexation se veut pragmatique et se limite à des mots-clefs correspondant aux thèmes récurrents.<lb/><lb/>L’indexation par sujet propose plusieurs champs d’entrée :<lb/>Un premier rassemble tous les personnages historiques ayant marqué la construction de Saint-Germain. On distinguera la figure des souverains :<lb/>→ Anne d’Autriche<lb/>→ Charles IX<lb/>→ Charles V<lb/>→ Charles VI<lb/>→ Charles VIII<lb/>→ Henri II<lb/>→ Henri IV<lb/>→ Henriette de France Reine d’Angleterre<lb/>→ Jacques III prétendant au trône d’Angleterre<lb/>→ Louis VI<lb/>→ Louis X<lb/>→ Louis XIII<lb/>→ Louis XIV<lb/><lb/>...de celle des artistes et artisans :<lb/>→ André Le Nôtre<lb/>→ Eugène Millet<lb/>→ Joseph-Auguste Lafollye<lb/>→ Loaisel de Tréogate<lb/>→ Louis Le Vau<lb/>→ Pierre-Gérôme-Honoré Daumet<lb/><lb/>Un second champ propose des thèmes relatifs à une histoire matérielle, sociale et culturelle du lieu, sa vie quotidienne :<lb/>→ Chasse<lb/>→ Cérémonies diplomatiques<lb/>→ Construction et travaux<lb/>→ Éducation des princes<lb/>→ Fêtes et événements<lb/>→ Mobilier<lb/>→ Officiers et employés<lb/>→ Propriété foncière<lb/>→ Vie de Cour<lb/><lb/>Un troisième champ se réfère aux autres fonctions du lieu :<lb/>→ École militaire de cavalerie<lb/>→ Musée<lb/>→ Pénitencier militaire<lb/><lb/>Un quatrième champ porte sur les événements historiques et décisions royales ayant marqué l’histoire du lieu :<lb/>→ Actes royaux<lb/>→ Guerre de Cent Ans<lb/>→ Jacobites<lb/>→ Fronde<lb/><lb/>Enfin, un cinquième champ permet d’établir les rapports de la résidence à son environnement :<lb/>→ Chemin de fer<lb/>→ Cours des fontaines<lb/>→ Eaux<lb/>→ Ville<lb/><lb/>Autrement il est possible d’interroger le contenu par une recherche plein texte, c’est-à-dire que chaque mot compris dans la transcription textuelle des documents remontera comme mot-clef. Par exemple, aucune entrée thématique n’est proposée pour Marie de Médicis mais une recherche à partir de son nom fera ressortir tous les documents le contenant.</p>
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      <corpname role="Producteur" id="atom_1523_actor">Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
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    <accruals encodinganalog="3.3.3">
      <p>Ce recueil des sources est susceptible de s'accroître au fur et à mesure des recherches menées sur l'histoire des châteaux et jardins de Saint-Germain-en-Laye dans les services d'archives, les bibliothèques et autres institutions susceptibles de conserver des archives relatives à ce sujet, en France ou à l'étranger.</p>
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      <p>RASSEMBLER LES ARCHIVES SUR LES CHÂTEAUX, LES JARDINS ET LE DOMAINE DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE<lb/><lb/>1. De la lumière à l’ombre : un corpus à construire<lb/>Jadis l’une des principales demeures des souverains français avec le Louvre, Fontainebleau ou Vincennes, Saint-Germain-en-Laye reste l’une des grandes oubliées de l’Histoire : alors que l’on ne compte plus les monographies sur Versailles, rares sont les études dédiées à cet ancien château royal. Si l’on se souvient entre autres qu’Henri II, Charles IX et Louis XIV y sont nés, et si son nom est régulièrement cité dans des travaux sur l’histoire et l’architecture françaises, la connaissance de cette ancienne résidence de la Couronne reste ponctuelle et, souvent, superficielle.<lb/>Cette omission dans l’historiographie et plus généralement dans les représentations historiques s’explique en partie par le départ du Roi-Soleil pour Versailles en 1682 puis par le délaissement du château au XVIIIe siècle, après la mort des souverains anglais exilés qui y avaient trouvé refuge. Elle résulte également du démembrement du domaine opéré à la Révolution et de l'affectation du château à des usages militaires : dépouillée de l'essentiel de ses décors, l'ancienne demeure royale devenue pénitencier est restée inaccessible aux amateurs jusqu'en 1855. Enfin, fortement restaurée à partir de 1862 pour abriter le musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines, elle constitue désormais l’écrin de pièces maîtresses de l'archéologie nationale, et son histoire n’y est évoquée que par une maquette du site au XVIIe siècle, par une série de discrets panneaux en plexiglas répartis dans les salles et par une signalétique installée dans les jardins en 2013, à l’occasion de l’année Le Nôtre.<lb/><lb/>Si l’histoire récente du site a donc pu progressivement occulter les vestiges de la demeure royale, le château et le domaine n’en sont pas moins des lieux historiques qu’il faut valoriser, tant pour leur architecture et leur histoire monumentale que pour leur fonction, à la fois lieu de pouvoir, résidence et théâtre d’événements historiques. Penser cette valorisation exige un retour aux sources et aux documents fondateurs qui écrivent et façonnent l’histoire de ce monument insigne. Ces ressources documentaires n’étant pas toutes visibles ni même identifiées, il est apparu essentiel d’entreprendre un recensement de cette documentation éparpillée entre plusieurs lieux de conservation.<lb/>Résidence royale puis domaine national depuis neuf siècles, le château de Saint-Germain-en-Laye, ses jardins et ses dépendances apparaissent en effet dans des documents répartis dans de nombreux fonds des archives publiques, en raison de la multiplicité des producteurs et de l’histoire complexe de certains fonds anciens. La diversité des administrations intervenue dans ce qui fut tour à tour une grande demeure de la Couronne, un bâtiment militaire dissocié du domaine national voisin puis un monument historique abritant un musée a en effet évidemment entraîné le morcellement des sources. On sait en outre que divers ensembles documentaires ont été fortement malmenés et ne subsistent qu’à l’état de vestiges dispersés, à l’image des archives de la Chambre des comptes. Le repérage des principales ressources disponibles était donc un préalable indispensable à toute nouvelle recherche sur le château, ses jardins et son domaine.<lb/><lb/>2. Contexte et objectif du projet<lb/>Le labex Les passés dans le présent : histoire, patrimoine, mémoire (Investissements d’avenir, ANR-11-LABX-0026-01) a validé, accompagné et financé ce projet porté par Hilaire Multon, directeur du Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye, et accompagné par un comité scientifique rassemblant Éric Anceau, Marc Bayard, François Boulet, Florence Bourillon, Monique Chatenet, Hervé Drévillon, Vincent Droguet, Sabine Frommel, Nathalie Genet-Rouffiac, Nicolas Le Roux, Thomas Lecomte, Jean-Michel Leniaud, Emmanuel Lurin, Jean-François Moufflet, Olivier Renaudeau, Alain Salamagne, Béatrix Saule et Corinne Jouys Barbelin. Le soutien du labex Les passés dans le présent  a permis d’engager un post-doctorant, Étienne Faisant, docteur en histoire de l’art, chargé de rassembler les sources relatives au château et au domaine du XIIe au XXe siècle afin de les présenter dans un corpus en ligne.<lb/>Le choix du support numérique répond à plusieurs impératifs. Il permet en effet de reconstituer virtuellement cette collection en dépassant les contraintes géographiques des différents lieux de conservation. Il autorise de plus la publication d’un nombre important de documents, qu’il serait matériellement et financièrement impossible de reproduire sur un support imprimé largement accessible. Il offre enfin également la possibilité de pouvoir être perpétuellement enrichi au fur et à mesure des nouvelles découvertes. Il faut en effet souligner que ce corpus ne saurait viser à l’exhaustivité, la sélection opérée au sein de dossiers particulièrement riches pouvant par la suite être complétée et, surtout, des fonds non encore explorés pouvant être ajoutés. Les utilisateurs de cet outil sont donc invités à signaler l’existence de sources susceptibles de compléter cette collection virtuelle.<lb/>Ce recueil de sources est un socle documentaire pour mener des travaux scientifiques plus précis. Il nourrira ainsi une monographie collective, première synthèse scientifique sur l’ensemble de l’histoire du domaine royal puis national de Saint-Germain-en-Laye, dont la parution est prévue en 2020. Un nouvel espace muséographique est de même en préparation afin de présenter aux visiteurs, sur place, l’histoire du domaine et des châteaux de Saint-Germain-en-Laye.<lb/><lb/>3. Méthodologie du projet<lb/>Pour constituer en un temps raisonnable un corpus renseignant le plus largement et précisément les différents moments de cette riche histoire, les fonds les plus conséquents et accessibles ont été privilégiés. Étienne Faisant en a entrepris le dépouillement le plus systématique possible, pour y retrouver les documents susceptibles d’éclairer les divers aspects de l’histoire du site, depuis les premières mentions de la résidence royale, au début du XIIe siècle, jusqu’aux premières années du XXe siècle, marquées par l’achèvement de la restauration monumentale entamée en 1862 ainsi que par la signature en 1919 du traité de Saint-Germain-en-Laye. Outre ceux éclairant l’histoire du bâti, des décors et des jardins, ont ainsi été recherchées les pièces d’archives concernant les grands événements qui s’y sont déroulés, la vie de la Cour et des différents occupants du château, ou encore leurs rapports avec la ville voisine et ses habitants.<lb/>Chaque document a été, dans la mesure du possible, transcrit et identifié par un intitulé le plus descriptif possible. Sont également systématiquement indiqués sa date, son lieu de conservation et sa cote, informations auxquelles a été ajoutée une indexation fondée sur les principaux thèmes et lieux. Les documents figurés ont été en parallèles repérés et identifiés en vue de leur numérisation : ils seront progressivement ajoutés sur ce site au fur et à mesure des campagnes photographiques.</p>
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        <date>2017</date>
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      <p>Bibliographie essentielle :
<lb/>
<lb/>Monique Chatenet, « Une demeure royale au milieu du XVIe siècle. La distribution des espaces au château de Saint-Germain-en-Laye », Revue de l’Art, 1988, t. 81-1, p. 20-30.
<lb/>
<lb/>Monique Chatenet, « Les enfants de Henri II et de Catherine de Médicis au château de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, n° 45 (actes du colloque du 9 février 2008 : « La vie de cour dans les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye au XVIe siècle, d’Henri II à Henri IV »), 2008, p. 19-35.
<lb/>
<lb/>Edward Corp, A court in exile : the Stuarts in France, 1689-1718, Cambridge, Cambridge university press, 2003.
<lb/>
<lb/>Edward Corp et Jacqueline Sanson (dir.), La cour des Stuarts à Saint-Germain-en-Laye au temps de Louis XIV, catalogue de l’exposition tenue au musée des Antiquités nationales du 13 février au 27 avril 1992, Paris, RMN, 1992.
<lb/>
<lb/>Georges Houdard, Les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye, 1124-1789, étude historique d’après les documents inédits recueillis aux Archives nationales et à la Bibliothèque nationale, Saint-Germain-en-Laye, Mirvault, 1909-1910 (2 tomes parus).
<lb/>
<lb/>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 107.
<lb/>
<lb/>Eugène Millet, Monographie de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye d’après les projets et les détails d’exécution tracés par feu Eugène Millet, Paris, Silvestre et compagnie, s.d.
<lb/>
<lb/>Béatrix Saule (dir.), De la naissance à la gloire : Louis XIV à Saint-Germain, 1638-1682, catalogue de l’exposition tenue au musée des Antiquités nationales du 24 septembre au 27 novembre 1988, Saint-Germain-en-Laye, Ville de Saint-Germain-en-Laye, 1988.
<lb/>
<lb/>Eugène Titeux, Saint-Cyr et l’École spéciale militaire en France, Fontainebleau, Saint-Germain, Paris, Firmin-Didot, 1898.
<lb/>
<lb/>Alain Villes, La sainte-chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye et les portraits de saint Louis et de sa famille, Paris, Éditions du patrimoine, 2014.</p>
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          <p>Publié</p>
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            <p>Publié</p>
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              <note>
                <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
              </note>
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              <note>
                <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
              </note>
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            <bioghist id="md5-4e4262d355f15c079838f965293b1377" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
              </note>
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              <note>
                <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/pog/pdfPOG.action?pogId=FRAN_POG_04&amp;nopId=c614xe199vs--ogktrrx6z2d4</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_12984_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts </corpname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Convention entre le domaine de la Couronne et la Ville de Saint-Germain-en-Laye concernant les conduites d’eau</unittitle>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Convention entre le domaine de la Couronne et la ville de Saint-Germain-en-Laye concernant le service de ses eaux<lb/>Les soussignés baron Mounier, pair de France, conseiller d’Etat, grand officier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, intendant des Bâtiments de la Couronne, stipulant par autorisation spéciale de Son Excellence le ministre de la Maison du Roi, au nom et dans l’intérêt de Sa Majesté, d’une part,<lb/>Et chevalier Danès de Montardat, ancien colonel de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et de l’ordre noble de Saint-Hubert, maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye, agissant au nom et dans l’intérêt de ladite ville,<lb/>Dans la vue 1° de faire cesser les réclamations sans cesse renaissantes auxquelles donne lieu depuis très longtemps le service des eaux de la ville de Saint-Germain-en-Laye, 2° de faire rentrer l’administration des Bâtiments de la Couronne dans la possession de la conduite appartenant exclusivement au Roi, 3° de fixer invariablement la part contributive dudit Domaine et de la Ville dans les travaux qui seront exécutés pour la mise en état et l’entretien des aqueducs, regards, tonnelles, puisards, conduites et réservoirs des eaux appartenant en commun au Roi et à la Ville,<lb/>Ont arrêté la convention suivante dont les bases ont précédemment été adoptées par délibération du conseil municipal du 22 février dernier et approuvées par S. E. le ministre de la Maison du Roi :<lb/>Art. 1er. La conduite dite du Roi sera immédiatement remise à la disposition de l’administration des Bâtiments de la Couronne et sera dégagée, par la Ville, dans le plus court délai possible, de tous les embranchements qui y sont établis pour le service de concessions particulières.<lb/>Art. 2. En compensation des tuyaux de conduite qui étaient branchés sur la prolongation de la conduite du Roi et dont la ville a disposé, elle remettra à l’administration des Bâtiments de la Couronne les tuyaux en plomb branchés sur la conduite en fonte de la rue de Paris et qui porte l’eau tant au réservoir des grandes écuries qu’à l’abreuvoir et à la partie sud du grand manège. Ces conduites en plomb cesseront tout service et seront dégagées de toute communication à partir du regard établi près la poste royale.<lb/>Art. 3. La Ville s’oblige à prendre toutes les mesures nécessaires pour opérer dans le plus court délai le dégagement des divers embranchements faits sur les conduites d’arrivée, depuis le regard de Saint-Léger jusqu’au réservoir. Elle s’engage également à renouveller les mesures conservatrices prescrites à l’égard de ces aqueducs par l’arrêt du Conseil du 22 juillet 1669.<lb/>Art. 4. Sur le volume total des eaux qui arrivent au réservoir de la ville, le Roi en réserve le tiers pour le service de ses Bâtiments. L’usage des deux autres tiers sera abandonné à la ville et S. M. confirme, à cet égard, les dispositions de l’arrêt du Conseil du 26 mars 1732. La commune en pourra disposer comme elle l’entendra.<lb/>Il sera établi à cet effet dans le réservoir de la ville une cuvette de jauge d’où le tiers des eaux sera immédiatement versé dans la conduite du Roi. Les frais d’établissement de cette cuvette seront supportés en commun, un tiers par la Couronne et deux tiers par la Ville.<lb/>Art. 5. Les aqueducs et conduites d’arrivée jusqu’au réservoir de la Ville seront restaurés complétement de manière à assurer le service et à accroître le volume d’eau qu’ils amènent. La dépense de cette restauration sera également supportée en commun et dans la même proportion que la précédente.<lb/>Art. 6. L’administration des Bâtiments de la Couronne s’engage à rembourser à la Ville le tiers de la dépense qu’elle a faite depuis le 1er avril 1814 jusqu’à ce jour pour l’entretien des aqueducs et conduites destinées à recevoir le produit des sources et à le porter au réservoir. Le compte de ces dépenses sera établi sur les pièces authentiques et le remboursement sera effectué sur les fonds de l’exercice 1824.<lb/>Art. 7. L’administration des Bâtiments de la Couronne consent à contribuer, à l’avenir, pour un tiers sur les dépenses qui seront faites pour l’entretien des mêmes aqueducs et conduites ainsi que la cuvette de jauge.<lb/>Art. 8. L’administration des Bâtiments de la Couronne consent à conserver sur le trop plein du réservoir particulier de distribution le robinet qui, de tous tems, a existé pour le service du public à la fontaine dite du Grand Commun appartenant au Roi.<lb/>Art. 9. La Ville s’engage à n’établir aucune prise d’eau sur le cours des aqueducs et conduites d’arrivée depuis la source des eaux jusqu’au réservoir de la ville et comme elle n’a droit d’accorder que des concessions que sur le volume d’eau qui lui est abandonné, ces concessions ne pourront jamais être établies que sur les conduites qui recevront ce volume d’eau à partir du réservoir de la ville.<lb/>S’il existait sur les conduites d’arrivée une ou plusieurs prises d’eau qui, ayant été concédées en vertu d’un titre, dussent être maintenues, le volume en serait jaugé et la ville serait obligée à rendre le tiers de ce volume à la Couronne au réservoir de la Ville.<lb/>Art. 10. Tous les travaux qui devront être exécutés soit dès à présent soit à l’avenir tant pour l’établissement de la cuvette de jauge que pour la restauration et l’entretien des aqueducs et conduites d’arrivée le seront par les soins de la ville, dans les formes prescrites par la loi. Mais ils devront être, au préalable, concertés avec l’architecte de S. M., qui en constatera la nécessité. Il devra être informé des ordres donnés pour leur exécution, laquelle ne pourra avoir lieu qu’avec son concours, tant pour les plans et devis que pour la surveillance des travaux.<lb/>La dépense sera vérifiée et constatée par lui et le tiers de cette dépense, remboursable par la Couronne, ne sera payée que sur sa proposition.<lb/>Fait double à Saint-Germain-en-Laye le 26 mars 1824<lb/>Signé : Danés de Montardat<lb/>Et à Paris le 3 avril 1824<lb/>Signé : Mounier »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_5770_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts </corpname>
                <subject>Eaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant le monument à Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2520, n° 421, p. 260-261</unitid>
                <unitdate normal="1827/1827" encodinganalog="3.1.3">15 septembre 1827</unitdate>
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                  <corpname id="atom_5769_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts</corpname>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« N° 421<lb/>Seine-et-Oise<lb/>Monument de Jacques II dans l’église de Saint-Germain<lb/>Rapport de M. Grillon<lb/>Le monument se compose d’un stylobate en marbre blanc élevé sur une marche de marbre noir et sera décoré de pilastres d’ordre dorique surmontés d’un fronton en marbre blanc. Le portrait du roi Jacques, ses armes et d’autres ornements seront sculptés sur le marbre. La dépense de ces travaux est évaluée à 11782.77.<lb/>Examen fait du projet et du devis, je n’y ai rien trouvé qui pût donner lieu à des observations, si ce n’est la dépense relative à la sculpture, qui m’a paru un peu faible. J’en ai conféré avec les architectes, qui m’ont assuré que la somme portée pour l’exécution du monument était plus suffisante et que plusieurs entrepreneurs s’étaient déjà présentés pour soumissionner ces travaux à un prix inférieur à celui du devis. [p. 261] Peut-être y aurait-il lieu de proposer à Son Excellence l’exécution de ce monument d’après un marché arrêté, ce mode offrant toutes les garantes désirables pour que la dépense ne fût point dépassée.<lb/>Adopté. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour le réaménagement des parterres et l’aménagement du jardin anglais de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1636</unitid>
                <unitdate normal="1846/1846" encodinganalog="3.1.3">14 décembre 1846</unitdate>
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                  <corpname id="atom_5768_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts</corpname>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
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                <p>« Devis des dépenses auxquelles donneront lieu les travaux à effectuer pour l’exécution du nouveau parterre de Saint-Germain-en-Laye suivant le plan arrêté par le roi, dressé par Loaisel de Tréogate, ingénieur des domaines de la Couronne<lb/>Jardin anglais<lb/>Massifs garnis :<lb/>Défoncement des massifs garnis à 1 mètre de profondeur, compris leur formation et leur plantation, à 1 f. 00 le mètre carré sur une surface de 17290 mètres, fait 17290 francs, cy : 17290 f. 00 c.<lb/>Gazons des intérieurs entre les massifs :<lb/>[rayé :] Défoncement des intérieurs entre les massifs à 0 m. 30 centimètres de profondeur disposés pour recevoir le gazon et comprenant le semis à 0 f. 30 centimètres le mètre carré sur une surface de 30241 mètres, fait 9072 f. 30 c., cy : 9072 f. 30 c.<lb/>[rayé :] Achat de graines à raison de 1 kilogramme pour 422 mètres carrés, faisant 716,61 kil. pour les 30241 mètres, à 0 f. 80 c. l’un, produit : 573 f. 29 c., cy : 573 f. 29 c.<lb/>Allées :<lb/>Défoncement à 0 m. 15 centimètres de profondeur et formation à 0 f. 20 c. le mètre superficiel sur une surface de 23265 mètres, font 4653 f. 00, cy : 4653 f. 00 c.<lb/>Sable 23265 mètres superficiels d’allées sur 0 m. 03 c. d’épaisseur, fait 698 mètres cubes à 4 francs, fait 2792 francs, cy : 2792 f. 00 c.<lb/>[Total :] [rayé : 34380 f. 59 c.] 24735 f. 00 c.<lb/>Partie à la française<lb/>Massifs nos 1, 2, 3, 4 et 5 (jardin Berly)<lb/>Jardin Berly :<lb/>Défoncement à 0 m. 50 c. de profondeur sur une surface de 9594 mètres superficiels à 0 f. 40 c. l’un, fait 3837 f. 60 c. : 3837 f. 60 c.<lb/>Il y aura lieu à l’apport d’une quantité de 1000 mètres cubes de terre qui sera compté à part. Ces 1000 mètres seront pris sur les allées et la différence sera comblée avec les décharges publiques à raison de 0 f. 75 c. le mètre cube, font pour 1000 mètres 750 francs, cy : 750 f. 00 c.<lb/>Formation des plate-bandes ou corbeilles sur une surface de 1468 m. 0 f. 06 c. l’un, fait 88 francs 08 c., cy : 88 f. 08 c.<lb/>Formation des allées dans les massifs à 0 f. 14 c. le mètre carré sur une surface de 1691 mètres, font 236 f. 74 c., cy : 236 f. 74 c.<lb/>Bordure des plate-bandes en buis à raison de 0 f. 05 c. le mètre courant, fait pour 1190 m. 59 francs 50 centimes, cy : 59 f. 50 c.<lb/>Plantation des plate-bandes et corbeilles, 672 arbres à 0 f. 03 c. l’un, font 20 francs 28 c., cy : 20 f. 28 c.<lb/>Préparation des gazons, compris le semis, sur une surface de 3646 m. à 0 f. 05 c. l’un, fait 182 f. 30 c. : 182 f. 30 c.<lb/>Achat de graine de gazon épurée à raison de 1 kilo pour 422 mètres carrés, fait pour 3646 mètres 86,40 kilo à 0 f. 80 c. l’un, produit 69 f. 12 c. : 69 f. 12 c.<lb/>Surface des allées à sabler 4480 m. carrés sur une épaisseur de 0 m. 03 c., produit un cube de 134 m. 40 c. à raison de 4 francs l’un, fait 536 f. 00 c., cy : 536 f. 00 c.<lb/>Treillage entourant les massifs, 2579 f. 81 c., cy : 2579 f. 81 c.7<lb/>Total du jardin Berly : 8359 f. 43 c.<lb/>Massifs nos 7, 8, 9, 10 et 11 (devant la gare)<lb/>Devant la gare :<lb/>Défoncement à 0 m. 50 c. de profondeur sur une surface de 23157 mètres à raison de 0 f. 30 c. l’un, fait 6946 f. 00 c., cy : 6946 f. 00 c.<lb/>Formation des plate-bandes et corbeilles sur une surface de 1633 m. à 0 f. 06 c. l’un, fait la somme de 97 f. 98 c., cy : 97 f. 98 c.<lb/>Formation des allées dans les massifs à 0 f. 14 c. le mètre carré sur une superficie de 1898 m., donne 265 f. 72 c., cy : 265 f. 72 c.<lb/>Bordure des plate-bandes en buis à raison de 0 f. 05 c. le mètre courant, fait pour 1628 mètres la somme de 81 f. 40 c., cy : 81 f. 40 c.<lb/>Plantation des plate-bandes et corbeilles 746 arbres à 0 f. 03 c. l’un, font 22 f. 38 c., cy : 22 f. 38 c.<lb/>Préparation des gazons, compris les semis, sur une surface de 7005 m. à 0 f. 05 c. l’un, fait 350 f. 25 c., cy : 350 f. 25 c.<lb/>Achat de graine de gazon épurée à raison de 1 kilo pour 422 m. superficiels, qui, pour 7005 mètres, 166 kilos à 0 f. 80 c. l’un, produit 132 f. 80 c., cy : 132 f. 80 c.<lb/>Surface des allées à sabler 14519 m. carrés sur une épaisseur de 0 f. 03 c., produit un cube de 436 m. à raison de 4 francs l’un, fait 1744 francs, cy : 1744 f. 00 c.<lb/>Treillage entourant les massifs, 3822 f. 82 c., cy : 3822 f. 82 c.<lb/>[Total des massifs devant la gare :] 13463 f. 35 c.<lb/>Massifs nos 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 (le Quinconce)<lb/>Le Quinconce :<lb/>Déblai de la partie qui se trouve devant les murs du château comprenant les nos 19 et 20, d’un cube de 3246 m., et transport dans le grand quinconce, à surélever, à 1 f. le mètre cube, y compris le défoncement à 0 m. 50 c. de profondeur sur une surface de 6880 m., fait 3246 f., cy : 3246 f. 00 c.<lb/>De cette somme, il faut retrancher le prix du défoncement de 3220 m. superficiels compris dans les massifs nos 7 à 11 qui, à raison de 0 f. 30 c. le mètre, forment 966 f., cy : 966 f. 00 c.<lb/>Surplus pour les massifs nos 12 à 20 : 2280 f. 00 c.<lb/>Comme il y a 4464 m. à remblayer dans les massifs nos 12 à 17, si on prend aux abords du château les 3246 mètres mentionnés, il resterait à placer dans les massifs et à prendre dans les allées un cube de 1218 mètres, qui devraient être remplacés par un même cube à prendre sur les décharges publiques à 75 c. le mètre, cy pour les 1218 mètres 913 f. 50 c., cy : 913 f. 50 c.<lb/>Défoncement à 0 m. 50 c. de profondeur sur une surface de 28104 m., déduction faite du défoncement des massifs nos 19 et 20 compris dans le déblai et transport de 3262 mètres cubes relatés cy dessus à 1 franc, à raison de 0 f. 35 c. le mètre, fait : 9836 f. 40 c.<lb/>Formation des plate-bandes et corbeilles sur une surface de 5632 mètres à 0 f. 06 c. l’un, fait : 337 f. 92 c., cy : 337 f. 92 c.<lb/>Formation des allées dans les massifs à 0 f. 14 c. le mètre carré sur une superficie de 2920 mètres, donne 408 f. 80 c. : 408 f. 80 c.<lb/>Bordure des plate-bandes en buis à raison de 0 f. 05 c. le mètre courant, fait pour 2090 mètres la somme de 104 f. 50 c., cy : 104 f. 50 c.<lb/>Plantation des plate-bandes et corbeilles 2574 arbres à 0 f. 03 c. l’un, font 77 f. 22 c., cy : 77 f. 22 c.<lb/>Préparation des gazons, compris le semis, sur une surface de 9865 m. à 0 f. 05 c. l’un, fait 493 f. 25 c., cy : 493 f. 25 c.<lb/>Achat des graines de gazon épurées à raison de 1 kilo pour 422 m. superficiels, ce qui donne pour 9865 m. 233 kilos 77 g. à 80 cent. l’un, produit 187 f. 01 c. : 187 f. 01 c.<lb/>Surface des allées à sabler 16267 m. sur une épaisseur de 0 m. 03 c., produit un cube de 479 m. à raison de 4 f. 00 c. l’un, fait 1952 f. 00 c., cy : 1952 f. 00 c.<lb/>Treillage entourant les massifs 5341 f. 32 c., cy : 5341 f. 32 c.<lb/>[Total du Quinconce :] 21931 f. 92 c.<lb/>Total du jardin anglais : [rayé : 34380 f. 59 c.] 24735 f. 00 c.<lb/>Total de la partie à la française : 43754 f. 70 c.<lb/>Total général : [rayé : 78135 f. 29 c.] 68489 f. 70 c.<lb/>Achat d’outils applicables à tous les travaux : 472 f. 25 c.<lb/>Treillage entourant les glacières : 1035 f. 13 c.<lb/>Total général : [rayé : 79642 f. 67 c.] 79997 f. 08 c. [sic, pour 69997 f. 08 c.]<lb/>Dressé et certifié par nous soussigné ingénieur des domaines de la Couronne<lb/>Paris, le 14 décembre 1846<lb/>Loaisel de Tréogate »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_5768_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts </corpname>
                <persname role="subject">Loaisel-de-Tréogate, Alexandre Prosper</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Jardin anglais</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Conventions entre la Liste civile et la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain pour le passage de la ligne dans les propriétés de la Couronne</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1636</unitid>
                <unitdate normal="1847/1847" encodinganalog="3.1.3">24 février 1847</unitdate>
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                  <corpname id="atom_5775_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts</corpname>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Copie<lb/>Compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, rue Saint-Lazare, n° 124<lb/>Paris, le 24 février 1847<lb/>Monsieur Empis, directeur des Domaines de la Couronne, à Paris<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Nous avons l’honneur de vous confirmer les conventions arrêtées entre la Liste civile et notre compagnie par suite de l’établissement du chemin atmosphérique dans la forêt et sur le parterre de Saint-Germain.<lb/>La compagnie, ainsi qu’elle y avait été autorisée, a déplacé la grille du parterre sur la place du château et l’a replacée, suivant le plan convenu, à droite et à gauche du bâtiment de la station.<lb/>Les terrains appartenant à la Couronne en dehors de cette grille ont été délimités avec la place du château de manière à ce qu’ils ne puissent être considérés comme faisant partie de la dite place. Le pavage en a été fait aux frais et par les soins de la compagnie qui, pendant la durée de sa concession, restera chargée de l’entretien du pavé, à moins, cependant, que cet emplacement ne deviennent la propriété de la ville de Saint-Germain comme place publique grevée à toujours d’une servitude de passage pour la communication du parterre avec la place du Château.<lb/>Ces terrains pourront être expropriés et, dans ce cas, le prix en sera fixé par le jury, mais l’administration de la Liste civile s’engage dès à présent à ne pas réclamer une indemnité supérieure à celle qui a déjà été allouée pour les parties de terrain dont elle a été dépossédée dans le parterre.<lb/>Il est convenu que, jusqu’à l’expropriation, ces terrains resteront accessibles au public, aux voitures, aux employés et hommes du service de la compagnie, à titre de simple tolérance révocable à la volonté de M. l’intendant général de la Liste civile.<lb/>La Couronne conservera la propriété du trottoir de droite longeant la gare sur le parterre. L’entretien de ce trottoir sera à la charge de la compagnie qui, en raison des travaux souterrains qu’elle a fait pratiquer pour sa gare sous le sol dudit trottoir et de l’impossibilité où se trouve l’administration de la Liste civile de consentir volontairement l’établissement de cette servitude, considérée comme une véritable aliénation, devra obtenir l’expropriation du fonds en souterrain. Le chiffre de l’indemnité à payer par la compagnie pour cette expropriation sera fixé ultérieurement par le jury, l’administration de la Liste civile s’engageant à ne pas former une demande supérieure au prix précédemment fixé, ainsi qu’il a déjà été dit plus haut, pour les terrains distraits du parterre.<lb/>Les portes des grilles contiguës au bâtiment de la station sur les deux trottoirs de droite et de gauche ne seront ouvertes que pendant le même tems et aux mêmes heures que les autres entrées principales du parterre.<lb/>La compagnie prendra à sa charge l’entretien d’une conduite d’eau qu’elle est autorisée, à titre de tolérance, révocable à la volonté de M. l’intendant général, à placer, à ses frais, à la suite du trottoir de droite, pour se prolonger à travers le parterre jusqu’à la grille de Pontoise, sans que dans aucun cas la compagnie, ou tous autres, puissent se prévaloir de cette construction et de son entretien pour prétendre aucun droit à cette servitude.<lb/>La compagnie rétrocédera à la Couronne le terrain, teinté en rose foncé sur le calque joint au plan, en face des propriétés longeant le parterre et qui se trouvent compris dans les terrains déjà expropriés, moyennant une indemnité égale à cette fixée par le jury d’expropriation pour ces sortes de terrains, à l’exception toutefois des parcelles occupées souterrainement par la compagnie, qui en restera propriétaire comme souterrain, à la charge de payer l’indemnité fixée pour les terrains de cette nature et d’entretenir le trottoir qui serait établi sur tous ces terrains.<lb/>Pour la voie de communication à établir entre la gare et la porte de Pontoise, conformément aux dispositions du plan et du calque, la compagnie a rempli les formalités préliminaires afin d’arriver à l’expropriation des terrains nécessaires à l’ouverture de cette communication. En cas d’adoption du projet, les terrains, teintés en jaune sur le calque, qui seraient pris à la Couronne, à la suite de la propriété de Mme Lerouget, pour compléter cette voie devront également être expropriés par la compagnie et l’indemnité en sera fixée d’après le mode déjà indiqué.<lb/>Un passage à niveau serait alors établi sur cette rue au point indiqué sur le calque par les lettres KK et il ne pourrait jamais être interrompu que pendant le tems strictement nécessaire pour le passage des bestiaux ou marchandises qui arriveraient ou sortiraient du débarcadère par cet endroit.<lb/>Un second passage, servant d’accès au parterre, en travers de la rampe descendant à la gare, sera fait au moyen d’une passerelle en bois indiquée au calque par les lettres II et cette passerelle sera munie d’une grille d’entrée et garnie des deux côtés.<lb/>Ces passages et passerelles seront soumis, pour leur ouverture et leur fermeture, aux mêmes règlemens et consignes que les autres grilles ou entrées du parterre.<lb/>Les parties de la station ou de la gare qui ne seraient pas bordées de garde-corps seront entourées d’un fort treillage peint en vert.<lb/>La compagnie restera chargée du régalement des terres déposées en excès dans la forêt et de la remise en culture des parties occupées temporairement par les travaux.<lb/>Enfin, au moment de la mise à exécution des travaux dont l’administration de la Liste civile reste chargée sur le parterre, la compagnie paiera au trésor de la Couronne et entre les mains du trésorier : 1° une somme de vingt mille francs pour la construction du mur d’enceinte de la forêt et d’un pavillon de garde, et 2° une autre somme de trente mille francs pour indemniser, en partie, la Liste civile des travaux d’arrangement et d’embellissement projetés sur le parterre, sans que la compagnie ait le droit de contrôler les plans et de s’immiscer en quoi que ce soit dans l’exécution des travaux.<lb/>Toutes les conditions ci-dessus résument celles contenues dans la lettre que vous m’avez fait l’honneur de nous écrire le 20 octobre dernier, et notre compagnie est prête à se conformer aux dispositions qui n’ont point encore reçu leur exécution.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de notre considération la plus distinguée.<lb/>Le directeur,<lb/>Signé : Emile Pereire<lb/>Pour copie conforme,<lb/>Le chef du Contentieux<lb/>Imbault »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_5775_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts </corpname>
                <subject>Chemin de fer</subject>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la répartition des eaux entre la Couronne et le département de la Guerre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">4 janvier 1848</unitdate>
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                  <corpname id="atom_5782_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts</corpname>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Intendance générale de la Liste civile<lb/>Direction des Domaines et du contentieux<lb/>1er bureau, Domaines<lb/>Paris, le 4 janvier 1848<lb/>M. le directeur des Fortifications de Paris<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 11 du mois dernier et par laquelle vous m’exprimez le désir que la quote-part proportionnelle des administrations de la Guerre et de la Liste civile dans les dépenses d’entretien du système des eaux de Saint-Germain-en-Laye soit définitivement fixée.<lb/>Tous les arrangements que comportait cette affaire, Monsieur, ont été réglés il y a quelque temps déjà, d’une manière complète. Par suite de l’adhésion implicite donnée le 21 septembre 1846 par M. le ministre de la Guerre aux propositions que je lui avais faites à cet égard, il a été convenu que la portion des dépenses d’entretien et de renouvellement des travaux d’art dont il s’agit, mise à la charge de la Couronne par le traité des 26 mars et 3 avril 1824, serait supportée pour trois quarts par le département de la Guerre et pour le dernier quart par la Liste civile, c’est-à-dire, à une fraction près, dans la proportion de la jouissance des eaux attribuée aux établissements dépendant de chacune des deux administrations. En conséquence, la dépense à laquelle ont été évalués les travaux qui s’exécutent en ce moment à Saint-Germain par les soins de l’autorité municipale ayant été évaluée à 57824 f., les deux tiers, soit 38549 f. 33 c. seront supportés par la Ville, les trois quarts de l’autre tiers, soit 14456 f. par l’administration de la Guerre, et enfin les 4813 f. 67 c., formant le complément de ce dernier tiers, par la Liste civile. La dépense ayant été évaluée avec beaucoup de précision, ces chiffres varieront peu, je n’en doute pas. Cependant, je dois ajouter qu’il s’agit d’un simple devis.<lb/>Comme les travaux ont d’ailleurs, Monsieur, pour objet le remplacement même des conduites qui amènent les eaux, l’arrivée de celle-ci a été nécessairement interrompue et un arrangement, au prix de trente francs par jour, a été conclu avec l’entrepreneur de la pompe à feu de la Ville pour fournir, pendant la durée de la suspension, de l’eau de Seine aux établissements qui étaient alimentés eu eaux de source. Il a également été convenu que cette indemnité serait payée par chacune des parties intéressées dans la même proportion que la dépense principale.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le pair de France, intendant général de la Liste civile<lb/>Signé : Montalivet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_5782_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts </corpname>
                <subject>Eaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la reprise des travaux dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1848</unitdate>
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                  <corpname id="atom_5781_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts</corpname>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Copie de deux lettres écrites les 20 mars et 5 avril par M. Quentin de Villiers, maire de Saint-Germain-en-Laye, à M. Vavin, administrateur et liquidateur général de l’ancienne Liste civile<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 20 mars 1848<lb/>Monsieur,<lb/>En ce moment où, par mesure d’humanité non moins que de bon ordre, il importe d’utiliser les bras de tant de travailleurs condamnés à l’inaction faute d’ouvrages, il est de mon devoir, comme maire et organe de la ville de Saint-Germain, de solliciter de vous l’autorisation suivante, non à titre de simple convenance du moment mais de bonne justice.<lb/>L’exécution de travaux divers avait été consentie par l’ancienne Liste civile sur le parterre de Saint-Germain et dans la portion de la forêt qui la séparait de la ligne du chemin de fer.<lb/>Deux crédits avaient été ouverts à cet effet par l’administration de l’ancienne Liste civile.<lb/>Le premier, à la date du 4 février 1847, du chiffre de 24000 f., a été non seulement épuisé mais même dépassé par le paiement des travaux accomplis dans le cours de 1847.<lb/>Le deuxième crédit, accordé le 27 mars 1847 jusqu’à concurrence d’une somme de 45000 f., devait subvenir aux frais de deux grands carrés de gazon, avec plates-bandes, entourés de grillages, à créer dans deux espaces vagues du parterre, puis de nivellement de terrains pour raccorder l’ancien parterre avec le nouveau, et enfin de plantations diverses.<lb/>Les travaux dont ce dernier crédit faisait l’objet devaient être mis en œuvre dès le 1er mars de cette année.<lb/>C’est ce deuxième crédit que je viens vous demander, Monsieur, de vouloir bien confirmer, ou ordonnancer, de nouveau.<lb/>Je sais n’avoir aucunement besoin de faire ressortir à vos yeux le mérite d’une telle décision.<lb/>Je dirai seulement que les travaux dont il s’agit ne doivent pas être qualités d’embellissement de luxe, ni considérés comme tels, mais qu’ils ne formeront que l’achèvement indispensable et fort simple de deux déjà entrepris.<lb/>Cet achèvement emprunte aux circonstances actuelles de puissans motifs d’urgence : c’est l’emploi, pendant l’espace de cinq ou six mois consécutifs, d’au moins une centaine d’ouvriers très nécessiteux et possédant l’aptitude spéciale à ce genre de besogne.<lb/>Ces gens ne demandent qu’à travaillent fructueusement et paisiblement, mais je ferai observer qu’en ce moment la misère et le dénument les gagnent de jour en jour et que leur oisiveté forcée pourrait les rendre d’autant plus turbulent qu’ils avaient connaissance, dès l’année dernière, des travaux dont le plan était arrêté et qu’ils comptaient sur leur exécution à partir du 1er mars courant pour vivre, eux et leurs familles.<lb/>J’ajouterai qu’en vertu de l’engagement si formel pris par l’ancienne Liste civile, déjà les deux grillages destinés à entourer les eux carrés de gazon projetés avaient été commandés avant la révolution de février et sont aujourd’hui en cours d’exécution chez l’entrepreneur, lequel est sur le point de suspendre ce travail où quelques ouvriers encore sont occupés ; il le continuera si la commande lui en est renouvelée.<lb/>Une autorisation a bien été donnée le 10 mars 1848 de continuer une partie des travaux mais elle n’a trait qu’aux plantations que l’époque actuelle de la saison ne permet pas de différer sans un préjudice certain. Ces travaux sont fort minimes et n’emploieront que peu de bras pendant quelques jours seulement.<lb/>Je crois donc, Monsieur, ne faire qu’un légitime appel à votre équité en vous priant d’autoriser l’exécution immédiate des travaux précédemment décidés et de statuer que le crédit de 44000 f. qui y était affecté spécialement sera maintenu dans sa totalité.<lb/>Agréez, Monsieur, etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la reprise des travaux dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <corpname id="atom_5787_actor">Ministère de l'Intérieur. Direction des Beaux-Arts</corpname>
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                <note>
                  <p>- Direction des Beaux-Arts<lb/><lb/>En 1834, la direction des Beaux-Arts quitte le ministère du Commerce et des Travaux publics pour rejoindre le ministère de l'Intérieur où elle avait vu le jour dès 1789.<lb/>La direction des Beaux-Arts voit ses attributions modifiées en 1848 et récupèrent la gestion des musées nationaux.<lb/>D'octobre 1848 à décembre 1851, deux commissions permanentes sont créées : la commission des Beaux-Arts et la commission des théâtres. La commission permanente des Beaux-Arts est chargée de donner son avis sur l’emploi et la répartition des crédits, sur les répartitions d’ouvrages d’art, sur les écoles d’art et sur les expositions.<lb/>Le nom du service change peu : il devient tour à tour « direction » et « division ».<lb/><lb/>-  Bureau des Monuments historiques<lb/><lb/>La fonction de conservation des monuments historiques est assurée par le département Beaux-Arts, qui voit le jour dès 1789 avec la nomination de François-Emmanuel Guignard de Saint-Priest comme ministre de la Maison du roi.<lb/>Aucun service n’est véritablement dédié aux monuments historiques, mais dès 1819 le ministère de l’Intérieur consacre un budget à "la conservation des anciens monuments".<lb/>Le 23 octobre 1830, un poste d’inspecteur général des monuments historiques est créé sur ordonnance royale au sein du bureau des Beaux-Arts. François Guizot, ministre et secrétaire d’État au département de l’Intérieur, propose au roi Louis-Philippe de nommer Ludovic Vitet comme premier inspecteur. Il est remplacé en 1834 par Prosper Mérimée. L'inspecteur général a pour mission de veiller à la conservation des monuments historiques.<lb/>Le 29 septembre 1837, une commission des Monuments historiques est créée au ministère de l’Intérieur. Elle est chargée de sélectionner les monuments à entretenir et à restaurer, et répartit les crédits alloués à la sauvegarde. Elle publie en 1840 la première liste des monuments classés.<lb/>Le bureau en charge des monuments historiques est créé le 19 février 1839 au sein de la direction des Monuments publics et historiques au ministère de l'Intérieur. Il est transféré à la direction des Beaux-Arts le 25 septembre de la même année pour y rester durablement. À sa création, le bureau regroupe l’inspecteur général ainsi que la commission des Monuments historiques.<lb/>Ce premier bureau se maintient de 1839 à 1848, puis il est supprimé provisoirement. La fonction administrative continue à être exercée au sein de la division des Beaux-Arts (au bureau des Beaux-Arts, des Musées et des Monuments historiques) jusqu’à ce que le bureau en charge des monuments historiques soit rétabli en 1853.</p>
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                <p>« Copie de deux lettres écrites les 20 mars et 5 avril par M. Quentin de Villiers, maire de Saint-Germain-en-Laye, à M. Vavin, administrateur et liquidateur général de l’ancienne Liste civile<lb/>[…]<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 5 avril 1848<lb/>Monsieur,<lb/>Par ma lettre officielle du 20 mars 1848, je vous exposais l’urgence d’une décision que je sollicitais de votre justice et de votre humanité pour le maintien et la confirmation à nouveau du crédit de 45000 f. accordé par l’administration de l’ancienne Liste civile en date du 27 mars 1847.<lb/>Ce crédit avait pour but de pourvoir aux frais d’achèvement des travaux entrepris sur le parterre et dans la partie de forêt qui y a été annexée jusqu’à la ligne de ceinture formée par le chemin de fer.<lb/>Sans parler de la gêne résultant pour la circulation de terrains bouleversés, d’arbres abattus, des embarras enfin et du désordre qu’entrainent des travaux de ce genre commencés et non conduits à terme, je n’ai le courage de faire valoir qu’une raison par-dessus tout dominante, c’est l’impérieuse nécessité d’employer de nombreux ouvriers que la ville n’est plus, tout à l’heure, dans la possibilité d’occuper par un double motif :<lb/>1° l’absence de travaux de voirie ou autres immédiatement exécutables,<lb/>2° le manque total de fonds.<lb/>Allocation du budget, votes de centimes spéciaux, produits de souscriptions volontaires, toutes ces ressources touchent au moment d’être entièrement épuisées dans une très courte période de temps.<lb/>J’ose donc, Monsieur, vous supplier de prendre en considération la demande contenue en ma lettre du 20 mars que je vous réitère par la présente avec toute l’instance d’un esprit pénétré de la gravité de la situation qui résulterait pour notre ville d’une attente plus prolongée de votre adhésion à ma si juste requête. De cette adhésion dépend la subsistance d’une centaine d’ouvriers jusqu’à présent maintenus assez tranquilles parce qu’ils ont été occupés, mais que bientôt le besoin et la faim pourraient mal conseiller.<lb/>J’attends donc, Monsieur, votre réponse. Je l’espère très prochaine et surtout favorable.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur, etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la reprise des travaux dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1848</unitdate>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 17 avril 1848<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par mes lettres des 20 mars dernier et 5 avril courant, j’avais sollicité de M. le liquidateur général des biens de l’ancienne Liste civile la reprise immédiate des travaux qui doivent être exécutés sur le parterre de cette ville, ancienne dépendance de la Liste civile et auxquels un crédit de 45000 francs était destiné.<lb/>Par sa réponse en date du 12 de ce mois, M. Vavin me fait connaître qu’en vertu du décret du 22 mars dernier, le parterre ainsi que la terrasse de Saint-Germain ont cessé d’être dans les attributions de l’ancienne Liste civile et se trouvent maintenant dans celles du ministère des Travaux publics.<lb/>Je viens donc vous prier, Monsieur le Ministre, de vouloir bien prendre en grande considération la position malheureuse dans laquelle se trouve la classe ouvrière de Saint-Germain. Presque tous les ateliers ou chantiers particuliers sont fermés. Les ateliers ouverts au compte de la ville, et qui comprennent plus de 200 ouvriers, ont épuisé toutes nos ressources et sous peu de jours nous en seront réduits à les fermer. Une telle mesure ne saurait être adoptée sans présenter les plus graves inconvénients pour la tranquillité publique. J’ose donc espérer, Monsieur le Ministre, qu’en présence d’une situation semblable vous voudrez bien donner les ordres nécessaires pour la reprise immédiate des travaux du parterre au moyen du fonds de 45000 f. qui avait été accordé à cet effet par l’ancienne Liste civile.<lb/>La population entière vous sera reconnaissante, Monsieur le Ministre, de vouloir bien accueillir favorablement la demande que j’ai l’honneur de vous adresser en son nom.<lb/>Salut et respect.<lb/>Le maire<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <p>« A monsieur le maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Les ouvriers jardiniers soussignés, habitants Saint-Germain, ont l’honneur de solliciter votre intervention auprès de monsieur Chalamel, inspecteur du domaine de l’Etat en cette ville, à l’effet d’obtenir leur participation aux travaux de jardinage en cours d’exécution sur le parterre. Les soussignés ne sont portés à faire cette demande que par suite de l’interruption de leurs travaux habituels. Ils ne demandent point l’exclusion des ouvriers déjà occupés, mais ils demandent à partage avec ceux-ci le travail ultérieur, de sorte que la répartition des journées à faire soit égale entre tous. C’est-à-dire que si le nombre des travailleurs excédait celui des journées, la réduction fut proportionnelle, dut-elle réduire l’occupation de chacun à trois jours par semaine. Ils demanderaient qu’il en fût de même pour le chômage nécessité par le mauvais temps. Ils demandent aussi que le prix de la journée de celui qui conduit les travaux ne s’élève seulement qu’à un tiers en plus de la journée des ouvriers et que l’excédent de cette réduction soit également réparti entre tous, ou serve à occuper un homme de plus.<lb/>Dans l’espérance, Monsieur le Maire, que vous daignerez prendre leurs demandes en considération et que vous aurez la bonté de les soumettre à qui de droit, ils ont l’honneur d’être vos très respectueux serviteurs et administrés.<lb/>A Saint-Germain, ce 22 avril 1848<lb/>Beauvalet, Leviot, Coullarés, Saussay rue Grande-Fontaine 19<lb/>Bignat, Motté fils, Motté père, Hery, Fortier, Maillard<lb/>Blaizaux, Brard, Bouvier, Godet, Mourend »</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par ma lettre du 17 de ce mois, je réclamais de votre sollicitude une prompte réponse aux deux demandes que j’avais adressées à M. Vavin, tendant à obtenir la confirmation d’un crédit de 45000 francs accordé dès le mois de mars 1847 pour l’achèvement de travaux entrepris sur le parterre de Saint-Germain. Ces demandes vous ont été renvoyées, la solution en étant aujourd’hui attribuée à votre département.<lb/>Je vous transmets ci-joint, Monsieur le Ministre, l’original d’une pétition que m’adressent aujourd’hui les ouvriers jardiniers de la ville, dénues d’ouvrage, à l’effet d’être employés concurremment avec les autres journaliers à la confection desdits travaux du parterre.<lb/>La ville déclare ne pouvoir occuper les pétitionnaires à ses frais, épuisée qu’elle est par les immenses sacrifices faits depuis deux mois pour alimenter près de deux cents ouvriers.<lb/>La requête incluse justifiera donc à vos yeux, Monsieur le Ministre, mon insistance à solliciter de vos soins l’obtention très prochaine du crédit susmentionné.<lb/>Il s’agit de quinze malheureux de plus à faire vivre au moyen d’un travail évidemment utile et à soustraire aux mauvais conseils du besoin et de l’oisiveté.<lb/>J’ose en conséquence vous conjurer, Monsieur le Ministre, de ne pas différer d’avantage la décision favorable que j’attends si impatiemment de votre justice et de votre humanité.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mes sentiments de de fraternité respectueuse.<lb/>Le maire<lb/>Quentin de Villiers »<lb/><lb/>Cette lettre porte plusieurs annotations : « 27 avril 1848 », « on demande 45000 f. pour la terrasse de Saint-Germain », « dépense impossible », « M. Huet, je voudrais la première lettre de M. le maire de Saint-Germain ».</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’emploi de Loaisel de Tréogate dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ancienne Liste civile<lb/>Domaine privé<lb/>Direction des Domaines et du contentieux<lb/>1er bureau, Domaines<lb/>Paris, le 15 mai 1848<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les travaux de plantations qui, ainsi que j’ai déjà eu l’honneur de vous en informer, ont été effectués en partie du le parterre de Saint-Germain l’ont été sous la surveillance et d’après les plans [rayé : établis par] de M. Loaisel, ingénieur de l’ancien domaine de la Liste civile.<lb/>Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de recommander à votre bienveillance M. Loaisel pour le cas où les travaux dont il s’agit seraient repris et continués, soit sur ces mêmes plans, soit sur des plans modifiés.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le liquidateur général des biens de l’ancienne Liste civile<lb/>Vavin »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux réalisés et à réaliser dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>7e division, 1er bureau<lb/>Paris, le 29 mai 1848<lb/>Le ministre à M. Cailloux, architecte du parterre et de la terrasse de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur,<lb/>Le passage du chemin de fer atmosphérique sur une portion de la forêt et du parterre de Saint-Germain-en-Laye a nécessité qu’une nouvelle direction fût donnée à la clôture qui séparait ces parties des domaines de l’Etat et, par suite, le parterre s’est agrandi aux dépens de la forêt.<lb/>Des travaux ont été entrepris pour le nouvel arrangement de ce parterre. Je désire savoir quelle en est la situation actuelle, et comme leur continuation serait de nature à offrir de l’occupation aux ouvriers de la localité, mon intention est qu’ils puissent être repris aussitôt que possible.<lb/>Je vous invite donc, Monsieur, à m’adresser sans retard un rapport à ce sujet en y joignant un plan de la restauration du parterre dans les nouvelles limites qui lui sont assignées. Ce projet devra être étudié au point de vues de la stricte économie que commande l’état des finances de la République.<lb/>Vous voudrez bien y joindre un devis de la dépense où vous distinguerez celle des travaux qui devront être exécutés immédiatement de celle des embellissements que votre projet pourra comporter mais qui seraient de nature à pouvoir être ajournés et répartis sur plusieurs exercices.<lb/>J’attends ce travail très promptement.<lb/>Recevez etc. »</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Saint-Germain, le 25 octobre 1848<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Après avoir fait d’énormes sacrifices et épuisé toutes ses ressources depuis le mois de février dernier, la ville de Saint-Germain-en-Laye se trouve dans une impossibilité absolue d’occuper aujourd’hui plus de 400 ouvriers qui sont sans ouvrage.<lb/>Cette position est tellement regrettable, sous le rapport de l’humanité et de la tranquillité publique, qu’elle me détermine à recourir à votre bienveillante sollicitude et à vous prier de donner des ordres pour la reprise des travaux, qui doivent être exécutés sur le parterre de Saint-Germain.<lb/>L’ancienne Liste civile avait ouvert un crédit de 45000 francs, à employer en 1848 pour la réalisation du projet qui avait été arrêté et qui était en cours d’exécution au moment des événements de février. Tous les travaux consistant en terrassements et en plantations permettraient d’y employer des ouvriers de toutes les professions, qui obtiendraient ainsi un soulagement à leur misère.<lb/>Permettez, Monsieur le Ministre, que j’insiste auprès de vous à cet égard et que je vous prie de prendre cet exposé en grande considération.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le maire<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la remise au département de la Guerre de la vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Service du Génie<lb/>Matériel<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Paris, le 14 novembre 1848<lb/>Au ministre des Travaux publics<lb/>Citoyen ministre et cher collègue,<lb/>L’impossibilité de loger dans les bâtiments militaires de Saint-Germain, même en resserrant les lits, le bataillon de dépôt qui doit y prendre garnison le 1er décembre prochain m’oblige à vous demander la cession au département de la Guerre du bâtiment dit la vénerie.<lb/>Cette dépendance du château, dont le premier étage jadis occupé par les employés des chasses est encore aujourd’hui vacant, pourrait recevoir environ 80 à 100 hommes.<lb/>Il importe que je puisse disposer de ce local à l’époque précitée, pour ne pas être obligé de disperser une partie de la garnison dans des logements particuliers, ce qui serait nuisible à la discipline et onéreux pour les habitants.<lb/>Faites-moi connaître, je vous prie, sans le moindre retard, si vous consentez à cette cession, afin que les travaux que comporte le bâtiment de la vénerie pour être approprié au logement de la troupe puissent être entrepris et terminés avant l’arrivée du dépôt.<lb/>Salut et fraternité.<lb/>Pour le ministre de la Guerre<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>Charras »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Chasse</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux réalisés et à réaliser dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>6e division, 1er bureau<lb/>Paris, le 20 novembre 1848<lb/>Le ministre à M. Varin, représentant du peuple, liquidateur général de l’ancienne Liste civile et du Domaine privé<lb/>Monsieur le Liquidateur général et cher collègue,<lb/>Monsieur le maire de Saint-Germain-en-Laye revient avec beaucoup d’insistance et, je vois le reconnaître, avec beaucoup de raison sur les observations qu’il avait déjà adressées à mon administration, après vous les avoir faites à vous-même, relativement à la nécessité de procurer de l’occupation aux ouvriers de sa commune en indiquant, comme l’opération qui atteindrait le plus convenablement et le plus utilement ce but, l’achèvement des travaux entrepris sur le parterre par suite du passage dans cette partie du domaine de l’Etat, du chemin de fer atmosphérique, travaux auxquels l’ancienne direction des domaines de la Liste civile aurait affecté, dit-il, un crédit de 45000 f.<lb/>Je suis assurément très disposé à seconder la sollicitude de M. le Maire pour ses administrés et je crois, comme lui, que les travaux dont il s’agit offrent, dans la saison actuelle, une ressource précieuse pour occuper les travailleurs. Toutefois, je suis dépourvu des renseignements nécessaires pour donner une suite raisonnée à ce projet.<lb/>Vous avez bien voulu, Monsieur et cher collègue, en écrivant à ce sujet, le 12 avril dernier, à l’un de mes prédécesseurs, lui adresser des copies des deux lettres que vous aviez reçues de M. le maire de Saint-Germain. Mais ces lettres ne contiennent sur les travaux entrepris et sur le projet d’après lequel ils s’exécutaient que des détails qui n’ont rien d’officiel. Or, ce qu’il m’importe de connaître, c’est le projet arrêté et les mesures prises par l’ancienne administration pour son exécution, d’autant mieux que des engagements envers des tiers pourraient en résulter, et qu’il est désirable, pour votre administration comme pour la mienne, de prévenir des réclamations ultérieures que ces engagements pourraient faire surgir. Cette supposition est justifiée par un passage de la lettre de M. Quentin de Villiers, du 20 mars, dans lequel il parle de grillages (ou de treillages) destinés à entourer les carrés de gazon, lesquels auraient été commandés avant le 24 février à un entrepreneur de la ville et que celui-ci était alors sur le point de suspendre, si la commande ne lui était pas confirmée. Et, d’un autre côté, vous-même, Monsieur et cher collègue, dans une lettre du 1er avril qui contient des renseignements généraux sur le service des jardins, vous fesiez observer que les travaux du parterre de Saint-Germain, suspendus à la fin de février, avaient, sur les instances de M. le Maire et d’après les ordres de M. A. Marrast, été repris dans les premiers jours de mars et que vous adresseriez au ministère des Travaux publics les mémoires des dépenses y relatives.<lb/>En cet état de choses, j’ai donc besoin de connaître :<lb/>1° le projet arrêté pour les nouveaux arrangements du parterre et sa clôture avec la forêt,<lb/>2° le point où se trouvait parvenue l’exécution de ce projet au 24 février, époque où elle a cessé de concerner l’ancienne Liste civile,<lb/>3° les travaux qui ont été faits d’urgence depuis lors, en vue d’occuper les ouvriers,<lb/>4° enfin et surtout les conventions passées avec  la compagnie du chemin de fer atmosphérique, qui s’est engagée à payer à l’ancienne Liste civile, à raison des dits travaux, une indemnité, sur laquelle sans doute devront être prélevés les dépenses faites jusqu’au 24 février, mais dont le surplus doit revenir à la décharge des travaux restant à exécuter.<lb/>Vous m’obligerez, Monsieur et cher collègue, en voulant bien m’adresser ces divers renseignements, avec les documents nécessaires, aussi promptement que possible.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an mil huit cent quarante-huit, le vingt-huit novembre, conformément à la lettre de M. le ministre de la Guerre en date du vingt-cinq novembre et à celle de M. le ministre des Travaux publics en date du vingt et un novembre, nous Charles Gustave Dubois, chef de bataillon du Génie en chef à Saint-Germain-en-Laye, et Alexandre François Adolphe Chalamel, régisseur des domaines nationaux en la dite ville, nous sommes rendus au lieu dit la vénerie, ancienne propriété de la Liste civile, situé à l’entrée de l’avenue des Loges.<lb/>Reconnaissance faite des lieux qui sont tous en bon état, à l’exception de la couverture de bâtiment sud-est à gauche en entrant par la porte principale, M. le régisseur des Domaines a remis à la disposition du commandant du Génie pour le service de la Guerre les divers bâtimens composant la vénerie, sous la réserve suivante, ainsi qu’il est indiqué sur les lettres ministérielles précitées :<lb/>M. le ministre des Travaux publics conserve pour le service de son administration les locaux ci-après désignés :<lb/>1° deux pièces situées au rez-de-chaussée du bâtiment sud-est actuellement occupées par le concierge<lb/>2° tout le premier étage du dit bâtiment sud-est.<lb/>De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal qui, après lecture faire, a été signé par le commandant du Génie et le régisseur des Domaines nationaux.<lb/>Fait double à Saint-Germain-en-Laye les jours, mois et an que dessus.<lb/>Le régisseur des Domaines nationaux<lb/>Chalamel<lb/>Le chef de bataillon du Génie en chef<lb/>G. Dubois »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>« Ancienne Liste civile<lb/>Service des Domaines et forêts<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Paris, le 7 décembre 1848<lb/>Le représentant du peuple, liquidateur général de l’ancienne Liste civile, du Domaine privé, etc.<lb/>M. le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Par la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 20 novembre dernier, vous me demandez une série de renseignemens sur les travaux entrepris par l’administration de l’ancienne Liste civile sur le parterre de Saint-Germain, par suite de l’établissement du chemin de fer atmosphérique, travaux dont la continuation est réclamée avec instance par l’autorité municipale de cette ville.<lb/>Je m’empresse de vous adresser, Monsieur le Ministre, les renseignemens que je me suis procurés sur cette affaire et qui répondent, en grande partie du moins, aux diverses questions énoncées dans votre lettre.<lb/>1° Un pan détaillé et un devis des travaux projetés sur le parterre de Saint-Germain ont été établis par M. Loaisel de Tréogate, ingénieur des domaines de l’ancienne Liste civile, à la fin de l’année 1846 ; vous trouverez ci-joints ces deux documens. Deux crédits de la somme totale de 70000 f. ont été alloués par M. de Montalivet, ancien intendant général de la Liste civile, pour l’exécution de ce projet, dont les plans avaient été, toutefois, modifiés par l’ex-Roi lui-même et devaient être définitivement arrêtés par lui. Les travaux exécutés dans le cours de l’année 1847 ont eu plus particulièrement pour objet la partie du terrain retranchée de la forêt de Saint-Germain pour l’établissement du chemin de fer, et qui a été dessinée et plantée en jardin à l’anglaise. Ces travaux, arrêtés au 24 février, présentaient à cette époque une dépense totale de 35270 f., non compris la fourniture de 3000 pieds d’arbres ou arbrisseaux qui ont été livrés par les anciennes pépinières de la Liste civile. Rien n’a été commencé sur la portion du parterre qui devait former un jardin à la française, présentant un grand nombre de massifs entourés de treillages, semés et gazon et plantés d’arbrisseaux et de fleurs en plates-bandes etc. C’est surtout sur cette partie du projet qu’aucun plan définitif n’avait encore été approuvé. Il n’a donc pu être commandé officiellement aucuns travaux de treillages et l’ancienne Liste civile n’a pris à cet égard aucun engagement envers des tiers : presque tous les travaux ou fournitures effectués jusqu’au 24 février ont été faits par voie de régie ou de journées d’ouvriers. La plupart sont soldés, sauf trois mémoires montant ensemble à 4873 f. 48 c., lesquels sont compris dans le passif de la Liquidation.<lb/>2° Les travaux dont il s’agit, après avoir été suspendus à l’époque du 24 février comme il vient d’être dit, ont été repris dans les premiers jours de mars d’après l’ordre de M. A. Marrast, alors administrateur nationale de l’ancienne Liste civile, et dans un but tout à fait politique, celui de donner du travail à la classe ouvrière nécessiteuse, très nombreuse à Saint-Germain. Ces derniers travaux, Monsieur le Ministre, étrangers à la Liste civile et par leur date et par le motif qui les a fait entreprendre, ont été constatés par des états de journées d’ouvriers qui ont dû être remis dans les bureaux de votre ministère par M. Chalamel, ancien régisseur. J’ignore si le paiement de ces dépenses a eu lieu. Il n’existe aujourd’hui aucunes pièces comptables relatives à cette période dans les bureaux de la Liquidation. Je dois toutefois vous faire observer que ces mêmes travaux ont été dirigés comme les précédents par M. Loaisel de Tréogate et d’après ses plans, dont ils complétaient l’exécution partielle, et que les honoraires dus à cet ingénieur à raison de ce travail ne lui ont pas été payés. J’aurai l’honneur de vous transmettre le mémoire aussitôt qu’il m’aura été remis par M. Loaisel.<lb/>3° La compagnie du chemin de fer atmosphérique a, en effet, pris l’engagement de payer à l’administration de l’ancienne Liste civile, lors des travaux dont il s’agit : 1° une somme de vingt mille francs pour la construction du mur d’enceinte de la forêt et d’un pavillon de garde, et 2° une autre somme de trente mille francs pour indemniser en partie la Liste civile des travaux d’arrangement et d’embellissement projetés sur le parterre, sans que la compagnie ait le droit de s’imiscer dans l’exécution des dits travaux. Néanmoins, malgré cet engagement et malgré même l’exécution d’une partie importante des travaux projetés, aucun paiement n’a été effectué jusqu’à ce jour au profit de l’ancienne Liste civile par l’administration du chemin de fer atmosphérique. C’est donc une affaire à régler entièrement, une ventilation à établir, comme vous le pressentez vous-même, Monsieur le Ministre, et je fais à cet égard et dès ce moment toutes réserves dans l’intérêt de la Liquidation.<lb/>Tels sont, Monsieur le Ministre et cher collègue, les renseignemens que je puis vous adresser sur cette affaire. Toutefois, à raison des nombreux détails qui s’y rattachent, je crois devoir vous engager à charger l’un des employés supérieurs de votre ministère de s’entendre à ce sujet avec M. Loaisel de Tréogate, ancien ingénieur des domaines de la Liste civile, qui a dressé tous les plans de ces travaux, qui en connait toutes les modifications successives, et enfin qui en a effectué le tracé sur le terrain et dirigé l’exécution, ayant sous ses ordres l’ancien régisseur de Saint-Germain.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Vavin<lb/>P.S. M. Loaisel de Tréogate demeure rue de Paradis-Poissonnière, n° 56 »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée au crayon : « Nous n’avons pas à payer M. Loaisel, attendu que depuis le mois de mars, nous avons nommé un architecte qui a dirigé les travaux. M. Loaisel nous est inconnu. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_5838_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="subject">Loaisel-de-Tréogate, Alexandre Prosper</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la remise au ministère des Finances des rendez-vous de chasse de la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1848</unitdate>
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                  <corpname id="atom_5844_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Finances<lb/>Secrétariat général<lb/>Contrôle des régies et administrations financières<lb/>Domaines et forêts<lb/>Paris, le 9 décembre 1848<lb/>M. le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Par une lettre du 19 septembre dernier, M. votre prédécesseur a demandé si le département des Travaux publics devait continuer à s’occuper de l’entretien de ceux des pavillons de chasse de la forêt de Saint-Germain qui ont été compris dans le bail de la chasse de cette forêt.<lb/>Il a exprimé, en outre, le désir que le régisseur du château de Saint-Germain qui était chargé de la surveillance de ces pavillons et responsable de leur mobilier fût appelé à concourir à l’inventaire qui doit avoir lieu et qu’on l’informât des dispositions qui seront faites pour qu’il puisse livrer les bâtiments.<lb/>En annonçant que, pour faciliter la location de la chasse, le conservateur à Paris a cru devoir y comprendre la jouissance des pavillons de la Muette et de Noailles et de leurs dépendances, ainsi que des bâtiments servant aux élèves de la faisanderie, M. le directeur de l’administration des Forêts émet l’avis qu’à raison de leur affectation spéciale au service de la chasse, ces pavillons ne pouvaient recevoir une autre destination et ont dû être considérés comme faisant partie de la forêt ; que, par une conséquence nécessaire, l’administration des Forêts doit rester seule chargée de leur conservation et de leur entretien.<lb/>Je partage l’opinion de M. le directeur de l’administration des Forêts sur cette question.<lb/>Quant à la prise de possession des pavillons par le Domaine et à l’inventaire du mobilier qui devra être dressé contradictoirement par un préposé de cette administration avec un agent forestier et l’adjudicataire de la chasse, des instructions viennent d’être transmises au directeur à Versailles pour que le régisseur du château de Saint-Germain soit appelé à y concourir, d’après le désir exprimé par votre département.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Finances<lb/>Trouvé-Chauvel »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_5844_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Chasse</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
                <geogname>Château de La Muette</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux à exécuter dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">14 décembre 1848</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Ce rapport n’est ni daté ni signé, mais il est joint à une lettre de l’architecte du parterre et de la terrasse Cailloux du 14 décembre 1848.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Rapport des travaux à faire pendant l’exercice 1849 dans les bâtimens situés à Saint-Germain<lb/>Parterre et terrasse de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Travaux d’entretien courant<lb/>Service des eaux<lb/>Nettoyage du réservoir de la place du Château, éventousage des conduites de distribution, réparation sur ces conduites, ajustages des robinets d’arrêt et du flotteur, temps à employer pour arrêter l’eau en cas de réparation, forte gelée, etc. et à la remettre sur les conduites : 1000 f.<lb/>Observations : Entretien très important afin de régler le service du pénitencier et du casernement alimentés par le réservoir de la place du Château.<lb/>Parterre et terrasse<lb/>Parterre<lb/>Entretien des jardins anciens et nouveaux tel que nettoyage des allées, renouvellement des fleurs, des gazons, enlèvement des feuilles mortes, élagage des arbres, tonte des gazons, fourniture de sable, arrachage des accrues aux pieds des arbres et le long des murs de clôture et de terrasse et de l’herbe des pavages : 3000 f.<lb/>[Observations :] L’entretien de l’ancien parterre coutait jadis par marché 1400 f. 00. Ce jardin était entièrement en quinconce et gazon. Il n’y avait point de fleurs et était on ne peut plus mal entretenu. La superficie actuelle est augmentée de près du double.<lb/>Entretien du mur de clôture entre la forêt et la terrasse<lb/>Reprises de brèches : 1000 f.<lb/>[Observations :] Ce mur en très mauvais état est d’un aspect hideux du côté de la promenade.<lb/>Entretien de la barrière surmontant le mur de soutènnement de la grande terrasse<lb/>Scellements de poteaux, remplacement de lisses : 100 f.<lb/>[Observations :] Cette barrière a été restaurée il y a deux ans mais beaucoup de vieux bois ayant servis, de temps à autre quelques poteaux sont à remplacer, quelques lisses à fournir.<lb/>Entretien des 5 grilles de fermeture, 1° la grille du Boulingrin, 2° celle du Château, 3° celle de Pontoise, 4° celle des Loges, 5° enfin celle de l’Octogone (jadis la place Royale) : 200 f.<lb/>[Observations :] L’usage continuel de ces grilles occasionnent de fréquentes réparations, toujours peu importantes.<lb/>Entretien des postes de surveillants, réparations à la couverture, carreaux à remplacer, ouvertures et fermetures à mettre en état, ramonage des cheminées<lb/>Poste du Boulingrin : 100 f.<lb/>Poste de la grille Pontoise : 100 f.<lb/>Poste de la porte Dauphine : 100 f.<lb/>Poste de l’Octogone : 150 f.<lb/>[Observations :] Le poste de la porte Dauphine, dans le projet d’arrangement du parterre, doit être démoli. Un autre doit être élevé à la nouvelle entrée. Ce poste est actuellement occupé par un garde forestier qu’il serait important de loger ailleurs afin de pouvoir démolir. Le poste de l’Octogone était occupé par des agents forestiers qui ne peuvent rester dans ce pavillon que comme gardiens de la terrasse.<lb/>Immeubles en ville<lb/>Hôtel du Boulingrin<lb/>Réparations aux couvertures, remplacement des carreaux cassés, entretien des portes et fenêtres, ramonage des cheminées, nettoyage des poêles : 400 f.<lb/>[Observations :] Ce bâtiment est occupé par le régisseur et le bureau de l’architecte. Il est en fort mauvais état et les toitures sont nombreuses et vieilles.<lb/>Maison du parterre<lb/>Entretien comme ci-dessus : 150 f.<lb/>[Observations :] Cette maison est louée 700 f. 00.<lb/>Observation générale : Ces chiffres de dépense sont indispensables pour maintenir ces immeubles en état de conservation seulement, c’est-à-dire fermer les portes et croisés et réparer les couvertures et le pavage.<lb/>Bâtimens de la Vénerie<lb/>Pavillon voisin : 60 f.<lb/>Gendarmerie : 300 f.<lb/>Vénerie : 300 f.<lb/>Entretien des pavillons<lb/>Pavillons de la Muette, de Noailles, de la Faisanderie (forêt de Saint-Germain), de Butard et du Clos Toutain, forêt de Marly ou mieux bois de Fausse Repose, ensemble : 6000 f.<lb/>[Observations :] Ces travaux consistant en réparations en couvertures, aux pavages, en quelques parties de reprises, aux ravalements, en scellements de gonds, arrêts de persienne, tuyaux de descente etc. qu’il est important de faire aussitôt que possible.<lb/>Entretien des fermes<lb/>Consistant en réparations aux couvertures et aux fermetures pour tenir les lcoataires clos et couverts et éviter les avaries qui pourraient résulter d’un plus long état de chose<lb/>Ferme de Garenne, forêt de Saint-Germain, ferme du Trou d’Enfer et ferme du Petit Parc, toutes deux forêt de Marly, les trois ensemble : 3200 f.<lb/>[Observations :] Ces immeubles, sujets par leur position aux coups de vents, ont un très grand besoin d’être entretenu. Il est même indispensable d’être autorisé à faire faire les travaux dès qu’un ouragan a fait quelques dégâts afin d’éviter qu’ils ne deviennent plus graves.<lb/>Résumé des entretiens courants<lb/>Service des eaux : 1000 f.<lb/>Parterre et terrasse : 4750 f.<lb/>Immeubles en ville : 1410 f.<lb/>Pavillons de chasse : 6000 f.<lb/>Fermes : 3200 f.<lb/>Total : 16360 f.<lb/>Travaux de grosses réparations<lb/>Service des eaux<lb/>Le renouvellement des conduites amenant les eaux du réservoir commun à celui du Domaine : 12000 f.<lb/>[Observations :] L’urgence de ces travaux a été démontrée par un rapport sur les eaux de Saint-Germain adressé à M. le ministre en date du [vide].<lb/>Parterre et terrasse<lb/>La mise en état de l’ancien parterre, disposition de rampes, massif de fleurs, entourage en grillage, semis de gazon, abatis d’arbres, plantation de haies, charmilles, dressage et ensablage des allées, démolition du poste de la porte Dauphine : 18000 f.<lb/>[Observations :] Ces travaux très urgents sont réclamés avec instance par l’administration municipale de Saint-Germain pour tirer cette promenade publique de cet abandon si préjudiciable à la ville et dont n’a pu le tirer l’arrivée du chemin de fer atmosphérique. Ces travaux, l’espoir des habitans de Saint-Germain, ont en outre l’avantage de pouvoir s’exécuter par la mauvaise saison et d’offrir le moyen d’occuper une grande quantité d’ouvriers dans la misère.<lb/>La reprise des deux parties du mur de soutènement de la grande terrasse : 10000 f.<lb/>[Observations :] Non seulement il est intéressant pour la conservation du domaine d’exécuter ces travaux, mais il serait dangereux de les différer davantage.<lb/>Peinture de la barrière de la grande terrasse : 3000 f.<lb/>[Observations :] Ce travail de conservation peut être différé, bien qu’il serait préférable qu’il fût exécuté cette année.<lb/>Immeubles en ville<lb/>Hôtel du Boulingrin<lb/>La reprise dans la hauteur des deux étages d’un des angles de la cage d’escalier : 3000 f.<lb/>[Observations :] Cette partie du bâtiment menace de s’écrouler. Si les travaux ne sont point ordonnés, il faudrait étayer. La dépense pourrait s’élever à 500 f. 00.<lb/>Résumé des travaux de grosses réparations<lb/>Service des eaux : 12000 f.<lb/>Arrangement du parterre et de la terrasse : 18000 f.<lb/>Mur de soutènnement : 10000 f.<lb/>Peinture de la barrière : 3000 f.<lb/>Hôtel du Boulingrin (en ville) : 3000 f.<lb/>Total : 46000 f.<lb/>Travaux neufs<lb/>1ère partie<lb/>La construction d’un saut de loup et d’une grille en fer pour séparer la forêt du parterre. La dépense pour cette première partie doit s’élever à la somme de 18600 f.<lb/>2ème partie<lb/>La construction d’un poste de surveillance à la nouvelle entrée. Dépense : 12000 f.<lb/>3ème partie<lb/>Etablissement de conduites, bassin, jeux d’eau et pour l’embellissement des jardins. Dépense : 42000 f.<lb/>[Observations :] Ces travaux sont les suites de l’arrivée du chemin de fer atmosphérique sur le parterre de Saint-Germain. C’est pourquoi, par suite de convention entre la compagnie de chemin de fer atmosphérique et l’administration de l’ancienne Liste civile, la compagnie devait verser 5000 f. 00 au Trésor pour indemniser la Liste civile des travaux nécessités sur le parterre par son arrivée sans avoir le droit de s’immiscer en rien soit dans l’exécution soit dans la conception de ces travaux.<lb/>Résumé des travaux neufs<lb/>1ère partie : 18600 f.<lb/>2ème partie : 12000 f.<lb/>3ème partie : 42000 .<lb/>Total : 72600 f. 00 »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la reprise des travaux dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Saint-Germain, le 20 décembre 1848<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Il paraîtrait résulter d’un arrangement passé entre l’administration de l’ancienne Liste civile et la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain qu’en raison de la cession des terrains qui a été faite à cette compagnie pour l’établissement de ses machines et de la gare, elle se serait engagée à employer à l’exécution de travaux pour l’achèvement du parterre et de la partie de la forêt qui y a été jointe une somme déterminée et que, jusqu’ici, elle n’aurait encore rien versé sur la subvention à laquelle elle est tenue.<lb/>Par suite du prolongement de la voie de fer jusques sur le plateau de Saint-Germain, la ville a consenti à allouer à la dite compagnie une somme de 200000 francs payable en dix annuités.<lb/>Bien que la troisième annuité ne soit exigible qu’au 1er avril, la ville de Saint-Germain serait disposée à en faire dès à présent l’avance dans l’espérance que cette proposition vous déterminerait, Monsieur le Ministre, a ordonné la reprise immédiate des travaux de l’ancien et du nouveau parterre, travaux suspendus depuis le mois de juin et dont l’exécution aurait l’immense avantage de procurer du travail à la classe ouvrière depuis longtemps sans ouvrage et aujourd’hui dans la dernière des misères.<lb/>J’ai déjà eu l’honneur de vous exposer, Monsieur le Ministre, que la ville de Saint-Germain a fait jusqu’à ce jour des sacrifices au-dessus de ses moyens afin de maintenir la tranquilité publique, mais qu’aujourd’hui toutes ses ressources se trouvent épuisées.<lb/>J’ose donc espérer, Monsieur le Ministre, que vous daignerez prendre en grande considération la position qui résulte pour nous des circonstances et à laquelle il ne nous est plus possible de remédier personnellement.<lb/>La question est d’autant plus grave et est d’autant plus digne de votre bienveillante sollicitude que nous avons en ce moment près de 400 ouvriers sans aucune espèce de ressources.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le maire<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de la remise au ministère des Finances des rendez-vous de chasse de la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1849/1849" encodinganalog="3.1.3">2 janvier 1849</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« L’an mil huit cent quarante-neuf, le deux janvier, conformément à la lettre de monsieur le ministre des Travaux publics en date du vingt-neuf décembre dernier,<lb/>Nous, Alexandre François Adolphe Chalamel, régisseur des Domaines nationaux à Saint-Germain-en-Laye, et monsieur Louis Roche, garde général des forêts de l’Etat en la dite ville, nous avons par le présent fait remise à ce dernier des divers rendez-vous de chasse situés dans la forêt de Saint-Germain ainsi que du mobilier et objets mobilier garnissant les dits pavillons.<lb/>Reconnaissance faite des lieux par monsieur Roche, le régisseur des Domaines a mis à la disposition de l’administration forestière les pavillons dont il s’agit, de tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal qui, après lecture faite, a été signé par le garde général des forêts et le régisseur des Domaines.<lb/>Fait double à Saint-Germain-en-Laye les jour, mois et an que dessus.<lb/>L. Roche, Chalamel »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la reprise des travaux dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1849/1849" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1849</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>6e division, 1er bureau<lb/>Paris, le 18 janvier 1849<lb/>Le ministre à M. le maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Je m’associe pleinement à la sollicitude qui vous a dicté, dans l’intérêt des ouvriers inoccupés de votre commune, les observations que vous avez adressées le 20 décembre dernier à mon prédécesseur sur les moyens de faciliter l’achèvement des travaux entrepris dans le parterre.<lb/>J’écris à M. le liquidateur général de l’ancienne Liste civile pour avoir une copie des conventions passés avec la compagnie du chemin de fer atmosphérique relativement à ces travaux, dont j’ai, au surplus, ordonné la reprise dans une mesure qui permet d’occuper une partie de vos travailleurs, et j’espère qu’à l’aide des dispositions qui pourront être prochainement prises, il sera possible de leur imprimer une plus grande activité.<lb/>Recevez etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux entrepris dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>6e division, 1er bureau<lb/>Paris, le 18 janvier 1849<lb/>Le ministre à M. Vavin, liquidateur général de l’ancienne Liste civile<lb/>Monsieur le liquidateur général et cher collègue,<lb/>Vous avez bien voulu, à la date du 7 décembre dernier, adresser à l’un de mes prédécesseurs un plan détaillé et le devis des travaux entrepris sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye par suite du passager sur ce parterre du chemin de fer atmosphérique, ainsi que diverses explications qu’il vous avait demandées à ce sujet. Je vous remercie de ces renseignements utiles à mon administration pour la suite à donner à cette affaire.<lb/>Comme vous l’aviez pensé,  il a été pourvu sur les fonds du ministère des Travaux publics au payement des salaires des ouvriers qui ont été employés depuis le mois de mars jusqu’en juillet à la continuation des travaux dont il s’agit. Mais à l’égard des honoraires qui seraient dus à l’ingénieur auteur du projet, ils ne pourraient être applicables qu’à la rédaction même de ce projet, que je n’accepte qu’à titre de renseignement ; ils restent dès lors complément étrangers à mon administration, laquelle a, depuis le mois de mars, nommé un architecte chargé de diriger les divers travaux qui s’exécutent sur ce point.<lb/>Il me reste à vous prier de vouloir bien m’adresser une copie des conventions passées avec la compagnie du chemin de fer atmosphérique relativement au payement de l’indemnité de 50000 f., sur laquelle je vois qu’elle n’a encore effectué aucun versement. En présence de l’intérêt d’achever promptement les travaux entrepris pour occuper un plus grand nombre d’ouvriers du pays, il importe de rechercher les moyens d’obtenir l’exécution de ces conventions.<lb/>Recevez etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente des arbres abattus dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>7e division<lb/>Bâtiments civils<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Paris, le 29 janvier 1849<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par suite des nouvelles dispositions du parterre de Saint-Germain-en-Laye, 15 à 16 marronniers et 6 chênes ont été abattus.<lb/>De plus 70 tilleuls doivent être arrachés.<lb/>Pensant que ces arbres doivent être vendus par les Domaines, j’ai l’honneur de vous informer qu’il serait important que la vente fut opérée immédiatement, afin de débarrasser le plus promtement possible la promenade publique des arbres abattus et de permettre de faire les dispositions des carrés aussitôt l’arrachage des autres.<lb/>Dans un but d’économie, les premiers resteront sur terre jusqu’au moment de l’enlèvement par l’acquéreur et ne serait-il pas possible de vendre les tilleuls sur pied, à la charge par l’acquéreur de les arracher, faire enlever et boucher les trous dans les quinze jours qui suivront celui de la vente, stipulant au cahier des charges une clause qui puisse nous mettre en mesure de faire exécuter ces conditions aux frais de l’acquéreur, s’il ne le faisait lui-même dans le délai stipulé.<lb/>J’attendrai, Monsieur le Ministre, que vous me fassiez l’honneur de m’éclairer sur les dispositions à prendre pour diriger les travaux dans le sens des instructions que vous avez bien voulu me transmettre.<lb/>Veuillez, Monsieur le Ministre, accueillir l’assurance des sentiments respectueux de votre serviteur.<lb/>G. Cailloux<lb/>Architecte du parterre de Saint-Germain »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre annonçant l’envoi d’une copie de la convention arrêtée entre la Liste civile et la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F21 1636</unitid>
                <unitdate normal="1849/1849" encodinganalog="3.1.3">2 février 1849</unitdate>
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                <p>« Ancienne Liste civile<lb/>Domaine privé<lb/>Contentieux<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Paris, le 2 février 1849<lb/>Le représentant du peuple, liquidateur général de l’ancienne Liste civile, du Domaine privé, etc.<lb/>M. le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le ministre et cher collègue<lb/>D’après le désir exprimé dans la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 18 de ce mois, je m’empresse de vous envoyer copie des conventions arrêtés entre l’administration de l’ancienne Liste civile et la compagnie du chemin de fer atmosphérique et qui se trouvent consignées dans une lettre du directeur de cette compagnie en date du 24 février 1847.<lb/>Je ne puis d’ailleurs, en ce qui concerne l’indemnité de 50000 f. qui devait être payée par la compagnie à l’ancienne Liste civile, que me référer aux réserves que j’ai faites à ce sujet dans la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire le 7 décembre dernier.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Vavin »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente des arbres abattus dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>6e division, 1er bureau<lb/>Paris, le 19 février 1849<lb/>Le ministre à M. le ministre des Finances<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Le passage du chemin de fer atmosphérique sur le domaine national de Saint-Germain-en-Laye a nécessité divers changements dans la disposition du parterre auquel une petite partie de la forêt a été réunie. Par suite de ces changements, 15 ou 16 marronniers et 6 chênes ont été abatus et 70 tilleuls doivent aussi être arrachés. Le besoin de continuer les travaux entrepris sur ce point exige qu’il soit procédé le plus promptement possible à la vente des bois à provenir de ces arbres, et je viens, Monsieur et cher collègue, vous prier de vouloir bien donner dans ce but vos instructions à MM. les agents de l’administration des Domaines, à qui il appartient de procéder à cette vente.<lb/>Il devra être prescrit à l’adjudicataire d’enlever dans le plus court délai les arbres abatus, qui embarrassent la promenade publique, et quant aux 70 tilleuls à supprimer, je pense qu’il convient de les vendre sur pied, à la charge par l’acquéreur de les faire arracher et enlever et de combler les trous d’extraction dans les quinze jours qui suivront celui de l’adjudication, en réservant à l’administration la faculté de pourvoir à l’exécution de ces conditions aux frais de l’adjudicataire s’il n’y avait pas satisfait lui-même dans le délai indiqué.<lb/>M. Cailloux, architecte du parterre de Saint-Germain, chargé de la direction des travaux dont il s’agit, s’entendra au surplus avec l’agent que vous aurez désigné, aussitôt que vous aurez bien voulu me le faire connaître, sur les mesures à prendre à ce sujet.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unitdate normal="1849/1849" encodinganalog="3.1.3">4 mars 1849</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Saint-Germain, le 4 mars 1849<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez eu la bonté, suivant l’avis que vous m’avez fait l’honneur de m’en donner par votre lettre du 18 janvier dernier, de prescrire la reprise des travaux du parterre de Saint-Germain afin de procurer du travail aux nombreux ouvriers de cette ville depuis si longtemps privés d’ouvrage et dont la conduite a été si recommandable, quoiqu’éprouvants les besoins les plus impérieux par suite de l’épuisement de toutes leurs ressources.<lb/>Ces travaux consistants en terrassements ont été entrepris et sont terminés depuis quelque temps déjà sans que les ouvriers qui les ont exécutés aient encore reçu le moindre à compte sur le salaire qui leur est acquis. La détresse dans laquelle ils se trouvent par suite du défaut d’occupation excitant de nombreuses réclamations à fin de paiement, j’ai cru devoir recourir directement à votre obligeance et à votre justice, Monsieur le Ministre, et vous prier de vouloir bien donner des instructions que vous jugerez les plus convenables pour que ces malheureux ouvriers soient payés dans le plus bref délai possible et de manière à faire cesser les plaintes que leur inspirent les besoins qu’ils éprouvent.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>6ème division, 1er bureau<lb/>Paris, le 15 mars 1849<lb/>Le ministre à M. le ministre des Finances<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Au nombre des immeubles qui composent le domaine de l’Etat à Saint-Germain-en-Laye, il se trouve un terrain, dit jardin de la Couronne, d’environ 2000 m de superficie et clos de mur, lequel est contigu, d’un côté, au pénitencier militaire et longe, de l’autre, le parterre sur lequel il a son entrée.<lb/>Dans une des séances de la commission chargée d’examiner la destination à donner aux immeubles de l’ancienne Liste civile, ce terrain, dont l’utilité pour le service n’avait point été signalée, fut rangé dans la catégorie de ceux qui devront être remis à l’administration du Domaine pour être aliénés ou mis en location. Mais aujourd’hui l’architecte de la terrasse de Saint-Germain m’adresse, contre cette détermination, des observations qui me paraissent fondées.<lb/>En effet, ce terrain qui forme enclave dans le domaine de l’Etat ne pourrait être aliéné sans qu’il ne dût en résulter de véritables inconvénients soir pour le pénitencier, dont il n’est séparé que par un mur de clôture, soit pour le parterre, sur lequel il n’existe déjà que trop de propriétés particulières. Il ne pourrait, non plus, être loué sans qu’une partie de ces inconvénients ne se produisît. Il offrirait au contraire une véritable utilité au service de mon administration, en l’affectant à un lieu de dépôt pour les matériaux et à un fleuriste pour la culture des plantes destinées à l’entretien du parterre.<lb/>La valeur locative de ce terrain n’excède pas 100 f. Son aliénation ou sa mise en location serait donc sans aucun intérêt pour l’Etat, tandis que l’emploi vraiment essentiel au service qu’il m’est proposé d’en faire produirait incontestablement, dans les dépenses de mon administration, une économie de beaucoup supérieure à l’avantage de tout autre parti qu’on pourrait en tirer. Je regrette que les observations de l’architecte à ce sujet aient été si tardives, mais elles n’en sont pas moins justes et je viens en conséquence, Monsieur et cher collègue, vous prier de décider que le terrain dont il s’agit sera retranché de l’état des immeubles à aliéner et considéré comme une dépendance utile du parterre.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les terrains utilisés par la ligne de chemin de fer à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Finances<lb/>Secrétariat général<lb/>Contrôle des régies et administrations financières<lb/>Domaines (Seine-et-Oise)<lb/>Paris, le 15 mars 1849<lb/>M. le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>En m’informant par une lettre du 19 février dernier que le passage du chemin de fer atmosphérique sur le domaine national de Saint-Germain avait nécessité, dans la disposition du parterre, des changements par suite desquels divers arbres avaient été abattus et plusieurs autres devaient l’être, vous avez demandé que ces arbres fussent vendus le plus promptement possible.<lb/>Vous avez, en même temps, désigné M. Cailloux, architecte du parterre, comme l’agent de votre département avec lequel il y aurait à s’entendre pour les mesures à prendre à ce sujet.<lb/>Les instructions nécessaires pour la vente dont il s’agit viennent d’être transmises au directeur des Domaines, à Versailles, qui aura lui-même à donner au receveur à Saint-Germain l’ordre de se concerter à cet effet avec M. Cailloux.<lb/>Ainsi, sur ce dernier point, vos intentions, Monsieur et cher collègue, se trouvent dès à présent remplies.<lb/>Mais il est un autre point sur lequel je crois devoir appeler votre attention.<lb/>Aux termes de la convention passée le 10 septembre 1844 entre le ministère des Travaux publics et la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain pour l’établissement du chemin de fer atmosphérique, convention qui a été approuvée par ordonnance du 2 novembre même année, l’Etat s’est obligé à payer à la compagnie, à titre de subvention (sans que cette subvention cependant pût excéder la somme de 1790000 f.) la moitié de la dépense qu’entraînerait la construction de ce chemin.<lb/>Or, dans la dépense mise à la charge de la compagnie entrent évidemment les prix d’acquisition des terrains employés dans cette construction.<lb/>Si donc, Monsieur et cher collègue, comme l’indique votre lettre, le chemin dont il s’agit passe sur le Domaine national, la compagnie aurait à payer à l’Etat la valeur de la portion de ce Domaine qui aurait été ainsi employée, sauf remboursement à son profit de la moitié de cette valeur sur le crédit ouvert au ministère des Travaux publics, si, toutefois, le maximum de cette subvention ne se trouvait déjà atteint.<lb/>Il y a là une question de fait qui doit être préalablement éclaircie et sur laquelle je vous serai obligé de vouloir bien me transmettre des explications.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Finances<lb/>H. Passy »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>7ème division<lb/>Bâtiments civils<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Paris, le 25 avril 1849<lb/>Monsieur,<lb/>Je vous annonce que j’ai décidé que le bâtiment de l’ancienne vénerie de Saint-Germain serait remis en totalité à M. le ministre de la Guerre pour le service de son administration. En conséquence, je vous autorise à faire cette remise à M. le commandant du Génie chargé du casernement de Saint-Germain lorsqu’il aura reçu les instructions nécessaires.<lb/>Quant au mobilier que renferme encore le bâtiment, je viens de prier M. le liquidateur général de la Liste civile de le faire enlever et transporter dans les magasins du garde meuble. Vous voudrez bien vous entendre à cet effet avec l’agent qui procédera à cet enlèvement.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>1er bureau<lb/>Terrasse et parterre de Saint-Germain<lb/>Conventions arrêtées entre l’ancienne Liste civile et la compagnie du chemin de fer atmosphérique<lb/>Paris, le [vide]<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Monsieur le ministre des Finances,<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>A l’époque de l’exécution du chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain, la compagnie chargée de ce travail fit un arrangement avec l’ancienne Liste civile pour le passage du chemin à travers la forêt et le parterre de Saint-Germain.<lb/>Le tracé de ce chemin obligeait la Liste civile à prendre de nouvelles dispositions pour la terrasse et le parterre, car il réunissait forcément à ce parterre l’extrémité de la forêt. Des plans et devis furent rédigés en 1846 et deux crédits de la somme totale de 70000 f. furent alloués par l’intendant général de la Liste civile pour l’exécution de ce projet. Les travaux entrepris en 1847 ont eu plus particulièrement pour objet la partie du terrain retranchée de la forêt, qui a été dessinée et plantée en jardin à l’anglaise. Ces travaux, arrêtés au 24 février, présentaient à cette époque une dépense totale de 35000 f. environ d’après les renseignements qui m’ont été donnés par M. Vavin.<lb/>Les travaux ont été repris par le ministère des Travaux publics dans le courant de 1848 et aujourd’hui les embellissements projets sur l’ancien parterre à la française sont en grande partie terminés, ainsi que le mur de clôture du côté de la forêt.<lb/>Or, la compagnie de chemin de fer a pris l’engagement de payer à l’administration de la Liste civile, lors des travaux dont il s’agit, 1° une somme de 20000 f. pour la construction du mur d’enceinte de la forêt et d’un pavillon de garde, et 2° une somme de 30000 f. pour indemniser en partie la Liste civile des travaux d’arrangement et d’embellissement projetés sur le parterre, sans que la compagnie ait le droit de s’immiscer dans l’exécution de ces travaux.<lb/>M. le liquidateur général m’a fait connaître que, malgré cet engagement et malgré l’exécution même d’une partie importante des travaux, aucun paiement n’a été effectué jusqu’à ce jour au profit de l’ancienne Liste civile par l’administration du chemin de fer et il m’a fait observer que si cette administration devait être mise en demeure de remplir ses engagements, il y aurait nécessairement une ventilation à établir et qu’il faisait toutes réserves dans l’intérêt de la liquidation.<lb/>J’ai cru devoir vous donner ces détails, Monsieur et cher collègue, pour répondre à votre dépêche du 15 mars dernier relative à la question de savoir si la compagnie du chemin de fer de Saint-Germain ne devait pas supporter le prix d’acquisition des terrains domaniaux occupés par ce chemin.<lb/>La copie que je vous envoie des conventions arrêtées entre la Liste civile et la compagnie vous fera connaître d’une manière précise les obligations de cette dernière lorsqu’elle obtenait du domaine de la Couronne le tracé actuel du chemin.<lb/>C’est à vous, Monsieur et cher collègue, qu’il appartient de prendre les mesures qui vous paraîtront convenable dans l’intérêt de l’Etat et de la liquidation de l’ancienne Liste civile.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée au crayon : « M. le ministre a envoyé cette lettre sans la signer. Ce 30 juin 1849 ». Le brouillon qui y est joint porte, lui, la mention : « sig. le 29 juin ».</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de prise de possession par le département des Travaux publics des parterres et de la terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>L’an mil huit cent quarante-neuf, le vingt-quatre octobre, en exécution du décret du gouvernement provisoire du vingt-deux mars mil huit cent quarante-huit qui place dans les attributions du département des Travaux publics les palais et monuments ayant fait partie de la dotation de l’ancienne Liste civile,<lb/>Et conformément à la délégation et aux instructions contenues dans les lettres de monsieur le ministre des Travaux publics des 21 avril et 12 juillet 1848,<lb/>Nous Louis Jean Marie Moreau, architecte du gouvernement, demeurant à Paris, rue Saint-Georges, n° 20, nous sommes transporté sur la terrasse de Saint-Germain sise à Saint-Germain-en-Laye, département de Seine-et-Oise,<lb/>Où étant nous avons trouvé<lb/>1° M. Jean-Baptiste Rihouet-Deslandes, ancien régisseur des domaines de la Liste civile, demeurant à Paris, cour des Fontaines, n° 5, délégué par M. Vavin, représentant du peuple, liquidateur général de l’ancienne Liste civile, suivant lettre du 1er août 1848, à l’effet de faire remise à l’Etat des biens composant la dotation de la Couronne<lb/>2° M. Constant Macquet, vérificateur des Domaines au département de Seine-et-Oise, demeurant à Versailles, rue des Réservoirs, n° 8, agissant conformément aux instructions contenues dans la lettre de M. Chardon, directeur de l’Enregistrement et des Domaines au département de Seine-et-Oise, du 1er mai 1849, pour l’exécution du décret du 27 avril précédent et suivant les règles établies par monsieur le ministre des Finances du 8 octobre 1848<lb/>3° M. Jules Alexandre Cailloux, architecte, demeurant à Paris, rue du Marché-Saint-Honoré, n° 25, chargé de la surveillance et conservation de la terrasse et du parterre,<lb/>Après avoir procédé ensemble à la visite détaillée de ladite terrasse et du parterre, nous avons fait la description suivante :<lb/>Ces parterre et terrasse sont situés au nord-est de la ville, sur la rive gauche de la Seine qu’ils dominent sur une grande hauteur.<lb/>Ils sont compris entre la forêt au nord et des propriétés particulières, à l’ouest et au sud, dont le pavillon dit Henri IV forme l’extrémité.<lb/>La terrasse commence au rond-point du dit parterre, et se termine à un vaste terre-plein polygonal, au-devant d’une des entrées de la forêt.<lb/>La terrasse et le parterre sont indiqués au plan ci-joint par une teinte rose.<lb/>En dehors de ce parterre et de cette terrasse sont deux propriétés nationales, l’une appelée hôtel de Lalande, située dans l’extérieur de la ville à l’extrémité de l’avenue du Boulingrin, l’autre ayant façade sur le chemin de fer, derrière les bâtimens du parterre, et appelée hôtel Clérambourg.<lb/>Ces deux immeubles sont indiqués au plan par une teinte verte.<lb/>Le parterre est divisé en grands massifs par des avenues régulièrement plantées d’arbres à haute tige.<lb/>La partie la plus rapprochée de la grille du château, au-devant de la tranchée du chemin de fer, contient des parterres de fleurs et plates-bandes de gazon entourés de treillages.<lb/>Les massifs en suite sont plantés de grands arbres en quinconces. Ils s’étendent jusqu’à l’allée et au rond-point où comment la grande terrasse.<lb/>Le sol du quinconce se termine de ce côté en terre-plein, d’où on descend au sol du rond-point par deux escaliers droits.<lb/>Lors de l’établissement de la gare du chemin de fer, des bosquets et taillis autrefois dans la forêt ont été annexés au parterre.<lb/>Ils sont divisés en massifs irréguliers, dont l’un renferme une enceinte treillagée et à l’intérieur deux glacières ; chacune est surmontée d’un talus, soutenu du côté du nord par un mur percé d’une porte.<lb/>Les bosquets renferment en outre dans la partie la plus rapprochée de la terrasse une maison entourée de bâtimens et dépendances, le tout inhabité et en ruines. Le mur de l’enceinte qui existait au-devant est actuellement détruit ; il ne reste plus que le portail.<lb/>La grande terrasse est séparée de la forêt dans toute sa longueur par un mur de clôture et plantée d’une rangée régulière de grands arbres parallèle et à quinze mètres de distance du mur.<lb/>Au-devant,  une large avenue gazonnée dans la largeur comprise jusqu’au mur de soutènement, sur le sommet duquel est une suite de barrières dans tout la longueur.<lb/>La partie comprise entre les arbres et le mur est divisée par une haie en deux parties, l’une de 3 m. 00 environ de largeur, formant contr’allée auprès des arbres, l’autre cultivée en potager et concédée à des agents forestiers et aux hospices.<lb/>Le terre-plein à l’extrémité est gazonné comme l’avenue. La grille d’entrée sur le parc se compose de trois travées ; celle du milieu entre deux piles en pierre, ouvrante à deux ventaux avec deux repos. Le pavillon de garde auprès, quoique sur le sol de la terrasse, fait partie de la forêt et dépend de l’administration des Domaines.<lb/>Les murs de soutènement du terre-plein de la terrasse et du rond-point sont semblables et construits en moellon de grand appareil, avec bandeau et banquette en pierre. Ils sont précédés d’un tour d’échelle.<lb/>La terrasse et le parterre sont mis en communication avec les terrains inférieurs, la terrasse auprès du terre-plein par une rampe en pente douce fermée par une grille, le parterre par une suite d’escaliers droit dont l’entrée fermée par une grille est entre le rond-point et le pavillon Henri IV.<lb/>Le parterre a plusieurs entrées sur la ville : ce sont les grilles dites du Boulingrin, de la Place du Château, de la Route de Pontoise et des Loges, s’ouvrant sur les rues, places, route et avenues du même nom, et sur la forêt un pont fermé par une barrière traversant le fossé de clôture.<lb/>Auprès de la grille du Boulingrin est l’habitation d’un surveillant.<lb/>Elle se compose d’un petit bâtiment élevé sur caves voûtées d’un rez-de-chaussée et d’un étage mansardé, d’une cour à la suite, close par un treillage, renfermant le four couvert par un appentis et un hangar.<lb/>Derrière, et dans toute la longueur, d’un jardin, du bâtiment et de la cour, fermé par une haie dans l’alignement de la rue des Arcades.<lb/>La grille du Boulingrin se compose de cinq travées à barreaux en fer, entre deux piles en pierre. La travée du milieu ouvrante à deux venteaux, les autres sur bahuts en pierre.<lb/>La clôture à la suite de la grille au devant de la propriété particulière appelée Cité Médicis consistait dans un mur en pierre et moellon de 50 c. d’épaisseur. Les propriétaires avaient obtenu de l’administration de l’ancienne Liste civile la permission de le remplacer par une grille. Ce mur a été démoli et n’est pas encore remplacé.<lb/>Le mur à la suite au devant du terrain attenant au château est précédé d’une treillage formant hémicycle. Ce terrain est loué par l’administration des Domaines à un agent du ministère de la Guerre. Il a une porte de sortie sur le parterre. Au devant de ce mur d’enceinte est un terre-plein auquel donnent accès trois escaliers en pierre.<lb/>La grille de la place du château comprend treize travées, dont deux ouvrantes à deux ventaux, le reste sur bahut en pierre précédé d’un trottoir sur la place.<lb/>La grille de Pontoise comprend onze travées. Celle du milieu seule ouvrante. Elle est appuyée à chaque extrémité à une pile surmontée d’un vase formant la tête d’un mur en hémicycle. Celui de droite appartient à une propriété particulière. Celui de gauche se lie au pavillon de surveillant qui fait partie de la propriété nationale.<lb/>Ce logement se compose d’un pavillon d’habitation avec une cour. Il est élevé, comme le précédent, sur caves voûtées d’un rez-de-chaussée et d’un premier en mansardes.<lb/>Sur un des côtés de la cour, un petit bâtiment composé d’un rez-de-chaussée et d’un premier couvert en ardoises.<lb/>Grille de l’avenue des Loges<lb/>Neuf travées semblables aux précédentes. A chaque extrémité, une pile surmontée d’un vase.<lb/>Le fossé ou saut-de-loup au bord de la forêt est revêtu du côté du parterre par un mur en maçonnerie avec banquette en pierre.<lb/>La barrière sur la forêt est en fer entre deux piles en pierre. Elle ouvre en trois parties, celle du milieu à deux ventaux. De chaque côté du pont un parapet en pierre supportant une jouée de barrières appuyées aux piles de pierre de la porte. Ces jouées sont en bois.<lb/>L’espace entre la dernière rangée d’arbres de l’allée du parterre et la façade de chacune des maisons comprises depuis l’avenue du Boulingrin jusqu’au pavillon Henri IV inclusivement a été concédé à divers titres et conditions aux propriétaires et clos par des treillages et des haies.<lb/>Il en est de même des propriétés particulières comprises entre les grilles de la place du château et de la route de Pontoise pour lesquelles les terrains concédés consistant dans : un espace triangulaire clos par un treillage en bois au-devant de la propriété Rigal occupée par un restaurant près de la grille de la place du Château.<lb/>Un autre terrain au devant de la propriété à la suite, en allant vers la grille de Pontoise, appartenant à M. Vasson et Cie, de 40 m. 00 sur 9 m. 00 divisé en deux par une allée correspondante à la porte d’entrée de la maison, concession renouvelée, sous toutes réserves, par une lettre de M. le ministre des Travaux publics du 23 septembre 1848.<lb/>Un troisième terrain en triangle au devant de la propriété Rouget, auprès de la grille de Pontoise, clos par un treillage dans l’alignement de la première rangée d’arbres.<lb/>Ces immeubles, tels au surplus que le tout est figuré et indiqué dans les plan et inventaire dressés en vertu de l’article 6 de la loi du 2 mars 1832, savoir : terrasse, parterre et dépendances sous les nos 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 18, 32, 98, 99 ; terrains loués et concédés soue les nos 1, 2, 3, 13, 14, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 25 bis, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 66, 97, 121, 121 bis, 122 et 122 bis, page de l’atlas 108.<lb/>Nous avons ensuite dressé un inventaire des objets immeubles par destination, indiqué l’état des constructions, leur superficie, les frais d’entretien annuels, les servitudes, le tout compris dans les état et plan ci-annexés et signé des parties présentes.<lb/>Prise de possession<lb/>La description qui précède et l’inventaire des objets immobiliers par destination ayant été reconnu exacts, M. Richard Delandes es noms qu’il agit a déclaré faire remise à l’Etat du parterre et de la terrasse de Saint-Germain, avec toutes leurs dépendances, et à l’instant nous en avons pris possession au nom de M. le ministre des Travaux publics, qui en donne décharge à la Liste civile, sous toutes réserves de droit et pour le dit immeuble être administré conformément à la loi du 22 mars 1848, étant exceptés de la présente prise de possession l’hôtel Lalande et l’hôtel Clérambourg, remis à l’administration des Domaines comme bien productifs, en exécution du décret précité du 27 avril 1848 et suivant un procès-verbal en date au commencement du 7 février 1850, ainsi que les terrains loués ou concédés faisant partie de la terrasse et du parterre ci-dessus désignés.<lb/>En foi de quoi nous avons dressé le présent procès-verbal, fait entre nous en triple exemplaire et clos à Saint-Germain le sept février mil huit cent cinquante.<lb/>Et ont MM. Richard-Deslandes, Macquet et Cailloux signé avec nous, après lecture faite.<lb/>Richard-Deslandes, Macquet, L. Moreau, Cailloux, J. Cailloux »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>1er bureau<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Paris, 30 octobre 1849<lb/>Rapport<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Du côté du nouveau parterre de Saint-Germain se trouve un saut-de-loup dont les abords ne sont pas sans danger pour les promeneurs.<lb/>L’architecte propose, par la lettre ci-jointe qu’il vous adresse, Monsieur le Ministre, de prévenir les accidents qui pourraient arriver au moyen de l’établissement d’un treillage dans une longueur de 150 mètres. Il évalue à 300 francs le montant de la dépense qui résultera de l’exécution de cette mesure de sûreté.<lb/>J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Ministre, de vouloir bien approuver cette dépense qui sera imputée sur le crédit d’entretien des palais nationaux (exercice 1849).<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le chef de division »<lb/><lb/>Ce rapport est annoté en marge : « Approuvé, Paris, le 30 octobre 1849, le ministre des Travaux publics, Lacrosse »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre proposant la cession du parterre de Saint-Germain-en-Laye à la ville</unittitle>
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                <p>« Ministère des Finances<lb/>Secrétariat général<lb/>Contrôle des administrations financières<lb/>Paris, le 31 janvier 1851<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Il résulte de renseignements que j’ai sous les yeux qu’une parcelle de la forêt de Saint-Germain contenant 8 hectares et dans laquelle sont compris les bâtiments et les jardins qui composaient la porte Dauphine a été détachée du massif par suite de la construction du chemin de fer atmosphérique, qu’elle en est aujourd’hui entièrement séparée par un saut-de-loup et par une grille, que des travaux pour l’embellissement du parterre du château y avaient été entrepris par l’ancienne Liste civile et que, depuis la révolution de Février, le département des Travaux publics poursuit l’exécution de ces travaux.<lb/>D’après les mêmes renseignements, le parterre de Saint-Germain, désigné sous les nos 7, 11 et 12 de la 108e feuille du plan dressé en exécution de la loi du 2 mars 1832, comprend :<lb/>Le n° 7 : 9 h. 73 a. 50 c.<lb/>Le n° 11 : 64 a. 85 c.<lb/>Et le n° 12 : 66 a. 30 c.<lb/>[Total :] 11 h. 04 a. 65 cent.<lb/>La Liste civile y a réuni :<lb/>1° une pièce de terre dite le Courtillier, n° 8 du même plan, contenant : 68 a. 05 c.<lb/>2° les terrains dits le Clos du Parterre, nos 9 et 10 du même plan, comprenant deux glacières et contenant : le n° 9 : 11 a. 60 c.<lb/>Le n° 10 : 20 a. 80 c.<lb/>Si l’on y ajoute les 8 hectares de terrain séparés de la forêt par la voie de fer : 8 h.<lb/>La contenance totale du parterre se trouverait portée à : 20 h. 05 a. 10 c.<lb/>Le parterre de Saint-Germain, Monsieur et cher collègue, est d’un entretien dispendieux, sans aucune utilité réelle pour l’Etat ; son agrandissement ne ferait donc qu’entraîner, sans compensation, un surcroît de charges.<lb/>Comme il sert uniquement à l’agrément de la ville, vous penserez sans doute avec moi qu’il y aurait lieu de lui en proposer la cession gratuite, sauf rectification par une loi, à la charge, par elle, de conserver à perpétuité aux terrains dont il se compose la destination qu’ils n’ont eue jusqu’ici que par tolérance. C’est, au surplus, ce qui s’est déjà fait pour les Champs-Elysées et pour plusieurs avenues de l’hôtel des Invalides, qui ont été cédés à la ville de Paris par deux lois du 20 août 1828 et du 19 mars 1838.<lb/>L’Etat se trouverait par ce moyen exonéré d’une charge qui n’est, du reste, que volontaire de sa part, et la ville, qui aurait alors à la supporter, devrait d’autant moins hésiter à le faire qu’elle recueille seule les avantages attachés à l’existence du parterre et que l’Etat, si elle refusait, pourrait faire cesser la tolérance et disposer de l’emplacement dont il s’agit par voie d’adjudication aux enchères.<lb/>Du reste, la cession à proposer à la ville de Saint-Germain ne devrait comprendre que ce qui constituait anciennement le parterre, c’est-à-dire les terrains nos 7 et 12 du plan de 1832, de la contenance de 11 hectares 04 ares 65 centiares.<lb/>Quant aux terrains nos 8, 9 et 10 du même plan et aux 8 hectares laissés en dehors de la forêt de Saint-Germain, leur situation permettrait d’en tirer un prix de vente avantageux et ils devraient à cet effet être réunis au Domaine.<lb/>Permettez-moi, Monsieur et cher collègue, en appelant votre attention sur ce point, de vous entretenir d’une affaire qui s’y rattache naturellement.<lb/>Lors de la démolition de la porte Dauphine comprise dans la parcelle de 8 h. distraite de la forêt, le pavillon de la place Pontoise a été assigné provisoirement pour demeure au garde portier chargé de la surveillance de la nouvelle grille d’entrée. Mais ce pavillon se trouve à plus de 600 mètres du poste où doit s’exercer la surveillance du garde, ce qui accroit nécessairement les difficultés de cette surveillance.<lb/>J’ajoute qu’il n’a point encore été déféré au vœu émis par le département des Finances de voir établi une barraque pour servir d’abri au garde contre le mauvais temps.<lb/>Je ne puis à cet égard, Monsieur et cher collègue, qu’insister, dans l’intérêt du service forestier, sur la nécessité de prendre en considération les observations contenues dans les lettres écrites par mes prédécesseurs au département des Travaux publics les 26 avril 1849 et 20 février 1850.<lb/>Je vous serai donc obligé, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien donner les ordres nécessaires pour la prompte construction de la maison de garde destinée à remplacer la maison de la porte Dauphine, conformément aux conventions arrêtées entre les agents de votre département et ceux de l’administration des forêts.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Finances<lb/>Ch. de Germingy »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre proposant la cession du parterre et de la grande terrasse de Saint-Germain-en-Laye à la ville</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1636</unitid>
                <unitdate normal="1851/1851" encodinganalog="3.1.3">13 février 1851</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>6e division, 1er bureau<lb/>Paris, le 13 février 1851<lb/>Le ministre à M. le ministre des Finances<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 31 janvier dernier pour me proposer de céder à la ville de Saint-Germain-en-Laye le parterre qui dépendait autrefois du château et qui se trouve aujourd’hui placé dans les attributions de mon département.<lb/>A l’appui de cette proposition, vous m’exposez que ce parterre est d’un entretien dispendieux, qu’il est sans utilité réelle pour l’Etat et que les travaux qu’il y aurait à faire pour terminer les embellissements entrepris par l’administration de l’ancienne Liste civile entraineraient des dépenses assez considérables.<lb/>Vous ajoutez que, toutefois, cette cession ne comprendraient que les terrains d’une superficie totale de 11 h. 04 a. 65 c. qui constituaient anciennement le parterre, c’est-à-dire ceux qui sont indiqués sous les nos 7, 11 et 12 du plan dressé en exécution de la loi du 2 mars 1832 et qu’elle n’aurait lieu qu’à la conditions que ces terrains conserveraient à perpétuité la destination à laquelle ils sont aujourd’hui affectés, qu’en outre les terrains désignés au même plan sous les nos 8, 9 et 10 ainsi que les 8 hectares de terre séparés de la forêt par le chemin de fer atmosphérique seraient remis à l’administration des Domaines, qui en tirerait au profit de l’Etat le meilleur parti possible.<lb/>Le parterre dont il s’agit, Monsieur et cher collègue, étant uniquement consacré à l’agrément des habitants de la ville de Saint-Germain, je ne puis que donner mon assentiment à la mesure que vous proposez.<lb/>J’ajouterai, Monsieur et cher collègue, que cette mesure pourrait être étendue à la terrasse qui longe le parterre et la forêt. Cette terrasse, qui est le rendez-vous habituel de tous les promeneurs, procure également de grands avantages à la ville et il me paraitrait inutile, si le parterre est abandonné, que mon administration continuât de payer des agents pour la surveillance seule de la terrasse.<lb/>Dans le cas où vous ne croiriez pas devoir céder cette terrasse aux conditions que vous mentionnez pour le parterre, je vous proposerais de considérer ce terrain comme une annexe de la forêt, et de le placer dans les attributions de l’administration qui le ferait surveiller par ses agens.<lb/>Je vous serais obligé, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien donner des ordres pour que cette affaire reçoive une prompt solution, afin que je prenne de mon côté les mesures nécessaires pour la régularisation de mon service.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant l’autorisation d’établir un hippodrome sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">36</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1637</unitid>
                <unitdate normal="1851/1851" encodinganalog="3.1.3">25 février 1851</unitdate>
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                  <corpname id="atom_6018_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Nous avons l’honneur de vous exposer que nous désirerions établir dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye, au rond-point des quinconces, près de la porte Dauphine, une arène dite hippodrome de 110 mètres de longueur sur 70 mètres de largeur pour y faire exécuter diverses courses à cheval, en char, à l’instar des Romaines, carrousels, tournois, et représenter divers faits historiques et allégoriques de ce qui s’est passé principalement à Saint-Germain.<lb/>Les scènes que nous avons établies dans ce genre de travail et qui ont été applaudies à Paris, et en présence de tous les intérêts qui se rattachent à cette affaire, nous font espérer, Monsieur le Ministre, que vous daignerez prendre notre demande en considération et que vous nous autoriserez à construire à nos frais cette arène pour y donner des représentations de jour pendant l’été, les jours de fêtes, dimanches et mercredi, de 3 heures à 5 heures.<lb/>Le prix des places sera de 1 franc les premières, 50 c. les secondes, et gratis les troisièmes.<lb/>Nous mettons les troisièmes gratis pour être favorables au chemin de fer et à la ville de Saint-Germain.<lb/>Nous nous conformons d’avance, Monsieur le Ministre, à toutes vos instructions et aux droits que vous nous imposerez.<lb/>Nous avons l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, vos très humbles et obéissants serviteurs.<lb/>Clavières, Vielk et Cie<lb/>83, rue Blanche à Paris,<lb/>Paris, 25 février 1851. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6018_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
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                <unitdate normal="1851/1851" encodinganalog="3.1.3">3 mars 1851</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau des Travaux publics<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 3 mars 1851<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. Clavières et compagnie ont le projet d’établir à Saint-Germain-en-Laye un hippodrome dans le genre de celui qu’ils exploitent à Paris.<lb/>Le parterre de Saint-Germain présentant un emplacement convenable pour un établissement de ce genre, je viens, au nom des habitants de la ville, vous prier, Monsieur le Ministre, d’accorder l’autorisation nécessaire pour que cet hippodrome soit établi sur la partie du parterre qu’il vous plaira de faire désigner.<lb/>Par suite des circonstances qui se sont succédées depuis quelques années, la commune de Saint-Germain se trouve dans une position bien regrettable et il est à croire que cette position se trouverait sensiblement améliorée par un genre de spectacle qui attirerait dans la localité la population des villes et communes environnantes.<lb/>Nous osons espérer, Monsieur le Ministre, que ce puissant motif militera en faveur de la demande que j’ai l’honneur de vous adresser comme interprète des vœux du conseil municipal et de la généralité des habitants, et que vous daignerez les prendre en grande considération.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec la plus haute considération, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unitdate normal="1851/1851" encodinganalog="3.1.3">4 mars 1851</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau des Travaux publics<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité, fraternité<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 4 mars 1851<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par ma lettre du 3 de ce mois, j’ai eu l’honneur de solliciter de votre bienveillance l’autorisation nécessaire pour l’établissement d’une arène ou hippodrome sur le parterre de Saint-Germain, mais j’ai remarqué que j’avais omis de vous faire connaître dans quelle partie de cette promenade cet établissement pourrait être le plus convenablement placé sans nuire, en aucune manière, à la disposition actuelle.<lb/>Une partie du quinconce existant en face de la rue du Boulingrin pourrait être parfaitement approprié à cet effet, et il suffirait de faire abattre quelques arbres (tilleuls) placés au centre et qui, par leur rapprochement les uns des autres, entretiennent dans cette partie du parterre une humidité constante. Sous ce rapport, ce serait une amélioration. D’un autre côté, les arbres dont il s’agit sont généralement rabougris, d’une chétive venue, et leur enlèvement du centre du quinconce ne peut laisser le moindre regret. Les parties au pourtour seront réservées et profiteront nécessairement davantage lorsqu’elles se trouveront plus aérées.<lb/>J’ose espérer, Monsieur le Ministre, que vous daignerez nous accorder en cette circonstance un témoignage de votre intérêt pour la seconde ville du département de Seine-et-Oise.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec la plus haute considération, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la location du terrain de l’hippodrome établi sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1851/1851" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1851</unitdate>
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                <p>« Ministère des Finances<lb/>Secrétariat général<lb/>Contrôle des administrations financières<lb/>Paris, le 30 juin 1851<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Par décision du 28 avril dernier, j’ai autorisé, sous les conditions qu’indiquait votre dépêche du 7 mars précédent, et moyennant un loyer de 560 f., la location amiable aux sieurs Clavières, Vielh et Cie, à compter du 1er mars suivant, d’une partie du parterre de Saint-Germain pour y construire un hippodrome.<lb/>Cette compagnie demandant aujourd’hui la location d’une autre portion de terrain contiguë à celle dont il s’agit et sur laquelle il a déjà été établi une barrière en bois destinée à empêcher le public d’approcher du lieu de la représentation, j’ai l’honneur de vous informer que je crois devoir autoriser cette nouvelle concession aux mêmes conditions et moyennant un supplément de prix qui sera déterminé, après un simple arpentage, proportionnellement à celui fixé pour l’emplacement de l’hippodrome lui-même.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Finances<lb/>Achille Fould »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’affection de la vénerie de Saint-Germain-en-Laye aux équipages du prince-président</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Direction des Palais et manufactures<lb/>Palais des Tuileries, le 29 avril 1852<lb/>Minute de lettre<lb/>Le ministre à M. le ministre des Finances<lb/>Monsieur le ministre et cher collègue,<lb/>Par suite de dispositions arrêtés de concert entre vous et M. le ministre des Travaux publics, le pavillon de la place de Pontoise avait été affecté provisoirement, et jusqu’à ce qu’un nouveau poste fût construit, au logement du garde forestier. Plus tard, le surveillant des parterres de Saint-Germain fut également logé dans ce pavillon.<lb/>Enfin, et postérieurement à l’exécution de ces mesures, sur la demande et sur ces observations du ministre des Travaux publics, vous avez autorisé, pour cause de santé, l’un de ces deux agens, le surveillant Dupuis, à occuper un autre logement dans les bâtimens de la vénerie.<lb/>Aujourd’hui, Monsieur et cher collègue, l’organisation des équipages de chasse du prince président rend indispensable pour ce service la libre disposition de tous les bâtimens de la vénerie et des logemens qu’ils comportent.<lb/>Il y a donc nécessité de faire quitter au surveillant Dupuis son logement actuel et de lui en assigner un autre. Il me parait convenable que le porte de la grille de Pontoise, précédemment occupé par le surveillant des parterres, soit affecté de nouveau au logement de cet agent.<lb/>Je vous prie donc de vouloir bien donner des ordres pour que ce poste soit évacué par le garde forestier qui l’occupe et qu’il soit mis aussitôt que possible à la disposition de mon département.<lb/>Le ministre »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6104_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Chasse</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le mauvais état des bâtiments entourant le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1636</unitid>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Direction des Palais et manufactures<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>Parterre et terrasse<lb/>Saint-Germain, le 30 mai 1852<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Nos parterres de Saint-Germain, si visités des étrangers qui en admirent la ravissante position, la vue si pittoresque des environs, le grandiose du nouveau parterre et la proximité de sa magnifique forêt, qui en grandissant ceux qu’ils ont, ajoutent mille charmes aux parterres.<lb/>Ce charmant tableau est en revanche bien mal encadré du côté de la ville. Ici, c’est la villa Médicis qui, ayant loué aux Domaines un terrain qui dépend du parterre, non seulement se contente de la clore en treillage, bien que l’autorisation de démolir le mur qui la séparait de cette promenade ait été accordé à ses propriétaires à la condition d’établir une grille en fer suivant un projet qui nous a été communiqué.<lb/>Mais encore un des dits propriétaires laisse sa maison en façade sur la promenade en état de ruine, les murs décrépis, les baies sans fermeture, les bois apparents, enfin dans l’aspect le plus sinistré et le plus hideux qui soit imaginable.<lb/>Plus loin, derrière le chemin de fer et dans l’endroit le plus apparent à tous les yeux, d’autres propriétaires, ayant fait démolir leur maison pour vendre le terrain par lots, laissent la partie basse du mur, jadis percée de baies, dans un état affreux de démolition, semblable au fumier.<lb/>A la suite sont des propriétés auxquelles appartiennent ou ont été concédés des terrains clos par des treillages, pourris et tombant en vétusté, qui appellent par leur état misérable et leur mauvaise tenue toutes les ordres et ceux qui ont envie d’en faire.<lb/>Puis enfin, pour comble, l’état de l’embarcadère, au sujet duquel j’ai l’honneur de vous écrire une lettre à la date de celle-ci.<lb/>Pensant qu’il est de mon devoir de rendre aux abords de nos promenades un aspect en rapport avec notre organisation administrative, j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, de vouloir bien écrire à monsieur le maire de la ville de Saint-Germain afin de l’engage à rechercher avec moi et vous proposer telles dispositions qui nous paraitrons les plus convenables pour faire cesser un état de choses qui rappelle trop les mauvais moments passés.<lb/>Veuillez, Monsieur le Ministre, agréer l’assurance des sentimens respectueux de votre serviteur.<lb/>J. Cailloux »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un incendie survenu à la gare de Saint-Germain-en-Laye et les travaux à entreprendre</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1637</unitid>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la réparation de la faisanderie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« N° 1<lb/>Ministère d’Etat<lb/>Faisanderie<lb/>Exercice 1852<lb/>Monsieur Cailloux, architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>Désignation sommaire des travaux à exécuter aux bâtiments de la faisanderie et dépendances courant de l’année 1852 sous les ordres de monsieur Cailloux, architecte<lb/>Savoir<lb/>1.<lb/>La construction et établissement de 48 parquets à faisants dont<lb/>2 grands dits de pierre<lb/>12 petits dits de bois<lb/>15 petits dits voleants<lb/>2.<lb/>Le remplacement de la porte sur les tirées<lb/>3.<lb/>La réparation des 2 grandes portes d’entrée, celle charretière et celle cavalière.<lb/>4.<lb/>La réparation des murs et de leurs chaperons.<lb/>5.<lb/>La couverture du plafond de la couverie.<lb/>6.<lb/>La réparation des murs et des portes croisées et persiennes.<lb/>7.<lb/>La ferrure à neuf ainsi que les grillages de tous les parquets à faisants et réparations des ferrures de portes.<lb/>8.<lb/>La peinture à neuf des menuiseries, ferrures et grillages de tous les parquets ainsi que des portes d’entrées et extérieurs du bâtiment du garde et badigeonnage du ravalement.<lb/>Lesquels travaux sont évalués<lb/>Pour la maçonnerie : 3547 f. 36<lb/>Pour la charpente : 13 f. 70<lb/>Pour la menuiserie : 5449 f. 35<lb/>Pour la serrurerie : 6935 f. 52<lb/>Pour la peinture : 3247 f. 92<lb/>Pour la couverture : 76 f. 70<lb/>Dépense pour la faisanderie : 19270 f. 55<lb/>La présente désignation dressée par l’architecte soussigné.<lb/>Paris, le dix juin 1852<lb/>J. Cailloux<lb/>La dite acceptée par les entrepreneurs soussignés pour joindre à leurs soumissions en date de ce jour.<lb/>G. Monduit, Tellier<lb/>Chison, Laurent<lb/>Heurtier, Pinot »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux à entreprendre à la vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">1er juillet 1852</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Direction des Palais et manufactures<lb/>1er bureau<lb/>Palais des Tuileries, le 1er juillet 1852<lb/>Rapport à monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le sénatus-consulte du 1er avril 1852 a donné au prince-président le droit de chasse exclusif dans les bois de Versailles et dans les forêts de Fontainebleau, Compiègne, Marly et Saint-Germain. Les architectes des palais dont dépendent ces forêts ont été invités à dresser des devis pour la mise en état des anciens bâtiments des chasses.<lb/>M. Cailloux vous a adressé un premier devis des travaux à exécuter pour la restauration des bâtiments de la vénerie de Saint-Germain. Ce devis s’élevait à 17276 f. 55, mais de nouvelles dispositions ayant été demandées, M. Cailloux vous a fait connaître que la dépense s’élèverait à 24358 f. 48 c., savoir :<lb/>Maçonnerie : 6088 f. 04 c.<lb/>Charpente : 1011 f. 73 c.<lb/>Couverture : 2925 f. 03 c.<lb/>Menuiserie : 6327 f. 22 c.<lb/>Serrurerie : 2661 f. 52 c.<lb/>Pavage : 1345 f. 80 c.<lb/>Fumisterie : 1574 f. 04 c.<lb/>Peinture : 2425 f. 10 c.<lb/>Total : 24358 f. 48 c.<lb/>Les travaux qu’il s’agit d’entreprendre ne pourraient être terminés en temps utile s’ils étaient mis en adjudication à cause des délais qu’entraine ce mode de procéder. M. Cailloux a donc dû demander, pour leur exécution, des soumissions aux entrepreneurs placés sous ses ordres.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de mettre ces soumissions sous vos yeux. Elles sont présentées :<lb/>1° par le sieur Monduit (Gustave) pour l’entreprise des travaux de maçonnerie, évalués à 6088 f. 04 c., moyennant l’application des prix de la série sur lesquels il a été souscrit un rabais de 5 francs pour 100 f. et aux conditions du cahier des charges générales arrêté le 7 mai 1852 pour les travaux à exécuter dans les palais nationaux<lb/>2° par le sieur Tellier (Louis-François) pour l’entreprise des travaux de charpente, évalués à 1011 f. 73 c., moyennant l’application des prix de la série et aux mêmes conditions et rabais<lb/>3° par le sieur Chéron (Jean-Baptiste) pour l’entreprise des travaux de couverture, évalués à 2925 f. 03 c., moyennant l’application des mêmes prix de la série et aux mêmes conditions, mais avec un rabais de 10 f. pour 100 f.<lb/>4° par le sieur Laurent pour l’entreprise des travaux de menuiserie, évalués à 6327 f. 22 c., moyennant l’application des prix de la série et aux mêmes conditions et rabais<lb/>5° par le sieur Le Renard (Pierre) pour l’entreprise des travaux de serrurerie évalués à 2661 f. 52 c., moyennant l’application des prix de la série et aux mêmes conditions mais avec un rabais de 5 f. pour %<lb/>6° par le sieur Beunne (François-Gabriel) pour l’entreprise des travaux de pavage, évalués à 1345 f. 80 c., moyennant l’application du prix de la série et aux mêmes conditions mais avec un rabais de 5 f. 25 c. pour %<lb/>7° par le sieur Fradelise (Jean-Baptiste) pour l’entreprise des travaux de fumisterie, évalués à 1574 f. 04 c., moyennant l’application des prix de la série et aux mêmes conditions mais avec un rabais de 5 f. pour %<lb/>8° par le sieur Heurtier (Thomas) pour l’entreprise des travaux de peinture, évalués à 2425 f. 10 c. moyennant l’application des prix de la série et aux mêmes conditions mais avec un rabais de 10 f. 37 pour %<lb/>Ces soumissions étant régulières, je vous prie, Monsieur le Ministre, de vouloir bien les approuver ainsi que les séries de prix qui les accompagnent et de décider que la somme de 24358 f. 48 c. formant le montant des travaux sera prise sur la partie restant disponible du crédit de 1120000 f. ouvert au chapitre XII de la 1ère section du budget pour l’entretien des palais nationaux.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Palais et manufactures<lb/>Chevalier »<lb/><lb/>Ce rapport est annoté : « Approuvé, Palais des Tuileries, le 2 juillet 1852, le ministre d’Etat, X. de Casabianca ».</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6100_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Chasse</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la libération de la vénerie de Saint-Germain-en-Laye pour les équipages du prince-président</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">45</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1636</unitid>
                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1852</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère des Finances<lb/>Secrétariat général<lb/>Administrations financières<lb/>Paris, le 19 juillet 1852<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Par deux dépêches du 8 de ce mois, vous faites connaitre que la partie de l’ancienne vénerie de Saint-Germain qui est entre les mains de l’administration des Domaines et la propriété dite pavillon Voisin, qui est maintenant en location, sont nécessaires au service du prince-président de la République, pour l’exercice du droit de chasse dans la forêt de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que des instructions ont été immédiatement adressées au directeur des Domaines, à Versailles, tant pour la remise à votre département de ceux des bâtimens de l’ancienne vénerie qui sont actuellement régis par l’administration des Domaines que pour le congé à donner à M. Percy, locataire du pavillon Voisin, afin de faire cesser la jouissance, sans indemnité, à l’expiration du délai de trois mois ainsi que le bail en a réservé la facilité à l’Etat.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Pour le ministre des Finances et par autorisation,<lb/>Le secrétaire général<lb/>Guillemardet »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_6099_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
                <geogname>Vénerie</geogname>
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            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le plan proposé pour le réaménagement de la gare de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">46</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1637</unitid>
                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">6 août 1852</unitdate>
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                  <corpname id="atom_6097_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>1er bureau<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 6 août 1852<lb/>Monsieur Cailloux, architecte des Domaines<lb/>Monsieur,<lb/>Vous avez eu la complaisance de me communiquer le plan du projet que se propose d’exécuter la compagnie du chemin de fer pour l’élargissement des galeries vitrées du débarcadère. D’après ce plan, l’ancien trottoir deviendrait galerie vitrée et l’ancien trottoir en bitume serait reporté sur le terre-plein du parterre.<lb/>Ce projet aurait l’inconvénient de rompre l’uniformité de l’allée qui part de la grille des Loges pour aboutir à la place du Château et ferait, à notre avis, un très mauvais effet, indépendamment de l’inconvénient qu’il y aurait à restreindre encore l’espace existant entre le trottoir et les carrés de fleurs.<lb/>Les promeneurs qui stationnent en cet endroit augmenteraient encore l’encombrement, notamment les jours de fête.<lb/>Nous devons donc désirer que ce projet n’ait pas lieu, tant pour obvier à ces inconvénients que pour ne pas nuire à l’effet du parterre.<lb/>Nous ne pouvons consulter le conseil municipal sur cet objet, mais il y pas lieu de croire qu’à sa première réunion il ferait les mêmes objections à ce sujet.<lb/>Agréez, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.<lb/>Le maire<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de prise de possession par le ministère d’Etat des pavillons de chasse de la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an mil huit cent cinquante-deux, le onze du mois d’août,<lb/>Nous soussignés<lb/>1° Cailloux, architecte du parterre de Saint-Germain, délégué par M. le ministre d’Etat à l’effet de prendre possession au nom de ce ministre des bâtimens et pavillons qui faisaient partie de la location de la chasse dans la forêt de Saint-Germain et de Fausses Reposes<lb/>2° Huard de La Marre, Henry Armand, inspecteur des forêts à Versailles, délégué par lettre de M. le conservateur des forêts à Paris du 3 courant n° 1006<lb/>3° Macquet, vérificateur des Domaines, à Versailles, délégué par lettre de M. Chardon, directeur à Versailles, du 7 de ce mois, n° 10270-1, pour assister à la remise des dits bâtimens et pavillons,<lb/>Nous nous sommes réunis dans le but de remplir la mission dont il s’agit et nous avons procédé ainsi qu’il suit :<lb/>Description sommaire<lb/>Forêt de Saint-Germain<lb/>1° pavillon de Noailles, n° 524 de la 109e feuille du plan dressé en exécution de la loi du 2 mars 1832, et occupant une contenance de 90 centiares<lb/>2° pavillon de la Muette et ses dépendances, nos 1161, 1162 et 1163 de la 112e feuille du plan, et d‘une contenance de 7 ares 10 centiares, observant toutefois qu’il y a lieu de distraire du n° 1162 toute la partie du bâtiment occupée par le brigadier forestier Foy<lb/>3° la faisanderie, n° 1296 de la 112e feuille, d’une contenance totale de 6 ares 75 centiares, réservant la partie habitée par le garde forestier.<lb/>Prise de possession<lb/>Cette description étant terminée, M. Huard de La Marre a fait la remise des dits bâtimens et pavillons, en présence de M. Macquet, à M. Cailloux qui a déclaré en prendre possession au nom de M. le ministre d’Etat.<lb/>De tout ce que dessus nous avons rédigé en double expédition le présent procès-verbal, clos à Versailles les dits jour, mois et an.<lb/>J. Cailloux, Macquet, Huard de La Marre »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6096_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Chasse</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye concernant le plan proposé pour le réaménagement de la gare</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">48</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1637</unitid>
                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1852</unitdate>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil municipal<lb/>Séance du 12 novembre 1852<lb/>L’an mil huit cent cinquante-deux, le douze novembre, le conseil municipal s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances, à l’hôtel de ville, sous la présidence de M. Quentin de Villiers, maire.<lb/>Vingt-quatre membres étaient présents.<lb/>M. le maire donne lecture d’une note donnée par l’administration du chemin de fer et d’un rapport de M. l’architecte-voyer de la ville favorable à la demande que fait la compagnie au conseil d’émettre un avis favorable sur le projet de substituer une galerie vitrée à l’ancienne, afin de laisser à jour, sur le parterre, l’espace laissé occupé par la galerie et de reculer le trottoir et le garde-corps sur le parterre de toute la largeur de cette galerie.<lb/>Les promeneurs pourraient ainsi voir l’arrivée et le départ des trains, la gare serait plus saine et d’un aspect plus agréable.<lb/>Le conseil,<lb/>Prenant en considération les motifs énoncés par la compagnie du chemin de fer,<lb/>Emet un avis favorable sur ce projet tout en témoignant le désir de voir le prolongement du trottoir en bitume jusqu’à l’entrée du premier tunnel et la substitution d’un garde-corps en fer au treillage en bois placé sur le côté gauche de la tranchée, lequel déshonore l’ensemble de clôture établi au pourtour de l’embarcadère. »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6110_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le réaménagement de la gare de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">49</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1637</unitid>
                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1852</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Compagnie des chemins de fer de Paris à Saint-Germain<lb/>Paris, le 20 décembre 1852<lb/>Monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans l’hiver de 1852, la terrasse en charpente qui couvrait le quai de la gare du chemin de fer de Saint-Germain a été détruite par un incendie.<lb/>La compagnie du chemin de fer a proposé de rétablir les lieux suivant des dispositions plus convenables pour le public et pour les parterres du château. Ces dispositions consistaient à remplacer la terrasse par une vitrine le long de laquelle serait reportée le trottoir.<lb/>Le conseil municipal, consulté sur cette modification, l’avait d’abord repoussée. Ce refus provenait d’une instruction incomplète de l’affaire. Soumise à un examen plus attentif, le conseil a, dans une délibération récente, manifesté formellement sa préférence pour le nouveau projet, en en spécifiant les raisons.<lb/>Votre approbation, Monsieur le Ministre, est nécessaire pour qu’il puisse être procédé à l’exécution des travaux, la terrasse qui couvrait le quai de la gare étant une dépendance du parterre, sa transformation en vitrine, si elle ne change rien à la propriété du fond, en modifie cependant la forme de la superficie, et quelqu’avantageuse que soit cette transformation pour les intérêts engagés, les agents du domaine n’en autoriseront l’exécution qu’après que vous l’aurez approuvée.<lb/>Nous avons l’honneur de vous prier de vouloir bien prendre une décision à cet égard. L’instruction de cette affaire a duré une année ; la gare est restée pendant tout ce temps exposée aux intempéries. La dernière délibération du conseil municipal vous a été adressée depuis deux mois environ, tout est prêt pour exécuter rapidement les travaux et nous avons l’espoir qu’une prompte décision nous mettrait à même de les terminer avant l’hiver.<lb/>Nous sommes avec respect, Monsieur le Ministre, vos très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le directeur<lb/>Emile Pereire »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6112_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le réaménagement de la gare de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Section des Palais et manufactures<lb/>Minute de lettre du 23 janvier 1853<lb/>Le ministre à M. Emile Pereire, directeur du chemin de fer de Paris à Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez adressée le 20 décembre dernier pour m’exposer que le conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye a donné son assentiment aux dispositions projetées par la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain pour la reconstruction de la partie de la gare qui a été récemment incendiée et vous me demandez l’autorisation de mettre ce projet à exécution.<lb/>Je m’empresse de vous annoncer, Monsieur, que je vous accorde l’autorisation que vous sollicitez. Toutefois, il est bien entendu que la zone de terrain de 5 mètres environ sur une longueur de 80 mètres qui va être occupé par le bâtiment du chemin de fer restera la propriété de l’Etat.<lb/>Recevez etc.<lb/>Le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’organisation de revues militaires dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>7ème division<lb/>Bâtiments civils<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>Parterre et terrasse<lb/>Saint-Germain, le 2 mars 1853<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En tous les temps, sous tous les régimes, MM. les colonels des troupes en garnison à Saint-Germain-en-Laye ont tenté de faire manœuvrer leurs troupes sur les parterres ou terrasses de Saint-Germain. Et toujours ces essais sont restés infructueux ou les autorisations accordées ont dues être retirées par suite d’accidents ou dommages causés par ces exercices ou manœuvres.<lb/>C’est ainsi qu’il y a deux ans à peine, M. le colonel d’un régiment en garnison ayant, pendant notre absence, cru devoir (malgré l’observation du surveillant) porter une revue du général sur la terrasse, fut cause d’un accident affreux. Pendant la revue, un cheval se cabra en reculant, tomba dans les vignes, entrainant son cavalier, qui se cassa la jambe, et le cheval par sa chute dans les bas-fonds brisa les reins d’un jeune spectateur qui, pour comble de malheur, était le fils du cavalier.<lb/>D’autres fois, ce sont les promeneurs à cheval dont la monture emportée au bruit des armes à feu cause au cavalier des chutes parfois funestes et toujours désagréables.<lb/>Enfin, le moindre inconvénient, qui pourtant est déjà assez préjudiciable pour n’être pas toléré, est celui des promenades par escadrons sur nos tapis de verdure, auxquels elles font d’affreux ravages, surtout par les temps de gels comme ceux qui sont arrivés ces jours-ci et qui doivent se produire de nouveau incessamment.<lb/>En conséquence, Monsieur le Ministre, en présence du grand nombre de lieux ou peuvent sans inconvénient se faire ces diverses manœuvres, je supplie Votre Excellence de vouloir bien obtenir de M. le ministre de la Guerre que toutes revues, exercices et promenades des militaires soient interdites sur les parterres et terrasse de Saint-Germain, puis vouloir bien m’autoriser à faire par les surveillants refuser l’entrée toutes les fois que les troupes se présenteront dans ces circonstances, sauf toutefois les revues passées par Sa Majesté l’Empereur.<lb/>Veuillez, Monsieur le Ministre, agréer l’hommage des sentimens respectueux de votre serviteur.<lb/>J. Cailloux »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la destruction de l’hippodrome établi sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Mairie<lb/>Bureau des Travaux publics<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 29 mars 1853<lb/>Monsieur Cailloux, architecte, régisseur du Domaine<lb/>Monsieur l’Architecte,<lb/>Je crois de mon devoir d’appeler votre attention sur un fait méritant toute votre sollicitude. Les constructions en bois établies sur le parterre pour un hippodrome ne servent absolument à rien qu’à embarrasser la plus belle de nos promenades et à être un dépôt et un réceptacle d’immondices. Aucune représentation n’y a été donnée l’année dernière et je serais comme tous les habitans heureux de voir disparaître enfin ces bâtisses aussi désagréables à voir qu’inutiles.<lb/>J’ai donc l’honneur de vous prier de vouloir bien, Monsieur l’Architecte, si cela dépend de vous, donner des ordres pour leur démolition dans le plus bref délai possible. Vous rendrez ainsi à la ville un service dont elle vous aura une profonde reconnaissance.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur l’Architecte, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Quentin de Villiers »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’organisation de revues militaires dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">53</unitid>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du Personnel<lb/>Bureau de la correspondance générale et des opérations militaires<lb/>Paris, le 9 avril 1853<lb/>A monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Par la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 16 mars dernier, vous me soumettez quelques observations sur les dégâts qu’occasionnent les manœuvres et revues de troupes qui ont lieu sur le parterre et la terrasse de Saint-Germain.<lb/>Il résulte des renseignements qui me sont donnés à ce sujet par M. le maréchal commandant en chef l’armée de Paris et la 1ère division militaire qu’en fait de manœuvres sur la terrasse de Saint-Germain, il n’y a eu que deux promenades des chevaux du 12e dragons qui, en raison des fortes gelées d’alors, n’ont pu y occasionner de grands dégâts.<lb/>Des ordres ont, d’ailleurs, été donnés pour que ce fait ne se renouvelle plus et pour qu’à l’avenir les manœuvres et exercices des troupes n’aient plus lieu sur les promenades de Saint-Germain mais bien sur le terrain à ce destiné dans les bois du Vésinet.<lb/>Recevez, Monsieur et cher collègue, la nouvelle assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat de la Marine et des Colonies, chargé par intérim du département de la Guerre<lb/>Théodore Ducos »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les plans du château de Saint-Germain-en-Laye remis à l’architecte chargé de l’étude de sa restauration</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>3e direction, service du Génie<lb/>2e section, Matériel<lb/>Paris, le 28 avril 1853<lb/>Monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Par dépêche du 2 novembre dernier, vous m’avez demandé en communication, pour servir à la préparation d’un travail, le plan du pénitencier militaire de Saint-Germain.<lb/>Déférant à votre désir, j’eus l’honneur de vous adresser le 15 du même mois les 10 feuilles qui composent le petit atlas de cet établissement, en vous priant de me les retourner dès qu’elles ne vous seraient plus nécessaires.<lb/>Les besoins du service exigeant que les feuilles précitées soient remises entre les mains des officiers du Génie, je vous prie, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien me faire le renvoi de ce recueil, si toutefois il a cessé de vous être indispensable.<lb/>Recevez, Monsieur et cher collègue, la nouvelle assurance de ma haute considération.<lb/>Le maréchal de France, ministre secrétaire d’Etat au département de la Guerre<lb/>Pour le ministre et par son ordre,<lb/>Le général, directeur<lb/>Mengin »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Minute de lettre du 4 mai 1853<lb/>L’inspecteur général des travaux à M. Lejeune, architecte du château de Saverne<lb/>Monsieur,<lb/>En vous chargeant de la rédaction d’un travail relatif au château de Saint-Germain, M. le ministre d’Etat vous a confié le plan de ce château, composé de 10 feuilles. M. le ministre de la Guerre, qui avait communiqué ce plan, le réclamant aujourd’hui, je vous prie de me l’envoyer sans aucun retard.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de etc. distingués.<lb/>L’inspecteur général des travaux »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les plans du château de Saint-Germain-en-Laye remis à l’architecte chargé de l’étude de sa restauration</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« A monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Lorsque vous m’avez fait l’honneur de me charger d’étudier la restauration et une nouvelle appropriation du château de Saint-Germain-en-Laye, ce ne sont pas douze feuilles comprenant les différents plans du château qui m’ont été remis par le ministère de la Guerre, mais seulement dix feuilles que, sur votre demande, je m’empresse de vous adresser aussitôt.<lb/>J’ai donné au ministère de la Guerre un reçu constatant la remise qui m’a été fait de ces dix feuilles.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec respect, Monsieur le Ministre, votre très humble serviteur.<lb/>A. Lejeune<lb/>Ce 6 mai 1853 »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les plans du château de Saint-Germain-en-Laye remis à l’architecte chargé de l’étude de sa restauration</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">57</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1853</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>3e direction, service du Génie<lb/>2e section, Matériel<lb/>Paris, le 28 avril 1853<lb/>Monsieur le ministre d’Etat (secrétariat général, bureau des Bâtiments)<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Par dépêche du 28 avril dernier, je vous fis la réclamation des 10 feuilles composant le petit atlas du pénitencier militaire de Saint-Germain que je vous avais transmises, suivant votre désir, le 15 novembre 1852.<lb/>Croyant satisfaire à ma demande, vous m’avez adressé à la date du 9 mai écoulé dix feuilles de dessin qui ont été communiquées officieusement par le dépôt des Fortifications à M. Lejeune, architecte, et qui concernent le projet rédigé en 1836 pour approprier le château de Saint-Germain à usage de pénitencier.<lb/>Je vous prie, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien prescrire de nouvelles recherches afin de me renvoyer prochainement les 10 feuilles du petit atlas (format Tellière) auxquelles avait particulièrement rapport ma lettre précitée du 28 avril et dont je vous accusais réception, par erreur, le 28 mai expiré.<lb/>Recevez, Monsieur et cher collègue, la nouvelle assurance de ma haute considération.<lb/>Le maréchal de France, ministre secrétaire d’Etat au département de la Guerre<lb/>Pour le ministre et par son ordre,<lb/>Le général, directeur<lb/>Mengin »</p>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Minute de lettre du 15 juin 1853<lb/>Pour le ministre, le secrétaire général, à M. le ministre de la Guerre (servie du Génie, 2e section, Matériel)<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Conformément à la demande contenue dans votre dépêche du 3 juin courant, j’ai l’honneur de vous renvoyer les 10 feuilles composant le petit atlas du pénitencier militaire de Saint-Germain, que vous m’aviez communiqué le 15 novembre 1852.<lb/>Je vous prie d’agréer mes remerciements et de m’accuser réception de cet envoi.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre d’Etat<lb/>Pour le ministre et par autorisation<lb/>Le secrétaire général<lb/>Signé : Alfred Blanche »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’envoi à Saint-Germain-en-Laye de deux groupes sculptés destinés aux parterres</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments et de la dotation mobilière<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Paris, le 16 juillet 1853<lb/>M. Clerget, architecte du palais de Saint-Clous<lb/>Monsieur,<lb/>M. Cailloux, architecte des parterres et terrasse de Saint-Germain, m’a fait connaitre qu’il s’était assuré auprès de vous que les deux groupes qui se trouvent à l’entrée de la cour d’honneur du palais de Saint-Cloud doivent, après avoir été enlevés de cette place, rester sans emploi, et il m’a demandé d’en disposer en faveur des parterres de Saint-Germain.<lb/>Je vous autorise, Monsieur, aussitôt qu’il vous sera possible, à faire la remise à M. Dufrayer, actuellement architecte des terrasse et parterres de Saint-Germain, des deux groupes dont il s’agit pour la destination indiquée.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Signé : Achille Fould »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la remise à la Maison de l’Empereur du jardin dit de la Couronne à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Copie d’une lettre en date du 7 septembre adressée par le ministre de la Maison de l’Empereur au ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Maréchal et cher collègue,<lb/>Un jardin d’une contenance de 20 ares situé à Saint-Germain près les fossés du château a été affecté au département de la Guerre par décret du 24 mars 1850.<lb/>Ce jardin, qui faisait partie du domaine de la Couronne avant le 24 février 1848, a été compris dans la dotation immobilière de la Liste civile impériale aux termes du sénatus consulte du 12 décembre 1852 et il y a lieu de faire procéder à sa remise entre les mains de mon administration ainsi que cela a lieu pour les immeubles placés dans la même situation.<lb/>Je vous serai obligé en conséquence, M. le Maréchal et cher collègue, de vouloir bien désigner et me faire connaître l’agent que vous aurez jugé convenable de déléguer pour représenter le ministère de la Guerre dans cette opération.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le ministre<lb/>Signé Achille Fould »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7745_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un défilé militaire tenu sur la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">11 septembre 1853</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Section des Palais et manufactures<lb/>Service des eaux de Versailles et de Marly<lb/>Bougival, le 11 septembre 1853<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer qu’hier 10 du mois, de grandes manœuvres et un défilé ont eu lieu sur la terrasse de Saint-Germain. Prévenu incidemment et très peu de tems avant ces opérations, je n’ai pas quitté le terrain afin de pouvoir constater l’état des lieux après le départ des troupes. Il résulte de mon examen 1° que l’artillerie et la cavalerie ont endommagé les remblais que j’avais fait exécuter dernièrement, 2° que les petites parterres de rosiers sont tellement piétinés qu’il faudra les labourer de nouveau, en outre plusieurs parties de treillage sont brisées, surtout celles qui fermaient le passage de l’ancienne grille du chemin de fer. La réparation de tous ces petits dégâts coûtera 6 à 800 francs que je ne puis plus prendre sur mon entretien ordinaire et qui devrait être, ce me semble, payés par la Guerre.<lb/>Il est bien regrettable, Monsieur le Ministre, que des opérations de cette importance puissent avoir lieu sur le domaine de la Liste civile sans que votre administration en soit informée car, en dehors des dégradations matérielles, il pourrait en résulter de très graves accidents. En effet, devant une affluence de monde aussi grande que celle que j’ai vue hier, la police devient complètement impossible avec les moyens à ma disposition. Il faudrait avoir de la troupe en assez grand nombre pour faire respecter les mesures d’ordre indispensable en pareille circonstance.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, avec un profond respect, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’architecte des forêts impériales de Saint-Germain et de Marly<lb/>X. Dufrayer »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la remise à la Maison de l’Empereur du jardin dit de la Couronne à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">62</unitid>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Copie d’une lettre en date du 17 septembre adressée par le ministre de la Maison de l’Empereur au ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Maréchal et cher collègue,<lb/>Par votre dépêche du 13 septembre courant, vous demandez si la remise à faire à mon département du jardin dit de la Couronne à Saint-Germain implique l’abandon effectif de ce terrain par le service de la Guerre.<lb/>Vous ajoutez que, dans ce cas, vous vous occuperez d’urgence des moyens de pourvoir à cette éventualité.<lb/>Il importe que la Liste civile soit mise effectivement en possession de ce terrain, qui est indispensable pour le service du domaine de Saint-Germain. Mais, pour concilier en même temps les convenances de votre département, je consens volontiers à ajourner cette mesure au 1er janvier prochain et il suffira, quant à présent, de procéder à la remise de cet immeuble selon la forme suivie dans les circonstances analogues.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le ministre<lb/>Signé Achille Fould »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’état du château de Saint-Germain-en-Laye et son éventuelle restauration</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant l’agrandissement de la vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Maison de l’Empereur<lb/>Service de la vénerie<lb/>Paris, le 14 mars 1855<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’équipage de la vénerie, ayant passé à Fontainebleau la saison d’hiver, va se rendre très prochainement à Saint-Germain et j’ai l’honneur de vous renouveler la demande que je vous avais adressée précédemment pour l’augmentation du local de cette dernière résidence, qui est complètement insuffisant pour le logement de l’équipage. L’architecte de Saint-Germain pense qu’il ne s’agirait que d’une dépense de 5000 à 6000 f.<lb/>L’année dernière, on était parvenu à loger tout le personnel en disposant des chambres qui se trouvaient vacantes à La Muette. Mais depuis lors ce local a été donné à la gendarmerie des chasses et il y aura, je le répète, impossibilité absolue de loger aujourd’hui toute la vénerie à Saint-Germain où elle doit arriver avant la fin du mois.<lb/>Je pense donc qu’il est indispensable de faire exécuter d’urgence les travaux d’agrandissement devenus nécessaires.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le Premier Veneur<lb/>Comte Ney »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport demandant l’agrandissement de la vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>D’après une note portée sur la minute de ce rapport, celui-ci a été approuvé.</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments et de la Dotation mobilière<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Paris, le 7 avril 1854<lb/>Rapport à monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. le Premier Veneur a signalé à Votre Excellence l’insuffisance des localités affectées, à Saint-Germain, au service de la vénerie et la nécessité de disposer, pour ce service, huit nouveaux logements.<lb/>M. Dufrayer, architecte, a fait connaître qu’il était possible d’établir dans les greniers du bâtiment neuf de la vénerie les huit chambres demandées par M. le comte Ney et que la dépense qui résulterait de ce travail s’élèverait à la somme de 6000 f.<lb/>J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Ministre, de vouloir bien autoriser cette dépense et approuver les soumissions que M. Dufrayer a fait souscrire d’après vos ordres aux entrepreneurs ordinaires de l’administration, et à cet effet je demanderai à Votre Excellence de revêtir de sa signature l’arrêt ci-joint.<lb/>Le chef de la division des Bâtiments et de la Dotation mobilière<lb/>Vuhren »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la remise à la Maison de l’Empereur du jardin dit de la Couronne à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments et de la dotation mobilière<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Minute de lettre<lb/>Paris, le 17 juillet 1854<lb/>Le ministre, à M. le maréchal ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Maréchal et cher collègue,<lb/>Par une lettre du 17 septembre dernier, j’ai informé Votre Excellence, en réponse à une dépêche du 13 du même mois, que je consentais à ce que le service de la Guerre restât jusqu’au 1er janvier 1854 en possession du jardin dit de la Couronne à Saint-Germain.<lb/>L’architecte des parterres de Saint-Germain m’expose qu’il n’a à sa disposition aucun emplacement où il puisse cultiver les fleurs nécessaires à l’entretien et à l’ornement de ces parterres et il désigne le jardin dit de la Couronne comme pouvant parfaitement convenir pour cet usage.<lb/>Le jardin dont il s’agit, étant séparé du pénitencier par un fossé, ne doit pas être d’une grande utilité pour cet établissement. En conséquence, j’ai l’honneur de prier Votre Excellence e vouloir bien prescrire la disposition qu’elle jugera convenable pour que la remise effective en soit faite le plus promptement possible à l’administration de la Liste civile.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le ministre<lb/>Signé : Achille Fould »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Forêts de Saint-Germain et de Marly<lb/>Service des Bâtiments<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Bougival, le 26 août 1854<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Suivant vos ordres, je me suis rendu hier auprès du chef du Génie à Saint-Germain pour prendre possession du jardin dit de la Couronne. J’ai dû borner cette opération à la demande des clefs de cette propriété, parce que la remise officielle en avait été faite à M. Grün, archiviste de la Couronne, le 12 octobre 1853 en même tems que celle de tous les bâtimens et propriétés qui dépendent actuellement de la Liste civile à Saint-Germain. Cette opération est constatée dans un procès-verbal portant même date et signé par MM. de Laparent, chef de bataillon du Génie à Saint-Germain, Maquet, agent du Domaine de l’Etat à Versailles, et Grün, archiviste de la Couronne. Après avoir pris connaissance du procès-verbal, j’ai reçu des mains de M. le commandant du pénitencier les clefs du jardin pour en disposer selon nos besoins.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, avec un profond respect, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’architecte du parterre et terrasses de Saint-Germain<lb/>X. Dufrayer »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>3e division, service du Génie<lb/>2e section, Matériel<lb/>Paris, le 11 décembre 1854<lb/>A M. le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>M. le général Regnaud de Saint-Jean-d’Angely, commandant la garde impériale, a appelé mon attention sur l’insuffisance du casernement affecté au régiment de cuirassiers de la garde à Saint-Germain. Cette insuffisance n’est que momentanée, car des travaux de construction sont entrepris pour mettre ce casernement en rapport avec l’effectif du corps. Mais elle n’est pas moins réelle et nuit d’une manière fâcheuse à l’organisation du régiment.<lb/>Or, les bâtiments dits de la vénerie à Saint-Germain étant en ce moment sans emploi, M. le général Regnaud demande avec instance qu’ils soient annexés au casernement.<lb/>Ces bâtiments étant dans les attributions de votre ministère, je vous prie, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien me faire connaître s’il vous serait possible d’en faire la remise momentanée au service militaire et, dans le cas de l’affirmative, de vouloir bien donner des ordres pour que cette remise soit opérée dans un bref délai.<lb/>Recevez, Monsieur et cher collègue, la nouvelle assurance de ma haute considération.<lb/>Le maréchal de France, ministre secrétaire d’Etat de la Guerre<lb/>Vaillant »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Maison de l’Empereur<lb/>Service du premier veneur<lb/>Paris, le 11 janvier 1855<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur d’informer Votre Excellence que tout le matériel du service des chasses qui avait été placé dans une partie des écuries de la vénerie à Saint-Germain sera transporté dans un autre local, afin que ces écuries puissent être mises à la disposition de Son Excellence monsieur le ministre de la Guerre. Ce déplacement ne laissera libres que 30 places environ, le surplus des écuries étant destiné à l’emmagasiment de l’équipage des toiles, panneaux, filets etc. Ce matériel est considérable et représente une valeur de 25000 f. environ, et si faute d’un local convenable pour le remiser il se détériorait ou devenait hors de service, son remplacement coûterait peut-être à la vénerie plus de 50000 f. Précédemment, ce matéreil était déposé dans les écuries de la Muette, qui ont été données à la gendarmerie, et il nous serait impossible de le déplacer si ces écuries ne nous étaient pas rendues immédiatement.<lb/>Je ne puis donc livrer à Saint-Germain une écurie de la contenance de 15 chevaux où ce matériel est suspendu.<lb/>Je pense en outre que les écuries seules seront mises à la disposition de Son Excellence monsieur le ministre de la Guerre et que les chambres qui viennent d’être récemment meublées nous seront laissées.<lb/>Enfin, je demande instamment que les écuries de la vénerie ne soient pas destinées à devenir une infirmerie de chevaux, ce qui plus tard pourrait compromettre gravement la santé des nôtres.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le Premier Veneur<lb/>Comte Ney »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>3e division, Génie<lb/>2e section, Matériel et comptabilité<lb/>Paris, le 12 juillet 1855<lb/>A M. le ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Ainsi que je vous l’annonçais le 4 courant, j’ai donné des ordres pour l’évacuation immédiate des locaux occupés par le service militaire dans le château de saint-Germain et j’ai l’honneur de répété à Votre Excellence que le chef du Génie de cette place est spécialement chargé d’opérer, de concert avec un agent de votre administration, la remise régulière de ces locaux au département de la Maison de l’Empereur.<lb/>L’évacuation et la rétrocession doivent comprendre non seulement les emplacements que l’on avait utilisés pour le pénitencier militaire, mais encore ceux affectés aux magasins et aux logements dépendants de ce pénitencier, ainsi que ceux où l’on avait installé la manutention militaire.<lb/>Je dois faire observer à Votre Excellence qu’en ce qui concerne particulièrement les magasins du pénitencier, les entrepreneurs du service militaire avaient été autorisés à les employer pour remiser un matériel considérable. Ils ont été mis en demeure, il y a environ 10 jours, d’évacuer sur le champ. S’ils tardent à s’exécuter, Votre Excellence sera fondée, en tant que propriétaire, à les y contraindre par les voies de droit.<lb/>Recevez, Monsieur et cher collègue, la nouvelle assurance de ma haute considération.<lb/>Le maréchal de France, ministre secrétaire d’Etat de la Guerre<lb/>Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7852_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
                <subject>Propriété foncière</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de remise au ministère d’Etat du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">73</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1638</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">16 juillet 1855</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère de la Guerre – Ministère d’Etat<lb/>Intendant militaire de la 1ère division<lb/>L’an mil huit cent cinquante-cinq, le seize juillet<lb/>En conséquence des ordres de Son Excellence le ministre de la Guerre en date des 4 et 12 juillet de la même année qui prescrivent de remettre le château de Saint-Germain avec le fossé qui l’entoure au ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur,<lb/>Nous Léon Guillot, sous-intendant militaire de 1ère classe chargé du service de la place de Saint-Germain, agissant de concert avec M. le capitaine de la Sauzaye, chef du Génie, avons fait la remise officielle dudit château à M. le commandant du Génie Guillaumot, inspecteur général des travaux au ministère d’Etat.<lb/>Les bâtiments du château ont été cédés dans leur état. De tout le matériel appartenant au ministère de la Guerre, il n’a été laissé que six flambeaux d’église et deux tableaux décorant la chapelle, qui avaient été donnés à titre de décoration de son autel.<lb/>Ce matériel sera passé en sortie des comptes du pénitencier après approbation par Son Excellence le ministre de la Guerre.<lb/>M. le chef du Génie a fait la cession, sauf approbation ultérieure, de deux feuilles d’atlas des bâtimens militaires et de neuf feuilles de projets de travaux se rapportant au château.<lb/>La remise dudit château, du matériel d’église ci-dessus indiqué, des dessins du service du Génie, a été accepté pleinement et sans réserve par M. le délégué du ministre d’Etat.<lb/>Sur sa demande, le sous-officier Cavalezy, présentement concierge, a été constitué gardien jusqu’à nomination du titulaire de l’emploi.<lb/>De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal qui a été rapporté en trois expéditions originales.<lb/>Fait et clos à Saint-Germain les jour, mois et an que dessus<lb/>H. de la Sauzaye<lb/>Guillaumot, L. Guillot »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7861_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1639</unitid>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Minute de lettre du 25 juillet 1855<lb/>L’inspecteur général des travaux à M. Millet, architecte, rue Saint-Dominique-Saint-Germain, n° 100<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous transmettre une lettre par laquelle Son Excellence le ministre d’Etat vous charge de la rédaction d’un projet de restauration et d’appropriation intérieure du château de Saint-Germain.<lb/>J’y joins les onze feuilles de dessin qui ont été remises au ministère d’Etat par le service du Génie.<lb/>Tout en commençant les études qui vous sont demandées, je vous prie de faire procéder à un nettoyer provisoire qui débarrasse le château des débris laissés par les anciens occupants et de me faire connaître la dépense que nécessiterait ce nettoyage.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Signé : Guillaumot »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant des projets de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur la commande de photographies du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Cette note n’est pas signée mais est écrite de la main d’Eugène Millet.
<lb/>Elle est annotée au crayon : « Ne pas garder les clichés ».</p>
                </note>
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                  <corpname id="atom_7881_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Note indiquant la dépense à faire pour obtenir 10 vues photographiques du monument.<lb/>8 vues de 0.32 c. sur 0.23 c. en supposant les clichés conservés par l’artiste photographe et en y comprenant une épreuve, à raison de 30 f. 00 : 240 f. 00<lb/>2 vues de 0.50 c. sur 0.38 c. et dans les conditions énoncées ci-dessus à raison de 60 f. 00 : 120 f. 00<lb/>Fourniture de 10 épreuves supplémentaires : 60 f. 00<lb/>[Total :] 420 f. 00<lb/>Dans le cas où les clichés seraient conservés par le photographe, l’on voit que sa dépense pourrait être évaluée à environ 420 à 450 francs.<lb/>Cette somme devrait être portée, je crois, à 840 ou 900 francs dans le cas où l’on voudrait et les épreuves et les négatifs des clichés.<lb/>Paris, le 31 juillet 1855 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46718_actor">Millet, Eugène </persname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le transfert du château de Saint-Germain-en-Laye au ministère d’Etat</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">77</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">2 août 1855</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Intendance militaire de la 1ère division<lb/>Service de la Justice militaire<lb/>Paris, le 2 août 1855<lb/>A monsieur Guillaumot, chef de bataillon du Génie, inspecteur général des travaux au ministère d’Etat et de la maison de l’Empereur, à Paris<lb/>Monsieur le Commandant,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que M. le ministre de la Guerre a autorisé, à la date du 30 juillet dernier, suivant les conclusions du procès-verbal de cession,<lb/>1° l’abandon au ministère de la Maison de l’Empereur des six flambeaux d’église et des deux tableaux qui ont été donnés par la reine Amélie pour la décoration de la chapelle du pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye, supprimé,<lb/>2° le maintien provisoire du sergent-major Cavalezy dans les fonctions de portier du château, à la condition que la solde de cet agent sera supporté par le ministère de la Maison de l’Empereur pendant tout le temps qu’il passera à Saint-Germain.<lb/>Ce sous-officier a reçu sa solde jusqu’au trente-un juillet et, pour éviter un reversement ou un virement de fonds, je vous adresserai un certificat de cessation de paiement à cette date, qui est du reste celle de la notification de la décision de M. le ministre de la Guerre. Cavalezy sera ainsi payé, par vos soins, à partir du premier août.<lb/>Recevez, Monsieur le Commandant, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Le sous-intendant miliaire »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7887_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la nomination d’un concierge au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">7 août 1855</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Paris, le 7 août 1855<lb/>Rapport à monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le château de Saint-Germain, qui servait de pénitencier militaire, venant d’être remis par l’administration de la Guerre à celle du ministère d’Etat, le sous-officier qui remplissait les fonctions de concierge doit quitter ce porte et il doit partir dans un bref délai, par suite d’un congé de convalescence qu’il a obtenu. Il importe que le château de Saint-Germain ne soit pas abandonné et qu’il soit gardé par un agent du ministère d’Etat. Mais l’affectation de ce monument n’étant pas encore fixée, j’ai pensé que la nomination d’un concierge titulaire devait être ajournée, et qu’il suffisait pour le moment d’y placer un gardien provisoire.<lb/>Le sieur Bague, ex-adjudant sous-officier du pénitencier, avait demandé la place de ce concierge. Les renseignements pris sur cet ancien militaire, qui a trois jeunes enfants à sa charge, étant satisfaisants, surtout en ce qui concerne l’intégrité et la fermeté, j’ai pensé qu’il pourrait remplir convenablement ce poste.<lb/>J’ai, en conséquence, Monsieur le Ministre, l’honneur de vous prier de vouloir bien m’autoriser à constituer le sieur Bague gardien provisoire du château de Saint-Germain et à lui accorder une indemnité de trois francs cinquante centimes par jour à partir du 9 de ce mois.<lb/>Si Votre Excellence adopte ma proposition, je la prierai de donner son approbation au présent rapport.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »<lb/><lb/>Il est noté en marge : « Approuvé, le 7 août 1855, le ministre d’Etat, Achille Fould »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une demande d’utilisation du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Minute de lettre du 11 août 1855<lb/>Monsieur l’inspecteur général des Travaux à M. le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Par dépêche en date du 9 de ce mois, vous demandez l’autorisation de disposer de la cour du château de Saint-Germain pour en faire une salle de concours musical le 19 août, à l’occasion de la fête de S. M. l’Empereur.<lb/>S. E. le ministre d’Etat, à qui j’ai dû donner connaissance de votre demande, a jugé que le château est en trop mauvais état pour qu’il soit possible d’y laisser pénétrer, même dans la cour.<lb/>J’ai donc le regret de ne pouvoir vous être agréable en cette circonstance, mais j’espère que l’administration municipale trouvera facilement un local pour remplacer celui que je ne puis laisser à sa disposition.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, etc.<lb/>Signé Guillaumot »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis des premiers travaux à entreprendre pour la remise en état du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye, département de Seine-et-Oise<lb/>Exercice 1855<lb/>Détail estimatif concernant les travaux d’entretien et aussi diverses démolitions projetées à l’intérieur de la construction<lb/>Badigeonnages de diverses inscriptions et emblèmes tracés sur les murs par les prisonniers militaires, ensemble 160 m. superficiels à raison de 0,12 c. : 19,20<lb/>Curage des puisards sis près le pont d’entrée et pour faciliter l’écoulement des eaux pluviales de la cour. Ce travail évalué à : 25,00<lb/>Façon de 3 soudures aux tuyaux en plomb des eaux à raison de 3 f. en y comprenant toutes fournitures : 9,00<lb/>Garnissage en paille de tous les tuyaux et robinets pour préserver les ouvrages de plomberie de la gelée, évalué à : 30,00<lb/>Scellement d’un gond de la porte de la cellule du prisonnier sculpteur Gardy : 1,00<lb/>Ramonnage des tuyaux de cheminées et des poêles du logement du concierge, ensemble : 5,25<lb/>Fourniture et pose de 16 m. 00 linéaires de tuyaux de poêles dans le logement du concierge à raison de 2 f. 00 l’un : 32,00<lb/>Nettoyage et balayage du château, enlèvement et transport dans les fossés de tous les gravois et de la paille laissés par le pénitencier à l’intérieur de la construction, emploi de 50 journées de maçon et aide à raison de 5 f. 85 c. pour les deux ouvriers : 292,50<lb/>Arrachage des herbes dans les fossés pour reconnaître la situation exacte des fosses d’aisance et des puisards, emploi de 20 journées d’ouvriers à 5 f. 85 c. comme ci-dessus : 117,00<lb/>Entretien des toitures<lb/>Façon de 10,00 superficiels de toiture en tuiles neuves sur vieux lattis, à raison de 4 f. 30 c. : 43,00<lb/>Façon de 10,00 superficiels de toitures en ardoise sur vieilles voliges à raison de 2 f. 80 : 28,00<lb/>Pose de 800 tuiles et ardoises en recherche à raison de 0,12 c. la pièce : 96,00<lb/>Façon de 150 m. 00 linéaires d’arrêtiers et de solins en plâtre à raison de 0,25 le mètre linéaire : 37,50<lb/>Soudures et raccords à faire sur les parties de toitures en plomb, évaluées à : 60,00<lb/>Pose de verres sur les châssis des combles : 10,00<lb/>Façon de 120 m. 00 linéaires de joints en ciment romain dans les chéneaux et sur les dallages à raison de 0,25 : 30,00<lb/>Etablissement d’un magasin<lb/>Dépose de la serrure, façon d’une clef et repose de la serrure : 3,25<lb/>Un dessus de table en sapin de 3 m. 88 de surface à raison de 5 f. 95 : 23,08<lb/>Le rebord de la partie postérieure de 3,00 de longueur à 0 f. 60 : 1,80<lb/>Les consoles, les allégissements et les entailles, évalués à : 20,45<lb/>Fourniture de 2 tiroirs en hêtre à raison de 8 f. l’un : 16,00<lb/>Les tasseaux et les coulisses évalués ensemble à : 2,35<lb/>Fourniture d’une serrure de tiroir : 2,25<lb/>[Total :] 904 ;63<lb/>Imprévus 1/10e : 90,46<lb/>[Total :] 995,09<lb/>Honoraires de l’architecte, 1/20 : 49,75<lb/>[Total :] 1044,84<lb/>Ensemble : 1044 f. 84 c.<lb/>Démolition des cellules du pénitencier et du plancher établi dans la grande salle des fêtes<lb/>Dépose, descente et rangement à l’endroit indiqué de la porte et du chambranle d’une cellule : 0,20<lb/>Dépose et rangement de l’imposte et du croisillon en fer : 0,20<lb/>Démolition des cloisons en plâtre et du plafond ou faux plancher de ensemble une surface de 37 m. 25 à raison de 0,30, en y comprenant la descente et le rangement des bois, le transport dans les fossés de tous les gravois et aussi le nettoyage définitif des diverses salles du château : 11,08<lb/>Démolition de 573 cellules semblables à raison de 11,58 d’après le détail qui précède : 6635,34<lb/>Démolition du plancher de la salle de Mars de 41,00 * 11,70 = 479,70 à raison de 0,15 : 71,95<lb/>Dépose, descente et rangement des bois de charpente<lb/>1 poutre de 12,00 * 0,30 * 0,30 : 1,080<lb/>7 semblables : 7,560<lb/>1 poteau de 5,00 * 0,30 * 0,30 : 0,450<lb/>7 semblables : 3,150<lb/>Les chapeaux et les liens au bout : 3,000<lb/>1 solive de 5,00 * 0,10 * 0,22 : 0,110<lb/>197 semblables : 21,670<lb/>[Total :] 37,020<lb/>Ensemble 37 m. 020 à raison de 7 f. 00 en y comprenant la descente et le rangement : 259,14<lb/>La démolition des cloisons contenans l’escalier et les descellements des pièces de charpente, évalué à : 105,00<lb/>Imprévus 1/20 : 354,15<lb/>[Total :] 7437,16<lb/>Honoraires de l’architecte, 1/20 : 371,85<lb/>[Total :] 7809,01<lb/>Ensemble : 7809 f. 01 c.<lb/>Vidange des fosses d’aisances sises dans les fossés du château<lb/>Contenance des fossés<lb/>Fosse n° 1 : 21,493<lb/>n° 2 : 11,925<lb/>n° 3 : 2,000<lb/>n° 4 : 148,169<lb/>n° 5 : 10,096<lb/>n° 6 : 13,891<lb/>n° 7 : 180,433<lb/>n° 8 contenance inconnue<lb/>L’on peut évaluer que les fosses du château de Saint-Germain sont à moitié pleines, c’est-à-dire qu’il y aurait environ 200,00 cubes à enlever, à raison de 12 f. 00 par mètre cube : 2400,00<lb/>Imprévus 1/10 : 240,00<lb/>[Total :] 2640,00<lb/>Honoraires de l’architecte, 1/20e : 132,00<lb/>[Total :] 2772,00<lb/>Ensemble : 2772 f. 00<lb/>Total du devis : 11625 f. 85<lb/>Le présent devis dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, le 25 août 1855 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7948_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46647_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1639</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">25 septembre 1855</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Rapport adressé à Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et concernant le château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le château dont il s’agit, et tel qu’il avait été conçu primitivement, a été entièrement construit sous le règne de François 1er. L’architecte chargé d’élever cette importante construction a su concernant et faire entrer dans l’ensemble de cette demeure une curieuse chapelle remontant à la première moitié du 13e siècle. François 1er, assure-t-on, donnait tous ses soins à la façon de ce château et Ducerceau s’exprime à l’égard de cette construction de la manière suivante :<lb/>« Ce bâtiment est assis sur un lieu assez hault élevé, prochain de la rivière de la Seine, à cinq lieus de Paris. Cette place a été tenue par les Anglais durant leur séjour en France. Depuis eux étant déchassez, elle demeura quelque temps sans entretien. Or il est advenu que le roy François premier trouvât le lieu plaisant, feit abbattre le viel bastiment sans toucher néantmoins au fondement, sur lequel il feit redresser le tout comme on le voit pour le jourd’hui, et sans rien changer dudit fondement, ainsi que l’on peut cognoistre par la court d’une assez sauvage quadrature. Les parements tant dedans que dehors et encoignures sont de briques assez bien accoustrée, et y était ledit Roy en les bâtisssant si ententif que l’on peult presque dire qu’autre que lieu en fust l’architecte. En aucun corps de ce logis y a quatre étages. En celui de l’entrée y en a deux, dont le deuzième est une grande salle. Les derniers étages sont voultez, chose grandement à considérer à cause de la largeur des membres. Vrai est qu’à chacun montant y a une grosse barre de fer traversant de l’un à l’autre, avec gros crampons par dehors tenans les dites voultes et murailles liées ensemble et formes. Sur ces voultes et par tout le dessus du circuit du bastiment est une terrasse de pierre de liais qui fait la couverture, lesquelles portant les unes sur les autres et descendans de degré en degré, commençant du milieu du hault de la voulte un peu en pente jusques à couvrir les murailles. Et est cette terrasse, à ce que je crois, la première de l’Europe pour sa façon et chose digne d’estre veue et considérée. Le lieu est accompagné d’un bois, qu’on appelle la forest de Haye, en laquelle le mesme roy François feist bastir un logis nommé la Muette, duquel nous parlerons en son endroit. Outre plus, il y a un jardin de bonne grandeur. Davantage, la vue d’iceluy du côté du midi est autant belle qu’on sçaurait désirer : comme ainsi soit, que de de chasteau on voit l’assiette de Paris, Montmartre, le mont Talvériens, Saint Denys et plusieurs autres lieux assez lointains. Ledit bastiment est accompli de ses fossez regnans autour de huit toises de large dans lesquels est un jeu de paulme. A l’entrée est la basse court, fermée partie de closture et corps de logis bien simples, et en icelle une fontaine. Après la mort dudit roy François vint à régner Henry deuzième, son fils, lequel pareillement aima le lieu. Ainsi ce Roy pour l’amplifier de beauté et commoditez fist commener un édifice joignant la rivière de Seine avec une terrasse qui a son regard sur ladite rivière : ensemble les fondements d’un bastiment en manière de théâtre entre la rivière et le chasteau comme verrez par le plan que je vous ai dessigné. En la route principale du bois et assez prochain du lieu est une chapelle neufve couverte en dome. Pour venir de Paris en cette maison royale, il fault passer trois ou quatre bois, si ce n’est que sortant du droict chemin vous éviterez la subjection de ces passages d’eaux. Au reste, par les plans et élévations vous verrez et entendrez le contenu du lieu. »<lb/>Le peu de tranquillité du règne de François 1er ne permit pas d’élever à Saint-Germain un splendide château et l’on dut se contenter de l’emploi de médiocres matériaux. Les ouvrages furent commencés assez largement mais pendant l’exécution l’on dût adopter des mesures économiques et achever en maçonnerie ordinaire bien des parties qu’on avait le projet d’élever d’une façon bien plus convenable.<lb/>Le château de Saint-Germain présentait de belle et larges disposition et devait produire un très grand effet avec son beffroi, sa grande salle des fêtes, son dernier étage voûté et recevant les admirables terrasses qui occupent toute la surface des bâtiments. Jusqu’à cette époque, toutes ces constructions nationales avaient été terminées par des combles élevés et l’on dut être assez surpris alors de voir le château de Saint-Germain se couronner par d’élégantes balustrades ornées de bases, de salamandres et de couronnes royales. Cette demeure eut un véritable succès auprès des artistes. S’il nous reste aujourd’hui en conséquence de charmants dessins de Jacques Androuet Ducerceau, d’Israël Silvestre, de Pérelle, qui nous permettent de rétablir par la pensée tous les arrangements primitifs du château vieux de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Pendant plusieurs règnes, la construction qui nous occupe n’eut à souffrir aucune modification et les successeurs de François 1er s’occupèrent d’édifier, de continuer et d’achever le château neuf. Cette nouvelle construction fut élevée lentement, fut mal entretenue et semble s’être en partie écroulée avant d’avoir pu être sérieusement habitée.<lb/>Le roi Louis XIII, qui habitait ordinairement Saint-Germain et surtout le vieux château, voulut restaurer et décorer la chapelle de saint Louis. A cette époque remontent diverses opérations regrettables et c’est alors qu’on détruisit l’arcature inférieure et que l’on reconstruisit à neuf tout le côté méridional de l’édifice religieux. Ce monarque, il est vrai, voulut aussi qu’une belle décoration fut appliquée sur toutes les parois de la chapelle et il chargea Vouet et ses habiles élèves, Le Brun et Le Sueur, de l’exécution de toutes ces peintures.<lb/>Le château neuf semble être, si nous nous en rapportons à la plupart des historiens, le berceau de Louis XIV, mais le grand roi fut baptisé dans la chapelle du vieux château. Ce monarque passa sa jeunesse dans la demeure élevée par François 1er et appréciait très fort, dit-on, les belles terrasses qui forment une agréable promenade au sommet du monument.<lb/>Le roi Louis XIV trouva le château insuffisant pour la cour et songea à abandonner Saint-Germain. Quelques discussions se sont élevées sur l’époque de l’installation à Versailles et divers historiens assurent que ce fut en 1671, tandis que M. Abel Goujeon, dans sa description de Saint-Germain affirme que ce ne fut que pendant le cours de l’année 1680.<lb/>Vers 1680, le roi donna l’ordre d’édifier les 5 pavillons qui flanquent le vieux château (nous avons indiqué en gris ces constructions dans la planche première de nos dessins) et l’architecte Hardoin-Mansard fut chargé de la direction de ces travaux. Louis XIV avait déjà à cette époque commandé la belle et grande demeure de Versailles et il ne pouvait assurément accepter les dispositions resserrées et mesquines projetées à Saint-Germain. Les pavillons qu’on allait construire ne pouvaient sensiblement agrandir le château et par l’examen du plan (fig. 1) l’on voit que si l’on a su trouver quelques salles nouvelles, l’on a été aussi obligé de perdre diverses parties assez importantes pour accéder aux nouvelles constructions. La cour du 17e siècle ne pouvait assurément se loger dans le château de Saint-Germain et cette vieille demeure de nos rois fut définitivement abandonnée.<lb/>Les pavillons bizarres de l’architecte Mansard s’élevèrent néanmoins mais ils ne furent pas achevés. Ces adjonctions ne présentent pas le caractère architectural et monumental des constructions du 17e siècle et l’architecte dut se contenter de donner l’ordre de copier tant bien que mal les dispositions de François 1er. De nombreuses parties de ces pavillons sont inachevées, comme nous l’avons dit ; des étages entiers n’ont pas d’escaliers ou ne sont desservis que par des espèces d’échelles éclairées par des châssis du comble. Les parties en surélévation qui flanquent les pavillons ont été laissées par le constructeur dans un état vraiment déplorable et ici l’architecture de Louis XIV n’est presque toujours qu’un placage mensonger qui recouvre les vieux murs de la construction primitive. Diverses salles ne sont qu’ébauchées et ne pourraient être carrelées et utilisées qu’en bouchant les ouvertures ou croisées. L’on semble, en érigeant ces constructions, avoir voulu donner satisfaction à la ville de Saint-Germain, mais l’on n’a rien achevé et des travaux assez importants seront nécessaires aujourd’hui pour compléter l’œuvre du célèbre architecte Hardoin-Mansart.<lb/>Le monument dont il s’agit a été utilisé de diverses façons depuis qu’il n’est plus affecté à la demeure des rois de France. Pendant la Révolution, il servit de prison et diverses salles furent affectées aussi aux réunions et aux délibérations des citoyens de la ville de Saint-Germain. En mars 1809, Sa Majesté Napoléon 1er y installa une école de cavalerie. Plus tard, il servit de caserne et il fut en dernier lieu approprié pour l’usage d’un pénitencier militaire.<lb/>Les diverses destinations données à l’édifice ont nécessité de nombreux travaux et presque autant de détériorations. La façade principal vers la place de l’église paroissiale a été mutilée et a vu disparaître tous ses briquetages, qui ont été remplacés par une décoration en plâtre. Bien des baies ont été agrandies, d’autres ont été réduites ou bouchées et aujourd’hui enfin le château de François 1er, qui possède une admirable cour intérieure, ne présente plus au dehors que l’aspect d’une bâtisse grandiose mais sans unité et sans caractère.<lb/>Pour satisfaire aux ordres que Votre Excellence a bien voulu me donner, j’ai dû visiter et dessiner l’édifice dont il s’agit. L’examen de la construction m’ayant convaincu qu’il serait peut-être fâcheux de modifier la belle salle des fêtes sise à l’ouest du château, je devais solliciter de vous, Monsieur le Ministre, quelques nouveaux renseignements et il était de mon devoir alors de rédiger quelques croquis que j’ai l’honneur de vous adresser.<lb/>Dans la plancher 1ère, nous avons supposé le château restauré et dans ces conditions il pourrait, je crois, être utilisé pour un musée de fragments, lesquels pourraient être classés et rangés dans les diverses salles. Le château de Saint-Germain étant largement ouvert dans ses parois verticales, il serait assez difficile d’en faire un musée destiné à des tableaux. Cela ne pourrait se faire qu’en changeant bon nombre des dispositions primitives et je devais alors solliciter de votre bienveillance, Monsieur le Ministre, quelques nouveaux détails sur la nature de la collection que vous entendez établir dans le monument.<lb/>Dans la planche 2e, j’ai supposé qu’on pourrait utiliser trois des bâtiments de la construction pour l’asile des veuves des officiers tout en affectant le corps de logis sis à l’entrée du château au musée qu’on a l’intention d’établir à Saint-Germain. Les services pourraient être séparés avec la plus grande facilité et si cette disposition semblait acceptable à Votre Excellence, elle préserverait de toute détérioration la belle salle de Mars. Chaque logement, d’après les dispositions de l’avant-projet que j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation, serait composé d’une entrée, d’une cuisine, d’une salle à manger et enfin d’une chambre avec alcôve pouvant former en même temps salon ou pièce de réception. Chaque logement occuperait une surface de environ 70 mètres superficiels. Nous avons pensé devoir établir tous ces logements vers l’extérieur du château et vers les jardins. Le service de ces habitations serait fait par une galerie ou couloir pourtournant la cour et qui permettrait d’aérer et de ventiler tous les logements avec la plus grande facilité. L’entresol et le 1er étage du bâtiment occidental seraient affectés au musée et cette collection pourrait disposer en conséquence d’une surface horizontale (ou de plancher) d’environ 900 mètres superficiels. De la sorte, l’on pourrait trouver, en outre du musée, 60 logements et environ 10 chambres de domestiques qui seraient réparties dans les divers étages de l’établissement. Le nombre des logements pourrait être augmenté si l’on voulait diviser l’étage principal en 2 parties dans sa hauteur, mis cette combinaison aurait peut-être l’inconvénient de donner des habitations médiocrement éclairées et aussi de dénaturer les belles dispositions du château de Saint-Germain. Le programme qui nous a été donné ne s’expliquant pas sur l’importance des habitations à établir, nous sollicitons de Votre Excellence quelques nouveaux détails dans le cas où nous n’aurions pas été assez heureux pour proposer dans cette esquisse des dispositions convenables et suffisantes.<lb/>Dans les planches 3 et 4, nous avons essayé de rendre compte de l’aspect extérieur et deux des faces du château modifié par Hardoin-Mansart sous le règne du roi Louis XIV.<lb/>Les conservateurs du château montrent aux visiteurs diverses parties du monument qui, à les entendre, présenteraient un véritable intérêt historique. La forme bizarre de la cour aurait été tracée par l’architecte en forme de D gothique et pour rappeler Diane de Poitiers. La construction de l’édifice remontant à François 1er, l’on ne pourrait admettre, ce nous semble, une pareille explication. Les pièces qu’on prétend avoir été habitée par mademoiselle de La Vallière n’ont été construites qu’en 1680 et à pareille époque la duchesse était déjà retirée dans un couvent de carmélites. Le château de Saint-Germain aurait eu ses oubliettes et quelques lames de parquet disjointes donnent matière aux gardiens d’entrer à cet égard dans de nombreux détails. Nous avons pu examiner et le parquet et la cave au-dessous et nous n’avons pu trouver trace de tout le sombre appareil qu’on prête habituellement à ces dépendances de nos vieilles habitations. Dans le pavillon nord-ouest, l’on retrouve encore 2 salles de petites dimensions et ayant conservé des traces d’une décoration qui remonte à Louis XIV. L’on rencontre dans les panneaux des dauphins et le chiffre [monogramme MA] sculptés. Ces attributs semblent indiquer de la façon la plus évidente que les deux salles dont il s’agit auraient été disposés pour l’habitation du Grand Dauphin et de son épouse Marie Anne Christine Victoire de Bavière. Ces salles se relient à d’autres pièces plus importantes qui, comme les bâtiments, n’ont pas été achevées. Ce logement ayant conservé quelques traces de décoration, l’on en a fait tout naturellement l’habitation du roi Jacques II et rien ne pourrait justifier, je crois, une pareille allégation. Nous trouverons au contraire à la page 364 de l’ouvrage si consciencieux de M. Abel Gougeon et qui a été publié en 1829 le renseignement suivant :<lb/>« On prétend que Jacques II, pendant son séjour en France, occupe le logement de la Dauphine. Cette allégation n’est pas juste car tous les auteurs du temps disent que les appartements de Louis XIV étaient devenus ceux du roi d’Angleterre et que ce dernier donnait des audiences dans les salles du trône et des ambassadeurs. »<lb/>Tous les appartements ont été détruits et il ne reste aucun vestige ni de la salle du trône ni des différentes pièces sises dans les vieilles et respectables parties de la construction. Cette importante demeure aurait été certainement abandonnée par la Cour lors du commencement des travaux exécutés à la fin du 17e siècle. Le véritable château royal de Saint-Germain, aussi bien celui habité pendant les 16e et 17e siècles que celui habité par le roi Louis XIV lui-même, est assurément celui élevé par François 1er et nous ne pouvions, ce nous semble, ayant eu l’honneur d’être chargé par Votre Excellence d’étudier cette résidence, négliger de faire quelques recherches à l’égard de la vieille construction et à titre seulement de renseignement historique. Dans ce but, nous avons retracé d’après l’édifice et d’après d’anciens dessins le château érigé à l’époque de la Renaissance. Les planches 5, 6, 7, 8 et 9 se rapportent à cette étude. Dans la planche 6e, nous avons indiqué une distribution semblable à celle de la planche 2e et, pour prouver que l’agrandissement de Louis XIV n’est pas en rapport avec la dépense effectuée pour la construction des pavillons, nous trouvons dans le château primitif à peu près le même nombre de logements que dans le château modifié et nous ne pouvons alors que déplorer cet agrandissement illusoire qui viendra augmenter d’une façon vraiment notable les ouvrages de restauration et aussi les travaux d’entretien annuels nécessaires à la conservation du monument.<lb/>La dépense nécessaire pour remettre le château de Saint-Germain en état de durer encore de nombreuses années pourra varier et en raison des ordres qui me seront donnés par Votre Excellence. Si cette demeure devait être affectée à un musée, il serait certainement utile de consolider les murailles et de reconstruire à neuf la presque totalité des voûtes supportant les terrasses en pierre. Dans le cas où le monument devrait être utilisé pour l’asile des veuves d’officiers, il serait peut-être plus convenable de vous proposer, Monsieur le Ministre, de remplacer les maçonneries des voûtes par des planchers supportant des terrasses en plomb. Si l’on voulait admettre le musée et l’asile dans le monument, l’on devrait peut-être proposer à Votre Excellence un moyen mixte de restauration à l’égard des terrasses.<lb/>La reconstruction des voûtes entraînerait des dépenses assez importantes et il serait possible de réaliser de véritables économies si l’on admettait les terrasses en plomb et les planchers supérieurs. D’un autre côté, la distribution en logement entraînera la façon de nombreux murs et cloisons, de nombreuses cheminées et encore de plus nombreux ouvrages de menuiserie, et l’on pourrait affirmer alors, je crois, que bien des compensations viendraient rendre la dépense à peu près semblables et pour tous les cas. Il me paraît résulter de l’examen attentif de la construction et de divers calculs que j’ai pu établir que la dépense atteindra environ quatorze à quinze cents mille francs. Ce chiffre n’a été établi, toutefois, que pour le cas où les travaux de restauration seraient effectués de la façon artistique qui est peut-être réclamée par l’importance du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>J’ai fait entrer dans les dépenses de l’évaluation approximative tous les travaux de restauration et de décoration de la belle chapelle de saint Louis. Je n’ai dû compter pour toutes les autres parties de l’édifice que les ouvrages de décoration mis en œuvre habituellement dans nos demeures ordinaires.<lb/>Les pavillons de l’architecte Mansard et notamment celui qu’on prétend avoir été habité par Jacques II réclameraient peut-être quelques travaux assez dispendieux de décoration. Je ne crois pas que l’on puisse admettre l’explication des conservateurs du château à cet égard, mais si cela était, il me semblerait bien difficile de laisser dans l’état de délabrement l’appartement que le roi d’Angleterre devait à la libéralité du grand roi Louis XIV. Des boiseries sculptées, des tapisseries, des peintures et des dorures seraient nécessaires pour garnir les murailles et terminer les pavillons de Mansard qui, malheureusement, privent d’air et de lumière l’édifice primitif et je ne pouvais peut-être, Monsieur le Ministre, faire entrer en ligne de compte ces ouvrages de décoration qu’après en avoir reçu l’ordre de Votre Excellence.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, le 25 septembre 1855 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7953_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46648_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de fourneaux économiques au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">82</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">7 novembre 1855</unitdate>
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                  <corpname id="atom_7957_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain, le 7 novembre 1855<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le gouvernement de l’Empereur a appelé les administrations municipales à venir, de tous leurs moyens, en aide aux classes indigentes. L’administration de Saint-Germain, jalouse de répondre aux bienfaisantes intentions de Sa Majesté, a le projet d’établir des fourneaux économiques dans lesquels seraient préparés des aliments simples et sains qui seraient distribués soit gratuitement, soit à des prix extrêmement minimes.<lb/>Cet établissement réclame un emplacement assez vaste et approprié à cette destination. Louer et aménager immédiatement un local entrainerait un tel délai que cette fondation serait impossible à faire en temps opportun.<lb/>Dans cette situation difficile, nous avons osé espérer que Votre Excellence daignerait nous accorder sa haute bienveillance et nous autoriser à installer provisoirement, pour cet hiver, cet établissement de bienfaisance dans la salle des cuisines de l’ancien pénitencier militaire, sise dans le château aujourd’hui inoccupé.<lb/>Permettez-moi de faire remarquer à Votre Excellence que cette salle est placée de telle façon qu’on peut y arriver sans pénétrer dans l’intérieur du château et qu’en outre, pour rendre toute communication impossible, il suffirait de tenir fermée la grille de la cour.<lb/>L’autorisation que j’ai l’honneur de solliciter de Votre Excellence ne s’opposerait donc en aucune manière à la continuation des travaux d’aménagement du monument.<lb/>La Ville prendrait du reste l’engagement formel de n’établir dans cette salle aucune construction et de n’user de ce local que dans le but pour lequel elle en sollicite la disposition.<lb/>Confiant dans l’intérêt tout paternel du gouvernement de l’Empereur pour les classes indigentes, j’ose espérer que Votre Excellence accueillera avec bienveillance la demande que j’ai l’honneur de lui adresser au nom de la ville de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec un profond respect de Votre Excellence, Monsieur le Ministre, le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Breuvery<lb/>Maire par intérim de Saint-Germain-en-Laye, membre du conseil général de Seine-et-Oise »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de fourneaux économiques au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">83</unitid>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour satisfaire aux ordres que vous voulez bien me donner et concernant les fourneaux à établir dans la cuisine du pénitencier de Saint-Germain, je devais examiner la partie du château dont il s’agit. Je me suis occupé aujourd’hui de cette étude et j’ai l’honneur aussitôt de vous retourner, Monsieur le Ministre, la lettre de M. le maire et de vous faire parvenir les renseignements que vous m’avez fait l’honneur de me demander.<lb/>Après examen des lieux, je crois pouvoir affirmer qu’il n’y aurait aucun inconvénient à laisser établir pour l’hiver 1855-1856 des fourneaux économiques dans la cuisine du pénitencier qui pourrait, comme le dit M. le maire, s’isoler facilement du reste du monument. D’après le projet, l’on monterait des fourneaux et l’on distribuerait des aliments à prix de revient dans le château de Saint-Germain-en-Laye. Pour éviter de voir s’introduire dans toutes les parties de l’édifice, il serait à propos peut-être de prendre quelques dispositions que j’ai l’honneur d’indiquer ci-dessous :<lb/>1° l’on devrait, nous croyons, établir une barrière avec porte dans la salle des gardes après la grille d’entrée, afin d’interdire l’accès de la partie méridionale du château.<lb/>2° une autre petite barrière avec porte devrait être posée dans le couloir près la cuisine afin d’empêcher de pénétrer dans les fossés du château.<lb/>3° il serait indispensable, nous croyons, de visiter, de ramoner et de réparer au besoin la cheminée du fourneau de la cuisine.<lb/>4° l’on devrait condamner et fermer provisoirement quelques portes communiquant à diverses pièces du château dont il s’agit.<lb/>5° il serait utile, nous croyons, d’affecter l’une des fosses d’aisance du château au personnel chargé de la cuisine et de la distribution, sauf à réclamer de la ville le nettoyage à nouveau de ladite fosse lors de la clôture des fourneaux.<lb/>6° la surveillance du gardien du château pourrait difficilement s’exercer la nuit et, pour éviter toute cause d’incendie résultant des allées et venues avec des lumières, il serait peut-être utile de fixer les heures de clôture du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Les dernières mesures que je viens d’indiquer seraient assurément peu dispendieuses mais je devais peut-être les énumérer ici et tout en sollicitant et des instructions et des ordres de Votre Excellence dans le cas où vous jugeriez à propos d’accueillir favorablement la demande de monsieur le maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 17 novembre 1855 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46712_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’installation de fourneaux économiques au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Paris, le 22 novembre 1855<lb/>Rapport à monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par lettre en date du 7 de ce mois, M. le maire de Saint-Germain a demandé l’autorisation d’établir, pendant l’hiver prochain, des fourneaux économiques dans les salles du château de Saint-Germain affectées aux cuisines de l’ancien pénitencier.<lb/>M. l’architecte Millet, consulté au sujet de cette demande, fait connaître dans son rapport que l’autorisation demandée peut être accordée sans inconvénient, mais qu’il est bon d’imposer les conditions suivantes :<lb/>1° établir des barrières et condamner provisoirement quelques portes, comme l’indique le plan ci-joint<lb/>2° visiter, ramoner et réparer au besoin la cheminée du fourneau de la cuisine.<lb/>3° affecter une des fosses d’aisance du château au personnel employé par la Ville sous la condition de nettoyage à ses frais lors de la clôture des fourneaux.<lb/>4° fixer une heure pour la clôture du château, à l’effet de faciliter la surveillance du gardien.<lb/>Je pense que l’avis de M. l’architecte peut être adopté et qu’il y a lieu d’accorder l’autorisation demandée par M. le maire de Saint-Germain aux conditions ci-dessus énoncées en les complétant, toutefois, par l’indication de l’heure de clôture du château, qui pourrait être par exemple huit heures du soir, et en y ajoutant l’obligation pour la Ville de supprimer toutes les dépenses qui résulteront de cette concession et de supprimer ses fourneaux à la première réquisition et sans aucune indemnité dans le cas où les besoins du service du château l’exigeraient.<lb/>Si Votre Excellence approuve ma proposition, je la prie de vouloir bien donner son approbation au présent rapport et je m’empresserai de prendre les dispositions nécessaires pour l’exécution de sa décision.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »<lb/><lb/>Il est porté dans le marge : « Approuvé, le 23 novembre 1855, le ministre d’Etat, Achille Fould »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux réalisés au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Paris, le 1er février 1856<lb/>Rapport à monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. l’architecte Millet, qui a reçu de Votre Excellence la mission de préparer un projet d’appropriation du château de Saint-Germain, a dû pourvoir à l’entretien provisoire de ce palais pendant l’exercice 1855.<lb/>Votre Excellence voudra sans doute payer à cet architecte les honoraires qui lui sont dus pour la surveillance de ces travaux.<lb/>L’entretien proprement dit, qui consiste en maçonnerie, couverture, serrurerie, menuiserie, vidange et horlogerie, a donné lieu à une dépense de 3466 f. 30 c. pour laquelle les honoraires me paraissent devoir être calculés à 5 % parce que M. Millet, n’ayant pas d’agence sous ses ordres, a été obligé de préparer lui-même toutes les pièces de comptabilité nécessaires à la liquidation, ce qui produit 173 f. 32 c.<lb/>De plus, M. l’architecte a fait exécuter la démolition des cloisons intérieures etc., travail s’élevant à 7179 f. 75 c. sur lesquels une rémunération de 4 % parait suffisante, attendu qu’il n’a pas été nécessaire d’établir de pièces de comptabilité, soit 287 f. 19 c.<lb/>Total : 460 f. 50 c.<lb/>Il faut, en outre, ajouter à ce chiffre une somme de 40 f 00 c. destinée à couvrir les frais de voyage de l’architecte de Paris à Saint-Germain-en-Laye : 40 f. 00 c.<lb/>Total : 500 f. 51 c.<lb/>Soit 500 francs que je vous propose d’allouer à M. l’architecte Millet à titre d’honoraire pour 1854 [sic].<lb/>Si Votre Excellence approuve le présent rapport, je la prierai de signer le projet d’arrêté ci-joint destiné à assurer l’exécution de sa décision.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la fermeture des fourneaux économiques établis au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Mairie<lb/>Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Ce 1er avril 1856A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’établissement des fourneaux économiques, auquel Votre Excellence a bien voulu le 23 novembre 1855 accorder l’autorisation de disposer des cuisines du château de Saint-Germain-en-Laye, a cessé de fonctionner le 24 mars et à cette date les lieux ont été rendus au gardien de cet édifice.<lb/>Permettez-moi, Monsieur le Ministre, d’exprimer de nouveau à Votre Excellence la reconnaissance de l’administration municipale pour l’accueil bienveillant que vous avez daigné faire à sa demande. Grâce au puissant appui que Votre Excellence a prêté à cette charitable institution, elle a pu mener à bonne fin une œuvre qui, en venant en aide aux classes indigentes et laborieuses, leur a fait bénir chaque jour le gouvernement de l’Empereur, dont la paternelle sollicitude donne un élan si fécond aux établissements créés dans un but d’amélioration et de bienfaisance publiques.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec un profond respect de Votre Excellence, Monsieur le Ministre, le très humble serviteur.<lb/>Le maire<lb/>Dutaillis »</p>
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              <did>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que les fourneaux économiques établis dans le château de Saint-Germain-en-Laye conformément à votre décision en date du 3 décembre 1855 ont cessé de fonctionner dans les derniers jours du mois de mars 1855. Il ne se présentait plus personne à la distribution des aliments et la fermeture des fourneaux économiques devait être arrêtée par la Société philanthropique de la ville de Saint-Germain. Le château est, en réalité, trop éloigné des quartiers habités par la population ouvrière, et à cette cause probablement l’on doit la prompte cessation de l’état de choses établi en faveur des travailleurs de la ville dont il s’agit.<lb/>Je devais ordonner aussitôt l’enlèvement des cloisons provisoires établies pour les fourneaux économiques et j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de porter à votre connaissance que les lieux ont été remis dans leur état primitif.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 8 avril 1856 »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>A la fin du mois de septembre dernier, j’avais l’honneur de faire parvenir à Votre Excellence 10 feuilles de dessins concernant le château de Saint-Germain-en-Laye. Dans ces croquis, j’avais essayé de retracer les constructions successives de la demeure impériale dont il s’agit. Pour rentrer dans les délais présentes, je devais seulement alors m’occuper de l’enveloppe de la construction et j’ai l’honneur aujourd’hui de vous adresser 10 nouvelles feuilles de dessins s’appliquant à la chapelle du château et complétant mes études préparatoires.<lb/>La curieuse et très belle chapelle dont il s’agit remonte au 13ème siècle et a été élevée par saint Louis, qui, né à Poissy, aura voulu aussitôt sa majorité ériger cette dépendance de l’ancien château. Tous les historiens de la ville de Saint-Germain assurent que la chapelle était arrivée jusqu’au règne de Louis XIII sans avoir subi de modifications. Ce monarque voulut entreprendre sa décoration et il chargea de ce soin (si l’on en croit Félibien) le sieur Aubin Vouet. De grosses réparations furent effectuées avant de procéder aux ouvrages de peinture et à partir de cette époque remontent alors les premières mutilations de la chapelle de Saint-Germain.<lb/>Louis XIV voulut aussi à son tour modifier cette demeure et il fit construire les 5 gros pavillons qui flanquent le château de la Renaissance et aussi toutes les bâtisses qui surmontent et emprisonnent la chapelle du saint roi Louis XI [sic].<lb/>Le constructeur qui élevait le château du 16e siècle avait réussi à engager le moins possible la chapelle et deux des petites faces de l’abside étaient seulement comprises dans ses constructions.<lb/>La disposition adoptée par cet artiste, dans son plan, paraît prouver qu’il appréciait à sa juste valeur le curieux édifice que l’on doit assurément à l’un des plus habiles architectes du règne de saint Louis et il est bien regrettable de n’avoir pas trouvé le même respect chez les constructeurs du 17e siècle, qui n’ont pas craint d’engager et de mutiler le monument formant la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye. La construction que nous avons essayée de retracer dans nos dessins est d’une excessive délicatesse. L’architecte qui l’érigeait ne s’est pas contenté de ménager de larges croisées dans ses travées et il a voulu ouvrir entièrement tous les espaces compris entre les contreforts par de grandes et belles vitrines de forme carrée et à meneaux. Cette disposition est toute exceptionnelle, est unique, nous croyons, et nous paraît mériter toute l’attention des personnes qui s’occupent de l’étude de notre art national. Sur ces claires-voies ou croisées à meneaux, les architectes du 17e siècle ont élevé un grand étage d’habitation et de gros murs viennent alors surcharger d’une façon vraiment inquiétante les délicates et savantes constructions du Moyen Âge.<lb/>Divers ouvrages de restauration et d’ameublement ont encore été exécutés en 1827 dans la chapelle de Saint-Germain-en-Laye. A cette époque, l’on plaçait à l’intérieur de l’édifice quelques galeries à balustres, l’on érigeait une tribune vers le mur occidental et l’on construisait un autel flanqué de grandes et grosses colonnes en bois, et de l’ordre corinthien.<lb/>L’on a surélevé le sol de la chapelle de environ un mètre quinze centimètres, l’on a arraché toute l’arcature inférieure et, malgré toutes les mutilations dont il vient d’être parlé, rien n’est si facile aujourd’hui que de restituer à cette curieuse construction ses dispositions anciennes. Pendant que nous étions occupés à Saint-Germain à dessiner et à mesurer le château pour obéir aux ordres que Votre Excellence avait bien voulu nous donner, nous avons fait faire une fouille au pied de l’un des piliers de la chapelle afin de trouver le sol primitif. Nous avons trouvé dans ce déblai quelques parties de l’ancien dallage aussi bien que les bases des piles et le banc pourtournant toute la construction au-dessous de l’arcature. Le sol a été surélevé au moyen de maçonneries et dans les moellons qu’on arrachait, nous avons été assez heureux pour reconnaître et recueillir d’anciens et précieux fragments de la balustrade du couronnement extérieur. Si l’on continuait les recherches et si l’on rétablissait enfin le sol de cette chapelle à sa hauteur primitive, l’on trouverait très probablement de nombreux débris qui permettraient de rétablir avec la plus grande précision tous les détails du monument. Des piles ont été enduites en plâtre, l’on a appliqué des boiseries sur les soubassements des murailles et il serait utile, nous croyons, de dépouiller l’édifice des revêtements afin d’apprécier la situation. Les recherches dont il s’agit seraient indispensables si l’on voulait rédiger un devis sérieux des ouvrages à entreprendre et il était peut-être de notre devoir de solliciter de votre bienveillance, Monsieur le Ministre, et l’autorisation et le faible crédit de environ 1000 francs nous permettant d’entreprendre les quelques recherches dont il s’agit.<lb/>Les premiers dessins du dossier joint à cette lettre retracent l’état actuel de la chapelle, tandis que les dernières feuilles forment un essai de restauration et après la construction du château de François 1er. La chapelle étant un monument historique, nous ne pouvions omettre de rédiger une étude à son égard. Le travail que nous avons l’honneur de soumettre à l’appréciation de Votre Excellence résulte de l’examen des documents laissés soit par l’architecte Ducerceau, soit par le dessinateur graveur Israël Silvestre.<lb/>En ce qui concerne l’ensemble de cette chapelle, il serait difficile je crois de commettre des erreurs, car en réalité cette chapelle, quoique mutilée, existe entièrement. Il n’en est pas de même en ce qui s’applique aux détails et nous devions alors, suivant ce qui a été dit plus haut, solliciter la faveur de faire les recherches fort intéressantes pouvant nous aider à reproduire avec précision la belle chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Je suis avec respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>E. Millet<lb/>Paris, le 24 avril 1856 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7985_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46675_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">89</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1639</unitid>
                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">18 mai 1856</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai eu l’honneur de remettre à Votre Excellence il y a peu de jours la feuille d’études concernant la Sainte Chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye. Avant d’opérer la remise des dessins, j’avais donné communication du travail dont il s’agit à monsieur l’inspecteur général des bâtiments, qui semblait désirer quelques développements sur la section transversale de l’édifice. J’ai l’honneur aujourd’hui, Monsieur le Ministre, de vous faire parvenir 2 nouveaux croquis complétant le travail sur la chapelle du roi saint Louis.<lb/>Le premier dessin, qui trace l’état actuel, indique l’exhaussement regrettable du sol inférieur qui enlève à cette chapelle ses élégantes proportions primitives. Cette coupe indique aussi l’étage ajouté au-dessus des voûtes et qui, avec ses gros murs, écrase les légères croisées à meneaux de l’ancienne construction. Les murs de l’étage ajouté sont placés en porte à faux (suivant ce qui est marqué dans notre coupe) et doivent certainement, dans un court délai, amener l’écrasement de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Pour suivre l’ordre adopté dans nos précédentes études, nous devions rédiger encore un croquis de la chapelle avant les mutilations qu’on lui a fait subir pendant les 17e et 18e siècles et la planche n° 2 forme l’essai dont il s’agit.<lb/>Le roi saint Louis étant à Saint-Germain-en-Laye en 1239 entra en négociation avec Baudouin, empereur de Constantinople, pour le rachat de la couronne d’épines et autres reliques qui donnèrent lieu à la construction de la Sainte Chapelle du Palais de Paris. En 1248, avant de partir pour la première croisade, saint Louis fit à Saint-Germain son testament et cette chapelle dut recevoir les prières qui précédèrent son départ. Bien d’autres faits se passèrent à Saint-Germain-en-Laye et en 1643 eut encore lieu dans la chapelle du vieux château le baptême du grand roi Louis XIV.<lb/>La construction qui nous occupe nous semble intéressante à bien des titres et tout se liant à l’histoire de notre pays, elle est encore certainement un des spécimens les plus précieux des constructions du Moyen Âge de notre art national. Ayant eu l’honneur d’être chargé par Votre Excellence de l’étude du château de Saint-Germain, il était assurément de notre devoir de faire toutes les recherches utiles pour retracer les dispositions successives de cette demeure impériale et, dans ce but, nous devions encore rédiger les nouveaux croquis réclamés par monsieur l’inspecteur général des Bâtiments.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence, Monsieur le Ministre, le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, le 18 mai 1856 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7990_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46676_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’ancien aumônier du pénitencier demandant un logement au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">15 février 1857</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Par une lettre jointe, en date du 22 avril 1857, sur ordre de l’empereur, son chef du cabinet transmit cette demande au ministre de la Maison de l’empereur.</p>
                </note>
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                  <corpname id="atom_7993_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sire,<lb/>Votre Majesté, en supprimant le pénitencier militaire de Saint-Germain, m’a privé de ce que j’aimais le plus dans l’exercice de mon saint ministère, et, pour me consoler sans doute, Votre Majesté m’annonce que, restant aumônier de la maison, j’aurais bientôt un autre troupeau.<lb/>Quand ce réalisera cette promesse ? J’avoue, Sire, que cela ne me regarde pas. Mais ce que je crois pouvoir vous demander avec confiance, c’est que Votre Majesté m’accorde un petit logement dans ce vieux et grand château, où il y en a tant d’inutiles qui, faute d’habitant, vont se dégrader bientôt.<lb/>Je demande la faveur de l’aumônier des châteaux de Versailles et de Saverne.<lb/>Sans aucun traitement ni rémunération quelconque, je vous prie, Sire, de me concéder deux ou trois chambres, et je pourrai du moins veiller à la conservation de la chapelle antique, magnifique encore, bâtie par saint Louis, et admirée par Votre Majesté dans sa dernière visite.<lb/>Accordez-moi cette grâce, Sire, et je vous promets de faire dans cette chapelle, maintenant si nue, pour votre famille et pour vous, Sire, les meilleures prières de mon cœur.<lb/>Recevez l’hommage du profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’être, Sire, de Votre Majesté le très humble et très dévoué serviteur.<lb/>Louis-Marie Codant<lb/>Prêtre, ex-aumônier du pénitencier militaire<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 15 février 1857 »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le paiement des projets de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Empire français<lb/>Ministère d’Etat<lb/>Conseil général des Bâtiments civils<lb/>Extrait du registre des délibérations<lb/>Séance du 2 mars 1857<lb/>Rapport fait au conseil par M. Duban, inspecteur général<lb/>Son Excellence le ministre d’Etat soumet à l’examen et à l’appréciation du conseil général des Bâtiments civils une demande d’honoraires présentée par M. Millet, architecte chargé par une décision en date du 15 juillet 1855 de rédiger un projet de restauration et d’appropriation du château de Saint-Germain-en-Laye pour une double hypothèse, l’organisation d’un musée ou un asile pour les veuves d’officiers morts à l’armée.<lb/>Diverses pièces sont présentées à l’appui de cette demande.<lb/>En premier lieu, une note récapitulative des conditions imposées par M. le ministre et des actes successifs par lesquels M. Millet s’est efforcé d’y satisfaire,<lb/>Puis un bordereau des pièces, rapports et dessins présentés par M. Millet.<lb/>Puis enfin la demande d’honoraires rédigée par l’architecte, évaluée en journées de travail et montant ensemble à 3840 f. 00.<lb/>La note récapitulative des conditions imposées et des travaux exécutés successivement par M. Millet ne pouvant être résumée, nous prions le conseil de vouloir bien en entendre la lecture.<lb/>Bien que la mission impartie au conseil par Son Excellence soit limitée à l’appréciation de la demande d’honoraires de M. Millet en ce qui touche le travail matériel auquel cette mission a donné lieu, nous croyons devoir faire ressortir à l’appui des conclusions que nous présenterons plus loin l’extension, louable à nos yeux, que M. Millet a donnée à la partie archéologique du travail qui lui a été confié. Sans négliger ce qui semble en être le but principal, l’appropriation à de nouveaux services, l’architecte a jeté de vives lumières sur cet important monument, l’un des plus remarquables de l’époque de François 1er, en le dégageant des additions faites sous Louis XIV et en lui rendant sa physionomie primitive, ainsi qu’en présentant la restitution de la remarquable chapelle du XIIIe siècle enclavée dans cet édifice.<lb/>Les rapports joints à ce travail ne concourent pas moins que les dessins à faire ressortir l’intérêt que mérite ce monument et si nous devons mêler une critique à ces éloges, elle s’applique à l’insuffisance de documents relatifs à la dépense évaluée en bloc à 14 ou 1500000 f.<lb/>Quoiqu’il en soit de cette lacune que nous devons signaler, notre opinion est que ce travail, qui se compose de 117 pièces, dessins minutes, dessins rendus, rapports et photographies, et qui se distingue par de laborieuses recherches, un grand soin et une grande habileté dans l’exécution, que ce travail, disons-nous, résumé par son auteur en 116 journées de travail et 140 de l’autre, estimées par lui à 15 f. la journée, peut donner lieu à l’attribution de 3840 f. qui forment le montant de la demande présentée.<lb/>Nous avons l’honneur en conséquence de proposer au conseil de vouloir bien adopter ces conclusions.<lb/>Duban<lb/>Avis du conseil<lb/>Le conseil, consulté sur une note par laquelle M. le ministre d’Etat a décidé qu’il serait alloué des honoraires à M. Millet, architecte, pour études et rédaction de projets de restauration et d’appropriation du château de Saint-Germain-en-Laye,<lb/>Après avoir entendu M. Duban en son rapport,<lb/>Vu les divers plans et pièces contenus dans trois atlas,<lb/>A la majorité,<lb/>Est d’avis qu’une somme de 6000 francs peut être attribuée comme indemnité à M. Millet<lb/>Le président<lb/>Alfred Blanche »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le paiement des projets de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>L’arrêté joint a été signé par le ministre le 10 mars 1857.</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Bâtiments (service extraordinaire)<lb/>Paris, le 9 mars 1855<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez décidé que M. Millet, architecte, recevrait des honoraires pour les études et la rédaction de projets qui lui ont été demandés pour la restauration du château impérial de Saint-Germain-en-Laye et que ces honoraires seraient réglés par le conseil des Bâtiments civils.<lb/>Le conseil des Bâtiments civils a, en conséquence, été consulté et il vient de transmettre un avis par lequel il propose de fixer à 6000 francs les honoraires dont il s’agit.<lb/>La note présentée par M. Millet ne s’élevait, il est vrai, qu’à 2840 f. mais ce chiffre représente seulement la valeur des déboursés faits et du temps matériel strictement employé par M. Millet pour la rédaction de ses projets. Il ne comprend aucune évaluation en ce qui concerne le mérite de l’œuvre de cet architecte.<lb/>L’indemnité proposée par le conseil des Bâtiments civils me parait la juste rémunération de travaux dont la valeur a pu être appréciée par Votre Excellence et je ne puis que vous prier d’y donner votre approbation.<lb/>Si Votre Excellence adopte le présent rapport, je la prierai de signer le projet d’arrêté ci-joint.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la demande par l’ancien aumônier du pénitencier d’un logement au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 1er mai 1857<lb/>Le ministre à M. l’abbé Codant, ex-aumônier du pénitencier militaire de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>Par lettre en date du 15 février dernier, vous avez sollicité la concession d’un logement dans les dépendances du château de Saint-Germain-en-Laye, sous la condition de veiller à la conservation de la chapelle de ce palais.<lb/>J’ai l’honneur de vous faire remarquer, Monsieur, qu’aucune des parties du château ne se trouve habitable en ce moment, et comme une destination peut d’un instant à l’autre être donnée à ce bâtiment par S. M. l’Empereur, il m’est impossible d’ordonner aucun travail d’appropriation intérieure qui pourrait être modifié par des dispositions ultérieures.<lb/>Recevez etc.<lb/>Le ministre d’Etat<lb/>Signé Achille Fould »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant l’aménagement du cimetière du Pecq en contrebas de la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments et de la dotation immobilière<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Minute de lettre<lb/>Paris, le 27 juin 1857<lb/>Note à M. le ministre<lb/>La commune du Pecq fait établir en ce moment un cimetière sur la côte qui s’élève entre la Seine et la terrasse de Saint-Germain-en-Laye. Les murs de clôture de ce cimetière sont déjà en partie construits. Ils sont à une distance d’à peine 100 m. du mur de la terrasse.<lb/>La ville de Saint-Germain voit avec le plus grand regret l’adoption de cette mesure dont les conséquences sont faciles à apprécier ; une promenade, renommée dans toute l’Europe pour la vue riante et étendue qu’elle offre aux visiteurs, va maintenant avoir à ses pieds un lieu que partout on a soin d’éloigner autant que possible des habitations et des endroits fréquentés.<lb/>Si, comme tout porte à le craindre, ce voisinage cause un grand préjudice à la ville, il n’est pas moins regrettable pour le domaine de la Couronne, qui voit ainsi dépréciée l’une de ses plus magnifiques dépendances, précisément au moment où elle en entreprend la restauration et l’embellissement.<lb/>Il est bien fâcheux que l’administration n’en ait pas été prévenue par ses agents locaux lorsque l’enquête préalable, exigée par la loi, a été publiée. Elle aurait été à même d’y former opposition.<lb/>Aujourd’hui, il paraît difficile de revenir sur le projet par les voies administratives ordinaires, mais peut-être le ministre jugerait-il qu’il y aurait lieu d’en écrire au ministre de l’Intérieur, qui s’empresserait assurément de déférer au désir de Sa Majesté s’il lui était exprimé.<lb/>Pour le chef de division,<lb/>Le chef de bureau »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement d’un logement pour le régisseur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour satisfaire à vos ordres, je devais visiter le château de Saint-Germain et rechercher l’endroit le plus convenable pour y établir le logement que vous voulez bien m’indiquer.<lb/>Les quatre corps de logis qui environnent la cour présentent des largeurs diverses. Trois de ces bâtiments étaient disposés pour la réception et les pièces d’apparat, mais le quatrième, le plus étroit, sis au midi, sur la rue du Château-Neuf, contenait un couloir de dégagement donnant accès à de petites pièces et seul alors ce bâtiment était dans l’origine destiné à l’habitation. J’ai indiqué ces dispositions dans les diverses études que j’ai eu l’honneur d’adresser à Votre Excellence et vous voudrez peut-être, Monsieur le Ministre, vous reporter au travail d’ensemble concernant le château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Le bâtiment dont il vient d’être parlé, sis au midi, n’ayant qu’une faible largeur, étant coupé par de nombreux murs de refend, n’ayant plus aujourd’hui de vue sur les magnifiques jardins de Saint-Germain, devrait être rendu à son ancienne destination, nous croyons, et quelque soit l’établissement que vous voudrez installer dans la demeure dont il s’agit. Dans ces conditions, nous devons avoir l’honneur de vous proposer d’installer dans ce corps de logis l’habitation de M. le régisseur du palais. Nous devons toutefois rappeler que l’arrangement de cette demeure ne pourrait utilement et convenablement se faire, peut-être, qu’après avoir effectué les ouvrages de restauration ayant pour but de remédier au mauvais état de la grosse construction des bâtiments dont il s’agit.<lb/>Nous ne savons si vous voudrez, Monsieur le Ministre, ordonner ces ouvrages de restauration et nous devons alors porter nos recherches sur une demeure provisoire dans les appartements conservés et servant, lors du pénitencier, à l’habitation des officiers placés à la tête de cet établissement. J’aurais désiré installer M. le régisseur à l’entresol, dans l’ancien appartement du capitaine, mais les cloisons s’enchevêtrent malheureusement les unes dans les autres, les parquets sont détestables, les cheminées sont organisées de façon à faire craindre un incendie et tout cet ensemble présente enfin un décousu qu’on doit à la présence de divers poteaux destinés à supporter l’appartement supérieur. Je devais donc remonter au premier étage, habité jadis par le commandant, et qui comprend en un mot le plus bel appartement conservé aujourd’hui dans le château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Cette demeure, sise au niveau des terrasses et du grand balcon, est assez bien conservée, elle s’étend actuellement au dehors du pavillon d’angle sud-ouest, mais j’aurai l’honneur de vous proposer de la contenir dans ce pavillon et d’en distraire diverses pièces présentant ensemble une superficie approximative de 50 à 60 mètres. Dans ce cas, j’aurai l’honneur de proposer à Votre Excellence de faire une cuisine dans l’une des chambres à coucher et de modifier l’appartement de façon à le faire concorder avec ce que nous avons tracé dans le plan joint à ce rapport.<lb/>La transformation du logement du pavillon n’entrainerait que de faibles dépenses, si toutefois j’étais autorisé par vous, Monsieur le Ministre, à prendre, par quelques démolitions, un fourneau de cuisine et quelques menuiseries dans le château lui-même, et dans ce cas la dépense s’élèverait au plus à environ mille francs.<lb/>J’ajouterai que l’habitation dans le pavillon d’angle sud-ouest ne pourrait gêner en rien les ouvrages de grande restauration et que le régisseur, logé provisoirement de la sorte, pourrait n’abandonner le local dont il s’agit que pour occuper son habitation définitive, ménagée soit dans le corps de logis méridional, soit partout ailleurs, et suivant ce qui me serait ordonné par vous à cet égard.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 20 août 1857 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46709_actor">Millet, Eugène </persname>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« ASon Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Il y a peu de jours, j’avais l’honneur de vous adresser quelques renseignements sur le logement que Votre Excellence désire installer dans le château de Saint-Germain-en-Laye. J’avais l’honneur de porter à votre connaissance qu’à mon avis, cette habitation ne pourrait convenablement et définitivement s’établir que dans le bâtiment longeant la cour, sis au midi et vers la rue du Château-Neuf.<lb/>L’on ne pourrait en agir de la sorte toutefois qu’après avoir exécuté les ouvrages de restauration du bâtiment dont il s’agit, et ne sachant si vous voudriez, Monsieur le Ministre, autoriser pareils travaux dans un court délai, je devais chercher dans le pavillon d’angle sud-ouest une habitation provisoire pour monsieur le régisseur du château.<lb/>J’ai eu l’honneur de vous adresser, le 20 août dernier, un plan de l’appartement sis au 1er étage, qui réclame peu de réparations, mais j’annonçais aussi qu’avec une dépense plus considérable l’on pourrait aménager l’appartement de l’entresol. Monsieur l’inspecteur général a jugé à propos de rédiger une étude nouvelle et j’ai l’honneur aujourd’hui en conséquence de vous faire parvenir sous ce pli divers documents.<lb/>L’appartement actuel de l’entresol est coupé par de nombreuses cloisons agencées d’une façon déplorable et l’on pourrait, je crois, simplifier toutes les dispositions. J’ai cru m’apercevoir qu’un pan de bois divisant le bâtiment dans sa longueur ne portait pas plancher et pourrait facilement être détruit. Ce fait, qui ne pourra être vérifié toutefois qu’après avoir fait tomber quelques parties de plafonds, permettrait de distribuer l’étage de l’entresol suivant le tracé de notre plan et fournirait peut-être un appartement convenable.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 5 septembre 1857 »</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Paris, le 22 septembre 1857<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre Excellence a manifesté l’intention de placer au château de Saint-Germain M. O Connell (Richard Théodore), lieutenant de cavalerie en retraite, et elle a demandé à M. l’architecte Millet des propositions pour l’établissement du logement de cet officier.<lb/>M. Millet présente en conséquence un double projet qui consiste à installer ce logement soit à l’entresol, soit au 1er étage du pavillon de l’angle sud-ouest du château.<lb/>Ce qui a motivé le choix de ce pavillon pour y établir le logement de M. O Connell, c’est qu’il pourra toujours continuer à être occupé, dans le cas d’une restauration du château, sans gêner les travaux.<lb/>L’appropriation de l’entresol, y compris les honoraires de l’architecte, qui seront d’environ 120 francs, entrainerait une dépense de 2500 francs environ.<lb/>Et celle du 1er étage, en y comprenant également les honoraires, coûterait environ 1100 f.<lb/>Différence : 1400 f.<lb/>L’appropriation de l’entresol serait beaucoup plus coûteuse parce qu’il se trouve dans un état de détérioration beaucoup plus grave. Cependant, malgré la différence en faveur du 1er étage, je proposerai à Votre Excellence d’adopter l’entresol car le 1er étage constituerait un appartement trop important par rapport aux fonctions qui seront confiées à M. O Connell.<lb/>Une fois ce point décidé, il y aura lieu de fixer la somme qui sera allouée à M. O Connell à titre de traitement.<lb/>La pension dont joui cet officier ayant été réglée sur des services exclusivement militaires, elle peut être service en même temps qu’un traitement ayant pour cause des services civils.<lb/>M. O Connell cumulera ainsi le traitement qui lui sera alloué avec sa pension de retraite, qui est d’environ 800 francs. Dans ce cas, ce traitement peut être un peu moins élevé, et j’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence d’en fixer le chiffre à 1800 francs, soit 2600 francs avec la retraite.<lb/>Si l’on tient compte de la valeur du logement accordé et du chauffage que Votre Excellence voudra sans doute faire fournir par l’Etat, la position de M. O Connell paraitra convenable.<lb/>Comme le château de Saint-Germain ne se trouve pas inscrit au budget pour un crédit spécial, le traitement ci-dessus mentionné ne pourra être imputé que sur le chapitre affecté à l’entretien des bâtiments civils, comme l’est déjà celui du sieur Bague, concierge du même château.<lb/>Si les propositions qui précédent sont adoptées par Votre Excellence, il restera à décider quel sera le titre de l’emploi occupé par M. O Connell, titre qui peut être celui de régisseur ou celui de conservateur, et je prierai Votre Excellence de vouloir bien m’indiquer sa volonté à cet égard et signer le projet d’arrêté ci-joint.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement d’un logement pour le régisseur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Minute de lettre du 23 septembre 1857<lb/>M. l’inspecteur général des Travaux à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître que, par arrêté en date du 23 du courant, S. E. le ministre d’Etat a nommé régisseur du château de Saint-Germain M. O Connell (Richard Théodore), lieutenant de cavalerie en retraite.<lb/>S. E. a décidé en même temps que le logement de M. O Connell serait installé à l’entresol du pavillon de l’angle sud-ouest du château.<lb/>Je vous invite en conséquence à commencer immédiatement le travail d’appropriation de ce logement, pour lequel il vous est alloué, d’après votre demande, un crédit de 2400 francs. Je vous ferai connaître ultérieurement sur quel chapitre du budget de 1857 devra être imputée cette dépense.<lb/>Recevez, etc.<lb/>L’inspecteur général des Travaux<lb/>Signé Guillaumot »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté nommant un régisseur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Arrêté<lb/>Au nom de l’Empereur<lb/>Le ministre d’Etat,<lb/>Sur le rapport du secrétaire général,<lb/>Arrête :<lb/>Article premier<lb/>M. O’Connell (Richard Théodore), lieutenant de cavalerie en retraite, est nommé régisseur du château impérial de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Il recevra à ce titre un traitement annuel de dix-huit cents francs (1800 f.).<lb/>Art. 2<lb/>La dépense qui résultera de cette nomination sera imputée sur les fonds affectés à l’entretien des bâtiments et édifices publics, article XII (1ère section) du budget de l’exercice 1857.<lb/>Art. 3<lb/>Le secrétaire général est chargé de l’exécution et de la notification du présent arrêté qui aura son, effet à partir du 1er octobre 1857.<lb/>Fait à Paris, le 23 septembre 1857<lb/>Achille Fould »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la pose de becs de gaz dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1858</unitdate>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Mairie de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Ce 7 avril 1858<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Depuis longtemps, les nombreux promeneurs qu’attirent à Saint-Germain la beauté du site et la pureté de l’air faisaient entendre d’unanimes réclamations sur trois choses qui leur paraissaient ne pas répondre à l’ensemble grandiose que leur présentent le parterre et la terrasse de Saint-Germain, savoir : le peu d’élégance du pavillon des concerts, le défaut d’éclairage pendant les belles soirées de l’été de la petite terrasse du parterre sur laquelle les promeneurs se réunissent presque exclusivement, et la largeur insuffisante de cette petite terrasse.<lb/>Préoccupée de satisfaire à des vœux émis par la généralité de ces visiteurs, riches pour la plupart, dont le séjour est pour la ville une source de prospérités, l’administration municipale étudia et présenté au conseil un projet réalisant autant qu’il était en son pouvoir les améliorations réclamées. Ce projet consiste dans la pose de douze candélabres à becs de gaz sur la petite terrasse même et de quatre autres en retour en venant vers le chemin de fer. Le conseil s’empressa de voter les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet et à la restauration complète du pavillon des concerts. Il ne manque plus pour voir ces premières améliorations s’effectuer que l’autorisation de Votre Excellence pour la pose des appareils et conduites, et c’est cette autorisation que je viens solliciter de votre bienveillance.<lb/>Mais le sacrifice que s’impose la Ville serait de peu de résultat si l’ensemble des améliorations n’était complété par l’élargissement de la petite terrasse jusqu’au niveau de la naissance du talus actuel qui la borde, ce qui donnerait à la circulation un espace presque double de celui existant.<lb/>Permettez-moi d’espérer que Votre Excellence, qui a toujours daigné témoigner tant de sollicitude pour tout ce qui se rattache à la prospérité de notre cité, consentira à accueillir favorablement cette demande et à rendre par cette nouvelle amélioration cette promenade digne des parcs du Domaine de la Couronne et du bienveillant intérêt avec lequel le gouvernement de l’Empereur favorise et encourage tous les projets qui ont pour but le bien être de la population et l’embellissement des promenades publiques.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Dutaillis »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8065_actor">Ministère d'Etat </corpname>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement d’un logement pour le commandant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">103</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1858</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’appartement du premier étage du pavillon de l’angle sud-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye est en presque totalité carrelé en terre cuite. La salle à manger est sombre, ne prend de jour que sur l’escalier, et ne pourrait être acceptée certainement dans ces conditions. La cuisine est mal établie et réclame de sérieux changements. Le cabinet d’aisances se trouve en dehors de l’appartement, dans une cabane extérieure, sur le balcon entourant le château, et cet arrangement me semble et vicieux et incommode. J’ajouterai que le balcon lui-même est en mauvais état et qu’on peut à peine s’aventurer sur ses dalles en pierre.<lb/>J’ai l’honneur de proposer quelques changements dans les distributions et je m’empresse en conséquence d’adresser à Votre Excellence un projet à cet égard (voir la feuille de dessins n° 1). L’on pourrait obtenir une galerie d’antichambre parfaitement éclairée, une salle à manger prenant jour sur la place du Château, un salon spacieux, 2 chambres à coucher, un cabinet de travail, une cuisine, un cabinet d’aisances compris dans l’habitation et enfin une chambre de domestique comprise aussi dans l’appartement dont il s’agit. La demeure projetée pourrait être obtenue sans augmenter en quelque sorte la surface occupée par l’appartement actuel et il suffirait d’y joindre l’espace formant aujourd’hui la petite cour (plutôt le puits d’air) disposé pour le service de l’ancien pénitencier de Saint-Germain-en-Laye. Le premier étage du pavillon de l’angle sud-ouest avait jadis une hauteur de environ six mètres. Cet étage a été divisé par un plancher et l’entresol formé de la sorte est trop bas pour permettre d’y établir une habitation convenable. Jadis, le pavillon ne comprenait que deux grandes pièces et l’on n’avait ménagé de conduites de fumée que dans les murailles intérieures. Pendant l’occupation du château par le pénitencier, l’on a voulu augmenter le nombre des cheminées du 1er étage et l’on donnait issue à la fumée des nouveaux foyers par des conduites en métal traversant le plafond et l’entresol et allant rejoindre, tant bien que mal, les tuyaux des murailles. Le triste arrangement, qui ne peut être que provisoire, devait être conservé toutefois si l’on ne veut construire des tuyaux en maçonnerie et faire des dépenses très considérables.<lb/>L’entrée du château a été déshonorée par divers ouvrages du 17ème siècle, et à cette époque aussi l’on dénaturait la belle disposition de la salle des gardes ou galerie voûtée du rez-de-chaussée. Pour les besoins du pénitencier, l’on établissait en 1836, je crois, la petite cour dont il a été parlé plus haut. Cette cour est entourée de pans de bois supportés par des poutres avec liens en charpente qui enlèvent au vestibule son aspect élégant et monumental. Après avoir traversé la galerie de la Renaissance, l’on doit s’engager dans un couloir étroit et sombre et gagner de la sorte l’escalier conduisant à l’appartement que vous avez bien voulu me charger d’étudier.<lb/>Le vestibule du rez-de-chaussée est pavé en grès sur quelques points et présente des dalles en pierres dans sa plus grande longueur. L’on peut constater de graves détériorations dans le pavé et aussi dans le dallage et un remaniement complet de l’aire serait indispensable, nous croyons. Nombre de baies du rez-de-chaussée ont été défendues soit par des maçonneries, soit par de lourdes grilles en fer pendant le séjour des détenus militaires. Ces clôtures donnent à cette demeure un caractère fâcheux qu’il serait utile peut-être de modifier.<lb/>Des ouvrages de restauration seraient nécessaires, nous croyons, dans le rez-de-chaussée, pour donner un accès convenable aux appartements du pavillon sud-ouest et nous devions au moins porter ces faits à la connaissance de Votre Excellence. Nous avons pensé devoir tracer les modifications proposées dans cet étage et nous avons l’honneur de joindre à cette lettre une 2ème feuille de dessins.<lb/>Le chiffre de la dépense est assez difficile à fixer avant de connaître avec quelque précision le programme que Votre Excellence voudra bien nous imposer. Nous ne savons si l’on pourra se contenter de carrelages sur quelques points. Nous aurions besoin d’être fixé sur l’importance de cette demeure pour savoir si nous devons prévoir et des ouvrages de dorure et de décor, su les plafonds et les menuiseries doivent être ornés de splendides moulures, etc.<lb/>Nous devons toutefois, et pour satisfaire à votre demande, faire suivre ces renseignements d’une évaluation approximative.<lb/>Appartement<lb/>Travaux de maçonnerie : 900,00<lb/>Travaux de charpente : 500,00<lb/>Travaux de serrurerie : 500,00<lb/>Travaux de couverture et plomberie : 600,00<lb/>Travaux de menuiserie et parquets : 3000,00<lb/>Travaux de peinture et tenture : 1100,00<lb/>Travaux de fumisterie et marbrerie : 550,00<lb/>La fourniture des glaces et les travaux divers évalués à : 1500,00<lb/>[Total :] 8650,00<lb/>Ensemble pour l’appartement : 8650,00<lb/>Travaux accessoires<lb/>Restauration du balcon de l’appartement : 500,00<lb/>Réparation à effectuer dans le cabinet d’aisances de l’entresol et à la suite du changement de la conduite de chute : 200,00<lb/>Dallage en pierre du vestibule du rez-de-chaussée et ouvrages divers dans cet étage évalués ensemble à : 6000,00<lb/>[Total :] 6700,00<lb/>Ensemble : 6700,00<lb/>Total de l’évaluation approximative : 75350,00<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 9 avril 1858 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8070_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46703_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux demandés par la Ville dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">104</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1641</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1858</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Forêts de Saint-Germain et de Marly<lb/>Service des Bâtiments<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Bougival, le 19 avril 1858<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à la lettre ci-jointe que vous m’avez communiquée, j’ai l’honneur de vous exposer les réflexions suivantes : 1° la Ville de Saint-Germain demande à terminer le pavillon de musique qu’elle a fait établir sur la petite terrasse ; il est urgent que ce travail soit fait le plus tôt possible, et sans l’initiative prise en ce moment, je me proposais d’en exiger l’exécution.<lb/>2° La pose des appareils à gaz par la ville aurait en effet l’avantage de prolonger les promenades assez avant dans la soirée, mais alors il faudrait organiser une surveillance bien plus grande que celle mise à ma disposition pour la police des parterres qui déjà est si difficile à faire en fermant les grilles à 9 et 10 heures du soir.<lb/>Quant à la reconstruction et à l’élargissement de la petite terrasse, ce serait il est vrai une grande amélioration pour les promeneurs. Malheureusement, ce travail, y compris une grille en fer qu’il faudrait poser, coûterait au moins, d’après l’estimation que je viens d’en faire, 15 à 20000 francs. Il faudrait alors que la Ville, à qui cette opération profiterait spécialement, prit à sa charge la plus forte partie des dépenses. Mais quant à ce dernier travail, à celui de la pose des candélabres et à tous ceux qui pourraient être demandés dans l’avenir, je suis d’avis de ne rien laisser faire par la Ville afin de ne pas hanter la propriété et par ses suites ses droits sur ceux de la Liste civile. Nous devons, ce me semble, travailler seuls sur notre terrain, quitte à faire payer la Ville quand on le jugerait convenable.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’architecte des parterres et terrasses de Saint-Germain<lb/>X. Dufrayer »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux demandés par la Ville dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">3 mai 1858</unitdate>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments et de la dotation mobilière<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Paris, le 3 mai 1858<lb/>Note pour le ministre<lb/>La Ville de Saint-Germain sollicite l’autorisation d’effectuer à ses frais :<lb/>1° la restauration du pavillon des concerts qu’elle a fait établir sur la terrasse ;<lb/>2° la pose de 12 candélabres à becs de gaz sur la petite terrasse et de 4 autres en retour en venant vers le chemin de fer.<lb/>Elle demande, en outre, que le service des Bâtiments de la Couronne exécute l’élargissement de la petite terrasse jusqu’au niveau de la naissance du talus actuel qui la borde, dans le but de donner à la circulation un espace presque du double de celui qui y est affecté.<lb/>Ce dernier travail serait, sans contredit, une amélioration ; mais ce sont les promeneurs seuls qui en profiteraient ; il n’est d’aucune nécessité pour la Liste civile, et je ne vois aucun motif pour que cette administration en supporte la dépense qui ne s’élèverait pas à moins de 15000 f. ou 20000 f.<lb/>Quant aux deux opérations que la Ville se propose de faire à ses frais, la première, ayant pour objet la restauration du pavillon de musique, est indispensable ; mais la pose des 16 candélabres à becs de gaz tend à modifier radicalement la nature et la physionomie de la petite terrasse.<lb/>Non seulement je pense comme M. Dufrayer, consulté à ce sujet, que si l’on autorisait ce travail, il devrait être effectué par nos agents, quoique payé par la Ville ; mais de plus, je me demande s’il est convenable qu’un domaine de la Couronne soit transformé en une espèce d’établissement public et devienne une succursale des Champs Elysées.<lb/>Comme conséquence de cette mesure, on voudra obtenir la prolongation de l’ouverture des grilles jusqu’à l’heure du dernier train du chemin de fer ; or, avec les deux seuls surveillants qui sont attachés à la terrasse de Saint-Germain, la surveillance est déjà très difficile et elle le deviendra plus encore si la fermeture des grilles, qui se fait actuellement à 10 heures, est reculée à une heure plus avancée.<lb/>Je proposerais en conséquence :<lb/>1° d’autoriser la restauration du pavillon de musique que la Ville consent à faire à ses frais ;<lb/>2° d’autoriser l’élargissement de la petite terrasse, mais seulement si la Ville consent à nous en rembourser la dépense ;<lb/>3° de refuser l’établissement des candélabres.<lb/>J’ai l’honneur de prier Son Excellence de vouloir bien faire connaître si elle adopte ces conclusions ; dans ce cas, une lettre dans ce sens au maire de Saint-Germain sera soumise à sa signature.<lb/>Pour le chef de division,<lb/>Le chef de bureau<lb/>L. Juvier »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8080_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement d’un logement pour le régisseur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">106</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">8 mai 1858</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8084_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Paris, le 8 mai 1858<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre Excellence a décidé qu’une somme de deux mille francs serait consacrée à meubler le salon de l’appartement affecté au régisseur du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Pour se conformer à cette décision, M. l’architecte Millet soumet à l’approbation de Votre Excellence un devis dont le montant s’élève à 2300 francs.<lb/>Les prix adoptés sont basés sur les fournitures récemment faites pour le mobilier du régisseur du château impérial de Saverne, avec cette modification toutefois que les flambeaux affectés à Saverne sont ici remplacés par des candélabres à branches, plus en rapport avec l’importance de la pièce à meubler mais dont le prix est un peu plus élevé.<lb/>Bien que les prévisions de Votre Excellence soient dépassées, l’augmentation paraît convenablement motivée et j’ai l’honneur de la prier de vouloir bien revêtir de sa signature le devis ci-joint en approuvant le présent rapport.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »<lb/><lb/>Il est porté dans la marge : « Approuvé, le 10 mai 1857, le ministre d’Etat, Achille Fould »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8084_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement d’un logement pour le commandant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">107</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1858</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_8089_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                  <persname id="atom_46704_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Appartement du commandant militaire<lb/>Envoi d’un plan et d’un devis<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai eu l’honneur de vous adresser le 9 avril dernier un projet d’appropriation de l’appartement du 1er étage du pavillon de l’angle sud-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye. J’avais l’honneur, le même jour, de vous faire parvenir un rapport contenant quelques évaluations aproximatives en informant toutefois Votre Excellence qu’il était, sinon impossible, au moins bien difficile de préciser une dépense qui peut si aisément varier, et en raison du programme qui me serait imposé par vous, et pour l’arrangement de la demeure dont il s’agit.<lb/>Après nouvel examen de cette partie du château, j’ai acquis la conviction qu’on pourrait être entrainé dans des dépenses imprévues en démolissant la petite cour (le puits d’air) et j’aurai l’honneur de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, si vous vouliez conserver et les évaluations primitives et aussi l’arrangement tracé au plan du 9 avril, de vouloir bien augmenter les prévisions d’une somme à valoir et pour les ouvrages imprévus. Le devis contenait des évaluations d’ouvrages accessoires devant procurer des matériaux et faciliter l’exécution du travail. L’on pourrait encore espérer, je crois, l’exécution complète des ouvrages avec 15 ou 16 mille francs. Mais si l’on veut s’en tenir à l’appartement, il faudrait peut-être augmenter les prévisions de la première partie et pour faire face aux ouvrages qu’on ne peut évaluer qu’après avoir détruit les papiers de tentures et les enduits recouvrant les vieilles constructions.<lb/>Dans le projet du 9 avril, nous avons tracé une salle à manger très grande, trop importante peut-être, et nous devions, en étudiant cet appartement, revoir avec soin les arrangements de détail. L’espace compris au dehors du pavillon vers le nord, entre les gros murs, sans y comprendre la cour actuelle, permettrait d’établir une salle à manger pouvant donner place à 15 ou 18 convives et aussi une cuisine très convenable. Il était de notre devoir alors de soumettre à votre appréciation une nouvelle étude, comprenant le même nombre de pièces, plus simple, et laissant moins de prises à l’imprévu.<lb/>J’ajouterai qu’il serait peut-être plus avantageux d’utiliser l’espace occupé par le petite cour par une chambre à coucher supplémentaire et qu’on pourrait encore trouver près de la cuisine, sur cet emplacement, un deuxième cabinet de domestique compris dans l’appartement du premier étage. Je n’ai pas dû toutefois faire entrer au devis joint à cette pièce ces logements supplémentaires, qui ne seraient effectués peut-être que dans le cas où vous voudriez bien ordonner la façon des ouvrages destinés à l’amélioration du vestibule actuel du rez-de-chaussée.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 12 mai 1858 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46704_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour l’aménagement d’un logement pour le commandant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">108</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1858</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Deux mémoires de travaux pour l’aménagement de cet appartement sont conservés aux Archives nationales, F21 2004.</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Bâtiments<lb/>Exercice 1858<lb/>Appartement du 1er étage du pavillon de l’angle sud-ouest<lb/>Détail estimatif avec glaces<lb/>Dépose de 140,00 superficiels de portes, croisées, châssis, tablettes etc. et à raison de 0,13 c. le mètre : 18,20<lb/>Dépose de 210,00 linéaires de bandeaux, plinthes, cimaises, tringles etc. à raison de 0,06 c. : 12,60<lb/>Démolition de cloisons de toutes sortes de 110,00 superficiels en y comprenant jet des gravois dans les fossés du château : 66,00<lb/>Démolition des carrelages et des aires des planchers, évalués à : 45,00<lb/>Percements de baies nouvelles dans les pans de bois et raccords en vieux bois des démolitions, évalués ensemble à : 110,00<lb/>Percements de 4 baies dans les murs, raccords en moellons vieux, pose de linteaux en chêne à 30,00 l’un : 120,00<lb/>Construction des cloisons légères neuves d’une surface de 142,00 à raison de 5,00 le mètre, en y comprenant poteaux, coulisses, entretoises etc. : 710,00<lb/>Les enduits en plâtre sur murs, pans de bois, plafonds, en raccords, évalués ensemble à la somme de : 220,00<lb/>Construction des parquets en bois de chêne de 0,027 mil. d’épaisseur<lb/>La salle à manger de 4,00 sur 6,00 de longueur, 24,00<lb/>La chambre à coucher et le cabinet de ensemble 10,00 sur 4,00 de largeur, 40,00<lb/>Le vestibule de 3,10 sur 10,50 de longueur, 32,55<lb/>Le couloir du salon de 4,00 sur 1,60 de largeur, 6,40<lb/>Les ébrasements des croisées d’une surface totale de, 12,00<lb/>Surface totale, 114,95<lb/>Lesquels, en y comprenant lambourdes en bois de chêne neuf à raison de 10,50 le mètre superficiel : 1206,98<lb/>Plus-value pour le parquet en point de Hongrie de la salle à manger : 50,00<lb/>La réparation des parquets vieux conservés évaluée à : 60,00<lb/>Scellement des lambourdes et réparation des aires en plâtre évalués ensemble à la somme de : 250,00<lb/>40,00 superficiels de carrelage en carreaux neufs et vieux à raison de 2,20 le mètre, prix moyen : 101,20<lb/>Fourniture et pose de 3 chambranles de cheminées de marbre assortis : 200,00<lb/>1 foyer neuf en marbre pour la cheminée du salon, à compartiments, et réparations des 2 cheminées conservées : 60,00<lb/>Arrangement des intérieurs de 5 cheminées, avec rideaux, encadrements, fayences et tuyaux, à raison de 80,00 l’une : 400,00<lb/>Construction de la cheminée de la cuisine, fourniture de gros fers, des réchauds et des fayences, pose de la pierre d’évier et réparation de ladite, ensemble : 180,00<lb/>Fourniture et pose de 8 portes à 2 ventaux à grands cadres d’une surface totale de 5,10 à raison de 15,00 : 76,50<lb/>Réparation de 2 vieilles portes semblables à raison de 10,00 l’une : 20,00<lb/>6 portes neuves à 1 ventail à raison de 24,00 l’une : 144,00<lb/>La réparation de 4 vieilles portes en y comprenant la pose de moulures en sapin à raison de 10,00 l’une : 40,00<lb/>Les faces d’armoires et d’alcôves d’une surface totale de 42,00 à raison de 7,00 le mètre superficiel : 336,00<lb/>149,00 linéaires de plinthes et cimaises à raison et ensemble de 1,50 le mètre : 223,50<lb/>Les corniches rasantes en sapin neuf et les fausses poutres rapportées le long des murs, de ensemble 62,00 à 2,00 : 124,00<lb/>Les moulures formant cadres, chambranles et panneaux évaluées ensemble à la somme totale de : 60,00<lb/>Les marches dans les ébrasements, la réparation des croisées et des volets, ces ouvrages évalués pour les 11 ouvertures à la somme de : 250,00<lb/>Etablissement du siège d’aisance, fourniture de l’appareil, modification de la conduite de chute, pose du siège d’aisances en chêne etc. : 100,00<lb/>Les ferrures de 4 portes à 2 ventaux à raison de 30,00 l’une : 120,00<lb/>Les ferrures de 10 portes à 1 ventail à raison de 12,00 l’une : 120,00<lb/>Ferrures des armoires, pose des sonnettes, fourniture et pose des pitons de suspensions, ces ouvrages évalués à : 150,00<lb/>Ramonage et réparation des tuyaux de cheminées qui sont utilisées pour cet appartement : 100,00<lb/>Fourniture au papier de tenture, évalué à la somme de : 400,00<lb/>Peintures et tenture dudit appartement, évaluées à : 1350,00<lb/>Fourniture et pose de 4 glaces évaluées ensemble à la somme de : 1200,00<lb/>Restauration du balcon extérieur, pose de dalles neuves en pierre, façon des solins et des joints : 500,00<lb/>Reconstruction du cabinet d’aisances de l’entresol à la suite des ouvrages du 1er étage, ce travail évalué à la somme de : 200,00<lb/>[Total :] 9323,98<lb/>Imprévus : 676,02<lb/>Total, la cour conservé, projet du 12 mai : 10000,00<lb/>[barré :] Détail des plus-value réclamées pour la démolition de la cour actuelle, façon de la cour projetée le long de la chapelle, et enfin pour l’exécution du projet du 9 avril 1858<lb/>[barré :] Démolition des planchers et pans de bois de 369,00 à 1,00 : 369,00<lb/>[barré :] Etablissement de 3 planchers d’une surface totale de 101,00 à 10,00 : 1010,00<lb/>[barré :] 15,00 de parquets de chêne à 10,00 le mètre : 157,50<lb/>[barré :] 18,00 superficiels de carrelage, aires en plâtre, scellement des lambourdes, évalué à : 120,00<lb/>[barré :] Plus-value pour les portes et croisés : 150,00<lb/>[barré :] Construction de la petite cour le long de la chapelle avec aire en pavés neufs et, dans le cas où l’on ne pourrait prendre les matériaux de l’aire du vestibule du rez-de-chaussée : 1000,00<lb/>[barré :] Construction d’un tuyau de cheminée pour la cuisine et bouchement de baies donnant sur l’ancienne cour : 250,00<lb/>[barré :] [Total :] 3056, 50<lb/>[barré :] Imprévu : 443,50<lb/>[barré :] [Total :] 3500,00<lb/>[barré :] ci : 3500,00<lb/>[barré :] Nouveau total : 13500,00<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet<lb/>Vu et arrêté à dix mille francs<lb/>L’inspecteur général des Travaux,<lb/>Guillaumot<lb/>Approuvé, le 20 mai 1858<lb/>Le ministre d’Etat<lb/>Achille Fould »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement d’un logement pour le commandant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 12 mai 1858<lb/>L’inspecteur général des Travaux à M. le général de Girardin<lb/>Général,<lb/>M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, doit me remettre après-demain le devis des travaux à faire pour l’arrangement du logement qui vous est destiné. Comme vous m’avez manifesté l’intention de venir à mon bureau causer de cette affaire, je viens vous demander si vous voulez me faire connaître le jour et l’heure où vous viendrez. Je convoquerai alors pour ce moment M. Millet. Les explications qui pourront être alors échangées permettront de soumettre un devis définitif de la dépense à l’approbation de Son Excellence le ministre d’Etat.<lb/>Agréez, Général, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>L’inspecteur général des Travaux<lb/>Signé Guillaumot »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur, pour satisfaire à votre demande, de vous adresser une nouvelle étude de l’appartement du 1er étage et en limitant cette demeure dans le pavillon de l’angle sud-ouest. Dans ce cas, l’appartement serait beaucoup plus modeste mais l’on obtiendrait encore une habitation avec deux chambres à coucher, mais dépourvue toutefois de cabinet de travail. Dans ces données, l’antichambre ne serait que médiocrement éclairée et les logements des domestiques seraient reportés dans les étages supérieurs du pavillon.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 14 avril 1858 »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Paris, le 8 mai 1858<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre Excellence ayant décidé qu’un appartement serait approprié dans le château de Saint-Germain-en-Laye pour un commandant, un avant-projet lui a été présenté avec un aperçu de la dépense.<lb/>Aujourd’hui, M. l’architecte soumet à l’approbation de Votre Excellence un devis détaillé dont le montant s’élève à 10000 f. et quelques modifications dans la distribution indiquée au dessin ci-joint.<lb/>Ce devis laisse en dehors la dépense relative à la démolition d’une cour ou puits d’air et à l’appropriation de la galerie du rez-de-chaussée menant à l’escalier, dépense qui se trouvait comprise dans l’avant-projet et sur laquelle Votre Excellence n’a pas statuée. Les frais d’ameublement et ceux d’éclairage seront l’objet d’une proposition ultérieure si le principe en est adopté.<lb/>La somme de dix mille francs devra sans doute être imputée sur le chapitre des Bâtiments civils, comme ceux de l’appartement du régisseur.<lb/>Si Votre Excellence adopte ces dispositions, je la prierai de vouloir bien approuver le présent rapport et signer le devis ci-joint.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alfred Blanche »<lb/><lb/>Il est porté dans la marge : « Approuvé, le 20 mai 1857, le ministre d’Etat, Achille Fould »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments et de la dotation mobilière<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Minute de lettre<lb/>Paris, le 26 mai 1858<lb/>Le ministre à M. le maire de la ville de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Par une lettre en date du 7 avril dernier, vous m’avez fait connaître que la Ville de Saint-Germain demandait l’autorisation d’effectuer à ses frais la restauration du pavillon des concerts et la pose de 16 candélabres à becs de gaz, dont 12 sur la petite terrasse et 4 en retour du côté du chemin de fer.<lb/>L’administration municipale désirerait en outre que le service des Bâtiments de la Couronne fit élargir la petite terrasse jusqu’au niveau de la naissance du talus actuel qui la borde, dans le but de donner à la circulation un espace presque double de celui qui y est affecté.<lb/>Je m’empresse de vous informer, Monsieur le Maire, que je ne puis que donner mon assentiment à la restauration du pavillon des concerts, dont le mauvais état aurait prochainement motivé une réclamation de la part de la Liste civile si la municipalité n’eût pris l’initiative d’en proposer la réfection. Mais la pose des candélabres à becs aurait pour effet de modifier la nature et la physionomie de la petite terrasse et de rendre plus difficile la surveillance et, par ces motifs, je ne saurais autoriser la mesure proposée.<lb/>Quant à l’élargissement de la petite terrasse, ce travail ne profiterait qu’aux promeneurs et serait sans utilité pour le Domaine de la Couronne. La terrasse suffit parfaitement à ses besoins avec sa largeur actuelle. Je ne pourrais en conséquence prescrire l’exécution de cette opération, dont la dépense parait devoir s’élever à 15000 ou 20000 francs, que dans le cas où la Ville croirait en retirer d’assez grands avantages pour pouvoir l’entreprendre à ses frais.<lb/>La personne chargée de diriger la restauration du pavillon de musique devra se concerter avec M. Dufrayer, architecte de la Couronne à Saint-Germain.<lb/>Recevez etc.<lb/>Le ministre etc.<lb/>Signé : Achille Fould »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’autorisation demandée d’établir une boutique de pâtisseries sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">113</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 1640</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">24 juin 1858</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Forêts de Saint-Germain et de Marly<lb/>Service des Bâtiments<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Bougival, le 24 juin 1858<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’il existe déjà sur le parterre de Saint-Germain cinq petits établissements pour la vente de pâtisseries, jouets d’enfants etc. et que ce nombre est plus que suffisant pour les promeneurs. Cette année, j’ai forcé tous les tenanciers à construire des boutiques neuves sur un modèle spécial que je leur ai imposé afin d’obtenir dans la promenade un aspect élégant et régulier. Il est juste alors de ne pas leur créer une concurrence qui, je le répète, ne correspondrait pas aux besoins du public. Je suis donc d’avis de refuser la demande ci-jointe de la femme Poinsot.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’architecte du parterre et terrasses de Saint-Germain<lb/>X. Dufrayer »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la nomination d’un commandant militaire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">114</unitid>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 1er juillet 1858<lb/>Le ministre à M. de Girardin (Amable), général de brigade<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que je viens de vous nommer commandant du château impérial de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Je fais approprier l’appartement qui vous est destiné dans le château et vous serez avisé prochainement du jour où vous pourrez en prendre possession.<lb/>Recevez etc.<lb/>L’inspecteur général des Travaux<lb/>Signé Guillaumot »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 1er juillet 1858<lb/>M. l’inspecteur général des Travaux à M. O’ Connell<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer qu’un emploi de commandant vient d’être institué pour le château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>S. E. le ministre d’Etat a nommé M. de Girardin (Amable), général de brigade, pour remplir les fonctions attachées à cette place.<lb/>Recevez etc.<lb/>L’inspecteur général des Travaux<lb/>Signé Guillaumot »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Paris, le 10 juillet 1858<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye présente à l’approbation de Votre Excellence le devis de la dépense à faire pour meubler une partie de l’appartement du commandant du château.<lb/>Conformément à vos instructions, ce devis, qui s’élevait primitivement à 14000 francs, a été réduit. Il est vrai qu’il dépasse encore de 800 francs le chiffre de 6000 francs fixé par Votre Excellence, mais il me parait admissible et je proposerai à Votre Excellence de l’approuver.<lb/>Je vous ferai remarquer, Monsieur le Ministre, que cette somme ne comprend pas les honoraires de l’architecte, qui peuvent être évalués à 340 francs, ce qui portera la dépense pour l’ameublement dont il est question à la somme totale de 7140 f.<lb/>Il faut ajouter que cette augmentation de travaux obligera l’architecte à des voyages plus fréquens à Saint-Germain. Il faut donc prévoir pour ses frais de déplacement une augmentation qui peut être évaluée à 260 f.<lb/>La somme totale nécessaire pour couvrir les dépenses déjà approuvées et celle qui fait l’objet du présent rapport est donc de 7400 f.<lb/>Votre Excellence ayant décidé que cette somme ne pouvait être prélevée sur les crédits ouverts aux Bâtiments civils en 1858, je lui proposerai de la reporter sur les mêmes crédits de l’exercice 1859.<lb/>De cette manière, les travaux seraient exécutés en août et septembre 1858 et ils seraient payés en janvier 1859.<lb/>Si Votre Excellence approuve ces dispositions, je la prierai de signer le présent rapport et le devis ci-joint.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>J. Pelletier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, le 12 juillet 1858, le ministre d’Etat, Achille Fould »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire parvenir les plans indiquant les divers arrangements des deux appartements sis à l’entresol et au premier étage du pavillon de l’angle sud-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>J’ai dû, à l’entresol, pour satisfaire aux dispositions arrêtées par Votre Excellence, établir dans la cuisine un poêle destiné au chauffage de la salle à manger, et pouvant aussi, au moyen d’une étuve, chauffer les assiettes. En même temps, je devais reconstruire le cabinet d’aisances et l’établir enfin suivant le tracé du plan en date de ce jour. J’ai pensé aussi qu’il était à propos de disposer une cave pour ce logement et j’ai l’honneur de vous proposer pour cet usage un emplacement sis dans l’étage souterrain et formant actuellement une grande salle d’environ 49 mètres superficiels.<lb/>Le projet adopté par vous concernant l’appartement du premier étage n’a pas admis qu’on aurait à joindre à cette demeure les petites pièces sises au même étage et entourant la petite cour de service. Il n’a été exécuté aucun travail de restauration dans ces dépendances et monsieur de Girardin m’a annoncé son désir de prendre possession des 2 pièces dont il s’agit. J’ai appris aussi que la pièce éclairée sur l’escalier destinée jadis à une chambre de domestique serait transformée en lingerie. Je devais peut-être songer aux caves de cette demeure et j’ai l’honneur de vous proposer de disposer pour cet usage une grande cave et un caveau sis dans l’étage souterrain, ayant ensemble et environ une surface de 120 mètres.<lb/>Il m’a été demandé d’arranger 2 chambres de domestiques au 2ème étage (ou plutôt dans l’entresol formé dans le premier étage) et qui sont situées au-dessus de la cuisine et de la salle à manger de l’appartement principal. Les travaux à effectuer seraient peu importants et il suffirait peut-être de placer des papiers neufs et de faire quelques raccords ou ajustements de menuiserie et de serrurerie. Je serai peut-être aussi chargé pour les deux appartements de disposer quelques bûchers soit à rez-de-chaussée, soit dans les étages supérieurs, et tous ces ouvrages accessoires n’étant pas compris au devis, je devais solliciter auprès de Votre Excellence des ordres à cet égard.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 20 septembre 1858<lb/>Le plan en date du 12 mai dernier approuvé par Votre Excellence présentait des dispositions moins complètes que celui que j’ai l’honneur de vous faire parvenir aujourd’hui. J’ai été conduit à remanier ce plan après avoir eu connaissance des arrangements projetés par M. de Girardin et j’ai dû établir un petit salon et ménager des cabinets de toilette et ordonner aussi les constructions de nombreuses armoires. Je m’estimerai très heureux si Votre Excellence voulait bien approuver ces changements qui n’ont fait certainement qu’améliorer la demeure dont il s’agit. »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 25 septembre 1858<lb/>Pour le ministre, le secrétaire général, à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>En réponse de votre lettre du 20 de ce mois, j’ai l’honneur de vous faire connaître que j’approuve les travaux exécutés, conformément à mes instructions, au 1er étage du pavillon du château de Saint-Germain pour l’installation de l’appartement du commandant. Je vous invite à ne rien faire dans les petites pièces de cet étage entourant la cour de service et qui ne font pas partie du logement.<lb/>Je vous autorise également à disposer en caves les locaux que vous indiquez pour les appartements du commandant et du régisseur, mais à la condition que ces caves serviront aussi comme bûchers, sans qu’il y soit ajouté des locaux spéciaux pour cet usage ; à faire approprier, dans l’entresol du 1er étage, deux chambres de domestiques pour l’appartement du commandant. Je vous ferai observer toutefois que la dépense qui résultera de ces travaux devra être couverte au moyen des crédits qui vous sont déjà accordés, soit pour travaux neufs, soit pour travaux d’entretien.<lb/>Recevez etc.<lb/>Le ministre d’Etat<lb/>Pour le ministre et par autorisation,<lb/>Le secrétaire général<lb/>Signé Pelletier »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement du logement du concierge au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Mobilier du logement du concierge<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour me conformer aux dispositions du devis d’entretien de l’année 1858 concernant le château de Saint-Germain-en-Laye, j’ai dû faire commencer l’arrangement d’une pièce du logement du concierge et aussitôt l’achèvement de l’appropriation de l’appartement du 1er étage du pavillon de l’angle sud-ouest.<lb/>Les ouvrages concernant le logement du sieur Bague sont actuellement en cours d’exécution et je devais peut-être avoir l’honneur de solliciter auprès de Votre Excellence de compléter, sur les fonds d’entretien, le travail dont il s’agit par le placement dans la pièce d’entrée des quelques meubles décrits et évalués dans le devis joint à ce rapport.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 14 octobre 1858 »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sire,<lb/>Le soussigné, prêtre, missionnaire apostolique, ex-aumônier du pénitencier militaire et vicaire à Saint-Germain-en-Laye<lb/>A l’honneur de vous exposer que les détenus ont été licenciés en 1855 et que, par suite de cette mesure, il ‘est trouvé sans fonctions.<lb/>A cette époque, Sire, Votre Majesté, visitant le château, fut informée de ma position et daigna me promettre, en propres termes, de me « rendre un nouveau troupeau ».<lb/>Maintenant, Sire, encouragé par le souvenir de ces gracieuses paroles, j’ose respectueusement supplier Votre Majesté de m’accorder le titre de chapelain du château de Saint-Germain. Le logement dans ses murs est la seule rémunération que je demande et me permettrait d’utiliser et de conserver la vieille et magnifique chapelle à laquelle Votre Majesté s’intéresse.<lb/>Indépendamment de la célébration de l’office divin, des réunions d’instruction religieuse pour les militaires de la garde impériale en garnison à Saint-Germain pourraient aisément se tenir dans cet intéressant édifice. Déjà fondateur et soutien depuis trois ans d’une école pour les soldats, je serais heureux de leur continuer mes sacrifices et ma sollicitude.<lb/>Si Votre Majesté me jugeait digne de la faveur que je sollicite, j’oserais lui offrir l’hommage de la profonde reconnaissance avec laquelle j’ai l’honneur d’être, Sire, de Votre Majesté le très humble et respectueux serviteur.<lb/>L. Codant<lb/>Prêtre, missionnaire apostolique<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 18 décembre 1858 »</p>
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                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1859</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8180_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 15 janvier 1859<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour me conformer à vos ordres du 6 courant concernant le logement sollicité dans le château de Saint-Germain-en-Laye par l’ancien aumônier du pénitencier militaire, j’ai dû visiter l’édifice et me livrer aux recherches prescrites. Le pavillon de l’angle sud-ouest, déjà habité par le commandant et le régisseur, devrait encore, je crois, être choisi pour l’habitation dont il s’agit. L’on risquerait peut-être, en adoptant une autre partie du château, de voir les visiteurs s’égarer et l’on donnerait peut-être aussi à ces visiteurs un trop facile accès dans toutes les parties du monument qui nous occupe.<lb/>L’entresol et le premier étage du pavillon de l’angle sud-ouest sont déjà entièrement occupés et conformément à ce qui a été prescrit par Votre Excellence. Le troisième étage, qui n’est qu’un deuxième entresol très bas, presque inhabitable, est occupé par les domestiques du général de Girardin, et aussi par le général lui-même, qui a pris possession d’un vaste magasin sis directement au-dessus de son habitation.<lb/>A l’entresol près l’appartement du régisseur, il existe cependant encore deux ou trois pièces dans le bâtiment près le pavillon, mais ces pièces sont en partie occupées provisoirement par le régisseur et pour y disposer un logement, il faudrait d’ailleurs peut-être modifier le cabinet d’aisances établi dernièrement dans cet étage.<lb/>Mes recherches devaient alors se porter au troisième étage, au-dessus de l’entresol, qui comprend aujourd’hui deux logements médiocrement distribués. Cet étage, qui a environ 3 m. 75 de hauteur sous plafond, est carrelé en terre cuite dans toutes ses parties. De mauvaises cheminées délabrées se trouvent dans toutes les pièces mais les conduits en maçonnerie se trouvant seulement dans les murs extrêmes, l’on a été contraint de rejoindre les coffres par des tuyaux en métal (qui manquent actuellement en partie) et qui viennent déshonorer la plupart des pièces de ces logements.<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser, Monsieur le Ministre, dans la feuille n° 1, un plan dans lequel j’ai tracé la distribution actuelle du 3e étage au-dessus de l’entresol de ce pavillon.<lb/>Les renseignements que vous avez bien voulu me donner sur la demeure qui est sollicitée par l’ancien aumônier du pénitencier ne formant pas un programme complet, mon embarras était assez grand pour rédiger un projet, et j’ai l’honneur de vous faire parvenir 2 croquis (feuilles 2 et 3) tout en sollicitant de nouveaux ordres à cet égard.<lb/>Je ne pouvais, avant d’avoir reçu des ordres formels, faire exécuter des sondages dans les murailles et pour reconnaître si il existe des tuyaux de cheminées en nombre suffisant pour l’établissement des foyers projetés. Le projet compris à la feuille n° 2 pourrait facilement se réaliser, mais je suis à peu près convaincu qu’on serait obligé d’ériger un tuyau neuf dans la hauteur du bâtiment et pour la cheminée de la chambre à coucher dans le cas où Votre Excellence approuverait les dispositions de la feuille n° 3. L’on éprouvera quelques difficultés, je crois, pour l’établissement d’un cabinet d’aisances et peut-être sera-t-on entraîné dans quelques modifications de la conduite de chute des étages inférieurs. Pour établir un logement convenable, l’on aura, ce nous semble, à effectuer quelques travaux de gros-œuvre assez délicats peut-être, eu égard au mauvais état de la construction. Les cloisons sont construites en bois sur tous les points et des modifications seront inutiles pour diminuer les chances d’incendie du vieux et respectable château. Bien des poutres des planchers sont brisées et quelques recherches devraient être faites peut-être dans l’épaisseur des planchers et avant d’y établir des poêles et des cheminées.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_8180_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la pose d’éclairages au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">125</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">23 mars 1859</unitdate>
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                  <persname id="atom_46680_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 23 mars 1859<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour me conformer à vos ordres du 15 février dernier, j’ai fait poser les appareils à gaz du château de Saint-Germain-en-Laye. Les ouvrages étaient achevés le 25 du même mois et le soir même l’on éclairait le vestibule principal et l’escalier du pavillon de l’angle sud-ouest.<lb/>Par une étude attentive des lieux, il m’a semblé utile de placer 6 appareils pour l’éclairage dont il s’agit, mais en même temps aussi j’ordonnais la pose de ½ becs, formant papillons et ne nécessitant pas de cheminées en verre d’un si dispendieux entretien.<lb/>La pose des appareils rentrera exactement dans les prévisions du devis et le crédit ouvert pour ces ouvrages suffira alors pour faire face aux dépenses effectuées. J’ai l’honneur de faire suivre ces détails de quelques renseignements sur la consommation du gaz et pour les 6 lanternes appliquées.<lb/>Le 8 mars dernier, après 43 heures et ½ d’éclairage, le compteur accusait une consommation de 28 mètres 100 litres.<lb/>Hier, 22 courant, ces 6 appareils, après être restés allumés de nouveau 43 heures et ½, avaient consommés seulement 20 mètres 210 litres.<lb/>La pression du gaz à Saint-Germain est fort irrégulière si j’en crois les renseignements qui me sont fournis. Au début de tout éclairage, l’on perd toujours du gaz pour les essais mais la différence de 8 mètres cubes constatée dans les 2 expériences doit être attribuée en grande partie assurément à l’irrégularité signalée.<lb/>Dans la 1ère expérience, les becs, ensemble, seraient restés allumés pendant 261 heures. La consommation aurait atteint 28100 litres et chaque bec et par heure aurait absorbé environ alors 107 litres.<lb/>Dans la 2ème expérience, les becs seraient restés allumés aussi 261 heures. La consommation aurait atteint 20210 et chaque bec et par heure aurait absorbé seulement et environ 77 litres.<lb/>Dans l’ensemble, les becs seraient restés allumés 522 heures, la consommation aurait atteint 48 mètres 310 litres et chaque bec et par heure aurait absorbé en moyenne et environ 92 litres de gaz.<lb/>En résumé, pour les 6 becs, après 25 jours d’éclairage (eu égard toutefois au petit nombre d’heures d’éclairage), la consommation a atteint 48 m. 310 litres qui, à raison de 0,40 c. le mètre cube, donne une dépense totale de 19 m. 32 centimètres ou de environ 77 centimes par jour.<lb/>J’ai chargé le sieur Bague d’inscrire jour par jour les aspirations de l’éclairage dont il s’agit et de continuer l’expérience sur les appareils posés dans le château de Saint-Germain-en-Laye. J’aurai l’honneur en conséquence dans peu de jours de renseigner à nouveau Votre Excellence sur le service qu’elle a bien voulu confier à mes soins.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_8185_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46680_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté transférant le château de Saint-Germain-en-Laye au service des Bâtiments civils</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">126</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2005</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1859</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8188_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Arrêté<lb/>Au nom de l’Empereur<lb/>Le ministre d’Etat,<lb/>Sur la proposition du secrétaire général,<lb/>Arrête :<lb/>Article 1er<lb/>Le château de Saverne, le palais de l’Industrie et le château de Saint-Germain-en-Laye sont distraits du service extraordinaire des Bâtiments et rattachés à la division des Bâtiments civils.<lb/>Article 2<lb/>L’administration de l’asile impérial du château de Saverne est rattachée à la division du service législatif et de la comptabilité.<lb/>Article 3<lb/>Le service extraordinaire des Bâtiments est confié à un inspecteur contrôleur qui remplira les fonctions de chef de bureau sous les ordres du secrétaire général.<lb/>Article 4<lb/>Le secrétaire général est chargé de l’exécution du présent arrêté qui aura son effet à partir du 1er mai prochain.<lb/>Paris, le 20 avril 1859<lb/>Signé : Achille Fould<lb/>Pour ampliation<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>J. Pelletier »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le transfert du château de Saint-Germain-en-Laye au service des Bâtiments civils</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Secrétariat général<lb/>Bâtiments<lb/>Service extraordinaire<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 28 avril 1859<lb/>M. l’inspecteur général des Travaux à M. le général Alexandre de Girardin<lb/>Monsieur le Général,<lb/>Monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur vient de me nommer chef de la direction des Bâtiments de la Couronne, et a décidé en même temps qu’une partie du service que je dirigeais, dans laquelle se trouve compris le château de Saint-Germain-en-Laye, passerait à partir du 1er mai prochain dans les attributions de la division des Bâtiments civils, à la tête de laquelle se trouve placé M. de Cardaillac.<lb/>C’est donc à ce chef de service que vous devrez dorénavant vous adresser pour toutes les communications intéressant le château de Saint-Germain et pour lesquelles vous ne jugerez pas utile de correspondre directement avec S. E. le ministre d’Etat.<lb/>Recevez etc.<lb/>L’inspecteur général des Travaux<lb/>Signé Guillaumot »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8191_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant des réparations aux vitres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain a l’honneur de faire connaître à Votre Excellence que, d’après l’examen auquel il s’est livré, il a constaté qu’il manque, aujourd’hui, environ 1731 pièces en verre, présentant une surface totale de 67 m. 41, et 723 panneaux ou morceaux de zinc, présentant une surface totale de 62 mètres.<lb/>La presque totalité des pièces brisées ou détruites se trouvant à l’extérieur du château, il est nécessaire de les remplacer et d’exécuter, en même temps, quelques travaux de menuiserie, de serrurerie et de peinture qui sont les conséquences de ces réparations.<lb/>Ces travaux se divisent de la manière suivante :<lb/>Remplacement de 931 carreaux en verre : 330<lb/>Remplacement de 726 pièces soit en verre, bois ou zinc : 372<lb/>Démasticage, menues réparations de menuiserie, ferrures, peinture etc. : 230<lb/>Imprévus : 168<lb/>Total : 1100<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien autoriser cette dépense et de décider que son montant sera imputé sur le crédit d’entretien des Bâtiments civils, année 1859.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage respectueux de mon dévouement.<lb/>J. Pelletier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 19 mai 1859, le ministre d’Etat, Achille Fould »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une demande d’organiser un concert au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Saint-Germain, le 21 juillet 1859<lb/>Monsieur,<lb/>M. le maire de Saint-Germain m’a fait demander ce matin, au nom du préfet de Seine-et-Oise, si la grande salle des armes pourrait être mise à la disposition des orphéonistes le 7 du mois prochain. J’ai répondu à M. le Maire que vous m’aviez dit qu’il n’y aurait aucun inconvénient à ce que le concours des orphéonistes ait lieu dans cette salle, mais que je n’avais pas encore reçu votre réponse par écrit. Ayez donc la complaisance de m’envoyer cette autorisation le plus tôt possible. Je crois que si elle était refusée, le concours musical, faute d’un emplacement convenable, pourrait être convoqué dans une autre ville du département.<lb/>Veuillez, Monsieur, recevoir l’expression de mes sentiments les plus distingués.<lb/>Général Am. de Girardin »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye, le 21 août 1859<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre Excellence connait toutes les difficultés que j’ai rencontrées dans l’exercice des fonctions que vous avez bien voulu me confier. Je crois avoir fait tout ce qu’il était possible pour éviter des conflits toujours regrettables.<lb/>Cependant, comme je veux justifier la confiance dont Votre Excellence m’a honoré et remplir mon devoir, je viens vous prier de m’indiquer la marche que je dois suivre dans quelques circonstances difficiles.<lb/>On a dernièrement fait manœuvrer les pompes dans la cour du château. Les pompiers ont escaladé les toits sans se mettre en peine des dégradations qui peuvent s’ensuivre. Dois-je interdire cet acte, qui a été fait à mon insu et que je sais devoir bientôt se renouveler ?<lb/>Plusieurs personnes remisent des voitures dans le vestibule, les jardiniers du parterre y laissent leurs chariots d’arrosage, tout cela me semble peu convenable à la tenue d’un château impérial. Je ne sais si je peux l’autoriser.<lb/>Je vous supplie donc, Monsieur le Ministre, de vouloir bien me transmettre vos instructions. Je m’y conformerai, heureux si je puis vous prouver que toute mon énergie, je la mets au service des fonctions dont vous m’avez honoré.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très respectueux serviteur.<lb/>Le régisseur du château<lb/>O’Connell »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8204_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les règles à observer au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Section des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 27 août 1859<lb/>Pour le ministre, le secrétaire général, à M. O’Connell, régisseur du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>Vous m’avez informé que certaines personnes déposent différents objets dans le château d Saint-Germain et vous m’avez demandé des instructions à ce sujet, notamment en ce qui concerne les manœuvres des pompiers. Les instructions que je puis vous donner sont fort simples : règle générale, le château ne doit pas être un lieu de dépôt pour des services étrangers. Il ne peut être fait d’exception à cette règle que dans des cas particuliers et un tems limité, alors vous devez toujours être averti et, si la circonstance l’exige, en référer à l’administration supérieure avant d’autoriser.<lb/>En ce qui concerne les manœuvres des pompiers, il importe que M. le maire en fasse officiellement la demande d’autorisation, afin qu’il soit pris des mesures pour prévenir des dégâts que vous me signalez. Vous voudrez bien vous entendre avec M. le maire. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant l’autorisation de visiter le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Paris, le 1er septembre 1859<lb/>A monsieur le chef de division des Bâtiments civils<lb/>Monsieur,<lb/>Je n’ignore pas que l’état de délabrement du château de Saint-Germain a décidé Son Excellence le ministre d’Etat à interdire au public l’entrée de ce monument historique, mais je crois qu’une exception peut être faite en faveur des hommes d’études qui, dans les édifices anciens, cherchent autre chose que des satisfactions de coup d’œil, et je vous serai bien obligé, Monsieur, si vous voulez bien m’autoriser à visiter le château de Saint-Germain en compagnie de sept étrangers qui me sont recommandés par mes correspondants d’Orient et dont trois, MM. Comménos, Margaritis et Nicolaidy, se sont déjà fait un nom par leurs travaux artistiques.<lb/>Je vous serais également très reconnaissant si vous vouliez bien, Monsieur, m’autoriser à visiter avec les mêmes personnes le parc de Monceaux et les autres bâtiments dont l’administration vous est confiée.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur, votre très humble serviteur.<lb/>Henri Mathieu<lb/>Homme de lettres, chevalier de la Légion d’honneur<lb/>N° 9, rue Joubert »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Seine-et-Oise<lb/>Mairie<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur,<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les concerts publics et gratuits qui sont habituellement donnés par la musique de la garnison de Saint-Germain ont eu lieu jusqu’à présent au kiosque établi par la ville sur le parterre du château.<lb/>Mais la mauvaise saison dans laquelle nous entrons rendent maintenant impossible cette exécution en plein air.<lb/>Monsieur le colonel des Guides, voulant entretenir les bonnes relations établies entre son régiment et les habitants, vient d’offrir gracieusement à l’administration municipale de continuer à lui prêter le concours de sa musique, à la condition d’organiser un local couvert et convenable.<lb/>Nous avons accueilli avec reconnaissance l’aimable proposition de ce chef de corps et nous nous serions empressé de mettre à sa disposition l’unique salle que nous possédons si les proportions restreintes dans lesquelles elle est établie ne la rendrait impropre à la circonstance.<lb/>L’excellente musique du régiment des Guides, qui attire chaque dimanche à Saint-Germain un immense concours de personnes, est pour la ville, privée pendant l’hiver de tout autre moyen de divertissement, un véritable élément de prospérité. Nous serions donc heureux de voir réussir le projet dont monsieur le colonel veut bien offrir les principaux moyens d’exécution.<lb/>La salle de Mars du château, dans laquelle vous nous avez autorisés au mois d’août dernier à établir un concours d’orphéons, présenterait toutes les conditions de convenances pour les concerts du régiment.<lb/>Permettez-moi donc, Monsieur le Ministre, de venir supplier Votre Excellence de mettre à cet effet, pendant la saison d’hiver et pour le dimanche seulement, ce local à la disposition de l’administration municipale.<lb/>Toutes les mesures seront prises pour empêcher l’envahissement des autres parties du château par le public et faire exécuter les instructions qui pourront être transmises par le régisseur de ce monument.<lb/>Les dégâts qui pourraient être commis seront aussitôt réparés par les soins de l’administration.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec un profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pour le maire, absent, l’adjoint délégué<lb/>Dutaillis<lb/>Saint-Germain, le 8 novembre 1859<lb/>P.S. Les concerts étant maintenant suspendus, nous serions heureux d’obtenir une prompte décision au sujet de cette demande. »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Seine-et-Oise<lb/>Mairie<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur,<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour satisfaire aux prescriptions contenues dans votre dépêche de ce jour, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance les dispositions que nous croyons devoir prendre pour éviter l’envahissement du château par le public venant assister aux concerts offerts par la musique des Guides.<lb/>L’accès à la salle de Mars aurait lieu par les deux escaliers dont l’entrée se trouve à droite et à gauche du vestibule qui précède la cour. Toutes les autres issues auxquelles ces escaliers communiquent étant munies de portes, elles seront parfaitement closes, de manière à ce que le public ne puisse pénétrer que jusqu’à la salle de Mars.<lb/>L’entrée des logements des habitants du château sera gardée par des factionnaires.<lb/>Les concerts du régiment étant donnés gratuitement pendant la belle saison, nous avons pensé que le prix d’entrée fixé à 25 centimes serait suffisant pour éviter la présence d’une trop grande foule et permettre aux petites fortunes de venir jouir du seul divertissement qui soit offert aux habitants de Saint-Germain pendant l’hiver. Le produit de la recette serait affecté à l’œuvre de la construction du nouvel hôpital.<lb/>Permettez-moi d’espérer, Monsieur le Ministre, que les mesures dont je viens de vous soumettre les moyens d’exécution vous paraitront suffisantes pour prévenir les inconvénients que vous voulez bien me faire connaître.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pour le maire, absent, l’adjoint délégué<lb/>Dutaillis<lb/>Ce 17 novembre 1859 »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Un commandant militaire et un régisseur sont installés dans le château de Saint-Germain. Votre Excellence a reconnu l’inutilité de deux autorités qui, n’ayant aucune occupation sérieuse, se portent mutuellement ombrage et elle a décidé que le poste de régisseur serait supprimé à partir du 31 décembre.<lb/>J’ai l’honneur de soumettre à votre approbation l’arrêté qui consacre cette décision et qui alloue en même temps à M. O’Connell, régisseur, une indemnité de douze cents francs à titre de suppression d’emploi.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage respectueux de mon dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>J. Pelletier »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire concernant un projet de loterie pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Les souvenirs qui s’attachent au château de Saint-Germain sont tels que l’on ne doit pas être étonné que bien des projets aient été mis en avant pour arriver à sa restauration.<lb/>Malheureusement, la dépense énorme que  comporte une telle réparation, pour la faire en rapport avec l’importance du monument, a toujours fait reculer le gouvernement, qui déjà, dans sa sollicitude à conserver le souvenir qui se rattache à ce château, a renoncé à la malheureuse destination d’un pénitencier que l’on lui avait donné, et Dieu sait à quel vandalisme il a été en but pendant tout le temps qu’a duré ce déplorable état de choses.<lb/>Aujourd’hui que la France, heureuse, est fière du souverain qu’elle a acclamé, est arrivée à un état de force et de grandeur que toutes les puissances nous envient, au moment où l’Empereur vient encore d’agrandir la France en nous rendant cette province que les traités de 1815 nous avaient ravis, pourquoi la France victorieuse partout ne donnerait-elle pas à cette noble famille qui a tant fait pour elle un témoignage éclatant de sa reconnaissance ; pourquoi la France d’aujourd’hui, si grande et si belle, ne ferait-elle pas, ce qu’à une autre époque [dans la marge : Cette allusion a rapport à la souscription publique ouverte dans le temps pour le rachat du château de Chambord.], elle a fait pour un gouvernement qui n’avait alors pour lui que le prestige de sa légitimité et n’avait jamais su que nous affaiblir aux yeux de l’Europe entière.<lb/>Pourrait-elle mieux toucher le cœur de l’Empereur et de son auguste compagne qu’en venant applaudir à l’idée, que j’ose venir ici soumettre, de reverser sur S.A. le prince impérial ce tribut de reconnaissance que les grandes actions de son père lui ont acquis à juste titre.<lb/>Pourquoi le château de Saint-Germain restauré, remis pour ainsi dire à son état primitif, ne serait-il pas donné à S.A. le prince impérial, comme apanage, avec le titre de comte de Saint-Germain.<lb/>Toutes les résidences impériales de Paris, Versailles, Saint-Cloud, Fontainebleau ont été privilégiées en tout temps, et les souvenirs qui se rattachent à ces divers monuments conservés avec une fidélité qui fait honneur au souverain qui préside si heureusement à tout ce qui touche notre belle patrie.<lb/>Saint-Germain seul a été oublié, et c’est moi, bien petit, bien inconnu, qui ose venir le défendre, et j’ose le faire car je m’appuie sur une pensée qui, je n’en doute pas, trouvera une sympathie dans le cœur de tous.<lb/>Quel plus grand bonheur que cette occasion de prouver sa reconnaissance à un souverain dont tous les instants sont de grandes actions ; qui n’applaudira à cette double idée de rendre à la France un de ses plus beaux souvenirs et de trouver en même temps l’occasion d’un témoignage public de reconnaissance envers un souverain qui a tant fait pour nous.<lb/>Et que l’on le croye bien, ce jeune prince héritier des grandes pensées de son père, appelé aussi à voir un jour entre ses mains les destinées de la France, n’oubliera pas ce témoignage d’une reconnaissance unanime, donnée en sa personne à celui qui lui trace si bien le chemin de l’avenir.<lb/>Maintenant, pour arriver au but que je propose, voici les moyens que j’ose venir soumettre.<lb/>Il me serait donné l’autorisation de fonder une loterie, qui serait placée sous le contrôle spécial des personnes que l’on désignerait.<lb/>Cette loterie devrait présenter au public toutes les garanties de sécurité possibles et, pour cela, je me soumets à l’avance à toutes les exigences de l’autorité supérieure.<lb/>Pour arriver aussi vite que possible au but honorable de cette loterie, il s’agirait de donner au public, en même temps que l’occasion d’une action méritoire à faire, l’attrait d’une compensation au léger sacrifice que chacun serait heureux de s’imposer pour une œuvre de reconnaissance aussi légitime que celle à laquelle il serait heureux de participer.<lb/>Pour cela, j’ai eu l’idée d’une répartition en lots d’argent échelonnés pendant le temps que durera l’émission de la loterie. Ce moyen doit, je le crois, tenir en éveil le désir de faire une bonne action et d’avoir une chance aléatoire, qui ne laisse pas que de présenter un intérêt pour beaucoup.<lb/>Voici donc mon projet :<lb/>Capital de la loterie : fr. 10000000<lb/>Restauration du château, estimée : fr. 6500000<lb/>Primes affectées aux divers tirages : 2000000<lb/>Frais divers, imprimés, annonces, remises, locations etc. : 1500000<lb/>L’intérêt produit par les sommes versées au Trésor profiterait aux frais : mémoire<lb/>Souscription ouverte pendant 2 ans, chaque trois mois tirage de lots, soit huit tirages.<lb/>Les sept premiers tirages auraient<lb/>1 lot de : fr. 100000<lb/>1 lot de : 30000<lb/>3 lots de fr. 5000 : 15000<lb/>25 lots de fr. 1000 : 25000<lb/>50 lots de fr. 500 : 25000<lb/>[total :] 80 lots pour : fr. 195000<lb/>Au 8ème et dernier tirage, il serait allouée une somm de fr. 635000 répartie, savoir :<lb/>1 lot de : fr. 300000<lb/>1 lot de : 100000<lb/>1 lot de : 50000<lb/>5 lots de fr. 10000 : 50000<lb/>5 lots de fr. 5000 : 25000<lb/>50 lots de fr. 1000 : 50000<lb/>100 lots de fr. 500 : 50000<lb/>Le dernier numéro sortant, l lot de : 10000<lb/>Total : fr. 635000<lb/>Les 7 1ers tirages à 195000 chaque, soit : 1365000<lb/>Somme égale : fr. 2000000<lb/>Billets à 1 f. chaque<lb/>Pas de série, uniformité des billets.<lb/>Argent déposé au Trésor, ou à la Caisse des dépôts et consignations.<lb/>Le 1er tirage aurait lieu le 15 octobre 1860.<lb/>Chaque tirage ne se composera que du nombre de billets placés.<lb/>Paris, le 26 avril 1860.<lb/>E. de Choisy<lb/>25, rue des Ursulines, à Saint-Germain »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement des surveillants des parterres au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1861/1861" encodinganalog="3.1.3">2 mai 1861</unitdate>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Maison de l’Empereur<lb/>Service du Grand Maréchal<lb/>Palais des Tuileries, 2 mai 1860<lb/>Monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Il existe au château de Saint-Germain, pour la surveillance des parterres et l’entretien des rendez-vous de chasse, trois agents qui dépendent de mon service, savoir : deux surveillants militaires et un homme de service. Un seul de ces agents, le nommé Berger, surveillant, a pu être logé dans les bâtiments de la vénerie ; les deux autres, les nommés Dupuis, surveillant, et Gogmet, homme de service, reçoivent chacun une indemnité de logement de 150 francs par an. Ces deux hommes m’ont adressé une réclamation qui est appuyée par M. Dufrayer, architecte, et tendant à ce que la quotité de cette indemnité soit augmentée. Cette réclamation est basée sur le prix exorbitant des loyers dans la ville de Saint-Germain.<lb/>On ne peut nier que l’indemnité de 150 francs ne soit très insuffisante dans les conditions où se trouve cette ville qui, dans la belle saison surtout, est habitée par un nombre considérable de personnes étrangères à la localité, cause qui tend à élever continuellement le prix des loyers. La réclamation de ces deux hommes me parait donc fondée.<lb/>Mais il est certain aussi qu’à moins de porter cette indemnité à un taux hors de toute proportion avec celle que reçoivent les agents des autres palais, elle sera toujours insuffisante.<lb/>Je crois donc devoir proposer à Votre Excellence de faire examiner s’il ne serait pas possible de faire établir dans les bâtiments du château de Saint-Germain des logements pour les deux agents dont il s’agit.<lb/>A cette occasion, Monsieur le Ministre, je crois devoir faire observer à Votre Excellence que le château de Saint-Germain n’étant pas placé dans mes attributions, il me paraît une anomalie que les trois agents ci-dessus dénommés dépendent de mon service. Il me semblerait plus naturel qu’ils dépendent de l’administration spéciale du château.<lb/>Si Votre Excellence partageait mon opinion, je la prierais de vouloir bien donner des ordres pour que ces trois agents passent du service du Grand Maréchal sous les ordres du commandant militaire et du régisseur du château de Saint-Germain.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Pour le Grand Maréchal du Palais<lb/>Le général de division<lb/>Adjudant général du Palais<lb/>Rolin »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments de la Couronne<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Palais du Louvre, le 7 mai 1860<lb/>A monsieur Pelletier, conseiller d’Etat, secrétaire général du ministère d’Etat<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Trois agents dépendant du service de Son Excellence le Grand Maréchal du Palais sont préposés à la surveillance des parterres et à l’entretien des rendez-vous de chasse du domaine de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Un seul de ces agents a pu être logé dans les bâtiments de la Couronne. Les deux autres, les nommés Dupuis, surveillant, et Gogmet, homme de service, demeurant dans la ville.<lb/>Son Excellence le Grand Maréchal a récemment demandé au ministre de vouloir bien examiner s’il serait possible de les loger au château. Cette mesure paraît en effet désirable au point de vue du service.<lb/>Le château de Saint-Germain ressortissant du ministère d’Etat, j’ai l’honneur de vous prier, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien me faire connaître si vous pouvez prendre les dispositions nécessaires pour la réalisation de cette mesure à laquelle j’ai lieu de penser que le ministre donnerait volontiers son assentiment.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma considération très distinguée et de mon sincère attachement.<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général du ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Alph. Gautier »</p>
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                <p>Archives nationales, F21 1641</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement des surveillants des parterres au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Section des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Paris, le 11 mai 1860<lb/>M. le conseiller d’Etat, secrétaire général du ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur et cher collègue,<lb/>Vous m’avez demandé s’il était possible d’installer dans le château de Saint-Germain deux agens préposés à la surveillance des parterres et dépendant du service de Son Excellence le Grand Maréchal du Palais.<lb/>J’ai pris les ordres du ministre et je m’empresse de vous informer que Son Excellence ne consent pas à ce qu’il soit donné suite à ce projet.<lb/>Le château de Saint-Germain est dans un état de délabrement qui exigerait des dépenses importantes pour affecter certaines parties à des logemens. En outre, il ne parait pas convenable de mélanger des services distincts et d’introduire dans un bâtiment de l’Etat des agens appartenant au personnel de la Maison de l’Empereur.<lb/>Agréez, Monsieur et cher collègue, l’assurance de ma considération très distinguée et de mon sincère attachement.<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>J. Pelletier »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Archives nationales, F21 859</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Note pour le ministre<lb/>En 1855, le pénitencier militaire qui était établi dans le château de Saint-Germain a été supprimé. Depuis cette époque, ce château est resté sans destination. Il est dans un état de délabrement intérieur qui n’en fait plus aujourd’hui qu’une masure.<lb/>Dans cette situation, il n’était besoin que d’un gardien pour fermer les portes et exercer une certaines surveillance sur les bâtiments, et un ancien militaire fut installé comme garde-consigne.<lb/>Néanmoins, on octobre 1857, un régisseur (M. O’Connell) fut nommé aux appointements de 1800 f. payés sur les fonds des Bâtiments civils.<lb/>En juin 1858, M. le général de Girardin fut nommé commandant miliaire, mais son traitement est payé par la Maison de l’Empereur.<lb/>Ces deux nominations, qui n’étaient motivée par aucun besoin de service, ne tardèrent pas à soulever de nombreuses critiques.<lb/>En outre, des discussions perpétuelles avaient lieu entre les deux fonctionnaires qui, n’ayant rien à faire et comprenant leur inutilité, passaient leur temps à se tracasser.<lb/>Enfin, au mois de décembre 1859, le régisseur a été supprimé.<lb/>Aujourd’hui, le commandant militaire est seul en fonction. Il y restera probablement jusqu’à ce qu’un poste soit vacant dans les palais impériaux.<lb/>Il est fort à désirer qu’on ne renouvelle pas, en nommant un nouveau régisseur, une situation difficile à défendre et qui est irrégulière comme imputation de dépense. »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Seine-et-Oise<lb/>Mairie<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Sous la date du 8 avril 1858, j’avais eu l’honneur de solliciter de la bienveillance de Votre Excellence la construction, entre le parterre et la terrasse de Saint-Germain, d’un mur de soutien pour corriger la différence de niveau qui existe entre ces deux magnifiques promenades.<lb/>Le talus gazonné qui remplit aujourd’hui ce but et les haies de troenne destinées à l’enclore sont dans un état de dégradation déplorable et inévitable dans un lieu où l’affluence des promeneurs les jette forcément hors des étroites limites qui leur sont assignées.<lb/>La construction de ce mur à l’alignement actuel du pied du talus joindrait à un aspect convenable l’avantage si désirable de diminuer l’encombrement que chaque soirée de la belle saison voit se renouveler sur ce point.<lb/>J’offrais alors, au nom de la Ville, la pose de candélabres et l’éclairage au gaz à ses frais pendant les heures où le public est admis sur le parterre à la tombée de la nuit. Cette offre a été repoussée, et je n’ose pour ce motif la reproduire aujourd’hui.<lb/>Grâce la munificence de Sa Majesté l’Empereur, une magnifique grille en fer posée par parties chaque année remplace peu à peu les disgracieuses barrières en bois qui bordaient la terrasse. Toute la partie de cette grille faisant face au parterre et au rond-point qui le suit est aujourd’hui posée.<lb/>Et comme degré d’urgence au double point de vue de l’embellissement de la promenade et de l’utilité du public, la construction du mur de la petite terrasse dans le même style me parait primer la continuation des travaux de pose de la grille bordant la terrasse.<lb/>M. Dufrayer, auquel j’en ai parlé, n’a élevé contre ma manière de voir aucune objection, sinon l’impossibilité pour lui de rien faire à ce sujet sans ordre supérieur.<lb/>Je viens, Monsieur le Ministre, mettre de nouveau cette affaire sous vos yeux, espérant que vous voudrez bien consentir à changer l’ordre des travaux et à donner la priorité à ceux dont l’exécution donnerait satisfaction au désir le plus vivement senti par la population en compléttant pour la partie la plus voisine de la ville les embellissements dont Sa Majesté veut bien doter la belle promenade que l’Europe entière envie à Saint-Germain.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le maire de Saint-Germain<lb/>De Breuvery<lb/>Saint-Germain, le 20 mars 1861 »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux demandés par la Ville dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1861/1861" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1861</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Forêts de Saint-Germain et de Marly<lb/>Service des Bâtiments<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Bougival, le 25 mars 1861<lb/>A Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’affaire dont il est question dans la lettre ci-jointe n’est pas nouvelle. M. le maire de Saint-Germain m’en a souvent parlé et je crois avoir présenté en 1858 le projet et le devis de la construction demandée, devis s’élevant à la somme de 20000 f. qu’il faudrait accorder dans une seule année car ce travail ne peut être scindé, comme celui du remplacement de la barrière en bois de la Grande Terrasse.<lb/>En résumé, je suis d’avis que le mur et la grille demandés par M. le maire formeraient le complément de la restauration des parterres ; mais il me semble que la Ville, qui profite largement de tous les embellissements, devrait entrer pour une très forte partie dans les nouvelles dépenses.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’architecte des parterres et terrasses de Saint-Germain<lb/>X. Dufrayer »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux demandés par la Ville dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments de la Couronne<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Palais des Tuileries, le 3 avril 1861<lb/>Monsieur le maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Par une lettre en date du 20 mars dernier, vous me signalez les avantages qu’offrirait pour les habitants de la ville de Saint-Germain le remplacement par un mur du talus en terre qui se trouve entre le parterre et la terrasse par suite de la différence de niveau entre ces deux promenades.<lb/>Vous demandez que les sommes employées annuellement à terminer l’établissement d’une balustrade en fer sur la terrasse soient affectées à la construction de ce mur.<lb/>Je ne pense pas, Monsieur le Maire, que les travaux dont vous sollicitez l’exécution soient une amélioration tellement urgente qu’il faille abandonner pour elle la continuation du remplacement par une balustrade en fer de la barrière de bois de la terrasse, qui est dans un état de délabrement presque complet et dont le bon état importe à la sûreté des promeneurs. Je ne puis donc que remettre à une autre époque l’examen de la mesure que vous demandez.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Signé : Vaillant »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté de nomination d’un conservateur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>Votre Excellence a manifesté l’intention de rétablir l’emploi de régisseur du château de Saint-Germain, qui avait été supprimé en 1859, mais à la condition qu’aucun traitement ne serait attaché à cet emploi. M. Ricateau recevrait le titre de conservateur et serait logé dans l’appartement qui était précédemment occupé par le régisseur.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur de soumettre à la signature de Votre Excellence l’arrêté de nomination de M. Ricateau.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est noté dans la marge : « Approuvé, Paris, le 6 avril 1861, le Ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la pose de trottoirs devant le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 11 mai 1861<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour satisfaire à vos ordres, je devais solliciter un entretien de monsieur le maire de Saint-Germain-en-Laye pour la question des trottoirs réclamés rue du Château-Neuf et sur la place méridionale du château. Ce magistrat a bien voulu m’assurer qu’à Saint-Germain, le pavage bordant les immeubles sur 1 m. 50 c. de largeur était à la charge des propriétaires et comme établissement et comme entretien. Il en résulte alors que le pavé de la voie sur 1 m. 50 de largeur appartient aux riverains.<lb/>La ville de Saint-Germain fait macadamiser en ce moment la rue du Château-Neuf tout en régularisant les pentes de cette voie publique. Sur quelques points, le sol ancien est modifié et près le château le déblai atteint 30 ou 40 centimètres. Le pavage actuel bordant le mur des fossés et vraiment dans un état déplorable et réclame une reconstruction totale. La plupart des propriétaires font établir au devant de leur immeuble des trottoirs en pavé et monsieur le maire demande que Votre Excellence veuille bien en agir de même à l’égard de la demeure qui nous occupe. Le pavé appartenant à l’Etat pourra être remis en œuvre mais il y aura assurément un déchet et monsieur le maire propose de fournir le pavé complémentaire qui serait utile et qui serait pris par nous dans les matériaux de démolition de la rue du Château-Neuf.<lb/>Un trottoir a déjà été construit il y a quelques années sur la façade ouest du château par le Génie militaire, lorsque le château était occupé par un pénitencier, et nous avons l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer de continuer ce trottoir sur la rue du Château-Neuf et de satisfaire alors à la demande de l’administration municipale de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Le trottoir à établir doit avoir, d’après l’alignement adopté, de 3 à 4 mètres de largeur et il présente un développement de environ 200 mètres. La largeur qui doit être construite par l’Etat étant de 1 m. 50, c’est une surface de 300 mètres de pavage qu’il s’agirait de faire et dans le cas où Votre Excellence accueillerait favorablement notre demande, le surplus du trottoir serait fait alors par les soins et aux frais de la ville de Saint-Germain.<lb/>Dans ces conditions, le devis estimatif des ouvrages peut s’établir de la manière suivante :<lb/>La bordure en grès piqué (modèle porté au devis de la ville) de environ 0,20 de largeur, de 200,00 de longueur à raison de 5 f. 00 le mètre : 1000 f. 00<lb/>Le pavage du trottoir remanié en mortier de chaux et sable (tout le pavé fourni par la Ville) de 200 m. 00 sur 1 m. 50 et d’une surface de 300 m. 00 à raison de 1 f. 65 : 495 f. 00<lb/>Les déblais évalués ensemble à la somme de 250 f. 00 ; les coupements de pierre, les raccords de maçonnerie et les enduits dans la muraille à la suite du déblai, évalués à 250 f. 00 : 500 f. 00<lb/>Enlèvement de 2 bornes sur la façade ouest et raccords dans le pavage évalués à : 25 f. 00<lb/>[Total :] 2020 f. 00<lb/>Imprévus 1/20 : 101 f. 00<lb/>Honoraires et direction des travaux 1/20 : 106 f. 05<lb/>Total : 2227 f. 05<lb/>Comme il est, sinon impossible, au moins bien difficile de faire un trottoir par parties dans la largeur, il a été convenu avec M. le maire de Saint-Germain que ce pavage à la charge de l’administration pourrait être fait dans une partie de la longueur et que le trottoir serait achevé par la ville de Saint-Germain et dans les conditions adoptées par Votre Excellence.<lb/>J’ai l’honneur de vous retourner la lettre de M. le maire qui m’a été communiquée pour faciliter l’étude de l’affaire dont il s’agit.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. le maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye a eu l’honneur d’informer Votre Excellence le 29 avril dernier que la rue du Château-Neuf à Saint-Germain allait être entièrement remaniée afin d’y établir un égout et modifier les pentes actuelles. L’exécution de ce travail entraîne pour les propriétaires riverains l’obligation de construire des trottoirs au long de leurs immeubles et l’Etat, comme propriétaire du château de Saint-Germain, est soumis à la même obligation. D’après les usages municipaux en vigueur dans cette ville, les propriétaires doivent supporter la dépense d’établissement d’un trottoir de 1 m. 50 de large, non compris la bordure qui est également à leurs frais.<lb/>Conformément aux instructions de Votre Excellence, M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, s’est entendu avec le maire relativement aux travaux dont il s’agit en ce qui concerne la partie à la charge de l’Etat.<lb/>Il résulte du rapport ci-joint, que M. Millet a transmis à Votre Excellence, que la dépense s’élève à la somme de 2300 f. ainsi répartie :<lb/>Bordure en grès sur 200 m. de longueur à 5 f. le mètre : 1000 f.<lb/>Pavage du trottoir sur 200 m. de longueur, 1 m. 50 de large et formant une surface de 300 m. à 1 f. 65 le mètre : 495 f.<lb/>(La ville de Saint-Germain fournit gratuitement le pavé provenant de la rue du Château-Neuf qui sera macadamisée.)<lb/>Déblais, coupements de pierre, raccords de maçonnerie, enlèvement de 2 bornes : 525 f.<lb/>Imprévus : 160 f.<lb/>Total des travaux : 2180 f.<lb/>Honoraires et frais d’agence : 120 f.<lb/>Total : 2300 f.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien autoriser l’exécution de ces travaux dont la dépense sera imputée sur le crédit affecté à l’entretien des bâtiments civils, exercice 1861.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 22 mai 1861, le ministre d’Etat, A. Waleswski »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une découverte faite lors de la pose de trottoirs devant le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant le rétablissement d’un bassin dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <corpname id="atom_8315_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Monsieur le Ministre,<lb/>Il a existé autrefois, dans le parc de Saint-Germain-en-Laye, au-devant du château, plusieurs bassins avec jets d’eau qui étaient d’un très bon effet. Quelques habitants de Saint-Germain se les rappellent et font naître dans l’esprit des autres le désir d’en voir rétablir au moins un, entre le château et les quinconces. La conduite des eaux récemment posée passe en cet endroit. Les dépenses de cet embellissement se borneraient donc à la construction du bassin, qui serait du meilleur effet.<lb/>Permettez-moi, Monsieur le Ministre, d’être auprès de vous l’interprète des vœux de bien des habitants et de vous prier d’obtenir de la munificence de Sa Majesté cette amélioration à une des plus belles promenades des environs de Paris.<lb/>L’Empereur fait à Paris trop de grandes et belles choses pour ne pas laisser espérer que ces vœux seront exaucés.<lb/>J’ai bien l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Galis, ancien député de la Seine, propriétaire à Saint-Germain »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la demande du rétablissement d’un bassin dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">155</unitid>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Forêts de Saint-Germain et de Marly<lb/>Service des Bâtiments<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Bougival, le 8 novembre 1861<lb/>A Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’établissement d’un bassin et d’un jet d’eau sur le parterre de Saint-Germain serait, il est vrai, d’un effet très agréable pour les habitans qui fréquentent cette belle promenade. Les conduites posées l’année dernière pour l’arrosement sont disposées de manière à rendre possible l’embelissement demandé. Mais il y a encore tant de travaux urgens à exécuter sur le domaine qui m’est confié que j’ai dû, jusqu’à ce jour, leur sacrifier tout ce qui ne présentait pas une utilité incontestable. Cependant, je ne puis qu’approuver ce projet qui fait le sujet de la demande ci-jointe tout en vous prévenant, Monsieur le Ministre, qu’il faudrait dépenser une somme de 3000 francs pour faire quelque-chose de convenable.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’architecte des parterres et terrasses de Saint-Germain<lb/>X. Dufrayer »</p>
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                <subject>Bassins</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la demande du rétablissement d’un bassin dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments de la Couronne<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Palais des Tuileries, le 14 novembre 1861<lb/>Monsieur,<lb/>Par une lettre en date du 28 octobre dernier, vous avez appelé mon attention sur le bon effet que pourrait produire l’établissement d’un bassin et d’un jet d’eau entre le château et les quinconces de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Je vous remercie de cette communication, dont je fais prendre bonne note et qui me sera représentée lorsque l’achèvement des autres travaux plus urgents permettra de réaliser l’amélioration que vous me demandez.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Signé : Vaillant »</p>
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                <subject>Bassins</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’installation provisoire du musée gallo-romain au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">157</unitid>
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                  <persname id="atom_46744_actor">Millet, Eugène</persname>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Musée gallo-romain<lb/>Paris, le 4 décembre 1861<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le dépôt ou musée provisoire des objets gallo-romains pourrait facilement se classe, je crois, dans le rez-de-chaussée du bâtiment ouest du château de Saint-Germain-en-Laye. La collection placée de la sorte dans le corps de logis de la place du château, près la gare du chemin de fer, serait facilement visitée et étudiée sans gêner en rien le personnel logé et sans gêner aussi la restauration si urgente du château et dans le cas où Votre Excellence jugerait à propos d’ordonner les ouvrages dont il s’agit.<lb/>J’ai teinté en bleu dans le croquis ci-joint les diverses pièces qui pourraient recevoir les objets de la collection. J’indique ci-dessous la contenance de ces locaux.<lb/>La pièce A présente une surface de 109 m. 00<lb/>La pièce A’ présente une surface de 63 m. 00<lb/>La pièce A’’ présente une surface de 49 m. 00<lb/>La pièce A’’’ présente une surface de 109 m. 00<lb/>La pièce A’’’’ présente une surface de 12 m. 00<lb/>Ensemble 342 m. 00<lb/>L’on pourrait donc, à rez-de-chaussée, dans ce seul bâtiment, disposer de 342 mètres superficiels et sans y comprendre les larges ébrasements des croisées qui pourraient recevoir encore de petits objets.<lb/>L’on pourrait facilement joindre à ce dépôt la grande et belle salle voûtée dite galerie des Fêtes sise au 1er étage, ayant 38 mètres de longueur sur 11 mètres de largeur et présentant une surface de 420 mètres. Le service des visiteurs, pour le cas où l’on utiliserait le premier étage, pourrait être fait par l’escalier teinté en bleu et sis près la chapelle. Rien ne serait si facile que de limiter l’escalier sur certains points et d’empêcher l’introduction des visiteurs dans les parties réservées du château.<lb/>Le concierge occupe actuellement la galerie A mais l’on pourrait reporter ce logement en B et dans la partie teintée en rose dans notre plan. Cette habitation, qui serait insuffisante, pourrait être complétée par deux chambres dans l’étage d’entresol situé au-dessus.<lb/>Les locaux qui seraient affectés au musée et au concierge réclameraient quelques réparations. Il faudrait peut-être marquer la pièce à rez-de-chaussée réservée au concierge et réparer les carrelages et parquets de la partie destinée au musée. La pièce A’’’ contient encore les fours de la boulangerie du pénitencier et ces fours devraient être détruits pour agrandir le local dont il s’agit. Pour donner un aspect de propreté à toutes ces parties du château, il serait à propos, nous croyons, de badigeonner la plupart des murailles. Ces réparations pourraient s’effectuer au moyen d’une dépense de environ dix mille francs  et nous aurons l’honneur de vous faire parvenir un devis détaillé aussitôt que vous aurez bien voulu, Monsieur le Ministre, nous donner des ordres à cet égard.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 4 décembre 1861 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46744_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Musée</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <corpname id="atom_8333_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                  <persname id="atom_46690_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Section des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Minute de lettre du 6 février 1862<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, par décision du 24 janvier dernier, j’ai affecté une somme de 150000 imputable sur le crédit inscrit au chapitre 29 du budget du ministère d’Etat, exercice 1862, pour commencer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Vous voudrez bien, Monsieur, m’adresser le plus tôt possible votre projet de restauration de cet édifice ainsi que le devis des travaux. En outre, vous me ferez connaître dans un rapport spécial la partie des restaurations qu’il convient d’entreprendre en 1862 à l’aide de l’allocation ci-dessus indiquée. Vous répartirez ces travaux par nature d’ouvrages en indiquant la somme afférente à chaque catégorie. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_8333_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46690_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">159</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">15 février 1862</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8339_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Section des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Minute de lettre du 6 février 1862<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai eu l’honneur de vous informer le 6 de ce mois qu’un crédit de 150000 f. était affecté en 1862 aux premiers travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye et je vous ai invité à me transmettre le projet de cette restauration le plus tôt possible.<lb/>Dès que les plans et devis seront approuvés, je vous donnerai les instructions nécessaires pour commencer les travaux. Mais, sans attendre le moment où il sera possible d’entreprendre cette restauration, il importe de s’occuper immédiatement d’approprier, conformément aux propositions contenues dans le rapport que vous m’avez adressé le 4 de ce mois, les salles du rez-de-chaussée situées à droite de l’entrée du château jusque et y compris le pavillon ouest, ainsi que la galerie des fêtes du 1er étage. Ces salles seront destinées à recevoir provisoirement le musée gallo-romain et il est essentiel que l’appropriation en soit terminée le plus tôt possible.<lb/>Vous voudrez donc bien, Monsieur, prescrire de suite les mesures nécessaires pour la mise en état de propreté de ces salles et pour l’installation du concierge dans la pièce située à gauche de l’entrée du château et teintée en rose dans le plan que vous m’avez transmis.<lb/>La somme de 10000 f. à laquelle vous avez évalué ces travaux d’appropriation sera imputée sur le crédit de 150000 f. affecté en 1862 à la restauration du château. »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la démolition des pavillons de Louis XIV au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">160</unitid>
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                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">22 février 1862</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis n° 2, démolitions<lb/>Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis comprenant la démolition des bâtiments érigés à la fin du XVII siècle<lb/>1° Pavillon nord-ouest<lb/>1. La surface de la toiture, en y comprenant plomb et ardoise, est de 211 m. 20.<lb/>Dont ½ en plomb déposé, jeté et rangé = 105 m. 60 à 30 k. 00 par mètre superficiel, produit un poids de : plomb déposé, jeté et rangé : 3168 k. 00<lb/>2. L’autre moitié en ardoises = 211,20 à 0 f. 15 : argent : 31 f. 68<lb/>3. Dépose des bois du comble avec descente et rangement, surface 211 m. 20 à 0 st. 10 par mètre superficiel, produit : démolition de charpente : 21 stères 12<lb/>4. La démolition des planchers produit ensemble 960 m. 00 à 0 st. 15 par mètre superficiel, produit : idem : 144 st. 00<lb/>5. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage ou dépose des parquets, surface 960 m. 00 à 0 f. 75 le mètre : argent : 720 f. 00<lb/>6. La démolition des murs extérieurs et de refend : ceux extérieurs produisent un développement de 38 m. 00 * 30 m. 00 de hauteur = 1140 m. 00 * 1,62 d’épaisseur réduite, 1846,80<lb/>Les murs de refend, surfaces en plan 25 m. 00 * 30 m. 00 de hauteur, produit 750,00<lb/>Les voûtes, surface en plan 192 m. 00 à % ½ = 288,00 * 0,60 = 172,80<lb/>Cube total : 2769 m. 60<lb/>Dont en pierre jetée, bardé, rangée et cubant, 600,00 : démolition de pierre : 600,00<lb/>Le reste en moellon et brique, 2169,00 : idem de moellon et brique : 2169,60<lb/>Démolition de l’escalier, des fourneaux, descellement des tuyaux, une somme de : argent : 300 f. 00<lb/>La dépose du balcon en fer, de 40 m. 00 de longueur à 127 k. 00 par mètre linéaire, produit : dépose de fer : 5080 k. 00<lb/>La dépose avec soin, le rangement et numérotage des boiseries sculptées provenant des 2 petites pièces du logement dit de Jacques II : argent : 800 f.<lb/>La dépose de 4 cheminées de l’époque : idem : 100 f. 00<lb/>La démolition des souches de cheminées : idem : 250 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté et rangé : 3168 k. 00, 0 f. 02 : 63 f. 36<lb/>2. Charpente déposée, descendue et rangée : 165 st. 12, 6 f. 00 : 990 f. 72<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, régalage des gravois à la demande : 600,00, 6 f. 00 : 3600 f. 00<lb/>4. Démolition de moellon et brique avec transport et rangement, régalage idem des gravois : 2169 m. 60, 2 f. 50 : 5424 f. 00<lb/>5. Dépose de fer idem : 5080 k. 00, 0 f. 02 : 101 f. 60<lb/>6. Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 2201 f. 68<lb/>Total : 12381 f. 36<lb/>1° Pavillon nord-est<lb/>1. La surface de la toiture, en y comprenant tuile, ardoises et plomb, est de 220 m. 00.<lb/>Dont en plomb le chêneau, produisant un développement de 45 m. 00 * 1,00 de largeur, produit 45,00 pesant : démolition de plomb : 1350 k. 00<lb/>2. Le surplus en tuiles et ardoises produit 175 m. 00 à 0 f. 15 le mètre : argent : 26 f. 25<lb/>3. Dépose des bois du comble avec descente et rangement, surface 220 m. 00 à 0 st. 10 par mètre superficiel, produit : démolition de charpente : 22 st. 00<lb/>4. La démolition des planchers produit ensemble 1000 m. 00 à 0 st. 15 par mètre, produit : idem : 150 st. 00<lb/>5. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage ou dépose des parquets, surface 1000 m. 00 à 0 f. 75 le mètre : argent : 750 f. 00<lb/>6. La démolition des murs extérieurs et de refend : ceux extérieurs produisent un développement de 50 m. 00 * 30 m. 00 de hauteur et 1 m. 60 d’épaisseur, produit 2430 m. 00<lb/>Les murs de refend, surfaces en plan 26 m. 50 * 30 m. 00 de hauteur, produit 795,00<lb/>Les voûtes, surface en plan 200 m. 00 à % ½ = 300,00 * 0,60 d’épaisseur = 180,00<lb/>Cube total : 3405 m. 60<lb/>Dont en pierre jetée, bardé, rangée et cubant, 780,00 : démolition de pierre : 780,00<lb/>Le reste en moellon et brique, 2625,00 : idem de moellon et brique : 2625,00<lb/>Démolition de l’escalier, des fourneaux, descellement des tuyaux : argent : 200 f. 00<lb/>La dépose du balcon en fer, de 52 m. 00 de longueur à 127 k. 00 par mètre linéaire, produit : dépose de fer : 6604 k. 00<lb/>La dépose avec soin, rangement et numérotage des boiseries de deux pièces, dont l’une au 3e étage et l’autre au 4ème : argent : 500 f.<lb/>La dépose de 2 cheminées de l’époque : idem : 50 f. 00<lb/>Démolition des souches de cheminées : idem : 250 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté et rangé : 1350 k. 00, 0 f. 02 : 27 f. 00<lb/>2. Démolition de charpente, descendue et rangée : 172 st. 00, 6 f. 00 : 1032 f. 00<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, régalage des gravois à la demande : 780,00, 6 f. 00 : 4680 f. 00<lb/>4. Idem de moellon et brique avec rangement, régalage idem des gravois : 2625 m. 00, 2 f. 50 : 6562 f. 50<lb/>5. Dépose de fer et rangement : 6604 k. 00, 0 f. 02 : 132 f. 08<lb/>6. Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 1176 f. 25<lb/>Total : 14209 f. 83<lb/>3° Pavillon sud-est<lb/>1. La surface de la toiture, en y comprenant plomb est de 255 m. 00 à 30 k. 00 par mètre : plomb déposé : 7650 k. 00<lb/>2. Dépose des bois du comble avec descente et rangement, 255 m. 00 superficiels à 0 st. 10 par mètre superficiel, produit : démolition de charpente : 25 stères 50<lb/>3. La démolition des planchers produisant ensemble 1275 m. 00 à 0 st. 15 par mètre superficiel, produit : idem : 191 st. 25<lb/>4. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage ou dépose des parquets, surface 1275 m. 00 à 0 f. 75 le mètre : argent : 956 f. 25<lb/>5. La démolition des murs extérieurs et de refend : ceux extérieurs d’un développement de 42 m. 00 * 30 m. 00 de hauteur * 1 m. 62 d’épaisseur réduite produisent 2041,20<lb/>Les murs de refend, surfaces en plan 75 m. 50 * 30,00 de hauteur, produit 2175,00<lb/>Les voûtes, surface en plan 255,00 à % ½ = 382,50 * 0,60 d’épaisseur = 229,50<lb/>Cube total : 4445 m. 70<lb/>Dont en pierre jetée, bardé, rangée et cubant, 700,00 : démolition de pierre : 700,00<lb/>Le surplus en moellon et brique, 3745,70 : idem de moellon et brique : 3745,70<lb/>Démolition de l’escalier et descellement des tuyaux, une somme de : argent : 400 f. 00<lb/>La dépose du balcon en fer, de 44 m. 00 de longueur à 127 k. 00 par mètre linéaire, produit : dépose de fer : 5588 k. 00<lb/>La démolition des souches de cheminées : argent : 250 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté et rangé : 7650 k. 00, 0 f. 02 : 153 f. 00<lb/>2. Démolition de charpente descendue et rangée : 216 st. 75, 6 f. 00 : 1300 f. 50<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, régalage des gravois à la demande : 700,00, 6 f. 00 : 4200 f. 00<lb/>4. Démolition de moellon et brique : 3745 m. 50, 2 f. 50 : 9364 f. 25<lb/>5. La dépose de fer avec rangement : 5588 k. 00, 0 f. 02 : 111 f. 76<lb/>6. Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 1606 f. 25<lb/>Total : 16735 f. 76<lb/>4° Pavillon sud contre l’abside de la chapelle<lb/>1. La surface de la toiture en plomb est de 185 m. 00 à 30 k. 00 par mètre, produit : plomb déposé, jeté et rangé : 5550 k. 00<lb/>2. Dépose des bois du comble avec descente et rangement, surface 185 m. 00 à 0 st. 10 par mètre superficiel, produit : démolition de charpente : 18 st. 50<lb/>3. La démolition des planchers produisant ensemble une surface de 845 m. 00 à 0 st. 15 par mètre superficiel, produit : démolition de charpente : 126 st. 75<lb/>4. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage ou dépose des parquets, surface 845 m. 00 à 0 f. 75 le mètre superficiel : argent : 633 f. 75<lb/>5. La démolition des murs extérieurs et de refend : ceux extérieurs produisent un développement de 47 m. 00 * 30 m. 00 de hauteur et 1,62 d’épaisseur réduite, produit 2284,20<lb/>Les murs de refend produisent ensemble une surface de 20,00 * 30,00 de hauteur, 600,00<lb/>Les voûtes, mesurées en plan 169 m. 00 à % ½ = 253,00 * 0,60 d’épaisseur, 152,10<lb/>Cube : 3036 m. 30<lb/>Dont en pierre jetée, bardé, rangée et produisant, 630,00 : démolition de pierre : 630,00<lb/>Le surplus en moellon et brique, 2406,30 : idem de moellon et brique : 2406,30<lb/>Démolition de l’escalier et descellement des tuyaux : argent : 300 f. 00<lb/>La dépose du balcon en fer, de 36 m. 00 de longueur à 127 k. 00 par mètre : dépose de fer : 4572 k. 00<lb/>Démolition des souches de cheminées : argent : 250 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté et rangé : 5550 k. 00, 0 f. 02 : 111 f. 00<lb/>2. Démolition de charpente, descendue et rangée : 145 st. 25, 6 f. 00 : 871 f. 50<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, régalage des gravois à la demande : 630,00, 6 f. 00 : 3780 f. 00<lb/>4. Démolition de moellon et brique : 2406 m. 30, 2 f. 50 : 6015 f. 75<lb/>5. Dépose de fer et rangement : 4572 k. 00, 0 f. 02 : 91 f. 44<lb/>6. Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 1183 f. 75<lb/>Total : 12053 f. 44<lb/>5° Pavillon sud-ouest<lb/>1. La surface de la toiture en plomb est de 229 m. 00 à 30 k. 00 par mètre superficiel, produit un poids de : plomb déposé, jeté et rangé : 6870 k. 00<lb/>2. Dépose des bois du comble avec descente et rangement, surface 229 m. 20 à 0 st. 10 par mètre, produit : démolition de charpente : 22 stères 90<lb/>3. Démolition des planchers produit 1040 m. 00 à 0 st. 15 par mètre, produit : idem : 156 st. 00<lb/>4. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage ou dépose des parquets, surface 1040 m. 00 à 0 f. 75 le mètre : argent : 780 f. 00<lb/>5. La démolition des murs extérieurs et de refend : ceux extérieurs produisent un développement de 44 m. 00 * 30 m. 00 de hauteur et 1,62 d’épaisseur réduite, produit 2138,40<lb/>Les murs de refend, surfaces en plan 19 m. 00 * 30 m. 00, produit 570,00<lb/>Les voûtes, surface en plan 208,00 à % ½ = 312,00 * 0,60 d’épaisseur, 187,20<lb/>Cube total : 2895,60<lb/>Dont en pierre jetée, bardé, rangée et produisant 690,00 : démolition de pierre : 690,00<lb/>Le reste en moellon ou brique, 2205,60 : idem de moellon ou brique : 2205,60<lb/>Démolition de l’escalier et descellement des tuyaux : argent : 400 f. 00<lb/>La dépose du balcon en fer, de 44,00 de longueur à 127 k. 00 par mètre, produit : dépose fer : 5588 k. 00<lb/>La dépose avec rangement et numérotage des boiseries, des cheminées, des glaces etc : argent : 500 f.<lb/>La démolition des souches de cheminées : idem : 250 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté et rangé : 6870 k. 00, 0 f. 02 : 137 f. 40<lb/>2. Démolition de charpente, descendue et rangée : 178 st. 90, 6 f. 00 : 1073 f. 40<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, régalage des gravois à la demande : 690,00, 6 f. 00 : 4140 f. 00<lb/>4. Idem de moellon ou brique avec régalage des gravois idem : 2205 m. 60, 2 f. 50 : 5514 f. 00<lb/>5. Dépose de fer et rangement : 5588 k. 00, 0 f. 02 : 111 f. 76<lb/>6. Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 1930 f. 00<lb/>Total : 12906 f. 56<lb/>6° Surélévation de la chapelle et bâtiment adossé à cette partie de l’édifice<lb/>1 Surélévation de la chapelle<lb/>1. La découverture de la toiture en plomb est de 266 m. 20 superficiels à 30 k. 00 par mètre superficiel, produit un poids de : plomb dépose, jeté et rangé : 7986 k. 00<lb/>2. La dépose des bois du comble avec descente et rangement, surfaces 266,20 à 0 st. 10 par mètre, produit : démolition de charpente : 26 st. 62<lb/>3. La démolition des planchers produit ensemble 484,00 superficiels à 0 st. 10 par mètre superficiels : idem : 48 st. 40<lb/>4. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage ou dépose des parquets, surface 484 m. 00 à 0 st. 75 le mètre superficiel : argent : 363 f. 00<lb/>5. La démolition des murs extérieurs d’un développement de 50,00 * 5,00 de hauteur et 1,00 d’épaisseur produit 250,00 dont en pierre jetée, bardée, rangée et produisant 50,00 : démolition de pierre : 50,00<lb/>Le surplus en moellon et brique, 200,00 : idem de moellon et brique : 200,00<lb/>6. Dépose des cloisons, poteaux etc. : argent : 100 f. 00<lb/>Bâtiment adossé à la chapelle<lb/>1. La découverte de la terrasse en plomb produisant 176 m. 00 superficiels à 30 k. 00 par mètre, pesant : plomb déposé, jeté et rangé : 5280 k. 00<lb/>2. La démolition des 3 planchers avec descente et rangement produisant ensemble une surface de 528 m. 00 à 0 st. 15 par mètre : démolition de charpente : 79 st. 20<lb/>3. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage, dépose des parquets ou démolition des formes, surface 528 m. 00 à 0 f. 75 le mètre superficiel : argent : 396 f. 00<lb/>4. La démolition des murs extérieur 22,00 de longueur * 15,00 de hauteur et 1,50 d’épaisseur réduite : 495 m. 00<lb/>Les murs de refend produisent ensemble une surface de 6,00 * 7,00 de hauteur, produit 42,00<lb/>Cube total : 537,00<lb/>Dont en pierre jetée, bardée, rangée et produisant 80,00 : démolition de pierre : 80,00<lb/>Le surplus en moellon, 475,00 : idem de moellon : 457,00<lb/>Démolition de l’escalier, des boiseries, descellement des tuyaux, etc. : argent : 450 f. 00<lb/>La dépose du balcon en fer de 22 m. 00 de longueur à 50 k. 00 par mètre, produit : dépose de fer : 1100 k. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté et rangé : 13266 k. 00, 0 f. 02 : 265 f. 32<lb/>2. Démolition de charpente, descendue et rangée : 154 st. 00, 6 f. 00 : 925 f. 32<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, régalage des gravois à la demande : 130 m. 00, 6 f. 00 : 780 f. 00<lb/>4. Idem de moellon ou brique avec régalage idem : 657 m. 00, 2 f. 50 : 1642 f. 50<lb/>5. Dépose de fer et rangement : 1100 k. 00, 0 f. 02 : 22 f. 00<lb/>6. Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 1309 f. 00<lb/>Total : 4944 f. 14<lb/>Récapitulation générale indiquant la quantité de matériaux provenant des démolitions<lb/>37854 k. 00 de plomb déposé à raison de 0,02 le kilog. : 757 f. 08<lb/>1032 f. 24 de démolition de charpente à raison de 6 f. 00 le stère : 6193 f. 44<lb/>3530 m. 00 de démolition de pierre à raison de 6 f. 00 : 21180 f. 00<lb/>13809 m. 20 de démolition de moellon à raison de 2 f. 50 : 34523 f. 00<lb/>28532 k. 00 de dépose de fer à raison de 0 f. 02 : 570 f. 64<lb/>Articles divers : 10006 f. 93<lb/>Total : 73231 f. 09<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 22 février 1862 »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_8344_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46649_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, DD 5, pièce N</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye en conservant les pavillons de Louis XIV</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">161</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">22 février 1862</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_8389_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                  <persname id="atom_46650_actor">Millet, Eugène</persname>
                </origination>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <bioghist id="md5-2841d2cbef4715be243ba7c710817dc7" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis n° 3, château de Louis XIV<lb/>Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Restauration du château de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye<lb/>Evaluation approximative<lb/>Restauration de l’ancien pavillon à l’angle nord-ouest. Cet ouvrage évalué à la moitié de la valeur des travaux comptés au devis n° 1 et s’élevant à : 70237 f. 98 [rayé et remplacé par : 81478 f. 18]<lb/>Restauration du pavillon Louis XIV de 15,00 * 19,00 surface 285,00 mètre à raison de 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 575 f. 00] d’après le détail du devis précédent et eu égard à l’étage supplémentaire supérieur et à l’étage supplémentaire sis au niveau des fossés : 142500 f. 00 [rayé et remplacé par : 163875 f. 00]<lb/>[Total :] 212737 f. 98 c. [rayé et remplacé par : 245353 f. 18]<lb/>Restauration de l’ancien pavillon de l’angle nord-est comme ci-dessus : 70123 f. 35 [rayé et remplacé par : 80905 f. 40]<lb/>Restauration du pavillon saillant Louis XIV de 12,00 * 20,00 et d’une surface de 240,00 à raison de 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 575 f. 00] le mètre superficiel comme ci-dessus et s’élevant à : 120000 f. 00 [rayé et remplacé par : 138000 f. 00]<lb/>[Total :] 190123 f. 35 [rayé et remplacé par : 218905 f. 40]<lb/>Restauration de l’ancien pavillon de l’angle sud-est, ces ouvrages évalués à la moitié de l’évaluation du devis n° 1 : 68532 f. 10 [rayé et remplacé par : 79895 f. 40]<lb/>Restauration du pavillon saillant de cet angle de 16,00 * 13,50 et d’une surface de 216,00 à raison de 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 575 f. 00] : 108000 f. 00 [rayé et remplacé par : 124200 f. 00]<lb/>[Total :] 176532 f. 10 [rayé et remplacé par : 194095 f. 40]<lb/>Restauration de l’ancien pavillon sud de la chapelle évalué comme ci-dessus : 63000 f. 00 [rayé et remplacé par : 71000 f. 00]<lb/>Le pavillon saillant de 13,00 * 15,00 et d’une surface de 175,00 à raison de 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 575 f. 00] le mètre superficiel comme ci-dessus et s’élevant à : 97500 f. 00 [rayé et remplacé par : 112125 f. 00]<lb/>[Total :] 160500 f. 35 [rayé et remplacé par : 183125 f. 00]<lb/>Restauration du pavillon sud-ouest érigé par Louis XIV de 24,00 de longueur sur 18,50 de largeur produisant une surface de 444 m. 00 à 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 575 f. 00] le mètre comme ci-dessus : 222000 f. 00 [rayé et remplacé par : 255300 f. 00]<lb/>Restauration de la chapelle de saint Louis et du bâtiment accolé à cette chapelle, l’on comprend dans ces travaux toutefois la destruction de la sacristie. Ces ouvrages estimés comme au devis n° 1 : 236000 f. 00 [rayé et remplacé par : 291385 f. 00]<lb/>Restauration des 4 bâtiments sis autour de la cour du château et suivant ce qui est indiqué au devis n° 1 : 822854 f. 60 [rayé et remplacé par : 954024 f. 50]<lb/>Travaux divers complémentaires évalués au devis et comprenant le pavage, l’arrangement des murs d’appui des fossés et comme au devis n° 1 : 76149 f. 00<lb/>[Total :] 2096897 f. 03 [rayé et remplacé par : 2418336 f. 48]<lb/>Imprévus 1/20 [rayé et remplacé par : 1/10] : 104844 f. 85 [rayé et remplacé par : 241833 f. 65]<lb/>[Total :] 2201741 f. 88 [rayé et remplacé par : 2660170 f. 13]<lb/>Honoraires, frais d’agence et voyages, évalués ensemble à : 139829 f. 97<lb/>Total pour la restauration du château de Louis XIV : 2800000 f. 00<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 22 février 1862 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8389_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46650_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye en supprimant les pavillons de Louis XIV</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">162</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">22 février 1862</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_8393_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis n° 1, château de François 1er<lb/>Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Restauration du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis<lb/>Château de François 1er<lb/>Restauration de l’angle nord-ouest du donjon<lb/>1° Construction de l’escalier près de la porte d’entrée<lb/>1. La cage d’escalier de 13 m. 00 de pourtour pour la fondation en moellon et chaux hydraulique * 2.50 de hauteur et 1 m. 50 d’épaisseur, produit 48.75 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] le mètre cube, vaut : 877 f. 50 [rayé et remplacé par : 1170 f. 00]<lb/>2. La fouille pour cette fondation de 4.00 * 4.00 et 2.50 produit 40.00 à 1 f. 00 [rayé et remplacé par : 1 f. 50] le mètre cube, vaut : 40 f. 00 [rayé et remplacé par : 60 f. 00]<lb/>3. La cage d’escalier de 12 m. 00 de pourtour * 1 m. 00 d’épaisseur et 18.00 de hauteur, produit 261.00, dont en banc royal de Conflans un cube de 20 m. 00 à 110 f. 00 le mètre cube : 220 f. 00 [rayé et remplacé par : 2200 f. 00]<lb/>Dont en briques de pays 2 m. 00 à 60 f. 00 le mètre cube : 120 f. 00<lb/>Le surplus en moellon et chaux hydraulique, 194 m. 00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f.<lb/>00] le mètre cube : 3492 f. 00 [rayé et remplacé par : 4656 f. 00]<lb/>Les parements en banc royal d’une surface de 200.00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00 compris ravalement] : 900 f. 00 [rayé et remplacé par : 1000 f. 00]<lb/>Les parements moulurés [rayé et remplacé par : moulinés] de la brique et les jointoiements faits avec soin : 200 f. 00<lb/>Les parements taillés sur murs circulaires et jointoiement, d’une surface de 356 f. 00 à 3 f. 00 le mètre superficiel : 1068 f. 00<lb/>4. La voûte en banc royal et en moellon produit une cube de 45.00, partie en banc royal 15.00 à 110 f. 00 [rayé et remplacé par : 120 f. 00] : 1650 f. 00 [rayé et remplacé par : 1800 f. 00]<lb/>Partie en moellon et chaux hydraulique 30.00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 25 f.00] : 540 f. 00 [rayé et remplacé par :750 f. 00]<lb/>Les parements en banc royal 150.00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00 idem] : 675 f. 00 [rayé et remplacé par : 750 f. 00]<lb/>Plus-value de la taille des 6 vases à 50 f. 00 l’un, vaut : 300 f. 00<lb/>5. Les 62 marches en liais Saint-Denis, cubant ensemble 6.20, le noyau de la partie supérieure 0.70, le garde-corps 0.30, ensemble 7.20, à 150 f. 00 le mètre cube : 1080 f. 00<lb/>Les parements en liais de Saint-Denis d’une surface de 210.00 à 9 f. 00 le mètre superficiel : 1890 f. 00<lb/>6. Massifs sous les marches en moellon et chaux hydraulique, 20 m. 00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 20 f. 00] : 360 f. 00 [rayé et remplacé par : 400 f. 00]<lb/>7. Ouverture de 3 portes donnant accès aux divers étages, 3 parties d’ensemble 9 m. 00 de hauteur * 2 m. 00 et 1 m. 50 produit 27.00 à 25 f. 00 le mètre cube : 675 f. 00<lb/>8. La reprise du mur, cubant déduction faite des portes 18.000, dont en banc royal pour les jambages et linteaux, cubant 9.000 à 110 f. 00 : 990 f. 00<lb/>Le surplus en moellon et chaux hydraulique, 9.000 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 162 f. 00 [rayé et remplacé par : 216 f. 00]<lb/>La plus valeur de 3 arcs de décharge au-dessus des linteaux, en moellon, à 5 f. 00 : 15 f. 00<lb/>Les parements sur bon royal, 90.00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 405 f. 00 [rayé et remplacé par : 450 f. 00]<lb/>Raccords d’enduits en mortier autour des trois portes, 6.00 à 1 f. 50 : 9 f. 00<lb/>2° Restauration du donjon<lb/>1. La démolition des cloisons légères, boiseries, cheminées, arrachage des toiles et papiers : 150 f. 00<lb/>La démolition d’un plancher d’une surface de 48.00 à 2 f. 00 le mètre, vaut : 96 f. 00<lb/>2. Le bouchement des 10 croisées de la façade ouest d’ensemble une surface de 77 m. 50 * 2.60 d’épaisseur, produit 201.50, dont en vergelé le parement extérieur 77.50 * 0.50, 38.75 à 75 f. 00 le mètre cube : 2906 f. 25<lb/>Le surplus en moellon et chaux hydraulique, 162 f. 75 à 18 f. [rayé et remplacé par : 24 f. 00] le mètre cube : 2929 f. 50 [rayé et remplacé par : 3905 f. 00]<lb/>Les parements en vergelé d’une surface de 388.00 à 3 f. 00 le mètre superficiel : 1164 f. 00<lb/>Les enduits en chaux hydraulique à l’intérieur de 100.00 à 1 f. 50 : 150 f. 00<lb/>La démolition du balcon, non comptée eu égard à la valeur des matériaux<lb/>3. L’ouverture d’une fenêtre, évaluée : 600 f. 00<lb/>4. Les bandeaux en banc royal d’ensemble 21 m. 00 * 0.25 en hauteur eu 0.50 de profondeur, produisent un cube de 2.625 à 110 f. 00 le mètre cube : 288 f. 75<lb/>Les parements et moulures en banc royal d’une surface de 26.25 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 118 f. 13 [rayé et remplacé par : 136 f. 25]<lb/>Les refouillements, estimés : 100 f. 00<lb/>5. Morceaux à rapporter par incrustement sur cette face ouest du donjon, estimés comme les reprises ci-dessus à : 506 f. 88<lb/>Restauration de la façade nord<lb/>6. Ouverture de 10 croisées produisant ensemble une surface de 90 m. 00 et 2 m. 60 d’épaisseur, produit 234 m. 00 à 25 f. 00 le mètre cube : 5850 f. 00<lb/>La construction des 10 fenêtres précédentes, ensemble un cube en banc royal de Conflans, de 64 m. 00 à 110 f. le mètre cube, produit : 7040 f. 00<lb/>La construction en moellon et chaux hydraulique, un cube de 50,00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 900 f. 00 [rayé et remplacé par : 1200 f. 00]<lb/>Les parements en banc royal, 640,00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 2880 f. 00 [rayé et remplacé par : 3200 f. 00]<lb/>Les enduits à l’intérieur en chaux hydraulique, une surface de 150 m. 00 à 1 f. 50 : 225 f. 00<lb/>7. Les bandeaux et reprises dans le mur nord en vergelé de 10 m. 00 * 10 m. 00 et 0,50 d’épaisseur, 50 m. 000 à 75 f. 00, produit : 3750 f. 00<lb/>8. Les parements et moulures des bandeaux, surface 500,00 à 3 f. 00 : 1500 f. 00<lb/>9. Les refouillements 50,00 à 25 f. 00 : 1250 f. 00<lb/>Couronnement du donjon<lb/>1. Les encorbellements en banc royal de Conflans, ensemble 3,00 * 2,00 et 1,50, 9 m. 000 ; une petite pile de la balustrade de 0,60 * 0,60 et 1,20, 0,430 ; 14 semblables, 6,020 ; la corniche des arcs boutants, ensemble 3,00 * 1,00 et 1,00, 3,000 ; 3 autres semblables, 9,000 ; ensemble : 27 m. 450 à 110 f. 00 le mètre cube, vaut : 3019 f. 50<lb/>2. Les parements produisent une surface de 275 m. 00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 m. 00] le mètre superficiel, vaut : 1237 f. 50 [rayé et remplacé par : 1375 f. 00]<lb/>3. Les chéneaux en liais de Saint-Denis des 2 étages du beffroi, d’ensemble une longueur de 69 m. 00 à 80 f. 00 le mètre linéaire, tailles comprises : 5520 f. 00<lb/>4. La balustrade en vergelé avec couronnement et socle en banc royal de Conflans, d’ensemble une longueur de 69 m. 00 à 80 f. 00 le mètre linéaire, toutes tailles comprises : 5520 f. 00<lb/>5. Fourniture et taille de 11 vases à 50 f. 00 l’un, y compris joints en plomb : 550 f. 00<lb/>6. Un arc-boutant en vergelé de 2,50 * 0,80 d’épaisseur et 3,00 de hauteur, 6,00 ; 3 semblables produisent 18,00 ; les reprises dans les parties supérieures, 25,00 ; ensemble 49 m. 00 à 75 f. 00 le mètre cube, vaut : 3675 f. 00<lb/>7. Les parements en vergelé, 490 m. 00 à 3 f. 00 : 1470 f. 00<lb/>8. Les refouillements et démolitions : 2950 f. 00<lb/>9. Construction du tuyau extérieur de la cheminée de la façade ouest en banc royal de 10 m. 00 de hauteur * 1,00 et 1,50 réduit, 15,00 à 110 f. le mètre cube, vaut : 1650 f. 00<lb/>10. Les parements produisent 150,00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] le mètre superficiel, vaut : 675 f. 00 [rayé et remplacé par : 750 f. 00]<lb/>11. La démolition pour rétablissement de ces cheminées : 500 f. 00<lb/>Construction de la tourelle contenant les cabinets d’aisances<lb/>1. Le développement des murs de 10 m. 50 * 27 m. 00 de hauteur et 0,60 d’épaisseur réduite, 170,10, dont moitié en banc royal de Conflans, 85,05 à 110 f. 00 le mètre cube, vaut : 9355 f. 50<lb/>2. Le surplus en moellons et mortier hydraulique, 85,05 ; les fondations, 28,00 ; ensemble 113 m. 05 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] le mètre cube : 2034 f. 90 [rayé et remplacé par : 2713 f. 20]<lb/>3. Les parements en banc royal d’ensemble une surface de 850,50 à 4 f. 40 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] le mètre superficiel : 3827 f. 25 [rayé et remplacé par : 4252 f. 50]<lb/>4. Les parements taillés de moellon comme ceux déjà comptés, 162 m. 00 à 3 f. 00 : 486 f. 00<lb/>5. Les enduits à l’intérieur en chaux hydraulique, 162 m. 00 à 1 f. 50 : 243 f. 00<lb/>6. Les chéneaux comme ci-dessus d’ensemble une longueur de 8 m. 00 à 80 f. 00 : 640 f. 00<lb/>7. Les balustrades idem, 8 m. 00 à 80 f. 00 : 640 f. 00<lb/>8. 3 petites piles de la balustrade en vergelé, chaque de 0,60 * 0,60 et 1,20, 1,300 à 75 f. 00 le mètre cube : 97 f. 50<lb/>9. Les parements produisent 13 m. 00 à 3 f. 00 : 39 f. 00<lb/>10. 3 vases idem à 50 f. 00 : 150 f. 00<lb/>Construction de la partie du mur attenant au donjon<lb/>1. Les murs à rez-de-chaussée de 3 m. 00 d’épaisseur * 6 m. 00 de longueur et 10,00 de hauteur, 180 m. 00 ; 1 éperon intérieur de 1,20 * 1,50 et 10 m. 00 de hauteur, 18,00 ; partie supérieure 6,00 de long  * 1,20 d’épaisseur et 17,00 de hauteur, 122,40 ; 1 éperon intérieur de 1,50 * 1,50 et 17,00 de hauteur, 38,25 ; le petit mur de l’entresol de 3,00 de longueur * 0,40 d’épaisseur et 5,00, produit 6,00 ; les 3 corbeaux cubant 2,00 ; cube total, 366,65, à déduire les vides 30,00, reste 336,65, dont en banc royal un cube de 30,00 à 110 f. le mètre cube : 3300 f. 00<lb/>2. En vergelé, 71 m. 00 à 75 f. 00 le mètre cube : 5325 f. 00<lb/>3. En briques de pays pour les croisées supérieures, 4,00 à 60 f. 00 : 240 f. 00<lb/>4. Le surplus en moellons et chaux hydraulique, 231,65 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 4169 f. 70 [rayé et remplacé par : 5559 f. 60]<lb/>5. Les parements en banc royal de 300 m. à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 1350 f. 00 [rayé et remplacé par : 1500 f. 00]<lb/>6. En vergelé, 710 m. 00 à 3 f. 00 : 2130 f. 00<lb/>7. En parements briques 40 m. 00 à 4 f. 00 : 160 f. 00<lb/>8. Les enduits en chaux hydraulique : 200 f. 00<lb/>9. Les chéneaux en liais de Saint-Denis d’ensemble 1 longueur de 8 m. 00 à 80 f. 00 : 640 f. 00<lb/>10. La balustrade en vergelé et banc royal comme ci-dessus, 8 m. 00 à 80 f. 00 : 640 f. 00<lb/>11. 2 petites piles de la balustrade avec vases à 95 f. 00 : 190 f. 00<lb/>12. Démolition des terrasses en pierre, démolition de la maçonnerie, des planchers et des cloisons dans la partie attenante au donjon : 1000 f. 00<lb/>13. Divers trous et scellements d’étais : 400 f. 00<lb/>14. Construction de 4 cabinets d’aisances, pose des tuyaux de chute et de ventouse : 200 f. 00<lb/>15. Reconstruction des voûtes et des murs intérieurs du donjon, ouverture de plusieurs portes vers la galerie, reprises, enduits intérieurs, le tout estimé à la somme de : 5000 f. 00<lb/>16. Le dallage du rez-de-chaussée du donjon en liais de Saint-Denis, de 0,10 d’épaisseur, de 6,00 * 8,00, 48,00 à 20 f. 00 le mètre superficiel, vaut : 1056 f. 00<lb/>17. Construction de 3 grandes cheminées en brique occupant la hauteur des étages avec percements, tailles, moulures, surmontées d’un chiffe couronné, à 500 f. [rayé et remplacé par : 1000 f. 00] (les démolitions et refouillements partiels non comptés pour tenir compte du réemploi des matériaux) : 1500 f. 00 [rayé et remplacé par : 3000 f. 00]<lb/>Total maçonnerie : 119853 f. 86 [rayé et remplacé par : 142000 f. 00]<lb/>Charpente<lb/>1. Restauration des planchers du donjon et construction de deux cabinets d’aisances, surface des 4 planchers du donjon 204 m. 00 à 12 f. 00 [rayé et remplacé par : 15 f. 00] le mètre superficiel, vaut : 2448 f. 00 [rayé et remplacé par : 3060 f. 00]<lb/>2. Les cabinets d’aisances, 4 planchers en bois refait, chaque 3,50 * 2,20, 30 m. 80 à 0 st. 12 par mètre superficiel, produit 3 st. 70 à 160 f. 00 [rayé et remplacé par : 200 f. 00] le stère : 592 f. 00 [rayé et remplacé par : 740 f. 00]<lb/>3. Fourniture et pose d’étais en location, 60 st. à 30 f. 00 : 1800 f. 00<lb/>4. Cintres, 30 st. à 40 f. 00 : 1200 f. 00<lb/>5. Le comble en chêne ordinaire et de sciage de 51 m. 00 superficiels à 0 st. 10 [rayé et remplacé par : 0 st. 15], 5,10 [rayé et remplacé par : 7,65] à 110 f. 00 [rayé et remplacé par : 125 f. 00] : 561 f. 00 [rayé et remplacé par : 856 f. 25]<lb/>(Les diverses démolitions et rangements non comptés pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total charpente : 6601 f. 00 [rayé et remplacé par : 7656 f. 25]<lb/>Couverture<lb/>1. La couverture du donjon et des cabinets d’aisance en zinc fort n° 16 sur plancher en sapin de 0,027 d’épaisseur, la dite toiture à ressauts par feuilles de 0,65 avec forts carreaux, pattes en cuivre en y comprenant égouts, solins de raccords, tablons, coupes biaises, raccords d’angle, surface 90 m. 00 à 18 f. 00 le mètre superficiel, tout compris : 1620 f. 00<lb/>2. 4 garde-robes système Havard, nouveau et grand modèle à effet d’eau, cuvette en porcelaine avec pipes en plomb, réservoir en chêne doublé en plomb, tuyau de 0,020 de diamètre intérieur, à 160 f. l’une : 640 f. 00<lb/>(Les diverses démolitions et rangements non comptés pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total couverture : 2260 f. 00<lb/>Menuiserie du donjon<lb/>1. 11 croisées en chêne, bâtis de 0,054, châssis 0,041 à grands cadres, chaque 4 m. 50 réduit, produisent 49,50 à 15 f. 00 le mètre, toutes plus values comprises : 742 f. 50<lb/>2. 6 châssis des cabinets d’aisance, chaque 0,41 * 1,20 à 7 f. 00 l’un, y compris bâtis, vaut : 42 f. 00<lb/>3. 13 portes intérieures avec chanfreins et arêtes en chêne ciré, 0,041 d’épaisseur, panneaux 0,020 (à petits panneaux, chaque 1,20 * 2,20), produisent 34 m. 32 à 30 f. 00 le mètre superficiel : 1029 f. 60<lb/>4. Les parquets en chêne, de 0,027 d’épaisseur, frises à l’anglaise de 0,11 de largeur sur lambourdes de 0,034 d’épaisseur, 4 planchers chaque de 51 m. 00 superficiels, 204,00 à 10 f. 00 le mètre : 2040 f. 00<lb/>5. Restauration des planchers d’entrevoux sous le parquet, évaluée : 500 f. 00<lb/>6. Stylobates, moulures et baguettes, une somme de : 500 f. 00<lb/>7. 4 grands sièges en chêne ciré à 50 f. 00 l’un, vaut : 200 f. 00<lb/>(Les diverses déposes de boiseries et rangements non comptés pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total menuiserie : 5054 f. 10<lb/>Serrurerie<lb/>1. Gros fers, un poids de 600 k. 00 à 0 f. 70 le kilo : 420 f. 00<lb/>2. Ferrure des 11 croisées, pattes, équerres, crémones, à 16 f. 00 [rayé et remplacé par : 25 f. 00] : 176 f. 00 [rayé et remplacé par : 275 f. 00]<lb/>3. 64 barettes pour les vitraux en fer à T, 3 f. 00 : 192 f. 00<lb/>4. 6 châssis des cabinets d’aisances, 5 f. 00 : 30 f. 00<lb/>5. Ferrure des 13 portes intérieures, 26 f. 00 : 338 f. 00<lb/>6. Ferrure de 4 sièges, 8 f. 00 : 32 f. 00<lb/>7. Les tuyaux de chute en fonte de 0,19 de diamètre, pesant ensemble 850 k. 00 à 0 f. 30 le kilo : 255 f. 00<lb/>8. Goujons en cuivre, pattes, vis : 200 f. 00<lb/>(Les démolitions et rangements non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total : 1643 f. 00 [rayé et remplacé par : 1742 f. 00]<lb/>Peinture et vitrerie<lb/>1. La peinture des croisées à l’huile 3 couches avec apprêts, une surface de 90 m. ; idem de 6 châssis de cabinets d’aisances, une surface de 6,00 ; l’intérieur des 6 cabinets d’aisances, 220,00 ; les lambris du donjon, une surface de 224,00 ; surface, 540,00 à 1 f. 10 le mètre superficiel : 594 f. 00<lb/>2. L’impression des plafonds à l’huile bouillante 1 couche, impression au minium à 3 couches des gros fers et des fontes, peinture en détrempe des murailles, ferrures : 600 f. 00<lb/>3. Les panneaux et vitreries montés en plomb, une surface de 30 m. 00 à 15 f. 00 le mètre superficiel, produit : 450 f. 00<lb/>(Les démolitions non comptées eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total peinture et vitrerie : 1644 f. 00<lb/>Sculpture<lb/>1. Sculpture d’un vase avec figures arabesques, anses, évaluée 80 f. 00 ; 19 semblables : 1520 f. 00 ; ensemble : 1600 f. 00<lb/>2. 10 gargouilles, l’une 200,00 : 2000 f. 00<lb/>Total sculpture : 3600 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Maçonnerie : 119853 f. 86<lb/>2. Charpente : 6601 f. 00<lb/>3. Couverture et plomberie : 2260 f. 00<lb/>4. Menuiserie : 5054 f. 10<lb/>5. Serrurerie : 1643 f. 00<lb/>6. Peinture et vitrerie : 1644 f. 00<lb/>7. Sculpture : 3600 f. 00<lb/>Total de l’angle nord-ouest du donjon : 140655 f. 96 [rayé et remplacé par : 163956 f. 35]<lb/>Restauration de l’angle nord-est formant l’ancien pavillon<lb/>1. Le massif d’angle du rez-de-chaussée de 7 m. 00 * 6 m. 00 et 10 m. 00 de hauteur, 420 m. 00 ; le mur adjaçant de 5 m. 00 * 4 m. 00 et 10 m. 00 de hauteur, 200,00 ; reprise dans le mur est, 60,00 ; ensemble 680,00, dont en banc royal de Conflans 140 m. 00 à 110 f. 00 le mètre cube : 15400 f. 00<lb/>2. Le surplus en moellon et chaux hydraulique de 540 m. 00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 9720 f. 00 [rayé et remplacé par : 12960 f. 00]<lb/>3. Les parements en vergelé d’ensemble une surface de 1400 m. 00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] le mètre superficiel : 6300 f. 00 [rayé et remplacé par : 7000 f. 00]<lb/>4. La construction de la tourelle :<lb/>Murs de 18 m. 00 de pourtour sur 20,00 de hauteur et 0,80 d’épaisseur, produit 288 m. 00 ; les 2 petits murs du passage à l’entresol d’ensemble 8 m. 00 de longueur * 4,00 de hauteur et 0,40 d’épaisseur, 12,80 ; cube total 300,80, à déduire les vides 30,40, reste produit 270,40, dont en banc royal 49,80 à 110 f. 00 le mètre cube : 5478 f. 00<lb/>5. En vergelé, 49,80 à 75 f. 00 : 3725 f. 00<lb/>6. En briques de pays pour les croisées, 20 m. 00 à 60 f. 00 le mètre cube : 1200 f. 00<lb/>7. Le surplus en moellon et chaux hydraulique, 150,80 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] le mètre cube : 2714 f. 40 [rayé et remplacé par : 3619 f. 20]<lb/>8. Parements sur banc royal, 498,00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] le mètre superficiel, produit : 2241 f. 00 [rayé et remplacé par : 2490 f. 00]<lb/>9. Parements en vergelé, 498,00 à 3 f. 00 le mètre superficiel, vaut : 1494 f. 00<lb/>10. Parements en briques, 200 m. 00 à 4 f. 00 le mètre vaut : 800 f. 00<lb/>11. Parements de moellons taillés, 100 m. 00 à 3 f. 00, vaut : 300 f. 00<lb/>12. Construction de 3 petites cheminées en briques avec parements et moulures, les dites surmontées d’un chiffre couronné, à 250 f. 00 [rayé et remplacé par : 500 f. 00] l’une, vaut : 750 f. 00 [rayé et remplacé par : 1500 f. 00]<lb/>13. Les enduits à l’intérieur en chaux hydraulique d’une surface de 180 m. 00 à 1 f. 50 le mètre superficiel : 270 f. 00<lb/>14. Les chéneaux en liais de Saint-Denis semblables aux précédentes, d’ensemble 16 m. 00 de longueur, à 80 f. 00 le mètre linéaire : 1280 f. 00<lb/>15. La balustrade en vergelé et banc royal semblable aux précédentes, de 16 m. 00 de longueur, à 80 f. 00 le mètre : 1280 f. 00<lb/>16. 7 petites piles de balustrade semblables aux précédentes, à 95 f. 00 : 665 f. 00<lb/>17. 7 vases à 50 f. 00 : 350 f. 00<lb/>Construction d’un escalier adossé à cette tourelle<lb/>18. Les murs de 5,00 de développement * 14,00 de hauteur et 0,50 d’épaisseur produisent un cube de 35 m. 00, dont en banc royal 8 m. 00 à 110 f. 00 le mètre cube : 880 f. 00<lb/>19. Le surplus en moellon et chaux hydraulique, 27 m. 00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 486 f. 00 [rayé et remplacé par : 648 f. 00]<lb/>20. Les parements en banc royal, une surface de 80,00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] le mètre superficiel, vaut : 360 f. 00 [rayé et remplacé par : 400 f. 00]<lb/>21. En parements de moellons taillés, 140 m. 00 à 3 f. 00 le mètre superficiel, vaut : 420 f. 00<lb/>22. 62 marches en liais de Saint-Denis, chaque 1,00 de longueur, estimées à 20 f. 00 : 1240 f. 00<lb/>23. La coupole en pierre couronnant et escalier, estimée : 1000 f. 00<lb/>24. Restauration des 5 croisées en briques, à fronton, du 2e étage, évaluées à 500 f. 00 l’une, vaut : 2500 f. 00<lb/>25. Construction des 3 grandes cheminées en briques à l’intérieur avec parements et moulures, les dites couronnées d’un chiffre, à 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 1000 f. 00] l’une : 1500 f. 00 [rayé et remplacé par : 3000 f. 00]<lb/>Construction des voûtes du pavillon nord-est<lb/>26. Les arêtiers, arcs-doubleaux et formerets en vergelé, d’ensemble 236 m. 00 de longueur à raison de 25 f. 00 le mètre linéaire : 5900 f. 00<lb/>27. Les remplissages des voûtes en briques de pays d’ensemble une surface de 240 m. 00 à 13 f. 00 le mètre superficiel : 3120 f. 00<lb/>28. Plus value pour les clefs : 300 f. 00<lb/>29. Les chêneaux en liais d’ensemble 48 m. 00 à 80 f. 00 le mètre linéaire : 3840 f. 00<lb/>30. Les balustrades en vergelé et banc royal, ensemble 48,00 à 80 f. 00 : 3840 f. 00<lb/>31. 11 piles de balustrade à 95 f. 00 : 1045 f. 00<lb/>32. 11 vases idem à 50 f. 00 : 550 f. 00<lb/>33. 5 couronnes avec leurs petites piles au-dessous, à 40 f. 00 pour plus value des balustrades : 200 f. 00<lb/>34. 10 gargouilles en liais de Saint-Denis, à 100 f. l’une : 1000 f. 00<lb/>35. Construction des 2 souches des 7 cheminées du pavillon à 500 f. [rayé et remplacé par : 1000 f.] l’une eu égard au réemploi des vieux matériaux de l’une d’elles : 1000 f. 00 [rayé et remplacé par : 2000 f. 00]<lb/>36. Diverses reprises en pierre et moellon dans les murs de ce pavillon : 3000 f. 00<lb/>37. Bahut en pierre supportant la charpente de la toiture : 500 f. 00<lb/>38. Le dallage en liais de 0,10 d’épaisseur pour le rez-de-chaussée d’une longueur de 12 m. 00 * 10,00 de largeur, produit 120 m. 00 à 20 f. 00 : 2400 f. 00<lb/>39. Cheminée en pierre du rez-de-chaussée, évaluée : 600 f. 00<lb/>40. Balustrade des 2 faces au-devant du pavillon et de l’étage de l’entresol, d’après les détails qui précèdent : 4000 f.<lb/>41. Les voûtes en poterie sous le balcon du 1er étage, d’une surface de 95 m. 00 à 10 f. 00 le mètre superficiel : 950 f. 00<lb/>(Les diverses démolitions, refouillements partiels non comptés, eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total maçonnerie : 94608 f. 40 [rayé et remplacé par : 114000 f. 00]<lb/>Charpente<lb/>1. Reconstruction des 3 planchers d’ensemble une surface de 375 m. 00 à 0 st. 15 par mètre superficiel, 56 st. 20 dont en chêne refait sans assemblage 30 st. à 160 f. 00 [rayé et remplacé par : 200 f. 00] le stère : 4800 f. 00 [rayé et remplacé par : 6000 f. 00]<lb/>2. En chêne refait à façon, le surplus 26 st. 20 à 70 f. 00 [rayé et remplacé par : 100 f. 00] le stère : 1834 f. 00 [rayé et remplacé par : 2620 f. 00]<lb/>3. En étais de location : 60 st. 00 à 30 f. 00 : 1800 f. 00<lb/>4. En cintres en location, 40 st. 00 à 40 f. 00 le stère : 1600 f. 00<lb/>5. Le comble en chêne ordinaire et de sciage, 125 m. 00 superficiels à 0,10 par stère, 12,50 à 110 f. 00 [rayé et remplacé par : 125 f. 00] : 1375 f. 00 [rayé et remplacé par : 1562 f. 50]<lb/>(Les diverses démolitions et rangements non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total charpente : 11409 f. 00 [rayé et remplacé par : 13582 f. 50]<lb/>Couverture et plomberie<lb/>1. La couverture du pavillon d’angle nord-est en zinc n° 16, comme au donjon ci-dessus, une surface de 125 m. à 18 f. 00 le mètre superficiel tout compris : 2250 f. 00<lb/>2. La construction en plomb du balcon au devant du 1er étage, de 0,003 d’épaisseur et d’un développement de 27 m. 00, pesant 3402 k. 00 à 1 f. 25 le kilog. en y comprenant ressauts, fournitures de tasseaux, raccords d’angles : 4252 f. 50<lb/>(Les démolitions et rangements non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total couverture et plomberie : 6502 f. 50<lb/>Menuiserie<lb/>1. 20 croisées semblables à celles du donjon, d’ensemble une surface de 100 m. 60 à 15 f. 00, toutes plus values comprises : 1509 f. 00<lb/>2. 4 petits châssis pour l’escalier, à 7 f. 00 : 28 f. 00<lb/>3. 14 portes intérieures comme celles du donjon, d’ensemble une surface de 48 m. 00 à 30 f. 00 : 1440 f. 00<lb/>4. Parquets en chêne d’une surface de 360,00 à 10 f. 00 : 3600 f. 00<lb/>5. Le plancher d’entrevoux de 0,027 d’épaisseur, 290 m. 00 à 8 f. 00 le mètre superficiel : 2320 f. 00<lb/>6. Stylobates, moulures et baguettes, une somme de : 1500 f. 00<lb/>(Les diverses démolitions de boiseries non comptées, pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total menuiserie : 10397 f. 00<lb/>Serrurerie<lb/>1. Gros fers pour étriers, chainages etc., 1800 k. 00 à 0 f. 70 le kil. : 1260 f. 00<lb/>2. Les 6 poutres des 3 planchers de ce pavillon, d’ensemble une longueur de 66 m. 00 à 80 k. 00 par mètre, produisent un poids de 5280 k. 00 à 1 f. 00 : 5280 f. 00<lb/>3. Ferrure de 20 croisées à 25 f. 00 : 500 f. 00<lb/>4. Idem de 4 châssis à 5.00 : 20 f. 00<lb/>5. Ferrure de 14 portes intérieures, 26.00 : 364 f. 00<lb/>6. 70 barres de vitraux, 3.00 : 210 f. 00<lb/>7. Goujons en cuivre, divers : 200 f. 00<lb/>(Les démolitions partielles non comptées pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total serrurerie : 7834 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie<lb/>1. Peinture à l’huile 3 couches avec apprêts, les 20 croisées produisent 200 m. 00, 4 petits châssis 4.00, les lambris une surface de 424.00, surface 628 m. 00 à 1 f. 10 : 690 f. 00<lb/>2. Impression à l’huile bouillante, 4 planchers 1500 m. 00 à 0 f. 40 : 600 f. 00<lb/>3. Impression en minium 3 couches des gros fers et peinture des murailles en détrempe, ferrures : 1500 f. 00<lb/>4. Panneaux en plomb pour vitrerie, d’ensemble une surface de 51 m. 00 à 15 f. 00 le mètre superficiel : 765 f. 00<lb/>(Dépose de verres et rangement non comptés pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total peinture et vitrerie : 3555 f. 80<lb/>Sculpture<lb/>1. 18 vases à 10 f. 00 l’un : 1440 f. 00<lb/>2. 5 couronnes à 100 f. 00 : 500 f. 00<lb/>3. 10 gargouilles à 200 f. 00 : 2000 f. 00<lb/>4. Sculpture de parties dans les cheminées et dans les culs de lampe des voûtes : 2000 f. 00<lb/>Total sculpture : 5940 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Maçonnerie : 94608 f. 40<lb/>2. Charpente : 11409 f. 00<lb/>3. Couverture et plomberie : 6502 f. 00<lb/>4. Menuiserie : 10397 f. 10<lb/>5. Serrurerie : 7834 f. 00<lb/>6. Peinture et vitrerie : 3555 f. 80<lb/>7. Sculpture : 5940 f. 00<lb/>Total de l’angle nord-ouest du donjon : 140246 f. 70 [rayé et remplacé par : 161810 f. 80]<lb/>Restauration du pavillon sud-est<lb/>1. La pile d’angle du rez-de-chaussée de 4 m. 00 * 4 m. 00 et de 10 m. 00 de hauteur, 160.00 ; Le mur sud de 12 m. 00 * 3 m. 00 et 10 m. 00 de hauteur, 360.00 ; Reprise dans le mur est de 2 m. 00 * 3 m. 00 et 10 m. 00 de hauteur, 60.00 ; La partie supérieure, côté sud, de 11 m. 00 de longueur * 1.20 d’épaisseur et 20 m. 00 de hauteur, 264.00 ; Le côté est de 5 m. 00 de long * 1 m. 20 et 20 m. 00, 120.00 ; Un mur de refend biais, côté sud, de 7 m. 00 * 0 m. 90 et 20 m. 00 de hauteur, 126.00 ; Piles et raccords, cubant 50.00 ; Cube total 1140.00, à déduire les vides 125.00, reste produit 1015.00, dont en banc royal de Conflans 150.00 à 110 f. 00 le mètre cube : 16500 f. 00<lb/>2. En vergelé, 60.00 à 75 f. 00 : 4500 f. 00<lb/>3. En briques de pays, 25.00 à 60 f. 00 : 1500 f. 00<lb/>4. Le surplus en moellon et chaux hydraulique, un cube de 780 m. 00 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 14040 f. 00 [rayé et remplacé par : 18520 f. 00]<lb/>5. Les parements : en banc royal, 1500.00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 6750 f. 00 [rayé et remplacé par : 7500 f. 00]<lb/>6. En vergelé, 600.00 à 3 f. 00 : 1800 f. 00<lb/>7. En parements briques, 250.00 à 4 f. 00 : 1000 f. 00<lb/>8. 2 petits murs est et sud de la galerie de l’entresol en vergelé d’ensemble 16 m. 00 de longueur * 4.00 de hauteur et 0.40 d’épaisseur, produit 25.60 à 75 f. 00 le mètre cube : 1920 f. 00<lb/>9. Les parements produisent 256.00 à 3 f. 00 : 768 f. 00<lb/>La construction de la tourelle<lb/>En tout semblable à celle nord-est, moins les murs du passage de l’entresol déjà comptés (accolade A).<lb/>10. En banc royal, 49 m. 80 à 110 f. 00 : 5478 f. 00<lb/>11. En vergelé, 37 m. 00 à 75 f. 00 : 2775 f. 00<lb/>12. En briques du pays, 20 m. 00 à 60 f. 00 : 1200 f. 00<lb/>13. Le surplus, en moellon, 150 m. 80 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] : 2714 f. 00 [rayé et remplacé par : 3619 f. 20]<lb/>14. Parements : en banc royal, 498 m. 00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 2241 f. 00 [rayé et remplacé par : 2490 f. 00]<lb/>15. En vergelé, 370 m. 00 à 3 f. 00 : 1100 f. 00<lb/>16. En parements briques, 200.00 à 4 f. 00 : 800 f. 00<lb/>17. En parements de moellons taillés, 100.00 à 3 f. 00 le mètre superficiel : 300 f. 00<lb/>18. Construction de 3 cheminées à 250 f. 00 [rayé et remplacé par : 500 f. 00] : 750 f. 00 [rayé et remplacé par : 1500 f. 00]<lb/>19. Enduits intérieurs, 180 m. 00 à 1 f. 50 : 270 f. 00<lb/>20. Les chéneaux en liais, 16 m. 00 à 80 f. 00 : 1280 f. 00<lb/>21. Les balustrades, ensemble 16 m. 00 à 80 f. 00 : 1280 f. 00<lb/>22. 7 petites piles de balustrade et vases : 1015 f. 00<lb/>23. Construction des 3 grandes cheminées comme celles comptées ci-dessus, à 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 1000 f. 00] l’une, vaut : 1500 f. 00 [rayé et remplacé par : 3000 f. 00]<lb/>Construction des voûtes du pavillon sud-est<lb/>24. Les arêtiers, arcs doubleaux et fermerets en vergelé, ensemble 166 m. 00 à 25 f. 00 : 4150 f. 00<lb/>25. Les remplissages des voûtes en briques, 160 m. 00 superficiels à 13 f. 00 : 2080 f. 00<lb/>26. Plus value pour les clés : 200 f. 00<lb/>27. Les chéneaux en liais d’ensemble 46.00 à 80 f. 00 le mètre linéaire : 3680 f. 00<lb/>28. Les balustrades en vergelé et banc royal, ensemble 46 m. 00 à 80 f. 00 : 3680 f. 00<lb/>29. Les chéneaux idem à l’entresol, d’ensemble 16 m. 00 à 80 f. 00 : 1280 f. 00<lb/>30. Les balustres comme ci-dessus : 1280 f. 00<lb/>31. 14 petites piles avec vase, à 145.00 : 2030 f. 00<lb/>32. 5 couronnes avec leurs petites piles, à 40 f. 00 : 200 f. 00<lb/>33. 10 gargouilles en liais à 100 f. 00 : 1000 f. 00<lb/>34. Construction de 2 souches de cheminées à 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 1000 f. 00] : 1000 f. 00 [rayé et remplacé par : 2000 f. 00]<lb/>35. Diverses reprises en pierre et moellon dans les murs du pavillon : 1500 f. 00<lb/>36. Bahuts en pierre supportant la charpente de la toiture : 450 f. 00<lb/>37. Le dallage en liais à rez-de-chaussée comme ci-dessus, de 9 m. 00 * 10 m. 00, 90 m. 00 à 20 f. 00 : 1800 f. 00<lb/>38. Cheminée en pierre du rez-de-chaussée, évaluée : 600 f. 00<lb/>39. Les voûtes en poterie sous le balcon du 1er étage, d’une surface de 64 m. 00 à 10 f. 00 : 640 f. 00<lb/>(Les démolitions et refouillements partiels non compris pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total maçonnerie : 97061 f. 40 [rayé et remplacé par : 117000 f. 00]<lb/>Charpente<lb/>1. Reconstruction des 3 planchers d’ensemble une surface de 306 m. 00 à 0 st. 15 par mètre superficiel, 45 st. 90, dont en chêne refait sans assemblage, moitié 22 st. 95 à 160 f. [rayé et remplacé par : 200 f.] le mètre : 3672 f. 00 [rayé et remplacé par : 4590 f. 00]<lb/>2. L’autre moitié en bois refait à façon, 22 st. 95 à 70 f. 00 [rayé et remplacé par : 100 f. 00] le stère : 1606 f. 50 [rayé et remplacé par : 2295 f. 00]<lb/>3. Etais en location, 60 st. 00 à 30 f. 00 le stère : 1800 f. 00<lb/>4. Cintre en location : 40 st. 00 à 40 f. 00 le stère : 1600 f. 00<lb/>5. Le comble en chêne ordinaire et de sciage, 121 m. 00 superficiel à 0 st. 10 par mètre, 12. 10 à 110 f. 00 [rayé et remplacé par : 125 f. 00] le stère : 1331 f. 00 [rayé et remplacé par : 1512 f. 50]<lb/>(Les démolitions et rangements non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total charpente : 10009 f. 40 [rayé et remplacé par : 11797 f. 50]<lb/>Couverture et plomberie<lb/>1. La couverture du pavillon d’angle sud-est en zinc n° 16 comme aux pavillons précédents, surface 121 m. 00 à 18 f. 00 le mètre superficiel : 2178 f. 00<lb/>2. La couverture du balcon au devant du 1er étage en plomb de 0.003 d’épaisseur, et d’un développement de 17 m. 00 * 3 m. 50, produit 2142 k. 00 à 1 f. 25 le kilo comme ci-dessus : 2677 f. 50<lb/>(Les démolitions et rangements non comptés comme ci-dessus.)<lb/>Total couverture et plomberie : 4855 f. 50<lb/>Menuiserie<lb/>1. 21 croisées semblables à celles du pavillon précédent, d’ensemble une surface de 106 m. 00 à 15 f. 00 le mètre, toutes plus valeurs comprises : 1590 f. 00<lb/>2. 14 portes intérieures comme celles du pavillon précédent d’ensemble une surface de 48 m. 00 à 30 f. 00 le mètre superficiel : 1440 f. 00<lb/>3. Parquets en chêne d’une surface de 318 m. 00 à 10 f. 00 le mètre superficiel : 3180 f. 00<lb/>4. Les planchers d’entrevoux de 0.027 d’épaisseur, d’une surface de 318 m. à 8 f. 00 le mètre superficiel : 2544 f. 00<lb/>5. Stylobates, moulures et baguettes, une somme de : 1500 f. 00<lb/>(La dépose des boiseries non comptées comme ci-dessus.)<lb/>Total menuiserie : 10254 f. 00<lb/>Serrurerie<lb/>1. Gros fers pour étriers, chainages pesant 1800 kilo. à 0 f. 70 le kil. : 1260 f. 00<lb/>2. Les poutres des 3 planchers d’ensemble une longueur de 33 m. 00 à 80 k. par mètre produisent un poids de 2640 k. 00 à 1 f. 00 le kilog. : 2640 f. 00<lb/>3. Ferrure des 21 croisées comme ci-dessus, à 25 f. 00 l’une : 525 f. 00<lb/>4. Ferrure de 14 portes intérieures à 26 f. 00 : 364 f. 00<lb/>5. 80 barreaux de vitraux à 3 f. l’un : 240 f. 00<lb/>6. Goujons et cuivre, divers : 200 f. 00<lb/>(Les démolitions partielles et rangements non comptés pour tenir compte du réemploi des matériaux.)<lb/>Total serrurerie : 5229 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie<lb/>1. Peinture à l’huile 3 couches avec apprêts, les 21 croisées produisent ensemble une surface de 200.00, les lambris une surface de 360.00, surface 560.00 à 1 f. 10 le mètre superficiel : 616 f. 00<lb/>2. Impression à l’huile bouillante des 4 planchers produisent une surface de 1272 f. 00 à 0 f. 40 le mètre superficiel : 508 f. 80<lb/>3. Impression au minium à 3 couches des gros fers et peinture des murailles en détrempe, ferrures : 1500 f. 00<lb/>4. Panneaux des verres montés en plomb, d’ensemble une surface de 70.00 à 15 f. 00 le mètre superficiel : 1050 f. 00<lb/>(La dépose de verres et rangements non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total peinture et vitrerie : 3674 f. 80<lb/>Sculpture<lb/>1. 21 vases à 80 f. 00 l’un : 1680 f. 00<lb/>2. 5 couronnes à 100 f. 00 : 500 f. 00<lb/>3. 10 gargouilles à 200 f. 00 : 2000 f. 00<lb/>4. Sculpture des parties dans les croisées et dans les culs de lampes des voûtes : 1800 f. 00<lb/>Total sculpture : 5980 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Maçonnerie : 97061 f. 40<lb/>2. Charpente : 10009 f. 50<lb/>3. Couverture et plomberie : 4855 f. 50<lb/>4. Menuiserie : 10254 f. 00<lb/>5. Serrurerie : 5229 f. 00<lb/>6. Peinture et vitrerie : 3674 f. 80<lb/>7. Sculpture : 5940 f. 00<lb/>Total de l’angle nord-ouest du donjon : 137064 f. 20 [remplacé par : 159790 f. 80]<lb/>Restauration du pavillon sud et de l’escalier attenant à l’abside de la chapelle<lb/>Cette réparation évaluée d’après les détails qui précèdent à la somme de : 126000 f. 00 [rayé et remplacé par : 142000 f. 00]<lb/>Restauration du pavillon sud-ouest à l’angle de la place du château<lb/>La restauration de ce pavillon peut être évaluée comme le pavillon sud-est à la somme de : 135000 f. 00 [rayé et remplacé par : 155000 f. 00]<lb/>Restauration de la chapelle<lb/>Maçonnerie<lb/>1. Construction d’un éperon de 2.00 de longueur * 1.00 et 20 m. 00 de hauteur, produit 40 m. 00, 7 semblables 280. 00 ; Les murs en soubassement de 30 m. 00 de longueur * 10.00 de hauteur et 1.50, 450.00 ; Les murs de la petite sacristie de 16.00 de développement * 10.00 et 0.60, produit 96.00 ; La pyramide de 4.00 * 4.00 et 3 m. 00, 48.00 ; Les meneaux d’une grande croisée de 4.50 * 9.00 de hauteur et 0.50 d’épaisseur, 20,25, deux semblables 40,50 ; Une croisée du rond-point de 3.00 * 9.00 et de 0.50, 13.50, 2 semblables 40.50 ; Cube total 1028.75, dont en roche de Saint-Nom 350.00 à 120 f. 00 [rayé et remplacé par : 125 f. 00] l mètre cube : 42000 f. 00 [rayé et remplacé par : 43750 f. 00]<lb/>2. En banc royal de Conflans, 380.00 à 110 f. 00 le mètre cube : 41800 f. 00<lb/>3. Le surplus en moellons et chaux hydraulique, 298 m. 75 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00] le mètre cube : 5377 f. 50 [rayé et remplacé par : 7170 f. 00]<lb/>4. Les parements : en roche Saint-Nom, 4200.00 à 7 f. 00 [rayé et remplacé par : 12 f. 60, compris ravalement] le mètre superficiel : 29400 f. 00 [rayé et remplacé par : 52920 f. 00]<lb/>5. En banc royal, 5700 f. 00 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 25650 f. 60 [rayé et remplacé par : 28500 f. 00]<lb/>6. Les chéneaux en liais de Saint-Denis, d’ensemble 60 m. 00 de longueur, à 100 f. le mètre linéaire tout compris : 6000 f. 00<lb/>7. La balustrade en banc royal de Conflans, d’ensemble 60.00 de longueur, à 80 f. 00 le mètre linéaire : 4800 f. 00<lb/>8. Un chéneau couronnant l’un des éperons de 4.00 de hauteur * 1.30 et 1.20, évalué à la somme de 1200 f. 00<lb/>9. 7 semblables : 8400 f. 00<lb/>10. Rétablissement de l’arcature côté nord de 19.00 de longueur à 600 f. 00 le mètre linéaire : 11400 f. 00<lb/>11. Restauration dans les meneaux sur la cour et dans les voûtes, évaluée : 5000 f. 00<lb/>12. Le dallage en liais de Saint-Denis de 0.10 d’épaisseur, de 10.00 de largeur * 23.00 de longueur, produit : 4600 f. 00<lb/>(Les démolitions partielles et refouillements non comptés, eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total maçonnerie : 185628 f. 10 [rayé et remplacé par : 237000 f. 00]<lb/>Charpente<lb/>1. Cintres en location pour la construction des voûtes, 50 st. 00 à 40 f. 00 le stère : 2000 f. 00<lb/>2. Etais en location, 40 st. 00 à 30 f. 00 : 1200 f. 00<lb/>3. Construction en bois de sciage du comble d’une surface de 480 m. à 0 st. 10 [rayé et remplacé par : 0 st. 15] par mètre superficiel, cubant 48.00 [rayé et remplacé par : 72.00] à 130 f. 00 le stère : 6240 f. 00 [rayé et remplacé par : 9360 f. 00]<lb/>Total charpente : 9440 f. 00 [rayé et remplacé par : 2560 f. 00]<lb/>Couverture et plomberie<lb/>1. La couverture en ardoises d’Angers double d’épaisseur sur voligeage en sapin de 0.02 d’épaisseur, surface 210 m. 00 à 6 f. 50 le mètre superficiel : 3315 f. 00<lb/>2. Egout de 2 tuiles Bourgognes, tranchis, évalués 400 f. 00<lb/>3. Le faitage en plomb de 0.003 d’épaisseur avec boudins remplis, pattes en cuivre, de 20 m. 00 de longueur, à 60 f. 00 le mètre linéaire : 1200 f. 00<lb/>4. 9 lucarnes à 60 f. 00 l’une : 540 f. 00<lb/>5. L’épi des poinçons de l’abside en plomb, évalué : 300 f. 00<lb/>Total couverture et plomberie : 5755 f. 00<lb/>Menuiserie<lb/>1. 3 portes en bois de chêne ciré à petits panneaux avec arrêtes, chanfreins, à 100 f. 00 : 300 f. 00<lb/>2. Les divers châssis provisoires en bois blanc pour garantir la construction pendant les travaux, évalués à : 500 f. 00<lb/>3. La dépose des anciennes menuiseries de la chapelle, évaluée à : 500 f. 00<lb/>Total menuiserie : 1300 f. 00<lb/>Serrurerie<lb/>1. Les fers à vitraux des 10 croisées de 0.03 * 0.15 avec pannetons, clavettes, tôles de couvre-joints, d’ensemble 355 m. 00 de longueur et pesant 1775 k. 00 à 1 f. 40 le kilo : 2485 f. 00<lb/>2. Les chaines en fer et les gros fers du comble pesant ensemble 1500 k. 00 à 0 f. 70 le kilo : 1050 f. 00<lb/>3. La croix de l’abside pesant 200 k. 00 à 2 f. 50 : 500 f. 00<lb/>4. Les goujons en cuivre des balustrades des meneaux arcatures pesant 150 k. 00 à 4 f. 00 le kilog. : 600 f. 00<lb/>[ajouté dans l’interligne :] La ferrure 3 portes à 100.00 : 300 f. 00<lb/>Total serrurerie : 4635 f. 00 [rayé et remplacé par : 4935 f. 00]<lb/>Peinture et vitrerie<lb/>1. Peinture en minium des gros fers : 200 f.00<lb/>[ajouté dans l’interligne :] Peinture des trois portes : 45 f. 00<lb/>2. La vitrerie en verre ½ double monté en plomb avec filets de couleur, une grande croisée de 4.00 * 8.00 réduits, 32 m. 00, 4 semblables 128.00, une petite croisée du rond-point de 2.50 * 8.00 réduits, 20.00, 4 semblables 80.00, surface 260 m. 00 à 20 f. 00 le mètre superficiel : 5200 f. 00<lb/>Total peinture et vitrerie : 5400 f. 00 [rayé et remplacé par : 5445 f. 00]<lb/>Sculpture<lb/>1. La sculpture de la corniche à crochets sous le chéneau, de 45 m. 50 linéaires de longueur, à 100 f. le mètre linéaire : 4550 f. 00<lb/>2. Sculpture de 12 gargouilles à 250 f. 00 : 3000 f. 00<lb/>3. 126 chapiteaux des croisées à meneaux neufs et restaurés à 15 f. 00 l’un : 1890 f. 00<lb/>4. 16 chapiteaux pour le château, couronnant les balustrades, à 25 f. 00 : 400 f. 00<lb/>5. Restauration des chapiteaux intérieurs des voûtes, estimée : 600 f. 00<lb/>6. Sculptures des bandeaux à crochets et du pignon au-dessus de l’un des éperons, évaluée 800 f. 00, 10 semblables 8000.00, ensemble : 8800 f. 00<lb/>7. 67 chapiteaux de l’arcature du soubassement intérieur, à 50 f. l’un, vaut : 3350 f. 00<lb/>8. Sculptures dans le bandeau d’appui des croisées : 1800 f. 00<lb/>Total sculpture : 24390 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Maçonnerie : 185628 f. 10<lb/>2. Charpente : 9440 f. 00<lb/>3. Couverture et plomberie : 5755 f. 00<lb/>4. Menuiserie : 1300 f. 00<lb/>5. Serrurerie : 4635 f. 00<lb/>6. Peinture et vitrerie : 5400 f. 00<lb/>7. Sculpture : 24390 f. 00<lb/>Total de l’angle nord-ouest du donjon : 236548 f. 10 [rayé et remplacé par : 291385 f. 00]<lb/>Restauration du bâtiment nord vers le parterre<lb/>1. Construction d’un éperon de 1 m. 10 de largeur * 0.80 et 16.00 de hauteur, produit 14.08, dont moitié en banc royal de Conflans, soit 7.04 à 110 f. 00, 774 f. 40<lb/>L’autre moitié en vergelé, 7.04 à 75 f. 00, 528 f. 00<lb/>Les parements en banc royal d’ensemble une surface de 70 m. 40 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00], 316 f. 80 [rayé et remplacé par : 352 f. 00]<lb/>Ceux en vergelé, une surface de 70.40 à 3 f. 00, 211 f. 20<lb/>Les raccords de maçonnerie en moellon et chaux hydraulique à droite et à gauche de l’éperon, 14.08 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00], 253 f. 48 [rayé et remplacé par : 337 f. 92<lb/>Raccords d’enduit en chaux hydraulique, 50 f. 00<lb/>Divers trous et scellements d’étais, 25 f. 00<lb/>Ensemble 2158 f. 88 [rayé et remplacé par : 2278 f. 52]<lb/>Construction de 12 éperons à 2158 f. 88 [rayé et remplacé par : 2278 f. 52] : 25906 f. 56 [rayé et remplacé par : 27338 f. 24]<lb/>3. Construction de l’un des arcs reliant les éperons<lb/>L’arc en brique de 3 m. 50 de développement * 0.33 de hauteur et 0.80 de profondeur, produit 0.93 à 60 f. 00 le mètre cube, vaut 55.80<lb/>La maçonnerie au-dessus en moellon de 4.00 de long * 0.60 et 1 m. 00 d’épaisseur, produit 2 m. 40 à 18 f. 00 [rayé et remplacé par : 24 f. 00], 43 f. 20 [rayé et remplacé par : 57 f. 60]<lb/>Paté en maçonnerie et raccords, 30.00<lb/>Jointoiements et moulures sur la brique, 25.00<lb/>Ensemble 154.00 [rayé et remplacé par : 168.40]<lb/>Construction de 14 arcs à 154.00 [rayé et remplacé par : 168.40] : 2156 f. 00 [rayé et remplacé par : 2357 f. 60]<lb/>3. Reconstruction de l’une des croisées à fronton du 1er étage, évaluée : 100 f. 00<lb/>4. 13 autres semblables à 100.00 : 1300 f. 00<lb/>5. Restauration de l’une des croisées du 2e étage, évaluée : 60 f. 00<lb/>6. 13 semblables à 60 f. 00 : 780 f. 00<lb/>7. Construction de la corniche formant appui de l’une des croisées, estimée toutes tailles comprises et raccords : 125 f. 00<lb/>8. 25 semblables : 3125 f. 00<lb/>9. Les chéneaux en liais Saint-Denis semblables à ceux des pavillons précédents, d’ensemble 58.00 de longueur, à 80 f. 00 le mètre linéaire : 4640 f. 00<lb/>10. Les balustrades en vergelé et banc royal, d’ensemble 58 m. 00 linéaire, à 80 f. 00 : 4640 f. 00<lb/>11. 15 petites piles avec vases, à 95 f. 00 l’une : 1425 f. 00<lb/>15 petites piles portant les couronnes à 40 f. 00 l’une : 600 f. 00<lb/>Le bahut en vergelé, produit 9.45 à 75 f. 00 le mètre cube : 708 f. 75<lb/>Les parements produisent une surface de 94 f. 50 à 3 f. 00 : 283 f. 50<lb/>15 gargouilles à 100 f. 00 : 1500 f. 00<lb/>Les balustrades formant balcon comme ci-dessus : 4640 f. 00<lb/>Le chéneau comme ci-dessus : 4640 f. 00<lb/>15 piles avec vases, à 95 f. 00 : 1425 f. 00<lb/>Restauration du petit mur de la galerie de l’entresol : 6000 f. 00<lb/>Les voûtes en brique couronnant la galerie de l’entresol d’une surface de 203 m. 00 à 10 f. 00 le mètre : 2030 f. 00<lb/>Construction de l’un des éperons du rez-de-chaussée et dans les fossés en banc royal de 1.10 * 0.60 et 9.00 de hauteur, produit 5 m. 94 à 110 f. 00 le mètre cube : 653 f. 40<lb/>15. Les parements produisent une surface de 59.40 à 4 f. 50 [rayé et remplacé par : 5 f. 00] : 267 f. 30 [rayé et remplacé par : 287 f. 00]<lb/>16. Reprises à droite et à gauche de l’éperon, évaluées : 300 f. 00<lb/>17. 6 éperons semblables d’après détails qui précèdent à 1220 f. 70 [rayé et remplacé par : 1240 f. 40] l’un, vaut : 7324 f. 20 [rayé et remplacé par : 7442 f. 40]<lb/>18. Restauration de 15 croisées du rez-de-chaussée et des corbeaux formant mâchicoulis au-dessus, vaut : 4000 f. 00<lb/>19. Restauration du petit pavillon d’avant-corps au droit de l’escalier d’honneur et vis-à-vis l’avenue des Loges, en y comprenant construction des balustrades supérieures, reconstruction de la voûte au-dessous d’après détails évalués : 9500 f. 00<lb/>Restauration de l’une des travées sur la cour de ce bâtiment : 1500 f. 00<lb/>13 autres semblables : 19500 f. 00<lb/>Les chéneaux et balustrades comme ci-dessus d’ensemble un développement de 60 m. 00 à 160 f. 00 : 9600 f. 00<lb/>14 petites piles à vases à 95 f. 00 : 1330 f. 00<lb/>14 petites piles pour les couronnes à 40 f. 00 l’une pour plus-value : 560 f. 00<lb/>Restauration de l’escalier d’honneur, évaluée : 6000 f. 00<lb/>Restauration des murs de refend et des cloisons, évaluée : 4000 f. 00<lb/>Construction de 5 cheminées en pierre au rez-de-chaussée à 60 f. 00 l’une : 3000 f. 00<lb/>Construction de 12 grandes cheminées en briques pour les étages supérieurs avec motifs de décoration dans les manteaux à 500 f. 00 [rayé et remplacé par : 1000 f. 00] l’une : 6000 f. 00 [rayé et remplacé par : 12000 f. 00]<lb/>Restauration des 15 voûtes supérieures de ce logis, à 300 f. l’une : 4500 f. 00<lb/>Le dallage à rez-de-chaussée comme les précédents, de 66.00 de longueur * 11.00 de largeur, réduits, 726.00 à 20 f. 00 [rayé et remplacé par : 25 f. 00 compris massif] le mètre superficiel : 14520 f. 00 [rayé et remplacé par : 18150 f. 00]<lb/>Divers trous et scellements d’étais et de poutres : 600 f. 00<lb/>Restauration des 5 souches de cheminée en briques, évaluée : 2000 f. 00<lb/>(Les démolitions partielles et refouillements non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>[ajouté dans l’interligne :] Pour montage de pierre, indemnité etc. 1/8 environ : 20359 f. 11<lb/>Total maçonnerie : 161239 f. 70 [rayé et remplacé par : 193000 f. 00]<lb/>Charpente<lb/>1. Reconstruction des 3 planchers, chaque 60.00 de long * 10.20 de largeur, 1836 m. 00 à 0.15 par mètre superficiel, 174 st. 40 [rayé et remplacé par : 275 st. 40], les dits en vieux bois refait sans assemblage à 70 f. 00 [rayé et remplacé par : 100 f. 00] le stère : 19278 f. 00 [rayé et remplacé par : 27540 f. 00]<lb/>2. Etais en location, 50 st. 00 à 30 f. 00 le stère : 1500 f. 00<lb/>3. Cintres en location, 40 st. 00 à 40 f. 00 le stère : 1600 f. 00<lb/>4. Le comble en chêne ordinaire et de sciage, d’une surface de 736 m. 00 à 0 st. 00 par mètre, produit 73.60 à 110 f. 00 [rayé et remplacé par : 125 f. 00] le stère, vaut : 8096 f. 00 [rayé et remplacé par : 9187 f. 50]<lb/>(Les démolitions et rangements non comptés comme ci-dessus.)<lb/>Total charpente : 30474 f. 00 [rayé et remplacé par : 39827 f. 50]<lb/>Couverture et plomberie<lb/>1. La couverture de ce bâtiment en zinc fort comme celles précédentes d’une surface de 883 m. 20 à 18 f. 00 le mètre : 15897 f. 60<lb/>2. La couverture du balcon du 1er étage vers le parterre en plomb de 0.003 d’épaisseur et d’une surface de 203.00 pesant ensemble 6090 k. 00 à 1 f. 125 le kil. : 7612 f. 50<lb/>(Les démolitions et rangements non comptés comme ci-dessus.)<lb/>Total couverture : 23510 f. 10<lb/>Menuiserie<lb/>1. Construction des 126 croisées en chêne de ce bâtiment semblable aux précédentes, présentant une surface d’ensemble 623.20 à 15 f. 00 le mètre superficiel, toutes fournitures comprises : 9348 f. 00<lb/>2. 27 portes intérieures d’ensemble une surface de 97.20 à 30 f. 00 : 2916 f. 00<lb/>3. Parquets en chêne d’ensemble une surface de 2136.00 à 10 f. 00 le mètre, vaut : 21360 f. 00<lb/>4. Les planchers d’entrevous de 0.027 d’épaisseur, d’ensemble une surface de 1602.00 dont moitié en bois neuf, 801.00 à 8 f. 00 le stère : 6408 f. 00<lb/>5. Le surplus en vieux bois de démolition, 801.00 à 3 f. 00 le mètre : 2403 f. 00<lb/>6. Stylobates, moulures et baguettes, une somme de : 4500 f. 00<lb/>(La dépose des boiseries, non comptées comme ci-dessus.)<lb/>Total menuiserie : 46935 f. 00<lb/>Serrurerie<lb/>1. Gros fers pour chaines, écriers, etc., 8000 k. 00 à 0 f. 70 le kilo, vaut : 5600 f. 00<lb/>2. Construction de l’une des poutres du plancher de 11.00 de longueur à 80 k. 00 par mètre et pesant 880 k. 00, 26 poutres semblables, pesant 22880.00, ensemble 23760 k. 00 à 1 f. 00 le kil., vaut : 23760 f. 00<lb/>3. Ferrure de 126 croisées à 25 f. 00 l’une : 3150 f. 00<lb/>4. Ferrure de 27 portes intérieures à 26 f. 00 : 702 f. 00<lb/>5. 520 barres de vitraux à 3 f. 00 l’une : 1590 f. 00<lb/>6. Goujons en cuivre et divers : 400 f. 00<lb/>(Les démolitions partielles et rangements non comptés comme ci-dessus.)<lb/>Total serrurerie : 35202 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie<lb/>Peinture à l’huile 3 couches avec apprêts<lb/>1. Les 126 croisées d’une surface de 1200.00, les soubassements des murs d’une surface de 1668.00, surface 2868.00 à 1 f. 10 le mètre superficiel, vaut : 3154 f. 80<lb/>2. Impression à l’huile bouillante des 3 planchers d’une surface de 5508.00 à 0 f. 40 le mètre superficiel : 2203 f. 20<lb/>3. Impression au minium 3 couches des gros fers et peinture des murailles en détrempe, ferrures : 4000 f. 00<lb/>4. Panneaux de verre, demi-doubles, montés en plomb, d’ensemble 415.44, à 15 f. 00 le mètre superficiel : 6231 f. 90<lb/>(La dépose des verres et rangement non comptés eu égard au réemploi des matériaux.)<lb/>Total peinture et vitrerie : 15589 f. 90<lb/>Sculpture<lb/>1. Sculpture de 32 vases à 80 f. 00 l’un, vaut : 2560 f. 00<lb/>2. Sculpture de 28 couronnes à 100 f. 00 : 2800 f. 00<lb/>3. Sculpture de 20 gargouilles à 200 f. 00 : 4000 f. 00<lb/>4. Sculpture de 6 consoles pour le pavillon de l’escalier à 200 f. 00 : 1200 f. 00<lb/>5. Sculpture des motifs de décoration des 16 cheminées des étages principaux, raccords de sculptures pour les clés et pour les supports des voûtes du bâtiment et de l’escalier, le tout évalué : 2000 f. 00<lb/>Total sculpture : 12560 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Maçonnerie : 161239 f. 70<lb/>2. Charpente : 30474 f. 00<lb/>3. Couverture et plomberie : 23510 f. 10<lb/>4. Menuiserie : 46510 f. 10<lb/>5. Serrurerie : 35202 f. 00<lb/>6. Peinture et vitrerie : 15589 f. 90<lb/>7. Sculpture : 12560 f. 00<lb/>Total pour la restauration du bâtiment nord vers le parterre : 325510 f. 70 [rayé et remplacé par : 366624 f. 50]<lb/>Restauration du bâtiment sud sur la rue du Château-Neuf<lb/>Le dit de 39 m. 00 de longueur sur 11.00 de profondeur, donne une surface de 429 m. 00 à 350 f. 00 [rayé et remplacé par : 400 f. 00] le mètre eu égard aux nombreuses divisions et cheminées, et aussi à la cloison longitudinale et aux escaliers à construire : 150150 f. 00 [rayé et remplacé par : 171600 f. 00]<lb/>Restauration du bâtiment est, vers Paris<lb/>Le dit de 23 m. 00 de longueur sur 14 m. 00 de profondeur, donne une surface de 322 m. 00 à 334 f. 00 [rayé et remplacé par : 400 f. 00] le mètre superficiel : 107548 f. 00  [rayé et remplacé par : 128800 f. 00]<lb/>Restauration du bâtiment ouest, vers la place du Château<lb/>Le dit de 41 m. 00 de longueur sur 17.50 de profondeur, donne une surface de 717 m. 50 à 334 f. 00 [rayé et remplacé par : 400 f. 00] le mètre superficiel : 239645 f. 00 [rayé et remplacé par : 287000 f. 00]<lb/>Travaux divers et complémentaires<lb/>Le pavage de la cour intérieure en pavés de deux, hourdés en mortier de chaux hydraulique, de 62.00 de longueur * 31.00 de largeur, produit : 1922 m. 00<lb/>Deux moitiés en pavés de deux hourdés en mortier de chaux hydraulique, produit 961 m. 00 à 7 f. 00 le mètre, vaut : 6727 f. 00<lb/>Le surplus en pavés remaniés, 961 m. 00 à 2 f. 00 : 1922 f. 00<lb/>Régalage des terres et gravois dans les fossés et arrangement des jardins autour du château : 6000 f. 00<lb/>Restauration de 3 fosses d’aisance pour le service du château à 500 f. 00 : 1500 f. 00<lb/>Démolition du mur bordant les fossés, restauration de la muraille en soubassement et construction d’une balustrade en pierre autour des fossés, d’une longueur de 490 m. 00 à 100 f. 00 : 49000 f. 00<lb/>Restauration du pont d’entrée sur la place du Château et conduisant au pont-levis : 7000 f. 00<lb/>Construction du petit pont conduisant à la poterne sur la face sud du château : 4000 f. 00<lb/>Total des travaux divers : 76149 f. 00<lb/>Récapitulation générale<lb/>1. Restauration de l’angle nord-ouest du donjon : 140655 f. 96 [remplacé par : 163956 f. 35]<lb/>2. Restauration de l’ancien pavillon nord-est : 140246 f. 70 [remplacé par : 161810 f. 80]<lb/>3. Restauration de l’ancien pavillon sud-est : 137064 f. 20 [remplacé par : 159790 f. 80]<lb/>4. Restauration de l’ancien pavillon sud de la chapelle : 126000 f. 00 [remplacé par : 142000 f. 00]<lb/>5. Restauration de l’ancien pavillon sud-ouest : 135000 f. 00 [remplacé par : 155000 f. 00]<lb/>6. Restauration de la chapelle saint Louis : 236548 f. 10 [remplacé par : 291385 f. 00]<lb/>7. Restauration du bâtiment nord : 325510 f. 70 [remplacé par : 366624 f. 50]<lb/>8. Restauration du bâtiment méridional : 150150 f. 00 [remplacé par : 171600 f. 00]<lb/>9. Restauration du bâtiment est : 107548 f. 90 [remplacé par : 128800 f. 00]<lb/>10. Restauration du bâtiment occidental : 239645 f. 00 [remplacé par : 287000 f. 00]<lb/>11. Travaux divers et complémentaires : 76149 f. 00 [remplacé par : 76149  f. 00]<lb/>Total général : 1814517 f. 66 [remplacé par : 2104116 f. 45]<lb/>Report du chiffre ci-dessus : 1814517 f. 66 [rayé et remplacé par : 2104116 f. 45]<lb/>A déduire pour la valeur des matériaux à remettre en œuvre dont le détail suit et d’après le devis n° 2<lb/>Plomb pesant 37854 k. 00, à déduire 4 % pour déchet, 1514 k. 16, 36339 k. 84 à raison de 0 f. 50 [rayé et remplacé par : 0 f. 45] : 18169 f. 92 [rayé et remplacé par : 16307 f. 92]<lb/>Le bois de charpente qui sera remis en œuvre pour charpente et menuiserie, cubant 1032.24, à déduire 1/5 [rayé et remplacé par : 1/3] pour déchet, 206.44 [rayé et remplacé par : 344.08], 825.80 [rayé et remplacé par : 688.16] à raison de 50 f. 00 le stère : 41290 f. 00 [rayé et remplacé par : 34408 f. 00]<lb/>Les pierres d’appareil cubant 3530.00, à déduire pour déchet 882.50 [rayé et remplacé par : 1765.00], 2647.50 [rayé et remplacé par : 1765.00] à raison de 30 f. 00 le mètre : 79425 f. 00 [rayé et remplacé par : 52950 f. 00]<lb/>Les moellons des démolitions, cubant ensemble 13809.20, à déduire pour déchet 4603.07 [rayé et remplacé par : 6904.60], 9206.13 [rayé et remplacé par : 7787.10] à raison de 6 f. 00 le mètre : 55236 f. 78 [rayé et remplacé par : 49722 f. 60]<lb/>Les gros fers pesant 28532.00 à raison de 0.15 c. le kilogramme, eu égard au déchet : 4279 f. 80 [rayé et remplacé par : 4108 f. 61]<lb/>Valeur des matériaux de démolition remis en œuvre : 198401 f. 50 [rayé et remplacé par : 157497 f. 13]<lb/>Différence : 1616116 f. 16 [rayé et remplacé par : 1946619 f. 32]<lb/>A ajouter les frais de démolition portés au devis estimatif n°2 : 73231 f. 09<lb/>[Total :] 1689347 f. 25 [rayé et remplacé par : 2019850 f. 42<lb/>Imprévus 1/20 [rayé et remplacé par : 1/10] : 84467 f. 36 [rayé et remplacé par : 201985 f. 04]<lb/>[Total :] 1773814 f. 61 [rayé et remplacé par : 2221835 f. 46]<lb/>Frais de direction, frais d’agence et voyage : [rajouté :] 128164 f. 54<lb/>Total pour la restauration du château de François 1er : [rajouté :] 2350000 f. 00<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 22 février 1862<lb/>Maçonnerie : 1146391 f. 46<lb/>Charpente : 136233 f. 50<lb/>Couverture et plomberie : 90883 f. 10<lb/>Menuiserie : 155960 f. 10<lb/>Serrurerie : 120022 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie : 56354 f. 50<lb/>Sculpture : 98163 f. 00<lb/>Pavage : 10500 f. 00<lb/>Total égal : 1814527 f. 66 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8393_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46651_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">22 février 1862</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8398_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                  <persname id="atom_46652_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Si l’on en croit tous les historiens de la ville de Saint-Germain, la première demeure érigée par les rois de France dans cette ville remonterait au douzième siècle.<lb/>L’abbé Lebeuf, dans sa savante histoire du diocèse de Paris, publiée en 1757, assure que cent ans environ après la fondation du prieuré de Saint-Germain par le roi Robert, l’on trouve la preuve d’une demeure royale sur l’emplacement du château qui nous occupe. Suivant cet historien, Philippe Auguste habitait ce château en 1189 et il en partit secrètement pour se rendre à Bray faire justice de juifs qui avaient fait mourir un chrétien. Ce roi habitait Saint-Germain-en-Laye en 1207, au mois de juin 1212, en 1219 et enfin en 1220 et 1222.<lb/>Saint Louis dès la première année de son règne donnait à Saint-Germain une charte en faveur de Saint-Antoine-des-Champs. L’abbé Lebeuf assure qu’en juin 1247 saint Louis recevait dans cette ville l’empereur de Constantinople, Baudouin, et que ce fut dans le château que fut rédigé l’acte qui accordait les reliques qui furent déposées dans la Sainte-Chapelle du Palais de Paris.<lb/>Philippe le Hardi se retira souvent à Saint-Germain-en-Laye. Philippe le Bel vint souvent aussi dans le château dont il s’agit au retour des fréquents voyages qu’il fit dans le royaume.<lb/>En 1346, Edouard, roi d’Angleterre, vint à Saint-Germain et détruisit et brûla une partie de la ville et aussi, suivant l’abbé Lebeuf, une grande partie du château.<lb/>L’on mit aussitôt à l’œuvre pour réparer le désastre et l’on constate que le roi Jean put encore habiter cette demeure et y rendre des arrêts. Les désordres du royaume ne permirent pas toutefois à ce monarque la réédification du château et ce n’est que son fils, Charles V, qui d’après Christine de Pisan « moult fit réédifier notablement le chastel de Saint Germain en Laye ».<lb/>Nous avons dit dans notre rapport du 25 septembre 1855 la part active que prit François 1er dans la construction du château dont il s’agit et qui, d’après Du Cerceau, « en le bâtissant le Roi était si ententif que l’on ne peut dire qu’autre que lui ne fût l’architecte ».<lb/>Nous devons ajouter ce que dit à cet égard Gilles Corrozet, parisien, dans les Antiquités, chroniques et singularités de Paris, remontant à l’année 1586 :<lb/>« Ledit seigneur fit aussi édifier de neuf le château de Madrid près Paris, fit réparer de sumptueux édifices le chasteau de Saint Germain en Laye et orna de bâtiments excellens et ouvrages antiques sa maison de Fontaine Belleau. »<lb/>« Saint Germain en Laye est aujourd’hui un lieu de plaisance pour nos rois, le plus rare en beauté, le plus gracieux en séjour et le plus abondant en toutes sortes de délices qui soient guères en France » dit André du Chesne, conseiller du Roi en ses conseils, historiographe de France. Et Henry IV, qui amait comme ses prédécesseurs cette résidence, fit ériger à son tour le château neuf qui s’élevait sur le sommet de la montagne et qui développait ses rampes et ses jardins étagés jusque sur les bords de la Seine.<lb/>Le roi Louis XIII habita, avec sa cour, les deux châteaux. La chapelle du vieux château fut réparée par ses spins sur sa face méridionale et à cette époque remonte alors la plus grave mutilation qu’ait eu à subir cette belle et curieuse construction du roi saint Louis.<lb/>Le vieux château de François 1er fut encore habité pendant de longues années par le roi Louis XIV et ce ne sera qu’en 1688 que cette vieille demeure aurait été modifiée et abandonnée suivant ce qui est rapporté par messieurs Rollot et de Sivry dans leur précis historique de Saint-Germain. L’abandon de ce château est raconté par ces historiens de la manière suivante :<lb/>« Le 1er janvier de cette année (1682), le Roi était venu à Saint-Germain pour recevoir le Dauphin chevalier de l’ordre du Saint-Esprit. La cérémonie avait été faite dans la chapelle du vieux château parce qu’on reconstruisait alors celle de Versailles. Mais le 30 mars, la construction des 5 gros pavillons qu’on ajoutait au vieux château ayant mis le Roi dans la nécessité de quitter Saint-Germain une seconde fois, il se détermina à l’abandonner tout à fait au grand regret de ses habitants pour aller se fixer à Versailles. »<lb/>En 1683, la foudre renversa le campanile qui surmontait le donjon, où il fut aussitôt reconstruit en bois recouvert de plomb.<lb/>En 1689, Jacques II, roi d’Angleterre, et la reine son épouse se réfugièrent en France et furent reçus au château de Saint-Germain-en-Laye. Dulaure, dans son ouvrage sur les environs de Paris, imprimé en 1786, s’exprime sur le château de cette manière :<lb/>« Le roi Jacques II, forcé de quitter son royaume, tint longtemps sa cour dans le château de Saint-Germain. Le roi détrôné vivait des bienfaits de Louis XIV et d’une pension de 70000 livres que lui faisait sa fille Marie, reine d’Angleterre, qui lui avait enlevé la couronne. Le roi mourut à Saint-Germain le 16 septembre 1701. Le nouveau château est aujourd’hui presque entièrement démoli. M. le comte d’Artois, à qui il appartient, en fait construire un autre à la même place, dont on voit déjà deux belles et grandes terrasses achevées. La voûte de la chapelle du vieux château est ornée de peinture à fresque, à la vérité un peu dégradées mais qui ne doivent pas moins fixer les regards des curieux à cause des hommes célèbres qui en sont les auteurs. Le Brun a fourni les dessins de la grande partie de cette voûte, Vouet en a fait plusieurs autres et les a peints presque tous, excepté quelques cartouches qui sont de la main du célèbre Le Sueur. Le tableau du maître autel représente la Cène. Il est peint par le Poussin. Nommer ce grand maître, c’est faire l’éloge de l’ouvrage. Ce beau tableau doit être transporté dans le muséum du Louvre. »<lb/>Le Brun était l’élève de Simon Vouet et nous croyons alors que les peintures de la chapelle ont été exécutées par Aubin Bouet, son frère et aussi son élève, et le fait est d’ailleurs conforme à ce Qui est rapporté par Félibien dans ses entretiens sur la vie et les ouvrages des plus excellents peintres.<lb/>Le château de Saint-Germain-en-Laye possédait jadis une vue magnifique des appartements sis au midi, et des croisées du château l’on apercevait Marly et son aqueduc, le mont Valérien, Bougival et enfin le cours sinueux de la Seine. Le 13 juin 1794, l’on essayait de mettre en culture les terrains occupés par le parterre. En 1797, l’on vendait les terrains formant les 4 carrés de la place dite « entre les deux châteaux » et si nous nous en rapportons à l’acte de vente de M. Feray, l’un des propriétaires de la cité Médicis, ces terrains étaient vendus à raison de 15 centimes le mètre superficiel. Tous les jardins de de côté de la demeure royale furent successivement aliénés et se couvrirent de bâtiments qui privent en partie aujourd’hui le château de la splendide vue qu’il possédait lorsqu’il était habité par nos rois.<lb/>En 1803, l’on devait établir dans le château un hôpital pour les maladies contagieuses, mails il ne fut pas donné suite au projet par suite des réclamations unanimes des habitants de la ville. En l’année 1809, l’empereur Napoléon 1er fut installer dans cette demeure une école de cavalerie. En 1836, le château recevait le pénitencier militaire qui fut conservé jusqu’en 1855, époque où le vieux et respectable château rentrait dans les attributions de Son Excellence le ministre d’Etat.<lb/>Le château de Saint-Germain-en-Laye a eu beaucoup à souffrir des divers services successivement installés dans ses murs et l’on ne peut, nous croyons, se montrer surpris du fâcheux état dans lequel nous retrouvons l’édifice dont il s’agit.<lb/>Nous avons passé en revue, d’après les divers historiens de la ville et du château, les diverses époques de la construction. Bien des bâtiments ont été détruits ou modifiés et nous devons peut-être rappeler ici l’âge des diverses parties du château actuel.<lb/>La chapelle sise au midi bordant le fossé de la rue du Château-Neuf remonte assurément au 13ème siècle, a appartenu certainement au château de saint Louis et nous paraît avoir été érigée de 1230 à 1240.<lb/>Le donjon, qui formait jadis l’angle nord-ouest, engagé actuellement dans le bâtiment de Louis XIV, nous paraît remonter à l’époque de Charles V, appartenir à l’art de la fin du 14ème siècle, et avoir fait partie alors du château construit par ce roi à Saint-Germain.<lb/>Les 4 grands corps de logis bordant la cour appartiennent assurément au château reconstruit par François 1er et remontent alors au 16ème siècle.<lb/>Enfin, les cinq gros pavillons flanquant le château ont été commencés, comme il a été dit plus haut, en l’année 1682, à l’époque où le roi Louis XIV quittait définitivement Saint-Germain pour se fixer à Versailles.<lb/>Toutes les constructions érigées par François 1er auraient été confiées à la direction de l’architecte Sébastien Serlio si nous en croyons Félibien. Nous ne savons si cette assertion est fondée car, dans notre pays, bien souvent, l’on fait honneur à des Italiens de magnifiques ouvrages qui sont bien l’œuvre d’artistes française. Au 16ème siècle, nous abritions nos bâtiments par de grands combles et à Saint-Germain on couronnait tout l’édifice par des balustrades et par des terrasses en pierre. A cette époque, nous savions à merveille construire de grandes voûtes, à une grande hauteur, sans le secours de ferrailles, et à Saint-Germain l’on se crut obligé, pour maintenir les murailles, de placer des entraits en fer à la naissance des voûtes supportant les terrasses. La construction dans son ensemble nous paraît accuser une certaine ignorance de notre art national, de notre climat destructeur et aussi de l’emploi de nos matériaux de petite dimension. Les arrangements et motifs de décoration du château de Saint-Germain-en-Laye sont originaux, exceptionnels peut-être, et il serait alors difficile de nier peut-être aussi l’influence des artistes étrangers, soit Primatice, soit de Serlio, en ce qui concerne l’importance des constructions qui nous occupe.<lb/>Les artistes du 16ème siècle, en érigeant le château de Saint-Germain, avaient en vue certainement de disposer la cour de façon à laisser jouir de toutes les croisées du splendide panorama qui se développe tout autour de la demeure et les pavillons des angles A, B, C établis par eux ne formaient aucune saillie alors sur les corps de logis principaux. Tous les bâtiments avaient été couverts par une énorme terrasse formant une très agréable promenade au sommet de l’édifice. Ils avaient su fort adroitement, nous croyons, relier l’élégante chapelle à leurs constructions, et sans fermer la croisée centrale sise derrière l’autel. Ces artistes avaient su enfin, ce nous semble, créer à Saint-Germain une demeure vraiment royale tout en conservant la chapelle de saint Louis et le donjon de Charles V et aussi tout en satisfaisant de la façon la plus complète au programme tracé par François 1er.<lb/>Les 5 gros pavillons ajoutés par Louis XIV sont venus déranger toute l’harmonie de cette vieille demeure. Ces bâtiments ne présentent par le caractère monumental et grandiose des constructions de cette époque. L’architecte Mansard, chargé de la direction des ouvrages, s’est borné à donner l’ordre de reproduire tant bien que mal l’architecture du 16ème siècle. Les immenses saillies des pavillons privent des vues latérales qu’on avait jadis des croisées du monument et projettent de grandes ombres qui attristent les diverses faces du château. Les constructions de Mansart ont été à peine achevées et il est des étages entiers qui manquent d’escaliers et dans lesquels on ne parvient que par des degrés droits ou espèces d’échelles en bois. Les anciens pavillons (marqués A, B, C dans le croquis ci-dessus), qui ont été en partie conservés, ont été mutilé de la plus triste façon. L’architecture du 17ème siècle n’est souvent à Saint-Germain qu’un mensonger placage présentant de fausses baies simulées devant l’ancienne architecture de François 1er. Il est des croisées du 17ème siècle qui se trouvent dans la hauteur des reins des voûtes et qui ne permettraient pas l’établissement des carrelages des pièces éclairées par ces croisées. Le pavillon sis au milieu de la façade méridionale a l’un de ses murs (ayant 30 mètres de hauteur) construits sur la légère muraille à claire-voie de la chapelle de saint Louis, qu’il écrase assurément. La charmante chapelle de Louis IX a été aussi, pendant le 17ème siècle, enveloppée dans des bâtiments vers la rue du Château-Neuf et cette élégante construction, visible jadis de l’extérieur du château, est masquée alors aujourd’hui par des bâtisses qui ne nous paraissent présenter aucun intérêt.<lb/>La restauration du château pourrait être entreprise de deux façons distinctes. L’on pourrait réparer tous les bâtiments existants, mais dans ce cas bien des parties très intéressantes du vieux château seraient sacrifiées.<lb/>Il serait très facile de rétablir le château dans les conditions anciennes et tel qu’il était à l’époque où Louis XIV quittait Saint-Germain pour se fixer à Versailles. L’on serait aidé dans ce travail par les nombreux et anciens fragments conservés et aussi par les nombreuses gravures de Du Cerceau, d’Israël Silvestre, de Pérelle etc. etc. La chapelle pourrait être restaurée et l’on pourrait alors remettre en honneur ce magnifique fragment de notre art national du 13ème siècle. Les pavillons du 16ème siècle pourraient reprendre leurs anciennes formes et le donjon de Charles V serait dans ce cas dégagé de toutes les bâtisses qui l’emprisonnent actuellement. Envisagée de la sorte, la restauration serait certainement plus économique, plus agréable peut-être, et pour l’avenir l’on aurait simplifie la question de l’entretien.<lb/>Il ne nous appartient en aucune façon de décider ce qu’il serait convenable d’effectuer à Saint-Germain. En 1855, nous avions l’honneur de vous adresser des dessins indiquant l’état actuel du château. En avril 1856, nous rédigions diverses études sur la chapelle de saint Louis et, le 5 février dernier, pour satisfaire aux ordres que vous aviez bien voulu nous donner, nous adressions à Votre Excellence des plans et un dessin retraçant toutes les faces de cette demeure de nos rois et habitée par Louis XIV lui-même pendant les 39 premières années de son règne.<lb/>Nous croyons qu’on obtiendrait un résultat bien plus satisfaisant et moins dispendieux en rétablissant les vieilles dispositions du château qu’en voulant restaurer tous les bâtiments, assez mal coordonnés, que nous trouvons actuellement à Saint-Germain. Nous serions heureux toutefois de voir cette grave question soumise à l’examen des savants et aussi des éminents architectes qui composent les commissions instituées par votre administration et nous ne saurions en conséquence que solliciter des ordres auprès de Votre Excellence.<lb/>Nous avons l’honneur de joindre à ce rapport un devis estimatif des ouvrages.<lb/>Nous croyons, pour ne pas déranger le personnel logé, aussi bien que pour ne pas gêner le musée provisoire, qu’il serait convenable de commencer la restauration par l’angle nord-ouest. La restauration pourrait se poursuivre vers l’est, de façon à faire le tour du château et de façon aussi à terminer le travail par le bâtiment contenant la grande salle des fêtes.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 22 février 1862 »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">24 février 1862</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 24 février 1862<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez bien voulu, lors de votre dernière visite à Saint-Germain, témoigner le désir de voir disparaître les murailles de clôture qui ont été élevées en 1836 sur les murs extérieurs des fossés et pour protéger le pénitencier établi à cette époque dans le château.<lb/>Je ne sais si vous avez entendu étendre l’opération à toutes les faces du château ou si vous avez entendu réduire la destruction à la muraille sise vers le parterre. Je m’empresse en conséquence de solliciter des instructions à cet égard. Il est de mon devoir, je crois, de soumettre en même temps à Votre Excellence un devis aproximatif des ouvrages.<lb/>Démolition des murs de ensemble 490,00 * 2,00 * 0,60 = 588,00 cubes à raison de 3 f. 00 en y comprenant le rangement et l’emmétrage des matériaux : 1764,00<lb/>Plus-value pour descente avec soin de la tablette supérieure en pierre : 490,00<lb/>Arrasement du mur et rétablissement de la tablette avec parties fournies de 490,00 à raison de 3 f. 00 : 1470,00<lb/>Transport à la brouette des gravois et des matériaux de la partie au-devant du pavillon sud-ouest, les ouvrages évalués ensemble à : 500,00<lb/>Démolition des cabinets d’aisances près la porte d’entrée, arrangements des murs en soubassement : 600,00<lb/>[Total :] 4824,00<lb/>Imprévus 1/10 : 482,40<lb/>[Total :] 5306,40<lb/>Honoraires, frais d’agences et voyages : [vide]<lb/>Total : [vide]<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 28 février 1862<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai fait commencer les travaux d’installation du musée gallo-romain sur tous les points qui m’ont été prescrits par Votre Excellence. Dans la grande salle des fêtes, j’ai trouvé 3 carrelages les uns sur les autres et j’ai constaté que le sol avait été exhaussé de environ 0 19 centimètres. Les gravois amoncelés par les remblais successifs présentent un cube de environ 100 mètres et surchargent ce plancher de plus de 80 000 kilogrammes. Dans l’intérêt de la conservation du château, il m’a paru utile de rétablir le sol à son ancien niveau et de faire jetter dans les fossés tous les gravois rapportés.<lb/>Par une étude attentive du plancher de cette même salle, j’ai constaté que toutes les poutres avaient fléchi d’une notable façon et que plusieurs de ces maitresses pièces étaient ou fendues ou pourries dans leurs scellements dans les murailles. Il me parait indispensable, pour donner toute sécurité dans le classement des objets qui formeront la collection du 1er étage, de faire placer des étais sous toutes les poutres et j’ai l’honneur d’informer Votre Excellence des faits dont il s’agit.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 12 mars 1862<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 15 février 1862, vous vouliez bien me faire l’honneur de m’ordonner de faire exécuter les ouvrages nécessaires pour installer le plutôt possible le musée gallo-romain dans le bâtiment ouest du château de Saint-Germain-en-Laye. J’ai aussitôt donné les ordres utiles et nous n’attendons plus aujourd’hui que le moment où les plâtres seront assez secs pour faire exécuter les ouvrages de peinture et de décoration. L’on s’occupe en attendant du nettoyage des voûtes de la grande salle des fêtes.<lb/>Monsieur le directeur général des Musées impériaux a bien voulu me faire connaître qu’il serait urgent de disposer une habitation pour le conservateur du musée et aussi un bureau pour ce fonctionnaire. En ce qui s’applique à l’habitation, nous devons attendre des ordres de Votre Excellence. En ce qui concerne le bureau ou cabinet du conservateur, nous devions faire les recherches utiles et solliciter aussi des ordres auprès de vous, Monsieur le Ministre.<lb/>Le bureau du conservateur doit être placé, nous croyons, auprès des salles d’exposition et de façon aussi à pouvoir être facilement indiqué aux visiteurs par le gardien concierge du château. Il doit être précédé peut-être d’un vestibule et accompagné d’un débarras et d’un cabinet d’aisances. Il faut songer aussi assurément au chauffage de ce local et, dans le bâtiment ouest, comprenant la salle de Mars, les cheminées sont vraiment bien rares.<lb/>Dans l’étage de l’entresol, près l’escalier A de notre plan, il serait bien difficile, sinon impossible, de trouver un logement convenable pour l’usage dont il s’agit. Cet étage est sombre et fort mal disposé et nous avons dû abandonner nos recherches sur ce point.<lb/>Dans l’escalier D, l’on pourrait bien trouver dans la surélévation au-dessus de la chapelle un local suffisant, mais il serait placé à 16 m. 00 au-dessus du sol, à la hauteur d’un cinquième étage de nos habitations ordinaires, et dans ces conditions le bureau du conservateur serait peut-être fort incommode.<lb/>Après de sérieuses études à cet égard, nous avons l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’établir le cabinet de M. le conservateur au rez-de-chaussée, dans la pièce à la suite de la galerie de François 1er, et de distribuer cet annexe du musée suivant ce qui est tracé en C, C’, C’’ et C’’’ dans le plan ci-joint. Nous avons l’honneur aussi de vous proposer de parqueter la pièce C et d’affecter au magasin du musée la pièce à la suite marquée E dans notre plan.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 19 mars 1862<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai visité hier les travaux du château de Saint-Germain-en-Laye et j’ai fait commencer les ouvrages de peinture et de tenture du nouveau logement du concierge. Sous peu de jours, je pense, il me sera possible d’installer le concierge dans l’habitation sise à gauche de la porte d’entrée.<lb/>Il y a peu de jours, j’ai donné l’ordre de déraser les murs de clôture érigés en 1836, lors de l’établissement du pénitencier, et pour satisfaire aux ordres de Votre Excellence, la démolition se poursuit activement et les matériaux sont enlevés au fur et à mesure par l’entrepreneur, suivant ce que vous avez bien voulu me prescrire. La reprise en compte des matériaux viendra réduire la dépense d’une façon notable et, dans ces conditions, l’opération dont il s’agit n’excédera pas, je pense, le prix de 3600 francs.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre du 29 mars 1862<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, sur votre proposition, j’ai décidé que le cabinet et conservateur du musée gallo-romain au château de Saint-Germain serait installé au rez-de-chaussée, à l’extrémité de la galerie François 1er, dans la pièce indiquée par la lettre C au plan que vous m’avez transmis.<lb/>Toutefois, la salle E que vous proposez comme magasin du musée sera appropriée pour former un cabinet destiné à un employé, adjoint au conservateur.<lb/>Vous voudrez bien, Monsieur, prescrire les mesures nécessaires pour commencer ces travaux le plus tôt possible. »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 3 avril 1862<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Aussitôt l’ordre reçu de faire démolir les murs de clôture du château et de remettre en compte les matériaux de démolition à l’entrepreneur de maçonnerie, j’ai demandé à M. Dufrayer, l’architecte du parterre, l’autorisation de faire passer les matériaux de la façade nord au moyen de brouettes dans ce parterre et pour effectuer les sorties par la grille sise près la gare du chemin de fer. Mon collègue a eu l’obligeance de se rendre à Saint-Germain et de m’accorder le passage que je sollicitais.<lb/>J’avais toujours entendu dire à Saint-Germain que le jardin sis à l’est du château, qui était jadis à la disposition du commandant du pénitencier militaire, appartenait au château et que le jardin avait seulement été prêté en 1855 à l’administration de la Liste civile et pour y élever les fleurs du parterre. Votre ordre de détruire les murailles de clôture du château ne contenant pas de restrictions, je dus réclamer de M. Dufrayer aussi l’entrée du jardin et pour satisfaire aux instructions que vous m’aviez fait l’honneur de me donner.<lb/>A cet égard, il nous fut impossible de nous mettre d’accord et M. Dufrayer me fit connaitre qu’il ne pouvait laisser démolir le mur est sans en référer à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur.<lb/>Je reçois aujourd’hui de monsieur l’architecte de la Liste civile la lettre dont le détail suit :<lb/>Bougival, ce 3 avril 1862<lb/>Dans l’intérêt de nos services respectifs, et pour éviter des demandes et pertes de temps, je crois devoir vous donner copie de la lettre que je viens de recevoir de Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur :<lb/>Palais des Tuileries, le 31 mars 1862<lb/>Monsieur,<lb/>Par votre lettre du 23 mars courant, vous m’informez que l’architecte du château de Saint-Germain a fait commencer, conformément aux ordres qui lui ont été donnés, la démolition des murs qui entourent ce château afin d’en dégager la vue et que, pour compléter son travail, il demande à faire démolir également la partie du mur formant clôture du jardin fleuriste du côté du fossé du château.<lb/>Ce jardin étant compris dans la dotation immobilière de la Liste civile impériale, c’est avec raison que vous vous êtes opposé à toute modification qu’on voudrait y apporter sans mon consentement, quelque justifiée qu’elle pourrait être.<lb/>En outre, si l’on considère que les murs de clôture du même jardin perpendiculaires à celui dont la démolition est demandée n’en continueraient pas moins à intercepter complètement la vue du palais pour les personnes qui se trouveraient soit dans le parterre, soit dans la rue du Château, que d’un autre côté on mettre en évidence les approvisionnements de fumier et de terre marqués aujourd’hui par le mur en question, on reconnaîtra qu’au point de vue de l’amélioration du château, la suppression du mur est inutile. Son maintien importe au contraire aux cultures du fleuriste qu’il met à l’abri du vent du nord-ouest.<lb/>Je suis donc d’avis que ce mur soit conservé et je vous autoriser à donner communication de cette lettre, si vous le jugez utile, à monsieur l’architecte du château.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Signé Vaillant<lb/>Comme je le disais plus haut, j’avais toujours entendu dire que le jardin, qui en 1855 appartenait au pénitencier, appartenait encore au château de Saint-Germain. Je le croyais d’autant mieux qu’en janvier 1861 Votre Excellence voulait bien m’ordonner d’examiner le mur séparant ce jardin d’une maison dépendant de la cité Médicis et appartenant au sieur Feray. A cette époque, je visitais la muraille à plusieurs reprises et j’avais l’honneur de vous faire parvenir plusieurs rapports et de recevoir de Votre Excellence plusieurs lettres concernant la mitoyenneté de la muraille sise à l’est du jardin dont il s’agit.<lb/>Il était de mon devoir de satisfaire au désir de monsieur l’architecte de la Liste civile et d’attendre des ordres de vous, Monsieur le Ministre, pour le mur oriental du château, qui est alors aujourd’hui dans la situation où vous l’avez trouvé lors de votre dernière visite du château. Toutes les autres murailles sont actuellement démolies et le dallage recouvrant le mur d’appui est reposé sur presque tous les points. J’ai satisfait alors, je pense, dans les limites de ce qui m’était possible, aux instructions que vous m’avez fait l’honneur de me donner.<lb/>Il serait fâcheux peut-être de voir le château de Saint-Germain-en-Laye, déjà emprisonné de toutes parts par des constructions particulières, encore enfermé à l’est par un jardin fermé de murailles et servant à élever des fleurs dont la culture pourrait si facilement se faire, nous croyons, dans la partie du parterre près le chemin de fer et près la porte des Loges. Le château ne possède pas d’autres terrains que ses fossés, très profonds et d’un accès assez difficile, et il aurait été avantageux assurément de disposer du jardin sis à l’est, autant pour y établir une rampe à voitures donnant accès aux fossés pour le transport et l’approche des matériaux que pour y former un dépôt et pour le moment où Votre Excellence voudra ordonner la restauration du monument qui nous occupe.<lb/>Nous ajouterons qu’à notre avis, autant pour faciliter la surveillance du service installé dans le château que pour permettre aux visiteurs l’étude du monument sur la face orientale, il nous paraîtrait utile, aussitôt le château restauré, d’établir une voie d’isolement ou un jardin public sur l’emplacement occupé actuellement par l’enclos servant à élever les fleurs du parterre.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 3 avril 1862 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8604_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46658_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le conservateur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 11 avril 1862<lb/>Le ministre à M. le maréchal Vaillant, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Maréchal et cher collègue,<lb/>Un décret en date du 8 mars dernier approuve la création, dans le château de Saint-Germain, d’un musée gallo-romain placé dans les attributions de la direction générale des musées impériaux.<lb/>Le personnel attaché spécialement à ce musée a été organisé par les soins de M. le comte de Nieuwerkerke, mais il n’a pas encore été pris de décision en ce qui concerne la conservation du bâtiment.<lb/>J’avais désigné pour remplir la fonction de conservateur M. Ricateau, qui est installé dans le château depuis le mois d’avril 1861, et je prie Votre Excellence de vouloir bien lui continuer ces fonctions.<lb/>M. Ricateau mérite, sous tous les rapports, l’intérêt de l’administration et je serais heureux d’apprendre que Votre Excellence a bien voulu accueillir favorablement ma demande.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Secrétariat général<lb/>Palais du Louvre, 16 avril 1862<lb/>Son Excellence monsieur le comte Walewski, ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Votre Excellence m’a fait l’honneur de m’entretenir, par sa dépêche du 11 avril courant, de la situation de M. Ricateau qu’elle avait désigné pour remplir l’emploi de conservateur des bâtiments au château de Saint-Germain et qui a été installé en cette qualité il y a une année environ.<lb/>Le château de Saint-Germain n’a pas été compris dans la dotation de la Couronne et le décret impérial du 8 mars dernier, qui a ordonné la création d’un musée gallo-romain dans ce château et placé ce nouveau service dans les attributions des musées impériaux, n’a pu modifier le caractère domanial de cet immeuble, qui reste affecté au ministère d’Etat. Les dépenses d’entretien et de conservation de cet immeuble doivent donc continuer à incomber à votre département et l’agent préposé à la conservation des bâtiments ne peut faire partie du personnel de la Liste civile impériale.<lb/>Mais je reconnais que l’établissement d’un musée impérial, qui sera nécessairement visité par un public nombreux, ainsi que la présence de plusieurs fonctionnaires ou agens de la Liste civile dans le château de Saint-Germain peuvent rendre plus laborieuse la mission que vous aviez confiés, il y a un an, à M. Ricateau, dans des conditions différentes, et je consens à lui allouer une indemnité annuelle de quinze cents francs (1500 f.).<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le maréchal de France<lb/>Ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Vaillant »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la fabrication de vitrines pour le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Construction des vitrines de la grande salle des fêtes<lb/>Construction de l’un des tréteaux en noyer supportant la vitrine<lb/>Le socle de 0,08 sur 0,14 et de 0,70 de longueur à raison de 6,00 le mètre : 4,20<lb/>Le montant central de 0,40 de longueur à 10 f. 00 : 4,00<lb/>La traverse haute de 0,54 à raison de 6,00 : 3,24<lb/>Les 2 balustres carrés avec chapiteaux et embases carrés et socle inférieur à 7 f. 00 l’un : 14,00<lb/>[Total :] 25,44<lb/>1 tréteau semblable : 25,44<lb/>Le pan de bois en noyer réunissant les deux tréteaux<lb/>Les 2 traverses de ensemble 4,24 à 6 f. 00 prix moyen : 25,44<lb/>6 balustres carrés avec chapiteaux et embases carrés à raison de 4 f. 00 l’un : 36,00<lb/>[Total :] 61,44<lb/>Pour consolider le support de la vitrine, fourniture et pose de quatre fortes équerres en fer poli de chaque 0,16 de branche et de 0,013 mil sur 20 mil de grosseur à raison de 2 f. 00 l’une : 8,00<lb/>Construction de la vitrine en noyer au-dessus<lb/>Les 4 poteaux d’angles avec culs de lampes tournés à raison de 6 f. 00 l’un : 24,00<lb/>Le pourtour de 0,04 d’épaisseur, de 0,21 de hauteur, longueur totale 5,60 à raison de 5,00 : 28,00<lb/>5,80 de moulure d’architrave rapportée à raison de 2 f. 00 : 11,60<lb/>L’entablement d’une longueur de 6,20 à raison de 12,00 : 74,40<lb/>Le fond fixe de la vitrine en chêne de ,034 arrasé sur les 2 faces de 2,00 * 0,72 = 1,42 à raison de 12 f. 00 le mètre superficiel : 17,04<lb/>Le dessus portant la glace en noyer de 0,04 d’épaisseur et d’une longueur de 6,16 à raison de 6 f. 00 le mètre : 36,96<lb/>Le double fond mobile en chêne à claire voie recouverte de carton en pâte de 5 mil. d’épaisseur évalué à : 22,00<lb/>[Total :] 214,00<lb/>La glace épaisse 2ème choix de la fabrique de Saint-Gobain de 1,94 sur 0,66 : 84,00<lb/>A déduire 30 % : 25,20<lb/>[Total :] 58,80<lb/>A ajouter 10 % de bénéfice : 5,88<lb/>Coupement et pose de ladite glace avec tasseau en chêne et pourtour estimé à : 12,32<lb/>[Total :] 77,00<lb/>Les 4 équerres en fer plat et poli à l’intérieur de la vitrine sur la corniche, les dites de 0,20 de branche et de 20 mil. sur 5 mil. de grosseur à 1 f. 00 l’une : 4,00<lb/>Les 4 équerres posées à plat sur le dessus vitré à l’intérieur de la vitrine à raison de 1 f. 00 : 4,00<lb/>Les 3 paumelles doubles en fer poli du dessus à 2 f. 00 : 6,00<lb/>Le loqueteau à ressort formant serrure de sûreté avec gardes et entrées à la demande, tout compris : 20,00<lb/>Les 2 grandes équerres à charnières pour maintenir ouvert le dessus de la vitrine et confectionnés à la demande de l’architecte à raison de 12 f. 00 l’une : 24,00<lb/>[Total :] 58,00<lb/>Grandes vis à bois pour réunir les tréteaux et les vitrines et pour consolider les assemblages, estimés à : 6,00<lb/>Peinture à l’huile 3 couches de l’intérieur des fonds et de la vitrine, estimée à : 6,68<lb/>Transport et pose à Saint-Germain de l’une des vitrines : 14,00<lb/>8 vitrines semblables : 3968,00<lb/>Total du devis pour les 9 vitrines : 4464 f. 00<lb/>Les vitrines dont il s’agit seront construites entièrement en bois de noyer massif de belle qualité sans nœuds ni défauts. Les bois seront polis et cirés suivant ce qui est indiqué dans les dessins d’exécution. Les assemblages seront faits avec précision et seront chevillés et collés.<lb/>Les équerres seront entaillés à la demande de l’architecte. Les équerres et tous les autres ferrements seront limés et polis. Tous ces fers seront faits suivant ce qui sera prescrit à cet égard.<lb/>Les frais de timbre, d’enregistrement et de copies seront à la charge des soumissionnaires.<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 25 avril 1862 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8622_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46659_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le conservateur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">173</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1862</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8628_actor">Ministère d'Etat</corpname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 25 avril 1862<lb/>Le ministre à M. Ricateau, conservateur des bâtimens au château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>Je me suis concerté avec Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur sur la nouvelle situation qui pourrait vous être faite suite à l’organisation du musée dont la création va avoir lieu au château de Saint-Germain. J’ai l’honneur de vous informer qu’il a été convenu que vous seriez maintenu dans vos fonctions de conservateur des bâtimens et qu’à ce titre vous dépendriez du ministère d’Etat, comme par le passé et dans les mêmes conditions. Toutefois, comme l’établissement du musée et la présence de plusieurs fonctionnaires ou agens de la Liste civile dans le château exigeront une surveillance et un service plus actif de votre part, Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur a bien voulu, sur ma demande, vous allouer une indemnité annuelle de 1500 f. sur les fonds de la Liste civile.<lb/>Etc. »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_8628_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <subject>Musée</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la fabrication de vitrines pour le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">174</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">2 mai 1862</unitdate>
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                  <corpname id="atom_8635_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                  <persname id="atom_46660_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 2 mai 1862<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour classer et ranger les objets du musée gallo-romain de Saint-Germain-en-Laye, l’on réclame 9 vitrines et 2 ou 3 armoires vitrées.<lb/>J’ai l’honneur de vous proposer aujourd’hui la façon des vitrines par monsieur Gasc, habituellement employé pour pareils ouvrages par la direction générale des Musées impériaux. J’ai l’honneur en conséquence de vous faire parvenir en double expédition et le devis estimatif et la soumission souscrite par M. Gasc, menuisier sculpteur.<lb/>Aussitôt que j’aurai reçu vos ordres à cet égard, je m’empresserai de remettre les dessins d’exécution et pour satisfaire monsieur le directeur général des Musées.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement du personnel du musée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 5 mai 1862<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Monsieur le directeur général des Musées impériaux a bien voulu me demander, comme vous le savez, Monsieur le Ministre, d’approprier dans le château de Saint-Germain un logement pour M. l’attaché à la conservation du musée et aussi 2 pièces destinées à l’habitation des deux gardiens nommés pour la collection gallo-romaine.<lb/>J’ai l’honneur de vous proposer de placer ces logements dans le pavillon sud-ouest contenant déjà diverses habitations et dans les 3ème et 4e étages. Il existe au 3e étage, dans ce pavillon, un logement disposé suivant ce qui est indiqué dans le croquis ci-contre et que j’ai l’honneur de vous proposer d’affecter à monsieur l’attaché. Dans l’étage au-dessus, il existe plusieurs chambres et je dois vous proposer d’occuper 2 de ces pièces pour l’habitation des gardiens.<lb/>Ces logements sont carrelés et l’on m’a paru disposé à les accepter tels quels. J’ai donc l’honneur de proposer à Votre Excellence de les conserver à peu près dans leur état actuel. Il serait utile toutefois d’exécuter quelques réparations, d’effectuer quelques percements et blanchiments, de maintenir ou réparer les cheminées et de nettoyer et tendre à nouveau ces habitations. L’une des difficultés à résoudre devra consister dans l’établissement des lieux d’aisances et je dois proposer le placement de ces dépendances dans l’épaisseur des croisées éclairant le palier de l’escalier.<lb/>L’appropriation de ces 3 logements donnera lieu aux dépenses aproximatives dont le détail suit :<lb/>Bouchement de baies et raccords dans les murailles de l’antichambre et nettoyage et tenture de cette pièce, estimés ensemble à : 210,00<lb/>Construction d’une alcôve et d’un dégagement dans la chambre A et arrangement de ladite pièce : 345,00<lb/>Arrangement de la pièce B destinée à la cuisine : 250,00<lb/>Construction du poêle et de la cheminée feinte des 2 pièces C et D avec tuyau en tôle apparente, nettoyage et restauration des 2 pièces, estimé à : 775,00<lb/>Appropriation de la pièce E formant cabinet de travail : 220,00<lb/>Arrangement des 2 pièces destinées aux gardiens, reconstruction des cheminées, tenture et peinture : 250,00<lb/>Construction des 2 cabinets d’aisances des 3e et 4e étages avec cloisons, portes, conduite en fonte, ventouse, sièges etc. etc., estimé à : 600,00<lb/>Imprévu : 200,00<lb/>Total aproximatif : 2850,00<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8647_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46661_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la fabrication de vitrines pour le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">176</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">7 mai 1862</unitdate>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément aux instructions de Votre Excellence, quelques pièces du rez-de-chaussée du château de Saint-Germain situées à droite de l’entrée principale et la grande salle des fêtes ont été appropriées pour recevoir le musée gallo-romain.<lb/>Les travaux des bâtimens seront prochainement terminés et il y a lieu de s’occuper du mobilier. D’après les dispositions projetées par la direction des musées, il serait nécessaire d’établir neuf vitrines et trois armoires vitrées. Les vitrines sont surtout dès à présent indispensables et M. Millet, architecte du château, a fait souscrire pour leur exécution, évaluée à 4464 francs, la soumission suivante que j’ai l’honneur de proposer à l’approbation de Votre Excellence.<lb/>Le sieur Garsc, entrepreneur demeurant à Paris, boulevard Contrescarpe, n° 34, s’engage à exécuter les 9 vitrines ci-dessus indiquées en bois de noyer 1er choix, à forfait, moyennant la somme de 4464 francs.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver cette soumission et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>La somme de 4464 francs serait imputée sur le crédit de 150000 francs affecté par Votre Excellence à commencer en 1862 les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 7 mai 1862, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le logement du personnel du musée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">8 mai 1862</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément aux instructions de Votre Excellence, M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, a recherché les moyens de loger dans les bâtimens du palais le conservateur adjoint du musée gallo-romain et les deux gardiens des galeries.<lb/>M. Millet propose d’affecter à l’habitation du conservateur adjoint une partie du 3ème étage du pavillon sud-ouest, dans lequel habitent déjà le général commandant le château et le régisseur. Cet étage comprend un appartement dans lequel il n’y aurait que de légères réparations à exécuter pour le rendre habitable. Les dispositions en sont indiquées au plan compris dans le rapport ci-joint de M. Millet. Les deux gardiens seraient logés au 4ème étage du même pavillon.<lb/>La dépense qu’entraineraient les réparations indispensables et consistant en réfection de cheminées, de peinture et tenture et établissement de deux cabinets d’aisances est évaluée à la somme de 3000 f. environ.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’approuver l’exécution de ces travaux et de vouloir bien signer, à cet effet, cette soumission et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>La somme de 3000 francs sera imputée sur le crédit de 150000 francs affecté, en 1862, aux travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 8 mai 1862, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la situation administrative du jardin fleuriste de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Minute de lettre du 12 mai 1862<lb/>Le ministre à M. le ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Par suite d’un décret en date du 8 mars 1862, le château de Saint-Germain doit être restauré et approprié pour recevoir le musée gallo-romain. Déjà plusieurs pièces du rez-de-chaussée et la grande salle des fêtes sont réparées et prêtes pour leur nouvelle destination.<lb/>Sa Majesté, dans la visite qu’Elle a bien voulu faire du château, a été frappée de l’aspect de tristesse que présentaient les hautes murailles qui entourent les bâtimens et elle a donné immédiatement l’ordre de les déraser et de les remplacer par un parapet de 1 m. de hauteur environ.<lb/>Ce travail est terminé sur toutes les faces qui bordent la voie publique et il ne reste plus aujourd’hui qu’à démolir le mur qui sépare à l’est les fossés du château d’un terrain servant à élever les fleurs du parterre. Je suis informé que l’administration de la Liste civile considère ce terrain comme faisant partie de sa dotation et qu’à ce titre, aucune modification ne peut être faite aux murs de clôture qui l’entourent, que, du reste, ces murs sont nécessaires pour dérober à la vue du public les fumiers et les terres entassées dans le jardin.<lb/>Je dois faire remarquer à Votre Excellence que le terrain dont il s’agit faisait, avant 1855, partie du pénitencier et était affecté au commandant de cet établissement militaire. J’ai donc tout lieu de croire que lorsque le pénitencier a quitté le château, le terrain a été provisoirement mis à la disposition de la Liste civile pour les besoins du parterre, sans que par cela il fût décidé qu’il ferait à l’avenir partie de la dotation immobilière. Aucune trace de cette affectation n’existe dans les documents déposés dans les bureaux du ministère d’Etat et je vous serai obligé, M. le ministre et cher collègue, de me faire connaître les dispositions qui ont été prises en 1855 pour cette annexion.<lb/>Quelque soit du reste l’administration à laquelle appartient ce terrain, il est indispensable qu’il soit mis à ma disposition pour servir de chantier aux travaux de restauration du château, attendu que la disposition des lieux est telle qu’on ne peut avoir accès dans les fossés qu’au moyen d’une rampe douce qui, partant du dit terrain, permettra d’introduire les matériaux par la rue du Château-Neuf et d’enterrer les décombres.<lb/>En outre, Votre Excellence comprendra combien il serait peu convenable de laisser, sous les fenêtres même du palais restauré et occupé par un musée, un emplacement servant à recevoir les fumiers et les terres employées à la culture des fleurs du parterre. Je ne lui laisserai pas ignorer que, d’après le désir exprimé par l’Empereur, le château devra être isolé sur toutes ses faces et qu’une rue sera percée sur cet emplacement.<lb/>Tout concourt donc à rendre indispensable la suppression du jardin fleuriste et Votre Excellence reconnaîtra qu’il serait facile, sans que le service du parterre en souffrit, d’établir un nouveau jardin fleuriste à l’entrée de la forêt, sur un point éloigné de la circulation.<lb/>J’appelle, Monsieur le Ministre et cher collègue, toute votre attention sur cette affaire et vous prie de vouloir bien me faire connaître votre avis le plus tôt possible.<lb/>Etc.<lb/>P.S. Je ne dois pas vous laisser ignorer, Monsieur le Ministre et cher collègue, que, quelle que puisse être la solution de la question de propriété, il est indispensable, pour satisfaire aux ordres de l’Empereur, que le mur ci-dessus indiqué soit démoli sans plus de retard. Je prierai donc Votre Excellence de donner à l’architecte du parterre les instructions nécessaires pour laisser pénétrer dans le jardin les ouvriers chargés de la démolition. »</p>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
                <geogname>Jardin anglais</geogname>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Division des Bâtiments de la Couronne<lb/>Bureau des bâtiments<lb/>Palais des Tuileries, le 19 mai 1862<lb/>A Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>J’ai reçu la dépêche que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 12 mai courant pour m’informer que Sa Majesté l’Empereur a ordonné l’isolement complet du château de Saint-Germain et me demander de mettre à la disposition de votre département, pour compléter cet isolement, un terrain servant aujourd’hui de jardin fleuriste et dont la réunion au domaine de la Couronne ne vous parait pas complétement justifiée.<lb/>La loi du 2 mars 1832 constitutive de la dernière Liste civile a compris dans la dotation de la Couronne le domaine de Saint-Germain, moins le château et plusieurs immeubles désignés nominativement dans un tableau joint à la susdite loi.<lb/>Le terrain dont il s’agit ne figure pas sur ce tableau. Par ce motif, il faisait partie de la dotation de la Couronne sous le dernier règne.<lb/>Pour satisfaire à des convenances du service militaire, ce terrain a été mis à la disposition du département de la Guerre le 24 mars 1850 mais, le sénatus consulte du 12 mars 1852 relatif à la dotation de la Couronne impériale ayant compris dans cette dotation les immeubles situés à Saint-Germain qui faisaient partie de la dotation précédente, sur la demande de mon prédécesseur, le département de la Guerre a fait la remise du terrain dont il s’agit au ministère de la Maison de l’Empereur le 17 août 1854.<lb/>Le droit de propriété de la Liste civile impériale sur ce terrain ne peut donc être contesté.<lb/>Toutefois, Monsieur le Ministre et cher collègue, pour vous mettre à même de satisfaire aux volontés de Sa Majesté, je consens à déplacer le fleuriste et je viens de donner l’ordre à l’architecte du parterre d’étudier un projet pour la translation de cet établissement dans une autre partie du domaine.<lb/>Cette opération demandera sans doute un certain délai, tant pour le choix d’un autre emplacement que pour le transport des terres et matériaux approvisionnés. Cependant, afin que la démolition du mur qui masque la vue ne soit pas retardée et conformément au désir exprimé par Votre Excellence, j’ai autorisé l’architecte de la Liste civile à laisser pénétrer immédiatement dans le fleuriste les ouvriers qui seront chargés de la démolition de ce mur.<lb/>Aussitôt que le fleuriste aura été déplacé, le terrain sera livré à l’architecte du château pour y exécuter les travaux ordonnés, mais la Liste civile restera propriétaire du terrain qu’aux termes de la loi elle ne peut ni céder ni définitivement aliéner.<lb/>Si une nouvelle entrée donnant accès sur le parterre est établie à cet endroit, elle devra être assimilées à celles qui sont placées sur d’autres points et la Liste civile sera seule chargée de régler les heures d’ouverture et de fermeture de la grille, ainsi que de la police en général.<lb/>Les surveillants militaires du parterre chargés de ce service auront seuls les clefs des portes.<lb/>L’architecte du château devra se concerter avec celui de la Couronne pour les dispositions à prendre lorsque le moment d’exécuter les travaux sera venu.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Vaillant »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1862</unitdate>
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              <bioghist id="md5-e721845e022e471a741a7c77e4fea1c0" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par décret en date du 8 mars 1862, Sa Majesté l’Empereur a décidé que le château de Saint-Germain serait restauré et approprié pour recevoir un musée gallo-romain. En exécution de ce décret, Votre Excellence a affecté sur le crédit inscrit au chapitre 30 du budget du ministère d’Etat, exercice 1862, une somme de 100000 francs pour commencer les travaux et elle a invité M. Millet, architecte, à étudier le projet de restauration.<lb/>Déjà, conformément aux instructions de Votre Excellence, les murs du château sont dérasés et remplacés par un parapet de 1 m. 00 de hauteur environ, les salles du rez-de-chaussée, à droite de l’entrée principale, et la grande salle des fêtes sont réparées et prêtes à recevoir provisoirement les objets composant le musée.<lb/>Le moment est arrivé d’entreprendre la restauration extérieure de l’édifice. Toutes les questions archéologiques ont été résolues par la commission des Monuments historiques réunie sous la présidence de Votre Excellence le 28 mars dernier. Il a été décidé que le château serait restauré suivant le caractère qu’il avait à l’époque de François 1er et que, en conséquence, les pavillons ajoutés sous le règne de Louis XIV seraient démolis.<lb/>Dans une seconde séance, en date du 23 du mois dernier, la même commission a examiné le projet dressé par M. Millet et en a approuvé les dispositions, sauf la partie relative à la construction d’une sacristie annexe à la chapelle.<lb/>D’après les propositions de M. Millet, les travaux commenceraient par la démolition du pavillon situé à gauche de l’entrée principale, puis seraient continués dans le cours des exercices suivants par la restauration des bâtiments, de manière à pourtourner le château et terminer par la façade sur la place renfermant la grande salle des fêtes.<lb/>J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Ministre, de vouloir bien approuver le projet de M. Millet et la proposition relative à l’exécution des travaux.<lb/>Le crédit de 100000 francs alloué par Votre Excellence pour l’exercice 1862 comprend d’abord l’installation provisoire du musée, savoir :<lb/>1° réparation des pièces du rez-de-chaussée et de la salle des fêtes : 10000 f. 00<lb/>2° dérasement des murs du château : 3600 f. 00<lb/>3° appropriation des logements du conservateur adjoint et du gardien : 3000 f. 00<lb/>4° établissement de vitrines : 4464 f. 00<lb/>Total : 21064 f. 004<lb/>Il reste donc, pour les travaux de restauration proprement dits, une somme de 80000 francs environ.<lb/>Ces travaux seront entrepris dès que Votre Excellence aura bien voulu approuver les propositions que j’ai l’honneur de lui soumettre.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 6 juin 1862, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8675_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <corpname id="atom_8681_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                  <persname id="atom_46663_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 16 juin 1862<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour satisfaire aux ordres que vous avez bien voulu me donner le 13 courant, j’ai l’honneur de vous proposer de suivre, dans les ouvrages de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, l’ordre qui est à peu près indiqué dans le détail estimatif. J’ai l’honneur en conséquence de vous proposer de commencer par l’angle nord-ouest du donjon près la grille d’entrée du parterre.<lb/>Je m’empresse, suivant ce que vous avez bien voulu me demander, de vous faire parvenir les soumissions suivantes :<lb/>Terrasse et maçonnerie : Planté frères, rabais de 4 pour %<lb/>Charpente : Tellier, rabais de 5 pour %<lb/>Couverture et plomberie : Monduit et Bichet, rabais de 5 pour %<lb/>Serrurerie : Moutier, rabais de 5 pour %<lb/>Menuiserie : Blanchard et Larchevêque, rabais de 5 pour %<lb/>Peinture et vitrerie : Louis dit Larible, rabais de 6 pour %<lb/>Il m’a paru nécessaire de faire signer et parapher une expédition que j’ai l’honneur de vous adresser du cahier des charges générales de votre administration.<lb/>Votre Excellence veut bien me faire l’honneur de m’informer de l’approbation du projet présenté et je pense qu’il s’agit du château de François 1er à Saint-Germain. Dans ces conditions, il était de mon devoir, je crois, de faire souscrire une soumission spéciale pour la démolition du pavillon nord-ouest et j’ai l’honneur, sous ce pli, de vous faire parvenir 3 expéditions de ce document. Ce corps de logis contient quelques menuiseries présentant un certain intérêt, qui pourraient être remises en œuvre dans le château de François 1er et il m’a paru utile de distraire du marché la démolition de toutes les menuiseries qui devraient peut-être se déposer à la journée.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>J’ai l’honneur aussi d’adresser à Votre Excellence un cahier des charges particulières qui me semble utile pour assurer la bonne exécution des travaux de restauration de l’édifice dont il s’agit. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">4 juillet 1862</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez approuvé le 6 juin dernier les plans et devis dressés par M. Millet, architecte, pour les travaux de restauration du château de Saint-Germain et vous avez alloué un crédit de 100000 f. pour les commencer en 1862.<lb/>Ce crédit sera employé à la démolition du pavillon nord-ouest et à la restauration de la partie des bâtimens attenant à ce pavillon. M. Millet a prescrit les mesures nécessaires pour l’entreprise immédiate de ces travaux et il a fait souscrire aux entrepreneurs ordinaires de l’édifice les soumissions suivantes que j’ai l’honneur de soumettre à l’approbation de Votre Excellence.<lb/>Démolition du pavillon, MM. Planté frères, entrepreneurs à Saint-Germain, qui s’engagent à exécuter la démolition du pavillon moyennant la somme fixe et invariable de 11580 f. Ce prix comprend le triage et rangement des vieux matériaux qui seront réemployés dans les travaux de restauration, ci : 11580 f.<lb/>Terrasse et maçonnerie, MM. Planté frères, qui s’engagent à exécuter les travaux de terrasse et de maçonnerie évalués à : 75000 f. moyennant les prix de la série arrêtée pour le règlement des travaux des Bâtiments civils, en 1862, et avec rabais de 4 p. % sur ces prix<lb/>Charpente, M. Tellier, entrepreneur à Saint-Germain, qui s’engage à exécuter les travaux de charpente évalués à : 5000 f. aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Menuiserie, MM. Blanchard et Larchevêque, entrepreneurs à Saint-Germain, qui s’engagent à exécuter les travaux de menuiserie évalués à : 3000 f. aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Serrurerie, M. Moutier, entrepreneur à Saint-Germain, qui s’engage à exécuter les travaux de serrurerie évalués à : 1000 f. aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Couverture et plomberie, MM. Monduit et Béchet, entrepreneurs demeurant à Paris, boulevard Monceaux, n° 104, qui s’engagent à exécuter les travaux de plomberie évalués à : 2000 f. aux mêmes conditions, rabais 3 p. %<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible, entrepreneur à Saint-Germain, qui s’engage à exécuter les travaux de peinture et vitrerie évalués à : 800 f. aux mêmes conditions, rabais 6 p. %<lb/>Total : 98380 f.<lb/>Ces soumissions sont régulièrement rédigées et présentent des conditions avantageuses. J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver.<lb/>La restauration du château de Saint-Germain présentera de sérieuses difficultés d’exécution et il est nécessaire qu’elle soit surveillée avec la plus grande vigilance.<lb/>M. Millet fera de fréquents voyages à Saint-Germain et pourrait recevoir 4 p. % sur les travaux, comme paiement d’honoraires, frais de voyage et de dessins. Toutefois, il serait indispensable de lui adjoindre un inspecteur qui sera installé sur les lieux afin d’exercer une surveillance incessante, et j’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence M. Chéret, architecte honorablement connu à Saint-Germain.<lb/>Il recevrait, à dater du 1er de ce mois, un traitement de 1500 f. par an, imputable sur le crédit inscrit au chapitre 30 du budget du ministère d’Etat, exercice 1862.<lb/>Enfin, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer comme vérificateur M. Debrie, qui a coopéré avec M. Millet à la rédaction des devis approuvés. Il recevrait sur le montant des mémoires réglés des honoraires proportionnels fixés par les règlements à 1 p. %.<lb/>Si Votre Excellence approuve ces différentes propositions, je la prierai de signer le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage respectueux de mon dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 4 juillet 1862, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 19 juillet 1868<lb/>ASon Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour satisfaire aux ordres que vous avez bien voulu me donner le 4 courant, j’ai prescrit les mesures utiles pour faire démolir le pavillon nord-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye et près la gare du chemin de fer.<lb/>L’on s’est mis aussitôt à déposer toutes les boiseries de ce pavillon et, lundi dernier, 14 courant, l’on se mettait à détruire les planchers et les murs. A la date de ce jour, l’on a déjà déposé 2 planchers et détruit 2 étages de murailles. J’ai pu constater par ces démolitions que la plupart des bois des planchers étaient complètement pourris et sur plusieurs points j’ai dû réclamer l’étaiement et pour assurer la sécurité des ouvriers employés dans ces démolitions. J’ai pu vérifier alors le pitoyable état de ces constructions récentes et constater alors l’exactitude des renseignements que j’avais eu l’honneur de fournir à Votre Excellence.<lb/>Les quantités de matériaux qui sortent de ce bâtiment sont énormes et les déblais ne pouvant s’effectuer qu’au moyen de chevaux et de voitures, il est urgent alors de faire établir aussitôt la rampe à voitures et le pont de service de la rue du Château-Neuf afin de faire arriver les tombereaux et dans les fossés et dans la cour du château. J’ai en conséquence l’honneur de vous informer des ordres que j’ai été contraint de donner à cet égard.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Il m’a paru utile de faire constater par des photographies l’état actuel de l’angle nord-ouest du château et hors M. Marville a fait 2 vues que j’aurai l’honneur sous peu de jours de vous adresser. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la remise du jardin fleuriste de Saint-Germain-en-Laye au ministère d’État</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément aux dispositions arrêtées entre Votre Excellence et monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur, le jardin fleuriste du parterre de la terrasse de Saint-Germain sera remis à l’architecte du château et converti en chantier.<lb/>Par suite de l’abandon de ce terrain, l’administration de la Liste civile a dû chercher dans les environs de la terrasse un endroit assez écarté de la circulation où elle pourrait faire élever les fleurs qui servent à orner le parterre.<lb/>Monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur, en informant Votre Excellence que le nouvel emplacement est définitivement arrêté, ajoute que les frais d’installation de ce jardin sont évalués à 9000 f. et qu’il lui parait juste que votre administration concourre au paiement de la moitié de cette somme. En effet, le déplacement de ce jardin est devenu nécessaire par suite de l’exécution des travaux de restauration du château et Votre Excellence pensera, sans doute, que la proposition de monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur doit être accueillie.<lb/>La moitié de la dépense ci-dessus indiquée, soit 4500 f., serait imputée sur le crédit à allouer en 1863 pour la restauration du château.<lb/>Si Votre Excellence donne son assentiment à cette proposition, je la prierai de vouloir bien signer le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 28 juillet 1863, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai fait ranger dans la cour et dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye des vieilles boiseries hors de service aussi bien que des bois de charpente de médiocre qualité et qui ne pourraient être utilisés dans les ouvrages de restauration ordonnés par Votre Excellence.<lb/>Ces vieux matériaux sont un embarras dans le chantier déjà assez restreint servant aux travaux. Les remblais qui s’effectuent ont entraîné déjà le déplacement des objets et la conservation de ces débris entrainerait des dépenses continuelles. Pour conserver ces débris d‘une façon convenable, il faudrait pouvoir les abriter et aucune partie du château ne pourrait jamais recevoir pareil dépôt.<lb/>J’ai l’honneur en conséquence d’adresser à Votre Excellence, avec ce rapport, une évaluation des matériaux dont il s’agit tout en sollicitant la vente par l’administration des Domaines.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 18 novembre 1862 »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux réalisés en 1862 au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1862</unitdate>
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                  <persname id="atom_46667_actor">Millet, Eugène</persname>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Restauration du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Travaux effectués en 1862 et propositions 1863<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le crédit de 100000 francs alloué sur l’exercice 1862 pour les travaux du château de Saint-Germain-en-Laye est aujourd’hui entièrement épuisé et j’ai l’honneur, pour satisfaire à vos ordres, de vous rendre compte des opérations. Il résulte d’une lettre que vous avez bien voulu m’adresser le 4 juillet dernier qu’une somme de 21064 francs a été employée à l’installation provisoire du musée gallo-romain. Il ne restait alors qu’une somme de 78936 francs pour démolir et pour faire face aux premiers ouvrages de restauration.<lb/>J’ai tout d’abord ordonné la construction d’une rampe à voitures et d’un pont provisoire sur la rue du Château-Neuf pour donner entrée aux matériaux et aux ouvriers dans les fossés et dans la cour du château. Je devais aussitôt aussi procéder à l’arrangement d’une habitation pour le gardien concierge. Aujourd’hui donc l’entrée sur la place du Château est exclusivement réservée au personnel logé et aussi au service du musée gallo-romain.<lb/>Le pavillon nord-ouest, de la fin du 17ème siècle, sis près la garde du chemin de fer, a été entièrement démoli à l’exception toutefois d’une de ses piles du rez-de-chaussée, qui nous sera nécessaire pour appuyer des étais destinés à faciliter des reprises en sous-œuvre.<lb/>La démolition a dégagé l’ancienne tour rectangulaire d’encoignure du château de Charles V suivant ce qui été prévu au projet. Cette vieille tour était, au 14ème siècle, en saillie sur les courtines et dans les démolitions l’on a retrouvé d’assez nombreux détail de cette intéressante partie de l’édifice. L’on a retrouvé tous les bandeaux indiquant les anciens planchers, les corniches et aussi la disposition et le profil des créneaux supérieurs. En faisant disparaitre la cabane de l’horloge qui surmontait la terrasse de couronnement, l’on a constaté l’existence d’une très curieuse souche de cheminée du 14e siècle qui pourra être restaurée et utilisée. J’ai l’honneur de joindre à ce rapport un croquis indiquant d’une façon à peu près certaine l’ancien aspect du fragment d’architecture militaire dont il s’agit.<lb/>Les constructions du 16ème siècle engagent à l’est et au midi la tour rectangulaire et les bâtiments de François Ier atteignent la hauteur indiquée par la ligne AB dans mon croquis. L’on ne peut songer en conséquence, nous croyons, à rendre à la tour formant bastion ses formes primitives.<lb/>La tour du 14ème siècle a eu beaucoup à souffrir des diverses constructions et des diverses installations des 17ème, 18ème et 19ème siècles. L’on avait entaillé ses gros murs, ayant 2 m. 50 d’épaisseur, sur presque tous les points et l’on avait de la sorte trouvé dans ses murailles des cabinets et des armoires. Le mur est avait été entaillé de plus d’un mètre dans la hauteur des trois étages inférieurs. Des portes de communication avaient été percées à tort et à travers dans tous les murs et d’inquiétantes lézardes sillonnaient alors toutes les parois de la tour dont il s’agit.<lb/>Nous avons prescrit et nous avons exécuté aujourd’hui à peu près toutes les reprises dans trois des murs de cette tour. Toutes les baies modernes ont été bouchées et en effectuant ces ouvrages l’on a eu le soin de rétablir toutes les portes de communication à plomb les unes des autres. Les maçonneries exécutées à l’intérieur de cette tour pour remplir toutes les murailles présentent un cube de plus de 450 mètres et ce chiffre, mieux que toutes les descriptions, pourra faire connaître à Votre Excellence le triste état dans lequel nous avons trouvé cette construction du Moyen Âge.<lb/>A la tour d’angle était accolée jadis une tourelle carrée contenant des cabinets d’aisances. Cette tourelle a été détruite par Hardouin-Mansart mais nous avons retrouvé et les fondations et la fosse du 16ème siècle, qui va se trouver alors utilisée à nouveau. La tourelle dont il s’agit a été remontée dans une hauteur de 16 mètres environ pendant le cours de cet exercice.<lb/>Nous avons pu entièrement ériger aussi la tour ronde sise sur la façade ouest contenant un escalier de service et qui était indiquée dans le projet qui a été approuvé par Votre Excellence.<lb/>Les travaux de 1862 ont été commencés seulement au mois d’août, fort tard alors, et l’on n’a pu, pour arriver en temps utile, limiter le chantier dans l’angle nord-ouest. L’on s’est trouvé dans l’obligation de prescrire la construction de divers éperons le long de la façade nord et près l’encoignure toutefois. Ces éperons en pierre sont au nombre de douze et sont seulement commencés.<lb/>J’ai l’honneur de proposer d’effectuer pendant le cours de l’exercice 1863 les ouvrages dont le détail suit :<lb/>1° l’achèvement des travaux de la tour d’angle nord-ouest évalués au devis à : 140655,00<lb/>Il convient d’ajouter les frais de démolition s’élevant d’après le devis à : 12381,00<lb/>[Total :] 153036,00<lb/>A déduire le crédit déjà alloué : 78936,00<lb/>[Total :] 74100,00<lb/>2° le commencement des travaux de restauration du bâtiment nord, sis vers le parterre, évalués dans leur ensemble à 325510 francs. Je sollicite pour ces ouvrages l’ouverture d’un crédit de : 125900,00<lb/>Proposition de dépense pour 1863 : 200000,00<lb/>A ce chiffre, il convient d’ajouter peut-être les 4500 francs promis par Votre Excellence pour le déplacement du jardin fleuriste.<lb/>Monsieur le directeur général des musées impériaux a bien voulu me faire connaître qu’il serait à propos de construire le plus tôt possible des armoires ou vitrines pour la collection de Saint-Germain-en-Laye. Je ne sais au juste quelle sera l’importance des meubles dont il est question, mais l’on ne pourrait compter peut-être sur une somme inférieure à 5 ou 6 mille francs, si toutefois ces objets doivent avoir un caractère définitif.<lb/>Les désordres du château de Saint-Germain sont graves et nombreux. Sur la façade nord, près le pavillon nord-est, pour éviter l’écroulement de la balustrade supérieure et des portions de murs au-dessous, j’ai été contraint il y a peu de jours de faire échafauder et d’ordonner quelques reprises et aussi la descente du couronnement.<lb/>Il y a quelques jours aussi, je constatai sur la façade est, vers Paris, des déchirements et l’écroulement de quelques briques et de quelques parties des enduits. Cet accident sans gravité en lui-même indique toutefois un travail très inquiétant dans les voûtes et dans les murailles.<lb/>Depuis l’année 1855 que Votre Administration a bien voulu me charger des soins à donner à l’important édifice qui nous occupe, nous avons été à même de constater combien les désordres de la construction vont en augmentant. Nous commencions à désespérer de sa conservation lorsque vous nous avez fait l’honneur, Monsieur le Ministre, de nous ordonner de procéder à sa restauration. Aujourd’hui, nous devons alors solliciter l’ouverture de crédits suffisants pour sauver de la ruine l’important monument historique de Saint-Germain-en-Laye. Il serait facile assurément de donner plus d’importance aux ouvrages que nous l’avons indiqué plus haut, car l’édifice a de telles proportions qu’on pourrait attaquer la restauration en plusieurs endroits à la fois.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 20 décembre 1864 »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 7 février 1863<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai reçu le rapport que vous m’avez adressé le 20 décembre dernier de la situation des travaux entrepris en 1862 pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye à l’aide d’une première allocation de 100000.<lb/>Sur ce crédit, une somme de 21064 a été employée à l’installation provisoire du musée gallo-romain. Il n’a donc été dépensé pour les travaux de restauration proprement dit qu’une somme de 78936 f. L’ancien pavillon nord-ouest a été démoli et vous avez commencé la restauration et terminé la construction de la tour d’escalier de la façade ouest.<lb/>Vous projetez de terminer, en 1863, la restauration du donjon de Charles V : 74100 f.<lb/>Et d’entreprendre celle de la façade nord, sur le parterre : 125900 f.<lb/>Total : 200000 f.<lb/>L’insuffisance du crédit affecté aux grands travaux du service des Bâtiments civils ne permet pas d’autoriser, en 1863, une dépense aussi considérable et je ne puis mettre à votre disposition qu’une somme de 150000 imputable sur le crédit inscrit au chapitre 31 de la 3e section du budget du ministère d’Etat.<lb/>Je vous invite, M., à m’adresser le plus tôt possible une répartition de ce crédit, par nature d’ouvrages, en indiquant la somme afférente à l’exécution de chaque catégorie.<lb/>Ces renseignements sont nécessaires au bureau de contrôle des Bâtiments civils pour préparer les soumissions qui seront souscrites par les entrepreneurs. Dès que je les aurai approuvées, vous pourrez prescrire les mesures nécessaires pour la reprise des travaux.<lb/>Etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement à l’extérieur du personnel du musée de Saint-Germain-en-Laye et les responsabilités des ministères sur le château</unittitle>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre du 22 février 1863<lb/>Le ministre à M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées<lb/>Monsieur le Directeur général,<lb/>En m’informant que M. Rossignol, conservateur adjoint du musée gallo-romain, avait loué un appartement à Saint-Germain moyennant le prix de 2000 f. par an, vous pensez que le ministère d’Etat doit participer au paiement de cette dépense pour une somme de 1500 f. et vous demandez de faire délivrer 1000 f. à M. Rossignol pour les deux premiers trimestres écoulés depuis le 15 novembre dernier.<lb/>Il m’est impossible, M. le Directeur général, d’accepter cette combinaison qui mettre à la charge de mon budget une dépense de personnel étranger à mon administration. Lorsque le château de Saint-Germain a été affecté au musée gallo-romain, je ne pouvais que le mettre dans l’état où il se trouvait à la disposition de l’administration des Musées, et cette dernière devait naturellement supporter les conséquences du mauvais état du bâtiment. Une de ces conséquences était de loger à l’extérieur le personnel qui ne pouvait trouver place dans les parties habitables du château.<lb/>Le ministère d’Etat a pris à sa charge les dépenses considérables qu’entrainera la restauration des bâtimens, et c’est à la direction des Musées qu’incombe toutes les dépenses relatives au personnel. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8713_actor">Ministère d'Etat </corpname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">4 mars 1863</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Grands travaux, exercice 1863<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez accordé, par décision du 28 janvier dernier, un crédit de 150000 f. pour continuer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Cette somme sera spécialement affectée à la continuation aux travaux de réfection du donjon et de la façade du château sur le parterre.<lb/>M. Millet, architecte de cet édifice, a prescrit les mesures nécessaires pour commencer immédiatement ces opérations et il a fait souscrire, dans ce but, les soumissions suivantes aux entrepreneurs de l’édifice, savoir :<lb/>Maçonnerie, Mrs Planté, entrepreneur demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue de Poissy, n° 89, qui s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie, évalués à 112000 f., moyennant les prix de la série arrêtée pour le règlement des travaux du service des Bâtiments civils pendant l’exercice 1863, avec rabais sur ces prix de 4 p. %<lb/>Charpente, M. Tellier, entrepreneur demeurant à Saint-Germain, rue Tourville, n° 2, qui s’engage à exécuter les travaux de charpente, évalués à 11591 f., moyennant les prix de la même série, avec rabais de 4 p. %<lb/>Couverture, Mrs Monduit et Béchet, entrepreneurs demeurant à Paris, boulevard Monceaux, n° 184, qui s’engagent à exécuter les travaux de couverture, évalués à 4000 f., moyennant les prix de la même série, avec rabais de 3 p. %<lb/>Menuiserie, Mrs Blanchard et Larchevêque, entrepreneurs demeurant à Saint-Germain, rue Danès, n° 21, qui s’engagent à exécuter les travaux de menuiserie, évalués à 4000 f., moyennant les prix de la même série, avec rabais de 5 %<lb/>Serrurerie, M. Moutier, entrepreneur demeurant à Saint-Germain, rue des Coches, n° 73, qui s’engage à exécuter les travaux de serrurerie, évalués à 2000 f., moyennant les prix de la même série, avec rabais de 5 %<lb/>Peinture, M. Louis dit Larible, entrepreneur demeurant à Saint-Germain, rue des Bucherons, n° 9, qui s’engage à exécuter les travaux de peinture, évalués à 1000 f., moyennant les prix de la même série, avec rabais de 6 %<lb/>Total : 134591 f.<lb/>Toutes ces soumissions, régulièrement rédigées, présentent des conditions avantageuses. En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 4 mars 1863, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’ameublement du commandant militaire du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 4 mars 1863<lb/>Le ministre à monsieur le général de Girardin, commandant militaire du château de Saint-Germain<lb/>Général,<lb/>Vous m’avez demandé de faire meubler par le ministère d’Etat deux pièces de l’appartement que vous occupez au château de Saint-Germain.<lb/>Je m’empresse de vous informer que, dans tous les bâtimens placés dans les attributions du ministère d’Etat, les fonctionnaires chargés de leur surveillance sont tenus de pourvoir, à leurs frais, à leur ameublement. Les réglemens en usage n’admettent pas une fourniture de meubles qui créerait des dépenses personnelles en dehors des crédits budgétaires et donnerait lieu à des observations de la cour des Comptes.<lb/>Il ne peut y avoir d’exception en faveur du château de Saint-Germain. J’ajouterai que, déjà, le paiement des meubles qui ont été achetés pour votre première installation a soulevé des difficultés.<lb/>Par ces motifs, je regrette, Général, de ne pouvoir donner suite à votre demande.<lb/>Etc. »<lb/><lb/>A cette lettre est joint un rapport de peu postérieur :<lb/>« Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Ministère d’Etat<lb/>Note<lb/>La question de principe, en ce qui concerne le mobilier du commandant militaire de Saint-Germain, est engagée de manière à rendre difficile la solution qu’indiquerait la régularité absolue.<lb/>Lorsque l’Empereur a nommé le général de Girardin à Saint-Germain, ce dernier a obtenu qu’un logement lui serait préparé et qu’un mobilier y serait placé.<lb/>Evidemment, cette mesure était contraire aux usages administratifs, attendu que les fonctionnaires de l’Etat, lorsqu’ils sont logés dans un établissement, se meublent à leurs frais. Mais le général, payé par l’Empereur, a voulu être considéré comme les commandants des palais impériaux qui sont logés, meubles, chauffés etc., de même que tous les fonctionnaires de la Liste civile.<lb/>Une fourniture de meubles a donc été faite, et un inventaire spécial a été dressé.<lb/>Aujourd’hui, quelques-uns de ces meubles sont en mauvais état et demandent à être réparés. Evidemment, il n’y a que deux partis à prendre, faire la réparation et laisser les meubles en service, ou bien enlever les meubles et les remettre au Domaine qui les vendra.<lb/>Je crois qu’on peut, sans inconvénient, continuer la situation actuelle. Lorsque le général a demandé récemment l’ameublement de nouvelles pièces, le ministre a refusé avec grande raison, afin de ne pas atténuer la force du principe, mais aujourd’hui il ne s’agit que de réparer un mobilier qui appartient à l’Etat et la question de principe reste en dehors.<lb/>La position du général est très fausse, en ce sens que l’administration de la Liste civile ne veut pas l’accepter et que le ministère d’Etat ne peut pas le considérer comme lui appartenant. Il serait à désirer qu’une autre destination lui fût donnée. »</p>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement de la grande salle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">193</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F21 859</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1863</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le nombre des objets envoyés au musée gallo-romain augmente de jour en jour et l’administration des Musées demande l’établissement, dans la grande salle des fêtes du château de Saint-Germain, de nouvelles vitrines dans lesquelles seraient exposées les collections.<lb/>Afin d’éviter la dépense qu’entrainerait l’achat de ces meubles, on pourrait utiliser les vitrines laissées sans emploi au palais de l’Industrie après le transport au Louvre du musée Campana. M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, a choisi quinze vitrines assez grandes pour recevoir tous les échantillons de l’art gallo-romaine qu’il s’agit, en ce moment, de classer et d’exposer aux yeux du public.<lb/>Ces vitrines sont transportées à Saint-Germain.<lb/>Les frais de dépose, réparations, peintures s’élèvent à la somme de 2100 francs environ.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer de vouloir bien approuver cette dépense qui sera imputée sur le crédit affecté à l’entretien des Bâtiments civils, exercice 1863.<lb/>Si Votre Excellence donne son assentiment à cette proposition, je la prierai de signer le présent rapport.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 2 avril 1863, le ministre d’Etat, A. Waleswki »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8729_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant pour l’église paroissiale des objets provenant de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">194</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1863</unitdate>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Saint-Germain-en-Laye, 18 avril 1863<lb/>Sire,<lb/>Votre Majesté n’ignore pas que la chapelle du château de Saint-Germain, bâtie par saint Louis dans un style qui rappelle celui de la Sainte-Chapelle, a été par les soins de Louis XIII restaurée dans le goût qui dominait sous le règne de ce monarque. Les boiseries du chœur, le retable de l’autel et l’autel lui-même, quoique s’éloignant du caractère primitif de la chapelle, étaient justement admirés et l’ensemble de cette décoration intérieure était d’une telle magnificence que Louis XIV, malgré son goût pour les constructions et les embellissemens, n’y trouva rien à faire.<lb/>Lors de la tourmente révolutionnaire, l’autel fut démoli, les boiseries du chœur furent brisées, les grilles vendues, la dévastation fut complète et il ne resta rien des magnificences dues à la piété de Louis XIII.<lb/>Pendant le règne de S. M. Charles X et par les ordres de ce monarque, on entreprit une nouvelle restauration de la chapelle. Les travaux commencés en 1826 furent terminés en 1827 et, le 6 janvier de cette année, fête de l’épiphanie, la chapelle fut bénite et rendue aux solennités du culte. Mais il est à regretter que cette dernière restauration se soit éloignée du style de la chapelle, plus encore que la restauration opérée par les soins de Louis XIII. L’autel, le retable, les boiseries, la chaire, tous les ornemens, en un mot, quoique destinés à une chapelle gothique, rappellent le style des édifices religieux construits depuis Louis XIV. Cette anomalie, qui tend à disparaître et qui, sous l’inspiration si intelligente de Votre Majesté, est remplacée dans les restaurations actuelles par un retour à des embellissemens en rapport avec le style même des édifices, cette anomalie existe dans la chapelle du château impérial de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>La transformation de ce château en un musée gallo-romain si heureusement commencée d’après les ordres de Votre Majesté et la restauration complète de ce monument historique nécessitera, sans aucun doute, d’importans travaux dans la chapelle et il est à présumer que les hommes spéciaux qui sont investis de la confiance de Votre Majesté songeront à faire disparaître les boiseries et autres ornemens que le mauvais goût a introduits il y a trente-sept ans dans ce magnifique sanctuaire.<lb/>C’est dans la prévision de cette opération, que je crois à peu près inévitable, Sire, que j’ose supplier Votre Majesté de daigner ordonner que les boiseries, retable, autel, chaire et autres ornemens modernes qui pourront être éloignés du plan de restauration soient donnés à l’église impériale de Saint-Germain-en-Laye pour être employés par les soins de la fabrique de cette église à la restauration de la chapelle dite chapelle basse tenant à la dite église.<lb/>Cette chapelle, Sire, reste de l’ancienne église, quoique dans un état de denuement complet, nous est d’une très grande utilisé à cause de l’exiguïté de l’église. Ainsi, les dimanches et jours de fête, on y célèbre la masse d’onze heures pendant la grande messe paroissiale afin d’éviter l’encombrement de la foule. Cette chapelle pouvant contenir environ trois cents personnes sert aussi pour les réunions de la Société de secours mutuel de saint François-Xavier si heureuse et si reconnaissance de la protection que Votre Majesté daigne lui accorder. Elle sert également pour les catéchismes de la paroisse. En un mot, elle est une annexe indispensable à l’église.<lb/>Or, ainsi que j’ai eu l’honneur d’en informer Votre Majesté, cette chapelle, Sire, est tout à fait délabrée et dépourvue d’ornement et si, par un effet de votre généreuse piété, l’église était mise en possession des objets qui pourront être écartés du plan de restauration de la chapelle du château, je ne doute pas que la fabrique ne trouve dans ce don que Votre Majesté daignerait lui faire le moyen de meubler et d’orner la dite chapelle basse et de la rendre ainsi plus digne des cérémonies du culte qui s’y accomplissent et plus en rapport avec les pieux sentiments des fidèles qui la fréquentent.<lb/>Si j’avais connu, Sire, la dernière visite que Votre Majesté a faite au château, je me serais empressé de solliciter l’autorisation d’aller lui présenter mes humbles et respectueux hommages.<lb/>Daignez agréer l’assurance des sentimens de dévouement et de respect avec lesquels j’ai l’honneur d’être, Sire, de Votre Majesté le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur et sujet.<lb/>Chauvel<lb/>v. g., curé de Saint-Germain »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8734_actor">Ministère d'Etat </corpname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Soumission pour les sculptures du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de l’angle nord-ouest<lb/>Soumission concernant les travaux de sculpture<lb/>Exercice 1863<lb/>Je soussigné André Libersac, sculpteur demeurant à Paris, rue Lafayette, n° 67,<lb/>Après avoir pris connaissance à titre de simple renseignement du devis estimatif et des dessins et tracés graphiques dressés par M. Eugène Millet, architecte, relatifs à la restauration de l’angle nord-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye,<lb/>M’oblige envers Son Excellence monsieur le ministre d’Etat à exécuter une partie des travaux de sculpture nécessaires à la restauration de l’angle ci-dessus désigné jusqu’à concurrence de la somme de deux mille cinq cens francs, en me conformant aux ordres et indications de l’architecte et moyennant les prix indiqués dans la série ci-dessous :<lb/>Série des prix<lb/>N° 1. Sculpture d’une gargouille de 1,00 à 1,30 à figure et ornemens dans la pierre dure d’Oinville : 220,00<lb/>2. Sculpture d’une gargouille de même dimension en même pierre mais plus simple, avec consoles, cannelures et feuille : 110,00<lb/>3. Sculpture d’une salamandre dans la hauteur de la balustrade, la dite avec flammes et accessoires et en pierre ferme de vergelé : 60,00<lb/>4. Sculpture d’une F ornée, avec fleurs de lys, dans la hauteur de la balustrade, la dite en pierre ferme de vergelé : 40,00<lb/>La sculpture d’une N ornée et pour le même emplacement sera payée le même prix<lb/>5. Sculpture d’une couronne royale ou impériale avec consoles cannelées d’accotement, la dite en roche douce de Maule et pour le couronnement de la balustrade : 80,00<lb/>6. Sculpture d’un vase couronnant la balustrade de 1,40 environ de hauteur avec guirlandes, têtes, macarons et bouquets supérieurs, le dit en roche douce de Maule : 80,00<lb/>Je m’oblige en outre à toutes les charges, clauses et conditions du cahier des charges générales en 56 articles applicables aux travaux de la division des Bâtiments civils. Je serai dispensé de fournir un cautionnement. Les frais de timbre, d’enregistrement et de copies de pièces du présent marché seront à ma charge.<lb/>Paris, ce 5 mai 1863<lb/>Approuvé l’écriture ci-dessus<lb/>A. Libersac<lb/>L’architecte soussigné<lb/>Eug. Millet »</p>
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                <note>
                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de l’angle nord-ouest<lb/>Soumission concernant les travaux de sculpture<lb/>Exercice 1863<lb/>Je soussigné Victor Corbel, sculpteur demeurant à Paris, rue Saint-Placide, n° 22,<lb/>Après avoir pris connaissance à titre de simple renseignement du devis estimatif et des dessins et tracés graphiques dressés par M. Eugène Millet, architecte, relatifs à la restauration de l’angle nord-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye,<lb/>M’oblige envers Son Excellence monsieur le ministre d’Etat à exécuter une partie des travaux de sculpture nécessaires à la restauration de l’angle ci-dessus désigné jusqu’à concurrence de la somme de deux mille cinq cens francs, en me conformant aux ordres et indications de l’architecte et moyennant les prix indiqués dans la série ci-dessous :<lb/>Série des prix<lb/>N° 1. Sculpture d’une gargouille de 1,00 à 1,30 à figure et ornemens dans la pierre dure d’Oinville : 220,00<lb/>2. Sculpture d’une gargouille de même dimension en même pierre mais plus simple, avec consoles, cannelures et feuille : 110,00<lb/>3. Sculpture d’une salamandre dans la hauteur de la balustrade, la dite avec flammes et accessoires et en pierre ferme de vergelé : 60,00<lb/>4. Sculpture d’une F ornée, avec fleurs de lys, dans la hauteur de la balustrade, la dite en pierre ferme de vergelé : 40,00<lb/>La sculpture d’une N ornée et pour le même emplacement sera payée le même prix<lb/>5. Sculpture d’une couronne royale ou impériale avec consoles cannelées d’accotement, la dite en roche douce de Maule et pour le couronnement de la balustrade : 80,00<lb/>6. Sculpture d’un vase couronnant la balustrade de 1,40 environ de hauteur avec guirlandes, têtes, macarons et bouquets supérieurs, le dit en roche douce de Maule : 80,00<lb/>Je m’oblige en outre à toutes les charges, clauses et conditions du cahier des charges générales en 56 articles applicables aux travaux de la division des Bâtiments civils. Je serai dispensé de fournir un cautionnement. Les frais de timbre, d’enregistrement et de copies de pièces du présent marché seront à ma charge.<lb/>Paris, ce 5 mai 1863<lb/>Approuvé l’écriture ci-dessus<lb/>V. Corbel<lb/>L’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les objets garnissant la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">8 mai 1863</unitdate>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 8 mai 1863<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les objets mobiliers garnissant la chapelle de saint Louis, à Saint-Germain-en-Laye, ne pourront assurément pas reprendre leur place dans ce curieux édifice du 13e siècle lors de sa restauration.<lb/>Ces objets mobiliers comprennent :<lb/>1° Des boiseries Louis XIII, ornées d’attributs religieux, dont la belle facture a été remarquée il y a peu de jours par Sa Majesté l’Empereur lors de sa visite du château de Saint-Germain-en-Laye. Sa Majesté, tout en approuvant la dépose de ces boiseries, a manifesté le désir de les voir utiliser.<lb/>2° Un très médiocre autel à colonnes, érigé il y a 40 ou 50 ans. Cet autel, qui tapisse tout le fond de la chapelle, est orné d’un médiocre tableau représentant la Cène et il est encore muni de 6 chandeliers en cuivre très ordinaires et de la croix assortie.<lb/>3° Une chaire à prêcher construire à l’époque où le château servait de caserne pour les gardes du corps. Cet objet ne présente aucune valeur artistique.<lb/>4° D’une tribune portée par 2 colonnes corinthiennes en pierre. Cet objet est sans caractère et sans intérêt.<lb/>5° De galeries en bois pourtournant la chapelle et fort insignifiantes.<lb/>6° D’une grille formant appui de communion remontant seulement à une quarantaine d’années et en désaccord complet avec le caractère de l’édifice.<lb/>7° D’un bénitier en marbre en forme de coquille sans valeur artistique.<lb/>8° Enfin d’un tableau représentant la sainte Vierge brodant et accompagnée de deux anges. Ce tableau a été crevé et grossièrement restauré.<lb/>Pour satisfaire d’une façon complète à la demande que vous avez bien voulu me faire le 5 courant, j’ai voulu visiter la chapelle basse de l’église dans laquelle M. le curé voudrait utiliser les objets dont il s’agit. Cette chapelle présente de grandes et belles proportions et, si les ressources affectuées à la remise en œuvre sont suffisantes, l’on pourrait faire un bon emploi du mobilier qu’on sollicite auprès de Votre Excellence.<lb/>L’église de Saint-Germain est habituée aux libérable des souverains et à plusieurs reprises l’édifice religieux a été reconstruit par les soins et aux frais des rois de France. Il me paraîtrait sans inconvénient de faire don à l’église de Saint-Germain des objets mobiliers garnissant la chapelle du château et je crois de mon devoir d’appeler l’attention de Votre Excellence sur les boiseries Louis XIII signalées dans l’article 1er de l’inventaire ci-dessus.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 8 mai 1863 »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux de sculpture au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
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                <p>« Ministère d’Etat<lb/>Division des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué une somme de 150000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 31 de la 3e section du budget du ministère d’Etat, exercice 1863, pour continuer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Cette somme est spécialement affectée aux travaux de réfection du donjon et de la façade du château sur le parterre.<lb/>Votre Excellence a approuvé, le 4 mars dernier, la plupart des soumissions souscrites par les entrepreneurs pour les différentes natures d’ouvrages à exécuter en 1863. Restaient encore à soummissionner les travaux de sculpture. M. Millet a l’honneur de proposer à Votre Excellence de les confier aux sculpteurs ci-après nommés, dont j’ai l’honneur de présenter les soumissions à l’approbation de Votre Excellence, savoir<lb/>Sculpture, M. Libersac, sculpteur demeurant à Paris, rue Lafayette, n° 67, qui s’engage à exécuter différents travaux de sculpture d’art jusqu’à concurrence de 2500 f. et moyennant les prix indiqués dans la soumission qu’il a souscrite.<lb/>Sculpture, M. Corbel, sculpteur demeurant à Paris, rue Saint-Placide-Saint-Germain, n° 22, qui s’engage à exécuter différents travaux de sculpture d’art jusqu’à concurrence de la somme de 2500 f. et moyennant les prix indiqués dans la soumission qu’il a souscrite.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier d’approuver ces deux soumissions, qui sont régulièrement rédigées, et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le secrétaire général<lb/>Eug. Marchand »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 12 mai 1863, le ministre d’Etat, A. Walewski »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’abaissement du sol de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>A diverses reprises, j’ai eu l’occasion de faire des sondages dans le sol de la chapelle de saint Louis au château de Saint-Germain-en-Laye et, chaque fois, j’ai retiré de ces trous des fragments très intéressants et pouvant m’aider dans le travail de restauration que vous m’avez fait l’honneur de me confier.<lb/>Il me paraitrait utile de fouiller toute cette chapelle et de façon à retrouver son sol ancien. Je suis certain que ces fouilles fourniraient de nombreux débris taillés et sculptés qui me seraient très utiles pour conduire avec sûreté les ouvrages de restauration de ce vieux et respectable château royal.<lb/>J’ai l’honneur, en conséquence, de faire parvenir sous ce pli à Votre Excellence un devis estimatif des travaux dont il s’agit, tout en sollicitant sur les fonds d’entretien le faible crédit nécessaire pour les ouvrages dont il s’agit.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 10 juillet 1863 »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’abaissement du sol de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [barré :] Ministère d’Etat<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, juillet 1863<lb/>[barré :] Rapport à Son Excellence le ministre d’Etat<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les travaux de restauration du château de Saint-Germain se poursuivent avec activité et déjà M. Millet a retrouvé, en faisant pratiquer des fouilles dans différentes parties des bâtiments, des fragments qui lui permettent de rétablir d’une manière certaine les détails de la construction. Cet architecte a pensé, avec juste raison, qu’il trouverait dans le sol de la chapelle, exhaussé à différentes époques, des morceaux curieux de sculpture, détachés autrefois des anciennes constructions. Il a donc fait pratiquer quelques sondages dans ce sol, exhaussé de 1 m. 50 au moins, et en effet il a découvert les vestiges les plus intéressants.<lb/>Cet architecte demande l’autorisation de déblayer entièrement cette chapelle et de la remettre à son ancien niveau. Ce déblai entraînerait, d’après le devis ci-joint, une dépense de 2500 f. environ.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien autoriser l’exécution de ce travail et de signer, à cet effet, le présent rapport.<lb/>La dépense ci-dessus indiquée serait imputée sur le crédit affecté en 1863 à l’entretien des Bâtiments civils.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 20 juillet 1863, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8764_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Soumission concernant le cadran de l’horloge<lb/>Exercice 1863<lb/>Je soussigné Collin, horloger-mécanicien, successeur de Bernard Henri Wagner, demeurant à Paris, rue Montmartre, numéro 118.<lb/>Après avoir pris connaissance des deux dessins grandeur d’exécution du cadran et des aiguilles destinés à l’horloge du château de Saint-Germain-en-Laye, ces deux dessins indiquent 1° que le cadran de 1 m. 64 c. de diamètre sera en deux parties égales et qu’il sera en lave de Volvic émaillée de divers tons avec semis de fleurs de lys dans sa partie centrale, 2° que les aiguilles seront en cuivre rouge.<lb/>Les dits ouvrages seront exécutés par moi conformément à ces dessins et suivant aussi toutes les instructions de l’architecte.<lb/>Je m’oblige et m’engage envers Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts à fournir, transporter et poser le dit cadran et ses aiguilles pour la somme fixe et invariable, à forfait, de cinq cent cinquante francs. Dans cette somme, nous avons compris l’arrangement de l’ancienne minuterie et l’équilibrage des aiguilles.<lb/>Seront à ma charge les frais de timbre, d’enregistrement, de copies de pièces, d’octroi et enfin tous les frais quelconques et accessoires.<lb/>Le dit cadran sera livré et posé au plus tard le premier décembre de la présente année.<lb/>Paris, ce 18 septembre 1863.<lb/>Approuvée l’écriture ci-dessus<lb/>Collin, s. de Wagner<lb/>L’architecte :<lb/>Eugène Millet »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 23 septembre 1863<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 18 courant, j’avais l’honneur de vous adresser la soumission souscrite par le sieur Collin concernant le cadran en lave de Volvic du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Après avoir étudié la nature du marbre à mettre en œuvre pour l’encadrement de ce cadran de l’horloge, j’ai l’honneur de vous proposer de faire ce travail en griotte des carrières de Caunes, sises près Carcassonne (Aude).<lb/>J’ai l’honneur, en conséquence, de vous faire parvenir sous ce pli 3 expéditions d’une soumission souscrite par M. Séguin, marbrier, demeurant à Paris, rue de Rennes, n° 7.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8805_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46684_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la réalisation de l’horloge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La tour nord-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye est presque entièrement restaurée et M. Millet, architecte de cet édifice, a pris les dispositions nécessaires pour poser un cadran d’horloge sur la partie de cette tour en façade sur la place du château.<lb/>Dans ce but, il a fait souscrire à M. Collin, horloger demeurant à Paris, rue Montmartre, n° 118, une soumission aux termes de laquelle il s’engage à fournir et poser le cadran dont il s’agit, en lave de Volvic, avec aiguilles en cuivre rouge, moyennant le prix fixé, à forfait, à la somme de cinq cent cinquante francs (550 f.).<lb/>Ce cadran sera entouré d’un cadre en marbre que le sieur Séguin, marbrier demeurant à Paris, rue de Rennes, n° 7, s’engage à fournir et poser moyennant le prix fixé à forfait à la somme de mille vingt francs (1020 f.).<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vouloir bien approuver ces soumissions et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 29 septembre 1863, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_8812_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Une somme de 150000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 31 de la 3e section du budget du ministère d’Etat, exercice 1863, est allouée pour continuer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Sur cette somme, 11591 f. 95 devaient être employés à l’exécution de divers ouvrages de charpentes, mais, au point où en est arrivée la restauration de la tour nord-ouest et d’une partie de la façade sur le parterre, il ne parait pas possible à l’architecte de dépenser pour cette nature de travaux la totalité de la somme ci-dessus indiquée et il propose de l’affecter jusqu’à concurrence de 5500 f. à la sculpture d’ornementation.<lb/>Espérant, Monsieur le Ministre, que vous voudrez bien approuver cette proposition, il a fait souscrire aux entrepreneurs déjà chargés, par soumission approuvée le 12 mai dernier, de divers ouvrages de sculpture, deux nouvelles soumissions que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation.<lb/>Sculpture. M. Libersac, entrepreneur demeurant à Paris, rue Lafayette, n° 67, qui s’engage à exécuter divers travaux de sculpture d’art jusqu’à concurrence de 2000 f. moyennant les prix indiqués dans la première soumission qu’il a souscrite le 12 mai dernier, et ceux indiqués dans sa nouvelle soumission.<lb/>Sculpture. M. Corbel, sculpteur demeurant à Paris, rue Saint-Placide-Saint-Germain, n° 22, qui s’engage à exécuter différents travaux de sculpture jusqu’à concurrence de la somme de 3500 f. moyennant les prix indiqués dans la première soumission qu’il a souscrite le 12 mai dernier et ceux indiqués dans sa nouvelle soumission.<lb/>Ces deux nouveaux marchés élèvent le total de la sculpture qui sera exécutée en 1863 au château de Saint-Germain à la somme de 10500 f.<lb/>Cette proposition étant conforme à la bonne exécution des travaux, j’ai l’honneur de prier Votre Excellence de vouloir bien approuver les soumissions désignées ci-dessus, qui sont régulièrement rédigées, et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 22 octobre 1863, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous bien voulu, il y a quelques jours, m’ordonner de vous faire parvenir le devis des ouvrages d’entretien du château de Saint-Germain-en-Laye et j’ai l’honneur, sous ce pli, de vous adresser ce document.<lb/>Le campanile qui surmonte la tour de Charles V, sise à l’angle nord-ouest du château, est hors d’aplomb et réclame, vous le savez, Monsieur le Ministre, d’assez nombreuses réparations. Toute l’ornementation en plomb repoussé qui décorait jadis sa base a disparue et il serait à propos peut-être de rétablir les choses dans leur état primitif. J’ai cru de mon devoir en conséquence de comprendre les travaux dont il s’agit dans le devis d’entretien en date de ce jour.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 29 octobre 1863 »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 6 janvier 1864<lb/>A Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le crédit alloué sur l’exercice 1863 pour les ouvrages de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye est aujourd’hui entièrement épuisé et sous peu de jours j’espère pouvoir transmettre à Votre Excellence les derniers mémoires de l’entreprise.<lb/>L’allocation 1862 s’élevait à 100000 f. mais il a fallu faire diverses dépenses pour l’installation du musée gallo-romain et le crédit afférent aux ouvrages s’est trouvé réduit au plus à la somme totale de : 78936,00<lb/>Le crédit ouvert pendant l’exercice 1863 s’élevait à : 150000,00<lb/>Total : 228936 f. 00<lb/>Travaux exécutés en 1863<lb/>Pendant le cours de l’année 1863, nous avons fait effectuer les ouvrages dont le détail suit :<lb/>La tourelle carrée sur la façade nord, laissée à 16 m. 00 du sol l’an dernier, a été achevée.<lb/>Dans la grosse tout de l’angle nord-ouest, de Charles V, nous avons percé les 6 baies de la façade nord devant éclairer les étages du rez-de-chaussée, de l’entresol et du premier étage. Le mur qu’il s’agissait de percer a 1 mètre 80 centimètres d’épaisseur. Il était sillonné de lézardes et de tuyaux de cheminées et ces opérations délicates ont été faits sans accident et nous devions cependant, eu égard à la grande élévation, opérer toutes ces reprises dans étaiements. A l’intérieur de cette tour, nous avons construit les 4 grandes cheminées adossées au mur ouest de la façade principale. Le gros œuvre de cette vieille construction n’a pas été achevé mais l’on a pu toutefois, à son sommet, ériger trois arcs-boutans, construire les tuyaux extérieurs des cheminées, poser la corniche et la balustrade supérieure, et construire aussi la toiture définitive. Il nous a paru indispensable, pour assurer la conservation de cette partie du château, de faire poser quatre fortes chaines en fer reliant les murs nord et ouest aux bâtiments joignant la tour dont il s’agit. Sur la façade du château vers la place du Château, l’on a établi aussi le cadran de l’horloge en lave émaillée encadrée en marbre rouge français du département de l’Aude.<lb/>Dans le bâtiment nord, cinq travées de la façade septentrionale ont été consolidées par cinq contreforts en pierre d’appareils. Les croisées en briques ont été reconstruites ou restaurées. Les arcs reliant les éperons à la partie supérieure ont été posés. La corniche et les gargouilles ont été mises en place et le tout a été couronné par la balustrade ornée de vases en pierre et de plaques en lave de Volvic émaillée. Le chemin de ronde de l’entresol au droit de ces 5 travées a été aussi réédifié et couronné par son dallage, toiture et balustrade. A l’intérieur de ce corps de logis et dans cette partie, l’on a restauré la cheminée du 16ème siècle et construit cinq grandes cheminées neuves en pierre et en briques. Dans le devis, nous avions compté pouvoir conserver les anciens tuyaux et les énormes souches de tous ces foyers, mais après avoir dépouillé toutes les murailles de leurs enduits, nous avons constaté que les tuyaux, qui ont en section plus d’un mètre de longueur, n’avaient en largeur que 18 à 20 centimètres. Dans ces conditions, le ramonage était à peu près impossible et depuis le 16ème siècle tous ces conduits avaient été ravagés par le feu, si fréquemment que les murailles étaient déchirées, ruinées et calcinées dans toute leur hauteur. L’on a bien été contraint en conséquence de refaire à neuf les tuyaux, les énormes souches en brique et aussi de nombreuses et importantes parties des murs de refend.<lb/>Les poutres en bois du 16ème siècle étaient scellées dans les murs latéraux et les parties incrustées avaient été entourées de boites en plomb d’une très forte épaisseur. Malgré cette sage mais insuffisante précaution du constructeur, nous avons trouvé les extrémités des poutres entièrement pourries. Pareille détérioration étant à craindre pour les bois que  nous devons mettre en œuvre, il nous a paru utile de modifier à cet égard les arrangements primitifs et il a été posé de solides corbeaux composés de trois assises de pierre très dure qui recevront les abouts des nouvelles poutres qui de la sorte ne seront plus scellées dans les murailles.<lb/>Les poutres étaient supportées jadis pas des maçonneries en moellons tendres et sous ces portées l’on constatait divers écrasements assez dangereux. Pour remédier à ces désordres, il a été fait dans tous les étages et dans les deux murs de solides pilastres en pierre sous les pièces principales de la charpente des planchers.<lb/>Les éperons de la cour près la tourelle de l’escalier ont été dépouillés de leurs enduits et sus ces plâtras l’on a trouvé la très mauvaise maçonnerie, en moellons et briques, déjà signalée dans le rapport que nous avons eu l’honneur d’adresser à Votre Excellence. L’on a reconnu qu’il était indispensable de procéder à la reconstruction complète et en sous-œuvre des contreforts et l’opération dont il s’agit est en cours d’exécution.<lb/>L’une des fosses d’aisance, celle sise dans le fossé nord au droit de l’escalier d’honneur, menaçait ruine il y a quelques jours et déjà des excavations s’étaient formées sur ce point par suite des remblais qui s’exécutent. Les fosses peuvent être utilisées comme citernes aussi bien que pour l’arrosage des jardins que pour se débarrasser des eaux pluviales qui seront fournies par les bâtiments et par la cour du château, qui présentent ensemble l’énorme surface de plus de cinq mille mètres. Il était indispensable d’assurer la conservation de cette fosse et l’on vient d’établir dans cette construction souterraine deux solides murs de refend en meulière.<lb/>Les ouvrages étant attaqués sur tous les points de l’angle nord-ouest et rien n’étant encore achevé, il est assez difficile d’établir la comparaison entre les prévisions du devis et la valeur des ouvrages effectués. Nous allons essayer toutefois ce rapprochement et pour satisfaire aux ordres que nous avez bien voulu nous donner le 11 décembre dernier.<lb/>Les ouvrages exécutés s’élèvent, suivant ce qui a été dit plus haut, à la somme de : 228936,00<lb/>La restauration de l’angle nord-ouest est prévue pour une somme de 140655 f. 96 et il reste à faire divers ouvrages qu’on peut estimer à 35000 f., différence : 105655,00<lb/>La partie restaurée du bâtiment nord est évaluée dans le devis environ : 50000,00<lb/>La restauration de l’une des travées de la façade ouest est estimée à : 5000,00<lb/>La démolition de l’angle nord-ouest s’élève à : 12381,00<lb/>[Total :] 173036,00<lb/>Différence formant excédant : 55900 f. 00<lb/>Cet excédant de dépenses provient assurément pour une partie des ouvrages imprévus décrits précédemment et concernant les tuyaux des souches de cheminées et les murs de refend du bâtiment nord et aussi des travaux qu’il a fallu exécuter dans la fosse sise au pied de l’escalier principal pour éviter la ruine de la voûte et tous les accidents qui pouvaient résulter  l’affaissement du sol. Le devis avait été rédigé avec la série 1861 et les prix avaient été portés dans cette pièce un peu au-dessous des prix de la ville de Paris et il a fallu payer ces ouvrages entreprises et dans l’embarras des étais au contraire à des prix plus élevés. Les séries de prix 1862 et 1863 ont augmenté légèrement certains prix et comme nous suivons les séries de chaque année, le chiffre des ouvrages se trouve augmenté. Mais l’excédant de dépenses provient assurément surtout de ce que sur tous les points, sans exception, nous avons eu à remédier à des désordres qui, pour la plupart, avaient été prévus mais qui sont toujours et plus graves et plus profonds que nous n’avions pu le supposer.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet<lb/>Paris, ce 6 janvier 1864 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9089_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46687_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">209</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1864/1864" encodinganalog="3.1.3">6 février 1864</unitdate>
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                  <corpname id="atom_9094_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 6 février 1864<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué un crédit de 200000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 16 de la 2e section du budget du ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, exercice 1864, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint.<lb/>Cette somme sera spécialement affectée à l’achèvement de l’angle nord-ouest du château, à la pose des planchers et parquets, à la vitrerie et peinture de cette partie de l’édifice. En outre, il sera possible de continuer les travaux de restauration de la façade nord jusqu’à l’avant-corps de l’escalier principal.<lb/>D’après les propositions ci-jointes de M. Millet, architecte, le crédit serait ainsi réparti :<lb/>Maçonnerie : 110608,02<lb/>Charpente : 18277,00<lb/>Couverture et plomberie : 8938,80<lb/>Menuiserie : 16787,85<lb/>Serrurerie : 15824,00<lb/>Peinture et vitrerie : 7051,55<lb/>Sculpture : 8280,00<lb/>Total des travaux : 185767,22<lb/>Traitement du concierge et gardien, honoraires : 14232,78<lb/>Total égal au crédit : 200000,00<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir approuver cette répartition.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 10 février 1864, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9094_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">210</unitid>
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                <unitdate normal="1864/1864" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1864</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Grands travaux<lb/>Exercice 1864<lb/>Palais des Tuileries, le 1er mars 1864<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué un crédit de 200000 f. pour continuer en 1864 les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye et, le 10 du mois dernier, vous avez décidé que cette somme serait spécialement affectée :<lb/>1° à l’achèvement de l’angle nord-ouest du château, à la pose des planchers et parquets, à la vitrerie et peinture de cette partie de l’édifice,<lb/>2° à la continuation des travaux de restauration de la façade nord, jusqu’à l’avant-corps de l’escalier principal.<lb/>Conformément à vos instructions, M. Millet, architecte du château, a prescrit les mesures nécessaires pour commencer les travaux le plus tôt possible et, dans ce but, il a fait souscrire aux entrepreneurs ordinaires du château les soumissions suivantes que j’ai l’honneur de proposer à votre approbation, savoir :<lb/>Maçonnerie, MM. Planté frères, demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue de Poissy, n° 89, s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix fixés dans la série de la ville de Paris, exercice 1864, avec rabais de 4 p. % sur ces prix.<lb/>Charpente, M. Tellier, demeurant à Saint-Germain, rue de Pologne, n° 143, s’engage à exécuter les travaux de charpente moyennant les prix de la même série, avec rabais de 5 p. %<lb/>Couverture, MM. Monduit et Béchet, demeurant à Paris, boulevard Monseaux, n° 104, s’engagent à exécuter les travaux de couverture moyennant les prix de la même série, avec rabais de 3 p. %<lb/>Menuiserie, MM. Blanchard et Larchevêque, demeurant à Saint-Germain, rue Danès, s’engagent à exécuter les travaux de menuiserie moyennant les prix de la même série, avec rabais de 5 p. %<lb/>Serrurerie, M. Moutier, demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue des Coches, n° 13, s’engage à exécuter les travaux de serrurerie moyennant les prix de la même série, avec rabais de 5 p. %<lb/>Peinture et vitrerie, M. Louis dit Larible, demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue des Bûcherons, n° 9, s’engage à exécuter les travaux de peinture et vitrerie moyennant les prix de la même série, avec rabais de 6 p. %<lb/>Sculpture, M. Libersac, entrepreneur de sculpture, demeurant à Paris, rue Lafayette, n° 67, s’engage à exécuter les travaux de sculpture aux prix portés dans la soumission qu’il a souscrit en 1863 et approuvée le 22 octobre dernier.<lb/>Sculpture, M. Corbel, demeurant à Paris, rue Saint-Placide, 22, s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix fixés dans la soumission qu’il a souscrite en 1863 et approuvée le 22 octobre dernier.<lb/>Toutes ces soumissions, régulièrement rédigées, présentent des conditions avantageuses. En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et de signer à cet effet le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 4 mars 1864, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9098_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Carnet d’attachements des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 3432 A</unitid>
                <unitdate normal="1864/1864" encodinganalog="3.1.3">1er avril-15 août 1864</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Budget de l’année 1864<lb/>Chapitre 16<lb/>Article<lb/>Crédit de 200000 f.<lb/>Décision du 15 janvier 1864<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Travaux exécutés au château de Saint-Germain-en-Laye sous la direction de M. Eugène Millet, architecte<lb/>Carnet des attachements relatifs aux travaux de maçonnerie exécutés par suite du récit rappelé ci-contre et ayant pour objet la construction des arcs entre les contreforts, face côté du parterre, dans le bâtiment nord, têtes des croisées de la façade sur la cour, tour de Charles V, restauration de la partie supérieure façade nord, travaux divers.<lb/>Entrepreneur<lb/>M. Planté frères, 89 rue de Poissy à Saint-Germain, mémoire n° 6<lb/>Le présent carnet, contenant seize feuillets numérotés par premier et dernier, a été remis à M. Choret, inspecteur des travaux, le 1er avril 1864.<lb/>L’architecte<lb/>Eugène Millet<lb/>D’après les dispositions de l’article 2 du décret du 25 janvier 1862, tous les faits de dépense dont la trace peut disparaître, ou que des difficultés d’accès pourraient empêcher de vérifier dans toutes leurs parties, doivent, au moment où ils se produisent, être constatés par leur inscription sur ce carnet.<lb/>Les attachements graphiques qui ne pourraient y être insérés en raison de leurs dimensions seront rapportés sur des feuilles séparées ; dès qu’une feuille d’attachements sera commencée, elle devra être rattachée au carnet par un numéro d’ordre et par l’indication des ouvrages auxquels elle se rapporte.<lb/>1. Bâtiment nord, 3e étage<lb/>A sceller les étais maintenant un arc double aux 4/10 de maçon et aide et sacs de plâtre.<lb/>Gargouilles sculptées<lb/>Pour les imprégner d’huile et mettre ces gargouilles de niveau, les caller, les avoir redressées après travail fait, employé 30 heures de maçon et aide, fourni 1 sac de plâtre au sac.<lb/>2. [rayé] [dans la marge :] A porter sur l’entretien.<lb/>3. 6ème contrefort intérieur, côté de la cour<lb/>La fouille des terres en rigole avec jet sur berge, roulage à un relai, jet dans les fossés de 1 m. 85 de long sur 1,18 de large et 2,52 de hauteur.<lb/>La fouille idem pour le béton<lb/>1,50 * 1,00 * 1,00<lb/>Le béton ½ meulière, ½ cailloux, le même cube.<lb/>Fouille au-dessus jusqu’à la retraite<lb/>1,50 * 1,00 * 0,50<lb/>Au-dessus de la retraite, fouille idem<lb/>1,85 * 1,00 * 1,02 de haut.<lb/>Au-dessus du béton, la fondation en moellon et mortier de chaux hydraulique de 1,90 de long sur 0,80 de large et 1,25 de hauteur.<lb/>9ème contrefort intérieur, côté de la cour.<lb/>Le même détail égal au précédent.<lb/>A la descente et rangement des fers provenant de la démolition du chemin de ronde, employé 10 heures de deux garçons.<lb/>A la descente et rangement au magasin des bois renfermés dans l’aire du 3e étage, employé 30 heures de garçons.<lb/>1864, 27 avril<lb/>4. Façades sur cour et sur le parterre<lb/>A la dépose et au rangement des croisées des 1er et 2e étage, employé 24 heures de maçon et aide, y compris la descente.<lb/>28 avril<lb/>Au même travail, 16 heures idem<lb/>29 avril<lb/>Au même travail, 13 heures idem<lb/>Pour les descellements au 1er étage, 172 trous de 0,15 pour les pattes et pièces d’appui.<lb/>2e étage, 104 trous idem<lb/>1864, 5 mai<lb/>Avant-corps sur le parterre<lb/>A la dépose et rangement des croisées, 12 heures de maçon et aide, y compris la descente.<lb/>30 trous de 0,15 pour descellement de pattes et pièces d’appui.<lb/>13 mai<lb/>Descente et rangement de plombs, 2 heures.<lb/>Façade sur la cour<lb/>Pour les pilastres à sceller les étais, trous et scellements d’abouts de contrefiches, échafauds spéciaux, pose et scellement de deux barres de fer par le haut, employé 14 heures de maçon et aide.<lb/>Fourni 2 sacs de plâtre.<lb/>5. Contrefort de la Loge, extérieur face nord<lb/>La fouille des anciens remblais dans le fossé pour aller aux fondations du contrefort<lb/>1 partie de 16,50 de longueur sur 1,50 de largeur, réduit, et 1,00 de haut<lb/>1 autre partie en contrebas de 12,00 de longueur sur 2,20 de largeur, réduit, et 1,60 de profondeur.<lb/>Profil des fouilles, longueur 16,50<lb/>Coupe [dessin]<lb/>La fouille du renfoncement de 3,75 sur 0,75 et 2,00 de haut dans l’arrière-corps (le tout roulé à 1 relais).<lb/>Les 2 renfoncements à droite et à gauche de l’avant-corps, d’ensemble 6,86 sur 1,87 et 2,40 de hauteur, réduit, jusqu’au-dessus du pavage.<lb/>La démolition du mur en meulière sur la face de 3,95 de longueur, compris arrachements, sur 10,95 de hauteur et 0,35 d’épaisseur avec triage.<lb/>La démolition de l’ancien plancher qui existait dans l’arrière-corps, de 3,75 de longueur sur 1,00 de largeur, avec aire et hourdis plein.<lb/>4 descellements de solives.<lb/>Dépose du plomb au-dessus et rangement, 6 heures de compagnon et garçon.<lb/>Avoir démoli la trémie séparant les deux cabinets et rangements du fer et du plomb, employé 6 heures de compagnon et garçon.<lb/>La démolition du double mur d’arrière-corps en meulière de 5,00 de hauteur sur 3,20 de longueur, compris arrachement, et 0,35 d’épaisseur.<lb/>A déduire l’ancienne trémie de 0,80 sur 0,80 et 0,35 d’épaisseur.<lb/>Le reste.<lb/>La démolition de la brique qui entourait le châssis en fer de 4,08 de pourtour sur 0,22 et 0,22, descendu et rangé.<lb/>Intérieur de la loge, rez-de-chaussée<lb/>Le dédallage de ABC en même surface sur 0,10 de hauteur et refente de la pierre en moellon.<lb/>[dessin]<lb/>La fouille au-dessous de ABC en même surface idem sur 0,75 de hauteur, réduit et roulé à un relais dans la cour.<lb/>La démolition d’un massif en meulière et moelon en contrebas des fouilles, moitié à la pince, avec difficulté, produit en même surface que C sur 0,50 de hauteur.<lb/>La dépose d’un grand en assises de pierres de 4,50 de longueur sur 0,50 de largeur réduit et 0,50 de hauteur.<lb/>Avoir fait 2 massifs en vieux moelons, chaux hydraulique et sable suivant les 2 figures E de chacun 1,10 de longueur sur 0,90 de largeur et 6,18 de profondeur du fonds.<lb/>Avoir fait 20 arrachements dans les parois des vieux murs, de chaque 0,25 * 0,25 * 0,30 réduits.<lb/>Le remplissage en immondices et pilonnées de la figure D de même surface sur 6,18 de hauteur.<lb/>La dégradation des joints des 3 murs avec grattage du moelon qui se trouvait au droit de la fosse d’aisances, d’ensemble 4,90 de pourtour sur 6,18 de hauteur.<lb/>8. [rayé] [dans la marge :] A porter sur l’entretien.<lb/>Donjon<lb/>A faire les échafauds spéciaux pour les reprises des voûtes, monter les équipages, les descendre, faire quelques parties de reprises de voûte en moelon, employé 2 compagnons et aides, chacun 1 jour 4 heures.<lb/>Fourni 0,100 de mortier de chaux hydraulique pour ces reprises.<lb/>Rez-de-chaussée<lb/>Bâtiment nord, pièce à gauche de l’escalier<lb/>La démolition d’une partie de voûte de 4,50 sur 1,30 et 1,80, moins un segment de 4,50 sur 0,75 et 1,80 le reste.<lb/>L’échafaud spécial pour cette démolition (à évaluer).<lb/>9. Fossé de la face nord<lb/>Construction du 5ème regard en partant de l’angle nord-ouest.<lb/>La dépose du châssis en pierre de 1,11 sur 1,05 et 0,22 d’épaisseur.<lb/>La repose en même cube.<lb/>[dessin]<lb/>La maçonnerie au-dessous de 1,50 carré sur 0,80 de hauteur en moellon de chaux hydraulique et sable.<lb/>A déduire<lb/>Le vide de 0,50 de diamètre sur 0,80 de hauteur.<lb/>10. Fossé, côté du nord<lb/>A. Avoir fait 2 fouilles dans le fossé pour le massif des étaiements des contreforts de la loge de chacune 4800 de longueur sur 3,00 de largeur et 3,40 de hauteur (avec jet à une banquette et roulé à 2 relais à ½ avec un jet).<lb/>2 parties de dépavage au fond de chacune 4,00 sur 1,00 avec montage du pavé et rangement.<lb/>[dessin]<lb/>B. La construction de 2 massifs en moellon et mortier de chaux hydraulique et sable, un de 3,35 de longueur sur 3,00 de hauteur et 0,80 d’épaisseur p.<lb/>Un de 3,60 de longueur sur 3,00 de hauteur et 0,80 d’épaisseur.<lb/>Le remblai en même cube que les 2 fouilles ci-dessus A moins le cube des 2 massifs B, le surplus produit.<lb/>1864, 5 juin<lb/>11. Donjon<lb/>Grand angle nord-ouest<lb/>Démolition de l’angle formant la jonction du donjon avec le pavillon nord-ouest et non comptée au forfait de démolition.<lb/>Une partie de 2,20 sur 1,40 et 6,30 de hauteur.<lb/>Une autre de 2,20 sur 1,10 et 19,95 de hauteur.<lb/>Cube<lb/>Dont en pierre pour dépose et descente 26,25 sur 2,20 et 0,50 d’épaisseur avec rangement et reprise en compte avec 1/5e de déchet.<lb/>Le surplus en moellon levé moitié à la pince.<lb/>Pour bandes et maintenir les parois de la démolition, employé 21 sacs de plâtre et 24 heures de compagnon et garçon.<lb/>Face du donjon, côté du nord<lb/>La dépose et repose de trois assises formant les jambages de la petite baie du 2e étage.<lb/>L’appui de 0,50 sur 0,31 et 0,36 d’épaisseur.<lb/>Un de 0,51 sur 0,31 et 0,30 d’épaisseur à droite.<lb/>Un formant jambage de 0,60 sur 0,25 de hauteur et 0,36 d’épaisseur p.<lb/>Un autre de 0,25 sur 0,35 de hauteur et 0,36 d’épaisseur.<lb/>La démolition du parement intérieur du mur (mémoire).<lb/>1864, 5 juin<lb/>12. Cheminée de la première pièce à gauche de l’escalier principal à rez-de-chaussée<lb/>La démolition de la partie de mur à rez-de-chaussée en moellon de 4,45 de hauteur sur 4,06 de largeur et 0,30 d’épaisseur, réduit.<lb/>La fouille pour le massif de la cheminée de 4,30 de longueur sur 1,20 de largeur et 2,10 de hauteur.<lb/>Le massif à l’emplacement de la fouille.<lb/>Une partie de 2,76 sur 1,00 sur 1,96 de profondeur.<lb/>Une autre de 0,70 sur 0,40 sur 1,96 de profondeur.<lb/>1864, 8 juin<lb/>13. Donjon, angle nord-ouest<lb/>Fait une fouille à une banquette au-dessous de la fondation A de l’angle et avec difficulté vu le peu d’espace, de 1,55 de longueur sur 0,73 de largeur et 2,10 de hauteur et du niveau général 9,80, routé à 1 relais.<lb/>[dessin]<lb/>La fouille au-dessous autour du massif de l’angle et jetée sur berge roulée à 1 relais idem.<lb/>Une partie de 5,20 sur 1,70 et 1,50 de hauteur et roulée à 1 relais.<lb/>Une autre partie, côté ouest, de 5,00 sur 1,70 réduit et 1,20 de hauteur, roulé idem.<lb/>Une partie côté nord de 2,50 de longueur sur 2,10 de largeur et 2,30 de hauteur à 1 relais idem (au-dessus du cube A).<lb/>1864, 14 juin<lb/>14. Donjon, angle nord-ouest<lb/>Construction du massif sous l’angle en moellon, façon et mortier de chaux hydraulique et sable<lb/>[dessin]<lb/>Première partie de 1,50 de longueur sur 110 de large et 0,80 d’épaisseur.<lb/>2e partie de 1,30 de longueur sur 0,70 de largeur et 0,80 d’épaisseur.<lb/>3e partie de 1,60 carré sur 0,15 d’épaisseur.<lb/>A la 3ème partie, même surface de recoupement d’anciennes assises sur 0,08 de hauteur pour obtenir 0,15 de hauteur formant le nouveau massif recevant la première assise de l’angle.<lb/>La partie pointée en rouge est en béton sous les 0,80 de hauteur de massif et portant 1,55 de longueur sur 0,73 de largeur et 2,10 de hauteur, ou à 7 m. 70 du niveau général.<lb/>1864, 15 juin<lb/>15. Porte au 2ème, à droite du palier du grand escalier en montant<lb/>[dessin]<lb/>La dépose et descente de la vieille plate-bande de 1,53 de longueur sur 0,64 de hauteur et 0,79 d’épaisseur.<lb/>Les morceaux ont été cassés en moellon (évalué).<lb/>La démolition du pâté en forme d’ogive au-dessus de 1,31 de diamètre sur 0,89 de flèche et 0,79 d’épaisseur.<lb/>L’autre porte en face sur le même palier du grand escalier produit en tout semblable à la précédente A.<lb/>16. Pour l’échafaudage du contrefort de la loge à l’extérieur, face du nord, avoir fait les trous, monté les équipages, scellé les échasses et boulins, employé pour ce 48 heures de compagnon et garçon, échaffaud construit pour le recoupement de la pile de gauche.<lb/>Fourni 8 sacs de plâtre.<lb/>Pour le scellement des plateformes, 4 heures de compagnon et garçon.<lb/>Fourni 4 sacs de plâtre.<lb/>Pour les scellements des têtes des étais, faire les trous et scellements des barres de fer, et établir l’échafaudage nécessaire aux dits trous et scellements.<lb/>Employé 8 heures de tailleurs de pierres.<lb/>Idem 24 heures de compagnon et garçon et 2 sacs de plâtre.<lb/>Pour la descente des bois et plombs de l’administration et les avoir rangés au magasin, 4 heures de garçon.<lb/>17. Pour les échafaudages du clocher commencé le 15 juin 1864<lb/>Du 15, 10 heures de compagnon et garçon<lb/>Du 16, 24 heures de compagnon et aide<lb/>Du 17, 24 heures de compagnon et aide idem<lb/>Du 18, 18 heures de compagnon et aide idem<lb/>Du 15, par ordre de monsieur Chozet, employé 12 heures de compagnon et garçon pour percer les planchers et débouchement d’une porte dans le pavillon nord.<lb/>Du 28 juin 1864, la démolition à la pince et à la pioche pour le massif du premier contrefort extérieur face nord, après ceux d’avant-corps de la loge (chemin de ronde).<lb/>[dessin]<lb/>La dite de 3,60 du niveau général de 2,00 de longueur sur 1,20 de largeur réduit (remplissage en moellon et chaux même cube).<lb/>Vieux escalier sur le balcon, côté du nord. La dépose de six marches de chacune 2,86 sur 0,40 et 0,15 d’épaisseur.<lb/>Les avoir cassées toutes en moellon.<lb/>12 descellements de grosses barres de fer des deux bouts.<lb/>La descente du moellon et rangement des barres de fer.<lb/>18. Pour les tranchées à l’échelle et percements de trous nécessaires sur les murs du donjon pour l’horloge.<lb/>Le 28 juin, 12 heures de tailleur de pierres<lb/>Le 29 juin, 8 heures de tailleur de pierres<lb/>Le 30 juin, 3 heures de tailleur de pierres<lb/>Fourni 4 petits dez avec leurs parements et trous de goujons de chaque 0,23 sur 0,19 et 0,12 de hauteur, pour supporter l’horloge.<lb/>Le 3 juillet, avoir fait un trou dans la tour pour l’horloge de 0,10 de profondeur sur 0,07 carré à l’échelle et dans la roche, employé 2 heures de tailleurs de pierres.<lb/>Le 4 juillet, employé 4 heures de tailleurs de pierres pour avoir ripé les peintures afin de voir les joints de la pierre dans l’escalier d’honneur.<lb/>Du 4 juillet, 12 heures idem idem.<lb/>Du 5 juillet, au ripage, 4 heures, idem pour idem.<lb/>Du 16 juin, pour avoir fait les trous et scellements des pattes qui tiennent le cadran, employé 6 heures de compagnon et garçon.<lb/>Fourni ¼ de sac.<lb/>Pour avoir déchafaudé le faite du clocher pour passer les étais, employé 3 heures de compagnon et garçon.<lb/>Pour la démolition du plancher du clocher et descente des immondices, employé 12 heures de compagnon et aide.<lb/>Pour déchafauder les 3 faces des contreforts extérieurs de la loge, face nord, employé 12 heures de compagnon et aide.<lb/>Dessus du donjon. Avoir fait 4 scellements et trous pour tenir les tringles de la minuterie et fait 3 autres trous et scellements pour idem dont un descendant, employé 7 heures de maçon et aide à tous en différents scellements.<lb/>Fourni 1 sac de plâtre.<lb/>Pour avoir échafaudé et déchafaudé pour la grande entaille des tringles dans les murs du donjon, employé 6 heures de maçon et garçon.<lb/>19. Face midi de la cour<lb/>Pour les 6 chevalements des contreforts, échafaudage, démolition et scellements des dits et bandes en plâtre, employé pour ce 6 compagnons et garçons, chacun 12 heures.<lb/>Fourni 18 sacs de plâtre.<lb/>Construction de 10 massifs pour les couchis bas des grands étais de la face midi de la cour.<lb/>Celui de droite de 3,20 sur 0,80 et 0,30 de hauteur, réduits.<lb/>Ensuite un autre de 3,65 sur 0,75 et 0,25 d’épaisseur.<lb/>Un de 3,20 sur 0,78 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Un de 3,60 sur 0,70 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Un de 3,15 sur 0,76 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Un de 2,70 sur 0,76 et 0,18 d’épaisseur.<lb/>Le scellement d’un pieu de buttée.<lb/>Un autre massif de 3,20 sur 0,80 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Un de 2,05 sur 0,80 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Le scellement d’un pieu de buttée.<lb/>Un autre massif de 2,75 sur 0,75 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Un de 2,80 sur 0,75 et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Etresillons entre les contreforts et scellement des contrefiches, employé 3 heures de maçon et garçon.<lb/>Fourni 3 sacs de plâtre.<lb/>Employé 4 heures de tailleur de pierre pour les trous des contrefiches.<lb/>Dans les ébrasements des baies du rez-de-chaussée, côté de la cour, fait 2 renformis en plâtre pour les couchis des étrésillons  de chacun 3,60 de longueur (c’est-à-dire hauteur) sur 0,35 de largeur et 0,10 d’épaisseur, réduit, et enduit avec 1 arête.<lb/>Pour les étrésillons de la porte de la loge, fait 2 enduits à rez-de-chaussée, employé pour ce 2 heures de maçon et aide.<lb/>Fourni 2 sacs de plâtre.<lb/>Sur le chemin de ronde, avoir fait 5 massifs pour les étais en moellon et plâtre sous les couchis des étais.<lb/>Un de 2,10 sur 0,55 et 0,10<lb/>Un de 4,20 sur 0,50 et 0,10<lb/>Un de 2,80 sur 0,50 et 0,10<lb/>Un de 2,00 sur 0,40 et 0,10<lb/>3 semelles posées sur plâtre pour les étayements des planchers au droit des cheminées, de chacune 4,75 de longueur sur 0,30 et 0,08 d’épaisseur, plâtre pur.<lb/>Employé 8 heures de garçons en deux fois pour avoir descendu les bois, fers, plombs, croisées etc.<lb/>20. Continuation du travail de l’horloge<lb/>Avoir fait les tranchées et entailles pour rapporter des petites assises et fait les petites feuillures pour recevoir les plaques de tôle, employé le 1er juillet 10 heures de tailleur de pierre.<lb/>Le 2e idem, 12 heures idem idem.<lb/>Le 3e idem, 3 heures idem idem.<lb/>Le 9 juillet, 3 heures pour l’horloge idem.<lb/>Le 12 idem, 4 heures de tailleur de pierres pour idem.<lb/>21. Face du midi sur la cour<lb/>9e contrefort extérieur<lb/>La démolition à la prince et à la pioche de 6,06 de profondeur du niveau général sur 1,50 de largeur, réduit, et 0,80 d’épaisseur.<lb/>Employé 6 sacs de plâtre pour bander les moellons.<lb/>Idem pour une demie journée de maçon et aide.<lb/>La fouille pour le dit contrefort à 6,06 du niveau général et de 3,80 de longueur sur 3,20 de largeur.<lb/>A déduite le cube de la démolition ci-dessus.<lb/>Le reste produit, dont partie montée à la chèvre, idem pour la démolition.<lb/>L’enlèvement à la chèvre des terres produites par l’éboulement de 3,80 sur 0,60 d’épaisseur et 4,00 de hauteur.<lb/>22. Fait une fouille et monté les terres au seau entre le 5e et le 6e contrefort de la face midi sur la cour afin d’observer et y voir l’état des murs.<lb/>La dite fouille de 3,40 de hauteur et la surface prise en deux parties suivant la figure ci-contre.<lb/>[dessin]<lb/>Une de 1,40 sur 1,05.<lb/>Une de 1,14 réduit sur 1,05 de largeur.<lb/>Le remblai et pilonnage produit en même cube.<lb/>Le 20 juillet 1864. Pour bander la vieille maçonnerie de l’angle nord-ouest, employé 8 heures de maçon et garçon.<lb/>Fourni 12 sacs de plâtre.<lb/>Sur la face du nord, le descellement de 10 brides des anciens tuyaux de descente dont partie à l’échelle, à 2 scellements chacune.<lb/>Une petite reprise sur le trumeau au droit de la démolition de l’ancien escalier sur le chemin de ronde, de 1,50 sur 0,50 de hauteur et 0,25 d’épaisseur en moellon et chaux hydraulique.<lb/>La reprise idem du tableau de 0,60 de longueur sur 0,30 et 0,25 d’épaisseur.<lb/>La démolition préalable des deux parties accoladées produit en même cube.<lb/>Fait 104 descellements de brides dans l’arrière-corps de la loge pour les tuyaux de descente, ventouses des cabinets supprimés.<lb/>Au droit des anciens contreforts, 48 descellements d’anciennes brides idem idem dont parties à l’échelle avec difficulté.<lb/>23. La fouille et nettoyage de l’ancien trou perdu et montage au seau au droit des 5e et 6e contreforts, face du midi, sur la cour à 8 m. 80 de profondeur du niveau général, emploi du temps ci-après :<lb/>Du 18 juillet, 12 heures de compagnon et aide<lb/>Du 19 idem, 12 heures idem<lb/>Du 20 idem, 12 heures idem<lb/>Du 21 idem, 12 heures idem<lb/>Du 22 idem, 12 heures idem<lb/>Pour avoir gratté et nettoyé les parois des murs du dit trou et avoir arraché plusieurs mauvais moellons et monté les gravois idem au seau, employé pour ce 12 heures de maçon et aide.<lb/>Le béton dans le fond du dit trou de 1,60 de longueur sur 1,13 de largeur et 8 m. 80 du niveau général, fini à 6 m. 20 du même niveau, ce qui produit 2 m. 60 de hauteur et bien pilonné.<lb/>La fourniture et descente des assises brutes formant massif dans le dit trou et en partie sous le 5e contrefort et en roche, face au midi, sur la cour<lb/>1 de 1,25 sur 0,70 et 0,24 d’épaisseur<lb/>1 de 1,30 sur 0,70 et 0,30 d’épaisseur<lb/>1 de 1,25 sur 0,70 et 0,24 d’épaisseur<lb/>1 de 1,30 sur 0,70 et 0,30 d’épaisseur<lb/>1 de 0,85 sur 0,70 et 0,37 d’épaisseur<lb/>1 de 0,80 sur 0,65 et 0,37 d’épaisseur<lb/>24. Du 10 juillet. Fait un échafaudage à chaque palier de l’escalier d’honneur pour le travail du modeleur, employé 12 heures de maçon et aide.<lb/>Du 11 idem. A la continuation idem, 12 heures idem et à finir.<lb/>Du 12. A faire l’échafaudage du clocher, pour arriver à la boule, 24 heures de maçon et 12 heures de garçon.<lb/>Du 13. 24 heures idem idem.<lb/>Du 14. 12 idem de compagnon et 12 heures de garçon.<lb/>Du 15. 12 heures idem idem.<lb/>Du 16. 12 heures idem idem.<lb/>Sur le mur de ronde, le scellement du corbeau en bois pour le chevalement.<lb/>Du 12 juillet. 12 heures de compagnon et aide.<lb/>Fourni 3 sacs de plâtre.<lb/>Des 22 et 23 juillet. Ancien cadran sur la face ouest<lb/>Le démontage du dit, avoir retiré le plomb de tout le pourtour, l’avoir descendu et rangé, avoir démoli le fond qui était en bois et descendu et rangé au magasin, le descellement de 4 fortes pattes, le bouchement du trou de 0,50 de diamètre sur 0,30 d’épaisseur en moellon, chaux et sable. Fait le bouchement des entailles et des barres, et fait tous les raccords nécessaires, et avoir échafaudé, employé pour ce 24 heures de maçon et aide.<lb/>Fourni 2 sacs de plâtre au sac.<lb/>25. Du 12 au 22 juillet. La dépose et descente des vieilles assises provenant de la démolition des contreforts intérieurs, côté du nord, tant à l’entresol qu’au 1er étage, déposé à la pince et avec difficulté, et dépose idem des trois marches qui existaient dans l’escalier d’honneur (côté de la loge).<lb/>Une marché de 1,25 * 0,30 et 0,14<lb/>1 idem de 1,25 * 0,30 et 0,14<lb/>1 idem de 0,90 * 0,30 et 0,10<lb/>1 idem de 0,90  * 0,30 et 0,12<lb/>1 idem de 1,25 * 0,30 et 0,13<lb/>Assises<lb/>Une de 0,70 sur 0,40 et 0,38 hauteur<lb/>1 de 0,80 sur 0,40 et 0,40 idem<lb/>1 de 0,60 sur 0,35 et 0,45<lb/>1 de 0,70 sur 0,35 et 0,36<lb/>1 de 0,70 sur 0,30 et 0,38<lb/>1 de 0,55 sur 0,40 et 0,35<lb/>1 de 0,70 sur 0,35 et 0,24<lb/>1 de 1,00 sur 0,38 et 0,30<lb/>1 de 0,60 sur 0,38 et 0,30<lb/>1 de 0,75 sur 0,38 et 0,35<lb/>1 de 0,95 sur 0,30 et 0,18<lb/>1 de 0,50 sur 0,32 et 0,38<lb/>1 de 0,60 sur 0,25 et 0,32<lb/>1 de 0,48 sur 0,30 et 0,35<lb/>26. Loge<lb/>Du 1er août. Dans la loge, à l’entresol<lb/>Le décarrelage du plancher bas de 4,90 de longueur sur 3,30 de largeur.<lb/>La démolition de l’hourdis en même surface.<lb/>Le descellement de 15 solives.<lb/>4 descellements de poitraux.<lb/>Démolition du pan de bois sur la face de 3,25 de longueur sur 2,30 de hauteur, produit.<lb/>2 autres pans de bois de chaque côté de chacun 2,90 de longueur pour démolition idem sur 2,20 de hauteur et 0,20 d’épaisseur.<lb/>Le décarrelage du plancher haut en même surface que celui du bas.<lb/>La démolition du plafond et hourdis en même surface.<lb/>La démolition du massif sous les 3 marches, déposées de 3,27 de longueur sur 0,90 et 0,25 d’épaisseur, réduit.<lb/>Le présent carnet, renfermant vingt-six attachements sous les n° 1, 2, 3… 25 et 26, compris ceux des attachements graphiques, a été clos le 15 août 1864.<lb/>L’architecte des travaux,<lb/>Eugène Millet<lb/>L’entrepreneur<lb/>Planté frères »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9103_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46184_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Budget de l’année 1864<lb/>Chapitre 16<lb/>Article<lb/>Crédit de 200000 f.<lb/>Décision du 15 janvier 1864<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Travaux exécutés au château de Saint-Germain-en-Laye sous la direction de M. Eugène Millet, architecte<lb/>Carnet des attachements relatifs aux travaux de maçonnerie exécutés par suite du récit rappelé ci-contre et ayant pour objet les grands travaux de restauration de ce château.<lb/>Entrepreneur<lb/>M. Planté frères<lb/>7ème mémoire<lb/>Le présent carnet, contenant huit feuillets numérotés par premier et dernier, a été remis à M. Choret, inspecteur des travaux, le 15 mai 1864.<lb/>L’architecte<lb/>Eugène Millet<lb/>D’après les dispositions de l’article 2 du décret du 25 janvier 1862, tous les faits de dépense dont la trace peut disparaître, ou que des difficultés d’accès pourraient empêcher de vérifier dans toutes leurs parties, doivent, au moment où ils se produisent, être constatés par leur inscription sur ce carnet.<lb/>Les attachements graphiques qui ne pourraient y être insérés en raison de leurs dimensions seront rapportés sur des feuilles séparées ; dès qu’une feuille d’attachements sera commencée, elle devra être rattachée au carnet par un numéro d’ordre et par l’indication des ouvrages auxquels elle se rapporte.<lb/>Attachement n° 1. Entablement sur la cave<lb/>[dessins légendés]<lb/>Les parties teintées orange sont en Oinville banc bas. Elles ont 0,39 de haut.<lb/>Le surplus est en Saint-Nom banc haut, 0,39 de haut pour les 2 assises attenant. Cuvettes en Oinville.<lb/>Le surplus a 0,26 de haut.<lb/>Les garnissages sont en vieux moellons et mortier de chaux hydraulique.<lb/>Attachement n° 2. Eperon à l’angle nord-ouest du donjon<lb/>[dessins légendés]<lb/>34e assise, compter en plus face nord et face ouest.<lb/>Les parties formant l’angle et qui sont hachées en noir sont en roche Saint-Nom, banc haut. Derrière les assises, compter 0,25 de garnissage.<lb/>Toutes les faces du contrefort ont 1,20 de large.<lb/>Les jouées seules varient comme saillies.<lb/>Après la 34e assise vient l’angle détaillé en élévation page précédente.<lb/>Le présent carnet, renfermant deux attachements sous les n° 1 et 2, compris ceux des attachements graphiques, a été clos le 15 août 1864.<lb/>L’architecte des travaux,<lb/>Eugène Millet<lb/>L’entrepreneur<lb/>Planté frères »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 14 juin 1864<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les travaux exécutés dans le château de Saint-Germain-en-Laye permettraient de remonter et de remettre en mouvement l’horloge.<lb/>Le changement de place du cadran nécessite quelques modifications dans les rouages de sa pièce de mécanique et j’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence de confier les ouvrages à M. Collin, horloger qui présent assurément toutes les garanties désirables pour arriver à une bonne exécution.<lb/>J’ai l’honneur en conséquence de vous faire parvenir, Monsieur le Ministre, sous ce pli, une soumission de l’entrepreneur dont il s’agit tout en sollicitant l’approbation du document.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eug. Millet »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Budget de l’année 1864<lb/>Chapitre 16<lb/>Article<lb/>Crédit de 200000 f.<lb/>Décision du 15 janvier 1864<lb/>Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Travaux exécutés au château de Saint-Germain-en-Laye sous la direction de M. Eugène Millet, architecte<lb/>Carnet des attachements relatifs aux travaux de maçonnerie exécutés par suite du récit rappelé ci-contre et ayant pour objet les grosses réparations de ce château, et portés au mémoire n° 9.<lb/>Entrepreneur<lb/>M. Planté frères à Saint-Germain-en-Laye<lb/>Le présent carnet, contenant six feuillets numérotés par premier et dernier, a été remis à M. Choret, inspecteur des travaux, le 10 juillet 1864.<lb/>L’architecte<lb/>Eugène Millet<lb/>D’après les dispositions de l’article 2 du décret du 25 janvier 1862, tous les faits de dépense dont la trace peut disparaître, ou que des difficultés d’accès pourraient empêcher de vérifier dans toutes leurs parties, doivent, au moment où ils se produisent, être constatés par leur inscription sur ce carnet.<lb/>Les attachements graphiques qui ne pourraient y être insérés en raison de leurs dimensions seront rapportés sur des feuilles séparées ; dès qu’une feuille d’attachements sera commencée, elle devra être rattachée au carnet par un numéro d’ordre et par l’indication des ouvrages auxquels elle se rapporte.<lb/>Attachement n° 1<lb/>9e contrefort dans la cour d’honneur<lb/>[dessins légendés]<lb/>8e contrefort sur la cour<lb/>8 assises en libages Saint-Nom banc haut comme ceux du contrefort n° 9 avec remplissage en meulières neuves<lb/>[dessins légendés]<lb/>Le garnissage des 5 assises en élévation sont faits en vieux moellon et mortier de chaux hydraulique.<lb/>Pour l’emplacement des assises et des garnissages, compter déposer des anciennes assises pour 1/3, les dites refendues en moellon, le surplus refouillé dans la vieille maçonnerie en moellon.<lb/>Tout ce travail a été fait en sous-œuvre et dans l’embarras des étaies.<lb/>6e contrefort sur la cour<lb/>1ère assise de la fondation en libages Saint-Nolm, 0,35 de haut<lb/>[dessin]<lb/>L’élévation est en tout semblable à un des contreforts n° 2, 3, 4 et 5 détailles précédemment dans le mémoire n° 2 s’élevant en demande à [vide] et en règlement à 10613 f. 90, et dans le détail fait :<lb/>1° 13 assises de roche de Saint-Nom banc haut pour partie et en vergelé pour le suprlus<lb/>2° les garnissages en vieux moellons et mortier de chaux hydraulique afférents à ces 13 assises<lb/>3° le montage de la pierre à 2,50 réduit pour ces 13 assises<lb/>4° le complément jusqu’à la 25e assise inclus<lb/>Chemin de ronde<lb/>1er contrefort intérieur à la suite de l’avant-corps côté du pavillon sud-est<lb/>[dessin légendé]<lb/>Les garnissages sont en vieux moellon<lb/>Attachement n° 2<lb/>Façade ouest du donjon<lb/>Assises en vergelé de 0,33 d’épaisseur avec garnissages par derrière de 0,25 rapportées à droite de l’angle nord-ouest et au-dessus du talus<lb/>[dessin légendé]<lb/>Attachement n° 3<lb/>Bandeau d’appui du 2e étage sur la cour<lb/>Détail des parties au droit des 5 contreforts<lb/>[dessin légendé]<lb/>Les assises sont en roche de Saint-Nom.<lb/>Les garnissages sont en vieux moellon à mortier de chaux hydraulique.<lb/>Compter au dessus 2 rangs de briques portant moulures, 0,22 de queue, avec 1 garnissage en moellon vieux par derrière de 0,30 réduit.<lb/>Parties intermédiaires formant appui<lb/>Celle côté de la tourelle<lb/>[dessin légendé]<lb/>Celle au surplus 4 travées, détail d’une<lb/>[dessin]<lb/>Les garnissages sont en vieux moellons également. Il y a également 2 rangs de briques moulurées.<lb/>Toute cette construction est en remplacement de l’ancienne.<lb/>Coupe du profil du bandeau<lb/>[dessin]<lb/>Le présent carnet, renfermant six feuilles et trois attachements sous les n° 1, 2 et 3, compris ceux des attachements graphiques annexé, a été clos le 1er septembre 1864.<lb/>L’architecte des travaux,<lb/>Eugène Millet<lb/>L’entrepreneur<lb/>Planté frères »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9150_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant pour l’église paroissiale des objets provenant de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Paroisse de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 septembre 1864<lb/>A Son Excellence le maréchal, ministre de la Maison de l’Empereur<lb/>Monsieur le Maréchal,<lb/>J’ai eu l’honneur d’adresser l’année dernière à Sa Majesté l’Empereur une demande tendant à obtenir pour l’église de Saint-Germain-en-Laye quelques objets provenant de la chapelle du château.<lb/>Cette chapelle, qui a subi dans la suite des siècles des transformations peu en rapport avec son origine, doit être restaurée dans le style en usage au 13e siècle et les différents objets que je demande à la munificence de l’Empereur de vouloir bien nous accorder ne pourront entrer dans le plan de la restauration projetée. C’est après avoir acquis cette conviction et après en avoir causé avec monsieur l’architecte du château que j’ai adressé ma demande.<lb/>Les objets que j’ai eu l’honneur de demander consistent en une balustrade de fer pouvant servir d’appui de communion, quelques boiseries de chœur, un dallage en pierres taillées noir et blanc et en une garniture d’autel composée de six chandeliers en cuivre et d’un crucifix, le tout de style moderne. Avec ces différents matériaux qui ont été placés de côté par les soins de monsieur l’architecte jusqu’au jour où ils pourront être accordés définitivement à la fabrique de l’église, il sera possible à cette fabrique de restaurer à peu de frais la chapelle basse de notre église qui est en très mauvais état et qui néanmoins nous est indispensable pour les besoins du culte.<lb/>Je viens donc, Monsieur le Ministre, renouveler ma demande, la recommander à votre bienveillante sollicitude et vous prier de donner des ordres pour que ces différents objets soient mis à la disposition de la fabrique de l’église.<lb/>Veuillez agréer l’assurance des sentimens respectueux avec lesquels j’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Chauvel<lb/>v. g., curé de Saint-Germain »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9156_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente de boiseries provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 2 novembre 1864<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de solliciter auprès de Votre Excellence la vente, par l’administration des Domaines, de vieilles boiseries délabrées et déchirées qui ne pourraient être remises en œuvre et qui proviennent des démolitions du château de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur, en conséquence, de vous faire parvenir sous ce pli un état estimatif avec cahier des charges.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 23 décembre 1864<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le château de Saint-Germain-en-Laye n’a pas de mode d’écoulement pour les eaux pluviales et la surface des bâtiments, des cours et des fossés dépasse cependant un hectare. Aujourd’hui, toutes les eaux pluviales se perdent dans les terres et, sur quelques points, dans des puisards assez mal disposés. Il résulte de ces fâcheuses dispositions une excessive humidité qui altère et pourrit toute la maçonnerie souterraine des fondations.<lb/>Le sol de la cour du château était jadis assurément au niveau des rues environnantes, mais, dans les villes, l’on exhausse sans cesse le pavage par des remaniements successifs et aujourd’hui cette cour se trouve en contrebas des voies publiques qui entourent le monument. De là impossibilité de rejeter nos eaux pluviales d’une façon simple directement et au-dehors.<lb/>Il existe dans les fossés plusieurs fosses d’aisances construites par le Génie militaire pour le service du pénitencier et qui ne pourraient plus être utilisées pour le même service. Ces fosses pourraient être transformées facilement en citernes, qui pourraient recevoir les eaux pluviales des conduites extérieures des bâtiments et servir à l’arrosage des jardins qui seront, je crois, établis dans les fossés.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer de construire une grande citerne sous le sol de la cour, qui servirait à récolter toutes les eaux pluviales des gargouilles des façades intérieures de l’édifice. Cette eau pourrait être utilisée pour l’arrosage du parterre qui devra peut-être orner le centre de la cour dont il s’agit. L’on pourrait en outre construire un aqueduc de décharge et de trop plein sous le bâtiment méridional conduisant les eaux dans les fossés et suivant ce qui est tracé dans le croquis ci-joint.<lb/>Des tuyaux en métal amènent des eaux de source dans le château de Saint-Germain-en-Laye pour l’approvisionnement journalier et en cas d’incendie, de sinistre. Ces eaux jaillissantes pourraient assurément être utilisées. Un accident dans ces conduites peut priver toutefois de cette ressource dans un moment de péril et un approvisionnement d’eau sous la cour me semblerait, en pareil cas, une précieuse ressource.<lb/>Il est de mon devoir alors de proposer à Votre Excellence la construction d’une citerne et j’ai l’honneur de joindre à ce document un devis estimatif concernant la façon des ouvrages.<lb/>L’exécution du travail dont il s’agit nécessitera des fouilles sur l’un des points qui sert le plus comme chantier d’approvisionnement et de taille des matériaux pendant la saison des travaux et j’ai l’honneur de solliciter la façon de cette citerne pendant les quelques beaux jours que l’on peut rencontrer pendant l’hiver que nous traversons.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 23 décembre 1864 »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la construction d’une citerne au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Palais de Versailles, le 8 janvier 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre Excellence m’a fait l’honneur de me transmettre, le 30 décembre dernier, un rapport avec plan et devis dressés par M. Millet au sujet de la construction d’une citerne que cet architecte propose de faire exécuter sous la cour du château de Saint-Germain. Cette citerne serait destinée à recueillir les eaux pluviales auxquelles il n’est pas possible de donner un écoulement à l’extérieur, attendu que le sol de la cour est aujourd’hui en contrebas des voies publiques qui entourent le monument.<lb/>M. Millet expose dans son rapport que la construction de la citerne est motivée par deux raisons. La première serait de faire cesser les dégradations que l’eau, privée d’écoulement et qui se perd dans les terres, cause aux fondations de l’édifice. La seconde de créer au centre du monument un approvisionnement d’eau qui serait une ressource précieuse dans le cas où un incendie viendrait à se déclarer dans le château.<lb/>Votre Excellence m’ayant invité à rendre compte du travail projeté et à lui faire connaître mon avis sur les dispositions proposées. J’ai l’honneur de lui faire connaître que les motifs invoqués par M. l’architecte pour demander l’exécution de cette citerne me paraissent parfaitement fondés et je suis d’avis que le crédit de 13789 f. 63 c. qu’il sollicite soit accordé.<lb/>La citerne projetée aurait intérieurement 36 m. 00 de longueur sur 1 m. 60 de largeur et 2 m. 00 de hauteur sous l’intrados de la voûte. Les murs, construits en caillasse hourdés en mortier de chaux hydraulique et sable de rivière, auraient 1 m. 00 d’épaisseur. Le radier et la voûte seraient construits de la même manière. Des enduits de ciment romain recouvriraient toutes les parois de la citerne.<lb/>Trois renfoncements pratiqués de chaque côté de cette construction, dans le sens de la longueur, correspondraient aux bouches par lesquelles l’eau arriverait dans la citerne. Dans la pensée de M. l’architecte, ces petits renfoncements, espèces de niches carrées, formeraient également des contreforts destinés à consolider les murs, attendu que les terres contre lesquelles ils seraient appuyés ont peu de consistance.<lb/>Un canal de décharge serait ménagé sur le côté sud de la citerne. Ce petit aqueduc contiendrait un tuyau de fonte au moyen duquel la citerne pourrait être vidée de fond et de superficie. L’aqueduc conduirait provisoirement les eaux dans les fossés qui entourent le château. Plus tard, il pourrait rejoindre les égouts de la ville, lorsque l’administration municipale se décidera à en faire établir.<lb/>Toutes les dispositions projetées me semblent bonnes et je crois devoir proposer à Votre Excellence de vouloir bien les approuver.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’inspecteur général<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9176_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant le projet de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">221</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F21 6400, n° 2</unitid>
                <unitdate normal="1865/1865" encodinganalog="3.1.3">10 janvier 1865</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>L’ordre du jour prévoyait que le conseil général des Bâtiments civils examine à nouveau les travaux du château de Saint-Germain durant sa séance du 13 février 1865 (Archives nationales, F21 6381), mais il ne donna pas d’avis à ce sujet et le procès-verbal se tait à ce sujet.</p>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Seine-et-Oise, château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapporteur : M. Questel<lb/>Avis (officieux)<lb/>Le conseil,<lb/>Après avoir entendu M. Questel en son rapport sur le projet de travaux à exécuter dans le château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise),<lb/>Vu les plans et pièces du dossier,<lb/>Considérant que les travaux projetés ont une urgente nécessité,<lb/>Est d’avis :<lb/>Qu’ils peuvent être proposés à l’approbation de Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, en recommandant à l’administration supérieure la nécessité de donner au bassin couvert à construire dans le milieu de la cour du château une largeur de trois mètres, ce qui permettra d’y agglomérer un plus grand volume d’eau dont le besoin pourrait se faire sentir en cas d’incendie. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 28 janvier 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez accordé une somme de 200000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 17 de la 2e section du budget, exercice 1865, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>M. Millet, architecte de cet édifice, propose d’employer cette somme à l’achèvement de la partie du château située au nord, côté de la terrasse, jusques et y compris l’escalier d’honneur. Toutes les salles composant cette partie de l’édifice seraient livrées, à la fin de 1865, au service des Musées. En outre, on commencerait la restauration du reste de la façade nord, depuis l’escalier d’honneur jusqu’à l’angle nord-est.<lb/>M. Millet propose de répartir le crédit de 200000 f. ainsi qu’il suit :<lb/>Maçonnerie : 88873<lb/>Charpente : 20000<lb/>Couverture et plomberie : 12000<lb/>Menuiserie : 23400<lb/>Serrurerie : 23000<lb/>Peinture et vitrerie : 8400<lb/>Sculpture : 10000<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur : 9747<lb/>Traitement de l’inspecteur : 2400<lb/>Traitement du concierge : 1100<lb/>Traitement du gardien des travaux : 1080<lb/>Total égal au crédit : 200000<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver les propositions de M. Millet et de signer, à cet effet, le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 17 février 1865, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Palais des Tuileries, le 11 février 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre Excellence m’a fait l’honneur de me transmettre, le 8 de ce mois, les nouvelles études faites par M. Millet sur la grande citerne à établir dans la cour du château de Saint-Germain.<lb/>Le conseil général des Bâtiments civils, qui avait reconnu l’utilité, à tous les points de vue, de la construction de la citerne, avait émis le regret que ce réservoir n’eût pas une plus grande capacité, et il avait demandé que l’architecte fût invité à présenter un nouveau projet dans lequel il devrait s’attacher à trouver le moyen de tenir en réserve une quantité d’eau beaucoup plus considérable, afin de satisfaire aux besoins du service et de donner la possibilité de combattre le feu le plus efficacement, dans le cas où un incendie viendrait à se déclarer dans le château. La quantité d’eau que la citerne devait contenir, d’après le premier projet, étai de 103680 litres. La construction de cette citerne devait occasionner une dépense de 13789 f. 63.<lb/>Dans un second rapport qu’il a présenté à l’appui de ses nouvelles propositions, M. Millet a fait connaître qu’il n’avait pas cru prudent de donner plus de largeur à la citerne (1 m. 60 c.), attendu que la cour du château devant former le chantier des travaux pendant les huit ou dix années que durera la restauration du monument, l’on aura souvent à décharger de gros blocs de pierre dans cette cour, et qu’il serait à peu près impossible de protéger la voûte de la citerne contre les chocs violents qui pourraient entrainer sa ruine, si elle avait une grande portée.<lb/>Pour obvier au danger que la prudence lui conseiller d’éviter, et en même temps donner satisfaction à la juste observation du conseil des Bâtiments civils, M. Millet a présenté deux nouveaux projets. Le premier consisterait à construire immédiatement la citerne telle qu’il l’avait conçue primitivement, en se réservant la possibilité, lorsque les travaux de restauration seraient terminés et qu’on aurait plus d’ébranlement à craindre, d’ajouter les deux citernes complémentaires figurées sur le tracé n° 2 ; par ce moyen, on obtiendrait un cube de 194400 litres et la dépense s’élèverait à 20589 f. 63. Bien que ce projet semble satisfaire à toutes les conditions voulues, M. Millet a cru devoir faire encore une autre proposition, qu’il a exprimée sur la feuille n° 3. Ce projet consisterait à établir une citerne centrale avec piliers et voûtes d’arêtes flanquée de deux galeries allant de l’est à l’ouest, afin de donner un écoulement facile, et à ciel ouvert à toutes les eaux pluviales. La contenance de cette citerne serait de 196120 litres et la dépense de 22100 f. M. l’architecte ajoute, à la suite de cette dernière proposition, que si l’on devait approuver cette combinaison, il demanderait à construire de suite les deux citernes accessoires et à ajourner après l’achèvement de la restauration la construction de la grande citerne centrale dont les voûtes ne sauraient résister au déchargement des matériaux.<lb/>Je préférerais la disposition indiquée sur la feuille n° 3 si le projet pouvait immédiatement recevoir son entière exécution. Mais, s’il est indispensable, et cela me parait démontré, de s’y prendre en deux fois, je crois que le projet n° 2 offre certains avantages comme économie et facilité d’exécution qui doivent, selon moi, lui faire donner la préférence.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’inspecteur général<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 15 février 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La somme de 200000 f. que vous avez allouée sur les fonds de l’exercice 1865 pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain sera spécialement employée à l’achèvement de la partie nord du château, du côté de la terrasse, jusques et y compris l’escalier d’honneur. En outre, on commencer la restauration de cette façade depuis cet escalier jusqu’à l’angle nord-est.<lb/>Pour l’exécution de ces travaux, M. Millet, architecte de l’édifice, a fait souscrire aux divers entrepreneurs employés dans le courant des exercices précédents les soumissions suivantes :<lb/>Maçonnerie : MM. Planté frères, entrepreneurs demeurant à Saint-Germain, qui s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1865, avec un rabais de 4 p. % sur ces prix<lb/>Charpente : M. Tellier, entrepreneur demeurant à Saint-Germain qui s’engage à exécuter les travaux de charpente aux mêmes conditions avec un rabais de 5 p. %<lb/>Couverture : MM. Monduit et Béchet, entrepreneurs demeurant à Paris, qui s’engagent à exécuter les travaux de charpente aux mêmes conditions, rabais 3 p. %<lb/>Menuiserie : MM. Blanchard et Larchevêque, entrepreneurs demeurant à Saint-Germain, qui s’engagent à exécuter les travaux de menuiserie aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Serrurerie : M. Moutier, entrepreneur demeurant à Saint-Germain, qui s’engage à exécuter les travaux de serrurerie aux mêmes conditions, avec un rabais de 5 p. %<lb/>Peinture : M. Louis dit Larible, entrepreneur demeurant à Saint-Germain, qui s’engage à exécuter les travaux de peinture aux mêmes conditions, rabais 6 p. %<lb/>Sculpture : M. V. Corbel, entrepreneur à Paris, s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix qu’il a souscrit dans sa soumission qui a été approuvée en 1864.<lb/>Sculture : M. A Libersac, entrepreneur demeurant à Paris, qui s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix fixés dans sa soumission qui a été approuvée en 1864.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver ces soumissions qui sont régulièrement rédigées et de signer le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 17 février 1865, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la construction d’une citerne au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1865/1865" encodinganalog="3.1.3">20 février 1865</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Minute de lettre du 20 février 1865<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai transmis à M. Questel, inspecteur général des Bâtiments civils, les deux nouveaux projets que vous avez étudiés pour donner, conformément à l’avis du conseil général des Bâtiments civils, une plus grande capacité à la citerne que vous proposez d’établir dans la cour du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Après avoir examiné votre travail, M. Questel me fait connaître, dans un rapport dont j’ai l’honneur de vous communiquer, ci-joint, copie, que le projet n° 2 offre certains avantages comme économie et facilité d’exécution qui doivent le faire adopter.<lb/>Vous voudrez bien, Monsieur, prescrire les mesures nécessaires pour l’entreprise immédiate des travaux, selon les dispositions du projet n° 2. La dépense, évaluée à 20589 f. 623, sera imputée sur le crédit mis à votre disposition pour continuer, en 1865, la restauration du château. »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de chauffages au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1865/1865" encodinganalog="3.1.3">22 février 1865</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Je suis à la veille de pouvoir livrer au musée de Saint-Germain-en-Laye la salle comprise dans la tour d’angle aussi bien que la 1ère pièce du bâtiment nord, et cela dans tous les étages de la vieille demeure. D’ici à 3 ou 4 mois, je pourrai livrer la 2ème salle du bâtiment septentrional et l’administration des Musées impériaux réclamera certainement alors des calorifères pour chauffer ces locaux, comme elle l’a déjà fait pour la grande salle de Mars.<lb/>L’on a pu sans inconvénient placer un poêle ordinaire et provisoire dans la salle des fêtes, qui n’est pas restaurée, mais l’on serait assez embarrassé si il fallait poser de semblables appareils dans toutes les pièces de tous les étages du château. Il serait plus prudent et préférable, nous croyons, de construire dans le rez-de-chaussée de forts poêles calorifères pouvant chauffer les salles des étages supérieurs. L’on pourrait, au moyen de 8 appareils avec conduits de chaleur tous verticaux, chauffer tout le musée et nous avons l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer la façon de ces ouvrages et de vous faire parvenir un devis estimatif à cet égard.<lb/>Il est toujours dangereux et difficile d’établir des appareils de chauffage après coup et je pourrais, dans le cas où Votre Excellence approuverait ma proposition, construire ces calorifères en même temps que les cheminées décoratives et leurs tuyaux.<lb/>Si ma demande était prise en considération, je devrais, en 1865, faire établir 3 calorifères pour chauffer le donjon, la salle de Mars et toutes les pièces comprises entre ce donjon et l’escalier d’honneur.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant supérieur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 22 février 1865 »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la reprise des contreforts du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Suivant ce que j’avais l’honneur de vous faire connaitre dans un rapport en date du 6 janvier 1864, il est souvent des ouvrages imprévus dans le travail de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye. Ces ouvrages sont de peu d’importance peut-être, pris isolément, mais ils finissent par en prendre une assez grande par leur répétition.<lb/>Il est un fait assez capital que je dois signaler à Votre Excellence. J’avais espéré que les fondations de tous les contreforts de la cour pourraient être conservés et j’ai constaté au contraire depuis que ces maçonneries ont été faites avec négligence, qu’elles ont eu beaucoup à souffrir de l’humidité, et quelles ne présentent aucune consistance. J’ai déjà fait fouiller auprès de 7 ou 8 de ces éperons et partout j’ai reconnu le même fâcheux état.<lb/>Je suis donc contraint de reconstruire entièrement à neuf, en sous-œuvre, et en pierre de taille, toutes les fondations de ces grands contreforts de la cour. Chacune de ces opérations, assez dangereuses, entraine une dépense qu’il est de mon devoir de signaler et j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous faire parvenir avec cette lettre un devis estimatif à cet égard.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 24 février 1865 »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre du 1er mars 1865<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai reçu le rapport que vous m’avez adressé, le 24 du mois dernier, et par lequel vous me faittes connaitre que les fondations des contreforts de la partie des bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye en façade sur la cour sont en très mauvais état et que vous êtes obligé de les reprendre en sous-œuvre. Vous évaluez la dépense qu’entraineront ces travaux, pour 39 éperons, à 79310 f. 83.<lb/>Cette dépense est obligatoire et vous aurez soin de la comprendre, chaque année, dans la distribution du crédit mis à votre disposition.<lb/>Etc. »</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 2 mars 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La portion nord des bâtiments du château de Saint-Germain, situés en façade sur le jardin de la terrasse, sera bientôt terminée jusqu’au grand escalier d’honneur, et remise au service des Musées qui pourra y installer ses collections avant la fin de cette année.<lb/>Il est nécessaire de s’occuper dès à présent des travaux nécessaires pour le chauffage de ces pièces, que ne pourraient chauffer suffisamment les cheminées existant dans chacune d’elles.<lb/>M. Millet, architecte de l’édifice, propose d’établir au rez-de-chaussée des bâtiments de forts poêles calorifères, avec conduits de chaleur tous verticaux et bouches de  chaleur donnant dans toutes les pièces à chaque étage. Les conduits de fumée passeraient dans les tuyaux de cheminées pratiquées dans les différentes salles.<lb/>L’architecte estime que huit calorifères suffiraient pour chauffer convenablement les bâtiments nord-est et ouest du château au fur et à mesure des travaux de restauration.<lb/>L’établissement de ces huit calorifères entrainerait une dépense de 19000 f. environ. Cette année, il faudrait en construire 3 seulement dans la partie du château qui sera livrée au service du musée et leur construction, évaluée à 6000 f. environ, serait imputée sur le crédit de 200000 f. alloué en 1865.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier d’approuver le système de chauffage proposé par M. Millet et de l’autoriser à faire construire cette année les trois premiers calorifères.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 4 mars 1865, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9241_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la construction d’une citerne au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 22 mars 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez autorisé, par décision du 20 février dernier, l’établissement d’une citerne dans la grande cour du château de Saint-Germain. L’exécution de ce travail exigera l’enlèvement d‘un cube de terre assez considérable et le remaniement du pavage d’une partie de la cour.<lb/>M. Millet a fait souscrire, pour ces divers ouvrages, une soumission spéciale que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation :<lb/>Le sieur Bechet, entrepreneur demeurant à Saint-Germain, s’engage à exécuter les travaux de terrasse et de pavage, moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1865, avec rabais de 3 p. % sur ces prix. Toutefois, les numéros 59 et 60 de la série relatifs aux prix des transports de terre aux décharges publiques ne lui seront pas applicables. Les transports seront calculés suivant les distances parcourues.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver cette soumission qui est régulièrement rédigée et de signer le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 24 mars 1865, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau du conservateur<lb/>Saint-Germain, le 20 juin 1865<lb/>A Son Excellence monsieur le maréchal Magnan<lb/>Monsieur le Maréchal,<lb/>J’ai à remplir le triste devoir d’informer Votre Excellence que Sa Majesté l’Empereur a perdu un loyal et dévoué serviteur.<lb/>Monsieur le général de Girardin, commandant du château de Saint-Germain-en-Laye, est décédé au dit château aujourd’hui à quatre heures du matin.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Maréchal, l’assurance de mon profond et respectueux dévouement.<lb/>E. Ricateaux »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Maison de l’Empereur<lb/>Service de l’aide de camp<lb/>Plombières, le 24 juillet 1865<lb/>Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Maréchal,<lb/>L’Empereur, n’ayant pas pourvu au remplacement de M. le général de Girardin, autorise la veuve à conserver jusqu’à nouvel ordre l’appartement qu’elle occupe au château de Saint-Germain-en-Laye. Sa Majesté me charge d’avoir l’honneur d’en donner avis à Votre Excellence en la priant de donner des ordres en conséquence.<lb/>Agréez, Monsieur le Maréchal, l’expression de mon profond respect.<lb/>L’aide de camp de l’Empereur<lb/>Général comte Lepic »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 28 septembre 1865<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain, M. Millet, propose à Votre Excellence que certaines parties du dallage et quelques chéneaux du château, sur les points les plus abrités de la façade nord, ont de la peine à sécher et de couvrent fréquemment de mousse. Il ajoute que, pour obvier à cet inconvénient, il faudrait soumettre ces parties à une silicatisation qu’il pense devoir être appliquée plus tard à l’ensemble de l’édifice. Mais, pour le moment et à titre d’essai seulement, il propose de ne procéder qu’au durcissement d’une superficie de 631 mètres et de confier ce travail à M. Dalemagne, qui, déjà, a été chargé de travaux analogues par votre administration.<lb/>A cet effet, il a fait souscrire à M. Dallemagne, demeurant à Paris, rue de Seine, n° 43, une soumission par laquelle cet entrepreneur s’engage à exécuter l’opération ci-dessus indiquée, c’est-à-dire à procéder à la silicatisation de 631 mètres superficiels de parements développés sur les terrasses, chéneaux et balustrades du château de Saint-Germain, à raison de 1 f. 75 par mètre superficiel.<lb/>J’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence de vouloir bien approuver ces dispositions.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 30 septembre 1865, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 10 février 1866<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pendant le cours du mois de juillet 1862, vous vouliez bien me donner l’ordre de commencer les ouvrages de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye et de démolir le pavillon nord-ouest, sis à l’angle du parterre et de la place du château, vis-à-vis la gare du chemin de fer.<lb/>La restauration a été commencée, vous le savez, à l’angle de la place, et la restauration est à peu près achevée pour toute la partie du bâtiment qui s’étend jusqu’à l’escalier d’honneur. L’escalier d’honneur lui-même est à peu près complètement consolidé et reconstruit. L’on va s’occuper de l’achèvement de la menuiserie et de la peinture, et d’ici à 3 ou 4 mois l’on pourra remettre tout le corps de logis, jusque et y compris l’escalier d’honneur, à l’administration des Musées impériaux.<lb/>Je dois songer actuellement à la restauration de la suite du bâtiment et du pavillon nord-est, sis sur le parterre et près la cité Médicis. J’ai l’honneur, en conséquence, de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, l’autorisation de procéder à la démolition du gros pavillon de la fin du 17e siècle.<lb/>La démolition dont il s’agit dont être faite par parties, au fur et à mesure des ouvrages de consolidation du château, afin de ne compromettre en rien la solidité des constructions de François 1er que nous devons restaurer. La démolition projetée pourrait se faire en ce moment, au moins pour les parties supérieures, et j’ai l’honneur de vous proposer de confier l’opération à M. Planté, entrepreneurs de maçonnerie. Je m’empresse alors de vous faire parvenir, Monsieur le Ministre, une soumission à cet égard tout en sollicitant auprès de vous l’approbation du document.<lb/>Les matériaux qui proviendront des bâtisses de Louis XIV sont inférieurs à ce que nous avions pensé. La pierre de taille présente une belle apparence mais elle se décompose très rapidement lorsqu’elle est retaillée et exposée à l’air. Le bois de charpente est rempli d’aubier, très souvent hors de service. Mais il est encore quelques parties qu’on peut rendre en compte pour le réemploi dans les ouvrages de menuiserie. Le moellon est toujours de qualité médiocre mais nous le remettons en œuvre dans nos gros murs, dans la plupart de nos travaux.<lb/>En résumé, les matériaux fournis par les démolitions représentent une valeur au moins égale au chiffre fixé par la destruction des bâtiments. Les démolitions doivent se faire avec quelques précautions comme nous le disions plus haut, et il était alors de notre devoir, nous croyons, de proposer à Votre Excellence de faire les démolitions par les entrepreneurs attachés aux travaux.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 10 février 1866 »</p>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 17 février 1866<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>D’après les plans du projet approuvé pour la restauration du château de Saint-Germain, les pavillons situés aux angles de cet édifice et qui ont été construits sous Louis XIV doivent être démolis afin de restituer au château, construit sous François I, son ancien aspect.<lb/>Les restaurations commencées, en 1862, par l’angle nord-ouest ont été précédées de la démolition du pavillon qui masquait cet angle des bâtiments. Aujourd’hui, ce côté de l’édifice est complètement restauré ainsi qu’une partie de la façade donnant sur le parterre jusques et y compris l’escalier d’honneur. D’après la marche adoptée pour l’exécution des travaux, M. Millet, architecte du château, propose de continuer la restauration de l’autre partie de la façade, jusqu’au pavillon nord-est qui serait démoli cette année.<lb/>Cette démolition devra être faite avec les plus grandes précautions et M. Millet a fait souscrire, pour l’exécution de ce travail, une soumission spéciale à MM. Planté, entrepreneurs des travaux de maçonnerie du château.<lb/>Aux termes de ce marché, ces entrepreneurs s’engagent à faire cette démolition moyennant le prix de 13709 f. fixé à forfait. Ce prix comprend le triage, le transport, le rangement des matériaux et le nivellement des gravois dans les fossés du château.<lb/>Les matériaux qui pourront être utilisés dans la restauration seront pris en compte par l’entrepreneur et le surplus sera vendu par l’administration des Domaines.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver la soumission souscrite par MM. Planté et de signer le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 19 février 1866, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 5 mars 1866<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez compris, le 27 janvier dernier, le château de Saint-Germain pour une somme de 200000 francs dans la répartition du crédit inscrit au chapitre 17 du budget de 1866 pour les constructions et grosses réparations des édifices publics.<lb/>Cette somme est destinée à continuer la restauration entreprise depuis 1862 et sera spécialement affectée aux travaux de la façade sur la terrasse.<lb/>Les travaux exécutés jusqu’à ce jour ont eu pour objet la démolition du pavillon ouest de la façade sur la terrasse et la restauration de cette façade jusqu’au grand escalier central.<lb/>Les travaux de 1866 comprendront la continuation de cette façade et la démolition du pavillon est.<lb/>J’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence de vouloir bien approuver ces dispositions.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 7 mars 1866, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de ma Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Rapport<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur, pour satisfaire à vos ordres, de vous faire connaître le détail des ouvrages exécutés pendant l’année 1865 dans le château de Saint-Germain-en-Laye et aussi les propositions des travaux qui pourraient être entrepris en 1866 avec le crédit de 200000 francs que vous avez bien voulu affecter à l’entreprise dont il s’agit.<lb/>L’an dernier, avant le 31 décembre 1865, nous avions fait tous les travaux de la 2ème section du bâtiment nord jusqu’à l’escalier principal. Nous avions achevé aussi à peu près la restauration et la consolidation de cet escalier principal. Le crédit alloué nous avait permis en outre d’édifier deux des éperons extérieurs de la face septentrionale au-delà de l’escalier d’honneur. Votre Excellence sait la manière de procéder à Saint-Germain, qui consiste à faire marcher de front les ouvrages sur la cour en même temps que ceux de l’extérieur, et sur la cour alors les travaux s’étendent aussi jusqu’à l’escalier principal.<lb/>Les grands éperons de la cour dans toute la partie occidentale étaient tous en mauvais moellons et briques dans la hauteur des deux étages inférieurs, et des tassements vraiment effrayants s’étaient produits ans les bâtisses et avaient entraîné les parties hautes des murailles et des contreforts. L’on constatait des déversements et des hors d’aplomb atteignant 20 et 25 centimètres sur les parois du corps de logis. Les voûtes qui terminent le dernier étage étaient déchirées et déformées au point de faire craindre leur écroulement.<lb/>Nous avons, en 1865, reconstruit à neuf, en sous-œuvre, 7 éperons de la cour avec leurs fondations. L’on a remis d’aplomb les parements supérieurs de ces éperons et l’on a refait la presque totalité de la voûté en pierre et brique de cette portion de l’édifice.<lb/>Le travail a été complété par la restauration de toutes les baies de tous les étages du dedans et du dehors, par la pose des balustrades du premier étage et du couronnement, par la construction des cheminées et de leurs souches au-dessus des combles. Avec le crédit alloué, nous avons pu refaire les planchers en charpente aussi bien que la toiture en bois et métal. L’édifice est aujourd’hui complètement à l’abri des eaux pluviales jusque et y compris l’escalier d’honneur.<lb/>Pour satisfaire aux ordres que vous avez bien voulu nous donner le 2 février mil huit cent soixante-cinq, l’on a construit dans la cour la grande citerne contenant environ 118 mille litres d’eau. Nous avons ajourné toutefois, dans l’intérêt de la conservation de ces ouvrages souterrains, sis sous le chantier, la façon des citernaux qui doivent compléter l’approvisionnement et suivant aussi l’autorisation que vous avez bien voulu me donner.<lb/>L’on a aussi, conformément à vos instructions, fait appliquer du silicate sur quelques parties de l’édifice.<lb/>Les ouvrages à entreprendre en 1866 devront comprendre, tout d’abord, la façon du petit œuvre de la 2ème section du bâtiment nord et de l’escalier. L’on s’occupera donc des dallages, de la menuiserie, de la fumisterie, de la serrurerie, de la peinture et de la vitrerie, et vers le mois de juin prochain l’on pourrait mettre en service la tour de Charles V, les salles à la suite et l’escalier d’honneur. De la sorte, on livrerait à l’administration des Musées impériaux d’ici à 3 ou 4 mois au plus tard tous les étages d’une partie du monument présentant environ 900 mètres superficiels.<lb/>Pendant l’exécution de ces ouvrages complémentaires, l’on continuerait la démolition du pavillon nord-est de Louis XIV et l’on s’occuperait de toutes les reprises et réédifications du pavillon de François 1er, si profondément mutilé à la fin du 17ème siècle et sis à l’angle du parterre et de la cité Médicis. J’ai rédigé déjà la plupart des dessins et études concernant ce point de l’édifice et je pense porter tous les efforts des ouvriers sur ces travaux, si toutefois Votre Excellence approuve mes propositions à cet égard.<lb/>J’ai l’honneur de joindre à ce rapport neuf soumissions souscrites pour les travaux de 1866, qui sont les suivantes et qui portent les rabais dont le détail suit :<lb/>Maçonnerie : sieurs Planté, rabais 4 pour %<lb/>Charpente : M. Tellier, rabais 5 pour %<lb/>Couverture et plomberie : sieurs Monduit et Béchet, rabais 3 pour %<lb/>Menuiserie : sieurs Blanchard et Larchevêque, rabais 5 pour %<lb/>Serrurerie : M. Moutier, rabais 5 pour %<lb/>Fumisterie : M. Ferari, rabais 3 pour %<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible, rabais 6 pour %<lb/>Sculpture : M. Corbel, même prix qu’en 1864<lb/>Sculpture : M. Libersac, même prix qu’en 1864<lb/>Pour compléter les renseignements que vous m’avez fait l’honneur de me demander, je dois vous indiquer, je crois, Monsieur le Ministre, les chiffres approximatifs des diverses dépenses ou la répartition approximative du crédit de 200000 francs que vous voulez bien mettre à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye. La division du crédit se fera à nouveau, nous croyons, de la façon suivante :<lb/>Maçonnerie : 132753,00<lb/>Charpente : 18000,00<lb/>Couverture et plomberie : 4000,00<lb/>Menuiserie : 8000,00<lb/>Serrurerie : 7000,00<lb/>Fumisterie : 6000,00<lb/>Peinture et vitrerie : 6000,00<lb/>Sculpture : 4000,00<lb/>Honoraires et vérification : 94747,00<lb/>[Total :] 195420,00<lb/>Traitement de l’inspecteur : 2400,00<lb/>Traitement du concierge : 1100,00<lb/>Traitement du gardien : 1080,00<lb/>[Total :] 4580,00<lb/>Total égal : 200000 f. 00<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 29 mars 1866 »</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 14 avril 1866<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué un crédit de 200000 f. pour terminer en 1866 les bâtiments du château de Saint-Germain donnant sur le parterre et compris entre la tour de Charles V et l’escalier d’honneur. Cette partie du monument pourra être livrée au service des Musées impériaux dans 4 mois. En outre, M. Millet propose de continuer la restauration de cette façade sur le parterre.<lb/>Le crédit serait réparti ainsi qu’il suit :<lb/>Maçonnerie : 132763 f.<lb/>Charpente : 18000 f.<lb/>Couverture et plomberie : 4000 f.<lb/>Menuiserie : 8000 f.<lb/>Serrurerie : 7000 f.<lb/>Fumisterie : 6000 f.<lb/>Peinture et vitrerie : 6000 f.<lb/>Sculpture : 4000 f.<lb/>Imprévus et frais d’agence : 14237 f.<lb/>Total : 200000 f.<lb/>Pour l’exécution de ces travaux, M. Millet a fait souscrire aux entrepreneurs ordinaires du château les soumissions suivantes :<lb/>Maçonnerie : M. Planté frères qui s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1866, avec rabais sur ces prix de 4 p. %<lb/>Charpente : M. Tellier s’engage à exécuter les travaux de charpente aux mêmes conditions, avec un rabais de 5 p. %<lb/>Couverture et plomberie : MM. Monduit et Bechet s’engagent à exécuter les travaux de couverture et plomberie aux mêmes conditions, rabais 3 p. %<lb/>Menuiserie : MM. Blanchard et Larchevêque s’engagent à exécuter les travaux de menuiserie aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Serrurerie : M. Moutier s’engage à exécuter les travaux de menuiserie moyennant les mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Fumisterie : M. Ferrari s’engage à exécuter les travaux de fumisterie aux mêmes conditions, rabais 3 p. %<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible s’engage à exécuter les travaux de peinture et vitrerie aux mêmes conditions, rabais 6 p. %<lb/>Sculpture : M. Corbel s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix fixés dans la soumission qu’il a souscrite et qui a été approuvée en 1864<lb/>Sculpture : M. Libersac s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix de la soumission qu’il a souscrite et qui a été approuvée en 1864<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver ces soumissions, qui sont régulièrement rédigées, ainsi que les propositions de M. Millet pour l’emploi du crédit de 200000 f. par nature d’ouvrages.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 16 avril 1866, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9277_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le décor du grand escalier du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">2 juillet 1866</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 2 juillet 1866<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Je fais terminer en ce moment les peintures de toutes les salles du château de Saint-Germain-en-Laye comprises entre le donjon et l’escalier d’honneur. Je pensais me borner à peindre les soubassements à l’huile et à la cire, et à badigeonner les parties hautes de toutes les pièces. Le résultat obtenu ne m’a pas semblé satisfaisant et j’ai dû ordonner la façon de filets formant des refends et la façon de quelques bandes rouges décoratives. Tout ce travail d’ornementation est exécuté par M. Louis dit Larible, l’entrepreneur de peinture du château.<lb/>La décoration des salles doit se poursuivre dans l’escalier d’honneur et elle sera faite aussi par M. Larible. Il serait utile assurément de peindre dans cette partie de l’édifice, dans les tympans et entre les pilastres en briques, quelques motifs milieux, quelques salamandres et quelques F couronnées. Les voûtes des paliers sont supportées par des culs de lampe et portent des clefs avec pendentifs et il serait à propos de relever ces sculptures de décoration et de quelques parties d’or.<lb/>L’on doit, à Saint-Germain, se montrer extrêmement sobre de décoration et l’on ne saurait toutefois faire plus simple, ce que semble, que ce que nous avons l’honneur de proposer à Votre Excellence. Ces simples travaux de décoration ne sauraient être exécutés par un artiste de talent et je m’empresse de vous faire parvenir un devis estimatif rédigé par M. Denuelle tout en sollicitant l’approbation des ouvrages dont il s’agit.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9282_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46201_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le décor du grand escalier du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1866</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 7 juillet 1866<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les salles restaurées du château de Saint-Germain sont peintes, dans leurs soubassements, en teintes plates à l’huile et à la cire. Les parties hautes sont simplement badigeonnées. Des filets formant des refends ont été tracés sur ces teintes afin d’obtenir un effet satisfaisant.<lb/>M. Millet se propose de suivre à peu près le même système pour la décoration du grand escalier d’honneur. Toutefois, il désirer être autorisé à faire peindre dans les tympans et entre les pilastres en briques quelques motifs représentant des salamandres et des F couronnées. Il se propose aussi de relever par quelques peintures décoratives avec dorure les parties sculptées des culs de lampe des voûtes des paliers.<lb/>La dépense est évaluée, d’après le devis ci-joint, à la somme de 4000 f. environ.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver les propositions de M. Millet ainsi que la soumission souscrite par M. Denuelle, peintre décorateur, qui s’engage à exécuter les travaux moyennant les prix du devis joint à la soumission.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 9 juillet 1866, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux à faire dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Abords du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>François 1er, en construisant le château de Saint-Germain-en-Laye, s’était borné à élaguer un coin de la forêt et à établir des jardinets autour de la splendide demeure qu’il érigeait sur l’emplacement du château-forteresse érigé par le roi Charles V. Le château de la Renaissance fut successivement habité par tous nos rois jusqu’à Louis XIV, qui voulut ajouter à son agrément en faisant planter vers le nord et jusqu’à la forêt un admirable jardin, et le savant André Le Nôtre était chargé de ce soin.<lb/>Si nous en croyons l’un des historiens de la ville de Saint-Germain, le jardin fut tracé par Le Nôtre en 1674, c’est-à-dire six ou huit ans avant que Louis XIV eût la fâcheuse pensée de faire agrandir le château, et six ou huit années aussi avant d’avoir l’idée d’abandonner cette demeure pour se fixer définitivement à Versailles.<lb/>Ce même historien nous apprend aussi qu’en 1750, tout en respectant le tracé du savant architecte-jardinier, l’on détruisait les bassins pour éviter « les grandes réparations qui étaient devenues indispensables ».<lb/>L’on doit à Le Nôtre la magnifique terrasse de Saint-Germain-en-Laye, l’une de nos plus admirables promenades des environs de Paris. Cet artiste avait su, dans un terrain irrégulier, tracer un jardin donnant de charmantes vues de tous les points du château dont vous m’avez fait l’honneur de me confier la restauration. Tout le parterre en broderies était traversé par une large et belle allée qui était continuée par la grande avenue des Loges. Le tout correspondait exactement à l’axe de l’avant-corps de l’escalier d’honneur du château. Le parterre était bordé d’avenues de tilleuls se terminant par un hémicycle desservant les Loges et la porte de Pontoise. L’irrégularité du terrain avait été rachetée par un boulingrin compris entre le parterre proprement dit et le quinconce joignant la grande terrasse. Le plan et la gravure annexés à ce rapport pourront, je crois, donner une idée de la belle composition de l’architecte Le Nôtre.<lb/>Si en 1750 l’on faisait quelques suppressions pour raisons d’économie, l’on avait conservé toutefois toutes les grandes dispositions de l’œuvre. Le plan joint à cette lettre, copié sur un plan d’alignement de la ville de Saint-Germain dressé en 1818, constate même que ce jardin était encore presque complet il y a peu d’année.<lb/>Le parterre de Saint-Germain n’a été sérieusement détruit qu’en 1846, à l’époque de la construction du chemin de fer atmosphérique. Alors, et avec un sans-façon regrettable, l’on détruisait les belles dispositions du jardin et l’on ouvrait la large tranchée qui déshonore actuellement les abords du château. En 1846 aussi, les avenues et le grand hémicycle de tilleuls était en partie arrachés, le jardin était replanté en changeant tous les axes, et actuellement le parterre semble bien plutôt une annexe de la tranchée du chemin de fer qu’une dépendance de la vieille demeure royale. Aujourd’hui, enfin, les lignes architecturales du château et la disposition du parterre sont dans un désordre complet.<lb/>Le Nôtre, en traçant son jardin, avait songé aux entrées principales de la forêt et il avait très habilement ménagé une large avenue à l’est du château, donnant accès à une étoile de routes, suivant ce qui est indiqué sur le plan ci-joint. Cet arrangement a encore disparu et l’entrée de cette avenue a été bouchée par des murailles vers la rue du Château-Neuf. Le terrain sis à l’est du château, qui nous a été abandonné provisoirement pour le chantier des travaux, pourrait facilement être ouvert à nouveau et l’on arriverait de la sorte, tout en permettant la surveillance et la promenade autour du château, à faire revivre en même temps l’une des anciennes dispositions de l’œuvre de Le Nôtre.<lb/>Si nous nous en rapportons à toutes les gravures anciennes, l’on approchait jadis, et sur tous les points, du mur d’appui bordant les fossés du monument historique (voir la gravure de Rigaud ci-jointe). Depuis quelques années, l’on a exhaussé les terres bordant le fossé nord, le long du parterre, et l’on a planté des arbustes et des haies qui s’opposent à l’accès du mur d’appui dont il s’agit. Cette disposition a pour fâcheux effet de diminuer la hauteur du château et de couper les lignes de sa base d’une façon fâcheuse.<lb/>Le voyageur quittant Paris pour Saint-Germain, à son arrivée dans cette ville après avoir parcouru 20 kilomètres de voie ferrée, devrait retrouver à main gauche, dans le lointain, la ville de Paris et jouir d’une partie de l’admirable vue de la vallée de la Seine. L’on est privé de cet effet vraiment grandiose par des plantations d’arbustes qui encombrent la grande allée, ménagée par Le Nôtre et conduisant de la place du Château à la belle terrasse de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Votre Excellence sait que le château de Saint-Germain est entièrement couvert par des terrasses et que de ses galeries, qui servent à la promenade, l’on aperçoit à merveille les abords du château et toutes les campagnes environnantes. Les désordres apportés dans le jardin du savant architecte Le Nôtre sont signalés par tous les visiteurs et il m’a semblé de mon devoir alors de vous adresser ces études sur l’ancien Saint-Germain et de porter à votre connaissance les observations que j’entends faire depuis plusieurs années. Ayant eu l’honneur d’être chargé par vous, Monsieur le Ministre, de la restauration de l’important château de Saint-Germain-en-Laye, je devais d’ailleurs, je crois, solliciter auprès de vous les quelques améliorations qui me semblent utiles pour l’arrangement de ses abords.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 16 novembre 1866 »</p>
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                <persname role="subject">Le Nôtre, André</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">22 janvier 1867</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain<lb/>Objets mobiliers du musée<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans le courant de mars 1866, l’administration des Musées impériaux me donnait l’ordre de commencer la construction des vitrines et objets mobiliers du musée de Saint-Germain-en-Laye. Le désir que j’avais de voir conserver aux salles du château leur aspect archéologique résultant de la restauration que vous avez daigné me confier me faisait un devoir d’accepter les études et la direction des travaux que monsieur le sénateur, surintendant des Beaux-Arts, voulait bien à son tour me confier. Je devais m’entendre avec les conservateurs pour satisfaire au programme très varié et très compliqué d’un semblable mobilier.<lb/>Après de nombreuses études et des tâtonnements de toutes sortes, le 29 avril 1866, je proposais enfin des dessins d’exécution pour 16 vitrines horizontales. Ces études reçurent la sanction de la commission du musée, l’on se mit à l’œuvre et les meubles furent livrés. Les mémoires de ces ouvrages ont été transmis le 10 septembre, ont été acquittés par l’administration du Louvre et les dépenses peuvent se résumer suivant ce qui est indiqué ci-dessous :<lb/>Travaux de maçonnerie : 242,40<lb/>Travaux de menuiserie : 3344,00<lb/>Travaux de serrurerie : 1280,00<lb/>Travaux de peinture : 652,00<lb/>[Total :] 5518,40<lb/>Honoraires de l’architecte évalués à 5 % : 275,90<lb/>Indemnité de M. Choret, calculée à 2 % : 110,37<lb/>[Total :] 5904,67<lb/>Ensemble : 5904,67<lb/>Les 14 juin, 4 août et 24 septembre 1866, messieurs les conservateurs demandèrent la construction d’une grande vitrine adossée dans la salle n° 1, la façon d’une vitrine centrale pour la salle n° 3, destinée à contenir le modèle du Gavr’Innis, la fourniture de 10 tables vitrines pour des dolmen des salles n° 2 et 3. Les objets furent construits et posés et le 10 décembre dernier nous transmettions les mémoires des ouvrages qui sont, si nous sommes bien informés, aujourd’hui en partie payés.<lb/>D’après notre règlement, les dépenses se résument de la façon suivante :<lb/>Menuiserie : 3004,66<lb/>Serrurerie : 1548,18<lb/>Peinture et vitrerie : 884,74<lb/>[Total :] 5437,58<lb/>Honoraires de l’architecte calculés à 5 % : 271,88<lb/>Indemnité de M. Choret à 2 % : 108,75<lb/>[Total :] 5818,21<lb/>Ensemble : 5818,21<lb/>Travaux payés ou en cours de payement : 11722,88<lb/>Travaux payés ou en cours de payement par l’administration des Musés impériaux s’élevant, d’après les chiffres ci-dessus, à la somme de 11722 f. 88, ci : mémoire<lb/>Le 14 septembre 1866, nous proposions la construction et la pose des 3 vitrines suivantes :<lb/>Vitrine centrale salle n° 1 estimée à : 965,50<lb/>Vitrine centrale salle n° 2 estimée à : 1750,19<lb/>Vitrine adossée salle n° 3 estimée à : 838,24<lb/>[Total :] 3553,93<lb/>Ensemble : 3553,93<lb/>Le 15 septembre, nous proposions la construction de 4 vitrines à 3 faces, enveloppant les éperons de la salle n° 1, vers le parterre.<lb/>L’une de ces vitrines était évaluée, sans y comprendre les intérieurs, à la somme de : 823,38<lb/>3 vitrines semblables : 2470,14<lb/>[Total :] 3293,52<lb/>Ensemble : 3293,52<lb/>Le 8 novembre dernier, nous proposions la façon d’un socle piédestal pour le buste en marbre de M. Boucher de Perthes et d’une petite vitrine avec cadre pour le Menhir du Vieux Poitiers. La dépense était estimée comme suit :<lb/>Socle piédestal : 116,00<lb/>Vitrine du menhir : 178,14<lb/>[Total :] 294,14<lb/>Ensemble : 294,14<lb/>Le 11 novembre 1866, l’on me demandant 2 cadres pour des coupes géologiques de terrains, 4 panneaux pour maroufler des cartes des Gaules, et aussi la façon de 8 tiroirs dans le soubassement du meuble central de la salle n° 1 et compté à l’article ci-dessus. La dépense de ces ouvrages était estimée de la façon suivante :<lb/>L’un des cadres : 191,19<lb/>L’autre cadre en tout semblable : 191,19<lb/>[Total :] 382,38<lb/>Les 4 grands panneaux de 4,00 sur 1,87 ensemble : 212,00<lb/>Les 8 tiroirs du meuble central de la salle n° 1 : 399,73<lb/>[Total :] 994,11<lb/>Ensemble : 994,11<lb/>Le 23 novembre 1866, à la demande de M. le conservateur du musée, nous avions l’honneur de proposer la transformation des 9 vitrines en noyer construites en 1862 par les soins de l’administration des Bâtiments civils. Les montres, qui étaient en bois, devraient être refaites en fer et la dépense concernant ces travaux était évaluée comme il suit :<lb/>Transformation de l’une des vitrines estimée à : 248,69<lb/>8 vitrines semblables : 1989,52<lb/>[Total :] 2238,21<lb/>Ensemble : 2238,21<lb/>Le 29 novembre, nous proposions la façon d’une vitrine contre la cheminée de la salle n° 2 et la dépense était estimée d’après détail à : 818,40<lb/>Le 10 décembre 1866, nous proposions la construction des 2 grands cadres pour les cartes des Gaules dans les salles n° 1 et 2, une grande vitrine adossée, vis-à-vis la cheminée dans la salle n° 2, enfin, 3 petites vitrines horizontales à placer dans les ébrasements des croisées de la salle n° 6 du 2ème étage. Ces objets étaient estimés ainsi :<lb/>L’un des cadres : 231,87<lb/>L’autre semblable : 231,87<lb/>[Total :] 463,74<lb/>La vitrine de la salle n° 2 vis-à-vis la cheminée, estimée à : 1507,32<lb/>L’une des petites vitrines de la salle n° 6 : 192,07<lb/>2 semblables : 384,14<lb/>[Total :] 576,21<lb/>[Total :] 2547,27<lb/>Ensemble : 2547,57<lb/>Propositions adressées directement à Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>17 janvier 1867<lb/>Vitrine adossée près la cheminée de la salle n° 1 : 1085,11<lb/>Vitrine centrale de la salle n° 6 du deuxième étage : 1559,62<lb/>[Total :] 2644,73<lb/>19 janvier 1867<lb/>Meuble bibliothèque de numismatique dans la salle n° 4 du donjon au premier étage : 643,04<lb/>2 armoires dans la même salle et près la cheminée : 590,92<lb/>2 tables dans les croisées de la même salle n° 4 : 348,64<lb/>[Total :] 1582,60<lb/>Ensemble : 1582,60<lb/>[Total :] 4227,33<lb/>Propositions faites au ministère : 4227,33<lb/>Total des propositions au Louvre et au ministère : 17966,91<lb/>A ces propositions déjà faites, il convient d’ajouter des évaluations approximatives pour l’achèvement du mobilier des salles comprises entre le donjon et l’escalier d’honneur :<lb/>14 plaques en marbre noir avec moulures et lettres gravées et dorées compris clous en bronze, transport, pose etc., à raison de 100,00 : 1400,00<lb/>Salle n° 1<lb/>1 socle pour un deuxième buste estimé à : 140,00<lb/>2 banquettes : 300,00<lb/>[Total :] 440,00<lb/>Salle n° 2<lb/>Vitrine en fer pour les bijoux, ladite à coffre fort avec treuils et accessoires : 1500,00<lb/>1 banquette : 150,00<lb/>[Total :] 1650,00<lb/>Salle n° 3<lb/>Une banquette à dossier avec balustres : 200,00<lb/>Garde-corps des moulages du Grav’Innis : 200,00<lb/>[Total :] 400,00<lb/>Salle n° 4<lb/>Intérieurs en bois et fer des 2 armoires près la cheminée : 800,00<lb/>Vitrine centrale formant médailles avec tiroirs et montres : 1500,00<lb/>Tables, fauteuils et chaises estimés à : 700,00<lb/>Cadres des inscriptions estimés à : 400,00<lb/>Arrangement de la grande cheminée : 150,00<lb/>[Total :] 3550,00<lb/>Salle n° 5<lb/>Banquettes, armoires, tables, chaises, cadres, appareils de chauffage : 1300,00<lb/>[Total :] 1300,00<lb/>Salle n° 6<lb/>Vitrine de fond avec vitrines latérales pour la céramique, le tout : 2000,00<lb/>1 vitrine verticale près la cheminée : 1000,00<lb/>1 banquette : 100,00<lb/>[Total :] 3100,00<lb/>Salle n° 7<lb/>Vitrine de fond flanquée de vitrines latérales : 2000,00<lb/>Vitrine centrale en fer pour les bijoux avec treuils et accessoires : 1500,00<lb/>2 longues vitrines isolées à balustres carrés : 4000,00<lb/>1 vitrine centrale près la cheminée : 1000,00<lb/>2 banquettes : 350,00<lb/>[Total :] 8750,00<lb/>Escalier d’honneur<lb/>2 banquettes à dossier dans le petit salon au-dessous du 1er étage : 400,00<lb/>Ensemble des évaluations approximatives : 20990,00<lb/>[Total :] 38956,91<lb/>Imprévus ou changements réclamés par les agents du musée en cours d’exécution, estimés au 1/10 du chiffre ci-dessous : 3895,69<lb/>[Total :] 42852,60<lb/>Frais de direction, rédaction de dessins, surveillance, etc. : [vide]<lb/>Total : [vide]<lb/>Il est question d’établir une salle de l’Empereur. Cette salle doit provisoirement se développer dans une partie de la salle de Mars, dite salle des Fêtes. Nous avons déjà, pour satisfaire M. le conservateur, fait déboucher une croisée, construit une cloison de séparation et nettoyé complètement la partie de la salle nécessaire. L’emplacement de cette salle est donc aujourd’hui en bon état.<lb/>Pour cette salle de l’Empereur, l’on construit actuellement à Meudon, dans les ateliers de Sa Majesté, des meubles, qu’on dit être définitifs, qui seraient reportés dans la salle définitive, qui sera celle sise au 1er étage à l’est de l’escalier d’honneur. Il devra être fait aussi quelques objets provisoires qui ne pourront être utilisés dans le local définitif. Nous ne savons si nous serons appelés à tracer quelques dessins des meubles provisoires ou si le tout sera fait à Meudon dans les ateliers de l’Empereur sous les ordres de monsieur de Reffye.<lb/>M. le conservateur nous demande d’augmenter le compte ci-dessus, pour 1867, d’une dizaine de mille francs (10000 f. 00) pour tous les objets mobiliers de la salle de l’Empereur. Le Louvre avait mis à notre disposition, sur 1866, une somme de 22126 f. 51 centimes. Si à partie de ce jour tous les ouvrages mobiliers, faits et à faire, sont soldés par l’administration des Bâtiments civils, il restera disponible à l’administration du Louvre, d’après les chiffres indiqués ci-dessus (22126 f. 51 - 11722 f. 88 = 10403 f. 63) une somme de 10403 f. 63. Peut-être serait-il convenable, eu égard à l’affectation spéciale, au mode d’exécution, en partie par les ateliers de Meudon, et peut-être aussi en raison de l’arrangement en partie provisoire de la salle de l’Empereur, de laisser la dépense à la charge du Louvre.<lb/>Dans les estimations ci-dessus, nous avons, ce nous semble, compté tout le mobilier de la partie restaurée du château, à l’exception toutefois de ce qui regarde la bibliothèque du musée gallo-romain. Cette bibliothèque doit s’installer au 2ème étage dans la salle du donjon. Elle doit comprendre deux étages de livres et la partie haute serait desservie alors par un escalier-meuble et par une galerie occupant 2 côtés de la salle.<lb/>L’arrangement entrainera une dépense de 8 à 9 mille francs qui pourrait peut-être se reporter sur l’exercice 1868.<lb/>Nous avons, depuis 9 mois que nous nous occupons du mobilier du musée de Saint-Germain, toujours rédigé tous les dessins et tous les détails d’exécution. Cela fait, nous remettions les tracés aux entrepreneurs qui rédigeaient les différents devis par nature d’ouvrage. Ces devis étaient revus et vérifiés par notre inspecteur, M. Choret, et une fois les chiffres bien établis, nous adressions à M. le conservateur des croquis et des résumés par corps d’état.<lb/>M. Bertrand possède donc toutes les pièces ou estimation qui devraient peut-être rentrer en possession de l’administration des Bâtiments civils afin de faciliter le règlement des travaux à prix faits. Cela nous semble d’autant plus utile que, pour le règlement, nous suivons toujours l’ordre et la forme indiqués dans les lettres-devis.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 22 janvier 1867 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9318_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46204_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1867</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 9 mars 1867<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué une somme de 200000 f. pour continuer, en 1867, les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>La façade nord de cet édifice, donnant sur le parterre, est très avancée et une partie des salles, jusqu’à l’escalier d’honneur, est livrée au service du musée gallo-romain. Les travaux qui seront exécutés en 1867 comprendront l’achèvement de la dite façade et le commencement de l’angle nord-est.<lb/>M. Millet, architecte de cet édifice, propose d’employer ainsi qu’il suit le crédit de 200000 f.<lb/>Maçonnerie : 110736,68.<lb/>Charpente : 8000<lb/>Couverture et plomberie : 2000<lb/>Menuiserie : 5000<lb/>Serrurerie : 2500<lb/>Fumisterie : 500<lb/>Peinture et vitrerie : 5000<lb/>Sculpture : 5000<lb/>Mobilier<lb/>Menuiserie : 25200<lb/>Serrurerie : 17700<lb/>Peinture et vitrerie : 3035,53<lb/>Fumisterie : 1000<lb/>Honoraires, frais d’agence, traitements du gardien et concierge : 14327,79<lb/>Total : 200000 f.<lb/>M. Millet a fait souscrire aux entrepreneurs ordinaires du château les soumissions suivantes, que j’ai l’honneur de présenter à l’approbation de Votre Excellence :<lb/>Maçonnerie : MM. Planté frères s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1867, avec rabais de 4 p. %<lb/>Charpente : M. Tellier s’engage à exécuter les travaux de charpente aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Couverture et plomberie : MM. Monduit et Bechet s’engagent à exécuter les travaux de couverture et plomberie aux mêmes conditions, rabais 3 p. %<lb/>Menuiserie : MM. Blanchard et Larchevêque s’engagent à exécuter les travaux de menuiserie aux mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Serrurerie : M. Moutier s’engage à exécuter les travaux de menuiserie moyennant les mêmes conditions, rabais 5 p. %<lb/>Fumisterie : M. Ferrari s’engage à exécuter les travaux de fumisterie aux mêmes conditions, rabais 3 p. %<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis s’engage à exécuter les travaux de peinture et vitrerie aux mêmes conditions, rabais 6 p. %<lb/>Sculpture : M. Corbel s’engage à exécuter les travaux de sculpture décorative moyennant les prix fixés dans la soumission qu’il a souscrite pour les travaux de 1866<lb/>Sculpture : M. Libersac s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix de la soumission qu’il a souscrite pour les travaux de 1866<lb/>Tous ces entrepreneurs ont été employés aux travaux du château depuis le commencement de sa restauration. Il est donc utile, dans l’intérêt du service, de leur en confier la suite.<lb/>Leurs soumissions sont régulièrement rédigées et j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et de signer le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 11 mars 1867, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la remise au musée de salles du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">8 avril 1867</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris le 8 avril 1867<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai eu l’honneur de vous faire connaître déjà l’achèvement de la restauration de toute la partie du château comprises entre la tour de Charles V, dite le donjon, et l’escalier d’honneur, sis au milieu du bâtiment septentrional. Toute cette partie du château, qui occupe en plan une surface de environ 750 mètres, ne réclamait plus que quelques petits travaux accessoires lorsqu’il s’est agi de la construction des objets mobiliers.<lb/>Aujourd’hui, la construction du mobilier est, sinon achevée, au moins très avancée. Nous avons fait raboter les parquets et mettre en couleur, et j’ai l’honneur de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, la remise officielle de toutes les salles restaurées à l’administration des Musées impériaux.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9329_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46205_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’évacuation de l’appartement du commandant militaire du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">245</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 858</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">3 mai 1867</unitdate>
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                  <corpname id="atom_9503_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau du conservateur<lb/>Saint-Germain, le 3 mai 1867<lb/>Monsieur de Cardaillac, directeur du bureau des Bâtiments civils<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer qu’avant son départ, qui a eu lieu aujourd’hui, madame de Girardin m’a remis la totalité des meubles de l’Etat qui garnissaient son appartement et que ces effets ont été immédiatement déposés dans la galerie du rez-de-chaussée. Dans cet ensemble ne sont compris ni les glaces ni le cordon de sonnette de la porte d’entrée, que j’ai cru pouvoir laisser à demeure.<lb/>Vous trouverez ci-contre détaillée la condition présente de quelques-uns de ces meubles.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>E. Ricateaux »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9503_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’inauguration du musée du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">246</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">4 mai 1867</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>A Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai appris par monsieur le surintendant général des Beaux-Arts que Sa Majesté l’Empereur se rendrait à Saint-Germain-en-Laye le 12 courant pour inaugurer le musée. Monsieur le surintendant a prié M. le maire de la ville de préparer une tente sur la place, à l’entrée du château, pour y recevoir Sa Majesté.<lb/>Il me semblerait à propos de dresser des mâts sur le pont et de tendre un velum conduisant de la tente municipale à la porte d’entrée du château. Les mâts seraient ornés de bannières, de chiffres et de drapeaux. Le long du pont, l’on pourrait placer quelques caisses contenant des arbustes.<lb/>Pour cette cérémonie, je fais en ce moment ranger tout le chantier. Il serait utile, ce me semble, de déposer la barrière isolant le chantier de la partie de la cour réservée au service du musée, pour faciliter l’entrée de Sa Majesté et de son cortège. Le chantier serait sablé et bordé d’arbustes.<lb/>Il faudrait arborer sur le château quelques bannières et quelques drapeaux, et charger le tapissier de disposer des sièges dans les diverses salles.<lb/>En ce qui s’applique à l’illumination qu’il faudrait faire dans la soirée, je penser que c’est à l’administration des Musées impériaux qu’incombe cette dépense. S’il en est ainsi, je pense qu’on pourrait porter la dépense de la partie afférente à votre administration à la somme d’environ 2000 f. 00 et j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de solliciter auprès de vous et l’autorisation d’effectuer les ouvrages et l’ouverture du crédit utile.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 4 mai 1867 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46206_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
              </controlaccess>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’inauguration du musée du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 9 mai 1867<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’Empereur doit inaugurer le musée du château de Saint-Germain le 12 mai courant. L’architecte du château demande l’autorisation d’exécuter certains arrangements tels que tente ou velum à l’entrée, drapeaux, mats, bannières et illuminations. Il évalue la dépense à 2000 f.<lb/>J’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence de vouloir bien approuver cette dépense,  qui sera imputée sur le crédit d’entretien des Bâtiments civils.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 9 mai 1867, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Musée</subject>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement d’une forge pour  le musée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 28 juillet 1867<lb/>A Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Il y a une quinzaine de jours, M. le conservateur du musée de Saint-Germain me fit connaitre qu’il était utile d’établir une forge dans l’une des caves du château, tout en me demandant si elle pourrait s’établir par nos soins, mais au moyen d’un crédit mis à ma disposition par l’administration des Musées impériaux. Je me livrais à l’examen des lieux et je déclarais qu’il n’y avait aucune difficulté. Le projet fut alors soumis à l’appréciation de M. le surintendant des Beaux-Arts.<lb/>Je reçois aujourd’hui de M. le conservateur du musée la lettre suivante, datée du 26 courant :<lb/>M. le surintendant a approuvé le 15 de ce mois l’installation dans une cave du château d’une forge et de son outillage pour la réparation des objets antiques et même pour la reproduction des objets dont le musée ne pouvait se procurer les originaux. Vous m’avez fait espérer que l’établissement de cette petite forge ne rencontrerait aucune difficulté. Je vous prie, Monsieur, de vouloir bien solliciter de l’administration des Bâtiments civils l’autorisation nécessaire. Cette installation est urgente, parce que l’Exposition universelle doit fournir un grand nombre de pièces dont les possesseurs ne veulent pas se dessaisir.<lb/>Veuillez, Monsieur, agréer etc.<lb/>Le conservateur du musée<lb/>Signé : Al. Bertrand<lb/>Après lecture de cette lettre, je pensais encore qu’il s’agissait d’établir l’atelier et ses dépendances aux frais de l’administration des Musées impériaux et je pensais me borner à solliciter l’autorisation de faire les ouvrages dans le local dépendant de l’administration des Bâtiments civils.<lb/>Mais je viens de rencontrer le conservateur, qui m’a fait connaître que M. le surintendant, se basant sur ce que les ouvrages d’appropriation et d’achat des objets mobiliers ayant été jusqu’à ce jour payés par l’administration des Bâtiments civils, il en serait peut-être de même pour l’atelier des forgerons.<lb/>La forge dont il s’agit peut s’établir dans le pavillon du personnel logé, dans une cave aujourd’hui inoccupée. Il serait peut-être imprudent d’établir dans le château de Saint-Germain un véritable atelier de forgerons mais, dans l’espèce, il ne s’agit que d’une forge volante, destinée à fabriquer de petits objets. Il n’y aurait alors, ce me semble, aucun danger à l’établir dans le pavillon sud-ouest, qui doit d’ailleurs être démoli dans quelques années.<lb/>En ce qui s’applique à la dépense, elle peut se diviser en 2 parts distinctes. L’une comprend la construction des cloisons ou murailles et l’arrangement des portes, des croisées et la cheminée. L’autre doit comprendre l’achat de la forge, tout l’outillage et les casiers et les tablettes nécessaires dans tout atelier.<lb/>La 1ère part, afférente à la construction, peut être estimée, comme dépense, à la somme de 7 à 800 francs. La dépense de la 2e partie doit résulter de la dimension de la forge et de l’importance de l’outillage et je m’empresserai de me renseigner et de fournir des détails à cet égard si Votre Excellence voulait bien me l’ordonner.<lb/>M. le conservateur fait connaitre qu’il y a urgence et j’ai l’honneur, en conséquence, de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, et l’autorisation d’effectuer les travaux, et des ordres à l’égard des dépenses projetées.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 28 février 1867 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46207_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement d’une forge pour  le musée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 29 juillet 1867<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’administration du musée gallo-romain de Saint-Germain demande l’établissement, dans une des caves du château, d’une petite forge pour la réparation des objets antiques et même pour la reproduction des objets dont le musée ne pourrait se procurer les originaux.<lb/>M. Millet propose d’établir cette forge dans une des caves du pavillon du personnel logé. Cette cave est inoccupée et quelques travaux suffiront pour l’approprier à sa destination.<lb/>La dépense est évaluée à 800 f.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien autoriser cette dépense, dont le montant sera imputé sur le crédit d’entretien des Bâtiments civils, exercice 1867.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 31 juillet 1867, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente des matériaux du pavillon nord-est du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris le 3 octobre 1867<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre lettre en date du 19 février 1866, vous avez bien voulu approuver la soumission à forfait des sieurs Planté frères, entrepreneurs de maçonnerie, relative à la démolition du pavillon Louis XIV formant l’angle nord-est du château.<lb/>Cette démolition, presque entièrement exécutée aujourd’hui, a produit un cube de vieux moellons beaucoup plus considérable que celui qui est nécessaire à la construction de la tourelle de l’angle nord-est et à la restauration des parties adjacentes. Le chantier se trouvant encombré par ces vieux matériaux, dont il ne sera pas possible d’ailleurs de trouver l’emploi, j’ai l’honneur de vous proposer de les faire vendre en deux lots par l’administration des Domaines.<lb/>Je joins à ma lettre un état descriptif de ces deux lots, suivi des conditions à imposer aux acquéreurs.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Division des Bâtiments de la Couronne<lb/>Bureau des Bâtiments<lb/>Domaine de Saint-Germain<lb/>Minute de lettre<lb/>Paris, le 25 novembre 1867<lb/>A monsieur le directeur des Bâtiments civils<lb/>Note<lb/>Monsieur le directeur des Bâtiments civils a bien voulu me transmettre un rapport de M. l’architecte du château de Saint-Germain qui signale la convenance de baisser le niveau du sol du parterre au-devant du fossé de ce château.<lb/>Il résulte de l’examen qui a été fait de la demande de M. Millet que l’enlèvement de la banquette de terre qui masque aujourd’hui les parties inférieures du château serait désirable afin de rendre au château son aspect primitif.<lb/>La Liste civile ne peut que donner son assentiment à cette disposition, mais à la condition toutefois qu’elle restera étrangère aux dépenses à faire en cette circonstance, le travail devant être considéré, ainsi que monsieur le directeur des Bâtiments civils a bien voulu le reconnaître verbalement, comme une conséquence de la restauration du château.<lb/>Lorsque le moment sera venu de commencer l’enlèvement des terres, M. Millet devra se concerter avec M. Questel, architecte du domaine, qui lui indiquera les mesures à prendre en cette circonstance.<lb/>Le chef de la division des Bâtiments de la Couronne<lb/>Signé : Frémont »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9545_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant des travaux dans un appartement du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 1er février 1868<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>L’appartement qui était habité au château de Saint-Germain-en-Laye par M. Baune, conservateur adjoint, décédé, sera occupé par son successeur, M. de Mortillet.<lb/>Cet appartement est tout à fait insuffisant pour M. de Mortillet, qui a une nombre famille, et il est indispensable de modifier la distribution actuelle des localités afin de créer un plus grand nombre de pièces.<lb/>En outre, M. Millet propose d’augmenter l’éclairage de l’escalier donnant accès aux logements du personnel en établissant des becs de gaz à tous les étages.<lb/>Enfin, l’administration municipale des musées demande que la salle des échanges existant aujourd’hui à l’entresol soit transportée au rez-de-chaussée. Ce déplacement entrainera l’exécution d’aménagements de peu d’importance.<lb/>En résumé, l’ensemble de ces travaux occasionnera une dépense de : 2220 f. 00<lb/>Savoir :<lb/>1° Appropriation de l’appartement de monsieur de Mortillet : 1200 f.<lb/>2° Aménagement de la nouvelle salle des échanges : 550 f.<lb/>3° Etablissement d’appareils à gaz dans l’escalier : 400 f.<lb/>4° Ouverture d’une porte dans l’atelier du mouleur : 70 f.<lb/>Total : 2220 f.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien autoriser l’exécution de ces divers travaux dont la dépense sera imputée sur le crédit d’entretien des Bâtiments civils, exercice 1868.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 3 février 1868, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les vitrines nécessaires pour le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Surintendance des Beaux-Arts<lb/>Musées impériaux<lb/>Palais du Louvre, le 10 février 1868<lb/>Monsieur de Cardaillac, directeur des Bâtiments civils<lb/>Monsieur l’Administrateur,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser la liste des meubles dont le musée de Saint-Germain aura besoin dans le courant de l’année présente et qui forment le complément du mobilier fourni l’année dernière par votre administration suivant les conventions établies par M. le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts :<lb/>1° salle n° 2 : vitrine le long des contreforts et sous les fenêtres, plus l’agrandissement de la vitrine des types près la cheminée<lb/>2° salle n° 3 : petite vitrine portative près la cheminée<lb/>3° salle n° 4 : armoire derrière le bureau de M. le conservateur pour y placer les catalogues et papiers courants<lb/>4° salle n° 5 : vitrine le long des contreforts près la porte de la bibliothèque et sous la fenêtre<lb/>5° salle n° 6 : vitrine le long des contreforts et une cinquième vitrine horizontale<lb/>6° salle n° 7 : vitrine de milieu pour bijoux, avec coffre-fort<lb/>7° salle n° 8, à l’entresol : deux vitrines à inscriptions gallo-romaines<lb/>8° deux petites vitrines portatives pour objets dont les salles ne sont pas encore livrées par l’architecte.<lb/>Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.<lb/>Le sénateur, surintendant des Beaux-Arts<lb/>Comte de Nieuwerkerke »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Palais des Tuileries, le 2 mars 1868<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 6 février dernier, un crédit de 200000 f. imputable sur le crédit inscrit au chapitre 16, 2e section du budget, exercice 1868, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>M. Millet, architecte de cet édifice, propose d’employer cette somme ainsi qu’il suit :<lb/>Maçonnerie : 114672 f. 21<lb/>Charpente : 21000 f. 00<lb/>Couverture et plomberie : 10000 f. 00<lb/>Menuiserie : restauration : 5000 f. ; mobilier : 7000 f. ; [total :] 12000 f. 00<lb/>Serrurerie : restauration : 8000 f. ; mobilier : 6000 f. ; [total :] 14000 f. 00<lb/>Fumisterie : 4000 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie : restauration : 3000 f. ; mobilier : 2000 f. ; [total :] 5000 f. 00<lb/>Sculpture : 5000 f. 00<lb/>Honoraires, frais d’agence, traitements du gardien et du concierge : 14327 f. 79<lb/>Total : 200000 f. 00<lb/>Il ressort du détail ci-dessus qu’une somme de 15000 francs sera spécialement employée à l’établissement de divers objets mobiliers, armoires et vitrines pour le musée.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver les propositions de M. Millet et signer le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 4 mars 1868, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1868</unitdate>
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                  <corpname id="atom_9566_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 20 mars 1868<lb/>Le ministre à M. le surintendant des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Surintendant,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que j’ai autorisé l’établissement, dans les salles du musée gallo-romain du château de Saint-Germain-en-Laye, des vitrines indiquées dans votre lettre du dix février. Les travaux seront exécutés par ordre d’urgence sur les deux exercices 1868 et 1869. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une vitrine destinée au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">6 mai 1868</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Surintendance des Beaux-Arts<lb/>Musées impériaux<lb/>Palais du Louvre, le 6 mai 1868<lb/>A Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La nécessité où nous avons été de placer à l’entresol du palais de Saint-Germain la grande vitrine d’Alise entraîne quelques modifications du meuble primitif qui, de plus, doit être vitré le plus promptement possible afin de préserver de la poussière le plan aujourd’hui achevé et que M. Maître va peindre prochainement.<lb/>J’ai donc l’honneur de prier Votre Excellence de demander à l’administration des Bâtiments civils les diverses modifications pour lesquelles je me suis entendu avec M. Millet.<lb/>Quelques-uns des meubles antérieurement demandés pourront être ajournés si le budget disponible ne permet pas de faire le tout à la fois.<lb/>Je crois devoir vous dire, Monsieur le Ministre, que la vitrine telle qu’elle est a été construite dans les ateliers de l’Empereur à Meudon et n’a rien coûté au musée. Les modifications demandées sont faites d’accord avec M. de Reffye.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le sénateur, surintendant des Beaux-Arts<lb/>Comte de Nieuwerkerke »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la démolition du pavillon sud-est du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">28 décembre 1868</unitdate>
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                  <persname id="atom_46214_actor">Millet, Eugène</persname>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis des travaux à effectuer pour la démolition du pavillon sud-est<lb/>1. La dépose des plombs de la toiture avec jet, transport et rangement d’une surface de 300 m. 00 à 40 kilos par mètre : plomb déposé, jeté, transporté et rangé : 12000 k. 00<lb/>2. La dépose des bois du comble, partie avec descente, partie avec jet, transport et rangement d’une surface de 300 m. 00 à 0 f. 10 par mètre, produit : démolition de charpente : 30 stères 000<lb/>3. La démolition des 5 planchers comme ci-dessus d’ensemble une surface de 1275 m. 00 à 0 stère 15 par mètre : idem : 191 st. 250<lb/>4. La démolition de la maçonnerie de ces planchers avec décarrelage et dépose des parquets, jet de gravois et sortie, surface de 1275,00 à 0 f. 50 le mètre superficiel : argent : 637 f. 50<lb/>5. La démolition des murs extérieurs et de refend, ceux extérieurs d’un développement de 42 m. 00 * 30,00 de hauteur et 1 m. 62 d’épaisseur réduite produisent 2041,200<lb/>Les murs de refend surface en plan 72 m. 50 * 30,00 de hauteur produisent 2175,000<lb/>Les voûtes surface en plan de 255 m. 00 à % ½ = 382 m. 50 * 0,60 d’épaisseur, 229,500<lb/>Ensemble 4445 m. 700<lb/>Dont en pierre jetée, bardée et rangée avec jet et sortie des gravois, un cube de 700,000 : démolition de pierre, 700,000<lb/>Le surplus en moellon et brique : 37456,700 : idem brique et moellon : 3745,700<lb/>6. La démolition de l’escalier et descellement des tuyaux avec rangement et transport des dits, sortie des gravois, une somme de : argent : 100 f. 00<lb/>7. La dépose du balcon en fer de 44 m. 00 de longueur à 127 k. 00 par mètre : dépose de fer : 5588 k. 00<lb/>8. Démolition des souches de cheminées : 250 f. 00<lb/>Résumé<lb/>1. Plomb dépose, jeté, transporté et rangé : 12000 k. 00, 0 f. 02 : 240 f. 00<lb/>2. Démolition de charpente, partie descendue, partie jetée, avec transport et rangement : 221 stères 250, 5 f. 00 : 1106 f. 25<lb/>3. Démolition de pierre jetée, bardée et rangée, sortie des gravois : 700 m. 000, 6 f. 00 : 4200 f. 00<lb/>4. Démolition de maçonnerie en brique ou moellon avec jet, triage, rangement, sortie des gravois : 3745 m. 700, 2 f. 25 : 8427 f. 83<lb/>5. Dépose de fer avec rangement : 5588 k. 00, 0 f. 02 : 111 f. 76<lb/>Articles divers estimés dans le courant du détail métrique : 1287 f. 50<lb/>Total de la démolition, à reporter : 15373 f. 34<lb/>Enlèvement aux décharges publiques des gravois des démolitions précédentes<lb/>1. Ceux provenant des planchers d’une surface de 1275 m. 00 * 0,40 de hauteur réduite en y comprenant foisonnement, produit 510,000<lb/>2. Ceux provenant des pierres de taille et résultant de la dépose cube de la pierre déposée, 700,000, au 1/5, 140,000<lb/>3. Ceux provenant de démolition des maçonneries en briques ou moellon, le cube de ces parties 3745,700 à ½, 1872,850<lb/>Cube total des gravois, 2522,850<lb/>A 3 f. 35 le mètre cube pour chargement en tombereau et enlèvement aux décharges publiques, produit : 8451 f. 55<lb/>Construction d’un pont de service pour l’enlèvement des gravois et divers<lb/>1. Ouverture d’une brèche dans le mur d’appui de 3 m. 00 de longueur * 1,00 de hauteur et 0,60 produit * 1,00 de hauteur et 0,60 produit 1 m. 800 à 3 f. 00 le mètre cube, 5 f. 40<lb/>2. Reprises et raccords dans le mur : 20 f. 00<lb/>3. Etablissement d’une porte provisoire avec ferrures, trous et scellements : 100 f. 00<lb/>4. Etablissement du pont de service en chêne produit 7 stères 000 à 110 f. 00 le stère, 770 f. 00<lb/>Dès sous les poteaux, 150 f. 00<lb/>Trous et scellemens pour le pont, 50 f. 00<lb/>Ferrures de ce pont, 100 f. 00<lb/>Goudronnage des bois, 100 f. 00<lb/>Ensemble, 1295 f. 40 : 1295 f. 40<lb/>[Total :] 9746 f. 95<lb/>Construction d’un pont et enlèvement de gravois : 9746 f. 95<lb/>Total de la démolition du pavillon : 25120 f 29<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 28 décembre 1868 »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46214_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 8 juin 1868<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître en réponse à votre lettre du 28 du mois dernier que j’autorise l’exécution des travaux de vitrage et d’installation de la grande vitrine du plan d’Alise qui doit être placée à l’entresol du château de Saint-Germain-en-Laye dans le musée gallo-romain.<lb/>La dépense évaluée à 1000 environ sera imputée sur la somme affectée au mobilier dans le crédit de 200000 f. qui vous est alloué en 1868 pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Je vous prie, Monsieur, de prendre les mesures nécessaires pour l’installation de cette vitrine.<lb/>Etc. »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Paris, ce 30 décembre 1868<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Deux des pavillons qui enfermaient l’élégant château de François Ier à Saint-Germain-en-Laye ont été entièrement démolis et la vielle demeure royale est actuellement complétement dégagée sur sa façade septentrionale. Le gros œuvre de l’angle nord-est est à peu près achevé et en ce moment les charpentiers et les couvreurs sont occupés aux toitures de cette importante portion du monument.<lb/>Le 3e pavillon, en suivant l’ordre des travaux, le pavillon sud-est, présente dans sa construction des désordres très graves. Tous les planchers sont brisés et hors d’état d’être conservés plus longtemps. La démolition du pavillon dont il s’agit me semble urgente et j’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence de procéder à cette démolition dans le plus court délai.<lb/>Pour ne compromettre en rien les vieilles et respectables parties du château de François 1er, la démolition doit se faire toutefois suivant la méthode adoptée pour les autres pavillons, par parties et lentement. Les maçonneries du 17e siècle nous sont souvent utiles pour nettoyer et étrésillonner les parties anciennes du château que nous avons mission de restaurer et de conserver, et c’est alors dans ces conditions que j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer la démolition du pavillon sud-est.<lb/>Dans le devis estimatif que j’ai eu l’honneur de vous faire parvenir le 22 février 1862, j’avais compté que tous les gravois provenant des démolitions trouveraient place dans les fossés entourant le château, que je vous proposais de remblayer de environ 1 m. 20 de hauteur.<lb/>La quantité de gravois provenant des démolitions est énorme. Les planchers sont presque partout chargés de 30 à 40 centimètres de débris et de plâtras. Avec la démolition de 2 pavillons et la façon des ouvrages à la suite, les fossés se trouvent à peu près complètement remblayés. Par ces ouvrages, nous avons jeté et régalé environ 7000 mètres cubes de gravois et de déchets dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>L’on va donc se trouver dans l’obligation pour la démolition du pavillon sud-est de faire enlever et transporter aux décharges publiques tous les gravois. Dans le devis de démolition du 22 février 1862, la démolition dont il s’agit était comptée pour une somme de 14209 f. 83 c. Les conditions du projet étant changées, j’ai l’honneur de vous faire parvenir sous ce pli un nouveau détail estimatif pour le travail que je sollicite auprès de vous, Monsieur le Ministre, et s’appliquant au 3e pavillon.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9605_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46216_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la suppression du poste de conservateur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 859</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">14 janvier 1869</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Secrétariat général<lb/>Palais des Tuileries, 14 janvier 1869<lb/>Son Excellence monsieur le comte Walewski, ministre d’Etat<lb/>Copie d’une lettre adressée par le ministre à M. Ricateau à Saint-Germain le 14 janvier 1869<lb/>Monsieur,<lb/>A l’occasion d’un commencement d’incendie qui a eu lieu en décembre dernier dans le logement occupé par vous au château de Saint-Germain, M. le surintendant des Beaux-Arts a appelé mon attention sur l’inutilité, au point de vue du service du musée, des fonctions de conservateur des bâtiments qui vous ont été attribuées.<lb/>D’un autre côté, M. le directeur des Bâtiments, consulté par moi, ne m’a pas laissé ignorer que votre concours, au point de vue de mon service, était absolument nul.<lb/>Lorsqu’il a été question, en 1861, d’installer un musée gallo-romain au château de Saint-Germain, mon prédécesseur, croyant que, plus tard, vous pourriez être appelé à faire utilement partie du personnel de ce musée, vous a conféré le titre de conservateur des bâtiments sans attributions réelles, et moi-même, m’associant à cette pensée, j’avais consenti à vous allouer provisoirement une somme annuelle de quinze cents francs.<lb/>Aujourd’hui, l’installation du musée est un fait accompli depuis longtemps déjà. Il a été déposé conformément aux propositions de M. le surintendant des Beaux-Arts des emplois dont la création a été jugée nécessaire, et il m’est impossible d’autoriser pour l’avenir la maintien d’une situation qui n’a pas de raison d’être.<lb/>J’ai le regret d’avoir en conséquence à vous annoncer que j’ai dû prescrire, à partir du 1er février prochain, la suppression du titre qui vous avait été conféré et de l’allocation de quinze cents francs (1500 f.) qui y avait été attachée momentanément.<lb/>Voulant toutefois vous faciliter les moyens de trouver un emploi, j’ai décidé qu’il vous serait accordé, jusqu’au 1er août prochain, une allocation mensuelle de cent vingt-cinq francs (125 f.).<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma parfaite considération.<lb/>Le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Signé Vaillant »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">18 février 1869</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 18 février 1869<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Déjà deux des quatre pavillons construits sous Louis XIV aux angles du château de Saint-Germain-en-Laye ont été démolis, conformément aux plans approuvés pour la restauration de cet édifice, et les angles nord-ouest et sud-ouest qu’ils occupaient sont aujourd’hui complètement restaurés, ainsi que la façade donnant sur le parterre.<lb/>M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, propose de démolir cette année le pavillon sud-est et il a fait souscrire à cet effet la soumission ci-jointe à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, qui s’engage à effectuer cette démolition moyennant le prix à forfait de 15373 f. 34.<lb/>Ce prix comprend le triage et le rangement des matériaux, leur emmétrage et leur lotissement. L’enlèvement et le transport aux décharges publiques de tous les gravois est en dehors du prix ci-dessus indiqué et sera payé à raison de 3 f. 35 par mètre cube.<lb/>En outre, le sieur Morin-Bigle s’engage à construire un pont de service pour l’enlèvement des gravois moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1869, avec rabais sur ces prix de 4 p. %.<lb/>Cette soumission, régulièrement rédigée, comprend des travaux qui, à raison de leur urgence, peuvent faire l’objet d’un marché de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement du 18 décembre 1867 sur la comptabilité du ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts.<lb/>J’ai donc l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver le marché passé avec M. Bigle et signer le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 19 février 1869, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 12 mars 1869<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 10 février dernier, une somme de 150000 f. imputable sur le crédit inscrit au chapitre 16, 2e section du budget, exercice 1869, pour continuer cette année les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Toute la partie de cet édifice en façade sur le parterre est complètement restaurée et un grand nombre de salles, à tous les étages, sont livrées au service du musée gallo-romain. Le grand escalier d’honneur est également terminé et de nouvelles salles situées à droite de cet escalier et s’étendant jusqu’à l’angle nord-est de cette façade sur le parterre seront très probablement livrées au musée à la fin de l’exercice actuel.<lb/>Les fonds alloués en 1869 seront spécialement affectés à ce travail et à continuer la restauration de la façade est, côté de la cité Médicis. Afin de pousser activement cette année cette partie de la restauration, le pavillon est va être démolit ainsi que l’ont été déjà ceux des angles nord-est et nord.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier d’approuver l’affectation du crédit de 150000 f. à l’exécution de ces divers travaux et de signer le présent rapport.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 13 mars 1869, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente des matériaux du pavillon nord-est du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">28 août 1869</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Palais des Tuileries, le 29 mars 1869<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué un crédit de 150000 f. pour continuer en 1869 les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Cette somme, qui est spécialement affectée aux travaux de la façade est, côté de la cité Médicis, sera répartie ainsi qu’il suit :<lb/>Maçonnerie : 75734<lb/>Charpente : 27000<lb/>Couverture : 2000<lb/>Menuiserie : 11000<lb/>Serrurerie : 10000<lb/>Sculpture : 4500<lb/>Fumisterie : 1000<lb/>Peinture et vitrerie : 6500<lb/>Total des travaux : 137734<lb/>Honoraires, frais d’agence, de concierge etc. : 12266<lb/>Total égal au crédit : 150000<lb/>M. Millet, architecte du château, a fait souscrire, pour l’exécution de ces travaux, les soumissions suivantes que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation.<lb/>Maçonnerie : M. Morin Bigle s’engage à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1869, avec un rabais de 4 p. %.<lb/>Charpente : M. Tellier, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Couverture et plomberie : MM. Mauduit et Béchet, mêmes conditions, rabais 3 p. %.<lb/>Menuiserie : Blanchard et Larchevêque, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moutier, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Fumisterie : M. Ferrari, mêmes conditions, rabais 3 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : Larible, mêmes conditions, rabais 6 p. %.<lb/>Sculpture : M. Corbeil s’engage à exécuter les travaux de sculpture décorative moyennant les prix stipulés dans la soumission approuvée en 1868.<lb/>Sculpture : M. Libersac, mêmes conditions.<lb/>Ces soumissions étant régulièrement rédigées, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et de signer le présent rapport ainsi que l’arrêté ci-joint.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac<lb/>Vu<lb/>Le secrétaire général<lb/>Alph. Gautier »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 30 mars 1869, le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, Vaillant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9623_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente des matériaux d’un pavillon détruit au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 12 mai 1869<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>Par votre lettre en date du 20 février dernier, vous avez bien voulu approuver la soumission à forfait de M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, relative à la démolition du pavillon Louis XIV formant l’angle sud-est du château.<lb/>La partie supérieure de ce pavillon est aujourd’hui démolie et on en a retiré une grande quantité de vieux débris de charpente et de menuiserie dont il serait impossible de trouver l’emploi dans les travaux de restauration. Bien que j’en aie déjà livré une partie en compte à l’entrepreneur de charpente, il en reste encore un volume considérable qui encombre el chantier et qui nuit au rangement des matériaux utiles. En conséquence, j’ai l’honneur de vous proposer de faire vendre ces vieux débris de charpente et de menuiserie par l’administration des Domaines.<lb/>Je joins à ma lettre un état descriptif des sept lots suivant lesquels je les ai partagés, suivi des conditions à imposer aux acquéreurs.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/><lb/>Etat descriptif des débris de vieilles boiseries et de vieilles charpentes provenant des démolitions de l’angle sud-est et dont on propose la vente en 7 lots par l’administration des Domaines.<lb/>1er lot<lb/>Ce lot est emmêtré dans le chantier attenant au fossé est. Il est formé de vieux débris de charpente en chêne et présente un cube de 2 stères 548 mm environ à 4 f. 00 le stère, 10 f. 19 : 10 f. 19<lb/>2e lot<lb/>Idem, 6 stères 750 mm à 4 f. 00 le stère, ci 27 f. 00 : 27 f. 00<lb/>3e lot<lb/>Idem et ne contient que du bois à brûler. Il forme un cube de 19 stères 152 mm environ à 3 f. le stère, ci 57 f. 46 : 57 f. 46<lb/>4e lot<lb/>Idem et composé de débris de vieux bois de charpente en chêne. Il forme un cube de 7 stères 425 mm environ à 4 f. le stère, ci 29 f. 70 : 29 f. 70<lb/>5e lot<lb/>Il est emmêtré dans le fossé est et composé de débris de vieux bois de charpente en chêne. Il forme un cube de 7 stères280 mm environ à 4 f. 00 le stère, ci 29 f. 12 : 29 f. 12<lb/>6e lot<lb/>Il est emmêtré dans la cour du château et formé de débris de vieux châssis, de vieilles croisées etc., le tout estimé 8 f. 00 : 8 f. 00<lb/>7e lot<lb/>Idem, idem, 4 f. 00 : 4 f. 00<lb/>Estimation des 7 lots : 165 f. 47<lb/>Conditions à imposer aux acquéreurs<lb/>Art. 1er<lb/>Les cubes des lots ci-dessus ne sont pas garantis et ils seront vérifiés par les acquéreurs.<lb/>Art. 2<lb/>Chacun des lots ci-dessus sera enlevé par les soins et aux frais de l’acquéreur. Cet enlèvement devra être fait dans les 8 jours qui suivront celui de l’adjudication.<lb/>Art. 3<lb/>Les adjudicataires seront responsables vis-à-vis de qui de droit des dégradations qu’ils pourront causer tant aux travaux exécutés qu’aux matériaux déposés sur le chantier.<lb/>Saint-Germain, 12 mai 1869<lb/>Signé Millet »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et monuments publics<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 27 mai 1869<lb/>Le ministre à M. le ministre des Finances<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye entraînent la démolition de quelques parties des vieux bâtiments et laissent sans emploi une certaine quantité de matériaux qui peuvent être vendus par l’administration des Domaines.<lb/>J’ai l’honneur de transmettre à Votre Excellence copie de l’état détaille de ces matériaux dressé par M. Millet, architecte du château, ainsi que des conditions à imposer aux acquéreurs.<lb/>Je vous serai obligé, Monsieur le Ministre et cher collègue, de vouloir bien donner les instructions nécessaires pour que la vente de ces matériaux ait lieu le plus tôt possible.<lb/>J’ai invité M. Millet à donner à l’agent de l’administration des Domines chargé de cette affaire tous les renseignements qui pourraient lui être nécessaires.<lb/>Etc. »</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la pose de paratonnerres sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1869</unitdate>
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                  <persname id="atom_46222_actor">Millet, Eugène</persname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 28 octobre 1869<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai fait poser à Saint-Germain, sur la grosse tour de l’angle nord-ouest, un paratonnerre qui protège le donjon et de petites parties des bâtiments nord et ouest. Ce paratonnerre est bien insuffisant pour tout le bâtiment longeant le parterre et pour le pavillon de l’angle nord-est qui sont actuellement restaurés.<lb/>Les combles sont surmontés de mâts en fer pour recevoir des bannières les jours de fête et j’ai l’honneur de proposer à Votre Excellence d’utiliser ces mâts pour recevoir les pointes en cuivre et platine et pour former paratonnerre sur ces parties du château de Saint-Germain-en-Laye. En reliant le tout par des chaînes et en établissant les conducteurs et les perd-fluides, nous aurions garanti toutes les constructions remises en état.<lb/>J’ai l’honneur de proposer la façon de ces ouvrages, qui pourraient être confiés à M. Collin, constructeur fort expérimenté, demeurant à Paris, rue Montmartre, n° 118.<lb/>Dans le cas où vous voudriez bien, Monsieur le Ministre, autoriser la pose des paratonnerres dont il s’agit, il me semble utile de comprendre dans ce rapport le devis estimatif des dépenses sollicitées.<lb/>Devis estimatif<lb/>Fourniture et pose de 3 points en cuivre et en platine sur les mâts des porte-bannières tout en conservant les boules en plomb, lesdites à raison de 80 f 00 l’une : 240,00<lb/>120 supports de chaîne à raison de 2 f. 50 l’un : 300,00<lb/>170 mètres linéaires de chaînes de 15 millimètres en cuivre rouge à 6 f. 50 l’un : 1105,00<lb/>6 colliers de douilles à raison de 15 f. : 90,00<lb/>2 colliers de raccord à 10 f. l’un : 20,00<lb/>Perd-fluides et tringles estimés à : 45,00<lb/>Les tuyaux et le charbon de bois estimés à : 30,00<lb/>La plomberie et les soudures pour garantir de la pluie les attaches des supports : 300,00<lb/>Pose de tous les appareils, pointes, etc., estimée à : 350,00<lb/>[Total :] 2480,00<lb/>Imprévus : 248,00<lb/>[Total :] 2728,00<lb/>Honoraires de l’architecte calculés à 5 pour % : 136,40<lb/>Total : 2864,40<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 28 octobre 1869 »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Monuments publics<lb/>Minute de lettre<lb/>Du 11 novembre 1869<lb/>Le secrétaire général à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître, en réponse à votre lettre du 28 octobre dernier, que je vous autorise à transformer en paratonnerre les mâts en fer que vous avez fait placer, de distance en distance, sur les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye et qui dans le principe étaient seulement destinés à supporter des bannières les jours de fête.<lb/>La dépense évaluée à 2864 f. 40 sera imputée sur les crédits affectés aux travaux de restauration du château.<lb/>Vous voudrez bien me transmette, le plus tôt possible, pour que je l’approuve, la soumission que vous ferez souscrire à M. Collin que vous proposez de charger de l’exécution de ces travaux.<lb/>Etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les menuisiers employés aux travaux du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 29 novembre 1869<lb/>A Son Excellence le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 22 septembre dernier, j’avais l’honneur de vous faire connaître la faillite de la maison Blanchard et Larchevêque, entrepreneurs de menuiserie. Le fonds de commerce n’a pas été vendu et cette maison n’existe plus.<lb/>Dans les ouvrages du château de Saint-Germain, j’ai continuellement besoin d’ouvriers menuisiers. En ce moment, je dois faire boucher nombre d’ouvertures extérieures pour empêcher la pluie ou la neige de pénétrer sur les planchers du bâtiment nord et de l’angle nord-est.<lb/>J’ai l’honneur, en conséquence, de vous proposer de confier la suite des travaux de menuiserie à M. Berthier, entrepreneur demeurant à Saint-Germain-en-Laye. Je m’empresse alors de vous faire parvenir sous ce pli une soumission souscrite par cet entrepreneur et dans laquelle ce chef-ouvrier s’engage à faire les ouvrages avec un rabais de 3 pour cent.<lb/>Je suis avec un profond respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Palais des Tuileries, le 16 février 1870<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, a été autorisé, le 11 novembre dernier, à faire transformer en paratonnerres les mâts en fer placés de distance en distance sur les bâtiments du château et qui, dans le principe, étaient seulement destinés à supporter des bannières les jours de fête.<lb/>M. Millet a fait souscrire, pour l’établissement de ces paratonnerres, à M. Collin, horloger mécanicien, la soumission ci-jointe, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation.<lb/>M. Collin s’engage à exécuter les travaux moyennant les prix de la série comprise dans la soumission, et à ne pas dépasser, pour l’ensemble de l’opération, le prix de 2350 f.<lb/>Cette soumission régulièrement rédigée comprend des travaux qui, à raison de leur destination spéciale, peuvent faire l’objet d’un marché de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver cette soumission et de signer le présent rapport ainsi que l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 17 février 1870, M. Richard »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Palais des Tuileries, le 5 mars 1870<lb/>Rapport à Son Excellence le maréchal de France, ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par décret du 8 mars 1862, il a été décidé que le château de Saint-Germain-en-Laye serait restauré et approprié pour recevoir un musée gallo-romain.<lb/>A cette époque, le château était occupé par un pénitencier militaire et ses façades ainsi que les intérieurs étaient dans un état de dégradation absolu. C’était donc une restauration complète qu’il s’agissait d’entreprendre.<lb/>Sur l’avis de la commission des Monuments historiques, il fut décidé que les travaux auraient pour but de rétablir le château tel qu’il avait été construit sous François 1er et que les pavillons élevés sous Louis XIV aux angles de l’édifice seraient démolis.<lb/>M. Millet, architecte, étudia un projet de restauration qui a été adopté le 23 mai 1862 par la commission des Monuments historiques.<lb/>Les travaux furent immédiatement commencés et ont été continués sans interruption.<lb/>Les crédits accordés depuis 1862 jusqu’à l’exercice actuel s’élèvent à 1400000 francs et d’importants résultats ont déjà été obtenus. L’angle des bâtiments sur la place du Château est complètement restauré ainsi que la grande façade sur la cité Médicis. Enfin, les intérieurs ont été appropriés au service du musée gallo-romain depuis l’angle donnant sur la place jusqu’au grand escalier d’honneur formant le centre de la façade du parterre. Toute cette partie est, depuis deux ans, livrée au service du musée ainsi que l’escalier d’honneur, et occupée par les collections les plus précieuses.<lb/>M. le ministre, votre prédécesseur, a, par décision du 23 décembre dernier, alloué pour la continuation des travaux en 1870 une somme de 200000 francs imputable sur le crédit affecté aux grands travaux du service des Bâtiments civils (chapitre 16, 2ème section du budget).<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de décider que cette somme sera employée à la restauration des façades de l’est et du midi et à l’appropriation au service du musée des salles situées à droite de l’escalier d’honneur.<lb/>Si vous voulez bien, Monsieur le Ministre, approuver cette affectation, je vous prierai de signer le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respect.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 7 mars 1870, M. Richard »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">14 mars 1870</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Beaux-Arts<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Palais du Louvre, le 14 mars 1870<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Un crédit de 200000 f. est affecté en 1870 à la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Par décision du 7 de ce mois, vous avez décidé que cette somme serait employée à restaurer les façades de l’est et du midi et à approprier au service du musée les salles situées à droite de l’escalier d’honneur.<lb/>D’après les propositions de M. Millet, architecte du château, la somme de 200000 f. serait répartie ainsi qu’il suit par nature d’ouvrages :<lb/>Maçonnerie : 137479<lb/>Charpente : 11000<lb/>Couverture : 5000<lb/>Serrurerie : 5000<lb/>Menuiserie : 13000<lb/>Fumisterie : 3000<lb/>Couverture et vitrerie : 5000<lb/>Sculpture : 4000<lb/>Paratonnerres : 2350<lb/>Total des travaux : 185829<lb/>Appointement de l’inspecteur, du concierge et du gardien : 4580<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur : 9591<lb/>Total égal au crédit : 200000<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver cette répartition et de signer le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 15 mars 1870, M. Richard »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">29 mars 1870</unitdate>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Beaux-Arts<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Palais du Louvre, le 29 mars 1870<lb/>Rapport à Son Excellence le ministre des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez décidé, le 7 de ce mois, que le crédit de 200000 f. affecté en 1870 aux travaux de restauration du château de Saint-Germain serait employé à la reconstruction des façades de l’est et du midi et à l’appropriation des salles situées à droite de l’escalier d’honneur, au service du musée.<lb/>M. Millet, architecte du château, a prescrit les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et fait souscrire les soumissions ci-jointes, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation :<lb/>Maçonnerie : M. Bigle s’engage à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1870, avec un rabais de 4 p. %.<lb/>Terrasse et pavage : M. Beche, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Charpente : M. Tellier, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Couverture : Monduit et Bechet, mêmes conditions, rabais 3 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moutier, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Menuiserie : M. Berthier, mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Fumisterie : M. Ferrari, mêmes conditions, rabais 3 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : Louis dit Larible, mêmes conditions, rabais 6 p. %.<lb/>Sculpture : M. Corbel s’engage à exécuter les travaux de sculpture moyennant les prix établis dans sa soumission, approuvée pour les travaux de l’exercice 1869, sans rabais.<lb/>Sculpture : M. Libersac, mêmes conditions.<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées comprennent des travaux qui, à raison de leur nature spéciale, peuvent faire l’objet d’un marché de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et signer le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 30 mars 1870, M. Richard »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">20 août 1870</unitdate>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Lettres, des sciences et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 20 août 1870<lb/>A Son Excellence monsieur le ministre des Lettres, des sciences et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai réglé définitivement les ouvrages de restauration effectués dans le château de Saint-Germain avec les fonds qui m’ont été alloués sur la cassette de Sa Majesté l’Empereur. J’ai entre les mains les reçus et les mémoires acquittés constatant que chacune des personnes portées au résumé ci-dessous a reçu les sommes qui lui étaient dues.<lb/>Le crédit alloué pendant six mois, du mois d’août 1869 au mois de janvier 1870, est de : 60000 f. 00<lb/>Les dépenses sont les suivantes :<lb/>Mémoires de maçonnerie du sieur Morin-Bigle : 42423 f. 03<lb/>Mémoire de charpente du sieur Tellier : 10348 f. 40<lb/>Mémoire de terrasse du sieur Béché : 4000 f. 00<lb/>Honoraires de l’architecte à 4 p. % : 2270 f. 86<lb/>Honoraires de l’inspecteur : 300 f. 00<lb/>Honoraires et voyages du vérificateur : 657 f. 71<lb/>[Total :] 60000 f. 00<lb/>Dépenses constatées : 60000 f. 00<lb/>Reste : 0 f. 00<lb/>Je tiens à votre disposition, Monsieur le Ministre, toutes les pièces de la comptabilité dont il s’agit dans le cas où vous voudriez les classer dans les bureaux de votre administration.<lb/>Je suis avec respect de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Saint-Germain, 20 août 1870 »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 7 septembre 1870<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à la lettre  que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 2 de ce mois, je m’empresse de vous fournir les détails que vous réclamez.<lb/>Sur le crédit d’entretien ouvert le 14 janvier dernier, les dépenses peuvent être estimées aujourd’hui à la somme de 10 à 11 mille francs. Le crédit ouvert étant de 15979 francs, il reste environ à dépenser 6000 francs. Nous aurons bien quelques ouvrages à faire pour mettre les choses en état pour passer l’hiver 1870-1871.<lb/>Quant au crédit des grosses réparations, s’élevant à 200 mille francs, ouvert le 15 mars 1870, il me semble qu’il est dépensé entièrement. Je n’ai pas encore les mémoires mais la chose me parait certaine et j’ai dû donne l’ordre de suspendre les travaux.<lb/>Je suis, Monsieur le Ministre, votre bien dévoué serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <corpname id="atom_9732_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Bordeaux, 14 janvier 1871<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur la situation du musée national de Saint-Germain-en-Laye, ville occupée par l’ennemi, ainsi que la situation des employés de cet établissement.<lb/>Le musée, où j’ai fait installer une ambulance internationale, n’a jusqu’ici souffert aucun dégât. Toutes les collections ont été scrupuleusement respectées par les Prussiens. L’entrée des salles, sur ma demande, a été interdite aux soldats : les officiers seuls y pénètrent. Il y a donc lieu de croire que le musée n’a plus aucun danger à courir tant que subsistera l’organisation actuelle. Mais les employés n’ont touché aucun traitement depuis le 1er septembre. On leur doit par conséquent les mois de septembre, octobre, novembre, décembre et la moitié de janvier. Leurs réserves personnelles ainsi que leur crédit sont à peu près épuisés. La vue dans les conditions où ils se trouvent devient excessivement chère. Il est donc temps d’aviser. Le conseil municipal leur a déjà fait des avances de 50 francs par personne. Mais qu’est-ce que cela ? Il est temps, évidemment, de trouver un moyen de leur procurer d’autres ressources. Les moyens de faire parvenir l’argent à Saint-Germain ne manquent pas. Avec un ordre de paiement sur le receveur général de Rennes, Evreux ou Rouen, suivant les circonstances, je pourrai facilement arriver au but désiré.<lb/>Voici l’état du personnel du musée avec indication des traitements de chaque fonctionnaire :<lb/>MM. Alexandre Bertrand, conservateur : 5500 f.<lb/>de Mortillet, attaché au musée : 2300<lb/>Abel Maître, chef des ateliers : 4800<lb/>Louvan, ouvrier en fer : 1800<lb/>Sicault, ouvrier en fer : 1800<lb/>Villacy, brigadier-gardien : 1200<lb/>Feraud, gardien de 2e classe : 1100<lb/>Poirot (Joseph), gardien de 3e classe : 1000<lb/>Bilco, gardien de 3e classe : 1000<lb/>Pigail, gardien de 3e classe : 1000<lb/>Tranchefeux, gardien de 3e classe : 1000<lb/>J’ai cru devoir quitter Saint-Germain, en remettant le musée entre les mains de M. de Mortillet, afin d’exposer à M. le ministre les difficultés de la situation. En passant à Nantes, j’ai vu le colonel de Reffye, chargé de la direction de l’usine des canons à balle. Le colonel de Reffye s’est beaucoup occupé du musée, il en connait le personnel et consent à employer dans ses usines le chef des ateliers et les ouvriers Louvan et Sicault, anciens ouvriers du dépôt de l’artillerie à Saint-Thomas-d’Aquin, qui peuvent lui être très utiles. Je me mets moi-même à la disposition de M. le Ministre. Resterait donc à Saint-Germain seulement un personnel de sept fonctionnaires, les autres pouvant être utilisés ailleurs. Ce personnel est indispensable pour que le musée continue à avoir sa vie régulière, sans laquelle, paraissant abandonné, il pourrait être, suivant les habitudes prussiennes, considéré par eux comme tombé légitimement entre leurs mains et dévalisé. Il y a donc là un grand intérêt à sauvegarder que je crois de mon devoir de recommander chaudement à M. le Ministre.<lb/>Si l’on objectait que nos traitements sont régulièrement ordonnés à Paris et payés au comptable de l’administration du Louvre, qui ne peut plus nous les transmettre, je répondrai que, dans le cas de force majeure où nous nous trouvons, il y a lieu de trouver des moyens détournés d’obvier à l’inconvénient apparent d’un double ordonnancement et je me ferai volontiers garant pour tout mon personnel du remboursement des sommes induement reçues, si, ce qui n’est guère présumable, ce désordre pouvait se produire. En tout cas, cette objection ne porterait que sur 1870 et aucune mesure n’ayant été prise à Paris pour 1871, aucune signature donnée à cet effet, M. le ministre reste parfaitement livre d tout faire ordonnancer directement en province.<lb/>J’attendrai provisoirement à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) où ma femme, refugiée avec mes enfants, est prête d’accoucher, la réponse de M. le Ministre. J’ai la plus grande confiance qu’elle sera favorable.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon profond respect.<lb/>Le conservateur du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain<lb/>Alexandre Bertrand<lb/>Provisoirement à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_9732_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’arrêt des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1871/1871" encodinganalog="3.1.3">16 août 1871</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 16 août 1871<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli un devis estimatif concernant les ouvrages d’entretien de l’exercice 1871 du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Par suite de la cessation de tout travail dans le chantier, la citerne de la cour est sans cesse pleine. Elle déborde et je suis obligé de la faire vider au moyen de pompes d’épuisement. L’eau de cette citerne pourrait être utilisée pour l’arrosage des jardins bas des fossés et j’ai l’honneur, cette année, de vous proposer l’établissement d’une conduite pour amener les eaux dans le jardin de la face nord, vers le parterre.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la possible installation d’une ambulance militaire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1871/1871" encodinganalog="3.1.3">7 octobre 1871</unitdate>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Ce 7 octobre 1871, samedi<lb/>Cher Maître,<lb/>Encore des militaires, et pour le château cette fois. En arrivant à Saint-Germain, j’ai trouvé l’intendant général et le sous-intendant de la place venant pour étudier l’installation d’une ambulance dans les salles à peu près achevées. Il y a un mois, lorsqu’il s’agissait de la vénerie, on m’avait dit que c n’était pas pour un temps passager mais pour longtemps. Aujourd’hui, on dit qu’il s’agit d’une installation tout à fait provisoire. Il n’y a pas de fosses d’aisances. On mettra des baquets dans les salles. Il faut un promenoir mais, dit-on, les malades et les convalescents se promèneront dans les fossés et parmi les ouvriers. Sur mon observation que mes entrepreneurs se plaindraient du temps perdu par leurs ouvriers par suite des conversations, on affirme que tour cela peut s’arranger.<lb/>J’ai tout montré sans exception. J’ai aidé à compter le nombre de lits qu’on peut placer dans ces salles à l’angle nord-est. On espérait pouvoir placer 300 lits et on trouve qu’on en mettra à peine 120.<lb/>Tout cela provient de ce que l’asile du Vésinet voudrait reprendre ses locaux et se débarrasser des militaires à notre profit. Le Vésinet est un établissement de 500 à 600 lits dit-on. Il est tout organisé pour le service d’ambulance. Il serait triste, triste, de voir abimer toutes nos salles. Le mélange forcé des ouvriers et des malades me semble tout à fait impossible et lundi matin, cher Maître, je chercherai à vous voir à cet égard.<lb/>Je suis votre tout dévoué architecte et serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Guerre de 1870</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la possible installation d’une ambulance militaire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 4492B</unitid>
                <unitdate normal="1871/1871" encodinganalog="3.1.3">11 octobre 1871</unitdate>
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                  <corpname id="atom_9791_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                  <persname id="atom_46230_actor">Bertrand, Alexandre</persname>
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                <note>
                  <p>Alexandre Bertrand, secrétaire de la Commission de Topographie des Gaules dès 1858, est au centre de la vaste organisation de recensement des vestiges archéologiques.<lb/>Ancien élève de l’École française d’Athènes, Alexandre Bertrand est d’abord professeur de rhétorique au lycée de Rennes. En 1858, il est nommé secrétaire de la Commission de Topographie des Gaules à 38 ans, peut-être par l’intermédiaire d’Alfred Maury.<lb/>Acteur majeur de la recherche archéologique en France, il s'intéresse tout particulièrement à l’étude des mégalithes et prend rapidement la tête de la Revue archéologique. Il effectue de nombreux voyages dans les musées et sur les sites archéologiques, supervise des campagnes de fouilles et contribue à l'élaboration d’un vaste réseau scientifique.<lb/>En 1866, Alexandre Bertrand est nommé directeur du musée gallo-romain par intérim, après le départ de Claude Rossignol.  C'est à lui que revient l'honneur d'accompagner Napoléon III lors de l'inauguration du musée le 12 mai 1867. Il reste à la tête du musée gallo-romain, devenu musée des Antiquités nationales, jusqu'à sa mort en 1902.<lb/><lb/>Pour aller plus loin, voir la notice d’Hélène Chew : https://www.inha.fr/fr/ressources/publications/publications-numeriques/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/bertrand-alexandre.html</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Cultes<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Musée des Antiquités nationales<lb/>Château de Saint-Germain, le 11 octobre 1871<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Le musée de Saint-Germain est, de nouveau, menacé d’un envahissement partiel par l’administration de la Guerre, qui demande à installer une ambulance dans les salles que l’architecte doit nous livrer l’année prochaine. J’ai fait part de ce danger à M. Villot, qui m’a chargé de vous en donner avis immédiatement. Il se peut, en effet, qu’il y ait urgence. Repoussée du Vésinet après s’être vu refuser la Vénerie par le ministère des Travaux publics, qui a défendu cet établissement avec succès, l’Intendance se rejette sur le château, sous prétexte que le ministère de la Guerre en a déjà eu la jouissance, autrefois, et a pu y établir successivement sous le Premier Empire et sous le gouvernement de Juillet une école militaire et un pénitencier. L’administration de la Guerre semble ignorer que la restauration actuelle du château, à tire de monument historique, en a complètement modifié le caractère et que non seulement il serait tout à fait impropre aujourd’hui à servir de caserne ou d’hôpital, mais qu’il a reçu depuis bientôt dix ans une destination définitive et que le musée national qui y est installé et qui compte déjà quatorze salles ouvertes au public doit, un jour, sans être trop au large, en occuper la totalité. J’ajouterai que les deux salles particulièrement menacées nous sont, dès maintenant, indispensables : un grand nombre d’objets, et des plus curieux, sont encore dans nos tiroirs et attendent cet agrandissement pour que nous puissions les exposer aux regards du public. Il est d’ailleurs d’autres considérations tout à fait spéciales que l’architecte du château doit faire valoir auprès de vous, comme il les a fait valoir auprès du ministre des Travaux publics. La ville de Saint-Germain elle-même est très émue du projet de l’Intendance, et le maire doit faire, de son côté, une démarche auprès du ministre de l’Intérieur pour le prier de ne pas laisser installer, en pleine paix, un hôpital même provisoire à l’entrée de la ville et donnant directement sur les parterres du château, principale et unique promenade des habitants et des étrangers. Enfin, Monsieur le Directeur, ne serait-il pas surprenant que l’administration française n’hésitât pas à prendre une mesure devant laquelle les Prussiens eux-mêmes ont reculé puisque, malgré l’urgence de leurs besoins et le nombre de leurs malades, ils ont toujours scrupuleusement respecté tout ce qui, dans le château, était affecté au service du musée, dont tous leurs officiers ont reconnu l’importance comme établissement scientifique. M. Millet, architecte du château, a déjà l’assurance que le ministre des Travaux publics a pris l’affaire en main. Il serait désirable que le ministre de l’Instruction publique, dont le château relève comme musée, se joigne à son collègue pour couper court à ces tentatives qui se renouvellent, aujourd’hui, pour la troisième fois.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.<lb/>Le conservateur du musée de Saint-Germain<lb/>Alexandre Bertrand »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Bâtiments civils<lb/>Paris, le 17 octobre 1871<lb/>Le ministre à monsieur le ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Je suis informé d’une visite qui aurait été faite dans le château de Saint-Germain par M. l’intendant militaire chargé du service des troupes casernées dans cette ville pour reconnaître la possibilité d’y installer provisoirement un hôpital.<lb/>Je m’empresse de vous faire connaître que je ne pourrais autoriser une semblable installation en présence de l’affectation du château à un musée historique. Depuis plusieurs années, mon administration fait exécuter des travaux considérables pour remettre en état un des édifices les plus intéressants de France au point de vue de l’art et de l’histoire, et déjà une partie des salles ont pu recevoir les précieuses collections du musée. D’autres salles sont sur le point d’être terminées et leur livraison est attendue avec impatience.<lb/>Ce sont ces dernières que M. l’intendant aurait désiré convertir en ambulance. Mais, indépendamment du peu de ressources qu’elles pourraient procurer, je ferai observer qu’elles ne présentent aucune des dispositions et des dépendances nécessaires, c’est-à-dire cuisine, pharmacie, fourneau, latrines etc. Ce défaut d’organisation n’est pas secondaire et je n’aurais pas élevé d’objections si le château n’avait pas aujourd’hui un caractère qui doit le mettre à l’abri de toutes les installations de nature à porter atteinte à sa conservation comme au développement des collections qu’il conserve.<lb/>Mon administration est venue jusqu’à ce jour en aide autant qu’il dépendait d’elle au ministère de la Guerre en lui laissant les bâtimens et terrains dont elle pouvait disposer, mais elle ne saurait abandonner le château de Saint-Germain sans s’exposer à des critiques sévères.<lb/>En conséquence, je vous serais obligé, Monsieur et cher collègue, de vouloir bien prescrire qu’il ne soit pas donné suite au projet d’ambulance.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par décision du 21 octobre dernier, vous avez alloué une somme de cent mille francs, imputable sur le crédit inscrit au chapitre 24 du budget, exercice 1871, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain et d’appropriation de plusieurs salles au service du musée gallo-romain.<lb/>D’après les propositions de M. Milet, architecte du château, cette somme de 100000 francs serait employée ainsi qu’il suit :<lb/>1° achèvement des deux grandes salles à quatre croisées du 1er et du 2ème étage joignant l’escalier d’honneur et dépendant de l’angle nord-est du château, y compris le mobilier nécessaire pour livrer ces salles au service du musée gallo-romain.<lb/>2° continuation de l’escalier sis à l’est des bâtiments méridionaux.<lb/>3° continuation de la restauration et de la construction des contreforts et éperons de tout l’angle sud-est.<lb/>4° reprises en sous-œuvre dans les éperons sur la cour.<lb/>J’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, de vouloir bien approuver cette répartition et autoriser l’exécution des travaux qu’elle comporte.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils,<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 8 novembre 1871, le ministre des Travaux publics, Pour le ministre et par autorisation, le secrétaire général, G. de Boureuille »</p>
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                <unitdate normal="1871/1871" encodinganalog="3.1.3">24 novembre 1871</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez accordé, par décision du 15 octobre dernier, un crédit de 100000 francs pour continuer en 1871 les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Cette somme doit être spécialement affectée à l’appropriation au service du musée de plusieurs salles à droite du grand escalier d’honneur et à la restauration de la façade nord-est du château.<lb/>M. Millet, architecte du château, a prescrit les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et fait souscrire aux entrepreneurs les soumissions ci-jointes, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation,<lb/>Savoir :<lb/>Terrasse et pavage : M. Béché s’engage à exécuter ces travaux moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1870, avec rabais de 5 p. %.<lb/>Maçonnerie : M. Morin-Bigle, même série, rabais 4 p. %<lb/>Charpente : M. Tellier, même série, avec rabais de 5 p. %.<lb/>Couvreur et plomberie : MM. Monduit et Bechet, même série, rabais 3 p. %.<lb/>Menuiserie : M. Berthier, mêmes série, rabais 5 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moutier, même série, rabais 5 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible, même série, rabais 6 p. %.<lb/>Sculpture : MM. Libersac et Corbel prix approuvés dans la soumission de 1870.<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées, comprennent des travaux qui, à raison de leur nature spéciale, peuvent faire l’objet d’un marché de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et signer le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 24 novembre 1871, le ministre des Travaux publics, R. de Larcy »</p>
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                <unitdate normal="1872/1872" encodinganalog="3.1.3">6 janvier 1872</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 6 janvier 1872<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser les renseignements que vous avez bien voulu me demander sur la situation des travaux du château de Saint-Germain-en-Laye au 31 décembre 1871.<lb/>Nous avons poursuivi la construction de l’escalier du bâtiment méridional près l’angle sud-est. Cet escalier est achevé dans deux de ses étages, la 3e et dernière révolution est taillée et bientôt cet escalier sera achevé. Dans la cour, nous avons repris les parties basses de 2 contreforts et construit la porte d’entrée de l’escalier. Au devant, j’en ai fait toutes les maçonneries d’accotement et les fondations d’une partie du trottoir.<lb/>Dans le bâtiment est, nous avons continué la démolition du gros mur joignant le pavillon sud-est et l’on s’occupe de la construction de la grande cheminée du 1er étage du pavillon lui-même.<lb/>A l’intérieur, au milieu du corps de logis sur la rue du Château-Neuf, nous avons érigé le mur devant séparer la bibliothèque du couloir de service et posé le plancher haut de cette bibliothèque.<lb/>Nous avons fait quelques voûtes en briques du chemin de ronde des côtés sud et est. Nous avons poursuivi la construction des éperons des façades extérieures.<lb/>L’entrepreneur de menuiserie a posé toutes les lambourdes des 2 étages dans toute la partie nord-est, dans les salles sur le parterre. Les parquets sont tout préparés mais nous attendons la dessication des scellements pour procéder à la pose des parquets.<lb/>Je presse l’établissement des comptes et, il y a peu de jours, j’ai eu l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous adresser déjà des mémoires de l’entreprise.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 avril 1872<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre que vous avez bien voulu m’adresser m’informant que vous aviez affecté, sur l’exercice 1872, une somme de 100000 francs pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>J’ai, en 1871, à peu près achevé la consolidation des parties des bâtiments touchant le pavillon sud-est et j’ai à peu près achevé aussi la reconstruction de l’escalier principal du bâtiment sud. J’ai fait carreler et parqueter les salles sises à l’est du bâtiment nord, en y comprenant le pavillon d’angle. Les ressources mises à ma disposition en 1871 étaient trop faibles pour satisfaire les conservateurs du musée des Antiquités nationales et il m’a été impossible de faire construire tout le mobilier utile au classement des collections.<lb/>La situation des maçonneries du château réclament impérieusement des ouvrages importants de consolidation si on ne veut voir les désordres déjà si graves s’aggraver encore. Le crédit 1872 ne permettra pas, ce me semble, de peindre et de meubler toutes les salles de tous les étages de la partie du bâtiment sis à droite de l’escalier d’honneur. Il serait assurément utile de satisfaire aux besoins du musée, mais dans l’intérêt de la conservation de l’important château de François 1er à Saint-Germain-en-Laye, vu l’exiguïté des ressources, tous les efforts doivent se porter sur les ouvrages de restauration et de consolidation. De difficiles et dangereuses reprises en sous-œuvre doivent être sans cesse effectuées et le crédit alloué fera difficilement face aux opérations.<lb/>J’ai donc l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer pour 1872 la démolition de l’énorme muraille construire à la fin du 17e siècle et de poursuivre la restitution du pavillon sud-est sis, vous le savez, à l’angle de la rue du Château-Neuf et du terrain bordant la cité Médicis.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 10 de ce mois, une somme de 100000 francs, imputable sur le crédit inscrit au chapitre 21 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1872, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>La façade de l’est est presque entièrement terminée et l’allocation ci-dessus indiquée sera spécialement affectée à l’achèvement de la tourelle de l’angle sud-est et à la restauration de la façade sud sur la rue du Château-Neuf.<lb/>Le crédit de 100000 francs serait réparti ainsi qu’il suit :<lb/>Maçonnerie : 73090 f. 48 c.<lb/>Charpente : 4000 f.<lb/>Menuiserie : 5000 f.<lb/>Serrurerie : 5500 f.<lb/>Peinture et vitrerie : 1000 f.<lb/>Sculpture : 2000 f.<lb/>Total des travaux : 90590 f. 48 c.<lb/>Honoraires, frais d’agence et traitements des concierge et gardien des travaux : 9409 f. 52<lb/>Total égal au crédit : 100000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver cette répartition et autoriser l’architecte à commencer immédiatement les travaux.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 30 avril 1872, le ministre des Travaux publics, R. de Larcy »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le château de Saint-Germain n’a pas de réservoir particulier pour la consommation d’eau nécessaire au personnel logé dans ses bâtiments. L’eau dont on use actuellement est prise sur la conduite même de la ville, et comme elle n’a subi aucun filtrage, elle est souvent sale et vaseuse.<lb/>Plusieurs fois, l’administration du musée a demandé l’établissement d’un filtre sur le tuyau qui amène l’eau dans le château et il faut reconnaître qu’au point de vue de la salubrité, ce serait une amélioration des plus désirables.<lb/>M. Millet, architecte du château, propose d’exécuter ce travail, dont la dépense s’éleverait à 1100 francs environ, savoir :<lb/>Façon d’un réduit en maçonnerie pour recevoir le filtre : 120 f.<lb/>Fourniture d’un filtre Bourgoise : 480 f.<lb/>Modifications dans les conduites en plomb : 500 f.<lb/>Total : 1100 f.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien autoriser l’exécution de ce travail dont la dépense sera imputée sur le crédit affecté à l’entretien des bâtiments civils, exercice 1872.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 3 juin 1872, le ministre des Travaux publics, R. de Larcy »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par décision du 11 avril dernier, vous avez alloué une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1872, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain. Par une seconde décision du 30 du même mois, vous avez arrêté que cette allocation de 100000 f. serait spécialement affectée à l’achèvement de la tourelle de l’angle sud et à la restauration de la façade sud du château.<lb/>Pour se conformer à cette double décision, l’architecte a fait souscrire les soumissions ci-jointes aux entrepreneurs chargés de ces travaux, savoir :<lb/>Maçonnerie : Morin-Bigle s’engage à exécuter ces travaux en se conformant aux prescriptions du cahier des charges générales et moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1870, avec un rabais de 4 p. %<lb/>Charpente : M. Tellier s’engage à exécuter ces travaux aux mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Menuiserie : M. Berthier s’engage à exécuter ces travaux aux mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moutier s’engage à exécuter ces travaux aux mêmes conditions, rabais 5 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : Louis dit Larible s’engage à exécuter ces travaux aux mêmes conditions, rabais 6 p. %.<lb/>Sculpture : M. Corbel s’engage à exécuter ces travaux aux mêmes conditions et moyennant les prix établis dans sa précédente soumission.<lb/>Sculpture : M. Libersac s’engage à exécuter ces travaux aux mêmes conditions et moyennant les prix établis dans sa précédente soumission.<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées, comprennent des travaux qui ne sont que la continuation des ceux commencés il y a plusieurs années et qui, à raison de leur nature spéciale, peuvent être l’objet d’un marché de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement du 18 décembre 1867 sur la comptabilité des Bâtiments civils.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer de vouloir bien approuver ces soumissions et de signer le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’honneur de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 12 juin 1872, le ministre des Travaux publics, R. de Larcy »</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 2 novembre 1872<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 28 octobre dernier, je m’empresse de vous fournir quelques renseignements sur les ouvrages de restauration de l’exercice 1872 du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Grosses réparations<lb/>Pour les ouvrages qui s’exécutent par les vieux procédés, il est intéressant de conserver et d’entretenir le chantier d’ouvriers habités à leur exécution, et je devais arranger les ressources mises à ma disposition pour faire travailler, sans interruption, toute l’année. Le crédit ayant été réduit, j’ai demandé à mes entrepreneurs de restreindre le personnel, de marcher avec lenteur, et de façon toutefois à arriver dans les délais prescrits par votre administration.<lb/>Nous avons en 1872 achevé l’escalier du bâtiment méridional, des éperons ont été construits sur la façade de la rue du Château-Neuf, et nous poursuivons la restitution du gros pavillon sud-est, arrivé aujourd’hui à trois assises au-dessus des appuis des croisées du premier étage, c’est-à-dire environ à 16 ou 17 mètres au-dessus du sol des fossés.<lb/>J’ai eu l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous transmettre deux mémoires de ces travaux. D’autres décomptes vous seront bientôt transmis. Les travaux seront achevés avec l’exercice. Les dépenses rentreront exactement dans le chiffre du crédit alloué et les derniers mémoires vous seront adressés, je le pense bien, vers la fin du mois de mars 1873.<lb/>Travaux d’entretien<lb/>Les ouvrages d’entretien sont à peu près achevés et les derniers travaux, qui sont ceux de fumisterie, vont se terminer. Je poursuis la rentrée des mémoires qui vous seront bientôt transmis. Pour ces travaux, comme pour ceux de restauration, je pense bien rester dans les limites des crédits par vous assignés.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 février 1873<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre en date de ce jour que vous avez bien voulu m’adresser pour m’informer que vous avez réservé un crédit de 100 mille francs, sur le chapitre 22 du budget des Travaux publics, pour les ouvrages de 1873 du château de Saint-Germain-en-Laye. Dans cette lettre, vous me faites l’honneur de m’ordonner de vous faire connaître à quelle partie de l’entreprise l’on doit affecter le crédit alloué, et je m’empresse de vous satisfaire.<lb/>Depuis plus de 2 ans, je poursuis la restauration du bâtiment est, la restitution du pavillon de l’angle sud-est, et j’ai été contraint d’entamer la restauration du bâtiment méridional, donnant sur la rue du Château-Neuf. Depuis plus de deux ans, la pluie et la neige pénètrent dans toutes les constructions et causent des désordres et des ennuis de toutes sortes. Je constate des déchirements dans les maçonneries des parties de l’édifice que je n’ai encore pu attaquer, qui indiquent qu’il serait urgent de poursuivre l’œuvre de consolidation.<lb/>Mais le crédit alloué ne permettant pas, en même temps, de poursuivre et d’achever les ouvrages en cours d’exécution, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer pour l’année 1873<lb/>1° l’achèvement de la restauration des parties hautes du bâtiment est et du pavillon de l’angle sud-est,<lb/>2° l’établissement des toitures définitives de ces deux portions de l’édifice, tout en ajournant la façon des planchers et de tout le petit œuvre.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 22 janvier dernier, une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1873, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>La façade de l’est est presque entièrement terminée et déjà les travaux de construction de la tourelle de l’angle sud-est sont très avancés. L’allocation ci-dessus indiquée serait employée, d’après les propositions ci-jointes de M. Millet, architecte du monument, ainsi qu’il suit :<lb/>1° achèvement de la restauration des parties hautes du bâtiment est et du pavillon de l’angle sud-est.<lb/>2° établissement des toitures définitives sur ces deux parties de l’édifice, en ajournant toutefois la façon des planchers et tout le petit œuvre.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver la proposition de M. Millet et de l’autoriser à prescrire les mesures nécessaires pour commencer les travaux.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 10 mars 1873, le ministre des Travaux publics, de Fourtou »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez décidé, le 10 du mois dernier, que le crédit de 100000 f. affecté à la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain serait employé<lb/>1° à l’achèvement de la restauration des parties hautes du bâtiment est et du pavillon de l’angle sud-est.<lb/>2° à l’établissement des toitures définitives sur ces deux parties de l’édifice en ajournant, toutefois, la façon des planchers et tout le petit œuvre.<lb/>M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, a prescrit les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et fait souscrire aux entrepreneurs ordinaires les soumissions ci-jointes, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation, savoir :<lb/>Maçonnerie : M. Morin Bigle s’engage à exécuter les travaux de maçonnerie moyennant les prix de la série de la ville de Paris, exercice 1870, avec rabais sur ces prix de 4 p. %.<lb/>Charpente : M. Tellier, même rabais de 5 p. % sur les prix de la même série.<lb/>Couverture et plomberie : M. Monduit et Béchet, même série, même rabais de 5 p. %.<lb/>Menuiserie : M. Berthier, même série, même rabais.<lb/>Serrurerie : M. Moutier, série de 1870 pour les travaux de peinture et série spéciale pour la vitrerie, rabais uniforme de 6 p. % sur les prix des deux séries.<lb/>Terrasse, pavage et bitume : M. Boché, même série, rabais de 5 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible, série de 1870 pour les travaux de peinture et série spéciale pour la vitrerie, rabais uniforme sur les prix des deux séries, 6 p. %.<lb/>Sculpture d’ornement : M. Corbel, prix établis dans les précédentes soumissions pour travaux exécutés pendant les derniers exercices.<lb/>Sculpture d’ornement : M. Libersac, prix établis dans les précédentes soumissions.<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées, comprennent des travaux qui, à raison de leur nature spéciale, peuvent faire l’objet de marchés de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 19 avril 1873, le ministre des Travaux publics, de Fourtou »</p>
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                <unitdate normal="1873/1873" encodinganalog="3.1.3">1er août 1873</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Paris, le 1er août 1873<lb/>Pour le ministre, le directeur, à M. Millet, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>Un crédit de 100000 f. a été mis à votre disposition le 22 janvier 1873 pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Je désire connaître la situation des travaux et des dépenses au 31 juillet, et je vous prie de m’adresser un rapport sur vos opérations.<lb/>Je vous recommande de nouveau de vous renfermer dans les limites du crédit alloué et de suspendre vos travaux lorsque vous aurez atteint le chiffre de ce crédit.<lb/>Recevez etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1873/1873" encodinganalog="3.1.3">7 août 1873</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 août 1873<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de satisfaire à votre demande de renseignements sur la situation des ouvrages ordonnés dans le château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Dans les propositions de l’exercice 1873, je vous informais, Monsieur le Ministre, que tout l’angle sud-est du monument était découvert depuis 5 années et qu’il me semblait indispensable de poursuivre l’œuvre de façon à achever le pavillon et à couvrir et ce pavillon et les parties adjacentes des bâtiments est et sud.<lb/>Laisser encore les bâtisses passer l’hiver exposées à la pluie et à la neige serait les exposer à des détériorations graves et profondes. Malgré l’exiguïté du crédit alloué, il est de mon devoir, ce me semble, de hâter la couverture de toute cette importante partie de l’édifice, qui présente en plan une surface de plus de 600 mètres.<lb/>Pour le règlement, j’aurai le soin de me maintenir dans les limites du crédit que vous avez bien voulu allouer le 22 janvier dernier.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitdate normal="1873/1873" encodinganalog="3.1.3">8 octobre 1873</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 8 octobre 1873<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Nous achevons le gros-œuvre de l’encoignure sud-est du château de Saint-Germain et sous peu de jours nous allons appeler les couvreurs pour abriter définitivement le bâtiment vers la cité Médicis, le pavillon d’angle et les 4 travées du corps de logis méridional. Pour achever le gros-œuvre, nous manquons de vieux moellons. Nous avons dû déjà en emprunter au pavillon sud et j’ai l’honneur de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, la démolition de ce pavillon sud, le quatrième dans l’ordre des travaux et celui qui emprisonne l’abside de la chapelle.<lb/>Pour ne compromettre en rien les vieilles et respectables constructions de François Ier, la démolition devra se faire par parties, au fur et à mesure des exigences de la restauration, et suivant d’ailleurs ce qui a été fait pour les autres pavillons.<lb/>Dans un rapport que j’avais l’honneur de vous adresser le 30 décembre 1868, je vous faisais connaître que les remblais à effectuer dans les fossés étaient achevés et que, pour les nouvelles démolitions, l’on aurait à enlever les gravois aux décharges publiques. Pour le pavillon sud de la chapelle, l’on aura, bien entendu, à procéder à de pareils enlèvements.<lb/>Le 22 février 1862, je produisais un devis général des démolitions, et dans cette estimation les travaux étaient évalués de la façon suivante :<lb/>Démolition du pavillon de la chapelle : 12053 f. 44 c.<lb/>Démolition de la surélévation de la chapelle : 1871 f. 00 c.<lb/>Total : 13924 f. 44 c.<lb/>J’ai dû revoir le devis dont il s’agit, qui a aujourd’hui plus de dix ans de date, et faire une nouvelle estimation qui porte les travaux au chiffre de 14361 f. 25 c. Dans ce nouveau devis, j’ai dû faire entrer en ligne de compte l’enlèvement des gravois et la façon d’un petit pont de service qui est la conséquence du travail, et le devis nouveau présente alors un chiffre total de 22882 f. 91 c.<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli une soumission souscrite par monsieur Morin-Bigle pour la démolition, tout en sollicitant auprès de vous, Monsieur le Ministre, et l’approbation de la soumission et l’autorisation d’effectuer la démolition du pavillon et de la surélévation de la chapelle.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitdate normal="1873/1873" encodinganalog="3.1.3">18 octobre 1873</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Sur les quatre pavillons construits sous Louis XIV aux angles du château de Saint-Germain-en-Laye, trois ont déjà été démolis conformément aux plans approuvés pour la restauration de cet édifice et les angles qu’ils occupaient sont, aujourd’hui, complètement restaurés.<lb/>M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, propose de démolir cette année le pavillon sud, le dernier dans l’ordre des travaux, et il a fait souscrire à cet effet la soumission ci-jointe à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, qui s’engage à effectuer cette démolition moyennant le prix à forfait de quatorze mille trois cent soixante et un francs 25 centimes (14361 f. 25).<lb/>Le prix comprend le triage et le rangement des matériaux, leur emmétrage et leur lotissement. L’enlèvement et le transport aux décharges publiques de tous les gravois est en dehors du prix ci-dessus indiqué, et sera payé à raison de 3 f. 35 c. par mètre cube.<lb/>Cette soumission, régulièrement rédigée, comprend des travaux qui, à raison de leur nature, peuvent faire l’objet d’un marché de gré à gré conformément aux dispositions du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>J’ai donc l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver cette soumission ainsi que le devis qui l’accompagne et de signer le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Palais-Royal, le 11 février 1874<lb/>M. le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>La commission des Monuments historiques, dont l’attention a été récemment appelée sur les importants travaux que votre département fait exécuter au château de Saint-Germain, a exprimé le désir que mon administration contribuât pour une part à hâter l’achèvement de cette belle entreprise en concourant à la restauration de la chapelle, qui figure dans le devis général pour une somme de 236548 f.<lb/>En ce qui me concerne, je suis disposé, Monsieur le Ministre et cher collègue, à déférer à ce désir, et j’ai l’honneur de vous proposer en conséquence de mettre à la charge du crédit des Monuments historiques la moitié de la dépense que nécessitera la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain. Si vous agréez cette proposition, la part contribution de mon département s’élèverait à 118274 f. et serait divisée en 4 annuités à partir de 1874.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>de Fourtou »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 23 février 1874<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre dépêche dans laquelle vous voulez bien m’annoncer l’ouverture, sur 1874, d’un crédit de 100000 francs pour continuer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, tout en m’ordonnant de vous faire connaître les ouvrages qui pourraient, cette année, être exécutés.<lb/>J’ai pu, avec les crédits 1873, arriver à couvrir le pavillon de l’angle sud-est, la partie restante du bâtiment est, et aussi une partie du bâtiment sud, bordant la rue du Château-Neuf. Pour achever les extérieurs de toute cette importante partie du château, il reste à poser le garde-corps des galeries du 1er étage et aussi des balustrades avec vases, couronnes, salamandres et chiffres bordant les combles, aussi bien sur la cour que sur les façades du dehors.<lb/>J’ai donc l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer, sur 1874, l’exécution des travaux dont le détail suit :<lb/>1° la façon de toutes les balustrades dont il vient d’être question,<lb/>2° de poursuivre la démolition du pavillon sud, de la fin du 17e siècle, emprisonnant toute l’abside de la chapelle de saint Louis,<lb/>3° de commencer la restauration du pavillon sud de François 1er et la partie ouest attenante du corps de logis sur la rue du Château-Neuf,<lb/>4° enfin de commencer la restauration de la curieuse chapelle du XIIIe siècle dans les parties touchant les constructions de François 1er.<lb/>J’ose espérer, Monsieur le Ministre, que vous voudrez bien admettre ces propositions, qui s’appliquent à des portions de l’édifice dans lesquelles on constate des déchirements inquiétants, et qu’il y a intérêt, ce me semble, à consolider le plus tôt possible.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 23 février 1874 »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 15 février courant, une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1874, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Toute la partie du bâtiment en façade sur la rue du Château-Neuf est presque achevée et il ne reste plus pour terminer entièrement les extérieurs qu’à poser les garde-corps des galeries du 1er étage, les balustres avec vases etc.<lb/>L’allocation ci-dessus indiquée serait employée, d’après les propositions ci-jointes de M. Millet, architecte du monument, ainsi qu’il suit :<lb/>1° façon de toutes les balustrades indiquées ci-dessus.<lb/>2° continuation de la démolition du pavillon sud de la fin du 17e siècle, emprissonnant toute l’abside de la chapelle saint Louis.<lb/>3° commencement de la restauration du pavillon sud de François 1er et la partie attenant au corps de logis sur la rue du Château-Neuf.<lb/>4° enfin commencer la restauration de la curieuse chapelle du XIIIe siècle dans les parties touchant les constructions de François 1er.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver la proposition de M. Millet et de l’autoriser à prescrire les mesures nécessaires pour commencer les travaux.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 mars 1874<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Il y a peu de temps, dans la nuit, l’on a escaladé le mur de clôture, forcé la porte du dépôt des métaux et enlevé du plomb. Notre gardien n’a constaté les faits que le lendemain, dans l’après-midi, et aussitôt déclaration était faite au commissaire de police. Aussitôt aussi, M. Chorot voyait ce magistrat pour l’aider dans ses recherches.<lb/>Il y a 4 ou 5 jours, M. Morin-Bigle, entrepreneur, constatait qu’un siège d’aisances en plomb, compris dans les maçonneries en démolition, venait de disparaitre. Les ouvriers occupés sur ce point étaient livrés à M. le commissaire de police, qui, après les avoir fait enfermer quelques heures, n’a pu obtenir de révélations. Les recherches se poursuivent.<lb/>Malgré nos recommandations et notre surveillance, nous ne pouvons arriver aussi à empêcher des vols de vieux bois, de peu d’importance toutefois.<lb/>Voici le 4e pavillon que nous démolissons et jamais nous n’avons eu à déplorer de semblables désordres. Il est vrai qu’alors nous avions un surveillant de chantier, le sieur Chevallier, qui remplissait ses fonctions avec activité, soin et zèle.<lb/>Notre surveillant actuel, qui a fait ses preuves dans le service de l’ancienne Liste civile, est assurément fort honorable, mais il n’a pas l’aptitude voulue pour ces fonctions très différentes, sans doute, de ses anciennes attributions.<lb/>Il nous semblerait utile de faire passer le sieur Foirier à l’entrée du musée et de rendre la surveillance du chantier à M. Chevallier. Ce dernier rendait de véritables services. Il aidait très utilement pour les pesées des métaux. Il surveillait fort bien l’enlèvement des gravois et il faisait des rondes continuelles qui avaient pour effet d’empêcher bien des désordres.<lb/>Il faut dire que le sieur Chevallier avait gagné au changement un logement des plus convenables, hors de la poussière d’un chantier, et qu’il était habillé par l’administration des Musées. Dans le cas où vous approuveriez, Monsieur le Ministre, notre proposition, nous aurions l’honneur de solliciter un traitement de 1200 francs par an au profit de cet agent.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision ministérielle du 15 février dernier, un crédit de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, pour continuer, en 1874, les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>M. Millet, architecte, a prescrit les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et fait souscrire les soumissions ci-jointes, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation.<lb/>Maçonnerie : M. Morin-Bigle s’engage à exécuter les travaux de maçonnerie, évalués à 75000 f., moyennant les prix de la série spéciale des Bâtiments civils, année 1874, avec rabais sur ces prix de 4 p. %.<lb/>Charpente : MM. Boucheron et Touvenelle s’engagent à exécuter les travaux de charpente, évalués à 5000 f., moyennant les prix de la dite série, avec un rabais sur ces prix de 5 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moustier s’engage à exécuter les travaux de serrurerie, évalués à 3000 f., moyennant les prix de la dite série, avec rabais sur ces prix de 5 p. %.<lb/>Sculpture : M. Libersac s’engage à exécuter les travaux de sculpture, évalués à 3000 f., moyennant les prix établis dans les précédentes soumissions.<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées, comprennent des travaux qui, en raison de leur nature spéciale, peuvent faire l’objet de marchés de gré à gré, conformément aux dispositions de l’article 39 du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver ces soumissions et de signer à cet effet le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 27 avril 1874, le ministre des Travaux publics, Ch. de Larcy »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. Victor Corbel, l’un des sculpteurs chargé depuis longtemps des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, vient de mourir, et M. Millet, architecte, vous propose de le remplacer par M. Corbel fils, également sculpteur, associé à deux artistes de talent habitués à ces sortes de travaux.<lb/>Il a donc fait souscrire à ces messieurs la soumission ci-jointe, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation.<lb/>MM. Corbel, Chervet et Delagoule s’engagent à exécuter les travaux de sculpture, évalués à 3000 f., moyennant les prix de règlement qui seront débattus au fur et à mesure de l’exécution des travaux.<lb/>Leur soumission, régulièrement rédigée, comprend des travaux qui, en raison de leur nature, peuvent faire l’objet de marché de gré à gré conformément aux dispositions du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier d’approuver cette soumission et de vouloir bien signer, à cet effet, le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 21 mai 1874, le ministre des Travaux publics, Ch. de Larcy »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 20 février 1875<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Depuis plusieurs années, faute de ressources en rapport avec l’importance du travail de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, on a laissé le bâtiment est sans planchers, avec toutes les croisées ouvertes à tous les vents, et cette situation ne saurait se prolonger sans inconvénient pour le monument. Je crois donc qu’on devrait commencer la fermeture de ce corps de logis et j’ai l’honneur de proposer d’établir les planchers et de construire les portes et les croisées des salles à 4 croisées, dans les trois étages supérieurs.<lb/>Cette opération permettra d’enlever les étais de cette partie du château et de construire alors la cave du calorifère, aussi bien que l’escalier conduisant du rez-de-chaussée dans le fossé est, vers la cité Médicis.<lb/>A ces ouvrages, on devrait ajouter pour la campagne 1875 la continuation des travaux de restauration de la chapelle de saint Louis sur sa façade méridionale, vers le dehors de l’ancienne demeure.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 30 janvier dernier, une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1875, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain vous propose d’affecter cette somme à la reprise des travaux à exécuter dans le bâtiment est et à la continuation de la restauration de la chapelle de saint Louis sur sa façade méridionale. M. Millet fait observer que, faute de crédits suffisants, on a laissé depuis plusieurs années le bâtiment est sans planchers et sans fenêtres et que cette situation ne pourrait se prolonger sans de graves inconvénients. Il conviendrait donc, pour clore ce corps de logis, d’établir les planchers et de construire les portes et les croisées des salles dans les trois étages supérieurs.<lb/>Cette opération permettra d’enlever les étais qui masquent cette partie du château et de construire la cave du calorifère, ainsi que l’escalier conduisant du rez-de-chaussée dans le fossé est vers la cité Médicis.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien approuver ces propositions de M. Millet et de l’autoriser à prescrire les mesures nécessaires pour commencer les travaux dont il s’agit.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 4 mars 1875, le ministre des Travaux publics, E. Caillaux »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision ministérielle du 30 janvier dernier, une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1875, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye ; et le 4 mars dernier, vous avez approuvé les propositions faites par l’architecte pour l’emploi de cette somme, qui doit être plus particulièrement affectée à la reprise des travaux à exécuter dans le bâtiment est et à la continuation de la restauration de la chapelle de saint Louis sur sa façade méridionale.<lb/>M. Millet, architecte du château, a prescrit les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et il a fait souscrire les soumissions ci-jointes, que j’ai l’honneur de présenter à votre approbation.<lb/>Maçonnerie : M. Morin-Bigle s’engage à exécuter les travaux de maçonnerie, évalués à 48000 f., moyennant les prix de la série de la direction des Bâtiments civils, édition 1875, avec rabais sur ces prix de 4 p. %.<lb/>Charpente : MM. Boucheron et Touvenelle s’engagent à exécuter les travaux de charpente, évalués à 22000 f., moyennant les prix de la dite série, avec un rabais sur ces prix de 5 p. %.<lb/>Menuiserie : M. Berthier s’engage à exécuter les travaux de menuiserie, évalués à 5000 f., moyennant les prix de la dite série, avec rabais de 5 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moustier s’engage à exécuter les travaux de serrurerie, évalués à 7000 f., moyennant les prix de la dite série, avec rabais sur ces prix de 5 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible s’engage à exécuter les travaux de peinture et vitrerie, évalués à 3000 f., moyennant les prix de la dite série, avec rabais de 6 p. %.<lb/>Sculpture : M. A. Libersac s’engage à exécuter les travaux de sculpture, évalués à 3000 f., moyennant les prix de règlement.<lb/>MM. Corbel, Chervet et Delagoule s’engagent à exécuter les travaux de sculpture, évalués à 3000 f., moyennant les prix de règlement.<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées, comprennent des travaux qui peuvent faire l’objet de marchés de gré à gré, conformément aux dispositions du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et de signer à cet effet le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 16 avril 1875, le ministre des Travaux publics, E. Caillaux »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente des matériaux du pavillon de la chapelle au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 29 janvier 1876<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le pavillon de la chapelle, actuellement démoli jusque vers le sol des fossés, a fourni une grande quantité de petits moellons qui ne peuvent être réemployés dans les travaux de restauration du château.<lb/>J’ai l’honneur de vous proposer de faire vendre ces vieux moellons par l’administration des Domaines. Je les ai divisés en 8 lots, et je joins à ma lettre un état descriptif et estimatif de ces lots, suivi des conditions à imposer aux acquéreurs.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 20 décembre dernier, une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1876, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Ces travaux, commencés en 1863, se sont poursuivis chaque année sans interruption, mais à l’aide de crédits qui n’ont pas permis de les entreprendre sur plusieurs points à la fois. Une grande partie des bâtiments est cependant restaurée. Toute l’aile du nord, en façade sur le parterre, est livrée au service du musée gallo-romain depuis longtemps, ainsi que le donjon qui lui fait suite sur la place du château. Le côté est et aussi terminé comme gros-œuvre et quelques salles sont déjà occupées. La restauration de la façade du midi sur la rue du Château-Neuf est très avancée et j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’affecter le crédit de 100000 f. ci-dessus indiqué à la continuation de ces travaux.<lb/>Si vous voulez bien accueillir cette proposition, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de signer le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 2 février 1876, le ministre des Travaux publics, E. Caillaux »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 20 décembre dernier, une somme de 100000 f., imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1876, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Cette somme est spécialement affectée à la restauration de la façade du midi sur la rue du Château-Neuf.<lb/>M. Millet, architecte du château, a prescrit les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et fait souscrire les soumissions ci-jointes, que j’ai l’honneur de soumettre à votre approbation.<lb/>Maçonnerie : M. Morin-Bigle, travaux évalués à 73000 f., rabais de 4 p. %, série de la direction des Bâtiments civils, édition 1875<lb/>Charpente : MM. Boucheron et Touvenelle, travaux évalués à 4000 f., rabais de 5 p. %, série de la direction des Bâtiments civils, édition 1875<lb/>Menuiserie : M. E. Berthier, travaux évalués à 1000 f., rabais de 5 p. %, série de la direction des Bâtiments civils, édition 1875<lb/>Serrurerie : M. Paul Moustier, travaux évalués à 9000 f., rabais de 5 p. %, série de la direction des Bâtiments civils, édition 1875<lb/>Sculpture : MM. Corbel, Chervet et Delagoule, travaux évalués à 3000 f., moyennant les prix de leurs précédentes soumissions<lb/>Sculpture : M. A. Libersac, travaux évalués à 3000 f., moyennant les prix de leurs précédentes soumissions<lb/>Ces soumissions, régulièrement rédigées, comprennent des travaux qui peuvent faire l’objet de marchés de gré à gré, conformément aux dispositions du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et de signer à cet effet le présent rapport et l’arrêté ci-joint.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>E. de Cardaillac »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 8 mars 1876, le ministre des Travaux publics, E. Caillaux »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez alloué, par décision du 23 février courant, une somme de 120000 francs, imputable sur le crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1877, pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Ces travaux, commencés en 1863, se sont poursuivis, chaque année, sans interruption, mais à l’aide de crédits qui n’ont pas permis de les entreprendre sur plusieurs points à la fois. Une grande partie des bâtiments est cependant restaurée : toute l’aile nord, en façade sur le parterre, est livrée au service du musée gallo-romain depuis longtemps, ainsi que le donjon qui lui fait suite, sur la place du château. Le côté est est aussi terminé comme gros-œuvre.<lb/>La restauration de la façade du midi sur la rue du Château-Neuf est très avancée et j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, d’employer le crédit de 120000 f. alloué en 1877 à terminer la restauration de cette façade qui comprend la chapelle de saint Louis.<lb/>Dès que l’architecte du château de Saint-Germain aura établi un relevé par nature d’ouvrages pour l’emploi de ce crédit, j’aurai l’honneur de vous proposer de décider s’il y a lieu de mettre en adjudication ces travaux et de soumettre à votre approbation les pièces nécessaires à cet effet.<lb/>Si vous voulez approuver les dispositions qui précèdent, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de signer le présent rapport.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le maître des requêtes, chargé de la direction<lb/>A. Tétreau »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 5 mars 1877, le ministre des Travaux publics, Albert Christophle »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction du contentieux des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 22 mars 1877<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 6 courant, vous voulez bien m’informer que le crédit alloué sur l’exercice 1877 pour continuer les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye est de 120000 francs.<lb/>Vous m’ordonnez dans cette dépêche de vous fournir, par nature d’ouvrages, l’emploi du crédit et je m’empresse de vous satisfaire :<lb/>Le crédit alloué pour les grosses réparations est de : 120000,00<lb/>L’on doit prélever :<lb/>Le traitement de l’inspecteur des travaux : 2400,00<lb/>Le traitement du concierge : 1000,00<lb/>Le traitement du gardien des travaux : 1000,00<lb/>Les frais de voyages du vérificateur : 300,00<lb/>[Total :] 4700,00<lb/>Reste pour les travaux : 115300,00<lb/>A son tour, la somme de 115300 f. 00 doit se diviser de la manière suivante :<lb/>Travaux de diverses natures : 109809,53<lb/>Honoraires de l’architecte à 4 % et s’élevant à : 4392,38<lb/>Honoraires du vérificateur à 1 % : 1098,09<lb/>[Total :] 5490,47<lb/>Total égal : 115300,00<lb/>En mai 1867, l’on inaugurait le « musée des Antiquités nationales » ; depuis, l’on a bien meublé quelques petites salles mais, en réalité, il y a plus de neuf années qu’on fait attendre de nouvelles parties des bâtiments à l’administration des musées.<lb/>Le château de Saint-Germain-en-Laye se déchire, s’écrase de toutes parts, dans les parties où l’on n’a pas attaqué les ouvrages de consolidation et, si cela était possible, il faudrait appliquer toutes les ressources à la restauration proprement du vieux monument historique. L’on ne peut toutefois laisser le musée dans l’abandon et je pense, Monsieur le Ministre, qu’en vue de l’exposition universelle, vous voudrez appliquer une petite partie de crédit à l’organisation de quelques salles destinées au classement des objets.<lb/>Le musée possède actuellement toute la partie du bâtiment nord à gauche de l’escalier d’honneur. L’on pourrait, je crois, faire les peintures décoratives et construire tous les meubles des quatre grands salles superposées sises à droite du même escalier sur les exercices 1877 et 1878. De la sorte, l’on mettrait à la disposition du public de nouveaux locaux présentant, pour les 4 étages, une surface de plus de 600 mètres, contenant un grand développement de vitrines et, dans ce cas, la répartition du crédit par nature d’ouvrages se ferait, pour l’exercice courant, suivant ce qui est indiqué dans le tableau annexé à ce rapport.<lb/>Dans les travaux de restitution du château de Saint-Germain-en-Laye, l’on suit les excellentes méthodes employées par les maîtres-des-œuvres de la Renaissance. Tous les matériaux sont absolument, entièrement et complètement taillés ou sculptés sur le sol, avant leur pose, et cette manière exceptionnelle n’est plus suivie, de nos jours, que par les quelques architectes qui ont voué leur existence à la restauration des Monuments historiques.<lb/>Les matériaux mis en œuvre sont toujours de très petits échantillons et, si cela entraîne de nombreuses tailles de lits et joints, il faut dire aussi que cette méthode à l’immense avantage d’économiser d’une notable façon l’emploi de la pierre de taille, qui est la matière précieuse des constructions. Pour mener à bien de semblables travaux, il faut une organisation tout à fait à part, que je me suis appliqué à perfectionner depuis plus de 15 années et qui m’a fourni de ravissants et habiles ouvriers maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, forgerons, serruriers, menuisiers, qui sont, pour le travail qui s’exécute sous vos ordres, Monsieur le Ministre, de très précieux collaborateurs.<lb/>Dans les travaux dont il s’agit, nous avons journellement des reprises en sous-œuvre à effectuer : il nous faut à tous moments refaire des fondations sous les murailles atteignant de 20 à 25 mètres de hauteur et, pour ces opérations périlleuses, il est besoin d’un personnel habitué, attentif, souvent sur le chantier et vraiment dévoué à l’œuvre. Une fausse manœuvre, une négligence, entraînerait souvent la ruine de parties importantes de l’édifice et des pertes irréparables au point de vue de l’art.<lb/>Les crédits alloués, qu’il faut diviser pour les divers corps d’art, sont assez faibles, et il faut absolument avoir des entrepreneurs habitant la ville pour être à chaque instant à la disposition de mon inspecteur et assister à tous mes rendez-vous, ayant lieu une ou deux fois par semaine. Dans des ouvrages aussi délicats, souvent inquiétants, il faut fréquemment, d’urgence, établir des étaiements, poser des chainages en fer ou en bois, faire des scellements, et j’ose espérer, Monsieur le Ministre, que vous trouverez juste et avantageux à tous les égards de dispenser de l’adjudication et d’ordonner que les travaux de restauration seront poursuivis sur soumissions par les entrepreneurs qui, depuis nombre d’années, sont déjà chargés de leur exécution.<lb/>Il y a 3 ou 4 années, j’avais exposé au salon des Artistes, du palais des Champs-Elysées, quelques études sur la curieuse chapelle comprise dans le château et qui fut construite entre les années 1230 à 1240. A ma demande, la direction des Beaux-Arts et la commission des Monuments historiques voulurent bien s’associer à la restauration de cette chapelle par une allocation de 118 mille francs, répartie sur les exercices 1874, 1875, 1876, 1877 et 1878. Nous entamons en ce moment la quatrième annuité de 25 mille francs et messieurs Morin, entrepreneurs de maçonnerie, ont à poursuivre l’œuvre aux termes de leur marché, approuvé par la direction des Beaux-Arts, et je devais, Monsieur le Ministre, porter ce fait à votre connaissance.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 22 mars 1877 »</p>
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                <unitdate normal="1877/1877" encodinganalog="3.1.3">3 avril 1877</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez compris le château de Saint-Germain pour une somme de 120000 f. dans la répartition du crédit inscrit au chapitre 22 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1877 (constructions et grosses réparations des Bâtiments civils).<lb/>Le 5 mars dernier, vous avez approuvé l’emploi de ce crédit, qui doit être affecté à continuer les travaux de restauration de l’édifice dans la partie méridionale, comprenant la chapelle de saint Louis.<lb/>Le moment est venu d’entreprendre ces travaux et j’ai l’honneur de mettre sous vos yeux le rapport que M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, vient de vous adresser sur l’exécution de ces travaux d’une nature toute spéciale.<lb/>Il contient des observations qui me paraissent de nature à être prises en sérieuse considération et j’ai l’honneur d’appeler votre attention sur les points qui m’ont le plus particulièrement frappé.<lb/>L’architecte expose que cette restauration, faite par petites parties, demande les soins les plus minutieux, qu’il faut avoir un personnel comme celui dont il dispose depuis longtemps, déjà parfaitement habité à ce genre de travail et rompu aux difficultés qui se présentent à chaque instant.<lb/>On a souvent à opérer des reprises en sous-œuvre dans les fondations et sous des murailles qui atteignent 20 et 25 mètres de hauteur.<lb/>Une fausse manœuvre, une négligence, pourrait, en pareil cas, entraîner la ruine d’une partie importante de l’édifice et cause des pertes irréparables.<lb/>Pour des travaux entrepris dans des conditions aussi difficiles et aussi périlleuses, il serait imprudent de courir les chances d’une adjudication.<lb/>A ces considérations d’un ordre supérieur, M. Millet que le crédit à employer est répartir sur plusieurs corps d’état pour des sommes qui varient entre 2000 et 8000 francs, que la maçonnerie absorbe à elle seule la plus forte partie, environ 65000 francs.<lb/>Or l’entrepreneur à qui votre administration a confié jusqu’à présent l’exécution de ces travaux, M. Morin-Bigle, a été chargé d’exécuter, sur soumission, pour 118000 francs de travaux au compte du service des Beaux-Arts qui concourt pour une pareille somme à la restauration de la chapelle, et son marché ne doit prendre fin qu’en 1878.<lb/>Dans de telles conditions, il parait difficile de confier à un autre entrepreneur la suite des travaux à exécuter au château de Saint-Germain.<lb/>En raison de ces différentes considérations, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien décider que ces travaux seront exécutés conformément aux propositions de l’architecte et, dans ce cas, de vouloir bien revêtir le présent rapport de votre approbation.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le maître des requêtes, chargé de la direction<lb/>A. Tétreau »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 3 avril 1877, le ministre des Travaux publics, Albert Christophle »</p>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez compris, par décision du 28 février dernier, le château de Saint-Germain pour une somme de 120000 f. dans la répartition du crédit inscrit au chapitre 22 du budget, exercice 1877 (constructions et grosses réparations des Bâtiments civils).<lb/>Par une nouvelle décision du 3 avril courant et sur un rapport de M. Millet, architecte, vous avez décidé que les travaux de réparations à exécuter au château de Saint-Germain seraient exceptionnellement entrepris à l’aide de soumissions spéciales.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de soumettre à votre approbation les soumissions des entrepreneurs ci-après désignés, savoir :<lb/>Sculpture : Corbel et Chervet, 3000 f., sans rabais<lb/>Sculpture : Libersac, 3000 f., sans rabais<lb/>Maçonnerie : Morin, père et fils, 64800, rabais 4 %<lb/>Charpente : Boucheron et Touvenelle, 16000, rabais 5<lb/>Serrurerie : Moutier, 8000, 5 %<lb/>Menuiserie : Berthier, 8000, 5 %<lb/>Peinture et Vitrerie : Louis dit Larible, 6000, 6 %<lb/>Couverture : Monduit, Gaget, Gauthier et compagnie, 1000 f., 3 %<lb/>Si vous approuvez ces propositions, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien signer le présent rapport ainsi que l’arrêté et les soumissions ci-jointes.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le maître des requêtes, chargé de la direction<lb/>A. Tétreau »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 25 avril 1877, le ministre des Travaux publics, Albert Christophle »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les logements du personnel du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1877/1877" encodinganalog="3.1.3">15 juillet 1877</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Palais du Louvre, le 15 juillet 1877<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Je viens appeler votre bienveillante attention sur une affaire qui intéresse la direction des Musées nationaux et particulièrement le service du musée de Saint-Germain.<lb/>Vous savez que, d’ici à deux ou trois ans, au plus tard, les logements occupés aujourd’hui au château par le conservateur, un brigadier et un gardien, ainsi que les ateliers, seront livrés à l’architecte pour être démolis et que, de plus, la restauration s’empare déjà de l’aile qui, dans le principe, était destinée aux appartements. Il me semble donc indispensable d’aviser.<lb/>Le mieux et le plus simple serait, je crois, de revenir au projet de 1865, avec cette modification que les ateliers, la forge et les magasins seraient transportés à l’ancienne vénerie, située à cinq minutes environ du musée. La vénerie appartient à l’Etat. Une partie en a déjà été mise à la disposition de M. Millet. Les logements du conservateur, du brigadier et d’un gardien seraient seuls conservés au château, conformément au décret du 4 mars 1874 relatif à l’organisation des musées nationaux.<lb/>C’est à vous, Monsieur le Ministre et cher collègue, qu’il appartient de résoudre la question. Je serais charmé, pour ma part, qu’il vous fût possible de prendre dès à présent une décision conforme au désir que j’ai l’honneur de vous exprimer.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>J. Brunet »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1877/1877" encodinganalog="3.1.3">9 août 1877</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 9 août 1877<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En 1868 remonte, je crois, l’acquisition de l’immeuble sis rue du Château-Neuf, vis-à-vis le château, marqué sur les vieux plans de la ville comme étant la « maison du contrôleur », pour y installer le personnel du musée du château de Saint-Germain-en-Laye. En faisant cet achat, l’on avait compris combien il était difficile d’établir des logements dans la vieille demeure par suite de l’existence des fossés qui l’entourent et ne permettent pas l’écoulement des eaux ménagères dans des égouts publics, et qu’il faut perdre dans des puits. L’on avait voulu aussi éviter les allées et venues continuelles des marchands et des fournisseurs dans des escaliers livrés au public. Les arrangements résultant de la maison annexe étaient alors assurément fort heureux.<lb/>Depuis cette époque, l’on a pris des dispositions nouvelles, et nous avions installé dans le corps de logis méridional, sur la rue du Château-Neuf :<lb/>A rez-de-chaussée un magasin de déballage, un logement de concierge, un vestibule correspondant au petit pont en bois, et enfin un petit magasin pour les matériaux du château.<lb/>A l’entresol, un magasin pour la bibliothèque et deux logements de gardiens, avec escalier spécial.<lb/>Au 1er étage, qui a 6 mètres entre planchers, la grande salle destinée à la bibliothèque, un cabinet pour le conservateur, et un appartement de réception (ou de commission) comprenant 2 pièces dans lesquelles nous pensions utiliser de belles boiseries remontant à l’époque de Louis XIV.<lb/>Le 2e étage ne comprend que de grandes salles voûtées en maçonnerie, dans lesquelles devaient se continuer les collections du musée.<lb/>L’on a vu que nous logions déjà, dans le bâtiment sud, deux gardiens et un concierge. Si l’on doit se résoudre à modifier les arrangements projetés pour donner place à M. le conservateur du musée, il conviendrait, nous croyons, de déplacer la bibliothèque et ses annexes pour la laisser où elle est provisoirement ou pour la reporter dans ce que nous avons appelé l’appartement de réception.<lb/>L’on pourrait obtenir de la sorte, ce nous semble, l’appartement que nous décrivons ci-dessous :<lb/>A rez-de-chaussée, cave, caveau et bûcher pour le combustible.<lb/>A l’entresol, une cuisine et deux chambres pour les domestiques.<lb/>Au 1er étage, salle à manger, salon et cabinet de travail.<lb/>Au 2e entresol, grande chambre à coucher et 3 autres chambres.<lb/>Devant le 1er étage, les pièces sont bordées par un large et beau balcon. Nous pensons qu’il sera possible de trouver un escalier spécial à cette habitation. L’on a préparé dans cette partie du château des water-closet en nombre suffisant.<lb/>Il faut croire que M. l’attaché à la conservation du musée ne doit pas être logé, car il n’en est pas question dans la lettre de monsieur le ministre des Beaux-Arts. Il en est de même sans doute des gardiens, assez nombreux, et le décret du 4 mars 1874 est sans doute muet à cet égard.<lb/>La forge, les ateliers de moulages, de menuiserie etc. pourraient, si cela n’est pas trop considérable, trouver place dans la partie de la vénerie qui a été confiée à mes soins.<lb/>Les arrangements de la maison de la rue du Château-Neuf étaient bien préférables à mes propositions de ce jour, en ce qu’on obtenait une convenable bibliothèque, qu’on disait chose fort utile. En 1871, en prenant possession de l’ancienne vénerie, l’on avait pensé loger, le cas échéant, le personnel du musée de Saint-Germain dans cet immeuble. Comme vous le dites, Monsieur le Ministre, il est fort important de traiter ces questions et j’ai l’honneur d’attendre vos ordres à leur égard.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>J’ai l’honneur de vous retourner la lettre de monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation des logements de fonction dans le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Paris, le 24 août 1877<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 15 juillet dernier pour appeler mon attention sur la nécessité de prendre dès à présent les dispositions nécessaires pour réserver dans les bâtiments restaurés du château de Saint-Germain des appartements au personnel du musée, qui doit être logé conformément aux dispositions du décret du 4 mars 1874.<lb/>Le conservateur, le brigadier-chef et un brigadier devront, seuls, habiter au château, et les ateliers divers, magasins et forge, seront transportés dans les bâtiments de la vénerie s’ils ne peuvent pas être maintenus dans le château même.<lb/>D’après les renseignements qui me sont transmis par M. Millet, architecte de cet édifice, il sera effectivement possible, sans gêner les différents services du musée, de loger le conservateur au 1er et au 2e étage du bâtiment de la rue du Château-Neuf et les 2 brigadiers à l’entresol de ce même bâtiment, mais il serait impossible de trouver plus tard d’autres logements dans le château si le personnel logé devait être augmenté.<lb/>Quant aux ateliers, magasins et forge, ils seront transférés dans les anciens bâtiments de la vénerie, le jour où les besoins du service du musée l’exigeront.<lb/>Je m’empresse de vous informer, Monsieur le Ministre et cher collègue, que j’ai déjà prescrit les mesures nécessaires pour que l’architecte réserve dans la restauration du bâtiment sur la rue du Château-Neuf les emplacements qui seront attribués aux logements ci-dessus indiqués.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Pour le ministre, et par autorisation,<lb/>Le maître des requêtes, chargé de la direction<lb/>A. Tétreau »</p>
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                <p>Archives nationales, 20144782/43 (auparavant Archives des musées nationaux, G23)</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1877/1877" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1877</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans le château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1878<lb/>Monsieur Eugène Millet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Continuation des travaux de restauration du pavillon sud-est, du bâtiment sud donnant sur la rue du Château-Neuf, du pavillon de la chapelle<lb/>Continuation de la restauration de la chapelle du XIIIe siècle, bâtie par saint Louis ; ces travaux sont estimés ensemble à la somme de : 160000,00<lb/>Achèvement du mobilier nécessaire pour livrer au musée gallo-romain les salles du bâtiment nord à droite de l’escalier d’honneur et continuation de l’aménagement de nouvelles salles dans le pavillon nord-est ; ces travaux estimés ensemble à la somme de : 15000,00<lb/>Total des propositions pour 1878 : 175000 f. 00<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Paris, 29 décembre 1877<lb/>Signé E. Millet<lb/>Pour monsieur Millet, empêché,<lb/>L’inspecteur<lb/>Eug. Choret<lb/>Avis de l’inspecteur général<lb/>L’intéressante restauration du château de Saint-Germain se poursuit régulièrement depuis un certain nombre d’années. Il est désirable qu’elle ne soit pas interrompue et que le crédit demandé pour 1878 puisse être accordé. Nous avons constaté que les travaux indiqués ci-contre sont bien ceux qu’il convient d’exécuter pendant la prochaine campagne pour continuer régulièrement la restauration de ce remarquable édifice.<lb/>L’inspecteur général<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Palais du Louvre, le 7 mars 1878<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain a livré à la direction des Musées nationaux trois salles nouvelles situées à l’entresol et destinées à recevoir les antiquités de l’époque gallo-romaine qui figuraient provisoirement, depuis 1867, dans des salles inachevées du même étage. Ces salles sont indispensables au musée, qui possède en magasin de quoi les remplir. Elles formeraient, si elles restaient inoccupées, une lacune regrettable dans la série ouverte au public. Je viens donc vous prier de vouloir bien accorder à l’architecte un crédit supplémentaire pour lui permettre d’exécuter d’urgence les travaux de peintures et de boiseries nécessaires à leur appropriation définitive.<lb/>Je serais très heureux qu’il vous fût possible de prendre une décision conforme au désir que j’ai l’honneur de vous exprimer.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>A. Bardoux »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 21 mars 1878<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre dépêche du 19 courant, vous avez bien voulu me demander un devis concernant les travaux à exécuter pour l’appropriation des trois salles situées à l’entresol du château de Saint-Germain et à l’ouest de l’escalier d’honneur.<lb/>Ces travaux se composant d’abord de la réfection des ouvrages exécutés à titre provisoire en 1867 pour ces trois salles, et ensuite des ouvrages qui sont indispensables pour compléter leur appropriation définitive, il m’a semblé à propos de dresser deux devis, l’un concernant les premiers et devant se rapporter au crédit à allouer pour l’entretien de l’exercice 1878, et l’autre concernant les seconds et qui serait à imputer sur le crédit des grosses réparations à exécuter pendant le même exercice.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous adresser ci-inclus ces deux devis supplémentaires, en vous priant de bien vouloir leur donner votre approbation.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pour M. Millet, empêché,<lb/>L’inspecteur<lb/>Eug. Choret »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 7 juin 1878<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En l’absence de M. Millet, empêché par la maladie, j’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli une note concernant les travaux de menuiserie et de serrurerie à exécuter au château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1878.<lb/>La mise en adjudication de ces deux natures d’ouvrages, sans présenter d’avantages sérieux pour l’Etat, eu égard aux rabais déjà consentis par les entrepreneurs actuels, ne pourrait avoir que des conséquences fâcheuses pour la restauration du château, si les travaux venaient à être confiés à des entrepreneurs étrangers à l’œuvre déjà commencée.<lb/>Ce que je dis pour la menuiserie et la serrurerie, je le dirais également pour les autres corps d’état, particulièrement pour la maçonnerie. Pour appuyer cette opinion, je n’aurais qu’à reproduire les arguments présentés dans les précédents rapports de M. Millet sur cette question.<lb/>Je prends donc la liberté, Monsieur le Ministre, de recommandant à votre bienveillance la note ci-jointe, vous priant de considérer que les travaux de restauration destinés à conserver le caractère d’un ancien édifice exigent le concours constant des mêmes ouvriers, employés depuis longtemps à ce travail et habitués à des procédés d’exécution qui ne sont pas ceux des constructions modernes.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pour M. Millet, empêché,<lb/>L’inspecteur,<lb/>Eug. Choret<lb/><lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Note concernant les travaux de menuiserie et de serrurerie à exécuter en 1878<lb/>Les travaux de menuiserie et de serrurerie sont évalués dans la répartition soumise à Monsieur le Ministre des Travaux publics le 25 avril de la dite année à la somme de : 17000 f. 00 c.<lb/>Les ouvrages destinés à l’appropriation des salles du musée gallo-romain tels que parquets, stylobates, corniches, potelets et cymaises ne doivent pas absorber la moitié de cette somme, dont la plus grande partie est réservée à la construction des vitrines qui doivent composer le mobilier des salles à livrer au musée vers la fin du présent exercice.<lb/>Cette dernière catégorie d’ouvrages est tout à fait en dehors de la menuiserie ordinaire. C’est plutôt de l’ébénisterie qui est s’exécute au prix de la menuiserie, et conformément aux plans fournis spécialement par l’architecte, plans dont tous les détails doivent être rigoureusement suivis par l’entrepreneur afin de conserver à tout le mobilier un caractère uniforme et tel que ce mobilier s’accorde dans toutes ses parties avec l’ensemble de la restauration. Il s’agit donc ici d’un travail de menuiserie tout à fait particulier et que peut seul mener à bonne fin l’entrepreneur à qui cet ouvrage a toujours été confié dès l’origine et qui a pris par conséquent des habitudes d’exécution qu’on ne rencontrerait pas dans un nouvel entrepreneur.<lb/>Les mêmes observations sont applicables à la serrurerie. La totalité des ouvrages de cette nature est estimée dans la répartition ci-dessus mentionnée à la somme de 12500 f. 00, dans laquelle les travaux de grosse serrurerie entrent seulement pour une somme de 3000 francs. Tout le reste doit être employé à la construction des croisées en fer de la chapelle et aux vitrines du musée.<lb/>La serrurerie pour les vitrines ne se compose pas de ferrures ordinaires. Elle consiste surtout dans la construction de portes et de châssis en fer rainé, plané et poli, recevant les glaces de la vitrerie, et qui doivent être ajustés avec la précision la plus rigoureuse, suivant les détails fournis par l’architecte. Ce travail a une importance égale à celui du menuisier, avec lequel il doit s’accorder dans toutes ses parties.<lb/>Quant aux croisées en fer de la chapelle, elles exigent la même exactitude d’exécution, non seulement à cause de leur ajustement avec la maçonnerie, mais encore à cause de leurs dispositions particulières qui diffèrent de celles adoptées dans les croisées en fer modernes.<lb/>Les conditions ci-dessus auxquelles doivent satisfaire les ouvrages de menuiserie et de serrurerie ayant toujours été remplies par les entrepreneurs actuels depuis l’origine des travaux, l’architecte soussigné, sans insister sur l’augmentation des rabais consentie par les entrepreneurs, est d’avis qu’il y a lieu, dans l’intérêt de l’œuvre entreprise, de continuer à leur confier l’exécution des travaux dont ils ont été chargés jusqu’à ce jour.<lb/>Saint-Germain, 7 juin 1878<lb/>Pour M. Millet, empêché,<lb/>L’inspecteur,<lb/>Eug. Choret »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez compris le château de Saint-Germain-en-Laye pour une somme de 130000 f. dans la répartition du crédit affecté, en 1878, aux travaux de réfections et grosses réparations des Bâtiments civils, chapitre 25 du budget du ministère des Travaux publics.<lb/>Cette somme est spécialement affectée à la continuation des travaux de restauration de la chapelle et de l’aile sud de l’édifice.<lb/>Conformément aux instructions que vous lui avez données en lui notifiant l’allocation de ce crédit, monsieur Millet, architecte du château de Saint-Germain, vient de vous adresser un relevé par natures d’ouvrages, qui se décompose ainsi :<lb/>Maçonnerie : 56333,33<lb/>Charpente : 8000,00<lb/>Couverture : 9000,00<lb/>Menuiserie : 17000,00<lb/>Serrurerie : 12500,00<lb/>Peinture et vitrerie : 9500,00<lb/>Sculpture : 3500,00<lb/>Sculpture : 3500,00<lb/>Total des travaux : 119333,33<lb/>Frais d’agence : 4700,00<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur : 5966,00<lb/>Total égal au crédit : 130000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’approuver cette réparation. M. l’architecte du château de Saint-Germain vous propose de confier ces travaux aux entrepreneurs qui les ont commencés au moyen de marchés de gré à gré. En effet, en ce qui concerne la maçonnerie, la restauration du château de Saint-Germain comme celle du château de Pierrefonds demande les soins les plus minutieux. Il faut avoir un personnel éprouvé, parfaitement habitué à ce genre de travail et rompu aux difficultés qui se présentent à chaque instant pour mener à bien une telle entreprise. On a souvent à opérer des reprises en sous-œuvre dans les fondations et sous des murailles qui atteignent 20 et 25 mètres de hauteur. Une fausse manœuvre, une négligence, pourrait, en pareil cas, entraîner la ruine d’une partie importante de l’édifice et cause des pertes irréparables.<lb/>Pour des travaux de maçonnerie entrepris dans des conditions aussi périlleuses et aussi difficiles, il serait imprudent de courir les chances d’une adjudication, et j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’accueillir les propositions de M. Milet en assimilant ces travaux aux ouvrages d’art et en les classant ainsi dans la catégorie de ceux pour lesquels l’article 39, paragraphe 1, 5e alinéa du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867 permet de traiter de gré à gré.<lb/>Les travaux de sculpture se trouvent tout naturellement compris dans cette catégorie.<lb/>Quant aux travaux de charpente, peinture et vitrerie, couverture et plomberie ci-après désignés, ils n’atteignent pas le chiffre de 10000 francs et dès lors l’article 39, paragraphe 1, 1er alinéa permet également de les exécuter au moyen de marchés de gré à gré.<lb/>L’architecte propose également d’exécuter au moyen de soumissions les travaux de menuiserie s’élevant à 17000 francs et ceux de serrurerie montant à 12500 francs, mais avant de présenter ces soumissions, je crois, Monsieur le Ministre, devoir entrer dans quelques développements.<lb/>La menuiserie proprement dite entre dans une faible proportion dans le chiffre de 17000 francs ci-dessus indiqué. Une portion importante de cette somme doit être appliquée à l’aménagement des salles du musée gallo-romain et comprend l’installation de vitrines qui doivent composer le mobilier de ces salles. C’est plutôt de l’ébénisterie qui est exécutée au prix de la menuiserie et sur des plans et des indications spéciales de l’architecte.<lb/>Quant aux travaux de serrurerie, évalués à 12500 francs, ils dépassent de bien peu le chiffre de 10000 francs fixé par le règlement pour les marchés de gré à gré et, si l’on considère que la grosse serrurerie n’est comprise que pour 3000 francs dans cette évaluation, on trouve que la plus forte partie de la dépense est réservée à des ferrures spéciales pour recevoir les glaces des vitrines, qui exigent un grand soin et une grande précision, à des ferrures de croisées d’un modèle spécial qui doivent se raccorder au style général de l’édifice, en un mot à des travaux qui ont le véritable caractère de serrurerie d’art.<lb/>La menuiserie et la serrurerie du château de Saint-Germain peuvent donc être assimilées aux travaux d’art et de précision pour lesquels l’article 39, paragraphe 1, 5e alinéa du règlement précité permet de traité de gré à gré.<lb/>Par ces différents motifs, je soumets à votre approbation les soumissions suivantes :<lb/>Maçonnerie : MM. Morin Bigle et Morin fils s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie, évalués à 56000 francs, moyennant les prix de la série de la direction des Bâtiments civils et des palais nationaux, édition 1877, avec rabais de 6 p. % sur ces prix.<lb/>Charpente : MM. Boucheron et Touvenelle s’engagent à exécuter les travaux de charpente évalués à 8000 francs moyennant les prix de la même série, avec rabais de 8 p. %.<lb/>Menuiserie : M. Berthier s’engage à exécuter les travaux de menuiserie, évalués à 17000 francs, moyennant les prix de la même série, avec rabais de 7 p. %.<lb/>Serrurerie : M. Moutier s’engage à exécuter les travaux de serrurerie, évalués à 12500 francs, moyennant les prix de la même série, avec rabais de 7 p. %.<lb/>Peinture et vitrerie : M. Louis dit Larible s’engage à exécuter les travaux de peinture et de vitrerie, évalués à 9500 francs, moyennant les prix de la même série, avec rabais de 8 p. %.<lb/>Couverture et plomberie : MM. Monduit, Gaget, Gauthier et compagnie s’engagent à exécuter les travaux de couverture et plomberie, évalués à 9000 francs, moyennant les prix de la même série, avec rabais de 7 p. %.<lb/>Sculpture d’ornements : MM. Corbel et Chervet s’engagent à exécuter les travaux de sculpture d’ornements, évalués à 3500 francs, à prix de règlement, qui seront fixés au fur et à mesure de l’exécution de ces travaux.<lb/>Sculpture d’ornements : M. Libersac s’engage à exécuter les travaux de sculpture d’ornements, évalués à 3500 francs, aux mêmes conditions.<lb/>Les propositions contenues dans le présent rapport étant conformes aux dispositions du règlement de comptabilité qui sert de base aux travaux des Bâtiments civils, je vous demanderai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien le revêtir de votre approbation, ainsi que les soumissions qui l’accompagnent.<lb/>Je soumets également à votre signature l’arrêté ci-joint, qui comprend exclusivement les travaux excédant le chiffre de 10000 francs.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon dévouement respectueux.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Langlois de Neuville »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 1er juillet 1878, le ministre des Travaux publics, C. de Freycinet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la pose d’un paratonnerre sur la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
                <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">27 août 1878</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Division des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez accordé, par décision du 30 mars dernier, une somme de 130000 francs imputable sur le crédit inscrit au chapitre 25 du budget du ministère des Travaux publics, exercice 1878, pour les grands travaux à exécuter au château de Saint-Germain.<lb/>Cette somme doit être spécialement employée à la continuation des ouvrages de restauration de la chapelle et de l’aile sud des bâtiments, ainsi qu’à l’exécution de divers travaux de mobilier dans les salles du musée gallo-romain.<lb/>M. Millet, architecte du château, a l’honneur de vous informer, par le rapport ci-joint, que la charpente de la flèche de la chapelle est complètement achevée et qu’il est nécessaire de surmonter cette flèche d’un paratonnerre, afin d’éviter tout accident.<lb/>La dépense que doit entraîner la construction de ce paratonnerre est évaluée à la somme de 1165 francs. Cette opération rentre donc dans la catégorie des travaux qui, d’après l’art. 39, paragraphe 1er, 1er alinéa du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867 peuvent être exécutés de gré à gré.<lb/>En conséquence, l’architecte a l’honneur de présenter à votre approbation la soumission ci-jointe, aux termes de laquelle M. Armand François Collin, horloger-mécanicien, s’engage à exécuter les ouvrages concernant la fourniture et la pose du paratonnerre de la flèche surmontant la chapelle, moyennant les prix contenus dans sa soumission.<lb/>Cet entrepreneur s’engage en outre à ne dépasser dans aucun cas le prix total de onze cent soixante-cinq francs formant le montant du devis.<lb/>La proposition, que j’ai l’honneur de vous soumettre, étant conforme aux dispositions du règlement de comptabilité qui sert de base aux travaux des Bâtiments civils, je vous demanderai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien l’approuver et de signer à cet effet le présent rapport et la soumission qui l’accompagne.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Pour le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Le chef de la division des Bâtiments civils<lb/>P. Poulin »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 27 août 1878, le ministre des Travaux publics, C. de Freycinet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de situation des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 3436 A</unitid>
                <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">14 octobre 1878</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Etat de situation des travaux exécutés et des dépenses faites dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye à la fin du 3ème trimestre de l’année 1878<lb/>Grosses réparations<lb/>Crédit alloué : 130000 f. 00, dont à dépenser en travaux : 119000 f. 00<lb/>Maçonnerie : 1 travée de la chapelle ; croisée, oratoire au-dessous ; 3 contreforts, couronnement et balustrades de la dite ; 1 contrefort dans la cour ; scellement de lambourdes ; démolitions ; enlèvement de gravois<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 25000,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 25000,00 ; [Total par crédit :] 50000,00<lb/>[Renseignements sur la marche des travaux et observations :] 4 mémoires fournis au ministère<lb/>Charpente : comble de la chapelle ; flèche ; étais<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 1000,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 8500,00 ; [Total par crédit :] 9500,00<lb/>Couverture : couverture en plomb de la chapelle<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 7000,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 0 ; [Total par crédit :] 7000,00<lb/>Menuiserie : parquets ; aménagement des salles et mobilier du musée gallo-romain<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 300,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 12500,00 ; [Total par crédit :] 12800,00<lb/>[Renseignements sur la marche des travaux et observations :] 2 mémoires fournis au ministère<lb/>Serrurerie : gros fers ; croix de la flèche ; mobilier idem<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 500,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 3000,00 ; [Total par crédit :] 3500,00<lb/>[Renseignements sur la marche des travaux et observations :] 1 mémoire fournis au ministère<lb/>Peinture et vitrerie : peintures dans les salles du musée gallo-romain ; vitrines<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 1700,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 0 ; [Total par crédit :] 1700,00<lb/>Sculpture pour la chapelle : gargouilles, chapiteaux etc.<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 2000,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 0 ; [Total par crédit :] 2000,00<lb/>Paratonnerres : celui de la chapelle<lb/>[Dépenses faites pendant le 3e trimestre :] 1165,00 ; [pendant le trimestre précédent :] 0 ; [Total par crédit :] 1165,00<lb/>Ensemble : 87665,00<lb/>[Reste disponible :] 31335,00<lb/>[Total :] 119000 f. 00 c.<lb/>Le présent état dressé par l’inspecteur soussigné<lb/>Saint-Germain, le 14 octobre 1878<lb/>Eug. Choret<lb/>Vu par l’architecte<lb/>Pour M. Millet empêché,<lb/>L’inspecteur, Eug. Choret »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le chauffage du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
                <unitdate normal="1877/1877" encodinganalog="3.1.3">4 novembre 1877</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction du contentieux des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 4 novembre 1878<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La grande salle voûtée formant le salon d’attente dans le logement du concierge du château de Saint-Germain ainsi que les autres pièces qui dépendent de l’ancien donjon de Charles V sont naturellement très froides par suite de leur exposition au nord. Aussi, vers la fin de la saison, alors que le combustible fourni faisait défaut, on ne parvenait à les chauffer convenablement qu’en livrant au concierge des vieux bois de démolition. Mais comme ces vieux bois manquent aujourd’hui sur le chantier, j’ai dû prévoir pour l’hiver de 1878-1879 une fourniture de combustible plus importante que celle prévue pour l’année 1877.<lb/>Ainsi, j’ai reconnu qu’il fallait fournir trois stères de bois au lieu de deux, et cinq voies de coke au lieu de trois et demie, si l’on voulait obtenir un chauffage suffisant pour le logement du concierge du château.<lb/>Quant au logement du gardien des travaux, situé en plein midi, il n’y a pas lieu d’augmenter la quantité de bois à fournir, qui reste fixée à quatre stères, comme par le passé.<lb/>En conséquence, Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur de vous proposer d’approuver les dites fournitures ainsi que la soumission ci-jointe de M. Lemaître fournisseur habituel de l’administration pour le château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 12 novembre 1878<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli le devis détaillé des travaux restant à exécuter pour achever la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye suivant ce que vous avez bien voulu me demander par votre dépêche en date du 23 juillet 1878.<lb/>D’après le détail estimatif, la restauration de la chapelle de saint Louis, du XIIIe siècle, nécessitera une dépense de 244143 f. 08 c. et la moitié de cette somme, seulement, est portée en ligne de compte, l’autre moitié étant supportée par l’administration des Monuments historiques.<lb/>J’ai aussi porté dans ce devis les objets mobiliers du château de Saint-Germain, car ces objets sont liés intimement, pour la plupart, à la construction, eu égard à leur destination fixe. D’ailleurs, nous ne proposons, en quelque sorte, que le gros œuvre de ce mobilier, car tous les arrangements intérieurs de ces meubles et toutes leurs garnitures en drap garance sont faits par les soins et aux frais de l’administration des Musées nationaux.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans le château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1879<lb/>Monsieur Eugène Millet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>[Ordre d’urgence :] n° 1<lb/>Dans la restauration d’un semblable édifice, il est bien des ouvrages qui sont faits seulement pour traverser la saison rigoureuse et qui, par conséquent, sont faits en pure perte pour l’œuvre qu’on poursuit.<lb/>En conséquence, on devra continuer en 1879 les gros ouvrages du bâtiment sud sur la rue Thiers et aussi poursuivre la restauration de la chapelle de saint Louis, du 13e siècle, et d’achever la flèche par l’application de ses revêtements en plomb. (La moitié de la dépense occasionnée par l’achèvement de la flèche sera supportée par l’administration des Monuments historiques.)<lb/>Nous proposons, pour les gros travaux de Saint-Germain, une allocation de : 200000,00<lb/>[Avis de l’inspecteur général :]<lb/>Il est désirable qu’un crédit important soit alloué, sur le présent exercice, afin de hâter l’achèvement de la restauration si intéressante du château de Saint-Germain.<lb/>[Ordre d’urgence :] n° 2<lb/>La direction du musée a absolument besoin de socles, de piédestaux, et aussi de quelques parties de vitrines, et demande avec instances ces différents objets de peu d’importance ; nous pensons qu’il y a lieu de lui donner satisfaction. Nous ne pensons pas, toutefois, qu’avec le crédit demandé nous puissions faire de gros objets mobiliers pour le musée et nous bornerons notre demande pour le mobilier à la somme de : 5000,00<lb/>[Avis de l’inspecteur général :]<lb/>Nous croyons devoir appuyer la demande d’un crédit spécial pour le mobilier du musée<lb/>[Total :] 205000,00<lb/>Ensemble des propositions pour 1879 : 205000 f. 00<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, le 26 novembre 1878<lb/>L’inspecteur général<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le cahier des charges des travaux du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 30 novembre 1878<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser, sous ce pli, le cahier des charges particulières aux divers travaux à exécuter pour la continuation pendant l’année 1879 de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Les conditions particulières contenues dans ce cahier des charges sont motivées par notre désir de nous conformer aux principes de construction usités par les maîtres des œuvres de la Renaissance.<lb/>Tous les matériaux sont absolument, entièrement, complétement taillés ou sculptés sur le sol avant leur pose, et cette manière exceptionnelle n’est plus suivie, de nos jours, que par les quelques architectes qui ont voué leur existence à la restauration des monuments historiques. Les matériaux mis en œuvre sont toujours de très petit échantillon, et si cela entraîne de nombreuses tailles de lits et joints, il faut dire aussi que cette méthode a l’immense avantage d’économiser d’une notable façon l’emploi de la pierre de taille, qui est la matière précieuse des constructions.<lb/>Pour mener à bien de semblables travaux, il faut une organisation tout à fait à part, que j’ai appliquée avec succès et qui m’a fourni de ravissants et habiles ouvriers maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, forgerons, serruriers, menuisiers, qui sont, pour les travaux qui s’exécutent sous vos ordres, Monsieur le Ministre, de précieux collaborateurs.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 30 novembre 1878 »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 30 novembre 1878<lb/>Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Restauration du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Cahier des charges particulières aux divers travaux<lb/>Article 1er<lb/>Tous les matériaux qui seront mis en œuvre dans les travaux du château de Saint-Germain-en-Laye seront toujours de 1er choix et de 1ère qualité, dans l’espèce qui sera prescrite par l’architecte.<lb/>Maçonnerie<lb/>Article 2<lb/>L’entrepreneur de maçonnerie sera tenu de signaler à l’avance toutes les parties de la construction qui auraient besoin d’être cintrées, étayées ou étrésillonnées, pour éviter tout accident. Faite par lui de le faire, il serait passible de tous frais et dommages qui en résulteraient.<lb/>Article 3<lb/>Les entrepreneurs devront donner des reçus de tous les dessins d’exécution qui leur seront remis par l’architecte et ils seront responsables de ces dessins.<lb/>Les dessins d’exécution seront ménagés et soignés afin d’être remis à l’architecte en bon état, au fur et à mesure de l’achèvement des travaux partiels.<lb/>Article 4<lb/>Les maçonneries en moellons seront hourdées à plein bain de mortier et ne présenteront aucuns vides. Toutes les pierres d’appareil seront posées à bain de mortier, les lits et les joints auront un centimètre d’épaisseur ou de largeur et cette pose se fera sans cales d’aucune espèce dans les joints. Pour certaines parties, l’architecte pourra toujours prescrire l’emploi de la louve. L’usage de la fiche et des coulis en mortier noyé sera formellement interdit. La pose se fera enfin sur une couche de mortier et non autrement, sous aucun prétexte.<lb/>Toutes les maçonneries en pierre, en moellons taillés et en moellons bruts seront toujours faites en bonne liaison. L’entrepreneur de maçonnerie aura à satisfaire, à tous égards, à l’architecte en ce qui concerne les proportions et les dimensions à donner à tous les matériaux. L’entrepreneur devra suivre tous les carnets d’appareils qui lui seront remis par l’architecte et il ne pourra, dans aucun cas, modifier ces appareils. Tout l’appareil sera vrai, et l’on ne pourra avoir recours, sous aucun prétexte, aux faux joints ou autres expédients mensongers. Ces obligations n’autorisent en aucune façon l’entrepreneur à réclamer une plus-value de règlement de longueur, de largeur ou de hauteur d’appareil.<lb/>Toutes les tailles de parements des moellons taillés seront faites avant la pose des moellons, et de façon à éviter toute taille sur place. Ces tailles seront layées, suivant ce qui a été fait pour les premiers travaux.<lb/>Toutes les tailles de parements droits et moulurés sur les pierres d’appareil seront faites à la bretture, dite taillant à dents.  L’usage de la boucharde ou de tout autre outil analogue est formellement interdit. Toutes ces tailles seront faites à la main du tailleur de pierre, et selon le sens de la mise en chantier des morceaux de pierre. Le sens de la layure sera dont différent pour tous les morceaux de pierre. Ceci dit pour éviter la taille layée dans le sens vertical, car cette taille verticale ne sera pas admise. Toutes les tailles de parements droits et moulurés seront complètement faites sur le chantier, sur le sol, avant le montage et la pose des pierres. Toutes ces tailles seront faites avec la plus grande précision et de façon à éviter tout recoupement après coup.<lb/>Toute pierre qui ne se raccorderait pas exactement ou qui nécessiterait un recoupement de balèvres devra être descendue et retaillée sur le sol, si toutefois la pierre est suffisante, et dans le cas contraire cette pierre serait remplacée et recommencée aux frais, risques et périls de l’entrepreneur.<lb/>Le jointoyement des pierres et des moellons sera fait aussitôt la pose et de façon à éviter tout rejointoyement après coup. Le jointoyement sera fait avec le mortier ayant servi au hourdis.<lb/>En résumé, et pour tous les ouvrages, l’on aura à suivre tous les principes de construction qui ont été suivis pour l’exécution de la première partie des travaux. L’on aura à cet égard d’ailleurs à observer toutes les indications de l’architecte.<lb/>Article 5<lb/>Les briques qui seront fournies seront bien moulées, bien cuites, à arêtes vives, sans glaçures ni bavures. Elles seront sonores et non gélives.<lb/>Les briques moulurées des divers modèles qui seront donnés seront également moulées, même dans le cas où il n’y aurait que des petites quantités de même nature, et elles ne pourront jamais être taillées, sous aucun prétexte, afin qu’elles aient toujours leur surface inattaquable par les agents atmosphériques.<lb/>Les briques seront trempées dans l’eau, au fur et à mesure de leur emploi, et elles seront posées à bain de mortier. Ces briques seront toujours agencées selon l’appareil qui sera prescrit. Le jointoyement de ces briques sera fait suivant les ordres de l’architecte, et de façon à raccorder les vieilles et anciennes maçonneries de cette nature.<lb/>Article 6<lb/>Les enduits seront toujours bien dressés et seront effectués à la demande.<lb/>Charpente<lb/>Article 7<lb/>Les bois de charpente mis en œuvre auront toujours au moins deux ans de coupe. Ils seront flottés sans aubier, nœuds vicieux, roulures ou autres défauts. Ces bois seront toujours assemblés suivant ce qui sera réclamé par l’architecte et suivant toutes les règles de l’art de la charpenterie.<lb/>Les planchers se composeront de poutres et de solives apparentes. Les poutres seront en deux morceaux de moyen équarissage pour ne pas employer des bois hors d’âge. Les solives seront exécutées en bois de choix, qui sera rabotté. Les entrevoux seront bien parallèles.<lb/>L’entrepreneur ne devra commencer aucune partie des travaux sans un ordre ou un dessin signé de l’architecte, qui indiquera l’espèce et la dimension des bois à fournir, les détails d’exécution, le système d’assemblage, les profils des moulures et les autres indications auxquelles ces travaux pourront donner lieu. Les ouvrages exécutés sans ordres seront déposés et enlevés si l’architecte le juge convenable, et l’entrepreneur sera passible de tous les frais et dommages qui en résulteront.<lb/>Couverture<lb/>Article 8<lb/>Tous les métaux employés, pour les ouvrages de couverture, seront toujours pesés avant l’emploi. Les quantités seront constatées par l’inspecteur des travaux sur les carnets d’attachements. Il sera fait toutefois une exception pour les motifs devant décorer certaines parties de la flèche de la chapelle, qui seront comptés à la pièce, ces travaux devant présenter un caractère artistique et décoratif.<lb/>Le plomb, le zinc, le cuivre et la fonte seront d’une épaisseur régulière, sans soufflures, feuilletages ni fissures.<lb/>Les voliges seront posées jointives, dressées sur les rives, et espacées suivant les indications de l’architecte. Elles seront posées en bonne liaison et fixées solidement sur les chevrons. Les extrémités devront toujours porter sur un chevron et enfin tous les travaux de couverture seront exécutés avec la dernière perfection.<lb/>Menuiserie<lb/>Article 9<lb/>Les menuiseries seront en bois sec et sans défaut. Celles extérieures seront apportées au chantier avant d’être peintes.<lb/>L’entrepreneur sera tenu de changer toutes les parties de menuiserie qui seraient devenues gauches par suite de mauvais assemblages ou d’une fausse position avant d’être en place.<lb/>Toutes les menuiseries en bois apparent, aussi bien que le gros mobilier fixe au musée, seront faits en chêne provenant généralement des vieux bois de démolition du château. Ils seront exécutés avec une grande perfection sur les modèles spéciaux qui seront fournis par l’architecte.<lb/>Serrurerie<lb/>Article 10<lb/>Tous les fers employés seront doux et bien forgés ; ceux aigres et cassants seront refusés.<lb/>Les fers ronds ou carrés seront parfaitement dressés, bien calibrés et d’égale épaisseur. Les fers à I seront exactement des échantillons demandés, bien dressés et d’un calibre uniforme.<lb/>Tous les ferrements décoratifs, tels que : boutons de portes, entrées de serrures, anneaux de tirage, verroux, etc. etc. ainsi que les vitrines en fer seront exécutés suivant toutes les règles de l’art, conformément à ce qui a été fait pour les travaux déjà exécutés et sur modèles spéciaux faits sur les dessins qui seront remis, en cours d’exécution, à l’entrepreneur.<lb/>Les ouvrages de quincaillerie proviendront toujours des fabriques indiquées par l’architecte. Les entailles dans les bois, pour la pose de ces objets, seront faites avec la plus grande précision.<lb/>Peinture<lb/>Article 11<lb/>Les ouvrages préparatoires à faire pour l’application des peintures, soit à l’huile, soit à la colle, seront indiqués par l’architecte, et l’on admettra dans le compte des travaux que les seuls ouvrages préparatoires dont l’exécution aura été constatée sur les attachements. Les impressions devront généralement couvrir toutes les surfaces apparentes ou cachées, et celles d’épaisseur, et dès lors être appliquées avant que les objets soient en surface.<lb/>Les peintures en détrempe seront suffisamment encollées. Par conséquent, celles qui ne résisteraient pas au frottement par défaut de colle ou celles qui s’écailleraient par surabondance ne seront pas reçues.<lb/>L’appareil figuré par des filets ou par des bandes sera toujours tracé suivant les principes de construction du 16e siècle et il ne sera d’ailleurs exécuté qu’après que l’architecte l’aura revu dans toutes ses parties et l’aura définitivement accepté.<lb/>Article 12<lb/>Toutes les clauses et conditions insérées au présent cahier des charges sont de rigueur, aucune d’elles ne pourra être réputée comminatoire.<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, le 30 novembre 1878 »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Direction générale des Beaux-Arts<lb/>Bureau de l’Enseignement<lb/>Paris, le 24 janvier 1879<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Le musée de Saint-Germain possède en magasin de nombreuses antiquités dont le public n’a pas jouir jusqu’ici, faute de place pour les exposer.<lb/>Il reste peu de travaux à faire pour que l’architecte puisse livrer à ce musée cinq grandes salles et deux petites composant l’angle nord-est du château et complétant la façade septentrionale. Les salles de la façade orientale continueraient à être mises à la disposition de la société des Fêtes. Le plan annexé à cette lettre vous fera comprendre, Monsieur le Ministre et cher collègue, que les salles réclamées sont le complément nécessaire de celles qui ont déjà été livrées.<lb/>J’ai en conséquence l’honneur d’appeler tout votre bienveillant intérêt sur la demande de M. le conservateur du musée de Saint-Germain.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Bardoux »</p>
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                <p>« Paris, le 30 janvier 1879<lb/>Mon cher ami,<lb/>Voici le renseignement que vous implorez. En janvier 1870, l’Empereur avait acheté à Saint-Germain deux maisons qui devaient être plus tard réunies aux dépendances du château. Mais ni dans le contrat, ni dans aucun autre acte ou décision administrative, il n’est parlé de cette destination. Seulement l’architecte a été autorisé à installer l’agence des travaux dans les maisons. Plus tard, la commission de liquidation les a offertes en remploi de sommes dues à l’Etat par la Liste civile, et l’affaire serait depuis longtemps terminée sans les ergoteries de l’administration des Domaines. La question est soumise au tribunal de la Seine, qui rendra son jugement mercredi prochain. Quelle que soit la décision, vous me trouverez toujours prêt à régler avec vous de manière à satisfaire tout le monde.<lb/>Votre bien dévoué,<lb/>Florimont<lb/>62, rue François 1er »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 26 février 1879<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre dépêche du 6 février dernier, vous avez bien voulu me communiquer une lettre de monsieur le ministre de l’Instruction publique et une demande de M. le directeur des Beaux-Arts relatives, toutes deux, à l’achèvement, dans le plus court délai possible, de sept salles situées à l’angle nord-est du château de Saint-Germain-en-Laye et destinées à recevoir les collections du musée gallo-romaine. Vous me demandiez en même temps de vous fournir le devis des travaux à exécuter pour satisfaire à cette demande, et la lettre de M. le directeur des Beaux-Arts était accompagnée d’un plan indiquant les salles demandées par l’administration des Musées.<lb/>Sur ce plan sont bien figurées sept salles principales dont on désire la livraison, mais il indique aussi comme devant être livrées d’autres salles moins grandes, adjacentes aux premières, et qu’on ne peut faire autrement que d’achever en même temps que celles-ci. En réalité, le nombre des salles réclamées s’élève à douze, savoir :<lb/>A rez-de-chaussée : 2<lb/>A l’entresol : 4<lb/>Au 1er étage : 4<lb/>Au 2ème étage : 2<lb/>Total : 12 salles, que j’ai numérotées à l’encre rouge sur le plan annexé à la demande.<lb/>Or pour livrer ces douze salles, il faut d’abord y exécuter tous les travaux d’achèvement intérieur et ensuite les pourvoir de leur mobilier. Par suite, le devis que vous m’avez fait l’honneur de me demander a dû se décomposer en deux autres, l’un relatif aux ouvrages de maçonnerie, de carrelage, de fumisterie, de menuiserie, de serrurerie et de peinture exigés pour l’achèvement complet de ces 12 salles, lequel devis s’élève à la somme de : 34072 f. 95<lb/>Et l’autre, relatif à leur mobilier, qui s’élève à : 31491 f. 07<lb/>Ensemble : 65564 f. 02<lb/>Ce total comprend un imprévu de 1/10, ainsi que les honoraires de l’architecte.<lb/>Cette somme étant fort importante eu égard à l’ensemble du crédit que vous voulez bien accorder annuellement au château de Saint-Germain, j’ai demandé à M. le conservateur du musée gallo-romain s’il ne serait pas suffisant de lui livrer annuellement une partie des salles qu’il réclame, et s’il ne serait pas possible d’ajourner la livraison des autres à une époque ultérieure. Il est résulté de notre conversation que l’administration des Bâtiments civils peut ajourner la livraison de tout le rez-de-chaussée, des salles n° 3 et 4 de l’entresol, de la salle n° 4 du 1er étage, et de la salle n° 2 du 2ème étage. Et s l’on remarque en outre que l’ajournement du rez-de-chaussée permet de ne pas achever immédiatement le calorifère de l’angle nord-est, le premier devis se trouve réduit à la somme de : 13860 f. 00<lb/>Et le second, concernant le mobilier, à : 20640 f. 00<lb/>Ensemble : 34500 f. 00<lb/>Ce total comprend, comme le précédent, 1/10 d’imprévu et les honoraires de l’architecte. Ces travaux seraient terminés le 31 décembre 1879.<lb/>En vous adressant, conformément à votre dépêche, les renseignements qui précédent, permettez-moi d’ajouter, Monsieur le Ministre, que l’état actuel du bâtiment sud du château de Saint-Germain réclame l’emploi d’un crédit au moins équivalent à celui de l’exercice 1878 et qu’il n’en pourrait être retranché une somme de 35000 f. destinée à la livraison au musée des salles de l’angle nord-est. Il est nécessaire aujourd’hui, je devrais dire indispensable, d’achever les contreforts du bâtiment sud, d’en refaire les voûtes, d’en rétablir le comble et la couverture, et un crédit de 130000 f. serait tout à fait insuffisant pour faire face aux dépenses de ces grosses réparations en même temps qu’à l’aménagement complet des salles de l’angle nord-est. J’ose donc vous prier, Monsieur le Ministre, d’ajouter cette somme de 35000 f. au crédit que vous avez résolu d’allouer au château de Saint-Germain-en-Laye pour l’exercice 1879.<lb/>J’ai l’honneur de renfermer sous ce pli les deux devis dont j’ai parlé plus haut, la lettre de monsieur le ministre de l’Instruction publique, celle de M. le directeur des Beaux-Arts et le plan qui accompagnait ces deux lettres.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’inspecteur,<lb/>Eug. Choret »</p>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1879</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 30 avril 1879<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 28 mars dernier, vous avez bien voulu me faire connaître que, par décision du 12 du même mois, vous avez compris le château de Saint-Germain-en-Laye pour une somme de 130000 f. dans la répartition du crédit affecté en 1879 aux grosses réparations des Bâtiments civils, et que cette somme devra être employée ainsi qu’il suit :<lb/>Continuation des travaux de restauration de la façade sud : 100000 f. 00 c.<lb/>Aménagement et ameublement de quelques-unes des pièces de l’angle nord-est : 30000 f. 00 c.<lb/>Total : 130000 f. 00 c.<lb/>Par la même lettre, vous m’avez demandé un état de répartition de ce crédit, dressé par natures d’ouvrages, et indiquant l’emploi des sommes allouées.<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli cet état de répartition en vous priant de bien vouloir lui donner votre approbation.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’inspecteur,<lb/>Eug. Choret »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant son arrivée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">16 avril 1879</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Palais de Compiègne<lb/>Compiègne, le 16 avril 1879<lb/>Monsieur le directeur des Bâtiments civils, à Paris<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Je suis allé samedi dernier à Saint-Germain. J’ai vu tout mon personnel et M. le conservateur du musée. J’ai reçu partout un parfait accueil.<lb/>Après avoir visité les travaux, M. Chorret m’a expliqué que M. Millet avait à Paris toutes les lettres et instructions émanant du ministère ainsi que les clefs du château et du logement réservé à l’architecte dans l’ancienne vénerie.<lb/>Il serait utile que les papiers fussent remis à l’agence avec les clefs. Je désirerais également savoir à quelle époque je pourrai prendre possession du logement.<lb/>Je prie Monsieur le Directeur de vouloir bien examiner s’il ne serait pas convenable que les héritiers de M. Millet fussent informés directement de ma nomination par l’administration, et en même temps on pourrait les inviter à remettre soit à l’agence, soit entre mes mains les papiers, documents, clefs etc. pouvant intéresser le service.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Directeur, votre dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la nomination d’un nouvel architecte au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Cabinet du sous-secrétaire d’Etat<lb/>Paris, le 16 avril 1879<lb/>A monsieur le secrétaire général du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Secrétaire général,<lb/>J’ai le plaisir de vous informer, en réponse à la recommandation que vous m’avez adressée en faveur de M. Lafollye, que cet architecte vient d’être nommé architecte du château de Saint-Germain.<lb/>Recevez, Monsieur le Secrétaire général, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>Sadi Carnot »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 30 avril 1879<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>M. Choret, inspecteur des travaux du château, m’a communiqué les propositions qu’il a présentées à Monsieur le Ministre pour l’exercice 1879.<lb/>Ces propositions sont ainsi réparties entre les différents corps d’état :<lb/>Maçonnerie : 64761 f. 90 c.<lb/>Charpente : 11000,00<lb/>Menuiserie : 16000,00<lb/>Serrurerie : 10500,00<lb/>Peinture et vitrerie : 9500,00<lb/>Sculpture : 7000,00<lb/>Ensemble : 118761 f. 90 c.<lb/>J’ai examiné avec soin l’importance et la nature des travaux à exécuter dans chaque corps d’état, et j’ai l’honneur d’exposer à Monsieur le Ministre que ces travaux, sauf la maçonnerie et la sculpture, sont susceptibles d’être mis en adjudication.<lb/>Les travaux de maçonnerie consistent dans la continuation des travaux de reprises, de maçonneries de murs, de contreforts, de voûtes etc. Il serait difficile en ce moment, pour ne pas dire impossible, de délimiter les travaux qui pourraient faire l’objet d’une adjudication. Outre cette raison, les procédés employés pour l’exécution des maçonneries viendraient y mettre obstacle. Ces procédés consistent surtout dans la taille de la pierre à pied d’œuvre, avant la pose, dans les soins à prendre pour poser ces pierres taillées, moulurées ou sculptées, sans en épaufrer les arêtes.<lb/>Ces procédés exigent des bardeurs et des poseurs habités à ce travail, bardeurs et poseurs qu’un nouvel entrepreneur devra former, ce qui ne lui permettrait pas de aire les travaux aux conditions dans lesquelles peut les faire l’entrepreneur actuel, dont le chantier est instruit et expérimenté.<lb/>Pour ces raisons, je crois devoir proposer à Monsieur le Ministre d’ajourner la mise en adjudication des travaux de maçonnerie et de continuer à les faire exécuter sur soumission moyennant un rabais sur la série des Bâtiments civils. Toutefois, je me réserve d’étudier cette question pendant cet exercice, afin de m’assurer si l’entrepreneur consent à un rabais suffisant.<lb/>Il me paraît également impossible de proposer à Monsieur le Ministre de mettre en adjudication les travaux de sculpture. Ces travaux sont exécutés depuis plusieurs années par des artistes formés par M. Millet qui, grâce à une parfaite interprétation des anciennes sculptures, en ont fait revivre la manière et le style. On verrait facilement le travail d’une autre main et on perdrait ainsi l’harmonie et l’unité qui rendent aujourd’hui si remarquable l’œuvre de M. Millet.<lb/>Les travaux de charpente, de menuiserie, de serrurerie, de peinture et de vitrerie sont au contraire susceptibles d’être mis en adjudication. Ils consistent pour la plupart dans des répétitions de travaux déjà existants. Les entrepreneurs qui seront appelés à concourir pourront facilement apprécier le travail.<lb/>Je viens en conséquence prier Monsieur le Ministre, quand il aura examiné cette question, de vouloir bien me faire connaître sa décision dans le délai le plus rapproché, pour que je puisse dresser sans retard les pièces nécessaires pour l’adjudication (cahier des charges spécial pour chaque corps d’état, etc.).<lb/>En effet, le moment de commencer ces travaux est arrivé si l’on veut qu’ils soient terminés dans le délai réglementaire et, de plus, M. le conservateur du musée attend avec impatience l’instant où il pourra livrer au public les nouvelles collections dont le musée vient de s’enrichir.<lb/>La mise en adjudication des travaux devant avoir pour conséquence de ne pas permettre de commencer l’exécution avant le mois de juin, pour éviter tous les ans un semblable retard, si préjudiciable aux travaux, je crois devoir proposer à Monsieur le Ministre de faire une adjudication devant durer cinq ans consécutifs ou jusqu’à l’achèvement des travaux.<lb/>En attendant les instructions de Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les salles réclamées par le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Paris, le 3 mai 1879<lb/>Le ministre à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Par la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 28 avril, vous me rappelez qu’à la date du 24 janvier dernier, votre prédécesseur m’a demandé de prescrire les mesures nécessaires pour livrer au musée du château de Saint-Germain cinq grandes salles et deux petites composant l’angle nord-est du dit palais, afin d’y exposer les nombreuses antiquités qu’on n’a pu mettre encore sous les yeux du public, faute d’emplacement, et vous exprimez le désir d’être renseigné sur la suite donnée à cette affaire.<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître, M. le Ministre et cher collègue, que dès le 6 février, j’ai saisi de cette demande M. l’architecte du château de Saint-Germain en l’invitant à m’adresser un devis de la dépense nécessaire pour cette installation.<lb/>En l’absence de M. Millet, déjà éloigné de son porte pour  cause de maladie, son inspecteur m’a adressé un rapport où il m’exposait que l’appropriation des salles réclamées par M. le directeur du musée gallo-romain amènerait forcément l’appropriation d’autres localités en communication directe avec elles et qu’en résumé, il fallait fournir la disposition de 12 salles dont la dépense en travaux et objets mobiliers devait être évaluée à 65000.<lb/>En présence d’une dépense aussi élevée, comparée à l’ensemble du crédit affecté aux travaux de restauration de l’édifice, l’architecte a demandé à M. le directeur d musée s’il ne serait pas possible de livrer seulement une partie des salles et s’ajourner la livraison des autres.<lb/>Cette combinaison a paru la meilleure et, d’accord avec ce fonctionnaire, il a été convenu que l’on exécuterait seulement cette année les parties les plus nécessaires au développement des collections.<lb/>En présence de cette situation, j’ai l’honneur de vous faire connaître, M. le Ministre et cher collègue, que j’ai compris le château de Saint-Germain pour une somme de 130000 f. dans la répartition du crédit affectée, en 1879, aux travaux de grosses réparations des Bâtiments civils et que j’ai décidé que, sur cette allocation, une somme de 30000 serait spécialement employée à l’aménagement des localités instamment réclamées par l’administration du musée.<lb/>J’ai donné des instructions à cet égard à M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, et ces travaux seront entrepris très prochainement.<lb/>Veuillez agréer etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 31 mai 1879<lb/>Restauration du château de Saint-Germain<lb/>Devis descriptif des travaux de charpente, de menuiserie, de serrurerie, de peinture et de vitrerie à exécuter au château pendant les exercices 1879, 1880, 1881, 1882 et 1883<lb/>Charpente<lb/>Les travaux de charpente compris dans les exercices ci-dessus mentionnés se composent des ouvrages à exécuter seulement à titre provisoire et des ouvrages à exécuter à titre définitif.<lb/>Les ouvrages à exécuter à titre provisoire comprennent tous les étais pour buter et étrésillonner les anciennes constructions et les soutenir pendant l’exécution des reprises en maçonnerie. Ils comprennent aussi la fourniture et la pose des cintres, tant pour la consolidation des anciens arcs que pour la reconstruction de ceux qui font partie de la restauration, et enfin les combles provisoires destinés à garantir les parties de restauration qui ne pourront pas être immédiatement terminées.<lb/>Ces étais, ces cintres et ces combles devront être fournis par l’entrepreneur dès que la demande lui en aura été faite par l’architecte. L’équarrissage maximum des grandes  contrefiches en sapin employées pour la reprise des contreforts ne devra pas dépasser un carré de 0,36 de côté, l’équarrissage des bois de brin en chêne employés pour étais et pour étrésillons ne pourra être compté en plus que pour un carré de 0,22 de côté. D’ailleurs, l’entrepreneur devra se conformer exactement aux détails et aux indications qui lui seront donnés pour la nature des bois, pour leurs dispositions et pour leurs dimensions.<lb/>Les ouvrages à exécuter à titre définitif se composent des planchers du pavillon de l’angle sud-est, de l’achèvement des combles du bâtiment sud, du comble et des planchers du pavillon de la chapelle, de l’achèvement du comble de la chapelle, et des démolitions de planchers et de combles anciens qui pourront lui être ordonnées par l’architecte.<lb/>Tous les bois à fournir devront satisfaire rigoureusement aux conditions indiquées dans le cahier des charges tant sous le rapport de leurs natures et qualités que sous le rapport des dimensions qui sont indiquées dans les plans déjà fournis par l’architecte et dans ceux destinés à les compléter. Les démolitions devront être exécutées avec toutes les précautions nécessaires pour éviter tout accident.<lb/>Menuiserie<lb/>Les travaux de menuiserie compris dans les exercices mentionnés ci-dessus sont de deux natures différentes :<lb/>1° ceux qui se rattachent à l’achèvement du gros-œuvre,<lb/>2° ceux qui sont relatifs au mobilier du musée.<lb/>Les travaux de la 1ère catégorie se composent des croisées, des portes, des parquets, des stylobates, des cimaises, des corniches, des potelets d’angles, des plafonds en boiseries et en général de tous les ouvrages de menuiserie qu’il sera nécessaire d’exécuter avant de livrer à l’administration des Musées les salles du pavillon nord-est, du bâtiment est, du pavillon sud-est, du bâtiment sud et du pavillon de la chapelle.<lb/>Pour tous ces travaux, l’entrepreneur se conformera rigoureusement aux plans et indications qui lui seront fournis par l’architecte. Il aura d’ailleurs pour se guider les travaux de même nature déjà exécutés dans les salles livrées au musée gallo-romain et qui devront lui servir de types pour l’exécution de ceux qui lui seront confiés.<lb/>Les ouvrages de cette 1ère catégorie comprennent aussi toutes les menuiseries qu’il sera nécessaire d’exécuter dans le bâtiment sud pour l’achèvement complet de l’appartement de M. le directeur du musée et pour les logements de deux gardiens et d’un concierge. Pour ces ouvrages, comme pour ceux qui précèdent, l’entrepreneur suivra exactement les détails qui lui seront fournis par l’architecte ainsi que toutes les indications concernant la nature, les dimensions des bois et l’exécution du travail.<lb/>Les travaux de la deuxième catégorie comprennent le mobilier à construire dans chacune des salles du musée dont il vient d’être parlé.<lb/>Ce mobilier consiste en vitrine, socles, armoires à portes à cadre ou vitrées, tant pour les salles du musée que pour la bibliothèque située dans le bâtiment sud. En un mot, ils comprennent non seulement tous les meubles dont la construction pourra être ordonnée à l’entrepreneur dans les salles qui ne sont pas encore livrées à l’administration des Musées, mais encore tous ceux dont la construction sera jugée nécessaire pour compléter le mobilier des salles déjà livrées.<lb/>Il est bien entendu que le mobilier déjà exécuté servira de type aux meubles à établir.<lb/>L’entrepreneur se conformera rigoureusement aux plans et aux détails d’exécution que lui fournira l’architecte.<lb/>Serrurerie<lb/>Les travaux de serrurerie à exécuter pendant les exercices mentionnés ci-dessus se divisent aussi en 2 catégories :<lb/>1° ceux qui se rattachent à l’achèvement du gros-œuvre,<lb/>2° ceux qui sont relatifs au mobilier du musée.<lb/>Les travaux de la 1ère catégorie comprennent tous les ouvrages de grosse serrurerie nécessaire à l’achèvement du gros œuvre dans le pavillon sud-est, dans le bâtiment est et dans le pavillon de la chapelle. Ils comprennent également les ferrures des portes et croisées dans les dites parties ainsi que tous les ouvrages de serrurerie nécessaires à l’achèvement complet de l’appartement de M. le directeur du musée et des logements des deux gardiens et d’un concierge dans le bâtiment sud. Ils comprennent enfin tous les gros fers qui seront employés pour achever le comble de la chapelle ainsi que ceux destinés à deux des croisées de la dite. Les dimensions de tous ces fers sont semblables à celles des fers déjà posés pour le même emploi et figurés d’ailleurs dans les plans dressés par l’architecte.<lb/>Les ouvrages de la 2e catégorie sont relatifs au mobilier à établir dans les salles du musée dont il vient d’être parlé, ainsi que dans la bibliothèque du bâtiment sud. Les ferrures des vitrines seront semblables à celles qui existent dans les salles déjà livrées et l’entrepreneur devra suivre exactement les formes et les modèles qui lui seront indiqués par l’architecte, dont tous les plans et détails d’exécution devront être rigoureusement suivis.<lb/>Peinture et vitrerie<lb/>Les travaux de peinture et de vitrerie à exécuter pendant les années mentionnées ci-dessus sont encore de deux natures différentes :<lb/>1° ceux qui se rattachent à l’achèvement du gros-œuvre,<lb/>2° ceux qui concernent le mobilier du musée gallo-romain.<lb/>Les travaux de la 1ère catégorie se composent des impressions en minium de tous les gros fers, des peintures à exécuter sur les murs et sur les plafonds des salles à livrer au musée gallo-romain dans le pavillon de l’angle nord-est, dans le bâtiment est, dans le pavillon de l’angle sud-est, dans le bâtiment sud et dans le pavillon de la chapelle.<lb/>Ils se composent aussi de la vitrerie en plomb des portes et des croisées de ces salles.<lb/>Ils comprennent également les travaux de peinture, de vitrerie et de tenture à exécuter pour l’entier achèvement de l’appartement de M. le directeur du musée et des logements de deux gardiens et d’un concierge dans le bâtiment sud.<lb/>Pour tous ces travaux, l’entrepreneur devra se conformer aux ordres et aux indications de l’architecte et, en ce qui concerne la peinture et la vitrerie en plomb des salles du musée, il aura pour se guider les peintures et la vitrerie en plomb des salles déjà livrées et qui serviront de types pour les travaux dont il sera chargé.<lb/>Les travaux de la 2e catégorie comprennent la peinture à la poudre des serrures des vitrines composant le mobilier du musée ainsi que la vitrerie des dites vitrines.<lb/>Cette vitrerie devra être exécutée en partie en verre demi-double, en partie en verre double, le tout suivant les ordres de l’architecte, qui détermineront les dimensions et la qualité des verres à employer.<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Saint-Germain-en-Laye, ce 31 mai 1859<lb/>A. Lafollye<lb/>Vu et approuvé le 18 juin 1879<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>C. de Freycinet »</p>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">18 juin 1879</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez compris le château de Saint-Germain-en-Laye pour une somme de 13000 f. dans la répartition du crédit affecté, en 1879, aux travaux de réfections et grosses réparations des Bâtiments civils, chapitre 28 du budget du ministère des Travaux publics.<lb/>Cette somme est spécialement affectée, jusqu’à concurrence de 100000 f., à la continuation des travaux de restauration de la façade sud. Le surplus doit servir à l’aménagement de trois pièces situées à l’angle nord-est des bâtiments.<lb/>Conformément aux instructions que vous lui avez données, en lui notifiant l’allocation de ce crédit, M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, vient de vous adresser un relevé par matières d’ouvrages qui se décompose ainsi :<lb/>Maçonnerie : 64761 f. 90<lb/>Charpente : 11000,00<lb/>Menuiserie : 16000,00<lb/>Serrurerie : 10500,00<lb/>Peinture et vitrerie : 9500,00<lb/>Sculpture : 7000,00<lb/>Total des travaux : 118761,90<lb/>Frais d’agence, honoraires, imprévus : 11238,10<lb/>Total égale : 130000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’approuver cette répartition.<lb/>Vous avez décidé, le 8 mai dernier, que les travaux de charpente, de menuiserie, de serrurerie et de peinture et vitrerie, qui ne présentent pas de difficulté spéciale, feraient l’objet d’une adjudication.<lb/>M. Lafollye, pour se conformer à cette décision, a dressé, de concert avec le service du contrôle des Bâtiments civils, les cahiers des charges particulières qui doivent être imposées aux entrepreneurs.<lb/>Ces adjudications comprendraient les travaux à exécuter pendant cinq années, de 1879 à 1883 inclusivement.<lb/>Ils sont évalués ainsi qu’il suit pour cette période d’après le devis général :<lb/>Charpente : 30000 f.<lb/>Menuiserie : 40000 f.<lb/>Serrurerie : 25000 f.<lb/>Peinture et vitrerie : 20000 f.<lb/>Total : 115000 f. 00<lb/>Les cahiers des charges, ci-joints, contiennent toutes les stipulations, clauses et conditions nécessaires pour assurer la bonne exécution des travaux et garantir les intérêts de l’Etat.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer de vouloir bien autoriser la mise en adjudication des travaux ci-dessus indiqués et d’approuver, à cet effet, les devis et cahiers des charges dont il s’agit.<lb/>D’un autre côté, je vous demanderai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien approuver les soumissions que l’architecte a fait souscrire pour l’exécution des travaux de maçonnerie, de sculpture et de sculpture d’ornements.<lb/>En ce qui concerne les travaux de maçonnerie, dont la dépense s’élève pour 1879 à la somme de 65000 f., vous avez admis en principe, par la lettre présentée le 8 mai dernier et ainsi que vous l’aviez décidé l’année dernière, que ces travaux, d’une nature toute spéciale, seraient exécutés au moyen de marchés de gré à gré.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’accueillir la proposition de M. Lafollye, qui demande que ces travaux soient l’objet d’une soumission. Ils peuvent en effet être assimilés aux ouvrages d’art et compris dans la catégorie des travaux pour lesquels l’article 39, paragraphe 1er, 5e alinéa du règlement de comptabilité du 18 décembre 1867 permet de traiter de gré à gré.<lb/>Quant aux travaux de sculpture et de sculpture d’ornement ci-après désignés, ils rentrent dans la catégorie des travaux d’art et les dispositions ci-dessus relatées leur sont applicables.<lb/>Par ces différents motifs, je soumets à votre approbation les soumissions suivantes, savoir :<lb/>Maçonnerie : MM. Morin père et fils s’engagent à exécuter les travaux de maçonnerie, évalués à 65000 f., moyennant les prix de la série de la direction des Bâtiments civils et des palais nationaux, édition 1877, avec rabais de 6 p. %.<lb/>Sculpture : MM. Corbel et Chervet s’engagent à exécuter les travaux de sculpture, évalués à 3500 f., sans rabais et moyennant les prix de règlement qui seront fixés au fur et à mesure de l’exécution des travaux et en raison de leur degré de perfection.<lb/>Sculpture d’ornements : M. Libersac s’engage à exécuter les travaux de sculpture d’ornements, évalués à 3500 f., sans rabais, et moyennant les prix de règlement.<lb/>Les propositions contenues dans le présent rapport étant conformes aux dispositions du règlement de comptabilité qui sert de base aux travaux des Bâtiments civils, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien le revêtir de votre approbation, ainsi que l’arrêté qui l’accompagne et qui est relatif aux travaux dont le chiffre excède 10000 f.<lb/>Je vous demanderai également de signer les pièces nécessaires à la mise en adjudication des travaux de charpente, de menuiserie, de serrurerie et de peinture et vitrerie, ainsi que les soumissions relatives aux travaux de maçonnerie et de sculpture.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon dévouement respectueux.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Langlois de Neuville »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 18 juin 1879, le ministre des Travaux publics, C. de Freycinet »</p>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1879</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez décidé qu’à l’exception des travaux de maçonnerie et de sculpture ornementale, tous les autres ouvrages relatifs à la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye feraient l’objet d’adjudications pour une période comprenant cinq années et, le 18 juin dernier, vous avez approuvé les pièces nécessaires à la mise en adjudication des travaux de charpente, menuiserie, serrurerie, peinture et vitrerie.<lb/>Depuis cette époque, M. l’architecte du château de Saint-Germain vous a adressé une lettre par laquelle l’entrepreneur de menuiserie demande que l’exécution des travaux de sa profession lui soit continuée au moyen d’un marché de gré à gré, pour lui permettre d’écouler un approvisionnement de bois assez considérable qu’il évalue à 30000 f. et dont il avait dû se précautionner en raison des ordres qu’il avait reçus de M. Millet, ancien architecte du château, qui comptait donner, en 1879, une grande impulsion aux travaux de menuiserie comprenant l’établissement de meubles, panneaux, lambris etc. Les bois approvisionnés ont des dimensions de grosseur qui ne se trouvent pas dans les échantillons du commerce et l’entrepreneur aurait une perte réelle à supporter s’il ne trouvait pas à les employer en vue de leur destination.<lb/>M. Lafollye, architecte, successeur de M. Millet, que vous avez consulté au sujet de la réclamation du sieur Berthier, vous expose dans le rapport ci-joint qu’il a constaté dans les chantiers de cet entrepreneur une quantité de bois destinée aux travaux du château de Saint-Germain qu’il évalue non à 30000 f. mais à 20000 f. seulement, que ces bois sont secs et de belle qualité, et qu’en raison de la rareté de tels échantillons il pense que l’administration aurait intérêt à les employer, que, d’un autre côté, M. Berthier a consenti à élever le chiffre de son rabais de 7 à 10 % et que, dans ces conditions, la demande de cet entrepreneur peut être accueillie favorablement pour les travaux de l’année courante.<lb/>En conséquence, il a fait établir la soumission ci-jointe par laquelle M. Berthier s’engage à exécuter en 1879 les travaux de menuiserie évalués à 16000 f. moyennant les prix de la série de la direction des Bâtiments civils et des palais nationaux, édition 1877, avec rabais de 10 % sur ces prix.<lb/>Les motifs invoqués par l’entrepreneur et dont l’architecte certifie l’exactitude, l’augmentation du rabais qui, à raison de la qualité exceptionnelle des bois, sauvegarde les intérêts de l’Etat dans une proportion suffisante, le style particulier de l’édifice, qui donne à la menuiserie spéciale qu’il convient d’y exécuter le caractère de travaux d’art et de précision visés par le règlement de comptabilité du 18 décembre 1867 me paraissent de nature à faire prendre la demande du sieur Berthier en considération. Aussi, j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, de vouloir bien décider que les travaux de menuiserie à exécuter pendant l’année 1879 ne feront pas partie de l’adjudication des autres travaux et qu’ils seront confiés à M. Berthier, qui a été chargé jusqu’à ce jour des travaux de menuiserie au moyen de marchés de gré à gré.<lb/>Si vous partagez cette manière de voir, je vous prierai, Monsieur le Ministre, d’approuver le présent rapport et la soumission qui l’accompagne et de signer l’arrêté ci-joint qui doit être produit à l’appui de toute dépense dépassant la somme de 1000 f.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Langlois de Neuville »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Versailles, le 7 juillet 1879, le ministre des Travaux publics, C. de Freycinet »</p>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1879</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez décidé, le 18 juin dernier, que les travaux de charpente, serrurerie, peinture et vitrerie à entreprendre au château de Saint-Germain-en-Laye pour la continuation des travaux de restauration seraient mis en adjudication et vous avez approuvé, en même temps, les pièces nécessaires à cette opération.<lb/>En vertu de l’arrêté du 9 avril 1878 qui a institué une commission chargée d’examiner les conditions d’admissibilité des entrepreneurs appelés à prendre part aux adjudications restreintes du service des Bâtiments civils et des palais nationaux, il a été dressé par cette commission, pour le 3e trimestre de 1879, un tableau que vous avez approuvé le 3 juillet courant.<lb/>Les entrepreneurs des différentes natures de travaux à exécuter portés sur ce tableau comme aptes à concourir aux adjudications du service des Bâtiments civils et des palais nationaux et domiciliés dans le département de Seine-et-Oise ont été invités à déposer des soumissions cachetées au 1er bureau de la direction des Bâtiments civils et des palais nationaux.<lb/>La séance d’adjudication a eu lieu le 12 du présent mois, dans la salle du conseil général des Bâtiments civils, en présent de M. Langlois de Neuville, directeur des Bâtiments civils et des palais nationaux, votre délégué, assisté de Poulin, chef de la division des Bâtiments civils, MM. Pitre, contrôleur principal des Bâtiments civils, et Lafollye, architecte du château de Saint-Germain.<lb/>Mais, avant d’ouvrir ces soumissions, M. le président a fait remarquer, sur l’observation de M. l’architecte du château, que la mise en adjudication ne saurait s’appliquer aux travaux de la chapelle, les dépenses en étant payées partie sur les fonds du budget du ministère des Travaux publics et partie sur les fonds du budget du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. L’adjudicataire pourra néanmoins être chargé de ces travaux s’il est agréé par M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.<lb/>Par suite de cette réserve, les travaux de charpente évalués à 30000 f. dans le devis ne sont plus portés dans l’adjudication que pour la somme de 20000 f., ceux de serrurerie, évalués à 25000 f., sont réduits à 20000 f., et les ouvrages de peinture et vitrerie, portés pour 20000 f., se trouvent ramenés à la somme de 18000 f.<lb/>Les entrepreneurs ayant tous accepté cette modification, leurs soumissions ont été décachetées et il résulte des procès-verbaux dressés pendant la séance que les entrepreneurs dont les noms suivent, ayant présenté les offres les plus avantageuses, ont été déclarés adjudicataires sous la réserve de votre approbation, savoir :<lb/>Charpente : M. Breton, travaux évalués à 20000 f., rabais 26 %.<lb/>Serrurerie : M. Moutier, travaux évalués à 20000 f., rabais 7 %.<lb/>Peinture et vitrerie : M. Robiche, travaux évalués à 18000 f., rabais 14 %.<lb/>Aux termes des soumissions que ces entrepreneurs ont souscrites pour concourir à ces adjudications, ils s’engagent à exécuter les travaux de leur profession aux conditions stipulées aux cahiers de charges et moyennant les rabais ci-dessus indiqués, sur les prix de la série de la direction des Bâtiments civils et des palais nationaux, édition 1877.<lb/>Ils consentent également à déposer un cautionnement en garantie de la bonne exécution des travaux qui leur sont confiés.<lb/>Ces adjudications étant régulières, j’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous proposer de vouloir bien les approuver et de signer, à cet effet, le présent rapport ainsi que les procès-verbaux qui y sont joints.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon dévouement respectueux.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Langlois de Neuville »<lb/><lb/>Il est porté en marge : « Approuvé, Paris, le 28 juillet 1879, le ministre des Travaux publics, C. de Freycinet »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’ouverture de nouvelles salles au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Musée de Saint-Germain<lb/>Château de Saint-Germain (Seine-et-Oise), le 8 octobre 1879<lb/>Monsieur l’Administrateur,<lb/>J’ai l’honneur de vous donner avis, ce dont vous avez du reste pu vous rendre compte à votre dernière visite, que l’installation des nouvelles salles du musée est achevée et que les salles peuvent être livrées au public.<lb/>Les salles nouvelles sont au nombre de neuf. Ce sont les premières salles ouvertes depuis l’établissement de la République. Ces salles sont du plus haut intérêt historique. Je serais heureux que cette ouverture se fit avec un caractère officiel. Je m’en remets à vous pour solliciter cette faveur de monsieur le sous-secrétaire d’Etat.<lb/>Quelques détails concernant ces salles nouvelles mettront facilement en évidence le succès dont elles sont appelées à jouir auprès non seulement des érudits, mais des artistes et du grand public. J’en ai fait l’expérience en les montrant à plusieurs de nos meilleurs connaisseurs individuellement. Tous leur ont donné leur entière approbation. Je puis vous citer entre autres notre grand historien Henri Martin qui, à deux reprises, les a examinées avec le plus grand soin. MM. de Saulcy, Charles Robert et Ernest Desjardins, membres de l’Académie des Inscriptions et belles lettres, monsieur Massenet, membre de l’Académie des Beaux-Arts, plusieurs sénateurs et députés et la plupart des membres de la Société des Antiquaires de France et du comité des Sociétés savantes. L’impression faite sur les savants étrangers auxquels j’en ai donné l’accès n’a pas été moins favorable.<lb/>Le musée de Saint-Germain, vous le savez, Monsieur l’Administrateur, a pour but « de centraliser tous les documents relatifs à l’histoire des races diverses ayant successivement occupé le territoire de la Gaule (de l’océan au Rhin) depuis les temps les plus reculés jusqu’à Charlemagne » (programme de la commission d’organisation arrêté en 1866).<lb/>Ce large programme a été suivi à la lettre et le musée mérite réellement aujourd’hui le titre qu’il porte : Musée des Antiquités nationales.<lb/>Le musée achevé contiendra quarante-quatre salles, neuf au rez-de-chaussée, trente-cinq aux trois étages supérieurs. Chacune de ces salles a déjà reçu, dans un plan logiquement conçu, sa destination définitive. Le plan photographié annexé au présent rapport indique avec un numéro d’ordre le gendre d’antiquités que chaque salle doit contenir.<lb/>Sur ces quarante-quatre salles, onze ont été ouvertes en 1867. Il s’agit, ainsi que je l’ai dit plus haut, d’en inaugurer neuf nouvelles et de porter par conséquent à vingt les salles publiques.<lb/>Les antiquités déposées dans les anciennes salles représentaient la période de notre histoire antérieure à l’introduction du fer en Gaule, antérieure par conséquent à l’arrivée des Gaulois sur la rive gauche du Rhin.<lb/>Les neuf salles à inaugurer mettent sous nos yeux ce que l’archéologie peut nous apprendre touchant les Celtes et les Gaulois de l’histoire, depuis le septième siècle environ avant notre ère, jusqu’au troisième siècle environ après Jésus-Christ, c’est-à-dire pendant une période de dix siècles (une salle provisoire contient ce que nous possédons d’antiquités franques ou mérovingiennes, je ne parle que des salles définitivement classées).<lb/>Permettez-moi de caractériser en quelques mots l’originalité de ces nouvelles salles. Je suivrai l’ordre chronologique conformément au plan annexé.<lb/>Deuxième étage, salle VI (salle ancienne entièrement remaniée)<lb/>Cette salle contient les armes, bijoux, ustensiles retirés des tumulus funéraires gaulois de la plus ancienne époque. Un certain nombre de ces tombes contenaient des vases et bijoux étrusques, datés par leur style. Ces objets d’aspect étranger sont les authentiques témoins des grandes expéditions de nos pères en Italie et jusqu’à Rome. Les armes, et en particulier l’épée de fer, en fer mou, de grande dimension et à pointe mousse, répond parfaitement à la description que nous a laissée Polybe de la primitive épée gauloise, l’épée des compagnons de Brennus.<lb/>Deuxième étage (suite), salle VII<lb/>La salle VII renferme le résultat de fouilles faites par le gouvernement et par des particuliers dans près de cinquante cimetières gaulois des départements des Ardennes, de l’Aube et surtout de la Marne. Ces antiquités représentent les populations de la Belgique de César, un siècle ou deux avant la conquête. Les Gaulois ont à cette époque abandonné la grande épée pour adopter la petite épée ibérique à pointe aigue. Ils portent le sagum ou plaid écossais, sont armés du grand bouclier à umbo très proéminent. Le fameux torque, décoration militaire, se trouve dans presque toutes les tombes. La céramique funéraire est à cette époque très développée.<lb/>Les vitrines de la salle VII contiennent :<lb/>Une centaine d’épées et poignards en fer<lb/>Une centaine de torques<lb/>Deux cents fibules en bronze ou en fer (agrafes destinées au sagum)<lb/>Une centaine de lances en fer<lb/>Une vingtaine d’umbo de boucliers<lb/>Des chaînes en bronze et en fer pour suspendre les épées<lb/>Plus de quatre cents vases en terre d’un type très original<lb/>A cette époque, les Gaulois combattent encore sur des chars. Une grande vitrine contient les débris de ces chars de combat.<lb/>(Les salles VIII, IX, X, XI, XII en organisation et dont deux (salles VII et IX) pourront être ouvertes cet hiver contiendront des représentations complètes de quelques-unes de ces tombes et entr’autres la tombe d’un guerrier couché en terre sur son char et entouré de tous les débris du cher et des harnois.)<lb/>Descendons au premier étage, salle XIII (siège d’Alise)<lb/>Avec la salle XIII, nous touchons à la période gallo-romaine. Cette salle pourrait s’appeler la salle de la Conquête. Elle contient d’un côté :<lb/>1° Un grand plan en relief d’Alesia sur lequel sont marqués les travaux exécutés par César autour de cet oppidum.<lb/>2° Une reproduction à petite échelle de ces divers travaux.<lb/>3° Un plan d’Avaricum (Bourges) avec représentation des travaux d’approche exécutés par César.<lb/>4° Un fac-similé en petit du pont du Rhin d’après les Commentaires.<lb/>5° Une série d’antiquités, épées, pilum romain, lances romaines et gaulois, casque gaulois, umbo de boucliers gaulois et romains provenant des fouilles exécutées sur l’emplacement du camp de César sous Alésia.<lb/>6° Six cents monnaies consulaires et gauloises trouvées dans les fossés d’Alésia. La plus récente est de deux ans avant le siège. Plusieurs portent le nom de chefs gaulois. L’une en or est une monnaie de Vercingétorix.<lb/>7° Le fameux vase d’argent de travail grec trouvé sur l’emplacement du camp de César.<lb/>8° Un fac-similé du mur gaulois de Murcens (Lot) entièrement conforme à la description faite par César du mur gaulois d’Avaricum (Bourges).<lb/>9° Série de vitrines contenant les armes et objets découverts dans divers oppidum de l’époque de la conquête, entre autres le mont Beuvray (Bibracte des Commentaires), le Puy d’Ussolu (Lot), Borioles (Meuse) etc.<lb/>Ces vitrines nous donnent une idée exacte de ce qu’était la civilisation gauloise au temps de César.<lb/>10° Vitrine très intéressante renfermant une série de creusets, outils etc. concernant l’émaillerie gauloise. Ces objets ont été recueillis par M. Balliot dans divers ateliers du faubourg antique de Bibracte. Des monnaies datent les vestiges de notre plus ancienne industrie, qui était contemporaine de la conquête de César.<lb/>A l’entrée de la salle se trouve un soldat romain, tout armé, de grandeur naturelle, restauré d’après des documents historiques et archéologiques certains.<lb/>(Les salles suivantes XIV, XV et XVI renfermeront tout ce qui a trait à l’art en Gaule à l’époque romaine. Les salles XIV et XV contiendront la céramique, la verrerie et des statuettes gallo-romaines. Elles pourront être ouvertes à la fin de l’hiver.]<lb/>Il convient maintenant de descentes au rez-de-chaussée, salles A et B.<lb/>Les salles A et B (rez-de-chaussée) sont consacrées aux moulages de l’arc d’Orange et à la mosaïque d’Autun.<lb/>Ces salles sont de celles qui sont appelées à avoir le plus de succès. Les artistes y trouveront, en effet, reproduits avec un réalisme complet, tous les détails du costume militaire gaulois, au commencement de l’ère chrétienne. L’arc est daté de l’an 21 de Tibère. Tous les détails ont été surmoulés afin qu’ils frappent plus facilement les yeux. Le peintre ou le sculpteur y trouveront :<lb/>1° Le casque à cornes.<lb/>2° Le long bouclier avec ornements en métal.<lb/>3° Le sanglier-enseigne.<lb/>4° Le casque ou trompette gauloise à gueule d’animal.<lb/>5° Les braies gauloises.<lb/>6° Le sagum gaulois.<lb/>7° La selle gauloise avec toutes ses lanières.<lb/>8° Des lances flamboyantes dont parle Diodore de Sicile.<lb/>Et mille autres détails.<lb/>Le médaillon du Bellérophon nouvellement restauré et du plus bel effet au milieu de la salle.<lb/>En remontant à l’entresol, nous reprenons la série des salles gallo-romaines, salles XVII, XVIII, XIX, XX, XXI et XXII<lb/>Nous voyons dans ces salles se développer toute la civilisation importée en Gaule par la conquête.<lb/>Salle XVII, bornes milliaires<lb/>Celle salle contient une carte des voies romaines à grande échelle et des représentations grandeur nature des diverses formes de bornes milliaires usitées d’Auguste à Valentinien III, de l’an 3 av. J.-C. à l’an 417 après l’ère chrétienne.<lb/>Un meuble à volet contiendra une copie (demi-grandeur) de toutes les inscriptions concernant les bornes milliaires de la Gaule.<lb/>Salle XVIII<lb/>Les Romains ont laissé en Gaule un grand nombre d’inscriptions portant le nom des civitates (cités), pagi (bourg), viri (villages) ainsi que des colonies et municipes de la Gaule.<lb/>La salle XVIII contient en originaux, moulages et facsimilé peints tous les monuments de ce genre qui ont pu être recueillis.<lb/>La salle XIX est consacrée à la mythologie gauloise. Cette salle (une de nos plus grandes salles) ne suffit déjà plus à contenir les monuments de ce genre réunis au musée. Les documents contenus dans cette salle sont pour la plupart nouveaux et du plus grand prix, je veux dire de la plus grande valeur historique.<lb/>Après l’écrasement du druidisme sous Tibère et Claude, surgissent sur toute la surface du pays une foule de divinités locales, chantées seulement jusque-là (puisque les druides n’admettaient pas les représentations figurées de la divinité) et qui tout à coup prennent corps avec les attributs les plus divers. Des inscriptions nous indiquent le nom topique de la plupart de ces divinités.<lb/>Les auteurs anciens ne nous ont rien dit de la majorité de ces divinités. Les renseignements que nous recueillons dans cette salle sont donc des plus précieux. On le comprendra facilement quand je dirai qu’il y rencontre :<lb/>10 divinités tricéphales inconnues jusqu’ici,<lb/>4 divinités aux jambes croisées à la manière du Bouddha indien, dont une portant de grandes cornes comme le Cernunnos des autels de Notre-Dame-du-Gars,<lb/>Une quinzaine de divinités des sources thermales, au nombre desquelles les Borvo des eaux de Bourbon-l’Archambault, Bourbon-Lancy etc., le Lixovius des eaux de Luchon,<lb/>Six Epona, déesse des chevaux,<lb/>Trois Serona, déesse gauloise associée à Apollon comme Diane lui est associée dans la mythologie romaine,<lb/>Dix Rosmerta, déesse associée à Mercure, inconnue aux mythologies gréco-romaines,<lb/>Une déesse Bœserte, déesse topique de la vallée de Baserte dans les Pyrénées.<lb/>Apollon et Mars nous apparaissent dans cette salle avec divers surnoms locaux très significatifs Mars Caturix, Mars Leheren, Mars Harixir, Mars Virituis etc., Apollo-Grannus, Apollo-Belenus, Apollo-Toutiorix, Apollo-Verotulus, Apollo-Coblectivanus etc.<lb/>C’est toute la mythologie gauloise qui sort de terre.<lb/>Salle XX<lb/>La politique romaine ne laissait pas seulement aux Gaulois soumis la plus grande liberté dans le développement de leurs cultes locaux, elle ne craignait pas d’enrôler les Gaulois dans les légions, où ils formaient en particulier plusieurs escadrons de cavalerie. Les Gaulois, dont beaucoup servaient dans les légions établies à demeure en Gaule, se faisaient volontiers enterrer dans leur ville natale. Nous possédons une série de tombes de légionnaires où, au-dessus de l’épitaphe, figure un bas-relief représentant le guerrier tout armé.<lb/>Ces tombes d’un si grand intérêt pour nous ont été toutes montées et figurent dans la salle XX.<lb/>Un meuble à volet et des cadres suspendus tout autour de la salle donnent les inscriptions funéraires des légionnaires dont les tombes ne méritaient pas d’être reproduites en entier.<lb/>Une annexe de la salle XX (le couloir) donne des spécimens des divers modes d’ensevelissement par incinération.<lb/>La salle XXII (la salle XXI est sombre et servira de dépôt), la salle XXII, dis-je, qui sera ouverte cet hiver, offrira un plus grand aliment encore à la curiosité. Elle contiendra le moulage de toutes les stèles et figurines des costumes gaulois et des représentations de métiers. Cette série est prête et déjà déposée dans la salle, dont l’architecte va s’occuper immédiatement (l’architecte du château est chargé de la décoration et du mobilier des salles).<lb/>Je suis obligé de m’arrêter. Je crains même d’avoir été déjà trop long. Je n’ai fait cependant qu’effleurer le sujet. Une seule dalle de [la] salle de l’arc d’Orange vient de fournir à M. de Saulcy la matière de deux articles destinés au Journal des savants et actuellement à l’impression. L’étude particulière de chaque dalle pourrait être l’objet d’articles aussi étendus.<lb/>Il est temps, je crois, que notre magnifique musée soit mis un peu plus en évidence. Son éloignement de Paris doit nous faire désirer un patronage plus actif de l’autorité et de la presse. Je remets, Monsieur l’Administrateur, entre vos mains dévouées nos intérêts qui sont ceux de la science.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur l’Administrateur, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.<lb/>Alexandre Bertrand »</p>
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                <p>Archives nationales, 20144782/1 (auparavant Archives des musées nationaux, G1)</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement d’une nouvelle voie de chemin de fer dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2394</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 11 octobre 1879<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que l’ingénieur de la compagnie des chemins de fer de l’ouest vient de faire des relevés dans le parterre de Saint-Germain.<lb/>Ces relevés sont relatifs au tracé d’une voie destinée à relier la gare de Saint-Germain au chemin de fer de grande communication.<lb/>Le projet donné par la compagnie, déposé à la préfecture de Versailles, comporte de profondes modifications dans la direction du tunnel et des abords de la gare.<lb/>J’ai cru devoir prévenir Monsieur le Ministre de ces faits, afin que le projet ne puisse avoir de suite sans que votre administration en soit régulièrement saisie, qu’elle puisse connaître les parties du Domaine qui sont affectées, et pouvoir ainsi présenter les observations auxquelles l’intérêt du Domaine pourraient donner lieu.<lb/>Déjà, lors du premier établissement, on a placé la gare trop près du château, on a retiré ainsi à l’entrée des parterres sur la ville toute son importance, on a encore commis une faute en ne forçant pas la compagnie à couvrir le quai de droite comme elle l’a fait pour le quai de gauche ; la gare eût été dans l’alignement du mur de soutènnement et l’on eut ainsi évité un décrochement qui gêne la circulation, le long de la gare.<lb/>Pénétré qu’il était de toute nécessité que le projet dressé par la compagnie soit communiqué à votre administration, j’ai cru devoir mettre Monsieur le Ministre au courant de ces faits, afin qu’il puisse prendre les mesures qu’il jugera convenable.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des travaux à opérer à la gare du chemin de fer dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1879</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le [29] décembre 1884<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre dépêche du 11 courant, vous avez bien voulu me demander de vous faire connaître les observations que j’avais à présenter sur les renseignements recueillis par monsieur le ministre des Travaux publics au sujet de l’encoche que fait actuellement la gare du chemin de fer sur le parterre de Saint-Germain, ainsi que sur l’utilité de la modification qu’on propose d’apporter dès à présent à la bordure du parterre et à celle du trottoir.<lb/>Je n’avais pas connaissance de la décision ministérielle du 23 janvier 1853 déliant la compagnie, comme le dit monsieur le ministre des Travaux publics, de la servitude du recouvrement de l’encoche. Cette décision ne figure pas dans notre dossier et je pense qu’il serait utile d’en recevoir une copie du ministère des Travaux publics.<lb/>L’existence de cette pièce tranche la question. Ainsi, le 24 mai 1845, M. de Montalivet, intendant général de la Liste civile, insiste vivement dans sa lettre au préfet de Seine-et-Oise sur la stricte observation des conditions imposées à la compagnie du chemin de fer à propos de l’établissement de la gare sur le parterre. Il ajoute que les modifications par lui réclamées se trouvent indiquées sur le plan officiel du 8 avril 1845 portant sa signature et celle de M. Pereire, directeur de la compagnie. La légende de ce plan indique l’encoche dont il s’agit comme surface concédée en souterrain et non pas en tranchée ouverte à ciel découvert, ainsi que le reste de la gare. Il n’y a donc pas d’équivoque possible. On accorde bien à la compagnie la jouissance du dessous et non pas celle du dessus.<lb/>Et cependant, huit ans plus tard, une décision ministérielle intervient qui transforme la concession faite comme partie souterraine en concession faite pour tranchée à ciel découvert, et cette décision ministérielle parait déterminée par un avis favorable du conseil municipal de Saint-Germain, ignorant alors des véritables intérêts de la Ville et de l’Etat, et qui, trente ans plus tard, instruit par l’expérience, revient sur une approbation trop légèrement donnée et demande qu’on profite des travaux à exécuter à la gare pour supprimer l’empiètement commis sur la promenade en 1853.<lb/>Su les termes de la décision ministérielle de cette époque sont suffisamment catégoriques, il n’y a plus à discuter aujourd’hui sur la question de droit. Il ne reste plus qu’à examiner le genre de travaux que la compagnie se proposerait d’exécuter pour donner satisfaction à la réclamation qui lui est adressée.<lb/>Dans sa lettre du 3 décembre dernier, monsieur le ministre des Travaux publics est d’avis qu’il y aurait lieu d’ajourner le recouvrement de l’encoche jusqu’à l’adoption définitive des dispositions proposées pour la gare transformée, et il ajoute qu’« il semble d’ailleurs facile de réaliser immédiatement et à peu de frais une amélioration qui atténuerait l’irrégularité formée par le mur du chemin de fer au moyen d’une simple rectification de la bordure actuelle du parterre ».<lb/>N’ayant sous les yeux aucun projet relatif à l’amélioration dont il est parlé ci-dessus, il ne m’est pas possible d’émettre un avis à cet égard. J’ajouterai que jusqu’à présent, je n’aperçois par la possibilité de la réaliser. S’il fallait pour cela empiéter encore sur les massifs du parterre déjà clos et plantés, la solution serait absolument inadmissible. Je comprends qu’on les agrandisse, mais non pas qu’on les diminue.<lb/>Il me parait donc prudent, dans l’incertitude où l’on se trouve, d’attendre que la compagnie exécute ses travaux définitifs, pourvu qu’elle soit informée par monsieur le ministre des Travaux publics qu’elle devra prendre les dispositions nécessaires pour rétablir les choses dans l’état où elles se trouvaient avant la décision ministérielle du 23 janvier 1853 et qu’en outre les projets de la compagnie seront soumis, avant leur exécution, à la direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux, afin d’éviter tout malentendu pour l’avenir.<lb/>En ce qui concerne la dépense, il ne serait pas juste de faire payer à la ville de Saint-Germain le rétablissement complet du trottoir au-dessus de l’encoche après l’avoir privée pendant trente ans d’une partie de sa promenade. Dans tous les cas, le but principal qu’on se propose est d’obtenir la rectification de l’encoche, sous réserve plus tard, quand on connaitra exactement le travail à exécuter et la dépense à faire, de répartir celle-ci entre l’Etat, la compagnie du chemin de fer et la ville de Saint-Germain. Et je crois utile d’avertir celle-ci dès à présent de la situation qui lui a été faite par le vote émis le 12 novembre 1852 par son conseil municipal.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant les travaux à mener au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>La visite, prévue le 20 janvier 1880, a finalement été ajournée (Archives nationales, F21 6384).</p>
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                  <corpname id="atom_10379_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« M. Questel, inspecteur général, a la parole pour la lecture de son rapport sur les projets dressés par M. Lafollye, architecte, ayant pour objet : le premier de modifier et de compléter les dispositions prises par M. Millet, son prédécesseur, pour l’installation de la bibliothèque et celle du logement du conservateur du musée, le second la construction de l’entrée primitive de la chapelle et de la verrière placée au-dessus de la porte, côté de la cour.<lb/>Plaçant sous les yeux du conseil les plans anciennement dressés par M. Millet et ceux de M. Lafollye, M. Questel donne communication du rapport rédigé par ce dernier architecte à l’appui de son projet et accompagne cette lecture e toutes les explications propres à aider le conseil dans son travail de comparaison et d’appréciation.<lb/>Le premier projet de M. Lafollye ne soulève aucune critique et le conseil serait tout disposé à l’adopter préférablement à celui de M. Millet, mais le 2e projet ne se présente pas dans les mêmes conditions : la dépense de son exécution doit être partagée par le ministère des Beaux-Arts aussi, se réunissant à l’opinion de son rapporteur, le conseil pense-t-il qu’il ne pourrait être pris de décision que lorsque l’on aurait fait sur place un examen auquel serait conviée d’assister une délégation des archives des Monuments historiques essentiellement intéressés dans la question.<lb/>En conséquence, le conseil ajourne son avis sur l’ensemble des travaux à exécuter jusqu’après sa visite au château de Saint-Germain. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_10379_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6415, n° 2</unitid>
                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">13 janvier 1880</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Conseil général des Bâtiments civils<lb/>Séance du 13 janvier 1880<lb/>Rapport fait au conseil par M. Questel<lb/>Messieurs,<lb/>M. Lafollye, architecte, a adressé le 27 décembre dernier à M. le ministre des Travaux publics deux projets relatifs à la restauration du château de Saint-Germain ayant pour objet : le premier, de modifier et de compléter les dispositions prises par M. Millet pour l’installation de la bibliothèque et celle du logement du conservateur du musée ; le second, la restitution de l’entrée primitive de la chapelle et de la verrière placée au-dessus de la porte, côté de la cour.<lb/>Ces projets exprimés sur huit feuilles de dessins sont accompagnés d’un rapport et d’un devis comparatif des dépenses.<lb/>Le premier projet se compose d’abord de deux dessins dressés par M. Millet présentant les plans des distributions projetées par cet architecte au rez-de-chaussée, à l’entresol, au premier et au deuxième étage du bâtiment nord-est, ensuite de trois autres dessins dressés par M. Lafollye comprenant les mêmes plans, excepté cependant que celui du deuxième étage est remplacé par celui d’un entresol qui existerait au-dessus du premier étage. Ces dessins font connaître les modifications proposées.<lb/>Le second projet comprend également trois dessins, dont l’un, signé de M. Millet, est un plan général du rez-de-chaussée du château, le deuxième, signé de M. Lafollye, est un plan de la portion du château dans laquelle la chapelle est située ; il indique que l’entrée de la chapelle n’aurait plus lieu dans la seconde travée par la porte de style renaissance qui était restée en place jusque dans ces derniers temps, mais par la porte du XIIIe siècle qui, sur la face nord, dans la première travée, formait à l’origine l’entrée de la chapelle. Cette porte, qui a été découverte récemment et dont M. Millet a sans doute ignore l’existence était renfermée dans les massifs de maçonnerie de la tourelle située dans l’angle rentrant formé par la rencontre de la chapelle et du bâtiment ouest. C’est pour démasquer cette porte et la verrière qui la surmonte que M. Lafollye demande l’autorisation de démolir la dite tourelle, en faisant remarquer qu’après la suppression de l’escalier qu’elle renferme, le bâtiment de face du château restera desservi par trois autres escaliers.<lb/>L’architecte propose en outre de supprimer la petite sacristie projetée par M. Millet, et cela en vue de mettre à découvert une autre porte du XIIIe siècle qui existe aussi sur la face sud de la chapelle. Les motifs sur lesquels M. Lafollye s’appuie pour justifier les modifications qu’il voudrait apporter aux projets de son prédécesseur étant développés dans un rapport daté du 26 décembre 1879, je demande au conseil la permission de lui donner lecture de cette pièce.<lb/>(Lecture du rapport de M. Lafollye)<lb/>En ce qui concerne le premier projet, celui qui a rapport à la bibliothèque et à l’appartement du conservateur, je n’hésite pas à donner la préférence aux dispositions proposées par M. Lafollye. Elles sont évidemment meilleures. La bibliothèque, qui était étroite et d’une forme peu gracieuse, devient une salle de dimensions et de proportions convenables. L’escalier qui descend au dépôt des livres est disposé de manière à donner un meilleur aspect à l’antichambre de la bibliothèque. Je pense seulement qu’il conviendrait d’établir la porte de la dite bibliothèque vis-à-vis celle qui, de l’escalier d’honneur, donne accès dans l’antichambre. Les indications mises sur la feuille de l’état actuel font penser que la porte dont il est question n’a pas encore été percée.<lb/>Quant aux autres portions du même étage destinées à l’appartement du conservateur du musée, nous reconnaissons aussi que la distribution nouvelle est infiniment préférable à l’ancienne qui, vraisemblablement, aurait été modifiée par son auteur au cours des travaux. Tel qu’il se présente maintenant, l’appartement serait aussi commode qu’il peut l’être dans l’emplacement dont on dispose. Le cabinet du conservateur, la salle à manger et le salon sont convenablement installés au premier étage. Les chambres à coucher et la cuisine sont placés à l’étage au-dessus. Un concierge et deux employés-gardiens sont placés dans de bonnes conditions soit au rez-de-chaussée soit à l’entresol. J’ai en conséquence l’honneur de proposer au conseil d’émettre l’avis qu’il y a lieu d’approuver cette première partie des modifications proposées par M. Lafollye.<lb/>Relativement au deuxième projet, celui qui a rapport à la chapelle, il me semble qu’il serait intéressant, pour ce monument remarquable de l’époque de saint Louis, de débarrasser complètement sa façade latérale des constructions du XVIe siècle qui en masquent la première travée dans laquelle la porte de l’édifice est pratiquée, mais je dois faire connaître au conseil que, par exception, le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts concourant à la restauration de la chapelle, on ne pourrait peut-être modifier le projet approuvé par les parties intéressées sans en prévenir M. le ministre de l’Instruction publique, qui voudra sans doute, à ce sujet, prendre l’avis de la commission des Monuments historiques ressortissant à son administration. Alors, en vue de la reprise des travaux dès les premiers beaux jours, il y aurait lieu de provoquer d’urgence une visite contradictoire de cette commission et du conseil, ou au moins d’une sous-commission de chacune de ces compagnies, afin que cette question, qui a son importance au point de vue archéologique, ne puisse être tranchée qu’après mûr examen.<lb/>Si au contraire, par site des conventions faites entre les deux administrations, l’intervention de la direction des Beaux-Arts n’était pas nécessaire, je demanderais toujours que le conseil ne se prononçât qu’après avoir vu les lieux. Je crois ne pouvoir assumer seul la responsabilité d’un avis sur cette grave question.<lb/>Telle est la proposition que j’ai l’honneur de soumettre à la sage appréciation du conseil. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_10385_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">16 janvier 1880</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Ce rapport est pratiquement identique, avec toutefois quelques suppléments, à un autre, en date du 26 décembre 1879, adressé au ministre des Travaux publics et conservé sous la même cote.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 16 janvier 1880<lb/>Rapport sur des modifications à apporter aux projets dressés par M. Millet pour la restauration du château de Saint-Germain proposées par l’architecte<lb/>A. Lafollye, architecte<lb/>Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monuments historique<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint deux projets relatifs à la restauration du château de Saint-Germain ayant pour objet : le premier, de modifier et de compléter les dispositions prises par monsieur Millet pour l’installation de la bibliothèque du musée et pour le logement du conservateur ; le deuxième, le rétablissement des entrées primitives de la chapelle et la démolition de la tour qui masque la première travée de la cour.<lb/>Voici les considérations qui m’ont conduit à dresser ces deux projets pour les soumettre à votre approbation.<lb/>Premier projet<lb/>En étudiant les plans de la restauration du château de Saint-Germain dont vous m’avez appelé à poursuivre l’exécution, j’ai vu que le plan du premier étage du bâtiment sud, que l’on va restaurer, contenait la bibliothèque et seulement le salon et le cabinet du conservateur.<lb/>J’ai appris que monsieur Millet avait l’intention d’entresoller une partie du premier étage pour y mettre le complément du logement de ce fonctionnaire, mais qu’il n’avait pas produit ce plan.<lb/>En m’occupant de combler cette lacune, il m’a semblé que la distribution du 1er étage présentait des inconvénients assez graves pour qu’il fût nécessaire de vous les signaler et de vous proposer une nouvelle distribution. Dans le projet dressé par monsieur Millet, la bibliothèque, à laquelle on arrive par l’escalier d’honneur, mesure 11 m. 50 sur 4 m. 00 ; elle n’est éclairée que d’un seul côté ; l’antichambre qui la précède est en partie occupée par l’escalier qui conduit au dépôt des livres.<lb/>La galerie qui passe devant la bibliothèque paraît n’avoir d’autre objet que de desservir le cabinet du conservateur. L’antichambre à la suite donne accès à un escalier et à un petit salon A que l’on traverse pour se rendre aux cabinets d’aisance, puis au salon qui est en communication directe avec l’escalier qui dessert particulièrement le logement du conservateur.<lb/>Il résulte de cette disposition qu’il faut absolument traverser le salon pour aller ouvrir à un visiteur.<lb/>J’ai pensé qu’il était d’autant plus regrettable que la place occupée par la galerie fût perdue pour la bibliothèque qu’en la supprimant on pouvait éclairer des deux côtés cette pièce importante et lui donner en même temps une largeur plus en harmonie avec sa destination.<lb/>J’ai pensé également qu’il serait préférable que le cabinet du conservateur fût reporté et placé près de l’escalier destiné à son logement et de mettre dans cette pièce quasi-officielle les boiseries qui proviennent des appartements de Marie-Thérèse que monsieur Millet se proposait de placer dans le petit salon A.<lb/>Dans le projet que j’ai dressé dans cet ordre d’idées, j’ai mis en communication l’antichambre du cabinet avec l’antichambre du logement, sur lequel ouvrent le salon, la salle à manger et l’escalier qui conduit aux pièces situées à l’entresol.<lb/>L’entresol s’étend de l’escalier à la bibliothèque. Il comporte trois chambres à coucher, dont une grande, la cuisine et deux cabinets d’aisances.<lb/>Un monte-plats placé dans l’office facilitera le service de la cuisine avec la salle à manger.<lb/>J’ai dû modifier également le plan de l’entresol du rez-de-chaussée pour trouver deux chambres pour les domestiques du conservateur. J’ai pu néanmoins conserver à cet étage les deux logements de gardiens prévus par monsieur Millet.<lb/>Le plan du logement au rez-de-chaussée n’est modifié que dans des détails sans importance.<lb/>Je crois devoir exposer à Monsieur le Ministre que ce logement est destiné au portier qui aura la garde du pont-levis qui existait déjà à cet endroit sous François 1er et que mon prédécesseur avait l’intention de restituer.<lb/>La restauration du château n’ayant pas un caractère absolument archéologique, l’affectation des bâtiments à un musé ayant restreint le personnel logé à quelques employés, il semble que cette entrée, très rapprochée de la porte principale, pourrait être supprimée sans inconvénient.<lb/>Je prie Monsieur le Ministre de vouloir bien examiner cette question en même temps que le projet ci-joint.<lb/>Deuxième partie<lb/>Projet de rétablissement des entrées primitives de la chapelle et démolition de la vis qui masque la première travée dans la cour<lb/>A l’époque de saint Louis, la chapelle était de plain-pied sur la cour du château et sur la ville. On y entrait de chaque côté par une porte placée dans la première travée. Elle était alors dégagée, sauf le pignon. De plus, les bâtiments contre lesquels il était appuyé étaient assez bas pour ne pas masquer la magnifique rose qui le décore.<lb/>François 1er fit reconstruire presque complètement le château et la chapelle servit, pour ainsi dire, de trait d’union aux nouvelles constructions. A ce moment, la façade du côté de la ville était encore libre, mais déjà la vie S placée dans l’angle bouchait presque complètement la première travée sur la cour.<lb/>Sous Louis XIV, lors de la construction des cinq pavillons, cette façade fût très endommagée et masquée par un corps de bâtiment. Il n’y eût plus de visible de la chapelle que trois travées sur la cour.<lb/>Dans le projet de restauration par monsieur Millet en 1872, les constructions élevées sous Louis XIV sont supprimées, et la chapelle apparaîtrait dans l’état dans  lequel elle était sous François 1er, sans la sacristie projetée entre les deux derniers contreforts du côté de la ville.<lb/>Ce projet comprend la restauration de la tour N, sous laquelle on a retrouvé en 1877 l’ancienne porte de la chapelle (on savait depuis 1862 qu’elle devait se trouver à cet endroit).<lb/>La vis que renferme cette tour dessert l’entresol et au 1er étage la salle de Mars, ou grande salle du palais. En examinant le plan de cette salle qui occupe tout le premier étage du bâtiment, on voit qu’elle est desservie par trois escaliers, l’un en M à l’angle gauche de la cour, l’autre en S à l’extrémité droite de la salle, et le troisième en P débouche dans le parloir du concierge. De plus, l’escalier R conduit du rez-de-chaussée aux fossés et à l’entresol.<lb/>Il nous a paru qu’en raison de la transformation de ce corps de bâtiment en salles de musée, les escaliers M, S, P, R suffiraient largement pour assurer les communications de divers étages, que la vis N était devenue inutile et que sa suppression permettrait 1° de restaurer l’ancienne porte de la chapelle retrouvée presque intacte sous la tour ; 2° de restituer la verrière au-dessus dans toute la largeur de la travée ; 3° de donner une fenêtre de plus à la façade en retour (époque François 1er).<lb/>La chapelle devant servir de musée pour des monuments d’un caractère religieux, la construction de la sacristie prévue par monsieur Millet, dont on peut faire la place en sacrifiant la première travée de la salle O, pourrait être ajournée jusqu’à ce qu’elle soit reconnue nécessaire.<lb/>La porte de la sacristie qui doit reproduire l’ancienne porte ouvrirait sur un balcon extérieur A placé entre les contreforts. Ce balcon, soutenu par un arc semblable à ceux des autres travées B, permettrait de voir la porte de l’autre côté du fossé.<lb/>Le rétablissement des deux portes du temps, le dégagement complet de la première travée nous ont paru présenter un intérêt de premier ordre. C’est la restitution complète d’un des plus remarquables monuments du XIIIe siècle. Elle intéresse au même point les artistes et les archéologues. Le sacrifice de la tour N qu’elle impose ne fait perdre aucun élément intéressant du château de François 1er, attendu que la tour M est complètement semblable à la tour N. Sa disparition, en dégageant les constructions, permettra d’embrasser d’un coup d’œil la chapelle saint Louis, ce ravissant et précieux monument, un des plus parfaits de son époque.<lb/>J’ai fait le devis ci-joint de chaque projet, en me basant sur les mémoires des travaux analogues déjà exécutés et, tout en considérant que la question de dépense ne présente qu’un intérêt relatif dans une restauration aussi importante au point de vue de l’art, je suis heureux de pouvoir établir que le projet que j’ai l’honneur de présenter à Monsieur le Ministre peut donner lieu à une économie que l’on peut évaluer à plus de 20000.<lb/>Je prie Monsieur le Ministre de vouloir bien soumettre d’urgence ces deux projets au conseil des Bâtiments civils et le comité des Monuments historiques pour ce qui intéresse la chapelle, afin que je puisse, aussitôt que le conseil aura donné son avis, prendre immédiatement des mesures pour arrêter les dispositions prises pour l’exécution du projet de monsieur Millet et préparer les détails pour l’exécution des nouveaux projets, si vous croyez devoir les approuver.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les plaques de cheminées utilisées pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1880</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 9 mars 1880<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Monsieur Millet a décoré les âtres des cheminées qu’il a restaurées avec des plaques de fonte provenant de la démolition des pavillons élevés sous Louis XIV. Il n’en reste plus en magasin pour terminer les cheminées en construction. Avant de faire faire des modèles de plaques nouvelles, je viens exposer à M. le Ministre que les magasins du château de Compiègne renferment une quinzaine de belles plaques de fonte de l’époque également de Louis XIV et que la question de les vendre, faute d’emploi, a été posée au temps où j’étais architecte de ce palais, et qu’il peut arriver qu’on finisse par les vendre comme vieille fonte.<lb/>Dans le cas où la cession de ces plaques serait possible, je viens prier M. le Ministre de vouloir bien faire demander à mon collègue de mettre à ma disposition les plaques de fonte, aux armes de France, époque Louis XIV, dont il n’a pas l’emploi.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des beaux-Arts<lb/>Bureau des Monuments historiques<lb/>Palais-Royal, le 1er mai 1880<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Vous m’avez transmis deux projets dressés par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, pour la continuation des travaux de restauration de cet édifice, l’un ayant pour objet de modifier et de compléter les dispositions prises par M. Millet pour l’installation de la bibliothèque et du logement du conservateur du musée, l’autre relatif à la restauration de la sainte chapelle. Vous m’avez en même temps prié d’inviter la commission des Monuments historiques à déléguer quelques-uns de ses membres pour examiner sur place les propositions de M. Lafollye.<lb/>Deux de MM. les inspecteurs généraux des Monuments historiques, accompagnés de quelques-uns des membres de ladite commission, se sont à cet effet rendus, sur mon invitation, au château de Saint-Germain et ont, en présence de M. le conservateur du musée et de M. l’architecte du château, procédé à l’examen dont il s’agit.<lb/>En ce qui concerne le logement du conservateur, les plans laissés par M. Millet ne donnaient que la disposition de la bibliothèque du musée, du salon et du cabinet de travail du conservateur. Un étage complémentaire devait être établi dans l’entresol du premier étage, mais le plan n’en a pas été produit. Il a paru à M. Lafollye que la distribution adoptée par son prédécesseur présentait divers inconvénients et il en propose une nouvelle qui consiste d’abord à supprimer le mur de la bibliothèque élevé par M. Millet à l’effet d’agrandir la salle et de l’éclairer des deux côtés.<lb/>La commission des Monuments historiques n’a pas pensé qu’il y eût un véritable avantage à supprimer ce mur, attendu que la bibliothèque est très suffisamment éclairée avec les fenêtres d’un seul côté et qu’un mur plein et continu vaut beaucoup mieux pour établir des rayons qu’un mur percé de trois ouvertures.<lb/>Il y a d’ailleurs une dépense faite, sr laquelle le conseil des Bâtiments civils a déjà donné son avis.<lb/>La seconde modification proposée par l’architecte consiste à reporter le cabinet du conservateur à la place du salon projeté, par la raison que ce dernier a son entrée directement sur l’escalier. Tout en trouvant cette disposition regrettable, la commission des Monuments historiques a considéré que, là encore, il n’y avait pas lieu de modifier le plan de M. Millet, qui a cet avantage de placer le cabinet de travail près de la bibliothèque et de permettre au public de se rendre au dit cabinet par l’escalier d’honneur. D’ailleurs l’inconvénient signalé par M. Lafollye de l’entrée directe dans le salon et du passage par cette pièce des approvisionnements de la cuisine cesse d’exister si l’on adopte le plan que la sous-commission, après examen des lieux, a cru devoir me proposer.<lb/>Après avoir en effet rejeté le projet d’établir le logement au 1er étage, conformément aux plans, parce que la division en deux de la hauteur de l’étage ancien au moyen d’un plancher en fer qui couperait les baies altérerait l’aspect de cette partie du monument et ne donnerait, au point de vue de l’habitation, qu’un résultat peu satisfaisant, la sous-commission a dû examiner si l’entresol du rez-de-chaussée ne présenterait pas un emplacement convenable pour la destination dont il s’agit. Elle a été amenée à constater qu’un appartement placé dans cette partie du château ne serait pas suffisamment aéré ni éclairé et que la distribution en laisserait à désirer.<lb/>Les parties disponibles au deuxième étage lui ont paru au contraire pouvoir être facilement appropriées aux exigences de la situation et offrir les meilleures conditions pour la distribution d’un appartement. Elles occupent un assez vaste espace et comme elles ne sont pas encore reconstruites, la disposition voûtée, qui ne se prête point à cette distribution, pourrait être abandonnée et ne pas être rétablie dans la reconstruction. Elle serait maintenue toutefois pour la première salle, actuellement existante, qui serait comprise dans l’appartement.<lb/>La proposition de la sous-commission m’a paru de nature à pouvoir être adoptée. J’ai cru, en conséquence, pouvoir demander à M. Lafollye un projet dans le sens que je viens d’avoir l’honneur de vous indiquer et auquel M. le conservateur du musée, qui a accompagné la sous-commission dans sa visite au château, a d’ailleurs donné son assentiment.<lb/>En ce qui concerne la salle des conférences, qu’il avait d’abord été question d’établir dans la bibliothèque, mais pour laquelle cette dernière a été jugée insuffisamment spacieuse, il sera facile de l’établir au rez-de-chaussée, à droite de l’entrée du château, dans l’espace occupé en ce moment par les ateliers de moulage etc., qui seront transférés à la vénerie.<lb/>Le deuxième projet de M. Lafollye, relatif à la restauration de la chapelle, comporte la démolition de la tourelle de François 1er située au nord, dans l’angle rentrant formé par la rencontre de la chapelle et du bâtiment ouest. Il ne m’a point paru que cette démolition fût nécessaire. La cour du château ne pourrait qu’y perdre de son caractère et de sa vérité historique. J’ai décidé, en conséquence, qu’il y avait lieu de la conserver, de dégager le plus possible la porte du XIIIe siècle donnant entrée à la chapelle et d’abandonner le projet de sacristie, qui n’a plus de raison d’être aujourd’hui.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts,<lb/>Pour le ministre et par délégation,<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>Edmond Turquet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>1er bureau<lb/>Paris, le 15 mai 1880<lb/>Pour le ministre, le sous-secrétaire d’Etat à M. Lafollye, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts vient de me faire connaître les résolutions qui ont été prises au sujet de l’appartement destiné à M. le conservateur du musée de Saint-Germain, à la suite de la récente visite du château effectuée par MM. les inspecteurs généraux des Monuments historiques et les membres de cette commission.<lb/>Mon collègue m’informe qu’il s’est rangé à l’opinion qui a été émise de reporter ce logement du 1er au 2e étage de la partie sud du château et qu’il vous a demandé d’étudier un projet dans ce sens.<lb/>Je vous prie, Monsieur, de vouloir bien faire cette étude dans le plus bref délai possible afin que M. Ferry puisse me la transmettre dès que vous la lui aurez adressée. Je la soumettrai ensuite à l’examen du conseil général des Bâtiments civils avec vos propositions relatives à l’entrée de la chapelle.<lb/>Recevez etc. »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain, le 20 mai 1880<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément aux instructions contenues dans la dépêche que vous avez bien voulu m’adresser, je viens d’envoyer aujourd’hui 20 mai à M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts un projet d’aménagement du 2e étage du bâtiment sud pour l’appartement de M. le conservateur du musée de Saint-Germain.<lb/>Je prie M. le ministre de me permettre de lui exprimer combien il est urgent que cette question soit résolue. Je dois modifier les plans et le système de construction du premier étage suivant l’étage que occupera le logement du conservateur. Or aujourd’hui je suis arrivé au point où, faute de pouvoir donner des instructions, je vais être obligé d’arrêter les travaux.<lb/>Je viens en conséquence prier Monsieur le Ministre de vouloir bien en informer monsieur le ministre de l’Instruction publique pour qu’il puisse faire examiner d’urgence cette question et vous renvoyer prochainement le dossier.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <p>« 5 juillet 1880<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Aux termes d’un décret du 8 mars 1862, il a été décidé que le château de Saint-Germain-en-Laye serait restauré et approprié pour recevoir un musée gallo-romain et à dater de cette époque les travaux de restauration de ce remarquable édifice ont été entrepris.<lb/>Suivant les historiens de la ville de Saint-Germain, c’est à partir du XIIe siècle que les rois de France auraient choisi le château pour résidence. Depuis Philippe Auguste jusqu’à Louis XIV, il a été habité d’une façon constante, du moins à des intervalles assez rapprochés. Saint Louis y fit construire la belle et lumineuse chapelle située sur la façade méridionale et dont la restauration est presque terminée aujourd’hui. Mais c’est réellement sous le règne de François 1er que le château de Saint-Germain prit le développement et l’importance que l’on retrouve dans les bâtiments nouvellement restaurés.<lb/>Louis XIV fit ajouter les 5 gros pavillons qui existaient encore avant les travaux de restauration. La construction de ces pavillons ayant mis le roi dans la nécessité de quitter le château, il l’abandonna définitivement en 1682 pour aller habiter Versailles.<lb/>En 1809, Napoléon 1er y fit installer une école de cavalerie.<lb/>En 1836, le château recevait le pénitencier militaire qui fut conservé jusqu’en 1855, époque où le vieux château historique rentrait dans les attributions du ministère d’Etat.<lb/>Lorsqu’il s’est agi de commencer les travaux, M. Millet, architecte chargé de l’étude du projet de restauration, a soulevé la question de savoir s’il fallait réédifier le château tel qu’il était sous François 1er ou bien comprendre dans la restauration les pavillons ajoutés sous le règne de Louis XIV.<lb/>Une commission, présidée par le ministre d’Etat, a été unanime à penser que l’édifice devait être restauré suivant le caractère qu’il avait à l’époque de François 1er et que, en conséquence, les pavillons ajoutés sous le règne de Louis XIV seraient démolis.<lb/>Cette commission a en outre donné son approbation complète au projet de M. Millet<lb/>Depuis 1862 jusqu’au 31 décembre 1879, il a été dépensé une somme de 2608000 f.<lb/>M. Millet a suivi pour les travaux le mode qui était employé par les architectes de la Renaissance : tous les matériaux sont complètement taillés et sculptés sur le sol avant leur pose.<lb/>Malheureusement, cet éminent artiste est mort avant d’avoir pu terminer son œuvre.<lb/>En 1879, M. Lafollye, architecte des Monuments historiques, a succédé à M. Millet et c’est lui qui termine les intéressants travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Aujourd’hui, les façades nord et est sont complètement achevées et les salles de cette partie des bâtiments sont livrées au service du musée gallo-romain.<lb/>La façade sud est en grande partie restaurée comme gros-œuvre, ainsi que la chapelle de saint Louis. Il ne reste plus qu’à terminer cette façade et à attaquer la façade ouest, à laquelle il n’a encore été fait aucun travail de restauration. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une éventuelle modification des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction du contentieux des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain, le 9 juillet 1880<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez donné en communication le 19 juin dernier une lettre, accompagnée d’un plan, dans laquelle Monsieur le maire de Saint-Germain demande que le mur du fossé qui limite la place du Théâtre soit reculé de trois mètres du côté du château, et vous m’invitez en même temps à vous donner mon avis sur la suite que cette demande pourrait comporter.<lb/>En raison de l’importance des motifs présentés dans la demande de M. le maire de Saint-Germain, je me suis empressé de l’examiner et de l’étudier, et j’ai l’honneur de vous adresser le présent rapport.<lb/>En comparant les plans, j’ai reconnu que les murs des fossés indiqués dans le plan de l’architecte de la Ville n’étaient pas exactement placés. J’ai dressé un plan rectificatif dans lequel j’ai donné au fossé en face la place du Théâtre la largeur du fossé placé en retour sur la place du Château, qui a 17 mètres de largeur. Il en résulte que le reculement du mur, au lieu d’être de 3 mètres, comme le demandait M. le maire, n’est que de 2 m. 68. J’ai conservé les mesures indiquées dans le plan de la Ville pour établir le tracé du pan coupé. Le plan rectifié ainsi a été communique à l’architecte de la Ville, qui, après avoir pris l’avis de M. le maire, a accepté le tracé que j’ai l’honneur de vous soumettre.<lb/>Pour répondre à la deuxième partie de la lettre de M. le Ministre et suivant ses instructions, j’ai dressé un avant-projet de reconstruction du mur de soutènement. Ce projet est établi dans la pensée qu’il est préférable de garder l’ancien mur de soutènement au lieu de le démolir, non seulement pour éviter une démolition qui serait très coûteuse en raison des précautions à prendre, des étaiements qu’il serait nécessaire de faire pour maintenir des terres, mais encore pour conserver des témoins des constructions élevées sous François 1er et pour laisser au Domaine des repères de l’ancienne propriété.<lb/>Le projet comprend l’établissement de neuf chambres voûtées dans le mur de face du château et de deux chambres dans le pan coupé. Ces chambres sont destinées à recevoir des monuments mégalithiques qui, par leur nature, ne peuvent être placés dans les salles (il en existe déjà dans les fossés). Le conservateur du musée en réclame sur plusieurs points. Elles seraient ainsi réunies, ce qui éviterait d’en construire dans d’autres endroits.<lb/>Cette disposition, du reste, n’est pas beaucoup plus coûteuse qu’un mur plein qui, isolé, devrait avoir une épaisseur d’environ 1 m. 00 en moyenne en raison de sa hauteur 5 m. 50. Il faudrait encore le relier par des éperons avec le vieux mur. J’ai calculé que la dépense serait diminuée tout au plus de 3000 francs et on perdrait ainsi l’occasion de construire avec économie les chambres demandée par le conservateur.<lb/>J’exposerai maintenant à Monsieur le Ministre qu’en faisant les travaux immédiatement, nous serons obligés d’employer des moellons neufs, tandis que s’il était possible d’attendre, pour les faire, que l’on ait démoli le dernier des pavillons élevés sous Louis XIV, on se servirait avantageusement des matériaux de démolition et il en résulterait une notable économie.<lb/>La dépense calculée dans ces deux hypothèses s’établit ainsi :<lb/>Devis des travaux en vieux moellons : 30000 f.<lb/>Montant des travaux exécutés en moellons neufs : 38760 f.<lb/>Soit une différence pour l’Etat de : 8760 f.<lb/>Non compris les honoraires.<lb/>Pour donner une satisfaction immédiate à la Ville, on pourrait construire un pont en charpente et en madrier, mais ce pont coûterait encore pour être construit solidement de 3500 f. à 4000 f. (voir le devis) et il serait probablement nécessaire de le supprimer lors de la démolition du pavillon, la distance restant entre le pont et le bâtiment étant au plus de 5 m. 50, des accidents seraient à craindre.<lb/>Je dois dire également que, pour faciliter l’exécution des travaux de restauration de la salle de Mars, il y aurait intérêt à ce que le nouveau mur de soutènement ne fut construit qu’après la démolition du pavillon Louis XIV. Autrement, nous éprouverions de grandes difficultés pour faire la démolition du pavillon, pour transporter au dehors les vieux matériaux et pour apporter les matériaux neufs. A ce moment, nous n’aurons pas trop de la place dont nous disposons aujourd’hui pour la circulation des voitures chargées de pierres et de pièces de charpente.<lb/>Je crois devoir laisser à Monsieur le Ministre à examiner la part qui pourrait être mise à la charge de la Ville pour des travaux qui seront exécutés exclusivement dans son intérêt, attendu que le rétrécissement du fossé est plutôt regrettable qu’avantageux au point de vue de l’aspect général du château.<lb/>Sous cette réserve, j’ai l’honneur de proposer à Monsieur le Ministre d’accueillir favorablement la demande qui lui a été présentée par Monsieur le maire de Saint-Germain.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1880</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain, le 9 juillet 1880<lb/>Copie de la lettre adressée à M. Boeswilwald<lb/>A monsieur Boeswilwald, inspecteur général des Monuments historiques<lb/>Monsieur l’Inspecteur général (des Monuments historiques),<lb/>En faisant contrecoller les dessins de M. Millet pour les conserver, j’ai retrouvé il y a quelques jours un plan contenant le relevé d’un escalier dont les accès étaient pratiqués dans le mur occidental du pavillon sud-est et qui deservait tous les étages du bâtiment sud. Cet escalier fut bouché par Hardouin-Mansart quand il construisit le gros pavillon de l’angle sud-est, aujourd’hui démoli et remplacé par un escalier beaucoup plus grand remplissant le même but. Tout le 1er étage du bâtiment sud-est jusqu’à la chapelle était entresolé au moment où commençaient les travaux de restauration du château, c’est-à-dire en 1862.<lb/>A cette époque, des traces de baies bouchées à chaque étage de l’angle sud-est engagèrent M. Millet à faire des sondages qui mirent à découvert l’escalier dont je parle. Cet escalier montait de l’entresol au 1er étage, du 1er étage au second entresol pris aux dépens du 1er étage, de ce second entresol au 2e étage, et enfin il y avait encore les premières marches d’une dernière révolution conduisant sur la terrasse en pierre qui couronnait le château du temps de François 1er.<lb/>Si vous rapprochez ce renseignement d’un autre non moins positif qui est fourni par l’existence des parties de poutres visibles, sciées à quelques centimètres de la face intérieure du mur du bâtiment sud et vers la chapelle, il est facile d’établir d’une manière péremptoire que tout le 1er étage du bâtiment sud était entresolé, et cela du temps de François 1er. Ce qui le prouve, ce sont les moulures des poutres dont les portées sont encore visibles et surtout les parties de l’escalier que je signale, dont la construction est bien antérieure aux travaux exécutés par Hardouin-Mansart. Louis XIV fit remplacer l’escalier de François 1er par un autre situé à sept mètres plus loin dans son gros pavillon et il conserva l’entresol du bâtiment sud tel qu’il avait été établi sous François 1er.<lb/>De ce qu’il précède, il résulte donc :<lb/>1° que tout le 1er étage du bâtiment sud était entresolé du temps de son fondateur, c’est-à-dire de François 1er.<lb/>2° qu’Hardouin-Mansart, au temps de Louis XIV, respecta cette disposition tout en murant l’escalier de François 1er pour en construire un autre remplissant les mêmes conditions dans le gros pavillon de l’angle sud-est.<lb/>3° que M. Millet, après la démolition du pavillon de Louis XIV, avait reconnu aussi comme indispensable l’existence d’un escalier vers l’angle F, qu’il a construit pour cela l’escalier E et qu’il n’a supprimé l’entresol du 1er étage que dans la partie M occupée par la bibliothèque du musée, le conservant, ainsi que son projet l’indique, dans la partie que devait occuper le logement du conservateur.<lb/>En outre, pour augmenter la hauteur de l’entresol, M. Millet avait abandonné le principe des planchers en bois pour des planchers en fer et il conservait l’ordonnance et la hauteur des fenêtres du temps de François 1er, particulier à ce bâtiment et qui mesurent 4 mètres au lieu de 3 mètres 75 en raison de l’étage entresolé.<lb/>Je dois faire remarquer encore à Monsieur l’Inspecteur général qu’il serait toujours plus facile de supprimer le plancher de l’entresol et de rétablir le premier étage dans l’ordonnance générale si, plus tard, on supprimait le logement du conservateur, tandis que supprimer les voûtes pour faciliter l’établissement d’un logement serait une chose très regrettable, puisqu’elle aurait pour conséquence d’interrompre la magnifique ordonnance des voûtes qui couronnent tout le 2e étage du château, de modifier profondément le système de construction du temps de François 1er et de retirer au monument un des principaux caractères de son originalité, caractère que nous avons surtout mission de respecter et de conserver.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur l’Inspecteur général, votre tout dévoué serviteur.<lb/>Signé Lafollye, architecte attaché à la conservation des Monuments historiques »</p>
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                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’emplacement du logement du conservateur dans le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">359</unitid>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">17 juillet 1880</unitdate>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Monuments historiques<lb/>Palais-Royal, le 17 juillet 1880<lb/>M. le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>J’ai soumis à l’examen de la commission des Monuments historiques les deux plans dressés par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, en vue de l’installation de l’appartement du conservateur du musée au deuxième étage du bâtiment sud du château. Je lui au en même temps donné connaissance d’un rapport rédigé par cet architecte au sujet d‘un escalier ancien dont il a trouvé le relevé dans les dessins de feu M. Millet et qui semblerait indiquer l’existence d’un entresol au 1er étage. La commission a considéré que, fût-il absolument prouvé que cette disposition eût autrefois existé, les raisons qui l’avaient fait écarter lors de la discussion sur l’emplacement que devait occuper l’appartement du conservateur n’en subsistaient pas moins, c’est-à-dire qu’au point de vue de l’habitation, cette disposition ne donnerait jamais un résultat satisfaisant. La commission a, en conséquence, maintenu sa première proposition, puis elle a passé à l’examen des projets, dont l’un place le salon dans la salle voûtée et les chambres à coucher près des escaliers, tandis que l’autre donne cette dernière place au salon et dispose les salons dans la chambre à coucher. C’est en faveur de ce dernier projet que s’est déterminée la commission. Je l’ai adopté en conséquence et je viens vous prier de vouloir bien en autoriser l’exécution. J’ai l’honneur de vous retourner ci-joint les dessins, plans et relevés du château de Saint-Germain, qui m’avaient été communiqués pour l’examen de l’affaire.<lb/>J’ai saisi également la commission des Monuments historiques d’une question que vient de soulever la ville de Saint-Germain, à l’occasion de l’érection de la statue de M. Thiers. La municipalité demande que le fossé qui entoure le château soit rétréci d’environ 3 mètres dans une de ses parties contiguës à l’emplacement que doit occuper la statue. Comme, d’un côté, par suite d’une disposition spéciale, le fossé conserverait à sa base sa muraille primitive et que, d’un autre côté, la démolition du pavillon de Louis XIV aura pour effet de donner à cette partie du fossé une largeur de 17 mètres, qui est suffisante, j’ai pensé avec la commission qu’il n’y aurait pas d’inconvénient à accéder à la demande de la municipalité. Ci-joint les plans et dessins.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par délégation,<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>Edmond Turquet »</p>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1880</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Musée de Saint-Germain<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), le 23 juillet 1880<lb/>Monsieur l’Inspecteur général,<lb/>Le 24 août 1877, monsieur le ministre des Travaux publics informait son collègue des Beaux-Arts que : « des mesures avaient été prises pour que l’architecte réservât dans la restauration du bâtiment sud, sur la rue du Château-Neuf, les emplacements attribués aux logements du conservateur et des gardiens ». Il était que « le logement du conservateur serait établi au 1er étage [à la suite de la bibliothèque]. Il est dit dans l’arrêté au 1er et 2e étage, c’est-à-dire au 1er étage avec entresol pris sur la hauteur des salles.<lb/>Cette décision, prise sur un rapport d’Eugène Millet et qui a déjà reçu un commencement d’exécution, est la seule qui concile les intérêts du conservateur et ceux du service. Monsieur Barbet de Jouy, administrateur des Musées nationaux et votre confrère à l’Institut, a dû vous dire qu’il partageait complètement mon opinion à cet égard. J’ajouterai que si des modifications devaient être faites au projet primitif, il me semble que l’administrateur des Musées nationaux devrait préalablement être consulté.<lb/>Au premier étage, le logement du conservateur touche à son cabinet officiel et à la bibliothèque, qui est son instrument de travail. Il est en dehors de tous les services et ne prive le public d’aucune des salles destinées aux collections. Cet appartement renferme un nombre suffisant de chambres pour une famille qui compte cinq enfants (quatre garçons et une fille). Il est desservi par un escalier particulier. Le logement du chef des gardiens est à proximité. Il offre donc de grands avantages. La seule objection faite à ce projet, à savoir que les fenêtres seraient coupées par un entresol, n’avait pas arrêté un seul instant Eugène Millet qui, pourtant, tenait assurément plus que personne à l’harmonie de son œuvre. Il avait pris des mesures en conséquence. Les fenêtres, pour cet objet, ont été exhaussées. Il n’est plus temps de les modifier.<lb/>Ce projet est le seul qui n’offre pas de graves, très graves inconvénients. En effet, des deux contre-projets qui ont été proposés, l’un, qui plaçait l’appartement du conservateur à l’entresol, au premier examen a été reconnu inexécutable. L’entresol est une espèce de cave où le soleil et la lumière pénètrent à peine. Les changements de température y sont constants. Les murs suintent plusieurs fois par an même dans la partie du château achevée depuis dix ans. On n’y peut travailler en état sans avoir son paletot sur le bras. Cet appartement eût été à la fois incommode et malsain.<lb/>Le second contre-projet transporte l’appartement au second étage. Si ce projet était adopté, le conservateur et le public en souffriraient grandement. Il offre de grands inconvénients sans aucun avantage.<lb/>1° Le conservateur qui, en général, ne sera pas jeune aura quatre-vingt-dix marches à monter.<lb/>2° L’appartement, tout en enfilade, est beaucoup plus exigu qu’au premier étage. Je ne pourrai y loger mes cinq enfants qu’en renonçant à avoir un cabinet de travail. Conçoit-on un conservateur de musée sans autre cabinet de travail que son cabinet officiel, ouvert seulement de 10 h. ½ du matin à 5 heures du soir ? Il faut se rappeler que le cabinet officiel est au premier et très loin de l’appartement placé au second. Où travaillerait-il le matin, en hiver ? Où travaillerait-il le soir ?<lb/>3° Les gardiens seraient hors de la portée du conservateur. Il faudrait qu’il en eût un à lui personnellement affecté, ce qui a paru inutile jusqu’ici et constituerait une dépense nouvelle facile à éviter puisque le projet Millet ne l’entraîne pas.<lb/>4° Où seraient les chambres de domestiques ?<lb/>Mais si le conservateur y perd beaucoup, le public y perd bien davantage.<lb/>Dans le plan mûrement élaboré par la commission d’organisation du musée et adopté par le conservatoire, aujourd’hui commission consultative des Musées nationaux, ce second étage de l’aile méridionale est occupé par les salles mérovingiennes. Ces salles sont, là, à leur place logique, faisant suite aux salles romaines. Il n’y a qu’un pallier à traverser pour passer de la dernière salle romaine à la première salle mérovingienne. La lumière à ce second étage est excellente et très propre à faire valoir les élégants bijoux particuliers à cet art franc si original.<lb/>Où placer ces collections si elles sont chassées de ces salles par l’appartement du conservateur ? On ne peut les transporter au premier. Dans les projets, le premier, à la suite de la bibliothèque, serait réservé à une salle de conseil, de commission ou de conférences. D’ailleurs, il y aurait là une complication de service très fâcheuse et une nouvelle augmentation de gardiens.<lb/>Il faudrait les exiler à l’entresol de l’aile occidentale, affecté dans le projet normal à servir de dépôt et à contenir les collections comparatives étrangères à la Gaule.<lb/>Ces salles sont mal éclairées. Jusqu’ici, nous n’avons placé à l’entresol que de gros objets, des bornes milliaires, des stèles, des inscriptions latines, des bas-reliefs. Des bijoux, des armes, les mille menus objets que nous livrent les sépultures franques. Nos sépultures nationales y seraient aussi mal placées que possible. Mais, de plus, pour voir les précieuses antiquités, il faudrait que le public, quittant la dernière salle romaine de l’angle est (second étage), descendit quatre-vingt-dix marches et traversât toute la cour, en toute saison, pour aller retrouver les collections qui, dans l’arrangement actuel, font suite immédiate à ces antiquités romaines.<lb/>Nous y perdions notre salle de dépôt, le public y perdrait les salles mérovingiennes dont l’installation à l’entresol ferait l’effet d’une installation provisoire, faite en dehors de toute logique. Le classement logique du musée et la possibilité de suivre chronologiquement le développement des antiquités nationales est une des choses qui ont le plus frappé le public. Il y aurait là une anomalie choquante.<lb/>Mais, de plus, quand aurions-nous ces salles occidentales ? Où placerions-nous en attendant nos antiquités dont le nombre augmente tous les jours ? Il faudrait en priver le public et les renfermer dans des caisses.<lb/>Et toutes ces difficultés, tous ces ennuis, par quoi seraient-ils compensés ? Par rien, absolument. Le conservateur mal logé, trop à l’étroit, loin de son cabinet de travail, le public privé pendant plusieurs années des antiquités mérovingiennes puis obligé d’aller les chercher à un entresol isolé, mal éclairé, en dehors du plan logique de classement et sans pouvoir y arriver qu’en traversant la cour, tels sont les résultats de ce contre-projet.<lb/>Je répéterai ici ce que j’ai déjà eu l’honneur de dire de vive voix à Monsieur l’Inspecteur général : si le contre-projet, qui met le logement du conservateur au second étage, était définitivement adopté, je suis convaincu qu’avant un temps bien long, dès qu’il se trouverait à la tête du musée un conservateur ayant l’oreille du ministre, ce conservateur demanderait et obtiendrait, en présence des inconvénients signalés, le retour des salles mérovingiennes là où elles doivent être logiquement, et le retour de l’appartement du conservateur au premier étage. Ma conviction à cet égard est entière.<lb/>On ne modifie pas impunément dans un de ses détails importants, sans s’inquiéter de l’ensemble, un plan mûrement médité par des hommes spéciaux dont la réalisation a reçu jusqu’ici l’approbation universelle.<lb/>Je soumets ces réflexions à toute l’attention bienveillante de Monsieur l’Inspecteur général.<lb/>Son très dévoué serviteur<lb/>Alexandre Bertrand »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant un projet de rétrécissement d’un des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« M. Questel, rapporteur, a la parole pour la lecture de son rapport sur le projet relatif au rétrécissement de l’un des fossés du château de Saint-Germain, en bordure, sur la place du Théâtre.<lb/>Après examen des plans, discussion et en avoir délibéré, le conseil, tout en admettant que le rétrécissement proposé soit devenu possible dans la condition posée par l’architecte du château et d’ailleurs acceptée par la municipalité, n’en reconnaît cependant pas la grande utilité.<lb/>Il regrette que le projet du monument qu’on élève à M. Thiers n’ait pas été communiqué, dès le principe, à M. le ministre des Travaux publics.<lb/>Saisi des difficultés qui se présentent aujourd’hui, ont fait entendre alors des observations pouvant être écoutées. Maintenant, le piédestal est construit. On s’aperçoit que les abords sur la place du Théâtre auraient besoin de plus de largeur et le terrain nécessaire à cet élargissement est pris sur un des fossés du château, c’est-à-dire sur un terrain domanial. Une cérémonie d’inauguration de la statue doit avoir lieu à brève échéance. Les travaux définitifs dont les plans sont soumis au conseil ne pouvant être terminés pour cette époque, on propose de faire provisoirement un passage en charpente qui rendra compte de l’effet auquel on arrivera plus tard. L’exécution de toute cette partie du programme ne regarde pas le conseil et s’est à M. le ministre de décider s’il donnera satisfaction au désir exprimé par l’administration municipale de la ville de Saint-Germain au sujet de l’établissement de la place du Théâtre et de la construction d’un pont provisoire dont le dessin n’existe même pas au dossier.<lb/>Quant au projet de la construction définitive qui succéderait au travail en charpente qu’on se propose de faire de suite, et qui rappelle heureusement des substructions analogues faites dans le même esprit et donnant des facilités semblables pour le placement de morceaux antiques d’un toit, volume, le conseil l’approuve et émet l’avis suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>Rétrécissement du fossé en bordure sur la place du Théâtre<lb/>Le conseil, consulté par M. le ministre des Travaux publics sur le projet relatif au rétrécissement de l’un des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye en bordure de la place du Théâtre motive par les dimensions du monument élevé à M. Thiers,<lb/>Après avoir entendu M. Questel, inspecteur général, en son rapport,<lb/>Vu les plans, devis et toutes les pièces qui les accompagnent,<lb/>Vu la lettre de M. le maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye en date du 16 mai dernier  qui sollicite le reculement du mur du fossé en bordure sur la place du Théâtre,<lb/>Vu la lettre de M. le préfet de Seine-et-Oise en date du 29 juin dernier qui appuie la demande de M. le maire de Saint-Germain,<lb/>Considérant qu’il est regrettable que l’ensemble du projet relatif à l’érection de la statue de M. Thiers à l’endroit choisi par la municipalité n’ait pas été soumis à M. le ministre des Travaux publics préalablement aux dispositions actuellement prises et surtout à l’exécution du piédestal,<lb/>Considérant qu’en raison de cette exécution presque entièrement terminée, il y a sinon nécessité, au moins avantage à élargir la place du Théâtre, que cet élargissement, qui pourrait être fait ultérieurement par la prise d’une parcelle du terrain occupé par le fossé du château de Saint-Germain devrait se pratiquer aujourd’hui, vu le peu de temps qui reste jusqu’à la cérémonie d’inauguration, au moyen d’un pont provisoire en charpente qui permettrait de juger de l’effet qu’on obtiendrait plus tard en construisant le nouveau mur de soutènement, dont les dispositions seraient approuvées si l’élargissement projeté était reconnu nécessaire,<lb/>Est d’avis d’approuver en premier lieu l’établissement d’un pont provisoire en charpente au-dessus du fossé du château.<lb/>Il renvoie les devis à l’examen de M. le contrôleur.<lb/>Le président<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Ville</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement du logement du conservateur au deuxième étage du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain, le 28 juillet 1880<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>A la suite de la visite de la commission des Monuments historiques nommée pour examiner les propositions relatives au logement du conservateur, j’ai été invité par M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à étudier un projet d’appropriation du 2e étage du bâtiment sud pour le logement du conservateur. M. le Ministre ajoutait que, pour faciliter l’aménagement du logement, les voûtes restant à faire du côté de la chapelle seraient remplacées par un plancher en fer.<lb/>Ce projet modifiant profondément la construction intérieure du château, ainsi que les dispositions arrêtées en principe pour l’installation du musée, j’ai pensé qu’il était utile de vous faire connaître les principales de ces modifications ainsi que les conséquences qui devraient en résulter.<lb/>L’établissement d’un plancher en fer interrompt la belle ordonnance des voûtes qui couronnent tout le 2e étage. Ces voûtes étaient couvertes par des dalles lors de la construction du château. Cette disposition, justifiée par la magnificence de la vue dont on jouit des terrasses, est un des principaux caractères d’originalité du monument. Il est donc regrettable de voir abandonner la voûte, le principe fondamental de sa construction, pour éviter l’inconvénient d’un plancher venant couper le 1er étage. Or cet inconvénient perd de son importance si on considère que l’architecte de François 1er avait entresollé le 1er étage de cette partie du château. Au point de vue archéologique, ce fait est intéressant, attendu qu’on ne trouve pas d’étage entresollé avant François 1er. C’est un des premiers exemples de cette disposition.<lb/>Dans un rapport que j’ai adressé le 9 juillet courant à M. Boeswald, inspecteur général des Monuments historiques, j’établis par des témoins encore visibles que le bâtiment sud était entresollé à son origine depuis le pavillon sud jusqu’à la chapelle.<lb/>Cette disposition indique que les petits appartement se trouvaient dans cette partie du château. Par suite, elle a un caractère historique qu’il devient d’autant plus nécessaire de conserver qu’elle nous permet : 1° d’aménager le logement du conservateur dans des conditions d’économie de place et d’argent assez importantes pour être prises en considération, et 2° d’installer les salles du musée dans des conditions excellentes comme emplacement et comme éclairage.<lb/>En effet, le 2e étage est complètement perdu pour le musée si on y installer le logement du conservateur, attendu que, malgré la grande surface qu’il présente, il est impossible d’y trouver le cabinet de ce fonctionnaire. Son cabinet est forcément reporté au 1er étage, dont voici la distributions ; à la suite de la bibliotèque vient une salle qui ne peut servir que de salle de commission, son isolement ne permettant aucune surveillance, le public ne peut y être admis et elle ne peut par suite recevoir aucune collection. Cette salle ouvre sur un dégagement qui dessert des communs, un petit salon historique et le cabinet du conservateur.<lb/>De cette disposition, il résulte que la série des monuments qui devraient être installés au 2e étage est interrompue, et que les objets qui devaient y être exposés, des bijoux mérovingiens, devront être installés probablement dans l’entresol des bâtiments de la place du château, c’est-à-dire dans de très mauvaises conditions. L’emplacement de la décoration des salles ne répondra ni à la richesse ni à la beauté des collections, et les objets seront très mal éclairés par les fenêtres extérieures, qui sont petites et étroites.<lb/>Je crois devoir également appeler votre attention sur les difficultés d’aménager un logement moderne dans les parties voûtées que l’on conserve, dont la hauteur n’est pas moins de six mètres, et sur l’impossibilité dans laquelle pourra se trouver le conservateur, s’il vieillit dans son emploi, à monter les 85 marches qui conduisent à son logement, surtout si on considère que les 85 marches ne sont divisées que par un seul palier et qu’elles n’ont jamais moins de 18 et 20 centimètres de hauteur.<lb/>Si nous examinons maintenant la question de dépense, il est facile d’établir que ce projet va modifier d’une manière sensible l’économie des devis. Le logement du conservateur placé au 2e étage, en raison de sa surface, 443 m. 50, et de sa hauteur, 6 m. en moyenne, coûtera plus à établir qu’à l’entresol, qui ne mesure que 300 m. de surface (y compris le cabinet du conservateur) sur une hauteur de 3 m. en moyenne.<lb/>De même, si l’entresol du bâtiment sur la place du château doit recevoir des collections, il devra être décoré dans d’autres conditions que s’il ne doit recevoir que des objets en dépôt, et enfin, des pièces du 1er étage devront être décorées en raison de leur destination, la salle réservée aux commissions, dont l’utilité peut être contestée puisqu’à ce jour il ne s’est réuni à Saint-Germain aucune commission, devra néanmoins être traitée avec un certain luxe.<lb/>J’arrive à l’observation qui me paraît la plus grave que l’on puisse faire à ce projet : c’est le caractère de permanence qu’il comporte. En effet, que des circonstances rendent nécessaire le déplacement du logement du conservateur, s’il est logé au 1er étage on pourra toujours enlever le plancher de l’entresol, mais que le logement soit aménagé au 2e étage, on se résoudra difficilement à démonter les planchers en fer et à enlever la couverture pour rétablir les voûtes.<lb/>Voici, M. le Ministre, les observations que j’ai cru devoir soumettre à votre examen. Je joins à cette note une coupe sur le bâtiment indiquant le projet de M. Millet et le projet demandé par la commission des Monuments historiques, plus une photographie des voûtes prise au 2e étage du corps de bâtiment faisant face au parterre ; cette photographie, mieux qu’une description, vous permettra de vous rendre compte de la mutilation du monument qui serait la conséquence de l’adoption du projet demandé par la commission des Monuments historiques.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, votre tout dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant un projet de rétrécissement d’un des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« M. Phily, rapporteur, continue par la lecture de son rapport sur les pièces de comptabilité jointes aux deux projets concernant le rétrécissement de celui des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye qui est en bordure sur la place du Théâtre, le dit rétrécissement motivé par l’emplacement choisi par le monument élevé à M. Thiers et par les dimensions qu’on a données à l’entourage.<lb/>Après discussion et en avoir délibéré, le conseil adopte le rapport de M. le contrôleur et formule l’avis suivant<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise, Saint-Germain<lb/>Rétrécissement du fossé en bordure sur la place du Théâtre, construction d’un pont provisoire en charpente<lb/>Examen du devis<lb/>Le conseil,<lb/>Vu le rapport de M. Questel, inspecteur général, et l’avis du conseil en date du 27 juillet dernier,<lb/>Après avoir entendu M. Phily en son rapport sur les pièces de comptabilité qui accompagnent les deux projets,<lb/>Considérant qu’à celui de ces projets qui, sans dessins présentés, fait seulement mention de l’établissement d’un pont provisoire en charpente est joint un devis dont le montant est de 3898,14, qu’un autre devis des travaux définitifs du mur de soutènement qui devra remplacer ce pont provisoire accompagné des dessins que le conseil a approuvés,<lb/>Considérant qu’il résulte du travail de M. le contrôleur que l’évaluation de 3898,14 pour les travaux du pont provisoire doit être portée à 6442,95 et que le chiffre des travaux définitifs à exécuter pour l’établissement du mur de soutènement doit être élevé à 41984,20, d’où un total de 48427,15 pour l’ensemble des travaux si les deux projets devaient être mis à exécution,<lb/>Sous la réserve des observations qui précèdent,<lb/>Est d’avis que le travail de révision de M. le contrôleur peut être approuvé et peut servir de base en cas d’exécution des divers travaux en question.<lb/>Le président<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <p>« Messieurs,<lb/>M. le ministre des Travaux publics consulte à nouveau le conseil général des Bâtiments civils sur les dispositions à prendre pour installer dans le château de Saint-Germain l’appartement du conservateur du musée gallo-romain. Il convient de rappeler à ce sujet que le 27 décembre dernier, M. Lafollye soumettait à l’approbation de M. le ministre des Travaux publics un projet modifiant quelques-unes des dispositions adoptées par M. Millet tant pour l’appartement en question que pour la restauration de la chapelle.<lb/>Les nouveaux plans ayant été transmis au conseil, nous avons été chargés de présenter un rapport sur cette affaire et, dans la séance du 13 janvier 1850, nous avons eu l’honneur de vous proposer, en ce qui concerne l’appartement du conservateur et l’installation de la bibliothèque, d’approuver les modifications projetées par M. Lafollye.<lb/>Relativement à la chapelle, nous avons émis l’avis que la proposition de supprimer la tourelle du XVIe siècle qui masque la porte et l’une des verrières du XIIIe siècle soulevant une question qui intéresse également l’administration des Beaux-Arts, en raison de sa participation dans la dépense, ne devrait être tranchée qu’après une visite contradictoire faite sur place par des délégations du conseil général des Bâtiments civils et de la commission des Monuments historiques. Cette commission, saisie de l’affaire, a donné seule deux avis, l’un sur l’appartement du conservateur, l’autre sur la chapelle.<lb/>Concernant l’appartement, la commission a cru devoir bouleverser non seulement le projet Lafollye, mais aussi celui de M. Millet. Ce dernier installait le conservateur au premier étage du bâtiment sud, ainsi que la bibliothèque, et il établissait un entresol dans la hauteur de cet étage qui est très élevé. Les modifications proposées par M. Lafollye n’altéraient pas ces dispositions puisqu’il ne s’agissait, touchant l’appartement, que de cloisons à déplacer et, pour la bibliothèque, que de la suppression d’un léger mur de refend afin de lui donner une largeur convenable.<lb/>La commission des Monuments historiques a repoussé ces diverses propositions et a pensé que l’appartement du conservateur devrait être reporté au deuxième étage. Par suite, M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts adressait le 1er mai dernier à son collègue des Travaux publics une lettre pour lui faire connaître qu’il adoptait les propositions de la commission et qu’il invitait M. Lafollye à produire un projet dans le sens de ses conclusions. Je crois nécessaire que le conseil veuille bien entendre la lecture de cette lettre.<lb/>(Lecture de la lettre)<lb/>Le 15 mai, M. le ministre des Travaux publics demandait aussi à M. Lafollye un projet plaçant l’appartement du conservateur au deuxième étage et, le 20 du même mois, l’architecte informait l’administration qu’il transmettait au ministère de l’Instruction publique les plans qu’on venait de lui demander.<lb/>Tout en exécutant les ordres qu’il avait reçus, cet architecte croyait devoir réclamer contre les résolutions de la commission. Ainsi, dès le 9 juillet, il adressait à M. Boeswilwald, inspecteur général des Monuments historiques, une lettre écrite probablement en vue de répondre au passage de celle de M. le ministre des Beaux-Arts dans lequel il est dit « que la division en deux de la hauteur de l’étage ancien au moyen d’un plancher qui couperait les baies altérerait l’aspect de cette partie du monument ». M. Lafollye démontre au contraire dans sa lettre que tout le premier étage du bâtiment sud était entresolé du temps de François 1er. L’aspect du monument ne peut avoir à souffrir du maintien d’une disposition primitive, que sous Louis XIV Hardouin-Mansart respecta cette disposition et que M. Millet la conservait également.<lb/>A la date du 28 juillet, M. Lafollye adressait aussi à M. le ministre des Travaux publics un rapport dans lequel il fait ressortir les inconvénients que présenteraient, au point de vue archéologique et monumentale, comme à celui du bon emploi des localités en question, les dispositions préconisées par la commission, lesquelles auraient pour résultat d’interrompre la belle ordonnance des voûtes qui couronnent tout le deuxième étage du château et d’enlever au monument un des principaux caractères de son originalité. Je prie le conseil de vouloir bien entendre la lecture de cette pièce.<lb/>(Lecture du rapport de l’architecte)<lb/>Bien qu’il soit dit dans la lettre de M. le ministre des Beaux-Arts en date du 1er mai que M. le conservateur du musée, qui a accompagné la sous-commission dans sa visite au château, donne son assentiment aux propositions qui ont été faites relativement au placement de son logement, votre rapporteur a le devoir de vous faire connaître que cette phrase est le résultat d’une erreur, attendu que, lors d’une visite que nous fîmes au château de Saint-Germain vers les premiers jours du mois de juin, M. Bertrand, qui était présent, nous a exprimé une opinion toute contraire à celle de la commission en produisant des arguments qui nous ont paru avoir une grande valeur, et le 23 juillet dernier, dans une lettre qu’il nous a adressée, M. Bertrand expose avec des détails très circonstanciés les motifs pour lesquels il repousse énergiquement, au point de vue de la bonne installation des collections confiées à sa garde, les modifications qu’on veut apporter au projet primitif régulièrement approuvé. Il importe également que le conseil veuille bien entendre la lecture de cette pièce, qui doit jouer un rôle important dans l’instruction de cette affaire.<lb/>(Lecture de la lettre de M. le conservateur)<lb/>Nous avons dit au commencement de ce rapport que, concernant la chapelle, la commission des Monuments historiques avait aussi donné un avis sur la proposition faite par M. Lafollye de démolir la tourelle appartenant à l’époque de François 1er afin de démasquer complètement la façade nord de la dite chapelle. Cette proposition ayant été repoussée par la commission, les travaux de restauration de l’édifice du XIIIe siècle ont été repris selon les données du projet Millet. Pour revenir aujourd’hui à la combinaison proposée, qui présentait cependant un certain intérêt, il y aurait lieu de retoucher à ce qui a été fait à la chapelle depuis le commencement de cette année, aussi nous nous abstenons de toute proposition à ce sujet. La suppression de la sacristie ayant seule été admise, la porte contemporaine de la chapelle qui, dans l’origine, donnait du dehors entrée à l’édifice sera  par ce moyen mise à découvert et pourra être vue de l’extérieur. La porte correspondante restera renfermée dans la tourelle du XVIe siècle.<lb/>Votre rapporteur, avant de formuler son opinion sur les questions soumises à l’appréciation du conseil, devait vous faire connaître toutes les péripéties qui ont amené sinon la suspension totale des travaux, au moins un ralentissement très regrettable. De tout les documents qui viennent d’être produits, il est résulté pour nous qu’il n’y avait aucune raison sérieuse pour modifier aussi sensiblement qu’on nous le demande les dispositions principales du projet Millet, dispositions approuvées autrefois par la commission des Monuments historiques et acceptées par la direction des Bâtiments civils lorsque la restauration du château de Saint-Germain a été placée dans les attributions de cette administration. Les pertes de temps que nous venons de signaler auraient pu être évitées si la proposition faite à la commission en janvier dernier par le conseil d’examiner l’affaire conjointement lui avait été accueillie comme elle aurait dû l’être. Nul doute qu’une discussion sérieuse et contradictoire n’eût amené à ce moment un accord complet.<lb/>Le projet dressé sur les indications de l’administration des Beaux-Arts, et que nous avons l’honneur de mettre sous les yeux du conseil, présente plusieurs inconvénients sérieux : au point de vue archéologique, il fait disparaître dans une notable partie de l’aile sud les voûtes monumentales qui régnaient sans exception sur toute l’étendue du château. Au point de vue du service du musée, il fait perdre aux collections quatre salles du 2ème étage qui devaient être occupées par des monuments ou objets appartenant à l’époque mérovingienne, placées logiquement à la suite des salles consacrées à l’époque gauloise. Ces dernières sont installées au même étage du bâtiment est.<lb/>La suppression de l’entresol du premier étage, qui paraît avoir été la cause du renversement du projet Millet, ne se justifie sous aucun rapport, puisqu’il résulte des renseignements fournis par l’architecte que cet entresol, exprimé sur les façades par des fenêtres plus élevées que les autres, date bien de la construction du château. Il faut remarquer aussi qu’en supprimant l’entresol, non seulement on perd des surfaces importantes, mais aussi que ce qui resterait du premier étage ne serait pas utilement occupé. La présence sur ce point d’un petit salon historique et d’une salle de commission ne se justifie guère. Les commissions pourraient se réunir dans la bibliothèque, surtout si le mur de refend qui la rétrécit sans nécessité venait à disparaître. Les commissions pourraient également se réunir dans la salle des conférences qui, selon la lettre de M. le ministre des Beaux-Arts, serait convenablement placée au rez-de-chaussée, à droite de l’entrée.<lb/>La valeur de l’un des arguments de M. Lafollye contre le projet de la commission des Monuments historiques n’a pas dû échapper au conseil, c’est que si un jour, en vue d’augmenter les localités réservées aux collections, on décidait que le conservateur doit être logé hors du château, il n’y aurait qu’à enlever le plancher de l’entresol pour obtenir au premier étage, presque sans trouble pour le musée, de grandes salles d’exposition. Il n’en serait pas de même si le logement était installé au second étage, puisqu’il y aurait lieu à ce moment de rétablir les voûtes qu’on veut remplacer aujourd’hui par un plancher, opération qui nécessiterait alors l’enlèvement de la toiture.<lb/>Par ces divers motifs, votre rapporteur a l’honneur de vous proposer, concernant l’appartement du conservateur, d’émettre l’avis qu’il n’y a pas lieu d’accepter les modifications proposées et qu’il serait convenable de revenir simplement au projet présenté le 27 décembre 1879 par M. Lafollye.<lb/>Signé Ch. Questel »</p>
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                <p>« M. Questel, rapporteur, a la parole pour la lecture de son rapport, complémentaire de celui du 13 janvier dernier, sur les dispositions à prendre pour installer dans le château de Saint-Germain l’appartement du conservateur du musée gallo-romain.<lb/>M. le rapporteur place sous les yeux du conseil les plans dressés par M. Lafollye, architecte du château, et relatifs à cette installation.<lb/>Après examen de ces plans et discussion, le conseil adopte à l’unanimité le rapport de M. Questel.<lb/>Si le conseil préfère les dispositions indiquées dans le projet de M. Lafollye et qui placent au 1er étage entresolé l’appartement de M. le conservateur, ce n’est pas par la considération que les inconvénients qu’aurait le logement du 2e étage ne se présentent plus ici avec la même force. Un tel sentiment de convenance individuelle influence si peu le conseil que s’il devait faire connaître son avis tout entier, il ne cacherait pas qu’il serait pour lui bien préférable, dans l’intérêt du musée surtout mais peut-être aussi dans celui de M. le conservateur, de les voir habiter dans un autre endroit qu’un château. Qu’un jour cette résolution soit adoptée et qu’il leur faille quitter l’appartement qu’on doit installer aujourd’hui, en enlevant quelques distributions légères et le plancher d’entresol, on retrouve à ce premier étage la continuation des salles d’exposition qui y règnent partout. Mais l’on obtient surtout l’avantage immédiat de faire renaître, au 2e étage, ce parti de voûtes si essentiellement intéressant au point de vue archéologique et qui, suivi dans toute l’étendue du château, marque du sceau le plus original l’époque de sa construction originelle.<lb/>En conséquence, après en avoir délibéré à l’unanimité, le conseil émet l’avis suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise, château de Saint-Germain<lb/>Installation d’un appartement destiné au conservateur du musée gallo-romain<lb/>Le conseil,<lb/>Consulté par M. le ministre des Travaux publics à l’effet de donner son avis sur le nouveau projet présenté par M. Lafollye, architecte, pour l’installation au 2e étage du château de Saint-Germain d’un appartement destiné au conservateur du musée gallo-romain,<lb/>Vu le premier rapport de M. Questel, inspecteur général, en date du 13 janvier dernier,<lb/>Après avoir entendu M. Questel, inspecteur général, en son nouveau rapport en date de ce jour,<lb/>Vu les plans,<lb/>Vu la lettre de M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts en date du 1er mai dernier,<lb/>Vu la lettre de M. Lafollye, architecte, à M. le ministre des Travaux publics en date du 28 juillet dernier,<lb/>Vu la lettre de M. le conservateur du musée gallo-romain adressée à M. Questel, inspecteur général, en date du 23 juillet dernier,<lb/>Considérant que du moment où l’administration a décidé que le conservateur du musée gallo-romain doit être logé au château et tout en regrettant que ce parti ait été adopté, le conseil, convaincu par des raisons ci-dessus exprimées que les dispositions indiquées dans le plan que M. Lafollye a adressé à M. le ministre des Travaux publics le 27 décembre 1879 présente des avantages qu’il ne saurait trouver ailleurs pour l’installation dudit appartement,<lb/>Adoptant à l’unanimité le rapport de M. Questel,<lb/>Après en avoir délibéré,<lb/>Rejetant les modifications proposées au plan de M. Lafollye en date du 27 décembre dernier par la commission des Monuments historiques,<lb/>A l’unanimité,<lb/>Est d’avis que le projet de M. Lafollye en date du 27 décembre 1879 pour l’installation de l’appartement en question peut être approuvé par le ministre des Travaux publics.<lb/>Le président<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 9 octobre 1880<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Je n’ai pu voir M. Ruprich que ce matin. Je m’empresse de vous faire connaître qu’après avoir étudié la question, nous pensions qu’il y a lieu de consulter avant tout l’administration des Musées, attendu que, si elle accepte que le conservateur soit logé en-dehors du château, c’est un nouveau projet à faire, sur lequel les Monuments historiques n’auraient point à donner leur avis.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Directeur, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye<lb/>Le samedi étant le jour où je visite les chantiers avec les entrepreneurs, je vous écris. Autrement, je serais allé vous rendre compte à votre cabinet de mon entretien avec M. Ruprich. »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Paris, le 25 octobre 1880<lb/>Le ministre à M. le président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Président du Conseil et cher collègue,<lb/>Par une dépêche que vous avez adressée à mon prédécesseur le 1er mai dernier, vous avez fait connaître les dispositions qu’après avis de la commission des Monuments historiques, vous avez pensé devoir adopter sur les nouveaux projets présentés par M. l’architecte des châteaux de Saint-Germain 1° pour l’appartement destiné à M. le conservateur du musée installé dans le palais 2° pour la restauration de la chapelle.<lb/>Sur le premier point, vous avez déclaré que vous aviez invité M. Lafollye à étudier un projet consistant à reporter le logement du conservateur du 1er au 2ème étage de la partie sud du château.<lb/>M. Varroy, de son côté, a, par lettre du 15 du même mois, demandé à cet architecte de hâter le plus possible l’étude de ce projet de façon à pouvoir, après qu’il vous aurait été fournis, en saisir à bref délai le conseil général des Bâtiments civils, qui avait déjà étudié cette question sans se résoudre, parce qu’il lui avait paru qu’elle devait être examinée au préalable par votre administration.<lb/>Le nouveau projet que vous avez demandé à M. Lafollye vous a été adressé par cet architecte le 20 mai dernier. Vous avez bien voulu le renvoyer à mon administration le 17 juillet suivant, en faisant connaître que la commission des Monuments historiques et vous-même y donner un complet assentiment.<lb/>Quant au deuxième projet de M. Lafollye, qui est relatif à la restauration de la chapelle, ce projet comportant la démolition de la tourelle de François 1er située au nord, dans l’angle rentrant formé par la rencontre de la chapelle et du bâtiment neuf, il ne vous a pas paru que cette démolition fût nécessaire : la cour de la chapelle ne pouvait qu’y perdre au point de vue de son caractère et de sa vérité historique. Vous avez été d’avis, dès lors, qu’il y avait lieu de la conserver.<lb/>Dans cette situation, le conseil général des Bâtiments civils a été saisi à nouveau de l’examen de cette affaire dans sa séance du 10 août 1880.<lb/>En ce qui concerne les travaux de restauration de la chapelle, ce conseil n’a pas élevé d’objection contre le parti adopté par la commission des Monuments historiques. Mais il n’en a pas été de même pour ce qui est relatif à l’appartement du conservateur. Il a rejeté le nouveau projet et a approuvé le premier projet, daté du 27 décembre 1879. A l’appui de ses conclusions, le conseil a fait remarquer que le projet qui transporte au 2e étage l’appartement du conservateur du musée présente plusieurs inconvénients sérieux : du point de vue archéologique, il fait disparaître dans une notable partie de l’aile sud les voûtes monumentales qui régnaient sans exception sur toute l’étendue du château ; au point de vue du service du musée, il fait perdre aux collections quatre salles du 2e étage qui devaient être occupées par des monuments ou objets appartenant à l’époque mérovingienne, placés logiquement à la suite des salles consacrées à cette époque et qui sont installées au même étage du bâtiment est.<lb/>Enfin, la suppression de l’entresol du 1er étage ne se justifie pas, puisqu’il résulte des renseignements fournis par l’architecte que cet entresol, exprimé sur les façades par des fenêtres plus élevées que les autres, date bien de la construction du château. En supprimant l’entresol, on perd d’ailleurs des surfaces importantes. J’ajouterai que M. le conservateur du musée de Saint-Germain repousse d’ailleurs énergiquement, au point de vue de la bonne installation des collections confiées à sa garde, les modifications qu’on veut apporter au projet primitif, régulièrement approuvé.<lb/>Dans ces conditions, il y a désaccord entre la commission des Monuments historiques d’une part, le conseil des Bâtiments civils, l’architecte du château et le conservateur du musée d’autre part. Je pense que la question ainsi controversée ne pourrait être tranchée que par une commission composée à la fois d’inspecteurs des Bâtiments civils, des inspecteurs généraux des Monuments historiques et de un ou deux fonctionnaires de l’administration des musées.<lb/>Mais, pour éviter de plus longs retards dans l’exécution des travaux entrepris pour la restauration du château, je serais disposé, en ce qui me concerne, à accueillir favorablement une proposition nouvelle qui vient de m’être adressée par l’architecte et qui consisterait à loger le conservateur du musée dans les bâtiments de la vénerie, au 1er étage, au-dessus des ateliers de moulage. Les études auxquelles M. Lafollye s’est livré permettent d’avoir, dès à présent, la certitude que l’on pourrait trouver une installation spacieuse et parfaitement convenable dans cette dépendance du château. Toutefois, avant de donner des instructions à l’architecte pour qu’il poursuive plus avant l’étude de ce projet, je désirerais, M. le Président du Conseil et cher collègue, avoir votre avis et savoir si vous seriez disposé à accueillir cette proposition.<lb/>Je vous prierais donc de vouloir bien me faire parvenir votre réponse dans le plus court délai possible.<lb/>Veuillez agréer etc.<lb/>Le ministre etc. »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Paris, le 19 novembre 1880<lb/>Le ministre à M. Lafollye, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>A la suite du désaccord qui s’est élevé entre la commission des Monuments historiques et le Conseil général des Bâtiments civils au sujet du choix de l’emplacement à réserver, dans le château de Saint-Germain, pour y installer le logement de M. le conservateur du musée gallo-romain, vous m’avez proposé, dans le but d’aplanir toute difficulté et de ne pas retarder plus longtemps les travaux en cours d’exécution, d’étudier un projet qui consisterait à placer l’appartement de ce fonctionnaire dans la vénerie, au 1er étage au-dessus des ateliers de moulage.<lb/>Avant de vous donner des instructions pour que vous poursuiviez plus avant l’étude de ce projet, j’ai dû consulter M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, en lui rappelant toutes les phrases de cette affaire, pour lui demander s’il serait disposé à accueillir cette nouvelle proposition.<lb/>Par une lettre du 10 novembre courant dont j’ai l’honneur de vous adresser une copie, M. le président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, me fait connaître que cette solution aurait son complet assentiment puisqu’elle concilierait le rétablissement intégral des dispositions primitives du château avec les exigences de l’installation du conservateur, exigence que son administration avait surtout en tête lorsqu’elle proposait d’établir cette installation au 2e étage du château.<lb/>Dans ces conditions, je vous prie, Monsieur, de vouloir bien rédiger un projet définitif, avec devis de la dépense à l’appui, pour l’installation de l’appartement de M. le conservateur du musée de Saint-Germain dans les bâtiments de la vénerie.<lb/>Vous voudrez bien également joindre à cet envoi un état comparatif de la dépense qu’eût entrainée l’installation de ce fonctionnaire au château même.<lb/>Dès que votre travail sera terminé, je vous prie de me l’adresser immédiatement afin que je puisse le soumettre à l’approbation de M. le président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, et à l’examen du conseil général des Bâtiments civils.<lb/>Recevez etc.<lb/>Le ministre etc. »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 18 janvier 1881<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre lettre du 19 novembre dernier, vous avez bien voulu m’inviter à dresser un projet définitif, avec devis à l’appui, pour l’installation de l’appartement de M. le conservateur du musée de Saint-Germain dans les bâtiments de l’ancienne vénerie situés rue de Pontoise, 39, et à y joindre un état comparatif de la dépense qu’aurait produit l’installation de ce fonctionnaire dans le château même.<lb/>Par suite de décision prise ultérieurement, les ateliers de moulage et les magasins du musée devant être également installés dans le rez-de-chaussée des bâtiments de la vénerie, j’ai réuni ces deux affaires et j’ai l’honneur de vous adresser aujourd’hui un projet concernant l’installation simultanée des ateliers et du logement du conservateur dans lesdits bâtiments.<lb/>Ce projet comprend :<lb/>3 plans représentant l’état actuel de la vénerie à rez-de-chaussée, à l’entresol et au 1er étage<lb/>2 plans concernant le rez-de-chaussée et le premier étage de l’installation projetée<lb/>2 élévations de l’état actuel des bâtiments avec des coupes<lb/>2 élévations avec coupes représentant les travaux à exécuter<lb/>Le devis de la nouvelle installation<lb/>Et le devis de ce qu’aurait coûté l’aménagement du logement du conservateur dans le bâtiment sud du château.<lb/>Le devis de la nouvelle installation est divisé en deux parties : la première est relative aux magasins et aux ateliers de moulage ; la seconde est relative au logement du conservateur.<lb/>Ateliers et magasins<lb/>Les ateliers et les magasins sont distribués de la manière suivante :<lb/>L’entrée des ateliers est placée à droite, sous le porche. On entre d’abord dans une pièce servant de parloir et contenant le cabinet de l’inspecteur des ateliers. A la suite, se trouvent les ateliers de moulage et de restauration des vases, le magasin des grands moules, l’atelier de restauration des objets en métal et l’atelier de menuiserie.<lb/>Dans le rez-de-chaussée de l’ancien chenil situé au fond de la cour, sont disposés : la forge, l’atelier de serrurerie, un laboratoire et  une pièce pour les opérations de galvanoplastie. Au-dessus, dans un étage à construire, sont placés les magasins des moules pour les objets destinés aux musées de province. L’escalier conduisant à cet étage est situé à l’extrémité de droite de ce bâtiment.<lb/>Dans l’espace compris entre le bâtiment principal et l’ancien chenil seront établis les cabinets d’aisance des ouvriers. De plus, cet espace sera couvert par un vitrage abriant le passage qui fait communiquer les deux rez-de-chaussée.<lb/>Les travaux de consolidation des planchers sont prévus dans le devis, qui comprend en outre les cloisons en menuiserie, les changements de sol, la construction d’un étage au-dessus du chenil, celle d’un escalier ainsi que la fouille et la maçonnerie d’une fosse destinée aux cabinets d’aisance des ouvriers et du logement du conservateur.<lb/>Logement du conservateur<lb/>Dans l’état actuel, le bâtiment principal, tout en formant un seul corps, est divisé par l’escalier central en deux parties différant entièrement dans leur construction. Dans la première, à droite, ce bâtiment est composé d’un rez-de-chaussée de toute la hauteur des maçonneries et d’un étage renfermé dans un comble mansard. Dans la deuxième à gauche, le bâtiment comprend deux étages, et il est couvert par un comble à deux pans.<lb/>Pour donner de l’unité à ces constructions, et pour obtenir un logement convenable pour le conservateur, l’architecte propose de raser les combles et de construire sur tout le bâtiment un étage carré pour le logement. Les murs du rez-de-chaussée ont une épaisseur de 0 m. 56, ils sont en bon état et ils peuvent supporter cette surélévation.<lb/>Dans le projet, le logement du conservateur est desservi par un escalier particulier dont l’entrée est dans la cour principale. L’escalier donne accès dans une antichambre qui dessert la salle à manger, la cuisine et, par un dégagement, les chambres à coucher à droite, et à gauche le cabinet de travail et le salon du conservateur. Les communs sont placés au-dessus des cabinets d’aisances des ouvriers et le logement du personnel du conservateur dans la partie entresolée, conservée au-dessus de son bûcher et de son cellier qui sont placés au rez-de-chaussée au fond de la cour : un petit escalier conduit de l’étage principal à l’entresol réservé aux domestiques.<lb/>Le logement du conservateur comprend ainsi : un salon, un cabinet de travail, une salle à manger, une cuisine, un office, quatre chambres à coucher, des chambres de domestiques, des cabinets d’aisances, et enfin un bûcher et un cellier complètent cette installation dans des conditions supérieures à celles qui étaient prévues dans les bâtiments du château.<lb/>La construction de cet étage sera exécutée en maçonnerie de moellons comme celle du rez-de-chaussée. Les travaux de menuiserie, de serrurerie, de peinture et de vitrerie sont prévus dans des conditions de simplicité en harmonie avec l’ensemble des constructions, qui datent du siècle dernier.<lb/>Les travaux d’installation des ateliers et des magasins, formant la première partie du devis, s’élèvent ensemble à la somme de : 40479 f. 26<lb/>La dépense à faire pour le logement du conservateur du musée s’élève à : 47256 f. 05<lb/>Travaux imprévus : 9161 f. 03<lb/>Ensemble : 100991 f. 36<lb/>Honoraires de l’architecte 5 p. % : 5049 f. 56<lb/>Le total de la dépense s’élève à la somme de : 106040 f. 90<lb/>Une partie des vieux matériaux, principalement les bois de charpente provenant des planchers et des combles, pourra être utilisée. Toutefois, l’architecte ne propose aucune réduction de ce chef, à cause des travaux imprévus auxquels peut entraîner la restauration des vieilles constructions.<lb/>Le devis des dépenses à faire pour installer dans le château le logement du conservateur du musée s’élèverait à la somme totale de : 52590 f. 40<lb/>L’élévation de cette dépense s’explique par la nécessité où se trouverait l’architecte de traiter la menuiserie, la serrurerie et la décoration des principales pièces dans des conditions d’harmonie avec les autres salles du château, les pièces de ce logement pouvant à un moment donné être réunies au musée.<lb/>En attendant de nouvelles instructions, j’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_10648_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46961_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant les travaux dans l’ancienne vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">8 février 1881</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Seine-et-Oise (Saint-Germain)<lb/>M. Questel, rapporteur, donne lecture de son rapport sur le projet dressé par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, relatif à l’aménagement dans les bâtiments de l’ancienne vénerie des ateliers, des magasins et du logement du conservateur du musée de Saint-Germain.<lb/>Après examen des plans et discussion, les observations présentées par le rapporteur sont adoptées. En outre, le conseil demande que la cage du grand escalier desservant l’appartement du conservateur monte de fond et d’une façon uniforme, contrairement aux indications du plan.<lb/>En conséquence, après en avoir délibéré, le conseil décide que le projet en question doit être renvoyé à son auteur pour qu’il le modifie conformément aux observations contenues au rapport de M. Questel et de celle faite par le conseil au sujet de la disposition de la cage de l’escalier desservant l’appartement du conservateur, et formule l’avis suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (Saint-Germain)<lb/>Aménagement dans les bâtiments de l’ancienne vénerie du château des ateliers, des magasins et du logement du conservateur du musée de Saint-Germain<lb/>Le conseil,<lb/>Invité par M. le ministre des Travaux publics à donner son avis sur le projet dressé par M. Lafollye, architecte, pour l’aménagement dans les bâtiments de l’ancienne vénerie du château des ateliers, des magasins et du logement du conservateur du musée de Saint-Germain,<lb/>Après avoir entendu M. Questel, inspecteur général, en son rapport,<lb/>Vu les plans, devis et toutes les pièces qui les accompagnent,<lb/>Considérant que dans leur ensemble les dispositions générales de ce projet demandent à être modifiées dans le sens des observations contenues au rapport de M. Questel, en outre le conseil propose que l’attention de l’architecte soit appelée sur la disposition de la cage du grand escalier desservant l’appartement du conservateur du musée, qui paraît compliquée,<lb/>En conséquence, après en avoir délibéré,<lb/>Est d’avis que ce projet doit être retourné à son auteur pour qu’il le modifie dans le sens des observations présentées par le conseil et par le rapporteur.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et palais nationaux, présidant le conseil<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux dans l’ancienne vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Conseil général des Bâtiments civils<lb/>Séance du 8 février 1881<lb/>Rapport fait au conseil par M. Questel<lb/>Messieurs,<lb/>M. le ministre des Travaux publics soumet à l’examen du conseil général des Bâtiments civils un projet dressé par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, pour l’aménagement dans les bâtiments de l’ancienne vénerie du logement du conservateur du musée gallo-romain ainsi que des ateliers et magasins dépendant du musée.<lb/>Ce projet se compose de sept feuilles de dessins contenant les plans de l’état actuel des bâtiments à utiliser, plus des plans, des coupes et des élévations de ces mêmes bâtiments transformés, le tout à l’échelle de 0 m. 01 pour mètre ;<lb/>Les dessins sont accompagnés d’un rapport de l’architecte et d’un devis comprenant non seulement le logement du conservateur, les ateliers et les magasins, mais encore certains arrangements à faire pour installer dans le vieux bâtiment le jardinier en chef et un surveillant militaire. Ce devis s’élève à la somme de 106040 f. 90 sur laquelle le logement du conservateur entrerait pour environ 54600 f.<lb/>On voit sur la feuille n° 1 du projet que l’entrée des ateliers est placée à droite, sous le passage de porte cochère, et que les dits ateliers disposés pour des travaux de diverses natures occupent le rez-de-chaussée des bâtiments situés à droite et au fond de la cour. Ce dernier bâtiment serait surélevé et l’étage ajouté contiendrait des magasins d’outils et de modèles.<lb/>Le bâtiment en aile à droite, terminé aujourd’hui par un comble mi-partie brisé, mi partie à longs-pans droits, doit également être surélevé, sur toute sa longueur, d’un étage carré dans lequel on installerait le logement du conservateur. Un escalier placé à peu près au milieu de ce bâtiment rendrait la distribution de l’appartement aussi commode que le permet l’emplacement dont on dispose.<lb/>Dans le bâtiment de face, où l’on ne doit faire que des appropriations et des nettoyages, le projet porte qu’un surveillant militaire serait logé à l’entresol à côté du bureau de l’agence et le jardinier en chef au premier étage.<lb/>Telles sont les dispositions générales de ce projet qui, dans leur ensemble, paraissent donner satisfaction aux besoins des services mais qui, dans leurs détails, nous semblent donner prise à certaines critiques. Ainsi, en examinant la feuille n° 1, on est frappé de l’importance donnée aux ateliers, dans lesquels il n’est employé que quelques ouvriers, et il faut remarquer que cette importance est encore accrue par la surélévation projetée du bâtiment situé au fond de la cour. Selon le projet, les ateliers occuperaient, y compris la dite surélévation, une surface d’environ 500 mètres, tandis que les ateliers qui fonctionnent aujourd’hui au château ont à peine 200 mètres superficiels. Nous pensons en conséquence qu’il y aurait lieu de modifier cette partie du projet et de ramener les ateliers à des dimensions plus raisonnables. On devrait d’abord renoncer à la surélévation du bâtiment du fond, en considérant surtout que l’immense comble qui le recouvre est bien suffisant comme magasin d’outils et de modèles. Au moyen de quelques lucarnes, ce comble pourrait être suffisamment éclairé et aéré.<lb/>Nous croyons devoir signaler aussi la position donnée aux lieux d’aisance des ouvriers. Ces lieux, placés dans un angle rentrant, au fond d’un bâtiment et sans possibilité de prendre de l’air sur la propriété voisine, infecteraient une portion des ateliers et répandraient certainement de mauvaises odeurs jusque dans l’appartement du conservateur. Nous pensons que ces cabinets devraient être reportés à l’autre extrémité du bâtiment, en les disposant de manière qu’ils fussent éclairés et ventilés directement sur la cour. La fosse qu’on devait construire dans l’angle rentrait serait établie sous les latrines des ouvriers et pour les cabinets projetés dans l’appartement du conservateur, on établirait des tinettes mobiles qui ne répandraient pas de mauvaises odeurs.<lb/>Nous avons fait part de ces diverses observations à M. l’architecte, qui les accepte et, pour le cas où elles seraient approuvées par le conseil, il se propose de retoucher à son projet. Relativement à la grande importance donnée aux ateliers, il affirme s’être conformé au programme que lui a remis, à ce sujet, monsieur le conservateur du musée, mais partageant la pensée que les ateliers pourraient être réduits sans inconvénients, il demande qu’après des nouveaux cabinets d’aisance, on prenne encore une travée pour y établir le magasin du service des bâtiments afin de pouvoir conserver les fers, plombs, boiseries etc. provenant des démolitions jusqu’à nouvel emploi. Il propose également de reporter dans une petite construction faisant suite aux ateliers le bureau de l’agence dans lequel, à certains jours, lui ou l’inspecteur reçoivent les entrepreneurs. Il suffirait de percer une porte dans le mur de clôture pour que l’entrée de ce bureau pût avoir lieu par la cour des ateliers. Aujourd’hui, le bureau de l’agence occupe deux petites pièces à l’entresol. Son déplacement permettrait d’agrandir le logement du surveillant, qui est un peu exigu, et qui n’a que 1 m. 80 de hauteur sans plafond.<lb/>Nous avons l’honneur de proposer au conseil d’émettre l’avis que M. Lafollye doit être invité à retoucher à son projet dans le sens des observations qui viennent d’être présentées et qui, en raison de la suppression de la surélévation du bâtiment situé au fond de la cour, doivent atténuer la dépense. Il est bien entendu que le devis devra aussi être remanié.<lb/>L’appartement du conservateur ne nous a pas paru donner lieu à des observations.<lb/>M. Lafollye a produit, ainsi qu’il y avait été invité, un devis de la dépense qu’eût occasionné l’installation du conservateur dans le château même. Ce devis, compris imprévus et frais de direction, s’élève à 60742,91. L’architecte explique dans le mémoire joint à son projet que l’élévation de la dépense s’explique pour la nécessité où il se trouve de traiter, pour cet appartement, la menuiserie, la serrurerie et la décoration des principales pièces dans des conditions d’harmonie avec les autres salles du château, les pièces de ce logement pouvant à un moment donné être réunies au musée. Il paraît difficile d’admettre que le logement tel qu’il avait été prévu primitivement et conçu dans les proportions d’une habitation bourgeoise ait pu un jour changer de destination, aussi nous pensons que, lorsque le projet reparaîtra sous les yeux du conseil, M. le contrôleur devra aussi donner son avis sur le devis en question. Le conseil n’a pas oublié que c’est par suite de circonstances indépendantes de sa volonté qe les projets officiellement approuvés ont été mis récemment à néant.<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à réaliser dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 12 mars 1881<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans le rapport que j’ai eu l’honneur de vous adresser le 2 février dernier, j’ai exposé à Monsieur le Ministre qu’il y avait lieu de remettre à MM. les ingénieurs les parties des parterres comprises dans l’arrêté de cession signé par M. le préfet de Seine-et6oise le 18 août 1880 pour l’exécution, aux frais de l’Etat, du chemin de fer de raccordement des deux gares de Saint-Germain prescrit par une loi rendue le 21 février 1881.<lb/>Aujourd’hui, MM. les ingénieurs demandent à créer un chantier en dehors de la partie des parterres comprise dans l’emprise pour faciliter l’exécution des travaux.<lb/>L’exécution du tunel, qui doit traverser les parterres de l’avenue des Loges à la tête du tunel de la gare, nécessite une tranchée descendant jusqu’au niveau du sol de la gare et ayant une largeur suffisante pour permettre l’établissement des murs de soutènement qui doivent contrebutter les terres et recevoir le pont métallique fermant le tunel.<lb/>Les dépôts que les ingénieurs demendent à établir auront pour effet d’éviter à l’Etat une dépense considérable, en permettant de rejeter de chaque côté de la tranchée les terres destinées à remblayer les tranchées des talus et à couvrir le pont métallique, pour refaire le sol des parterres ; autrement il faudrait transporter ces terres à une très grande distance pour les ramener ensuite.<lb/>Cette demande ayant par suite un caractère d’intérêt général (les travaux se faisant au compte de l’Etat), je me suis concerté avec MM. les ingénieurs pour établir la limite du chantier, lorsque M. le préfet de Seine-et-Oise m’a fait communiquer le dossier de cette affaire par l’entremise du directeur des Domaines en février dernier.<lb/>Dans le tracé ci-joint, rectifié d’accord avec les ingénieurs des Travaux, le pont de service a été reporté dans l’axe de l’avenue Louis XIV et nous avons évité le recours du premier tracé pour rendre plus facile la surveillance des abords du chantier.<lb/>MM. les ingénieurs s’engagent à remettre les lieux cédés en bon état après l’achèvement des travaux.<lb/>Pour compléter les effets de cette déclaration, je demanderais :<lb/>1° que toutes les précautions soient prises pour éviter l’abattage des arbres qui sont le plus près de la tranchée à gauche et que toutefois, si pour la sécurité des ouvriers il était jugé utile de les abattre, qu’ils seront remplacés par les soins du service des jardins et aux frais des Travaux.<lb/>2° qu’à l’achèvement des travaux, le caillou et le sable nécessaire pour remettre en état le sol des parterres soient répandus suivant les instructions de l’architecte et à sa demande.<lb/>3° l’architecte croit nécessaire en outre que le chemin qui continue le pont de service en avant et en arrière soit fait en cailloux, qu’il soit bombé et que des ruisseaux soient ménagés de chaque côté pour faciliter l’écoulement des eaux, afin que les piétons puissent passer par tous les temps à pied sec de la grille de Pontoise sur les parterres, autrement si l’eau qui tombe sur le chemin n’avait pas d’écoulement, il se créerait des cloaques qui rendraient ce chemin impraticable.<lb/>4° Il est également de toute nécessité que l’entrepreneur fasse établir dans son chantier des cabinets pour les ouvriers et qu’il leur soit formellement défendu d’aller dans les bosquets des petits jardins ; à cet effet ; les portes du chantier donnant sur les parterres doivent être gardées au compte des Travaux.<lb/>Sous ces réserves, l’architecte des parterres croit devoir émettre l’avis qu’il y a lieu de prendre en considération la demande de MM. les ingénieurs attendu qu’elle se rattache à une question d’intérêt général.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 18 mars 1881<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre dépêche du 13 février dernier, vous avez bien voulu m’informer que les bâtiments du château de Saint-Germain avaient été compris pour une somme de 100000 francs dans les crédits affectés en 1881 aux grosses réparations des Bâtiments civils et que cette somme serait particulièrement employée à la restauration du bâtiment sud, à la chapelle et au logement du directeur du musée, et vous m’avez demandé en même temps de vous adresser la répartition de ce crédit de 100000 francs par nature d’ouvrages. Cette répartition est établie comme suit :<lb/>Travaux<lb/>Maçonnerie : 68190 f. 48<lb/>Charpente : 7000 f. 00<lb/>Couverture (provisoire) : 1000 f. 00<lb/>Menuiserie : 4000 f. 00<lb/>Serrurerie : 4000 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie : 3000 f. 00<lb/>Sculpture : 3000 f. 00<lb/>Total travaux : 90190 f. 48<lb/>Honoraires<lb/>Les honoraires de l’architecte, 4 % : 3607 f. 62<lb/>Honoraires du vérificateur, 1 % : 901 f. 90<lb/>Total honoraires : 4509 f. 52<lb/>Traitements et indemnités<lb/>Traitement de l’inspecteur : 3000 f. 00<lb/>Traitement du concierge : 1000 f. 00<lb/>Traitement du gardien : 1000 f. 00<lb/>Indemnités du vérificateur pour frais de voyage : 300 f. 00<lb/>Total traitements et indemnités : 5300 f. 00<lb/>Total pareil : 100000 f. 00<lb/>Je joins à cette répartition un tableau contenant le nom des entrepreneurs, leurs rabais et les sommes qui correspondent aux natures d’ouvrages à exécuter, tableau dressé conformément aux instructions contenues dans la même dépêche.<lb/>J’exposerai maintenant à Monsieur le Ministre qu’il serait d’extrême urgence de couvrir pour la fin de l’année, et d’une façon définitive, la partie du bâtiment sud attenant à la chapelle, de fermer et de vitrer du côté du mauvais temps toutes les fenêtres du pavillon sud-est (voir le plan annexé). Depuis cinq ans, les constructions du bâtiment sud (teinte verte) sont exposées aux intempéries. Les pluies et les neiges qui sont tombées en si grande quantité cet hiver et l’hiver précédent ont pénétré d’humidité les voûtes des caves et le pied des murs, et il est nécessaire de faire cesser le plus tôt possible un état de choses aussi préjudiciable au monument.<lb/>D’un autre côté, pour conserver en bon état les planchers qui ont été établis l’année dernière dans le pavillon sud-est, il faut fermer et vitrer les fenêtres de ce pavillon, autrement les solives, restant exposées aux effets de la pluie, des ventes et des variations de température, se déverseraient, se fendraient et il faudrait les remplacer.<lb/>Pour exécuter les travaux urgents cette année, il faudrait un crédit de 125000 francs, qui se répartirait comme suit :<lb/>Travaux<lb/>Maçonnerie : 73000 f. 00<lb/>Charpente : 8000 f. 00<lb/>Couverture (définitive) : 11000 f. 00<lb/>Menuiserie : 7000 f. 00<lb/>Serrurerie : 6000 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie : 5000 f. 00<lb/>Sculpture : 4000 f. 00<lb/>Total travaux : 114000 f. 00<lb/>Honoraires architecte et vérificateur : 5700 f. 00<lb/>Traitements et indemnités : 5300 f. 00<lb/>Total pareil : 125000 f. 00<lb/>Après cet exposé, je prie Monsieur le Ministre, si les circonstances le lui permettaient, de me donner dans le courant de l’année, sur la réserve, une augmentation de 10 à 15000 francs. Avec cette somme, je ferai mon possible pour faire la couverture définitive de cette partie du bâtiment et j’économiserai ainsi une couverture provisoire qu’il faudra établir à la fin de l’année pour protéger les constructions contre la pluie et contre la neige.<lb/>Des adjudications ont été faites comme le rappelle Monsieur le Ministre pour la menuiserie, la serrurerie, la charpente, la peinture et la vitrerie. Il resterait à mettre en adjudication les travaux de maçonnerie et de couverture.<lb/>Les travaux de maçonnerie à faire comprennent :<lb/>1° l’achèvement des murs et des façades sur la rue et sur la cour au 2ème étage, commencées en 1880,<lb/>2° l’achèvement des voûtes du même bâtiment (1880),<lb/>3° la reprise en raccordement des contreforts du même bâtiment sur la cour.<lb/>Le compte de ces travaux ne pouvant être arrêté avant l’achèvement de ce corps de bâtiment, je propose de continuer la soumission des travaux de maçonnerie à M. Morin aux conditions stipulées en 1880, le rabais de 7 % consenti par cet entrepreneur étant avantageux pour l’administration en raison de l’augmentation de prix des matériaux et de la main-d’œuvre qui s’est produite depuis trois ans.<lb/>Il resterait seulement à mettre les travaux de couverture et de plomberie en adjudication. Les travaux de couverture et de plomberie à exécuter pour couvrir complètement le bâtiment sud (2 annuités) pourront s’élever à plus de 20000 f. et on pourrait y ajouter l’installation des deux réservoirs, montant à plus de 12000 f., qui restent à construire, en deux annuités, dans le pavillon de la chapelle et vers l’angle nord-ouest pour compléter le système de secours contre l’incendie que j’ai proposé à Monsieur le Ministre l’année dernière.<lb/>La nécessité de terminer tout d’abord le bâtiment sud et de le clore sur la rue Thiers et sur la cour du château nous forcera à remettre en 1883 les travaux relatifs au logement du conservateur, attendu que si on peut arriver à couvrir cette année la première partie du côté de la chapelle, il restera en 1882 à restaurer le bâtiment sur  la cour du château et à remplacer par une couverture définitive la vieille couverture en tuiles qui protège en ce moment les constructions à restaurer, à fermer et à vitrer les fenêtres du bâtiment. Sans compter l’installation des planchers.<lb/>En attendant de nouvelles instructions, j’ai l’honneur d’être avec un respect, de Monsieur le Ministre le très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement de la vénerie pour le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">29 mars 1881</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 29 mars 1881<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 24 février dernier, vous avez bien voulu me communiquer l’avis du conseil des Bâtiments civils relatif au projet d’aménagement du logement du conservateur du musée du château de Saint-Germain dans les bâtiments de l’ancienne vénerie. Vous me demandiez en même temps de modifier ce projet conformément à cet avis.<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint le projet rectifié dans lequel j’ai tenu compte des observations contenues dans le rapport dans la mesure du possible.<lb/>Avant de commencer de nouvelles études, j’ai communiqué le rapport à M. le conservateur du musée. Nous avons vu ensemble les locaux dont il dispose et nous avons constaté que, tant à rez-de-chaussée que dans les caves et à l’entresol, les surfaces occupées par le service du musée comprenaient près de 500 mètres et que cette surface est nécessaire pour assurer le fonctionnement de ce service.<lb/>Toutefois, et à titre provisoire, M. le conservateur a accepté de céder une partie de la pièce destinée à la galvanoplastie pour y mettre le bureau de l’agence. Ce bureau sera à cet endroit mieux placé que dans l’ancienne écurie. L’humidité de cette pièce, son  manque d’aération ne permettaient pas d’y conserver longtemps en bon état les archives, les pièces écrites et les dessins de l’agence.<lb/>Par contre, l’architecte propose de transformer l’ancienne écurie en un magasin de vieux matériaux. Il croit utile d’ajouter à ce sujet qu’après l’exécution du travail d’aménagement compris dans le présent projet, il y aura lieu de vendre tous les vieux matériaux en magasin. Par suite, l’ancienne écurie sera suffisante pour remplir dans l’avenir l’objet auquel on la destine.<lb/>Dans le projet rectifié, les cabinets qui doivent servir au concierge et aux ouvriers employés au musée sont placés dans la pièce du bâtiment sur la rue dans laquelle se trouvent les bûchers. Le concierge ainsi n’aurait pas à traverser la cour et ces cabinets seront moins en vue du logement qu’à l’endroit indiqué dans le rapport, et la fosse à construire desservira en même temps les cabinets des surveillantes et du jardinier. Nous n’aurons plus, comme dans le premier projet, qu’une fosse fixe à construire et le service d’un tonneau mobile pour les cabinets du logement du conservateur, au lieu de deux tonneaux qu’il aurait fallu établir, l’un pour le logement du conservateur et l’autre pour les cabinets des surveillants et du jardinier, indépendamment de la fosse.<lb/>Le tracé à l’encre bleue rectifie le premier tracé à l’encre rouge de l’escalier particulier du logement du conservateur. Dans les deux tracés, on passe avec 2 m. 80 sous le filet du palier qui dessert l’antichambre et la cuisine du logement.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux dans l’ancienne vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">12 avril 1881</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Conseil général des Bâtiments civils<lb/>Séance du 8 février 1881<lb/>Rapport fait au conseil par M. Questel<lb/>Messieurs,<lb/>Dans sa séance du 8 février dernier, le conseil général des Bâtiments civils, invité à examiner un projet dressé par M. Lafollye, architecte, pour aménager dans les bâtiments de l’ancienne vénerie à Saint-Germain le logement du conservateur du musée gallo-romain ainsi que les ateliers et magasins dépendant de son service, installés aujourd’hui dans le château, a émis l’avis que certaines dispositions de ce projet devraient être modifiées en ce qui concerne :<lb/>1° la surélévation du bâtiment situé au fond de la cour, qui contribuerait à donner aux ateliers une importance exagérée.<lb/>2° la position donnée aux lieux d’aisance des ouvriers qui, placés dans un angle rentrant et complètement privés d’air, répandraient certainement de mauvaises odeurs, non seulement dans une portion des ateliers mais aussi jusque dans l’appartement du conservateur.<lb/>3° l’escalier de l’appartement de ce fonctionnaire, qui a paru compliqué.<lb/>Ces observations ayant été communiquées à M. Lafollye, cet architecte a dressé de nouvelles études qui donnent satisfaction aux demandes du conseil. Le comble du bâtiment du fond est conservé. Il serait éclairé par trois grandes lucarnes qui semblent devoir y répandre la lumière en quantité suffisante.<lb/>Les lieux d’aisance ont disparu de l’angle rentrant, où ils étaient primitivement placés, et sont reportés dans le bâtiment en façade sur la rue, afin qu’ils puissent servir aux ouvriers et au concierge. La fosse qui sera construite sur ce point desservira également les cabinets des logements du surveillant militaire et du jardinier en chef situés à l’entresol et au premier étage.<lb/>M. Lafollye fait remarquer, dans un rapport, que le local primitivement proposé par lui pour y placer le bureau des Bâtiments, ayant été reconnu trop humide, pourrait devenir le magasin des vieux matériaux. Quant au bureau de l’agence, après s’en être entend avec M. le conservateur, il le place dans la dernière travée du bâtiment situé au fond de la cour, près l’atelier de la galvanoplastie.<lb/>En ce qui concerne l’escalier conduisant à l’appartement du conservateur, le pan du rez-de-chaussée indique clairement sa disposition. Il résulte de cet arrangement que le dégagement qui relie les deux portions des ateliers serait bien étroit et par conséquent peu commode. Il nous a paru qu’on pourrait facilement obvier à ce grave inconvénient en établissant dans le vestibule le départ dudit escalier ainsi que nous l’avons tracé au crayon. Par ce moyen, la dix-neuvième marché étant la première qui pénétrerait dans le dégagement, il y aurait là une hauteur plus que suffisante pour que la circulation ne soit point embarrassée. Nous pensions qu’il suffit d’appeler à ce sujet l’attention de l’architecte.<lb/>Toutes les dispositions que nous venons de décrire sont exprimées sur quatre feuilles de dessins et dans un rapport explicatif. Mais nous croyons devoir appeler l’attention du conseil sur les rectifications apportées au devis. Votre rapporteur, en proposant d’abandonner la substitution d’un étage carré au comble existant sur le bâtiment situé au fond de la cour, avait la pensée qu’on pourrait réaliser une économie notable sur les dépenses. Aussi a-t-il été surpris de voir que le devis rectifié n’est au-dessous du devis primitif que d’une somme de 2226 f. 22. En conséquence, j’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, de soumettre à M. le contrôleur l’appréciation de cette question. M. le contrôleur voudrait bien faire connaître la somme à laquelle était évaluée dans le premier devis la surélévation du bâtiment et donner son opinion sur le chiffre indiqué ci-dessus comme représentant la valeur de la dite surélévation.<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11234_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant les travaux dans l’ancienne vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. Questel, rapporteur, donne lecture de son rapport sur les modifications apportées au projet dressé par M. Lafollye, architecte, pour aménager dans les bâtiments de l’ancienne vénerie à Saint-Germain le logement du conservateur du musée gallo-romain ainsi que les ateliers et magasins dépendant de son service.<lb/>Après examen des nouvelles études en question, le conseil déclare que les modifications apportées par cet architecte à son premier projet sont satisfaisantes et, sous la réserve des observations présentées par son rapporteur, approuve le projet et émet l’avis suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>Ancienne vénerie<lb/>Installation du conservateur du musée gallo-romain et des ateliers et magasins dépendant de ce musée<lb/>Le conseil,<lb/>Invité par M. le ministre des Travaux publics à donner son avis sur un projet dressé par M. Lafollye, architecte, pour aménager dans les bâtiments de l’ancienne vénerie à Saint-Germain le logement du conservateur du musée gallo-romain ainsi que les ateliers et magasins dépendant de ses services, installés aujourd’hui dans le château,<lb/>Vu le rapport de M. Questel, inspecteur général, et l’avis du conservateur en date du 8 février dernier,<lb/>Après avoir entendu M. Questel sur son nouveau rapport en date de ce jour,<lb/>Vu les nouvelles études présentées par M. Lafollye, architecte, conformément à la demande formulée par le conseil dans son avis en date du 8 février dernier,<lb/>Vu le devis des travaux à exécuter et les pièces qui l’accompagnent,<lb/>Vu la lettre en date du 10 novembre 1880 par laquelle M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts adhère à la proposition de loger M. le conservateur du musée gallo-romain dans les bâtiments de la Vénerie,<lb/>Considérant que les modifications apportées par M. Lafollye à ses premiers plans sont satisfaisantes,<lb/>Sous la réserve des observations contenues au rapport de M. l’inspecteur général,<lb/>Est d’avis que le projet en question peut recevoir l’approbation de M. le ministre des Travaux publics.<lb/>Il renvoie le devis à l’examen de M. le contrôleur en appelant son attention sur la question relative à la suppression de la surélévation du bâtiment situé au fond de la cour.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et palais nationaux, présidant le conseil<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <p>« M. Phily, rapporteur, donne lecture de son rapport sur le devis des travaux à exécuter pour aménager dans les bâtiments de l’ancienne vénerie à Saint-Germain le logement du conservateur du musée gallo-romain ainsi que les ateliers et magasins dépendant de son service.<lb/>Les économies qu’espérait obtenir M. Questel, inspecteur général, dans son rapport par suite de la suppression de la surélévation du bâtiment du fond et s’élevant à la somme de 4339 f. 13 ne répondant pas non plus aux prévisions du conseil, M. le contrôleur est invité à se mettre en communication avec M. Lafollye, architecte, pour obtenir de lui les explications nécessaires afin de faire connaître quels sont les travaux qu’il compte conserver tout en n’exécutant pas la surélévation du bâtiment du fond ainsi que l’indiquait son premier projet.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et palais nationaux, présidant le conseil<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>« Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>M. Phily, rapporteur, donne lecture de son rapport sur le devis qui accompagne le projet relatif aux aménagements divers à exécuter dans les bâtiments de l’ancienne vénerie à Saint-Germain.<lb/>Les conclusions de ce rapport sont approuvées ainsi que l’avis suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>Bâtiments de l’ancienne vénerie<lb/>Aménagements divers (devis)<lb/>Le conseil,<lb/>Vu les rapports de M. Questel et l’avis du conseil en date du 12 avril dernier,<lb/>Après avoir entendu M. Phily, contrôleur, en son rapport sur le devis qui accompagne ce projet,<lb/>Considérant qu’il résulte des explications données par l’architecte et de l’examen de cette pièce de comptabilité par M. le contrôleur que les travaux établis, conformément aux observations du conseil, donnent lieu à une dépense de 101700 f. 91, comprenant l’établissement de deux fosses au lieu d’une avec cabinets d’aisance et autres dépendances, que cependant, par suite de certaines autres rectifications opérées dans les éléments composant le devis en question, ce chiffre de dépense est encor inférieur de 2082 f. 81 à celui fixé par l’architecte,<lb/>En outre, il est fait la remarque que dans ce chiffre de dépense de 101700 f. 91 sont compris les imprévus d’usage et les frais de direction,<lb/>Sous la réserve de ces observations et de celle contenues au rapport de M. Phily,<lb/>Est d’avis d’approuver le devis des travaux ci-dessus désignés et d’en fixer le montant à la somme de 101700 f. 91 au lieu de celle de 106040 f. 90 primitivement indiquée par l’architecte.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et palais nationaux, présidant le conseil<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11246_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Le rapport lu durant la séance est conservé aux Archives nationales, F/21 6528.</p>
              </relatedmaterial>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant la découverte de dalles de marbre près du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">379</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 4493</unitid>
                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1881</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_11252_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                  <persname id="atom_46974_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 4 juin 1881<lb/>A monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, dans la tranchée que l’on ouvre en ce moment pour le raccordement des deux gares de Saint-Germain, on a mis à jour onze dalles de pierre de liais incrustées de marbres de différentes couleurs. Ces incrustations dessinent des encadrements et des rosaces.<lb/>Malheureusement, la plupart de ces dalles sont en mauvais état, quelques-uns sont brisées, dans d’autres les marbres incrustés n’existent plus. Je n’en ai trouvé que sept méritant d’être conservées.<lb/>Ces dalles recouvraient un caniveau qui traverse l’avenue des tilleuls, qui longe le chemin de fer. Elles doivent provenir du château neuf de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>En même temps qu’on découvrait les dalles, on a mis à jour un fragment de revêtement extérieur d’un bassin ou d’une rampe circulaire.<lb/>Ce morceau d’un mètre cinquante de haut sur un mètre de large porte deux pilastres et une architrave d’ordonnance dorique. Il manque la frise et la corniche de l’entablement.<lb/>J’ai fait transporter les dalles et le fragment de revêtement dans les fossés du château, où l’on a déjà réuni les fragments de sculpture et d’architecture trouvés dans les démolitions des vieilles constructions et qui peuvent offrir quelque intérêt pour l’histoire de l’art.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_11252_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46974_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>- Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/007.<lb/><lb/>- Un rapport identique, en date du 2 juin 1881 et adressé au ministre des Travaux publics, est conservé aux Archives nationales, F/21 6310.</p>
              </altformavail>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">380</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6308</unitid>
                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1881</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_11256_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                </origination>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Note<lb/>En me renvoyant le rapport ci-joint, Monsieur le Ministre m’a demandé de lui faire connaître en quoi consistent les maçonneries pour le logement du conservateur du musée de Saint-Germain et pour quelle somme ils figuraient dans le montant d’une soumission dont l’approbation était demandée pour l’exécution de travaux de maçonnerie.<lb/>Lorsque l’allocation de 100000 francs pour réfections et grosses réparations a été notifiée à l’architecte du château, il avait en effet été spécifié qu’elle s’appliquerait en partie aux travaux du logement du conservateur, qui ne doit plus être placé dans le château mais dans l’ancienne vénerie. Depuis lors, le projet de ce dernier travail a été examiné par le conseil général des Bâtiments civils, qui a demandé une nouvelle étude. L’opération se trouve donc ajournée à l’année prochaine et c’est par erreur que dans le rapport on a rappelé l’affectation primitive. La soumission de MM. Morin s’applique donc uniquement aux travaux du château proprement dit et j’ai l’honneur de soumettre cette affaire à la signature de Monsieur le Ministre après avoir fait rectifier l’erreur qui s’était glissée dans le rapport.<lb/>Paris, le 14 juin 1889<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et Palais nationaux<lb/>Langlois de Neuville »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11256_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la remise au musée de deux salles du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">381</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1881</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_11271_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                  <persname id="atom_46946_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 6 juillet 1881<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que nous venons de terminer les travaux de peinture et l’installation du mobilier du 1er étage du pavillon nord-est.<lb/>La pièce principale doit recevoir les poteries fines et les bijoux gallo-romains, une des richesses du musée de Saint-Germain.<lb/>Monsieur le conservateur, dans le but d’activer la mise en état de cette salle, avait chargé depuis plus d’un mois le serrurier de l’administration de poser dans les vitrines les crémaillères nécessaires pour soutenir les tablettes. Ces travaux ont été exécutés aux frais du musée et j’ai tenu à ce que M. le conservateur commandât lui-même les crémaillères dont il aurait besoin, afin qu’il n’y ait pas d’incertitude pour l’entrepreneur.<lb/>La pose de ces crémaillères ayant été commencée avant que nous ayons nous-mêmes complètement terminé les derniers travaux d’achèvement, M. le conservateur a commencé son installation avant que les salles lui aient été officiellement remises. J’en informe Monsieur le Ministre en le priant en même temps de vouloir bien fixer une époque pour remettre officiellement au conservateur du musée les deux salles qui viennent d’être achevées par le service des Bâtiments civils.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_11271_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46946_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une éventuelle modification des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">382</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
                <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">23 novembre 1881</unitdate>
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                  <corpname id="atom_11277_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction du contentieux des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Inspection générale<lb/>1ère division<lb/>Paris, le 23 novembre 1881<lb/>Monsieur le ministre des Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Monsieur le ministre des Transports publics m’ayant invité, par une lettre en date du 14 de ce mois, à lui donner mon avis sur une demande formée par la ville de Saint-Germain-en-Laye en vue d’obtenir l’agrandissement de la place Thiers au moyen du reculement d’un mur des fossés du château, j’ai l’honneur de vous faire connaître qu’après avoir lu toutes les pièces du dossier de cette affaire et avoir examiné sur place la position du piédestal et celle du parapet couronnant le mur des fossés, il ne m’a pas paru qu’il y eût lieu d’accueillir la demande de la municipalité. Le rapport que M. Lafollye, architecte, avait adressé le 30 septembre dernier à M. le ministre des Travaux publics démontre que la prétention de la Ville, devant imposer à l’Etat non seulement une dépense considérable mais aussi des pertes de terrains, doit être repoussée. Le moyen proposé par l’architecte du château me semble être le seul auquel on puisse raisonnablement s’arrêter : il consiste à supprimer la double enceinte qui entoure le piédestal et à mettre ce monument dans la condition de toutes les statues qu’on élève aux hommes illustres sur les places publiques ; on les protège ordinairement par une grille et par un trottoir. Ici, où l’on ne disposait que d’un emplacement très restreint et irrégulier, on a établi en dehors de la grille une espèce de parterre qui obstrue la voie publique. Le plan annexé au rapport de M. Lafollye prouve que, lorsqu’on aura fait disparaître la première enceinte du monument, la viabilité sera largement assurée sur la place Thiers ; du côté du fossé, l’espace entre trottoirs, dans la portion la plus étroite, sera de 10 m. 00 et, du côté du théâtre, également entre trottoirs, de 17 m. 50.<lb/>La seule concession qui pourrait être faite serait celle du pan coupé sur le mur du fossé à l’angle de la place du château, tel qu’il est tracé sur le plan précité, mais il me paraîtrait juste, si vous consentiez, Monsieur le Ministre, à cette concession, d’imposer à la Ville l’obligation de prendre à sa charge les dépenses occasionnées par la démolition et la reconstruction du mur du fossé ; dans cette opération qui ne l’intéresse pas, l’Etat contribuerait ainsi par l’abandon du terrain au profit de la place du Château, c’est-à-dire de la Ville.<lb/>En ce qui concerne l’immeuble situé à l’angle de la place et de la rue Thiers, acquis par l’ancienne Liste civile et qui a été attribué ou doit l’être à votre ministère pour devenir une dépendance du château dans laquelle on aménagerait les ateliers, les magasins, les logements du conservateur et du personnel du musée, il n’y a pas lieu non plus, à mon avis, de consentir à la proposition de la municipalité. Le retranchement marqué sur le plan dressé par l’architecte de la Ville, qui imposerait à l’Etat un sacrifice d’environ 50 mètres de terrain, n’aurait d’autre résultat que de rendre la place Thiers encore plus irrégulière qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le tracé du plan de M. Lafollye est préférable sous tous les rapports. Il met la nouvelle façade de l’immeuble en alignement et en prolongement de celle du théâtre. C’est à ce dernier parti, je le suppose, qu’on s’arrêtera lorsqu’on utilisera ce bâtiment.<lb/>Il me paraitrait déplorable que, par suite du choix peu heureux fait pour placer le monument élevé à la mémoire de M. Thiers, votre administration se trouvât entrainée non seulement à des dépenses considérables, mais aussi à nuire par le rétrécissement du fossé à l’effet architectonique du château et particulièrement à celui de la magnifique chapelle, qui présente de ce côté son plus grand développement ; et cela pour conserver la double grille qui entoure la statue. Je dois à ce sujet, Monsieur le Ministre, appeler votre attention sur le passage du rapport de M. Lafollye qui signale que le public trouvant généralement le monument mal placé, il serait possible qu’on le transportât un jour sur un autre point de la ville.<lb/>Tel sont les avis, qu’après mûr examen, j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation.<lb/>Ci-joint les pièces communiquées, au nombre de dix.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, votre très obéissant et très dévoué serviteur.<lb/>L’inspecteur général de la 1ère division.<lb/>Ch. Questel »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11277_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une délibération du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye concernant une éventuelle modification des fossés du château</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">383</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 860</unitid>
                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">24 février 1882</unitdate>
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                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_11282_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil municipal<lb/>Séance du 24 février 1882<lb/>L’an mil huit cent quatre-vingt-deux, le vingt-quatre février, à 9 heures du soir,<lb/>Les membres du conseil municipal se sont réunis au lieu ordinaire de leurs séances à l’hôtel-de-ville sous la présidence de M. le docteur Salet, maire<lb/>Etaient présents :<lb/>MM. E. Choret, Désoyer, Anferte, Villain, Lepintre, Boudin, Dambrine, de Mortillet, Juteau, Laurent, Faucon, Spéneux, Hervieu, Moissant, Godet, Duval, Johnson, Plessis et Deschastres<lb/>M. le maire expose ce qui suit :<lb/>Le comité constitué à Saint-Germain à l’effet d’élever, à l’aide d’une souscription publique, une statue à la mémoire de M. Thiers eut, lorsque le succès de cette souscription fut assuré, à s’occuper du choix de l’emplacement de cette statue.<lb/>Après avoir examiné tous les points de la ville où ce monument pouvait être placé, il se décida, sur l’avis très formel de M. Antonin Mercié, chargé d’exécuter cette œuvre, pour la place du Théâtre. Cette place, le comité en avait l’assurance, devait être agrandie du côté du château par le reculement d’environ trois mètres du parapet du fossé.<lb/>Ce reculement, déjà opéré sur d’autres points, résultait d’un projet d’ensemble dressé par l’architecte du château. Il devait être la conséquence de la reconstitution complète du château de François 1er et de la construction d’une série d’abris destinés à contenir certains objets ne pouvant trouver place dans les salles du château. Le comité, faisant œuvre d’avenir, devait tenir compte, dans la place à donner à son monument, de cette modification prochaine des lieux. Il demanda donc à ce que ce travail, qui devait être accompli dans un temps indéterminé, le fut pour l’époque de l’inauguration de la statue. Il demanda, en outre, afin de corriger autant que possible l’irrégularité de la place un nouvel alignement du côté de la villa Saint-Germain. C’est en tenant compte de ces diverses modifications que fut dressé le plan d’ensemble du monument.<lb/>Le conseil municipal adopta successivement d’abord le choix de l’emplacement de la statue (délibération du 26 octobre 1879) puis, les modifications de la place du Théâtre demandée par le comité (délibération du 8 octobre 1879).<lb/>Ces modifications d’alignement devenaient, dès ce moment, une œuvre municipale, dont l’administration devait poursuivre la réalisation. Une demande, à laquelle était jointe la délibération du conseil avec les plans à l’appui, fut dès le 3 décembre 1879 régulièrement transmise aux autorités compétentes.<lb/>La propriété de la villa Saint-Germain dépendant de l’ancienne Liste civile était alors contestée ou tout au moins incertaine. Il ne put donc être donné aucune suite aux projets se rapportant à cet immeuble. Du reste, de ce côté, le monument ayant un large dégagement, ces alignements avaient une moindre importance.<lb/>Mais il n’en fut pas de même pour les modifications d’alignement du côté des fossés du château. Et dans ses deux dépêches des 9 et 21 août 1880, monsieur le ministre des Travaux publics ne fait aucune objection au reculement projeté. Il réserve seulement la question de la dépense. Il accorde même le reculement immédiat à l’aide d’une construction provisoire faite à frais commun par l’Etat et la Ville. Nous verrons tout à l’heure comment sur l’assurance qui fut donnée au conseil municipal de la prochaine exécution d’un travail définitif. Ce travail provisoire ne fut pas exécuté.<lb/>Dans ces conditions, la ville de Saint-Germain n’avait qu’à attendre la réalisation de ces assurances, se réservant, au moment de l’exécution, de démontrer, si c’était nécessaire, qu’elle n’avait pas à intervenir dans une dépense dont elle profitait, cela est vrai, mais qui devait toujours et quand même être faite et cela dans l’intérêt du monument lui-même et de la conquête organisation du musée gallo-romain.<lb/>Elle s’était bornée à demander à ce que ce travail, résolu depuis longtemps, fut simplement avancé. Le manque de temps, et surtout des raisons d’économie avaient seuls empêché qu’il fut donné satisfaction à sa demande.<lb/>Les choses en était là lorsque M. le préfet, à la date du 20 janvier dernier, transmettait à l’administration municipale, avec une lettre explicative, le dossier de cette affaire augmenté d’un rapport de M. l’architecte du château, d’un rapport de M. l’inspecteur général de la 1ère division du ministère, devenu à ce moment ministère des Beaux-Arts et d’un plan complémentaire.<lb/>De la lecture de la terre du préfet et de l’examen de ces divers documents, il résultait que la situation était complètement changée. En effet, M. l’architecte du château et après lui M. l’inspecteur général, dont le rapport est en tout conforme à celui de M. Lafollye, concluent que le mur du fossé ne soit plus reculé sur la partie qui borne la place Thiers, que ce reculement ne soit autorisé que sur le plan coupé qui fait face à la maison Dubonnet et, tranchant la question laissée en suspens par le ministre, de savoir à qui incomberaient les frais de cette modification, même partielle. Ils sont d’avis que ces frais doivent être mis entièrement à la charge de la Ville. La circulation autour du monument élevé à M. Thiers serait assurée en supprimant une partie de l’entourage du monument.<lb/>C’est sur ces modifications apportées aux précédentes délibérations du conseil municipal, délibérations que M. le ministre des Travaux publics avait accueillis sans aucune espère d’objection, sauf ses réserves sur la dépense à faire, que M. le préfet appelle le conseil à délibérer.<lb/>Ces changements dans la manière d’envisager cette question de la part de l’autorité supérieure paraissent résulter exclusivement d’un rapport de M. l’architecte du château et subsidiairement d’un rapport de M. l’inspecteur général.<lb/>Il convient donc d’examiner tout d’abord si les raisons émises dans ces rapports sont de nature à nous faire revenir sur des résolutions prises par un grand nombre nous, puis de voir s’ils sont justes indiscutables les motifs invoqués pour faire mettre les dépenses à faire entièrement à la charge de la Ville.<lb/>Mais un rapide retour sur le passé est nécessaire pour bien préciser les faits :<lb/>L’administration municipale écrivait à la date du 17 juillet 1880 à M. le ministre des Travaux publics, en lui transmettant (à nouveau) les plans détaillés dud. monument et les modifications d’alignement demandées, une lettre qui contenait notamment ce passage :<lb/>« Dans ces conditions, je viens vous demander M. le Ministre, de vouloir bien ordonner que le reculement du mur du fossé sur une largeur de 3 mètres dans la partie qui longe la place du Théâtre, travail qui devra toujours et quand même être fait, soit exécuté immédiatement ; ce travail nécessitera la rectification du pan coupé qui donne accès à la place du Château et qui facilitera la circulation sur ce point. »<lb/>Dans sa réponse en date du 9 août 1880, M. le ministre des Travaux publics dit d’abord que, « consulté sur cette affaire, l’architecte du château a reconnu avec son collègue de la Ville que le reculement ne devait être que de 2 m. 68. Les travaux définitifs, ajoute M. le ministre, devront nécessiter un certain temps et une dépense d’environ 35000 francs. Rien de définitif ne pouvant être terminé pour l’époque de l’inauguration, il ne peut être question en ce moment, ajoute encore M. le ministre, que d‘une construction provisoire consistant en un pont en charpente qui couvrirait la partie du fossé à réunir à la voie publique. »<lb/>Cette construction provisoire devant nécessiter une dépense de 4000 francs, le ministre consent à en prendre la moitié à sa charge. C’est dans cette lettre que M. le ministre des Travaux publics fait toute réserve que la question de savoir comment seraient réglées les dépenses nécessitées par le travail définitif.<lb/>Ayant fait demander officieusement à M. le ministre si, vu la situation financière de la ville de Saint-Germain, il ne pourrait se charger de la totalité de la dépense de cette construction provisoire, M. le ministre, dans une lettre en date du 21 août confirmait sa première dépêche et il ajoutait : « si d’ailleurs la participation par moitié est acceptée par la municipalité, je désire que l’architecte se mette en mesure de commencer immédiatement les travaux dont il s’agit et je lui donnerai des instructions dans ce but aussitôt que vous m’aurez fait parvenir votre réponse ».<lb/>La question, telle qu’elle avait été posée par M. le ministre des Travaux publics, fut soumise au conseil municipal dans sa séance du 25 août suivant.<lb/>Je crois utile de rapporter ici le texte complet du procès-verbal de cette partie de la séance du conseil :<lb/>« Le maire communique au conseil une lettre de M. le ministre des Travaux publics en date du 21 août courant, faisant connaître qu’il convent à faire opérer immédiatement le reculement du fossé du château au moyen d’un pont provisoire dont le prix s’élèverait à 4000 francs mais que ce travail, qui doit surtout profiter à la Ville, doit être exécuté par elle et moitié par l’Etat. Le maire observe que le monument érigé à la mémoire de M. Thiers rendra plus difficile l’accès à la rue Thiers et qu’il est indispensable d’élargir cette rue au moyen du reculement projeté, que le travail consenti par M. le ministre permettrait de reculer le trottoir actuel de la rue, puisque le pont qui serait établi sur le fossé servirait, de passage aux piétons et qu’il rendrait possible l’achèvement complet de la place. Il ajoute : que, sans tenir compte du monument de M. Thiers, il y a un intérêt évident à ce que l’espace livré à la circulation soit agrandi sur la place et notamment entre l’angle du fossé et la maison Dubonnet, que ce reculement, qui doit avoir 2 m. 68 de largeur sur une longueur de 54 m. 00 environ serait une amélioration des plus profitables à la ville, que quant à lui il serait d’avis d’accorder la participation demandée car l’espace gagné se trouverait définitivement et immédiatement acquis à la circulation. M. Bourguignon fait observer que si la Ville s’engage à payer la moitié de ces travaux provisoires, il est à craindre que l’Etat ne demande la même participation lors des travaux définitifs. M. Choret répond que c’est justement ce qui ressort de la correspondance de M. le sous-secrétaire d’Etat, qui fait des réserves les plus formelles à ce sujet. M. le maire répond que déjà les fossés du château ont été rétrécis, soit au profit du terrain de l’Etat sur la face du château donnant sur le parterre, soit au profit de la Ville sur la place du Château, et que toujours ce travail a été effectué par l’Etat sans que la Ville ait été appelée à y participer, que du reste, pour prévenir toute interprétation à cet égard, il propose d’insister, dans la délibération qui autoriserait cette dépense sur ce point, que cette somme de deux mille francs ne serait donnée par la Ville que pour ce seul motif que l’Etat s’imposerait, en vue seulement de lui être agréable, un travail dont il ne devrait tirer aucune espèce de profit puisque ce travail provisoire devrait plus tard être détruit pour opérer une construction définitif, que ce serait là le seul motif d’une participation, étant bien entendu que le travail définitif devrait rester entièrement à la charge de l’Etat, ainsi que tous les précédents l’établissent, qu’ainsi on avait tout profit sans courir aucun risque. M. Cagnard ne comprend pas que l’Etat ne prenne pas ces travaux entièrement à sa charge en faveur de l’inauguration du monument du premier président de la République. Le maire répond que le ministre fait déjà une grande faveur à la Ville en prenant à sa charge la moitié de la dépense, attendu que ces travaux sont plutôt une gêne pour le château. M. Carle demande pourquoi l’Etat ne ferait-il pas exécuter ces travaux d’une façon définitive. M. Choret explique que si le travail se faisait immédiatement, il faudrait employer des matériaux neufs, ce qui porterait la dépense à 30000 francs environ et que si, au contraire, on se sert des matériaux provenant de la démolition du pavillon d’angle, le même travail ne coûterait que environ douze mille francs et, de plus, il ajoute que le travail définitif devant être exécuté dans dix-huit mois, il ne voit pas que cette dépense soit bien utile. M. Carle demande si M. Choret croit être bien sûr que ce travail soit exécuté dans dix-huit mois. M. Choret affirme que le travail définitif sera exécutés dans dix-huit mois et qu’en outre, avant cette époque, le pont provisoire deviendrait inutile puisque le pavillon d’angle devant être démoli, le pont devrait être ou effondré par cette démolition, ou tout au moins retranché de la circulation. Après une longue discussion à laquelle prennent part plusieurs membres, le conseil déclare par sept voix contre six qu’il n’y a pas lieu pour la Ville de contribuer à la dépense de ce travail. »<lb/>Il ressort de ce qui précède :<lb/>1° que l’élargissement de la voie publique par le fait de construction d’abris le long des murs du fossé du château sur la partie qui borne la place Thiers avait été accepté par tous les intéressés, ministre des Travaux publics et architecte du château, sans aucune espèce d’objection.<lb/>La seule modification faite à cette époque par l’architecte du château avait été de déporter de 3 mètres à 2 m. 68 le reculement du parapet du fossé.<lb/>Bien que la question de savoir à qui incomberait la dépense de cette construction ne fut pas tranchée, cette construction n’était ajournée que pour raison d’économie.<lb/>2° que si l’élargissement de la voie publique à l’aide d’une construction provisoire, élargissement autorisé par le ministre compétent sur une longueur de 54 m. et sur une profondeur de 2 m. 68 n’avait pas été réalisée, c’était sur les affirmations précitées.<lb/>Ceci bien posé, passons à l’examen du rapport de M. l’architecte du château. Il commence par expliquer les motifs qui, après lui avoir fait émettre en juillet 1880 un avis favorable à l’exécution du projet présenté par l’administration municipale, le conduisent à le repousser à la date du 30 septembre 1881. M. l’architecte s’est bien rendu compte, en juillet 1880, de toutes les défectuosités qu’il trouve dans les projets qui lui étaient soumis, il a bien constaté qu’il n’y avait plus que 6 m. 30 entre un des angles du trottoir extérieur du monument et un point du trottoir extérieur du monument et un point du trottoir du fossé du château. Mais il ajoute que le motif d’élever une statue au libérateur du territoire pouvait seul motiver un avis favorable au projet présenté. Il convient d’abord de répondre que s’il n’y a que 6 m. 30 entre un point des deux trottoirs, c’est précisément parce que le comité croyait à un élargissement d’environ 3 mètres entre ces trottoirs.<lb/>Puis, est-ce que M. Thiers n’est plus aujourd’hui le libérateur du territoire et si, à cette époque, cette condition était suffisante pour motiver un avis favorable, pourquoi ne le serait-elle plus aujourd’hui ?<lb/>Mais ajoute le rapport, ce n’est plus sur un projet, mais bien sur l’exécution que nous allons examiner ce qu’il est indispensable de faire pour assurer une libre circulation autour du monument.<lb/>Il vous paraitra, Messieurs, comme à nous assez bizarre qu’on attende qu’un monument soit exécuté pour voir ce qu’il y a à faire pour assurer autour de lui une libre circulation ; il vous semblera que ce n’est pas après, mais bien avant l’exécution que cet avis aurait dû être émis.<lb/>Ainsi, si des modifications avaient été jugées nécessaires, elles auraient pu être faites en temps convenable.<lb/>Mais la statue, continue le rapport, n’est pas orientée, elle semble avoir été placée au hazard sur la place, ce manque d’orientation fait ressortir la trop grande proximité du château.<lb/>La statue, vous le savez, est dans l’axe de la rue Thiers, l’ensemble du monument est parallèle à la route nationale qui traverse cette place et sa situation est telle que, lorsque le grand pavillon d’angle aura été démoli, la statue fera sensiblement face à la porte de sortie de la gare, d’où elle pourra être aperçue. Pouvait-on faire mieux ?<lb/>Les membres du comité et M. Antonin Mercié surtout ont assez cherché pour qu’il me soit permis d’affirmer le contraire. Que notre modeste statue soit un peu écrasée par le splendide château de Saint-Germain, cela se conçoit, mais que le château ait à souffrir de son voisinage, cela me parait difficile. Quoiqu’il en soit, en attendant qu’on puisse déplacer la statue, déplacement fort espérer par M. l’architecte, ainsi que nous le démontre son rapport, on pourrait toujours commencer par en diminuer l’entourage. Et alors, ne tenant plus compte des conditions d’ensemble dans lesquelles le monument avait été conçu, conditions acceptées par tout le monde et par M. l’architecte lui-même, au lieu d’exécuter ces conditions dont une des principales est le reculement du fossé, M. l’architecte trouve plus simple de supprimer une partie du monument, c’est la seule manière à son avis d’assurer la circulation.<lb/>Grâce à cette amputation, toute difficulté s’aplanit. M. l’architecte s’est occupé dans son rapport d’une foule de choses qui sont peut-être dans son rapport d’une foule de choses qui sont peut-être en dehors de son terrain. Il a même cru devoir dresser un plan des modifications qu’il juge bon d’apporter à un monument élevé par des souscriptions venant de tous les points de la France, monument en quelque sorte laissé à la garde de la ville de Saint-Germain.<lb/>Lors de l’inauguration de ce monument, la presse de tous les partis s’est occupée de cette œuvre. L’opportunité de cet hommage a pu être blâmée par les uns, les détails d’organisation de la fête ont pu être critiqués par les autres, que sais-je encore ? Mais il est un point sur lequel la presse de toute nuance a été unanime c’est pour constater la réussite complète de l’œuvre. Il n’y a pas eu à cet égard une note discordante.<lb/>Mais qu’importe à M. l’architecte ! Pour lui, le monument n’est pas de proportion, il est mal conçu, il est mal placé et, ne se rappelant pas que cette place même comportait l’exécution d’un travail accepté par lui plutôt que d’accomplir ce travail, il faut diminuer le monument.<lb/>Mais M. l’architecte va plus loin encore ; ici, il faut citer textuellement :<lb/>« Nous sommes certain d’être en cela d’accord avec l’opinion publique qui trouve le monument mal situé et nous avons entendu exprimer le vœu que la statue de M. Thiers soit reportée dans les jardins de la mairie le jour où ces jardins ouverts sur le parc seront livrés au public. » [dans la marge : Ce que M. l’architecte appelle les jardins de la Ville, c’est un carré de 24 mètres de côté.]<lb/>On ne peut, n’est-ce pas, Messieurs, discuter de pareilles assertions. Je me bornerai donc à dire que le maire et les adjoints de la ville de Saint-Germain, en situation de connaître un peu mieux peut-être que M. l’architecte le sentiment de la population de notre ville, n’ont jamais entend dire rien de semblable. C’est par ce rapport qu’ils ont connu cette manifestation du sentiment public. Ils n’en avaient jamais entendu parler avant ; ils n’en ont jamais entendu parler après.<lb/>Et si, depuis, j’ai cherché à connaître ce que pensaient certains personnes de ces affirmations de M. l’architecte du château, je dois dire que j’ai toujours été accueilli avec l’étonnement le plus grand et, en ce qui concerne le déplacement de la statue, avec un sentiment souvent un peu plus vif.<lb/>Or, si M. l’architecte s’est occupé ainsi de choses un peu en dehors de ses attributions, il nous semble que, par contre, il a négligé dans son rapport certains points qui, à notre avis, devaient être traités en première ligne. Toutes ces complications résultent de ce seul fait, c’est que le reculement des fossés, reconnu autrefois nécessaire à la complète restauration du château de Saint-Germain et la construction des abris qui devait en être la conséquence jugée indispensable à la bonne installation des collections du musée, ne seraient plus exécutés.<lb/>On se rappelle que c’est la connaissance de la construction prochaine de ces abris et par suite de l’agrandissement de la place qui avait déterminé la position de la statue sur un point précis de cette place et qui avait fait concevoir à M. Antonin Mercié le plan d’ensemble de son monument.<lb/>Or, aujourd’hui le reculement des fossés n’aurait plus sa raison d’être, ces abris seraient inutiles et leur exécution remise. Pourquoi ?<lb/>Voilà les questions qu’il aurait fallu traiter avec détail, démontrer l’inutilité du reculement des fossés, démontrer l’inutilité de ces abris, telle devait être la base du rapport qui devait avoir les conclusions que nous connaissons.<lb/>Or, M. l’architecte du château n’en dit pas un mot et M. l’inspecteur général après lui n’y fait aucune allusion.<lb/>Eh bien, Messieurs, le reculement des fossés et la construction de ces abris résultaient d’un plan d’ensemble arrêté par Eugène Millet, plan d’ensemble qui avait déjà reçu un commencement d’exécution et dont Eugène Millet s’était entendu avec le conservateur du musée. Ces abris étaient considérés à cette époque comme indispensables à la restauration du château d’abord et à la bonne organisation des collections. Ces collections n’ont pas diminué, je suppose. Prévoit-on, depuis quelques mois, que le musée de Saint-Germain doive avoir une moindre importance ? Nous ne le pensons pas et nous croyons au contraire avoir de très bonnes raisons pour affirmer que ces abris sont aussi indispensables aujourd’hui qu’ils l’étaient autrefois.<lb/>Mais, dit M. l’architecte du château, on rétrécirait ainsi le fossé et on nuirait au bon aspect de ce superbe monument.<lb/>Parlant dans le même sens, M. l’inspecteur général s’exprime ainsi : « Il me paraitrait déplorable que par suite du choix peu heureux fait pour placer le monument élevé à la mémoire de M. Thiers, votre administration se trouvât entraînée non seulement à des dépenses considérables, mais aussi à nuire par le rétrécissement du fossé à l’effet architectonique du château et particulièrement à celui de la magnifique chapelle qui présente de ce côté son plus grand développement, et cela pour conserver la double grille qui entoure la statue. »<lb/>Nous nous sommes déjà expliqué sur le choix de l’emplacement ; celui adopté était le seul possible et, du reste, étant donné le caractère de la statue qu’il avait à faire, M. Antonin Mercié, dont certes le mérite n’a pas besoin d’être rappelé, a affirmé de la manière la plus positive que cet emplacement était le seul qui put convenir.<lb/>Quant à ce qui a trait au rétrécissement du fossé, il semblerait résulter de ce texte que ce rétrécissement serait un fait unique et que, par suite, le fossé se trouverait moins large là qu’en tout autre point.<lb/>Eh bien, Messieurs, voici la vérité à cet égard et nous verrons tout à l’heure la cause de ces irrégularités ; la largeur du fossé sur la place du Château est de 17 mètres, elle est sur le parterre de 21 mètres puis de 16 mètres, elle est de 17 mètres le long de la cité et de la rue Thiers, sur une autre partie de la rue Thiers elle est de 21 mètres, et enfin sur la place Thiers, là où un rétrécissement de 2 m. 68 avait été accordé, elle est de 24 m. 10. C’est-à-dire qu’en ce point, même avec le rétrécissement concédé, la largeur du fossé serait encore bien plus considérable que partout ailleurs. Vous voyez donc qu’il n’y a pas à craindre que ce rétrécissement nuise à l’effet architectonique du château, pourrait-il en être ainsi de la chapelle ?<lb/>Certes, Messieurs, nous professons pour cette merveille d’architecture l’admiration la plus grande, mais nous ne pouvons admettre qu’elle puisse perdre de sa valeur lorsqu’elle sera vue à 21 m. 42 au lieu d’être admirée à 24 m. 10.<lb/>Mais il est une considération sur laquelle nous prenons la liberté d’appeler tout particulièrement l’attention de M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. Cette considération est celle-ci : la restauration du château de Saint-Germain a été entreprise dans le but de reconstituer ce monument dans son ensemble et dans ses détails tel qu’il existait sous François 1er.<lb/>Or des plans très précis, très complets, datant de cette époque, nous ont été conservés. De l’examen de ces plans et notamment de ceux publiés par Jacques Androuet du Cerceau dans le premier volume « des Plus Excellents Bastiments de France, édition de 1557 », il résulte que les fossés qui à cette époque entouraient le château avaient partout une largeur uniforme. Cette largeur, mesurée à l’échelle qui accompagne ces plans, est de huit toises, c’est-à-dire un peu moins de 16 mètres. Si on consulte le texte qu’Androuet du Cerceau a consacré au château de Saint-Germain, on trouve cette phrase : « le dit bastiment est accompli de ses fossez regnans autour de huit toises de large ».<lb/>Ainsi, le château de François 1er à Saint-Germain était entouré de fossés ayant une largeur uniforme de 16 mètres de large.<lb/>En 1680, Louis XIV, ne tenant nul compte de la valeur artistique du château qu’il habitait, mais uniquement pour avoir à Saint-Germain plus de logements, en résolut l’agrandissement. Ordre en fut donné à Colbert, alors ministre secrétaire d’Etat et surintendant des Bâtiments de France. Ces travaux furent exécutés assez rapidement à partir de 1682 sur les dessins et sous la direction de Mansart, premier architecte du roi. La dépense dépassa seize cent mille livres. Cet agrandissement consistait principalement dans l’édification de cinq gros pavillons qui venaient flanquer chacun des angles du château de François 1er.<lb/>Deux de ces pavillons étaient assez rapprochés, celui qui existe encore sur la place Thiers et celui qui suivait immédiatement du côté de la rue Thiers, à l’autre bout de la chapelle, qui se trouvait presque complètement englobée par ces deux pavillons.<lb/>Si l’on se rappelle que la largeur des fossés avant ces travaux n’était que de 16 mètres et si l’on tient compte de la saillie de 16 m. 40 que ces pavillons devaient faire dans les fossés, on comprendra la nécessité absolue dans laquelle se trouva Mansart d’élargir ces fossés. Cet élargissement ne fut pas partout opéré dans des conditions identiques. Là où les nouveaux pavillons étaient assez éloignés, aux deux extrémités de la ligne droite qui regarde le parterre, par exemple, l’élargissement ne porta que sur la partie du fossé qui faisait face à ces pavillons. Mais là, au contraire, où ces pavillons étaient plus rapprochés, comme ceux construits en face de ce qui est aujourd’hui la place Thiers, l’élargissement porta sur toute la longueur du fossé compris entre ces deux pavillons.<lb/>Ainsi se trouvent expliquées les irrégularités que nous constatons aujourd’hui.<lb/>Reconstituer le château de François 1er, c’est évidemment faire revire cet admirable monument tel qu’il existait avant sa mutilation. Mais alors que dans ce travail si remarquable de restauration, on s’est préoccupé des détails les plus infinis, que rien n’a été négligé pour ressusciter ce chef-d’œuvre, qu’on a tenu compte des plus petites choses, qu’on a cherché la forme des moindres ciselures, est-il permis de négliger les dimensions et l’aspect général des fossés ? Ne font-ils pas partie intégrante de l’édifice et ne doivent-ils pas concourir à lui restituer sa véritable physionomie ? Cela ne saurait pas faire doute ! C’est ce qu’avait parfaitement compris Eugène Millet lorsqu’il a conçu le projet déjà mis en partie à exécution d’une réfection générale de ces fossés.<lb/>Mais cette réfection ne pouvait s’accomplir dans des conditions ordinaires. Le château avait une destination déterminée. Il devait contenir le musée des Antiquités nationales. Or, les salles ne peuvent recevoir certains objets de dimension et de poids considérables, certains restes mégalithiques, des abris extérieurs étaient indispensables. De là l’idée d’élever non pas un mur plein à la place qu’occupait l’ancien mur de soutènement, mais d’utiliser l’espace compris entre le mur actuel et l’ancien mur en construisant des voûtes qui devaient former ces abris.<lb/>Ainsi, le château reprenait à l’extérieur son ancien aspect et dans les fossés on avait la possibilité d’organiser une exposition qui n’aurait pu trouver sa place nulle autre part.<lb/>Nous croyons donc, en ce qui a trait au principe même du rétrécissement du fossé sur la place Thiers, que l’intérêt de la complète restauration du château de Saint-Germain, celui de la nouvelle organisation des collections et l’intérêt de la viabilité de la Ville sont d’accord pour faire maintenir au conseil municipal sa délibération du 8 novembre 1879.<lb/>Nous accepterons donc avec reconnaissance le rétrécissement du pan coupé tel qu’il est proposé par M. l’architecte du château et accepté par M. l’inspecteur général, espérant qu’une étude plus complète de la question amènera M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à donner une complète satisfaction à la ville de Saint-Germain en exécutant à bref délai des constructions si indispensables au château d’abord et qui permettront en même temps de ne pas toucher au monument de celui qui fut un grand historien, le premier président de la République et le libérateur du territoire.<lb/>Il nous faut examiner maintenant à qui doit incomber les dépenses occasionnées par ces constructions, soit qu’elles s’appliquent à une partie seulement de la demande faite par la municipalité, c’est-à-dire aux abris à construire le long du pan coupé, soit sur ce pan coupé et sur la partie du fossé qui borde la place Thiers.<lb/>Dans son rapport, M. l’inspecteur général parle de la démolition et de la reconstruction du mur du fossé, opération, dit-il, qui n’intéresse nullement l’Etat. Il semble ignorer que l’élargissement de la voie publique doive être la conséquence de la restauration complète du château et de la construction d’abris nécessaires au musée. M. l’architecte va un peu plus loin et dit que cette rectification permettrait d’avoir en cet endroit les quelques niches demandées par le conservateur du musée pour y déposer des monuments mégalithiques.<lb/>Pour nous, il nous semble que la question doit être ainsi posée :<lb/>Le projet qui consiste à construire le long des murs du fossé du château une série d’abris à l’effet de donner au château de François 1er sa véritable physionomie et de compléter en même temps l’organisation des collections du musée doit-il être continué ? En un mot, ce travail doit-il être accompli d’abord dans l’intérêt d’un établissement de l’Etat ? Si oui, il est évident que la Ville n’a pas à participer aux dépenses de construction.<lb/>Là est toute la question et, pour nous, cette question est résolue dans le sens de l’affirmative la plus absolue. Ce que pourrait faire l’Etat dans ce cas, et cela contrairement à tous les précédents, ce serait de dire à la Ville : je vous livre la jouissance d’une certaine partie d’une construction établie par moi, car il est à remarquer que l’Etat, toujours possesseur du sol, reste propriétaire des constructions qui s’élèvent sur ce sol. En échange de cette jouissance, vous allez me payez une somme à déterminer. Voilà à notre avis le maximum des prétentions que dans ce cas l’Etat peut légitimement élever.<lb/>Mais remarquons que l’Etat a déjà commencé ce travail, que des abris ont été construits sur le parterre, que sur la place du Château ces mêmes constructions ont été élevées, qu’une parcelle de terrain fort utile à la circulation a été livrée ainsi à la Ville, et qu’il n’est venu à l’esprit d’aucun administrateur de réclamer quoi que ce soit à la municipalité.<lb/>Il y a donc tout lieu d’espérer que si la question est résolue par l’affirmative, c’est-à-dire si la nécessité de continuer l’édification de ces abris est démontrée, la Ville sera appelée comme précédemment à entrer en jouissance de la partie supérieure de ces constructions, à la charge par elle d’assurer l’entretien de la voie publique qui y sera établie.<lb/>Les rapports de ces messieurs traitait aussi de la question des alignements demandés au détriment du terrain occupé par la propriété dite villa Saint-Germain devenue aujourd’hui propriété nationale. Ils concluent à ce que cet alignement soit simplement établi par une ligne qui serait le prolongement de la façade du théâtre et ils concluent en outre à ce que le prix du terrain ainsi concédé à la Ville soit établi en raison du prix de revient.<lb/>Ici, Messieurs, l’Etat n’a aucun intérêt direct à cet alignement, nul engagement n’a été pris, nul précédent n’est à invoquer et nous n’avons qu’à nous incliner devant la décision qui sera prise, à moins que le conseil ne décide qu’il y a lieu d’examiner si le prix du terrain ne devrait pas être fixé en prenant pour base non pas le prix de revient, mais bien le prix habituel du terrain lorsqu’il est livré à la voie publique par le fait d’un alignement adopté par lui.<lb/>C’est pour ces diverses considérations que nous avons l’honneur de soumettre au conseil le projet de délibération suivant :<lb/>Le conseil,<lb/>Vu les délibérations du conseil municipal en date du 26 octobre et 8 novembre 1879,<lb/>Vu les dépêches de M. le ministre en date des 9 et 21 août 1880,<lb/>Vu la délibération du conseil municipal en date du 25 août 1880,<lb/>Vu la lettre de M. le préfet de Seine-et-Oise en date du 20 janvier 1882,<lb/>Vu les rapports de M. Lafollye, architecte du château, et de M. Questel, inspecteur général de la première direction au ministère des Arts,<lb/>Considérant que, lorsque le comité chargé d’élever un monument à la mémoire de M. Thiers a eu à s’occuper de l’emplacement de ce monument, il a reconnu que la place du Théâtre était la seule qui put recevoir ce monument, décision confirmée par le conseil municipal (délibération du 26 octobre 1879),<lb/>Que cette place devait être agrandie par le fait de la démolition prochaine du grand pavillon d’angle et du reculement des fossés qui devait suivre,<lb/>Que dans ces conditions, le comité devait se préoccuper de disposer son monument non pas en vue de la configuration actuelle de la place mais en vue de ce qu’elle devait être à bref délai,<lb/>Que les plans de ce monument ainsi dressés ont été approuvés par le conseil municipal (délibération du 8 novembre 1879) et transmis par les soins de l’administration municipale à M. le ministre des Travaux publics, qu’avec ces plans ont été fournies les demandes des alignements jugés nécessaires à leur bonne et complète exécution,<lb/>Considérant que, sauf la question de savoir à qui devait incomber le paiement de la dépense à effectuer et une légère modification dans les surfaces demandées, ces demandes d’alignement en ce qui concerne les fossés du château, les seuls dont il fut possible de s’occuper, il n’a été fait par l’Etat aucune objection,<lb/>Considérant que bien au contraire ces alignements non seulement étaient acceptés en principe mais que même M. le ministre des Travaux publics en accordait la réalisation immédiate à l’aide de construction provisoire, construction évidemment sans autre utilité pour l’Etat que d’honorer la mémoire d’un grand citoyen et dont il prenait pour ce motif la moitié de la dépense à sa charge,<lb/>Considérant que si ces alignements n’ont pas été immédiatement réalisés à l’aide de ces constructions provisoires, c’est pour les raisons qui ont prévalu dans la séance du 25 août 1880, raisons visant le peu de temps qui devait s’écouler pour le rétrécissement définitif des fossés du château et l’économie qui devait en résulter pour l’Etat par l’emploi des vieux matériaux et aussi par suite de l’indécision existant encore aujourd’hui au sujet du logement de M. le conservateur du musée, du personnel, etc.,<lb/>Considérant d’autre part qu’en acceptant sans objection ces alignements on autorisait ainsi le comité, qui avait charge de le faire, à exécuter intégralement les plans arrêtés par lui dans les conditions où ils avaient été soumis à l’autorité supérieure,<lb/>Qua dans ces conditions et sans entrer dans les considérations de haute convenance qui, à notre avis, auraient dû elles seules faire écarter l’idée de la diminution d’un monument élevé par une souscription nationale et cela dix-huit mois à peine après son érection à la mémoire du premier président de la République, il ne serait pas juste, alors que le monument élevé à M. Thiers a reçu l’approbation unanime, de venir obliger la municipalité à opérer cette diminution et cela parce que les conditions sur l’exécution desquelles l’Etat n’avait fait aucune objection ne doivent plus être remplies,<lb/>Considérant du reste que les motifs invoqués dans les rapports de M. l’architecte du château et de M. l’inspecteur, résultant à leur avis de la mauvaise situation de la statue, de son défaut d’orientation, de ce que son entourage est trop grand, etc., sont loin d’être concluants, que du reste toutes ces conditions étaient bien connues à l’avance puisqu’elles avaient donné lieu à un rapport de l’architecte du château, acceptant les alignements proposés,<lb/>Considérant que ces alignements étaient la conséquence d’un travail d’ensemble qui devait avoir pour résultat de compléter la restauration du château de Saint-Germain et de doter le musée des Antiquités nationales d’abris propres à y recevoir des objets qui ne pouvaient trouver place dans les salles,<lb/>Considérant qu’il n’a nullement été établi que le reculement des fossés jugé indispensable autrefois soit inutile aujourd’hui mais que, bien au contraire, son utilité parait tout aussi évidente,<lb/>Considérant qu’en ce qui concerne la raison invoquée que le rétrécissement des fossés serait de nature à nuire à l’effet architectonique du château et de la chapelle, qu’il résulte de l’examen des lieux et des mesures prises que les fossés, qui possèdent une largeur qui varie dans tous les autres points entre 16 et 21 mètres ont une largeur de 24 m. 10 là où un rétrécissement de 2 m. 68 avait été accordé, que dans ces conditions l’inconvénient signalé n’est nullement à redouter puisqu’en ce point la largeur du fossé sera encore plus considérable que partout ailleurs,<lb/>Considérant au contraire que l’étude des documents de l’époque établit d’une manière certaine que le château de François 1er était entouré de fossés ayant une largeur uniforme de 16 mètres,<lb/>Que la restauration entreprise de ce château a pour objet de le faire revivre tel qu’il était en 1680,<lb/>Que dans ces conditions, il paraît impossible de ne pas tenir compte des dimensions et de l’aspect général qu’avaient ces fossés avant que Louis XIV n’ordonnât la construction des gros pavillons d’angle dont le résultat fut de modifier l’aspect et les dimensions de ces fossés,<lb/>Considérant enfin qu’il ne serait pas juste que le comité qui s’est consacré à l’édification du monument élevé à la mémoire de M. Thiers voie ce monument amoindri et que la Ville, qui devait compter sur l’élargissement accordé d’une partie si importante pour elle de la voie publique, voie ses espérances déçues et cela par suite de modifications et de retards apportés dans l’exécution des travaux,<lb/>Considérant en ce qui concerne le paiement des travaux à exécuter, qu’il s’agisse de donner satisfaction en totalité ou en partie à la demande de la Ville, qu’il y a lieu de tenir compte, avant tout, de savoir si le travail à exécuter ne doit pas l’être pour donner satisfaction à un besoin impérieux d’un établissement de l’Etat,<lb/>Que dans ce cas, il est de toute évidence et de toute justice que ce travail soit payé par celui au profit de qui il est exécuté, que tout au plus la Ville pourrait être appelée à verser une indemnité pour la parcelle de terrain dont la jouissance lui serait concédée,<lb/>Considérant qu’il doit être évident pour tout le monde que l’exécution de ce travail est indispensable, ne serait-ce que pour restituer au château la véritable physionomie qu’il avait sous François 1er, mais qu’en outre il parait fort utile à la bonne installation des collections du musée, que du reste, déjà commencé sur diverses faces des fossés du château et notamment sur la place du château même, ce travail, qui a eu pour résultat de livrer à la circulation une parcelle de terrain n’a donné lieu à aucune demande d’indemnité vis-à-vis de la Ville,<lb/>Considérant, en ce qui concerne l’alignement demandé au détriment du terrain occupé par la Villa Saint-Germain que, de ce côté, l’Etat n’a aucun intérêt direct à la réalisation de cet alignement, qu’il n’a été pris aucun engagement et que du reste cet alignement est moins indispensable à l’aspect d’ensemble du monument élevé à la mémoire de M. Thiers,<lb/>Par ces motifs,<lb/>Le conseil délibère :<lb/>1° En ce qui concerne l’alignement à prendre sur les fossés du château. Il n’y a pas lieu de revenir sur la délibération prise par le conseil municipal dans sa séance du 8 novembre 1879, c’est-à-dire que le conseil, tout en acceptant avec la plus vive reconnaissance l’exécution partielle de ce projet, invite l’administration municipale à insister auprès de M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts pour obtenir l’exécution complète dans le plus bref délai possible de l’alignement qui avait été concédé à la Ville ainsi qu’en témoignent les dépêches ministérielles des 9 et 21 août 1880.<lb/>2° En ce qui concerne le paiement des travaux. Le conseil estime que ces travaux, comme ceux analogues exécutés précédemment, devant, avant tout, être faits pour restituer au château de Saint-Germain son véritable caractère historique en même temps que pour donner satisfaction aux besoins d’un établissement de l’Etat. La Ville, conformément aux précédents, n’a pas à intervenir dans la dépense.<lb/>3° Enfin, le conseil accepte les propositions transmises par M. le préfet en ce qui a trait aux modifications d’alignement du côté de la villa Saint-Germain, faisant  toute réserve sur la base qu’il serait équitable d’adopter pour la fixation du prix du terrain à concéder à la Ville.<lb/>Après discussion, ce projet de délibération est adopté par seize voix contre trois et une abstention.<lb/>Fait en séance les jour, mois et an ci-dessus. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">25 février 1882</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 25 février 1882<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre dépêche du 27 janvier dernier, vous avez bien voulu m’informer que les bâtiments du château de Saint-Germain avaient été compris pour une somme de cent vingt mille francs dans le crédit affecté en 1882 aux grosses réparations des Bâtiments civils et que cette somme serait particulièrement employée à la restauration du bâtiment sud et à l’installation du mobilier du musée gallo-romain dans les salles de l’angle nord-est.<lb/>Vous m’avez demandé en même temps de vous adresser la répartition de ce crédit de cent vingt mille francs par nature d’ouvrages. Cette répartition s’établit comme suit :<lb/>Maçonnerie, 75000 f. 00, Morin, soumission conditionnelle<lb/>Charpente, 7000 f. 00, Breton, 22 %<lb/>Couverture, 8000 f. 00, Gaget Gauthier, 15,30 %<lb/>Menuiserie, 10000 f. 00, Berthier, 10,50 %<lb/>Serrurerie, 6000 f. 00, Moutier, 7 %<lb/>Peinture et vitrerie, 4000 f. 00, Robiche, 14 %<lb/>Sculpture, 5000 f. 00, Rouget, série spéciale<lb/>Mobilier de l’angle nord-est, 5000 f. 00, Berthier, Moutier et Robiche, avec le rabais ci-dessus<lb/>Total égal au crédit : 120000 f. 00<lb/>Conformément à votre dépêche, j’attendrai vos instructions pour ce qui concerne la soumission des travaux de maçonnerie.<lb/>Je suis, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 15 avril 1882<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous exposer que les travaux d’établissement du chemin de fer de raccordement des deux gares de Saint-Germain sont terminés pour ce qui est relatif au rond-point faisant face à la grille de Pontoise. Le terrain a été déblayé et je pourrais commencer les travaux nécessaires au rétablissement des jardins qui existaient avant les travaux.<lb/>Mais avant de commencer ce travail, il est de toute nécessité que le réservoir de la compagnie du chemin de fer de l’Ouest, qui a été déplacé pour l’exécution des travaux et qui est aujourd’hui au milieu d’une avenue, soit rétabli à une place qui ne gêne en rien le tracé des jardins.<lb/>Pour obtenir ce résultat, je viens prier Monsieur le Ministre de vouloir bien demander à la compagnie du chemin de fer de l’Ouest d’avertir l’ingénieur qui s’occupe de ce service de s’entendre avec l’architecte du château pour que cette question soit réglée le plus promptement possible et de manière à satisfaire à la fois le service des jardins de l’Etat sans compromettre le service des chemins de fer de l’Ouest.<lb/>Je crois devoir en même temps exposer à Monsieur le Ministre que, d’après la convention passée entre l’Etat et la compagnie du chemin de fer de l’Ouest le 30 avril 1875, la concession du terrain faisant partie des parterres cesse le 31 décembre 1884.<lb/>Les dispositions nouvelles, l’intérêt des parterres et des jardins ne permettront pas à votre administration de passer un nouveau bail avec la compagnie ; dans ces conditions, il semble à l’architecte du château qu’il y aurait lieu de prévenir la compagnie qu’elle aurait certainement intérêt à examiner dès aujourd’hui la question de replacer le réservoir sur son propre terrain, attendu que l’établissement qu’elle pourrait faire maintenant sur les parterres devra cesser le 31 décembre 1884.<lb/>Il y aurait urgence à ce que cette question reçoive une prompte solution ; où il est placé, le réservoir de la compagnie gène la circulation et nous empêche de tracer les jardins.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une éventuelle modification des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction du contentieux des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 4 mai 1882<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de me transmettre le 4 avril dernier le dossier relatif au reculement du fossé du château et vous m’avez demandé en même temps d’examiner les documents exposés dans le rapport de M. le maire de Saint-Germain et de vous renvoyer les pièces avec mes observations.<lb/>Pour me conformer aux instructions de M. le Ministre, j’ai consulté les plans relevés par Du Cerceau, les plans qui nous ont été laissés par l’intendance de la Guerre, 1860, et les plans dressés par M. Millet, 1866.<lb/>L’étude de ces documents n’est pas venue confirmer les arguments développés par M. le maire.<lb/>Les murs du côté sud du château n’ont pas été modifiés par Mansart. Il a construit de ce côté des pavillons parallèlement aux murs de soutènement.<lb/>La citerne profonde établie par M. Millet a 2 mètres du pied du mur, les niches qu’il a pratiquées dans le pan coupé, 1866, donnent au contraire à cette restauration un caractère essentiellement définitif.<lb/>De plus, en raison de l’affectation du château à un musée et pour des considérations de construction et d’architecture qu’il serait trop long de développer ici, M. Millet a modifié non seulement les plans mais encore l’architecture du château de François premier.<lb/>Pour n’en citer ici qu’un exemple : l’escalier carré et la tourelle rattachée au donjon n’appartiennent pas au plan primitif ; les pilastres décoratifs en briques des étages ont été remplacés à l’extérieur par des contreforts en pierre ; aux couvertures en dalles des terrasses il a substitué une couverture en métal, etc.<lb/>Enfin Mansart (et le château de Saint-Germain-en-Laye en est peut-être le seul exemple) a suivi l’ordonnance de l’architecture de François 1er dans la décoration des cinq pavillons qu’il a élevées. Cette circonstance en a justifié la démolition proposée par M. Millet. Si ces pavillons eussent été construits dans l’architecture de l’époque de Louis XIV, le comité des Monuments historiques n’aurait pas accepté aussi facilement un projet faisant disparaître des documents historiques.<lb/>Cet exposé établit d’une manière précise qu’il n’entrait pas dans les projets de M. Millet de diminuer la largeur de ces fossés, qui sont encore les fossés du temps de François premier. Mais devant l’importance que le conseil municipal de Saint-Germain paraît attacher à l’agrandissement de la place Thiers, je crois devoir exposer à M. le Ministre que l’architecte est tout disposé à ajourner la solution de cette délicate question jusqu’au moment où le pavillon Louis XIV sera démoli et la salle de Mars restaurée.<lb/>A ce moment, s’il est possible, sans porter préjudice aux vues perspectives du château et si la diminution de la largeur du fossé ne peut nuire en rien à l’établissement des monuments mégallitiques et de la colonne Trajane, que le conservateur du musée se propose d’y installer, je serai très heureux d’émettre un avis favorable à la demande présentée par M. le maire au nom du conseil municipal de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué et très obéissant serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à réaliser dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Paris, 20 juin 82<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Sur la demande de M. le préfet de Seine-et-Oise et par une lettre en date du 26 mars 1881 émanante de la direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux, M. Sadi Carnot, alors ministre des Travaux publics, a autorisé MM. les ingénieurs chargés de la construction de la ligne de raccordement des deux gares de Saint-Germain-en-Laye à occuper temporairement et à enclore certaines parties du parterre de Saint-Germain pour y établir des dépôts de matériaux et des chantiers.<lb/>M. Sadi Carnot a accordé cette autorisation sous les conditions énoncées dans un rapport de M. Lafollye, architecte des parterres et terrasses de Saint-Germain, dont il a donné copie à M. le préfet, notamment sous la réserve que, après l’achèvement de l’opération, le parterre de Saint-Germain serait remis dans l’état où il était auparavant.<lb/>D’après les renseignements fournis par M. l’architecte, cette opération étant actuellement terminée, il y a lieu, conformément à la réserve sus-indiquée, de pourvoir au rétablissement du parterre dans son état antérieur.<lb/>J’ai l’honneur, en conséquence, de vous transmettre ci-joint, avec la lettre et le plan qui l’accompagnent, un devis dressé par M. Lafollye des travaux nécessaires à cet effet. Dans ce dernier, la dépense est évaluée à 17213 f. 70.<lb/>Je vous prie, Monsieur le Ministre et cher collègue, de vouloir bien prescrire l’exécution des travaux dont il s’agit et de donner des instructions pour que la dépense de 17213 f. 70 qu’ils occasionneront soit payée sur le budget de votre département.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le ministre<lb/>Signé : Jules Ferry »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des sculptures destinées au parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">18 septembre 1882</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 septembre 1882<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément à vos instructions, je me suis mis en rapport avec monsieur le conservateur des Musées nationaux, j’ai visité les magasins du Louvre et, d’accord avec monsieur Courajod, son représentant, je viens prier Monsieur le Ministre de vouloir bien demander à l’administration des Musées de mettre à ma disposition, pour la décoration des jardins de Saint-Germain :<lb/>1° deux vases provenant du parc de Saint-Cloud (M.R. n° 301)<lb/>2° un grand vase orné de rinceaux en marbre blanc provenant des Tuileries<lb/>3° un groupe de monsieur Maillet (Agrippine et Caliugula)<lb/>J’avais choisi une statue de Pandore mais, après examen sur place, cette statue n’est pas assez importante pour trouver sa place dans le parc.<lb/>Je vais commencer les études nécessaires pour l’exécution des piédestaux de ces vases et de ces statues (quatre).<lb/>Je crois devoir saisir cette circonstance pour exposer à Monsieur le Ministre que, pour décorer les grands carrés placés le long de l’avenue Louis XIV, il faudrait 4 groupes ou 4 statues ayant au moins 2 mètres de haut, et pour le prier de vouloir bien s’entendre avec la commission d’achat des œuvres des artistes des expositions annuelles pour que cette commission achète, au moins chaque année, un groupe ou une statue pour achever la décoration des jardins et parterres de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">8 décembre 1882</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction de la construction des chemins de fer<lb/>Paris, le 8 décembre 1882<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Par une lettre du 26 juin dernier, votre prédécesseur a rappelé à mon administration qu’une décision ministérielle du 26 mars 1881 (direction des Bâtiments civils et Palais nationaux) a autorisé MM. les ingénieurs chargés de la construction de la ligne de raccordement des deux gares de Saint-Germain-en-Laye à occuper temporairement et à enclore certaines parties du parterre de Saint-Germain pour y établir des dépôts de matériaux, à la condition qu’après l’achèvement des travaux du chemin de fer le parterre serait remis en état.<lb/>Votre prédécesseur ajoutait que, les travaux dont il s’agit étant terminés, il y avait lieu, de la part de mon administration, de se conformer aux obligations ci-dessus rappelées et de pourvoir à la réfection du parterre de Saint-Germain.<lb/>La dépense qui devait résulter de ce travail était évaluée, par la dépêche du 26 juin, d’après le devis présenté par l’architecte du château, à 17213 f. 70.<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que, au cours de l’instruction à laquelle donné lieu l’affaire, ce chiffre de 17213 f. 70 a été reconnu insuffisant par MM. les ingénieurs et qu’un nouveau devis, faisant ressortir la dépense du travail projeté à 19436 f. 49, a été produit par L. l’architecte du château.<lb/>MM. les ingénieurs ont proposé : 1° d’ajouter à ce chiffre une somme à valoir de 1569 f. 51, 2° de mandater directement la dépense au nom des ayants droit, sur le vu des rôles, états et mémoires certifiés par M. l’architecte du château, jusqu’à concurrence d’une somme de 21000 f., et d’imputer la dépense sur les fonds affectés à la construction du chemin de fer de raccordement des gares de Saint-Germain.<lb/>Après avoir pris l’avis du conseil général des ponts et chaussées (3e section), il m’a paru, conformément à l’avis de ce conseil, qu’il y avait lieu d’approuver les propositions de MM. les ingénieurs, et je les ai adoptées par décision de ce jour.<lb/>J’ai donné connaissance de cette décision à M. le préfet de Seine-et-Oise et à M. l’ingénieur en chef Cabarrus.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Pour le ministre et par autorisation,<lb/>Le conseiller d’Etat, directeur de la construction des chemins de fer »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux réalisés dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1883/1883" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1883</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 25 avril 1883<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Lorsque les travaux de raccordement des deux gares de Saint-Germain ont été assez avancés pour que l’on puisse s’occuper de rétablir les jardins des parterres du château, à la suite d’une conférence avec messieurs les ingénieurs de l’Etat j’ai été chargé par M. Cabarrus, ingénieur en chef des chemins de l’Ouest, de dresser le projet de rétablissement des jardins des parterres, comprenant : un nouveau tracé des abords du rond-point de la grille de Pontoise, du rosarium, les dessins de nouvelles grilles, etc., et de faire le devis des travaux à exécuter, de faire exécuter les travaux, et de vous adresser le devis, Monsieur le Ministre, en vous priant de vouloir bien le faire parvenir à votre collègue monsieur le ministre des Travaux publics, qui avait pris l’engagement de prendre à sa charge la remise des lieux en bon état.<lb/>Le devis approuvé, les travaux ont été exécutés conformément au projet que j’avais dressé et les dépenses ont été soldées par le ministère des Travaux publics.<lb/>Lors de la conférence, il ne fut question que des travaux, et dans la rédaction du devis j’ai négligé de porter les honoraires de l’architecte et du vérificateur.<lb/>Pour réparer cette omission regrettable, je prie Monsieur le Ministre de vouloir bien adresser le présent état d’honoraires à monsieur le ministre des Travaux publics ne lui demandant de vouloir bien le faire solder comme il l’a fait pour les mémoires des travaux.<lb/>Le montant des dépenses s’étant élevées à la somme de 17476 f. 55 centimes, les honoraires calculés au taux des grosses réparations, 4 %, s’élèveraient à la somme de 699 f. 04 cent. qui se répartiraient ainsi :<lb/>Architecte : 3 % : 524 f. 28<lb/>Vérificateur : 1 % : 174 f. 76<lb/>Ensemble : 699 f. 04<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant des sculptures destinées au parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction générale des Beaux-Arts<lb/>Paris-Royal, le 4 mai 1883<lb/>Monsieur le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Note<lb/>En réponse à sa note du 23 avril dernier, le directeur des Beaux-Arts a l’honneur de faire savoir à son collègue des Bâtiments civils que les deux vases et le groupe « Agrippine et Caligula » de Maillet affectés à la décoration des parterres et terrasses de Saint-Germain sont, dès à présent, à la disposition de M. Lafollye, architecte.<lb/>Ces objets sont disposés au palais du Louvre, dans un magasin de la cour Visconti, où M. Lafollye pourra les faire retirer en prévenant à l’avance M. le directeur des Musées nationaux.<lb/>Le directeur des Beaux-Arts saisit avec empressement l’occasion qui lui est offerte pour renouveler à son collègue les assurances de sa considération la plus distinguée.<lb/>Le directeur des Beaux-Arts<lb/>A. Kaempfen »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la cession à la bibliothèque du château de Saint-Germain-en-Laye d’estampes de Rigaud et de Sylvestre</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction générale des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Paris, le 14 juin 83<lb/>A M. le directeur des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Directeur et cher collègue,<lb/>Par une lettre que j’ai l’honneur de vous communiquer ci-joint, M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye, fait savoir qu’il aurait besoin de consulter la collection des planches de Rigaud et de Sylvestre sur les hôtels, manoirs et châteaux de France pour les études dont il s’occupe en ce moment et pour un travail qui doit faire suite à un ouvrage sur le château de Pau.<lb/>J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Directeur et cher collègue, de vouloir bien faire le nécessaire pour qu’un exemple de cette collection soit cédé à la bibliothèque des travaux du château de Saint-Germain, et, dans le cas où cette cession ne pourrait avoir lieu, pour que M. Lafollye soit autorisé à prendre les planches dont il s’agit à la chalcographie avec la réduction de prix accordée aux fonctionnaires de l’administration. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des plans et dessins des deux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 5 octobre 1883<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Monsieur le directeur des Domaines de Seine-et-Oise vient de me donner en communication deux séries de plans, l’une de 13 dessins relatifs au château vieux de Saint-Germain, l’autre de 7 dessins du château neuf.<lb/>Ces dessins manquent au portefeuille des Bâtiments civils et de l’agence, et M. le directeur est tout disposé, ces plans ne lui étant d’aucune utilisé, à nous les remettre à titre définitif sur une demande de votre administration.<lb/>Je viens en conséquence prier M. le Ministre de faire demander à son collègue M. le ministre des Finances de vouloir bien autoriser M. le directeur des Domaines à Versailles à remettre à l’architecte du château, pour le service des Bâtiments civils, les plans du vieux château et du château neuf.<lb/>Les plans du vieux château contiennent des renseignements qui nous seront très utiles pour la restauration de la chapelle saint Louis et du bâtiment faisant face à l’église.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des travaux entrepris dans les parterres de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>M. Questel, rapporteur, a la parole pour la lecture de son rapport sur le projet dressé par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, en vue du transfert et de l’établissement dans les terrains dits de la ville de Saint-Germain des logements du conservateur et des employés du musée et des ateliers.<lb/>Après examen et discussion, toutes les observations présentées par le rapporteur sont adoptées. En outre, le conseil demande que l’architecte soit invité à établir une cour anglaise prise sur le jardin pour éclairer la cuisine.<lb/>En conséquence, et après en avoir délibéré, le conseil, sous la réserve des observations qui précédent, approuve le projet et formule suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>Constructions de dépendances destinées à contenir divers logements<lb/>Le conseil,<lb/>Invité par M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à examiner le projet dressé par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, en vue du transfert et de l’établissement dans les terrains dits de la ville de Saint-Germain des logements du conservateur et des employés du musée et des ateliers,<lb/>Après avoir entendu M. Questel, inspecteur général, en son rapport,<lb/>Vu les plans, devis et toutes les pièces administratives qui les accompagnent,<lb/>Après examen et discussion,<lb/>Considérant que les dispositions générales de ce projet sont satisfaisantes, toutefois que l’architecte devra être invité à établir une cour anglaise prise sur le jardin pour éclairer la cuisine,<lb/>Sous la réserve de cette observation et de celles contenues au rapport de M. Questel,<lb/>Après en avoir délibéré,<lb/>Est d’avis que le projet dont il s’agit peut recevoir l’approbation de M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.<lb/>Il renvoie le devis à l’examen de M. le contrôleur<lb/>L’inspecteur général, vice-président<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <p>« Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>M. Phily, rapporteur, continue par la lecture de son rapport sur le devis joint au projet dressé par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, en vue du transfert et de l’établissement dans les terrains dits de la ville de Saint-Germain des logements du conservateur et des employés du musée et des ateliers.<lb/>Ce rapport étant adopté dans sa teneur et dans ses conclusions, l’avis suivant est approuvé :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (château de Saint-Germain)<lb/>Constructions de dépendances destinées à contenir divers logements<lb/>Le conseil,<lb/>Vu le rapport de M. Questel, inspecteur général, et l’avis du conseil en date du 29 décembre 1883,<lb/>Après avoir entendu M. Phily, contrôleur, en son rapport sur le devis qui accompagne ce projet,<lb/>Considérant que cette pièce de comptabilité a donné lieu au redressement de nombreuses erreurs de calcul ayant pour résulter d’augmenter de 2066 f. 22 c. le montant des travaux détaillés et comme conséquence de 1686 f. 45 celui des imprévus et des frais de direction,<lb/>En conséquence, sous la réserve des observations qui précédent et de celles contenues au rapport de M. le contrôleur,<lb/>Est d’avis d’approuver le devis dont il s’agit et d’élever son total, fixé par l’architecte à 231000 f., à la somme de 234752 f. 67 c., comprenant les imprévus et les frais de direction d’usage.<lb/>L’inspecteur général, vice-président<lb/>Le secrétaire »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11405_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <p>Le rapport lu durant la séance est conservé aux Archives nationales F/21 6528.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les boiseries anciennes à réemployer au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1860/1860" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1860</unitdate>
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                  <corpname id="atom_11410_actor">Ministère de l'Instruction publique</corpname>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 février 1884<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans les projets de restauration qui doivent être exécutés au château de Saint-Germain est compris la restitution d’une salle dans laquelle seraient placées les boiseries sculptées qui proviennent des appartements du roi et du dauphin. Il entre également dans les nouveaux projets d’utiliser pour la décoration de la bibliothèque du musée les boiseries du temps de Louis XIII qui étaient dans la chapelle du château.<lb/>Pour m’aider dans les études d’ensemble et des détails de tenture, ameublement, nécessaires pour l’exécution de ces installations, j’ai l’honneur de solliciter de M. le Ministre la faveur d’un exemplaire de M. Williamson contenant des photographies des meubles de tapisserie etc. de l’époque Louis XIV prises dans le garde meuble et le mobilier de l’Etat.<lb/>Je prie Monsieur le Ministre de vouloir bien prendre ma demande en considération.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">398</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6308</unitid>
                <unitdate normal="1884/1884" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1884</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, conformément à vos instructions, la répartition du crédit de 120000 f. pour les grosses réparations que vous avez bien voulu m’accorder pour le château de Saint-Germain.<lb/>Les travaux consistent surtout cette année en travaux de maçonnerie, pour lesquels il n’a pas été fait d’adjudication, et comme les travaux à exécuter sont surtout des travaux d’achèvement d’ouvrages en cours d’exécution, je pense qu’il y a lieu de continuer pour cette année le même mode de soumission.<lb/>Pour les travaux de menuiserie, de serrurerie et de peinture, dont le terme des adjudications faites en 1880 et 1881 expire cette année, ces travaux étant aussi des travaux d’achèvement d’ouvrages commencés, je pense également qu’il y a lieu de faire une simple soumission pour l’année courante.<lb/>Les entrepreneurs de ces ouvrages demandent à continuer les travaux aux mêmes conditions et leurs engagements sont ci-joints.<lb/>Seul, l’entrepreneur de charpenterie m’a exposé qu’il ne pouvait continuer à faire les travaux à 26 p. %, il offre de les faire avec un rabais de 15 p. %.<lb/>Je vous adresse ci-joint sa lettre, ainsi qu’un engagement cacheté de l’ancien entrepreneur des travaux de charpente, M. Tourenel, afin que vous puissiez, Monsieur le Ministre, traiter au mieux des intérêts de l’administration.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction générale des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Paris, le 22 mars 1884<lb/>Rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>Le château de Saint-Germain a été compris pour une somme de 120000 f. dans la répartition du crédit affecté en 1884 aux réfections et grosses réparations des Bâtiments civils et inscrit au chapitre 37 du budget ordinaire des Beaux-Arts.<lb/>En vue de l’exécution des travaux de restauration que comporte la dite allocation, M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, a fait souscrire diverses soumissions aux termes desquelles les entrepreneurs dénommés ci-après s’engagent à exécuter les travaux dont il s’agit moyennant les conditions suivantes, savoir :<lb/>Maçonnerie : M. A. Morin, travaux évalués à 65500 f., rabais de 10 % sur les prix de la série des Bâtiments civils et des Palais nationaux, édition 1882.<lb/>Charpente : M. Breton Louis, travaux évalués à 6000 f., rabais de 15 % sur les prix de la même série.<lb/>Serrurerie : M. Paul Moutier, travaux évalués à 7000 f., rabais de 7 % sur les prix de la même série.<lb/>Menuiserie : M. A. Hoffmann, travaux évalués à 11500 f., rabais de 10 % sur les prix de la même série.<lb/>Peinture : M. E. Robiche, travaux évalués à 9500 f., rabais de 14 % sur les prix de la même série.<lb/>Sculpture d’ornement : M. Rouget, travaux évalués à 5000 f., une série des prix spéciale, applicable aux dits travaux, est insérée dans la soumission du sieur Rouget.<lb/>Les travaux de maçonnerie qu’il s’agit d’exécuter, étant d’une nature toute spéciale et présentant un caractère artistique, peuvent, aux termes du décret du 18 novembre 1882 (article 18, paragraphe 5), faire l’objet d’un marché de gré à gré, ainsi que cela se fait pour les travaux analogues au château de Pierrefonds.<lb/>En conséquence, j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, de vouloir bien approuver la soumission relative à l’exécution des dits travaux ainsi que celles souscrites en vue des ouvrages d’autre nature qui, ne s’élevant pas à 20000 f., peuvent également être traités de gré à gré (article 18, paragraphe 1er du décret précité).<lb/>Si vous adoptez ces propositions, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien revêtir de votre signature le présent rapport et l’arrêté ci-joint, nécessaire pour la régularisation de la soumission souscrite par le sieur A. Morin.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>P. Poulin<lb/>Vu et approuvé<lb/>Paris, le 28 mars 1884<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>A. Fallières »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Palais-Royal, le 18 juillet 1884<lb/>Monsieur le Directeur des Musées nationaux<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye, appelle mon attention sur les vestiges des peintures exécutées par Simon Vouet pour la décoration des voûtes de la chapelle du château.<lb/>Trois ou quatre médaillons, dont l’un représente « le Sacrifice d’Abraham » sont demeurés à peu près intacts. Ils sont actuellement menacés de destruction par suite des travaux de réparation en cours d’exécution dans la chapelle.<lb/>Il y aurait intérêt à ne pas laisser disparaître les derniers restes d’une œuvre aussi considérable, qui trouveraient peut-être utilement leur place au musée du Louvre. Je vous prie donc de vouloir bien examiner s’il y a lieu de faire transporter au Louvre les médaillons en question et rechercher quels seraient les moyens à prendre dans ce but. Vous voudrez bien me tenir au courant de cette affaire qui exige une prompte solution.<lb/>Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le directeur des Beaux-Arts,<lb/>A. Kaempfen »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11423_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Archives nationales, 20144790/130 (auparavant Archives des musées nationaux, P21 années 1871-1900)</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les peintures de la voûte de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1884/1884" encodinganalog="3.1.3">9 août 1884</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 9 août 1884, le directeur des Beaux-Arts à M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>Vous avez bien voulu appeler l’attention de l’administration des Beaux-Arts sur les vestiges des peintures exécutées par Simon Vouet pour la décoration des voûtes de la chapelle du château de Saint-Germain. Vous faites connaitre à ce sujet que les peintures dont il s’agit étant appelées à disparaître par suites des travaux entrepris pour la restauration de la chapelle, il conviendrait peut-être d’examiner s’il n’y aurait pas intérêt à faire enlever et transporter au Louvre les fragments les mieux conservés.<lb/>Mon administration, Monsieur, s’est préoccupée de cette affaire que vous avez bien voulu lui signaler, et monsieur le directeur des Musées nationaux, chargé d’étudier la question, me fait connaître que ces peintures, qui consistaient en de grands médaillons entourés d’arabesques sur fond d’or et représentant des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament, sont aujourd’hui dans un état de ruine trop complet pour être placées au Louvre.<lb/>D’autre part, la décoration ayant été exécutée presque directement sur les murs à peine recouverts d’un enduit sans épaisseur, le résultat de l’opération qui consisterait à détacher ce qui subsiste des peintures serait fort douteux.<lb/>Ces débris ont assurément un réel intérêt historique et ils sont dignes d’être conservés tout au moins à l’aide de reproductions photographiques, peut-être même pourrait-on les enlever et les reporter sur toile, mais ne sauraient être convenablement exposés dans les galeries du Louvre, déjà amplement pourvues d’œuvres plus considérables de Simon Vouet.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1885/1885" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1885</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 17 avril 1885<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre dépêche du 28 mars dernier, avez bien voulu me donner avis que vous avez accordé un crédit de 60000 francs pour la continuation des grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1885.<lb/>Les travaux auront pour but l’achèvement des ateliers et des hangars du musée, ainsi que la continuation des ouvrages de restauration du bâtiment sud. ils donneront lieu aux dépenses suivantes :<lb/>Pavage : 1000 f. 00<lb/>Maçonnerie : 32000 f. 00<lb/>Charpente : 2500 f.<lb/>Couverture : 3000 f. 00<lb/>Menuiserie : 8000 f. 00<lb/>Serrurerie : 3000 f. 00<lb/>Fumisterie : 500 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie : 3000 f. 00<lb/>Sculpture : 1000 f. 00<lb/>Total travaux : 54000 f. 00<lb/>Honoraires de l’architecte, 4 p. % : 2160 f. 00<lb/>Honoraires du vérificateur, 1 p. % : 540 f. 00<lb/>Total honoraires : 2700 f. 00<lb/>Traitement de l’inspecteur : 3000 f. 00<lb/>Indemnité au vérificateur : 300 f. 00<lb/>Total des dépenses fixes : 3300 f. 00<lb/>Total égal au crédit : 60000 f. 00<lb/>En raison de ce que les travaux mentionnés ci-dessus se rapportent à la continuation et à l’achèvement des ouvrages en cours d’exécution (ateliers du musée, logement du concierge des travaux, etc.), je ne pense pas qu’il y ait lieu de procéder par voie d’adjudication et j’ai l’honneur de vous proposer de traiter par voie de soumissions directes, ainsi qu’on l’a fait l’année dernière.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 20 avril 1886<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 8 avril dernier, vous avez bien voulu me faire connaître qu’un crédit de 60000 francs avait été accordé pour la continuation des grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1886 et vous m’avez demandé de vous adresser un relevé par nature d’ouvrages relatif à l’emploi de ce crédit. J’ai l’honneur de vous en adresser ci-dessous la répartition :<lb/>Maçonnerie : achèvement des salles de l’entresol et du 1er étage du bâtiment sud, des logements des gardiens du musée et des ateliers ; construction du trottoir dans la cour au pied du bâtiment sud : 23142 f. 86<lb/>Couverture et plomberie : couverture et appareils de cabinets d’aisances : 500 f. 00<lb/>Menuiserie : mobilier du musée dans les salles du bâtiment est ; parquets ; continuation de l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud ; logements des gardiens et ateliers du musée : 11000 f. 00<lb/>Serrurerie : mobilier du musée dans les salles du bâtiment est ; continuation de l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud ; logements des gardiens ; ateliers du musée : 10000 f. 00<lb/>Fumisterie : calorifère du bâtiment sud, première annuité : 5000 f. 00<lb/>Marbrerie : vestibule de la bibliothèque, paliers de l’escalier du bâtiment sud : 800 f. 00<lb/>Peinture et vitrerie : continuation de l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud, logements des gardiens du musée : 3200 f. 00<lb/>Décoration en carton-pierre : achèvement de la bibliothèque et de son vestibule : 2000 f. 00<lb/>Sculpture : cheminée de la salle Henri II au 1er étage du bâtiment sud : 1500 f. 00<lb/>Total des travaux : 57142 f. 86<lb/>Honoraires :<lb/>Ceux de l’architecte à raison de 4 p. % : 2285 f. 71<lb/>Ceux du vérificateur à raison de 1 p. % : 571 f. 43<lb/>Total honoraires : 2857 f. 14<lb/>Total égal au crédit : 60000 f. 00<lb/>Suivant les instructions contenues dans votre dépêche du 8 avril, je me concerterai avec le bureau des comptes au sujet des soumissions qu’il y aura lieu de faire souscrire aux entrepreneurs et, si besoin est, au sujet des travaux qu’il y aura lieu de faire mettre en adjudication.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye<lb/>P. S. Les travaux de fumisterie dont il est fait mention dans la répartition qui précède étant à exécuter en trois ou autre annuités et un projet avec devis ayant été demandé à la maison Geneste, Herscher et compagnie, qui a fourni en outre quelques parties de tuyaux en tôle, l’architecte prie Monsieur le Ministre de faire examiner ce projet par le Contrôle, afin qu’une soumission spéciale puisse être ensuite demandée à ladite maison.<lb/>L’architecte<lb/>A. Lafollye »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 24 juin 1886<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de me communiquer deux pièces relatives à la création de l’encoche dans les parterres de Saint-Germain à la suite du bâtiment de la gare :<lb/>1° la délibération du 12 novembre 1852 par laquelle le conseil municipal a consenti à ce que la compagnie de l’Ouest fut déliée de la servitude du recouvrement de l’encoche formée par le quai de la gare sur les parterres,<lb/>2° la décision ministérielle du 23 janvier 1853 intervenue à la suite de cette délibération.<lb/>Monsieur le Ministre me demandait en même temps d’examiner ces pièces et de lui donner mon avis.<lb/>J’ai l’honneur d’exposer à Monsieur le Ministre que l’examen des pièces précitées, dont nous connaissions l’existence sans connaître toutefois les termes de la décision ministérielle, ne saurait en rien modifier les opinions et les dires que nous avons déjà exposés dans plusieurs rapports (1883) et je crois, pour répondre à Monsieur le Ministre, ne pouvoir mieux faire que de les résumer ici.<lb/>Je rappellerai d’abord à Monsieur le Ministre que la délibération du conseil municipal du 12 novembre 1852 approuvant le projet présenté par la compagnie de l’Ouest avait été précédé d’une délibération dans laquelle le même conseil avait repoussé à l’unanimité le projet de la compagnie. Je ne puis dire à la suite de quel arrangement ou de quelles circonstances le conseil municipal a dû revenir sur son premier vote ; mais ce que l’examen même de la délibération met en relief, c’est le caractère peu sérieux des considérations sur lesquels le conseil s’est appuyé pour approuver le projet de la compagnie :<lb/>1° donner plus d’espace à la gare<lb/>2° faciliter aux habitants la vue du mouvement des trains.<lb/>Or 1° cette gare est située à l’extrémité d’un immense parc et 2° à quelques mètres plus loin, la gare est à ciel ouvert.<lb/>Maintenant, si nous examinons les termes mêmes de l’autorisation ministérielle, nous voyons que si monsieur le ministre autorisait l’exécution du projet présenté par la compagnie, il rappelait en même temps et d’une manière formelle que cette zone occupée par l’encoche restera la propriété de l’Etat et cette réserve est également inscrite sur le plan du projet de la compagnie signé en double par monsieur de Montalivet et monsieur Pereire.<lb/>L’Etat, restant propriétaire, a conservé tous ses droits.<lb/>Or si l’Etat a cru devoir faire cette mention, c’est évidemment avec l’intention de s’en servir en temps utile.<lb/>L’architecte des parterres, par ses rapports (1883), la Ville par sa délibération du 14 novembre 1881, ont exposé et établi que le moment était venu pour l’Etat de retirer l’autorisation accordée en 1853 et de demander à la compagnie de recouvrir l’encoche comme elle l’avait été primitivement.<lb/>En effet, depuis cette époque 1852, la gare s’est agrandie de plus de moitié sur la gauche, elle occupe aujourd’hui toute la partie concédée par le Domaine et par la Ville ; l’espace ne lui manque plus.<lb/>Quant à aller voir le départ des trains, ce qui pouvait avoir de l’attraction en 1852 n’en a plus aujourd’hui en 1886 pour les habitants de la ville.<lb/>De plus, si à cette époque (1852) la création de l’encoche pouvait ne pas présenter d’inconvénient, il n’en est plus de même depuis plusieurs années, bien des transformations se sont opérées dans les parterres, le mouvement de la ville s’est modifié, le nombre des étrangers a beaucoup augmenté. Chaque été, les fêtes qui se donnaient devant le château, dans les quinconces, loin de la gare, se donnent aujourd’hui dans l’avenue Louis XIV, sur le rond-point de la grille de Pontoise et dans l’avenue des fleurs.<lb/>La circulation se fait maintenant par le côté droit de la gare, du côté de l’encoche, et lors des fêtes le trottoir qui borde le chemin de fer et qui mesure seulement 2 m. 20 c. est tellement encombré que la foule vient se heurter contre la barrière, et il se produit quelques fois des accidents aux fêtes de la Saint Louis et aux fêtes nationales, à ce point que la Ville fait éclairer le chemin depuis deux ans.<lb/>Le recouvrement de l’encoche permettrait d’élargir le chemin, de rectifier le dessin des parterres, c’est-à-dire de donner une satisfaction légitime à la Ville qui réclame cet élargissement depuis 1852, et aux parterres qui aurait aussi un aspect plus agréables.<lb/>J’ai l’honneur d’adresser sous ce pli à Monsieur le Ministre les deux pièces qu’il avait bien voulu me communiquer le 14 mai 1886.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye<lb/>Architecte des parterres et terrasse de Saint-Germain »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_11483_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46941_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de la copie de la colonne Trajane dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">405</unitid>
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                <unitdate normal="1886/1886" encodinganalog="3.1.3">17 juillet 1886</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Direction des Bâtiments civils et palais nationaux<lb/>Paris, le 17 juillet 1886<lb/>Monsieur le directeur des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Directeur de cher collègue,<lb/>Conformément au désir que vous en avait exprimé M. le directeur des Musées nationaux, vous m’avez fait l’honneur de me demander qu’à l’occasion du centenaire de la Révolution française, la colonne Trajane dont les fragments sont en magasin depuis 18 ans fût érigée à Saint-Germain.<lb/>Vous m’avez fait connaître en même temps que M. de Ronchand proposait, pour le cas où un crédit spécial ne pourrait être accordé pour l’exécution de ce projet, de réserver pendant trois ans sur les fonds affectés chaque année aux travaux du château de Saint-Germain une somme de 5000 francs.<lb/>Je m’empresse de vous informer, Monsieur le Directeur et cher collègue, que M. l’architecte Lafollye a été autorisé à procéder à l’installation des fragments de cette colonne et qu’une somme de 2000 f. sera prélevée sur le crédit qui a été mis en 1886 à sa disposition pour exécuter cette année une des dix parties de fût de cette colonne.<lb/>Agréez, Monsieur le Directeur et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et palais nationaux<lb/>E. Paulin »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant les crédits affectés à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">406</unitid>
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                <unitdate normal="1887/1887" encodinganalog="3.1.3">après 1887</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain<lb/>Aux termes d’un décret du 8 mars 1862, il a été décidé que le château de Saint-Germain-en-Laye serait restauré et approprié pour recevoir un musée gallo-romain.<lb/>De 1862 à 1879 (inclusivement) il a été dépensé une somme de : 2608000 f.<lb/>En 1880, l’architecte a disposé d’un crédit de : 125000 f.<lb/>1881, l’architecte a disposé d’un crédit de : 111000 f.<lb/>1882, l’architecte a disposé d’un crédit de : 125500 f.<lb/>1883, l’architecte a disposé d’un crédit de : 100000 f.<lb/>1884, l’architecte a disposé d’un crédit de : 120000 f.<lb/>1885, l’architecte a disposé d’un crédit de : 60000 f.<lb/>1886, l’architecte a disposé d’un crédit de : 60000 f.<lb/>Total : 3309500 f.<lb/>En 1887, les travaux ont été interrompus. Les propositions présentées par l’architecte pour le budget de cet exercice s’élevaient à la somme totale de 167053 f. Elles avaient notamment pour objet : l’aménagement des salles du 1er étage du bâtiment sud, l’installation de la bibliothèque, l’achèvement des ateliers du musée et de divers logements d’employés, la restauration du bâtiment ouest du côté de la cour etc. etc. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant l’autorisation de monter sur les terrasses du château de Saint-Germain-en-Laye pour observer les environs</unittitle>
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                  <p>Cette autorisation fut accordée par l’architecte et confirmée par le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts par lettre du 9 août 1887.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Direction d’Artillerie de Versailles<lb/>Arrondissement de Saint-Germain<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>Saint-Germain, le 17 juillet 1887<lb/>Le chef d’escadron Doyen, commandant l’Artillerie de l’arrondissement de Saint-Germain, à monsieur l’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>En vous renvoyant une autorisation (que je viens de retrouver dans de vieilles archives) accordée au capitaine adjoint de mon prédécesseur, j’ai l’honneur de vous prier, si ma demande n’est pas indiscrète, de vouloir bien m’accorder une autorisation analogue. La possibilité d’observer du haut du château les environs de Saint-Germain peut être pour moi, et pour M. le général commandant supérieur de la défense de Paris, qui me l’a demandé lors de sa dernière visite, d’une grande utilité.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur, avec mes remerciements, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Doyen »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Musée de Saint-Germain<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Le 15 janvier 1888<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>L’année dernière, en vue du centenaire de 1889, j’avais, de concert avec monsieur le directeur des Bâtiments civils et M. de Ronchaux, dressé le budget d’installation de salles nouvelles qui se montent à cinquante mille francs, projet que vous aviez accepté comme directeur des Beaux-Arts. Les demandes de budget supplémentaire n’ayant pu être présentées à la Chambre en temps opportun, rien n’a encore été fait et nous nous trouvons une année en retard. Cependant, quelques salles sont déjà à moitié organisées sans pouvoir être livrées au public, qui sait qu’elles existent et qui les réclame. Monsieur le directeur des Bâtiments civils craint que l’ensemble des demandes de crédit de cet ordre ne puisse passer, cette année, à la Chambre que dans plusieurs mois. Ce retard nous serait fatal.<lb/>Dans cette situation, j’ai dressé la liste des dépenses indispensables au bon fonctionnement de nos services. J’ai pu les réduire à la somme de douze mille francs. J’ai l’honneur de vous prier de transmettre ce devis, avec votre approbation, à monsieur le directeur des Beaux-Arts en le priant de l’appuyer auprès de monsieur le directeur des Bâtiments civils. J’espère que vous voudrez bien faire vous-même une démarche directe et pressante en ce sens.<lb/>Les dépenses se répartissent ainsi :<lb/>1° Colonne Trajane. Deux nouveaux tambours, au lieu de cinq projetés : 3000 f.<lb/>Les fragments de la colonne Trajane qui sont en galvano de médiocre qualité se détériorent dans nos magasins. Nous avons là, comme je n’ai cessé de le répéter, une valeur de plus de cent cinquante mille francs dont nous ne tirons aucun parti. Pour voir la colonne qui a été moulée aux frais de la France, il faut aller en Angleterre, qui en a pris un surmoulage. Cette situation ne peut durer et étonnerait tous les visiteurs en 1889.<lb/>2° Salle XVII. La salle XVII est une des plus intéressantes du musée. Elle contiendra, outre la grande carte murale, au 320 millième, de la Gaule indépendante au moment où y entrèrent les légions romaines, carte sur toile que la maison Erhard frères doit nous livrer ces jours-ci, la grande découverte de Neury-en-Sullais, dépouilles d’un temple gaulois du 1er siècle de notre ère, plus une magnifique série de poteries samiennes et, enfin, un ensemble des plus curieux des traces de l’occupation par nos pères, dès une époque très reculée, de toute la rive droite du Rhin ainsi que des vallées du Danube et de la Save jusqu’à la hauteur de Buda-Pesth. La peinture de cette salle est achevée. Il ne s’agit plus que de la meubler. L’architecte m’assure qu’une somme de 7500 francs suffirait à ces travaux. Soit : 7500 f.<lb/>3° Salles XXIV et XXV. Salles des costumes et arts et métiers. Parmi les antiquités gallo-romaines, il n’en est pas de plus précieuses, au point de vue historique, que les stèles funéraires des patrons de corporation où le défunt est représenté en costume de travail, ses outils près de lui. C’est la révélation d’une sorte de tiers-état qui joua un très grand rôle en Gaule, à l’époque des Antonins, au moment de la plus grande prospérité de la Gaule, tiers-état auquel les historiens font à peine allusion et que l’archéologie met en évidence. Une carte de la Gaule au 320 millième comme celle de la Gaule indépendante, sur laquelle sont tracées les voies romaines et les divisions des cités établies par Auguste complètera les renseignements relatifs à cette période. Cette carte sera livrée par la maison Erhard frères avant la fin du mois. Tous les éléments de constitution de ces deux salles sont entre nos mains. L’architecte demande pour leur installation une somme de quinze cents francs seulement : 1500 f.<lb/>En résumé, une somme de douze mille francs (3000 + 7500 + 1500) suffira à l’érection de deux nouveaux tronçons de la colonne Trajane et à l’achèvement de trois grandes salles qui compteront parmi les plus intéressantes du musée.<lb/>Nous obtiendrons ainsi, à peu de frais, un résultat très important et pourrons nous présenter, avec honneur, aux nombreux visiteurs étrangers qu’attirera le centenaire.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments les plus distingués et les plus dévoués.<lb/>Alexandre Bertrand, membre de l’Institut »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 8 juin 1889<lb/>Le ministre à M. le directeur des Musées nationaux<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>La loi portant ouverture d’un crédit de 186000 francs pour travaux dans les musées du Louvre et de Saint-Germain a été promulguée le 29 mai dernier.<lb/>J’ai l’honneur de vous communiquer ci-joint le programme des travaux projetés, dressé par la direction des Bâtiments civils. Je vous prie de me le renvoyer le plus tôt possible en me faisant connaître si vous avez quelques modifications à proposer.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le Ministre »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 24 septembre 1889<lb/>Emploi du crédit de 49000 f.<lb/>Travaux : 1° Etablissement de trois tronçons de la colonne Trajane dans les fossés.<lb/>2° Restauration du bâtiment rue Thiers faisant partie des ateliers de la Villa.<lb/>3° Meubles de salles XVII, XVI etc.<lb/>4° Achèvement de l’entresol du château sur la rue Thiers (logements d’employés).<lb/>Entrepreneurs ayant signé une soumission en 1889 :<lb/>Béché, pavage, bitume, etc., 15 % rabais.<lb/>Morin, entrepreneur de maçonnerie, 8 % rabais.<lb/>Monduit fils, plomberie et couvertures, 12 % rabais.<lb/>Entrepreneurs n’ayant pas de soumission :<lb/>Laubeuf, entrepreneur de charpente.<lb/>Hofman, menuisier.<lb/>Montier, serrurier.<lb/>Larible, peintre.<lb/>Note de l’architecte :<lb/>Le crédit de 49000 f. étant en dehors des travaux faisant partie des travaux annuels pour lesquels les entrepreneurs ont soumissionné, l’architecte pense que pour M. Morin (principalement) on peut demander une augmentation de rabais et profiter de cette circonstance pour le mettre en demeure, les agissements de cet entrepreneur laissant à désirer, comme service, comme exactitude, etc.<lb/>Dans le cas où il refuserait, je suis en mesure de proposer un excellent entrepreneur à Saint-Germain pour les travaux en dehors des tronçons, que M. Morin a commencés.<lb/>L’architecte du château<lb/>A. Lafollye »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 novembre 1889<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément au programme qui avait reçu l’approbation de l’administration en 1882, j’ai décoré la salle des commissions, qui fait suite à la bibliothèque du musée (1er étage, rue Thiers) des débris des boiseries Louis XIV qui provenaient en grande partie des appartements du Dauphin.<lb/>Dans cette pièce, terminée pour nous aujourd’hui, se trouvent quatre portes avec dessus portant médaillons destinés à recevoir soit des peintures, soit des tapisseries.<lb/>J’ai remarqué à l’exposition de la manufacture de Beauvais des panneaux de vases, fleurs et fruits qui pourraient être placés dans ces médaillons. J’ai même su qu’un de ces panneaux (vase Oudry) était sans destination et pourrait être mis de suite dans cette salle.<lb/>Je viens en conséquence demander à M. le Ministre, s’il approuvait l’idée de décorer cette salle de tapisseries, de demander à la manufacture de Beauvais de faire trois autres panneaux de vases et fleurs, et de l’autoriser à placer le panneau de vase sans destination dans la salle des commissions du musée de Saint-Germain.<lb/>Cette commande aurait l’avantage de ne nécessiter aucune dépense de modèles, la manufacture de Beauvais possédant les cartons nécessaires pour faire les trois autres tapisseries que je demande.<lb/>De plus, au-dessus de la cheminée, il existe un grand panneau de (2.25 * 1.50) dans lequel on pourrait placer les armes de France et de Navarre. Ce sujet a été souvent traité par la manufacture des Gobelins sous Louis XIV. Il en existe plusieurs exemplaires, à Pau, salon de famille, 1er étage, à Compiègne, et probablement au Garde Meuble. On pourrait copier la partie principale du sujet correspondant aux dimensions du cadre de Saint-Germain et le château de Saint-Germain posséderait ainsi une salle historique très complète du temps de Louis XIV, extrêmement intéressante, au point de vue : de l’architecture, de la sculpture ornementale – toutes les moulures sculptées des encadrements, du petit plafond trouvé dans les appartements privés du roi, sont de la belle époque et de la plus parfaite exécution, la cheminée restaurée vient du vieux château ; en mettant des tapisseries de l’époque Louis XIV, la salle des commissions ainsi complétée prendrait sa place dans l’histoire des arts décoratifs.<lb/>Je prie M. le Ministre de vouloir bien examiner ma proposition et, s’il voulait bien la prendre en considération, de faire le nécessaire pour en assurer l’exécution.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye<lb/>Note. Les dimensions du panneau de vase Oudry s’accordent avec celles des médaillons à décorer. Ci-joint une photographie du dessin de la salle des commissions. »</p>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>1er bureau<lb/>Minute du 22 novembre 1889<lb/>Le directeur à M. le directeur des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Directeur et cher collègue,<lb/>Par une lettre du 18 de ce mois, dont je vous adresse ci-joint copie en même temps qu’une photographie, M. l’architecte Lafollye demande pour le château de Saint-Germain la concession de tapisseries de Beauvais destinées à décorer la salle des commissions qui fait suite à la bibliothèque du musée.<lb/>J’ai l’honneur de vous prier, Monsieur le Directeur et cher collègue, de vouloir bien donner une suite favorable à cette proposition, si toutefois elle est appuyée par M. le conservateur du musée.<lb/>Agréez etc. haute considération.<lb/>Expédiée le 21 novembre 1889 »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le changement d'architecte du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">30 janvier 1890</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>3e bureau<lb/>Note<lb/>J’ai l’honneur de prier Monsieur le Directeur de vouloir bien me faire savoir si, en raison de la démission de M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, et de la nomination de M. Daumet à ces fonctions, il y a lieu de donner suite, quant à présent, à l’affaire ci-jointe.<lb/>Paris, le 30 janvier 1890<lb/>Ch. Joly »<lb/><lb/>Il est noté plus bas : « Oui. Il faudra seulement penser à mettre M. Daumet au courant. »</p>
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                <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">414</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">3 février 1890</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>3e bureau<lb/>Note<lb/>Le chef du 3e bureau a l’honneur de faire connaître à M. le chef du 1er bureau que, conformément aux instructions de M. le directeur, le conservateur du Garde Meuble a été invité par lettre en date de ce jour à délivrer à l’administrateur de la manufacture nationale des Gobelins une pièce de tapisserie de l’époque de Louis XIV pour être reproduite aux Gobelins, à destination d’une salle du château de Saint-Germain. M. le directeur des Beaux-Arts est informé de cette mesure.<lb/>Paris, le 3 février 1890<lb/>Le chef du 3e bureau<lb/>Ch. Joly »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant le rôle du service des Monuments historiques dans la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">415</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">7 février 1890</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« [Copie :]<lb/>Palais-Royal, le 29 mars 1879<lb/>Note sur le château de Saint-Germain<lb/>Le château de Saint-Germain est classé parmi les Monuments historiques.<lb/>En 1862, quand il fut question de le restaurer, le projet fut soumis à l’examen de la commission des Monuments historiques, et c’est sur le rapport de cette dernière qu’on abandonna l’idée de conserver les pavillons de Louis XIV et qu’on résolut de rétablir le château dans son état primitif en restituant les pavillons qui existaient sous François Ier.<lb/>L’architecte, auteur du projet, M. Millet, était attaché au service des Monuments historiques.<lb/>Le ministère des Beaux-Arts concourt à la restauration par une allocation annuelle de 25000 francs et attache une grande importance à ce que cette entreprise soit continuée suivant les plans adoptés par la commission, et soit dirigée par un architecte que son expérience, ses connaissances et ses travaux antérieurs désigneraient pour continuer l’œuvre commencée.<lb/>Puisque la commission des Monuments historiques a été consultée dès le principe sur le projet et sur le choix de l’architecte, il serait juste qu’elle le fût encore aujourd’hui qu’il s’agit de choisir un successeur à M. Millet. Ce procédé semble d’autant plus indiqué que, nous le répétons, le ministère des Beaux-Arts concourt à la restauration par des subventions annuelles.<lb/>7 février 1890<lb/>Des lignes écrites au crayon à la suite de cette note disent bien que la commission des Monuments historiques a été consultée sur le choix de l’architecte appelé à remplacer M. Millet au château de Saint-Germain, mais en se reportant aux procès-verbaux de la dite commission on ne trouve pas mention de cette consultation.<lb/>Quoiqu’il en soit, il est certain, et le chef du bureau des Monuments historiques peut l’affirmer, que le choix de M. Lafollye comme architecte du château de Saint-Germain a été arrêté par M. de Ronchaud lorsqu’il avait, comme secrétaire général des Beaux-Arts, le service des Monuments historiques dans ses attributions. Cela est si vrai que M. Lafollye, lorsqu’il fut nommé, lui témoigna sa reconnaissance pour la part qu’il avait prise à sa nomination.<lb/>D’ailleurs, la commission a toujours été consultée dans toutes les circonstances où il s’est agi du château de Saint-Germain.<lb/>C’est l’un de ses architectes, M. Millet, qui a été choisi pour diriger cette entreprise, bien qu’il n’eût jamais, auparavant, été chargé d’aucun travail par le service des Bâtiments civils.<lb/>C’est la commission des Monuments historiques qui a, dans ses séances des 28 mars et 23 mai 1862, des 21 février, 12 avril et 10 juillet 1880, du 28 mars 1884 et du 11 décembre 1885, tracé le programme et suivi toutes les phases de la restauration (la lecture des procès-verbaux ne laisse aucun doute à cet égard).<lb/>M. Millet, aussi longtemps qu’il a été architecte du château, a considéré comme un devoir d’obtenir l’approbation par la commission de toutes les mesures concernant la direction et l’exécution de la restauration, ainsi que pourraient en témoigner ceux des membres de cette commission qui en faisaient déjà partie à cette époque.<lb/>Comment le service des Monuments historiques n’aurait-il pas été consulté pour la nomination des architectes chargés de la direction puisqu’il l’a été pour la nomination des agents placés sous les ordres de ce dernier, ainsi que le constate la copie du rapport ci-joint ?<lb/>Le chef du bureau des Monuments historiques<lb/>Signé : Viollet-le-Duc »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <persname id="atom_48596_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 5 mai 1890<lb/>Monsieur Comte, directeur des Bâtiments civils et Palais nationaux<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Par votre dépêche du 10 courant, vous m’avez demandé s’il y avait lieu de donner suite à la proposition de mon prédécesseur de décorer de tapisseries la salle des commissions du château de Saint-Germain. J’appuie la proposition et, pour me rendre compte des moyens de la réaliser, je me suis rendu à la manufacture des Gobelins et vu avec l’administrateur le modèle désigné. Sa grandeur s’accorde mal avec l’emplacement à occuper et il faut un pendant. J’ai pensé, après une visite des galeries des Gobelins, qu’il faudrait à défaut de modèles à y copier voir si dans la collection du Mobilier national on trouverait mieux. J’ai en conséquence l’honneur de vous proposer de faire cette recherche et, si vous approuviez, de demander à M. Williamson de me faciliter la visite de ses réserves. Dans le cas où je trouverais ce qui me convient, on pourrait en demander le prêt aux Gobelins aux mêmes conditions que pour la tapisserie désignée par M. Lafollye.<lb/>Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les plus dévoués.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les fêtes organisées dans les parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1890</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 15 avril 1890<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à votre lettre en date du 11 avril courant par laquelle vous m’invitez à vous faire parvenir mes observations et mon avis sur la suite que comporte une demande qui vous a été adressée par M. le maire de Saint-Germain relativement à l’installation sur les parterres des marchands forains qui participeront à la fête de juin, j’ai l’honneur de vous exposer que, en se reportant aux termes de la convention du 5 août 1881 invoquée par M. le maire de Saint-Germain, je ne vois pas d’inconvénients à ce que vous mettiez à sa disposition pour y établir la fête l’avenue Louis XIV et aussi le rond-point de l’avenue des Loges dans le but de permettre l’installation d’établissements de grandes dimensions, et bien qu’il ne soit pas question de ce dernier emplacement dans la convention précitée. En ce qui concerne l’avenue de l’esplanade du château, dont le sol est mauvais, je suis d’avis qu’il n’y aurait lieu de la mettre à la disposition de la Ville que seulement dans le cas où l’avenue Louis XIV serait entièrement occupée par les marchands dans toute sa longueur, ce qui n’a plus lieu depuis plusieurs années, le public se désintéressant des fêtes depuis longtemps déjà et le nombre des marchands diminuant chaque année davantage pour cette raison. Je pense que, tout en donnant satisfaction aux amateurs assez peu nombreux des fêtes foraines, il faut éviter de multiplier sans nécessité les emplacements mis à la disposition de la Ville pour ses installations, attend qu’on agirait à l’encontre du sentiment de la majeure partie du public fréquentant les parterres, qui y est attirée par la beauté et la tranquillité des promenades et par l’air pur qu’on y respire, toutes choses que leur enlève l’installation de la fête. En suivant cet ordre d’idées, je suis amené aussi à vous faire connaître que l’installation de locomobiles sur le rond-point de l’avenue des Loges est fort mal vue par les personnes qui occupent les propriétés qui bordent le rond-point et sont condamnées à avoir les oreilles déchirées pendant quinze jours par les sifflements continuels des machines à vapeur.<lb/>Quant aux mesures à prendre pour les installations des marchands, pour la police pendant la durée de la fête et ensuite pour la réparation des emplacements concédés, je pense qu’il n’y a rien à changer à ce qui a été fait précédemment, les intérêts de l’Etat ayant été sauvegardés.<lb/>Je suis également d’avis qu’il n’y a pas d’inconvénients à ce que les grilles du parterre restent ouvertes toute la nuit des dimanches 8 et 15 juin, à cause des bals qui ont lieu ces jours-là seulement ; mais il me paraît tout à fait inutile de laisser ces portes ouvertes pendant les nuits des mardi 10 et jeudi 12 juin ainsi que le demande M. le maire de Saint-Germain en raison des concerts qui se terminent à 10 heures du soir : le public a pris en effet l’habitude de quitter les parterres aussitôt après et je ne vois pas de motifs plausibles pour s’écarter du règlement qui fixe la fermeture des grilles à 11 heures.<lb/>Je suis, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>Daumet<lb/>Le soussigné a l’honneur de faire observer que les opinions exprimées au présent rapport ne lui sont pas personnelles et qu’il a dû sur divers points s’en rapporter à l’expérience de M. Choret, inspecteur des travaux. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">5 mai 1890</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 5 mai 1890<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre lettre du 10 février dernier, vous m’avez demandé mon avis sur le choix fait par mon prédécesseur d’un type de tapisserie à faire reproduire par la manufacture des Gobelins afin de compléter la décoration de la salle des commissions au château de Saint-Germain. De son côté, M. Gerspach m’informait qu’il était autorisé à entreprendre ce travail.<lb/>J’ai vu le type choisi, mais sa dimension était plus du double de l’espace à occuper. En copier une partie aurait tronqué une œuvre remarquable. Il m’a paru préférable de rechercher un modèle plus approprié au but à atteindre. Vous m’avez autorisé à rechercher au Garde Meuble et j’ai trouvé une tapisserie n° 287 aux armes royales, de dimensions modifiables quant à l’entourage, mais permettant de copier en entier le motif principal d’un beau caractère. La bordure est à combiner pour satisfaire aux largeur et hauteur. Mais je me suis assuré auprès de M. l’administrateur de la manufacture que ces modifications de détails se feraient sans difficulté. Donc, au point de vue de l’exécution, il n’y a plus aucun obstacle, sauf approbation du changement de modèle par votre administration.<lb/>Mon prédécesseur n’avait demandé qu’une seule tapisserie mais, pour compléter la décoration, il convient d’en demander une seconde. Celle dont il vient d’être question, portant le n° 287, occupera le panneau en face de la cheminée et une autre remplira le panneau au-dessus de cette cheminée. Pour la composer, on se servira des éléments du panneau type en substituant aux armoiries et aux figures qui servant de support un sujet en grisaille légèrement coloré représentant le château de Saint-Germain de l’époque de Louis XIV, détruit aujourd’hui mais connu par des gravures dont on s’inspirera pour ce motif de décoration à créer.<lb/>La salle des commissions est encore pourvue de quatre portes couronnées de médaillons ovales de 1,025 de h. et 0,85 de large pouvant recevoir des peintures ou des tapisseries. Mon prédécesseur avait proposé de faire la reproduction à la manufacture de Beauvais de vases d’Oudry, fleurs et fruits je ne puis que donne un avis favorable à cette proposition, tout en demandant que l’on restitue la fraicheur des tons des modèles, tels qu’ils étaient avant d’être noircis par le temps.<lb/>En résumé, Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur de vous proposer de donner à M. l’administrateur de la manufacture des Gobelins l’autorisation 1° de faire reproduire au lieu de la tapisserie n° 1286-12 de la série, le type 281 du Garde Meuble avec variante dans les dimensions, 2° de faire entreprendre l’étude du panneau de cheminée, 3° de demander à M. l’administrateur de la manufacture de Beauvais de faire reproduire en tapisserie 4 médaillons pour dessus de porte d’après les modèles « fleurs et fruits dits d’Oudry ».<lb/>Je suis à la disposition de MM. les administrateurs pour tous les détails qui précéderont l’exécution, les dimensions devant être prises avec la plus grande exactitude afin de bien correspondre aux emplacements à exécuter. Ci-joint un croquis indiquant l’appropriation du type de panneau aux deux adaptations à faire pour le château de Saint-Germain.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Conservation du Garde Meuble<lb/>Paris, le 9 mai 1890<lb/>A monsieur le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Vous avez bien voulu, par une dépêche en date du 19 mars dernier, m’autoriser à délivrer à titre de prêt à M. l’administrateur de la manufacture nationale des Gobelins une pièce de tapisserie n° 281 représentant « Les renommées soutenant l’écusson de France et de Navarre », désignée par M. Daumet comme pouvant servir de modèle dans le dit établissement pour être reproduite à destination d’une salle du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint le double de l’état de prêt n° 1631 du magasin des Fêtes qui constate que cette opération a été accomplie conformément à votre autorisation.<lb/>Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments respectueux.<lb/>Le conservateur<lb/>E. Williamson »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un crédit accordé pour les travaux du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Paris, le 22 juillet 1890<lb/>Le directeur à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision de ce jour, prise sur ma proposition, M. le ministre vous a ouvert un crédit de quatre mille francs (4000 f.) pour la consolidation des fondations de la tour d’angle de la chapelle dans la cour du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Cette dépense sera imputée sur les fonds affectés en 1890 aux réfections et grosses réparations des Bâtiments civils.<lb/>Je vous prie, Monsieur, de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour l’exécution de ces travaux et de vous entendre avec M. le chef du bureau des comptes et M. le contrôleur principal des Bâtiments civils et Palais nationaux au sujet de la désignation des entrepreneurs.<lb/>Agréez etc. »</p>
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                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant deux tableaux provenant de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des palais nationaux<lb/>2e bureau<lb/>Paris, le 23 juillet 1890<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>M. l’architecte du château de Saint-Germain me fait connaître qu’il existe dans l’un des magasins de l’ancienne vénerie deux tableaux religieux provenant probablement de la chapelle de ce château.<lb/>J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien prescrire l’examen de ces œuvres et de m’indiquer quelle destination elles devront recevoir.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Y. Guyot »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Palais de Versailles, 21 août 1890<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>J’ai été chargé par M. Gosselin, en congé, de voir à Saint-Germain deux tableaux religieux provenant sans doute de la chapelle du château sur lesquels M. le ministre désire être renseigné. J’ai pris jour avec M. l’architecte de Saint-Germain, qui a le dépôt de ces tableaux et les conserve dans les magasins de l’ancienne vénerie, et j’ai l’honneur de vous transmettre le résultat de mon examen.<lb/>Le premier tableau mesure 2 m. 26 de haut sur 1 m. 90 de large. Il représente une sainte assise et occupée à un ouvrage de broderie, entre deux anges agenouillés. Au-dessus, deux anges envolés tiennent des banderoles. Cette toile appartient à l’école française du XVIIe siècle. Elle ne porte aucune signature apparente. Certains indices me font penser à l’école de Simon Vouet.<lb/>Malheureusement, il est difficile de juger complétement du mérite de la peinture, qui est dans un mauvais état de conservation. Il y a même en plusieurs endroits des trous où l’on peut passer les doigts. La restauration en serait sans doute fort difficile.<lb/>La deuxième toile mesure 3 m. 24 de haut sur 2 m. 25 de large. Elle représente l’Institution de l’Eucharistie. Le Christ est debout parmi les apôtres, dans l’intérieur d’un édifice à pilastres ioniques. Elle est moins trouée que la précédente et paraît, en revanche, moins intéressante. Elle appartient à l’école française du XVIIe siècle.<lb/>Une épaisse couche de moisissure recouvre le second tableau. Aucune de ces œuvres ne me semblerait pouvoir convenir au musée du Louvre.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Pour le conservateur du musée de Versailles, en congé,<lb/>P. de Nolhac »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Enseignement et musée<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 2 septembre 1890<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics (direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux, 2e bureau)<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Par lettre du 23 juillet dernier, vous m’avez demandé de faire examiner à Saint-Germain deux tableaux religieux qui proviennent vraisemblablement de l’ancienne chapelle du château et de vous indiquer la destination qui pourrait leur être donnée.<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que ces œuvres, qui sont de l’école française du XVIIe siècle et exigeraient une restauration complète, ne sauraient convenir au Louvre ni à un autre musée nationale. Cependant, si votre administration consentait à en faire l’abandon à la direction des Beaux-Arts, celle-ci, après les avoir fait remettre en état, les attribuerait, à titre de dépôt, à un musée de province qui serait ultérieurement désigné et que je ne manquerai pas de vous faire connaître.<lb/>Je vous serai obligé, M. le Ministre et cher collègue, de vouloir bien me dire si cette solution vous agrée et je saisis l’occasion qui m’est offerte pour vous renouveler l’assurance de ma haute considération.<lb/>Pour le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Et pour le directeur des Beaux-Arts, en congé,<lb/>Le chef du secrétariat des services des Beaux-Arts<lb/>Hecq »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 8 décembre 1890<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, pour donner suite aux propositions que je vous ai faites au sujet de la décoration de la salle des commissions du château de Saint-Germain, M. l’administrateur de la manufacture des Gobelins demande qu’il soit fait, par les soins de l’administration des Bâtiments civils, un modèle spécial pour celle des deux grandes tapisseries devant concourir à la décoration de cette salle dans laquelle sera représentée une vue du château de Saint-Germain.<lb/>En conséquence, je vous demande de vouloir bien m’autoriser à prélever sur les fonds mis à ma disposition pour l’entretien du château en 1890 la somme de quinze cents francs nécessaire pour payer à M. d’Espouy la dépense qu’occasionnera l’exécution de ce modèle peint grandeur d’exécution.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant deux tableaux provenant de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Palais du Louvre, le 20 décembre 1890<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à une lettre que vous avez bien voulu m’adresser le 25 novembre dernier, j’ai l’honneur de vous informer que, d’après un devis établi par le rentoileur des musées nationaux, M. Chapuis, la remise en état des deux tableaux récemment cédés par M. le ministre des Travaux publics à l’administration des Beaux-Arts entraînerait une dépense totale de 500 francs, dont 300 francs pour la plus petite de ces peintures, qui exige absolument un rentoilage, et 200 francs pour la plus grande, l’opération du rentoilage pouvant être évitée pour celle-ci, en conservant le châssis et en se bornant à mettre des pièces pour boucher les trous.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Musées nationaux et de l’école du Louvre<lb/>A. Kaempfen »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 8 janvier 1891<lb/>Le ministre à M. le directeur des Musées nationaux<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Comme suite à ma dépêche du 25 novembre dernier et en réponse à votre lettre du 20 courant, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien donner des instructions pour la restauration des deux tableaux religieux mis par M. le ministre des Travaux publics à la disposition de l’administration.<lb/>La dépense de 500 f. qu’entraînera la remise en état de ces deux œuvres sera supportée, ainsi que je vous l’ai fait connaître, par la direction des Beaux-Arts.<lb/>Dès que ce travail sera terminé, vous voudrez bien m’en donner avis et inviter M. Chapuis à produire un mémoire établi en triple expédition, dont une sur papier timbré à 0.609.<lb/>Agréez etc.<lb/>Pour le ministre »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 19 janvier 1891<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Permettez-moi de rappeler votre attention sur un édifice d’un intérêt d’art considérable et dont la restauration est entreprise depuis 1860, sur le château de Saint-Germain, notamment sur la chapelle, œuvre d’art classée comme Monument historique. Les travaux spéciaux à cette chapelle ont été commencés en 1873. Ils sont suspendus depuis 1881. Ils s’exécutent au compte de l’Etat par contributions égales entre le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (Monuments historiques) et le ministère des Travaux publics (Bâtiments civils) comme en témoignent deux lettres échangées entre les ministères aux dates des 5 et 9 mars 1874.<lb/>L’ensemble des deux devis approuvés pour la construction de la chapelle s’élève à 498548 f. Les dépenses liquidées de 1873 à 1881 montent à 424470 f. 15, ce qui laisse livre 74077 f. 85. Les imputations sont : crédit des Bâtiments civils : 233447 f. 81, crédit des Monuments historiques : 191022 f. 34, ensemble : 424470 f. 15. Ce qui constitue un disponible de crédit : Bâtiments civils : 15826 f. 19, Monuments historiques : 58251 f. 66, ensemble crédits disponibles : 74077 f. 85.<lb/>On pourrait donc, Monsieur le Ministre, reprendre les travaux en demandant à chaque administration les sommes correspondantes aux crédits livres. Mais l’achèvement de la chapelle est intimement lié à la restauration de la tour attenante, dont les travaux incombent entièrement à la charge des Bâtiments civils et pour laquelle vous aviez accordé un premier crédit de 4000 f. sur le dernier exercice. Il m’a paru utile d’étudier les deux opérations au double point de vue des travaux et des dépenses à faire pour leur exécution.<lb/>Les travaux de la chapelle et ceux de la tour sont liés depuis la mise à jour par M. Millet, l’éminent architecte du château et peu de temps avant sa mort, de l’ancienne porte d’entrée à cette chapelle ogivale, englobée dans les maçonneries de la tour construite sous François 1er.<lb/>Mon prédécesseur, à la suite de cette découverte, avait saisi l’administration d’un projet consistant à faire disparaître la tour pour dégager la chapelle. Mais la commission des Monuments historiques a repoussé cette proposition en déclarant qu’il y avait lieu de conserver la tour contenant un escalier et de remettre en honneur l’ancienne porte de la chapelle. C’est dans ce sens que j’ai cherché la résolution du problème et je viens, Monsieur le Ministre, soumettre ce projet à votre examen. Le projet consiste à supprimer la 1ère révolution de l’escalier afin de démasquer l’arc ogival richement orné et le tympan surmontant le linteau de la porte. Cette combinaison respecterait la voûte rampante de l’escalier dans la presque totalité de son développement. Quelques marches à descendre mettraient les sol de l’entrée à la tour en communication avec le sol de la chapelle. Quant à l’escalier, son départ serait respecté au 1er étage, en communication avec un autre escalier compris au projet dressé par M. Millet. Afin de suppléer à la portion de tour qu’il faudrait faire disparaître au rez-de-chaussée pour démasquer la porte, on établirait une voûte en accord avec le style de l’escalier dont elle devra supporter le poids. Peut-être y aura-t-il lieu pour garantir la solidité de tirer toute cette partie en fer (cet élément de construction tout moderne paraît ici d’un emploi obligé), une avancée peu accentuée sur la cour se reliera avec la construction de la chapelle.<lb/>Certainement, Monsieur le Ministre, ce que je crois devoir proposer s’éloigne des constructions si rationelles du Moyen Age et de la Renaissance, en employant ce que l’on pourra qualifier d’artifices. Mais il semble que le but à atteindre peut légitimer le projet et que je suis prêt à modifier si d’autres idées sont suggérées.<lb/>A propos de la chapelle, il y a lieu d’examiner la question des dépenses nécessaires à l’achèvement de la restauration. Au commencement de ce rapport, il a été établi qu’il reste disponible 74077 f. 85 sur les crédits alloués. Cette somme sera insuffisante pour achever l’opération interrompue. On peut expliquer cette insuffisance par la difficulté d’évaluer des travaux de cette importance dans l’état de mutilation de cette chapelle abandonnée pendant des siècles et dont témoigne ce qui subsiste encore. Cet examen rend compte que les évaluations ne pouvaient être qu’approximatives. Actuellement, il n’en est plus ainsi. On peut s’appuyer sur des documents précis, les mémoires de dépenses réglés, y puiser les éléments du devis d’achèvement. Pour la chapelle seulement, en comprenant l’ornementation en plomb ouvré de la crête et de la flèche et les vitraux blancs les plus simples, on arrive à la somme approximative de 276172 f., en tenant compte du renchérissement de la main d’œuvre, renchérissement qui doit tenir une large part dans l’écart entre le prix des travaux prévus il y a plus de 25 ans et ceux exécutés depuis 1853 jusqu’en 1881 pendant la période où le main-d’œuvre était à son maximum de valeur.<lb/>Quant aux dépenses pour la restauration de la tour et incombant aux Bâtiments civils, si une estimation très exacte ne peut en être faite par suite de son très mauvais état, on peut en comptant largement l’évaluer comme devant s’élever, d’après devis ci-joint, à 64578 f. 00.<lb/>En résumé, Monsieur le Ministre, les dépenses à faire pour achever la restauration de la chapelle devront s’élever à 275000 f. environ soit 200000 f. de plus que la somme prévue et sur laquelle 74077 f. 85 sont restés sans emploi, comme j’ai l’honneur de la proposer si les travaux sont repris. Le ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts devra y participer, savoir pour crédit arriéré libre : 58251 f. 66<lb/>Moitié de l’insuffisance de crédit chapelle : 100000 f. 00<lb/>Soit pour 158251 f. 68<lb/>Le ministère des Travaux publics devra de son côté participer pour crédit arriéré libre : 15826 f. 19<lb/>Moitié de l’insuffisance de crédit chapelle : 100000 f. 00<lb/>Restauration de la tour : 64578 f. 00<lb/>Soit pour 180404 f. 19<lb/>Dernièrement, Monsieur le Ministre, en faisant les propositions d’allocation de crédits pour travaux à exécuter au château de Saint-Germain, je demandais de faire inscrire au chapitre des grosses réparations un premier crédit de 20000 f. applicable à la restauration de la tour attenant à la chapelle. Si M. le Ministre de l’Instruction publique pouvait disposer de pareille somme sur le crédit des Monuments historiques, on pourrait dès cette année reprendre des travaux depuis longtemps interrompus, assurer la conservation de ce qui est déjà exécuté et ôter à une partie du château l’aspect d’abandon qui impressionne péniblement les nombreux visiteurs du musée. Ce serait enfin donner satisfaction à l’opinion du public, étonné deu si fâcheux état de l’œuvre entreprise.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 19 janvier 1891<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Lors de votre récente visite au château de Saint-Germain, vous avez pu vous rendre compte de l’intérêt de la restauration entreprise de ce grand édifice, mais aussi de l’abandon dans lequel restent les travaux de la chapelle, enfin de l’état de péril de l’escalier attenant. J’étais à ce moment sur le point de vous adresser la proposition de reprendre les travaux, déjà le projet et les devis étaient dressés… Je vous transmets aujourd’hui le travail comprenant 7 feuilles de dessins, deux devis et un rapport. Ces documents permettront l’examen de mes propositions par les conseils compétents et je me permets de mettre la reprise des travaux sous votre haut patronage.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48550_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les fêtes organisées dans les parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 6 mai 1891<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez adressé pour avis la copie d’une lettre par laquelle M. le maire de Saint-Germain demande l’autorisation d’établir, comme les années précédentes, sur les parterres du château de Saint-Germain la fête foraine qui doit avoir lieu les dimanches 31 mai, 7 et 14 juin prochains.<lb/>M. le maire, dans sa lettre, rappelle les termes d’une convention passée le 5 août 1881 entre l’Etat et la Ville de Saint-Germain et, après avoir fait connaître les dates extrêmes, 26 mai et 16 juin, pour l’installation et le départ des marchands et industriels forains, ce magistrat vous demande d’étendre votre autorisation à d’autres emplacements que l’avenue Louis XIV visée dans la convention indiquée plus haut et ainsi libellée :<lb/>« Autorisons la Ville de Saint-Germain à continuer d’établir chaque année, aux époques ci-dessus indiquées, la fête des Loges dans la forêt domaniale de Saint-Germain, aux abords de la maison de la Légion d’honneur, et les fêtes de saint Germain et de saint Louis sur le parterre de Saint-Germain, dans l’allée Louis XIV »<lb/>et omet de rappeler que cette convention autorise la tenue de la fête pendant une semaine et deux dimanches seulement.<lb/>Je crois devoir vous rappeler, Monsieur le Ministre, que je vous ai déjà signalé les graves inconvénients qui résultent, pour la bonne tenue des parterres et pour la jouissance paisible des promeneurs qui viennent de toutes parts admirer le château et les plantations, de voir s’installer sans limites des baraques foraines, des musiques assourdissantes à d’autres emplacements que ceux concédés, et je vous propose de maintenir strictement la concession faite à la Ville.<lb/>M. le Maire ne peut arguer de tolérances regrettables et changer le caractère nettement limité de l’avantage fait aux industriels et baladins que votre administration admet à deux reprises différentes dans les parterres pendant l’année.<lb/>L’introduction dans l’enceinte et l’enlèvement de machines bruyantes, malpropres et blessantes à tous égards ont été l’an passé l’occasion de dégâts considérables : les parterres du côté de la place de Pontoise sont restés sans grille de clôture pendant plusieurs semaines par suite de la maladresse du conducteur de la locomobile ; des accidents auraient pu résulter du renversement de la grille au milieu de la nuit.<lb/>En raison des inconvénients signalés et de l’impossibilité où se trouve la municipalité, par suite des tolérances fâcheuses des années précédentes, d’opposer des raisons valables aux forains, je viens vous prier, Monsieur le Ministre, de résister à toute demande et de me mettre à même dès maintenant de faire respecter les promenades publiques ; il y a en effet inconvénient réel à troubler toute une partie de la ville par le bruit et le désordre de la fête très rapprochée des habitations, et la faire déserter au grand détriment des commerçants sédentaires de Saint-Germain.<lb/>En résumé, Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur de vous proposer de répondre à la demande de M. le maire de Saint-Germain qu’en ce qui concerne la partie occupable des parterres, il y a lieu de s’en tenir rigoureusement aux conventions faites en 1881, c’est-à-dire à l’occupation de l’allée Louis XIV seule, en autorisant que les grilles restent ouvertes pendant les nuits des dimanches 31 mai, 7 et 14 juin ; quant aux autres jours, il parait suffisant que leur fermeture ait lieu, comme d’ordinaire, à onze heures.<lb/>Comme d’usage, l’administration municipale fera rétablir en bon état et à ses frais, sous la surveillance du service d’Architecture, les localités et les routes parcourues par les voitures des occupants de l’allée Louis XIV pendant la fête.<lb/>Je vous propose de plus, Monsieur le Ministre, d’informer M. le maire que, si vous tolérez encore cette année que les forains s’établissent pendant deux semaines pleines et trois dimanches, dès l’année 1892 vous restreindrez l’occupation aux termes fixés par la convention du 5 août 1881.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Paris, le 14 mai 1891<lb/>Le ministre à M. l’architecte du château de Saint-Germain (et des parterres et terrasses)<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que j’autorise M. le maire de Saint-Germain à installer, à l’occasion de la fête de mai, dans les mêmes conditions que l’année dernière, les marchands forains sur les parterres du château et à les y laisser séjourner du 26 mai jusqu’au 16 juin suivant. Je consens en outre à ce que les grilles des parterres restent ouvertes pendant les nuits des dimanches 31 mai, 7 et 14 juin, et jusqu’à minuit les autres jours pendant la durée de la fête.<lb/>Il ne m’a pas paru possible en effet de restreindre la concession faite depuis plusieurs années à la municipalité, cette concession n’ayant entraîné aucun inconvénient grave et n’ayant été l’objet d’aucune protestation. C’est d’ailleurs à M. le maire de Saint-Germain qu’il appartient d’apprécier le trouble que, d’après votre rapport, les fêtes de cette nature apporteraient chez les habitants paisibles d’une partie de la ville.<lb/>Il est entendu au surplus que la municipalité sera responsable de tous les dégâts ou accidents qui se produiraient, qu’elle fera exécuter à ses frais immédiatement après le départ des marchands forains les travaux de réparation et de remise en état des lieux que vous lui indiquerez.<lb/>Etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le projet d’établir un ascenseur à la gare de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1891/1891" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1891</unitdate>
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                <p>« Ponts et Chaussées<lb/>Chemins de fer en exploitation<lb/>Réseau de l’Ouest et lignes de ceinture<lb/>Contrôle des travaux neufs et de l’entretien<lb/>Paris, le 10 juillet 1891<lb/>Rapport de l’ingénieur ordinaire<lb/>La compagnie de l’Ouest a soumis le 2 avril 1891 à monsieur le ministre des Travaux publics un projet en vue de l’établissement d’un ascenseur à la gare de Saint-Germain-en-Laye. Elle fait savoir que M. de Pauville, qui a été un des promoteurs de l’ascenseur de Monte-Carlo, lui a demandé la concession d’un ascenseur qui serait établi à ses frais, risques et périls. M. de Pauville transformerait en outre en appareil hydraulique le monte-charge actuel des bagages.<lb/>D’après le projet dressé par M. de Pauville et présenté par la compagnie, l’ascenseur serait placé à l’entrée de l’escalier du quai descendant et occuperait avec les colonnes un rectangle de 4 m. 04 de longueur sur 3 m. 00 de largeur. La cabinet aurait 3 m. 84 sur 2 m. 90 et pourrait contenir de 35 à 40 voyageurs.<lb/>Le mouvement serait produit par de l’eau comprimée à 6 atmosphères par l’intermédiaire d’air comprimé lui-même par une pompe actionnée par une machine à gaz. Le prix par personne ne doit pas dépasser 0 f. 10.<lb/>M. de Pauville s’est engagé :<lb/>1° à livrer les appareils en toute propriété à la compagnie à l’expiration de la concession dont la durée est fixée à 30 ans,<lb/>2° à transformer à ses frais le monte-charge actuel et à faire gratuitement l’ascenseur et la descende des bagages et messageries,<lb/>3° enfin, à payer à la compagnie pour occupation d’une partie des terrains de la gare une redevance de 400 f.<lb/>La cage de l’ascenseur devant être établie en avant de la façade de la gare du côté des voies et partiellement sur un terrain dépendant du parterre quoique concédé à la compagnie sans limitation de durée, nous avons communiqué le projet à M. Daumet, architecte du château et du parterre, pour avoir ses observations.<lb/>M. Daumet nous a répondu par deux lettres en date des 12 et du 15 mai dont nous joignons une copie au présent rapport. Dans ces lettres, il déclare s’opposer au projet présenté et indique une convention passée entre l’Etat et la compagnie d’après laquelle aucune construction établie dans la gare de Saint-Germain ne doit excéder en hauteur le niveau du parterre. Il ajoute qu’on pourrait en éloignant un peu l’entrée de la cabine placer l’ascenseur entièrement à l’intérieur de la gare.<lb/>Nous avons alors retourné le projet à la compagnie en l’invitant à examiner, d’accord avec M. de Pauville, si en fait il pouvait être donné satisfaction aux observations formulées par le service d’architecture et si en droit les conventions invoquées par M. Daumet s’appliquaient à toute la surface occupée par la gare.<lb/>La compagnie nous a répondu par une lettre très détaillée en date du 26 juin 1891 dont copie est jointe au présent rapport et à laquelle étaient annexées cinq feuilles de dessin représentant : 1° la modification réclamée par le service d’architecture (pièces nos 1 et 2), 2° les modifications étudiées par l’auteur du projet en vue de tenir compte dans la plus large mesure possible des critiques formulées (pièces 4 et 5), 3° un plan général des terrains affectés à l’établissement ou à l’extension de la gare, plan où sont indiquées par des teintes les différentes provenances des terrains.<lb/>La modification proposée par le service d’architecture consiste à reporter l’ascenseur au-dessous de la voûte à gauche du prolongement de la voir principale descendante. La cage serait placée en partie dans un évidement à pratiquer dans la culée gauche et en partie en saillie sur le quai. L’ascenseur déboucherait à l’intérieur de la salle d’attente par une large ouverture percée dans la voûte. La compagnie repousse cette solution, d’abord parce qu’elle réduit la surface de l’ascenseur, ensuite parce qu’elle augmente les dépenses, parce que l’espace réservé pour la circulation des cabrouets serait réduit à 1 m. 25, et enfin parce qu’il lui paraît dangereux de diriger les voyageurs sur un trottoir étroit bordant une voie sur laquelle s’avancent les machines, sous une voûte naturellement peu éclairée et encore obscurcie par la vapeur et la fumée des machines.<lb/>L’étude faite par M. de Pauville ne diffère du projet primitivement présenté que par des détails sans importance. La cage de l’ascenseur ne fait saillie que de 0,30 sur la façade latérale de la gare, encore cette saillie pourrait-elle être supprimée en réduisant la largeur intérieure de la cabine de 2 m. 80 à 2 m. 50.<lb/>Passant ensuite à l’examen de la question de droit, la compagnie cherche à démontrer qu’elle n’est astreinte à aucune servitude pour les terrains de la gare.<lb/>Ces terrains comprennent :<lb/>1° (teinte rose) des terrains régulièrement expropriés sur le domaine de l’Etat en vertu d’un jugement du tribunal civil de Versailles du 1er juillet 1845.<lb/>2° (teinte violette) des terrains affectés à l’agrandissement de la gare en vue du raccordement de la grande ceinture par décret du 30 juin 1881. Ce décret, pas plus que le jugement du 1er juillet 1845, ne contient aucune réserve relativement à la hauteur des constructions.<lb/>3° (teinte bleue) un terrain qui est resté la propriété de l’Etat et qui était autrefois recouvert par un plancher aujourd’hui remplacé par une toiture vitrée d’après une autorisation donnée le 21 janvier 1853 par le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur, sans limitation de durée et sous la seule réserve que ce terrain resterait la propriété de l’Etat.<lb/>La compagnie estime en conséquence que la servitude invoquée par M. Daumet ne s’applique pas aux terrains de la gare, puisque cette servitude a été instituée par une convention du 30 avril 1875, aujourd’hui périmée, relative à des terrains occupés par la compagnie à titre de location ou de concession temporaire.<lb/>Nous avons alors retourné à l’architecte, en le priant de vouloir bien donner un avis définitif, le dossier du projet et la lettre de la compagnie.<lb/>M. Daumet, dans une lettre du 6 juillet 1891, a maintenu son opposition et son interprétation de l’acte de servitude ; il a déclaré de plus qu’il ne pourrait se prononcer d’une manière définitive que lorsqu’il serait saisi par la direction des Bâtiments civils.<lb/>L’installation d’un ascenseur à la gare de Saint-Germain, où la hauteur à franchir pour passer du quai descendant dans le vestibule dépasse 8 m., rendrait des services incontestables aux voyageurs, particulièrement à ceux qui sont âgés ou infirmes. D’autre part, cette installation permettrait la transformation du monte-charge actuel, dont le fonctionnement est assez médiocre, ce qui entraîne les jours d’affluence un retard dans la distribution des bagages ou dans le départ des trains. Le projet présenté par la compagnie, qui est d’ailleurs bien étudié, nous semble donc devoir être pris en sérieuse considération.<lb/>Il reste à savoir si l’on doit passer outre à l’opposition du service d’architecture. Nous disons tout d’abord que nous sommes d’accord avec la compagnie pour repousser la solution indiquée par M. Daumet. Même en plaçant la porte de l’ascenseur en bout comme il l’indique dans sa lettre en date du 6 juillet, l’accumulation des voyageurs sur un trottoir étroit et dans une partie obscure serait certainement dangereuse ; on ne peut d’ailleurs songer à protéger les voyageurs par une grille, parce que la faible largeur du quai (2 m. 28) ne permet pas d’avoir deux chemins distincts, l’un pour les voyageurs qui se rendent à l’ascenseur et l’autre pour les cabrouets chargés de bagages.<lb/>Les objections faites par M. Daumet au projet présenté peuvent être discutées en droit et en fait.<lb/>En droit, il nous paraît incontestable que la servitude consentie par l’article 7 de la convention du 30 avril 1875 ne s’applique pas aux terrains qui constituent la majeure partie de la gare, parce que d’après cet article 7 lui-même, la servitude ne s’applique qu’aux terrains que la compagnie tient de l’Etat à titre de bail ou de concession temporaire.<lb/>[Dans la marge :] Nous ne pensons pas que M. Daumet veuille arguer de ce que les terrains du chemin de fer n’appartiennent pas à la compagnie mais font partie du domaine public, la compagnie en ayant seulement la concession jusqu’au 31 décembre 1956. Il suffit de remarquer que la convention du 30 avril 1875 a été passée avec un représentant de l’administration des Domaines pour se convaincre que ce n’est pas à la concession même du chemin de fer qu’il a été fait allusion.<lb/>Les terrains teintés en rose et en violet ont été affectés d’une manière régulière et sans réserve à l’usage du chemin de fer, ils font partie du domaine publique et ne peuvent souffrir d’aucune servitude. La partie teintée en bleu seule n’a pas été incorporée au chemin de fer, elle est restée dépendance du parterre et, bien qu’aucune réserve spéciale n’ait été inscrite dans la décision du 23 janvier 1853, la réserve générale de la propriété nous parait suffisante pour que le service du parterre puisse s’opposer à toute modification de l’état de choses actuel. Mais la compagnie se déclarant prête à restreindre la largeur de l’ascenseur de manière à supprimer l’occupation de cette bande de terrain, l’opposition du service du parterre ne nous paraît nullement fondée en droit.<lb/>Cette question de droit perd d’ailleurs beaucoup de son importance aujourd’hui que le service d’architecture relève du ministère des Travaux publics, qui se trouve ainsi avoir pleine compétence pour statuer et dont l’approbation est dans tous les cas indispensables.<lb/>En fait, la construction légère projetée par M. de Pauville, surtout avec la dernière modification où l’on a établi un accès direct de la cage de l’ascenseur dans la salle d’attente, ne nous paraît pas devoir déparer beaucoup une façade absolument dépourvue d’intérêt au point de vue architectural. En admettant même que l’effet produit soit quelque-peu disgracieux, il ne nous semble pas qu’il y ait là une raison suffisante pour s’opposer à l’exécution d’un travail utile, en vue de maintenir la régularité, l’aspect d’un monument très simple et sans aucune prétention. En restant à ce point de vue, il nous parait absolument inutile d’exiger de la compagnie qu’elle restreigne la larguer de la cage de manière à ne pas sortir des limites des dépendances proprement dites du chemin de fer.<lb/>En résumé, nous sommes d’avis qu’il y a lieu d’approuver le projet sans s’arrêter aux objections faites par le service d’architecture. Toutefois, M. Daumet ayant toujours persisté à ne voir, dans les communications que nous lui avons faites, que des communications officieuses, il y aurait lieu de transmettre officiellement le dossier de l’affaire à la direction des Bâtiments civils.<lb/>L’ingénieur ordinaire<lb/>Avis de l’ingénieur en chef<lb/>Depuis de longues années, la ville de Saint-Germain réclame l’amélioration de l’accès des quais de la gare. On a notamment demandé l’établissement d’un plan incliné dont l’ascension semblait devoir être moins pénible pour les voyageurs que celle des escaliers existants. Mais aucune solution pratiquement acceptable n’ayant été présentée, les difficultés d’accès sont toujours les mêmes.<lb/>Le projet ci-joint est dans de meilleures conditions et offrirait au public des facilités qui seront sans doute appréciées. Il est combiné de façon à n’apporter aucune gêne sensible ni aux voyageurs qui n’useront pas l’ascenseur, ni aux services de la gare. Les dispositions indiquées aux pièces 4 et 5 annexées à la lettre du 26 juin 1891 de l’ingénieur en chef de l’entretien de la compagnie, constituent une amélioration et semblent devoir être préférées à celles primitivement indiquées.<lb/>Cette modification n’a cependant pas suffi à désarmer l’opposition de l’architecte du parterre, M. Daumet, qui aurait voulu faire prévaloir une solution différente. Mais nous n’avons pas à la discuter, puisque la compagnie refuse absolument de l’admettre.<lb/>Dans cette situation, il conviendrait, pour éviter toute difficulté, de proscrire toute emprise sur les terrains dépendans du service des Bâtiments civils (teinte bleue du plan n° 3 annexé à la lettre de M. Morlière du 26 juin 1891) et de réduire en conséquence la largeur de la cage de l’ascenseur.<lb/>Nous sommes d’avis qu’il y a lieu d’approuver le projet présenté, avec la variante du 22 juin 1891, sous réserve que l’on ne fera aucune installation nouvelle sur les terrains concédés par l’administration des Bâtiments civils.<lb/>Nous devons signaler d’une façon spéciale l’attitude prise par l’architecte du parterre, M. Daumet, qui s’est refusé à tout examen officiel des questions soulevées en se retranchant derrière le défaut d’instructions émanant de la direction des Bâtiments civils. Nous ne connaissons aucune circulaire qui nous eût permis d’insister pour qu’il adoptât une ligne de conduite analogue à celles que suivent, sans difficulté, tous les chefs de service quand ils sont saisis d’affaires intéressant plusieurs administrations. Il y aurait lieu, tandis que les direction des Bâtiments civils et des Chemins de fer dépendent du même ministère, de combler cette lacune et de fixer la procédure à suivre en pareilles circonstances.<lb/>Paris, le 20 juillet 1891<lb/>L’ingénieur en chef<lb/>Mabrey »</p>
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                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux de décoration à entreprendre au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 26 avril 1892<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Monsieur le conservateur du musée national de Saint-Germain réclame l’achèvement de décorations peintes de deux salles circulaires aux 1er et 2ème étages de la tour nord-est du château. Ces salles font suite aux parties de musée livrées au public et où sont exposés, dans celles du 1er étage, des objets d’époque romaines et gallo-romaines. Les parois de la 1ère salle de la tour, telles qu’elles sont disposées, permettraient de représenter les monuments antiques du sud de la France en perspective aérienne, peut-être à vol d’oiseau. Les panneaux de formes irrégulières permettraient d’y comprendre l’arc d’Orange et le théâtre à gauche de la cheminée, à droite les antiquités de Nîmes, temple de Diane, Maison carrée, arènes, portes d’Auguste et de France, tour Magne, et dans le lointain le pont du Gard. Le 3ème panneau pourrait contenir des représentations des ruines de Saint-Rémy, d’Arles et le pont de Saint-Chamas.<lb/>La salle circulaire du 2ème étage fait suite à la partie du musée occupée par des objets de l’époque gauloise de la Marne. Les sujets à traiter en décoration pourraient représenter la porte Noire de Besançon, le tombeau d’Igel près Trèves, l’arc de Reims. Les sujets que j’indique sont compris dans une nomenclature qui m’a été communiquée par la conservation du musée. Ils devraient être traités par des paysagistes d’un talent éprouvé pour ces sortes de décorations et par l’étude des monuments antiques. Je puis citer M. Armand Bernard, demeurant 22, rue M. le Prince, et M. Albert Girard, 69, rue de Courcelles, tous deux anciens pensionnaires de l’Académie de France à Rome. Le dernier a exécuté les peintures des parlements dans la chambre du conseil à la cour de cassation, livrée très récemment à la magistrature.<lb/>Les crédits affectés aux travaux de bâtiments du château de Saint-Germain ne permettent pas, Monsieur le Ministre, de vous proposer d’inscrire la somme nécessaire à l’exécution de ces travaux d’art, que je puis estimer dans leur ensemble comme valant 8000 f. pour les 2 salles et à 1000 f. pour les travaux de décorations accessoires. C’est donc à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts que vous devrez recourir en lui demandant l’imputation de la somme à allouer aux artistes sur le fonds spécial aux commandes de peinture d’art et sur 2 exercices, pour 4000 f. chacun. Le crédit des Bâtiments civils prendrait à sa charge le travail accessoire, estimé comme il est dit ci-dessus à 1000 f., et que l’on peut considérer comme un achèvement d’un ouvrage entrepris.<lb/>En résumé, Monsieur le Ministre, je vous propose de demander le concours de M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts pour la partie artistique de décoration des 2 salles dont il s’agit et de participer à la dépense pour une somme de 1000 f. pour les travaux accessoires sur les ressources dont dispose votre administration.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <p>Archives nationales, 20144782/43 (auparavant Archives des musées nationaux, G23).</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de décoration à entreprendre au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>1er bureau<lb/>République française<lb/>Paris, le 10 mai 1892<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Par lettre du 26 avril dernier, M. l’architecte Daumet me fait connaître que M. le conservateur du musée national de Saint-Germain réclame l’achèvement de la décoration picturale des deux salles circulaires situées au 1er et au 2e étage de la tour nord-est du château. Ces peintures devraient représenter les monuments antiques du sud de la France.<lb/>Il ne me paraît pas possible, Monsieur le Ministre et cher collègue, de prélever sur les fonds affectés aux travaux d’architecture du château de Saint-Germain la dépense de 8000 francs qu’entraineraient, suivant M. Daumet, l’exécution de ces peintures. Il s’agit, en effet, d’une commande de travaux d’art, pour lesquels votre département dispose de crédits spéciaux. C’est donc à vous qu’il appartient d’examiner s’il y a lieu de donner suite à la demande de M. le conservateur du musée. Je suis d’ailleurs disposé, dans le cas où vous lui réserveriez un accueil favorable, à examiner la possibilité de prendre à la charge du service des Bâtiments civils le montant de divers travaux accessoires de décoration qui incomberaient à mon département.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics.<lb/>S. Viette »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par lettre du 8 avril dernier, M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts vous a signalé la nécessité d’installer quatre nouvelles vitrines dans une salle du musée national de Saint-Germain.<lb/>La dépense, évaluée à 3000 francs par M. l’architecte Daumet, vous ayant paru trop élevée eu regard à la situation actuelle des crédits ordinaires des Bâtiments civils, vous avez demandé à votre collègue s’il serait disposé à y contribuer pour un tiers, soit pour la somme de 1000 francs.<lb/>M. Bourgeois vous ayant répondu affirmativement le 21 juillet courant, j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, d’autoriser l’exécution du travail dont il s’agit. La part de dépense incombant à votre département (2000 francs) serait imputée sur les fonds affectés en 1892 aux grosses réparations des Bâtiments civils.<lb/>Si vous accueillez cette proposition, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien revêtir le présent rapport de votre approbation.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Jules Comte<lb/>Approuvé<lb/>Paris, le 30 juillet 1892<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Viette »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 8 septembre 1892<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par un rapport du 19 août dernier, M. l’architecte Daumet vous demande de décider l’acquisition des étais placés en divers endroits du château de Saint-Germain.<lb/>M. Daumet expose que la location de ces madriers entraîne des frais relativement élevés et que, d’autre part, il est impossible de prévoir à quelle époque ils pourront être enlevés, les travaux de restauration entrepris au château étant interrompus, faute de ressources suffisantes.<lb/>Dans ces conditions, j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, de donner suite à la demande de M. Daumet. La dépense, évaluée à 2400 francs, serait imputée sur la réserve des fonds affectés en 1892 à l’entretien des Bâtiments civils.<lb/>A cet effet, je vous prierai de bien vouloir revêtir le présent rapport de votre approbation.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Jules Comte<lb/>Approuvé<lb/>Paris, le 8 septembre 1892<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Viette »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1893<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Achèvement du pont en pierre qui doit faire communiquer la rue Thiers avec le musée et remplacer le pont de service en bois, qui est en si mauvais état qu’il menace de s’effondrer : 16000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Les réparations exécutées au pont de service en 1890 ont permis de constater que tous les bois qui le constituent sont dans un état de pourriture complète ; de nouvelles réparations deviennent chaque année moins possibles et ne pourront être efficaces que pendant un temps très limité. En résumé, le mauvais état de ce pont est tel que sa reconstruction est nécessaire. Dans ces conditions, il serait préférable d’achever le pont en pierre commencé par M. Millet.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] J’ai en effet constaté que le pont en bois est dans un état de destruction fort inquiétant ; soit qu’on le refasse en bois, soit qu’on le remplace par un pont en pierre commencé par M. Millet, il faudra prendre un parti aussitôt que possible.<lb/>2. Achèvement de la mise en état de la propriété domaniale dite « Villa Saint-Germain » : 18000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Achèvement d’un travail dont l’urgence a été reconnue par l’administration et pour l’exécution duquel elle a déjà alloué des crédits.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Utile.<lb/>3. Restauration de la tourelle d’angle de la chapelle dans la cour du château, et achèvement de la chapelle à laquelle elle est adossée, travail à faire avec la participation des Monuments historiques, contribution du ministère des Travaux publics : 20000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] L’état de ruine dans lequel se trouve cette tourelle rend sa restauration absolument et immédiatement indispensable.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Il ne m’appartient pas de décider, dans l’incertitude où l’on est, que cette tourelle doit être ou n’être pas conservée pour son adaptation avec la chapelle. Il est certain qu’il est regrettable de la laisser en cet état si elle doit rester.<lb/>4. Achèvement de la flèche de la chapelle et de sa crête, avec la participation des Monuments historiques, contribution du ministère des Travaux publics : 10000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] La construction de la flèche de la chapelle est entreprise depuis plus de dix années ; il convient de terminer cette partie de l’œuvre de M. Millet.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :]  Est-il bien certain que cette flèche restera.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux très urgents : 64000 f.<lb/>Total des propositions pour 1893 : 64000 f. »</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Mairie de la ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 15 octobre 1892<lb/>A monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Les soussignés, conseillers municipaux de la ville de Saint-Germain-en-Laye, prennent la liberté de vous exprimer leurs vifs regrets de ce que les travaux de restauration du château sont complètement abandonnés depuis plusieurs années. Ils seraient heureux de voir reprendre, au commencement de l’année prochaine, la restauration d’un édifice intéressant au point de vue de l’art aussi bien qu’au point de vue historique.<lb/>Une décision favorable à notre demande aurait en outre une conséquence qui ne saurait laisser indifférent Monsieur le Ministre : ce serait de donner du travail à une partie de notre population ouvrière, trop souvent condamnée au chômage.<lb/>Nous avons l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, vos très humbles et très obéissants serviteurs.<lb/>E. Gilbert, maire<lb/>[vingt-cinq autres signatures] »</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 novembre 1892<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai appelé votre attention sur le très mauvais état du pont de service en charpente du château de Saint-Germain-en-Laye donnant sur la rue Thiers.<lb/>A la suite de nouvelles dégradations survenues ces jours derniers, j’ai l’honneur de vous informer que la circulation sur ce pont devient de moins en moins sûre ; les bois en sont pourris et leur état réclame à bref délai des réparations qui devront être importantes si l’on veut qu’elles soient efficaces et durables.<lb/>Il serait préférable, dans ces conditions, de faire les frais de l’achèvement du pont définitif, dont les piles sont établies déjà à mi-hauteur depuis plus de dix ans, plutôt que de consacrer une somme relativement élevée à la réparation du pont en charpente appelé à disparaître.<lb/>Il me paraît utile, Monsieur le Ministre, de vous proposer, lors de la répartition des crédits que vous allez attribuer aux divers palais dépendant de votre département, d’affecter au château de Saint-Germain la somme portée dans mes propositions de travaux pour l’exercice 1893 en vue de l’achèvement du pont destiné à remplacer celui dont je vous signale de nouveau le très mauvais état.<lb/>Dans le cas où aucun crédit ne pourrait être accordé en 1893 pour l’achèvement du pont définitif, il y aurait lieu d’autoriser la démolition du pont en charpente, afin d’éviter une catastrophe.<lb/>Pendant quelques années, jusqu’à ce que les bâtiments de la Villa s’achèvent et que les ateliers soient rendus à leur destination, le service se ferait par la porte principale, place du Château, sans trop d’inconvénients.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’une des tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 22 novembre 1892<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai proposé à votre prédécesseur le 19 décembre 1890 de prélever sur le crédit mis à ma disposition pour les travaux du château de Saint-Germain une somme de 1500 f. pour commander à M. d’Espouy, ancien pensionnaire de l’académie de France à Rome, le carton d’une vue du château Neuf de Saint Germain à reproduire en grisaille avec accompagnement décoratif par la manufacture des Gobelins. Cette œuvre doit faire pendant à une tapisserie d’égale importance dont l’exécution est en cours à cette manufacture. Ces tapisseries sont destinées à orner la salle des commissions du musée.<lb/>J’ai reçu avis le 6 janvier 1891 qu’à la suite de mon rapport, une demande avait été faite par votre administration à M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts pour savoir s’il serait disposé à autoriser ultérieurement la reproduction du modèle par les soins de la manufacture des Gobelins. Depuis cette époque, Monsieur le Ministre, je n’ai reçu aucun avis de la décision prise. M. l’administrateur de la manufacture m’informe que la 1ère tapisserie est presqu’achevée et qu’il serait désirable de savoir à bref délai si la seconde tapisserie pourra être mise sur le même métier et où en est la régularisation en ce qui concerne la commande de cette œuvre à ses ateliers.<lb/>En vous transmettant l’exposé de la question qui m’est faite, je viens vous prier, dans le cas où vous n’auriez pas reçu de réponse de l’administration des Beaux-Arts, d’en renouveler la demande, et dans le cas où l’administrateur de la manufacture serait autorisé à entreprendre le travail dont il est question, je vous prie de vouloir bien allouer sur les reliquats disponibles du crédit des Bâtiments civils la somme de 1500 f. nécessaire afin qu’une commande régulière du carton de la tapisserie puisse être faite à M. d’Espouy, dont le talent tout spécial pour ce genre de décoration donne les meilleures garanties d’exécution.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant des boiseries pouvant provenir du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Paris, le 23 décembre 1892<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous transmettre un rapport de l’inspecteur des travaux du château de Saint-Germain et une lettre datée du 20 courant de M. A. Audouin, architecte demeurant à Saint-Germain-en-Laye, 1, rue Ducastel. Ces deux documents sont relatifs au détournement fait par un ancien entrepreneur de menuiserie du château de boiseries sculptées d’une belle exécution, confiées très probablement à ses soins pour les façonner, aucune cession régulière ne pouvant lui avoir été faite.<lb/>Suivant les affirmations de M. Audouin et de l’inspecteur, M. Choret, les boiseries sont d’un travail identique à celui des lambris en place dans les appartements dits de Louis XIV.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous demander des instructions sur la suite à donner à cette affaire. D’après des renseignements pris au parquet de la Seine, il faut que je sois autorisé régulièrement à réclamer l’intervention de M. le procureur de la République de Versailles. J’agira au nom de votre administration, afin d’obliger le détenteur des boiseries à une restitution.<lb/>Aussitôt que je serai en mesure d’agir, je me rendrai à Versailles et ferai le possible pour que l’agence des travaux rentre en possession des boiseries en question. J’examinerai alors, si vous m’y autorisez, quel emploi devra être fait au mieux de la suite à donner aux travaux.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’une des tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Enseignement et manufactures nationales<lb/>Palais-Royal, le 27 décembre 1892<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics (direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux)<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>En réponse à votre lettre du 10 décembre courant, j’ai l’honneur de vous annoncer que je ne vois aucun inconvénient à ce que vous commandiez à M. d’Espouy, architecte, ancien grand prix de Rome, le modèle de la tapisserie à faire exécuter par la manufacture nationale des Gobelins pour le château de Saint-Germain.<lb/>Comme nous en sommes convenus, ce modèle sera soumis à l’examen de la commission de perfectionnement de la manufacture aussitôt après son achèvement et avant d’être mis sur le métier, et l’auteur devra y apporter tous les changements que la commission jugerait nécessaires soit au point de vue de la composition elle-même, soit à cause des exigences de la fabrication.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Ch. Dupuy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur les crédits affectés à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye et sur les dépenses</unittitle>
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                <p>« Note relative aux travaux exécutés au château de Saint-Germain depuis l’origine de la restauration commencée en 1862<lb/>Dans le courant du mois de février 1862, M. Millet adresse à l’administration un projet de restauration du château de Saint-Germain accompagné de deux autres devis s’élevant l’un à : 1773814 f. 61, l’autre à : 73231 f. 09<lb/>Par lettre du 13 juin 1862, M. Millet est informé par l’administration que son projet a été approuvé à la date du 6 du même mois.<lb/>Les travaux commencent le 7 juillet 1862.<lb/>Les sommes allouées et dépensées sont les suivantes :<lb/>En 1862 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 94037 f. 34<lb/>En 1863 : [crédits alloués :] 150000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 139723 f. 18<lb/>En 1864 : [crédits alloués :] 200000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 185053 f. 15<lb/>Le 23 décembre 1864, l’architecte présente à l’administration, pour la construction de citernes, un devis supplémentaire s’élevant à 13789 f. 63 qui est approuvé à la date du 5 février 1865 et porté à la somme de : 20589 f. 63<lb/>Le 22 février 1865, un autre devis supplémentaire pour poêles et calorifères, approuvé à la date du 4 mars suivant et s’élevant à la somme de : 18573 f. 82<lb/>Le 24 février 1865, un autre devis supplémentaire pour la reprise en sous-œuvre des contreforts de la cour, approuvé à la date du 1er mars suivant et s’élevant à la somme de : 79310 f. 83<lb/>Le 27 septembre 1865, un autre devis supplémentaire pour silicatisation, approuvé à la date du 30 septembre suivant, et s’élevant à la somme de : 1104 f. 25<lb/>Les sommes allouées et dépenses en 1865 sont les suivantes : [crédits alloués :] 200000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 185832 f. 62<lb/>Dans le courant de l’année 1866, l’architecte présente un devis supplémentaire pour peintures artistiques dans l’escalier d’honneur et au 2e étage du donjon, approuvé à la date du 4 juillet 1866 et s’élevant à la somme de : 4014 f. 00<lb/>Les sommes allouées et dépenses en 1866 sont les suivantes : [crédits alloués :] 200000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 185927 f. 38<lb/>Dans le courant de l’année 1867, l’architecte présente les devis supplémentaires suivants : pour le mobilier du musée, 1 devis de : 42852 f. 60, pour le mobilier du musée, 1 devis de : 4082 f. 93, pour le pavage dans les fossés du château : 1250 f. 00, pour silicatisation de la tour d’angle nord-ouest dite du donjon : 1850 f. 00<lb/>Les sommes allouées et dépenses sont les suivantes :<lb/>En 1867 : [crédits alloués :] 180000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 166724 f. 72<lb/>En 1868 : [crédits alloués :] 200000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 185852 f. 64<lb/>En 1869 : [crédits alloués :] 150000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 138177 f. 12<lb/>En 1870 : [crédits alloués :] 200000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 215237 f. 82<lb/>En 1871 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 90495 f. 24<lb/>En 1872 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 91494 f. 53<lb/>En 1873 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 90488 f. 32<lb/>En 1874 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 90765 f. 34<lb/>En 1875 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 90761 f. 90<lb/>En 1876 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 90309 f. 90<lb/>En 1877 : [crédits alloués :] 140000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 128837 f. 14<lb/>En 1878 : [crédits alloués :] 130000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 119025 f. 81<lb/>A la fin de l’exercice 1878, les dépenses effectués s’élèvent à la somme de : 2288744 f. 15<lb/>Le 30 octobre 1878, l’architecte adresse à l’administration un devis pour l’achèvement de la restauration des bâtiments et de la chapelle du château s’élevant à la somme de : 1897789 f. 85<lb/>Les sommes allouées et dépenses sont les suivantes :<lb/>En 1879 : [crédits alloués :] 130000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 118764 f. 01<lb/>En 1880 : [crédits alloués :] 125000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 114038 f. 31<lb/>En 1881 : [crédits alloués :] 111000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 100391 f. 59<lb/>En 1882 : [crédits alloués :] 125500 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 109643 f. 37<lb/>En 1883 : [crédits alloués :] 100000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 73936 f. 08<lb/>En 1884, il est alloué un crédit de : [crédits alloués :] 120000 f. 00, sur le fonds duquel est effectuée une dépense totale de 101868 f. 27 dont pour la Villa Saint-Germain 27872 f. 12, reste pour la restauration du château : [dépenses effectuées :] 73996 f. 15<lb/>En 1885, il est alloué un crédit de : [crédits alloués :] 60000 f. 00, sur le fonds duquel est effectuée une dépense totale de 52546 f. 79 dont pour la Villa Saint-Germain 12585 f. 45, reste pour la restauration du château : [dépenses effectuées :] 39961 f. 34<lb/>En 1886 : [crédits alloués :] 60000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 53356 f. 25<lb/>En 1887 : [crédits alloués :] 10340 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 8790 f. 17<lb/>En 1888 : [crédits alloués :] 11000 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 10891 f. 84<lb/>En 1889, il est alloué un crédit de : [crédits alloués :] 49630 f. 00, sur le fonds duquel est effectuée une dépense totale de 36938 f. 76 dont pour travaux étrangers à la restauration du château 25058 f. 91, reste pour ce dernier objectif : [dépenses effectuées :] 11879 f. 85<lb/>En 1890 : [crédits alloués :] [vide] ; [dépenses effectuées :] [vide]<lb/>En 1891 : [crédits alloués :] [vide] ; [dépenses effectuées :] [vide]<lb/>En 1892 : [crédits alloués :] [vide] ; [dépenses effectuées :] [vide]<lb/>Totaux :<lb/>[montant des devis présentés jusqu’au 30 octobre 1878 :] 3918463 f. 60 : [crédits alloués :] 3352470 f. 00 ; [dépenses effectuées :] 3004393 f. 11<lb/>Certifié exact par l’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 29 juin 1893<lb/>Daumet »</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Saint-Germain, 29 juin 1893<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Votre prédécesseur, lors de la visite qu’il faisait au château de Saint-Germain au commencement de l’année 1891, avait manifesté le désir d’être informé des circonstances qui avaient amené l’interruption des travaux de restauration de ce château et de la chapelle, travaux qui ont été entrepris en 1862 d’après un projet dressé par l’architecte M. Eugène Millet lors de la création du musée national des Antiquités gallo-romaines. Le ministre demandait qu’il lui fut fait des propositions afin de préparer la reprise d’une œuvre aussi considérable au point de vue de l’art qu’utile pour compléter les locaux nécessaires à l’extension du musée.<lb/>Deux rapports ont été adressés au ministère des Travaux publics à ce sujet, l’un antérieurement à la visite ministérielle et relatif à l’achèvement des ateliers de la conservation situés dans le voisinage du château (bâtiments dits « de la Villa »), l’autre proposant de continuer la restauration de la chapelle et aussi d’entreprendre la consolidation de la tour contiguë contenant l’escalier sud-ouest, tour donc l’état de dégradation devient menaçant.<lb/>Aucune décision n’ayant pu être prise pour ces opérations, il me paraît nécessaire, Monsieur le Ministre, d’appeler votre sollicitude sur un édifice de premier ordre en exposant très succinctement son importance exceptionnelle.<lb/>L’origine du château de Saint-Germain est fort ancienne. L’époque la plus caractérisée de ce qui subsiste est la chapelle, dont la construction est attribuée à saint Louis. Les parties inférieures du surplus du périmètre datent de Charles V. Sous le règne de François Ier, on reconstruisit la plus grande partie des bâtiments. Par son plan, le château avait l’aspect d’une forteresse : les façades extérieures étaient d’un caractère bien français et d’une rare élégance. Cependant, le château fut délaissé et l’on commença dans son voisinage le château neuf, qui a presque complètement disparu. L’ancien château, celui actuel, dut subir des appropriations diverses. Il fut agrandi sous Louis XIV, des adjonctions importantes s’élevèrent, masquant les angle du château de la Renaissance tout en adoptant, ce qui est fort remarquable pour l’époque, le même mode particulier de construction, moellons enduits en mortier de chaux et décoration en briques apparentes. Peu après, en 1680, avait lieu l’abandon du château de Saint-Germain pour Versailles. En 1688, Jacques II d’Angleterre y reçut l’hospitalité.<lb/>Le château, sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, servit d’école de cavalerie, sous l’Empire de caserne, sous la Restauration et plus tard de pénitencier militaire. Lors de la création du musée national des Antiquités gallo-romaines, le château de Saint-Germain fut affecté à cette destination. Dès cette époque, diverses salles furent occupées avec des appropriations provisoires. Elles subsistent encore, notamment la grande salle de Mars.<lb/>L’architecte Eugène Millet, dont les projets furent approuvés, commença les travaux en 1862, menés d’abord avec activité à l’aide de crédits annuels s’élevant en moyenne à 200000 francs. Depuis 1871, les sommes consacrées aux travaux diminuèrent en ce qui concerne le compte de la direction des Bâtiments civils, mais une contribution du ministère des Beaux-Arts (service des Monuments historiques) ayant été affectée à la restauration de la chapelle, permit de continuer les travaux entrepris jusqu’à l’époque où un différend s’éleva à propos du parti à prendre pour remettre en honneur l’ancienne porte d’entrée à la chapelle, découverte par l’architecte Millet peu de temps avant sa mort. Ce différend devint l’occasion d’une suspension complète des travaux, son successeur proposant la démolition de la tour sud-ouest masquant l’entrée retrouvée, la commission des Monuments historiques décidant le maintien de cette intéressante partie du château.<lb/>Le 19 janvier 1891, à la suite de la visite de votre prédécesseur, M. Yves Guyot, j’adressais au ministre une proposition de reprise des travaux de restauration de la chapelle, basée sur la conservation de la tour, et je l’accompagnas de dessins et d’un devis, en faisant remarquer que les crédits alloués pour la participation des deux administrations, Monuments historiques et Bâtiments civils, dans les dépenses, n’étaient pas épuisés, et qu’il serait possible, sans autre formalité que la décision des administrations intéressées, d’affecter aux travaux de la chapelle les sommes non employées, savoir 58478 f. 55 c. sur les fonds des Monuments historiques et 16053 f. 18 c. sur ceux de la direction des Bâtiments civils ; j’ajoutais que les sommes disponibles ne pourraient suffire pour achever la chapelle et que pour conduire à fin cette partie de l’opération, une somme de 200000 francs en plus serait nécessaire, dont moitié à la charge de chacun des participants.<lb/>Un second devis portant même date concernant la restauration de la tour et s’élevant à 68578 francs accompagnait le rapport. La dépense en incombe entièrement à votre département, et je proposais que des allocations fussent faites pour les deux portions du travail, dont l’exécution devra avoir lieu simultanément.<lb/>Les travaux engagés sur d’autres points par votre administration n’ont pas permis jusqu’à présent de donner suite à ces propositions, mais l’état de la tour contiguë à la chapelle est un véritable péril. Je dois vous signaler, Monsieur le Ministre, l’urgence de décision à prendre à ce sujet. Il y a lieu de mettre les responsabilités à couvert : un ajournement indéfini n’est plus possible, les disjonctions de maçonnerie s’accentuent, la stabilité d’une partie de la chapelle pourrait être compromise par l’ébranlement de cette tour. En ce qui concerne la chapelle et la tour, je m’en réfère à mon rapport du 19 janvier 1891.<lb/>Si à cette époque je faisais connaître l’importance des dépenses à faire sur ces deux parties intéressantes du château, il parait utile de compléter par l’estimation des travaux à faire pour achever la restauration entreprise : la connaissance de la situation entière permettra de soumettre l’affaire à l’examen de la commission supérieure des Bâtiments civils.<lb/>En se reportant à l’origine des travaux, on constate que l’approbation du projet de restauration a eu lieu en 1862 et que le 13 juin de cette même année l’architecte M. Millet était invité à en commencer l’exécution. Les travaux, en se développant, nécessitèrent la présentation de plusieurs devis, dont le dernier porte la date du 30 octobre 1878. Leur ensemble s’élève à 3918463 f. 61 c. Les crédits ouverts sont de 3352470 f. 00 c., sur lesquels 3004393 f. 11 c. ont été payés. Il reste donc sur le montant des devis une somme non employée de 914070 f. 50 c.<lb/>Les devis établis anciennement ont servi de base pour dresser ceux relatifs à l’achèvement de la chapelle, à la consolidation de la tour sud-ouest. Ces deux devis ont été rédigés d’après des mémoires réglés, majorés des différences de prix justifiées par le renchérissement des matériaux et de la main-d’œuvre. La même opération a été faite pour évaluer les travaux à exécuter au bâtiment en façade sur la place du château, ceux qui le complètent ou en seront les dépendances et formeront l’ensemble. Le total des dépenses à faire d’après les devis ci-joints et ceux déjà présentés s’élève à 1819816 f. 16 c. comprenant tout le mobilier d’exposition des objets du musée, un dixième pour imprévu, et un vingtième pour frais de direction. Sur cette somme, 158478 f. 00 seront imputables sur les crédits des Monuments historiques, ce qui réduit la somme à fournir par le ministère des Travaux publics à 1661338 f. 16, supérieur de 747267 f. 43 c. aux prévisions des devis approuvés depuis l’origine des travaux.<lb/>Vous connaissez, Monsieur le Ministre, la situation en ce qui concerne les travaux du château de Saint-Germain. Mais il parait nécessaire de compléter l’énumération des dépenses de bâtiments accessoires dont les travaux sont à achever. Un devis a été présenté à la direction des Bâtiments civils le 28 avril 1890, la dépense pour le bâtiment dit « de la Villa », compris imprévus et frais de direction, s’élèvera à 18336 f. 00, comprenant les travaux extérieurs et de distribution intérieure. Ces travaux achevés permettront de rendre à sa destination un bâtiment dit « des ateliers » occupé actuellement par des logements.<lb/>Enfin, pour tout prévoir, il faut encore penser à l’habitation du conservateur du musée, qui ne pourra être maintenue au château, la plus grande partie du bâtiment qu’occupe l’appartement devant disparaître, et la partie confinant à la chapelle ferait un obstacle à la marche régulière de la restauration.<lb/>Aucune place favorable n’a pu être appliquée à cet appartement dans le château : aucune des anciennes constructions ne s’y prête. Il y a lieu, enfin, de laisser tout l’espace possible pour l’extension du musée.<lb/>Le terrain inoccupé de la Villa, étant disponible, conviendrait à une habitation. Elle pourrait s’élever sur la rue Thiers, en contiguïté par ses dépendances, avec les ateliers du musée, ce qui serait une bonne condition au point de vue de l’administration. L’avant-projet en a été établi, la construction en serait simple et comprenant des dispositions en accord avec les rouages modernes ; 65000 francs suffiraient pour réaliser le projet, y compris la plantation du jardin.<lb/>En résumé, Monsieur le Ministre, on peut avancer avec certitude que, pour terminer la restauration du château de Saint-Germain, comprenant l’achèvement de la chapelle classée comme Monument historique et ajoutant la valeur des travaux accessoires pour dépendances sur le terrain de la Villa, une somme de 1900000 francs en chiffre rond sera nécessaire, dont 160000 francs environ à réclamer du service des Beaux-Arts, pour la chapelle. Il resterait donc à fournir par votre département 1740000 francs que l’on pourrait répartir sur neuf exercices dont huit de 200000 francs chacun, le surplus en liquidation.<lb/>Si j’avais pu, Monsieur le Ministre, attirer votre attention sur le château de Saint-Germain et si vous appeliez la sollicitude de la commission supérieure des Bâtiments civils sur cet important monument national afin que les travaux soient repris d’une façon continue, j’aurais ma modeste part dans cette œuvre. S’il m’était donné d’y participer effectivement, je me ferais un devoir de suivre très scrupuleusement ce qui a été prévu par l’éminent architecte qui en a conçu la restauration. Ce qui paraît désirable surtout, c’est de ne pas laisser plus longtemps en état d’abandon un magnifique édifice, un des types les plus célèbres de l’architecture française, dont diverses parties sont en péril et dont l’aspect extérieur au sud et au sud-ouest est lamentable pour la population de la ville, les nationaux et les étrangers qui viennent en si grand nombre visiter le musée des Antiquités gallo-romaines, admirer la situation si exceptionnelle des parterres, enfin la vue de la terrasse dont la renommée est universelle.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 octobre 1893<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai eu l’honneur à diverses reprises d’appeler votre attention sur le mauvais état du pont de service donnant accès au château de Saint-Germain du côté de la rue Thiers ; sur ma proposition, vous avez décidé la suppression de cette entrée au château, qui était devenue dangereuse ; dans le but de remplacer l’entrée supprimée, je vous ai demandé les crédits nécessaires pour terminer le pont projeté et commencé par M. Millet, à proximité du pont de service devenu impraticable : les maçonneries en cours d’exécution dans la partie de ce pont qui joint la rue Thiers souffrent beaucoup des injures du temps et seul l’achèvement de cette portion du travail pourrait efficacement les préserver. Une somme de huit mille quatre cents francs serait suffisante  pour obtenir ce résultat.<lb/>J’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien la mettre à ma disposition aussitôt que possible, afin que je puisse terminer le travail avant le commencement des mauvais temps, travail dont je donne ci-contre le devis.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet<lb/>Devis pour l’achèvement de la partie de la passerelle du château de Saint-Germain attenant le mur du fossé (côté de la rue Thiers)<lb/>17 m. 440 d. pierre de Saint-Nom banc bas à 14 f. 50 le m. cube : 253 f. 52 c.<lb/>272 m. 79 d. taille de pierre n° 3 à 13 f. 00 le m. carré : 3546 f. 27 c.<lb/>53.24 de légers à 3 f. 95 : 210 f. 30 c.<lb/>3 m. 870 moellon neuf et mortier de chaux hydraulique du Seilley à 22 f. 85 le m. cube : 88 f. 43 c.<lb/>0.076 meulière neuve et mortier idem en opus incertum à 32 f. 92 c. le m. cube : 2 f. 50 c.<lb/>0.498 meulière neuve et mortier idem à 29 f. 22 le m. cube : 14 f. 55 c.<lb/>5.188 roche d’Ampilly à 192 f. 70 le m. cube : 999 f. 73 c.<lb/>0 m. 037 d. refouillement de moellon à la pioche à 9 f. 30 : 0 f. 34 c.<lb/>2 m. 19 d. jointoyement sur meulière à 1 f. 85 le m. carré : 4 f. 05<lb/>0 m. 32 d. jointoyement sur moellon à 0 f. 85 le m. carré : 0 f. 27 c.<lb/>1 m. 31 d. parement de moellon smillé jointoyé à 1 f. 90 : 2 f. 49 c.<lb/>Ensemble : 7406 f. 45 c.<lb/>Imprévu : 593 f. 55 c.<lb/>Ensemble : 8000 f. 00 c.<lb/>Honoraires : 400 f. 00 c.<lb/>Total du devis : 8400 f. 00 c.<lb/>Le présent devis dressé par le soussigné, architecte du château<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 10 octobre 1893<lb/>Daumet »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>1er bureau<lb/>République française<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par un rapport du 10 octobre courant, M. l’architecte Daumet appelle votre attention sur la nécessité de procéder à l’achèvement du pont de pierre destiné à remplacer le pont de service qui met en communication le château de Saint-Germain avec la rue Thiers et qui a dû être interdit à la circulation en raison de son mauvais état.<lb/>Le travail dont il s’agit devant être entrepris d’urgence de façon à être complètement achevé avant la mauvaise saison, j’ai l’honneur de vous proposer, Monsieur le Ministre, d’autoriser la dépense de 8400 f. à laquelle il est évalué dans le devis dressé à cet effet par M. Daumet. Cette somme serait imputée sur la réserve des fonds affectés en 1893 à l’entretien des Bâtiments civils.<lb/>Si vous accueillez cette proposition, je vous prierai, Monsieur le Ministre, de vouloir bien revêtir le présent rapport de votre approbation.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Jules Comte<lb/>Approuvé<lb/>Paris, le 31 octobre 1893<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Viette »</p>
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                <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1894</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Une lettre du 17 janvier 1894 jointe à cet état, qui est écrit de la main de Daumet, en annonce l’envoi au ministre des Travaux publics.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_12163_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Crédits alloués et dépenses effectuées simultanément par les administrations des Bâtiments civils et des Monuments historiques<lb/>1° Crédits alloués en conséquence des décisions prises par la direction des Bâtiments civils et par la commission des Monuments historiques au sujet de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain<lb/>L’administration des Monuments historiques, se reportant au devis dressé en 1862 par M. Millet, lui a ouvert en 1874 un premier crédit s’élevant à la somme de : 118274 f. 00<lb/>Puis à la suite du 2ème devis dressé en 1878, un nouveau crédit de : 131226 f. 89<lb/>Ensemble des crédits alloués par les Monuments historiques : 249500 f. 89<lb/>De son côté, l’administration des Bâtiments civils donnait l’ordre à l’architecte de prélever chaque année sur les crédits affectés à l’exécution des travaux du château des sommes indéterminées jusqu’à concurrence de 249500 f. 89 c. pour être aussi spécialement employées à la restauration de la chapelle, ce qui a constitué pour cet objet, sur les fonds des Bâtiments civils, un crédit de : 249500 f. 89<lb/>2° Dépenses effectuées<lb/>Monuments historiques<lb/>En 1874, sur le premier crédit : 25000 f. 00<lb/>En 1875, sur le premier crédit : 25000 f. 00<lb/>En 1876, sur le premier crédit : 25000 f. 00<lb/>En 1877, sur le premier crédit : 25000 f. 00<lb/>En 1878, sur le premier crédit : 18274 f. 00<lb/>En 1878, sur le deuxième crédit : 4915 f. 97<lb/>En 1879, sur le deuxième crédit : 17793 f. 44<lb/>En 1880, sur le deuxième crédit : 22750 f. 22<lb/>En 1881, sur le deuxième crédit : 27288 f. 71<lb/>Cette dernière somme de 27288 f. 71, payée pour 14076 f. 28 sur les fonds de l’exercice 1881 et pour le reliquat 13212 f. 43 sur les fonds de l’exercice 1882<lb/>Total des dépenses effectuées : 191022 f. 34<lb/>Excès des crédits sur les dépenses : 58478 f. 55<lb/>Bâtiments civils<lb/>En 1873 : 10498 f. 44<lb/>En 1874 : 15955 f. 98<lb/>En 1875 : 6485 f. 77<lb/>En 1876 : 29600 f. 06<lb/>En 1877 : 60781 f. 90<lb/>En 1878 : 62908 f. 47<lb/>En 1879 : 20977 f. 74<lb/>En 1880 : 1460 f. 29<lb/>En 1881 : 371 f. 31<lb/>En 1882 : 5423 f. 57<lb/>En 1883 : 244 f. 05<lb/>En 1884 : 352 f. 46<lb/>En 1885 : 268 f. 81<lb/>En 1886 : 0<lb/>En 1887 : 570 f. 95<lb/>En 1888 : 0<lb/>En 1889 : 1280 f. 95<lb/>En 1890 : 0<lb/>Frais de direction et de surveillance des travaux calculés à 7 ½ % : 16287 f. 06<lb/>Total des dépenses effectuées : 223447 f. 81<lb/>Excès des crédits sur les dépenses : 16053 f. 08<lb/>Des comptes qui précèdent, il résulte que, pour se conformer aux conventions faites par les deux administrations au sujet de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et clore les opérations en cours qui en sont la conséquence, il y a lieu d’exécuter de nouveaux travaux sur les fonds des Bâtiments civils jusqu’à concurrence d’une somme de 16053 f. 08 c. et sur les fonds des Monuments historiques jusqu’à concurrence d’une somme de 58478 f. 55.<lb/>Un troisième devis dressé le 19 janvier 1891 pour le complet achèvement de la restauration de la chapelle de Saint-Germain s’élève à la somme de : 276172 f. 00<lb/>Pour pourvoir à cette dépense, il y aurait lieu d’employer d’abord les deux reliquats mentionnés ci-contre soit, sur les fonds des Bâtiments civils : 16053 f. 08<lb/>Et sur ceux des Monuments historiques : 58478 f. 55<lb/>Ensemble : 74531 f. 63<lb/>Reste : 201640 f. 37<lb/>Et en se conformant au parti adopté par les deux administrations au sujet de la répartition des dépenses nécessaires à la restauration en question, de partager par moitié entre chacune d’elles, le reste de la dépense 201640 f. 37, soit 100820 f. 185 pour les Bâtiments civils et autant pour les Monuments historiques. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12163_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’état de la tour jouxtant la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">449</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1894</unitdate>
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                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                  <corpname id="atom_12168_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                  <persname id="atom_48635_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                </origination>
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              <bioghist id="md5-185be228c817c11f7576d586dc7262aa" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 24 mars 1894<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Déjà j’ai appelé votre attention sur le mauvais état de la tourelle située dans la cour du château de Saint-Germain à l’angle formé par la chapelle et par le bâtiment oust.<lb/>Cette tourelle menaçant ruine, malgré les étais qu’y avait fait placer M. Millet, fut ensuite de la part de M. Lafollye l’objet d’un étaiement complémentaire important.<lb/>Malgré ce surcroit de précautions, des indices inquiétants viennent encore une fois de se produire. Le noyau de l’escalier renfermé dans cette tourelle de nouveau se déverse et s’écrase alors que ces détériorations avaient été arrêtées pendant plusieurs années grâce à l’établissement de quatre chevalements en fer. Les anciennes crevasses qui avaient été soigneusement calfeutrées se sont rouvertes et se sont élargies de quelques millimètres.<lb/>J’ai donc l’honneur, Monsieur le Ministre, avec une respectueuse insistance, d’appeler d‘une façon tout spéciale votre attention sur cet inquiétant état de choses dont les conséquences peuvent être graves. Je l’avais fait constater à l’un de vos prédécesseurs au cours d’une visite au château de Saint-Germain. Aujourd’hui, l’état de dislocation de la tourelle est trop avancé pour qu’il me paraisse possible de continuer à retarder l’époque de sa ruine au moyen d’étaiements complémentaires, et je pense que c’est de sa suppression ou de sa réfection qu’il faut s’occuper à bref délai.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12168_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_48635_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant deux tableaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">450</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 4493</unitid>
                <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">21 juillet 1894</unitdate>
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                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_12171_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                </origination>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Palais du Louvre, le 21 juillet 1895<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer, en réponse à votre lettre du 12 juillet courant, que les deux tableaux provenant du château de Saint-Germain cédés à l’administration des Beaux-Arts par le ministère des Travaux publics en 1891 et restaurés par M. Chapuis sont toujours au magasin du Louvre. En voici les désignations :<lb/>1° école française XVIIe siècle (genre de l’école de Vouet) : la Vierge travaillant entourée d’anges<lb/>Haut. 2 m. 30 ; Larg. 1 m. 90<lb/>2° d’après Poussin, La Cène<lb/>Haut. 3 m. 25 ; Larg. 2 m. 55<lb/>Ces deux grandes toiles sont sans bordure.<lb/>Je vous serai reconnaissante, Monsieur le Ministre, de vouloir bien me faire savoir si nous devons les inscrire à l’inventaire des Musées nationaux, ce qui nous permettrait de suivre leurs traves au cas où elles seraient envoyées en province ou dans quelque établissement.<lb/>Veuillez agréez, Monsieur le Ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Musées nationaux et de l’école du Louvre<lb/>A. Kaempfen »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12171_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Mobilier</subject>
              </controlaccess>
              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives nationales, 20144790/3 (auparavant Archives des musées nationaux, P2 années 1841-1904).</p>
              </altformavail>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le financement des travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">451</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">26 novembre 1894</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_12175_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                </origination>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 26 novembre 1894<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Vous m’avez fait connaître que, d’après les renseignements qui vous ont été fournis par l’architecte du château de Saint-Germain, il serait nécessaire de pourvoir, à bref délai, à la réfection de la tour située dans la cour du château. Vous ajoutez qu’à cette opération est intimement liée celle qui a pour objet la restauration de la chapelle et vous me transmettez le nouveau projet étudiée par M. Daumet en vue de l’exécution de ces travaux, en me priant de le soumettre à l’examen de la commission des Monuments historiques.<lb/>En ce qui concerne la partie du projet relative à la restauration de la porte de la chapelle du XIIIe siècle et de l’escalier de la Renaissance contigu, M. l’architecte Daumet prévoit la reconstruction de cette porte pour être remise en usage et l’établissement d’une sorte de vestibule voûté disposé en avant dans le périmètre de la tourelle ayant pour conséquence la suppression complète de la première révolution de l’escalier. Par suite  de cette modification, l’œuvre de la Renaissance disparaîtrait pour faire place à une porte moderne, et cette solution ne donnerait pas plus satisfaction aux intérêts archéologiques qu’aux besoins matériels puisque la Renaissance a créé, dans la travée voisine, une porte qui a été restaurée par Millet et qui sert d’entrée dans la chapelle.<lb/>La commission a exprimé l’avis que l’architecte devait dégager autant que possible ces restes du Moyen Âge, mais en les laissant dans l’état fruste où ils ont été trouvés et que la disposition ancienne ne devait pas être modifiée. Je vous serais obligé de l’inviter à tenir compte de cette observation.<lb/>Dans le cas, d’ailleurs, où l’on tiendrait à restituer la composition de la porte dont il s’agit, il y aurait un moyen de réaliser cette idée sans inconvénient. Il subsiste, en effet, dans la travée correspondante au sud deux assises des piédroits d’une porte semblable qu’il serait possible de compléter en reproduisant les éléments de la porte du nord et qui servirait de communication avec l’aile sud-ouest du château.<lb/>En ce qui concerne l’achèvement de la restauration de la chapelle, vous avez bien voulu me rappeler que mon administration s’est engagée à prendre à sa charge la moitié de la dépense sur le crédit des Monuments historiques et que, d’après les comptes arrêtés en 1881, une somme de 58478 f. resterait aujourd’hui à lui incomber de ce cher, le service des Bâtiments civils ayant encore de son côté à faire face à une dépense de 16053 f.<lb/>Je suis prêt à remplir les conditions de l’engagement pris par mon prédécesseur en 1874 et je réserve dès à présent cette somme qui sera payable en deux annuités, à savoir 30000 f. sur l’exercice 1895 et le reste sur l’exercice 1896.<lb/>Mais le nouveau devis présenté par M. Daumet évalue à 276172 f. cette partie de l’entreprise, c’est-à-dire que, en dehors des chiffres précités, une nouvelle de 200000 f. serait à partager par moitié ente les deux départements, ce qui porterait à 160000 f. environ la part contributive du budget des Beaux-Arts.<lb/>Sans contester la valeur des raisons qui justifient, d’après l’architecte, cette augmentation de la dépense, je ne saurais, relativement à ces propositions nouvelles, m’engager dans les mêmes conditions que mon prédécesseur l’a fait pour le passé qu’autant qu’il serait bien entendu que les travaux seront exécutés sous le contrôle direct de la commission des Monuments historiques, exercé par l’inspecteur général des Monuments historiques qui se concertera avec son collègue des Bâtiments civils, pourra visiter le chantier et, au besoin, arrêter les travaux qu’il ne jugerai pas conforme à l’esprit de la commission.<lb/>Je vous prie de bien vouloir me faire connaître si vous adoptez cette proposition.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Leygues »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12175_actor">Ministère des Travaux publics </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives nationales, F/21 2396.</p>
              </altformavail>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le financement des travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">452</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1894</unitdate>
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                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                  <corpname id="atom_12180_actor">Ministère des Travaux publics</corpname>
                  <persname id="atom_48659_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-185be228c817c11f7576d586dc7262aa" encodinganalog="3.2.2">
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                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 2 décembre 1894<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de me communiquer la lettre datée du 26 novembre dernier que votre collègue M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts vous a	adressée pour faire connaître que, conformément à l’avis de la commission des Monuments historiques, il consentait à allouer les crédits nécessaires pour entreprendre l’achèvement et la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain, et qu’il autorisait celle de l’escalier de la Renaissance qui lui est contigu à condition de modifier le projet présenté, lequel proposait de démasquer et de remettre en usage la porte du XIIIème siècle découverte par l’architecte M. Millet peu de temps avant sa mort, porte que je proposais de dégager en supprimant la première révolution, mais tout en conservant partie de la voûte de l’escalier qui l’englobait sans ses maçonneries.<lb/>Je suis prêt à déférer à l’avis de la commission en faisant observer, toutefois, que la nouvelle porte établie par M. Millet ne paraît pas être une restauration mais une composition due à l’éminent architecte. La place de la nouvelle entrée dans un fossé moderne, la combinaison de la clé de l’arc surbaissé à l’intérieur semblent le démontrer.<lb/>Mes propositions ne tendaient pas, Monsieur le Ministre, à reconstruire entièrement la porte d’après les parties qui subsistent, mais à les conserver avec leur aspect fruste et si respectable ; l’extrême délicatesse de ses détails, les ornements auraient été reproduits aux pierres manquantes à relancer aux claveaux détruits, mais tout ce qui subsiste devait être conservé. Ce ne devait donc pas être une porte « moderne » mais un précieux reste consolidé et respecté.<lb/>L’avis de la commission est formel, il sera ponctuellement suivi. Quant à l’établissement de cette porte vis-à-vis de l’emplacement qu’elle occupe, elle aura lieu, cela étant admis, les soubassements encore en place impliquent une reconstruction telle qu’elle a existé sans doute possible.<lb/>M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, en supputant le concours de son département à l’achèvement de la restauration de la chapelle et en admettant le principe d’un partage égale de la dépense, demande que les travaux « s’exécutent sous le contrôle direct de la commission des Monuments historiques exercé par l’Inspecteur général des Monuments historiques qui se concertera avec son collègue des Bâtiments civils, pourra visiter le chantier et au besoin arrêter les travaux qu’il ne jugerait pas conformes à l’esprit de la commission ».<lb/>C’est là, Monsieur le Ministre, une pratique constante et réciproque dans les situations inverses et identiques lorsqu’elles se présentent ; ma double situation d’architecte attaché à la commission des Monuments historiques et d’architecte des Bâtiments civils m’impose un respect des usages ne pouvant être que l’accomplissement d’un devoir.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château et des parterres de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Archives nationales, F/21 2396.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Projet de rapport sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">20 février 1895</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 20 février 1895<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Note sur les travaux de restauration<lb/>La restauration du château de Saint-Germain a été entreprise en 1862 d’après les plans de l’architecte, feu Millet, lors de la création du musée gallo-romain. L’ensemble des divers devis se chiffrait par une somme de 3918462 f. 61.<lb/>Un différend s’étant élevé entre le successeur de M. Millet, qui proposait la démolition de la tour sud-ouest dans le but de remettre en lumière l’ancienne entrée de la chapelle, et la commission des Monuments historiques, qui en décidait le maintien, les opérations furent suspendues en 1881.<lb/>Les crédits alloués et les dépenses effectuées ont atteint les totaux suivants :<lb/>1° crédits : 3352470 f.<lb/>2° dépenses : 3004393 f. 11<lb/>Il convient d’observer que le service des Monuments historiques contribue à la restauration de la chapelle.<lb/>Les travaux restant actuellement à exécuter sont les suivants :<lb/>1° Achèvement de la restauration de la chapelle<lb/>2° Reconstruction de la tour sud-ouest. Ce travail, qui devra marcher de front avec le précédent, s’impose de toutes façons à bref délai. L’état de délabrement de la tour constitue un danger grave pour les constructions voisines.<lb/>3° Restauration du bâtiment en façade sur la place du Château.<lb/>4° Restauration du bâtiment dit Villa Saint-Germain.<lb/>5° Construction d’une habitation pour le conservateur du musée sur le terrain libre de la Villa Saint-Germain, le logement actuellement affecté à ce fonctionnaire se trouvant situé dans une partie du château appelée à disparaître.<lb/>6° Aménagement et ameublement des salles d’exposition.<lb/>Ces diverses opérations et les travaux accessoires donneront lieu, d’après les évaluations de M. Daumet, à une dépense totale de 1900000 f. [dans la marge : La restauration de la chapelle figure dans ce total pour une somme de 270000 f. en chiffres ronds.] en chiffres ronds, dont :<lb/>à la charge du service des Bâtiments civils : 1740000 f.<lb/>à la charge du service des Monuments historiques (chapelle) : 160000 f.<lb/>Total égal : 1900000 f.<lb/>L’augmentation que présente ce chiffre sur celui qui ressortirait des anciens devis provient de diverses opérations complémentaires reconnues nécessaires et de l’enrichissement subi par la main d’œuvre depuis 1862.<lb/>Les évaluations dont il s’agit résultent d’un projet dressé au cours de ces dernières années par M. l’architecte Daumet, projet qui a reçu, en 1894, l’approbation de la commission des Monuments historiques sous certaines réserves de détail auxquelles M. Daumet étudie en ce moment les moyens de donner satisfaction.<lb/>L’accord peut donc être considéré comme établi en principe entre les deux services intéressés, et l’administration des Beaux-Arts a consenti, en conséquence, à contribuer à l’achèvement de l’entreprise. Cette adhésion a été confirmée par M. l’ ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes dans les déclarations qu’il a faites le 16 février courant à la tribune de la Chambre, en réponse à la question qui lui était posée par M. Berteaux, député de Seine-et-Oise.<lb/>De son côté, le service des Bâtiments civils s’efforcera d’y consacrer cette année même une allocation aussi large que possible dès que la commission supérieure des Bâtiments civils et des Palais nationaux, saisie actuellement de la question, aura statué sur les conclusions du rapport que M. de Lasteyrie, député, est chargé de lui présenter dans une de ses plus prochaines séances. »<lb/><lb/>La première page de ce projet a été en grande partie barrée et utilisée pour le début d’une nouvelle version :<lb/>« La restauration du château de Saint-Germain a été entreprise en 1862 d’après les plans de l’architecte, Millet, lors de la création du musée gallo-romain.<lb/>M. Millet mourut en 1879. Après sa mort, les travaux ne tardèrent pas à être interrompus. Les restaurations faites jusqu’alors n’avaient pas coûté moins de 3004393 f. 11.<lb/>Comme l’a rapporté M. Berteaux dans son discours prononcé au cours de la discussion du budget des Beaux-Arts, le poste fut confié en 1890 à M. Daumet et, ainsi que l’a fort justement dit l’honorable député de Seine-et-Oise, nul plus que M. Daumet n’est en état de mener à bonne fin l’œuvre si bien commencée, il y a 33 ans, par M. Millet. Et c’était bien avec la pensée de reprendre cette œuvre que le gouvernement avait fait choix de M. Daumet, à qui un projet »<lb/>Il manque la suite de ce nouveau rapport, mais la fin correspond sans doute à des feuilles volantes jointes et écrites de la même main :<lb/>« Il s’agit là d’une opération considérable qui ne saurait être entreprise sans avoir été, au préalable, approuvée par le parlement.<lb/>Mais d’un premier examen, il a été possible de conclure que, en attendant l’achèvement de la restauration générale du château, il y avait urgence à pourvoir sans plus tarder à la consolidation de la tour sud-ouest et à l’achèvement de la restauration de la chapelle.<lb/>La commission des Monuments historiques a donc été appelée à donner son avis sur le projet présenté et, à la suite de cet avis, un accord est intervenu entre les ministres des Beaux-Arts et des Travaux publics, accord aux termes duquel le devis de cette première partie des travaux a été fixé au chiffre total de 276172 francs qui seront payés par moitié par chacun des deux services, la dépense de la restauration de la tour, évaluée à 64000, devant être à la charge exclusive des Bâtiments civils.<lb/>Tout est donc réglé, les deux ministères s’étant mis d’accord sans l’ombre d’une difficulté, et comme l’a dit à la tribune M. Poincaré, les travaux vont être mis en train dès que la raison le permettra. On n’a qu’une modification à faire aux paroles prononcées par M. le ministre des Beaux-Arts, c’est au sujet du crédit à ouvrir en exercice courant, M. Poincaré, en promettant 30000 f., n’avait en vue que la somme allouée par les Monuments historiques ; à cette somme viendra s’ajouter l’allocation à peu près égale du service des Bâtiments civils.<lb/>Mais quand on aura exécuté les restaurations de la chapelle et les consolidations de la tour sud-ouest, on n’aura pas fini : il restera à pourvoir à la restauration du château proprement dit, qui est évaluée à 1500000 f. Il s’agit là, on le voit, d’une opération importante qu’il n’est pas possible d’effectuer au moyen des crédits ordinaires des Bâtiments civils et pour laquelle des fonds spéciaux à reporter sur plusieurs exercices devront être demandés au parlement.<lb/>La commission supérieure des Bâtiments civils, saisie de la question en ce qui concerne l’achèvement de la chapelle et la réfection de la tour sud-ouest, opération au sujet desquelles M. de Lasteyrie, député, a été chargé de présenté un rapport, sera bien entendu consultée également au sujet de la restauration du château et ce n’est qu’après un avis favorable de sa part qu’une demande de crédit sera soumise aux chambres.<lb/>Mais, pour les deux autres catégories de travaux visés, c’est-à-dire ceux qui se rapportent à la chapelle et à la tour sud-ouest, leur exécution sera comme on l’a dit plus haut entreprise dès cette année, à frais communs entre le service des Beaux-Arts et des Bâtiments civils. »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 22 février 1895<lb/>Monsieur le directeur des musées nationaux et de l’école du Louvre<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que je viens de donner des instructions à M. le conservateur du dépôt des marbres afin qu’il s’entende avec vous pour le transport au dépôt de 2 tableaux provenant du château de Saint-Germain :<lb/>La Vierge travaillant entourée d’anges<lb/>La Cène, d’après Poussin.<lb/>Je vous serai obligé de vouloir bien lui donner toutes facilités à ce sujet.<lb/>Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Le directeur des Beaux-Arts<lb/>Roujon »</p>
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                <p>Archives nationales, 20144790/3 (auparavant Archives des musées nationaux, P2 années 1841-1904).</p>
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                <p>Pierre Rosenberg, Nicolas Poussin, les tableaux du Louvre, catalogue raisonné, Paris, Louvre éditions et Somogy, 2015, p. 175.</p>
              </bibliography>
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                <p>« Direction des Beaux-Arts<lb/>Dépôt des marbres<lb/>182, rue de l’Université<lb/>Note<lb/>Paris, le 2 mars 1895<lb/>Le conservateur du dépôt a l’honneur d’informer M. le chef du bureau des Travaux d’art qu’il a fait transporter au Louvre et inscrit à l’Inventaire :<lb/>Sous le n° 934<lb/>Une toile intitulée « La Vierge travaillant entourée d’anges », école du XVIIe siècle, genre Vouet<lb/>Par auteur inconnu<lb/>Hauteur : 2 m. 30 ; Largeur : 1 m. 90<lb/>Cette œuvre provient du musée de Saint-Germain<lb/>Jean Marras<lb/><lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Dépôt des marbres<lb/>182, rue de l’Université<lb/>Note<lb/>Paris, le 2 mars 1895<lb/>Le conservateur du dépôt a l’honneur d’informer M. le chef du bureau des Travaux d’art qu’il a fait transporter au Louvre et inscrit à l’Inventaire :<lb/>Sous le n° 935<lb/>Une toile roulée représentant « La Cène », d’après Poussin<lb/>Par auteur inconnu<lb/>Hauteur : 3 m. 23 ; Largeur : 2 m. 52<lb/>Cette œuvre provient du musée de Saint-Germain<lb/>Jean Marras »</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Paris, le 11 mai 1895<lb/>Le ministre à M. le ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître que je viens d’affecter sur le crédit des grosses réparations des Bâtiments civils une somme de 30000 f. en vue de la reprise des travaux relatifs à l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Au moment de notifier cette allocation à l’architecte, je vous prie, Monsieur le Ministre et cher collègue, de vouloir bien me faire savoir si M. Daumet pourra également disposer cette année de la somme de 30000 f. que, par lettre du 25 novembre dernier, vous m’aviez annoncé avoir l’intention d’affecter de votre côté à la réfection de la chapelle.<lb/>Il est bien entendu, d’ailleurs, que l’architecte serait, en ce cas, invité à se conformer scrupuleusement aux observations formulées par la commission des Monuments historiques.<lb/>Dans votre dépêche précitée du 25 novembre, vous déclarez, Monsieur le Ministre et cher collègue, qu’après le prélèvement de ces 30000 f., le surplus de la somme totale de 58478 f. incombant à votre département dans cette opération aux termes de l’engagement pris en 1874 par un de vos prédécesseurs serait imputé sur les crédits de 1896. Mais vous ajoutez qu’en dehors des chiffres précités, le nouveau devis présenté par M. Daumet ayant pour conséquence de mettre en outre à la charge du budget des Beaux-Arts une somme de 100000 f., vous ne pourriez vous engager dans les mêmes conditions que votre prédécesseur l’a fait autrefois qu’autant que les travaux seraient exécutés sous le contrôle direct de la commission des Monuments historiques exercé par un inspecteur général qui se concerterait avec son collègue des Bâtiments civils, pourrait visiter le chantier et, au besoin, arrêter les travaux qu’il ne jugerait pas conformes à l’esprit de la commission.<lb/>Le service des Bâtiments civils, Monsieur et cher collègue, ne peut que souscrire à cette proposition et se réserve d’adresser à ce sujet à l’architecte les instructions les plus précises. Rien ne paraît donc plus s’opposer à la reprise des opérations et je vous serai obligé de me faire connaître votre décision aussitôt qu’il vous sera possible. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Monuments historiques<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 29 mai 1895<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Vous m’avez fait connaître par lettre du 11 mai courant que vous veniez d’affecter sur le crédit des grosses réparations des Bâtiments civils une somme de 30000 f. en vue de la reprise des travaux relatif à l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur de vous informer, de mon côté, que la somme de 30000 f. que j’ai réservée dès le 26 novembre dernier sur le crédit des Monuments historiques pour les mêmes travaux sera mise à la disposition de l’architecte dès que l’état d’avancement de ses travaux lui permettra d’en faire emploi.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Pour le Ministre,<lb/>Le directeur des Beaux-Arts<lb/>Roujon »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 juin 1895<lb/>Monsieur le Directeur<lb/>Vous m’avez fait connaître récemment que le service des Bâtiments civils et des Palais nationaux disposerait sur les crédits de grosses réparations d’une somme de 30000 francs sur l’exercice 1895 et que pareille somme serait allouée sur le crédit des Monuments historiques par la direction des Beaux-Arts et sur le même exercice afin de continuer la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et de reconstruire l’escalier attenant à cette chapelle.<lb/>Je fais préparer en ce moment les pièces nécessaires pour établir une concurrence restreinte entre des entrepreneurs de maçonnerie capables de conduire à bien une difficile entreprise.<lb/>Tout en prenant pour base les cahiers des charges des Bâtiments civils et des Monuments historiques, je vous proposerai, Monsieur le Directeur, comme il s’agit de l’exécution de travaux d’art qui ne permettent pas de recourir à une adjudication publique, de dresser en ce qui concerne la maçonnerie une série de prix spéciale précisant les travaux dont la nature est définie : il s’agit, en effet, de continuer une œuvre interrompue ; un avantage résultera de ce mode d’opérer, en accord d’ailleurs avec ce qui est en usage pour les travaux de la commission des Monuments historiques : la série spéciale coupera court à des interprétations de séries anciennes, établies pour des travaux très variés, et surtout applicables à l’entretien des édifices.<lb/>Avant de donner une suite définitive aux propositions que j’ai l’honneur de vous faire, je vous prie, Monsieur le Directeur, de réclamer à la direction des Beaux-Arts, bureau des Monuments historiques, communication du rapport sur le projet de reconstruction de la tour de l’escalier et de remise en service de la porte primitive mise en lumière par M. Millet peu de temps avant sa mort.<lb/>Si le projet, comme il y a lieu de le penser, n’a pas été entièrement approuvé par la commission tel qu’il a été présenté, ou je devrais remettre à l’étude la solution à rechercher, ou je serais à même de prendre les avis du rapporteur ou de l’inspecteur général des Monuments historiques chargé d’en surveiller la réalisation.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Directeur, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 juillet 1895<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans une lettre en date du 5 novembre dernier, je vous ai demandé l’autorisation, que vous m’avez accordée, de faire la peinture d’une petite salle du 2ème étage du pavillon nord-est qu’il serait utile de remettre au musée des Antiquités nationales et je vous disais que le mobilier de cette salle pourrait être exécuté en 1895 sur les crédits de cet exercice.<lb/>J’ai l’honneur de vous rappeler cette proposition et de vous demander l’autorisation de faire exécuter le mobilier de la salle dont il vient d’être parlé.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Paris, le 31 juillet 1895<lb/>Le ministre<lb/>Pour le ministre et par autorisation, le directeur à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>En réponse à votre lettre du 16 juillet courant, j’ai l’honneur de vous faire connaître que je vous autorise à procéder aux travaux d’aménagements mobilier d’une salle du château de Saint-Germain (2e étage, pavillon nord-est) qui doit être remise au musée gallo-romain.<lb/>La dépense devra être imputée sur le crédit mis à votre disposition pour l’entretien ordinaire du château en 1895.<lb/>R »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 10 août 1895<lb/>Rapport à monsieur le ministre des Travaux publics<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En vue de la continuation des travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain, un crédit de 60000 f. a été alloué à l’architecte, dont 30000 f. imputable sur les fonds du service des Bâtiments civils aux termes de votre décision du 8 mai dernier, et 30000 f. à la charge du service des Monuments historiques.<lb/>Pour l’exécution de ces travaux, M. l’architecte Daumet a fait souscrire aux entrepreneurs ci-après désignés deux soumissions dont voici les conditions principales :<lb/>Charpente<lb/>O. Lauboeuf. Evaluation : 2000 f.<lb/>Rabais de 18 % sur les prix de la série des Bâtiments civils et des Palais nationaux (édition de 1888)<lb/>Maçonnerie<lb/>A. Morin. Evaluation : 52000 f.<lb/>Rabais de 12 %, même série.<lb/>Aux termes de l’article 18 (paragraphe 5) du décret du 18 novembre 1882, cette dernière entreprise peut faire l’objet d’un marché de gré à gré, quoique son montant dépasse 20000 f., attendu qu’elle concerne des ouvrages d’art « dont l’exécution ne peut être confiée qu’à des artistes éprouvés ».<lb/>Les dites soumissions ont été préparées par le service du contrôle, d’accord avec l’architecte. J’ai l’honneur, Monsieur le Ministre, de vous prier de vouloir bien les approuver et, à cet effet, revêtir de votre signature le présent rapport et le projet d’arrêté ci-joint concernant spécialement les travaux confiés à M. Morin.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Jules Comte<lb/>Vu et approuvé le 19 août 1895<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>L. Dupuy »</p>
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                <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1895</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 3 septembre 1895<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Après m’avoir fait connaître qu’il y avait lieu d’entreprendre l’achèvement de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et de l’escalier attenant, vous avez approuvé les soumissions des entrepreneurs qui, cette année, auront à exécuter des travaux.<lb/>Déjà les échafaudages s’élèvent, les matériaux s’approvisionnement et incessamment toute l’activité possible sera donnée aux opérations de l’exercice courant.<lb/>La commission des Monuments historiques a approuvé, suivant les termes d‘un rapport lu par M. l’inspecteur général Selmersheim dans la séance du 9 novembre 1894, le principe du travail entrepris, mais n’a pas adopté la proposition de rendre à sa destination première une porte datant de l’origine de la chapelle, porte masquée par la tour contenant un escalier attenant à la chapelle. La commission adoptait la proposition de son rapporteur de reconstruire une porte dont les traces subsistent au mur sur de la chapelle et qui était identique à celle retrouvée, et estimait qu’il serait donné de cette façon une suffisante satisfaction au désir de voir perpétuer une ancienne disposition.<lb/>Quant à la porte masquée par la tour, et quel que soit l’intérêt que présentent les restes mutilés, et la probabilité de son usage pour accéder à la chapelle avant la construction de la tour, elle serait seulement consolidée et resterait masquée par une partie de la forme circulaire et les marches de la partie basse de l’escalier.<lb/>Suivant M. le rapporteur, l’entrée à la chapelle du côté de la cour aurait lieu par une porte moderne rétablie à la place de celle qu’on utilisait au moment où le château servait de caserne ou de pénitencier.<lb/>Cette porte a été rétablie d’après les dessins de M. Millet et continuée par son successeur, comme en témoignent les mémoires des travaux. Les dessins en avaient été complètement achevés bien avant que l’ancienne entrée ait été découverte par M. Millet lui-même, à la suite de sondages. On peut donc considérer que l’éminent architecte ne rétablissait la porte relativement moderne que parce qu’il ne connaissait pas celle de l’origine et que, s’il avait pu continuer son œuvre, il aurait cherché une combinaison pour la remettre en honneur. Le successeur de M. Millet a continué les travaux en suivant très scrupuleusement les dessins du maître, mais il était très visiblement préoccupé, comme l’était M. Millet après sa découverte, de rétablir l’ancienne entrée.<lb/>C’est tout pénétré de ce qui a pu être l’une des pensées de l’auteur du projet d’ensemble de restauration du château de Saint-Germain que j’avais cherché une combinaison permettant, tout en conservant la tour de l’escalier, de remettre en usage l’ancienne porte ogivale.<lb/>Lorsque je présentais le projet de restauration, j’ignorais une particularité relative à l’établissement de la porte reconstruite comme l’avait admis M. Millet : des détails de construction classés dans les archives éclairent encore ces suppositions : les assises de la porte rétablie ne concordent pas avec celles de la façade dans laquelle elle est pratiquée, de forts linteaux en fer ont été ménagés sous le fenestrage, de façon à permettre un jour de supprimer la porte neuve et de revenir à l’usage de la porte primitive.<lb/>Peut-être, Monsieur le Ministre, si j’avais été à même de faire connaître un fait si particulier, la commission aurait-elle porté son attention à l’examen de la combinaison présentée par le projet qui lui était soumis et consistant à restaurer l’ancienne porte en ne sacrifiant qu’un étage de l’escalier de la tour : il y a lieu de remarquer que cet escalier sera à peu près inutilisé à sa partie inférieure, attendu que celui qui lui fait symétrie est suffisant pour la circulation du public. Quant à l’escalier à restaurer à partir de l’entresol au-dessus du rez-de-chaussée, il aurait mis cet étage d’entresol, destiné à servir de dépôt, en communication avec la salle de Mars, contenant aujourd’hui ce dépôt et qui, restaurée, sera la plus belle du château.<lb/>Je me permets, Monsieur le Ministre, de demander qu’un nouvel examen soit fait de questions si importantes : les travaux n’en seront pas entravés, les efforts de construction se porteront sur les points qui ne font plus question.<lb/>Un nouveau sujet d’examen pourrait être soumis également à la commission. Il est d’une importance capitale : il s’agit de la reconstruction de la rose du pignon de la chapelle. En examinant de près les choses à l’aide d’un échafaudage qui vient d’être établi, on constate que les constructeurs de la salle de Mars ont dû, pour assurer la stabilité des voûtes de cette salle, établir des contreforts reposant sur les doubleaux formerets de la travée de voûte adjacente, en le surchargeant d’une façon anormale. Là ne se sont pas limitées les causes de trouble : la rose est en désordre, elle a été tranchée afin d’établir un point d’appui important correspondant à un des arcs doubleaux de la salle de Mars, point d’appui qui a son parement à plomb du mur inférieur portant la rose et ayant son nu de 0 m. 40 c., et au-dessus du ressaut de 0 m. 10 c., en avant des claustra de cette rose.<lb/>Conviendra-t-il de rétablir la rose isolée du mur séparatif avec la salle de Mars, comme un dessin de M. Millet le comporte ? Ou afin de ne pas trop affaiblir le mur séparatif de la salle de Mars, qui de 1 m. 10 qu’il a actuellement, devrait être réduit à 0 m. 52 c., devra-t-on engager les meneaux de la rose, par moitié seulement, ce qui constituerait une applique semblable comme construction aux autres travées aveuglées de l’abside de la chapelle.<lb/>Il y a là, Monsieur le Ministre, des questions d’ordre considérable que l’architecte demande à soumettre à la commission des Monuments historiques, sur le chantier même des travaux : sans vouloir déplacer les responsabilités qui incombent à l’architecte, il lui paraît indispensable de recourir à cette haute intervention.<lb/>Si vous admettez, Monsieur le Ministre, comme je crois devoir le demander, qu’un examen soit fait sur place de ces diverses façons de voir, par la commission des Monuments historiques à laquelle s’adjoindrait M. l’inspecteur général des Bâtiments civils et des Palais nationaux dans la division duquel est compris le château de Saint-Germain, je vous proposerai d’adresser à M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts copie du présent rapport en le priant de le renvoyer à la commission compétente pour suite aussi prompte que possible.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/0071.</p>
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                <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">8 septembre 1895</unitdate>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 8 septembre 1895<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que M. Corbel, sculpteur à Paris, m’a demandé à être chargé de travaux de sculpture au château de Saint-Germain-en-Laye, dont la restauration vient d’être reprise. Il a produit à l’appui de sa demande des références et des titres qui m’ont paru dignes d’être pris en considération. C’est pourquoi je me propose, si tel est votre avis, de confier à ce sculpteur les travaux dont il sollicite l’exécution.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cet état n’est pas daté, mais un résumé qui lui est joint, signé par Daumet, est, lui, daté du 15 octobre 1895.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1896<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration de la chapelle, à faire avec la participation des Monuments historiques.<lb/>Contribution des Bâtiments civils : 50000 f. 00<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail en cours d’exécution dont l’achèvement s’impose à cause de l’état de profonde détérioration des constructions.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Les travaux sont en cours d’exécution et doivent nécessairement être continués. La première annuité a été de 30000 francs. Une annuité semblable doit être accordée si l’on ne peut accorder les 50000 francs demandés.<lb/>2. Restauration des parties du château qui avoisinent la chapelle : 50000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Il est nécessaire d’entreprendre la restauration de cette partie du château, dont les constructions sont en contiguïté et en liaison avec celles de la chapelle.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Il serait en effet à souhaiter que cette partie du château, qui paraît d’autant plus délabrée qu’elle se trouve à côté de parties restaurées, fût restaurée à son tour. L’aspect est on ne peut plus misérable.<lb/>3. Parquetage de salles au 2ème étage du bâtiment sud : 4000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Par suite de la reprise des travaux de restauration du château, le service des Travaux ayant été obligé de demander au service du Musée de lui remettre une partie des locaux dont il disposait, il est nécessaire de lui donner en échange de nouveaux emplacements, et c’est dans ce but que l’architecte demande le parquetage des salles au 2ème étage du bâtiment sud.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Ces travaux sont d’une urgence incontestable. Il y a donc lieu de donner satisfaction à l’architecte.<lb/>Total des travaux très urgents : 104000 f.<lb/>Travaux nécessaires<lb/>4. Achèvement de la mise en état de la propriété domaniale dite « Villa Saint-Germain » : 18000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Achèvement d’un travail dont l’urgence a été reconnue par l’administration et pour l’exécution duquel elle a déjà alloué des crédits.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :]  Ces travaux sont restés en cours d’exécution. Nous devons en proposer l’achèvement.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux nécessaires : 18000 f.<lb/>Total des propositions pour 1896 : 122000 f. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1896/1896" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1896</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 mars 1896<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser le devis des travaux de sculpture à exécuter pour la continuation de la restauration de la chapelle et de la tour attenante du château de Saint-Germain.<lb/>Le devis a été dressé au vu des modèles et formera série de prix. Le sculpteur, M. Corbel, demeurant 49, rue de Vaugirard à Paris, continuera son  ancienne entreprise conformément à la proposition qui en a été faite et acceptée par votre administration. Une soumission peut donc être approuvée pour les travaux sus-énoncés.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, de vous présenter l’expression de mes sentiments dévoués.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1896/1896" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1896</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 27 avril 1896<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre lettre en date du 1er avril courant qui me fait connaître que vous avez bien voulu mettre à ma disposition un crédit de 34000 francs pour les grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain pendant l’exercice courant.<lb/>Je vous donne ci-dessous mon projet de répartition pour l’emploi de ce crédit, en vous signalant qu’il y aurait en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Morin, Laubeuf, Hoffmann et  Corbel.<lb/>Crédit alloué : 34000 f. 00<lb/>Maçonnerie, Morin : 20380 f. 95<lb/>Charpente, Laubeuf : 2500 f. 00<lb/>Menuiserie, Hoffmann : 3500 f. 00<lb/>Sculpture, Corbel : 6000 f. 00<lb/>Ensemble : 32380 f. 95<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 1619 f. 05<lb/>Total pareil au crédit alloué : 34000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté concernant l’une des tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Enseignement et manufactures nationales<lb/>République française<lb/>Arrêté<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Arrête :<lb/>Une tapissier des Gobelins représentant le château neuf de Saint-Germain-en-Laye, inscrit aux inventaires de la manufacture sous le n° 434, mesurant 3 m. 50 de hauteur sur 2 mètres 12 de largeur et ayant coûté 11509 f. 61 c. est affectée à la décoration du dit château.<lb/>Paris, le 10 août 1896<lb/>Signé : A. Rambaud »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1896/1896" encodinganalog="3.1.3">27 août 1896</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 27 août 1896<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à votre lettre en date du 19 août courant relative à la tapisserie que la manufacture des Gobelins vient de terminer pour le château de Saint-Germain, j’ai l’honneur de vous informer que j’ai à faire exécuter certains travaux dans la salle destinée à la recevoir et que je me propose d’en prendre livraison seulement après l’achèvement de ces travaux.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Palais nationaux<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1897<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration de la chapelle, à faire avec la participation des Monuments historiques.<lb/>Contribution des Bâtiments civils : 50000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail en cours d’exécution dont l’achèvement s’impose à cause de l’état de profonde détérioration des constructions.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Nous ne pouvons qu’appuyer l’observation de l’architecte. On a déjà trop attendu pour faire ces travaux. Il appartient à l’administration de dire le sacrifice qu’elle peut faire, de même que pour l’article suivant.<lb/>2. Restauration des parties du château qui avoisinent la chapelle, salle de Mars, extérieur et intérieur : 50000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Il est nécessaire d’entreprendre la restauration de cette partie du château, dont les constructions sont en contiguïté et en liaison avec celles de la chapelle. L’état de la couverture et des cheminées est des plus mauvais, l’eau s’infiltre et détériore les voûtes en saturant les murs d’une humidité dont se plaint le conservateur du musée. Il serait aussi désirable que la façade de la salle de Mars côté de la cour put être continuée comme restauration.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Ce qui importe surtout, c’est de remettre les toitures en état si le budget ne permet pas de faire la dépense que nécessitent tous les travaux proposés par l’architecte pour 1897, car de mauvaises toitures amènent la ruine en peu de temps.<lb/>Total des travaux très urgents : 100000 f.<lb/>Travaux nécessaires<lb/>3. Achèvement de la mise en état de la propriété domaniale dite « Villa Saint-Germain » : 18000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Par suite de la reprise des travaux de restauration du château, le service des Travaux ayant été obligé de demander au service du Musée de lui remettre une partie des locaux dont il disposait, il est nécessaire de lui donner en échange de nouveaux emplacements, et c’est dans ce but que l’architecte demande l’achèvement de la mise en état de la propriété domaniale dite « Villa Saint-Germain ».<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Demandé depuis plusieurs années sans qu’il ait été possible d’accorder le crédit. Mais l’observation de l’architecte est à prendre cette fois en très sérieuse considération.<lb/>4. Achèvement et mobilier de la salle du 1er étage du château située dans le pavillon sud-est, et de la tourelle, travail à faire par moitié avec le service du Musée.<lb/>Contribution des Bâtiments civils : 8000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] L’exécution de ce travail est instamment demandée par le conservateur du musée.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :]  Nous n’avons rien à dire sinon d’accorder le crédit si c’est possible. Voir la lettre ci-jointe de M. Daumet.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux nécessaires : 26000 f.<lb/>Total des propositions pour 1897 : 126000 f. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des travaux d’aménagement intérieur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 30 novembre 1896<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le crédit de 4000 francs que vous m’avez alloué pour l’établissement de parquets dans les bâtiments du château de Saint-Germain n’étant pas entièrement dépensé, j’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien m’autoriser à employer le reliquat de ce crédit en travaux de menuiserie dans la salle du 1er étage du pavillon sud-est, dont l’occupation est réclamée par le service du musée.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 15 décembre 1896<lb/>Le ministre à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que, conformément à la proposition contenue dans vos lettres du 30 novembre et 7 décembre, je vous autorise à employer à des travaux de menuiserie concernant la salle du 1er étage du pavillon sud-est du château de Saint-Germain la somme de 1500 francs restant disponible sur le crédit mis à votre disposition pour le parquetage des salles du 2ème étage du bâtiment sud.<lb/>Agréez etc.<lb/>Le ministre<lb/>Signé : A. Rambaud »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de l’éclairage au gaz dans le parterre du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 5 avril 1897<lb/>Le ministre à M. le préfet de Seine-et-Oise<lb/>Monsieur le Préfet,<lb/>M. le maire de Saint-Germain a demandé l’autorisation d’installer l’éclairage au gaz dans l’allée Louis XIV sur les parterres.<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que je ne vois aucun inconvénient, en ce qui concerne mon département, à ce que cette autorisation soit accordée, sous les conditions ci-après indiquées :<lb/>1° Tous les frais d’installation et d’entretien du dit éclairage au gaz seront à la charge de la ville de Saint-Germain.<lb/>2° La présente autorisation, accordée à titre absolument précaire, sera révocable au gré de l’administration supérieure sans qu’il puisse en résulter aucun droit à indemnité pour la Ville qui, si cette clause était appliquée, devrait subir tous les frais résultant de la suppression de l’éclairage et de la remise en état des lieux.<lb/>3° La municipalité sera responsable de tous les dégâts qui pourraient résulter de cette installation. Elle devra, en outre, payer la redevance qui sera fixée par le Domaine pour la jouissance de la concession.<lb/>Je vous prie d’aviser M. le maire de Saint-Germain de ces dispositions. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant un budget supplémentaire pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 8 avril 1897<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que M. le conservateur du musée de Saint-Germain demande instamment qu’on exécute à la « Villa Saint-Germain » divers travaux pour permettre l’installation de ses ateliers dans cette propriété de l’Etat. L’exécution de ces travaux serait en même temps un acheminement vers la démolition du dernier des cinq pavillons du château bâtis sous Louis XIV, pavillons dont la suppression est prévue dans le projet d’ensemble de la restauration du château dressé par feu Millet.<lb/>A propos de cette demande de M. le conservateur du musée, je suis amené à vous rappeler que, dans une lettre en date du 28 avril 1890, je vous ai donné le détail de la totalité des travaux qui restent à faire à la « Villa Saint-Germain » ainsi que l’évaluation de la dépense qu’ils occasionneront. Elle s’élève suivant devis établis à cette époque à la somme de 18336 francs.<lb/>Les travaux, dont l’exécution immédiate est réclamée par le service du Musée, sont : les canalisations souterrains pour conduire aux égouts de la ville, les eaux pluviales et ménagères, l’installation de l’eau pour les besoins des ateliers, la construction d’une fosse avec installation de cabinets d’aisances, les règlements de terrain, macadamisages et pavages du sol. L’évaluation de la dépense qu’occasionnerait l’exécution de ces derniers travaux, extraite du devis dressé en 1890, s’établit ainsi qu’il suit :<lb/>Terrasse, canalisations, pavage : 4580 f. 35<lb/>Maçonnerie : 645 f. 44<lb/>Plomberie : 1142 f. 15<lb/>Menuiserie : 60 f. 00<lb/>Serrurerie : 202 f. 90<lb/>Peinture : 81 f. 13<lb/>Ensemble : 6711 f. 97<lb/>Imprévu : 671 f. 20<lb/>Ensemble à reporter : 7383 f. 17<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à raison de 5 % : 469 f. 16<lb/>Total : 7852 f. 33<lb/>Soit une somme nette de 8000 francs.<lb/>Je vous demande de vouloir bien mettre cette somme cette année à ma disposition et m’allouer l’année prochaine un crédit complémentaire de 10336 f. On aurai ainsi terminé une opération entreprise il y a déjà fort longtemps, interrompue depuis environ quinze ans, et dont on pourrait enfin retirer un avantage.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant un budget alloué pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 15 avril 1897<lb/>Note pour le bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Le chef du bureau des Monuments historiques a l’honneur de faire connaître à son collègue du bureau des Bâtiments civils que la somme de 40478 f. formant le complément de la part que le service des Monuments historiques devait prendre dans les dépenses de restauration du château de Saint-Germain pour l’exercice 1896 est mise à la disposition du service des Bâtiments civils et peut être dès à présent ordonnancée sur l’exercice 1897.<lb/>Louis Pâté »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 29 mai 1897<lb/>Note pour le bureau des Travaux d’art, musées et expositions<lb/>Une note en date du 14 mai courant émanant du bureau des Travaux d’art, musées et expositions fait connaître que M. le directeur des Musées nationaux estime de la plus grand urgence les travaux projetés pour l’installation d’ateliers dans la villa Saint-Germain dépendant du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Dans ces conditions, l’architecte a été invité à entreprendre les travaux dont il s’agit.<lb/>A cette occasion, le soussigné croit devoir faire remarquer à son collègue que, lorsqu’un avis fut demandé au service des Musées au sujet des travaux prévus en 1897 dans les établissements affectés à ce service, aucune demande ne fut faite à propos de l’opération dont il s’agit, qui cependant ne figurait pas dans l’état transmis par le service des Bâtiments civils.<lb/>En signalant ce fait à M. Bigard-Fabre, M. Picot le prie de vouloir bien à l’avenir, lorsque le projet de répartition des crédits des Bâtiments civils lui sera communiqué pour avis, faire le nécessaire afin d’établir d’une manière définitive l’ordre d’urgence des travaux à effectuer dans les édifices affectés à son service, de façon que l’état soumis à M. le ministre ne puisse être appelé à subir en cours d’exercice d’autres modifications que celles qui résulteront de besoins impérieux et imprévus.<lb/>Signé : Picot »</p>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 22 juin 1897<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour faire suite à mon rapport du 11 février dernier, par lequel j’avais l’honneur de vous proposer un nouvel examen par la commission des Monuments historiques de questions très complexes pour la continuation de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain, je viens vous exposer encore, Monsieur le Ministre, que des difficultés de construction résulteraient de la dernière décision de cette commission ; il s’agit des difficultés que présentent la contiguïté des deux dernières travées de la salle de Mars et la reconstruction de la rose et du pignon de la chapelle telle qu’elle a été prévue par M. Millet il y a bientôt quarante ans.<lb/>Les deux travées dont il est question, ainsi que les murs nord-ouest et nord, ont été construits postérieurement à l’époque où s’élevait la plus grande partie de cette salle sous François Ier, salle que terminait à son extrémité une obliquité indiquée aux plans de Du Cerceau. C’est au 17ème siècle que ces travées ont été remaniées et mises en l’état où elles sont actuellement, en même temps probablement qu’on construisait les pavillons formant saillants aux angles du château, pavillons dont le dernier doit disparaître suivant le projet approuvé.<lb/>Cette opinion se corrobore par l’examen des parties inférieures des deux travées, lesquelles sont d‘un autre système de construction que les portions plus anciennes et si élégantes du rez-de-chaussée. Dans la salle de Mars même, les sommiers de voûtes sont bruts, les voûtes mal construites. Quant au mur contigu avec la chapelle, sa construction remonte bien à François Ier, mais afin de lui donner une solidité suffisante, on a dû y établir une chaîne de pierre dépassant le parement intérieur de la rose, en la tranchant brutalement, ce qui a été la principale cause de sa ruine.<lb/>Deux des arcs doubleaux et le formeret engagé dans le mur du fond de la salle de Mars ainsi que les nervures sont de construction grossière, peu en accord avec la voûte de bel effet et dans tous les cas de plus bel appareil de la salle François Ier. On peut donc estimer, Monsieur le Ministre, que quelque soit le respect dont on pénétré pour ces constructions successives, il est certain cas où des mutilations, eussent-elles la consécration du temps, ne peuvent prévaloir contre la restitution si intéressante de la rose, qui appartient à une époque d’art qui atteignait sa perfection.<lb/>Ces considérations ne seraient que d’une importance relative si la réalisation de la dernière décision de la commission des Monuments historiques était conciliable à la fois avec la reconstruction de la rose, aveuglée comme la prévoyait le projet de M. Millet, et le maintien des deux dernières travées de voûtes de la salle de Mars.<lb/>Il paraîtrait imprudent, inadmissible même, pour faire place à la rose, de réduire de 1 m. 60 c., qu’elle a maintenant, à 1 m. 15 c. l’épaisseur de la chaine fort élevée (la rose ayant 10 m. 58 c.  de diamètre) qui porte l’arc doubleau, les nervures, les voûtes en briques et le comble, chaîne qui est encore surmontée d’un contrefort qui non seulement s’élève à grande hauteur afin de recevoir et d’assurer l’efficacité du chainage de l’arc doubleau, mais aussi d’en neutraliser la poussée. Par surcroit, ce contrefort vient encore surcharger irrégulièrement le dernier arc doubleau de la chapelle, qui portait pignon et qui a subi anciennement une déformation causant le déversement de son piédroit de plus de 0 m. 13 c. du côté du fossé. Sur ce point s’accumulent donc toutes les difficultés, tous les vices de construction.<lb/>Les diverses considérations que je viens de faire valoir n’ont pu être développées lors de la visite faite en 1896 par les membres de la commission des Monuments historiques au chantier de travaux. A cette époque, l’exploration de la construction ancienne était encore incomplète : la proposition du dégagement entier de la rose n’avait pu être étudiée ni appuyée de dessins, ce qui à mon point de vue dégage l’œuvre à accomplir de toutes ses difficultés, tout en amoindrissant la dépense à faire.<lb/>Après cet exposé de la situation, qui je le crois n’a rien de pessimiste et m’a été suggéré par une étude attentive de l’état de choses existant, permettez-moi, Monsieur le Ministre, d’insister afin que mes objections et les propositions qui en résultent sur des questions si importantes au point de vue de l’art de la construction et de l’esthétique soient soumises à messieurs les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques. Ces deux services, étant intéressés à la restauration de la chapelle, doivent, vous en jugerez probablement ainsi, être consultés sur les résolutions à prendre.<lb/>Si, contre toute probabilité, vous décidez, Monsieur le Ministre, qu’il y a lieu de poursuivre les travaux sans nouvel examen, je devrais, après l’avis qui m’en serait transmis par le bureau compétent, afin de poursuivre l’œuvre entreprise, donner des ordres pour le démontage de la couverture, la démolition des remplissages ruinés des voûtes, la dépose de l’arc doubleau et des nervures portés par la chaine qui tranche la rose. La suite du travail comporte la disparition temporaire des deux travées de voûtes adjacentes de la chapelle : il serait périlleux, et fort coûteux à la fois, de supporter par des étaiement de fond, devant subsister longtemps, des arcs et voûtes dont on devrait retrancher des portions pour obtenir une terminaison oblique de la salle de Mars conforme aux indications de Du Cerceau.<lb/>Le chantier des travaux est assez vaste pour que les matériaux serviables déposés soient rangés afin d’utiliser tout ce qui serait en état d’être réemployé plus tard.<lb/>Je termine, Monsieur le Ministre, en vous demandant une prompte solution afin que les travaux s’exécutent en bonne saison et pour que l’emploi des crédits affectés à l’exercice se fasse dans les meilleures conditions.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/0071.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 31 juillet 1897<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez bien voulu mettre à ma disposition, tant sur les fonds des Bâtiments civils que sur ceux des Monuments historiques, une somme de 70000 francs pour continuer cette année la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et elle des tourelles qui la joignent. Les travaux ont été repris aussitôt après la notification des crédits et je compte avoir terminé à la fin du mois d’août tout ce qu’il m’est possible de faire entreprendre.<lb/>Je me permets de vous rappeler, Monsieur le Ministre, que je vous ai produit au début de cette année, en vous demandant de la faire examiner, une étude tendant au dégagement de la rose de la chapelle, et l’on ne pourra s’occuper de l’exécution de cette partie du travail que lorsque l’examen que je demande aura été fait et qu’une décision aura été prise.<lb/>Afin de ne pas interrompre les travaux, je vous propose, pour éviter la fermeture du chantier, d’employer le crédit qui a été alloué pour continuer la restauration de la partie du château sur la cour : la participation du service des Monuments historiques dans les dépenses de restauration étant chaque année très inférieure à celle du servie des Bâtiments civils, il ne pourrait rien être objecté à cette façon d’opérer.<lb/>Je vous demande de vouloir bien me faire connaître votre avis au sujet de cette proposition afin que je puisse, le cas échéant, prendre les dispositions en conséquence.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 5 août 1897<lb/>Pour le ministre, le directeur à M. l’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, conformément à votre demande, je vous autoriser à employer à la restauration de la partie du château de Saint-Germain sur la cour la somme restant disponible sur le crédit de 70000 f. mis à votre disposition sur les fonds de l’exercice 1897.<lb/>Recevez etc.<lb/>Signé : Ch. Caux »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Palais nationaux<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1898<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration de la chapelle, à faire avec la participation des Monuments historiques.<lb/>Contribution des Bâtiments civils : 30000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail en cours dont l’achèvement s’impose à cause de l’état de profonde détérioration des constructions.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Travaux à continuer jusqu’à l’achèvement.<lb/>2. Continuation des travaux de restauration de la parties du château qui avoisine la chapelle, dite « salle de Mars », en façade, sur la cour et sur la place du Château : 50000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Il y a lieu de continuer la restauration du bâtiment de la salle de Mars, en contiguïté de la chapelle. L’état de ce bâtiment est des plus fâcheux, les chéneaux en plomb et la couverture en tuiles sont en état de ruine, l’eau s’infiltre et détériore les voûtes en saturant les murs d’une humidité dont se plaint la conservation du musée.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Même avis.<lb/>Total des travaux très urgents : 80000 f.<lb/>Travaux urgents<lb/>3. Achèvement de la mise en état d’occupation du bâtiment dit « Villa Saint-Germain » : 6000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Achèvement d’un travail reconnu indispensable par l’administration et pour l’exécution duquel elle a alloué un crédit en 1897.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] A continuer.<lb/>4. Achèvement du mobilier de la salle du musée sise au 1er étage du pavillon sud-est, et de la tourelle y attenant : 5500 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Achèvement d’un travail entrepris en 1897 sur l’instante demande du conservateur du musée.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :]  A continuer.<lb/>Total des travaux urgents : 11500 f.<lb/>Travaux nécessaires<lb/>5. Construction dans la Villa Saint-Germain d’une maison d’habitation pour le conservateur du musée, 1ère annuité : 35000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Les travaux nécessaires comprennent la construction, sur la partie du terrain libre à la Villa, d’une maison d’habitation pour le conservateur, la partie du château qu’il occupe devant disparaître. Un avant-projet en a été dressé et un devis sommaire établi, dont le montant s’élève à 70000 francs. Si la construction de ce bâtiment était entreprise, moyennant deux allocations de 35000 francs sur les exercices 1898 et 1899, il serait possible en 1900 de dégager la chapelle en faisant opérer la démolition du bâtiment condamné (ci-joint projet et devis sommaire à l’état de renseignement).<lb/>[Observations de l’inspecteur général :]  Question plutôt administrative quant à la solution à lui donner.<lb/>6. Exhaussement d’un tronçon de la colonne Trajane dans les fossés du château et construction d’un nouveau tronçon : 5700 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail entrepris à la demande du conservateur du musée.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :]  Idem.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux nécessaires : 40700 f.<lb/>Total des propositions pour 1898 : 132200 f. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12345_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation d’un abri sur la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2396</unitid>
                <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1898</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Union des propriétaires fonciers de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq (rive gauche) (Seine-et-Oise)<lb/>Le Pecq, 5 janvier 1898<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le conseil d’administration de l’Union des propriétaires fonciers de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, dont j’ai l’honneur d’être le président, s’est proposé d’établir sur la terrasse de Saint-Germain un abri en fer couvert en tuiles, en vue de protéger les promeneurs en cas d’orage ou de pluie subite.<lb/>Cet édicule, dont le plan est ci-joint, serait, une fois construit, offert en toute propriété à la Ville de Saint-Germain, qui consentirait à en prendre l’entretien à sa charge. Il doit coûter à édifier une somme d’environ deux mille sept cents francs (2700 f.).<lb/>Nous n’avons pas eu la puérile prétention d’embellir la terrasse ; nous avons cherché seulement à ne pas la déshonorer tout en faisant quelque-chose d’utile pour nos concitoyens.<lb/>Nous avons l’honneur, à cet effet, de solliciter votre autorisation afin que cet abri puisse être prêt pour la belle saison prochaine.<lb/>Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de ma respectueuse considération.<lb/>A. Hocquet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12350_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6308</unitid>
                <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">16 avril 1898</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 avril 1898<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre qui me fait connaître que les services des Bâtiments civils et des Monuments historiques ont mis à ma disposition un crédit de 80000 francs pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant.<lb/>Je vous donne ci-dessous mon projet de répartition pour l’emploi de ce crédit, en vous signalant qu’il y aurait en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Corbel, entrepreneur de sculpture.<lb/>Crédits alloués : 80000 f. 00<lb/>Maçonnerie, Morin : 65000 f. 00<lb/>Charpente, Laubeuf : 3000 f. 00<lb/>Serrurerie, Montier : 1190 f. 48<lb/>Sculpture, Corbel : 7000 f. 00<lb/>Ensemble : 76190 f. 48<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 3809 f. 52<lb/>Total pareil au crédit alloué : 80000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12355_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant un budget supplémentaire pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12360_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_48648_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre<lb/>Pour le ministre, le directeur, à M. Daumet, architecte du château<lb/>7 juin 98<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par arrêté de ce jour, j’ai mis à votre disposition un crédit de 2000 francs pour les travaux d’appropriation de la Villa Saint-Germain au service du musée des Antiquités nationales. Cette somme est imputable sur le chapitre 43 du budget de l’exercice 1898 (grosses réparations des Bâtiments civils).<lb/>La situation actuelle du crédit des Bâtiments civils ne me permettant pas de consacrer à cette opération une somme plus importante, vous aurez à comprendre le surplus de la dépense qu’elle nécessitera dans vos propositions relatives aux travaux à effectuer à l’aide des fonds qui seront allouez pour l’exercice prochain.<lb/>Recevez etc.<lb/>S. Roujon »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12365_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de remise d’un abri sur la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">485</unitid>
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                <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1898</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an mil huit cent quatre-vingt-dix-huit, le dix octobre<lb/>Monsieur Hocquet, président de l’Union des propriétaires fonciers de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, rive gauche, représentant la dite société, d’une part,<lb/>Et Monsieur Choret, inspecteur des travaux du château de Saint-Germain, représentant le service des Bâtiments civils et des Palais nationaux au lieu et place de M. Daumet, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye, en congé, d’autre part,<lb/>Se sont réunis sur la terrasse de Saint-Germain au lieu dit « la demi-lune », sur lequel l’Union des propriétaires fonciers de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, rive gauche, a fait édifier à ses frais, avec l’autorisation de l’Etat, un abri pour les promeneurs.<lb/>L’examen auquel il a été procédé des travaux exécutés par les soins de l’Union des propriétaires fonciers de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, rive gauche, n’ayant pas donné lieu à observations, M. Hocquet, représentant l’Union des propriétaires fonciers de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq, rive gauche, a fait alors au nom de cette société la remise de cet abri au service des Bâtiments civils et des Palais nationaux représenté par M. Choret, qui a accepté au nom de son administration la remise de cet abri, à charge d’entretien.<lb/>De cette opération, ils ont dressé le présent procès-verbal, qu’ils ont signé.<lb/>A. Hocquet<lb/>H. Choret, inspecteur des Bâtiments civils et des Palais nationaux »</p>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">11 décembre 1898</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 14 juillet 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à votre lettre en date du 10 décembre courant, j’ai l’honneur de vous informer que la situation des crédits alloués et des dépenses effectuées au château de Saint-Germain pour l’achèvement de la restauration de la chapelle et de la tourelle du XVIe siècle qui lui est contiguë s’établit, d’après les pièces que j’ai produites et d’après celles que vous m’avez transmises, ainsi qu’il suit :<lb/>Devis en date du 19 janvier 1891 pour l’achèvement de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et pour la restauration de la tourelle d’escalier du XVIe siècle qui lui est contiguë, s’élevant à 340474 f.<lb/>Les crédits alloués pour y pourvoir et les dépenses effectués en conséquence s’établissent ainsi qu’il suit :<lb/>Exercices<lb/>1895 : [crédits alloués par les Bâtiments civils :] 30000 f. ; [par les Monuments historiques :] [vide] ; [dépenses effectuées :] 27635 f. 22<lb/>1896 : [crédits alloués par les Bâtiments civils :] 30000 f. ; [par les Monuments historiques :] 58478 f. ; [dépenses effectuées :] 89304 f. 65<lb/>1897 : [crédits alloués par les Bâtiments civils :] 50000 f. ; [par les Monuments historiques :] 20000 f. ; [dépenses effectuées :] 34155 f. 44<lb/>1898 : [crédits alloués par les Bâtiments civils :] 50000 f. ; [par les Monuments historiques :] 30000 f. ; [dépenses effectuées :] [vide]<lb/>Ensemble : [crédits alloués par les Bâtiments civils :] 160000 f. ; [par les Monuments historiques :] 108478 f. ; [dépenses effectuées :] 151095 f. 31<lb/>Les dépenses effectuées pour cet objet s’élevant à : 151095 f. 31<lb/>La différence : 189651 f. 69 forme le complément prévu au devis ci-dessus pour l’achèvement des restaurations entreprises.<lb/>Il y a lieu de remarquer que cette somme de 189651 f. 69 c. excède de 9651 f. 69 c. celle de 180000 francs que je vous ai demandée dans ma lettre en date du 5 décembre courant, soit 150000 f. pour l’achèvement de la restauration de la chapelle et 30000 f. pour sa flèche.<lb/>La diminution de 9651 f. 69 sur la dépense prévue au devis provient de ce que j’ai pu, au fur et à mesure de l’avancement de ce travail, conserver certaines parties de construction dont je ne pouvais pas connaître exactement la valeur quand mon devis a été établi.<lb/>Une autre remarque à faire, c’est qu’il m’a été accordé un ensemble de crédits s’élevant à 268478 f. dans le but d’achever la restauration de la chapelle et de la tourelle du XVIe siècle qui lui est contiguë et que j’ai employé à l’exécution de ces travaux 151095 f. 31 seulement.<lb/>Voici pourquoi : comme il n’a pas été pris encore de résolution touchant le projet relatif à l’achèvement de ces restaurations, projet que j’ai soumis à l’examen de la commission des Monuments historiques à la date du 17 février 1897, je me suis trouvé dans l’obligation, en attendant cette solution, de suspendre les travaux entrepris. Je vous en ai donné avis et vous ai demandé l’autorisation d’employer les crédits devenus disponibles à la restauration de la façade du bâtiment ouest donnant sur la cour intérieure. J’ai consacré avec votre approbation le reliquat de mes crédits, 117382 f. 69 c., à l’exécution de cet important travail, qui est terminé depuis quelques jours.<lb/>Tel est, Monsieur le Ministre, le résumé des travaux de grosses réparations exécutés au château de Saint-Germain depuis 1895 et des dépenses qu’ils ont occasionnées.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12373_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_48559_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">487</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2396</unitid>
                <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">vers la fin de 1898</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1899<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration de la chapelle, à faire avec la participation des Monuments historiques.<lb/>Contribution des Bâtiments civils : 30000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail en cours d’exécution dont l’achèvement s’impose à cause de l’état de profonde détérioration des constructions.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] A continuer.<lb/>2. Continuation des travaux de restauration de la partie du château qui avoisine la chapelle, dite « salle de Mars », en façade sur la cour et sur la place du château : 50000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Il y a lieu de continuer la restauration du bâtiment de la salle de Mars, en contiguïté de la chapelle. L’état de ce bâtiment est des plus fâcheux, les chéneaux en plomb et la couverture en tuiles sont en état de ruine, l’eau s’infiltre et détériore les voûtes en saturant les murs d’une humidité nuisible au bon état du bâtiment.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Tout ce qui est dit ci-contre est exact.<lb/>3. Construction dans la villa Saint-Germain d’une maison d’habitation pour le conservateur du musée, 1ère annuité : 35000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Il faut construire sur la partie de terrain libre à la Villa une maison d’habitation pour le conservateur du musée, la partie du château qu’il occupe devant disparaître. Un avant-projet a été dressé et un devis sommaire établi, dont le montant s’élève à 70000 francs. Si la construction de ce bâtiment était entreprise, moyennant deux allocations de 35000 francs sur les exercices 1899 et 1900, il serait possible de dégager la chapelle en faisant opérer la démolition du bâtiment condamné. L’avant-projet et le devis sommaire à l’état de renseignement ont été produits au moment de la présentation du projet de budget pour 1898.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Question à examiner plutôt par les Beaux-Arts.<lb/>Total des travaux très urgents : 115000 f.<lb/>Travaux nécessaires<lb/>4. Continuation d’aménagement de salles pour le musée, avec mobilier destiné à les garnir : 5000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Le service des Travaux ayant pris possession, pour terminer la restauration du château, des salles du bâtiment ouest qu’occupait le service du Musée, il est nécessaire de fournir à ce dernier de nouveaux emplacements en échange de ceux dont il s’est dessaisi, d’où la proposition d’aménagement de nouvelles salles.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Plutôt de la compétence des services des Musées.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux nécessaires : 5000 f.<lb/>Total des propositions pour 1899 : 120000 f. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le projet d’installer un ascenseur contre la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">19 mars 1899</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 19 mars 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à votre lettre du 17 mars courant relative à une demande de M. Embry, j’ai l’honneur de vous informer que mon chef de service, M. Daumet, a eu, quelques jours avant qu’il vous soit adressé, officieusement connaissance du projet de M. Embry pour la construction d’un ascenseur sur le coteau du Pecq, distant de 40 mètres de la Grande Terrasse et y donnant accès au moyen d’une passerelle de fer.<lb/>M. Daumet est d’avis que le projet peut être exécutés tel qu’il vous est présenté et que vous pouvez sans inconvénients donner l’autorisation que vous demandez à M. Embry à la condition :<lb/>1° que les travaux destinés à donner accès sur la Grande Terrasse se feront suivant ses indications, sous son contrôle et aux frais de M. Embry,<lb/>2° qu’à l’expiration de sa concession, M. Embry fera à ses frais les travaux nécessaires pour rétablir les dispositions actuelles,<lb/>3° que l’exploitation de la concession n’aura lieu que pendant le temps compris entre l’ouverture et la fermeture des grilles des parterres et cessera le soir lors de la sonnerie de la retraite, moment auquel on relèvera le pont-levis donnant accès sur la terrasse,<lb/>4° que pendant toute la durée de l’exploitation de sa concession, M. Embry et les personnes à son service se conformeront aux avis que pourront leur donner les surveillants militaires des parterres chargés d’assurer le bon ordre et la libre circulation du public.<lb/>Enfin, l’administration des Domaines, en établissant l’acte de concession, fixera la redevance que devra payer M. Embry.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Pour l’architecte du château et par ordre,<lb/>L’inspecteur<lb/>H. Choret »<lb/>P. S. Sous ce pli, je vous retourne les pièces que vous m’avez communiquées. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les nuages de fumée causés par les trains montant à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 avril 1899<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, depuis un certain temps déjà, la compagnie des chemins de fer de l’Ouest, dans un but d’économie probablement, alimente ses locomotives du goudron, ou autres matières combustibles infectantes, pour faire gravir aux trains la rampe du Pecq à Saint-Germain. Il en résulte des nuages compacts d’une fumée très noire et très dense ayant une odeur fort désagréable, qui à chaque passage de train montant à Saint-Germain se répand dans les parterres qu’elle salit et obscurcit pendant un assez long espace de temps à cause de son extrême densité.<lb/>Les promeneurs qui fréquentent les parterres de plaignent vivement de cette fâcheuse innovation de la compagnie, qu’elle n’a peut-être pas le droit de faire et contre laquelle je ne saurais trop protester car elle me paraît abusive et a pour résultats immédiats de gâter complètement le charme de la promenade et de rendre à peu près impossible l’utilisation des nombreux bancs qui avoisinent la tranchée du chemin de fer ; ils sont en effet recouverts de poussières noires et grasses faisant tâches sur les vêtements. Ces mêmes poussières se déposent aussi sur les feuilles des arbres, ce qui entrave leur respiration et, par conséquent, leur est nuisible.<lb/>Je pense que vous voudrez bien, Monsieur le Ministre, prendre en considération les motifs d’intérêt général et d’intérêt spécial à mon service que j’invoque et je vous demande en conséquence d’inviter la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest à s’abstenir de l’emploi du goudron pour chauffer ses locomotives dans toute la partie de sa ligne qui avoisine les parterres et terrasses de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 3 mai 1899<lb/>Le ministre à M. Paul Embry, administrateur délégué de la Société pour la construction des ascenseurs en France, 7, place de l’Hôtel-de-Ville, à Chatou (Seine-et-Oise)<lb/>Monsieur,<lb/>Vous avez sollicité au nom de la Société pour la construction d’ascenseurs en France l’autorisation d’établir, à mètres de la terrasse de Saint-Germain, sur le coteau du Pecq, une tour avec ascenseur du haut de laquelle on arriverait sur la dite terrasse au moyen d’une passerelle en fer.<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer qu’en ce qui concerne mon département, j’accorde cette autorisation sous les conditions suivantes :<lb/>1° La tour sera construite conformément au projet que vous avez présenté et les travaux destinés à donner accès sur la Grande Terrasse seront exécutés à vos frais suivant les indications et sous le contrôle du service d’Architecture du château de Saint-Germain.<lb/>2° La présente autorisation est accordée à titre essentiellement temporaire et sera toujours révocable au gré de l’administration des Beaux-Arts sans qu’il puisse en résulter aucun droit à indemnité pour le concessionnaire.<lb/>3° A l’expiration de la concession, la société devra faire exécuter à ses frais tous les travaux nécessaires pour rétablir les dispositions actuelles.<lb/>4° L’exploitation de la concession n’aura lieu que pendant le temps compris entre l’ouverture et la fermeture des grilles des parterres et cessera le soir lors de la sonnerie de la retraite, moment auquel on relèvera le pont-levis donnant accès sur la terrasse.<lb/>5° Pendant toute la durée de la concession, la société et les personnes à son service devront se soumettre aux règlements actuellement en vigueur dans le domaine de Saint-Germain ainsi qu’à ceux qui pourraient être établis ultérieurement dans l’intérêt du service.<lb/>La présente décision ne deviendra définitive qu’après la passation d’un acte administratif qui sera dressé par l’administration des Domaines. J’ai en conséquence transmis votre pétition à M. le préfet de Seine-et-Oise en l’invitant à faire le nécessaire à cet effet. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>République française<lb/>Versailles, le 6 mai 1889<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par lettre en date du 3 mai courant, vous avez bien voulu m’informer que vous autorisez M. Embry à construire une tour avec ascenseur donnant accès sur la terrasse du château de Saint-Germain et vous m’avez chargé de transmettre le dossier de cette affaire à M. le directeur des Domaines pour la passation de l’acte administratif sanctionnant votre autorisation.<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître que je me suis conformé à vos instructions et que j’ai ajouté aux obligations imposées au constructeur dans votre lettres les deux suivantes :<lb/>M. Embry ne pourra faire fonctionner son ascenseur qu’après l’avis conforme d’un homme de l’art qui sera en outre prié d’indiquer le nombre maximum de personnes qui pourront prendre place dans l’ascenseur.<lb/>Ce nombre ne devra en aucun cas être dépassé.<lb/>J’informe de ces dispositions M. le maire de Saint-Germain en le priant de veiller à leur stricte exécution.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Maire, votre très obéissant et dévoué serviteur.<lb/>Pour le préfet, le secrétaire général »</p>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 juin 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de la lettre qui me fait connaître que les services des Bâtiments civils et des Monuments historiques ont mis à ma disposition un crédit de 80000 francs pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant.<lb/>Je vous donne ci-dessous mon projet de répartition pour l’emploi de ce crédit, en vous signalant qu’il y aurait en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Béché, entrepreneur de pavage, Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Monduit fils, entrepreneur de de couvertures, Hoffmann, entrepreneur de menuiserie, Corbel, entrepreneur de sculpture.<lb/>Crédits alloués : 80000 f. 00<lb/>Dépenses proposées<lb/>Pavage, Béché : 6000 f. 00<lb/>Maçonnerie, Morin : 51000 f. 00<lb/>Charpente, Laubeuf : 4000 f. 00<lb/>Couverture, Monduit fils : 8000 f. 00<lb/>Serrurerie, Montier : 1500 f. 00<lb/>Menuiserie, Hoffmann : 3000 f. 00<lb/>Peinture, Larible et Fossey : 300 f. 00<lb/>Sculpture, Corbel : 2598 f. 48<lb/>Ensemble : 76190 f. 48<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 3809 f. 52<lb/>Total pareil : 80000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48610_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les nuages de fumée causés par les trains montant à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2396</unitid>
                <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">4 juillet 1899</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des chemins de fer<lb/>Division de l’exploitation<lb/>République française<lb/>Paris, le 4 juillet 1899<lb/>A M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Vous avez bien voulu me signaler les inconvénients résultant, pour les terrasses et parterres d château de Saint-Germain, de dégagements de fumée attribués à l’emploi de combustible liquide pour la traction des trains sur la section du Pecq à Saint-Germain.<lb/>La Compagnie de l’Ouest, dont j’ai provoqué les explications à ce sujet, a fait observer que les appareils à goudron dont elle se sert sur cette section sont disposés de manière à ne pas donner lieu à émission de fumée et qu’un ramonage intempestif des tuyaux d’adduction avait seul pu produire les dégagements en question. Elle a, en conséquence, donné des instructions pour que cette opération ne se fasse qu’au dépôt et pour que, en général, on évite toute production de fumée dans le voisinage du château.<lb/>Le service du Contrôle veillera particulièrement à l’exécution de ces instructions.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Pour le ministre et par autorisation<lb/>Le conseiller d’Etat, directeur des chemins de fer<lb/>D. Pérouse »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">14 juillet 1899</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 14 juillet 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par votre lettre en date du 12 juillet courant, vous me demandiez une réponse aussi tôt que possible sur la répartition du crédit pour la continuation de la restauration du château de Saint-Germain qui, de 80000 francs tel qu’il m’a été notifié, pourra être porté suivant le vœu de la commission du budget à 130000 francs. Déjà, Monsieur le Ministre, mes propositions étaient formulées et la lettre que j’avais l’honneur de vous adresser parvenait à la direction des Beaux-Arts.<lb/>Je rappelle, Monsieur le Ministre, que moyennant l’allocation nouvelle de 50000 francs et en donnant une marché normale aux travaux, on pourrait jusqu’en clôture d’exercice employer entièrement le crédit ci-dessus mentionné. On pourra achever le travail de restauration de la chapelle, y compris dallage, vitraux et clôture, de façon à ce que les visiteurs de 1900 puissent voir le musée agrandi de cette partie si intéressante du château.<lb/>Afin que les travaux de la grande salle de Mars puissent être entrepris largement et que l’emplacement du bâtiment de droite de la façade du château soit réparé, il serait nécessaire de déplacer dès maintenant M. le conservateur du musée, qui occupe deux étages du dernier des pavillons de Louis XIV, condamné à disparaître pour compléter la restauration suivant le plan dressé par feu l’architecte Millet et approuvé pour l’exécution.<lb/>Or, Monsieur le Ministre, dans les bâtiments restaurés du château, rien n’a été disposé et ne peut l’être pour constituer une habitation de conservateur.<lb/>Le 29 juin 1893, en adressant la proposition de reprendre les travaux de restauration à la direction des Bâtiments civils, j’avais suggéré l’idée de construire dans la portion de terrain livre des ateliers dits « de la Villa », rue Thiers, vis-à-vis le château, un bâtiment dont le présentais le projet avec devis sommaires, dont la dépense s’élèverait à 70000 francs. Aucune décision n’ayant été prise à ce sujet, rien n’est donc préparé pour la réinstallation du conservateur du musée au moment où, par la force des choses, il devra remettre les locaux qu’il occupe afin qu’ils soient livrés aux démolisseurs.<lb/>M. Bertrand, conservateur, mis au courant par M. le député Berteaux et par M. le rapporteur du budget Dujardin de la possibilité de donner aux travaux une impulsion désirable, m’écrivait le 7 juillet courant pour demander qu’il soit distrait de l’allocation supplémentaire de 50000 francs moitié de cette somme pour entreprendre la construction de son habitation à la Villa afin que, continuant cette œuvre en même temps que les travaux du château, il soit possible en 1902 de lui livrer la nouvelle construction.<lb/>Pour faciliter les opérations, M. Bertrand offre, moyennant une indemnité de 1000 francs par trimestre, compris frais de déplacement, de quitter le bâtiment à démolir dès le 15 octobre prochain, et de s’installer dans un appartement à sa convenance jusqu’à ce qu’il puisse se réinstaller dans un bâtiment de l’Etat aussi voisin que possible du musée.<lb/>A mon avis, Monsieur le Ministre, cette proposition est susceptible d’être accueillie par votre administration : elle aurait pour avantage de débarrasser la suite des travaux d’entraves qui à coup sûr les paralyseraient, et on peut estimer que ces entraves se résumeraient en dépenses assez sensibles, que causent des travaux faits avec obligation de ménager des accès à des locaux habités, sans compte les dangers à courir par les occupants.<lb/>Vous auriez à examiner, Monsieur le Ministre, si en accordant à M. le conservateur Bertrand l’indemnité trimestrielle qu’il parait juste de lui allouer pour faciliter une suite régulière des travaux, il y aurait lieu d’affecter partie de l’allocation supplémentaire, d’abord au payement de cette indemnité, et sous quelle forme, et de disposer sur les ressources restantes d’une somme à fondre sur l’ensemble des opérations afin de commencer les travaux de construction du bâtiment d’habitation du conservateur. Si vous en décidez ainsi, je ferai établir un devis détaillé de la valeur de cette construction afin que le projet soit soumis à l’examen du conseil général des Bâtiments civils avant tout commencement d’exécution. Je viens donc vous prier, Monsieur le Ministre, de me faire donner des ordres en conséquence et de décider s’il y a lieu d’allouer à M. le conservateur, dès le mois d’octobre prochain, les trimestres de l’indemnité qu’il convient d’allouer à ce haut fonctionnaire, et qu’il vous appartient de fixer.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil général des Bâtiments civils concernant le logement du conservateur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le rapport lu durant la séance est conservé sous la même cote.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Conseil général des Bâtiments civils<lb/>Procès-verbal<lb/>Séance du 2 août 1899<lb/>Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.<lb/>Le Conseil s’occupe successivement des différentes affaires ci-après :<lb/>M. Moyaux, rapporteur, donne lecture de son rapport sur un avant-projet relatif à la construction d’une habitation pour le conservateur du musée de Saint-Germain. Il en propose l’acceptation. M. Daumet, auteur du projet, fournit au Conseil toutes les explications que comporte cette affaire.<lb/>Mais en ce qui concerne le point le plus important, qui est de savoir comment l’on prélèvera la somme nécessaire sur les crédits votés par le parlement pour le château de Saint-Germain, le Conseil désire entendre à ce sujet les renseignements que peut lui fournir le service des Bâtiments civils.<lb/>M. Caux, sous-chef du bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux, introduit dans la salle du Conseil, fait connaître que l’affaire dont il s’agit ne doit être considérée que comme un avant-projet au sujet duquel le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts devra prendre ultérieurement une décision de principe, fixant la question du crédit nécessaire à l’exécution. En conséquence, la combinaison mise en avant par M. Bertrand, d’après laquelle 50000 f. auraient été d’une part votés par le parlement et d’autre part 25000 f. devaient être prélevés, pour parfaire la somme de 750000 f., sur le crédit de 130000 f. alloué pour la restauration du château de Saint-Germain ne peut être considérée comme ferme.<lb/>Après un échange d’observations, le Conseil émet l’avis suivant :<lb/>Avis<lb/>Seine-et-Oise (Saint-Germain)<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Construction d’une habitation pour le conservateur du musée<lb/>Le Conseil, invité par M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à examiner un avant-projet relatif à la construction d’une habitation pour le conservateur du musée de Saint-Germain,<lb/>Après avoir entendu M. Moyaux, inspecteur général des Bâtiments civils, et son rapport en date de ce jour et dans ses conclusions,<lb/>Vu les plans présentés,<lb/>Considérant que les dispositions générales du parti présenté sont satisfaisantes,<lb/>Conformément aux conclusions de M. le rapporteur,<lb/>Est d’avis que l’avant-projet dont il s’agit peut recevoir l’approbation de M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts et servir de base à un projet définitif. »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Musée de Saint-Germain<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), le 4 août 1899<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Permettez-moi de regretter que vos occupations ne vous aient pas permis de m’accorder l’audience que je vous demandais. Une décision relative au logement du conservateur est urgente si, comme je vous le disais, l’administration supérieure veut éviter d’être acculée à des mesures transitoires dont les divers services du musée auraient à souffrir.<lb/>Veuillez remarquer, Monsieur le Directeur, que le conservateur du musée des Antiquités nationales n’a jamais réclamé un bâtiment particulier affecté à son usage personnel. D’après le règlement général des Musées nationaux, le conservateur est tenu d’habiter le local où sont les collections. Le regretté Eugène Millet avait ménagé, dans son plan de reconstruction du château, un logement destiné au conservateur dans l’aile qui donne sur la rue Thiers. Les premiers travaux d’aménagement étaient commencés quand M. Lafollye, le successeur de M. Millet, ayant proposé des changements au plan primitif, la commission des Monuments historiques crut devoir examiner la situation sur place. A la suite d’une réunion de la commission, où je n’eus pas d’avis à donner – puisque la question d’art seule fut soulevée – on décida que l’aménagement du logement proposé déparerait le château (sic). A l’unanimité, la commission des Monuments historiques décida que le conservateur serait logé dans un bâtiment attenant aux ateliers du musée, de l’autre côté de la rue Thiers. Un plan fut préparé par M. Lafollye. Ce plan fut déposé à la direction des Bâtiments civils. Il y a donc une décision prise. Sous le ministère Fallières, l’ordre avait même été donné à M. Lafollye de commencer la construction quand, sur la menace d’une interpellation relative à l’importance (qu’on exagérait beaucoup) de la construction, ordre fut donné de surseoir. Si mes souvenirs sont exacts, M. Lafollye demandait seulement 60000 francs.<lb/>Les fonds attribués à la restauration du château ayant été depuis cette époque réduits au minimum, la question n’avait pas, jusqu’ici, été reprise. Mais il a toujours été entendu, comme l’indique la logique, que la construction du logement du conservateur précéderait la démolition de celui qu’il occupe aujourd’hui dans le château. Une indemnité qui, si la construction de la maison annexe aux ateliers est ajournée, devrait être de plusieurs années sans limites précises, présenterait les plus grands inconvénients.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Directeur, d’appeler de nouveau toute votre attention sur ces considérations d’une importance qui ne vous échappera pas.<lb/>Une instruction nette et précise s’impose.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Alexandre Bertrand, membre de l’Institut »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 août 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez autorisé, sur un avis favorable que j’ai donné, l’établissement en dehors des parterres et terrasses de Saint-Germain, sur un terrain appartenant à M. Guérin Catelain, propriétaire de l’hôtel du pavillon Henri IV, d’un ascenseur permettant de communiquer du bas de la rampe du Pecq à Saint-Germain sur la terrasse.<lb/>Les travaux se sont poursuivis sans que mon service ait à intervenir. A mon retour d’une courte absence, j’ai constaté qu’un véritable chantier de travaux avait été installé sur la possession de l’Etat, que toute une travée de garde-corps avait été descellée et que M. Embry, concessionnaire, faisait opérer des travaux bien que son acte de concession lui imposât l’obligation d’en référer à l’architecte du château pour tout ce qui concerne la mise en communication de l’ascenseur avec la terrasse. J’ai fait appeler M. Embry, en lui demandant de me faire connaître par des tracés ce qu’il se disposait à exécuter, en l’informant que les travaux d’ouverture d’une porte dans le garde-corps ne pourraient s’exécuter que par l’entrepreneur de serrurerie de l’administration.<lb/>Cet entrepreneur m’a communiqué le projet : il comprenait le déplacement d’une travée longue de plus de quatre mètres, en la plaçant en arrière des autres pour la faire mouvoir sur des galets, comme les barrières de chemin de fer. J’ai demandé à l’entrepreneur pour quelle raison on troublait ainsi un ordre établi. Il m’a informé que l’ascenseur ne serait pas seulement à l’usage des piétons mais que des automobiles circuleraient de la passerelle de l’ascenseur jusqu’au chemin à voitures longeant la terrasse. J’ai dû déclarer qu’à mon avis il n’en pourrait être ainsi, que l’ascenseur n’impliquait pas un tel usage qui très promptement deviendrait abusif.<lb/>J’ai fait appeler M. Embry qui a semblé très surpris d’une restriction à ce qu’il prétend avoir obtenu par la concession qui lui a été consentie.<lb/>Ce matin, Monsieur le Ministre, M. Embry est venu de nouveau à mon agence, prétendant que le mot ascenseur ne pouvait limiter son droit d’usage comme il l’entendait. J’ai répondu que je ne pourrais admettre que des véhicules aussi dangereux que des automobiles coupassent le chemin réservé aux promeneurs, que les routes réservés aux voitures devaient seules être parcourues par des moyens de transport tout modernes et d’un maniement brusque, d’odeurs désagréables, bruyants et de nature à effrayer les femmes et les enfants qui fréquentent assiduement le chemin à piétons dont il a été question plus haut et qui leur est exclusivement réservé, que je me croyais autorisé à maintenir strictement l’application du règlement qui interdit aux voitures et bicyclettes l’accès des allées ou promenades réservées aux piétons. M. Embry s’est réservé, Monsieur le Ministre, d’en référer à votre haute administration. De mon côté, je lui ai dit quels inconvénients résulteraient du changement d’usage qu’il prétend lui être loisible pour la concession qui lui a été faite.<lb/>Je vous prie, Monsieur le Ministre, de me faire connaître si je dois, comme je le crois de mon devoir, persister à restreindre à l’usage d’ascenseur monte-personnes ce que M. Embry prétend utiliser aussi pour des véhicules dont l’usage est dangereux pour les promeneurs.<lb/>Je vais dresser un état du chantier occupé par M. Embry, sous réserve de tous les droits de votre administration.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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Un avant-projet dressé par mon service a même été approuvé en principe le 2 août courant. La dépense était estimée 70000 francs. En admettant que la construction ait été autorisée, il aurait fallu attendre deux années avant que ce bâtiment devienne habitable et il aurait été obligatoire, pendant ce même temps, d’indemniser le conservateur, qui aurait dû louer une habitation en dehors du château.<lb/>Très préoccupé des difficultés créées par la situation que je viens de vous exposer, Monsieur le Ministre, et trouvant dans les archives de l’agence un ancien projet pour loger dans le château le conservateur, j’ai cherché si une solution pouvait être proposée dans ce sens.<lb/>L’ancien projet nécessitait l’entresolement du 1er étage d’une partie importante du bâtiment sud attenant à la chapelle, combinaison qui avait fait repousser ce projet et amener la pensée de créer au même emplacement « un intérieur du 17e siècle » avec des débris de boiseries de styles différents mais d’une certaine valeur décorative ; cette reconstitution a été tentée, mais en réalité ce qui subsiste n’est qu’une sorte de pastiche sans vérité, un brocantage d’éléments hétérogènes, assemblés par des moyens économiques, indigents même, ne pouvant constituer un intérieur qui, pour correspondre à son titre, aurait dû être une œuvre d’art. Il eût été nécessaire, pour mener à bien une pareille reconstitution, de remanier en partie ce qui a été mis en place, de compléter ou renouveler les parties modernes en désaccord de caractère avec celles anciennes, lesquelles sont d’une ampleur remarquable et richement sculptées ; c’était là une entreprise nécessitant une largeur de vue qui semble avoir manqué : ce serait, pour l’achever convenablement, une œuvre très dispendieuse, laquelle devrait se compléter par un mobilier somptueux et de l’époque. Où prendre un pareil élément d’intérêt ?<lb/>Si on se place, Monsieur le Ministre, à un autre point de vue et que l’on approprie les trois salles déjà pourvues de boiseries anciennes et quelques autres pièces accessoires en un logement de conservateur, on peut considérer comme suffisant ce qui existe : les discordances que je signale ne disparaitront pas, mais les plafonds décorés économiquement ne choqueront plus autant ; ces pièces affectées à une habitation, n’ayant plus de prétention à un caractère de historique et pompeux, formeront les principales salles d’un appartement très dignes d’être occupé par le conservateur.<lb/>Suivant l’ancien projet, les cuisines et dépendances étaient proposées dans les parties entresolées du 1er étage ; la réalisation en eût été regrettable, la hauteur des pièces aurait été insuffisante. On pourrait à mon avis créer ces locaux à l’entresol au-dessous du 1er étage, en déplaçant un surveillant pour le reporter au rez-de-chaussée dans un logement resté sans emploi depuis plusieurs années.<lb/>Au 1er étage seraient les pièces principales de l’appartement, grande chambre à coucher, tourelle pour seconde chambre ou toilette, grande salle à manger à modifier afin de créer un office avec monte-plats correspondant à la cuisine, et aussi un water-closet dépendant de la chambre mais éclairé et aéré ; le salon est à peu près complet dans sa décoration.<lb/>Au deuxième étage, on prélèverait sur le musée deux salles à transformer en chambres à coucher en ne détruisant rien du caractère architectural de ces salles.<lb/>Un escalier spécial au conservateur desservirait les différents étages de l’habitation.<lb/>On peut estimer, Monsieur le Ministre, que les dépenses à faire pour l’appropriation de l’ensemble ne dépasseraient pas 25000 francs.<lb/>En dehors de l’appartement, et en communication directe avec lui, une très vaste pièce servirait de cabinet au conservateur. Cette pièce était destinée à servir de bibliothèque. Elle conserverait cette utilisation en même temps que celle que je propose : elle est assez desservie par un escalier qui en assurera l’indépendance. D’assez grandes dépenses seraient nécessaires pour achever la décoration du vaste local dont il est question et de ses quelques dépendances mais à mon avis, Monsieur le Ministre, on pourrait ne faire là que le minimum des travaux, afin que le conservateur s’y établisse. Plus tard, on aurait à compléter la décoration en y plaçant une cheminée proportionnée à sa dimension et deux tapisseries disponibles à la manufacture des Gobelins, tapisseries qui ont été faites spécialement pour décorer la pièce faisant suite à la bibliothèque et destinée suivant ma proposition à servir de salon au conservateur.<lb/>Il parait utile, Monsieur le Ministre, de proposer la construction de l’appareil du calorifère, pour lequel tout est préparé, tuyaux, prise d’air, etc… C’est une dépense de 4000 francs à ajouter à la prévision qui précède.<lb/>En résumé, Monsieur le Ministre, je crois très profitable aux intérêts de l’Etat de décider que les parties du château qui étaient destinées à la création d’une partie historique du 17e siècle soient appropriées à l’habitation du conservateur du musée. On rentrerait ainsi dans la règle de loger ces hauts fonctionnaires dans le lieu même dont ils ont la garde.<lb/>On peut estimer, Monsieur le Ministre, que les dépenses s’élèveront à une trentaine de mille francs, y compris calorifère et dépenses accessoires. On aurait dû sacrifier beaucoup plus du double de cette somme pour constituer une partie soi-disant historique. Par la combinaison que j’ai l’honneur de soumettre à votre examen, on évitera la dépense de construction de bâtiments sur le terrain dit de « la Villa Saint-Germain » (70000 francs) et aussi celle indéterminée et infructueuse de l’indemnité de logement et de déplacement du conservateur.<lb/>A mon avis, Monsieur le Ministre, il y a lieu, pour les diverses considérations qui précèdent, de vous demander l’adoption des propositions faisant l’objet du présent rapport et de décider que l’imputation de la dépense de 30000 francs environ portera sur les crédits déjà autorisés pour l’exercice courant, décision qui ne nécessite qu’une simple approbation administrative de votre département.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Palais-Royal, le 30 août 1899<lb/>Rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément à vos instructions, M. l’architecte Daumet a été invité à examiner la possibilité d’affecter au logement de M. le conservateur du musée de Saint-Germain les anciens appartements du château où il avait été question autrefois de reconstituer « un intérieur du XVIIe siècle ».<lb/>J’ai l’honneur de vous soumettre, avec les plans qui l’accompagnent, le rapport que vient de vous adresser M. l’architecte du château en vue de cette transformation.<lb/>Ce nouveau projet, qui a reçu l’approbation de M. l’inspecteur général des Bâtiments civils Moyaux, entrainerait une dépense d’environ 30000 francs. Outre qu’il présente l’avantage d’être moins onéreux que celui étudié précédemment en vue de la construction d’un bâtiment spécial et dont le devis montait à 70000 francs, il permettrait d’économiser l’indemnité de logement  qu’il avait été question d’allouer à M. le conservateur pendant la durée des travaux de construction du dit bâtiment, c’est-à-dire pendant deux ans au moins.<lb/>Dans ces conditions, je ne puis que vous prier d’autoriser l’exécution des opérations qui font l’objet du rapport de M. Daumet et de décider que la dépense de 30000 francs sera imputée sur les crédits déjà ouverts pour les travaux de restauration du château de Saint-Germain en 1899 (chapitre 44, grosses réparations des Bâtiments civils).<lb/>Si vous voulez bien, Monsieur le Ministre, accueillir ces propositions, je vous prierai de revêtir le présent rapport de votre approbation.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut<lb/>Le s. chef du bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Approuvé<lb/>Paris, le 5 septembre 1899<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>G. Leygues »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation d’un ascenseur contre la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>République française<lb/>Versailles, le 4 septembre 1899<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par lettre en date du 25 août courant, vous avez bien voulu me communiquer une dépêche de M. l’architecte du château de Saint-Germain appelant votre attention sur la manière dont M. Embry interprète l’autorisation qui lui a été donnée de construire un ascenseur sur le coteau du Pecq et vous m’avez demandé de vous retourner cette pièce avec mes observations.<lb/>Tout d’abord, Monsieur le Ministre, j’ai l’honneur de vous informer que l’autorisation d’exécuter les travaux dont il s’agit n’a pas été donnée à M. Embry puisque l’acte administratif qui la constate est encore entre mes mains et non revêtu de ma signature.<lb/>Ce projet d’acte est ainsi conçu en dehors des conditions ordinaires :<lb/>Art. 2. La tour sera construite conformément au projet présenté par la Société et les travaux destinés à donner accès sur la Grande Terrasse seront exécutés à ses frais suivant les conditions et sous le contrôle du service de l’Architecture du château de Saint-Germain.<lb/>Art. 3. L’ascenseur ne pourra fonctionner qu’après l’avis conforme d’un homme de l’art qui, en outre, indiquera le nombre des personnes qui pourront y prendre place, nombre qui dans aucun cas ne pourra être dépassé.<lb/>Art. 4. La Société sera seule responsable vis-à-vis des tiers des accidents qui pourraient résulter des faits de l’exercice de la concession.<lb/>Avant de rendre cet acte définitif, je vous prie, Monsieur le Ministre, de m’autoriser à y apporter les modifications suivantes :<lb/>L’ascenseur est strictement réservé aux piétons, ce qui exclut de son usage le transport de toute marchandise, de toute voiture automobile, ou autre.<lb/>Quand l’ascenseur sera prêt à entrer en service, il sera visité par une commission de trois ingénieurs des Ponts et Chaussées nommée par monsieur le ministre des Beaux-Arts, chargés de faire s’il peut fonctionner sans danger pour la sécurité publique et de dire quel est le nombre maximum de voyageurs qu’il peut transporter par voyage.<lb/>Les frais de cette visite et du rapport qui en sera la conséquence resteront à la charge du concessionnaire.<lb/>L’ascenseur fonctionnera sous le contrôle permanent de M. l’architecte du domaine de Saint-Germain ou de son délégué.<lb/>Ces réserves, Monsieur le Ministre, vous font connaître mon sentiment sur les observations formulées de M. l’architecte du domaine de Saint-Germain.<lb/>Je les approuve entièrement.<lb/>J’estime que la question du transport des automobiles ne se pose même pas, l’ascenseur devant être exclusivement réservé aux piétons. Quant aux réserves concernant l’autorisation de fonctionnement, j’insiste sur leur adoption afin de mettre à couvert la responsabilité de l’administration en cas d’accident possible.<lb/>Je vous serais reconnaissant, Monsieur le Ministre, de m’adresser vos instructions au sujet de cette affaire.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, votre très obéissant et très dévoué serviteur.<lb/>Le préfet<lb/>Poirson »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">21 août 1899</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 août 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez adressé le 8 septembre courant, pour avis, une lettre de M. le préfet de Seine-et-Oise relative à la concession accordée à M. Embry pour relier l’ascenseur que ce représentant d’une compagnie industrielle fait établir sur une propriété dépendant de la commune de Saint-Germain-en-Laye afin de faciliter les communications entre le bas de la rampe publique et la terrasse des parterres de Saint-Germain, domaine de l’Etat.<lb/>Il y a lieu de préciser, Monsieur le Ministre, que votre adhésion à cette concession n’engage votre administration qu’en ce qui concerne le maintien de l’obligation pour les riverains de la terrasse de ne rien élever de compact au-dessus de son niveau, pouvant entraver la vue dont jouissent les promeneurs sur la vallée de la Seine et aussi de régler ce qui concerne la jonction du pont déjà établi entre l’ascenseur et le sol de la terrasse qui limite le domaine de l’Etat.<lb/>M. le préfet paraît faire une confusion en inférant que votre adhésion à la demande de M. Embry ait pour conséquence un droit d’inspection de votre département sur ce qui est au-delà de la limite du parc et aussi que mon service, après avoir assisté, en ce qui concerne la communication de la terrasse avec l’ascenseur, devra prendre une part quelconque de responsabilité sur l’usage qui sera fait.<lb/>Si ce que M. le préfet propose était adopté, il pourrait naitre des confusions d’attributions et de responsabilités que ne peut assumer votre administration.<lb/>A mon avis, Monsieur le Ministre, il appartient à M. le préfet seul de désigner les ingénieurs chargés de la réception de l’ascenseur, dans les conditions qu’il déterminera, et de prescrire quelles mesures devront être prises journellement pour assurer la sécurité du nouvel établissement par la police locale, l’autorisé déléguée à mon service expirant à la limite des parterres de Saint-Germain.<lb/>J’ai examiné, Monsieur le Ministre, les adjonctions proposées à l’acte de concession. Je les crois indispensables, surtout avec les tendances de M. Embry d’étendre l’usage de l’ascenseur qu’il fait établir à des véhicules en plus de l’utilisation spéciale et limitée aux piétons.<lb/>Pour me résumer, Monsieur le Ministre, je vous propose de répondre à M. le préfet de Seine-et-Oise qu’il y a lieu de limiter strictement l’usage de l’ascenseur aux seuls piétons, de laisser à ce haut fonctionnaire le soin de prescrire telles mesures qu’il jugera utiles pour le contrôle du bon établissement de l’ascenseur et de ses accessoires, et de pourvoir à la police du fonctionnement de l’appareil, attendu que ces deux derniers objets sont en dehors de la compétence du service de l’architecte-conservateur des parterres et terrasses de Saint-Germain.<lb/>Ci-joint la lettre de M. le préfet que vous m’avez communiquée.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château et des parterres de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1900<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration du château, conformément aux dispositions arrêtées par MM. les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, contribution des Bâtiments civils : 100000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail en cours d’exécution, dont l’achèvement s’impose.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Ces travaux ne peuvent plus être abandonnés, il est indispensable de faire le nécessaire pour les mener à bonne fin aussitôt que possible.<lb/>Total des travaux très urgents : 100000 f.<lb/>Travaux urgents<lb/>2. Continuation d’aménagement de salles pour le musée : 5000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Le service des Travaux ayant pris possession, pour terminer a restauration du château, du bâtiment ouest et du pavillon sud-ouest qu’occupait le musée, il est nécessaire de fournir à ce dernier de nouveaux emplacements en échange de ceux dont il s’est dessaisi, d’où la proposition d’aménagement de nouvelles salles.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Observation justifiée.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux urgents : 5000 f.<lb/>Total des propositions pour 1900 : 105000 f. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">20 octobre 1899</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 4 juin 1900<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le crédit affecté en 1899 pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain ayant été porté à 130000 francs, il a été possible de développer l’activité du chantier.<lb/>La cour qui servait de chantier depuis de longues années est devenue libre. Les dallages, les pavages, les travaux de l’établissement d’un grand tertre à planter, s’exécutent. La chapelle a été l’objet de travaux difficiles. Les murs et voûtes sont restaurés, le dallage entrepris, le pignon du comble se construit, la rose est reconstituée, les études pour les menuiseries des portes sont entreprises. Il reste à entreprendre les vitraux afin de clore les fenestrages.<lb/>La chapelle, devant être affectée à un musée de sculpture, devra avoir ses vitraux translucides. Ce musée ne contiendra que des fragments d’ornements et des débris d’architecture du Moyen Âge et de la Renaissance, et des modèles. Il contiendra aussi d’autres fragments, mal abrités actuellement, placés dans les fossés du château et qui par les intempéries des saisons s’altèrent et seraient détruits en peu d’années s’ils y étaient maintenus.<lb/>La chapelle, devant avoir la destination qui vient d’être indiquée, ne pourra voir ses fenestrages clos que par des vitraux de types simples ne comportant qu’une décoration ou harmonie avec l’usage de la chapelle. Une étude a été faite pour leur exécution et un devis produit par le maître verrier, M. Didron, 6, boulevard Raspail, à Paris. Le prix en a été débattu avec cet entrepreneur après tracés grandeur d’exécution. Le devis s’élève à 15900 francs. Les conditions de fourniture et de pose sont indiquées ainsi que le prix au mètre de surface réelle. Je remets à M. Bachelles le projet de la soumission que je vous propose, Monsieur le Ministre, de revêtir de votre approbation afin  que le travail soit entrepris et achevé dans un délai qui ne dépassera pas la clôture de l’exercice.<lb/>Je n’ai pas, Monsieur le Ministre, à faire ressortir qu’il s’agit d’un travail artistique, non susceptible par sa nature d’être soumis à une adjudication, et aussi quel est le caractère d’urgence d’un travail qui complètera la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain, qu’il faut achever en vue des visiteurs nombreux que la prochaine exposition universelle de 1900 amènera au musée des Antiquités nationales.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye concernant l’appartement du conservateur du musée au château</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil municipal<lb/>Séance du 27 octobre 1899<lb/>L’an mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf, le vingt-sept octobre,<lb/>Les membres du conseil municipal se sont réunis au lieu ordinaire de leurs séances, à l’hôtel de ville, sous la présidence de M. Désoyer, maire<lb/>Etaient présents :<lb/>MM. Langbein, adjoint, Mathieu, Lacroix, Georget, Raux, de Nézot, Martin Barrois, Vuillerme, Decaux, Gilbert Ed., Raguier, Ratheau, Gilbert Em., Fortier, Beaune, His<lb/>M. Gilbert Em. fait remarquer que l’on va dépenser environ 30000 f. pour aménager au château de Saint-Germain de nouveaux appartements pour M. le conservateur. Cette somme devant être prélevée sur le crédit déjà si minime affecté à la restauration du château, on ne peut que regretter cette façon de procéder qui apportera un ralentissement préjudiciable aux travaux entrepris.<lb/>Le conseil, à l’unanimité, partageant l’opinion de M. Gilbert Em., prie M. le maire de transmettre ses protestations à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 mai 1900<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que les travaux d’aménagement dans le bâtiment sud du château de Saint-Germain de l’appartement destiné à M. le conservateur du musée des Antiquités nationales sont terminés.<lb/>Je vous demande de vouloir bien faire la remise de ces locaux dans le plus bref délai possible, afin que mon service puisse prendre possession du pavillon sud-ouest et y exécuter les démolitions indispensables à la continuation de la restauration du château.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les tapisseries destinées à la salle des commissions au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 23 mai 1900<lb/>Le ministre à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Monsieur,<lb/>En réponse à votre lettre du 9 mai courant, j’ai l’honneur de vous faire savoir que M. Fassy, surveillant à la manufacture nationale des Gobelins, se rendra le 25 mai courant par le train de 8 heures ½ au château de Saint-Germain avec les deux tapisseries « les Renommées » et le « Château neuf de Saint-Germain » destinées à cet édifice et qu’il les mettra en place avec les ouvriers que vous voudrez bien convoquer pour cette date.<lb/>Je vous prie de vouloir bien prendre des dispositions en conséquence.<lb/>Agréez etc. très distinguées. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement de la bibliothèque et du cabinet du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 31 mai 1900<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Comme suite à votre lettre en date du 18 mai courant relative à une demande de M. le conservateur des Antiquités nationales en vue de l’installation définitive de la bibliothèque du musée et de son cabinet dans le bâtiment sud du château de Saint-Germain, en contiguïté de son nouvel appartement, il y a lieu de remarquer que cette demande n’a pas le caractère d’urgence parce qu’elle ne répond pas à une nécessité impérieuse.<lb/>En effet, depuis plus de trente ans, la bibliothèque du musée et le cabinet du conservateur ont été installés dans la pièce du 1er étage du donjon qui est à l’angle nord-ouest de l’édifice. Ils y sont encore aujourd’hui et peuvent y rester sans inconvénient jusqu’à ce que vous mettiez à ma disposition un crédit spécial, que M. le conservateur vous a demandé, pour leur transfèrement dans le bâtiment sud, où est leur emplacement définitif. Je dis crédit spécial parce qu’il s’agit non pas de travaux de bâtiment à exécuter, mais bien de fourniture de mobilier, bibliothèque, tables, chaises, etc… C’est ce qui explique pourquoi ces pièces du bâtiment sud, ne pouvant être livrées telles quelles, pour leurs destinations définitives, au musée, ont, avec d’autres, comme le signale M. le conservateur, reçu diverses affectations temporaires et provisoires, exposition de Beaux Arts, salles de réunion de l’association des Dames françaises.<lb/>Il a été convenu avec M. le conservateur, lorsque j’ai fait entreprendre l’aménagement de son nouvel appartement dans le bâtiment sud, que je ferais terminer les quelques travaux de bâtiment restant à exécuter pour que son futur cabinet et la nouvelle bibliothèque puissent être occupés, ce qui a eu lieu, et qu’en ce qui concernait le mobilier de ces deux pièces, des renseignements me seraient fournis par le service du musée afin que je puisse établir le montant des dépenses à faire de ce chef (je les ai évaluées à quatorze mille francs), et que M. le conservateur demanderait à son administration le crédit nécessaire pour y pourvoir.<lb/>Cette manière de procéder paraît tout à fait rationnelle, et présente entre autres avantages celui de ne pas détourner de leur destination une notable partie des crédits que vous avez mis à ma disposition cette année pour restaurer le château.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté révoquant l’autorisation d’exploiter un ascenseur contre la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« République française<lb/>Préfecture du département de Seine-et-Oise<lb/>Le préfet de Seine-et-Oise, officier de la Légion d’honneur,<lb/>Considérant que l’accident qui s’est produit à l’ascenseur de Saint-Germain-en-Laye le mercredi 8 juin courant est dû à une négligence, que la société exploitante est d’autant plus répréhensible qu’elle avait été avisée neuf jours auparavant par ses employés du mauvais état de cet appareil, que, d’autre part, des observations semblables avaient été faites par le public, le préfet et le maire de la ville,<lb/>Considérant qu’elle n’a tenu aucun compte de ces avertissements et que, malgré les injonctions du préfet prescrivant la visite immédiate de cet appareil par un ingénieur sous peine de retrait d’autorisation, aucune mesure n’a été prise pour remédier à un état de chose dangereux pour la sécurité des voyageurs,<lb/>Vu l’article 7 de l’arrêté de concession en date du 30 décembre 1899,<lb/>Arrête :<lb/>L’autorisation accordée à M. Embry, administrateur délégué de la société pour la construction d’ascenseurs en France, dont le siège est à Chatou, 7, place de l’Hôtel-de-Ville, d’accéder à la terrasse de Saint-Germain par une porte faisant communiquer cette terrasse avec la passerelle d’un ascenseur construit sur le coteau du Pecq, est révoquée.<lb/>M. le secrétaire général de la préfecture, M. le directeur des Domaines, M. l’architecte chargé de la conservation du château et des parcs du domaine de Saint-Germain sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.<lb/>Fait à Versailles, le 12 juin 1900<lb/>Poirson »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12512_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de remise de l’appartement du conservateur du musée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1900/1900" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1900</unitdate>
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                  <corpname id="atom_12517_actor">Ministère de l'Instruction publique</corpname>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Procès-verbal de la réception des travaux exécutés dans l’appartement du conservateur des Antiquités nationales<lb/>Le 19 juillet 1900, à 10 heures du matin,<lb/>Le conservateur du musée de Saint-Germain,<lb/>Le chef du bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux,<lb/>Soussignés,<lb/>Ont procédé à la réception des travaux exécutés au château de Saint-Germain dans l’appartement du conservateur des Antiquités nationales situé dans le bâtiment sud et qui comprend :<lb/>1° à rez-de-chaussée :<lb/>1 pièce de débarras contiguë au chevet de la chapelle<lb/>2° à l’entresol<lb/>1 lingerie<lb/>2 chambres de domestiques<lb/>1 cuisine<lb/>1 office avec monte-plats desservant la salle à manger située au 1er étage<lb/>1 cabinet d’aisances<lb/>3° au 1er étage<lb/>1 galerie<lb/>1 chambre à coucher<lb/>1 cabinet d’aisances<lb/>1 salle à manger<lb/>1 salon renfermant les deux tapisseries récemment fournies par la manufacture des Gobelins<lb/>1 débarras situé au-delà de l’escalier carré<lb/>Il y a lieu de mentionner en outre la bibliothèque du musée, le cabinet du conservateur et un cabinet d’aisances en dépendant qui sont à la suite et en contiguïté de l’appartement, et que le mobilier destiné à ces pièces doit fait l’objet de fonds spéciaux demandés par M. le conservateur.<lb/>4° au 2e étage<lb/>1 dégagement<lb/>1 chambre à coucher<lb/>1 cabinet d’aisances<lb/>1 chambre à coucher avec petit débarras<lb/>5° 1 cave située à l’angle nord-ouest du château sous le donjon<lb/>Après une visite complète de ces locaux sous la conduite de M. l’architecte du château de Saint-Germain, les soussignés ont déclaré que les travaux ne laissent rien à désirer et qu’ils répondent parfaitement à leur destination.<lb/>Aucune observation n’ayant été formulée au sujet de la nouvelle installation, les soussignés ont déclaré que la remise du dit appartement pouvait être faite à la direction des Musées nationaux, qui l’a acceptée.<lb/>Enfin, ils ont décidé qu’un procès-verbal constatant le résultat de leurs opérations serait rédigé en double expédition pour l’une être conservée dans les archives de la direction des Musées nationaux et l’autre dans celles de la direction des Beaux-Arts.<lb/>Le chef du bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Picot<lb/>Le conservateur du musée de Saint-Germain<lb/>Alexandre Bertrand, membre de l’Institut »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12517_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement de nouvelles salles du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">513</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6310</unitid>
                <unitdate normal="1900/1900" encodinganalog="3.1.3">30 juillet 1900</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 30 juillet 1900<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>En réponse à votre lettre en date du 28 juillet courant relative à l’achèvement des pièces du château de Saint-Germain comprises entre celles dont le service du musée des Antiquités nationales dispose déjà et l’escalier carré dans le bâtiment sud, j’ai l’honneur de vous informer que le mobilier que je me propose de faire exécuter est adhérent aux murs, c’est-à-dire immeuble par destination, et il semble pour ce motif d’imputer la dépense qui en résultera sur le crédit de 125000 francs applicable à l’ensemble des travaux de restauration du château.<lb/>Quant au mobilier non fixe, ses frais d’achat incomberont naturellement au service affectataire, qui a du reste à l’état de disponibilité de nombreuses vitrines qu’il a acquises en même temps que les collections qu’elles renfermaient.<lb/>Je vous demande donc de vouloir bien donner suite à ma proposition dans les conditions que je viens d’indiquer.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>[Daumet] »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12522_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_48627_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">514</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2396B</unitid>
                <unitdate normal="1900/1900" encodinganalog="3.1.3">octobre 1900</unitdate>
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                  <corpname id="atom_12527_actor">Ministère de l'Instruction publique</corpname>
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              <bioghist id="md5-097aac56b33b26314d2ecdaec90b86b1" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1901<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Château<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration du château, conformément aux dispositions arrêtées par MM. les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, contribution des Bâtiments civils : 100000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] Continuation d’un travail en cours d’exécution, dont l’achèvement s’impose.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] A continuer, bien entendu.<lb/>Total des travaux très urgents, château : 100000 f.<lb/>Ateliers du musée<lb/>Travaux très urgents<lb/>2. Construction d’un atelier de moulage à la Villa Saint-Germain : 25000 f.<lb/>[Observations de l’architecte :] La construction d’un atelier de moulage à la Villa Saint-Germain est très urgente 1° parce qu’elle réunit en un même endroit, la Villa Saint-Germain, l’ensemble des ateliers du musée, 2° parce que le musée abandonnant par suite de la construction les locaux qu’il occupe à l’ancienne vénerie, le service du jardinage des parterres pourra prendre possession de ces locaux qui, à cause de leur exposition au midi, constitueront une excellente remise pour les plantes délicates pendant l’hiver.<lb/>[Observations de l’inspecteur général :] Question d’utilité à trancher par l’administration.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux très urgents, ateliers du musée : 25000 f.<lb/>Total des propositions pour 1901 : 125000 f. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12527_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cahier des charges pour la démolition du pavillon sud-ouest du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Démolition du pavillon sud-ouest<lb/>Cahier des charges particulières<lb/>Article premier<lb/>La démolition du pavillon sud-ouest, teintée en jaune au plan ci-annexé, sera faite depuis le sommet jusqu’au sol du rez-de-chaussée, avec conservation des murs extérieurs dans la hauteur du rez-de-chaussée et de l’entresol jusqu’au niveau du lit de dessous de l’assise de scellement des consoles en fer forgé du balcon du 1er étage.<lb/>Article 2<lb/>Tous les matériaux de démolition resteront la propriété de l’Etat. Le démolisseur aura la charge de les mettre en dépôt dans les fossés et dans les caves du château, aux endroits désignés par l’architecte, et aussi dans l’ancien chantier des tailleurs de pierres au-dessus du fossé est, dans la partie comprise entre la portion cultivée et le chemin du chantier, et d’enlever les gravois sans que des remblais d’aucune sorte puissent être faits dans les fossés du château. Le démolisseur devra s’être rendu compte de l’état du bâtiment à démolir. Il le prendra tel quel, sans pouvoir produire de réclamations quelconques.<lb/>Article 3<lb/>Le démolisseur sera responsable de tous les dégâts et accidents qui pourront se produire par son fait et celui de ses ouvriers, et devra en conséquence prendre au préalable et en cours de sa démolition toutes les précautions utiles à l’exception des étaiements.<lb/>Article 4<lb/>Le démolisseur devra transporter tous les gravois provenant de la démolition sur les parterres, au lieu dit « l’esplanade du château », en passant par le pont de service dont il sera parlé plus loin, et en entrant sur les parterres par la place du château.<lb/>Article 5<lb/>Le démolisseur aura la charge de construire un pont de service au-dessus du fossé du côté de la place Thiers pour sortir ses gravois. L’utilisation des fossés lui étant interdite pour cet objet, il devra également établir une palissade de protection au pourtour utile du pavillon à démolir, afin de ne pas entraver la continuation du travail de restauration du château.<lb/>Article 6<lb/>Le démolisseur devra exécuter son travail (démolitions, enlèvement des gravois et mise en dépôt et rangement des matériaux) dans le délai de cinq mois à compter du jour où l’architecte lui aura donné l’ordre de l’entreprendre, sous peine d’une retenue de cinquante francs par chaque jour de retard constaté.<lb/>Article 7<lb/>Le démolisseur devra être en permanence sur le chantier ou y établir un chef ouvrier qui le représentera, pour recevoir et faire exécuter les ordres de l’architecte. Sur avis de ce dernier, il devra renvoyer du chantier les ouvriers, charretiers etc. qui par insubordination, maladresse ou mauvaise conduite troubleraient l’exécution des travaux.<lb/>Article 8<lb/>En ce qui concerne les objets pouvant présenter quelque intérêt ou quelque valeur qui pourraient être trouvés au cours de la démolition, l’Etat s’en réserve la propriété dans les conditions indiquées à l’article 23 du cahier des conditions générales des Bâtiments civils et des Palais nationaux.<lb/>Article 9<lb/>Le démolisseur devra verser à la Caisse des dépôts et consignations un cautionnement de cinq cents francs (500 f.) avant le dépôt de sa soumission. Le récépissé de ce cautionnement devra être joint à sa soumission. L’adjudicataire sera tenu de payer les frais de l’adjudication suivant l’usage.<lb/>Article 10<lb/>Le remboursement du cautionnement aura lieu sur demande de l’entrepreneur après la certification de l’architecte que l’opération est terminée dans les conditions indiquées dans le présent cahier des charges particulières.<lb/>Il est expressément expliqué que l’entrepreneur reste soumis aux prescriptions du cahier des conditions générales applicables aux travaux des Bâtiments civils et des Palais nationaux en date du 31 janvier 1900, en tout ce à quoi il n’est pas formellement dérogé par les présentes clauses.<lb/>L’adjudicataire s’engage à appliquer aux travaux dont il s’agit les dispositions du décret du 10 août 1899 sur les conditions du travail dans les marchés passés au nom de l’Etat.<lb/>Le présent cahier des charges particulières dressé par le soussigné, architecte du château de Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 novembre 1900<lb/>Daumet<lb/>Vu et approuvé<lb/>Paris, le 18 décembre 1900<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par autorisation<lb/>Le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut<lb/>Roujon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1900/1900" encodinganalog="3.1.3">26 novembre 1900</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 26 novembre 1900<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par lettre en date du 29 octobre dernier, vous avez bien voulu m’informer que vous pourriez vraisemblablement mettre en 1901 à ma disposition un crédit de grosses réparations de 115000 francs pour la continuation de la restauration du château de Saint-Germain, et vous m’avez demandé de vous fournir certains renseignements au sujet des dépenses faites et restant à faire.<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que je compte prélever sur ce crédit de 115000 francs les sommes nécessaires<lb/>1° à l’achèvement de la chapelle (flèche)<lb/>2° à la démolition du pavillon sud-ouest<lb/>3° à la construction d’un atelier de moulage à la Villa Saint-Germain<lb/>Et employer le surplus à la continuation de la restauration du château.<lb/>En ce qui concerne les renseignements que vous me demandez relativement aux dépenses de grosses réparations effectuées jusqu’à ce jour pendant les années 1893, 1895, 1896, 1897, 1899 et 1900, j’ai fait faire le dépouillement de tous les mémoires produits pendant ces divers exercices, et voici le résultat de ce travail :<lb/>Dépenses pour la restauration de la chapelle : 216890 f. 15<lb/>Dépenses pour la restauration du château : 205901 f. 70<lb/>Réfection des ateliers du musée incendiés : 21315 f. 34<lb/>Déménagement du nouvel appartement du conservateur du musée : 25136 f. 00<lb/>De la comparaison des dépenses dont le détail précède avec les devis que j’ai établis en janvier 1891 pour la restauration de la chapelle et en juin 1893 pour la restauration du château, il résulte que les travaux restant à faire pour le complet achèvement de l’édifice se décomposent ainsi qu’il suit :<lb/>Démolition du pavillon sud-ouest : 22901 f. 21<lb/>Maçonnerie : 456856 f. 88<lb/>Charpente : 58793 f. 00<lb/>Couverture : 45360 f. 00<lb/>Menuiserie : 64571 f. 29<lb/>Serrurerie : 35046 f. 00<lb/>Fumisterie : 7150 f. 00<lb/>Peinture : 31728 f. 96<lb/>Pavage : 9850 f. 00<lb/>Sculpture : 27830 f. 00<lb/>Paratonnerres : 2860 f. 00<lb/>Horlogerie et divers : 5500 f. 00<lb/>Ensemble : 768447 f. 34<lb/>Imprévu : 76844 f. 73<lb/>Ensemble : 845292 f. 07<lb/>Honoraires à 5 % : 42264 f. 60<lb/>Total de la dépense restant à faire : 887556 f. 67<lb/>Cette somme ne comprend pas les frais restant à faire pour compléter l’ameublement fixe et mobile des salles. La dépense à faire de ce chef s’élèverait suivant un devis détaillés à la somme de : 120639 f. 24<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente de matériaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1901/1901" encodinganalog="3.1.3">19 janvier 1901</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 19 janvier 1901<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La démolition du pavillon sud-ouest du château de Saint-Germain allant être entreprise lundi prochain, 21 janvier courant, j’ai l’honneur de vous informer qu’il y aura lieu de faire faire au fur et à mesure de l’avancement de cette démolition des ventes successives de matériaux afin de ne pas laisser encombrer le chantier des travaux.<lb/>Il est nécessaire que vous vouliez bien donner connaissance de cette situation à l’administration des Domaines et lui demander de seconder notre service en cette circonstance, en abrégeant le plus possible les délais pour les mises en vente. Je vous demande de vouloir bien faire à cet effet les démarches utiles auprès de votre collègue du département des Finances.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 11 février 1901<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez informé à la date du 30 janvier dernier que le service des Monuments historiques venait de faire savoir « qu’il résulte d’un nouvel examen du dossier relatif à sa participation dans les dépenses de restauration du château de Saint-Germain que la somme de 25000 francs allouée en 1900 forme le solde de sa contribution, fixée à 160000 francs environ, et qu’en conséquence il n’y a pas à prévoir de versement en 1901 ».<lb/>Permettez-moi de rappeler, Monsieur le Ministre, que, sur votre demande, j’ai fourni à la date du 26 novembre dernier une série de renseignements relatifs aux travaux d’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain, parmi lesquels un devis résumé des travaux restant à faire pour le complet achèvement de la restauration de cet édifice, se décomposant ainsi qu’il suit :<lb/>Démolition du pavillon sud-ouest : 22901 f. 21<lb/>Maçonnerie : 456856 f. 88<lb/>Charpente : 58793 f. 00<lb/>Couverture : 45360 f. 00<lb/>Menuiserie : 64571 f. 29<lb/>Serrurerie : 35046 f. 00<lb/>Fumisterie : 7150 f. 00<lb/>Peinture : 31728 f. 96<lb/>Pavage : 9850 f. 00<lb/>Sculpture : 27830 f. 00<lb/>Paratonnerres : 2860 f. 00<lb/>Horlogerie et divers : 5500 f. 00<lb/>Ensemble : 768447 f. 34<lb/>Imprévu : 76844 f. 73<lb/>Ensemble : 845292 f. 07<lb/>Honoraires à 5 % : 42264 f. 60<lb/>Total de la dépense restant à faire : 887556 f. 67<lb/>Somme qui comprend la construction d’un bâtiment entièrement neuf, dont la valeur peut être estimée à 400000 francs. Le surplus, 487556 f. 67 centimes, sera dépensé pour la restauration de la partie classée comme Monument historique.<lb/>A mon avis, Monsieur le Ministre, il y aurait lieu de continuer à faire contribuer la commission sur les fonds dont elle dispose chaque année dans les rapports établis pour la restauration de la chapelle, c’est-à-dire de moitié environ du crédit de 50000 francs alloués par les Bâtiments civils sur les fonds des grosses réparations. Il y a lieu d’observer que, par suite de l’intérêt que porte à l’œuvre M. Berteaux, député de Seine-et-Oise, et sur sa proposition, appuyée par M. Berger, rapporteur du budget des Beaux-Arts, un crédit annuel et spécial de 50000 francs a été voté à la Chambre pour hâter l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain, commencée il y a près de 40 années.<lb/>Vous m’avez fait parvenir l’avis, Monsieur le Ministre, que pour 1901 la commission des Monuments historiques ne participerait plus aux dépenses et que le service des Bâtiments civils mettrait à ma disposition un crédit de 100000 francs, comprenant certainement 50000 francs à prélever sur le crédit des grosses réparations des Bâtiments civils et le crédit supplémentaire de 50000 francs inscrit au budget de l’Etat, comme je l’ai dit plus haut.<lb/>Il semble que le service des Monuments historiques, qui est intervenu jusqu’alors pour moitié des dépenses dans la restauration des parties classées de l’édifice, ne saurait se désintéresser de l’achèvement de l’œuvre entreprise avec son concours, aussi je crois devoir vous proposer, Monsieur le Ministre, de décider que le service des Monuments historiques continuera à participer jusqu’à la fin des travaux de restauration de la partie classée du château, dans la proportion admise de 25000 francs, dans la dépense imputée chaque années sur les ressources des Bâtiments civils, pour, et jusqu’à l’achèvement de la partie ancienne en cours de travaux, comprenant tout le bâtiment de la salle de Mars, au moyen de l’allocation de crédits annuels, égaux si possible, au minimum de la moitié, à ceux que le service des Bâtiments civils met à ma disposition.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12545_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_48556_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 2396B</unitid>
                <unitdate normal="1901/1901" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1901</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 24 avril 1901<lb/>A M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, j’ai mis à votre disposition, sur le chapitre 44 du budget de l’exercice 1901, un crédit de 100000 francs en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1901 au château de Saint-Germain, savoir :<lb/>Continuation des travaux de restauration du château : 100000 francs<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par autorisation,<lb/>Le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut,<lb/>Signé H. Roujon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 30 avril 1901<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser mon projet de répartition du crédit de 100000 francs que vous avez mis à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant, en vous informant qu’il y aura en conséquence lieu de faire signer des soumissions à MM. Béché, entrepreneur de terrasse, Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Caron, entrepreneur de de couvertures, Corbel, entrepreneur de sculpture.<lb/>Crédit alloué : 100000 f. 00<lb/>Dépenses proposées<lb/>Démolitions, Rolland : 21000 f. 00<lb/>Terrasse, Béché : 3000 f. 00<lb/>Maçonnerie, Morin : 59400 f. 00<lb/>Charpente, Laubeuf : 3500 f. 00<lb/>Couverture, Caron : 1800 f. 00<lb/>Serrurerie, Montier : 2500 f. 00<lb/>Sculpture, Corbel : 4000 f. 00<lb/>Ensemble : 95240 f. 00<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 4760 f. 00<lb/>Total pareil : 100000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’autorisation d’exploiter un ascenseur contre la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Préfecture du département de Seine-et-Oise<lb/>République française<lb/>Versailles, le 4 juin 1901<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître qu’il résulte d’un rapport qui m’a été adressé par M. Le Gasteur, ingénieur, que les travaux de réfection nécessaires à assurer la sécurité du public ont été exécutés à l’ascenseur de la terrasse de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Dans ces conditions, j’ai cru devoir rapporter mon arrêté du 12 juin 1900 révoquant l’autorisation d’accès de la terrasse à la société exploitante et remettre en vigueur la concession autorisée par l’acte administratif du 30 décembre 1899 en suite de votre décision du 3 mai précédent.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>Pour le préfet,<lb/>Le secrétaire général »</p>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la statue de Vercingétorix des parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 octobre 1901<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de me transmettre pour avis la copie d’une lettre qui vous a été adressée par la direction des Musées nationaux à propos de la restauration de la statue de Vercingétorix placée dans le parc de Saint-Germain, lettre qui contient à ce sujet une accusation d’anachronisme que je repousse vivement.<lb/>M. le directeur des Musées a fait des recherches sur la question de savoir de quel service cette statue dépend ; il fait connaître qu’elle a été acquise par l’Etat à la suite du salon de 1874 ; le service d’architecture a été chargé de faire construire le piédestal et de surveiller la mise en place de l’objet d’art : telle a dû être sa seule intervention. Si la statue n’a pas été portée sur les inventaires des objets appartenant à la direction des Musées, c’est par omission et je vous propose, Monsieur le Ministre, de la faire réparer.<lb/>M. le directeur des Musées déclare l’œuvre médiocre. Elle a cependant été acquise par l’administration des Beaux-Arts ; c’est une considération qui ne permet pas qu’on la retranche des œuvres qui relèvent de cette administration.<lb/>Une dégradation a été commise ; il a été reconnu après longue étude qu’il convenait de la réparer, mais bien entendu dans la forme précise où elle était avant l’accident. J’ai cru, après mûre réflexion, devoir proposer que l’administration des Musées soit chargé de la dépense de restauration d’une statue qui lui appartient et j’ai pensé que le plus praticable en l’espèce était de faire couler en bronze les mains et l’épée, non en y changeant quoi que ce soit, et surtout sans commettre la lourde bévue de vouloir substituer une épée de l’âge du bronze à celle que l’artiste Millet avait cru devoir attribuer au héros gaulois. Je laisse à l’érudit qui a fait la remarque d’anachronisme toute la responsabilité de la confusion qu’il a pu faire. Si j’ai proposé du bronze, c’est que la fragilité d’une restauration en pierre la rendait impossible, et bien entendu le bronze n’aurait pas été laissé à sa patine propre, mais aurait été recouvert d’un silicate de même couleur que la pierre afin que la restauration ne soit pas trop apparente et que la solidité en soit assurée.<lb/>Des précédents peuvent être cités ; aux entrées des grandes écuries de Chantilly, les bas-reliefs en pierre représentant des chevaux fougueux ont les jambes de ces chevaux dégagées et modelées ou coulées en plomb armaturé. Je n’ai pas cru devoir proposer ce métal pour réparer le dégât de la statue de Saint-Germain à cause de la flexibilité.<lb/>En conséquence des remarques qui précèdent, je vous propose d’inviter monsieur le directeur des Musées nationaux à faire porter sur ses inventaires la statue de Vercingétorix, comme appartenant à son administration, et de lui demander d’allouer sur les crédits dont il dispose la somme nécessaire pour la réparation du dégât, la dépense ne pouvant incomber au service des Bâtiments civils et des Palais nationaux.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet<lb/>P. S. Les archives de Saint Germain ne renferment qu’une note concernant la statue de Vercingétorix. Elle émane de l’architecte Millet :<lb/>A la date du 22 novembre 1876, on approuve une dépense de 435 francs pour construire le piédestal de la figure de Vercingétorix.<lb/>Ce piédestal sera complété sur l’exercice 1877. La dépense de 435 francs sera payée sur le budget des grosses réparations, chapitre XXIV du budget de l’exercice courant. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments et dépendances du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1902<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration du château, conformément aux dispositions arrêtées par MM. les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques.<lb/>2. Ateliers du musée<lb/>Contribution des Bâtiments civils : 100000 f.<lb/>Observations de l’architecte :<lb/>Continuation de travaux en cours d’exécution, dont l’achèvement s’impose.<lb/>Observations de l’inspecteur général :<lb/>A approuver.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux très urgents : 100000 f.<lb/>Total des propositions pour 1902 : 100000 f. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 6 juin 1902<lb/>A M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, j’ai mis à votre disposition, sur le chapitre 46 du budget de l’exercice 1902, un crédit de 100000 francs en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1902 au château de Saint-Germain, savoir :<lb/>Continuation des travaux de restauration : 100000 francs<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par autorisation,<lb/>Le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut,<lb/>Signé H. Roujon »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le décor de salles du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 12 juin 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser mon projet de répartition du crédit de 100000 francs que vous avez mis à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice courant et je vous informe qu’il y aura lieu de faire signer des soumissions à MM. Béché, entrepreneur de pavage, Morin, entrepreneur de maçonnerie, Laubeuf, entrepreneur de charpente, Monduit fils, entrepreneur de de couvertures, Montier, entrepreneur de serrurerie, Hoffmann, entrepreneur de menuiserie, Fossey, entrepreneur de peinture, Corbel, entrepreneur de sculpture.<lb/>Voir ci-contre la répartition :<lb/>Crédit alloué : 100000 f. 00<lb/>Dépenses proposées<lb/>Canalisations et pavage, Béché : 2000 f. 00<lb/>Maçonnerie, Morin : 62240 f. 00<lb/>Charpente, Laubeuf : 5000 f. 00<lb/>Couverture, Monduit fils : 7000 f. 00<lb/>Serrurerie, Montier : 8000 f. 00<lb/>Menuiserie, Hoffmann : 3000 f. 00<lb/>Peinture, Fossey : 2000 f. 00<lb/>Sculpture, Corbel : 6000 f. 00<lb/>Ensemble : 95240 f. 00<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 4760 f. 00<lb/>Total pareil : 100000 f. 00<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de statues dans les parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 17 juin 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez bien voulu mettre à ma disposition deux groupes de statues pour être placés sur les parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Le crédit nécessaire à la construction des piédestaux destinés à recevoir ces groupes ne pouvant m’être accordé cette année, comme il y a urgence à procéder à leur mise en place, j’ai l’honneur de vous proposer, pour y parvenir, de m’autoriser à distraire à cet effet une somme de 1000 francs sur le crédit de 3000 francs que vous avez alloué sur le chapitre 49 du budget de 1902 pour la continuation de la réfection des avenues des parterres et de la Grande Terrasse.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le décor de salles du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 16 juillet 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de me demander si les peintures commandées à M. Girard pour la décoration de deux des tourelles de la façade sud-est du château de Saint-Germain étaient en place.<lb/>Aujourd’hui, on achève les filets d’encadrement.<lb/>M. Girard était venu il y a une quinzaine de jours pour faire quelques accords sur place et préalablement, à son atelier, les peintures décoratives avaient été reçues par l’inspecteur des Beaux-Arts.<lb/>Je me permets, Monsieur le Ministre, de faire remarquer que, lorsqu’il s’agit de peintures devant compléter des ouvrages d’architecture, il serait utile de convoquer celui qui a pris l’initiative d’en demander la commande aux artistes ; peut-être des conditions d’emplacement feraient-elles naître des remarques tout au profit des œuvres à accomplir, avant leur mise en place.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 9 août 1902<lb/>Monsieur le directeur des Musées nationaux et de l’école du Louvre<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Comme suite à votre lettre du 13 août 1901, j’ai l’honneur de vous faire savoir que les groupes en marbre ci-après désignés, réservés par arrêté du 1er octobre 1900 pour les jardins nationaux, sont mis à la disposition de M. Daumet, architecte, inspecteur général des Bâtiments civils, pour être affectés à la décoration du parc du château de Saint-Germain-en-Laye :<lb/>L’ouragan et la feuille, par M. Forestier<lb/>L’amour et la folie, par M. Darbefeuille.<lb/>Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre, et par autorisation,<lb/>Par ordre pour le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut, absent,<lb/>Le sous-chef du bureau des Travaux d’art, des musées et des expositions<lb/>Charles Perdreau »</p>
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                <p>Archives nationales, 20144793/27 (auparavant Archives des musées nationaux, S12 années 1839-1960).</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Palais du Louvre, 27 VIII 1902<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Je suis allé à Saint-Germain examiner le bas-relief au sujet duquel M. l’architecte Daumet avait demandé l’avis d’un conservateur du musée. J’ai l’honneur de vous rendre compte de ma visite.<lb/>Il s’agit d’un haut-relief qui décorait une porte percée vers le milieu du XVIe siècle dans un mur de la partie postérieure du château pour servir d’entrée à la cour. L’architecte Millet, au cours des restaurations dont il eut la direction, supprima cette porte et fit déposer les sculptures qui la surmontaient. On les encastra dans un mur du chantier, mitoyen avec une rue de la ville et depuis des années l’humidité n’a pas cessé de les détériorer.<lb/>C’est bien dommage car le morceau est de très belle allure décorative, tout à fait dans la manière de Jean Goujon et de sa meilleure école. Il mesure 4 mètres sur 3,20 et se présente aujourd’hui dans un tel état que son déplacement n’irait peut-être pas sans quelque danger. D’autre part, il serait profondément regrettable d’abandonner définitivement et de laisser périr dans un coin de chantier un fragment d’art décoratif d’une aussi belle époque. Je propose donc, au cas où l’architecte du château de Saint-Germain ne verrait aucun moyen d’utiliser et de réemployer dans ses travaux actuels le bas-relief déposé par son prédécesseur, de le recueillir au musée du Louvre. Nous pourrions lui donner, dans le vestibule du musée de la Renaissance, une place honorable. Et, en tout cas, si les mutilations qu’il a subies en rendaient l’exposition difficile, le conserver et l’abriter dans nos magasins, comme un document intéressant pour l’histoire de la sculpture française.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes respectueux dévouements.<lb/>André Michel »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12598_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
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                <p>Archives nationales, 20144782/3 (auparavant Archives des musées nationaux, S4 années 1893-1940).</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente de boiseries provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 15 septembre 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que les caves du dernier pavillon de l’époque de Louis XIV renferment une assez grande quantité de matériaux, des menuiseries notamment, dont il est nécessaire que nous nous débarrassions, de façon à pouvoir démolir ces caves et poursuivre l’achèvement des travaux.<lb/>Comme ces menuiseries n’ont pas leur emploi dans la restauration de l’édifice, je vous demande l’autorisation de les faire vendre par les soins de l’administration des Domaines, de même que les autres matériaux inutilisables.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le relief qui surmontait une des portes du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 septembre 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai pris connaissance du rapport de M. André Michel, dont vous m’avez adressé la copie, relatif au bas-relief de l’époque de la Renaissance placé autrefois au-dessus de l’entrée principale du château, et j’ai l’honneur d’exprimer l’avis qu’il y a lieu de donner suite au projet de M. André Michel de sauver de la ruine et de recueillir au musée du Louvre ce très remarquable motif d’art décoratif.<lb/>J’estime que, de crainte d’accidents, sa dépose et son transport à Paris devront être effectués sous la conduite des employés du musée du Louvre qui ont la spécialité de ce genre de travaux, auxquels j’adjoindrai le nombre d’ouvriers de mon chantier qui sera jugé nécessaire. Il suffira pour cela qu’on m’avertisse quelques jours à l’avance.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet<lb/>P.S. De peur de détérioration au cours de la dépose, je ferai commencer lundi prochain l’estampage de ce bas-relief, ce qui ne demandera pas plus de trois à quatre jours. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Archives nationales, 20144782/3 (auparavant Archives des musées nationaux, S4 années 1893-1940).</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 4 avril 1903<lb/>A M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, j’ai mis à votre disposition, sur le chapitre 45 du budget de l’exercice 1903, un crédit de 100000 francs en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1903 au château de Saint-Germain, savoir :<lb/>Continuation des travaux de restauration du château<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par autorisation,<lb/>Le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut,<lb/>Signé H. Roujon »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 12 juin 1903<lb/>Paris, le 27 mai 1903<lb/>Rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Au moment de donner suite aux travaux de restauration de la porte d’entrée au musée des Antiquités nationales de Saint-Germain, le soussigné expose ses préoccupations sur le parti à adopter pour la décoration de cette partie importante du château.<lb/>On est en présence aujourd’hui d’un état ancien dont les constructions de diverses époques sont très dégradées. Suivant le projet dressé par M. Millet pour la restauration de l’ensemble du château, ces constructions devaient être remplacées par une architecture reproduisant celle de l’ancien chemin de ronde de Charles V. Déjà, une amorce de cette architecture a été édifiée en même temps qu’une tourelle d’escalier attenant au donjon situé à l’angle nord-ouest du château.<lb/>Actuellement, l’entrée au château a lieu par une porte établie entre des constructions datant du XIVème siècle, surélevées au XVI d’une loge avec balcon en fer surmontée d’une terrasse à hauteur de la salle de Mars et communiquant avec cette salle par une porte d’un caractère délicat, au-dessus de laquelle au XVII s. on a ajouté l’abondante décoration du cadran d’une horloge.<lb/>Suivant le projet approuvé, ces restes d’époque diverses devaient disparaître pour y substituer une architecte d’un caractère défensif.<lb/>Les dispositions approuvées au projet faisaient supposer que sous le pont actuel on trouverait des fondations correspondant à ce projet. Une fouille opérée dernièrement a fait connaître que, pour soutenir les deux piédroits devant accompagner la nouvelle entrée, il faudrait établir des fondations ou construire ces piédroits avec un encorbellement de 0,85 c. de saillie sur l’ancien mur. Convient-il de substituer à des restes encore d’un certain intérêt architectonique une façade nouvelle d’un caractère d’art antérieur à ce qui subsiste actuellement ?<lb/>Le projet approuvé comprend toutes les dispositions d’un pont-levis. Ce pont est indiqué par Du Cerceau et aussi par un dessin qui fait partie des archives de l’agence des travaux, pont qui a fait place à celui praticable actuellement et dont la construction doit dater de l’occupation du château comme habitation royale. Convient-il de rétablir un pont-levis que l’usage immobiliserait, c’est indubitable, ou doit-on le reconstruire, celui actuel état très dégradé ?<lb/>Telles sont sommairement les questions à résoudre.<lb/>Le soussigné propose que messieurs les inspecteurs généraux des deux services des Bâtiments civils et des Monuments historiques, après avis de M. l’inspecteur général Moyaux, dans la division duquel est le château de Saint-Germain, examinent les diverses pièces ci-jointes et les objections faites en vue des solutions à déterminer par eux.<lb/>Ci-joint les autocopies indiquant :<lb/>Feuille 1 : état actuel de l’entrée au château<lb/>2, 2 bis et 2 ter : projet d’achèvement suivant projet dressé par M. Millet en 1860<lb/>3 : projet d’achèvement en conservant l’entrée actuelle<lb/>4 : variante à ce projet<lb/>3 photographies, état ancien et actuel<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de convocation au comité chargé de la restauration de la porte d’entrée du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1903/1903" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1903</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 12 juin 1903<lb/>Le directeur des Beaux-Arts à M. Pascal, membre de l’Institut, inspecteur général des Bâtiments civils<lb/>M. Moyaux, membre de l’Institut, inspecteur général des Bâtiments civils<lb/>M. Guadet, inspecteur général des Bâtiments civils<lb/>M. Scellier de Gisors, inspecteur général des Bâtiments civils<lb/>M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du château de Saint-Germain<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que j’ai chargé le comité des inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques d’étudier un projet de restauration de la porte d’entrée du musée des Antiquités nationales, au château de Saint-Germain.<lb/>Ce comité se réunira mercredi prochain 17 juin, à 4 h. ½, dans la salle du conseil général des Bâtiments civils (3, rue de Valois).<lb/>Je vous prie de vouloir bien assister à la séance. »</p>
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                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compte rendu d’une réunion du comité chargé de la restauration de la porte d’entrée du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Comité des inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques<lb/>Réunion du 17 juin 1903<lb/>Le comité se réunit à 4 h. ½ dans la salle du conseil général des Bâtiments civils pour examiner un projet de restauration de la porte d’entrée du musée des Antiquités nationales au château de Saint-Germain, projet présenté par M. Daumet, architecte du château.<lb/>Lecture est donnée du rapport que M. Daumet a adressé à M. le ministre pour lui soumettre les différentes questions d’art que soulève la restauration dont il s’agit et lui proposer qu’elles soient examinées par le comité des inspecteurs généraux. M. Daumet fait ensuite un exposé de la situation actuelle et de ce que les fouilles qu’il a fait faire ont pu révéler, et il propose les différentes solutions qui, à son avis, sont susceptibles d’approbation et entre lesquelles il hésite, soit de conserver aussi rigoureusement que possible toutes les traces du passé, ainsi que l’a conçu M. Millet, soit de ne pas laisser subsister les vestiges d’une construction qui remonte à une époque antérieure à ce qui est placé derrière, c’est-à-dire les restes du pont-levis, fossé, etc., et de composer une entrée dans le style de François Ier qui se raccorde avec les constructions adjacentes.<lb/>MM. Selmersheim et Boeswillwald estiment qu’il y a lieu de suivre les dispositions générales indiquées par M. Millet. M. Guadet pense qu’une autre solution peut être proposée. Ce serait de faire dans l’espace libre une porte qui serait de style moderne et de laisser, pour sa composition, toute liberté à la conception artistique de M. Daumet. Si l’on n’a point les crédits nécessaires pour l’exécution d’une belle porte, M. Guadet pense que le mieux à faire est de se borner à entretenir l’état actuel sans y rien ajouter.<lb/>Après un échange d’observations, la proposition de M. Guadet est approuvée par le comité, qui émet le vœu que M. l’architecte Daumet soit invité à étudier l’installation d’une porte pour le musée des Antiquités nationales sans se plier à l’imitation d’aucun style du temps passé, mais en suivant seulement son inspiration d’artiste.<lb/>Le secrétaire, E. Aubé<lb/>Approuvé<lb/>Paris, le 19 juin 1903<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par autorisation, le directeur des Beaux-Arts, membre de l’Institut<lb/>Roujon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/0072.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 19 juin 1903<lb/>Le directeur des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Pour faire suite à ma lettre du 8 juin courant, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint copie du procès-verbal de la réunion tenue le 17 de ce mois par le comité des inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques.<lb/>J’ai approuvé, à la date de ce jour, les conclusions adoptées par le comité. »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Chambre des députés<lb/>Paris, le 9 août 1903<lb/>Monsieur Roujon, directeur des Beaux-Arts, Paris<lb/>Cher Monsieur et ami,<lb/>Voici que la façade du château de Saint-Germain prend une tournure excellente ; seule la question relative à la porte d’entrée parait rester en suspens. N’y aurait-il pas intérêt à prendre rapidement une décision à ce sujet ?<lb/>Bien cordialement,<lb/>Maurice Berteaux »</p>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 5 septembre 1903<lb/>Le directeur des Beaux-Arts à M. Berteaux, député<lb/>Monsieur le député,<lb/>Par lettre du 9 août dernier, vous avez bien voulu me signaler l’intérêt qu’il y aurait à prendre une prompte décision en ce qui concerne la restauration de la porte d’entrée du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que la question a été soumise le 17 juin dernier à l’examen du comité des inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques et que le dit comité a émis le vœu que M. l’architecte du château soit invité à étudier l’installation d’une porte pour le musée des Antiquités nationales sans se plier à l’imitation d’aucun style du temps passé mais en suivant seulement son inspiration d’artiste.<lb/>Des instructions en ce sens ont été adressées le 19 juin à M. l’architecte Daumet.<lb/>Agréez etc. haute considération. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de propositions pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments et dépendances du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1904<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration du château : 100000 f.<lb/>Observations de l’architecte :<lb/>Continuation de travaux en cours d’exécution, dont l’achèvement s’impose.<lb/>Observations de l’inspecteur général :<lb/>Ces travaux doivent être continués jusqu’à l’achèvement, qui ne devrait plus tarder. C’est encore une affaire de quelques années.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux très urgents : 100000 f.<lb/>Total des propositions pour 1904 : 100000 f. »</p>
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                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1903<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Propositions de travaux<lb/>Château<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration du château : 100000 f.<lb/>Observations de l’architecte :<lb/>Continuation d’un travail en cours d’exécution, dont l’achèvement s’impose.<lb/>Observations de l’inspecteur général :<lb/>Rien à dire, sinon qu’il faut continuer les travaux commencés<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux très urgents, château : 100000 f.<lb/>Total des propositions pour 1903 : 100000 f. »</p>
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                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 12 mars 1904<lb/>A M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, j’ai mis à votre disposition, sur le chapitre 46 du budget de l’exercice 1904, un crédit de 100000 francs en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1904 au château de Saint-Germain, savoir :<lb/>Travaux de restauration<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Pour le ministre et par autorisation,<lb/>Le directeur des Beaux-Arts,<lb/>Signé H. Marcel »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 mars 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli mon projet de répartition du crédit de 100000 francs que, par notification en date du 12 mars 1904, vous avez mis à ma disposition pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice courant et je vous informe qu’il y a lieu de faire signer des soumissions à :<lb/>MM. Morin, entrepreneur de maçonnerie, Hoffmann, entrepreneur de menuiserie, Montier, entrepreneur de serrurerie, Corbeil, entrepreneur de sculpture, et à MM. [vide], entrepreneur de carrelages, [vide] de marbrerie, dont je vais faire choix et que je vous désignerai aussitôt.<lb/>Enfin, il y aura à faire un marché avec M. Puech, statuaire, que je vous fournirai prochainement, marché sur lequel je propose de payer à valoir en 1904 une somme de dix mille francs.<lb/>Projet de répartition<lb/>Crédit alloué : 100000 f.<lb/>Dépenses proposées :<lb/>Maçonnerie : 45000 f. 00<lb/>Charpente : 500 f. 00<lb/>Menuiserie : 4000 f. 00<lb/>Serrurerie : 13000 f. 00<lb/>Sculpture : 6500 f. 00<lb/>Statuaire : 10000 f. 00<lb/>Carrelage : 12000 f. 00<lb/>Marbrerie : 4000 f. 00<lb/>Divers : 238 f. 10<lb/>Ensemble : 95238 f. 10<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur, calculés à 5 % : 4761 f. 90<lb/>Total pareil au crédit alloué : 100000 f.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12689_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_48601_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente d’une partie de l’ancienne vénerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère des Finances<lb/>Direction du Contrôle des administrations financières et de l’Ordonnancement<lb/>Paris, le 7 mai 1904<lb/>Le ministre des Finances à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (Beaux-Arts)<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Dans une lettre du 15 août 1898 qui a été communiquée à mon département par l’un de vos prédécesseurs le 18 du même mois, l’architecte du château de Saint-Germain a fait connaître que, dans le cas où il serait donné suite au projet de vente de la partie de l’ancienne vénerie occupée par l’administration de la Guerre, il conviendrait :<lb/>1° de prélever sur le terrain à aliéner, le long du bâtiment de l’ancienne vénerie affecté au département des Beaux-Arts, une bande de 3 mètres de largeur permettant d’exonérer l’immeuble mis en vente de toutes servitudes ; 2° de supprimer les conduites qui amenaient dans cette propriété l’eau fournie à l’Etat par la Ville en exécution du traité intervenu les 26 mars et 10 avril 1824 entre le domaine de la Couronne et la municipalité.<lb/>Le 4 octobre 1899 et conformément à une décision du ministère de la Guerre en date du 11 septembre précédent, le quartier militaire de la vénerie a été remis au Domaine. L’examen de certaines réserves qu’avait formulées le service local des Forêts et que le ministre de l’Agriculture a depuis reconnues mal fondées n’avait pas permis jusqu’ici de procéder à la vente.<lb/>L’architecte de l’administration des Domaines appelé à expertiser l’immeuble et à déterminer les limites de la portion de cet immeuble dont l’adjudication doit être poursuivie a proposé de conserver, selon le vœu de l’architecte du château, une bande de 3 m. 20 de largeur sur 43 m. de longueur et d’isoler du surplus du terrain la superficie ainsi réservée par un mur mitoyen dont la construction serait imposée à l’adjudicataire comme une charge de la vente.<lb/>La parcelle à exclure de l’aliénation ne pouvant demeurer sous la main du Domaine, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien me faire connaître si vous ne voyez aucun inconvénient à l’affectation de cette parcelle à votre département et, en outre, de donner des ordres en vue de la suppression des conduites d’eau qui servaient à l’alimentation, par les soins du service des Palais nationaux, du quartier de la vénerie.<lb/>Je vous adresse à cet effet, en communication, le rapport de l’expert et le plan qui l’accompagne.<lb/>Le ministre des Finances<lb/>Rouvier »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Architecte</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 mai 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Conformément aux instructions de votre lettre en date du 30 avril dernier, j’ai l’honneur de vous informer que j’ai remis hier au bureau du contrôle des Bâtiments civils le devis, montant à 186506 f. 40, des travaux de maçonnerie à exécuter pour l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain. Ces travaux seraient entrepris dès maintenant et seraient vraisemblablement terminés dans le courant de l’exercice 1906. Ils seraient payés en partie sur les fonds des Bâtiments civils et en partie sur ceux des Monuments historiques.<lb/>En ce qui concerne l’évaluation des travaux de maçonnerie à effectuer en 1904 sur les fonds des Bâtiments civils, elle se trouve dans ma lettre du 20 avril dernier et est extraite du devis que j’ai fourni à la date du 14 mai 1902 : « continuation du pavillon sud-ouest dans la hauteur de l’entresol et dans une partie de la hauteur du 1er étage (maçonnerie et charpente) : 47000 f. 00 », la maçonnerie entrant pour 45000 francs dans cette dépense et la charpente pour 2000 francs.<lb/>J’ai prévu d’autre part une dépense de 25000 francs de maçonnerie à faire pendant le courant de ce même exercice sur les fonds des Monuments historiques.<lb/>Il en résulte donc que la dépense totale, imputable tant sur les fonds des Bâtiments civils que sur ceux des Monuments historiques, des travaux de maçonnerie s’élèverait cette année à la somme de soixante-dix mille francs (70000 fr.).<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le mode de sélection des entrepreneurs du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Paris, le 19 mai 1904<lb/>Rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts par l’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous me demandez par votre lettre du 18 courant quels sont les motifs pour lesquels je vous propose de déroger à la règle générale des adjudications publiques pour les travaux d’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain, travaux dont le montant s’élève suivant devis extrait du devis général à 186000 francs à dépenser en trois exercices. Ces motifs sont la recherche d’entrepreneurs dressés par les architectes des Palais nationaux et des Monuments historiques pour exécuter des travaux nécessitant des appareilleurs capables de tracer des épures délicates de coupe de pierre, de diriger avec sûreté la teille compliquée de la pierre avant la mise en place définitive. Ces obligations sont au château de Saint-Germain de pratique constante depuis l’origine des travaux. Pour ces causes particulières, les entrepreneurs qui se sont succédés ont eu des marchés sur séries de prix spéciales impliquant des soins incessants que justifie la nature du travail. Depuis une année, les prix applicables sont ceux de la série des Bâtiments civils, édition de 1900, afin de simplifier la vérification et l’exercice du contrôle. A cette série a été annexé un bordereau de prix différentiels pour les ouvrages qui sortent d’une pratique usuelle. C’est sur ces bases que l’adjudication restreinte devra être prononcée.<lb/>Telles sont, Monsieur le Ministre, les raisons majeures d’application aux travaux de maçonnerie du château de Saint-Germain de l’exception prévue par l’art. 18 du décret du 18 novembre 1882, comme je l’expliquais dans mon dernier rapport du 16 courant à monsieur le directeur des Beaux-Arts.<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 13 septembre 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour satisfaire à vos dernières prescriptions destinées à faciliter le contrôle des dépenses de travaux exécutés au château de Saint-Germain-en-Laye, j’ai l’honneur de vous adresser l’estimation pour chacune des catégories d’ouvrages à exécuter sur les fonds du crédit de 100000 francs alloué pour la continuation de la restauration du château pendant l’exercice 1904, savoir :<lb/>1° continuation de la restauration du bâtiment ouest, maçonnerie : 14000 f.<lb/>2° continuation de la construction du pavillon sud-ouest dans la hauteur de l’entresol et dans une partie de la hauteur du 1er étage<lb/>maçonnerie : 30000 f.<lb/>charpente : 2500 f.<lb/>serrurerie (chainages) : 1000 f.<lb/>enlèvement de gravois : 1000 f.<lb/>[total :] 34500 f. 00<lb/>3° achèvement des planchers en acier de la salle de Mars, serrurerie : 9000 f. 00<lb/>4° carrelage de la salle de Mars et de la partie de l’étage d’entresol situé au-dessous de cette salle : 12000 f. 00<lb/>5° travaux de sculpture dans la salle de Mars et dans le pavillon sud-ouest : 4500 f. 00<lb/>6° portes et croisées dans la salle de Mars et dans la partie de l’étage d’entresol située au-dessous de cette salle :<lb/>menuiserie : 4000 f.<lb/>serrurerie : 2000 f.<lb/>peinture et vitrerie provisoire : 400 f.<lb/>maçonnerie (scellements et plâtres) : 100 f.<lb/>[total :] 6500 f. 00<lb/>7° marbrerie (entrée principale du château) : 4000 f. 00<lb/>8° 1er versement au statuaire qui sera chargé de l’exécution du bas-relief à placer au-dessus de l’entrée principale du château : 10000 f. 00<lb/>9° divers : 738 f. 10<lb/>Ensemble : 95235 f. 10<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur calculés à 5 % : 4761 f. 90<lb/>Total pareil au crédit alloué : 100000 f. 00<lb/>L’architecte du château<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 15 juillet 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Par des décisions prises à propos de la reconstruction de la porte d’entrée du château de Saint-Germain, M. le directeur des Beaux-Arts Roujon avait, sur ma proposition, accepté de confier à M. Denys Puech, statuaire, la restauration d’un bas-relief d’un beau caractère qui surmontait une porte établie à l’époque de Henri II pour mettre à communication directe le château vieux de Saint-Germain avec le château neuf que faisait construire Guillaume Marchand, architecte du roi.<lb/>Cette porte établie dans le mur d’enceinte de Charles V a disparu lors des travaux ordonnés par M. Millet. Le bas-relief a pris place en l’exposant au mur du fossé exposé au nord. Des altérations résultant de cette fâcheuse exposition l’ont rendu impropre à être remis en place comme motif décorant l’entrée du château. Il a été procédé au moulage du bel ensemble. L’original a été transféré dans l’une des salles de la sculpture française du musée du Louvre. Il devra être redressé par assises. Il sera certainement l’un des plus beaux motifs de décoration de l’époque à laquelle il appartenait, la Renaissance.<lb/>Au moment où la reconstruction de la porte d’entrée au château va être continuée par un nouvel entrepreneur, je vous propose, Monsieur le Ministre, de m’autoriser à demander à l’artiste accepté par M. Roujon de procéder au travail de restauration des parties altérées ou manquantes des figures décoratives et de confier à M. Germain, sculpteur ornemaniste, la reconstitution des parties très atteintes par la décomposition de la pierre, au bas des figures, que M. Denys Puech rétablira dans leur beauté primitive.<lb/>La dépense qui résultera des travaux d’art à entreprendre a été prévue pour 10000 francs à l’état de répartition des crédits alloués par votre département (Bâtiments civils) pour le présent exercice. Le payement aux artistes est donc assuré. La valeur des travaux si délicats à entreprendre ne peut être fixée à l’avance, mais au devis général il a été porté 15000 francs pour l’ensemble, ce qui permet d’espérer que l’achèvement est réalisable dans les limites de cette dépense.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 23 juillet 1904<lb/>Le directeur des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que je vous autorise à confier à M. Denys Puech en ce qui concerne les figures et à M. Germain en ce qui concerne la sculpture décorative la restauration du bas-relief qui a fait l’objet de votre lettre du 15 juillet courant.<lb/>Je vous prie de m’adresser un devis de ces travaux en vue de l’établissement des marchés qu’ils comportent. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Décret<lb/>Le président de la République,<lb/>Sur le rapport du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Vu l’avis favorable émis par le ministre des Finances le 2 juillet 1904<lb/>Décrète<lb/>Article I<lb/>Est affecté au ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (direction des Beaux-Arts) une bande de terrain de 3 m. 20 de largeur sur 43 mètres de longueur destinée à isoler du bâtiment ressortissant au service des Bâtiments civils et des Palais nationaux la propriété domaniale de l’ancienne vénerie du château de Saint-Germain, dont l’aliénation est poursuivie par l’administration des Domaines.<lb/>Article II<lb/>Les ministres des Finances et de l’Instruction publique et des Beaux-Arts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des lois et au Journal officiel.<lb/>Fait à la Bégude de Mazenc le 3 aout 1904.<lb/>Emile Loubet<lb/>Par le président de la République,<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>J. Chaumié »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 septembre 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Les carrelages à exécuter à l’entresol et au 1er étage du bâtiment ouest du château de Saint-Germain occasionneront une dépense de 12000 francs environ. Leur exécution est prévue dans la répartition du crédit de 100000 francs que vous m’avez alloué sur l’exercice courant. La Société anonyme des carrelages de Paray-le-Monial, dont le siège est rue Paradis, 18 à Paris devra être chargée du travail à cause de la bonne qualité de ses carreaux et de ses prix modérés.<lb/>J’ai l’honneur de vous demander de convoquer M. Boulenger, représentant de la Société anonyme des carrelages de Paray-le-Monial pour lui faire signer une soumission de 12000 francs.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Réfections et grosses réparations<lb/>Etat sommaire des propositions faites pour les travaux de réfections et de grosses réparations à exécuter dans les bâtiments et dépendances du château de Saint-Germain-en-Laye pendant l’exercice 1905<lb/>Monsieur Daumet, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Propositions de travaux<lb/>Travaux très urgents<lb/>1. Continuation de la restauration du château : 100000 f.<lb/>Observations de l’architecte :<lb/>Continuation de travaux en cours d’exécution, dont l’achèvement s’impose.<lb/>Observations de l’inspecteur général :<lb/>Evidemment, il faut continuer ces travaux si bien commencés et le crédit de 100000 francs est le même que tous les ans. Du reste, les travaux sont très avancés et bientôt l’on pourra voir le château terminé dans son ensemble.<lb/>C. Moyaux<lb/>Total des travaux très urgents : 100000 f.<lb/>Total des propositions pour 19085 : 100000 f.<lb/>Détail estimatif :<lb/>1. Continuation des travaux de la restauration du bâtiment ouest, maçonnerie : 6000 f. 00<lb/>2. Continuation de la construction du pavillon sud-ouest, maçonnerie : 67500 f. 00<lb/>3. Charpente : 5000 f. 00<lb/>4. Serrurerie (chaînages, poutres, etc.) : 3000 f. 00<lb/>5. Enlèvement de gravois : 1000 f. 00<lb/>6. Carrelage du chemin de ronde à l’entresol du bâtiment ouest : 2000 f. 00<lb/>7. Achèvement du bas-relief au-dessus de l’entrée principale du château, sculpture artistique : 7000 f. 00<lb/>8. Idem, sculpture ornementale : 1200 f. 00<lb/>9. Divers : 2538 f. 10<lb/>Ensemble : 95238 f. 10<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur, 5 % : 4761 f. 90<lb/>Total pareil : 100000 f. »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 mars 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli le devis d’une partie de la sculpture ornementale à exécuter à l’entrée principale du château de Saint-Germain. Ce devis, dont je vous propose d’accepter les prix, s’élève à la somme de 3030 francs et je demande qu’on fasse signer une soumission de pareille somme à M. Germain, sculpteur ornemaniste demeurant rue Boissonade, 16, à Paris, que je compte charger de l’exécution de ce travail.<lb/>La somme de 3030 francs serait imputable sur les 10000 francs prévus au chapitre 8 de mon devis général ainsi libellé : « 1er versement au statuaire qui sera chargé de l’exécution du bas-relief qui sera placé au-dessus de l’entrée principale du château ».<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet<lb/>Devis des travaux de sculpture ornementale à exécuter à l’entrée principale du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Modèles<lb/>1 modèle de chapiteau de colonne et de pilastre, architecture et plâtre : 215 f.<lb/>Modelage et étude en terre : 320 f.<lb/>Moulage à creux perdu en plâtre : 165 f. ; [total :] 700 f.<lb/>1 modèle de clef de l’arc avec jouées, volutes et feuilles d’acanthe, architecture et plâtre : 70 f.<lb/>Modelage et étude en terre : 180 f.<lb/>Moulage à creux perdu en plâtre : 75 f. ; [total :] 325 f.<lb/>1 modèle de griffes à la base des colonnes, architecture et plâtre : 32 f.<lb/>Modelage et étude en terre : 45 f.<lb/>Moulage à creux perdu en plâtre : 20 f. ; [total :] 97 f.<lb/>Exécution en pierre, sur place, des modèles ci-dessus désignés<lb/>2 chapiteaux de colonnes groupés avec pilastres (difficulté d’exécution) pour parties engagées à : 680 f. ; [total :] 1360 f.<lb/>1 clef de l’arc avec jouées ornées et feuille d’acanthe : 200 f.<lb/>4 griffes des bases des colonnes à 42 f. : 168 f.<lb/>2 rosaces rondes à 90 f. : 180 f.<lb/>Total : 3030 f.<lb/>Nota : Ces prix sont nets : ils comportent les frais de voyage, de déplacement, d’indemnité de séjour des ouvriers, de transport de matériel et autres.<lb/>Le présent devis dressé par le soussigné, architecte du château<lb/>Saint-Germain-en-Laye, novembre 1904<lb/>Daumet<lb/>Supplément<lb/>Grand haut-relief, partie ornementale<lb/>Modèles et raccords divers des attributs au-dessous des figures : 290 f. 00<lb/>Exécution en pierre<lb/>Boucliers, casques et autres attributs au-dessous des figures au-dessus : 910 f. 00<lb/>Ensemble : 1200 f. 00<lb/>Total nouveau : 4230 f. 00<lb/>Rectifié au chiffre de 4230 f.<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 30 novembre 1904<lb/>Le directeur des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que, suivant la proposition contenue dans votre lettre du 24 novembre, je vous autorise à faire exécuter cette année les vitraux des croisées de l’entresol du bâtiment ouest, côté cour, du château de Saint-Germain, et à affecter à cette opération une économie de mille francs réalisée sur l’art. 8 de la répartition du crédit de 100000 francs ouvert pour la restauration du château. »</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 4 mai 1905<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>J’ai pris connaissance et j’ai l’honneur de vous accuser réception de votre circulaire en date du 1er mai relative aux départements des crédits alloués aux architectes des Bâtiments civils et des Palais nationaux, et à l’interdiction de l’emploi des sommes représentant le montant des rabais consentis par les entrepreneurs.<lb/>Me reportant aux précédents pour envisager la question des rabais et prenant pour exemple le crédit de 100000 francs que vous affecter chaque année à la continuation de la restauration du château de Saint-Germain, je pense que les travaux que j’ai à faire exécuter peuvent s’élever à 100000 francs net, et non à 100000 francs diminués du montant des rabais consentis par les entrepreneurs, ce qui limiterait la dépense à environ 85000 francs, obligerait à un reversement annuel de 15000 francs au Trésor, et retarderait inutilement l’achèvement de la restauration qui m’est confiée ; c’est ainsi que je compte continuer à procéder, à moins d’avis contraire de votre part.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48617_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 12 mai 1905<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts, par autorisation le chef de cabinet, à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, un crédit de 100000 f. a été mis à votre disposition sur le chapitre 46 du budget de l’exercice 1905, en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1905 au château de Saint-Germain-en-Laye :<lb/>Continuation des travaux de la restauration du bâtiment ouest (maçonnerie) : 6000 f.<lb/>Continuation de la construction du pavillon sud-ouest (maçonnerie) : 67500 f.<lb/>Charpente : 5000 f.<lb/>Serrurerie (chaînages, poutres, etc.) : 3000 f.<lb/>Enlèvement de gravois : 1000 f.<lb/>Carrelage du chemin de ronde à l’entresol du bâtiment ouest : 2000 f.<lb/>Achèvement du bas-relief au-dessus de l’entrée principale du château, sculpture artistique : 7000 f.<lb/>–, sculpture ornementale : 1200 f.<lb/>Divers : 2538 f.<lb/>Honoraires de l’architecte et du vérificateur et indemnité à l’inspecteur des travaux : 4762 f.<lb/>Total égal : 100000 f.<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Paris le 20 mai 1905<lb/>Rapport de l’inspecteur général de la 1ère division des Bâtiments civils à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts (bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux)<lb/>Par votre lettre du 19 mai, vous me faites l’honneur de me demander mes observations et mon avis au sujet de la lettre en date du 4 mai courant par laquelle M. l’architecte Daumet signale les inconvénients qu’il y aurait à ce que la somme allouée pour les travaux de restauration du château de Saint-Germain en 1905 fût diminuée du rabais consenti par les entrepreneurs, ce qui réduirait à peu près à 85000 francs le chiffre de la dépense pouvant être effectuée cette année.<lb/>Il est certain que l’économie de 15000 francs qu’on croirait réaliser par ce moyen ne serait qu’illusoire, car M. Daumet ne fait ni plus ni moins que ce qu’il faut faire pour la restauration qui lui est confiée, et s’il est possible pour certaines constructions neuves de prévoir assez exactement la dépense à faire, à la condition toutefois qu’on n’oblige pas l’architecte, comme il arrive trop souvent, de dresser en quelques jours un projet avec devis pour des travaux dont la dépense doit être de plusieurs millions, il est impossible pour des travaux de nature spéciale, tels que ceux de restauration du château de Saint-Germain qui sont archéologiques autant qu’artistiques, de fixer à l’avance le chiffre des dépenses. Retirer à M. Daumet l’autorisation pour ses travaux d’utiliser les rabais comme il l’a fait jusqu’ici ne serait donc, comme on ne peut pas faire pour 85000 francs ce qui doit coûter 100000, que retarder, ce qui serait fort regrettable, l’achèvement de la très intéressante opération entreprise à Saint-Germain. Je suis donc d’avis que M. Daumet doit utiliser les rabais pour la restauration qu’il a si bien dirigée pour l’honneur de l’art français.<lb/>C. Moyaux »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Minute de lettre du 27 mai 1905<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai reçu le rapport du 4 mai courant par lequel vous signalez l’inconvénient qu’il y aurait à ce que la somme totale allouée pour les travaux de restauration du château de Saint-Germain fût diminuée du montant des rabais consentis par les entrepreneurs.<lb/>Afin que le crédit de 100000 francs ouvert pour ces travaux puisse être entièrement utilisé, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien, après la passation des marchés afférents aux divers opérations comprises dans la répartition du 12 mai courant, m’indiquer à quel chiffre doit être ramené chacun des articles de cette répartition et m’adresser en même temps des propositions pour l’emploi de la somme restant disponible, c’est-à-dire un état indiquant l’emploi, par nature d’ouvrages (rabais déduits et honoraires compris) du reliquat dont il s’agit. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitdate normal="1905/1905" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1905</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 22 septembre 1905<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Le premier article de la répartition du crédit de 100000 francs que vous avez mis à ma disposition pour les grosses réparations à exécuter en 1905 au château de Saint-Germain prévoit l’emploi d’une somme de 6000 francs pour la « continuation de la restauration du bâtiment ouest, maçonnerie ».<lb/>Or l’ensemble des travaux de maçonnerie exécutés cette année pour cet objet ayant été payé au moyen de l’allocation annuelle des Monuments historiques, il en résulte que la somme de 6000 francs dont je viens de parler demeure disponible.<lb/>J’ai l’honneur de vous proposer de l’affecter aux travaux de menuiserie, de serrurerie et de peinture à entreprendre immédiatement dans la salle de Mars : les trois entrepreneurs qui en seront chargés, MM. Hoffmann, Moutier et Fossey, ont déjà signé des soumissions pour les travaux de l’année courante, il n’y aura donc pas formalités à remplir.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Paris, le 10 mai 1906<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, un crédit de 100000 francs a été mis à votre disposition, sur le chapitre 46 du budget de l’exercice 1906, en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1906 au château de Saint-Germain-en-Laye, savoir :<lb/>-Continuation de la construction du pavillon sud-ouest<lb/>1. Maçonnerie : 20000 f.<lb/>2. Charpente : 4000 f.<lb/>3. Couverture : 9000 f.<lb/>4. Menuiserie : 3000 f.<lb/>5. Serrurerie : 1500 f.<lb/>6. Sculpture : 5000 f.<lb/>-Continuation de la restauration du bâtiment ouest<lb/>7. Maçonnerie : 30000 f.<lb/>8. Menuiserie : 6500 f.<lb/>9. Serrurerie : 2000 f.<lb/>10. Peinture : 3000 f.<lb/>11. Chauffage : 9000 f.<lb/>12. Divers : 2238 f.<lb/>13.  Honoraires de l’architecte et du vérificateur et indemnité de l’inspecteur chargé de la surveillance des travaux : 4762 f.<lb/>Total égal : 100000 f.<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Signé Dujardin-Beaumetz »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation de courts de tennis dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les crédits affectés pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant une éventuelle modification des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 20 novembre 1906<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts.<lb/>Le soussigné a reçu le 26 octobre dernier communication du dossier transmis au service des Bâtiments civils par M. le préfet de Seine-et-Oise relatif à une demande formulée par M. le maire de Saint-Germain en vue d’une modification du périmètre du fossé sud-ouest qui entoure le château de ce côté.<lb/>Un rapport adressé à la date du 7 octobre 1905 à M. le sous-secrétaire d’Etat avait fait connaître l’avis du soussigné. Il reconnaissait les avantages que présentait pour la ville la modification dont il s’agit, favorable à la circulation devenue très active sur ce point.<lb/>Cette affaire déjà examinée par le bureau des Bâtiments civils et par le bureau compétent du Domaine, qui estimait la valeur du terrain à céder à la Ville, à 20 francs le mètre carré, soit pour 317 m. 67 d. une somme de 6353 f. 40 c.<lb/>En ce qui concerne la construction du mur suivant le tracé nouveau, un devis sommaire estimait la dépense à 30000 francs. On doit ajouter que les travaux devraient être confiés à l’entrepreneur adjudicataire de la restauration, sous la direction de l’architecte de l’édifice.<lb/>Dans le rapport précité du 7 octobre 1905, le soussigné exposait qu’en compensation des avantages considérables qui résulteraient pour la ville de Saint-Germain du nouveau périmètre figuré au plan joint au rapport, l’Etat pourrait réclamer de son côté la disparition d’un chalet de nécessité établi en 1891 juste en face de l’entrée du musée des Antiquités nationales, malgré la vive opposition faite au nom de l’administration des Bâtiments civils dès le commencement des travaux de la fâcheuse construction. Cet édicule déshonore la place du Château et n’a été édifié que pour procurer à la Ville un revenu qu’augmentent encore une concession d’affichage permanente et disparate, comme le sont ces sortes d’exploitations.<lb/>Le soussigné proposait en outre la cessation d’une servitude d’écoulement d’eaux de surface de la place du Château au travers d’une portion du parc en longeant la tranchée du chemin de fer dans une longueur considérable conduisant les eaux depuis leur arrivée au parc par une large gargouille, suffisant à peine au débit par les pluies violentes, d’une eau souillée de matières boueuses devenant stagnantes près du regard d’absorption ; là, les vases s’amassent jusqu’à recouvrir le trottoir, empêchant la circulation au point bas de ce trottoir : le limon séjourne et transforme en cloaque une surface assez considérable ; de plus, les eaux boueuses engorgent les canalisations souterraines et nécessitent des curages fréquents, et même des frais de vidange qui grèvent le crédit affecté à l’entretien des parterres et terrasses. Les inconvénients graves signalés pourraient être évités moyennent des travaux assez minimes à faire par les soins du service municipal, qui dispose de canalisations publiques dans le voisinage de la gare et devrait recevoir les eaux du sol de la ville ; un pareil travail est facile, car le service même des Eaux proposait de l’exécuter au compte de l’Etat, ce qui paraissait inadmissible.<lb/>On peut faire remarquer que la servitude ne date que de l’époque où la tranchée du chemin de fer a été établie et n’avait anciennement qu’un inconvénient peu grave, car il s’agissait d’eau de pluie. Depuis, l’expérience est faite. L’affluence de voitures est devenue plus grande sur la portion de place favorable à leur stationnement : la malpropreté causée par les chevaux devient intolérable et très dommageable à la bonne tenue de la portion des parterres voisine de la tranchée. De l’avis du soussigné, il faut faire cesser les inconvénients qui résultent du fait signalé. M. le maire de Saint-Germain a d’ailleurs été informé par le soussigné, dès les premiers pourparlers à propos de la modification du périmètre du fossé, que les deux réclamations faites à la Ville, 1° suppression du chalet, 2° cessation de la servitude, feraient l’objet d’une proposition conditionnelle à l’acceptation du principe de donner à la voie publique un supplément de surface aux dépens du fossé.<lb/>Le soussigné ne peut suivre les déductions historiques sur lesquelles s’appuye la municipalité de Saint-Germain pour demander que l’Etat restitue une partie de surface des fossés du château comme ayant été autrefois prise à ses dépens : la citation d’un passage du texte qui accompagne la description du château de Saint-Germain par Androuet du Cerceau engagerait aussi à se reporter au plan figurant au livre « Les plus excellents bâtiments de France » ; on y verrait que le périmètre du château avait un tout autre contour que celui actuel. Suivant le plan dont il est fait mention, des bâtiments, une vase cour, occupaient la place entière.<lb/>Mais des volontés souveraines sont intervenues depuis, il est visible que tout a été modifié de ce côté, lors des travaux exécutés par Mansart pour construire les ailes aujourd’hui disparues ; des abandons et des compensations ont été consentis, et fort largement, comme le démontrent les calques ci-joints ; il n’y a donc rien de soutenable par la municipalité de ce côté ; on peut considérer encore qu’il y a état de faite depuis 1680 au moins.<lb/>A la page 3 du mémoire présenté par la Ville, il est dit que la restauration du château de Saint-Germain a été entreprise dans le but de reconstituer ce monument, dans son ensemble et dans ses détails, tel qu’il existait sous le règne de François Ier.<lb/>La réalisation finale est proche, et l’on a suivi les projets approuvés ; aucun retour ne peut plus être fait au passé et, par conséquent, au périmètre datant du XVIIe siècle, sans des conditions, d’ailleurs très conciliantes, que propose l’architecte du château.<lb/>Il semblerait, suivant l’opinion de la municipalité, que la rectification des murs, telle qu’elle la réclame, devrait être faite aux frais de l’Etat et que le travail serait la conséquence des dessins dressés par M. Millet, auteur du projet de restauration ; c’est erroné : le devis général ne comprend qu’une somme de 49000 francs pour la mise en état des murs des fossés : cette somme sera à peine suffisante pour le travail indispensable sur un périmètre encore considérable ; ces murs jusqu’à présent n’ont été réparés que partiellement du côté du nord et de l’est et aussi à l’angle sud-ouest (travaux faits par les soins de M. Millet) et, dernière remarque, l’éminent architecte ne se proposait pas de modifier plus tard ce qu’il ordonnait, car la partie sud-ouest dont on demande la reconstruction sur le crédit d’achèvement de la restauration était parmi les murs qu’il faisait réparer.<lb/>De l’avis du soussigné, les arguments mis en avant par le conseil municipal n’ont aucune valeur, comme pourra l’apprécier l’administration des Bâtiments civils.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant une éventuelle modification des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">2 janvier 1907</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 2 janvier 1907<lb/>Rapport de l’inspecteur général de la 1ère division des Bâtiments civils à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts (bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux)<lb/>Par votre lettre du 30 novembre dernier, vous m’avez fait l’honneur de me demander mes observations et mon avis à propos de la diminution de largeur, au profit de la voie publique, demandée par la municipalité de Saint-Germain-en-Laye du fossé du château au droit de la place Thiers. La question soulevée par la ville de Saint-Germain, appuyée par le général Buisson, n’est pas nouvelle. Elle a fait l’objet de mes rapports du 11 octobre 1903 et du 5 janvier 1905. Pas plus que M. l’architecte Daumet, je n’ai changé d’avis.<lb/>La ville de Saint-Germain se montre vraiment trop exigeante. Elle demande à l’Etat de très importants avantages pour elle, mais sans vouloir accorder la moindre compensation. Elle s’est montrée tout aussi peu conciliante, malgré la faveur que lui avait accordée l’Etat d’accéder à la gare par la rue de la Surintendance, lorsqu’elle a fait construire, au centre même de la place, en face de l’entrée du château, de ce château qui attire tant de visiteurs pour le bien des commerçants de la ville, le déshonorant chalet de nécessité qu’elle aurait pu placer autre part si elle avait daigné tenir compte des observations très sages qui lui ont été faites à ce sujet. Il faut relire mes rapports du 4 septembre 1892 et du 12 février 1893. Elle ne peut donc que s’en prendre à elle-même, à son mauvais vouloir, si aujourd’hui l’Etat ne se montre pas plus conciliant qu’elle ne l’a été pour exiger, profitant de la circonstance, que cet abominable chalet disparaisse.<lb/>Nous ignorons quelle est l’importance du dédit qu’imposerait la compagnie concessionnaire si cette disparition devait être effectuée. Nous savons seulement que la durée de la concession doit être encore de quatorze ans après lesquels la construction serait la propriété de la ville et que la redevance annuelle est de un franc.<lb/>La ville de Saint-Germain est si peu conciliante que, maintenant que les eaux devenues sales de la place pourraient sans inconvénient pour elle être déversées dans l’égout, elle ne semble pas vouloir consentir à l’extinction de la servitude qui oblige à faire traverser le parc par ces eaux. Mon avis est qu’on ferait une grande faute si l’on ne tenait pas rigoureusement compte des observations contenues dans le dernier rapport de M. l’architecte Daumet, rapport en date, comme il est dit plus haut, du 20 novembre 1906.<lb/>C. Moyaux »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’acquisition d’un buste de Millet pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 6 janvier 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Ayant appris tout récemment qu’une réduction en bronze du buste (œuvre de Chapu) de feu M. Millet, l’architecte qui a commencé la restauration du château de Saint-Germain, devait être mis en vente le 29 décembre dernier à Vincennes, j’ai l’honneur de vous informer que j’ai pensé qu’il était intéressant d’acquérir ce buste, qui avait sa place indiquée à l’agence des travaux ou mieux dans l’une des salles du musée des Antiquités nationales.<lb/>Le délai entre le jour où je fus avisé et celui de la mise en vente étant trop bref pour qu’il me fût possible de vous saisir de cette affaire avant l’adjudication publique, j’ai cru devoir faire d’urgence l’acquisition et l’adresser à M. Choret, inspecteur des travaux du château. Le buste de mon honoré prédécesseur est à Saint-Germain.<lb/>Ce buste est déposé à l’agence des travaux, les frais de cette acquisition s’élèvent à la somme de 87 f. 45 c. qui, si vous approuvez la somme, pourront m’être remboursez sur les fonds disponibles du crédit de 14000 francs affecté à l’entretien du château en 1906. Vous auriez aussi à vous prononcer sur l’emplacement que devrait occuper ce buste.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Minute de lettre du 11 janvier 1907<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à monsieur Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Par lettre du 6 janvier courant, vous faites connaître que vous avez acquis, pour le château de Saint-Germain, une réduction en bronze du buste de feu Millet (œuvre de Chaput), et vous demandez que la dépense qu’a occasionnée cette acquisition (87 f. 45) vous soit remboursée sur les fonds disponibles du crédit de 14000 f. qui a été ouvert pour l’entretien du château en 1906.<lb/>Il est très regrettable que les circonstances ne vous aient pas permis de saisir en temps utile l’administration de cette proposition et de provoquer la décision ministérielle qui doit intervenir préalablement à toute acquisition.<lb/>Dans ces conditions, je ne puis que réserver l’affaire. Vous voudrez bien d’ailleurs, la rappeler ultérieurement afin que M. le ministre puisse être saisi d’une proposition tendant au rachat de ce buste, avec imputation de la dépense sur le crédit qui sera affecté en 1907 aux travaux de restauration. Cette imputation impliquerait nécessairement l’emplacement du buste dans les locaux de l’agence. »</p>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 8 mars 1907<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, un crédit de 100000 francs a été mis à votre disposition, sur le chapitre 50 du budget de l’exercice 1907, en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1907 au château de Saint-Germain, savoir :<lb/>(Restauration)<lb/>1. Terrasse et pavage : 13000 f.<lb/>2. Maçonnerie : 27000 f.<lb/>3. Plomberie : 10000 f.<lb/>4. Serrurerie : 21000 f.<lb/>5. Peinture et vitrerie : 13000 f.<lb/>6. Chauffage : 8000 f.<lb/>7. Paratonnerres : 2000 f.<lb/>8. Menues dépenses diverses : 1000 f.<lb/>9. Honoraires de l’architecte et du vérificateur et indemnité de l’inspecteur chargé de la surveillance des travaux : 5000 f.<lb/>Total égal : 100000 f.<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Signé Dujardin-Beaumetz »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant un crédit alloué pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 28 mars 1907<lb/>Note pour le bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>En réponse à sa note du 11 de ce mois, le chef de bureau soussigné a l’honneur de faire connaître à son collègue, Monsieur Caux, que la somme de 172006 f. réservée dès 1902 sur le crédit des Monuments historiques pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye a été employée jusqu’à concurrence de 146415 f. 66.<lb/>Il reste donc actuellement un disponible de 25590 f. 34 sur lequel il y a lieu toutefois de déduire les rabais montant à 22631 f. 98 et, de ce fait, la somme nette qui reste réservée sur le crédit primitif de 172006 f. est réduite à 2958 f. 36.<lb/>M. l’architecte Daumet a d’ailleurs reçu tous les renseignements utiles à cet égard. Ces renseignements sont en effet contenus dans le bordereau de liquidation partielle des travaux de l’édifice qui lui a été transmis le 2 février dernier.<lb/>Le soussigné croit devoir ajouter que, par dépêche du 20 mars 1906, M. Daumet a été informé que, dans le cas où le programme des travaux nécessiterait l’emploi intégral des fonds réservés sur le crédit des Monuments historiques, il aurait à soumettre, pour 1907, un devis des ouvrages complémentaires dont le montant ne saurait être supérieur aux rabais précités de 22631 f. 98 consentis par les divers entrepreneurs.<lb/>Le chef du bureau des Monuments historiques<lb/>J. Berr de Turique »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le déplacement de l’horloge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">29 avril 1907</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-Secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Minute de lettre du 29 avril 1907<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, appelée à se prononcer sur les propositions que vous avez adressées relativement au château de Saint-Germain-en-Laye, la commission a donné un avis favorable à la suppression de la flèche de la chapelle ainsi qu’à la translation au-dessus de la porte d’entrée du cadran situé au sommet du donjon de Charles V, dans l’encadrement préparé au XVIIe siècle. »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 septembre 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Pour l’achèvement en 1907 des travaux de chauffage du château de Saint-Germain (bâtiment ouest et pavillon sud-ouest), vous avez, sur ma proposition, affecté une somme de : 8000 f. 00.<lb/>La dépense pour cet objet s’est élevée à : 3109 f. 13<lb/>laissant disponible une somme de : 4890 f. 87.<lb/>Je vous ai proposé, et vous avez accepté, de prélever pour la réfection de l’horloge du château une somme de : 3120 f. 00.<lb/>Il reste donc une disponibilité de : 1770 f. 87, que j’ai l’honneur de vous proposer d’affecter à l’exécution de travaux de sculpture à confier à M. Brion, sculpteur à Saint-Germain-en-Laye, à qui votre administration aurait à faire signer une soumission.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48536_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant des travaux de sculpture à réaliser au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-Secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 2 octobre 1907<lb/>Rapport de l’inspecteur général de la 1ère division des Bâtiments civils à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts (bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux)<lb/>En réponse à votre lettre du 30 septembre dernier relative à quelques travaux de sculpture que M. l’architecte Daumet désire faire exécuter au château de Saint-Germain au moyen d’un bon réalisé sur des travaux de chauffage, j’ai l’honneur de vous faire savoir que je suis d’avis de donner satisfaction à M. Daumet, qui n’a pas l’habitude de proposer des travaux dont l’utilité serait douteuse. M. Daumet étant absent, je ne sais pas exactement de quelle sculpture il s’agit, mais je suis certain qu’elle ne sera faite que pour le bien du château. La dépense doit être de 1770 francs 87 centimes, soit le reste disponible des 4890 francs d’économie réalisée et sur lequel 3120 francs sont déjà attribués à la réfection de l’horloge. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des travaux de sculpture à réaliser au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 octobre 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>En réponse à votre lettre en date du 5 octobre courant relative à ma proposition d’affecter une somme de 1770 f. 87 au payement des travaux de sculpture à exécuter au château de Saint-Germain, j’ai l’honneur de vous informer que ces travaux devaient s’exécuter sur la porte de l’entrée principale du château et dans le vestibule auquel elle donne accès, dans le rez-de-chaussée du bâtiment ouest de l’édifice.<lb/>Je donne ci-contre le devis détaillé du travail.<lb/>Pour l’architecte du château, en congé,<lb/>L’inspecteur<lb/>H. Choret »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée : « Ouvrir un nouveau crédit ».</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre proposant le don d’un buste d’Eugène Millet pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette sculpture fut acceptée, « pour être placée au château de Saint-Germain-en-Laye », par décret du président de la République en date du 26 mars 1908.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Eugène Moutier<lb/>Entrepreneur de serrurerie<lb/>11 et 13, rue des Coches<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>(Seine-et-Oise)<lb/>Maison Moutier<lb/>Fondée en 1819<lb/>Thomas Moutier 1819-1848, Stanislas Moutier 1848-1875, Paul Moutier 1875-1890, Moutier frères 1890-1894<lb/>Entreprise des travaux de bâtiment<lb/>Spécialité pour la serrurerie artistique et les constructions horticoles<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 28 février 1908<lb/>Monsieur Dujardin-Baumetz, sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts, à Paris<lb/>Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat,<lb/>J’ai l’honneur, ayant entendu dire que l’on cherchait un buste de monsieur Millet pour mettre dans une salle du château, de venir vous faire la proposition suivante. Ma mère, qui est veuve, a chez elle un buste en bronze plus grand que nature (de 0,60 de hauteur) de M. Millet. Ce bronze est signé Chapu, c’est dire qu’il est beau.<lb/>Mon père a été le premier entrepreneur du château avec M. Millet et les entrepreneurs avaient offert ce bronze à M. Millet et chacun en avait acheté un.<lb/>Ma mère serait heureuse d’offrir ce buste au château en mémoire de son mari et de son fils Paul Moutier, tous deux décédés et entrepreneurs du château. Mais également, je suis entrepreneur et je serai fier de voir le buste de M. Millet, que nous adorions à la maison, rester à perpétuité dans ce château de Saint-Germain qui était son enfant préféré.<lb/>Ce que ma mère demanderait, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, c’est qu’au-dessous de ce buste soit placé une plaque portant, sauf rectification de M. Daumet ou de vous, l’inscription suivante :<lb/>Don de madame veuve Moutier,<lb/>De sa fille Me A. Langlet et de son fils E. Moutier,<lb/>En mémoire de son mari, de son fils,<lb/>De leur père et de leur frère,<lb/>Stanislas Moutier et Paul Moutier,<lb/>Entrepreneurs de serrurerie du château depuis la restauration<lb/>Et en souvenir de la mémoire de M. E. Millet<lb/>Dans l’espoir, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, que vous voudrez bien accepter cette offre, j’ai l’honneur, au nom de ma vénérée mère et de ma sœur et au mien, de vous prier d’agréer l’expression de mes sentiments les plus respectueux.<lb/>Eugène Moutier<lb/>Mon père est mort en 1897 et mon frère Paul en 1894. »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Division des services d’architecture<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Arrêté<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sur la proposition du sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Arrête :<lb/>Un crédit de trente-un mille neuf cent vingt-huit francs (31928 fr.), réparti ainsi qu’il suit, est ouvert sur le chapitre 48 du budget de l’exercice 1908 (grosses réparations des Bâtiments civils) en vue des travaux de restauration du château de Saint-Germain, savoir :<lb/>1° Terrasse : 6600 f.<lb/>2° Maçonnerie : 1650 f.<lb/>3° Menuiserie : 9400 f.<lb/>4° Serrurerie : 11500 f.<lb/>5° Peinture et vitrerie : 1550 f.<lb/>6° Honoraires de l’architecte et du vérificateur : 1228 f.<lb/>Total égal : 31928 f.<lb/>Paris, le 4 mai 1908<lb/>Gaston Doumergue »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le décor de salles du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>Architecte</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 6 mai 1908<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Le soussigné, conformément à la demande faite et à l’arrêté qui met à sa disposition la somme de 31928 francs sur le chapitre 48 du budget de l’exercice 1908 en vue de poursuivre les travaux de grosses réparations au château de Saint-Germain présente les justifications des deux demandes qui étaient contenues dans le devis présenté, pour peintures artistiques à exécuter et dont la dépense est relativement minimes, la dépense ne devant s’élever qu’à 5500 francs pour l’ensemble.<lb/>Les travaux du bâtiment sud-ouest du château touchant à leur fin, il a paru au soussigné qu’il y avait urgence à faire exécuter par M. Girard, peintre très expérimenté en représentation de restes antiques, dans la tour sud-ouest, le sujet arrêté de concert avec M. le conservateur du musée des Antiquités gallo-romaines comme cela a été réalisé dans deux autres tours du même musée de Saint-Germain.<lb/>Ce sujet, étudié avec des espaces bien déterminés, est la peinture des ruines très pittoresques du temple de Diane à Nîmes. Les parois à décorer étant favorables à la décoration prévue, M. Girard en a préparé les esquisses et, comme pour les autres tours, il y a avantage, au point de vue de l’harmonie, de proposer de lui confier ce dernier travail, d’une valeur de 4000 francs, aux conditions énumérées dans la soumission ci-jointe, que je présente à l’approbation administrative, aussi bien que d’allouer, pour accompagner l’œuvre de M. Girard, une somme qui ne dépassera pas 1500 francs mais non encore déterminée, pour une bordure dont la maquette sera faite par l’artiste chargé de l’œuvre principale et dont l’exécution serait confié à M. d’Espouy, professeur à l’école des Beaux-Arts et, comme M. Girard, ancien pensionnaire de l’Académie de France, artiste pouvant inspirer toute confiance. M. d’Espouy a été chargé de travaux décoratifs de même nature dans la salle dite « de Mars » pour accompagner l’Âge des cavernes de M. Cormon, mon confrère de l’Institut.<lb/>Attendu la nécessité de livrer à la conservation du musée de Saint-Germain l’ensemble des salles d’exposition des antiquités, le soussigné réclame une prompte décision pour l’approbation de ses propositions, lesquelles ne dépassent pas la somme globale qui avait fait l’objet d’un premier devis.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet<lb/>P. S. Je vous demande de vouloir bien faire signer les soumissions dont le détail suit :<lb/>Magnard (terrasse) : 6600 f.<lb/>Prévost (maçonnerie) : 1650 f.<lb/>Hoffmann (menuiserie) : 9400 f.<lb/>Moutier (serrurerie) : 11500 f.<lb/>Fossey (peinture et vitrerie) : 1550 f.<lb/>Girard (peinture artistique) : 4000 f.<lb/>D’Espouy (peinture artistique décorative) : 1500 f. »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 23 décembre 1908<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Le soussigné, verbalement et dans un rapport du 9 juin auquel il se réfère, a fait connaître à l’administration qu’il y avait lieu de charger MM. Albert Gérard et d’Espouy, artistes peintres, comme suite à ce qu’ils ont exécuté dans diverses parties du château, de décorer la tour sud-ouest achevée récemment, cette décoration étant la terminaison des travaux de reconstruction de la façade du château.<lb/>Il rappelle que, précédemment, il avait proposé d’imputer la dépense sur les fonds des Bâtiments civils comme un travail complémentaire sur les crédits mis à sa disposition, mais que cette affectation n’avait pas été acceptée par l’administration. Les ressources nécessaires devaient être imputées sur les crédits dont disposent les Beaux-Arts. Rien n’a été fait.<lb/>Le soussigné a fait connaître que les études préparatoires avaient été faites par M. Gérard, d’accord avec l’architecte et le conservateur du musée M. Reinach, auquel les locaux seraient déjà remis si ce travail était achevé. Il y a donc lieu de considérer l’exécution comme urgente. Le soussigné renouvelle son instance d’allouer un crédit de 5500 francs à répartir ainsi : 4000 francs pour l’œuvre de peinture à exécuter par M. Albert Gérard et 1500 francs pour étude et exécution par M. d’Espouy, qui a été chargé de travaux de décoration dans la grande salle dite de Mars, ce qui le désigne pour ce complément.<lb/>L’architecte du château<lb/>Daumet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le crédit accordé pour les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 5 mai 1909<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, membre de l’Institut, architecte du gouvernement<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, un crédit de 10000 francs a été mis à votre disposition, sur le chapitre 49 du budget de l’exercice 1909, en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1909 au château de Saint-Germain, pour l’installation de vitrines dans le musée.<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, et, d’autre part, cette allocation ne doit s’appliquer à aucune dépense concernant les réparations locatives des locaux affectés au logement des fonctionnaires ou agents ; dans le cas où vous croiriez devoir faire une exception à cette règle, vous devriez m’en demander au préalable l’autorisation ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° En exécution de l’article 41 du cahier des conditions générales en date du 31 janvier 1900, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Signé Dujardin-Beaumetz »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Minute de lettre du 6 mars 1913<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à monsieur Daumet, membre de l’Institut, architecte en chef<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que M. Girard vient d’être chargé d’exécuter un panneau décoratif pour le château de Saint-Germain.<lb/>Je vous prie de fournir à cet artiste, qui a été invité à s’entendre avec vous, tous renseignements nécessaires en ce qui concerne la forme générale et les dimensions à donner à son ouvrage.<lb/>J’ajoute que, dès l’ouverture du budget de 1910, je proposerai à M. le ministre de confier également à M. Girard les deux autres panneaux que vous avez demandés. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <unitdate normal="1909/1909" encodinganalog="3.1.3">27 juin 1909</unitdate>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>République française<lb/>Palais-Royal, le 27 juin 1910<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à monsieut Daumet, membre de l’Institut, architecte en chef<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, par décision en date de ce jour, un crédit de 10000 francs a été mis à votre disposition, sur le chapitre 49 du budget de l’exercice 1910, en vue des travaux de grosses réparations à exécuter pendant l’année 1910 au château de Saint-Germain, pour la continuation de vitrines dans le musée des Antiquités nationales.<lb/>Je vous prie de m’adresser vos propositions pour la répartition du crédit précité par nature d’ouvrages ainsi que celles relatives à la désignation des entrepreneurs.<lb/>Je saisis cette occasion pour rappeler à votre attention les prescriptions suivantes, qui ne sont que la reproduction des règles en vigueur :<lb/>1° L’allocation d’entretien ne doit s’appliquer qu’à des opérations rentrant exclusivement dans la catégorie de celles qui incombent aux propriétaires, c’est-à-dire aux travaux de gros entretien, conformément aux instructions qui vous ont été précédemment adressées ;<lb/>2° Les crédits qui vous sont ouverts ne doivent pas être dépassés et aucune dépense ne devra être faite par anticipation sur les crédits de l’exercice prochain ;<lb/>3° Les crédits doivent être entièrement employés à la fin de l’année courante et les comptes seront arrêtés au 31 décembre ;<lb/>4° Conformément aux dispositions du cahier des charges générales, les entrepreneurs doivent vous remettre tous les trois mois les mémoires des ouvrages exécutés et des dépenses faites. Je vous prie de leur tenir la main à ce que cette disposition soit strictement observée ;<lb/>5° Aucun travail entraînant une dépense supérieure à 1500 francs ne doit être entrepris sans qu’il ait fait au préalable l’objet d’une soumission revêtue de mon approbation et pour l’établissement de laquelle vous aurez à m’adresser des propositions spéciales. A ce sujet, je vous rappelle qu’en vue de l’application du décret du 4 juin 1888, il importe que vous appeliez les sociétés ouvrières à faire des offres concurremment avec les autres entrepreneurs ;<lb/>6° L’adjudication est obligatoire pour les entreprises dont le montant excède 20000 francs ; vous devez néanmoins pour toutes les opérations de quelque importance, quoique inférieure à ce chiffre, proposer de recourir à ce mode de procéder chaque fois  que cela sera possible ;<lb/>7° Vous devez réserver sur le crédit qui vous est alloué la somme nécessaire au payement de vos honoraires et de ceux du vérificateur.<lb/>Je vous prie de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication et de ne perdre de vue aucune des recommandations qu’elle contient.<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Par délégation<lb/>Le chef de la division des services d’architecture<lb/>Signé Paul Léon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant une éventuelle modification des fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Sous-secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 15 septembre 1911<lb/>Rapport de l’inspecteur général de la 1ère division des Bâtiments civils à monsieur le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts (bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux)<lb/>En réponse à votre lettre du 14 septembre courant, j’ai l’honneur de vous faire savoir que j’ai eu l’occasion, ces jours derniers, d’examiner à nouveau sur place avec M. l’architecte Daumet la question du rétrécissement, au profit de la voir publique, du fossé, côté de la place Thiers, du château de Saint-Germain, et que ce rétrécissement, suivant le tracé que vous avez bien voulu me communiquer et dont j’ai pu me rendre compte, ne nuirait d’aucune façon au bon aspect du château. Je suis donc d’avis d’accueillir favorablement la demande de la municipalité de Saint-Germain, à la condition toutefois, et sine qua non, que l’élargissement de la place Thiers pris sur le fossé du château ne sera pas au moyen proposé d’un encorbellement en ciment armé qui serait d’un aspect déplorable, mais au moyen d’arcades en sous-sol, ouvertes sur le devant, de manière à pouvoir utiliser le terrain, et dont la face sur le fossé serait en pierre dure, le reste pouvant être en meulière ou autres matériaux offrant les mêmes garanties de solidité et de durée que la pierre.<lb/>Quant aux autres conditions, elles doivent être celles formulées par M. Daumet en son rapport du 29 août 1911, c’est-à-dire que l’on fera disparaître l’affreux et dégoûtant chalet de nécessités ainsi que les urinoirs qui déshonorent la place et l’entrée du château et qu’on fera cesser la servitude d’écoulement des eaux de surface de cette place à travers le parc.<lb/>Quant au partage de la dépense, en ce qui concerne le rétrécissement du fossé pour élargir la place Thiers et qui serait, selon M. Daumet, entre six intéressés, c’est à vous qu’il appartient de décider.<lb/>C. Moyaux »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la suppression des courts de tennis installés dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 14 février 1912<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts (bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux)<lb/>J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que, sur votre demande, transmise par mes soins à monsieur le préfet du département de Seine-et-Oise, celui-ci a pris, en date du 7 février courant, des arrêtés retirant les diverses autorisations concédées dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye pour l’exercice de la gymnastique et l’installation de jeux de lawn-tennis et de croquet.<lb/>En conséquence, j’ai donné au portier l’ordre de ne plus laisser pénétrer dans les fossés du château les concessionnaires déchus.<lb/>Pour l’architecte en chef, décédé,<lb/>L’architecte ordinaire<lb/>H. François »</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Minute de lettre du 6 mars 1913<lb/>Par autorisation, le chef de division des services d’architecture à monsieur Hulot, architecte en chef<lb/>J’ai l’honneur de vous faire savoir que M. Albert Girard a été chargé d’exécuter deux panneaux pour le château de Saint-Germain.<lb/>Je vous prie de fournir à cet artiste, qui a été invité à s’entendre avec vous, tous renseignements utiles au sujet des dimensions et de la forme générale à donner à ses peintures. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12964_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <persname role="subject">Hulot, Louis-Jean</persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Musée</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation d’un observatoire militaire sur la terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">592</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6306</unitid>
                <unitdate normal="1915/1915" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1915</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Gouvernement militaire de Paris<lb/>Département de Seine-et-Oise<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>Saint-Germain, le 18 avril 1915<lb/>Le général Wetzel, commandant l’intervalle nord-ouest, commandant d’armes, à monsieur le sous-secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Pour l’utilisation de l’auto-canon de Port-Marly, il est nécessaire d’installer un observatoire sur la terrasse de Saint-Germain. Cet observatoire devrait être situé sur l’octogone qui termine au nord la terrasse de Saint-Germain dans l’angle formé par un parapet parallèle à la direction de la terrasse et par un petit pan coupé qui fait face au nord-est. Il se trouve exactement en diagonale avec la porte d’entrée des voitures.<lb/>J’ai l’honneur de vous rendre compte que, en ce qui me concerne, j’ai cru devoir accorder l’autorisation demandée par M. le commandant du secteur 8 pour l’installation de cet observatoire.<lb/>Wetzel »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12967_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’organisation de la conférence de la Paix au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">593</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 3970, dossier 3b</unitid>
                <unitdate normal="1919/1919" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1919</unitdate>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Conférence de la Paix<lb/>Secrétariat général<lb/>Quai d’Orsay<lb/>Paris, le 9 mai 1919<lb/>L’ambassadeur de France, secrétaire général du congrès de la Paix, à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts (musées nationaux)<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître, d’ordre de M. le président de la conférence de la Paix, qu’il a été décidé que les réunions des représentants des Puissances alliées et associées et des représentants autrichiens et hongrois auraient lieu à Saint-Germain-en-Laye.<lb/>A cet effet, il serait nécessaire que quelques salles du château pussent être mises à la disposition du secrétariat général de la Conférence en vue des futures délibérations.<lb/>Comme les délais restant à courir avant l’arrivée des plénipotentiaires sont extrêmement courts, je vous serais très reconnaissant de vouloir bien faire parvenir de toute urgence aux services intéressés les instructions voulues, de façon que les installations puissent être commencées sans retard.<lb/>Le chef du service intérieur du ministère des Affaires étrangères sera invité à se mettre en rapports à ce sujet avec monsieur le conservateur du musée de Saint-Germain.<lb/>Dutasta »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_12973_actor">Ministère de l'Instruction publique </corpname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <subject>Première Guerre mondiale</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation d’une plaque commémorant le traité de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">594</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">F/21 6311</unitid>
                <unitdate normal="1921/1921" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1921</unitdate>
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                  <persname id="atom_47534_actor">Hulot, Louis-Jean</persname>
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                <note>
                  <p>L'administration de l'instruction publique depuis la Révolution française est rattachée aux services du ministère de l'Intérieur créé en 1790. Héritière de l'Université impériale instituée par les décrets du 17 mars 1808, et qu'avaient remplacée, pendant les premières années de la Restauration, une "Commission de l'Instruction publique " (1815-1820), puis un "Conseil royal de l'Instruction publique " (1820-1822), l'Université de France fut érigée en département ministériel, le 26 août 1824, par la création du "Ministère des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique".<lb/>Créé par ordonnance du 4 janvier 1828, le Ministère de l'Instruction publique dure, sous des appellations légèrement variables, jusqu'en juin 1932. Il est alors remplacé par le ministère de l’Éducation Nationale.<lb/>Sous le Second Empire, le ministère de l’Instruction publique et des Cultes, administré notamment par Hippolyte Fortoul (1851-1856), Gustave Rouland (1856-1863) puis Victor Duruy (1863-1869), est réparti en plusieurs bureaux et en une division : la Division des Sciences et Lettres. Elle regroupe la gestion des grands établissements scientifiques (par exemple, le Museum d’Histoire Naturelle) mais s’occupe également des indemnités scientifiques attribuées au développement de la recherche. Par ailleurs, le ministère, grâce aux différentes commissions dont il a la tutelle, est en lien permanent avec les sociétés savantes. C’est le cas notamment avec l’actuel Comité des Travaux Historiques et Scientifiques et avec la Commission de Topographie des Gaules qui font appel aux savants locaux, qu’ils nomment correspondants, dans le cadre de leurs recherches archéologiques et historiques dans les différentes régions de France.</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Division des services d’architecture<lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>Paris, le 4 juin 1921<lb/>A monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>En réponse à votre lettre du 27 mai dernier par laquelle vous m’avez fait savoir que la municipalité et le syndicat de tourisme de Saint-Germain ont exprimé le vœu qu’une inscription soit placée au château en vue de commémorer le traité de paix entre la France et l’Autriche, j’ai l’honneur de vous faire connaître qu’en ayant conféré avec monsieur le conservateur du musée national de Saint-Germain, nous avons reconnu, d’un commun accord, que l’emplacement qui conviendrait le mieux pour l’inscription projetée serait la salle du musée portant le n° 1 et dans laquelle le traité a été signé le 10 septembre 1919.<lb/>Bien que cette salle soit occupée par le musée et que les murailles elles-mêmes soient en grande partie recouvertes, soit par des vitrines, soit pas des tableaux, des cartes etc., il est possible de placer une plaque de marbre au-dessus d’une des portes. L’inscription sera ainsi très visible et ne troublera aucunement l’ordonnance de la salle.<lb/>L’architecte en chef<lb/>Hulot »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_47534_actor">Hulot, Louis-Jean </persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <subject>Première Guerre mondiale</subject>
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              <p>Publié</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">H. Administrations locales et comptabilités diverses</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">H/2. Bureau de la ville de Paris, intendance et généralité de Paris</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <note>
                <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">O/2. Maison de l’Empereur (Premier Empire)</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">1.10.2</unitid>
              <unitdate normal="1804/1815" encodinganalog="3.1.3">1804-1815</unitdate>
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                <corpname id="atom_22652_actor">Maison de l'Empereur (Premier Empire)</corpname>
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            <bioghist id="md5-893738e4d5dcf50b1979689563e5bd24" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>- Intendance générale de la Maison de l’empereur<lb/>À l’imitation de la Maison du roi de l’Ancien Régime, Napoléon Bonaparte fit renaître, par décrets des 28 floréal et 28 messidor an XII, les services chargés d’organiser le quotidien ordinaire et extraordinaire de la vie de Cour qui gravitait autour de sa personne. Chacun de ces services était placé sous la responsabilité d’un grand officier, mais l’ensemble des questions administratives relevait de l’Intendance générale de la Maison de l’empereur qui déchargeait ainsi les grands officiers de bien des préoccupations, mais permettait en même temps un contrôle strict des dépenses de la Cour, tirées sur un budget annuel de 25 millions de francs (la Liste civile). L’Intendant général fut Claret de Fleurieu (An XII-1805), puis Daru (1805-1811) et, enfin, Nompère de Champagny (1811-1814).<lb/><lb/>- Administration des biens des anciennes sénatoreries réunis au Domaine de la Couronne<lb/>Instituées par la constitution de l’an X, les sénatoreries étaient des dotations constituées de domaines nationaux attribuées à des sénateurs, dans la mesure d’une sénatorerie par ressort de cour d’appel, soit 31 (puis 36) sur tout l’Empire. Le Sénat était nu-propriétaire des sénatoreries, le sénateur titulaire ayant la charge de la gestion et de la perception pour lui-même des revenus (l’usufruit). C’est donc la chancellerie du Sénat conservateur de l’Empire qui produisait les documents relatifs à ces propriétés. En 1814, lors de la restauration des Bourbons, les biens du Sénat, et donc des sénatoreries, furent réunis au Domaine de la Couronne et les sénateurs, titulaires ou non de sénatorerie, dédommagés par une pension versée à vie ainsi qu’à leurs veuves, le cas échéant. Une commission spéciale fut instituée par ordonnance le 16 juillet 1814 afin de reprendre la gestion des biens des sénatoreries,<lb/>payer les frais engagés et restituer à leurs anciens propriétaires, s’il y a avait lieu, les biens spoliés lors de la Révolution. Cette Commission royale pour la liquidation des biens du Sénat et des anciennes sénatoreries était placée sous l’autorité de la Maison du roi. En avril 1817, la commission cessa en tant que telle et l’un de ses membres, François-Basile de Calissanne, fut nommé administrateur des biens des anciennes sénatoreries réunis au Domaine de la Couronne, sous l’autorité de l’intendant du Domaine (Maison du roi) jusqu’au 31 décembre 1829. On considéra alors en effet que la réunion des biens de l’ancien Sénat au Domaine de la Couronne était accomplie. En avril 1837, les archives relatives à l’administration des biens de l’ancien Sénat furent versées par l’administrateur des Domaines de la Couronne aux Archives de la Couronne.<lb/><lb/>-  Commission de la liberté individuelle du Sénat conservateur de l’Empire<lb/>Instituée  par  la  «constitution de l’an  XII»  ou sénatus-consulte  du 28  floréal  an  XII  [18 mai  1804],  la Commission sénatoriale de la liberté individuelle, composée de sept sénateurs élus par le Sénat, avait pour mission d’étudier, généralement après une pétition des intéressés ou de leurs familles, le cas des prisonniers qui n’avaient pas été traduits devant les tribunaux dix jours après leur arrestation. Dans les cas où le prolongement de la détention ne lui semblait pas justifiée par l’intérêt de l’État, elle pouvait alors émettre un avis invitant le ministre compétent à traduire le prisonnier devant un tribunal ordinaire ou bien à le libérer. En cas de refus persistant du ministre, le Sénat pouvait alors voter une motion de présomption de détention arbitraire, ouvrant alors la possibilité d’une saisie de la Haute Cour impériale par le Corps législatif, procédure qui ne fut jamais suivie. Cette commission fonctionna jusqu’à la chute de l’Empire en 1814, et ses archives étaient tenues par la Chancellerie du Sénat conservateur de l’Empire. Une partie d’entre elles fut mélangée par erreur avec les archives concernant les sénatoreries et ont ainsi suivi leur dévolution</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_22652_actor">Maison de l'Empereur (Premier Empire) </corpname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie des vestiges du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">30 mars-21 mai 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 45,5 cm sur 41,5 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de monsieur Legrand à Saint-Germain-en-Laye », échelle de 15 mètres, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 30 mars-21 mai 1810, visé par Peyre.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à une partie du corps central de l'ancien Château-Neuf (parcelles H 321 et 322 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/5/1/2/5129c66f5e0269e122c1dbad6c9905af8eab0267453f5633c39766a43ea069b9/FRAN_2016_03826.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie des vestiges du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">vers 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 23,5 cm sur 54,5 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan de la maison de madame Basire à Saint-Germain-en-Laye », échelle de 10 toises, visé par Aubert, Collet-Duclos et Peyre, [avant 1810]. </p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à l'aile nord de l'ancien Château-Neuf (parcelle H 323 et 324 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/d/6/1/d616fca50b087d5232f25e9e61ea48d50faf1c770d0df455578cb93b5269eb42/FRAN_2016_03825.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie des vestiges du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">23 mars-19 mai 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 29 cm sur 44,5 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de madame Houette à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 23 mars-19 mai 1810, visé par Peyre.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à une partie du corps de garde nord de l'ancien Château-Neuf (parcelles H 318 et 319 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">5-28 mai 1810</unitdate>
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        1 document sur support papier de 23,5 cm sur 35,5 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de madame la veuve Bauché à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 5-28 mai 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à une partie du corps de garde nord de l'ancien Château-Neuf (parcelle H 317 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie des vestiges du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">17 mars-18 mai 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 41,5 cm sur 76 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de monsieur Bachellery à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 17 mars-18 mai 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à l'angle sud-est de l'ancien Château-Neuf, et comprend le pavillon faisant pendant à celui dit Henri-IV (parcelles H 328 à 332 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie des vestiges du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">6 mars-16 mai 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 41 cm sur 112 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de monsieur Bardel à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 6 mars-16 mai 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos. </p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à l'aile sud de l'ancien Château-Neuf (parcelles H 335 à 340 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan de l'ancien chenil et de l'ancien logement du contrôleur à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">18 avril-24 mai 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 57,5 cm sur 78 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan des deux maisons de madame Douard, épouse de monsieur le comte de Sugny, à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 18 avril-24 mai 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à l'ancien chenil (parcelles H 368 et 377 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie de l'ancien chenil de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">18 avril-24 mai 1810</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier de 28 cm sur 28 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de madame Cury à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 18 avril-24 mai 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à une partie de l'ancien chenil (parcelle H 378 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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                <geogname>Chenil</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie de l'ancien logement du contrôleur à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">11-29 mai 1810</unitdate>
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        1 document sur support papier de 32 cm sur 47 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de monsieur Hardel à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 11-29 mai 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété correspond à une partie de l'ancien logement du contrôleur (parcelle H 366 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/c/d/0/cd0b7209cbbb31d24d54a0ed6f96d443ad8eecaa79c14ac2cc04fea16ce503ca/FRAN_2016_03832.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une maison de Saint-Germain-en-Laye à acheter pour l'école militaire de cavalerie</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">O/2 324</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">6-30 mars 1810</unitdate>
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        1 document sur support papier de 29,5 cm sur 49,5 cm    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Plan du rez-de-chaussée de la maison de monsieur Guy à Saint-Germain-en-Laye », échelle non légendée, signatures autographes d’Aubert, architecte du Domaine, et de Lemoine, architecte expert, 6-30 mars 1810, visé par Peyre et par Collet-Duclos. </p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette propriété avait été construite sur une partie de l'ancien potager du roi (parcelles H 362 et 363 du cadastre ancien).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce plan a été levé pour préparer l'achat de cette propriété pour l'école militaire de cavalerie, ce qui n'a finalement pas eu lieu.</p>
                </note>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
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              <note>
                <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
              </note>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">O/4. Maison du Roi et Intendance générale de la Liste civile (monarchie de Juillet)</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">O/5. Ministère de la Maison de l’Empereur (Second Empire)</unittitle>
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              <note>
                <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Concession par le roi d’un terrain à Baptiste Delalande, jardinier du grand jardin du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">Z1F 568, f. 142-142v</unitid>
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                <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, a noz amez et feaux conseillers les gens de noz comptes et tresoriers generaux de France à Paris, salut. Scavoir faisons que nous, desirans recongnoistre les bons et fidelles services que nous a cy devant rendue Baptiste Delalande, jardinier de nostre grand et antien jardin du viel chasteau de Saint Germain en Laye, et luy donner tousjours plus de moyen de continuer et de supporter la despence qui luy convient faire à l’entretenement de nostre jardin, à icelluy, pour ces causes et autres considerations à ce nous mouvans, avons liberallement accordé et permis de faire construire et bastir une maison, escuries, granges et deppendances de ses deniers legerement basties qui pourront revenir à la somme de six mil livres ou environ, suivant les devis et baux qui en sont par nous faictz, en une place scize aud. Saint Germain contenant quatorze thoize et ung pied de long dans œuvre, à prendre depuis la muraille du parc dud. vieil chasteau jusques à la muraille qui est du cotté de la rue de Ponthoise et une thoise cinq piedz de large à prendre depuis la muraille du sieur de Frontenac jusques à une haye seiche faisant separation de l’orangerie du Roy et de lad. muraille, pour de lad. place et bastiment qui seront faictz en icelle jouir et user par led. Delalande, ses hoirs, successeurs ou ayans cause plainement et paisiblement comme de leur propre chose, à la charge neantmoings que toute fois et quantes que nous voudrons nous servir desd. bastimens ou place d’iceux, nous pourrons les reprednre sur led. Delalande ou ses successeurs en leur payant et remboursant la valleur à laquelle lesd. bastimens seront lors estimez et prisez, sans que luy ny sesd. successeurs puissent pretendre aucune recompence pour le fondz de la place susd., où seront conduictz lesd. bastimentz, laquelle à ceste cause nous nous sommes reservé et reservons par cesd. presentes suivant et conformement à l’advis que vous nous en avez donné sur led. placet dud. Delalande que nous vous avons envoié, le tout cy attaché soubz le contrescel de nostre chancellerie. Au moien de quoy nous voulons et vous mandons que vous ayez à faire et laisser jouir et user led. Delalande, sesd. successeurs ou ayans cause plainement et paisiblement de tout le contenu en cesd. presentes tant qu’il nous plaira et aux charges cy dessus declarées, cessans et faisans cesser tous troubles et empeschements au contraire. Car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le douziesme jour d’octobre l’an de grace mil six cens vingt trois et de nostre regne le quatorziesme.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Bruslart, et scellé sur double queue du grand sceau de sire jaulne. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
                <subject>Propriété foncière</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les lambris du cabinet du roi au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Les ouvrages réalisés en vertu de ce marché sont manifestement ceux évoqués dans un autre marché passé le 6 septembre 1582 avec le même Simon Hardouin pour des travaux dans l’hôtel de la reine mère à Paris, où sont cités les menuiseries « faictes de neuf au cabynet du roy au bout de la gallerie du chasteau de Saint Germain en Laye vers le parc » (Arch. nat., Min. centr., ét. CV, 34).</p>
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                <p>« Simon Hardouyn, maitre menuisier à Paris et y demeurant rue Maravaut, paroisse Sainct Jacques de la Boucherye, confesse avoir promis, sera tenu, promect et gaige au Roy nostre sire, noble homme Baptiste Androict dict du Cerceau, architecte ordinaire de la majesté dud. seigneur, à ce present et ce acceptant pour icelle Majesté, de faire et parfaire bien et deuement à dire d’ouvriers et gens en ce congnoissans pour lad. Majesté en son chasteau de Saint Germain en Laye les lambris des quatre costez d’un cabinet suivant sa longueur, largeur et haulteur avec le plancher de lambris par terre, deux huisseryes, trois fenestres dud. cabinet avec les pepitres, armoires garnyes de leurs guichetz et layettes, enrichis, decorez et ornez, le tout selon et ainsi qu’il est plus à plain speciffié aux quatre desseins et figures de ce faictz qui ont esté partant paraphez par lesd. partyes et notaires soubzscriptz à leur requeste ne varieteur et delaissez en la possession dud. Hardouyn, et pour ce faire fournir, cueillir et livrer par ledict Hardouyn de boys de chesne la marqueterie à l’endroict des layettes selon lesd. portraictz, le tout bon boys sec, nect, loyal et marchant et propre à faire telz ouvrages, mesme fournir et livrer par led. Hardouyn une table de boys de noyer en forme de camp selon les longueurs et largeurs qui seront baillez aud. Hardouyn, faire aussi par luy les chariages, paines d’ouvriers, et y commancer dans le jour de demain et y besongner luy et ses gens bien et soigneusement sans discontinuer et le tout rendre posé, assis et bien et deuement faict au dire d’ouvriers et gens en ce congnoissans comme dict est dans la fin du moys de may prochain venant. Ceste promesse et marché faictz moyennant six vingtz dix escus sol que pour ce led. Androict en a promis, sera tenu, promect et gaige bailler et payer aud. Hardouyn ou au porteur, assavoir cinquante escuz dans led. jour de demain et le reste au feur et ainsi qu’il fera lesd. ouvrages. Car ainsi etc. Promettant. Obligeant chacun en droict soy led. Hardouyn corps et biens comme pour les propres deniers et affaires du roy. Renonçant d’une part et d’autre. Faict et passé double es estudes des notaires soubzsignez apres midy l’an mil cinq cens quatre vingtz et ung, le vendredy septiesme jour d’apvril.<lb/>Androuet, Hardouin<lb/>Robichon, Mahieu<lb/><lb/>Simon Hardouyn, nommé au marché cy dessus escript, confesse avoir eu et receu de noble homme Baptiste Androuet, aussy nommé aud. marché, absent, cinquant escuz sol que led. Androuet avoit promis payer audict Hardouyn dedans ce jourd’huy sur et tant moins, pour les causes contenuz aud. marché escript cy dessus. Sy dont. Renonçant. Promettant. Obligeant. Faict et passé es estudes des notaires soubzscriptz devant midy l’an mil Vc quatre vingtz et ung, le samedy huictiesme jour d’apvril.<lb/>Robichon, Mahieu<lb/>Hardouin »</p>
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                <persname role="subject">Androuet du Cerceau, Baptiste</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude CXVI</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude CXV</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente par le duc de Saint-Simon à René de Longueil de ses charges de capitaine et maître particulier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AN">Minutier central, Ét. CXV, 89</unitid>
                <unitdate normal="1645/1645" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1645</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens messire Claude, duc de Saint Simon, pair de France, chevallier des ordres du Roy, son premier escuyer, gouverneur des ville, chasteau et comté de Blaye, cappitaine des chasteaux, parcs et foretz de Saint Germain en Laye et Versaille, et maitre particulier des eaux et foretz dud. Saint Germain en Laye, demeurant à Paris dans l’hostel du Petit Bourbon, parroisse Saint Germain de l’Auxerrois, d’une part, et messire René de Longueil, chevalier, seigneur de Maisons, Grisolles, Poncy et autres lieux, conseiller du roy en ses conseils et president en sa cour de parlement, demeurant rue Bethisy, susd. parroisse Saint Germain, d’autre part, lesquels ont recogneu avoir faict et accordé ce qui ensuit, c’est ascavoir led. seigneur duc de Saint Simon avoir traité et composé avec led. seigneur de Maisons desd. charges et offices de cappitaine des chasteaux, parcs, foretz et chasses de Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, La Muette, Saint Jame et Versailles, conciergeries desd. lieux et de maitre particulier des eaux et foretz dud. Saint Germain en Laye, grurie dud. lieu, bois et buissons qui en dependent, desquelles charges et offices led. seigneur duc de Saint Simon est à present pourveu, à la somme de six vingtz neuf mil livres, laquelle led. seigneur de Maisons a presentement payée, comptée, nombrée et dellivrée aud. seigneur duc de Saint Simon en louis, pistolles d’Espagne, escus d’or, quarts et autre bonne monnoye, le tout  ayant cours et revenant à lad. somme de VIxx IX m. livres, de laquelle led. seigneur duc de Saint Simon s’est tenu pour contant et en a quitté et quitte led. seigneur de Maisons et tous autres, recognoissant iceluy seigneur de Maisons que presentement led. seigneur duc de Saint Simon luy a mis en ses mains les provisions desd. charges et offices, l’une dattée du XVe mars 1627 et l’autre du dernier decembre 1629, avec une demission desd. charges de cappitaine et concierge desd. lieux et une procuration pour resigner led. office de maitre particulier des eaux et foretz en vertu desquelles led. seigneur de Maisons sera tenu se faire pourvoir et recevoir incessamment ausd. charges et offices, à quoy s’il survient empeschement de la part et du chef dud. seigneur duc de Saint Simon, il sera tenu et a promis les faire lever et oster, et pour l’execution des presentes les parties ont esleu leur domicilles irrevocables en leurs hostels susdeclarez, ausquels lieux ils consentent que tous exploictz faicts pour l’execution des presentes soyent vallables, comme sy faicts estoyent en leurs personnes. Promettant. Obligeant chacun en droict soy. Renonçant. Faict et passé aud. hostel de Bourbon avant midy l’an mil six cens quarente cinq, le vingt un jour de mars, et ont signé.<lb/>Le duc de Saint Simon, de Longueil<lb/>Cartier, Marion »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude CXVII</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude CXVIII</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude CXXII</unittitle>
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              <addressline>Archives départementales des Yvelines<lb/>Quartier du Pas du Lac<lb/>2, Avenue de Lunca</addressline>
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              <addressline>Île-de-France</addressline>
              <addressline>France</addressline>
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              <addressline>Téléphone : (33) 01 61 37 36 30</addressline>
              <addressline>Fax : (33) 01 30 43 88 05</addressline>
              <addressline>Courriel : archives@yvelines.fr</addressline>
              <addressline>http://archives.yvelines.fr/</addressline>
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            <corpname id="atom_4766_actor">Commission des Arts de Seine-et-Oise</corpname>
            <corpname id="atom_4767_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
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            <corpname id="atom_4769_actor">Directoire du département de Seine-et-Oise</corpname>
            <corpname id="atom_4770_actor">Etude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq</corpname>
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            <corpname id="atom_4780_actor">Service du recrutement de Seine-et-Oise</corpname>
            <corpname id="atom_5025_actor">Etude notariale Gayot à Versailles</corpname>
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            <corpname id="atom_5027_actor">Etude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée</corpname>
            <corpname id="atom_6847_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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          <note>
            <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>La Direction départementale des Domaines, ainsi nommée, apparaît en France à la suite des événements de la Révolution française. Mais l’administration des biens du Domaine en elle-même a été fondée par la Ferme Générale bien avant les évènements de la fin du XVIIIème siècle.<lb/><lb/>Sous l'Ancien Régime, les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés surtout alors de la taille, de la gabelle, de l'impôt des tabacs, des octrois, etc. L'institution des fermiers généraux remonte à la fin du XIIIème et fut supprimée par l’Assemblée constituante suite à de nombreux abus.<lb/><lb/>L’Assemblée constituante fait du domaine du Roi celui de la nation dès 1790. La distinction entre le domaine public et le domaine de l’État est faite par l’article 2 de la loi des 21 novembre-1er décembre 1790.<lb/><lb/>Le domaine public de l’État est inaliénable. Ce concept d’inaliénabilité remonte au règne de Philipe le Bel et a été rendu officiel près de deux cent ans plus tard, par l’ordonnance de Moulins, dite l’ordonnance du Domaine en février 1566.<lb/><lb/>Outre la distinction entre le domaine public et le domaine privé, le Premier Empire fit naître une troisième catégorie de domaine : le domaine extraordinaire.<lb/><lb/>Cette catégorie comprend essentiellement les biens provenant pour la plupart des conquêtes au cours desquelles ils furent soustraits du bien commun et laissé à la disposition personnel de l’Empereur.<lb/><lb/>L’origine historique de cette forme de domaine remonte à la loi du 1er floréal an XI (soit le 21 avril 1803) qui avait affecté près de 10 millions de biens nationaux à la formation de camps de vétérans. Ensuite une utilisation plus large de ce domaine permit à l’Empereur de remercier les grands officiers de l’Empire et les autres militaires qui s’étaient distingués dans les campagnes victorieuses. La réserve de biens extraordinaires n’a cessé d’accroitre entre 1805 (traité de Presbourg, le 28 décembre) et 1809 (traité de Vienne, le 14 octobre). L’administration en charge de ce domaine fut réellement établi par le sénatus consulte du 30 janvier 1810 au sein d’une division spéciale dépendante du ministère des finances. Un intendant général et un trésorier général en avaient la direction. Le 15 mai 1818, sous la Restauration, le domaine extraordinaire fut rattaché au Domaine de l’État.<lb/><lb/>La composition du domaine public :<lb/><lb/>D’abord il faut distinguer le domaine naturel du domaine artificiel.<lb/><lb/>Le domaine naturel comprend 3 catégories :<lb/>- Le domaine maritime : rivages de la mer, sol et sous-sol de la mer territoriale.<lb/>- Le domaine fluvial : navigable (rivières, fleuves) et flottables (cours d’eau moins importants, comme pour l’exploitation agricole, etc.).<lb/>- Le domaine aérien : qui surplombe le territoire jusqu’aux niveaux des limites terrestres.<lb/><lb/>Le domaine artificiel, lui comprends d’autre formes de biens qui sont affectés au service public et au service du public.<lb/>- Les voies de circulation routières : routes, autoroutes, chemins, canaux, ports fluviaux et maritimes avec leurs accessoires (jetées, quais, phares, balises), aérodromes.<lb/>Mais aussi les cimetières, promenades publiques, plages, églises, halles, marchés, lavoirs publics, parkings aménagés, salle des fêtes.<lb/>- Les voies de circulation ferroviaire : voies ferrées, ponts, passages, gares et bâtiments situés dans leurs enceintes ou leurs dépendances.<lb/>- Le domaine militaire : fortifications, chemins et routes d’accès, les casernes, camps militaires, champs de tir, remparts, forteresses.<lb/>Ou d’autres types de biens relatifs au service public ou à la construction urbaine, comme les hôpitaux, abattoirs, palais de justice, hôtels de ville, dépôts d’autobus, stades, monuments commémoratifs, etc.<lb/><lb/>Aujourd’hui, le service du Domaine est représenté dans chaque département par les trésoriers-payeurs généraux. Dans le cadre de la politique gouvernementale du patrimoine de l’État, il a été décidé du transfert de la mission domaniale de la Direction générale des impôts, à la Direction générale de la comptabilité publique depuis le 1er janvier 2007.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Le directoire du département est rattaché à l'administration de département depuis son institution en 1789. Il représente le pouvoir exécutif du conseil général du département, en 1790. Il est composé de huit personnes, siégeant en permanence, et nommées par les trente-six membres du conseil général parmi eux. Ils sont remplacés en 1800 par les préfets.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Cette étude est l'une des trois études de Saint-Germain-en-Laye et très vraisemblablement la plus ancienne. Charles Bonnet cite des tabellions bien antérieurs à ceux dont les actes sont conservés.<lb/><lb/>Le fait qu'il y ait trois offices de notaires à Saint-Germain donne lieu au moment de la réorganisation du notariat à la Révolution, à l'établissement d'intéressants dossiers (voir sources complémentaires, série L), dans lesquels sont retracés avec plus ou moins d'exactitude, les historiques des études, et qui visent à établir le droits de chacun dans le cadre de la réorganisation.<lb/><lb/>Ainsi, dans une déclaration du 30 novembre 1791 Fournier retrace l'historique de son office. Si cet historique n'a pu être vérifié en totalité, il donne néanmoins d'intéressantes précisions sur les rapports entre la prévôté royale de Saint-Germain et le bailliage du Pecq et leurs conséquences sur le partage des offices de notaire [Voir Annick Bezaud, Guide des Archives des Yvelines et de l'Ancienne Seine-et-Oise, Conseil Général des Yvelines, 2003, p. 133 et 136].<lb/><lb/>C'est au Pecq, ou plus exactement au Port au Pecq, ancienne dénomination, que résident les premiers tabellions royaux, qui se disent tabellions à Saint-Germain, résidant au Pecq.<lb/><lb/>Julien Charles Fournier est notaire de Saint-Germain, résidant au Pecq jusqu'au 25 ventôse an V. À partir du 29 du même mois il se dit seulement notaire à Saint-Germain ; on peut fixer à cette date le changement de résidence.<lb/><lb/>Sous la cote 1L 744, « État des notaires exerçant au 1er vendémiaire an V dans le département de Seine-et-Oise », il est indiqué qu'il est né au Pecq, que son père a été notaire plus de quarante ans et qu'il lui a succédé en 1785, et que depuis cette époque, il a toujours résidé au Pecq, siège de son office, mais depuis le décès du citoyen Pélisson (notaire dans une autre étude, fonds Saint-Germain/Michel), il a obtenu du District le titre de second notaire à Saint-Germain-en-Laye, ayant le droit d'y résider ; et en effet il se propose de fixer incessamment son domicile et sa résidence à Saint-Germain.<lb/><lb/>(Répertoire méthodique de la série 3 E 36/1-611 des Archives départementales des Yvelines par Marcel Delafosse, Rita Perraudin , 2011)</p>
          </note>
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          <note>
            <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Le premier titulaire de l'office est Jean Delaverchière, « notaire et tabellion du Roi en sa cour et suite » et dont les premiers actes conservés remontent à 1625, époque à laquelle Versailles n'est encore qu'un petit village, dont le modeste château est utilisé par Louis XIII comme rendez-vous de chasse.<lb/><lb/>En réalité Delaverchière n'a jamais instrumenté dans une étude proprement Versaillaise, pas plus que ses successeurs immédiats, Maheut ni Trabot.<lb/><lb/>En effet, ces notaires suivant la Cour sont par définition itinérants et les actes qu'ils rédigent nous indiquent, jour après jour, les lieux de séjour du Roi et de la Cour.<lb/><lb/>C'est ainsi que le premier acte de Jean Delaverchière, en 1625, est passé « en l'étude du notaire à Fontainebleau, le Roi y étant », c'est le cas pour de nombreux actes de cette année 1625 [Un certain nombre d'actes portent d'ailleurs, en marge de la première page, l'indication du lieu où ils ont été rédigés]. En 1627, les actes sont passés à Paris, la Rochelle, Saint-Germain.<lb/><lb/>Un autre sondage, réalisé dans les actes datés de 1659 à 1680, confirme ces mêmes voyages, essentiellement entre Paris, Fontainebleau et Saint-Germain. Quelques haltes sortent toutefois de l'ordinaire : Chambord, le 4 septembre 1669, puis en juillet 1673, à l'occasion de la guerre contre les Provinces-Unies, Maastricht, Vizet, Nancy. En 1674, un acte est établi à Versailles, mais la grande majorité des actes est signée à Saint-Germain, devenue résidence principale du Roi. Du 13 juillet au 13 septembre 1680, c'est à Versailles que le Roi réside ; il s'y installe définitivement en mai 1682. Dès lors on peut dire que Jean-Baptiste Brisset, notaire du roi suivant la Cour, est installé à Versailles où il ne tardera guère à entrer en concurrence avec ses collègues notaires au bailliage.<lb/><lb/>Devant le développement de l'activité notariale à la Cour, un second notaire en la prévôté de l'Hôtel « Dumée (étude Tessier) » s'installe en 1685.<lb/><lb/>Cette étroite dépendance du notaire envers l'entourage royal amène, dès le 15 septembre 1715, Jean Chevallier, alors titulaire de l'office, à quitter la place pour celle de contrôleur des actes à Poitiers, en raison de l'absence du Roi à Versailles. Il n'y reviendra que le 1er juillet 1728, date à laquelle les affaires sont redevenues tellement florissantes qu'une cinquième et dernière étude est ouverte à Versailles.<lb/><lb/>Parmi les faits marquants à retenir de la carrière des notaires de cette étude, il convient de noter l'acquisition, en prairial an V, du château de Plaisir et de ses dépendances par Ricqbour, ancien notaire demeurant alors à Paris [Voir quittance passée devant Chapelle, notaire à Paris, le 30 frimaire an XI].</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Fourqueux<lb/><lb/>Les document établis en 1791 nous fournissent le plus d'indications sur l'origine des offices.<lb/><lb/>En 1791 Louis Henry Hebert se dit notaire de la ci-devant prévôté de Fourqueux, Feuillancourt, Saint-Léger, et dépendances, ressortissant au Châtelet de Paris. Il a succédé dans cet office à son père, Jacques Henry Hebert, décédé en 1790 et qui était lui-même pourvu de l'office depuis 1766.<lb/><lb/>Ce document nous informe en outre que Louis Henry Hebert a été confirmé dans ses fonctions par deux sentences de la prévôté de Fourqueux, par Monsieur et Madame d'Iuvau d'une part et Messieurs Trudaine, d'autre part, détenteurs des droits seigneuriaux.<lb/><lb/>Hebert justifie de l'intérêt à maintenir son office à Fourqueux en raison d'un emplacement que l'on pourrait qualifier de stratégique : au centre de douze communautés d'habitants, sur le passage indispensable d'une multitude d'habitants qui sont au-delà de la forêt de Marly pour venir à Saint-Germain et à Paris, enfin, sur la grande route pavée de Bretagne à Paris.<lb/><lb/>Et, de fait le notariat sera maintenu au Pecq, avec semble-t-il une certaine prospérité, puisqu'en juillet 1814, Antoine Etienne Lucas, notaire à Maisons-Laffitte (voir introduction à ce fonds dans le tome II du Minutier des notaires des Yvelines) transfère son étude à Fourqueux au décès du titulaire mais y signe seulement deux actes les 30 octobre et 17 novembre. A partir du 18 décembre, Alexandre Louis Foucault est signataire des actes puis Fricotelle à partir d'avril 1842. Mais en 1868, Fricotelle s'installe définitivement à Maisons-Laffite par autorisation qui lui est donnée par décret impérial du 10 août 1868. Ce décret règle également le partage des minutes ainsi qu'on peut le constater par l'en-tête du répertoire de Fourqueux coté 3 E 37/2..<lb/><lb/>"état des minutes et répertoires que Me Fricotelle, actuellement notaire à Maisons-sur-Seine doit remettre à Me Delizy, notaire à Saint-Germain-en-Laye, en exécution du décret impérial du 10 août 1868, qui a autorisé Me Fricotelle à transférer à Maisons son office, auparavant à Fourqueux.<lb/><lb/>Observations faites:<lb/><lb/>Que le tri et le récollement des minutes n'ont eu lieu qu'à partir du 1er juillet 1814 époque de la réunion à la résidence de Fourqueux, des anciennes études de Maisons et de Fourqueux, jusqu'au premier septembre 1868, jour à partir duquel commence l'exercice de Me Fricotelle, notaire à Maisons. Et que toutes les minutes de l'ancienne étude de Fourqueux, antérieures à cette réunion sont remises à Me Delizy, sans distinction ni récollement,mais que toutes celles de l'ancienne étude de Maisons, antérieures à la même époque demeurent en possession de Me Fricotelle, aussi sans distinction, savoir : "(suit alors le répertoire ainsi composé, voir dernières pages du registre).<lb/><lb/>L'Étang-la-Ville<lb/><lb/>De cet office un seul nom de notaire nous est parvenu, celui de Pierre Coret, notaire du roi au ressort du Châtelet de Paris en la résidence de l'Étang-la-Ville et Mareil.<lb/><lb/>Le répertoire couvre une période de quarante ans, alors que trois années de minutes seulement nous sont parvenues.En effet, une grande partie des actes avait été confiée à Gourdonneau, notaire à Marly-le-Roi par décision du Directoire du département de Seine-et-Oise. Celui-ci avait été en effet saisi d'une plainte de la municipalité de l'Étang-la-Ville, au sujet des minutes du notariat déposées en 1792 dans une chambre de la maison seigneuriale, maison qui allait être vendue [1L 744]. On retrouve effectivement dans l'étude de Marly un fonds important de l'Étang-la-Ville [Voir sources complémentaires].<lb/><lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/><lb/>Il s'agit à l'origine d'un des deux notariats royaux de Saint-Germain-en-Laye, office dont la possession semble avoir été âprement disputée. En effet, le tableau des notaires de la commune de Saint-Germain-en Laye, établi en thermidor an IV [1L 744] mentionne que si ce notariat a effectivement constitué le second office, tenu par le citoyen Jean Baptiste Gabriel Dupuis après le décès du citoyen Pélisson son beau-père, il est devenu le troisième notariat lorsque le citoyen Fournier a obtenu la permission de transférer son office du Pecq vers Saint-Germain.<lb/><lb/>Enfin, sous la cote 1L752, est conservée une lettre d'un dénommé Buisson, revendiquant le titre de notaire royal en la prévôté et ville de Saint-Germain-en-Laye, comme successeur lointain de Louis Guillon [de Fonteny] ; toutefois aucune autre mention relative à ce personnage n'a été trouvée</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Paradoxalement, c'est au moment où, abandonnée d'abord par la Cour de France, puis, après 1718 par celle des Stuarts, la ville entre dans une phase de déclin économique, qu'émerge, de création plus tardive que les deux autres, la troisième étude de Saint-Germain. Toutefois, si la ville connaît un déclin indéniable, il reste apparemment suffisamment d'activité pour justifier la présence de trois notaires [Voir BOULET (François), Leçons d'histoire de France Saint-Germain-en-Laye des antiquités nationales à une ville internationale, Les Presses franciliennes, 2006, page 106 et suivantes]. Dans le tableau des notaires déjà cité (1 L 744) de thermidor an IV, le commissaire du pouvoir exécutif près l'administration municipale de Saint-Germain-en-Laye argumente en effet pour le maintien de trois notaires dans la ville, eu égard notamment à « sa population de douze à treize mille habitants, la chutte des communes environnantes qui y sont attirées par son marché et les autres causes de commerc , et de plus le droit qu'ont les notaires d'acter dans l'étendue du Département fournissent à ces trois notaires convenablement d'occupation et de bénéfice ».<lb/><lb/>Les premiers actes conservés sont datés d'octobre 1725, rédigés par Louis Patin Desbruleins dont la provision d'office est datée du 27 septembre de la même année.<lb/><lb/>On peut remarquer qu'au moment de la tourmente révolutionnaire, Denis Odiot de Lardillière tente de faire oublier son nom à particule et se présente tout simplement comme Denis Odiot.<lb/><lb/>Une seule étude était dans la mouvance de l'étude principale, celle de la prévôté de Carrières-sous-le-bois de Laye, dont le dernier titulaire, Nicolas François Cannée de Menerville exerce conjointement en ce lieu et à Saint-Germain, probablement par manque d'activité.</p>
          </note>
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          <note>
            <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
          </note>
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        <odd type="publicationStatus">
          <p>Publié</p>
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          <corpname role="Producteur" id="atom_4763_actor">Abbaye de Joyenval </corpname>
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          <corpname role="Producteur" id="atom_4770_actor">Etude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq </corpname>
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          <corpname role="Producteur" id="atom_6847_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
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          <p>Fonds conservés par les Archives départementales des Yvelines et de l'ancienne Seine-et-Oise.</p>
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        <accessrestrict encodinganalog="3.4.1">
          <p>Conformément aux dispositions du Code du patrimoine, ces documents sont librement communicables, sous réserve de leur état de conservation matérielle. S'ils sont disponibles sous forme numérisée ou microfilmée, les originaux ne sont pas communiqués.</p>
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        <userestrict encodinganalog="3.4.2">
          <p>Par délibération du 14 février 2014, les documents d'archives décrits dans cet inventaire ont été placés par le département des Yvelines sous licence ouverte Etalab. Ils sont librement réutilisables à condition d'en mentionner l'origine (Archives départementales des Yvelines) et la cote.</p>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Actes du pouvoir souverain et domaine public</unittitle>
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              <corpname id="atom_18482_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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            <note>
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            <p>Publié</p>
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          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série A contient des documents en provenance des principaux services composant la Maison du roi, comme le Garde-meuble de la Couronne, la Régie des religionnaires fugitifs, le Domaine de la Couronne (domaines de Versailles, Rambouillet, Triel, Mantes, Saint-Germain-en-Laye), la Surintendance des Bâtiments, les Maisons des comtes de Provence et d'Artois, de Mesdames, du duc d'Orléans, du prince de Condé, de Madame Elisabeth. Ces dossiers sont très fragmentaires car la majeure partie des archives de ces services est conservée aux Archives nationales.<lb/>La particularité et la richesse exceptionnelle de cette série tiennent à la présence d'une grande quantité de plans, notamment dans les collections de deux arpenteurs géographes du roi, Matis et Laseigne, et dans un ensemble de documents graphiques isolés qualifié de " résidu " dans le premier inventaire sommaire de 1862. Une grande partie des cartes et plans couvre différentes régions de France et certains pays d'Europe.<lb/>(Répertoire méthodique de la série A des Archives départementales des Yvelines par Annick Bezaud, 2013)</p>
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            <corpname role="Producteur" id="atom_18482_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
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          <custodhist encodinganalog="3.2.3">
            <p>L'essentiel des archives du pouvoir royal installé à Versailles de la fin du XVIIe siècle à la Révolution, a été regroupé à Paris, aux Archives nationales en 1818, pour former, entre autres, la sous-série O1 Maison du roi (administration, entretien, comptabilité et inventaires des biens du domaine de la Couronne, en particulier à Versailles, Marly et Meudon). Si la plupart des documents sont ainsi partis pour Paris, quelques-uns sont restés à Versailles, soit parce que les titres domaniaux concernaient les localités du département de Seine-et-Oise, soit parce que, semble-t-il, ils ont été oubliés.<lb/>(Répertoire méthodique de la série A des Archives départementales des Yvelines par Annick Bezaud, 2013)</p>
          </custodhist>
          <otherfindaid encodinganalog="3.4.5">
            <p>http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-182</p>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye avec retombes pour les nouveaux pavillons</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitdate normal="1670/1681" encodinganalog="3.1.3">vers 1670-1681</unitdate>
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        1 document sur support papier avec retombes    </physdesc>
              <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/archives-nationales-archives-d-partementales-des-yvelines-biblioth-que-nationale-archives-communales-de-saint-germain-en-laye-service-historique-de-la-d-fense-man-archives-diplomatiques-mapa/a/7/f/a7fb42dbd811bf41b0c3e6002bb0711d4b6a67b0c5661bcce546fd95fdbed6dd/A241.pdf" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
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              <p>Publié</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Etat des appartements du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">A 369</unitid>
              <unitdate normal="1738/1738" encodinganalog="3.1.3">1738</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Rez de chaussée des fossés<lb/>Le concierge. Pièces : 2. Cheminées : 2.<lb/>Mylord Edouard. Pièces : 2. Cheminées : 2.<lb/>Mylord Talbot. Pièces : 3. Cheminées : 1.<lb/>M. Diconson. Pièces : 3. Cheminées : 1.<lb/>Madame Hygons. Pièces : 1.<lb/>Mademoiselle Bauclé. Pièces : 2. Cheminées : 1.<lb/>Mademoiselle Ocard. Pièces : 1.<lb/>M. Nugent. Pièces : 1. Cheminées : 1.<lb/>Mylord Milton. Pièces : 2. Cheminées : 1.<lb/><lb/>Rez de chaussée de la cour<lb/>Le concierge. Pièces : 8. Cheminées : 6. Entresols : 3.<lb/>Le chapelain du Roy. Pièces : 3. Cheminées : 1. Entresols : 2. Cheminées : 1.<lb/>Le corps de garde où loge le portier. Pièces : 2. Cheminées : 2. Entresols : 2.<lb/>Le concierge. Pièces : 2 pour servir de magazin au château. Entresols : 2.<lb/>Le chapelain du Roy. Pièces : 1.<lb/>M. Destanchau. Pièces : 2. Cheminées : 2.<lb/>Madame la comtesse de Clare. Pièces : 2. Cheminées : 1.<lb/>M. Bauclé. Pièces : 5. Cheminées : 2. Entresols : 1.<lb/>M. Glascoe. Pièces : 5. Cheminées : 4. Entresols : 2.<lb/>Madame Hygons. Pièces : 6. Cheminées : 2. Entresols : 3.<lb/><lb/>Rez de chaussée de la cour<lb/>Mademoiselle Oinville. Pièces : 4. Cheminées : 1. Entresols : 1.<lb/>M. Booth : Pièces : 5. Cheminées : 4. Entresols : 1.<lb/>Madame Quadranelle. Pièces : 5. Cheminées : 2. Entresols : 2. Cheminées : 1.<lb/>Madame Magdonelle. Pièces : 5. Cheminées : 4. Entresols : 2.<lb/>Mylord Bourk. Pièces : 4. Cheminées : 3. Entresols : 2.<lb/>Madame Gonnier. Pièces : 6. Cheminées : 3. Entresols : 2.<lb/>Madame Magdonnelle. Pièces : 1.<lb/>Mademoiselle Ocard. Pièces : 4. Cheminées : 2. Entresols : 1.<lb/>Le sieur Fortin. Pièces : 1.<lb/>Mylord Dilon. Pièces : 2. Cheminées : 1.<lb/>M. Destanchau. Pièces : 2. Cheminées : 1.<lb/>Mademoiselle Canelle. Pièces : 5. Cheminées : 2. Entresols : 1.<lb/>Madame la mareschale de Berwick. Pièces : 3. Cheminées : 2. Entresols : 1.<lb/><lb/>Premier étage<lb/>M. Destanchau. Pièces : 4. Cheminées : 3. Entresols : 2.<lb/>Madame Odonnel. Pièces : 8. Cheminées : 4. Entresols : 1.<lb/>Mylord Edouard. Pièces : 14. Cheminées : 5. Entresols : 2.<lb/>Mylord Talbot. Pièces : 9. Cheminées : 5.<lb/>Mesdemoiselles Sasfield. Pièces : 5. Cheminées : 2. Entresols : 1.<lb/>M. Diconson. Pièces : 9. Cheminées : 3. Entresols : 2.<lb/>M. Nagle. Pièces : 4. Cheminées : 1.<lb/>M. Macmahonne. Pièces : 5. Cheminées : 2.<lb/>L’abbé Inest. Pièces : 5. Cheminées : 2. Entresols : 1.<lb/>Madame la duchesse d’Albremale. Pièces : 6. Cheminées : 3. Entresols : 2.<lb/>M. Floyde. Pièces : 4. Cheminées : 4. Entresols : 1.<lb/>Madame la comtesse de Clare. Pièces : 7. Cheminées : 3. Entresols : 2.<lb/>Mesdemoiselles Baucle. Pièces : 8. Cheminées : 2. Entresols : 2.<lb/>Madame la mareschale de Berwick. Pièces : 7. Cheminées : 2. Entresols : 4.<lb/>Madame Ploydom. Pièces : 8. Cheminées : 5. Entresols : 3.<lb/><lb/>Second étage<lb/>Appartement de Monseigneur. Pièces : 9. Cheminées : 9. Entresols : 2.<lb/>Sale de l’Opéra. Pièces : 1.<lb/>Le chapelain du Roy. Pièces : 8. Cheminées : 2.<lb/>Madame Buthelerd. Pièces : 8. Cheminées : 6.<lb/>Madame la comtesse Midelton. Pièces : 15. Cheminées : 7. Entresols : 5. Cheminées : 4.<lb/>Appartement de la Reine. Pièces : 8. Cheminées : 6. Entresols : 2.<lb/>Appartement du Roy. Pièces : 6. Cheminées : 5. Entresols : 1. Cheminées : 1.<lb/>M. Laisné. Entresols : 4. Cheminées : 3.<lb/>M. Ratray. Entresols : 5. Cheminées : 1.<lb/>M. MacKlenne. Entresols : 4. Cheminées : 2.<lb/>M. Cavena. Entresols : 5. Cheminées : 3.<lb/>Madame la mareschale de Berwick. Entresols : 6. Cheminées : 2.<lb/><lb/>Troisième étage<lb/>Mesdemoiselles Carteret. Pièces : 8. Cheminées : 5. Entresols : 4 voûtés. Cheminées : 4.<lb/>Milady Moré. Pièces : 3. Cheminées : 1. Entresols : 1 non voûté. Cheminées : 1.<lb/>Mademoiselle Magny. Pièces : 2. Cheminées : 2. Entresols : 2 non voûtés.<lb/>Milady Sacville. Pièces : 6. Cheminées : 4. Entresols : 2 non voûtés.<lb/>Milord Midelton. Pièces : 4. Cheminées : 2. Entresols : 2 non voûtés.<lb/>Mademoiselle Ouatkine. Pièces : 4. Cheminées : 1. Entresols : 2 non voûtés.<lb/>Le second clerc de la chapelle Roland. Pièces : 3. Cheminées : 3. Entresols : 1 non voûté<lb/>Le premier clerc de la chapelle Lecaudé. Pièces : 5. Cheminées : 2. Entresols : 1 non voûté. Cheminées : 1.<lb/>Madame Squelton. Pièces : 5. Cheminées : 3. Entresols : 2 non voûtés. Cheminées : 1.<lb/>Madame Nagle. Pièces : 8. Cheminées : 5. Entresols : 8 voûtés. Cheminées : 3.<lb/>M. Nugent Molzac. Pièces : 9. Cheminées : 5. Entresols : 9 voûtés. Cheminées : 4.<lb/>M. Nugent, ancien colonel. Pièces : 12. Cheminées : 7. Entresols : 4 non voûtés. Cheminées : 1.<lb/>Madame Dilon. Pièces : 17. Cheminées : 9. Entresols : 10 voûtés. Cheminées : 6.<lb/>Mylord Clare. Pièces : 3. Cheminées : 1.<lb/>M. Carni. Pièces : 10. Cheminées : 3. Entresols : 9 voûtés. Cheminées : 2.<lb/><lb/>Quatrième étage<lb/>Madame Fidgarelle. Pièces : 8. Cheminées : 4. Entresols : 2 voûtés. Cheminées : 1.<lb/>Mademoiselle Macquenna. Pièces : 3. Cheminées : 2.<lb/>M. Fortin. Pièces : 13. Cheminées : 4.<lb/>Mademoiselle Butler de Galmois. Pièces : 5. Cheminées : 2.<lb/>L’abbé Ingleton. Pièces : 4. Cheminées : 3. Entresols : 2 voûtés. Cheminées : 1.<lb/>Madame Dufey Dromont. Pièces : 8. Cheminées : 4.<lb/>Mylord Clare. Pièces : 3. Cheminées : 1. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan de la route des Loges</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">A 183</unitid>
              <unitdate normal="1776/1776" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1776</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <geogname>Forêt</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan d'une partie de la forêt réunie au jardin du château du Val</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">A 186</unitid>
              <unitdate normal="1784/1784" encodinganalog="3.1.3">21 mai 1784</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <controlaccess>
              <geogname>Château du Val</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cours et juridictions</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.2</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AD78">Série B</unitid>
            <unitdate normal="1694/1718" encodinganalog="3.1.3">1694-1718</unitdate>
            <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        8 pièces    </physdesc>
            <origination encodinganalog="3.2.1">
              <corpname id="atom_1307_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
            </origination>
          </did>
          <bioghist id="md5-21a05f26a50c87af170a0abf36db9876" encodinganalog="3.2.2">
            <note>
              <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série B des Archives départementales des Yvelines rassemble les archives des juridictions d'Ancien Régime abolies par la Révolution, lesquelles ne remontent guère au-delà du XVe siècle et sont souvent plus abondantes pour les XVIIe et XVIIIe siècles. Elle renferme notamment les fonds de la prévôté royale de Saint-Germain-en-Laye, de ses juridictions secondaires ainsi que de la capitainerie des chasses et la maîtrise particulière des eaux et forêts dans lesquels on retrouve une gamme de documents variés comme des registres d'enregistrement des édits, des insinuations, des baux, des scellés et inventaires, ainsi que de papiers intéressant la vie des communautés d'habitants.<lb/>(D'après le Guide de la série B aux Archives départementales des Yvelines, 2012)</p>
          </scopecontent>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_1307_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
          </controlaccess>
          <otherfindaid encodinganalog="3.4.5">
            <p>http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-268</p>
          </otherfindaid>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Supplique présentée par les officiers de la prévôté de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">B 2561</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1694</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1256_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-21a05f26a50c87af170a0abf36db9876" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Pour les officiers de la prevosté de Saint Germain en Laye<lb/>La jurisdiction est sans ressort et s’estend seullement dans le bourg dudit Saint Germain. Il est diminué des deux tiers depuis l’absence du Roy et il y a 250 maisons à vendre et à louer, sans y comprendre 60 hostels des seigneurs de la cour qui sont occuppez par des concierges seullement, et les habitants n’y font aucun commerce. Il est composé de 200 officiers commenceaux qui ont leurs causes commises aux requestes de l’Hostel et du Pallais. Sa Majesté est le 14e roy né audit Saint Germain et ses predecesseurs n’ont jusqu’à present fait fonds pour le bien de leurs affaires sur leur Maison royalle, dont les officiers de ladite prevosté ont toujours esté distinguez et exempts de touttes augmentations de gages, finances et taxes. Lesdits officiers sont dans l’impossibilité de prendre les gages compris dans le roolle arresté au Conseil qui leur a esté signiffié, ne recevans aucuns droits ny emoluments de leurs charges, attendu le peu d’affaires et la misere dudit lieu, où il y a 200 familles dans la pauvreté qui forment plus de 200 pauvres. »<lb/><lb/>A cette supplique est joint un état des officiers :<lb/>« Estat des officiers de la prevosté de Saint Germain en Laye<lb/>Un prevost<lb/>Un lieutenant<lb/>Un conseiller verificateur et rapporteur des deffauts de nouvelle creation : Me Georges Legrand exerce ces charges conjointement<lb/>Un procureur du Roy : Me Claude Legrand<lb/>Un commissaire enquesteur et examinateur : Me Louis Guillou de Fonteny<lb/>Un greffier civil et criminel, il est domanial : Me Nicolas Denis Payer, commis, en fait l’exercice<lb/>Un receveur des consignations, de  nouvelle creation : Me Jean Pager<lb/>Un commissaire des saisies reelles, de nouvelle creation : Me Gabriel Lange<lb/>Un tiers refferendaire taxateur des depens, de nouvelle creation : ledit Lange<lb/>Un nottaire : ledit de Fonteny<lb/>Six procureurs postulaires : Mes Jacques Gramond, Estienne Delagarde, Gabriel Lange, Charles Vieillard, François Boussiard et Thomas Delastre<lb/>Six huissiers : Pierre Dusuc, Jacques Duhamel, Jacques Bellier, André Sevestre et deux autres non remplis<lb/>Nous Georges Legrand, seigneur des Alluetz, conseiller du Roy, prevost de Saint Germain en Laye, certiffions à monseigneur Phelypeaux, conseiller d’Estat ordinaire, intendant de justice, police et finance en la generalité de Paris, que le present estat qui composent le siege de la prevosté dudit Saint Germain est veritable. Ce fait ce 26 avril 1694. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1256_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Ville</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal constatant des vols de plomb commis sur les conduites d’eau de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">B 2561</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1694</unitdate>
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        1 document support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1267_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-21a05f26a50c87af170a0abf36db9876" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L’an mil six cens quatre vingt quatorze, le vingt uniesme jour de juin, je Michel Herbiin, preposé par sa Majesté pour l’entretien du cours royal des fontaines des chasteaux dudit Saint Germain, certiffie que six mois sont ou environ il a esté fait le delitz et desordres à l’ancien cours des fontaines dudit Saint Germain qui ensuivent :<lb/>Premierement, a esté pris et emporté cinq portes de cinq regards eslevés, avec leurs gonds.<lb/>Item cinq pieces appellées tampons qui fermoient cinq regards en terre.<lb/>Item a esté fait des fouilles à trois endroits pour trouver le thuyau de plomb et les malfaicteurs, ayant seullement trouvé celuy de grais de terre, l’ont cassé, brissé et rompu en petis morceaux aux endroits desdites fouilles.<lb/>Il a esté couppé et emporté environ deux toize de long d’un thuyau de plomb enfermé deux ou trois pieds avant dans terre à l’endroit et le long d’une haye, lequel servoit à conduire l’eau d’une petite source près Aygremont dans le grand cours, et apres plusieurs visittes, soings et veilles pour descouvrir les autheurs desd. delitz et desordres, je n’en ay trouvé aucuns sur le faict.<lb/>Mais le dix huict febvrier dernier, le sieur Delastre, recepveur de la terre et seigneurie dud. Aigremont, auroit trouvé entre ledit lieu d’Aiglemont et ledit Saint Germain les nommez François Moustier, aagé d’environ saize ans, fils de Louis Moustier, fermier de la ferme du Pon, et Marc Rousseau, aagé de dix hyict ans ou environ, natif de Buc, lesquels estoient chargés de quelques morceaux de plomb, ayans un ciseau et un cousteau, et leur ayant ledit Delastre demandé où ils avoient pris ledit plomb et s’ils ne l’avoient pas couppé aux thuyaux des fontaines, ils auroient respondu que non et qu’en cherchant des racines le long d’une haye pres Aiglemont pour manger, ils avoient apperceu un thuyau de plomb et qu’ils en avoient couppé ce qu’il voyoit et alloient le vendre audit Saint Germain, ce quy auroit porté ledit Delastre, avec l’assistance du suisse de la porte de Hannemont, à mesner lesdits Moustier et Rousseau dans les prisons dudit Saint Germain et, à l’instant, ledit Delastre m’ayant fait donner advis, j’en aurois dans le mesme moment adverty messieurs les prevost et procureur du Roy dud. Saint Germain quy, apres quelques jours de prison, les auroient eslargis. Mais, avant leur eslargissement, avec la permission de monsieur le prevost, accompagné du geollier, j’avois veu lesdits Moustier et Rousseau qui, sur les demandes que je leur faisois, ledit Moustier m’auroit dit qu’il se retiroit des il y avoit longtemps aud. lieu d’Aigremont chex le nommé Jacques Terrier, à cause d’une belle mere qui ne voulloit pas le voir, que ledit Terrier luy avoit envoyé vendre du plomb à Poissy chez un chaudronnier et qu’il en avoit rapporté douze solz audit Terrier, qu’il en avoit vendu une livre ou deux à un crieur de ferrailles et luy avoit repetté ce que l’un et l’autre avoient dit aud. Delastre lorsqu’ils furent par luy rencontrés, et me dirent tous deux qu’ils ne croyent pas avoir mal fait, et que cela ne leur estoit arrivé que cette fois là. Ledit Rousseau m’avoit dit la mesme chose.<lb/>Que depuis cet eslargissement, et au mois de may dernier, visittant ledit ancien cours des fontaines, j’ay trouvé que l’on avoit encorre couppé huict piedz ou environ de long du susdit thuyau et que dans les bois de Poncy il a aussy esté couppé environ cinq toize du thuyau de plomb du grand cours desd. fontaines, et après perquisition par moy faites autant que je le put des autheurs desdits delits et desordres, il m’a esté dit que le susdit François Moustier se retiroit tousjours chez ledit Jacques Terrier à Aigremont, que lesdits Terrier et Moustier pouvoient estres ceux qui commettoient lesdits delits et desordres, qu’ils avoient vendu parties dudit plomb à un nommé Robequin, vitrier à Poissy, et le reste audit Saint Germain, et m’auroit esté dit par Paul Cossette, vitrier audit Saint Germain, qu’environ le mois d’apvril dernier, un homme de moyenne taille, paysant, avec une hoste, accompagné d’un petit garçon, estoient venus à sa boutique luy offrir du plomb à vendre, que leur ayant esté demandé caultion, le paysant luy auroit dit qu’il estoit d’aupres Orgeval et qu’il n’avoit pas de caution à donner, apres quoy ils furent aux boutiques de quelques chaudronniers dudit Saint Germain, et ne scavoit pas s’ils avoient achepté ledit plomb.<lb/>Tout ce que dessus je certiffie veritable et en ay donné advis à mesdits sieurs les prevost et procureur du Roy dudit Saint Germain, et affin qu’on ne me puisse imputter aucune faute ou negligence, j’ay mis autant du present proces verbal au greffe de la prevosté dudit Saint Germain les jour et an que dessus.<lb/>Herbin »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1267_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <subject>Cours des fontaines</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plainte de Frances Talbot, duchesse de Tyrconnell,à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">B 2851</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">4 janvier 1695</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <repository>
                <corpname>Archives départementales des Yvelines</corpname>
                <address>
                  <addressline>Archives départementales des Yvelines<lb/>Quartier du Pas du Lac<lb/>2, Avenue de Lunca</addressline>
                  <addressline>Montigny-le-Bretonneux</addressline>
                  <addressline>Île-de-France</addressline>
                  <addressline>France</addressline>
                  <addressline>78180</addressline>
                  <addressline>Téléphone : (33) 01 61 37 36 30</addressline>
                  <addressline>Fax : (33) 01 30 43 88 05</addressline>
                  <addressline>Courriel : archives@yvelines.fr</addressline>
                  <addressline>http://archives.yvelines.fr/</addressline>
                </address>
              </repository>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1272_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
              </origination>
            </did>
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              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A monsieur le prevost de Saint Germain en Laye ou son lieutenant<lb/>Suplie humblement dame Françoise de Jenins, duchesse de Tirconnelle, premiere dame d’honneur de la reyne d’Angleterre, estant prez Leurs Majestez britanniques en ce lieu de Saint Germain en Laye, disant qu’elle a le deplaisir de se veoir nommée avec l’un des hommes le plus indigne et le plus misérable du monde dans la poursuitte qu’elle fait contre luy pour le faire punir d’un crime que sa malice, son insolence et sa témérité luy ont fait commettre par un attentat à la vertu, à l’honneur et à la réputation de lad. dame, dont le ressentiment auroit eu un autre effet sy l’action avoit esté commise à une personne qui n’auroit pas eu sa modération pour faire ressentir à ce criminel le chastiment qui luy estoit deub pour une pareille imposure et une offense aussy sensible que celle qu’il a entrepris de faire à ladite dame, mais qu’elle a mieux aymé defferer aux regles de la justice et à la severité des loix, pour faire suporter à sa partie les peines qu’elles imposent pour l’expiation des crimes de la nature de celuy dont il s’agist, qu’elle espere obtenir de vostre justice et de l’execution des ordonnances de Sa Majesté.<lb/>Pour donner une veritable idée du fait dont est question, de la qualité du crime, du merite et de la distinction de la personne offensée et du caractere du criminel, il est necessaire d’observer que Jacques Archbold, accusé, ayant esté choisy par monsieur le comte de Limerick pour estre auprès de monsieur le comte de [vide], son fils, il luy auroit rendu quelques services, l’ayant servy à la campagne en laquelle le combat pour le passage de la riviere de Boyne en Irlande s’est donné, dans lequel led. sieur comte de [vide] fust tué. Cela auroit donné lieu aud. sieur comte de Limerick de procurer audit Archbold quelque employ prez monsieur le duc de Tirconnell, qui par cette recommandation auroit eu quelques estimes pour Archbold. Mais la mort de mondit sieur le duc de Tirconnell estant arrivée, cela auroit fait changer de face aux affaires d’Irlande en faveur de Leurs Majestez britanniques, en sorte que led. sieur comte de Limerick et sa famille auroient passé en France et se sont rendus prez Leursdites Majestez.<lb/>Archbold, qui n’avoit d’autres ressources ny d’autre sort à suivre que la fortune dudit sieur comte de Limerick, auroit aussy passé en France et se seroit rendu à la cour d’Angleterre. Mais, se trouvant sans employ, denué de moyens et dans une derniere indigence, il auroit imploré le secours de la dame comtesse de Limerick pour luy faire donner quelque employ capable d’ayder à sa subsistance, ce qui auroit porté ladite dame comtesse de Limerick, par un bienveillance qui luy est naturelle, à chercher les moyens quy pouvoient ayder led. Archbold, en sorte que, s’estant rappellée le souvenir qu’il avoit receu quelques ordres de feu monsieur le duc de Tirconnell (quoyqu’il s’en fust tres indignement acquitté par ses infidelitez qui se sont depuis descouvertes), elle l’auroit presenté à ladite dame duchesse de Tirconnelle affin que, si elle le jugeoit digne de luy faire quelques commissions et rendre des services selon sa portée, elle put les luy confier, veu mesme que feu monsieur le duc de Tirconnell l’avoit eu en quelque consideration.<lb/>Cette seulle recommandation, et nul autre merite dudit Archbold, qui avoit esté jusques alors inconnu à ladite dame duchesse, luy auroit suffit pour regarder cet homme, en la scituation qu’il estoit, capable de luy faire quelques commissions pour la ville de Paris.<lb/>D’abord, Archbold s’offrit de faire tout ce qu’il y a de plus bas et qui se donne à un dernier vallet. Il en fust chargé et s’en acquitta avec soin. De ces basses occupations, il est monté à de plus haultes, ladite dame duchesse se fondant sur une probité apparente et sur la consideration de la personne par le canal de laquelle il luy avoit esté presenté. D’ailleurs, Archbold, ayant eu l’adresse de se faire recommander à ladite dame duchesse par madame la comtesse de Quingsland, sa fille, et par madame Oynel, niepce de feu mondit sieur duc de Tirconnell, toutes deux pres d’elle, cela l’auroit portée à tomber en quelque confiance avec led. Archbold, qui cependant n’auroient eu d’autres estendues que de luy confier une partie de sa vaisselle d’argent et quelques bijoux avec un pouvoir par escrit de les porter à Paris et d’emprunter sur leur valleur la somme de cinq mil livres, faisant entendre à lad. dame duchesse qu’il avoit des correspondances certaines et que le prest seroit fait à un interest modicque.<lb/>C’a esté par cette seulle confiance qu’Arcbold a conceu le dessein de commettre le crime dont il est convaincu, par un attentat à l’honneur et à la reputation de lad. dame duchsse. La maniere libre et ouverte avec laquelle elle luy avoit confié sa vaisselle d’argent, ses bijoux et son pouvoir luy auroit fait concevoir qu’il pouvoit aisement la surprendre et extorquer d’elle sa signature dans quelque intervale de papier, pour y faire faussement une promesse de l’espouzer, s’estant frappé l’imagination, par une extravagance et une temerité inouie, qu’il trouvoit occasion de reussir dans un dessein aussy esloigné de l’aparence qu’il estoit conceu visionairement et sans fondement. […].<lb/>Luy estant revenu qu’Archbold rependoit le bruit qu’il avoit un contract de ladite dame pour l’espouzer, elle n’auroit plus doutté qu’il l’avoit surprise, et que les termes injurieux, indescens, sales et pleins d’ordures avec lesquels il s’explicquoit dans ses lettres, tant pour elle que pour ladite comtesse de Limerick, ne luy donnoient plus lieu de douter qu’il luy avoit fait quelque friponnerie et que cette conduitte dereglée meritoit chastiment et une reparation publicque.<lb/>Dans ce dessein, elle en auroit porté sa plainte au roy et à la reyne d’Angleterre, ses souverains, quy, offensés du dereglement d’Archbold, auroient donné leurs ordres pour le faire arrester. Ce qu’ayant esté fait, et conduit devant Leurs Majestez, ladite dame duchesse, mandée avec les ministres d’Etat d’Angleterre et d’Irlande, et led. Archbold interrogé sur sa conduitte, auroit avec un air d’effronterie soustenu qu’il avoit une promesse de ladite dame pour l’espouzer, laquelle luy ayant esté ordonné de representer, il l’auroit fait, et ayant esté examinée sur le champ, la fausseté et la supposition de cette piece s’estant trouvée evidente et sautante aux yeux, Sa Majesté l’auroit remise à ladite dame duchesse avec une bague qu’Archbold auroit retenue du nombre des bijoux que ladite dame luy avoit confiés pour donner en gaige, et au mesme temps Sad. Majesté a donné ses ordres pour mener ledit Archbold prisonnier, ce qui fust executé, ayant esté constitué prisonnier en vos prisons.<lb/>Par ce commancement de cette justice que Leurs Majestez britanicques rendoient à ladite dame duchesse, elle avoit lieu d’espere que dans la suitte elle recevroit la satisfaction d’une punition exemplaire en la personne d’Archbold. Mais Leurs Majestez ayant consideré qu’Elles ne pouvoient exercer aucune jurisdiction sur leurs sujets en France, Elles sont laissé la liberté à ladite dame duchesse de Tirconnell de se pourvoir en justice et par les regles ordinaires de France pour y obtenir la satisfaction d’une injure si attroce. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1272_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’apposition puis de levée des scellés sur le petit cabinet de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">B 2851</unitid>
              <unitdate normal="1718/1718" encodinganalog="3.1.3">7 mai 1718</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1277_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-21a05f26a50c87af170a0abf36db9876" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L’an mil sept cent dix huit, le samedy septième jour de may, deux heures de rellevée, nous André Georges Le Grand, seigneur des Alluets, conseiller du Roy, président prévost juge ordinaire civil criminel et lieutenant général de police de Saint Germain en Laye, sommes de l’ordre du Roy, signé Louis et plus bas Phelypeaux, demeuré annexé à ces présentes, transportez avec le procureur du Roy, assistez de maistre Nicolas Denis Payet, greffier de cette prévosté, commis garde scel, et François du Chasteau, premier huissier du château vieil dud. Saint Germain, en l’appartement où la reyne d’Angleterre est décéddée ce jourd’huy, à l’effet d’apposer les sceaux pour la conservation des effets et papiers de Sa Majesté britannique, où étans, en la présence de monsieur le duc de Noailles, capitaine des gardes du corps du Roy, gouverneur dud. Saint Germain, de messire Charles, comte de Middleton, grand chambelan de Sa Majesté britannique, messire Guillaume Dicconson, trésorier de Sad. Majesté, de messire Guillaume Crane, premier écuyer de la main de Sad. Majesté, avons apposez nos scellez ainsy qu’il ensuit.<lb/>Premièrement, dans un petit cabinet attenant le grand cabinet de Sad. déffunte Majesté servant de garderobbe, ayant vue sur la cour du château neuf, faisant partie de son appartement, dans lequel sont plusieurs castilles, coffres et berceaux, duquel avons fait fermer la croisée à deux venteaux, et sur icelle apposer deux apposer deux bandes de papier blanc, et sur les bouts de chacune d’icelle empreinte en cire molle rouge du scel royal de cette prévosté. Duquel cabinet, estans sortis, avons fait fermer la porte d’yceluy, et sur icelle apposer trois bandes de papier blanc, scavoir une au dessous du verrouil d’enfans, une en travers de l’entrée de la serrure, et l’autre au dessus du verrouil de bois, et sur les bouts des deux premières l’empreinte en cire molle rouge dudit scel, et sur les deux bouts de celle d’en bas l’empreinte en pareille cire du cachet des armes de Sa Majesté. Duquel cabinet, il est resté une clef entre les mains du sieur Dicconson, et l’autre en celles de Henry Louis Soulaigre, concierge dud. château, lesquels s’en sont chargez.<lb/>Ce fait, avons lesd. scellez laissez en la garde et possession de Jean Lanjol, écuyer, sieur de La Fage, exempt des gardes du corps du Roy, et Charles Daly, sous brigadier des gardes de Sa Majesté, compagnie de Noailles et François Patrise, aussy sous brigadier, compagnie de Villeroy, lesquels s’en sont chargez et promis les représenter, sains et entiers, touttesfois et quantes, le tout fait en présence comme dit est, et ont tous signés.<lb/>Le duc de Noailles, Middleton<lb/>La Fage, Patry, Daly<lb/>Dicconson, Soulaigre, Duchasteau<lb/>Will. Crane, Le Grand, Legrand<lb/>Et à l’instant, led. sieur Dicconson nous ayant dit que le testament de Sa Majesté doit être dans une petit cassette qui est dans led. cabinet, avons levez et ôtez nos scellez apposez sur la porte dud. cabinet, dans lequel estans rentrez, s’est trouvé une petite canal de bois de noyer garnie de bandes d’acier poly de onze poulces de large sur seize poulces de long et cinq poulces de haut, laquelle ayant été ouverte par led. sieur Dicconson, qui en a la clef, en présence de mond. sieur le duc de Noailles et desd. sieurs Middleton et Crane, s’est trouvé dedans un paquet de papier ayant six poulces de long sur quatre poulces et demy de large, cachetté de trois cachets de cire noire aux armes de Sa Majesté britannique, et à côté du cachet du milieu un peu de pareille cire répendue, sur lequel paquet sont écrits en anglois ces mots suivans : here enclosed is my last wil, with other papers to be putt in the Kings hands as soon as possible after my death, et au dessous M. R., que lesd. sieurs Middleton, Dicconson et Crane nous ont dit signiffier en françois, cy inclus est mon dernier testament avec d’autres papiers pour être remis entre les mains du Roy le plus tost qu’il sera possible après ma mort, et à l’instant nous avons remis led. paquet es mains dud. sieur Dicconson pour être envoyé incessament au Roy. Ce fait avons reaposé sur la porte dud. cabinet trois bandes de papier blanc et sur les deux premères l’empreinte en cire molle rouge dud. scel royal et sur la dernière l’empreinte dud. cachet de Sa Majesté britannique en la forme et ainsy qu’il est cy devant dit, et une des clefs dud. cabinet es mains dud. sieur Dicconson et l’autre es mains dud. Soulaigre, et le cachet des armes de Sa Majesté britannique a esé aud. sieur Dicconson, et lesd. scellez laissez comme cy devant en la garde desd. sieurs de La Fage, Daly et Patry, et ont tous signé :<lb/>Le duc de Noailles, Middleton<lb/>Dicconson<lb/>Legrand, Will. Crane<lb/>Lafage<lb/>Dali<lb/>Le Grand, Patry<lb/>Soulaigre<lb/>Pays, Duchasteau<lb/>Et le mercredy vingt deux juin aud. an mil sept cent dix huit, deux heures de rellevée, nous prevost juge royal susd. sommes, suivant l’ordre du Roy du vingt du présent mois, signé Louis et plus bas Phelypeaux, demeuré annexé à ces présentes, transportez avec le procureur du Roy, assistez dud. Paye, greffier commis garde scel, et Duchasteau, premier huissier, au château vieil dud. Saint Germain, à l’effet de reconnaître les scellez par nous apposez après le déceds de la reyne d’Angleterre, où estans avons, en présence de monsieur le duc de Noailles, capitaine des gardes du corps du Roy, gouverneur dud. Saint Germain, de messire comte de Middleton, grand chambellan de Sad. Majesté britannique, desd. sieurs Dicconson et Crane, reconnus sains et entiers, levez et ôtez les sceaux apposez sur les bouts des bandes de papier appliquées sur la porte du petit cabinet attenant le grand cabinet de Sad. Majesté britannique servant de garde robbe ayant vue sur la cour du château neuf, faisant partie de son appartement, dont les clefs qui ont été laissées, savoir une entre les mains dud. sieur Dicconson, et l’autre de Henry Louis Soulaigre, concierge dud. château, suivant notre procès verbal d’apposition, nous ayant été par eux représentées, avons fait faire ouverture de la porte dud. cabinet, et y estans entrez, avons aussi reconnus sains et entiers, levez et ôtez les sceaux apposez sur les bandes de papier appliquées sur la croisée dud. cabinet, et tous les effets qui se sont trouvez dans iceluy laissez en la possession dud. sieur comte de Middleton, du sieur Sebeldon, sieur Dillon, et sieur Dicconson, suivant le pouvoir à eux donné qu’il nous ont représenté, demeuré annexé à ces présentes, desquelsscellez lesd. sieurs de La Fage, Daly et Patry demeurent déchargez, et ont tous signé :<lb/>Le duc de Noailles, Middleton<lb/>Sheldon, Lafage, Daly<lb/>De Dillon, Patry<lb/>Dicconson, Soulaigre<lb/>Crane, Duchasteau<lb/>Le Grand, Pays, Legrand »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1277_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre d’apposer les scellés dès la mort de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« De par le Roy<lb/>Sa Majesté estant informée de la maladie dangereuse dont est attaquée la reyne d’Angleterre, et voulant pourvoir à la conservation de ses effets et papiers en cas qu’il vint par malheur faute de cette princesse, a ordonné et ordonne, de l’avis de monsieur le duc d’Orléans, régent, au sieur Le Grand, prevost de Saint Germain, qu’en tant que besoin seroit elle a commis à cet effet, qu’aussitost que la reyne d’Angleterre aura les yeux fermez, il ait à apposer les seaux pour la conservation de ses effets et papiers, en présence du sieur duc de Noailles, capitaine de ses gardes, gouverneur dud. Saint Germain.<lb/>Fait à Paris, le 7e may 1718.<lb/>Louis<lb/>Phelypeaux »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1283_actor">Prévôté de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jacques III, prétendant au trône d’Angleterre, ordonnant la levée des scellés dans l’appartement de sa mère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Aiant esté informé qu’en attendant nos ordres, le scellé a esté mis sur les effets et papiers de la feu reine nostre très honorée mère dans son appartement au château de Saint Germain en Laye le 7 du présent mois de may par les officiers de la justice dudit lieu, nostre intention est que ledit scellé soit levé incessamment, en présence de nostre cousin le comte de Middleton, grand chambelan de Sadite Majesté, de monsieur Sheldon, nostre vice chambelan, de monsieur Dillon, lieutenant général des armées du Roy très chrestien, et de monsieur Dicconson, trésorier de la feu reine, par lesdits officiers de justice, et que, sans faire aucun inventaire des effets ni examen particulier des papiers contenus sous ledit scellé, ils examinent seulement en levant le scellé si tout se trouve dans l’estat où il estoit quand ils l’y ont mis et qu’ils en prennent acte, et qu’ils laissent après cela le tout entre les mains des quatre personnes cy dessus mentionnées pour en disposer selon les ordres et les instructions que nous leur envoions. Donné à nostre cour à Urbino le 28 may 1718.<lb/>Jacques R. »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de lever les scellés apposés sur l’appartement de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1718/1718" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1718</unitdate>
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              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« De par le Roy<lb/>Il est ordonné, de l’avis de monsieur le duc d’Orléans, régent, au sieur Le Grand, prevost de Saint Germain en Laye, de lever les seaux par luy apposez, de l’ordre de Sa Majesté, sur les effets de la feue reyne d’Angleterre à la réquisition des intéressez à sa succession, en présence du sieur duc de Noailles, capitaine de ses gardes, gouverneur dud. Saint Germain.<lb/>Fait à Paris, le 20 juin 1718.<lb/>Louis<lb/>Phelypeaux »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Liste des serviteurs de la reine d’Angleterre l’ayant suivi en exil et restant sans emploi après sa mort à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <addressline>Île-de-France</addressline>
                  <addressline>France</addressline>
                  <addressline>78180</addressline>
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                  <addressline>Fax : (33) 01 30 43 88 05</addressline>
                  <addressline>Courriel : archives@yvelines.fr</addressline>
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              <note>
                <p>S'il est possible de déterminer la date de dissolution de la prévôté de Saint-Germain grâce au décret du 7 septembre 1790, il est en revanche impossible d'en préciser la date de début d'existence. Le principe apparaît vers le XIe siècle mais il semble difficile de croire qu'il y en ait eu une à Saint-Germain à ce moment-là. Sous réserve de nouvelles découvertes, on ne saura jamais à quelle date ni à quelle époque elle a été créée : quelque-part au Moyen Âge. Ce sont des sujets et une époque sur lesquels les données sont limitées.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Les familles qui ont eu l’honneur de servir Sa Majesté dans le temps qu’Elle étoit sur son trône d’Angleterre, et jusques à sa mort, et qui sont presentement sans employ<lb/>Premièrement<lb/>Madame Bouclay, dame d’honneur<lb/>Madame Striquelande, dame d’atour<lb/>Madame Striquelande, seconde dame d’atour<lb/>Monsieur Cren, gentilhomme de la chambre<lb/>Monsieur Fastre, premier gentilhomme ordinaire<lb/>Monsieur Barry, gentilhomme ordinaire, dont son fils a eu l’honneur d’être page de Jacques second, et qui a perdu un bien considérable<lb/>Monsieur Percicot, qui a été page d’honneur de la reine, et ensuitte son gentilhomme ordinaire<lb/>Tourrenny, gentilhomme ordinaire de la reine, dont sa déffunte tante a eu l’honneur pendant 60 années d’être à son service, scavoir dix ans à la mère de Sa Majesté, et 50 ans à la reine, à commencer à six mois de sa naissance, la seule qui a eu l’honneur de demeurer avec Sa Majesté au commencement de son mariage en Angleterre et qui a eu aussi l’honneur de passer avec Sa Majesté en France, ayant perdu plus de 4000 esterlins, est morte fille, âgée de 83 années, après avoir possédée les places considérables auprès de la reine.<lb/>Monsieur Fedez, intendant de musique du Roy, qui a eu l’honneur d’enseigner la musique à Jacques troisième et à madame la princesse royale, et leur a aussy enseigné la langue italienne<lb/>Monsieur Laury, huissier de la chambre<lb/>Monsieur Deserteur, écuyer de la bouche<lb/>Monsieur Beaugy, officier de gobelet<lb/>Tous officiers de déffunt la reine d’Angleterre »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Féodalité, communes, bourgeoisie, familles</unittitle>
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              <corpname id="atom_4751_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
              <persname id="atom_4752_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck</persname>
              <persname id="atom_4753_actor">La Marck, Louis-Engelbert (de)</persname>
              <corpname id="atom_4754_actor">Etude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq</corpname>
              <corpname id="atom_5022_actor">Etude notariale Michel et Delannoy et études rattachées</corpname>
              <corpname id="atom_5023_actor">Etude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée</corpname>
              <corpname id="atom_5024_actor">Etude notariale Gayot à Versailles</corpname>
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            <note>
              <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
            </note>
          </bioghist>
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            <note>
              <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
            </note>
          </bioghist>
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            <note>
              <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
            </note>
          </bioghist>
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            <note>
              <p>Cette étude est l'une des trois études de Saint-Germain-en-Laye et très vraisemblablement la plus ancienne. Charles Bonnet cite des tabellions bien antérieurs à ceux dont les actes sont conservés.<lb/><lb/>Le fait qu'il y ait trois offices de notaires à Saint-Germain donne lieu au moment de la réorganisation du notariat à la Révolution, à l'établissement d'intéressants dossiers (voir sources complémentaires, série L), dans lesquels sont retracés avec plus ou moins d'exactitude, les historiques des études, et qui visent à établir le droits de chacun dans le cadre de la réorganisation.<lb/><lb/>Ainsi, dans une déclaration du 30 novembre 1791 Fournier retrace l'historique de son office. Si cet historique n'a pu être vérifié en totalité, il donne néanmoins d'intéressantes précisions sur les rapports entre la prévôté royale de Saint-Germain et le bailliage du Pecq et leurs conséquences sur le partage des offices de notaire [Voir Annick Bezaud, Guide des Archives des Yvelines et de l'Ancienne Seine-et-Oise, Conseil Général des Yvelines, 2003, p. 133 et 136].<lb/><lb/>C'est au Pecq, ou plus exactement au Port au Pecq, ancienne dénomination, que résident les premiers tabellions royaux, qui se disent tabellions à Saint-Germain, résidant au Pecq.<lb/><lb/>Julien Charles Fournier est notaire de Saint-Germain, résidant au Pecq jusqu'au 25 ventôse an V. À partir du 29 du même mois il se dit seulement notaire à Saint-Germain ; on peut fixer à cette date le changement de résidence.<lb/><lb/>Sous la cote 1L 744, « État des notaires exerçant au 1er vendémiaire an V dans le département de Seine-et-Oise », il est indiqué qu'il est né au Pecq, que son père a été notaire plus de quarante ans et qu'il lui a succédé en 1785, et que depuis cette époque, il a toujours résidé au Pecq, siège de son office, mais depuis le décès du citoyen Pélisson (notaire dans une autre étude, fonds Saint-Germain/Michel), il a obtenu du District le titre de second notaire à Saint-Germain-en-Laye, ayant le droit d'y résider ; et en effet il se propose de fixer incessamment son domicile et sa résidence à Saint-Germain.<lb/><lb/>(Répertoire méthodique de la série 3 E 36/1-611 des Archives départementales des Yvelines par Marcel Delafosse, Rita Perraudin , 2011)</p>
            </note>
          </bioghist>
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            <note>
              <p>Fourqueux<lb/><lb/>Les document établis en 1791 nous fournissent le plus d'indications sur l'origine des offices.<lb/><lb/>En 1791 Louis Henry Hebert se dit notaire de la ci-devant prévôté de Fourqueux, Feuillancourt, Saint-Léger, et dépendances, ressortissant au Châtelet de Paris. Il a succédé dans cet office à son père, Jacques Henry Hebert, décédé en 1790 et qui était lui-même pourvu de l'office depuis 1766.<lb/><lb/>Ce document nous informe en outre que Louis Henry Hebert a été confirmé dans ses fonctions par deux sentences de la prévôté de Fourqueux, par Monsieur et Madame d'Iuvau d'une part et Messieurs Trudaine, d'autre part, détenteurs des droits seigneuriaux.<lb/><lb/>Hebert justifie de l'intérêt à maintenir son office à Fourqueux en raison d'un emplacement que l'on pourrait qualifier de stratégique : au centre de douze communautés d'habitants, sur le passage indispensable d'une multitude d'habitants qui sont au-delà de la forêt de Marly pour venir à Saint-Germain et à Paris, enfin, sur la grande route pavée de Bretagne à Paris.<lb/><lb/>Et, de fait le notariat sera maintenu au Pecq, avec semble-t-il une certaine prospérité, puisqu'en juillet 1814, Antoine Etienne Lucas, notaire à Maisons-Laffitte (voir introduction à ce fonds dans le tome II du Minutier des notaires des Yvelines) transfère son étude à Fourqueux au décès du titulaire mais y signe seulement deux actes les 30 octobre et 17 novembre. A partir du 18 décembre, Alexandre Louis Foucault est signataire des actes puis Fricotelle à partir d'avril 1842. Mais en 1868, Fricotelle s'installe définitivement à Maisons-Laffite par autorisation qui lui est donnée par décret impérial du 10 août 1868. Ce décret règle également le partage des minutes ainsi qu'on peut le constater par l'en-tête du répertoire de Fourqueux coté 3 E 37/2..<lb/><lb/>"état des minutes et répertoires que Me Fricotelle, actuellement notaire à Maisons-sur-Seine doit remettre à Me Delizy, notaire à Saint-Germain-en-Laye, en exécution du décret impérial du 10 août 1868, qui a autorisé Me Fricotelle à transférer à Maisons son office, auparavant à Fourqueux.<lb/><lb/>Observations faites:<lb/><lb/>Que le tri et le récollement des minutes n'ont eu lieu qu'à partir du 1er juillet 1814 époque de la réunion à la résidence de Fourqueux, des anciennes études de Maisons et de Fourqueux, jusqu'au premier septembre 1868, jour à partir duquel commence l'exercice de Me Fricotelle, notaire à Maisons. Et que toutes les minutes de l'ancienne étude de Fourqueux, antérieures à cette réunion sont remises à Me Delizy, sans distinction ni récollement,mais que toutes celles de l'ancienne étude de Maisons, antérieures à la même époque demeurent en possession de Me Fricotelle, aussi sans distinction, savoir : "(suit alors le répertoire ainsi composé, voir dernières pages du registre).<lb/><lb/>L'Étang-la-Ville<lb/><lb/>De cet office un seul nom de notaire nous est parvenu, celui de Pierre Coret, notaire du roi au ressort du Châtelet de Paris en la résidence de l'Étang-la-Ville et Mareil.<lb/><lb/>Le répertoire couvre une période de quarante ans, alors que trois années de minutes seulement nous sont parvenues.En effet, une grande partie des actes avait été confiée à Gourdonneau, notaire à Marly-le-Roi par décision du Directoire du département de Seine-et-Oise. Celui-ci avait été en effet saisi d'une plainte de la municipalité de l'Étang-la-Ville, au sujet des minutes du notariat déposées en 1792 dans une chambre de la maison seigneuriale, maison qui allait être vendue [1L 744]. On retrouve effectivement dans l'étude de Marly un fonds important de l'Étang-la-Ville [Voir sources complémentaires].<lb/><lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/><lb/>Il s'agit à l'origine d'un des deux notariats royaux de Saint-Germain-en-Laye, office dont la possession semble avoir été âprement disputée. En effet, le tableau des notaires de la commune de Saint-Germain-en Laye, établi en thermidor an IV [1L 744] mentionne que si ce notariat a effectivement constitué le second office, tenu par le citoyen Jean Baptiste Gabriel Dupuis après le décès du citoyen Pélisson son beau-père, il est devenu le troisième notariat lorsque le citoyen Fournier a obtenu la permission de transférer son office du Pecq vers Saint-Germain.<lb/><lb/>Enfin, sous la cote 1L752, est conservée une lettre d'un dénommé Buisson, revendiquant le titre de notaire royal en la prévôté et ville de Saint-Germain-en-Laye, comme successeur lointain de Louis Guillon [de Fonteny] ; toutefois aucune autre mention relative à ce personnage n'a été trouvée</p>
            </note>
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            <note>
              <p>Paradoxalement, c'est au moment où, abandonnée d'abord par la Cour de France, puis, après 1718 par celle des Stuarts, la ville entre dans une phase de déclin économique, qu'émerge, de création plus tardive que les deux autres, la troisième étude de Saint-Germain. Toutefois, si la ville connaît un déclin indéniable, il reste apparemment suffisamment d'activité pour justifier la présence de trois notaires [Voir BOULET (François), Leçons d'histoire de France Saint-Germain-en-Laye des antiquités nationales à une ville internationale, Les Presses franciliennes, 2006, page 106 et suivantes]. Dans le tableau des notaires déjà cité (1 L 744) de thermidor an IV, le commissaire du pouvoir exécutif près l'administration municipale de Saint-Germain-en-Laye argumente en effet pour le maintien de trois notaires dans la ville, eu égard notamment à « sa population de douze à treize mille habitants, la chutte des communes environnantes qui y sont attirées par son marché et les autres causes de commerc , et de plus le droit qu'ont les notaires d'acter dans l'étendue du Département fournissent à ces trois notaires convenablement d'occupation et de bénéfice ».<lb/><lb/>Les premiers actes conservés sont datés d'octobre 1725, rédigés par Louis Patin Desbruleins dont la provision d'office est datée du 27 septembre de la même année.<lb/><lb/>On peut remarquer qu'au moment de la tourmente révolutionnaire, Denis Odiot de Lardillière tente de faire oublier son nom à particule et se présente tout simplement comme Denis Odiot.<lb/><lb/>Une seule étude était dans la mouvance de l'étude principale, celle de la prévôté de Carrières-sous-le-bois de Laye, dont le dernier titulaire, Nicolas François Cannée de Menerville exerce conjointement en ce lieu et à Saint-Germain, probablement par manque d'activité.</p>
            </note>
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            <note>
              <p>Le premier titulaire de l'office est Jean Delaverchière, « notaire et tabellion du Roi en sa cour et suite » et dont les premiers actes conservés remontent à 1625, époque à laquelle Versailles n'est encore qu'un petit village, dont le modeste château est utilisé par Louis XIII comme rendez-vous de chasse.<lb/><lb/>En réalité Delaverchière n'a jamais instrumenté dans une étude proprement Versaillaise, pas plus que ses successeurs immédiats, Maheut ni Trabot.<lb/><lb/>En effet, ces notaires suivant la Cour sont par définition itinérants et les actes qu'ils rédigent nous indiquent, jour après jour, les lieux de séjour du Roi et de la Cour.<lb/><lb/>C'est ainsi que le premier acte de Jean Delaverchière, en 1625, est passé « en l'étude du notaire à Fontainebleau, le Roi y étant », c'est le cas pour de nombreux actes de cette année 1625 [Un certain nombre d'actes portent d'ailleurs, en marge de la première page, l'indication du lieu où ils ont été rédigés]. En 1627, les actes sont passés à Paris, la Rochelle, Saint-Germain.<lb/><lb/>Un autre sondage, réalisé dans les actes datés de 1659 à 1680, confirme ces mêmes voyages, essentiellement entre Paris, Fontainebleau et Saint-Germain. Quelques haltes sortent toutefois de l'ordinaire : Chambord, le 4 septembre 1669, puis en juillet 1673, à l'occasion de la guerre contre les Provinces-Unies, Maastricht, Vizet, Nancy. En 1674, un acte est établi à Versailles, mais la grande majorité des actes est signée à Saint-Germain, devenue résidence principale du Roi. Du 13 juillet au 13 septembre 1680, c'est à Versailles que le Roi réside ; il s'y installe définitivement en mai 1682. Dès lors on peut dire que Jean-Baptiste Brisset, notaire du roi suivant la Cour, est installé à Versailles où il ne tardera guère à entrer en concurrence avec ses collègues notaires au bailliage.<lb/><lb/>Devant le développement de l'activité notariale à la Cour, un second notaire en la prévôté de l'Hôtel « Dumée (étude Tessier) » s'installe en 1685.<lb/><lb/>Cette étroite dépendance du notaire envers l'entourage royal amène, dès le 15 septembre 1715, Jean Chevallier, alors titulaire de l'office, à quitter la place pour celle de contrôleur des actes à Poitiers, en raison de l'absence du Roi à Versailles. Il n'y reviendra que le 1er juillet 1728, date à laquelle les affaires sont redevenues tellement florissantes qu'une cinquième et dernière étude est ouverte à Versailles.<lb/><lb/>Parmi les faits marquants à retenir de la carrière des notaires de cette étude, il convient de noter l'acquisition, en prairial an V, du château de Plaisir et de ses dépendances par Ricqbour, ancien notaire demeurant alors à Paris [Voir quittance passée devant Chapelle, notaire à Paris, le 30 frimaire an XI].</p>
            </note>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
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            <corpname role="Producteur" id="atom_4751_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
            <persname role="Producteur" id="atom_4752_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck </persname>
            <persname role="Producteur" id="atom_4753_actor">La Marck, Louis-Engelbert (de) </persname>
            <corpname role="Producteur" id="atom_4754_actor">Etude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq </corpname>
            <corpname role="Producteur" id="atom_5022_actor">Etude notariale Michel et Delannoy et études rattachées </corpname>
            <corpname role="Producteur" id="atom_5023_actor">Etude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée </corpname>
            <corpname role="Producteur" id="atom_5024_actor">Etude notariale Gayot à Versailles </corpname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Papiers de famille, titres féodaux</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.3.1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">E</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">E sup</unitid>
              <unitdate normal="1625/1776" encodinganalog="3.1.3">1625-1776</unitdate>
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        14 pièces    </physdesc>
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                <corpname id="atom_4748_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
                <persname id="atom_4749_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck</persname>
                <persname id="atom_4750_actor">La Marck, Louis-Engelbert (de)</persname>
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              <note>
                <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
              </note>
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              <note>
                <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
              </note>
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              <note>
                <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Sous l'intitulé "Papiers de famille", se trouvent rassemblés en série E des documents d'origine privée théoriquement antérieurs à la Révolution et entrés aux Archives départementales soit à l'occasion des séquestres révolutionnaires, soit, plus tard, par le biais d'achats en ventes publiques ou auprès de libraires versaillais ou parisiens, ou par celui de dons ou legs faits par des particuliers.<lb/>(Inventaire des Archives départementales des Yvelines, 2010)</p>
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              <p>http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-194</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pièces concernant l’autorisation donnée par le roi à Jean Delalande, jardinier du petit bois et du futur parterre du Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye, de construire une maison à proximité</unittitle>
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                <unitdate normal="1625/1626" encodinganalog="3.1.3">28 novembre 1625-14 octobre 1626</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Plaise au Roy, en consideration des services rendus durant cinquante cinq années par feu Jehan Delalande, son jardinier à Saint Germain en Laye, et ceulx de Jean Delalande, son fils, aussy pourvu de la charge de jardinier de Votre Majesté en son jardin du chateau neuf dudit Saint Germain, n’ayant aucun logement pour se retirer et rendre le service qu’il est obligé de faire journellement, luy permettre de faire bastir pour sa demeure une petite maison aux environs de sa charge, suivant les allignemens qui luy en seront donnés par le sieur de Fourcy, surintendant des Bâtimens de Votre Majesté, à la charge et condition d’en jouir, ses successeurs et aiant cause, et qu’ils n’en pourront estre depossedés qu’après le remboursement actuel des frais et dépenses qu’il aura faites pour lesdits batiment, et le supliant priera Dieu, pour la santé et prosperité de Votre Majesté.<lb/>Au dessous est ecrit : Le Roy renvoye le present placet aux sieurs de Fourcy, intendant, et de Donon, controlleur general de ses Bâtimens, pour sur le contenu en iceluy donner advis à Sa Majesté, lequel vue sera par Elle pourvut au suppliant ainsy qu’il appartiendra. Fait à Saint Germain en Laye, le vingt huitieme jour de novembre mil six cent vingt cinq. Signé Pottier.<lb/>Ensuitte est pareillement écrit : Veu par nous Henry de Fourcy, seigneur de Chessy, conseiller du Roy en ses conseils d’Etat et privé, superintendant et ordonnateur des Bâtiments de Sa Majesté, le placet cy dessus presenté à Saditte Majesté le vingt huit novembre dernier par Jehan Delalande, son jardinier ayant la charge des allées et pallissades du petit bois de Saint Germain en Laye et retenu pour l’entretenement du parterre qui se doit faire audit lieu le long du batiment neuf, par lequel il suplie Sa Majesté de luy permettre de faire bastir à ses dépends ung logement pour sa retraitte dans l’estendue de saditte charge suivant les alligements qui pour celuy en seront par nous donnez, à la charge d’en jouir, luy, ses hoirs et ayant causes, et qu’il n’en pourra estre despossedé qu’au prealable il n’ait eté remboursé des depences par luy faites audit lieu, au bas duquel placet est le renvoye qu’il plaist à Sa Majesté de nous faire pour sur ce luy donner notre advis, pour à quoy obeir et satisfaire, nous étant fait representer, en la presence du sieur de Donon, aussy conseiller de Sa Majesté et controlleur general desdits batimens, les plants et desseings dudit lieu, lesquels apres avoir bien exactement considerés, notre advis est que, bien que cette proposition soit extraordinaire et non encore usité en semblable chose, neantmoings Sa Majesté peut, soubz son bon plaisir, permettre audit Jehan Delalande de faire ledict bastiment pour son logement, pourveu que ce soit suivant les resolutions prises pour ledit lieu et les allignemens, devis et desseings qui pour ce luy en seront par nous baillés, afin que, quant il plaira à Sa Majesté rembourser audit Delalande les dépenses faittes audit bastiment, et puisse sans le démolir servir tant à luy en laditte qualité de jardinier que aux autres cy apres qui luy succederont en laditte charge. En temoin de quoy nous avons signé la presente le vingtieme jour de decembre mil six cent vingt cinq, signé Fourcy et de Donon, avec paraphe.<lb/>Aujourd’huy vingt unieme de janvier mil six cent vingt six, le Roy estant à Paris, ayant vue l’advis à luy donné par les sieurs de Fourcy, surintendant, et de Donon, controlleur general de ses Bâtimens, suivant le renvoy à eux fait par Sa Majesté du placet à Elle presenté des le vingt huitieme jour de novembre dernier par Jehan Delalande, son jardinier ayant la charge des allées et pallissades du petit bois de Saint Germain en Laye et retenu pour l’entretenement du parterre qui se doit faire audit lieu, le long du bastiment neuf, à ce qu’il pleust à Sa Majesté luy permettre de faire bastir à ses depens ung logement pour sa retraite dans l’estendue de saditte charge, suivant les allignements qui pour celuy en seront donnés par lesdits sieurs de Fourcy et de Donon, à la charge d’en jouir, luy, ses hoirs et ayans cause, et qu’il n’en poura estre deposedé qu’au prealable il n’ayt eté remboursés des depenses par luy faittes audit lieu, et desirant en cette occasion gratiffier et favorablement traiter ledit Delalande et luy donner moyen de s’acquiter plus soigneusement de la charge qu’il a de sesdits jardins, pallissades et parterre, Sa Majesté, suivant et conformement audit advis mis au bas dudit placet cy attaché, luy a permis et permet de faire ledit bastiment pour son logement, pourvu touttesfois qu’elle soit suivant les resolutions prises pour ledit lieu et les allignements, devis et desseings qui pour celuy en seront donnés par lesdits sieurs de Fourcy et de Donon, surintendant et controlleur susdits, afin que, quand il plaira à Saditte Majesté rembourser audit Delalande les depenses par luy faittes audit bastiment, il puisse dans le demolir servir tant à luy en laditte qualité de jardinier que aux autres cy apres qui lui succederont en laditte charge ainsy qu’il est porté par ledit advis. Mandons à cette fin ausdit sieur de Fourcy et de Donon, surintendant et controlleur susdit de ses dits Batiments et tous autres ses officiers qu’il appartiendra, de tenir la main à ce que sa volonté portée par le present brevet soit exactement suivie et executée, l’ayant pour ce voulu signer de sa main et fait contresigner par moy, conseiller en son conseil d’Estat et secretaire de ses commandemens et finances. Signé Louis, et plus bas Pottier.<lb/>Nous Henry de Fourcy, seigneur de Chessy, conseiller du Roy en ses conseils d’Etat, privé, surintendant et ordonateur des Bastimens de Sa Majesté, appres nous estre apparu du brevet de Saditte Majesté en datte du vingt ung janvier de la presente année, signé Louis et plus bas Pottier, par lequel, sur l’advis que nous aurions donné à Sa Majesté au bas d’un placet à nous renvoyé attaché audit brevet, il luy auroit plus permettre à Jehan Delalande, son jardinier ayant la charge des allées et pallissade du petit bois de Saint Germain en Laye, de faire bastir à ses dépens un logement pour sa retraite dans l’etendue de saditte charge suivant les allignemens, devis et desseingt qui pour ce luy en seroient par nous donnés, estant transportés sur les lieux en la presence du controlleur general des Bastiments de Sa Majesté, avons arresté le present plan pour estre cuivy par ledit Jehan Dalalande et alligné, adscavoir, la devanture marqué A, et qui sera le devant du logis du costé de la court qui y sera jointe, en la forme qui est icy designée apres le pied droit de l’encoigneure du bout de la gallerie du logement de la Royne mere, qui est la plus proche de la porte qui des terrasses conduit dans ledit petit bois, et le pignon, marqué B, après le dedans du mur de closture du costé des terrasses qui fait retour et descend au bas vers le village du Pecq, et le tout retourné à l’esquerre suivant les mesures contenues audit plan, pour en iceluy faire ledit Delalande, si bon luy semble, des caves en toute son étendue, et au dessus d’icelle deux chambres basses separées de l’escallier, dont la plus grande aura dix neuf pieds carré et l’autre douze pieds, sur lesditte largeur desquels le niveau sera ung pied plus hault que le seuil de laditte porte qui desdittes terrasses conduit dans ledit petit bois, afin de pouvoir donner des soupiraux aux caves qui y seront faittes, et auront icelles chambres dix pieds de hauteur sous sollives, au dessus desquelles seront faittes des chambres en galletas seulement, et les appuits des lucarnes d’icelles assubjetis et de niveau après les entablement dudit logis, le tout couvert en thuille et basti de bon moelon, chaux et sable, avec encoigneure, jambes soubs pouttres, pieds droits et coussoirs des portes et fenestres de bons quartiers de pierre de taille. Fait et arresté par nous en la presence dudit controlleur le vingt deuxieme jour de may mil six cent vingt six. Signé Fourcy et de Donon, avec paraphe.<lb/>Extrait des registres du conseil d’Etat<lb/>Sur ce qui a esté remontré au Roy en son conseil par Jehan Delalande, jardinier de Sa Majesté au chateau neuf de Saint Germain en Laye, que Saditte Majesté luy auroit accordé, fait donc de tous les arbriceaux qui se trouveroient dedans et dehors l’alignement de l’advenue qui ce doit faire audit chateau et qu’il conviendra abbattre pour cette effet suivant le desseing des sieurs de Fourcy et Donon, surintendant et controlleur general des Batiments de Sa Majesté, et outre qu’Elle luy auroit permis de faire bastir pour sa demeure une maison dans l’estendue de saditte charge de jardinier suivant les allignements qui luy en seroit baillé par lesdits sieurs de Fourcy et Donon, à la construction duquel bastiment et jouissance desdits arbres, il auroit esté troublé par le procureur de Saditte Majesté audit lieu de Saint Germain, qui l’auroit fait condampner en douze livres parisis d’amande, requerant qu’il plaira à Sa Majesté le decharger de laditte amande et faire deffenses à sondit procureur et autres officiers dudit lieu de le troubler et empecher, tant à la construction de laditte maison qu’à la jouissance desdits abriceaux qui sont dans les clos de Saditte Majesté. Veu laditte requeste, le brevet de Saditte Majesté du vingt ungieme janvier dernier portant permission audit Delalande de faire faire ledit bastiment pour son logement veu qu’il soit fait suivant les allignement, devis et desseings qui luy seront donnés par lesdits sieurs de Fourcy et Donon, autre brevet de Saditte Majesté du vingt sixieme febvrier ensuivant, du don fait audict Delalande desdits arbriceaux qui se trouveront dedans et dehors l’allignement de laditte advenue qui se doibt faire audit chasteau de Saint Germain, le plan et devis dudit bastiment faict par lesdits sieurs de Fourcy et Donon le vingt deuxiesme may dernier, le Roy en son conseil, faisant droict sur laditte requeste, a ordonné et ordonne que ledit Delalande jouira du contenu esdits brevets de Saditte Majesté des vingt ungieme janvier et vingt sixiesme de febvrier l’année presente mil six cent vingt six, a faict inhibition et deffences aux officiers dudit lieu de Sainct Germain et tous autres de le troubler en la construction dudit bastiment et jouissance du don à luy faict par Saditte Majesté des dits arbriceaux mentionnés esdits brevets et la deschargé de laditte amande de douze livres parisis à laquelle il a eté condampné par lesdits officiers. Faict au conseil d’Estat du Roy tenu à Saint Germain en Laye le quatorziesme jour d’octobre mil six cent vingt six. Au dessous est ecrit : collationné, signé de Lecelles avec paraphe. »<lb/><lb/>Est jointe une copie de lettres patentes en date du 14 mars 1647 confirmant la possession de la maison à « Jean Delalande, notre jardinier ayant la charge des allées et des pallissades du petit bois et du parterre qui est le long du bastiment neuf de notre chateau de Saint Germain en Laye ».</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Etat des meubles au château du Val à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val. Cet état des meubles fut dressé à cette occasion.</p>
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                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                <p>« Pour madame la comtesse de La Marque<lb/>Etat des effets qui sont au Val appartenants à madame la duchesse de Brancas, dame d’honneur de madame la Dauphine<lb/>Dans la chambre du château<lb/>Deux grands carrés de toellette, deux boettes rondes, deux autres plus petites, deux boettes carrées longues, le tout de bois de la Chine, trois flacons de cristal blanc avec leurs bouchons bordés dorés<lb/>Un pot à pommade de porcelaine couvert<lb/>Une petite table de bois de noyer garni de son tiroir ou écritoire<lb/>Dans l’antichambre du château<lb/>Douze chaises de bois blanc foncées de paille<lb/>Une petite armoire en forme de demy sintre de bois de chêne<lb/>Dans la chambre en bas sur la cour<lb/>Le lot en niche de damas jeaune et blanc, les rideaux du lit, des fenêtres, un fauteuil et deux chaises de même damas<lb/>Le lit composé de la couchette à deux dossiers garnie d’un sommier de crin, de deux matelats, d’un lit de plumes, de deux traversins, d’une couverture de laine blanche de la courtepointe de même étoffe que le lit et la tapisserie de la chambre<lb/>Un petit miroir de toillette sur la cheminée<lb/>Un feu composé de deux chenêts, pelle, pincette, un soufflet et un ballay<lb/>Une chaise percée, une table de nuit de bois de noyer garnies de leurs pots<lb/>Une petite table de bois de noyer garnie de son tiroir en écritoire<lb/>Dans la garde robbe<lb/>Une couchette garnie d’une paillasse de deux matelats, d’un traversin, d’une couverture de laine blanche et d’une courtepointe de siamoise de la porte jeaune et blanche pareille au lit et à la tapisserie des garde robbes et antichambres<lb/>Dans la chambre en bas sur le jardin<lb/>Le lit en niche de damas bleu et blanc, les rideaux du lit, de fenêtre de même<lb/>Le lit composé de la couchette à deux dossiers garnie d’un sommier de crin, de deux matelats, d’un lit de plumes, de deux traversins, d’une couverture de laine blanche et de la courtepointe de même étoffe que le lit et la tapisserie de la chambre<lb/>Il n’y a point de fauteuil ny de chaise<lb/>Un petit miroir de toillette sur la cheminée<lb/>Une chaise percée, une table de nuit, un bidet de bois de noyer garnis chacun de leurs pots<lb/>Un feu composé de deux chenets, pelle, pincette et un soufflet<lb/>Une table de bois de noyer garnie de son tiroir en écritoire<lb/>Dans la garde robbe<lb/>Une couchette garnie d’une paillasse, de deux matelats, d’un traversin, d’une couverture de laine blanche et d’une courtepointe de siamoise pareille au lit<lb/>Dans la chambre en haut sur la cour<lb/>Le lit en niche de damas jeaune, les rideaux du lit, de fenêtre, un fauteuil et deux chaises de même damas<lb/>Le lit composé de la couchette à deux dossiers garnie d’un sommier de crin, de deux matelats, d’un lit de plumes, de deux traversins, d’une couverture de laine blanche et de la courtepointe pareille au lit<lb/>Une chaise percée et une table de nuit de bois de noyer garnies de leurs pots<lb/>Un feu composé de deux chenets, pelle, pincette, soufflet et ballay<lb/>Une table de bois de noyer garnie de son tiroir en écritoire<lb/>Dans la garde robbe<lb/>Une couchette garnie d’une paillasse, de deux matelats, d’une couverture de laine blanche et d’une courtepointe pareille à la tapisserie<lb/>Il n’y a point de traversin<lb/>Dans la chambre sur le jardin<lb/>Le lit en niche de damas vert et blanc, les rideaux du lit de fenêtre, un fauteuil et deux chaises de même damas<lb/>Le lit composé de la couchette à deux dossiers garnie d’un sommier de crin, de deux matelats, d’un lit de plumes, de deux traversins, d’une couverture de laine blanche et de la courtepointe pareille au lit<lb/>Une table de nuit de bois de noyer garnie de son pot de chambre<lb/>Un petit miroir de toellette sur la cheminée<lb/>Un feu composé de deux chenets, pelle et pincette, soufflet et ballay<lb/>Une table de toellette de bois de noyer garnie de ses tiroirs, miroir, flacons, pots à pommade, boettes à poudre et brosse<lb/>Dans la garde robbe sur le jardin<lb/>Une couchette garnie d’une paillasse, de deux matelats, d’un lit de plumes, d’un traversin, d’une couverture de laine blanche et d’une courtepointe pareille à la tapisserie<lb/>Un bidet en forme de tabouret couvert en cuivre rouge<lb/>Toutes les garde robbes et antichambres du pavillon ainsy que la petite garde robbe du château sont tapissées de siamoises de la porte jeaune et blanc<lb/>Dans l’entresolle du château à gauche<lb/>Une armoire neuve de bois de chêne garnie de quatre planches<lb/>Un lit composé d’une couchette garnie de sa paillasse, de deux matelats, d’un traversin et d’une courtepointe de siamoise de la porte jeaune et blanc<lb/>Une chaise percée garnie de son pot<lb/>Une table de bois de noyer garnie de son tiroir en écritoire<lb/>Un panier à chauffer du linge<lb/>Dans l’entresolle à droitte<lb/>Une grande et vieille armoire de bois de chêne garnie de trois planches<lb/>Un lit composé d’une couchette garnie d’une paillasse, de deux matelats et d’une courtepointe de siamoise pareille au lit<lb/>Un autre lit composé d’une couchette garnie de trois matelats, d’un lit de plumes et d’une courtepointe pareille au lit<lb/>Une table de nuit de bois de noyer garnie de son pot<lb/>Une table de toillette<lb/>Dans la cuisine<lb/>Un tournebroche avec sa chaisne de fer, sa corde et son poids de pierre<lb/>Deux broches de fer, une pelle et une pincette, tenaille de fer<lb/>Une chaudière de fonte<lb/>Un panier carré d’osier blanc<lb/>Une crémaillère de fer »</p>
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                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                <p>« Etat et prisée des meubles appartenants à madame la comtesse de La Marck fait au Val de Saint Germain par les sieurs Capin et Moncouteaux<lb/>Antichambre<lb/>Un poêle de fayance avec ses tuyaux, 30 l.<lb/>Une grande échelle double, 12 l.<lb/>Salon de compagnie<lb/>Deux sophas à carreaux de plumes et couverts de toile d’orange, 192 l.<lb/>Deux veilleuses idem, 192 l.<lb/>Dix chaises à carreaux de plumes couverts idem, 150 l.<lb/>Trois gros oreillers de duvet couverts de mouchoirs à bordures, 60 l.<lb/>Deux cabriolets couverts en tapisserie, 40 l.<lb/>Un bout de pied de chaise longue couvert d’indienne, 8 l.<lb/>Trois rideaux en six parties de toile de coton blanche encadrée, 144 l.<lb/>Deux consoles peintes en petit jaune avec leurs tables de marbre, 36 l.<lb/>Deux paires de bras à six branches, dorés d’or moulu, 350 l.<lb/>Un feu doré d’or moulu avec pelle, pincette et tenailles, 72 l.<lb/>Un poêle et le marbre cassés, 48 l.<lb/>Cabinet à côté du salon<lb/>Deux encoignures garnis de leurs carreaux de plumes et couverts d’une toile d’orange, 100 l.<lb/>Un tête à tête couvert idem, quatre fauteuils à cabriolet et carreaux couverts idem, 120 l.<lb/>Une banquette couverte idem à carreaux, 30 l.<lb/>Un rideau en deux parties de toile de coton blanche et encadrée de toile d’orange, 48 l.<lb/>Une paire de bras à fleurs, 8 l.<lb/>Un feu doré d’or moulu, 45 l.<lb/>Deux encoignures de marqueterie garnies de leurs gradins, 96 l.<lb/>Ledit cabinet tendu en papier de la Chine garni de ses moulures, 108 l.<lb/>Cabinet de bibliothèque<lb/>Un petit canapé à carreaux couvert de toile d’orange, quatre fauteuils à carreaux couverts idem, 144 l.<lb/>Deux rideaux de toile de coton encadrés de toile d’orange, en quatre parties avec tringles et cordons, 96 l.<lb/>Un poêle de fayance à dessus de marbre garni d’un thuyau en dehors, 48 l.<lb/>Chambre de maître au premier n° 4<lb/>Une commode à dessus de marbre, 45 l.<lb/>Un feu de fer, pelle et pincette, 9 l.<lb/>Une toilette de bois de noyer non garnie en dedans, 18 l.<lb/>Une table à écrire couverte de maroquin noir, 6 l.<lb/>Un écran de papier de la Chine et deux grands fauteuils de damas, 24 l.<lb/>Un autre fauteuil à joues couvert de damas, 18 l.<lb/>Quatre chaises d’étoffe fond blanc à carreaux, 48 l.<lb/>Deux petits tabourets couverts de brocatelle, 6 l.<lb/>Un lit de damas à baldaquin, couchette à deux chevets, une housse de serge, courtepointe et soubassement, le tout en damas ; le coucher composé d’un sommier, deux matelats couverts de futaine, d’un lit de plumes avec son traversin, coutis de Bruxelles, d’un faux traversin rempli de crin et de deux couvertures ; quarante huit pieds de tapisserie de vieux damas à tulipe garnie de toutes ses baguettes ; un rideau en deux parties de vieux taffetas cramoisy et sa tringle, 600 l.<lb/>Une tablette fermant à cilindre, 3 l.<lb/>Un soufflet à vent, 2 l.<lb/>Deux petits flambeaux argentés, 5 l.<lb/>Un fauteuil de paille, 2 l. 10 s.<lb/>Un pot à eau, une cuvette et son verre, 1 l.<lb/>Garde robe de proprété<lb/>Une table de nuit de bois de noyer, 2 l. 10 s.<lb/>Un bidet, 3 l.<lb/>Une chaise percée et son sceau de fayance et son rondin, 4 l.<lb/>Une cruche de grais, deux pots de chambre, un petit flambeau de cuir jaune, un pot à l’eau et sa jatte, un récheaux de tôle et une bouillote, 6 l.<lb/>Une bassinoire, 6 l.<lb/>Une table à patin, 5 l.<lb/>Un grand miroir de toilette, 6 l.<lb/>Un fauteuil de paille et son carreau, 4 l.<lb/>Six pommes de portemanteau, 10 s.<lb/>Un lit de domestique composé de sa couchette, paillasse, de vieux matelats, traversin, une vieille couverture, un baldaquin de siamoise de Rouen bleu et blanc, vingt quatre pieds de tour de tapisserie de siamoise, y compris les petits rideaux, 130 l.<lb/>Chambre de domestique n° 5<lb/>Idem comme la précédente, évaluée à 130 l.<lb/>Une table à écrire de bois de noyer, 4 l.<lb/>Un pot à l’eau, deux pots de chambre, un flambeau de cuivre jaune, un réchaux et sa bouillote, quatre pommes de portemanteau, une chaise de paille, 6 l.<lb/>Une table de nuit de bois de noyer, 2 l. 10 s.<lb/>Un bidet, 3 l.<lb/>Une chaise percée, son sceau et son rondin et une petite cruche de grais, 5 l.<lb/>Chambre de maître n° 5<lb/>Un petit canapé de 4 pieds en vieux damas vert, 36 l.<lb/>Deux chaises à châssis, 12 l.<lb/>Un petit fauteuil de paille à carreaux, 6 l.<lb/>Un fauteuil de paille, 2 l. 10 s.<lb/>Deux tabourets, 6 l.<lb/>Une toilette de bois de noyer ancienne, 18 l.<lb/>Une table à écrire couverte de maroquin, 6 l.<lb/>Une petite bibliothèque à deux tablettes, 4 l.<lb/>Un feu de fer, pelle et pincette, 12 l.<lb/>Deux petits flambeaux argentés, 5 l.<lb/>Un pot à l’eau et sa cuvette, 1 l.<lb/>Un lit de 4 pieds à baldaquin de vieux damas vert avec sa housse de camelot, courtepointe et soubassement de damas, deux couvertures, un sommier de crin, deux matelats couverts de futaine, un lit de plumes et deux traversins ; trente pieds de tapisserie au pourtour de laditte chambre de vieux damas vert garnye de ses baguettes ; un rideau de vieux taffetas vert en deux parties, 540 l.<lb/>Un soufflet, 2 l.<lb/>Un feu à pommes de cuivre garni de pelle, pincette et tenailles, 18 l.<lb/>Un soufflet, 1 l. 10 s.<lb/>Un pot à l’eau et sa cuvette, 1 l.<lb/>Deux flambeaux argentés, 5 l.<lb/>Une paire de bras à une bobèche à fleurs, 4 l.<lb/>Une commode à dessus de marbre, 60 l.<lb/>Un écran de taffetas vert, 6 l.<lb/>Une petite table à écran, 5 l.<lb/>Un secrétaire à armoire à dessus de marbre, 48 l.<lb/>Un fauteuil de paille, 2 l. 10 s.<lb/>Un grand canapé à matelats et couvert de vieille moere garni de ses deux rondins ; quatre vieilles chaises de même ; un vieux fauteuil à dossier quarré, 100 l.<lb/>Un lit de quatre pieds et demi à niche garni de son châssis et pentes, tapisserie au pourtour, et deux rideaux d’alcôve, courtepointe et soubassement, le tout en vieille moere rayée ; le coucher composé d’un sommier, de deux matelats couverts de futaine, d’un lit de plume et traversin, un autre traversin en crin, deux couvertures ; trente deux pieds de tapisserie au pourtour de laditte chambre garnie de ses baguettes dorées ; deux rideaux de croisée de taffetas flambé avec tringles et cordons à poulies, 550 l.<lb/>Garde robe de proprété<lb/>Une table de nuit de bois de noyer, 2 l. 10 s.<lb/>Un bit, 3 l.<lb/>Une chaise percée avec son sceau, 5 l.<lb/>Trois pots de chambre et une cruche, 1 l.<lb/>Un petit réchaux et sa bouillotte, 3 l.<lb/>Un miroir de toilette, 6 l.<lb/>Un flambeau de cuivre jaune, 1 l.<lb/>Chambre de domestique ou garde robe<lb/>Une bassinoire, 6 l.<lb/>Un petit rideau à la porte vitrée, 1 l.<lb/>Une vieille chaise garnie, 5 l.<lb/>Quatre pommes de portemanteau, 10 s.<lb/>Un lit à tombeau de siamoise garni d’une paillasse, de deux matelats, d’un traversin et d’une couverture ; laditte chambre tendue en vieille tapisserie de brocatelle, deux vieux rideaux de damas, 92 l.<lb/>Chambre des bains<lb/>Un petit poêle de fayance, 15 l.<lb/>Une baignoire de cuivre avec ses deux réservoirs, son cilindre et deux robinets et autres accessoires, 300 l.<lb/>Dans une chambre donnant à la basse cour<lb/>Un feu de fer avec pelle et pincette, 10 l.<lb/>Un pot à l’eau et sa cuvette, deux petits flambeaux argentés, 16 l.<lb/>Une chaise percée en canne et un bidet, 18 l.<lb/>Deux chaises et un fauteuil couverts d’indienne, 30 l.<lb/>Une table de nuit de bois de noyer, 2 l. 10 s.<lb/>Un lit de bains, la couchette à la turque, le tout de toile de coton, encadrée de perse ; le coucher composé d’un faux fonds garny de crin, deux matelats couverts de futaine, un lit de bazin et duvet, un traversin idem, un second traversin remply de paille, deux couvertures de ratinne, deux rideaux de toile de coton et encadrés de perse, 350 l.<lb/>Quatre rideaux de siamoise de Rouen d’un leg chaque avec la tapisserie de siamoise, 36 l.<lb/>Un soufflet et une vieille table de sapin, 3 l.<lb/>[Total :] 5630 l.<lb/>Plus deux grands fauteuil du salon de compagnie, couverts de toile d’orange, estimés la somme de 40 l.<lb/>[Total :] 5670 l.<lb/>Je certifie avoir arêtté les articles si dessus<lb/>Capin, Moncouteaux »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Certificat de don de la jouissance à vie du château du Val à Saint-Germain-en-Laye au comte et à la comtesse de La Marck</unittitle>
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                  <persname id="atom_1444_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck</persname>
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                <note>
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous, marquis de Marigny, conseiller du Roy en ses conseils, commandeur des ordres de Sa Majesté, directeur et ordonnateur général de ses Bastiments, jardins, arts, académies et manufactures royales,<lb/>Certifions que, le Roy ayant agréé la démission qu’a faite madame la duchesse de Brancas du pavillon du Val dans la forest de Saint Germain, Sa Majesté en a accordé la jouissance à monsieur le comte et à madame la comtesse de La Marck pendant leur vie seulement et en survivance l’un de l’autre, aux charges et aux conditions suivantes :<lb/>1° d’entretenir led. pavillon de toutes réparations quelconques pendant la durée de leur jouissance ainsy que les bastiments en dépendants, en sorte qu’ils soyent en bon état quand ils rentreront en la disposition de Sa Majesté ;<lb/>2° que les concierge et jardinier actuels et ceux qui pourroient les remplacer continueront d’être sous l’authorité des Bastiments du Roy et jouiront des logements et autres avantages dont ils se trouveront être en possession au jour du brevet accordé à monsieur le comte et à madame la comtesse de La Marck ;<lb/>3° que les changements et réparations agréés par Sa Majesté et qu’Elle leur permet de faire à leurs frais ne le pouront être que sous les yeux et en présence du contrôleur des Bâtiments de Sa Majesté à Saint Germain, afin de veiller à ce que les ouvrages soyent faits dans l’ordre d’une bonne construction et ne rien déranger à l’ordonnance première des bâtiments ;<lb/>4° de ne pouvoir faire à l’avenir des réparations et autres changements que ceux approuvés par le Roy et marqués en rouge sur le plan déposé à la direction générale desd. Bastiments ;<lb/>5° de ne pouvoir employer les marches de pierre des escaliers du jardin qu’à la réparation des perrons du pavillon, en substituant des rampes de gazons aux marches de pierre, et sans rien changer aux massifs de maçonnerie des murs de terrasse et eschiffre des escaliers <lb/>Et comme l’allée d’ormes qui est dans le jardin est sur son retour, Sa Majesté permet à monsieur le comte et à madame la comtesse de La Marck de la faire exploiter et de substituer des tilleuls ou arbres d’autre espèce à la place des ormes.<lb/>En foy de quoy, nous avons délivré le présent certificat à monsieur le comte et à madame la comtesse de La Marck pour leur servir et valoir en tems et lieu à ce que de raison, lequel nous avons signé de notre main, fait contresigner par le secrétaire ordinaire des Bastiments de Sa Majesté, et y aposer le cachet de nos armes.<lb/>Fait à Marly, le sept juin mil sept cent soixante et un<lb/>Le marquis de Marigny »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_1443_actor">La Marck, Louis-Engelbert (de) </persname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du château du Val à Saint-Germain-en-Laye joint au certificat de don de la jouissance à vie au comte et à la comtesse de La Marck</unittitle>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_18276_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                <note>
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Louis Engilbert, comte de La Marck, du Saint Empire et de Schleiden, baron de Lumey et de Soraing, seigneur de Kerpon, Castelbourg, Saffembourg et autres lieux, hautvoué héréditaire du marquisat de Franchimont, grand d’Espagne de la première classe, lieutenant général des armées du Roy, gouverneur de la ville et citadelle de Cambray et du Cambrésis, colonel d’un régiment d’infanterie allemande de notre nom, d’une part, et Philippe Jérosme Sendrié de Morcourt, architecte, d’autre part, sommes convenus de ce qui suis, savoir que moy Sendrié reconnoit avoir entrepris de faire faire la reconstruction et élévation d’un attique au château royal du Val, conformément au plan et devis que je remettray, signé de moy à mond. seigneur le comte de La Marck avec celuy des écuries, remises, greniers et logemens des domestiques que je signeray également et que je dois y faire construire le plus promptement qu’il me sera possible, ainsi qu’une cave. Pour raison desd. bâtimens, moy comte de La Marck, m’oblige de payer aud. sieur Sendrié une somme de dix mille livres en espèce dans le courant de l’élévation desdits bâtimens, et le surplus à raison de quatre mille huit cens livres par chaque année à compter du premier janvier prochain jusqu’au parfait payement, savoir douze cent livres de trois en trois mois ou de mois en mois à raison de quatre cent livres comme il conviendra aud. sieur Sendrié, et attandu que, suivant les devis et estimation que led. sieur Sendrié a faites desd. bâtimens, il compte qu’ils n’excéderont pas la somme de trente six mille livres, dans le cas contraire led. seigneur comte de La Marck continuera à en payer le surplus aux conditions cy dessus ennoncés à raison de quatre mille huit cent livres par an.<lb/>Fait et arrêté double entre nous à Paris le vingt novembre mil sept cent soixante un<lb/>Le comte de La Marck<lb/>Philippe Jérose Sandrié de Morlour<lb/>Le 27 août 1764, mis au bas du marché du sieur Sendrié ma soumission pour luy payer, à compter du 1er janvier 1765, la somme de 6000 l. par an jusqu’au parfait payement au lieu de 4800 l. »</p>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                <note>
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous soussignés Charles Lory, maitre orloger demeurant à Paris, parroisse de Saint Gervais, d’une part, et Fiacre Gaudron, entrepreneur des Bâtiments du Roy à Saint Germain en Laye, y demeurant, d’autre part, sommes convenus de ce qui suit :<lb/>C’est à scavoir que moy, Claude Lory, m’oblige envers led. sieur Fiacre Gaudron, de lui faire et fournir un horloge pour le château du Val, forest de Saint Germain, de deux pieds de long sur dix huit pouces de largeur, garny de touttes ses roues et dépendances dudit horloge, sonnant l’heures et les demies heures, de founir l’éguille pour le cadran avec sa roue et ses conduittes ainsy que les rouleaux et boulons, cordes et poulies pour la conduite des poids, le tout posé en place, comme aussy l’armature du marteau du timbre de la cloche pour faire sonner l’heure et demie heure (non compris au présent marché la fourniture du timbre sonnant qui sera fourny par led. sieur Gaudron), pour le prix et somme de quatre cents livres, le tout fourny, voituré et pozé en place entre cy [et] la fin de février de l’année prochaine 1763.<lb/>Et moyd. Fiacre Gaudron m’oblige de payer audit sieur Lory lad. somme de quatre cens livres, savoir la moitié en pozant laditte horloge, et l’autre moitié deux mois après que la susd. horloge sera pozé.<lb/>Et moy, Lory, m’oblige de garantir laditte horloge pendant quatre années consécutives et d’y faire les réparations nécessaires, s’il s’en trouvent à faire. C’est de quoy nous sommes convenus et demeurez d’accord.<lb/>Fait double entre nous sous nos signatures privées audit Saint Germain, ce trente septembre mil sept cent soixante deux.<lb/>Fiacre Gaudron<lb/>C. Lory<lb/>Monseigneur le contte de La Marck aura la bontté de payer au fils de monsieur Lory la somme qu’il a marqué au mémoire que j’ay donné à monsieur le contte de La Marck au châtau du Vall en retiran le présan marché, quittance dudis sieur Lory fils<lb/>Ce 4e septembre 1763<lb/>Fiace Gaudron<lb/>J’ay soussigné reconois avoir receu la somme de monseneur le contte de La Marck quat cens quarante cens livre pour parft peument de l’orloge du chataux du Val, que j’ay fait et posez.<lb/>Fait à Paris ce huit septembre 1763<lb/>Lory le fils »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous, Joseph Marie Terray, ministre d’Etat, contrôlleur général des Finances, directeur et ordonnateur général des Bâtimens, jardins, arts, académies et manufactures royales<lb/>Certifions que le Roi qui, par son brevet du 7 juin 1761, avoit accordé à monsieur le comte et à madame la comtesse de La Marck la jouissance, leur vie durant et en survivance l’un de l’autre, du château du Val au bout de la terrasse de Saint Germain en Laye, a bien voulu donner aujourd’hui à madame la comtesse de La Marck une nouvelle preuve de sa bienveillance en jugeant à propos d’y joindre la jouissance du jardin dudit château, tel qu’il se poursuit et comporte, conformément au plan déposé au bureau de la direction générale des bâtimens du Roi, pour par mad. dame comtesse de La Marck en jouir aux mêmes conditions que celles portées par lad. brevet du 7 juin 1761, et en outre à la charge d’en entretenir les murs en bon état et de toutes les autres réparations usufruitières quelconques. En foi de quoi nous avons expédié à mad. dame comtesse de La Marck le présent certificat, pour lui servir à ce que de raison, lequel nous avons signé de notre main, fait contresigner par le secrétaire ordinaire des Bâtimens de Sa Majesté et sceller du cachet de nos armes.<lb/>Fait à Versailles le vingt de février mil sept cent soixante et quatorze.<lb/>Terray »</p>
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                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_18284_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Certificat de don de la jouissance à vie du jardin des terrasses du Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye à la comtesse de La Marck</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">E sup 598</unitid>
                <unitdate normal="1776/1776" encodinganalog="3.1.3">8 avril 1776</unitdate>
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                  <persname id="atom_1448_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck</persname>
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                <note>
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous Charles Claude de Flahault de la Billardrie d’Angiviller, conseiller du Roi en ses conseils, mestre de camp de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, commandeur de l’ordre de Saint Lazare, de l’Académie royale des Sciences, intendant du jardin du Roi, directeur et ordonnateur général des Bâtimens de Sa Majesté, jardins, arts, académies et manufactures royales,<lb/>Certifions que le Roi, désirant donner à madame la comtesse de La Marck une nouvelle preuve de sa bienveillance, Sa Majesté lui a accordé la jouissance des trois terrasses de son château neuf de Saint Germain en Laye, vacante par la démission qu’en ont donné monsieur le prince et madame la princesse de Beauvau, auxquels pareille jouissance avoit été concédée par brevet du 28 juin 1773, pour par mad. dame comtesse de La Marck jouir desd. trois terrasses sa vie durant, telles qu’elles se poursuivent et comportent et ainsi qu’il est figuré et teint en jaune sur le plan déposé au bureau de la direction générale des bâtiments du Roi, à conditions toutefois d’en jouir par elle-même et de ne pas les céder à personne, sous quelque prétexte que ce soit. En foi de quoi nous avons fait expédier le présent certificat que nous avons signé, fait contresigner par le secrétaire ordinaire des Bâtiments du Roi et sceller du cachet de nos armes. Fait à Versailles le huit avril mil sept cent soixante et seize.<lb/>D’Angiviller »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_1448_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck </persname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du jardin du jardin des terrasses du Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye joint au certificat de don de la jouissance à vie à la comtesse de La Marck</unittitle>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_18291_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du jardin du jardin des terrasses du Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye joint au certificat de don de la jouissance à vie à la comtesse de La Marck</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">E sup 598</unitid>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_18301_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’échange du château du Val et du Boulingrin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1776/1776" encodinganalog="3.1.3">vers le 20 avril 1776</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck avaient reçu le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_1449_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck</persname>
                </origination>
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                <note>
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Lorsque madame de Beauvau et madame de La Marck furent convenus entre elle de l’échange du Val contre le Boulingrin, cette dernière demanda à monsieur de Beauvau de lui laisser les semailles qu’elle avait fait pour cette année dans le jardin du Val comme bled, avoine, orge, vesse et pois gris. Madame de Beauvau lui répondit que cela allait de droit mais que comme elle abandonnoit le jardin du boulingrin à son jardinier, s’il avait semée des grains pareils aux siens, cela ferait de l’embarras. La comtesse de La Marck répondit qu’elle les payerait aux jardinier, en conséquance elle dit à cet homme de faire estimer ce qu’il avait semé et qu’elle lui en tiendrait compte. Il n’avait au monde qu’un peu de seige et d’orge. Il trouva aparament que l’estimation ne serait pas assés considérable, il prit un arbitre tel qu’il le voulut et fit priser jusqu’à un brin de cerfeuille, ce qui fit monter son mémoire à 800 l. Pendant ce tems là, on fit une estimation comme on put de ce qu’il y avait de légumes au Val et on envoya ces deux états à la comtesse de La Marck, qui fut fort étonnée de se trouver la créancière d’un jardinier qui n’avait jamais travailler pour elle. Elle n’avait pu compter dans le troc qu’elle avait fait avec madame de Beauvau qu’elle se trouverait dans le cas de payer les légumes d’un jardin fort inférieur à celui du Val, et cette clause n’était point entrer dans son marcher. Elle refusa donc de payer la somme qu’on lui demandait. Elle se borne à ses propositions cy : premièrement, d’abandonner en totallitée la récolte de ce qu’elle a semée en bled, avoine, orge, vesse et pois gris avec la condition que monsieur et madame de Beauvau lui payerons les frais de ses semences, ou bien qu’on lui abandonne le jardin du Val jusqu’à la fin de la récolte, et alors elle payera au jardinier ce qu’il lui demende, ou enfin que ce jardinier garde le boulingrin cette année et qu’elle gardera le Val jusqu’à la fin d’octobre. Ce qui résulte de tout cecy, c’est que le jardinier de madame de Beauvau étant à ses gages, ce n’est pas à madame de La Marck à le payer, que madame de Beauvau lui donne son salaire en choux, en raves ou en laitue cela ne regarde point madame de La Marck, et elle ne lui doit rien. Tout ce que celle cy désire, c’est que ce desmeslée se termine promtement et à la satisfaction de tout le monde. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_1449_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck </persname>
                <geogname>Boulingrin</geogname>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord concernant l’échange du château du Val et du Boulingrin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">E sup 598</unitid>
                <unitdate normal="1776/1776" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1776</unitdate>
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                  <persname id="atom_1450_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck</persname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-67db68aa0003a371f98852154726fb23" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le comte et la comtesse de La Marck reçurent le 7 juin 1761 la jouissance du château du Val.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant maître Baron et Edme Louis Brouard, conseillers du Roy, notaires au Châtelet de Paris soussignés, furent présents<lb/>Très haut et très puissant seigneur monseigneur Charles Just de Beauvau, prince du Saint Empire romain, grand d’Espagne de la première classe, lieutenant général des armées du Roy, chevalier de ses ordres, capitaine des gardes de Sa Majesté, gouverneur des ville et château et grand bailly de Lunéville et de Bar le Duc, marquis de Craon ci devant Harouet, baron de Turquestain, Saint Georges, Lorquin et Harbourg, seigneur de Barlemoine et de la Neuville aux Bois, de Fléville et autres lieux, demeurant à Paris en son hostel, grande rue du faubourg Saint Honoré, paroisse de la Madelaine de la Ville l’Evêque<lb/>Et très haute et très puissante dame madame Marie Charlotte de Rohan Chabot, princesse de Beauvau, épouse dudit seigneur prince de Beauvau, avec lequel lad. dame est non commune en biens et authorisée pour la régie et administration de ses biens et affaires par son contrat de mariage passé devant maître Sauvaige, qui en a gardé minute, et son confrère, notaires à Paris, le douze mars mil sept cent soixante quatre, et néantmoins mad. dame en tant que besoin seroit de mond. seigneur prince de Beauvau, son mary, authorisée à l’effet des présentes, demeurante aud. hostel de Beauvau aud. faubourg Saint Honoré, d’une part<lb/>Et très haute et très puissante dame madame Marie Anne Françoise de Noailles, veuve de très haut et très puissant seigneur monseigneur Louis Angilbert, comte de La Marck et de Schleiden, baron de Lumay, comte immédiat du Saint Empire, grand d’Espagne de première classe, lieutenant général des armées du Roy, gouverneur des ville et citadelle de Cambray et de Cambresis, colonel du régiment d’infanterie allemand de son nom, demeurante à Paris, au château des Thuilleries, paroisse Saint Germain l’Auxerrois, d’autre part<lb/>Lesquelles parties ont dit que, sur leurs demandes respectives, Sa Majesté auroit accrodé par son brevet du huit avril dernier à mad. dame comtesse de La Mark la jouissance, sa vie durant, du bâtiment et pavillon appellé du boulaingrin avec son jardin et dépendances, situés à Saint Germain en Laye, dont le feu roy avoit accordé la jouissance à mesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau, leur vie durant, par son brevet du [vide], et que Sa Majesté auroit respectivement accordé par son brevet du huit avril dernier auxdits seigneur et dame prince et princesse de Beauvau, leur vie durant, la jouissance du château du Val et dépendances, dont le feu roy avoit accordé la jouissance à madame la comtesse de La Mark, sa vie durant, par son brevet du sept juin mil sept cent soixante un et autre du vingt février mil sept cent soixante quatorze, que cet échange respectif de jouissance n’ayant été fait que de concert entre les parties, il est juste que lesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau indemnisent madame la comtesse de La Mark des dépenses qu’elle a faites dans led. château du Val et dépendances, en tant qu’elles excèdent celles que lesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau ont faites au pavillon et bâtiment du boulingrain et dépendances.<lb/>Et lesdites parties s’étant respectivement communiqué les états desd. dépenses et ayant fait faire l’estimation à l’amiable entr’elles, eu égard à leur valeur actuelle, elles sont convenues par somme de forfait de porter l’indemnité qui peut être due à mad. dame comtesse de La Marck à quatre mille livres de rente viagère sur la tête de lad. dame, sa vie durant, et en conséquence lesdites parties sont convenues et demeurées d’accord de ce qui suit :<lb/>1° lad. dame comtesse de La Marck cèdde, abandonne et délaisse, avec garantie de ses faits et promesses seulement, à mond. seigneur et dame princesse de Beauvau la jouissance et usufruit de toutes les constructions, glaces, dessus de portes, cabinets des bains et aures ornements et embellissements généralement quelconques qui tiennent à fer et à clous et ne peuvent par leur nature et destination être réputés mobiliers que lad. dame comtesse de La Mark a fait faire et placer dans led. château du Val et dépendances, même en tant que besoin elle leur cèdde, abandonne et délaisse à leurs risques, périls et fortunes le droit qui pourroit appartenir à lad. dame comtesse de La Mark à se faire rembourser par le Roy de tout ou partie desd. constructions, embellissements et ornements<lb/>2° mesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau cèddent et délaissent respectivement à mad. dame comtesse de La Mark, sans autre garantie que leurs faits et promesses, toutes les constructions, glaces, dessus de portes et ornements de la nature cy dessus désignés qu’ils ont pu faire mettre et poser dans led. pavillon du boullaingrain et dépendances, même aux risques, périls et fortunes de mad. dame comtesse de La Mark le droit de se faire rembourser par le Roy de tout ou partie desd. dépenses<lb/>pour par chacune desd. parties jouir, faire et disposer desd. objets céddés  et en commencer la jouissance du jour et datte desdits brevets, étant au surplus convenus que chacune des parties retirera ses meubles et effets mobiliers en quoi qu’ils puissent consister<lb/>3° par suite desd. conventions, mesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau solidairement, l’un pour l’autre, un d’eux seul pour le tout, sous les renonciations au bénéfice de droite requises, ont par ces présentes créé et constitué à lad. dame comtesse de La Mark, ce acceptant pour elle sa vie durant, quatre mille livres de rente viagère exempte de la retenue de toutes impositions royales actuellement établies et qui pourroient l’être par la suite que lesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau promettent, sous lad. solidité, de payer à lad. dame de La Mark à sa demande à Paris ou au porteur en deux payemens égaux de six mois en six mois, à commencer du premier avril et jusqu’au décès de lad. dame, lors duquel lad. rente sera et demeurera éteinte, au payement de laquelle rente viagère lesd. seigneur et dame prince et princesse de Beauvau sous lad. solidité ont affecté, obligé et hypothéqué généralement tous leurs biens meubles et immeubles, présent et à venir, une obligation ne dérogeant à l’autre. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_1450_actor">Noailles, Marie-Anne-Françoise (de), comtesse de La Marck </persname>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq</unittitle>
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            <bioghist id="md5-a083857e74ec76b0eee1e26111343b01" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Cette étude est l'une des trois études de Saint-Germain-en-Laye et très vraisemblablement la plus ancienne. Charles Bonnet cite des tabellions bien antérieurs à ceux dont les actes sont conservés.<lb/><lb/>Le fait qu'il y ait trois offices de notaires à Saint-Germain donne lieu au moment de la réorganisation du notariat à la Révolution, à l'établissement d'intéressants dossiers (voir sources complémentaires, série L), dans lesquels sont retracés avec plus ou moins d'exactitude, les historiques des études, et qui visent à établir le droits de chacun dans le cadre de la réorganisation.<lb/><lb/>Ainsi, dans une déclaration du 30 novembre 1791 Fournier retrace l'historique de son office. Si cet historique n'a pu être vérifié en totalité, il donne néanmoins d'intéressantes précisions sur les rapports entre la prévôté royale de Saint-Germain et le bailliage du Pecq et leurs conséquences sur le partage des offices de notaire [Voir Annick Bezaud, Guide des Archives des Yvelines et de l'Ancienne Seine-et-Oise, Conseil Général des Yvelines, 2003, p. 133 et 136].<lb/><lb/>C'est au Pecq, ou plus exactement au Port au Pecq, ancienne dénomination, que résident les premiers tabellions royaux, qui se disent tabellions à Saint-Germain, résidant au Pecq.<lb/><lb/>Julien Charles Fournier est notaire de Saint-Germain, résidant au Pecq jusqu'au 25 ventôse an V. À partir du 29 du même mois il se dit seulement notaire à Saint-Germain ; on peut fixer à cette date le changement de résidence.<lb/><lb/>Sous la cote 1L 744, « État des notaires exerçant au 1er vendémiaire an V dans le département de Seine-et-Oise », il est indiqué qu'il est né au Pecq, que son père a été notaire plus de quarante ans et qu'il lui a succédé en 1785, et que depuis cette époque, il a toujours résidé au Pecq, siège de son office, mais depuis le décès du citoyen Pélisson (notaire dans une autre étude, fonds Saint-Germain/Michel), il a obtenu du District le titre de second notaire à Saint-Germain-en-Laye, ayant le droit d'y résider ; et en effet il se propose de fixer incessamment son domicile et sa résidence à Saint-Germain.<lb/><lb/>(Répertoire méthodique de la série 3 E 36/1-611 des Archives départementales des Yvelines par Marcel Delafosse, Rita Perraudin , 2011)</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Outre une suite de répertoires et de minutes en bon état tant pour les actes passés au Pecq qu'à Saint-Germain, le fonds de cette étude a la particularité qu'y soient conservés les répertoires des actes passés en brevet entre novembre 1738 et novembre 1780 (Le Pecq). Autre particularité l'étude a conservé et versé une petite liasse contenant agenda et comptabilité de l'étude entre 1716 et 1747, cotée en fin d'inventaire.<lb/><lb/>L'intérêt du fonds a été remarquablement mis en lumière par Charles Bonnet et Marcel Delafosse. Ce dernier, archiviste paléographe et directeur des archives départementales de 1968 à 1982. étudiant les actes de la période 1547 - 1599, a laissé des analyses permettant de découvrir la variété des actes puisqu'il s'intéresse aussi bien aux contrats d'apprentissage et baux très divers qu'à tous les actes des personnages suivant la cour. Le lecteur trouvera en sources complémentaires et en bibliographie les références de ses publications.<lb/><lb/>Au détour du classement on a relevé dans ce fonds un seul acte dans lequel sont cités comme témoins des Jacobites, alors que les actes passés à Saint Germain par les partisans de Jacques II Stuart en exil sont extrêmement nombreux dans le fonds Saint-Germain/Michel.<lb/><lb/>À l'autre extrémité chronologique, on peut citer, en 1855 et 1857, des actes de revente du château de Monte-Cristo, ancienne propriété d'Alexandre Dumas, qui permettent de retrouver ensuite par les hypothèques une description complète des lieux au moment de la saisie immobilière du bien.</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_4628_actor">Etude notariale Malleret à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée du Pecq </corpname>
            </controlaccess>
            <acqinfo encodinganalog="3.2.4">
              <p>En 1955, Maître André Gaullier, usant de la faculté qui lui est offerte par la loi du 14 mars 1928, effectue le dépôt aux archives départementales de Seine-et-Oise des minutes de son étude comprises entre 1547 et 1825, et des répertoires correspondants, dont le dernier prend fin en juillet 1829.<lb/><lb/>En 1981, Maîtres Malleret et Chavot versent aux archives la suite des minutes jusqu'en 1881.<lb/><lb/>Les versements s'effectuent ensuite régulièrement, respectant ainsi la règle du versement des actes centenaires : en 1986, minutes de 1882 à 1887, et en 1995, minutes de 1888 à 1897.<lb/><lb/>Enfin, en 2006, sont versés les répertoires depuis août 1829 jusqu'en juin 1885, ainsi que les minutes de 1898 à 1900 inclus.<lb/><lb/>Ce fonds occupe un peu plus de soixante et onze mètres linéaires.</p>
            </acqinfo>
            <altformavail encodinganalog="3.5.2">
              <p>Les répertoires des minutes décrits dans cet inventaire ont été numérisés et sont accessibles sur le site internet des Archives départementales des Yvelines : http://archives.yvelines.fr/</p>
            </altformavail>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire des textiles trouvés dans le garde-meuble du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 9</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">3 mars 1548 (n. st.)</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence de moy Thomas Legendre, substitut juré, commis et ordonné par justice soubz et en l’absence de Michel Fromont, tabellyon juré en la prevosté de Sainct Germain en Laye et des tesmoingtz soubz scriptz a esté ce jourd’huy par Guillaume Allart, tapissyer du Roy nostre sire, suyvant le mandement a luy faict par le Roy nostre sire de bailler, delivrer et mis entre les mains de Jehan Martin, tapissyer ordinayre du Roy nostre sire et garde des meubles et ustancilles du chasteau de Saint Germain en laye, ad ce present, cent troys pieces de tappicerye, la declaration desquelles cy apres ensuict.<lb/>Premyerement six pieces de verdure a grant feuillaige semés de bestes et oyseaulx. Item sept pieces de meme verdure d’arbres et petis enffans par en bas. Item six pieces de tappicerye damaree de jaulne sur champ bleu. Item sept pieces de meme verdure sur champ jaulne. Item six pieces de fontaynes. Item sept pieces de [barré : meme] verdure semee de bestes et oyseaux. Item sept pieces de meme verdure a bestes et oyseaulx. Item six pieces de grant feullaige a bestes et chardons. Item six pieces de bergerye et vollerye a haulte lisse. Item six pieces de sauvaiges. Item unze pieces de l’Hospital d’amours tant grandes que petites parmi lesquelles y en a eu aucunes qui ont esté couppees et faict de l’une deux. Item sept pieces de bucherons. Item quinze grandz pieces de tapisserye dont huict desd. pieces en est contenu l’histoire de Moyse et les sept autres en est aussi contenu les douze moys de l’an historiees, lesquelles quinze grandz pieces de tappicerye susd. sont neusves, seynes et entieres, garnyes an thouelle et ruben par hault et par bas, par les costez et montans par voye avec du cordage par hault servant pour tendre icelles, et les autres qui sont quatre vingtz huict pieces qui sont toutes cassees et rompues faulte de garniture et de rantraicture. Plus a esté ced. joud’huy baillé, delivré et mis en les mains dud. Jehan Martin par led. Allart une grant piece de vellours vert de huict laiz sur troys aulnes et ung quart de haulteur doublé de damas vert, ung rideau de drap vert d’un lay et demy sur troys aulnes de hault, ung aultre petit rideau de drap vert d’un lay et demy sur deux aulnes de hault, sept baies fait pour soustenir les tappiceryes avecques ung petit tabernacle de boys doublé par dedans de lynomfle, lesquelles tappiceryes et ustancilles cy dessus declairees estoient en la salle des mebles dud. chasteau que led. Allard a dict le tout luy avoir esté baillees en sa garde par le commandement du feu roy, que Dieu absolve, des le premyer jour de fevryer dernier passé y en ung an, et icelles tappiceryes prinses assavoir quatre vingtz huict pieces du consierge de Fontaynebleau, de la reception desquelles il dict avoir baillé recepissé aud. consierge par le commandement de monsieur l’Amyral, et les autres quinze grandz pieces en lad. salle [barré : des meubles], de la reception desquelles il dict aussi avoir baillé recepissé a deffunct maistre Jacques Duval, tresorier de l’Espargne, par le commandement de mond. seigneur l’Amyral, desquelles tappiceryes et ustancilles, ensemble des clefz de lad. salle des meubles dud. chasteau de Sainct Germain en Laye, led. Jehan Martin s’est chargé et en ce faisant a promis an quicter, descharger et faire tenir quicte led. Boullard (sic) et ses biens envers le roy notred. sire et autres qu’il apartiendra, ensemble de toutes parts, dont lesd. Guillaume Allard et Jehan Martin respectivement m’ont requis lettre, ce que leur ay auctroyé pour leur servir. Et estoient ad ce present noble homme Gratien de la Salle, escuyer, et honnorables hommes René Caillou, jardinyer du Roy nostre sire, et Mathurin Bon, serruryer dud. seigneur aud. Saint Germain en Laye. »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Achat de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 11</unitid>
                <unitdate normal="1551/1551" encodinganalog="3.1.3">9 août 1551</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>Denis Orgebec, laboureur de Saint-Germain-en-Laye, vend à « Jehan Langeoys, maistre macon ayans la char[ge pour le roy] nostre sire des bastimens de son chasteau dud. Saint Germain », toutes les pierres se trouvant en une pièce de terrain lui appartenant.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Transaction concernant la verrerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 17</unitid>
                <unitdate normal="1560/1560" encodinganalog="3.1.3">31 décembre 1560</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Du XXXIe et dernier jour de decembre oud. an mil Vc soixante<lb/>Comme proces feust meu ou esperé mouvoir entre messire Ludovico Mutio et Barbe Cresant, sa femme, soy disans avoir droict seul et pour le tout en la verrerye de Saint Germain en Laye, gaiges, logis, prouffictz et emoluments d’icelle, par donation faicte par contract de mariage entre eulx deulx en date du dixiesme jour de janvyer mil Vc LVII par feu messire Theseo Mutio, frere dudict Ludovicquo, depuis confirmé et ratiffié par le Roy Henry, que Dieu absolve, d’une part, et messire Loys Delleberetin et Renee Nepveu, sa femme, aussy pretendans quoy que ce soit la moitié des gaiges, prouffictz, emoluments et logis de ladicte verrerye par contract passé par ledit feu Theseo et luy, ensemble avec led. seigneur feu roy, des le moys de juing mil cinq cens cinquante ung, suyvant lequel contract il auroict tousjours joy d’icelle verrerye et des droictz portez par espere et exercé ledict estat de verrier en icelle, soustenant que pour le plus ledict Theseo n’auroict peu transporté a son frere Ludovico plus grand droict qu’il y avoict, qui estoict la moictyé, et consequamment de la ratiffication d’icelluy transport faict par led. seigneur feu roy ne se pouvoict estendre que lad moictié d’autre part. Sur quoy estant lesd. parties prestes à entrer en grande involution de proces, ayant esté bien conseillez d’eviter iceulx et desirans nourrir paix et amour entre eulx, mesmes leur ayant esté enjoinct vuivre en paix par la Royne, mere du Roy, et eulx comparoir en personnes par devant Pierre Mancel, notaire, ont ensemble de leur bon gré, certaine science, pure et France volonté, transigé, pacifié et accordé, pacifient, transigent et accordent leurs differendz qui pour ce regard et c qui en deppend il pourroient avoir et auroient cy apres en la forme et maniere qui ensuict, c’est assavoir que doresnavant, a commencer le premier jour de janvyer prochain venant, lesd. messieurs Ludovicquo Mutio et Loys Delleberetin joyront en commung de gaiges qu’il a pleu au Roy leur ordonner pour lad. verrerye dessusd., chacun d’eulx deux prendra la moictyé par chacun an, et aud. Mutio demeurerra le logis dernierement basty et dependance d’icellui, dont il pourra disposer a sa volonté comme de sa propre chose, d’aultant qu’il les faict bastir la plus part de ses propres deniers, sans que ledict mess. Loys Delleberetin y puisse demander ne quereller aultre chose. Et pour le regard dud. Delleberetin, demeurera seul administrateur de lad. verrerye, fruictz, prouffictz, revenuz et esmoluments d’icelle, qu’aussy luy seul entretiendra a ses despens, ensemble luy demeurera le logis antien de lad. verrerye et fourneau d’icelles avec tous les ustancilles et autres choses apartenans a ladicte verrerye, sauf touteffoys que led. Ludovico a retenu et reserve a luy le tiltre de verryer du Roy, tel et semblable que l’avoict ledict deffunct Theseo Mutio son frere, avec pouvoir que soubz le bon plaisir du Roy il poura faire faire aultre verrerye sur sa part et portion et y faire besongner personnes telz et ains que bon luy semblera et tant qu’il plaira aud. seigneur roy. Promettant. Obligeant. Renonçant, mesmes lesd. femmes et espouses renonçant au benefice de velleyan et autenticque sic qua mulier, et a tous autres droictz requis ou renoncer par les femmes pour faire vallider leurs obligations. Presens noble homme Jehan de La Salle, escuyer, cappitaine de Saint Germain en Laye, et Martin Regnier, varlet de chambre de monseigneur le president de Beaulieu, tesmoins.<lb/>Ainsi signé : L. Delleberetin et Ludovico Mutio »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien des tuyaux des fontaines de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 26</unitid>
                <unitdate normal="1581/1581" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1581</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Nicolas Dupont, fontainyer demourant a Poissy, lequel a promis et promect par ces presentes aux habitans de Sainct Germain en Laye, ce aceptant par Jehan Vauguyon et Mathieu Selle, marguilliers de l’eglise dud. Sainct Germain, pour ce presens, de bien et deuement parachever de nectoyer les regardz et thuyaux des fontaines dud. Sainct Germain et de racoustrer et resoulter lesd. thuyaulx es endroictz ou il en est de besoing et faire en sorte de faire venir l’eaue desd. fontaines au piramyde estant dedans la court du chasteau dud. Sainct Germain et devant l’eglise, et pour ce faire sera tenu comme dict est de restablir et de racommoder ce qui avoit esté desmoly par ung fontainyer [barré : a qui le Roy nostre sire] qui par cy devant avoit entreprins de restablir lesd. fontaines, et ou est besoing d’avoir grosses matieres de thuyaulx pour lesd. fontaines, ne sera tenu led. Dupont les fournyr, et lad. eaue estant dedans led. piramide, sera tenu icellui Dupont entretenyr le cours d’icelle eaue jusques au jour de Pasques prochain venant et en atandant qu’il sera pourveu par le Roy nostre sire ausd. fontaines. Ce marché faict moyennant la somme de vingt cinq escuz d’or sol. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien des tuyaux des fontaines de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 27</unitid>
                <unitdate normal="1583/1583" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1583</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present Nicolas Dupont, fontennier demeurant a Poyssy, lequel a promis et promet aux manans et habitans de ce lieu de Sainct Germain […] de doresnavant bien et deuement avoir esgard aux cours des eaulx des fontaines de ce lieu de Sainct Germain selon que mesmes il a faict puis troys ans en ca et que Jehan de Maistre, aussy fontenier, a faict auparavant luy, moyennant que lesdictz susd. pour lesdictz habitans ont consenty et accordé payer audict Dupont trente troys escus ung thiers d’escu d’or sol par chacun an »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement d’un terrain près de l’entrée du parc de Saint-Germain-en-Laye acquis par le roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 28</unitid>
                <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">21 janvier 1584</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Noble homme Jehan de la Salle, cappitaine du chasteau de Saint Germain en laye, heritier de deffunct Pierre de Ruthie, son oncle, a confessé avoir receu de messire Jehan Jacquelin, tresorier des bastimens du Roy, la somme de six vingtz treize escuz vingt solz tournois en francz aud. de la Salle ordonnee par le Roy par son ordonnance signee de sa main le XXme jour du present moys de janvier pour son paiement d’une place close de murs estant joignant le parc dud. chasteau pres la grande porte d’icellui, aud. de Ruthie apartenant, de laquelle somme de VIxxXIIII cc XX s. led. de la Salle s’est tenu pour comtant et en quitte led. Jacquelin, tresorier susd., et tous autres. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
              </controlaccess>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché de sous-traitance de charpenterie pour les travaux dans la salle de bal du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">23 août 1584</unitdate>
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                <p>« Devis des ouvrages de charpenterie qu’il convient faire pour maistre Guillaume Mercier au chasteau de Saint Germain en Laye, de peine seullement<lb/>Premierement, convient reculler ungne grande cloison de cinq thoises et la remener douze piedz plus loing qu’elle n’est avecq quatre thoises d’autre cloison estant assemblé dans la sabliere de l’autre cloison.<lb/>Item quinze thoises de cloison ou environ pour faire les separations de l’allee depuis l’escallyé rond jusques au petit escallier que l’on leve depuis  ungne des galleries hors œuvre, dont a chacun cloison soubz chacune poultre sera erigé ung grand poteau d’une piece et asemblé ungne sabliere, et entre la sabliere sera asemblé poteaulx et remplage, et eriger les huisseries ausd. cloisons aux lieux où sera commandé.<lb/>Item abattre deux poultre prez la chambre du Roy et iceulx mener en la salle du bal pour iceulx lever, et sur lesd. poutres assembler trois planche de fausse travez et garny de sollives, assavoir deux qui ont esté abatuz et ungne autre qui sera de boys neuf et peuplez des sollives aux través qui ne seront complete et rabottez garniz d’aiz dessudz.<lb/>Item de faire neuf thoises de cloison ou environ au dessus desd. poultres et faire les separations des deux chambres au dessubz garniz de poteaulx espacez à dix huict pouces pres les ungs des autres et eriger les huisseries ou il sera advisé.<lb/>Item de parachever ung petit escallier hors œuvre […] sur la court et cha[…] ungne viz […]endant a l’antienne gallerie du costé du jardin et abatre ungne cloison pres la salle du bal et mettre du poteaulx sur l’allee, faire deux mentaulx de cheminez, hachez et reboucher la bee de l’escalier aupres celluy que l’on a faict de neuf.<lb/>Du jeudi XXIII jour de aoust MVcIIIIxx quatre, heure de IIII plus apres midy<lb/>Furent presents Thibault Mignon, Jehan Garnier et Martin Berthier, tous compagnons charpentiers demeurant à Paris, lesd. Garnier et Berthier en la paroisse Sainct Paul et led. Mignon en la paroisse Sainct Gervays, estans de present en ce lieu, lesquelz ont promis et par ces presentes promettent l’un pour l’autre et seul et sans à honnorable homme maistre Guillaume Mercier, juré du Roy en l’office de charpenterye à Paris et charpentier de Sa Majesté au chasteau de Sainct Germain en Laye, present, aceptant, de au dedans ung moys d’huy faire et parfaire de leurs peynes seullement les œuvres de charpenterye cy devant declarees divisees entre eulx, fournissant par led. Mercier tout le boys qu’il conviendra pour ce faire et rendre lad. besongne faicte et parfaicte bien et deument au dire de gens et ouvriers ad ce congnoissans, et dans led. temps et moys. Ce faict moyennant la somme de quarante cinq escuz sol que led. Mercier a promis et promect leur payer ou […] au fur et mesure qu’ils feront lad. besongne et à laquelle somme ils ont […] icelle […] lesd. Mignon, Garnier et Berthier […] est corps et biens. Renoncant. Faict aud. Sainct Germain en Laye en l’estude dud. juré present Thomas Legendre, huissier sergent à cheval du Roy nostre sire au Chastelet de Paris, Gilles Duvallet et Henry Druet, temoins. Lesd. Mignon et Garnier ont declaré ne savoir escripre ne signer.<lb/>Mercier, Martin Berthier<lb/>Duvallet, Legendre, Pisonet. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché de sous-traitance de charpenterie pour les travaux dans la salle de bal du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">12 septembre 1584</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presentz Jehan Garnier, Thibault Mignon et Martin Berthier, tous compagnons charpentiers, demeurant à Paris, lesd. Garnier et Berthier demeurant en la paroisse Saint Paul et led. Mignon en la paroisse Saint Gervays, lesquels ensemblement et l’un pour l’autre, seul et sans etc., ont promis et par ces presentes promettent à honnorable homme maistre Guillaume Mercier, juré du roy en l’office de charpenterye à Paris et charpentier de Sa Majesté au chasteau de Sainct Germain en Laye, present, de faire et parfaire de leur paynnes seullement aud. chasteau de Sainct Germain les ouvrages de charpenterye d’un pan de boys au dessus du mur qui est à present levé en la salle du bal et en icellui eriger les croisees ainsi que leur a esté monstré par led. Mercier. Item de faire une vis en la chambre du Roy, laquelle vis sera supendue avecq limons rempan, dont le noyau dud. vis servira d’huisserye. Item faire une autre petite vis [barré : attenant] à l’estage au dessus attenant garnye de son noya (sic) et d’hasse. Idem de faire une petitte cloison au cabinet prez la chambre antienne, laquelle cloison sera frizer à jour au dessus de l’huisserye. Item de [barré : faire] en la chambre de la Royne mere du Roy mettre deux poultres et dans icelles poultres assembler troys travers de plancher en forme avecq les separations qu’il conviendra faire au dessus dud. plancher [barré : de la m] et faire les manteaulx hachez de cheminees qu’il conviendra faire esd. lieulx jusques au nombre de troys sy tant qu’il en fault faire de la mesure, longueur et largeur desd. ouvrages. Lesquels Garnier, Mignon et Berthier  se sont tenuz et comptens. Et le tout rendre bien et duement faict et parfaict au dire de gens et ouvriers ad ce connoissant dedans ung moys d’huy et ce moyennant le pris et somme de cinquante livres dix sols, laquelle somme led. Mercier a promis et sera tenu leur payer au pris et fur qu’ils feront lad. besongne. Car ainsy. Promettant. Obligeant lesdits, mesmes iceulx Garnier, Mignon et Berthier chacun pour soit corps et biens. Renonçant. Faict en presence de Thomas Legendre et Gilles Duvallet tesmoins. Led. Mignon et Berthier ont desclaré ne savoir signer ne escripre.<lb/>Mercier, Martin Berthier<lb/>Duvallet. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Transaction concernant la verrerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1585/1585" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1585</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present honorable homme Claude Nepveu, fourier de l’escurye de feu Monseigneur, filz de France, demeurant à Sainct Germain en Laye, lequel a promis et promect à Renée Nepveu, sa sœur, femme de messire Lois Delbertin, maitre verrier de la verrerye demeurant aud. Saint Germain en Laye, que combien que ce jourd’huy, soubs le mesme sein et sel, led. Delbertin aye passé procuration pour resyner et remettre l’estat de maistre verrier de lad. verrerye es mains du Roy nostre sire […] pour et au nom et profict dud. Claude Nepveu et qu’en vertu d’icelle il peust estre pourveu seul dud. estat, neantmoings il promect à lad. Renée sa sœur que nonobstant lad. procuration et permission la laissera joir et user en tous fondz, profictz, revenuz et esmolumens et gaiges, pleinement et paisiblement dud. estat de maistre de lad. verrerye, tout ainsi que si elle en estoict pourveu, sa vue durant seullement, ce qu’il consent et promet en la presence dud. Delbertin, car autrement n’eust esté faite et passée par led. Delbertin lad. procuration au profict et nom dud. Nepveu, si comme etc. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict aud. lieu de la verrerye, presents messire François Boullard, prestre habitué et demeurant aud. Saint Germain, et maistre Gilles Dumallet, procureur aud. lieu, tesmoins.<lb/>Dumallet<lb/>Renée Nepveu, Claude Nepveu<lb/>Boullard »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte concernant la transmission de la verrerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1585/1585" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1585</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Du XXXe jour de juing M Vc IIIIxx V avantz midy<lb/>Fut present messire Lois Dalberetin, maitre verrier de la verrerye du Roy nostre sire à Sainct Germain en Laye, lequel pour luy et en son nom a faict et constitué son procureur general et special de [vide], auquel il a donné pouvoir de remettre entre les mains du Roy nostre sire ou monseigneur le chancelier de France led. estat et office de maistre verrier de la verrerye du Roy aud. Saint Germain pour et au nom et proffict de Claude Nepveu, son beau frere, et non d’autre, qu’il plaira à Sa Majesté pouvoir led. Nepveu, et generallement etc. Promettant. Obligeant. Ce fut fait et passé aud. lieu de la verrerye, presence de messire François Boullard, prestre habitué et demeurant au. Saint Germain, et maistre Gilles Duballet, procureur aud. lieu, tesmoins. Led. Delbertin constituant a signé la presente.<lb/>Boullard<lb/>Dumas<lb/>Dumallet<lb/>Luis de Betin »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis et marché pour des réparations à la chapelle du parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 29</unitid>
                <unitdate normal="1585/1585" encodinganalog="3.1.3">1er août 1585</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvraiges de massonerye et taille qu’il convient faire pour reparer le porticque de l’antré de la chappelle du parq à Saint Germain en Laye, a esté fait tel qu’il ensuict<lb/>Premierement<lb/>Convient abatre le fronton dud. porticque qui est de pierre de Troucy et refaire le platfons d’icelly de pierre de lyais qui portera la corniche dud. fronton par le dessoubz. Abatre l’une des coulonnes de lad. pierre de Trossy et la coupper et remectre une piece de la longueur qu’il sera besoing et de la grosseur dont elle est arondye comme sera besoing.<lb/>Item convient refaire le fronton du dessus de lad. corniche et arrondir le dessus pour la pante des eaues et refaire les pierres qui pourront servir aud. fronton et pour ce qui sera necessaire pour l’asseurance dud. porticque.<lb/>Item convient reparer le fronton d’au dessus faisant le cul de four d’icelle chappelle, revectir d’autres pierres de Troussy au lieu de celles qui sont mangés et ruynees par les eaues et rejoinctoyer et cymenter les joinctz des pierres du cul de four en sa cyrconferance par le dessus. Refaire les murs d’apuies du pourtour d’icelle chappelle ainsi qu’elles ont estez faictz par le passé et faire en sorte que le tout soit bien et duement faict au dit d’ouvriers et gens à ce congnoissans dedans la fin du present moys d’aoust. Pour faire lesquelz ouvraiges sera prins du lyais et pierre de Troucy estant au nouveau bastiment et le reste comme chables, engins et pennes d’ouvriers sera par luy fourni.<lb/>Mathurin Bougard, maistre macon tailleur de pierre demeurant à Saint Germain en Laye, promet au Roy nostre sire, à hault et puissant seigneur messire Albert de Gondi, chevalier des deux ordres du Roy, duc de Reez, pair et mareschal de France, acceptant pour Sad. Majesté, et en la presence de noble homme Mederic de Donon, escuyer, seigneur de Chastres en Brye, conseiller dud. seigneur et contrerolleur general de ses Bastimens de faire et parfaire bien et deuement tous et chacuns les ouvraiges de massonnerye de taille qu’il convient faire au porticque de l’antree de la chappelle du parq aud. aud. (sic) Saint Germain contenues et declerees au devis cy devant transcript, iceux rendre faictz et parfaictz bien et deuement dedans la fin du present moys et ce moyennent la somme de trante trois escus ung tiers qui luy sera payé par le tresoriers desd. Bastimens au feur et ainsi qu’il fera lesd. ouvraiges. Obligant corps et biens comme pour les propres affaires dud. seigneur. Promettant. Faict le premier jour de aost 1585.<lb/>De Donon<lb/>Mathurin Bougars. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’agrandissement du mail à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1585/1585" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1585</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Suit la quittance du 5 octobre 1585</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Lois Galliot, Vincent Yvert, Berthellemy Semagni, Jacques Eschard, Nicolas Chartres, lesquelz confessent avoir ce jourd’huy faict marché et convenu de pris au Roy nostre sire, à tres haut et tres puissant seigneur messire Albert de Gondi, duc de Reez, pair de France, chevalier de deux ordres de Sa Magesté et par icellui deputé pour ordonner de la despence de ses bastimens, absent, et en la presence de noble homme Mederic de Donon, seigneur de Chastres en Brye, conseiller dud. seigneur et contrerolleur general de ses Bastimens, de faire et parfaire bien et deument les ouvraiges qui ensuivent au chasteau et parq dud. seigneur de Saint Germain en Laye, c’est assavoir de continuer le pallemaille qui est aud. parq de VIIxxX thoises de long pl[us qu’]il n’est à present, tirant au vieux parq, ficher les pieux et atacher les aiz d’icelly à cloudz tant qu’il en sera besoin, eguiser iceulx pieux et les frappier à coups de masse pour les faire entrer tant qu’ilz pourront, elargir et trancher la terre qu’il sera besoing pour mectre lesd. aiz et pieux de la largeur de viel, gecter lesd. terres tant que les bras d’un homme se peuvent etandre à la pelle à costé et derriere lesd. aiz affin que la terre ne puisse revenir derriere, et pour ce faire leur seront fournis lesd. aiz, boys desd. pieux et cloud pour les clouer. Item au vieul paillemaille reficher d’autres pieux ou il sera besoing, atacher les aiz qui y sont à present et aux endroictz ou il n’y en aura en atacher d’autre, degorger la terre de derriere les aiz et la gecter plus loing et oster les pieux qui sont pourris pour y en mectre d’autres de la longueur et largeur d’icelluy pallemaille ainsi qu’il leur a esté montré par led. contrerolleur, et de rendre le tout faict et parfacit dedans la fin du present moys et ce moyen[nant] la somme de seize escus quarente solz tournois, laquelle somme leur sera payee par maistre Jehan Jacquelin, tresorier des Bastimens dud. seigneur au feu et ainsi qu’ilz feront lesd. ouvraiges. Obligeant corps et biens comme pour les propres affaires du Roy. Faict en l’hostel où reside à present led. sieur de Donon aud. Sainct Germain, present René Parent et Guillaume Lemyere […].<lb/>Donon, Lemoyne<lb/>Dumasset »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien du grand cours à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1586/1586" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1586</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present Nicolas Dupont, fontenier demeurant à Poissy, lequel a promis et promect aux manans et habitans de Sainct Germain en Laye […] de bien et deuement entretenir les cours des eaulx des fontaines dud. Sainct Germain et icelles faire monter par les thuiaulx et caneaulx desd. fontaines au dededans la basse court du chasteau et devant l’eglise dud. Sainct Germain, et icelles par luy mises en cours par lesd. caneaulx les bien et deuement entretenir, et faire en sorte et sy bien que communement lesd. fontaines ayent leurs cours et jettent l’eaue par lesd. caneaulx, à poyne de tous despens, domaiges et interests, en luy faisant fournir par le Roy nostre sire ou monsieur le controlleur general desd. bastimens et tous aultres qu’il apartiendra de thuiaulx seullement, et iceulx prendre aud. Sainct Germain en Laye, et quant aux mathieres qu’il conviendra pour aplicquer et mettre en œuvre lesd. thuiaulx comme masticq, cordages et autres aveq peynes d’ouvriers, en sera tenu fournir led. Dupont à ses despens, à condiction expresse que où led. Dupont sera deffault par quinze jours entiers à faire couleur et jetter l’eaue lesd. fontaines par lesd. caneaulx, lesd. habitans en ce cas pourront sy bon leur semble les faire mettre en cours par autres aux despens, dommages et interests dud. Dupont et sans aulcune subjection et interpellation estre tenuz en faire, à commencer au jour Saint Remy dernier passé et continuer tant et sy longuement et jusques qu’il plaira au Roy nostre sire ordonner sur le fait, estat et intention desd. fontaines. […] »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien du grand cours à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 31</unitid>
                <unitdate normal="1587/1587" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1587</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Claude Perignon, maistre fontenyer demeurant à Lagny seur Marne, lequel a promis et promect par ces presentes aulx manans et habitans de Saint Germain en Laye […] bien et deument entretenyr le cours des eaues des fontaines dud. Saint Germain et icelles faire monter par les thueaulx et caneaulx desdites fontaines au dedans de la basse court et chasteau dud. lieu et devant l’eglise, et les ayans mis en cours par lesd. thuiaulx et caneaulx les bien et deuement entretenyr en sorte et sy bien que comugnemant lesd. fontaines ayent leurs cours, jetent et liberent l’eaue par lesd. thuiaulx et caneaulx sans aulcune discontinuation, à paine de tous despens, domaiges et interestz, et pour ce faire fournyr lesd. thuiaulx et autres matheriaulx qu’il sera besoing pour led. cours, à condition expresse que où led. Perignon est desfaillant par le temps et espacce de quinze jours entyers à faire coulleur et jecter l’eaue desd. fontaines par lesd. thuiaulx et caneaulx, en ce cas pourront lesd. habitans, sy bon leur semble, les faire mettre en cours et monter par lesd. thuiaulx et canneaulx par autres personnes et gens expers aux despends dudict Perignon sans auculne sommation. […] »</p>
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                <subject>Cours des fontaines</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente des fruits du jardin du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 32</unitid>
                <unitdate normal="1588/1588" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1588</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Feuct present en sa personne honnorable homme Jehan La Lande, jardinyer du jardin du chasteau de Sainct Germain en Laye, lequel confesse avoir vendu et promet livrer du jourd’huy jusques à six annez et six despeulles suyvens l’eung l’autre à Frençoys Quesnon et Nicollas Vallect, marchans laboureurs demeurant à Rueil en Parisis, presens, preneurs, se acceptens pour eulx, tous et ungs chacuns les fruictz qui sont la presente année et qui croistront les annez suyvent jusques en fin desd. six annez au jardin du Roy assis au chasteau de ce lieu de Sainct Germain, sauf et reservé touttesfoys aud. La Lande la jouissance des fruictz qui croistront durant led. temps au carré de devers vis à vis du chasteau et fossé d’icelluy où sont les parterres, contynuent led. carré depuys la grand allée tirant seur la longueur d’icelle à la seconde allée qui fend par le mitend et qui rend au pettict boys nouvellement deffriché par led. Le Lande contre le meur du parc, aussy à la reservation de tous et ungs chacuns les pommyers doutz qui sont dans led. jardin avec deulx noyers et ung poiryer muscat qui ont esté monstrés ausd. preneurs par led. La Lande ainsy qu’ilz ont dictz. Ceste vente faicte moyennant la somme de quatre vintz escus d’or soleil et par chacune desd. annez que pour ce lesd. Quesnon et Vallect en ont promis, gaigent, promectent seront tenuz l’eung pour l’autre et chacun d’eul seul et pour le tout bailler et payer aud. La Lande ou au porteur par chacune desd. annez, scavoir ung tyers de lad. somme qui sont vingtz six escus deulx tyers en mectant l’eschelle aud. jaridn pour commencer à coeullyr lesd. fruictz, ung autre tyers qui est pareille somme à la my coeullette, et l’autre tyers dans le jour Saint Martin d’Yver prochainement venant, et à contynuer payer comme dict est jusques en fin desd. six années. Car ainsy. Promettant. Obligeant lesd. sieurs preneurs l’eung et l’autre corps et biens. Renonçant. Presens Flizce de Vaulx, fermyer demeurant à la Malmaison pres Rueil, et Jehan Delastre le jeune, tesmoins.<lb/>Delalande, marque dud. Guesnon, marque dud. Vallée<lb/>De Vaulx, DeBenard<lb/>Dellastre »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord à propos de la vente des fruits du jardin du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">16</unitid>
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                <unitdate normal="1588/1588" encodinganalog="3.1.3">26 novembre 1588</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Feuct present en sa peronne honnorable homme Jehan La Lande, jardinyer du jardin du chasteau de Sainct Germain en Laye, disant que cy devent et es environ le jour Sainct Jehan Baptiste dernyer passé, il auroict vendu et promis garendyr à Frençoys Guesnon et Nicollas Vallect, laboureurs demeurans à Rueil, pour ce presens, pour le temps et espasse de six annez, de tous et ung chacuns les fruictz eslevez aud. jardin, sof et à la reservation des fruictz qui sont es parterres depuys l’allée entrent qui pard allent droit au bouct de la pepignyere de prugnyere allent droict l’allée qui butte au bouct d’en hault dud pettict boys contre la muraille du parc du costé droict, avec aussi tous les pommyers doutz eslevez aud. jardin, moyennant la somme de quatre vingtz escus sol par chacune [desd. années] ; et voyent par lesd. Guesnon et Vallect que led. marché leur estoict plus onereulx que profictable et qu’ilz auroient beaucoup de perte en icelluy, se seroient retirez vers led. La Lande, lequel ilz auroyent pryé et requis de leur voulloyr desdhuyr quelque chose seur lad. somme de quatre vingtz escus par son inclination ; à laquelle pryere et requete par led. La Lande, par consideration qu’ilz auroient par le seusd. marché desd. fruictz, icelluy La Lande leur auroict desdhuict et rabattu par chacune [desd. années] vingtz escus sol, sans prejudice de l’année presente qui se payera par lesd. Guesnon et Vallect sans aulcune diminution, au moyen de laquelle diminution auroict led. La Lande faict de nouveau vendition et transport ausd. Guesnon, Vallect et Laurens Maugays, marchant demeurant à Ruel, asosyé avec eulx pour ce present, ce acceptent du jour Sainct Jehan Baptiste prochain venant jusques à six annez et six despeulles suyvens l’eung l’autre, et promect garentyr de tous troubles, tous et ungs chacuns les fruictz eslevez aud. jardin, à la reservation des fruictz qui sont reservez par led. La Lande par le premyer marché avec dix poulmyers doulx aulx choix et obtion dud. La Lande, lesquelz seront marquez par luy, et n’en pourra prendre ne choisir d’autre que ceulx qui seront par luy prins et choisy la premiere année, et aussi est accordé entre les partyes que led. La Lande prendra et coeullyra à son proffict les pommes qui tomberont soulz les arbres apartenant ausd. Guesnon, Vallect et Maugays, et par reserve ceulx qui tomberont au moyen des fouldres qui pourront seurvenyr deurant led. temps par esclairs, fouldres et tonnerres »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien du grand cours à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1594/1594" encodinganalog="3.1.3">8 mars 1594</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present Jehan Perignon, maistre fontenier demeurant à Paris, rue de la Montaigne Saincte Geneviefve, parroisse de Sainct Estienne du Mont, estant de present en ce bourg de Sainct Germain en Laye, lequel a recongnu et confessé avoir cy devant faict et faict encorres presantement au Roy nostre sire, à hault et puissant seigneur messire Albert de Gondy, chevallier des deulx ordres du Roy, duc, pair et mareschal de France, cappitaine de cinquante hommes d’armes des ordonnances de Sa Majesté, et par Icelle commis pour ordonner de la despence de son bastiment de Sainct Germain en Laye, stippullant et ce acceptant pour led. Seigneur, et en la presence de noble homme Jehan de Donon, conseiller de Sad. Majesté et contrerolleur general de ses Bastimens, de faire et parfaire bien et deuement au dict d’ouvriers et gens à ce congnoissans dedans le jour Saint Jehan Baptiste prochain venant, tous et chacuns les ouvrages de potherye de terre, maçonnez à chaulx et cyment, et thuyaulx de plomb qu’il convient et est necessaire faire pour le restablissement des tuyaulx de terre servans à la conduicte des eaux des fontaines dud. Sainct Germain, à commenser depuis la premiere source et prinse d’icelles au lieu que l’on dict Bettemont et la Bidanyere, et revenant apouy jusques au basin de piramide devant l’eglise dud. Sainct Germain, bassin de la basse court dud. chasteau que au grand jardin dud. Seigneur. Fera les trenchées des terres et pierrées par tous les endroictz où passent lesd. eaux pour icelles restablir, ramasera touttes les eaues de source qu’il trouvera depuis led. endroict jusques esd. lieulx et mesme s’il s’en trouve plus hault, à costé ou en tirant pais, les fera entrer dedans les vieulx, anciens et modernes regardz, et joindra les tuyaulx de plomb pour led. cours où il sera besoing en donnant pente suffisante à ideulx pour les faire venir esd. bassins. Lesquelz tuyaulx seront par luy fournis à ses despans et fera en sorte rechercher touttes les eaus perdues, qu’elles soient remises dedans. Ferra les courrois de terre glaise qu’il conviendra pour le sousttenement des eaues qui seront par luy receullyes. Et d’autant qu’au lieud. Aigremont se trouvent la plus part desd. sources perdues, et n’est le cours de la source dud. lieu tel qu’il a esté par le passé, recherchera de plus hault icelle, et laissera le regard où il est, ou bien s’il se trouvoit en fouillant qu’il feist besoing, le rechangera de place, la despence duquel regard pour la maçonnerye d’icelluy sera faicte avecq despens de Sa Majesté, comme aussy seront ceulx qui se trouveront necessaires à faire de neuf et reparer. Et generallement faire en sorte que lesd. eaues puissent venir sans intermission aud. chasteau la vye durant dud. Perihnon, aultrement et a faulte de ce faire led. seigneur Roy fera faire à ses despans led. conduict et ce qui sera necessaire pour faict d’icelluy par telle personne que bon luy semblera, aiant esté seullement une fois interpellé de faire. Et ce moiennant le pris et somme de mil escus d’or sol, laquelle somme sera paié comptant par le tresorier des Bastimens dud. Seigneur, assavoir trois cent trente trois sscus ung tyers presentement, autre trois cens trente trois escus ung tyers à la moictyé dud. œuvre, et autre trois cens trente trois escus ung tyers en la fin de l’œuvre et visittation faicte d’icelle, en la presence dud. sieur controlleur. Fera outre conduire de l’eaue d’icelles fontaines depuys le tuyaux du piramide jusques au jardin dud. Seigneur à l’endroict où il luy sera monstré, fera les trenchées à ses despens et fournira de tuyaulx des grosseurs qui seront necessaires, et pour le reffus des eaues de bassin de lad. basse court, les ferra conduire aud. jardin par les endroictz où les tuyaulx sont ja placez. Et outre lad. somme de mil escus aura et prendre icelluy Perignon pour son entretenemant, sa vie durant, les gaiges ordinaires qu’avoict et prenoict de tout temps feu Jehan de Mestre, cy devant fontenier dud. Sainct Germain, tant par les mains des habitans dud. lieu ou leur procureur, que par les tresoriers de son Espagne presens et advenir par les termes accoustumez, et pour ce faire luy seront expediées lettres patentes de Sad. Majesté adresantes aux tresoriers dud. Espargne et lesdictz habitans contrainctz comme pour les propres denyers et affaires de Sad. Majesté. Et d’aultent que pour lesd. ouvrages et plomberye luy convient avoir plusieurs tuyaulx de plomb, a esté accordé que les tuyaulx cy devant envoyez aud. Sainct Germain, destinez pour lesd. ouvrages, demeureront à son proffict sans que aucune diminution luy soict faite de lad. somme de mil escus ny desd. gaiges. Car ainsy a esté accordé entre lesdictes partyes. Promectant. Obligeant. Renonçant. Ce fut fait et passé aud. Sainct Germain en Laye, es presences de maistre Eslain Gauche, demeurant aud. lieu, et maistre Jacques La Vavasseur, demeurant aud. Sainct Germain, tesmoins. Et a led. Perignon declairé ne scavoir escrire ains a fait une marque sur la minutte desd. presentes. Et quant aud. sieur de Donon et Vavasseur ont signé sur icelle avecq led. juré suscriptz.<lb/>Ferrand »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Cours des fontaines</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les murs de clôture du grand jardin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">18</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 34</unitid>
                <unitdate normal="1594/1594" encodinganalog="3.1.3">11 mai 1594</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Mathurin Bougardz et Jehan Lemoine, maistres maçons demeurant à Sainct Germain en Laye, lesquelz ont recognu et confessé avoir faict marché et promis au Roy nostre sire, à hault et puissant seigneur messire Albert de Gondy, chevallier de deulx ordres de Sa Majesté, duc de Retz, pair et mareschal de France, cappitaine de cinquante homme d’armes des ordonnances dud. seigneur, et surintendant de ses bastimentz aud. lieu de Sainct Germain, stippulant et acceptant pour led. seigneur, et en la presance de noble homme Jehan de Donon, conseiller dud. seigneur et contrerolleur general de ses Bastimentz, de faire et parfaire bien et deuement au dict d’ouvriers et gens à ce congnoissans dedans le quinzeiesme jour de juillet prochain venant tous et ungs chacuns les ouvrages et reparations de maçonnerye de bon bloc et moillon des carrieres plus proches dud. lieu, maçonnées de terre ainsy qu’il appartient, des meurs et clostures qu’il convient faire pour Sad. Majesté en son jardin du chasteau d’icellui lieu pour le rendre à son carré du costé du bastiment neuf du parc, lesquelz meurs auront en leur fondation d’iceulx pied d’espoisseur, revenans à dix huict poulces par hault, enchapperonnez des deulx costez ainsi qu’il appartient et de haulteur de deulx qui y sont de present, et pour ce faire abattre et desmolyr les vieulx meurs qui sont en lad. encoigneure, desquelz lesd. Bougars et Lemoine pourront prendre à leur proffict la pierre, bloc et moillon qui se trouveront encorres bons, et iceulx pour faire servir à la construction desd. meurs neufs de closture, à la charge de faire les remplaiges des tranchées descouvertes qui en proviendront et abataiges sans en demander aucune chose, et de querir, fournir et livrer par lesd. Bougardz et Lemoyne le surplus dud. bloc et moillon neuf qui sera requis pour la perfection desd. meurs, ensemble la terre qu’il pourront prendre dedans led. par ces lieulx plus commodes pour la maçonnerye d’iceulx, avecq les eschauffaudaiges, journées et paines d’ouvriers et aides à ce necessaires, et rendre place necte. Et ce moiennant le pris et somme de ung escu vingt solz pour chacune thoise, à compter vingt six piedz pour thoise qui leur sera payée au feur et selon qu’il travaillera ausd. ouvrages par le tresorier general des Bastimentz de Sad. Majesté et suivant les ordonnances et mandemens dud. seigneur duc de Rectz qui leur seront à ceste fin expediez et delivrez. Sur lequel prix sera payé et advencé ausd. Bougars et Lemoine la somme de cent escus qu’il leur sera desdhuicte et rabattue sur led. restant. Car ainsy. Promettant. Obligeant comme les propres affaires de Sa Majesté, l’un pour l’autre chacun pour le tout sans division ne discussion. Renonçant. Presens René Parent et Jehan Delalande, tesmoins. Et ont lesquels sieur de Donon, Bougard et Lemoine ont signé sur la minutte, et a lad. Parent fait marque sur icelle.<lb/>Ferrand »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les ouvrages de plâtre à faire au Château-Neuf de saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">19</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 34</unitid>
                <unitdate normal="1594/1594" encodinganalog="3.1.3">4 octobre 1594</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens noble homme maistre Guillaume Marchant, maistre des œuvres de maçonnerye du Roy, estant de present en ce lieu de Sainct Germain, d’une part, et Jehan Lemoine, masson en plastre, demeurant aud. lieu, d’autre part, lesquelz de leurs bons grez ont recongnu et confessé avoir fait par entre eulx les marchez qui ensuict, scavoir led. Lemoyne avoir promis et par ces presentes promectz aud. sieur Marchant de faire bien et deuement de sond. estat et au dire de gens à ce congnoissant, au bastiment du Roy dans le parc de Sa Majesté à Sainct Germain, les œuvres de massonnerye qui ensuivent. Premierement de faire et parfaire tous les lambris de plastre, fournicent des clou, platre et late, tant des pavillons que salle dud. bastimentz, moiennant ung escu pour chacune thoise. Item faire aussi les exsaucement soubz led. lambriz moiennant pour chacune thoise vingt solz tournois. Item encorres faire l’enduict, hourdage des planchers de au dessus du premier estaige du raiz de chaussée, qui seront dressé et feully et gaubetré de nyveau moiennant chacune thoise assavoir vingt solz tournois, le tout maçonné de bon platre et fournissant comme dessus de clou, plastre et laste. Ce marché fait moiennant et à la charge de par led. sieur Marchant faire paier au feur et ainsy que se fera lad. besongne en tant qu’il plaira à Sa Majesté faire continuer, sur laquelle ouvrage led. Lemoyne a confessé avoir eu et receu dud. sieur Marchant d’huy la somme de dix huict escus. Car ainsy. Promettant. Obligeant corps et biens. Renonçant.<lb/>Marchant, Ferrand<lb/>JLemoyne »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Monique Kitaeff, « Le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye », Monuments et Mémoires publiés par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 77, 1999, p. 73-136, ici p. 87.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 35</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien des couvertures et des murs du parc à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 35</unitid>
                <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">26 juin 1596</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Mathurin Bougars, maistre maçon demeurant à Sainct Germain en Laye, lequel recongneut et confessa avoir promis, sera tenu, promect et gaige au Roy nostre sire, ce acceptans par nobles hommes Jehan de Fourcy, conseiller de Sa Majesté, tresorier general de France à Paris, intendant et ordonnateur de ses Bastimens, et Jehan de Donon, aussy conseiller d’Icelle et controlleur general de sesd. Bastimens, pour ce comparans, de faire et entretenir bien et deuement au dict d’expertz et gens à ce congnoissans tous et chacuns les jointz et cymentz des couvertures, terrasses et dalles de pierre de taille au dessus des logis et donjon du chasteau dud. lieu de Sainct Germain en Laye et chappelle de dedans le parc, tailler, asseoir et maçonner en icelles les pierre neufves qu’il sera besoing y mectre aux lieux de celles qui se pourront cy apres trouver cassées, pourries ou rompues, faire les repparations et entretenemens necessaires des couvertures de thuille tant grand que petit mousle au dessus de la grande chappelle et cuisine de bouche du Roy aud. donjon, des pavillons sur l’entrée d’icellui, du petit logis joignant dict du parfumeur, des grandz combles et montées couvertes de lad. thuille au dessus des logis des offices de la basse court dud. chasteau, des combles et appentilz contre les murs du jardin d’icelluy, et des combles et appentilz aussy au dessus des corps de logis, galleryes, offices, escuryes et demeurances de l’hostel de la chancellerye aud. Sainct Germain en Laye, et oultre ce de repparer et entretenir les murs de closture du pourtour du grand parc, petit boys et jardin d’icelluy chasteau de la haulteur et matieres qu’ilz sont de present, et à este fin querir, fournir et livrer par led. Bougars à ses despens et dilligences le cyment de thuille et chaulx tel qu’il appartient pour lesd. joinctz desd. dalles et fouvertures de pierre, la thuille de grand et petit mousle avec le cloud, latte et plastre qu’il conviendra pour les repparations et entretenement de toutes les dessusd. couvertures de thuille, ensemble le bloc et moillon et mortiet de terre pour les repparations, restablissemens et entretenemens des murs de closture d’iceulx grand parc, petit boys et jardin, le tout durant le temps et espace de six ans finis et accomplis, à commencer du premier jour de janvier, et en fin d’iceulx rendre par led. Bougars à sesd. despens toutes lesd. dalles, terrasses, couvertures de thuille et murs de clotures en bon et suffisant estat d’entretenement et repparation ainsy qu’il appartient au dict desd. experts. Ces presens accord et promesse faictz moyennant le pris et somme de soixante six escus II tiers qui luy sera payé chacun desd. ans, aux quatre termes et quartiers accoustumez, par les tresoriers generaulx desd. Bastimnes presens et à venir, et neantmoins a esté aussy accordé que s’il advenoit par la fouldre, grandz orraiges de ventz, il tomboit quelques gargoilles desd. terrasses et dalles ou tuyaulx de chemynées sur lesd. couvertures de thuille, qu’il y eust plus de trois piedz en carré de rompu et desmoly, et pareillement s’il tumboit par caducité plus de six toises en carré desd. murs de clostures, led. Bougars en sera payé par lesd. tresoriers d’iceulx Bastimens selon la prisée et estimation qui en sera lors faicte par lesd. expertz et en la presence dud. sieur controlleur, et d’autant qu’il est de present grand besoing de lever et oster bonne quantité des pierres desd. dalles et terrasses d’icellui chasteau, qui sont toutes cassées, pourries et rompues pour y en remectre, asseoir et maçonner d’autres neufves qui seront à ceste fin livrées aud. Bougars dedans led. chasteau aux despens du Roy, il sera tenu aussy de les tailler, lever sur lesd. terrasses, asseoir et maçonner bien et deuement aux lieux et places de celles qui sont rompues, comme dict est, et dont il sera semblablement payé par lesd. tresoriers suyvant la prisée desd. expertz au feur et ainsy qu’il y travaillera en temps propre et commode et en la plus grande dilligence qu’il sera possible. Car ainsy. Promettant. Obligeant respectivement. Renonçant. Presens maistres Jehan Gacher et Jehan Delalande, tesmoins.<lb/>Mathurin Bougas<lb/>Fourcy, De Donon, Ferrand<lb/>Gaucher, Delalande »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien du grand cours et accord concernant le paiement du pavé du jeu de paume à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">21</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 35</unitid>
                <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">8 août 1596</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Anthoine Perigon, maistre fontainier demeurant à Paris, rue Sainct Martin, parroisse Sainct Laurens, estans de presant en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel de son bon gré et bonne vollonté, sans contraincte, recongnu et confessa que Jehan Perigon, maistre fontainier demeurant en la ville de Paris, son père, auroict cy devant dès le huictiesme jour de mars MVc IIIIxx quatorze, par contract de ce fait et passé soubz ce mesme seing et scel, fait marché avecq le Roy nostre sire, stipullant et acceptant par monseigneur le duc de Raictz et de noble homme Jehan de Donon, conseiller de Sad. Majesté et controlleur general de ces Bastimens, pour les reparations, entretenement et cours des eaus des fontaines dud. Sainct Germain moiennant la somme de mil escus d’or sol et aux gaiges et conditions portez par led. marché, laquelle somme de mil escus il scaict que led. deffunct son père les a receuz, à la reservation de neuf vingtz dix escus, laquelle somme apartient à la veuve et heritiers dud. deffunct Perigon, lequel marché aux closes, charges et condictions portez et declarez par icellui, et duquel presantement luy a esté fait lecture par le nottaire soubzsigné en presance des tesmoings soubzscriptz, il prend et retient comme par ces presentes il a prins et retenu par le consentement de nobles hommes messire Jehan de Fourcy, conseiller du Roy nostred. seigneur, tresorier general de France à Paris et intendant et ordonnateur de ces Bastimens, et dud. sieur controlleur, et a promis icelles entretenir de poinct en poinct selon sa forme et teneur, et pour ce faire bailler bonne et suffisante caultion en la ville de Paris. Ce fait moiennant la somme de neuf vingtz dix escus, laquelle somme luy sera paiée par le tresorier desd. Bastimens au fur et ainsi qu’il travaillera ausd. fontaines, à commancer lundy prochain, continuer sans discontinuer, qui est le parfait paiemant de la susd. somme de mil escus. En faveur de laquelle prinse ainsi faite par led. Anthoine Perigon, lesd. sieurs de Fourcy et de Donon ont dechargé et par ces presentes decharge Marie Gaultier, veuve dudict deffunct Jehan Perignon, ensemble les enffans et heritiers dud. deffunct Perigon dudict marché, reception de deniers par luy receuz et mal façons que ce pouroient trouvé esd. fontaines, laquelle veuve, tant en son nom que comme tutrice des enffans mineurs dud. deffunct et d’elle, a consenty et accordé la susd. prinse et marché dudict deffunct son mary, declarant qu’elle n’y pretend ne demander aulcune chose, outre ce consent et accorde, pour donneur meilleur moien aud. Anthoine Perigon de fournir et satisfaire au contenu dud. marché susdacté, qu’il recepvoient à son proffict particullier la somme de quatre vingtz escus faisant partye de la somme de huict vingtz dix huict escus quarente solz tournois deubz par le Roy aud. deffunct pour le reste et parpayement des ouvraiges de pavé du joeu de paulme erigé contre les murs du parc dudict chasteau de Sainct Germain, laquelle somme de quatre vingtz escus il recepvera par les mains du tresorier desd. Bastimens le plus tost que faire ce pourra, et fera dilligence avecq lad. veuve pour recevoir le total de lad. somme, et entend que à elle est a fait cession et transport audict Anthoine Perigon de lad. somme de quatre vingtz escus sans aulcune promesse, garentye sinon que de ses faictz, promesses et obligations seullement. Et pour la vallidicté des obligations de lad. veuve, a declaré qu’elle renonce au droict de vellean d’espictre de divi adian autenticque sica mullier qui luy ont esté declarez et donnez à entendre par led. nottaire soubzsigné estre telz de substance commune, faire ne peult ester ny soy obliger, respondre, stippuller ne intercedder pour aultruy, mesme pour et avecq son mary sans avoir prealablement par expres renoncé ausd. droictz, ausquelz et à tous autres droictz faictz et introdhuictz pour et en faveur des femmes elle a renoncé et renonce. Car ainsy. Promectant. Obligeant respectivement. Renonçant. Presens maistre Jacques Vavasseur, maistre Eslain Gaucher, Jehan Perigon, maistre potier de terre demeurant à Paris, Angueran Raineau, maistre postier d’estain demeurant à Lagny sur Merne et autres tesmoings. Et a led. Jehan Perigon declaré ne scavoir escripre ne signer.<lb/>Fourcy, De Donon<lb/>Anthoine Perigon, Marie Gautier<lb/>Le Vavasseur, Gaucher<lb/>Billier, Jehan Prevost, Raineau<lb/>Ferrand »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
                <geogname>Jeu de paume</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin, « Le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye, une villa royale pour Henri IV », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, n° 45, 2008, p. 123-147, ici p. 125
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 18.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des réparations de charpenterie au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">22</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 35</unitid>
                <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">29 octobre 1596</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut presant en sa personne Françoys Dufay, charpentier de la grand cognée demeurant aud. lieu, lequel a promis et promect de faire et parfaire au dire de gens ad ce congnoissans tous les ouvrages de charpenterie au chasteau dud. Sainct Germain cy apres declarez. Premierement dans une chambre de monsieur le connestable fournyr une poultre de cinq thoize de long et quinze poulces de gros, plus cinquante chevrons de treize piedz de long, de troys à quatre poulces de gros, plus cinquante autres chevrons de pareille longueur et grosseur qui ce feront du reste du boys viel des desmolitions qui trouveront tant de la galerye des navir que le plancher de la gallerye de fer estant sur la cours du chasteau. Ensemble des cloizons que autres desmolitions pour restablir les lieulx cy apres.<lb/>[Barré : Premierement à l’une des chambre de monsieur le conetable fault mestre unne poultre de cin thoise de long et de quinze poulce de grod.]<lb/>Item faire troys travez de plancher dont l’une travez de douze piedz et les deux aultre de dix piedz, et fault pour lesdicte troys travez quatre vingt et dix sollive.<lb/>Item faire ung pant de cloison qui sera separation de la chambre aux pasage qui ay de longeur cinq thoise et demye, de traize à quatorze piedz de hault garny de sabliere et de vingt poteaulx.<lb/>Item faire ung aultre pant de cloison qui fera separation de la chambre aux cabinet qui ay de long quatre thoise et de haulteur traize à quatorze piedz.<lb/>Item faire la cherche d’une petite montez garnye de sabliere et de poteaulx et d’un noyau de vis avec les joues de marche et le joue des longeur et grosseur telle qui apartiendra.<lb/>Item faire en unne aultre chambre proche la salle ung pant de cloison qui ay de long cin thoise et de hoteur dix piedz garny de sabliere et de vingt poteault qui sera separation de la chambre à ung pavillon.<lb/>Item faire ung planché sur ladicte cloison de trante sollive de chacune sept piedz de long et de cin à six poulces de grod.<lb/>Item faire une uiserye dedans unne cloison qui faict separation de la salle à la chambre et mestre ung poteau dedans l’uiserie qui est dans ladicte cloison.<lb/>Item abatre ung grand pant de cloison qui est dans la sale du Roy.<lb/>Item demolli la grande gallerye du coté du tripot qui a de longeur trante thoise et refaire le comble de la gallerye base qui est de parelle longueur, et faut pour ledict comble faire vingt demye ferme garnye de chacun poison et de montans et contre fiche et avec ung cours de panne et feste de la longeur desdicte trante thoise.<lb/>[Barré : Plus fault cent cheveront de douze à traize piedz de long et de trois à quatre pouls de gros pour faire le comble de ladicte gallerye et tous les boys cy desus ce poront trové aux desmolusions qui se feront tant aux galerye que d’aultre part, reservé la poultre de cinq thoise et cinquante cheverons de douze à traise piedz de long.]<lb/>Comme faire la charpenterye de la basculle, fleches et planchette […] du grand pont levis du chasteau. Ledit pont retablir de bon boys neuf, loyal et marchand. Ce fait moyennant le pris et somme de cent soixante escus sol, lesquelz luy seront payés par le trezorier des Bastimans du Roy au fur et ainsy qu’il travaillera à icelle besongne et de sepmaine en sepmaine, à la charge que led. Dufay et ces gens ne pourront emporter aulcun boys desd. desmolitions, tant boutz de boys vieil que autrement. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Presens maistre Jehan Gaucher et Jehan Delastre le jeune, tesmoins.<lb/>Françoys Dufay<lb/>De Donon, Gaucher<lb/>Ferrand »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour un bosquet à côté du parterre du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 35</unitid>
                <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">13 novembre 1596</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Feurent presens en leurs personnes Pierre Herault, Claude Herault, Richard Soret, Martin Herault demeurant à Mareil prest Sainct Germain en Laye, et Jehan Herault demeurant à Lestang, lesquelz ont recongneu et confessé avoir promis, seront tenuz, prometent et gaigent l’un pour l’autre et chacun d’eulx pour le tout, sans division, au Roy nostre sire, ce acceptant par nobles hommes Jehan de Fourcy, sieur de Chessy en Brye, conseiller de Sa Majesté, tresorier general de France à Paris, intendant et ordonnateur de ses Bastimens, et Jehan de Donon, aussi conseiller de Sad. Majesté et controlleur general de sesd. Bastimens, pour ce comparans, de faire et rayonner tous les rayons et rigolles qu’il sera besoing et leur sera monstré par le jardinier en la piece de terre à costé du parterre du logis neuf dud. Sainct Germain du costé du pressoyr, en laquelle Sad. Majesté a commandé estre planté et faict ung boccaige, lesd. rayons chacun d’un pied et demy de large et pareille proffondeur pour y planter avec le menu du hault plant, arracher à leurs despens le menu plant avec toutes les racynes estant dans le parc dud. Sainct Germain, le nectoyer des herbes et porter sur le bord desd. rayons et où il leur sera monstré par le jardinier, moyennant la somme de quatre solz tournois pour chacune perche, à compter vingt deux piedz pour perche. Plus de fournir tout le hault plant, bon, loyal et marchant, tant de charme, hestre que erable qu’il sera besoing pour les pallissades dud. boccaige, de la haulteur de six à sept piedz, portans chacun bonne racyne et chevellure telle qu’elle soit trouvée suffisante par led. jardinier, aussy moyennant la somme de deux escuz pour chacun cent rendu sur la place. Et pour le regard des rachées qu’il est besoing planter au dedans dud. boys, ils leur laisseront le plus de racynes larges et chevellure qu’il leur sera possible jusques à trois et quatre piedz de dyamectre, mesmes y laisser la terre au dessus. Feront en oultre les trous au dedans dud. bosquet pour planter lesd. rachées de la grandeur qu’il les fauldra et au lieu qu’il leur sera monstré par led. jardinier moyennant le pris et somme de ung escu vingt sols pour chacun cent de trous, lesquelles rachées seront charyées aux despens du Roy, et leur sera compté et payé pour chacun cent de brins la somme de deux escuz, ausquelles fins leur sera delivrée commission et permission vallable pour arracher lesd. plantz et rachées aux lieux les plus commodes et moings dommageables que faire se pourra. Et seront lesd. entrepreneurs payez desd. rayons, plantz et rachées aux dessusd. pris au feur et ainsi qu’ils y travailleront, et fourniront par les tresoriers desd. Bastimens suyvant les ordonnances et mandemens dud. sieur de Chessy. Car ainsi a esté le tout accordé. Promectant. Obligeant corps et biens comme pour les propres deniers et affaires du Roy. Renonçant. Es presence de Mathurin Bougars et Jehan Delastre le jeune, tesmoins, et ont lesd. Herault et declaré ne scavoir escripre. A […] aud. bosquet pour planter de la rachée […] qu’il en fauldra et au lieu qui leur sera monstré par led. jardinyer moyennant le pris et somme de ung escu vingt solz pour chacun cent de trous. Le treizieme jour de novembre IIIIxx seize.<lb/>Richard Soret, marque dud. Pierre Herault, marque dud. Claude Herault<lb/>marque dud. Martin Herault, Mathurin Bougars<lb/>Delastres »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour un canal à la fontaine du Pec à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">19 novembre 1596</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Raullant Colle et Marquis Chappel, maçons demeurant à Maisons et à Carrieres, lesquelz ont promis et promectent à noble homme Jehan de Donon, conseiller du Roy et contreroleur general des Bastimens de Sa Majesté, bien et duemant faire le canal qu’il convient faire à la fontaine du Pecq qui condhuict l’eau au jardin du Roy, selon et ainsy qu’il est ja commencé, à raison de quarente deux solz six denyers pour thoise, qu’il leur sera paié par semaine au fur et ainsy qu’il travailleront, aux charges toutteffois prendre le moillon selon et ainsy qu’il le trouveront desmolli dans ledict canner de lad. fontaine, thoisé des deux costez la où il ce trouvera de la maçonnerie. Promectant. Obligeant. Renonçant. Presens maistre Helain Gaulcher, consierge du chasteau dud. Sainct Germain, et Mathurin Bougars et Pierre Billier, tesmoings.<lb/>Gaucher, seing dud. Chappel, seing dud. Colle<lb/>Mathurin Bougars<lb/>Billier, Ferrand »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 41</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente des fruits du jardin du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 36</unitid>
                <unitdate normal="1598/1598" encodinganalog="3.1.3">25 juin 1598</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne honnorable homme Jehan Delalande, jardinier du Roy nostre sire en son jardin et verger de Sainct Germain en Laye, y demeurant, lequel a recongnu et confessé avoir vendu, ceddé, vend et promect garentyr à Nicolas Thomas, marchand fruictier demeurant à Montegu, parroisse de Chambourcy, present, ce acceptant pour luy, c’est assavoir tous et ungs chacuns les fruictz estans ceste année presente sur les arbres dud. jardin du Roy aud. Sainct Germain, à la reservation de deux pruniers de Damas viollect, deux pruniers de Damas noir, ung prunier de prunes blanche, ung prunier de prunes serizettes, deux abricotiez sans que ce soit le plus grand dud. jardin, tous les pommiers estans dans le carré vers les estables dud. jardin ou de present et l’orangerye, les muriers, poiriers de muscat et bigareaux, ensemble tous les pruniers prunes datte estans dedans led. jardin, sans que led. achepteur en puisse pretendre aucuns, et à choisir par led. vendeur les autres arbres cy dessus par luy reservez auparavant que led. achepteur puisse ceuillyr aucun esd. fruictz, pour en jouyr par led. achepteur ausd. reservations. Ce faict moyennant la somme de vingt cinq escus sol que led. achepteur et Pierre Gauvet, aussi marchant fruictier demeurant aud. Chambourcy, pour ce present, ont promis, gaigent, promectent et serront tenuz, l’un pour l’autre, ung desd. deux seul et pour le tout, sans division ne discussion, renonçant aux benefices de lad. division, ordre de droict, de discussion et forme de fidejussion, bailler et payer aud. Delalande ou autres, scavoir est six escus d’huy en huict jours prochain venants, six escus et demy lors que les prunes de Damas noyr seront meures et en saison de ceulyr et que led. Thomas aura commencé à ceullyr icelles, et le reste qui est douze escus et demy lors que les prunes de Damas viollect seront en saison de ceullyr et icelluy achepteur aura commencé aussy à ceullyr icelles prunes de Damas viollet, avecq ung cent de prunes de perdrigon que led. vendeur poura prendre et choisyr estans en maturité sur tous les pruniers de perdrigon dud. jardin ou l’un d’iceux ainsy que bon luy semblera, et a esté accordé entre lesd. partyes que ou cas que Sa Majesté fust en ce lieu en la saison que les abricotz seront meurs et en saison de ceullyr, en ce cas led. Delalande sera tenu quicter, comme desja il quicte des à present aud. achepteur le grand abricotier dont cy dessus est fait mention, et en reprendre au lieu d’icelluy et de l’autre qui sont deux abricottiez par luy reservez deux autres moyens abricottiers dans led. carré vers les estables, en baillant par led. Thomas aud. Delalande ung cent d’abricotz, à iceux choisyr par icelluy Delalande, et où Sad. Majesté ne soit en ce lieu de Sainct Germain en lad. saison, en ce cas la presente claure demeurera nulle, et sortira au surplus le present contrat son plain et entier effect. Et a led. Thomas declaré que l’obligation que led. Gauvet a fait aud. present contract n’a esté que pour faire plaisyr et service et n’a aucune chose ausd. fruictz, partant a promis l’acquiter de lad. somme envers led. Delalande et de tous despens, dommages et interestz preceddans à faulte du payement d’icelle somme, et ne pourra lad. declarant ne prejudicier à l’execution de ces presentes. Car ainsy. Promectant. Obligeant respectivement mesmes led. Thomas et Gauvet l’un pour l’autre comme dict est aux ren. susd. au payement de lad. somme aux termes susd. corps et biens. Renonçant. Presens Pierre Billier et Mathias Henault, tesmoins, et ont lesd. Thomas et Gauvet declaré ne scavoir escrire ne signer.<lb/>Delalande<lb/>Billier<lb/>Henault<lb/>marque dud. Thomas, marque dud. Gauvet<lb/>Ferrand »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché (non réalisé) de maçonnerie pour le jardin du Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">26</unitid>
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                <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1599</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Les travaux prévus par ce marché n’ont pas été réalisés.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvraiges de maçonnerye, pierre de taille et bricque qu’il convient faire de neuf pour Sa Magesté en la construction d’un grand pan de mur qui sera faict le long du parterre du jardin à cause de l’acroissement d’icelluy, contenant quatre vingtz thoises ou environ sur six thoises et demy de hault, aux deux boutz d’icelluy mur s’erigera deux pavillons contenans chacun sept thoises de long sur quatre thoises de large, le tout dans œuvre, qui seront applicquez en chacun estaige chambre, garderobbe et escallier, le tout ainsy qu’il s’ensuict.<lb/>Premierement<lb/>Sera faict led. pan de mur en fondation de troys piedz plus bas que la terrasse d’en bas qui sera au dessoubz dud. parterre, de dix piedz d’espoisseur, maçonné de moillon, de lybage et chaux et sable. Et au dessus de l’aire de lad. terrasse se fera ung ampastement de ung pied de large et au dessus duquel ampastement s’erigera led. pan de mur de neuf piedz d’epoisse en talud en contremont, revenant à quatre piedz par hault au dessoubz du cordon, et pour ce faire fault maçonner depuis led. ampastement en amont au pied dud. mur quatre assizes de pierre de taille dure de la carriere d’en baiz en façon de rusticq portant saillye de troys poulces, sur laquelle saillye s’erigera des pillastres qui seront espassez de pareille distance, grosseur et saillye que sont ceux qui sont le long des deux pans declinez des deux dessentes droictes ja faictes, et entre lesd. pillastres se fera des tables en saillye de pierre de taille ainsy qu’il sera advisé pour le mieux, et le reste entre lesd. tables pour le parement dud. mur maçonné de bricque, et le reste du corps dud. mur de moillon, chaux et sable, et pour le couronnement desd. pillastres regnera tout le long dud. mur une forme de grosse plainte carrée avec des moullures au dessoubs qui se retourneont en forme de chappiteau.<lb/>Plus se feront par le derriere dud. pan de mur, entre les terres, des esperons espassez de neuf piedz en neuf piedz dans œuvre, chacun de quatre piedz de long sur quatre piedz demy de large. Au bout d’iceux se fera des demy ronds de quatre piedz demy de saillye portant deux piedz d’espoisseur, lesd. esperons liez dans led. mur avec des quartiers de pierre de taille de troys et quatre piedz de long qui entreront dedans led. mur de pied et demy pour faire la lyaison, lesquelz seront espassez par voye de quatre piedz en quatre piedz l’un au dessus de l’autre, et le reste de moillon, le tout maçonné à chaux et à sable.<lb/>Item se fera par le millieu dud. pan de mur ung grand pallier en forme de balcon de six toises quatre piedz de long sur quatre thoises de large dans œuvre, hors led. pan de mur, où il y aura par le dehors d’icelluy une forme d’arc triumphant garny de quatre collonnes d’ordre tosquans avec leurs bazes, chappiteau, architrave, frize et corniches, entre lesquelles collonnes se fera des niches rondes et carrées à jour, le tout faict de pierre de taille en forme de rusticq. Et la maçonnerye du corps dud. mur derriere lesd. collonnes se fera de six piedz d’espoisseur, maçonné de pierre de taille tant dans œuvre que hors œuvre, et se fera par le dedans œuvre au dessoubz dud. balcon des pillastres saillans de troys poulces hors le corps des murs avec basses, chappiteaux, frize et corniche de pierre de taille où s’arachera par le dessus lad. corniche, la voulte en forme de four ou aultrement et ainsy qu’il sera advisé pour le mieux, garnye d’arcqs doubleaux de pierre de taille et erestes, le reste entre deux de bricque, par le dessus de laquelle voulte se fera ung corps de cyment d’un pied d’espoisse maçonné avec cailloux de vignes et au dessus maçonné de pierre de pierre de lyais de troys piedz d’espoisse qui servira d’arazement pour porter les marches desd. dessentes droittes. Et entre icelles marches se fera le pavé de grez maçonné à bain de cyment, lesd. pans de murs de six piedz d’epoisse où s’erigera par le hors œuvre deux des pillastres qui seront portez sur quatre assizes de pierre de taille en forme de rusticq, au dessus desquelz pillastres se fera une corniche de pierre de taille rampant le long dud. mur pour le couronnement d’iceux.<lb/>Item se feront les pans de murs desd. pavillons en quatre sens de six piedz d’espoisseur en fondation, à revenir à niveau du jardin à troys piedz, les encoignures, croisées et plainte de pierre de taille et le reste à parement de bricque garnis lesd. murs au rez de chaussée de la terrasse de quatre assizes de pierre de taille, la corniche dud. pan de mur qui sera à l’aire dud. jardin regnera au pourtour desd. pavillons.<lb/>Item se feront tous les planchers desd. pavillons qui seront voultez en chacun estaige de pierre et de bricque et pavé de petit carreau par-dessus, qui ne seront thoisez que pour ung corps seullement.<lb/>Tous lesquelz ouvraiges cy dessus pour les corps des gros murs tant contre lesd. terres que les aultres gros murs, rampans et murs des pavillons se toiseront à thoise cubbe et boutavant à deux cens seize piedz pour thoise, sans thoiser ny compter la pierre de taille qui sera ausd. pans de murs ny pareillement les corps, saillies, moullures et enrichissements, ensemble les voultes des rampans sur lesquelles seront portées les marches de pierre de taille, pavé de grez maçonné à bain de cyment qui ne se toiseront que pour ung corps, comme aussy les voultes de pierre de taille et bricque et pavé de petit carreau au dessus qui ne seront aussy comptés que pour ung corps, moyennant le pris et somme de treize escus sol pour chacune thoise. Et pour le regard des murs, voultes, arrasement de cyment et pavé de lyais au dessus de l’avant porticque en forme de balcon, où il se fera une grotte, se thoiseront à thoise pleine et boutavant, sans thoiser aulcuns corps, coullonnes, saillies, moullures et enrichissementz, et ce à raison de vingt escus sol pour chacune thoise. Et quand aux esperons et voutes desd. esperons, seront aussy thoisez à deux cens seize piedz pour thoise à raison de cinq escus la thoise.<lb/>Et quant aux groz murs des retours des galleryes du jardin qui ne seront que de moillon, seront thoisez à deux cens seize piedz pour thoise et ce à raison de cinq escus pour thoise.<lb/>Fut present en sa personne honnorable homme Guillaume Marchant, maistre des œuvres de massonnerye du Roy, demeurant à Paris, lequel volontairement recongneut et confessa avoir promis, promect et gaige au Roy nostre sire, ce acceptant par hault et puissant seigneur messire Albert de Gondy, duc de Retz, pair et mareschal de France, general des galleres, superintendant des Bastimentz de Sainct Germain en Laye, et noble homme Jehan de Fourcy, sieur de Checy, conseiller dud. seigneur, tresorier general de France à Paris et intendant de sesd. Bastimens, et en la presence de noble homme Jehan de Donon, conseiller dud. seigneur et contrerolleur general de sesd. Bastimens, de faire et parfaire bien et deuement au dict d’ouvriers et gens ad ce congnoissans tout et chacuns les ouvrages de massonnerye et pierre de taille, brique qu’il convient faire pour Sa Majesté en la construction d’ung grand pan de mur qui sera faict le long du parterre du jardin à cause des terrassement d’iceluy ainsi qu’il est plus à plain contenu et declaré au devis cy dessus escript, et pour ce faire fourny par led. Marchant de toutes mathieres à ce necessaires et peines d’ouvriers. Ce marché et promesse faictz assavoir, pour le corps des gros murs tant contre lesd. terres que les autres gros murs rampans et murs des pavillons, ce thoiseront à thoise cube et boutteavant à deux cens seize piedz pour thoise, sans thoiser ny compter la pierre de taille qui sera ausd. pans de murs ny paraillement les corps saillans, moullures et enrechissemens, ensemble les voultes des rampans, sur lesquelles seront portées les marches de pierre de taille pavé de gres maçonné à bain de cyment qui ne ce thoiseront que pour ung corps, comme aussy les voultes de pierre de taille et brique et pavé de petit carreau au dessus quy ne sera aussy comptés que pour ung corps, moiennant le pris et somme de treize escus sol pour chacune thoise. Et pour le regard des murs, voultes, arrasemant de cymant et pavé de lyais au dessus de l’avant portique en forme de balcon, où il se fera une grotte, ce thoiseront à thoise plaine et boutavant, sans thoiser aulcuns corps, coullonnes, saillies, moullures et enrichissemantz, et ce à raison de vingtz escus sol pour chacune thoise. Et quand aulx esperrons et voultes desd. esperons, seront aussy thoisés à deulx cens seize piedz pour thoise à raison de cinq escus pour thoise. Et quand aulx gros murs des retours des galleryes du jardin, qui ne seront que de moislon, seront thoisés à deux cent seize piedz pour thoise et ce à raison de cinq escus pour thoize. Iceluy marché conclu et arresté en la presence de messire Nicolas de Harlay, conseiller du Roy en son conseil d’Estat et collonel general des Suisses. Car ainsy. Promectant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Sainct Germain en l’hostel de mond. seigneur le duc de Retz, en presence de Raymond Vedel, cappitaine du charroy de l’ar. du Roy et maistre Jacques Robert, segretaire de mond. seigneur le duc de Retz, chacun à ce requis et appellés.<lb/>Faict et passé à Sainct Germain en Lahye ce jourd’huy vingt cinquiesme d’apvril 1599.<lb/>De Gondi duc de Raiz,  Fourcy<lb/>Marchant, De Donon<lb/>Robert, Ferrand »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin, « La belle vue de Saint-Germain-en-Laye, nouveaux documents sur les jardins en terrasses construits sous le règne d’Henri IV », Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français, 2003 (2004), p. 9-31, ici p. 17 et 27-29.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin, « Le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye, une villa royale pour Henri IV », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, n° 45, 2008, p. 123-147, ici p. 129.
<lb/>
<lb/>Emmanuelle Loizeau, Louis et Clément Métézeau, architectes du roi, thèse d’histoire de l’art sous la direction de Claude Mignot, Paris-Sorbonne, 2009, t. II, p. 326.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 42.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le transport de terres dans les jardins du Château-Neuf et de pavés pour la chaussée entre les deux châteaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">27</unitid>
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                <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1599</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Remon Vedect dict La Fleur, cappitaine ordinaire du charroy de l’artillerye du Roy demeurant à Poissy, lequel recongnoist et confesse avoir faict marché au Roy nostre sire, ce acceptant par hault et puissant seigneur messire Albert de Fondy, duc de Rectz, pair et mareschal de France, general des galleres, superintendant des bastimens de Sa Majesté audict Sainct Germain en Laye, et noble homme Jehan de Fourcy, sieur de Checy, conseiller dud. seigneur tresorier general de France à Paris et intendant desdictz Bastimens, et en la presence de noble homme Jehan de Daunon, conseiller dudict seigneur et controlleur general desdictz Bastimens, de faire le remplage des terres que Sad. Majesté a commendée estre faicte pour l’acroissement du jardin neuf de son bastiment de Sainct Germain du costé du port au Pecq, et pour ce faire promect fournir six bons tombreaux attelez de chacun deux chevaulx chartiers et hommes pour les mener, fouiller, charger, descharger, rependre et vuidder la terre qu’ilz deschargeront à ses despens, et à la charge qu’il fera faire à cesd. tombereaux cinquante voiages chacun par jour et qu’ilz ne porteront poinct moings de seize bonnes hostees chacun voiage qui seront jogées dans lesd. tombreaux, qui autrement luy sera rabattu sur le pris qui luy sera baillé qui est de dix escus par chacun jour pour lesd. tombreaux et hommes comme dict est, et au cas qu’il en face plus luy sera paié au prorata. A esté aussy acordé que au temps où ledit Vedet ne pourra faire travailler esd. tomberaulx, il pourra faire le charroy du pavé qu’il est necessaire de faire pour paver une chossée entre le bastiment neuf et le bastiment vieil, à iceux pavé prendre aulx bois de Poucy, Chambourcy et es lieulx circonvoisins où sera led. pavé, et aura pour la cherche de chacun cent rendu sur le lieu où il doibt estre employé ung escu qui luy sera paié au feur et mesure qu’il fera led. cherche. Icelluy marché conclud et arresté en la presence de messire Nicollas de Harlay, conseiller du Roy en son conseil d’Estat et coullonnal general des Suisses. Car ainsy. Promectant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé en l’hostel de mondict seigneur le duc de Rectz es presences de Jacques Robert, segretaire de mond. seigneur le duc de Retz, et Pierre Bellet, tesmoins.  Faict et passé à Sainct Germain en Laye ce jourd’huy vingt sixiesme jour d’apvril 1599.<lb/>De Donon, Vedet, Gourcy<lb/>De Gondy duc de Raiz, Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin, « La belle vue de Saint-Germain-en-Laye, nouveaux documents sur les jardins en terrasses construits sous le règne d’Henri IV », Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français, 2003 (2004), p. 9-31, ici p. 17 et 29-30.
<lb/>
<lb/>Emmanuelle Loizeau, Louis et Clément Métézeau, architectes du roi, thèse d’histoire de l’art sous la direction de Claude Mignot, Paris-Sorbonne, 2009, t. II, p. 327.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les pierres d’une fontaine à saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">28</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 36</unitid>
                <unitdate encodinganalog="3.1.3">26 avril 1599</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Laurens Debray, maistre maçon tailleur de pierres demeurant à Sanlys, lequel recongnoist et confesse avoir faict marché au Roy nostre sire, ce acceptant par hault et puissant seigneur messire Albert de Gondy, duc de Rectz, pair et mareschal de France, general des galleres, superintendant des bastimens de Sainct Germain en Laye, et noble homme Jehan de Fourcy, sieur de Checy, conseiller dudict seigneur, tresorier general de France à Paris et intendant de sesd. Bastimens, et en la presence de noble homme Jehan de Daunon, conseiller dud. seigneur et contrerolleur general desd. Bastimens, de fournir et livrer tous et chacuns les pierres liaiz de Senlys qu’il sera necessaire pour la construction d’une  grande fontaine contenant deux bassins que Sa Majesté veult et entend estre faicte en l’un des boutz de la premiere terrace de son logis neuf de Sainct Germain en Laye regardant sur la riviere, asscavoir la marche du pourtour du premier bassin qui aura quatre piedz de large sur les plus grandes longueurs qui ce poura recouvrer pour eviter la quantitté de joinctz, et quatre à cinq poulces d’espoisseur ; ensemble le pavé des deux bassins aussy des plus grandes pierres qui ce poura recouvrer et de la mesme espoisseur desdictes marches, qui sera paié à raison de douze soulz le pied ; le liaiz des douves des grand et petit bassins qui auront deux piedz troys quartz de hault sur les plus grandes longueurs qui ce pouront faire et le plus à propos pour lesdictz joinctz et de quatorze poulces d’espoisseur pour trouver la saillye des corniches, qui seront prises à la mesme pierre et par luy sizes, luy sera paié vingt solz du pied desdictes douves, et s’il faict les esbauches desdictes pierres pour plus grande facillité du cheriage, et qu’il ne face la taille de ladicte fontaine, luy sera paié l’esbauchage. Lesquelz pierres de liaiz cy dessus declarez il fournira de meilleur et plus franc liaiz des carrieres de Senlys, fera tous sciages et cheriages tant par terre que par eaux et les rendra à ses despens sains et entiers sans aucune fraction, default de pierre, deschargée sur le port au Pecq soubz ledict Sainct Germain, sur lequel marché luy sera paié et avancé par le tresorier des Bastimens de Sa Majesté la somme de cinquante escuz solz et le reste au fur et ainsy qu’il travaillera. Icelluy marché conclud et arresté en la presence de messire Nicollas de Harlay, conseiller du Roy en son conseil d’Estat, coullonnal general des Suises. Car ainsy. Promectant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé en l’hostel de mondict seigneur le duc de Rectz es presence de messire Jacques Robert, segretaire de mond. seigneur le duc de Retz, et Pierre Bellet, tesmoins. Faict et passé à Sainct Germain en Laye ce jourd’huy vingt sixiesme d’apvril 1599.<lb/>De Gondy duc de Ray, Fourcy<lb/>Laurens Debray<lb/>Ferrand, De Donon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin, « La belle vue de Saint-Germain-en-Laye, nouveaux documents sur les jardins en terrasses construits sous le règne d’Henri IV », Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français, 2003 (2004), p. 9-31, ici p. 17 et 29.
<lb/>
<lb/>Emmanuelle Loizeau, Louis et Clément Métézeau, architectes du roi, thèse d’histoire de l’art sous la direction de Claude Mignot, Paris-Sorbonne, 2009, t. II, p. 327.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 109.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un terrain pris par le roi pour le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 36</unitid>
                <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">13 mai 1599</unitdate>
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                <p>« Germain Jamet, laboureur demeurant au Pec, n’ayant pas les moyens de payer la rente de cinq écus qu’il devait à Jeanne Raffron, veuve de Paul Billier, à cause de plusieurs parcelles qu’il avait prises à rente en 1580, les lui rend en échange de l’extinction de la rente. Par le même acte, la veuve les cède à Claude Raffron moyennant la même rente de cinq écus. Ces terrains comprenaient dix perches de jardin « aud. lieu du Pecq, au lieud. la Ruelle Mallot, tenant d’un costé aux heritiers feu Pierre Pluchet, d’autre costé à la ruelle, d’un bout au chemin tendant du Pecq à Carrieres et d’autre bout à Vincent Autrain », au sujet desquelles le contrat précise que « led. preneur n’aura aucun recours de garendye allencontre de lad. bailleresse pour raison des dix perches de jardin cy dessus declarées, prinses par le Roy nostre sire pour l’accroissement du jardin de son bastiment neuf dud. Sainct Germain, ains s’est led. preneur, pour raison de ce, contenté des deniers à quoy lesd. dix perches de jardin ont esté estimées, lesquelz deniers il prendre à son proffict, et pour iceux recepvoir des habitans dud. lieu du Pecq, lad. bailleresse a ceddé et transporté aud. Raffron preneur tous ses droictz, noms, causes, raisons et actions ».</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture de pierres à saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1601/1601" encodinganalog="3.1.3">16 avril 1601</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mahiet Picry, carrayeur demeurant à present au Port au Pecq, estant de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye, recogneult avoir promis et promectz par ces presentes à honnorable homme Loys Marchant, maistre des œuvres des bastimens du Roy sciz aud. Sainct Germain en Laye, pour ce present, luy bailler et livrer sur le bord de l’eau et à la chaulsée la quantitté de deulx milliers de carreau ayant de longueur deulx piez sur ung pied de hault, net tailler, sur quinze à dix huict pouces lyt, et ce à raison pour chacun cent unze escus sol que led. sieur Marchand sera tenu bailler et paier aud. Picry au feur et à mesure que luy sera livré led. careau, et sur laquelle quantité icelluy Picry a confessé avoir eu et receu auparavant lyvraion et ce comme par advance dud. sieur Marchand neuf escus sol quy seront desduictz sur lad. quantitté. A livrer lad. quantité de careau de quinzaine en quinzaine deulx cent et la premiere lyvraison commensant d’icy en quinzaine prochainement venant et ainsy continuer jusques en fin de l’enthiere livraison de lad. quantitté susd. Icellui careau provenant d’une carriere sciz aud. Sainct germain au lieud. des Montgrens. Car ainsy. Promettant. Obligeant icelluy Picry à ce que dessus corps et biens et ce comme pour le service de Sa Majesté. Renonçant. Present honnorable homme Noel Herbin, sergent royal, et Pierre Alleur, tesmoins. Le seiziesme jour d’apvril mil six cens ung. Et a led. Picry declaré ne savoir signer.<lb/>Herbin, marque dud. Picry, Marchand<lb/>Alleur, Ferrand »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché de transport de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 37</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">12 avril 1603</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Nicollas Chariot, laboureur demeurant à la Fosse verte, parroisse de Noisy, lequel, de son bon gré etc. a promis et promect par ces presentes à honnorable homme Pierre Bourée, commis du sieur de Donon, controolleur general des Bastimens du Roy demeurant à la chaulsée de Chalvaisne, present, ce acceptant, de charoyer touttes les pierres de tailles et carreau qu’il conviendra pour le bastiment que le Roy faict faire à la chaulsée de Chalvaigne pour le temps de deulx ans à commancer du jour de lundy prochain quatorziesme du present mois et an, et finissant à pareil jour, et led. carreau prendre en une carriere scize au terrouer dud. Sainct Germain en laquelle Barthelot Soldat tire de la pierre, et le mener et condhuire sur le port de Marly. Outre led. Chariot a promis aud. Bourée de mener tout le moellon qu’il conviendra pour employer aud. bastiment de la chaulsée jusques à l’astelier, et icelluy prendre aulx carrieres de la chaulsée, et ce pour le temps de deux ans. A la charge que led. Chariot aura une charrette ou deulx sy une seulle ne peult suffir. Ce marché faict moyennant la somme de cent dix solz tournois pour chacun cent de carreau et quatre livres dix solz tournois pour chacun cent de moellon, lesquelles sommes led. Bourée promect bailler et payer aud. Chariot au feur et mesure qu’il fera lesd. chariages. Et outre à la charge que led. Bourée sera tenu de faire auder aud. Chariot à charger led. careau par les ouvriers dud. Barthelot Soldat ou autres personnes, et quant au moellon led. Chariot sera tenu de fournir de personnes pour luy ayder à chauser icelluy. Et outre a esté accordé que ou cas que led. Chariot fust deffaillant de faire led. chariage et que les ouvriers manquessent de besongne à faulte desd. carreau et moellon, en ce cas led. Bourrée poura prendre des hommes pour faire led. chariage aux despens dud. Chariot, au cas touttefois que led. Bourée en ait adverty led. Chariot par l’un de ses serviteurs ou autres personnes au preceddant que de prendre lesd. hommes pour faire lesd. chariages. Car ainsy. Promectant. Obligeant respectifvemens corps et bins. Renonçans. Presens René Legrand le jeune et Pierre Dechars, tesmoins.<lb/>Dechars, JBouré<lb/>NChariau<lb/>Legrand, Ferrand »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la livraison de pierres pour la chapelle du roi au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">32</unitid>
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                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">29 juin 1603</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Berthelot Soldat, plastrier demeurant à Sainct Germain en Laye, lequel a confessé avoir vendu et promet livrer à honnorable homme Loys Marchant, maistre des œuvres des massonneryes du Roy et entrepreneur pour Sa Majesté en son bastiment de Saint Germain en Laye, absent, honnorable homme Noel Herbin, sergent royal aud. Sainct Germain, à ce present et ce pour luy, la quantitté de dix cens de moillon, bon, loyal et marchant que led. Soldat a promis, promet et gage et sera tenu livrer aud. Marchant aux bastimens et proche la chappelle du Roy, et ce deux cens chacune sepmaine, à commencer la premiere d’icelle ceste presente, sans discontinuer jusques en fin de livraison, icelluy moillon rendre en saulé proche d’iceux bastimens et d’icelle chappelle. Outre led. Soldat promet aussy livrer aud. Marchant la quantitté de huict cent de carreaux double et sangle à prendre led. carreaux par icelluy Marchant à la carriere dud. Soldat au fur et mesure que s’en fera et que led. Marchant en pourra avoir affaire. Ce marché faict moyennant la somme de quatorze livres tournois pour chacun cent, tant du moillon que du carreau, sur laquelle somme a confessé led. Soldat avoir receu la somme de trente six livres tournois, qui luy a icelle somme esté baillée, paiée, comptée, nombrée et delivrée par led. Herbin oud. non en presens des tesmoings soubz scriptz en espece de testons et monnoye, le tout bon. Et le reste de lad. somme que se montera lad. quantitté de moillon et carreau, au fur et mesure que led. Soldat livrera led. carreau et moillon. Car ainsy. Promectant. Obligeant led. Soldat à la livraison comme ce que dessus corps et biens. Renonçant. Faict et passé apres midy, es presences de Loys Thouze, menuisier demeurant aud. Sainct Germain, et Loys Lesage dud. lieu. Led. Soldat et Thouze ont declarez ne scavoir signer et ont fait leurs marques.<lb/>Herbin, marque dud. Soldat<lb/>Marque dud. Thouze, Lesage<lb/>Ferrand »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la livraison de pavés à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 37</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">17 juillet 1603</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Jacques François, thailleur de pierre demeurant à Sanlis, de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel de son bon gré a promis et promect par ces presentes à honnorable homme Jehan Sejourné, seculteur ordinaire du Roy, present, ce acceptant, de bailler et fournir la quantité de cinq à six cens piedz de pavé de liez de Sanlis qui est contenu, porté et declaré au mémoire qui en a esté faict entre les parties, et sera tenu icelluy Sejourné baillé aud. François une coppie dud. memoire. Et sera tenu icellui François livrer icelluy pavé au port de Trossy que icelluy Sejouré yra ou envoyera querir à icelluy port, à la charge de par led. François livrer tout led. pavé aud. port d lundy en six sepmaines prochainement venant, outre à la charge de par led. François advertir led. Sejourné troys sepmaines auparavant que de livrer led. pavé aud. port. Ce marché faict moyennant la somme de sept solz tournois pour chacun pied dud. pavé, sur laquelle quantité dud. pavé led. Sejourné a baillé aud. François, par advance, la somme de six vingtz livres tournois, et le reste de la somme led. Sejourné la payera aud. François en fin de lad. livraison dud. pavé. Car ainsy. Promectant. Obligeant respectivement. Renonçant. Presens Martin Ouin, Nicollas Delaporte, maistres massons thailleurs de Pierre, led. Delaporte demeurant à Sanlis et led. Ouin à Rouen, et Christophle Dugast, tesmoins. Et a led. Ouin declaré ne scavoir escrire ne signer.<lb/>Dugast, Jehan Sejourné, François<lb/>Ferrand, Nicolas Delaporte »</p>
              </scopecontent>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procuration des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant le pavage à entreprendre</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">34</unitid>
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                <unitdate normal="1626/1626" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1626</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>Procuration donnée par les habitants de Saint-Germain-en-Laye pour s’obliger envers le roi « de faire faire tout le pavé destiné à faire aud. Saint Germain suivant et au desir du toizé qui en a esté fait par messieurs les tresoriers generaux de France en datte du [vide] jour de [vide] mil six cens vingt cinq, recepvoir la somme de quinze mil livres tournois que Sa Majesté a accordez ausd. habitans pour ce faire par arrest de son conseil du [vide] jour de [vide] aud. an M VIc XXV, passer telz contractz […] que besoins sera. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Transaction concernant les livraisons de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">29 juillet 1663</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en leurs personnes Robert Papiot, Louis Chauvain, Pierre Bonniers et Guillume Anquetille, assosiez au subject du marché et entreprise par eux faite aveq les sieurs Bricard et Villedot, passé par devant le nottaire de Saint Germain le dix neuf apvril dernier, lesquels ont vollontairement demeuré d’acord, aians compté compté ensemblement des sommes de deniers par eux touchez desd. sieurs Bricard et Villedot, par lequel compte se sont lesd. Papiot, Chauvain, Bonnier et Anquetille avoir esté esgalement et touché et receu, l’un aultant que l’aultre, au moyen de quoy se sont quitez l’un l’autre depuis le vingt deuxiesme apvril dernier jusqu’à ce jourd’huy, sans prejudice à l’execution de leurdit marché, à l’exception et reserve de la somme de cent unze livres, de laquelle somme led. Papiot s’est trouvé redevable envers les susd. et laquelle somme il promet et s’oblige bailler et payer à leur acquit aux ouvriers à qui il est deub jusqu’à ce jourd’huy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé es presence de Françoys Ferrand et Sanson Cerlien, tesmoins, le vingt neufiesme juillet mil six cens soixante trois, led. Papiot a declaré ne savoir signer.<lb/>Anquetil, Pierre Bonnier, Louis Chauvin<lb/>Ferrand, Ferrand<lb/>SCerlien<lb/>Et le vingt quatriesme jour de septembre audit an mil six cent soixante trois, par devant moy Louis Ferrand, nottaire et tabellion royal au Peq susdit et soubsigné, sont comparus lesd. Robert Papiot, Louis Chauvin, Pierre Bonnier et Guillaume Anquetil desnomés en l’accord cy devant escript, lesquelz ont recogneu et confessé avoir compté entre deux depuis le jour dud. accord jusques à ce jourd’huy, par lequel compte s’est trouvé que ledict Papiot a payé en l’aquict desd. Chauvin, Bonnier et Anquetil sur ladicte somme de cent unze livres tournois portée aud. contract jusqu’à la somme de cent carente deux livres tournois, partant leur reste encore deub par led. Papiot la somme de soixante et dix neuf livres tournois, laquelle somme led. Papiot sera tenue payer en leur aquit aux ouvriers à qui il est deub conformement aud. contract et sans prejudice de la part et portion dud. Papiot des debtes qui sont par leur comunauté aux ouvriers qui ont travaillé pour eux aux carrieres dud. Sainct Germain, laquelle part et portion led. Papiot promet payer de ces deniers. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu, presence de Alfonce Cerlien et François Ferrand, tesmoings, led. Papiot a declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellé.<lb/>Louis Chauvin, Pierre Bonnier<lb/>Anquetil<lb/>Cerlien, Ferrand<lb/>Ferrand<lb/>Le vingt deuxiesme jour d’avril mil six cens soixante quatre, par devant moy Louis Ferrand, nottaire royal susd. et soubs signé, sont comparus lesd. Louis Chauvin et Guillaume Hanquetil, desnomés au contract cy devant escript, lesquelz ont recogneu et confessé avoir esté payé et satisfait par led. Papiot de leurs part et portion à eux afferente et appartenante en lad. somme de soixante et dix neuf livres contenue au contract cy dessus, dont il se tient pour compten et quitte led. Papiot et tous autres, à la charge que la quittance dy devant donnée et la presente ne serviront que d’une seulle et mesme quittance. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé au Peq es presence de Sanson Cerlien, demeurant aud. lieu, et Hierosm Thomin, demeurant à Saint Germain, tesmoings, et ont signé le jour et an que dessus.<lb/>Louis Chaucin, Anquetil<lb/>SCerlien, Thomin<lb/>Ferrand »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compte concernant la livraison de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1663</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Louis Chauvin, Pierre Bonnier et Guillaume Enquetille, assosiez suivant le marché faict entre messieurs Bricart et Vildot passé par devant le notaire de Sainct Germain, lesquels ont vollontairement confessé avoir compté ensemble de la somme de trois mil quarente cinq livres tournois par eux reçus du jour d’hier desd. sieurs Bricard et Vildot, laquelle somme a esté distribuée et payée par led. Chauvin aux ouvriers, chartiers et autres personnes qui ont travillé pour les ouvrages du Roy suivant le roolle qui a esté representé par led. Chauvin, à la reserve de somme de seize livres treize solz, de laquelle led. Chauvin est trouvé redevable envers lesd. Bonnier et Enquetille, qui est à chacun la somme de cent unze solz, laquelle a esté à chacun d’eux presentement payez, present le notaire susd., dont quittance. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu es presence de Pierre Pintres, demeurant au Pecq, et François Ferrand, tesmoins.<lb/>Louis Chauvin, Anquetil<lb/>Pierre Bonnier<lb/>Ferrand, Pierre Pinttre<lb/>Ferrand »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la plantation d’arbres au Vésinet</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 45</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1664</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Michel Bonnet, Michel Lamory, Jacques Bonnet, jardiniers demeurant à Chastre, et Estienne Bonnet, aussy jardinier, demeurant à Cressy, estans de present en ce lieu du Peq, lesquels ont volontairement promis et se sont obligez envers Baptiste Delalande, François Lavrechef, Louis Delalande, filz Baptiste, Jean Delalande, Claude Bellier et Louis Delalande, filz Jean, jardiniers du Roy en ses chasteaux de Saint Germain et entrepreneurs des plantz à faire dans le parc de Vesinet pour Sad. Majesté, à ce presens, de bien et deuement planter les arbres, les alligner et recombler les trous apres le replantement desd. arbres, suivant les allignemens qui en ont esté tirez par lesd. entrepreneurs, lesquelz entrepreneurs seront tenus faire faire les troups suffizans à leurs frais, lesquelz Bonnet et Lamory seront tenus de mettre aux fond desd. trous les gassons qui ont esté pris sur la superficie de la terre, et employer la meilleur terre au tour des racines desd. arbres, travailler dez demain incessamment affin que le service de Sa Majesté ne soit retardé, seront tenus lesd. Bonnet metre au fond desd. troups de la terre qui sera aportée par lesd. Delalande et consors cy besoing est et que le terre à l’endroict desd. trous ne soit bonne, mesme recouper ung pied de gason autour et faire le bord desd. troups qui sera mis es fond desd. trous, habiller lesd. arbres et les areste entre huit à neuf pieds de haulteur, le tout au desir des planz que Sa Majesté veult faire en sond. parc de Vesinet. Ce present marché fait moyennant la somme de dix livres tournois par chacun cent de pied d’arbres, laquelle somme lesd. Delalande et consors prometent et s’obligent solidairement bailler et payer au susd. Bonnetz et consors au fur et mesure qu’ils travailleront, de sepmaine en sepmaine. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. lieu du Pecq es presence de [vide], tesmoins, lesd. Lamory et Jacques et Estienne Bonnet ont declaré ne scavoir escripre ne signer de ce interpellé, l’an mil six cens soixante quatre, le dix septieme novembre.<lb/>Delalande, Delalande<lb/>Michel Bonnet<lb/>m. dud. Jacques »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente d’une partie des fruits du jardin du roi au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">19 juin 1667</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Jean Delalande le jeune, au nom et comme se faisant fort de Baptiste Delalande, son pere, jardinier du Roy en son jardin du viel chasteau de Saint Germain en Laye, lequel a recognue et confessé avoir vendu à Nicolas Dutertre et Jacques Martin, marchand fruitier demourans à Maisons, estant de present en ce lieu, à ce present et acceptant, c’est assavoir la depouille de tous et chacuns les arbres fruitiers qui sont scituez dans le petit clos d’aupres de la maison du consierge estant dans led. grand jardin du Roy, ensemble la depouille des fruitier scitués darier l’orangerie finisant au mur du vergé, à la reserve de l’espallié, comme aussy vent la depouille d’un poirier de bon cretien d’esté qui est sur le bord de la marre dudit jardin, la depouille d’un autre poirier de vallé qui est dans un carré au bout d’en bas de la grande allée à main droict et encore la depouille des preuniers qui sont sur la terrasse du verger et la depouille de trois poirier d’Espagne qui sont dans led. verger le plus proche de lad. terrasse, avecq la depouille des abricotier qui sont en espallier le long du mur dud. petit clos qui commence depuis la maison jusque à la porte de l’orengerie, à la reserve comme dit est des fruicts qui sont en espallié le long de la muraille derriere l’orengerie, ensemble d’un abricotier et d’un pommier de calville d’estaye qui sont dans led. petit clos. Ce present marché faict aux charges de par lesd. Martin et Dutertre coeuillir bien et duement lesd. fruicts sans endomager lesd. arbres à leur frais et despens, sans qu’il puisse pretendre diminution du prix cy apres stipullé, et outre moyennant le prix et somme de deux cens livres tournois que lesd. acceptant promettent et s’oblige solidairement, l’un pour l’autre et chacun d’eux et un seul pour le tout, sans division, discution et fidejussion, aux renoniations requisse, bailler et payer aud. sieur Baptiste Lalande et sur ses quittances seullement en son domecille ou au porteur, scavoir moityé dans le premier jour d’aoust et l’autre moityé dans le premier septembre, le tout prochain venant, à payne. Car ainsy a esté accordé. Promettant. Obligeant sollidairement comme dessus corps et biens. Renonçant. Faict et passé à Pecq, presence de Jean Piquet et de François Ferand, tesmoings, le jour et an que dessus, et ont lesd. Martin et Dutertre declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellé, et ont fait leur marque seullement.<lb/>marque dud. Dutertre, Delalande, marque dud. Martin<lb/>Piquet, Ferrand<lb/>Ferrand »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture de pierres pour travaux au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 55</unitid>
                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1674</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Mathieu Darbon et Jean Desgajeux, tailleurs de pierre demeurant à Saint Germain en Laye, lesquels vollontairement, sans contrainctes, ont promis et se sont obligez sollidairement envers Anthoine et Jean Delarue, massons ordinaires des Bastimens du Roy demeurant aud. Saint Germain, à ce presens, de thailler, condhuire, apareiller et nettoyer touttes et chacunes les pierres dures tant de Montesson que de Sainct Germain qu’il conviendra pour la construction d’un bastiment que lesd. Delarue font presentement pour les offices de madame de Montespan à Saint Germain en Laye, et la salle des gardes de monseigneur le dauphin, et autres lieux, touttes lesquelles pierres lesd. Delarue s’obligent de les fournir ausd. entrepreneurs à leur hastellier audict Sainct Germain, ausquels ouvrages lesd. entrepreneurs declarent qu’ils ont commencé à travailler il y a environ deux mois, qu’ils s’obligent par ces presentes de continuer sans discontinuer jusque à la perfection desd. ouvrages. Ce marché fait moyennant la somme de seize sols pour chacunes thoises, la somme à laquelle se trouvera monster le thoisé desd. ouvrages lesd. Delarue promettant et s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre chacun d’eux seul pour le tout, aux renoncemens à ce requises, la bailler et payer ausd. entrepreneurs au fure et à mesure qu’ils feront icelles, lesquels ouvrages seront thoisé aux us et coustume de Paris. Car ainsy. Promettant. Obligeant respectivement. Renonçant. Fait et passé aud. lieu du Pecq es presence de Gabriel Leven, vigneront demeurant à Saint Germain, Henry Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoings, le troisieme juin MVIc soixante quatorze, lesd. entrepreneurs ont declaré ne scavoir signer.<lb/>ADelarue, Jean Delarue<lb/>Thomas, Ferrand<lb/>Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marchés pour les treillages de la grande terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">22 novembre 1674</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Charles, Jacques et Michel Guitels, jardiniers demeurans aux vallée de Fillancourt, lesquels vollontairement, sans contraintes, ont promis et se sont obligez envers Louis Petit, controlleur des Bastimens du Roy à Sainct Germain en Laye, à ce present, de faire bien et deuement la quantité de treillage qu’il leur sera marquée le long de la grande terrasse du parc de Sainct Germain en Laye pour conserver la charmille et ormes du costé du bois, et d’employer quinze pieux pour deux thoises desd. trillages, enfoncez de dix huict pouces en terre, dont moityé sera de perches de carelle, de sept, huict à neuf poucesde tour à six pouces hors terre, et moityé de sizaine pareillement enfoncez de dix huict pouces en terre, de six pouces de tour à six pouces hors terre. Lesd. pieux garnyes de six lattes courantes de douzaine quy auront quatre pouces de tour à deux pieds du gros bout de la perche, le tout de bois de chastaigner, lier tout led. trillage aveq fil de fert de grosseur pareille à celluy quy est employé au vieux trillage, lequel trillage sera de pareille haulteur que le vieux. Ce marché fait moyennant la somme de trois livres pour chacune thoises, somme à laquelle se trouvera monter le thoisé desd. ouvrage led. sieur Petit promet et s’oblige la faire payer ausd. Guitels par le tresorier de Sa Majesté quy sera en charge au fur et mesure qu’ils feront iceux ouvrages. Et s’obligent lesd. Guitels d’executter le present marché de poinct en poinct à payne de quinze sols de diminution sur chacunes desd. toises. Car ainsy a esté accordé. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. lieu du Pecq es presence de Henry Ferand et Jacques Thomas, clercs, tesmoings, et Gabriel Leven, vigneron demeurant à Saint Germain, l’an mil six cens soixante quatorze, le vingt deuxiesme jour de novembre, et ont signé.<lb/>Charle Guitel<lb/>Michel Guitel, JGuitel<lb/>Ferrand, Ferrand<lb/>Thomas<lb/>Et le vingt quatriesme novembre aud. an mil six cens soixante quatorze, par devant led. notaire soubzsigné, est comparu Jean Baptiste Delalande, jardinier du Roy en ses chasteaux de Saint Germain en Laye, lequel vollontairement s’est obligé envers led. sieur Petit de farie tous et chaun le trillage quy luy sera marqué le long de la terrasse du parc aux mesmes charge, clauses, condicions et prix, et ainsy que lesd. Guitels se sont obligez par le marché de l’autre part escript soubz les mesmes paynes, duquel led. sieur Delalande a dict en avoir parfaite congnoissance. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. lieu du Pecq es presence de Henry Ferand et Jaques Thomas, clercs, tesmoings, et a signé les an et jour que dessus.<lb/>Ferrand, Delalande<lb/>Lecoq, Ferrand<lb/>Thomas »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la tonte du grand parterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1676/1676" encodinganalog="3.1.3">26 mai 1676</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present Nicollas Duguet, jardinier demeurant à Sartrouville, lequel a promis et s’est obligé par ces presentes envers Marguerite Delagarde, veufve de feu Jean Delalande, vivant jardinier du Roy en son grand parterre de Sainct Germain, y demeurante, à ce presente, de tondre ou faire tondre le parterre de Sa Majesté du chasteau vieil de Sainct Germain en Laye et plattebandes, et d’y mettre ouvriers suffisans, connoissans et faire en sorte par led. Duguet que lad. tonteur en dure quinze jours, et encorre s’oblige de fournir et livrer à lad. veufve Delalande quinze cens pieds d’eillets vennuz de grains tels que led. Duguet les a semez. Ce marché fait moyennant la somme de cent livres, laquelle somme lad. veufve Delalande promet et s’oblige la bailler et payer aud. Duguet ou au porteur au fur et mesure qu’il fera lesd. ouvrages. Lesquels il s’oblige de pour ce faire et parfaire soubz bonne visitation au dire d’experts et geans à ce congnoissans d’huy en quinze jours, à commencer des demain vingt septiesme du present mois. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq es presence de Henry Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoings, le vingt sixiesme may mil six cens soixante seize, et ont signé.<lb/>Marguerite Delagarde<lb/>Thomas, Nicolas Duguet, Ferrand<lb/>Ferrand<lb/>Et le douziesme juin MVIc soixante seize, par devant led. notaire susd. soubzsigné, est comparu led. Nicolas Ducquet, entrepreneur desnommé au marché cy devant escript, lequel a recogneu et confessé avoir receu comptant de lad. Margueritte Delagarde, veufve Jean Delalande, aussy desnommé aud. marché, la somme de cent livres, laquelle estoit obligée payer aud. Duguet par le susd. marché, et les quinze cens pieds d’eillets ont esté par luy fournyes, dont lad. veufve Delalande se tient pour conptante, dont quictance. Faict et passé aud. lieu du Pecq es presence de Henry Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoins, et ont signé.<lb/>Nicolas Duguet<lb/>Thomas, Ferrand<lb/>Ferrand »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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              <did>
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                <unitdate normal="1677/1677" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1677</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present Gabriel Nirville, jardinier demeurant aux vallez de Fillancourt, de present en cedict lieu, lequel a promis et s’est obligé par ces presentes envers Margueritte Delagarde, veufve de feu Jean Delalande, vivant jardinier du Roy en son chastel vieil de Sainct Germain en Laye, demeurant audict Sainct Germain, à ce presente, de tondre bien et dument les buys du grand parterre dud. chasteau, à commencer des lundy de la sepmaine des Rogations prochaines et continuer pendant quinze jours pour rendre le tout faict et parfaict dans led. temps. Ce present marché fact moyennant la somme de soixante livres, laquelle somme lad. veufve promect et s’oblige la bailler et payer aud. Nirville ou au porteur au fur et mesure qu’il travaillera. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq es presence de Gabriel Leon, vigneron demeurant à Saint Germain, Henry Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoings, le onze may mil six cens soixante dix sept, et ont signé, led. entrepreneur a declaré ne savoir signer.<lb/>Marguerite Delagarde<lb/>Ferrand, Ferrand<lb/>Thomas »</p>
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                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des travaux aux écuries de l’ancien manège à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">4 septembre 1679</unitdate>
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                <p>« Fut present Ysacq Demaroy, charpentier demeurant à Sainct Germain en Laye, de present en ce lieu du Pecq, lequel a promis et s’est obligé envers Jean Jacques Aubert, aussy charpentier des Bastimens du Roy, demeurant aud. Sainct Germain, à ce present, de faire pour led. Aubert touttes les ouvrages de charpenteryes qu’il sera necessaire à faire pour les augmentations quy se font par dessoubz œuvre aux entiennes escuryes de l’antien manege, à commencer à travailler ausd. ouvrages de ce jourd’huy et les rendre faicts et parfaicts bien et deuement au dire d’experts et gens à ce congnoissans d’huy en trois sepmaines, à peyne de tous despens, dommages et interests, à la charge de par led. Aubert luy fournir les bois de charpentes necessaires au fur et mesure qu’il en aura besoing pour lesd. ouvrages, en sorte qu’il n’en chomme, à peyne aussy de tous despens, dommages et interests. Ce present marché faict moyennant la somme de soixante six livres pour chacun cent de la fasson desd. bois mis en place en œuvre, en fournissant par led. Demaroy les outils la somme à laquelle se trouvera monter lesd. ouvrages led. Aubert promet et s’oblige la bailler et payer aud. Demaroy ou au porteur au fur et mesure qu’il fera iceux ouvrages. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude dud. notaire es presence de François Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoins, le quatriesme septembre mil six cens soixante dix neuf, et ont signé.<lb/>Isaac Demaroy<lb/>Aubert, Ferrand<lb/>Thomas<lb/>Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Ecuries</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la construction de murs autour du parc à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 60</unitid>
                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">21 septembre 1679</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens Estienne Dufour et Michel Leroy, massons limozins demeurant à Sainct Germain en Laye, de present en ced. lieu, lesquels ont promis et se sont obligez envers Anthoine Delarue, masson des Bastimens du Roy demeurant à Sainct Germain en Laye, à ce present et acceptant, de faire pour led. Delarue la quantité de deux cent thoises de long de murs de closture pour la forest de Sainct Germain, à prendre du costé de Sainct Leger et Hannecourt, de la mesme haulteur et espoisseur de deux cui sont construicts, à prendre dans les fondations qui en sont faictes et continuer jusques la longueur de lad. quantité cy dessus, à la charge de par iceux preneurs de fournir de leur peyne seullement et de par led. Delarue fournir de tous mathereaux necessaires comme moislon, chaux et sable et eau, à commencer à travailler ausd. ouvrages lundy prochain vingt cinq du present mois et continuer sans discontinuer jusques la perfection desd. ouvrages, à peynes &amp;c. Ce present marché fait moyennant la somme de trente deux sols pour chacune thoises carrée, qui est à iraosn de trente six pieds pour thoises. La somme à laquelle se trouvera monter lad. quantité ledict Delarue promect et s’oblige la bailler et payer ausd. entrepreneurs ou representans au fure et mesure que ce feront lesd. ouvrages. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’esture dud. notaire es presence de François Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoins, le vingt uniesme septembre mil six cens soixante dix neuf, led. Leroy ont declaré ne scavoir signer de ce interpellé.<lb/>ADelarue<lb/>Estienne Dufour<lb/>Thomas, Ferrand<lb/>Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la construction de murs autour du parc à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">24 septembre 1679</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens Lienard Bersagons et Mathurin Brunet et Jean Beaumatin, mason limozains demeurant à Sainct Germain en Laye, de present en ce lieu, lesquelle ont promis et se sont obligez envers Anthoine Delarue, mason des Bastimant du Roy demeurant à Sainct Germain en Laye, à ce present et aceptant, de faire pour ledit Delarue la quantité de deux cens thoises de long de murs de cloture pour la forrest de Sainct Germain, à prendre du costé de Saint Leger et Hanemont, de la mesme hauteur et espoisseur de ceux qui sont construictes, à prendre dans les fondation quy sont faictes et continuer jusqu’à la longueur de lad. quantité, à la charge de par iceux preneurs de fournir de leur payne seulemant, et de par led. Delarue fournir de tous mathereaux necessaire comme moislon, chaux et sable et eau et eschauffaus, à commencer à travailler ausd. ouvrages demain vingt cinquiesme septembre prochain venant et continuer sans discontinuer jusqu’à la perfection desd. ouvrages, à paines &amp;c. Ce present marché faict moyennant la somme de trente trois sols pour chacune thoises carré, quy est à raison de trente six piedz pour thoises, la somme à laquelle se trouvera monter ladite quantité ledit Delarue promet et s’oblige la bailler et payer ausdits entrepreneurs ou au porteur au fure et mesure qu’ils feront lesd. ouvrages. Car ainsy a esté accordé. Promettants. Obligeants. Renonçant. Faict et passé audit lieu en l’esture dudit notaire es presence de François ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoings, le vingt quatriesme jour de septembre mil six cens soixante dix neuf, lesd. entrepreneurs ont declaré ne scavoir signer de ce interpellés.<lb/>Ferrand, Ferrand<lb/>Thomas »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">30 septembre 1679</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Pierre Laurent, Pierre Mahieu, Nicollas Lemeltier et René Pichau, tous carryers demeurans à Sainct Germain en Laye, de present en cedit lieu du Pecq, lesquels vollontairement, sans contrainctes, ont promis et se sont obligez sollidairement l’un pour l’autre envers Anthoine Delarue, masson des Bastimens du Roy à Sainct Germain en Laye, y demeurant, à ce present, de tirer pour led. Delarue d’une carriere apartenante à Claude Harrouais scize audict Sainct Germain, lieudict les Moingrevez, touttes et chacunes les marchandises de moislon, carreau, marches, libage et bordures qu’il aura besoing pour les Bastimens de Sa Majesté, et fassonner icelles marchandises preste à mettre en œuvre, à la charge de par led. Delarue de fournir d’hommes suffisans pour hoster les terres et faire les decombres pour l’entrée et passage pour aller dans la susd. carriere, sans que apres icelluy Delarue soit tenu de faire hoster les esmondices provenant de l’abatis et fossez desd. marchandises. A commencer à travailler pour la fasson d’icelle marchandises des lundy prochain deuxiesme octobre, et livrer icelle machandise aud. Delarue à fure et mesure qu’elle se fassonnera, continuer sans discontinuer tant que les ouvrages de Sa Majesté dureront, à peines de tous despens, dommages et interests. Ce present marché faict ausdictes charges et oultre moyennant scavoir, neuf livres pour chacun cent de moislon, trente six livres pour chacun cent de carreau et quinze livres pour chacun cent de libage, la somme à laquelle se trouvera monter lesd. marchandises led. Delarue promet et s’oblige de la bailler et payer ausdits entrepreneurs de quinze jours en quinze jours et continuer payer jusque l’entiere livraison desd. marchandises. S’oblige icelluy Delarue d’acquitter lesd. entrepreneurs du portage qui pourra estre deub desd. marchandises, faire en sorte qu’ils n’en soient aulcunement inquiettez, à peynes &amp;c. Comme aussy s’oblige icelluy Delarue de prendre et faire enelever lesd. marchandises cy dessus dans lad. carriere sy tost qu’elles seront fassonnez de manière que lesd. entrepreneurs n’en soient incommodez et empesche leur travaille, à peyne aussy de tous despens, dommages et interestz. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude dud. notaire es presence de François Ferrand et Jacques Thomas, clercs, tesmoings, le trentiesme et dernier jour de septembre mil six cent soixante dix neuf, lesd. Laurent, Mahieu, Lemeltier et Pichau ont declaré ne scavoir signer de ce interpellez.<lb/>Thomas, ADelarue<lb/>Ferrand, Ferrand »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le transport de remblais entre le Château-Vieux et le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">30 septembre 1680</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Fut present Pierre Ducosté, terrasier demeurant à Sainct Germain en Laye, de present en cedit lieu du Pecq, lequel a reconneu et s’est obligé envers Philippe Joly, rachasseur de la capitainery, demeurant audit lieu du Pecq, à ce present, ce aceptant, de faire pour ledit Joly voiturier tous et chacuns les terre la foulle d’une cave quy faire foullé à un terrain scize audit lieu du Pecq, sur le pavé, et les faire transporter entre les deux chasteaux par l’autorité de monsieur Petite, controlleur des Bastimens du Roy. Ce marché fait moyennant la somme de quatre livres dix sols pour chacune thoises de terre. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé audit lieu du Pecq en l’esture dudit notaire es presence de François Ferrand et Jacques Thomas, clers, tesmoins, le trentieme et dernier septembre mil six cens quatre vingts, et ont signé.<lb/>Pierre Ducosté, Joly,<lb/>Ferrand, Ferrand<lb/>Thomas »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture de briques pour le Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">16 janvier 1682</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Michel Champagne et Louis Guerard, ouvriers en briqque demeurans ordinairement à Amienx, fauxbourg de Noyon, se faisans et portans fort de Jean Vasseur et Louis Luse, leurs assossiées, lesquels ont promis et se sont obligés envers Jean Delarue, entrepreneurs des Bastimens du Roy demeurant ordinairement à Saint Germain en Laye, de faire dans la presente année trois cens milles de brique façonnés, rendues, faites et cuittes, et rendre pour compte sur le bord du fourt, lequel sieur Delarue promet et s’oblige de fournir ausd. ouvriers de toutes sortes d’outils propres et necessaires pour faire lad. brique et la quantité de bois qu’il faudra pour la cuisson de lad. brique, et une corde pour leur chauffage, à commencer à travailler à lad. brique sy tost que la saison le permettra. Ce present marché faict moyennant la somme de quatre livres pour chacun millier, savoir cinquante sols pour chacun millier rendu et entassé sous la halle, et autre trente sols sy tost qu’elle sera cuitte, laquelle somme led. sieur Delarue promet et s’oblige la bailler et payer ausd. ouvriers aux fur et mesure qu’ils feront lad. brique. Promet et s’oblige pareillement led. sieur Delarue de faire hotter icelle brique incessament quand elle sera cuitte. Promettent et s’obligent iceux ouvriers de faire icelle brique à la briquerie que le roy a faict construire à Louvesienne, et se pouront servir d’une salle basse apartenant aud. Delarue pour leur logement. Et sera icelle brique faite et façonnée conformement à l’echantillon de celle quy est employée au vieil chasteau de Saint Germain. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude dud. notaire en presence de Jean de Sainctaurant  et Louis Malardeau, clers, temoins, l’an mil six cens quatre vingts deux, le seiziesme janvier, et ont signé, fort lesd. ouvriers.<lb/>Jean Delarue, DeSaintaurant<lb/>Malardeau, Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché concernant les terres du nouvel abreuvoir à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">7 novembre 1682</unitdate>
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                <p>« Furent presens Marin Nicolle, entrepreneur du terassement des terres du nouvel abreuvoir de Saint Germain en Laye, demeurant ordinairement à Chatou, de present en ce lieu du Pecq, d’une part, et sieur Charles Ruffin, officier du Roy demeurant audit Sainct Germain, d’autre part, lesquelles parties ont accordé ce quy ensuit, assavoir de par led. Nicolle a promis et s’est obligé par ses presentes de faire incessamment voiturer des terres bonnes provenant des jardins où l’on construit presentement led. nouvel abreuvoir, dans un terrin et jardin appartenait aud. sieur Ruffin scitué audit Sainct Germain, tendant par devant sur la rue de Versailles et par derrriere audit abbreuvoir, et ce à la hauteur de deux pieds et en toute la longueur dudit jardin, fors toutes fois huit toises de long du costé de la porte sur la rue de Versailles, ausquelles huit thoises de longueur led. Nicolle ne mettra ou fera mettre aucune terre, et aussy de par icelluy sieur Ruffin mettre un hommes expres pour esgaller lesd. terres à lad. hauteur de deux pieds à ses frais et despens, suivant les marques quy seront faictes par lesd. parties. Ce marché faict moyennant la somme de soixante livres pour toute lad. hauteur et longueur desdites terres, laquelle somme led. sieur Ruffin promet et s’oblige la bailler et payer audit Nicolle ou au porteur des presentes pour luy dans le jour et feste de sainct Jean Baptiste prochain à peynes, à la charge expresse de par led. Nicolle en cas que l’on prenne ledit jardin susdeclaré pour les travaux de Sa Majesté entre ce jourd’huy et le jour sainct Jean Baptiste prochain en un an de l’année que l’on comptera pour datte mil six cens quatre vingts quatre, rendre et restituer lad. somme de soixante livres à icelluy sieur Ruffin sy tost led. jardin pris par les ordres du Roy, et led. jour sainct Jean Baptiste mil six cens quatre vingts quatre passé lad. somme de soixante livres demeurera aud. Nicolle pour en faire ce que par luy semblera, et sera par icelluy sieur Ruffin dellivré aud. Nicolle autant des presentes. Car ainsy le tout a esté accordé. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude dudit notaire es presence de François Ferrand et Louis Malardeau, clercs, tesmoins, l’an mil six cens quatre vingt deux, le septiesme novembre, et ont signé.<lb/>Malardeau, Ruffin, Nicolle<lb/>Ferrand, Ferrand »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente du pavé de l’ancien abreuvoir à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Pierre Levé, architecque des Bastimens du Roy, tant en son nom que soy faisant et portant fort de Robert de Coste, aussy architecque des Bastimens du Roy, son assossié, d’une part, et Hartus Hardel et Gilles Desriau, paveurs demeurans aud. Sainct Germain, d’autre part. Les parties ont faict et accordé ce qui ensuit, assavoir de la part dud. sieur Levée aud. non, a reconnu et confessé avoir vendu et promet livrer ausd. Hardel et Desriau, ce acceptant, tout le pavé quy se trouvera contenu au dedans œuvre et dans toutte l’estandue du mur de douve et entre les murs d’entrée du vieille abreuvoir dud. Saint Germain jusqu’au limitte desd. murs d’entrée, lequel pavé lesd. Hardel et Desriau seront tenus de faire enllever incessament, et ce moyennant le prix et somme de deux cens quarente livres, laquelle somme lesd. Hardel et Desriau promettent et s’obligent sollidairement la bailler et payer aud. sieur Levée aud. nom ou au porteur, savoir moitié au dernier du present mois et l’autre moitié au quinzieme decembre prochain, à peyne de tous despens, dommage et interests. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude dud. notaire, en presence de François Ferand et Louis Malardeau, clercs, tesmoins, l’an mil six cens quatre vingts deux, le seizieme novembre, et ont signé, led. Hardel a declaré ne savoir signer de ce interpeller.<lb/>Levé, Ferrand<lb/>Malardeau, Ferrand<lb/>Et le douzieme febvrier mil six cent quatre vingt trois, est comparu Pierre Levé, architecque des Bastimens du Roy, demeurant aud. lieu, tant en son nom que se faisant fort de Robert de Coste, son assossié, lequel reconnoist et confesse avoir eu et receu desd. Desriau et Hardel, paveurs desnommés aud. marché, la somme de deux cens quarente livres pour la vente faicte par led. sieur Levé aud. nom ausd. Hardelle et Desriau du pavé provenant du vieil abreuvoir de Sainct Germain en Laye ainsy qu’il est mentionné aud. marché, dont quittance. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude dud. notaire en presence de François Ferrand et Louis Malardeau, clercs, tesmoins, l’an et jour que dessus, et ont signé.<lb/>Ferrand, Levé, Ferrand<lb/>Malardeau »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente d’une partie des fruits du jardin du roi au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">27 juin 1683</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present François Lavechef, jardinier du Roy demeurant en ce lieu du Pecq, lequel a reconnu et confessé avoir vendu et promet faire jouir à Pierre et René D’Allemagne, freres, marchand fruitiers demeurans à Maisons, de present en ce lieu, à ce present, c’est assavoir la despeuille de cette presente année des pruniers et seriziers en buissons quy sont dans les coullines du jardin du grand parterre au dessoubs du parterre neuf, avec le coing au dessous desd. arbres, se reservant led. sieur vendeur des quatres premiers quarrée du costé du pavillon où est logé led. sieur Lavrechef, et aussy au dessous de la terrasse dud. clos. Lesd. D’Allemagne jouiront de la despouille de cette presente année de un quarré de pruniers en buissons avec une allée de poiriers et pruniers aussy en buisson et une pommier de Calville. Plus jouiront d’un espallier de peschers exposée au soleil du midy au bas dud. clos, avec les abricottiers quy y sont, à la reserve de six peschers à choisire dans led. espallier que led. vendeur se reserve, lesquels il marquera affin que lesd. Dallemagne n’y puisse toucher. Item jouiront dans icelluy clos jouiront lesd. Dellamagne de tous les autres fruits quelconques qu’y se trouveront dans led. clos, à la reserve aussy d’un poirié de Beuré et un de Roussellé, que led. sieur Lavechef se reserve es poirier dans led. clos. Item jouiront aussy lesd. D’Allemagne de deux poiriers d’Espargnes quy sont dans le jardin pottager. Le tout à la charge de part lesd. Dallemagne receuillir lesd. fruits dans les saisons sans endommager lesd. arbres. Ce present marché fait moyennant la somme de trois cens quatre vingts livres, sur laquelle somme a presentement esté payé, compté, nombré et deslivré reellement comptant, presence le notaire et tesmoins, par lesd. D’Allemagne aud. sieur vendeur la somme de cent cinquante livres en espece de louis d’or et monnoye, le tout bon, dont quittance, et le surplus montant à la somme de deux cens trente, lesd. D’Allemagne promettent et s’obligent sollidairement la bailler et payer aud. Lavechef ou au porteur au jour et feste de Sainct Louis prochain, à peyne &amp;c. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’esture dud. notaire es presence de François Ferrand et Louis Malardeau, clers, tesmoins, l’an mil six cens quatre vingts trois, le vingt septiesme juin, led. Pierre D’Allemagne a declaré ne savoir signer de ce interpellé.<lb/>François Lavechef<lb/>René Dallemagne, Malardeau<lb/>Malardeau, Ferrand »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien des couvertures à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1684</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present Simon Deschamps, maitre couvreur de maisons en thuilles et hardoises demeurant à Sainct Germain en Laye, de present en ce lieu du Pecq, lequel a recogneu et confessé, recognoit et confesse avoir entrepris, s’est obligé de faire tous et uns chacuns les ouvrages de couvertures en ardoises et thuilles qu’il conviendra faire d’entretiens pour le Roy en ses bastimens de Sainct Germain en Laye, tant d’augmentations qu’autrement, et au Val, dont Dimanche Charuel, maitre couvreur de maisons à Paris et ordinaire des Bastimens du Roy, y demeurant rue Frementeau, parroisse Sainct Germain l’Auxerrois, à ce present, avoit entrepris de faire. Et ce au moyen du rabais que led. Deschamps a faict ausd. ouvrages, lequel Charuel a requis et demandé acte aud. notaire pour luy servir de descharge en temps et lieu ainsy qu’il apartiendra, à luy octroyé le present. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’esture dud. notaire es presence d’Anthoine Ferrand et Louis Delalande, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt quatre, le vingt un jour de mars, et ont signé.<lb/>Simon Deschamps, Dimanche Charuel<lb/>Delalande, Ferrand<lb/>Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château du Val</geogname>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la démolition d’un mur dans les fossés du Château-Vieux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">53</unitid>
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                <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1684</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present Jean Sergot, carrier demeurant aux vallées de Fillancourt, ce jourd’huy en ce lieu, lequel a recognu et confessé s’estre obligé par ces presantes envers Jean et Anthoine Delarue, freres, maçons du Roy demeurans à Sainct Germain en Laye, à ce presens et acceptans, de desmollir un gros mur des fossez du chasteau dud. Sainct Germain et les pierres d’icelluy casser et reduire en moislon, en sorte qu’elles se puissent charger sur des chevaux. Lad. demollition faicte jusqu’au rez de chaussez dud. mur estant dans lesd. fossez, à commancer à desmollir led. mur de ce jourd’huy et continuer incessamment à peynes &amp;c. Ce present marché faict moyennant la somme de quatre livres dix sols chacune thoise de demolition dud. mur, quy ont esté thoisez à thoise cube et quy se sont trouvez monter à la quantité de trente huict thoises, y compris quelqu’autres pierres qui sont à costé dud. mur, montant au tottal à la somme de cent soixante et unze livres, laquelle somme lesd. sieurs Jean et Anthoine Delarue se sont obligez sollidairement, sans division ny discussion aux renonciations à ce requises et accoutumées, la bailler et payer aud. Sergot ou au porteur au feur et mesure que lesd. demolitions ce feront. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé au Pecq, en l’esture du notaire soubzsigné es presence d’Antgoine Ferrand et Louis Delalande, clercs, tesmoings, le treize jour de juin mil six cens quatre vingts quatre, et ont signé.<lb/>Jean Delarue, Jean Sargos<lb/>Delalande, ADelarue<lb/>Ferrand »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fabrication de briques à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">6 février 1685</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Isaac Gosset et Guillaume Le Boissellier, ouvriers en brique demeurant à Louvetiennes, ce jourd’huy en ce lieu du Pecq, lesquels ont promis et se sont obligez sollidairement envers Jean Delarue, maçon des Bastiments du Roy demeurant aud. Sainct Germain, à ce present et acceptant, de faire et façonner pour luy telle quantité de brique, thuille, grand et petit carreau qu’ils pourront pendant la presente année moyennant, scavoir le millier de brique la somme de quatre livres cinq sol, le millier de thuille quatre livres dix sols, le grand carreaux six livres cinq sols le millier, et le millier de petit carreau trois livres cinq sols, le tout rendu cuit et fourni sur la place, et chargé sur la charette, à la charge de par lesd. Gosset et Le Boissellier fournir touttes l’eau, fouiller la terre de la brique et fournir icelle, et de par led. Delarue fournir la terre pour le carreau et pour la thuille, et le bois avecq les ustancilles necessaires pour façonner lesd. marchandises. Et au sujer de la brique quy sera fournye crue sans estre cuitte par lesd. Gosset et Boissellier ausd. Delarue, leur en sera payé par lesd. Delarue la somme de quarante cinq sols pour chacun millier. Lesquelles marchandises seront payées par led. Delarue, ainsi qu’il l’a promis et s’est obligé ausd. Gosset et Boissellier, au fur et mesure qu’elles se venderont et debitteront. Et en fin desd. façons et travaux, s’il arrivoit qu’il y eust quelqu’unes restantes, led. Delarue sera obligé de les prendre et les payer comme dessus, et moityé des briques quy seront cassées, thuilleaux et cendres apartiendront ausd. Gosset et Boissellier, lesquels seront logez dans le lieux où lesd. marchandises se façonneront en faveur du present marché. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. lieu du Pecq en l’estude du notaire soubzsigné, presence Daniel Delacroix et Louis Duacande, paticiers demeurant aud. Sainct Germain ce jourd’huy en ce lieu du Pecq, tesmoings, le sixiesme jour de febvrier mil six cens quatre vingts cinq, et ont signé.<lb/>GLeBoissellier, Gosset, Jean Delarue<lb/>Duacande, Ferrand<lb/>Delacroix »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord concernant des travaux de charpentier au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1686/1686" encodinganalog="3.1.3">3 février 1686</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’hui troisiesme febvrier mil six cens quatre vingts six, sont comparus par devant le nottaire royal du Pecq pres Sainct Germain en Laye soubzsigné Jean Jacques Aubert, charpentier ordinaire des Bâtimens du Roy demeurant audit Sainct Germain, de present en ce lieu du Pecq, d’une part, et Anthoine Fradiel, menuisier demeurant aud. Sainct Germain, aussy de present en ced. lieu du Pecq, d’autre part, lesquels ont dit qu’ils estoient en quelques desiferends du plus ou du moings de la quantité de plusieurs ouvrages de menuiseries faictes par led. Fradiel pour led. Aubert tant aux pavillions du chateau vieil dud. Sainct Germain que le Roy a faict faire depuis quatre ans en sça, qu’en la maison dud. Aubert scize aud. Sainct Germain, rue de la Petitte Vacherie. Mais, ayant pris conseil de gens leurs amis commungs, pour evitter aux frais qu’ils pourroient faire pour se faire reigler par rigueur, ont convenu et accordé de ce quy ensuit. C’est ascavoir que led. Fradiel a convenu, consenty et accordé que led. Aubert luy donneroit sa declaration de la quantité des solives que luy, Fradiel, a ponssez et rabottées pour luy aux pavillons et chateau vieil dud. Sainct Germain, lequelle declaration led. Fradiel a promis et s’est obligé d’accepter à quelle quantité qu’elle se puisse monter plus ou moins que ces pretentions, sans esperance par luy de pouvoir y contrevenir, declarant qu’il s’en raporte entierement à la bonne foy dud. Aubert. Laquelle declaration lesd. partyes ont convenu estre mise dans quinzaine d’huy es mains des sieurs Craan, menuisier, Boullye et Grandpré, charpentiers, demeurant aud. Sainct Germain, qu’ils ont nommez par ces presentes pour leurs experts et juges arbitres, auquel ils donnent pouvoir de thoiser tous lesd. ouvrages, ensembles les priser et estimer, scavoir led. Boullye conjointement avecq les deux autres tous les escalliers et lesd. Crean et Granpré, seuls, tous les autres ouvrages, sans neanmoings prejudice au marché verbal faict entre lesd. partyes pour raison de sollives seullement qu’ils entendent entretenir, quy est à raison d’un sol la thoise. Mesme donnent aussy pouvoir lesd. partyes ausd. experts comme dessus de voir, thoiser, priser et estimer tous les ouvrages de menuiserie faicts et fourny par led. Fradiel pour led. Aubert en sad. maison […]. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour fourniture à la reine d’Angleterre de foins, pailles et avoines à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 174</unitid>
                <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1690</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, [nottaire et] gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye [soussigné], fut present Louis Paulin, marchand demeurant aud. Saint Germain en Laye, lequel s’est par ces presentes obligé envers la Reyne Sa Majesté britannique, de present aud. Saint Germain, [ce] acceptant par messire Robert de Stor[], vice chambelan de Sad. Majesté britannique, p[resent et acceptant], de fournir et livrer pour les chevaux [de Sad.] Majesté britannique tous les f[oins, pailles] et avoynes, à commencer à livrer lesd. foins de ce jurd’huy, pailles et avoines aussy, jusques au premier octobre prochain venant, [la botte] duquel foin, bon, loyal et marchand sera pesant de dix à unze livres, chacune botte de paille de neuf à dix livres paisant, et à l’esgard de l’[a]voy[ne le septier] sera composé de vingt un bois[seau mesure] de Saint Germain, lesd. pailles et avoynes aussy, le tout bon, loyal et marchand, le tout que led. Paulin fournira aud. Saint Germain, rendu dans les greniers des ecuries, et neanmoings la livraison de l’avoyne et reception d’icelle dans le magasin dud. Paulin aud. Saint Germain. Quant au foin et à la paille, la livraison et reception en sera fait à la descharge ausd. greniers aud. Saint Germain. Lesd. foins et pailles seront composez chacun de cent quatre pour cent. Ce marché fait moyennant et à raison, scavoir pour chacun cent de foin dix sept livres et quinze sols, pour chacun cent de paille neuf livres, et pour chacun septier d’avoyne de vingt un boisseau sept livres, le tout fourny et livre comme il est dit cy dessus. Lesquels prix led. seigneur de Strucklande promet payer aud. Paulin de mois en mois, et en cas que led. Paulin ne fournisse ponctuellement ce que dessus selon les ordres qui luy en seront donnez, et le tout bon, loyal et marchand comme il est cy dessus expliqué, sera permis aud. seigneur Strucklande d’en faire prendre où bon luy semblera [à ses] frais et deppens, risques, perils et fortune. A esté accordé entre les partyes que, sy les six mois du present marché expirez, les foin, avoyne et paille sont en mesme estat que à present, il sera à la disposition dud. Paulin de continuer le present marché pour autres six mois, à commancer à l’escheance d’iceluy, aux mesmes conditions y portées, et encores au bout des aultres six mois recontinuer led. marché pour mesme temps, et de six mois et ainsy continuer. Promettant. Obligeant chacun en droit soy. Renonçant. Fait et passé [aud. Sainct] Germain en Laye, au vieil chasteau dud. Saint Germain, en l’apartement dud. seigneur Stru[cklande], presence de maitre Pierre Auffroy et de Laurent Antoine, demeurant aud. Saint Germain, tesmoins, l’année mil MVIc quatre vingts dix, le premier jour d’avril, et ont signé.<lb/>Paulin, Rob. Strucklande<lb/>Auffroy, Antoine<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour fourniture au roi d’Angleterre de foins, pailles et avoines à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubsigné, fut present Jean Monsigot, maitre boullanger et marchand demeurant en ce lieu, lequel s’est par ces presentes obligé envers Sa Majesté bretanique, ce acceptant par sieur Gerald Devereux, pourvoyeur de Sad. Majesté, de fournir et livrer pour les escuries de Sad. Majesté pendant quatre mois entiers, à commencer le premier septembre prochain et finir le dernier decembre ensuivant, tous et chacuns les marchandises d’avoisnes, pailles et sns qu’il conviendra pendant lesdits quatre mois pour lesd. escuries. Le present marché fait moyennant, scavoir pour chacun septier d’avoine vieil, bonne et loyal, marchand, mesure de ce lieu, dix livres, pour chacun cent de pailles paisant chacune botte dix livres, sept livres, et pour chacun septier de son aussi messure de ce lieu, à raison de vingt quatre boisseau pour le septier, quatre livres dix sols, le tout qu’il s’oblige livrer non, loyal et marchand ausd. escuriesde Sa Majesté, lesquels livraison et marchandise led. sieur Devereux s’oblige payer esd. prix cy dessus de mois en mois, dont le premier de payement eschera le dernier septembre, et ainsy continuer jusques enfin desd. quatre mois esd. raisons et prix cy dessus, dont led. Monsigot commencera à faire lesd. livraisons led. jour premier septembre comme dit est, le tout à peine etc. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en la demeure dud. sieur Devereux devant le manege, presence de Laurent Antoine et de Jacques Delarue, bourgeois de ce lieu, y demeurans, tesmoins, l’an MVIc quatre vingt douze, le vingt septiesme jour d’aoust, et ont signé fors le dit Jean Monsigot, qui a declaré ne scavoir escrire ny signer de ce interpellé et a fait sa marque ordinaire.<lb/>IM, Gerald Devereux<lb/>Antoine, Guillon de Fonteny<lb/>Delarue »</p>
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              <controlaccess>
                <name role="subject">Jacques III</name>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour fourniture à la reine d’Angleterre de foins, pailles et avoines à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 36 177</unitid>
                <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">27 août 1692</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubsigné, fut present Jean Monsigot, maitre boullanger et marchand demeurant en ce lieu, lequel s’est par ces presentes obligé envers la Reyne d’Angleterre, ce acceptant par sieur Gerald Devereux, pourvoyeur de Sadite Majesté, de fournir et livrer pour les escuries de Sad. Majesté pendant six mois entiers, à commencer le premier septembre prochain et finir le dernier febvrier ensuivant, touttes et chacunes les marchandises d’avoines, pailles de fromant et son qu’il conviendra pendant lesd. six mois pour lesd. escuries, dont luy sera payé par chacun septier d’avoine d’icelle, mesure de ce lieu, qui s’oblige fournir pendant les deux mois de septembre et octobre, huict livres dix solz, et pour le surplus du temps du present marché lad. avoine luy sera payé qu’à raison de huict livres chacun septier, attendu qui le poura fournir nouvelle et de la mesure cy dessus, comme aussy luy sera payé pendant led. temps de six mois pour chacun cent de pailles, paisant la botte dix livres, sept livres chacun cent, et pour chacun septier de son mesure de ce lieu à raison de vingt quatre boisseau par septier quatre livres dix sols, le tout que led. Monsigot s’oblige livrer bon, loyal et marchand ausd. escuries, lesquelles livraisons et marchandises lesd. Devereux s’oblige payer esd. prix cy dessus de mois en mois aud. Monsigot, dont le premier de payement eschera le dernier de septembre et ainsy continuer comme dit est, pour quoy faire led. Monsigot commencera à faire lesd. livraisons led. jour premier septembre, à peine &amp;c. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain, en la demeure dud. sieur Devereux devant le manege, presence de Laurent Antoine et de Pierre Racine, bourgeois de ce lieu, y demeurans, tesmoins, l’an MVIc quatre vingt douze, le vingt septiesme jour d’aoust et ont signé, fors led. Monsigot qui a declaré ne scavoir escrire ny signer de ce interpellé, et a fait sa marque ordinaire.<lb/>IM, Gerard Devereux<lb/>Antoine, Guillon de Fonteny<lb/>PRasinne »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude notariale Michel et Delannoy à Saint-Germain-en-Laye et études rattachées</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.3.3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37</unitid>
              <unitdate normal="1651/1837" encodinganalog="3.1.3">1651-1837</unitdate>
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        63 pièces    </physdesc>
              <note type="sourcesDescription">
                <p>D'après l'instrument de recherche rédigé en 2011 par les Archives départementales des Yvelines : http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-235</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_4952_actor">Etude notariale Michel et Delannoy et études rattachées</corpname>
              </origination>
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            <bioghist id="md5-520a50b6d97fbf34c3aab6384bbabcb0" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Fourqueux<lb/><lb/>Les document établis en 1791 nous fournissent le plus d'indications sur l'origine des offices.<lb/><lb/>En 1791 Louis Henry Hebert se dit notaire de la ci-devant prévôté de Fourqueux, Feuillancourt, Saint-Léger, et dépendances, ressortissant au Châtelet de Paris. Il a succédé dans cet office à son père, Jacques Henry Hebert, décédé en 1790 et qui était lui-même pourvu de l'office depuis 1766.<lb/><lb/>Ce document nous informe en outre que Louis Henry Hebert a été confirmé dans ses fonctions par deux sentences de la prévôté de Fourqueux, par Monsieur et Madame d'Iuvau d'une part et Messieurs Trudaine, d'autre part, détenteurs des droits seigneuriaux.<lb/><lb/>Hebert justifie de l'intérêt à maintenir son office à Fourqueux en raison d'un emplacement que l'on pourrait qualifier de stratégique : au centre de douze communautés d'habitants, sur le passage indispensable d'une multitude d'habitants qui sont au-delà de la forêt de Marly pour venir à Saint-Germain et à Paris, enfin, sur la grande route pavée de Bretagne à Paris.<lb/><lb/>Et, de fait le notariat sera maintenu au Pecq, avec semble-t-il une certaine prospérité, puisqu'en juillet 1814, Antoine Etienne Lucas, notaire à Maisons-Laffitte (voir introduction à ce fonds dans le tome II du Minutier des notaires des Yvelines) transfère son étude à Fourqueux au décès du titulaire mais y signe seulement deux actes les 30 octobre et 17 novembre. A partir du 18 décembre, Alexandre Louis Foucault est signataire des actes puis Fricotelle à partir d'avril 1842. Mais en 1868, Fricotelle s'installe définitivement à Maisons-Laffite par autorisation qui lui est donnée par décret impérial du 10 août 1868. Ce décret règle également le partage des minutes ainsi qu'on peut le constater par l'en-tête du répertoire de Fourqueux coté 3 E 37/2..<lb/><lb/>"état des minutes et répertoires que Me Fricotelle, actuellement notaire à Maisons-sur-Seine doit remettre à Me Delizy, notaire à Saint-Germain-en-Laye, en exécution du décret impérial du 10 août 1868, qui a autorisé Me Fricotelle à transférer à Maisons son office, auparavant à Fourqueux.<lb/><lb/>Observations faites:<lb/><lb/>Que le tri et le récollement des minutes n'ont eu lieu qu'à partir du 1er juillet 1814 époque de la réunion à la résidence de Fourqueux, des anciennes études de Maisons et de Fourqueux, jusqu'au premier septembre 1868, jour à partir duquel commence l'exercice de Me Fricotelle, notaire à Maisons. Et que toutes les minutes de l'ancienne étude de Fourqueux, antérieures à cette réunion sont remises à Me Delizy, sans distinction ni récollement,mais que toutes celles de l'ancienne étude de Maisons, antérieures à la même époque demeurent en possession de Me Fricotelle, aussi sans distinction, savoir : "(suit alors le répertoire ainsi composé, voir dernières pages du registre).<lb/><lb/>L'Étang-la-Ville<lb/><lb/>De cet office un seul nom de notaire nous est parvenu, celui de Pierre Coret, notaire du roi au ressort du Châtelet de Paris en la résidence de l'Étang-la-Ville et Mareil.<lb/><lb/>Le répertoire couvre une période de quarante ans, alors que trois années de minutes seulement nous sont parvenues.En effet, une grande partie des actes avait été confiée à Gourdonneau, notaire à Marly-le-Roi par décision du Directoire du département de Seine-et-Oise. Celui-ci avait été en effet saisi d'une plainte de la municipalité de l'Étang-la-Ville, au sujet des minutes du notariat déposées en 1792 dans une chambre de la maison seigneuriale, maison qui allait être vendue [1L 744]. On retrouve effectivement dans l'étude de Marly un fonds important de l'Étang-la-Ville [Voir sources complémentaires].<lb/><lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/><lb/>Il s'agit à l'origine d'un des deux notariats royaux de Saint-Germain-en-Laye, office dont la possession semble avoir été âprement disputée. En effet, le tableau des notaires de la commune de Saint-Germain-en Laye, établi en thermidor an IV [1L 744] mentionne que si ce notariat a effectivement constitué le second office, tenu par le citoyen Jean Baptiste Gabriel Dupuis après le décès du citoyen Pélisson son beau-père, il est devenu le troisième notariat lorsque le citoyen Fournier a obtenu la permission de transférer son office du Pecq vers Saint-Germain.<lb/><lb/>Enfin, sous la cote 1L752, est conservée une lettre d'un dénommé Buisson, revendiquant le titre de notaire royal en la prévôté et ville de Saint-Germain-en-Laye, comme successeur lointain de Louis Guillon [de Fonteny] ; toutefois aucune autre mention relative à ce personnage n'a été trouvée</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_4952_actor">Etude notariale Michel et Delannoy et études rattachées </corpname>
            </controlaccess>
            <acqinfo encodinganalog="3.2.4">
              <p>L'intégralité des documents, répertoires et minutes, depuis l'origine jusqu'en 1899 a fait l'objet d'un versement unique en janvier 1997.<lb/><lb/>Le fonds occupe quatre-vingts mètres linéaires.</p>
            </acqinfo>
            <custodhist encodinganalog="3.2.3">
              <p>La caractéristique la plus importante de ce fonds est sa richesse en actes passés par des Jacobites. Un sondage effectué entre 1708 et 1717 a permis d'identifier une douzaine d'actes, dont bon nombre ont pour parties des membres très proches de l'entourage de la famille royale en exil : sage femme ou bien vice chambellan de la reine d'Angleterre, apothicaire ordinaire de leurs Majestés. Quand ces actes sont des inventaires après décès de plusieurs dizaines de pages, on en imagine sans mal l'intérêt !<lb/><lb/>L'état de conservation des documents est excellent ; toutes les minutes ont été reliées en registres vraisemblablement en 1905 sous l'exercice de Maître Greban. En effet au sein de la collection de répertoires quasiment complète, certains ont été rédigés bien après l'établissement des minutes et Catherine Massip (voir bibliographie) cite à ce propos le rôle de Charles Bonnet qui aurait achevé ce travail le 11 avril 1905. On peut penser que ces répertoires ont été rédigés au moment du collationnement précédant le travail de reliure.<lb/><lb/>Toutefois le relieur n'a pas, tant s'en faut, respecté la chronologie des actes ; ainsi, jusqu'en 1713 pour Fourqueux, les mêmes années se trouvent réparties sur plusieurs volumes.<lb/><lb/>Enfin, un travail de consolidation des actes abîmés à l'aide de papiers qui sont aujourd'hui absolument bannis de toute restauration, rend quelquefois la lecture extrêmement difficile.</p>
            </custodhist>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Une présentation de l'ensemble de la série 3E, intitulée Minutier des notaires des Yvelines, 16e - 19e siècle est disponible en ligne : http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/hg/id/FRAD078_000-002_000-000-001
<lb/>
<lb/>MASSIP (Catherine), " Musique et musiciens à Saint-Germain-en-Laye 1651-1683", Recherches sur la musique française classique, tome XVI, 1976, p. 117-152.
<lb/>
<lb/>POISSON (Jean-Paul) , " Introduction à l'étude de l'évolution socio-économique notariale à Saint-Germain-en-Laye sous l'ancien régime" Notaires et Société , Economica, Paris 1985, p. 395-405.</p>
            </bibliography>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord entre les jardiniers des jardins du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 98</unitid>
                <unitdate normal="1651/1651" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1651</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Alexandre Bellier, jardinier du Roy en son jardin des canaulx du chasteau neuf de Sainct Germain en Laye, y demeurant, d’une part, et François Lavechef, jardinier de Sa Majesté en son jardin du grand parterre et colline dudict chasteau neuf dud. Sainct Germain en Laye, y demeurant, d’aultre part, lesquelles partyes, de leurs bonnes vollontez, ont recongneu et confessé avoir faict les traictez entre eulx qui ensuivent pour raison de l’exercice de ladicte charge de jardinier de Sadicte Majesté appertanant aud. Bellier dudit jardin des canaulx, laquelle charge ledit Lavechef promect et s’oblige bien et deuement exercer à la descharge dudict Bellier à ce qu’il n’y aict aulcune plaincte durant le temps de son absence et pendant un voyage qu’il est en deliberation de faire hors de ce royaulme de France, pendant lequel temps, s’il est planté par ledict Lavechef des espalliers et autres arbres dans led. jardin et ses despendances, iceulx arbres y demeureront sans qu’ilz puissent estre ostez ny arachez par ledict Lavechef. Et en cas que ledict Lavechef reçoipve les gaiges d’eulz et appartenant à lad. charge de jardinier dud. Bellier tant entiens que ceulx qui courent et escheront cy appres durant lad. absence, icelluy Lavechef sera tenu et s’oblige tenir compte aud. Bellier et les luy payer à son retour. Et quant aulx revenus dudict jardin et ses despens pendant ladicte absence, appartiendront, scavoir les foings en premiere herbe de chacune année en appartiendront à Jeanne Delespine mere, ayeulle dud. Bellier, sa vye durant, et pour les fruictz et revenus des arbres qui y seront à l’advenir plantez ledict Lavechef en aura et prendra la joyssance à son proffict durant le temps de ladicte absence. Et en cas que ledict Bellier ne soit absent que un an ou deulx de temps, reprenant par luy la possession et exercice dudict jardin, il sera tenu de faire recongnoissance dud. Lavechef à discrettion des arbres qu’il pouroit avoir plantez dans led. jardin. Et en cas que durant ladite absence dud. Bellier, ladicte Delespine viendroit à decedder, audict cas lesditz foings de premiere herbe qui proviendront dud. jardin appartiendront audict Lavechef quy les aura et prendra à son proffit, à la charge qu’il sera tenu payer audict Bellier à son retour, par chacune année et despouille d’iceulx foings, la somme de cent livres tournois appres ledict decedz. Et quant aulx gaiges entiens qui sont deubz à François Bellier, pere dudict Alexandre, de lad. charge de jardinier dudict grand parterre durant l’exercice que icelluy François Bellier en a faict cy devant, soient reservez par ledict Lavechef par les quictances qui luy seront fournies par led. Bellier père, ou aultrement icelluy Lavechef audict cas sera tenu tenir compte de moictyé desditz gaiges aud. Allexandre Bellier, et pour l’autre moictyé d’iceux gaiges, demeureront et appartiendront audict Lavechef au desir du traicté cy devant faict et passé soubzsigné mesme seel entre les partyes, comme aussy en cas que ledict Lavechef soit payé de la premiere année des gaiges de sondict office de jardinier dudict grand parterre qu’il en est entré en possession, il sera tenu payer et delivrer aud. Alexandre Bellier moictyé desditz gaiges de la premiere année selon ledict traicté passé cy devant entre eulx, sans que ledict Lavechef soit tenu ny obligé de faire aulcunnes dilligences ny poursuittes en justice pour raison de tous lesditz gaiges. Car ainsy l’ont accordé les partyes. Promectans. Obligeans respectivement corps et biens. Renonceans. Faict et passé audit Sainct Germain en Laye en l’estude du commis soubzsigné es presences de Jean Raffron, marchands demeurant au port au Pecq, et Pierre Delacheize, maitre chirurgin demeurant aud. lieu de Sainct Germain, tesmoings.<lb/>Lavechef, Belier<lb/>Raffron, Decezies commis<lb/>Delachieze »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente d’une partie des fruits du jardin du roi au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 102</unitid>
                <unitdate normal="1653/1653" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1653</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Du neufiesme jour de may mil six cens cinquante trois appres midy<lb/>Fut present en sa personne François Lavechef, jardinier du Roy au chasteau neuf de Sainct Germain en Laye, y demeurant, lequel a recognu et confessé avoir vendu, ceddé et quitté et promet garentir, fournir et livrer à Pierre Segard, marchand demeurant à Sainct Germain, present et acceptant, c’est assavoir tout et ungs chacuns les fruictz, avecq pepin que noyau, qui sont de present pendus par la racine sur tous les arbres du jardin de colines dud. chasteau neuf, à prendre depuis les deux allez de ceriziers jusque à la pepignere dans laquelle vente les deux allez de ceriziers sont compris, sans touttefois pretendre par led. segard ceullir aucun fruict du verger, pepignere de palissade de muscat, lesquels fruicts led. Lavechef s’est reservez. Item tous les fruictz qui sont aussy pendant par la racine dans le petit jardin appellé la fontaine, à la reserve de la moityé du petit figuer qui est proche la porte dud. petit jardin, un demy caré de poids au choix dud. Segard avec un carré de fevres estant au dessoubs d’icelluy, comme pareillement led. Lavechef aud. Segard le fruict qui est de present sur six grandz arbres estans dans le grand parterre du jardin, scavoir trois ceriziers et trois pruniers que led. Segard a dit avoir marquez. Ce present marché faict moyennant la somme de deux cens livres tournois, sur laquelle somme led. Segard a presentement baillé, compté, nombré et delivré aud. Lavechef la somme de cent livres tournois et espece de louis d’or, dont il se tient pour comptant et en quitte led. Segard et tous autres, et quand au surplus qui est pareille somme de cent livres tournois, led. Segard promet et s’oblige icelle somme bailler et payer au jour et feste Sainct Martin d’hyver prochain venant. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Sainct Germain en Laye es presence de Anthoine Bellier, jardinier du Roy, et Denis Laloyer demeurant aud. Sainct Germain, lesquelz ont signé.<lb/>Segard, Lavechef<lb/>m. aud. Laloyer, Bellier<lb/>Ferrand »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’écriture d’une pièce de théâtre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Du vingt septiesme jour de decembre mil six cens cinquante trois<lb/>Fut present en sa personne Louis Thyery dict des Carreaux, demeurant à Sainct Germain, lequel a promis et s’est obliger livrer et metre es mains de François Lavrechef, jardinier du Roy, et Jehan Poisson, pintre du Roy, demeurans aud. Sainct Germain, presens et acceptans, une piece, comedye ou tragicomedye, sur quel subject et intitulé que bon semblera aud. Carreaux, et ce dans le mois de juing prochain venant, laquelle piece, comedye ou tragicomedye led. des Carreaux sera tenu la mettre es mains d’iceux Lavrechef et Poisson auparavant que qui que ce soit l’aye veust jouer, et en cas qu’il ayt monstré à desseinz de la faire jouer à autre que aud. Poisson et Lavrechef, le present contrat demeurera nul. Laquelle piece sera jouée et representée devant Sa Majesté en cas qu’elle l’agrée et la trouve agreable, lequel des Carreaux sera tenu d’assister et jouer un personnage, tel bon luy semblera, et participera aux proffiy qui en proviendront, sans y comprendre les six vingts livres tournois cy apres declarez. Ce faict moyennant la somme de six vingts livres tournois, laquelle somme led. Poisson et Lavrechef, sollidairement, l’un pour l’autre, un chacun d’eux seul et pour le tout, promettent et s’obligent la bailler et payer aud. des Carreaux ou au porteur si tost et incontinent que lad. piece sera mise es mains desd. Poisson et Lavrechef, lesquelz seront tenus icelle prendre et accepter. Et en cas que Sadicte Majesté ne trouvasse agreable que la piece fut representée devant Elle, seront lesd. Poisson et Lavrechef dechargés du payement de lad. somme de six vingt livres, et sera permis aud. des Carreaux icelle distribuer à qui bon luy semblera, et apres la representation d’icelle sera pareillement permis aud. des Carreaux d’en faire son proffit. Car ainsy. Promettant. Obligeant respectivement. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye à l’estude, es presence de Bernard Rembaud demeurant aud. Sainct Germain, tesmoing.<lb/>Descarreaux<lb/>L. Poisson, Lavrechef<lb/>Ferrand, Ferrand »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <p>Charles Bonnet, « Gens de théâtre à Saint-Germain-en-Laye sous Louis XIV », Revue de l’histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1906, p. 47-60.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente d’une partie des fruits du jardin du roi au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 106</unitid>
                <unitdate normal="1656/1656" encodinganalog="3.1.3">1 juin 1656</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present en sa personne honnorable personne Louis Delalande, jardinier du Roy au grand jardin du vieil chasteau de Sainct Germain en Laye, y demeurant, lequel confesse avoir vendu, ceddé et transporté, promect garantir et faire jouir à Claude Girard, marchand fruictier demeurant  à Mareil, estant de present en ce lieu, à ce present et acceptant, tous et chacuns les fruicts hasifs comme prunes de Rambour, poires d’Espargne, Cuisse madam, Deux testes, Vallée, Caillot Rozar, Orange, poire de Roy, Oignanés, ehastilleau, et touttes les prunes que produiront la presente année les arbres estans dans le jardin et verger du vieil chasteau, à la reserve touttesfois que fait led. Delalande d’un poirier d’Espargne, d’un pommier de Rambourg, d’un poirier d’Oignonés et de deux poiriers de Vallée, un poirier montre deux testes et petit muscat, les poiriers de l’espallier dud. jardin, ensemble tous les prunuers et poiriers qui sont dans led. jardin, excepté ung poirier de Jargonnelle qui est dans le petit clos compris dans la vente de ceux cy dessus faite aud. Girard, auquel il apartiendra, se reservant aussy led. Delalande deux pruniers d’Imperialle et deux pruniers de Damas viollet, ensemble une platte bande de jeunes pruniers faisant face aux noisetiers plantez contre la muraille dud. verger, un prunier de Damas d’octobre, ung gros prunier de gros Damas noir, le tout estant dans led. verger. Comme aussy icelluy Delalande se [re]serve touttes les prunes estans dans le grand jardin, exepté le petit clos de pruniers de l’espallier dud. grand jardin, qui est aussy compris en la vente presentement faite aud. Girard, dont les fruictz luy apartiendront, en ce nom compris les abricotz et les poires qui se trouveront dans led. petit clos que led. Delalande se reserve aussy, avec les petis Muscatz, ainsy que tous lesd. fruictz vendus et reservez sont plus au long speciffiez par le mémoire fait entre les partyes, dont chacune d’elles en a une version, pour desd. fruitz vendus et reservez jouir et disposer par les partyes respectivement ainsy que bon leur semblera, lesquels icelluy Gerard à l’esgard de ceux à luy vendus ceuillera lors qu’ilz seront en maturité. Ceste presente vente faicte moyennant la somme de trois cens cinquante livres, que led. Girard promect et s’oblige payer, scavoir cent cinquante livres au jour et feste Sainct Jehan Baptiste prochain et les deux cens livres dans le premier jour d’aoust prochain, à peyne &amp;c. Promettant. Obligant chacun en droit soy led. Girard corps et bien. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye en l’estude en la presence de maitre Pierre Allardin et de Nicolas Sellier, demeurant en ce lieu, tesmoins l’an mil six cens cinquante six, le premier juin avant midy, led. Girard a declaré ne savoir escripre ne signer.<lb/>Allardin, Delalande<lb/>Sellier, Lamy »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente d’une partie des fruits du jardin du roi au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 110</unitid>
                <unitdate normal="1658/1658" encodinganalog="3.1.3">6 août 1658</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne honnorable homme Baptiste Delalande, jardinier du Roy demeurant en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel a recogneu et confessé avoir vendu et promect faire jouir à Jacques Ris l’aisné, marchand demeurant à la Montagne, parroisse du Pecq, estant de present en ced. lieu, à ce present et acceptant, la despouille des fruictz estant la presente année sur tous et chacuns les arbres estant dans le verger attenant le grand jardin du Roy, à la reserve que faict led. sieur Delalande d’un pommier de pomme d’Appie, ung poirier d’Espargne, ensemble une partye de l’espallier estant du costé de ced. lieu et des noisilliers plantés contre les murs dud. jardin, pour en jouir. Ceste presente vente faicte moyennant la somme de six cens livres tournois, sur laquelle somme led. sieur Delalande recognoist en avoir receu trois cens livres tournois presentement, et les autres trois cens livres tournois restant led. Ris promect et s’oblige les bailler et payer aud. sieur Delalande en son domicille ou au porteur au jour de Caresme prenant prochain venant, à peynes &amp;c. Car ainsy le tout a esté accordé entre lesd. partyes. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye, en l’estude du notaire soubzsigné, en la presence de Noel Duparc, clerc, et de Anthoine Ravet, officier de la maison du Roy, demeurant en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens cinquante huict, le sixiesme jour de aoust apres midy, et ont signés.<lb/>Delalande<lb/>Jacque Ris, Raveq<lb/>Duparc, Lamy »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la livraison de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 118</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1663</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Robert Papiot, marchand carrier demeurant à Saint Maur des Fossées, Louis Chauvin, Pierre Bonnier et Guillaume Hanquetil, voicturiers par terre demeurans à la Pilotte pres Viulaine, estant de present en ce lieu, lesquelz vollontairement ont promis, promettent et s’obligent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul et pour le tout, sans division ne discution et fidejussion, renonceans aux benefices et exeptions d’iceux droictz, aux sieurs Anthoine Bricard et François Villedor, conseillers du Roy, generaux des Bastimens de Sa Majesté, ponts et chaussées de France, demeurans à Paris rue Neuve Saint Louis, paroisse Sainct Paul, estans aussy ce jourd’huy en ce lieu, à ce presens et acceptans, de fournir et voicturer touttes la pierre de taille dure tant carreaux, sangle double, sange et quartier de la hauteur de quinze pouces la moindre et en continuant jusques à deux piedz de hault à raison de quatre solz tournois pour chacun pied de pierre cube rendue aux chasteaux tant vieil que neuf dud. Saint Germain, comme aussy tout le moilon qui conviendra pour lesd. chasteaux et basse cour et au commencement des clostures hors la porte de Poulligne jusques à mil thoises de long, à raison de vingt trois livres pour chacun cent, lequel cent sera compté à raison de seize piedz de long sur huict piedz de large et quatre piedz de hault, faisant ensemble cinq cens douze piedz, à la charge qu’il sera permis ausd. Papiot, Chauvin, Bonnier et Hanquetil de prendre de la pierre et moilon aux carrières dud. Saint Germain les plus commodes pourveu que lad. pierre soict bonne, loyalle et marchande. Et pour faire les voictures et fournissement cy dessus, lesd. entrepreneurs emploirons le plus grand nombre d’ouvriers que faire ce poura, à commencer des le vingt troisiesme jour du present mois et continuer sans discontinuation, à peyne de tous depens, dommages et interestz, lesquelz prix lesd. sieurs Bricard et Villedot s’obligent de payer ausd. entrepreneurs au fur et à mesure qu’ilz feront la livreraison desd. matereaux par chacune sepmaine, à commencer dud. jour vingt troisiesme du present mois, sur lesquelz prix lesd. Papiot, Chauvin, Bonnier et Hanquetil recognoissent et confessent avoir eu et receu desd. sieur Bricard et Villedot la somme de deux cens livres tournois, dont quittant, sans que pour raison du present marché lesd. entrepreneurs soient tenus à aucun fortage, promettant, obligeant chacun en droict soy lesd. Papiot, Chauvin, Bonnier et Hauquetil sollidairement comme dessus corps et biens, renonceant. Faict et passé aud. Saint Germain en Laye, en l’estude des nottaires soubzsigné, presence d’Allexandre Cagnyé et de Jacques Regnault, clers demeurans en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante et trois, le dix neufiesme avril avant midy, et ont signé, fors led. Papiot qui a declaré ne savoir escripre ne signer, de ce interpellé.<lb/>Bricard, Villedo<lb/>Pierre Bonnier, Louis Chauvin<lb/>Anquetil<lb/>Cagnye, Regnault<lb/>Lamy »</p>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 118</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">21 mai 1663</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Pierre Ollivon et Bastien Levasseur, carriers demeurant scavoir led. Ollivon en la ville de Poissy et led. Levasseur demeurant à Reully, fauxbourg Saint Anthoine, paroisse Saint Paul, estant ce jourd’huy en ce lieu de Saint Germain en Laye, lesquelz ont promis et s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux seul et pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion, renonçant aud. benefice et exeptions d’iceux droitz, aux sieurs Anthoine Bricart et François Villedo, genereux des Bastimens du Roy, pontz et chaussées de France, demeurant à Paris, ced. jour en ce lieu, à ce present et aceptant, de faire et fournir tout le moislon qu’il conviendra pour construire les clostures du parcq  que lesd. sieurs Bricart et Villedo font faire pour le Roy de quinze cent thoises de long, à prendre depuis la porte de la Cournelle des dames relligieuses de Poissy jusques en tirant dans le chemin de Chambourcy, et ce à raison de sept livres dix solz pour chacun cent de moislon, qui aura seize pieds de long sur huit piedz de large et quatre piedz de hault, bien enconté et thoisé suivant la coustume de Paris, qui compose en cubbe cinq cent douze piedz, lequel moislon sera tiré par lesd. entrepreneurs en la carriere du sieur Moye, prevest de Poissy, et du sieur du Carné scituez à Migneaux, esquelles carrieres lesd. entrepreneurs seront mis par lesd. sieurs Bricart et Villedo, lesquelz feront enlever led. moislon sur lad. carriere et charrier sur le lieux de lad. closture, à commencer à faire lad. fourniture des le jour de demain sans discontinuer avec nombre suffizant d’ouvriers en sorte que le service de Sa Majesté ne soit en demeure, lequel prix cy dessus lesd. sieurs Bricart et Villedo promettent et s’obligent de payer ausd. entrepreneurs au fur et à mesure qu’ilz fourniront led. moislon, sur lequel prix lesd. entrepreneurs confessent avoir receu desd. sieurs Bricart et Villedo la somme de vingt livres. Obligeant lesd. entrepreneurs sollidairement comme dessus corps et bien, renonçant ausd. benefices. Faict et passé aud. Saint Germain en Laye en la presence de Allexandre Cagnyé et de Jacques Regnaud, demeurant aud. Saint Germain en Laye, l’an mil six cent soixante trois, le vingt unieme jour de may apres midy et ont signé fors led. Levasseur qui a declaré ne savoir escipre ne signer de ce interpellé.<lb/>Sebasteieur Levasseure<lb/>Villedo, Regnault<lb/>Cagnyé<lb/>Lamy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la construction d’un mur de clôture du parc à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">22 mai 1663</unitdate>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en sa personne Pierre Ollivon, masson demeurant en la ville de Poissy, ce jourd’huy en ce lieu, lequel a promis et s’oblige aux sieur Anthoine Bricart et François Villedo, conseillers du Roy et generaux des Bastimens de Sa Majesté, pontz et chaussées de France, demeurant à Paris, ce jourd’huy en ce lieu, à ce acceptant par led. sieur Villedo, à ce present, de faire et construire bien et deuement comme il apartient au dire d’ouvriers et gens à ce congnoissans, quinze cens thoise de long de murs à prendre puis le coing des murs des dames relligieuses de Poissy jusques tirant vers Chambourcy, lesquelz murs seront faitz de chaux, sable et moislon, et auront quatorze piedz ou environ de haulteur, compris la fondation, de largeur et espoisseur de celles commencées proche de ce lieu de Saint Germain, en sorte que lad. espoisseur revienne à dix huict poulces soubz le chapperon, et pour ce faire lesd. sieurs Bricart et Villedo fourniront et livreront sur les lieux tous mathereaux necessaires, et fournira seullement led. Ollivon de ses peynes et d’ouvriers convenables, à commencer à travailler ausd. ouvrages des le jour de demain et continuer sans discontinuer avec bon nombre d’ouvriers en sorte que le service de Sa Majesté ne sois en demeure. Ce present marché fait moyennant et à raison de trente solz tournois pour chacune thoise desd. ouvrages, compris la fondation et fouille de terres, que led. sieur Villedo esd. noms promet payer aud. Ollivion au fur et à mesure qu’il fera lesd. ouvrages ainsy que dict est. Promettant. Obligeant led. Ollivion corps et bien. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en Laye en la presence de Allexandre Cagnye et de Jacques Regnault, clercs demeurant aud. lieu, thesmoins, l’an mil six cent soixante trois, le vingt deuxieme may.<lb/>Pierr Olivon, Regnault<lb/>Villedo<lb/>Cagnye, Lamy »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
              </controlaccess>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le transport de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">10 juin 1663</unitdate>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Nicolas Tranchevant et Adrian Luce dict La Marche, voicturiers demeurans à Poissy, ce jourd’huy en ce lieu, lesquelz ont promis et s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul et pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion, renonceans aux benefices et exeptions d’iceux droictz, aux sieurs Anthoine Bricard et François Villedo, conseillers du Roy et generaux des Bastimens de Sa Majesté, pontz et chaussée de France, demeurant à Paris, ce acceptant par led. sieur Villedo, à ce present, de voicturer le moislon qu’il conviendra pour construire cinq cens thoise de long de murs de la haulteur des murzs encommencez, à prendre et enelver led. moislon en une carriere appartenant à maitre Charles Moyne, prevost de Poissy, scituez à Mignaux, et livrer led. moislon le long de la fondation de la closture du parcq du Roy, lesd. cinq cens thoise à prendre dans les mille thoise depuis le clos aux dames relligieuses de Poissy jusques en tirant le long du bois pour gaigner la closture vers Saint Germain, lesquelles voictures lesd. Tranchant et Lusse ont desja commancé, continueront sans discontinuation avec bon nombre suffizant d’ouvriers en sorte qu’ilz deslivreront les carrieres incessament. Ce present marché faict moyennant et à raison de dix neuf livres pour chacun cent de moislon, lequel cent contient seize piedz de long, huict de large et quatre piedz de haut, en sorte que led. cent de moislon produit cinq cent douze piedz cubbe, et en ouvrage la quantité de [vide] thoise ainsy que sont les espoisseur des murs encommencez, lequel prix à quoy qu’il se puisse monter led. sieur Villedo promet et s’oblige payer aud. Tranchevant et Lusse à mesure qu’ilz travailleront et feront lesd. voitures, sur quoy ils confessent avoir reu dud. sieur Villedo la somme de deux cens soixante livres tournois, dont quictance. Promettant. Obligeant lesd. Tranchevant et Lusse corps et biens. Renonçant. Faict et passé aud. Saint Germain en Laye, en la presence d’Allexandre Cagnye et de Jacques Regnault, demeurans aud. Saint Germain, l’an mil six cens soixante trois, le dixieme jour de juin avant midy.<lb/>Villedo de Clermont<lb/>Nicolas Tranchevant, Adrien Luse<lb/>Cagnye, Regnault<lb/>Lamy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour fourniture de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">22 juin 1663</unitdate>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Robert Papiot, maitre carrier demeurant à Saint Maur des Fossez, Louis Chauvin, voicturier demeurant en la basse court du bois de Vincenne, Pierre Bonnierre, voicturier demeurant à la Pissolle soubz led. bois de Vincennes, tant en leurs noms que comme faisant fort de Guillaume Hanguetil, carrier demeurant aud. lieu de la Pissolle, tous ce jourd’huy en ce lieu, lesquels ont recognu et confessé avoir eu et receu à plusieurs et diverses fois des sieurs Anthoine Bricart et François Villedo, conseillers du Roy, generaux des Bastimens de Sa Majesté, pontz et chaussée de France, par les mains dud. sieur Villedo, ce acceptant par ledit sieur Villedo, la somme de neuf mil cent soixante huict livres tournois pour tous et chacunes les voictures et moislon faictz et fournis par lesd. comparans pour lesd. sieurs Bricart et Villedo du passé jusques à ce jourd’huy, et ce suivant et au desir du marché qu’ilz ont fait avec iceux sieurs Bricart et Villedo par devant le notaire soubzsigné le dix neufiesme jour d’apvril dernier passé, en laquelle somme de neuf mil cent soixante huit livres tournois est compris la somme de deux cent livres payez ausd. comparans ainsy qu’il est porté aud. marché, recongnoissant en outre iceux comparans avoir esté entierement et particullierement payez de touttes la pierre de taille par eux charriée et voicturée suivant led. marché aussy du passé jusques à ce jourd’huy, dont et de tout lesd. comparans se contentent et quictent lesd. sieurs Bricart et Villedo et tout aultre. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Saint Germain en Laye, en la presence de Allexandre Cagnyé et de Jacques Regnaud, clercs demeurant aud. Saint Germain, tesmoins, l’an mil six cens soixante trois, le vingt deuxieme jour de juin avant midy, et ont sgné, fors led. Papiot qui a declaré ne scavoir escripre ne signer de ce interpeller.<lb/>Louis Chauvin<lb/>Pierre Bonnier<lb/>Villedo, Regnault<lb/>Lamy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le transport de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">3 août 1663</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Pierre Segard, voicturier par terre demeurant à Chambourcy, ce jourd’huy en ce lieu, lequel a promis, promet et s’oblige aux sieurs Anthoine Bricart et François Villedo de Clermont, conseillers du Roy et generaux des Bastimens de Sa Majesté, pontz et chaussée de France, ce acceptant par led. sieur Villedo, ce jourd’huy en ce lieu, à ce present, de voicturer par luy Segard toutte la pierre de moislon qu’il conviendra pour construire trois cens thoises de murs à l’endroict de la petitte routte de la chambre dans la forest dud. Saint Germain, à prendre lad. pierre en la carriere de Hamiemont où elle sera livrée aud. Segard par les carrieres et ouvriers desd. Bricard et Villedo, et lad. pierre charrier et rendre en lad. petitte routte de la chambre, à commencer de faire lesd. voictures dans ce jourd’huy et continuer avec ses voictures sans discontinuation en sorte que le service de Sa Majesté ne sera en demeure, et en cas que led. Segard ne puisse avoir assez de charrois, led. sieur Villedo promet luy en faire donner. Ce present marché faict moyennant la somme de seize livres six solz pour chacun cent dud. moislon, lequel cent contiendra seize piedz de long, huit piedz de large etq autre piedz de hault, produisant en œuvre sept thoise quinze pied d’ouvrage, lequel prix led. Villedo promet et s’oblige bailler et payer aud. Segard au fur et à mesure qu’il fera lesd. ouvrages, et fournira led. Segard aultant des presentes aud. sieur Villedo. Car ainsy. Promettant. Obligeant chacun en droit soy led. Segard corps et biens. Renonçant. Faict et passé aud. Saint Germain en Laye en la maison dud. sieur Villedo, present Allexandre Cagnye et Jacques Regnault, clercs demeurant aud. Saint Germain, tesmoins, l’an mil six cens soixante trois, le troisiesme jour de aoust apres midy, et ont signé.<lb/>Villedo de Clermont, Segard<lb/>Cagnye, Regnault<lb/>Lamy<lb/>Led. Segard a declaré qu’il a fait le marché cy dessus tant pour luy que Jacques Chappelain le jeune, demeurant à Fourqueux, de present en ce lieu, à ce present et acceptant, partant s’associent ensemble au fait desd. voictures et s’oblige led. Chappellain de satisfaire aud. marché sollidairement avec led. Segart envers led. sieur Villedo et de faire la voiture y contenue. Promettant. Obligeant led. Chappellain corps et biens. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en Laye en l’estude dud. notaire soubzsigné, presens Claude Mousseaux et Alexandre Cagnye, demeurant aud. Saint Germain, thesmoins, l’an mil six cens soixante trois, le deuxieme jour de septembre.<lb/>Segard, Mousseaux<lb/>Jacque Chappelain, Cagnye<lb/>Lamy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 119</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">4 août 1663</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Pierre Sanguin et Michel Gallois, carriers demeurant scavoir led. Sanguin en ce lieu de Sainct Germain et ledict Gallois à Fourqueux, ce jourd’huy en cedict lieu, lesquelz ont promis et promectent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul et pout le tout, sans division, discussion et fidejussion, renonceans aux benefices et exceptions d’iceux droictz, à Robert Papiot, Louis Chauvin, Pierre Bonnier et Guillaume Hanquetil, carriers voicturiers estant de present en cedict lieu de Sainct Germain, à ce present et acceptant, de tirer et façonner touttes les pierres de moislon qu’il conviendra et sera nesessaire pour la construction de trois cens thoises de murs de long du parcq sui se faict en la forest dud. Sainct Germain, à prendre lad. pierre dans la carriere de Hannemont et celle estant dans le chasteau Neuf, à commencer dans le jour de lundy prochain. Ce present marché faict moyennant la somme de six livres dix solz pour chacun cent dud. moislon, qui aura seize piedz de long sur huict piedz de large, quatre pieds de hault, lequel prix lesd. Pappiot, Chauvin, Bonnier et Hanquetil seront tenus, prometent et s’obligent sollidairement comme dessus bailler et payer ausd. Sanguin et Gallois ou au porteur par chacune sepmaine selon les fournitures qu’ils auroit faicte. A esté accordé entre les partyes qu’en cas que lesd. ouvrages desd. murs fust cessé par l’ordre de monsieur Villedo et Bricart, generaux des Bastimens du Roy, lesd. Sanguin et Gallois ne pourront pretendre rescompense, despens, dommage et interestz mais seullement ce qui leur sera alors deub, en ce faisant lesd. Sanguin et Gallois cesseront de tirer desd. carrieres. Promettant. Obligeant sollidairement comme dessus corps et biens. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye en l’estude du notaire soubzsigné es presence Allexandre Cagnye et Jaques Regnault, tesmoins, l’an mil six cens soixante trois, le quatrieme jour d’aoust apres midy, et ont signé fors led. Pappiot et lesd. Sanguin et Gallois qui ont declaré ne savoir escripre ne signer de ce interpellés.<lb/>PS, Pierre Bonnier<lb/>Louis Chauvin<lb/>Cagny, Anquetil<lb/>Regnault, Lamy<lb/>Aujourd’huy sont comparus par devant le notaire susd. et soubzsigné lesd. Sanguin et Gallois, Chauvin et Bonnier ci dessus, tant en leurs noms qu’en faisant fortz de Robert Pappiot, aussy leur assossié, lesquelz vollontairement se sont desistez et despartys du marché cy devant escript et consentent qu’il soit et demeure nul comme non fait et advenu, sans aucuns despens, dommages et interestz, reconnaissant lesd. Gallois et Sanguin avoir esté payez et satisfaictz par lesd. assossiez de la pierre qu’il a fait pour eux jusques à ce jourd’huy, dont quictance. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Sainct Germain en Laye, en l’esture des notaires soubzsigné, en la presence de Claude Mousseaux et d’Alexandre Cagnie, tesmoins, demeurans aud. Sainct Germain, l’an mil six cens soixante trois, le dix neufiesme jour de aoust avant midy, et ont signé fors lesd. Sanguin et Gallois qui ont declaré ne scavoir escripre ne signer de ce interpellés.<lb/>PS, Louis Chauvin<lb/>Pierre Bonnier, Anquetil<lb/>Mousseaux, Cagnye »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la livraison de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">14 août 1663</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Par un acte du 21 août, Pierre Sanguin s’associa avec Samuel Plocquin pour l’exécution du présent marché.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence de Mathurin Lamy, nottaire et gardenotte du Roy nostre sire à Saint Germain en Laye soubz signé, Pierre Sanguin, carrier demeurant en ce lieu, confesse avoir eu et receu de maistre François Villedo de Clairemont, conseiller du Roy, general des Bastimens de Sa Majesté, pontz et chausées de France, la somme de cinquante trois livres six solz pour avoir par ledict Sanguin fait et fourny le premier moillon qu’il a tiré de la carriere de Hamiemont pour employer aux clostures qui se fons pour le Roy dans les terres dud. Hamiemont, dont quittance. Et par les mesmes presentes led. Sanguina promis, promet et s’oblige aud. sieur Villedo, ce acceptant, de faire et fournir toutte la quantité de pierre de moillon qu’il conviendra pour employer à la construction de trois cens de thoise de murs de long sur les terres dud. Hamiemont ou Chambourcy, et ce à raison de six livres dix solz tournois pour chacun cent dud. moillon bien et duement fait, lequel prix led. sieur Villedo promet et s’oblige le payer aud. Sanguin au fur et à mesure qu’il fera lesd. fournitures de moillon q’il a desja commencez huict jours sont, et sur quoy lesd. cinquante trois livres six solz luy sont payez au moyen de la quittence cy dessus, et continuez à faire lesd. fournitures avec nombre suffisant d’ouvriers sans discontinuation, à penes de tous depens, domages et interez. Car ainsy. Promettant. Obligeant chacun en droict soy led. Sanguin corps et bien. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en Laye en l’esture du nottaire soubzsigné, presence Allexandre Cagnye et de Jacques Regnault, clers demeurans en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante et trois, le quatorzieme jour d’aoust avant midy, et ont signé, fors led. Sanguin qui a declaré ne savoir escripre ny signer de ce interpellé.<lb/>PS, Villedo de Clermont<lb/>Regnault, Lamy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le grand perron du boulingrin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">17 mars 1664</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furens presens en leurs personnes Anthoine Boissy, Leonnard Billois et Anthoine Laurens, massons limosins demeurant de present en ce lieu, lesquelz ont promis, promectent et s’obligent sollidairement, l’un pour l’aultre, chacun d’eux un seul et pour le tout, sans division ni discussion et fidejussion, renonçant aux benefices et exceptions d’iceux droits, à Charles Husson, conducteur des bastimens du Roy aud. Sainct Germain, à ce present et acceptant, de bien et duement faire et parfaire au dire d’ouvriers et gens à ce cognoissans le grand pairon du jardin boullingrain cize au chasteau dud. Sainct Germain, suivant et conformement au desseing faict et arresté jusques à l’esvaluation de deux cens cinquante thoises, à la charge que led. sieur Husson fournira touttes peynes d’ouvriers pour porter les pierres sur le lieu seullement, dont lesd. Boissy, Billois et Laurens seront tenus, promectent et s’obligent faire bien et duement le tout contenu au dessein et bien proprement seullement pour la pose, comme aussy la charge de par led. sieur Heusson de fournir et livrer ausd. Boissy, Laurens et Billois à ses despens toute la chaux et le sablon qu’il conviendra pour la perfection dud. ouvrage, et ce aussy sr le lieu où il se doibt faire. Et en cas qu’il fallut faire plus de deux cens cinquante thoises, led. sieur Heusson promet et s’obliger payer ausd. susnommés à proportion du priz cy apres declarez. Auquel ouvrage lesd. Boissy, Laurens et Billois promettent sollidairement travailler incessament jusque à la perfection d’icelluy. Ce present marché faict moyennant la somme de quatre vings livres que led. sieur Husson promect et s’oblige bailler et payer ausd. Laurens, Boissy et Billois au fur et à mesure qu’ilz feront led. ouvrage. Car ainsy. Promettant. Obligeant sollidairement comme dessus corps et biens. Renonçant ausd. benefices. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye en l’estude des notaires soubzsignés en la presence de Pierre Cormy et de Louis Guillon, clers au greffe, demeurant, l’an mil six cent soixante quatre, le dix septiesme jour mars apres midy, et oui lesd. Laurens, Billois et Boissy qui ont declaré ne scavoir signer de ce interpellés.<lb/>Cormy, Guillon<lb/>Lamy »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance concernant la livraison de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">10 avril 1664</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Louis Chauvin, Guillaume Anquetil et Robert Papiau, carroyers demeurans en ce lieu de Saint Germain, lesquelles partyes ont recogneu avoir partagé les sommes qu’ilz ont receue du sieur Vildot, chacun leur tiers, dont ils se quitent et deschargent l’un l’autre du passé jusques à ce jourd’huy, à la reserve de unze voyes de carreau pour la voiture seullement à raison de quinze solz la voye lorsqu’ils promettent payer chacun esgallement. Car ainsy. Promectant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en l’estude du notaire soubzsigné en la presence de Pierre Cormy et Louis Guillon, tesmoings, l’an mil six cens soixante quatre, le dixiesme apvril, et ont signé fors led. Papiau qui a declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellez<lb/>Louis Chauvin, Anquetil, Guillon<lb/>Dormy, Lamy »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compromis concernant des pierres utilisées pour les travaux du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">29 septembre 1664</unitdate>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Estienne Delagarde, notaire et gardenottes du Roy nostre sire à Sainct Germain en Laye soubzsigné, furent presens en leurs personnes Anthoine Bricart et François Villedo, conseillers du Roy, generaux des Bastimens de Sa Majesté, pontz et chaussées de France, et entrepreneurs des bastimens de Sadite Majesté en ses chasteaux de Sainct Germain en Laye, d’une part, Guillaume Thomin et Jean Thomin, freres, demeurans audit Sainct Germain, d’autre part, lesquelz pour terminer le proces intenté à la requeste desdictz Thomin a ll’encontre d’iceux sieurs Bricart et Villedo pour raison de la pierre tant de moislon que autres par lesdictz sieurs Bricart et Villedo fait enlever d’une carriere appartenant ausd. Thomin scituée proche de ce lieu depuis le commencement des ouvrages par eux entreprises esd. chasteaux, quy est presentement pendant par appel de la sentance rendue par monsieur le prevost de ce lieu en la cour de parlement de Paris, ont respectivement nommé pour arbitres et amiable compositeurs les personnes de maitre [vide] Petit, conseiller du Roy, controlleur de ses Bastimens, et de messire Georges Legrand, conseiller du Roy en ses conseilz d’Estat et privé, ausquelz ils donnent pouvoir et puissance de decider et terminer tous les differends et autres actions que lesdictes partyes peuvent avoir l’un a ll’encontre de l’autre, pour raison de quoy ledit proces a esté intenté, encore que le tout ne soit plus amplement declaré et speciffié par ce present compromis […] »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compromis concernant des pierres utilisées pour les travaux du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">22 octobre 1664</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes damoiselle Heleyne Desprez, femme separée de biens d’avecq Pierre Charreau, sieur de la Mothe, son mary, demeurante en ce lieu, d’une part, et maistres Anthoine Bricard et François Villedo, generaux des Bastimens du Roy, ponts et chaussées de France, et entrepreneurs des Bastimens necessaire à faire aux chasteaux de ce lieu, y demeurans rue du Pont aux Fanez, d’autre part, lesquelles partyes, pour terminer et decider le proces intenté à la requete de luy Desprez à ll’encontre d’iceux sieurs Bricard et Villedo pour raison de la pierre, tant moislon que autres, par iceux sieurs Bricard et Villedo faite enslever d’une carriere apartenante à luy Desprez scize au terroir Saint Leger, proche Hannemont, depuis le commencement des ouvrages par eux entrepris esd. chasteaux, suivant le traicté fait entre lesd. sieurs Villedo et Charreau le dix huictiesme apvril MVIc soixante trois, quy est presentement pendant et indecis aux requestes du Pallais à Paris, ont respectivement nommé et convenu pour arbitre et amiable compositeur dud. differand et proces la personne de maitre Noel Odeau, bourgeois de Paris, y demeurant fauxbourg et proche la porte Saint Honoré, parroisse Saint Roch […] »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture d’arbres pour le Vésinet</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">19 novembre 1664</unitdate>
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                <p>« Fut present en sa personne Zacarie Thuilleau, marchand planteur pour le Roy demeurant à Louvetienne, ce jourd’huy en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel vollontairement a promis, promet et s’est obligé envers Baptiste Delalande, Louis Delalande, son fils, et Louis Delalande, fils de Jean Delalande, jardiniers du Roy et entrepreneurs des plantz que Sa Majesté entend faire dans son parcq de Vesinet, à ce present et acceptant, de fournir et livrer tous et chacuns les abres qu’il conviendra planter dans ledit lieu de Vizinet, scavoir des ormes, charmes, et rable, tilleaux et autres plantz necessaires, à la reserve des chastigniers qu’il ne sera tenu de fournir, lesquelles arbres seront de la grosseur d’entre cinq à six, sept, huit à neuf poulces de tour, et de huict à neuf pieds de tige pour la hauteur, et pour la grosseur mesurée à trois pieds au dessus des racines ou environ, lesquelz arbres seront bien et duement arachés et droictz le plus qu’il sera possible, et ce à commancer la livraison de ce jourd’huy et ainsy continuer sans discontinuation, et mesme de ceux que led. Thuilleau a fait arracher à Rouen, lesquelz arbres ledit Thuilleau promet fournir et livrer ausd. sieurs entrepreneurs jusques dedans la plaine dud. Vesinet. Ce present marché fait moyennant le prix et somme de soixante livres tournois pour chacun cent de pied d’arbres que lesd. sieurs entrepreneurs seront tenus, ainsy qu’ils promettent et s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion aux renontiations requises, bailler et payer audit Thuilleau au fur et à mesure que lad. livraison en sera par luy faite ainsy que dit est. Promectant led. Thuilleau de tenir compte ausd. sieurs entrepreneurs des deniers qu’il peut avoir cy devant receus et qu’il recepvra cy apres pour raison de ce que dessus, et ce suivant l’arrest qui en sera fait entr’eux. Car ainsy. Promectant. Obligeant chacun en droit soy corps et biens. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain en Laye, en l’esture du notaire soubzsigné, presens Jean Bellier, marchand, et Louis Guillon, demeurans en ce lieu de Sainct Germain en Laye, tesmoins, l’an mil six cens soixante quatre, le dix neufiesme jour de novembre, et ont signé.<lb/>Delalande, Delalande<lb/>Delalande, Guillon<lb/>Thuilleau<lb/>Jean Bellier<lb/>Delagarde<lb/>Aujourd’huy vingt uniesme jour de novembre mil six cens soixante quatre, est comparu par devant le notaire soubzsigné Jean Thuilleau l’aisné, lequel apres que lecture luy a esté fait du marché cy dessus fait entre Zacarie Thuilleau, son fils, Baptiste Delalande, Louis Delalande, son fils, et Louis Delalande, fils de Jean Delalande, entrepreneurs des plantz que Sa Majesté entend faire dans son parc de Vesinet, cy dessus nommez, à ce presens et acceptans, s’est sollidairement obligés comme par ces presentes s’oblige envers lesd. sieurs entrepreneurs aux mesmes charges, clauses et conditions portées par le marché cy dessus escrit, en faveur de quoy lesd. sieurs entrepreneurs ont promis et promttent sollidairement comme dessus de payer et satisfaire aud. Jean Thuilleau aux mesmes charges et conditions qu’ilz sont obligé par led. marché cy dessus envers led. Zacarie Thuilleau, son fils. Car ainsy. Promectans. Obligeans chacun en droit soy sollidairement comme dessus corps et biens. Renonçans. Fait et passé aud. Sainct Germain en Laye en l’esture du notaire soubzsigné, presens Louis Guillon et Jullien Harrouard, masson demeurans en ce lieu, tesmoings, les an et jour susd., et ont signé.<lb/>Delalande<lb/>Jean Thuilleau<lb/>Guillon, Delagarde<lb/>Jullien Harrouart »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>« Fut present en sa personne Michel Cheron, marchand demeurant à Besancourt, ce jourd’huy en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel vollontairement a promis, promet et s’oblige envers Baptiste Delalande, jardinier du Roy et entrepreneur des plantz que Sa Majesté entend faire dans son lieu de Vezinet, à ce present et acceptant, de fournir et livrer tous et chacuns les arbres qu’il conviendra planter dans ledit lieu de Vezinet, scavoir des ormes, charmes, rable, tilleaux et autres plantz necessaires, à la reserve des chastigniers qu’il ne sera tenu de fournir, lesquels arbres seront de la grosseur d’entre cinq, six, sept, huict à neuf poulces de tour et de huict à neuf pieds de tige pour la haulteur, mesurée à trois pieds au dessus des racines ou environ, lesquelz arbres seront bien et duement arrachés et droictz le plus qu’il sera possible, et ce à commancer la livraison ce jourd’huy et ainsy continuer sans discontinuation. Lesquelz arbres led. Cheron promet fournir et livrer ausd. sieurs entrepreneurs jusques dedans la plaine du Vezinet. Ce present marché fait moyennant le prix et somme de soixante livres tournois pour chacun cent de pied d’arbres, que lesd. sieurs entrepreneurs seront tenus, ainsy qu’il promettent et s’obligent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion, aux renonciations requises, bailler et payer audit Cheron au fur et à mesure que lad. livraison en sera par luy faite ainsy que dit est. Promectant led. Cheron de tenir compte ausd. sieurs entrepreneurs des deniers qu’il peut avoir cy devant receus et qu’il recepvra cy apres pour raison de ce que dessus, et ce suivant l’arrest qui en sera fait entr’eux. Car ainsy. Promectans. Obligeans chacun en droit soy corps et biens. Renonçans. Fait et passé audit Sainct Germain en Laye, en l’esture du notaire soubzsigné, presens Anthoine Revet le jeune et Louis Guillon, clercs demeurans en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante quatre, le vingt sixiesme jour de novembre, et a led. Cheron declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellé.<lb/>Delalande<lb/>Guillon, Ravet<lb/>Delagarde »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">27 novembre 1664</unitdate>
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                <p>« Fut present en sa personne Robert Licot, marchand demeurant à Garches, de present en ce lieu, lequel s’est vollontairement obligé et oblige envers maitre Noël Odeau, bourgeois de Paris, y demeurant, aussy de present en ce lieu, comme ayant charge expresse de Sa Majesté, à ce present et acceptant, de faire deux mil thoises de fossez en la forest de ced. lieu, tant au pourtour de la vente aux Prestres, vente d’Achores que les lieux en icelles qui luy seront designez par led. sieur Odeau, lesquels fossez auront sept pieds en gueulle de large, reduicts à unze poulces dans le fonds, et quatre pieds et demy de profondeur, mesurez soubz cordes, conduictz à leur fruict, à une jectée de terre du costé de l’enclos seullement, dans lequel fossé sera mis et planté par led. Picot deux rangs d’espine blanche et charmes de six poules en six poulces quy seront par led. Picot pris et levez tant en lad. forest que celle de Cruxe et aux lieux et endroits qui luy seront designez comme dessus. Ce marché fait moyennant huict sols tournois pour par chacune thoise desd. fossez que led. sieur Odeau promt et s’oblige de bailler et payer aud. Picot au fur et mesure qu’il fera lesd. ouvrages, ausquelles led. Picot travaillera incessamment pour rendre lesd. fossez fait le plus tost que faire se poura. A esté accordé entre les partyes qu’en cas qu’il convienne eslargir les fossez desja fait en lad. forestz, led. Picot les eslargira moyennant la convention raisonnable qui en sera fait entre lesd. partyes. Car ainsy. Promettant. Obligeant chacun en droit soy. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en Laye en la maison et presence de Jacques Raier, maitre rotisseur, et de Baptiste Delalande, tesmoins, l’an MVIc soixante quatre, le vingt septiesme jour de novembre apres midy, et a led. Picot declaré ne scavoir escrire ne signer, de ce interpellé.<lb/>Noel Odeau, Delalande<lb/>Jacque Raier<lb/>Delagarde »</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Jean Thuilleaux, marchand demeurant à Bethemont, ce jourd’huy en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel vollontairement a promis, promet et s’oblige envers Baptiste Delalande, Louis Delalande, son fils, et Louis Delalande, fils de Jean Delalande, jardiniers du Roy et entrepreneurs des plantz que Sa Majesté entend faire dans son parq de Vezinet, à ce presens et acceptans, de leur fournir et livrer la quantité d’un millier et plus, sy faire se peut, de pied d’arbres, comme ormes, tilleaux et chastigniers, qui seront de cinq, six à neuf poulces de grosseur et de huict à neuf pieds de hault, les plus droictz qu’il poura trouver, à les arracher bien et duement, lesquelz arbres ledit Thuilleau promet fournir et livrer jusques dedans led. lieu de Vezinet, à commancer laquelle livraison dans huictaine d’huy et ainsy continuer jusues à parfaicte livraison dud. millieu, a ppeyne &amp;c. Ce present marché fait moyennant le prix et somme de soixante livres tournois pour chacun cent de pied d’arbres, que lesd. sieurs entrepreneurs seront tenus, ainsy qu’ils promettent et s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion, aux renontiations requises, bailler et payer audit Thuilleau au fur et à mesur que lad. livraison en sera par luy faite, sur laquelle livraison icelluy Thuilleau recognoist et confesse avoir eu et receu desdictz sieurs entrepreneurs la somme de quarente livres, dont quittance. Car ainsy. Promectant. Obligeant chacun en droit soy corps et biens. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain en Laye, en l’esture du notaire soubzsigné, presens Louis Guillon, clerc, et maitre Jacques Delastre, procureur es sieges royaux de ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante quatre, le cinquiesme decembre, et ont signé, à la reserve dudit Thuilleau qui a declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellez.<lb/>Delastre, Guillon<lb/>Delagarde »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Transaction concernant la livraison d’arbres pour le Vésinet</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1664</unitdate>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Jean Thuilleau l’aisné et Zacarie Thuilleau, marchands demeurans à Louvetienne, ce jourd’huy en ce lieu de Sainct Germain en Laye, d’une part, et Batiste Delalande, jardinier du Roy et entrepreneur des plantz que Sa Majesté entend faire dans son parcq du Vezinet, d’autre part, lesquelles partyes ont vollontairement recogneu et confessé avoir compté ensemble tant de la somme de deux mil deux cens livres tournois qui a esté baillée et payez, savoir la somme de deux mil livres aud. Zacarye Thuilleau en la ville de Rouen par le sieur Rousseaux par lettres d’eschange à luy envoyée en l’acquict dudit Delalande, et les deux cens livres restans aud. Jean Thuilleau, lesquelz il en fait sa promesse audit Delalande, pour par eux employez à l’achapt de quantité d’arbres ormes qu’il estoient obligé fournir par le marché fait entre lesd. partyes par devant le notaire soubzsigné le [vide] novembre dernier, que de la quantité desd. arbres orms qu’iceux Thuilleaux ont fournys et livrées aud. Delalande dans led. lieu de Vezinet, par lequel compte lesd. Thuilleaux se sont trouvez redevables aud. Delalande de la somme de huict cens quatre vingtz livres tournois attendu qu’ils n’ont fourny à iceluy Delalande que la quantité de deux mil deux cens desd. pieds arbres ormes, à raison de soixante livres chacun cent, qui fait pour lesd. deux mil deux cens pieds d’arbres la somme de treize cens vingtz livres tournois, laquelle somme de huict cens quatre vingtz livres tournois iceux Thuilleau ont promis et se sont obligez l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion, aux renonciations requises, de la bailler et payer audit sieur Delalande en son domicille ou au porteur dans trois mois d’huy, à peine &amp;c. Consentant lesd. partyes qu’eu moyen des presentes le dit marché susdatté fait entre lesd. Thuilleaux, led. Delalande et autres y desnommez, desquelz led. Delalande se fait fort, demeure nul et resolu entr’eux, lequel neantmoings demeurera en sa force et vertu jusques au parfait payement de lad. somme pour servir d’hipothecque seullement, comm’aussy la promesse dud. Jean Thuillauea de lad. somme de deux cens livres demeura pareillement nulle au moyen des presentes, laquelle led. sieur Delalande promet rendre audit Zacarie Thuilleau à sa volonté, sans prejudice ausd. Thuilleaux du prix auquel se trouvera monter les chastaigners qu’ilz ont fit avoir fait livrer aud.  lieu de Vezinet et qui seront agréé par led. Delalande, lequel prix leur sera desduict sur lad. somme de huict cens quatre vingtz livres tournois. Car ainsy, sans prejudice ausd. Thuilleaux des pretentions qu’ilz ont a ll’encontre d’un nommé Le Roy, lesquelz ne pourront empescher l’execution de la presente à l’esgard dud. Delalande. Promectant. Obligeant sollidairement comme dessus corps et biens. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain en Laye, en l’estude du notaire soubzsigné, presens maitre Pierre Baudin, secretaire des finances de Son Altesse royalle, et Louis Couillon, demeurant en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante quatre, le neufieme decembre, et ont signé.<lb/>J. Thuilleau, Z. Thuilleau<lb/>Delalande, Baudin<lb/>Guillon, Delagarde<lb/>Aujourd’huy est comparu par devant le nottaire susd. soubzsigné led. Baptiste Delalande desnommé en l’obligation cy devant escripte, lequel vollontairement a recognu et confessé avoir eu et receu desd. Jean et Zacarye Thuilleaux, aussy y desnommez, la somme de huict cens quatre vingtz livres tournois à luy par eux deubs et mentionnée en l’obligation cy devant escripte, dont quittance. Et au moyen dud. payement la susd. obligation demeure nulle comme bien et duement acquittée, à la charge que les quittances cy devant données par led. Delalande ou par ses enfans ausd. Thuilleaux ne serviront avecq ces presentes que d’une seulle et mesme chose. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye, en l’estude dud. notaire, presens Nicollas Delagarde et Louis Guillon demeurant en ce lieu, tesmoins, l’an MVIc soixante cinq, le vingt deuxiem jour de septembre apres midy, et ont signé.<lb/>Delagarde, Delalande<lb/>Guillon, Delagarde »</p>
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                <p>« Fut present en sa personne Nicolas Boulangé, marchand d’arbres demeurant à Noisy, ce jourd’huy en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel vollontairement a promis, promet et s’oblige envers Baptiste Delalande, Louis Delalande, son fils, et Louis Delalande, fils de Jean Delalande, jardiniers du Roy et entrepreneurs des plantz que Sad. Majesté fait faire dans son parq de Vezinet, à ce presens et acceptans, de leur fournir et livrer la quantité de mil pieds d’arbres, ormes de six jusques à neuf poulces de tour en grosseur, à mesurer à trois pieds au dessus des racynes, sur neuf pieds de hauteur, les plus droictz qu’il poura trouver, et les arracher bien et duement, lesquelz mil pieds d’arbres de la qualité cy dessus led. Boullangé promet fournir et livrer jusques dedans led. lieu de Vezinet dans le dernier jour de janvier prochain venant et plus tost sy faire ce peut. Ce present marché fait moyennant le prix et somme de cinquante livres tournois pour chacun cent de pied d’arbres, que lesd. sieurs entrepreneurs seront tenus, ainsy qu’ils promettent et s’obligent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion aux renonciations requises, bailler et payer audit Boullangé au fur et à mesure que la livraison en sera par luy faite. Car ainsy. Promettant. Obligeant chacun en droit soy corps et biens. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en Laye, en l’estude du notaire soubzsigné, presens Louis Guillon, clerc, et de maitre Jacques Delastre, procureur en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante quatre, le vingtiesme jour de decembre, et ont signé, à la reserve dud. Boullangé qui a declaré ne scavoir escrire ne signer, de ce interpellez.<lb/>Delalande<lb/>Guillon, Delalande<lb/>Delagarde »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’arrachage de souches au Vésinet</unittitle>
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                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">16 janvier 1665</unitdate>
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                <p>« Fut present en sa personne Louis Meslin, marchand demeurant en ce lieu, lequel vollontairement s’est obligé et oblige envers François de la Granche, escuyer, exempt des guardes du corps de Sa Majesté et maitre particulier des eaus et forestz de ce lieu de Saint Germain en Laye, d’arracher et faire arracher bien et duement touttes et chacunes les souches et racynes tant des arbres qui ont esté couppez et vendus au proffict de Sad. Majesté par led. sieur de la Grange que des bois taillis qui se trouveront dans touttes les allées et routes qui se font et seront percées dans le parcq de Vsigné appartenant à Sad. Majesté et de remplir bien et dument les troux qui sera necessaire de faire pour les arrachements. Ce present marché fait à la charge de par led. Meslin rendre lesd. allées et routes nestoyées de toutes et chacunes lesd. souches et racynes sans en laisser aucluns chicotz dans terre, dans le premier jour d’apvril prochainement venant, à peynes &amp;c. Sans au surplus pretendre par led. sieur de la Grange aulcuns deniers allencontre dud. Meslin. Car ains. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Sainct Germain en Laye en la maison dud. sieur de la Grange, presens maistres Laurens Estienne et Louis Guillon, clerc, demeurans en ce lieu, tesmoins, l’an MVIc soixante cinq, le seiziesme jour de janvier avant midy, et ont signé.<lb/>DeLaGrange, Meslin<lb/>Guillon, Estienne<lb/>Delagarde »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la livraison d’ormes au Vésinet</unittitle>
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                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">26 janvier 1665</unitdate>
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                <p>« Fut present en sa personne Denis Fourniret, marchand demeurant à Bellefontayne, parroisse de Jouy le Motié, estant de present en ce lieu de Saint Germain en Laye, lequel vollontairement a promis, promet, s’est obligé, comme par ces presentes s’oblige envers Baptiste Delalande et Louis Delalande, son fils, jardiniers du Roy et entrepreneurs des plantz que Sad. Majesté fait faire dans son parcq de Vezinet, demeurans en ce lieu de Saint Germain en Laye, à ce presens et acceptans, de leur fournir et livrer la quantité de mil pieds d’arbres ormes, tant ceux que ledit Fourniret a desja arrachés que ceux qu’il arachera cy apres jusques audit nombre de mil de la grosseur de cinq à neuf poulces, à mesurer à trois pieds au dessus des racines, et de la hauteur de neuf à dix pieds de tige bien et duement arrachés, en sorte qu’il ne se fasse aucun rebus, et droictz le plus que faire se poura, à commancer laquelle livraison huict jours apres le degelle et continuer sans discontinuation jusues à la parfaite livraison desd. mil pieds d’arbres, qu’il sera tenu livrer jusques dans led. lieu de Vezinet, à payne &amp;c. Ce present marché fait moyennant la somme de soixante livres tournois pour chacun cent, qui est pour led. millier six cens livres, laquelle somme ils promectent et s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion aux renontiations requises, bailler et payer aud. Fourneret au fur et à mesure qu’il fera lad. livraison. Car ainsy. Promectant. Obligeant chacun en droit soy corps et biens. Renonçant. Fait et passé audit Saint Germain en Laye en l’estude du notaire soubzsigné, presens Louis Guillon, clerc, et Nicolas Letourneur, joueur d’instrumens, demeurans en ce lieu, temsoings, l’an mil six cens soixante cinq, le vingt sixiesme janvier, et ont signé, à la reserve dud. Fourneret qui a declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellez.<lb/>Guillon, Nicolas Le Tourneur<lb/>Delalande, Delalande<lb/>Delagarde »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
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                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1665</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Nicollas Boullanger et Jean Sauty, marchands demeurans à Noisy sur Oyse, estans de present en ce lieu, lesquels vollontairement ont recognu et confessé avoir vendu et promis livrer dans le quinziesme jour du present mois, sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ne discussion et fidejussion, aux renonciations requises, à Baptiste Delalande, jardinier ordinaire du Roy en son jardin du vieil chasteau de ce lieu, à ce present et acceptant, la quantité de cinq cens piedz d’arbres ormes, bien et deuement arrachez et bien garnis de racines, de grosseur de six, sept, huict et neuf poulces à mesurer à trois pieds au dessus des racines, et de haulteur de huict à neuf pieds de tige, les plus droits que faire se poura, à peyne &amp;c, et iceux arbres rendre par lesd. Boullanger et Sauty, à leurs despens, aud. sieur Delalande sur le port du parcq de Vezinet, proche et vis à vis le port au Pecq. Ce present marché faict moyennant, pour et par chacun cent desd. arbres, la somme de soixante livres tournois quy est pour lesd. cinq cens la somme de trois cens livres tournois, laquelle somme led. Delalande promet et s’oblige de bailler et payer ausd. Boullanger et Sauty lors de la livraison desd. arbres aud. port de Vezinet, à peyne &amp;c. Car ainsy. Promettant. Obligeant sollidairement comme dessus. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye en la maison dud. Delalande, presens Nicollas Behure, maitre du pont du Pecq, y demeurant, de present en ce lieu, et Rogier Thuillier, demeurant en ce lieu, tesmoings, l’an MVIc soixante cinq, le deuxiesme jour de novembre apres midy, et a led. Boullanger declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellé.<lb/>Jehan Sauty<lb/>Dalalande, Thuillier<lb/>Behure, Delagarde<lb/>Et à l’instant lesd. Boullanger et Sauty ont recognu et confessé, presens le notaire susd. et soubzsigné et tesmoins cy dessus, que led. sieur Delalande leur a bailer et mis es mains une commission de Sa Majesté, collationnée à l’original par led. notaire, pour par eux faire arracher les arbres cy dessus où ils en trouveront suivant lad. commission, qu’ils promettent sollidairement remettre es mains dud. sieur Delalande apres la livraison desd. cinq cens pieds d’arbres mentionnés au marché cy devant escript. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé comme dessus, presens lesd. tesmoins, lesd. jour, an et heure, et a led. Boullanger declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellé.<lb/>Delalande, Jehan Sauty<lb/>Behure, Thuillier<lb/>Delagarde »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
                <geogname>Noisy-sur-Oise</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le labour des pépinières du Vésinet</unittitle>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1667</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens Claude Frade, Jean Frade, son fils, Nicolas Rossignol et Louis Pussiere, tous jardiniers demeurants à Ruel en Parisis, ce jourd’huy estans en ce lieu, lesquels vollontairement ont promis et s’obligent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division, discussion et fidejussion, renonceans au benefice et exceptions d’iceux droicts, à hault et puissant seigneur messire Jean Baptiste Colbert, chevallier, baron de Segnelay et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, commandeur et grand tresorier de ses ordres, controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastiments, arts et manufactures de France, absent, ce acceptant pour led. seigneur par maitre Charles Moyer, prevost de Poissy estant ce jourd’huy en ce lieu, à ce present, de bien et deuement labourer de trois labours par chacun an, pendant trois années concecutives, à commancer du premier jour de may prochain, les deux pupiniaires d’ormes nouvelllement plantez en la plaine de Vezinet prochaine la maison de Gilles Duchauffaux, esbourgonner une fois par chacune desdittes trois années lesd. ormes en fassons convenables, plus labourer aussy de trois labours pendant lesd. trois années et esbourgonner une fois l’an comme dict est tous et chacuns les arbres, soit ormes, noyers et autres, estans dans touttes les avenues et routtes nouvellement faicts de l’ordre de mond. seigneur Colbert dans lad. plaine de Vezinet, plus labourer de deux laboures par chacunes desd. trois années les treize remizes estant dans les plaines de Madriq et Saint Denis en France, tous lesd. labours suivant l’ordre qui leur en sera donnée, en saisons convenables, par led. sieur Moyer, sy bien et en sorte qu’il n’y arrive faute esd. arbres, pepiniaires et plants par la negligence desd. entrepreneurs. Lesquels entrepreneurs seront tenus et s’obligent aussy sollidairement comme dessus de bien et deuement buter tous les arbres plantez esd. lieux de la presente années. Ce present marché faict moyennant et à raison de la somme de trente livres tournois pour chacun labour desd. pupiniaires, vingt cinq sols pour le labour de chacun cent des arbres plantez ausd. routtes et avenues, et trente sols pour le labours de chacun arpent desd. remises, lesquelz prix led. sieur Moyer promet et s’oblige faire payer ausd. entrepreneurs au fur et meszure qu’ils travailleront et feront lesd. labours et bourgonnages, sans pouvoir par eux pretendre aucune chose ny augmentation desd. prix pour raison desd. buttages et bourgonnages. Promettant. Obligeant chacun en droit soy lesd. entrepreneurs sollidairement corps et biens. Renonçant. Faict et passé à Sainct Germain en Laye en l’estude du notaire soubzsigné en la presence de Pierre François Delespine, clerc, et de Jacques Garnier, marchand, tesmoings, demeurants aud. Saint Germain, l’an mil six cens soixante sept, le vingt cinquieme avril avant midy, et ont signé fors lesd. Claude Frade et Nicolas Rossignol, qui ont declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellez.<lb/>Jean Fradde, Moyer<lb/>Louis Pussier, Garnier<lb/>Delespine, Lamy »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord concernant des travaux au grand cours à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">3 avril 1669</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Louis Mazeline, maistre plombier fontenier à Paris, de Son Altesse royalle, y demeurant rue du Four Saint Germain des Prez, parroisse Saint Sulpice, de present en ce lieu, d’une part, et Denis Jullienne, marchand drappier demeurant aud. Saint Germain, procureur scindicq des habittans dud. Saint Germain, d’autre part, disans les partyes, scavoir ledict Mazeline qu’en l’année mil six cens soixante et un, qu’ayant receu ordre de monsieur de Ratabon, lors surintendant des Bastimens de Sa Majesté, de travailler au restablissement du cours des fontaines de ce lieu, il s’y seroit employé et founiz tous les tuyaux de plomb necessaires en la presence et du consentement d’aulcunes habitans et scindicq dud. Saint Germain, pour lesquelles ouvrages luy restant deub une somme de unze mil quatre cens cinquente huict livres, sur laquelle ne luy ayant esté payé que trois mil cinq cens cinquente livres des deniers de Sa Majesté, suivant l’ordonnance dudit sieur Ratabon, et trois mil six cens cinquante livres par les habitants et de leurs deniers, et luy restant quatre mil deux cens cinquante huict livres à payer, il auroit fait assigner le scindicq desd. habittans lors en charge par devant nosseigneurs des requestes de l’Hostel, ou par sentence contradictoire rendue le X mars MVIc soixante six, iceux habitans ont esté condampnez luy payer lesd. quatre mil deux cens cinquante huit livres avecq les interestz du jour de sa demande, de laquelle sentence lesd. habitans s’estans portez pour appellans au parlement où, les parties y ayant proceddé, seroit intervenu arrest interlocatoire en la troisiesme des enquestes le [vide], depuis lequel led. Mazeline se seroit pourveu au conseil d’Estat et obtenu arrest le XVIe janvier dernier portant que lesd. habitans seroient contraints au payement desd. quatre mil deux cens cinquente huict livres et interestz, en vertu duquel arrest et de la commission rendue en consequence, led. Mazeline auroit fait contraindre led. Jullienne aud. nom par saisye et execution de ses meubles et marchandises, à laquelle il auroit formé opposition et baillé sa requeste de l’advis desd. habitans aud. conseil, sur laquelle et sur celle respectivement baillée par led. Mazeline seroit intervenu autre arrest du quinziesme mars dernier, qui auroit ordonné lesd. sentence et arrests susdattez estre executtez, apres touttesfos que lesd. ouvrages auroient esté thoisez par expertz dont seroit convenu entre les partyes, et ce dans la quinzaine. Apres le jugement dud. arrest et desirant executter, se seroit ce jourd’huy acheminé de lad. ville de Paris en ce lieu pour avecq Philippe Dubois, maitre plombier fontenier à Paris, par luy nommé au desir dud. arrest pour procedder aud. thoisé, apres que led. Jullienne aud. nom auroit pour y parvenir fait faire les ouvertures necessaires, et par led. Jullienne aud. nom a esté dit que le moyen de l’article de ladite sentence de nosseigneurs des requestes de l’Hostel estant fondé sur les lettres patentes de Sa Majesté des années MVIc vingt huit, mil six cens trente trois et autres suivantes, portant leur affranchissement de tous impotz moyennant et à condition de payer annuellement la somme de six cens livres pour les gaiges du fontenier nommé par Sa Majesté pour l’entretien du cours des fontaines, que cette somme aura esté payé annuellement jusques en l’année MVIc soixante un, qu’il seroit resté es mains desd. habitans une somme de trois mil livres pour cinq années desd. gaiges faulte d’y avoir eu aucune personne nommée pour ledit entretien apres le deceds de deffunct Pierre Leroux, ils auroient payer lad. somme aud. Mazeline suivant sa quittance generalle et sans reserve, et consequence de laquelle lesd. habitans soustenoient n’estre point tenuz du payement de la somme demandez par led. Mazeline, attendu mesme qu’ilz ont justiffié suivant led. arrest interlocatoire des quittances pour le payement des gaiges dud. fontenier depuis lad. année MVIc soixante un, mais que sur l’assignation dud. arrest du conseil dud. jour XVIe janvier, il auroit, de l’adveu desd. habitans, formé lad. opposition et baillé sa requeste au Roy affin d’en estre deschargé, sur laquelle est intervenu led. dernier arrest, pour l’execution duquel led. Jullienne auroit fait assembler lesd. habitans dimancher dernier trente dud. mars, lesquelz par leur resultat auroient donné pouvoir aud. Jullienne, pour esviter les contraintes dud. Mazeline, de depposer es mains de monsieur de Franchine, surintendant des fontaines de France, la somme de quatre mil livres, en attendant que led. thoisé fust fait. Mais considerant les grands frais que lesd. habitans auroient portez pour faire les ouvertures desd. tranchez, et s’estant avecq les habitans cy aprez nommez retirez vers led. sieur Franchine ce jourd’huyen ce lieu, en la presence dud. Mazeline, ou ayant conferé de ce que dessus, de l’advis et conseil dud. sieur Franchine, et en consequence duquel, d’advis et du consentement des susd. habitans cy apres nommez, ont lesd. partyes transigé et accordé ce qui ensuict, c’est asscavoir que led. Mazeline a remis, quitté et deschargé, rend, quitte et descharge lesd. habitans de tout ce dont ils pourroit estre vers luy tenus, tant de lad. somme de quatre mil deux cens cinquente huict livres restans pour le parfaict payement desd. ouvrages, interestz de lad. somme, frais et despens que de tous autres choses generallement quelconques, pour et moyennant la somme de cinq mil livres, laquelle somme de cinq mil livres led. Mazeline recognoist et confesse les avoir presentement et reellement receus dud. Jullien, qui luy a icelle somme payée, comptée, nombrée et deslivrée en especes de louis d’argent, louis d’or et autres monnoyes, le tout bon et ayant cours, dont quittance, et ce en la presence du notaire soubsigné et tesmoins cy apres nommés, recognoissant mesme led. Mazeline avoir cy devant receu des scindicqz desd. habitans la somme de trois mil six cens cinquante livres sur et en moins desd. ouvrages, dont il a donné quittance soubz son seing privé, lesquelles avecq le present ne serviront que d’un seul et mesme chose, consentant et accordant que lesd. sentences et arrestz susmentionnez soient et demeure nulz au moyen du susd. payement, lesquelles à cet effet avecq les autres pieces et proceddures led. Mazeline promet et s’oblige luy rendre et mettre es mains dud. Jullienne dans huictaines, à peyne &amp;c. Promettant. Obigeant. Renonçant. Fait et passé en la chambre du conseil et audience dud. Saint Germain, en la presence et de l’advis et conseils de messire Claude Legrand, conseiller du Roy et son procureur audit Saint Germain, maitres Nicolas Lalire, Jacques Gramond, procureurs en la prevosté dud. lieu, Guilleaume Thomin, Jacques Lamoureux et Fleurantz Jullienne, maitre Estienne Delagarde, Jean Ladfesse, maitre Jacques Delastre, aussy procureur en cette prevosté, demeurans en ced. lieu, antiens scindiqz et principaux habitans dud. Saint Germain, et de Sanson Delaboullays et Jacques Duhamel, bourgeois, tesmoings, l’an MVIc soixante neuf, le troisiesme jour d’avril apres midy, et ont signé.<lb/>D. Jullienne, Delastre, L. Mazeline<lb/>Legrand, Thomin<lb/>Lamoureux, Jullienne<lb/>Faure, Gramond<lb/>Delagarde, Delaboullays<lb/>Duhamel, Guillon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’arrachage de souches dans une route du parc à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 131</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">14 avril 1669</unitdate>
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                <p>« Aujourd’huy sont comparus par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, François Desjardins, Anthoine Cautin, Jacques Cousin, Jacques Lesert, Nicolas Thouroue, Nicolas Duvau, baucherons demeurans aud. Sainct Germain, lesquel vollontairement ont promis sollidairement et un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, envers Louis Delalande et Bernard Foubert, demeurans aud. Saint Germain, de bien et deuement aracher le reste des arbres quy sont à arracher dans la route du parcq depuis la vieille bourgongne jusques à la pleine du parcq de Sainct Germain, à commancer des demain et de travailler et y faire travailler avecq nombre d’ouvriers sans discontinuation, à peynes. Ce marché faict moyennant le prix et somme de six vingt quy payeront au fur et à mesure que lesd. Desjardins et consors arracheront lesd. arbres, et six livres pour cent pot de vin qu’ils ont presentement receus dud. sieur Delalande et Foubert, dont quittant. Et a esté accordé entre lesd. partyes que lesd. Desjardins et consors corderont les souches quy proviendront du peed desd. arbres, arracher les espines et les cordes moyennant le prix et somme de quatre solz chacune cordes. Car ainsy. Promettans. Obligeans sollidairement comme dit est. Renonçant. Faict et passé audict Sainct Germain en l’esture des notaires soubzsigné, presence de Charles Cagnye et Georges Le Mareschal, clercs demeurant en ce lieu, tesmoings, l’an MVIc soixante neuf, le quatorziesme avril apres mydy, et ont signé, à la reservce desd. Jacques Cousin, Desjardins, Duvau, Cautin et Lesert, quy ont declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellez.<lb/>Nicolas Touroux, Delalande<lb/>Le Mareschal, Foubert<lb/>Cagnye, Guillon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’arrachage du bois pour l’aménagement de la grande terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">30</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 133</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1669</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes François Desjardins, Jacques Jacob dis la Fortune et Louis Rubiens, bucheron demeurant en ce lieu, lesquelz se sont obligez sollidairement envers Thoussains Allardin et Louis Delalande, marchands de bois demeurans en ce lieu, à ce present, d’arracher tous le bois qui est et se trouvera dans la roulte et demye lune, qui se consiste en un arpent soixante et dix neuf perches, dans le parc, à commancer du jour de demain prochain, sans discontinuer, et le tout rendre parfaict dans deux mois, à peine &amp;c. Ce present marché faict moyennant huict sol par chacun pied de chesne qui seront par lesd. Allardin et Delalande marquez de leur marteau, et le restent des arbres qui sont cornouilleux et autres petitz arbres, n’en sera rien payé aux entrepreneurs, et à l’esgard de tous le bois de rebus comme cotrés, fagoz et autres, à raison de vingt deux solz par corde et par cent, et le grand bois de trois pied et demy à pareille somme. Car ainsy. Promettant. Obligeant chacun en doit soy lesd. entrepeneurs sollidairement. Renonçant. Faict et passé en l’estude dud. notaire presens Nicolas Debergeron et Sanson Delaboulays, tesmoins, demeurant aud. lieu, l’an mil six cens soixante neuf, le deuxiesme decembre, et ont signé, excepté led. Desjardins qui a declaré ne scavoir signer.<lb/>La Fortune<lb/>Allardin, Delalande<lb/>Debergeron<lb/>Delaboullays, Guillon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’étanchement du réservoir de la salle des machines au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">7 janvier 1670</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes Guillaume et François Dumoustier, charpentiers de bateaux demeurant à Paris, devant les grands degrés, parroisse Sainct Estienne du Mont, estant de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lesquels vollontairement ont promis, promettent et s’obligent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, sans division ni discution, renonceant aux benefices et exceptions desdicts droits de fidejussion, envers messire Charles de Vigarany, ingenieur du Roy, absent, ce acceptant par Pierre Sauvage, son commis, et de luy ayant charge ainssy qu’il a dict, de bien et dument estancher le reservoir qui est faict dans la salle des machines en ced. lieu de Sainct Germain en Laye, en sorte que l’eaue qui sera dedans ne deperisse. Ce marché faict moyennant la somme de cent livres que led. sieur Sauvage promet et s’oblige faire payer ausdicts entrepreneurs par led. sieur de Vigarany. Sur laquelle somme lesdicts entrepreneurs recognoissent et confessent avoir receu dud. sieur de Vigarany par les mains dud. Sauvage celle de cinquante livres, dont quittance. Et à l’esgard des cinquante livres restans, seront payées ausdicts entrepreneurs lorsqu’ils auront faict et parfaict led. estanchement. Pour faire lequel il seront tenus de fournir de tous matereaux et y commancer à travailler lors qu’il plaira aud. sieur de Vigarany. Promettant. Obligeant chacun en droict soy. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye, en l’esture dud. nottaire soubzsigné, presence de Jacques Duhamel et Samson Laboullais, tesmoings, l’an MVIc soixante dix, le septiesme janvier, avant midy, et ont signé à la reserve dud. Guillaume Duèmoustier qui a declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellé.<lb/>Duhamel, François Dumoutier, Sauvage<lb/>Delaboullays<lb/>Guillon »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jérôme de La Gorce, Carlo Vigarani, intendant des plaisirs de Louis XIV, Paris, Perrin, 2005, p. 102.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le transport de terres pour l’aménagement de la grande terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">32</unitid>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">5 février 1670</unitdate>
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                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent presens en leurs personnes François Cacheux, voiturier par terre, Jean Chacheux, Barthelemy Arnou, Geoffroy Toulouze et Hierosme Delacroix, tous voituriers par terre, demeurant à Versailles, estans ce jourd’huy en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lesquels se sont vollontairement obligés et obligent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux seul pour le tout, sans division ni discution, renonceant aux benefices et exception desdicts droict de fidejussion, envers le sieur Petit, commis à la conduite des Bastiments des chateaux de ced. lieu de Sainct Germain en Laye, pour monseigneur de Colbert, marquis de Signelay et autres lieux, conseiller du Roy en tous ses conseils et au conseil royal, surintendant et ordonnateur des Bastiments et jardins de Sa Majesté, arts et manufactures de France, led. sieur Petit à ce present, de transporter touttes les terres qu’il fault enlever depuis le lieu nommé les vieilles vignes jusques au Val du parc de ce lieu de Sainct Germain, dans le lieu appellé les vieilles vignes, où elles seront transportées dans l’estendue de la route que l’on faict, dans le lieu où il leur sera marqué. Ce present marché faict moyennant le prix et somme de quatre livres pour chacune thoise cube, et outre d’employer par lesd. entrepreneurs incessament telles quantité de tumbereaux dont ils seront requis pour faire plus promptement led. transport de terres. Lequel present marché lesd. susnommés promettent soubz lad. sollidité executer  de point en point selon sa forme et teneur à peine &amp;c. Et promet led. sieur Petit payer ausd. entrepreneurs ce à quoy il sera redevable envers eux par le thoisé qui sera faict de sepmaine en sepmaine, aussy à peine &amp;c. Car ainssy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye en l’esture dud. nottaire soubzsigné, presens Sanson Delaboulays et Jean Debastre, clercs demeurant en ce lieu, tesmoings, l’an mil six cens soixante dix, le cinquiesme jour de fevrier avant midy, et ont signé, fors lesd. François Cacheux, Jean Cacheux, Toulouze et Delacroix, qui ont declaré ne sacvoir escrire ne sgner de ce interpellez.<lb/>Bathelemi Arnoult<lb/>Delaboullays, Guillon<lb/>Debastre »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les treillages à faire dans le parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">33</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 140</unitid>
                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">5 mai 1672</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Jean Delalande le jeune, jardinier du Roy, demeurant à Saint Germain en Laye, lequel a faict marché, promis et promet par ces presentes à monsieur Petit, controlleur des Bastimens du Roy à Saint Germain en Laye, à ce present et acceptant, de faire tous les treillages qu’il conviendra pour la conservation de la charmille qui est plantée tant dans le jardin que dans le parc, savoir le grand treillage de sept piedz et demy de hault hors terre, neuf pieux à la toise et six lattes de hauteur, savoir les pieux de six à huit pouces de tour appellez carelle et les lattes de douzaines, le petit treillage qui sera de trois pieds et demy hors de terre, les pieux et lattes de mesme qualité cy dessus, le tout lié de fil de laton, savoir un sols et deux escharpes, tous lesquelz ouvrages led. Delalande promet rendre faitz et parfaitz au dire d’ouvriers et gens à ce connoissans dans cinq sepmaines d’huy prochaines. Ce marché faict moyennant, savoir pour les grands treillages trois livres et pour les petitz treillages deux livres, le tout pour chacune toise, lequel prix led. sieur Petit fera payer par les tresoriers de Sa Majesté au feur et à mesure que lesd. ouvrages s’avanceront aud. Delalande d’autant que lesd. ouvrages seront faits, tant dans le jardin que parc dudict Sainct Germain en Laye de Sa Majesté. Et outre ledit Delalande s’oblige d’entretenir lesd. treillages pendant quatre ans. car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain, en la maison dudict sieur Petit, es presence de Charles Cagnnye et Leon Dumesnil, demeurant aud. Saint Germain, tesmoins, l’an mil six cens soixante douze, le cinquiesme may, et ont signé.<lb/>L. Petit, Delalande<lb/>Cagnye, Guillon<lb/>Dumesnil »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la construction de murs autour du parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 156</unitid>
                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">22 août 1679</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvrages de maçonnerie qu’il convient faire pour la construction des murs de closture que Sa Majesté veult faire faire pour enfermer sa forest de Sainct Germain en Laye, à commencer du bout du pont de Poissy et continuant le long du parapet de la chaussée qui est au bout dudit pont vers les premiers murs de Carriere soubs Poissy, Andresy, Morcourt, Conflan, Herblay, Le Frete et continuant jusques à la rencontre des murs espaliers dudit lieu de Maisons au Mesnil, dudit lieu du Mesnil à Vaux, et de Vaux aux murs de closture du jardin du Val, lesquelz seront faits et construitz ainsy qu’il ensuit.<lb/>Premierement, sera fait la fouille des terres et construit les murs en fondation sur bon et vif fond, conduitz de niveau aveq bon moislon dure des lieux, posez en bonne liaison et assise en mortier fait d’un tiers de chaux et deux tiers de sable, le plus net et le plus graveleux que faire se poura. Lesdits murs auront en fondation deux pieds et demy d’espoisseur, sur lesquels sera faict retraite de trois pouces de chaque costé. Seront construits les murs au dessus en la longueur qu’il conviendra sur pareille hauteur des antiens murs de closture qui sont dudit Saint Germain à Poissy, de deux pieds d’espoisseur au rez de chaussée reduit à vingt pouces d’espoisseur soubs le chapron, dont la bordure sera de pierre dure bien taillée, touttes posées en bonne liaison, et le surplus du chapron de bon moislon, mortier de chaux et sable. Lesdits murs seront pareillement construits de bon moilon dure du lieu, sans bousin, posé en bonne liaison de carreaux et boutisses entre deux une, et par assise bien conduite et de niveau massoné avecq mortier de chaux et sable comme dessus. Et seront observé dans lesdits murs des barbes à cane de neuf en neuf pieds de six pouces d’ouverture et de trois pieds de haulteur pour escouler les eaues.<lb/>Sera relevé le mur du parapet de la chaussée de la sortye du pont de Poissy sur la droite en toutte la longueur de lad. chaussée et de la haulteur qu’il conviendra pour esloigner le mur de closture et le garentier du desbordement des eaues, lequel aura pareillement deux pieds d’epoisseur au rez de chaussée, reduite à vingt pouces soubs chapron, le tout de pareille construction et qualité d’ouvrages que celle cy dessus.<lb/>Sera fait la fouille des terres pour fonder le mur de closture depuis Morcourt au dessus d’Andresy jusues au bort de la riviere d’Oise, lequel mur sera fondé sur bon et vif fond, conduit de niveau et aura cinq pieds d’epoisseur en fondation, reduit à quatre pieds et demy au rez de chaussée et pareillement construit de bon moislon dure, assis en bon mortier fait d’un tiers de chaux et deux tiers de sable de riviere, aveq un rang de libage par bas et un rang de libage faisant retraite de six pouces au rez de chaussée, qui est trois pouces de chacun costé, le tout bien lié et posé en careaux et boutisses entre deux une. Sur laquelle retraite sera levé le mur de quatre pieds d’epoisseur au rez de chaussée, reduit à deux pieds d’epoisseur au dessoubs du chapron, sur pareille hauteur que les autres murs, lequel chapron sera construit comme ceux dont est cy devant fait mention. Led. mur sera construit de bon moilon dur piqué et posé de niveau et à jointz quarez et bonne liaison. Et seront observez des arcades dans lesdits murs de cinq thoises distantes l’une de l’autre de milieu en milieu, lesquels auront neuf pieds d’ouverture avec pieds droits et feront bandes en plain ceintre, et construitz en leur poutour de pierre de thaille dure du lieu ou vergé de Saint Leu, posez en bonne liaison de careaux et boutisses, dont les careaux auront au moins quinze pouces de lit et les boutisses vingt un à vingt quatre pouces, le tout proprement conduit et massonné aveq bon mortier, chaux et sable de riviere.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Sainct Germain en Laye soubzsigné, furent presens en leurs personnes Anthoine et Jean Delarue, freres, entrepreneurs des Bastimens du Roy, Charles Soissons, massons, et Jacques Barbier, aussy masson, demeurans audit Sainct Germain à la reserve dudit Soisons qui demeure au Pecq, estant de present audit Sainct Germain, lesquels vollontairement ont recogneu et confessé avoir fait marché, ont promis, promettent et s’obligent par ces presentes, lesd. Delarue sollidairement l’un pour l’autre aux renonciations requises, et lesd. Soisons et Barbier chacun à leur esgard, au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, seigneur marquis de Seignelay, baron de Seaux et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, commandeur grand tresorier de ses ordres, secretaire d’estat et des commandemens de Sa Majesté, controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastimens de Sa Majesté, arts et manufactures de France, estant de present audit Sainct Germain, à ce present, de faire et parfaire bien et deuement comme il appartient au dire d’ouvriers et gens à ce cognoissans tous et chacuns les ouvrages de maçonnerie, fouilles et autres choses qu’il convient faire pour la construction des murs de closture mentionnez au devis des autres partz escrit, et fournir de bons mathereaux conformement audit devis pour la perfection desd. ouvrages, à commencer à y travailler presentenement et continuer avecq nombre d’ouvriers suffisant sans discontinuation à peine de tous despens, dommages et interetz, eEn sorte que le tout soit fait et parfait au plus tost, sera mesme permis pour advencer lesditz ouvrages à mondit seigneur Colbert y faire mettre tels autres entrepreneurs et ouvriers qu’il luy plaira sans augmentation de prix ny dommages et interetz pretendre par lesd. entrepreneurs à cause de ce, et seront lesd. ouvrages faits comme dit est, scavoir par ledit Barbier les murs depuis Poissy jusques à Andresy moyennant et à raison de unze livres dix sols chacune thoise, par ledit Soisons le smurs depuis Andresy jusues à Conflan sur le pied, scavoir les murs de pareille construction que ceux depuis Poissy à Andresy, de dix livres dix sols la thoise, et les murs depuis Marcour jusques audit lieu de Conflan à raison de vingt cinq livres la thoise, et par lesdits Anthoine et Jean Delarue tous et chacuns les autres murs contenus audit devis à raison de dix livres dix sols chacune thoise, lesquels prix mondit seigneur Colbert audit nom a promis et s’oblige faire bailler et payer ausd. entrepreneurs par le sieur tresorier general des Bastimens de Sa Majesté en exercice, du fond qui sera par Elle destiné à cet effet, au feur et à mesure qu’ils travailleront ausd. ouvrages et les advenceront. Et pour l’execution des presentes lesd. entrepreneurs elisent leur domicille irrevocable en ce lieu en la maison dud. Barbier vis à vis le vieil chasteau où est pour enseigne le Point du jour, auquel lieu &amp;c nonobstant &amp;c. Prometant. Obligeant chacun en droit sy lesd. Delarue sollidairement. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain aud. vieil chasteau en l’apartement de mondit seigneur, presens Edme Regnault et Paul Marye, bourgeois de ce lieu, y demeurant, tesmoings, l’an mil six cens soixante dix neuf, le vingt deuxiesme jour d’aoust apres midy, et ont signé<lb/>Colbert<lb/>A. Delarue, Jean Delarue<lb/>Soissons, Barbier<lb/>Regnault, Guillon de Fonteny<lb/>Marye »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
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                <p>Archives nationales, O1 1716</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des travaux au manège de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">35</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 156</unitid>
                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">15 octobre 1679</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Furent presens en leurs personnes Michel Duhamel, Jacques Bazinet et Charles Lallemant, tous massons demeurans à Sainct Germain en Laye, lesquels se sont obligez à et envers Anthoine Delarue, masson des Bastimens du Roy demeurant aud. Sainct Germain, à ce present et acceptant, de faire et parfaire tous et chacuns les ouvrages de massonnerie que led. sieur Delarue a entrepris pour le Roy tant au manege que autres lieux en deppendans, lesquels ouvrages se feront par lesd. entrepreneurs incessament et sans discontinuation, et à la charge qu’ils y metront nombre de huit massons en sorte que lesdits ouvrages ne demeurant point à faire. Ce present marché fait à la charge de par led. sieur Delarue fournir de tous materiaux necessaires pour lesd. ouvrages comme plastre, moellon, chaux, sable, eau et equipage, en sorte que lesd. entrepreneurs ne fourniront que de leur peine seullement, et outre moyennant la somme de trois livres cinq sols pour chacune thoise desd. ouvrages que led. sieur Delarue promet et s’oblige bailler et payer de quinze jours en quinze jours, mesme led. sieur Delarue promet leur faire amener et charoyer tous lesd. matereaulx sur le lieu où ils travailleront. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain en Laye en l’esture dud. notaire soubzsigné es presence d’Edme Renault et Jacques Le Noir demeurant aud. Sainct Germain, tesmoings, l’an mil six cens soixante dix neuf, le quinze octobre, et ont signé.<lb/>Charle Normant, A. Delarue<lb/>Bazinet, Michel Duhmel<lb/>Renault, Le Noir, Guillon de Fonteny »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente par les habitants de Carrières-sous-Poissy des terrains enclos dans le parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">36</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 159</unitid>
                <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1681</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubsigné, furent presens en leurs personnes Louis Cottard, marchand demeurant à Poissy, au nom et comme se faisant et portant fort de Jean Cottard le jeune, son frere, maitre Charles François Cossart, ecclesiastique demeurant à Ponthoise, de present à Carrieres soubs Poissy, au nom et comme fondé de procuration de dame Margueritte Menessier, veuve de Charles Cossart, escuyer, conseiller secretaire du Roy, maison, couronne de France et de ses Finances, audiencier pour Sa Majesté aud. Ponthoise, sa mere, tutrice des enfans mineurs de la dame Dumont, lad. procuration passée par devant Fredin et Domeaux, notaire aud. Ponthoise, le dix septiesme juillet MVIc quatre vingt et demeurée annexée à ce present, Maurice Goular, chevalier, lieutenant au regiment des gardes et gouverneur de la ville de Saint Denis en France, François Vallon, tant en leur nom que comme soy disant avoir charge des sieurs de Coudray, Gervais Tissier, Jean Tissier le jeune, Jacques Volimant, François Verant, Jean Neau, Jean Tislon fils Jean et Adrien Crosnier, Marsine Prudhomme veuve Nicolas Fissart le jeune, lesquels volontairement ont reconneu ey confessé avoir par ces presentes vendu, ceddé, quitté, transporté et dellaissé de tout des maintenant à toujours, ont promis, promectent et s’obligent chacun en leur esgard garentir de tous troubles, dons, douaires, debttes, hypotecques, evictions et autres empeschemens generallement quelconques au Roy nostre sire, ce acceptant pour Sa Majesté par hault et puissant seigneur messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Seignelay, baron de Sceaux et autres lieux, conseiller ordinaire du Roy en tous ses conseils du conseil royal, commandeur et grand tresorier des ordres, secretaire d’estat et des commandement de Sa Majesté, controleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastiments de Sa Majesté, arts et manufactures de France, toutes les terres, maisons, vignes, cerizerees et heritages à eux appartenans qui ont esté necessaires au sujet des murs, escarpemens et pallissades que Sa Majesté a fait faire pour clorre la forest dudit Sainct Germain comme par le proces verbal de mesurage qui en a esté fait depuis le vingt neuf avril jusqu’au mois de decembre de l’année derniere mil six cens quatre vingt, pour desdits heritages en jouir, faire et disposer par Sa Majesté comme de chose à Elle appartenant. Cette presente vente faite moyennant la somme à laquelle se trouvera monter l’estimation faite desdits heritages par ledit proces verbal susdatté, dont lecture a esté faite ausdits vendeurs par le nottaire soubs signé, presens les tesmoings cy apres nommez, qu’ils ont dit bien entendre, qui leur sera payée par les sieurs tresoriers des Bastiments de Sa Majesté suivant l’ordre qu’ils en recepvront. Promettans. Obligeans. Renonçans. Fait et passé audit Sainct Germain, presens Edme Renault et Nicolas Denis, bourgeois, demeurans audit Saint Germain, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingts un, le vingt jour d’avril à midy, et ont signé, fors lesd. Cronier, Jean Tissier et lad. veuve Fissart.<lb/>FCossart, François Vallin, Louis Cottar<lb/>Jean Tissier<lb/>Jean Vimant, Gesnesti<lb/>De Goullard<lb/>Guillon de Fonteny<lb/>Et le 23e jour de juillet mil six cens quatre vingtz un, mondit seigneur Colbert a accepté le contract cy dessus et des autres partz escrit, et a signé.<lb/>Colbert, Guillon de Fonteny »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
              </controlaccess>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente par les habitants de Conflans des terrains enclos dans le parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">37</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 159</unitid>
                <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1681</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire et gardenottes du Roy à Sainct Germain en Laye soubs signé, furent presens en leurs personnes maitre Jean Baptiste Jomart, prestre, chanoine de Sainct Medericq de Paris, de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye, au nom et comme fondé de procuration de Marie Jomart, veuve de deffunct Jacques Huré, vivant officier de la Reyne demeurante à Conflans Sainct Honnorinne, Jullienne Jomart, veuve Guillaum Bourlay, François Caffin, bourgeois de Paris, Louise Jomart, sa femme, Anthoine de Boisadan, Jeanne Jomart, sa femme, Martine Jomart, Geneviefve et Honorine Jomart, filles majeures, se faisant et portant fort d’Henry Dupont, Charlotte Jomart, sa femme, et de Marie Anne Jomart, heritiers de deffunts Michel Jomart, prevost de Nouville, et de Charlotte Surhomme, sa femme, leurs père et mere, laditte procuration passée par devant Laurent et Guillois, nottaires au Chastellet de Paris, le dix neufiesme febvrier MVIc soixante dix neuf, l’original de laquelle est demeuré vers ledit Laurent, maitre Nicolas Jolivet, prevost d’Origny, demeurant aud. Conflans, et maitre Pierre Ribault, syndicq des manants et habitans de la parroisse dudit Conflans Saincte Honorine, y demeurant, tant en son nom que comme fondé de procuration de messire François de Bongueret, chanoine de l’esglise cathedralle de Nostre Dame de Paris, prieur et seigneur du prieuré dudit Conflans Saincte Honnorine et en partye dudit lieu, maitre Nicolas Pinard et Denis Berthelot, gendres de Pierre Henry, maitre Nicolas Voigny le jeune, marchand demeurant audit lieu de Conflans, Claude de Marine, bourgeois de Paris, Pierre Charles, vigneron demeurant audit Conflans, Clude Dieufils, vigneron demeurant audit lieu, la veuve Martin De La Croix, maitre Robert Eslie, recepveur du prieuré dud. Conflans, damoiselle Anthoinette Boucher, veuve du sieur Bernard, bourgeois de Paris, Jean Leguay, Louis Jollivet fils Pierre, Nicolle Delacroix, veuve Anthoine Ribault, Laurence Renard, veuve Clement Ribault, tous demeurans audit Conflans, Jean Dupuis et Roch Hache et autres habitans desnommez par lad. procuration, ladicte procuration passée par devant Nicolas Pinard, greffier et tabellion du bailliage et baronnye dudit Conflans Saincte Honnorine et prevosté dudit lieu en datte du treiziesme jour d’avril mil six cens quatre vingts un, l’original de laquelle est demeurée annexée à ces presentes pour y avoir recours apres qu’il a esté paraphé par lesdites partyes et nottaire soubsigné, et encore ledit sieur Jollouet comme se faisant et portant fort de Nicolas, Michel et Jacques De La Croix, freres de Robert De La Croix, et la veuve Pierre Rocher et Gilles Venilger et Jean Crosnier et Jacques Faucheron, Jean Biller, Guillaume La Rue, Anthoine Delacroix, Pierre Bouin, la veuve Pierre Abelin et la veuve Marin Godet, Guillaume De La Croix, Pierre Jollouet fils Pierre, lesquels esdits noms volontairement ont reconneu et confessé avoir par ces presentes vendu, ceddé, quitté, transporté et dellaissé, des maintenant et à toujours, ont promis, promettent et s’obligent chacun à leur esgard garentir de tous troubles, dons, douaires, debtes, hypotecques, evictions et autres anpeschemens generallement quelconques, au Roy nostre sire, ce acceptant pour Sa Majesté par monseigneur Colbert, ministre et secretaire d’Estat, toutes les terres, portion de maison, lieux, vignes et autres heritages à eux appartenans qui ont esté necessaires au sujet des murs, escarpements et pallissades que Sa Majesté a fait faire pour clore la forest dudit Sainct Germain contenus par le proces verbal de mesurage qui en a esté fait depuis le vingt neuf avril jusqu’au mois de decembre de l’année derniere mil six cens quatre vingt, pour desdits heritages en jouir, faire et disposer par Sa Majesté comme de chose à Elle appartenant. Cette presente vente faite moyennant la somme à laquelle se trouvera monter l’estimation faite desdits heritages par ledit proces verbal susdatté, dont lecture a esté faite ausdits vendeurs par le nottaire soubs signé, presens les tesmoings cy apres nommez, qu’ils ont dit bien entendre, qui leur sera payée par les sieurs tresoriers des Bastimens de Sa Majesté suivant l’ordre qu’ils en recepvront. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain, presens Edme Renault, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingts un, le vingt cinq jour d’avril à midy, et ont signé, à la reserve du sieur Ribault qui a declaré ne savoir escrire ne signer de ce interpellé.<lb/>Jollivet<lb/>Guillon de Fonteny<lb/>Et le 23e jour de juillet mil six cens quatre vingtz un, mondict seigneur Colbert a accepté le contract cy dessus et des autres partz escrit et a signé.<lb/>Colbert »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Parc</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord concernant la livraison de pierres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">38</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 161</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1682</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Margueritte Priot, femme de Nicolas Goussainville, son mary, de luy ayant charge ainsy qu’elle a dit, demeurant à Carrieres soubs le bois de Laye, estant de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye, laquelle confesse avoir receu d’Anthoine Delarue, masson ordinaire des Bastimens du Roy, demeurant aud. Sainct Germain, à ce present, la somme de cinq cens soixante et dix sept livres cinq sols, sçavoir cinq cens soixante livres douze sols pour toutes et chacunes les voitures et charriage de pierre de taille et moelon faites par les chevaux et harnois appartenans à lad. Priot pour led. Delarue, et seize livres dix sols pour les frais faicts à Paris par devant monsieur Vildor, à cause des instances qui ont esté par pendantes par devant luy pour avoir payement de lad. somme de cinq cens soixante livres douze sols, lesquelles instances, ensemble toutes les pieces et procedures faictes en consequence, seront et demeureront nulles, sans prejudice toutefois à lad. Priot des frais par elle faict en la prevosté dud. Sainct Germain. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Sainct Germain en Laye, en l’estude du nottaire soubs signé, es presence d’Edme Renault et Anthoine Montaudouin, demeurant aud. Saint Germain, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt deux, le huitiesme janvier, et ont signé.<lb/>Renauld, Marguerite Priaux<lb/>Montaudouin<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la menuiserie de quatre pavillons au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 161</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1682</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvrages de menuiserie qu’il convient faire dans les quatre pavillons que l’on bastit au vieil chateau de Saint Germain en Laye suivant les ordres de monseigneur Colbert, ministre et secretaire d’Estat, surintendant et ordonnateur general des Bastiments et jardins de Sa Majesté, arts et manufactures de France, et conformement aux desseins qui en ont estez faits par monsieur Mansard, architecte ordinaire de Sa Majesté, le tout ainsy qu’il ensuit.<lb/>Premierement, il convient faire pour les offices d’en bas où sont les goblets du Roy, de la Reyne, de Monseigneur et de madame la Dauphine des portes de bois de chesne à deux vanteaux de quatre pieds de large et de sept à huit pieds de hault ou environ, lesquelles seront assemblées à compartiment et à bouement, dont les battans et traverses auront quatre poulces de large et deux poulces d’espoisseur, et les panneaux à platebandes, devant et derriere, auront quinze lignes d’espoisseur dans œuvre.<lb/>Aux mesmes endroits, il convient faire des croessées, lesquelles auront quatre pieds dix poulces de large ou environ sur sept à huit pieds de hault ou environ, dont les battans des chassis dormants auront trois poulces en quarré, les mesneaux et traverses de quatre poulces de gros et trois poulces un quart de large, les piesces d’appuis de quatre poulces en quarré eslegies dans le cirps du bois, et les chassis à verre de deux poulces d’espoisseur et trois poulces de large, lesquels entreront de leurs espoisseurs dans les chassis dormants avecq feillures. Et sera observé que les traverses d’en bas de chascun desdits chassis à verre auront trois poulces d’espoisseur pour estre eslegis à recouvrement sur les traverses des chassis dormants. Les volletz seront de bois de quinze lignes d’espoisseur assemblez à bouement et languette, et les panneaux six lignes d’espoisseur.<lb/>A l’estage du retz de chaussée de la court, les croessées auront cinq pieds et demy de large sur huit pieds et demy de hault ou environ, et seront à carreaux de verre. Les mesneaux auront cinq poulces moins un quart d’espoisseur et trois poulces un quart de large, et les battans trois poulces et demy à quatre poulces, et trois poulces d’espoisseur. Lesdits mesneaux seront arrondis sur leurs faces exterieures entre deux baquettes, et les pleintes eslegies. Les chassis à verre seront de bois de deux poulces d’espoisseur et trois poulces de large, le battan du milieu desquels chassis portera le mesneau, qui sera eslegy dans le mesme bois. Les croisillons dans lesdits chassis seront de bois d’un poulce et demy de large et deux poulces d’espoisseur ou environ, et seront arrondis sur les deux faces, les plaintes eslegies et seront assemblez dans les battans et traverses en pointe de diamand, et sera observé des feuilleures pour les carreaux de verre. Les guichetz ouvriront de la haulteur des croisées et seront avitrez pour estre ferrez sur les battans des chassis dormants. Les bastyes des guichetz seront de trois poulces et demy de large et un poulce et demy d’espoisseur assemblez à compartiments à bouement d’un costé et à baguette de l’autre costé, avecq un quart de rond entre deux carrés au pourtour desdits guichetz. Les panneaux auront neuf à dix lignes d’espoisseur avec plattes bandes quarrées et adoucissement d’un costé et adoucissement de l’autre.<lb/>Audit estage seront faites les portes à un vanteau d’assemblage garnyes de chambranles et ambrazements, lesquels auront huit pieds de hault ou environ sur quatre pieds de large ouvrantes ou environ, avec chambranles et ambrasements. Lesdites portes à deux paranents seront ornées de quadre d’assemblage dont les bastyes seront de bois d’un poulce et demy d’espoisseur et de quatre poulces un quart de large, et les quadres quatre poulces de large et trois poulces d’espoisseur ou environ, ornées de mouslures et membres d’architecture suivant les proffls qui en seront données. Les panneaux auront un poulce d’espoisseur.<lb/>Les chambransles au pourtour desdites portes auront sept poulces de large sur trois poulces d’espoisseur dont les moulures et membres d’architecture seront eslegis dans le mesme bois.<lb/>Les revestemens desdites portes seront pareillement de bois bois de chesne, dont les basties auront quinze lignes d’espoisseur assemblez à baguettes et eslegis en adoucissement du costé du parrement avecq panneaux ornez de plattes bandes de neuf à dix lignes d’espoisseur.<lb/>Audit estage sera posé le parquet d’un fort poulce et demy d’espoisseur sur lambourdes de bois de chesne de trois à quatre poulces de gros, bien proprement assemblé à reinures et languettes dans les frises.<lb/>Audit estage du retz de chaussée seront faictes de bonnes portes d’assemblage à recouvrement par derriere, dont les bastyes seront de bois de chesne de huit à neuf poulces de large et trois poulces et demy d’espoisseur, assemblez à compartiments et à cadre du costé du parement, dont les mouslures seront prises dans les espoisseur des battans et traverses, et les panneaux de deux poulces d’espoisseur à recouvrement, lesquelles portes seront posées aux portes d’entrée desdits pavillons et auront dix pieds de hault sur six pieds de large ou environ.<lb/>A l’estage d’entresolle seront faictes les croessées, lesquelles auront cinq pieds et demy de large sur unze pieds et demy de hault ou environ, à carreaux de verre avecq volletz par dessus, assemblez à compartiement et bouement d’un costé et à bahuette de l’autre, de mesme espoisseur de bois et qualité que ceux de l’estage du retz de chaussée de la cour, à la reserve que les guichetz ouvriront de deux haulteurs, le tout comme il sera marqué et suivant les proffils que ledit sieur Mansard en donnera.<lb/>Audit estage seront faites des portes d’assemblage à un vanteau assemblée à cadre et garnyes de chambransles et embrazements ainsy qu’il a esté marqué pour l’estage du retz de chaussée de la court.<lb/>Audit estage sera pareillement fourny et posé le parquet d’un fort poulce et demy d’espoisseur sur bonnes lambourdes sans aubier, comme dessus de trois à quatre poulces d’espoisseur.<lb/>Au principal estage seront faites les croessées à quarreaux de verre, les croisillons desquels quarreaux seront assemblez à pointe de dimand dans les battans et traverses comme a esté dict, et de pareille mouslure, architecture et espoisseur du bois qu’il a esté speciffié à l’estage du retz de chaussée de la court, à la reserve que les bastyes des guichetz seront de trois poulces et demy de large et un poulce et demy d’espoisseur, assemblez à bouement du costé du parement avec un quart de rond entre deux quarrez. Au pourtour dans lesdites bastyes sera fait des quadres d’assemblage de bois d’un poulce et demy sur trois poules un quart, compris la languette, lesquels seront à deux parements. Les panneaux d’un poulce d’espoisseur avec plattes bandes sur les deux faces, le tout suivant les proffils qui en seront donnez. Lesdites portes auront cinq pieds et demy de long et douze à treize pieds de hault ou environ, et ouvriront à portes de balcon.<lb/>Les portes à placard dudit estage seront à deux vanteaux et auront cinq pieds et demy de large sur six pieds de hault ou environ, lesquelles seront à deux parrements, garnyes de leurs chambranles et embrazements, et assemblées à compartiments avecq cadres d’assemblage ornez de mouslures et membres d’architecture. Les bastyes auront deux poulces d’espoisseur et quatre poulces et demy de large, les cadres cinq poulces de large et trois poulces un quart d’espoisseur ou environ, ornez de mouslures et membres d’architecture comme dessus aveq panneaux d’un poulce d’espoisseur suivant les proffils qui en seront donnez.<lb/>Les chambransles au pourtour desdites portes auront huit poulces de large et quatre poulces d’espoisseur, et seront ornez comme dessus suivant les proffils qui en seront donnez. Les embrazementz et revestementz desdites portes seront de bon bois de chesne de quinze lignes d’espoisseur, assemblez à bouement et eslegies sur le parement avecq panneaux de neuf à dix lignes d’espoisseur comme a esté dict cy dessus.<lb/>Tout le parquet dudit estage sera de deux forts poulces d’espoisseur, posé en eschiquier de tout l’auranger sur bonnes lambourdes de bois de chesnes de quatre poulces de gros.<lb/>Les lambrys dudit principal estage, tant haulteur d’appuys que haulteur de chambre, seront assemblez à quadre avec compartimans de panneaux ornez de mouslures necessaires audit lambris, le corps duquel auront un poulce et demy d’espoisseur, les quadres deux poulces et les panneaux quinze lignes, le tout en œuvre aveq pillastres saillants et avant corps ornez de mouslures et membres d’architecture conformement aux desseins qui en seront donnez.<lb/>Dans les attiques seront faictes les croessées, lesquelles auront quatre pieds et demy de large ou plus sur huit pieds de hault, à chassis à carreaux de verre avecq guichetz par dessus à deux parrements, et assemblez à compartimentz pareil à celles de l’estage du retz de chaussée de la court.<lb/>Les portes desdites attiques seront à un vanteau d’assemblage, assemblées à bouement avecq son quarré eslegy et garny de chambransles et embrazements, comme ceux de l’estage du retz de chaussée.<lb/>Le parquet desdites attiques aura un bon poulce et demy d’espoisseur et sera posé sur lambourdes de trois à quatre poulces de gros comme il a esté dict aux appartements des estages du retz de chaussée et de l’entresolle.<lb/>Les lambris desdites attiques, estage du retz de chaussée et estage de l’entresolle seront d’assemblage et quadres avecq compartimentz de plusieurs panneaux, dont les corps seront de quinze lignes assemblées à bouements et eslegis en leurs faces avec cimaize, astragalle, cysolle, les quadres de poulces et demy ornez de mousleures et membres d’architecture et les panneaux [d’un] poulce d’espoisseur.<lb/>Tous les susd. ouvrages de menuiserie seront de bon bois de chesne, secq et sans aubier, et seront faits et executez suivant les desseins, profils et conduitte dudit sieur Mansard, et ainsy que l’ouvrage le requiert, bien et duement au dire d’ouvriers et gens à ce connoissans, tels que mondit seigneur Colbert desirera nommer et moyennant les prix cy apres declarez.<lb/>Scavoir pour chascune thoise quarrée des portes des offices vingt huit livres, cy XXVIII l.<lb/>Pour chaque pied de croessée desdtes offices sur la largeur d’icelles, quatre livres, IIII l.<lb/>Pour chaque pied de croessée des estages du retz de chaussée et de l’entresolle sur la longueur d’icelluy, sept livres dix sols, cy VII l. X s.<lb/>Pour chaque pied de croessée de balcon du principal estage sur la largeur d’icelluy, dix livres quinze sols, cy X l. XV s.<lb/>Pour chaque pied de croessée de l’estage attique sur la largeur d’icelluy, sept livres, cy VII l.<lb/>Pour chaque thoise quarrée des portes des estages du retz de chaussée, de l’entresol et de l’attique dont les bastyes seront de bois de chesne de deux poulces d’espoisseur, trente huit livres, cy XXXVIII l.<lb/>Pour chascune thoise quarrée des portes desdits estages dont les bastyes auront un poulce et demy d’epoisseur, trante six livres, cy XXXVI l.<lb/>Pour chascune thoise courante de chambransles de sept poulces de large et trois poulces d’espoisseur eslegis, trois livres cinq sols, cy III l. V s.<lb/>Pour chascune thoise carrée des embrasemntz susdits, vingt livres, cy XX l.<lb/>Pour chascune thoise carrée des portes à placard du principal estage de deux poulces d’espoisseur, quarante livres, cy XL l.<lb/>Pour chascune thoise courante des chambransles desdites portes de huit poulces de large et quatre poulces d’espoisseur, huit livres, cy VIII l.<lb/>Pour chasque thoise carrée des embrazements comme dessus vingt livres, cy XX l.<lb/>Pour chascune thoise courante de lambris des estages du rez de chaussée de l’entresol et de l’attique sur deux pieds huit poulces et trois pieds de hault, douze livres, cy XII l.<lb/>Pour la thoise carrée de pareils lambrils haulteur de chambre, vingt quatre livres, cy XXIIII l.<lb/>Pour chasque thoise courante des lambrils des appartemns du principal estage avecq pilastre, seize livres, cy XVI l.<lb/>Pour la thoise carrée de pareils lambrils, haulteur de chambre, trente deux livres, cy XXXII l.<lb/>Pour chasque porte d’entrée du chasteau de six pieds de long et dix pieds de hault, soixante quinze livres, LXXV l.<lb/>Pour chasque thoise carrée du parquet de poulce et demy avec lambourdes, vingt huit livres, cy XXVIII l.<lb/>Pour chasque thoise de parquet de deux poulces d’espoisseur, joins tamponez avecq lambourdes de quatre poulces de gros, trente huit livres, cy XXXVIII l.<lb/>Aujourd’huy est comparu par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubsigné, [vide] lequel vollontairement a promis et s’est obligé au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté, messire Jean Baptiste Colbert, chevallier, marquis de Seignelay, baron de Sceaux et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, commandeur et grand tresorier de ses ordres, secrettaire d’Estat et des commandements de Sa Majesté, controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastiments de Sa Majesté, arts et manufactures de France, estant de present audit Saint Germain, de bien et duement faire et parfaire tous les ouvrages contenus par le devis cy dessus et des autres parts escrit, selon et ainsy qu’il est mentionné par icelluy. Ce present marché moyennant et à raison des prix portez par ledit devis, que mondit seigneur Colbert audit nom promet de faire bailler et payer ausd. entrepreneurs par le sieur tresorier general des Bastiments de Sa Majesté aux fures et mesures que lesdits ouvrages s’advanceront et en fin d’iceux. Eslizant lesditz entrepreneurs leur domicille irrevocable en leursd. maisons. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Saint Germain en Laye au vieil chasteau, en l’appartement de mondict seigneur Colbert, presens Jacques Dehamel et Laurent Anthoine, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingtz deux, le premier jour de mars apres midy, et ont signé.<lb/>Colbert<lb/>Estienne Carel, ARivet<lb/>François Millot, Fonvielle<lb/>J. Veille, Elizabeth Berton<lb/>Nivet, Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Un exemplaire du devis, sans le marché, est conservé aux Archives nationales, O1 1716.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, 2008,  t. II, p. 170.
<lb/>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 273.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les bois de charpente du pavillon des Ballets au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">40</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 162</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">5 mai 1682</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Anthoine Serazin, charpentier demeurant en ce lieu de Saint Germain en Laye, lequel volontairement a recogneu et confessé avoir fait marché, a promis, promect et s’est obligé à et envers Jean Jacques Aubert, charpentier des Bastimens du Roy, demurant en cedit lieu, à ce present et acceptant, de bien et duement faire et parfaire touttes les façons qu’il conviendra faire à tous les bois de charpente qui entreront en la pavillon des balletz que Sa Majesté fait faire à son chasteau de ce lieu, de telle grosseur et longueur que ledit bois puisse estre, pour quoy ledit Serazin sera tenu de fournir d’ouvriers seulement pour faire les façons desd. bois, lesquels ouvriers il fournira  jusques à telle quantité que besoing en sera aux furs et à mesure que lesd. ouvrages s’advanceront. Ce present marché fait moyennant et à raison de quatre vingt dix sept livres pour la façon de chascun deux cents de bois, lesquels prix ledit Aubert promet et s’oblige de bailler et payer aux furs et à mesre desd. ouvrages, qui sera payer suivant et conformement au thoisé qui en sera fait par les controlleurs de Sa Majesté. Et outre à la charge que ledit Aubert fournira de toutes sortes d’ustanciles qu’il conviendra avoir pour faire les façons desd. bois. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Saint Germain en Laye, en l’esture dudit notaire soubsigné, presens Nicolas Denis Pays et Thomas Montaudouin, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt deux, le douzieme may, et ont signé.<lb/>Aubert, Serezin, Montaudouin<lb/>Pays, Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 273.</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le nouvel abreuvoir des écuries à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 163</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1682</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Devis des ouvrages de maçonnerie qu’il convient faire pour la construction de l’abbrevoy que Sa Majesté veult faire faire pres de ses escuries de Saint Germain en Laye<lb/>Premierement sera faite la fouille des terres dudit abbrevoy en toutte sa longueur et largeur jusques sur bon fond et au moins de six pieds et demy de proffondeur, et les terres qui en proviendront seront esgallées proprement aux endroits qui seront marquez.<lb/>Sera faite la maçonnerie de l’aire du fonds dudit abbrevoy, sur lequel sera construict le mur de douve en son pourtour, lequel aura un pied d’espoisseur et sera construict de petits cailloux de vignes bien lavez et posez à la main, à bouin sur un lict de bon mortier faict avecq chaux vive et bon ciment de thuilleaux bien passez à la truelle par-dessus, laquelle maçonnerie sera continuée ensuitte derriere le mur de douve jusques à la haulteur du dessus des auges, le tout d’un pied d’espoisseur.<lb/>Sera faicte la maçonnerie du contremur de trois pieds d’espoisseur avecq bon moislon dur essemillé et posé en bonne liaison avecq mortier d’un thiers de chaux et deux thiers de sable pur de Vezinet.<lb/>Sera fait le mur de douve dudit abbrevoy, lequel aura trois pieds d’espoisseur et cinq pieds et demy de hault jusques au retz de chaussée qui sera marqué, lequel mur sera construict de deux premieres asscizes de pierre de bas appareil d’Arcoeuil, d’un pied de hault chacune, de vingt un et trente poulces de portée, lesquelles auront dix huit poulces de saillye plus que le reste du mur pour porter les auges de pierre de Saint Cloud, lesquels auges auront deux pieds de hault et trois pieds de large, dont deux pieds en saillye, et un pied, le fort au foible, soubs le corps d restant du mur au dessus posé en bonne liaison et qurrement les unes contre les autres. Lesquels auges auront six pieds, et au moings quatre pieds de long chascune, et seront taillées par le dedans en despouille fichez et jointoyez avec bon mortier de chaux et ciment, lequel restant de mur au dessus sera construit d’une assise de pierre de vergelé de Sainct Leu de quinze poulces de hault, d’un pied et demy et deux pieds de portée entre deux une, le derriere duquel mur sera maçonné en toutte sa haulteur avec bon moislon dur et bon mortier de chaux et sable comme dessus.<lb/>Sera faict le mur d’appuy au dessus dudit mur, lequel sera construit de deux asscizes de pierre de Meudon, scavoir celle d’em bas de deux pieds un quart de parpin et dix huict poulces de hault, laquelle sera thaillée en consolle par dehors et arrasée par dedans suivant le nud du mur, et celle de l’appuy d’un pied de hault et deux pieds de parpin, lequel appuy sera aussy arrasé par dedans au nued dudit mur. Et sera observé l’architecture de la saillye du dehors ainsy qu’il est marqué par le proffil donné par monsieur Mansart, les pierres duquel mur d’appuy seront posées, fichées et joinctoyées avec bon mortier de chaux et ciment.<lb/>Sera faict le pavé de grais dans le fond dudit abbrevoy et sur ledict aire de ciment, lequel sera proprement thaill et posé en pareil mortier de chaux et ciment comme dessus.<lb/>Sera faict l’acqueduc de decharge des eaues dudit abbrevoy, lequel aura vingt un poulces d’ouverture et quatre pieds et demy de hault soubs clef, compris six poulces de fondation, lequel sera construit de moislon posé par assizes et à joincts quarrés, dont les piedroits auront dix huit poulces d’espoisseur et les voultes quinze poulces, lesquels piedroits seront elevez quarrement jusques à trois poulces au dessoubs de la voulte pour donner de la pente aux eaues.<lb/>Sera pavé ledit aqueduc de pavé fendu en trois, posé en bon mortier de chaux et sable.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubsigné, Pierre Levé et Robert de Cotte, entrepreneurs des Bastimens du Roy demeurans à Paris, de present en ce lieu de Saint Germain en Laye, lesquels vollontairement ont promis et se sont obligés au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Seignelay, baron de Sceaux et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire de tous ses conseils du conseil royal, commandeur et grand tresorier de ses ordres, secrettaire d’Estat et des commandemens de Sa Majesté, controleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastimens de Sa Majesté, arts et manufactures de France, estant de present audit Saint Germain, de bien et duement faire et parfaire tous les ouvragaes contenus par le devis des autres parts escrit, selon et ainsy qu’il est mentionné par icelluy. Ce present marché fait moyennant et à raison des prix qui ensuivent, scavoir pour chascune thoise cube de la fouille et esgallement des terres dudit abbrevoy et acqueduc joignant, quatre livres, cy 4 l.<lb/>Pour la thoise quarrée de l’aire de ciment d’un pied d’espoisseur, dix huit livres, cy 18 l.<lb/>Pour la thoise cube de la maçonnerie des massifs et contremur de moislon, trente trois livres, cy 33 l.<lb/>Pour la thoise courante de la maçonnerie du mur de douve de trois pieds d’espoisseur, non compris les auges, soixante et quatre livres, cy 64 l.<lb/>Pour la thoise courante des auges, quatre vingt livres, cy 80 l.<lb/>Pour la thoise courante des murs d’appuys, soixante cinq livres, cy 65 l.<lb/>Pour la thoise courante des aqueducs de decharge, vingt deux livres, cy 22 l.<lb/>Tous lesquels prix mondit seigneur Colbert audit nom promet de faire bailler et payer ausdits Levé et de Cotte par le sieur tresorier general des Bastimens de Sa Majesté aux furs et à mesure que lesdits ouvrages s’advanceront et en fin d’iceux. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Saint Germain en Laye, presens Nicolas Denis Payer et Thomas Montaudouin, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt deux, le deuxieme jour du mois d’octobre, et ont signés.<lb/>Colbert<lb/>Levé, de Cotte<lb/>Guillon de Fonteny, Montaudouin »</p>
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                <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Ecuries</geogname>
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                <p>Archives nationales, O1 1716</p>
              </altformavail>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, 2008, t. I, p. 225 et t. II, p. 168.
<lb/>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 274.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des travaux d’entretien de couverture à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">42</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 166</unitid>
                <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">7 janvier 1684</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des entretiens à faire aux couvertures […] des chasteaux de Saint Germain [et de] Marly comme il ensuit<lb/>Premierement<lb/>L’entretien de la couverture d’ardoise du chasteau neuf, des domes attenans despa[…] au bas dans le parterre, des corps de gardes françois et corps de garde suisses […]<lb/>[…] et corps de gardes du chenil compris, l’entretien des gouttieres, thuyaux de plomb, souldure et des plastres de lad. couverture.<lb/>Plus l’entretien de la couverture d’ardoise de la despendance du maneige ancien qui sert presentement d’escurie, compris la couverture des escuries attenans, aussy couverts d’ardoise, des gouttieres et thuyaux, souldure et plastres de lad. couverture.<lb/>[…]<lb/>[…] du corps de garde du chenil, compris l’entretien des gouttieres, thuyaux de plpmb, souldure et des plastres de lad. couverture.<lb/>[…] l’entretien de la couverture d’ardoise de la dependance du maneige ancien qui sert presentement d’escurie, compris la couverture des escuries […] aussy couvertes d’ardoise […] des gouttieres, thuiaux, souldures […] de lad. couverture.<lb/>Plus l’entretien de la couv[erture] d’ardoise de l’hostel […] des escuries […] l’orangerie, compris […]<lb/>[…] des portiers de la porte de Pontoise [et de] celle de Poissy, ensemble les gouttieres, thuiaux, souldure et plastre de ladite couverture.<lb/>Plus l’entretien de la couverture de thuille des ecsuries de Madame, ensemble les gouttieres, thuiaux, souldures et plastre de ladite couverture.<lb/>Plus l’entretien de la couverture d’ardoise d’un petit pavillon qui est […] du parcq, ensemble […]<lb/>[…] gouttieres, thuiaux, souldure […] de lad. couverture.<lb/>Plus l’entretien de la couverture […] du chasteau  […]<lb/>[…] Suisses, ensemble les gouttieres, thuiaux, souldures et plastre desd. couvertures.<lb/>Touttes lesd. couvertures seront bien et deuement entretenues d’ardoise, thuille et souldure […]<lb/>[…] tanpestre et autres accidents […] de ce qui pouroit arriver […] chutte de souche de cheminée […] retablie aux despens […] suivant les prix […]<lb/>[…] pour bien et duement faire lesd. entretiens, touttes lesquelles ouvrages seront bien et deuement faits. Et au cas que pendant led. temps desd. entretiens il setrouve qu’il aye negligé à restablir quelques […] pendant plus de vingt quatre heures de temps, il luy sera rabattu […] livres sur le prix […] marché.<lb/>Par devant [Louis] Guillon [de Fonteny, fut present Simon Deschamps…] d’experts et gens à ce connoissans les entretiens d’ouvrages de couv[erture] d’ardoise, thuille et thuiaux […] par le devis cy dessus [et des autres] parts escrit […] de cinq cens livres. Promettant. Obligeant. Renonceant. Fait et passé aud. Saint Germain en laye, presence de Pierre Auffroy et de Thomas Mondaudouin, bourgeois dud. [lieu, témoins]n y demeurans, l’an mil six cens quatre vingt quatre, le septiesme jour de janvier avant mdiy, et ont signé.<lb/>[…] »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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                <p>Document très endommagé.</p>
              </phystech>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des travaux d’entretien de maçonnerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">43</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 166</unitid>
                <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">7 janvier 1684</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Devis des entretiens à faire au chasteau de Saint Germain où sont comprix ceux du Val, du […] des Suisses du grand […] de la […] du chasteau de Marly comme [il ensuit].<lb/>Premierement<lb/>L’entretien des terrasses plattes form[…] du vieux chasteau […]<lb/>[…]<lb/>[…] cette article seullement, estans obligés de prendre les autres dans l’estat qu’elles sont, et y comprendre les dalles qui couvrent les deux portes de la cour du donjon dudit chasteau qui descendent dans la cour des offices aveq les deux pairons desd. portes, le tout fait aveq bonne chaux vifve et ciment, et l’entrepreneur obligé de […] des dalles et marches lorsque la gellée et le mauvais temps […]<lb/>[…] les breches qui se pourront […] par le mauvais temps […] à ses despens […]<lb/>[…]<lb/>[…] des menues reparations dud. chasteau et pavillons, il n’y sera non plus obligé, et sera obligé ledit entrepreneur de faire l’entretien des voultes des grottes du [chas]teau neuf lors qu’elles luy auront esté mise en bon estat.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire et gardenotte du Roy à Saint Ger[main en La]ye soubsigné fut present [Jacques Barbier…] et terrasses du grand jardin […] et parterre des fleurs […] de bonne chaux vifve […] qu’il manque quelque marche […] sur les palliers […] tous les joints, et au cas qu’ilmanque des marches ausd. pairons et tablettes à la grande terrasse, moilons aux terrasses et murs de closture, l’entrepreneur sera obligé d’y en remplacer à ses depens de bonne qualité et comme il est cy devant dit.<lb/>Plus les entretiens et menues reparations à faire aux […] logemens des Suisses du nouveau parq […] reboucher touttes les breches […] et deuement faire et parfaire au dire [d’ouvriers] et gens à ce connoissans les […] d’ouvrages de maçonnerie conte[nus au] devis cy dessus et des [autres parts écrit] et pour cet effet fournir par […] Jean Auffroy et Thomas Montaudouin, bourgeois demeurans aud. lieu de Saint Germain, tesmoins, l’an mil six cens quatre vingts quatre, le septiesme jour de janvier avant midy, et ont signé.<lb/>Le Tellier<lb/>Barbier<lb/>Auffroy, [Guillon de Fonteny] »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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                <p>Document très endommagé.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la serrurerie des balcons du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 166</unitid>
                <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1684</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Devis des ouvra[ges de serrurerie] qu’il convient faire pour la [construction] des terrasses qui se pose[nt] autour du chasteau de Saint Ger[main] en Laye sur les consolles pour […] les dalles qui s’y doibvent p[…]<lb/>Premierement<lb/>Sera fait les barres de fer de trois poulces de large sur dix à douze lignes de gros, sur lesquelles seront souldez deux alous[…] chacune de pareil fer qui seront arrestez aveq boullons et clavettes. Il sera percé un trou au travers de ladite barre pour passer un barreau montant du pilastre et des balcons qui s’y doibvent poser et lesd. barres doibvent estre en saillye de dix huit pouces hors du mur de terrasses pour supporter les consolles qui doibvent servir d’arbouttans à la balustrade, et sera fait les barres de pareille fer qu’il est dit cy dessus, à la reserve qu’elles ne seront que de huit à neuf lignes de gros, lesquelles doibvent estre posées sur lesd. consolles, dans lesquelles il sera percé des trous pour passer les pilastres de balustrads qui en doibvent poser, lesquelles dittes barres seront assemblées les unes aveq les autres aveq visses, boulons ou [cla]vettes, le tout suivant le modelle des fers qui en sont presentement posez.<lb/>S’oblige led. entrepreneur de faire sy bonne dilligence que les maçons n’atendent point apres luy, et promet d’avoir posé generallement tous lesdits fers dans la fin du mois de […], comme aussy de faire voir […] et mettre en place tous lesd. […] à ses frais et despens.<lb/>Par devant Louis Gui[llon] de Fonteny, notaire et gardenotte [du Roy] à Saint Germain en Laye soubzsigné, fut present en sa personne Michel Gervais, maitre serrurier demeurant à Paris, rue des Blans Manteaux, parroisse Saint Jean en Greve, lequel c’est par ces presentes obligé au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté hault et puissant seigneur messire François Michel Le Tellier, marquis de Louvoy et de Courtanvault, ministre et secretaire d’Estat, surintendant et ordonnateur general des Bastiments de Sa Majesté, arts et manufactures de France, de bien et deuement faire et parfaire au dire d’ouvriers et gens à ce connoissans touttes et chacunes les ouvrages de serruries mentionnez et contenus par le devis cy dessus et des autres part escrit, et pour cet effect fournir tous les fers qu’il conviendra, à commencer à y travailler incessament et continuer sans discontinuer jusques à la perfection desd. ouvrages, lesquelles ouvrages doibvent estre et seront posez au dernier jour de juin prochain venant, et fera sy bien en sorte led. entrepreneur que les maçons n’atendront point apres luy. Ce present marché fait moyennant et à raison de unze livres dix sols pour chacun cent dud. fer, où est compris les boulons, clavettes et cloud qui s’y emploieront sur le pied du gros fer, lequel p[rix] mondit seigneur audit nom pro[met faire] bailler et payer audit entre[preneur par] le sieur tresorier general des Ba[stiments] de Sa Majesté aux furs et mesu[res qu’il] advancera la livraison et en f[…] eslizant led. Gervais son d[omicille] en ladite ville de Paris, s[usditte] rue des Blans Manteaux, auquel [lieu] nonobstant &amp;c. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en Laye es presence de Pierre Auffroy et de Thomas Montaudouin, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt qatre, le douziesme jour de mars apres midy, et ont signé.<lb/>Le Tellier, Montaudouin<lb/>Michel Gervais<lb/>Auffroy, Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le gros fer des pavillons du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 166</unitid>
                <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1684</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire royal de Saint Germain en Laye soubsigné, fut present Joseph Rouiller, serrurier des Bastimens du Roy, lequel c’est par ces presentes obligé au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté hault et puissant seigneur messire François Michel Le Tellier, marquis de Louvoy et de Courtanvault, ministre et secrettaire d’Estat, surintendant et ordonnateur general des Bastimens de Sa Majesté, arts et manufactures de France, de bien et deuement fournir et mettre en place tous les gros fers qui seront necessaires aux nouveaux pavillons du chasteau de Saint Germain en Laye, qu’il sera tenu faire de la façon et manière qu’il luy sera ordonné, comme aussy de fournir touttes les chevilles, crampons, boullons et clavettes qui seront necessaires, le tout pesé comme gros fer, à commencer à mettre en place et fournir lesd. fers incessament et y travailler sans discontinuation aveq nombre d’ouvriers suffisans. Ce present marché fait moyennant et à raison d’unze livres pour chacun cens de fer, lequel prix mondit seigneur audit nom promet faire bailler et payer aud. entrepreneur par le sieur tresorier general des Bastimens de Sa Majesté aux furs et mesure qu’il advencera et fera la livraison desd. fers, et pour l’execution des presentes led. Rouiller a esleu son domicille irrevocable en sa demeure audit Saint Germain, auquel lieu nonobstant &amp;c. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Saint Germain, presences de Pierre Auffroy et de Thomas Montaudouin, bourgeois dudit Saint Germain, y demeurans, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt quatre, le neufiesme jour d’avril avant midy, et ont signé.<lb/>Le Tellier<lb/>Montaudouin, Rouiller<lb/>Auffroy<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 273.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché de maçonnerie pour la construction de remises au Vésinet</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">46</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 169</unitid>
                <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1685</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvrages de maçonnerie que le Roy [veut faire] faire pour la construction d’un mur qui doibt servir de […] aux remises dans la garenne de Vezinet.<lb/>Premierement<lb/>Sera faict le mur en fondation posé sur bon et vif fonds, lequel n’aura pas plus de deux pieds de profondeur sur deux pieds de largeur, construit de bon moislon provenant de la cotte de la machine ou de la carriere de Montesson, et de mortier auquel y doibt estre employé deux cinquiesme de chaux et le reste du meilleur sable qui se poura trouver sur le lieu.<lb/>Sera faict le mur posé sur lad. fondation de vingt poulces d’espaisseur sur huit pieds de hault soubz chappron, construict de bon moislon qui sera essemillé et posé en bonne liaison et assis en bon mortier comme dessus, et led. mur sera reduict soubz chappron à dix huict poulces d’espaisseur.<lb/>Sera observé aud. mur des vantouzes aux endroictz qui seront necessaires pour l’ecoullement des eaues qui pouroient endommager les murs.<lb/>Sera faict le chappron dud. mur d’un pied de hault et sera construict de bon moislon dur dont la bordure sera faicte et posée comme elle se voit par le profil, comm’aussy le restant du moislon au dessus, lequel chappron ne sera toisé à l’entrepreneur que pour un pied de haulteur.<lb/>L’entrepreneur qui entreprendra cet ouvrage sera obligé de construire les angles desdictes remises de meilleur libage qui se poura trouver, qui sera picqué et d’un bon dur sans qu’il pretende qu’il luy soit rien compté pour cela, et sera de plus obligé led. entrepreneur de mectre les terres provenans desdittes fondations des deux costez des murs pour faire des petits glassis comme il se voit par le profil. Et la garentie des ouvrages pendant deux années.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire gardenotte du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, furent presens Guyon Pitrou et Jacques Laurens, massons demeurans aud. Saint Germain en Laye, lesquels ont promis et se sont obligés sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eulx un seul pour le tout, sans division, discution ny fidejussion soubz les renonciations requises, envers Sa Majesté, ce acceptant pour Elle messire François Michel Le Tellier, marquis de Louvoy et de Courtanvault, ministre et secretaire d’Estat, surintendant et ordonnateur general des Bastiments et jardins de Sa Majesté, arts et manufactures de France, à ce present, de faire et parfaire bien et deuement au dire d’experts et gens à ce connoissans, les ouvrages de maçonnerie pour la construction du mur et remises mentionnées au devis cy devant escript, et pour ce faire fournir de mattereaux aultant qu’il en faudra pour icelle construction, de la qualitté portée aud. devis, avecq nombre d’ouvriers suffisant, echaffaudage et aultres choses necessaires, en sorte que le tout soit faict et parfaict pour le jour et feste de Saint Jean Baptiste prochain venant, et ce moyennant la somme de huict livres quinze solz pour chacune thoise carrée desd. ouvrages, lequel prix mond. seigneur promet faire payer ausd. entrepreneurs par le sieur tresorier general des Bastiments de Sad. Majesté en charge au feur et à mesure de l’avencement desd. ouvrages et en fin d’iceux. Promettans. Obligeans [lesd.] entrepreneurs sollidairement comme dict est. Renonçans. Faict et passé à Saint Germain en Laye, presence de Laurens Anthoine et de Louis de Fonteny, bourgeois, tesmoins, l’an mil six cents quatre vingts cinq, le premier jour de janvier, et ont signé.<lb/>Le Tellier<lb/>JLaurent<lb/>Guion Pitrou, De Fonteny<lb/>Antoine, Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Attestation concernant l’entretien du parterre de gazon de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">47</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 169</unitid>
                <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">2 août 1685</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, furent presens Jean Sallin Fouchan, demeurant à Saint Germain en Laye, Pierre Boiseau demeurant au chasteau du Val deppendant de Saint Germain en Laye, Claude et Charles Brochar demeurant au Mesnil le Roy, Nicolas et Guillaume Thuillier, portiers de la porte du chasteau Neuf ayant sortie du costé du Pecq, Jean Bodesson et Jean Picou demeurans en ce lieu de Saint Germain en Laye, tous jardinieres, lesquels ont dit et declaré, juré et affirmée en leurs ames et consciences, par devant le nottaire soubzsigné, presens les tesmoings cy [dessous] nommez, comme ils [ont promis] faire par devant tous juges qu’il appartiendra sy besoing est, que pendant le temps qu’ils ont travaillé dans les années quatre vingt un et quatre vingt deux à l’entretenement du parterre de gason du chasteau de Saint Germain en Laye, ils n’ont cogneu aucune autre personne qui les y aye employé et mis en besongne que Louis Coustillier, qui les a toujours bien payé, à la reserve seullement de vingt deux livres qui restent deubz audit Sallin, […] livres audit Boisseau et trente livres ausdits Bruchard des quelques journées qu’il leur restent à payer des mois de septembre et octobre mil six cents quatre vingt […]. Car ainsy. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé audit Saint Germain en l’esture du notaire soubzsigné, presence de maitre Nicolas Denis Payet et de Laurent Anthoine, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingt cinq, le deuxiesme jour d’aoust, et ont signé fors lesd. Jean Picou, Jean Sallin, qui ont declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellez.<lb/>Guillaume Thuillier, N. Thuillier<lb/>Jean Bossont, PBoisseau<lb/>Claude Brochart<lb/>Charles Brochart<lb/>Antoine, Guillon de Fonteny »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la fourniture de pierres de la basse-cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1688/1688" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1688</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’huy sont comparus [par devant Louis] Guillon de Fonteny, nottaire [et gardenotte du] Roy à Saint Germain en Laye [soussigné], Jean Balagny, Nicolas [Gautier et] Pasquier Laurens, ouv[riers …], demeurans lesd. Bala[gny et Gautier] à Carriere Saint Den[is …] present en ce lieu de [Saint Germain] en Laye, où led. Laurent [est demeurant], lesquelz ont fait mar[ché …] et se sont obligez sol[idairement] et un pour l’autre, un d’eux [seul et] pour le tout, sans divis[ion, discussion] ny fidejussion, à quoy [ils renoncent], envers les sieurs Jacques [Maziere] et Pierre Bergeron, entrepreneurs des Bastimens du Roy au[d.] Saint Germain, y estant de pr[esent], à ce presens et acceptans, [de] faire travailler avec nombre d’o[uvriers] suffisant à faire les deco[…] ouvertures de carriere à [… te]rroir d’Acheres, aux endroitz [qui leur] seront les plus commodes […] de la pierre de laditte [carriere], des bans qui se trouveront [propr]es pour employer au [bas]timent de Sa Majesté [aud.] Saint Germain, et ce suivant [les] mesures qui leur seront données [des] longueur, largeur et hauteur [au] plus que faire se pourra, [laq]uelle pierre lesd. Ballagny et ses associez seront tenuz de faire voiturer aux bastiments dud. Saint Germain incessament et tant qu’il plaira ausd. sieurs Bergeron et Maziere. Ce present marché ainsy fait moyennant le prix et somme de huit solz pour chacun pied cube sur la hauteur, que lesd. sieurs M[aziere et] Bergeron promettent […] aussy sollidairement […] un d’eux seul pour le [tout…] renonciations requises [… bailler] et payer ausd. Bal[agny et ses] associez au fur et à m[esure qu’ils] feront la livraison et lesd. voitures […] à proportion sur laditte […], scavoir de six pouces […] quinze, dix huit et v[ingt et un] pouces, deux pieds […] pouces et deux pieds [… pouce] de haut, au cas que […] soit bonne et de vallable […] qu’elle puisse porter la haut[eur de] deux pieds et demy, auquel cas lesd. Balagny et consort ser[ont] tenus de la reduire à deux piedz de haut, comme il est cy dessus dit, le tout à leur […] frais et despens, lesquels [sieurs] Mazieres et Bergeron [seront] tenus comme ils promettent [et s’ob]ligent d’acquitter lesd. entrepreneurs [des dr]ois de portage qui pouroit […], à peyne &amp;c. Car ainsy [il] a esté convenu entre lesd. [part]ies, qui ont promis […] tenir ces presentes [san]s y contrevenir. Promettant. Obligeant chacun en droit soy. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain en l’esture du notaire soubsigné, presence [vide] tesmoings demeurans aud. Saint Germain en Laye, [l’an mil six] cent quatre vingt [huit], le cinquiesme j[our de janvier avant] midy, et ont s[igné].<lb/>NGaultier, Murée<lb/>Balagny, […]<lb/>P. Laurent, Guill[on de Fonteny] »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Basse-cour</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la charpenterie de la basse-cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1688/1688" encodinganalog="3.1.3">14 février 1688</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Devis des ouvrages [de charpenterie] qu’il convient faire [à Saint Germain en] Laye pendant la presente [année mil six cent] quatre vingt huit et [pour la] construction des bastimens [de la] basse court que le Roy [a ordonné] faire au lieu où est pre[sentement la] court des cuisines, le tout [suivant les] plants, eslevations et profils [qui en ont] esté faits par le sieur M[ansart, premier] architecte de Sa Majesté<lb/>Premierement<lb/>Tous lesdits ouvrages seront [faits des] formes et façons marquées [sur les] plants, eslevations et proffils [de] chacun desdits bastiments.<lb/>Tous les bois tant de brin que de [sciage] qui seront employez ausdits ouvr[ages] seront de beaux et bons bois [de] chesnes vifs, sains et nets et marchands, sans escorces ou roulleures ny pourritures, et sans rien de vicieux qui puissent prejudicier aux ouvrages.<lb/>Tous lesdits bois en general seront bien proprement assemblez les uns aux autres à tenons et mortoizes suivant l’art de charpenterie en tous les endroits que ledit art le poura requerir, en [sorte qu’il] ne soit besoin d’aucunes chevilles [ni ch]evillettes de fer pour lesdits ouvrages.<lb/>Les bois des fermes des combles desd. bastiments seront refaits et escaris à la [co]gnée seullement, toutes les pannes [desd.] combles seront de bois de brin, chacune [d’un] seul pied seullement. Tous les chevrons seront bien assemblez l’un à l’autre à tenons et mortoises sur les faistes et bien brandis et arrestez sur les pannes. Tous lesd. chevrons et les enpannons seront bien dressez et alignez de niveau par dessus en sorte que le dessus de l’un n’excede par le dessus de l’autre et arrestiers et nouez proprement deslardées suivant les alignements de dessus desd. chevrons et empanons.<lb/>A tous les combles desd. bastiments seront observées les ouvertures et bayes necessaires pour les lucarnes qui seront marquées par les eslevations et profils d’iceux, et mesme d’autres […] s’il en estoit necessaire [et qu’il soit] ordonné d’y en observer.<lb/>A tous les plan[chers qui seront] faits dans lesdits co[mbles, tant] recouverts que non, il [sera …] observez aux endroits […] et façons qui seront [marqués par] les plans de iceux, chacun […] enchevestrures necessaires [tant pour les] passages des tuyaux de [cheminées] que pour les attres des […] desd. cheminées et autres […] qui pouroient estre necess[aires …] qu’il sera ordonné d’y en faire.<lb/>Toutes les sollives desd. ench[evestrures] et les chevestres d’icelles seront [faites de] bois de brin, chacune piece [d’un] seul pied et non autrement, les[dittes] sollives de bois de brin s[eront] pareillement chacune d’un s[eul] pied.<lb/>Toutes les sollives generallement quelconques, tant recouvertes que non recouvertes, qui seront emplo[yées] aux planchers desd. bastiments seront […] peu pres de mesure et [d’egal]les espaisseurs en l’estendue [de chac]un plancher affin qu’elles s’afleurent [autant] que faire se poura, tant par dessus [que] par dessous, ausy estendues de chacun [planch]er, en sorte que les aires de [menuis]erie qui seront faittes sur lesdites [solli]ves soient de mesme espaisseur [auta]nt qu’il sera possible en icelles d’its [co]nduire et qu’il n’y ayt point sy faire [se] peut en un endroit qu’en un autre, [ob]servant fort soigneusement que toutes lesd. sollives, tant recouvertes que nons recouvertes, soient bien posées, dressées et alignées de niveau par dessous en toute la susd. estendue de chacun plancher.<lb/>Toutes les sablieres de bois de brin, tant recouvertes que non recouvertes, seront posées sous la voutte des susd. sollives des planchers, et mesme celles qui seront lambourdées, sy aucune il y en a, seront entailliées de ce qu’il conviendra, en leur costez et faces de dessus pour encastrer en i[celle]s de toutes leurs espaisseurs [les] corbeaux de fer s[ur lesquels elles] seront portées.<lb/>Toutes les susd. sollives, [tant de brin] que de sciages, seront es[passez de …] pouces de distances les [unes des] autres, peu plus ou peu [moins, …] que les enchevestrures […] sujessions qui se pourro[nt …] iceux planchers le pour[ront permettre] affin que les aix d’entre[vous dont] elles seront recouvertes p[uissent] faire un pouce et demy à de[ux pouces] de recouvrement sur c[hacune des] sollives.<lb/>Tous les bois, tant poutres, […] et sablieres des planchers qui [seront] lambrissez et recouverts […] seront employez bruttes et non […] ny rabottez, attendu qu’ils ne […] seront point veus ny apparens […]. Toutes les poutres des planchers […] qui demeureront à bois […] apparants seront proprement refaictes et escaris à vives […] et leurs esraites de dessous et proprement rabottées […] sans veues et apparantes jusques aux vifs d’icelles, en [sorte] qu’il n’y reste aucuns vestiges […] du sciage et rencontres […], et proprement poussées ausd.  […] eraistes de dessous d’une […] ou quart de rond entre deux [ca]rrez pour donner autant que faire [se] poura facillité à l’entrepreneur de supprimer les flaches et deffaults de bois qui se pouront trouver ausd. [a]raistes, observant que celles desd. poutres ausquelles il sera mis des lambourdes, sy aucunes y sont mises, soient fouillées par haut de ce qu’il conviendra et sera necessaire pour l’encastrement desd. lambourdes. Lesdites lambourdes, en cas qu’il en soit mis, seront aussy proprement refaittes, escaris, rabottées et poussées de moullures contre […] et outre ce entaillera […] ce qu’il conviendra pour […] sollives qui seront […] à queues d’yrondes […].<lb/>Toutes les sollives des […] qui demeureront à bois […] apparentes seront pareille[ment …] dressées et escarries à vives […] en leurs eraistes de dess[ous …] proprement rabottées de […] dessus aux trois faces […] qui demeureront veues […] apparentes, et mesmes pour [les] eraistes de dessous de p[areilles] moullures que cy dessus p[our les] raisons cy dessus dictes.<lb/>Les aix d’entrevoux seront […] rabottez en leur face de dessous […] sablieres lambourdées […] sous les bouts des sollives […] murs sy aucunes sont […] aussy refaittes, dressées et  […] vives eraistes, rabottées […] de moulleures contre les lambourdes ausquelles elles fairont cimetrie.<lb/>[Les] sablieres simples et non lambourdées […] de cette façon sont mises […] les bouts des susd. sollives […] lesd. murs seront aussy proprement […] aux deux faces d’icelles qui demeureront veues et apparantes et garnies ou poussées d’une mousleure […] eraiste de dessoubz.<lb/>[A] tous les pans de bois de […] qui seront faits dans lesd. bastiments, cy aucuns y sont faits, seront observés les bayes et ouvertures des croisées et autres ouvertres qui seront marquées par les eslevations et profils, et ce aux endroits et des grandeurs et façons marquées par lesd. eslevations et profils.<lb/>A tous les pans de bois et cloisons du dedans desd. bastiments seront observées les ouvertures de portes aux endroits et des largeurs marquées sur les plans et des hauteurs qui seront ordonnez.<lb/>Tous les bois desd. pans de [bois …] cloisons seront emplo[yés] br[uts …] attendu qu’ils seront […] deux costez, observant […] poteaux d’iceux pans [de bois …] cloisons ne soient esp[acés …] que dix à unze pouces […] les uns des autres […] peu moins suivant qu’i[l …] de croisées ou portes […] sujections, guise […] le pouront permettre et […] tous lesd. potteaux soient […] dressez et alignez l’un […] à chacun costé et […] et garnis de tampons en [nombre] suffisant, de retenir […] les panneaux de […] qui seront entre iceux […].<lb/>Tous les bourdes, escalliers […] charpenterie qui seront faits […] dans lesd. bastiments seront […] pattins, limons, noyaux […] entretoises et chapeaux, prorement escarris, rabottez et poussez de […] sur leurs traistes, les […] seront aussy rabottées […] de moulleures sur le […], les balustres seront tournés […] à la main suivant ce qui en [sera] ordonné par monsieur le surintendant des Bastiments du Roy, avec cette observation generalle [que] toutes les susd. marches soient hachées [de] tous leurs costez de dessous et garnies [de] tampons en nombre suffisant de […] sollidement retenir la massonnerie […] icelles.<lb/>Tous les susd. bois seront des longueurs necessaires pour avoir portées suffissantes à chacun de leurs bouts, et au surplus des grosseurs qui ensuivent.<lb/>Scavoir, pour les bois des combles, les tirants qui ne porteront point de planchers seront jusques à trois toises de longueur, de dix [pouces] de grosseur, les [jambes de force] au dessous de dix pouces [de largeur] et neuf pouces d’epaisseur, [à la] reserve de celles [des angles des] croupes, lesquelles seront [de …] pouces de largeur et neuf [pouces] d’espaisseur, à la reserve [de celles] des angles des croupes […] seront de dix pouces de […] unze pouces d’epaisseur […] cayers ou demy tirants […] fermes des angles […] dix pouces d’epaisseur, les […] dans lesquels ils seront [..] seront de mesme grosseur […] esseliers seront de dix pouces […] largeur et cinq pouces [d’epaisseur], les poinçons seront de sept […] de grosseur, à la reserve […] des fermes de crampons [qui] seront de neuf pouces […] les forces de cinq et sept [pouces] de grosseur assemblées […] les jambettes et contrefiches de quatre et six pouces, et les tasseaux et [chante]gnolles de cinq et sept pouces.<lb/>Les tirants de vingt un pied de longueur [seront] de unze pouces de grosseur, les [jambes] de forces carrées au dessous […] unze pouces de largeur et dix [pouces] d’epaisseur, celles des angles [des] croupes de unze pouces de grosseur […]ayers et goussets unze pouces de [lar]geur et dix pouces d’epaisseur, tous [les] esselliers de vingt pouces de largeur [et] pareille espaisseur de cinq pouces comme cy dessus, les poinçons au dessus des tirants, les forces, les jambettes, contrefiches et les tasseaux et chantegnolles seront des grosseurs cy dessus declarées pour ceux de la ferme precedente.<lb/>Les tirants de vingt quatre piedz de longueur, sy aucun il y en a dans lesd. bastiments, seront de douze pouces [de grosseur], les jambes de forces [carrées au] dessous de douze pouces de largeur et dix pouces […] et celle des angles [des] douze pouces de largeur et […] pouces d’epaisseur, les […] de douze pouces de [largeur] pouces d’epaisseur, les […], les esselliers de douze […] et six pouces d’epaisseur […] au dessus des tirants […] de grosseur, à la reserve […] fermes de croupes, qui […] dix pouces de grosseur […] jambettes, contrefiches […] et chantignolles des […] cy dessus declarées pour […] cy dessus.<lb/>Aux autres fermes […] desquelles porteront […], les bourdes desd. fermes […] des tirants d’icelles […] des grosseurs cy dessus […] pour les fermes] du dessoubz desd. tirants […] seront des grosseurs qui ensuivent.<lb/>Scavoir, les tirants de dix huit piedz de longueur […] pouces de grosseur en carré, les [jambes] de forces carrées de douze pouces [de] largeur et unze pouces d’epaisseur, et […] des angles de croupes d’onze pouces de grosseur en carré, les […] et goussets de douze pouces [de] largeur et dix pouces d’epaisseur, tous les esselliers d’onze pouces de largeur et six pouces d’epaisseur.<lb/>Les tirants de vingt un pied de longueur seront de douze pouces de largeur et […] pouces d’epaisseur, les jambes de forces carrées au dessous de douze pouces de largeur et unze pouces d’epaisseur, et celles des angles d’onze pouces de grosseur en carré, les coyers et goussets de douze pouces de largeur et dix pouces d’epaisseur, et tous les esselliers de douze pouces de largeur et six pouces d’epaisseur.<lb/>Les tirants de vingt quatre piedz de longueur, sy aucuns il y en a dans lesd. bastiments comme dit est […] seront de telle […] et quatorze pouces […] jambes renforcées […] pouces de largeur […] d’épaiseur, et celles […] treize pouces de grosseur […] coyers et goussets de […] largeur et vingt pouces […] et tous les esselliers de […] de largeur et six pouces de […].<lb/>Toutes les semelles qui […] à toutes les susd. fermes […] quatre pouces d’epoisseur […] de la largeur des jambes […] soubz lesquelles elles seront […]. Les pannes qui seront emp[loyées …] par haut ausd. combles […] grosseur et qui ensuivent<lb/>Scavoir, celles de neuf piedz de […] de cinq et sept pouces de […] celles de douze piedz de […] celles de quinze piedz de […] et celles de dix huict piedz de longueur, sy aucunes il y en a, de neuf pouces de grosseur, toutes lesquelles longueurs […] se doivent entre non […] les portées d’icelles, sur les […] ou dans les murs.<lb/>Toutes les pannes seront de briziz esgallement ou de neuf et dix pouces de grosseur.<lb/>Tous les chevrons et empannons esd. combles seront de quatre pouces de grosseur en quarré, espacez de quatre [à] la latte, à la reserve toutesfois des chevrons des lucarnes, desquels ceux qui ne seront que jusques à neuf et dix pieds de longueur seront de quatre et six pouces de grosseur, et ceux de plus grande longueur jusques à quinze piedz, de cinq à sept pouces de grosseur, les eraistes et noues de six et huit pouces de grosseur bien proprement deslarées suivant les dessus des susd. chevrons et empannons.<lb/>Les plattes formes qui seront pozées sous les pieds des susd. chevrons et empanons seront […] morceaux que faire se pourra  […] pied ou moins en cas […] des lucarnes ne le […] et de quatre pouces de […] pouces de largeur bien […] à queue d’yrond […] aux bouts, ausquels […] l’une à l’autre sur lesq[uelles] plattes formes seront ob[servés les] espaces nécessaires, le […] pour recevoir et arres[…] de susd. chevrons.<lb/>Les poutres […] qui demeureront […] ausd. planchers seront des […] qui ensuivent.<lb/>Lesd. poutres […] seront jusques à quatre […] thoises de longueur, celles de douze […] de douze pouces de grosseur, celles de quinze […] treize pouces, celles de dix huit piedz de treize et quatorze pouces, celles de vingt un pied de quatorze et quinze pouces, celles de vingt quatre pieds de quinze [et] seize pouces, [celles] de vingt sept pieds de seize et [dix] sept pouces, celles de cinq thoises de dix sept [et] dix huit pouces.<lb/>Sollives desd. planchers<lb/>Toutes lesd. sollives jusques à quinze pieds de longueur seront de sciages de cinq à sept pouces de grosseur, posées sur champ, à la reserve des sollives d’enchevestrures et chevestrures qui seront de sept et huit pouces de grosseur au moins et posées sur le champ à cause de la grande pezanteur des tuyaux de cheminée, qui seront tous les uns au devant des autres et non chemizez.<lb/>Les autres sollives depuis lad. longueur de quinze piedz jusques à dix huit seront de bois de brin de huit et neuf pouces de gros, à la reserve [des sollives] d’enchevestrures et [chevestrures] qui seront de neuf [et dix pouces de] gros.<lb/>Aux planchers […] travées excederont […] dix huit pieds, il sera […] poutres des grosseurs […] declarées à proportion […] longueurs.<lb/>Les aix d’entrevoux qui […] sur les sollives seront […] pouce d’espoisseur […] suffisantes pour faire […] d’une seulle piece toute […] de l’entrevoux qu’il recou[…] de neuf à dix pouces de […] pour qu’ils portent chacun […] pouce et demy à deux [pouces] de recouvrement sur ch[acune des] deux sollives sur lesquelles [ils] seront posez, lesd. aix […] clouez sur lesd. sollives […] de leurs costez avec […] crochets, chacun de deux […] de longueur en leurs tiges espassez […] demy pied de distance les [uns] des autres, avec cette observation […] desd. clouds qui seront clouez […] costé seront posez à l’opozitte […] du millieu des intervalles [de] ceux de l’autre costé.<lb/>Les lambourdes qui sont [posées] contre les poutres seront de cinq pouces d’epaisseur et treize pouces de hauteur, aux planchers dans les sollives seront de cinq et sept pouces [de] grosseur et aux planchers ausquels les sablieres seront de plus fortes espaisseurs ou hauteurs, les hauteurs desd. lambourdes seront augmentées à proportion.<lb/>Les sablieres lambourdées seront semblables ausd. lamboures, à la reserve qu’elles auront six pouces d’epaisseur.<lb/>Les autres sablieres simples qui seront posées sous lesd. planchers seront de sept pouces de grosseur en quarré.<lb/>Les potteaux et […] pans et cloisons […] portera des planchers […] sept pouces de grosseur […] d’en bas de chacun […] aussy de cinq et sept [pouces …] d’en haut de douze pouces […] douze pouces de largeur […].<lb/>Les autres cloisons qui […] simples separations en […] de planchers ne seront que […] et six pouces de grosseur […] que sablieres, descharges […] linteaux et potelets.<lb/>Aux escalliers, les pattins […] sept pouces de grosseur, les […] apuitz, chapeaux et potelets […] pouces, les limons et entretoises […] et dix pouces, les marches […] et les solliveaux […] necessaires suivant leurs […].<lb/>Les autres marches […] sept pouces, et les […] quatre pouces de grosseur […].<lb/>Les poitrails, sy aucuns [il y en a] dans lesd. bastimentz, [seront de …] proportionnées à leurs longueurs [… esp]oisseur des murs qui porteront […], c’est à dire que chacun desd. […] aura deux pouces moins de […] que l’espaisseur du mur au dessus […] que les recouvrements de plattes […] seront faits des deux costez desd. […] remplissant les moindres […] et affleurent celles desd. […] au dessus.<lb/>L’entrepreneur ne poura, en quelque sorte et maniere que ce soit, employer ausd. ouvrages de bois de plus fortes grosseurs que celles cy dessus declarées sans ordre expres et par escrit du surintendant des Bastimens du Roy, à peyne, faisant le contraire, de porter en pure perte les plus grosseurs qu’il pouroit y avoir mises, nonobstant toutes les causes et raisons qu’il pouroit sur ce dire et alleguer, desquelles en ce cas il ne sera fait aucune consideration.<lb/>Pour la construction de tous lesquelz ouvrages, led. entrepreneur fournira tous les bois des qualitez dessusd., peynes d’ouvriers et toutes autres choses generallement […] necessaires pour […] bien et deuement fait […] au desir du devis […] de celluy ou de ceux […] par le surintendant [des Batiments] du Roy, pour en faire […] receptions, le tout moye[nnant la] somme de trois cent [cinquante livres] pour chacun cent [de bois …] et reduits sur les simples […] qu’ils auront en […] autrement, nonostant tous […] ce contraire, ausquelz […] presentes a esté desrogé […] besoin est, et sera à […] toutesfois desd. bois de […] sept pouces de grosseur […] seront comptez comme s’ils […] pouces en quarré suivant l’usage […] et des aix d’entrevoux […] comptez à six thoises pour […] suivant le mesme usage […] à la charge que mond. […] surintendant […] entrepreneur de payer aucuns […] de peages et passages de […] de Paris ny sur les autres […] par où lesd. bois passeront.<lb/>Seront tous les ouvrages faits des formes et fassons mentionnez au present devis, à la reserve des planchers du rez de chaussée, qui seront recouvertz au dessoubs sans aucun bois apparent, et à l’esgard des sollives des autres planchers qui seront de bois apparent, l’entrepreneur ne sera point obligé de les cadronner lorsqu’elles seront […], et celles dont les bois seront fautifs, l’entrepreneur suivra l’article dont il est parlé par le present devis.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, fut present Jean Jacques Aubert, charpentier des Bastimens de Sa Majesté, demeurant aud. Saint Germain, lequel apres avoir pris communiquation à son loisir et que lecture luy a esté pre[sentement faite par] le notaire soubzsigné, [presents les temoins] cy apres nommez, du devis [des autres] partz escrit, qu’il a dit [bien savoir et entendre,] vollontairement [s’est par ces] presentes obligé [au Roi, ce acceptant] pour Sa Majesté ha[ut et puissant seigneur] messire François [Michel Le Tellier,] marquis de Louvoys [et de Courtanvault,] ministre et secretaire [d’Etat,] surintendant et ordonnateur [general] des Bastimens de Sa Majesté, [arts] et manufactures de France, [de bien] et duement faire et par[faire tous et chacuns] les ouvrages de charpenterie [mentionnés] audit devis et de fournir […] qu’il conviendra pour la [perfection] desd. ouvrages conformement [aud.] devis. Ce present marché [fait] moyennant la somme de [trois] cens cinquante livres pour [chacun cent] de bois fourny et employé se[lon led.] devis, que mondit seigneur […] promet faire bailler et pa[yer aud.] Aubert par le sieur tresorier general des Bastimens de Sa Majesté [au fur] et mesure qu’il adve[ncera les. ouvrages. Et a elu] led. Aubert son domicille irrevocable [aud.] Saint Germain, en sa maison rue […]. Prometant. Obligeant. Renonçant. Fait [et] passé aud. Saint Germain, presence Louis de Saint Aurant [et Joseph] Realier, bourgeois demeurans en ce lieu, tesmoins, l’an mil six cens quatre vingtz huict, le quatorziesme jour de febvrier, et ont signé.<lb/>Le Tellier, Aubert<lb/>Realier, Guillon de Fonteny<lb/>Et le troisiesme jour de juin MVIc quatre vingtz huit apres midy, sont comparus par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenotte du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, Jullien Fouqueret et Sponce Crespelet dit Grand Pé, charpentiers demeurans aud. Saint Germain, lesquels vollontairement s’obligent sollidairement, l’un pour l’autre, chacun d’eux un seul pour le tout, aux renonciations requises, envers Jean Jacques Aubert, charpentier des Bastimens du Roy demeurant aud. Saint Germain, à ce present et acceptant, de bien et du[ement employer] et mettre en œuvre tous [les bois] de charpente que led. [Aubert s’est obligé] de faire aux bastimens du Roy pendant la presente année seulement suivant et con[formement] au devis des autres  [parts ecrit dont] lecture leur a esté [faite par led. notaire et qu’ils] ont dit bien entendre. [Ce present] marché fait moyennant [la somme] de soixante cinq livres [pour chacun] cent de fasons et […] de l’employ desd. bois qui [leur seront fournis] par led. Aubert, lequel […] ausd. entrepreneurs de […] cordages et equipages n[ecessaires] pour l’employ desd. bois […] pour les fassonner, lequel […] led. Aubert promet leur [payer] au feur et mesure qu’ils […] lesd. ouvrages et en fin [d’iceux], dont le compte sera fait [...] la reception qui en sera faite […] led. Aubert, à quoy lesd. [Fouqueret] et Crespelet travailleront [… ] et suffisament […] qui leur seront donnez, en sorte que led. Aubert n’en souffre aucune [perte], dommage ny chose quelconque. [Promettant. Obligeant] sollidairement. Renonçant. Fait et passé aud. [Saint] Germain en l’esture du notaire soubzsigné, [pre]sens Joseph Realye et Louis de Saint Aurent, bourgois de ce lieu, tesmoins, les an et jour susd., et ont signé.<lb/>[Real]ier, JFoucqueret, P. Creplet<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 274.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la construction de glacières à saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 172</unitid>
                <unitdate normal="1688/1688" encodinganalog="3.1.3">26 février 1688</unitdate>
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                <p>« Devis des ouv[rages] des terres mass[ives …] et de la masse […] pour la construct[ion de quatre] glacieres que Sa [Majesté …] desire qui soient […] entre le jardin […] le duc d’Aumont et […] monsieur le duc […] du costé de la porte [de] Ponthoise, y compris [la] charpenterie et couverture de paille pendant la [presente] année mil six cens [quatre] vingt huit.<lb/>Premierement<lb/>Sera fait la [fouille des terr]es massives de […] desdites quatre glacieres […] sept pieds de diamettre […], y compris l’espaisseur […], et quinze pieds de […] par le bas sur [ving]t quatre pieds de hauteur, [les] quelles terres seront [tran]sportées dans plusieurs [porti]ons du terrain qui est joignant lesdits jardins où elles seront respendues et mesme joignant lesdits glacieres où elles seront dressées en glacis pour empescher les eaues d’y rester.<lb/>Il sera fait la massonnerie pour le revestement desdites glacieres en tout leur pourtour et hauteur, lequel aura [… pieds] et demy d’epaisseur […] que laditte glaciere […] à quatre thoises […] par le hault et […] par le bas, sur l[aquelle] hauteur de quatre [toises] la construction du […] sera faitte avec […] picqué et de mort[ier composé] d’un thiers de ch[aux de] Vernon, Garenciers ou […] et les deux autres ti[ers] de sable pris sur […], le tout bien maçonné, et [les] moislons posez en bonn[e assise] les uns sur les autres.<lb/>Il sera fait la fou[ille et] transport des terres d’un pu[its …] de chacune desdites quatre [glacier]es pour y perdre les eaues […] l’humidité de la glace […] pieds de large en […] sur six pieds de [pro]fondeur, lequel sera revestu [d’un] mur de limousinerie d’un [pie]d d’espaisseur et de pareille [qua]lité de moislon et mortier [qu]e le mur mentionné cy dessus.<lb/>Il sera fait la desmollition des murs qui revestissent deux des quatre glacieres qui sont dans le boulaingrain, les autres deux n’estant revestues qu’avec du clayonnage, et sera pareillement fait la desmolition du comble des quatre dites glacieres qui seront repo[sés sur les] glacieres neuves, de […] et façon qu’ils soi[ent …]. Et sera aussy re[…] ausquelles est […] porte, avec bonne […] de moislon et pla[…] les potteaux et […] avec un enduit par […] ausquelles dites glacieres […] fourny par l’entrepreneur […] les chevrons et pailles […] manquer aux combles […] mesme la ferrure des […] au cas qu’il y manque […] quelque chose, en sorte qu[‘elles] soient rendues faites [et] parfaites, la clef à la ma[in], moyennant le prix et somme, pour chacune des deux glacieres [dont] l’entrepreneur aura proffit […] moislons qui les revestissent […] cent livres, et pour les deux autres [pour lesque]lles ledit entrepreneur fournira [les] materiaux, en faisant resservir […] pareillement aux deux autres [cy dess]us mentionnées tous les [che]vrons et la paille qui sera assez […] pour cet effect, en fournissant [ce qu]i manquera de l’un et de l’autre [don]t la qualité ne sera pas bonne [à] raison de six cent livres pour [ch]acune desdites glacieres, faisant pour les quatre ensemble la somme de deux mil deux cent livres, cy 2200 l.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, fut present Robert Dubray, maistre masson des Bastiments du Roy demeurant aud. Saint Germain, lequel apres avoir pris communiquation à son loisir et que lecture luy a [esté faite] du devis des autres parts es[cript] qu’il a dit avoir bien entendu […] s’est par ces presentes obli[gé envers] Sa Majesté, ce acc[eptant par messire] François Mich[el Le Tellier], marquis de Louvoy[s et de] Courtanvaux, ministre [et secrétaire] d’Estat, surintendant et [ordonnateur] general des Bastiments [de Sa Majesté], arts et manufactures d[e France], de bien et deuement faire [et parfaire] tous et chauns les [ouvrages] de massonnerie, limousi[nerie et] transports des terres de[sd.] glacieres et autres mentio[nnées] aud. devis, et suivant et conf[ormément] à icelluy, le tout moyennant [le prix] de deux mil deux cent livres [que] mondit seigneur aud. [nom a promis] de faire bailler et payer [aud.] Dubray audit nom p[ar les] tresoriers generaux des [Batiments] de Sa Majesté au fur et à [mesure] que lesdits ouvrages s’avanceront. Eslizant ledit Dubray son domicille [irrévoc]able en sa demeure audit Saint [Germain], auquel lieu, nonobstant &amp;c. [Promettant.] Obligeant. Renonçant. Fait et [passé] aud. Saint Germain, [prese]nce maistre Charles Vieillard, [proc]ureur aud. Saint Germain et Josepg [Rea]lier, bourgeois dud. lieu, y demeurant, [tesm]oins, l’an mil six cent quatre vingt huit, le seize febvrier, et ont signé<lb/>R. Dubray, Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Glacières</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la restauration de l’entrée du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">51</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 172</unitid>
                <unitdate normal="1688/1688" encodinganalog="3.1.3">13 mars 1688</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Devis des ouvrages de massonnerie à faire pour le restablissement de la principalle porte du chasteau neuf de Sainct Germain en Laye qu’il doibt faire comme il ensuit pendant la presente année 1688<lb/>Premierement<lb/>Sera fait des balustrades a[utour de la] terrasse du dessus de laditte p[orte …] d’apuis des formes et façons de [celles qui y sont], dont les balustres seront de pierre [de Saint] Leu et les appuys de pierre du bas li[ais de] Montesson, et sera fait les socles aux […] du dessous des balustrades  ou […] et ceux qui pouront resservir se[ront] blanchis, moyennant le prix et so[mme de …] huit livres par chacune thoise courante.<lb/>Il sera fait des corniches en la place de [ceux] qui ont manqué au pourtour du dedans et dehors de lad. porte de pareil proffil de ceux qui y sont presentement, lesquelles aur[ont neu]f à douze pouces de portée dans le corps du mur [avec] la saillye qui sera pareille et se raco[rdera] aux anciennes, qui seront de pierre de Saint Leu, moyennant le prix et somme de douze livres dix sols pour chacune thoise courante.<lb/>Il sera fait les cimezes necessaires pour poser aud. dessus desd. corniches en la place de celles qui ont manqué, de pareil proffil des anciennes et de neuf à douze pouces de portée dans le corps du mur, lesquelles seront de pierre dure du bon banc de Montesson, moyennant le prix et somme de huit livres pour chacune thoise courante.<lb/>Il sera desmolly le pavé dans toute la superficie de la terrasse au dessus de lad. porte pour y faire une aire avec bonne chaux et cimant, et ensuite les reposer par dessus bien coullé et fiché avec pareil mortier comme dit est à chaux et cimant, en fournissant par l’entrepreneur toutes les pierres qui ne se trouveront pas bonnes, qui seront du meilleur banc dure de la pierre de Montesson qui ne seront pas au dessous de trois pouces d’epaisseur, moyennant le prix et somme de six livres pour chacune thoise carrée.<lb/>Il sera restably tous les murs de face et dedans de lad. porte, à prendre par le dehors de la court au coing des deux pavillons qui joignent lesd. deux murs de closture, et par le dedans de lad. court depuis l’encoigneure desd. deux pavillons jusques et compris lad. porte, où il sera fait tous les inscrusta[m]ents necessaires de pierre dure et de pierre tendre, qui auront neuf à douze pouces d’equiere au moins, où il sera fait pareillement en tous led. dedans et dehors de lad. porte, mesme aux murs de face desd. pavillons tous les restablissements de briques necessaires pour l’entiere perfection de tous les façades [et] dessous de voutes à faire aud. […] voutes, en ostant par l’entrepreneur toutes les pierres où il sera necessaire […] incrustrements pour y poser […] voudra y remplacer […] bon mortier bien coullé et […] fait par led. entrepreneur […] necessaires pour que toute la p[ierre …], mesme les colonnes, soient toute [de la] mesme coulleur, sans qu’il y parr[aisse…], moyennant le prix et somme de […] livres de marché en blocq pour […] les restablissements qui seront n[ecessaires] au pourtour du dedans et dehors [de lad.] porte ainsy qu’il est cy dessus enployé.<lb/>Il sera restably le ceintre de la voute qui est au droit du passage du costé [vers] la court, de Saint Leu de l’espaisseur q[ui y est] presentement, moyennant le prix et somme de cent dix livres de marché en blocq pour la rendre faite et parfaitte.<lb/>Il sera restably les six ceintres [des] deux costez de la porte, de pareille pierre de Saint Leu, où il sera observé l’espaisseur qui y est presentement, lesquelles seront posées en bonne liaison et bien coullée et fichée avec bon mortier, moyennant le prix et somme de cent vingt huit livres pour faire tout ledit restablissement. Le tout bien et deuement fait au dire d’experts et gens à ce connoissans et qui seront nommez par monseigneur le surintendant, et rendra led. entrepeneur place nette de tous les gravois.<lb/>Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaires gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye, soubzsigné, fut present Jean Delarue, maistre masson à Saint Germain en Laye, y demeurant, lequel apres avoir pris communiquation à son loisir et que lecture luy a esté faitte par le nottaire soubzsigné et tesmoins cy apres nommez, du devis cy dessus et des autres parts escrit, qu’il a dit bien scavoir et entendre, vollontairement s’est par ces presentes obligé envers Sa Majesté, ce acceptant pour elle par haut et puissant seigneur messire François Michel Le Tellier, mar[quis] de Louvoys et de Cour[tanvault, ministre] et secretaire d’Estat, [surintendant] et ordonnateur general des [Bastiments] de Sa Majesté, arts et [manufactures] de France, de bien et deu[ment faire] et parfaire tous et chacuns [les ouvrages] de massonnerie mentionnez [dans le] devis suivant et conformement [à] icelluy et moyennant les p[rix], charges, clauses et conditions [y] contenues, le tout que mond. seigneur le surintendant p[romet] de faire bailler et payer [aud.] Delarue au fur et à mesure qu’il avancera lesdits ouvrages par le sieur tresorier general des Bastiments de Sa Majesté. Et [a esleu] led. Delarue son domicille [en] sa demeure audit Saint Germain, auquel lieu nonobstant &amp;c. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé à Versailles presence maitre Charles Vieillard, procureur à Saint Germain, et Joseph Realier, clerc, tesmoins, l’an mil six cents quatre vingt huit, le treize mars, et ont signé.<lb/>Jean Delarue<lb/>Le Tellier<lb/>Bealier, Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour le gros fer de la basse-cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">52</unitid>
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                <unitdate normal="1688/1688" encodinganalog="3.1.3">14 février 1688</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Devis des ouvrages de [gros] fer et ferrure qu’il convient faire [pour les] nouveaux bastimens que Sa M[ajesté veut] faire à Saint Germain en L[aye …] dans la presente année [mil six cent quatre] vingt huit.<lb/>Premierement<lb/>Tous les gros fers pour les […] croisées de cinq pieds de longueur [et de] quinze lignes de grosseur, les […] ancres seront de quatorze li[gnes de grosseur], les manteaux de cheminée […] seront de treize à quatorze [… de] gros, les tirants seront de tr[…] de large et six lignes de […], les manteaux des hottes d[esd.] cheminées et faux manteaux se[ront] de dix neuf à vingt lignes de g[ros], les barres pour supporter les[d.] hottes seront de fer plat de […] pouces de large et six lignes d’ep[aisseur], les barres de pottagers seront […] de deux pouces de large et six lignes de gros, celles des astres des cheminées seront aussy de pareille grosseur, les barres de contrecoeur de cheminée seront de dix huit à dix neuf pouces de gros, les barres de tremy seront de deux pouces et demy à trois pouces de large sur sept lignes d’epaisseur, les […] et godets seront de vingt lignes de large sur huit à neuf lignes d’epaisseur, les plattes bandes, arpons, tirants et estriers seront de vingt deux à vingt trois lignes de large sur six lignes d’epaisseur, tous lesquels fers seront fournis et posez en place, y compris les barres de soeuil, à raison de dix livres dix sols le cent pezant, cy 10 l. 10 s.<lb/>Les boullons seront faits des longueurs et grosseurs qu’en donneront les charpentiers, lesquels seront livrez et mis en œuvre au prix et à raison de unze livres dix sols, cy 11 l. 10 s.<lb/>Les barreaux qui serviront de grilles aux croisées seront de douze lignes de gros, et les traverses de quatorze lignes aussy de gros, lesquelles seront livrées et mis en place pour le prix et à raison de unze livres dix sols le cent, cy [11 l. 10 s.]<lb/>Les barreaux de fer de […, si] aucuns s’en employe, seront [de …] lignes, et les traverses de do[uze lignes de] gros, lesquels seront fournis po[ur le prix] de treize livres le cent pe[sant, cy 13 l.]<lb/>Les treillages de fer […] pouce de gros, sy aucuns s’en [emploie], seront fournis suivant le [modele] qui en sera donné pour le p[rix et à] raison de douze livres d[ix sols], cy [13 l. 10 s.]<lb/>Les rechaux qui seront necess[aires, de] neuf à dix pouces de diame[tre, peseront de] trente cinq à quarente livres, [les] moyens rechaux de six à sept [pouces] de diamettre pezeront vingt à v[ingt] cinq livres, et les autres rechaux p[lus] grands ou plus petits pezeront […] de ceux cy dessus, lesquels [seront] livrez et fournis à pied d’œ[uvre] pour le prix et à raison de douze livres dix sols le cent pezant, cy 12 l. [10 s.]<lb/>Les crochets à chesneaux et les gasches à tuyaux de descentes seront de petit fer plat commun de deux pouces de large sur six lignes d’epaisseur, lesquels seront livrez et mis en place, y compris les faucons de fer fendu pour le prix et à raison de unze livres dix sols le cent pezant, cy 11 l. 10 s.<lb/>Les crochets à bavettes, crochets à chesneaux, chevilles de toutes longueurs, dents de loup et les clouds pour attacher les fers cy dessus seront fournis aveq les tiges de clouds de charettes, à raison de douze livres dix sols le cent pezant, cy 12 l. 10 s.<lb/>Tous les clouds legers depuis quatre jusques à vingt quatre seront livrez au magazin pour le prix et à raison de dix huit livres quinze sols, cy 18 l. 15 s.<lb/>Toutes les pattes communes depuis deux pouces jusques à six pouces seront livrez suivant les modelles qui en seront donnez pour le prix et à raison de deux livres le cent de compte, cy 2 l.<lb/>Les pattes de toutes sortes de sujections au dessus de six pouces de longueur devant pezer vingt cinq livres seront livrez suivant les modelles qui en seront donnez pour le prix et à raison de six livres dix sols le cent de compte, cy VI l. 10 s.<lb/>Tous les vieux fers appartenans [au Roy] qui seront livrez à l’entrepreneur [lui] seront vendus moyennant [le prix] de sept livres le cent pezant, […] augmentant quatre livres […] cent, en consideration […] suivant ce que mons[eigneur le] surintenant a reglé.<lb/>Tous lesquels fers seront [mis] en œuvre par le serrurier […] qu’ils sont desnommez sur […] devis sans que ledit […] augemnter ny diminuer les […] et grosseur d’iceux sans […] exprez de mondit seigneur […] et sera obligé de faire […] dilligence que mondit seigneur […] de luy.<lb/>Par devant Louis Gui[llon de] Fonteny, nottaire gardenottes [du Roi] à Saint Germain en Laye soubz signé, fut present Joseph Rouillé, serrurier des Batimens du Roy demeurant en ce lieu de Saint Germain en Laye, lequel, apres avoir pris communicquation [à son] loisir et que lecture luy a presentement [eté faite] par led. notaire soubzsigné, presens [les tesmoi]ns cy dessous nommez, du devis [des aut]res parts escrit, qu’il a dit [bien] savoir et entendre, vollontairement [a prom]is et s’est obligé au Roy, [ce ac]ceptant pour Sa Majesté messire [Fra]nçois Michel Le Tellier, chevallier, marquis de Louvoys et de Courtanvaux, ministre et secretaire d’Estat, surintendant et ordonnateur general des Bastiments et jardins de Sa Majesté, arts et manufactures de France, de bien et deuement faire et parfaire tous et chacuns les ouvrages de ferrure et gros fer mentionnez audit devis et ce moyennant les prix, charges, clauses et conditions portées par icelluy, qui sera executté sellon sa forme et teneur, le tout que mondit seigneur le surintendant promet de faire bailler et payer audit entrepreneur au fur et à mesure qu’il avancera lesd. ouvrages par le sieur tresorier ge[neral des] Bastiments du Roy, et [pour l’execution] des presentes led. Rouillé a esleu [son domicile irrevocable] aud. Saint Germain en sa [demeure], auquel lieu, nonobstant &amp;c. [Promettant. Obligeant.] Renonçant. Fait et passé [aud. Saint Germain], presence de maistre Charles [Vieillard] et Joseph Realier, bourgeois, [demeurant] en ce lieu, tesmoins, l’[an mil six cens] quatre vingt huit, le [dix mai], et ont signé.<lb/>Le Tellier<lb/>Rouillé, Realier<lb/>Vieillard, Guillon de Fonteny »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Basse-cour</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 274.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour les ouvrages de plâtre et de brique de la basse-cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">53</unitid>
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                <unitdate normal="1688/1688" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1688</unitdate>
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                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvrages [de platre et] bricq qu’il convient faire […] que le Roy fait faire pour la ba[sse cour de] Saint Germain en Laye la presen[te année mil] six cent quatre vingt huit<lb/>Premierement, les clouds qui seront […] à clouer les lattres des lambrys […] dans lesdits bastiments seront […] longueur en leurs tiges, non compris […].<lb/>Toutes les lattes qui seront empl[oyées auxd.] ouvrages seront bonnes lattes de […] chesnes sans obiers.<lb/>Celles des lattes qui seront empl[oyées] aux lambris seront espassez de deux [pouces …] lignes de distance les unes des [autres], posées en chevaucheures et liaisons [de la] moitié de leurs longueurs ou environ, les [unes] entre les autres, et toutes bien clouées et […] chacune de deux clous à chacun chev[ron,] poteaux ou sollives contre lesquelles [elles] seront posées.<lb/>Celles qui seront employées au reco[uvrement] des pans de bois ou cloisons seront [espacées] au plus de quatre pouces de distance les [unes] des autres, posées comme cy dessus [en] chevaucheures et liaisons de la moi[tié] de leurs longueurs ou environ, les unes [entre] les autres, et toutes bien clouées, chacune de deux clouds des longueurs cy dessus à [chacun] potteau, sollives ou autres bois contre [lesquels] elles seront posées.<lb/>[Pr]emierement, sera fait tous les [en]duitsde plastres tant de murs de [re]fant que des murs de face par dedans du[dit] bastiment, à la reserve que la pointe desdits murs de refant qui seront dans les greniers ne seront que crespis des deux costez.<lb/>Seront faits tous les tuyaux et manteaux de cheminées qu’il conviendra faire dans lesdits bastiments des largeurs de faces et ouvertures et aux endroits qui seront marquez par les plans. Lesd. tuyaux seront eslevez à plomb les uns au devant des autres, et iceux construits de bricq de bonne qualité, proprement posez sur leur plat en bonnes liaisons de la moitié de leurs longueurs ou environ, les uns sur les autres, et joins au juste avec bon mortier.<lb/>Lesdits tuyaux seront comme dit est construits de bricq depuis le dessus des fermetures de pierre des manteaux de cheminées jusques et compris le[urs] fermetures, et iceux ornez […] corniches de mesme qu’aux souches [des cheminées] du chasteau.<lb/>Seront faits les contrecoeurs […] manteaux de cheminée […] qualitez cy dessus bien proprem[ent …] en bonnes liaisons de mortier […] longueur ou environ, les unes entre [les] autres, et bien proprement massonné […] au juste avec moriter des qualitez […] sans decouvrement d’aucuns […] ny enduis sur icelles.<lb/>Seront faits les planchers des estages au dessus des estages du rez de chau[ssée] sur lattes faittes sur les sollives [desd.] planchers, des qualitez et aux espa[cements], formes et fassons cy dessus declarrées pour ceux des lambris, sur lesquelles lattes lesd. planchers seront hourdez de trois pouces d’espaisseur ou environ avec plastres et plastras ou de pierre tendre bien massonnées avec […] plastre coullé entre iceux, et le tout […] dressé et arazé de niveau par-dessus [pret à] recevoir le carreau. Le tout à la reserve [de] ceux desd. planchers que l’on desirera [plan]queter, auquel cas il sera fait sur les [dessu]sd. Lattis les scellements de lambourdes necessaires pour lesd. parqués. Et encore à la reserve des planchers des greniers, lesquelles ne seront point carlées mais simplement enduits par dessus.<lb/>Sera faitte la massonnerye des cloisons qu’il conviendra faire dans lesd. bastiments, lesquelles seront hourdez entre les potteaux avec plastres et plastras et lattis ou recouverts d’un ou des des deux costez suivant qu’il en sera ordonné par monsieur le surintendant des bastiments du Roy avec lattes des qualitez, espaces et façons cy dessus declarées, bien recouvertes et enduites de plastre par dessus.<lb/>Seront tous les lambris qu’il conviendra faire dans lesd. bastiments, tant dans les combles que sous les planchers et pour les cloisons, creusés sy aucunes sont ordonnées estre faittes, le tout avec lattis des qualitez, espaces et façons cy dessus declarées, lesd. lattis bien recouverts de plastre, et lesd. [recouvrements] proprement enduits de plastre […].<lb/>Seront faits les escalliers […] faire dans lesd. bastiments […] desquelles seront contruittes […] clouez contre le dessous […] et solliveaux des palliers des […] et façons cy dessus declarées […] des lambris, lesd. lattis bien [recouverts] de plastre, et led. recouvrement [proprement] enduits de plastre par dessus […] lambris, le corps desd. marches […] sera hourdé de plastre et plas[tras …] sur les susd. lattis pour recevoir […].<lb/>Tous les susdits ouvrages cy [dessus] seront bien et deuement faits par [Jacques de Gouey et] Thomas Quenet, massons associés, [au] gré de monsieur le controolleur, […] personnes proposées pour avoir la […] sur lesd. ouvrages, et sera tenu de fo[urnir] pour faire lesd. ouvrgaes de pla[tre], scavoir de fournir les plattres, clouds, lattes et des sceaux pour porter l’eau, manequins, ballets, et monterons tous plastre, plastras ou escals et […] aux endroitz qu’ils sont parfais dans le chantier aux endroitz les plus proches, et aussy monteront l’eau et l’iront querir à [la f]ontaine. A l’esgard du brictage, il leur […] monté la bricque et mortier sur les [plan]chers et fourniront de peynes pour [y emp]loyer et de manœuvres pour luy […]. Et nous Maziere et Bergeron promettons de leur payer les prix, [sa]voir la thoise d’ouvrages de plastre […] quatre livres cinq sols, toisé aux uz et coustume de Paris sans aucune augmentation au sujet du lattis, et cinquante solz la toise carrée de brictage tant de langette, de tuyaux et manteaux de cheminée que souches hors des combles, sans toiser aucunes saillyes de plintes, corniches, cors ny ariere cors. Et lesd. prix leur seront payez au feur et à mesure qu’ils feront lesd. ouvrages.<lb/>Aujourd’huy sont comparus par devant le notaire royal de Saint Germain en Laye soubzsigné Jacques de Gouey et Thomas Quenet, massons demeurans à Versailles, estans de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye, lesquels ont promis et se sont obligez sollidairement, l’un pour l’autre, un d’eux seul pour le tout, aux renonciations requises, envers les sieurs Jacques [Maziere] et Pierre Bergeron, entre[preneurs des] Bastiments du Roy, ce acc[eptant par] led. sieur Bergeron, à ce [present, de faire tous et] chacuns les ouvrages de p[lastre] et bricq mentionnez au devis [des] autres parts escrit, duquel [apres] en avoir pris communiquation à leur [loisir, ils ont dit] icelluy bien scavoir et entendre, et […] ont promis sollidairement comme dit est […] executer sellon sa forme et teneur. […] moyennant lesd. prix, charges et conditions portées aud. [devis], lesquels prix led. sieur Bergeron, se faisant fort dud. sieur Mazieres par lequel il promet faire ratiffier le present soubz son signé, […] et s’oblige bailler et payer ausd. en[trepreneurs] au fur et à mesure qu’ils fairont lesd. ou[vrages]. Eslizant leur domicilles, scavoir led. sieur Bergeron en la maison où il est demeurant prez le [jeu] de paume de ce lieu et lesd. ent[repreneurs] en la maison où est pour enseigne Saint […] prez la parroisse, ausquelz lieux […]. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Saint Germain, en l’estude du notaire soubzsigné, presence Joseph Realier et maistre Nicolas Daniel […], demeurant en ce lieu, tesmoins, l’an mil six cent quattre [vingt] huit, le vingt huit juillet, et ont signé.<lb/>Thomas Quemay, Degouiez, Bergeron<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Basse-cour</geogname>
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                <p>Document endommagé.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 274.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour fourniture au roi d’Angleterre de viandes, poissons et graisses à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">54</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 173</unitid>
                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">15 février 1689</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy demeurant à Saint Germain en Laye soubzsigné, fut present en sa personne Jean Baptiste Carreau, marchand fruitier oranger à Paris, y demeurant au cimetiere Saint Jehan, parroisse Saint Gervais, lequel a promis et s’est obligé par les presentes envers Sa Majesté bretanique, ce acceptant par Milor Waldegrave, estant de present audit Saint Germain, de fournir et livrer, tant que Sadite Majesté sera en France, toutte la viande de boucherie, tant bœuf, veau que mouton, ensemble toutte la volaille et gibier qui sera necessaire et que l’on aura besoing, avecq tout le poisson d’eau douce, frais et sallé, et marée, le tout pour la table de Sa Majesté et de sa maison. Et encore s’oblige ledit Careau de fournir les graisses, boeures, saindoux, lart, jambons, huilles et œufs qu’il conviendra, à commancer ladite fourniture de ce jourd’huy moyennant, savoir pour chacune livre de viande de beuf, veau et mouton quatre sols neuf deniers, pour chacune piece de volaille et gibiés ainsy qu’elles sont servies par le pourveoieur du Roy de France vingt trois sols, le poisson d’eau douce et marée, graisses, boeures, saindoux, jambons et œufs à six deniers [pour] sols meilleur marché que l’on sert pour le Roy de France, lesquelles [sommes] Milor Waldegrave promet [faire payer] audit Careau de quinzaine en quinzaine suivant le [mémoire qui lui] sera fourny. Pour seureté [duquel] marché et fourniture de tout [le contenu] en iceluy est intervenu et fu[t pre]sent Crixtophle Carreau, mai[stre ro]tisseur à Paris, y demeurant rue des […], parroisse Saint Sulpice, estant de present [aud. Saint] Germain, lequel s’est rendu [caution], respondant pour ledit Jean B[aptiste] Carreau, son frere, sollidairement, [un] seul pour le tout, sans division ni discution, à quoy il renonce, […] soubmet ainsy que son dit frere, […] de deffault de fourniture, de payer [tous] despens, dommages et interetz, et [seront] renus sollidairement à payer le […] que l’on pouroit faire à la folle enchere. [Led.] Jean Baptiste Careau eslizant leur d[omicile] en lad. ville de Paris en la maison dud. Jean Baptiste Careau. Promettant. Obligeant sollidairement. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain au vieil chasteau, presens [Pierre] Aufroy et Charles Vieillard, bourgeois, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingtz neuf, le quinziesme jour de febvrier, et ont signés.<lb/>Waldegrave<lb/>Carreau<lb/>Auffroy<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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              <controlaccess>
                <name role="subject">Jacques III</name>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
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              <phystech encodinganalog="3.4.3">
                <p>Document endommagé.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour fourniture à la reine d’Angleterre de foins, pailles et avoines à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">55</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 173</unitid>
                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">29 septembre 1689</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, nottaire et gardenotte du Roy à Saint Germain en Laye soussigné, fut present Louis Paulin, marchand demeurant audit Saint Germain, lequel c’est par ces presentes obligé envers la Reyne Sa Majesté britannique, de present aud. Saint Germain, ce acceptant par Milore Waldegrave, de fournir et livrer pour les chevaux de Sa Majesté britannique tous les foins, pailles et avoynes, à commencer à livrer lesd. foins, pailles et avoynes au premier jour d’octobre prochain jusques au premier avril prochain venant, la botte duquel foin, bon, loyal et marchand sera pesant de dix à unze livres, chacune botte de paille de neuf à dix livres pesant, à l’egard de l’avoyne le septier sera composé de vingt un boisseau mesure de Saint Germain, lesd. pailles et avoynes aussy, le tout bon, loyal et marchand, le tout que led. Paulin fournira aud. Saint Germain, rendu dans les greniers des ecuries, et neanmoins la livraison de l’avoyne sera faite et reception d’icelle dans le magasin dud. Paulin aud. Saint Germain. Quant au foin et à la paille, la livraison et reception en sera faite à la descharge ausd. greniers aud. Saint Germain. Lesd. foins et pailles seront composez chacun de cent quatre pour cent. Ce marché fait moyennant et à raison, scavoir pour chacun cent de foin dix sept livres et quinze sols, pour chacun cent de paille neuf livres, et pour chacun septier d’avoyne de vingt un boisseau sept livres dix sols, le tout fourny et livre comme il est dit cy dessus. Lesquels prix led. Milore Waldragrave promet payer aud. Paulin de mois en mois, et en cas que led. Paulin ne fournisse ponctuellement ce que dessus selon les ordres qui luy en seront donnez, et le tout bon, loyal et marchand comme il est cy dessus expliqué, sera permis aud. Milore Waldegrave d’en faire prendre où bon luy semblera à ces frais et despens, risques, perils et fortunes. Promettant. Obligeant chacun en droit soy. Renonçant. Fait et passé aud. Sainct Germain en Laye, au vieil chasteau dud. Saint Germain, en l’apartement dud. milore, presence de Lauran Antoine et de Thomas Montaudouin, demeurant audit Saint Germain, tesmoins, l’année mil six cens quatre vingts neuf, le vingt neuf septembre avant midy, et ont signé.<lb/>Waldegrave, Antoine<lb/>Paulin<lb/>Montaudouin<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Consentement pour la réunion à la justice de Saint-Germain-en-Laye de celle du prieuré du lieu</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">56</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 175</unitid>
                <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1691</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubsigné, presens les tesmoins cy apres nommez, fut present en sa personne messire François de Converset, prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé dud. Saint Germain, y demeurant, lequel vollontairement a consenti, consent et accorde que la haute, moyenne et basse justice, ensemble la seigneurie directe et le droit de four à ban appartenans aud. prieur dud. Saint Germain, avec tous les drois generallement despendans de laditte justice et seigneurie directe, sans en rien exepter ny reserver, demeurent reunis à la seigneurie et prevosté dud. Saint Germain en Laye appartenans à Sa Majesté pour ne plus faire à l’advenir q’une seulle et mesme justice et seigneurie directe, suivant et conformement à l’arrest du conseil d’Etat de Sa Majesté du dix huict decembre mil six cens quatre vingt dix, portant qu’en contr’eschange Sa Majesté, voullant favorablement traitter ledit prieur de Saint Germain et ses successeurs, qu’il leur sera payé à perpetuité, de quartier en quartier, par chacun an, soubz les quittances dud. prieur, la somme de deux mil livres de rente à prendre sur les fiefs et aumosnes de la recepte generalle de Paris, à commencer la jouissance de lad. rente du premier janvier de l’année derniere mil six cens quatre vingt dix, duquel jour la jouissance des drois, fruits et revenus de lad. justice, seigneurie directe et dict four à ban appartiendront à Sa Majesté, de laquelle somme de deux mil livres de rente il sera fait un fond dans l’estat de la recepte generalle de Paris, au chpaitre des fiefs et aumosnes. Et en consequence, Sa Majesté auroit ordonné que, dans led. estat pour la presente année mil six cens quatre vingts unze, il seroit fait fonds de lad. somme de deux mil livres pour le payement de l’année d’arrerages de lad. rente qui eschera au dernier jour de decembre aud. an MVIc quatre vingt unze, et par doublement de pareille somme de deux mil livres pour le payement de l’année d’arrerages de lad. rente escheante au dernier decembre de lad. année mil six cens quatre vingts dix, ainsy que le contient led. arrest portant led. escheange que led. sieur prieur a accepté tant pour luy que pour ses successeurs prieurs, comme estant adventageux aud. prieuré dud. Saint Germain, dont icelluy sieur prieur remercy tres humblement Sa Majesté, consent et accorde que touttes lettres à ce necessaires soient expediées, signées et scellées et deslivrées et enregistrées où besoing sera. A l’effect de duqoy led. sieur prieur constitue son procureur le porteur des presentes, auquel il donne pouvoir de faire tout ce qu’il appartient et d’en requerir acte. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé aud. Saint Germain, en la maison où est logé led. sieur prieur, presens messire Jacques Gramond, ancien procureur aud. Saint Germain, et Pierre Payon, bourgeois, demeurans aud. Saint Germain, tesmoins, l’an mil six cens quatre vingts unze, le dix huictiesme jour de janvier avant midy, et ont signé.<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Gramond<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Testament de Pelegrine Tourine, femme de chambre de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">57</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 179</unitid>
                <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1694</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Louis Guillon de Fonteny, notaire et gardenottes du Roy à Saint Germain en Laye soubzsigné, presens les tesmoings cy apres nommez, fut presente en sa personne dame Pelegrine Tourine, fille majeure, femme de chambre de la Reyne d’Angleterre, estant de present aud. Saint Germain, en un appartement au vieil chasteau au dessoubs de l’apartement de la Reyne, gisante au lit, malade, touttesfois seine d’esprit, mémoire et entendement ainsy qu’il est apparu aud. notaire et tesmoings par ses parolles, gestes et mainctien, laquelle considerant qu’il n’y a rien de plus certain que la mort ny de sy incertain que l’heure d’icelle, ne desirant decedder sans declarer sa dernier vollonté, a par ces presentes fait, dicté et nommé de mot à mot aud. notaire, presens les tesmoings cy apres nommez, le present son testament et ordonnance de derniere vollonté ainsy qu’il ensuit.<lb/>Premierement, comme bonne crestienne a recommandé son ame à Dieu, suppliant Sa Divine Majesté recevoir son ame en son paradis apres son deceds.<lb/>Item veult et entend son corps estant mort estre enterré et inhumé en l’esglise parroissialle dud. Saint Germain.<lb/>Item veult et entend que, incontinant apres son deceds, qu’il soit dit cinq cens messes basses et requiem pour le repos de son ame.<lb/>Item donne et legue à Jeanne Tourine, sa sœur, vefve de Marc Anthoine Rochy, quatre cens escus, monnoye de Modenne, à une fois payer et qui retourneront apres le deceds de sad. sœur à ses filles.<lb/>Item donne et legue à Pudence Tourine, sa niepce, aussy la somme de quatre cens escus, monnoye de Modenne, à une fois payer.<lb/>Et à l’esgard du surplus de tous ses biens meubles et immeubles, à quoy ils puissent monter et valoir qui se trouveront en Italie, en Angleterre, aud. Saint Germain et partout ailleurs, sans reserve, lad. dame Tourine testatrice les donne et legue entierement à Joseph, Mates, Estienne et Dominique Tourine, ses quatre nepveux, enfans de deffunt Dominique Tourine, et de sa premiere et seconde femme, pour estre tous lesd. biens partagez esgallement entr’eux quatre à l’amiable et sans contestation.<lb/>Et pour executer et accomplir le present testament, iceluy augmenter plustost que diminuer, lad. dame Tourine testatrice a nommé la personne de madame la comtesse d’Alncon, la prie d’en prendre la peine s’il luy plaist, revoquant par ladite dame Tourine, testatrice, tous autres testamens et codivils qu’elle pouroit avoir faitz avant le present. Ce fut ainsy fait dicte et nommé de mot à mot par led. dame Tourine testatrice aud. notaire, presens les tesmoings et à icelle dame Tourine, testatrice leu et releu par led. notaire, presens iceux tesmoings qu’elle a dit bien entendre et estre son vray testament et ordonnance de derniere vollonté qu’elle veult estre executté comme sa derniere vollonté aud. Saint Germain en son dit appartement, presens messire Pellerin Ronchy, aumosnier de la Reyne d’Angleterre, et de messire Charles Molza, comte italien, estans de present aud. Saint Germain à la suitte du Roy et de la Reyne d’Angleterre, tesmoings, l’an mil six cens quatre vingts quatorze, le vingt deuxiesme jour de septembre apres midy, et ont signé, fors lad. dame Tourine, testatrice, qui a declaré ne scavoir escrire ne signer de ce interpellée.<lb/>Pelerin Ronchi, aumosnier de la Reine d’Angleterre<lb/>Charle Molza<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire après décès de Guillaume Waldegrave, premier médecin du roi d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">58</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 186</unitid>
                <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1701</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>L’inventaire après décès d’Elizabeth Rouchy, veuve de Guillaume de Waldegrave fut commencé le 11 juin 1706 en « son apartement au vieil chasteau dudit Saint Germain ayant son issue et veue sur le parterre qui en déppend » (Archives départementales des Yvelines, 3 E 37 191).</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an mil sept cent un, le mardy douziesme jour de juillet, huit heures du matin, à la requeste de dame Elizabeth Rouchy, veufve de deffunct Guillaume de Waldegrave, chevallier, premier médecin ordinaire de Sa Majesté britanique, habille à se porter créancière et donnataire naturelle dud. deffunct sieur de Waldegrave, son mary, [ou à] y renoncer [si] il y eschet, en la présence de messire Claude Le Grand, conseiller du Roy et son procureur en la prévosté de Saint Germain en Laye, pour l’absence des présomptifs héritiers dud. deffunt sieur de Waldegrave et de tous autres qu’il appartiendra, par Louis Guillon de Fonteny, nottaire gardenotte du Roy aud. Saint Germain soussigné, a esté fait bon et fidel inventaire et description de tous et chacuns les biens meubles, ustancilz d'’ostel, argent monnoyé et non monnoyé, titres, papiers et enseignemens estans de la communauté dud. deffunt sieur de Waldegrave et de lad. dame Rouchy, sa veuve, par elle mis en evidance, montrez et enseignez en l’appartement où est deceddé led. sieur de Waldegrave au vieil château dud. Saint Germain, après serment par elle fait de n’avoir caché ny detourné aucune chose des biens de lad. communauté, lesquelz meubles et ustancilz ont esté prisez et estimez à leur juste valleur et sans crue par Antoine Goille, huissier à cheval au Châtelet de Paris, priseur et vendeur de biens meubles à Saint Germain, avecq Georges de Georges, marchand tapisserie demeurant aud. Saint Germain, pour ce mandé du consentement desd. partyes esd. noms, le tout aux protestations faites par lad. dame veuve de Waldegrave que cela ne luy puisse nuire ny préjudicier en fasson quelconque, comme pareillement par led. sieur procureur du Roy pour les présomptifs héritiers et autres personnes qu’il appartiendra, en présence de Pierre Racine, maitre barbier chirurgien, et de maitre Charles Vieillard, procureur en ce lieu, demeurans aud. Saint Germain, tesmoins, auquel inventaire a esté proceddé ainsi qu’il ensuit.<lb/>Premièrement, dans l’office dud. appartement, s’est trouvé deux lechfrittes et une broche de fert prisez et estimez ensemble à trente sols, cy XXX s.<lb/>Item une fontaine garnie de son couvercle et cabinet, une cuvette, une marmitte garnie aussy de son couvercle, une autre marmitte, une petitte casserolle à piedz de fert, une casserolle à queue et une autre grande casserolle ronde, le tout de cuivre rouge, prisé et estimé à la somme de quarente six livres, cy XLVI l.<lb/>Item une chaudière, une poesle, une passoire et deux reschaulx, le tout de cuivre jeaulne, prisé et estimé avecq une escumoire de pareil cuivre douze livres, cy XII l.<lb/>Item un petit coquenard, une caffetière et une tourtière aveq son couvercle, le tout aussy de cuivre rouge, prisé et estimé l’ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item quatre caffetières, deux couvercles à platz et une boeste de fert blanc prisé et estimé le tout ensemble à vingt solz, cy XX s.<lb/>Item une douzaine de bouteilles de gros verre, une cuvette, une jatte, deux potz, un salladier et un bassin à faire barbe, le tout de fayance, prisé et estimé l’ensemble à quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item en potz, platz, assiettes et autres ustancilles d’estain fin s’est trouvé la quantité de [vide] pezant, prisé et estimé à raison de seize sols six deniers, revenant le tout ensemble à la somme de [vide].<lb/>Item un petit garde manger garny de thoille, un coffre bahu couvert de cuir noir, le tout prisé et estimé à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item dans led. coffre s’est trouvé sept chemises de thoille blanche, six calsons aussy de thoille blanche, un calson de futaine, deux camizolles de layne blanche et une de futaine, un peignoir de thoille blanche, quatre bonnetz de nuit, un de layne blanche et trois de futaine, et un paquet de menu linge à usage d’homme, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante cinq livres, lesquels choses estant dans led. coffre, lad. dame veuve de Waldegrave a declaré qu’ils ont esté donnez par led. deffunt sieur de Waldegrave, son mary, pendant sa maladie à Guillaume Salapierce, son vallet de chambre, pour recompense de ses services, et partant cet article estimé par déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans led. office dud. appartement s’est trouvé deux autres coffres habus couvertz de cuir noir, lesquels coffres, ensemble ce qui ce peut trouver dedans, estans lesd. coffres fermez à clef, lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave a declaré appartenir à la dame douairière de Waldegrave pour luy estre rendus, cy déclaration<lb/>Item dans un petit cabinet attenant led. office, s’est trouvé deux grils et quatre petitte poesles, le tout de fert, prisé et estimé à quarente sols, cy XL s.<lb/>Item dans une des chambres dud. appartement, dans laquelle led. deffunt sieur de Waldegrave est deceddé, lad. dame sa veufve a declaré que le lyt, tapisserie, table, guéridons, chenetz et autres meubles qui y sont appartiennent au Roy, à l’exception de trois tableaux garnis de leurs bordures de bois doré, [savoir] un grand tableau représentant Loth et ses fils de sept piedz de hault sur cinq de large ou environ, et les deux autres qui sont pourtaitz représentant monsieur le duc de Barwick et deffunte madame son espouse, un escran de tapisserie à satin, un fauteuil couvert en velours à ramage descouppé sur une petitte estoffe d’or, dix carreaux, quatre chaises et deux fauteuilz de bois couvertz de paille, deux portières et un rdieau de thoille blanche, une cassette de bois violet couverte de cuivre fassonné avecq son pied, une petitte table de bois noircy couverte de poins couleur violette, vingt volumes de livres de prières et autres de différentes grandeurs, et l’armoire de bois noircy aveq de petitz […] de cuivre fermante à un guichet de fil de laton, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de deux cens quarente huictz livres, cy IIcXLVIII l.<lb/>Item dans lad. cassette s’est trouvé trois bourses de thoille d’or, dix huit médailles de différentes grandeurs et de différends métaux n’y ayant néantmoins aucune d’or, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente cinq livres quinze solz attendu qu’elles pèzent dix onces deux gros d’argent à raison de vingt huit livres le marc, sa juste valleur, et lesd. trois bourses de thoille d’or à huit livres cinq solz, revenant le tout ensemble à la somme de quarante quatre livres, cy XLIII l.<lb/>Et après avoir vacqué jusques à douze heures sonnées, du consentement de lad. dame veufve de Waldegrace et dud. sieur procureur du Roy, l’assignation pour la continuation du présent inventaire a esté continué à ce jourd’huy, deux heures de relevé, et tout ce que dessus inventorié laissé à la garde et possession de lad. dame veuve dud. deffunt sieur de Waldegrace, laquelle s’en est volontairement chargé et promis le tout représenter toutte fois et quantes, et ont signé.<lb/>Isabla Waldegrace, Delagarde<lb/>Le Grand, Geille, De Georges<lb/>J. Van Schuppen, Guillon de Fonteny<lb/>Et led. jour douziesme juillet aud. an mil sept cent un, deux heures de relevée, à la requête de lad. dame veuve dud. deffunt sieur de Waldegrave esd. noms assisté dud. sieur Estienne Delagarde, son procureur, en la présence dud. sieur procureur du Roy et aux protestations respectives faictes par lesd. partyes, par elles répétées, continuant la confection du présent inventaire a esté proceddé ainsy qu’il ensuict.<lb/>Item dans l’antichambre de l’appartement, s’est trouvé six chaises de bois de noyer couvertes de paille et chacune un carreau couvert d’estoffe d’arbre, prisées et estimées ensemble à la somme de quatorze livres, cy XIIII l.<lb/>Item une garniture de cheminée de fayance commune, sept petittes jattes de fayance aussy commune et deux gradins de bois peintz, prisez et estimez le tout ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item une autre garniture de cheminée de Languedoc et quatre petitz potz de fayance à bouquetz, prisez et estimez à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item deux guéridons de bois de rapport et un cabinet de bois de noyer scis sur son chassis à colonnes torces garny de huit tiroirs couverts de deux guichetz, prisez et estimez ensemble à la somme de vingt six livres, cy XXVI l.<lb/>Item dans l’un desd. tirois dud. cabinet s’est trouvé quatre paires de manchettes, une paire d’angageantz et autre moien linge, le tout à usage de femme, prisé et estimé ensemble à quinze sols, cy XV s.<lb/>Item dans un autre tiroir dud. cabinet, s’est trouvé douze mouchoirs d’estofe de thoille de baptiste, tant bons que mauvais, six calsons de thoille d’Holande à usage de femme, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de vingt une livres, cy XXI l.<lb/>Item cinq chemines de thoille d’Holande à usage de femme, prisée et estimé ensemble à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item un petit tablier et sept skinguergard de thoille de mousseline, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de seize livres, cy XVI l.<lb/>Item un autre petit tablier et une cravatte de mousseline, et dix huit petitz mouchoirs de thoille ouvragée, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de neuf livres, cy IX l.<lb/>Item quatre tayes d’orilliers, deux mauvaises camizolles à usage de femme, trois bonnetz piquez et cinq petittes calottes aussy de thoille, cinq paires de bas de fil à estrier et cinq autres paires de bas à pied aussy de fil, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de quinze livres dix sols, cy XV l. X s.<lb/>Item dans un autre tiroir dud. cabinet, s’est trouvé quatre paires d’engageantes, scavoir trois paires à dantelle et une autre unye à fleurs, deux garnitures de teste à usage de femme, une à dantelle et une autre unye, une autre garniture unye brodée, le tout de thoille de mousseline, quatre petitz tours de poignez de manche à dantelle, le tout à usage de femme, prisé et estimé ensemble à la somme de seize livres, cy XVI l.<lb/>Item cinq juppes de thoille d’Holande en partye […], prisé et estimé ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item deux juppons de flanelle blanche, deux autres de […] de cotton tricotté, une autre juppe de thoille d’Holande, […] soye et brodée de soye à fleurs, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item une toillette de thoille de coton garnye des grandes […] sans fond, le tout de lad. thoille de mousseline brodée […] et trois morceaux de pareille mousseline brodée, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de vingt quatre livres, cy XXIIII l.<lb/>Item dans un autre tiroir dud. cabinet, s’est trouvé quatre paires d’engageantes de thoille de mousseline garnyes de petittes franges de fil et une garniture de teste de pareille thoille à usage de femme, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de dix huit livres, cy XVIII l.<lb/>Item une autre garnie de teste et une paire d’engageante de thoille de gaze à usage de femme, deux autres paires d’angageantes et une autre garnie de teste de thoille de mousseline, prisé et estimé ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item trois paires de bas de fil à estrier et quatre garnitures de teste de thoille de baptiste à usage de femme pour la nuit, partye élimée, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Et à l’esgard de la tapisserie faisant le tour de lad. antichambre dud. appartement, d’une table et une portière de drap couleur rouge, lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave a déclaré qu’ilz appartiennent au Roy, pour quoy n’en a esté fait aucune estimation, cy déclaration<lb/>Item dans un cabinet attenant la chambre où led. deffunt sieur de Waldegrave est décéddé, s’est trouvé un porte carreau de bois de noyer couvert d’une toille verte, un paravant de six feuilles de trois piedz et demy de hault d’estamine d’Angleterre, le tout prisé et estimé à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item une petitte armoire à deux guichetz garnis de fil de laton, prisée et estimée à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item dans lad. armoire s’est trouvé trente neuf volumes, partye in quarto, in octavo et in douze, dans lesquels est compris est une bible de Vitré en langue latine en huit volumes, et les autres de médecine et de belles lettres, le tout prisé et estimé à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item un petit lyt à armoire sur lequel est posé l’armoire dans laquelle sont les volumes cy dessus inventoriez, garny d’une petitte piqueure de taffetas d’Angleterre, prisé et estimé à la somme de vingt cinq livres, cy XXV l.<lb/>Item un clavesin scis sur son pied de bois de noyer à colonnes torces, prisé et estimé à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item un thuorbe et un luth prisez et estimez ensemble à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item une paire de pistoletz garnis de leur fourreaux, une autre paire de pistoletz de poches, un sabre à poignée d’agatte garny d’argent et quatre espées à garde de cuivre et poignée de fil d’argent, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item un tapis de table à fleurs et bouquets brodés sur une moire d’argent, prisé et estimé à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item un chandelier de fert poly avecq son porte bougie d’argent, prisez et estimez ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item une petitte table carrée de bois de chesne sur laquelle est un tapis de serge verte, une petitte cassette fermante à clef couverte de papier marbré, deux tablettes de bois de sapin, deux petittes cassettes de bois blanc fermant à clefz, une autre cassette couverte de peau aussy fermante à clef, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item cent soixante volumes de livres de toutte grandeur, la pluspart desquels sont de médecine et les autres sont livres de belles lettres et de musique, prisez et estimez ensemble à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Après lequel inventorié, lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave a déclaré que desd. livres, il en appartient douze au sieur Sihy que led. deffunt a déclaré lui appartenir pendant sa maladie, de laquelle il est deceddé, sans qu’elle scache quelz sont lesd. livres, cy déclaration, cy déclaration<lb/>Item un bassin, un grand plat, deux autres petitz plats, treize assiettes, deux chandeliers, une manchette, un porte manchette, une grande cullier à potage, six autres culliers, six fourchettes et six manches de couteaux, le tout argent de France, pezant ensemble soixante neuf marcz quatre gros, prisé et estimé à raison de trente livres le marc suivant la prisée qui en a esté faite par [vide] Varlet, marchand orphevre à Paris convenu par les partyes, revenant le tout ensemble à la somme de deux mil soixante unze livres dix sept solz six deniers, cy IIm LXXI l. XVII s. VI d.<lb/>Item deux platz, dix huit assiettes, une marmitte, […] sucrier, deux poesvriers, une soucoupe, deux chandeliers à branche, deux autres petitz chandeliers, quatre sallerons, le tout argent d’Angleterre, pezant ensemble soixante seize marcz deux onces suivant le poidz qui en a esté fait par led. Varlet, prisé et estimé à raison de vingt sept livres chacun marc, revenant le tout ensemble à la somme de deux mil cinquante neuf livres dix sols, cy IIm LIX l. X s.<lb/>Et après avoir vaqué jusques à sept heures sonnées à la confection du présent inventaire, du consentement de lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave et dud. sieur procureur du Roy, l’assignation a été continuée à demain huit heures du matin, et tout ce que dessus inventorié laissé en la garde et possession de lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave, laquelle s’en est chargé et promis le tout représenter toutte fois et quantes, et ont signé.<lb/>Isabella Waldegrave, Delagarde<lb/>Le Grand, Geille, De Georges<lb/>Guillon de Fonteny<lb/>Et led. jour treiziesme juillet aud. an mil sept cent un, huit heures du matin, à la requête de lad. dame Rouchy, veuve dud. deffunt sieur de Waldegrave esd. noms, en la présence dud. sieur procureur du Roy, et aux protestations respectives faites par lesd. partyes et qu’elles réytèrent, continuant la confection du présent inventaire a esté procéddé ainsi qu’il ensuit.<lb/>Item dans led. cabinet à costé de lad. chambre où led. deffunt sieur de Waldegrave est décéddé déppendant dud. appartement, s’est trouvé un petit coffre fort fermant à clef, lequel ayant été ouvert a esté prisé et estimé à la somme de neuf livres, cy IX l.<lb/>Item dans led. coffre fort s’est trouvé dans un sacq la somme de trois cent quarante huit livres en espèces de louis d’or vallant douze livres et une pistolle d’Espagne de mesme valleur du louis, cy IIIc XLVIII l.<lb/>Item dans led. coffre s’est trouvé une bourse dans laquelle s’est aussy trouvé quatre pistolles d’Espagne et deux guinées d’Angleterre avecq un mémoire escrit de la main dud. deffunt sieur de Waldegrave faisant mention que sur lesd. quatre pistolles d’Espagne et deux guynées, il a prêté au sieur King vingt escus, pour quoy lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave fait la présente déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans lad. bourse s’est aussy trouvé quatre guynées d’Angleterre et un jacobus d’or envelopez dans un morceau de papier, par lequel est fait mention et escrit de la main dud. deffunt sieur de Waldegrave qu’il a presté aud. sieur King sur lesd. espèces vingt escus, de quoy lad. dame veuve dud. deffunt sieur de Waldegrave fait pareillement déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans lad. bourse s’est encore trouvé deux jacobus et une elizabeth avecq une pièces de Savoye, le tout d’or, avecq un mémoire escrit de la maison dud. deffunt sieur de Waldegrave faisant mention qu’il a presté aud. sieur King vingt escus neufz, de quoy lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave fait aussy déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans la mesme bourse, une pièce de quatre pistolles d’Espagne et deux guynées d’Angleterre, le tout d’or, avecq un mémoire escrit de la main dud. deffunt sieur de Waldegrave faisant mention que sur lesd. espèces il a presté aud. sieur King vingt quatre escus neufz vallant chacun escus trois livres cinq solz, de quoy lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave fait aussy déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans une autre bourse estant dans led. coffre fort s’est trouvé cinq guynées d’Angleterre d’or avecq un mémoire escrit de la main dud. deffunt sieur de Waldegrave faisant mention que sur lesd. cinq guinées il a prêté à la dame Lydeotte cinq louis d’or neuf vallantz chacun quatorze livres, de quoy lad. dame veuve de Waldegrave fait encore déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans led. coffre fort a esté trouvé un sacq dans lequel a esté aussy trouvé quatre louis d’or avecq un mémoire escrit de la main dud. sieur de Waldegrave faisant mention que lesd. quatre louis d’or […] pour payer la pention de la damoiselle Auberne et qu’il y avoit deux […] de quoy lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave fait pareille déclaration que dessus, cy déclaration<lb/>Item dans led. coffre fort, une autre bourse dans laquelle a esté trouvé une pièce de cinq guynées, trois jacobus, un […] d’or monnoyé d’Angleterre, trois pièces de quatre pistoles d’Espagne, trois doubles pistolles d’Espagne, un escu d’or de François premier, roy de France, une guynée d’Angleterre et sept louis, le tout d’or dépendant de la communauté dud. deffunt sieur de Waldegrave et de lad. dame son espouse, à présent sa veuve, de quoy n’a esté fait l’évalluation, partant lad. dame veuve en fait aussy sa déclaration, cy déclaration<lb/>Item dans lad. bourse s’est pareillement trouvé une bague d’or enchassée d’une […], une autre bague d’or enchassée d’une pierre verte sur laquelle est gravé une teste d’homme et une petitte paire de boutons d’argent, le tout prisé et estimé à la somme de vingt deux livres dix solz, cy XXII l. X s.<lb/>Item dans led. coffre s’est trouvé une médaille d’or de Clément dix, pape, appartenant à lad. communauté, estimée à la somme de [vide].<lb/>Item deux jettons d’argent avecq l’effigie de monsieur le prince de Galle prisez et estimez à trente sols, cy XXX s.<lb/>Item dans un autre sacq estant dans led. coffre s’est trouvé quarante sept escus neufz en espèces d’escus et  pieces de trente deux solz six deniers, le tout vallant la somme de cent cinquante deux livres quinze sols, cy CLII l. XV s.<lb/>Item dans un autre sacq estant dans led. coffre, s’est trouvé quatre cent escus neufz vallantz chacun, eu esgard au cours du temps, trois livres cinq solz, revenans lesd. quatre cens escus neufz à la somme de treize cens livres, cy XIIIc l.<lb/>Item dans un autre sacq estant dans led. coffre fort s’est encore trouvé quatre cens escus neufz en espèces d’escus d’argent et pièces de trente deux solz six deniers, vallantz chacun escu trois livres cinq sols, montans lesd. quatre cens escus à la somme de treize cens livres, cy XIIIc l.<lb/>Item dans led. coffre s’est aussy trouvé neuf bagues d’or enchassées, deux basselez et deux portraiz du Roy que lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave a declaré appartenir au sieur Brulmen qui, ayant esté laissez en nantissement de la somme de cent deux livres, vallent huit louis d’or neufz du prix de douze livres quinze solz qu’elle a prêté aud. sieur Brukmen suivant la mention escrite sur une enveloppe de papier, partant lad. dame veuve dud. deffunt sieur de Waldegrave fait déclaration que lad. somme de cent deux livres est deue à lad. communauté, cy CII l.<lb/>Qui sont tous les meubles et autres choses qui se sont trouvez dans led. cabinet appartenant et déppendant de lad. communauté, et à l’esgard de la tapisserie, un fauteuil et deux sièges ployantz couvertz de velours scizelé avecq une frange d’argent, lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave a déclaré appartenir au Roy, de quoy n’a esté fait aucune estimation, mais seullement la présente déclaration, cy déclaration.<lb/>Item dans la chambre occuppée par lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave aud. appartement, s’est trouvé deux fauteuils à confessionnal de bois verny noir couvert d’un gros de Tour brodé à petitte fleurs d’argent à compartimentz de velours cramoisy garnis chacun de leur carreau de pareil gros tours brodé à petitte fleurs d’argent, prisez et estimez ensemble à la somme de soixante dix livres, cy LXX l.<lb/>Item deux confessionnaulx de bois verny noir couvertz d’un satin amarante brodé à petittes fleurs d’or à compartimentz de velours noir, prisez et estimez à la somme de trente six livres, cy XXXVI l.<lb/>Item un fauteuil à confessionnal de pareil bois verny noir couvert de tapisserie à la turque, prisé et estimé à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un cannapé de pareil bois verny noir avecq son matelas couvert de velours noir à bandes de tapisserie à la turque prisé et estimé à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un escran de pareil bois verny noir garny d’une estoffe de velours à ramage et petit fond d’or prisé et estimé à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item une petitte table de bois de noyer scize sur son chassis et quatre chasis de pareil bois couverts de paille, prisé et estimé ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Idem douze aulnes ou environ de crespe d’Angleterre […] orore avecq falbanas faisant le tout de lad. chambre en […] de tapisserie, prisées et estimées la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item un petit bois de lyt à tombeau de noyer, garny de son matelas de layne couvert de futaine, un lyt et traversin de […], un autre petit matelas couvert d’un satin de la Chine d’un costé et de l’autre d’un taffetas, un pavillon de taffetas cramoisy piqué garny de falbanas au bas, taffetas couleur […], couverture de layne blanche, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item deux miroires de toillette à glace de Venise garnie d’une petite bordure de bois doré, prisez et estimez à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Apres lequel inventorié desd. deux miroirs, lad. dame veuve dud. deffunt sieur de Waldegrave a declaré qu’il y en a un des deux qui appartient au Roy, aussy bien qu’un autre grand miroir à bordure de glace, cy déclaration.<lb/>Item le dictonaire de Morairy et quatre volumes in folio impression de Paris, prisé et estimé à la somme de quarante livrs, cy XL l.<lb/>Item un rideau de thoille d’Holande élimé à falbanas prisé et estimé à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Et après avoir vacqué jusques à douze heures sonnées, l’assignation a esté continuée pour la confection du présent inventaire, du consentement de lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave et dud. sieur procureur du Roy, à ce jourd’huy, deux heures de relevée, et tout ce que dessus inventorié laissé en la garde et possession de lad. dame veuve, qui s’en est volontairement chargée et promis le tout représenter touttes fois et quante, et ont signé.<lb/>Isabella Waldegrave, Delagarde<lb/>Le Grand, De Georges, Geille<lb/>Guillon de Fonteny<lb/>Et led. jour treiziesme juillet aud. an mil sept cent un, deux heures de relevées, à la requête de lad. dame veuve dud. deffunt sieur de Waldegrave esd. noms, en la présence du sieur procureur du Roy, continuant la confection du présent inventaire, aux protestations respectives faites par lesd. partyes et par elles réyterées, a esté proceddé ainsy qu’il ensuit<lb/>Item deux grandz cornetz, une hurne et une grande jatte de pourcelaine, prisez et estimez ensemble par led. Geille juré priseur, avecq Mathieu Lambert, marchand fayancier demeurant aud. Saint Germain pour ce mandé par lesd. partyes, à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item deux autres grandes jattes de pourcelaine prisées et estimées par led. Geille avecq led. Lambert à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Idem deux potz et six assiettes à compottes de pourcelaine prisez et estimez ensemble par led. Geille avecq led. Lambert à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item une autre jatte et deux gobletz à caffé aussy de pourcelaine prisez et estimez ensemble par led. Geille avecq led. Lambert à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item trois sceaux, deux goblets et une boeste à sucre garnie de son couvercle, le tout de fayance d’Holande, prisez et estimez ensemble par led. Geille avecq led. Lambert à la somme de seize livres dix solz, cy XVI l. X s.<lb/>Item quatre jassemines de fayance communs prisez et estimez ensemble à quarante sols, cy XL s.<lb/>Item un petit moulin à caffé garny de ses ferrementz polis et d’un petit tiroir, prisé et estimé à la somme de VI l.<lb/>Item deux moyens tableaux, l’un représentant la sainte Vierge, et l’autre saint Antoine de Pade, unze petitz tableaux de la Chine brodez sur taffetas, un autre tableau en portrait, un autre tableau représentant monsieur le prince de Galle, un autre petit tableau à personnage, huit autres petitz tableaux, pintures fines faitz d’esvantailles, et cinq estampes, le tout garny de leurs bordures de bois doré, prisez et estimez ensemble par led. Geille avecq Jacques Vanschuppne, peintre flamand pour ce mandé par lesd. partyes, à la somme de trente cinq livres dix sols, cy 35 l. 10 s.<lb/>Item huit autres tableaux crotesques dont trois garnis de bordures de bois doré et les autres sans bordures peintz sur thoille, et le devant de cheminée peint sur thoille en paysage, le tout prisé et estimé par led. Geille avecq led. Vanschuppne à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item dans un petit cabinet derrière lad. chambre occupée par lad. dame veuve dud. deffunt de Waldegrave ayant veue sur la cour dud. vieil chasteau de Saint Germain, s’est trouvé un petit lyt de repos de bois verny noir sur lequel est un matelas de layne couvert de satin de la Chine à compartiments rouge et blanc, led. lyt ayant deux dossiers garnis de mesme estoffe, cinq orilliers dont deux sont garnis de plumes et couverts de satin de la Chine d’un costé et de l’autre d’un gros de Tours à fleurs avec […], deux autres orilliers plus petitz couvertz de mousseline piquée […] chesnetes à fleurs et le cinquième couvert de satin de la Chine à deix compartimentz, l’un bleu et l’autre blanc, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de quarante cinq livres, cy XLV l.<lb/>Item deux tabouretz de bois verny noir couvertz à compartiementz […] et d’un gros de Tours à fleurs, prisez et estimez ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item deux autres petitz tabouretz de pareil bois couvertz de drap d’argent à compartimentz de velours vert, prisez et estimez ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item un autre petit tabouret de mesme bois couvert de tapisserie […] point d’Hongrie à compartimentz de velours noir, prisé et estimé à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item une petitte lanterne de tapisserie siammoise faisant en partye le tout dud. cabinet garnye de falbanas, prisée et estimée à la somme de dix huit livres, cy XVIII l.<lb/>Item quatre rideaux et une portière de toille de mousseline brodez à fleurs et compartis d’une autre thoille de mousseline rayée garny des falbanas, prisez et estimez ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item une table scize sur son chassis de bois de chesne, sur laquelle est une thoillette couverte par-dessus d’une thoille d’Holande élimée aveq son tour de dantelle de haulteur de deux piedz et demy, usée, avecq un tapis piqué à chesnette à fleurs, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item une petitte table de bois varny de noir et le dessus violet prisé et estimé à cinquante sols, cy L s.<lb/>Item deux cabinets des Indes avecq chacun leur pied de bois verny noir, lesd. cabinetz garnis de loquets de cuivre doré, à chacun deux guichetz fermantz à clef à huit tiroirs, prisez et estimez ensemble à la somme de ceux cent livres, cy IIc l.<lb/>Item dans lesd. deux cabinetz s’est trouvé quatre fichus de gaze, un tablier de taffetas et une coeffe de gaze, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de dix huit livres, cy XVIII l.<lb/>Item dix aulnes de petitte dantelle fasson de Maline prisée et estimée à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item plusieurs morceaux de rubantz, tant unis, fassonez et brodez d’or et d’argent, prisez et estimez ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item une garniture de teste et une paire d’engageantes de point de France à l’usage de lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave, six coeffes de taffetas et de gaze couleur noir et une escharpe de taffetas noir garnye de dantelle noire, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item un cabinet à pied peint en fasson de pourcelaine prisé et estimé par led. Geille avecq led. Lambert, pour ce mandé par les partyes, à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item sept petites soubz coupes de pourcelaine avecq sx goblets esmaillé prisez et estimez ensemble à trois livres huit solz, cy III l. VIII s.<lb/>Item un cabaret à main peint en pourcelaine, prisé et estimé à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item quatre soubz couppes et six gobletz prisez et estimez ensemble à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item une escritoire de marbre garnye de vermeil doré prisée et estimée à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item deux petitz potz garnies de leurs couvercles, deux soubz couppes, deux petitz jablemines, le tout de pourcelaine, prisé et estimé ensemble à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item deux autres petitz potz des Indes à prendre du thé, prisez et estimez ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item huit petittes tasse d’agathe garnies d’un bort de vermeil prisées et estimées ensemble à la somme de neuf livres, cy IX l.<lb/>Item deux petitz vazes de couleurs garnies de vermeil prisez et estimez à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item deux bouteilles de cristail gravées garnies de leurs bouchons d’estain prisées et estimées ensemble à quarante sols, cy XL s.<lb/>Item une autre tasse de cristail et une petitte soubz coupe de pourcelaine prisées et estimées ensemble à vingt sols, cy XX s.<lb/>Item six pourcelaines fines faites en soubzcoupes prisées et estimées ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item huit petitz gobletz de pourcelaine prisez et estimez ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item quatre petittes tasses d’agathe bordées de vermeil prisées et estimées ensemble à quarante sols, cy XL s.<lb/>Item quatre gobletz de cristail prisez et estimez ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item deux soubz coupes et deux gobletz bruns de la Chine prisez et estimez ensemble à quarante solz, cy XL s.<lb/>Item deux soubzcoupes de pourceline prisées et estimées ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item une boeste à sucre d’esmaille peint fasson de la Chine prisée et estimée à trente sols, cy XXX s.<lb/>Item deux soubz coupes et deux gobletz bruns de la Chine prisez et estimez ensemble à quarante sols, cy XL s.<lb/>Item cinq petitz vaisseaux de cristail prisez et estimez ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item un pot à thé des Indes prisé et estimé à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item quatre soubzcoupes et quatre tasses brunes de la Chine prisées et estimées ensemble à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item quatre gobletz d’esmaille et quatre gobletz fasson de vermeil prisez et estimez ensemble à quarante sols, cy XL s.<lb/>Item deux soubz coupes et deux gobletz bruns de la Chine prisez et estimez ensemble à quarante sols, cy XL s.<lb/>Item douze petittes soubz coupes de pourcelaine prisées et estimées ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item dix huit petitz goblets de pourcelaine prisez et estimez ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item six boestes à mouches et une une hurne garnye de son couvercle, brunes, prisées et estimées ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item trois vaisseaux de cristail prisez et estimez ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item quatre boestes à poudre et une corbeille de bois de la Chine prisées et estimées ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item quatre ovalles de bois doré dans lesquelles sont renfermées des Agnus Dei ouvragées par des religieuses, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item deux quarrez de bois dorré dans lesquels sont renfermez de pareils ouvrages de religieuses prisés et estimés ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item un Crist d’yvoir sur velours noir avecq une bordure de bois doré prisé et estimé à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item six tableaux renfermant plusieurs estampes enluminées avecq chacunes leur bordures de bois doré, prisez et estimez ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Et après avoir vacqué au présent inventaire jusques à sept heures sonnées, l’assignation pour la confection d’icelluy a esté continuée, du consentement de lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave et dud. sieur procureur du Roy, à demain, deux heures de relevée, et tout ce que dessus laissé à la garde et possession de lad. dame, laquelle n’en est volontairement chargée et promis le tout représenter touttes fois et quantes, et ont signé.<lb/>Isabella Waldegrave, Delagarde<lb/>Le Grand, Geilles, De Georges<lb/>Guillon de Fonteny<lb/>J. Van Schuppen<lb/>Et le quatorziesme jour dud. mois de juillet aud. an mil sept cent un, deux heures de relevées, à la requêtes de lad. dame veuve de Waldegrave esd. noms, en la présence dud. sieur procureur du Roy, continuant la confection du présent inventaire aux protestations respectives faites par les partyes et par elles reytérées, a esté proceddé ainsy qu’il ensuit.<lb/>Item dans led. cabinet au derrière de la chambre occupée par lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave dud. appartement, s’est trouvé un miroir de thoillette garny de sa bordure de bois, sur laquelle est une autre bordure d’argent avecq son chapiteau, estimé lad. glace de miroir et sa bordre de bois seullement à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item la garniture dud. miroir d’argent avecq son chapiteau, deux carrez, une plotte, deux boestes à poudre, deux autres petittes boestes, deux ferrierre, trois soubz couppes, deux chandeliers à branches, deux petittes tasses couvertes, une petitte soubz couppe, un goblet couvert, une tasse d’agathe couverte montée sur une figure de vermeil, le tout d’argent d’Angleterre, pezant cinquante deux marcz trois onces six gros, prisez et estimez à raison de vingt sept livres chacun marc par led. Geillet avecq led. Varlet, marchand orphèvre, revenant le tout ensemble à la somme de quatorze cent seize livres douze sols six deniers, cy XIIIIc XVI l. XII s. VI d.<lb/>Et sur ce qui a esté remonstré par mond. sieur le procureur du Roy qu’à l’ouverture qui a esté cy devant faite de quelques cassettes, il a esté trouvé des papiers escritz en langue angloise, laquelle il n’entend pas, et lesquels néantmoins il seoit necessaire qu’il en eusse l’intelligence affin de connoistre s’il est besoing de les comprendre au présent inventaire, requiert qu’il en soit […] le prevost dud. Saint Germain, pour estre par luy […] un interprette, lequel reffert et nomination a esté consenty par lad. dame veuve dud. sieur Waldegrave assisté dud. Delagarde, son procureur, en conséquence de quoy […] a esté fait led. refferé par devant mond. sieur le prevost dud. Saint Germain, et ont signé<lb/>Isabella Waldegrave<lb/>Le Grand, Geille, Delagarde, De Georges<lb/>Guillon de Fonteny<lb/>Et led. jour et heure que dessus, à la requête de lad. dame veuve dud. sieur Waldegrave assistée comme dessus, en la présence dud. sieur procureur du Roy, suivant et en exécution de l’ordonnance de monsieur le prevost dud. Saint Germain de ce jourd’huy estant au bas du procès verbal fait en son hostel, portant nomination pour interprette de la personne du sieur Kerke, gentilhomme anglais, a esté proceddé à la continuation dud. inventaire ainsy qu’il ensuit.<lb/>Item dans une autre petitte chambre despendante dud. appartement, un bois de lyt brisé, un matelas de bourlanisse d’Angleterre de futaine et recouvert de satin de la Chine d’un costé, un traversin de coutil remply de plumes, une courtepointe de taffetas vert avecq des compartimentz de taffetas rouge, un tour de lyt d’estoffe d’arbre doublé de mastelas de soye et fil rayée garny de falbala, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de quatre vingt livres, cy IIIIxx l.<lb/>Item deux matelas de laine couvertz de futaine et de thoille, et un petit pavillon de pareille estoffe d’escrose d’arbre à falbala, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item un coffre couvert de cuir rouge avecq des bandes de fert posé sur ses deux piedz de bois, prisé et estimé à la somme de sept livres dix sols, cy VII l. X s.<lb/>Item un juppon de fanelle d’Angleterre rayée et une juppe de drap couleur d’escarlatte garnye autour de cinq gallons d’or et un petit bord aussy d’or par le bas, prisez et estimez ensemble à la somme de trente trois livres, cy XXXIII l.<lb/>Item un manteau et une juspe de damas noir et orore, lad. juspe en falbala garnye de quatre gallons d’argent autour, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item un autre manteau et une juppe de taffetas rayez d’argent prisez et estimez ensemble à la somme de trente cinq livres, cy XXXV l.<lb/>Item un autre manteau de taffetas couleur jeaulne prisé et estimé à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item un autre manteau de popeline couleur noir garny d’hermine et une juppe de pareille estoffe et garniture, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item deux corcetz de thoille jeaulne garnye de petitz rabactz et un corps couvert de tably blanc avecq une pièce d’estoffe d’argent au devant, le tout prisé et estimé à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item une juppe de thoille rayée prisée et estimée à la somme de quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item un petit tabouret couvert de cuir de Roussy et deux petittes chaises de bois de noyer couvertes de paille, prisés et estimés le tout ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Et après avoir vacqué au présent inventaire jusques à sept heures sonnées, l’assignation pour la confection d’icellui a esté continuée, du consentement de lad. dame veuve dud. sieur de Waldegrave et dud. sieur procureur du Roy, à demain huit heures du matin, et tout ce que dessus inventorié laissé à la garde et possession de lad. dame, laquelle s’en est vollontairement chargée et promis le tout représenter touttes fois et quantes, et ont signé<lb/>Isabella Waldegrave<lb/>Le Grand, Geille, Delagarde<lb/>De Georges<lb/>Guillon de Fontey<lb/>Et le quinziesme jour dud. mois de juillet audit an mil sept cent un, neuf heures du matin, à la requête et présence que dessus, en continuant la confection dud. présent inventaire dans led. appartement, a esté […].<lb/>Item un coffre bahut couvert […] fermant à clef prisé et estimé […] à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item dans ledit coffre s’est trouvé un corps de juppe de moire noir, un autre corps de moire blanche garny de petite dantelle d’argent doublé de tafetas banc d’Angleterre, un autre corps de robe de drap noir, une juppe et une guene de drap noir, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarente six livres, cy XLVI s.<lb/>Item un corps de moire blanche doublé de tafetas, un autre corps de thoille brodé de soye blanche, un autre corps de robe de drap de Saint Maur doublé de tafetas, une guene de manteau de damas noir aveq un corps de mesme, le tout à usage de lad. dame veuve, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de soixante dix livres, cy LXX l.<lb/>Item un manteau de damas à fleurs d’or, une juppe de pareille étoffe rayé, le tout d’amarante, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item un autre coffre bahut fermé à clef prisé et estimé à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item dans led. coffre s’est trouvé une paire de drap de flanelle d’Angleterre prisez et estimez ensemble à la somme de livres, cy X l.<lb/>Iem une armoire à deux guichetz fermant à clef, de bois de sapin, prisé et estimé à la somme de dix huit livres, cy XVIII l.<lb/>Item dans ladite armoire, s’est trouvé trois paires de draps de thoille de demye Holande, prisés à la paire trente livres, revenant lesd. trois paires à la somme de quatre vingtz dix livres, cy IIIIxxX l.<lb/>Item trois douzaines de serviettes de thoille prisez et estimez ensemble à la somme de douze livres, estant eslimez, cy XII l.<lb/>Item deux douzaines de serviettes, une grande nappe de thoille damassée, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de vingt cinq livres, cy XXV l.<lb/>Item cinq douzaines de serviettes et cinq nappes de thoille ouvrée, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinquante cinq livres, cy LV l.<lb/>Item six serviettes servant pour essuyer les mains, de thoille blanche, prisez et estimez ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item six paires de drap de thoille blanche, prisé et estimés la paire neuf livres, revenant le tout ensemble à la somme de cinquante quatre livres, cy LIIII l.<lb/>Item une armoire à deux guichets fermant à clef, de bois de poirier et chesne, prisée et estimée lad. armoire à la somme de seize livres, cy XVI l.<lb/>Dans laquelle armoire ne s’est trouvé aucune chose.<lb/>Item un moulin à poivre, une petite […] carrée, une petitte table de bois de […], prisé et estimé le tout ensemble à la somme huit livres, cy VIII l.<lb/>Item un tourne broche de fer garny de ses roues et cordages, prisé et estimé à la somme de cent sols, cy C s.<lb/>Item paire de chenets, pelle, […], broche de fer et une marmitte aussy de fer, prisé et estimé le tout ensemble à quarente sols, cy XL s.<lb/>Item une bassinoire de cuivre rouge, prisé et estimé à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item trois chaises de bois blanc garnyes de paille, prisez et estimez ensemble à la somme de quinze sols, cy XV s.<lb/>Icy sont tous les meubles despendant de la communaulté desd. deffunt sieur Waldegrave et dame sa vefve.<lb/>Ce fait a esté vacqué à veoir les papiers et tiltres representez par lad. dame de Waldegrave dans ledit apartement, et veues et leus en la presence desd. partyes esd. noms, dud. notaire et tesmoings, par Jacques Kerke, gentilhomme hirlandois nommé pour interprette au subjetz desd. tiltres et papiers, en sorte que ce qui s’est trouvé bon et utile et necessaire a esté mis dans une cassette pour estre inventorié à ce presant inventaire, et ce qui s’est trouvé inutil comme lettres misives et documents de medecine et memoires non signez ny arrestez, a esté rejetté comme chose inutille à inventorier du consentement et sur la requeste desd. partyes, pour esviter à consommer du temps mal à propos et esviter à frais. Et apres avoir vacqué aud. present inventaire depuis lad. heure de neuf heures jusques à celle de douze heure sonnez, sur la requeste desd. partyes, avons remis et continué l’assignation à icelles partyes à ce jourd’huy, trois heures de relevée, et le tout laissé en la garde et pocession de lad. dame vefve Waldegrave, laquelle s’en est vollontairement chargée et promis le tout representer quand et à quy il appartiendra, aux protestations respectives desd. partyes cy devant faites par lesd. partyes esd. noms, qu’elles reyterent, et ont signé.<lb/>Isabella Waldegrave<lb/>Le Grand, Delagarde<lb/>Jacques Querque, Geille<lb/>De Georges, Guillon de Fonteny<lb/>[…]<lb/>Ensuivent lesd. tiltres, papiers et registres<lb/>[…]<lb/>Item dans ledit appartement s’est trouvé une liasse composée de quatre vingt seize pieces qui sont memoires et lettres ecriptes en anglois qui concernent les affaires dudit deffunt chevalier Lienard Waldegrave touchant les revenus de ses biens qui sont en Angleterre, la pluspart estant escrites par le sieur Benefild, sur la pluspart desquelles sont des mentions escrites de la main dudit deffunt sieur de Waldegrave de ce qu’eles contiennent, dont ne sera fait plus ample mention, lesd. quatre vingtz seize pieces inventoriées l’une comme l’autre soubs la cotte quinze<lb/>Item soixante une pieces attachez ensemble en une liasse composée et qui sont lettres missives et memoires escrites en langue françois et non en anglois, de la maison du sieur Delagarde, addressante aud. deffunt sieur chevalier de Waldegrave, lequel sieur Delagarde recevoit les rentes dud. sieur de Waldegrave de ses rentes sur l’hostel de ville de Paris, au dos de la premiere desquelles lettres est une quittance du thailleur dud. deffunt de Waldegrave, et sur lesquelles lettres en plus grande partye il y a des mentions escrites de la main dud. deffunt sieur de Waldegrave de ce que lesd. lettres contiennent, lesquelles soixante une piece ont esté inventoriées l’une comme l’autre soubs la cotte seize<lb/>Item une liasse composée de quatorze pieces atatchez ensemble, qui sont promesses et lettres sur lesquelles led. deffunt sieur chevalier de Waldegrave a presté aux particuliers y desnommez quelque argent […] par les mentions que led. sieur de Waldegrave a fait et escript en langue angloise sur lesd. lettres, qui sont l’estat de ce qui y est contenu, lesd. quatorze pieces inventoriées l’une comme l’autre soubs la mesme cotte six sept<lb/>[…]<lb/>Item a esté representé par lad. dame vefve de Waldegrave une boeste de cuivre rouge dans laquelle s’est trouvé vingt huit diamentz, les uns moyens, les autres plus petits, et les autres un peu plus forts, estans tous ensemble par le sieur Bruckman, lapidaire aleman demeurant de present aud. Saint Germain, à la somme de six cens soixante dix huit livres, lequel l’a fait en sa conscience apres serment par luy fait en tel cas requis et accoustumé, et a signé, cy VIc LXXVIII l.<lb/>Bruckman<lb/>Déclarant lad. dame vefve dud. sieur chevalier de Waldegrave les sommes qui ensuivent, scavoir<lb/>Aux domestiques dud. sieur de Waldegrave et de lad. dame sa vefve la somme de six cens cinquante neuf livres cinq sols, y compris cent livres que led. deffunt sieur de Waldegrave a prié lad. dame sa vefve que l’on donna à Guillaume, son valet, pour récompence outre ses services, cy VIc LIX l. V s.<lb/>Plus tous les frais funéraires dud. deffunt sieur de Waldegrave, compris la cire, montans, compris les mémoires qui luy ont esté donnez, à la somme de trois cens dix livres six sols, cy IIIc X l. VI s.<lb/>Item qu’il est deub aux révérends pères récolez de Saint Germain la somme de soixante livres pour quatre vingtz messes dites pour le repos de l’âme dud. deffunt sieur de Waldegrave, à raison de quinze sols chacune, cy LX l.<lb/>Plus au sieur Varlet, orfèvre, la somme de deux cens dix livres pour reste d’argenterye par luy fournye aud. deffunt sieur de Waldegrave, cy IIc X l.<lb/>Plus à une marchande de thoile de Saint Germain, la somme de quarante neuf livres cinq sols pour thoille par elle fournye, cy XLIX l. V s.<lb/>Plus à la dame Honeston, cousturière, la somme de trente six livres quatre solz pour fassons d’habits, cy XXXIX l. IIII s.<lb/>Plus à monsieur François de Waldegrave, la somme de cent cinquante six livres pour despence par luy faite à Paris pour led. deffunt sieur de Waldegrave, cy CLVI l.<lb/>Plus à la damoiselle Monistant, femme de chambre de lad. dame vefve dud. deffunt sieur de Waldegrave, la somme de quatre livres dix sols pour quelque advence qu’elle a faite pour la depsence de leur maison, cy IIII l. X s.<lb/>Plus à messieurs Pellerin et Joseph Rouchy, frères de lad. dame de Waldegrave, la somme de deux mil six cens quatre vingtz livres qu’ils ont prestez à lad. dame pendant les deux dernières maladies dud. deffunt sieur de Waldegrave pour subvenir à la despence de leur maison et ce quy estoit necessaire de fournir pour soliciter led. deffunt sieur de Waldegrave, qui estoit saisy de la clef de son coffre et que n’estant en estat d’y aller, elle a esté obligée de faire l’emprunt de lad. somme de deux mil six cens quatre vingtz livres, cy IIm VIc IIIIxx l.<lb/>Plus à un serrurier demeurant à Saint Germain en Laye dont elle ne scayt le nom, la somme de dix livres quinze sols pour ouvrages de son mestier qu’il a fait suivant son mémoire, cy X l. XV s.<lb/>Plus au nommé Daganicourt, la somme de dix livres quinze sols pour avoir accordé le clavesin inventorié au présent inventaire pendant le vivant dud. deffunt sieur de Waldegrave, cy X l. XV .s<lb/>Plus au nommé Bourdin, marchand demeurant à Versailles, la somme de deux cens vingt huit livres quinze sols pour marchandise de thoille d’Holande, cy IIc XXVIII l. XV s.<lb/>Item dans une petite cassette, s’est trouvé dans une petite cassette un sac dans lequel s’est trouvé en argent blanc et un louis d’or et quelque monnoye la somme de six cens dix huit livres dix sept sols six deniers, eu esgard au cours présent, laquelle somme lad. dame vefve de Waldegrave a déclaré appartenir à mademoiselle de Waldegrave, sœur de Milord de Waldegrave, comme il est justiffié par un bordreau escrit en anglois de la main dud. sieur de Waldegrave, inventorié sous la cotte vingt huit.<lb/>Lequel bordreau a esté remis dans led. sacq avec la susd. somme, cy VIc XVIII l. XVII s. VI d.<lb/>Ce fait, estant tout ce qui s’est trouvé, tout le contenu inventorié au présent inventaire sans réserve est demeuré en la garde et pocession de lad. dame vefve de Waldegrave, du consentement du sieur procureur du Roy aud. nom, laquelle s’en est vollontairement chargée pour en faire la représentation quand et à qu’il appartiendra, aux susd. protestations respectives reyterez, et ont signé<lb/>Isabella Waldegrave, Delagarde<lb/>Le Grand, J. Querque<lb/>Le Grand, Guillon de Fonteny<lb/>Et le vingt trois dud. mois de juillet aud. an mil sept cens un, trois heures de relevée, est comparu en l’estude et par devant led. notaire sur et soubzsigné ledit sieur Thomas Neville, gentilhomme de la chambre de monseigneur le prince de Gal, asisté de maitre Jacques Gramond, son procureur, lequel a dit et déclaré que feu monsieur le chevalier de Waldegrave desnommé en l’inventaire des autres parts, par une juste confiance qu’il a eue en son amityé, il a bien voulu luy confier le despost tant de son testament olografe et ordonnance de dernière vollonté, fermé d’une enveloppe cachetée du cachet de ses armes aveq une suscription que c’estoit sa dernière volonté, que les grosses de huit contracts de constitution de rente faites à son proffit par messieurs les prevost des marchands et eschevins de la ville de Paris, desquelles choses desposez led. sieur de Neville a donné sa recognoissance par escrit aud. sieur chevalier de Waldegrave de les luy rendre à la demande qu’il en feroit et s’il venoit à décedder  auparavant ladite demande, led. sieur de Neville a promis remettre lesd. contracts de constitution de rente à ceux qui seront recogneus y avoir plus de droit suivant la destination que led. feu chevalier de Waldegrave en auroit fait par son dit testament sans pouvoir autrement s’en dessaisir, contient aussy ledit escrit la promesse dudit sieur de Neville de n’ouvrir led. testament qu’en la presence du révérend père Sanderet, confesseur du Roy d’Angleterre, de Charles Laybonne et de Jacques Nihell […] deux d’iceux assemblés ou de quelqu’un d’eux, porte aussy sad. recongnoissance que led. sieur de Neville observera fidèllement les intentions que led. feu chevalier de Waldegrave luy a declarez et qu’il exécutera autant qu’il sera à son possible tout ce que led. feu chevalier de Waldegrave luy a recommandé de farie après son deceds comme il est plus amplement poirté par led. testament datté du premier avril mil sept cens un, présente année, en exécution duquel, et aussitost le deceds arivé dud. sieur chevalier de Waldegrave, ledit sieur Neville auroit esté informé madame de Waldegrave, son espouse, du despost qu’il luy a esté fait dud. testament et desd. contracts, ensuitte en la présence tant de lad. dame que de monseigneur le duc de Bawik, dud. père Sanderer, des deux frères de lad. dame, dud. sieur de Lebonne et du sieur François de Waldegrave, nepveu dud. deffunt, il avoit esté fait l’ouverture dud. testament et d’iceluy pris lecture, après quoy il a esté remis es mains dud. sieur Neville pour estre par luy gardé aveq lesd. contracts à la conservation des droits des personnes desnommez aud. testament, pour la seureté desquels et pour l’exécution des intentions et volontez dud. feu sieur chevalier de Waldegrave, suivant la déclaration qu’il en a faite aud. sieur de Neville, il en sera et en demeurera dépositiire pour estre par luy dellaisé conformément aud. testament ainsi et à qu’il appartiendra, lesquels huit contracts il a présentement exibez qui se consistent le premier, dabté du cinq janvier mil six cens quatre vingtz dix neuf, de cinq cens livres de rente racheptables de la somme de dix mil livres, passé devant Aumont, notaire au Châtelet de Paris, second du trois mars mil sept cens passé devant led. Aumont et Valet de six cens livres de rente racheptables de douze mil livres, le troisiesme dud. jour trois mars mil sept cens de cinq cens livres de rente racheptable de dix mil livres passé devant led. Aumont et Valet, le quatriesme desd. jour et an de trois cens quinze livres de rente racheptable de six mil trois cens livres devant lesd. notaires, le cinquiesme dud. jour et an de deux cens quatre vingts dix huit livres racheptables de cinq mil neuf cens soixante livres devant led. notaire, le sixiesme dud. jour et an de trois cens quarente livres racheptables de sept mil huit cens livres devant led. notaire, le septiesme dud. jour et an devant lesd. notaires de quinze cens huit livres de rente racheptable de huit mil cens soixante livres et le huitiesme et dernier devant le mesme notaire de quatre cens livres de rente racheptable de huit mil livres lesd. jour et an, lesquels ont esté présentement rendus aud. sieur Neville, lesquels il entend garde jusques à ce que, conformément aud. testament, il ayt esté recogneu aveq les interestz et legitimes contradictions, à qui deux lesd. contrats doivent appartenir aux termes dud. testament et non autrement, comme led. sieur chevalier de Waldegrave luy a expressement recommandé et qu’il s’y est engagé par son dit escrit du premier avril dernier, dont et de quoy led. sieur de Neville a requis acte aud. notaire, quy luy a octroyé le présent aud. Saint Germain, en son estude, présens Pierre Rachine, maitre chirurgien, et maitre Charles Vieillard, procureur demeurant aud. lieu, tesmoings lesd. jour et an, et ont signé<lb/>Tho. Neville, Gramond<lb/>Guillon de Fonteny »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire après décès d’Henry FitzJames, duc d’Albermale, dans son appartement de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 189</unitid>
                <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">15 octobre 1704</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an mil sept cens quatre, le quinsiesme jour d’octobre, huit heures du matin, à la requeste de messire Claude Sallon, demeurant à Paris, isle Nostre Dame, rue Guillaume, parroisse Saint Louis, agent des affaires de très haulte, très puissante et très excellente princesse madame Marie Gabrielle d’Audibert de Lussan, veufve de très hault, très puissant et très excellent prince monseigneur Henry FitzJames, duc d’Albemarle, lieutenant général des armées navalles du roy de France, demeurant à Paris, dans son hostel, place et rue de l’Estrapade, parroisse Saint Germain, tant en son nom que comme tutrice naturelle de l’enfant non nommé issu de leur mariage, et de ladite dame princesse, ledit sieur Sallon fondé de procuration spécialle à l’effet des présentes passée devant Duport et Dona, nottaires au Chastelet de Paris le trentiesme jour de septembre dernier, demeurée annexée à la minutte des présentes pour y avoir recours, préalablement paraphée ne varietur dudit sieur Sallon, du notaire et tesmoins cy après nommez, a esté par Gabriel Delange, nottaire et gardenotte du Roy dudit Saint Germain en Laye soubzsigné et des tesmoins cy après nommé, fait inventaire et description des biens et meubles meublans laissez par ladite dame princesse duchesse d’Albermale en une garde robe dépendante de l’apartement qu’elle occupe au chasteau vieil dudit Saint Germain, au premier estage, qui a issue et entrée par derrière sur la gallerie blanche, donnez en garde à Garrette Filsgiral, vallet de chambre du roy d’Angleterre, cy devant vallet de chambre dudit seigneur duc d’Albermale lors du départ dud. seigneur, qui l’en avoit chargé, lesquels meubles sont contenus en un mémoire porté en laditte procuration représentée par ledit sieur Sallon, de luy et dudit sieur Garrette Filsgerald paraphé ne variettur et demeuré aussy anexé à la minute des présentes, et ce en la présence de noble homme Claude Le Grand, advocat en parlement, conseiller du Roy, son procureur en la prevosté dudit Saint Germain, mandé et apellé par ledit sieur Sallon audit nom pour les conservation des droits de qu’il appartiendra et pour plus grande seureté et vallidité des présentes, lequel présent inventaire a été fait par recollement dudit mémoire ausd. meubles estants représentez par ledit sieur Garette Filsgerald après qu’il a affermé devant ledit nottaire n’en avoir caché ny destourné aucun, le tout aux protestations faites par ledit sieur Sallon audit nom que les qualitez de ladite damme duchesse d’Albermale ne poura nuire ny préjudicier à ses droits, noms, raisons, actions et prétentions que lesd. meubles luy apartiennent et non à la succession dudit déffunt seigneur son espoux, et lesdits meubles prisez et estimez par Antoine Geille, huissier priseur de biens meubles de la prevosté dudit Saint Germain, et Claude La Marre, tapissier demeurant audit Saint Germain, apelé à cet effet, qui a fait le serment es mains dudit nottaire de deuement procéder à ladite prisée et estimation avec ledit Geille, ce qu’ils ont fait eu esgard à la juste valleur desdits meubles, au temps présent et à la crue ainsy qu’il ensuit, es présence de Guillaume François Charpentier, huissier en cette prevosté, et Denis Trevet, praticien demeurans aud. lieu, tesmoins, l’an et jour susdits, et ont signé :<lb/>G. Filzgerard, Sallon<lb/>Legrand, Geille, La Marre, Charpentier<lb/>Trevet, Lange<lb/>Premièrement, dans ladite antichambre s’est trouvé une paire de chenets de cuisine, une paire de chevrettes, deux trépiers, une paire de pincettes, un rechault, un grand gril, une crémaillère et une poele de moyenne grandeur, le tout de fer, contenu au premier article dudit mémoire, prisé et estimé ensemble à la some de six livres, cy VI l.<lb/>Item trois marmittes de différentes grandeurs garnies chacunes de leurs couvercles, deux casserolles à queue, une passoire, deux tourtières, deux casserolles rondes, le tout de cuivre rouge, contenu au deuxiesme article dud. mémoire, prisé et estimé à la somme de vingt sept livres, cy XXVII l.<lb/>Item une chaudière, deux chaudrons, un poeslon, quatre petits chandeliers et une cuiller à poeslon, le tout de cuivre jaune, contenu au troisiesme article dud. mémoire, prisé et estimé à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item un lit de damas cramoisy garny de galon d’or, deux rideaux tresnans, deux bonnes grâces, trois soubassements, trois pentes, une courtepointe de mesme damas cramoisy gallonné d’or, un imperial avec les pentes du dedans, le dossier et le champtourné, la housse de serge rouge de quatre rideaux, une couverture blanche d’Angleterre blanche, un traversin de duvet, quatre matelas de layne couverts de futaine, une couche à bas piliers de bois de chesne, deux tringles tournantes de fer poly servantes aux rideaux et à la house, le tout contenu au quatriesme article dudit mémoire, prisé et estimé à la somme de douze cens livres, cy XIIc l.<lb/>Item deux fauteuils et quatre chaises de bois de noyer garnies de crain couvertes de toille avec leurs housses de pareil damas cramoisy contenus au cinquiesme article dudit mémoire, prisez et estimez ensemble à la somme de cent quatre vingts seize livres, cy C IIIIxx XVI l.<lb/>Item deux fauteuils couverts de velours bleu garnis de grands galons d’or et deux tabourets aussy couverts de velours de mesme couleur et garnis de pareil galon avec leurs housses contenus au sixiesme article dud. mémoire, prisez et estimez ensemble à la somme de quatre vingt livres, cy IIIIxx l.<lb/>Item un écran de satin blanc en broderie d’or d’un costé et d’un gros de Tours couleur de lin de l’autre contenu au septiesme article dud. mémoire, prisé et estimé à la somme de vingt cinq livres, cy XXV l.<lb/>Item un soufflet d’esbeine et six petits écrans de peu de valleur avec deux cordons de sonnettes de soye cramoisy avec leurs houpes contenus au huitiesme article dud. mémoire, prisé et estimé à sept livres, cy VII l.<lb/>Item une grille de fer poly, pelle, pincette et tenailles de pareil fer contenus au neufiesme article dud. mémoire, prisez et estimez ensemble dix livres, cy X l.<lb/>Item un grand tableau peint sur toille représentant le portraict de mademoiselle la princesse de Conty et des amours, garny de sa bordure de sculture dorée en bas relief, contenu au dixiesme article dudit mémoire et estimé à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item un petit tableau peint sur toille représentant le roy d’Angleterre garny de son cadre ovalle, sculture dorée, contenu au unziesme article dud. mémoire, prisé et estimé à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item une table carrée de tarre façon de marbre sur son pied de bois sculture, doré et deux guredons de  bois de merizier contenus au douziesme article dud. mémoire, prisez et estimez ensemble à la somme de quatre vingt dix livres, cy IIIIxx X l.<lb/>Item un petit bureau de marqueterie de cuivre jaune et escaille de tortue garny de ses tiroirs ouverts dans lesquels ne s’est rien trouvé, contenu au treiziesme article dud. mémoire, prisé et estimé à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item une table de bois blanc peinte en noir avec des fillets de marqueterie de cuivre jaune garnie d’une escritoire en tiroir, en laquelle se sont trouvez un cornet et un poudrier d’argent couverts de maroquin noir, contenus au quatorziesme article dud. mémoire, prisés et estimés à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item une petitte table carrée de bois de merizier garnye de son tiroir, dans lequel ne s’est rien trouvé, prisée quatre livres, cy IIII l.<lb/>Item trois petittes estampes garnies de leur cadre de bois de cèdre et deux sentences garnies de pareil cadre, prisez et estimez ensemble à trente sols, contenus au seiziesme article dud. mémoire, cy XXX s.<lb/>Item une chaise et un tabouret couverts de toille de peu de valleur contenus au dix septiesme article dudit mémoire, prisé et estimé trente sols, cy XXX s.<lb/>Item une tanture de tapesserie de satin de Burges contenant vingt deux aunes en [vide] pièces sur deux aulnes et demie de hault contenu au dix huitiesme article dudit mémoire, prisé à la somme de quatre vingt livres, cy IIIIxx l.<lb/>Et après avoir vacqué depuis la demie heure de huit heures jusqu’à celle de douze heures, nous sommes retirés après avoir laissé les meubles cy dessus inventoriez en la garde et pocession dudit sieur Sallon en vertu du consentement porté en la procuration de laditte dame duchesse d’Albermale cy dessus mentionnée, desquels ledit sieur Garette dépositaire est demeuré bien et vallablement deschargé, et continuant la confection du présent inventaire sur le réquisitoire dudit sieur Sallon aud. nom à ce jourd’huy deux heures de relevée, et ont signé :<lb/>Garrett Filzgerard, Sallon<lb/>Legrand, Geille, La Marre, Trevet<lb/>Charpentier, Lange<lb/>Et ledit jour et an, deux heures de relevée, à la requeste et présence que dessus, a esté continué la confection du présent inventaire ainsy qu’il ensuit<lb/>Item douze chaises de bois de noyer garnye de leurs couvertes de cuir noir contenue au dix neufiesme article dud. mémoire, prisez et estimez à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item une table de bois de noyer de placage et deux guéridons contenus au vingtiesme dud. mémoire, prisez et estimez ensemble à la somme de quatre livres dix sols, cy IIII l. X s.<lb/>Item une petite table à jouer couverte de drap vert contenue au vingt uniesme article dud. mémoire et prisez et estimez à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item un grand buffet propre à mettre un lit dedans avec un tapis de Turquie contenus au vingt deuxiesme article dud. mémoire, prisez et estimez à la somme de vingt cinq livres, cy XXV l.<lb/>Item deux petits lits de cadix gris à tombes garnys de trois petits mathelas chacuns, d’une couverture de laine blanche, un traversin de coutil remply de plume et une courtepointe contenus au vingt troisiesme article dud. mémoire, le tout prisé et estimé à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item six chaises et deux fauteuils de bois de noyer garny de boure et crin couverts de cadix gris contenus au vingt quatriesme article dud. mémoire, prisez et le tout ensemble à la somme de vingt cinq livres, cy XXV l.<lb/>Item quatre chaises, deux fauteuils et six tabourets couverts de toille rouge de bois de noyer peints en rouge contenus au vingt cinquiesme article dud. mémoire, prisez et estimez le tout ensemble à la somme de quarante cinq livres, cy XLV l.<lb/>Item un bois de lit de bois de noyer garny de son enfonseure et ciel, le tour dud. lit de serge couleur de feu, un petit molet d’argent autour qui consiste en deux rideaux, deux bonnes grâces, deux soubassements d’étoffe couleur de rose avec une petite frange d’argent au bas et un petit molet d’argent autour, un ciel de lit avec ses pantes de taffetas rouge et un molet d’argent, un dossier de taffetas rouge et chantourné contenus au vingt sixiesme article dud. mémoire, le tout prisé et estimé ensemble à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item un bois de lit de moyenne grandeur avec son entour de moire feuille morte, une table de toilette et un petit mathelas et paillasse contenus au vingt septiesme article dud. mémoire, prisez et évaluez le tout ensemble à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item une petite couchette, un mathelas de burre et une couverture de laine blanche servant au valet de chambre contenus au vingt huitiesme article du mémoire, prisez et estimez à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item deux paravant de moquette cramoisy à rasle noire qui sont chacun en quatre feuilles contenus au vingt neufiesme article dud. mémoire, prisez et estimez à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item deux paires de bras de cuivre doré contenus au trentiesme article dud. mémoire, prisez et estimez à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item deux méchantes tables et la moitié d’une méchante armoire de bois de chesne contenus au trente uniesme article dud. mémoire, prisez et estimez à la somme de cinq livres, cy V l.<lb/>Item deux chaises percée couvertes une de cadix grise et l’autre de moquette, prisez et estimez à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item deux méchantes armoires de bois de chesne servant de garderobbe, une méchante table longue posez sur deux trétteaux de bois de sapin, un lit de sangle contenus au trente troisiesme, trente quatriesme et trente cinquiesme articles dud. mémoire, prisez à la somme de trente quatre livres, cy XXXIIII l.<lb/>Item quatre grandes rideaux de toile damassée et quatre rideaux de toille de chanvre de fenestre contenus au trente sixiesme article dud. mémoire, prisez et estimez ensemble à la somme de quatre vingt livres, cy IIIIxx l.<lb/>Item sept douzaines de serviettes de toille ouvragées et cinq nappes de pareille toille, dix huit torchons, cinq tabliers pour servants et trois nappes pour la cuisine contenus au trente huitiesme et trente neufiesme article dud. mémoire, prisez le tout ensemble à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item douze mathelas de bous servants aux domestiques de moyenne grandeur couverts de lin rayée contenus au quarantiesme article dud. mémoire, prisez et estimez à la somme de quarante huit livres, cy XLVIII l.<lb/>Item huit couvertures de laine blanche de moyenne grandeur contenus quarante uniesme article dud. mémoire, prisez et estimez ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item dix traversins de coutil remplye de plume, huit paillasses de toille et trois bois de couchette contenus au quarante deuxiesme et dernier article dud. mémoire, prisez et estimez le tout ensemble à la somme de quarante trois livres, cy XLIII l.<lb/>Ce fait lesd. meubles cy dessus inventoriez ont esté laissez par ledit sieur Garet entre les mains dud. sieur Sallon en vertu de la procuration, desquels meubles comme des autres aussy cy dessus inventoriez il demeurera entièrement quitte et vallablement deschargé envers lad. dame duchesse, la succession dud. seigneur duc son espoux et tout autre qu’il appartiendra, aux protestations et réserves néantmoins à l’efet que sa représentation, ceste décharge ne pouvant nuire ni préjudicier à ce qui luy peut estre deub pour ses gaiges, au privilège qu’il luy en est acquis sur lesd. meubles, contre laquelle déclaration led. sieur Sallon a fait ses protestations, au contraire à reytéré d’habondant celles qu’il a cy devant fait pour la conservation des droits de lad. dame duchesse, le tout en la présence et du consentement  desd. procureurs et tesmoins, et ont signé :<lb/>Garrett Filzgerard, Sallon<lb/>Legrand, Geille, La Marre<lb/>Charpentier, Lange<lb/>Trevet »</p>
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                <subject>Jacobites</subject>
                <subject>Mobilier</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fondation faite par les habitants de Saint-Germain-en-Laye en l’honneur de Louis XIV</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 192</unitid>
                <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">22 août 1707</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Furent présens Charles Blesson, marchand bourgeois de Saint Germain en Laye, procureur sindicq en charge des habitans de Saint Germain en Laye, et Charles Delastre, aussy marchand bourgeois dudit lieu, cy devant procureur sindicq desdits habitans, auquel ledit Blesson a sucédé en ladite charge, représentans la communauté desdits habitans à l’effet qui ensuit, lesquels en mémoire perpétuelle et par la respectueuse reconnoissance des biensfaits desqueles le très auguste roy Louis 14, à présent régnant, a favorisé les habitans dudit Saint Germain, tant par la conservation de leurs anciens privilèges et exemptions accordées par les Roys ses prédécesseurs, que ceux qu’il a eu la bonté de leur octroyer, et nottamment la franchise des nouveaux droits des poids et mesures et des entrées des boissons, à la très humble suplication de feu monsieur le marquis de Monchevreul, chevalier, commandeur des ordres du Roy, capitaine gouverneur dudit Saint Germain, qui les a tousjours assistez de sa protection, se sont portez à faire une contribution, du temps de l’exercice dudit sieur Delastre, pour fonder à perpétuité une grande messe solennelle en l’esglise royalle et parroissialle dudit Saint Germain en actions de grâces, pour obtenir de Dieu les secours nécessaires pour le Roy leur bienfaiteur, la famille royalle et les besoins de l’Estat, ce que Sa Majesté a eu pour agréable, et pour cet effect, de l’agrément et consentement de haut et puissant seigneur messire Léonord, comte de Mornay, lieutenant général des armées du Roy, capitaine et gouverneur dudit Saint Germain, qui a la bonté de continuer d’honorer lesdits habitans de sa protection de mesme que feu monsieur le marquis de Monchevreul son père, André Georges Legrand, seigneur des Alluets, conseiller du Roy, président prévost juge royal ordinaire civil et criminel, lieutenant général de police dudit Saint Germain, Claude Legrand, conseiller du Roy, son procureur et de police desdits lieux, et en la présence de sieur Jean Antoine, escuier, porte arquebuse du Roy et de maitre Nicolas Denis Paye, greffier de la prevosté dudit Saint Germain, ont lesdits sieurs Blesson et Delastre, en leursdites qualitez, pour et au nom de la communauté desdits habitans de Saint Germain, fondé  à perpétuité en ladite esglise royalle et parroissialle dudit lieu, ce acceptant par les sieurs Jean Jullienne, officier de louveterie du Roy, et Jacques Jean, marchand bourgeois dudit Saint Germain, y demeurans, marguilliers en charge de ladite esglise, en la présence et du consentement de messire Jean François Benoist, prestre, docteur de Sorbonne, prieur curé de ladite esglise, une grande messe solennelle qui sera chantée selon le rit des messes comme il a esté cy devant commancé suivant la résolution desdits habitans de l’exercice dudit sieur Delastre, ou sy ledit jour estoit occupé par la sollennité des festes de Pasques, le jour qui sera trouvé convenable, laquelle grande messe lesdits sieurs marguilliers promettent et s’obligent, eux et leurs successeurs esdites charges, faire chanter et céllébrer en ladite esglise, au chœur d’icelle, fournir les ornemens et luminaire convenables à la sollennité qui sera annoncée aux prosnes des dimanches précédens, les orgues touchées, carrellonée la veille et le jour que seront tenus payer et acquitter les rétributions ordinaires et accoutumées en ladite esglise. Cette présente fondation faite moyennant la somme de deux cent livres procédée de la contribution desdits habitans, déposée es mains dudit sieur Delastre du temps de son exercice que les derniers privilèges ont esté obtenus, et laquelle somme il a payée, délivrée ausdits sieurs marguilliers dès le quatorze juin dernier, qui le reconnoissent et l’en descharge, et lesquels déclarent en avoir fait l’employ, avec autres deniers de ladite esglise, à constituion de rente sur les aides et gabelles par contract duquel ils promettent fournir l’extrait contenant ledit employ audit sieur Delastre et de faire mention de la présente fondation sur les marturologes de ladite esglise affin qu’elle soit perpétuellement exercée, à commancer l’année prochaine et continuer à perpétuité comme dit est à pareils jours. Car ainsy &amp;c. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé audit Saint Germain, à l’esgard dudit seigneur comte de Mornay en son apartement de la surintendance et l’esgard de messieurs les prevost et procureurs du Roy en leurs hostelz, et quant aux autres en l’estude dud. nottaire soubzsigné, es presence de Laurent Antoine Dharlinguers, praticien, et Jean Legrand, marchand, demeurans aud. lieu, tesmoins, l’an mil sept cent sept, le vingt deuxième aoust, et ont signé<lb/>Mornay, DeBenoist<lb/>Antoine<lb/>Legrand, Legrand, Delastre<lb/>Blesson, Jullienne<lb/>Jacques Jean, Lays<lb/>Dharlinguers<lb/>J. Legrand, Lanye »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Ville</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Testament de Patrice Nugent, officier irlandais à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 200</unitid>
                <unitdate normal="1715/1715" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1715</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant Gabriel Delange, nottaire et gardenottes du Roy de Saint Germain en Laye sousbzsigné, fut présent sieur Patrice Nugent, gentilhomme irlandois, lieutenant colonnel au régiment de Berwik, estant au lict, malade, en une chambre du chasteau vieil dudit lieu qui a veue sur le chasteau neuf, au quatriesme estage, touttefois sains d’esprit, mémoire et entendement ainsy qu’il est aparu audit nottaire et tesmoins cy après nommez, lequel, considérant qu’il n’y a rien de sy certain que la mort, ne voulant en estre prévenu sans déclarer ses dernières volontés et intentions, a fait, dicté et nommé audit nottaire, en la présence desd. tesmoins, ce présent testament ainsy qu’il ensuit<lb/>Premièrement, comme bon chrétien recommande son âme à Dieu le père tout puissant, le supliant par les mérictes infinis de la mort et Passion de son très cher fils Jésus Christ lui pardonner ses fautes et l’admettre au rang des bienheureux dans son saint paradis.<lb/>Item veut et ordonne son corps mort estre inhumé en l’esglise de la parroisse de ce lieu, que ledit jour il y soit dit, son corps présent, un service, se raportant à son exécuteur testamentaire des cérémonies et dépences de son inhumation et des messes et prières qu’il désirera faire dire et célébrer à son intention et pour le repos de son âme.<lb/>Item veut et ordonne qu’il soit distribué en charitez par sond. exécuteur jusqu’à la somme de deux cent livres en la manière et à telles personnes qu’il trouvera à propos.<lb/>Item donne et lègue à sieur Christophe Nugent, son frère aisné, colonnel de cavalerie au service du Roy de France, tous ses biens et effets en meubles et immeubles, sans en excepter aucun en quelques lieux et endroits ils puissent estre, qu’il fait et institue son légataire universel pour luy donner des marques de l’amour qu’il a tousjours eu pour luy, pour desd. biens en jouir, faire et disposer par ledit sieur son frère en toutte proprietté ainsy que bon luy semblera. Révoquant ledit sieur testateur tous autres testamens et codicils qu’il pouroit avoir cy devant faits, le présent estant son véritable testament, pour l’exécution duquel il nomme et choisit ledit sieur Crixtophle Nugent, son frère qu’il prie de se charger et exécuter ponctuellement icelluy, augmenter plustost que diminuer, voulant à cette fin qu’il soit saisy et vestu de tous ses biens suivant la coutume. Lequel présent testament a esté ainsy fait, dicté et nommé par ledit sieur testateur audit nottaire en la présence desd. tesmoins et par ledit nottaire, présens lesd. tesmoins, a luy leu et releu, qu’il a dit avoir bien et au long entendu, contenant ses véritables intentions et dernières volontez, et y persiste. Fait et passé audit Saint Germain, en la chambre cy devant déclarée, es présence de Thomas Geoghegan, prestre, irlandois de nation, habitué en la parroisse de ce lieu, et Daniel Doran, gentilhomme irlandois demeurant audit Saint Germain, tesmoins, l’an mil sept cent quinze, le vingtième jour de mars après midy, et ont signé.<lb/>Tho. Geoghegan<lb/>Dan. Doran<lb/>P. Nugent<lb/>Delange »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire après décès de John Stafford, vice-chambellan de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">62</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 37 201</unitid>
                <unitdate normal="1717/1717" encodinganalog="3.1.3">4 octobre 1717</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an mil sept cent dix sept, le quatriesme jour d’octobre, deux heures de relevée, à la requeste de dame Thérèse Stricklande, veuve de messire Jean Stafford, vice chambellan de la royne d’Angleterre, tent en son nom à cause de la communauté de biens qui a esté entre elle et led. seigneur son espoux, qu’elle se réserve d’accepter ou y renoncer dans le temps et ainsy qu’elle avisera bon, que comme tutrice de messire Edouard Stafford, âgé de huit ans, et damoiselle Marie Henriette Stafford, âgée de six ans, leurs enfans mineurs, et suivant l’avis de leurs parens et amis homologué par sentence de monsieur le prévost de Saint Germain en Laye du dix sept décembre mil sept cent quinze, et sans par lad. dame Stafford préjudicier à la garde noble desd. sieur et damoiselle ses enfans qu’elle a accepté par jugement de mond. sieur le prévost du seize dud. mois de décembre mil sept cent quinze, en la présence de messire Charles Leybarre, gentilhomme ordinaire de la chambre d’Angleterre, au nom et comme subrogé tuteur desd. mineurs, esleu par le mesme avis de parens, lesd. mineurs habils à se dire et porter héritiers chacun pour une septiesme partie dud. déffunt seigneur Stafford leur père, et encore en la présence de messire Jean Bagot, écuyer, gentilhomme ordinaire de la chambre de Sad. Majesté, demeurant aud. Saint Germain, au nom et comme fondé de procuration spécialle à l’effet qui ensuit de messire Guillaume Stafford, écuyer, gentilhomme anglois, fils dud. déffunt seigneur Stafford de son premier mariage avec dame Marie Southcotte, sa première espouse, habil à se dire et porter héritier pour une pareille septiesme partie dud. déffunt seigneur Stafford son père, lad. procuration passée devant Malin et son confrère, notaires à Paris le seize septembre dernier demeurée jointe à ces présentes pour y avoir recours après qu’elle a esté paraphée ne varietur dud. sieur Bagot et à sa réquisition du notaire soussigné et tesmoins cy après nommez, messire Guillaume Diccouson, trésorier de Sad. majesté la reyne d’Angleterre, estant aussy aud. Saint Germain et comme fondé de procuration de dame Marie Stafford, dame de la chambre de la reyne d’Angleterre, veuve de messire François Plowden, contrôlleur de la maison du roy d’Angleterre, aussy habil à se dire et porter héritière pour une septiesme partie dud. déffunt seigneur Stafford son père, de son premier mariage avec lad. dame Southcoat, lad. procuration passée devant led. notaire soussigné le dix neuf juillet mil sept cent seize, aussy demeurée annexée à ces présentes après qu’elle a esté paraphée ne varietur dud. sieur Dicousson, dud. notaire et tesmoins, et encore led. sieur Diccousin en qualité de tuteur de messire Xavier Béatrice Stafford, âgée de vingt un an et demy, damoiselle Louise Anne Stafford, âgée de dix huit ans et demy, et messire Jean Paul Stafford, âgé de dix sept ans, enfans mineurs dud. déffunt seigneur Stafford de son premier mariage avec lad. dame Southcoat, suivant l’avis de leurs parens et amis homologué par sentence de mondit sieur le prévost de Saint Germain du huit juillet mil sept cent seize, lesd. mineurs aussy pareillement habils à se dire et porter héritiers chacun pour une septiesme partie dud. déffunt seigneur Stafford leur père, et encore en la présence de messire Daniel MacDonnell, gentilhomme de la chambre de Sad. Majesté le roy d’Angleterre, subrogé tuteur desd. mineurs esleu par le mesme avis, à la conservation des droits, actions et prétentions de lad. dame Stafford, de sesd. enfans et de ceux du premier mariage dud. déffunt seigneur son espoux cy devant nommé, sans que leurs qualitez puissent leurs nuire ny préjudicier, par Gabriel Delange, notaire et gardenotte du Roy dud. Saint Germain en Laye soussigné, es présence de Claude Sallé et François Lelarge, marchands demeurans aud. lieu, tesmoins, a esté fait bon et fidel inventaire et description de tous et chacuns les biens meubles, effets, tiltres, papiers restez après le déceds dud. déffunt seigneur Stafford en son appartement au premier estage du vieil chasteau dud. Saint Germain et qui communs estoient entre luy et lad. dame Strickland, sa veuve, qui ont esté par elle représentez et mis en évidence aud. appartement qu’elle occupe depuis le déceds dud. déffunt seigneur son espoux, décédé en la ville de Paris le vingt deux décembre mil sept cent quatorze, après qu’elle a juré et affirmé es mains dud. notaire n’en avoir caché ny détourné aucuns, sur les peines de droit à elle données à entendre par led. notaire, lesquels meubles et effets sujets à estimation ont esté prisez et estimez par François Duchasteau, premier huissier audiancier de cette prévosté, faisant et exerceant la charge d’huissier priseur vendeur de biens meubles de lad. prévosté, eu esgard à leur estats, au cours du temps présent et à la crue, icelle non comprise, ainsy qu’il ensuit, et ont signé :<lb/>Thérèse Strickland Stafford<lb/>Cha. Leybard<lb/>Dicconson, J. Bagot<lb/>Da. MDonell, Duchasteau<lb/>Sallé<lb/>François Lelarge<lb/>Lange<lb/>Dans la cuisine dud. appartement<lb/>Premièrement, une crémailler, deux chenets, pesle, pincettes, un soufflet, deux fers à passer linge, un cuillier à pot, le tout de fer avec deux tripiers, deux vieils réchauds, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinq livres, cy V l.<lb/>Item une chaudière, un poeslon, deux chandeliers, un autre chandelier à queue, une poesle avec son chandelier, le tout de cuivre jaune, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item une petite fontaine à l’antique garnie de son couvercle et robinet sur son pied de bois de chesne et une petite cuvette de pareil cuivre, prisés ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item deux marmittes avec leur couvercles et deux caffetières, le tout de cuivre rouge, prisé et estimé ensemble à la somme de sept livres, cy VII l.<lb/>Item en pots, plats, vaiselle et autres ustancils d’étain fin, s’en est trouvé la quantité de soixante six livres pesant, prisée la livre sa juste valleur et sa crue seize sols, revenant le tout aud. prix à la somme de cinquante et deux livres seize sols, cy LII l. XVI s.<lb/>Item une bassinoire de cuivre jaune, un moulin à caffé de fer, prisé et estimé le tout ensemble à cent sols, cy C s.<lb/>Item une vieille commode de bois de sapin, une petitte table quarrée avec ses tiroir, quatre chaises de paille, un vieil fauteuil rompu, un vieil coffre de pareil bois, une grande valize couverte de cuir, prisé et estimé le tout ensemble avec une assiette de cuivre jaune et une poesle de fer à la somme de cinq livres, cy V l.<lb/>Item deux bois de lit de repos de bois de noyer, un paravent de quatre feuilles couvert de serge verte, un autre paravent de six feuilles couvert de vieille serge brune, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item une grande aumoire à deux pans de bois de sapin fermante à clef, prisée et estimée à la somme de neuf livres, cy IX l.<lb/>Item le lit de la servante composé d’une couche à haut pilliers garny de son enfonsure et dossier, un matelas de bourre couvert de toille rayée, un sommier de crin couvert de pareille toille, un autre matelas de laine couvert de toille, un traversin de coutil remply de plumes, une couverture de laine blanche, le tour dud. lit composé de deux grands rideaux, deux bonnes grâces avec leur tringle de fer, dossier et pente de serge vente, et ciel de toille, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante cinq livres, cy XLV l.<lb/>Item deux matelas de laine couverts de toille et futenne, deux couvertures de laine blanches et une couverture de laine verte, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un gros mousqueton et deux pistolets à deux canons chacun prisez et estimez ensemble à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item un petit miroir de toillette dans sa bordure de bois de noyer prisée et estimé à cinqaunte sols, cy L s.<lb/>Item un grand rideau de fenestre de serge viollette prisé et estimé tel quel à trois livres, cy III l.<lb/>Dans laquelle cuisine s’est trouvé une tenture de tapisserie de Bergame que lad. dame a declaré appartenir au Roy, par quoy elle n’a esté comprisé au présent inventaire.<lb/>Item s’est encore trouvé dans lad. cuisine quatre couvercles et une caffetière, le tout de fer blanc, prisez et estimez à trente sols, cy XXX s.<lb/>Dans une antichambre<lb/>Item une petitte table sur ses pieds tournez, une chaise et un fauteuil de bois blanc tourné couvert de paille, un paravent de serge verte de sept feuilles et une grande commode de bois de noyer garnie de ses tiroirs, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item un lit de sangle, une paillasse de toille, un matelas de bourre lanisse, une couverture de laine blanche, un traversin de coutil remply de plumes, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de vingt livres, cy XX s.<lb/>Item une commode de bois de noyer garnie de ses tiroirs et fermante à clef, prisée et estimée à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Quant à la tenture de tapisserie de point d’Hongrie, une table, quatre fauteuils et trois sièges ployans, lad. dame a aussy déclaré qu’ils appartiennent au Roy, pourquoy ils n’ont esté compris au présent inventaire.<lb/>Item dans un petit cabinet à costé de lad. antichambre, s’est trouvé une petitte table de bois de noyer, deux coffres de bois blanc, un vieil fauteuil de bois de noyer tourné, quatre tablettes de bois de sapin et une table ovalle de pareil bois, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Dans une grande chambre à costé de laditte antichambre<lb/>Item deux chenets de fer poly, pesle, pincettes, tenailles de pareil fer, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinq livres, cy V l.<lb/>Item un mirroir dans sa bordure de glace contenant dix huit pouces de haut sur quinze pouces de large, prisé et estimé à la somme de vingt cinq livres, cy XXV l.<lb/>Item une garniture de cheminée composée de quatorze pièces de pourceline, partie cassée, prisée et estimée à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item un fauteuil de bois de noyer à la capucine couvert de damas verd, trois fauteuils de bois noircy couvert de paille et six chaises de pareil bois, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de seize livres, cy XVI l.<lb/>Item un petit tabouret couvert de tapisserie faitte à l’éguille, une portière de cadis bordé d’un ruban de taffetas avec sa tringle de fer, deux rideaux de fenestre de toille de cotton, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item un miroir dans sa bordure de bois doré avec son chapiteau contenant vingt deux pouces de haut sur quinze pouces de large, prisé et estimé à la somme de trente cinq livres, cy XXXV l.<lb/>Item un bureau de bois de placage garny de ses tiroirs, un autre petit bureau de pareil bois garny de ses tiroirs, sur lequel bureau est un cabarat à caffé garny de six tasses avec leurs secoupes de porcelaine, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item une commode de bois de raport garnye de ses tiroirs avec leurs anneaux de cuivre doré, prisée et estimée à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un petit cabaret garny de quatre goblets et secoupes de porcelaine avec la hurne, un pot de terre d’Hollande avec ses ornemens d’argent, une urne de procelaine peinte en fleurs avec ses anneaux et ornemens d’argent, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item une pendule dans sa boete de marqueterie sur son pied de bois doré, prisée et estimé sa juste valleur et sans crue à la somme de deux cent livres, cy IIc l.<lb/>Item une petitte pendule dans sa boete de bois d’ebeyne prisée et estimée à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item une petite cave de campagne de bois violet fermante à clef, garnie d’une testière de terre de la Chine, un pot à thé d’argent, deux tasses de porcelaine, un sucrier et deux secoupes aussy de porcelaine, estimé le tout ensemble à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item une écritoire de chagrain de campagne fermante à clef à deux endroits avec ses ornemens de cuivre doré, prisé et estimé à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item une petitte cave de chagrin remplie de quatre flacons de cristal avec leur bouchons d’argent, une tasse, un petit antomnoir aussy d’argent, prisée et estimée à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item un Christ dans son cadre de bois doré à fond de velours noir, un petit tableau de dévotion dans sa bordure de bois doré avec deux autres petits tableaux de dévotion dans leur bordure doré, trois tableaux peints sur toille représentans la famille royalle d’Angleterre dans leur bordure de bois doré, deux estamps représentans le roy et la princesse d’Angleterre dans leur bordure de bois doré couverts de leurs verines, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item un clavecin de bois de noyer sur son pied tourné, prisé et estimé à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item un lit à la duchesse composé d’une couche à bas pilliers de bois de noyer garny de son enfonsure et dossier à champ tourné couvert de damas et taffetas, l’imperial, pente, double dossier et courtepointe de pareil damas à bande à fleurs d’or, soubassemens et deux bonnes grâces de damas verd à fleurs, la fousse de cadis bordé d’un galon rouge et les tringles tournantes, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de deux cent livres, cy IIc l.<lb/>N’a esté compris au lit susinventorié la garniture de paillasse, matelas, lit, traversain et couverture, attendu qu’ils appartiennent au Roy ainsy que lad. dame l’a déclaré, de mesme que la tenture de lad. chambre de tapisserie de verdure, pourquoy elle n’a pas esté esgallement inventoriée.<lb/>Item la toillette de lad. dame de mousseline brodé sur une table de bois de noyer, deux carrées couverts de velours rouge remply de leur boette de bois d’ébeyne, un ploton et deux boettes à poudre, quatre petits flacons de cristal avec des peignes, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres avec un petit miroir, cy XXX l.<lb/>Et après avoir vacqué depuis lad. heure de deux heures jusqu’à celle de six sonnées, sommes retiré après avoir laissé les meubles et effets susinventoriez en la garde et possession de lad. dame Stafford, du consentement dud. sieur Leyburne, dud. sieur Bagot, dud. sieur Diccuson et dud. sieur MackDonnell, laquelle s’en est volontairement chargée et promis le représenter à la première réquisition qui en sera faitte, et à la réquisition des parties remis et continuée l’assignation à demain, neuf heures du matin, et ont signé<lb/>Cha. Leybard, Thérèse Stafford, J. Bagot<lb/>Dicconson, Da. MDonell, Duchasteau<lb/>Sallé<lb/>François Lelarge, Lange<lb/>Et le cinq octobre aud. an mil sept cent dix sept, neuf heures du matin, à la requeste de lad. dame Stafford en sesd. qualitez, en la présence desd. sieur Leyburne, Bagot, Diccouson et MackDonell en leursd. qualitez, a esté par led. notaire, présens lesd. tesmoins, continué le présent inventaire ainsy qu’il ensuit<lb/>Item une petitte table de bois de noyer, un tabouret couvert de panne rouge, un souglet et quinze écrans peints sur carton, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item un écran à pied de bois de noyer sculpturé couvert de tapisserie faitte à l’éguille d’un costé et de satin de l’autre costé, prisé et estimé à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item deux ornemens d’autel composez de chacun une chasuble, parment d’autel, étole et autres choses nécessaires à dire la messe, l’un de moire blanche garny de fleurs vertes faittes à l’éguille et l’autre de satin rayé rouge, un missel et trois pasle et bourses, et deux pierres bénites de marbre, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Dans une chambre qui a veue sur le parterre<lb/>Item une pesle et pincette, une vieille paire de chenets prisés et estimés avec trois chaises de paille et une petite table de bois de noyer à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item un petit lit en tombeau composé d’une couchette de bois de noyer garnie de son enfonsure et dossier, un sommier de crin, deux petits matelas de laine couverts de toille rayée d’enfant, un lit et traversin de coutil remplis de plumes, trois petittes couvertures de laine blanche, une courtepointe de taffetas, la housse dud. lit de damas cramoisy, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item une petitte couchette de bois de noyer garny de son enfonsure et dossier, deux petits matelas de laine couverts de toille et futeine, traversin de coutil remply de plumes, une couverture de laine blanche, une courtepointe rayée de toille de cotton, le tour dud. lit de serge verte, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un coffre bahut de bois de noyer fermant à clef dans lequel se sont trouvez les habits et linges à usage desd. mineurs, prisé et estimé à la somme de cinq livres, cy V l.<lb/>Dans laquelle chambre se sont trouvez un grand lit garny avec ses rideaux de damas jaune et la housse de cadix avec la tapisserie de verdure, le rideau de fenestre et sa tringle que lad. dame Stafford a déclaré appartenir au Roy, pourquoy n’ont esté compris au présent inventaire.<lb/>Dans un petit cabinet au dessus de lad. chambre<lb/>Item deux malles de campagne de cuir noir, un pavillon d’un lit de brocatelle, quatre oreillers de coutil remplis de plume, un traversin aussy de coutil, un oreiller couvert de satin à fleurs d’or remply de plumes, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item une presse de bois de noyer, deux chenets, pesle et pincette et dix pots de faillance à mettre des fleurs, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Dans le cabinet dud. déffunt seigneur Stafford<lb/>Item une petitte armoire de bois de noyer à placages à quatre guichets prisée et estimée à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Ensuitte les linges<lb/>Item trois paires de draps de toille blanche prisée la paire quinze livres, revenant le tout aud. prix à la somme de quarante cinq livres, cy XLV l.<lb/>Item six autres paires de petits draps de grosse toile à l’usage des domestiques, prisée la paire trois livres, revenant le tout aud. prix à la somme de dix huit livres, cy XVIII l.<lb/>Item une douzaine de serviettes et deux nappes de toille ouvrée, prisez et estimez ensemble à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item dix nappes de toille ouvrée élimez, trois douzaines et demy de pareille toille, prisez et estimez ensemble à la somme de huit livres, cy VIII l.<lb/>Item dix chemises et trois calçons de toille blanche à usage dudit déffunt seigneur Stafford, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un petit cabinet sur son pied de bois de noyer tourné à placage, sept chaises de bois noircy couvertes de paille avec un fauteuil de mesme, un chandelier de bois à écran, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item une grande table ovalle de bois de sapin, une autre petitte table de bois de noyer sur ses pieds tournez couvert de maroquin noir, un petit bas d’armoire à placage de bois de noyer à deux guichets fermants à clef, la housse d’un grand fauteuil de serge jaune, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item un petit mortier de marbre blanc avec son pillon de buys, une petitte cuvette de faillance, quatorze pièces de faillance et terre d’Hollande, huit petits pieds d’estail de bois doré, deux petittes tasses de porcelaine, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trois livres, cy III l.<lb/>Item trois coffres et une valize de cuir garnie de clouds fermans à clef prisez et estimez ensemble à la somme de vingt livres, cy XX l.<lb/>Item un Christ d’yvoire dans sa bordure de bois doré, un petit reliquaire dans sa bordure de bois, deux petits globes, une petitte écritoir de bois violette, un autre écritoir de chagrin fermante à clef, prisés et estimés le tout ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Ensuitte la vaiselle d’argent, bagues et joyaux représentez par lad. dame Stafford qui ont esté prisez et estimez par Barthelmy Varlet, orfèvre demeurant en ce lieu, convenu par les parties conjointement avec ledit Duchasteau l’huissier leur juste valleur et sans crue<lb/>Item une assiette, treize cuilliers, douze fourchettes, cinq goblets, neuf cuilliers à caffé et deux petittes fourchettes, le tout d’argent, poinçon de Paris, pesant ensemble douze marcs trois onces, prisé et estimé suivant la déclaration du Roy comme vaiselle platte, trente deux livres dix neuf sols neuf deniers, revenant le tout aud. prix à la somme de quatre cent huit livres un sol trois deniers, cy IIIIc VIII l. I s. III d.<lb/>Item six flambeaux, un poivrier et deux sallières d’argent, poinçon de Paris, pesant ensemble unze marcs sept onces quatre gros, prisé le marc comme vaiselle monté trente deux livres dix sols neuf deniers, revenant le tout aud. prix à la somme e trois cent quatre vingt dix livres trois deniers, cy IIIc IIIIxx X l. III d.<lb/>Item un sucrier, deux mouchettes, deux portes mouchettes et un goblet garny de son anse et une caffetierre d’argent, poinçon de Paris, pesant ensemble huit marcs cinq onces, prisé et estimé comme vaiselle monté trente deux livres dix sols neuf deniers le marc, revenant le tout aud. prix à la somme de deux cents quatre vingt livres douze sols neuf deniers, cy IIc IIIIxx l. XII s. IX d.<lb/>Item treize couteaux à manche d’argent pesant ensemble trois marcs deux onces, prisé le marc trente deux livres dix neuf sols neuf deniers, poinçon de Paris, revenant le tout aud. prix à la somme de cent neuf livres quatre sols trois deniers, cy CIX l. IIII s. III d.<lb/>Item un réchault, une petite écuelle à oreille, deux cuilliers et deux fourchettes et un manche de couteau d’argent d’Angleterre, pesant ensemble huit marcs une once, prisé le marc vingt neuf livres dix sols neuf deniers, revenant le tout aud. prix à la somme de deux cent quarente livres, cy IIc XL l.<lb/>Item un bassin d’argent doré en partie scizelé et figuré, une éguierre aussy d’argent scizelé et doré, une gondole d’argent doré et une autre d’argent, le tout poinçon d’Allemagne, pesant unze marcs une once quatre gros, prisé et estimé le marc vingt quatre livres, revenant le tout audit prix à la somme de deux cent soixante huit livres dix sols, cy IIc LXVIII l. X s.<lb/>Item une montre d’or dans sa boete aussy d’or fin avec son agraphe, chaine et un cachet aussy d’or avec sa clef de cuivre doré qui a esté prisée et estimée, eu esgard au poid de l’or de l’avis dud. Varlet à la somme de trois cent soixante cinq livres, cy IIIc LXV l.<lb/>Item une petitte montre avec sa boete d’or et une autre petitte boete de chagrin garnie de petits clouds d’or, prisé et estimé de l’avis dudit Varlet à la somme de cent livres, cy C l.<lb/>Item une autre montre dans sa boete d’argent garnie de sa clef, prisée et estimée à la somme de soixante livres, cy LX l.<lb/>Item une croix, un étuys à dé, une boete à mouche, une agraphe et sa chaine, le tout d’or fin pesant ensemble trois onces cinq gros, prisé l’once cinquante six livres, revenant le tout aud. prix à la somme de deux cent trois livres, cy IIc III l.<lb/>Item un collier enfilé de quarante perles fines, desquelles il en a esté reconnu cinq d’Ecosse et le reste d’Orient, prisé et estimé eu égard au temps présent de l’avis dud. Varlet à la somme de deux cents livres, cy IIc l.<lb/>Item deux tabatières d’argent dont les faces de l’une sont dorez et une étuy d’argent doré prisez et estimez eu esgard à leur façon à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item deux autres tabatières d’argent couvertes de nacre de perles et une boete d’argent prisez et estimez à la somme de dix huit livres, cy XVIII l.<lb/>Item douze pointes de diamant fins enchassez dans de l’or émaillez et quelques autres petittes pierres émaillez, un cachet d’or, une cornaline gravée garnye d’or, prisez et estimez ensemble à la somme de trente cinq livres dix sols, cy XXXV l. X s.<lb/>Et après avoir vacqué depuis lad. heure de neuf heures jusqu’à celle de midy sonnée, sommes retirés après avoir laissé les meubles et effets susinventoriez en la garde et possession de lad. dame Stafford, du consentement desd. sieurs Leyburne et Bagot, Diconson et MackDonnel, laquelle s’en est volontairement chargée et promis les représenter et sur le réquisitoire des parties remis et continuée l’assignation à ce jourd’huy, trois heures de relevée, et ont signé avec led. Varlet :<lb/>Sallé, Thérèse Stafford, J. Bagot<lb/>Cha. Leybard, Da. MDonell<lb/>Dicconson,<lb/>B. Varlet, Duchasteau<lb/>François Lelarge, Lange<lb/>Et led. jour, trois heures de relevée, à la requeste de lad. dame Stafford aud. nom, en la présence desd. sieurs Leyburne, Bagot, MackDonnell et Dicconson en leursd. qualitez, a esté continué le présent inventaire ainsy qu’il ensuit, en la présence dud. Varlet qui a prisé conjointement avec led. Duchasteau les dimans et pierreries trouvez dans un baguet représenté par led. dame Stafford, leur juste valleur et sans crue<lb/>Item une bague d’or montée d’un saphire blanc prisée et estimée à la somme de trois cent livres, cy IIIc l.<lb/>Item une autre bague d’or émaillée montée d’un diamant fin prisée et estimée à la somme de cent cinquante livres, cy CL l.<lb/>Item une paire de boucles d’oreille montée de chacun un brillant prisée et estimée à la somme de deux cents livres, cy IIc l.<lb/>Item une petitte bague à chiffre prisée et estimée à la somme de dix livres, cy X l.<lb/>Item une petitte bague d’or garnie d’une rose de petits diamans prisée et estimée à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Item une petitte paire de boucles d’oreille d’or, une bague d’or à pierre d’albatre, un petit jonc uny, une petitte bague d’or servant de chapelet, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de neuf livres, cy IX l.<lb/>Item une bague d’amatiste avec deux petits diamans à costé et une bague à chiffre, prisez et estimez ensemble à la somme de huit livres dix sols, cy VIII l. X .s<lb/>Item une bague d’or montée d’une pierre bleu de composition à lozange prisée et estimée avec une bague d’or émaillée à la somme de sept livres, cy VII l.<lb/>Item une autre bague d’or montée d’un saphir prisée et estimée à la somme de quatre cent livres, cy IIIIc l.<lb/>Item un creillon, une croix, trois cachets et un cachet d’une pierre de lapis garny d’or, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de six livres, cy VI l.<lb/>Item une médaille d’or représentant le pape Clément X d’un costé, prisée et évaluée par led. Varlet à la somme de cinquante six livres, cy LVI l.<lb/>Item une pièce d’or aux armes de Portugal prisée et évaluée par led. Varlet à la somme de trente deux livres, cy XXXII l. X s.<lb/>Item quatre carolus d’or d’Angleterre prisez et évaluez à dix sept livres chacun, revenant à la somme de soixante huit livres, cy LXVIII l.<lb/>Item dix sept jacobus d’or d’Angleterre prisez et évaluez aussy à dix huit livres dix sols chacun, revenant à la somme de trois cent quatorze livres dix sols, cy IIIc XIIII l. X s.<lb/>Item un double louis, trois louis et deux demy louis ancienne monnoye de France, à raison de unze livres dix sols le louis d’or, revenant à la somme de soixante neuf livres, cy LXIX l.<lb/>Item vingt sept guinées d’or d’Angleterre évaluez à quatorze livres chacun, revenant à la somme de trois cent soixante dix huit livres, cy IIIc LXXVIII l.<lb/>Item unze louis d’or d’ancienne monnoye de France prisez et évaluez à quatorze livres chacun, revenant le tout aud. prix à la somme de cent cinquante quatre livres, cy CLIIII l.<lb/>Item quatre autres louis d’or aussy d’ancienne monnoye de France prisez et évaluez à unze livres dix sols chacun, revenant le tout aud. prix à la somme de quarante six livres, cy XLVI l.<lb/>Après l’inventorié desquelles espèces d’or lad. dame Stafford a déclaré que la médaille représentant le pape, la pièce de Portugal, les carolus et les jacobus d’Angleterre luy ont esté données par led. seigneur Stafford son espoux pendant et constant leur mariage ainsy que cela se pratique en Angleterre, pourquoy elle proteste que la représentation qu’elle en a fait et l’inventorié ne puissent luy nuire ny préjudicier, ce qui a esté protesté au contraire par lesd. sieurs Leyburne, Bagot, Dicconson et MackDonnel en leurds. Qualitez et partant sera le présent article tiré pour mémoire<lb/>Ce fait led. sieur Varlet a signé :<lb/>B. Varlet<lb/>Item une épée à poignée de vermeil doré avec son ceinturon, prisée et estimée à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item six douzaines de gros bouton d’argent sur bois et huit douzaines de petits, prisez et estimez ensemble à la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Item un couvre pied de satin de la Chine à fleur d’or doublé de taffetas couleur de feu picqué, un autre couvrepied de toille brodé picquée, trois oreillers de coutil remplis de plums garnys de leur tayes de toille blanche, un crucifix sur son pied de bois de violette, prisé et estimé le tout à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un tabagy avec sa boete d’étain poly et sa cuilliere d’yvoir fermant à clef, prisé et estimé à cent sols, cy C s.<lb/>Dans un petit cabinet au bout de celuy cy dessus<lb/>Item une table de bois de noyer sur son chassis avec son tiroir, une chaise percée de pareil bois, trois valises fermantes à clef couvertes de cuir, deux coffres bahus aussy couverts de cuir fermans à clef, une table de bois de sapin avec son chassis, un vieil bureau de bois blanc couvert de serge verte avec son pupiltre, une paire de bottes de gros cuir, une boette de cuir bouly à serrer des papiers, une cave de campagne de bois couverte de chagrin remplye de bouteille de cristal, une petite table de lit de bois de noyer, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item douze cartes géographiques, un livre géographique, prisez et estimez ensemble à la somme de trente six livres, cy XXXVI l.<lb/>N’a esté compris au présent inventaire la tenture de tapisserie de verdure du grand cabinet et les deux paravents couverts de serge rouge, attendus qu’ils appartiennent au Roy.<lb/>Et après avoir vacqué depuis lad. heure de trois heures jusqu’à celle de six sonnées, sommes retiré après avoir laissé les meubles et effets susinventoriez en la garde et possession de lad. dame Stafford, du consentement desd. sieurs Leyburne, Bagot, Dicconson et MackDonnel, laquelle s’en est volontairement chargé et promis les représenter, et sur le réquisitoire des parties, remis et continué l’assignation à jeudy prochain, neuf heures du matin, et ont signé :<lb/>Sallé, Thérèse Stafford, J. Bagot<lb/>François Lelarge, Cha. Leybard, Dicconson<lb/>Da. MDonell<lb/>Duchasteau<lb/>Lange<lb/>Et le dix huitiesme jour dud. mois d’octobre, trois heures de relevée, auquel jour les parties ont remis la présente vacation à la requeste de lad. dame Stafford, en la présence desd. sieurs Leybrune, Dicconson, Bagot et MackDonel, a esté par led. notaire en la présence desd. tesmoins continué la présent inventaire ainsy qu’il ensuit<lb/>Les parties, depuis la dernière vacation, ont dit estre convenus de Jean Chaulperyre, marchand libraire demeurant à Saint Germain, pour visiter et estimer tous les livres qui se sont trouvez dans le cabinet dud. déffunt seigneur Stafford, à la réquisition desquels s’y étant transporté, il en a fait la catalogue qui contient six feuillets, qu’il a raporté et fait le serment es mains dud. notaire d’en avoir fait la juste estimation et sans crue à la somme de six cent quatre vingt cinq livres, lequel catalogue il a certiffié véritable, qui est demeuré joint à la présente minutte pour y avoir recours, après qu’il a esté paraphé ne varietur des parties et à leur réquisition dud. notaire et tesmoins, et a led. Chaulpeyre signé en cet endroit, et partant sera le présent article tiré pour VIc IIIIxx V l.<lb/>Chaulpeyre<lb/>Item un manteau et une juppe de damas couleur de feu à fleurs prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un manteau et une juppe de taffetas bleu, une autre manteau et la juppe de taffetas gris de lin et deux juppons de bazin blanc, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item un manteau et une jupe de raz de Saint Maur prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinquante livres, cy L l.<lb/>Item une écharpe de damas jaune à falbalas, un tablier de taffetas noire, quatre coeffes de gaze noire, une stinquerte de gaze verte brodé avec une dentelle d’argent, un corps, le tout à usage de lad. dame Stafford, picqué garny de sa pièce et lasset d’argent, plusieurs morceaux d’hermine blanche prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarante livres, cy XL l.<lb/>Item quatre corsets de bazin et futenne, dix chemises de toille blanche, six bonnets picquez, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cinquante livres avec trois fichus de soye et un demy mouchoir de toile blanche, cy L l.<lb/>Item une garniture à dentelle, une autre garniture de petit point, quatre autres garnitures à petitte campagne de linon avec leurs engageantes, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de cent cinquante livres, cy CL l.<lb/>Item dans une bourse s’est trouvé trente trois demy chelins d’argent, monnoye d’Angleterre, de six sols chacuns, six petittes médailles d’argent, trois petittes bagues d’or et six petittes bagues d’argent, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quinze livres, compris lad. monnoye, cy XV l.<lb/>Item deux plottons de velours brodez d’or et argent, quatre tablettes de chagrain dont partie bordé d’argent, une autre petitte tablette, une petitte boette d’agathe garnie d’argent dans laquelle est un portrait, deux autres petittes tablettes aussy de chagrain, un étuy d’agathe garny d’argent, deux petittes tabatières d’yvoire, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quarente livres, cy XL l.<lb/>Item deux morceaux de futenne contenant ensemble quatre aulnes, plusieurs morceaux de toille blanche contenant ensemble quatre aulnes, deux mouchoirs de col de toille neuve, quinze serviettes de grosse toille ouvrée avec plusieurs morceaux de toille taffetas et autres menus linges, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de trente livres, cy XXX l.<lb/>Item neuf tablettes de bois de chesne et un grand pulpitre de pareil bois, prisé et estimé le tout ensemble à la somme de quinze livres, cy XV l.<lb/>Qui sont tous les meubles et effets qui se sont trouvez audit appartement et dans les coffres et tiroirs des bureaux qui sont inventoriez et a led. Duchasteau signé :<lb/>Duchasteau<lb/>Ensuitte les tiltres et contracts représentés par lad. dame Stafford<lb/>Premièrement, le contract de mariage de lad. dame Strickland avec led. seigneur Stafford, son espoux, écrit en anglois sur du parchemin en grand plaquart, datté du quinze février mil sept cent sept, inventorié et cotté au dos par un<lb/>Item la grosse en parchemin d’un contract de constitution de cinq cent livres de rente viagère crée et constituée par messieurs les prevosts des marchands et échevins de Paris sur les aydes et gabelles au proffit de messire Guillaume Stafford passé devant Meslin et son confrère, notaire à Paris, le dix septiesme jour de septembre mil sept cent cinq, inventorié et cotté par deux<lb/>Après l’inventorié duquel contract, lad. dame Stafford déclare qu’elle ne scait si lad. rente appartient aud. sieur Guillaume Stafford ou à la succession dud. seigneur Stafford son père.<lb/>Et à l’instant led. sieur Bagot, procureur dud. sieur Guillaume Stafford, que l’inventorié dud. contract ne pourra luy nuire ny préjudicier.<lb/>Item la grosse en parchemin d’un autre contract de constitution de deux cent soixante dix livres de rente constituée sur les aydes et gabelles au denier vingt cinq au proffit de la succession et héritiers dud. déffunt seigneur Stafford au principal de six mil sept cent cinquante livres passé devant led. Meslin et son confrère, notaires à Paris, le douziesme jour de février mil sept cent seize, inventorié et cotté par trois<lb/>Item la grosse en parchemin d’un autre contract de constitution de deux cent quarente livres de rente constituée sur lesd. aydes et gabelles au proffit de lad. succession et héritiers dud. seigneur Stafford au principal de la somme de six mil livres passé devant lesd. notaires le douze février mil sept cent seize, inventorié et cotté par quatre<lb/>Item la grosse en parchemin d’un autre contract de constitution de trois cent quinze livres de rente constituée sur lesd. aydes et gabelles au proffit de lad. succession et héritiers dud. déffunt seigneur Stafford au principal de la somme de sept mil huit cent soixante quinze livres passé devant lesd. notaires le douze février mil sept cent seize, inventorié et cotté par cinq<lb/>Item la grosse en parchemin d’un autre contract de constitution de quatre cent quarente livres de rente constituée sur lesd. aydes et gabelles au proffit dud. messire Guillaume Stafford, en qualité de seul administrateur des biens de la succession dud. déffunt seigneur Stafford son père, au principal de la somme de unze mil livres, passé devant Fromont et son confrère, notaires à Paris, le seiziesme jour de juillet mil sept cent seize, inventorié et cotté par six<lb/>Item un écrit en anglois de la main dud. feu seigneur Stafford, datté du quatorze juin mil sept cent un, que les parties ont expliqué estre une déclaration de cinquante louis d’or appartenante à damoiselle Xavière Stafford, sa fille, qu’il a compris dans le principal d’une partie des rentes susmentionnez, lesquels louis d’or estoient de la valleur de six cent trente sept livres dix sols, inventorié et cotté par sept<lb/>Item un mémoire des parties de rentes qui estoient deus audit déffunt seigneur Stafford avant la conversion qui en a esté faitte, par lequel il résulte qu’il en est deu d’arrérages unze cent vingt une livres cinq sols, inventoriée et cottée par huit<lb/>Déclare lad. dame Stafford que depuis la conversion qui a esté faitte des rentes appartenantes aud. seigneur son espoux par les contracts susinventoriez, il en est deub les arrérages, déclaration<lb/>Après l’inventorié desquels contracts lad. dame Stafford a déclaré que led. seigneur son espoux, au retour de son dernier voyage d’Angleterre, a déposé et mis entre les mains du sieur Durel une somme de douze mil cinq cents cinquante livres en deniers comptans, sur laquelle, ayant despensé à la décharge dud. seigneur Stafford deux mil cent dix sept livres huit sols, il en est resté en ses mains dix mil quatre cent trente deux livres douze sols, laquelle somme restante lad. dame a déclaré luy avoir esté donnée par ledit seigneur son expoux pour en faire son propre à son proffit et utilité particulière en la présence dud. sieur Durel, qui sont des dispositions qui se pratiquent ordinairement entre mary et femme en Angleterre, que led. sieur Stafford a voulu pratiquer en faveur de son espouse avant sa maladie de laquelle il est décédé, sur lesquels dix mil quatre cent trente deux livres douze sols, led. sieur Durel a encore déboursé à la décharge de la succession dud. déffunt seigneur Stafford sept cent soixante dix huit livres deux sols, ce qui fait qu’il n’est plus redevable que de neuf mil six cent cinquante quatre livres dix sols. Lad. dame faisant la présente déclaration pour rendre raison de la véritable intention dud. déffunt seigneur son espoux et affin de faire connoiste qu’en conformité d’icelle, les neuf mil six cent cinquante quatre livres dix sols luy appartiennent et que la succession dud. seigneur son espoux doit luy faire raison desd. sept cent soixante dix huit livres deux sols, affin qu’elle proffite de la donnation qui luy a esté faitte desd. dix mil quatre cent trente deux ivres douze sols. Contre laquelle présente déclaration ledit sieur Bagot pour led. sieur Guillaume Stafford, lesd. sieur Dicconson et MackDonnel en leursd. qualitez ont fait leurs protestations qu’elle ne pourra nuire ny préjudicier aud. sieur Guillaume Stafford at ausd. mineurs ses frère et sœur, et partant sera le présent article tiré pour déclaration et protestation<lb/>Déclare lad. dame qu’au jour du déceds dud. seigneur son espoux qu’il luy estoit deub la somme de mil trois livres quatre sols restans de ses appointemens en sa qualité de vice chambellan et secrétaire de la reyne d’Angleterre, et que de lad. somme le payement luy en a esté fait et partant sera le présent article tiré pour déclaration<lb/>Déclare aussy lad. dame qu’aud. jour du déceds de son espoux, il estoit deub par la dame Stricklande, sa mère, cent soixante six livres treize sols quatre deniers pour reste des arrérages de la pension qu’elle s’est obligé payer à lad. dame sa fille et qu’elle en a receu le payement de lad. dame sa mère et partant sera le présent article tiré pour déclaration<lb/>Déclare encore lad. dame qu’elle a vendu les habits dud. feu seigneur son espoux moyennant la somme de trois cent quarente livres, et partant sera le présent article tiré pour déclaration<lb/>Ensuitte les debtes passives de lad. communauté et succession<lb/>Premièrement, déclare lad. dame qu’après le déceds dud. seigneur son espoux, ayant compté de ce qui estoit deub des gages et appointements de ses domestiques, elle a trouvé et reconnu que le total s’est monté à la somme de unze cent quatre vingt quinze livres quatorze sols neuf deniers suivant le mémoire qu’elle en a tenu, qu’elle offre représenter, laquelle somme est actuellement deue, et partant le présent article sera tiré pour déclaration<lb/>Déclare encore lad. dame que les frais qu’elle a fait pour service, messes et prières qu’elle a fait dire à l’intention dud. feu seigneur son espoux se montent à la somme de cinq cent quatre vingt six livres dix sols, suivant le mémoire qu’elle en représentera et partant sera le présent article tiré pour déclaration<lb/>Ce fait, après avoir vacqué jusqu’à l’heure de sept heures, sommes retiré après avoir laissé les livres, effets, contracts et papiers susinventoriez en la garde et possession de lad. dame Stricklande du consentement desd. sieurs Leyburne, Bagot, Dicconson et MackDonnel, laquelle s’en est volontairement chargée et promis le tout représenter comme dépositaire à la réquisition qui luy en sera faitte et rendre compte quant et à qui il appartiendra, et ont signé :<lb/>Thérèse Strickland Stafford<lb/>Dicconson, J. Bagot, Cha. Leybard<lb/>Sallé, Da. MDonell<lb/>François Lelarge, Lange »</p>
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                <subject>Jacobites</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente du pavillon Henri IV à la compagnie de chemin de fer de Paris à Saint-Germain</unittitle>
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                <unitdate normal="1837/1837" encodinganalog="3.1.3">10 juin 1837</unitdate>
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                <p>« Par devant me Febvrier, notaire à Saint-Germain-en-Laye soussigné,<lb/>Ont comparu M. Barthélémy Planté, entrepreneur de bâtiments et madame Anne Victorine Chappée, son épouse, qu’il autorise, demeurant ensemble à Saint-Germain-en-Laye, place du Château, n° 29,<lb/>Lesquels ont par ces présentes vendu et se sont obligés conjointement et solidairement entr’eux à garantir l’acquéreur de tous troubles, évictions et empêchements quelconques,<lb/>A M. Alexandre Etienne Ferdinand Rolot, avocat demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue de Pontoise, n° 6, à ce présent et qui l’accepte, sous la réserve par lui faite de déclarer son command dans le délai de droit,<lb/>Désignation<lb/>1° Une propriété située à Saint-Germain-en-Laye, rue du Château-Neuf, n° 9, appelée le pavillon Henri IV avec toutes ses dépendances, sans réserves ni exceptions,<lb/>Tenant au nord par hache à la terrasse de Saint-Germain et à une pièce de terre plantée en vignes appartenant au sieur Gilbert, à l’est à un mur en terrasse et à la rampe placée sur les grottes supérieures, au sud à la rue du Château-Neuf, à l’ouest à M. Gudin et à la terrasse.<lb/>Cette propriété comprend les murs de clôture au nord, à l’est, au sud et contient en tout soixante-sept ares cinq centiares.<lb/>2° Et une maison appelée l’hôtel des Grottes située aussi à Saint-Germain-en-Laye, même rue du Château-Neuf, n° 6, avec jardin et toutes les circonstances et dépendances de ladite propriété, sans réserves ni exceptions. Tous les murs sont mitoyens, sauf ceux sur les rues. Elle est close de murs et tient d’un côté M. de Blérancourt, d’autre côté la rue de Médicis et M. Suère, d’un bout M. de Blérancourt et M. Suère, d’autre bout par devant la rue du Château-Neuf.<lb/>Ainsi que ces propriétés se poursuivent et comportent, sans garantie des mesures énoncées dans les titres ci-après et dont la différence en plus ou en moins (lors même qu’elle excèderait un vingtième) tournera au profit ou à la perte de l’acquéreur.<lb/>Explication du droit de propriété<lb/>1° Propriété dite le pavillon Henri IV<lb/>Cette propriété appartient à M. et madame Planté tant au moyen de la restauration et reconstruction qu’ils ont fait faire d’une partie du pavillon Henri IV et de nouveaux bâtiments qu’ils ont entièrement fait édifier sur l’emplacement par eux acquis qu’au moyen de l’adjudication de l’emplacement des constructions et ruines de l’ancien château neuf dit de Henry IV faisant partie des biens provenant de la dotation de l’ancienne Liste civile, qui a été faite à la préfecture du département de Seine-et-Oise, en exécution des lois des quinze et seize floréal an dix et cinq ventôse an douze sur la vente des domaines nationaux, le trois mai mil huit cent trente-trois au profit de M. Auguste Gens, demeurant à Paris rue Duras n° 9, faubourg Saint-Honoré, lequel par acte du même jour trois mai enregistré à Versailles ledit jour en a passé déclaration de command au profit de M. Planté, qui l’a accepté ainsi qu’il résulté d’une expédition tant du procès-verbal d’adjudication et du cahier des charges que de la déclaration de command étant ensuite, signée de M. Renault, conseiller de préfecture ayant reçu ladite adjudication comme délégué à cet effet par le préfet du département de Seine-et-Oise, en présence du directeur de l’Enregistrement et des Domaines.<lb/>Cette adjudication a eu lieu moyennant, outre les charges ordinaires, la somme de vingt mille cent francs de prix principal, stipulé payable par cinquièmes, savoir le premier dans les trois mois de l’adjudication, le second en un an après le premier, et les trois autres aussi successivement d’année en année, avec les intérêts, conformément à l’article cent six de la loi du cinq ventôse an douze, savoir à raison de cinq pour cent par an des quatre derniers termes du prix de l’adjudication, le premier terme étant seul exempt du paiement des intérêts, le tout dans la caisse du receveur des Domaines à Versailles.<lb/>Aucune formalité hypothécaire n’a été remplie sur cette acquisition, attendu qu’il n’y avoit lieu.<lb/>M. et madame Planté se sont libérés entre les mains du receveur des Domaines des huit mille quarante francs montant des deux premiers cinquièmes de leur prix et des intérêts qui en étoient dus suivant quittance passée devant Me Demay, qui en a gardé minute, et son collègue, notaires à Versailles, le quatre août mil huit cent trente-quatre, enregistrée, mais jusqu’à concurrence de sept mille francs avec pareille somme par eux empruntée à cet effet aux termes d’une obligation passée devant Me Denis, notaire à Saint-Germain-en-Laye, qui en a gardé minute, le trois août mil huit cent trente-quatre, de M. Barthélémy Chambault, cocher de M. le vicomte Decaux, demeurant à Paris, place de la Madeleine, n° 12, qui a été subrogé dans tous les droits, actions, privilèges et hypothèque de l’administration des Domaines, et au profit duquel il a été pris en outre inscription de l’hypothèque à lui consentie sur ladite propriété de l’ancien château neuf le cinq août mil huit cent trente-quatre, volume 310, n° 347.<lb/>Et suivant une autre quittance reçue par led. Me Demay, qui en a gardé minute, et son collègue le treize août mil huit cent trente-cinq, enregistrées, M. et madame Planté se sont libérés entre les mains de M. Benjamin Remerand, receveur intérimaire demeurant à Versailles, rue Satory, n° 11 de la somme de douze mille six cent soixante-seize francs trente-six centimes, montant en principal et intérêts des trois derniers cinquièmes formant le solde de leur prix d’adjudication, mais jusqu’à concurrence de douze mille francs avec pareille somme empruntée à cet effet aux termes d’une obligation passée devant led. Me Denis, qui en a gardé la minute, et son collègue le huit août mil huit cent trente-cinq de madame Hélie Pillault, veuve de M. Louis Sébastien Yvert, en son vivant avoué près le tribunal civil de Versailles, demeurant à Paris, rue de Miromesnil, n° 14, laquelle dame a été subrogée de la même manière qu’il vient d’être dit pour M. Chambault et aussi indépendamment de l’hypothèque à elle conférée par les emprunteurs sur lad. propriété de l’ancien château neuf, inscrite au bureau des hypothèques de Versailles le vingt août mil huit cent trente-cinq, volume 321, n° 22.<lb/>2° Maison dit hôtel des Grottes<lb/>Cette maison a été entièrement édifiée par M. et madame Planté sur l’emplacement des terrein et jardin qui en dépendent, par eux acquis […].<lb/>Entrée en jouissance<lb/>L’acquéreur pourra disposer des immeubles compris en la présente vente en toute propriété à partir de ce jour et il en aura la jouissance par la perception des revenus à son profit à compter du premier juin présent mois.<lb/>Charges et conditions<lb/>La présente vente est faite sous les charges et conditions suivantes que l’acquéreur s’oblige d’exécuter fidèlement, savoir :<lb/>1° de prendre les immeubles objets de la présente vente dans l’état où ils se trouvent actuellement sans pouvoir prétendre à aucune indemnité pour raison des réparations qui seraient à faire aux bâtiments murs de clôture et de terrasse, et aux jardins ou pour toute autre cause que ce soit ;<lb/>2° de supporter toutes les servitudes passives, apparentes ou occultes, continues ou discontinues qui peuvent grever lesdits biens, sauf à s’en défendre et à faire valoir celles actives, le tout à ses risques et périls ; les vendeurs déclarent subroger l’acquéreur dans tous les droits et actions généralement quelconques qu’ils peuvent avoir pour raison de toutes servitudes ou droits de jouissance, notamment à l’égard de l’administration de la Liste civile, pour les exercer et faire valoir en leur lieu et place sous les mêmes charges et conditions dont ils étaient tenus ;<lb/>3° d’exécuter, de manière que les vendeurs ne soient aucunement inquiétés à cet égard et à partir de l’entrée en jouissance, le bail consenti à madame la marquise de Jumilhac par acte passé devant Me Denis et son collègue, notaires à Saint-Germain-en-Laye, le quatorze octobre mil huit cent trente-quatre et la location verbale de l’appartement du second de l’hôtel des Grottes devant expirer le premier octobre prochain, desquelles locations il a été donné une entière connaissance à l’acquéreur ;<lb/>4° d’acquitter à partir du premier juillet prochain (1837) les contributions de toute nature imposées sur les biens vendus et qui pourront l’être par la suite ;<lb/>5° d’acquitter également à partir de la même époque la cotisation due pour l’eau de la ville arrivant dans les propriétés vendues et de remplir envers la compagnie d’assurances générales contre l’incendie établie à Paris, rue de Richelieu, n° 97, les mêmes engagements que ceux contractés par les vendeurs, en se conformant à la police d’assurance de manière que ces derniers ne soient aucunement inquiétés à cet égard ;<lb/>6° de payer les frais et honoraires des présentes.<lb/>Prix<lb/>La présente vente est faite en outre moyennant la somme de deux cent vingt mille francs de prix principal, sur lequel l’acquéreur conservera entre ses mains somme égale au montant des causes en principal et accessoires des inscriptions qui peuvent grever les formalités hypothécaires dont il sera ci-après parlé, pour être payée par lui en l’étude du notaire soussigné aux créanciers y ayant droit, auxquels les vendeurs en font dès à présente toute délégation nécessaire.<lb/>A l’égard du surplus du prix qui restera libre, l’acquéreur s’oblige à le payer à M. et madame Planté aussi en l’étude du notaire soussigné après l’accomplissement des formalités de transcription et de purge légale dont il va être ci-après parlé.<lb/>La totalité dudit prix produira des intérêts à cinq pour cent par an, sans retenue, courant à partir du premier juin présent mois et payables en même temps que le principal.<lb/>[…]<lb/>Fait et passé à Saint-Germain-en-Laye en la demeure de M. et madame Planté, en présence de MM. Pierre Marie Joutel, marchand de vin, et Barthélémy François Tellier, marchand corroyeur, demeurant tous deux en ladite ville de Saint-Germain, rue de Paris, témoins instrumentaires, l’an mil huit cent trente-sept, le dix juin, heure de midi, et après lecture faite les parties ont signé avec les témoins et notaires.<lb/>Rolot, B. Planté, A.V. Chappée<lb/>M. Joutel, Tellier<lb/>Febvrier<lb/>[…]<lb/>Et ledit jour dix juin mil huit cent trente-sept, huit heures du soir,<lb/>Par devant led. Me Febvrier, notaire à Saint-Germain-en-Laye soussigné,<lb/>A comparu M. Alexandre Etienne Ferdinand Rolot, avocat demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue de Pontoise, n° 8,<lb/>Lequel en vertu de la faculté de déclarer command qu’il s’est réservée par le contrat passé devant le notaire soussigné assisté de témoins ce jourd’hui, dont la minute précède et sera soumise à la formalité de l’enregistrement en même tems que ces présentes, contenant vente au profit du comparant par M. Barthélémy Planté, entrepreneur de bâtiments, et dame Anne Victorine Chappée, son épouse, demeurant à Saint-Germain-en-Laye, place du Château, n° 29, de deux propriétés situées en ladite ville de Saint-Germain, rue du Château-Neuf, l’une portant le n° 9, appelée le pavillon Henri IV, et l’autre portant le n° 6 appelée l’hôtel des Grottes, moyennant outre les charges ordinaires deux cent vingt mille francs de prix principal, payable avec l’intérêt à cinq pour cent par an sans retenue de la manière exprimée aud. contrat,<lb/>A déclaré que cette acquisition est et doit être considérée pour le compte de la société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Germain dont le siège est établi à Paris, rue de Rivoli, n° 16, constituée par acte passé devant Me Fould et son collègue, notaires à Paris, le deux novembre mil huit cent trente-cinq, enregistrée et approuvée par ordonnance royale du quatre du même mois, à laquelle société le comparant n’a fait prêter que son nom,<lb/>Ce accepté pour ladite compagnie 1° par M. Emile Pereire, directeur du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye, demeurant à Paris, rue de Rivoli, n° 16, 2° et par M. Victor Ambroise Lanjuissais, demeurant à Paris, rue du Bac, n° 34, l’un des administrateurs de lad. société, agissant conjointement avec M. Pereire en vertu de l’article 22 des statuts qui porte que l’un des administrateurs devra toujours signer avec le directeur, à ce présents. Lesquels acceptent cette déclaration de command et obligent lad. société d’exécuter les charges et conditions insérées audit acte de vente et de payer le prix, le tout dans les termes et de la manière stipulés audit contrat, dont lecture leur a été donnée.<lb/>Mention des présentes sera faite sur toutes pièces que besoin sera.<lb/>Dont acte. Fait et passé à Saint-Germain-en-Laye. […] »</p>
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              <note type="sourcesDescription">
                <p>D'après l'instrument de recherche rédigé en 2011 par les Archives départementales des Yvelines : http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-236</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_5005_actor">Etude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-b2926f17d62d2657f4955894a9a671c8" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Paradoxalement, c'est au moment où, abandonnée d'abord par la Cour de France, puis, après 1718 par celle des Stuarts, la ville entre dans une phase de déclin économique, qu'émerge, de création plus tardive que les deux autres, la troisième étude de Saint-Germain. Toutefois, si la ville connaît un déclin indéniable, il reste apparemment suffisamment d'activité pour justifier la présence de trois notaires [Voir BOULET (François), Leçons d'histoire de France Saint-Germain-en-Laye des antiquités nationales à une ville internationale, Les Presses franciliennes, 2006, page 106 et suivantes]. Dans le tableau des notaires déjà cité (1 L 744) de thermidor an IV, le commissaire du pouvoir exécutif près l'administration municipale de Saint-Germain-en-Laye argumente en effet pour le maintien de trois notaires dans la ville, eu égard notamment à « sa population de douze à treize mille habitants, la chutte des communes environnantes qui y sont attirées par son marché et les autres causes de commerc , et de plus le droit qu'ont les notaires d'acter dans l'étendue du Département fournissent à ces trois notaires convenablement d'occupation et de bénéfice ».<lb/><lb/>Les premiers actes conservés sont datés d'octobre 1725, rédigés par Louis Patin Desbruleins dont la provision d'office est datée du 27 septembre de la même année.<lb/><lb/>On peut remarquer qu'au moment de la tourmente révolutionnaire, Denis Odiot de Lardillière tente de faire oublier son nom à particule et se présente tout simplement comme Denis Odiot.<lb/><lb/>Une seule étude était dans la mouvance de l'étude principale, celle de la prévôté de Carrières-sous-le-bois de Laye, dont le dernier titulaire, Nicolas François Cannée de Menerville exerce conjointement en ce lieu et à Saint-Germain, probablement par manque d'activité.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Pour les deux études, les collections de répertoires couvrent à quelques années près la collection des minutes, en dehors des lacunes signalées au premier paragraphe de la présente introduction. Les documents sont dans l'ensemble en bon état. À noter que plusieurs répertoires, signalés en note couvrent les actes en brevet.<lb/><lb/>Malgré le départ des Cours, de grands personnages demeurent à Saint-Germain. C'est ainsi qu'on trouve trace, le 9 décembre 1778 d'une acquisition de terre par le Comte d'Artois, soucieux d'agrandir le château-neuf que lui a légué Louis XVI. On trouve également dans ce fonds de nombreux actes concernant les Noailles : ainsi en 1793 le testament et l'inventaire après décès de Louis de Noailles, en 1793 encore, le procès-verbal de vente de meubles après décès de Marie Anne Françoise de Noailles, veuve de Louis Engelbert, comte de La Marck, ou bien encore, en mai 1833 le dépôt des anciens titres de l'hôtel de Noailles.</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_5005_actor">Etude notariale Plantelin à Saint-Germain-en-Laye et étude rattachée </corpname>
            </controlaccess>
            <acqinfo encodinganalog="3.2.4">
              <p>Les archives de l'étude sont entrées aux archives départementales en trois étapes.<lb/><lb/>En 1971, Maître Robert Plantelin déposait, conformément à la loi de 1928, les minutes de 1725 à mars 1842, qui reçurent comme cote le numéro d'ordre des liasses.<lb/><lb/>En 1987 étaient versés les actes compris entre avril 1842 et 1899, cotés de 3 E 13277 à 13710, (voir introduction au fonds de Rambouillet/Écalard).<lb/><lb/>Quant aux répertoires, qui forment une collection continue de 1753 à 1906, à l'exception des années 1765 - 1774, 1816 - 1827, 1843 - 1847, ils ont été versés en 2006.<lb/><lb/>Après le versement des répertoires, l'intégralité du fonds a été recoté selon les normes en vigueur.<lb/><lb/>Ce fonds occupe soixante-dix-neuf mètres linéaires</p>
            </acqinfo>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Une présentation de l'ensemble de la série 3E, intitulée Minutier des notaires des Yvelines, 16e - 19e siècle est disponible en ligne : http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/hg/id/FRAD078_000-002_000-000-001
<lb/>
<lb/>MASSIP (Catherine), " Musique et musiciens à Saint-Germain-en-Laye 1651-1683", Recherches sur la musique française classique, tome XVI, 1976, p. 117-152.</p>
            </bibliography>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente au comte d’Artois de terrains au Pecq et à Carrières</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 38 100</unitid>
                <unitdate normal="1778/1778" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1778</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant les notaires du Roy en la ville de Saint Germain en Laye soussignés furent presents sieur Joseph Catherine Varlet, marchand orphèvre en lad. ville, et dame Marie Magdelaine Oudot, sa femme, qu’il authorise à l’effet des présentes, demeurants aud. Saint Germain en Laye, rue des Recollets, lesquels ont par ces présentes vendu et promis solidairement, l’un pour l’autre, un d’eux seul pour le tout, sous les renonciations au bénéfices de droit requises, garenties de tous troubles et empêchements générallement quelconques, à monseigneur Charles Philippes de Bourbon, comte d’Artois, fils de France, frère du Roy, absent, ce accepté pour luy, ses hoirs, héritiers et ayants cause par messire Claude Pierre Maximilien Radix de Sainte Foy, chevallier, conseiller du Roy en ses conseils, ancien ministre plénipotentiaire de Sa Majesté en Almagne, surintendant des maisons, domaines, finances, bâtiments, manufactures, arts, jardins et garde meubles de mondit seigneur comte d’Artois, gouverneur du château de Saint Germain en Laye, demeurant ordinairement à Parus, rue [vide], paroisse Saint [vide], étant ce jour à Saint Germain en Laye, au nom et comme authorisé à l’effect des présentes par arrêt du conseil de mondit seigneur en datte du [vide], les pièces de terres cy après décrites.<lb/>Art. 1<lb/>Deux pièces de près contenant un arpent soixante quatre perches scituées ans la grande isle au terroir du Pecq, tenant d’un costé aux dames Ozanne, d’autre le bord de la rivière, d’un bout lesd. vendeurs, et d’autre les sieurs Lafontaine et Jourins.<lb/>Art. 2<lb/>Quatre perches un quart aussy de près scituées au même terroir, tenant d’un costé les dames Bondat, et d’autre costé la veuve Cochois, d’un bout lesd. dames Bondat, et d’autre lesd. dames Ozanne.<lb/>Art. 3<lb/>Unze perches aussi de près scituées au même terroir, tenant d’un costé le sieur de la Fontaine, d’autre le sieur Venat, d’un bout lesd. dames Ozanne et d’autre bout la grande isle.<lb/>Art. 4<lb/>Vingt perches un septième de perche de terre en près scituées au même terroir, tenant d’un costé le sieur Mitret, d’autre la dame Huré, d’un bout à [vide] et d’autre bout la même isle.<lb/>Art. 5<lb/>Six perches un quart de perche de près scituées au même terroir, tenant d’un costé lad. Huré, d’autre costé Gabriel Dubois, d’un bout à [vide] et d’autre le chemin.<lb/>Art. 6<lb/>Trente cinq perches trois quarts de perche de près scituées au même terroir, tenant d’un costé led. Dubois, d’autre led. Mitret, d’un bout à [vide] et d’autre led. chemin.<lb/>Art. 7<lb/>Cinquante quatre perches et demie de près scituées au même terroir, tenant d’un costé led. sieur de la Fontaine, d’autre le sieur L’Hérault, d’un bout à [vide] et d’autre bout led. chemin.<lb/>Art. 8<lb/>Dix huit perches de près scituées au même terroir, lieudit les Blondes, tenant d’un costé le sieur Bourgeois, d’autre Charles Belleavoine, d’un bout led. chemin et d’autre à [vide].<lb/>Art. 9<lb/>Six perches un quart de perches de près scituées au même terroir, tenant d’un costé le sieur Soulaigre, d’autre les dames Ozanne, d’un bout le sieur de la Fontaine et d’autre led. chemin.<lb/>Art. 10<lb/>Trente trois perches trois quarts de perche de près scituées au même terroir et lieu, tenant d’un costé aud. Belleavoine, d’autre au sieur Duparc, en dedans lad. pièce faisant hache auxd. Duparc et L’Hérault, d’un bout les vignes et d’autre bout led. chemin.<lb/>Art. 11<lb/>Cinq perches de près scituées au même terroir et lieu, tenant d’un costé la veuve Dubuze, d’autre led. sieur Duparc, d’un bout aux vignes et d’autre led. chemin.<lb/>Art. 12<lb/>Neuf perches trois quarts de perche de près scituées au terroir de Carrières sous Bois de Laye, lieudit le Bois Fuseau, tenant d’un costé et d’autre au sieur Gervais, d’un bout monsieur le marquis de la Salle, seigneur dud. Carrières, et d’autre bout aux vignes.<lb/>Art. 13<lb/>Trente quatre perches de près scituées aud. terroir de Carrières, lieudit le Bas Flajaut, tenant d’un costé mondit seigneur comte d’Artois, acquéreur de monsieur de Saulcourt, d’autre costé aux vignes, d’un bout led. sieur de la Fontaine et d’autre bout led. Dubois.<lb/>Art. 14<lb/>Dix sept perches de près scituées dans l’isle Corbière, terroir du Pecq, tenant d’un costé au sieur Loutre, d’autre le sieur Hemond, d’un bout la rivière et d’autre le sieur de la Fontaine.<lb/>Art. 15<lb/>Quarante perches aussi de près scituées dans lad. isle Corbière, tenant d’un costé led. sieur Hemond, d’autre led. Le Loutre et Ozanne et des deux bouts la rivière de Seine.<lb/>Art. 16<lb/>Treize perches aussi de près scituées dans lad. isle, tenant d’un costé Jacques Chartier, d’autre led. Hemond, d’un bout led. Chartier et d’autre la rivière de Seine.<lb/>Art. 17 et dernier<lb/>Et trente cinq perches aussi de près scituées dans lad. isle Corbière, tenant d’un costé led. sieur La Fontaine, d’autre les héritiers de Louis Hemond, et des deux extrémités la rivière de Seine.<lb/>Résumé desd. pièces<lb/>Composantes toutes lesd. pièces la quantité de cinq arpents sept perches trois quarts de perches.<lb/>Propriété<lb/>Appartenantes lesd. pièces de près présentement vendues aux sieur et dame Varlet au moyen de l’acquisition qu’ils en ont fait suivant le contrat passé devant Clos, qui en a gardé minutte, et son confrère, notaires à Paris, le vingt six septembre mil sept cent soixante dix, insinué à Saint Germain en Laye le dix sept novembre de la même année par le sieur Gandolf qui a reçu les droits, enseisiné par le même comme fondé de la procuration de messieurs les receveurs et contrôlleurs généraux des domaines et bois de la généralité de Paris au même lieu et le même jour, et encore ensaisiné avec lods et ventes par le sieur Faucon comme fondé de la procuration de monsieur le duc de Noailles le vingt deux novembre mil sept cent soixante dix, de messire Louis René Binet de Boisgiroult, chevallier, mestre de camp de cavallerie et chevallier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, et du fondé de pouvoir de dame Marie Elisabeth Cécile Binet, veuve de messire François Elie de Brach, chevalier, seigneur de Montussan, auxquels lesd. pièces appartenoient en qualité d’héritiers, chacun pour un tiers et sous bénéfice d’inventaire, de dame Madeleine Marcou, leur mère, décédée épouse de messire Georges René Binet, chevallier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, mestre de camp de cavallerie, gouverneur de Cordouen et premier vallet de chambre de monseigneur le Dauphin, et d’héritiers chacun pour moityé dud. sieur Binet leur père au moyen de la renonciation faite à sa succession par messire Gérard Binet, baron de Marchais, chevallier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, ancien major du régiment royal corse, et premier vallet de chambre du Roy, leur frère, suivant l’acte passé devant Raux Rolland et son confrère, notaires à Versailles, le vingt un février mil sept cent soixante trois, duement contrôllé et insinué, lequel sieur de Marchais étoit héritier pour l’autre tiers de lad. dame Binet sa mère, et étoit avec led. sieur de Boisgiroult et lad. dame de Brach seuls habils à se dire et porter héritiers dud. sieur Binet leur père, ainsy que le tout est justiffié par l’intitulé de l’inventaire des biens des communauté et succession desd. sieur et dame Binet et de la continuation de communauté qu’il y a eu après le déceds de lad. dame Binet fait par led. Rolland, notaire, le deux octobre mil sept cent soixante un et jours suivants, et ayant été lesd. biens présentement vendus abandonnés, entre autres choses, aud. sieur de Boisgiroult et à lad. dame de Brach par acte passé entre eux et led. sieur de Marchais devant Dosfant, qui en a gardé minutte, et son confrère, notaires à Paris, le dix neuf aoust mil sept cent soixante sept contenant la liquidation de leurs droits dans les successions desd. sieur et dame leur père et mère.<lb/>[…]<lb/>Fait et passé audit Saint Germain en Laye au château de mondit seigneur comte d’Artois, l’an mil sept cent soixante huit, le neuf décembre après midy, et ont signé.<lb/>Sainte Foy<lb/>Varlet, M. M. Oudot<lb/>Peusson, Cannée de Menerville »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Charles Philippe de France, comte d'Artois</persname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
              </controlaccess>
            </c>
          </c>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Étude notariale Gayot à Versailles</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.3.5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 44</unitid>
              <unitdate normal="1681/1682" encodinganalog="3.1.3">1681-1682</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        3 pièces    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_5010_actor">Etude notariale Gayot à Versailles</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-6ee8f5528c2e801a04b964d82ff2a4bf" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Le premier titulaire de l'office est Jean Delaverchière, « notaire et tabellion du Roi en sa cour et suite » et dont les premiers actes conservés remontent à 1625, époque à laquelle Versailles n'est encore qu'un petit village, dont le modeste château est utilisé par Louis XIII comme rendez-vous de chasse.<lb/><lb/>En réalité Delaverchière n'a jamais instrumenté dans une étude proprement Versaillaise, pas plus que ses successeurs immédiats, Maheut ni Trabot.<lb/><lb/>En effet, ces notaires suivant la Cour sont par définition itinérants et les actes qu'ils rédigent nous indiquent, jour après jour, les lieux de séjour du Roi et de la Cour.<lb/><lb/>C'est ainsi que le premier acte de Jean Delaverchière, en 1625, est passé « en l'étude du notaire à Fontainebleau, le Roi y étant », c'est le cas pour de nombreux actes de cette année 1625 [Un certain nombre d'actes portent d'ailleurs, en marge de la première page, l'indication du lieu où ils ont été rédigés]. En 1627, les actes sont passés à Paris, la Rochelle, Saint-Germain.<lb/><lb/>Un autre sondage, réalisé dans les actes datés de 1659 à 1680, confirme ces mêmes voyages, essentiellement entre Paris, Fontainebleau et Saint-Germain. Quelques haltes sortent toutefois de l'ordinaire : Chambord, le 4 septembre 1669, puis en juillet 1673, à l'occasion de la guerre contre les Provinces-Unies, Maastricht, Vizet, Nancy. En 1674, un acte est établi à Versailles, mais la grande majorité des actes est signée à Saint-Germain, devenue résidence principale du Roi. Du 13 juillet au 13 septembre 1680, c'est à Versailles que le Roi réside ; il s'y installe définitivement en mai 1682. Dès lors on peut dire que Jean-Baptiste Brisset, notaire du roi suivant la Cour, est installé à Versailles où il ne tardera guère à entrer en concurrence avec ses collègues notaires au bailliage.<lb/><lb/>Devant le développement de l'activité notariale à la Cour, un second notaire en la prévôté de l'Hôtel « Dumée (étude Tessier) » s'installe en 1685.<lb/><lb/>Cette étroite dépendance du notaire envers l'entourage royal amène, dès le 15 septembre 1715, Jean Chevallier, alors titulaire de l'office, à quitter la place pour celle de contrôleur des actes à Poitiers, en raison de l'absence du Roi à Versailles. Il n'y reviendra que le 1er juillet 1728, date à laquelle les affaires sont redevenues tellement florissantes qu'une cinquième et dernière étude est ouverte à Versailles.<lb/><lb/>Parmi les faits marquants à retenir de la carrière des notaires de cette étude, il convient de noter l'acquisition, en prairial an V, du château de Plaisir et de ses dépendances par Ricqbour, ancien notaire demeurant alors à Paris [Voir quittance passée devant Chapelle, notaire à Paris, le 30 frimaire an XI].</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Le fonds se compose d'une collection complète de répertoires de décembre 1679 à 1899, et des minutes, de 1625 à 1899 également. L'ensemble des documents est en bon état.<lb/><lb/>Est-il besoin de rappeler l'incommensurable richesse des fonds des notaires versaillais et des notaires de la Cour en particulier ? On y rencontre en effet à chaque page les personnages les plus célèbres, les faits les plus marquants de l'histoire de France.<lb/><lb/>Jehan Heroard, médecin du roi dicte ainsi son testament à Aytré, durant le siège de la Rochelle ; Richelieu signe, comme cocontractant, divers marchés pour la fourniture de l'armée durant ce même siège. Relevons à ce propos, que de janvier à octobre 1628 [La fin du siège marque aussi la fin des minutes de Delaverchière pour l'année 1628], les actes, très nombreux, sont tous passés à La Rochelle et fournissent un précieux témoignage sur la vie quotidienne des assiégeants.<lb/><lb/>Citons aussi les nombreux marchés entre les entrepreneurs des bâtiments du Roi et Jean-Baptiste Colbert, tels que « devis des ouvrages de serrurerie qu'il convient faire pour les bastiments de la petite escurie du Roy à Versailles » [3 E 44/70 30 avril 1680] « devis des tuyaux de fer de fonte qu'il convient faire pour la conduite des eaux des fontaines du chasteau de Versailles », [3 E 44/70 30 décembre 1681], devis des ouvrages de maçonnerie  devis pour le transport et enlèvement des terres qui est à faire pendant cette présente annéedans le parc de Versailles à la grande pièce d'eau ou le régiment des gardes Suisses a travaillé l'année dernière [3 E 44/70 16 janvier 1681], ou bien dans un tout autre domaine, un marché pour les perruques de Louis XIV [3 E 44/70 2 avril 1681].<lb/><lb/>Mesdames de Maintenon et de Montespan signent toutes deux au bas de contrats de mariage. En 1788, Rodolphe Kreutzer, dédicataire de la célèbre sonate de Beethoven, fait rédiger son contrat de mariage en cette même étude. Napoléon et Joséphine également apposent leurs signatures au bas d'un contrat de mariage.<lb/><lb/>On trouve enfin dans ce fonds d'innombrables devis et marchés de maisons, fréquemment accompagnés de plans.</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_5010_actor">Etude notariale Gayot à Versailles </corpname>
            </controlaccess>
            <acqinfo encodinganalog="3.2.4">
              <p>Le 21 juillet 1944 [Le service des archives fut pourtant interrompu du 12 juin au 28 juillet 1944 (cité par Annick BEZAUD, Guide des Archives des Yvelines et de l'ancien département de Seine-et-Oise, p. 25)], Maître André Gayot, notaire Impasse des Chevau-légers concluait avec Henri Lemoine, archiviste en chef du département de Seine-et-Oise, un contrat de dépôt pour les répertoires du 7 décembre 1679 à 1814, ainsi que pour les minutes comprises entre 1625 et septembre 1814. Parmi ces dernières, on relevait toutefois un certain nombre de lacunes.<lb/><lb/>Ce même notaire déposait, en décembre 1966, la suite des minutes d'octobre 1814 à décembre 1840, respectant ainsi scrupuleusement la limite chronologique de 125 ans établie par la loi de 1928.<lb/><lb/>Enfin, en juillet 1978, quelques mois avant la loi de 1979 rendant obligatoire, en tant qu'archives publiques, le versement des répertoires et minutes de plus de cent ans, les répertoires complémentaires et les minutes de 1841 à 1899.<lb/><lb/>Ce fonds occupe 109 mètres linéaires.</p>
            </acqinfo>
            <processinfo>
              <p>D'après l'instrument de recherche rédigé en 2011 par les Archives départementales des Yvelines : http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-242</p>
            </processinfo>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Une présentation de l'ensemble de la série 3E, intitulée Minutier des notaires des Yvelines, 16e - 19e siècle est disponible en ligne : http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/hg/id/FRAD078_000-002_000-000-001
<lb/>
<lb/>MASSIP (Catherine), " Musique et musiciens à Saint-Germain-en-Laye 1651-1683", Recherches sur la musique française classique, tome XVI, 1976, p. 117-152.
<lb/>
<lb/>Bibliographie commune aux cinq études de Versailles
<lb/>
<lb/>BENOIT (Marcelle), Versailles et les musiciens du roi, 1661 - 1733, Étude institutionnelle et sociale, Paris, Éditions A. et J. Picard, 1971
<lb/>
<lb/>DELAFOSSE (Marcel), « Mesdames de Montespan et de Maintenon devant les notaires de Versailles » Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, t. 61, 1973-1975, p. 23-31 (AD78, usuel).
<lb/>
<lb/>DELAFOSSE (Marcel), « Affairistes et solliciteurs sous Louis XIV », Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, t. 61, 1973-1975, p. 23-31 (AD78, usuel).
<lb/>
<lb/>DELAFOSSE (Marcel), « Les maçons limousins sur les chantiers de Louis XIV », Croyances, pouvoirs et société, études offertes à Louis Péronas, éditions Les Monédières, Treignac, 1988, p. 291 à 300.
<lb/>
<lb/>DUFOURCQ (Norbert, sous la direction de), Notes et références pour servir à une histoire de Michel-Richard Delalande, Paris, Éditions A. et J. Picard, 1957
<lb/>
<lb/>LAGNY (Jean), Versailles, ses rues, Versailles, Édition d'Art Lys, 1990 (AD78, usuel).
<lb/>
<lb/>LECOMTE (Catherine), « Versailles et le notariat au XVIIIe siècle », Le Gnomon, Revue internationale du notariat, n°37, mai 1984, p. 9 - 46, n°38, juillet 1984, p. 5 - 29, n°39, août 1984, p. 24 - 31.
<lb/>
<lb/>PORQUET (Ch.) « Le notariat à Versailles pendant la Révolution », Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1913, p. 222 - 238 (AD78, usuel).
<lb/>
<lb/>PORTIER (Jacques), Propriétaires versaillais des origines à l'an II, quartier Notre-Dame, secteur sauvegardé, polycopié, trois volumes, Versailles, 1982.
<lb/>
<lb/>PORTIER (Jacques), Propriétaires versaillais des origines à l'an II, quartier Saint-Louis, polycopié, un volume, Versailles, 1982.
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<lb/>SCHMIT (Éric), « Histoire de la compagnie des notaires de Versailles », Le Gnomon , n° 149, avril-mai-juin 2006, p. 12-17
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<lb/>VESLOT (Jacques), « Mélanges : actes notariés concernant Joseph Chrétien », Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, t. 61, 1973-1975, p. 121-123 (AD78, usuel).
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<lb/>VILLARD (Jacques), Le théâtre Montansier à Versailles, de la Minansier à Francis Perrin, éditions Champlour, Marly-le-Roi, 1998.
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<lb/>Thèses et mémoires
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<lb/>DA VINHA (Mathieu), Les valets de chambre du Roi au XVIIe siècle, [thèse pour le doctorat en histoire moderne, Paris, mars 2003]
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<lb/>DEKAYSER (Vincent) et VERBRUGGE (Sophie-Virginie), L'hospitalité marchande à Versailles au XVIIIe siècle, [Mémoire de maîtrise, sous la direction de Daniel Roche, octobre 1995, 145 p.]
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<lb/>ENCREVE (Florence), Une approche de la culture matérielle à Versailles au XVIIIe siècle : métiers de bouche du Château, Paris 1998 [Mémoire de maîtrise, Paris X-Nanterre,1997 - 1998] [Ce mémoire comporte un état des appositions de scellés et inventaires contenus dans les cartons B3288-3307, années 1728 à 1789 (année, nom et profession des personnes)]
<lb/>
<lb/>GAVREL (Martin), Versailles à la fin de la Monarchie, structures sociales et économiques dans les métiers du bâtiment, [Mémoire de maîtrise, sous la direction de P. Goubert, Paris I, 1972].
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<lb/>LECOMTE (Catherine), La société versaillaise à l'époque de Louis XV, [thèse pour le doctorat d'État, Paris 1977]
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<lb/>LE COURRIARD (Daniel), Marchands et artisans versaillais à la fin de l'Ancien Régime, [Mémoire de maîtrise, sous la direction de M. Bluche, Paris X, 1973.]
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<lb/>LIONS (F) Médecins et chirurgiens du Roi, 1750 - 1789
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<lb/>VERBRUGGE (Sophie-Virginie) et DEKAYSER (Vincent), L'activité de l'accueil à Versailles au XVIIIe siècle, [Mémoire de maîtrise, sous la direction de Daniel Roche, octobre 1995, 161 p.]
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<lb/>Bibliographie spécifique à l'étude Gayot
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<lb/>DELAFOSSE (Marcel), « L'érudition d'un commis de la guerre contemporain de Louis XIV », Revue de l'histoire de Versailles et de Seine-et-Oise, 1991, p. 79 - 92 (AD78, usuel).
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<lb/>CERCLE GENEALOGIQUE DE VERSAILLES ET DES YVELINES, Relevé des contrats de mariages, 1679-1820 «Généalogie en Yvelines », (AD78, usuel) </p>
            </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la maçonnerie de quatre pavillons au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 44 70</unitid>
                <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">16 juin 1681</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>« Devis des ouvrages de maçonnerie qu’il convient faire pour la construction de quatre pavillons aux quattre encogneures du vieux chasteau de Saint Germain en Laye que le Roy desire faire construire de neuf suivant les ordres de monseigneur Colbert, ministre et secrettaire d’Estat, surintendant et ordonnateur general des Bastimentz et jardins de Sa Majesté, artz et manufactures de France, conformement aux plans, eslevations et proffils faicts par monsieur Mansart, architecte des Bastiments du Roy.
<lb/>Premierement
<lb/>Pavillon servant à l’appartement du Roy
<lb/>Sera fait la fouille et transport des terres massifves des fondations tant des murs de face que des murs de refends jusques sur bons et vifs fonds, scavoir des murs de face de la longueur de huict pieds et des murs de refends de la largeur qu’il conviendra, le tout en plan solide et de niveau, lesquels seront visittez par led. sieur Mansard.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des fondations des murs de face en la hauteur qu’il conviendra et l’epesseur de huict pieds, lesquelles fondations seront construittes avec ung rang de libages par bas et un rang de libages par haut en toutte l’espesseur dudit mur, lesquels seront essemillez et posez en bonne liaison, le tout bien maçonné et posé en bon mortier, faict d’un tiers de chaux et les deux tiers de sable, lesquels murs en fondation seront thoisez à thoise cube à raison de quatre livres la thoise cube.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des fondations des murs de refends de la hauteur qu’il conviendra et espesseurs marquées sur le plan, de mesme qualité et construction que cy dessus, lesquels seront pareillement thoisez à thoise cube à raison de quarente quattre livres la thoise cube.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des murs de face en talus faisant retraitte de quattre pouces de chacun costé sur lesd. fondations, lequel mur aura 21 pied ½ de hauteur ou environ sur sept pieds un quart d’espesseur au rez de chaussée du fossé, reduit à cinq pieds un quart au rez de chaussée de la cour, lequel mur sera construict de trois assises de pierre dure par en bas posées et faisant talus par dehors et un assise par dedans, dont les quarreaux auront deux pieds de portées dans le corps du mur et les boutisses trois pieds, sçavoir la premiere assise de pierre d’Arcoeuil de quinze pouces de haut, celle au dessus de pierre de Saint Cloud de deux pieds de haut et celle en dedans aussy de pierre de Saint Cloud et de vingt pouces de hault posée trois pouces plus hault que le rez de chaussée du fossé, la troisiesme assise de pierre de Maudon de quinze pouces, laquelle fera retraicte de deux pouces. Et du dessus desd. assises jusques au niveau du rez de chaussée de la cour, ledit mur sera continué en talu avec pierre de vergelé de Saint Leu de pareille portée que les premieres assises, avec carreaux et boutisses entre deux une, le tout posé par assises de niveau. Les escoinsons et fermetures au dedans des croisées, encogneures et parement de pierre sur la face de l’escallier à visse au derriere dud. mur seront pareillement construicts, au dessus de lad. assise de Saint Cloud, de quattre assises de pierre de Meudon et le surplus de pierre de vergelé de Saint Leu, et aurons lesdites pierres des escoinsons, fermetures et congneures deux pieds un quart et 21 pouces de portée, le tout posé en bonne liaison de carreaux et boutisses entre deux une, et le parement du petit escallier deux pieds et 18 pouces de portée posé en liaison comme dessus. Et sera observé aux endroictz marquez sur le plan des dosseretz qui porteront les voutes, lesquels seront construicts comme dessus de quatre assises de pierre de Meudon et le surplus soubz la retombée de la voute de pierre de vergelé de Saint Leu en pareille liaison que dessus, lesquels dosserets et parement de pierre sur la face du petit escallier seront thoisez et seront compris avec ledit mur de face, le restant dudit mur et embrazements de croisées sera maçonné avec bon moislon dur à vis en pareil mortier que dessus et enduicts de plastre par dedans. Les appuys des croisées et seuils de portes seront de pierre dure de Meudon d’une piece faisant parpin et de dix pouces d’espesseur. Et sera observé dans la construction dud. mur la cage de la basculle du pont levis, au pourtour de laquelle sera posé une assise de pierre de Saint Cloud et une autre assise de pierre de Meudon par entraict, où il sera fait une fouillure pour porter les dosses du plancher. Et le mur de face sur le fossé au droit du pont leviz et soubz l’esseau sera seulement levé avec fruict de pierre dure de Saint Cloud ou Meudon de 18 pouces d’epessif par le haut. Sera de plus observé dans la construction de cet ouvrage que touttes les pierres ayent au moins un pied de joinct. A cent cinquante trois livres la thoise.
<lb/>Sera continué led. mur de face depuis le rez de chaussée de la cour jusques au niveau de l’appartement du Roy en la hauteur de 31 pied ou environ, lequel fera retraict par dedans de deux pouces, et le surplus elevé avec fruict et retraicte revenant à quattre pieds huict pouces au niveau dudit appartement. Ledit mur sera construict en toutte sa face exterieure de pierre de Saint Leu et d’une assise de pierre de Saint Cloud de 20 pouces de haut par dedans au rez de chaussée des appartements de plein pied à la cour, le tout posé en carreaux et boutisses entre deux une, de deux pieds et deux piedz et demy de portée, et les escoinsons, embrasements et fermetures de croisées, encogneur et continuation du petit escallier à visse construicts au dessus de lad. assise de pierre de Saint Cloud, de pierre de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois, dont les carreaux auront vingt et un pouce et les boutisses deux pieds un quart de portée. Dans lequel mur de face sera posé des jambes soupoutre aux endroictz où il sera besoin, lesquels seront de pierre dure de Meudon de deux à trois pieds de teste et de dix huict pouces à deux pieds de portée, le tout posé en bonne liaison comme dessus avec appuys de pierre dure d’une piece des carrieres de Meudon faisant le parpin du mur et de dix pouces d’espesseur, le restant du mur maçonné avec moislon et mortier d’un tiers de chaux et deux tiers de sable en bonne liaison et enduict de plastre par dedans. Sera aussy observé ainsy que dans les ouvrages dont il sera cy apres fait mention que touttes les pierres ayent au moins un pied de joinct. A raison de cent cinq livres la thoise quarrée.
<lb/>Sera fait la maçonnerie en continuant led. mur de face depuis le niveau de l’appartement du Roy jusques soubz le larmier servant de socle à la balustrade en la hauteur de quarente deux pieds ou environ, de quatre piedz huict pouces d’espesseur par en bas revenant à quattre pieds d’espesseur soubz ledit larmier. Lequel mur sera construict en sa face exterieure d’une assise de pierre de Saint Cloud de 20 pouces de haut, de deux pieds et deux pieds et demy de portée posée en carreaux et boutisses entre deux une, pour conserver le mur au droict du ballecon des humiditez des eaues de pluye. Dans lequelle assise seront observez les corps et bandeaux marquez par l’eslevation, et sur laquelle assise sera eslevé le mur avec bon moislon dur et mortier de chaux et sable comme dessus. Et seront observez les piedroits, fermetures de croisées, bandeaux, pillastres, appuys, plintes, architraves, corniches et timpans, lesquels seront construicts de briques faictes sur le model de celles qui sont employées sur l’antien mur et posées en pareille liaison, lesquels piedroictz et voussoirs seront posez en liaison les unes sur les autres et feront un corps d’un pouce pour porter une manière d’architrave, frize et corniche couronnez d’un tympan. Et dans le milieu des trumeaux de ladite face exterieure sera eslevé des pilastres de briques saillantes d’un pouce qui feront liaison dans le corps du mur, comme aussy les plintes, corniches et appuys seront de briques posées en boutisses et peintes avec brun rouge bien broyé avec huisle de noix, les joinctz tirez proprement avec blanc de seruze à huisle, les appuys des croisées seront couppez aux androictz marquez de pierre de Meudon faisant le parpin du tableau de six pouces d’espesseur d’une seulle piece, le tout faisant cimetrie à l’antien chasteau. Et sera observé par le dehors au pourtour des croisées des foeuillures pour recevoir les chassys d’hyver. Les escoinsons, embrazement et fermetures des croisées faisant partye dud. mur seront de pierre de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois et auront dix huict pouces et deux pieds de portée posée en liaison de carreaux et boutisses entre deux une, et seront observez les jambes soubz poutres aux endroictz marquez sur le plan, lesquels seront eslevez de pierre de Meudon de deux à trois pieds de teste et de dix huict pouces et deux pieds de portée, le tout posé en liaison comme dessus. Et sera continué le petit escallier en visse joignant led. mur avec pierre de Saint Leu comme dessus, dont les faces joignant aux gros murs seront thoisez et compris dans iceux, le reste des faces dud. mur enduict par dedans de plastre pur et crespy de mortier de chaux et sable de riviere par dehors. Et ne sera thoisé aucune saillye, à raison de soixante et quinze livres la thoise quarrée.
<lb/>Sera faicte la balustrade au dessus dud. mur, garnye de son socle servant de larmier, lequel sera de pierre de Meudon de deux piedz de parpin et de quinze pouces de haut, dans lequel sera observé une foeuillure pour servir de recouvrement à la dalle qui couvrira le reste du mur, avec balustres, piedestaux et pilastres de deux pieds et demy de haut, lesquels piedestaux auront deux piedz en quarré et les pilastres deux pieds sur un pied de parpin, l’appuy posé sur lad. balustrade de neuf pouces de haut et un pied de parpin, le fort au foible, lesquels appuys seront de pierre dure d’Arcoeuil ou Meudon d’une piece du milieu du pilastre au milieu du pedestal pour estre cramponnez sur le corps desd. pilastres et piedestaux avec croissantz dans leur joincts, lesquels seront scellez avec plastre par l’entrepreneur et les croissants fournys aux despens de Sa Majesté, le tout posé, fiché et joinctoyé avec bon mortier de chaux et sable le plus proprement que faire se pourra conformement à l’eslevation et balustrade de l’ancien chasteau. A raison de soixante et dix livres la thoise si les appuys sont de pierre de Meudon et de soixante et quinze livres la thoise si les appuys sont de pierre d’Arcoeuil.
<lb/>Seront fournyes et posées les pierres de dalles sur le restant de l’espesseur du mur, lesquelles seront de pierre d’Arcoeuil de trois pieds de long chacune et seront posées à recouvrement soubz le larmier ou socle de la balustrade et à recouvrement de deux pouces les unes sur les autres, lesquelles pierres feront aussy saillye de trois pouces hors le corps du mur et auront 6 pouces d’espesseur fichées et joinctoyées avec mortier de chaux et ciment.
<lb/>Seront faict les arrachements de deux pieds et quattre pieds dans le vieux mur pour lier le mur neuf au vieux corps du mur du chasteau, lesquels arrachements seront faicts de toutte l’espesseur du nouveau mur, et seront posées les pierres de mesme qualité que celles des murs de face, en harpe les unes sur les autres de deux à quattre pieds, en bonne liaison dans le vieux mur, le tout bien garny et maçonné avec mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera faict le mur de refends qui separe les offices, lequel aura environ vingt deux pieds de haut au dessus de la fondation jusques au rez de chaussée de la cour du chasteau, lequel aura trois pieds d’espesseur et sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut au rez de chaussée desd. offices faisant le parpin du mur. Et sera posé sur lad. assise de Saint Cloud aux piedroicts des portes et encogneures quatre assises de pierre de Meudon faisant aussy le parpin du mur, et le surplus desd. piedroicts, voussoirs et encogneures de pierre de vergelé de Saint Leu, les pierres desquels piedroictz seront posez en liaison de deux pieds à deux pieds et demy et les voussoirs et fermetures de portes de 21 pouces de teste, le tout posé en bonne liaison comme il a esté dict cy devant, avec descharges de moislon sur les portes et faisant le parpin du mur. Le restant du mur sera construict de moislon et mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Sera continué ledit mur en la hauteur de huict thoises deux pieds et demy ou environ, depuis le rez de chaussée de la cour jusques au niveau du dernier estage, sur deux piedz d’espesseur, lequel sera construict au rez de chaussée de la cour d’une assise de pierre de Saint Cloud faisant le parpin du mur et de vingt pouces de haut. Les encogneures, piedroictz et fermetures de portes seront de pierre de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois avec descharges de moislon sur les portes comme il a esté dict. et auront les piedroictz au droict de l’estage du rez de chaussée de la cour deux piedz et deux piedz et demy de portée, et les fermetures et plattebandes vingt et un pouce de teste. Et aux autres estages au dessus, les piedroictz auront dix huict pouces et deux piedz de portée, et les pierres des fermetures dix huict pouces de teste, le tout posé en bonne liaison de carreaux et boutisses et faisant le parpin du mur. Dans lequel mur seront observez tous les thuyaux de cheminées marquez sur le plan, dont les languerres seront de briques posées en bonne liaison, de pareille qualité que celles qui sont employées au vieux chasteau. Le restant du mur maçonné de bon moislon dure, maçonné en bonne liaison et mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez, lesdicttes languettes et thuyaux de cheminée aussy enduittes de plastre.
<lb/>Sera continué ledit mur jusques soubz les combles en la hauteur de dix sept pieds ou environ, et aura dix huict pouces d’espesseur et sera construict comme dessus avec moislon et mortier d’un tiers de chaux et deux tiers de sable, piedroicts et fermetures de portes de pierre de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois. Et seront pareillement observez dans led. mur tous les thuyaux de cheminées marquez sur le plan avec languettes de pareilles briques que dessus, lesd. thuyaux enduictz de plastre en leur pourtour et le reste des faces du mur enducit aussy de bon plastre.
<lb/>Sera aussy faict le mur de refends separant l’une des offices d’avec l’escallier à visses en la hauteur de vingt deux pieds ou environ et quattre pieds d’espesseur, lequel sera construict au rez de chaussée d’une assise de pierre de Saint Cloud de 20 pouces de haut faisant le parpin du mur, sur laquelle assise de pierre de Saint Cloud sera posé quattre autres assises de pierre de Meudon de quinze pouces de haut aux encogneures et piedroicts des portes faisant aussy le parin du mur, le surplus desditz piedroicts, voussoirs et encogneures seront de pierre de vergelé de Saint Leu, les pierres desquels piedroictz et encogneures seront posées en bonne liaison de deux pieds et deux pieds et demy et les voussoirs de portes auront 21 pouces de teste, le tout faisant parpin et posé en liaison de carreaux et boutisses entre deux une avec descharge de moislon sur les portes dans toutte l’espesseur du mur. Dans lequel sera aussy observé, au dessus de la premiere assise de Saint Cloud, en toutte la partye dud. mur qui faict face à l’escallier à visses, un parement de quattre assises de pierre de Meudon comme il a esté dict, et le surplus jusques au rez de chaussée de la cour construict de pierre de vergelé de Saint Leu dont les carreaux auront dix huict pouces et les boutisses deux pieds posez entre deux une, avec contrecoeurs et languettes des cheminées (qui seront marquez sur le plan) de briques pareilles à celles de l’ancien chasteau. Le restant du mur sera construict de moislon assiz en bon mortier de chaux et sable enduict de plastre sur ses faces. Et seront pareillement enduictz de plastre en tout leur pourtour les thuyaux de cheminées et languerres de brique comme il a esté dict.
<lb/>Sera continué led. mur en la hauteur de quatorze pieds ou environ sur trois pieds et demy d’espesseur depuis le rez de chaussée de la cour jusques à la hauteur d’entresolle, de pareille qualité et construction d’ouvrages qu’il a esté marqué au precedent article, à la reserve qu’au dessus de la premiere assise de Saint Cloud qui regnera au pourtour et fera le parpin des murs au rez de chaussée, les encogneures, piedroictz et voussoirs et parement de l’escallier à visse seront entierement de pierre douce de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois.
<lb/>Sera continué ledit mur en la hauteur de cinquante trois pieds et demy ou environ (qui est la hauteur depuis le niveau de l’entresolle jusques soubz les combles) de trois pieds d’espesseur avec moislon et mortier de chaux et sable, piedroicts, fermetures de portes et encogneure et parement du petit escallier à visse de pierre de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois, scavoir les pierres faisant parement aud. escallier de pareilles portées qu’il a esté dict cy dessus, et les piedroictz de dix huict pouces à deux pieds de portées en carreaux et boutisses entre deux une posées en bonne liaison de carreaux et boutisses comme il a esté dict, ainsy que les claveaux des fermetures de portes qui auront dix huict pouces de teste, le fort au foible. Au dessus desquelles portes sera aussy fait des descharges de moislon dans toutte l’espesseur dur mur, dans lequel seront observez les thuyaux de cheminée marquez sur le plan avec languettes de briques pareilles à celles du vieux chasteau, ainsy qu’il a esté dict, lesquels thuyaux seront enduictz en tout leur pourtour et led. murs pareillement enduict des deux costez avec plastre.
<lb/>Sera faict le mur de refends qui separe la cabinet du gobelet d’avec la cage du pont levis en la hauteur de vingt pieds ou environ, de dix huict pouces d’espesseur, avec une assise de pierre de Saint Cloud au rez de chaussée faisant le parpin dud. mur, le surplus maçonné avec moislon et mortier de chaus et sable comme dessus, enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur separant la cage de l’escallier d’avec celle du pont levis en la hauteur de vingt et un pied et demy ou environ, sur dix huict pouces de parpin, lequel sera construict au rez de chaussée d’une assise de pierre de Saint Cloud de 20 pouces de haut faisant parpin, sur laquelle seront posées quatre autre assises de pierre de Meudon, et le surplus jusques à la hauteur du rez de chaussée de la cour eslevé de pierre de vergelé de Saint Leu, le tout bien posé en bonne liaison, fiché et joinctoyé avec mortier de chaux et sable, dans lequel mur sera observé la porte marquée sur le plan.
<lb/>Sera continué ledit mur en la hauteur de 14 pieds ou environ, qui est la hauteur de l’estage du rez de chaussée de la cour, auquel rez de chaussée sera pareillement posé une assise de pierre dure de Saint Cloud et quattre assises de pierre de Meudon au dessus, lequel sera eslevé jusques à la hauteur de l’estage d’entresolle avec pierre de Saint Leu ou Carrieres soubz le Bois de pareille construction que le mur au dessoubs, dans lequel sera pareillement observée la porte marquée sur le plan.
<lb/>Sera continué led. mur en la hauteur de huict thoises cinq piedz ou environ, de quattre pieds d’espesseur, lequel sera construict avec piedroictz et fermeture de porte de pierre de Saint Leu ou Carriere soubz le Bois, et dont la face de l’escallier sera de pareille pierre de Saint Leu dans tout le reste de sa hauteur et de pareille portée qu’il a esté dict. Dans lequel mur sera aussy observé les thuyaux et languettes de briques marquez sur le plan, le surplus construict de moislon et mortier de chaux et sable avec enduicts de plastre comme dessus.
<lb/>Sera faict le mur d’eschiffe au bas de la descente de l’escallier, à costé de la cheminée, en la hauteur de vingt pieds et trois pieds d’espesseur, lequel sera construict au rez de chaussée d’une assise de pierre de Saint Cloud de 20 pouces de haut faisant le parpin du mur et de quatre assises de pierre de Meudon, au dessus de lad. assise de Saint Cloud le surplus eslevé de pierre de vergelé de Saint Leu jusques à la hauteur de la retombée. Et le restant dud. mur au dessus de lad. retombée eslevé en bon moislon assys en bon mortier de chaux et sable, le tout posé en bonne liaison comme il a esté dict.
<lb/>Sera faict la demolition en partye du vieux mur de face en la hauteur de vingt et un pied et demy ou environ, lequel mur sera repris en lad. hauteur avec carreaux de pierre dure du pays posez en liaison, de carreaux de dix huict pouces et boutisses de deux pieds, le tout bien essemillé, piqué et posé proprement, fiché et joinctoyé avec bon mortier de chaux et sable. Dans lequel mur sera observé un renfoncement pour le contrecoeur de la cheminée de laditte office, lequel sera levé de brique jusques à la hauteur de six piedz et sera continbué le thuyaux et languette de brique jusques à la hauteur dudit mur avec enduicts de plastre ainsy qu’il est marqué sur le plan.
<lb/>Sera continué la demolition et revestissement dud. mur en la hauteur de quatorze piedz ou environ depuis le rez de chaussée de la cour jusques à l’estage de l’entresolle, de pareilles carreaux et qualité d’ouvrages que dessus, dans lequel sera observé les thuyaux de cheminée marquez, dont les languettes seront de brique. Lesquels thuyaux, languettes et face dud. mur seront enduitz de plastre ainsy qu’il a esté dict cy dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur en continuant à la place du mur desmoly en la hauteur de cinquante troys piedz et demy ou environ depuis le niveau du plancher des entresolles jusques soubz les combles, lequel sera construict avec piedroitz et fermetures de portes de pierre de Saint Leu faisant le parpin du mur et de dix huict pouces à deux piedz de portée, et les fermetures dix huict pouces de portée reduit. Et sera observé les thuyaux de cheminée aux endroitz marquez sur le plan, dont les languettes seront de briques, lesdits thuyaux, languette et restant de la face du mur enduit de plastre comme dessus.
<lb/>Sera faict la demolition dans le vieux mur de face pour le passage de la rampe de l’escallier qui conduit aux offices du gobelet en toutte l’espesseur dudit mur, lequel mur sera repris et ceintré avec pierres de vergelé de Saint Leu de quinze à vingt et un pouce de portée, posées en carreaux et boutisses entre deux une, le tout bien fiché et joinctoyé avec mortier de chaux et sable comme dessus, et le derriere desd. pierres remply de bon moislon dur et mortier comme dessus.
<lb/>Sera faict la fondation du mur d’eschiffe au haut de lad. rampe et de celuy qui est opposé separant la salle du grand maistre, lesquels auront chacun trois pieds un quart d’espesseur et seront maçonnez avec moislon et rangs de libage par haut et pas bas, bien essemillez et maçonnez avec mortier de chaux et sable comme dessus et posez en plan solide et de niveau.
<lb/>Sera faict le mur qui porte l’eschiffe au haut de lad. rampe et celuy qui porte le mur de la salle du grand maistre, lequel luy est opposé, de chacun trois pieds d’espesseur, construicts en leur parement de pierre de vergelé de Saint Leu jusques à la hauteur du rez de chaussée de la cour posée en carreaux et boutisses de quinze à dix huict pouces entre deux une, le reste de l’espesseur dudit mur jusques contre les terres maçonné avec bon moislon et mortier de chaux et sable comme dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur qui sépare la salle du grand maistre et la rampe de l’escallier en la hauteur de quatorze pieds ou environ, et deux pieds et demy d’espesseur, lequel sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud au rez de chaussée faisant le parpin du mur, les piedroictz des portes de pierre de Saint Leu de dix huict pouces et deux pieds de portée et les fermetures desd. portes de pareille pierre et de dix huict pouces de portée, le tout faisant le parpin du mur. Le restant du mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez. Dans lequel mur sera posé trois chesnes de pierre dure de Meudon pour porter les arcs de la voute du passage, lesquels chesnes auront deux à trois piedz de face et feront le parpin du mur, le tout bien posé, fiché et joinctoyé avec mortier de chaux et sable. Et sera posé dans led. mur trois chesnes de pierre de Meudoon de deux piedz et demy de face faisant le parpin du mur pour porter les arcs de pierre de la voute du passage.
<lb/>Sera faict dans l’estage de l’entesolle le mur faisant separation de la chambre de mons. le prince d’avec sa garderobbe en la hauteur de seize pieds et demy ou environ et de dix huict pouces d’espesseur, lequel sera construict avec piedroicts et fermetures de portes de pierre de Saint Leu. Dans lequel mur sera faict une cheminée à l’endroict marqué sur le plan avec une languette de brique, le reste du mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable, le tout enduict de plastre et de pareille construction que dessus.
<lb/>Sera continué ledit mur à la hauteur de l’appartement du Roy et dernier estage de 37 piedz de haut ou environ, lequel sera construict de moislon et mortier de chaux et sable avec encogneures de pierre de Saint Leu ou Carrieres aux dernier estage. Dans lequel mur sera observé les thuyaux de cheminées marquez sur le plan, dont les languettes seront de briques, le tout enduict de plastre dedans et dehors.
<lb/>Sera faict le mur d’eschiffe au haut de lad. rampe qui conduict aux offices depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz la voute du passage en la hauteur de douze piedz et demy et un pied d’espesseur, lequel sera construict au rez de chaussée d’une assise de pierre de Saint Cloud faisant parpin et de vingt pouces de haut, le restant de pierre de Saint Leu ou Carrieres soubs le Bois. Dans lequel mur seront observez les croisées aux endroicts marquez sur le plan garnys de leurs appuys de pierre dure de Meudon d’une piece et de six pouces d’espesseur faisant le parpin du mur, le tout bien posé en laison, fiché et joinctoyé de chaux et sable.
<lb/>Sera faict le dé joignant ledit mur d’eschiffe en lad. hauteur de douze pieds et demy sur quattre pieds de long et deux pieds de parpin, lequel sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud au rez de chaussée de la cour de vingt pouces, le surplus dud. dé levé de pierre dure de Meudon, fichez et joinctoyez avec mortier de chaux et sable comme il a cy devant esté dict.
<lb/>Sera faict le mur de refends separant l’appartement au rez de chaussée de la cour et qui est dans le nouveau pavillon d’avec le coridor, de dix huict pouces d’espesseur en la hauteur de quatorze pieds ou environ, lequel sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud par bas faisant parpin, les encogneures, piedroicts et fermetures de portes et croisées au dessus desdittes assises de pierre de Saint Leu de vingt et un pouce de portée, le fort au foible, et les fermetures de 18 pouces de teste, le tout faisant parpin. L’appuy de la croisée de pierre dure de Meudon d’une piece de dix pouces d’espesseur faisant le parpin du mur. Le restant du mur maçonné avec moislon et bon mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur qui separe l’appartement du cappitaine des gardes d’avec le passage en laditte hauteur de quatorze pieds, lequel aura quinze pouces d’espesseur et sera construict d’une assise de pierre dure de Saint Cloud par en bas faisant parpin, le restant du mur maçonné de moislon, hourdé et enduit de plastre des deux costez.
<lb/>Sera faict l’arrachement dans le vieux mur du costé du fossé et posé trois chesnes de pierre dure de Meudon pour porter la voulte dans le passage, lesquels auront deux à trois pieds de teste et dix huict pouces à deux pieds de portée dans ledit mur, le tout bien posé, fiché et joinctoyé et garny par derriere avec esclats de pierre dure en bon mortier de chaux et sable comme dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de la voute sur ledit passage au droict desd. murs, pareillement construittes de trois arcs de pierre de Meudon de deux à trois pieds de teste et de deux pieds d’espesseur, le reste de lad. voulte sera maçonné de bon moislon dur hourdé de plastre de deux pieds d’espesseur et enduicts par dessoubz.
<lb/>Sera faicte la maçonnerie des voutes des offices bandées en arc de cloistre avec arrestiers de pierre de vergelé de Saint Leu, lesquelles auront deux pieds et demy de lict en quarré et porteront au moins un pied les unes sur les autres. Le reste de laditte voute sera construicte de moislon et plastre de 15 pouces d’espesseur avec enduicts. Et sera faict un arc de pareille pierre de vergelé au droit de la cheminée de l’office de deux piedz de large et dix huict pouces de haut.
<lb/>Seront remplys et maçonnez les reims des voutes avec bon moislon et mortier de chaux et sable, lesquels seront reduicts et thoisez à thoise cube.
<lb/>Sera faicte la maçonnerie des marches de la rampe qui conduict aux offices avec pierre de bas appareil d’Arcoeuil d’une piece de six pouces d’espesseur dans toutte sa largeur et de quinze pouces de giron, lesquelles seront posées, fichées et joinctoyées avec mortier de chaux et sable, et seront thoisées à thoise courante.
<lb/>Seront faicts les massifs au dessoubz desd. marches de 18 pouces de haut avec bon moislon et mortier de chaux et sable, lesquels seront pareillement thoisez à thoise cube.
<lb/>Sera faicte la maçonnerie des marches de l’escallier à visse de pareille pierre d’Arcoeuil, lesquelles seront d’une piece desgauchyes par dessoubz et porteront leur noyau, lesd. marches aussy de 6 pouces de haut et de quinze pouces de giron, le tout posé, fiché et joinctoyé proprement, thoisé à thoise courante.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de pavé de pareille pierre d’Arcoeuil dans les offices, passages et endroicts qui seront marquez, lequel aura quattre pouces d’espesseur et sera posé en pante dans lesd. offices de six pouces plus haut que le rez de chaussée du fossé pour donner de l’escoulement aux caves, lequel pavé sera posé par bandes esgalles et à joinctz quarrez, et fera liaison les uns aux autres. Le tout posé, fiché et joinctoyé avec mortier de chaux et ciment.
<lb/>Seront pareillement faicts les massifs soubz led. pavé d’un pied ou dix huict pouces d’espesseur, maçonnez de bon moislon et mortier de chaux et sable comme dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des jambages et plattebandes de cheminée des offices avec pierre dure de Meudon, lesd. jambages de deux pieds de portée et un pied de parpin, de quattre pieds de hauteur chacun, et la plattebande de huict pieds de long et quinze pouces de haut et un pied de parpin, le tout proprement posé, fiché et joinctoyé comme dessus.
<lb/>Seront faicts les manteaux de cheminée de l’estage du rez dechaussée de la cour avec jambages seulement de pierre dure comme dessus.
<lb/>Seront faictz les manteaux de chemineés des autres estages avec plastre et plastas, partye recouvertz de menuiserie et les autres ornez d’architecture, dont les proffils seront donnez par led. sieur Mansard.
<lb/>Seront levées les souches de cheminées de pareille hauteur que les antiennes avec briques posées en liaison les unes sur les autres, dont les languettes et fermetures seront pareillement de briques, le tout proprement posé et ragréé et jointoyé, enduit de plastre par dedans et peinct avec brun rouge à huisle de noix par dehors, et les joincts tirez à blanc de seruze et huisle, lesquelles briques seront pareilles à celles de l’antien chasteau.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des planchers hourdez sur les aiz d’entrevoux, hourdez avec plastre et plastras, carrelez par dessus, où sera faict le scellement des lambourdes.
<lb/>Sera faicte la maçonnerie de touttes les cloisons, scavoir celles du rez de chaussée hourdées de plastre et plastras, lattées et recouvertes de plastre des deux costez avec une assize de pierre dure de Meudon au dessoubs de 9 pouces de parpin.
<lb/>Les cloisons des estages au dessus du rez de chaussée seront latteez à lattes jointives et lambrisées de plastre des deux costez.
<lb/>Dans l’appartement du Roy, sera faict le changement de la cheminée de la chambre pour la mettre à l’endroit marqué par le plan.
<lb/>Revestement du fossé
<lb/>Sera faict la fouille et transport des terres pour l’elargissement du fossé en la longueur qu’il conviendra et hauteur de quattre thoises, lesquelles terres seront portées dans un trou à l’entrée de la routte des Loges.
<lb/>Sera faict la demolition dans de la descente du petit pont que du mur du fossé et les gravois en provenantz portées aux lieux où il sera marqué.
<lb/>Sera pareillement fait la fouille des terres de la fondation du mur du fossé de six piedz et demy de largeur, et hauteur qu’il conviendra, le tout en plan solide et de niveau comme il a esté dict cy dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de la fondation dud. mur de pareille qualité et materiaux que celle des murs de face des pavillons sur lad. espesseur de six pieds et demy.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur au dessus de lad. fondation en la hauteur de quattre thoises ou environ sur six pieds d’espesseur, lequel mur fera retraitte de six pouces sur lad. fondation. Lequel sera construict d’une assise de pierre d’Arcoeuil par en bas de quinze pouces de haut, dont les carreaux auront deux pieds et demy et les boutisses trois pieds posées en liaison entre deux une, le restant de la face dud. mur levé de pierre de vergelé de Saint Leu de pareille portée et liaison que dessus, le tout bien coulé, fiché et joinctoyé, le surplus de l’espesseur maçonné avec bon moilon dur, assis en mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera faict le mur du parapet au dessus dud mur de terrasse de quinze pouces de parpin, lequel sera construict d’un socle de pierre d’Arcoeuil portant larmier du costé du fossé de deux pieds de parpin, lequel fera retraitte du costé des terres. Sur lequel sera posé une assise de pierre de Saint Cloud de deux pieds de haut faisant parpin de quinze pouces avec une tablette au dessus en forme de bahu de pierre de bad appareil de Meudon, lequelle sera posée au dessus de laditte assise et aura dix huict pouces de large, faisant saillye d’un pouce et demy de chaque costé. Laquelle tablette sera cramponnée sur l’assise au dessoubz avec croissantz de fer plat entaillez par moitié et scellez avec plastre, le tout bien posé, fiché et joinctoyé proprement avec mortier de chaux et sable.
<lb/>Pavillon servant à l’appartement de la Reine
<lb/>Sera faict la fouille et transport des terres des fondations tant des murs de face que des murs de refends jusques sur bons et vifs fonds, scavoir celles des murs de face de la largeur de huict piedz comme ceux du pavillon du Roy, et des murs de refends de la largeur qu’il conviendra, le tout en plan solide et de niveau comme il a esté dict cy dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie en fondation desd. murs de faces de huict pieds d’espesseur et celle des murs de refends de l’espesseur qu’il conviendra et de pareille construction et qualité d’ouvrages que ceux du pavillon du Roy.
<lb/>Sera fait la maçonnerie des murs de face au dessus desd. fondations de pareille construction et qualité de materiaux en toutte leur hauteur et pourtour que ceux dud. pavillon du Roy, à la reserve que la partie dud. mur faisant face par dedans à l’escallier sera construict depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz les combles d’une assize de pierre de Saint Cloud par bas et d’une assise de pierre de Saint Leu de deux pieds de hault en forme d’appuys le long de la rampe des marches de quinze à dix huict pouces de portée, le surplus maçonné de moislon et enduit de plastre et orné d’un rang de briques sur l’appuys avec pillastres et corniches au dessus de pareilles briques et construction que le grand escalier du vieux chasteau. Et sera observé comme dessus que les pierres auront au moins un pied de joinct.
<lb/>Sera pareillement faict la balustrade au dessus desd. murs de pareille qualité et construction que celle au dessus du pavillon du Roy, et seront posées les dalles pour couvrir le derriere du mur comme il a esté dict cy dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur de refends separant l’office d’avec l’escallier en la hauteur de vingt deux pieds ou environ sur six pieds et demy d’espesseur, le fort au foible, lequel mur sera construit au rez de chaussée d’une assise de pierre dure de Saint Cloud de vingt pouces de haut, de deux pieds un quart de portée dans le mur, sur laquelle sera posé quattre assises de pierre de Meudon aux encogneures, dosseretz et piedroictz des portes, et le surplus des piedroitz, fermetures et dosseretz sera de pierre de vergelé de Saint Leu de pareille construction qu’au pavillon du Roy. Le restant dud. mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre. Et sera observé que la partye dudit mur faisant face à l’escallier sera construict au dessus de laditte assise de Saint Cloud avec pierre de verglé de Saint Leu en tout le reste de la hauteur dudit mur.
<lb/>Sera continué ledit mur en la hauteur de trente pieds et demy ou environ qui est la hauteur de l’estage du rez de chaussée de la cour et de l’estage de l’entresolle au dessus, sur trois pieds d’espesseur, lequel mur sera construit d’une assise de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut au rez de chaussée faisant parpin, et le reste des encogneures, piedroictz, fermetures de portes et croisées seront de pierre de Saint Leu avec appuys de pierre, le tout conforme à l’ouvrage du pavillon du Roy. Et sera faict les thuyaux de cheminée et languettes de briques ainsy qu’il est marqué par le plan, le surplus dudit mur maçonné de moislon et mortier et enduit de plastre tant sur les faces dudit mur que dans les thuyaux de cheminée. Et sera observé dans la partye dudit mur faisant face à l’escallier une assise de pierre de Saint Leu de deux pieds de haut posée au dessus de la rampe des marches en forme d’appuys avec un rang de briques, pilastres et corniches au dessus, le tout conforme au grand escallier du vieux chasteau.
<lb/>Sera continué ledit mur en la hauteur de trente sept pieds et demy ou environ, depuis le rez de chaussée de l’appartement de la Reine jusque soubz le comble, de deux pieds et demy d’espesseur avec piedroicts et fermetures de portes et encogneures de pierre de Saint Leu faisant le parpin du mur. Le surplus sera maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre des deux costez. Et sera observé les thuyaux et languettes de briques marquées sur le plan. Et sera continué sur la partye du mur faisant face à l’escallier le parement de pierre de Saint Leu en forme d’appuy et ornement de brique ainsy qu’il a esté dict.
<lb/>Sera faict le mur qui separe l’office du gobelet de la Reine et le gardemanger, depuis le rez de chaussée du fossé juqsues au niveau de la cour de huict pieds et demy d’espesseur, le fort au foible, lequel sera construict d’une assize de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut au rez de chaussée et en tout son pourtour de deux pieds et deux pieds et demy de portée, au dessus de laquelle sera posée aux encogneures et piedroictz quattre assises de pierre de Meudon. Et le surplus desdittes encogneures, piedroictz et fermetures de portes seront de pierre de vergelé de Saint Leu, et le restant maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable. Et dans ledit mur sera observé les thuyaux de cheminée et languettes de briques marquées sur le plan, le tout enduict de plastre. Le tout ainsy qu’il est speciffié au pareil estage du pavillon du Roy.
<lb/>Sera continué ledit mur de huict pieds et demy d’espesseur, le fort au foible, depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz les combles, lequel sera construict au rez de chaussée d’une assise de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut comme dessus, et le surplus des encogneures, piedroictz et fermetures de portes avec pierre de Saint Leu. Dans lequel mur sera observé touttes les languettes de brique et thuyaux de cheminée marquez sur le plan, le restant duquel mur sera maçonné de moislon et mortier de chaux et sable. Le tout de pareille qualité de materiaux et construction que le pavillon du Roy.
<lb/>Sera faict le mur qui separe les deux offices en la hauteur de vingt deux pieds ou environ et de deux pieds un quart d’espesseur, lequel mur sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut faisant parpin, au dessus de laquelle sera posé quattre assises de pierre de Meudon aux dosseretz et piedroitz, et le surplus desdits dosseretz, piedroitz et fermetures seront construicts de pierre de vergelé de Saint Leu, le tout faisant parpin et de pareille portée et liaison qu’il a esté dict au pareil estage du rez de chaussée des fossez du pavillon du Roy. Le restant du mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Sera faict les arrachements dans le vieux mur en la hauteur de vingt deux pieds ou environ, lequel sera repris au rez de chaussée d’une assise de pierre de Saint Cloud de dix huict pouces et deux piedz de portée posée en bonne liaison de carreaux et boutisses, le surplus repris avec carreaux et libages de pierre dure du pays bien essemillez, piquez et posez par assises et bonne liaison de 15 à vingt pouces entre deux une, repris par derriere avec esclats de pierre dure avec bon mortier de chaux et sable enduicts de plastre par dessus.
<lb/>Sera faict dans ledit mur depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz les combles les bouchements et ouvertures de portes et construction de thuyau de cheminée dans le vieux mur, avec languettes de briques ainsy qu’il est marqué sur le plan, lesquels bouchements de portes seront maçonnez avec bon moislon dur et mortier de chaux. Et sera faict des arrachements dans les tableaux desd. portes de neuf pouces de proffondeur, entre deux une, pour lier la maçonnerie avec le vieux mur. Lesd. thuyaux et languettes et bouchement de portes enduicts de plastre des deux costez, et le pourtour de l’ouverture des portes sera revestu avec pierres de Saint Leu de 15 à 18 pouces de portée dans le corps du mur. Le derriere desd. pierres sera garny de bon moislon dur et mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera fait l’eschiffe de l’escallier ovalle en ladite hauteur de vingt deux pieds ou environ, depuis le rez de chaussée du fossé jusques au rez de chaussée de la cour, sur trois pieds d’espesseur, lequel sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud par bas faisant parpin, le restant dudit eschiffe construict de pierre de Meudon faisant aussy parpin juqsues aud. rez de chaussée de la cour, le tout bien et proprement posé, fiché et joinctoyé avec bon mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera continué ledit mur d’eschiffe depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz les combles, et sera posé au rez de chaussée une assize de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut comme dessus. Et sera aussy posé au pourtour de la rampe des marches une assise de pierre de Saint Leu de deux pieds de hault en forme d’appuy, le dessus desquelles assises sera orné d’un rang de briques, pilastres et corniche aussy de bricques peinctes de rouge à huisle de noix et les joinctz tirez avec blanc de seruze et pareilles à celles de l’escallier de l’ancien chasteau. Le surplus sera maçonné avec bon moislon dur et mortier de chaux et sable enduicts de plastre entre lesd. ornements de brique.
<lb/>Sera faict le mur qui separe le cabinet d’avec l’escallier commençant à l’estage des entresolles, lequel sera porté sur la voute à costé de l’escallier, lequel aura cinq pieds d’espesseur aud. estage d’entresolle revenant à deux pieds et demy soubz les combles, lequel sera maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable avec enduicts des deux costez. Et sera posé dans led. mur, sur la partye qui faict face à l’escallier, une assise de pierre de Saint Leu en forme d’appuy avec ornementz de brique comme il a esté marqué cy dessus. Sera aussy observé le thuyaux de cheminée marqué sur le plan dont la languette sera de brique, le tout enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Sera fait la maçonnerie de la voute dudit escallier avec briques pareilles des petits escalliers de l’antien chasteau et leurs reins remplys de maçonnerie de moislon et mortier de chaux et sable, le tout proprement posé et bien conduict, joinctoyé avec mortier et peints de brun rouge broyé avec huisle de noix et les joincts tirez avec blanc de seruze à huisle.
<lb/>Pavillon servant à l’appartement de madame la dauphine
<lb/>Sera faicte la fouille et transport des terres des fondations tant des murs de faces que des murs de refends jusques sur bon fonds et en plan solide et de niveau, scavoir les murs de face de la largeur de huict pieds et les murs de refends de la largeur qu’il conviendra.
<lb/>Sera faict la maçonnerie en fondation des murs de face de huict pieds d’epesseur et celle des murs de refends de l’espesseur qu’il conviendra et de pareille qualité de materiaux et construction que ceux du pavillon du Roy.
<lb/>Sera pareillement faict la maçonnerie des murs de faces dud. pavillon en toute sa hauteur et pourtour de pareille construction et qualité de materiaux que ceux du pavillon du Roy, à la reserve que l’escallier à visse joignant led. mur ne sera continué que jusques à l’estage du rez de chaussé de la cour.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur d’eschiffe dud. escallier en la hauteur de vingt deux pieds ou environ, et aura dix huict pouces d’espesseur, lequel sera construict au rez de chausée du fossé d’une assise de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut faisant parpin, au dessus de laquelle sera posé quattre assises de pierre dure de Meudon aux encogneures et piedroicts de portes, le surplus desdites encogneures, piedroicts et fermetures de portes construict de pierre de vergelé de Saint Leu. Le noyau dans le tournant dud. escallier entirement construict de pierre dure de Meudon faissant aussy parpin et posé en liaison de deux pieds et deux pieds et demy, le tout posé proprement, fiché et joinctoyé de mortier de chaux et sable, le restant du mur sera maçonné avec moislon et mortier enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Sera faict le dé au residu dudit noyau de trois piedz en quarré ou environ avec pierre dure de Meudon proprement posé, fiché et joinctoyé avec bon mortier.
<lb/>Sera faict le petit mur d’appuy d’un pied de parpin au haut dud. escallier, lequel sera construict de pierre dure de Meudon et couvert d’un appuy de pareille pierre d’une piece.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur qui separe la grande office et l’escallier en toutte sa hauteur depuis le rez de chaussée du fossé jusques soubz le comble, lequel aura sept pieds d’espesseur par en bas, revenant à deux piedz et demy d’espesseur par en hault, lequel sera construit, scavoir en la hauteur des offices d’une assize de pierre de Saint Cloud au rez de chaussée faisant le pourtour dud. mur de deux pieds un quart de portée, sur laquelle sera posé aux encogneures et piedroitz quattre assises de pierre dure de Meudon de pareille portée que dessus, et le surplus desdittes encogneures, piedroitz et fermetures de portes de pierre de vergelé de Saint Leu, le restant dud. mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre des deux costez, le tout de pareille construction et qualité que les murs du pavillon du Roy. Et depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz le combles led. mur sera continué d’une assize de pierre de Saint Cloud par en bas de vingt pouces de haut et deux pieds un quart de portée, et les encogneures, piedroictz et fermetures de portes au dessus de pierre de Saint Leu, le restant dud. mur maçonné avec moislon et motier de chaux et sable comme dessus. Dans lequel mur seront observez tous les thuyaux de cheminée marquez sur le plan dont les languettes seront de briques, lesd. thuyaux enduitz de plastre en leur pourtour, les deux faces dud. mur aussy enduittes de plastre et le tout de pareille construction et materiaux que les murs du pavillon du Roy.
<lb/>Sera faict le mur de refends qui separe les deux offices en toutte la hauteur du pavillon de trois pieds d’espesseur au rez de chaussée du fossé et deux pieds d’espesseur au droict des combles, lequel sera construit, scavoir en la hauteur de l’estage des offices d’une assise de pierre de Saint Cloud au rez de chaussée faisant parpin, sur laquelle sera posé aux piedroicts des portes quatre assises de pierre dure de Meudon de deux pieds un quart de portée, le fort au foible, le surplus des piedroictz et fermetures de portes de pierre de vergelé de Saint Leu, le restant dudit mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez, le tout de mesme construction et qualité de materiaux que celuy cy dessus. Et depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz les combles, led. mur sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud faisant parpin comme dessus et continué de pareille construction et qualité de materiaux que celuy cy dessus, dans lequel mur sera observé les portes et cheminées marquées sur le plan.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du dé qui doit porter la voute d’aireste de la grande office, lequel sera construict d’une assize de pierre de Saint Cloud de trois pieds en quarré, le surplus eslevé de pierre de Meudon, le tout proprement posé, fiché et joinctoyé avec mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera faict le mur qui separe l’appartement vis à vis la porte du consierge d’avec le passage en la hauteur de quatorze piedz ou environ et de deux pieds et demy d’espesseur, lequel sera construict par bas d’une assise de Saint Cloud faisant parpin, le surplus des piedroictz et fermeture de portes de pierre de Saint Leu et le restant du mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable et enduict de plastre des deux costez et de pareille construction que ceux du pavillon du Roy.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur qui separe l’appartement du consierge dans la continuation dudit passage en laditte hauteur de quatorze pieds ou environ et de dix huict pouces, lequel sera construict d’une assise de pierre dure de Saint Cloud par bas faisant parpin, le surplus du mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduict de plastre des deux costez.
<lb/>Seront faictes les ouvertures des portes et croisées dans l’espesseur du vieux mur de la tour en l’espesseur de sept pieds ou environ, dont les piedroictz, embrazementz et fermetures seront de pierre de Saint Leu de dix huict pouces et deux pieds de portée, le fort au foible, la derniere desquelles pierres sera bien garny avec esclats de pierre dure et mortier de chaux et sable, le tout posé, fiché et joinctoyé comme dessus le plus proprement que faise se pourra. Seront aussy posez les appuys desd. croisées, lesquels seront de pierre de Meudon d’une piece faisant le parpin du tableau et de six pouces d’espesseur.
<lb/>Seront faicts les arrachements pour la conduitte des thuyaux de cheminée dans le vieux mur de face, lesquels seront renformez avec esclats de pierre dure, crespis et enduitz de plastre par dedans et les languettes eslevez de brique aussy enduittes des deux costez.
<lb/>Pavillon qui sert à la salle des ballais
<lb/>Sera faittes la fouille et transport des terres pour fonder les murs de face tant du prolongement sur la court des cuisines depuis le ply du mur de la salle des ballais jusques au pavillon nouveau que du mur de face dudit pavillon et murs de refendz, et sera fait le demolition du vieux mur en la longueur de deux travées de laditte salle, lesquelles fondation pareilles à celles de l’antien mur seront fouillées en la largeur de 14 pieds ½ et celles du pavillon de huict pieds, les autres fondations des murs de refends seront aussy fouillées à la largeur et hauteur qu’il conviendra, le tout jusques sur bon et vifs fonds et en plan solide et de niveau comme il a esté dict cy dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des murs en fondation au ralongement de la salle des ballais depuis le ply du mur jusques au pavillon de 14 pieds et demy d’espesseur, lesquels seront construicts d’un rang de libages faisant toutte l’espesseur du mur par haut et par bas, le surplus sera maçonné de bon moiselon dur du pays assis en bon mortier de chaux et sable, le tout posé en bonne liaison comme dessus et de la hauteur qu’il conviendra.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des murs de face en fondation du pavillon neuf en lad. espesseur de huict pieds et ceux des murs de refends des espesseurs qu’il conviendra de pareille construction que dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie des murs de face au ralongement de la salle des ballais jusques au nouveau pavillon, lequel fera retraitte de six pouces de chacun costé sur lad. fondation, et sera construict depuis le rez de chaussée des fossez jusques au niveau de la cour sur son espesseur de treize pieds et demy de pareils materiaux et qualité d’ouvrage que le mur de face du pavillon du Roy, à la reserve que les pilliers boutans faisant partye dudit mur seront construicts, au dessus de la premiere assise de Saint Cloud, de quattre assises de pierre de Meudon et le surplus jusques soubz la retombée des voûtes des offices de vergelé de Saint Leu de deux à trois pieds de portée dans le corps du mur posées en liaison de carreaux et boutisses entre deux une bien fichées et joinctoyées avec mortier de chaux et sable comme dessus. Et seront continuez lesd. dosseretz dans l’espesseur des voutes avec bon moislon dur bien gisant et essemillé, piqué et posé par assise et en liaison de carreaux et boutisses, et le restant de l’espesseur dud. mur maçonné avec bon moislon et mortier de chaux et sable comme dessus, les embrazementz des croisées enduitz de plastre.
<lb/>Sera continué led. mur depuis le rez de chaussée de la cour jusques à la hauteur du niveau de la gallerye blanche ou entresolle de 14 pieds ou environ et de treize pieds d’espesseur, lequel sera construict de pareille qualité de materiaux que les murs des autres pavillons, à la reserve que les pilliers boutans ou dosseretz mentionnez à l’article cy dessus seront continuez de pierre de Saint Leu au dessus de l’assise de pierre de Saint Cloud jusques soubz la retombée des voutes de la cuisine bouche du Roy, de pareille construction que dessus, et qu’il sera observé des encorbellements de trois assises de pierre dure de Meudon de bas appareil de deux pieds de saillye ou environ et deux pieds et demy de portée dans le corps du mur, le fort ou foible. Le surplus dud. mur sera maçonné de bon moislon et mortier de chaux et sable avec enduictz de plastre dans l’embrazement des croisées seulement, le tout semblable au vieux mur du chasteau.
<lb/>Sera faict le mur en saillye sur lesd. encorbellements avec pierre de Saint Leu d’un pied de parpin en la hauteur de douze pieds ou environ, orné d’une corniche de pierre dure de Meudon, dans lequel mur sera obserbé les croisées marquées sur le plan avec appuys de pierre dure d’une piece de 6 pouces d’espesseur, le tout posé en liaison, fiché et joinctoyé avec mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera continué le mur de face en la hauteur de seize pieds et demy ou environ depuis le niveau de la gallerie blanche jusques au niveau de la salle des ballais, lequel aura sept piedz d’espesseur et sera construict dans sa face exterieure de pierre de Saint Leu, ainsy qu’il a esté dict cy dessus, dont les piedroictz, escoinsons, embrazementz et fermetures de croisées seront de pareille pierre de Saint Leu de 18 pouces à deux pieds de portée, les dosseretz et pilliers boutantz soubz les poutres de pierre dure de Meudon en toutte leur hauteur de trois pieds de face et deux à trois pieds de portée, le restant du mur maçonné avec moislon et mortier enduict de plastre comme dessus.
<lb/>Sera continué led. mur depuis le niveau de la salle des ballais jusques soubz le larmier servant de socle à la balustrade, de pareille construction en sa face exterieure avec mesmes ornementz de brique que l’antien mur, et les dosserets ou pilliers boutants, escoisons, embrazement et fermetures de croisées seront de pierre de Saint Leu en tout leur pourtour et en pareille liaison de carreaux et boutisses que dessus avec appuis de pierre de Meudon d’une seulle piece et de six pouces d’espesseur faisant le parpin du tableau de la croisée.
<lb/>Sera pareillement faict la maçonnerie du mur de face du pavillon neuf en toutte sa hauteur et pourtour de pareille qualité de materiaux et construction que celuy du pavillon de la Reine, à la reserve qu’il sera observé des dosseretz en partye desd. murs aux endroicts marquez sur le plan pour porter les arcs des voutes des cuisines bouche du Roy et de la Reine, lesquels dosseretz seront de pierre dure de Meudon de trois pieds de face et deux pieds de saillyes hors le corps du mur, et auront au moins dix huit pouces et deux piedz de portées hors le corps du mur, le tout bien maçonné et posé en carreaux et boutisses entre deux une. Dans lequel mur de face seront aussy observez les thuyaux de cheminée des cuisines bouche de Leurs Majestez avec languettes de briques, lesquels dosseretz de deux pieds de saillyes seront thoisez avec le courant du mur.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de la continuation des deux travées de voutes à cause du prolongement de lad. salle des ballais et des deux travées de dalles au dessus de mesme qualité de materiaux et construction que la vieille voute et de mesme cimetrie.
<lb/>Sera fait le mur de refends qui separe la cuisine bouche de la Reine d’avec le garde manger et escallier en la hauteur de six thoises ou environ, depuis le rez de chaussée des fossez jusques au niveau de l’estage d’entresolle, lequel aura quattre pieds d’espesseur et sera construict tant au rez de chaussée du fossé qu’au rez de chaussée de la cour d’une assise de pierre de Saint Cloud par bas de vingt pouces de haut faisant le parpin du mur, au dessus de laquelle sera posé aux dosseretz et piedroictz de portes quattre assises de pierre dure de Meudon, les dosserets de trois pieds de face et de deux pieds et demy de portée, compris ce qui est en entrera dans les murs et les piedroictz, faisant le parpin du mur et de deux pieds un quart de portée, le fort au foible. Le surplus desd. dosseretz jusques soubz les retombées des voutes, piedroictz et fermetures de portes seront, savoir à l’estage de la cuisine bouche de la Reine de pierre de vergelé de Saint Leu, et à l’estage au dessus de pierre douce de Saint Leu de pareille portée que dessus, le tout posé en bonne liaison de carreaux et boutisses entre deux une, fiché et joinctoyé avec mortier, le surplus dud. mur maçonné de moislon et mortier enduict de plastre. Et seront lesd. dosseretz cy dessus mentionnez dans le courant dud. mur. Et sera observé dans l’estage du rez de chaussée de la cour un parement de pierre de Saint Leu de deux piedz de haut sur la rampe des marches, de quinze à dix huict pouces de portée dans le corps du mur, au dessus de laquelle assise sera observé jusques soubz la voute de l’escallier les ornementz de briques pareils à ceux du grand escallier de l’antien chasteau.
<lb/>Sera continué led. mur depuis le niveau de l’estage d’entresolle jusques soubz les combles, lequel aura trois pieds d’espesseur et sera construict avec jambes soubz poutres de pierre de Meudon de deux à trois piedz de teste et dix huict pouces et deux pieds de portée dans le mur, les piedroictz et fermetures de portes seront de pierre de Saint Leu faisant le parpin du mur, et auront dix huict pouces à deux pieds de portée, et les fermetures dix huict pouces ainsy qu’il a esté dict. Et sera observé les thuyaux de cheminée marquez sur le plan avec languettes de briques enduittes de plastre en leur pourtour, le surplus maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre des deux costez. Et sera observé le pareil parement et ornement dans la partye dud. mur qui faict face à l’escallier que dessus.
<lb/>Sera faict la maçonnerie du mur de refends qui separe la cuisine bouche de la Reine dans la premiere office en la hauteur de 6 thoises ou environ depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de l’estage d’entresolle, lequel aura trois piedz d’espesseur et sera construict tant au rez de chaussée du fossé qu’au rez de chaussée de la cour d’une assise de pierre de Saint Cloud par bas faisant le parpin du mur, au dessus de laquelle sera posé aux piedroictz des portes quattre assises de pierre dure de Meudon faisant aussy le parpin du mur et de deux pieds un quart de portée comme dessus. Le surplus desd. piedroictz et fermetures de portes seront, scavoir ceux de l’estage bas de pierre de vergelé de Saint Leu et ceux de l’estage du rez de chaussée de la cour de pierre douce de Saint Leu, le tout posé en pareille liaison de carreaux et boutisses que le susd. mur, le surplus maçonné avec bon moislon et mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera continué led. mur de lad. espesseur de trois pieds depuis le niveau des entreslles jusques soubz les combles, lequel sera construict comme les autres avec encogneures, piedroictz et fermeture de porte de pierre de Saint Leu. Dans lequel mur seront observez les thuyaux de cheminée marquez sur le plan avec languettes de briques. Le surplus dud. mur sera maçonné de moislon et mortier de chaux et sable enduicts de plastre des deux costez et de pareille construction que les autres.
<lb/>Sera faict le mur de refends separant les deux offices de la cuisine bouche de la Reine depuis le rez de chaussée des fossez jusques à la hauteur de l’entresolle de 5 piedz ½ d’espesseur, lequel sera construict de pareille qualité de materiaux et construction que ceux cy devant. Et sera observé dans led. mur tous les thuyaux de cheminée marquez sur le plan de pareille construction que les autres.
<lb/>Sera continué led. mur depuis le niveau de l’estage d’entresolle jusques soubz les combles en lad. espesseur de cinq pieds et demy, de pareille qualité de materiaux et construction que ceux des pareils estages.
<lb/>Sera faict le mur dans la premiere office contre les terres depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de l’estage d’entresolle, lequel aura trois pieds d’espesseur. Et sera observé dans led. mur les dosserets marquez sur le plan et portes en partye dud. mur, le tout de pareille qualité de materiaux et construction qu’aux pareils estages.
<lb/>Sera continué led. mur depuis le niveau des entresolles jusques soubz les combles, dans lequel sera observé les portes et croisées, le tout de pareille construction et qualité de materiaux que aux pareils estages.
<lb/>Sera faict le mur contre les terres dans la seconde office depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de la cour, construict d’une aisse de pierre de Saint Cloud par bas, et dosseret levé au dessus de lad. assise avec quattre assises de pierre de Meudon et pierre de vergelé de Saint Leu au dessus de deux pieds un quart de portée dans le mur, lequel aura trois pieds d’espesseur. Le surplus sera maçonné de moislon et mortier de chaux et sable avec enduitz de plastre.
<lb/>Sera faict la maçonnerie d’un autre mur aussy appliqué contre les terres servant au passage de la premiere office joignant la cuisine bouche de la Reine, lequel sera pareillement construict sur son espesseur de trois pieds d’une assise de pierre de Saint Cloud de deux pieds un quart de portée, le fort au foible, le surplus maçonné avec bon moislon et mortier de chaux et sable enduict de plastre d’un costé.
<lb/>Sera faict le mur d’eschif de l’escallier depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de la cour d’une assise de pierre dure de Saint Cloud par bas, le surplus construict de pierre de Meudon, le tout de quinze pouces de parpin, lesquelles seront posées en bonne liaison, coulées, fichées et jointoyées avec mortier de chaux et sable.
<lb/>Sera continué le mur d’eschif depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz les combles, lequel sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud au rez de chaussée, de 15 pouces de parpin, et d’une assise de pierre de Saint Leu, de deux piedz de haut, faisant aussy le parpin du mur et posée sur la rampe des marches en forme d’appuy, au dessus duquel sera observé de pareils ornementz de brique qu’au grand escallier de l’antien chasteau. Le surplus sera maçonné avec moislon et mortier enduict de plastre des deux costez.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Sera faict le mur en retour dud. eschiffe soubz la rampe des marches de l’escallier de trois piedz d’espesseur, construictz au rez de chaussée du fossé d’une assise de pierre de Saint Cloud faisant parpin, et dosseret de pierre de Meudon dans toutte la hauteur dud. mur faisant aussy parpin et de deux pieds un quart de portée dans le mur. Le surplus duquel mur sera maçonné de moislon et mortier enduict de plastre des deux costez comme il a esté dict cy dessus.
<lb/>Sera faict le mur separant le gardemanger de la cuisine bouche de la Reine d’avec l’escallier de trois pieds d’espesseur reduict en tour creuse du costé dud. escallier, lequel sera construict de deux assises de pierre de Saint Cloud de 20 pouces  de haut faisant parpin, scavoir une au rez de chaussée des fossez et l’autre au rez de chaussée de la cour. Auquel rez de chaussée de la cour, au dessus de l’assise de Saint Cloud, sera posé une assise de pierre de Saint Leu de deux piedz de haut sur la rampe des marches, avec un pareil ornement de briques qu’il a esé marqué cy dessus. Le reste dud. mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre des deux costez jusques au dessoubz des combles.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de la voute dud. escallier avec briques pareilles aux petits escalliers de l’antien chasteau et les reims remplys de maçonneie de moislon et mortier de chaux et sable, le tout proprement posé et bien conduict, joinctoyé avec mortier et peint de brun rouge broyé avec huile de noix, et les joinctz tirez avec blanc de seruze à huisle.
<lb/>Sera faict le petit mur servant de tambour pour aller aux aisances, lequel aura dix huict pouces d’espesseur et sera construict d’une assise de pierre de Saint Cloud de vingt pouces de haut au rez de chaussée faisant parpin, le surplus maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre des deux costez.
<lb/>Sera faict le mur de refends separant la seconde office de la cuisine bouche du Roy depuis le rez de chaussée de la cour jusques soubz la voute, avec une assise de pierre de Saint Cloud par bas faisant parpin de dix huict pouces, et sera posé quattre assises de pierre de Meudon de deux pieds un quart de portée aux piedroictz de la porte, le reste desquels piedroicts et la fermeture sera de pierre de Saint Leu. Et le surplus du mur maçonné avec moislon et mortier de chaux et sable enduit de plastre des deux costez.
<lb/>Aizances communes
<lb/>Sera fait la fouille et transport des terres de la fosse d’aizance dans l’angle du susd. pavillon du costé de l’abbreuvoy en la hauteur de quinze piedz sur quattre thoises et demye de long et trois thoises et demye de large.
<lb/>Sera faict le mur en deux sens de laditte fosse de trois piedz d’espesseur, lequel sera construict avec trois chesnes de pierre de taille jusques soubz la retombée de la voute, dont une de pierre de Meudon de deux à trois pieds de teste et de dix huict pouces et deux pieds de portée dans le mur, les deux autres de carreaux de pierre dure du pays de 18 à 20 pouces de teste et de quinze à dix huict pouces de portée. Le restant du mur sera maçonné avec moislon taillé et mortier de chaux et sable joinctoyé avec mortier.
<lb/>Sera faict un contremur du costé des nouvelles offices de mesme espesseur et de pareille construction et materiaux que celuy cy dessus.
<lb/>Sera faict la voulte desd. aizances avec trois arcs de pierre dont deux de carreaux de pierre dure du pays comme dessus et l’autre de pierre de Meudon de deux à deux piedz et demy de teste et de dix huict pouces à deux piedz de haut, lequel servisse à porter le mur de la chausse d’aizance. Le surplus de lad. voulte sera maçonné de moislon taillé à la serve posez à litz et joinctz quarrez et bonne liaison en mortier de chaux et sable. Les reims de lad. voute seront aussy maçonnez avec moislon et mortier comme dessus. Dans laquelle voute sera posé une pierre de regard pour les nettoyer lorsqu’il en sera besoin.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de la chausse d’aizance de deux piedz un quart de parpin, laquelle sera construitte de pareilles assises de pierre dure et pierre de vergelé au dessus qu’au mur de face du pavillon.
<lb/>Sera faict la maçonnerie de tous les restablissements tant aux murs de face qu’aux murs de refends, galleryes, planchers, cloisons, thuyaux et manteaux de cheminée de mesmes qualitez de materiaux qu’il a cy devant esté expliqué.
<lb/>Tous lesquels ouvrages de maçonnerie cy dessus mentionnez seront bien et deuement faictz et parfaicts au dire de gens à ce connoissants. Et l’entrepreneur fournira de tous materiaux necessaires, esquipages, eschaffaudages, grues, gruaux et autres, et de peine d’ouvriers, pour rendre lesd. ouvrages parfaictz au plus tost que faire ce poura conformement aux plant, eslevations et proffils qui seront donnez par led. sieur Mansard.
<lb/>Paraphé ne varietur suivant et au desire de deux marchés passés par Pierre Thevenot, Pierre Lemaistre et Girard Marcou, d’une part, et Anthoine et Jean Delarue, d’autre, envers monseigneur Colbert, stipullant pour le Roy, par devant le notaire soubzsigné ce jourd’huy seizieme juin MVIc quatre vingt et un.
<lb/>Colbert, Thevenot
<lb/>Lemaistre, GMarcou
<lb/>ADelarue, Jean Delarue
<lb/>
<lb/>Furent presents en leurs personnes Anthoine et Jean De La Rue, freres, entrepreneurs des Bastimens du Roy, demeurants à Saint Germain en Laye, estans de presents en ce lieu de Versailles, lesquels ont recognu et confessé avoir faict marché, promis et promettent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eulx seul pour le tout, sans division ne discussion, renonceans ausd. benefices et exceptions d’iceulx et à la forme de fidejussion, au Roy nostre sire, stipullant et acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Signelay et autres lieux, commandeur et grand tresorier des ordres de Sadite Majesté, surintendant et ordonnateur general de ses Bastiments, arts et manufactures de France, à ce present, de faire et parfaire bien et deuement comme il appartient au dire de gens experts à ce cognoissants tous et chacuns les couvrages de massonneries mentionnez au devis escrit en dix huit roolles et demy de grand papier signé et paraphé par mondit seigneur Colbert et desd. entrepreneurs, dont l’original est annexé à ces presentes pour y avoir recours, et ce pour la construction seullement de deux des quatre pavillons que le Roy desire faire construire de neuf en son chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir celluy servant à l’appartement de la Reyne et l’autre pavillon ensuitte de la continuation de la salle des ballets, tous deux faisans face à la court du cheny et à l’abreuvoy, conformement aux plans, eslevations et proffils faits par monsieur Mansart, architecte des Bastiments du Roy, que lesdits entrepreneurs ont dit bien scavoir pour en avoir eu communicquation, et pour cet effet lesd. Anthoine et Jean De La Rue fourniront toutte la pierre de taille, moillon et autres materiaux mentionnez aud. devis peines d’ouvriers, esquipages, eschaffaudages et generallement tout ce qu’il conviendra pour la construction desd. deux pavillons servants ausd. appartements de la Reyne et ensuitte de la continuation de la salle des ballets, ausquels ouvrages lesd. entrepreneurs travailleront incessamment et sans discontinuation avec nombre d’ouvriers suffisans et lesd. deux pavillons rendre faits et parfaits bien et dueman conformement ausd. devis, plans, eslevations et proffiles, à peine &amp;c. Ce marché faict moyennant, scavoir les murs en fondation, tant de fasse que de reffend, avecq un rang de libage par hault et par bas dans toutte l’espoisseur du mur à raison de quarente quatre livres la thoise cube sans y comprendre la fouille des terres, cy 44 l.
<lb/>Les massifs de moillon et mortier, remplage des reims sur les voultes et les aires à raison de trente deux livres la thoise cube, cy 32 l.
<lb/>Les murs de fasse en talu desd. deux pavillons depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de la court à raison de cent cinquante trois livres la thoise quarée, cy 153 l.
<lb/>Les murs de fasse dessus jusques au niveau du principal estage à raison de cent cinq livres la thoise quarée, cy 105 l.
<lb/>Lesdits murs de fasse en continuant depuis le niveau du principal estage jusques soubs le larmier servant de socle à la balustrade au dessus à raison de soixante quinze livres la thoise quarrée, cy 75 l.
<lb/>Le mur de fasse à la continuation de la salle des ballets jusques au pavillon neuf de pareil espoisseur que l’ancien mur depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de la court à raison de deux cent vingt livres la thoise quarée, cy 220 l.
<lb/>Le mur de fasse au dessus avecq encorbellement de pierre dure jusques au niveau de l’estage d’entresolle à raison de deux cent vingt cinq livres la thoise quarée, cy 225 l.
<lb/>Le mur de pierre de taille posé sur lesdits encorbellements à raison de quarente six livres la thoise quarée, cy 46 l.
<lb/>Le mur de fasse en continuant à la haulteur de l’estage d’entresolle à raison de cent vingt huit livres la thoise quarée, cy 128 l.
<lb/>Le mur de fasse depuis le niveau de la salle des ballets jusques soubs le larmier servant de socle à la balustrade au dessus à raison de quatre vingt quatorze livres la thoise quarée, cy 94 l.
<lb/>La balustrade garnye d’un saucle servant de larmier, ballustre, appuys, pieds destaux de pillastre, à raison de, scavoir si les appuys de lad. ballustrade sont de pierre de Meudon soixante dix livres, et s’ils sont de pierre d’Arqueuil à raison de soixante et quinze livres la thoise courante, cy 70 l., 75 l.
<lb/>Les dalles derriere ladite ballustrade conformement au devis et dalles au dessus de la voulte de la salle des ballets à raison de cinquante six livres la thoise quarrée, cy 56 l.
<lb/>Murs de reffend et autres ouvrages à faire au pavillon servant à l’appartement de la Reyne
<lb/>Le mur de reffend qui  separe l’office d’avecq l’escallier en toute sa haulteur à raison de quarente cinq livres la thoise quarée, cy XLV l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe l’office et le garde manger en toutte sa haulteur à raison de quatre vingts dix livres la thoise quarée, cy 90 l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe les deux offices à raison de trente six livres la thoise quarée, cy 36 l.
<lb/>Les arrachemens et reprises à faire au vieux mur de la deuxieme office, quarente deux livres la thoise quarée, cy 42 l.
<lb/>Les bouchements de portes, la thoise cube quarente livres, cy 40 l.
<lb/>Les conduites de cheminée dans les vieux murs à raison de vingt cinq livres pour chacune thoise quarée desdites languettes de briques, cy 25 l.
<lb/>Les ouverturesde portes et croisées revestues de pierre thoisez en leurs tableaux et plattebandes à raison de cinquante cinq livres la thoise quarée, cy 55 l.
<lb/>Le mur d’eschiffre de l’escallier jusques à la haulteur du rez de chaussée de la court à raison de cent soixante et quatre livres la thoise quarée, cy 164 l.
<lb/>La continuation dud. eschiffre jusques sur les combles à raison de cinquante livres la thoise quarée, cy 50 l.
<lb/>Le mur qui separe les cabinets avecq l’escallier en toutte sa haulteur à raison de vingt cinq livres la thoise quarée, cy 25 l.
<lb/>La voulte de l’escallier avecq brique à raison de vingt deux livres la thoise quarée, cy 22 l.
<lb/>Les voultes des cuisines et offices à raison de quarente huit livres la thoise quarée, cy 48 l.
<lb/>Les marches de pierre d’Arqeuil et Meudon des renpes des escalliers à raison de dix livres la thoise courante, cy X l.
<lb/>Le pavé de pierre d’Arqueuil de quatre poulce d’espoisseur à raison de trente cinq livres la thoise quarée, cy 35 l.
<lb/>Chaque manteau de cheminée garny de jambage et plattebande de pierre de Meudon, soixante et quinze livres, cy 75 l.
<lb/>Les jambages de pierre d’un chacun manteau de cheminée sans plattebande trente cinq livres, cy 35 l.
<lb/>L’assize de pierre de Meudon soubs les cloisons à raison de quatorze livres la thoise courante, cy 14 l.
<lb/>Les souches de languette de cheminée de brique hors les combles, la thoise quarée dix huit livres, cy 18 l.
<lb/>Murs de reffend et autres ouvrages à faire au pavillon et continuation de la salle des ballets
<lb/>La massonnerie la continuation de la voulte de la salle à raison de soixante cinq livres la thoise quarée, cy 65 l.
<lb/>Les dalles recouvertes au dessus à raison de cinquante six livres la thoise quarée, cy 56 l.
<lb/>Le mur qui separe la cuisine bouche de la Reyne d’avecq le garde manger et l’escallier dans toutte sa haulteur à raison de soixante livres la thoise quarée, cy 60 l.
<lb/>Le mur qui separe la cuisine bouche d’avecq la premiere office à raison de quarente cinq livres la thoise quarée, cy 45 l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe les deux offices de la cuisine bouche de la Reyne à raison de soixante dix livres la thoise quarée en toutte sa haulteur, cy 70 l.
<lb/>Le mur de reffend dans la premiere office contre les terres à raison de trente quatre livres la thoise quarée dans toutte sa haulteur, cy 34 l.
<lb/>Le mur de reffend dans la deuxiesme office contre les terres à raison de trente cinq livres la thoise quarée, cy 35 l.
<lb/>Le mur applicqué contre les terres servant de tambour pour le passage de la premiere office à raison de trente livres la thoise quarée, cy 30 l.
<lb/>Le mur d’eschiffre de l’escallier jusques au rez de chaussée de la court à raison de quatre vingts quatorze livres la thoise quarée, cy 94 l.
<lb/>La continuation dudit mur jusques soubs les combles à raison de trente six livres la thoise quarée, cy 36 l.
<lb/>Le mur en retour de l’eschiffre soubs la rampe à raison de trente six livres la thoise quarée, cy 36 l.
<lb/>Le mur separant le garde manger d’avecq l’escallier à raison de trente huit livres la thoise quarée en toutte sa haulteur, cy 38 l.
<lb/>Le mur faisant le passage pour aller aux lieux à raison de vingt six livres la thoise quarée, cy 26 l.
<lb/>Le mur separant la deuxieme office de la cuisine bouche du Roy d’avecq le passage à raison de trente quatre livres la thoise quarée, cy 34 l.
<lb/>Le mur au pourtour de la fosse d’aisance en trois sens à raison de vingt deux livres dix sols la thoise quarée, cy 22 l. 10 s.
<lb/>La voulte desd. aisances à raison de trente livres la thoise quarée, cy 30 l.
<lb/>La chausse desd. aisances à raison de quatre vingts dix livres la thoise quarée, cy 90 l.
<lb/>Les legers ouvrages de plastre, planchers, cloisons, manteaux de cheminées, lambris architecturés et autres à raison de sept livres quinze sols la thoise quarée, et les aires et carreaux au dessus à raison de neuf livres la thoise quarée, cy 7 l. 15 s.
<lb/>De tous lesquels ouvrages mondit seigneur Colbert promet et s’oblige de faire payer ausdits entrepreneurs au feur et à mesure qu’ils travailleront. Car ainsy. Et pour l’execution des presentes et deppendances, lesd. Antoine et Jean de La Rue, entrepreneurs, ont esleus leur domicille irrevocable et sollidaire en leur demeure rue de Versailles aud. Saint Germain en Laye devant designée, auquel lieu nonobstant. Promettant. Obligeant chacun en droit soy lesdits entrepreurs sollidairement comme dessus. Renonceant. Faict et passé en l’appartement de mondit seigneur Colbert au chasteau de Versailles, Sa Majesté y estant, es presences de Pierre Barbette, clerc dud. notaire, et de Jean Dumont, bourgeois de ce lieu, y demeurant rue Dauphine, tesmoings soubzsignez, l’an mil six cent quatre vingt un, le seiziesme jour de juin avant midy, et ont signé.
<lb/>Colbert, Jean Delarue
<lb/>ADelarue
<lb/>Barbette
<lb/>Dumont, Brisset
<lb/>
<lb/>Furent presents en leurs personnes Pierre Thevenot, demeurant rue Saint Claude, parroisse Saint Paul, Pierre Lemaistre, demeurant aussy à Paris, vieille rue du Temple, parroisse saint Gervais, entrepreneur des Bastiments du Roy, et Girard Marcou, demeurant de present en ce lieu de Versailles, lesquels ont recognu et confessé avoir fait marché, promis et promettent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux seul pour le tout, sans division ne discussion, renonceans ausdits benefices et exceptions d’iceulx et à la forme de fidejussion, au Roy nostre sire, stipullant et acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Signelay et autres lieux, commandeur et grand tresorier des ordres de Sadite Majesté, surintendant et ordonnateur general de ses Bastiments, arts et manufactures de France, à ce present, de faire et parfaire bien et deuement comme il appartient au dire de gens experts à ce cognoissants tous et chacuns les couvrages de massonnerie mentionnez au devis escrit en dix huit roolles et demy de grand papier signé et paraphé de mondit seigneur Colbert et desdits entrepreneurs, qui consernent seullement la construction de deux des quatre pavillons que le Roy desire faire construire de neuf en son chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir celluy servant à l’appartement de Sa Majesté et l’autre à l’apparteman de madame la dauphine, tous deux faisans fasse au grand parterre, conformement aux plans, eslevations et proffils faits par monsieur Mansart, architecte des Bastiments du Roy, que lesd. entrepreneurs ont dit bien scavoir pour en avoir eu communicquation, et pour cet effet lesdits Thevenot, Lemaistre et Marcou fourniront toutte la pierre de taille, moillon et autres materiaux mentionnez aud. devis dont l’original est joint à ces presentes pour y avoir recours, peines d’ouvriers, esquipages, eschaffaudages et generallement tout ce qu’il conviendra pour la construction desd. deux pavillons servants ausd. appartements du Roy et de madite dame la dauphine, ausquels ouvrages lesd. entrepreneurs travailleront incessamment et sans discontinuation avec nombre d’ouvriers suffisans et lesd. deux pavillons rendre faits et parfaits bien et dueman conformement ausd. devis, plans, eslevations et proffiles, à peine &amp;c. Ce marché faict moyennant, scavoir les murs en fondation, tant de fasse que de reffend, avec un rang de libage par hault et par bas dans toutte l’espoisseur du mur à raison de quarente quatre livres la thoise cube sans y comprendre la fouille des terres, cy 44 l.
<lb/>Les massifs de moilon et mortier, remplage des reims sur les voultes et les aires à raison de trente deux livres la thoise cube, cy 32 l.
<lb/>Les murs de fasse en talu desd. deux pavillons depuis le rez de chaussée du fossé jusques au niveau de la court à raison de cent cinquante trois livres la thoise quarée, cy 153 l.
<lb/>Les murs de fasse au dessus jusques au niveau du principal estage à raison de cent cinq livres la thoise quarée, cy 105 l.
<lb/>Lesd. murs de fasse en continuant depuis le niveau du principal estage jusques soubs le larmier servant de socle à la balustrade au dessus à raison de soixante quinze livres la thoise quarrée, cy 75 l.
<lb/>La ballustrade garnye d’un saucle servant de larmier, ballustre, appuys, pieds destaux de pillastre, à raison de, scavoir si les appuys de lad. ballustrade sont de pierre de Meudon soixante dix livres, et s’ils sont de pierre d’Arqueuil à raison de soixante et quinze livres la thoise courante, cy 70 l., 75 l.
<lb/>Les dalles derriere ladite ballustrade conformement au devis, la thoise quarrée cinquante six livres, cy 56 l.
<lb/>Murs de reffend et autres ouvrages du pavillon du Roy
<lb/>Le mur de reffend qui  separe les offices à raison de trente quatre livres la thoise quarée, led. mur en toutte sa haulteur, cy 34 l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe le cabinet du Gobelet d’avecq la cage du pont levis à raison de vingt lives la thoise quarée, cy 20 l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe l’une des offices d’avecq l’escallier à raison de soixante livres la thoise quarée, cy 60 l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe la cage de l’escallier d’avecq celle du pont levis en toutte sa haulteur à raison de cinquante six livres la thoise quarée, cy 56 l.
<lb/>Le mur d’eschiffre à costé faisant separation de la grande cheminée dud. Goblet à raison de quatre vingts dix livres la thoise quarée, cy 90 l.
<lb/>L’arachement à faire dans le gros mur de fasse et reprise dudit mur jusques à l’estage d’entresolle à raison de cinquante livres la thoise quarrée à lad. haulteur, cy 50 l.
<lb/>Le mur au dessus, lequel sera desmoly et restably à raison de cinquante livres la thoise quarrée, cy 50 l.
<lb/>La demolition et percement dans le gros mur pour le passage de la rampe et revesteman dans l’espoisseur dud. mur à raison de cinquante huit livres la thoise quarée, thoisée sur le pourtour des murs et voultes en leur parement, 58 l.
<lb/>Le mur portant l’eschiffre et celuy qui luy est opposé au dessous du mure de la salle du grand maistre à raison de quarente deux livres la thoise quarrée, cy 42 l.
<lb/>Le mure qui separe la salle du grand maistre d’avecq le passage à raison de soixante livres la thoise quarrée, cy 60 l.
<lb/>Le mur posé sur la voulte commençant à l’estage d’entresolle finissant soubs les combles à raison de vingt cinq livres la thoise quarrée, cy 25 l.
<lb/>Le mur d’eschiffre au hault de la rampe et le dé à la teste d’icelluy à raison de soixante deux livres la thoise quarrée, cy 62 l.
<lb/>Le mur qui separe l’appartement neuf et le coridor au rez de chaussée de la cour à raison de vingt neuf livres la thoise quarrée, cy 29 l.
<lb/>Le mur qui separe le passage et l’appartement du capitaine des gardes à raison de vingt deux livres la thoise quarrée, cy 22 l.
<lb/>Les arrachements à faire dans les vieux murs pour porter les arques de la voulte du passage au rez de chaussée de la court à raison de cent vingt cinq livres la thoise quarée du parement de pierre, cy 125 l.
<lb/>La massonnerie de la voulte du passage avecq trois arques de pierre à raison de quarente sept livres la thoise quarée, cy 47 l.
<lb/>Les voultes des cuisines et offices à raison de quarente huit livres la thoise quarée, cy 48 l.
<lb/>Les marches de pierre d’Arqueuil ou Meudon à raison de dix livres la thoise courante, cy X l.
<lb/>Les marches de pierre d’Arqueuil ou Meudon portant noyau, douze livres la thoise courante, cy 12 l.
<lb/>Le pavé de pierre d’Aqrueuil dans lesd. deux pavillons de quatre poulce d’espoisseur à raison de trente cinq livres la thoise quarée, cy 35 l.
<lb/>Les manteaux de cheminée de pierre de Meudon avecq platte bande, chacun soixante quinze livres, cy 75 l.
<lb/>Les deux jambages de pierre de chaque cheminée au rez de chaussée de la court, trente cinq livres, cy 35 l.
<lb/>L’assize de pierre de Meudon soubs les cloisons de neuf poulces d’espoisseur à raison de quatorze livres la thoise courante, cy 14 l.
<lb/>Les souches de cheminées hors les combles et languettes au dedans à raison de dix huit livres la thoise quarée, cy 18 l.
<lb/>Le mur du revesteman du fossé à raison de quatre vingts seize livres la thoise quarée, cy 96 l.
<lb/>L’apuy et parapet au dessus dud. mur à raison de soixante et douze livres la thoise courante, cy 72 l.
<lb/>Murs de reffend et autres ouvrages à faire au pavillon de madame la dauphine
<lb/>Le mur d’eschiffre de l’escalier et tout son pourtour à raison de cinquante quatre livres la thoise quarée, cy 54 l.
<lb/>La massonnerie du dé au dessus dud. mur d’eschiffre et du dé qui porte la voulte de l’office à raison de cent quatorze livres la thoise quarée, cy 114 l.
<lb/>Le petit mur d’appuy au hault de l’escalier à raison de soixante six livres la thoise quarée, cy 66 l.
<lb/>Le mur qui separe la grande office et l’escallier en toutte sa haulteur à raison de soixante six livres la thoise quarée, cy 66 l.
<lb/>Le mur de reffend qui separe les deux offices en toutte sa haulteur à raison de trente deux livres la thoise quarée, cy 32 l.
<lb/>Le mur qui separe l’appartement vis à vis la porte du concierge à raison de quarente deux livres la thoise quarée, cy 42 l.
<lb/>Le mur qui separe l’appartement du concierge dans la continuation du passage à raison de vingt cinq livres la thoise quarée, cy 25 l.
<lb/>Les ouvertures de portes et croisées dans led. mur de face toisez en leurs tableaux et plattebandes à raison de cinquante cinq livres la thoise quarée, cy 55 l.
<lb/>Les conduittes de cheminées dans les vieux murs à raison de vingt cinq livres pour chacune thoise quarée desd. languettes de bricque, cy 25 l.
<lb/>Les legers ouvrages de plastre, planchers, cloisons, manteaux de cheminées, lambris architecturés et autres, la thoise quarée à raison de sept livres quinze sols lad. thoise, et les aires et careaux au dessus à raison de neuf livres la thoise quarée, cy 7 l. 15 s.
<lb/>De tous lesquels ouvrages mondit seigneur Colbert promet et s’oblige de faire payer ausdits entrepreneurs au feur et à mesure qu’ils travailleront. Car ainsy. Et pour l’execution des presentes et deppendances, lesd. Thevenot, Lemaistre et Marcou, entrepreneurs, ont esleues leur domicille irrevocable et sollidaire en la maison dud. Thevenot à Paris, rue Saint Claude, marais du Temple, devant designée, auquel lieu nonobstant. Promettant chacun en droit soy lesd. entrepreurs sollidairement comme dessus. Renonceant. Faict et passé en l’appartement de mondit seigneur Colbert au chasteau de Versailles, Sa Majesté y estant, à ce presence de Pierre Barbette, clerc dud. notaire, et de Jean Dumont, bourgeois de ce lieu, y demeurant rue Dauphine, tesmoings soubzsignez, l’an mil six cent quatre vingt un, le seiziesme jour de juin avant midy, et ont signé.
<lb/>Colbert, Thevenot
<lb/>GMarcou, Lemaistre
<lb/>Barbette
<lb/>Dumont, Brisset »</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>Voir "Zone des notes"</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Archives nationales, O1 1716</p>
              </altformavail>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, 2008, t. I, p. 189 et t. II, p. 169-170.
<lb/>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 273.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la serrurerie des balcons autour du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 44 70</unitid>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne Michel Hasté, maitre serrurier à Paris, y demeurant rue de la Vannerie, parroisse Saint Germain, de present en ce lieu de Versailles, lequel a recognu et confessé avoir fait marché, promis et promet par ces presentes au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Chasteauneuf, baron de Seaux et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, secretaire d’Estat et de ses commandements, commandeur et grand tresorier de ses ordres, controlleur general de ses Finances, surintendant et ordonnateur general de ses Bastiments, arts et manufactures de France, de present en cour à Versailles, à ce present, de bien et duement faire et parfaire au dire d’ouvriers et gens à ce cognoissans et mettre en place au pourtour du chasteau de Saint Germain en Laye, aux lieux qui luy seront marquez, les balcons, potences et supportes en consolles tant pour les ballustrades saillantes que pour celles qui seront portées sur le mur, le tout suivant et conformement aux deux desseins qui en ont esté faits, sur lesquels les grosseures des ferts sont cottées, lesdits desseins demeurées annexées à ces presentes pour y avoir recours apres qu’ils ont esté paraphés ne varietur par mondit seigneur Colbert et dud. Hasté et à sa requisition du notaire soubsigné, autant desquels desseins led. Hasté a dit avoir par devers luy et les bien scavoir et cognoistre. Pour faire lesquels ouvrages led. entrepreneur fournira de bon fert aux grosseurs cottées sur lesd. deux desseins, outils, esquipages, eschaffaudages, peines d’ouvriers et touttes autres choses necessaires, à l’exception touttefois du masson et du tailleur de pierre qui luy seront fournis pour faire les trous et sceller dans le mur lesdites potences et supports, ausquels ouvrages ledit entrepreneur travaillera incessamment et sans discontinuation avecq nombre d’ouvriers suffisants, et iceulx rendre faits et parfaits bien et dueman conformement ausdts deux desseins au dire d’experts comme dit est le plus tost que faire ce poura. Ce marché faict moyennant, scavoir pour chacune toise courante de balluastrade la somme de trente six livres, cy XXXVI l.<lb/>Pour chaque potences et suports portans les balcons en saillies cinquante cinq livres, cy LV l.<lb/>Pour chaque corbeau et consolles qui servens à contretenir les ballustrades posées sur le corps du mur la somme de douze livres, cy XII l.<lb/>Lesquels prix desd. ouvrages mondit seigneur Colbert audit nom promet faire payer audit entrepreneur au feure et à mesure qu’il travaillera et que lesdits ouvrages s’advenceront par le sieur tresorier general des Bastiments de Sa Majesté, arts et manufactures de France. Car ainsy. Et pour l’execution des presentes ledit entrepreneur a esleu son domicille irrevocable en la maison où il est demeurant à Paris devant designée, auquel lieu nonobstant. Promettant. Obligeant. Renonceant. Faict et passé au chasteau de Versailles à la surintendance, Sa Majesté en ced. lieu, le vingt huitieme juin mil six cent quatre vingts deux apres mid, es presences de Jean Loret et Pierre Dubois, clercs dud. notaire, tesmoins, et ont signé.<lb/>Colbert<lb/>Michel Hasté<lb/>Loret, Dubois, Brisset »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 273.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la plomberie des pavillons du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">3 E 44 70</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">5 juillet 1682</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Marché pour les ouvrages de plomberie à faire sur les cinq pavillons du Château-Vieux<lb/>Furent presents Gilles Le Roy, demurant à Paris, rue Jean Fleury, parroisse Saint Germain l’Auxerois, et Jacques Lucas, aussy demeurant à Paris, rue de Beauvais, parroisse susdite, plombiers de Sa Majesté, de presents en ce lieu de Versailles, lesquels ont recognu et confessé avoir fait marché, promis et promettent chacun en droit soy au Roy, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Chasteauneuf, baron de Seaux et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, secretaire d’Estat et de ses commandements, commendeur et grand tresorier de ses ordres, controlleur general de ses Finances, surintendant et ordonnateur general de ses Bastiments, arts et manufactures de France, de present en cour à Versailles, à ce present, de bien et deuement faire et parfaire au dire d’experts et gens à ce cognoissans tous les ouvrages de plomberie qu’il convient faire de neuf pour couvrir les pavillons que Sa Majesté fait construire en son chasteau de Saint Germain en Laye ainsy qu’il ensuit. Seront couverts lesd. pavillons avec tables de plomb noir, lesquelles tables auront deux pieds de large et deux lignes d’espesseur et seront posées proprement d’une seulle table jusques à la hauteur de dix huit pieds. Lesd. tables seront jointes les unes aux autres par les costés et en toutte leur longueur avec coustures et non soudées, et seront attachées sur les chevrons avec clouds de six à teste ronde de dix huit en dix huit pouces, lesquel clouds seront recouverts de l’ourlet de lad. cousture. Lesd. tables seront releuvées par bas avec crochets d’enfestement et recouvertes par en haut d’un feste et arrestiers de plomb de deux pieds de large aussy de deux lignes d’espesseur, lesquels feste et arrestiers seront retenus entre les coustures avec attaches de soudure, le tout conformement aux desseins qui en seront données par monsieur Mansart. Et a esté accordé que lesd. couvertures seront faites, scavoir celles des pavillons du Roy et de madame la dauphine par led. Lucas, et les couvertures des pavillons de la Reyne, de la salle des ballets et de celluy qui est en face du jeu de paulme par led. Le Roy. Ausquels ouvrages lesdits entrepreneurs travailleront incessament et sans discontinuer avecq nombre d’ouvriers suffisants et iceulx rendre faicts et parfaits bien et duement conformement ausd. desseins dud. sieur Mansard, au dire d’experts comme dit est, le plus tost que faire ce poura. Ce marché fait moyennant le prix et somme de cent trente trois livres le millier, compris la soudure qu’il conviendra employer pour attacher lesdites faistes et arrestiers, et sera observé dans la livraison dud. plomb que les tables seront mesurées et pozées devant que d’estre employées, poiur apres employ d’icelles estre de nouveau thoisée, de fait deduction aux entrepreneurs du poids à proportion de la diminution qui se trouvera au thoisé, moyennant quoy lesd. entrepreneurs reprendront à leur proffit les retailles qui se pouront faire dans l’employ desd. tables en deduction et à mesme prix du plomb neuf, lequel prix desd. ouvrages mond. seigneur Colbert aud. nom promet de faire payer ausd. entrepreneurs au feure et à mesure qu’ils travailleront et que lesd. ouvrages s’advenceront par le sieur tresorier general des Bastiments de Sa Majesté. Car ainsy. Et pour l’execution des presentes lesd. entrepreneurs ont esleus leur domicille irrevocable chacun en leur demeure à Paris devant designés, ausquels lieux nonobstant. Promettans. Obligeans lesd. entrepreneurs chacun en droit soy. Renonceans. Fait et passé à la surintendance au chasteau de Versailles, le Roy y estant, le cinq juillet MVIc quatre vingts deux avant midy, es presences de Jean Loret et Pierre Dubois, clercs dud. notaire, tesmoins, et ont signé.<lb/>Colbert, Gille Le Roy<lb/>Jacque Lucas<lb/>Loret, Dubois, Brisset »</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Fonkenell, « Travaux au château vieux », dans Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart, 1646-1708, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2010, p. 269-274, ici p. 273.</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fonds divers se rattachant aux archives civiles</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.4</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AD78">Série F</unitid>
            <unitdate normal="1878/1904" encodinganalog="3.1.3">après 1878</unitdate>
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        28 pièces    </physdesc>
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              <corpname id="atom_18481_actor">Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise</corpname>
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          </did>
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            <note>
              <p>Créée par arrêté ministériel en 1878, la "Commission de l’inventaire des richesses d’art de Seine-et-Oise" avait pour mission d'entreprendre l’inventaire du patrimoine artistique du département. Ses compétences furent étendues à l'archéologie en 1881, lorsqu'elle devint la "Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise". Elle a fonctionné jusqu'en 1969, date de la scission du département de Seine-et-Oise.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
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            <corpname role="Producteur" id="atom_18481_actor">Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise </corpname>
          </controlaccess>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fonds de la commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.4.1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">2F</unitid>
              <unitdate normal="1878/1904" encodinganalog="3.1.3">après 1878</unitdate>
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                <corpname id="atom_18303_actor">Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>Créée par arrêté ministériel en 1878, la "Commission de l’inventaire des richesses d’art de Seine-et-Oise" avait pour mission d'entreprendre l’inventaire du patrimoine artistique du département. Ses compétences furent étendues à l'archéologie en 1881, lorsqu'elle devint la "Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise". Elle a fonctionné jusqu'en 1969, date de la scission du département de Seine-et-Oise.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_18303_actor">Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise </corpname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Photographie de la chapelle en cours de restauration et du dernier pavillon de Jules Hardouin-Mansart au château de Saint-Germain-en-Laye après restauration</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">2 F 186/1</unitid>
                <unitdate normal="1888/1888" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1888</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 photographie    </physdesc>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Photographie d'un moulage d'un des reliefs de la grotte sèche du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        1 photographie    </physdesc>
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                  <p>L'original de ce relief représentant la Paix étant toujours en place dans le voûtain nord-est de la grotte sèche, celui visible sur cette photographie ne peut être qu'un moulage.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Photographie de la façade ouest du château de Saint-Germain-en-Laye après restauration</unittitle>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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            <p>La série H réunit ce qu'il subsiste des archives des établissements religieux confisquées et triées à la Révolution.<lb/>(Inventaire des Archives départementales des Yvelines par Henri Lemoine, refondu par Annick Bezaud, 2010)</p>
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            <p>http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FRAD078_000-002_000-000-190</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Abbaye de Joyenval à Chambourcy</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Attestation de la coupe d’arbres dans les bois de l’abbaye de Joyenval pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« L’an mil IIIIc LXIII, le mardy XXVIe jour de juillet, devant nous Pierre Gion, lieutenant commis au siege de Poissy soubz honorable homme et saige maistre Aignan Viole, licencié en lois, advocat en parlement et lieutenant general es pays de France, Champaigne et Brye pour noble et puissant seigneur monseigneur de Montauban, conseiller, chambellan du Roy nostre sire, amiral, maistre enquesteur, grant maistre et general reformateur des eaues et forestz du royaume de France, rapportent et tesmoignent Robin Pieavant et Jehan Fary, sergens des eaues et forestz pour le Roy nostre sire que, de nostre commandement et du commandement de noble homme Mathelin de Laulnay, escuier et gruyer de la grurye de Saint Germain en Laye, Cruye et Fresnes pour le Roy nostre sire, et a la requeste des religieux, abbé et couvent de Joyenval, le jour d’hui ilz s’estoient transportés es boys appartenant a l’eglise dud. Joienval assis au lieudit Herart tenant d’un costé es boys du Roy nostre sire et d’un bout au sieur de Fourqueux, es presences de frere Richart Paris, religieux dud. Joyenval, et de Guillot Legier, et la trouverent quatre vins et une souche dont les arbres ont esté abatus, prins, levez et amenez comme l’en dit au chasteau dud. Saint Germain en Laye pour les reparacions dud. chasteau, rapporté comme dessus. Donné soubz nostre seel cy mis l’an et jour dessusd.<lb/>Guyon »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 120.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brossard de Beaulieu, Carte de la forêt de Laye, de la ville et des châteaux de Saint-Germain-en-Laye et de tous les bourgs et écarts à la lisière de la forêt</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
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                <geogname>Forêt</geogname>
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                <geogname>Ville</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Archives d’origine privée</unittitle>
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            <p>Fonds privés conservés aux Archives départementales des Yvelines.</p>
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            <p>http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/hg/id/HG_FR-FRAD078_1382172329001</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Chartrier de Wideville</unittitle>
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              <p>Titres de propriétés, terriers, censives , lods et ventes de la seigneurie de Wideville et des fiefs en relevant sur les communes de Plaisir, Ecquevilly, Neauphle-le-Château, Les Alluets-le-Roi, Herbeville, Mareil-sur-Mauldre, Thiverval-Grigron, Montainville, Crespières, Feucherolles ; baux des fermes, bois et droit de chauffages, impositions et contributions, teneur féodale et justice du trésor, droits de justice, château, parc et chapelle de Wideville, comptes du domaine, correspondance de la famille de Crussol d'Uzès, églises paroissiales, aumônes.<lb/>(Inventaire des Archives départementales des Yvelines)</p>
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              <p>http://www.archivesportaleurope.net/ead-display/-/ead/pl/aicode/FR-FRAD078/type/fa/id/FR%20AD07800AP_000000027</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’interdiction de la chasse dans la capitainerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1730/1730" encodinganalog="3.1.3">13 juillet 1730</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Compiègne, le 13e juillet 1730<lb/>Le Roy étant informé, Monsieur, que les pluies et la gresle ont détruit beaucoup de gibier dans ses capitaineries, Sa Majesté m’a ordonné de vous écrire qu’elle souhaite que vous ne donniez dans l’étendue de celle de Saint Germain en Laye aucune permission de chasse jusqu’au premier octobre prochain, et même que les officiers donnent l’exemple en s’abstenant de chasser jusqu’à ce tems. Vous connoissez les sentiments avec lesquels j’ay l’honneur d’estre, Monsieur, votre etc. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>Cette lettre du comte de Maurepas au maréchal de Noailles est connue par l'intermédiaire d'une copie envoyée par ce dernier au seigneur de Widevillle.</p>
              </custodhist>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’interdiction de la chasse dans la capitainerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">73 J 116</unitid>
                <unitdate normal="1731/1731" encodinganalog="3.1.3">4 août 1731</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« A Paris, ce 4 aoust 1731<lb/>M. le comte d’Esclimont<lb/>J’ay receu, Monsieur, une lettre de M. le comte de Maurepas par laquelle il me marque que le Roy, étant informé que l’excessive sécheresse a causé la perte de beaucoup de gibier dans ses capitaineries, Sa Majesté luy a ordonné de m’escrire que son intention est que je donne aucune permission de chasse dans l’étendue de la capitainerie de Saint Germain jusqu’au premier octobre prochain et même que les officiers des chasses donnent l’exemple en s’abstenant de chasses jusques à ce temps. Je vous en donne avis afin que vous vous conformiez aux ordres du Roy sur ce qui vous regarde et que vous apportiez toute l’attention nécessaire pour leur exécution dans votre district. Je vous prie aussi de me faire scavoir les noms et qualités des personnes qui pourroient y contrevenir pour que je sois en état d’en rendre compte. Soyez persuadé qu’on ne peut être plus véritablement que je le suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le duc de Noailles »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’interdiction de la chasse dans la capitainerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1633/1633" encodinganalog="3.1.3">27 juillet 1633</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Paris, le 27 juillet 1733<lb/>M. le comte d’Esclimont<lb/>Je reçois, Monsieur, une lettre de M. le comte de Maurepas par laquelle il me mande que l’intention du Roy est qu’il ne soit accordé aucune permission de chasse dans l’étendue de la capitainerie de Saint Germain avant le 1er septembre prochain et que Sa Majesté est persuadée que messieurs les officiers des chasses seront les premiers à donner l’exemple en s’abstenant eux-mêmes de chasser. Je vous en donne avis et j’espère que vous voudrés bien tenir la main à ce que les ordres de Sa Majesté soient exécutés dans votre canton. Je vous prie d’être persuadé qu’on ne peut être plus véritablement que je le suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le duc de Noailles »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <unitdate normal="1738/1738" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1738</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Extrait d’une lettre écrite par M. le comte de Maurepas à M. le maréchal de Noailles, Versailles, le 30 juin 1738<lb/>Les derniers orages ont, Monsieur, fait tant de tort au gibier dans les plaines que le Roy m’a ordonné d’avoir l’honneur de vous écrire que Sa Majesté souhaitte que vous ne donniés point de permission de chasses dans la capitainerie de Saint Germain avant le 8 septembre prochain, et même que vous m’en donniez aucune pendant le cours de cette année dans la plaine de Villepreux, y compris les Ebisoirs, dans celle de Saint Nom, de Chavenay, de Feucherolles, d’Orgeval, de Chambourcy, de Montaigu, d’Hennemont ni dans celle depuis Saint Jame jusqu’à la ferme du Poulx, Sa Majesté voulant se réserver à Elle seule ces cantons. »</p>
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                <unitdate normal="1739/1739" encodinganalog="3.1.3">8 août 1739</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« A Versailles, le 8 aoust 1739<lb/>M. le comte d’Esclimont<lb/>Le Roy vient de m’ordonner, Monsieur, de ne laisser chasser personne dans l’estendue de la capitainerie de Saint Germain jusques au mois de septembre et d’avoir attention que dans le tems des permissions qui que ce soit n’approche de ses parcs de demi lieue au moins. Je vous prie donc, Monsieur, non seulement de vous conformer aux ordres de Sa Majesté à cet égard, mais même de tenir la main à ce qu’ils soient exactement exécutés. Vous me ferés plaisir aussi de m’informer des noms et qualité des personnes qui pourroient y contrevenir afin que je sois en estat d’en rendre compte à Sa Majesté.<lb/>Je vous supplie d’estre bien persuadé de la sincérité des sentimens avec lesquels je suis très parfaitement, Monsieur, vostre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le maréchal de Noailles »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan des jardins du château du Val</unittitle>
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                <unitdate normal="1675/1675" encodinganalog="3.1.3">vers 1675 ?</unitdate>
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                  <corpname id="atom_16727_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <geogname>Château du Val</geogname>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Administrations et tribunaux de la période révolutionnaire (1790-1800)</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.7</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AD78">Série L</unitid>
            <unitdate normal="1790/1794" encodinganalog="3.1.3">1790-1794</unitdate>
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            <note>
              <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 L</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de la sélection par la Commission des Arts des tableaux et objets jugés intéressants parmi ceux trouvés au Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">29 mai-1er juin 1793</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« L’an mil sept cent quatre vingt treize, le deuxième de la République, et le mercredi vingt neuvième jour du mois de may, nous François Lauzan, Denis Jacques Fayolle et Jacques Langlier, commissaires artistes nommés par le département pour l’examin et distraction des objets précieux qui se trouveront dans le mobillier des émigrés et autres mobiliers nationaux, nous sommes présentés au directoire du district de Saint Germain en Laye, séance publique tenante, où étant nous avons exibé des commissions à nous délivrées et avons requis tous les renseignemens nécessaires à l’effet de commencer nos opérations. Sur quoi le directoire ayant délibéré, ainsi que sur l’exécution de l’arrêté du département de vingt trois février dernier tendant à adjoindre un employé dans les bureaux aux artistes pour la rédaction de leurs procès verbeaux, ils nous annonça que le citoyen Dufresnay, l’un de ses membres, et le citoyen Bretteville, employé dans les bureaux de ce district, nous accompagneraient et nous aideraient, chacun en ce qui les concerne, dans le cours de nos opérations, qu’en conséquence nous pouvions les commencer dès le même jour, et qu’à l’égard d’un local commode et sain pour renfermer les objets que nous croirons devoir distraire, il allait se concerter avec le citoyen Crommelin, régisseur du Domaine, pour nous en procurer un convenable, et attendu qu’il est deux heures sonnés, nous avons remis à quatre heures de relevée à commencer nos oppérations par le bâtiment dit château neuf, où sont renfermés quelques tableaux et autres objets précieux dépendant du mobilier de Charles Philippe, émigré, et avons signé le présent les dits jours et an que dessus.<lb/>Signé Fayolle, Lauzan, Langliez, Dufrenay et Bretteville, secrétaire<lb/>Et ledit jour mercredi vingt neuf may, quatre heures de relevée, nous, commissaires artistes susnommées, accompagnés du citoyen Dufrenay, membre du directoire du district de Saint Germain, du citoyen [vide], officier municipal de la ville dudit Saint Germain, et du citoyen Bretteville, employé dans les bureaux du district, nous sommes transportés aux bâtimens dit château neuf, situés audit Saint Germain, appartenant ci devant à Charles Philippe, émigré, et où sont renfermés différends objets précieux à distraire. Où étant entrés, est comparu devant nous le citoyen Mathieu Ambroise Prier, gardien des objets mobiliers séquestrés qui se trouve dans lesdits bâtimens, et auquel avons fait part du sujet de notre transport, et lui avons exhibé de nos commissions, et lequel, après en avoir entendu lecture, nous a offert de nous conduire dans tous les lieux confiés à sa garde et nous représenter tout les effets contenus au procès verbal de séquestre, lesquels sont toujours dans les lieux où ils ont été désignés, nous observant qu’il lui paraissait que le principal objet de notre mission contenait la distraction des objets précieux qui pourraient se trouver parmi les effets mobilliers commis à sa garde, [il devrait être déchargé] des objets distraits à moins qu’on ne lui confiât les clefs des lieux où ils seraient renfermés.<lb/>A laquelle observation, le citoyen Dufrenay, commissaire de l’administration, répondit qu’il ferait statuer par le directoire sur la décharge envers le citoyen Prier des objets distraits, lesquels seraient transportés dans un locale dépendant du château de cette ville ainsi que ceux distrait des autres mobilliers des maisons des émigrés de l’arrondissement, et confiés à la garde de qui il appartiendra.<lb/>En conséquence des offres ci devant faites, nous commissaires susdits, accompagnés comme ci devant et du citoyen Priez, gardien, nous sommes transportés dans une des galleries du château où sont renfermés une assez grande quantité de tableaux. Après un examen préparatoire, nous avons reconnu qu’ils étaient couverts de crasse et deux un état de dépérissement tel qu’il convient de les netoyés et frotter pour pouvoir distinguer les sujets qu’ils représentent. Nous avons cependant provisoirement procédé à un examin et classement préparatoire pour accélérer nos oppérations du jour de demain.<lb/>Ce fait, et attendu qu’il est huit heures sonnés, nous avons remis la continuation de nos opérations à demain, huit heures du matin, et nous sommes retirés après la rédaction du présent, qui a été signé tant de nous, commissaires susdits, que des citoyens Dufrenay, administrateur, [vide], officier municipal, et Bretteville, secrétaire.<lb/>Ainsi signé : Fayolle, Lauzan, Langlier, Dufrenay, Prier et Bretteville, secrétaire<lb/>Et le jeudi trente may, huit heures du matin, audit an mil sept cent quatre vingt treize, l’an deuxième de la République, nous commissaires susdits, accompagnés comme le jour d’hier, nous sommes transportés au château neuf, à l’effet de procéder à la continuation des opérations indiqués le jour d’hier. Où étant est comparu devant nous le citoyen Prier, gardien des séquestres du mobilier de Charles Philippe, lequel, après lui avoir fait part de notre mission, nous a réitérés les offres par lui faites le jour d’hier sous les mêmes observations.<lb/>En conséquence, nous sommes allés, toujours accompagnés comme ci devant et du citoyen Prier, dans la partie de la gallerie où sont renfermés les tableaux désignés au procès verbal d’inventaire fait par l’administration du district le huit may de l’année dernière et jours suivants, où étant, nous avons procédés à l’examin, et distraction des tableaux que nous avons reconnu en mériter la peine, de la manière et ainsi qu’il suit :<lb/>Pour établir une uniformité dans nos épurations avec l’inventaire dont a été ci-dessus question, nous avons cru devoir en suivre l’ordre qu’ils ont classé en icelui. En conséquence, nous avons procédé à l’examen des tableaux désignés audit inventaire depuis le n° 1 jusqu’au n° 5, lesquels nous avons jugé ne pas mériter la peine d’être extraits.<lb/>1. Avons ensuite procédé aux décrassement et examen du tableau désignés en l’inventaire n° 5, par Eustache Le Sueur, peint sur toille, représentant un départ de chasse dont la principale figure resemble à Mark Aurèle, et toutes les figures revêtus du costume romain, dont la hauteur est de 5 pieds 10 pouces sur 4 pieds six pouces, lequel tableau nous avons jugé mériter l’extraction, et l’avons en conséquence étiqueté avec une petite bande de papier que nous avons colé sur icelui et sur laquelle sont écrit ces mots : extrait par la commission des arts de chez Charles Philippe au château neuf, et l’avons ensuite fait déposer dans une pièce à part, pour être transporté avec les autres dans le local indiqué par l’administration du district.<lb/>2. Avons procédé à l’examen de celui porté en l’inventaire sous le n° 6 représentant des paysages peints sur toile par Boizonni, de 5 pieds 11 pouces de haut sur 8 pouces de large, lequelle nous avons pareillement extrait après l’avoir étiqueté et disposé avec celui ci-dessus pour être transporté dans le local indiqué.<lb/>Avons ensuite procédé à l’examen des tableaux désignés aud. inventaire sous les n° 6, 7, 8, lesquels nous avons laissé attendu qu’il ne méritent pas l’extraction.<lb/>3. De suite, avons procédé à l’examen de celui désigné aud. inventaire n° 9 par Van Achene, peint sur toile et représentant au sacrifice offert aux idoles par une femme, de la hauteur de cinq pieds neuf pouces sur 4 pieds 6 pouces, lequel nous avons comme ci devant extrait après l’avoir étiqueté pour être transporté au local dont est question.<lb/>Examin fait des deux tableaux désigné en l’inventaire sous les n° 10 et 11, nous ne les avons pas jugé dignes d’être transportés.<lb/>4. Avons procédé à l’examin de celui désigné en l’inventaire sous le n° 12, peint par Van Achene, représentant Cibèle deçendue chez Morphée, de la hauteur de trois pieds neuf pouces sur 7 pouces de long, lequel nous avons extrait et étiqueté pour être transporté avec les autres.<lb/>Examin fait de celui désigné n° 13, nous ne l’avons pas cru digné d’être extrait.<lb/>5. Sommes passé à l’examen de celui désigné n° 14, représentant Méléagre à la poursuite du sanglier, de la hauteur de trois pieds sur sept pieds 6 pouces, lequel nous avons extrait et étiqueté pour être déposé avec les autres ;<lb/>6. Avons examiné celui désigné sous le n° 15, représentant Alexandre prêt à monter sur Bucéphale, de la hauteur de cinq pieds six pouces sur trois pieds sept pouces de large, que nous avons étiqueté pour extraire.<lb/>Après examen fait de selui désigné sous le n° 16, nous avons reconnu qu’il ne méritait pas d’être extrait.<lb/>8. Nous avons ensuite examiné deux tableaux désignés en l’inventaire sous le n° 17, l’un représentant un festin, et l’autre deux combatants de trois pieds neuf pouces de haut sur cinq pieds 6 p. de large, lesquels nous avons étiquetés pour être transporté avec les autres.<lb/>9. Avons ensuite examiné une partie de tableau peint sur toile, désigné en l’inventaire sous le n° 18, représentant un guerrier et une femme, que nous avons étiqueté pour être distrait et transporté.<lb/>10. Examen pareillement fait d’une autre partie de tableau représentant un homme nud et debout avec un autre baissé contre terre tenant un réchaud plaint de feu désigné en l’inventaire sous le n° 19. Nous l’avons étiqueté et distrait pour être transporté avec les autres, observant que ce tableau est en toile sans châssis.<lb/>11. Nous avons aussi examiné celui désigné en l’inventaire sous le n° 20 représentant la Victoire figurée par un ange debout et tenant une lance, lequel nous avons extrait après l’avoir étiqueté pour être transporté avec les autres.<lb/>12. Examen fait de cinq fragems de tableau désigné en l’inventaire sous le n° 21, nous avons remarqué que celui représentant Adonis se mirant, capable d’être extrait, lequel nous avons étiqueté pour être transporté avec les autres.<lb/>13. Avons ensuite examiné celui désigné en l’inventaire sous le n° 22, dont le sujet est trop énigmatique, que nous avons étiqueté pour être distrait et transporté.<lb/>14. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 23, peint par Woëte, représentant Ariane dormant et délaissée par Thésée, nous l’avons étiqueté pour être distrait et transporté.<lb/>15. Examen pareillement fait de celui désigné sous le n° 24, représentant Ariane à genoux rapellant Thésée, nous l’avons aussi étiqueté pour être distrait et transporté.<lb/>Examen fait de ceux désignés sous le n° 25, nous avons reconnu qu’ils ne méritaient pas la peine d’être exportés, attendu leur état de dépérissement et de vétusté.<lb/>16. Nous avons ensuite examiné celui désigné en l’inventaire sous le n° 26, de Parmesan, représentant Cybèle descendue chez Morphée endormi, nous l’avons étiqueté comme les autres pour être extrait et transporté.<lb/>Examen fait de ceux désignés en l’inventaire sous les n° 27 et 28, nous ne les avons pas jugés capables d’être extraits.<lb/>17. Examen fait de celui désigné sous le n° 29 représentant Bacchus et Ariane, nous l’avons étiqueté pour être transporté avec les autres.<lb/>18. Examen fait d’un petit tableau ovale désigné en l’inventaire sous le n° 30 représentant Saint Jean, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>19. Avons ensuite examiné celui désigné en l’inventaire sous le n° 31 représentant l’Etoile du jour et Borée, que nous étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>20. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 32 représentant Hercule combatant l’Hydre, nous l’avons étiqueté et extrait pour être transporté.<lb/>21. Examin pareillement fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 34 représentant Judith tenant la tête d’Olopherne, que nous avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>22. Examin fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 33 représentant une allégorie de Mars et Vénus, nous l’avons étiqueté pour être transporté.<lb/>23. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 35 représentant Jésus au milieu des docteurs, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté avec les autres.<lb/>24. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 36 représentant Sainte Marguerite, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>Ce fait, et attendu qu’il est deux heures de relevé sonnés, nous avons remis la continuation de nos opérations à quatre heures de relevée, et nous avons aussi provisoirement laissé tous les objets que nous avons étiquetés pour être extraits et transportés en la charge et garde du sieur Prier comme il l’étaient ci devant par l’inventaire, lesquels a promis les représenter en même nature, et ont les dits citoyens administrateurs du district, officiers municipal et secrétaire ci devant nommés signés avec nous le présent les dits jour, heure et an que dessus.<lb/>Signé Dufrenay, administrateurs, Langlier, Lauzan, Fayolle, artistes, Prier, gardien, et Bretteville, secrétaire<lb/>Et le dit jour jeudi trente may mil sept cent quatre vingt treize, le 2 de la République, quatre heures de relevée, nous commissaires artistes susnommés, accompagnés des citoyens Dufrenay, administrateur du district, [vide], officier municipal, et Bretteville, secrétaire, pour la rédaction du journal de nos opérations, après nous être transportés chez le citoyen Prier, lequel nous accompagne aussi en continuant les opérations par nous commencés, nous avons procédé à l’examen, décrassement et distraction du reste des tableaux portés en l’inventaire de la manière et ainsi qu’il suit !<lb/>Savoir<lb/>Nous avons examinés les tableaux désignés en l’inventaire sous les n° 37 et 38, que nous avons reconnu être de très peu de valeur et qui n’ont pas été extraits.<lb/>25. Examen fait de celui désigné sous le n° 39 et représentant le palais du Soleil, nous l’avons étiqueté comme les autres pour être extraits et transportés au local indiqué.<lb/>26. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 40 et représentant Hercule combattant Antée, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté avec les autres.<lb/>27. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 41 et représentant le Mariage, nous l’avons aussi étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>28. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 42 représentant Lucrèce qui se poignarde, nous l’avons pareillement étiqueté pour être transporté avec les autres.<lb/>29. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 43 représentant la Sainte Famille, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>A l’égard de celui désigné sous le n° 44, nous avons remarqué qu’il est de peu de valeur et l’avons laissé en la possession du citoyen Prier.<lb/>30. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 45 représentant Marie Anne d’Autriche, l’avons éticté pour être extrait et transporté avec les autres.<lb/>Examen fait de celui désigné sous le n° 46, l’avons laissé comme de peu de valeur.<lb/>31. Examen fait [de celui] désigné en l’inventaire sous le n° 47 représentant Phlore avec des génies, nous l’avons éticté pour être extrait et transporté avec les autres.<lb/>32. Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 48 représentant le Buisson ardent, nous l’avons éticté pour être extrait et transporté.<lb/>33. Examen fait de celui désigné sous le n° 49 et représentant Saint Louis recevant les ambassadeurs, l’avons éticté pour être extrait et transporté.<lb/>34. Examen fait de celui désigné sous le n° 50 représentant Jésus avec ses disciples donnant pouvoir à saint Pierre, l’avons éticté pour être extrait et transporté.<lb/>40. Examen fait de six tableaux ou dessus de portes désignés en l’inventaire sous le n° 51, nous avons cru devoir les extraire, quoique de peu de valeur, attendu qu’ils pourront se vendre avantageusement, en conséquence les avons étictés pour être transportés avec les autres.<lb/>41. Avons enfin procédé à l’examen du tableau désigné en l’inventaire sous le n° 53 et représentant Leda, lequel nous avons éticqueté pour être comme les autres transporté dans le local indiqué.<lb/>Ce fait, et attendu qu’il est huit heures et demi, nous avons remis au lendemain à effectuer le transport des effets étiquetés tant dans cette séance que dans la précédente, et les avons provisoirement laissés en la garde dud. citoyen Prier, ainsi qu’il en est chargé par l’inventaire, lequel a promis nous les représenter le lendemain dans la même nature, et a signé avec nous, lesdits citoyens administrateur du district, officier municipal et secrétaire susdit lesdits jour et an que dessus.<lb/>Signé Fayolle, Langlier, Lauzan, Prier, Dufrenay et Bretteville, secrétaire<lb/>Et le vendredi 31 may 1793, huit heures du matin, nous commissaires artistes susnommés, accompagnés des citoyens Dufrenay, administrateur du district, et [vide], officiers municipal, et Bretteville, secrétaire, nous sommes transportés au château neuf, au bâtiment occupé par le citoyen Prier, où étant, ce dernier nous a réitéré les offres de nous représenter tous les effets par nous étiquetés, ensemble ceux que nous désirerions examiner et qui sont porté en l’inventaire dont a été déjat question, en conséquence nous sommes montés dans la pièce où se trouvent renfermé tous les tableaux désignés audit inventaire, et après un dernier examen de ceux que nous n’avions pas cru devoir extraire le jour d’hier, il a été reconnu que quelques uns d’eux pouvoit se vendre plus avantageusement étant extrait, en vertu de quoi nous, commissaires susdits, avons procédé à une nouvel extraction parmis les tableaux restant de ceux-ci après désignés.<lb/>Savoir<lb/>4. Examen fait de quatre tableaux de forme octogone désignés en l’inventaire par la lettre A, nous les avons étiquetés pour être extraits et transportés avec les autres.<lb/>8. Examen fait de quatre tableaux aussi forme octogone désigné en l’inventaire par la lettre B et représentant allégoriquement la Force, la Prudence, la Justice et la Tempérance, nous les avons aussi étiquetés pour être extrait et transportés avec les autres.<lb/>10. Examen pareillement fait de deux tableaux pouvant faire pendants, désignés tous deux en l’inventaire sous le n° 1, l’un représentant l’Assemblée des muses et les Muses attentivent à la chute des Pirrénées, lesquels nous avons étiquetés pour être extraits et transporté avec les autres.<lb/>Examen fait de celui désignés sous le n° 2 représentant le Sacrifice d’Ifigénie, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>Examen fait de celui désigné sous le n° 11 représentant l’Assemblée des Dieux, nous l’avons extrait pour être transporté après l’avoir étiqueté.<lb/>Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 13 représentant plusieurs guerriers parlant à Cybèle, nous l’avons laissé attendu sont peut de valeur.<lb/>Examen fait de celui désignés en l’inventaire sous le n° 44 représentant Louis XIV avec la reine sa mère qui le guide dans la route qu’il doit suivre, tableau allégorique et de deux couleurs, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 46 représentant Louis XIV jeune, nous l’avons étiqueté pour être extrait et transporté.<lb/>Examen fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 52 et représentant Mars et Vénus, nous l’avons laissé comme trop avarié.<lb/>Examen fait de différentes parties de tableaux et allégories pouvant servir de dessus de porte, que nous avons jugé pouvoir se vendre avantageusement ensemble, nous les avons extraits pour être transportés après les avoir étiquetés sous les n° 54, 55, 56, 57, 58, 59 et 60.<lb/>Examen pareillement fait de celui désigné en l’inventaire sous le n° 25 représentant la Bonne Foi, nous l’avons éticté pour être extrait et transporté avec les autres.<lb/>Examen fait d’un autre tableau désigné en l’inventaire sous le n° 38 représentant Henri par Janet, mais que l’on croit être un maréchal de camp, que nous avons étiqueté et transporté.<lb/>Examen nouvellement fait d’un tableau désigné en l’inventaire sous le n° 28 représentant une Vierge connue sous le titre de la Jardinière, nous l’avons éticté pour être extrait et transporté.<lb/>Examen fait en dernier ressort de tous les autres, restant tant dans la pièce où nous sommes que dans d’autres appartements, le tout dépendant du mobilier de Charles Philippes, nous n’avons rien reconnu qui fut jugé capable d’être extrait.<lb/>Ce fait, nous avons procédé au transport de tous les objets par nous ci devant étiquetés de chez Charles Philippes en un appartement au château vieux de cette ville, dit l’appartement du Roi, donnant d’un côté sur la cour dud. château et de l’autre sur le milieu du parterre et sur le balcon, auquel on monte par l’escalier du puit, pour tout les dits objets, ensemble sceux qui seront transporté par la suite, rester en la garde du citoyen Cromelin, régisseur du Domaine de la Liste civile au département de Saint Germain, lequel s’en chargera comme déspositaire de bien national d’après un recollement particulier fait en sa présence sur le présent procès verbal, et sur la condition de représenter le tout à la première réquisition de qui il appartiendra.<lb/>En conséquence, il a été chargé en différentes fois sur un brancquar porté par deux hommes, pour ce mandé, avec toute la précaution et les mesures qu’exigent l’état avarier de plusieurs des dits tableaux, tous les objets par nous étiqueté dans les précédentes séances, lesquels ont été transporté dans l’appartement dont est ci devant parlé devant servir de locale général pour reserrer tous les objets précieux que nous sommes chargés d’extraire par notre mission, et auquel transport a été employé 6 voyages de brancart conduits par un de nous pour surveiller les porteurs, et reçu aussi par un de nous resté [dans] ledit appartement pour l’arrengement desdits tableaux.<lb/>Ce transport oppéré, nous avons observé au citoyen Prier que les tableaux restés dans le lieu où étoient renfermé ceux par nous extraits ne pouvaient y demeurer sans les exposer à y périr totalement, nous les avons donc, pour leur conservation, fait transporté de la pièce où ils étaient déposé, laquelle est prête à tomber en ruine, dans la salle de billard dépandant des bâtiments du château neuf et pour rester en la garde dudit citoyen Prier tels qu’ils l’étaient par l’inventaire du séquestre dont a été question dans le court du présent.<lb/>Ce fait, et attendu qu’il est deux heures et demi sonnées, nous avons continuer nos opérations à quatre heures de relevé, et ont lesdits citoyens administrateur, officier municipal, et Prier, gardien, signé avec nous, et le secrétaire soussigné.<lb/>Ainsi signé Fayolle, Langlier, Lauzan, Dufrenay, Prier et Bretteville, secrétaire<lb/>Et ledit jour vendredi 31 may 4 heures de relevé audit an 1793, le 2e de la République, en continuation nos opérations ci devant, nous commissaires artistes susnommés, accompagné comme ci devant, nous sommes transporté au château neuf de cette ville, et en présence du citoyen Prier, garde du séquestre, avons parcouru les différents appartements dépendant du château neuf, et avons examiné tous les effets mobillier qu’il contienne. Arrivé dans une place au retz de chaussée, éclairée par différentes croisée donnant sur le jardin, nous y avons remarqué une console à table de porfire doré en or moulu. Examen fait de cette pièce, nous l’avons jugé mériter l’extraction comme objets précieux et rare, l’avons en conséquence étiqueté d’une bande de papier colé sur le devant de la table et contenant ces mots : Extrait par la commission des arts de chez Charles Philippe au château neuf à Saint Germain pour être transporté au dépôt du château vieux en l’appartement ci devant désigné.<lb/>Examen pareillement fait de deux queues de bois, de baule, ornés de leurs bronse doré en or moulu, nous les avons pareillement étiqueté pour être extrait et transporté au dépôt général.<lb/>Examen pareillement fait de deux urnes de porcelaine du Japon, orné de leurs bronzes doré et surmonté de leurs socles, nous les avons aussi étiqueté pour être extrait et transportés au dépôt dont est question.<lb/>Examen fait de deux vases de bronse doré à tige de lys, nous les avons pareillement étiqueté pour être extrait et transporté au dépôt général.<lb/>Examen fait de différends services en porcelaine renfermé dans la pièce où nous sommes, nous n’avons pas cru devoir rien extraire, attendu que ce serait décompléter ses différentes parties de service, qui pourront se vendre ensemble avantageusement pour la République.<lb/>Nous nous sommes ensuite transporté dans toutes les autres parties du bâtiment dépendant du château neuf, et dans lesquels nous n’avons rien trouver qui mérita d’être considéré.<lb/>Ce fait, et attendu qu’il est huit heures et demi sonnées, qu’il serait dangereux de transporter en cet instant les objets précieux par nous étiquetés, nous avons surcit à notre transport jusqu’à demain matin et les avons laissé en la garde dudit citoyen Prier tels qu’ils l’étaient ci devant par l’inventaire, à la charge par lui de nous les représenter en la séance de demain, et avons clos le présent qui a été signé tant de nous que des citoyens Prier, gardien, administreur, officier municipal susnommé, que du secrétaire.<lb/>Ainssi signé Fayolle, Lauzan, Langlier, Prier, Dufrenay et Bretteville, secrétaire<lb/>Et le samedi premier juin, huit heures du matin, aud. an mil sept cent quatre vingt treize, l’an 2e de la République, nous commissaires artistes susnommés, accompagné du citoyen administrateur du district de Saint Germain, officier municipal de lad. ville et secrétaire soussigné, nous sommes transporté au château neuf de cette ville à l’effet de procéder au transport et établissement au dépôt général des objets étiquetés pour être extraits dans notre séance de relevée du jour d’hier, et étant est comparu le citoyen Prier, gardien, lequel a offert de nous les représenter. En conséquence, nous les avons fait charger en différentes fois sur des brancards par des hommes pour ce mander, et avons apporté toutes les précautions pour le transport, dans l’appartement servant de dépôt au vieux château, en accompagnant et dirigeant les porteurs, et auxquels transports a été employés quatre voyages de brancard.<lb/>Ce transport opéré, le citoyen Prier nous a observé qu’il nous invitoient à inscrire en notre procès verbal qu’il faisait toute réserves pour l’intérêt des créanciers contre l’extraction qui venait de s’opérer, attendu que les objets auroient probablement dû être estimés contradictoirement avec les créanciers, à laquelle observation le citoyen Dufresnay, commissaire de l’administration, a fait réponse que cet extraction, loin d’être nuisible aux intérêts des créanciers, ne pouvoit que leur être avantageuse puisque les objets qui avoient été extraits, restant confondus dans le mobilier, auroient pu être vendus à vil prix, et qu’au contraire, réunis à d’autres objets du même genre pour être vendus publiquement et annoncés dans les papiers, le concours en seroit plus grand, qu’au surplus, si l’administration supérieure disposait de quelques uns des objets extraits, il ne doutoit pas qu’il ne fut procédé à une estimation d’iceux conforme à la loi. Ensuite, le citoyen Prier a requis la décharge des objets que nous avons extrait dans nos précédentes séances et dans celle-ci, attendu qu’ils ne demeuraient plus en sa possession et qu’il est cependant tenu de les représenter suivant le procès verbal de séquestre dont a été questions dans le cours du présent ; sur quoi, il a été arrêté qu’il seroit dressé un état des objets par nous extraits, lequel nous certifions sincère et véritable, qui lui servirait de décharge en temps que de besoin.<lb/>Ce fait, et attendu qu’il est une heure et demi de relevée sonnée, nous nous sommes retiré après avoir clos le présent et remis la continuation de nos opérations à 4 heures de relevée, et ont lesdits citoyens Prier, gardien, Dufresnay, administrateur, [vide], officier municipal, signé avec nous et le secrétaire soussigné.<lb/>Ainsi signé Priez, Fayvolle, Dufrenay, Langlier, Lanzau et Bretteville, secrétaire<lb/>Et led. jour samedi, 4 heures de relevée, aud. an mil sept cent quatre vingt treize, l’an 2e de la République, nous commissaires artistes susnommés, accompagnés des citoyens administrateurs du district, officier municipal susnommés, et du citoyen Bretteville, secrétaire à la rédaction du journal de nos opérations, nous sommes transportés dans l’appartement du château vieux de cette ville, local désigné par l’administration où sont renfermés tous les objets par nous extraits du mobilier de Charles Philippes au château neuf et dont la description est contenue dans nos procès verbaux des autres parts. Où étant, est comparu devant nous le citoyen Crommelin, régisseur du Domaine de la ci devant Liste civile à Saint Germain, lequel nous a dit qu’ayant été invité par l’administration du district à se charger de la garde des objets qui doivent être extraits du mobillier des émigrés et autres, et déposés dans l’appartement où nous sommes, il se présentait pour remplir le but de l’invitation à lui faite par le directoire, et qu’en conséquence, il allait se constituer garde du dépôt, chargé de représenter à qui il appartiendra et à la première réquisition tous les objets que nous déposeront dans ledit appartement d’après un recollement fait par chaque maison et à la fin de notre procès verbal.<lb/>En conséquence desquels offres, et de l’avis du citoyen Dufrenay, administrateur, nous avons, en présence dudit citoyen Cromelin, procédé au recollement, article par article, des objets par nous extrait de chez Charles Philippe au château neuf et détaillé en nos procès verbaux des autres parts, lesquels se sont trouvé étiqueté ainsi que le reconnait ledit citoyen, lequel s’est volontairement chargé de la garde d’iceux, pour les représenter à la première réquisition de qui il appartiendra, à peine d’y être contraint comme dépositaire de bien national. Et a ledit citoyen Cromelin signé avec nous le présent, auquel a été vacqué jusqu’à huit heures de relevé sonné sans interruption.<lb/>Ainsi signé Fayvolle, Langlier, Dufrenay, Lauzan, Cromelin, et Bretteville, secrétaire »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de la sélection par la Commission des Arts des tableaux et objets jugés intéressants dans la chapelle du Château-Vieux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">23 janvier 1794</unitdate>
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                <p>« Liberté, égalité<lb/>L’an second de la République, une et indivisible, le quartidi de la première décade de pluviose, nous soussignés commissaires artistes nommés par le département de Seine et Oise, nous étant transportés à la Montagne du Bon Air, à neuf heures du matin, nous sommes présentés au directoire du district dudit lieu, accompagnés du citoyen Damarin, secrétaire de la commission, à l’effet de requérir un commissaire pour assister à nos opérations dans la commune dudit lieu, ce qui a été fait sur le champ, le citoyen Laroche ayant été désigné pour remplir cette fonction. Et nous étant réunis avec luy, nous nous sommes rendus d’abord à la ci devant église des Récolets, pour y examiner différents tableaux qui y avoient été transportés depuis peu, et pour reconnoitre les objets de bibliothèque et autres provenant de différents lieux du district et qui y avoient été rapportés et réunis par les soins du citoyen Chandellier, agent national. Et ne s’étant rien trouvé dans cette maison susceptible de nouvelle extraction, nous avons été conduit au ci devant couvent de filles de Saint Thomas, où rien ne méritoit attention. De là, nous nous sommes rendus à la congrégation des hommes pour l’examen des tableaux du cœur et autres que le district désiroit de faire enlever, l’église de cette maison servant aujourd’huy pour l’assemblée de la société populaire. Et après examen fait desdits tableaux, ils ne se sont pas trouvés assés importans pour être extraits, n’étant que d’une valeur ordinaire.<lb/>Et n’ayant plus rien à parcourir dans la ville, nous sommes rendus au château pour y visiter les tableaux de la chapelle, que l’on nous avoit dit être annotés par la commission des monuments. Mais ayant appris du gardien qu’elle n’y avoit fait aucune opération, et ayant reconnu qu’en effet elle n’avoit apposé aucun étiquet sur les tableaux précieux qui sont dans cet édifice, nous nous sommes d’autant plus déterminés à en faire l’extraction que nous avons apperçu un n° mis pour la vente sur un Christ en yvoire réputé être de Michel Ange, en sorte que nous avons commencé à l’extraire sous le n° 1er, avec une notte particulière pour indiquer qu’il ne devoit point être vendu. Après quoi, nous avons fait l’examen et extraction des tableaux ci après.<lb/>Au maître autel, sous le n° 2, le fameux tableau de la Cène du Poussin.<lb/>3° La Sainte Trinité de Vouet qui se trouve au dessus du maître autel, dans le fronton.<lb/>4° L’éducation de la Vierge par Stella, qui se trouve dans une chapelle à droite en entrant.<lb/>5° Saint Louis donnant l’aumône aux pauvres dans la chapelle pararèlle à droite.<lb/>6° et 7° Deux grands tableaux de Roselly, le 1er le Triomphe de David après son combat contre Goliath ; le 2e Judith accueillir par le grand prêtre en revenant du camp d’Hollopherne.<lb/>8° La Vierge donnant sa bouillie à l’enfant Jésus. Ce tableau dénommé sous le nom du Corège.<lb/>9° Une dessente de croix ditte du Carache.<lb/>Et ayant étiqueté tous lesdits objets, nous avons dressé le présent procès verbal que nous avons signé avec ledit citoyen Laroche, commissaire du district, et le citoyen Damarin, secrétaire, et que nous avons fait double pour en remettre expédition au district, ledit jour et an que dessus.<lb/>Fayolle, commissaire du département<lb/>Lauzan, Gayard, commissaire des Arts<lb/>Laroche<lb/>Damarin, secrétaire »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fonds des districts</unittitle>
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                <corpname id="atom_1468_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
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              <note>
                <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1468_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération de la municipalité de Saint-Germain-en-Laye concernant le transfert de cette administration dans le Grand commun</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">2 L Saint-Germain 27</unitid>
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                <note>
                  <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
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              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Persuadés que sont les officiers municipaux qu’il entre dans les vues du monarque qu’ils chérissent de venir au secours de ses sujets et de ne pas multiplier leurs charges, ils espèrent de sa bonté qu’il voudra bien consentir que les officiers municipeaux de cette ville se mettent en possession de la maison appellée le grand commun, scize en cette ville, place du château, et appartenant à Sa Majesté, aux offres qu’ils font de fournir à l’administration du district les lieux qui leur seront nécessaires pour leurs opérations, et observant en outre que cette maison du grand commun ne rapporte rien au Roy, qui paye néantmoins toutes les dépenses relatives à son entretien<lb/>En conséquence, l’assemblée a unanimement prié M. Pommier, en rendant compte au Roy de sa mission, de vouloir bien supplier Sa Majesté d’écouter favorablement la pétition de la municipalité de cette ville et de donner ses ordres pour qu’elle puisse incessament se mettre en jouissance de lad. maison appelée le grand commun, elle a prié M. Pomier de vouloir bien luy faire part du résultat de ses démarches, et à cet effet elle a aussy unanimement arrêté que l’expédition de la présente délibération seroit remise à mond. sieur Pomier, qui a signé.<lb/>Pomier »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Grand Commun</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis des travaux nécessaires pour l’installation du district de Saint-Germain-en-Laye dans le Grand commun</unittitle>
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                <note>
                  <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
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                <p>« Département de Seine et Oise<lb/>District de Saint Germain en Laye<lb/>Devis des ouvrages de maçonnerie, charpente, menuiserie, serrurie, vitrerie et peinture, urgente et nécessaire à faire pour l’emplacement de l’administration du district de Saint Germain en Laye projeté en une portion du bâtiment du grand commun aud. Saint Germain, face sur la place d’armes et sur le parterre, le tout suivant les plans cy annexés, consistant les dittes ouvrages, savoir<lb/>Rez de chaussée<lb/>Maçonnerie<lb/>Serat démoli l’escalier qui communique à l’étage de l’entresol. Sera pareillement démoly les cloisons tenant audit escalier pour les suprimer. Sera fait touts les racordements nécessaire aux murs, estimé 24 l.<lb/>Sera fait la party d’air de plancher à la place dudit escalier suprimé sur un laty jointif, carreau neuf dessus et plafond par dessous en tout la longueure et largeure dudit emplacement, selement et racordement. Sera carrelé en grand carreau neuf de terre cuite l’emplacement dudit escalier au rez de chaussé. Sera fait pareil carrelage dans le passage attenant, côté du directoire, secrétaria. Serat fait partye de plafond dans ledit passage à l’endroit où sont les olives apparente, évaluez ensemble en léger à 12 l. la toise et 14 l. la toise, font la somme de 168 l.<lb/>Au sus du plancher, à la place dudit escalier suprimé, sera posé 8 solives en bois de chaine neuf de chacun 12 piés de 5 à 7, produit 8 pièces à 9 l. la pièce, font 72 l.<lb/>Sera bouché en moilons et plâtre de l’épaisseur du mure exitoient, ravalé des deux côtés, la porte au bas dudit escalier à suprimé, pour ce 27 l.<lb/>Pour l’emplacement du nouveau escalier, côté de la place, sera démolie la cloison de refand qui sépar l’entré. Pour la suprimer sera réparé la place tant sur les murs, plafont que carreau. Sera démoly party du palncher pour le passage dudit escalier. Sera fait la maçonerie de la rempe d’ycelui escalier pour comuniquer du rez de chaussé à l’étage de l’entresol. Sera posé un conjé de parpins de pierre dure à deux parmants, party circulaire sous le patin et formant retraite d’un pouce de chaque côté dudit parpatin. Sera posé deux marches en pierre dure au bas de l’escalier, cardrdonnée. Serat faite en moilon et mortier de chaux et sable dessus les dittes marches et parpin, fait de terre pour l’emplacement d’ycelui masif jusque dessus le solide terrin. Sera fait tout tout les deselements, reselemens et racordement nécessaire et remplisage en maçonerie des deux angles pour leur circulaire. Serat pareilement fait le racordement du carreau tant au bas dudit escalier qu’au palier, évaluez en léger à 15 l. la toise, à 14 la toise, font la somme de 210 l.<lb/>Ledit escalier sera en charpente en bois neuf, refait et carderoné, composé de sons échif, patin et de 22 marches pleine, évaluez à 33 pièces à 1000 l. le cent, font la somme de 330 l.<lb/>Serat posé une rempe d’apuis en fer dont à barreaux. Ledit échif d’escalier seront peint en huil à 2 couches, couleur petit gris, et la rempe sera peinte aussy du huil à deux couches en noire, pour ce 40 l.<lb/>De 8 ligne quaré dessus l’échif dud. escalier, exposé de 6 p. de vide avec platte bande étampé dessus et platte bande par bas, vase de cuivre aux pilastre, boulons nécessaire et alete pour l’échif et platte bande retenu avec vices à chaque jours pour retenire l’écartement, pour ce 350 l.<lb/>Dans l’antichambre<lb/>Sera fait une niche en maçonerie de 4 p. de largeur dans œuvre sur 12 p. de hauteur pour recevoire un poil, laquelle niche serat ornée d’un chambral de 3 pouces de profil, imposte ideme, corniche au dessus, table saillante. Sera fait le percement et racordement du mure des refend au derrière pour l’emplacement dudit poêl qui sera à deux faces. Sera fait touts les tranchers, selements et racordement nécessaire, tant pour les tuyeaux que bouchement de chaleure et conduit d’ycelle chaleur, tant audit rez de chaussé qu’à l’étage de l’entresol. Sera fait les racordements au plancher, plafonds et sur les murs et carreaux dans le susdit percement, évaluez ensemble à 10 l. la toise légère, font 140 l.<lb/>Dans la salle du conseil ensuitte, sera démoly le manteau de cheminée pour le suprimer. Sera à l’aplon d’ycelle cheminée construit une niche pour poil en retoure idem à celle énoncée dans l’antichambre avec même chambranle, table saillante, inposte, corniche, percement de mures, tranchers, selement et racordement de tuyau, conduits, branche de chaleur, plafond et carreau. Sera fait les selements et racordement nécessaire à une cloison d’apuy de refend, menuiserie, estimez 145 l.<lb/>Laditte cloison d’apuy de refend de 22 pieds d’hauteur en bois de chaine neuf à deux parements à cadre à paneau de 2 p. de profil, les batits auront 18 lignes d’épaisseurs et les paneaux 12 lignes aussy d’épaisseur élégis. Sera observer deux portes à un vanteaux de 2 p. 6 de large en laditte party, à chaque bout à 2 p. de distence des murs. La cimeste dessus laditte cloison aura 2 p. demy de large sur 2 p. d’épaisseur, profilé, et plinthe par le bas, produit une toise demy 12 pieds à 80 l. la toise, font la somme de 143 l. 6 s. 8 d.<lb/>Pour entretenire ladite cloison, sera posé 5 montant de fer plat retenu avec vise de chacuns 2 p. 9 d’auteur, non compris leurs selement, sur 2 pouces de largeur et 4 lignes d’épaisseur, 4 posé au côté desdittes portes et l’autre posé au milieu de la party, pour ce 37 l. 10 s.<lb/>Lesdittes deux portes serront ferrés de chacunes deux fiches à vaze de 6 p. et d’une serrure à bouton double à lire garny de ses gâches. Sera fourny les patte à pointes et é selemens nécessaire, pour ce 20 l.<lb/>Laditte cloison sera peinte en huile petit gris à 3 courbes sur les deux faces et les deux niches du poêl seront peinte ideme, produit onze toise, pour ce 132 l.<lb/>Dans la sale du directoire<lb/>Sera fait en bois de chaine neuf une cloison de refend en chassy en grand carreau en tout la traverse d’ycelle salle, qui est de 20 p. 6 de sur 12 p. de hauteur, dans laquelle sera observée une porte ouvrante à 2 batants au milieu pour fermer un cabinet d’archives et deux autres portes vitrés à un venteau dans les deux angles avec paneau par bas à cadre à un parment et blanchi sur l’autre parment, les batits auront 18 lignes d’épaisseur, les pilastres 21 lignes d’épaisseur, les petit bois 15 lignes et les paneaux 9 lignes aussy d’épaisseur, produisent 6 toises demy 6 pieds à 72 l. la toise, font 480 l.<lb/>Les dittes portes seront ferré, savoire à celle milieu à deux venteaux 6 fiches à vase de 6 p., deux verrouille à resort, un de trois pieds et l’autre de 18 p. de largeur et une serrure à deux toure retenue avec vise, garny de sa clef, entré et gâche et les deux autres portes seront aussy ferrés de chacune 3 fiches d’avase de 6 p., d’une serrure à bouton double à olives avec tout leurs pièces. Serat fourny des pattes autant qu’il en sera nécessaire, pour ce 51 l. 10 s.<lb/>Seront laditte croisé et porte garny en carreaux de vere d’Alsace mastiqué 98 pieds à 25 s. le pied, font la somme de 122 l. 10 s.<lb/>Laditte cloison et porte vitré seront peinte en huile petit gris à 3 couches sur les deux faces, produit 13 toises 12 pieds à 12 l. la toise, font la somme de 160 l.<lb/>En retoure de laditte cloison et pour séparé ledit cabinet d’archive d’avec les 2 pasages, serat fait 2 cloisons en bois de sapins neuf de chacun 7 p. de long sur 12 p. de haut avec couliseaux en chaine haut et bas et entretoise, observée une porte pleine emboité en chaine dedans l’une desdittes cloisons, produisent ensemble 4 toise demy 6 pieds à 30 l. la toise, font 140 l.<lb/>Sera laditte porte ferré de 2 pomelles en S et leur gonds ideme, retenue avec vise et une serrure à deux tours garny de sa clef, gâche et entré, pour ce 16 l.<lb/>Sera posé une porte en bois de sapin enboité en chaine haut et bas dans le mure de refend communiquan au secrétariat, pour ce cy 16 l. 10 s.<lb/>Sera laditte porte ferré de 2 panture à talon retenu avec chacune 3 clous rivé et autre clouds, une serrure à demy toure garny de sa clef, gâche et entré, pour ce 22 l.<lb/>Sera laditte porte et celle susditte en cloison de refends peinte en huil petit gris à 3 couches sur les 2 faces et sur leurs côtés épaisseur, pour ce 24 l.<lb/>Dans le secrétariat ensuitte<lb/>Sera démoly la cloison de refend face à la croisé pour agrandir la pièce jusqu’au mure de refend. Serat réparer la place et autre racordemens nécessaire à cette efé. Sera déposé le lebris nécessaire et reposé en place. Sera fourny les clouds, pattes et pointe nécessaire, pour ce cy 21 l. 10 s.<lb/>A l’étage de l’entresol au dessus du susdit rez de chaussée<lb/>Sera démoly et suprimé toutes les cloisons de refend actuelement existante, un tuyau de cheminé rempant adapté sur ces murs de refend, un siège d’aisance, un fourneau de bains et ses accessoire. Sera réparer leurs places tant au mure, plafonds, carrau et plancher. Sera fait une party de plafond à une party du même plancher où est actuelement party de solive apparante. Sera fait tout les déselement et bouchement de trous nécessaire, estimé 60 l.<lb/>Sera reconstruit les cloisons de distribution de refend, latté, hourdé et recouverte des deux côtés ensemble en la longueur de 22 toises 3 p. sur 6 p. 6 et 7 p. de hauteur. Sera observé 11 bois de porte dans ycelle cloison. Sera fait tous les selement et racordement nécessaire à ycelle. Produit en léger 25 toises 9 pieds à 14 l. toise, font la somme de 353 l. 10 s.<lb/>Lesdittes cloisons seront en plancher à clervois provenant de la démolition et supresion de celles susdittes, et sera fourni les planches, entretoise et sablière nécessaires, manquante au défaut de celles susdittes. Sera à chacune des 11 baies de porte à observer dedans ycelle une huisserie en bois de chaine neuf refait, refouillés et cardernés, garny de leur linteau, et serat fourny le clouds nécessaires, et seront lesdittes baie de chacune 6 p. d’hauteur sur 2 p. 6 de largeur dans œuvre des tableaux, produit 25 toises 11 pieds à 5 l. la toise, font la somme de 126 l. 5 s.<lb/>Lesdittes baies seront fermés de chacune une porte en bois de sapin neuf de 6 p. 1 d’hauteur sur 2 p. 6 de largeur en bois de sapin neuf, de la forte qualité, emboité ensemble, 4 toises demy 16 pieds 11 à 30 l. la toise, font la somme de 149 l. 3 s. 4 d.<lb/>Lesdittes 11 portes seront ferrés de chacune 2 forte panture de chacune deux pied de long retenue avec chacun 3 clous, leurs gonds à repos et une serrure de 6 l. à demy tour, pour ce 242 l.<lb/>Lesdittes douze baies de porte et leur huisserie seront peinte en huil petit gris à 3 couches sur les deux faces et leurs épaisseurs, produisent ensemble 9 toises demy un pied 11 à 12 l. la toise, font la somme de 114 l. 13 s. 4 d.<lb/>Sera fait en menuiserie en bois de sapin neuf à petit cadre une party de revêtissement d’une poutre en prolongation d’une autre party existante, et serat laditte partie neuve blanchie en détrampe à la cole à 3 couches, et sera fourny les clouds et pointe nécessaire, pour ce 29 l.<lb/>Serat enlevé aux champs touts les décombles et gravois provenant des susdittes démolition, et sera fait place nette, pour ce 72 l.<lb/>Récapitulation des sommes, total<lb/>Savoir<lb/>Maçonerie, la somme de 1220 l. 10 s., cy 1220 l. 10 s.<lb/>Charpente, la somme de 402 l., cy 402 l.<lb/>Menuisserie, la somme de 1084 l. 5 s., cy 1084 l. 5 s.<lb/>Serrurie, la somme de 739 l., cy 739 l.<lb/>Vitrerie, la somme de 122 l. 10 s., cy 122 l. 10 s.<lb/>Peinture, la somme de 386 l. 13 s. 4 d., cy 386 l. 13 s. 4 d.<lb/>Total, 3954 l. 18 s. 4 d.<lb/>Revenans les sommes total ensemble celle de 3954 l. 18 s. 4 d.<lb/>Touts lesquelles ouvrages seront bien et duement faits en conformité du présent devis, sujet à visite à dire d’expers et gens à ce connoissants. L’entrepreneur fournirat généralement touts les matéreaux, équipage, ustenciles et ouvriers nécessaire et rendre place nette, moienant le prix et somme suditte de trois mil neuf cent cinquante quatre livres dix huit sols quatre deniers, cy 3954 l. 18 s. 4 d.<lb/>Le devis fait et arresté par nous architecte soussigné à la somme de trois mil neuf cent cinquante quatre livre livre dix huit sols quatre deniers à Poissy le quatorze aout 1793, l’an second de la République française, une et indivisble<lb/>F. Anfer<lb/><lb/>Vu par le conseil général le devis des autres parts<lb/>Considérant que les ouvrages détaillés aud. devis estimatif ont deux objets, que les uns doivent être payés des revenus des domaines nationaux dépendants de la cy devant liste civile comme étant à la charge du propriétaire, et les autres par l’administration de ce district comme dépense de localité<lb/>Considérant que d’après l’émargement fait aud. devis, les dépenses à la charge du propriétaire font de la somme de 2304 l. 11 s. 8 d. et celles à la charge de l’administration à la somme de 1650 l. 6 s. 8 d., que ses ouvrages ne peuvent se faire par adjudication, n’étant que des réparations et changements qui peuvent varier dans leur construction, qu’il est plus à propos de charger le citoyen Lemoyne, premier inspecteur des domaines nationaux dépendants de la cy devant liste civile et résident à Saint Germain d’en suivre l’exécution pour le payement en être effectué d’après le règlement qu’il en fera<lb/>Considérant que l’administration de ce district est obligé de quitter le lieu de ses séances au premier octobre prochain, époque à laquelle finit le bail de la location, que si lesd. travaux n’étoient point finis et les bureaux établis dans le nouveau loca, il en résulterait une perte considérable pour l’intérêts de la République si l’administration était forcé de suspendre ses opérations faute d’avoir le local nécessaire<lb/>Considérant que le peu de tems qu’il y a jusques au mois d’octobre doit engager l’administration à mettre la plus grande célérité dans les ouvrages nécessaires à son nouvel établissement et qu’il est instant d’obtenir du département les autorisations à ce nécessaire<lb/>Oui le citoyen procureur sindic, arrête que les citoyens Corborant et Dufrenay, administrateurs de ce district, sont et demeurant nommés commissaires à l’effet de se transporter dans le plus bref délai près l’administration du département et sont spécialement chargés d’inviter ce dernier à donner au district de Saint Germain toutes autorisations nécessaires pour la confection desdits ouvrages, lesquelles seront faites tant par les ouvriers des bâtiments de la ci devant liste civile que ceux de l’administration, sous la conduitte et la surveillance dud. citoyen Lemoine, pour après le règlement et modération des mémoires, sur l’avis du district homologué au département, les payements en être ordonnés.<lb/>En séance publique, le 17e aoust 1793, l’an 2e de la République, une et indivisible.<lb/>Les administrateurs composant le conseil général du district de Saint Germain en Laye<lb/>Randevin, Puvost, Corboran, Dufrenay, Fournier<lb/><lb/>Avis du directeur de la régie nationale de l’enregistrement<lb/>Vu le devis des ouvrages de maçonnerie, charpente, serrurerie et autres qui sont à faire dans la partie des bâtiment du grand commun de Saint Germain, choisi par l’administration du dictrict de cette ville pour y former son établissement au premier octobre prochain<lb/>Vu pareillement la délibération du conseil général de cette administration du 17 de ce mois, le directeur de la régie observe que si l’administration du district de Saint Germain a été autorisée par le département à placer le lieu de ses séances et ses bureaux dans ce bâtiment dépendant de la ci devant liste civile, à la charge d’en payer les loyers suivant l’estimation qui doit en être faite conformément aux lois des 6 août 1791 et 17 novembre dernier, il n’y a pas un instant à perdre pour autoriser cette administration à faire faire les ouvrages détaillés en ce devis, mais comme la loi du 12 septembre 1791 porte que les réparations au dessus de cent cinquante livres ne peuvent être faites que par adjudication au rabais, le directeur laisse à la sagesse du département de prononcer si, vu les circonstances, il ne seroit pas possible de s’écarter des dispositions de cette loi en ordonnant que ces réparations seront faites de la manière indiquée par la délibération des autres parts.<lb/>Versailles, le 18 août 1793<lb/>L’an 2e de la République<lb/>Demenil »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1477_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
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                <geogname>Grand Commun</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Finances, cadastre, postes</unittitle>
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            <unitid type="alternative" label="AD78">Série P</unitid>
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              <corpname id="atom_4760_actor">Maison du Roi (Restauration)</corpname>
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            <note>
              <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
            </note>
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            <p>Publié</p>
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            <corpname role="Producteur" id="atom_4760_actor">Maison du Roi (Restauration) </corpname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cadastre et remembrement</unittitle>
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                <corpname id="atom_14002_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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                  <p>C'est à tort que ce plan montre encore le Château-Neuf intact.</p>
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                <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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                  <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. 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Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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                <p>« Procès verbal descriptif et comparatif des limites du parterre de Saint Germain et de ses dépendances, rédigé d’après les plans du cadastre, du domaine ou ceux nouvellement faits par l’ingénieur et l’inspection du terrain<lb/>L’an 1824, le 20 mars<lb/>Nous, ingénieur en chef des domaines et forêts de la Couronne, commissionné par S. E. le ministre des Finances pour procéder, conformément à l’article 3 de la loi du 8 novembre 1814 relative à la dotation de la Couronne, à la vérification des limites et ensuite à la confection du plan du parterre de Saint Germain et de ses dépendances, duquel plan une copie est destinée aux archives de la chambre des Pairs et une autre aux archives de la chambre des Députés<lb/>Nous sommes transporté sur les lieux avec lesdits plans, à l’effet de nous assurer de la concordance des limites indiquées sur ces plans et celles du terrain<lb/>Et pour cela, nous avons, d’après les instructions de S. E., parcouru la ligne de démarcation, ayant les plans susdits entre les mains et étant accompagné d’un côté par les propriétaires riverains que nous avons pu appeler sur les lieux et qui nous ont montré les limites de leurs propriétés, et de l’autre par monsieur l’architecte chargé de la division de Saint Germain ou son représentant, lesquels nous ont successivement indiqué les limites du parterre de Saint Germain et de ses dépendances, dont la description a été signée ensuite par monsieur l’architecte.<lb/>Dans cette description, nous avons eu soin, lorsqu’il y avait des différences entre la représentation du terrain donnée par les plans et le terrain lui-même, d’indiquer ces différences sur des croquis numérotés et annexés au présent procès verbal.<lb/>Pareillement, nous avons joint au même procès verbal, lorsque cela a été nécessaire, des croquis géométriques des portions de terrain omises sur les plans, lesquelles portions seront représentées sur le nouveau plan dressé par nous.<lb/>Partant de la grille placée au nord est de la pace de la porte de Pontoise, la ligne de délimitation suit :<lb/>1° le mur du parterre dans la direction du nord ouest au sud est jusqu’à une seconde grille placée en face du château et vis-à-vis la grande allée du parterre, où ce mur continue.<lb/>2° le mur qui va dans la direction de l’ouest à l’est sépare la forêt du jardin de la glacière, du clos du parterre et du jardin dit le Courtillier, 3 objets affermés ou donnés en jouissance gratuite et situés dans le parterre même, et aboutit à la porte Dauphine<lb/>3° la ligne qui, partant du côté nord de la dite porte, cerne la place Dauphine et les dépendances de la maison du garde et aboutit à l’extrémité sud de la grande terrasse<lb/>4° la ligne qui, partant de la dite extrémité, coupe dans la direction de l’ouest à l’est la largeur de la dite terrasse et aboutit de l’autre côté de la dite place Dauphine, où reprend le mur d’enceinte<lb/>5° le dit mur qui achève de cerner la dite place Dauphine prend ensuite la direction du nord au sud jusqu’au commencement du terrain vague où est placé un pavillon en ruine<lb/>6° la ligne qui cerne le dit terrain en allant d’abord de l’ouest à l’est puis du nord au sud puis de l’est à l’ouest puis du sud au nord jusqu’à la rue qui coupe plus haut l’avenue Royale<lb/>7° la dite rue pendant un court espace, jusqu’à la ligne qui passe à l’ouest du dit pavillon en ruines<lb/>8° la dite ligne qui va du sud au nord jusqu’à celle qui aboutit au pavillon du boulingrin<lb/>9° la dite ligne qui va de l’est à l’ouest, longe au sud le dit pavillon du boulingrin et aboutit à l’avenue Royale<lb/>10° la ligne qui, partant du dit pavillon, coupe la dite avenue Royale, longe le massif de la ville et aboutit à l’angle nord est de la place du château<lb/>11° la ligne qui, partant du dit angle, cerne le dit château à l’est, au sud et à l’ouest, et aboutit à la grille du château qui sert à clore le parterre<lb/>12° la ligne qui, partant de la dite grille, longe les massifs de la ville situés au nord de l’église, laisse en dedans le parterre plusieurs petits jardins loués et appartenant au domaine de la Couronne, et aboutit à l’angle nord est du massif de la ville qui renferme la maison du garde à cheval<lb/>13° la ligne qui, partant du dit angle, va du sud est au nord ouest, cerne une portion de la place de la porte de Pontoise et vient rejoindre de l’autre côté de la grille le point de départ.<lb/>Nous avons délimité séparément les objets qui ne sont point renfermés dans cette enceinte.<lb/>Et après nous être assuré que les limites des objets ci-dessus désignés, dépendans de la division de Saint Germain, avaient été décrites, après avoir lu le présent procès verbal à monsieur l’architecte ou à son représentant, nous l’avons clos pour servir et valoir ce que de raison.<lb/>Clos à Saint Germain le 22 mars 1824<lb/>Signé De Moléon<lb/>Nous, architecte du Roi chargé de la division de Saint Germain, certifions avoir lu le présent procès verbal et reconnu l’exactitude des limites décrites.<lb/>En foi de quoi nous avons signé<lb/>A Saint Germain, le 22 mars 1624<lb/>Signé Dubreuil<lb/>Certifié conforme à l’original déposé aux archives du ministère des Finances.<lb/>L’ingénieur des domaines et forêts de la Couronne<lb/>De Moléon<lb/><lb/>Procès verbal descriptif et comparatif des limites des objets situés hors de l’enceinte du château et du parterre de Saint Germain, rédigé d’après les plans du cadastre, ceux du domaine ou ceux nouvellement faits par l’ingénieur et l’inspection du terrain<lb/>L’an 1824, le 10 mars<lb/>Nous, ingénieur en chef des domaines et forêts de la Couronne, commissionné par S. E. le ministre des Finances pour procéder, conformément à l’article 3 de la loi du 8 novembre 1814 relative à la dotation de la Couronne, à la vérification des limites et ensuite à la confection du plan des objets situés hors de l’enceinte du château et du parterre de Saint Germain, duquel plan une copie est destinée aux archives de la chambre des Pairs et une autre aux archives de la chambre des Députés<lb/>Nous sommes transporté sur les lieux avec les plans susdits, à l’effet de nous assurer de la concordance des limites indiquées sur ces plans et celles du terrain<lb/>Et pour cela, nous avons, d’après les instructions de S. E., parcouru la ligne de démarcation, ayant les plans susdits à la main et étant accompagné d’un côté par les propriétaires riverains que nous avons pu appeler sur les lieux et qui nous ont montré les limites de leurs propriétés, et de l’autre par monsieur l’architecte chargé de la division de Saint Germain ou son représentant, lesquels nous ont successivement indiqué les limites des objets situés hors de l’enceinte du parterre de Saint Germain dont la description a été ensuite signée par monsieur l’architecte. Dans cette description, nous avons eu soin, lorsqu’il y avait des différences entre la représentation du terrain donnée par les plans et le terrain lui-même, d’indiquer ces différences sur des croquis numérotés et annexés au présent procès verbal.<lb/>Pareillement, nous avons joint au même procès verbal, lorsque cela a été nécessaire, les croquis géométriques des portions de terrain omises sur les plans, lesquelles portions seront représentées sur le nouveau plan dressé par nous.<lb/>Voici les objets isolés appartenant au domaine de la Couronne et qui ne sont point renfermés dans l’enceinte du château et du parterre de Saint Germain.<lb/>Terrasse de Saint Germain<lb/>Elle commence à la place Dauphine, s’étend le long de la forêt et finit à la grille royale.<lb/>Elle est limitée :<lb/>Au nord, par l’octogone formé par la grille royale.<lb/>A l’est, par le mur de soutennement qui la sépare des propriétés particulières.<lb/>Au sud, par la place Dauphine<lb/>Et à l’ouest, par la forêt.<lb/>Nous devons remarquer que, sur le côté de la dite terrasse et le long du mur de soutennement règne une espèce de chemin qui doit être considéré comme le tour d’échelle du mur de soutennement de la dite terrasse.<lb/>Ecuries du manège<lb/>Elles sont limités :<lb/>Au nord, par des propriétés particulières.<lb/>A l’est, par l’avenue et la place Royale.<lb/>Au sud, par la rue de Paris.<lb/>Et à l’ouest, par la suite de la rue de Versailles.<lb/>Pavillon du génie et vieux manège<lb/>Ces écuries situées dans la ville de Saint Germain sont limitées :<lb/>Au nord, par des propriétés particulières.<lb/>A l’est, par des propriétés particulières.<lb/>Au sud, par des propriétés particulières.<lb/>Et à l’ouest, par la suite de la rue de Versailles.<lb/>Manège neuf<lb/>Il est limité :<lb/>Au nord, par l’hôtel de l’état major.<lb/>A l’est, par des propriétés particulières.<lb/>Au sud, par la rue qui aboutit à la montagne du Pecq.<lb/>Et à l’ouest, par la place Royale.<lb/>Grandes écuries<lb/>Elles sont limitéss<lb/>Au nord, par la rue de Paris.<lb/>A l’est, par la place Royale et des propriétés particulières.<lb/>Au sud, par des propriétés particulières.<lb/>Et à l’ouest, par la place et l’avenue Royale.<lb/>Maison Bézuchet<lb/>Cette maison acquise pour le service de la vénerie est limitée :<lb/>Au nord, par des propriétés particulières.<lb/>A l’est, par les dépendances de la grille de Pontoise.<lb/>Au sud, par des propriétés particulières.<lb/>A l’ouest, par des propriétés à divers.<lb/>Faisanderie de Vignolle<lb/>Elle est limitée :<lb/>Au nord et à l’est, au sud et à l’ouest, par les tirés de Vignolles, situés entre l’étoile de Vignolles et l’étoile des Palis Ferrand.<lb/>Pavillon de Noailles<lb/>Il est situé au nord de l’étoile de Noailles, entre le grand chemin de Saint Germain à Conflans et la route de Garenne.<lb/>Pavillon de la Muette<lb/>Il est sur la grande route de la Muette, au milieu du carrefour formé par la route de la Muette, la route Neuve, la route des Pavillons, la route du Bout du Mond, la route d’Andrésy et la route dépendant de la garenne.<lb/>Les objets que nous venons de délimiter font partie de l’intendant des Bâtiments.<lb/>Et après nous être assuré que les limites des objets ci-dessus désignés, dépendans  de la division de Saint Germain, avaient été décrites, après avoir lu le présent procès verbal à monsieur l’architecte ou à son représentant, nous l’avons clos pour servir et valoir ce que de raison.<lb/>Clos à Paris le 20 mars 1825<lb/>Signé De Moléon<lb/>Nous, architecte du Roi chargé de la division de Saint Germain, certifions avoir lu le présent procès verbal et reconnu l’exactitude des limites décrites.<lb/>En foi de quoi nous avons signé<lb/>A Paris, le 20 mars 1825<lb/>Signé Dubreuil<lb/>Certifié conforme à l’original, déposé aux archives du ministère des Finances<lb/>L’ingénieur des domaines et forêts de la Couronne<lb/>De Moléon<lb/><lb/>Procès verbal descriptif et comparatif des limites de la forêt de Saint Germain, rédigé d’après l’inspection du terrain, les plans du cadastre rectifiés et les plans du domaine<lb/>L’an dix huit cent vingt quatre, le 20 janvier,<lb/>Nous, ingénieur en chef des domaines et forêts de la Couronne, vérificateur commis par S. E. le ministre des Finances pour procéder, conformément à l’article 3 de la loi du 8 novembre 1814 relative à la dotation de la Couronne, à la vérification des limites et ensuite à la confection du plan de la forêt de Saint Germain, destiné aux archives de la chambre des Pairs et à celles de la chambre des Députés<lb/>Nous nous sommes transporté sur les lieux avec les plans rectifiés tirés des archives du cadastre, à l’effet de nous assurer de la concordance des limites indiquées sur ces plans avec celles du terrain<lb/>Et pour cela, nous avons, d’après les instructions de S. E., parcouru la ligne de démarcation, ayant le plan cité à la main et étant accompagné d’un côté par les propriétaires riverains que nous avons pu appeler sur les lieux et qui nous ont montré les limites de leurs propriétés, et de l’autre par les gardes forestiers des cantons de la forêt de Saint Germain, lesquels gardes nous ont successivement indiqué les limites de ces bois, mis à même de vérifier les renseignemens des riverains et ont signé la description de ces limites sur le présent procès verbal.<lb/>Dans cette description, nous avons eu soin, lorsqu’il y avait des différences entre la représentation du terrain donnée par le plan et le terrain lui-même, d’indiquer ces différences sur des croquis numérotés et annexés au présent procès verbal.<lb/>Pareillement, nous avons joint au même procès verbal, lorsque cela a été nécessaire, les croquis géométriques des portions de terrain omises sur le plan ou qui étaient en litige, lesquelles portions seront représentées sur le nouveau plan dressé par nous.<lb/>Partant de la porte de l’Accul de Conflans, au nord du carrefour d’Achères et à l’extrémité ouest de la route d’Ayen, la ligne de délimitation suit :<lb/>1° la dite route d’Ayen allant dans la direction de l’ouest à l’est en longeant la plaine de Garenne, dépendant de la ferme de Garenne appartenant au Roi, et venant aboutir au poste de Garenne où est logé un garde, lequel poste est situé sur le côté est de la route de la ferme de Garenne. Au dit poste commence une nouvelle ligne de limite.<lb/>2° la dite ligne qui, partant de l’angle du dit poste, suit la direction du sud ouest au nord est, longe la terre de la ferme de Garenne, prend la direction du sud au nord pour aboutir à l’angle des bâtimens et cour de la ferme proprement dite la Garenne, où commence une nouvelle ligne.<lb/>3° la dite ligne qui, partant de l’angle de la dite cour, suit la direction du sud ouest au nord est, coupe la route de l’église, la route de Garenne, longe le pré de la dite ferme et vient aboutir à l’extrémité nord ouest de la route de Vaucelles, au dessus de l’étoile du Port aux Biches, où commence une autre grande ligne.<lb/>4° la dite ligne, d’abord dans une direction générale de l’ouest à l’est jusqu’à la propriété de monsieur Sené de Nanterre et qui, avant d’arriver à cette propriété, coupe les routes de la Muette, du Belvédère, de Villeroy, du Bout du Monde, des Ventes frileuses tout en longeant une terre de la ferme de Garenne, prend ensuite la direction générale du nord ouest au sud est, longe une autre terre de la dite ferme dans la plaine de Fromainville, coupe la route de Lamballe, la route de l’Epine, route de la Frète, celle de la Chapelle, celle de Fromainville et arrive enfin au mur de la forêt qui cerne aussi le parc de Maisons, à l’est du carrefour du mur de Maisons où commence une nouvelle ligne.<lb/>(La ligne décrite jusqu’ici sépare la partie nord de la forêt de Saint Germain de la ferme de Garenne appartenant au Roi.)<lb/>5° la dite ligne, où pour mieux dire, le chemin de Ronde, qui va dans la direction de l’est à l’ouest en penchant vers le sud ouest, suit le mur du parc de Maisons et aboutit en ligne droite à l’étoile Tessé après avoir longé les tirés de Fromainville à l’extrémité des routes de Croixmares, de Saint Sébastien, de Vaucelles et des Nimphles.<lb/>6° la continuation du chemin de ronde, qui va dans la direction du sud au nord en partant de l’étoile Tessé pour arriver à la porte des Petrons de Maisons, après avoir passé à l’extrémité des routes de Provence, du Coré, des Pavillons et devant un saut de loup garni d’un treillage faisant face au château du parc de Maisons en coupant deux grilles d’ailes et longeant ensuite le chantier de Maisons.<lb/>7° la continuation du dit chemin de ronde dans la direction générale du nord ouest au sud est et allant de la porte charretière des Petrons de Maisons jusqu’à la porte charretière de Maisons, laquelle se trouve à l’extrémité sud de la route des deux portes et à l’extrémité est du chemin de Poissy à Maisons.<lb/>Nous remarquerons ici que, depuis que la limite suit le chemin de ronde, elle est aussi marquée par la muraille qui longe le dit chemin en suivant les sinuosités du parc de Maisons jusqu’à la dite porte des Pétrons de Maisons.<lb/>Depuis la porte des Pétrons de Maisons jusqu’à la porte de Maisons, le mur cesse de longer le parc et sépare seulement la forêt des propriétés rurales de la commune de Maisons.<lb/>Nous avons avec soin suivi au dehors de la forêt la ligne extérieure du dit mur et remarqué que les terres des sieurs Messager, d’Allemagne, Bourguin, Lompré, Messager, Pays, Morier, Messager, Jeanson, Laîné, D’Allemagne, Bienfait, Corniquet, Seavin, Laurent, Noyers, Pays, Messager, Touloppe, Montaudouin, Forget, Martin, De La Perruque, Buisson et Jeanson, et que toutes les propriétés que nous venons d’énumérer ainsi que les voisines aboutissaient immédiatement au mur de la dite forêt, où il n’existe par conséquent aucun tour d’échelle (le dit tour d’échelle étant envahi).<lb/>8° la continuation du chemin de ronde intérieur et du mur de la forêt qui vont de la porte charretière de Maisons à la porte du Mesnil et en suivant d’abord la direction de l’est à l’ouest puis celle du nord est au sud ouest puis enfin celle de l’ouest à l’est en passant devant l’étoile du Mesnil.<lb/>En dehors du mur qui longe le dit chemin de ronde, se trouve, sur la commune du Ménil le Roi, les terres des sieurs Forges, Couchois, d’Allemagne, Frère, Montaudoin, Cerise, Messager, Marin, Jeanson aboutissant à un chemin situé au lieu dit au Haut de la Girouette, lequel chemin pourrait être considéré comme le tour d’échelle conservé.<lb/>Après la propriété du sieur Jeanson commence la vigne du sieur Néel, le terre d’Anquetin, la terre de Bienfait, la vigne de Bertin, la terre plantée de Noyer, les terres de Pays, Lâiné, Druillet, Grenet, Messager, Buisson, D’Allemagne, Frère, Montaudoin, Collier, De La Perruque, Lecomte et Moere. Lesquelles propriétés aboutissent directement au mur de la forêt et envahissent par conséquent le tour d’échelle.<lb/>9° la continuation du dit chemin de ronde et du dit mur, qui vont de la dite porte du Chenil à la porte du Buisson Richard, d’abord dans la direction du nord est au sud ouest, puis de l’ouest à l’est, puis reprend la direction du nord est au sud ouest, puis enfin celle de l’est à l’ouest. En suivant ces diverses directions, le dit chemin de ronde passe devant le chemin du Mesnil, devant la route forestière qui vient de l’étoile du Buisson Richard et aboutit à la dite porte du Buisson Richard.<lb/>En dehors le mur de la forêt qui longe le dit chemin de ronde, se trouve d’abord le chemin du Ménil le Roi, vis-à-vis le village et dans un court trajet, puis le bois et les terres du sieur Porquier de Rubel, puis la propriété de Montaudoin, puis la vigne et les terres de Grasset, puis la terre de Beaujonneau, lesquelles propriétés aboutissent directement au mur de la forêt, envahissent le tour d’échelle.<lb/>Viennent ensuite les propriétés des sieurs Duval, Caron, Cayeux, D’Allemagne, Beaujonneau et Duval, qui n’aboutissent pas au mur et conservent le tour d’échelle.<lb/>10° la continuation du dit chemin de ronde et du dit mur, qui vont de la porte du Buisson Richard à la porte charretière des Carrières en suivant d’abord la direction du nord au sud puis celle de l’est à l’ouest et, après plusieurs contours, la ligne qui cerne le château du Val, prend la direction du nord ouest au sud est puis celle du sud ouest au nord est et arrive à la dite porte des Carrières. Dans ce trajet, ce chemin de ronde passe devant la route qui vient de l’étoile de La Marck devant celle de la Porte verte, devant l’avenue allant au château du Val et devant la route de la Marre peureuse.<lb/>Au-delà du mur d’enceinte se trouve un chemin représentant le tour d’échelle et qui longe en même tems les propriétés des sieurs Denechevy, Robert veuve, Montaudouin et Sueur.<lb/>Puis vient la propriété de madame la princesse de Poix, qui va jusqu’au mur et qui envahit le tour d’échelle.<lb/>Vient ensuite le fossé du château du Val, après lequel on trouve les propriétés des sieurs Juré, Tissot, Buré, Charpentier, Beauveau (princesse de Poix), D’Allemagne, Levasseur, Montaudoin, qui envahissent également le tour d’échelle.<lb/>Puis se trouve la vigne de Buré, les terres de Duval, de Levasseur, de Guillemain, de Buré, qui laissent le tour d’échelle. Puis se trouve la terre de D’Allemagne, la vigne de Collardeau, celle de Levasseur qui vont jusqu’au mur et envahissent le tour d’échelle. Puis se rencontre la vigne de Guillemain, celle de Demonne, celle de Morin, celle de Bure qui laissent le tour d’échelle.<lb/>11° le dit mur d’enceinte, qui part de la dite porte des Carrières, forme du côté de l’est et de l’ouest l’enceinte de la place de l’Octogone et aboutit à la grille Royale.<lb/>12° le dit chemin de ronde qui, partant de la dite grille Royale, longe dans la direction du nord au sud le mur de la terrasse de Saint Germain en passant devant les routes d’Action, du Houx, du Petit Parc, de la Terrasse, des Marres, la route Verte, et aboutit à la porte Dauphine.<lb/>13° le dit mur d’enceinte, qui part des bâtiments au sud de la dite porte Dauphine, suit la direction de l’est à l’ouest et aboutit à la prolongation du côté est de la route des Loges.<lb/>14° le dit mur, qui reprend aux bâtimens de la grille de Pontoise, suit la direction de la route des Loges jusqu’à la naissance de la route qui se rend à la dite petite étoile suit dans la direction du sud est au nord ouest la dite route, passe devant la mare Peureuse, devant celle de Poissy, longe ensuite le chemin de Poissy à Saint Germain et aboutit à la grille de Poissy.<lb/>Dans ce trajet, le chemin de ronde intérieur suit le mur qui, dans ses sinuosités, cerne une partie de la ville de Saint Germain et de ses dépendances, en comprenant un saut de loup appartenant au Roi.<lb/>15° le dit mur et le dit chemin de ronde qui, l’un et l’autre, vont de la grille de Poissy à a porte d’Ennemond en suivant d’abord la direction du nord est au sud ouest puis celle du sud est au nord ouest fait encore plusieurs coudes avant d’arriver à la porte cavalière de Saint Léger et aboutit ensuite à la dite porte d’Ennemond.<lb/>Dans ce trajet, les objets qui limitent à l’extérieur sont les propriétés des héritiers François, de la veuve Potage, du sieur Radier, de Vaurin, lesquelles propriétés aboutissent au mur et envahissent le tour d’échelle.<lb/>16° le dit mur et le dit chemin de ronde, qui vont de la porte d’Ennemond à la porte de Chambourcy à Saint Germain, et les propriétés des sieurs Garnier, Véry, Millon, Decleda, qui aboutissent au mur et qui envahissent le tour d’échelle.<lb/>17° le dit mur et le dit chemin, qui vont de la dite porte de Chambourcy, passent devant la porte cavalière aux Dames et arrivent à la grille de la côte de Poissy.<lb/>Dans ce trajet, les objets limités vont d’abord du sud est au nord ouest, font ensuite un grand nombre d’angles ou de coudes, passe devant les routes des Volières, de Noailles, aux Dames, de la Reine, des Dames et arrivent à la dite grille.<lb/>A l’extérieur de la limite se trouvent la terre du sieur Dumanet, celle de Cleda, celle de Gallois, celle de Voron, qui aboutissent au mur et qui envahissent le tour d’échelle.<lb/>18° le dit mur et le dit chemin de ronde, qui vont de la grille de la côte de Poissy à la porte cavalière d’Achères, en suivant la direction générale du sud ouest au nord est et puis une autre du sud au nord.<lb/>Dans ce trajet, les objets limités sont un grand nombre de coudes, passant à l’extrémité de la route de la Justice, du Trou cochon, coupent le chemin de Poissy, passent à l’extrémité de la route Bourbon, coupent la route du Chêne feuillé, coupent la route de Saint Germain à Achères, à l’extérieur de laquelle se trouve la porte charretières d’Achères, passent à l’extrémité de la route de la Croix Saint Simon, de la route du Grand Commun, de la route de Bresse de la route de Coligny, de la route du Clocher, de la route cavalière de Bruzet, de la route de Champillet, de la route de la Croix, pour se rendre à la porte du Magasin d’Achères.<lb/>A l’extérieur du mur se trouvent d’abord les terres des sieurs Dubruel, Jouaissières, Perou, les bois de Blette, de Perou, la terre de Racle, celle de Poron et la vigne de la Doucette, lesquelles aboutissent au mur et envahissent en grande partie le tour d’échelle.<lb/>Après les dites propriétés, commence le chemin d’Achères à la porte de Conflans et qui tient lieu de tour d’échelle.<lb/>19° le dit mur et le dit chemin de ronde, qui vont de la dite porte du Magasin d’Ahcères à la porte de l’Accul de Conflans, point de départ.<lb/>Dans ce trajet, les objets limites passent à l’extrémité de la route de la Vieille Remise, de la route d’Andrési, de la route Tortue après laquelle on trouve la porte de Conflans.<lb/>Les mêmes objets limites continuent, passant à l’extrémité de la route de Beauveau, de la route de Madame, de la route de Montclar, devant le carrefour d’Achères situé dans les tirés, et enfin aboutissant à l’extrémité de la route d’Ayen, qui se rend à la porte de l’Accul de Conflans, point de départ.<lb/>A l’extérieur et en dehors de la forêt, le mur est longé par le chemin d’Achères à la porte de Conflans.<lb/>Et après nous être assuré que toutes les limites de la forêt de Saint Germain avaient été décrites, après avoir lu la minute du présent procès verbal aux gardes forestiers qui nous ont accompagné ou qui nous ont donné des renseignements, nous l’avons clos pour servir et valoir ce que de raison.<lb/>Clos à Saint Germain, le 10 mars 1824<lb/>Signé De Moléon<lb/>Nous, gardes forestiers chargés de la garde des limites de nos cantons respectifs dans la forêt de Saint Germain, certifions avoir comparé la description des limites existantes sur le terrain avec celles qui sont tracées sur le plan levé par l’ingénieur des domaines et forêts de la Couronne et en avoir reconnu l’exactitude.<lb/>En foi de quoi, nous avons signé<lb/>A Saint Germain, le 30 mars 1825<lb/>Signé Rolot, Thiercelin, Monveaux, Dubois, Dumont, Blondeau, Cretemont, Saillard, Mignon, Chatenay, Foretelle, Gagné, Ade<lb/>Nous, garde général chargé de la forêt de Saint Germain, certifions véritable l’exposé et les signatures ci-dessus.<lb/>Signé, R. Guérin<lb/>Vu pour légalisation des signatures ci-dessus et pour attestation de l’exécution de l’article 3 du règlement de S. E. monseigneur le ministre des Finances en date du 4 juillet 1823<lb/>Le conservateur des forêts et chasses du Roi à Saint Germain<lb/>Signé C. Saint Projet<lb/>Certifié conforme à l’original déposé aux archives du ministère des Finances<lb/>L’ingénieur des domaines et forêts de la Couronne<lb/>De Moléon<lb/><lb/>Procès verbal descriptif et comparatif des limites des objets détachés affermés ou donnés en jouissance gratuite dépendans de la conservation de Saint Germain, rédigé d’après les plans du cadastre et du domaine rectifiés et les plans nouvellement faits<lb/>L’an 1824, le 1er mars<lb/>Nous, ingénieur en chef des domaines de la Couronne, vérificateur commissionné par S. E. le ministre des Finances pour procéder, conformément à l’article 3 de la loi du 8 novembre 1814 relative à la dotation de la Couronne, à la vérification des limites et ensuite à la confection des plans des objets détachés affermés ou donnés en jouissance gratuite dépendans de la conservation de Saint Germain destinés aux archives de la chambre des Pairs et à celles de la chambre des Députés<lb/>Nous sommes transporté sur les lieux avec les plans rectifiés du cadastre et du domaine et ceux nouvellement faits, à l’effet de nous assurer de la concordance des limites indiquées sur celles du terrain<lb/>Et pour cela, nous avons, d’après les instructions de S. E., parcouru la ligne de démarcation, ayant les plans cités à la main et étant accompagné d’un côté par les propriétaires riverains que nous avons pu appeler sur les lieux et qui nous ont montré les limites de leurs propriétés, et de l’autre par les fermiers et les gardes forestiers des divers cantons, lesquels nous ont successivement indiqué les limites des dits objets détachés, nous ont mis à même de vérifier les renseignemens des riverains et ont signé la description de ces limites sur le présent procès verbal.<lb/>Dans cette description, nous avons eu soin, lorsqu’il y avait des différences entre les représentations du terrain donnée par le plan et le terrain lui-même, d’indiquer ces différences sur des croquis numérotés et annexés au présent procès verbal.<lb/>Pareillement, nous avons joint au même procès verbal, lorsque cela a été nécessaire, les croquis géométriques des portions de terrains omises sur les plans ou qui étaient en litige, lesquelles portions seront représentées sur le plan minute dressé par nous.<lb/>Pâture longeant la terrasse de Saint Germain<lb/>Limitée :<lb/>Au nord, par les dépendances de la grille royale tenant à l’octogone.<lb/>A l’est, par la terrasse même de Saint Germain<lb/>Au sud, par les dépendances de la porte Dauphine.<lb/>A l’ouest, par le mur d’enceinte de la forêt de Saint Germain.<lb/>C’est ici le lieu de faire observer que sur le côté est et tout le long de la terrasse de Saint Germain, il règne une espèce de chemin qui doit être considéré comme le tour d’échelle du mur de soutènement de la dite terrasse.<lb/>Ce terrain a environ 900 mètres de long sur 2 mètres à 2 mètres ½ de large.<lb/>Jardin dit le Courtiller<lb/>Limité :<lb/>Au nord, par le mur de la forêt de Saint Germain<lb/>A l’est, par le mur.<lb/>Au sud, par l’allée du parterre.<lb/>A l’ouest, par la portion de la terrasse de Saint Germain où se trouve une grille d’entrée de la forêt.<lb/>Clos du parterre<lb/>Limité :<lb/>Au nord, par le mur de la forêt.<lb/>A l’est, par un mur particulier de séparation.<lb/>Au sud, par l’allée du parterre.<lb/>A l’ouest par le jardin des glacières.<lb/>Jardin des glacières<lb/>Limité :<lb/>Au nord, par le mur de la forêt.<lb/>A l’est, par le clos du parterre.<lb/>Au sud, par l’allée du parterre<lb/>A l’ouest, par le carrefour de la grille de Pontoise.<lb/>Jardin des cafés<lb/>Limité :<lb/>Au nord, par le parterre de Saint Germain.<lb/>A l’est, par une allée du parterre.<lb/>Au sud, par des jardins à divers particuliers.<lb/>A l’ouest, par le mur du parterre.<lb/>Grille de Poissy<lb/>Limité :<lb/>Au nord, par la route de Saint Germain à Poissy.<lb/>A l’est, par la même route.<lb/>Au sud, par la ville de Saint Germain.<lb/>A l’ouest, par les bois de la forêt.<lb/>Près de la Corbière<lb/>Ils sont divisés en trois massifs.<lb/>Le premier, le plus au nord, est limité :<lb/>Au nord, par [vide].<lb/>A l’est, par la rivière de Seine.<lb/>Au sud, par [vide].<lb/>Et à l’ouest, par la rivière de Seine.<lb/>Le second est limité :<lb/>Au nord, par [vide].<lb/>A l’est et au sud, par [vide].<lb/>Et à l’ouest, par la rivière de Seine.<lb/>Le troisième est limité :<lb/>Au nord, par [vide].<lb/>A l’est, par la rivière de Seine.<lb/>Au sud, par [vide].<lb/>Et à l’ouest, par [vide].<lb/>Terre de la Montagne du cœur volant<lb/>Limitée :<lb/>Au nord et à l’est, par la grande route de Versailles à Saint Germain.<lb/>Au sud, par les dépendances de la grille royale.<lb/>A l’ouest, par le mur du parc de Marly.<lb/>Terre de l’aqueduc<lb/>Limitée :<lb/>Au nord, par le bois à Despeix.<lb/>A l’est, par la terre plantée au sieur Gasnière.<lb/>Au sud, par les dépendances de la porte du Cœur volant et l’aqueduc de Marly.<lb/>A l’ouest, par le chemin de Versailles à Saint Germain.<lb/>Terre des deux portes<lb/>Limitée :<lb/>Au nord, par les dépendances de la grille royale.<lb/>A l’est, par la grande route de Versailles à Saint Germain<lb/>Au sud, par les dépendances des deux portes.<lb/>A l’ouest, par le mur d’enceinte des réservoirs de Marly.<lb/>Maison de la route neuve<lb/>Limitée :<lb/>Au nord, par l’acqueduc de Marly et la terre plantée à la veuve Degournay.<lb/>A l’est, par la route neuve de Versailles à Saint Germain.<lb/>Au sud, par la terre plantée aux héritiers Etienne.<lb/>A l’ouest, par le terroir longeant l’acqueduc de Marly.<lb/>Terres de la Platrière<lb/>La première située la plus au nord est limitée :<lb/>Au nord, par le terroir du port de Marly.<lb/>A l’est et au sud, par le terrain au sieur Gouvion.<lb/>A l’ouest, par le chemin de Paris.<lb/>La seconde est limitée :<lb/>Au nord, par les bâtimens au sieur Gouvion.<lb/>A l’est, par le chemin de hallage de la rivière de Seine.<lb/>Au sud, par le terrain au sieur Labbé.<lb/>A l’ouest, par le chemin de Paris.<lb/>Etang de Louveciennes<lb/>Limité :<lb/>Au nord, par le clos et le jardin du Demanche.<lb/>A l’est, au sud et à l’ouest, par la route tournante qui se trouve dans les bois de Louveciennes.<lb/>Châtaigneraie-Bignon<lb/>Nota. Les limites de cette châtaigneraie sont décrites en détail dans le procès verbal de la forêt de Marly, où elle forme presque une enclave.<lb/>Limitée :<lb/>Au nord, par la forêt de Marly.<lb/>A l’est, par le même bois.<lb/>Au sud, par la terre au sieur de Marine et les dépendances de la porte de la Thuilerie.<lb/>A l’ouest, par les bois de la Couronne.<lb/>Et après nous être assuré que toutes les limites des objets détachés ou donnés en jouissance gratuite dépendans de la conservation de Saint Germain avaient été décrites, après avoir lu la minute du présent procès verbal aux fermiers des dits objets et aux gardes forestiers qui nous ont accompagné ou qui nous ont donné des renseignemens, nous l’avons clos pour servir et valoir ce que de raison.<lb/>Clos à Saint Germain, le 25 mars 1824.<lb/>Signé De Moléon<lb/>Vu pour légalisation de la signature ci-dessus et pour attestation de l’exécution de l’article 3 du règlement de S. E. monseigneur le ministre des Finances en date du 4 juillet 1823.<lb/>Le conservateur des domaines ruraux,<lb/>Signé Marquet<lb/>Certifié conforme à l’original déposé aux archives du ministère des Finances<lb/>L’ingénieur des domaines et forêts de la Couronne<lb/>De Moléon<lb/><lb/>Procès verbal descriptif et comparatif des limites de la forêt du Vézinet, rédigé d’après les plans du cadastre et l’inspection du terrain<lb/>L’an mil huit cent vingt quatre, le vingt deux janvier<lb/>Nous, ingénieur en chef des domaines et forêts de la Couronne, vérificateur commissionné par S. E. le ministre des Finances pour procéder, conformément à l’article 3 de la loi du 8 novembre 1814 relative à la dotation de la Couronne, à la vérification des limites et ensuite à la confection du plan de la forêt du Vézinet, destiné aux archives de la chambre des Pairs et à celle de la chambre des Députés<lb/>Nous sommes transporté sur les lieux avec les plans tirés des archives du cadastre, à l’effet de nous assurer de la concordance des limites indiquées sur ces plans avec celles du terrain.<lb/>Et pour cela, nous avons, d’après les instructions de S. E., parcouru la ligne de démarcation, ayant le dit plan à la main et étant accompagné d’un côté par les propriétaires riverains que nous avons pu appeler sur les lieux, et de l’autre par les gardes forestiers des divers cantons de la forêt du Vézinet, lesquels gardes nous ont successivement indiqué les limites de la dite forêt, nous ont mis à même de vérifier les renseignemens des riverains, et ont signé la description de ces limites sur le présent procès verbal.<lb/>Dans cette description, nous avons eu soin, lorsqu’il y avait des différences entre la représentation du terrain donnée par le plan et le terrain lui-même, d’indiquer ces différences sur des croquis numérotés et annexés au présent procès-verbal.<lb/>Pareillement, nous avons joint au même procès verbal, lorsque cela était nécessaire, les croquis géométriques des portions de terrain omises sur le plan ou qui étaient en litige, lesquelles portions seront représentées, s’il y a lieu, sur le plan minute dressé par nous.<lb/>Partant de la pointe des Courlis ou se trouve une borne n° 5 plantée au bord du bois ) l’angle de la route de ceinture et où commence le mur de la forêt du Vézinet, la ligne de délimitation suit :<lb/>1° le mur de la forêt qui, dans une direction générale du nord ouest au sud est, longe d’un côté un grand terrain au sieur Travaux et des terrains à divers, passe devant la route cavalière de la Mare aux Biches, celle des Pages, celle de Saint Germain à Argenteuil, celle de Bergerac, la route Royale, la route des 4 Arpens, la route de la Princesse, la route des Fontaines, la route de la Reine et aboutit un peu au dessous de l’étoile de Chatou, où il prend une nouvelle direction.<lb/>Le dit mur, dans la direction de l’ouest à l’est, long des terrains à divers et aboutit au chemin de Chatou à Montesson, où il prend de nouveau la direction du nord ouest au sud est, longe le dit chemin jusqu’à celui de la Carrière à Saint Denis, suit ce dernier chemin en prenant la direction du nord au sud et aboutit à la grande route de Saint Germain à Paris.<lb/>2° la dite route de Saint Germain à Paris, dans la direction de l’est à l’ouest jusqu’à l’étoile de Chatou où vient aboutir la route des 4 Arpens appartenant au Roi.<lb/>3° la dite route des 4 Arpens dans la direction du nord au sud jusqu’à une route cavalière appartenant au Roi.<lb/>4° la dite route cavalière, qui va de l’ouest à l’est, sépare le terrain du sieur Michaut, où se trouve l’ancienne faisanderie, des bois de la Couronne et aboutit au mur de la forêt.<lb/>5° le dit mur dans la direction générale du nord au sud jusqu’à la petite porte de l’Accul de Garennes.<lb/>Le même mur, qui se continue en ligne droite dans la direction de l’est à l’ouest, passe devant la route des 4 Arpens, celle des Fontaines, celle des Pages, et aboutit à la borne plantée en dedans le bois et portant le n° 28.<lb/>Le même mur, qui suit environ la direction du nord au sud, passe devant la route de Saint Germain à Croissy, devant celle des Gobillons et aboutit à la porte du Hallage, où se trouve la borne n° 31 et où commence la route du Hallage.<lb/>6° la dite route du Hallage, qui suit d’abord la direction du sud ouest au nord est, coupe la route de la Princesse, celle du Mesnil, route des Gebillons et la route Bergerac, ensuite celle du sud au nord coupe la route de la Reine, la route cavalière des voleurs et aboutit à la grande route de Saint Germain à Croissy, en passant devant le mur qui sépare le terrain de l’ancienne ferme de la forêt.<lb/>7° la dite route de Saint Germain à Croissy jusqu’à la place Royale.<lb/>8° l’enceinte nord de la dite place jusqu’au chemin de Sartrouville au Pec.<lb/>9° le dit chemin dans la direction du sud au nord jusqu’à une ligne séparative.<lb/>10° la dite ligne qui, partant de la dite route dans la direction du nord ouest au sud est, sépare la terre de Belmont (Martin) d’une terre au domaine jouit par le garde et d’une portion de la forêt du Vézinet dite la Garenne du Vézinet et aboutit à la route de ceinture.<lb/>11° la dite route, qui suit la direction du sud ouest au nord est, passe devant la route de Terre Neuve, celle du Mesnil, celle du Belloy (qui aboutissent au carrefour Laborde), fait un retour au nord de ce carrefour pour prendre la direction du nord ouest au sud est, passe alors devant les bornes n° 3 et 4 et suit la direction du sud ouest au nord est et aboutit à la borne n° 5 à la pointe d’Ecourly et au mur de la forêt, point d’où l’on est parti.<lb/>Enclave dite de la garenne du Vézinet<lb/>Nous devons faire observer que la portion de la forêt du Vézinet dite la Garenne de Vézinet est limitée elle-même :<lb/>Au nord, par la terre de Belmont (Martin).<lb/>A l’est, par la terre du domaine donnée en jouissance au garde et par la maison et l’enclos habités par le dit garde.<lb/>Au sud et à l’ouest, par la dite terre du domaine.<lb/>Et après nous être assuré que toutes les limites de la forêt du Vézinet avaient été décrites, après avoir lu la minute du présent procès verbal aux gardes forestiers qui nous ont accompagné ou qui nous ont donné des renseignements, nous l’avons clos pour servir et valoir ce que de raison.<lb/>Clos à Saint Gemain, chef lieu de la conservation, le 30 janvier 1824.<lb/>Signé De Moléon, ingénieur chargé de l’opération<lb/>Le garde du canton de Chatou<lb/>Signé Foy fils<lb/>Le garde du canton de Montesson<lb/>Signé Sourbelle<lb/>Certifié véritable les signatures ci-dessus<lb/>Le garde à cheval<lb/>Signé L. Lalouette<lb/>Vu pour légalisation des signatures ci-dessus des sieurs Lalouette, Sourbelle et Foy fils et pour attestation de l’exécution de l’article 3 du règlement de S. E. le ministre des Finances en date du 4 juillet 1823.<lb/>Saint Germain, le 21 juin 1824<lb/>Le conservateur des forêts et chasses du Roi<lb/>Signé C. Saint Projet<lb/>Certifié conforme à l’original déposé aux archives du ministère des Finances<lb/>L’ingénieur des domaines et forêts de la Couronne<lb/>De Moléon »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1492_actor">Maison du Roi (Restauration) </corpname>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Forêt</geogname>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Domaines, enregistrement, hypothèques</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.9</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AD78">Série Q</unitid>
            <unitdate normal="1681/1877" encodinganalog="3.1.3">vers 1681-1877</unitdate>
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        459 pièces    </physdesc>
            <origination encodinganalog="3.2.1">
              <corpname id="atom_2194_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise</corpname>
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          </did>
          <bioghist id="md5-85afe88a7d1c8f6735451d899eff9727" encodinganalog="3.2.2">
            <note>
              <p>La Direction départementale des Domaines, ainsi nommée, apparaît en France à la suite des événements de la Révolution française. Mais l’administration des biens du Domaine en elle-même a été fondée par la Ferme Générale bien avant les évènements de la fin du XVIIIème siècle.<lb/><lb/>Sous l'Ancien Régime, les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés surtout alors de la taille, de la gabelle, de l'impôt des tabacs, des octrois, etc. L'institution des fermiers généraux remonte à la fin du XIIIème et fut supprimée par l’Assemblée constituante suite à de nombreux abus.<lb/><lb/>L’Assemblée constituante fait du domaine du Roi celui de la nation dès 1790. La distinction entre le domaine public et le domaine de l’État est faite par l’article 2 de la loi des 21 novembre-1er décembre 1790.<lb/><lb/>Le domaine public de l’État est inaliénable. Ce concept d’inaliénabilité remonte au règne de Philipe le Bel et a été rendu officiel près de deux cent ans plus tard, par l’ordonnance de Moulins, dite l’ordonnance du Domaine en février 1566.<lb/><lb/>Outre la distinction entre le domaine public et le domaine privé, le Premier Empire fit naître une troisième catégorie de domaine : le domaine extraordinaire.<lb/><lb/>Cette catégorie comprend essentiellement les biens provenant pour la plupart des conquêtes au cours desquelles ils furent soustraits du bien commun et laissé à la disposition personnel de l’Empereur.<lb/><lb/>L’origine historique de cette forme de domaine remonte à la loi du 1er floréal an XI (soit le 21 avril 1803) qui avait affecté près de 10 millions de biens nationaux à la formation de camps de vétérans. Ensuite une utilisation plus large de ce domaine permit à l’Empereur de remercier les grands officiers de l’Empire et les autres militaires qui s’étaient distingués dans les campagnes victorieuses. La réserve de biens extraordinaires n’a cessé d’accroitre entre 1805 (traité de Presbourg, le 28 décembre) et 1809 (traité de Vienne, le 14 octobre). L’administration en charge de ce domaine fut réellement établi par le sénatus consulte du 30 janvier 1810 au sein d’une division spéciale dépendante du ministère des finances. Un intendant général et un trésorier général en avaient la direction. Le 15 mai 1818, sous la Restauration, le domaine extraordinaire fut rattaché au Domaine de l’État.<lb/><lb/>La composition du domaine public :<lb/><lb/>D’abord il faut distinguer le domaine naturel du domaine artificiel.<lb/><lb/>Le domaine naturel comprend 3 catégories :<lb/>- Le domaine maritime : rivages de la mer, sol et sous-sol de la mer territoriale.<lb/>- Le domaine fluvial : navigable (rivières, fleuves) et flottables (cours d’eau moins importants, comme pour l’exploitation agricole, etc.).<lb/>- Le domaine aérien : qui surplombe le territoire jusqu’aux niveaux des limites terrestres.<lb/><lb/>Le domaine artificiel, lui comprends d’autre formes de biens qui sont affectés au service public et au service du public.<lb/>- Les voies de circulation routières : routes, autoroutes, chemins, canaux, ports fluviaux et maritimes avec leurs accessoires (jetées, quais, phares, balises), aérodromes.<lb/>Mais aussi les cimetières, promenades publiques, plages, églises, halles, marchés, lavoirs publics, parkings aménagés, salle des fêtes.<lb/>- Les voies de circulation ferroviaire : voies ferrées, ponts, passages, gares et bâtiments situés dans leurs enceintes ou leurs dépendances.<lb/>- Le domaine militaire : fortifications, chemins et routes d’accès, les casernes, camps militaires, champs de tir, remparts, forteresses.<lb/>Ou d’autres types de biens relatifs au service public ou à la construction urbaine, comme les hôpitaux, abattoirs, palais de justice, hôtels de ville, dépôts d’autobus, stades, monuments commémoratifs, etc.<lb/><lb/>Aujourd’hui, le service du Domaine est représenté dans chaque département par les trésoriers-payeurs généraux. Dans le cadre de la politique gouvernementale du patrimoine de l’État, il a été décidé du transfert de la mission domaniale de la Direction générale des impôts, à la Direction générale de la comptabilité publique depuis le 1er janvier 2007.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_2194_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise </corpname>
          </controlaccess>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ventes de biens nationaux</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.9.1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q</unitid>
              <unitdate normal="1794/1833" encodinganalog="3.1.3">1794-1833</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        27 pièces    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1655_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>La série 1 Q sur les  Domaines nationaux de l'époque de la Révolution française renferme le fonds de l’administration départementale de l'ancienne Seine-et-Oise. On y trouve les documents relatifs aux affaires générales, à la vente des biens nationaux (immeubles et meubles), à l'administration du séquestre des biens et à la liquidation de l’indemnité payée aux émigrés.</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1655_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un des quatre pavillons de la porte de Pontoise à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">4 mai 1794</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1516_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Biens provenants de la liste civille<lb/>Le quinzième jour floréal, l’an deuxième de la République française, une et indivisible<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, entrepreneur de bâtiments demeurant Montagne Bon Air, rue des Piques, sur le réquisitoire à nous donné le huit présent mois, nous sommes transporté, accompagné de deux officiers du conseil général de laditte commune, dans un corps de bâtiment et dépendances formant un des quatre pavillons, rue et porte de Pontoise, occupé par le citoyen Ducorps, ledit pavillon et dépendances tient au levant à un jardin qui sera cy après désigné, au midy à la place de Pontoise, au couchant à laditte rue de Pontoise, joignant la grille, et au nord à la forest.<lb/>Après avoir pris tout les renseignements nécessaire, nous avons oppéré de la manière et ainsi qu’il suit :<lb/>Scavoir<lb/>Ledit pavillon contient vingt quatre pieds neuf pouces en quarré, mesuré hors œuvre des murs, est composé au rez de chaussez de trois petittes pièces, dont une à cheminée, emplacement d’escallier, cave au dessous, avec descente en pierre, et caveau sous la descente, et éclairé sur les quatre faces ; au premier étage, trois chambres idem, dont une à cheminée ; le comble en mensarde, en pavillon couvert en ardoise. La principalle entrée est par une porte bâtarde qui donne sur la place de Pontoise dans une partie de cour dans laquelle est aussy l’entré dudit pavillon.<lb/>Au derrière et attenant ledit pavillon est une petitte cuisine et office, qui contienne ensemble vingt deux pieds de long sur dix pieds de large, et au dessus est une petitte chambre lembrisée, avec cabinet ; le comble en apenty couvert en thuille, avec un passage qui communique dudit pavillon dans laditte cuisine.<lb/>A côté de la porte d’entré sur la place est un bûcher et lieux d’aisance contenant ensemble seize pieds de longueur, réduit et compencé, sur treize pieds six pouces de profondeur ; le comble en apenty couvert en thuille.<lb/>A côté de la porte qui est dans la demy lune, côté de la forêt, est un autre petit bûcher qui contient neuf pieds de long sur six pieds de large ; le comble en apenty aussy couvert en thuille.<lb/>La cour et le jardin, clos de mur, dans lesquels est l’emplacement dudit pavillon et des autres accessoires, et dans lesquels est aussy une porte de sortie dans la demue lune, côté de la forest, et dans ledit jardin est aussy un puis avec sa mardelle et ses accessoires, où l’on tire de l’eau vive, cy dessus énoncées, mesuré en plusieurs parties à cause de son iréguliarité, et déduction faitte dudit pavillon et accessoires, lesquelles contienne ensemble trente toises quatre pieds de superficie ; le surplus de laditte cour et jardin contient deux cents une toise et demy six pieds ou environ de superficie, ou quinze perches à vingt deux pieds quarré pour perches.<lb/>Après un mur examin de la position, situation dudit pavillon et dépendances cy dessus énoncés, tels qu’ils se poursuivent et comportent dans leur état actuel, je les ai prisée et estimée en mon âme et consience ensemble à la somme de quinze cents cinquante livres, cy 1550 l.<lb/>Le jardin attenant au susdit, occupé par la citoyenne Goupy, planté d’arbres fruitiers, tant en espalliers au pourtour des murs qu’en plusieurs quarré en éventailles de plusieurs âges, différentes nature et qualités, en bon état, les murs de closture au pourtour garnis de treillages, ainsy que les quarrée, tenant au levant et au midy au parterre, au couchant au jardin cy devant désigné, et au nord à la demie lune, côté de la forest, et ayant son entrée par laditte demy lune, par une port pratiquée dans le mur de closture.<lb/>Dans ledit jardin est un petit pavillon bas, n’excédant par le mur de closture, lequel contient trente pieds de long sur onze pieds de large, réduit et mesuré par son milieu, est composé de trois petitte salle basse, dont deux à cheminée, ayant leur entrée et éclairée par trois croisées sur ledit jardin, et deux croisées côté de la forest ; le comble bas couvert en ardoise.<lb/>Au derrière dudit pavillon est une espère d’engard contenant environ seize pieds de profondeur sur huit pieds de largeur, réduit aussy, couvert en ardoise, n’excédant pas le chapron des murs et un petit couloir au derrière dudit pavillon, qui conduit audit engard.<lb/>Pour mémoire<lb/>A côté dudit couloir, dans le mur de closture côté du parterre, est une grille en fer avec porte de bois au derrière, ayant sortie dans le parterre. L’adjudicataire sera tenue de faire suprimer cette sortie dans le parterre en bouchant la baye de porte en mur plain à ses frais, ne pouvant avoir aucune communication dans le parterre.<lb/>Pour mémoire et observation<lb/>Ledit jardin contient dix sept toises deux pieds de long sur quatorze toises de large, réduit et mesuré par son milieu à cause du biais et des parties de mur circulaire, et déduction faitte de l’emplacement du petit pavillon et de l’engard, produit deux cents vingt neuf toises demy seize pieds de superficie, ou dix sept perches une toise quatorze pieds, à vingt deux pieds quarrée pour perches.<lb/>Après un mur examen de la position, situation dudit jardin, pavillon, engard et couloir au derrière cy dessus énoncé tels qu’ils se poursuivent et comportent, dans leur état actuel, je les ai prisée et estimée en mon âme et conscience ensemble à la somme de treize cents soixante quinze livres, cy 1375 l.<lb/>De tout ce que dessus j’ai fait et dressé le présent procès verbal que lesdits officiers du conseil général de laditte commune du Bon Air ont signée avec nous, à Montagne Bon Air, ce seizième jour floréal, l’an deuxième de la République française, une et indivisible.<lb/>Vimache, notable, Marchand, notable, Leveau »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1516_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces deux objets ont été vendus le 30 juin 1794 (12 messidor an 2), le pavillon et ses dépendances au citoyen Gaspard, de Paris, pour dix-sept mille trois cents livres, et le jardin à Julien Charles Fournier, notaire au Pecq, pour dix mille deux cents livres (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 136, n° 1709 et 1710).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de délimitation des petites écuries à Saint-Germain-en-Laye en vue de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 185, n° 89</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1796</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/archives-nationales-archives-d-partementales-des-yvelines-biblioth-que-nationale-archives-communales-de-saint-germain-en-laye-service-historique-de-la-d-fense-man-archives-diplomatiques-mapa/5/6/9/569a498aa1680eef371571d05ca8c8f2f3e3844b8630828963ef40ebccd79cee/1Q185.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1524_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’huy dix sept ventôse, huit heures du matin, et jours suivants, l’an quatrième de la République française<lb/>Nous Pierre Hipolitte Lemoyne, premier inspecteur des Bâtiments de la ci devant liste civile à Saint Germain en Laye, et Louis Barthelemy Leveau, expert de l’administration municipalle dudit Saint Germain<lb/>En vertu de l’arrêté de l’administration du département de Seine et Oise, en datte du quatorze pluviôse de l’an quatre, lequel nous nomme commissaires experts à l’effet de faire la prisée, estimation, division, distraction s’il y a lieu, levée de plans pour parvenir aux divisions des objets, chacun en leur particulier, de tous les bâtiments, châteaux, cours, jardins, places vagues et autres dépendants de la ci devant liste civile audit Saint Germain, et ce conjoinctement avec le commissaire nommé par l’administration municipalle dudit Saint Germain, ainsi qu’il est énoncé par l’arrêté du département<lb/>En conséquence, nous experts susdits et soussignés, en présence du citoyen Guy, commissaire et membre de l’administration municipalle, nommé par son arrêté du vingt un du présent mois, nous sommes transportés en la maison et dépendances ci devant ditte les petittes écuries, rue des Bûcherons audit Saint Germain, où étant nous avons opéré de la manière  et ainsi qu’il suit :<lb/>Premièrement<lb/>Nous nous sommes occupés de la levée du plan général du terrein pour en connoitre la continence, et touts les objets et dépendances qui composent laditte maison.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnées, avec un colaborateur, sans interruption, nous avons signés sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain dix huit du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Aujourd’hui dix huit ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignez, avons achevé la levée du plan général sur le terrein, pour le mettre au net au cabinet, et nous sommes occupés de la désignation des lieux comme il suit :<lb/>Savoir<lb/>Les bâtiments, court, jardin et dépendance tiennent d’un côté au nord au citoyen Valsary, d’autre côté au midy à un terrein dépendant de laditte propriété, face à la rue de Loraine qui a été concédé à feu le citoyen Heurtier, d’un bout par derrière au couchant au citoyen Deshayes, d’autre bout par devant au levant à la rue des Bûcherons où est sa principalle entré par une porte cochère.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus avec notre colaborateur, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnées, nous avons remis à demain dix neuf du présent mois la continuation de nos opérations, et avons signés avec le citoyen Guy, commissaire en cette partie.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Aujourd’hui dix neuf ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignez, avons procédé à la continuation de nos opérations ainsy qu’il suit :<lb/>Le grand corps de bâtiment faisant face à la grande porte, entre cour et jardin, contient dix huit toises de longueur sur quatre toises deux pieds six pouces de large, hors œuvre. Il est composé au rez de chaussée de huit pièces, dont cinq à cheminées, plusieurs cabinets de distributions et corridor, emplacement de deux escaliers, parties desdittes pièces avec lambry d’hauteur, partie du plancher bas en planches et partie en carreaux de terre cuite, partie du plancher haut plafonné, et partie avec entrevoux, solives aparentes.<lb/>Caves<lb/>Au dessous d’une partie du grand corps de bâtiment est un grand berceau de cave de vingt cinq pieds de long sur vingt un pied de large et neuf pieds sous clef, cintré, en moilon, éclairé par plusieurs soupiraux, tant sur la cour que sur le jardin, et divisé en plusieurs parties.<lb/>Le premier étage dudit corps de bâtiment est lambrissé dans les combles composé de six pièces dont quatre à cheminées et plusieurs cabinets de distribution.<lb/>Le comble en charpente, couvert en thuille, petit moule du pays, à deux égouts, en mauvais état. Ledit corps de bâtiment éclairé par des croisées tant sur le jardin que sur la cour.<lb/>Le corps de bâtiment à main gauche dans la cour, donnant sur la rue de Lauraine, contient cinquante trois pieds de longueur sur vingt pieds de largeur, mesuré hors œuvre, composée au rez de chaussée de deux salles à cheminées, deux remises, un bûcher dans lequel est une bâche en charpente revety en plomb, servant de réservoir pour les eaux de la fontaine qui a sa décharge par la rue des Bûcherons, emplacement d’un petit escalier entre les deux salles pour monter aux chambres.<lb/>Au premier étage, plusieurs chambres lembrisées, même superficie que le rez de chaussée, dont trois à cheminées, et plusieurs cabinets de distributions. Le comble en charpente couvert en thuille du pays, tel quel.<lb/>Le corps de bâtiment à main droitte en entrant contient soixante quatre pieds de long sur vingt huit pieds de large, mesuré hors œuvre, composé au rez de chaussée d’une grande écurie à deux rangs garnis de leurs mangeoirs et râteliers, pavée en pavée de frais, ayant son entrée par la rue des Bûhcerons,. Deux bûchers au derrière de laditte écurie.<lb/>Au premier étage, un grand chemin de même superficie que l’écurie et les bûchers au dessous, le comble ou charpente à deux égouts couverts en thuille du pays, tel quel, dont moitié des eaux dudit comble tombent dans la cour du citoyen Valsary. Cette chute d’eau n’est pas un droit de servitude, c’est une soufrance volontaire de la part du citoyen Valsary ainsy qu’il en résulte de la justiffication de ses titres et de la requête par lui présentée en mil sept cent quatre vingt treize pour la supresion dudit égout ou la demande de la pose d’une goutière par l’administration, l’avis du citoyen Crommelin, régisseur des Domaines, du 17 juillet 1793, la délibération du district du 24 du même mois, et aussi la délibération du département du 23 septembre suivant pour la pose de laditte goutière.<lb/>Le jardin derrière le premier bâtiment contient dix huit toises quatre pieds de long sur seize toises de large, mesuré hors œuvre des murs, réduit et compencé, ayant une sortie sur la rue de Loraine, au derrière du terrein qui a été concédé dont sera cy après parlé, par un passage de trente trois pieds de long sur quatre pieds de large. Au milieu dudit jardin est un bassin circulaire, revety en plomb, de cinq pieds de diamèttre et trois pieds de profondeur, avec une conduitte en plomb, lequel bassin reçoit partie des eaux de la fontaine pour arrozer le jardin. Au devant du premier corps de bâtiment est une espèce de terrasse de trente pieds six pouces de long sur trois pieds six pouces de large, avec six degrés de marches en pierre à chaque bout de laditte terrasse pour descendre dans le jardin, et un apuit en fert dessus laditte terrasse. Ledit jardin en culture, plantée d’arbres fruitiers et autres.<lb/>La cour sur la rue, au milieu des corps de bâtiments cy devant dit, contient neuf toises deux pieds de profondeur sur dix toises deux pieds de large, pavée en pavée de grais dont les eaux s’écoulent dans la rue. La principalle entrée de la ditte cour sur la rue des Bûcherons est par une grande porte à deux venteaux et une autre porte bâtarde dans le même mur. A côté de l’épron de la grande porte est une auge en bois de charpente revety en plombs pour abreuver les chevaux, de six pieds de long sur quatre pieds de large. A main droitte en entrant dans laditte cour sont plusieurs cabinets d’aisance et un toit à porc, et un ancien puit qui est suprimé.<lb/>Après toisé et calculs faits, nous avons reconnus que les trois corps de bâtiment contenoient ensemble cent cinquante huit toises un pied de superficie.<lb/>Le jardin et le passage qui conduit à la rue de Loraine contient trois cents deux toises douze pieds de superficie ou vingt deux perches et demy, à vingt deux pieds quarrés pour perches et cent perches pour arpent.<lb/>La cour contient quatre vingt seize toises douze pieds de superficie ou sept perches deux toises huit pieds.<lb/>Nous observons que laditte maison et dépendances ne peut utillement ny comodément se partager en plusieurs parties sans préjudicier aux intérêts de la République et qu’il est plus avantageux de la vente en une seule partie.<lb/>Après visitte et examin fait de laditte maison et dépendances, énoncés dans le cours du présent, sa situation, position, la nature et la mauvaise qualité des matériaux et la vétusté des corps de bâtiments, nous les avons prisée et estimée ensemble, suivant leur valeur intrinsec, en numéraire, dans le cour de l’année mil sept cent quatre vingt dix, à la somme de douze mille cinq cents livres, cy 12500 l.<lb/>Observons que, dans cette partie, il y a une conduitte en plomb amenant l’eau à la bâche, laquelle conduitte dépend de laditte propriété. Quant à l’eau, comme elle appartient à la ville, l’adjudicataire en traitera de gré à gré avec l’administration municipale pour la quantité qu’il en désirera.<lb/>Nous observons encore que touts les murs de closture ou de construction tenant à des particuliers sont mitoyens, s’il n’y a titre contraire.<lb/>Laditte maison, cour, jardin et dépendances, à la réserve de la grande écurie, loué au citoyen Antoine Joseph Bassire et Françoise Marie Leforestier, sa femme, par bail passé par le citoyen Rouganne, lors inspecteur de la régie générale de l’enregistrement et domaines nationnaux, pour neuf années consécutives, pour le prix et somme de cinq cents livres par chaque année, dont la jouissance à commencé le premier avril l’an deuxième de la République française, et passé avec le citoyen Rouganne le vingt neuf frimaire de l’an deux, homologué par le district le quatorze ventôse et enregistré par Lequoy le quinze dudit mois.<lb/>L’écurie à deux rangs loué au citoyen Baucy, marchand épicier, par bail ou soumission du vingt neuf ventôse l’an deuxième, pour neuf années consécutives, au prix de cent livres par chaque année, dont la jouissance a commencé au premier avril mil sept cent quatre vingt treize.<lb/>La portion de terrein sur lequel est un petit bâtiment a été concédé à deffunt le citoyen Blondeau et ses ayans causes, il y a environ quarente à quarente cinq ans, et depuis a été revendus à deffunt le citoyen Heurtier, lequel terrein est en teinte jaulne sur le plan.<lb/>Et après avoir vaqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures sonnée avec notre colaborateur, nous avons signé le présent procès verbal et avons remis au vingt un la continuation de nos opérations pour la mise au net du plan de laditte maison, et a le citoyen Guy signé avec nous, les jours, mois et an que dessus.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, vingt un ventôse, présent mois, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdit et soussignés avons travaillé à la mise au net du plan ci annexé, et après y avoir vaqué depuis laditte heure de huit heures du matin jusqu’à celle de six heures sonné, nous avons clos le présent que nous avons signé avec le citoyen Guy, commissaire nommé à cet effet.<lb/>A Saint Germain en Laye, ledit jour vingt un ventôse l’an quatrième de la République française.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1524_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Ecuries</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces écuries ont été vendues le 9 juillet 1796 (21 messidor an 4) à Étienne Couhert, de Saint-Germain-en-Laye, pour treize mille quatre cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 171, n° 89).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation et division du bâtiment du Vautray à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 305, n° 621</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1796</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_1525_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ce jourd’huy vingt deux ventôse, huit heures du matin, et jours suivants, l’an quatrième de la République française<lb/>Nous Pierre Hipolitte Lemoyne, premier inspecteur des Bâtiments de la ci devant liste civile à Saint Germain en Laye, et Louis Barthélémy Leveau, expert de l’administration municipalle dudit Saint Germain,<lb/>En vertu de l’arrêté de l’administration du département de Seine et Oise en datte du quatorze pluviôse de l’an quatre de la République, lequel nous nomme commissaires experts à l’effet de faire la prisée, estimation, division, distraction s’il y a lieu, levée de plans pour parvenir aux divisions des objets, chacun en leurs particuliers, de tous les bâtiments, châteaux, cours, jardins, places vagues et autres dépendants de la ci devant liste civile audit Saint Germain, et ce conjoinctement avec le commissaire nommé par l’administration municipale dudit Saint Germain, ainsy qu’il est énoncé par l’arrêté du département,<lb/>En conséquence, nous experts susdits et soussignés, en présence du citoyen Guy, commissaire et membre de l’administration municipale nommé par son arrêté du vingt un présent mois, nous sommes transporté en la maison et dépendances ci devant ditte du Vautray, servant ci devant de logement pour l’équipage du sanglier, ayant deux entrées par deux grandes portes, chacun sur une rue, l’une sur la rue de Pontoise et l’autre sur la rue de Loraine, laquelle est composée de plusieurs corps de bâtiments, cours et jardins, où étant, nous avons opéré de la manière et ainsy qu’il suit.<lb/>Premièrement<lb/>Nous nous sommes occupée de la levée du plan général du terrein, pour en connoitre la continance, et aussy tous les objets et dépendances qui composent laditte maison.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnées, avec un colaborateur, sans interruption, nous avons signé sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, vingt trois du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy vingt trois ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la continuation de la levée du plan ainsy qu’il suit.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnées, avec un colaborateur, sans interruption, nous avons signé sur les lieux, avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, vingt quatre du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy vingt quatre ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé et finie la levée du plan général sur le terrein, pour le mettre au net au cabinet.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnées, avec un colaborateur, sans interruption, nous avons signés sur les lieux, avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, vingt cinq du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations pour la désignation des lieux.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, vingt cinq ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la désignation des lieux ainsi qu’il suit :<lb/>Laditte maison et dépendances tient d’un côté, au levant, au citoyen Meyere, bourgeois, et formant une petite bâche sur son terrein, d’autre côté, au couchant, à plusieurs particuliers et formant deux en haches sur les terreins des dits particuliers, d’un bout par derrière, au midy, à la rue de Loraine où est une des deux principalles entrées, et autres particuliers dont la maison des héritiers de Vienne formant avant corps sur la troisième cour de dix toises un pied de longueur sur trois toises deux pieds de largeur, et d’autre bout par devant, au nord, sur la rue de Pontoise, où est la première principalle porte d’entrée.<lb/>Le corps de bâtiment sur laditte rue de Pontoise contient dix toises de long sur trois toises cinq pieds de large, mesuré hors œuvre et compensé, une partie du même bâtiment attenant et en retoure à main droitte en entrant dans la cour de dix neuf pieds de long sur quinze pieds de large. Une autre partie à main gauche en entrant de même longueur et largeur, réduit et mesuré hors œuvre, composée au rez de chaussée d’un passage de grande porte, deux salles à cheminées à main gauche servant pour le portier. Sous la salle sur la rue est une cave de même superficie, la dessente est en pierre avec une trape en menuiserie dans laditte salle. A main droitte du passage, emplacement d’escalier, un grand bûcher, une écurie pour quatre chevaux, garnis de mengeoires et ratellier, tel quel.<lb/>Au premier étage<lb/>Six chambres, dont cinq à cheminées, et cabinets de distributions.<lb/>Au deuxième étage<lb/>Six chambres lembrisées dans les combles dont quatre à cheminées, et plusieurs cabinets de distributions.<lb/>Le comble en charpente couvert en thuille du pays, petit moule, à deux égouts tel quel.<lb/>A main gauche dans la cour, un petit bâtiment attenant le susdit de trente pieds de long sur seize pieds de large, réduit. Au rez de chaussée, deux salles, emplacement d’escalier, cabinet au derrière.<lb/>Au premier étage, deux chambres lembrissées dans les combles, dont une à cheminé, un cabinet au derrière l’escalier.<lb/>Le comble en apenty couvert en thuille du pays, idem au précédent.<lb/>Attenant ledit bâtiment est un petit bûcher de neuf pieds quarré. Le comble en charpente en apenty, idem au précédent.<lb/>A main droitte dans laditte cour sont trois remises, contenant ensemble vingt neuf pieds de long sur dix neuf pieds de profondeur, grenier au dessus. Le comble en apenty couvert en thuille, idem au précédent.<lb/>Entre les remises et l’écurie, trois cabinets d’aisance, fosse au dessous.<lb/>De l’autre côté des remises est un puis très profond, où on tire de l’eau vive.<lb/>La première cour d’entré, au milieu desdits bâtiments, contient douze toises trois pieds de profondeur, sur onze toises trois pieds de largeur, compensé, pavée en pavés de grais, dont les eaux s’écoulent dans la rue de Pontoise par un passage de grande porte dans laquelle est à déduire quarente six toises et demie six pieds de superficie, pour les parties de bâtiments ci devant désignée et construits dans laditte cour d’après le bâtiment sur la rue de Pontoise, partant reste quatre vingt dix sept toises trois pieds de superficie dans laditte cour.<lb/>Le corps de bâtiment ensuitte, entre la première et deuxième cour, contient quatorze toises de longueur sur trois toises trois pieds trois pouces de largeur. Le corps de bâtiment en retour et attenant le susdit, à main droitte en entrant dans la deuxième cour, contient huit toises cinq pieds de long sur trois toises trois pieds trois pouces de large. Celuy opposé au susdit, même longueur et largeur. Dans les deux angles, les deux petits bâtiments, dont l’un formant l’emplacement d’un escalier, de chacun quatorze pieds de long sur sept pieds de large. Lesdits corps de bâtiments sont composés au rez de chaussée d’un passage de voiture, à main droitte trois salles servant de bûcher, corridor, trois autres salles en retoure et, attenant, partie servant de bûcher, un autre petit bûcher et dessente de cave, emplacement d’escalier. A main gauche du passage, emplacement d’un grand escalier pour monter aux chambres, une cuisine, un bûcher, emplacement d’un autre escalier, une autre grande cuisine avec distributions, et deux autres salles dont une à cheminée. Sous les deux parties de bâtiments en aisle sont chacune deux caves, distribuées en plusieurs parties, avec chacune leur dessente en pierre.<lb/>Le premier étage desdits corps de bâtiments est composé de onze chambres dont huit à cheminés, et plusieurs cabinets de distributions, emplacement d’escalier, le tout de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Le deuxième étage, lembrissé dans les combles, de même superficie et distribution que le premier étage.<lb/>Les combles en charpentes, à deux égouts chacuns, couverts en thuille du pays, dont les eaux tombent partie dans les cours et jardins et une partie du comble du bâtiment en aille à main gauche tombent dans un chesneau avec un tuyeau en plomb qui conduit lesdittes eaux dans une bâche en plomb dans le jardin du citoyen Meyere. Le chesneau et le tuyeau de plomb dépendant de la maison ci devant ditte le Vautray. La bâche en plomb appartient au citoyen Meyre, ses égouts ne sont pas une servitude sur sa maison, elles ont été reçus volontairement.<lb/>La deuxième cour entre lesdits bâtiments contient huit toises trois pieds de long sur huit toises quatre pieds de profondeur, compensé, dans laquelle est à déduire cinq toises seize pieds de superficie pour les deux petits bâtiments, partant reste soixante sept toises six pieds de superficie pour laditte cour, pavée en pavés de grais dont les eaux s’écoulent dans le passage des voitures dans la première cour.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnées, avec un colaborateur, sans interruption, nous avons signés sur les lieux, avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, vingt six du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, vingt six ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignez, avons procédé à la continuation de la désignation des lieux ainsi qu’il suit.<lb/>Le jardin au derrière des bâtiments ci devant dit, à main droite en entrant, contient douze toises deux pieds de longueur sur huit toises de large, en culture, planté en arbres fruitiers.<lb/>Le magazin attenant ledit jardin contient huit toises de longueur sur deux toises et demy de largeur, lequel servoit ci devant d’écurie.<lb/>Dans la troisième cour, ayant une sortie sur la rue de Loraine, la grande écurie neuve, à main droitte en entrant par la deuxième cour, contient vingt deux toises deux pieds de long sur trois toises et demy de large, mesuré hors œuvre. Dans un des bouts de la ditte écurie est une salle, passage, emplacement d’escalier pour monter aux chambres et greniers, laditte écurie à un rand garnis mengeoires, ratelier, poteaux de séparation pour les chevaux, pavée en pavés de grais et contenant trente places de chevaux.<lb/>Au premier étage<lb/>Un grand grenier, une petitte chambre et une chambre à avoine, corridor conduisant au grenier.<lb/>Le comble en charpente, en apenty couvert en thuille.<lb/>Ensuitte de laditte écurie, deux petits chenils, ensemble quinze pieds de long sur treize pieds ; trois autres petits chenils, ensemble vingt huit pieds de long sur dix pieds de large, mesuré hors œuvre.<lb/>Ensuitte, dans un renfoncement au fond de laditte cour, un petit bâtiment de six toises quatre pieds de long sur trois toises deux pieds de large. Au rez de chaussée, un grand fournil, emplacement du four, une forge et emplacement d’un petit escalier pour monter aux chambres.<lb/>Au premier étage, deux chambres à cheminées et grenier perdus au dessus.<lb/>Le comble à deux égouts, et partie des eaux tombent du côté du voisin.<lb/>Ensuitte un autre petit bâtiment adossé contre le bâtiment des héritiers de Vienne formant avant corps dans laditte cour, lequel contient huit toises quatre pieds de long sur trois toises cinq pieds de large, composé au rez de chaussée de plusieurs chenils servant ci devant pour les chiens de l’équipage.<lb/>Au premier étage, trois chambres et cabinets de même superficie.<lb/>Au deuxième étage, une grande chambre lembrissée dans les combles.<lb/>Le comble à deux égouts couverts en thuille.<lb/>Attenant la grande porte d’entrée sur la rue de Loraine est le dernier corps de bâtiment, qui contient vingt une toises trois pieds de longueur, réduit, sur trois toises trois pieds de largeur, mesuré hors œuvre, composé au rez de chaussée d’une écurie simple pour vingt huit chevaux, salle à cheminée, un bûcher, emplacement d’escalier près la porte sur la rue de Loraine et emplacement d‘un autre petit escalier et remise dans le fond de laditte cour.<lb/>Au premier étage<lb/>Quatre chambres dont deux à cheminés, avec corridor conduisant à une grande partie de grenier, deux autres petittes chambres et cabinet et emplacement d’escalier.<lb/>Le comble en charpente couvert en thuille du pays tel quel.<lb/>La troisième cour ayant une entré par la deuxième cour et une autre par la rue de Loraine contient mil quatre vingt deux toises de superficie, mesuré en plusieurs parties, à cause de son irrégularité, et déduction faitte de tous les corps de bâtiments qui sont dans laditte cour.<lb/>Au devant desdits bâtiments sont des revers en pavés de grais pour l’écoulement des eaux. Au milieu de la cour est une bâche en charpente, revety en plomb, pour abreuver les chevaux, laquelle contient quinze pieds de long sur quatre pieds de large.<lb/>Une chaussée en pavée de grais depuis la deuxième cour jusqu’à la bâche, une autre chaussée depuis laditte bâche jusqu’à la rue de Loraine.<lb/>Plusieurs cabinets d’aisance, aussy dans laditte cour.<lb/>Le surplus de laditte cour, partie en terrein vague, et partie en petit jardin en culture.<lb/>Après toisée et calculs faits des bâtiments, cours et jardins composant laditte maison, nous avons reconnue que tout les bâtiments composant laditte maison contenoient ensemble quatre cents quarente cinq toises neuf pieds de superficie.<lb/>Le jardin, quatre vingt dix huit toises et demy six pieds, ou sept perches un quart de perche une toise sept pieds, à vingt deux pieds quarrés pour perche et cent perches pour arpent.<lb/>Et les trois cours ensemble, douze cents quarente six toises neuf pieds de superficie ou quatre vingt douze perches et demy deux toises et demy cinq pieds, déduction faitte de toutes les parties de bâtiments qui sont en avant dans laditte cour.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin juqu’à six heures du soir avec notre colaborateur, nous avons remis la continuation des présentes à demain, vingt sept du présent, et avons signés avec le citoyen Guy, commissaire en cette partie.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, vingt sept ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la continuation de nos opérations ainsy qu’il suit :<lb/>Après visitte et un mure examin fait de toute les corps de bâtiments et dépendances qui composent laditte maison, chacun en leur particulier, leur position, situation, la nature et quantité des matériaux qui composent lesdits bâtiments, leur encienneté, vétusté et dégradations en très grand nombres, nous les avons prisées et estimés ensemble, en nos âmes et consience, à la somme de trente cinq mille livres, cy 35000 l.<lb/>Valeur intrinsec du numéraire en l’année mil sept cent quatre vingt dix.<lb/>Nous avons ensuitte opperée à la division de laditte maison et dépendance en deux parties pour la plus grande aventage de la République, par une ligne tiré en noir sur le plan et tombré AB dans la troisième cour, à partire de l’encoignure de l’écurie neuve, joingnant le mur de closture qui sépare laditte cour d’avec le jardin du citoyen Meyre et qui se trouve à dix toises de distance du mur de face du bâtiment qui est dans laditte troisième cour, de manière que la première partie de division teinte en noir pâle du plan aura son entrée par la rue de Pontoise.<lb/>La deuxième partie de division, teint en rouge pâle du plan, aura son entré par la rue de Loraine.<lb/>Par la présente division, il résulte que les bâtiments de la première partie auront ensemble deux cents vingt trois toises sept pieds de superficie.<lb/>Le jardin quatre vingt dix huit toises et demy six pieds, ou sept perches un quart de perche une toise sept pieds de superficie.<lb/>Les deux premières cour et la portion de la troisième cour, ensemble trois cents soixante toises neuf pieds de superficie ou vingt cinq perches trois quarts de perche demy toise quatre pieds de superficie.<lb/>Lesquels nous estimons ensemble à la somme de quinze mille livres, cy 15000 l.<lb/>Il résulte aussy que les bâtiments de la deuxième partie contiendront ensemble deux cents vingt deux toises deux pieds de superficie.<lb/>Et la plus grande partie de la troisième cour huit cent quatre vingt six toises de superficie ou soixante cinq perches trois quarts de perches deux toises un pied.<lb/>Lesquels nous estimons ensemble à la somme de vingt cinq mille livres, cy 25000 l.<lb/>Observant que dans cette partie, il y a une conduite en plomb amenant l’eau à la bâche, laquelle conduite dépend de laditte propriété. Quant à l’eau, comme elle apartient à la ville, l’adjudicataire en traitera de gré à gré avec l’administration municipale pour la quantité qu’il en désirera.<lb/>Nous observons encore que touts les murs de closture ou de construction tenant à des particuliers sont mitoyens s’il n’y a titre contraire.<lb/>Résumé sommaire des deux divisions<lb/>La première division estimé la somme de 15000 l.<lb/>La deuxième division estimé la somme de 25000 l.<lb/>Total : 40000 l.<lb/>Le mur de closture qui sépare les deux parties sur la ligne teinte en noir du plan et timbré AB sera faitte à frais communs entre les deux acquéreurs.<lb/>Etat des loccations de laditte maison<lb/>La citoyenne Desmagues occupe, dans les bâtiments entre les deux premières cour, au rez de chaussée, cuisine, office, garde manger ; au premier, à droitte, entichambre, sallon, petitte chambre à coucher, cabinet, garderobe ; à gauche, chambre et cabinet ; bâtiments en aille, deux chambres, cabinet et garderobe ; au deuxième, six petittes chambres lembrisées ; dans les combles, deux bûchers ; une écurie, remise, cave et jardin, louée par bail ou soumission, pour neuf années, du quatorze germinal l’an deuxième, au prix de cinq cents livres par chaque année, cy 500 l.<lb/>Le citoyen Joly occupe, au deuxième étage du bâtiment sur la rue de Pontoise, deux chambres, cuisine, une autre petitte chambre, portion de cave, bûcher et un petit chenil au fond de la cour, louée pour neuf années par bail ou soumission du premier avril 1793 au prix de quatre vingt livres par chaque année, cy 80 l.<lb/>Le citoyen Hyneux dit Laforest occupe deux chambres sur le derrière, au premier étage, un cabinet, deux petits chenils, une petitte cuisine, pour neuf années, du premier avril 1793, à raison de 100 l. par année, cy 100 l.<lb/>Le citoyen Mousquetaire, une chambre lembrisée, divisée par une cloison, une autre petitte chambre et bûcher, louée pour neuf années à compter du premier avril 1793 à raison de 50 l. par année, cy 50 l.<lb/>Le citoyen Jolivet père a deux logemens, celui du premier étage lui est sous loué par la citoyenne Desmagues, celui d’en bas lui est loué pour neuf années à compter du dix neuf pluviôse l’an deuxième, au prix de cent livres par année, cy 100 l.<lb/>Le citoyen Laravine, deux chambres, une petitte cuisine, un petit cabinet, moitié d’une cave et un petit jardin, loué cent livres par année, pour neuf années à compter du premier avril 1793, cy 100 l.<lb/>Le citoyen Nezé, une chambre, un petit cabinet qui sert de bûcher, pour neuf années à compter du vingt deux pluviôse l’an deuxième, au prix de trente livres par année, cy 30 l.<lb/>Le citoyen Loubriard occupe quatre chambres, un grand grenier, une sellerie, une chambre à avoine, une cave et un petit jardin, loué pour neuf années à raison de cent soixante livres par année et par soumission du quatorze ventôse l’an troisième, cy 160 l.<lb/>Le citoyen Bouxel Saint Remy, trois chambres, un bûcher, caveau et remise, louée pour neuf années à raison de 200 l. par année par soumission du quinze floréal l’an deuxième, cy 200 l.<lb/>La citoyenne veuve Le Normand et le citoyen Desforges, quatre chambres, deux cabinets, vestibulle et corridor ; au deuxième, une vaste chambre ; en bas, un chenil pour servir de cave ; loué pour neuf années par soumission du premier juillet 1793, moyennant cent livres par année, cy 100 l.<lb/>Le citoyen Jolivet fils, deux chambres, bûcher, louée pour neuf années, à commencer du premier juillet 1793, moyennant vingt quatre livres par année, cy 24 l.<lb/>Total desdittes locations : 1444 l.<lb/>Les écuries sont occupées par les chevaux de la République, les chambres et greniers au dessus de la grande écurie occupées pour les fourages. Plusieurs chambres sont occuppés pour les agents de la République. Plusieurs logements vaccants, par vétusté, et le logement du concierge occuppée.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, avec un colaborateur, nous avons signé sur les lieux, avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, vingt huit du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations pour la mise au net du plan, au cabinet.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, vingt huit ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés, nous sommes occupés de la mise au net du plan.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, nous avons signé avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, vingt neuf du présent, huit heures du matin, la continuation de la mise au net du plan.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, vingt neuf ventôse, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés, nous nous sommes occupés de la continuation de la mise au net du plan.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, nous avons clos le présent procès verbal ainsy que le plan, que nous experts susdits avons signée avec le citoyen Guy, commissaire.<lb/>A Saint Germain en Laye, les jours, mois et an que dessus.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1525_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Cette propriété a été vendue, en son intégralité, le 17 mars 1799 (27 ventôse an 7) à Nicolas Gohard, de Paris, pour deux cent soixante-deux mille francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 279, n° 621).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation de la Surintendance à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 298, n° 336</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1796</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/archives-nationales-archives-d-partementales-des-yvelines-biblioth-que-nationale-archives-communales-de-saint-germain-en-laye-service-historique-de-la-d-fense-man-archives-diplomatiques-mapa/d/c/7/dc748dcbe9a7104c629a3d53f84beb42bdafb6fd329770e3dce49f396b0b559b/1Q298-336.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1539_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ce jourd’huy premier germinal, huit heures du matin, et jours suivants, l’an quatrième de la République française<lb/>Nous Pierre Hipolitte Lemoyne, premier inspecteur des Bâtiments de la ci devant Liste civile à Saint Germain en Laye, et Louis Barthélémy Leveau, experts de l’administration municipalle dudit Saint Germain,<lb/>En vertu de l’arrêté de l’administration du département de Seine et Oise en datte du quatorze pluviôse de l’an quatrième de la République, lequel nous nomme commissaire experts à l’effet de faire la prisée, estimation, division, distraction s’il y a lieu, levée de plans pour parvenire aux divisions des objets, chacun en leur particulier, de tous les bâtiments, châteaux, cours, jardins, places vagues et autres dépendants de la ci devant liste civile audit Saint Germain, et ce conjointement avec le commissaire nommé par l’administration municipalle dudit Saint Germain, ainsy qu’il est énoncé par l’arrêté du département,<lb/>En conséquence, nous experts susditset soussignés, en présence du citoyen Guy, commissaire et membre de l’administration municipalle nommé par son arrêté du vingt un ventôse dernier, nous sommes transportés en la maison et dépendances ci devant ditte la Surintendance, l’orangerie et plusieurs petits bâtiments attenant, formant le logement du portier du jardin dit le parterre, ayant sa principalle entrée et fassade sur la rue de la Surintendance, et aussi plusieurs entrées sur le jardin du parterre audit Saint Germain, où étant, nous avons opéré de la manière et ainsy qu’il suit.<lb/>Premièrement<lb/>Nous avons pris tous les renseignements nécessaires pour connoitre les tenants et aboutissants et le localle de laditte maison et dépendance, et nous sommes occupés de la levée du plan général pour en connoitre la continence.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soi, sans interruption, avec deux colaborateurs, et avons signé le présent sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et ensuite nous avons remis à demain deux du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy deux germinal, huit heures du matin<lb/>Nous, experts susdits et soussignés, avons procédé à la continuation de la levée du plan ainsi qu’il suit :<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir avec nos colaborateurs, nous avons signé sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, huit heures du matin, la continuation des présentes.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, trois germinal, huit heures du matin<lb/>Nous, experts susdits et soussignés, avons procédé à la continuation de la levée du plan ainsy qu’il suit :<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnée avec nos colaborateurs, sans interruption, nous avons signé sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, quatre du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, quatre germinal, huit heures du matin<lb/>Nous, experts susdits et soussignés, avons procédé et finy la levée du plan général sur les lieux, pour les mettre au net au cabinet.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnée avec nos colaborateurs, sans interruption, nous avons signés sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, cinq du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations pour la désignation des corps de bâtiments, cours, orangeries et logement du portier du parterre.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, cinq germinal, huit heures du matin<lb/>Nous, experts susdits et soussignés, nous avons procédé à la désignation des lieux ainsy qu’il suit :<lb/>Les corps de bâtiments et orangerie tiennent d’un côté au levant au jardin du parterre, au couchant à la rue de la Surintendance, où est sa principalle entré, et autres particuliers, au midy à un grand corps de bâtiment et dépendance dit le Grand Commun, au nord, par derrière l’orangerie, à plusieurs petits bâtiments dépendant aussy de la Liste civile occupés par le citoyen Clérambourg, portier du parterre, et autres, faisant aussy partie de laditte dépendance.<lb/>Le grand corps de bâtiment sur la rue de la Surintendance, et au droit des jardins des particuliers, contient vingt deux toises 2 pieds de longueur sur trois toises 4 pieds de large, mesuré hors œuvre. Le corps de bâtiment à main droitte en entrant dans la cour contient onze toises 2 pieds de longueur, mesuré hors œuvre du mur du jardin sur le parterre, sur six toises un pied de large, mesuré hors œuvre entre les deux cours.<lb/>Le corps de bâtiment à main gauche en entrant contient onze toises deux pieds de long, mesuré hors œuvre du mur du jardin sur le parterre, sur quatre toises 5 pieds de largeur, mesuré hors œuvre des murs de face sur la principalle cour et sur le terrein de l’orangerie, dont sera ci après parlé.<lb/>Le corps de bâtiment sur la rue de la Surintendance, composé d’un rez de chaussée, partie caves au dessous, premier, deuxième étage, entresolle au troisième étage, quatrième étage lembrissé et mensardé dans les combles.<lb/>Au rez de chaussée, un passage de grande porte communiquant à la première cour ; à main droite, un emplacement d’escalier, cabinet au derrière, deux salles à cheminé et un cabinet, une grande cuisine ensuitte, avec four et founeau ; à main droite de la grande porte, deux grandes salles à cheminés et cabinets de différentes distributions, et petites entresolles au dessus.<lb/>Sous la partie dudit bâtiment à main droite du passage, deux grandes caves de différentes distributions.<lb/>Au premier étage, six chambres à cheminées, plusieurs cabinets et alcôve de différentes distributions.<lb/>Le deuxième étage de même distribution.<lb/>Le troisième étage, en entresolles, de distributions idem.<lb/>Le quatrième étage en mensardes dans les combles, idem, même distributions.<lb/>Touts lesdits étages, sauf à quelque différents changements de cloisons simple faits par les locataires, sont tous de même superficie.<lb/>Le corps de bâtiment à main droite, composé au rez de chaussée de trois grandes pièces à cheminés, plusieurs autres pièces sans cheminés, passage pour aller à la deuxième cour, plusieurs cabinets de distributions, bûchers et emplacement d’escalier.<lb/>Au premier étage, cinq chambres à cheminés, plusieurs cabinets de distributions, petittes entresolles côté de la deuxième cour.<lb/>Deuxième étage, six chambres à cheminés, corridor au milieu, et plusieurs cabinets de distributions.<lb/>Le troisième étage en mensarde dans les combles, idem au précédant sauf à différents changements de cloisons simple pour des cabinets faits par les locataires, et sont chaque étage de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Le corps de bâtiment à main gauche en entrant par le passage de grande porte, composé au rez de chaussée de quatre pièces à cheminés, emplacement d’escalier et plusieurs cabinets de distributions.<lb/>Au dessous du rez de chaussée, deux caves divisés en plusieurs parties avec dessente en pierre.<lb/>Le premier étage, cinq chambres à cheminés, cabinets de distributions et emplacements d’escalier.<lb/>Le deuxième étage idem.<lb/>Le troisième étage en mensarde dans les combles, trois chambres à cheminés et plusieurs cabinets de différentes distributions. Chaque étage sont aussy de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Le petit bâtiment entre les deux bâtiments en aisle, composé seullement d’un rez de chaussée, contient onze toises un pied de long sur deux toises un pied de large, mesuré hors œuvre des murs de face entre la première cour et le jardin du parterre. Ledit rez de chaussée composé de quatre pièces, dont deux à cheminés, passage commun de la cour au jardin du parterre.<lb/>Les combles des trois grands corps de bâtiments sont en charpente en mensardes, couverts en ardoise avec festage, noues, membrons, chesneaux au pourtoure et tuyeaux de dessente en plomb. Le petit bâtiment entre la cour et le jardin du parterre aussy couvert en ardoise. Le festage couverts en plombs.<lb/>La première cour au milieu desdits bâtiments contient unze toises un pied de long sur neuf toises de large, pavée en pavés de grais, dont les eaux s’écoulent dans la rue par le passage de la grande porte.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonné, avec nos colaborateurs, sans interruption, nous avons signés sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, six du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, six germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés, avons procédé à la continuation de nos opérations ainsi qu’il suit :<lb/>Dans la deuxième et arrière cour, un petit bâtiment sur la rue de douze pieds de long sur quinze pieds de profondeur, composé au rez de chaussée de deux bûchers, une chambre au premier et au second étage.<lb/>Un autre petit bâtiment opposé au susdit dans laditte cour, côté du parterre, de douze pieds de long sur dix huit pieds de profondeur. Au rez de chaussée, deux petittes pièces, chambre au dessus.<lb/>Les combles desdits bâtiments, idem aux précédents.<lb/>Laditte deuxième cour contient huit toises quatre pieds de long sur deux toises trois pieds de large, mesuré dans œuvre, dans laquelle sont des lieux d’aisance et un petit bûcher. Laditte cour pavée en pavés de grais, dont les eaux s’écoulent dans la rue, dans laquelle est aussy une bâche revety en plomb, recevant les eaux d’une conduitte qui amène l’eau à laditte bâche, traversant les bâtiments et cour du grand commun, laquelle conduitte sera suprimé lors de la vente du Grand Commun à l’afleurement du mur qui sépare ladite cour d’avec celle du Grand Commun.<lb/>La bâche dépendra de laditte maison, et la conduitte lors de sa suppression appartiendra à l’adjudicataire du Grand Commun.<lb/>La baye de porte qui est dans le mur de closture qui sépare laditte cour d’avec celle du grand commun, ainsy que les portes qui se trouvent communiquer desdits corps de bâtiments dans celuy du Grand Commun, seront bouché à frais communs entre les deux adjudicataires, et les portes et accessoirs qui ferment lesdittes bayes leurs appartiendront aussy en commun.<lb/>L’adjudicataire des bâtiments dit le Grand Commun sera tenus de faire suprimer un tuyeau de dessente qui reçoit partie des eaux des bâtiments qui tombent dans laditte cour. Le tuyeau de dessente en plomb lui appartiendra par sa supression, de même que réciproquement ils feront cesser la chutte des eaux qui peuvent tomber l’une sur l’autre de leurs bâtiments sur la rue, pour éviter touttes serviturs, n’entendant point la laisser de l’un sur l’autre desdits bâtiments, en se conformant réciproquement à la coutume, si bon leur semble.<lb/>Le corps de bâtiment servant cy devant à l’orangerie contient quatorze toises cinq pieds de longueur sur vingt neuf pieds de largeur, mesuré hors œuvre des murs de face. Composé d’une seulle pièce au rez de chaussée pour serrer les orangers dans l’hyvert, de neuf travée de plancher, éclairée par huit croisées et une porte croisée au milieu, donnant sur le terrein où on dépose les orangers dans l’étée. Une autre petitte porte avec un tembour sous l’escalier d’un petit bâtiment dont sera ci après parlé.<lb/>Le premier étage dudit bâtiment est lembrissé dans les combles, composé de sept chambres, dont quatre à cheminés, parquettée, et trois de carrelée en petit carreaux de terre cuite, éclairée par huit lucarnes sur le terrein dont il vient d’être parlé.<lb/>Le comble en charpente couvert en thuille du pays tel quelle.<lb/>Le terrein entre laditte orangerie et les bâtiments de la surintendance contient quinze toises de profondeur, mesuré dans œuvre, sur quatorze toises et demy de largeur, compris un épaisseur de mur sur le jardin du parterre, dans lequel est une grande porte à deux venteaux. Dans lequel jardin est une bâche en charpente revetie en plomb avec une conduitte en plomb et un robinet en cuivre qui amène l’eau à laditte bâche. Et produit deux cents dix sept toises et demie de superficie, ou seize perches deux toises quatorze pieds, à vingt deux pieds quarré pour perches, et cent perches pour arpent.<lb/>Les petits bâtiments ensuitte, adossés contre celuy de l’orangerie, formant par un bout pan coupée, contienne ensemble quatorze toises et demy de long sur douze pieds six pouces de large, compris un épaisseur de mur, composé au rez de chaussée de quatre petitte pièces dont une à cheminé, un passage pour communiquer à la rue aux Miette.<lb/>Au premier étage, quatre chambres idem, dont deux à cheminées, et de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Au deuxième, deux petittes chambres lembrissées dans une partie.<lb/>Le comble en charpente en apenty couvert en thuille du pays, tel quel, recevant partie des eaux du comble du bâtiment de l’orangerie.<lb/>Le passage publique sous partie dudit petit bâtiment qui joint la rue aux Miettes sera et demeurera publique comme il est actuellement, pour facilier un dégagement du jardin du parterre par la rue aux Miettes.<lb/>L’adjudicataire des bâtiments et dépendances ci-dessus ne poura intercepter ledit passage en aucune manière.<lb/>Un autre petit bâtiment sur la rue aux Miettes, adossé sur le mur pignon du bâtiment de l’orangerie, contient vingt six pieds six pouces de long, mesuré dans œuvre, sur dix sept pieds six pouces de large, compris un épaisseur de mur, composé d’une salle au rez de chaussée, emplacement d’un petit escalier, passage qui communique de laditte rue aux Miettes au jardin du parterre, sur lequel est un cabinet d’aisance, et fosse au dessous.<lb/>Au premier étage, une chambre et cabinet de distribution, même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonné, avec nos colaborateurs, nous avons signés sur les lieux avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, sept du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, sept germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susditset soussignés, avons procédé à la continuation de nos opérations ainsy qu’il suit :<lb/>Nous avons ensuitte oppéré aux calculs de touts les corps de bâtiments énoncés dans le cours du présent. Nous avons reconnu qu’ils contenoient ensemble trois cents cinquante six toises et demy un pied de superficie.<lb/>Les deux cours de la Surintendance contienne ensemble cent vingt deux toises six pieds de superficie ou neuf perches une toise six pieds.<lb/>Et le terrein où on dépose les orangers en été contient seize perches deux toises quatorze pieds de superficie, à vingt deux pieds quarré pour perches et cent perches pour arpent.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonnée, nous avons signés et avons remis à demain, huit du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, huit germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés, avons procédé à la continuation de nos opérations ainsy qu’il suit :<lb/>La bâche en plomb qui est dans la deuxième cour de la Surintendance et celle qui est dans le terrein de l’orangerie, et touttes les conduites en plombs qui se trouvent dans lesdits bâtiments et dépendances leur appartiendront. Quant aux eaux qui viennent aux dittes bâches par les conduittes, comme elles appartiennent à la ville, l’adjudicataire en traitera de gré à gré pour la quantité qu’il en aura besoin avec l’administration municipalle, comme chose à eux appartenante.<lb/>Les croisées du rez de chaussée et des hauts étages qui sont dans le mur de face du premier corps de bâtiment de la Surintendance ci devant désignés, et qui donnent sur les cours et jardins de la maison du citoyen Boutroux Desmarais, ci devant ditte l’hôtel de La Rochefoucault, seronts toutes bouchés au frais de l’adjudicataire desdits bâtiments de la Surintendance à la première réquisition du citoyen Desmarais, ses croisées n’étant que souffrance et n’ayant été permis que volontairement par le propriétaire du ci devant hôtel de La Rochefoucault, et n’étant en aucune manière de servitude. Les croisées et barreaux de fer et autres qui sont dans lesdittes bayes appartiendront à l’adjudicataire desdits bâtiments.<lb/>Touts les murs de closture et de bâtiments qui séparent laditte maison et dépendances d’avec les propriétaires voisins seront et demeureront mitoyens entre lesdits propriétaires jusqu’à la hauteur de dix pieds, ainsi qu’il est fixé par la coutume, s’il n’y a titre contraire.<lb/>Quant aux héberges des bâtiments adossée l’un contre l’autre réciproquement, ils seront mitoyens respectivement jusqu’à la hauteur de leurs héberges actuels.<lb/>Etat des locations de laditte maison et dépendance ainsy que la durée de leurs beaux :<lb/>Les citoyens et citoyennes<lb/>De Briges, logement vaccant.<lb/>Desparbes, trois, six, neuf années, la jouissance commencé le 21 septembre 1793, loué par chaque année la somme de 1650 l.<lb/>Antoine, neuf années, commencé le 1er avril 1793, loué chaque année la somme de 450 l.<lb/>Chabanon, neuf années, le 1er juillet 1793, loué la somme de 500 l.<lb/>Idem, son petit logement, neuf années, le premier nivôse l’an 2ème, loué la somme de 180 l.<lb/>Chupin, neuf années, le 1er juillet 1793, loué la somme de 110 l.<lb/>Quest, neuf années, le 14 nivôse l’an 2éme, loué la somme de 140 l.<lb/>Citoyen Harmensen, neuf années, le 11 nivôse l’an 2ème, loué la somme de 200 l.<lb/>Tostin, neuf années, le 1er janvier 1793, loué la somme de 40 l.<lb/>Levasseur, trois, six, neuf années, le 21 messidor l’an 2ème, loué la somme de 80 l.<lb/>De Bosc, neuf années, le 25 frimaire l’an 2ème, loué la somme de 90 l.<lb/>Orangerie<lb/>Bourdin, trois, six, neuf années, le 24 pluviôse l’an 2ème, loué la somme de 100 l.<lb/>Croustillié, gratis.<lb/>Clerambourg, gratis.<lb/>Total desdittes loccations : 3540 l.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonné, nous avons signé et avons remis à demain, neuf du présent, la continuation des présentes.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy neuf germinal, présent mois, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la suitte des présentes et à la mise au net du plan ci-joint au cabinet.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonné, nous avons signé le présent et avons remis à demain, dix du présent, la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy dix du présent mois, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à continuation de la mise au net du plan cy joint.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, avons signé le présent et remis à demain la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy onze présent mois, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la continuation de la mise au net du plan et des opérations ainsi qu’il suit :<lb/>Après avoir toisé, arpenté et calcul fait de touts les corps de bâtiments, cours, terreins vagues et dépendances énoncés dans la cour du présent, examin fait avec attention de la situation, position de touts ces objets, chacun en leur particulier, de la construction des bâtiments, la nature et qualité des matéreaux qui les composent, nous les avons prisés et estimés, en nos âmes et conscience, ensemble, à la somme de soixante quinze mille livres, valleur intrinsèque du numéraire, dans le cour de l’année mil sept cent quatre vingt dix, cy 75000 l.<lb/>Nous observons que lesdits bâtiments et dépendances ne peuvent utillement ny comodément se partager en plusieurs parties, quelques choses que l’on fasse pour y parvenir, sans préjudicier aux intérêts de la République.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, nous avons clos et finy le présent, ainsy que le plan ci-joint, et avons signés avec le citoyen Guy, commissaire à cet effet.<lb/>A Saint Germain en Laye, ledit jour onze germinal audit an quatrième de la République française, une et indivisible.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1539_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>La Surintendance a été vendue le 23 avril 1798 (4 floréal an 6) à Dominique Audibert et Anne Seimandy, veuve de Nicolas Hostager, de Saint-Germain-en-Laye, pour neuf cent cinquante-sept mille francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 218, n° 336).</p>
              </relatedmaterial>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation du Grand Commun à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">5</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 298, n° 335</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1796</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_1542_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’huy douze germinal, huit heures du matin, et jours suivants, l’an quatrième de la République française, une et indivisible.<lb/>Nous Pierre Hipolitte Lemoyne, premier inspecteur des Bâtiments de la ci devant liste civile à Saint Germain en Laye, et Louis Barthélémy Leveau, expert de l’administration municipalle dudit Saint Germain,<lb/>En vertu de l’arrêté de l’administration du département de Seine et Oise en datte du quatorze pluviôse de l’an quatrième de la République, lequel nous nomme commissaires experts à l’effet de faire la prisée, estimation, division, distraction s’il y a lieu, levé de plans pour parvenire aux divisions des objets, chacun en leur particulier, de tous les bâtiments, châteaux, cours, jardins, places vagues et autres dépendants de la ci devant liste civile audit Saint Germain, et ce conjointement avec le commissaire nommé par l’administration municipalle dudit Saint Germain, ainsi qu’il est énoncé par l’arrêté du département,<lb/>En conséquence, nous experts susdits et soussignés, en présence du citoyen Guy, commissaire et membre de l’administration municipalle, nommé par son arrêté du vingt un ventôse dernier, nous sommes transporté en la maison et dépendances ci devant ditte le Grand Commun, où étant, nous avons opéré de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Premièrement<lb/>Nous avons pris connoissance du local dudit corps de bâtiment, cours et dépendance d’après la levée du plan général, dont nous nous occupons.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sans interruption avec deux colaborateurs, et avons signés avec le citoyen Guy, commissaire, et ensuite nous avons remis à demain, treize du présent, huit heures du matin, la continuation de nos oppérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Aujourd’huy treize germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la continuation de la levée du plan.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, avec nos colaborateurs, nous avons signés sur les lieux, avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, huit heures du matin, la continuation des présentes.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, quatorze germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons achevé la levée du plan sur les lieux, ainsy qu’il suit.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir sonné, avec nos colaborateurs, nous avons signé avec le citoyen Guy, commissaire, et avons remis à demain, quinze du présent, huit heures du matin, la continuation de nos opérations pour la désignation des lieux.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy quinze germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la désignation des lieux ainsy qu’il suit :<lb/>Le grand corps de bâtiment et dépendance tient d’un côté, au nord, à la Surintendance, d’autre côté et d’un bout au couchant, en deux sens, à la rue de la Surintendance et à la place de la Paroisse ou château d’eau de distribution pour partie des bâtiments de la ci devant Liste civile, d’un bout, au levant, au jardin du parterre, et d’autre côté, sa grande face, au midy, sur la place du Château où est sa principalle entrée.<lb/>Ledit corps de bâtiment contient vingt une toises de longueur sur huit toises deux pieds de largeur, mesuré hors œuvre, composé au rez de chaussée d’un passage de grande porte de la place à la première cour, à main droite du passage, une entichambre, emplacement d’un petit escalier, quatre chambres à cheminées, plusieurs cabinets de distributions ; au dessous desdittes pièces sont plusieurs berceaux de caves divisée en plusieurs parties avec dessente en pierre.<lb/>A main gauche du passage, emplacement d’un grand escalier, deux salles à cheminés, deux autres pièces servant actuellement de bûcher, divisée en plusieurs parties.<lb/>Au dessus du rez de chaussée, un petit entresolle de même superficie divisée en plusieurs parties, de chambres, alcôve et cabinets.<lb/>Au premier étage, huit chambres à cheminées et plusieurs cabinets de distributions, et plusieurs alcôves de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Le deuxième étage idem, sauf différents changements de cloisons simple de distributions.<lb/>Le troisième étage idem, avec un corridor au milieu dans toutte la longueur pour communiquer aux différents appartements.<lb/>Le comble en charpente formant pavillon, couvert en ardoise, les festages, noue, membrons, chesneaux en plombs au pourtour, plusieurs tuyeaux de dessente en plombs et en fer avec leurs cuvette.<lb/>A main droitte en entrant par le passage qui donne sur la place du vieux château, dans le fond de la cour, un petit bâtiment de forme irrégulière, mesuré en plusieurs parties, contenant ensemble dix huit toises de superficie, composé au rez de chaussée de plusieurs petittes pièces de différentes distributions, emplacement d’escalier ; au dessus du rez de chaussée, une petitte entresolle de différente distributions.<lb/>Au premier étage dudit entresolle, plusieurs pièces de différentes distributions, de même superficie, et un petit étage bas au dessus du susdit.<lb/>Le comble en charpente au dessus, aussy en pavillon, couvert en ardoise, le festage et chesneaux en plomb au pourtour, dont partie des eaux tombent par une dessente en plomb dans la petitte cour de la Surintendance.<lb/>L’adjudicataire dudit Grand Commun sera tenu de retirer ces mêmes eaux qui tombent dans la petitte cour de la Surintendance pour ne laisser aucune servitude d’une maison sur l’autre, et le tuyeaux de dessente en plomb qui reçoit les eaux lui appartiendra.<lb/>A main gauche en entrant dans la cour est une grande écurie adossé sur le mur de le rue de la Surintendance, laquelle contient douze toises de long sur trois toises trois pieds de large, mesuré hors œuvre.<lb/>Au premier étage, plusieurs greniers et petittes chambres de distribution.<lb/>A côté de laditte écurie, emplacement d’un petit escalier et petitte chambre attenant joignant le grand bâtiment, le tout de trois toises de long sur trois toises de large, réduit.<lb/>Un passage au dessous desdittes chambres qui communique de la grande cour à la petite cour sur la rue de la Surintendance.<lb/>La grande cour au milieu desdits bâtiments contient dix toises de long, réduit et compensé, sur six toises et demy de large, mesuré par son milieu, dans laquelle sont deux remises.<lb/>Une petitte cour particullière, séparé par un mur de la grande partie, et un espace de petit bûcher attenant.<lb/>La porte qui est dans le mur de closture qui communiqe de laditte petitte cour dans celle de la Surintendance sera bouché à frais commun entre les deux adjudicataires, tant du Grand Commun que de la Surintendance attenant, et ls portes qui se trouveront communiquer du Grand Commun dans les bâtiments de la Surintendance seronts aussy bouché à frais commun, et les portes et accessoirs qui sonts dans lesdittes bayes leurs appartiendront aussy en commun, et ce pour faire cesser touttes servitudes.<lb/>Comme aussy parties des eaux de la croupe de la grande écurie se joignant l’un et l’autre des deux bâtiments par un chesneau, ils feront cesser réciproquement touttes servitudes en ce conformant à la coutume.<lb/>Une petitte cour donnant sur la rue de la Surintendance et place de la Paroisse contient trois toises de long sur deux toises et demye de large, réduit et compensé, dans laquelle est un cabinet d’aisance et petit bûcher attenant. Lesdittes cours sont pavée en pavés de grais dont les eaux s’écoulent par une porte bâtarde dans la rue de la Surintendance.<lb/>Sur le mur de pignon en face de la nouvelle église est une ancienne remise timbré B sur le plan, formant actuellement boutique et accessoire en augmentation faite par le locataire sous la condition qu’il ne poura rien détruire de ses augmentations. Au premier étage, plusieurs chambres de distributions, comble au dessus couvert en ardoise, laquelle contient dix huit pieds de long sur quinze pieds de large, et fait partie de laditte propriété.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, nous avons signés et remis à demain la continuation de nos opérations.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Aujourd’huy, seize du présent mois, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la continuation de nos opérations ainsy qu’il suit :<lb/>Après toise et calculs faits, nous avons reconnu que touts les corps de bâtiments contenoient ensemble deux cents quarente quatre toises de superficie,<lb/>Les deux cours ensemble soixante douze toises et demie de superficie.<lb/>Etat de la loccation et des loccataires qui occupent ladite maison<lb/>Scavoir<lb/>Commité révolutionnaire : vaccant<lb/>Citoyen Mastrick, neuf années commencé le 16 floréal l’an deuxième, loué par année la somme de 80 l.<lb/>Citoyen Prumelet Dulion, trois, six, neuf années, commencé le premier janvier 1793, loué la somme de 100 l.<lb/>Citoyen Gosse, trois, six ou neuf années, le 4 ventôse l’an troisième, loué la somme de 185 l.<lb/>Citoyen Danglemont, neuf années, le huit germinal l’an deuxième, loué 400 l.<lb/>Citoyen Lafarre, neuf années, le 23 juillet 1793, loué 250 l.<lb/>Citoyen Bianchi, trois, six, neuf années, le 14 nivôse l’an 3e, loué 405 l.<lb/>Citoyen Schrapff, trois, six, neuf années, le vingt trois juillet 1793, loué la somme de 90 l.<lb/>Citoyen Lecourt, neuf années, le vingt trois juillet 1793, loué 27 l.<lb/>Citoyen Marion, trois, six, neuf années, le vingt cinq septembre 1793, loué la somme de 390 l.<lb/>Citoyen Caron, bijoutier, 9 années, le 1er avril 1793, loué 66 l.<lb/>Total de la loccation : 1993 l.<lb/>Après avoir vacqué à ce que desss depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, avons signé et remis à demain la continuation des présentes.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Aujourd’hui, dix sept germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la mise au net du plan et calculs au cabinet.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, avons signés et remis à demain, huit heures du matin, la continuation des présentes.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy<lb/>Ce jourd’huy, dix huit germinal, huit heures du matin<lb/>Nous experts susdits et soussignés avons procédé à la continuation de nos oppérations ainsy qu’il suit :<lb/>Nous observons que laditte maison et dépendances ne peut utillement ny comodément se partager, quelques choses que l’on fasse pour y parvenir, sans préjudicier aux intérêts de la République.<lb/>Tous les tuyeaux et conduitte de plombs qui se trouveront dans l’intérieur dudit bâtiment et dépendance appartiendront à l’adjudicataire de laditte maison, jusqu’au nue des murs qui le séparent d’avec les voisins.<lb/>Quant aux eaux qui passent dans lesdittes conduittes, comme elles appartiennent à la commune, l’adjudicataire en traitera de gré à gré avec l’administration municipalle de laditte commune, comme choses à eux appartenants.<lb/>Tous les murs de closture et de bâtiments qui séparent laditte maison et dépendance d’avec les voisns seronts et demeureronts mitoyens entre lesdits propriétaires jusqu’à la hauteur de dix pieds, ainsi qu’il est fixé par la coutume, s’il n’y a titre contraire.<lb/>Quant aux héberges des bâtiments adossés l’un contre l’autre réciproquement, ils seront mitoyens respectivement jusqu’à la hauteur de leurs héberges actuel.<lb/>Après visitte et examin fait avec attention desdits bâtiments et dépendances, leur position, situation, la nature et qualité des matériaux qui compose le grand corps de bâtiment, sa construction et solidité, et aussy eu égard à la difficulté de la location pour la grande hauteur des étages, nous les prisons et estimons ensemble, en nos âmes et consience, à la somme de quarente cinq mille livres, valeur intrinsèque en numéraire, dans le cour de l’année mil sept cent quatre vingt dix, cy 45000 l.<lb/>Après avoir vacqué à ce que dessus, ains que la mise au net du paln cy joint au cabinet, depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, nous avons clos le présent procès verbal et signés avec le citoyen Guy, commissaire à cet effet.<lb/>A Saint Germain en Laye, ledit jour, dix huit germinal, audit an quatrième de la République française, une et indivisible.<lb/>Lemoyne, Leveau, Guy »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Grand Commun</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Le Grand Commun a été vendu le 23 avril 1798 (4 floréal an 6) à Jean-Jacques Noury pour sept cent trois mille francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 276, n° 335).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un pavillon et de terrains en terrasses ayant fait partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 198, n° 640</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">19 juin 1796</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1544_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le premier messidor<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par l’administration centrale de Seine et Oise, suivant sa commission en date du vingt sept messidor audit an, enregistrée audit Saint Germain le vingt neuf dudit mois, et Antoine Jean Bouthsone Desmarais, architecte demeurant aussi à Saint Germain, rue de la Vesserie, expert nommé par le citoyen Rougane, demeurant aussi audit Saint Germain, rue du Vieil Abreuvoir, n° 4, par la soumission souscritte en son nom par le citoyen Maheux, son fondé de pouvoir, d’acquérir le bien national dont il sera cy après parlé en date du vingt huit floréal dernier, à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital sur le pied de 1790 du bien national cy après désigné,<lb/>Nous déclarons, moy Leveau que je ne suis ny parent ny allié du soumissionnaire, et que je ne suis directement ny indirectement intéressé dans la vente de l’objet soumissionné, et moy Desmarais a fait la même déclaration que cy dessus, ny parent de l’expert du département,<lb/>Nous sommes en conséquence de la dite commission à nous donnée transporté à neuf heures précises du matin chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale de la commune de Saint Germain en Laye, qui nous a acompagné dans un pavillon et dépendance provenant des biens de la cy devant liste civile, au cy devant château neuf, audit Saint Germain, occupée par ledit citoyen Rougane,<lb/>Où étant, nous avons trouvé le citoyen Rougane, qui nous a remis un bail dudit pavillon passé par le citoyn Lesuil, receveur de la cy devant liste civile, pour le prix et somme de cent livres par chaque année en date du quinze floréal de l’an second, dont la jouissance a commencé le premier dudit mois de floréal, et homologué au cy devant district le dix neuf dudit mois floréal, et aussi enregistré audit Saint Germain le vingt trois dudit par Lequoy.<lb/>Nous avons procédé en présence dudit citoyen Rougane et avons reconnu que ledit pavillon et dépendance tiennent d’un côté au levant à la première rempe en maçonnerie qui descend dans les terreins du château neuf, d’autre côté au couchant au bâtiment et jardin du boulingrin occupé par le citoyen Bardelle, d’un bout au midy aux terres et vignes de plusieurs particuliers, d’autre bout au nord sur les terreins vagues dudit château neuf où est la principale entrée dudit pavillon et dépendance, dont une partie de terrein vague où est la dite entré a été soumissionnée par le citoyen Violette, sur lequel terrein il est nécessaire d’y observer l’entrée pour ledit pavillon et dépendance, par un passage de grande porte qui soit suffisamment large pour pouvoir y tourner une grande voiture, vu que près l’entrée sur ledit terrein du citoyen Rougane ce pasage de voiture formeroit cul de sac au bout dudit pasage, lequel passage doit avoir vingt quatre pieds de large aud ans œuvre de murs, si ledit soumissionnaire dudit pavillon et dépendance ainsi que le soumissionnaire du terrein vague vouloient se clore l’un ou l’autre à partire de l’angle du pavillon jusqu’à l’extrémité de ladite terrasse d’enbas, ils ne le pourroient faire que depuis le mur du fond des niches, et l’épaisseur dudit mur sera prise alors sur le terrein vague pour ne point laisser de porte à faux.<lb/>Ledit pavillon contient vingt huit pieds de long sur vingt huit pieds de large mesuré hors œuvre. Composé d’une seule pièce au rez de chaussée très haute et un souterrein au dessous de ladite pièce, lesdites pièces sans cheminé.<lb/>Le comble en charpente couvert partie en ardoise, partie en thuille.<lb/>Entre ledit pavillon et les bâtimens du ci devant château neuf, occupée par le citoyen Bardelle, est une petite terrasse plantée de douze tilleuls en avenue de peu de valeur, laquelle contient treize toise un pied de long sur vingt un pied neuf pouces de large, compris une épaisseur de mur de terrasse, et moitié de l’épaisseur du mur mytoyen avec le terrein vague.<lb/>Le jardin ensuite formant terrasse contient quarante cinq toises un pied six pouces de long, mesuré du dans œuvre au hors œuvre, sur treize toises dix pieds de large, mesuré idem, dans lequel est un bassin qui recevoit l’eau pour arroser ledit jardin, de neuf pieds de diamettre et deux pieds six pouces de profondeur, doublé en plomb.<lb/>La dernière terrasse au dessous de la susdite, se prolongeant au-delà du pavillon, le long du terrein vague où est son entrée, contient soixante onze toises quatre pieds six pouces hors œuvre des murs, sur quatorze toises un pied de large, dans lequel est un bassin de dix sept pieds de diamettre sur deux pieds de profondeur doublé en plomb. Sur laditte terrasse est aussi l’emplacement du pavillon ci devant dit.<lb/>Dans le bout de ladite terrasse est une porte batarde de sortie sur le terrein vague, près la première rampe, essentiele pour l’exploitation desdites terrasses, laquelle exploitation ne peut se faire qu’avec des chevaux de somme vu la rapidité du terrein.<lb/>Après toisée et calcul fait, nous avons reconnu que le pavillon contenoit vingt une toises et demi dix pieds de superficie.<lb/>Nous avons aussy reconnu que les trois terrasses cy énoncées contenoient ensemble quinze cents vingt cinq toises de superficie, déduction faite de l’emplacement du pavillon, ou un arpent treize perches un quart de perche deux toises et demi, à vingt deux pieds quarré pour perche et cent perches pour arpent.<lb/>Après calcul et oppération faite des objets énoncés dans le cour du présent, chacun en leur particulier, nous les avons analisés sommairement, considérant leur position, situation, l’éloignement de la ville, leur construction, la nature et qualité des matériaux, leur vétusté par déffaut d’entretien. D’après les examens, nous évaluons et estimons ledit pavillon et lesdites terrasses valoir au cour de l’année 1790 à la somme de trois cents livres de revenu annuel, cy 300 f.<lb/>Qui multipliée par dix huit au terme de la loi, en bâtimens et usine, donne en capital la somme de cinq mille quatre cents francs, cy 5400 f.<lb/>Pour mémoire<lb/>Tous les murs qui partagent lesdites propriétés d’avec les voisins seront et demeureront mitoyen jusqu’à la hauteur de leurs éberges actuels.<lb/>Les trois portes qui sont dans les murs mitoyens ainsi que la petite croisée du rez de chaussée seront bouché en mur plain de tout son épaisseur par ledit soumissionnaire, auquel les fermetures et accessoires qui sont dans lesdites bayes appartiendront.<lb/>La partie d’égout du comble du pavillon du château neuf, qui tombe sur la petite terrasse, restera comme elle est actuellement jusqu’à ce qu’il plaise audit soumissionnaire de faire élever au dessus dudit égout, et s’il arrivoit une surélévation, le propriétaire dudit pavillon du château neuf seroit obligé de retirer ses eaux chez lui.<lb/>La grille d’apui formant balcon en saillie sur le mur de terrasse à côté de la porte de communication existante actuellement appartiendra audit soumissionnaire jusqu’à neuf pouces du nud dudit mur, ainsi que les dalles qui sont sous ladite grille, le tout étant en saillie sur sa propriété.<lb/>Les tuyeaux de conduitte, soit en fer ou autre matière qui amènent l’eau aux bassins appartiendront en toute propriété audit soumissionnaire, et attendu que lesdites conduittes passent sous une autre propriété et qu’elles paroissent ne servire qu’audit soumissionnaire, il lui sera libre de la relever à partir de l’embranchement qui se trouve dans le regard au dessous de la fontaine publique dudit château neuf pour la placer dans le chemin qui lui sera désigné pour arriver à sa propriété.<lb/>A l’égard des eaux qui passent dans lesdites conduittes et qui sont interceptées depuis deux ans par des fuittes inconnues, ledit soumissionnaire en traitera de gré à gré avec la commune, qui en est propriétaire, pour la quantité qu’il en désirera.<lb/>Le citoyen commissaire du directoire exécutif nous a observé qu’il étoit contraire aux intérêts légitimes de la République que le terrein vague soumissionné par le citoyen Violette lui fut accordé en entier, puisqu’étant indispensable, comme nous l’avons décidé plus haut, de donner au citoyen Roganne un chemin de vingt quatre pieds de large dans le terrein pour arriver à son pavillon, il s’ensuivait que ce chemin, qui prendroit une assez grande portion dudit terrein, ne pouroit être estimé ni dans le lot du citoyen Roganne, ny dans celui du citoyen Violette, et que le prix en seroit conséquemment perdu pour la République, qu’en outre ce chemin de vingt quatre pieds, devant être pris au milieu dudit terrein vague, le partageroit par moitié, ce qui diminuroit beaucoup sa valeur et causeroit un nouveau préjudice, que d’ailleurs la portion qui se trouveroit au-delà du chemin, se trouvant détaché de toutes parts des objets soumissionnés par le citoyen Violette, lui seroit de toute inutilité,<lb/>Que pour prévenir ces deux genres de préjudice, et qui seroint d’aillieurs sans objets, comme il vient de l’expliquer, il pense que sur ce terrein vague contenant douze toises au pied de large en partant du fond des niches qui sont dans le mur de terrasse, il conviendroit en donner vingt pieds de large dans toute sa longueur au citoyen Violette à partir du mur de face de l’ancienne gallerie du château neuf, qu’il a soumissionné, pour le mettre à même de conserver les vues droites qui sont audit mur, et que le surplus de ce terrein soit donné au citoyen Rouganne en en payant la valeur sans aucune déduction du chemin de vingt quatre pieds dont il a été cy devant parlé, lequel chemin ne lui seroit plus fourni au dépend de la République, mais au contraire il se le fourniroit lui-même dans cette portion de terrein, qui auroit huit toises cinq pieds de large,<lb/>Que se fondant sur ces motifs, qu’il soumoit toutesfois à la décision de l’administration départementale, et pour la mettre d’autant plus à même de prononcer définitivement à cet égard, il nous requéroit de constater provisoirement la quantité précise du terrein qu’il propose de distraire de la soumission du citoyen Violette pour l’ajouter à celle du tioyen Rouganne et d’en fixer de même provisoirement le prix.<lb/>Sur quoi nous, experts susdits, après avoir pesé les observations du citoyen commissaire du directoire, déclarons unanimement que nous les regardons comme présentant une utilité démontrée en faveur de la République, et déférant à son réquisitoire, après que le citoyen Rouganne nous a déclaré qu’il en consentoit l’effet, nous avons provisoirement, et sauf l’aprobation du département, mesuré la portion dudit terrein vague à donner au citoyen Rouganne et à prendre au-delà des vingt pieds qui en seroient laissés au citoyen Violette le long des murs de la gallerie, et avons trouvé qu’elle contient vingt quatre perches à partir de la partie du mur comprisdans le lot du citoyen Rouganne et tenant à son pavillon jusqu’au chemin qui traverse au milieu du ci devant château neuf, où il doit être laissé une largeur de rue, laquelle portion de terrein tient d’un côté couchant en surplus dudit terrein à laisser au citoyen Violette, de l’autre au mur de terrasse du lot du citoyen Rouganne, d’un bout nord la rue projettée, et d’autre audit mur tenant au pavillon Rouganne.<lb/>Nous estimons unanimement que ladite portion de terrein, vu l’utillité qu’elle donnera au lot du citoyen Rouganne, vaut un revenu de cinquante francs par an au valeur de 1790, cy 50 f.<lb/>Laquelle somme multipliée par dix huit fois comme réputé cour ou jardin adjassant audit pavillon donne la somme de neuf cent francs de capital, cy 900 f.<lb/>Et pour rendre le présent avis plus sensible, nous avons dressé ici en marge le plan figuratif dudit terrein dans la suposition dudit avis.<lb/>Dont et de tout ce que dessus nous avons fait et rédigé le présent notre procès verbal que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience, après avoir opéré pendant ce jourd’huy, et a le commissaire du directoire exécutif, le citoyen Rouganne soumissionnaire, signé avec nous après lecture faitte.<lb/>Signé Boutheron, Desmarais, Leveau, Rouganne »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1544_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 8 septembre 1796 (22 fructidor an 4) à Claude Rougane, de Saint-Germain-en-Laye, pour six mille trois cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 173, n° 640).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation de la conciergerie du chemin neuf à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 192, n° 374</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1796</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1547_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
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                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an quatre de la République française, une et indivisible, le dix neuf messidor<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, entrepreneur de bâtimens demeurant à Saint Germain en laye, rue des Ecuyers, expert nommé par délibération de l’administration centrale du département de Seine et Oise en date du quinze de ce mois, enregistré à Saint Germain en Laye par Lequoy le dix sept du même mois, et Pierre Hypolite Lemoyne, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, place du Jeu de Paulme, expert nommé par le citoyen Louis Charles Guy, demeurant audit Saint Germain, suivant sa soumission d’acquérir le bien national dont il sera parlé ci après en date du vingt deux floréal dernier,<lb/>Nous sommes, en vertu desdittes commission et soumission, transportés ce jourd’huy, neuf heures précises du matin, chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale de cette commune, que nous avons invité de se rendre et qui s’est rendu avec nous dans la maison connue sous le nom de conciergerie du chemin neuf passant par le Boulingrin, provenant de la ci devant Liste civile, à l’effet d’estimer les bâtiments, cour et jardin composant ladite maison et un arpent de terre y attenant et formant l’un des quatre quarrés de la place du ci devant château neuf, constater la situation et la consistance de ces biens, et en fixer le revenu sur le pied de la valeur de 1790, et ce conformément au sixième alinéa du paragraphe premier de la loi du six floréal, ainsi qu’il est énoncé dans la commission délivré par le département au citoyen Leveau, l’un de nous experts susdits.<lb/>Où étant, dans laditte conciergerie, nous avons trouvé le citoyen Guy, soumissionnaire, qui habite ladite maison, lequel nous a déclaré qu’il resteroit présent à nos opérations. Avant de les entamer, nous croyons devoir déclarer, savoir moi Louis Barthélémy Leveau que je ne suis parent ni allé du soumissionnaire ni de l’expert qu’il a nommé, et que je ne suis intéressé directement ni indirectement dans la vente des objets soumissionnés, et moi Lemoyne que je ne suis également ni parent ni allié dudit soumissionnaire ni de l’expert nommé par l’administration centrale du département de Seine et Oise, et que je ne suis intéressé directement ni indirectement dans la vente dudit bien national.<lb/>Et de suitte, ayant parcouru les différentes pièces composant la maison et bâtimens dont il s’agit, après avoir examiné l’état des lieux, les matières employés pour leur construction, la longueur, largeur et hauteur desdits bâtiments, leur emplacement et leur distribution, leur clôture et leurs accès, et mesuré les terreins qui en dépendent, nous avons reconnu que ladite maison, bâtimens, jardin et dépendances tiennent d’un côté, au couchant, aux murs des jardins occupés par les citoyens Antoine et Lemoyne, et aussy à la place du vieux château, d’autre côté, au levant, au chemin qui longe le jardin du boulingrin entre les deux grilles et à celui qui traverse la place entre les deux châteaux, d’un bout, au midy, à un passage qui conduit au terrein du chenil, d’autre bout, au nord, à la rampe qui borde le chemin conduisant du vieux château au château neuf.<lb/>Que le corps de bâtiment principal contient dix toises de long sur cinq toises neuf pouces de large, mesuré hors œuvre, qu’il est composé au rez de chaussée d’une antichambre, salle à manger, moyen sallon, chambre à coucher, cabinet attenant, chacune de ces pièces avec cheminés, lieux d’aisance, corridor et emplacement d’escalier. Au dessous d’une partie desdites pièces sont deux caves et deux caveaux ceintrés en moilon avec descente en pierre.<lb/>Au premier étage, une antichambre, quatre chambres à cheminées et plusieurs garderobes, le tout de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Dans les combles, trois petittes chambres lambrissées servant à coucher des domestiques, et à la suitte un petit grenier.<lb/>Le comble en charpente couvert en ardoise, partie en mansardes, partie à la françoise.<lb/>En face dudit corps de logis sont plusieurs petits bâtiments contenant ensemble dix toises de long sur neuf toises de large, mesurés hors œuvre, au milieu desquels est une petite cour de cinq toises deux pieds de long sur trois toises de large.<lb/>Lesdits bâtimens composés au rez de chaussée d’une cuisine, d’une office, garde manger, fournil, bûcher, écurie et deux remises.<lb/>Au dessus, plusieurs chambres lambrissées et greniers de même superficie.<lb/>Le comble en charpente couvert en thuiles du pays.<lb/>La cour principale contient dix toises de long sur neuf toises trois pieds de large, mesuré dans œuvre, pavée de grais, ayant son entrée par une grande porte à deux venteaux avec guichet, ouvrant sur le chemin entre les deux grilles.<lb/>Au-delà de ladite cour, est une basse cour de dix toises de long sur huit toises un pied de large, mesuré dans œuvre, dans laquelle est aussy une porte de sortie sur ledit chemin. Laditte basse cour pavée en partie en pavé de rabot, et dans laquelle se trouve un hangard en apentis couvert en thuille du pays.<lb/>Ensuitte desdits bâtiments, cour et basse cour est un jardin clos de murs de trente deux toises un pied de long, compris une épaisseur de mur, sur vingt toises de large, mesuré dans œuvre, ayant une sortie sur le terrein dont il va être parlé. Au milieu dudit jardin est un bassin circulaire en pierre, et à l’extrémité dudit jardin un petit réduit couvert en ardoise.<lb/>Le terrein attenant le grand corps de logis et le jardin ci-dessus désigné est clos de murs de deux côtés, et des deux autres côtés il est fermé par une portion de rampe en pierre de taille et par une haye sèche. Il forme l’un des quatre quarrés de la place entre les deux châteaux et contient trente huit toises deux pieds de long sur trente une toise deux pieds de large, sur lequel terrein se trouvent les jours, égouts et porte de sortie des maison et jardin susmentionnés, et en forme par cette raison une dépendance nécessaire aux terme de la coutume.<lb/>Après toisé et calculs faits de touts les objets énoncés ci-dessus, nous avons reconnu que les bâtimens, contiennent ensemble cent vingt cinq toises neuf pieds de superficie.<lb/>Les cour et basse cour, ensemble cent quatre vingt douze toises et demie six pieds de superficie, ou quatorze perches un quart de perche une toise trois pieds, à raison de vingt deux pieds quarrés pour perches et cent perches pour arpent.<lb/>Le jardin six cent quarente trois toises douze pieds ou quarente sept perches trois quarts de perche une toise treize pieds de superficie.<lb/>Le terrein attenant, clos de murs et de hayes sèche, contient douze cent une toise quatre pieds ou quatre vingt neuf perches un quart de perche une toise sept pieds de superficie.<lb/>Et pour nous conformer dans notre estimation à la commission qui nous a été délivré par l’administration centrale du département, par laquelle nous sommes chargés 1° d’évaluer ledit domaine conformément au sixième alinéa du paragraphe 1er de la loi du six floréal, 2° de mentionner dans notre procès verbal le nom du citoyen qui occupe actuellement laditte propriété et à quel titre il en jouit, nous déclarons que nous avons acquis la certitude qu’elle est occupée par Louis Charles Guy et Margueritte Imbert, sa femme, en qualité de concierge de la ci devant conciergerie du chemin neuf passant par le boulingrin, et comme ayant construit à leurs frais et même très récemment la majeure partie des bâtimens et touts les accessoires et embelissemens qui donnent quelque prix à cette habitation, et le citoyen Guy nous a requis d’examiner les mémoires et pièces justificatives de ses dépenses qu’il a produites au département et qui se sont trouvés jointes à la commission en vertu de laquelle nous opérons, ainsi que les deux pétitions qu’il a présentées au département, lesquelles y seront renvoyés avec notre présent procès verbal, comme le porte notre commission, nous experts susdits déclarons que, vérification faites des objets énoncés auxdits mémoires, nousen avons reconnu l’identité avec les constructions à neuf, augmentations et embellissemens que le soumissionnaire a fait faire à ses frais dans ledit domaine national, pour quoy, en nous conformant comme il nous est prescrit au sixième alinéa du paragraphe de la loi du six floréal portant que la valeur des biens grevés d’usufruit sera réglé à la moitié du prix auquel le bien auroit été évalué s’il n’eût pas été grevé d’usufruit, nous sommes d’avis que la moitié du revenu annuel des objets susmentionnés valoit en 1790 cinq cent quatre vingt trois livres cinq sols huit deniers, cy 583 l. 5 s. 8 d.<lb/>Laquelle somme, multipliée par dix huit conformément à la loi, donne en capital celle de dix mille cinq cent francs, faisant moitié de celle à laquelle ledit bien auroit été évalué s’il n’eut pas été grevé d’usufruit, cy 10500 f.<lb/>Et de tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé notre présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience, après avoir opéré pendant deux jours consécutifs, et a le commissaire du directoire exécutif et le citoyen Guy, soumissionnaire, signé avec nous après lecture faite, ce jourd’huy vingt messidor, l’an quatre de la République française.<lb/>Leveau, Guy<lb/>Lemoyne, Ferant »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <p>Ces objets ont été vendus le 16 août 1796 (29 thermidor an 4) à Louis-Charles Guy, de Saint-Germain-en-Laye, pour dix mille cinq cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 172, n° 374).</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un jardin attenant à la conciergerie du chemin neuf à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
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                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">8 juillet 1796</unitdate>
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                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le vingt messidor<lb/>Nous Jean Pierre Nicolle, demeurant à Chatou, expert nommé par délibération de l’administration du département de Seine et Oise en date du onze de ce mois, enregistré à Saint Germain en Laye le dix neuf dudit mois, et Pierre Hypolite Lemoyne, architecte, demeurant à Saint Germain en Laye, place du Jeu de Paulme, expert nommé par le citoyen Louis Charles Guy, demeurant dans laditte commune, suivant sa soumission d’acquérir le bien national cy après désigné en datte du premier prairial dernier, à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital sur le pied de 1790 dudit bien national,<lb/>Nous sommes en conséquence de ladite commission à nous donné par laditte administration transportés en la commune de Saint Germain en Laye, canton du même nom, à neuf heures du matin, chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle de laditte commune, qui nous a accompagné dans un petit jardin clos de murs provenant de la ci devant liste civile, tenant d’un côté au levant aux murs de closture du jardin de la conciergerie du chemin neuf, d’autre au couchant aux bâtiments et jardin du chenil, d’un bout au midy aux murs de l’ancien ébat du chenil, et d’autre bout au nord aux murs du jardin du citoyen Lemoine, et aussy en la présence du citoyen Guy, soumissionnaire dudit jardin. Où étant, et après avoir examiné l’état des lieux, nous avons reconnu que ledit jardin contenoit trente deux toises de longueur sur seize toises un pied de largeur, compris moitié de l’épaisseur des murs qui seront mitoyens avec les voisins, dans lequel jardin est une partie formant hache en avant de huit toises cinq pieds de long sur deux toises de large, dont les murs seront aussy mitoyens, dans lequel est aussy un petit bâtiment bas de trois toises cinq pieds de long hors œuvre sur une toise cinq pieds de large, composé d’une reserre, une petitte voûte à côté, un four au dessus à cuir du pain, qui a son entrée par dedans le chenil, laquelle sera bouché aux frais du citoyen Guy, le comble en apenty en charpente au dessus, couvert en thuille, et adossé contre le mur du chenil. Ledit jardin est clos de murs de toutes parts et est divisé en quatre petits quarrés plantés, sur les bordures, de quelques arbres fruitiers basse tiges. Au centre desdits quarrés est un bassin circulaire, revêtu en plomb, de quatre pieds un pouce de diamettre sur deux pieds quatre pouces de profondeur. Ledit jardin a son entrée par le terrein occupé par le citoyen Guy.<lb/>Après toisé et calculs faits de la superficie dudit jardin, nous avons estimé qu’il contient quatre cents quatre vingt dix neuf toises quatorze pieds de superficie, ou trente sept perches deux toises de superficie, à vingt deux pieds quarrés pour perche.<lb/>Nous avons aussy reconnu qu’il y avoit trois croisées des bâtiments du chenil et une lucarne qui tiroit leurs jours sur ledit jardin, lesdittes croisées de trois pieds à quatre pieds en quarrée, dont deux avec barreaux de fer, et la lucarne de environ trois pieds de large sur cinq pieds de haut, et un petit jour à côté d’un carreau de verre, et une partie d’égout de comble desdits bâtiments, dont le citoyen Guy, soumissionnaire, nous a déclaré que lesdittes vues et égouts ne portoient aucun préjudice à sa propriété et qu’ils resteroient dans l’état où ils sont actuellement.<lb/>Pourquoy, considérant la situation dudit jardin, la nature et qualité du terrein, l’état actuel des murs de closture qui sont presque tous à réparer, nous sommes d’avis que ledit jardin et petit bâtiment valloit en 1790, en revenu annuel, la somme de deux cents vingt livres de loyer, qui multiplié par dix huit, conformément à la loy, donne en capital la somme de trois mille neuf cents soixante francs, cy 3960 francs<lb/>Total en revenu, deux cents vingt francs : 220 francs<lb/>Et en capital, trois mille neuf cents soixante francs, cy : 3960 francs<lb/>Déclarons, savoir moy Nicole que je ne suis parent ni allié des soumissionnaires ny de l’expert qu’il a nommé, et que je ne suis intéressé directement ni indirectement dans la vente de l’objet soumissionné, et que moy Lemoyne ne suis non plus parent ni allié dudit soumissionnaire ni de l’expert nommé par l’administration centralle du département de Seine et Oise et que je ne suis intéressé ni directement ny indirectement dans la vente dudit bien.<lb/>Déclarons en outre que nous avons acquis la certitude que ledit jardin est cultivé par le citoyen Antoine au moyen d’un bail compris dans celuy de l’appartement qu’il occupe à la Surintendance, et qu’il n’a pas de prix fix de loyer dudit jardin, lequel bail est de neuf années dont la jouissance a commencé le premier nivôse de l’an deuxième.<lb/>Et de tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé le présent procès verbal, que nous affirmons en notre âme et conscience sincère et véritable, après avoir opéré pendant ce jourd’huy.<lb/>Et a le commissaire du directoire exécutif et le citoyen Guy, soumissionnaire, signé avec nous après lecture faite, les jour, mois et an que dessus.<lb/>Lemoyne, Nicolle<lb/>Ferant, Guy »</p>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <p>Ce jardin a été vendu le 29 juillet 1796 (11 thermidor an 4) à Louis-Charles Guy, de Saint-Germain-en-Laye, pour trois mille neuf cent soixante francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 171, n° 211).</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation du logement de l’inspecteur des Bâtiments à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78"> Q 204, n° 836</unitid>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le vingt quatre messidor<lb/>Nous Louis Barthelemy Leveau, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par l’administration central du département de Seine et Oise et par la commission qui nous a été envoyé en datte du douze du présent mois et enregistré à Saint Germain le dix sept aussy présent mois<lb/>Et nous Pierre Le Roy, entrepreneur de bâtiments, demeurant à Meualn, rue de la Tannerie, expert nommé par le citoyen Pierre Champion, demeurant à Paris, rue aux Fers, n° 541<lb/>Lequel a fait sa soumission d’acquérir le bien national dont il sera cy après parlé en datte du vingt quatre floréal dernier,<lb/>Tous deux experts cy dessus nommés à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital, sur le pied du cour de l’année 1790, du domaine national cy après désigné,<lb/>Sommes, en conséquence de ladite commission à nous donnée, transporté à l’administration municipalle dudit Saint Germain, neuf heures du matin, où nous avons trouvé le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif, qui nous a accompagné dans les bâtiments, cours et jardins dépendant des biens de la ci devant liste civile occuppé par le citoyen Lemoine, architecte, premier inspecteur des Bâtiments de la ci devant liste civile audit Saint Germain, laditte maison sise audit Saint Germain, place du Château, près et attenant le jeu de paulme, et aussy en présence dudit citoyen Champion, soumissionnaire.<lb/>Où étant, avons examiné et pris les dimensions, tant en longueur, largeur et hauteur des bâtiments et dépendances, leur emplacement, distributions, leur accès et leurs différentes entrées.<lb/>Avons ensuite reconnu que lesdits bâtiments et dépendances tiennent d’un côté au midy à plusieurs bâtiments et terrein de la ci devant liste civile, d’autre côté, au nord, à la place face au vieux château, d’un bout par derrière au levant à un des quatre carrés de la place du château neuf, d’autre bout par devant aussy à la place du château, face à la rue du vieux abreuvoir. Lequel bâtiment contient treize toises de long, mesuré hors œuvre et par son milieu, y compris moitié de l’épaisseur du mur qui le sépare d’avec le jeu de paulme, et hors œuvre sur la place du château, sur trente deux pieds de large, mesuré hors œuvre des deux murs de face.<lb/>Composé au rez de chaussée d’emplacement d’escalier, passage, cuisine, sept autres pièces, dont cinq à cheminées, avec plusieurs cabinets de distribution et garderobe.<lb/>Au dessous dudit bâtiment sont plusieurs berceaux de cave, éclairés par plusieurs soupiraux, avec dessente par-dessous l’escalier, de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Au premier étage, six pièces, dont cinq à cheminée, plusieurs cabinets et garderobe de différentes distributions, le tout de même superficie que le rez de chaussé.<lb/>Au deuxième étage, plusieurs greniers lembrissés très bas, et deux petittes chambres lembrisées.<lb/>Le comble en charpente en mensardes couvert en ardoise.<lb/>Un autre petit bâtiment de l’autre côté de la grande porte, de quarente un pied de long sur trente neuf pieds de large, mesuré hors œuvre, et compensé, composé au rez de chaussée de deux remises, deux écuries, un passage pour communiquer, deux petits bûchers, lieux d’aisance. Une petitte cour au milieu desdits bâtiments.<lb/>Au premier étage, un grenier très bas de même superficie, auquel on y monte par une échelle embulante.<lb/>Le comble en charpente couvert en ardoise.<lb/>La cour entre les deux bâtiments, où est la grande porte d’entrée et une porte bâtarde, contient cinquante trois pieds de long sur trente quatre pieds de large, mesuré hors œuvre du mur de face, sur la place, dans laquelle est une auge en pierre, et un petit engard couvert en ardoise au dessus, un couloir pour communiquer de la porte bâtarde au premier bâtiment couvert en ardoise, et porte de sortie dudit couloir dans la cour, pavée en pavée de grais, séparé du premier jardin par une grille en fer.<lb/>Le premier jardin, mesuré en deux parties, contient ensemble deux cents quatre vingt treize toises de superficie, mesuré dans œuvre, dans lequel est un bassin circulaire construit en pierre de taille de dix huit pieds de diamèttre sur deux pieds six pouces de profondeur, avec un apuis et plattebande en fer au pourtoure. La décharge du fond dudit bassin, qui s’épenche dans le puit qui est dans la cour du chenil, sera suprimé. Ledit jardin planté en massif de petits arbres, partie en bosquets de tilleuls, partie en potagers, arbres, en espalier et treillage en partie.<lb/>Dans l’angle attenant le bâtiment est un escalier pour communiquer au premier bâtiment cid dessus désigné. Dans un autre angle dudit jardin est une espèce d’engard, couvert en ardoise en mauvais état, une porte grille en fer dans le mur qui communique dans l’autre jardin dont sera ci après parlé.<lb/>Ledit deuxième jardin contient vingt troistoises deux pieds de long, compris moitié de l’épaisseur du mur côté du carré de la place du château neuf et épaisseur du mur qui le sépare d’avec le jardin précédent, sur vingt deux toises de large, réduit et mesuré par son milieu, aussy compris épaisseur du mur sur la place et moitié de l’autre épaisseur de mur. Le mur du fond qui le sépare d’avec le carré est à hauteur d’apuis. Ledit jardin planté en potager. Le long dudit mur d’apuis est une voûte souterraine qui dépend de laditte maison et s’étend au-delà du mur du jardin sur la place, laquelle sera bouchée à l’aplond dudit mur de closture.<lb/>Après toisée, le calcul fait, nous avons reconnu que les corps de bâtiment contenoient ensemble cent treize toises et demy neuf pieds de superficie.<lb/>La cour cinquante toises deux pieds de superficie.<lb/>Les deux jardins ensemble huit cent six toises douze pieds de superficie, ou cinquante neuf perches trois quarts de perche trois toises un pied.<lb/>Avant que d’opérer à l’estimation desdits objets ci-dessus énoncés, nous déclarons, savoir moy Leveau que je ne suis ni parent ny allié du soumissionnaire et que je ne suis directement ny indirectement intéressé dans la vente de l’objet soumissionné, et moy Le Roy ne suis non plus ny parent ny allié du soumissionnaire, et ne suis directement ny indirectement intéressé dans la vente de l’objet soumissionné, ny parent de l’expert nommé par l’administration centrale du département.<lb/>Nous nous sommes informé au citoyen Lemoyne si il n’existoit aucun bail à loyer de laditte maison, et à quelle titre il l’occupoit. Il nous a déclaré qu’il tenoit laditte maison et dépendance gratis, à titre de premier inspecteur des Bâtiments de la ci devant liste civile.<lb/>Après calcul et oppérations faits particulièrement et qu’il deviendroit inutille de raporter ici pour atteindre la valeur estimative des différents objets, considérant la situation des bâtiments, leur position, situation, la nature et mauvaise qualité des matériaux ainsy que leur vétusté, l’état de dépérissement par le déffaut des réparations les plus urgentes, nous les avons analissés sommairement. Au terme de l’instruction, nous sommes d’avis unanimement et les prisons et estimons ensemble valoir en revenus annuel en l’année 1790 la somme de treize cents livres, cy 1300 l.<lb/>Qui, multiplié par dix huit au terme de la loi, donne en capital la somme de vingt trois mill quatre cent livres, cy 23400 l.<lb/>Total en revenu annuel, treize cents livres, cy : 1300 l.<lb/>Total en capital, vingt trois mille quatre cents livres, cy 23400 l.<lb/>Pour mémoire<lb/>Nous observons que les deux bayes de portes qui sont dans les deux mur mitoyens des deux jardins seront bouchée en plain mur par ledit citoyen Champion, soumissionnaire, et que les portes et accessoires qui ferment les dittes bayes lui appartiendront. Il sera pareillement tenu de faire boucher en mur plein la croisée qui est au dessus d’une des deux portes et il lui sera loisible de faire suprimer aussy, à ses frais, la lucarne qui tire son jour sur le premier jardin dont il s’agit ici. Mais touts les objets qui sortiront desdittes croisées et lucarnes lui apartiendront.<lb/>Sera libre au soumissionnaire de faire suprimer le tuyeau de dessente en plomb qui resoit les eaux d’un chesneau des petits bâtiments qui sont attenans le premier jardin, près le jeu de paulme. Lesdits petits petits bâtiments et petit jardin ensuitte, où sont lesdittes deux portes, croiséeset lucarnes cy dessus énoncées qui seront bouché, ne dépenderont nullement de la maison et dépendances désignés dans le présent. Le chesneau et tuyeau de plpmb desdits petits bâtiments appartiendront au soumissionnaire du jeu de paulme et feront partie du lot du jeu de paulme ainsy que le tuyeau du chesneau du jeu de paulme, qui sera égallement suprimé lors de la vente dudit jeu de paulme, mais ils ne pouront l’être avant non plus que les tuyeaux et chesneaux énoncé au présent article.<lb/>S’il arrivoit que l’on vint suprimer le jeu de paulme, le soumissionnaire de la maison dont il s’agit en ces présentessera libre de faire suprimer la saillie en avant que forme ledit jeu de paulme à environ treize à quatorze pieds d’hauteur du rez de chaussée. Il ne poura le faire autrement que lors du changement tant de pan que d’autre, en se conformant à la coutume de Paris.<lb/>Les conduittes, tant en plombs qu’en fer ou autrement appartiendront en toutte propriété au soumissionnaire de laditte maison jusqu’à l’embranchement sur la conduitte publique.<lb/>S’il arrivoit quelque fautte ou réparations à faire à laditte conduite particulière, ils seroient faits aux frais du soumissionnaire, et s’il négligeoit de les faire, laditte conduite seroit coupé, bouché et tamponné sur la conduitte publique.<lb/>Quant aux eaux qui passent dans laditte conduitte, elles n’apartiendront en aucune manière au soumissionnaire. S’il en désire, il en traitera de gré à gré, pour la quantité qu’il voudra, avec l’administration municipalle de laditte commune, ces eaux luy appartenant en toute propriété, et ne faisant nullement partie de la présente vente.<lb/>Et de tout ce que dessus, nous experts susdits avons fait et rédigé ce présent procès verbal que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience, après avoir opéré ce jourd’huy depuis neuf heures du matin jusqu’à six heures du soir. Et a le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif, et le citoyen Champion, soumissionnaire, signé avec nous après lecture faitte les an, mois et jour que dessus.<lb/>Ferant, Champion, Leveau<lb/>Leroy »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1553_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ce pavillon a été vendu le 24 septembre 1796 (3 vendémiaire an 5) à Philippe-Denis Balmain, demeurant à Paris, pour deux mille sept cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 174, n° 836).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de vente d’une maison joignant le Grand Commun à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">10</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 171, n° 792</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">22 juillet 1796</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1557_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Département de Seine et Oise<lb/>Egalité, liberté<lb/>Acte de vente<lb/>Passé au profit de Jean Baptiste Caron, demeurant à Saint Germain en Laye, conformément à la loi du 28 ventôse an quatrième de la République et de l’instruction du 6 floréal suivant<lb/>Du quatre thermidor an 4 de la République<lb/>Nous administrateurs du département de Seine et Oise, pour et au nom de la République française, et en vertu de la Loi du 28 ventôse dernier, en présence et du consentement du commissaire du Directoire exécutif, avons, par ces présentes, vendu et délaissé dès maintenant et pour toujours au citoyen Jean Baptiste Caron, demeurant à Saint Germain en Laye, place du Château, à ce présent et acceptant pour lui et ses héritiers ou ayant cause, les domaines nationaux dont la désignation suit :<lb/>Une remise servant de boutique ayant sa principale entrée du mur de face sur la place, vingt pieds de profondeur, hors œuvre, sur quinze pieds de largeur, aussi hors œuvre, des deux murs ou cloison, et huit pieds de hauteur sous le plafond. Le plancher bas en planches de sapin de longueur.<lb/>Un emplacement d’escalier derrière ladite boutique servant de communication aux chambres du premier étage, lequel a aussi une sortie sur la place à côté de la fontaine.<lb/>Plus, au premier étage, une chambre à cheminée de même superficie que le rez de chaussée et emplacement d’escalier aiant sept pieds quatre pouces de hauteur sous plafond, carelée en careaux de terre cuite, éclairée par deux croisées, une de chaque côté sur la place.<lb/>Le comble dudit bâtiment en charpente en appentis avec deux croupes, couvert en ardoise.<lb/>Le mur du ci devant grand commun ainsi que le mur de costière de la fontaine où est adossé ledit bâtiment sont et demeurent mitoyens jusqu’à la hauteur de leur héberge actuelle.<lb/>Lesdits biens provenant de la ci devant Liste civile et évalués, conformément à l’article 6 de la loi du 28 ventôse, par le procès verbal d’estimation du 18 messidor dernier, enregistré au bureau de Saint Germain le 19 dud. mois, du citoyen Briasse, architecte demeurant à Saint Germain, expert nommé par l’acquéreur pour sa soumission du 24 floréal dernier, et le citoyen Barthélémy Leveau, aussi architecte audit lieu, expert nommé par délibération du département du 12 dudit mois de messidor, en revenu net à la somme de 66 l.<lb/>Qui, multiplié par 18<lb/>Donne un capital de 1188 l.<lb/>Lesdits biens sont vendus avec leurs servitudes actives et passives, francs de toutes dettes, rentes foncières, constituées ou hypothéquées, et de toutes charges et redevances quelconques, pour par l’acquéreur entrer en propriété, possession et jouissance à compter du cinq messidor dernier, les fermages de la récolte de l’an quatrième devant être partagés suivant la loi, et ceux des récoles précédentes, à quelques époques que les termes en soient échus ou doivent écheoir, étant réservés à la Nation.<lb/>A la charge par l’acquéreur de prendre lesdits biens dans l’état où ils sont, sans pouvoir par lui exiger aucune indemnité pour défaut de mesure, dégradations ou déterriorations quelconques, sinon contre le fermier, ainsi qu’auroit pu le faire la Nation elle-même, aux droits de laquelle il est subrogé, mais sans recours à cet égard contre la République venderesse ;<lb/>De ne pouvoir exiger d’autres titres de propriété que ceux qui pourront lui être remise amiablement, pareillement sans aucun recours contre la République venderesse, pour raison desdits titres ou pour erreur dans les tenans et aboutissans, mesure et contenance énoncés en la présente vente, lesdits biens étant vendus tels qu’en ont joui ou dû jouir les précédens fermiers ou ceux dont ils proviennent ;<lb/>De payer 1° les vacations d’experts et commissaires, papier et enregistrement des procès-verbaux et l’enregistrement de la présente vente ; 2° un demi pour cent du montant du prix principal.<lb/>Cette vente est faite, outre lesdites charges et conditions, moyennant la somme de onze cens quatre vingt huit francs, calculée conformément à l’article 6 de la loi du 28 ventôse dernier, que l’acquéreur promet et s’oblige, sous l’hypothèque spéciale et privilégiée des biens sus-vendus et générale de tous ses biens meubles et immeubles, présens et à venir, de payer à la République entre les mains du receveur des Domaines nationaux de la commune de Versailles, de mandats territoriaux ou promesses de mandats, savoir moitié dans la décade de ce jour et l’autre moitié dans trois mois.<lb/>Horeau, Lepicier, Caron<lb/>Goujon, Fauvet<lb/>Garnierdeiment, Peyronet »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1557_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>L’estimation de ces objets, théoriquement conservée aux Archives départementales des Yvelines, 1 Q 187, n° 792, est en déficit.</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation des deux pavillons ayant fait partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">11</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 226, n° 1799</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">17 août 1796</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1572_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le 30 thermidor<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue des écuyers, n° 5, expert nommé par l’administration centrale du département de Seine et Oise, en datte du vingt sept messidor dernier, enregistré et vu pour valoir timbre le quatorze messidor aussy dernier audit Saint Germain en Laye, et Antoine Jean Boutroux Demarais, architecte demeurant audit Saint Germain, rue de la Verrerie, expert nommé par le citoyen Mesnil Leroy par sa soumission d’acquérir le bien national cy après désignés en datte du vingt cinq floréal dernier, à l’effet de procéder à l’estimation en revenus et en capital sur le pied de l’année 1790 du bien nationnal dont il sera cy après parlé,<lb/>Nous sommes en conséquence de laditte commission à nous donné transporté en la commune de Saint Germain en Laye, canton du même nom, à neuf heures précises du matin, chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle de laditte commune, qui nous a accompagné dans un pavillon et dépendance dépendant du ci devant château neuf dudit Saint Germain, provenant des biens de la ci devant liste civile, et aussy en présence du citoyen Leroy, soumissionnaire qui nous a accompagné, où étant nous avons oppéré de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Ledit pavillon et terrin est occuppé par ledit citoyen Leroy, tient d’un côté au levant à la citoyenne Bazire d’après sa soumission, d’autre côté au couchant à la rue projettée de travers, laquelle aura trente pieds de large, et qui sépare ledit terrein d’avec celuy soumissioné par le citoyen Merens, d’un bout par derrière au nord aussy à lad. citoyenne Bazire, d’autre bout du midy au chemin qui conduit à la rempe du ci devant château neuf qui descend au Pecq, lequel chemin aura quarente pieds de large.<lb/>Ledit pavillon contient cinq toises un pied de long sur cinq toises de large, mesuré hors œuvre, l’emplacement de l’escalier attenant deux toises de long sur deux toises de large, réduit et aussy hors œuvre. Le terrein qui est au devant dudit pavillon jusqu’au chemin projetté joignant la rempe dépendra dudit pavillon, à partire à un pied huit pouces au delç du tableau de la porte du jardin de la citoyenne Bazire d’après le bandeau saillant qui est au pourtour de laditte porte.<lb/>Composé au rez de chaussée d’une cuisine, d’une chambre à cheminé, une autre chambre avec cabinet, un bîcher, une petite cave, au premier étage l’entresol divisé en six parties dont une chambre à cheminé, les cinq autres sont plusieurs cabinets de distribution, au dessus de l’entresolle deux grands greniers lambrissés ; le comble en charpente couvert en ardoise, dont partie des eaux tombent sur le terrein de la citoyenne Bazire, laquelle sera libre de les faire suprimer en se renfermant dans la coutume, ainsy que plusieurs petitte croisée dans l’escalier qui donne sur le terrein de la citoyenne Bazire, qui ne peuvent estre que des vu de coutume, dont la citoyenne Bazire ne poura faire boucher qu’en adossant quelque édiffice contre ledit mur.<lb/>A côté dudit pavillon, une petitte cour et un petit engard, laquelle contient vingt deux pieds six pouces de long sur neuf pieds de large, mesuré dans œuvre.<lb/>La portion de terrein attenant ledit pavillon sur la place ditte entre les deux châteaux, attenant la rue de traverse projettée, contient vingt huit toises trois pieds de longueur, mesuré depuis la rue projettée, qui forme angle le long des arcades, jusqu’au chemin qui conduit à la rempe, sur huit toises trois pieds de large, mesuré depuis le mur qui le sépare d’avec la citoyenne Bazire jusqu’à la ligne de démarcation de la rue de traverse projettée. Sur lequel terrein il y a une petitte partie d’égout d’une remise de la citoyenne Bazire qui tombe sur ledit terrein, laquelle poura estre suprimée au desire dudit soumissionnaire en se renfermant dans la coutume. La porte cochère qui est dans le mur qui sépare ledit terrein d’avec le jardin de la citoyenne Bazire, pour entrer dans son terrein, sera suprimé et reporté au droit de la rue projettée au devant des arcades. Si bon semble à la citoyenne Bazire, à ses frais, elle poura reprendre les deux jembages en pierre de laditte porte pour les établire au droit de la rue projettée, comme il est dit cy dessus, en rebouchant la brèche où est actuellement laditte porte.<lb/>La portion de terrein vague au dessous de l’ancienne gallerie, qui est en partie démoly, appartenante à la citoyenne Bazire, d’après sa soumission, contient trente sept toises trois peids de long, mesuré depuis le mur de closture où est une grande porte de sortie sur la grande terasse public, jusqu’au chemin projetté, qui conduit à la rempe, sur treize toises un pied de large, depuis le mur de laditte gallerie jusqu’au mur de terrasse, où est le pavillon dont sera cy après parlé, sur lequel est un petit bâtiment de vingt quatre pieds de long sur dix neuf pieds de large. Au rez de chaussée, une salle, grenier au dessus.<lb/>Un autre petit bâtiment, attenant le susdit et joignant le pavillon qui sera cy après dit, de dix neuf pieds de long sur neuf pieds six pouces de large, au rez de chaussée deux petittes salles, grenier au dessus.<lb/>Le pavillon ensuitte, formant avant corps sur la terrasse basse dont sera cy après parlé, contient vingt huit pieds de long sur vingt huit pieds de large, mesuré hors œuvre, composé au rez de chaussée d’une grande pièce à cheminée, au dessous de laditte pièce est un souterrain voûté en pierre, une entresolle au dessus de laditte grande pièce divisée en plusieurs pièces, le comble en charpente couvert partie en ardoise et partie en thuille.<lb/>La grande terrasse au dessous de la susditte contient soixante dix neuf toises quatre pieds de long, mesuré depuis le chemin projetté qui conduit à la rempe du ci devant château neuf, jusqu’au mur de closture qui le sépare d’une petitte grille qui descend dans les vignes du Pecq, et longeant en partie le long de la grande terrasse publique, sur quatorze toise de large, partie en jardin et partie en terrein vague, mesuré jusqu’au mur de terrasse qui la sépare d’avec le chemin de la rempe cy dessus énoncé et dans laquelle est l’emplacement du deuxième pavillon cy devant dit.<lb/>Après toisé, arpentage et calculs faits, nous avons reconnu que les deux pavillons et petits bâtiments contenoient ensemble soixante dix toises de superficie.<lb/>Nous avons aussy reconnu que les portions de jardins et terreins vagues énoncés au présent contenoient ensemble un arpent trente sept perches de superficie, à vingt deux pieds quarré pour perches, et cent perches pour arpent, déduction faitte de partie de bâtiments.<lb/>Tous les murs qui partagent lesdits pavillons, jardins et terreins vagues énoncés dans le cour du présent avec les propriétaires voisins seront et demeureront mitoyens entre eux jusqu’à leur héberge actuels, s’il n’y a titre contraire.<lb/>Les conduittes, tant en fer, plomb ou autres qui se trouveront sur laditte propriétté, appartiendront audit soumissionnaire jusqu’à l’embranchement de la conduitte publicque.<lb/>Quant aux eaux qui passent dans lesdittes conduittes, elles ne feront nullement partie de laditte propriétté. Si le soumissionnaire désire en acquérir, il en traitera de gré à gré avec l’administration municipalle de la commune, comme chose à eux appartenante.<lb/>Si, d’après le traité d’une partie des eaux avec laditte commune, il arrivoit quelque fautte sur ledit embranchement de la conduitte publique, il sera réparé aux frais dudit soumissionnaire, et fautte par lui de les faire, laditte conduitte d’enbranchement seroit coupé, bouchée et temponnée sur la conduitte publique.<lb/>Il nous a été aussy représenté un bail passé au citoyen Mesnil Leroy, par adjudication faitte au ci devant district de Saint Germain, en présence du citoyen Cromelin, régisseur des domaines dudit Saint Germain, le vingt deux juin 1793, pour neuf années consécutives, pour le prix et somme de deux cents vingt cinq livres par chaque année, pour le premier pavillon énoncé au présent, petitte cour et jardin en avant, plus un autre jardin au dessous du deuxième pavillon qui est le dernier article énoncé au présent.<lb/>Plus un autre bail passé idem au citoyen Bougras du deuxième pavillon énoncé dans le présent, et petit jardin attenant.<lb/>Avant d’opérer à l’estimation des objets cy dessus, je déclare, moy Leveau, n’estre parent ny allié du soumissionnaire et que je ne suis directement ny indirectement intéressé dans l’objet soumissionné.<lb/>Et moy Demarais fait même déclaration que dessus.<lb/>Après avoir fait les calculs et oppérations particulières pour atteindre la valeur estimatif des objets dont les détails deviendroient inutil de raporter ici, et vu que l’on n’a pu nous donner aucuns rensignements de la contribution foncière, n’en ayant pas de particulière pour lesdits objets et les terreins vagues compris dans le présent, n’ayant pas de location précédemment, en conséquence nous avons pensé ne pas avoir égard aux beaux ci-dessus énoncés pour en faire l’estimation.<lb/>Pourquoy, considérant la situation des deux pavillons et deux petits bâtiments bas, leurs constructions, la nature et qualité des matéreaux, leurs vétustée, l’état de dépérissement dans lesquels ils sont tombée par déffauts d’entretien, tous les terreins vagues étants absolument encombrée de gravats de démolition et sur lesquels étoient d’anciennes constructions et souterreins de nuls valeur, le peu de terre en valeur ne peut entrer que dans la dernière classe, n’étant absolument cultivée que dans les gravats de décombre, nous les avons analisée sommairement, sommes d’avis et les estimons en notre ême et consience valoir en revenu annuel la somme de quatre cents livres, cy 400 l.<lb/>Qui multipliée par dix huit, au terme de la loi, donne la somme de sept mille deux cents livres en capital, cy 7200 l.<lb/>De tout ce que dessus nous avons fait et rédigé le présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable, en notre âme et consience, après avoir opéré pendant deux jours consécutifs, et a le commissaire du directoire exécutif et ledit citoyen Leroy, soumissionnaire, signé avec nous, après lecture faitte. A Saint Germain en laye, le vingt deux thermidor audit an 4e de la République française, une et indivisible.<lb/>M. Leroy, Leveau<lb/>Ferant, Boutheroue Desmarais »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1572_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Une contre-expertise est conservée aux Archives départementales des Yvelines, 1 Q 226, n° 1804. Ces objets ont été vendus le 20 février 1797 (2 ventôse an 5) à Charles Léon Muidbled, de Paris, pour huit mille quatre cent soixante-dix-neuf francs vingt centimes (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 177, n° 1799).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’une partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">12</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 226, n° 1804</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">21 septembre 1796</unitdate>
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                  <corpname id="atom_1575_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le cinquième jour complémentaire audit an<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par l’administration centrale du département de Seine et Oise, en datte du vingt deux thermidor dernier, enregistré et vu pour valoir timbre le vingt neuf thermidor aussy dernier, audit Saint Germain, et nous Antoine Jean Boutroux Desmarais, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue de la Verrerie, expert nommé par le citoyen Meny Leroy par sa soumission d’acquérir le bien national cy après désigné en datte du neuf messidor dernier, n° 4334, à l’effet de procéder à l’estimation en revenus et en capital sur le pied de l’année 1790 du biens nationnal dont il sera cy après parlé,<lb/>Nous sommes en conséquence de la commission à nous donné transporté en la commune de Saint Germain en Laye, canton du même nom, à neuf heures précises du matin, chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale de laditte commune, qui nous a accompagné dans un bâtiment et dépendance dépendant du cy devant château neuf dudit Saint Germain, provenant des biens de la ci devant liste civille, et aussy en présence du citoyen Leroy, qui nous a accompagné, ainsy que la citoyenne Bazire, relativement à leurs droits respectives, où étant nous avons oppérée de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Le bâtiment, arcades et écuries tiennent d’un côté au midy à la rue projettée au devant desdittes arcades, d’autre côté au nord au jardin du parterre ou promenade publique, d’un bout au levant aux bâtiments de la citoyenne Bazire d’après sa soumission, d’autre bout au couchant au terrein vague qui doit rester au logement du portier de la grille.<lb/>Le bâtiment et arcades à jour, sans fermeture, au nombre de treize, servant cy devant de corps de garde, contienne ensemble vingt quatre toise quatre pieds de long sur ensemble trente pieds de large, mesuré hors œuvre.<lb/>Les arcades à jours ont neuf pieds de largeur du dans œuvre au hors œuvre, reste en bâtiment vingt un pied de largeur, hors œuvre, composé au rez de chaussée de trois grandes pièces servant cy devant de corps de garde, bûcher, petitte écurie, emplacement d’escalier, lieux d’aisance, le premier étage lembrissé, dans les combles douze petittes chambres, plusieurs cabinets, alcôves, corridor et passage de différentes distributions, lesdittes chambres en mansarde pratiquée dans les combles, dont dix à cheminée, le tout de même superficie que le rez de chaussée.<lb/>Les combles au dessus sont en charpente, couverts en ardoise, avec chesneaux en plomb au pourtoure au devant des lucarnes, les lucarnes armés en plomb, tant au pourtoure des poteaux qu’au pourtoure des chapeaux, les membrons, festages et noue aussy en plomb, lesdits bâtiments et arcade contienne ensemble cent vingt trois toises douze  pieds de superficie, les portions de terrein ensuitte dudit bâtiment et arcades contienne huit toises de longueur sur même largeur de cinq toises que le bâtiment susdit, sur lequel est construit en partie une petite écurie, une petite cour et un apenty. Laditte portion de terrein contient quarente six toises de superificie.<lb/>Il a été convenu entre le citoyen Leroy et la citoyenne Bazire que la grande porte d’entré de la citoyenne Bazire, qui est sur le terrein du citoyen Leroy, resteroit tel qu’il est, et que la petitte porte qui est dans le même mur de closture, près les bâtiments, seroit replacé dans le même mur près laditte grande porte, et rebouché à la place où elle est actuellement, le tout aux frais du citoyen Leroy, ainsi qu’il en est convenu. En conséquence, il aura la faculté de clore le terrein au droit de laditte porte jusqu’aux arcades de son bâtiment, et le passage qu’il laissera au droit des deux portes ne poura avoir moins de vingt quatre pieds de largeur, et la porte bâtarde qui est à côté de l’escalier de son pavillon sera bouché, le terrein sur lequel est laditte porte lui appartenant jusqu’à la prolongation du mur du jardin de la citoyenne Bazire ainsy qu’il est marqué sur les plans de divisions.<lb/>Les deux de la rue en face des arcades continueront d’avoir leurs cours dans le terrein de la citoyenne Bazire ainsy qu’ils y sont actuellement, si mieux n’aime le citoyen Leroy les retirer ou les garder chez luy.<lb/>Les murs qui partagent lesdites propriétés seronts et demeureront mitoyens entre eux jusqu’à la hauteur de leur héberge actuel.<lb/>Avant que d’opérer à l’estimation, je déclare moy Leveau que je ne suis ni parent ni allié du soumissionnaire et que je ne suis ni directement ni indirectement intéressé dans la vente de l’objet soumissionné. Et moy Desmarais fait la même déclaration que dessus.<lb/>Après avoir opéré aux calculs et différentes estimations particulières qui seroit inutile de raporter icy, n’ayant eu aucun renseignement sur les contributions foncières et la location étant de trop foible valeur, nous avons analisé les différents objets sommairement. Considérant la situation, position desdits bâtiments, leurs vétusté et dégradations par déffaut d’entretien des biens de la cy devant liste civile, nous sommes unanimement d’accord, en nos âmes et consciences, et les estimons valoir en 1790 trois cents livres de revenu annuel, qui multipliées par dix huit, conformément à la loy, donne la somme de cinq mille quatre cents livres en capitale, cy 5400 l.<lb/>Et de tout ce que dessus nous avons fait et dressé le présent raport, que nous affirmons sincère et véritable en nos âmes et consience, après avoir opéré pendant deux jours avec notre colaborateur, et a le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif, signé avec nous, et le citoyen Leroy, soumissionnaire, et la citoyenne Bazire relativement à leurs droits respectives au présent, après lecture faite, à Saint Germain, le premier vendémiaire l’an cinquième de la République, française, une et indivisible.<lb/>Leroy<lb/>Boutheroux Desmarais, Basire, Ferant<lb/>Leveau »</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Une contre-expertise est conservée aux Archives départementales des Yvelines, 1 Q 226, n° 1804. Ces objets ont été vendus le 16 mars 1797 (26 ventôse an 5) à Jacques Benjamin Adam, de Saint-Germain-en-Laye, pour six mille quatre cent quatre-vingt francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 177, n° 1804).</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’une partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
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                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le cinquième jour complémentaire audit an<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par l’administration centrale du département de Seine et Oise, en datte du vingt sept messidor dernier, enregistré et vu pour valoir timbre le quatorze thermidor aussy dernier, audit Saint Germain, et nous Antoine Jean Boutroux Desmarais, architecte demeurant audit Saint Germain, rue de la Verrerie, expert nommé par la citoyenne Bazire, demeurante à Saint Germain en Laye, par sa soumission d’acquérir le biens national cy après désignés en datte du [vide], n° 2521, à l’effet de procéder à l’estimation en revenus et en capital sur le pied de l’année 1790 du biens national dont sera cy après parlé,<lb/>Nous sommes en conséquence de la commission à nous donné transporté en la commune de Saint Germain en Laye, canton du même nom, à neuf heures précises du matin, chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle de laditte commune, qui nous a accompagné dans un bâtiment et dépendance dépendant du cy devant château neuf dudit Saint Germain, provenant les bâtiments et dépendances dépendant du cy devant château neuf, provenant de la cy devant liste civille, et occuppé par ladite citoyenne Bazire, qui nous a accompagné avec le citoyen Leroy, relativement à leurs droits respectives, où étant nous avons désigné les biens de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Le corps de bâtiment occuppé par ladite citoyenne Bazire, à main gauche en entrant par la place ditte entre les deux châteaux, jardins et dépendances, tiennent au levant et au couchant au citoyen Leroy d’après sa soumission, et aussy à la rue projettée où sera sa principalle entrée, au midy au chemin ou rue projettée entre les deux rempes des deux châteaux, au nord au parterre ou promenade publique.<lb/>Les bâtiments, divisées en cinq parties se joignent l’un à l’autre, contiennent ensemble trente quatre toises de longueur sur quatre toises et demy de largeur, compensé mesuré hors œuvre, composé au rez de chaussée d’une salle formant le premier pavillon, emplacement d’escalier, deux cuisines divisées en plusieurs parties, emplacement d’un autre escallier, ensuitte une salle à manger, une entichambre, chambre à coucher et une autre chambre à coucher avec emplacement d’un troisième escalier, au bout dudit corps de bâtiment plusieurs cabinets de distribution, corridor, passage et alcôve ; au premier étage, dans les combles, sept chambres à cheminée et plusieurs cabinets, corridor, passage de distribution et alcôve, ledit étage lambrissé ; le comble en charpente couvert en ardoise, les festages, noues et chesnaux en plomb, lesdits corps de bâtiments sont éclairés tant sur le jardin qui en dépendent que sur le parterre ou jardin publique.<lb/>Entre les deux pavillons, côté du parterre, il existe un petit bâtiment formant avant corps sur le parterre ou promenade publique, de six toises et demy de long sur deux toises de large, qui est un addition fait après coup, dont nous ne faisons mention icy que pour mémoire, étant une partie en avant sur le terrein du parterre quoy qu’étant adhérant audit bâtiment.<lb/>Le jardin au devant des premiers bâtiments contient vingt deux toises de long, compensé, sr onze toises de large, mesuré hors œuvre, dans lequel est l’emplacement d’une petitte cour en appenty appartenant au citoyen Leroy. Dans ledit jardin est une espèce de remise appartenante à laditte citoyenne Bazire, dont partie des deux du comble tombent sur le terrein du citoyen Leroy. Dans le cas du changement de laditte remise ou d’édifice à construire par le citoyen Leroy, la citoyenne Bazire seroit tenue de retirer les eaux de ladite remise chez elle, comme aussy en cas d’édiffication ou construction de la part de la citoyenne Bazire contre le mur du pavillon et escalier du citoyen Leroy, ledit citoyen Leroy seroit tenu de retirer pareillement les eaux de ses combles et cour, ainsy que ses vues, au terme de la coutume.<lb/>La porte bâtarde qui est dans le mur mitoyen près l’escalier du pavillon du citoyen Leroy sera bouché, soit par le citoyen Leroy ou la citoyenne Bazire, celluy des deux qui la bouchera, la porte de bois lui appartiendra.<lb/>La grande porte qui est dans le mur de closture qui sépare ledit jardin d’avec le terrein du citoyen Leroy sera et demeurera dans la situation qu’elle est actuellement, et servira de principalle entré à la citoyenne Bazire.<lb/>La petitte porte qui est proche le corps de bâtiments dans le même mur sera transportée à côté de la grande porte susditte et sera bouché et ouverte aux frais du citoyen Leroy, ainsy qu’il y consent, et le passage au droit de la grande et petitte porte de la citoyenne Bazire ne poura avoir moins de vingt quatre pieds de large au droit de laditte porte, ainsy que consent aussy le citoyen Leroy, et il aura en conséquence la faculté de se clore jusqu’aux arcades, au droit de la petitte porte actuel.<lb/>Les deux de la rue au devant des arcades continuront d’avoir leurs écoulement dans le terrein de la citoyenne Bazire, tels qu’ils sont actuellement, si mieux n’aime le citoyen Leroy les retirer ou les garder chez luy.<lb/>Le terrein ensuitte, entre le susdit jardin et le terrein appartenant au citoyen Leroy d’après sa soumission, contient trente trois toises de longueur, mesuré depuis les bâtiments cy devant dit, occuppée par la citoyenne Bazire, jusqu’à la ligne qui le sépare d’avec la rue ou chemin projettée entre les deux rempes des deux châteaux, sur vingt deux toises de large, mesuré depuis le mur du jardin susdit jusque compris l’emplacement du bâtiment dit la gallerie, qui est démoly, qui joint le terrein du citoyen Leroy par sa soumission, sur lequel terrein est une partie de l’ancienne gallerie, en mazure, presque toutte découverte, à la réserve de quelques débris de couverture.<lb/>Après toisé et calculs faits, nous avons reconnue que les bâtiments contenoient cent cinquante toises de superficie. Les jardins et terrein vague ensemble neuf cents soixante huit toises de superficie, ou soixante douze perches, à vingt deux pieds quarrés pour perches et cent perches pour arpent.<lb/>Les murs qui séparent laditte propriété d’avec les voisins seront et demeureront mitoyens entre eux jusqu’à la hauteur de leur héberge actuel.<lb/>Avant que d’opérer à l’estimation cy dessus, je déclare moy Leveau que je ne suis ny parent ny allié du soumissionnaire, et que je ne suis ni directement ni indirectement intéressée dans la vente de l’objet soumissionnée. Et moy Desmarais fait la même déclaration que dessus.<lb/>Après calculs et opérations faitte pour atteindre la valeur des différents objets, n’ayant aucuns renseignements sur la contribution foncière et sols aditionnels, et la location étant de trop foible valeur, nous les avons analisés sommairement.<lb/>Considérant la situation, position des bâtiments, la nature et qualité des matéreaux qui les composent, leurs grandes vétusté, démolitions et dégradations en partie, et aussy le déffault d’entretien depuis un très long temps des bâtiments  de la cy devant liste civile dans ces endroits, nous sommes conjointement d’avis et les estimons en nos âmes et consiences valoir de revenus annuel en 1790 la somme de sept cents livres, qui multipliée par dix huit, conformément à la loi, donne en capital la somme de douze mille six cents livres, cy 12600 l.<lb/>Et de tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé le présent raport, que nous affirmons sincère et véritable, après avoir opéré pendant trois jours avec notre colaborateur, et a le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif, signé avec nous, ainsy que la citoyenne Basire, soumissionnaire, et le citoyen Leroy, relativement à leurs droits respective en ces présentes, après lecture faitte, à Saint Germain en Laye, ce deux vendémiaire, l’an cinquième de la République française, une et indivisible.<lb/>Basire, Boutheroux Desmarais<lb/>Leveau, Leroy<lb/>Ferant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1587_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 18 janvier 1797 (29 nivôse an 5) à Joseph Jacques Gabriel Bazire, demeurant à Bordeaux, et à Marie Madeleine Jacquier, son épouse, pour treize mille cinq cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 177, n° 1813). Les neuf cents francs supplémentaires furent ajoutés en raison « des survalleurs de plusieurs parties de boiserie, parquets et chambranl dans l’intérieur du bâtimens » (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 226, n° 1804).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation de deux terrains entre les deux châteaux de Saint-Germain-en- Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 231, n° 1998</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">21 septembre 1796</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1590_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an quatrième de la République française, une et indivisible, le cinquième complémentaire<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, architecte demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par l’administration centrale du département de Seine et Oise, en datte du vingt neuf messidor dernier, enregistré et vu pour valoir timbre le vingt quatre thermidor aussy dernier, et Barthélémy Ardelle, entrepreneur de bâtiments demeurant à Saint Germain en Laye, rue aux Vaches, expert nommé par le citoyen Marin, demeurant audit Saint Germain, par sa soumission d’acquérir le bien national cy après désignés en datte du vingt deux floréal dernier, à l’effet de procéder à l’estimation en revenus et en capital sur le pied de l’année 1790 du biens national dont il sera cy après parlé,<lb/>Nous sommes en conséquence de la commission à nous donné transporté en la commune de Saint Germain en Laye, canton du même nom, à neuf heures précises du matin, chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle de laditte commune, qui nous a accompagné sur les terreins dépendants du cy devant château neuf, provenant de la cy devant liste civile, et occupé par le citoyen Béache, où étant nous avons désignés les biens de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Avant d’opérer, le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif, nous a observé que l’un des deux quarrés de terrein soumissionnés par le citoyen Marcus, régnant le long du mur de terrace d’un petit jardin qui tient au mur du fossé du château vieux sur sa face regardant le château neuf, ne lui paroist pas devoir être alliéné séparément du château vieux, qu’il a fait la même observation paraport audit petit jardin tenant au mur des fossés soumissionnée concuremment par les citoyens Duchâteau et Davet lors de son estimation, et que les experts qui y ont procédé ont été d’avis que le petit jardin étoit nécessaire au château vieux comme une dépendance des plus utile, qu’il considère que ce premier quarré soumissionnée par le citoyen Marcus n’est pas moins nécessaire audit château vieux et qu’il doit être considéré comme une de ses dépendances tellement importante qu’on ne pouroit l’en détacher sans causer un préjudice des plus considérables à la valeur du château vieux, qui se trouveroit perdre ses plus belles vues si l’acquéreur de ce terrein (comme il en auroit le droit) venoit à y bâtir, qu’en outre ce château qui présente un vaisseau immense et qui ne reçoit dans son enceinte aucun terrein vague, si ce n’est sa cour, se trouverroit resseré et pour ainsy dire étoufé dans la masse énorme de ses murs, qui sont un second raport, ce quarré de terrein dont il s’agit ne deviendroit pas moins indispensable au château vieux s’il arrivoit qu’il fut affecté au service de maison de détention, de correction, etc., comme le département le projette, puisse qu’il serviroit à y former des préhauts, que sur un troisième raport  il seroit encore d’une utilité inapréciable au château vieux, suposé même qu’on vint à le démolir, puisqu’il serviroit à en déposer les matériaux, et que l’on peut assurer que, dans ce cas, ce seroit la place la plus comode et où les matériaux seroient le moins nuisibles, que par tous ces motifs il croit de l’intérest de la République de réserver ce terrein comme dépendance inhérante et indispensable du château vieux, nous requérant au surplus de donner notre avis à cet égard.<lb/>Sur quoys, nous experts susdits, après avoir réfléchy sur les observations du citoyen commissaire du directoire exécutif, nous estimons unanimement qu’elles sont fondées, que conséquemment il est de l’intérest de la République que le premier quarré de terrein dont il s’agit soit réservé comme une dépendance du château vieux qui sera utile sous tous les différens raports cy dessus énoncés.<lb/>Et cependant, dans l’incertitude de savoir si le département adoptera cet avis, nous avons cru provisoirement, et sans nous départir dudit avis, procéder à notre mission.<lb/>La première portion de terrein, qui est celle sur laquelle frape les observations du citoyen commissaire du directoire exécutif et notre avis, formant l’un des quatre quarrés de la place ditte entre les deux châteaux, clos de murs en deux sents, et aussy d’une partie de rempe sur un troisième sents et d’une haye sèche sur les deux autres sens, tenant d’un côté au levant au chemin entre les deux grilles qui conduit au partere, d’autre côté au couchant à un jardin qui joint immédiatement les fossés du château vieux, et séparé dudit jardin par un mur de terrasse à hauteur d’apuis dans ledit jardin, d’un bout au nord au jardin du parterre, d’autre bout au midy au chemin entre les deux rempes des deux châteaux, et contient trente huit toises deux pieds de longueur sur trente une toise deux pieds de largeur, et en culture, et produit douze cents une toise quatre pieds de superficie ou quatre vingt neuf perches une toise sept pieds de superficie, à vingt deux pieds quarrés pour perches, et cent perches pour arpent.<lb/>Avant que d’opérer à l’estimation cy dessus, je déclare moy Leveau que je ne suis ny parent ny alliée du soumissionnaire, et que je ne suis ny directement ny indirectement intéressé dans la vente des objets soumissionnés ; et moy Hardel fait la même déclaration que dessus.<lb/>Nous estimons que le mur de closture du bout dudit terrein côté du parterre, et celuy de terrasse et d’apuis en retour, ainsy qu’une partie de rempe aussy en retour, seront et demeureront mitoyen avec le soumissionnaire, si laditte soumission a son exécution.<lb/>Laditte portion de terrein, louée au citoyen Béache, peintre, par bail passé par l’administration du ci devant district de Saint Germain pour trois années qui échoiront le onze novembre prochain (vieux stile) pour le prix de trente livres par année, et n’ayant pu avoir le montant de la contribution foncière et sols aditionnels, et après avoir oppéré aux calculs et estimation particulière des murs de closture, nous les avons analisée sommairement et estimés provisoirement, pour remplir la commission à nous donné, de quelque manière que l’administration du département en décide d’après les observations du commissaire du directoire exécutif et nos avis énoncés au présent, considérant la situation, position dudit terrein et ses portions de closture, sommes unanimement d’avis et l’estimons, en nos âmes et conscience, valoir de revenur annuel en 1790 la somme de trente cinq livres, cy 35 l.<lb/>Qui multiplié par vingt deux, au terme de la loi comme bien ruralle, produit la somme de sept cent soixante dix livres, cy 770 l.<lb/>Nous avons reconnus sur ledit terrein qu’il y avoit soixante douze petits ormes de l’âge de quinze ans, que nous estimons la somme de cent huit livres, cy 108 l.<lb/>Nous nous sommes ensuitte transporté sur une autre portion de terrein formant un deuxième quarrée de la place ditte entre les deux châteaux, en face et séparé du précédent par le chemin qui conduit au jardin du parterre entre les deux grilles, laquelle portion de terrein tient d’un côté au midy au chemin entre les deux rempes des deux châteaux, d’autre côté au nord à la rue projettée le lond des bâtiments formant arcade côté du parterre, d’un bout au levant aussy à une rue projettée, et d’autre bout au couchant au chemin entre les deux grilles qui conduit au jardin du parterre.<lb/>Laditte portion de terrein en culture contient trente deux toises trois pieds de longueur sur vingt huit toises deux pieds de largeur, mesuré entre les chemins existants et les rues projettés d’après les plans arrêtés, et produit neuf cents vingt toises et demy douze pieds de superficie ou soixante huit perches six toises deux pieds. Ledit quarré loué au citoyen Memy Leroy par bail idem au précédent pour vingt quatre livres, par année qui échoira à même époque.<lb/>Après toisé et calculs faits de laditte portion de terrein entre quatre rues ou chemin, n’étant clos d’aucun côté, eu égard à sa position nous l’avons estimez valoir de revenus annuel en 1790 la somme de vingt livres, cy 20 l.<lb/>Laquelle somme, multipliée par vingt deux comme bien ruralle au terme de la loi, donne une somme de quatre cents quarente livres en capital, cy 440 l.<lb/>Nous avons aussy reconnu qu’il y avoit sur laditte pièce neuf pieds d’ormes, idem aux précédents, que nous estimons la somme de treize livres dix sols, cy 13 l. 10 s.<lb/>Et l’estimation de la première portion de terrein énoncé au présent, si l’administration du département arrête qu’il y a lieu à l’aliénation, monte à la somme de sept cents soixante dix livres, cy 770 l.<lb/>Les ormes sur laditte pièce montent à la somme de 108 l.<lb/>Total des deux estimations, montent ensemble à la somme de treize cents trente une livres dix sols, cy 1331 l. 10 s.<lb/>Et de tout ce que dessus, nous avons fait et dressée le présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable, en nos âmes et consiences, après avoir oppéré ce jourd’huy consécutif, et a le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif, signé avec nous, et le citoyen Marcus, soumissionnaire, après lecture fiatte, les an et jour que dessus.<lb/>Leveau, Marcus<lb/>B. Ardel, Ferant »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1590_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces deux terrains ont été vendus le 20 février 1797 (2 ventôse an 5) à Martin Marcus, de Saint-Germain-en-Laye, pour mille trois cent trente et une livres cinquante centimes (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 178, n° 1998).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un jardin entre les deux grilles du boulingrin à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">15</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 241, n° 2338</unitid>
                <unitdate normal="1796/1796" encodinganalog="3.1.3">7 octobre 1796</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1593_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an cinquième de la République française, une et indivisible, le seizième vendémiaire<lb/>Nous Joseph Rollet, entrepreneur de bâtiments demeurant à Saint Germain en laye, rue de Pologne, expert nommé par délibération du département de Seine et Oise en datte du vingt quatre thermidor dernier, nous François Anferte, architecte demeurant à Poissy, grande rue, expert nommé par le citoyen Joseph Charles Haquenier, premier soumissionnaire, demeurant à Saint Germain en Laye, rue de l’Aigle d’or, n° 13, nous Anferte nommé pour remplacer le citoyen Leveau, qui n’a pas pu procéder au terme de la loy à l’estimation cy après, étant beau frère dudit Rollet, précédamment nommé par ledit Haguenier par sa soumission du vingt trois floréal aussy dernier, à l’effet de procéder à l’estimation en revenue et en capital, sur le pied de 1790, du domaine national cy après désigné, et nous Guillaume Ely Le Foulon, architecte expert demeurant à Paris, rue Lazard, section de la place Vendôme, de présent audit Saint Germain en Laye, expert nommé par le citoyen Delalande, demeurant audit Saint Germain en Laye, au boulingrin, second soumissionnaire, par sa soumission en date du [vide] aussy dernier, à l’effet de procéder à l’estimation comme de l’autre part du domaine aussy cy après désigné,<lb/>Nous sommes en conséquence de la commission à nous donné par l’administration dudit département, en datte du susdit jour vingt quatre thermidor dernier, enregistré et visé pour valoir teimbre à Saint Germain en Laye le cinq fructidor dernier, signé Lequoy, transporté huit heures du matin en laditte commune de Saint Germain en Laye, chez le citoyen Marc Henry Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle dudit Saint Germain en Laye, qui nous a accompagné sur les lieux, en la susditte commune de Saint Germain en Laye, en un jardin y située provenant de la ci devant liste civille,<lb/>Et en présence du citoyen Joseph Charles Haguenier, premier soumissionnaire, et en l’absence du citoyen [vide] Delalande, second soumissionnaire, y étant, après avoir examiné l’état dudit jardin, sa longueur, largeur, son emplacement, accès et mesure, sa superficie, nous avons reconnu,<lb/>Scavoir<lb/>Que ledit jardin provenoit comme dit est de la cy devant liste civile, lequel a son entré à l’este sur le chemin neufs entre les deux grilles venant de la montagne, du sude le jardin de citoyenne veuve Guillon, représentant le citoyen Lemonier, du couchant le terrein du chenil qui servoit à l’ébat des chiens, et du nord au passage conduisant dudit ébat au susdit chemin neuf, lequel jardin est clos de murs et contient vingt cinq toises de largeur sur vingt toises de largeur dans œuvre des murs, et ce trouve produire la quantité de trente six perches demy environ, mesure de vingt deux pieds pour perche et cent perches pour arpent.<lb/>Ledit jardin forme quatre quarrées en labour, légume, et est plantée d’arbres fruitiers en partie au pourtour desdits quarrées, de même que le pourtour des murs sont garnis aussy de différents arbres fruitiers, et sont garnis de treillages en tout son pourtour et hauteur des murs, qu’il existe un bassin en pierre de taille au milieu, un regard attenant, et vingt deux toises de longueur de tuyeau de plomb conduit des eaux des fontaines en deux embranchements, le tout se trouve estre en bon état, qu’il existe un petit cabinet en menuiserie dans une angle.<lb/>Observation<lb/>Observe lesdits experts que sur le rôlle des contributions foncières de laditte commune de Saint Germain en Laye, ledit jardin s’y trouve être imposé en masse avec les autres domaines nationaux, cy devant liste civile, en la même commune, pourquoy rien n’a pu nous servire de baze à l’estimation cy après, cy observation.<lb/>Observent pareillement lesdits experts qu’en l’estimation cy après n’y est point compris l’eau de fontaine qui alimente ledit jardin, cette eau provenant des fontaines de la commune et y apartient, pourquoy aucuns volumes de ses mêmes eaux ne fera pas partie de l’estimation cy après, et poura le propriétaire d’iceluy jardin s’en arranger de gré à gré avec la commune, sy bon leur semble, cy observation<lb/>Observant que ledit jardin est occuppé par le citoyen Caillet, marchand épicier, par adjudication qui en a été faitte à son profit par l’administration du cy devant district de Saint Germain en Laye vers le mois brumaire l’an deuxième, moyennant la somme de quatre cent cinq livres en assignats par chaque année, laquelle location ne peut servire de baze fixa à notre estimation, cy observation<lb/>Et ne s’étant plus rien trouvé à examiné dépendant dudit jardin et de l’énoncé en la soumission porté au présent procès verbal, nous experts susnommés es noms et qualités, nous trouvons divisés d’opinion à l’estimation cy après, nous avons cru devoir porter nos estimations chacun divisement, et du tout en référons à l’administration départemental seul, faite au terme de la loy, pour en ordonner ce qu’il appartiendra<lb/>Scavoir<lb/>Nous Rollet, expert nommé par l’administration du département, j’estime que ledit jardin, bassin, regard, conduit en tuyeaux de plomb et générallement toutes ses dépendances, vue leurs positions et agréable, pouroit produire ensemble, telle qu’ils se poursuivent et comportent en revenu annuel en 1790, la somme de deux cents francs, lequel revenu, multiplié par 18 fois d’après la loi, donne en capital la somme de trois mille six cents francs<lb/>Total en revenus, la somme de deux cents francs, cy 200 francs<lb/>Et en capital, la somme de trois mille six cents francs, cy 3600 francs<lb/>Et par ledit Anferte, expert nommé par le citoyen Haguenier, premier soumissionnaire, j’estime que ledit jardin et ses accessoirs descrit audit procès verbal et en l’énoncé dudit citoyen Rollet, vue son éloignement et isolement, et que ce jardin ce trouve en plus d’agrément que de produit, que les eaux n’existant plus, ce terrein est très aride, ne peut jamais être considéré comme jardin marais, que sa superficie ne représente pas une culture aventageuse, ne pouroit produire ensemble, tel qu’il se poursuivent et comportent en 1790, en revenus annuels, que la susditte somme qu’anonce le susdit citoyen Rollet, qui est de deux cents francs, lequel revenu multipliée comme de l’autre part, donne le capital la susditte somme de trois mille six cents francs,<lb/>Total en revenu la somme de deux cents francs, cy 200 francs<lb/>Et en capital la somme de trois mille six cents francs, cy 3600 francs<lb/>Et par le citoyen Le Foulon, expert nommé par le citoyen Delalande, second soumissionnaire, j’estime que, vu la position d’iceluy jardin sur le nouveau chemin, et que ledit jardin est en plein raport d’arbres fruitiers et de quarrés pour culture de potager, et aux autres raisons cy dessus, et considéré comme marais et bien rural, pouroit produire tel qu’il se poursuit et comporte en 1790 en revenu annuel la somme de deux cents soixante francs, lequel revenu, multiplié par vingt deux fois, donne en capital la somme de cinq mille sept cents vingt francs<lb/>Total des revenus la somme de deux cents soixante francs, cy 260 francs<lb/>Et en capital la somme de cinq mille sept cent vingt francs, y 5720 francs<lb/>De tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé le présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable, en notre âme et conscience, chacun sur nos observations respectives, après avoir oppéré pendant deux jours, et déclare ledit Rollet qu’il n’est ny parent ny allié des soumissionnaires ny des experts nommés par lesdits soumissionnaires, qu’il ne s’intéresse ni directement ny indirectement dans l’objet soumissionné, et nous Anferte et Le Foulon faisons la même déclaration que le citoyen Rollet.<lb/>Fait audit Saint Germain en Laye le susdit jour et an que dessus, et ont ledit commissaire du directoire exécutif et le citoyen Aguenier, premier soumissionnaire, signé avec nous après lecture faite, en l’absence du citoyen Delalande, second soumissionnaire<lb/>Le Foulon, Rollet<lb/>F. Anferte, Hagunier<lb/>Ferant »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1593_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ce jardin a été vendu le 12 septembre 1797 (26 fructidor an 5) à Joseph Charles Haguenier, de Saint-Germain-en-Laye, pour trois mille neuf cent soixante francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 179, n° 2338).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un des pavillons de la porte de Pontoise à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">16</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 248, n° 2533</unitid>
                <unitdate normal="1797/1797" encodinganalog="3.1.3">10 avril 1797</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1596_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an cinquième de la République, une et indivisible, le vingt un germinal et jours suivants<lb/>Nous Jean André Langiboust, architecte expert, demeurant à Versailles, maison Limoge, nommé par l’administration centralle du département de Seine et Oise, en datte du vingt un ventôse dernier,<lb/>Et nous Louis Barthélémy Leveau, architecte expert, demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, en l’absence du citoyen Masle nommé par le citoyen Marin Geoffroy, demeurant à Saint Germain, par sa soumission d’acquérir le bien national cy après désigné en datte du trois prairial dernier, à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital, sur le pied de 1790, dudit domaine national dont la désignation suit.<lb/>Nous sommes en conséquence de la commission à nous donné par laditte administration et susdatté transporté au canton et commune de Saint Germain, chez le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle dudit canton, qui nous a accompagné sur les lieux et héritages cy après désignés, et aussy en présent du citoyen soumissionnaire susnommé, que nous avons trouvé.<lb/>Avons vu et visitée un domaine national, le petit pavillon, petitte cour en dépendant dans la partie circulaire où est son entrée, située dans la commune dudit lieu, rue de Pontoise, attenant la demie lune qui monte au parterre, servant de logement au citoyen Gilliot, garde forestier. Ledit pavillon et dépendance provenant de la cy devant liste civille, joint d’un côté au midy au jardin du cy devant hôtel d’Arcourt, d’autre côté au nord sur la place circulaire qui monte au jardin du parterre ou promenade publique où est son entré par une porte bâtarde, d’un bout au levant audit parterre, d’autre bout au couchant sur ladite rue de Pontoise.<lb/>Ledit pavillon contient quatre thoises six pouces en quarré, mesuré hors œuvre des murs.<lb/>Composé au rez de chaussée de trois pièces dont une à cheminé et une des dittes pièces avec entresolle, le plancher en planches de bois de chesne, emplacement d’escalier, rampe de fer.<lb/>Une cave au dessous d’une des dittes pièces avec descente en pierre.<lb/>Au premier étage, trois chambres construites dans les combles, dont une à cheminée, éclairée par plusieurs lucarnes en charpente dans les mensardes.<lb/>Le comble en charpente en mensardes couvert en ardoise, en moyen état.<lb/>La cour attenant ledit pavillon contient quarente deux pieds de long sur trente six pieds de large, réduit et compensé à cause de son irrégularité, dans laquelle est construit dans le renfoncement de la cour creuse, côté du parterre, une petitte écurie et petit bûcher, couvert en thuille.<lb/>Laditte cour pavée en partie en pavés de grais.<lb/>Nous experts susdits et soussignez déclarons n’estre ny parents ny alliées du soumissionnaire, et que nous sommes ny directement ny indirectement intéressés dans l’objet soumissionné.<lb/>Il nous a été observé par le citoyen Baumier, agent national, forestier de la cy devant maitrise de Saint Germain en laye, qu’étant informé que l’on procède à l’estimation du pavillon servant de logement au citoyen Guilliaux, garde à cheval de la forest dudit Saint Germain, il a cru devoir se transporter audit pavillon et inviter l’expert nommé par l’administration à insérer dans son procès verbal quelque une des observations que ledit agent forestier, conjointement avec le régisseur de la liste civile, ont adressée au département le trente ventôse dernier, et qui portent en substance :<lb/>1° que l’aliénation dudit pavillon seroit très préjudiciable à la conservation de la forêt<lb/>2° que le poste du garde à la grille de Pontoise est indispensablement nécessaire<lb/>3° que l’administration municipalle est parfaitement d’accord avec l’administration forestière sur la nécessité de ce poste<lb/>4° que le corps de garde ne peut service au logement du garde et que ce corps de garde ne peut être regardé comme un commencement de bâtisse dont on puisse tirer partie pour l’établissement d’une maison, attendu que cette construction légère ne peut servire qu’à l’usage d’un corps de garde<lb/>5° que même le corps de garde est nécessaire, indépendamment de la maison du garde, puisque c’est cette nécessité bien reconnue qui en a déterminé la construction il y a environ quatre ans<lb/>6° qu’il n’existe pas même assez de maison nationale pour loger les gardes de la fores, où ils doivent estre placés<lb/>7° et enfin, que l’administration forestière s’an raporte à l’administration municipale de Saint Germain elle-même sur l’exactitude de tous les faits cy dessus énoncés, et a signé<lb/>Baumier<lb/>Nous a été observé par le citoyen Geoffroy, soumissionnaire, que le corps de garde est beaucoup plus avantageux, près la grille de Pontoise qui clos la forest où il est actuellement, pour le logement du garde, que le pavillon dont est question, ainsy que l’administration municipalle et le commissaire du directoire exécutif l’ont déclarée au département par son arrêté du quatrième jour complémentaire l’an quatrième, dont il a donné communication au département en réponse à l’avis qu’il leur avoir été demandé.<lb/>Nous a été aussy observe par ledit citoyen Geoffroy qu’il se soumettoit à laisser au garde forestier le logement qu’il occupe actuellement dans ledit pavillon pendant l’espace d’un an ou dix huit mois, affin de donner le temps pour faire l’augmentation nécessaire près le corps de garde pour son logement, laquelle augmentation peut être adossée sur le gros mur tant du corps de garde actuel que sur les gros murs qui séparent le terrein d’avec les voisins, et a signé<lb/>Geoffroy<lb/>Nous experts susdit et soussigné déclarons en notre âme et conscience, après avoir entend les deux parties, que nous estimons, ainsi qu’il résulte du plan joint au présent procès verbal, que le garde seroit bien mieux placé dans le corps de garde que dans la maison qu’il habite et qu’il y seroit plus à portée de surveiller la forest. Nous pensons également que led. corps de garde seroit suffisant pour le loger s’il étoit de plus grande étendue, mais ne consistant qu’en une seule pièce au rez de chaussez de dix huit pieds de longueur sur douze pieds de largeur, mesuré dans œuvre, avec comble en apenty. Et pour que le garde soit logé suivant la place qu’il occupe, il seroit nécessaire qu’il soit fait une augmentation de deux pièces, une écurie, une étable, poulayer, grenier au dessus, contenant ensemble sept toises de long sur deux toises et demy de large et douze pieds de hauteur sous égout. Et après avoir fait l’examen de l’augmentation nécessaire pour le logement du garde près le corps de garde actuel, attenant la grille cy dessus dite et détail fait particullièrement, nous les avons analisé et estimée ensemble à la somme de deux milles livres, cy 2000 l.<lb/>Et par cette augmentation pour le logement du garde, il en résulte la suppression d’une poste militaire qui est annuellement dans le corps de garde ainsy que la dépense annuel pour le bois, lumière et autres dépenses.<lb/>Après visitte et examin fait dudit pavillon, cour en dépendante, sa position, situation, sa construction et les réparations à y faire, n’ayant pu avoir de renseignements positives de la contribution foncière, étant inséré dans la masse d’imposition des biens de la cy devant liste civile, non plus que de la loccation, nous le prisons et estimons valoir de revenu annuel la somme de cent cinquante livres, qui multiplié par dix huit au terme de la loi donne en capital la somme de deux mille sept cents livres, cy 2700 l.<lb/>Et sur tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé notre procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable en nos âmes et conscience, tant l’estimation du pavillon et dépendances cy dessus que l’estimation particullière de l’augmentation nécessaire à faire pour le logement du garde forestier attenant le corps de garde près la grille de Pontoise qui clos la forest, et pour mettre l’administration du département à portée de pouvoir estatuer sur les mêmes objets, après avoir opéré pendant deux jours différents, et a le commissaire du directoire exécutif et le citoyen Geoffroy, soumissionnaire, signé avec nous après lecture faitte. A saint Germain en Laye, ce vingt deux germinal, l’an cinquième de la République française, une et indivisible.<lb/>Ferant, commissaire du directoire exécutif, Leveau, Geoffroy<lb/>Langibout »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1596_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ce pavillon a été vendu le 16 janvier 1799 (27 nivôse an 7) à Marin Geoffroy, de Saint-Germain-en-Laye, pour deux mille sept cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 181, n° 2533).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation du Boulingrin et de bâtiments ayant fait partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">17</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 247, n° 2513</unitid>
                <unitdate normal="1797/1797" encodinganalog="3.1.3">6 décembre 1797</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1600_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an sixième de la République française, une et indivisible, le seizième jour de frimaire<lb/>Nous Louis Barthélémy Leveau, demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par l’administration centrale du département de Seine et Oise en datte du vingt sept messidor l’an quatre, enregistré et vu pour valoir timbre le vingt neuf messidor audit an à Saint Germain en Laye par Lequoy<lb/>Et Pierre Hypolitte Lemoyne, architecte, premier inspecteur des Bâtiments de la cy devant Liste civille, demeurant aussy audit Saint Germain, expert nommé par le citoyen Médard Germain Violette, demeurant à Versailles, et représenté par le citoyen François Bardelle, demeurant audit Saint Germain, en vertu du pouvoir qu’il nous a exibé du citoyen Violette, en datte du quatre vendémiaire audit an et enregistré à Saint Germain en Laye par Lequoy et demeuré cy annexé, et par la soumission dudit citoyen Viollette pour acquérir le bien national cy après désigné en datte du vingt six floréal de l’an quatre, sous le n° 1373, à l’effet de procéder à l’estimation, en revenu et en capital sur le pied de l’année 1790, du bien national dont il sera cy après parlé,<lb/>Nous sommes en conséquence de laditte commission transporté en laditte commune de Saint Germain en Laye, canton du même nom, neuf heures du matin, chez le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipalle de laditte commune, qui nous a accompagné dans les bâtiments et dépendances dépendant du cy devant château neuf, provenant de la cy devant liste civile, occuppé par le citoyen Bardelle, fondé de pouvoir du citoyen Viollette, ainsy qu’il est cy dessus dit,<lb/>Où étant, nous avons désignés les biens de la nature et ainsy qu’il suit :<lb/>Les bâtiments, partie occuppée, partie en mazure, partie de terrein vague, et le jardin du Boulingrin, le tout désigné en laditte soumission, tiennent d’un côté au levant au jardin et terrein vague du citoyen Rouganne, d’autre côté au couchant au chemin qui conduit de la place de la Révolution au parterre, dit le chemin neuf, d’un bout par derrière au midy au bâtiment et jardin du citoyen Lalande et autres, d’autre bout par devant au nord à plusieurs portions de terreins vagues, tenant au chemin projetté qui conduit à la première rampe du cy devant château neuf descendant au Pecq, dont il sera cy après parlé dans une autre soumission, et dépendant aussy de la cy devant Liste civile.<lb/>Les corps de bâtiments à main droitte en arivant par la place entre les deux châteaux occupé par le citoyen Bardelle et faisant face du côté du midy au jardin du Boulingrin, de l’autre côté sur plusieurscours et petit jardin qui seront cy après désignés.<lb/>Lesdits corps de bâtiments contiennent ensemble quarente une toise un pied de longueur, mesuré jusqu’au gros pavillon du bout, tenant à une portion de gallerie et qui seront cy après désignés, sur cinq toises de largeur, réduit et compensé, mesuré hors œuvre des deux murs de face.<lb/>Composé au rez de chaussée, en arrivant à main droitte ainsy qu’il est cy devant dit, de l’emplacement d’un escalier, lieux d’aisance, grande cuisine et ses accessoires, offices, deux cabinets, passage pour y communiquer, ensuitte une salle à manger, passage de corridor, emplacement d’escalier, ensuitte deux grandes pièces à cheminée et cabinets, corridor et aussy emplacement d’escalier, ensuitte quatre pièces à cheminée, plusieurs cabinets de distribution, corridor et plusieurs petits entresolles, et enfin emplacement du dernier escalier, joignant le corps de bâtiment dont il sera cy après parlé, tenant à la portion de gallerie en mazure.<lb/>Au premier étage desdits corps de bâtiment, huit chambres à cheminée lembrisées dans les combles, avec cabinets, alcôves, dans lesquels sont quatre autres petittes cheminées aussy dans les combles, corridor et passage de différentes distributions, et lesdits corps de bâtiments tirent leurs jours sur le jardin dit le Boulingrin et sur les parties de cours et petit jardin.<lb/>Les combles sont divisés en plusieurs parties de différentes hauteurs, en charpente, couverts en ardoise, en mauvais état.<lb/>Le corps de bâtiment ensuitte et attenant le susdit, formant pavillon à l’encoigneure et joignant une portion de l’ancienne gallerie, contenant ensemble vingt trois toises trois pieds de longueur sur quatre toises de largeur, mesuré hors œuvre des murs.<lb/>Composé au rez de chaussée d’une grande pièce, tant dans le pavillon de l’encoignure que partie dans la gallerie, et ensuitte une petitte écurie, un bûcher et corridor.<lb/>Le surplus de laditte gallerie, en mazure et inhabitable.<lb/>Au premier et deuxième étage du pavillon d’encoignure, plusieurs petitte pièce lembrisée dans les combles.<lb/>Et le premier étage de la gallerie, non abitté, étant en mazure.<lb/>Le comble en charpente couvert en ardoise en très mauvais état et découvert d’environ les trois quarts.<lb/>Au dessous du pavillon d’encoignure est un souterrain de même superficie que ledit pavillon/<lb/>Entre les corps de bâtiments cy devant dit en deux sens sont plusieurs parties de cour, jardins et terreins vagues, partie clos de murs de closture, compris dans lad. soumission et faisant partie de la location du citoyen Bardelle, contenant ensemble vingt neuf toises de longueur, mesuré depuis le mur de la gallerie jusqu’au mur de closture qui les sépare d’avec les terreins dits l’avant cour du château, sur vingt toises de largeur, dans lesquels sont deux petittes écuries ou bûchers, deux cabinets d’aisances, et dans lesquels est aussy enclavé une portion de jardin de vingt toises de long sur six toises de large, loué cy devant à la citoyenne Goailles, à déduire pour lesdittes portions de cours et jardin, dont il sera cy après parlé, dans une deuxième soumission, partant reste en cour et terrein vague quatre cent soixante toises de superficie.<lb/>Une autre petitte portion de terrein vague au bout de la partie de gallerie en mazure, de quatre toises de longueur sur une toise et demy de largeur.<lb/>Une autre portion de terrein vague, en face et de l’autre côté de laditte portion de gallerie, joignant aussy une portion de terrein vague appartenante au citoyen Rouganne, lequel contient trente quatre toises de longueur, mesuré depuis le mur qui le sépare d’avec le citoyen Rouganne jusqu’au chemin projetté pour descendre au Pecq, sur trois toises deux pieds de large, lequel terrein vague dépend aussy de laditte soumission, produit cent treize toises douze pieds de superficie.<lb/>Est obserevé que le citoyen Rouganne a fait construire un mur de closture partant où finit le mur de la gallerie, comme aussy qu’il a fait, ensuitte de ce mur neuf, commencé un bâtiment élevé un peu au dessus du premier plancher, le tout sur le terrein dernier désigné dépendant réellement de la soumission sur laquelle il est opéré. Ce que le citoyen Rouganne a reconnu en confessant qu’il avoit été induit en erreur à cet égarde, pourquoi il s’oblige de détruire les murs et bâtiment dont il s’agit, qui sont sur la portion dudit terrein compris dans la soumission dont il s’agit à la première réquisition du citoyen Viollette et de ses ayans causes.<lb/>Au moyen de quoy, le terrein dernier désigné sera estimé, sans avoir égard aux constructions qui y ont été faitte par le citoyen Rouganne, qui doit les anéantir le plus incessament.<lb/>Le jardin dit le Boulingrin, en friche, mesuré en plusieurs parties à cause de sin irrégularité, et déduction faitte de l’emplacement des bâtiments, cour et jardin du citoyen Lalande, mesuré aussy en plusieurs parties à cause de leurs irrégularités, ledit jardin planté de plusieurs massifs d’arbres étrangers de peu de valeur et aussy plusieurs massifs de petits arbustes, clos de meurs en trois sens et par un mur de terrasse par le bout au midy.<lb/>Nous avons reconnu qu’il y avoit cinq grandes croisées et deux petittes croisées de la maison dont le citoyen Lalande à l’usufruit, et dont la propriété appartient à la République, qui tirent leurs jours sur ledit jardin ainsy qu’une grande porte chartière et deux autres petittes portes qui y communique, et partie des eaux des combles de laditte maison du citoyen Lalande qui ont leurs égouts sur ledit jardin ; les égouts et jours demeureront dans leur état actuel, excepté que les croisées seront grillés et maillées, quant à la grande porte et aux deux petittes portes, le citoyen Lalande, usufruitier, aura droit de les faire enlever en en bouchant les bayes en mur de la même construction que le surplus, ce qui sera tenu de faire dans le délai de trois mois de la notification du contract à passer au soumissionnaire et de la sommation qu’il lui en fera faire. Ce delai passé, et sans autre formalité, le soumissionnaire aura droit de faire murer lesdittes baies et les portes lui appartiendront en toutte propriétté à titre d’indemnité. Est observé que cette clause ne porte aucune préjudice à la nue propriété de la maison dont joui le citoyen Lalande, attendu que c’est ce dernier qui a fait lui-même et à ses frais établir lesdittes portes.<lb/>Après toisé et calculs faits, nous avons reconnu que les bâtiments contenoient ensemble trois cents toises de superficie.<lb/>Nous avons ensuitte reconnu que les cours et terreins vagues contenoient ensemble cinq cents soixante dix neuf toises douze pieds de superficie, ou quarente trois perches un pied, à vingt deux pieds quarré pour perches.<lb/>Nous avons ensuitte et enfin reconnu que le jardin du Boulingrin contenoit six arpents trente quatre perches.<lb/>Avant de procéder à l’estimation cy dessus, je déclare moy Leveau que je ne suis ny parent ny allié du soumissionnaire et que je ne suis directement ny indirectement intéressé dans la vente des objets cy dessus, et moy Lemoyne, expert du citoyen Violette, je fais la même déclaration que le citoyen Leveau.<lb/>Après avoir fait les calculs et oppérations particulières pour atteindre la valeur estimative des objets, dont les détails deviendroient inutils de raporter ici, et avoir examiné l’état des bâtiments, les matières de leurs constructions, la longueur, largeur et hauteur desdits bâtiments, leurs emplacement et distributions, leurs clostures et leur accès, ainsy que les terreins qui en dépendent, leurs dépérissement dans lesquels sont les bâtiments, tant par vétusté que par déffaut d’entretien, sommes d’avis unanime et les estimons<lb/>Scavoir<lb/>Tout les corps de bâtiments, cours et terrein vagues énoncés au présent valoir de revenu annuel la somme de onze cent soixante quinze livres, qui, multiplié par dix huit au terme de la loy du vingt huit ventôse et six floréal, donne un capital de la somme de vingt un mille cent cinquante livres, cy 21150 l.<lb/>Le jardin dit le Boulingrin contenant six arpents trente quatre perches, valoir de revenu annuel la somme de quatre cent quarente trois livres seize sols, qui, multiplié par vingt deux comme bien rural, donne un capital de la somme de neuf mille sept cents soixante trois livres douze sols, cy 9763 l. 12 s.<lb/>Nous avons ensuitte reconnu qu’il y avoit sur ledit terrein environ deux cent cinquante pieds d’arbres étrangers, de mauvaise pouses et ragroubis, de l’âge de dix à douze ans, que nous estimons à trente sols la pièce, fait la somme de trois cents soixante quinze livres, cy 375 l.<lb/>Plus trois cent cinquante jeunes arbres en maronniers, tilleuls et peupliers de l’âge que dessus, et même au dessous, de mauvaise venue, que nous estimons à trente sols la pièce, fait la somme de cinq cent vingt cinq livres, cy 525 l.<lb/>Plusieurs petits arbres et arbustes inférieurs à ceux cy dessus, ne pouvant faire que des fagots, lesquels nous prisons et estimons ensemble à la somme de cent quatre vingt livres, cy 180 l.<lb/>Total général de touttes les estimations contenu au présent, montent ensemble à la somme de trente un mil neuf cent quatre vingt treize livres douze sols, cy 31995 l. 12 s.<lb/>De tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé le présent procès verbal que nous affirmons sincère et véritable en nôtre âme et conscience, après avoir oppéré pendant huit jours consécutifs, et a le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif, signé avec nous et le citoyen Bardelle, fondé de pouvoir du citoyen Viollette, après lecture faitte. A Saint Germain en Laye, le vingt cinquième de frimaire, l’an sixième de la République française, une et indivisible.<lb/>Touttes les conduittes, tant en fer qu’en plomb et autres, qui sont sur ladite propriété appartiendront au soumissionnaire.<lb/>Tous les murs qui séparent laditte propriété d’avec les voisins seront et demeureront communs entre eux.<lb/>François Bardel, Lemoyne, Leveau, Ferant, commissaire du directoire exécutif »</p>
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              <controlaccess>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Boulingrin</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 16 octobre 1798 (25 vendémiaire an 7) à Médard Germain Violette, de Versailles, pour trente et un mille neuf cent quatre-vingt-treize francs soixante centimes (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 181, n° 2513).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation de petits bâtiments et de terrains ayant fait partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">18</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 244, n° 2424</unitid>
                <unitdate normal="1797/1797" encodinganalog="3.1.3">13 décembre 1797</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1609_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an sixième de la République française, une et indivisible, le vingt troisième jour de frimaire<lb/>Nous Pierre Venard, cultivateur demeurant à Saint Germain en Laye, rue Neuve de la paroisse, expert nommé par l’administration centralle du département de Seine et Oise, en datte du cinq ventôse dernier, vu pour valoir timbre et enregistré à Saint Germain en Laye le vingt cinq frimaire présent mois par Lequoy, et Louis Barthélémy Leveau, demeurant audit Saint Germain, rue des Ecuyers, n° 5, expert nommé par le citoyen Médard Germain Violette, demeurant à Versailles, représenté par le citoyen François Bardelle, demeurant audit Saint Germain, au cy devant château neuf, en vertu du pouvoir qu’il nous a représenté, à lui donné par le citoyen Viollette, en datte du quatre vendémiaire audit an, enregistré à Saint Germain en Laye par Lequoy le vingt trois présent mois, et par la soumission dudit citoyen Viollette pour acquérir le bien nationalle cy après désigné, laditte soumission en datte du treize messidor de l’an quatre, sous le n° 4540, enregistré à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital, valleur en l’année 1790 du bien nationnal dont il sera cy après parlé, nous sommes, en conséquence de laditte commission, transporté en la commune dudit Saint Germain en Laye, canton du même nom, neuf heure du matin, chez le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipal de laditte commune, qui nous a accompagné dans les petits bâtiments et terrein vagues formant partie du cy devant château neuf dudit Saint Germain en Laye provenant de la cy devant liste civile, ainsy qu’il est énoncé par ladite commission.<lb/>Un petit jardin clos de mur, loué par le ci devant district de Saint Germain à la citoyenne Goailles, enclavés dans les cours, terreins et bâtiments occuppé actuellement par le citoyen Bardelle (on ignore le montant du loyer).<lb/>A l’égard des chambres, occuppée par le citoyen Delbrecq sous le n° 2 de laditte commission, elle ne sont pas comprise dans le présent vu qu’elle font partie de la location du citoyen Bardelle et qu’elles sont estimés dans le premier procès verbal dudit citoyen Viollette.<lb/>Les petits bâtiments qui sont loués et occuppé par le citoyen Gibert et aussy par le citoyen Baucher, couvreur, adossé  au mur du jardin du boulingrin.<lb/>Les parties extérieurs de terrein reignants au pourtour de la loccation du citoyen Bardelle tels qu’elles pouront estre jugé inutille d’après les alignements donné par l’expert de l’administration pour la rue, ou chemin, projettée conduisant à la première rempe de descente en pierre joignant la commune du Pecq, où étant nous avons oppéré de la manière et ainsy qu’il suit.<lb/>Scavoir<lb/>Le petit jardin clos de murs, en partie actuellement en terrein vague, qu’occuppé cy devant la citoyenne Goaille, enclavé dans les cours, terreins et bâtiments occuppée par le citoyen Bardelle, contient vingt toises de longueur sur six toises de largeur, produit cent vingt toises de superficie.<lb/>La portion de terrein vague sur lequel existe une cave des anciennes constructions, lequel tient d’un côté en partie le jardin cy dessus, cours et terrein vague dont est mention en la première soumission, d’autre côté au chemin projetté pour descendre au Pecq, d’un bout à une portion de terrein énoncée dans la première soumission, d’autre bout au terrein cy après désigné et faisant partie de l’enceinte du château, lequel terrein vague contient trente trois toises de long sur quatorze toises de large, la cave qui est sous ledit terrein contient vingt cinq pieds de long sur douze pieds de large, ledit terrein produit quatre cents soixante deux toises de superficie.<lb/>La portion de terrein vague attenant le susdit formant un des quatre carrés de l’avant cour du château, sur lequel sont construis plusieurs petits bâtiments cy après désignés, tient d’un côté au midy au jardin du boulingrin, au nord au chemin projetté pour descendre au Pecq, d’un bout au levant aux terreins vagues cy dessus dit et au mur des cours énoncés dans la première soumission, d’autre bout au couchant au chemin qui conduit de la place de la Révolution au parterre et contient quarente six toises de long sur trente huit toises de largeur, sur lequel sont plusieurs petits bâtiments qui vont être cy après désignés.<lb/>Le premier bâtiment, attenant le premier corps de bâtiment dont est question dans la premuère soumission, formant hache, contient quatre toises quatre pieds de long sur trois toises quatre pieds de large, compensé et mesuré hors œuvre, composé au rez de chaussée d’une cuisine, office, passage, corridor et une petitte cave, au premier étage une petitte chambre très basse, et petit grenier dans le comble de même superficie que le rez de chaussée ; le combe en charpente couvert en ardoise, à deux égouts.<lb/>Plusieurs petits bâtiments bas, attenant le susdit, en appenty, contienne ensemble dix neuf toises trois pieds de long sur trois toises de large, mesuré du hor œuvre au dans œuvre, au rez de chaussée plusieurs petittes salles de différentes distributions, remise et magazin, petits greniers très bas au dessus, et petite chambre lembrissée, les remises n’ayant d’autre fermeture que des planches à clair voix ; le comble en charpente en appenty couvert en thuille du pays, le tout en très mauvais état.<lb/>Un petit jardin clos de mur ensuitte, de quatre toises de long sur trois toises de large, mesuré du dans œuvre au hors œuvre, sur lequel terrein vagye est à déduire quatre vingt sept toises et demy quatre pieds de superficie pour les bâtiments cy dessus énoncés. Et aussy est à déduite soixante toises de superficie pour une partie de bâtiments compris dans la première soumission, partant reste seize cents toises de superficie, ou un arpent dix neuf perches, à vingt deux pieds quarrés pour perches et cent perches pour arpent. Sur ledit terrein est planté six jeunes ormes de seize à dix huit pouces de tours.<lb/>Après toisé et calculs faits, nous avons reconnu que les bâtiments contenoient ensemble soixante quinze toises et demy quatre pieds de superficie.<lb/>Nous avons ensuitte reconnu que les deux petits jardins clos de mur contenoient ensemble cent trente deux toises de superficie ou neuf perches trois quarts de perches un pied six pouces à vingt deux pieds quarré pour perche.<lb/>Nous avons ensuitte, et enfin, reconnu que les deux parties de terrein vague contenoient ensemble un arpent cinquante trois perches et demy, à vingt deux pieds quarré pour perches et cent perches pour arpent. Observons que la fontaine publique ne fait point partie du terrein cy dessus, qu’elle ce trouve hors d’iceluy et sur la voix publique qui descend au Pecq.<lb/>Avant de procéder à l’estimation cy dessus, nous experts déclarons que nous ne sommes ny parens ny alliées du soumissionnaire, et que nous ne sommes directement ny indirectement intéressée dans la vente des objets cy dessus.<lb/>Après avoir fait les calculs et opérations particulière pour atteindre la valeur estimatif des objets dont les détails deviendroient inutils de raporter icy, et avoir examiné l’état des petits bâtiments, les matières de leurs constructions, de peu de valeur, la longueur, largeur desdits petits bâtiments, leurs emplacement et distributions, l’état de dépérissement dans lesquels sont lesdits bâtiments, tant par vétusté que par déffaut d’entretien, sommes d’avis unanimement, et les estimons valoir,<lb/>Scavoir<lb/>Les deux petits jardins énoncés au présent ensemble, trente cinq livres de revenu annuel, qui multiplié par vingt deux au terme de la loy du vingt huit ventose et six floréal comme bien rural, donne en capital la somme de sept cent soixante dix livres, cy 770 l.<lb/>Les petits bâtiments aussy énoncés au présent, que nous estimons ensemble valoir cent trente livres de revenu annuel, vu leurs vétusté et dégradations, qui multiplié par dix huit, au terme de la loy, comme bâtiments usine, donne un capital de la somme de deux mille trois cents quarente livres, cy 2340 l.<lb/>Les parties de terreins vague, nous estimons ensemble valoir de revenus annuels la somme de soixante une livre huit sols, qui multiplié par vingt deux, au terme de la loy, comme bien rural, donne un capital de la somme de treize cent cinquante livres seize sols, cy 1350 l. 16 s.<lb/>Les six jeunes ormes, estimée ensemble la somme de dix huit livres, cy 18 l.<lb/>Total général des estimations montant ensemble à la somme de quatre mille quatre cent soixante dix huit livres seize sols, cy 4478 l. 16 s.<lb/>Touttes les conduittes, tant en fer qu’en plomb et autres, qui amènent l’eau à laditte propriété appartiendront au soumissionnaire, et quant aux eaux qui passent dans lesdittes conduittes, le soumissionnaire les traitera de gré à gré avec l’administration de la commune pour la quantité que bon luy semblera.<lb/>De tout ce que dessus, nous avons fait et rédigé le présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable, en notre âme et conscience, après avoir opéré pendant trois jours consécutifs, vu les difficultés dont il résultoit entre les voisins du soumissionnaire, et a le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif, signé avec nous et le citoyen Bardelle, fondé de pouvoir du citoyen Viollette, après lecture faitte.<lb/>A Saint Germain en Laye, le vingt sixième de frimaire l’an sixième de la République française, une et indivisible.<lb/>François Bardel, Leveau, Pierre Venard<lb/>Ferant »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1609_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 6 février 1798 (18 pluviôse an 6) à Médard Germain Violette, de Versailles, pour quatre mille quatre cent soixante-dix-huit francs quatre-vingt centimes (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 180, n° 2424).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un terrain et d’un bâtiment ayant fait partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">19</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 247, n° 2510</unitid>
                <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">4 juillet 1798</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1613_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
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              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an six de la République française, une et indivisible, le seize messidor<lb/>Nous Louis François Lepeltier, expert patenté demeurant à Versailles, rue des Gracques, n° 4, nommé par délibération de l’administration centrale du département de Seine et Oise en datte du huit messidor, présent mois,<lb/>Et nous Louis Barthélémy Leveau, expert patenté demeurant à Saint Germain en Laye, rue des Ecuyers, n° 5, nommé par le citoyen Delalande par sa soumission d’acquérir le bien national cy après désigné en datte du vingt quatre floréal l’an quatre, à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital, sur le pried de mil sept cent quatre vingt dix et d’après le loy du vingt huit ventôse l’an quatrième, du domaine national cy après désigné,<lb/>Nous sommes, en conséquence de la commission à nous donné par l’administration du département susdatté, transporté en la commune de Saint Germain en Laye, neuf heures du matin, chez le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale dudit lieu, qui nous a accompagné sur un terrein clos de mur, sur lequel est construit une écurie et remise, grenier au dessus, provenant des biens de la cy devant Liste civile, située commune dudit Saint Germain en Laye entre les deux grilles du chemin neuf conduisant de la place de la Révolution à la place entre les deux châteaux, où étant nous avons opéré de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Ledit terein dont est question tient d’un côté au midy au citoyen Lalande, et aussy d’un bout au levant audit citoyen, d’autre côté au nord au jardin dit le Boulingrin, d’autre bout au couchant au chemin neuf où est son entrée. Lequel terrein contient trente trois pieds neuf pouces de profondeur, compris moitié des épaisseurs des murs, sur cinq toises un pied six pouces de largeur, compris aussy moitié des épaisseurs des murs qui le sépare d’avec les voisins, le tout réduit, et sur lequel terrein est construit une écurie et remise, escalier entre deux, contenant ensemble vingt sept pieds de largeur sur dix sept pieds neuf pouces de profondeur, le tout réduit, grenier au dessus sur le tout, le comble en charpente en apenty couvert en thuille dont partie des eaux d’une portion de bâtiment du citoyen Lalande tombent sur ledit comble et une partie des eaux dudit comble de l’objet en question tombent par une croupe sur le terrein du Boulingrin.<lb/>Nous avons ensuitte reconnu qu’il y avoit une porte qui donnoit dudit terrein sur le Boulingrin, laquelle baye sera bouchée aux frais de l’adjudicataire.<lb/>Après avoir examiné la position, situation du terrein et bâtiment cy dessus énoncés, sommes d’avis que ledit objet valoit en mil sept cent quatre vingt dix, en revenu annuel, la somme de quarente cinq livres, qui multiplié par dix  huit au terme de la loy du vingt huit ventôse l’an quatre, donne en capital la somme de huit cent dix livres, cy 810 francs.<lb/>Et de tout ce que dessus, avons fait et rédigé notre présent procès verbal que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience, après avoir opéré pendant une journée. Et a le commissaire du directoire exécutif signé avec nous après lecture faite.<lb/>Déclarons que nous, experts susdits, ne sommes respectivement ni parens ni alliés du soumissionnaire, ni entre nous, et que nous ne sommes intéressé directement ni indirectement dans lad. soumission.<lb/>Ferant, commissaire du directoire exécutif, Lepeltier, Leveau »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 2 octobre 1798 (11 vendémiaire an 7) à Charles-Denis Delalande, de Saint-Germain-en-Laye, pour huit cent dix francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 181, n° 2510).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal constatant que le jeu de paume a été affecté aux fourrages de l’armée</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">20</unitid>
                <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">8 août 1798</unitdate>
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                  <corpname id="atom_1618_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              </did>
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                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« L’an sixième de la République françoise, une et indivisible, le vingt un thermidor<lb/>Nous Jean André Langibout, architecte expert patenté demeurant à Versailles, nommé par délibération de l’administration centrale du département de Seine et Oise, en date du six du présent mois, à l’effet de procéder à l’estimation d’un domaine national, en vertu et conformément à la loi du seize brumaire<lb/>Nous sommes, en conséquence de la commission à nous donnée par ladite administration et susdattée, transporté en la commune de Saint Germain, au cabinet du citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale dudit canton, qui nous a accompagné sur les lieux et héritages ci après désignés.<lb/>Nous nous sommes transportés au bâtiment dit du jeu de paume, situé en la commune dudit lieu. Ayant trouvé les portes fermées, le citoyen commissaire du directoire a invité le citoyen Demarais, conservateur des bâtiments millitaire affectés au cazernement millitaire de cette commune, à se rendre à son cabinet, ce qu’il a fait.<lb/>Lequel citoyen Demarais a déclaré que le jeu de paume, le logement du paumier et celui du portier avoient été affectés par le ministre de la Guerre en cazernement pour le magazin des fourages et le logement du magazinier, qu’en conséquence lui, citoyen Demarais, avoit fait l’état desdits lieux pour en faire les réparations et mettre en état et de suite les employer à leurs desinations.<lb/>Et de suite, nous nous sommes transportés chez le commissaire des Guerres de la place de Saint Germain, qui nous a confirmé tout ce qui nous a été dit ci desss par le citoyen Demarais.<lb/>Sur ces motifs, nous avons cru devoir suspendre l’expertise dont il s’agit pour en refferer à l’administration centrale.<lb/>Dont et de quoi j’ai rédigé le présent les jour et an ci-dessus, et a ledit commissaire du directoire exécutif signé avec moi.<lb/>Langibout<lb/>Ferant, commissaire du directoire exécutif »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jeu de paume</geogname>
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            <c level="item">
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un terrain ayant fait partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 248, n° 2538</unitid>
                <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">1er février 1799</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an sept de la République française, une et indivisible, le treize pluviôse, nous Pierre François, expert nommé par délibération de l’administration centrale du département de Seine et Oise en date du premier pluviôse, présent mois, et Barthélémy Louis Hardel, pourvu d’une quittance de patentes provisoire (le rôle n’étant pas encore fait) enregistrées sous le n° 195 et délivrée par Lequoy, receveur des droits d’enregistrement de cette commune en datte du 22 nivôse précédent, et sur la déclaration à lui faite en qualité d’entrepreneur de bâtiments demeurant rue aux Vaches, n° 19, expert nommé par le citoyen Martin Maruc par sa soumission en date du sept thermidor an 4 pour accquérir le bien national cy après désigné et à l’effet de procéder à l’estimation en revenu et en capital sur le pied de mil sept cent quatre vingt dix.<lb/>Nous nous sommes, en conséquence de la commission à nous donnée par l’administration du département en date du premier du courant, transportés chez le citoyen Ferrant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale du canton intra-muros de Saint Germain en Laye, qui nous a accompagnés sur les lieux cy après désignés, où étant, et en présence du citoyen Martin Marcus, soumissionnaire, et après avoir examiné le terrein et les murs adjacentes, nous avons reconnu 1° que la partie le long du pavé au nord contient quatre vingt onze mètres dix huit centimètres de long, compris moitié de l’épaisseur du mur d’appuis du domaine national vendu au citoyen Guy.<lb/>2° que la partie en retour attenant du mur d’appuis au levant qui sépare la partie vendue au citoyen Guy d’avec ledit terrein contient vingt sept mètres quarante cinq centimètres pris du devant du mur de la rampe, la saye de l’avant corps déduite, et compris moitié de l’épaisseur du mur de clôture du domaine vendu au citoyen Belmain.<lb/>3° que la partie le long dudit mur de clôture au midy contient quatre vingt quatre mètres dix sept centimètres, compris la moitié de l’épaisseur du mur d’appui du domaine vendu au citoyen Guy jusques et compris l’épaisseur du mur de côture qui sera fait à un mètre de distance de reste du jambage à gauche de la porte en entrant dans la propriété du citoyen Belmain, au devant du parement en face dudit mur.<lb/>4° et enfin, au bout dudit terrein, au couchant, six mètres dix huit centimètres, compris moitié de l’épaisseur du mur de la propriété dud. citoyen Belmain et jusqu’au levant de l’alignement, le long du pavé. Dans ledit terrein, yl se trouve une conduite en plomb dans toute sa longueur, conduisant les eaux pour plusieurs concessionnaires et à une petite fontaine publiq située dans le nouveau quartier du cy devant château neuf, dont l’acqéreur dudit terroir sera tenu d’en avoir la souffrance pour toutes les réparations qui pourront survenir à y faire et les changements que l’on trouveroit convenable.<lb/>Nota. Les terreins vendus aux citoyens Guy et Bardel et adjacents aux susdits sont grevés de la même souffrance de la conduite et ledit soumissionnaire sera aussi tenu délivré le passage d’une petite porte de cent vingt centimètres de large du jardin du domaine vendu au citoyen Belmain qui se trouve sur ledit terrein et d’un éhout d’un comble de quatre mètres quarrés cinq centimètres de long qui tombe sur ledit terrein. Lesdites servitudes ne seront de souffrance de la part de l’acquéreur qu’autant que le contract du domaine vendu au citoyen Belmain en ferait nocation et sans qu’il puisse les auguementer ni en rétablir de nouvelles, et si il en étoit autrement question dans ledit contract, le propriétaire du domaine vendu aud. citoyen Belmain seroit tendu de les supprimer à la première réquisition de la part du propriétaire dudit terrein.<lb/>Et après toutes les mesures cy dessus détaillées, il se trouve en superficie la quantité de quatorze harres soixante treize centhiares.<lb/>Considérant que le domaine cy devant désigné est bien constament de la nature et de l’espèce de ceux dont l’aliénation est ordonnée par la loi du 28 ventôse an 4 et que n’ayant pas été loué en 1790 ni assujetti à aucunes contributions, qu’il a toujours été une place vague et un dépôt de pierre affectées à plusieurs particuliers, que pour y établir sa valeur, il convient de la baser sur les domaines attenants audit terrein, dont la qualité est supérieur, la vente en a été faite à raison de soixante dix centimes l’are, qui multiplié par vingt deux donne un capital de quinze francs quarante centimes déjà vendu d’après la même loi, mais que celui-ci, quoique d’une qualité inférieur, nous estimons valoir un franc l’hart en ce qu’il est de toute sa superficie et de l’épaisseur du mur du domaine vendu au citoyen Guy près de la commune.<lb/>Les quatorze arts soixante treize centiarts faisant en revenu net la somme de quatorze francs soixante treize centimes, cy 14 f. 73 c.<lb/>Laquelle, multipliée par vingt deux, cy 22<lb/>Donne un capital de trois cents vingt quatre francs six centimes, cy 324 f. 6 c.<lb/>De tout ce que dessus et des autres parts, nous avons fait et rédigé le présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience, après avoir opéré pendant un jour, et ont le commissaire du directoire exécutif et le citoyen Marcus, soumissionnaire, signé avec nous après lecture faite.<lb/>Ferant, B. Hardel, François, Marcus »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1629_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Domaine</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 8 mars 1799 (18 ventôse an 7) à Martin Marcus, de Saint-Germain-en-Laye, pour trois cent vingt-quatre francs six centimes (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 181, n° 2538).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation de bâtiments et terrains du chenil à Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">22</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 307, n° 697</unitid>
                <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">8 mars 1799</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1633_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an sept de la République française, une et indivisible, le dix huit ventôse<lb/>Moi Louis Barthélémy Leveau, expert patenté sous le n° 36, nommé par l’administration centralle du département de Seine et Oise suivant la commission en datte du neuf pluviôse an six, enregistré le quinze pluviôse suivant, et vu pour valoir timbre le même jour, à l’effet de procéder à l’estimation du domaine national dont il va être cy après parlé sur le pied de la valeur en l’année 1790 et suivant la loy du seize brumaire l’an cinq,<lb/>En conséquence, me suis transporté chez le citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale de Saint Germain en Laye, qui m’a accompagné dans un domaine national provenant de la ci devant liste civile situé en laditte commune de Saint Germain en Laye, rue de la Verrerie, et faisant partie des bâtiments, cours et terrein vague du ci devant chenil.<lb/>Où étant, j’ai reconnu que la partie énoncée dans la soumission raportée dans la commission précitée étoit composée de plusieurs corps de bâtiments, partie de terrein vague servant ci devant d’ébat pour les chiens, et portion de cour attenant, une cour commune dont il sera cy après parlé, et tenoient d’un côté au midy au citoyen Guy à cause de plusieurs acquisitions de la République, et aussy aux héritiers Lemonier, d’autre côté au nord au citoyen Main, aussy acquéreur de la République, d’un bout au levant à la cour commune, d’autre bout au couchant encore aux héritiers Lemonier. Et après avoir reconnu la position, situation des bâtiments et dépendances, qu’ils conteois, savoir le corp de bâtiment attenant celui du citoyen Main quarente deux mètres sept décimètres de longueur, compris moitié de l’épaisseur du mur mitoyen avec le citoyen Main, et mesuré hors œuvre de l’autre bout, sur neuf mètres cinq décimètres de largeur, mesuré hors œuvre des deux murs de face ; la partie en retoure du jardin de douze mètres de longueur, mesuré du dans œuvre au hors œuvre, sur neuf mètres cinq décimètres de largeur, mesuré hors œuvre, et sont composée au rez de chaussée de trois grandes pièces servant cy devant de magazin, partie en entresolle, emplacement d’escalier pour monter aux chambres lembrisées, une cave au dessous du troisième magazin de trois mètres neuf décimètres de longueur sur trois mètres neuf décimètres de largeur et deux mètres sept décimètres sous clef de la voûte, dont la dessente est par-dessous l’escalier cy dessus dit ; trois autres pièces de l’autre côté de l’escalier, dont deux divisé en deux parties avec passage entre deux pour communiquer au terrein vague servant cy devant d’ébat ; un autre emplacement d’escalier pour monter aussy aux chambres lembrisés, lieux d’aisance, une grande salle, aussy attenant et en retoure, dont plusieurs pièces dudit rez de chaussée sont avec entresolles.<lb/>Au premier étage desdits corps de bâtiments, neuf chambres lembrissées dans les combles, dont huit à cheminées, plusieurs cabinets, passage et corridor de différentes distributions.<lb/>Au dessus d’une partie desdittes chambres, plusieurs petits réduits bas dans les combles, de peu de valeur.<lb/>Le comble en charpente à deux égouts couvert en ardoise, les festages, noues, arrestiers et autres accessoires en plomb, dont partie des eaux du comble tombent sur le terrein du citoyen Guy, cy devant Antoine.<lb/>Lesdits bâtiments éclairés tant sur la partie de cour qui en dépend que sur le terrein vague, et aussy sur la petite cour formant hache sur le jardin du citoyen Guy, ci devant Antoine, et aussy une porte de communication desdits corps de bâtiments dans laditte petitte cour.<lb/>Attenant la partie de bâtiment en retoure cy dessus dit est une autre portion de petit bâtiment de six mètres cinq décimètres de large, d’après la ligne de démarcation qui sépare la partie de cour qui dépend de laditte propriété d’avec la cour qui dépendra du jeu de paulme, ainsy qu’il est indiqué au plan général. Ledit petit bâtiment contient cinq mètres huit décimètres de profondeur, compris une épaisseur et moitié de l’épaisseur du mur mitoyen. Au rez de chaussée, une salle éclairé sur le jardin du citoyen Guy par une croisée, emplacement d’escalier et une petitte croisée idem à la précédente, et une petite portion de terrein restante jusqu’à la ligne de démarcation. Une petite chambre basse au premier étage, éclairé aussy sur le jardin du citoyen Guy, cy devant Antoine.<lb/>Le comble en charpente à deux égouts couvert en thuille, dont la moitié des eaux du comble tombent dans le jardin du citoyen Guy, idem aux croisées, cy devant Antoine.<lb/>Une petitte cour, formant hache sur ledit jardin Antoine, de dix sept mètres deux décimètres de longueur sur trois mètres neuf décimètres de largeur, recevant les eaux d’une partie des combles desdits bâtiments. Cette petitte cour close, savoir du nord et du levant par le mur mitoyen qui la sépare du jardin dit Antoine appartenant au citoyen Guy, sur lequel cette cour fait en hache, du couchant par le bâtiment du chenil qui fait partie de la soumission, sur laquelle nous oppérons, et du côté du midy elle est non close, il y a seullement une partie de mur en dosserait qui en commence la closture de ce côté communiquant au jardin dit Brout. Mais la closture de ce côté, midy, sera parachevé par un mur à l’alignement dudit doscerait et de même nature, se terminant au mur de face du chenil faisant partie de la soumission dont il s’agit, lequel mur sera fait à frais commun entre l’adjudicataire de la portion du chenil dont il s’agit et le citoyen Guy, acquéreur du jardin dit Brou, à la première réquisition de l’un d’eux. Les eaux de laditte petitte cour s’écoulent à travers le mur de closture dans le jardin du citoyen Guy, cy devant Antoine, ainsy que la pente du pavé de laditte petitte cour l’indique.<lb/>La partie de cour qui dépend de laditte propriété, en face du passage commun et de la partie de cour commune entre le citoyen Main, l’adjudicataire de laditte propriété, et l’adjudicataire par suitte du jeu de paulme et dépendance, laquelle contient trente trois mètres sept décimètres de profondeur sur dix huit mètres cinq décimètres de largeur, d’après la ligne de démarcation cy devant ditte, sur le plan général déposé à l’administration centralle du département. L’adjudicataire pourra clore ladite portion de cour par un mur planté pour moitié de son épaisseur sur son terrein et l’autre moitié sur celui restant à la Nation, mais il sera tenu d’en avancer seul tous les frais, sauf après que l’autre portion sera vendue à exiger de l’acquéreur avec qui il sera mitoyen la moitié de la valeur de laditte closture, et jusque là il ne pourra rien répétter contre la Nation. Une autre petitte portion de cour formant renfoncement de neuf mètres sept décimètres de profondeur sur six mètres cinq décimètres de largeur, sur laquelle partie est construit le dernier petit bâtiment et escalier cy devant dit.<lb/>Le terrein vague servant ci devant d’ébat pour les chiens contient quarente huit mètres six décimètres de profondeur sur quarente mètres six décimètres de largeur, compris moitié des épaisseur des murs mitoyens, dans lequel est un petit bâtiment bas servant cy devant de chenil pour les chiens et autres pièces et lieux d’aisance, lequel contient trente huit mètres neuf décimètres de longueur, mesuré hors œuvre, sur quatre mètres quatre décimètres de large, mesuré du dans œuvre au hors œuvre.<lb/>Le comble en charpente, à deux égouts, couvert en thuille, dont moitié des eaux tombent dans un chaisneau sur le mur mitoyen qui sépare ledit terrein d’avec une partie du jardin du citoyen Guy, cy devant Brou, et retombent dans ledit terrein de l’ébat.<lb/>Dans ledit terrein, où sont plantés plusieurs arbres fruitiers, plein vent, de belle venue, est aussy un bassin de 2 mètres de long sur un mètre huit décimètres de large, mesuré dans œuvre, et huit décimètres de profondeur, revety en plomb, lequel tire ses eaux par une conduitte provenant de chez le citoyen Main, et ayant sa décharge aussy par une conduitte qui conduit au bassin d’une partie de jardin du citoyen Guy, dont l’adjudicataire de laditte propriété n’est pas engagé, en aucune manière, de laisser exister cette conduitte, non plus que le citoyen Main n’est pas engagé, en aucune manière, à conserver dans son jardin la conduitte qui conduit l’eau audit bassin.<lb/>Tous les murs qui séparent laditte propriété d’avec les voisins qui l’entourent seront et demeureront mitoyens entre eux jusqu’à la hauteur de leur hérberge actuel, suivant la coutume de Paris, s’il n’y a titre contraire.<lb/>Touttes les conduittes, tant en fer qu’en plombs et autres, qui sonts sur laditte propriété appartiendront à l’adjudicataire jusqu’au milieu des murs qui le sépare d’avec les voisins. Quant au mur de closture que vient de faire construire le citoyen Main dans ledit ébat, si l’adjudicataire veux en jouir, il lui tiendra compte de la moitié de la valeur dudit mur, à dire d’expert, comme l’ayant fait construire à ses frais, ainsy qu’il est énoncé par son contract de vente, et non du fond de terre sur lequel il est assis, comme ayant été construit moitié de son épaisseur sur un terrein, et moitié sur l’autre.<lb/>Quant aux eaux qui passent dans la conduitte venant de chez le citoyen main au bassin, l’adjudicataire en traitera de gré à gré avec l’administration de la commune pour la quantité que bon lui semblera, comme chose appartenante à laditte commune. Il traitera aussy si bon lui semble avec le citoyen Main, qui n’est pas tenu de soufrir cette conduitte dans son terrein, ainsy qu’il est ci devant dit, mais seullement pour la souffrance de la conduitte dans son état actuel, mais non pour les eaux, dont le citoyen Main ne peut disposer à son profit.<lb/>S’il arrivoit quelque perte d’eau sur laditte conduitte, soit par négligence ou déffaut d’entretien de la part de l’adjudicataire, après en avoir été prévenu par l’administration de la commune, elle seroit bouché et suprimée sur la conduitte publique ou au droit du mur mitoyen avec le citoyen Main.<lb/>Après toisé et calculs faits, j’ai reconnu que les bâtiments contenoient ensemble cinq cents dix huit mètres neuf décimètres quatre centimètres de surface.<lb/>Les petits bâtiments bas, deux cents huit mètres huit décimètres cinq centimètres de surface.<lb/>Les parties de cours et terrein vague, deux mille cinq cents vingt sept mètres six décimètres cinq centimètres de surface, ou vingt cinq arres cinquante deux centiares.<lb/>Après visitte et un mur examin fait de tous les bâtiments, cours et terreins vague énoncés dans le cour du présent, estimation faitte particulière de touts ces objets, qu’il seroit inutile de raporter au présent, et n’ayant pu leur donner une valeur réelle, les trois quarts de ces bâtiments n’étant pas occupés, je les ai analisés sommairement, après avoir reconnu leurs situations, positions, leurs accès et constructions, et les dégradations dans lesquels ils sont tombés par déffaut d’entretien, jai les prise et estime valoir en l’année 1790 de revenu annuel la somme de sept cents francs qui, multiplié par vingt au terme de la loy du seize brumaire l’an cinq, donne un capital de la somme de quatorze mille francs, cy 14000 francs.<lb/>Dont et de tout ce que dessus j’ai fait et rédigé le présent procès verbal, que j’afirme sincère et véritable en mon âme et consience, après avoir opperé pendant six jours avec un collaborateur, étant seul expert pour procéder à laditte opération.<lb/>Observant que le présent raport a été diféré depuis l’époque de la commission du neuf pluviôse an six à cause de la réclamation que le citoyen Guy, comme acquéreur du jardin Brou, avoit faitte de la petite cour faisant hache sur son jardin dit Antoine, de laquelle réclamation il a été débouté par arrêté de l’administration du vingt huit pluviôse dernier, en conséquence duquel arrêté les présentes opérations, qui avoient été précédemment entamées, ont été reprises et terminées. Et a ledit citoyen Ferant, commissaire du directoire exécutif, signé avec moy, après lecture faitte.<lb/>A Saint Germain en Laye, ce vingt sept germinal an sept de la République française, une et indivisible.<lb/>Ferant, Leveau »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1633_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Chenil</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ces objets ont été vendus le 20 juin 1799 (2 messidor an 7) à Gabriel Douard, de Paris, pour quatre mille quatre cent soixante-dix-huit francs quatre-vingt centimes (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 280, n° 697).</p>
              </relatedmaterial>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation d’un bâtiment rue aux Miettes à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 310, n° 801</unitid>
                <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">29 octobre 1799</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1637_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
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                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
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              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an huit de la République française, une et indivisible, le sept brumaire, nous Louis François Lepeltier, expert patenté, demeurant à Versailles, rue des Gracques, n° 4, nommé par arrêté de l’administration centrale du département de Seine et Oise en date du quatorze vendémiaire dernier, enregistré à Versailles le vingt huit du même mois, à l’effet de procéder à l’estimation d’un petit bâtiment sis à Saint Germain, rue aux Miettes, et provenant de la ci devant Liste civile, nous sommes en conséquence dud. arrêté transporté ce jourd’huy en la commune de Saint Germain, chez le citoyen commissaire du directoire exécutif près l’administration municipale de ladite commune, lequel nous a accompagné sur le domaine national ci après désigné :<lb/>Un petit bâtiment situé à Saint Germain, rue aux Miettes, tenant d’un côté du levant au citoyen Desmarais, d’autre du couchant sur la rue aux Miettes, d’un bout du midy à la citoyenne veuve Heurtier, et d’autre bout du nord au citoyen Baumier et provenant de la ci devant Liste civile.<lb/>Led. bâtiment en appentis, adossé sur le mur mitoyen avec le citoyen Desmarais, contient cinq mètres soixante dix neuf centimètres de long, compris les demi épaisseurs des murs mitoyens avec les citoyen Baumier et veuve Heurtier, sur quatre mètres soixante quatre centimètres de largeur et trois mètres de hauteur sous égouts, divisé en un rez de chaussée et un grenier au dessus, couvert en tuilles.<lb/>Le rez de chaussée appliqué à une pièce à feu en pavée, la cheminée garnie d’une plaque de fonte sans chambranle, la porte d’entrée en bois de chêne garnie de ses pentures et serrure, une croisée sur la rue avec un mauvais châssis sans carreaux et un contrevent en bois de chêne, garny de ses pentures et un crochet.<lb/>Lequel domaine nous estimons valoir, sur le pied de mil sept cent quatre vingt dix, la somme de cinquante francs de revenu annuel, ci 50 f.<lb/>Lequel revenu, multiplié par quatorze d’après la loi du vingt sept brumaire an sept, donne en capital la somme de deux mille francs, ci 2000 f.<lb/>Et de tout ce que dessus, avons fait et rédiger notre présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable, en notre âme et conscience, après avoir employé une journée, et a le commissaire du directoire exécutif signé avec nous, après lecture faite.<lb/>Ferant, Lepeltier »</p>
              </scopecontent>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1637_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Ce bâtiment a été vendu le 15 décembre 1799 (24 frimaire an 8) à Jacques Bunout, de Versailles, pour trente mille trois cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 281, n° 801).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation du chenil à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">24</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 313, n° 927</unitid>
                <unitdate normal="1800/1800" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1800</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1641_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an neuvième de la République françoise, une et indivisible, le huit nivôse<lb/>Nous Jean André Langibout, architecte expert patenté demeurant à Versailles, nommé par décision du préfet du département de Seine et Oise, en date du cinq du présent mois, à l’effet de procéder à l’estimation d’un domaine national dont la désignation suit, en vertu et conformément à la loi du 27 brumaire an 7<lb/>Nous sommes, en conséquence de la commission à nous donnée et susdatée, transporté en la commune de Saint Germain, chez le citoyen Louis Henri Charles Degauville, maire de ladite commune, lequel nous a accompagnez sur les lieux ci après désignés.<lb/>Avons vu et visité un domaine national faisant partie du jeu de paulme, provenant de la liste civile, sise dans ladite commune de Saint Germain, rue de la Verrerie, composé de cours et bâtiments, le tout ayant son entrée par sur la dite rue, par un passage et cour commun, tenant des deux côtés au citoyen Douard, d’un bout au corps d’écurie adossé audit jeu de paulme, et d’autre bout au citoyen Guy, laquelle partie désigné sur le plan annexé par une teinte rouge.<lb/>L’entrée de la cour principal dudit domaine est par la cour commune. Plusieurs corps de bâtimens en trois sens, puits en ycelle. A gauche de l’entrée est un corps de bâtimens servant d’écurie, duquel il sera parlé à l’article des observations.<lb/>Ensuite et en retour sont plusieurs corps de bâtimens servant d’écuries, remises, poulayer et hangard, derrière lesquels sont deux petites cours. Ensuite, à droite de la susdite entrée, sont plusieurs corps de bâtimens. Le tout clos de mur en trois sens.<lb/>Elle contient cinquante deux mètres quatre vingt treize centimètres de long, à prendre du millieu du mur en mitoyennetée avec le citoyen Guy, jusqu’au milieu du mur de face de l’écurie adossé au jeu de paulme, sur vingt sept mètres soixante quatre centimètres de large, réduit, à prendre du millieu dud. mur du citoyen Douard et la ligne de démarquation séparant la partie du terrein vend, marqué sur le plan de la lettre A. Ce qui donne en surface la quantité de quatorze cent soixante huit mètres vingt cinq centimètres superficiels, cy 1468 m. 25 cm.<lb/>Ensuite de la cour commune est la cour de la partie à vendre, puit en ycelle avec mardelle et sous mardelle en pierre, trois potences en fer au dessus.<lb/>Le corps de bâtiment à gauche en entrant dans la cour, adossé au jeu de paulme, servant décurie, grenier au dessus, dans toute la longueur sous appenty couvert en tuille en mauvais état, duquel bâtiment sera parlé plus amplement à l’article des observations.<lb/>Le bâtiment et en retour servant d’écurie, grenier au dessus sous comble à deux égouts avec croupe, couvert tant en ardoise qu’en tuille, cheneau et armature en plomb, divisée au rez de chaussé pour quatorze cheveaux, garnie de mangeoire et ratelier, ladite mangeoire garnie d’une plattebande en fer, pillier au devant, pavée dans toute la superficie en grès. Un escalier en charpente montant au grenier, ledit grenier en une seule partie. Les tout garnies de portes, croisées, contrevent, ferrures et fermetures, dont partie en mauvais état.<lb/>Ensuite est un autre corps de bâtiment formant deux remises sous comble à deux égouts avec croupe, couvert en tuille, fermées de portes à deux venteaux garnies de serrures, ferrures et fermetures, le tout en mauvais états.<lb/>Ensuite et attenant est un poulayer sous appenty couvert en tuille, fermé d’une porte, le tout en vétusté.<lb/>Attenant est une basse cours, dans laquelle est un hangard sous comble en appenty, couvert en tuille, en mauvais état. Un arbre fruitier en ycelle en plein raport.<lb/>Derrière le corps de remises précité est une cour dans laquelle sont plusieurs arbres fruitiers en plein raport, un petit hangard sous appenty couvert en tuille, en vétustée, plus une bâche de construction garnie en plomb.<lb/>En retour de la dite basse cour est un autre corps de bâtiment adossé à la propriété du citoyen Guy, divisé en plusieurs parties, dont une servant ci devant de fournil, avec cheminée en hotte à solive apparente garnie, pavée en grés dans toute la superficie.<lb/>Ensuitte est une vacherie avec mangeoire à solives apparentes, grenier au dessus desdites parties sous comble en appenty couvert en tuille, le tout garnie de portes, croisées, ferrures et fermetures en mauvais état.<lb/>Ensuite est un bûcher et une remise sous comble en appenty couvert en tuille idem. La remise pavée en grès sans porte. Le bûcher garnie d’une porte, ferrure et fermeture.<lb/>Ensuite est une moitié de remise d’après la ligne de démarquation, grenier au dessus sous comble à un égout couvert en tuille.<lb/>Observations<lb/>1° L’écurie adossée au jeu de paulme ne fait pas partie de la présente estimation quant au fond mais pour les mathériaux seulement.<lb/>2° L’acquéreur sera tenu de construire à ses frais un mur de clôture suivant l’alignement du mur de face de ladite écurie de la hauteur de la hauteur de quatre mètres à prendre de dessus le pavé.<lb/>3° Le bûcher et chambre au dessus marqués sur le plan de la lettre B et d’une teinte noir ne font pas partie de la présente estimation, ayant été vendu au citoyen Douard.<lb/>4° Ne fait pas partie de la dite estimation le tuyeau en plomb qui conduit l’eau dans la bâche qui est dans la petite cour derrière les remises.<lb/>5° L’acquéreur fera boucher à ses frais la porte qui communique de ladite cour dans le jardin du citoyen Douard.<lb/>6° L’acquéreur sera tenu de faire à frais commun le mur de clôture suivant la ligne de démarquation marqué sur le plan de la lettre A et à ses frais celui en face de la cour commune.<lb/>Ce fait, en présence du maire de la commune, après avoir examiné l’état des constructions, chaque en ce qui les concerne, leur emplacemens et distributions, des mathériaux mis en œuvre, résumés par nous faits sur bordereaux séparés résultatnt des mesures par nous prises, longueurs, largeurs et hauteurs des dits bâtimens,<lb/>Nous estimons ledit domaine ci-dessus détaillé en revenu annuel à la somme de deux cents francs, cy 200 f.<lb/>Lequel revenu, multiplié par quarante d’après la loi, donne en capital la somme de huit mille francs, cy 8000 f.<lb/>Les mathériaux de l’écurie adosée au jeu de paulme estimé à la somme de trois cents francs, cy 300<lb/>Total des capitaux reunis, montant ensemble à la somme de huit mille trois cents francs, cy 8300 f.<lb/>Et sur tout ce que dessus, avons fait et rédigé le présent procès verbal, que nous affirmons sincère et véritable en notre âme et conscience, après avoir opéré pendant trois jours différens, et a ledit maire signé avec nous après lecture faite. A Saint Germain, ce treize nivôse an neuf de la République française, une et indivisible.<lb/>Langibout, De Gauville »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Chenil</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Le chenil a été vendu le 14 octobre 1801 (22 vendémiaire an 10) à Gabriel Douard, de Paris, pour trente-quatre mille trois cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 282, n° 927).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation du domaine du Val à Saint-Germain-en-Laye en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">25</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 314, n° 956</unitid>
                <unitdate normal="1802/1802" encodinganalog="3.1.3">29 novembre 1802</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_1645_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Département de Seine et Oise<lb/>L’an onze de la République française, le huit frimaire et jours suivants, moi François Collet dit Duclos, architecte patenté, demeurant à Versailles, expert nommé par le préfet du département de Seine et Oise, suivant son arrêté en datte du 19 thermidor dernier, portant entre autres qu’attendu la déchéance encourrue par le citoyen Garnot par acte du treize floréal an sept, la nue propriété de la maison du Val et dépendances sera mise en vente conformément aux loix des quinze et seize floréal dernier.<lb/>En conséquence d’une lettre émanée aussi du préfet en datte du 9 vendémiaire portant commission enregistrée à Versailles le 21 vendémiaire dernier,<lb/>Je me suis transporté ledit jour chez le citoyen de Gauville, président de la mairie de Saint Germain en Laye, lequel, après avoir pris connaissance de l’objet de ma mission, m’a accompagné sur la propriété dont il s’agit, située lieudit le Val, où étant, j’ai opéré de la manière et ainsi qu’il suit.<lb/>Pour avoir d’abord une connaissance générale et sommaire du domaine qui fait la matière du présent, je l’ai parcouru dans tous ses points et j’ai reconnu qu’il consiste en un vaste clos de forme irrégulière renfermant diverses masses de bâtiments, plusieurs cours et un grand jardin attribué à différents genres de culture, tels que bois, terres labourables, vergers et potager, tenant d’un côté (nord-ouest) à la forêt de Saint Germain en Laye, d’autre côté (sud-est) partie au chemin qui conduit à Carrière et partie au terroir dudit Carrière, d’un bout (nord-est) au terroir de la commune du Menil, et d’autre bout (sud-ouest) à la forêt susdite et à une route sur laquelle se trouve la principale entrée de cette propriété.<lb/>J’ai ensuite procédé au mesurage de toutes les parties de ce domaine à l’effet d’en dresser un plan général, lequel, après avoir été rapporté et mis au net, sera annexé au présent tant pour présenter à l’œuil l’ensemble de la propriété que pour rependre plus de clarté dans la description détaillée qui va suivre.<lb/>Description détaillée<lb/>Le principal corps de logis est précédé d’une cour fermée en trois sens par sept travées de grille, tant ouvrantes que dormantes. Ce bâtiment est élevé d’un rez de chaussée dans partie duquel est pratiqué une entresole, premier étage quarré, deuxième étage mansardé, terminé par un comble brisé couvert en ardoises avec faitage, pieds d’arrêtiers et chapeaux de lucarne en plomb. Les eaux pluviales de ce comble sont reçues dans un chêneau régnant au pourtour dudit bâtiment et ensuite versées dans la cour et le jardin par des tuyaux de descente, le tout en plomb.<lb/>Ledit rez de chaussée est attribué à une antichambre, une salle de billard, un grand sallon, un cabinet avec cheminée, un autre cabinet circulaire. Toutes ces pièces occupent la haute totale de l’étage. Toutes les bayes de portes et de croisées sont pourvues de leur fermeture. Le surplus dudit rez de chaussée est attribué à une salle à manger, aussi de même hauteur, deux petites pièces avec entresole à semi-étage, un corridor et une cage d’escalier.<lb/>Le rez de chaussée étant plus élevé que le sol extérieur, on y parvient, tant côté du jardin que sur la cour, par un grand perron composé de marches et paillier en pierre.<lb/>Le 1er étage occupe la même étendue superficielle que le rez de chaussée et est composé de cinq appartements complets desservis par plusieurs passages et corridors. Les bayes de croisées dudit étage sont garnies de leurs châssis à verres, ferrés et vitrés. Celles de portes, soit d’entrée, soit de communication, sont pourvues de leur fermeture.<lb/>L’étage en mansardes se compose des pièces cy après, savoir cinq grandes chambres dont les cheminées, plusieurs cabinets et garderobes, antichambres, passages et corridors de dégagement, le tout occupant la même superficie que l’étage au dessous.<lb/>Les étages précédemment décrits sont desservis par un grand escalier composé de marches et limons en charpente avec rampe en fer posée sur l’échiffre.<lb/>Un autre bâtiment appuyé au précédent vers le sud est élevé d’un rez de chaussée, composé de quatre pièces à cheminées, plusieurs cabinets et dégagements. Il est terminé par un comble dans lequel sont pratiquées plusieurs petites pièces lambrissées dont trois seulement sont à cheminée. (Ce bâtiment a été édifié aux frais de l’usufruitier.) Du rez de chaussée cy dessus, on descend par un perron en pierre sur une terrasse élevée qui se prolonge dans l’allignement des bâtiments cy dessus décrits et qui occupe en largeur la profondeur desdits bâtiments. Elle est entourée en trois sens d’un appui en fer.<lb/>Un autre bâtiment appuyé au principal corps de logis a son extrémité vers le nord-est élevé d’un rez de chaussée dont partie avec entresole. Ce bâtiment se compose d’une grande cuisine occupant toute la hauteur de l’étage, deux pièces destinées à différents usages, deux offices, un bûcher, corridor et passage communiquant de la cour au jardin. Six berceaux de cave sont pratiqués sous ledit rez de chaussée.<lb/>L’entresole est distribué en onze pièces dont deux avec cheminées. On parvient audit étage par deux petits escaliers.<lb/>Le comble qui termine ce bâtiment est composé de sa charpente nécessaire, telle qu’arbalétriers, chevrons, pannes, faitages, etc. Il est à deux égouts, couvert en ardoises, avec faitage et chêneau en plomb.<lb/>Paralèllement au bâtiment cy dessus décrit est un autre corps de logis longeant la forêt et formant retour d’équerre, élevé d’un rez de chaussée, premier étage quarré et 2ème étage lambrissé. Le rez de chaussée est attribué à plusieurs écuries pourvues de leurs mangeoires et ratelliers, trois remises et une cage d’escalier.<lb/>Le 1er étage est composé de treize pièces, dont cinq à cheminées, plusieurs cabinets. Les différentes pièces sont desservies par des corridors. Elles sont éclairées par des croisées donnant sur la forêt et sur la cour.<lb/>Ledit étage est terminé par un comble à deux égouts, lequel renferme plusieurs greniers et chambres lambrissées. Il est couvert en ardoises. Les noues et chapeaux de lucarnes sont en plomb.<lb/>A la suite de l’aille de bâtiment cy dessus, et joignant celui des cuisines, est un autre petit bâtiment simple en profondeur composé d’une seule pièce et d’un escalier droit, le tout surmonté d’un comble couvert en ardoises, pieds d’arrêtiers et chêneau en plomb. (Cette construction a été édifiée par l’usufruitier.)<lb/>L’escalier renfermé dans le petit bâtiment conduit à une petite cour fermée d’un mur de clôture, de laquelle on communique dans une autre cour haute, où sont des remises dont il sera parlé cy après.<lb/>La cour d’honneur qui précède le principal corps de logis est fermée en 3 sens, tant par des grilles que par des parties de mur et des pilastres qui reçoivent les travées dormantes. Elle est pavée en grais et a son entrée sur la forêt.<lb/>L’étendue comprise entre les bâtiments des cuisines et celui des écuries forme une autre cour, aussi pavée en grais, ayant également son entrée sur la forêt par une grille à deux venteaux.<lb/>La cour haute cy devant énoncée renferme deux bâtiments. L’un, appuyé à celui des cuisines et dans l’allignement de l’aille de celui des écuries, est élevé d’un rez de chaussée appliqué à deux bûchers, un lavoir, lieux d’aisance et autres petits réduits. Il est terminé par un comble couvert en ardoises.<lb/>L’autre bâtiment, adossé au mur de clôture longeant la forêt, est composé d’un rez de chaussée attribué à quatre remises séparées par des poteaux portés sur des dez en pierre, surmonté d’un comble couvert en ardoises. (Ces deux bâtiments ont été édifiés par l’usufruitier.)<lb/>Cette cour a son entrée sur la forêt par une porte chartière à deux venteaux garnie de sa ferrure. Elle est close en partie par les bâtiments cy dessus, et dans le surplus par un pallis en échalas.<lb/>Vient ensuite le jardin, lequel est divisé en plusieurs parties, attendu les différentes hauteurs du sol.<lb/>La partie supérieure s’étend depuis le principal corps de logis en longeant le mur de terrasse qui la sépare de celles inférieures, jusqu’au mur circulaire qui la termine. Cette portion de jardin est en labour, excepté une partie de la contenance d’environ deux hectares sur laquelle est une futaye, essence de chêne de 36 à 40 ans, excepté aussi la platte bande avoisinant le mur de clôture, côté de la forêt, que j’ai reconnu être plantée en jeune vigne.<lb/>Il existe aussi sur cette portion de jardin plusieurs constructions susceptibles d’offrir des points de vues très agréables par la beauté des sites qui les environnent et qu’elles dominent de toutes parts. De ce nombre est un bélvéder à l’intérieur duquel est un banc en pierre et un piédestal portant un buste mutilé. Plus loin, une chaumière construite par l’usufruitier.<lb/>En se rapprochant des bâtiments et près le bois dont il a été parlé est une espèce de temps rutique servant à masquer une grande auge doublé en plomb, dans laquelle les eaux d’un puid qui en est très proche étaient versées au moyen d’une mécanique à manège qui faisait monter et descendre les sceaux.<lb/>Ce qui reste de cette machine est en mauvais état et consiste seulement dans un arbre portant tambour, deux poulies en bois et les crochets d’arrêts. Ce qui vient d’être énnoncé a été fait par l’usufruitier, excepté le puit qui existait et qui n’a été que raprofondi. Cette bâche était destinée à procurer de l’eau dans différentes parties du jardin au moyen de plusieurs pierrées et conduites de grais qui le traversent.<lb/>Il existe une autre chaumière et une guerrite de surveillance placée sur le fossé qui sépare la portion de bois dépendante de cette propriété d’avec la forêt.<lb/>La première partie inférieure, vers le sud-ouest, est en labour. On y descend par un perron placé près des bâtiments et encore par un talut pratiqué vers le milieu de sa longueur.<lb/>Ensuite, et longeant toujours le mur de terrasse, est une autre partie de jardin en culture, excepté l’extrémité qui joint la portion cy dessus, laquelle est inculte, attendu la nature du sol et l’existance d’une carrière. Le surplus est planté d’arbres fruitiers et d’une jeune vigne en platte bande.<lb/>Au dessous, et au droit du premier jardin inférieur, sont plusieurs terreins clos et séparés par des murs. Ils ont différentes issues sur le chemin de Carrière. Dans le 1er vers le sud-ouest, il existe un puit et un apenti de peu de valeur. Le second renferme une carrière et un bâtiment attribué à des écuries. Celui ensuite comporte une terrasse élevée, cultivée en potager et une partie basse dans laquelle se trouve un logement de jardinier composé au rez de chaussée de deux salles, un fournil, caves au dessous, un 1er étage distribué de trois pièces lambrissées, comble sur le tout couvert en tuilles. Ensuite, une écurie et une vacherie terminée par un comble en apenti couvert idem. Un petit jardin et une cour dans laquelle est un puid et un toit à porc. Cette cour a son entrée sur le chemin de Carrière par une porte chartière. (Les constructions qui viennent d’être mentionnées ont été édifiées par l’usufruitier.)<lb/>J’ai ensuite examiné et reconnu trois pièces de terre situées hors la clôture. L’une tient à la principale entrée. Elle est entourrée en deux sens par des tilleuls auxquels est appuyé un palis d’échalas. Elle est close dans les deux autres sens par la grille et par un mur de terrasse. Il existe sur cette pièce de terre un petit pavillon agréablement décoré, lequel a été construit aux frais de l’usufruitier. Les deux autres pièces tiennent au mur de terrasse qui termine le jardin et occupent le renfoncement formé par la demie lune en saillie sur le terroir du Mesnil. Ces deux pièces de terre contiennent ensemble vingt ares.<lb/>Ne s’étant plus trouvé rien à décrire, j’ai procédé aux calculs nécessaires pour connaître l’étendue superficielle de laditte propriété, et j’ai trouvé que sa contenance était de douze hectares cinquante huit ares cinquante neuf centiares, cy 12 h. 58 a. 59 c.<lb/>Savoir :<lb/>En bâtiments existants lors de la donation : 0 h. 11 a. 68 c.<lb/>En cours : 0 h. 20 a. 93 c.<lb/>En bâtiments construits par l’usufruitier : 0 h. 04 a. 49 c.<lb/>En bois, essence de chêne de l’âge de 36 à 40 ans : 2 h. 0 a. 0 c.<lb/>En jardin clos : 10 a. 01 a. 49 c.<lb/>Et en terre non close : 0 h. 20 a. 0 c.<lb/>Total pareil : 12 h. 58 a. 59 c.<lb/>Cette propriété étant de nature à être rangée dans la classe des biens désignés par la loi du 15 floréal an dix sous la dénomination de maisons, jardins et usines, je vais, en me conformant à cette même loi ainsi qu’à l’instruction du ministre des Finances du 1er prairial dernier, procéder à son estimation.<lb/>Examen fait des bâtiments cy dessus désignés, circonstances et dépendances, ainsi que de leurs dimentions, distributions, nature des matériaux qui les composent, étendue, service et qualité des terreins qui en dépendent, eu égard tant à l’avantage qu’offre la beauté du site qu’à l’inconvéniant résultant de la privation d’eau nécessaire à la culture, et enfin aux dégradations opérées dans cette propriété pendant la suspension de jouissance de l’usufruitier, toutes ces considérations murement réfléchies et méditées,<lb/>J’estime que laditte propriété, telle qu’elle se suit et comporte, vaut sur le pied de 1790 en revenu annuel la somme de deux mille quatre cents francs, cy 2400 francs.<lb/>Lequel revenu, multiplié par six d’après la loi précitée, donnée en capital celle de quatorze mille quatre cents francs, cy 14400 f.<lb/>Plus les dix pour cent de cette somme, conformément à la même loi, produisent quatorze cents quarante francs, cy 1440 f.<lb/>Ce qui donne pour total la somme de quinze mille huit cents quarante francs, cy 15840 f.<lb/>Mais, attendu que cette propriété est grevée d’usufruit et que l’usufruitier est âgé de plus de cinquante ans (l’usufruitière a soixante et dix ans), ce capital sera, conformément à l’article 1er de la loi du 28 ventôse an six, réduit aux trois quarts, lesquels donnent pour résultat la somme de onze mille huit cents quatre vingt francs, cy 11880 f.<lb/>J’observe que, dans le cas où l’usufruitier réclamerait pour raison des augmentations faites par lui sur le domaine et que ses réclamations seraient accueillies, lesdittes constructions sont entrées dans l’estimation de la valeur locative pour une somme de quatre cents francs. J’observe encore que les susdittes augmentations seront indiquées au plan cy joint par la lettre V.<lb/>Et de tout ce que dessus et des autres parts, j’ai fait et dressé le présent que j’affirme sincère et véritable, ce qui m’a occupé, tant pour la rédaction que pour lever et dessiner le plan qui y est joint, et compris déplacement, la quantité de douze journées.<lb/>Et a le président de la mairie signé avec moi après lecture faite. Clos à Saint Germain en Laye le quatre nivôse an onzième.<lb/>De Gauville, Duclos »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1645_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>La nue-propriété du domaine du Val, qui avait été une première fois aliénée le 2 mai 1799 (13 floréal an 7) à Germain Garnot, de Paris, pour un million huit cent soixante-deux mille francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 280, n° 655), a été finalement vendue le 6 juillet 1803 (17 messidor an 11) à Marie-Charlotte de Rohan-Chabot, veuve de Charles-Juste de Beauvau, pour trente-quatre mille six cents francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 283, n° 956).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation des vestiges du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye appartenant à la Couronne en prévision de leur vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">26</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 326, n° 1453</unitid>
                <unitdate normal="1832/1833" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1832 - 7 janvier 1833</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1649_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an mil huit cent trente-deux, le vingt-deux septembre, nous Jean-Antoine Hébert, ingénieur géomètre de l’Etat dans le département de Seine-et-Oise, demeurant à Versailles, avenue de Saint-Cloud, n° 13, nommé par les arrêtés de M. Aubernon, pair de France, conseiller d’Etat, préfet dudit département en date des 17 mai et 29 juin derniers à l’effet de procéder à l’estimation dans tout le département des divers immeubles distraits du Domaine de la Couronne qui seraient jugés susceptibles d’être aliénés,<lb/>Après avoir pris les ordres de M. Magnan, directeur des Domaines qui nous a donné en communication :<lb/>1° Un procès-verbal de prise de possession d’un terrain situé à Saint-Germain-en-Laye connue sous le nom des ruines de l’ancien Château-Neuf d’Henry IV dressé par M. de Puyjalon, inspecteur de l’Enregistrement et des Domaines à la résidence de Versailles en exécution de l’article trois de la loi du deux mars derniers, dossier n° 50,<lb/>2° Une lettre de la direction générale adressée à M. le directeur de Versailles en date du vingt courant, dossier n° 37, 4e division, où il est dit entre autres choses « que rien ne s’oppose à ce que la portion rose d’un plan dressé par (nous) le sieur Hébert contenant les terrains, pavillons et bâtiments soient immédiatement aliénés et qu’il soit procédé aux opérations préliminaires etc., qu’il convient de sursoir à l’aliénation de la partie teintée en jaune claire comprenant les grottes supérieures, dont la concession est demandée par M. Guy, maire de Saint-Germain, au nom de ses administrés,<lb/>3° Enfin, l’ordonnance royale du 28 août aussi dernier qui affecte à l’administration des Ponts-et-Chaussés, pour la confection de la nouvelle route, le terrain des grottes inférieures désigné audit plan par la teinte bistre et sur celui de l’ingénieur en chef par un liseré orange,<lb/>Après nous être bien convaincu de l’objet de notre mission, nous sommes rendus à Saint-Germain-en-Laye, distance de notre demeure un miriamètre deux kilomètres, au lieudit le Pavillon de Henry IV, où étant arrivé à sept heures du matin, nous avons, étant accompagné du sieur gardien des ruines, parcouru l’ensemble du terrain désigné comme devant être aliéné, nous avons reconnu qu’il fait hache, qu’il est clos de murs, enfin qu’il est divisé en eux parties inégales par un mur ayant environ quatre mètres de hauteur soutenant une partie dudit terrain formant terrasse, d’où les points de vue sont admirables, le rayon visuel embrassant en même tems la vaste plaine qu’arrose la Seine, ses iles verdoyantes, la forêt du Vésinet, la Malmaison (demeure embellie par les soins de Joséphine et où elle finit des jours qui furent quelques fois heureux…), les édifices somptueux de la capitale, les clochers de Saint-Denis ; à droite et à gauche des montagnes bornent l’horizon, celle de Marly, Louveciennes, Bougival, le mont Valérien, Cormeilles, Sannois et autres, dont les versants et les sommets sont couronnés de villages d’édifices remarquables par leur architecture et les traits historiques qu’ils rappellent tel que les arcades de Marly, œuvre du Grand Siècle construite pour conduire les eaux de la machine à Versailles, le pavillon de la Du Barry, celui de la Jonchère, le bâtiment des missionnaires placé sur la hauteur du mont Valérien et autres jolies habitations.<lb/>C’est à l’extrémité de la partie supérieure du terrain tenant à la terrasse et au parterre royal de Saint-Germain que l’on trouve le pavillon de Henry IV, bâtiment presque carré ayant huit mètres quarante centimètres d’une face et neuf mètres vingt centimètres de l’autre. Il est élevé de deux étages, lesquels sont surmontés d’un dôme en charpente, triste reste et extrémité d’un vaste château qu’avait fait bâtir Henry IV. C’est dans ce pavillon que naquit Louis XIV ! C’est là où naguère habitait le spirituel auteur Douriska (madame de Duras).<lb/>Le rez-de-chaussée, dont l’entrée est par le terrain inférieur, était autrefois consacré à une chapelle où fut baptisé le grand roi… Sa forme est octogone, le plafond en est ceintré si l’on en juge par les vestiges que le tems a respectés. L’intérieur de cette chapelle, qui est revêtue en stuc dans lequel a été incrusté divers coquillages, devoit attirer l’amateur des beaux arts, le travail artistement exécuté a donné comme ornement plusieurs médaillons renfermant dans leur encadrement des sujets allégoriques aux événements du tems, et de piété.<lb/>A l’entrée du terrain sur la rue du Château-Neuf existe deux pavillons nouvellement construits par les soins de M. Dubreuil, architecte du domaine de la Couronne. Ces deux pavillons ont chacun onze mètres vingt centimètres de longueur sur six mètres soixante-dix centimètres de largeur et sont élevés d’un rez-de-chaussée sur sol, d’un premier étage carré surmonté d’un comble en charpente.<lb/>Le terrain de la terrasse supérieure est de niveau avec le parterre de Saint-Germain. Il est à l’usage de cour. Il a de longueur soixante-treize mètres cinquante centimètres. Celui inférieur a cent soixante-quatre mètres soixante-dix centimètres de longueur. Il est cultivé en nature de terre labourable et jardin. Le sol est de médiocre qualité. Il est inégal, attendu que les terres se sont affaisés par suite de l’extraction de pierres ou effondrement de plusieurs grottes ou galeries souterraines qui ont été comblées et dont on trouve encore des vestiges.<lb/>Sous le terrain supérieur existe une galerie plein ceintre construite en pierre ayant de longueur dix mètres soixante centimètres conduisant à un caveau de forme ovale, ayant quatre mètres de largeur dans œuvre. Au-dessous de cette galerie en existe une autre dont l’entrée est condamnée.<lb/>A l’extrémité de la cour, ou partie supérieure du terrain, dans le mur tenant au bout de la terrasse de Saint-Germain, existe une baie de porte charetière ouverte sur ladite terrasse pour y donner entrée. C’est à l’égard de ladite baie que le délégué de la Couronne a fait une réserve tendant à la suppression, réserve qui nécessitera de notre part une lettre que nous adresserons à M. le directeur de l’Enregistrement à Versailles, ne pouvant dissimuler à qui de droit que la condamnation de cette baie et de sa porte causera un préjudice notable à l’Etat sans profiter aucunement à la Liste civile ? N’est-il pas notoirement connu que la terrasse et le parterre de Saint-Germain sont livrés au public, que plusieurs propriétaires ont des portes de communication sur ces promenades sans que l’on se soit jusqu’à ce jour occupé d’en priver ceux qui en jouissent.<lb/>Après avoir visité les bâtiments et l’ensemble du terrain, nous avons procédé à son arpentage et sommes ajourné à lundi prochain sur les lieux contentieux pour faire la désignation de détail desdits bâtimens, opération utile et devant nous procurer les éléments de notre opération par la connaissance de la quantité et qualité des matériaux.<lb/>A tout ce que dessus, il a été vaqué depuis sept heures du matin jusqu’à sept du soir, compris la rédaction de cette première partie qui a eu lieu à l’hôtel du Cheval-Blanc à Saint-Germain-Laie, que nous avons choisi pour domicile jusqu’à la fin de nos travaux de terrain, ledit jour vingt-deux septembre et trois vacations le lendemain vingt-trois septembre, et avons signé. Approuvé trois mots rayés comme étant nuls.<lb/>Hébert<lb/>Et ce jour vingt-quatre septembre, à six heures du matin, étant rendu au pavillon de Henry IV, nous en avons fait la visite de détail. Il en a été de même dans les deux pavillons, et avons examiné les murs qui enclosent ledit terrein et celui qui le divise en deux parties inégales. Ayant recueilli toutes les notes nécessaires pour faire la désignation en notre cabinet à Versailles, ainsi que les calculs de surface et valeur, nous nous sommes retirés à l’hôtel du Cheval-Blanc où nous avons rédigé cette dernière partie de notre rapport et ajourné indéfiniment jusqu’à ce que l’administration supérieure ait décidé si la baie de porte charetière donnant sur la terrasse sera oui ou non conservée. A ce que dessus il a été vaqué depuis six heures du matin jusqu’à huit du soir, moment présumé de notre retour à Versailles, et avons signé. Approuvé un mot rayé nul.<lb/>Hébert<lb/>Et ce jour cinq janvier mil huit cent trente-trois, étant en notre cabinet, à huit heures du matin, après avoir de nouveau pris les ordres de M. Magnan, qui nous avait fait passer une copie certifiée par lui de la lettre que lui avait adressée la direction générale en date du 31 décembre dernier (4e division) annonçant qu’il n’a pas lieu d’insister pour la conservation de l’usage de la porte charetière que l’on doit au contraire faire boucher avant la vente, sauf à l’acquéreur à solliciter comme les autres propriétaires voisins de la terrasse de M. l’intendant général de la Liste civile la faculté de pratiquer une ouverture de petite dimension mais sans que le domaine de l’Etat entende aucunement garantir que cette faculté sera accordée. Nous avons mis en ordre les notes par nous recueillies sur le terrain et avons ainsi qu’il suit procédé à la désignation du terrain dit les ruines du château de Henry quatre, partie supérieure des grottes dont ci-après le plan rapporté à l’échelle du cadastre d’un à 1250.<lb/>Article unique<lb/>Un terrain dit les ruines de Henry IV situé à Saint-Germain-en-Laye faisant hache planté de quelques arbres fruitiers et vignes chasselas en espalier et sur lequel est élevé les trois pavillons dont nous avons parlé, tient d’un bout vers le nord à cause de la hache à la terrasse de Saint-Germain et à la pièce du sieur [vide] plantée en vignes. D’un côté vers l’est, cette partie est soutenue par un mur en terrasse d’environ 6 mètres de hauteur moyenne longeant 1° une portion desdites ruines d’Henry IV cédée aux Ponts-et-Chaussées par l’ordonnance précitée, secondo la rampe de Saint-Germain, régnant sur les grottes supérieures dont la concession est demandée par la ville de Saint-Germain, d’autre bout au midi tient 1° au prolongement de l’avenue du château à partir du mur de la rampe de Saint-Germain jusqu’à un petit mur d’appui qui traverse la rue au haut du montoir, 2° à la rue du Château jusqu’au jardin du sieur Le Bailly, d’autre côté au couchant tient au terrain et maison dudit sieur Le Bailly et à la grande terrasse de Saint-Germain jusqu’au chantier des vignes, notre point de départ.<lb/>Ici il est observé que les murs qui enclosent cette propriété aux aspects nord, est, sud dépendent du terrain que nous délimitons. Celui longeant M. Le Bailly parait mitoyen, mais le mur soutenant la terrasse de Saint-Germain appartient au domaine de la Couronne.<lb/>La contenance, résultat de notre arpentage, est de soixante-sept ares cinq centiares ou 158 perches 20 centièmes à la mesure de vingt pieds pour perches, cent perches à l’arpent, le pied étant de douze pouces.<lb/>L’entrée de ce terrain est par la rue du Château par le moyen d’une porte charetière à deux venteaux avec traverse en bois de chêne. Ladite est ferrée de fortes pentures dont eux sont ceintrées et à pivot ayant leur crapaudine et garnie de sa serrure, sa clef et un loquet. Ladite porte défendue à l’intérieur par une forte barre de fer arc-boutant avec ses supports et est surmontée d’une pièce de charpente. La porte de sortie sur la terrasse devant être bouchée avant la vente, nous n’en parlons ici que pour mémoire.<lb/>Désignation sommaire et de détail<lb/>Premier pavillon, celui de Henry IV<lb/>Se compose d’un rez-de-chaussée, autrefois affecté à l’usage de chapelle, actuellement elle sert de bûcher, d’un premier étage carré surmontée d’un grenier pratiqué dans le dôme dudit pavillon. La construction est en pierre, moelon et brique, les combles sont en charpente et la couverture en ardoise, le tout en médiocre état de réparation.<lb/>1er étage, rez-de-chaussée. On y entre par une baie de porte ouverte sur la partie inférieure des terrains à l’aspect sud. Ladite est éclairée par une croisée à deux ventaux dépourvue de son vitrage. Elle est défendue à l’extérieur par six barreaux et trois traverses de fer. A gauche se trouve une baie pour communiquer à l’escallier du premier étage que l’on ne peut pratiquer, étant ruiné. Le sol est partie en terre et l’autre recouvert en grès. Le plafond est surmonté d’un dôme en pierre.<lb/>2ème étage<lb/>Rez-de-chaussée relativement au sol de la cour des pavillons. Se divise en cinq pièces qui ont chacune leur baie d’entrée mais sont dépourvues de portes et cheminées. La principale entrée de ce premier étage est par la cour des pavillons à l’aspect ouest sous un avant-corps de bâtiment ruiné, fermée d’une porte pleine en bois de chêne ayant deux ventaux, ferrée de fortes pentures, gonds, deux fortes targettes, serrure de sûreté et sa clef. Ces cinq pièces qui originairement n’en étaient qu’une sont éclairées aux aspects nord, est et sud par trois grandes croisées ayant chacune six carreaux. Elles sont ferrées d’espagnolettes et fiches à bouton. Le sol est carrelé et le plancher haut est plafonné.<lb/>A gauche dans cette pièce se trouve celle renfermant l’escalier qui descend à la chapelle.<lb/>Grenier<lb/>On y communique par le moyen d’une échelle volante (en passant sur le toit de la masure) appliquée à une baie sans fermeture. Au plancher bas, les solives et entrevoux sont à découvert. Celui haut, en forme de dôme, est formé par les charpentes qui sont couvertes en ardoises.<lb/>Ce grenier est éclairé aux quatre aspects par quatre grandes baies sans fermetures.<lb/>Deuxième pavillon, celui à droite en entrant<lb/>Se compose d’un rez-de-chaussée élevé sur sol ayant trois pièces, d’un premier étage carré surmonté d’un comble en charpente recouvert en ardoises et nappes de plomb pour les noues.<lb/>1ère pièce, magasin. On entre dans le grand magasin par une baie ouverte à l’est, fermée d’une porte en boie de chêne ferrée de fortes pentures dont l’une à pivots, gonds à scellements, une serrure de sûreté, sa gâche et sa clef, plus un loquet à bouton. Cette pièce est éclairée sur la cour, côté du nord, par deux croisées ayant chaque quatre grands carreaux, ferrées convenablement, dont la fermeture est assurée par des targettes et sur la rue par une baie dépourvue de sa fenêtre mais fermée par deux volets ferrée de pentures, gonds et une barre en fer ayant un moraillon.<lb/>A l’extérieur, ladite baie est défendue par huit barreaux en fer, carillon, scellée dans le mur, sur lesquels est appuyé un grillage en fer.<lb/>L’aire dudit magasin est en plâtre. Le plancher haut est plafonné.<lb/>2e pièce, affectée à l’usage de sellerie. Son entrée est sur la cour ou passage entrée des deux pavillons, par une baie fermée d’une porte pleine en chêne ferrée de deux fortes pentures, gonds à scellements ayant une serrure de sûreté, sa clef, sa gâche et loquet à bouton. Les jours se tirent de la cour par le moyen de la moitié de la deuxième croisée commune avec le magasin. Le sol est recouvert en carreaux de terre cuite. Le plancher haut est plafonné.<lb/>Cage d’escalier. Son entrée est par ledit passage, fermée d’une porte pleine en bois de chêne ferrée convenablement et fermée d’une serrure de sûreté ayant sa clef, loquet, bouton de tirage.<lb/>L’escalier, qui est à double révolution, est composé de vingt-cinq marches en bois de chêne. Au haut dudit existe un pallier défendu par une balustrade en fer de deux barreaux ronds surmontée d’une main courante en fer avec pomme en cuivre. Il est éclairé sur le passage par une croisée à deux ventaux ferrée convenablement, fermée de targettes et garnie de six carreaux de verre.<lb/>Premier étage<lb/>Se compose de deux pièces dont une à cheminée<lb/>1ère chambre. On y communique du pallier de l’escalier par le moyen d’une porte pleine en chêne ferrée de pentures, gonds, garnie de sa serrure de sûreté, gâche et clef. A gauche dans ladite existe une cheminée à la Derancée dont les chambranles et tablettes sont en marbre Sainte-Anne, au contre-cœur une plaque en fonte et deux croissants. Les jours se tirent de la cour vers la nord de deux croisées ceintrées ayant chacune quatre carreaux, ferrées d’équerres et fermées par des targettes. Chaque croisée est défendue à l’extérieur par deux barreaux formant balcon. Le plancher bas est recouvert en carreaux de terre cuite. Celui haut est plafonné. Cette pièce est décorée en papier de tentures.<lb/>Deuxième chambre. Sans cheminée. On y communique de la chambre à cheminée par une porte pleine en sapin ayant ses emboitures en chêne, ferrée de fiches à T avec serrure, pêne à bouton. Les jours se tirent de la cour 1° par une croisée ceintrée ferrée convenablement et fermée par deux targettes 2° par une autre croisée donnant sur le jardin, à l’aspect est, ferrée de fiches à bouton et fermée d’espagnolettes. Elles sont défendues à l’extérieur par deux barres en fer, chaque formant balcon. Le plancher bas est recouvert en carreaux de terre cuite. A celui haut les solives sont apparentes. Ladite chambre est décorée en papier.<lb/>Troisième pavillon, celui à gauche en entrant<lb/>Est composé au rez-de-chaussée de deux pièces affectées à l’usage de remise et cage d’escalier. Au premier étage de trois pièces dont deux à cheminées. Au-dessus sont les combles en charpente couverts en ardoises et nappes de plomb pour les noues.<lb/>1ère pièce du rez-de-chaussée, à l’usage de remise, dont l’entrée est par la cour, dépourvue de fermeture.<lb/>2e pièce. Comprend l’escalier, échelle de meunier ayant vingt-quatre marches en chêne et sa rampe en bois. Au haut dudit escalier existe un pallier défendu par une balustrade en fer de douze barreaux ronds avec sa main courante. Ledit pallier est éclairé sur la rue par une croisée à deux ventaux, garnie de quatre grands carreaux, ferrée convenablement, ayant pour fermeture des targettes. Elle est défendue à l’extérieur par un volet à deux ventaux ferrée de pentures et consolidée par une barre en fer avec moraillon. L’entrée de cette pièce est par le passage entre les deux pavillons, fermée d’une porte pleine en chêne, ferrée de fortes pentures, gonds à scellement, serrure de sûreté, sa clef, loquet et bouton.<lb/>Premier étage<lb/>Se compose de trois pièces ayant chacune leur entrée par le pallier de l’escalier dont les portes sont en bois blanc ferrées de fiches à T, deux serrures bénardes et une de sûreté avec leurs clefs et gâches.<lb/>1 pièce à droite à l’usage de cuisine. Elle a une cheminée en plâtre garnie de sa plaque en fonte et de ses deux croissants. A côté se trouve un fourneau de construction garni de ses armatures en fer. La paillasse est recouverte en fayence et percée de trois trous qui sont garnis de leurs réchaux de fonte ayant leurs grilles. A côté dudit une pierre d’évier avec son conduit et sa crapaudine en plomb. Les jours se tirent de la cour par une fenêtre ceintrée ayant quatre grands carreaux. Elle est ferrée convenablement et défendue à l’extérieur par deux barres en fer formant balcon.<lb/>2ème pièce. Elle est à l’usage de chambre à coucher mais dépourvue de cheminée. Elle tire ses jours de la cour par une baie de croisée.<lb/>3ème pièce. A l’usage de chambre à coucher ayant une cheminée dont la tablette et les chambranles sont en marbre noir veiné, le contre-cœur est garni de sa plaque en fonte et de ses croissants. Une croisée et balcon semblable aux deux précédentes.<lb/>Les planchers bas de ces trois pièces sont recouverts en carreaux de terre cuite. Ceux hauts sont plafonnés.<lb/>La construction générale de ces deux derniers pavillons est moderne. Ils sont en très bon état de réparation. Les matériaux ayant servi à leur construction sont en pierre, moelon, pans de bois. La charpente de comble est en sapin, la couverture en ardoise et quelques parties recouvertes en plomb. Les ravalements sont en très bon état.<lb/>La valeur des terrains cumulée avec celle des bâtimens, murs de clôture, arbres et espalliers est de quatorze mille quatre cent francs sur le pied de deux francs cinquante centimes le mètre superficiel. A la condition expresse que la baie de porte actuellement existante sur la grande terrasse de Saint-Germain sera bouchée avant la vente.<lb/>Mais pour remplir le but de l’instruction ministérielle du 28 ventôse an 12, encore bien que cet emplacement n’était pas susceptible d’être loué en 1790, que les deux pavillons actuellement existants sont d’une construction moderne, notre avis est qu’à cette époque on n’aurait pu obtenir de valeur locative d’un terrain abandonné depuis longtemps et que n’avait d’autre mérite que le souvenir historique du pavillon d’Henry quatre, qui déjà en 1790 était en ruines, néantmoins nous estimons à douze cents francs le revenu présumé de cette propriété.<lb/>Ici se terminant notre mission, nous avons clos le présent procès-verbal d’estimation, que nous offrons d’affirmer au besoin. A cette dernière partie il a été employé six vacations, savoir cinq depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir et le lundi sept depuis neuf heures du matin jusqu’à six heures de l’après-midi, tant pour faire la désignation, le plan du terrain, les calculs nécessaires pour obtenir la surface dudit terrain, sa valeur, celle provenant des matériaux, enfin la rédaction du présent.<lb/>Fait clos à Versailles le lundi sept janvier mil huit cent trente-trois. Approuvé trois mots rayés comme étant nuls.<lb/>Hébert »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1649_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Cette propriété a été vendu le 3 mai 1833 à Barthélémy Planté, entrepreneur de bâtiments à Saint-Germain-en-Laye, pour vingt mille cent francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 288, n° 1453).</p>
              </relatedmaterial>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation de la maison du Jeu de Paume à Saint-Germain-en-Laye en prévision de sa vente</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">27</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">1 Q 327, n° 1466</unitid>
                <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">19 octobre 1833</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1653_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an mil huit cent trente trois, le samedi dix neuf octobre<lb/>Nous Jean Antoine Hebert, ingénieur géomètre de 1ère classe, expert du domaine de l’Etat eu département de Seine et Oise, demeurant à Versailles, avenue de Saint Cloud, n° 13, nommé en cette qualité par les arrêtés de M. Aubernon, pair de France, préfet dudit département, à l’effet de procéder à l’estimation dans tous le département des divers immeubles distraits des Domaines de la Couronne qui seroient susceptibles d’être aliénés,<lb/>Après avoir pris les ordres de M. Soulery, directeur de l’Enregistrement et des Domaines, qui nous a transmis par sa lettre du deux octobre courant le procès verbal de prise de possession, dressé en exécution de l’article trois de la loi du 2 mars 1832 par M. de Puyjalon, inspecteur à la résidence de Versailles, le 24 septembre dernier, par lequel procès verbal il a été reconnu qu’une maison située à Saint Germain en Laye, rue de la Verrerie, n° 10, dite la maison du Jeu de Paume, fait partie du domaine de l’Etat, et que par erreur elle n’avoit pas été comprise dans le procès verbal de remise qui fut faite des biens distraits de la dotation de la Couronne le 11 avril 1832 entre ledit M. de Puyjalon et M. Dubreuil, architecte de la Couronne à Saint Cloud.<lb/>Cette remise supplémentaire a été faite en exécution des décisions de M. le ministre des Finances du 1er août 1833 et de M. l’intendant général de la Maison du Roi du 27 du même mois.<lb/>Communication nous a été aussi été donnée 1° d’un extrait conforme signé Chambellan, régisseur des domaines de la Couronne, d’un procès verbal d’adjudication de location de ladite maison faite par M. Chambellan au sieur Doyen, propriétaire demeurant au Pecq, et ce par le ministère de M. Ducastel, notaire à Saint Germain en Laye, le vingt sept décembre, pour neuf années à partir du 1er janvier 1833 jusqu’au 1er janvier 1842, et, en outre des charges, il sera payé de loyer annuel cinq cent vingt francs par an ; 2° d’un état de lieux dressé par M. Fontaine, inspecteur des Bâtiments, approuvé par M. Chambellan et M. Doyen le 26 mars 1833.<lb/>Etant muni de toutes ces pièces et de la lettre de M. Soulery qui nous donne mission, nous sommes rendus à Saint Germain, où étant arrivés à huit heures du matin, rue de la Verrerie, n° 10, nous avons fait prévenir le locataire, M. Doyen, du motif de notre visite. Il s’est empressé de donner ordre à ses sous locataires de nous faire voir toutes les pièces dont ils jouissent. Après les avoir visitées dans le plus grand détail, nous avons mesuré la surface occupée par les bâtimens, cour et petit jardin, plus un passage et cour commune. Pour acquérir la certitude des droits de communauté, nous avons invité M. Boudet et Hardelle à nous communiquer leurs titres, ce qu’ils ont fait à l’instant même, et en ont plainement justifié. Ensuite, nous avons pris des notes pour faire la désignation de détail en notre cabinet.<lb/>L’opération sur les lieux a duré la journée du samedi dix neuf octobre, depuis huit heures du matin jusqu’à 8 du soir, le lendemain dimanche, de sept heures du matin à sept du soir, et le lundi suivant, vingt un, jusqu’à midi, compris retour à Versailles, et nous sommes ajournés au lundi neuf décembre pour faire les travaux de cabinet, et avons signé.<lb/>Hebert<lb/>Et ce jour lundi neuf décembre, étant en notre cabinet, à neuf heures du matin, nous nous sommes occupés des notes recueillies sur les lieux contentieux. Après qu’elles ont été classées, nous avons fait les calculs de surface du terrain, le plan, minute et sa copie, qui se trouve jointe au procès verbal d’estimation qui fera connoitre la configuration de la propriété qui est délimitée ainsi qu’il suit :<lb/>Article unique<lb/>Un terrain situé à Saint Germain en Laye, rue de la Verrerie, n° 10, où se trouve un bâtiment d’habitation placé entre deux cours, dont l’un, celle de derrière, est commune entre l’Etat, à cause du bâtiment du Jeu de Paume, M. Boudet et Hardelle.<lb/>Un autre petit bâtiment longe la rue. Il est à l’usage de lieux d’aisance. La limité de ce terrain est ainsi formée. Vers le nord, d’un côté tient au grand bâtiment et au jardin du Jeu de Paume dont la concession est demandée par la ville de Saint Germain, et par une cour appartenant à M. Boudet. D’un bout, vers l’est, tient audit sieur Boudet. D’autre côté, vers le sud, tient à la propriété de M. Hardelle, et d’autre bout longe la rue de la Verrerie.<lb/>La contenance, résultat de notre arpentage, est de cinq ares soixante six centiares dont la valeur se trouvera à la fin de la désignation dub détail du bâtiment.<lb/>Attendu l’heure avancée de la journée, nous sommes ajournés à demain pour faire la désignation sommaire des bâtimens et celle du détail, s’il y a lieu, et avons signé après lecture faire.<lb/>Hebert<lb/>Et ce jour mardi dix décembre, étant en notre cabinet, nous avons réuni les notes nécessaires pour faire la désignation sommaire du bâtiment, ainsi qu’il suit.<lb/>Désignation sommaire de la maison d’habitation, qui a dix neuf mètres quatre décimètres de longueur sur huit m. quatre décimètres de largeur<lb/>Le bâtiment est dans une situation agréable, étant près la place du château, du parterre et de la belle terrasse de Saint Germain.<lb/>Il est élevé d’un rez de chaussée en partie sur berceau de cave, et partie sur sol, trois étages carrés dont un en attique placé au dessus du 1er entablement, est surmonté de greniers sous combles en bonne charpente, toit à deux égoux couvert en ardoises.<lb/>La principale façade, celle ayant vue sur la rue de la Verrerie, est percée de vingt baies symétriquement placées pour portes et fenêtres, lesquelles fenêtres sont défendues chaque par une barre de balcon en fer. Elles sont en bonne menuiserie, ferrées d’espagnolettes et garnies de leurs vitrages en grands carreaux.<lb/>La façade côté de la cour est éclairée par dix neuf croisées, dont une est feinte, garnie de leurs vitrages et de onze barres de balcon en fer. Sur cette façade, on trouve trois cuvettes et trois bouts de tuyaux en fer blanc servant à descendre les eaux (le troisième bout de tuyaux appartient à M. Doyen, locataire).<lb/>A l’extrémité et sous ledit bâtiment, vers le sud, se trouve deux baies cintrées sans fermeture donnant entrée et sortie à un passage commun qui prend naissance à la rue de la Verrerie par une grande porte cochère à deux ventaux et à guichets, dont l’entretien sera fait aux frais 1° du propriétaire des bâtiments du jeu de paume, 2° des sieurs Hardelle et Boudet, qui ont droit de passage ainsi que dans la cour de derrière, sur laquelle sont ouvertes quatre bayes de portes donnant entrée à M. Hardelle, deux pour M. Bouet et une pour l’entrée du petit jardin qui dépend du grand bâtiment du jeu de paume dont la concession est demandée par la ville de Saint Germain.<lb/>L’intérieur de la maison d’habitation est en assez bon état de réparation. Il est divisé en trente pièces formant petits appartemens, commodes à occuper. On y parvient par un bel escalier desservant tous les étages.<lb/>La construction générale de ces bâtimens est en moelon. Les soubassemens sont renforcés de parpings en pierre de taille. Les ravalements sont en assez bon état. Deux parties de mur au pignon nord et au mur de face, côté de la cour commune, ont besoin d’être reprises en sous œuvre, ce qui sera pris en considération lors de nos évaluations. Dans la cour longeant la rue, et près le passage commun formant encoignure, se trouve un petit bâtiment élevé d’un rez de chaussée à l’usage de deux cabinets d’aisance, dont les portes sont en bois blanc, ayant leurs serrures, clefs et gâches.<lb/>Ce bâtiment construit en appentis est pavé en grès. Il tire ses jours du jardin par un châssis vitré d’un carreau de verre ferré de fiches à bouton et targette.<lb/>Les sièges sont élevés en maçonnerie recouverte en planche de chêne. L’une des lunettes est garnie d’une cuvette et son tapipon.<lb/>1ère cour. Elle précède la maison, partie a été transformée en jardin entouré d’un treillage qui nous a été déclaré appartenir au portier ; l’autre partie est pavée en grès. Dans ladite existe un robinet amenant les eaux de la ville. C’est de la rue de la Venerie que l’on communique dans cette cour par le moyen d’une porte en chêne à deux ventaux assemblés de panneaux à cadre d’un côté, ferrée de fortes pommelles simples à T et forts pivots à équerre, deux verroux haut et bas sur platine, une serrure double tour, pêne dormant auquel est adapté le cordon de tirage venant de la loge du portier.<lb/>Dans le milieu de chaque ventail existe un anneau rond fixé avec écrou. Sur le tableau de gauche se trouve un cordon de sonnette.<lb/>2ème cour. Elle est derrière la maison d’habitation. Son entrée sur la rue de la Verrerie est fermée par une porte à deux venteaux en chêne ferrée de forts pivots à équerre, gonds à repos, fléau à bascule avec tringle en fer ajustée dans un moraillon.<lb/>Dans le ventail de droite, un guichet ferré de gonds à repos, loquet et targette, serrure dépourvue de sa clef, à l’extérieur un gros heurtoir.<lb/>De cette porte, on suit le passage commun fixé dans ses limites par deux murs à droite et à gauche. Ensuite, on parcourt celui pratiqué sous la maison d’habitation qui a pour défense six grosses bornes en pierre.<lb/>Le passage à ciel ouvert, celui sous la maison, et une partie de la cour commune sont pavés en grès.<lb/>A tout ce que dessus, il a été vaqué ledit jour depuis huit heures du matin jusqu’à six heures du soir, et nous sommes ajourés à demain, onze, pour faire la désignation de détail et avons signé.<lb/>Hebert<lb/>Et ce jour mercredi onze décembre, étant en notre cabinet à neuf heures du matin, nous avons ainsi qu’il suit procédé à la désignation de détail<lb/>Désignation de détail<lb/>Rez de chaussée, composé de sept pièces<lb/>1ère pièce : vestibule, ou cage d’escalier<lb/>On y communique de la cour par une baie fermée d’une porte en chêne ouvrant à deux venteaux, ferrée de pentures et leurs gonds, verroux en haut, fermée d’une serrure à double tour, son entrée, clef et gâche, loquet à bascule et mantonnet. Au dessus, un imposte dormant vitré de 4 carreaux.<lb/>Ledit vestibule est éclairé 1° sur la cour commune par 2 croisées ouvrant chaque à deux ventaux vitrés, l’une de 1 carreaux, l’autre de six, dont deux sont cassés. Lesdites ferrées de fiches à bouton, fermées d’espagnolettes, poignées et supports évidés.<lb/>A l’une et à l’autre croisées, et pour défense, existe une balustrade en fer composée de sept barreaux ronds, lesquels sont surmontés d’une main courante en bois de noyer.<lb/>2° sur la cour, du côté de la rue, par trois croisées, chaque à deux venteaux vitrées. La 1ère de 1 carreaux, la 2éme de 6 et la 3ème de 4. Lesdites ferrées de fiches à bouton, fermées d’espagnolettes, poignées et supports évidés, défendues à l’extérieur par 1 barre de balcon en fer.<lb/>Dans ledit vestibule se trouve la baie de trappe donnant entrée à la descente de cave. Elle est fermée d’une porte à deux venteaux en chêne, dont un est mobile et sans ferrure. L’autre est ferrée de deux fortes pentures, gonds à pointes et anneau de fer servant à l’ouvrir et à la tenir ouverte.<lb/>Le sol dudit est dallé en pierre au pied et carrelé à l’extrémité.<lb/>Le plancher haut est plafonné.<lb/>L’escalier qui est à quatruple révolution se compose de soixante quatorze marches en chêne scellées d’un bout dans le mur, d’autre bout assemblées dans leurs limons en charpente, lesquels sont surmontés d’une belle rampe en fer de 116 barreaux ronds, au dessus desquels se trouve une double main courante en fer plat et en bois de noyer. La première marche est en pierre, où on a placé un pilastre en fer qui est dépourvu de son ornement.<lb/>2ème pièce : écurie<lb/>On y communique du vestibule par une porte en chêne ouvrant à 1 ventail ferrée de pentures et gonds à scellement, fermée d’une serrure sans clef. Au dessus, un moraillon et deux pitons.<lb/>Elle est éclairée sur la 1ère cour par deux croisées ouvrant à deux ventaux vitrés, chaque de 8 panneaux, dont 1 carré, ferrées de fiches à bouton, fermées d’espagnolettes, poignée et supports évidés.<lb/>Elles sont chaque défendues à l’extérieur par une grille composée de 8 barreaux rond et de trois traverses en fer.<lb/>Au fond, attenant à la croisée, une mangeoire garnie de trois anneaux.<lb/>Au dessus, un ratelier garni de 10 rouleaux.<lb/>Le sol est en carreaux de terre cuite en très mauvais état. Au plancher haut, les solives sont apparentes.<lb/>3ème pièce : magasin<lb/>On y communique à droite du vestibule par une porte en chêne emboitée du haut par trois barres, ferrée de penture et gonds à scellement, fermée d’une serrure double tour, clef et gâche et deux pitons.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par deux croisées en tout semblables aux précédentes.<lb/>Au fond, sur le mur de refend, existe deux jambages de cheminée en pierre dans le plus mauvais état.<lb/>Le sol est carrelé en carreaux de terre cuite aussi en mauvais état. Au plancher haut, les solives sont apparentes.<lb/>Logement du portier<lb/>4e pièce : petit carré<lb/>On y communique de la cour par une porte ouvrant à deux ventaux ferrée de pentures et gonds à scellement, verrous haut et bas fermée d’une serrure double tour, sa clef et gâche, loquet à bascule, son mantonnet et son bouton.<lb/>Au dessus du ventail de gauche, se trouve le cordon de tirage et les mouvemens d’une sonnette correspondant à la porte d’entrée sur la rue de la Verrerie.<lb/>Au dessus de la baie d’entrée sur la cour existe un auvent en chêne.<lb/>5e pièce : cage d’escalier<lb/>On y communique à droite du petit carré ci-dessus par une baie sans fermeture.<lb/>L’escalier est composé de 12 marches en chêne scellées des deux bouts dans les murs.<lb/>6e pièce : salle<lb/>On y communique du petit carré n° 4 par une porte en chêne vitrée de 4 carreaux, dont 1 cassé, ferrée de pomelles doubles en T, fermée d’une serrure tour et demi, pêne dormant, sa clef et gâche.<lb/>Au dessus de cette porte se trouve une sonnette avec tous ses mouvements de tirage.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croessée ouvrant en deux parties dans sa hauteur.<lb/>La première vitrée de 2 carreaux dont 1 cassé, ferrée de fiches à bouton, fermée de deux verrous, porte main à patte.<lb/>La deuxième partie éclaire l’entresol.<lb/>A la droite de cette pièce, une cheminée à la derancée revêtue d’un chambranle et traverse en pierre de liais, garnie au contre cœur d’une plaque en fonte, 2 croissants simples à sellements.<lb/>Sur le mur, côté du passage, existe une armoire dans une baie condamnée […], ferrée de fiches à vase, serrure tour et demi, clef et gâche. L’intérieur est garni de trois tablettes.<lb/>Le sol est recouvert en carreaux de terre cuite en mauvais état. Le plancher haut est plafonné.<lb/>7e pièce : passage commun, placé au rez de chaussée sous le bâtiment<lb/>Deux grandes baies ceintrées sans fermeture en facilitent le passage.<lb/>Le sol est pavé en grès avec ruisseau d’écoulements.<lb/>Entresol composé de 2 pièces<lb/>1ère pièce : chambre à coucher<lb/>On y communique par le moyen du petit escalier n° 5, au haut duquel se trouve la porte d’entrée en bois blanc, ferrée de pentures, gonds à scellement, serrure tour et demi, son entrée, sa clef et gâche avec anneau de tirage au milieu de la porte.<lb/>Elle tire ses jours de la cour commune par la deuxième partie de la croisée éclairant la porte n° 6. Cette croisée ouvre à deux venteaux ferrés de fiches à bouton fermée d’une espagnolette, poignée et supports évidés, ladite vitrée de 4 carreaux dont deux cassés. Les deux parties de la croisée sont défendues à l’extérieur par huit fortes barres en fer rond et trois traverses scellées dans les tableaux.<lb/>A droite, un entrejour se tire sur le passage article sept par une croisée ouvrant à deux venteaux, vitrée de 4 carreaux ferrée de pommelles simples, formée d’une targette sur platine.<lb/>Le plancher bas est carrelé en petits carreaux de terre cuite dont plusieurs manquent. Au plancher haut, les solives sont apparentes.<lb/>2e pièce : petit cabinet<lb/>On y communique de la pièce précédente par une porte en chêne de six carreaux, ferrée de couplets, fermée d’un loqueteau à bascule et poignée ronde.<lb/>Il tire ses jours de la cour par un imposte de croisée vitrée de 4 carreaux dont un cassé, ferré de fiches à bouton, fermée d’une espagnolette ayant sa poignée et support.<lb/>Le plancher est airé en plâtre en mauvais état.<lb/>Premier étage, composé de sept pièces<lb/>1er : corridor divisé en 2 parties<lb/>On y communique à gauche du 1er palier de l’escalier par une porte à chêne assemblée à panneaux à cadre ferrée sur chambranle de fiches à vase, fermée d’une serrure, sa clef, une targette, au milieu un bouton rond de tirage.<lb/>Il est éclairé sur la cour par deux croisées semblables en chêne ouvrant à deux ventaux, vitrées chaque de 8 carreaux, ferrées de fiches à bouton, fermées d’espagnolettes, poignées et supports évidés, deux crochets et leurs pitons pour les tenir ouvertes.<lb/>A l’extérieur, une bare d’appui en fer.<lb/>La deuxième partie du corridor est fermée d’une porte en chêne, panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vases, fermée d’une serrure à pêne dormant, bouton de tirage en cuivre<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>2e pièce : chambre à coucher<lb/>On y communique de la 1ère partie du corridor par une porte en chêne à double chambranle ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demie, bouton double olive en cuivre, clef et gâche.<lb/>L’embrasure de cette porte est lambrissé.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée semblable à celle décrite au n° 1er.<lb/>Au milieu, une cheminée forme l’homond recouverte d’un chambranle, tablette et traverse en marbre Saint Avoine, âtre élevé, contre cœur en brique garni de 2 plaques dont une de foyer.<lb/>A l’intérieur, deux croissants. De chaque côté de cette cheminée, les deux bouches de chaleur sont dépourvu de leurs garnitures.<lb/>La plancher bas est canelé, le plancher haut est plafonné, orné d’une corniche.<lb/>3e pièce : salon<lb/>On y communique à gauche de la 2ème partir du couloir par une porte en chêne à double chambranle, ferrée de fiches à vase, serrure tour et demie, bouton double olive en cuivre, clef et gâche.<lb/>Ledit salon est éclairé sur la cour commune par une croisée en tout semblable à celle décrite à l’article 1er, un carreau cassé. A l’intérieur, ladite est défendue par une paire de volets en chêne brisés en quatre feuillets ferrés de charnières et demies fiches à vase, supports et agraffes.<lb/>A droite, dans cette pièce, se trouve une cheminée de forme l’homond en marbre noir veiné dit petit antique. Le foyer en même marbre est cassé.<lb/>L’intérieur est garni de deux plaques en fonte. A l’extérieur, deux croissants. Les bouches de chaleur sont dépourvues de leur garniture.<lb/>Dans cette pièce existe une armoire sous tenture, fermée d’un bâti en sapin, ferrée de charnières, 2 boutons d’horloges en cuivre.<lb/>A l’intérieur, quatre tablettes sur tasseaux.<lb/>Le plancher bas est parqueté en feuilles, coffinés à divers endroits. Celui haut est plafonné avec corniche.<lb/>4e pièce : antichambre<lb/>On y communique de l’extrémité du corridor n° 1er par une baie fermée d’une porte en chêne assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vases, fermée d’une serrure de sûreté à pêne fourchu dormant et pêne de nuit.<lb/>Elle est éclairée sur la cour par une croisée semblable à celles déjà décrites, un carreau cassé.<lb/>A l’extérieur, une barre d’appui en fer scellée dans les tableaux.<lb/>Cette croisée est aussi défendue par une paire de persiennes en chêne ferrée de pommelles simples à T et gonds à scellements, fermée de loqueteaux à ressort et son tirage, porte main à patte.<lb/>Dans cette pièce se trouve une armoire en chêne ouvrant à 2 ventaux, ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demie, sa clef et gâche, garnie à l’intérieur de 5 tablettes.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné et orné de corniches.<lb/>5e pièce : chambre à coucher<lb/>On y communique de l’antichambre ci-dessus par une porte semblable à la précédente.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée semblable à celles précédemment décrites, un carreau cassé.<lb/>A l’intérieur, une barre d’appui en fer.<lb/>A gauche dans cette chambre, une cheminée en maçonnerie, forme l’homond, revêtue d’un chambranle en marbre de Languedoc.<lb/>Elle est à âtre élevé, le contre cœur et le foyer sont garnis de plaques en fonte.<lb/>A l’intérieur, deux croissants et deux pitons de garde feu. Les bouches de chaleur sont bouchées.<lb/>A gauche dans cette pièce existe une baie condamnée fermée d’une porte en chêne assemblée à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase.<lb/>A droite dans ladite chambre existe une baie fermée d’une porte donnant entrée au petit cabinet n° 7.<lb/>Le sol est carrelé, celui haut est plafonné avec corniche.<lb/>6e pièce : chambre à coucher, placée au dessus du passage commun<lb/>On y communique de l’antichambre n° 4 par une porte semblable à celle d’entrée n° 5, fermée d’une serrure nec de canne, bouton double en cuivre.<lb/>Elle tire ses jours du passage commun par une croisée semblable aux précédentes, un carreau cassé, défendue à l’extérieur par une barre d’appui en fer et par une paire de persiennes à lames fines, ferrée de pommelles à T, fermée de loqueteau à ressort et son tirage, garnie l’extérieur d’une paire de volets brisés en chêne, ferrée de charnières et de demie fiches à vase, agraffes et pannetons. Au milieu de cette pièce, une cheminée de forme l’homond revêtu d’un chambranle, tablette, traverse et foyer en marbre royal.<lb/>L’intérieur est garni comme les précédentes. Les bouches de chaleur sont dépourvues de leurs garnitures.<lb/>Le plancher bas est parqueté en chêne. Celui haut est plafonné avec corniche.<lb/>7e pièce : cabinet de toilette<lb/>On y communique de la chambre à coucher n° 5 par une porte en chêne assemblée à cadre, ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure bec de canne, bouton double en cuivre.<lb/>On communique de cette pièce à la chambre n° 6 par une porte semblable à celle d’entrée mais dépourvue de serrure.<lb/>Il est éclairé sur la cour commune par une croisée de même forme et dimension que les précédentes, avec barre d’appui en fer. A l’extérieur est une cuvette en zing avec sa bride.<lb/>Le sol est carrelé. Le plancher haut est plafonné.<lb/>Et tout ce que dessus a été travaillé les jours onze et douze, chaque par triple vacation, et nous sommes ajournés au quinze courant en notre cabinet pour la continuation de la désignation de détail, et avons signé.<lb/>Hebert<lb/>Et ledit jour quinze décembre courant, à huit heures du matin, étant en notre cabinet, nous avons ainsi qu’il suit continué notre désignation.<lb/>Deuxième étage, composé de sept pièces<lb/>1ère pièce : corridor<lb/>On y communique à gauche du 2ème palier de l’escalier par une porte assemblée à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase fermée d’une serrure de sûreté, clef et gâche, bouton double olive en cuivre et chainette fixée à un pêne dormant.<lb/>Il est éclairé sur la cour par deux croisées vitrées, chaque de six carreaux, ferrées de fiches à bouton, fermées d’espagnolettes, poignées et supports évidés.<lb/>Elles sont défendues à l’extérieur par une barre d’appui en fer scellée dans les tableaux.<lb/>Le plancher est en carreaux de terre cuite. Le plancher haut est plafonné.<lb/>2e pièce : salon<lb/>On y communique à gauche du corridor par une porte en chêne assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase, fermée d’une serrure de sûreté à pêne fourchu et dormant, bouton double olive en cuivre, clef et gâche.<lb/>Il est éclairé sur la cour commune par une croisée ouvrant à 2 venteaux vitrée de six carreaux, ferrée de fiches à boutons, fermée d’espagnolettes, poignée et support évidés.<lb/>Défendue à l’extérieur par une barre d’appui en fer et une paire de persiennes en chêne à lames fines, ouvrant à deux ventaux en chêne, ferrée de pommelles à S, fermée d’un verrou de tirage et son cordon, d’un crochet, son piton, poignée, deux arrêts, chainette et broche.<lb/>A gauche, dans le salon, une cheminée de ferme l’homont recouverte d’un chambranle, tablette, traverse en marbre Sainte Anne, garnie au contre cœur de 2 plaques en fonte. Les croissants et les garnitures de bouches de chaleur manquent.<lb/>Du salon, on communique à la chambre à coucher par une porte en chêne à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demie, sa clef et sa gâche, deux targettes sur platine.<lb/>Le plancher bas est carrelé. Celui haut est plafonné.<lb/>3e pièce : chambre à coucher<lb/>La principale entrée est par le corridor n° 1er, au moyen d’une porte en chêne assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à base, fermée d’une serrure de sûreté à pêne fourchu et dormant, bouton double en cuivre.<lb/>Elle tire ses jours de la cour commune par une croissée défendue à l’extérieur par une barre d’appui en fer et une persienne, le tout semblable à celle de la pièce n° 2.<lb/>A droite, dans ladite, se trouve une cheminée forme l’homond, chambranle, tablette et traverse en marbre Sainte Anne, le foyer en même marbre est cassé.<lb/>L’intérieur est garni de deux plaques de fonte et de 2 croissants à scellements.<lb/>De chaque côté des jambages, deux bouches de chaleur dépourvues de leurs boites en cuivre.<lb/>Le plancher bas est carrelé. Celui haut est plafonné.<lb/>4e pièce : chambre à coucher<lb/>On y communique de la chambre à coucher n° 3 par une porte en chêne à panneaux à cadre, ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demie, sa clef et gâche.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée semblable aux précédentes, défendue à l’extérieur par une paire de persiennes ouvrant en 4 parties, ferrées de pommelles doubles à S, fermées de 2 crochets et pitons, un autre crochet haut et 2 verrous.<lb/>Au milieu, une cheminée de forme l’homond dont l’âtre est élevé. Elle est revêtue d’un chambranle en pierre, garnie à l’intérieur de 2 plaques en fonte, de 2 croissants, et à l’extérieure de 2 bouches de chaleur dépourvues de leurs garnitures.<lb/>Le plancher bas est carrelé. Celui haut est plafonné.<lb/>5e : cabinet de toilette<lb/>On y communique de la chambre à coucher n° 4 par une porte en sapin assemblée à cadre à double chambranle, fermée d’une serrure tour et demie, ferrée de fiches à vases.<lb/>Il est éclairé sur la cour commune par une croisée semblable aux précédentes, garnie à l’extérieur d’une barre d’appui mais dépourvue de persiennes.<lb/>Sur deux côtés du mur existe deux armoires dont une en chêne, celle du fond ouvrant à deux ventaux, ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demi.<lb/>L’intérieur est garni de 4 tablettes, compris celle du fond.<lb/>L’autre face en retour avec corniche de couronnement fermée par deux portes en chêne ferrées de fiches à vase, l’une des portes est en outre ferrée d’un bouton à rosace, à l’intérieur un bâtis d’armoire, trois tablettes compris fond, une au dessus avec ses tasseaux, une autre avec retour portant sur le bâtis et sur les tasseaux, plus un porte manteau garni de deux rosettes.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>6e pièce : antichambre<lb/>On y communique du corridor n° 1er par une porte en chêne assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranles de fiches à vase, fermée d’une serrure de sûreté, pêne fourchu, bouton double olive en fer, clef, gâche et verrou.<lb/>Elle est éclairée sur la 1ère cour par une croisée semblable aux précédentes dont un carreau cassé.<lb/>Une barre d’appui pour défense à l’extérieur.<lb/>A gauche dans cette pièce une porte pour communiquer à la chambre à coucher n° 4. Cette porte est en sapin ferrée sur chambranle de fiches à vase, fermée d‘une serrure tour et demi, sa clef et gâche. Dans cette antichambre existe une armoire en chêne ouvrant à deux ventaux, ferrée de fiches à base, serrure tour et demi, clef et gâche.<lb/>A l’intérieur, cinq tablettes.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>7e pièce : cuisine<lb/>On y communique de l’antichambre ci-dessus par une porte en chêne assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase, fermée d’une serrure bec de canne, sa gâche.<lb/>Elle tire ses jours du passage commun par une croisée semblable aux précédentes ayant à l’intérieur une barre d’appui en fer.<lb/>Dans l’embrasement, une armoire coffre ouvrant à un ventail en chêne, le dessus ferré de 2 charnières.<lb/>Dans cette pièce existe une cheminée en forme de hotte dont l’âtre est élevé, garni d’un réchaud.<lb/>L’intérieur de ladite est garni de 2 plaques de fontes, de bandes de ceinture en fer plat et de croissants à scellement. On y trouve aussi deux supports à vaisselle.<lb/>Une armoire placard ouvrant à deux ventaux en chêne ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demi, sa clef et gâche, garnie à l’intérieur de six tablettes, compris deux fonds, et d’un porte manteau garni de trois rosettes.<lb/>Dans cette cuisine existe un coffre à bois divisé en deux parties, fermé d’un couvercle dépourvu de ses ferrures.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>Troisième étage, composé de huit pièces<lb/>1ère pièce : antichambre<lb/>On y communique du palier placé à la dernière révolution de l’escalier par une porte en chêne ferrée de pentures et gonds à pattes, fermée d’une serrure de sûreté, sa gâche, mais elle est dépourvue de clef.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée ayant quatre carreaux, ouvrant à 2 venteaux, ferrée de fiches à bouton, fermée d’une espagnolette, poignée et supports évidés.<lb/>A l’extérieur, une bavette en plomb et une cuvette en zing.<lb/>Le plancher bas est carrelé en grands carreaux, celui haut plafonné.<lb/>2e pièce : corridor<lb/>On y parvient à gauche du dernier palier de l’escalier par le moyen d’une porte en chêne ferrée de pentures et gonds à scellement, fermée d’une serrure de sûreté, clef et gâche.<lb/>Elle est éclairée sur la 1ère cour par 2 croisées ouvrant à 2 ventaux, vitrées de quatre carreaux, ferrées de fiches à bouton, fermées d’espagnolettes, poignées et supports évidés, deux crochets et leurs pitons pour les tenir ouvertes.<lb/>A l’intérieur, une bavette en plomb.<lb/>Le plancher bas carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>3e pièce : salle à manger<lb/>On y communique du corridor n° 2 par une porte en chêne assemblée à cadre, ferrée sur chambranle de 2 pommelles à T, fermée d’une serrure de sureté, sa clef et gâche.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée semblable à celle de l’antichambre n° 1er de cet étage.<lb/>Au milieu de cette pièce, à gauche, existe une cheminée de forme prussienne dont les tablettes et chambranles sont en pierre.<lb/>A l’intérieur, deux plaques en fonte, planches, croissants simples et pitons.<lb/>Dans laditte salle à manger, à gauche, existe une baie condamnée dans laquelle se trouve trois tablettes en sapin et leurs tasseaux. Le chambranle ainsi que la porte manquent.<lb/>En face cette baie, à droite, existe une porte pour entrer dans la pièce ci après.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>4e pièce : chambre à coucher<lb/>On y communique de la salle à manger n° 3 par une porte en chêne assemblée à panneaux ferrée sur chambranle de fiches à vase, serrure tour et demi, clef et gâche, verrou à coulisseau en cuivre, gâche, bouton à rosace en fer et sa plaque.<lb/>Il est éclairé sur la cour commune par une croisée semblable aux précédentes, un carreau cassé.<lb/>Une cheminée de forme prussienne, revêtue d’un chambranle et tablette de marbre Sainte Anne.<lb/>Ladite est à âtre élevé, divisé en deux parties consolidés par des bandes de ceintures en fer, trappe avec tige et crémaillère, planches circulaires et croissants.<lb/>En face de la croisée, on remarque une alcôve à pilastre en sapin formant à droite et à gauche deux cabinets divisés par des cloisons aussi en sapin.<lb/>Dans l’un de ces cabinets est une porte de dégagement sous tenture. Ladite en sapin, ferrée de charnières, targette et gâche.<lb/>Les deux cabinets sont fermés par des portes en sapin vitrées du haut par quatre carreaux, ferrées de fiches à bouton dépourvues de leurs serrures bec de canne.<lb/>Dans l’intérieur desdites 2 portes, manteaux garnis de 7 chevilles.<lb/>De cette pièce, on communique à la chambre n° 6 par une baie fermée d’une porte en chêne, assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase, fermée d’une serrure bec de canne, bouton double en fer. Cette porte est actuellement condamnée et sert d’armoire.<lb/>Le plancher bas est carrelé. Celui haut est plafonné.<lb/>5e pièce : antichambre<lb/>On y communique de l’extrémité du corridor n° 2 par une porte en sapin emboîtée de chêne, ferrée de pentures et gonds, fermée d’une serrure de sûreté, clef et gâche.<lb/>A cette porte, un heurtoir sur platine.<lb/>Elle est éclairée sur la cour par une croisée semblable aux précédentes.<lb/>En face la croisée, une face d’armoire en chêne avec montans en sapin, fermée par deux portes composées de 4 feuillets de volets barrés, l’une ferrée de fiches à vase, entrée et gâche sans serrure ni clef, marquant l’entrée de la pièce n° 8 ci après.<lb/>L’autre ferrée de fiches à vase fermée d’une serrure tour et demi, ayant sa gâche mais dépourvue de sa clef. A l’intérieur, 3 tablettes, compris fond.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>6e chambre à coucher<lb/>On y communique de l’antichambre n° 5 par une porte en sapin ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure tour et demi sans clef, entrée et gâche, targette à platine, bouton en fer à rosace.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée semblable aux précédentes.<lb/>A droite, une cheminée forme prussienne avec chambranle et tablette.<lb/>Cette cheminée est à âtre élevé en deux parties ayant bande de ceinture en fer plat et garnie au contre cœur d’une plaque en fonte et 2 crochets.<lb/>La tablette est cassée.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>7e pièce : cuisine<lb/>On y communique à droite de la pièce précédente par une porte en sapin assemblée à panneaux à cadre, ferrée sur chambranle de fiches à vase, ferrée d’une serrure bec de canne, bouton double en fer, sa gâche.<lb/>Elle est éclairée sur la cour commune par une croisée semblable aux précédentes, ayant bavette en plomb et cuvette en zinc avec barre en fer.<lb/>Une cheminée en forme de hotte à âtre élevé garni au contre cœur d’une plaque en fonte et de planches de ventouse.<lb/>Un fourreau garni de 2 réchaux ayant plancher d’entresol. Le dessus carrelé en carreaux de fayence et consolidé par une bande de ceinture en fer.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>8e pièce : chambre à coucher<lb/>On y communique de l’antichambre n° 5 par une porte en sapin assemblée à panneaux à cadre, ferrée de fiches à vase, fermée d’une serrure bec de canne, bouton double et gâche.<lb/>Elle est éclairée sur le passage commun par une croisée semblable aux précédentes.<lb/>Au milieu, une cheminée de forme prussienne avec chambranle, tablette et traverse en marbre Sainte Anne. Elle est à âtre élevé en 2 parties.<lb/>A l’intérieur, une plaque en fonte, deux croissants.<lb/>De cette pièce, on communique dans la cuisine n° 7 par le moyen d’une porte en sapin emboîtée en chêne, ferrée de pommelles à T (elle est provisoirement condamnée).<lb/>A droite et à gauche, dans le tableau de la baie d’entrée, existe deux baies d’armoire en sapin emboîtée en chêne, ouvrant à 4 ventaux, ferrées de charnières dépourvues de leurs boutons.<lb/>L’intérieur desdites est garni de quatre tablettes, compris fond.<lb/>Le plancher bas est carrelé, celui haut est plafonné.<lb/>Grenier perdu<lb/>On y parvient du dernier palier de l’escalier au moyen d’une échelle volante s’agraffant dans des pitons scellés dans les tableaux.<lb/>L’entrée est fermée par une trappe en chêne ferrée de pentures et gonds à pointe.<lb/>Il est éclairé sur la cour par un châssis à tabatière dont les carreaux sont cassés, ferrée de fiches à bouton, fermée d’un moraillon, 2 pitons, une broche et sa chainette.<lb/>A l’extérieur, une bavette en plomb.<lb/>Caves<lb/>On y parvient du vestibule du rez de chaussée décrit à l’article 1er par le moyen d’un escalier composé de dix sept marches en pierre, en mauvais état.<lb/>L’entrée est fermée par une trappe ouvrant à 2 ventaux en chêne dans ses bâtis aussi en chêne, l’un est ferrée de pentures et gonds avec anneau et crochet, l’autre est sans aucune ferrure.<lb/>La cave se compose d’un seul berceau divisé en 3 parties par une cloison en planches de sapin en mauvais état.<lb/>Dans ladite, il a été ménagée deux portes en chêne ferrées de pentures et gonds, fermée d’un moraillon et piton.<lb/>Le sol est en terre, le plancher est voûté plein cintre.<lb/>Lieux d’aisances<lb/>Ils sont divisés en 2 compartiments.<lb/>On y communique de la cour par 2 baies fermées de 2 portes semblables, ayant leurs serrures et clefs. Les sièges sont en maçonnerie recouverts de planches de chêne.<lb/>L’un des compartimens a un siège demi anglaise garnni d’une cuvette en fayence, crochet et bonde. Au bas de ce siège est un escabeau en menuiserie.<lb/>Il est éclairé d’un petit châssis vitré d’un carreau fermée d’une targette.<lb/>Dans les angles de ces 2 cabinets, 4 tablettes formant encoignures.<lb/>Le sol est carrelé, le plancher haut est plafonné.<lb/>La désignation de détail étant faite, il nous reste plus qu’à réunir tous les documents qui doivent faire connaître la valeur tant du sol que celle attribuée aux matériaux de divers nature qui sont entrés dans la composition tant extérieur qu’intérieur des bâtimens.<lb/>Observant aussi que, si nous considérons comme un avantage la position agréable desdits bâtimens, leur degré de solidité, nous avons égard aux réparations urgentes à y faire, aux servitudes de passage dont ladite propriété est grevée et à la location jusqu’au 1er janvier 1842 en faveur de M. Doyen.<lb/>De cette combinaison amenée par les calculs, il appert que la maison du Jeu de Paume et ses dépendances, contenant cinq ares soixante dix centiaires, estimée valoir dix mille francs, représente un revenu net, valeur de 1790, de huit cent trente trois francs quatre centimes, lequel, multiplié par douze conformément à la loi du 5 ventôse an douze, fait la somme de 10000 f. 00.<lb/>Notre avis est que la vente doit être faite d’un seul lot.<lb/>Ici se terminant notre mission, nous avons clos cette dernière partie de notre procès verbal, à laquelle il a été vaqué les jours quinze et seize, chaque par triple vacation, ce que nous offrons d’affirmer au besoin, et avons signé après lecture faite.<lb/>Fait et clos à Versailles le 16 décembre 1833.<lb/>Hebert »</p>
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              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1653_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jeu de paume</geogname>
              </controlaccess>
              <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
                <p>Cette maison a été vendue le 22 avril 1834 à François Duport, premier aumônier de la maison nationale des Loges, pour seize mille neuf cent francs (Archives départementales des Yvelines, 1 Q 288, n° 1466).</p>
              </relatedmaterial>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Domaine non affecté de l’État</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.9.2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q</unitid>
              <unitdate normal="1792/1803" encodinganalog="3.1.3">1792-1803</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        27 pièces    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1683_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise</corpname>
                <corpname id="atom_1684_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                <corpname id="atom_4761_actor">Directoire du département de Seine-et-Oise</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-85afe88a7d1c8f6735451d899eff9727" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La Direction départementale des Domaines, ainsi nommée, apparaît en France à la suite des événements de la Révolution française. Mais l’administration des biens du Domaine en elle-même a été fondée par la Ferme Générale bien avant les évènements de la fin du XVIIIème siècle.<lb/><lb/>Sous l'Ancien Régime, les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés surtout alors de la taille, de la gabelle, de l'impôt des tabacs, des octrois, etc. L'institution des fermiers généraux remonte à la fin du XIIIème et fut supprimée par l’Assemblée constituante suite à de nombreux abus.<lb/><lb/>L’Assemblée constituante fait du domaine du Roi celui de la nation dès 1790. La distinction entre le domaine public et le domaine de l’État est faite par l’article 2 de la loi des 21 novembre-1er décembre 1790.<lb/><lb/>Le domaine public de l’État est inaliénable. Ce concept d’inaliénabilité remonte au règne de Philipe le Bel et a été rendu officiel près de deux cent ans plus tard, par l’ordonnance de Moulins, dite l’ordonnance du Domaine en février 1566.<lb/><lb/>Outre la distinction entre le domaine public et le domaine privé, le Premier Empire fit naître une troisième catégorie de domaine : le domaine extraordinaire.<lb/><lb/>Cette catégorie comprend essentiellement les biens provenant pour la plupart des conquêtes au cours desquelles ils furent soustraits du bien commun et laissé à la disposition personnel de l’Empereur.<lb/><lb/>L’origine historique de cette forme de domaine remonte à la loi du 1er floréal an XI (soit le 21 avril 1803) qui avait affecté près de 10 millions de biens nationaux à la formation de camps de vétérans. Ensuite une utilisation plus large de ce domaine permit à l’Empereur de remercier les grands officiers de l’Empire et les autres militaires qui s’étaient distingués dans les campagnes victorieuses. La réserve de biens extraordinaires n’a cessé d’accroitre entre 1805 (traité de Presbourg, le 28 décembre) et 1809 (traité de Vienne, le 14 octobre). L’administration en charge de ce domaine fut réellement établi par le sénatus consulte du 30 janvier 1810 au sein d’une division spéciale dépendante du ministère des finances. Un intendant général et un trésorier général en avaient la direction. Le 15 mai 1818, sous la Restauration, le domaine extraordinaire fut rattaché au Domaine de l’État.<lb/><lb/>La composition du domaine public :<lb/><lb/>D’abord il faut distinguer le domaine naturel du domaine artificiel.<lb/><lb/>Le domaine naturel comprend 3 catégories :<lb/>- Le domaine maritime : rivages de la mer, sol et sous-sol de la mer territoriale.<lb/>- Le domaine fluvial : navigable (rivières, fleuves) et flottables (cours d’eau moins importants, comme pour l’exploitation agricole, etc.).<lb/>- Le domaine aérien : qui surplombe le territoire jusqu’aux niveaux des limites terrestres.<lb/><lb/>Le domaine artificiel, lui comprends d’autre formes de biens qui sont affectés au service public et au service du public.<lb/>- Les voies de circulation routières : routes, autoroutes, chemins, canaux, ports fluviaux et maritimes avec leurs accessoires (jetées, quais, phares, balises), aérodromes.<lb/>Mais aussi les cimetières, promenades publiques, plages, églises, halles, marchés, lavoirs publics, parkings aménagés, salle des fêtes.<lb/>- Les voies de circulation ferroviaire : voies ferrées, ponts, passages, gares et bâtiments situés dans leurs enceintes ou leurs dépendances.<lb/>- Le domaine militaire : fortifications, chemins et routes d’accès, les casernes, camps militaires, champs de tir, remparts, forteresses.<lb/>Ou d’autres types de biens relatifs au service public ou à la construction urbaine, comme les hôpitaux, abattoirs, palais de justice, hôtels de ville, dépôts d’autobus, stades, monuments commémoratifs, etc.<lb/><lb/>Aujourd’hui, le service du Domaine est représenté dans chaque département par les trésoriers-payeurs généraux. Dans le cadre de la politique gouvernementale du patrimoine de l’État, il a été décidé du transfert de la mission domaniale de la Direction générale des impôts, à la Direction générale de la comptabilité publique depuis le 1er janvier 2007.</p>
              </note>
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            <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
              </note>
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              <note>
                <p>Le directoire du département est rattaché à l'administration de département depuis son institution en 1789. Il représente le pouvoir exécutif du conseil général du département, en 1790. Il est composé de huit personnes, siégeant en permanence, et nommées par les trente-six membres du conseil général parmi eux. Ils sont remplacés en 1800 par les préfets.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1683_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise </corpname>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1684_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
              <corpname role="Producteur" id="atom_4761_actor">Directoire du département de Seine-et-Oise </corpname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affiche annonçant la vente des meubles du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, saisis sur le comte d’Artois</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 47</unitid>
                <unitdate normal="1792/1792" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1792</unitdate>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1679_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
                  <corpname id="atom_1682_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <bioghist id="md5-85afe88a7d1c8f6735451d899eff9727" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La Direction départementale des Domaines, ainsi nommée, apparaît en France à la suite des événements de la Révolution française. Mais l’administration des biens du Domaine en elle-même a été fondée par la Ferme Générale bien avant les évènements de la fin du XVIIIème siècle.<lb/><lb/>Sous l'Ancien Régime, les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés surtout alors de la taille, de la gabelle, de l'impôt des tabacs, des octrois, etc. L'institution des fermiers généraux remonte à la fin du XIIIème et fut supprimée par l’Assemblée constituante suite à de nombreux abus.<lb/><lb/>L’Assemblée constituante fait du domaine du Roi celui de la nation dès 1790. La distinction entre le domaine public et le domaine de l’État est faite par l’article 2 de la loi des 21 novembre-1er décembre 1790.<lb/><lb/>Le domaine public de l’État est inaliénable. Ce concept d’inaliénabilité remonte au règne de Philipe le Bel et a été rendu officiel près de deux cent ans plus tard, par l’ordonnance de Moulins, dite l’ordonnance du Domaine en février 1566.<lb/><lb/>Outre la distinction entre le domaine public et le domaine privé, le Premier Empire fit naître une troisième catégorie de domaine : le domaine extraordinaire.<lb/><lb/>Cette catégorie comprend essentiellement les biens provenant pour la plupart des conquêtes au cours desquelles ils furent soustraits du bien commun et laissé à la disposition personnel de l’Empereur.<lb/><lb/>L’origine historique de cette forme de domaine remonte à la loi du 1er floréal an XI (soit le 21 avril 1803) qui avait affecté près de 10 millions de biens nationaux à la formation de camps de vétérans. Ensuite une utilisation plus large de ce domaine permit à l’Empereur de remercier les grands officiers de l’Empire et les autres militaires qui s’étaient distingués dans les campagnes victorieuses. La réserve de biens extraordinaires n’a cessé d’accroitre entre 1805 (traité de Presbourg, le 28 décembre) et 1809 (traité de Vienne, le 14 octobre). L’administration en charge de ce domaine fut réellement établi par le sénatus consulte du 30 janvier 1810 au sein d’une division spéciale dépendante du ministère des finances. Un intendant général et un trésorier général en avaient la direction. Le 15 mai 1818, sous la Restauration, le domaine extraordinaire fut rattaché au Domaine de l’État.<lb/><lb/>La composition du domaine public :<lb/><lb/>D’abord il faut distinguer le domaine naturel du domaine artificiel.<lb/><lb/>Le domaine naturel comprend 3 catégories :<lb/>- Le domaine maritime : rivages de la mer, sol et sous-sol de la mer territoriale.<lb/>- Le domaine fluvial : navigable (rivières, fleuves) et flottables (cours d’eau moins importants, comme pour l’exploitation agricole, etc.).<lb/>- Le domaine aérien : qui surplombe le territoire jusqu’aux niveaux des limites terrestres.<lb/><lb/>Le domaine artificiel, lui comprends d’autre formes de biens qui sont affectés au service public et au service du public.<lb/>- Les voies de circulation routières : routes, autoroutes, chemins, canaux, ports fluviaux et maritimes avec leurs accessoires (jetées, quais, phares, balises), aérodromes.<lb/>Mais aussi les cimetières, promenades publiques, plages, églises, halles, marchés, lavoirs publics, parkings aménagés, salle des fêtes.<lb/>- Les voies de circulation ferroviaire : voies ferrées, ponts, passages, gares et bâtiments situés dans leurs enceintes ou leurs dépendances.<lb/>- Le domaine militaire : fortifications, chemins et routes d’accès, les casernes, camps militaires, champs de tir, remparts, forteresses.<lb/>Ou d’autres types de biens relatifs au service public ou à la construction urbaine, comme les hôpitaux, abattoirs, palais de justice, hôtels de ville, dépôts d’autobus, stades, monuments commémoratifs, etc.<lb/><lb/>Aujourd’hui, le service du Domaine est représenté dans chaque département par les trésoriers-payeurs généraux. Dans le cadre de la politique gouvernementale du patrimoine de l’État, il a été décidé du transfert de la mission domaniale de la Direction générale des impôts, à la Direction générale de la comptabilité publique depuis le 1er janvier 2007.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Département de Seine et Oise<lb/>District de Saint Germain en Laye<lb/>Vente de superbes meubles et effets à Saint Germain en Laye, au château neuf<lb/>On fait savoir qu’en exécution de la loi du deux septembre 1792, et de l’arrêté du conseil général du district dud. Saint Germain du 26 dud. mois de septembre, le tout relatif à la vente des biens des émigrés, il sera procédé le dimanche 28 octobre audit an 1792 et jours suivans, sans interruption, s’il y a lieu, ou autres jours qui seront indiqués à la poursuite et diligence de monsieur le procureur syndic dud. district, au château neuf, situé audit Saint Germain, à la vente au plus offrant et dernier enchérisseur<lb/>De tous les meubles et effets mobiliers étant dans les lieux et appartemens dud. château neuf qui appartenoient ci-devant à monsieur Charles Philippe, prince français émigré, consistant en plusieurs feux et bras de cheminée dorés en or moulu, glaces en grand volume, meubles d’Aubusson complet, rideaux de croisées encadrés d’Aubusson, pentes d’ornemens, tête à tête, six fauteuils et huit chaises de toilles de Jouy, tentures de différentes toilles et étoffes, sièges de damas vert en bois doré et autres, superbe et grande table de porphire surmontée de deux superbes vases de porcelaine du Japon avec leurs socs de cuivre doré en or moulu et garnie d’ornemens, trictrac, tables à jeux, billard et ses ustenciles, lustres de verre et cristal garnis de cuivre, lits, tentures et sièges de toilles de Jouy, de fleurets, siamoises et autres, le tout en grande quantité, tables de nuit à écrire en bois de chêne, rapport et noyer.<lb/>Linge de table et lit de différentes toilles et damassé, commodes, armoires en bois d’acajou à dessus de marbre, en bois de rapport et noyer, secrétaire, chifonnières, tables à manger ovale et quarrée, tables de cuisine etc. etc., porcelaine de Sèves et Chantilly, fayance de Rouen, le tout en grande quantité, batterie de cuisine en cuivre et en fer, et autres meubles et effets de différente nature.<lb/>Une collection de tableaux originaux de différentes écoles représentans divers objets par le Primatice, Voete, Sébastien Bourdon, Eustache Le Sueur, Van Mole et autres maîtres etc.<lb/>Du matin et de relevé. On commencera par les glaces, ensuite la batterie de cuisine, le linge sera réservé pour les vacations du soir.<lb/>Les adjudicataires seront tenus de paier comptant.<lb/>Fait en séance publique ce 26 septembre 1792, l’an premier de la République.<lb/>Les membres composant le conseil général du district de Saint Germain en Laye,<lb/>Signé, Dieulefit Beaulieu, président ; Hébert, Viez, Mieux, Spement, administrateurs ; Chandellier, procureur syndic, et Fournier, secrétaire »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1679_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
                <corpname role="Producteur" id="atom_1682_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Location au plus offrant des jardins du parterre et de la terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1793</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Cahier des charges, clauses et conditions de l’adjudication de trois jardins et de trois arpens ou environ de terre labourables dépendans du château de Saint Germain en Laye, lesquels jardins et terres sont :<lb/>1° un jardin situé dans le parterre dudit château, près les glacières, entouré de murs, contenant environ vingt cinq perches.<lb/>Ce jardin est partagé en quatre parties. Les séparations sont en bois de chesne peint. Au milieu est un réservoir très commode pour arroser, dans lequel il y a trente six arbres fruitiers à haute tige et quantité d’autres en espalier et tailles en éventail.<lb/>2° un autre jardin ou verger situé dans ledit parterre, occupé ci devant par le citoyen Choustillier, contenant un arpent et un tiers d’arpent ou environ, dans lequel il y a quantité de vignes plantées en pleine terre.<lb/>3° un autre jardin près la porte Dauphine contenant quarante perches ou environ.<lb/>Ce jardin est orné de plantations agréables. Il y a quatre vingt arbres fruitiers en raport.<lb/>Et 4° environ de trois arpens de terres labourables situés sur la terrasse dudit château, entre la charmille et le mur de laditte terrasse.<lb/>Il est observé, à l’égarde de ces arpens ou environ, que le petit jardin présentement occupé par le citoyen Longuemasse, qui est au bout, n’y est point compris.<lb/>Art. 1er<lb/>L’adjudication des baux des dits jardins et terrain sera faite publiquement et à la chaleur des enchères au directoire du district de Saint Germain par le citoyen Isaac Mathieu Crommelin, régisseur du Domaine de la République, sis à Saint Germain, en présence du citoyen Pierre Hyppolite Lemoyne, inspecteur dudit Domaine, et des citoyens administrateur et procureur sindic.<lb/>Art. 2<lb/>Les enchères seront reçues sur chacun des objets séparément et l’adjudication en sera faitte au plus offrant et dernier enchérisseur, feux allumé, et jusqu’à ce qu’il y en ait un d’éteint sans enchères, et les enchères ne pourront être moins de cinq livres.<lb/>Art. 3<lb/>Les procès verbaux des adjudications tiendront lieux de baux sans qu’il soit besoin du ministère de notaire. Les expéditions délivrées d’yceux seront signées par le secrétaire du district. Il en sera délivrée une au citoyen Crommelin et une à chacun des adjudicataires si ils la requiert et le présent ainsy que les procès verbaux d’adjudication seront déposés au secrétariat.<lb/>Art. 4<lb/>Les adjudicataires payeront par portion égalles le jour de l’adjudication les frais d’impression d’affiches, frais de timbre de la minutte et de l’expédition à délivrer au citoyen Crommelin, ainsy que les droits d’enregistrement auxquels laditte adjudication donnera ouverture.<lb/>Art. 5<lb/>La durée des baux sera de trois, six ou neuf années et les adjudicataires qui ne voudront jouir que trois ou six années seront tenus de la signiffier par acte d’huissier au citoyen Crommelin ou ses représentants, mais avant la fin des trois ou six années, le citoyen Crommelin ou ses représentans, pour le bien de la République, auront la même faculté, c’est-à-dire de signiffier congé trois moisavant l’expiration desdittes trois ou six années.<lb/>Art. 6<lb/>Les adjudicataires entreront en jouissance le vingt un mars mil sept cent quatre vingt treize et comme clause expresse les premières trois années finiront le vingt un novembre mil sept cent quatre vingt quinze, les six années finiront le vingt un novembre mil sept cent quatre vingt dix huit et les neuf années le vingt un novembre mil huit cent un, pour dans le cas de congé, soit de la part des adjudicataires soit de la part du citoyen Crommelin, que les locataires puissent donner les façons et semences d’hiver. Bien entendu que les congés qui pouroient être donnés par les adjudicataires ou le citoyen Crommelin seront donnés trois mois avant le vingt un novembre.<lb/>Art. 7<lb/>Le prix annuel de chaque adjudication sera payé es mains du citoyen Crommelin en saditte qualité en son domicile à Saint Germain ou à ses représentans, par moitié de six mois en six mois à compter dud. jour vingt un mars mil sept cent quatre vingt treize, et à l’égard des dernières années des trois, six ou neuf, les adjudicataires ne payeront que jusqu’au vingt un novembre à proportion de leur prix annuel, étant juste de déduire quatre mois de non jouissance. A défaut de payement de la part des adjudicataires, ils pourront être poursuivis par voye de contrainte visée par le président du tribunal du district comme pour deniers de la République. Dans le cas où, malgré les poursuittes, ils laisseraient accumuler une année du prix de l’adjudication, ils pouront être dépossédés et alors il sera procédé à l’adjudication du reste du bail à leur folle enchère. Le payement de la folle enchère ainsy que les frais faits pour y parvenir seront exigibles à l’instant et poursuivis par les mêmes voyes.<lb/>Art. 8<lb/>L’adjudicataire du premier jardin clos de mur sera tenu de faire réparer les murs qui sont susceptibles de réparations et de faire mettre une porte, d’avancer pour ce les deniers nécessaires, de retenir mémoire qui sera présenté au citoyen Lemoyne, qui fixera et arrêttera ledit mémoire, et l’adjudicataire, en justiffiant de la quittance, retiendra sur ses loyers le montant d’yceluy, savoir moitié pour la première année et l’autre moitié pour la seconde, et la retenue se fera pour chaque six mois sur portion égalle.<lb/>Art. 9<lb/>Les adjudicataires des autres jardins seront tenus de faire réparer les hayes servant de clôture, pour raison de quoy il sera fixé une somme lors de l’adjudication, qu’ils seront tenus d’avancer et qu’ils retiendront par leurs mains sur leurs loyers de la manière qui est énoncée en l’article précédent.<lb/>Art. 10<lb/>Le jour de l’adjudication et après ycelle, il sera dressé entre les adjudicataires et le citoyen Crommelin, en présence du citoyen Lemoyne, un état des arbres étant dans lesdits jardins.<lb/>Art. 11<lb/>Les adjudicataires ne pourront faire aucuns changements dans lesdits jardins qui puissent nuire aux intérêts de la République. Ils ne pourront arracher aucuns arbres sans encourir des dommages et intérêts qui seront fixés par dire d’experts, si ce n’est ceux qui pouront mourir dans le cour de leur jouissance. A cet égard, ils seront tenus de les remplacer par d’autres arbres fruitiers.<lb/>Art. 12<lb/>Les adjudicataires pouront, si bon leur semblent, augmenter les plantations en arbres fruitiers de bonne qualité, sans pouvoir enlever ny dégrader lesdittes plantations.<lb/>Art. 13<lb/>Les adjudicataires seront tenus de labourer, cultiver, ensemencer et fumer les terres des jardins et terrains, et détailler les arbres en faisons convenables, à peine de touttes pertes, dépens, dommages et intérêts.<lb/>Art. 14<lb/>Les adjudicataires ne pouront céder leurs droits de jouissance que par acte passé devant notaire et ils demeureront principaux engagés et garant de la gestion des cessionnaires.<lb/>Art. 15<lb/>Aucunes des clauses de l’adjudication ne seront réputées comminatoire mais touttes seront de rigueur et exécutées dans leur intégritées.<lb/>Art. 16 et dernier<lb/>Les adjudicataires seront chacun tenu de présenter dans les huit jours de l’adjudication bonne et suffisante caution, dont la solvabilité sera discutée en présence du directoire du district par le citoyen Crommelin et, lorsqu’elle aura été admise, elle s’engagera avec l’adjudicataire qui la présentera dans tous ses biens sans division ny discution au payement du prix et à l’entière exécution des clauses et conditions portées au présent cahier. A défaut par l’adjudicataire de satisfaire à cette obligation, il sera procédé à une nouvelle adjudication à sa folle enchère.<lb/>Fait à Saint Germain en Laye, ce quinze mars mil sept cent quatre vingt treize, l’an 2e de la République.<lb/>Et le vingt un mars mil sept cent quatre vingt treize, l’an deuxième de la République, nous Isaac Mathieu Crommelin, régisseur du domaine de la République sis à Saint Germain, demeurant audit Saint Germain, où étans, nous y avons trouvé le citoyen Pierre Hyppolite Lemoyne, inspecteur dudit domaine, les citoyens Charles Guy du Fresnay, administrateur et membre du directoire du district, et le procureur sindic, et en leur présence nous avons procédé à  l’adjudication des jardins et terrains […].<lb/>Le citoyen Matthieu est demeuré adjudicataire de la jouissance dud. jardin pour et moyennant laditte somme de deux cent livres de loyer par année de principal, outre les charges. […]<lb/>Le citoyen Legras est demeuré adjudicataire de la jouissance du deuxième jardin pour et moyennant la somme de deux cents soixante cinq livres de loyer par année de principal, outre les charges. […]<lb/>Le citoyen Dufour est demeuré adjudicataire de la jouissance du troisième jardin pour et moyennant la somme de deux cent dix livres de loyer par année de principal, outre les charges. […]<lb/>Nous avons adjugé lesdits trois arpens ou environ de terrain au citoyen Matthieu pour laditte somme de trente cinq livres par année, outre les charges. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté du directoire du département sur la location des appartements des châteaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">3 mai 1793</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_1693_actor">Directoire du département de Seine-et-Oise</corpname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-a3ce8409d3504818b80cef4ca4a405cb" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Le directoire du département est rattaché à l'administration de département depuis son institution en 1789. Il représente le pouvoir exécutif du conseil général du département, en 1790. Il est composé de huit personnes, siégeant en permanence, et nommées par les trente-six membres du conseil général parmi eux. Ils sont remplacés en 1800 par les préfets.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Vu par le directoire du département le mémoire en forme de plan présenté par le citoyen Crommelin, régisseur général du domaine de Saint Germain en Laye, sur les moyens et la nécessité de procéder à la location des appartements, vacants ou à évacuer, dans le château dudit lieu et du bénéfice qui en doit résulter au proffit de la République<lb/>Le soit communiqué par le directoire du district à la municipalité dud. lieu pour avoir son avis motivé sur les propositions du citoyen Crommelin et le meilleur emploi des bâtimens dépendants ci devant de la liste civile du 31 janvier dernier<lb/>Une lettre et un arrêté du conseil général de la commune de Saint Germain des dix janvier et seize février derniers, de la dernière desquelles pièces il résulte que dix huit ou vingt appartements qui ont été dévastés lors de l’évacuation qu’en ont faitte les occupants, et que le régisseur craint devoir rester vacans, doivent être rétablis au même état où ils étaient alors, que ce rétablissement doit se faire aux frais du concierge ou à son déffaut à ceux du régisseur général en vertu de l’article 3 du règlement du 1er septembre 1776 relatif à l’administration des bâtimens de Louis Capet, que les personnes qui ont achepté ou embelli leurs appartemens doivent avoir une préférence pour leur location, qu’on peut leur accorder à un prix au dessous de l’estimation par forme d’indemnité, à la charge par le régisseur de faire connaître au conseil général de la commune celles qu’il croit dans le cas d’obtenir cette faveur<lb/>Enfin que le meilleur emploi qu’on puisse faire du château et autres maisons ci devant royalles est de les louer et que la manière la plus sure et la moins sujette à inconvéniens est de faire cette location sur publication et affiches au plus offrant et dernier enchérisseur<lb/>Vu une notte du régisseur du domaine par laquelle il inculpe la municipalité d’avoir dans le temps provoqué un déguerpissement qui ne pouvait s’exiger alors<lb/>Qu’elle n’a accordé aucun délai aux éconduits de leur logement au château, qu’elle n’a à ce sujet prévenu personne, même pas lui, régisseur<lb/>Qu’elle a permis elle-même l’enlèvement de cloisons, chambranles de marbre, boiseries et a consacré sa permission dans un procès-verbal<lb/>L’avis du directoire du district de Saint Germain du 28 février dernier qui porte que tous les appartements du château de Saint Germain et dépendances, actuellement vaquants doivent être loués sans distinction pour neuf années entières et consécutives par adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur, en donnant toutesfois la préférence aux personnes qui ont quitté leurs appartemens et qui désireraient les reprendre, que les appartemens non évacués et actuellement occupés seront vus, visités et estimés, que le prix du loyer sera fixé de gré à gré avec ceux qui occupent lesdits appartemens, dont il leur sera aussi passé bail pour neuf années, à la condition expresse qu’à l’expiration desd. neuf années, ils ne pourront rien enlever des embellissements par eux faits ou qu’ils pourraient faire dans le cours dudit bail, que dans le cas où ils n’accepteraient pas ces conditions, ils seront tenus dans la quinzaine à datter du jour de leur refus d’évacuer lesd. appartemens, sans pouvoir rien enlever des embellissements par eux faits, et sans pouvoir prétendre à aucune indemnité, qu’au préalable il sera fait entre les parties prenantes et le régisseurs des domaines dépendants de la ci devant liste civile, un état double de la situation des lieux<lb/>De l’avis du directeur de la régie nationale du seize mars dernier, qui estime que les personnes qui prendront à bail les logements qu’elles occupent dans le château de Saint Germain de même que celles qui rentreront au même titre dans les logements dont elles ont été expulsées récemment par la municipalité seront tenus de payer le loyer à compte du 1er janvier dernier que les baux des autres apartements vacquants doivent être faits pour 3, 6 ou neuf années, que dans tous les cas il devra être dressé un état des lieux par l’architecte expert du district et que les parties s’obligeront à remettre les logements entièrement conformes audit état, sans pouvoir, sous tel prétexte que ce soit, enlever autres choses que les glaces qu’elles pourraient avoir fait placer, et que les glaces et boiseries dont l’enlèvement a été souffert lors de l’expulsion récente de quelques locataires doivent être remis à leur place, qu’il paraît juste de stipuler que si les personnes auxquelles il sera fait des baux de neuf ans par les considérations ci-dessus exprimées viennent à décéder pendant le cours du bail, leurs héritiers ou représentans seront dispensés de continuer les baux, en payant un terme de loyer à partir de celui pendant lequel elles auront laissé les lieux vacquants et en bon état<lb/>Vu enfin l’extrait de l’édit en forme de règlement du mois de septembre 1776 pour l’administration des bâtiments de Louis Capet concernant les logemens accordés dans les châteaux et maisons royalles, de leurs réparations et entretiens<lb/>Le directoire, considérant qu’il est du devoir de l’administration de faire jouir incessamment la République du bénéfice que lui promet la location des logements qui composent le château de Saint Germain, ci devant appartenant à la liste civile, que celle location doit s’effectuer d’autant plus promptement que la vacance de ceux-ci devant occupés par les personnes que la municipalité en a expulsées et celle que doit opérer l’exécution de la loi du 27 novembre dernier pour celles qui en occupent encor et dont elle prononce l’exclusion ne peut que préjudicier à ses intérêts, soit par détériorations, soit à déffaut de rapport, que si les dispositions de cette loi et celles du règlement cité des autres parts enjoignent à ceux qui occupaient des logemens dans ce château de remettre les lieux en bon état et tels qu’ils leur ont été livrés, avec déffenses d’en enlever aucuns embelissements en cheminées de marbre et boiserie, le déffaut de renseignemens sur la concistance des lieux avant leur prise de possession ôte tous moyens de faire réintégrer ceux qui en auraient distraits à l’époque de leur évacuation, mais qu’il est urgent d’y pouvoir pour l’avenir<lb/>Considérant enfin que les personnes qui ont quitté leurs logements n’ont aucune indemnité à réclamer attendu que la loi et le règlement cités de l’autre part n’en prononcent aucune, mais qu’il est de sa justice de donner également à celles qui ont été expulsées de leur logement ou en sont librement déguérpi et celle qui par leurs réclamations seront maintenues dans ceux qu’ils ont continué d’occuper jusqu’à ce jour la préférence sur les derniers enchérisseurs d’après le mode de location qui va être arrêté<lb/>Le directoire, homologuant l’avis du directoire du district du 28 février dernier, arrête ce qui suit :<lb/>Tous les appartemens du château de Saint Germain et dépendances actuellement vaquants seront loués sans distinction pour neuf années entières et consécutives par adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur sur affiches et publications, en donnant toutesfois la préférence sur les derniers enchérisseurs aux personnes qui ont quitté leurs appartemens et qui désireraient le reprendre<lb/>Les appartements non évacués et actuellement occupés seront vus, visittés et estimés par des experts nommés par le directoire du district en présence de deux commissaires, dont l’un pris dans son sein et l’autre dans celui de la municipalité, qu’il déléguera à cet effet, et celle du régisseur de la régie<lb/>Le prix du loyer sera fixé de gré à gré avec ceux qui occupent lesdits appartemens, dont il leur sera aussi passé bail pour neuf années entières et consécutives aux prix, clauses et conditions convenues, et encore sous celle expresse qu’à l’expiration desdites neuf années, ils ne pourront rien enlever des embelissements par eux actuellement faits ou qu’ils pourraient faire dans le cours dudit bail, à l’exception seulement des glaces et meubles meublans qui seront reconnus leur appartenir ; en cas de refus d’obtempérer à ces conditions, ils seront tenus dans la quinzaine, à datter du jour de leur refus, d’évacuer lesd. appartemens sans qu’ils puissent rien enlever des embelissements tenants à fer à cloux par eux faits, et sans pouvoir prétendre à aucune indemnité, sous quelque prétexte que ce soit, et aussitôt lesd. appartemens seront publiés et affihcés pour être adjugés et loués au plus offrant et dernier enchérisseur ; ausitôt les adjudications faittes et les baux respectivement arrêtés et souscrits, il sera fait entre les parties prenantes et le régisseur du domaine un état triple de la situation des lieux, expédition d’icelui sera remise au directoire du disrict, au receveur du domaine de Saint Germain et au directoire du département, ensemble celle des procès verbaux qui auront été dressés pour parvenir à la location des appartemens dont il s’agit<lb/>Arrête en outre que si les personnes auxquelles il sera fait des baux de neuf ans par les considérations ci dessus exprimées viennent à décéder pendant le cours du bail, leurs héritiers ou ayants cause seront dispensés de continuer le bail en payant un terme de loyer à partir de celui pendant lequel elles auront laissé les lieux vaquants, toutes réparations locatives faittes et acquittées<lb/>Autorise le directoire du district de Saint Germain à prendre, aussitôt la réception du présent arrêté, toutes les mesures convenables pour accélérer, d’après les conditions y portées, la location des lieux dont est question et dont les baux auront pour époque le premier jour d’avril de la présente année<lb/>[…]<lb/>Rapport à l’occasion du plan présenté par le régisseur général du domaine de Saint Germain en Laye sur la location des bâtimens appartenants à la ci devant liste civile et notamment du château dudit lieu<lb/>Très pressé<lb/>A communiquer au citoyen procureur général sindic<lb/>[…]<lb/>Approuvé le 3 may 1793 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_1693_actor">Directoire du département de Seine-et-Oise </corpname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Archives départementales des Yvelines, 2 Q 45</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation des appartements des deux châteaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 47</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">31 mai 1793</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an mil sept cent quatre vingt treize, seconde année de la République française, le trente un may et jours suivants, nous Louis Barthélémy Leveau, expert nommé par le conseil général du district de Saint Germain en Laye, et Pierre Hyppolite Lemoyne, officier municipal et premier inspecteur des bâtiments, nommé second expert (du consentement des administrateurs du district) par le régisseur du domaine de Saint Germain, à l’effet de nous transporter dans les châteaux et autres bâtiments dépendants cy devant de la liste civile, pour constater la situation des lieux qui composent les appartements vacantes, et en faire l’estimation, en présence du citoyen Prévost, administrateur du district, du citoyen Lupette, officier municipal nommé par délibération de la commune de Saint Germain, et aussy en présence du citoyen Crommelin, régisseur général du domaine,<lb/>Où étant, nous avons procédé ainsi qu’il suit :<lb/>Le château vieux<lb/>Rez de chaussée<lb/>Le citoyen Quéneau ; à main gauche en entrant dans le château, appartement composé d’une sale à manger, office très petit et cuisine, au dessus une chambre à coucher avec alcôve et cheminée, grand cabinet et petite garde robe, les jours sont pris sur les fossés vers la grille du parterre, un petit bûcher tenant à l’escalier ; exposé au mafetisme des fossés, jour d’entresol, ni cave, ni garderobe, escalier excessivement étroit et incommode ; 120 l.<lb/>Le citoyen Lacassagne ; côté droit de la cour, appartement composé d’une cuisine avec entresol, passage attenant, grande pièce à cheminée, trois cabinets ayant leurs jours sur les fossés au midi ; exposé au mafetisme des fossés et aux immondices de ceux qui logent au dessus ; 110 l.<lb/>L’abbé Paulet ; côté droit de la cour, appartement composé de deux grandes pièces à cheminées, cuisine et office tirant leur jour de la cour, plus quatre cabinets ayant leurs jours sur les fossés au midi ; mêmes inconvénients, ni cave ni bûcher ; 120 l.<lb/>Demoiselle Bézé ; même côté, une seule pièce à cheminée partagée en deux par une cloison, tire son jour par deux croisées qui font face au château neuf, plus deux cabinets de distribution ; cet appartement est étayé en dedans, il n’a ni cave, ni bûcher, ni cuisine ; 55 l.<lb/>Demoiselle Rally ; au fond de la cour, une cuisine tirant son jour sur ladite cour par une porte croisée, une office, une autre cuisine obscure, deux grandes pièces à cheminées ayant leur jour sur les fossés du côté de l’est ; appartement sombre, cuisine incomode ; 80 l.<lb/>Dame de Lironcourt ; au fond de la cour à gauche, appartement composé de deux grandes pièces à cheminées, cabinets de distribution attenants et entresols ayant leur jour sur les fossés du côté du parterre, une cuisine dont le jour vient de la cour, un grand cabinet qui a vue sur le parterre et plusieurs passages de distribution ; triste appartement, entrée lugubre, il est sous des voûtes très obscures, point de cave, point de bûcher ; 120 l.<lb/>Grands entresols du rez de chaussée<lb/>Sieur de Lironcourt ; escalier de la comédie, appartement composé d’une cuisine très obscure et sans aucun jour, un tambour attenant à l’escalier qui sert d’antichambre, une chambre à cheminée tirant son jour de la cour, un passage sombre, il communique à une chambre à coucher, laquelle tire son jour du côté des fossés, un entresol au dessus qui ne peut loger des domestiques ; appartement très incommode, il faut de la lumière à midi dans la cuisine, escalier brisé et sans palier, point de bûcher ; 140 l.<lb/>Sieur Hennessy ; même escalier, appartement composé d’une cuisine divisé en plusieurs parties tirant son jour des fossés, trois grandes pièces ensuitte, toutes à cheminées, un cabinet et une autre pièce à cheminée ayant leur jour sur les fossés du côté du parterre ; entrée somble, appartements vastes qui exigeront une grosse dépense ; 280 l.<lb/>Dame de Barzy ; escalier du bout de la cour à gauche, appartement composé d’un antichambre avec entresol et bûcher, ensuite une grande chambre à cheminée, alcôve et une porte de sortie sur le grand escalier, tirant leur jour sur la cour par trois croisées, du côté des fossés une cuisine, deux cabinets, passages de distribution et entresols éclairés par quatre croisées ayant vue sur le parterre ; appartement sombre, sans cave ; 150 l.<lb/>Sieur Le Gras ; même escalier, une grande pièce à cheminée divisée en plusieurs parties et passage, un cabinet tirant leur jour du côté du parterre ; ni cuisine, ni cave, ni bûcher, une seule fenêtre, l’appartement entier endommagé par la pluye ; 40 l.<lb/>Premier étage<lb/>La dame Rollin, dit de la Reine ; escalier du bout de la cour à droite, appartement composé de quatre grandes pièces à cheminées, cuisine divisée en plusieurs parties, deux cabinets de distribution avec petits entresols tirant leur jour par treize croisées faisant face au château neuf, du côté de la cour sont quatre grands cabinets qui tirent leur jour de ladite cour, chacun par une croisée, l’entrée de la cuisine est par le grand escalier, il y a une autre entrée du même côté et une troisième par une galerie découverte ; il faut monter 55 marches et éclairer l’entrée l’hyver, cet appartement, vu l’étendue et l’élévation est très difficile à meubler, à chauffer, à éclairer ; 450 l.<lb/>Sieur de La Caze ; escalier près de la chapelle, appartement composé de cinq grandes pièces à cheminées, deux antichambres, une à chaque bout de l’appartement un passage de communication à plusieurs pièces, neuf cabinets grands et petits dont trois avec petits entresols, une grande cuisine et office, le jour est tiré par onze croisées sur les balcons du côté du midi et onze croisées sur la cour, il y a plusieurs sorties de portes croisées sur le balcon ainsi que du côté de la cour, on peut entrer dans cet appartement par deux escaliers, il y a des escaliers dans œuvre pour monter aux petits entresols qui en dépendent, les dits entresols sont composés de 8 pièces et cabinets, dont deux à cheminées avec passage et corridor de communication, les impostes des croisées des appartements inférieurs donnant les jours tant du côté des fossés que de celui de la cour ; 55 marches, 8 mois de l’année il faut éclairer l’entrée, ce qui est dispendieux, difficile à meubler vu la multiplicité et la grandeur des chambres, les premières dépenses seront énormes et elles resteront ; 550 l.<lb/>Dit du Roy ; grand escalier, appartement qu’a habité Jacques II, vastes pièces de plein pied, d’une élévation excessive ; on a fait une espèce de muséum de cet appartement<lb/>Entresols du 1er étage, au dessus des grands appartements<lb/>La dame Chambery ; escalier attenant à la chapelle, appartement composé d’une petite cuisine, passage de distribution, grande pièce à cheminée, deux cabinets dont un à cheminée éclairés par 4 croisées du côté du midy ; 78 marches, jour d’entresol, ni entresol intérieur, ni cave, ny bûcher ; 60 l.<lb/>Dame Voisin ; même étage et attenant, un appartement composé d’une pièce à cheminée, d’un cabinet à cheminée, d’une cuisine et d’un petit bûcher, éclairés par 3 croisés faisant face au jeu de paulme ; 78 marches, jour d’entresol, point d’entresol intérieur, ni  cave, ni bûcher ; 50 l.<lb/>Manteau dit Robillard ; escalier du garde meuble, appartement composé d’une antichambre obscur, de deux cabinets sans jour, d’une cuisine sans cheminée, d’une grande pièce et de deux cabinets dont un sans cheminée, cet appartement tire son jour par 7 croisées en imposte faisant face à la place et à la rue du grand abreuvoir ; 78 marches, antichambre obscur, cuisine sans cheminée, ni entresol intérieur, ni cave, ni bûcher ; 90 l.<lb/>2ème étage<lb/>Le garde meuble ; escalier au bout de la voûte de l’entrée du château à droite, un vaste emplacement bien éclairé, il y a 72 pieds de longueur sur 33 de largeur, et au moins 14 pieds de hauteur, c’étoit le garde meuble ; on ne peut louer cet emplacement que comme grenier ou garde meuble, il n’y a pas de cheminée, pour la construire il faudroit percer le comble de la chapelle qui est revêtu en plomb<lb/>Sieur Robé ; escalier de la comédie, appartement composé d’une cuisine, d’une petite pièce ensite et de deux après dont une à cheminée, le tout est éclairé par 4 croisées sur la cour, un salon avec cheminée éclairé par deux croisées sur le parterre, il y a des entresols très incomodes pris dans les voussures du château ; 95 marches, entrée sombre, ni cave, ni bûcher ; 80 l.<lb/>Pris sur l’appartement du citoyen Robé ; deux pièces dans le pavillon éclairé sur le parterre, il y a une entrée particulière ; 95 marches, aucunes commodités ; 36 l.<lb/>Dame La Bussiere ; escalier au fond de la cour à droite, appartement composé de deux chambres à cheminées, grand cabinet, cuisine et passage éclairés par 3 croisées en face du château neuf et de la cour, entresol au dessus où est un petit logement de 2 pièces à cheminées et plusieurs cabinets ; 95 marches, ni caves, ny bûcher ; 90 l.<lb/>Le citoyen Clément ; même escalier, un appartement composé d’une sale à manger sans cheminée, 3 pièces à cheminées, 3 cabinets dont 2 obscurs, le tout éclairé par 5 croisées faisant face au château neuf ; il y a plus de 120 marches jusqu’à la cuisine, la sale à manger n’a qu’un jour emprunté ; 150 l.<lb/>Séparé de l’appartement du citoyen Clément ; un autre petit appartement séparé composé d’une chambre à cheminée, cabinet aussi à cheminée, antichambre, petit entresol au dessus, le tout éclairé par deux croisées au midi ; 95 marches, ni cave, ni bûcher ; 50 l.<lb/>Dame Saint Germain ; grand escalier, un appartement composé de 3 chambres à cheminée, 4 cabinets, une cuisine, un vaste antichambre, le tout éclairé par 7 croisées du côté du parterre et 6 croisées sur la cour, cet appartement a de grands entresols, mais très incommodes étant terminés par les voussures du château ; 110 marches, ni cave, ni bûcher ; 180 l.<lb/>Abbé Pochet ; escalier au fond de la voûte de l’entrée du château à droite, un appartement composé d’une cuisine passage éclairée par une très petite croisée, une grande pièce à cheminée, un grand cabinet à cheminée tirant leur jour du côté de la place du château ; 95 marches, ni cave, ni bûcher ; 60 l.<lb/>Sieur Lally de Tollendal ; escalier au fond de la cour à droite, appartement composé de 6 pièces à cheminées, 2 autres pièces sans cheminées, un petit antichambre, plusieurs passages de distribution, éclairé par 12 croisées, les unes donnant sur les fossés, les autres faisant face au château neuf et les 3èmes  ayant vue sur le parterre, il y a des entresols au dessus, très sombres, dans lesquels est une vaste cuisine en plusieurs parties ; 95 degrés à monter, ni cave, ni bûcher ; 200 l.<lb/>3ème étage<lb/>Le citoyen de Moncron ; escalier au bout de la voûte de l’entrée du château à droite, appartement composé de 9 pièces dont 4 à cheminées, éclairé par 10 croisées faisant face à la rue du vieil abreuvoir et à la place, 2 passages servant de cuisines, l’un éclairé par une croisée qui donne sur une petite cour ; 95 marches au moins, cuisine sans cheminée, point d’entresols pour domestiques ; 160 l.<lb/>Denier étage, n’existant que dans les cinq pavillons<lb/>Le citoyen de Faudran ; escalier au fond de la cour à droite, un appartement composé d’une chambre à cheminée, d’un cabinet, d’un corridor et d’un petit réduit éclairés du côté du château neuf par deux croisées ; 110 marches, ni cave, ni bûcher, le réduit mentionné qui peut servir de cuisine est très sombre, ni cave, ni bûcher ; 60 l.<lb/>Dame Hubert ; même escalier, appartement composé d’une grande pièce à cheminée, un cabinet éclairé, un autre sombre à cheminée, un petit antichambre, le tout éclairé par deux croisées du côté du château neuf ; 110 marches, ni cave, ni bûcher ; 60 l.<lb/>Sieur Vilperot ; petit escalier au fond du corridor, à la suite de la voûte qui est au bout de la cour à droite, appartement composé d’un antichambre et de deux pièces dont un cabinet sculpté et doré, une cuisine en deux parties, 30 marches plus élevée, un petit réduit plus bas que l’appartement qui peut servir de bûcher ; 100 marches pour aller à l’appartement, 130 pour la cuisine, entrée de cachot dans l’épaisseur des murs, point de palier à l’entrée ; 72 l.<lb/>Etat des personnes que la force a fait déguerpir et qui ont fait des soumissions pour rentrer dans leurs appartemens<lb/>La citoyenne Demonlis ; grand escalier au bout de la cour à droite, grand entresol, appartement composé de 6 pièces tant grandes que petites, cuisine, 3 cheminées, 2 petits entresols ; a achepté ce logement 6000 l. de la dame de Tilly et a dépensé beaucoup depuis son aquisition ; 250 l.<lb/>Sieur de la Merville ; grand escalier vis à vis l’appartement du roy, 9 pièces à cheminées, 11 pièces en petits entresols, dans les 9 pièces cy dessus il y en a deux dont on ne fait aucun usage, elles ont au moins 22 pieds d’élévation, c’étoient des sales de gardes ; logé par brevet, offre des mémoires d’ouvriers pour une somme de 6600 l. ; 400 l.<lb/>La citoyenne Nagle ; escalier de la chapelle, un appartement composé d’un petit antichambre d’une petite cuisine, de 3 chambres à cheminées et 3 cabinets, d’un petit entresol au dessus éclairé par cinq croisées au midi et sur la cour ; 95 marches, cet appartement de père en fils est dans la famille depuis l’an 1686, tous les parens de la dam Nagle sont mort au service avec des grades supérieurs ; 80 l.<lb/>Dame Casteja ; escalier au fond de la voûte du château à droite en entrant, appartement composé d’un passage, antichambre avec entresol, une grande pièce à cheminée, deux grands cabinets sans cheminées et deux autres moyens cabinets, une cuisine et plusieurs petites places sombres qui peuvent servir de bûcher, cet appartement tire son jour par 8 croisés faisant face à la rue du vieil abreuvoir ; 78 marches, appartement très délabré à refaire absolument<lb/>Sa sœur ; au dessous, un petit appartement composé d’un antichambre, passage, cuisine à une seule petite croisée, grande pièce à cheminée et petit cabinet ensuite, un grand cabinet sans cheminée ; 95 marches, appartement très délabré à refaire absolument ; 200 l.<lb/>[…]<lb/>Inconvénients généraux et propres au château de Saint Germain<lb/>1° Point de latrines<lb/>2° Peu de caves<lb/>3° Peu de bûchers<lb/>4° Pas assez de cheminées, la pluspart fument ou sont (forcément) placées d’une manière incommode<lb/>5° Peu de chambres de domestiques<lb/>6° Point de remises<lb/>7° Point d’écuries<lb/>8° Les escaliers sombres, des casse cous partout, faute de paliers<lb/>9° Les appartements difficiles à chauffer l’hyver, à cause de l’extrême épaisseur des murs<lb/>10° Le bois, l’eau coûtent beaucoup plus que dans la ville<lb/>11° Les fossés reçoivent les immondices générales et la mauvaise odeur est très sensibles en été<lb/>12° Monter et descendre sans cesse excède les domestiques<lb/>13° Le défaut de latrines est un inconvénient qui pèze bien désagréablement sur les habitations au dessous les unes des autres, cela se sent.<lb/>Le grand commun<lb/>Le sieur Hébert ; à droite sous la porte, un appartement composé ainsi, rez de chaussée, une cuisine, un vaste antichambre, 4 grandes pièces toutes à cheminée éclairées par 8 grandes croisées dont 4 sur la place du château et 4 sur le parterre, plusieurs caves de l’autre côté à gauche, une cuisine de 20 pieds sur 15 p., une autre pièce de 9 pieds sur 20 éclairés par deux croisées ayant vue sur la place, la cuisine est pavée, l’autre pièce est carelée, entresol, 8 pièces dont 3 à cheminées éclairé par 8 croisées en imposte, ces 8 croisées ont les mêmes jours que les grandes qui sont dessous ; le district a jetté les yeux sur ce logement qui lui convient pour s’y établir ; 500 l.<lb/>La citoyenne Martin ; 2ème étage, par le grand escalier jusqu’à l’entresol et prenant à droite par un petit escalier, appartement composé de 3 pièces à cheminées et alcôve, deux autres pièces sans cheminées, deux cabinets, une cuisine éclairés par 5 croisées faisant face au château ; escalier sombre, petit, point de lieu d’aisance, élevé au moins de 70 marches ; 170 l.<lb/>Le citoyen Schrapff ; entresols du 2ème, appartement composé de 5 pièces à cheminées éclairées par croisées ; environ 90 marches, aucunes commodités ; 65 l.<lb/>La citoyenne Lafont ; appartement composé de trois chambres mal distribuées et en assez mauvais état, plus une chambre détachée séparée par le corridor, éclairés par 7 croisées ayant vue sur la place et sur le parterre ; environ 90 marches, aucunes commodités ; 60 l.<lb/>La surintendance<lb/>La dame Golofkin ; au 2ème à gauche, 1er appartement composé de deux chambres à cheminées, sale à manger, deux antichambres et un cabinet éclairés par 8 croisées sur le parterre et sur l’orangerie, 2e appartement composé d’une grande chambre à cheminée, 2 cabinets, un antichambre au dessus, une grande cuisine avec 3 cabinets de distribution éclairés par plusieurs croisées sur l’orangerie et sur la rue ; ces deux appartements ne peuvent se diviser faute de cuisine, ils sont fort élevés mais agréables par la vue, mais point sans inconvénient ; 400 l.<lb/>La citoyenne Chupin ; au 2ème bâtiment du milieu, appartement composé de deux chambres à cheminées, antichambre et cabinets de distribution éclairés par 7 croisées sur la rue et sur la cour ; élevé, peu de commodités ; 90 l.<lb/>Le citoyen Audigé ; même palier, deux grandes chambres à cheminées éclairées sur la rue et sur la cour ; point de commodités ; 60 l.<lb/>Le citoyen Vaugin ; au 3ème bâtiment du milieu, appartement composé de deux chambres à cheminées, antichambre, 3 cabinets, le tout éclairé par 7 croisées tant sur la rue que sur la cour, et au dessus à droite une cuisine et office ; très élevé, peu commode ; 120 l.<lb/>Le château neuf<lb/>Rez de chaussée de l’aisle droite, une vaste cuisine et ses accessoires, 3 petites pièces servant de garde manger, office, four etc., une sale à manger éclairée par 2 croisées et une porte croisée sur le jardin, cabinet attenant derrière, la cage de l’escalier, ensuite un grand salon avec cheminée éclairé par une porte croisée et deux croisées, suivent deux cabinets éclairés sur le jardin chauffés par un poêle commun, chambre à coucher à cheminée éclairé sur le jardin par une porte croisée, cabinet, garderobe avec dégagements aussy éclairés sur le jardin, petite chambre à coucher à cheminée éclairée sur le jardin par une croisée, à la suite est une autre chambre à coucher à cheminée puis une petite cuisine avec entresol à cheminée éclairés sur le jardin, plus loin est un escalier, derrière lequel est un corridor de communication éclairé par plusieurs croisées sur la cour, ensuite un grand garde meuble éclairé sur le jardin ; ce rez de chaussée étoit le logement du cy devant comte d’Artois, il est très beau.<lb/>1er étage, 8 appartements dont 7 chambres à cheminées avec cabinets, alcôves et passages de distribution, tous sont éclairés sur le jardin, le corridor qui communique aux appartements est éclairé par plusieurs croisées sur la cour, il y a un grand et un petit escalier, la superficie de ce premier est la même que celle du rez de chaussée ; ce premier a un peu l’air mansardé parce que la toicture, qui est en angle aigu, donne une direction oblique aux parois des chambres.<lb/>Au dessus des cuisines et offices sont 4 chambres lambrissées avec plusieurs cabinets, alcôves et dégagements, 2 de ces chambres sont occupées par la citoyenne Roser, les 2 autres le sont par le citoyen Verne ; on poura louer ces logements.<lb/>Au dessous du garde meuble sont des voûtes et passages ; au dessus du garde meuble, au 1er et 2e, sont des chambres de domestiques ; près de ce corps de bâtiment est une allée de tilleuls qui conduit à un pavillon isolé, éclairé par 3 grandes croisées, dans lequel est un billard ; au dessous de la salle de billard est une serre voûtée, à la suitte du pavillon est une autre salle et une écurie pour 8 cheveaux ; en dehors tiennent au corps du bâtiment des cuisines et une grande pièce à cheminée, divisée ; ensuite est une autre pièce aussi divisée, après sont plusieurs remises ou bûchers, plus loin un très petit jardin ; 2000 l.<lb/>Le citoyen Briasse ; pavillon composé au rez de chaussée d’une cuisine, d’une chambre à cheminée, d’une autre avec un cabinet, bûcher, petite cave, caveau, l’entresol est divisé en 6 pièces dont une à cheminée, les 5 autres sont des cabinets grands et petits, au dessus de l’entresol sont deux grands cabinets lambrissés, il y a une petite cour avec hangard et un petit jardin en avant ; à louer ; 200 l.<lb/>Le chenil<lb/>Corps de bâtiment à droite en entrant, au 1er étage, aussi à droite, une chambre à cheminée avec un retranchement formant cabinet et espèce d’antichambre éclairés sur les deux cours, un autre appartement attenant semblable ; on peut les louer ensemble ou séparément ; 100 l.<lb/>Ensuivant, au rez de chaussée du même bâtiment, une cuisine avec cheminée éclairée sur la première cour au corps de bâtiment attenant et en retour dudit faisant face à la grande porte d’entré, au 1er étage une grande chambre à cheminée et à alcôve avec deux cabinets éclairés sur deux arrières cours ; habité par Gilliot, garde, dont la liste civile payoit le logement.<lb/>Dans l’arrière cour (cy devant ébats des chiens) sont des chenils divisés en six parties et disposés pour faire des bûchers.<lb/>Dans la 1ère cour à gauche en entrant sont deux écuries jointes l’une à l’autre, ayant 35 places de chevaux et 3 portes sur ladite cour, le grenier au dessus est de même superficie, il y a quatre lucarnes pour le service de la paille et fourage ; on pourra mettre en location les écuries et remises ; 200 l.<lb/>Il y a encore dans cette même cour deux remises tenantes l’une à l’autre ; 30 l. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Il existe un autre état des « appartements vaccants du château de Saint Germain », moins précis, aux Archives départementales des Yvelines, 2 Q 47.</p>
              </altformavail>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération du district de Saint-Germain-en-Laye portant décision de transférer cette administration dans le Grand commun</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">5</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 L Saint-Germain 27</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1793</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Extrait du registre des délibérations du conseil général du district de Saint Germain en Laye<lb/>Séance publique du 13 juin 1793, l’an 2e de la République française<lb/>Par le citoyen procureur syndic a été représenté à l’administration que le bail de location de la partie de bâtiments dans lesquels cette administration de district est établie expirait au 1er octobre prochain, qu’il avait proposé plusieurs fois au propriétaire de renouveller cette location, que ses propositions n’avaient eu aucun succès, qu’il paraissait évident que ce propriétaire ne voulait plus loger l’administration, que la seule proposition faite par celui ci fut que l’administration serait tenue de se charger de la location entière de ladite maison, qu’encore le propriétaire n’a fait cette proposition qu’en supposant qu’il ne trouverait pas à louer sa maison à d’autres particulier ; a observé le procureur syndic que, si l’administration prenait le parti de se charger de la location entière de cette maison, tout faisait présumer qu’elle ne trouverait pas facilement à sous louer la partie de cette maison qui lui est inutile, et qu’alors, au lieu du loyer de 750 l. qu’elle paye aujourd’huy pour la portion, elle seroit obligée de payer à elle seule la somme de 1800 l., qui est le prix de la totalité du loyer de cette maison<lb/>Que dans cet instant, il va être procédé à la location des bâtimens dépendant de la ci devant liste civile à Saint Germain, que dans un de ces bâtimens, apellé le grand commun, se trouve un appartement au rez de chaussée dans lequel l’administration pourrait facilement s’établir<lb/>Sur laquelle proposition, le conseil général a arrêté que le citoyen Corborand, président, du Fresnay, Prevost, membres du directoire, le citoyen Chandellier, procureur syndic, et Fournier, secrétaire, sont nommés commissaires à l’effet de se transporter à l’instant dans ledit appartement pour examiner si ce local est suffisant, et si l’administration peut s’y loger, qu’ils se transporteront ensuite chez le citoyen Crommelin, régisseur du domaine de Saint Germain, pour lui demander l’extrait du procès verbal d’estimation en ce qui concerne ledit appartement.<lb/>Lesdits commissaires, de retour, ont annoncé au conseil général que cet appartement présentait un local convenable pour y placer tous les bureaux de l’administration, qu’il y aurait cependant quelques aménagements de distribution à faire, mais qu’ils n’étaient pas considérables, et lesdits commissaires ont déposé sur le bureau l’extrait du procès verbal d’estimation à eux remis par led. citoyen Crommelin, par lequel il appert que cet appartement est estimé à la somme de 560 l.<lb/>Le conseil général, considérant qu’il serait intéressant, tant pour la République que pour les administrés de ce district, que l’administration n’éprouvât aucune interruption dans son changement de local, considérant que l’adjudication de la location desdits bâtimens est fixée au 19 du présent mois, qu’il est en conséquence instant que l’administration soit autorisée par le département à l’effet de s’en rendre adjudicataire<lb/>Considérant qu’il n’est pas possible à l’administration de faire faire dans un aussi court espace de tems les devis estimatifs, tant des réparations à faire audit bâtiment que des dépenses relatives au déplacement et à l’établissement des bureaux, mais qu’il pourra y être procédé immédiatement après l’adjudication dudit local<lb/>Oui le procureur syndic,<lb/>Le conseil général estime que le département doit être invité d’autoriser le citoyen procureur syndic de ce district de se rendre adjudication dudit appartement pour y établir l’administration et que pour cet effet copie du présent arrêté, ensemble l’extrait du procès verbal d’estimation seront directement portés au département par les citoyens Corborand, président, et Dufresnay, membre du directoire, commissaires nommés à cet effet, et que les devis de réparations et d’établissement lui seront adressés aussitôt après l’adjudication.<lb/>Signés Corborand, président, Prevost, Glinez, Dufresnay, Hebert, Gourdin, Chandellier, procureur syndic, et Fournier, secrétaire »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Grand Commun</geogname>
              </controlaccess>
              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives départementales des Yvelines, 2 Q 46</p>
              </altformavail>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux à entreprendre à la terrasse du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1793</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le régisseur du domaine de Saint Germain aux membres composans le conseil général du directoire du district de Saint Germain en Laye<lb/>La terrasse du château, située au nord est, faisant face au parterre, est dans un état de dégradation inquiétant.<lb/>Le temps, la pouriture, la gelée ont délité et entamé les dalles qui couvrent la galerie, de manière que l’eau pénètre dans les appartements, dégrade les poutres, les solives, les murs, endommage les voûtes et répand une humidité qui écarte les locataires de cette partie du château.<lb/>Il y a 8 ou 10 ans que cette même galerie est portée sur les états de réparations. C’est pourquoi l’entretien en a été absolument négligé.<lb/>La détérioration est telle, maintenant, qu’il est de la plus grande importance de s’en occuper sans délay.<lb/>Si l’on vouloit faire un revêtissement en plomb, il en couteroit 13 à 14000 l.<lb/>Si l’on vouloit enlever les vielles dalles, l’ébranlement seroit dangereux. Il faudroit déplacer les balusrades, rongées par la rouille, jusqu’à solution de continuité.<lb/>La dépense, alors, deviendroit inappréciable<lb/>1° par les ouvrages de serrureries ;<lb/>2° par le travail énorme qui naitroit de proche en proche.<lb/>Tout le monde scait qu’un vieux bâtiment perd sa solidité dès qu’on dérange ce que le temps a affermi.<lb/>Sous plusieurs fenêtres, les claveaux, formant fermeture, menacent une chute prochaine. Ils ne tiennent point. Le moindre ébranlement peut les faire tomber et teraser les têtes de plusieurs personnes.<lb/>Le danger est tel que moi, régisseur, ai l’ordre de les enlever.<lb/>Il est très urgent de commencer les réparations, mais il faut les faire solidement et de la manière la plus économique.<lb/>Pour parvenir à ces fins, voici les moyens que le régisseur du domaine de Saint Germain propose et soumet aux lumières des administrations.<lb/>Il ne faut point se servir de la pique ni du marteau, mais poser des dalles d’un pouce d’épaisseur et les consolider avec le mastic du citoyen Leterrier, de sorte que le vieux et le nouveau, identifiés sans ébranlement, deviennent une seule et même masse, inaccessible à la moindre filtration.<lb/>La surface à réparer est d’environ 25 toises. Les dalles coûteront 50 l. par toise : 1250 l.<lb/>Observations sur les dalles<lb/>Ce prix n’est point exhorbitant vu celui des ouvriers. Elles seront de pierre dure délité et auront 8 ½ pieds de longueur. Les scier, les préparer sans les casser sont des travaux difficiles.<lb/>Le transport desdites dalles coutera 5 l. par toise : 125 l.<lb/>Observation sur le transport des dalles<lb/>On ne devoit pas s’attendre à un prix aussi modique. Les dangers du chargement, du déchargement et des fausses positions dans la voyture étant pour le compte du vendeur.<lb/>La pose est évaluée : 190 l.<lb/>Le mastic est estimé 25 sols la livre. Il en faudra pour environ : 1400 l.<lb/>Observation sur le mastic<lb/>Il entre dans la composition de ce mastic de l’huile, de la lilarge, du blanc de céruse, etc. L’augmentation du prix des denrées le rend fort cher. On verra qu’un enduit seul de mastic couteroit plus que le revêtissement en dalles. Il s’ensuit que la solidité et l’économie se trouvent réunis dans le moyen proposé.<lb/>[Total :] 2965 l.<lb/>Tous les joints de mastic seront payés à raison de onze sols le pied courant de 6 lignes de largeur, et cette réparation sera nécessaire dans tous les lieux qui reçoivent les eaux pluviales.<lb/>On peut donc, avec une somme de 3500 l., faire les réparations urgentes du château et rétablir complétement les parties que le défaut d’entretien depuis plusieurs années a détérioré d’une manière menaçante.<lb/>Les tuyaux servant à écouler les eaux qui tombent sur la galerie, quoi que très multipliés, sont insuffisants. La petitesse des diamètres rend leur engorgement facile. Alors, l’eau reste stagnante et opère des filtrations.<lb/>Il faudra faire des godets plus larges et tailler de toise en toise des pierres en cannivaux.<lb/>Les plombs inutiles payeront la dépense extraordinaire des godets et cannivaux.<lb/>Cette réparation, faite sous des yeux clairvoyans, durera autant que le château.<lb/>Le régisseur du domaine de Saint Germain prie les membres composans le conseil général du directoire du district de Saint Germain de l’autoriser à faire cette dépense avec les produits de location payable, moitié à 6 mois et l’autre moitié 6 mois après.<lb/>Le moment est convenable. Il est temps. Si l’on diffère, il faut s’attendre à une réparation énorme et illimitée.<lb/>Le régisseur du domaine de Saint Germain<lb/>Saint Germain, le 10 juillet 1793, l’an 2e de la République<lb/>Crommelin<lb/>Nous soussignés, commissaire nommé par le district, estimons que les demandes contenues au mémoire présenté à l’administration du district par le citoyen Crommelin et les moyens de réparations qu’il y propose sont les plus solides et les moins dispendieuses qui puissent  employé pour la réparation à faire sur la terrasse du vieux château.<lb/>Leveau, Lemoyne »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Soumission pour la location d’un appartement au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1793</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dans le même dossier se trouvent dix-neuf soumissions pour le Château-Vieux (celle-ci comprise) et douze pour le Château-Neuf.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Bâtimens de la ci devant liste civile<lb/>Au vieux château<lb/>Soumission par le citoyen Leclerc Brouains, 400 l.<lb/>Je soussigné Guy Charles Jacques Leclerc Brouains, en conformité de l’arrêté du département de Seine et Oise du 3 mai dernier, et de la délibération du conseil général du district de cette commune du 12 du même mois qui autorisent, relativement aux bâtiments de la ci devant liste civile de cette commune, estimation préalablement faite desdits appartemens par un entrepreneur des bâtimens en présence d’un commissaire membre du directoire et du receveur de la régie nationale, à louer de gré à gré aux personnes qui n’auront pas évacuées leurs appartements en vertu de la loi du 27 novembre dernier, et ce pour neuf années qui auront pour époque le premier avril dernier, avec l’expresse condition<lb/>1° qu’à l’expiration desd. neuf années, lesdits locataires ne pourront rien enlever des embélissements par eux faits ou qu’ils pourront faire dans le cours dudit bail, à l’exception seulement des glaces et meubles meublant qui seront reconnus leur appartenir sans pouvoir prétendre à aucune indemnité sous quelque prétexte que ce soit, à l’effet de quoi il sera fait par lesdites adjudications de gré à gré une description de la situation des lieux dont une expédition sera remise au directoire du district, une au receveur de la régie et l’autre à la partie prenante, ensemble celle du procès verbal dressé pour l’estimation du loyer de l’appartement dont il s’agit,<lb/>2° enfin que si, dans le cours du présent bail, les personnes viennent à décéder dans le cours d’ycelui, leurs héritiers ou ayant cause seront dispensés de continuer le bail en paysant un terme de loyer à partir de celui pendant lequel elles auront laissé les lieux vacans, toutes réparations locatives faites et acquitées,<lb/>Fait l’offre et me souvent envers le citoyen Rouqave, inspecteur, pour et au nom de la régie générale de l’Enregistrement, Domaines nationaux et droits y réunis, de prendre à loyer aux charges et conditions ci-dessus spécifiées, pour neuf années commencées le premier avril dernier, avec soumission expresse relativement à l’ère républicain que l’époque du quartier d’octobre 1793 (vieux stile) partira du premier nivos,<lb/>Savoir, au vieux château, un appartement composé d’un antichambre, d’une salle à manger, cabinet à cheminée, chambre à coucher à cheminée, trois cabinets de distribution, le tout éclairé par huit croisées faisant face à la rue du vieil abreuvoir ; à l’étage au dessus, deux petites chambres, une cave et finalement un bûcher<lb/>Et ce moyennant le prix et somme de quatre cent livres que je me soumets de payer en quatre termes égaux entre les mains du receveur de la régie de la ci devant liste civile, à commencer ainsi qu’il est dit du premier avril dernier pour les trois premiers quartiers, et du premier nivos pour le quatrième, obligeant et hypothéquant à l’exécution des clauses contenues au présent tous mes biens.<lb/>Fait triple entre nous soussignés à la Montagne du Bon Air le six nivôse l’an deux de la République, une et indivisible<lb/>Rouqave, Le Clerc Brouains<lb/>Vu et ouï l’agent national provisoire, le conseil général approuve et homologue la soumission cy dessus aux conditions qu’elle contient pour être exécutée conformément aux arrêts du département et du conseil général du district des 3 et 12 may 1793 vieux stile.<lb/>En séance publique, le 14 ventôse l’an 2e de la République, une et indivisible<lb/>Les administrateurs composant le conseil général du district de Montagne du Bon Air »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affiche annonçant l'adjudication de la location d'appartements au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">8</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">5 septembre 1793</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/archives-nationales-archives-d-partementales-des-yvelines-biblioth-que-nationale-archives-communales-de-saint-germain-en-laye-service-historique-de-la-d-fense-man-archives-diplomatiques-mapa/f/f/1/ff1dc30457ede0fe3c68e5ac2811e9532113927f91bf6d8dfdfb112b33163ee2/2Q45.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« District de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Adjudication de locations de plusieurs appartements tant au Château-Vieux qu’au Grand-Commun et autres bâtiments dépendant de la ci-devant Liste civile sise à Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Au mercredi 25 septembre 1793.<lb/>On fait savoir qu’en vertu de l’arrêté du département de Seine-et-Oise du 3 mai 1793 et de celui du district de Saint-Germain-en-Laye du 5 septembre 1793, il sera procédé le mercredi 25 dudit mois de septembre, dix heures du matin en la salle ordinaire des séances de ce district, à la continuation de la location de plusieurs appartements vacants en cette ville de Saint-Germain, dans les bâtiments dépendant de la ci-devant Liste civille : savoir<lb/>Au Château-Vieux<lb/>Seize appartements désignés sous les noms de Commyn, Derally, Hennesty, Legras, Voisins, Chambéry, Robbé, Labussière, Robillard, Clément, Saint-Germain, Delironcourt, Hubert, Lally-Tollendal, Moncron, et Faudran.<lb/>Au bâtiment dit le Grand-Commun<lb/>Deux appartements désignés sous les noms de Martin, Lafont.<lb/>Au bâtiment dit la Surintendance<lb/>Les appartements qu’occupait la défunte citoyenne Lamarck.<lb/>Le même jour, il sera procédé à l’adjudication du loyer d’une maison, dite le Buisson-Richard, située dans la forêt de Saint-Germain près le Mesnil-Carrières.<lb/>Les personnes qui voudront visiter lesdits appartements peuvent s’adresser au citoyen Crommelin, régisseur du domaine de Saint-Germain au Château-Vieux, et pour en connaître les charges au secrétariat du district de Saint-Germain.<lb/>Fait en séance publique le 5 septembre 1793, l’an deuxième de la République française, une et indivisible.<lb/>Les administrateurs composant le conseil général du district de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Signé : Dufresnay, vice-président ; Prevost, Corborand, Porlier, administrateurs ; Chandellier, procureur-syndic, et Fournier, secrétaire. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Grand Commun</geogname>
                <geogname>Surintendance</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Location au plus offrant de jardins entre les châteaux et dans le parterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">9</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">13 mars 1794</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Charges, clauses et conditions pour la location de vingt neuf arpents soixante quatre perches huit pieds de terrein inculte dépendans de la cy devant liste civile, ledit terrein à louer pour trois années consécutives<lb/>Désignation<lb/>1ère division<lb/>Quatre quarrés de terrein situés entre les deux châteaux, lesquels sont divisés en huit lots ainsi qu’il suit :<lb/>Le premier lot contient quarante cinq perches et a cinq perches de large.<lb/>Le second lot a la même continence.<lb/>Le troisième lot a cinq perches quatre pieds six pouces de large et contient quarante six perches dix huit pieds.<lb/>Le quatrième lot a la même continence que celui cy dessus.<lb/>Le cinquième lot a six perches de large et contient quarante huit perches.<lb/>Le sixième lot a la même continence que celui cy dessus.<lb/>Le septième lot a six perches onze pieds de large et contient quarante six perches dix neuf pieds.<lb/>Le huitième et dernier lot a la même continence que celui cy dessus.<lb/>2e division<lb/>Un quarré de terrein entre les deux allées de maroniers sur le parterre contenant un arpent cinquante six perches, lequel sera partage en trois lots de chacun cinquante deux perches.<lb/>3e division<lb/>Un autre quarré tenant au précédent, lequel s’étend jusqu’à la terrasse, contenant cinq arpents, lesquel seront divisés en cinq lots ainsi qu’il suit :<lb/>Le premier a quatre perches vingt un pieds de large et contient un arpent.<lb/>Le second a quatre perches vingt pieds 6 pouces de large et contient pareillement un arpent.<lb/>Le troisième a quatre perches vingt pieds de large et contient un arpent.<lb/>Le quatrième lot a quatre perches dix neuf pieds six pouces de large et contient de même un arpent.<lb/>Le cinquième a quatre perches dix neuf pieds de large et contient aussi un arpent.<lb/>4e division<lb/>Un terrein près le bâtiment des Loges, lequel contient deux arpents sept perches, lequel sera loué en un seul lot.<lb/>5e division<lb/>Une partie de terrein derrière la grille de Pontoise en suivant l’alignement des bâtiments du corps de garde à neuf pieds de disance de la forêt, contenant deux arpents trois perches, formant un lot.<lb/>6e division<lb/>Un terrein près le Val tenant d’un côté au grand chemin dud. Val, d’autre à un sentier, ledit terrein contenant trois arpents vingt quatre perches divisé en deux lots égaux.<lb/>[…]<lb/>Ce jourd’hui vingt trois ventôse l’an second républicain, nous administrateurs réunis en une des salles du district avec l’agent national provisoire, dix heures du matin, avons annoncé qu’il allait être procédé à l’adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur de la location des parties de terreins provenant de la ci devant liste civile désignés ci-dessus […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le premier lot, contenant quarante cinq perches, formant le premier article du plan premier […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Meme Leroy Andriolle, demeurant au ci devant château neuf de la Montagne de Bon Air, pour et moyennant la somme de quinze livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le second lot, de même contenance, à prendre à côté du précédent […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Meme Leroy Andriolle susdit moyennant la somme de quinze livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le troisième lot, à prendre de l’autre côté du pavé, formant le troisième article du premier plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Béas, demeurant à Montagne Bon Air, rue de la Verrerie, moyennant la somme de vingt livres de loyer par année […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le quatrième lot, à prendre à côté du précédent […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Béas susnommé moyennant la somme de vingt quatre livres par chaque année […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le cinquième lot, à prendre de l’autre côté de la route, formant le cinquième article du premier plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Meme Leroy Andriolle à la somme de douze livres de loyer par année […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le sixième lot à prendre à côté du précédent […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Andriolle de Montagne Bon Air susnommé moyennant la somme de douze livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le septième lot, de l’autre côté du pavé, formant le septième article dud. premier plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Béasse, demeurant à Montagne Bon Air, rue de la Verrerie, moyennant la somme de quatorze livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le huitième lot, à prendre à côté du précédent, formant le dernier article du premier plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Béasse susnommé moyennant la somme de quatorze livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le premier lot d’un quarré de terrein dans le parterre contenant cinquante deux perches entre les deux allées de maronniers, et formant le premier article du plan n° 2 […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Mathieu demeurant à Montagne Bon Air, rue de Brutus, moyennant la somme de quatorze livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le second lot, à prendre à côté du précédent […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Mathieu, demeurant à Montagne Bon Air, moyennant la somme de vingt quatre livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le troisième lot dud. quarré […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Matthieu susnommé moyennant la somme de vingt deux livres de loyer par chaque année […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le quatrième lot du second plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Matthieu à la somme de quarante livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le cinquième lot du second plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Matthieu susnommé moyennant la somme de quarante deux livres […].<lb/>Les enchères ont été reçus sur le sixième lot du second plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Thomas Peny à la somme de trente six livres de loyer par année […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le septième lot du second plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Matthieu, demeurant à la Montagne du Bon Air, rue de Brutus, pour et moyennant la somme de trente deux livres pour chaque année […].<lb/>Les enchères ont été reçues pour le huitième lot du second plan […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Matthieu, susnommé, moyennant la somme de trente six livres […].<lb/>Les enchères ont été reçues sur le terrein devant les Loges […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Jean Garnier, demeurant à Montagne Bon Air, rue de Poissy, moyennant la somme de quarante deux livres outre les charges de loyer par année, lequel a déclaré que c’était pour et au nom de la citoyenne Elisabeth Sophie Vallet, femme du citoyen Berthemy, demeurant à Paris, section des Thuileries, rue Saint Honoré, n° 66 […].<lb/>Les enchères ont été reçus sur le terrein en avant de la grille de Pontoise, contenant deux arpents trois perches, lequel a été porté par l’administration à la somme de vingt quatre livres, prix de l’estimation, et personne n’ayant voulu enchérir, le citoyen Peny a fait sa soumission dudit terrein moyennant la somme de vingt deux livres seulement, et nous administrateurs, de l’avis du receveur de la liste civile, afin de ne pas laisser perdre cette location à la République, avons consenti à l’adjudication dudit terrein au citoyen Thomas Peny moyennant la somme de vingt deux livres de loyer par chaque année […].<lb/>Les enchères ont été reçus sur le terrein près le Val, dont le premier lot contient un arpent soixante deux perches, et personne n’a voulu enchérir à l’estimation.<lb/>Les enchères ont été reçues sur le second lot dudit terrein, de même contenance, et personne n’a voulu surenchérir l’estimation.<lb/>[…]<lb/>Et ayant remis en location le terrein près le Val, divisé en deux lots, lequel a été enchéri par le citoyen Matthieu à dix huit livres. […] L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Mathieu (Louis) de Montagne Bon Air moyennant dix huit livres […]. »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Location au plus offrant de jardins entre les châteaux et dans le parterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1794</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Charges, clauses et conditions pour la location de différents terreins incultes dépendants de la cy devant liste civile, lesdits terrein à louer pour trois années consécutives<lb/>Désignation<lb/>1er lot<lb/>Dans le parterre du château, le jardin de la ci devant comtesse Lamarke, de la même longueur et largeur qu’il existoit autrefois.<lb/>2e lot<lb/>Une autre partie de terrein située dans ledit parterre où étoit le jardin du citoyen Antoine.<lb/>3e lot<lb/>Une autre partie de jardin tenant le long des bâtiments du château neuf dans ledit parterre, sans anticiper le passage qui conduit au pavillon et sur la terrasse.<lb/>4e lot<lb/>Une autre partie de terre sur la terrasse, depuis la grille qui donne sur les vignes jusqu’à la demie lune de la porte à Gaucher, contenant environ soixante perches, sans y comprendre un chemin de quinze pieds le long de la petite terrasse.<lb/>5e lot<lb/>Une autre partie de terre sur la terrasse ditte la demie lune de la porte Gaucher, contenant environ cinquante perches, sans y comprendre un chemin de vingt cinq pieds de largeur.<lb/>[…]<lb/>Fait et arrêté au conseil général du district de la Montagne du Bon Air, ce jourd’hui vingt cinq germinal, l’an second de la République française, une et indivisible. […]<lb/>Ce jourd’hui vingt six germinal, l’an second de la République, une et indivisible, par devant nous administrateur du district de la Montagne du Bon Air, réunis avec l’agent national en une des salles du district, il a été procédé à la réception des enchères et de suite à la vente et adjudication du bail à loyer pour trois années des terreins ci-dessus désignés […]<lb/>1° Les enchères ont été reçues sur le 1er lot […]. L’adjudication a été prononcée au profit dudit citoyen Antoine moyennant quarante huit livres de loyer par année, outre les charges qu’il a promis exécuter, et a signé : Antoine.<lb/>2° Le second lot […]. L’adjudication a été prononcée au profit dudit citoyen Antoine moyennant seize livres de loyer par année, outre les charges qu’il a promis exécuter, et a signé : Antoine.<lb/>3° Le troisième lot […]. L’adjudication a été prononcée au profit dud. citoyen Luppette moyennant quarante livres de loyer par chaque année, laquelle adjudication il a accepté, a promis exécuté les charges et a signé : Luppette.<lb/>4° Le quatrième lot n’a été surenchéri par personne au dessus de la somme de vingt livres, montant de l’estimation.<lb/>5° Le cinquième lot […]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Gaspard Baumier moyennant la somme de vingt une livres de loyer par année, outre les charges qu’il a promis exécuter, et a signé : Baumier.<lb/>[…]<lb/>Et à l’instant le citoyen Derbec, présent aux adjudication ci-dessus, a fait sa soumission pour une partie de terrein entre les deux châteaux contenant environ onze toises de long sur six de large, led. terrein tenant d’un côté la grille du Boulingrin, d’autre côté le chemin de la distance de six pieds de large, d’un bout le pavé et d’autre bout le bâtiment, moyennant six livres de loyer par année, lequel terrein avait été estimé par l’expert cinq livres. Et après l’extinction d’un feu, personne n’ayant voulu surenchérir, sur l’avis du citoyen receveur de la liste civile, et oui l’agent national provisoire, nous administrateurs susdits avons prononcé l’adjudication de lad. location au profit du citoyen Pierre Simon Derbecque, demeurant au ci devant château neuf de Montagne Bon Air, moyennant la somme de six livres de loyer par année, outre les charges qu’il a promis exécuter en tout leur contenu, et a signé : Derbecque.<lb/>[…]<lb/>Et le sept prairial, l’an second de la République, une et indivisible, dix heures du matin, nous administrateur du district de la Montagne du Bon Air, avons annoncé, sur la soumission faite par le citoyen Alleaume, marchand limonadier, rue de Paris, de prendre en location le terrein formant le quatrième article de l’affiche qui n’avait pas été enchéri au dessus de l’estimation, qu’il allait être procédé à l’adjudication de cette location au plus offrant et dernier enchérisseur[…]. L’adjudication a été prononcée au profit du citoyen Louis Alleaume susdit, moyennant vingt cinq livres, outre les charges. »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt ordonnant la destruction de parties du Château-Neuf pour en employer les matériaux à des travaux au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1794</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Montagne Bon Air, 8 floréal 2e année républicaine<lb/>Liberté, Egalité<lb/>Le citoyen Lemoyne, architecte, premier inspecteur des bâtimens nationaux provenans de la ci devant liste civile, de Montagne Bon Air<lb/>Aux citoyens administrateurs du district de Montagne Bon Air<lb/>Citoyens,<lb/>Par un arrêté des représentans du Peuple, j’ai été chargé de faire faire les réparations urgentes des bâtimens nationaux afin d’éviter les justes réclamations des personnes qui y occupent des logemens à titre de location.<lb/>Afin de mettre le plus d’économie possible dans les entretiens de tous ces bâtimens, et vu le prix excessif des matériaux de tout genre, je vous demande, citoyens, à être autorisé à prendre des moilons et pierres provenans des démolitions du château neuf afin d’en former, dans les plus grandes caves du vieux château, des subdivisions de caveaux nécessaires et demandées par les locataires de ces maisons nationales.<lb/>La difficulté de se procureur, même à grand frais, de l’ardoise neuve, me fait aussi vous proposer la démolition des combles des parties de gallerie du château neuf qui ne sont point habitées et qui, sur la façade de l’ouest, ont été criblées par l’orage du 17 juillet dernier (vieux stile) mais dont la façade de la rivierre peut produire de l’ardoise propre à faire des recherches dans les autres bâtimens.<lb/>Les plombs de ces combles devront être pesés et raportés dans les magazins et il vous sera rendu un compte exacte de leur employ.<lb/>Les bois de ces mêmes combles seront démolis et devront servir, en les façonnant, à la reconstruction d’un toit formé sous l’une des terrasses du vieux château, dans la façade sur le parterre, pour empêcher les dégradations formées depuis plusieurs années dans cette partie du dit bâtiment et qui ont été déjà vérifiées par les représentans du Peuple nommés commissaire pour cette partie.<lb/>Le pavillon qui suit la gallerie à gauche ayant été écrasé par la chûte d’une cheminée en brique et pierre, la restauration qu’exigeroit ce pavillon devant occasionner de grands frais et sa location ne pouvant pas en indemniser, le propose aussi sa démolition, dont les bois pouroient servir à d’autres usages.<lb/>Salut et fraternié,<lb/>Lemoyne<lb/><lb/>Vu par le conseil général du district révolutionnaire de la Montagne du Bon Air le mémoire cy dessus et de l’autre part<lb/>Considérant que la demande faite par le citoyen Lemoine, premier inspecteur des Bâtiments de la cy devant liste civile, d’employer aux réparations et constructions qu’il est nécessité de faire au vieux châtau des moilons et pierres provenants des démolitions du ce devant château neuf<lb/>Considérant aussi qu’il ne peut se procurer qu’à grands frais les ardoises nécessaires à l’entretient des combles des bâtiments, qu’il est obligé de faire réparer, et qu’il exoste encore des parties de galeries audit cy devant château neuf dont la démolition a été déjà commencée, ainsi qu’un pavillon attenant la galerie à gauche dont une partie a été creusée par le chute d’une cheminée en brique<lb/>Considérant que toutes ses parties de bâtiments ne sont d’aucuns produits à la République et que ses matérieux diminues chaque jour de valeur, qu’ils peuvent être employés avec avantage pour la République, ainsi qu’une partie des bois de charpente qui en proviendront, pour la reconstruction d’un toit formé sous l’une des galeries du vieux château<lb/>Ouï l’agent national<lb/>Arrête que ledit citoyen Lemoine est autorisé :<lb/>1° à se servir des moilons et pierres existants des démolitions du cy devant château neuf pour être employé dans les ouvrages qu’il fait faire au vieux château<lb/>2° à faire procéder de la manière la plus économique et la plus avantageuse à la République à la démolition des deux parties de galeries restantes au cy devant château neuf, ainsi qu’à celle du pavillon attenante la galerie à gauche, pour les ardoises en provenants servir aux réparations des couvertures des autres bâtiments de la cy devant liste civile ainsi que les charpentes, à la charge par ledit citoyen Lemoine de faire transporter au magazin desdits bâtiments tous les fers et plombs qui en proviendront, pour y être pesé, en présence d’un administrateur, lequel sera chargé d’en dresser procès verbal.<lb/>En séance publique, le 13 floréal l’an 2e de la République, une et indivisible.<lb/>Les administrateurs composant le conseil général du district révolutionnaire de la Montagne du Bon Air<lb/>Prevost<lb/>Hebert, Dufresnay, Deschiens<lb/>Couhert »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération concernant le transport de terres dans le parterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">12</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">2 mai 1794</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Extrait du registre des délibérations du conseil général de la commune de la Montagne du Bon Air<lb/>Séance publique du treize floréal l’an second de la République française, une et indivisible<lb/>Les citoyens artistes employés à diriger les travaux pour l’élévation de la montagne, sur le parterre, ont rapporté que l’endroit où l’on étoit obligé de prendre de la terre pour couvrire l’élévation étoit très éloigné, ce qui augmentoit de beaucoup les travaux, que d’ailleurs cette terre étoit si mauvaise que les gasons ne pouvoient pas s’y nourrir, qu’il seroit possible de prendre des terres sur le parterre, dans le quarré appellé le cloître, sans dégrader cette partie du jardin, qu’en creusant d’un pied dans le cloître et y pratiquant un glacis pour y former un boulingrin, ce quarré auroit le double avantage de retirer les eaux du parterre dans les grandes pluyes et d’être plus agréable pour la promenade des citoyens<lb/>Sur quoy le conseil, considérant que le projet des artistes très avantageux, puisqu’il diminuera les travaux, que son exécution, loin de cause des dégradations au jardin national dit le parterre, donnera un écoulement aux eaux dans les grandes pluyes et rendra le jardin plus agréable<lb/>Ouy le citoyen agent national<lb/>Arrête que l’administration du district et, s’il y a lieu, le citoyen administrateur des biens de la cy devant liste civile sont invités d’autoriser les citoyens artistes de creuser d’un pied la partie du parterre appellée le cloître, à la charge par eux de couper les terres en glacis pour former un boulingrin »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adjudication de la location des bâtiments du Boulingrin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">14 mai 1794</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Cahier des charges, clauses et conditions de l’adjudication du bail à faire pour trois années des bâtimens et jardins dépendants du Boulingrin sis à Montagne Bon Air<lb/>Désignation<lb/>Les bâtimens consistent en une grande cave ayant son entrée par une grande et une petite portes donnant sur la place<lb/>Au restz de chaussée, en une grande et petite cuisine dans lesquelles il y a des fours et fourneaux, offices, patisserie, gobelet, garde manger et une fontaine dans le passage, salle à manger, grand sallon, antichambre, cinq chambres à coucher, deux cabinets, salle de bain, chambre de domestiques et une grande pièce servant à garde meuble<lb/>Au premier, antichambre, trois chambres à coucher, cinq autres chambres de domestiques, garde robe et deux cabinets<lb/>Au second, six pièces formant chambre de domestique, caves, bûchers et autres pièces propres à servir de magazin<lb/>Jardin composant sept arpens vingt sept perches environ, planté en arbres et arbisseaux, le tout entouré de murs, ayant son entrée par une grande porte à deux battans, ledit jardin en nature de prairie joignant aux bâtimens cy dessus désignés portant le nom de Boulingrin<lb/>Le tout situé au lieudit le château neuf, tenant au levant à la place d’une partie du château neuf démoli, au couchant les bâtimens occupés par le citoyen Lalande et autres propriétés de la cy devant liste civile, au midy aux terrasses et au nord le chemin d’entre les deux grilles<lb/>Charges<lb/>L’adjudication sera faite par l’un des citoyens administrateurs du district à la poursuite et diligence de l’agent national, en présence de deux commissaires de la municipalité de Montagne Bon Air et du receveur de la cy devant liste civile, au plus offrant et dernier enchérisseur, feux allumés et jusqu’à ce qu’il y en ait un d’éteint sans enchère<lb/>Article deux<lb/>Le procès verbal tiendra lieu de bail sans qu’il soit besoin du ministère de notaire. La minute en sera signée par les citoyens administrateurs commissaires de la municipalité, par le citoyen Lefuel et l’adjudicataire. Laditte minute sera sujettes aux droits d’enregistrement dans les délais prescrits par la loi du 19 décembre 1790. Les expéditions seront signées par le secrétaire du district, elles seront délivrées au nombre de deux, savoir une pour être remise à l’adjudicataire et l’autre au citoyen Lefuel.<lb/>Article 3e<lb/>L’adjudicataire payera dans la huitaine du jour de l’adjudication les frais d’impressions d’affiches, d’expédition et autres légitimement faits, lesquels seront réglés par le directoire du district.<lb/>Article 4e<lb/>Le payement du loyer se fera es mains du receveur de la cy devant liste civile de six mois en six mois, dont le premier payement sera fait le premier frimaire prochain et ainsy continuer de six en six mois jusqu’en fin dudit bail.<lb/>Article 5e<lb/>Sera tenu l’adjudicataire de garnir les bâtimens de meubles et effets suffisans pour sûreté du loyer, ne pourra céder son droit de jouissance que par acte passé devant notaire, et sera dans ce cas le cédant principal engagé et garant de la gestion du cessionnaire, comm’aussi sera tenu d’acquitter les charges locales dont sont ordinairement tenus les locataires.<lb/>Article 6e<lb/>Sera tenu ledit adjudicataire de prendre les bâtimens et jardin dans l’état où ils se trouveront au jour de l’adjudication, d’en jouir en bon père de famille, de faire faire toutes les réparations locatives, d’entretenir le jardin en bon état de culture, de tailler, avoir soin des arbres et de souffrir les grosses réparations s’il convient d’en faire pendant sa jouissance, et d’acquitter toutes les charges locales et autres charges qui sont à la charge des locataires, et sans pouvoir répéter aucune indemnité, déduction dudit loyer et dépens, domages et intérêts non plus que pour tout événemens de quelque nature qu’ils soient tels grêle, stérilité et autres cas non prévus.<lb/>Article 7e<lb/>Aucunes des clauses de l’adjudication ne seront réputées comminatoires mais seront de rigueur.<lb/>Article 8e<lb/>Les objets cy dessus sont loués pour trois ans, lesquels commenceront au premier prairial prochain et finiront à pareil jour de la cinquième année républicaine, à condition néanmoins que si, dans le cours dedites années, les objets présentement loués sont vendus ou destinés spécialement à quelque partie du service public, l’adjudicataire de la location, conformément à l’article 48 du décret du 10 juin dernier (vieux style) sera tenu d’évacuer lesdits objets présentement loués dans les six mois qui suivront lesdits ventes ou destination publique, sans pouvoir répéter contre qui que ce soit aucune indemnité, soit pour non jouissance, soit pour telle autre cause que ce soit.<lb/>Article 9 et dernier<lb/>Avant l’entrée en jouissance, il sera fait un état des lieux et du jardin par le citoyen Lemoine, inspecteur des Bâtimens de la cy devant liste civile, en présence d’un administrateur, du receveur de la cy devant liste civile et de deux officiers nationaux, et aussy en présence de l’adjudicataire de la location, et ce à ses frais, lequel état sera disposé à l’adjudicataire pour en être délivré expédition à qui il appartiendra. En conséquence, l’adjudicataire sera tenu, à la fin de sa jouissance, de rendre lesdits objets conformément audit état, à peine de dommages et intérêts.<lb/>Fait et arrêté au conseil général du district de Montagne Bon Air le 24 floréal l’an deux républicain, signé Hebert, Couhert, Revillon, Chandellier, Lasaite et Liet.<lb/>Aujourd’huy vingt cinq floréal l’an second de la République, une et indivisible, par devant nous administrateur du district de la Montagne du Bon Air, réunis en une des salles du directoire avec l’agent national provisoire, il a été, dix heures du matin, procédé à la location des bâtimens et terreins désignés des autres arts, aux charges, clauses et conditions énoncées au cahier et arrêtées par l’administration le jour d’hier, laquelle a été annoncée par affiches mises et apposées dans tous les endroits ordinaires et accoutumés, et dont un exemplaire demeurera annexé au présent procès verbal.<lb/>En présence du citoyen Jacques Gabriel Lefuel, receveur de la cy devant liste civile, et en l’absence des commissaires de la municipalité de Montagne du Bon Air, quoique lad. municipalité ait été, par lettre expresse, invitée d’en nommer deux pour se rendre en cette adjudication les jour et heures indiquées par l’affiche.<lb/>Et avant de procéder à l’adjudication de la dite location, et sur l’objection, proposition du receveur de la cy devant liste civile, il a été arrêté comme clause additionnelle de cette location que les croisées du petit bâtiment occupé actuellement par le citoyen Soulon seront grillées de manière à empêcher qu’on ne s’introduise par led. bâtiment dans le jardin du boulingrin, et ce aux frais dud. Soulon, qui s’y est soumis, à l’effet de quoy led. citoyen Soulon est intervenu et signera en fin des présentes.<lb/>Les enchères, lecture préalablement faite des charges et de la désignation, ont été reçues de la manière et ainsy qu’il suit :<lb/>Lad. location a été portée par l’agent national à mille livres, et enchérie par les citoyens Bardel, Mahieux, Mathieu, Baudin, Bardel à dix huit cent vingt cinq livres de loyer par chaque année.<lb/>Il a été allumé un premier qui s’est éteint sans enchère. En conséquence, l’adjudication de lad. location a été prononcée au profit du citoyen François Bardel, demeurant à Paris, section de la Montagne, rue de la Loi, n° 51, moyennant la somme de dix huit cent vingt cinq livres, prix principal de loyer par chaque année, outre les charges, lequel a accepté cette adjudication, a élu domicile en sa demeure et a signé :<lb/>François Bardel<lb/>Dont du tout a été fait et dressé le présent procès verbal de vente dudit bail à loyer, qui a été signé de l’agent national provisoire, du receveur de la cy devant liste civile, de nous administrateur du district et dudit citoyen Soulon les jour, mois et an susdits.<lb/>Signé Revillion, Hebert, Guilleminet, Coustillier, Deschiens, Chandellier agent national et Soullon »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Boulingrin</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la remise des clefs du château du Val à saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 46</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">vers septembre 1794</unitdate>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Aux citoyens membres du conseil général du district de Montagne Bon Air<lb/>La citoyenne veuve Beauvau vous représente que, pour satisfaire à la sommation qui lui a été faite, à la requête de l’administration de l’agence nationale, le seize thermidor dernier, d’évacuer dans le délai du mois le pavillon du Val situé forêt de Montagne Bon Air, elle en a fait retirer les meubles et effets qui lui appartiennent, à l’exception de quelques objets qu’elle y a laissés pour s’en accomoder avec ceux qui pouraient louer ou acquérir le pavillon.<lb/>Qu’elle en a fait prévenir plusieurs fois tant le citoyen Lefuel, régisseur des Domaines en cette commune, que plusieurs membres du district individuelement, qui lui ont fait dire qu’ils iraient très incessamment reconnaître les lieux et constater la remise des clefs. Toutes ces promesses jusqu’à présent ont été vaines. Elle prie l’administration de vouloir bien terminer promptement cette opération, attendu que, d’un côté, elle désire avoir sa décharge et que, de l’autre, le citoyen Dabéré, concierge, étant malade, ne peut rester au Val, son état exigeant des soins qu’on ne peut lui donner attendu l’éloignement.<lb/>M. C. R. Chabot Beauvau »</p>
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                <geogname>Château du Val</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des lieux au château du Val à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">15</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 46</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">7 octobre 1794</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ce jourd’huy seize vendémiaire troisième année républicaine, dix heures du matin, moi Jacques Jubert, administrateur du directoire du district de Montagne Bon Air en l’exécution de l’arrêté du district du jour d’hier, me suis transporté accompagné du citoyen Lefuel, receveur des domaines nationaux, des citoyens Antoine Jérôme Dussautoy, officier municipal, et Grandhomme, notable, tous deux commissaires nommés par délibération du conseil général de la municipalité de Montagne Bon Air ainsy qu’il est porté en l’extrait du registre des délibérations du conseil de ladite commune en date du jour d’hier, lequel est demeuré cy annexé au domaine national du Val pour, en leur présence, constater les dégradations, si aucune existe, et les réparations qu’il conviendroit faire et qui pourroient être à la charge de la citoyenne Beauvau, et au surplus faire toutes les observations et prendre toutes les mesures capables d’assurer les droits de la République, où étant arrivé vers onze heures, ont comparu le citoyen Marie Joseph Daberet, citoyen françois agissant pour et au nom de Marie Charlotte Chabot, veuve de Charles Juste de Beauvau, dont il a pouvoir suivant la procuration passée devant Gibé et son confrère, notaire à Paris, le dix germinal dernier, dont le brevet original enregisré par Dubailly le lendemain est demeuré annexé à la minute d’un acte passé devant Odiot, notaire à Montagne Bon Air le onze floréal dernier, enregistré le treize par Lequoy, déclarant au surplus led. citoyen Daberé qu’il a tout pouvoir nécessaire de lad. citoyenne Beauveau pour les opérations dont est question en l’arrêté du district du quinze du présent mois, lequel a dit qu’il est prêt et offre de nous montrer à l’instant et indiquer tous les lieux et endroits composant l’habitation du Val sous la réserve de tous les endroits de la citoyenne de Beauveau, et a signé :<lb/>Dabéré<lb/>En conséquence moi administrateur commissaire susdit, j’ai en présence des citoyens susnommés et à la réquisition du receveur des domaines nationaux, malgré l’absence du citoyen Lemoine, inspecteur des Bâtimens nationaux à Montagne Bon Air, quoique requis d’assister auxd. opérations par lettre de l’agent national du district du jour d’hier (lequel citoyen Lemoine était à Paris ainsy que l’a apprit led. citoyen Lefuel) procédé, attendu l’urgence, à l’état des lieux et autres opérations prescrites par l’arrêté susdaté ainsy qu’il suit :<lb/>Dans la cuisine éclairée par deux croisées, l’une sur la cour et l’autre sur le jardin<lb/>Une grande plaque de cheminée cassée attachée par cinq barres de fer dont une cassée, une potence de fer pour attacher la crémayère, un four et sa porte en tôle, un corps de fourneaux et leur grilles de fer en mauvais état, douze barres de fer scellées dans le mur, et un crochet, deux portes portes en fer scellées dans le mur, un évier et deux supports en fer, deux tuyaux traversants la cuisine, l’un en plomb et l’autre en fer blanc servant à conduire les eaux tant du puis que du comble dans la gâche de la cour, un robinet de cuivre potoine à tête qui conduit l’eau de la gâche dans la cuisine.<lb/>En procédant est intervenu led. Boutroug Desmarais, inspecteur des Bâtiments nationaux demeurant à Montagne Bon Air, lequel a déclaré que sur l’invitation à luy faite par le citoyen Lefuel, attendu l’absence du citoyen Lemoine, il est prêt et offre de procéder conjointement avec nous auxd. opérations, et a signé :<lb/>Boutheroux Desmarais<lb/>Est à observer que dans lad. cuisine il y a cinq grilles de fourneaux de manque et un fourneau de sept pouces à refaire, estimé vingt quatre livres pour rétablir<lb/>Un évier en pierre supporté sur deux pieds de fer à refaire, de trois pieds sur vingt sept pouces de large, estimé quarante livres pour le rétablissement<lb/>Dans le garde manger à côté éclairé par deux croisées sur le jardin<lb/>Les croisées garnies de barre de fer en dehors, huit potances de fer et un bout de rampe en fer rond<lb/>Dans le garde manger ensuite<lb/>Une auge de pierre, neuf potences de fer, une broche pour porter la viande, deux morceaux de mayente garnis de vingt six crocs pour porter la viande, la porte dud. garde manger garnie de pantures, serrure et loquets. Led. garde manger dallé en pierre et éclairé par trois croisées avec barres de fer au dehors et contrevents en dedans, ouvrant avec poulies.<lb/>La porte du bûcher ensuite garnie de ses pantes et serrures. La porte du passage du jardin ferrée et garnie de serrure et verroux. Au dessus de la porte, un auvent de menuiserie et joignant la bâche et supportée par six supports en fer, trois marches de pierre et un grate pied.<lb/>Dans le passage, un escalier garni de deux parties de rampe en fer, garnie de leurs vases en cuivre.<lb/>Une porte d’une resserre ferrée de pantures et serrure à peine dormant et à broche. Dans lad. office, sept rangé de tablettes. La porte à deux ventaux du côté du jardin à panneaux de menuiserie par en bas et paneaux vitrés par en haut ferrée de pommelles à gonds, serrure à paine dormant, loquet avec bouton à lire, deux verroux à ressorts, deux fortes targettes et deux crampons à porte. Sur lad. croisée, deux guichets en bois ferrés de fiches à roses et de brisures, deux targetes et crampons à pointes, garnies lesd. croisées de panneaux de fil fer par dehors. La porte de descente de cave à barreaux en bois par en haut, ferrée de fortes pantures, serrures à paines dormants et un barreau de fer plat au dessus.<lb/>La porte de l’office attenant ferrée sur son chambranle de fiches à broches, serrure de sûreté à paine dormant et demi tour, embrasement en menuiserie et double chambranle. Lad. pièce éclairée sur le jardin par une croisée ouvrant en deux parties avec guichets garnis de toutes ses ferrures et deux barres de fer au derrière desd. guichets, l’appui de la croisée garni d’une tablette en bois.<lb/>Dans l’office, un four à pâtisserie et un fourneau de cinq réchauds ronds en fer forgé garni de leur grilles et deux potences en fer. Lad. pièce et corridor carrelée en grands carreaux de terre cuite.<lb/>La porte en face de lad. office ferrée de pantures et serrures à peines dormants. Lad. pièce éclairée sur le jardin par une croisée ouvrant en deux parties, garni de guichet brisé et de toutes ses ferrures. Au dessous une tablette en menuiserie, une cheminée en marbre, le chambranle en marbre et la tablette en pierre, une petite armoire à un ventau ferrée de fiches et serrures. Carrelée en carreaux de terre cuite.<lb/>Dans l’entresol en montant à gauche<lb/>La pièce du fond du corridor, éclairée par une croisée sur le jardin, la porte d’entrée à placards ferrée de pommettes et serrure à tour et demi, une cheminée en pierre de liere et tablette de marbre de Flandre, une plaque de fonte et un soubassement en plâtre supporté par sa barre de fer. La croisée garnie de ses guichets et ferrures.<lb/>Dans led. corridor, quatre portes ferrées dont trois à pentures et serrures à tour et demi, et une autre ferrée de pommettes et serrure idem. Lesd. portes garnies de boutons à rosettes. Les croisées garnies de leurs guichets, ferrures et poignées. Dans une pièce, une cheminée à chambranle de pierre de liere, une ventouse pour la fumée. Au dessus des portes, des petits châssis vitrés.<lb/>Dans l’entresol, à droite, quatre portes dont deux ferrées de pantures et deux autres de pomette et serrure à tour et demi, boutons à rosette et une targette à chaque. Ayant chaque chambre une croisée garnie de toutes leurs ferrures et guichets. Une cheminée avec chambranle de pierre de liere dans une desd. chambres, une potence et corbeau en fer. Led. entresol carrelé en terre cuite dont plusieurs carreaux à remettre, les réparations estimées à six livres.<lb/>Dans le vestibule au rez de chaussée, éclairé par trois croisées sur la cour, dont une porte croisée ferrée de fiches à broches, deux verroux à ressort, une serrure à paine dormant et demi tour, un bouton à olive et gâches encloisonnées à pattes et quatre  carreaux d’en bas en bois, les guichets brisés garnis de leurs ferrures et targettes. La croisée ensuite ferrée d’espagnolete avec guichet idem, garnie d’embrasement en menuiserie et chambranle par dehors de barres de fer garnie de plates bandes de fer quartderonnées. La troisième ferrée de verroux à guichets et targettes, et huit carreaux de bois. Une porte séparant led. corridor, ferrée de fiches pivot et un crochet. Au bout dud. corridor, une autre porte entrant dans l’office ferrée de panture et de deux crochets.<lb/>Une pièce ayant porte d’entrée à placard ferrée sur son chambranle de fiches à roses, serrure à tour et demi, gâches encloisonnée et bouton à rosette. Un châssis vitré attenant lad. porte. Un autre châssis avec vagistase en fer blanc, guichet brisé et un panneau de fil fer. Une cheminée à chambranle de pierre de liere et tablette de marbre cassée, plaque de fer de fonte et deux croissants.<lb/>Une porte ensuite semblable à la précédente et la croisée ouvrant en deux parties. La porte en face idem. Une petite entrée garnie de trois autres portes dont deux avec chambranle et ferrées de pommettes en deux betcannes, serrure à tour et demi. Dans la chambre, une face d’alcôve et deux portes garnies de leur chambranle ferrée de fiches à vases, une avec serrure anglaise et l’autre à betecanne. La face d’alcôve garnie de son chambranle en menuiserie et desus de porte. Lad. pièce éclairée par une croisée à grands carreaux donnant sur le jardin, carreaux de verre de Bohême, ferrée d’espagnolette, guichets brisés, chambranle et embrasements en menuiserie. Attenant la porte, un pilastre en menuiserie de hauteur, une armoire ouvrant en quatre parties garnies de leurs serrures, quatre tablettes. Deux parties de lambris d’appuis. Lad. pièce parquetée, une cheminée en marbre Sainte Anne avec prussienne en maçonnerie, plaque de fer de fonte et deux croissants. La croisée garni de persiennes à feuilles mouvantes ferrées sur leurs dormants de pommettes, deux verroux à ressort et moitié de feuilles mouvantes, une barre de fer avec plate bande quarderonnée.<lb/>Dans le passage de l’alcôve garni de lambris d’appui, la porte idem à celle de l’alcôve.<lb/>Dans le cabinet ensuite, éclairé par une porte croisée garni de guichets brisés vitrés de verre de Bohêm, ferré d’espagnoletes à verroux et de toutes les frrures nécessaires, et par dehors une persienne mouvante, parqueté et garni de lambris d’appui dont une porte coupée dans led. lambris ferrée comme cy dessus.<lb/>La porte sortante dans l’antichambre avec double porte, celle de l’intérieure de lad. pièce ferrée avec ferrure idem aux deux autres, chambranle, embrasenements en menuiserie. La double porte ferrée de serrure à tour et demi et dessus en menuiserie. La porte croisée donnant dans la cour ferrée à fiches à nœuds, quatre verroux à ressorts, une serrure à tour et demi, guichets brisés, ferrée de loquets et d’une targette. La croisée en face de ladite avec guichets ferrés d’espagnoletes et autres ferrures nécessaires, vitrée de verres de Bohême, et par dehors une persienne à feuilles donnantes ferrées. Lad. antichambre garnie de lambris d’appui, quarrelée de carreaux de pierre de lierre et de petits carreaux de marbre noir en mauvais état. La réparation évaluée à cinquante livres. Deux grands poêles de fayance pris dans le gros murs, lesquels ne peuvent être démontés vu les dégradations qu’ils occasionneroit. Une face d’armoire ouvrant à un ventau, ferrée de fiches et d’une serrure à tour et demi. La porte d’entrée du grand escalier à placard ferrée sur son chambranle de fiches à vases, serrure à tour et demi, bouton à rosette, embrasements de menuiserie, double chambranle, deux pilastres, et panneau dessus en menuiserie. L’autre porte dans lad. antichambre, entant dans le grand appartement, ouvrant à deux ventaux, ferrée de fiches à roses sur son chambranle, embrasements et double chambranle en menuiserie, serrure anglaise et anneau en cuivre.<lb/>Dans une antichambre ensuite, éclairée par une croisée sur le jardin avec imposte ferrée d’espagnolete et garnie de guichets brisés, garnis de toutes leurs serrures, chambranles de menuiserie au pourtour de lad. croisée et persienne à feuilles fermantes par dehors, deux bouches de chaleur de poêle avec leur garniture de cuivre, et la face du poêle en fayance prise dans l’épaisseur du lambris. Led. antichambre garni de lambris d’appui, une porte garni dans led. lambris ferrée de pivots et serrure à tour et demi et formant armoire sous une partie de l’escalier. Lad. pièce parquetée.<lb/>La porte d’entrée du sallon ferrée de fiches à vases et serrure anglaise à boutons et gâche en cuivre dorée d’or moulu, un verroux à cremode, chambranle, embrasements. Deux autres portes idem, trois bayes dont une porte croisée avec impostes ceintrés.<lb/>Et attendu qu’il est cinq heures sonnées de relevée, j’ay remis la continuation des opérations cy dessus au jour qui sera indiqué par l’administration et j’ai signé avec le citoyen Daubéré, le commissaire de la municipalité, le receveur des Domaines nationaux et le citoyen Desmarais, le jour et an que dessus.<lb/>Lefuel, Dabéré, Dussautoy<lb/>Boutheroux Desmarais, Hebert<lb/>Et le seize frimaire aud. an troisième de la République françoise, une et indivisible, neuf heures du matin, moy administrateur commissaire susd. et soussigné, assisté du citoyen Dussautoy, officier municipal, du citoyen Lefuel, receveur des Domaines nationaux, et du citoyen Desmarais, inspecteur des Bâtiments nationaux à Montagne Bon Air, me suis transporté au domaine national du Val, où étant, j’ay, en exécution de l’arrêté du conseil général du district du huit brumaire dernier, et en présence des susnommés, et encore en présent du citoyen Daberet, fondé de pouvoir et agissant pour la citoyenne veuve Beauvau, et enfin en l’absence de l’autre commissaire de la municipalité, quoique par lettre de l’administration du jour d’hier la municipalité ait été invité de nommer deux commissaires pour les présentes opérations, procédé au récolement et vérification de la suitte d’état des lieux dressé par led. citoyen Desmarais. Et après avoir examiné tousles lieux et endroits dud. domaine et avoir recollé et vérifié chaque objet l’un après l’autre, j’ay reconnu, et il a été reconnu par tous les susnommés, que led. état des lieux est parfaitement exact, sincère et véritable. En conséquence led. état a été à l’instant certifié véritable, signé et paraphé ne varietur tant pas moy, administrateur commissaire, que par tous les susnommés présents, et est demeuré cy annexé.<lb/>Ensuitte led. citoyen Daberet aud. nom a, en ma présence, remis aud. citoyen Lefuel, qui le reconnoit, les clefs des portes des bâtiments dud. domaine national ainsy qu’elles sont désignés par led. état des lieux.<lb/>En procédant aux opérations cy dessus, j’ay trouvé les citoyens Jean Baptiste Huart et Nicolas Aloix, tous deux gardes forestiers logés dans partye des bâtimens dud. domaine, et les ay invités d’être présents au recollement et vérification de l’état pour les lieux qu’ils occupent, ce qu’ils ont fait, et ont pareillement reconnu l’exactitude dud. état en ce qui concerne l’occupation qui leur a été assignée pour chacun leur logement. En conséquence, ils se soumettent, chacun à leur égard, de veiller à ce qu’il n’y ait aucune dégradation de commise dans leurs logements et d’instruire aussytôt le receveur de l’agence nationale des domaines nationaux et l’administration de tout ce qui pourra intéresser cette propriété et consever les droits de la République.<lb/>Pour remplir le vœu de l’arrêté du conseil général du district des quinze vendémiaire et huit brumaire dernier, j’ay observé avec tous les susnommés que ce domaine infiniment précieux, soit par raport aux bâtiments, soit par raport aux jardins et à la partye de bois gaulis renfermé dans l’enclos, ne peut être loué qu’à une seulle personne, et que si on se détermine à diviser ce domaine, ce seroit l’exposer à des dégradations et à des novations qui deviendroient très préjudiciables et en diminueroient la valeur. Ces observations au surplus ne sont présentées icy que pour instruire la religion de l’administration et la mettre à portée de prendre, dans sa sagesse, le party qu’elle croira le plus convenable aux intérêts de la République.<lb/>Dont et de tout ce que dessus j’ay fait et dressé le présent procès verbal en l’une des salles du pavillon du Val, que j’ai signé à l’instant avec tous les susnommés présents, les an et jour que dessus, vers trois heures de relevée.<lb/>Dabéré<lb/>Boutheroux Desmarais, Dussautoy<lb/>Aloix, Huard, Lefuel<lb/>Hébert<lb/>Vu et après avoir entendu l’agent national, le conseil général, attendu le consentement et l’avis du receveur des domaines nationaux, et par les motifs d’intérêt public énoncés au procès verbal de l’autre part, arrête que la location du pavillon du Val et dépendances sera faite en totallité et à une seulle personne, ainsy qu’il est indiqué, pour le vingt neuf frimaire prochain, aux charges, clauses et conditions qui seront arrêtées par led. receveur.<lb/>En séance publique ce 19 frimaire 3e an de la République françoise, une et indivisible.<lb/>Les administrateurs du district de Montagne Bon Air<lb/>Chandellier, Coustillier, Hebert<lb/>Deschien<lb/>Prevost, Dufresnay, Fournier, Revinon<lb/><lb/>Suite de l’état commancé au Val en présence d’un administrateur du district, de deux officiers municipaux de la commune de Montagne Bon Air et du receveur de la cy devant liste civile le seize vendémiaire l’an 3ème et continué par moy Desmarais en vertue de la délibération du district en dat du dix huit du présent moy, le 21 vendémiaire et jours suivans<lb/>Scavoir, suite du sallon<lb/>Les trois croisées sur le jardin, dont une porte croisée ouvrant à deux venteaux, dont un des venteaus est coupé dans sont milieu, forment petite porte en fer en place des petis bois et vitre dedans de quatre glaces, les autres carreaux de verre de Boème.<lb/>Le salon garnie de lemberie à grand cadres par le bas en bois de chêne et au dessus des pannaux en stuque ornée de frise sculptée, au dessus des portes des médallions en plâtre avec deux amours de chaques côtés.<lb/>En face des croissés, deux parties pour recevoir des tableaux.<lb/>Dans la frisse au dessous, une partie ouvrante ferrée de pivaux et au derrièr de ladit un châssis dorment garnie d’un verre de Boème.<lb/>Dans le salon, deux cheminées en pans coupés avec chambranles de marbre blan d’Italie, traverces, consolles, tablettes et foyers.<lb/>Dans une, cinq plaques de fer de fonte garnissant l’intérieur, au dessus une trape à tiroires en fer et ces coulises fermant le tuyeau de la cheminée, l’âtre carlée en grand carreaux de terre cuite.<lb/>L’autre cheminée, une bouche de chaleur provenant du poêle au pied du grand escalier, en brique.<lb/>Au dessus desdites, deux parquets pour glaces en niches renfoncées ornées de pilastres, importes et archivoltes en menuiserie.<lb/>Le grand cabinet ensuite du salon tirant son jour sur le jardin par une croissé à grands carraux de verre de Bohème ferrée de fiches, espagnolette avec poigné et support évidé embasses doré et brunit.<lb/>Les guichets brissés dessus montant à la hauteur de l’imposte garnie de tous leurs ferrures bronzées et par dehors garnie de persienes ouvrantes à deux venteaux ferré par leurs dormens et la partie basse à feuilles mouvates garnies de toutes leurs ferure.<lb/>En face de la croisée, une cheminé avec chembranle de marbre de Flande et le foyé de même marbre cassée. Le contrecœur garnit dans sont pourtour de cinq plaques de fer de fonte et une trape en fer mouvante bouchant le tuyeau de la cheminé. L’âtre carlée en grand carreaux de terre cuite.<lb/>Au dessus de ladit un parquet pour glace ornée de ces baillets.<lb/>Le cabinet avec lemberie d’apuit à grand cadres plientes et simaises.<lb/>La porte à deux venteaux entrant dans le cabinet de toillete ferrée de fiches à neux, serrure anglaise à boite et gâche en cuivre, boutons doubles ovaux pour le verouil, ladite dorée d’or moulut. Verouils à crémone.<lb/>Ledit cabinet éclerée sur le jardin par une croisée idem en tout à la présédante.<lb/>Ledit cabinet rond, dans les angles quatre petites armoires ouvrantes chaques à deux venteaux à pannaux de menuiserie par le bas et verre de Bohème par le haut, ferré de fiches à vasses, serures à tour et demie, clef, gâches et entrée.<lb/>Dans une des armoires, une cheminé avec chembranle de marbre blan vennée d’Italie et garnie de revetissemens de même marbre dans le pourtour de l’armoire avec deux bouches e challeurs, plafond et foyé idem, en âtre relevée avec embrassure de fer plat par devant une trape en fer mouvante bouchant le tuyeau de la cheminée.<lb/>Dans les trois autres armoires, douze tablettes avec compartimens. Au dessus des armoires, une tablette en marbre carderonnée.<lb/>Au dessus des médaillons en plâtre suportés par deux aigles. Au dessus des cadres idem et tresses en papier.<lb/>Le plafond circuler en calotte et corniche en plâtre au dessout.<lb/>La porte à deux venteaux entrant dans la salle à mangée ferrée de fiches à neux, serrure anglaise à boîte de cuivre, boulons doubles et annaux pour le verouil, gâche idem, clef et entrée, et sur l’autre ventraut un verouil à crémone bronzé.<lb/>La porte entrant dans la chambre à couché ferré de fiches à vasses, serrure, verouil et crémone idem à l’autre.<lb/>Tous les dits portes sont avec chembranles, embrassemens et doubles chembranles.<lb/>La chambre éclerée sur le jardin par une croisée à grand carreaux de verre de Bohème ferré idem au autres guichets et persiennes idem. Deux barres d’apuit en fer.<lb/>La cheminée en face avec chembranle de marbre Sainte Anne, foyé et retour idem.<lb/>Dedant une cheminé à la prusienne en brique avec plaque de contrecœur en fer de fonte, trape mouvante en fer fermant le tuyeau de la cheminé.<lb/>La dit pièce garnie de lamberie d’apuit dans son pourtour, dans ledit trois portes coupée ferré de pivaux dont deux avec targette, l’autre condanné.<lb/>La porte dans l’angle entrant dans la garderobe éclerré sur le jardin par une croissé idem en tout au autre.<lb/>Dans ledit une cloisont séparant le passagr et la garderobe en menuiserie à pannaux à grand cadres à doubles paremens par le bas et pannaux de verre de Bohème au dessut prit dans la menuiserie. Et au dessus, trois pannaux en menuiserie et verre de Bohème en rond dans sont cadre, la port ferrée de fiches à vasses et d’un crochet.<lb/>La garderobe garnie de lamberie d’apuit avec une niche avec chambranle et cabinet. De chaques côtés deux portes à pannaux ferrés de fiches à vasses, une avec targete, l’autre d’un bet de canne à resore, boutont simple en olive. Au dessus des portes, deux médaillons en verre dans leurs cadres et pannaux de menuiserie au dessut.<lb/>Ladit carlé en carreaux de pierre de lierre et bandes avec carreaux de marbre noire.<lb/>La porte d’entrée du cabinet donnant sur la terrasse à plaquards d’un côté arassé de l’autre, ferré de pivaux, d’un bait de canne à boutons doubles et olives.<lb/>Ledit éclerré par deux bayes dont une porte croissée ferrée idem en touts au précédantes. Dans celle donnant sur la terrasse, ont a supprimé deux petits bois d’en bas et on a mit deux glaces. La cheminé en face de la croisée sur la terrasse à chembranle de marbre blan veinée à un foyé et les deux retours idem, celui du côté de la porte de tout la largeur et hauteur du mentant, celui opposé n’at que la largeur de la saillie de la tablette.<lb/>Le contrecœur garnie de ces cinq plaques de fer de fonte, comprit ces retours et l’âtre carlée en grand carreaux.<lb/>Une niche pour un soffat avec chembranle et pillastres de chaques côtés dont les parties basses formantes armoires ferrés de pivaux et bait de cannes simple à boutons en olives. Dedans, onze tablettes.<lb/>Le fond de la niche avec parquet pour glace, lemberie d’apuit au dessout, pilastres à cadres pour recevoir la glace, deux pillastres en retours et plafonds. Les deux portes en pans coupée à tenans ferrée de fiches à vasses, deux baits de cannes à boutons doubles dont une forment armoire, et dedans sept tabelettes.<lb/>L’autre porte servant de dégagement pour aller à la garderobe.<lb/>Une autre porte en face idem.<lb/>Tout ledit grand appartement est parqueté en bont état.<lb/>Un passage écleré du côté de la terrasse par une croissé idem et carlée en carreaux de pierre de liair et marbre noir. Une autre porte entrant dans une garderobe ferrée idem à la présédante.<lb/>Une autre porte à pannaux par le bas et au dessut un grand carreaux de verre de Bohème ferrée idem au dessut de la porte, dont le pannau en verre de Noème dans sont cadre.<lb/>Le tout carlée en pierre de marbre idem. La croisée du passage dont moitié est condamné garnie de ces guichets, grand carreaux et persiennes idem au autres. La partie de châssis ouvrante ferrée de fiches et d’une targette à panaise.<lb/>La porte atenant à plaquards, doubles parmens, entrant dant un cabinet de bibliothèque, ferrée de fiches à vasses sur sont chembranle, embrasemens et doubles chembranles, serrure anglaise, boutons doubles à boite de cuivre, boucle pour le verouil, gâche en cuivre dorée.<lb/>Ledit éclerée sur la terrasse par une porte croiséee idem en tous au autres. Ladit parqueté avec un côté garnie de lamberie d’apuit, deux suppors pour triangles à la croisée.<lb/>La porte ensuite, entrant dans une chambre à couché, à pannaux arassée par le haut d’un côté, ferrée de pivaux, sans serrure. Une autre porte de l’autre côté idem en tout, servant de dégagement.<lb/>Ladit pièce éclerée sur la forest côté du midi et de la cour par une porte croissée à grand carreaux de verre de Bohème garnie de guichets, persiennes idem au autres.<lb/>Une autre porte de communiquations donnant dant l’autre appartement, ferrée de pivaux, d’une serrure à tour et demi, bleuit et doré.<lb/>Ladit pièce parqueté et garnie de lamberie d’apuit dans sont pourtour.<lb/>La cheminé avec chembranle de marbre Sainte Anne, foyé et retours idem. Dant la cheminé une prusienne en briqe avec plaque de contrecœur en fer de fonte, deux croissans à branches avec boutons en cuivre.<lb/>La porte à deux venteaux donnant dant le passage ferré de fiches à vasses, serrures anglaise, verouil à crémone, idem au autre.<lb/>Dans les adites appartemens, on laisse tous les portes tapisseries qui sont sur les murs pour auter l’umidité.<lb/>Le passage entre la salle à mangé et la chambre sur le midie garnie de lamberie dant tout sont entier et de hauteur dont, au côtés de la porte de la chambre à couché, deux parties ouvrantes à un venteaux ferrée de fiches à vasses, serrures à tour et demie, clefs, gâches et entrée fesant deux armoires.<lb/>Ledit éclerée sur la cour par une croisée fesant porte ouvrante à un venteaut ferrée de fiches à briches, d’un bait de canne à boucle en cuivre, pannaut de menuiserie par le bas et deux grands carreaux de verre de Bohème, imposte au dessut. L’autre partie de croissée dormante et carreaux en bois paint et le carreau de l’imposte ouvrant avec guichet.<lb/>Au devant de ladit porte croissé, un grand balcont regnant depuit la grille de la grande cour et joiant la terrasse. Le balcont en fer quarré et pannaut de fille de fer par le bas.<lb/>En dedant, attenant la porte croisée, un escalier garnie de deux parties de rempe de fer avec barreaux et platebands carderonnée, deux vasses en cuivre.<lb/>La porte d’entrée de la salle à mangé à deux venteaux, ferré sur sont chembranle, embrasement et doubles chembranles, garnie de toutes ces ferrures et serrure anglaise idem au autres.<lb/>Le passage et la salle à mangé carlé en careaux de pierre et bandes et petit carreaux de marbre noir.<lb/>La salle à mangé éclerrée sur la cour par deux croissés à grands carreaux de verre de Bohème ferré de fiches à deux espagnoletes et impostes dormants au dessus, persiennes en dehors à feuilles mouvantes par le bas, ferrée sur leurs dormenset espagnoletes.<lb/>La face des crossés avec lamberie de hauteur et une fosse niche.<lb/>La face aupossé, une niche pour un poêle à un chembranle de pierre. Au pourtour, une porte finte en plâtre et bois répétant celle entrant dans le cabinet sur le jardin.<lb/>Deux niches en pants coupés avec coquilles et consolles desout en pierre servant à laver les mains, chembranles avec archivoltes tent en bois qu’en plâtre.<lb/>La porte d’entrée de la salle à mangé ouvrante à deux venteaux ferré idem au précédantes.<lb/>De chaques côtés, deux buffets ouvrant chaques à deux venteaux, ferrés de fiches à vasses, serrures à tour et demie, clefs, gâches et entrée, quatre verouils à resors.<lb/>Au dessut, deux pannaux de menuiserie avec ovalle en verre de Bohème. Dans un des dit bufet est une porte coupé donnant dans le passage commeun ferré de fiches à broches, d’un bet de cannes et au dessut un ovalle avec sont carreau de verre de Bohème.<lb/>Ledit passage boissé dant tout la hauteur, dont une partie ouvrante à deux venteaux ferré de fiches, eux verouils à resors, une petite serrure à tour demie donnant sur le carreaux de verre de Bohème dont il a étté fait mentiont dant le salon.<lb/>En face, une porte à deux venteaux brissés en deux, ferré de fiches à broches et de brisures, six verouils à resors et une serrure à paine fourchut et demie tour, entrant dans un petit cabinet boissé, deux médaillons paint en arabesque et les panneaux au dessous ainsi que ceux du corridor peint idem, écleré sur la cour par une croissé ferré de fiches à deux guichets, brissé dessut et coupé dant le haut, ferré de fiches à vasses de brisures, deux verouils à resors par le bas et sur les guichets une targette. La croissé à petit bois et carreaux de verre, par le haut deux vasistaces en fer ouvrant à cordont.<lb/>Le passage et cabinet carlée en pierre de lie et marbre noir.<lb/>La porte entrant dant le vestibule, ouvrant à deux venteaux, ferrée de fiches à vasses, serrure anglaise sent clef, et sur l’autre venteaut une crémone.<lb/>Au dessus, un grand carreau de verre de Bohème.<lb/>Le vestibule éclerée sur la grande cour par une porte croissé ouvrante à deux venteaux ferré de fiches à broches et pivaux par le bas, espagnolet avec verouil embassés en cuivre, poigné, support évidé, et sur l’autre venteaut un verouil à resore  montté sur platine.<lb/>Ladit vitrée en carreaux de verre de Bohème, guichets brisés dessut, garnie de touts leurs ferrures, et par dehors une persienne ferré sur sont dormant avec espagnolet.<lb/>Au devant de la dit porte un peront de trois marches de pierre de tout la longueur du bâtiment.<lb/>Le vestibule ensuite boisé dant tout la hauteur, dont les deux parties circulers forment armoires, ferrée de pivaux, deux serrures sur même clef, dedant six tablettes, et carllé en carreaux de pierre de liere et marbre noire.<lb/>La baye en face du grand escalier avec chembranles et embrassemens en bois.<lb/>Au dessut, une ouverture pour un réverbère.<lb/>Le vestibule du grand escalier, éclerée sur la cour par deux croissées dont une porte croissé, dont moitié est condamnée, garnie de guichets brissés, ferré de fiches à neux à vasses et de brissures, quatre verouils à ressors, deux locteaux à cordons.<lb/>La croissé ferré d’espagnolet avec guichets brissés, garnie de tous leurs ferrures et carreaux de verre à petit bois.<lb/>L’escalier garnie de sa rempe de fer avec platebande carderonné et pillastre, rond sant vasse, les trois premières marches en pierre carderonné.<lb/>La bouche du poile donnant dant le sallon garnie de sa porte en fer ferment à clef et deux trapes pour ventouses.<lb/>Au dessout de l’escalier, du côté du passage, deux parties d’armoires ouvrante chaques à deux venteaux, ferrée de fiches à vasses, serrures à tour demie et clefs, entrés et gâches.<lb/>Dedant, une tabelette à chaques avec crochets plats retenant le venteaux de l’armoire.<lb/>L’entresole au desssut de la chambre à couché du côté du midi.<lb/>La porte plaine à gâche au haut de l’escalier ferrée de fiches à vasses, serrure bénarde à tour demie, clef, gâche encloisonné possé avec vis, entrée, boutont à rosette, une targette. Chembranle à la capucine, double chembranle et embrassemens.<lb/>Ladit pièce éclerée par un châssis ouvrant ferrée de deux fiches à broches d’un locteaux.<lb/>La pièce ensuite en montant trois marches, la porte plaine ferrée de deux pommeles en esse, serrure grise à paine dormant, gâche encloisonnée, boutont à rosette.<lb/>Ladit éclerée sur le jardin par une croisée ouvrante à deux venteaux, ferrée de fiches à broches, verouils à resors, poigné à pates, guichets dessut ferré de fiches à vasses et deux targettes et crampons à pattes.<lb/>Quatre autres portes plaines ferrés sur leurs chembranles de fiches à vasses, serrures à tour demie, clefs, gâches encloisonnés, boutont à rosetes, entrant dans quatre chambres éclerée par quatre croissés idem à la présédante. Trois desdites pièces à cheminé avec chembranle de pierre de liere, plaques de fer de fonte.<lb/>Les crossés avec tablettes en bois en dedant et apuit en plomb par dehors.<lb/>L’entresolle au dessut de l’appartement donnant sur le jardin dant le bâtiment sur la cour des cuisines<lb/>La porte d’entrée au haut de l’escalier à gâche ferrée sur sont chembranle de fiches à vasses, serrure à tour demie bénarde, clef, gâche encloisonné, deux targettes à panaches et leurs crampons à pointes.<lb/>Attenant, une armoire ouvrante, les deux parties ferrées de fiches à broches, deux serrures sur la même clef, dedant quatre tablettes.<lb/>La porte du cabinet donnant sur la cour à pannaux ferré, idem à celle d’entrée, avec chembranle double et embrassemens.<lb/>Ledit carllé en carreaux de pierre de liare et marbre noire.<lb/>Le cabinet éclerée sur la cour par une croissé à petit bois ferré de fiches d’espagnolet, guichets brissés dessut garnies de tous leurs ferrures et par dehors deux barres de fer dont une avec platbande carderonnée. Ledit cabinet garnie de lamberie d’apuit et papier au dessut avec balite, au dessus de la porte quatre carreaux de verre.<lb/>La porte en face donnant sur le jardin, ferré idem à la précédante.<lb/>La croissé idem, deux barres d’apuit idem, garnie de lamberie d’apuit à la réserve de la place du lit. Au dessut de la porte trois carreaux de verre. La pièce carlée en petit carreauz de terre cuite.<lb/>La porte à plaquards en face de celle de l’antichambre ferré sur sont chembranle de fiches à vasses, serrures anglaise à boîte de cuivre, boutons doubles, verouil, gâche encloisonnée et clef.<lb/>Deux autres portes ferrée idem avec chembranles doubles et ambrasemens.<lb/>La pièce éclerée sur le jardin, la croissée à carreaux de verre de Bohème ferrée de fiches à broches, espagnolet, guichets brissés dessut garnie de touts leurs ferrures, persienne en dehors ferré sur leurs dormans avec espagnolet, une partie de la dit persienne à feuilles mouvantes, deux barres d’apuit en fer mouvantes et deux crochets avec pitons pour retenire les châssis. Attenant la croisée, une armoire en pant coupée ouvrante à deux venteaux, ferré de pivaux, serrure à tour demie et painne dormant fendut, clef, gâche et entrée, deux crochets dedans cinq tablettes.<lb/>La cheminé avec chembranle de marbre verre de merre avec retours, foyée en encadrement de marbre blan et le milieu en marbre Sainte Anne.<lb/>Dedant, une cheminé à la prusienne en faillance vaire et banche, une ventouse pour la fumée, plaque de fer de fonte. L’âtre carlée en grands carreaux de terre cuite.<lb/>Ladit pièce parquetté, garnie de lamberie d’apuit dant tout sont pourtour.<lb/>La pièce ensuite idem à la présédante et éclerée sur la cour, à la réserve du chembranle de la cheminé qui est en marbre blan venné et le foyé en encadrement blan et le milieu en marbre de Flandre. La cheminé à la prusienne idem. Deux croissans simples. Il n’y a point d’armoire dant la pièce.<lb/>L’entresolle au haut du grand escalier<lb/>La porte à droit, à plaquards, ferrée sur sont chembranle de fiches à vasses, serrure bénarde à tour demie, gâche encloisonnée, boutont à rosete, clef et entrée, deux targettes et crempons.<lb/>La dit pièce, servant de salle de bains, éclerée sur la grande cour par l’évantails de la croissé du rez de chossé ouvrante sur ceux parties, ferré de fiches à broches et deux targettes.<lb/>La pièce garnie de lamberie d’apuit dant son pourtour, une armoire ouvrante à deux venteaux au dessut du lamberie d’apuit ferré de fiches à vasses, deux verouils à resores, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée.<lb/>Dans ladit, une niche pour poêle avec sont chembranle en bois au pourtour.<lb/>Ladit carlée en carreaux de pierre de liair et marbre noire, une pierre pour la begnoire avec sont tuyeau de plomb monté conduisant les eaux de la begnoire dant la cour.<lb/>Une autre porte idem à celle d’entrée dont une targette. Ont entre dant l’emplacement de la chaudier. La pierre carlée idem à la précédante, deux carreaux à reposser.<lb/>La porte sur le petit escalier à plaquards ferrée de pommelles sant serrure. Au dessut deux carreaux de verre.<lb/>Attenant, une porte vitrée ferrée de pommeles en esse sant serrure. Deux carreaux de verre au dessut.<lb/>La porte à plaquard entrant dans la chambre à couché ensuite ferré sur sont chembranle de fiches à vasses, serrure bénarde à tour demie, boutont à rosette, gâche et clef double, chambranle et embrassemens, ladit éclerée sur le jardin par l’imposte de la croissé du rez de chossé ouvrante en deux parties, ferée de fiches à broches, deux targettes, vitrée de deux grands carreaux de verre de Bohème. Dessut des guichets brissée ferrée de fiches à vasses et de brisures, deux targettes, l’imposte de la persienne ouvrant en dehors garnie de ces ferrures. La cheminé avec chambranle de pierre de liais pain en marbre, tablette et foyé en marbre de Flandre. L’âtre carlée en grand carreaux de terre cuite em soubassement en fer blans, deux croissans, un plaque de fer de fonte.<lb/>Ladit pièce garnie de lamberie d’apuit dant sont pourtour, à la réserve d’un petit pilastre entre la cheminé et le chembranle de la porte qui est qe pain sur le mure dant la hauteur de la pièce. Ladte parquetté, le tout en bon état.<lb/>Le grand escalier garnie de sa rempe en fer dant toute la hauteur d’un écuillier en bois moulée suportée par des supors en fer scellée dans les murs.<lb/>Le paillier dudit carlée en petit carreaux de terre cuite. Eclerée par un imposte de la croissé au dessout ouvrante en deux parties frré de fiches à broches, deux targettes, vitrée en petit careaux de verre.<lb/>Au bout du paillier, une porte à plaquards ferée de deux pommeles en esse, serrure bénarde à tour demie, gâche encloisonné, clef, boulont à rosette, une targette à panache.<lb/>La pièce éclerée par un imposte ouvrant en deux parties, ferée de pommelles en esse, deux targettes à pannaches possé sur les dormens.<lb/>Ladit carlée en petits carreaux.<lb/>Un coridore dans lequelle passe le tuyeau du poêle du rez de chaussée.<lb/>Deux portes de chembres à plaquards ferée idem à la présédante, dont une serure de surtée à la première porte.<lb/>Lesdites éclerée par deux impostes ferée et vitrée idem.<lb/>Dant la pièce du fond une petite armoire fermé par un châssis recouvert de toille et papied et un tourniquet en bois. Lesdit pièce carlée idem.<lb/>L’étage en atique formant premier étage.<lb/>La porte n° 1, au haut de l’escalier, à droite, à plaquards, ferrée sur sont chembranle de fiches à vasses, serrure à tour demie, clef, gâche, entrée, boutont à rosete, embrasemens et double chembranles.<lb/>On entre dans un coridor écleré par moitié d’une croisée sur la cour, ferée de fiches à broches, deux verouils à resores.<lb/>La porte en face de celle d’entré ferée de deux pommelles en esses, serrure à tour demie, clef, gâche à pointes et entrée, boutont à rosette, une targette.<lb/>Ladite pièce éclerée par l’autre moitié de la croisée, ferée idem avec un guichet brissé dessus et, par dehort, une bare d’apuit en fer et persienne ferée de pommelles en esse et gonds à scellemens, crochet ferment sur la barre d’apuit.<lb/>Ensuite, une porte vitrée ferée de deux pommelles en esses d’un bet de canne, boutons doubles en olive, gâche à pointes, un imposte au dessus de quatre careaux. Ladit servant de garderobe.<lb/>La porte de la chambre à couché à plaqards ferée de fiches à vasses, serure bénarde, gâche encloisonné, boutont à rosette, clef et entrée, deux targettes à panaches et crampons à pointes, chembranle double et embrasemens.<lb/>Atenant, une face d’alcôve orné de sont chembranle de menuiserie et pannaut au devant de la porte.<lb/>Ladit éclerée sur le jardin par une croisée à grand careaux de vere de Bohème ferée de fiches à broches, espagnolete, guichets brisés dessut garnie de tous leurs ferrures, par dehors deux bares de fer dont une à platebande carderonée, deux crochets pour tenir la crosiée.<lb/>Ladit garnie de lamberie d’apuit. Entre la croisée et la cheminé, une armoire ouvrante à deux venteaux ferée de six fiches à vasses, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée, deux verouils à resors, un crochet. Dedant, quatre tablettes.<lb/>La cheminé avec chembranle de pierre de liaire, tablette et foyé en marbre de Flandre. Dedant, une cheminée à la prussienne en brique avec plaque de fer de fonte, deux croissant.<lb/>Au dessut, un parquet pour glace avec cadre pour la glace, deux pillastres.<lb/>La pièce parqueté.<lb/>Les autres pièces dudit appartement carlée en grand careaux de terre cuite.<lb/>Le paillier de l’escalier éclerée sur la cour par une croisée ouvrante à deux venteaux ferée de fiches à broches, deux verouil à resors, une poignée à pattes et par dehors une bare d’apuit en fer et persiennes ferée de pommeles en esse, gonds et scellemens, deux crochets.<lb/>Au devant, un cofre pour le bois retenut par deux embrassures de fer quarré.<lb/>Dant le coridor, quatre croisées dont trois ouvrantes à deux venteaux ferée de fiches, espagnoletes, avec guichets bissés dessus, garnie de tous leurs ferrures et deux crochets.<lb/>Par dehors, des barres d’apuis et persiennes idem à la précédante.<lb/>La quatrième croisée idem à celle du paillier et cofre pour le bois idem.<lb/>L’appartement n° 2. La porte d’entrée à plaquard ferée de fiches à vases, serure à tour demie, clef, gâche encloisonné, entrée, une targette, chambranle double et embrasemens au dessus, un importe vitrée de deux carreaux de verre.<lb/>Dans la chambre, deux portes idem et quatre targettes à crampons à pointes.<lb/>Ladit éclerée sur le jardin par une croisée à grand carreaux de verre de Bohème avec guichets brisés ferée idem à la 1ère. Deux barres de fer en dehors dont une avec platedande.<lb/>La pièce parquetté avec lambris d’apuit dans sont pourtour.<lb/>La cheminé avec chembranle de pierre, tablette et foyé en marbre de Flandre. Dedant, une cheminée à la prusienne idem. A l’autre, deux croissans.<lb/>Dessut la cheminée, un parquet pour glace avec sont cadre, pilastres et retours en bois.<lb/>Dant la gardrobe, deux portes ferrée idem au autres dont une seul clef et point de targettes.<lb/>Au dessut des châssis vitrés, deux autres châssis donnant sur l’escalier, dont un ouvrant à deux venteaux ferré de fiches et verouils à resors. Lesdits pièces carlée en grand carreaux de terre cuite.<lb/>Appartement n° 3. La porte d’entrée ferrée sur sont chembranle de trois fiches à vasses, une serrure bénarde, à tour demie, clef, gâche encloisonnée, boutons à rosette, une targette à panache, double chambranle et embrasemens, châssis vitrés au dessut.<lb/>Les deux portes de la chambre idem et quatre targettes.<lb/>La croisée idem en tout à la précédente.<lb/>La cheminée idem sant parquet au dessus pour glace.<lb/>Ladit pièce parqueté avec lamberie d’apuit dant sont pourtour.<lb/>Dant la garderobe deux portes idem ferée de pommelles en esses et châssis vitrée au dessut, une croisée sur le coridor ouvrante en deux parties ferée de fiches, deux verouils à resores.<lb/>La porte de sortie dans le coridor idem à la porte d’entrée.<lb/>Appartement n° 4. Les portes idem au précédentes. La croisée, le parquet et lamberie idem. La cheminée avec chambranle de pierre, tablette et foyée en marbre de Flandre, plaque de fer de fonte, deux croissans et soubassement en fer blan, l’âtre carlée en grand carreaux au dessut de la cheminée, parquet pour glace idem à l’autre.<lb/>Dans la garderobe, deux portes ferée de pommelles en esses, serrures à tour demie bénarde, clefs, gâches et entrée, châssis vitré au dessut, une croisée sur le coridor ouvrante à deux venteaux ferré de fiches à vasses, verouil à resores.<lb/>La porte sortant dant le coridor ferée idem à celle d’entrée.<lb/>Appartement n° 5. La porte d’entrée sur le coridor idem au précédantes. Dans la chambre, deux autres portes idem. La croisée idem. Le parquet et lamberie d’apuit idem. Deux armoires en pants coupés, ferré chaque de six fiches à vases, dont une est fainte, l’autre avec serrure à tour demie, deux verouils à resores, dedant quatre tablettes.<lb/>La cheminée idem à l’autre, parquet pour glace avec cadre, pilastres et deux retours en menuiserie idem. Dant la garderobe et chambre de domestique, deux portes ferée de pommelles, serrures idem au autres. Deux châssis vitrées au dessut, une croisée donnant dant le corridor idem.<lb/>Appartement n° 6. La porte d’entrée ferrée de fiches à vasses, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette, chambranle double et embrasemens.<lb/>L’antichambre éclerée sur la cour par moitié de la croisée ouvrante avec guichet idem au autres, barre d’apuit et persienne.<lb/>Dant l’antichambre, une armoire ouvrante à un vanteaut ferée de fches, serure à tour demie, clef, gâche et entrée. Dedant, trois tablettes.<lb/>La porte de la chambre à couché idem au autres, éclerré par deux croisées dont une sur le jardin idem au précédante, l’autre donnant sur le comble du bâtiment, à petits carreaux de verre, ferée d’espagnolet, guichets brisées dessus, garnie de tous leurs ferrures, et par dehors deux bares de fer, dont une avec platebande carderonée. La pièce parqueté avec lamberie d’apuit.<lb/>La cheminé idem au autres sant parquet de glace et la plaque du contrecœur cassée.<lb/>La porte de la garderobe ferée de pommelles en esse, serrures à tour demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette. Eclerée par une partie de croisée donnant sur le comble, ferée de fiches, verouils à resors. Un guichet brisé garnie de ces ferrures et crochets.<lb/>La porte de la chambre de domestique ferée de pomelles sant serrure.<lb/>Eclerée par deux moitiés de croisées dont une sur le comble, ferée idem à l’autre, avec guichet brisée en bois plin et crochet. Deux bares d’apuit en dehors dont une avec plate bande.<lb/>L’autre moitié de croisée donnant sur la cour ferée de fiches et une targette, guichet brisée devant ferée de fiches, targette et un crochet. Touts les pièces carlée en grand carreaux en bont état.<lb/>Etage dant le comble. L’escalier garnie de sa rampe de fer et ecuilier en bois tournée scellé sur les murs.<lb/>La porte plaine à droite ferée de pommelles en esses, gonds à repaux à scellemens, serure à paine dormant grise. La pièce éclerée par trois croisées dont une ouvrante à deux venteaux ferée de fiches, deux verouils à resores, guichets dessut, ferée de fiches et targettes. Les deux autres ferée de fiches à broches et targettes. La pièce carlée en petit carreaux de terre cuite.<lb/>Le paillié de l’escalier carlée idem, éclerée par une croisée ouvrante à noix, ferée de fiches, verouils à resores et par dehors une persienne ouvrante en deux ferré sur les poteaux de la lucarne de pommelles en esses, crochets et locteaux.<lb/>La pièce ensuite, la porte plaine ferée de pentures, gonds à repaux à scellemens, serrure de surtée. La croisée ouvrante à deux vneteaux ferée de fiches, verouils à resores et par dehors un pannaut de fille de fer. Ladit carlée idem.<lb/>La porte du coridore ensite ferée de pentures, serrures bénarde sant clef.<lb/>Le 1er appartement dant le coridor. La porte d’entrée ferée de pentures serure bénarde à tour demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette, une autre porte idem. La porte de la garderobe idem. Le tuyau du poêle pase dant ladit et vat dans la cheminé de la chambre. La cheminé avec sont chembranle de pierre de liaire, une plaque de fer de fonte, deux croissans.<lb/>La croisée ouvrante à deux venteaux ferée de fiches, verouils à resorts à un guichet dessut.<lb/>La porte de l’antichambre ensuite ferée sur sont chembranle à la capusine de fiches, serrures bénardes, clef, gâche et entrée, boutont à rosette.<lb/>La croisée ouvrante à deux venteaux avec guichets et persiennes garni de tous leurs ferures. Atenant la porte d’entrée, une grande armoire ouvrante à deux venteaux, ferée de fiches, de brisures, serrures à tour demie, clef, gâche et entrée, crochet et trois tablettes.<lb/>Au derrière la porte, une autre armoire ouvrante à un venteaut ferée idem. Dedant, trois tablttes sant clef. Cloisons en retour en bois goiant la croisée et suivant le rempan de comble. Une autre armoire à l’opposée idem en tout à la précédante avec clef.<lb/>En face de la croisée, une autre petite armoire ferrée sur sont bâtie de fiches à broches d’une serrure à tour demie, clef et entrée. Tout lesdits armoires arassées sur leurs faces.<lb/>La porte de la chambre à plaquard ferée sur sont chembranle de deux fiches à vasses, serrures bénarde à tour demie, clef, gâche et entrée, deux targettes, double chembranle et embrasemens.<lb/>Ladit chambre à alcôve avec sont chambranle et porte pour faire le lit ferrée de fiches à broches et d’un bait de canne.<lb/>La croisée à grand careaux de verre de Bohème avec guichets ferée de fiches à briches et à vasses, pannetons et espagnolet.<lb/>La cheminée avec chembranle de pietre de liere et la tablette en marbre de Flandre, plaque de contrecœur  en fer de fonte, deux croissans au dessus, un parquet pour glace avec sont cadre.<lb/>Sur ladit face de la cheminé, des armoires plaines, celle du côté de la croisée ouvrant en deux parties, ferrée de fiches à broches, d’une serrure, clef, gâches et entrées, l’autre d’un boutont à boite d’horloge. Dedant, deux tablettes. L’autre armoire ouvrante à deux venteaux ferrée de fiches à broches, d’une serrure à tour demie, un crochet. Dedant, quatre tablettes. Le tout en bois de châne.<lb/>La porte du cabinet à pannaux ferée de fiches, serrure à boutons doubles en olive, clef, gâche encloisonnée, chambranle double et embrassemens. Ledit éclerée par une croisée idem à celle de la chambre.<lb/>La porte de la garderobe à plaquards ferée sur sont chembranle double et embrasement de fiches à vasses, d’un bait de canne, à boutont double. Ledit éclerée par un careaux de vere de Bohème dant sont châssis ouvrant, ferée sur sont dormant de fiches et une targette. La porte de dégagement de la garderobe plaine ferée sur sont dormant de fiches à broches, une serrure à tour et demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette et targette.<lb/>La 1ère porte d’entrée de l’autre appartement ferée sur sont chembranle de fiches à vasses, serrure à tour demie, clef, gâches et entrée, boutont à rosette, doubles chembranles et embrasemens.<lb/>La 2ème porte plaine ferée de pentures, serrure idem, la croisée de l’antichambre ouvrante à deux venteaux, ferée de verouil à resors, poignée à pattes, persienne en dehors.<lb/>En face de la croisée, un petit cabinet en menuiserie, la porte à plaquard ferée de trois fiches à vasses, une serure à tour demie, un petit châssis vitrée et dorment.<lb/>La porte de la chambre sur le jardin en bois plain ferrée de pentures, gonds à pattes, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette. La croisée à grands careaux avec guichets idem à l’autre.<lb/>La cheminé avec chembranle de pierre de liere, plaque de fonte de fer, deux croissans au dessut, parquet pour glace avec sont acdre et ornement au dessus en bois blant. De chaques côtés de la cheminé, deux armoires en bufet ouvrant chaques en quatre parties, ferée de fiches à vasses de quatre serures à tour demie, trois clefs, une de manque. Dedant, six tablettes. Le tout en bois de chêne.<lb/>Au bout du coridor, une porte plaine ferée de pentures, gods à repaux à scellemens sent serrure.<lb/>Entrant dant une grande pièce divisée par des cloisons en vieille menuiserie formant deux pièces, dont une porte en face du codiror en bois blan emboîté ferée de pommelles en esse, d’une serrure à tour demie, clef et entré, la croisée ouvrante à un venteaut, ferée de fiches et une targette, par dehors une grille de fer avec traverce dant son milieu, bavette en plomb au dessout.<lb/>L’autre porte à plaquard ferée de pommelles, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée, deux croisées dont une idem à la précédente, l’autre ouvrante à deux venteaux ferrée de fiches, verouils à resores et par dehors une grille avec traverser dant le milieu, en fer, quarrée, bavette en plomb au dessout. Ledit étage carlée en petit carreaux de terre cuite, en bont état.<lb/>Tout le grand bâtiment est garnie de chenaux de plomb dant sont pourtour avec brésil, fetage, tuyeaux de dessantes en plomb amenant les eaux dudit comble dans deux autres chenaux de plomb sur les bâtimens au dessous et tuyeaux de dessantes menant les eaux dant une citerne et dant la cour.<lb/>Sur les combles, une jiroire marquant les quatre vans et sur les bâtimens quatre paratonner et leurs conducteurs en fer. Tous les dits combles couvert en ardoises.<lb/>Sur les deux faces du grand bâtimens, quatre bustes en marbre blan suporté sur des consolles.<lb/>La cour principalle dudit bâtiment fermée dant sont pourtour par des grilles de fer suporté par des bahus en pierre de taille avec un pillier en pierre de taille, traverces en fer dant le milieu et une par le haut, scellé dans les pilliers, et les barreaux scellé dans les bahus de pierre en plomb. La grile ouvrante à deux venteaux garnie de tout ces verouils et serrures, deux arboutans en consolles en fer. La partie de grile du côté de la cour des offices, la partie du milieu sant grille et la partie en face donnant sur la forest sant grille, seulement une barre d’apuit scellé sur le bahut de pierre et par dessout des barreaux de bois, et dant le bas une pareille traverce en fer recevant les barreaux.<lb/>Dant l’angle de la grile, tenant au bâtiment, une grille ouvrante dans ladit garnie de sa serrure, clef, gâche allant sur le grand balcont goiant la terrasse.<lb/>La cour pavée en grais.<lb/>Dans ladit, douze bornes en pierre taillée en rond.<lb/>En dehors, côté de la forest, dix bornes de pierre idem.<lb/>Au devant de la grile, une chossé en pavé de grais et goiant la grille d’entrée de la cour des offices.<lb/>Ladit grile ouvrant à deux venteaux avec frise dant sont milieu. Au dessus, un linteau portant bâtement en fer. La grille avec deux verouils à resores et poignés, serrure, gâche et clef. Une sonnete de métail avec ces mouvemens, fille de fer et chene de fer.<lb/>Attenant la grille, en dedant, une niche pour un chien en pierre de taille et couverte de dalles de pierre, une baye garnie de quatre barreaux de fer. La niche fermé d’une vielle porte ferée de deux pentures, serure et clef.<lb/>Dant la cour des offices et écuries, cinq bornes de pierre taillé en rond.<lb/>La cour pavée en grais.<lb/>Le bâtiment atenant la grile composée d’un écurie de vingt sept chevaux garnie de mangoires, ratelliers et poteaux tournés de séparations.<lb/>Dant ladite, trois portes à deux venteaux en bois de chêne ferée de pentures, gonds à repaux à scellemens, loquets à boucles, serrures à paines dormans dont deux clefs de moins.<lb/>Au dessut des impostes, garnie de leurs châssies dormant avec toille, six croisées avec leurs châssis ouvrans à deux venteaux, ferées de pommelles à queux d’irondes, de verouils à resores et d’un locteaux garnie d’un pannaut en bois par le bas et en toille par le haut.<lb/>Dans le milieu de l’écurie, du côté de la cour, un imposte dormant vitrée de trois carreaux de verre.<lb/>Du côté de la forest, au droit des ratelliers, deux ouvertures de bayes pour donner de l’aire et garnie dant l’épaisseur du mure de chaques un barreaut de fer.<lb/>Dant le bout de l’écurie, une croissée ouvrante à deux venteaux, ferée de fiches à broches, deux verouils à resores et un locleaut vitrée de douze carreaux de verre dont cinq de quassée.<lb/>Au dessut de la croisée, un linteaut en fer quarré surportée par deux corbaux de gros fer quarrée et par dehors, côté de la forest, trois barreaux de fer qarée et pannaut de fille de fer.<lb/>Ledit pavé en grais en bont état.<lb/>Le bâtiment en retour d’équer au fond de la cour, fesant trois remises fermé par chaques une porte à deux venteaux ferée de fortes pentures de longueur des venteaux possé avec clouds, rivée, gonds à repaux à scellemens en plâtre, un fort moraillion à serrure, crempont et support, sent serrure et les portes en mauvait état.<lb/>Dant chaque remise, deux bornes de pierre chaques côté, un porte arnois dant chaque garnie de neuf chevilles de bois.<lb/>Le petit bâtiment attenant les remises et la cuisine, la baye sent porte au devant, en feuille de pierre. Un escalier conduisant dant la bas cour. La baye d’en haut sent porte.<lb/>La porte à droite en entrant au bas dudit escalier ferée de pentures, gonds à repaux, sent serrure.<lb/>Une autre porte ensuite idem.<lb/>La croisée à panneaux de verre en plomb dont les deux du bas manques, ferée de fiches, d’un verouil à resors, guichets brisée dessut, ferré de 2 fiches à broches de brisure, deux targettes et deux locteaux en mauvais état. La pièce pavée en grais.<lb/>Le réservoir dans la cour sur le mur de face de la cuisine, en charpante, avec embrassures ou quatre équerres doubles retenant l’écartement, le dedant doublé en plomb, un fort robinet à têtte en cuivre potin, conduit de plomb venant du puit et traverçant dant la cuisine insi qu’un tuyeaut en fer blant recevant les eaux du comble et tombant dant le réservoir, dont il a étté fait mensiont à l’article de la cuisine.<lb/>Le comble au dessut en charpante couvert en ardoise.<lb/>Dans l’angle des bâtimens des écuries et remises, la porte au bas de l’escalier en bois de chêne ferée de deux fortes pentures, gonds à repaux en plâtre, un loquet à poussier à segret.<lb/>Au devant de ladit, deux marches en pierre.<lb/>Le vestibule dallé en partie et pavé de grait.<lb/>Au devant de l’escalier, une porte ferée de deux pentures, gonds et serrure commune avec gâche, entrée et clef.<lb/>L’escalier montant dans les logemens au dessut des écuries et remises garnis de sa rempe de fer dant tout sa hauteur avec platebande sur le limont et platebande carderonnée sur les barreaux, avec pillastre par le bas en fer rond et vasse en cuivre au dessut.<lb/>Les trois premières marches en pierre carderonnée.<lb/>La première porte sur le premier paillié à goche en bois de chêne, ferée de pentures, gonds, serrure bénarde à tour demie, clef, gâche et entrée, entrant dans une pièce éclerée sur la forest par une croisée ouvrante à un venteaut ferée de fiches à broches, deux verouil à resores, une poigné à pattes, guichet brissé dessut, ferée de deux pentures, gonds et fiches de brisure, une targette et crampont à pointe. Dant la croisée, un vasistas en fer blan, le carreau fellé.<lb/>Par dehors, quatre barreaux de fer avec taverse dant le milieu.<lb/>La cheminé avec chembranle de pierre de liaire, dedant une prusienne en brique, plaque de contrecœur en fer de fonte.<lb/>Atenant la cheminé, une armoire ouvrante en deux parties, ferrée de fiches à vasses, deux serrures à tour et demie, gâches, clefs et entrées. Dedant, cinq tablettes.<lb/>Le pourtour des murs de ladit garnie de voliges dant la hauteur de vingt deux pouces et une tablette au devant de la croisée. Au dessut des voliges, des portes tapisserie sur les murs.<lb/>La cloisont du cabinet en planche de sapin à rennes et languetes. La porte ferré de deux couplets, d’une serrure à tour demie, la clef, gâche et entrée. La croisée idem à la présédante avec crochet pour retenir le châssis.<lb/>Une armoire ouvrante à deux venteaux ferée de fiches à vasses, deux verouils à resors, un crochet, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée. Quatre tablettes compris dessut. Ladite pièce carlée en petit carreaux de terre cuite.<lb/>La porte du coridor en face de l’escalier en sapin ferée de deux pentures. Celle du bas portant pivaut, un loquet, un crochet et pitons.<lb/>Dant le coridor, cinq portes plaines ferée chaque de deux pentures dont deux sent serrures, les trois autres avec serrures bénardes, gâches, entrées et clefs, quatre boutons à rosettes.<lb/>La croisée du coridor à pannaux de verre en plomb, châssis dormant.<lb/>En dehors, quatre barreaux de fer. Au dessout, un fournaut potagé garnie de deux fournaux en fer de fonte sant grilles. Deux bares de fer plat par devant pour sendrier et fournaut.<lb/>La première pièce, éclerée sur la basse cour par une croisée idem en tout à la présédante, un careau de tolle pour un tuyeau de poêle, un pannaut de fille de fer, six potances de fer quarré pour tablette.<lb/>La deuxième et troisième pièces ensuit, les croisées idem.<lb/>Dant la troisième pièce, un lever en piere. Ladit point carlée, aire de plâtre seulement.<lb/>La pièce d’entrée éclerée sur la cour par deux croisées ouvrantes à deux venteaux garnie de guichets, brissis avec tout leurs ferrures et espagnolets.<lb/>La cheminé, un chambranle de pierre de liaire, ventouse pour la fumée et ces deux bares de fer. Une plaque de fer de fonte, deux croissans. La face de la cheminée garnie de lamberie de hauteur fermant de chaque côté des armoires ouvrantes chaque en quatre parties ferée de fiches à vasses de quatre serrures avec clefs, gâches, entrée et crochets. Dedant lesdits, quatorze tabelettes, compris fond.<lb/>Une face d’alcôve avec sont chembranle, cloisons de retour dant laquel est une porte pour faire le lit, ferée de couplets, d’un bait de cannes.<lb/>La porte vitrée du passage au pied de l’acauve ferée de fiches, d’une serrure à tour demie.<lb/>Dant le passage attenant la croisée, une petite armoire ouvrante à deux venteaux ferée de six fiches à vasses, d’un bait de canne à resort, dedant deux tablettes.<lb/>Au dessut de ladit armoire et de la porte, deux armoires ferées de fiches à vasses, de deux serrures sur la même clef, gâches et entrée. Dedant, cinq tablettes, compris fond.<lb/>La porte d’entrée de la pièce ensuite vitrée de six carreaux de verre, ferée de deux pommelles en esse et fonds à scellemens, une gâche sent serrure, boutont à rosette. Ladit pièce éclerée par une croisée idem au autres. Un des guichets, le pannaut est coupé par le bas pour donner du jour. Les pièces sont carlées, en bont état.<lb/>La croissé sur l’escalier, ouvrante en deux venteaux, ferrée de fiches à broches, deux verouils à resores et poigné à pattes attachées avec vice en bois.<lb/>Au fond du coridor, à droit, la porte d’entrée ferée de deux pommelles en esse, d’une serrure à tour demie, gâche encloisonnée, boutont à rosette. La croisée donnant sur la forest ouvrant à deux venteaux avec guichet brisée garnie de tous leurs frrures et espagnolette, vitrée de six grand carreaux de verre de Bohème, en dehors six barreaux de fer et une traverse.<lb/>La cheminée avec chembranle de pierre de liaire, tablette en marbre de Flandre. Dedant, une cheminé à la prusienne en briques, plaque de fer de fonte et deux croissans. Au dessut, un parquet pour glace avec sont cadre et pannaut au dessus. Attenant la cheminée et en retour, deux armoires ferée de fiches de brisures, boutons à boîte d’horloge. Une alcôve avec cabinet. Dans la cloisont, une porte pour faire le lit ferée de fiches, de brisures et d’une targette. La porte du cabinet ferée de pommelles en esse, d’un bait de canne à boutons doubles en olive, une porte de dégagement ferrée de pommelles, d’une srerure à tour et demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette.<lb/>La porte d’entrée de la 1ère chambre donnant sur la cour ferée de deux pentures, serrure à tour demie, clef, gâche et entrée, boutont à rosette.<lb/>Un petit châssis donnant sur l’escalier ferée de fi</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cahier des charges pour la location du château du Val à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">29 octobre 1794</unitdate>
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                <p>« Bureau des domaines nationaux du district de Montagne Bon Air<lb/>Cahier des charges<lb/>Détail des objets à louer ou à affermer<lb/>Belle maison dans la forêt de Montagne Bon Air, jardin anglais très beau et très agréable, potager et logement de jardiner avec plusieurs bâtiments y attenants et deux puits, connue sous le nom du Val, qui étoit habité par le cy devant maréchal de Beauvau, située au bout de la terrasse de Montagne Bon Air, dans l’intérieur de la forêt.<lb/>Les bâtiments sont dans le melieur état possible, tant pour l’util que pour l’agréable. Ils consistent, savoir 1° en un pavillon à droite composé d’un vestibul, antichambre, salle de billiard, grand et petit sallons, deux cabinets, salle à manger, chambre à coucher, garde robe et boudoir ayant vue sur le jardin, autre chambre à coucher, garde robe et bibliotèque ayant vue sur le jardin ; autre chambre à coucher, garde robe et bibliothèque ayant vue sur la forêt ; le tout au rez de chaussée. Six chambres de domestiques au dessus dont trois à cheminées. Au premier, six appartemens de maître complets. A l’entresol, une salle de bains avec un cabinet et trois chambres de domestiques. Aux mansardes, deux appartements de garçons complets et trois grandes pièces.<lb/>2° d’un autre pavillon à gauche, composé au rez de chaussée d’une chambre à coucher, cabinet, garde robe et chambre de domestique ; au dessus, d’une chambre et cabinet à cheminée, garde robe et chambre de domestique.<lb/>3° d’une basse cour entourée de bâtimens, savoir aile donnant sur le jardin composée d’une salle à manger d’office, office avec four et fourneaux, serre pour le frait et les vins de liqueurs, trois petites caves, cuisine avec fourneau et four, et garde manger ; au dessus, neuf chambres de domestique dont trois à cheminées.<lb/>Aile donnant sur la forêt composée d’une écurie pour vingt sept chevaux dans laquelle il sera pris, sans que cela puisse gesner le locataire, six places pour y loger les bestiaux des deux gardes forestiers qui ont été établis dans les bâtimens de cette basse cour pour la sûreté de cette habitation, de très grands greniers sous le comble de cette partie de bâtiments, plusieurs chambres de domestiques restantes dans les parties où sont logés lesdits gardes. Aux mansardes, deux chambres de domestiques et une autre pièce perdue.<lb/>4° d’une arrière basse cour dans laquelle il se trouve un angard où l’on peut remiser cinq à six voitures, deux grands bûchers et un charbonnier. L’on obsere que les logements des gardes cy dessus et tels qu’ils en jouissent dans ce moment cy ne font point partie des objets à louer.<lb/>5° d’un jardin anglais et potager, contenant ensemble 25 à 30 arpents, dont 3 et demy en forêt.<lb/>6° d’un logement pour un jardinier avec plusieurs bâtimens en dépendants situés dans le bas, écuries vastes, une cour et puits, le tout très grand et très commode.<lb/>Ces objets seront divisés en deux ou plusieurs parties si, lors de l’adjudication, les enchérisseurs le juge à propos ou après les avoir consultés.<lb/>Article premier<lb/>Il sera procédé publiquement, le [vide], en la salle des séances publiques de l’administration du district de Montagne Bon Air, par les administrateurs du même district, à la chaleur des enchères et à la poursuite et diligence du préposé de l’agence nationale, qui aura le droit de faire toutes réquisitions utiles au succès de l’adjudication et à l’intérêt de la Nation, et d’en demander le renvoi à un autre jour s’il y a lieu.<lb/>[…]<lb/>La durée du bail sera de trois années à compter du [vide] pour finir à pareil jour de l’année six. La première année de payement échoira dudit jour [vide] en un an et ainsi continuer à pareil jour d’année en année.<lb/>Aucune des clauses de l’adjudication ne sera réputée comminatoire, mais toutes seront de rigueur et exécutées dans leur intégrité.<lb/>Fait et rédigé par moy receveur des domaines nationaux à Montagne Bon Er ce huit brumaie de l’an 3e de la République, une, indivisible.<lb/>Lefuel »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Location au plus offrant de deux appartements au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1795/1795" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1795</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>« L’an troisième de la République, une et indivisible, le huit floréal, onze heures de matin, nous membres du directoire du district de Saint Germain en Laye, réunis en la salle des ventes avec le procureur syndic, avons annoncé qu’il allait être de suite procédé à la location de deux appartements sis au ci devant château vieux, provenant de la ci devant liste civile, aux charges, clauses et conditions arrêtés par le régisseur des domaines de la liste civile étant ci annexées. Laquelle location a été publiée et annoncée par affiches à la main mises et apposées dans l’étendue de cette commune.<lb/>S’est présenté le citoyen Crommelin, régisseur du susdit domaine de la liste civile, lequel a déclaré qu’il venait pour assister aux opérations de ladite location.<lb/>De suite, lecture faite des charges, de la désignation, il a été procédé à la réception des enchères sur le premier article, l’appartement occupé ci devant par la mère de la citoyenne Offlyn. Il a été porté par le citoyen Gouverné à la somme de quatre vingt dix livres, sur laquelle enchère il a été allumé un premier feu qui s’est éteint sans enchère. Au moyen de quoi l’adjudication du bail à loyer a été prononcée au profit du citoyen Claude François Narcisse Gouverné, médecin demeurant rue des Coches moyennant quatre vingt dix livres de loyer par année. Il a accepté, a élu domicile en sa demeure susdite, et a signé :<lb/>Gouverné.<lb/>L’appartement dit Bournet évalué soixante livres a été enchéri par le citoyen Nicolet à soixante cinq livres, sur laquelle enchère il a été allumé un premier feu, pendant lequel il n’a été surenchéri par personne. Au moyen de quoi l’adjudication du bail à loyer a été prononcée au profit du citoyen Pierre Nicolet, domestique de la citoyenne Monler, demeurant au vieux château, moyennant soixante cinq livres, outre les charges. Laquelle location il a accepté, a élu domicile en sa demeure, et a signé :<lb/>Nicolet.<lb/>Dont du tout nous avons dressé le présent procès verbal, que nous avons signé en l’absence des commissaires de la municipalité de Saint Germain avec le citoyen Crommelin et le procureur syndic.<lb/>Corborand, Couhert, Crommelin<lb/>Chandellier<lb/>Langoisne, Dufresnay »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan de la division du manège de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 46</unitid>
                <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1798</unitdate>
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                <geogname>Manège</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du manège de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">8 mai 1799</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <geogname>Manège</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adjudication de l’entretien du parterre et de la terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1801/1801" encodinganalog="3.1.3">24 juillet 1801</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Cahier des charges, clauses et conditions de l’adjudication au rabais des travaux de réparations, pélages et netoyements des herbes, entretiens et élaguement nécessaires dans les lieux dits le parterre et la terrasse de Saint Germain en Laye et les avenues de la grille de Poissy ainsi qu’ils sont ci après désignés, à laquelle il sera procédé le [vide] devant [vide]<lb/>Art. 1er<lb/>L’adjudicateur fera à la pioche le pélage des herbes dans les allées du parterre, à l’exception des gazons qui seront alignés et trouvés dans la même forme qu’ils avoient ci devant.<lb/>1° L’allée longeant la surintendance et le caffé.<lb/>2° La demi lune près la grille de la route des Loges qui sera régalée et nivelée ainsi que les bouts d’avenues faisant face à la maison de Noailles.<lb/>3° La grande allée en face du château correspondant à la grille des Loges qui sera pareillement nivelée et régalée.<lb/>4° L’avenue des tilleuls tenant aux avenues des maroniers.<lb/>5° La grande avenue des maroniers allant à la terrasse, y compris les contre allées.<lb/>6° L’avenue des maroniers faisant face à la grille de la forêt, y compris les contre allées.<lb/>7° L’esplanade et demi lune depuis les fossés du château jusqu’au gazons.<lb/>8° Les grandes allées et contre allées des maroniers nouvellement plantés, lesquelles seront nivelées et régalées.<lb/>Art. 2<lb/>Dans toutes les allées et avenues comprises en la présente adjudication, tous les trous et parties basses seront remplies et nivelées avec la quantité suffisante de salpêtre. Toutes ces avenues et allées seront entretenues en bon état et ratissées pendant l’année à compter du jour de l’adjudication.<lb/>Art. 3<lb/>Les deux avenues de tilleuls seront élaguées conformément aux précédents élaguements.<lb/>Art. 4<lb/>La grande avenue des maroniers allant à la terrasse et celle faisant face à la grille de la forêt, ainsi que leurs contre allées, seront élaguées, savoir l’extérieur donnant sur les gazons, jardins et plantations à pied droits, et à l’intérieur en berceaux et à la hauteur des derniers élagaguements.<lb/>Art. 5<lb/>La demi lune et bout d’avenue de maronniers faisant face à la maison de Noailles seront élagués de la même manière que les précédentes.<lb/>Art. 6<lb/>Les tilleuls formant demi lune et longeant la terrasse seront élagués en éventail, tant du côté de la terrasse que du côté de la charmille à la hauteur de cinq à six mètres. La charmille sera pareillement élaguée des deux côtés et ravalée à la hauteur dud. élaguement.<lb/>Art. 7<lb/>Le pied desd. tilleuls ainsi que celui de la charmille seront nétoyés et pélés dans la largeur de deux mètres sur toute la longueur.<lb/>Art. 8<lb/>Les arbres nouvellement plantés tant au parterre qu’à la grille de Poissy, au nombre de 1400, seront labourés de deux mètres carrés et ils seront ébourgeonnés et entretenus d’épines.<lb/>Le 1er labour se fera aussitôt après l’adjudication, le 2e dans le courant de ventôse prochain et le 3e dans le courant de floréal suivant.<lb/>Art. 9<lb/>Les pélages du parterre et des avenues ci-dessus désignées seront commencés dès le lendemain du jour de l’adjudication et achevés dans un mois à compter dud. jour. Les pierres et immondices seront portés aux lieux accoutumés.<lb/>Art. 10.<lb/>L’adjudicataire entretiendra et nétoyera le parterre, les avenues et les allées ci-dessus désignées. Il sera également tenu des entretiens de labour, épinage, échenillage et ébourgeonnage des arbres nouvellement plantés tant au parterre qu’à la grille de Poissy pendant le cours de l’année.<lb/>Art. 11<lb/>Il sera payé des susd. travaux par tiers, scavoir un tiers aussitôt après le pélage du parterre et des allées et avenues indiquées, le second tiers au premier nivôse an dix et le dernier tiers au premier messidor suivant.<lb/>Art. 12<lb/>Tous ces travaux seront faits sous la surveillance de l’inspecteur des eaux et forêts de l’arrondissement, de l’inspecteur des bâtiments nationaux et du receveur du domaine national et de la liste civile, et l’adjudicataire ne pourra être payé que d’après les procès verbaux de réception qu’ils feront desd. travaux aux diverses époques déterminées pour leur payement.<lb/>Art. 13<lb/>Le bois provenant des élagages sera abandonné à l’adjudicataire et l’élagage ne pourra être fait que dans le courant de brumaire prochain.<lb/>Art. 14<lb/>L’adjudicataire payera, dans le délai prescrit par la loi, les droits d’enregistrement, et aussitôt après l’adjudication les frais de tombe, affiches, tambours, bougies, en outre ceux de deux expéditions du procès verbal, l’une desquelles lui sera délivrée et la seconde sera déposée au bureau des domaines nationaux à Saint Germain.<lb/>Art. 15<lb/>En conséquence de cet abandon, les travaux d’entretien ci-dessus mentionnés sont estimés la somme de huit cent cinquante francs et ils sont à ce prix proposés au rabais.<lb/>Art. 16<lb/>Il fournira dans la huitaine bonne et solvable cation, laquelle sera discutée par le receveur et acceptée par le préfet.<lb/>Fait et présenté à l’agrément du citoyen préfet du département de Seine et Oise par le receveur des domaines nationaux à Saint Germain en Laye le vingt huit messidor an neuf de la République française.<lb/>Hochereau<lb/>L’an neuf de la République françoise, le cinq thermidor, deux heures après midi, le préfet du département de Seine et Oise, assisté du secrétaire général de la préfecture, en présence du receveur des domaines nationaux à Saint Germain en Laye, a procédé à l’adjudication au rabais indiquée à ce jourd’hui par des affiches posées dans la commune de Versailles et lieux environnnants des travaux de réparations, pélage, arrachage des herbes, entretien et élagage nécessaires dans les lieux dits le parterre, la terrasse et les avenues de la grille de Poissy aux charges, clauses et conditions de l’autre part du cahier des charges, et a été procédé à la réception des sous enchères pour l’adjudication au rabais des travaux ci devant désignés sur une mise à prix de la somme de huit cents cinquante francs, lesquels ont été adjugés par le préfet, après l’extinction de plusieurs feux, au citoyen Jean Lapie, entrepreneur de pavé rue des Marseillois, n° 16 à Versailles, moyennant la somme de sept cents soixante dix francs, lequel a accepté ladite adjudication aux conditions d’icelle et a signé.<lb/>Ainsi signé à la minute : Lapie, Hochereau »</p>
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                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adjudication des réparations à faire au mur de la grande terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">21</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1802/1802" encodinganalog="3.1.3">4 août 1802</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an dix de la République française, le seize thermidor, à midi<lb/>Le préfet du département de Seine et Oise, assisté du secrétaire général de la préfecture et en présence du receveur des Domaines à Saint Germain en Laye, a annoncé qu’il alloit être procédé, à l’extinction des feux, en la manière accoutumée, à l’adjudication au rabais des ouvrages de maçonnerie à faire pour le rétablissement du mur soutenant les terres de la grande terrasse de la forêt de Saint Germain, conformément au devis montant à 2832 f. 75 c.<lb/>Charges, clauses et conditions de l’adjudication<lb/>Art. 1er<lb/>L’adjudication se fera à l’extinction des feux au moins offrant et dernier sous enchérisseur.<lb/>Art. 2<lb/>L’adjudicataire sera tenu de se conformer au devis dont il lui sera remis copie certifiée.<lb/>Art. 3<lb/>Il devra mettre dans les cinq jours de la présente le nombre d’ouvriers suffisant pour faire promptement lesdites réparations, et il sera obligé d’y faire travailler sans interruption jusqu’à leur entière confection, à peine de demeurer responsable des dommages et intérêts qui pourroient résulter de sa négligence à faire terminer lesd. travaux.<lb/>Art. 4<lb/>L’adjudicataire sera tenu de faire arracher les parties d’arbustes et racines qui ont pris et se sont formés sous le cordon qui couronne le mur de la grande terrasse et qui sont assez forts pour en soulever le bandeau et le faire tendre à sa destruction.<lb/>Art. 5<lb/>Si l’architecte des Bâtiments nationaux estime que les ouvrages n’ont pas été faits conformément aux conditions du devis, l’adjudicataire sera tenu de nommer un expert, lequel procédera, conjointement avec l’architecte susdésigné, à une nouvelle vérification des travaux. Et dans le cas où ils ne seroient pas d’accord, ils en nommeront un 3ème pour les départager ou bien ils se retireront devant le préfet qui en nommera un d’office, le tout aux frais de l’adjudicataire.<lb/>Art. 6<lb/>L’adjudicataire fournira à l’instant même de l’adjudication bonne et solvable caution, laquelle sera discutée et acceptée par le préfet.<lb/>Art. 7<lb/>Il sera payé par tiers du prix de ces travaux conformément à la décision du ministre des Finances du 13 brumaire an 6.<lb/>Art. 8<lb/>Il payera sur le champ entre les mains du secrétaire général de la préfecture le montant des frais d’affiche, publication, timbre, enregistrement et expédition du présent.<lb/>Lecture faite du devis et du cahier des charges, il a été procédé à la réception des sous enchères pour l’adjudication au rabais des réparations à faire au mur de la grande terrasse de la forêt de Saint Germain en Laye, sur une mise à prix de la somme de 2832 f. 75 c. portée au devis.<lb/>Ensuite il a été allumé successivement plusieurs feux, pendant la durée desquels la sous enchère a été réduite ainsi qu’il suit :<lb/>Pendant le 1er feu, à la somme de deux mille huit cent par le citoyen Ardilleois.<lb/>A celle de deux mille sept cent cinquante par le citoyen Maupain.<lb/>Pendant la 2e, à deux mille six cent par le citoyen Descartes.<lb/>A celle de dix huit cent par le citoyen Brihaut.<lb/>Pendant les 3e, 4e, 5e et 6e, l’enchère a été successivement réduit à la somme de dix sept cent cinquante par les citoyens Petit et Fradin.<lb/>Pendant le 7e, à celle de seize cent par le citoyen Descartes.<lb/>Pendant le 8e, à celle de quinze cent quatre vingt quinze par le citoyen Fradin.<lb/>Pendant le 9e feu, personne n’ayant sous enchéri, le préfet a déclaré le citoyen Denis Philippe Fradin, entrepreneur de bâtiment demeurant à Croissy, adjudicataire des travaux à faire pour le rétablissement du mur de la grande terrasse de la forêt de Saint Germain moyennant la somme de quinze cent quatre vingt quinze francs, lequel a accepté ladite adjudication et a présenté pour caution le citoyen François Petit, entrepreneur des bâtiments à Saint Germain en Laye, y demeurant rue des Ecuyers, lequel ayant été reconnu bon et solvable a été accepté par le préfet. En conséquence, led. citoyen Petit, à ce présent, s’est rendu volontairement et constitué caution et répondant solidaire dud. citoyen Fradin pour l’entière exécution des conditions de lad. adjudication, et ont signé<lb/>Fradin, Petit<lb/>Pour le préfet, absent, le secrétaire général, Peyronet »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adjudication de la reconstruction de l’escalier reliant le parterre et la terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">22</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 Q 45</unitid>
                <unitdate normal="1803/1803" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1803</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Devis des ouvrages de maçonnerie à faire en pierre de taille dure de la chaussée appartenant au gouvernement, ladite pierre provenant d’un ancien escalier situé au pied du mur de la grande terrasse et attenant l’angle du mur du terrein du pavillon du nord, ainsi que dix mètres cubes de moilon ou environ faisant partie dud. escalier, le tout à prendre et à démolir dans la place précisée et à abandonner à l’entrepreneur, pour par lui être employé au rétablissement d’un autre escalier existant au bout du parterre et qui descend à la susd. grand terrasse, lequel escalier est composé de douze degrés de marches, dont sept seront rétablies conformément au détail et pour le prix ci après énoncés<lb/>Savoir<lb/>Seront faits des dérasements et refouillements en pierre de taille dure de la chaussée au dessus des lits des sept marches basses dud. escalier, de chacune 2 mètres 66 centimètres de longueur sur 35 centimètres de largeur et 6 centimètres de profondeur.<lb/>Seront faits les tailles, bordage, pose et coulis des sept semelles en vieille pierre idem de la chaussée provenant de la démolition précitée, le tout en pierre de 8 centimètres d’épaisseur, de ensemble 18 m. 62 centimètres de longueur sur 35 centimètres de largeur, double taille et évuidement d’un crochet au dessous des lits desd. sept semelles de 8 centimètres de large à partir de l’araite du parement de face, sur deux centimètres des fouillements fait dans la longueur susd. de 18 m. 62 centimètres.<lb/>Seront pareillement faits 38 m. 72 centimètres courants de joints en mastique de Corbeil à l’huile, tant sur les joints de face que sur ceux du dessus et du pourtour.<lb/>Tous lesquels ouvrages confectionnés ainsi qu’il est ci devant dit, la place rendue nette après leur confection, sont estimés ensemble, déduction faite des vieux matériaux abandonnés à l’entrepreneur, à la somme de cent quarante cinq francs cinquante centimes.<lb/>Signé H. Lemoyne<lb/>Suit la teneur du procès verbal d’adjudication au rabais<lb/>L’an onze de la République française, le seize ventôse, à midi<lb/>Le préfet du département de Seine et Oise, assisté du secrétaire général de la préfecture et en présence du receveur des Domaines à Saint Germain en Laye, a annoncé qu’il alloit être procédé, à l’extinction des feux, en la manière accoutumée, à l’adjudication au rabais des ouvrages de maçonnerie en réparation à faire à l’escalier au bout du parterre qui descend à la grande terrasse du jardin national de Saint Germain en Laye<lb/>Conditions de l’adjudication<lb/>Art. 1er<lb/>L’adjudication se fera à l’extinction des feux au moins offrant et dernier sous enchérisseur.<lb/>Art. 2<lb/>L’adjudicataire sera tenu de se conformer entièrement au devis dont il lui sera remis copie certifiée.<lb/>Art. 3<lb/>Il commencera les travaux dans les cinq jours de la présente. Ils devront être terminés le dix germinal prochain.<lb/>Art. 4<lb/>Les travaux seront surveillés par le citoyen Lemoine, inspecteur des bâtiments nationaux.<lb/>Art. 5<lb/>Il sera payé du prix de ces travaux sur un mandat du préfet, acquittable par le receveur des Domaines à Saint Germain en Laye.<lb/>Art. 6<lb/>Il payera sur le champ entre les mains du secrétaire général de la préfecture les frais d’impression d’affiches, publication, timbre, enregistrement, expéditions et autres auxquels sera sujet le présent.<lb/>Lecture faite du devis et du cahier des charges, il a été procédé à la réception des sous enchères pour l’adjudication au rabais des réparations à faire à l’escalier du parterre du jardin national de Saint Germain en Laye sur une mise à prix de la somme de 145 f. 50 c., lesquels ont été adjugés par le préfet après l’extinction des feux au citoyen Louis Poulain, entrepreneur de bâtimens demeurant à Saint Germain en Laye, rue de Pologne, n° 89, moyennant la somme de quatre vingt dix francs, lequel a accepté ladite adjudication et a signé la minutte du présent. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Elévation d'un projet d'hôtel de la ville et du district de Saint-Germain-en-Laye identifié à tort comme destiné au Grand commun</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">2 L 27</unitid>
                <unitdate normal="1794/1794" encodinganalog="3.1.3">4 août 1794</unitdate>
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        1 document sur support papier avec retombes    </physdesc>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Ce projet a été rapproché de la décision prise par la municipalité de Saint-Germain-en-Laye de s'installer au Grand Commun, mais les dispositions des parties existantes, visibles en noir sur les plans, ne concordent pas.</p>
                </note>
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                  <p>Ce projet a été rapproché de la décision prise par la municipalité de Saint-Germain-en-Laye de s'installer au Grand Commun, mais les dispositions des parties existantes, visibles en noir sur les plans, ne concordent pas.</p>
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                <p>« Etat des meubles appartenants à monseigneur comte d’Artois au château de Saint Germain laissés pour l’usage de madame la marquise de Brige, le 28 avril 1790<lb/>Au rez de chaussée<lb/>Antichambre<lb/>Trois rideaux de toile de coton en six parties encadrés d’une large bordure en toile de Jouy, camaïeu rose et blanc, le tout garni de tringles.<lb/>Une lanterne à cinq pands de cuivre doré en couleur, montée en verre de Bohême et garnie de son porte lumière à quatre bobèches aussi de cuivre doré en couleur<lb/>Douze chaises à moulures peintes en blanc couvertes en velours de coton vert jaspé et clouds dorés<lb/>Deux tables en consoles sculptées de deux pieds de [vide] à dessus de marbre Rance<lb/>Une porte batante en deux parties de sept pieds et demi de haut, couverte d’un côté en velours d’Utrecht et de l’autre en toile<lb/>Deux chaises de paille à la capucine<lb/>Deux flambeaux de cuivre à haute tige et à pieds ronds<lb/>Passage conduisant à l’antichambre au grand salon<lb/>Une tenture de tapisserie en papier des Indes à figures chinoises<lb/>Une portière de toile de coton blanche de Rouen brochée, doublée d’une siamoise à petits carreaux<lb/>Un rideau de croisée en deux parties en toile quinée, encadré d’une bordure de toile d’Orange fond sablé à petits bouquets, garni de sa tringle et poulie<lb/>Grand salon<lb/>Une tenture de tapisserie en toile de Joui à grand ramage et en huit pièces de huit pieds de haut sur huit aunes et demie de cours, doublée en toile blanche<lb/>Deux têtes à têtes couverts de pareille étoffe à la tapisserie garni chacun de deux matelats de crin et de leurs housses de toile à carreaux<lb/>Un canapé à joues couvert d’Aubusson garni de son matelat et de sa housse de toile à carreaux<lb/>Quatre fauteuils à carreaux de plume, quatre fauteuils en cabriolet, quatre chaises idem, couverts en étoffe pareille à celle du canapé et garnis de leurs housse idem<lb/>Deux fauteuils en cabriolet, six chaises pareilles, couverts en toile anglaise fond blanc et garnis de leurs housses en toile à carreaux<lb/>Trois rideaux de toile de coton en six parties encadrés d’une large bordure de tapisserie d’Aubusson rehaussés de trois pentes pareilles garnies de leurs franges et de leurs embrasses et de glands cramoisis et blancs<lb/>Deux écrans couverts en taffetas blanc chiné et garnis de leurs housses de toile fine<lb/>Une table de trictrac en bois de rose et amaranthe, couverte en velours vert, garnie de ses fontes et de toutes ses dames d’ivoir, cornets de cuir anglais et portes lumières argentés<lb/>Quatre tables à consoles en bois de chêne peintes en arabesque avec leurs dessus de marbre blanc veiné<lb/>Un superbe feu de haute tige orné de tous ses bronzes dorés d’or moulu, pelle, pincette et terraille à boutons dorés et son surtout de fer blanc<lb/>Trois paires de bras à deux branches, ancien modèle, garnis de leurs bobèches, le tout doré d’or moulu<lb/>Une grande lanterne garnie de fontes dorées et moulures à quatre lumières<lb/>Deux vases de bronze doré à tige de lis portant chacun trois lumièers<lb/>Salon de Persé<lb/>Une tenture de tapisserie de Perse en quatre pièces de dix aunes de cours sur deux aunes et demie de haut, doublée de toile<lb/>Quatre fauteuils en cabriolet, les bois peints en blanc, couverts en toile anglaise et garnis de leurs housses en toile fine<lb/>Six chaises pareilles aussi garnies de leurs housses en toile fine<lb/>Une grande comode en bois d’acajou à dessus de marbre, provenant de l’appartement n° 1er<lb/>Une table de piquet en bois d’acajou couverte en velours vert<lb/>Une table de cry en bois d’acajou couverte en velours vert<lb/>Une lanterne de cristal garnie de ses fontes dorés, cordon et gland<lb/>Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée, encadré d’une toile anglaise avec sa tringle<lb/>Passage<lb/>Une tenture de tapisserie en papier et en cinq pièces à grandes figures chinoises à trois dessus de porte pastoral<lb/>Un rideau de croisée en deux parties de toile de coton encadré d’une bordure rose et blancs<lb/>Salon de jeu<lb/>Une tenture de tapisserie de moire verte unie en six pièces, de quatorze aunes de cours sur deux aunes et demie de haut, encadrée de moulures dorées et deux dessus de porte pareils à semblables moulures<lb/>Une croisée de rideau en deux parties de gros de Tours 15/16 vert, ornée de crêtes et milanaise d’or faux surdoré et soye, ses embrasses et glands idem<lb/>Une grande ottomane à bois doré couverte en damas vert, garnie de son matelas et de ses deux oreillers, le tout orné de crêtes et glands verts et or faux surdoré, et sa housse de toile<lb/>Deux fauteuils de forme ovale à bois doré, couverts de pareil damas et garnis de leurs housses<lb/>Six chaises à la Reine, forme carrée, les bois sculptés et dorés à l’huile, couvertes en damas vert, desseins à roses et leurs housses de toile fine<lb/>Un feu à vases dorés d’or moulu, pelle, pincette et tenailles, garni de ses chambrières de fer pour le fond de la cheminée<lb/>Une paire de bras de cheminée à deux branches dorés d’or moulu<lb/>Un soufflet vert peint façon de Chine<lb/>Garde robe attenante<lb/>Un rideau de croisée en deux parties en toile de coton encadré d’une bordure de toile de Joui, fond sablé à petits bouquets et sa tringle<lb/>Un petit rideau de mousseline rayée à la porte vitrée<lb/>Une table de nuit en bois d’acajou à dessus de marbre blanc<lb/>Un nécessaire en bois d’acajou à dessus de marbre blanc<lb/>Un bidet en bois d’acajou et sa cuvette de fayance<lb/>Une comode de trois pieds et demi en bois de noyer et à quatre tiroirs<lb/>Chambre à coucher de Monseigneur<lb/>Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée<lb/>Trois chaises de canne garnies de leurs carreaux de Perse<lb/>Un couvre pied de garas blanc<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Deux flambeaux de cuivre à haute tige et à pieds ronds<lb/>Une mouchette et son surtout<lb/>Salle à manger des nobles<lb/>Une tenture de tapisserie en papier des Indes à grandes figures chinoises et à moulures<lb/>Un lit à double tombeaux de trois pieds et demi de large garni de sa housse de siamoise de la porte bleue et blanche<lb/>Un sommier en toile à carreaux<lb/>Deux matelats de laine et toile<lb/>Un lit et traversin de coutil et plume<lb/>Une couverture de laine<lb/>Un couvre pied de garas blanc<lb/>Une comode en bois de noyer<lb/>Une table à pied de biche en bois de chêne<lb/>Une table en bois de sapin de sept pieds et demi de longueur sur trois de largeur, garnie de ses deux tréteaux<lb/>Huit chaises de paille satinée<lb/>Une grande armoire en bois de chêne de quatre pieds de largeur<lb/>Un travers de cheminée d’une seule glace de 25 sur 15<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Deux flambeaux de cuivre à haute tige et à pieds ronds<lb/>Une mouchette de fer et son surtout<lb/>Une croisée de rideau en deux parties, en toile guinée, garnie de sa tringle<lb/>Premier étage<lb/>Appartement n° 1<lb/>Antichambre<lb/>Une tenture de tapisserie en coutil à meuble, rayé vert et blanc de dix aunes et demie de cours sur deux aunes et demie de haut, et deux dessus de porte<lb/>Une croisée de rideau en deux parties en toile guinée de dix pieds de haut sur quatre<lb/>Une table en bois de chêne de quatre pieds sur trois garnie de son tiroir de face fermant à clef<lb/>Huit chaises de paille à la capucine<lb/>Chambre à coucher<lb/>Une tenture de tapisserie en toile de Joui et en six pièces de unze aunes de cours sur deux aunes un quart de haut, encadrée de bordures<lb/>Un lit à colonnes de quatre pieds de large, à impérial en voussure, tringles et roulettes à équerre, les étoffes complettes, comme la tapisserie, encadrées de bordures<lb/>Un sommier couvert en futaine<lb/>Deux matelas de laine et futaine<lb/>Un lit de coutil et plume<lb/>Un traversin de bazin et duvet<lb/>Une couverture de laine fine dite sologne<lb/>Un rideau de croisée en deux parties en toile de coton encadré d’une large bordure assortie au meuble<lb/>Une bergère en même toile et bordure que la tenture garnie de son carreau de plumes<lb/>Deux fauteuils et quatre chaises pareils<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Garde robe attenante<lb/>Deux rideaux de mousseline aux portes vitrées donnant dans la chambre à coucher<lb/>Une table de nuit en bois d’acajou à dessus de marbre blanc<lb/>Un bidet en bois de noyer<lb/>Un pot à œil en même bois<lb/>Chambre de domestique<lb/>Une tenture en papier<lb/>Deux petits rideaux de croisée en toile guinée<lb/>Deux chaises de paille à la capucine<lb/>Petit n° 1er<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Deux chaises de paille à la capucine<lb/>Deux petits rideaux de croisée en toile guinée<lb/>Appartement n° 2<lb/>Chambre à coucher<lb/>Une tenture de tapisserie en papier lampasé vert et blanc<lb/>Une tenture en étoffe fleurie vert et blanc de quatre aunes de cours sur sept pieds et demi de haut pour l’alcôve<lb/>Un lit à colonnes de quatre pieds et demi de large à deux dossiers, impérial en voussure, tringles et roulettes à équerre, complet de toutes ses étoffes, fleuret vert et blanc<lb/>Un sommier de crin et toile<lb/>Deux matelas de laine et toile<lb/>Un lit et traversin de coutil et plume<lb/>Un couvre pied de garas fin piqué en coton<lb/>Une couverture de laine fine<lb/>Deux rideaux de croisée en quatre parties, en toile guinée<lb/>Un tête à tête en bois de tourneur couvert en étoffe de gros de Tours et garni de ses deux matelas<lb/>Deux fauteuils et six chaises à la reine, les bois à moulures peints en blanc couverts en étoffe fleuret pareille au lit, et clouds dorés<lb/>Une comode en bois de noyer<lb/>Une petite table à écrire en même bois<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Deux flambeaux argentés<lb/>Garde robe<lb/>Une table de nuit en bois de noyer à dessus de marbre<lb/>Un bidet en bois de noyer<lb/>Une chaise d’affaires en même bois<lb/>Petit n° 2<lb/>Un petit rideau de mousseline à la porte vitrée<lb/>Quatre chaises de paille à la capucine<lb/>Appartement n° 3<lb/>Chambre à coucher<lb/>Un lit à colonnes, chassi, fonds sanglé et roulettes à équerre de quatre pieds de large complet de toutes ses étoffes de siamoise, la porte bleue et blanche<lb/>Une paillasse en toile à carreaux<lb/>Deux matelas de laine en même toile<lb/>Un lit et traversin de coutil et plume<lb/>Une grande couverture de laine<lb/>Un couvre pied de garas blanc piqué en laine<lb/>Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée<lb/>Une comode en bois de noyer<lb/>Une table à écrire en même bois<lb/>Un fauteuil et six chaises de paille satinée<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Garde robe<lb/>Une table de nuit en bois de noyer à dessus de marbre<lb/>Une chaise d’affaires en bois de noyer<lb/>Appartement n° 4<lb/>Chambre à coucher<lb/>La tenture de la niche en toile anglaise ainsi que le chassi du fond, les pentes et les deux bonnes grâces<lb/>Les deux rideaux de ladite niche en fleuret vert et blanc<lb/>Une couchete en bois apparent à deux dossiers, fonds sanglé de quatre pieds de largeur en même étoffe que la tenture de la niche<lb/>Un sommier en toile à carreaux<lb/>Deux matelas de laine et futaine<lb/>Un lit de traversin de coutil et plume<lb/>Une couverture de soye provenant du lit n° 1er<lb/>Un rideau de mousseline à bouquets en deux parties provenant de la chambre de Monseigneur<lb/>Une comode à la régence de trois pieds, peinte façon de Chine, garnie de ses bronzes dorés d’or moulu et à dessus de marbre blanc<lb/>Un fauteuil à la reine couvert en toile anglaise et garni de son carreau de plume<lb/>Quatre chaises idem<lb/>Une petite banquette en bois de tourneur garnie de son matelat de toile anglaise<lb/>Un secrétaire en armoire de bois de violette et amaranthe à dessus de marbre<lb/>Un chiffonnier de bois de merizier à deux dessus de marbre<lb/>Une table ambulante ceintrée en bois de rose et amarantge<lb/>Un feu à deux branches et à vases de cuivre doré en couleur avec pelle, pincette et tenaille<lb/>Une paire de bras de cheminée à fleurs d’émail<lb/>Une toilette de campagne en bois de noyer<lb/>Deux flambeaux argentés<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Une bergère en bois de tourneur couverte en toile celencas fonds gris, garnie de son carreau de plume<lb/>Deux chaises de paille satinée<lb/>Garde robe<lb/>Quatre petits rideaux de mousseline rayée<lb/>Une table de nuit en bois d’acajou à dessus de marbre blanc<lb/>Un fauteuil d’affaires en canne garni de son carreau de maroquin cramoisi<lb/>Un bidet en bois de noyer<lb/>Petite chambre attenante<lb/>Un petit baldaquin de damas jaune sur filz garni de ses rideaux de camelot jaune<lb/>Une couchette à barres<lb/>Une paillasse en toile écrue<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Deux petits rideaux en toile quinée<lb/>Deux chaises de paille à la capucine<lb/>Chambre de domestique n° 5<lb/>Une tenture en trois pièces de tapisserie de Bergame<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Deux chaises de paille à la capucine<lb/>Chambre n° 6<lb/>Un lit à double tombeaux de quatre pieds de large garni de toutes ses étoffes de siamoise, la porte bleue et blanche<lb/>Une paillasse en toile écrue<lb/>Deux matelats de laine<lb/>Un lit et traversin de coutil et plume<lb/>Une couverture de laine 5 points<lb/>Un couvre pieds de gara piqué en laine<lb/>Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée et sa tringle<lb/>Une comode de bois de noyer<lb/>Une table à écrire en même bois<lb/>Une table de nuit idem<lb/>Six chaises de paille à la capucine<lb/>Appartement n° 7<lb/>Une tenture de tapisserie en toile d’orange camaïeu bleue et blanche<lb/>La tenture de la niche, les rideaux, le fond, les pentes, la courtepointe et les trois dossiers en toile pareille à celle de la tenture<lb/>Un sommier en crin et toile à carreaux<lb/>Deux matelas de laine et futaine<lb/>Un lit et traversin de coutil et plume<lb/>Une couverture de laine fine<lb/>Un couvre pied de garas piqué en coton<lb/>Un rideau de croisée en deux parties de toile guinée encadré d’une bordure bleue et blanche<lb/>Deux dessus de porte en toile guinée encadrés de même bordure<lb/>Une comode de bois de noyer<lb/>Un secrétaire en armoire en bois de noyer<lb/>Une table à écrire en même bois<lb/>Un feu à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Un fauteuil et six chaises de paille satinée<lb/>Deux flambeaux argentés<lb/>Garde robe<lb/>Un petit rideau en toile de guinée<lb/>Une table de nuit en bois de noyer et à dessus de marbre<lb/>Un bidet en bois de noyer<lb/>Une chaise d’affaires en même bois<lb/>Chambre n° 8<lb/>Une comode en bois de noyer<lb/>Un secrétaire en armoire de bois de noyer<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Un grand rideau de croisée en deux parties de toile de guinée<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Un fauteuil et six chaises de paille satinée<lb/>Garde robe n° 8<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Une table de nuit en même bois<lb/>Une chaise d’affaires idem<lb/>Deux chaises de paille à la capucine<lb/>Chambre au dessus du garde meuble<lb/>Une tenture de tapisserie en trois pièces de siamoise de la porte bleue et blanche<lb/>Une table à écrire en bois de noyer<lb/>Quatre chaises de paille à la capucine<lb/>Chambre attenante à celle ci-dessus<lb/>Une tenture de tapisserie en huit pièces de siamoise bleue et blanche<lb/>Une table de bois de chêne garnie de quatre petits tiroirs<lb/>Un feu de fer à trois pommes, pelle et pincette<lb/>Une chaise de paille satinée à grand dos<lb/>Deux fauteuils et quatre chaises de paille à la capucine<lb/>Office<lb/>Huit chaises de paille à la capucine<lb/>Cuisine<lb/>Quatre chaises de paille commune<lb/>Salle de billard<lb/>Un billard de unze pieds en bois de chêne couvert en drap vert et sa housse de toile<lb/>Neuf billes d’ivoire<lb/>Dix queues<lb/>Une armoire en encoignure pour placer les queues<lb/>Quatre lustres à huit branches chaque, garnis en cristal et chapelets de Bohême<lb/>Pour le besoin du service<lb/>Deux réverbères à plaques garnis de leurs lampes<lb/>Certifié véritable et conforme à l’état arrêté par madame la marquise de Briges par nous, contrôleur et garde général des meubles de Monseigneur comte d’Artois, à Saint Germain, le 28 avril 1790<lb/>Bulland »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Location de l’appartement du comte d’Artois du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">4 Q 13</unitid>
                <unitdate normal="1791/1791" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1791</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par devant les notaires à Paris sous[signés sont] comparus M. Alexandre Jules Benoist [de Bonnières], surintendant des maisons, domaines et finan[ces de] Charles Philippe, prince français, demeurant à Paris […], paroisse de la Métropole<lb/>M. Louis Philippon de la Madelaine, intendant des maisons, domaines et finances de mond. s. Charles Philippe, prince français, demeurant à Paris, rue Saint Honoré, paroisse Saint Roch<lb/>Mesd. sieurs de Bonnières et de la Madelaine membres de la commission établie pour l’administration des finances de mond. s. Charles Philippes, prince français, et stipulant comme autorisés à l’effet des présentes par un résultat des délibérations de lad. commission du quatorze septembre dernier, les membres de laquelle commission sont fondés de la procuration générale et spéciale du prince passée devant maitre Bernard Bey et son confrère, notaires à Bernes en Suisse, le vingt huit aoust mil sept cents quatre vingt neuf, dont le brevet original deument légalizé et certifié véritable a été déposé à maitre Griveau, notaire à Paris, par acte du neuf septembre de la même année, une expédition duquel résultat, signée Gobaut de Criquelle, enregistré à Paris par Guesnier le quatre octobre présent mois, est demeuré à la réquisition desd. sieurs comparants annexés à la minute des présentes après avoir été d’eux certifié véritable, signée et paraphée en présence des notaires soussignés<lb/>Lesquels esd. noms ont fait bail et donné à loyer pour neuf années entières et consécutives qui ont commencé au premier juillet dernier, et ont promis pendant ce temps faire jouir à M. Nicolas Augustin de Malbec de Monjoc de Briges, premier escuier du Roy, et à Marie Geneviève Radix, son épouse qu’il autorise à l’effet des présentes, demeurants à Saint Germain en Laye dans l’appartement cy après désigné, à ce présent et acceptant<lb/>1° Un appartement situé dans une aile de l’ancien château neuf de Saint Germain tel qu’en jouissent actuellement mesd. sieur et dame de Briges, ensemble les meubles appartenants au prince et garnissant led. appartement, desquels meubles l’état a été cy devant dressé et d’après lequel lesd. sieur et dame de Briges s’obligent de les rendre en fin du présent bail, sauf les force majeure<lb/>2° La jouissance du boulingrin tel qu’il est aujourd’huy<lb/>3° La jouissance d’un petit terrain attenant led. appartement dont jouissoit autrefois le feu sieur Gouville, pour par lesd. sieur et dame de Briges jouir desd. objets aud. titre de bail led. tems durant.<lb/>Ce bail fait moyennant quinze cents livres de loyer pour et par chacune desd. neuf années que lesd. sieur et dame de Briges promettent et s’obligent solidairement, l’un pour l’autre, un d’eux seul pour le tout, sans division ni discussion, de payer au prince es mains de son trésorier ou de son préposé à cet effet de six mois en six mois, le premier payement desquels loyers, à compter dud. jour premier juillet dernier, échera et sera fait le premier janvier prochain, le second six mois après, et ensuite ainsi continuer de semestre en semestre pendant la durée dud. bail, qui est fait en outre aux charges, clauses et conditions suivantes que lesd. sieur et dame de Briges promettent et s’obligent sous la solidarité sus exprimée d’exécuter et accomplir sans pouvoir pour ce prétendre aucune diminution du prix dud. loyer ni aucune espère d’indemnité, savoir :<lb/>1° d’entretenir et rendre led. appartement en bon état de toutes menues réparations locatives, souffrir faire les grosses s’il en convient faire et payer toutes les charges dont les locataires sont ordinairement tenus ;<lb/>2° de labourer, entretenir et cultiver led. boulingrin aux frais et dépends desd. preneurs sans que le prince soit tenu à aucune espère de dépences, même pour la taille des arbres, et enfin de rendre led. boulingrin en bon état d’entretien et sans aucune détérioration ;<lb/>3° et enfin de ne pouvoir céder ni transporter leur droit au présent bail sans le consentement exprès et par écrit du prince ou des membres de lad. commission, auxquels le preneurs fourniront […] la grosse des présentes en bonne forme, et de leurs [parts les] commissaires obligent le prince de tenir les preneurs clos [et couverts].<lb/>Il est encore convenu 1° que dans le cas où [le prince] désireroit avoir led. appartement pour son usage, lesd. sieur et dame de Briges seront tenus, quelque espace de tems qui reste à expirer du présent bail, de rendre led. appartement trois mois après l’avertissement qui leur en aura été donné et ce dans le meilleur état, cet appartement étant celui qu’a occupé le prince jusqu’à présent lorsqu’il alloit à Saint Germain ;<lb/>2° que les preneurs feront refaire les deux grandes portes d’entrée ainsi que la petite porte aussi de l’aile du château neuf où est situé l’appartement du côté qui leur est loué, et ils pouront retenir pour toute indemnité de cette dépence cent cinquante livres sur le premier terme de leur loyer ;<lb/>3° qu’ils ne pouront demander pendant le cours dud. bail aucune augmentation de bâtiments ni même réparations, si ce n’est celle des gros murs et de couvertures ;<lb/>4° que toutes les plantations qu’ils pourront faire dans le boulingrin ou petit terrein cy dessus désigné resteront au prince, sans aucune indemnité, à la fin dud. bail ;<lb/>5° que pendant toute la durée dud. bail lesd. sieur et dame preneurs jouiront de la partie de terrasse qui tient au jardin qui leur sert actuellement de potager et qu’ils ont loué cent cinquante livres par an, à la charge de payer lesd. cent cinquante livres par an sans répétition de leur part contre le prince ;<lb/>6° que quand les scellés seront levés, les preneurs auront la jouissance de tout ce qui est contenu dans la clôture ainsi que d’une écurie en dehors et un bûcher en forme de remise dont ils sont actuellement en jouissance, le tout tenant au boulingrin ;<lb/>7° enfin qu’il sera fait incessament un état des lieux pour constater les différents délabrements des remises et autres dépendances sans que monsieur et madame de Briges puissent rien demander pour la mise en état.<lb/>Pour l’exécution des présentes, les preneurs font élection de domicile en leur demeure, auquel lieu etc.. Nonobstant etc. Promettant. Obligeant solidairement comme dessus. Renonçant.<lb/>Fait et passé à Paris ez demeure des commissaires et des preneurs l’an mil sept cents quatre vingt unze, le dix octobre, et ont signé la minutte des présentes. »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté ordonnant de suspendre la vente des meubles du comte d’Artois au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">4 Q 13</unitid>
                <unitdate normal="1792/1792" encodinganalog="3.1.3">30 octobre 1792</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sur le rapport fait par les citoyens Hebert et Mieux, membres du directoire, arrivant du département en qualité de commissaire pour le subsistances, que, d’après le décret des 22 et 24 de ce mois relatif à la vente du mobilier qui se trouve dans le château des Tuileries et autres maisons royales, dans les maisons religieuses et dans celles des émigrés, nous devions suspendre provisoirement la vente des meubles des émigrés encommencée dans l’étendue de ce district jusqu’à ce que nous aions reçu des ordres ultérieurs du ministre de l’Intérieur chargé par ledit décret de faire procéder auxd. ventes<lb/>Et vu le susdit décret arrivé ce jour<lb/>Le conseil général du district arrête que, dès ce soir, il sera donné des ordres à l’officier chargé de faire la vente des meubles du château neuf appartenant ci devant à Charles Philippe, émigré, de supercéder provisoirement à ladite vente dès demain matin, laquelle ne pourra se continuer que sur des ordres ultérieurs soit du ministre, soit du département, qu’il sera également surçis aux autres ventes des meubles des émigrés et de ceux étans dans les maisons religieuses dont la vente étoit déjà indiquée par diférents arrêtés du conseil général, et cependant qu’il sera écrit au ministre de l’Intérieur à l’effet d’avoir le plus promptement possible une décision précise de lui, soit pour continuer lesd. ventes, soit pour les suspendre toutes.<lb/>Fait ce 30 octobre 1792, le premier de la République française, neuf heures du soir, attendu l’urgence du cas.<lb/>Les membres composans le conseil général du district de Saint Germain en Laye<lb/>Chandellier, Viez, Caieux »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fonds de la direction départementale des Domaines et des bureaux locaux</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.9.4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q</unitid>
              <unitdate normal="1791/1863" encodinganalog="3.1.3">1791-1863</unitdate>
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        36 pièces    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1779_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise</corpname>
              </origination>
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            <bioghist id="md5-85afe88a7d1c8f6735451d899eff9727" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La Direction départementale des Domaines, ainsi nommée, apparaît en France à la suite des événements de la Révolution française. Mais l’administration des biens du Domaine en elle-même a été fondée par la Ferme Générale bien avant les évènements de la fin du XVIIIème siècle.<lb/><lb/>Sous l'Ancien Régime, les fermiers généraux étaient ceux qui tenaient à ferme ou à bail les revenus publics, composés surtout alors de la taille, de la gabelle, de l'impôt des tabacs, des octrois, etc. L'institution des fermiers généraux remonte à la fin du XIIIème et fut supprimée par l’Assemblée constituante suite à de nombreux abus.<lb/><lb/>L’Assemblée constituante fait du domaine du Roi celui de la nation dès 1790. La distinction entre le domaine public et le domaine de l’État est faite par l’article 2 de la loi des 21 novembre-1er décembre 1790.<lb/><lb/>Le domaine public de l’État est inaliénable. Ce concept d’inaliénabilité remonte au règne de Philipe le Bel et a été rendu officiel près de deux cent ans plus tard, par l’ordonnance de Moulins, dite l’ordonnance du Domaine en février 1566.<lb/><lb/>Outre la distinction entre le domaine public et le domaine privé, le Premier Empire fit naître une troisième catégorie de domaine : le domaine extraordinaire.<lb/><lb/>Cette catégorie comprend essentiellement les biens provenant pour la plupart des conquêtes au cours desquelles ils furent soustraits du bien commun et laissé à la disposition personnel de l’Empereur.<lb/><lb/>L’origine historique de cette forme de domaine remonte à la loi du 1er floréal an XI (soit le 21 avril 1803) qui avait affecté près de 10 millions de biens nationaux à la formation de camps de vétérans. Ensuite une utilisation plus large de ce domaine permit à l’Empereur de remercier les grands officiers de l’Empire et les autres militaires qui s’étaient distingués dans les campagnes victorieuses. La réserve de biens extraordinaires n’a cessé d’accroitre entre 1805 (traité de Presbourg, le 28 décembre) et 1809 (traité de Vienne, le 14 octobre). L’administration en charge de ce domaine fut réellement établi par le sénatus consulte du 30 janvier 1810 au sein d’une division spéciale dépendante du ministère des finances. Un intendant général et un trésorier général en avaient la direction. Le 15 mai 1818, sous la Restauration, le domaine extraordinaire fut rattaché au Domaine de l’État.<lb/><lb/>La composition du domaine public :<lb/><lb/>D’abord il faut distinguer le domaine naturel du domaine artificiel.<lb/><lb/>Le domaine naturel comprend 3 catégories :<lb/>- Le domaine maritime : rivages de la mer, sol et sous-sol de la mer territoriale.<lb/>- Le domaine fluvial : navigable (rivières, fleuves) et flottables (cours d’eau moins importants, comme pour l’exploitation agricole, etc.).<lb/>- Le domaine aérien : qui surplombe le territoire jusqu’aux niveaux des limites terrestres.<lb/><lb/>Le domaine artificiel, lui comprends d’autre formes de biens qui sont affectés au service public et au service du public.<lb/>- Les voies de circulation routières : routes, autoroutes, chemins, canaux, ports fluviaux et maritimes avec leurs accessoires (jetées, quais, phares, balises), aérodromes.<lb/>Mais aussi les cimetières, promenades publiques, plages, églises, halles, marchés, lavoirs publics, parkings aménagés, salle des fêtes.<lb/>- Les voies de circulation ferroviaire : voies ferrées, ponts, passages, gares et bâtiments situés dans leurs enceintes ou leurs dépendances.<lb/>- Le domaine militaire : fortifications, chemins et routes d’accès, les casernes, camps militaires, champs de tir, remparts, forteresses.<lb/>Ou d’autres types de biens relatifs au service public ou à la construction urbaine, comme les hôpitaux, abattoirs, palais de justice, hôtels de ville, dépôts d’autobus, stades, monuments commémoratifs, etc.<lb/><lb/>Aujourd’hui, le service du Domaine est représenté dans chaque département par les trésoriers-payeurs généraux. Dans le cadre de la politique gouvernementale du patrimoine de l’État, il a été décidé du transfert de la mission domaniale de la Direction générale des impôts, à la Direction générale de la comptabilité publique depuis le 1er janvier 2007.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1779_actor">Direction départementale des Domaines de Seine-et-Oise </corpname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">États des tableaux trouvés au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">4 Q 13</unitid>
                <unitdate normal="1791/1791" encodinganalog="3.1.3">23 juin 1791</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Etat des tableaux trouvés au château neuf de Saint Germain en Laye, ainsy que ceux qui ont été transportés du château de Maison actuellement audit château de Saint Germain, remis en compte par monsieur Chalgrin, intendant des Bâtiments de Monseigneur comte d’Artois, au sieur Briasse, inspecteur desdits Bâtimens, le 13e avril 1788 et remis ensuite par ledit sieur Briasse à monsieur Mulard, inspecteur, le [vide] février 1790, d’après un ordre par écrit de mondit sieur Chalgrin<lb/>Scavoir :<lb/>A. Par le Primatisse, quatre tableaux peints à fresque et sur bois représentant les Amours des Dieux. Ils sont de forme octogone.<lb/>B. Par le Voete, quatre tableaux peints sur toile et du même forma et même grandeur représentant alégoriquement l’un la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance. Leur composition est riche et leur grandeur est différente. Deux ont 4 pi. 4 p. pris dans le cercle et deux de même hauteur mais de 5 pi. 6 p. de long.<lb/>1. Deux tableaux peint sur toile par Hans Van Achene, élève du Parmesan, représentant l’un l’assemblée des Muses, et le pendant les Muses attentives à la chutte des Pirennées. Les fonds de ses deux tableaux sont terminés par des paysages.<lb/>2. Un tableau du même maître peint sur toile représentant le sacrifice d’Iffigénie. Sa hauteur est de 6 pi. sur 3 pi. 10 de large.<lb/>3. Deux paysages pendants, dans lesquels sont deux vues de ville peint sur toile par Rendue. Leur largeur est de 5 pi. 10 p. sur 5 pi. 8 p. de haut.<lb/>4. Par Sébastien Bourdon, un tableau représentant alégoriquement la France assise sur un throne sous la figure de Vénus, tenant d’une main une flèche et de l’autre une couronne d’olivier en signe de la paix qu’elle accorde à différentes nations figurées par plusieurs femmes à genoux à ses pieds, dont une nègre. Plus bas, deux amours tienne l’une un sceptre et l’autre une couronne. Au dessus de la tête de la principale figure est un rideau verd. Le fond est un paysage. Il est peint sur toile. Sa hauteur est de 5 pi. 3 p. sur 3 pi. de large.<lb/>5. Par Eustache Le Sueur, un tableau peint sur toile, paroit être un départ de chasse. Sa composition est riche. La principale figure ressemble à Marc Orèle. Toutes les figures sont vêtus suivant la coutume romaines.  Cet empereur est debout sur le vestibule de son palais. Il a la main gauche appuyée sur l’épaule d’un jeune homme et paroit donner des ordres à un soldat dans l’action de courir pour les exécuter, et derière le prince l’on voit les grands de sa cour, et sur le premier plan plusieurs chiens en laisse retenue avec force par des valets, des chevaux sur l’un desquels est un homme tenant un faucon. Le fond est terminé par une riche architecture. Sa hauteur est de 5 pi. 10 p. sur 4 pi. 6 p. de large.<lb/>6. Paysages peints sur toile par Borzonie. Sur le premier plan, un paysage à gauche. A droite, plusieurs grouppe d’arbres. Sur le second est une partie de mer, sur laquelle paraise plusieurs vaisseaux et des montagne terminent le fond. Sur le devant, plusieurs figures. Sa longueur est de 8 pi. sur 5 pi. 11 p. de haut.<lb/>6. Depuis quelques jours, l’on m’a remis le pendant représentant de même un paysage, mais coupé du côté droit et en bas, et en mauvais état, mais racomodable si on l’exige.<lb/>7. Deux paysages pendants peints sur toile par Rendue où sont représentés des villes connues. Leur longueur est de 10 pi. 10 p. sur 6 pi. de haut.<lb/>8. Par le même, un paysage où est pareillement représenté une ville. Sa hauteur est de 5 pi. 9 p. Sa largeur est de 8 pi. 2 p.<lb/>9. Par Van Achene, un tableau peint sur toile représentant un sacrifice offert par une femme aux idoles. Sa hauteur est de 5 pi. 9 p. sur 4 pi. 6 p.<lb/>10. Un tableau peint sur toile par Van Mole représentant une fête à Cibelle. La statue est trainée par deux lions autour du temple de cette déesse en forme de rotonde. La composition de ce tableau est des plus riches. Sa longueur est de 5 pi. sur 4 pi. 6 p. de haut.<lb/>11. Un autre tableau peint sur toile par le même maître représentant l’assemblée des Dieux. Sa longueur est de 6 pi. 7 p. sur 4 pi. 1 p.<lb/>12. Un tableau peint par Van Achene représentant Cibelle deçendue chez Morphée. Différents prêtres y sont représentés. Sa longueur est de 7 pi. sur 3 pi. 9 de haut.<lb/>13. Par le même maître, un tableau représentant plusieurs guerriers parlant à Cybelle. Sa longueur est de 7 pi. 3 p. sur 3 p. 9 de haut.<lb/>14. Par le même maître, un tableau peint sur toile représentant Méléagre à la poursuite du sanglier. Ce tableau est haut de 3 pi. sur 7 pi. 6 p. de long.<lb/>15. Par le même, un tableau peint sur toile représentant Alexandre prêt à monter Buséphal en présence de Philippe, son père, et des grands de la cour de ce prince. Sa hauteur est de 5 pi. 6 p. sur 3 pi. 7 p. de large.<lb/>16. Par le même maître, un tableau peint sur toile représentant à l’entrée d’un appartement une vieille femme présentant une lettre à un guerrier qui paroit la recevoir avec l’air le plus amoureux, mais sur le devant du tableau ce même homme paroit avoir déchiré la lettre que l’on voit sous ses pieds et dans l’action de tirer l’épée sur cette femme qui s’enfuit saisie de la plus grande frayeur. Sa largeur est de 6 pi. sur 3 pi. 9 p. de haut.<lb/>17. Deux tableaux pendants peints sur toile par le même maître représentant l’un un festin et l’autre deux combattants dont le succès paroit intéresser deux parties ennemies. A droite est une tente dans laquelle sont plusieurs guerriers et dans le fond une ville, sur les remparts de laquelle paroit une grande quantité de spectateurs. Leur longueur est de 5 pi. 6 p. sur 3 pi. 9 p. de haut.<lb/>18. Par le même maitre, une partie de tableau peint sur toile représentant un guerrier invitant une femme à le suivre. Le fond est une forêt. Sa hauteur est de 5 pi. sur 3 pi. de large.<lb/>19. Par le même, un tableau pareillement mutilé et coupé représentant un homme nud et debout, un autre baissé contre terre tenant un réchaud plein de fer. Le fond est une forêts. Sa hauteur de 5 pi. 9 sur 4 pi. 9 de large.<lb/>20. La Victoire figurée par un ange debout et tenant d’une main une lance et de l’autre une couronne d’oliver. Il est peint sur toile par le Voete et de son meilleur temps. Sa forme est en hauteur, terminé haut et bas en deux tiers par deux demie cercle, haut de 7 pi. 6 p. sur 3 pi. 6 p.<lb/>21. Cinq fragmens de tableaux peints sur toile dont l’un représente une figure nue et danssan, un autre Adonis se mirant, un troisième deux figures dont un homme et une femme paroissent du meilleur accord, les deux autres des parties de paysages.<lb/>22. Un autre tableau pareillement coupé dont le sujet est très énigmatique. Une figure est à genoux et dont le bras en est coupé. Plusieurs autres figures sont debout et paraissent s’intéresser à l’action de la scène qui paroit se passer dans un palais ou un temple. Sa hauteur est de 5 pi. 9 p. sur 4 pi. 6 p. de large.<lb/>23. Par le Voete, un tableau peint sur toile représentant Arianne dormant et délaissée par Thésée.<lb/>24. Le pendant représente Arianne sur le bord de la mer, à genoux, les bras étendue et dans l’action la plus touchante. Dans l’éloignement, l’on apperçoit encore le vaisseau dans lequel l’infidèle Thésée s’éloigne d’elle.<lb/>25. Un tableau sur toile trouvé sans châssis représentant la Victoire. Une belle femme assise sur des trophées de guerre tenant en sa main gauche une lance, quatre dont deux tiennent l’une une couronne de laurier et l’autre une palme. Ce tableau est bien mutilé, l’ayant trouvé avec d’autre, dans le tems de la démolition du château neuf, sur des gravats. Ils sont cependant racomodables. Son pendant représente la bonne foy figurée par une femme assise, drappé en violet et par-dessus une draperie orangé, et tient de sa main droite un cœur, et dans l’autre une palme. Au dessous, un ange la couronne. Le fond est un paysage. Leur hauteur est de 5 pi. sur 4 pi. 2 p.<lb/>26. Par le Parmezan, un tableau peint sur toile et trouvé pareillement sans châssis représentant Cybelle deçendue chez Morphée<lb/>27. Un tableau peint sur toile, qui a servy de plafond du lit de la reine, mère de Louis quatorze. Il est peint sur toile par Louis de Boulogne et représente Andimion endormie dans les bras de Morphée diane son char auquel sont attelés des biches. Deux amours les arrêtent. La déesse paroit donner toute son attention et son regard témoigne assez l’impression que ce berger a fait sur elle. La forme de ce tableau est longue de 9 pi. 9 p. sur 5 pi. 9 de haut. Il est terminé par deux demie cercle des deux tiers de sa hauteur. Il est possible de le rendre de meilleure forme.<lb/>Etat d’une partie des tableaux de Maison qui sont entre mes mains<lb/>28. Un tableau ovale en hauteur, copié d’après Raphaël, représentant une Vierge connue sous le titre de la Jardinière. Sa hauteur est de 2 pi. 8 p. sur 2 pi. 2 p.<lb/>Cabinet du jeu<lb/>29. Sur la cheminée, un tableau de 5 pi. 5 p. de haut sur 5 pi. 10 p. peint sur toile représentant Bacchus et Ariane peint par Herault d’après le Ticien.<lb/>Garde robe ensuite<lb/>30. Un tableau de 15 pouce sur 13 pouce, forme oval, représentant Saint Jean peint par Mignard.<lb/>Au premier étage du château, salle des nobles<lb/>31. Sur la cheminée, un tableau de 8 pi. de haut sur 6 pi. peint sur toile en forme oval d’en haut, représentant Venus et Boré accompagnés d’amours.<lb/>Chambre à coucher de Monseigneur<lb/>32. Sur la cheminée, un tableau de 9 pi. 6 p. de haut sur 5 pi. 6 p. de large peint sur toile d’après le Guide, représentant Hercule combattant l’hydre.<lb/>33. Un dessus de porte en ovale en longueur peint sur bois représentant une alégorie de Mars et Vénus avec des génies tenant les différents attributs des dieux.<lb/>Chambre à l’italienne<lb/>34. Un tableau peint sur toile de 4 pi. 6 p. sur [vide] de large par le Fety représentant Judith tenant la tête d’Holoferne avec sa servante.<lb/>Antichambre de l’appartement de madame la comtesse d’Artois<lb/>35. Sur la cheminée, un tableau oval en haut de 7 pi. 11 p. sur 5 pi. de large peint sur toile représentant Jésus au milieu des docteurs, par Philippe de Champagne.<lb/>La porte d’entrée à l’appartement<lb/>36. Un tableau sur toile de 5 pi. 4 p. de haut sur 3 pi. 8 p. représentant sainte Marguerite peinte d’après Raphaël<lb/>Sur la porte d’entrée à l’escalier<lb/>37. Un tableau sur toile de 5 pi. 4 de haut sur 3 pi. 8 p. d’après le Guide représentant David.<lb/>Sur la porte d’entrée à un chambre en aile<lb/>38. Un tableau de 5 pi. 4 p. sur 3 pi. 8 p., Henry en pied par Janet<lb/>Chambre de plein pied en aile<lb/>39. Un tableau sur la cheminée peint sur toile de 8 pi. 8 p. de haut sur 6 pi. représentant le palais du soleil Apolon allant monter son char, par Jouvenet.<lb/>Chambre de madame la comtesse d’Artois<lb/>40. Sur la cheminée, un tableau sur toile de 10 pi. de haut sur 6 pi. représentant Hercule combattant Antée d’après le Guide.<lb/>Dans la même chambre<lb/>41. Un tableau peint sur toile de 5 pi. 6 p. sur 4 pieds représentant le mariage par Lanfran.<lb/>42. Un tableau peint sur toile de 5 pi. 9 p. sur 4 pieds représentant Lucresse, peint d’après le Guide.<lb/>43. Un tableau sur toile de 5 pi. 11 p. sur 4 pi. 7 p. représentant la Sainte Famille peint d’après Raphaël.<lb/>44. Un tableau sur toile de forme ronde de 4 pi. 4 p. de diamètre cancageux, alégorie représentant Louis XIV jeune homme avec la reine sa mère.<lb/>45. Un tableau de 4 p. 10 sur 4 pi. 5 p. représentant Marie Anne d’Autriche.<lb/>46. Un tableau de 6 pieds sur 4 pi. 10 p. représentant Louis XIV jeune.<lb/>47. Un tableau sur toile de 5 pi. 10 p. sur 4 pi. 3 pouce représentant Flore avec des génies, peint par Bosso.<lb/>48. Un tableau sur toile de 5 pi. 6 p. sur 4 pi. 8 p. peint par le Poussin représentant le Buisson ardent.<lb/>Chapelle<lb/>49. Un tableau peint sur toile de 9 pi. sur 6 pi. représentant saint Louis relevant des embassadeurs, peint par Gaspard Craher.<lb/>50. Un tableau sur toile de 6 pi. 6 pouces sur 4 pieds représentant Jésus avec ses diciples et donnant pouvoir à saint Pierre.<lb/>51. Avoir reçu depuis six tableaux venant du château de Maison, scavoir quatre peint sur toile représentant des plaisirs champêtre des premiers tems de Vatteau. Ils sont de forme chantournées, leur largeur est de 3 pi. 3 p. sur 2 pieds.<lb/>52. Un tableau peint sur bois représentant Mars et Vénus par un peintre allemand. Sa largeur est de 3 pi. 11 p. sur 2 pi. 11 p.<lb/>53. Un tableau peint sur toile représentant Léda. Il paroit être des premiers tems du Titien. Sa hauteur est de 4 pi. 6 p. sur 3 pi. 6 pouces de large.<lb/>Signé et paraphé ne varietur par le sieur Philippe François Briasse et led. sieur Prier en la présence de nous, officier municipal et procureur de la couronne au désir de notre  procès verbal de ce jourd’hui 23 juin 1791<lb/>Prier, Briasse<lb/>Bulland, Michaud, Hébert, procureur de la commune »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <p>Archives départementales des Yvelines, 5 Q 499</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Estimation des deux projets de restauration pour les acrotères du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 478</unitid>
                <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">11 mars 1809</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Détail estimatif et comparatif de la dépense des restaurations des acrotères du couronnement du château de Saint Germain en balustres de l’ancien modèle, avec la restauration proposée en simples parpains<lb/>Détail pour un mètre courant<lb/>N. B. Cet ouvrage de sculpture sortant des bornes du devis ne peut être exactement calculé d’après les dispositions qui y sont contenues. Ainsi, nous n’avons point compté d’évidement, mais il a fallu compter les tailles préparatoires ainsi qu’il est d’usage pour ce genre d’ouvrage.<lb/>Il faut pour un mètre courant 3 balustres ½, lesquels produisent, en pierre de lambourde à raison de 0 m. 19 carrés sur 0 m. 84 de hauteur, 0.105 m. cube de maçonnerie en pierre tendre à 63 f. 00 l’un : 6.61<lb/>Le sciage des prismes desdits balustres compté comme demi taille sur les 4 faces nous donne 2 m. 23 carrés, dont moitié 1.11 m. carrés de parement en pierre de taille tendre à 2 f. 50 l’un : 2.77<lb/>Les prismes doivent être élégis et épannelés par un ouvrier choisi, afin d’être disposés à être mis sur le tour. Cet ouvrage est d’une très grande sujétion, le moindre coup donné à faux quand on est à la 3e ou 4e face pouvant mettre la pierre hors de servir. Ce travail donne un développement de 2 m. 66 de taille. 2.66 m. carré de taille ci-dessus à double courbure à 3 f. 70 : 9.85<lb/>Les prismes ainsi disposés sont mis le tour et réduits de nouveau, et nous donnent en développement, les moulures étant évidées, 2.35 m. carrés de taille, idem à 3 f. 70 l’un : 8.70<lb/>34.48 m. courants d’arrêtes à double courbure à 0 f. 40 l’un : 13.97<lb/>14 trous de scellement de 0 m. 10 à 0 f. 30 l’un : 4.20<lb/>7 goujons en fer pour idem à 0 f. 30 l’un : 2.10<lb/>17000 miligrammes de plomb pour la moitié desd. scellement, les autres étant supposés en plâtre à 1 f. 15 l’un : 20.13<lb/>[Total :] 68 f. 33<lb/>Nous n’avons point compris dans le présent détail les déchets pour pierre cassée et fils qui peuvent s’y trouver et qu’on peut estimer au moins à un sixième.<lb/>Détails pour un acrotère en parpains de 0.19 d’épaisseur sur 0.24 de hauteur<lb/>0.160 m. cubes de maçonnerie en pierre tendre à 63 f. 00 l’un : 10.08<lb/>1.68 m. carrés de parement, un idem à 2 f. 50 l’un : 4.30<lb/>[Total :] 14 f. 38<lb/>Différence : 53 f. 95<lb/>Nous ne parlons dans ce détail ni des bases ni des bahuts, de leurs crampons et scellement, ni des pilastres qui sont les mêmes dans tous les cas.<lb/>Le garde du génie Desmarais, employé depuis environ 40 ans dans ce château, a fait faire quelques uns de ces balustres avant qu’on en eut abandonné le système. Ils coutoient de façon seulement 12 f. 00 pièce et en comparant les prix de la journée de ce temps avec celui actuels, cette main d’œuvre reviendroit à environ 20 f. 00. Elle n’est portée dans les détails ci-dessus qu’à 11 f. 50.<lb/>Résumé<lb/>Il faut en acrotère en balustre à remplacer pour la totalité du château, déduction faite des pilastres, 336.00 m. courant à 68 f. 33 l’un : 22958 f. 88<lb/>Si cette restauration se fait d’après le projet et suivant le système adopté par l’ancienne intendance des bâtimens du roi, nous aurons 336.00 m. courant à 14 f. 38 l’un : 4831 f. 68<lb/>Différence en plus : 18127 f. 20<lb/>On observe qu’en suivant le système d’une restauration semblable à la construction primitive, on tombera nécessairement dans les dépenses effrayantes et inutiles pour un service purement militaire qui ont déjà fait rejetter deux fois par S. M. les projets qui lui ont été présentés par les architectes de sa maison, notamment celui très récent de M. Fontaine pour le même objet, et que si S. M. a bien voulu affecter cette année 300 000 f. pour cet utile établissement, c’est que nous avons prouvé par notre rapport du 15 mars dernier que cette dépense pouvoit être réduite de moitié pour un établissement militaire qui ne demande aucun ornement entièrement superflu.<lb/>Si d’un autre côté, l’on considère sur place que la pluspart de ces balustres sont enfoncés à moitié de leur hauteur dans les maçonneries des pentes, on pourra se convaincre que leur effet est à peu près nul.<lb/>Versailles, le 11 mars 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’installation de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Place de Saint Germain<lb/>Ecole impériale spéciale militaire de cavalerie<lb/>Mémoire demandé par la lettre de Son Excellence le ministre de la Guerre en date du 14 mars 1809 relative à l’exécution des mesures prescrites par le décret impérial du 8 mars ordonnant qu’il sera établi pour le 1er juin 1809 dans le château impérial de Saint Germain en Laye, sous le titre d’école militaire spéciale de cavalerie, un établissement de 600 élèves et de 400 chevaux.<lb/>Observations préliminaires<lb/>Ne connaissant du décret précité que les dispositions ci-dessus énoncées, nous ne ferons qu’indiquer en masse nos idées, dont le développement doit être subordonné à l’organisation et composition de lad. école, dont nous ignorons entièrement les dispositions. Le travail subséquent et définitif de la distribution et emploi des divers corps de bâtiment ne peut se faire qu’avec une entière connaissance de ces dispositions et de concert avec monsieur l’officier général qui sera désigné pour commander cet établissement, lui seul étant à même de bien connaître tous ses besoins.<lb/>D’après cela, nous nous sommes proposés trois choses dans le présent rapport.<lb/>1° De faire connaître toutes les ressources du château de Saint Germain et l’emploi que l’on peut faire de ses différentes parties pour le service auquel il est destiné.<lb/>2° Ce qui manque aud. château pour completter le service de cette école.<lb/>3° L’apperçu général des dépenses nécessitées pour un pareil établissement.<lb/>Le plan du château de Saint Germain en Laie, bâti par François Ier, présente un D gothique, c’est-à-dire un polygone à cinq côtés inégaux flanqués par autant de pavillons en saillie ayant presque la forme de bastions. Le milieu de ce pentagone est une cour d’environ 3000 mètres de surface entourée de tous côtés par de hauts bâtiments.<lb/>Un fossé enveloppe le tout sur un développement moyen d’environ 300 mètre sur 15 de large vis-à-vis les courtines.<lb/>Quatre de ces courtines sont composées d’un rez de chaussée, entresol, 1er et 2e étage. Les rez de chaussée, entresols et 2e étage ont de 3 m. 50 à 4 m. 00 de hauteur. Leur largeur est de 10 à 12 mètres. Le 1er étage a près de 7 m. 00 de hauteur.<lb/>La 5e courtine, qui est la plus courte, contient la chapelle et ses dépendances et au dessus une très vaste pièce qui servait et peut servir encore de garde meuble.<lb/>Les pavillons ont un étage de plus que les courtines et de beaux souterrains. Neuf grands escaliers, des galeries et balcons procurent une communication facile entre toutes les parties de cet édifice.<lb/>Passons actuellement à l’emploi que nous proposons pour les différens corps de bâtiments.<lb/>La courtine du nord, dans laquelle étaient les grands appartements royaux, étant la plus étendue et ayant vue sur le parterre dont nous parlerons plus bas, nous croyons devoir la proposer pour servir de caserne. Elle est divisée en deux parties à peu près égales par un fort grand escalier qui permet deux grandes divisions pour les élèves, soit qu’on veuille les faire coucher en dortoirs ou en chambres. Chacune de ces deux grandes divisions se subdivisera en cinq subdivisions par cinq étages, c’est-à-dire rez de chausée, entresol, 1er étage où l’on établira un entresol à cause de sa grande hauteur et 2e étage. Chacune de ses subdivisions de 60 lits pourra l’être encore par des chambrées si on le juge convenable.<lb/>Une grande latrine sera établie dans l’avant-corps, au devant de l’escalier, en l’élevant dans toute la hauteur du bâtiment et en établissant des trémies à chaque étage et une double cloison avec portes à pivot et des jours dans la saillie de cet avant corps. Elle pourra suffire à tout le service de la caserne. Sa position au nord, avec un courant d’air intermédiaire est et ouest, préviendra toutes espèces de d’exhalaisons pernicieuses dans la caserne.<lb/>Le pavillon dit du nord ou du Roi, à la droite de cette courtine, offrira six étages dans lesquels on propose six salles d’exercice ou classes. Si on avait besoin d’un plus grand nombre, on les prendroit dans les entresols au 2e étage de la courtine ensuite, ou du levant. Si l’on veux des réfectoires, ils pourront être placés dans la rez de chaussée de cette courtine. On suppose que les cuisines, qui sont toutes faites, seront établies dans les souterrains du pavillon détaillé ci-dessus.<lb/>Tout le 1er étage de cette courtine, ainsi que celui du pavillon à la suite, dit de la Reine, et la courtine ensuite dans lesquels étaient les grands et petits appartements de la Reine, seront ceux du gouverneur, chambre du conseil d’administration, bibliothèque, archives, etc. Leur position centrale et la disposition des galeries et escaliers permettront à monsieur le gouverneur de voir, sans sortir de chez lui, tout ce qui se passe tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’établissement et de se transporter au moyen d’issues particulières et dont il aurait seul la clef dans toutes les parties quelconques de l’édifice.<lb/>L’aile du midi, dont nous venons de dire que le premier étage serait affecté pour le gouverneur, pourrait loger dans ses différens étages et entresols, en y joignant les deux pavillons entre lesquels elle est comprise, tous les officiers de l’état major, écuyers et professeurs de l’établissement. On y entre du dehors de la ville par un pont dormant. La porte d’entrée, condamnée depuis plusieurs années, serait remise en état, car on suppose qu’elle servirait seule à l’entrée de MM. les élèves, officiers et professeurs. Une double porte serait pratiquée à l’autre extrémité de la voûte, côté de la cour, pour intercepter la communication entre MM. les élèves et les gens qui auraient besoin chez les personnes indiquées plus haut. Une communication serait établie dans le rez de chaussée, à droite et à gauche de cette voûte. La 1ère, à droite, pour gagner l’escalier dit de la Reine, qui serait seul affecté pour monsieur le gouverneur. La 2e, à gauche, irait gagner l’escalier conduisant aux autres logemens. Les lieux du rez de chaussée compris entre la cour et cette communication serviraient de portiers ou pour un service analogue.<lb/>La 4e courtine contient la chapelle, sacristie, logement du chapelain et une terrasse au dessus, exposée en plein midi, qui pourrait en certaines occasions servir de promenoir pour l’infirmerie.<lb/>Nous proposons d’établir cette infirmerie dans le pavillon du sud, à la suite de cette chapelle.<lb/>Les cuisines, pharmacie, laboratoires, salles de bains peuvent être placés dans les rez de chaussée et étages inférieurs, les chambres de malades, logement d’infirmiers ou salles d’officiers de santé, vestiaire et tout ce qui peut completter un hôpital de 60 malades au moins peut y trouver place. Il y a une communication ouverte avec la tribune de la chapelle. L’escalier donne dans le fossé qui, étant placé au midi, offre, ainsi que la galerie dont nous venons de parler, un promenoir agréable et salutaire aux convalescens. Nous avons préféré ce pavillon pour hôpital, à cause de son isolement des logemens d’un côté par la chapelle, et de l’autre par la courtine de l’ouest dont il nous reste à parler.<lb/>C’est dans cette courtine qu’est l’entrée actuelle. Après avoir traversé un pont dormant et une voûte, on arrive sous un vaste porche qui se prolonge de droite à gauche. On propose d’intercepter toute communication de ce côté avec les élèves en ne laissant d’ouvertures grillées que ce qui serait nécessaire à l’éclairage de ce porche. Toute cette courtine, dans laquelle était la salle de comédie, et où il faudra établir des planchers si l’on voulait y faire des logemens, ainsi que le pavillon joignant à la caserne, seroient consacrés à l’économat, c’est-à-dire aux magasins et approvisionnemens de toutes espèces, lingerie, etc. Ce côté, tirant ses jours principaux du côté de la ville, demande à ne pas être occupé par les élèves.<lb/>Nous venons de voir les ressources qu’offre le château. Passons maintenant aux objets qui lui manquent pour completter le service de cette école de cavalerie. Ce sont 1° des écuries, 2° une carrière, 3° un manège.<lb/>Nous avons d’abord pensé que les écuries dites du manège et de l’hôtel du Maine pourraient servir à cet usage en les mettant en état et en y construisant des écuries pour 100 chevaux de plus, afin de completter les 400. Mais une très grande difficulté se présente, celle de traverser des chemins publics et des rues, et de faire des acquisitions de terreins appartenants à divers particuliers.<lb/>Nous croyons donc plus simple et nécessaire à un aussi bel établissement de construire des écuries neuves à l’extrémité du parterre, le long du mur de la forêt. Deux motifs nous ont guidé dans le choix de cet emplacement. 1° La conservation de la belle vue de la terrasse. 2° La proximité des eaux pour le service de ces écuries.<lb/>Il est également nécessaire de construire un manège, car celui existant n’est qu’un jeu de paume de 11 m. 00 de largeur sur 30 m. 00 de long, ce qui est évidemment insuffisant, et les difficultés sont les mêmes que ci-dessus pour y arriver.<lb/>On propose également de faire ce manège à l’extrémité du parterre, le milieu faisant face à la route impériale dite le chemin neuf, faite à l’usage de S. M. Les écuries viendraient s’y appuyer de droite et de gauche et l’on ménageroit en arrière une cour pour les fumiers et abbreuvoirs. Une partie extérieure du côté de la forêt permettroit l’entrée et sortie des voitures de service sans passer au travers de la carrière, uniquement destinée aux évolutions.<lb/>Nous proposons d’établir dans le parterre, terrein dépendant immédiatement du château, la carrière. Cet espace serait suffisant pour permettre la manœuvre de deux escadrons. Il faudrait qu’il fut enclos de murs de 4 à 5 mètres de hauteur au dessus du sol. Les élèves s’y rendraient du château en rétablissant en bois les deux ponts des pavillons renfermant l’aile du nord.<lb/>Après avoir fait connaitre nos premières idées, nous allons passer à l’apperçu général des dépenses que nécessite un pareil établissement.<lb/>1° La chemise extérieure étant dans le plus mauvais état et plusieurs parties de trumeaux et ceintres menaçant d’une ruine très prochaine, il est nécessaire de faire un ravalement général dont le développement peut être évalué à :<lb/>22000 m. carrés de ravalement, que nous estimons, y compris les reprises, à 3 f. l’un : 66000 f.<lb/>Les reprises et ravalements ou crépis intérieurs sont doubles, ce qui nous donne 44000 m. carrés à 3 f. 00 l’un : 132000 f.<lb/>[Total :] 198000 f.<lb/>Les neuf dixième des croisées à petits bois doivent être renouvellés, une partie des portes, et on estime d’après l’expérience que la menuiserie, peinture, vitrerie, serrurerie etc. égale la maçonnerie à 198000 f.<lb/>[Total :] 396000 f.<lb/>Pour la réparation des couvertures, terrasses et plomberie : 20000<lb/>Celle des eaux pour les conduire dans les cuisines, bains, etc. : 5000<lb/>La construction des latrines et fosse : 10000<lb/>Le rétablissement des deux ponts, fermeture de la cour intérieure, etc. : 10000<lb/>Le rétablissement de la chapelle et tribune : 10000<lb/>Total des ouvrages à faire au château : 451000, ci 451000 f.<lb/>Ouvrages neufs<lb/>Ecuries, manège, carrière<lb/>240 m. courans d’écuries doubles à 800 f. l’un par estimation : 192000<lb/>70 l. courans de manège à 1000 f. l’un par estimation : 70000<lb/>1000 m. de murs de clôture à 65 f. l’un : 65000<lb/>Total des ouvrages neufs : 327000, ci 327000 f.<lb/>Environ 1/6 en sus pour dépenses imprévues, ci 130000<lb/>Total général : 908000 f.<lb/>A Versailles, le 16 mars 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet<lb/><lb/>Rapport du directeur<lb/>La dépense portée dans le rapport ci-dessus comprend celle nécessaire par aperçu pour porter à sa perfection l’établissement ordonné à Saint Germain. Je vais indiquer les moyens les plus économiques de satisfaire en peu de tems aux ordres de Sa Majesté, qui exige que le 1er juin les élèves puissent être logés.<lb/>Pour la réparation générale des couvertures : 10000 f. 00<lb/>Pour disposer dans la courtine du nord A le logement des 600 élèves, y compris les réparations en maçonnerie de cette courtine seulement (la partie supérieure du bâtiment est entièrement délabrée sur toutes les faces intérieures et extérieures du château) : 115000 f. 00<lb/>Pour disposer le logement de MM. les officiers d’état major de l’école et des employés, pour le plus strict nécessaire : 10000 f. 00<lb/>Pour l’établissement d’une grande latrine indiquée dans le rapport : 10000 f. 00<lb/>Pour les cuisines, la buanderie, l’infirmerie, les salles de dissipline, les corps de garde, etc. etc. : 10000 f. 00<lb/>Dépenses imprévues : 5000 f. 00<lb/>[Total :] 160000 f. 00<lb/>Après l’exécution de ces travaux, qui peuvent être achevés à l’époque fixée, les élèves et les officiers de l’état major pourront entrer de suite dans l’établissement. Les écuries de l’hôtel du Maine, contenant 400 chevaux, pourront être employées au service de l’école. Il est vrai qu’elles en sont séparées par une isle de maisons indiquée au plan, mais les maisons, dont la propriété peut être évaluée à 120000 f. pourroient, par la suite, être achetées ou échangées contre des domaines, dans le cas où Sa Majesté n’ordonneroit pas le construction des écuries neuves.<lb/>Le manège B pourra aussi servir à l’école, mais il est très petit et insuffisant. La construction d’un grand manège convenable pour l’établissement coûtera environ 80000 f. 00.<lb/>Quant au logement de monsieur le gouverneur, comme il y aura des décorations intérieurs à ajouter aux distributions actuelles, c’est une dépense sur laquelle on ne peut présenter aucun apperçu avant de connoitre, à cet égard, les intentions de Son Excellence le ministre de la Guerre. Le renouvellement des croisées, les boiseries, parquets, tentures, cheminées en marbre etc. etc. couteront environ 8000 f. 00.<lb/>A Saint Germain, le 16 mars 1809<lb/>Pour le directeur des fortifications, le sous directeur<lb/>Malus »</p>
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                <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’installation de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 478</unitid>
                <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1809</unitdate>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Place de Saint Germain<lb/>Vieux château<lb/>Mémoire sur la distribution intérieure de la portion du château de Saint Germain proposée pour caserne à l’usage de MM. les élèves<lb/>N’ayant reçu aucune instruction quelconque relative à l’organisation de ce nouvel établissement, nous avons supposé<lb/>1° que les élèves logés par chambre de 10 à 15 lits<lb/>2° l’ameublement de leur caserne, le même que celui des vélites à cheval de la garde de S. M.<lb/>3° les élèves couchant seuls, leur lit d’une dimension d’environ 0 m. 82 (2 p. 6 po.) avec une ruelle d’au moins 0 m. 50 (1 p. 6 po.)<lb/>4° les alimens préparés en commun dans les cuisines existantes et les élèves mangeant dans leurs chambres suivant l’usage des troupes<lb/>5° enfin les mêmes études qu’à l’école militaire de Saint Cyr.<lb/>Ayant rassemblé toutes nos idées à cet égard, nous les avons communiquées à monsieur le général Bellarend, commandant de la dite école, et ce n’est que d’après ses conseils et ses différentes observations que nous nous sommes arrêtés au projet qui fait l’objet du présent mémoire.<lb/>Dans notre rapport succinct du 15 de ce mois, nous supposions qu’il seroit établi un entresol dans le 1er étage de l’aile du nord, proposée pour caserne. Différens motifs nous ont fait rejetter cette première idée. Le 1er est le défaut d’air dudit entresol, dont la seule partie inférieure eut été éclairée, ainsi qu’on en peut juger par l’inspection du profil. D’ailleurs la construction d’un plancher neuf dans toute cette partie eut jetté dans une dépense énorme, dont on peut se passer puisque l’on a suffisamment de place. Toutefois, la raison principale qui nous a déterminé est la nécessité d’avoir pour les salles d’instruction destinées à réunir un grand nombre de personnes des pièces bien éclairés, d’une grande dimension et surtout d’une très grande hauteur pour y maintenir plus efficacement la pureté de l’air.<lb/>Le 1er étage d’une hauteur de 7 m. 00 (11 p.) présente à cet égard tous les avantages que l’on peut désirer pour un pareil service.<lb/>C’est d’après ces considérations et pour retrouver tous les emplacemens nécessaires que nous avons fait les modifications suivantes à notre premier apperçu.<lb/>Nous affections seulement l’aile du nord, le pavillon ensuite et partie de l’aile du Levant pour le service des élèves.<lb/>Pour suppléer aux pièces que nous ont offert les entresols du 1er étage, que nous ne construirons pas, il faut ajouter au corps de bâtiments ci-dessus le pavillon de l’horloge et le 1er étage de l’aile du levant.<lb/>Nous construirons toujours nos latrines dans l’avant-corps du milieu de l’aile du nord et l’on y accédera à chaque étage de toutes les parties de la caserne par des galeries ou corridor.<lb/>Le grand escalier du milieu et celui de l’angle formé par les ailes du nord et du levant seront seuls affectés à l’usage de MM. les élèves. Alors cette caserne au lieu de se diviser en deux parties à peu près égales le sera en trois.<lb/>Le rez de chaussée nous donnera 17 chambres qui l’une dans l’autre offrent de quoi placer 179 lits<lb/>L’entresol au dessus 19 chambres pour 223 lits<lb/>Le 2e étage au dessus 23 chambres pour 204 lits<lb/>Total 606 lits<lb/>Il y a en outre à chacun de ces étages une chambre particulière destinée à un officier de l’état major chargé de la surveillance de MM. les élèves.<lb/>La position des murs de refend ne nous a pas permis une division exacte dans la chambrée, mais cela devient à peu prés indifférent, les plus faibles étant de dix lits et les plus fortes de 14. Huit sont de six lits seulement, mais comme elles sont contiguës deux à deux, cette différence n’apporte aucune disparité à la division générale.<lb/>Au rez de chaussée et 2e étage, en profitant des ouvertures existantes dans les gros murs, on a pratiqué du costé de la cour un corridor pour communiquer à couvert d’une extrémité de la caserne à l’autre. A l’entresol, cette communication se fait par le moyen de la galerie.<lb/>Pour le 1er étage les communications de ce genre deviennent inutiles. On pourra cependant, si on le juge convenable, passer à volonté d’une pièce dans une autre. Mais des arrivées séparées ont été ménagées pour chacune de ces pièces, lesquelles par la nature du service auquel on le destine doivent avoir leurs entrées particulières. Il y en a 9, savoir quatre très grandes de 15 à 18 mètres de long sur 10 de largeur, éclairées des deux côtés pour salles de dessin et de fortification. Quatre autres d’environ 10 mètres de long sur 10 de largeur, dans lesquelles on pourra établir des gradins pour les cours de mathématiques et de langue. Et enfin la bibliothèque de même dimension, laquelle se trouvera contiguë avec l’appartement de monsieur le gouverneur.<lb/>Pour effectuer ces dernières dispositions, il suffit de prolonger de l’entresol au 1er étage un escalier jusqu’à présent utilité et de construire un petit tambour pour communiquer dans la chambre du pavillon du nord.<lb/>Nous croyons que ces différentes distributions remplissent le but que l’on s’est proposé. Nous pensons également que l’irrégularité du local ne permettoit pas d’en tirer un meilleur parti pour un tel service.<lb/>On a tâché d’obtenir dans le plan toute la simplicité dont il étoit susceptible en ne touchant que le moins possible aux grosses constructions. Aussi n’y a-t-il dans tout ce que l’on propose que deux baies à percer dans des murs de refend sur la moitié environ de la hauteur de l’étage et dont l’ouverture ne pourra porter aucun préjudice à la solidité de l’édifice. Nous pensons que la distribution proposée, loin de l’altérer en rien, ne peuvent au contraire qu’en donner une plus grande aux planchers, car il suffit de jetter un coup d’œil sur l’épaisseur des murs de face pour se convaincre qu’ils sont en état de supporter les plus grandes charges. En effet dans l’état actuel des choses, chaque étage est divisé et subdivisé par un grand nombre de petites distributions et d’entresols qui en chargent les planchers d’une manière très inégale. En détruisant toutes ces constructions élevées par le caprice des divers particuliers qui ont successivement occupé ces appartements, nous les déchargeons d’un lourd fardeau, tandis que nos cloisons en pan de bois placées simétriquement, tout en soutenant les portées supérieures n’apportant qu’une charge égale et très médiocre aux étages du dessous.<lb/>Les élèves ne devant point faire de la soupe dans leurs chambres mais dans les belles cuisines de première construction, nous croyons devoir proposer le bouchement des cheminées, qui deviennent inutiles, en plâtras et plâtre, tant à cause du maintien de la propreté dans les chambres que pour arrêter l’entrée du froid dans la mauvaise saison.<lb/>Les croisées de tous les étages, le rez de chaussée excepté, étant de toute la hauteur d’un plancher à l’autre, nous croyons devoir faire recouper à hauteur d’appui celles qui pourroient encore être d’un bon usage, et de faire remplir le dessous en maçonnerie. On y trouvera une grande économie, dans la réparation actuelle, dans les entretiens subséquens, et les chambres n’en acquéreront que plus de salubrité.<lb/>Presque toutes les pièces étant parquetées en vieux feuillets, dont les 5/6e au moins sont hors de service, tout doit être considéré comme devant être recarrelé à neuf, car le peu de carreaux qui pourront rester en place couvrira à peine la dépense de l’enlèvement des vieux parquets.<lb/>Beaucoup de pièces sont garnies de débris de vieux lambris qui seront enlevés, et l’on couvrira les murs d’un nouvel enduit qui sera peint de deux couches à la colle.<lb/>Toutes les menuiseries vieilles ou neuves seront peintes à l’huile en jaune sur 2 couches.<lb/>Il ne nous reste plus qu’à parler des cuisines, prisons, corps de garde, hôpital et chapelle pour complétter ce qui concerne le régime intérieur des élèves. Ces objets seront le sujet d’un autre mémoire que nous adresserons sous peu, ainsi que celui sur les ravalements extérieurs et intérieurs de tout l’édifice, et les latrines, objet extrêmement important qui doit aller de front avec les réparations intérieures.<lb/>Versailles, le 28 mars 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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                <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les restaurations à entreprendre à Saint Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 478</unitid>
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                <p>« Extrait des registres du comité central des fortifications<lb/>Séance du 1er avril 1809<lb/>Le comité des fortifications examine le projet des travaux à faire pour établie, dans le château de Saint Germain en Laye, la caserne et les salles d’instruction des élèves de l’école impériale de cavalerie.<lb/>Il est d’avis que la distribution mérite en général l’approbation de Son Excellence le ministre de la Guerre.<lb/>Seulement, il lui parait plus convenable, dans un édifice tel que le château de Saint Germain, de conserver le balcon avec grille en fer au dessus de la galerie, en rétablissant le pavé en dalles, que d’y substituer un toit caché par un acrotère en maçonnerie pleine. Cet acrotère couperait la façade du 1er étage vu du bas, et le toit vu du haut serait d’un effet désagréable. On perdrait dans le balcon une communication extérieure qui peut utile au service, et qui règne d’ailleurs sur tout le reste de l’édifice. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur les ravalements du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Place de Saint Germain<lb/>Ecole impériale militaire de cavalerie<lb/>Mémoire sur les ravalemens du château de Saint Germain<lb/>Une des réparations les plus pressantes à faire audit château est celle des ravalemens. On peut voir à l’élévation ci jointe, qui représente une des faces extérieures, le caractère de cette architecture.<lb/>Les pilastres, plinthes, frontons, corniches etc. qui en forment la décoration sont formés d’un simple plaquis d’une brique boutisse fichée après coup. Aussi dans les faces exposées à l’humidité, telle que celle du côté du parterre ou du nord, et qui nous a servi de base dans nos estimations comme étant la plus endommagée, une partie de ces briques est elle entièrement détachée du reste des autres maçonneries.<lb/>Deux causes principales nous paraissent avoir contribué à cette dégradation.<lb/>La 1ère, qui est générale à tout l’édifice et qui date de loin, est le mauvais état des chaineaux et de leurs joints, qui permettent aux eaux de s’infiltrer dans la maçonnerie et qui en ont détaché ces plaquis, lesquels en beaucoup d’endroits cessent de faire corps avec les murs de face.<lb/>La deuxième est celle de la rupture de quelques unes des chaines ou tirans en fer placés pour tenir l’écartement des voûtes (toujours sur la même face du nord). Il en est résulté un mouvement général dans toute cette partie. Cet effort ayant eu lieu il y a environ trente ans, on ne doit plus rien en redouter. On prie d’ailleurs dans le temps toutes les précautions nécessaires, en replaçant de nouvelles chaines et reprenant en sous œuvre du côté de la cour plusieurs piliers butans qui en avoient besoin.<lb/>C’est ce même mouvement, et surtout l’infiltration des eaux, ainsi que nous venons de le dire, qui a occasionné la destruction d’un trumeau et d’une arcade dont le ministre a ordonné la reprise par sa décision du 24 mars dernier, ouvrage qui s’achève en ce moment.<lb/>La 1ère idée qui se présente, sous le rapport de l’économie, est celle de la suppression de tous ces ornemens de brique qui ne sont plus en usage, et d’y substituer un ravalement uni avec joints d’appareil semblable au soubassement.<lb/>Nous avons calculé, aussi approximativement qu’il nous a été possible, qu’elle seroit la différence de dépense entre le nouveau ravalement ou bien en suivant l’ancien. Le résultat de nos calculs nous offre une différence d’environ 10 à 12 mille francs sur la totalité du dévelopement extérieur du château, c’est-à-dire de 5 à 6 000 f. sur l’état estimatif ci-joint. Ainsi, en supposant que l’on n’y fît qu’un ravalement ordinaire, il ne monterait qu’à environ 40 000 f.<lb/>Mais en réfléchissant un peu sur cette innovation, on verra qu’elle entraine après elle une foule d’inconvéniens qui doivent la faire rejetter.<lb/>D’abord, en ne conservant extérieurement que des surfaces lisses et blanches, on détruit entièrement l’ordonnance originale de cet édifice, qui porte avec elle le cachet du temps où il fut érigé. L’intérieur de la cour ne peut dans aucun cas être restauré qui suivant la décoration primitive à cause de ses piliers butans, balcons, arcades élevées et tourelles. Ainsi les façades opposées aux regards du public se trouveraient avec un ravalement moderne couvert d’un badigeon, en contradiction manifeste avec la décoration intérieure de la cour, le plan géométral, les entrées, escalier, et l’on peut dire avec toutes les autres parties de l’édifice.<lb/>De plus, les doubles pilastres des trumeaux étant destinés à supporter les pilastres en saillie des acrotères, on ne peut détruire ceux là sans reculer ces derniers, qui autrement se trouveraient en porte à faux. Ce changement produirait un assez mauvais effet par sa monotonie. Nous ferons remarquer en outre que, depuis très longtemps, les restaurations ayant été commencées et suivies jusqu’à ce jour d’après le système de l’ancienne décoration, on ne peut y renoncer actuellement sans être obligé de détruire ce qui a été refait jusqu’à présent. D’ailleurs, il y a une si petite différence dans la dépense, qu’on ne doit pas balancer à suivre l’ancien ordre des choses et d’éviter par là toutes les critiques que nous pensons être assez fondées et résultantes du changement que l’on apporterait à la phisionomie de ce monument, peut être l’unique en ce genre.<lb/>Nous nous sommes cependant permis un petit changement, motivé par l’économie et d’ailleurs adopté depuis bien des années du côté de la cour, c’est la suppression des balustrades de l’acrotère que l’on est forcé de démonter pour refaire les chaineaux et entablement, et d’y substituer un acrotère plein, en parpains de pierre tendre de même nature que lesdits balustres, recouvert des anciennes tablettes. Cette construction, beaucoup plus économique et plus solide, remplacer avantageusement les balustres sans rien changer à l’ordonnance générale.<lb/>Dans un autre mémoire, nous devons également proposer, avec la suppression des terrasses pour leur substituer des toits en tuiles de Bourgogne, le remplacement de leurs balcons par de semblables acrotères destinés à cacher le toit. Mais nous ne faisons qu’indiquer ici ce projet pour faire voir qu’il ne forme aucune disparate avec l’ancienne ordonnance générale, à laquelle il donne même un caractère plus mâle.<lb/>Les ravalemens du côté du fossé se divisent naturellement en deux parties : les soubassemens depuis le fond du fossé jusqu’aux balcons, et la partie supérieure. Les soubassemens des pavillons sont parfaitement conservées, il n’y a rien du tout à y reprendre. Il y aura quelques lancis à faire à ceux des courtines, mais comme ils sont rares et peuvent se faire avec de simples échelles et quand on voudra, même dans dix ans, on n’en parle point ici, de même que des restaurations que demandent les contrescarpes, ouvrage qui peut également s’effectuer à volonté et par petites parties.<lb/>Nous ne nous occuperons donc ici que de la partie supérieure, ouvrage pressant et qui ne peut être exécuté sans entraver l’enseignement des élèves et déranger leur régime intérieur.<lb/>Nous ne présentons même dans l’état estimatif joint au présent mémoire que la moitié desdits ravalemens, c’est-à-dire de la partie affectée aux élèves, le reste étant moins pressant et pouvant également se faire par parties détachées et sans aucun danger ni communication avec eux.<lb/>Pour suivre l’ancien système adopté pour la restauration des entablemens, plinthes, corniches et autres ornemens de briques et dont l’expérience de plusieurs années a confirmé le choix, nous démolissions entièrement toutes les parties qui sont tombées ou qui ne font plus corps avec les murs de face, et nous substituons aux briques des moilons esmillés qui se tient bien mieux avec les anciennes maçonneries, puisque les élémens en sont homogènes et q’ l’on donne à ces moilons beaucoup plus de queue et de liaison qu’on ne peut en obtenir avec la brique.<lb/>Dans la partie de brique susceptible d’être conservée, tous les joints seront bien dégradés pour être refaits, et toutes les briques rongées par le temps seront remplacées par des nouvelles.<lb/>Le plâtre servant aux enduits des parties en moilon sera mêlé d’une quantité suffisante de brun-rouge pour en raccorder le ton de couleur avec celui des briques conservées, et les joints refaits proprement ainsi que cela se pratique dans une partie des édifices de Versailles. Le plâtre du reste des enduits formant les fonds sera mêlé de noir ou grisaille pour en raccorder le ton avec les enduits de même nature susceptible d’être conservés et avec les soubassemens.<lb/>On placera un tuyau de descente en fonte légère de Normandie à chaque trumeau susceptible d’en recevoir. Nous n’avons point mentionné cette dépense dans notre état estimatif parce que les balcons des croisées du 2e étage que nous avons remplacé par des murs d’appui (voyez notre rapport du 28 mars) produiront un poids beaucoup plus considérable qu’il ne faut pour couvrir la fourniture et pose desdits tuyaux.<lb/>On réparera avec le plus grand soin toutes les pentes, cuvettes, nappes et bouts de tuyaux en plomb destinés à conduire les eaux dans lesdits tuyaux ainsi que les dalles des chaineaux, dont tous les joints seront refaits en mastic de Corbel avec la plus grande surveillance afin de prévenir toute espèce de nouvelle filtration.<lb/>Il nous resterait à parler du ravalement de la cour intérieur, différent de celui-ci-dessus, mais comme nous n’avons pas encore pu recueillir tous les élémens nécessaires pour former un travail exact à ce sujet, nous ne pourrons l’envoyer que sous quelques jours.<lb/>Versailles, le 3 avril 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur les latrines à ajouter au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Place de Saint Germain<lb/>Ecole impériale militaire de cavalerie<lb/>Mémoire sur les latrines proposées pour la caserne de l’école impériale spéciale militaire de Saint Germain<lb/>L’avant corps qui se trouve devant le grand escalier de la façade du nord semble avoir été construit pour l’usage auquel nous le proposons. Sa grande saillie lui donne toute la profondeur nécessaire pour l’établissement de la cheminée, trémie et cloison, sans rien prendre sur la largeur du pallier de l’escalier.<lb/>Nous établissons quatre trémies au rez de chaussée, entresol, premier étage et entresol dudit. Nous croyons ce nombre suffisant. D’ailleurs, on ne pourrait en établir une cinquième au 2e étage sans être obligé de sacrifier une pièce et un belvédère.<lb/>Chaque trémie aura de 3 à 4 mètres et chaque cabinet environ 3 mètres de profondeur, deux barbacanne, en y donnant une clarté suffisante, y établiront un courant d’air habituel, nécessaire à l’évaporation des gaz. Une cloison en pan de bois avec porte à pivot en fera la séparation d’avec les paliers du grand escalier.<lb/>La fosse sera creusée dans le fossé. On lui donne dix mètres de long sur 6 de large et quatre de hauteur dans œuvre. On pense qu’avec ces dimensions, elle pourra servir près de deux ans sans être vuidée.<lb/>La voûte sera en berceau, en maçonnerie de moelon dur esmillé et mortier de chaux et sable ainsi que les fondations.<lb/>Une des têtes de laditte sera appuyée à l’avant-corps cy desss. Une chaine en pierre de taille sera à l’autre extrémité. On en placera également une au milieu. L’épaisseur de la maçonnerie sera de 0 m. 50.<lb/>Un châssis en pierre dure avec tampon sera établi à l’extrémité du côté de la contrescarpe pour en faciliter la vuidange. Cette voûte sera couverte d’un bon enduit en ciment et couverte entièrement d’un pavé posé avec ciment.<lb/>Nous regardons le pavage du fond de la fosse comme inutile, la filtration des eaux dans les terres ne pouvant nuire à personne.<lb/>L’extérieur de la cheminée sera revêtu d’un crépis moucheté et les bordures en brique feintes pour correspondre à l’ordonnance général de l’édifice.<lb/>Versailles, le 4 avril 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les restaurations à entreprendre à Saint Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">12 avril 1809</unitdate>
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                <p>« Extrait des registres du comité central des fortifications<lb/>Séance du 12 avril 1809<lb/>Monsieur le directeur des fortifications et du casernement de Paris adresse les projets<lb/>1° des ravalemens extérieurs de la partie du château de Saint Germain qui doit être occupée par les élèves de l’école spéciale de cavalerie, montant à la somme de 45 000 francs.<lb/>2° d’une grande latrine à l’usage des élèves de cette école, montant à la somme de 7 200 francs.<lb/>Le comité des fortifications pense que ces projets méritent l’approbation du ministre.<lb/>Seulement, il invite Son Excellence à transmettre à monsieur le directeur les observations suivantes :<lb/>1° au lieu de l’acrotère plein du balcon, le comité pense qu’il vaudrait mieux conserver un grillage en fer coupé par des dez ou pillastres construits d’une manière analogue à la décoration.<lb/>[dans la marge : Il n’est pas question de cet acrotère dans le projet, il est seulement indiqué au plan. Il a été convenu avec monsieur le directeur qu’on ne devait pas encore s’en occuper, attendu qu’il transmettra sur cet objet une proposition particulière.]<lb/>L’acrotère qui couronne l’édifice a moins d’inconvéniens. Il coûtera d’ailleurs 18 127 f. 20 centimes de moins que l’acrotère à balustres.<lb/> 2° peut-être serait-il convenable que le tableau A, dont la hauteur est très grande relative à la largeur, fut coupé par les corniches du milieu, prolongées et réunies comme celles du sommet. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur le ravalement intérieur du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Place de Saint Germain<lb/>Ecole impériale militaire de cavalerie<lb/>Mémoire sur le ravalement intérieur du château de Saint Germain affecté à l’école impériale militaire de cavalerie<lb/>Les piliers butans, les arcs doubleaux de la voûte des courtines étant extérieurs aux murs de face du côté de la cour, tandis qu’ils sont intérieurs du côté des fasses, il s’ensuit nécessairement une décoration tout à fait différente. Elle est ainsi, que l’autre, accompagnée de plaques de briques formant des encadremens des croisées, mais ces grands piliers saillants sont réunis entr’eux par deux voussures, ce qui forme une suite d’arcades à deux étages également ornées de briques par compartiment. La 1ère voussure ou celle du dessous s’élève jusqu’au niveau du premier étage pour y former un balcon avec garde fou en brique à compartiment. La 2e, un peu en retraite de la 1ère, s’élève jusqu’au niveau des chaineaux pour supporter l’acrotère du couronnement.<lb/>Cet acrotère, lors de la 1ère construction, était un balustre qui ont été détruits par le tems. L’expérience ayant fait connaître leur peu de durée, cette construction étant d’ailleurs d’une très grande dépense, l’intendance générale des Bâtimens du Roi jugea dans le tems, et avec beaucoup de raison, qu’il était beaucoup plus avantageux et économique de remplacer ces balustres par des acrotères composés d’un simple parpain. Ce plan adopté, toutes les restaurations du couronnement furent ordonnés et faites d’après ce système. A l’exception de deux travées, tout le côté de la cour a été ainsi réparé.<lb/>Ce n’est donc pas sans y avoir été suffisamment autorisé que nous avons cru devoir suivre la même marche pour les autres côtés des quarante quatre arcades formant le périmètre de cette cour. Il y en a de plus ou moins endommagés, plusieurs sont dans un état de ruine du plus menaçant. En général, elles offrent presque toutes du danger, parce que les arcs doubleaux du dessous, n’étant que d’une simple brique plaquée après coup et seulement pour la décoration, le tems et les eaux ayant enlevé les mortiers, beaucoup de briques se détachent successivement à leur tour et peuvent occasionner de très graves accidents à une aussi grande élévation.<lb/>Le succès de la restauration dépend ici, ainsi que du côté du fossé, de la bonne réparation des chaineaux et des entablemens. Ainsi qu’il étaoit d’usage dans le tems, on a garni chaque pilier butant d’une goutière ou gargouille de pierre en saillie. Cette construction, dont le vice a depuis été reconnu, nuit beaucoup à la conservation des murs, puisque la moindre agitation de l’air rejette nécessairement les eaux sur leurs crépis, qui ne peuvent résister longtems à cette humidité.<lb/>Il seroit avantageux de les remplacer par des tuyaux de descente en fonte légère de Normandie. On peut se faire une idée de l’incommodité de ces gargouilles, qui forment en tems de pluie autant de colonnes d’eau tombant d’une hauteur d’environ 20 mètres dans une cour resserrée, comparable en quelque sorte à un puits. La dépense totale de ces tuyaux mis en place, que l’on peut estimer à près de 20 000 f., pourra être recouverte par différentes parties de fer qui pourront devenir inutile par la suite. Nous ne nous occuperons point ici de ces tuyaux de descente, auxquels nous reviendrons dans un autre moment.<lb/>Nous observons en passant qu’une des choses à laquelle nous faisons le plus d’attention dans toutes les restaurations que nous proposons, c’est de conserver toujours la même valeur à l’immeuble. Ainsi par exemple, si dans les chambres nous supprimons des plaques de cheminées, barres de languette ou balcons etc. devenues tout à fait inutils, le même poids des dits métaux doit être emploié en tuyau de descente etc. sur les façades qui en auront besoin.<lb/>Passons maintenant à notre ravalement. Nous le faisons exactement tel qu’il était dans l’origine. Seulement, dans les reprises que l’on se trouvera obligé de faire, on remplacera la brique par du moelon enduit de plâtre à briques feintes afin d’obtenir plus de liaison, de solidité et d’économie. C’est d’ailleurs le système adopté depuis un bien grand nombre d’années, nous ne faisons ici quelques observations sur cet ouvrage que pour faire connaître la nécessité de l’entreprendre tout de suite et de l’achever entièrement. Nous avons déjà remarquée plus haut que le mauvais état de quelques uns des piliers ou arceaux menaçait d’accidens très graves. La sûreté des élèves exige non seulement que l’on s’occupe sur le champ de ce travail, mais encore qu’il soit achevé avant leur arrivée.<lb/>Cette cour est tellement resserrée que l’appareil de tous les équipages nécessaires à cette réparation en occupe une grande partie, et d’ailleurs cet ouvrage ne pouvant avoir lieu sans une chute continuelle de briques, moelons et plâtres, on ne pourrait répondre des évenemens qui pourraient avoir lieu. La police et le régime intérieur des élèves se trouveraient d’ailleurs tout à fait dérangés par le mouvement et le nombre des ouvriers nécessaires à ce travail.<lb/>Nous regardons donc cette réparation comme excessivement urgente et devant précéder l’établissement.<lb/>Versailles, le 14 avril 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’installation de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Place de Saint Germain<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Ecole impériale militaire spéciale de cavalerie<lb/>Rapport demandé par la lettre de S.E. le ministre de la Guerre (bureau des écoles militaires) en date du 11 juillet 1809 sur les divers projets présentés jusqu’à ce jour concernant les terreins qu’il est indispensables d’annexer au château de Saint Germain en laie pour complétter l’établissement de l’école impériale militaire spéciale de cavalerie<lb/>Le décrit du 8 mars dernier affectant le château de Saint Germain en Laie pour le service de l’école impériale de cavalerie, dans le projet très succinct que nous avons envoyé le 16 dudit mois, ayant considéré le parterre comme faisant partie intégrante dudit château, nous avons en conséquence établi nos dispositions de manière à trouver tous les emplacemens nécessaires à un établissement de ce genre dans ledit parterre et le château sans être obligé d’y joindre différens terreins et bâtimens avoisinant, autrefois dépendans du château et maintenant aliénés, ni même aucun des autres bâtimens affectés jusqu’à ce jour au service de la Guerre.<lb/>Le parterre faisant une des promenades les plus fréquentées de la ville, ou plutôt servant habituellement de passage pour se rendre sur la terrasse et dans la forêt, plusieurs habitans ont cru devoir, en adressant au ministre quelques observation sur ce 1er projet qui devoit nécessairement les priver de cet emplacement, en présenter un second tendant à faire renter au domaine différens terreins ou maisons joignant le château dont ils faisoient partie autrefois. Ce 2e projet, ne pouvant remplir que très imparfaitement le but que l’on se propose, a donné lieu à un 3e projet mixte qui semble réunir toutes les conditions nécessaires pour compléter cet établissement.<lb/>Avant de comparer les trois projets entr’eux, nous commencerons par présenter l’état des divers emplacemens qui manquent au château pour completter les différens services nécessaires à cette école.<lb/>Ce qui se présente d’abord est un manège couvert et une carrière assez spacieuse pour faire manœuvrer au moins deux escadrons de 150 chevaux chacun.<lb/>Passons aux bâtimens dont l’usage est indispensable :<lb/>1° des écuries doubles, sellerie etc. pour les deux escadrons, ce qui demande une longueur de 230 m. 00<lb/>2° pour les écuries id., sellerie etc. de 100 chevaux de manège : 100.00<lb/>3° un amphithéâtre pour les démonstrations et cours d’arts vétérinaires : 15.00<lb/>4° pour les infirmeries, pharmacies, etc. : 80.00<lb/>5° pour les chevaux, hangards etc. nécessaires à l’artillerie : 30.00<lb/>6° pour les salles d’armes : 50.00<lb/>7° enfin pour les forges, latrines et autres bâtimens accessoires : 20.00<lb/>Longueur totale : 525 m. 00<lb/>Voyons actuellement lequel des trois projets nous procurera le plus convenablement une carrière, un manège couvert et 525 mètres courans de bâtimens (263 toises environ).<lb/>Il ne s’agit dans le 1er projet (feuille 1ère) que d’enclore le parterre et de construire la totalité des bâtimens ci-dessus détaillés. Nous les avons placés à l’extrémité de la carrière, le long de la forêt, pour conserver les belles vues du parterre et l’intégrité de la carrière. On est libre de donner une toute autre direction à ces bâtimens à construire mais, quelque soit la combinaison que l’on adopte, ce projet aura toujours le très grand défaut d’offrir à MM. les élèves un trop long trajet à parcourir depuis leur quartier jusqu’au manège et écuries, ce qui nuiroit beaucoup à la surveillance et feroit perdre beaucoup de temps.<lb/>Dans le 2e projet (feuille 2e), où les écuries du Maine, du manège et les grandes écuries offrent autant et même plus de locaux qu’il n’est besoin pour le service, on éprouve les mêmes difficultés pour la surveillance et les distances. Le manège couvert à construire étant placé dans la cour des écuries dites du manège, on trouvera dans les jardins environnans un fort beau manège découvert.<lb/>Les terreins à acquérir étant divisés en deux parties par la route impériale, cette vaste étendue ainsi partagée devient insuffisante pour former une carrière convenable, car pour lui donner l’espace nécessaire il faudroit réunir ces deux parties en un seul enclos, détruire la plantation de la route impériale et par conséquent toute la beauté de l’entrée de Saint Germain et faire passer l’empereur et toute sa cour au travers de l’enceinte de l’école, chose inconvenante sous tous les rapports.<lb/>Un autre désavantage de ce projet seroit d’acquérir à grands frais des maisons et jardins agréables pour les détruire ensuite. Les conserver seroit manquer tout à fait le but que l’on se propose.<lb/>Dans le 3e projet (feuille 3e), on fait l’acquisition des terreins et bâtiments restants de l’ancien château neuf, compris entre le château, le chemin au midi dudit château, la terrasse et le parterre. Pour ne point séparer l’ensemble des dépendances de l’établissement, on change la direction d’une très petite portion de la route impériale ainsi qu’on peut le voir au plan. Cette disposition entraîne nécessairement après elle le déplacement d’une des grilles et logement de portier de F’ en P’.<lb/>Nous pensons que ce projet mixte, résultat de la discussion et d’un sévère examen des lieux, renferme tous les avantages que l’on peut désirer. Les écuries, manège etc. se trouvent très rapprochés et dans la direction du château. La surveillance la plus sévère peut être exercée et M. le commandant, des croisées du château, voit dans les endroits les plus reculés, tant des écuries que de la carrière. De plus, le plan, en offrant un ensemble très simple et très régulier, se lie parfaitement avec le château et le parterre, lesquels, par cette disposition, ne forment plus qu’un même tout. Nous croyons donc que ce dernier projet, d’après ces motifs, doit obtenir la préférence sur les deux autres.<lb/>Avant de comparer entr’elles les dépenses qu’entraineroit l’entière exécution de chacun d’eux, nous allons présenter celle que nécessite le parfait rétablissement du château, qui est le même dans tout les cas et dont la plus grande partie est achevée, et le tableau de la valeur des différentes propriétés dont on se proposer l’acquisition dans les 2e et troisième projets.<lb/>Etat sommaire des dépenses nécessaires pour le parfait rétablissement du château<lb/>1° Pour la réparation des couvertures du pan de bois de la chapelle : 14300 f. 00<lb/>2° Pour les dispositions intérieurs nécessaires au casernement de MM. les élèves : 130000.00<lb/>3° Pour le ravalement extérieur de trois pavillons et de deux courtines : 45000.00<lb/>4° Pour le ravalement de la cour : 40000.00<lb/>5° Pour la construction des latrines : 7200.00<lb/>6° Pour rétablir les couvertures du pavillon de la Reine : 3440.00<lb/>7° Pour mettre en bon état la courtine du couchant pour recevoir tout ce qui concerne l’économat, l’établissement d’un plancher pour une 2e salle d’étude etc. : 36000.00<lb/>8° Pour établir dans le pavillon du midi tout ce qui peut avoir rapport à un hôpital de 60 lits, salles de bains, pharmacie et logemens de sieurs, médecins, chirurgiens etc. : 15000.00<lb/>9° Pour rétablir les divers logemens du pavillon de la chapelle pour logemens d’officiers : 10000.00<lb/>10° Pour rétablir tous les logemens de la courtine du midi dans lequel est compris celui de M. le gouverneur : 30000.00<lb/>11° Pour le rétablissement de la chapelle et de la grande pièce au dessus des tribunes et petites pièces de la galerie : 10000.00<lb/>12° Pour le pavage de la cour : 10000.00<lb/>13° Pour l’établissement d’un grand réservoir d’eau pour l’usage journalier de la maison et conduite de distribution dans les diverses parties de la maison : 10000.00<lb/>14° Pour rétablir ou réparer les couvertures en plomb des pavillons du midi, de la chapelle et celle de la chapelle : 8000.00<lb/>15° Pour rétablir en ciment tous les solins des chaineaux : 2000.00<lb/>16° Pour achever le ravalement extérieur des façades : 65000.00<lb/>17° Pour frais imprévus : 12040.00<lb/>18° Pour les ouvrages ordonnés aux grandes écuries, écuries du Maine et du manège pour le service provisoire : 22020.00<lb/>Total : 450000 f. 00<lb/>Tableau des terreins et propriétés dont l’acquisition est proposée pour l’école impériale militaire de cavalerie<lb/>Suivant le projet raisonné, c’est-à-dire entre le parterre et le chemin au midi du château<lb/>1° Une maison, jardin etc., propriété Bazire : montans de la valeur d’après le reveneu net au rôle des contributions : 5000 f. 00 ; montans de la valeur approximative d’après les convenances et les localités : 12000 f. 00<lb/>2° Propriété du sieur Legrand, graveur : 4000.00 ; 8000.00<lb/>3° Tannerie en activité du sieur Houette : 4000.00 ; 14000.00<lb/>4° Propriété du sieur Boucher, couvreur : 1200.00 ; 3000.00<lb/>5° Jardin du sieur Hardel : 3000.00 ; 3000.00<lb/>[Total :] 17200.00 ; 40000.00<lb/>Au midi dudit chemin, à droite et à gauche de la route impériale<lb/>6° Propriété Bardel : 32000.00 ; 60000.00<lb/>7° Idem Guy : 16000.00 ; 50000.00<lb/>8° Idem Bachelery : 14000.00 ; 30000.00<lb/>9° Maison Hardel : 15000.00 ; 17000.00<lb/>10° Maison Douard : 24000.00 ; 34000.00<lb/>11° Idem Curie : 5000.00 ; 10000.00<lb/>12° Jardin Haquenier : 500.00 ; 3000.00<lb/>13° Idem Guyon : 1000.00 ; 6000.00<lb/>Total : 124400.00 ; 250000.00<lb/>Ainsi, on peut estimer la valeur totale de ces terreins pour acquisitions à la somme de 250000 f. 00<lb/>Et pour la partie seulement entre le parterre et le chemin à celle de 40000.00<lb/>Passons maintenant aux estimations<lb/>1er projet du 15 mars sans aucune acquisition<lb/>1° Murs de clôture, 1000 mètres courans à 60 f. 00 l’un : 60000 f. 00<lb/>2° Constructions neuves en rez de chaussée, 525 m. courans à 800 f. 00 l’un : 420000.00<lb/>3° Idem en 1er étage pour logements d’écuyers, piqueurs, etc., 125 m. à 300 f. l’un : 50000.00<lb/>4° Construction du manège, par estimation : 80000.00<lb/>5° Pour établir des eaux aux écuries, le régulage des terrains et pour les frais imprévus, par estimation : 10000.00<lb/>[Total :] 620000.00<lb/>Pour le château : 450000.00<lb/>[Total :] 1070000.00<lb/>Nota. Il existe entre cette estimation et celle de notre premier rapport du 16 mars une différence en plus d’environ 162000 f. Elle provient des établissements d’artillerie et d’escrime dont nous n’avons eu connaissance que par le décret du 17 juin, lesquels ne sont point portés dans ledit rapport, et de la rapidité avec laquelle le 1er apperçu a été rédigé.<lb/>2e projet proposé par quelques propriétaires de Saint Germain<lb/>1° Murs de clôture, 1500 m. courans à 60 f. l’un : 90000 f. 00<lb/>2° Rétablissement de bâtimens tant au 1er étage qu’au 2e pour les approprier à leur nouveau service, 660 m. courans à 120 f. 00 l’un : 79200.00<lb/>3° Construction du manège, par estimation : 80000.00<lb/>4° Achats de terreins, par estimation : 250000.00<lb/>5° Pour établir des eaux aux écuries, recyclage des terreins et frais imprévus, par estimation : 4800.00<lb/>[Total :] 504000.00<lb/>Pour le château : 450000.00<lb/>[Total :] 954000.00<lb/>Nota. Il y a plusieurs portions de murs existantes, lesquelles dans ce cas ci pourront servir en y faisant les exhaussemens convenables, mais comme ce terrein, subdivisé en diverses propriétés, présente une très grande différence dans les niveaux des sols, il y auroit à faire des mouvemens de terres très considérables dont nous estimons que la dépense seroit couverte par la valeur des matériaux provenant de la démolition des différentes maisons et clôture de jardins.<lb/>3° Projet mixte arrêté le 10 juillet par M. le directeur des fortifications, M. le chef de bureau des écoles et nous<lb/>1° Murs de clôture, 1160 m. courans à 60 f. 00 l’un : 69600 f. 00<lb/>2° Constructions neuves en rez de chaussée, 420 m. courant à 800 f. l’un : 336000.00<lb/>3° Idem en 1er étage pour logements d’écuyers, piqueurs, etc., 125.00 m. courans à 400 f. 00 l’un : 50000.00<lb/>4° Changement pour rétablir la clôture de la terrasse en transportant la grille de Q en P et changement de la route impériale, par estimation : 6000.00<lb/>5° Construction du manège, par estimation : 80000.00<lb/>6° Achats de terreins, par estimation : 40000.00<lb/>7° Pour établir des eaux aux écuries, le réglage des terreins et pour les frais imprévus, par estimation : 4400.00<lb/>[Total :] 586000.00<lb/>Pour le château : 450000.00<lb/>[Total :] 1036000 f. 00<lb/>Si l’on ne considéroit que les dépenses, le 2e projet devroit avoir nécessairement la préférence sur les deux autres et le troisième sur le premier.<lb/>Il ne reste donc plus qu’à décider si la somme de 82000 f., différence entre l’estimation du 2e au 3e projet, doit faire rejetter ce dernier. Nous pensons au contraire que, la somme fût-elle double de celle-ci, il devroit encore obtenir la préférence.<lb/>Nous terminons le présent rapport en présentant le tableau des sommes nécessaires de manière à pouvoir établir l’instruction et le service de cette maison sur le même pied qu’à l’école impériale de Saint Cyr, conformément à l’art. 5 du décret du 17 juin dernier.<lb/>Nous supposons cependant qu’en attendant la construction des écuries et autres bâtimens, les chevaux, écuyers, piqueurs, etc., seront provisoirement placés aux écuries du Maine, du manège, etc., servant actuellement de casernement, et que les élèves se rendront militairement du château auxdites écuries chaque fois que l’instruction ou le service l’exigeront.<lb/>Tableau des fonds nécessaires pour faire la réparation du château de Saint Germain, la construction d’un manège et la fourniture et clôture d’une carrière.<lb/>Détails des ouvrages :<lb/>Arrangement du château : pour le 1er projet : 450000 f. 00 ; pour le 2e projet : 450000 f. 00 ; pour le 3e projet : 450000 f. 00<lb/>Construction du manège : pour le 1er projet : 80000.00 ; pour le 2e projet : 80000.00 ; pour le 3e projet : 80000.00<lb/>Murs de clôture : pour le 1er projet : 60000.00 ; pour le 2e projet : 90000.00 ; pour le 3e projet : 70000.00<lb/>Changement de la route impériale etc. : pour le 3e projet : 6000.00<lb/>Achats de terreins : pour le 2e projet : 250000.00 ; pour le 3e projet : 40000.00<lb/>[Totaux :] pour le 1er projet : 590000.00 ; pour le 2e projet : 870000.00 ; pour le 3e projet : 646000.00<lb/>Sur quoi il y a en fonds pour l’exercice courant : 300000.00<lb/>Partant il faut un nouveau fonds de : pour le 1er projet : 290000.00 ; pour le 2e projet : 570000.00 ; pour le 3e projet : 346000.00<lb/>A Versailles, le 22 juillet 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef du casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’installation de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1809</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Corps impérial du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Ecole impériale militaire de cavalerie<lb/>Projet du casernement de l’école impériale de Saint Germain d’après les dispositions du décret impérial du 17 mai 1809<lb/>L’école étant composée de 600 élèves partagés en deux escadrons de trois compagnies de cent hommes chacune, nous croyons, d’après le dispositif du local destiné pour caserne, que l’on peut proposer leur casernement de la manière suivante, d’après la situation des corridors et escaliers.<lb/>On peut néantmoins former d’autres combinaisons, mais nous croyons que celle-ci est la plus simple de toutes.<lb/>Les élèves seront logés<lb/>1° au rez de chaussée, composé de 13 chambrées pouvant recevoir ensemble 135 hommes<lb/>2° à l’entresol composé de 19 chambrées pouvant recevoir 225 hommes<lb/>3° au 2e et 3e étage composés de 21 chambrées pouvant recevoir 244 hommes<lb/>Il suit de là qu’un escadron, qui est de 300 hommes, ne peut être en entier logé dans un des étages.<lb/>On peut accéder à l’entresol par deux escaliers en noyeau et au 2e seulement par le grand escalier.<lb/>Nous avons d’après cela environ deux demi compagnies de chaque escadron au rez de chaussée, à portée de leurs escaliers respectifs. Le 1er escadron à l’entresol et le 2e et 3e étage de la manière suivante :<lb/>1er escadron<lb/>1ère compagnie<lb/>Rez de chaussée<lb/>Numéro des chambrées :<lb/>5 : 10<lb/>6 : 10<lb/>8 : 10<lb/>9 : 10<lb/>10 : 10<lb/>11 : 5<lb/>12 : 10<lb/>14 : 10<lb/>15 : 10<lb/>16 : 13<lb/>[total :] 103<lb/>2e compagnie<lb/>Entresol<lb/>17 : 10<lb/>18 : 12<lb/>19 : 9<lb/>20 : 8<lb/>21 : 7<lb/>22 : 8<lb/>23 : 15<lb/>24 : 8<lb/>25 : 14<lb/>31 : 7<lb/>[total :] 98<lb/>3e compagnie<lb/>Entresol<lb/>26 : 16<lb/>27 : 13<lb/>28 : 10<lb/>29 : 10<lb/>32 : 15<lb/>33 : 15<lb/>34 : 20<lb/>[total :] 99<lb/>[total du premier escadron :] 300<lb/>2e escadron<lb/>1er compagnie<lb/>Rez de chaussée<lb/>1 : 28<lb/>2 : 10<lb/>3 : 10<lb/>4 : 7<lb/>7 : 5<lb/>2e et 3e étage<lb/>44 : 10<lb/>45 : 10<lb/>46 : 5<lb/>47 : 15<lb/>[total :] 100<lb/>2e compagnie<lb/>2e et 3e étage<lb/>36 : 10<lb/>37 : 10<lb/>38 : 5<lb/>39 : 10<lb/>40 : 20<lb/>41 : 20<lb/>42 : 15<lb/>43 : 15<lb/>[total :] 105<lb/>3e compagnie<lb/>2e et 3e étage<lb/>49 : 10<lb/>50 : 6<lb/>51 : 10<lb/>52 : 10<lb/>53 : 10<lb/>54 : 28<lb/>55 : 5<lb/>56 : 20<lb/>[total :] 99<lb/>[total du deuxième escadron :] 304<lb/>[total :] 604<lb/>Il y a en outre<lb/>1° au rez de chaussée un corps de garde et prisons, et une chambre de surveillance (n° 13)<lb/>2° à l’entresol un logement complet pour l’adjudant du 1er escadron avec un escalier particulier pour y arriver (n° 30)<lb/>3° au 2e et 3e étage un logement semblable pour le 2e adjudant (n° 48) et une chambre de surveillance (n° 35)<lb/>Versailles, le 23 juillet 1809<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie en chef<lb/>Derouet »</p>
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                <p>« Extrait des registres du comité central des fortifications<lb/>Séance du 25 juillet 1809<lb/>Le comité des fortifications examine trois projets relatifs à la réunion des terrains et à la construction des bâtimens nécessaires pour compléter à Saint Germain l’école impériale de cavalerie.<lb/>Ces projets sont exprimés sur les feuilles de dessins n° 1, 2 et 3.<lb/>La dépense à faire au château même est constante et s’élève, quelque projet qu’on adopte, à 450 000 f.<lb/>La dépense relative aux terrains ou bâtimens à réunir ou construire hors du château s’élève<lb/>1er projet : 620 000 f.<lb/>2e projet : 504 000 f.<lb/>3e projet : 586 000 f.<lb/>Projet n° 1<lb/>Tous les avis se réunissent pour écarter le 1er projet qui est le plus cher, et d’après lequel la totalité des bâtimens additionnels seraient à construire.<lb/>Les avis sont partagés sur le 2e et 3e projet.<lb/>Chacun de ces deux projets offre des avantages et des inconvéniens que le comité des fortifications va récapituler.<lb/>Projet n° 2<lb/>On suppose que l’on puisse adopter dans ce projet les modifications suivantes :<lb/>1° réserver pour le service de S. M. les grandes écuries H qui sont au-delà de la rue de Paris et ne peuvent être comprises dans l’enceinte de l’école.<lb/>2° prolonger la longue terrasse le long de la propriété du sieur Bardel, élargir la rue qui va de l’extrémité de cette propriété au carrefour de la route et de la rue de Paris et les faire servir à S. M. lorsqu’elle veut se rendre directement dans la forêt (voyez les plans n° 2 et 3 où cette route est ponctuée).<lb/>3° réunir et applanir le reste de la propriété du sieur Bardel, l’avenue et les autres propriétés particulières pour en former un champ d’exercice vontinu.<lb/>Le terrain se prête aux modifications. Voici les avantages et les inconvéniens qu’offrirait le projet n° 2 ainsi modifié :<lb/>Les avantages sont :<lb/>1° une dépense moindre de 82 000 f.<lb/>2° la conservation pour le public et les étrangers qui visitent Saint Germain du grand parterre, qui sert de promenade et de passage pour se rendre à la forêt et à la longue terrasse.<lb/>3° dans le grand corps d’écurie EEFF, les maisons 1, 3 ; presque tous les bâtimens additionnels dont le château a besoin, ce qui dispense presqu’entièrement de constructions neuves et permet d’établir définitivement le service des écuries et l’école de cavalier et de l’escadron dans les bâtiments où, suivant les autres projets, il faudrait l’établir et le conserver provisoirement et jusqu’à la fin des constructions neuves.<lb/>Les inconvénients sont :<lb/>1° d’avoir les écuries plus longues et moins bien distribuées que dans les constructions neuves du projet n° 3.<lb/>2° d’enlever au casernement de l’intérieur les écuries EEFF, ce qui ne permet plus de conserver à Saint Germain de garnison ou de dépôt de cavalerie.<lb/>3° d’exiger, pour former le champ d’exercice, la démolition de plusieurs maisons et murs de clôture, l’applanissement du terrain, le prolongement de la longue terrasse et l’élargissement de la rue qui doit former la nouvelle route de S. M. dans la forêt (voyez les plans n° 2 et 3).<lb/>4° d’exiger une dépense immédiate beaucoup plus forte pour les acquisitions de maisons et de terrains, à moins qu’on ajourne le champ d’exercice dans ce projet, de même qu’on propose plus bas d’ajourner les constructions neuves du projet n° 2 afin d’en diminuer la dépense immédiate.<lb/>Si le terrain ne se prêtait pas, du moins sans beaucoup de dépense, aux modifications indiquées dans le projet n° 2, il faudrait ajouter à ces inconvénients la dépense additionnelle, ou le morcellement du champ d’exercice par la route qu’il faut conserver à S. M.<lb/>Projet n° 3<lb/>Les avantages de ce projet sont :<lb/>1° de donner de suite et sans dépense, dans le parterre, un champ d’exercice facile à clorre et tout applani.<lb/>2° d’offrir des écuries et un manège plus voisins du château et plus faciles à surveiller.<lb/>3° de mieux isoler la partie du château qui sert de caserne.<lb/>4° d’exiger une dépense immédiate beaucoup moindre, si l’on ajourne les constructions neuves en se servant provisoirement des écuries EEFF.<lb/>5° de conserver et de pouvoir rendre ces écuries au casernement de l’intérieur, quand les constructions neuves seront terminées.<lb/>Les inconvénients de ce projet sont :<lb/>1° d’exiger une dépense totale beaucoup plus forte à cause des constructions neuves.<lb/>2° d’entraîner, si on les exécute de suite, une dépense immédiate plus considérable, et si on les ajourne, de faire dépendre de ces constructions éventuelles l’établissement définitif de l’école.<lb/>3° d’enlever au public et aux étrangers qui visitent Saint Germain le parterre qui domine la longue terrasse, lie d’une manière convenable le château considéré comme monument avec la terrasse et la forêt et forme en hyver ou après les pluies la seule promenade saine et praticable de Saint Germain.<lb/>Conclusion<lb/>Tels sont les avantages et les inconvéniens des deux projets entre lesquels il s’agit de choisir.<lb/>L’exacte balance de leurs propriétés et de leurs défauts exigerait des profils et quelques autres renseignemens sur la nature du terrain et des édifices.<lb/>Le comité des fortifications se borne donc à cet exposé, qui suffit à Son Excellence le ministre de la Guerre pour juger l’état de la question et le décider d’après les renseignemens ultérieurs que doit transmettre monsieur le directeur du casernement. »</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Rapport à Sa Majesté l’empereur et roi<lb/>Du 5 novembre 1809<lb/>Sire,<lb/>Votre Majesté a, par son décret du 8 mars dernier, affecté au service de la nouvelle école militaire de cavalerie le château de Saint Germain, borné à un massif de bâtimens qui entoure une cour longue et étroite. Ce château peut suffire pour caserner, en chambrées, 600 élèves et loger les fonctionnaires militaires et civils qu’il est indispensable de placer près d’eux pour leur surveillance et leur police, mais il n’offre aucune ressource pour les exercer aux manœuvres, surtout de celles de la cavalerie.<lb/>J’ai fait examiner les environs du château pour trouver un emplacement convenable. Cet examen a donné lieu à un premier projet qui m’a paru ne pouvoir être adopté.<lb/>Il s’agissoit de prendre le parterre pour former la carrière et d’adosser les écuries et le manège au mur de la forêt faisant face au château.<lb/>Ce projet avoit le grand inconvénient de mettre les écuries à une distance immense de la caserne, et de rendre la surveillance extrêmement difficile dans les moments où les élèves panseroient leurs chevaux ou seroient au manège. L’espace étoit d’ailleurs insuffisant pour les bâtimens accessoires dépendans du service des écuries. Tout étoit à construire.<lb/>Par un second projet, on laissoit le parterre à la ville. On se rejettoit sur l’autre face du château, en s’étendant à sa droite jusqu’à la terrasse.<lb/>Ce projet avoit le même inconvénient que le premier. Les écuries étoient à l’extrémité de la carrière, la surveillance étoit encore plus difficile, la cour des écuries étant entourée de tous côtés par des bâtimens qui empêchent qu’on ne la découvre du château. Il falloit acheter un terrein très vaste appartenant à différens particuliers et sur lequel est bâti un assez grand nombre de maisons, dont on n’auroit pu tirer aucun parti, qui auroient gêné pour les manœuvres, que par conséquent l’on auroit été dans la nécessité d’abattre, on bouchoit un chemin public, l’entrée principale du château étoit fermée, ou pour la conserver telle qu’elle est, il falloit laisser comme cela est aujourd’hui une rue qui séparoit la carrière du château. Cette carrière se trouvoit aussi traversée par la route que suit Votre Majesté pour se rendre dans la forêt. Enfin, les élèves avoient la vue sur la promenade publique, ce qui pouvoit faciliter leurs communications au dehors.<lb/>Ces deux projets en ont fait naître une troisième, qui réunit les avantages des premiers sans avoir aucun de leurs inconvéniens.<lb/>Dans le projet, le parterre est affecté à la carrière. Dans un terrein qui est en avant de l’une des faces du château, on place d’abord les écuries des chevaux d’escadrons, que les élèves doivent panser. Des fenêtres du château, on place sur l’espace qui reste vide entre les deux corps d’écuries et qui sert à la fois de cour des pansemens et de manège découvert. Dans le fond, on établit le manège couvert, avec des écuries de droite et de gauche pour les chevaux de manège n’ayant point de communication avec celle des chevaux d’escadron. En arrière du manège couvert sont les écuries pour les chevaux d’artillerie et de fourgons, l’infirmerie, la forge, les atteliers du sellier, les logemens des personnages employés pour le service des écuries. Le chemin public est conservé, de même que l’entrée principale du château. Les élèves n’ont vue que sur la carrière ou sur les écuries et le manège. Le château se trouve parfaitement encadré, tous les bâtimens sont réunis. Ceux qu’il faut acquérir, et c’est un objet de peu de valeur, sont disposés de manière à pouvoir être facilement appropriés au service auquel ils sont destinés. Avec tous ces avantages, ce projet aura encore celui de laisser pour des dépôts de cavalerie une garnison commode où l’on pourra recevoir 400 chevaux aussitôt que les nouvelles écuries seront construites.<lb/>Je joins à ce rapport les 3 plans qui, en présentant l’ensemble des bâtimens, mettra Votre Majesté en état de juger celui des 3 projets qui mérite la préférence, sous le rapport de la dépense le dernier l’emporte sur les deux autres.<lb/>Le premier projet couteroit 620000 f.<lb/>Le second 504000 f.<lb/>Le troisième 586000 f.<lb/>La différence sur le premier projet est de 34000 f. en faveur du 3e et, s’il est plus cher de 82 mille francs que le second, il faut remarquer que l’école aura des écuries neuves et le casernement de quoi loger des troupes, ce qui n’auroit pas lieu dans le second projet. J’ajoute qu’en arrachant les arbres, l’emplacement du parterre est tout préparé, tandis que les terreins à acquérir de l’autre côté du parterre auront besoin d’être nivellés.<lb/>Le seul inconvénient du 3e projet, c’est de priver les habitans de Saint Germain de la jouissance du parterre. Mais je fais observer à Votre Majesté que le parterre sert moins de promenade que de passager pour aller sur la belle terrasse, à laquelle on arrivera, comme aujourd’hui, et par la forêt et par la nouvelle route que V. M. suivra pour s’y rendre en longeant le mur de l’école. Une considération importante que je ne dois pas omettre, c’est que, dans le second projet, avant de commencer aucune construction, il faudroit débourser de suite environ 250000 f. pour le prix des jardins et maisons à acquérir, tandis que dans le 3e projet, les acquisitions ne s’élèvent qu’à 40000 f.<lb/>Si V. M. pense que la seule objection à faire contre ce projet, qui présente d’ailleurs tant d’avantage, ne doit pas le faire rejetter, et que l’intérêt d’un établissement dont la ville elle-même profitera doit l’emporter sur un objet de pur agrément, lorsqu’il est si facile de le remplacer, je la prie d’approuver le projet de décret que j’ai l’honneur de lui soumettre.<lb/>Le ministre de la Guerre »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les acquisitions nécessaires pour l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
                <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1810</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Ecole de Saint Germain<lb/>Rapport à Sa Majesté l’empereur et roi<lb/>Du 25 juillet 1810<lb/>Sire,<lb/>J’ai chargé le général commandant l’école militaire de Saint Germain et le préfet du département de Seine et Oise de faire mettre à prix les terreins affectés par le décret du 14 décembre dernier à la carrière de l’école. La valeur de ces terreins avoit été estimée par apperçu à 250000 f. d’après le relevé du rôle des impositions. Les experts nommés contradictoirement par les propriétés et par le conseil d’administration de l’école ont porte cette valeur à 407065 f. 69 c. et ils n’ont pas compris dans le total :<lb/>1° une maison avec ses jardins dont le propriétaire leur a paru élever ses prétentions beaucoup trop haut ; il demande 83289 f. pour les seules constructions qu’il a fait faire indépendamment du prix d’acquisition du terrein.<lb/>2° une maison et jardin faisant partie du domaine mais concédé à vie à 3 dames que l’on ne peut pas évincer sans leur accorder une indemnité.<lb/>Tous les propriétaires réclament en outre une plus value pour la dépossession, en sorte qu’il faut compter sur une somme de 550 ou 600 mille francs pour acquérir les terreins, sur lesquels il y a plusieurs maisons agréables qu’il sera nécessaire d’abattre et d’autres qui ne seront d’aucune utilité pour le service de l’école mais que l’on ne peut se dispenser d’acheter, parce qu’ l’on ferme le passage aux propriétaires.<lb/>C’étoit pour éviter l’acquisition de ces terrains que j’avois proposé à Votre Majesté, par mon rapport du 5 novembre dernier, d’établir la carrière sur l’emplacement qui se trouve entre le château et la forêt et que l’on désigne sous le nom de parterre. Ce projet offroit à la vérité l’inconvénient de priver la ville d’une promenade qui est peu fréquentée, mais qui conduit à la forêt et à la belle terrasse. Cette promenade se divise en deux parties ; l’une, le parterre proprement dit, située en face du château, est bordée de grands arbres ; l’autre, le quinconce, plantée depuis peu d’années, ne permet aux habitans que des jouissances encore bien éloignées. Elle est à la droite du château et se prolonge jusqu’à la terrasse. Elle présente un carré dont chaque face à environ 250 mètres.<lb/>Votre Majesté pourra se convaincre, en jettant les yeux sur le plan que je joins à ce rapport, qu’il est possible de conserver aux habitans de Saint germain le parterre, qui est la portion la plus intéressante et la plus agréable de la promenade, et de céder le quinconce à l’école. Dans le projet, point de bâtimens à abattre, point de terrein à niveler, quelques arbres seulement à arracher. Il en couteroit 30000 f. au plus,<lb/>1° pour élever un mur du côté du parterre (tout le reste est clos par la terrasse, les murs de la forêt ou de propriétés particulières),<lb/>2° pour établir une cour pour les élèves vis-à-vis le château, du côté du parterre, sur une petite terrasse plus élevée que le reste du terrein,<lb/>3° pour fermer quelques issues donnant sur la grande terrasse ou sur des propriétés particulières.<lb/>Ce quinconce fait suite à l’emplacement désigné par le décret du 14 décembre, en sorte qu’il y auroit moyen d’étendre successivement la carrière lorsque le nombre des élèves seroit augmenté et que l’école auroit fait des économies qui lui permettroient d’acheter les terreins, sans qu’il en coutât rien au gouvernement. Un autre avantage de ce projet, c’est qu’aucune des dépenses faites ne deviendroient inutiles. »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
                <geogname>Parterre de la Dauphine</geogname>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Certificat attestant que tous les biens du comte d’Artois à Saint-Germain-en-Laye ont été vendus</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">15</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 500</unitid>
                <unitdate normal="1814/1814" encodinganalog="3.1.3">2 août 1814</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine et Oise<lb/>Bureau des Domaines de Saint Germain en Laye<lb/>Je soussigné receveur des Domaines au bureau de Saint Germain en Laye certifie que, dans l’arrondissement de mon bureau, il n’existe aucun bien provenant de Monsieur, frère du roi Louis XVIII, tous ayant été vendus.<lb/>Saint Germain en Laye, ce deux août 1814<lb/>Barthelemy »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de remise au Domaine du pavillon dit d’Henri-IV de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">16</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 479</unitid>
                <unitdate normal="1825/1825" encodinganalog="3.1.3">20 septembre 1825</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Intendance des Bâtiments de la Couronne<lb/>Division de Saint Cloud<lb/>Procès verbal de remise au Domaine du pavillon de Henry IV et du terrain attenant, situés à l’extrémité de la terrasse à Saint Germain<lb/>L’an mil huit cent vingt cinq, le vingt septembre, nous soussigné architecte du Roi pour la division de Saint Cloud, en conséquence des instructions qui nous ont été données le 7 juin dernier par monsieur l’intendant des Bâtimens de la Couronne, avons procédé à la remise au Domaine du pavillon de Henry IV et des portions de terreins contiguës qui étaient restées dans les attributions de l’intendance des Bâtimens.<lb/>Nous nous sommes rendu, à cet effet, sur les lieux, accompagné de l’inspecteur des Bâtimens du château de Saint Germain. Nous y avons trouvé monsieur le conservateur, autorisé à cet effet de prendre possession des lieux.<lb/>Nous les lui avons fait reconnaître tels qu’ils sont indiqués sur le croquis joint à la minute du présent procès verbal, où le pavillon est figuré sous la lettre A, et les deux portions de terreins en dépendant, d’environ 6487 mètres de superficie, sous la lettre B.<lb/>Monsieur le conservateur ayant reçu de nos mains les clefs de la porte d’entrée de cette enceinte, nous avons clos et il a signé avec nous le présent procès verbal dressé pour constater la remise que nous lui avons faite des lieux dont il est question.<lb/>Fait à Saint Germain, les jour, mois et an susdits.<lb/>L’architecte du Roi, Dubreuil<lb/>C. Seproju<lb/>Lemoyne »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le projet de faire passer la route du Pecq à travers une partie de l’ancien jardin du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">17</unitid>
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                <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">20 juillet 1831</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Intendance des Bâtiments de la Couronne<lb/>A l’administrateur de la Dotation de la Couronne<lb/>Paris, le 20 juillet 1831<lb/>Monsieur le Baron,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de me communiquer le 16 du mois dernier une lettre de monsieur le préfet de Seine et Oise, accompagnée d’une note de monsieur le maire de Saint Germain, toutes deux relatives à la cession des matériaux existant sur la deuxième terrasse dite du château neuf, pour être employés à la construction d’un nouveau pont au Pecq, en remplacement de celui qui a été détruit par les glaces de l’hyver de 1829 à 1830.<lb/>Le nouveau pont, construit en aval de l’ancien, se trouvera sur l’axe de la route de Chatou à Saint Germain et dans la ligne des anciennes constructions dites du château neuf. Ainsi que l’observe monsieur le maire, cette nouvelle disposition nécessite un nouveau tracé pour arriver à Saint Germain, qui raccourcirait de 16 à 1700 mètres, la distance de cette ville à Paris offrirait en même tems l’avantage d’une pente moins rapide que celle de la route actuelle, et serait à l’abri des interruptions que causent souvent sur celle qui passe à Marly les inondations de la Seine. Il résulte donc de ce projet des avantages incontestables, et pour les communications du service public de Paris en Normandie, et particulièrement pour la ville de Saint Germain. C’est pour assurer ces avantages à la commune qu’il administre que monsieur le maire sollicite l’abandon, en faveur de la construction du nouveau pont, des matériaux à provenir de la démolition des grottes et des rampes en ruine qui se trouvent sous la deuxième terrasse.<lb/>Cet abandon n’est pas le seul, au reste, que le projet dont il s’agit conduit à demander au domaine de l’ancienne Dotation. La nouvelle route devra passer sur l’emplacement même de cette deuxième terrasse où sont les constructions en question, et le terrein nécessaire au passage de cette route devrait, par conséquente, être également cédé à l’Etat. Au surplus, dès que celle-ci est ordonnée, la cession de terrain, exigée pour cause d’utilité, ne saurait être refusée.<lb/>Quoiqu’il en soit, j’ai chargé l’architecte de la division de Saint Cloud d’examiner la demande de monsieur le maire de Saint Germain. Il a visité les lieux avec soin et m’a adressé un calque que j’ai l’honneur de vous transmettre, sur lequel il a figuré par une teinte rouge le pont et la nouvelle route projetés.<lb/>Cette route, après avoir prolongé à une certaine distance l’axe du pont, se déploie, à cause de la pente rapide du sol, dans les terres et vergers du coteau, revient longer les clôtures intérieures du domaine en passant par la deuxième terrasse, où sont les grottes, et retourne désoucher au rond point qui, du côté de Paris, donne entrée dans la ville de Saint Germain.<lb/>Monsieur Dubreuil reconnait tous les avantages de la communication proposée et regarde comme une idée très heureuse le choix de l’emplacement du nouveau pont et le percé de la route nouvelle. Il lui parait donc que l’administration de la Dotation ne peut qu’être disposée à encourager l’exécution d’un projet si bien conçu.<lb/>Il reconnait également que, comme l’annonce monsieur le maire, le chemin que les habitants se sont frayé à travers les ruines dites du château neuf est difficile et dangereux. Par la même raison, il ne peut pas que l’administration ait intérêt à refuser l’abandon des matériaux à provenir de ces ruines, car il n’est pas probable qu’elle conserve l’intention d’en entreprendre un jour la restauration qui, d’ailleurs, serait fort dispendieuse et n’aurait d’objet qu’autant qu’on pourrait en revenir au projet d’élever, sur ce point, un château neuf, dont ces grottes, ces rampes et ces terrasses n’étaient que des accessoires inférieurs. Mais on ne pourrait même en revenir à ce projet dans son intégrité si la nouvelle route est ordonnée légalement puisque, dans ce cas, comme je l’ai dit plus haut, on ne saurait refuser la cession du terrain nécessaire à son passage.<lb/>On ne le pourrait, au reste, davantage par d’autres raisons, car plusieurs parties du terrein que ce projet embrassait ont été aliénées et sont devenues des propriétés particulières.<lb/>Ce qui reste de ces terreins et qu’il convient de conserver, à raison des souvenirs historiques qui s’y rattachent et à cause de son admirable point de vue, c’est la portion A, joignant le parterre, et dans laquelle se trouve le pavillon dit de Henri IV.<lb/>D’après ces considérations, monsieur Dubreuil pense donc, Monsieur le Baron, et je partage à cet égard son opinion, qu’il y a lieu de céder à l’Etat les matériaux à provenir des constructions en ruine qui existent sous la 2ème terrasse teinté en rouge et en jaune sur le plan, ainsi que le terrein nécessaire au passage, sur cette terrasse, de la route projetée.<lb/>Seulement, il observe, avec raison, que cette route étant moins large que la terrasse, elle laisserait, sur chaque côté de ses bords, une langue de terre teintée en jaune. Ces deux portions longues et étroites seraient sans objet pour le Domaine. Il convient donc de céder toute la largeur de la terrasse dont l’Etat disposerait à son gré. Les limites du Domaine se trouveraient ainsi régulièrement arrêtées et closes par les murs du jardin dépendant du petit pavillon conservé, et dont je parlais plus haut.<lb/>Du reste, l’architecte concluait en proposant que l’Etat remboursât au Domaine, d’après une estimation contradictoire, le prix du terrein cédé et des matériaux qui, dans leur état, deviendraient sans doute une charge onéreuse au Domaine mais qui ne sont pas, néanmoins, sans valeur, puisque leur emploi dans la construction du pont est estimée devoir procurer une économie de 12000 f.<lb/>Cette dernière partie de l’avis de l’architecte appelle quelques observations. En principe, l’administration de la Liste civile ne peut aliéner aucune partie des biens de la Dotation sans y être autorisé par une loi. Cependant, il existe en ce genre un précédent qui est tout à fait applicable à l’espèce dont il s’agit. Lorsque le pont actuel de Sèvres fut construit, il devint nécessaire de traverser une portion du parc de Saint Cloud pour rétablir sur la ligne plus directe de ce pont la route de Paris à Versailles. On pensa alors que, nonobstant l’art. 9 de la loi du 8 novembre 1814, cette portion du parc pouvait être cédée sans disposition législative, attendu que ce n’était point une aliénation mais une cession pour cause d’utilité publique notoire et régulièrement établie. Toutefois, la valeur de cette portion de terrein fut compensée, pour la Liste civile, dans une transaction qui obligea l’administration des Ponts et Chaussées à rembourser une notable partie de la dépense des nouvelles clôtures qu’exigeait la sûreté du parc.<lb/>Dans le cas où nous nous trouvons, un semblable moyen de compensation n’existerait pas, puisque la cession de la 2ème terrasse dite du château neuf à Saint Germain ne diviserait point le Domaine, et qu’au contraire, comme je l’ai dit, la portion conservée de celui-ci se retrouverait clos par les murs intérieurs qui existent.<lb/>D’un autre côté, il me semble que, dans la situation provisoire où se trouve le Domaine de la Dotation, et lorsque nous touchons à l’époque où une loi devra être rendue pour le constituer, il y aurait un parti plus simple et plus naturel de régulariser la cession demandée. Ce serait de retrancher des immeubles de la Dotation dont la conservation sera proposée à Saint Germain toute l’étendue de la 2ème terrasse et des constructions qui s’y trouvent, qui doivent faire l’objet de cette cession. Cette partie rentrerait ainsi dans le domaine de l’Etat, qui deviendrait libre de lui donner la destination projetée sans le concours de l’administration de la Dotation.<lb/>A la vérité, cette dernière administration ferait bénévolement, en suivant la marche que j’indique, le sacrifice de la valeur qu’on peut assigner à cette partie du Domaine. Mais je ne sais si, malgré le précédent que j’ai cité, on pourrait dans l’état des choses consentir la cession dont il s’agit sans qu’elle fut approuvée par une disposition législative, et, très vraisemblablement dans ce cas, les chambres jugeraient, dans l’intérêt de l’Etat, cette disposition surabondante, puisqu’elle pourrait effectivement être rendue inutile par le retranchement dans le Domaine de la Dotation nouvelle de la partie que l’Etat réclame pour un service d’utilité publique.<lb/>Il vous appartient, au reste, Monsieur le Baron, de prononcer sur cette difficulté et sur les moyens d’exécution. Mais je crois avoir suffisamment établi qu’il convient d’approuver en principe la cession.<lb/>J’ai l’honneur de vous renvoyer les deux pièces que vous m’avez communiquées à cette occasion.<lb/>Au moment où je terminais cette lettre, j’ai reçu celle que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, sous la date du 15, pour me rappeler cette affaire. Le rapport de l’architecte ne m’état parvenu que le 16. Il ne m’a par conséquent pas été possible de vous répondre plus promptement.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec une haute considération, Monsieur le Baron, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’intendant provisoire des Bâtiments de la Couronne<lb/>A. de Barante »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le projet de faire passer la route du Pecq à travers une partie de l’ancien jardin du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Versailles, le 17 juillet 1832<lb/>Hebert, ingénieur géomètre de 1ère classe du cadastre<lb/>A monsieur Magnan, directeur de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Monsieur,<lb/>Conformément à vos instructions et à la promesse que je vous avais faite samedi dernier, et après m’en être entendu avec M. Dastier, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, je me suis rendu hier à Saint Germain, sur les ruines du château d’Henry IV, pour procéder à l’expertise de ce terrain. A mon arrivée et avant de commencer ce travail, j’ai été chez le receveur de l’enregistrement qui m’a remis deux procès verbaux de prise de possession, l’un desdits ruinés et l’autre concernant le jeu de paume. Ayant appris que monsieur le maire de Saint Germain avait aussi quelques observations à faire relativement à la rampe supérieure des grottes, j’ai été le voir, et c’est accompagné du receveur, du maire et du principal conducteur des Ponts et Chaussées, monsieur Legonnier, que j’ai parcouru le terrain contentieux, aidé du plan que vous m’aviez remis avant mon départ et d’un relevé du cadastre que j’avais pris à la mairie de Saint Germain. J’ai parfaitement reconnu les lieux et la partie de terrain demandée par l’administration des Ponts et Chaussées, désignée au plan par la teinte bistre, pour y opérer le tracé de la route nouvelle, ainsi que les matériaux provenant des démolitions qui seraient employés pour les accotemens de la dite route et pour les piles et culées du nouveau pont. Nous avons examiné avec le plus grand soin l’ensemble de la partie des ruines demandée par les Ponts et Chaussées, la qualité du sol qui est en cet endroit dépourvu de toute espèce de terre végétale.<lb/>Il y a 345 m. de longueur sur environ 33 m. de largeur présentant une surface de 1 h. 16 ares ou 2 arpens 74 perches 82 c.<lb/>On n’aborde ce terrain que très difficilement attendu qu’il est en pente rapide et plein d’excavations provenant de démolitions et de voûtes percées. Deux rangs de grottes somptueusement construites sous les règnes de Charles VI et de ses successeurs et dont l’entretien a été totalement négligé depuis la révolution de 1789 rendent ce terrain inabordable par les dangers qu’il y a de le parcourir.<lb/>J’ai dû aussi m’occuper des matériaux et de leur qualité. Ils sont en abondance, consistant en pierre de taille d’assez belle qualité revêtissant de gros murs et massifs de maçonnerie, soit pour soutenir les terrains ou les voutes immenses de ces grottes. La maçonnerie est généralement faite en meulière dont le ciment durci par le temps rendra très difficile l’extraction et pourrait presqu’annuler les valeurs que l’on pourrait en tirer.<lb/>Je pense que les Ponts et Chaussées, utilisant ce terrain pour la route et les matériaux pour les travaux de cette localité, les parties de terrain restant non employées auront une valeur décuple de celle que l’on pourrait en tirer aujourd’hui. La quantité de matériaux qui ne pourront être employés, consistant en moellons, meulière et pierre de taille, seront entoisés et nétoyés par les soins des Ponts et Chaussées. A cette époque, l’administration des Domaines pourra en tirer meilleur parti.<lb/>Par ces motifs, j’ai pensé qu’il serait prématuré pour cette partie de faire une expertise régulière qui n’aurait pas de but, puisqu’à l’époque où les travaux de la route seront terminés, les parties de terrain restant susceptibles d’aliénation et les matériaux entoisés devront être estimés.<lb/>Il était aussi de mon devoir de ne pas procéder à l’expertise des grottes désignées au plan par une teinte jaune et ayant de longueur environ 250 m. sur 5 m. de largeur entre les deux murs de terrasse, donnant une surface moyenne de 25 a. 25 c. ou 59 perches 82 c., attendu que monsieur le maire de Saint Germain nous a observé que la platte forme couronnant les voûtes desdites grottes est le seul moyen direct de communication des habitans de Saint Germain à la route neuve, que son intention en sa qualité de maire était d’en demander la concession à l’autorité supérieure. Je pense que si cette concession est accordée, il sera nécessaire de mettre pour condition expresse que la ville de saint Germain serait tenue, à ses frais, de consolider les voûtes, soit par des pilliers massifs ou remblayage, d’entretenir les murs de face desdites grottes avec les accessoires, de manière qu’ils soient solide et agréables à l’œil.<lb/>Quant à la partie supérieure du terrain, dit ruine d’Henry IV, formant terrasse, désignée au plan par une teinte roze, on y trouve un pavillon très bien conservé ou, dit-on, fut baptisé Louis XIII, et deux pavillons neufs dont l’entrée est par la rue du vieux château. Ces bâtimens ont pour accessoires un terrain cultivé en jardin, terre labourable et cour, contenant ensemble environ 68 a. 85 c. ou 163 perches 12 c.<lb/>Je ne vous dissimule pas, Monsieur le Directeur, que ces terrains situés dans une position admirable, se trouvant par un mur de terrain très élevé parfaitement isolé de celui demandé par les Ponts et Chaussées, mais non demandé par eux, pourrait avec avantage être immédiatement vendu. En conséquence, j’y ai commencé mes travaux d’expertise. Aussitôt terminé, j’aurai l’honneur de vous en adresser le procès verbal.<lb/>Recevez, Monsieur le Directeur, etc.<lb/>Signé Hébert »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance concernant la concession d’une partie de l’ancien jardin du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye pour permettre le passage de la route du Pecq</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 479</unitid>
                <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">28 août 1832</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ordonnance du Roi<lb/>Fait à Saint-Cloud, le 28 août 1832<lb/>Louis-Philippe, roi des Français<lb/>Vu l’article 3 de la loi du 2 mars 1832 qui ordonne l’emploi ou la vente, au profit de l’Etat, des bâtimens et biens distraits de la dotation de la Couronne,<lb/>Vu l’état annexé à cette loi qui comprend, au nombre des bâtimens distraits, les constructions et ruines de l’ancien château neuf dit de Henri 4 situé à Saint Germain en Laye,<lb/>Vu la demande faite par l’administration des Ponts et Chaussées du terrain et des matériaux provenant dudit château nécessaires pour la confection de la route royale n° 190 de Paris à Mantes, ensemble le plan des lieux dressé par l’ingénieur en chef du département de Seine et Oise,<lb/>Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’Etat des Finances,<lb/>Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :<lb/>Article 1er<lb/>Le terrain bordé d’un liseré orange de la contenant d’un hectare quinze ares quatre vingt cinq centiares, tel qu’il est figuré au plan de l’ingénieur en chef du département de Seine et Oise, est affecté avec les matériaux dont il est couvert à l’administration des Ponts et Chaussées pour la confection de la nouvelle route qui doit faire communiquer le nouveau pont du Pecq avec la place royale de Saint Germain.<lb/>Néanmoins, les portions dudit terrain qui resteront libres sur les deux bords de la route après la confection des travaux, ainsi que les matériaux qui ne seront pas employés, sont excepté de la dite affectation et seront vendus à cette époque par les soins de l’administration des Domaines.<lb/>Art. 2<lb/>Notre ministre secrétaire d’Etat du Commerce et des Travaux publics et notre ministre secrétaire d’Etat des Finances sont chargés de l’exécution de la présente ordonnance chacun en ce qui le concerne.<lb/>Fait à Saint Cloud, le vingt huit août mil huit cent trente deux.<lb/>Signé Louis Philippe<lb/>Par le Roi<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat des Finances<lb/>Signé Louis »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance concernant la vente à la commune de Saint-Germain-en-Laye d’une partie de l’ancien jardin du Château-Neuf pour permettre le passage de la route du Pecq</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">5 Q 479</unitid>
                <unitdate normal="1835/1835" encodinganalog="3.1.3">13 août 1835</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ordonnance du Roi<lb/>A Paris, le 13 août 1835<lb/>Louis-Philippe, roi des Français<lb/>Vu la demande formée par le conseil municipal de la ville de Saint Germain en Laye (Seine et Oise), tendant à obtenir la concession, pour cause d’utilité publique communale, du terrain des anciennes grottes de la contenance de 24 ares 90 centiares apartenant à l’Etat afin de conserver le chemin de communication qui y est établi entre cette ville et la commune du Pecq<lb/>Vu le procès verbal d’estimation dud. terrain dressé les 1er, 2 et 3 juillet 1833 par le géomètre expert du Domaine, qui en fixe la valeur à trois mille francs, estimation à laquelle la Ville déclare adhérer<lb/>Vu l’avis de notre ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur, et celui du préfet du département de Seine et Oise<lb/>Vu l’avis du conseil d’Etat du 7 février 1808, aprouvé le 21 du même mois, portant que les biens de l’Etat sont, comme les propriétés particulières, susceptibles d’être aliénés sur estimation d’experts, pour cause d’utilité publique, départementale ou communale<lb/>Considérant que la demande de la ville de Saint Germain est fondé sur un véritable motif d’utilité publique communale<lb/>Sur le raport de notre ministre secrétaire d’Etat des Finances<lb/>Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :<lb/>Art. 1er<lb/>Le préfet du département de Seine et Oise est autorisé à concéder à la ville de Saint Germain en Laye, au prix de trois mille francs, montant de l’estimation faite les 1er, 2 et 3 juillet 1833, le terrain des anciennes grottes, de la contenance de vingt quatre ares quatre vingt dix centiares, remis à l’Etat en vertu de la loi du 2 mars 1832.<lb/>Le procès verbal d’estimation contenant désignation de l’objet cédé ainsi que le plan des lieux seront joint à l’acte de concession.<lb/>Art. 2<lb/>Le prix d’estimation sera versé par la ville de Saint Germain aux caisses du domaine dans les délais et avec les intérêts fixés par les lois des 15 floréal an 10 et 5 ventôse an 12.<lb/>Art. 3<lb/>La ville de Saint Germain aquitera en outre tous les frais relatifs à l’aquisition, y compris ceux de l’expertise.<lb/>Art. 4<lb/>Nos ministres secrétaires d’Etat des Finances et de l’Intérieur sont chargés de l’exécution de la présente ordonnace.<lb/>Fait à Paris le 13 août mil huit cent trente cinq.<lb/>Signé Louis-Philippe<lb/>Par le Roi<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat des Finances<lb/>Signé Humann »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de remise au ministère de la Guerre du jardin situé à l’est du château à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1850/1850" encodinganalog="3.1.3">7 mai 1850</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an mil huit cent cinquante, le sept mai, en exécution du décret du président de la République en date du 27 mars dernier qui place dans les attributions du ministre de la Guerre, pour être affecté au service militaire, le jardin dit de la Couronne situé à Saint Germain en Laye et contigu au pénitencier militaire, nous François Fournier, sous intendant militaire de 1ère classe à la résidence de Saint Germain, désigné par monsieur le ministre de la Guerre suivant dépêche du 12 avril dernier à l’effet de prendre possession de ce jardin dont la description sera énoncée ci après<lb/>2° M. Louis Jacques Boisset, receveur des Domaines à Saint Germain, demeurant rue Saint Thomas, n° 2, désigné par M. Chardon, directeur de l’Enregistrement et des Domaines au département de Seine et Oise suivant lettre du 29 avril 1850, n° 10270-83 pour effectuer la remise dont il s’agit<lb/>3° En présence de M. Delapparent, capitaine du génie en chef à Saint Germain<lb/>Les dénommés, agissant aux qualités sus énoncées conformément aux instructions qui leur ont été respectivement données, se sont réunis à l’effet de procéder à la remise et à la prise de possession définitive du jardin dit de la Couronne, indiqué par la lettre A sur le plan dressé par le génie militaire dont fait mention le décret du 27 mars dernier et dont un calque restera ci annexé, et sous le n° 3 de la 108me feuille de l’atlas dressé par l’ancienne liste civile avant la remise dudit jardin à l’administration des Domaines.<lb/>Ce jardin situé à l’est du château de Saint Germain et longeant le mur de contre escarpe de la courtine 3-4, confiné au nord par le parterre, à l’est par l’enclos bâti dit la Cité de Médicis, au sud par la rue du Château Neuf, à l’ouest par le fossé du château, à deux entrées, l’une sur le parterre, l’autre sur la rue du Château Neuf, et sa superficie est d’environ 1975 mètres carrés.<lb/>Prise de possession<lb/>Les désignations et descriptions qui précèdent étant terminées ainsi qu’il est expliqué ci-dessus, monsieur Boisset, au nom qu’il agit, a fait la remise dudit jardin sans exception ni réserve à monsieur Fournier, sous intendant militaire, qui a déclaré en prendre possession définitive au nom du ministre de la Guerre.<lb/>En foi de quoi nous avons dressé le présent procès verbal en triple expédition, qui ont été signés après lecture par les personnes sus dénommées.<lb/>Fait à Saint Germain les jour, mois et an que dessus<lb/>De Lapparent, F. Fournier, Boisset »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Remise aux Bâtiments civils du jardin fleuriste joignant le parterre pour servir aux travaux du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">13 avril 1863</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous soussignés Frédéric Fouquier, inspecteur des Domaines et Forêts, et Xavier Dufrayer, architecte de la Couronne, chargés par Son Excellence monsieur le ministre de la Maison de l’Empereur de la remise du jardin fleuriste, d’une part<lb/>Et Eugène Millet, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye, chargé de la prise de possession dudit jardin par Son Excellence monsieur le ministre d’Etat, d’autre part<lb/>Nous sommes transportés dans le terrain dont il s’agit tenant au nord au parterre de Saint-Germain, à l’est à la Cité Médicis, à l’ouest aux fossés du château et bordant au sud la rue du Château-Neuf, avons reconnu qu’il contient environ 19 ares 54 centiares entre murs, et qu’il est enfin en tout conforme au plan ci annexé signé par nous.<lb/>Ce jardin fleuriste est remis par messieurs Fouquier et Dufrayer à l’administration des Bâtiments civils à titre de chantier pour le temps que dureront les ouvrages de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, pour faire retour au domaine de la Liste civile aussitôt les travaux [terminés].<lb/>Fait en double expédition à Saint-Germain-en-Laye ce treize avril mil huit cent soixante-trois<lb/>Signé : Fouquier, Dufrayer et Millet »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <p>Archives nationales, F21 859</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan des environs du château de Saint-Germain-en-Laye affecté à l'école spéciale impériale militaire de cavalerie</unittitle>
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                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan des environs du château de Saint-Germain-en-Laye affecté à l'école spéciale impériale militaire de cavalerie</unittitle>
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                <corpname id="atom_6845_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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              <note>
                <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Dessins et plans antérieurs à 1862</unittitle>
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                <unitdate normal="1681/1809" encodinganalog="3.1.3">vers 1681-1809</unitdate>
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                  <corpname id="atom_19624_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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              <bioghist id="md5-8b6c576870ee78c4cc0323f8ea55fd3d" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_19624_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <unitid type="alternative" label="AD78">7 Q 1/3</unitid>
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                  <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                  <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 50.</p>
                </bibliography>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <unitid type="alternative" label="AD78">7 Q 1/1</unitid>
                  <unitdate normal="1700/1800" encodinganalog="3.1.3">XVIIIe siècle ?</unitdate>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Coupe longitudinale du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <unitid type="alternative" label="AD78">7 Q 1/4</unitid>
                  <unitdate normal="1700/1800" encodinganalog="3.1.3">XVIIIe siècle ?</unitdate>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                  <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 51.</p>
                </bibliography>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Elévation partielle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye du côté de la Seine</unittitle>
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                  <unitdate normal="1700/1800" encodinganalog="3.1.3">XVIIIe siècle ?</unitdate>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Neuf</geogname>
                </controlaccess>
                <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                  <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 52.</p>
                </bibliography>
              </c>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Coupe du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye et de ses terrasses</unittitle>
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                  <unitdate normal="1700/1800" encodinganalog="3.1.3">XVIIIe siècle ?</unitdate>
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        1 document sur support papier de 338 cm de largeur et de 95,5 cm de hauteur    </physdesc>
                  <note type="generalNote">
                    <p>Cette coupe indique à tort que le rez-de-chaussée du pavillon de la chapelle du roi se trouvait la hauteur du portique bordant la grande terrasse supérieure, alors que celui-ci desservait son premier étage.</p>
                  </note>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Neuf</geogname>
                </controlaccess>
                <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                  <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 53.</p>
                </bibliography>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du rez-de-chaussée du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye (projet)</unittitle>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
                </bibliography>
              </c>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan de l'entresol du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye (projet)</unittitle>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
                </bibliography>
              </c>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du premier étage du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye (projet)</unittitle>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Agence de Jules Hardouin-Mansart, Elévation extérieure du corps occidental du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye avant et après travaux</unittitle>
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                  </origination>
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                <bioghist id="md5-8b6c576870ee78c4cc0323f8ea55fd3d" encodinganalog="3.2.2">
                  <note>
                    <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                  </note>
                </bioghist>
                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
                </odd>
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                  <corpname role="Producteur" id="atom_22607_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                  <subject>Construction et travaux</subject>
                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
                </bibliography>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Agence de Jules Hardouin-Mansart, Elévation extérieure du corps nord du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye avant et après travaux</unittitle>
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                  <note>
                    <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                  </note>
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                  <p>Publié</p>
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                  <subject>Construction et travaux</subject>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Agence de Jules Hardouin-Mansart, Elévation extérieure du corps oriental du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye avant et après travaux</unittitle>
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                  <note>
                    <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
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                  <p>Publié</p>
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                  <p>Etienne Faisant, « L’autre château du Soleil : les grands travaux de Jules Hardouin-Mansart à Saint-Germain-en-Laye », à paraître.</p>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Coupe du pavillon de la chapelle au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                    <p>Cette coupe appartient à la même série que celle du pavillon de la reine conservée aux Archives nationales, O1 1721, dossier 2, pièce 16.</p>
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                    <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan des châteaux, de leurs jardins et de leurs dépendances à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <geogname>Dépendances</geogname>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Coupe du corps nord du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Elévation nord du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Publié</p>
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        274 pièces    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_6844_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
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                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6844_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
              </controlaccess>
              <originalsloc encodinganalog="3.5.1">
                <p>Cette série numérotée de façon continue par les différents architectes en charge de la restauration du château est aujourd'hui dispersée : les feuilles numérotées jusqu'à 200 sont conservées aux Archives départementales des Yvelines tandis que les suivantes sont encore au musée d'Archéologie nationale.</p>
              </originalsloc>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Château de Saint-Germain-en-Laye. Détails de l'escalier du chemin de ronde et de la porte principale</unittitle>
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                  <p>Publié</p>
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                  <persname role="Producteur" id="atom_46539_actor">Millet, Eugène </persname>
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                    <p>Architecte</p>
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                  <p>Publié</p>
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                  <p>Publié</p>
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                    <p>Cette feuille est une copie non signée de celle conservée aux AD78 sous la cote 7 Q 1/56.</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Architecte</p>
                  </note>
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                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
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                  <subject>Construction et travaux</subject>
                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
                </controlaccess>
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                    <p>Cette feuille porte le numéro ter 15, également inscrit sur celle conservée aux AD 78 sous la cote 7 Q 1/66 : l'une ou l'autre pourrait être en fait la 15 bis.</p>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Château de Saint-Germain-en-Laye. Détails de la cheminée du 2ème étage du bâtiment nord et près la tour de Charles V</unittitle>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Château de Saint-Germain-en-Laye. Bâtiment septentrional. Détails de la 1ère souche de cheminée près la tour de Charles V dite le donjon</unittitle>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Château de Saint-Germain-en-Laye. Bâtiment nord. La souche du 2ème mur de refend sera en tout semblable à celle indiquée feuille n° 50 et elle portera toutefois des N en briques sur ses 2 faces et suivant ce qui est indiqué dans ce croquis</unittitle>
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                  <p>Publié</p>
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                  <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">8 septembre 1863</unitdate>
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                    <p>Calque reproduisant la feuille conservée aux AD78 sous la cote 7 Q 2/22.</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                </bioghist>
                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
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                  <p>Publié</p>
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                <odd type="publicationStatus">
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Une seconde version de cette feuille est conservée aux AD78 sous la cote 7 Q 4/33.</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
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                  <p>Publié</p>
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                    <p>Lié au dessin des Détails des mitres en terre cuite des cheminées conservé aux AD78 sous la cote 7 Q 2/27 et daté du 4 juillet 1864.</p>
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                  </note>
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                    <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                    <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                  <subject>Construction et travaux</subject>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                    <p>Architecte</p>
                  </note>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Château de Saint-Germain-en-Laye. Escalier de l'angle nord-est. Rose au-dessus de la porte du 1er étage</unittitle>
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                    <p>Architecte</p>
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                    <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                    <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
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                  <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Autres dessins et plans</unittitle>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan de l'entresol du château de Saint-Germain-en-Laye tel qu'il devrait être après restauration</unittitle>
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                    <p>Architecte</p>
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                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
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                  <persname role="Producteur" id="atom_46719_actor">Millet, Eugène </persname>
                  <subject>Musée</subject>
                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan du premier étage du château de Saint-Germain-en-Laye tel qu'il devrait être après restauration</unittitle>
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                    <p>Architecte</p>
                  </note>
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                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
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                  <persname role="Producteur" id="atom_46720_actor">Millet, Eugène </persname>
                  <subject>Musée</subject>
                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                    <p>Architecte</p>
                  </note>
                </bioghist>
                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
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                  <persname role="Producteur" id="atom_46721_actor">Millet, Eugène </persname>
                  <subject>Musée</subject>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Calque d'après le plan du château de Saint-Germain-en-Laye par Jacques Androuet du Cerceau</unittitle>
                  <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
                  <unitid type="alternative" label="AD78">7 Q 1/6</unitid>
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                  <p>Publié</p>
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                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <did>
                  <unittitle encodinganalog="3.1.2">Calques d'après des plans de l'entresol, du premier et du deuxième étages du château de Saint-Germain-en-Laye avant la construction des pavillons</unittitle>
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                  <unitid type="alternative" label="AD78">7 Q 1/7</unitid>
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        3 calques contrecollés sur papier    </physdesc>
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                <odd type="publicationStatus">
                  <p>Publié</p>
                </odd>
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                  <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affaires militaires</unittitle>
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            <unitid type="alternative" label="AD78">Série R</unitid>
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              <corpname id="atom_1889_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
              <corpname id="atom_1890_actor">Service du recrutement de Seine-et-Oise</corpname>
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            <note>
              <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série R regroupe, à côté de documents en provenance de la préfecture, des fonds d’origine militaire<lb/>(fonds du recrutement, du génie militaire, du ravitaillement, etc.).</p>
          </scopecontent>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_1889_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
            <corpname role="Producteur" id="atom_1890_actor">Service du recrutement de Seine-et-Oise </corpname>
          </controlaccess>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Préparation militaire et recrutement de l’armée</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2.10.1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R</unitid>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du préfet concernant l’établissement d’un Prytanée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 3</unitid>
              <unitdate normal="1800/1800" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1800</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1891_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Versailles, le 25 germinal an 8<lb/>Le préfet au citoyen Lemoyne, architecte inspecteur des bâtimens nationaux à Saint Germain<lb/>Le ministre de l’intérieur m’ayant chargé, citoyen, de choisir dans la commune de Saint Germain en Laye l’emplacement le plus propre à recevoir la section du Prytanée français qui doit y être établie. Je vous invite à m’indiquer le bâtiment le plus convenable à cet usage, sous le double rapport de la commodité et de l’économie. Veuillez bien en même tems m’adresser le devis des travaux que cet établissement pourra nécessiter. J’attends de votre zèle pour la chose publique toute la célérité que cette opération exige.<lb/>Salut et fraternité »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1891_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’établissement d’un Prytanée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 3</unitid>
              <unitdate normal="1800/1800" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1800</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
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                <corpname id="atom_1893_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Prytannée français<lb/>Section de Saint Germain en Laye<lb/>Raport fait au préfet du département de Seine et Oise par le citoyen Lemoyne, architecte, inspecteur des bâtimens nationaux de Saint Germain en Laye.<lb/>Le château de Saint Germain paroit être le seul local dans lequel le gouvernement puisse se proposer d’établir l’une des quatre sections du Prytannée français, puisqu’il réunit tous les avantages que l’on doit désirer pour un pareil établissement.<lb/>L’antiquité de ce monument n’en a point altéré la solidité. Il est situé isolément à l’entrée de la commune et dans la plus belle exposition du lieu, entouré de fossés larges et profonds soutenus par des murs de terrasse construits en pierre de taille qui déffendent l’approche de cette maison et rendront sa police intérieure d’autant plus facile.<lb/>La cour est belle, grande et bien pavée.<lb/>La totalité du rez de chaussée peut être disposée pour des classes, la lingerie, les refectoirs et les cuisines.<lb/>Les entresols offrent autant et plus de logement qu’il n’en fait pour les instituteurs.<lb/>Le premier étage sera susceptible de former des dortoirs vastes, élevés et parfaitement aérés pour deux cents écoliers au moins et, disposant le second étage comme le premier, on poura réunir dans cette maison plus de quatre cents écoliers.<lb/>Il y a d’ailleurs un très grand nombre de petits réduits qui seront plus que suffisants pour loger toutes les personnes attachées au service intérieur de la maison.<lb/>De l’emplacement de l’ancienne salle de comédie, on poura faire une belle salle d’exercice, ainsi que de l’ancien garde meuble. L’une seroit consacrée aux enfants du premier âge, l’autre aux élèves déjà formés. Par ce moyen, ils jouiroient pendant l’hyver et dans les tems pluvieux de l’avantage inestimable de prendre leur récréation à couvert dans deux endroits vastes et bien éclairés, ou d’un coup d’œil on pouroit les surveiller.<lb/>La chapelle seroit susceptible de former un beau réfectoir.<lb/>Quelque grande que soit la cour de ce château, elle seroit insuffisante pour y exercer les enfants dans la belle saison. Mais on peut y suppléer facilement en joignant au château une portion de la promenade publique appellée le parterre, plantée en maroniers, dans laquelle on communiqueroit de l’intérieur au moyen d’un pont levis qui existe et qui n’exige pour être mis en état que quelques réparations.<lb/>Cette portion de terrein qu’on distrairoit du parterre ne géneroit en rien la promenade publique et donneroit aux clercs un bel enclos ombragé pour les exercer et prendre leur récréation dans les beaux jours de l’année. Il suffiroit d’entourer ce terrein d’un palis de planches de la hauteur de deux mètres et demi : il touche les fossés du château et en dépenderoit immédiatement. De ce terrein, pour les jours de grande promenade, on communiqueroit au parterre et à la forêt.<lb/>Débarassant les fossés d’une foulle d’arbres inutiles qu’on y a laissé croitre et qui ne sont pas sans inconvénient pour la salubrité, on pouroit y pratiquer de petits jardins qu’on laisseroit à la disposition des professeurs, ou même de quelques écoliers distingués à qui l’on jugeroit de les accorder à titre de récompense et d’émulation. Ce seroit d’ailleurs un moyen simple et très peu couteux d’approprier ces fossés et d’en faire une promenade particulière et agréable.<lb/>Il y a dans la cour une fontaine dont le volume d’eau ne seroit pas assés concidérable pour la consommation du Prytannée, mais on pouroit l’augmenter en traitant avec la commune et que l’on auroit à peu de frais une concession d’eau suffisante pour tous les besoins de la maison. Et comme il doit entrer dans l’économie administrative d’un pareil établissement d’y faire la lessive, on trouveroit dans les offices qui sont au rez de chaussée des fossés de quoi former une buanderie très commode et la partie des fossés voisine de cette buanderie serviroit pour étendre et sécher le linge de la maison.<lb/>Le logement de l’ancien concierge du château dans lequel se trouve l’escalier qui descend aux fossés conviendroit à l’économe chargé de la lingerie et de la buanderie.<lb/>Pour faire un devis estimatif de la dépense que nécessitera l’établissement du Prytannée à Saint Germain, il est indispensable de fixer d’une manière précise les changements qui seront jugés nécessaires dans les distributions actuelles.<lb/>Quoique tous les gros murs et planches soyent dans le meilleur état et qu’il n’y ait à cet égard aucune dépense à faire, ni pour le présent ni pour l’avenir, le citoyen Lemoyne ne doit pas dissimuler que, depuis la Révolution, cette maison n’a pas laissée que d’être dégradée intérieurement, surtout dans les appartement où l’on a cazerné des troupes, ainsi qu’il y en a encore aujourd’hui : les portes et les fenêtres dans ces logemens sont en mauvais état. Ce sera en général le plus grand objet de dépense. On estime cependant que, moyennant une somme de soixante à soixante et dix mille francs, on pouroit avec de l’ordre et de l’économie, pourvoir à tout ce qui sera de première nécessité.<lb/>Lemoyne<lb/>A Saint Germain en Laye le 28 germinal an 8 de la République française, une et indisible »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1893_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre adressée au préfet concernant l’établissement d’un Prytanée au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 3</unitid>
              <unitdate normal="1801/1801" encodinganalog="3.1.3">17 août 1801</unitdate>
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                <corpname id="atom_1896_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint Germain en Laye, le 29 thermidor an 9 de la République française<lb/>Citoyen préfet,<lb/>L’établissement d’une section du Pritanée à Saint Germain en Laye paroit irrévocablement déterminé. Vous avés bien voulu, dès qu’il en fut question, me demander quelques renseignements sut le bâtiment national de cette commune le plus convenable à cet usage. J’indiquai le vieux château et consignai dans un raport que j’eus l’honneur de vous remettre, citoyen préfet, les détails de ses principales distributions, avec un apperçu de la dépense qu’elles occasionneroient. Mais on m’assure que le choix de l’architecte qui dirigea les travaux de Saint Germain sera déféré aux administrateurs du Pritanée de Paris. Dans ce cas, citoyen préfet, j’ose réclamer avec confiance votre appui auprès d’eux.<lb/>Nommé depuis 12 ans à l’inspection des domaines nationaux de Saint Germain, place que j’avois exercé antérieurement à Choisy sur Seine pendant 11 années. J’ai en quelque sorte un double titre pour obtenir la préférence, soit par l’ancienneté de mes services, soit par la connoissance que j’ai des localités. S’il m’étoit permis d’y ajouter un troisième motif, je chercherois à faire valoir la réputation dont mon père a joui dans les arts, seule fortune qu’il m’ait laissée. Mais je crois devoir me borner, citoyen préfet, à réclamer les bontés dont vous m’avés déjà donné plusieurs preuves et je vous serai infiniment obligé si vous voulés bien faire connoitre aux administrateurs du Pritanée de Paris que je ne suis pas indigne de leur confiance.<lb/>Salut et respect,<lb/>Lemoyne »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1896_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la cession des terrains nécessaires pour la carrière de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1810</unitdate>
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                <corpname id="atom_1899_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Versailles, ce 18 janvier 1810<lb/>Le conseiller d’Etat, préfet<lb/>A M. le maire de la ville de Saint Germain en Laye<lb/>Sa Majesté l’empereur, M., par décret du 14 décembre dernier, a déterminé l’emplacement de la carrière qui doit servir aux manœuvres des élèves de l’école militaire de cavalerie établie dans le château de Saint Germain en Laye.<lb/>Cette carrière comprend dans son enceinte plusieurs propriétés particulières désignées en l’état ci-joint dont la cession doit être faite à cet établissement. Je vous prie de faire remettre à ces propriétaires les lettres ci incluses pour qu’ils nomment deux experts, l’un pour mesurer le terrein demandé à chacun d’eux, et l’autre pour y donner une valeur, ainsi qu’aux bâtiments.<lb/>Ce choix devra être promptement fait, et vous voudrez bien m’en prévenir aussitôt afin que le conseil d’administration de l’école puisse de son côté nommer deux experts qui se concerteront pour cette double opération avec ceux choisis par les propriétaires.<lb/>S’il arrivoit que ces experts fussent partagés dans leurs opérations, je vous invite à m’en faire part pour que j’en désigne deux autres qui termineront la discussion.<lb/>J’ai l’honneur etc. »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1899_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis des travaux à entreprendre pour la clôture du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1811</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Etat estimatif des ouvrages d’urgence à faire pour le clôture du château de Saint Germain en Laie demandée par monsieur le général de division commandant l’école impériale militaire spéciale de cavalerie, montant à la somme de 36200 f. 00.<lb/>Art. 1er<lb/>Pour clorre par un mur de 4 m. 00 de hauteur au dessus du sol le terrain destiné pour promenoir à MM. les élèves, la somme de 25300 f. 00.<lb/>Détail :<lb/>956.00 m. cubes de mur en élévation en moelon et mortier de chaux et sable à 15 f. 00 l’un : 14340 f. 00<lb/>90.00 m. cubes de maçonnerie à mortier de chaux et sable en fondation à 13 f. 25 l’un : 1192.50<lb/>18.205 m. cubes de pierre de taille dure pour façon ) 29 f. 00 l’un : 527.44<lb/>100.700 m. cubes de fouille de tuf à 0 f. 40 l’un : 50.40<lb/>250.400 idem de démolition en pierre dure à tranchée ouverte à 6 f. 00 l’un : 1503.00<lb/>8257.50 m. carrés de parement vu de moelon dur esmillé et jointoyé à 1 f. 90 l’un : 1572.25<lb/>2317.00 m. carrés de parement idem en moelon tendre idem à 1 f. 60 l’un : 3707.20<lb/>281.25 m. carrés de taille de pierre dure à 6 f. 00 l’un : 1688.10<lb/>1324.00 m. courans d’arêtes en pierre dure à 0 f. 40 l’un : 259.60<lb/>N. B. Il y aura après la clôture du terrein quelques égalages et raccordemens de terre qui ne peuvent être évalués que par estimation à la somme de 189.51<lb/>Somme pareille : 25300.00<lb/>Les ouvrages du présent article comprennent la clôture du château et du terrein qui en dépend depuis le pavillon dit de la Reine jusqu’à celui de l’horloge, c’est-à-dire les faces du levant, le pavillon du Roi et la salle du nord. Cette clôture, qui a un développement de 331 m. 00 formera pour l’usage de MM. les élèves une cour à peu près en équerre ainsi qu’on peut le voir au croquis ci-joint. Les murs auront au dessus du sol de la cour 4.00 de hauteur et du côté extérieur environ 5.00 de hauteur moyenne. Ils seront en moelon esmillé dur dans la partie inférieure jusqu’à la hauteur de retraits, et en moelon tendre pour la partie supérieure, le tout sera couronné par une dalle ou bahut en vieille pierre dure provenant des démolitions qui seront faites sur place. Partie de la fondation de ce mur est existantes. Sur cette partie il faudra démolir d’anciennes assises de pierre dure toutes déversées et qui servaient de revêtements aux terrasses qui forment l’enclos proposé.<lb/>Art. 2<lb/>Pour le rétablissement du pont du pavillon du Roy et du bahut et cordon d’une partie de la contrescarpe du fossé de la fasse du nord, la somme de 3000.00.<lb/>Détail<lb/>6.500 m. cubes de maçonnerie pour voûte en pierre dure à 92 f. 00 l’un : 607 f. 20<lb/>38.200 m. cubes de maçonnerie en vieille pierre dure à 29 f. 00 l’un : 1107.80<lb/>34.800 m. cubes de démolition en pierre dure à tranchée ouverte à 60 f. 00 l’un : 208.80<lb/>2.000 m. cubes de refouillement en pierre dure sans fourniture de pierre à 52 f. 00 l’un : 104.00<lb/>13.20 m. carrés de taille de pierre dure à 1 courbure à 7 f. 50 l’un : 99.00<lb/>107.50 idem de taille de pierre dure droite à 6 f. 00 l’un : 645.00<lb/>250 m. courans d’arêtes idem à 0 f. 40 l’un : 100.00<lb/>Pour divers arrasemens et raccords de maçonnerie, raccord des terres et ouvrages imprévus : 128.20<lb/>Somme pareille : 3000 f. 00<lb/>Une partie du bahut et cordon de la contrescarpe du fossé du côté du parterre est ou démontée, ou déversée  sur le fossé. Il y a du danger à la laisser dans son état actuel. Ces ouvrages se lit naturellement avec la construction d’un arceau en vieille pierre dure, nécessaire pour que MM. les élèves puissent de leur logement arriver dans leur promenoir.<lb/>Cet article ainsi que le précédent font partie intégrante des divers projets conçus pour l’établissement et indépendans des acquisitions à faire par la suite.<lb/>Art. 3<lb/>Pour empêcher l’accès du fossé du château du côté du couchant, la pose d‘une grille de fer du côté de la porte d’entrée etc., la somme de 7900.00.<lb/>Détail :<lb/>73.500 m. cubes de maçonnerie en fondation à 13 f. 25 l’un : 960 f. 48<lb/>92.000 m. cubes de fouilles de tuf à 0 f. 50 l’un : 46.00<lb/>27.296 idem de maçonnerie de vieille pierre dure à 29 f. 00 l’un : 797.58<lb/>164.000 idem et idem en élévation à 15 f. 00 l’un : 2460.00<lb/>82.00 m. carrés de parement en moelon dur esmille à 1 f. 90 l’un : 155.80<lb/>574.00 m. carrés idem en moelon tendre id. à 1 f. 60 l’un : 918.40<lb/>140.74 idem de taille de pierre dure à 6 f. 00 l’un : 844.44<lb/>469.20 m. courans d’arêtes en pierre dure à 0 f. 40 l’un : 187.68<lb/>50 scellemens en pierre dure de 0.20 à 1 f. 20 l’un : 60.00<lb/>180 idem idem de 0.10 à 0.40 l’un : 72.00<lb/>410.000 kilogrammes de plomb en saumon à 1 f. 00 l’un : 410.00<lb/>9000.00 idem de fer à façon sans passer à la forge à 0 f. 0 l’un : 900.00<lb/>Pour dépenses imprévues : 87.62<lb/>Somme pareille : 7900 f. 00<lb/>L’accès du fossé n’étant défendu que par un parapet ou bahud à hauteur d’appui, les habitans en profitent pour y hetter toutes les voieries et immondices de la ville. De plus, le peu de hauteur facilite également de la part des malveillans une communication illicite avec MM. les élèves.<lb/>Pour prévenir les différens abus, monsieur le général propose de tirer une ligne de clôture du pan coupé de la contrescarpe à l’extrémité de la cour projettée ci-dessus article 1er pour MM. les élèves, laissant aux habitans, pour aller dans le parterre, un espace de 4 à 5 mètres entre les maisons et la clôture. Cette clôture sera formée par la grille fermant actuellement le parterre et aux extrémités de cette grille par un mur semblable à celui détaillé art. 1er.<lb/>Total : 36200 f. 00<lb/>Versailles, le deux avril 1811.<lb/>Le capitaine au corps impérial du génie, chef de casernement dans le département de Seine et Oise<lb/>Derouet »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis des travaux à entreprendre pour la clôture du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">28 mai 1811</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Etat estimatif des ouvrages d’urgence à faire pour le clôture du château de Saint Germain en Laie demandée par monsieur le général de division commandant l’école impériale militaire spéciale de cavalerie, montant à la somme de 42500 f. 00<lb/>Art. 1er<lb/>Pour clore par un mur de 4 m. 00 de hauteur au dessus du sol le terrein destinée pour promenoir à MM. les élèves, la somme de 25200.00<lb/>Détail :<lb/>954.500 mètres cubes de mur en élévation en moellons et mortier de chaux et sable à 15 f. 00 le mètre cube : 14317 f. 50<lb/>89.600 idem de maçonnerie en mortier de chaux et sable en fondation à 13 f. 25 le mètre cube : 1187.20<lb/>18.205 idem de pierre de taille dure pour façon à 29 f. 00 le mètre cube : 527.44<lb/>100.800 idem de fouille de tuf à 0 f. 50 le mètre cube : 50.40<lb/>250.500 idem de démolition en pierre deure à tranchée ouverte à 6 f. 00 le mètre cube : 1503.00<lb/>824.40 mètres carrés de parement vu de moellons dur esmillé et jointoyés à 1 f. 90 le mètre carré : 1566.36<lb/>2309.00 idem de parement idem en moellons tendre idem à 1 f. 60 le mètre carré : 3694.40<lb/>280.60 idem de taille de pierre dure à 6 f. 00 le mètre carré : 1683.60<lb/>1321.00 mètres courans d’arrêtes en pierre dure à 0.40 le mètre courant : 528.40<lb/>N. B. Il y aura après la clôture du terrein quelques réglages et raccordement de terre qui ne peuvent être évalués que par estimation à la somme de 141.70<lb/>Somme pareille : 25200.00<lb/>Les ouvrages du présent article comprennent la clôture du château et du terrein qui en dépend depuis le pavillon dit de la Reine jusqu’à celui de l’horloge, c’est-à-dire les faces du levant, le pavillon du Roi et les faces du nord. Cette clôture formera pour l’usage de MM. les élèves une cour à peu près en équerre ainsi qu’on peut le voir au croquis ci-joint. Les murs auront au dessus du sol de la cour 4 m. 00 de hauteur et du côté extérieur environ 5 m. 00 de hauteur moyenne. Ils seront en moilons esmillé dur dans la partie inférieur jusqu’à la hauteur de retraite et en moilons tendre pour la partie supérieure. Le tout sera couronné par une dalle ou bahut en vieille pierre dure provenant des démolitions qui seront faites sur place. Partie de la fondation de ce mur est existante, mais sur cette partie il faudra démolir pour se dresser d’anciennes assises de pierre dure toutes déversées qui servaient de revêtement aux terrasses qui forment l’enclos proposé.<lb/>Art. 2<lb/>Pour le rétablissement du pont du pavillon du Roi et du bahut et cordon d’une partie de la contrescarpe du fossé de la face du nord, la somme de 3000.00<lb/>Détail<lb/>6.600 mètres cubes de maçonnerie pour voûte en pierre dure à 92 f. 00 le mètre cube : 607 f. 20<lb/>98.200 idem de idem en vielle pierre dure à 29 f. 00 le mètre cube : 1107.80<lb/>34.800 idem de démolition en pierre dure à tranchée ouverte à 6 f. 00 le mètre cube : 208.80<lb/>2.000 idem de refouillement en pierre dure sans fourniture de pierre à 52 f. 00 le mètre cube : 104.00<lb/>13.20 mètres carrés de taille de pierre dure à une courbure à 7 f. 50 le mètre carré : 99.00<lb/>107.50 idem de taille de pierre dure droite à 6 f. 00 le mètre carré : 645.00<lb/>250.00 mètres courans d’arrêtes idem à 0.40 le mètre courant : 100.00<lb/>Pour divers arrasemens et raccords de maçonnerie, raccords des terres et ouvrages imprévus : 128.20<lb/>Somme pareille : 3000 f. 00<lb/>Une partie du bahut et cordon de la contrescarpe du fossé du côté du parterre étant ou démontée ou déversée sur le fossé, il y a du danger à la laisser dans son état actuel. Cet ouvrage se lie naturellement avec la construction d’un arceau (K) en vieille pierre dure, nécessaire pour que MM. les élèves puissent de leur logement arriver dans leur promenoir.<lb/>Cet article ainsi que le précédent fait partie des divers projets conçus pour l’établissement et indépendans des acquisitions à faire par la suite.<lb/>Art. 3<lb/>Pour la construction d’un autre mur de clôture pour empêcher l’accès du fossé du château du côté du couchant et pour l’ajustement et la pose d’une grille en fer du côté de la porte d’entrée, la somme de 7200.00<lb/>Détail :<lb/>32.400 mètres cubes de maçonnerie en fondation à 13 f. 25 le mètre cube : 429 f. 30<lb/>92.000 mètres cubes de fouille de tuf à 0 f. 50 le m. : 46.00<lb/>27.296 idem de maçonnerie en vieille pierre dure à 29 f. 00 le mètre cube : 797.58<lb/>160.000 idem de maçonnerie en élévation à 15 f. 00 le mètre cube : 2400.00<lb/>80.00 mètres carrés de parement en moilons dur esmillé à 1 f. 90 le mètre carré : 152.00<lb/>560.00 idem en moellons tendre idem à 1 f. 60 le mètre carré : 896.00<lb/>135.40 idem de taille de pierre dure à 6 f. 00 le mètre carré : 812.40<lb/>350.00 mètre courans d’arrêtes en pierre dure à 0.40 le mètre courant : 140.00<lb/>50 scellemens en pierre dure de 0.20 à 1 f. 20 l’un : 60.00<lb/>180 idem idem de 0.10 à 0 f. 40 l’un : 72.00<lb/>410.000 kilogrammes de plomb en saumon à 1 f. 00 le kilogramme : 410.00<lb/>9000.00 idem de fer à façon sans passer à la forge à 0 f. 10 le kilogramme : 900.00<lb/>Pour dépenses imprévues : 84.72<lb/>Somme pareille : 7200 f. 00<lb/>L’accès du fossé n’étant défendu que par un parapet ou bahut à hauteur d’appui, les habitans en profitent pour y jetter toutes les voieries et immondices de la ville. De plus, le peu de hauteur facilite également de la part des malveillants une communication illicite avec MM. les élèves pour prévenir ces différens abus. M. le général propose de tirer une ligne de clôture du pan coupé (Q) de la contrescarpe à la rencontre (G) du mur de clôture de la cour projettée ci-dessus art. 1er pour MM. les élèves, laissant aux habitans pour aller dans le parterre l’espace côté (A C) au plan. Cette clôture sera formée par un mur semblable à celui détaillé art. 1er. La grille qui ferme dans ce moment le parterre suivant la direction A 1 seroit démontée et replacée en P en avant de la porte Napoléon.<lb/>Art. 4<lb/>Pour la construction de petites tours à chacun des angles du mur de clôture du promenoir de MM. les élèves ainsi qu’au droit de la grille posée en avant de la porte Napoléon, pour celle d’un cordon à hauteur de 3 mètres afin de donner au dit mur de clôture le caractère d’un mur de revêtement et pour la fourniture et pose d’une grande porte de sortie du côté du parterre, la somme de 7100.00<lb/>Détail :<lb/>96.00 mètres cubes de terre fouillée et enterrée aux décharges publiques à 2 f. 30 le mètre cube : 220 f. 80<lb/>40.800 idem de mur en fondation à 13 f. 25 le mètre cube : 540/60<lb/>100.800 idem de maçonnerie en moelons en élévation à une courbue à 17 f. 50 le mètre cube : 1764.00<lb/>12.400 idem de idem en pierre dure idem à 92 f. 00 le mètre cube : 1140.80<lb/>144.00 mètres carrés de taille de pierre dure circulaire à 7 f. 50 le mètre carré : 1080.00<lb/>128.00 idem de taille de moelons dur sur surface à une courbure à 2 f. 40 le mètre carré : 307.20<lb/>348.00 idem de taille de moilons tendre sur surface idem à 2 f. 00 le mètre carré : 696.00<lb/>165.00 mètre courans d’arrêtes en pierre dure à une courbure à 0.45 le mètre courant : 74.25<lb/>20 scellemens en pierre tendre à 1 f. 20 l’un : 24.00<lb/>10.00 mètres carrés de porte cochère avec parquets par le bas à 40 f. 00 le mètre carré : 400.00<lb/>325.000 kilogrammes de fer neuf de 4 espèce à 2 f. 20 le kilogramme : 715.00<lb/>1 ferrure neuve de sûreté : 70.00<lb/>20.00 mètres carrés de peinture en jaune à l’huile avec deux couches à 0 f. 75 le mètre carré : 15.00<lb/>Pour frais imprévus : 52.35<lb/>Somme pareille : 7100.00<lb/>La construction des petites tours indiquées sur le plan aux différentes angles du mur de clôture du promenoir projetté pour MM. les élèves ainsi que celle d’un cordon à hauteur de trois mètres afin de donner à ce mur de clôture un caractère plus fermé et plus en rapport avec celui du château sont vivement sollicités par M. le général commandant l’école. M. le général demande également une porte de sortie D sur le parterre. Cette porte est en effet indispensable pour que les élèves puissent se rendre plus directement au champ d’exercice.<lb/>On a indiqué pleines que les tours qui arrêtent le mur de clôture au droit des portes et à son extrémité Q. Les autres sont indiquées creuses. Ces dernières, qui auront comme les précédentes 2 m. 00 de diamètre pourroient servir à recevoir des baquets à uriner. On pourroit même au besoin former dans une ou deux un petit corps de bâtiment pour servir pendant le tems des récréations.<lb/>Les objets que comporte cet article ayant été particulièrement demandés par M. le général postérieurement au 1er avril, époque de l’envoi du 1er état estimatif, montant à 36200 f. 00, on a cru devoir former un article particulier et supplémentaire renfermant la dépense relative à ces divers objets afin de ne rien déranger au 1er projet et de mettre à même dans tous les cas de connaître le montant particulier de la dépense que ces divers objets pourront occasioner.<lb/>Total : 42500.00<lb/>Le présent état estimatif monte à la somme de quarante deux mille cinq cents francs.<lb/>Versailles, le 28 mai 1811<lb/>Le capitaine du génie<lb/>Peronnin »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis des travaux à entreprendre pour la clôture du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">7</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">24 juillet 1811</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Etat estimatif supplémentaire de la dépense à faire pour la construction d’un mur devant clorre le terrein destiné à servir de promenoir à MM. les élèves, ladite construction approuvée par décision du 7 juin dernier, montant à la somme de 13000 f. 00<lb/>Savoir<lb/>Art. 1er<lb/>Pour tenir compte de la dépense résultante de la plus grande profondeur des fondations dans la partie du mur d’enceinte compris entre le pavillon du Roi et celui de l’horloge, pour la surépaisseur à donner à la portion dudit mur contournant le pavillon du Roi et soutenant environ 2 m. 00 de hauteur de terre, pour former dans la longueur du mur quelques chaînes indispensables, pour établir par ressaut une première assise en pierre dure sur l’arase des fondations, pour racheter la différence du niveau existante entre le sol vis-à-vis le pavillon de l’horloge et celui vis le pavillon du Roi et pour les remblais nécessaires pour raccorder la 1ère assise du mur avec les terreins du parterre, la somme de 8000 f. 00<lb/>Détails :<lb/>610.352 m. cubes de terres remuée et remblayée à 0 f. 50 l’un : 305.18<lb/>260.352 idem de maçonnerie en fondation en mortier de chaux et sable à 13 f. 25 l’un : 3449.66<lb/>43.000 m. cubes de mur en élévation en mortier à 15 f. 00 l’un : 645.00<lb/>30.400 idem de pierre dure à 77 f. 00 l’un 2340.80<lb/>168.00 m. carrés de taille de pierre dure sur mur droit à 6 f. 00 l’un : 1008.00<lb/>55.20 idem de parement de moelon piqué à 3 f. 30 l’un : 182.16<lb/>Pour dépense imprévue : 69.20<lb/>Somme pareille : 8000.00<lb/>Dans le premier état estimatif présenté pour la construction du mur ci-dessus, approuvé le 9 juin dernier, on avoit estimé la profondeur des fondations à 1 mètre, mais lors des fouilles faites pour établir lesdites fondations, on n’a rencontré que des terres rapportées qui ont nécessité de s’enfoncer jusqu’à 2 m. 30.<lb/>D’un autre côté, la terrasse qui doit servir de promenoir aux élèves se trouvoit élevée de 2 mètres environ au dessus du parterre vis-à-vis le pavillon du Roi, tandis que vis-à-vis clui de l’horloge elle ne l’étoit que de 0 m. 60 à 0 m. 70. Il en est résulté une surélévation assez considérable du mur vis-à-vis le pavillon du Roi afin de conserver partout audit mur la hauteur prescrite de 4 m. 00. Cette hauteur, qui ira jusqu’à 6 m. 00 vis-à-vis le pavillon du Roi, nécessite, vu l’épaisseur du mur fixée à 0 m. 50, quelques chaînes faisant parpaongs pour en assurer la stabilité.<lb/>Pour racheter aussi la différence de niveau et faire concorder la ligne du sol du parterre et celle de l’arase des fondations, faire disparaître en un mot toutes lignes ondulées qui choqueroient l’œil et retiendroient les eaux au pied du mur, il est nécessaire d’établir par ressaut sur l’arase des fondations une première assise en pierre dure et de faire quelques remblais indispensables.<lb/>La quantité de pierre dure portée dans les détails ci-dessus n’est relative qu’à celle nécessaire, indépendamment de la vieille pierre qui provient de la démolition de la terrasse et qui sera remployée d’après son échantillon.<lb/>Art. 2<lb/>Pour établir dans deux des tours du mur d’enceinte du promenoir des élèves deux corps de latrines indispensables, la somme de 5000.00<lb/>Détails :<lb/>29.960 m. cubes de fouille de terre tuf transportée à 2 relais à 0 f. 80 l’un : 21 f. 56<lb/>29.460 m. cubes de démolitions à tranchée ouverte en moelon à 3 f. 00 l’un : 88.38<lb/>38.480 m. cubes de démolitions id. en pierre dure à 6 f. 00 l’un : 230.88<lb/>5.560 id. de massif en moelon et plâtre à 13 f. 25 l’un : 93.67<lb/>13.400 m. cubes de maçonnerie en moelon en élévation à 15 f. 00 l’un : 201.00<lb/>34.140 m. cubes de idem pour voûte à 17 f. 50 l’un : 597.45<lb/>7.000 id. de voûte en pierre dure à 1 courbure à 92 f. 00 : 644.00<lb/>6.720 id. de pierre dure à 77 f. 00 l’un : 517.14<lb/>1.858 m. cubes d’évidement en pierre dure à 34 f. 50 l’un : 64.00<lb/>24.16 m. carrés de taille droite en pierre id. à 6 f. 00 : 144.96<lb/>54.38 idem à maçonnerie id. à 7.50 l’un : 407.85<lb/>16.50 idem à double courbure à 9 f. 00 l’un : 148.50<lb/>312.28 m. carrés d’arêtes en pierre dure à une courbure à 0 f. 45 l’un : 140.53<lb/>65.78 m. carrés de crépis en mortier de chaux et ciment à 0 f. 95 l’un : 62.49<lb/>6 scellemens en pierre dure de 0 m. 20 à 1 f. 20 l’un : 7.20<lb/>2.203 m. cubes de bois neuf de sciage à 110 f. 00 l’un : 242.33<lb/>14.65 m. carrés de couverture en ardoise neuve à 4 f. 30 : 62.99<lb/>375.000 kilogrammes de plomb neuf en nappe à 2 f. 55 l’un : 956.25<lb/>156.000 id. de fer neuf de 3e espèce à 1 f. 80 l’un : 280.80<lb/>4 loquets fort modèle à 4 f. 00 l’un : 16.00<lb/>4.00 m. carrés de porte pleine en chêne de 3 l. d’épaisseur à 12 f. 00 l’un : 48.00<lb/>8.00 m. carrés de peinture à l’huile à 3 couches à 1 f. 10 l’un : 8.80<lb/>Pour dépenses imprévues : 34.82<lb/>Somme pareille : 5000 f. 00<lb/>M. le général Clément ayant demandé la construction d’un corps de latrines dans la cour que l’on ferme pour servir de promenoir aux élèves afin qu’ils ne soient pas obligés de rentrer dans l’intérieur de la caserne sous prétexte d’aller aux latrines, on a pensé à utiliser pour cet objet deux des tours qui flanquent le mur d’enceinte dudit promenoir, en les couvrant et en établissant au dessous de leur sol deux fosses pour recevoir les matières. Quoique ces fosses ne puissent être fort grandes, elles suffiront cependant. Dans tous les cas, comme il y a une économie réelle à les établir dans l’intérieur de ces tours, on n’a point balancé à se déterminer à les y placer, et comme il falloit qu’elles fussent construites en même temps que les fondations desdites tours, on a l’honneur de prévenir qu’on les a commencées pour ne pas arrêter la construction du mur et d’après l’assurance que M. le général Clément a donnée de leur indispensable nécessité.<lb/>Total : 13000 f. 00<lb/>Le présent état estimatif arrêté à la somme de treize mille francs.<lb/>Versailles, le 24 juillet 1811<lb/>Le capitaine du génie en chef dans le département de Seine et Oise<lb/>Peronnin »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la route à ouvrir autour de la carrière de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">8</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">24 octobre 1811</unitdate>
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                <corpname id="atom_1911_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le ministre de l’Intérieur, comte de l’Empire, à monsieur le comte de Gavre, préfet du département de Seine et Oise<lb/>J’ai communiqué, monsieur le comte, au directeur général des Ponts et Chaussées et au ministre de la Guerre les observations que vous m’avez adressées le 28 juin 1810 au sujet de la route qui doit être ouverte à Saint Germain en exécution du décret d 14 décembre 1809, en remplacement de celle qui communique de la rue de Paris à la forêt, qui est dans l’emplacement de l’école militaire de cavalerie.<lb/>Le conseil des Ponts et Chaussées pense que l’alignement de la rue projettée, tracé en pointe rouge sur le plan et proposé par vous serait en effet, pour éviter une courbe sur la lune et la grande route de Paris, préférable au projet ponctué en noir.<lb/>Le ministre de la Guerre ne voit, en ce qui concerne le service de son ministère, aucun inconvénient à ce qu’il soit adopté, mais le colonel du casernement Montfort, que Son Excellence a consulté, pense que l’un et l’autre projet sont impraticables, en ce que toute la route tracée en pointe rouge ou la moitié de celle en pointe noire serait formé de remblais qu’il faudrait soutenir par des murs de terrasse. Il en indique une autre marquée en pointe au crayon sur le plan. Il le trouve préférable, quoiqu’il ait l’inconvénient de former de même la route de remblai depuis l’angle D, de resserer l’espace destiné à former la carrière et d’offrir un double coude au point C. Cependant, il est d’avis qu’il vaudrait mieux laisser subsister la même route à travers le manège. Comme elle n’est destinée qu’à l’usage de l’empereur, elle serait habituellement fermée par les gilles Q et T qu’on n’ouvrirait que lorsque Sa Majesté devrait passer. En conséquence, monsieur le duc de Feltre pense qu’il serait préférable de ne pas donner suite au projet de route arrêté par le décret du 14 décembre 1809.<lb/>Dans ce cas, l’article 4 de ce décret devrait être modifié et il appartiendrait au ministre de la Guerre de le proposer à Sa Majesté. Avant de lui en écrire, je désire que vous me fassiez connaître si vous êtes de même opinion. Je vous renvoye le plan que vous m’avez communiqué.<lb/>Agréez l’assurance de mon sincère attachement.<lb/>Par autorisation du ministre absent,<lb/>Le chef de la 1ère division »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1911_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
            </controlaccess>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la route traversant la carrière de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <corpname id="atom_1913_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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            </did>
            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Avis de l’ingénieur en chef des ponts et chaussées au département de Seine et Oise soussigné<lb/>L’ingénieur en chef soussigné, après lecture attentive de la lettre en date du 24 octobre de Son Excellence le ministre de l’Intérieur à monsieur le comte de Gavre, chambellan, préfet du département, il croit devoir observer qu’il n’est aucune des directions projettées des chemins proposés pour l’usage de Sa Majesté et pour qu’Elle puisse arriver commodément à la terrasse du château de Saint Germain ne se lie d’une manière convenable à la demie lune établie au sommet de la montagne de Saint Germain à l’arrivée de la route venant de Paris, qui la direction ponctuée en rouge seroit encore celle qu’il conviendroit mieux de suivre, dut on faire un mur de soutènement des remblais en bonne maçonnerie de moelons, ce qui ne seroit pas bien dispendieux, vu que la distance de la demie lune à la courbe A n’est pas longue, mais qu’il est bien préférable, ainsy que le propose monsieur le colonel du cazernement Montfort, de laisser subsister la route que suit actuellement S. M. l’empereur partant du point de la demie lune marqué de la lettre Q et se terminant sur la terrasse au point marqué T, sans y opérer aucun changement, en considérant que cette route se lie fort bien et d’une manière agréable avec la terrasse du château de Saint Germain et avec la demie lune, qu’elle ne servira qu’à Sa Majesté et qu’elle pourra être tenue fermée aux points Q et T au public, et en considérant encore que Sa Majesté poura, en suivant cette rue, communiquer facilement dans la forêt lorsqu’elle voudra y chasser ou s’y promener, et que de plus il n’y aura lieu qu’à une dépense très faible pour arranger cette route convenablement, au lieu que l’établissement d’un nouveau chemin sur l’une des jonctions proposées nécessiteroit des dépenses qui au premier apperçu doivent être assez fortes.<lb/>L’ingénieur en chef, d’après ces considérations, estime qu’il est préférable de ne pas donner suite au projet de route déterminé par le décret du 14 décembre 1809 et qu’il y a lieu en conséquence de proposer à Sa Majesté de modifier l’article 4 de ce décret.<lb/>A Versailles, ce 31 octobre 1811<lb/>J. Pioche »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1913_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à entreprendre à l’école militaire de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">13 novembre 1811</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le colonel au corps impérial du génie, chef de la 7e division<lb/>A monsieur le directeur du casernement de la 1ère division à Paris<lb/>Monsieur,<lb/>Le ministre de la Guerre a reçu votre lettre en date du 11 de ce mois, par laquelle vous faites connaître que M. le général Clément, commandant de l’école de cavalerie à Saint Germain, a annoncé à M. le chef du génie dans le département de Seine et Oise que le conseil de cette école pourra payer du 15 au 20 du présent mois un accompte de 10000 f. sur les travaux exécutés par l’entrepreneur au mur de clôture. Vous faites observer que ces 10000 f. devant recevoir cette destination, vous ne pourrez les faire servir à l’exécution des deux articles de dépense, montant ensemble à 8000 f., que vous avez proposé le 3 aoust dernier pour les entretiens courans des bâtiments militaires de l’école de Saint Germain, et auxquels ils vous a été répondu le 10 du même mois que le ministre ne donneroit son approbation qu’autant qu’ils pourraient être imputés sur les fonds de l’administration de cette école. Vous rappelez votre réplique en date du 17 septembre, par laquelle vous avez annoncé que M. le général Clément vous avait dit que, si les entretiens pouvaient se faire moyennant une dixaine de mille francs, il pourrait fournir cette somme sur ses économies. Aujourd’hui, vous faites connaître que cette somme de 10000 f. est tout ce dont l’administration peut disposer et que les entretiens des bâtimens militaires vont rester sans exécution jusqu’à ce que le ministre y ait affecté des fonds.<lb/>Son Excellence me charge de vous rappeler, 1° que lorsqu’elle a approuvé par ses décisions des 7 juin et 2 aoust les dépenses sollicitées pour la construction du mur de clôture du terrein destiné à servir de promenoir aux élèves de l’école de cavalerie, elle n’a donné son approbation que sous la condition expresse que ces dépenses seroient imputées sur les fonds d’administration de l’école ; 2° que vous avez été informé par lettre du 10 aoust que toutes les dépenses à faire aux bâtimens de l’école de Saint Germain devaient être imputées, comme la chose a lieu à Saint Cyr, sur les fonds d’aministration de cette école. D’après ces dispositions, l’intention prononcée de Son Excellence est que les 10000 f. que vous annoncez devoir être touchés par l’entrepreneur servent, en tout ou en partie, à acquitter les dépenses à faire pour les entretiens des bâtimens militaires de l’école, sauf à provoquer ultérieurement l’obtention de S.M. d’un fond spécial pour l’acquit de la dépense qu’aura occasionnée la construction du mur mentionné cy dessus puisque les fonds d’administration ne peuvent y suffire.<lb/>Agréer, Monsieur, etc.<lb/>Signé V. Decaux »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Décret impérial concernant la route traversant la carrière de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">11</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">29 novembre 1811</unitdate>
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                <corpname id="atom_1917_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Extrait des minutes de la secrétairerie d’Etat<lb/>Au palais impérial de Saint Cloud, le 29 novembre 1811<lb/>Napoléon, empereur des Français, etc.<lb/>Sur le rapport de notre ministre de l’Intérieur,<lb/>Vu le plan de la carrière de notre école militaire de cavalerie à Saint Germain,<lb/>Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :<lb/>Art. 1er<lb/>L’article 4 de notre décret du 14 décembre 1809 est modifié en ce qu’il porte que la communication de la rue de Paris à la forêt sera établie sur le prolongement de la terrasse et par la rue qui avoisine la propriété sur sieur Bardel.<lb/>Art. 2<lb/>La communication existante sur l’emplacement de la carrière de l’école est maintenue. Elle sera constament fermée par les deux grilles qui sont à ses deux extrémités et qui ne seront ouvertes que pour notre service.<lb/>Art. 3<lb/>Notre ministre de l’intérieur et notre ministre de la guerre sont chargé de l’exécution du présent décret, signé Napoléon.<lb/>Par l’empereur, le ministre secrétaire d’Etat, signé le comte Daru<lb/>Pour ampliation : le ministre de l’Intérieur, comte de l’Empire, signé Montalivet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1917_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à entreprendre à l’école militaire de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">12</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">13 janvier 1812</unitdate>
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                <corpname id="atom_1920_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Général,<lb/>Quoique par une lettre en date du 3 novembre 1811 que j’ai eu l’honneur de vous communiquer le 18 du même mois, S.E. le ministre de la Guerre ait fait pressentir qu’il pourroit solliciter de S.M. l’obtention d’un fond spécial pour l’acquis de la dépense qu’aura occasionnée la construction du mur d’enceinte du promenoir des élèves, S.E. a néanmoins manifesté l’intention positive qu’elle avoit que l’école fit les fonds nécessaires pour les dépenses d’entretiens de ses bâtimens, et comme les ordres que j’ai reçues à cet égard n’ont point été révoqués et qu’ils portent que je ne devrai proposer aucune dépense à l’approbation de S.E. sans avoir concerté avec vous, Général, les moyens de la solder sur les fonds de l’école, je vous prie d’avoir la bonté de me faire connaitre qu’elle est la totalité des fonds que vous pouvez affecter aux entretiens courans des bâtimens de l’école de Saint Germain pendant 1812 afin que, d’après votre réponse, je puisse soumettre la dépense presumée de ce fond à l’approbation de S.E. le ministre de la Guerre et régulariser dès ce moment cette partie essentielle du service de manière à ce que les demandes journalières et relatives aux réparations d’entretiens n’éprouvent aucun retard nuisible au bien du service de l’école.<lb/>Quoique l’expérience  n’ait pu me mettre encore à même de pouvoir évaluer le montant des fonds nécessaires aux entretiens ci-dessus, je pense néanmoins qu’il ne peut être moins de 20 mille francs, vu l’étendu des bâtimens, l’état où ils se trouvent et les besoins de l’école.<lb/>Au reste, l’approbation de ce fond de 20 mille francs, dont il vous appartient plus spécialement de fixer le montant, eu égard aux moyens disponibles de l’école et aux projets que vous pouvez avoir, ne pourroit être une raison suffisante pour le dépenser, s’il n’y avaoit pas lieu, par la raison seule qu’il seroit accordé. Il seroit de même régi avec toute l’économie possible et toujours d’après les motifs de nécessité absolue que vous désignerez vous même.<lb/>Je vous prierai encore, Général, d’avoir la bonté de me faire savoir si votre intention est que le mur d’enceinte du promenoir soit prolongé sur le cordon de la contrescarpe de la place comme le projet en a été conçu, et si l’école pourra en supporter la dépense sur ses propres fonds, afin que je fasse encore régulariser cette partie essentielle de la dépense à faire pendant 1812, la décision de l’année dernière, qui l’autorise, ne pouvant servir pour ce qui reste à en faire cette année.<lb/>Je vais m’occuper des gradins des deux salles que vous m’avez demandé. Cette dépense sera nécessairement comprise dans les fonds d’entretiens de 1812 car la décision du 21 novembre 1810 qui l’autorise ne peut non plus servir pour effectuer son exécution cette année. Si vous ne désirez pas, Général, que la dépense résultante de ces gradins fût supportée par les fonds d’entretiens, il faudroit alors que vous soulussiez bien me le mander et m’indiquer encore si ce seroit l’école qui en supporteroit la dépense, parce que si je ne comprenois pas cette dépense dans les fonds d’entretiens, il me faudroit de toute nécessité une décision spéciale pour l’exécuter, soit sur un fond particulier fait par l’école, soit sur un fond que S.E. le ministre de la Guerre voudroit bien accorder à cet effet, d’après votre déclaration que l’école ne peut supporter cette dépense malgré son urgence.<lb/>J’ai l’honneur etc.<lb/>Signé Peronnin »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1920_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
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                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Saint Germain, le 24 janvier 1812<lb/>Le général de division, baron de l’Empire, commandant de l’école militaire de cavalerie<lb/>A M. le capitaine Peronnin, chef du génie dans les départements de Seine et Oise et Seine et Marne<lb/>Monsieur le capitaine,<lb/>La somme dont le conseil d’administration de l’école de cavalerie peut disposer pour l’entretien de ses bâtimens pendant l’année 1812 ne peut être définitivement arrêtée dès ce moment à 20000 f. comme vous le demandez. Le plus ou le moins des fonds disponibles dépendra de la quantité des élèves qui seront admis, mais vous pouvez cependant compter sur une somme provisoire de 15000 f. 00, et si nos finances s’améliorent, je l’espère, sur le complément de 20000, et peut être même davantage.<lb/>Le bien du service réclame de jour en jour la construction du mur d’enceinte, tant du côté de l’est du château que de celui de la place, sur le cordon de la contrescarpe. Ces deux parties étant occupées par les élèves, il est de la plus grande urgence d’y faire travailler sur le champ pour couper le plus possible les communications du dedans avec le dehors, et du dehors avec le dedans. Je tiens plus que jamais, vu l’augmentation de notre effectif, à ce que cette enceinte soit terminée cette année.<lb/>Quant à la dépense qu’elle nécessitera, le conseil ne peut connaitre dès à présent ce que la situation de sa caisse lui permettra de faire, en sus des frais d’entretiens pour ceux de constructions neuves. Le prix de celle des prisons et des salles à gradins devra naturellement être supporté sur les fonds d’entretiens.<lb/>Agréez etc.<lb/>Signé baron Clément de la Roncière »</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Mémoire des ouvrages de bâtimens militaires dont l’exécution a été ordonnée dans la place de Saint Germain en Laye pendant l’année 1811, apostillé de l’état où ils se trouvent le 31 décembre de la même année<lb/>Art. 1er<lb/>Approuvé par décision des 7 juin et 2 août 1811<lb/>Pour clore par un mur de 4 m. de huateur au dessus du sol et flanqué de tours le terrein destiné à servir de promenoir à MM. les élèves et pour établir un pont provisoire communiquant du pavillon du Roi audit promenoir<lb/>1° par décision du 7 juin, la somme de 42500 f. 00<lb/>2° par idem du 2 août la somme de 13000.00<lb/>Fonds accordés : 55500 f. 00<lb/>Dépensé : 34800 f. 28<lb/>Toute la partie du mur d’enceinte qui renferme le terrein destiné à servir de promenoir aux élèves suivant la ligne C, D, E, F, G, H, L, I est élevé. Il en est de même du mur d’appui P, Q, R, S, T, U, V et I. Il ne reste plus qu’à ragréer ces murs, ce qui ne peut avoir lieu qu’au beau tems.<lb/>Art. 2<lb/>Suivant la lettre de M. le chef de l’administration du génie du 13 novembre 1811<lb/>Pour les entretiens courants du château de Saint Germain et de ses dépendances<lb/>Fonds accordés : 10000.00<lb/>Dépensé : 6264.36<lb/>Cet article comprend toutes les dépenses journalières demandées par M. le général commandant l’école et considère toutes celles dont la nature se rattache à l’entretien et à la sûreté des bâtimens.<lb/>Fonds accordés<lb/>Par décisions des 7 juin et 2 août 1811 : 55500 f. 00<lb/>Par lettre de M. le chef de l’administration du Génie du 13 novembre : 10000.00<lb/>[Total :] 65500 f. 00<lb/>Sur quoi dépensé, conformément au détail qui précède : 41064.64<lb/>Reste en fonds accordés : 24435 f. 36<lb/>Fonds remis<lb/>Par le conseil d’administration de l’école suivant le mandat ci après : 10000 f. 00<lb/>Les fonds accordés étant de 65500.00<lb/>Les fonds accordés excèdent les fonds remis de 55500 f. 00<lb/>Compte de l’entrepreneur<lb/>L’entrepreneur a reçu par mandat du 19 novembre n° 1 sur Le Quartier, maître trésorier de l’école, 10000 f. 00<lb/>La dépense montant à 41064.64<lb/>Reste dû 31064 f. 64<lb/>Résultat<lb/>Les fonds dépensés étant de 41064 f. 64<lb/>Et les fonds remis étant de 10000.00<lb/>La dépense excède les fonds remis de 31064 f. 00<lb/>Versailles, le 13 février 1812<lb/>Le capitaine du génie en chef<lb/>Peronnin »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1926_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux à entreprendre à l’école militaire de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">15</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">15 février 1812</unitdate>
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                <corpname id="atom_1929_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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            <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Service du Génie<lb/>Département de Seine et Oise<lb/>Place de Saint Germain en Laye<lb/>Ecole spéciale impériale militaire de cavalerie<lb/>Rapport sur les travaux indispensables à exécuter pendant 1812 à l’école spéciale impériale militaire de cavalerie établie dans la place de Saint Germain en Laye pour assurer le service de ladite école militaire<lb/>Les réparations qu’exigent les bâtimens de l’école spéciale impériale militaire de cavalerie et les autres travaux que commande son établissement, les demandes faites à cet égard par M. le général commandant, et enfin l’ordre et la régularité qu’il convient de mettre dans l’exécution de ces travaux, tous ces motifs réunis ont fait penser qu’il convient de déterminer dès le commencement de l’année la nature et l’espèce de ces travaux dont les besoins les plus indispensables du service de l’école de cavalerie commandoient l’exécution pendant le cours de la campagne.<lb/>A cet effet, l’officier du génie chargé de la direction des travaux de l’école a écrit le 13 janvier dernier à M. le général clément une lettre dont copie est annexée sous le n° 1. Par cette lettre, l’officier du génie invite M. le commandant de l’école à faire connoître quels seroient les travaux qui, indépendamment de ceux dits d’entretiens courans, seroient les plus indispensables quant au présent pour assurer le service de l’école et quels seroient les moyens de l’école pour faire face à la dépense résultante de ces travaux.<lb/>En réponse à la lettre sus relatée, M. le général Clément a écrit celle dont copie est également jointe au présent rapport sous le n° 2.<lb/>Par cette lettre, M. le général Clément fait connoître, qu’indépendamment  des travaux d’entretiens courans, le bien du service réclame de jour en jour la continuation de la construction du mur d’enceinte autorisée par décisions des 7 juin et 2 août 1811, et qu’il importe plus que jamais, vu l’augmentation de l’effectif de l’école, que la construction de ce mur soit achevée cette année.<lb/>M. le général Clément observe en outre que, pour faire face à la dépense résultant de ces travaux, le conseil d’administration de l’école ne peut connoître dès à présent ce que la situation de sa caisse lui permettra de faire pour acquitter les constructions neuves, mais que l’on peut compter dans tous les cas sur une somme de 15000 f. pour couvrir les dépenses d’entretiens courans.<lb/>Le mémoire ci-joint, coté n° 3, des ouvrages ordonnés et exécutés à l’école militaire pendant 1811 indique la situation de ces travaux et celle de leur comptabilité à l’époque du 31 décembre de la même année.<lb/>Il en résulte :<lb/>1° que sur la totalité des fonds faits montant à 65500.00<lb/>Il n’a été dépensé que la somme de 41064.64<lb/>Et que partant il reste disponible celle de 24435 f. 36<lb/>2° que sur la dépense montant à 41064.64, il n’a été payé à compte par l’école qu’une somme de 10000 f. qui, au terme de la lettre de M. le chef de la division du Génie en date du 13 novembre 1811 et dont copie est y annexée sous le n° 4, devoit être spécialement affectée aux dépenses d’entretiens, cy 10000.00<lb/>Et que par conséquent il reste dû sur 1811 : 31064.64<lb/>Cette somme de 31064 f. 64 restant due sur un exercice qui vient de finir, il est indispensable d’en assurer le payement tel que l’indique également la lettre sus relatée sous le n° 4.<lb/>Quant à la somme de 24435 f. 36 restant disponible sur celle de 65500 f. accordée pour 1811, elle doit être employée à la continuation de la construction du mur d’enceinte, côté au plan ci-joint sous le n° 5, de C en A et de I en L, et à celle du mur d’appui A P, et d’après le compte qu’on s’en est rendu, elle dit suffire pour achever ces murs, si toutesfois il ne se rencontre pas lors de leur exécution quelques circonstances difficiles à prévoir à l’avance et qui pourroient augmenter la dépense. Néanmoins, cette augmentation, dont on rendroit d’ailleurs compte au moment venu, ne peut jamais être considérable.<lb/>Mais, entre les dépenses d’entretiens courans des bâtimens de l’école et celle relative à l’achèvement du mur d’enceinte dont il est indispensable de s’occuper pendant 1812, il en est d’autres qui ont rapport à des objets accessoires à ce dernier travail et qu’il convient d’autant plus de prendre également en considération que leur ajournement ajourneroit la jouissance même du promenoir des élèves, coté M, et celle de l’emplacement coté N destiné à servir de parc à l’artillerie attachée à l’école.<lb/>Ces objets consistent dans les dispositions ci après :<lb/>1° Pour fermer le passage F de deux grands portes afin d’empêcher toute communication avec l’intérieur, paver ledit passage, le garnir de bornes et pour la fermeture des tourelles D et H servant de latrines, la somme de 3000 f. 00<lb/>2° Pour la construction d’un pont en O pour communiquer de l’intérieur de l’école dans le promenoir des élèves, la somme de 3000.00<lb/>3° Pour niveller et dresser le sol du promenoir des élèves, coté M, de manière à donner un écoulement prompt aux eaux pluviales, tirer parti à cet effet d’anciens puisards, pour charger de sable de rivière le sol dud. promenoir afin de le rendre praticable dans tous les tems, et pour former au long du mur d’enceinte un revers en pavé refendu de un mètre de large, la somme de 4000.00<lb/>4° pour niveller, dresser et charger de sable de rivière l’emplacement coté U destiné à servir de parc d’artillerie et pour former un revers en pavé au long du mur d’enceinte de cette partie, la somme de 3000.00<lb/>5° pour fermer par une grille l’entrée K de l’école dite la porte Napoléon et pour divers raccordemens de pavé la somme de 10000.00<lb/>Total : 23000 f. 00<lb/>Il est aisé de reconnoître par l’énoncé ci-dessus des divers travaux accessoires au mur d’enceinte qu’ils sont d’une nécessité indispensable. Ceux relatifs aux entretiens courans des bâtimes de l’école le sont également.<lb/>D’après cet état de choses, on demande :<lb/>que S.E. le ministre de la Guerre veuille bien assurer le payement de la somme de 31064 f. 64 qui reste due sur les travaux exécutés en 1811 [dans la marge : On s’occupe de la rédaction du toisé général et définitif des ouvrages ordonnés et exécutés pendant 1811 à l’école militaire de cavalerie.] à l’école impériale de cavalerie, l’école n’ayant pu remettre à compte de ces travaux qu’une somme de 10000 f. provenant de ses économies, et qui dans tous les cas devoit être spécialement affectée aux dépenses d’entretiens (voir la lettre ci jointe cotée n° 4) ;<lb/>et que S.E. veuille bien également accorder son autorisation à l’exécution pendant 1812 des travaux récapitulés ci après pour assurer le service de l’école impériale militaire de cavalerie :<lb/>1° pour l’achèvement du mur d’enceinte et de celui d’appui pour lesquels il reste disponible une somme de [dans la marge : Une grande partie des tailles relatives à la construction de ce mur sont faites, telles que celles du cordon, de la tablette de couronnement etc.] : 24435 f. 36<lb/>2° pour les divers travaux détaillés ci-dessus dans les paragraphes 1, 2, 3, 4 et 5 et montans ensemble à la somme de 23000.00<lb/>Total : 47435.36<lb/>Enfin, que S.E. veuille aussi accorder son autorisation à l’application d’une somme de 15000 f. que l’école assure aux dépenses relatives aux entretiens courans des bâtimens de la dite école pendant 1812, cette somme de 15000 f. étant d’une absolue nécessité pour faire face aux dépenses journalières que nécessiteront le service intérieur de l’école et la conservation de ses bâtimens.<lb/>Versailles, le 15 février 1812<lb/>Le capitaine du génie en chef<lb/>Peronnin »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1929_actor">Administration de département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la prise de possession du château de Saint-Germain-en-Laye par l’État</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">16</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1832</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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                <corpname id="atom_1932_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Direction générale de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Paris, le 13 juin 1832<lb/>Vous avez annoncé, Monsieur, par lettre du 18 avril dernier, n° 4050, qu’il a été pris possession, au nom de l’Etat, le 11 du même mois, du château de Saint Germain en Laye et dépendances, distrait (non compris le parterre) de la dotation de la Couronne par la loi du 2 mars dernier, et qu’il est occupé en partie par la manutention des vivres de la Guerre.<lb/>M. le ministre de la Guerre a prisé M. le ministre des Finances d’ajourner toute détermination à prendre sur ces bâtiments jusqu’à ce qu’il ait fait examiner si ce château ne pourrait et ne devrait pas être affecté au cazernement de deux bataillons d’infanterie. Auquel cas, son intention serait d’en provoquer l’affectation au service de son département.<lb/>Je vous prie de me faire connaître sans retard les observations dont ce projet pourrait vous paraître susceptible.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le directeur de l’administration, membre du conseil, chargé de la 4e division »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1932_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un effondrement survenu au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">17</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1832</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1938_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint Germain en Laye, le 10 septembre 1832<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Le concierge du château de Saint Germain, qui a été distrait de la liste civile par la loi du 2 mars dernier, me prévient à l’instant qu’un éboulement occasionné par l’entrée journalière de voitures chargées de blé et de farines pour la manutention des vivres qui occupe une partie de ce château vient d’avoir lieu sous la principale porte d’entrée.<lb/>Je me suis transporté sur les lieux et j’ai remarqué que cet éboulement de 5 pieds environ de profondeur est d’une largeur de 2 pieds et demi environ sur 3 pieds de long et a eu lieu par une perte du cours d’eau qui sert à alimenter le château.<lb/>Il devient urgent de faire réparer cette dégradation, mais il paroit naturel que ce soit la manutention qui soit chargée de cette réparation, puisqu’elle a été occasionnée par elle.<lb/>Il n’y a qu’à elle seule qu’est utile le cours d’eau pour son service. Si elle se refusait à cette réparation, l’administration pourrait faire arrêter le cours d’eau, qui lui devient quant à présent inutile puisque le château n’est pas loué.<lb/>Je porte ces faits à votre connaissance pour que vous vous concertiez avec l’administration à qui appartient la manutention des vivres.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec un très profond respect, Monsieur le Directeur, votre très dévoué receveur par intérim.<lb/>Ferau »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1938_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un effondrement survenu au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1832</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <corpname id="atom_1943_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Versailles, le 14 septembre 1832<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>J’ai communiqué à M. le colonel du Génie le rapport que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 14 de ce mois sur un éboulement survenu sous la porte du château de Saint Germain, servant de communication pour la manutention des vivres de cette place. Cet officier supérieur ne se croit pas suffisamment autorisé pour faire exécuter cette réparation relative à un bâtiment dont le ministère de la Guerre n’a point encore fait la reprise, et dont il n’occupe qu’une très petite partie pour un service militaire. Il prend donc à ce sujet les ordres de M. le maréchal ministre de la Guerre.<lb/>Vous jugerez si, d’après ce renseignement, il ne convient pas mieux de faire procéder de suite aux travaux dont il s’agit, au compte du Domaine de l’Etat, pour éviter que ces dégradations, en s’augmentant, ne constituent une dépense beaucoup plus forte.<lb/>Agréez, Monsieur le Directeur, l’assurance de la considération la plus distinguée.<lb/>Le sous intendant m.<lb/>Jarmoy »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1943_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’affectation du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1832</unitdate>
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                <corpname id="atom_1946_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Administration de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Paris, le 2 octobre 1832<lb/>J’ai reçu, Monsieur, avec votre lettre du 18 septembre dernier, n° 4050, D49, la copie de votre correspondance avec M. le sous intendant militaire à Versailles au sujet d‘une brèche qui s’est faite à la principale porte du château de Saint Germain en Laye, distrait de la liste civile par la loi du 2 mars.<lb/>L’affectation de ce bâtiment a été définitivement réclamée par monsieur le ministre de la Guerre pour le service de son département, et comme elle n’a donné lieu à aucune observation de la part de l’administration, il est présumable qu’elle ne tardera pas à être prononcée.<lb/>Dans cette situation, et attendu que le département de la Guerre occupe ce château, qui n’est d’aucun produit utile pour le Domaine, je ne puis qu’approuver votre lettre du 14 septembre à M. le sous intendant militaire.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le directeur de l’administration, membre du conseil, chargé de la 4e division »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1946_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un incendie survenu au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">20</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">16 octobre 1832</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1949_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint Germain en Laye, le 16 octobre 1832<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Le concierge du château de Saint Germain appartenant à l’Etat me prévient à l’instant qu’un incendie a éclaté cette nuit, entre minuit et 1 heure du matin, dans la partie du château occupée par la manutention des vivres.<lb/>Cet incendie, qui a duré environ 3 heures, n’a causé de dégâts qu’aux effets mobiliers appartenans à la manutention des vivres.<lb/>Il parait que ce qui regarde le Domaine n’a éprouvé aucun dommage.<lb/>Le feu a pris par le bois que les boulangers ont habitude de faire sécher dans le four avant que d’en faire usage.<lb/>J’ai l’honneur d‘être, avec un très profond respect, monsieur le Directeur,<lb/>le receveur par intérim<lb/>Ferau »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1949_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant des travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">21</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1833</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1953_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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            </did>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Versailles, le 22 mars 1833<lb/>Hébert, ingénieur géomètre de première classe, expert du Domaine de l’Etat dans le département de Seine et Oise<lb/>A monsieur le Directeur de l’Enregistrement et des Domaines à Versailles<lb/>Monsieur,<lb/>Conformément à vos ordres, je me suis rendu à Saint Germain en Laye pour examiner l’état de la toiture du vieux château qui vous avoit été signalée comme ayant éprouvé des avaries assez considérables lors du dernier ouragan.<lb/>En parcourant l’immense développement des couvertures de ce château, j’ai perçu les dégâts causés par le coup de vent. Sans m’être occupé sérieusement de faire le devis, j’estime à cent mètres superficiels les travaux d’urgence à faire exécuter en bred délai et une partie de ravalement du mur de face côté de l’élise causé par un réservoir en plomb qui a besoin d’être racommodé. Mais comme il m’a paru inutile, et pour éviter une grande dépense de soudure, on pourrait le faire rentrer aux magasins et le vendre aux enchères publiques.<lb/>Si ce vaste bâtiment reste plus longtems dans l’état d’abandon où je l’ai trouvé et que le Ministre de la Guerre n’en employe pas toutes les parties, l’administration du Domaine aura des réparations immense à y faire faire d’ici à deux ans si on veut conserver en bon état les appartements.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance du salut bien sincère de votre très humble serviteur.<lb/>Hébert<lb/>Nota. J’ai fait exécuter par monsieur Hardelle, entrepreneur à Saint Germain, le bouchement de la porte des ruines d’Henri quatre donnant sur la terrasse.<lb/>La porte à deux ventaux sera portée au magasin. »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1953_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un effondrement survenu au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">22</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">23 avril 1833</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_1957_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint Germain en Laye, le 23 avril 1833<lb/>Monsieur,<lb/>Depuis que M. Hébert est venu visiter le château de Saint Germain, un entablement en brique s’est écroulé dans la partie est, au dessous de l’un des réservoirs. Je pense qu’il seroit utile de faire visiter cette nouvelle dégradation et d‘aviser aux moyens de la réparer.<lb/>Il existoit sur le château de Saint Germain, lorsqu’il a été remis à l’administration par les agens du Domaine de la Couronne, un drapeau tricolore qui a été déchiré par le vent. Veuillez avoir la bonté de me dire si j’en dois faire remettre un autre et dans ce cas comment je devrai justifier de la dépense pour men faire rembourser.<lb/>Le receveur de l’enregistrement<lb/>Renaud »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_1957_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le financement des travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">23</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">23 avril 1833</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 30 avril 1833<lb/>Monsieur,<lb/>Monsieur le ministre des Finances ayant pensé, Monsieur, que les dépenses d’entretien du château de Saint Germain étaient une charge de la jouissance et devaient être payées par le département de la Guerre tant qu’il continuerait à en disposer, il n’y a lieu ni de faire exécuter les réparations signalées comme urgentes tant par vous que par M. Hébert, ni de pourvoir au remplacement du drapeau tricolore.<lb/>Je vous prie en conséquence d’inviter l’agent militaire chargé du service local à s’occuper de ces deux objets qui doivent désormais demeurer étrangers à l’administration des Domaines. »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1961_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente de matériaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1862</unitdate>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Direction générale de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Paris, le 2 décembre 1862<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Les travaux de restauration du château de Saint-Germain ont entraîné la démolition de quelques parties de vieux bâtiments et ont laissé sans emploi une certaine quantité de matériaux susceptibles d’être vendus au profit du Trésor.<lb/>Vous trouverez ci-jointe la copie d’un état détaille de ces matériaux dressé par M. Millet, architecte du château, ainsi que des conditions à imposer aux acquéreurs dans l’intérêt du ministère d’Etat.<lb/>Je vous prie de faire les dispositions nécessaires pour que la vente ait lieu le plus tôt possible. Cette opération devra être, bien entendue, précédée d’une prise de possession dans la forme ordinaire.<lb/>L’architecte, M. Millet, a été invité à fournir au Domaine tous les renseignemens qui pourront lui être nécessaires.<lb/>Vous aurez soin de me rendre compte ultérieurement du résultat de la vente.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération et de mon attachement.<lb/>L’administrateur de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Renavanes »</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de la vente de matériaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">13 décembre 1862</unitdate>
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              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Administration de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>L’an mil huit cent soixante-deux, ce jourd’hui treize décembre à deux heures de relevée, en vertu d’une lettre de M. le directeur des Domaines en date à Versailles du trois courant, n° 10270, qui prescrit de mettre en adjudication des matériaux provenant de la démolition de quelques parties du château de Saint-Germain dépendant du ministère d’Etat<lb/>En conséquence de l’affiche imprimée à cent exemplaires, apposée le dix courant tant à Saint-Germain, Versailles que dans toutes les communes environnantes et de la publication faite ce jourd’hui à son de caisse à Saint-Germain<lb/>Vu le procès-verbal de prise de possession dressé sur le receveur en présence de M. le maire de Saint-Germain et de M. Millet, architecte des Bâtiments civils<lb/>Vu la publicité donnée par le receveur à cette vente<lb/>Il a été donné connaissance aux personnes disposées à enchérir des conditions de la vente :<lb/>Art. 1er. Les matériaux mis en vente forment douze lots distincts. Les quatre premiers sont rangés dans la cour et seront enlevés par le pont de service. Les huit autres emmêlés dans les fossés seront sortis par la rampe à voiture de la rue du Château-Neuf.<lb/>Art. 2. Les quantités indiquées à l’estimation ne sont qu’approximatives et ne sont en aucune façon garantie.<lb/>Art. 3. Les matériaux dont il s’agit seront enlevés dans un délai de quatre jours après l’adjudication.<lb/>L’enlèvement se fera pendant le jour et pendant les heures ordinaires du travail.<lb/>Art. 4. Les matériaux seront vendus sur place et tous les frais quelconques faits pour leur enlèvement seront à la charge des adjudicataires.<lb/>Art. 5. Les acquéreurs devront apporter tout le soin qui sera réclamé par l’architecte et les agents des travaux pour n’endommager en rien les parties du château qui seront parcourues pour les chargements, charrois et transports. Tout dommage serait aussitôt constaté et serait à la charge de l’acquéreur en défaut.<lb/>Art. 6. Le prix sera payé comptant entre les mains du receveur des Domaines aussitôt après le prononcé de l’adjudication.<lb/>Art. 7. En sus du prix, il sera payé cinq centimes par franc conformément à la décision ministérielle du 28 février 1856.<lb/>Art. 8. Il demeure expressément défendu aux adjudicataires de ne procéder à aucun enlèvement qu’après avoir justifié du payement entier des lots.<lb/>De ce que dessus, que chacun a déclaré bien comprendre et s’y conformer, les soussignés maire de la ville de Saint Germain et receveur des Domaines, après vérification des lots indiqués en l’état dressé par M. Millet, il a été procédé à l’adjudication des lots constant 1° en feuilles de parquet, 2° parquet en feuilles, 3° 175 châssis, 4° châssis et portes, 5° 25 stères, 6° 11 stères, 7° 9 stères, 8° 10 stères, 9° 25 stères, 10° 25 stères, 11° 14 stères, 12° 15 stères.<lb/>Adjudication<lb/>Le 1er lot composé de feuilles en parquet a été adjugé après plusieurs enchères, dont la dernière n’a pas été couverte, à M. Legrand moyennant 42 f.<lb/>Le 2e lot composé de parquet en feuilles a été adjugé à M. Jules moyennant 35 f.<lb/>Le 3e lot composé d’environ 175 châssis a été adjugé à M. Suzanne moyennant 100 f.<lb/>Le 4e lot composé de châssis et portes à M. Boipuje moyennant 51 f.<lb/>Le 5e lot : 25 stères de bois de charpente à M. Coquerel moyennant 151 f.<lb/>Le 6e lot : 11 stères à M. Bovout moyennant 10 f.<lb/>Le 7e lot : 9 stères à M. Jametres moyennant 46 f.<lb/>Le 8e lot : 10 stères à M. legrand moyennant 71 f.<lb/>Le 9e lot : 25 stères à M. Aupas moyennant 38 f.<lb/>Le 10e lot : 25 stères à M. Tellier moyennant 132 f.<lb/>Le 11e lot : 14 stères à M. Tellier moyennant 89 f.<lb/>Le 12e lot : 15 stères à M. Tellier moyennant 101 f.<lb/>Total : 896 f.<lb/>5% en sus : 44 f. 80<lb/>Total : 940 f. 80<lb/>A déduire :<lb/>1° Timbre du procès verbal : 1 f. 50<lb/>2° Enregistrement : 21.60<lb/>[Total :] 23 f. 10<lb/>Reste dut : 917 f. 70<lb/>En recette aux produits des ministères n° 30<lb/>Autres frais à la charge de l’Etat<lb/>1° Impression de 100 affiches : 6 f.<lb/>2° Apposition d’affiches : 4 f.<lb/>3° Frais de publication : 1 f.<lb/>4° Frais de criée de vente : 5 f.<lb/>[Total :] 16 f.<lb/>Reste : 901 f. 70<lb/>Fait et clos le présent procès verbal à quatre heures de relevée, et a M. le maire signé avec le receveur<lb/>A Saint-Germain, les an, mois et jour susdits, signé Croizier »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1968_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Etat de matériaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye destinés à la vente</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
              <unitdate normal="1864/1864" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1864</unitdate>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 2 novembre 1864<lb/>Etat des matériaux provenant des démolitions dont on propose la vente<lb/>1er lot : composé de débris de vieilles boiseries, environ 5 stères de bois à brûler à 3 f. 00 : 15 f. 00<lb/>2e lot : semblable au précédent, environ 3 stères à 3 f. 00 : 9.00<lb/>3e lot : semblable au précédent, environ 4 stères à 3 f. 00 : 12.00<lb/>4e lot : composé de panneaux en menuiserie et de débris de panneaux, estimé à : 50.00<lb/>5e lot : composé de vieux balustres et de vieilles boiseries dorées, estimé à : 50.00<lb/>Total de l’estimation de cinq lots : 136 f. 00<lb/>Clauses et conditions imposées aux acquéreurs<lb/>Art. 1er<lb/>Les matériaux mis en vente forment cinq lots distincts. Tous sont rangés dans le fossé, au pied de la chapelle, et seront enlevés par la rampe à voitures de la rue du Château-Neuf.<lb/>Art. 2<lb/>Les quantités indiquées à l’estimation ne sont qu’approximatives, et ne sont en aucune façon garanties.<lb/>Art. 3<lb/>Les matériaux dont il s’agit seront enlevés dans un délai de quatre jours après l’adjudication. L’enlèvement se fera pendant le jour et pendant les heures ordinaires du travail.<lb/>Art. 4<lb/>Les matériaux seront vendus sur place, et tous les frais quelconques pour leur enlèvement seront à la charge des adjudicataires.<lb/>Art. 5<lb/>Les acquéreurs devront apporter tout le soin qui sera réclamé par l’architecte ou par les agents des travaux pour n’endommager en rien les parties du château qui seront parcourues pour les chargements et les transports. Tout dommage serait aussitôt constaté, et serait à la charge de l’acquéreur en défaut.<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1970_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la vente de matériaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Direction générale de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Paris, le 14 novembre 1864<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Par dépêche du 8 novembre courant, M. le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts demande qu’il soit procédé, le plus tôt possible, à la vente de cinq lots de vieilles boiseries provenant des démolitions du château de Saint-Germain-en-Laye et désignées dans un état détaillé que je vous adresse.<lb/>Je vous prie de charger immédiatement un employé supérieur de votre direction d’en prendre livraison sans aucun retard.<lb/>Vous voudrez bien prescrire en même temps les dispositions nécessaires pour la vente dont vous aurez soin de me faire connaître la date et le produit.<lb/>Recevez, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments de considération et d’attachement.<lb/>Pour le directeur général, et par délégation<lb/>L’administrateur »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal concernant la vente de matériaux provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Administration de l’Enregistrement et des Domaines<lb/>Procès verbal de prise de possession des matériaux provenant de la démolition de quelques parties du château de Saint-Germain mis à la disposition du Domaine pour être venus au profit de l’Etat<lb/>L’an mil huit cent soixante-quatre, ce jourd’hui dix-sept novembre, à deux heures de relevée, en vertu d’une lettre de monsieur le directeur des Domaines en date à Versailles du seize courant, n° 10270, avec transcription au vérificateur des Domaines soussigné d’un état dressé par M. Millet, architecte du château de Saint-Germain, le deux novembre ci, des matériaux provenant du dit château, avec l’injonction d’en opérer la vente au profit de l’Etat, après en avoir, au préalable, pris possession<lb/>Je soussigné me suis transporté au château de Saint-Germain où j’ai trouvé M. Choret, inspecteur des travaux, auquel j’ai fait connaitre ma mission et de suite ce dernier m’a fait mettre en possession des dits matériaux, dont le récolement a été fait et reconnu conforme à l’état, la vente à faire par le receveur des Domaines au bureau de Saint-Germain ayant été fixée d’un commun accord à mercredi prochain, vingt-deux novembre courant.<lb/>Fait et dressé le présent à Saint-Germain les an, mois et jour susdits, et a M. Choret signé avec moi vérificateur<lb/>L’inspecteur des travaux<lb/>Eugène Choret<lb/>Le vérificateur des Domaines<lb/>Dumas »</p>
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              <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">27 mars 1866</unitdate>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Direction générale de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre<lb/>Paris, le 29 mars 1866<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Par dépêche du 22 mars courant, M. le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts demande qu’il soit procédé, le plus tôt possible, à la vente de menuiseries provenant des démolitions du château de Saint-Germain-en-Laye et désignées dans un état détaillé que je vous adresse.<lb/>Je vous prie de charger immédiatement un employé supérieur de votre direction d’en prendre livraison sans aucun retard.<lb/>M. Millet, architecte du château, a été invité par M. le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts à donner à cet agent tous les renseignements qui pourraient lui être nécessaires.<lb/>Vous aurez soin de prendre les dispositions nécessaires pour la vente dont vous me ferez connaître la date et le produit.<lb/>Recevez, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments de considération et d’attachement.<lb/>Pour le directeur général, et par délégation<lb/>L’administrateur »</p>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Direction générale de l’Enregistrement, des Domaines et du Timbre<lb/>Paris, le 5 juin 1869<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Par dépêche du 27 mai dernier, M. le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts demande qu’il soit procédé le plus tôt possible à la vente d’une certaine quantité de matériaux provenant de la démolition de quelques parties des vieux bâtiments du château de Saint-Germain.<lb/>Je vous adresse un état renfermant la description de ces matériaux et les conditions qu’il y aura lieu d’imposer aux adjudicataires.<lb/>Vous voudrez bien prendre immédiatement les mesures nécessaires pour la vente en forme ordinaire et vous m’en ferez connaître la date et le produit.<lb/>Recevez, Monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentiments de considération et d’attachement.<lb/>Le conseiller d’Etat, directeur général<lb/>Pour le conseiller d’Etat, directeur général, et par délégation<lb/>Le directeur chargé de la 4e division »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des tableaux provenant de la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <corpname id="atom_2074_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Palais du Louvre, 11 mai 1904<lb/>Cher Monsieur,<lb/>Pour l’un des renseignements que vous me demandez, je puis vous donner une réponse très précise. Les deux tableaux de Matteo Rosselli appartiennent au Louvre ; ils proviennent de la collection du roi, et ont jadis figuré au château de Saint Germain. Le « Triomphe de David » est au Louvre, n° 1483 du catalogue sommaire des peintures. Quant à la « Judith », elle a été déposée au musée de Toulouse, auquel elle fut envoyée en 1803. Pour plus de détails, voyez : F. Engerand, Inventaire des tableaux du Roy rédigé en 1709 et 1710 par N. Bailly, Paris, Leroux, 1899, in 8, pages 46 et 47. Ces deux tableaux ont certainement dû être transportés au Louvre pendant la Révolution.<lb/>Pour l’ivoire, malgré de consciencieuses recherches, je n’ai pas pu arriver à un résultat aussi certain ; et pourtant…<lb/>Dans notre plus ancien Inventaire, qui est celui de 1816, je ne trouve qu’un seul Christ en ivoire ; voici textuellement la mention :<lb/>366. – Inconnu [auteur]. – Christ en croix. – Ivoire. – [pas de dimensions]. – Ancienne collection. – [emplacement :] magasin du musée.<lb/>En marge est ajouté cette note au crayon de la main de notre prédécesseur M. Emile Molinier : « Musée de Rennes, 1894 ».<lb/>Ce Christ aurait donc été déposé au musée de Rennes, ce qui doit être exact car nous ne le possédons plus au Louvre.<lb/>Dans l’Inventaire de 1816 (les notes entre crochets sont de moi, bien entendu), vous lisez comme provenance : « ancienne collection ». C’est là une formule courante qui a été adoptée, par ordre, pour désigner prudemment tous les objets provenant des saisies révolutionnaires et des conquêtes impériales. Comme votre Chrost me paraît provenir d’une saisie chez un émigré, car votre référence « inventaire du 14 février 1794 » me fait tant l’effet d’un procès verbal de saisie ; comme d’autre part le Louvre ne possédait en 1816 qu’un Christ en ivoire, provenant presque à coup sûr d’une saisie de ce genre, il me semble qu’on peut, en sains critiques, identifier l’objet du Louvre avec celui de votre document.<lb/>La dimension du Christ en ivoire nous est donnée par l’Inventaire de 1832 : « hauteur, 0 m. 50 ». Vous pourrez le faire contrôler en écrivant à Rennes.<lb/>Quant à l’attribution à Michel Ange, elle n’a aucune importance. Tous les Christs anciens un peu passables ont été donnés à Michel Ange, à Puget ou à Girardon.<lb/>Pour ma peine, je vous demanderai de me dire où a été faite votre saisie du 14 février 1794. Il est toujours utile de préciser les provenances des objets du Louvre, même secondaires.<lb/>Je vois que vous continuez à vous intéresser aux saisies révolutionnaires. Je voudrais bien pouvoir étudier celles dont nous avons les procès verbaux au Louvre, et je le ferai sans doute un jour, mais le temps ?<lb/>Veuillez agréer, cher Monsieur, mes meilleurs compliments.<lb/>Jean J. Marquet de Vasselot »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_2074_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
              <subject>Mobilier</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des tableaux provenant de la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 R 25</unitid>
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              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Monsieur J. J. Marquet de Vasselot<lb/>Directeur des Musées nationaux, Louvre, Paris<lb/><lb/>Versailles, le 16 mai 1904<lb/>Cher Monsieur,<lb/>Je vous remercie de votre lettre du 11 mai courant, si aimable et si documentée.<lb/>Les deux tableaux et le christ en ivoire dont il s’agit se trouvaient, à la date que je vous ai indiquée, dans la chapelle du château de Saint Germain en Laye et la commission des Arts du département de Seine et Oise les avait fait mettre en réserve pour qu’ils ne fussent pas vendus.<lb/>Les deux tableaux sont certainement venus au Muséum installé au château de Versailles, d’où ils sont partis peu de temps après pour Paris (Dutilleux, le Muséum national de Versailles (1792-1822) dans l’Annuaire du département de 1887, page 535). Le Christ ivoire a pu suivre la même route, et c’est très vraisemblable. Peut-être des recherches ultérieures me donneront elles une certitude.<lb/>Je me suis attelé à un travail que je consacre à la « Commission des Arts de Seine et Oise » pendant la Révolution. Le rôle de cette commission instituée en décembre 1792 a été important et utile. La chose est intéressante, mais ce qui me manque, c’est le temps. On est si occupé et si dérangé dans notre métier.<lb/>Avec mes bien sincères remerciements, veuillez agréer, cher Monsieur, la nouvelle assurance de mes bien dévoués sentiments.<lb/>[Emile Coüard] »</p>
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              <subject>Mobilier</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Travaux publics et transports</unittitle>
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            <note>
              <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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              <p>Monsieur d’Aslier (1838)</p>
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          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Chemin de fer</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin de fer</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Présentation succincte du projet de chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 46</unitid>
                <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1832</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Chemin de fer de Paris à Saint Germain<lb/>Description sommaire du tracé<lb/>Le chemin de fer proposé part de Tivoli et, entrant presqu’immédiatement en souterrain, il passe sous le boulevard extérieur entre les barrières de Clichy et de Mousseaux, et sous les Batignoles, au-delà desquelles il revoit le jour. La longueur du souterrain est de 1158 mètres.<lb/>La hauteur du point de départ est de 18 mètres au dessus de la Seine.<lb/>Le chemin de fer est en remblai jusqu’au-delà de sa traversée sur la Seine.<lb/>Il rencontre les routes de la Révolte et d’Asnières, à un niveau supérieur de 1 m. environ à celui de ces routes, qu’il faudra par conséquent relever par deux rampes que la compagnie exécutera à ses frais.<lb/>La Seine est traversée à Asnières un peu en amont du pont actuel et à un niveau de 9 mètres au dessus de l’étiage.<lb/>L’alignement continue un peu au-delà d’Asnières, et tantôt en déblais, tantôt en remblais.<lb/>Le chemin de fer s’infléchit ensuite par une courbe de 200 mètres de rayon qui le conduit jusques à la garenne de Colombes, où commence un nouvel alignement qui, tantôt en déblai, tantôt en remblai, passe devant la Folie et près de Nanterre, et par une seconde courbe, également de 2000 mètres de rayon, s’approche de la Seine. La traversée s’opère dans le voisinage de Chatou, en un lieu où la Seine est partagée en deux bras. Le pont sur l’un d’eux sera à 8 m. 40, et sur le second à 9 m. 25 au dessus de l’étiage.<lb/>On rentre en déblais presqu’immédiatement après cette traversée de la Seine, et pour passer le bois du Vésinet.<lb/>Enfin, on traverse pour la troisième fois la Seine, près du Pec, à 8 m. 60 au dessus de l’étiage.<lb/>Le tracé à une longueur de 18400 mètres. Il est plus court que la route royale actuelle de 1200 mètres.<lb/>Ce chemin pourrait être parcouru en une demi heure par machines locomotives, et établirait ainsi, entre Paris et Saint Germain, des communications si commodes et si rapides qu’il en droit résulter de grands avantages pour les relations, déjà considérables, qui existent entre ces deux villes. Les machines locomotives peuvent parcourir de 30000 à 40000 mètres par heure, sur un chemin de fer construit sur les conditions du chemin de fer de Manchetter à Liverpool, comme celui que nous proposons.<lb/>En outre, les tarifs proposés présentent de l’économie sur les prix actuels de transport de Paris à Saint Germain.<lb/>Evaluation sommaire des dépenses<lb/>Cette évaluation est extraite d’un mémoire d’art détaillé, déposé à l’administration des Ponts et Chaussées, et où les évaluations des dépenses sont présentées avec détail, appuyées d’un nivellement en long.<lb/>Indemnités des terrains : 234243 f.<lb/>Terrassement : 262354 f.<lb/>Rails, coussinets, dés, pose : 902336 f.<lb/>Souterrain : 329660 f.<lb/>Trois ponts sur Seine : 1500000 f.<lb/>Matériel de transport, frais de clôture, constructions aux points de chargement et déchargement, sommes à valoir : 671407 f.<lb/>Total : 3900000 f.<lb/>17 septembre 1832<lb/>G. Lamé, E. Clapeyron, Emile Pereire<lb/>Tarif proposé pour le chemin de fer de Paris à Saint Germain<lb/>1° pour les marchandises<lb/>Par 1000 kilogrammes et par kilomètre : 20 centimes<lb/>2° pour les voyageurs<lb/>Par chaque voyageur et par kilomètre, 1ère place : 8 centimes<lb/>2e place : 6 centimes<lb/>3e place : 4 centimes<lb/>Nota. Le tarif appliqué à la distance entière de Paris à Saint Germain donne<lb/>pour les marchandises, par 1000 kilogrammes : 3 f. 68<lb/>pour les voyageurs : 1.472 ; 1.104 ; 0.736<lb/>Soit, en nombres ronds<lb/>pour les marchandises, par 1000 kilogrammes : 3.70<lb/>pour les voyageurs : 1ère place : 1 f. 50<lb/>2e place : 1.10<lb/>3e place : 0.75<lb/>17 septembre 1832<lb/>G. Lamé, E. Clapeyron, Emile Pereire »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté ordonnant l’ouverture d’une enquête publique sur le projet de chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 46</unitid>
                <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">25 septembre 1832</unitdate>
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                  <corpname id="atom_2042_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Préfecture du département de Seine et Oise<lb/>Le conseiller d’Etat, préfet du département de Seine et Oise<lb/>Vu l’article 4 de l’ordonnance du Roi en date du 28 février 1831 portant que toute proposition de travaux publics concernant les routes et canaux devra être l’objet d’une enquête préalable<lb/>Vu une lettre du 19 septembre courant par laquelle le conseiller d’Etat chargé de l’administration des Ponts et Chaussées et des Mines fait connaître qu’une compagnie composée de MM. Lamé, Claperon et Pereire vient d’offrir au gouvernement d’établir à ses frais un chemin de fer de Paris à Saint Germain en Laye moyennant la concession d’un péage, et invite en conséquence à faire procéder à l’enquête prescrite par l’ordonnance susdatée<lb/>Vu l’avant projet de cette entreprise présentée par cette compagnie, duquel il résulte que, par le direction projetée, le chemin de fer dont il s’agit aura son point de départ à Paris, à l’ancien Tivoli, traversera la Seine en amont du pont d’Asnières, passera ensuite entre Colombes et Courbevoie et à la droite de Nanterre, traversera une seconde fois la Seine en amont du pont de Chatou, continuera par la forêt du Vésinet et traversera une troisième fois la Seine en amont du pont du Pecq pour aboutir à l’entrée de la ville de Saint Germain en Laye<lb/>Arrête ce qui suit :<lb/>Article 1er. Il sera ouvert au secrétariat général de la préfecture à Versailles et à l’hôtel de la mairie de Saint Germain en Laye des registres pour recevoir les réclamations ou observations auxquelles pourra donner lieu le projet d’établir un chemin de fer de Paris à Saint Germain en Laye.<lb/>Article 2e. Ces registres seront ouverts le 3 octobre prochain et clos le 15 novembre suivant.<lb/>Article 3e. Un exemplaire de l’avant projet présenté par la compagnie susnommée sera déposé dans chacun des lieux désignés en l’article 1er pour être communiqué sans déplacement à toutes les personnes qui désireront en prendre connaissance.<lb/>Article 4e. Le présent arrêté sera inséré au recueil des actes administratifs de cette préfecture, publié à son de caisse et affiché dans les communes des cantons de Versailles, Marly le Roi et Saint Germain en Laye.<lb/>Fait à Versailles, le 25 septembre 1832.<lb/>Signé Aubernon<lb/>Par le préfet,<lb/>Le conseiller de préfecture, secrétaire général »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_2042_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Loi de concession du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 45</unitid>
                <unitdate normal="1835/1835" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1835</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Au palais de Neuilly, le 9 juillet 1835<lb/>Louis-Philippe, roi des Français, à tous présens et à venis, salut.<lb/>Nous avons proposé, les chambres ont adopté, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :<lb/>Article premier<lb/>L’offre faite par le sieur Emile Pereire d’exécuter, à ses frais, risques et périls un chemin de fer de Paris à Saint Germain est acceptée.<lb/>Article 2<lb/>Toutes les clauses et conditions, soit à la charge de l’Etat, soit à la charge du sieur Emile Pereire, arrêtées, sous les dates des 20 mars et 12 mai 1835, par le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur, et acceptées, sous la date des mêmes jours, par ledit sieur Emile Pereire recevront leur pleine et entière exécution.<lb/>Le cahier de ces clauses et conditions restera annexé à la présente loi.<lb/>Article 3<lb/>Si les travaux ne sont pas commencés dans le délai d’une année à partir de la promulgation de la présente loi, le sieur Emile Pereire, par ce seul fait et sans qu’il y ait lieu à aucune mise en demeure, ni notification quelconque, sera déchu de plein droit de la concession du chemin de fer.<lb/>Article 4<lb/>Si les travaux commencés ne sont pas achevés dans le délai de quatre ans, le concessionnaire, après avoir été mis en demeure, encourra la déchéance et il sera pourvu à la continuation et à l’achèvement des travaux par le moyen d’une adjudication nouvelle, ainsi qu’il est réglé au cahier des charges.<lb/>Article 5<lb/>Si le chemin de fer, une fois terminé, n’est pas constamment entretenu en bon état, il y sera pourvu d’office, à la diligence de l’administration et aux frais du concessionnaire. Le montant des avances faites sera recouvré par des rôles que le préfet du département rendra exécutoires.<lb/>La présente loi, discutée, délibérée et adoptée par la chambre des pairs et par celle des députés, et sanctionnée par nous ce jourd’hui, sera exécutée comme loi de l’Etat.<lb/>Donnons en mandement à nos cours et tribunaux, préfets, corps administratifs et tous autres que les présentes ils gardent et maintiennent, fassent garder, observer et maintenir, et, pour les rendre plus notoires à tous, ils les fassent publier et enregistrer partout où besoin sera ; et, afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre sceau.<lb/>Fait au palais de Neuilly, le 9e jour du mois de juillet, l’an 1835.<lb/>Signé Louis-Philippe<lb/>Par le Roi<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat au département de l’Intérieur<lb/>Signé A. Thiers<lb/>Vu et scellé du grand sceau<lb/>Le garde des sceaux de France, ministre secrétaire d’Etat au département de la justice et des cultes<lb/>Signé C. Persil<lb/><lb/>Cahier des charges pour l’établissement du chemin de fer de Paris à Saint Germain<lb/>Article 1er<lb/>La compagnie s’engage à exécuter à ses frais, risques et périls, et à terminer dans le délai de quatre années, au plus tard, à dater de la promulgation de la loi qui ratifiera, s’il y a lieu, la concession, ou plus tôt se faire se peut, tous les travaux nécessaires à l’établissement et à la confection d’un chemin de fer de Paris à saint Germain, et de manière que ce chemin soit praticable dans toutes ses parties à l’expiration du délai ci-dessus fixé.<lb/>Article 2<lb/>Le chemin de fer partira de l’intérieur de Paris, et d’un point pris à droite ou à gauche de la rue Saint Lazare. Il passera souterrainement sous les terrains de Tivoli, sous l’aqueduc de ceinture, le mur d’enceinte et la portion bâtie de la commune des Batignoles. Il se dirigera ensuite sur Asnières, et traversera la Seine en amont du pont d’Asnières. De là et par la garenne de Colombes, il suivra un tracé qui le rapprochera de nouveau de la rivière de la Seine, qu’il traversera une seconde fois en aval de Chatou ; de ce point, et par le bois du Vesinet, il viendra aboutir au nouveau pont du Pec, sur la rive droite de la Seine.<lb/>Le niveau des rails du chemin de fer, à l’entrée du souterrain vers la rue Saint Lazare, se trouvera à seize mètres soixante un centimètres en contrebas d repère n° 238 du nivellement de la ville de Paris, incrusté sur le regard de l’aqueduc de ceinture de la barrière de Monceau.<lb/>La pente maximum du chemin de fer ne dépassera pas trois millimètres par mètre.<lb/>Article 3<lb/>Dans le délai de six mois au plus à dater de l’homologation de la concession, la compagnie devra soumettre à l’approbation de l’administration supérieure, rapporté sur un plan de cinq millimètres par mètre, le tracé définitif du chemin de fer de Paris à Saint Germain d’après les indications de l’article précédent. Elle indiquera, sur ce plan, la position et le tracé des gares de stationnement et d’évitement, ainsi que des lieux de chargement et de déchargement. A ce même plan devra être joint un profil en long suivant l’axe du chemin de fer et un devis explicatif comprenant la description des ouvrages.<lb/>En cours d’exécution, la compagnie aura la faculté de proposer les modifications qu’elle pourrait juger utile d’introduire ; mais ces modifications ne pourront être exécutées que moyennant l’approbation préalable et le consentement formel de l’administration supérieure.<lb/>Article 4<lb/>Le chemin de fer aura deux voies au moins sur tout son développement.<lb/>Article 5<lb/>La distance entre les bords intérieurs des rails ne pourra être moindre de un mètre quarante quatre centimètres (1 m. 44 c.), et celle comprise entre les faces extérieures des rails ne pourra être de plus d’un mètre cinquante six centimètres (1 m. 56 c.). L’écartement intérieur compris entre les rails de chaque voie ne sera pas moins d’un mètre quatre vingts centimètres (1 m. 80 c.), excepté au passage des souterrains et des ponts, où cette dimension pourra être réduite à un mètre quarante quatre centimètres (1 m. 44 c.).<lb/>Article 6<lb/>Les alignemens devront se rattacher suivant des courbes dont le rayon minimum est fixé à huit cents mètres (800 m.), et dans le cas de ce rayon minimum, les raccordemens devront, autant que possible, s’opérer sur des paliers horizontaux.<lb/>La compagnie aura la faculté de proposer aux dispositions de cet article, comme à celles de l’article précédent, les modifications dont l’expérience pourra indiquer l’utilité et la convenance ; mais ces modifications ne pourront être exécutées que moyennant l’approbation préalable et le consentement formel de l’administration supérieure.<lb/>Article 7<lb/>Il sera pratiqué au moins cinq gares entre Paris et Saint Germain, indépendamment de celles qui seront nécessairement établies aux points de départ et d’arrivée.<lb/>Ces gardes seront placées en dehors des voies et alternativement pour chaque voie. Leur longueur, raccordement compris, sera de deux cents mètres au moins ; leur remplacement et leur surface seront ultérieurement déterminés de concert entre la compagnie et l’administration.<lb/>Article 8<lb/>A moins d’obstacles locaux, dont l’appréciation appartiendra à l’administration, le chemin de fer, à la rencontre des routes royales ou départementales, devra passer soit au dessus, doit au dessous de ces routes.<lb/>Les croisemens de niveau seront tolérés pour les chemins vicinaux, ruraux et particuliers.<lb/>Article 9<lb/>Lorsque le chemin de fer devra passer au dessous d’une route royale ou départementale, l’ouverture du pont ne sera pas moindre de huit mètres (8 m.), dont six pour le passage des voitures et deux pour les trottoirs. La haute, sous clef, à partir de la chaussée de la route, sera de six mètres (6 m.) au moins ; la largeur entre les parapets sera de sept mètres (7 m.), et la hauteur de ces mêmes parapets de un mètre trente centimètres au moins (1 m. 30 c.).<lb/>Article 10<lb/>Lorsque le chemin de fer devra passer au dessous d’une route royale ou départemental, ou d’un chemin vicinal, la largeur entre les parapets du pont qui supportera la route ou le chemin sera fixée au moins à huit mètres (8 m.) pour une route royale, à sept mètres (7 m.) pour une route départementale, et à six mètres (6 m.) pour un chemin vicinal.<lb/>Article 11<lb/>Lorsque le chemin de fer traversera une rivière, un canal ou un cours d’eau, le pont aura la largeur de voie et la hauteur de parapets fixées en l’article 9.<lb/>Quant à l’ouverture du débouché et à la hauteur sous clef au dessus des eaux, elles seront déterminées par l’administration dans chaque cas particulier, suivant les circonstances locales.<lb/>Article 12<lb/>Les ponts à construire à la rencontre des routes royales ou départementales, et des rivières ou canaux de navigation et de flottage, seront en maçonnerie ou en fer.<lb/>Article 13<lb/>S’il y a lieu de déplacer les routes existantes, la déclivité des pentes ou rampes sur les nouvelles directions ne pourra excéder quatre centimètres par mètre pour les routes royales et départementales, et cinq centimètres pour les chemins vicinaux.<lb/>Article 14<lb/>Les ponts à construire à la rencontre des routes royales et départementales, et des rivières ou canaux de navigation et de flottage, ainsi que les déplacements des routes royales ou départementales, ne pourront être entrepris qu’en vertu de projets approuvés par l’administration supérieure.<lb/>Le préfet du département, sur l’avis de l’ingénieur en chef des ponts et chaussées et après les enquêtes d’usage, pourra autoriser le déplacement des chemins vicinaux et la construction des ponts à la rencontre de ces chemins, et des cours d’eau non navigables ni flottables.<lb/>Article 15<lb/>Dans ce cas où des chemins vicinaux, ruraux ou particuliers seraient traversés à leur niveau par le chemin de fer, les rails ne pourront être élevés au dessus ou abaissés au dessous de la surface de ces chemins de plus de trois centimètres (0 m. 03 c.) ; les rail et le chemin de fer devront en outre être disposés de manière à ce qu’il n’en résulte aucun obstacle à la circulation.<lb/>Des barrières seront tenues fermées de chaque côté du chemin de fer partout où cette mesure sera jugée nécessaire par l’administration.<lb/>Un gardien, payé par la compagnie, sera constamment préposé à la garde et au service de ces barrières.<lb/>Article 16<lb/>La compagnie sera tenue de rétablir et d’assurer à ses frais l’écoulement de toutes les eaux dont le cours serait arrêté, suspendu ou modifié par les travaux dépendant de l’entreprise.<lb/>Les aqueducs, qui seront construits à cet effet sous les routes royales ou départementales, seront en maçonnerie ou en fer.<lb/>Article 17<lb/>A la rencontre des rivières flottables ou navigables, la compagnie sera tenue de prendre toutes les mesures et de payer tous les frais nécessaires pour que le service de la navigation et du flottage n’éprouve ni interruption ni entrave pendant l’exécution des travaux, et pour que ce service puisse se faire et se continuer après leur achèvement comme il avait lieu avant l’entreprise.<lb/>La même condition est expressément obligatoire, pour la compagnie, à la rencontre des routes royales et départementales, et autres chemins publics. A cet effet, des routes et ponts provisionnels seront construits par les soins et aux frais de la compagnie partout où cela sera jugé nécessaire.<lb/>Avant que les communications existantes puissent être interceptées, les ingénieurs des localités devront reconnaître et constater si les travaux provisoires présentent une solidité suffisante, et s’ils peuvent assurer le service de la circulation.<lb/>Un délai sera fixé pour l’exécution et la durée de ces travaux provisoires.<lb/>Article 18<lb/>Les souterrains destinés au passage du chemin de fer auront, pour deux voies, sept mètres de largeur (7 m.) entre les pieds droits au niveau des rails, et six mètres (6 m.) de hauteur sous clef à partir de la surface du chemin. La distance verticale entre l’intrados et le dessus des rails extérieurs de chaque voie sera au moins de quatre mètres trente centimètres (4 m. 30 c.).<lb/>Si les terrains dans lesquels les souterrains seront ouverts présentent des chances d’éboulement ou de filtration, la compagnie sera tenue de prévenir ou d’arrêter ce danger par des ouvrages solides et imperméables.<lb/>Aucun ouvrage provisoire ne sera toléré au-delà de six mois de durée.<lb/>Article 19<lb/>Les puits d’airage ou de construction des souterrains ne pourront avoir leur ouverture sur aucune voie publique, et là où ils seront ouverts, ils seront entourés d’une margelle en maçonnerie de deux mètres (2 m.) de hauteur.<lb/>Article 20<lb/>Le chemin de fer sera clôturé et séparé des propriétés particulières par des murs, ou des haies, ou des poteaux avec lisses, ou des fossés avec levées de terre.<lb/>Les barrières fermant les communications particulières s’ouvriront sur les terres, et non sur le chemin de fer.<lb/>Article 21<lb/>Tous les terrains destinés à servir d’emplacement au chemin et à toutes ses dépendances, telles que gardes de croisement et de stationnement, lieux de chargement ou de déchargement, ainsi qu’au rétablissement des communications déplacées ou interrompues et des nouveaux lits des cours d’eau, seront achetés et payés par la compagnie.<lb/>La compagnie est substituée aux droits, comme elle est soumise à toutes les obligations qui dérivent, pour l’administration, de la loi du 7 juillet 1833.<lb/>Article 22<lb/>L’entreprise étant d’utilité publique, la compagnie est investie de tous les droits que les lois et réglemens confèrent à l’administration elle-même pour les travaux de l’Etat : elle pourra en conséquence se procurer, par les mêmes voies, les matériaux de remblai et d’empierrement nécessaires à la construction et à l’entretien du chemin de fer ; elle jouira, tant pour l’extraction que pour le transport et le dépôt des terres et matériaux, des privilèges accordés par les mêmes lois et réglemens aux entrepreneurs de travaux publics, à la charge par elle d’indemniser à l’amiable les propriétaires des terrains endommagés, ou, en cas de non accord, d’après les réglemens arrêtés par le conseil de préfecture, sauf recours au conseil d’Etat ; sans que, dans aucun cas, elle puisse exercer de recours à cet égard contre l’administration.<lb/>Article 23<lb/>Les indemnités pour occupation temporaire ou détérioration de terrains, pour chômage, modification ou destruction d’usines, pour tout dommage quelconque résultant des travaux, seront supportées et payées par la compagnie.<lb/>Article 24<lb/>Pendant la durée des travaux, qu’elle exécutera d’ailleurs par des moyens et des agens de son choix, la compagnie sera soumise au contrôle et à la surveillance de l’administration. Ce contrôle et cette surveillance ne s’exerceront pas sur les détails particuliers de l’exécution des ouvrages ; ils auront pour objet d’empêcher la compagnie de s’écarter des dispositions qui lui sont prescrites par le présent cahier des charges.<lb/>Article 25<lb/>A mesure que les travaux seront terminés sur des parties du chemin de fer, de manière que ces parties puissent être livrées à la circulation, il sera procédé à leur réception par un ou plusieurs commissaires que l’administration désignera. Le procès verbal du ou des commissaires délégués ne sera valable qu’après homologation par l’administration supérieure.<lb/>Après cette homologation, la compagnie pourra mettre en service lesdites parties du chemin de fer, et y percevoir les droits de péage et les frais de transport ci après déterminés.<lb/>Toutefois, ces réceptions partielles ne deviendront définitives que par la réception générale et définitive du chemin de fer.<lb/>Article 26<lb/>Après l’achèvement total des travaux, la compagnie fera faire, à ses frais, un bornage contradictoire et un plan cadastral de toutes les parties du chemin et de ses dépendances ; elle fera dresser également à ses frais, et contradictoirement avec l’administration, un état descriptif des ponts, aqueducs et autres ouvrages d’art qui auront été établis conformément aux conditions du présent cahier des charges.<lb/>Une expédition dûment certifiée et des procès verbaux de bornage, du plan cadastral et de l’état descriptif sera déposée, aux frais de la compagnie, dans les archives de l’administration des ponts et chaussées.<lb/>Article 27<lb/>Le chemin de fer et toutes ses dépendances seront constamment entretenus en bon état, et de manière que la circulation soit toujours facile et sûre.<lb/>L’état du chemin et de ses dépendances sera reconnu annuellement, et plus souvent en cas d’urgence ou d’accident, par un ou plusieurs commissaires que désignera l’administration.<lb/>Les frais d’entretien et ceux de réparations, soit ordinaire, soit extraordinaires, resteront entièrement à la charge de la compagnie.<lb/>Pour ce qui concerne cet entretien et ces réparations, la compagnie demeure soumise au contrôle et à la surveillance de l’administration.<lb/>Article 28<lb/>Les frais de visite, de surveillance et de réception des travaux seront supportés par la compagnie.<lb/>Ces frais seront réglés par le directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines, sur la proposition du préfet du département, et la compagnie sera tenue d’en verser le montant dans la caisse du receveur général, pour être distribué à qui de droit.<lb/>En cas de non versement dans le délai fixé, le préfet rendra un rôle exécutoire, et le montant en sera recouvré comme en matière de contributions publiques.<lb/>Article 29<lb/>La compagnie ne pourra commencer aucuns travaux ni poursuivre aucune expropriation si, au préalable, elle n’a justifié valablement, par devant l’administration, de la constitution d’un fonds social montant à trois millions au moins, et de la réalisation en espère d’une comme égale au cinquième de cette somme.<lb/>Si, dans le délai d’une année à partir de l’homologation de la présente concession, la compagnie ne s’est pas mise en mesure de commencer les travaux conformément aux dispositions du paragraphe précédent, et, si elle ne les a pas effectivement commencés, elle sera déchue de plein droit de la concession du chemin de fer, par ce seul fait et sans qu’il y ait lieu à aucune mise en demeure ni notification quelconque.<lb/>Les plans généraux et particuliers, les devis estimatifs, les nivellemens, profils, sondes et autres résultats d’opérations, rédigés ou recueillis aux frais et par les soins de la compagnie, deviendront la propriété du gouvernement. Moyennant la remise et l’abandon de ces divers documens, et pendant le délai seulement laissé par le second paragraphe du présent article pour l’ouverture des travaux, la compagnie pourra réclamer et obtiendra la restitution du cautionnement déposé pour garantie de sa soumission.<lb/>Les travaux une fois commencés, le cautionnement ne sera rendu que par cinquième, et à mesure que la compagnie aura exécuté des travaux ou justifiera, par actes authentiques, avoir acquis et payé des terrains sur la ligne du chemin de fer pour des sommes doubles au moins de celles dont elle réclamera la restitution.<lb/>Article 30<lb/>Faute, par la compagnie, d’avoir entièrement exécuté et terminé les travaux du chemin de fer dans les délais fixés par l’article 1er, faute aussi, par elle, d’avoir rempli les diverses obligation qui lui sont imposées par le présent cahier des charges, elle encourra la déchéance et il sera pourvu, s’il y a lieu, à la continuation et à l’achèvement des travaux, par le moyen d’une adjudication qu’on ouvrira sur les clauses du présent cahier des charges et sur une mise à prix des ouvrages déjà construits, des matériaux approvisionnés, des terrains achetés, des portions du chemin déjà mises en exploitation, et, s’il y a lieu, de la partie non encore restituée du cautionnement.<lb/>Cette adjudication sera dévolue à celui des nouveaux soumissionnaires qui offrira la plus forte somme pour les objets compris dans la mise à prix.<lb/>Les soumissions pourront être inférieures à la mise à prix.<lb/>La compagnie évincée recevra de la nouvelle compagnie concessionnaire la valeur que la nouvelle adjudication aura ainsi déterminée pour lesdits objets.<lb/>Si l’adjudication ouverte comme il vient d’être dit n’amène aucun résultat, une seconde adjudication sera tentée sur les mêmes bases, après un délai de six mois, et si cette seconde tentative reste également sans résultat, la compagnie sera définitivement déchue e tous droits à la présente concession, excepté cependant pour les parties du chemin de fer déjà mises en exploitation, dont elle conservera la jouissance jusqu’au terme fixé par l’article 33, à la charge par elle, sur les parties non terminées, de remplir, pour les terrains qu’il ne serait pas reconnu utile de conserver à la voie publique, les prescriptions des articles 60 et suivans de la loi du 7 juillet 1833, d’enlever tous les matériaux, engins, machins, etc. ; enfin de faire disparaître toute cause de préjudice résultant des travaux exécutés pour les territoires sur lesquels ils seraient situés. Si, dans un délai qui sera fixé par l’administration, elle n’a pas satisfait à toutes ces obligations, elle y sera contrainte par toutes les voies de droit.<lb/>Les précédentes stipulations ne sont point applicables au cas où le retard ou la cessation des travaux proviendraient de force majeure régulièrement constatée.<lb/>Article 31<lb/>La contribution foncière sera établie en raison de la surface des terrains occupés par le chemin de fer et par ses dépendances ; la cote en sera calculée, comme pour les canaux, conformément à la loi du 25 avril 1803, dans la proportion assignée aux terres de meilleure qualité.<lb/>Les bâtimens et magasin dépendant de l’exploitation du chemin de fer seront assimilés aux propriétés bâties dans la localité.<lb/>Article 32<lb/>L’administration arrêtera, de concert avec la compagnie, ou du moins après l’avoir entendue, les mesures et les dispositions nécessaires pour assurer la police, la sûreté, l’usage et la conservation du chemin de fer et des ouvrages qui en dépendent. Toutes les dépenses qu’entraînera l’exécution de ces mesures et de ces dispositions resteront à la charge de la compagnie.<lb/>La compagnie est autorisée à faire, sous l’approbation de l’administration, les réglemens qu’elle jugera utiles pour le service et l’exploitation du chemin.<lb/>Les réglemens dont il s’agit dans les deux paragraphes précédens seront obligatoires pour la compagnie et pour toutes celles qui obtiendront ultérieurement l’autorisation d’établir des lignes de chemin de fer d’embranchement ou de prolongement, et en général pour toutes les personnes qui emprunteraient l’usage du chemin de fer.<lb/>Article 33<lb/>Pour indemniser la compagnie des travaux et dépenses qu’elle s’engage à faire par le présent cahier de charges, et sous la condition expresse qu’elle en remplira exactement toutes les obligations, le gouvernement lui concède, pendant le laps de quatre vingt dix neuf ans, à dater de l’homologation de la présente concession, l’autorisation de percevoir les droits de pégae et les prix de transport ci après déterminés. Il est expressément entendu que les prix de transport ne seront dus à la compagnie qu’autant qu’elle effectuerait elle-même ce transport à ses frais et par ses propres moyens.<lb/>La perception aura lieu par kilomètres, sans égard aux fractions de distance : ainsi un kilomètres entamé sera payé comme s’il avait été parcouru ; néanmoins, pour toute distance parcourue moindre de six kilomètres, le droit sera perçu comme pour six kilomètres entiers.<lb/>Le poids du tonneau ou de la tonne est de mille kilogrammes. Les fractions de poids ne seront comptées que par quart de tonne : ainsi tout poids compris entre un quart et une demi tonne payera comme une demi tonne ; tout poids compris entre une demi tonne et trois quarts de tonne payera comme trois quarts de tonne, etc.<lb/>Tarif<lb/>Par tête et par kilomètres<lb/>Voyageurs (non compris le dixième du prix des places dû au trésor public) : [prix de péage :] 0 f. 05 c. [prix de transport :] 0 f. 02.4 c. [total :] 0 f. 07.4 c.<lb/>Bestiaux : bœufs, vaches, taureaux, transportés par voitures : [prix de péage :] 0 f. 06 c. [prix de transport :] 0 f. 04 c. [total :] 0 f. 10 c.<lb/>Bestiaux : cheval, mulet, bêtes de trait : [prix de péage :] 0 f. 04 c. [prix de transport :] 0 f. 02 c. [total :] 0 f. 06 c.<lb/>Bestiaux : veaux et porcs : [prix de péage :] 0 f. 01 c. [prix de transport :] 0 f. 1 c. [total :] 0 f. 02 c.<lb/>Bestiaux : moutons, brebis, chèvres : [prix de péage :] 0 f. 01 c. [prix de transport :] 0 f. 00.75 c. [total :] 0 f. 01.75 c.<lb/>Par tonne de houille et par kilomètre : [prix de péage :] 0 f. 05 c. [prix de transport :] 0 f. 03 c. [total :] 0 f. 08 c.<lb/>Marchandise par tonne ou par kilomètre : 1ère classe : pierre à chaux et à plâtre, moellons, meulières, cailloux, sable, argile, tuiles, briques, ardoises, fumier et engrais, pavés et matériaux de toute espèce pour la construction et la réparation des routes : [prix de péage :] 0 f. 07 c. [prix de transport :] 0 f. 05 c. [total :] 0 f. 12 c.<lb/>Marchandise par tonne ou par kilomètre : 2e classe : blés, grins, farines, chaux et plâtre, minerais, coke, charbon de bois, bois à brûler (dit de corde), perches, chevrons, planches, madriers, bois de charpente, marbres en blocs, pierre de taille, bitume, fonte brute, fer en barres ou en feuilles, plomb en saumons : [prix de péage :] 0 f. 09 c. [prix de transport :] 0 f. 05 c. [total :] 0 f. 014 c.<lb/>Marchandise par tonne ou par kilomètre : 3e classe : fontes moulées, fer et plomb ouvrés, cuivre et autres métaux ouvrés ou non, vinaigres, vins, boissons et spiritueux, huiles, cotons et autres lainages, bois de menuiserie, de teintures et autres, bois exotiques, sucre, café, drogues, épiceries, denrées coloniales, objets manufacturés : [prix de péage :] 0 f. 10 c. [prix de transport :] 0 f. 06 c. [total :] 0 f. 16 c.<lb/>Objets divers<lb/>Voiture sur plate-forme : [prix de péage :] 0 f. 18 c. [prix de transport :] 0 f. 10 c. [total :] 0 f. 28 c.<lb/>Machine locomotive, avec ou sans chariot, soit qu’elle remorque un convoi, ou qu’elle soit remorquée elle-même : [prix de péage :] 0 f. 18 c.<lb/>Et par tonne de son poids réel : [prix de transport :] 0 f. 06 c.<lb/>Chaque wagon ou chariot ou autre voiture, destiné au transport sur le chemin de fer et y passant à vide : [prix de péage :] 0 f. 08 c. [prix de transport :] 0 f. 04 c. [total :] 0 f. 12 c.<lb/>Les mêmes wagons ou voitures paieront comme voitures à vide, indépendamment du prix qui serait dû pour leur chargement, toutes les fois que ce chargement ne sera pas d’une tonne au moins.<lb/>Article 34<lb/>Les denrées, marchandises, effets, animaux et autres objets non désignés dans le tarif précédent seront rangés pour les droits à percevoir, dans les classes avec lesquelles ils auraient le plus d’analogie.<lb/>Article 35<lb/>Les droits de péage et les prix de transport déterminés au tarif précédent ne sont point applicables :<lb/>1° A toute masse indivisible pesant plus de trois mille kilogrammes ;<lb/>2° A toute voiture pesant avec son chargement plus de quatre mille kilogrammes.<lb/>Néanmoins la compagnie ne pourra se refuser ni à transporter les masses indivisibles pesant de trois à cinq mille kilogrammes, ni à laisser circuler toute voiture qui avec son chargement pèserait de quatre à huit mille kilogrammes, mais les droits de péage et les frais de transport seront augmentés de moitié.<lb/>La compagnie ne pourra être contrainte à transporter les masses indivisibles pesant plus de cinq mille kilogrammes, ni à laisser circuler les voitures qui, chargement compris, pèseraient plus de huit mille kilogrammes.<lb/>Article 36<lb/>Les prix de transport déterminés au tarif précédent ne sont point applicables :<lb/>1° Aux denrées et objets qui, sous le volume d’un mètre cube, ne pèsent pas deux cents kilogrammes ;<lb/>2° A l’or et à l’argent, soit en lingots, soit monnoyés ou travaillés, au plaqué d’or ou d’argent, au mercure et au platine, ainsi qu’aux bijoux, pierres précieuses et autres valeurs ;<lb/>3° Et en général à tout paquet ou clos pesant isolément moins de deux cent cinquante kilogrammes, à moins que ces paquets ou colis ne fassent partie d’envois pesant ensemble une demi tonne et au-delà, d’objets expédiés à ou par une même personne et d’une même nature, quoique emballés à part, tels que sucres, cafés, etc.<lb/>Dans les trois cas ci-dessus spécifiés, les prix de transport seront librement débattus avec la compagnie.<lb/>Article 37<lb/>Au moyen de la perception des droits et des prix réglés ainsi qu’il vient d’être dits, et sauf les exceptions stipulées ci-dessus, la compagnie contracte l’obligation d’exécuter constamment avec soin, exactitude et célérité, à ses frais et par ses propres moyens, le transport des voyageurs, bestiaux, denrées, marchandises et matières quelconques qui lui seront confiées.<lb/>Article 38<lb/>Les agens et gardes que la compagnie établira, soit pour opérer la perception des droits, soit pour la surveillance et la police du chemin et des ouvrages qui en dépendent, pourront être assermentés et seront, dans ce cas, assimilés aux gardes champêtres.<lb/>Article 39<lb/>A l’époque fixée pour l’expiration de la présente concession, et par le fait seul de cette expiration, le gouvernement sera subrogé à tous les droits de la compagnie dans la propriété des terrains et des ouvrages désignés au plan cadastral mentionné dans l’article 26. Il entrera immédiatement en jouissance du chemin de fer, de toutes ses dépendances et de tous ses produits.<lb/>La compagnie sera tenue de remettre en bon état d’entretien le chemin de fer, les ouvrages qui le composent et ses dépendances, tels que gares, lieux de chargement et de déchargement, établissemens aux points de départ et d’arrivée, maisons de gardes et de surveillans, bureaux de perception, machines fixes, et en général tous autres objets immobiliers qui n’auront pas pour destination distincte et spéciale le services des transports.<lb/>Dans les cinq dernières années qui précèderont le terme de la concession, le gouvernement aura le droit de mettre saisie arrêt sur les revenus du chemin de fer et de les employer à rétablir en bon état le chemin et toutes ses dépendances si la compagnie ne se mettait pas en mesure de satisfaire pleinement et entièrement à cette obligation.<lb/>Quant aux objets mobiliers, tels que machines locomotives, wagons, chariots, voitures, matériaux combustibles et approvisionnemens de tout genre et objets immobiliers non compris dans l’énumération précédente, la compagnie en conservera la propriété, si mieux elle n’aime les céder à l’Etat, qui sera tenu, dans ce cas, de les reprendre à dire d’experts.<lb/>Article 40<lb/>Dans le cas où le gouvernement ordonnerait ou autoriserait la construction de routes royales, départementales ou vicinales, de canaux ou de chemins de fers, qui traverseraient le chemin de fer projeté, la compagnie ne pourra mettre obstacle à ces traversées, mais toutes dispositions seront prises pour qu’il n’en résulte aucun obstacle à la construction ou au service du chemin de fer, ni aucuns frais particuliers pour la compagnie/<lb/>Article 41<lb/>Toute exécution ou toute autorisation ultérieure de route, de canal, de chemin de fer, de travaux de navigation, dans la contrée où est situé le chemin de fer projeté, ou dans toute autre contrée voisine ou éloignée, ne pourra donner ouverture à aucune demande en indemnité de la part de la compagnie.<lb/>Article 42<lb/>Le gouvernement se réserve expressément le droit d’accorder de nouvelles concessions de chemin de fer s’embranchant sur le chemin de fer de Paris à Saint Germain, ou qui seraient établis en prolongement du même chemin.<lb/>La compagnie du chemin de fer de Paris à Saint Germain ne pourra mettre aucun obstacle à ces embranchemens ou prolongemens, ni réclamer, à l’occasion de leur établissement, aucune indemnité quelconque, pourvu qu’il n’en résulte aucun obstacle à la circulation, ni aucun frais particuliers pour la compagnie.<lb/>Les compagnies concessions des chemins de fer d’embranchement ou en prolongement auront la faculté, moyennant les tarifs ci-dessus déterminés, et l’observation des réglemens de police et de service établis ou à établir, de faire circuler leurs voitures, wagons et machines sur le chemin de fer de Paris à Saint Germain. Cette faculté sera réciproque pour ce dernier chemin à l’égard desdits embranchemens et prolongemens.<lb/>Article 43<lb/>Si le chemin de fer doit s’étendre sur des terrains qui renferment des carrières, ou les traverser souterrainement, il ne pourra être livré à la circulation avant que les excavations qui pourraient en compromettre la solidité aient été remblayées ou consolidés. L’administration déterminera la nature et l’étendue des travaux qu’il conviendra d’entreprendre à cet effet, et qui seront d’ailleurs exécutés par les soins et aux frais de la compagnie du chemin de fer.<lb/>Article 44<lb/>Si le gouvernement avait besoin de diriger des troupes et un matériel militaire sur l’un des points desservis par la ligne du chemin de fer, la compagnie serait tenue de mettre immédiatement à sa disposition, aux prix déterminés par le tarif, tous les moyens de transport établis pour l’exploitation du chemin de fer.<lb/>Article 45<lb/>La compagnie sera tenue de désigner l’un de ses membres pour recevoir les notifications ou les significations qu’il y aurait lieu de lui adresser. Le membre désigné fera élection de domicile à Paris.<lb/>En cas de non désignation de l’un des membres de la compagnie, ou de non élection de domicile par le membre désigné, toute signification ou notification adressée à la compagnie, prise collectivement, sera valable lorsqu’elle sera faite au secrétariat général de la préfecture de la Seine.<lb/>Article 46<lb/>Les contestations qui s’élèveraient entre la compagnie concessionnaire et l’administration au sujet de l’exécution ou l’interprétation des clauses du présent cahier des charges seront jugées administrativement par le conseil de préfecture du département de la Seine, sauf recours au conseil d’Etat.<lb/>Article 47<lb/>Le présent cahier des charges ne sera passible que du droit fixe de un franc.<lb/>Article 48<lb/>La concession ne sera valable et définitive qu’après l’homologation de la loi.<lb/>Proposé par le conseiller d’Etat, directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines.<lb/>Paris, le 19 mars 1835<lb/>Signé Legrand<lb/>Approuvé, le 20 mars 1835<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat au département de l’Intérieur<lb/>Signé A. Thiers<lb/>Accepté le présent cahier des charges dans toute sa teneur<lb/>Paris, le 20 mars 1835<lb/>Signé Emile Pereire<lb/>Vu et paraphé ne varietur<lb/>La président de la chambre des députés<lb/>Signé Dupin<lb/>Vu pour être annexé à la loi du 9 juillet 1835<lb/>Le ministre de l’Intérieur<lb/>Signé A. Thiers<lb/><lb/>Clauses supplémentaires ajoutées au cahier des charges approuvé le 20 mars 1835 par M. le ministre de l’Intérieur, et accepté le même jour par le concessionnaire<lb/>1° Il est expressément stipulé que la compagnie, dans les modifications qu’elle est autorisée à proposer, en vertu du second paragraphe de l’article 3, ne pourra ni s’écarter du tracé général, ni excéder le maximum de pente indiqué dans l’article 2.<lb/>2° Les fossés qui serviront de clôture au chemin de fer auront au moins un mètre de profondeur à partir de leurs bords relevés.<lb/>3° Dans l’article 24 du cahier des charges, les mots « ne s’exerceront pas sur les détails particuliers de l’exécution des ouvrages ; ils » seront supprimés.<lb/>4° Les ponts à construire sur la Seine pourront être construits avec travées en bois et piles et culées en maçonnerie ; mais il sera donné à ses piles et culées l’épaisseur nécessaire pour qu’il soit possible, ultérieurement, de substituer aux travées en bois, soit des travées en fer, soit des arches en maçonnerie.<lb/>5° Indépendamment des conditions stipulées en l’article 29, la compagnie, avant de pouvoir mettre la main à l’œuvre, sera tenu de porter à trois cent mille francs le cautionnement de deux cent mille francs qu’elle a déjà déposé pour la première garantie de sa soumission.<lb/>Ce complément de cautionnement aura lieu soit en numéraire, soit en rente sur l’Etat, soit en autres effets du Trésor, avec transfert, au nom de la caisse des dépôts et consignations, de celles de ces valeurs qui seraient nominatives ou à ordre.<lb/>6° Dans le cas de déchéance prévu par le second paragraphe de l’article 29, et par dérogation spéciale au troisième paragraphe de ce même article, la moitié du cautionnement déposé par la compagnie deviendra la propriété du gouvernement et restera acquise au Trésor public ; l’autre moitié seulement sera restituée moyennant la remise et l’abandon à l’Etat des plans généraux et particuliers, des devis estimatifs, nivellemens, profils, sondes et autres résultats d’opérations, rédigés ou recueillis aux frais et par les soins de la compagnie.<lb/>Les travaux une fois commencés, le cautionnement ne sera rendu que par cinquième, ainsi qu’il est stipulé au dernier paragraphe dudit article 29 ; néanmoins le dernier cinquième ne sera remis qu’après l’achèvement et la réception définitive des travaux.<lb/>7° Le troisième paragraphe de l’article 33 sera modifié ainsi qu’il suit :<lb/>Le poids du tonneau ou de la tonne est de mille kilogrammes ; les fractions de poids ne seront comptées que par dixième de tonne ; ainsi tout poids au dessous de cent kilogrammes paiera comme pour cent kilogrammes ; tout poids compris entre cent et deux cents kilogrammes paiera comme pour deux cents kilogrammes, etc.<lb/>8° Les quatrième et cinquième paragraphes de l’article 36 seront modifiés ainsi qu’il suit :<lb/>Et en général à tout paquet ou clos pesant isolément moins de cent kilogrammes, à moins que ces paquets ou colis ne fassent partie d’envois pesant ensemble plus de deux cents kilogrammes ou au-delà d’objets expédiés à ou par une même personne et d’une même nature quoiqu’emballés à part, tels que sucres, cafés, etc.<lb/>Dans les trois cas ci-dessus spécifiés, les prix de transports seront librement débattus avec la compagnie.<lb/>Néanmoins, au dessus de cent kilogrammes et quelle que soit la distance parcourue, le prix de transport d’un colis ne pourra être taxé à moins de 40 centimes (0 fr. 40 c.).<lb/>9° Chaque voyageur pourra porter avec lui un bagage dont le poids n’excédera pas quinze kilogrammes, sans être tenu pour le port de ce bagage à aucun supplément pour le prix de sa place.<lb/>10° Les frais accessoires non mentionnés au tarif, tels que ceux de chargement, de déchargement et d’entrepôt dans les gares et magasins de la compagnie, seront fixés par un règlement qui sera soumis à l’approbation supérieure.<lb/>Proposé à l’approbation de M. le ministre de l’Intérieur.<lb/>Paris, le 12 mai 1835<lb/>Le conseiller d’Etat directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines<lb/>Signé Legrand<lb/>Approuvé, Paris, le 12 mai 1835<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur<lb/>Signé A. Thiers<lb/>Accepté dans toute leur teneur les clauses supplémentaires ci-dessus énoncées.<lb/>Paris, le 12 mai 1835<lb/>Signé Emile Pereire<lb/>Vu pour être annexé à la loi du 9 juillet 1835<lb/>Le ministre de l’Intérieur<lb/>Signé A. Thiers »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 45</unitid>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Saint Germain en Laye, le 3 juillet 1837<lb/>Le maire de la ville de Saint Germain en Laye<lb/>A monsieur le pair de France, préfet du département de Seine et Oise<lb/>Monsieur le Préfet,<lb/>Dans l’intérêt du commerce, de l’industrie et dans celui particulier de la ville de Saint Germain en Laye, le conseil municipal de cette ville, se trouvant réuni pour délibérer des diverses affaires municipales, a saisi cette occasion pour appeler toute la sollicitude du gouvernement et la voûte, Monsieur le Préfet, sur les inconvénients qui doivent résulter, pour la célérité des communications, de la décision relative au parcours du chemin de fer de Saint Germain dans Paris, par suite de l’éloignement du centre de la capitale du point de départ de ce chemin qui semble devoir être définitivement établi à la place de l’Europe.<lb/>Le conseil a consigné dans un exposé, dont j’ai l’honneur de vous adresser une copie, Monsieur le Préfet, les principales causes qui l’ont déterminé, dans l’intérêt général à demander que le premier projet qui avait pour résultat de prolonger le parcours jusqu’à la rue Tronchet soit repris comme le seul moyen de rendre les communications promptes et faciles et d’atteindre enfin le but qu’on s’était proposé en autorisant la construction d’un chemin de fer.<lb/>Le conseil, en m’invitant à vous transmettre dans le plus court délai possible les motifs qu’il fait valoir à l’appui de sa demande, m’a aussi chargé d’avoir l’honneur de vous prier, Monsieur le Préfet, de vouloir bien l’appuyer autant qu’il dépendra de vous auprès du gouvernement et de monsieur le directeur général des Ponts et Chaussées.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, les nouvelles assurances de mes sentiments de haute considération.<lb/>Boursier »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’un des premiers jours d’exploitation du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1837/1837" encodinganalog="3.1.3">30 août 1837</unitdate>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>« Gendarmerie départementale<lb/>1ère légion<lb/>Compagnie de Seine et Oise<lb/>Versailles, le 30 août 1837<lb/>Monsieur le Préfet,<lb/>J’ai l’honneur de vous rendre compte qu’hier 29 août, malgré le mauvais temps, trois à quatre mille voyageurs ont parcouru la ligne ou chemin de fer de Paris à Saint Germain et retour.<lb/>Aucun événement n’a été signalé.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pour M. le chef d’escadron en permission,<lb/>Le lieutenant commandant par intérim la gendarmerie de Seine et Oise »</p>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A la garde du chemin de fer, le 30 août 1837, 10 h. du soir<lb/>Monsieur le Préfet,<lb/>Huit départs et autant de retour ont donné lieu à un mouvement de 6000 mille personnes environ.<lb/>3 à 4 individus ont fait un peu de bruit sous le prétexte qu’on leur refusait des places à 20 sous. Il a été facile de leur prouver que toutes les places étoient occupées.<lb/>La tranquillité, du reste, n’a nullement été troublée et tout a marché comme à l’ordinaire.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>M. Couin »</p>
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                  <p>Monsieur d’Aslier (1838)</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Direction générale des Ponts et Chaussées et des Mines<lb/>Chemins de fer<lb/>A Monsieur d’Aslier, ingénieur en chef de Seine et Oise<lb/>Paris, le 3 février 1838<lb/>Monsieur,<lb/>La compagnie du chemin de fer de Paris à Saint Germain m’annonce que la seconde voie de ce chemin de fer est terminée et qu’elle est prête à fournir à l’administration les moyens d’en faire la réception provisoire.<lb/>Cette réception doit avoir lieu dans les mêmes formes que la réception à laquelle vous avez procédé de concert avec M. de Fontaine pour la partie située dans le département de Seine et Oise.<lb/>Je vous ai désigné également, vous et M. de Fontaine, pour remplir cette mission à l’égard de la partie comprise dans votre département.<lb/>Vous voudrez bien remarquer qu’il ne s’agit que d’une réception provisoire. Il s’agit uniquement de constater s’il est possible de permettre la circulation sur la seconde voie du chemin de fer dans l’état où elle se trouve.<lb/>Dès que vous aurez procédé à la dite réception, vous voudrez bien, de concert avec M. de Fontaine pour le département de Seine et Oise, dresser le procès verbal exact et circonstancié que vous me transmettrez avec telles observations qu’il appartiendra.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le conseiller d’Etat, directeur général des Ponts et Chaussées et des Mines »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération du conseil municipal concernant l’implantation du débarcadère du chemin de fer à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil municipal<lb/>Séance du 2 janvier 1845<lb/>L’an mil huit cent quarante-cinq, le deux janvier, le conseil s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances, sous la présidence de M. Perrache, adjoint, en conformité d’une autorisation de M. le préfet du département, à l’effet de donner son avis motivé sur l’emplacement du débarcadère du chemin de fer atmosphérique.<lb/>Etaient présens MM. Laurent, Lallemant, Duchauffour, Lefèvre, Watilliaux, Thiboust, Cardet, Robiniot, de Thuisy, Chevillard, Ducastel, Salles, Rolot, Guignard, Gosselin, Collet, Petit François, Signaux, Nasson, Dubief et Assere.<lb/>Il est procédé à la nomination d’un secrétaire. Monsieur Guy est élu, en son absence M. Ducastel est invité à le remplacer et prend place au bureau.<lb/>M. le maire donne lecture des diverses pièces relatives au projet du nouveau chemin de fer.<lb/>Et après diverses opinions émises par plusieurs membres,<lb/>Le conseil,<lb/>Vu la lettre ci-dessus précitée de M. le préfet en date du 24 décembre dernier,<lb/>Vu la loi du 5 août 1844 et l’ordonnance royale du 2 novembre suivant,<lb/>Vu le plan présenté par la compagnie concessionnaire, ensemble la légende qui y est jointe et le procès-verbal d’enquête ouvert le 25 décembre et constatant jusqu’à ce moment 403 opinions pour l’emplacement du débarcadère à la place du Château tel que le propose la compagnie, un seul avis contraire exprimé par le propriétaire de l’une des maisons dont le terrein est nécessaire,<lb/>Considérant que cette maison est située à l’extrémité de la rue la plus fréquentée pour arriver aux promenades avec lesquelles cette rue n’a de communication que par un passage pratiqué sous cette maison, passage étroit et tortueux, obscur, dangereux le soir, et contre lequel s’élèvent depuis longtemps des réclamations, et que dans un temps plus ou moins éloigné le propriétaire de cette maison aurait à en subir l’expropriation pour tout ou partie afin d’ouvrir un passage plus convenable et tel que l’établit le projet présenté par la compagnie,<lb/>Est d’avis, à l’unanimité, qu’il y a utilité publique à ce que l’embarcadère soit établi à la place du Château et que cet emplacement est le seul convenable, le seul vraiment utile aux habitans comme aux étrangers et aux intérêts de la compagnie.<lb/>Et que l’établissement de l’embarcadère à la grille de Pontoise, sur le terrain du domaine de la Liste civile, à l’entrée et en dehors de la ville, ne remplirait pas le but que le conseil s’est proposé en s’imposant le sacrifice de 200000 francs, qu’il serait impossible de former autour de cet embarcadère les établissemens nécessaires aux voyageurs, la ville ne pouvant s’étendre de ce côté.<lb/>Le conseil croit devoir témoigner ici à la compagnie concessionnaire sa satisfaction de la grandeur de ses vues et sa reconnaissance de ce qu’elle n’a pas reculé devant des sacrifices considérables pour arriver à donner à la ville de Saint-Germain le débarcadère le plus utile aux intérêts de ses habitans.<lb/>Fait en séance les jour, mois et an que dessus. »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de prolongation de la ligne de chemin de fer</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 44</unitid>
                <unitdate normal="1845/1845" encodinganalog="3.1.3">6 janvier 1845</unitdate>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Paris, le 6 janvier 1845<lb/>Monsieur le Préfet,<lb/>J’ai reçu avec votre dépêche du 3 janvier les deux lettres des 14 et 24 décembre dernier de M. le sous-secrétaire d’Etat des Travaux publics au sujet de l’application du système atmosphérique sur le chemin de fer de Saint Germain et j’ai l’honneur de vous en accuser réception. Je suis et serai toujours en mesure de vous adresser sur les travaux qui se préparent tous les renseignemens généraux ou détaillés que vous jugerez à propos de me demander.<lb/>Le service du chemin de fer atmosphérique commencera à Nanterre. Une première machine sera placée à Nanterre, une seconde à Chatou, une troisième, la plus puissante, sur le plateau de Saint Germain.<lb/>La longueur de Nanterre à Chatou est de 3267 m. 00<lb/>La longueur de Chatou à Saint Germain de 5502 m. 70<lb/>Longueur totale du chemin atmosphérique : 8769 m. 70<lb/>Le diamètre du tube de propulsion sera de 0 m. 38 c. dans la première partie et de 0 m. 63 c. dans la seconde.<lb/>La compagnie a commencé ses travaux par l’ouverture de la galerie souterraine qui doit traverser la terrasse de Saint-Germain et elle travaille seulement sur les terrains de la Couronne avec l’autorisation de M. l’intendant général de la Liste civile. Cette galerie est ouverte d’abord sur des dimensions qui doivent permettre le transport des déblais à faire dans la forêt de Saint-Germain vers le remblai de la vallée de la Seine. Cette petite galerie est déjà creusée sur douze mètres de longueur.<lb/>Le projet de détail du pont sur la Seine est très avancé, et le directeur de la compagnie se soumettra très prochainement à l’approbation de M. le ministre des Travaux publics. Aucun travail autre que des reconnaissances de sondage n’est entrepris aux abords et dans le lit de la Seine, conformément au dernier paragraphe de la lettre du 14 décembre de M. le sous-secrétaire d’Etat des Travaux publics.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’ingénieur en chef chargé du service de contrôle des travaux des compagnies de chemins de fer dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise<lb/>Alphonse Baude »</p>
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                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>« Procès-verbal de la séance de la commission d’enquête sur les plans parcellaires du chemin de fer de Chatou à Saint-Germain pour l’essai du système atmosphérique<lb/>Le treize janvier mil huit cent quarante-cinq, à l’heure de midi, se sont réunis à la préfecture de Seine et Oise MM.<lb/>Touret, conseiller de préfecture, faisant fonctions de président<lb/>Denis, membre du conseil général du département<lb/>Usquin, membre du conseil d’arrondissement de Versailles<lb/>Soissons, id.<lb/>Bézanson, id.<lb/>Perrache, adjoint au maire de la commune de Saint-Germain faisant fonction de maire<lb/>Eugène Flachat, ingénieur de la compagnie de chemin de fer et chargé d’en diriger l’exécution<lb/>Formant ensemble la commission chargée par arrêtés du préfet de Seine-et-Oise des 7 et 13 janvier derniers de donner son avis sur les plans parcellaires dressés pour l’exécution des travaux et sur les résultats de l’enquête à laquelle ces plans ont été soumis conformément au titre 2 de la loi du 3 mai 1841 sur l’expropriation pour cause d’utilité publique.<lb/>Le président de la commission a ouvert la séance et a donné lecture des arrêtes du préfet du 7 et 13 janvier courant qui la constituent.<lb/>Le plan parcellaire du tracé du chemin depuis Chatou jusqu’à Saint-Germain et l’état des propriétés à occuper pour l’établissement du chemin dressés suivant les plans du cadastre et la matrice des rôles ont été mis sous les yeux de la commission.<lb/>La commission, procédant en conséquence à ses opérations, a nommé pour secrétaire chargé de la rédaction M. Eugène Flachat, ingénieur de la compagnie.<lb/>Sont présens :<lb/>MM. Gayant, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du département de Seine-et-Oise, Braude, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du département de la Seine, et Emile Pereire, directeur du chemin de fer de Saint-Germain, pour fournir les renseignemens nécessaires et connaître les réponses de la compagnie aux demandes produites par les enquêtes.<lb/>Lecture est donnée à la commission :<lb/>1° de l’ordonnance royale du 2 novembre 1844 qui autorise l’établissement du chemin de fer atmosphérique entre la station du chemin de fer de Paris à Saint-Germain et le plateau de Saint-Germain<lb/>2° des affiches, avis et procès-verbaux constatant la publication du projet et son dépôt pendant huit jours à la mairie des communes de Chatou, du Pecq et de Saint-Germain.<lb/>Tracé du chemin de fer à travers la commune de Saint-Germain<lb/>Il a été donné lecture du procès-verbal relatif au dépôt des plans parcellaires dans la commune de Saint-Germain, dans lequel sont inscrits cinq cent vingt-neuf dires, dont cinq cent vingt-six déclarations favorables au projet du débarcadère place du Château, deux à celui de la place de Pontoise et une au parc de Noailles.<lb/>Il est également donné lecture de la délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Germain qui approuve à l’unanimité le projet de débarcadère à la place du Château.<lb/>M. Emile Pereire est introduit. Il expose à la commission que le chiffre tout à faire imprévu des prétentions des propriétaires de maisons, dont une partie devait être coupée par l’un des points d’arrivée projetés, celui de la place du Château, nécessite une modification aux dispositions de la station si l’on veut faire arriver le chemin de fer à un point aussi central et aussi conforme aux vœux des habitants de Saint-Germain, que cette modification consiste à reprendre sur le parterre la partie de l’emplacement qui nécessiterait l’expropriation des maisons. A ces avantages pourrait se joindre celui de laisser une rue de dix mètres entre les maisons et la station, rendant ainsi les abords de la station plus facile et conservant les propriétés existantes, que ce résultat serait obtenu par une avance de 19 m. 50 c. en moyenne au-delà de la ligne d’expropriation marquée sur le parterre du château.<lb/>M. Emile Pereire se retire après avoir indiqué cette modification.<lb/>La discussion s’établir entre les membres de la commission sur cette nouvelle question à résoudre.<lb/>Un membre demande qu’un projet basé sur les modifications proposées par M. Emile Pereire soit recommandée par la commission. Cette proposition est prise en considération par la majorité de la commission.<lb/>Néanmoins, et autant pour mettre à même ceux des membres de la commission qui désireraient profiter du temps pendant lequel la commission reste en permanence pour prendre une opinion plus approfondie sur les avantages de la modification dont il s’agit, que pour donner à la commune de Saint-Germain le tems de se prononcer, la commission s’ajourne pour continuer sa délibération au lundi vingt janvier.<lb/>Après quoi la séance est levée à trois heures de l’après-midi, dont procès-verbal signé par les membres présents.<lb/>Alexandre Denis<lb/>Perrache, adjoint<lb/>Bezanson<lb/>Eugène Flachat<lb/>P. Usquin<lb/>Touret<lb/>R. Domond »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil municipal<lb/>Séance du 16 janvier 1845<lb/>L’an mil huit cent quarante-cinq, le seize janvier, le conseil s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances, sous la présidence de M. Perrache, adjoint.<lb/>Les membres présents sont :<lb/>MM. Perrache, de Breuvery, Laurent, Lallemant, Duchauffour, Watilliaux, Thiboust, Cardet, Robiniot, chevalier de Thuisy, Chevillard, Ducastel, Salles, Rolot, Guignard, Guy, Ch. Gosselin, Bégis, Collet, Petit, M. Signaux, Nasson, Dubief et Assere.<lb/>M. de Breuvery nommé secrétaire prend place au bureau.<lb/>M. le président donne lecture de la lettre de M. le préfet qui autorise la convocation de ce jour. Cette convocation a pour objet d’appeler le conseil municipal à mettre un avis sur une modification au projet d’arrivée du chemin de fer atmosphérique sur la place du château de Saint-Germain.<lb/>M. le président expose au conseil que les variantes du tracé sur lequel l’enquête a été ouverte comprenaient trois points d’arrivée, savoir : la grille des Loges, la place de Pontoise et enfin la place du Château,<lb/>Que, suivant cette dernière variante, le chemin, se rapprochant peu à peu à partir de la grille des Loges des propriétés bâties qui bordent cette partie du parterre, venait attaquer celles de ces propriétés qui occupent l’espace compris entre l’extrémité de la rue aux Miettes et de la place du Château,<lb/>Que l’immense majorité des dires consignés à l’enquête étaient favorables au choix de ce point d’arrivée,<lb/>Qu’une séance de la commission chargée de l’examen du plan parcellaire du chemin de fer atmosphérique a eu lieu à Versailles le 13 janvier courant,<lb/>Que dans cette séance, la compagnie a présenté une modification au projet soumis à l’enquête et que cette modification, dont les plans sont déposés sur le bureau, consiste, tout en maintenant l’arrivée du chemin sur un point très rapproché de la place du Château, à reporter son tracé un peu plus avant sur le parterre de manière à respecter les propriétés qui bordent cette promenade et à laisser entre ces propriétés et le chemin de fer un espace de dix mètres environ de largeur formant rue et servant de débouché aux passages de la rue aux Miettes et de l’hôtel de la Surintendance.<lb/>La discussion s’engage sur la légalité de la substitution de ce nouveau point d’arrivée à celui qui avait réuni la majorité des dires de l’enquête alors que cette substitution a été faite après l’enquête et pendant la séance même de la commission.<lb/>Cette légalité est contestée par plusieurs membres.<lb/>On répond que, pendant la séance de la commission, tout intéressé à la droit de présenter des modifications au projet primitif et qu’il n’y a pas de raison pour que la compagnie ne puisse pas jouir du même droit, que d’ailleurs cette question ayant été soulevée au sein même de la commission, un membre a déclaré que, pour lever toute difficulté à cet égard, il prenait la modification pour son compte et déclarait en tant que besoin la présenter en son nom. Un membre persistant dans ses doutes sur la légalité d’une modification présentée aussi tardivement fait observer qu’il est de l’intérêt de la compagnie elle-même de bien se fixer sur la limite du droit qu’elle pourroit avoir d’agir au besoin contre des tiers en vertu de cette modification tardive.<lb/>Il est répondu qu’en ce qui concerne la ville de Saint-Germain, l’enquête ouvert a eu pour but d’avoir un avis sur le tracé dans le sens des intérêts généraux des habitans et non dans celui des intérêts de la ville en tant que propriétaire, puisque le projet ne touchait en rien ni à une propriété communale, ni à une voie publique dépendant de la ville, et que la modification nouvelle restant dans les mêmes conditions à cet égard, la ville ne pourrait être fondée à élever de ce chef aucune réclamation, que pour ce qui touche aux intérêts privés, le nouveau tracé cessant d’attaquer directement les propriétés particulières et devant par suite exempter, sinon la totalité, du moins la plus part des possessions de maisons de l’expropriation forcée dont ils étaient auparavant menacés, sans accroître pour aucun d’eux les conséquences de cette expropriation, ces possesseurs resteraient également non fondés dans leurs réclamations, si tant est que quelqu’un d’eux voulut en élever, enfin qu’en somme l’affaire se réduisait à une plus grande quantité de terrein à demander à la Liste civile sur le parterre et que tous autres que la Liste civile ou la compagnie étaient sans titre pour s’immiscer dans la négociation pendante à cet égard.<lb/>Personne n’élevant plus de doute sur la question de la légalité, la discussion s’engage sur la convenance de la modification proposée et sur ses avantages et inconvénients matériels.<lb/>Un membre dit qu’avant de se prononcer pour le tracé soumis aux enquêtes, la compagnie a dû le faire étudier sérieusement et qu’il n’y a aucun motif pour venir aujourd’hui le modifier, que la seule raison alléguée par la compagnie consiste dans les prétentions excessives élevées par les propriétaires des maisons à démolir et que, ces prétentions ayant dû être prévues à l’avance, ne peuvent être une cause suffisante de modification.<lb/>On répond dans l’intérêt de la compagnie qu’elle veut faire pour la ville de Saint-Germain beaucoup plus que ce à quoi l’obligeait la délibération du conseil municipal portant subvention en sa faveur, qu’elle avait espéré pouvoir traité à l’amiable avec les propriétaires, qu’elle n’espère plus y réussir aujourd’hui et qu’indépendamment de la dépense excessive qui pourroit éventuellement résulter pour elle des évaluations du jury, il y a lieu de tenir compte des délais qu’exigeroit nécessairement l’accomplissement des formalités d’expropriation.<lb/>Ces délais, qu’il est impossible d’évaluer à moins de cinq mois, feraient perdre à la compagnie la saison propice pour les travaux, et remettraient l’ouverture du chemin de fer à une époque beaucoup plus éloignée que celle à laquelle il est aujourd’hui permis de l’espérer.<lb/>Plusieurs objections sont ensuite élevées contre le choix du nouveau point d’arrivée. La plus part portent sur le peu de dégagements qu’offre pour la circulation le voisinage du débarcadère. Le point fixé par le projet soumis à l’enquête offrait des débouchés faciles à établir par la rue aux Miettes et la rue de la Surintendance et ce indépendamment de l’entrée principale placée directement sur la place du Château.<lb/>L’emplacement nouveau n’offre d’autre dégagement que celui de la place du Château, et encore ne débouche-t-il pas directement sur cette place mais bien sur un terrein resserré entre les fossés du château et l’angle saillant du grand commun. Quant à l’issue que pourrait offrir au moins aux piétons l’espace ménagé entre le débarcadère et les propriétés voisines, il est complément obstrué par les petits jardins placés en avant de ces propriétés.<lb/>En somme, plusieurs membres regardent le choix du nouvel emplacement comme pouvant offrir dans l’état actuel de graves inconvénients pour la libre circulation et même pour la sécurité de la voie publique.<lb/>Un membre propose de sollicité du gouvernement l’autorisation de combler la partie des fossés du château qui fait face à la place. Un autre pense qu’il y aurait lieu de frapper de retranchement par voie d’alignement la maison du grand commun de manière à dégager par la suite les abords du chemin de fer de ce côté.<lb/>Il est répondu que cette mesure, d’ailleurs indispensable s’il était impossible de faire mieux, serait complètement insuffisante en ce sens qu’elle remettrait à un avenir indéfini le remède à apporter à un inconvénient qui ne manquerait pas de se faire sentir dès le jour de l’ouverture du chemin de fer.<lb/>Un membre demande s’il n’y aurait pas moyen de concilier à cet égard les intérêts de la ville et ceux de la compagnie en invitant celle-ci à faire l’acquisition immédiate du grand commun pour en opérer la démolition, soit totale, soit partielle, et en lui offrant en compensation de ce sacrifice la concession de l’eau nécessaire à l’alimentation de la machine qu’elle sera dans la nécessité d’établir.<lb/>Ce membre dépose sur le bureau une proposition ainsi conçue :<lb/>Le conseil accepte le nouveau tracé présenté par la commission du chemin de fer, en émettant le vœu que la compagnie de ce chemin, reconnaissant que l’espace que présentera la place du Château à l’entrée du parterre, se trouvera trop restreint en raison du mouvement considérable de population qui va se développer sur ce point, fasse l’acquisition du bâtiment du grand commun et de la maison Delanoue, et dans le cas de la réalisation de ce vœu de la part de la compagnie, la ville de Saint-Germain prend l’engagement de lui servir à titre gratuit pour l’usage de la machine à vapeur destinée à faire la vide dans le tube de traction, la quantité d’un pouce fontainier d’eau.<lb/>Après la discussion à laquelle donne lieu le développement de cette proposition, quelques observations sont faites sur les avantages que présenterait pour la ville l’annexion au parterre du château de toute la partie de la forêt comprise entre le tracé du chemin de fer et les limites actuelles du parterre ainsi que sur les modifications qu’il serait convenable de faire subir aux dispositions actuelles du parterre, et notamment en ce qui touche une allée de tilleuls qui, partant vers le château du même point que la grande allée de maronniers, vient aboutir en face des glacières. Cette allée, destinée à rétablir le parallélisme entre les deux côté des pièces de gazon en face du château, cesserait de concourir à la régularité de l’ensemble par suite de l’établissement du chemin de fer et sa suppression est réclamée.<lb/>Un membre demande également la suppression des petits jardins aujourd’hui concédés par la Liste civile à titre de location au devant des propriétés de la surintendance et du grand commun.<lb/>Un autre membre entretient le conseil de la convenance qu’il y aurait d’abaisser le niveau de la place du Château aux abords du débarcadère et de rapprocher ce débarcadère des murs du château.<lb/>Après la discussion de ces propositions, statuant sur les divers points sur lesquels son attention a été appelée dans le cours de la présente délibération, le conseil municipal<lb/>1° émet un avis favorable à la modification au tracé et au point d’arrivée du chemin de fer proposée par la compagnie.<lb/>2° émet le vœu que la compagnie, usant de son droit d’expropriation à l’égard de la maison du grand commun et de la maison Delanoue y attenante, face l’acquisition de ces propriétés et en opère la démolition immédiate, au moins quant aux parties à retrancher pour prolonger sur le parterre l’alignement de la surintendance et déterminer sur la place du Château une ligne parallèle au côté opposé de la place et à égale distance du milieu de cette place, mesuré suivant le prolongement de l’axe de l’église. Ce vœu comprend également le report de la fontaine de la place du Château sur le nouvel alignement.<lb/>3° s’engage, dans le cas où la compagnie satisferait, ainsi qu’il y a lieu de l’espérer au vœu énoncé au paragraphe 2, à abaisser le niveau de la place du Château à partir de l’axe de l’église de manière à relier de la manière la plus convenable ce niveau à ceux du parterre et du débarcadère à établir. Cet engagement reste toutefois subordonné à l’assentiment qu’il serait nécessaire d’obtenir de l’administration des Ponts et Chaussées.<lb/>4° s’engage, dans le même cas, à fournir gratuitement à la compagnie, pour l’alimentation de la machine fixe qu’elle sera dans la nécessité d’établir, la quantité d’un pouce d’eau fontainier.<lb/>Cet engagement est pris à la charge par la compagnie de mettre à la disposition de la ville, qui sera libre de l’utiliser à son profit, la partie de cette eau qui excéderait celle nécessaire aux besoins de son service.<lb/>Cette rétrocession aura lieu sur la demande de la ville, à la charge de laquelle seront établies les conduites nécessaires.<lb/>5° émet le vœu que la compagnie fasse auprès du gouvernement les démarches nécessaires pour obtenir l’autorisation de combler la partie des fossés du château qui fait face à la place.<lb/>6° émet le vœu que le débarcadère soit rapproché du château de manière à être le moins possible masqué par les bâtiments ou la partie restante des bâtiments du grand commun.<lb/>7° émet le vœu que la partie de la forêt comprise entre le château et le tracé du chemin de fer soit réuni au parterre.<lb/>8° émet le vœu que les petits jardins concédés par la Liste civile à titre de location au devant des propriétés du grand commun et de la surintendance soient supprimés, pour leur emplacement être livré à la circulation.<lb/>9° émet le vœu que l’allée de tilleuls attenant à la grande allée de maronniers et destinée à racheter le défaut de symétrie entre les gazons du parterre et les plantations du quinconce soit supprimée.<lb/>Le procès-verbal est lu et adopté, et la séance est levée à trois heures et demie. »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération de la commission concernant l’implantation du débarcadère du chemin de fer à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">12</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 44</unitid>
                <unitdate normal="1845/1845" encodinganalog="3.1.3">20 janvier 1845</unitdate>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le vingt janvier mil huit cent quarante-cinq, à l’heure de midi et demi, la commission a reprises ses travaux au lieu de ses séances à la préfecture de Seine-et-Oise<lb/>Etaient présents MM.<lb/>Thouret, conseiller de préfecture, faisant les fonctions de président<lb/>Denis, membre du conseil général du département<lb/>Bezançon, membre du conseil d’arrondissement de Versailles<lb/>Usquin, id.<lb/>Perrache, adjoint au maire de la commune de Saint Germain accomplissant les fonctions de maire<lb/>M. Soissons étant dans la nécessité d’assister à une commission séant à Paris a informé de la gravité des motifs de son absence.<lb/>La commission se trouvant constituée par la présence de dix de ses membres, son président a donné lecture d’une délibération du conseil municipal de la ville de Saint Germain dont il appart que les dispositions nouvelles, présentées à la commission et prises en considération par elle à sa dernière séance, ont été approuvées à l’unanimité.<lb/>Que ces dispositions impliquent :<lb/>1° que l’alignement des maisons faisant face sur le parterre du château sera continué jusqu’à la place du Château et qu’en conséquence le triangle de la propriété Rigal, saillant sur cet alignement, sera acquis pour être annexé à la place au moyen du droit d’expropriation résultant de l’établissement du chemin de fer.<lb/>2° que la façade de la place du côté des propriétés Rigal et Delanoue sera redressée parallèlement à l’axe de l’église et à une distance égale à celle de cet axe avec les maisons de l’autre côté de la place ; qu’en conséquence, la propriété Delanoue et une fraction de la propriété Rigal seront acquises à concurrence des présentes dispositions par voie d’expropriation pour être annexées à la place.<lb/>3° que la fontaine placée dans l’angle formé par ces deux propriétés sera déplacée et reportée dans l’alignement sus indiquée.<lb/>4° que le conseil s’engage, dans le cas où la compagnie satisferait aux vœux énoncés dans l’article précédent, à abaisser le niveau de la place du Château de manière à le relier le plus convenablement possible au niveau du parterre et du débarcadère.<lb/>5° que le conseil s’engage dans le même cas à fournir gratuitement à la compagnie un pouce d’eau fontainier pour l’alimentation des machines.<lb/>M. Emile Pereire est introduit et invité à s’expliquer sur les intentions de la compagnie. Il déclare que les dispositions indiquées dans la délibération du conseil municipal lui ont été communiquées, qu’il adhère à leur teneur et qu’il considère les termes de cette délibération comme un engagement réciproque de la ville et de la compagnie. Il remet en conséquence un plan de l’emplacement occupé par la station et un état parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire pour l’exécution des travaux.<lb/>M. Emile Pereire se retire.<lb/>M. Perrache présente à la commission des observations sur les dispositions publiques à Saint-Germain à la suite de la délibération qui vient d’être lue. Il croit pouvoir émettre l’opinion qu’un nouveau projet aux dépens des propriétés Rigal et Delanoue, en plaçant leur façade sur l’alignement de celle de la station projettée, serait préféré par la majorité, et il appuie fortement sur les convenances de cet arrangement.<lb/>La commission statuant sur ces différents points est d’avis que la modification présentée au premier projet déposé aux enquêtes, dont le plan est mis sous ses yeux et a l’approbation unanime du conseil municipal de la ville de Saint-Germain, lui paraît bien entendu parce qu’elle conserve les propriétés dont la cession avait été réclamée, que les abords de la station sont bien mieux ménagés puisqu’elle devient accessible par trois côtés, que les dimensions de la place du Château permettent les plus grandes facilités de service, que d’ailleurs ces dimensions pourront être accrues par le comblement du fossé du château dont le vœu est exprimé par le conseil municipal.<lb/>En conséquence, les plans et états parcellaires de cette modification sont annexés au dossier et les propriétaires intéressés seront informés conformément aux dispositions de la loi.<lb/>La commission est d’avis que, dans les intérêts de la ville de Saint-Germain, l’arrivée du chemin de fer à la place du Château est préférable à celle de la porte de Pontoise ou de la grille de l’avenue des Loges,<lb/>Que néanmoins et comme il est dans le vœu de la loi que l’expropriation des propriétés ne soit autorisée que dans le cas d’absolue nécessité et qu’à ce point de vue il y a lieu de préférer les dispositions qui, à avantages égaux quant au point d’arrivée et aux abords du chemin de fer, conserveraient les propriétés Desnoyer, les bâtimens de la surintendance et de ne demander que le sacrifice de la fraction de la propriété Regal et la propriété Delanoue nécessaires pour dégager les abords du chemin de fer et l’élargissement de la place.<lb/>En conséquence, la commission approuve les dispositions du projet telles qu’elles sont indiquées dans le plan déposé.<lb/>Elle déclare d’utilité publique le retranchement des triangles saillants sur les alignemens indiqués des propriétés Rigal et Delanoue.<lb/>L’expropriation de ces propriétés ou fraction de propriété sera poursuivie par la compagnie et les alignemens ci-dessus spécifiés seront exécutés par elle en échange des concessions faites par la ville de Saint Germain d’un pouce d’eau fontainier et de l’abaissement de la place, subordonné à l’approbation de l’administration des Ponts et Chaussées en ce qui concerne le passage de la route royale qui la traverse.<lb/>Il demeure entendu que la ligne de façade de la station indiquée sur le plan visé par la commission devra être reculée dans le cas où le comblement des fossés du château du côté de la place ne serait pas obtenu.<lb/>Quant à la proposition faite par M. Perrache, la commission émet l’opinion qu’en présence de l’avis unanime du conseil municipal de la ville de Saint Germain, les dispositions qu’il propose ne peuvent être présentées comme ayant un caractère suffisant d’utilité publique puisqu’elles n’affectent pas la situation de la station d’arrivée dont les abords seront suffisamment ménagés sans l’élargissement proposé, et, en conséquence, la commission est d’avis qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter à cette proposition.<lb/>Fait et clos en séance le vingt dud. janvier mil huit cent quarante cinq.<lb/>Alexandre Denis<lb/>Perrache, ajoint<lb/>Bezanson<lb/>Touret<lb/>P. Usquin<lb/>Eugène Flachat »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’autorisation d’ouvrir la ligner de chemin de fer jusqu’à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">13</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin-de-fer 45</unitid>
                <unitdate normal="1835/1835" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1835</unitdate>
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                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>« Paris, le 31 mars 1847<lb/>Monsieur le Préfet,<lb/>La compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain ayant annoncé à l’administration que la partie du chemin de fer atmosphérique comprise entre le point de bifurcation du bois du Vésinet et la place du Château à Saint-Germain était terminée et qu’elle désirait livrer cette partie à la circulation à dater du 1er avril prochain, une commission spéciale a été chargée de procéder à la reconnaissance des travaux exécutés et des moyens de traction que la compagnie se proposait d’employer.<lb/>Cette commission vient de remettre son rapport à M. le ministre des Travaux publics et il résulte de ce rapport que la partie de chemin de fer ci-dessus mentionnée peut être livrée à la circulation sous certaines conditions et réserves qui y sont indiquées.<lb/>Dans ces circonstances, M. le ministre des Travaux publics, sur ma proposition, vient de décider, à la date de ce jour, que la compagnie était autorisée à établir un service de transports sur la partie du chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain comprise entre le point de bifurcation du bois du Vésinet et la place du château de Saint-Germain au moyen des appareil de traction atmosphérique sous les conditions suivantes :<lb/>1° La vitesse, à la descente du plan incliné, ne devra en aucun point du parcours dépasser quarante kilomètres à l’heure.<lb/>2° Le wagon directeur sera placé en tête des trains montants, et il y aura toujours à l’arrière de ces trains deux wagons-freins avec gardes.<lb/>3° Il y aura toujours à la descente deux wagons-freins avec gardes en tête des trains.<lb/>4° Dans aucun cas le nombre des wagons consécutifs qui seront sans frein ne pourra être de plus de trois.<lb/>5° Conformément aux propositions de la Compagnie, à l’arrivée de la station provisoire du Vésinet, la machine locomotive devra conduire le train dans le voisinage du wagon directeur, sans déclanchement à grande vitesse ; on exécutera la manœuvre du rapprochement du convoi pour l’accrocher au wagon directeur, soit en le faisant pousser à l’arrière par la machine, soit par l’intermédiaire d’un câble enveloppant une poulie de renvoi.<lb/>6° Jusqu’à nouvelle décision de l’administration supérieure, le service devra se continuer tel qu’il se fait actuellement sur la partie du chemin comprise entre le point de bifurcation dans le bois du Vésinet et la station du Pecq.<lb/>7° Enfin, la Compagnie sera tenue de se conformer pour la perception des taxes à la décision qui vous a été récemment notifiée.<lb/>J’ai l’honneur, Monsieur le Préfet, de vous communiquer ces dispositions en vous priant de concourir pour ce qui vous concerne à en assurer l’exécution.<lb/>Recevez, Monsieur le Préfet, l’assurance de ma considération la plus distinguée.<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Travaux publics »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affiche du règlement de police du chemin de fer de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">S Chemin de fer 24/AF-3</unitid>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affiche annonçant les horaires des trains de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Projet pour le chemin de fer atmosphérique de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan des abords de la gare de Saint-Germain-en-Laye pour servir à l’expropriation</unittitle>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
                <geogname>Ville</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Enseignement général, affaires culturelles, sports</unittitle>
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            <note>
              <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
            </note>
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            <p>Publié</p>
          </odd>
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            <p>La série T regroupe les dossiers relatifs à l'enseignement et à la culture. Elle est organisée en 5 sous-séries :<lb/>- 1-45T Enseignement ;<lb/>- 46-49T Imprimerie, librairie, presse ;<lb/>- 50-56T Affaires culturelles ;<lb/>- 3T Archives ;<lb/>- T suppl. Documents généraux.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Monuments historiques</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">51 T</unitid>
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        9 pièces    </physdesc>
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            <bioghist id="md5-174fbc3769c7105d6aa3e447613500ee" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>La section "Monuments historiques" appartient à la sous-série sur les "Affaires culturelles".</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_1987_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Demande de la Ville pour qu’une statue de Louis XIV soit placée sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Une députation du conseil municipal ayant eu l’honneur d’être [reçue] par le Roi à Neuilly le 20 mai 1841, le maire saisit cette occasion pour rappeller à Sa Majesté une demande qui lui avait été faite d’une statue de son illustre ayeul Louis XIV, qui est né à Saint Germain en Laye, et qui, placée sur le parterre, deviendrait son plus bel ornement.<lb/>Sa Majesté eut la bonté de promettre de prendre cette demande en considération, et annonça qu’Elle croyait qu’il y en avait une de disponible, qua dans tous les cas le moule existant, il serait facile d’en faire couler une.<lb/>Le maire a fait des démarches auprès de monsieur de Cailleu, directeur des musés royaux, mais sans aucun succès jusqu’à ce jour.<lb/>Depuis l’occupation du château par le pénitencier militaire, la ville n’a plus d’autres attraits aux yeux des étrangers que sa forêt, sa terrasse et le parterre. Il serait bien à désirer que la liste civile consentit à faire faire quelques embellissements sur le parterre, qui est le point d’arrivée du chemin de fer et celui de la réunion des promeneurs pendant la belle saison.<lb/>Monsieur le préfet, en informant monsieur le maire par sa lettre en date du 21 août 1840, qu’il avait adressé à monsieur de Montalivet la délibération du conseil municipal ayant pour objet d’obtenir le placement d’une statue de Louis XIV sur le parterre, l’informait qu’il l’avait vivement appuyée. Les habitans verraient avec une bien grande satisfaction se réaliser le vœu émis par le conseil.<lb/>Le maire »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cahier des charges pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">51 T 3</unitid>
                <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">17 mars 1874</unitdate>
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                  <corpname id="atom_1992_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des cultes et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Restauration de la chapelle de saint Louis du château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Cahier des charges générales et particulières<lb/>Article 1er<lb/>Les travaux soumissionnés ont pour objet la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Dans son ensemble, en y comprenant les frais de direction et toutes les dépenses accessoires, les ouvrages ne pourront dépasser les crédits alloués sur les divers exercices par l’administration des Monuments historiques.<lb/>Les soumissions étant annuelles, les entrepreneurs seront renseignés sur l’importance des ouvrages, et tout excédant resterait à leur charge.<lb/>Article 2<lb/>Il ne sera point exigé de versement de cautionnement, mais pour garantir l’exécution des marchés, il sera fait aux entrepreneurs soumissionnaires, lors des payements d’acompte, dans le cours des travaux, des retenues s’élevant au cinquième de la valeur des ouvrages. Ces retenues ne seront remboursées que lors de la production du mémoire annuel, et après son règlement, en même temps que le paiement pour solde.<lb/>Article 3<lb/>Pendant le cours des travaux, il sera pris contradictoirement des attachements par l’entrepreneur et par l’inspecteur des travaux. Ces attachements, qui seront rédigés par l’inspecteur dans la forme prescrite par l’architecte, qui seront figurés et écrits, seront remis avec les mémoires annuels des entrepreneurs au vérificateur qui, après règlement, aura à dresser annuellement les décomptes, dans la forme admise par l’administration des Monuments historiques.<lb/>Article 4<lb/>Pendant le cours des travaux, les entrepreneurs recevront de l’architecte tous les détails et dessins d’exécution utiles à la restauration de la chapelle. Les ouvrages qui seraient faits contrairement aux ordres de l’architecte, ou qui ne seraient pas conformes aux détails écrits ou figurés, seront refusés.<lb/>Article 5<lb/>Les entrepreneurs, chacun en ce qui le concerne, seront responsables de tous les accidents résultant de malfaçon d’échafaudages, ou de la mauvaise qualité des cordages, soit des engins de toute sorte employés dans les travaux ou dans les transports ou les montages des matériaux.<lb/>Les entrepreneurs seront aussi responsables de toutes les dégradations provenant de leur fait ou de celui de leurs préposés ou ouvriers, et dans ce cas l’architecte pourra faire remplacer l’objet détruit ou détérioré aux frais de l’entrepreneur en défaut, et proposer en outre à l’administration une retenue sur les ouvrages, laquelle retenue pourra s’élever jusqu’à la valeur de l’objet détruit et remplacé.<lb/>Article 6<lb/>L’entrepreneur de maçonnerie sera tenu de signaler à l’avance toutes les parties de la construction qui auraient besoin d’être étayées, cintrées ou étrésillonnées pour éviter tout accident, faute par lui de le faire en temps utile, il deviendrait responsable de tous frais et dommages qui en résulteraient.<lb/>Article 7<lb/>L’entrepreneur sera tenu de présenter à toute réquisition, soit de l’architecte, soit de l’inspecteur, les lettres de voiture, factures et autres documents qui seraient jugés utiles pour constater soit la valeur, soit la qualité, soit la provenance des matériaux ou des fournitures.<lb/>Article 8<lb/>Tout travail sera interdit sans exception les dimanches et les jours fériés, sauf les cas d’extrême urgence et pour lesquels on aura à se munir d’une autorisation spéciale.<lb/>Article 9<lb/>Les entrepreneurs devront donner au chantier l’activité qui sera prescrite par l’architecte.<lb/>Les ouvrages ne pourront être sous-traités sous aucun prétexte. L’emploi des tâcherons est interdit.<lb/>Il ne pourra être exécuté de travaux à la journée, et ce mode d’exécution ne serait admis que dans le cas où l’entrepreneur justifierait d’ordres écrits donnés par l’architecte.<lb/>Article 10<lb/>L’architecte et son inspecteur auront la police et la surveillance de tout l’atelier. En conséquence, les entrepreneurs auront à déférer à tous les ordres et avis qu’ils donneront sur toutes les parties du service.<lb/>Article 11<lb/>L’administration aura toujours le droit de prononcer la résiliation de l’entreprise, sur la proposition de l’architecte, sans indemnité pour les entrepreneurs, et dans les cas indiqués ci après :<lb/>1° si l’entrepreneur néglige de se conformer aux clauses et conditions du présent marché, ou refuse de satisfaire aux ordres de l’architecte ;<lb/>2° si l’entrepreneur venait à être convaincu de tentatives réitérées de fraude, soit quant à la quantité, soit quant à la qualité des matériaux, soit même quant à la façon des ouvrages ;<lb/>3° si l’entrepreneur était déclaré en faillite ;<lb/>4° enfin généralement dans tous les cas où l’entrepreneur, par négligence ou incapacité, ne remplissait pas les engagements ou compromettrait les intérêts qui lui sont confiés.<lb/>Article 12<lb/>Les payements d’acompte dont il a été parlé plus haut, article 2, pourront être réduits ou même complètement suspendus dans le cas où l’entrepreneur négligerait de se conformer aux instructions de l’architecte.<lb/>Il ne sera pas fait de payement d’acompte sur les approvisionnements, et les payements ne pourront se faire que sur des ouvrages achevés et sur les matériaux livrés et posés.<lb/>Article 13<lb/>L’entrepreneur sera toujours présent sur le chantier pendant les heures de travail, afin de recevoir les ordres que l’architecte pourrait avoir à donner.<lb/>Article 14<lb/>Les entrepreneurs seront tenus de mettre en œuvre tous les vieux matériaux provenant des démolitions, en se conformant à cet égard à tout ce qui sera prescrit.<lb/>Les démolitions seront faites avec le plus grand soin, et les matériaux seront toujours descendus et rangés à la demande.<lb/>Article 15<lb/>Les entrepreneurs soumissionnaires seront tenus de se procurer à leurs frais tous les engins utiles à la mise en œuvre des matériaux qui seront employés.<lb/>Seront aussi à la charge des entrepreneurs tous les frais de timbre et d’enregistrement, et les frais de copies des marchés ou des mémoires.<lb/>Article 16<lb/>Tous les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye seront exécutés par les vieux procédés de la construction. L’entrepreneur de maçonnerie aura par conséquent à faire exécuter toutes les tailles de parements ou de montures sur le sol avant le montage et la pose des pierres. Ces travaux seront faits avec une excessive précision pour éviter tout ravalement et même des recoupements de balèvres. Toute pierre qui à la pose ne s’ajusterait pas serait descendue et retaillée sur le sol.<lb/>La sculpture sera faite aussi sur le sol, et les matériaux sculptés seront montés et posés avec le plus grand soin.<lb/>Les tailles seront faites à la bretture de façon à raccorder les parties les plus soignées du vieil édifice. L’emploi de la boucharde et de l’outil dit chemin de fer est formellement interdit.<lb/>Article 17<lb/>Toutes les maçonneries seront hourdées avec le plus grand soin, à plein bain de mortier, sans cales d’aucune espèce dans les lits et dans les joints. Cette manière de procéder sera employée aussi bien pour les moellons que pour les pierres d’appareil.<lb/>Le jointoyement des pierres et des moellons sera fait aussitôt la pose des matériaux, avec le même mortier que celui de l’hourdis, et de façon à éviter tout rejointoyement après coup.<lb/>Les lits et les joints des pierres d’appareil auront environ et au moins un centimètre d’épaisseur.<lb/>Les pierres d’appareil auront toujours les formes et les dimensions qui seront prescrites par l’architecte et qui seront utiles pour bien raccorder les vieilles parties de la construction.<lb/>Les lits et les joints seront bien plans, bien dressés, et ils ne seront démaigris sous aucun prétexte.<lb/>Article 18<lb/>L’entrepreneur devra se conformer à ses risques et périls à toutes les dispositions qui pourraient être prescrites par les règlements de police. Il sera passible des dommages qui résulteraient des contraventions aux règlements et de tous autres en général qui proviendraient de son fait ou de celui de ses préposés ou ouvriers, sans pouvoir en aucun cas, même celui de travaux à la journée, exercer aucun recours contre l’administration.<lb/>Les marchés souscrits ne seront valables qu’après avoir reçu l’approbation de monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts.<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Paris, le 17 mars 1874<lb/>Eugène Millet.<lb/>Après lecture,<lb/>Morin-Bigle<lb/>Le 21 mars 1874.<lb/>Approuvé le 10 avril 1874<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des cultes et des Beaux-Arts<lb/>Fourtou »</p>
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                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Restauration de la chapelle de Saint Louis du château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Exercice de 1874<lb/>Soumission de l’entrepreneur de maçonnerie<lb/>Je soussigné Morin Bigle, entrepreneur demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue Neuve d’Hennemont, n° 12<lb/>Après avoir pris connaissance<lb/>1° du cahier des charges rédigé par l’architecte à la date du 17 mars 1874, spécialement pour la restauration de la chapelle<lb/>2° des travaux à effectuer pendant le cours de l’exercice devant s’élever à la somme de vingt-trois mille deux cent cinquante-cinq francs 81 centimes<lb/>M’oblige et m’engage à exécuter les ouvrages de maçonnerie qui me seront ordonnés par l’architecte en me conformant à toutes les clauses et conditions du cahier des charges ci-dessus visé et moyennant les prix de la série de la ville de Paris éditée chez Cosse, Marchal et compagnie, édition de mil huit cent soixante-dix.<lb/>A Saint-Germain-en-Laye, ce 20 mars 1874<lb/>Approuvé l’écriture ci-dessus<lb/>Morin Bigle<lb/>Approuvé le 10 avril 1874<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Fourtou »</p>
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                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
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                <p>Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/0071.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les budgets de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1879</unitdate>
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                  <corpname id="atom_2013_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise</corpname>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Saint-Germain, 25 juillet 1879<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez bien voulu accorder en 1847 un crédit de 118274 f. affecté à la restauration de la chapelle saint Louis au château de Saint-Germain-en-Laye. Cette somme devant être dépensée par annuités de 25000 f. chacune, il en est résulté qu’au commencement de 1878, il ne reste plus que 18274 f. disponibles sur ce crédit accordé.<lb/>Mais dans le courant de la même année, vous avez bien voulu allouer un nouveau crédit pour la continuation des ouvrages de restauration et monsieur Millet, reconnaissant qu’il était nécessaire pour la bonne exécution des travaux, de dépenser en 1878 une somme égale aux annuités précédentes, préleva sur le dernier crédit accordé une somme de 6726 f. destinée à élever pour 1878 la somme totale à la somme de 25000 f.<lb/>Il y avait lieu de répartir cette dépense totale entre deux décomptes, l’un s’élevant à 18274 f. et formant la clôture du crédit de 118274 f. et l’autre s’élevant à 4915 f. 97 se rapportant au crédit récemment ouvert.<lb/>J’ai l’honneur, monsieur le Ministre, de vous adresser sous pli séparé tout le dossier relatif au premier décompte et j’ai l’honneur de vous transmettre aujourd’hui les pièces qui concernent le second. Ces pièces sont les suivantes :<lb/>1 décompte des travaux en double expédition, dont une sur timbre<lb/>1 certificat de réception en double expédition, dont une sur timbre<lb/>et 4 certificats de paiement, également en double expédition.<lb/>Il résulte de ces pièces que le chiffre des travaux exécutés s’élève à la somme de 4573 f. 00<lb/>et celui des honoraires de l’architecte à 228 f. 65<lb/>de l’inspecteur à 57 f. 16<lb/>du vérificateur à 57 f. 16<lb/>ensemble 345 f. 97<lb/>Total pareil : 4915 f. 97<lb/>Les travaux compris dans ce décompte sont les derniers qui aient été exécutés à la chapelle du château de Saint-Germain sous la direction de monsieur Millet.<lb/>Je viens vous prier, monsieur le Ministre de donner votre approbation aux pièces comptables que j’ai l’honneur de vous soumettre.<lb/>Je suis avec un profond respect, monsieur le ministre, votre très humble et très obéissant serviteur,<lb/>L’inspecteur Eug. Choret »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_2013_actor">Préfecture du département de Seine-et-Oise </corpname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la serrurerie de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">11 mars 1880</unitdate>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de la chapelle de saint Louis<lb/>Devis descriptif et estimatif pour les armatures de la chapelle saint Louis<lb/>Les travaux de serrurerie à exécuter pour la chapelle saint Louis se composent de :<lb/>1° des armatures nécessaires à la pose des vitraux des 4 grandes croisées vers le pignon occidental de la grande rose<lb/>2° des gros fers et boulons pour les charpentes du comble.<lb/>Ces armatures seront formées dans la partie basse par 28 traverses en fer à maréchal dont 4 destinées à former le chainage auront 40/25 et les autres 40/18. Ces traverses porteront un empattement forgé destiné à l’ajustement des montants, lesquels montants seront aussi en fer de 40/18. Ils porteront à leurs extrémités une partie épaulée venant s’ajuster dans les traverses.<lb/>Les extrémités des traverses formant scellement dans la pierre seront en cuivre rouge, étiré, bien calibré suivant  les dimensions du fer. Ces scellements en cuivre porteront un chigratage fait au burin. Ils seront ajustés par moitié avec les traverses et rivés.<lb/>Les traverses et montants porteront pannetons et clavettes suivant les indications de l’architecte.<lb/>Les toles barlottières recouvrant ces fers seront en feuillard de 40/3.<lb/>Les armatures seront formées dans la partie haute par :<lb/>Trois roses principales qui seront exécutées dans les mêmes conditions que les armatures de la partie basse. Les trois cercles, venant prendre leur point d’appui dans la pierre, seront en cuivre étiré de 40/18 et seront cintrés sur plate. Les rayons seront en fer de 40/18. Ils seront garnis de scellement en cuivre rouge suivant l’assemblage décrit ci-dessus pour les traverses de la partie basse.<lb/>A droite et à gauche, entre les trois roses, il y a aura deux parties composées de deux cercles en fer garnis de scellements en cuivre rouge.<lb/>Au dessus de la grande rose, deux autres parties formées par deux cercles en cuivre, les scellements formant rayons seront également en cuivre rouge.<lb/>Pour les armatures de la partie haute, il sera aussi fourni les pannetons et clavettes suivant les indications de l’architecte.<lb/>Les toles barlottières recouvrant ces armatures seront en fer feuillard de 40/3 évidées de mortaises.<lb/>Indépendamment des pannetons, il sera fourni les crochets nécessaires à la pose des tringlettes destinées à fixer les vitraux.<lb/>Chacune de ces croisées est évaluée environ à la somme de deux mille sept cents francs en prenant pour base celles déjà posées, soit pour les quatre 10800.00<lb/>La grande rose du pignon occidental sera exécutée d’après les mêmes principes en se conformant pour l’exécution aux détails qui seront donnés par l’architecte. L’ensemble des armatures est évalué à environ trois fois la valeur d’une croisée, soit 8100.00<lb/>Les gros fers et boulons pour la charpente du comble sont estimés pour 500.00<lb/>Total du devis estimatif : 19400.00<lb/>Dressé par l’architecte soussigné<lb/>Paris, le 1er février<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>A. Lafollye<lb/>Approuvé le 11 mars 1880<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par délégation,<lb/>Le sous secrétaire d’Etat<lb/>Edmond Turquet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/0071.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Soumission pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">7 février 1880</unitdate>
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                <note>
                  <p>La loi du 28 pluviôse an VIII place un préfet à la tête de chaque département. Celui-ci s'entoure de services qui, constituant ce qu'on appelle la préfecture, instruisent les affaires et préparent les décisions qui sont de sa compétence. La préfecture de Seine-et-Oise sera supprimée en même temps que le département du même nom, le 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation territoriale de la région parisienne.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de la chapelle de saint Louis<lb/>Je soussigné Moutier Paul, entrepreneur de serrurerie demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue des Coches, 13, après avoir pris connaissance des pièces relatives aux travaux qui doivent être exécutés pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye, lesquelles pièces se composent de :<lb/>1° le devis descriptif et estimatif des travaux évalués pour les ouvrages de serrurerie à la somme de dix-neuf mille quatre cents francs<lb/>2° la série des prix qui suit et les conditions particulières applicables auxdits travaux<lb/>3° le cahier des charges générales<lb/>4° les plans et détails graphiques<lb/>M’oblige envers monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à exécuter les travaux dont il s’agit en me conformant aux conditions fixées par les pièces sus énoncées et moyennant les prix ci-dessous<lb/>1. Ferrure des vitraux, roses et autres compartiments en fer avec barlottières, pannetons, clavettes, crochets, pitons et tringlettes, y compris montage et pose de toutes les pièces. Le kilog : 2.00<lb/>2. Scellements de ces armatures en cuivre rouge laminé, parties cintrées et droites, y compris tous les assemblages et la pose. Le kilog : 5.00<lb/>3. Gros fers pour le comble, boulons, étriers, vis à tête carrée, équerres, y compris pose. Li kilog : 0.60<lb/>Saint Germain en Laye, le 12 février 1880<lb/>Approuvé l’écriture<lb/>Paul Moutier<lb/>Approuvé le 11 mars 1880<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par délégation, le sous secrétaire d’Etat<lb/>Edmond Turquet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, 0081/078/0071.</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Documents figurés</unittitle>
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            <unitid type="alternative" label="AD78">Série Fi</unitid>
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        16 pièces    </physdesc>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cartes et plans (grand format)</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AD78">1 Fi</unitid>
              <unitdate normal="1831/1890" encodinganalog="3.1.3">1831-vers 1890</unitdate>
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        3 pièces    </physdesc>
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                <p>Géographe. - Membre de la Société royale académique des sciences et de la Société de géographie. - Spécialiste d'art et sciences militaires</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Aristide-Michel Perrot, Carte de la forêt de Saint-Germain</unittitle>
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                  <persname id="atom_13588_actor">Perrot, Aristide-Michel</persname>
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                  <p>Géographe. - Membre de la Société royale académique des sciences et de la Société de géographie. - Spécialiste d'art et sciences militaires</p>
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                <p>Publié</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_13588_actor">Perrot, Aristide-Michel </persname>
                <subject>Chemin de fer</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">C. Fourel, Panorama de la Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>C. Fourel a publié en 1887 un plan de Saint-Germain-en-Laye sous le titre Nouveau Saint-Germain (BnF, GE D-575).</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lithographie montrant la plaine en contrebas de la Terrasse de Saint-Germain-en-Laye jusqu'à Paris.</p>
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                  <p>Né au XIXe siècle et mort au XXe siècle.</p>
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                <geogname>Forêt</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cartes et plans (petit format)</unittitle>
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              <note>
                <p>Éditeur et marchand de cartes et d'estampes ; graveur. - Géographe (ordinaire) de Sa Majesté catholique (1702) et de Monseigneur le Dauphin 1690) ; géographe des Enfants royaux. - Fils du marchand d'estampes Antoine de Fer. Dit âgé de 12 ans lors de son entrée en apprentissage chez le graveur Louis Spirinx (mai 1659). Travaille avec son père jusqu'à la mort de ce dernier en juin 1673, puis avec sa mère jusqu'en 1687, année où celle-ci lui cède son commerce (8 nov. 1687). Ingénieur et cartographe. A sans doute exercé l'art de la gravure mais aucune œuvre à son nom ne semble avoir subsisté. Emploie plusieurs graveurs qui emportent l'ouvrage dans leur atelier. Inventaire après décès 6 nov. 1720. Faute d'acheteur, ses trois gendres, le papetier Guillaume Danet, les graveurs Rémy Richer et Jacques-François Bénard, se partagent l'affaire en trois lots égaux. Seuls G. Danet et J.-F. Bénard continuent le commerce.</p>
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                <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Nicolas de Fer, Plan général des châteaux et ville de Saint Germain en Laye</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plan de la chapelle du château royal de Saint-Germain-en-Laye pour servir à indiquer les travaux nécessaires à son restablissement</unittitle>
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Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. 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Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. 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Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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                  <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. 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Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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                  <p>Graveur</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adam Pérelle, Veue du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Graveur</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adam Pérelle, Veue et perspective du chasteau royal de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Graveur</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                  <p>Dessinateur, graveur et aquarelliste</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <unitid type="alternative" label="AD78">17 Fi 136</unitid>
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                  <p>Architecte</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">William Turner, Saint Germains</unittitle>
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                <note>
                  <p>Peintre, graveur et aquarelliste</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_13716_actor">Turner, William </persname>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Charles Fichot, Vue du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Extrait de : Charles Fichot, Souvenirs de Paris et de ses environs : monuments et sites les plus remarquables, Paris, Lemière, s. d.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Peintre, dessinateur, graveur, lithographe.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_13686_actor">Fichot, Charles </persname>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Friedrich Wilhelm Heine, Le roi Guillaume de Prusse sur la Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">13 novembre 1870</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_13696_actor">Heine, Friedrich Wilhelm </persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
          </c>
        </c>
      </c>
      <c level="subfonds">
        <did>
          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Archives communales de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
          <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
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              <addressline>Hôtel de Ville<lb/>16 rue de Pontoise</addressline>
              <addressline>Saint-Germain-en-Laye</addressline>
              <addressline>Île-de-France</addressline>
              <addressline>France</addressline>
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              <addressline>Téléphone : 01 30 87 21 34</addressline>
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            <corpname id="atom_2406_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
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          <note>
            <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
          </note>
        </bioghist>
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          <p>Publié</p>
        </odd>
        <arrangement encodinganalog="3.3.4">
          <p>Le  classement  et  la  cotation  des  archives  communales  sont  fondés  sur  les "Instructions relatives à la conservation et à la mise en ordre des Archives des communes" du 16 juin 1842 et les "Instructions pour le classement et l'inventaire sommaire  des  archives  communales  antérieures  à  1790"  du  25  août  1857, complétées par la circulaire du 20 novembre 1879 et les dispositions de l'arrêté du 31 décembre 1926 portant règlement des archives communales et les instructions annexées à cet arrêté.</p>
        </arrangement>
        <controlaccess>
          <corpname role="Producteur" id="atom_2406_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Actes constitutifs et politique de la commune, correspondance générale</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.1</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série AA</unitid>
            <unitdate normal="1394/1789" encodinganalog="3.1.3">1394-1789</unitdate>
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        27 pièces    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
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            <p>La série thématique AA rassemble :<lb/>- Cartulaires de la cité. Coutumiers. Livre d'or et Mémorial.<lb/>- Chartes des rois, des princes, des évêques, des seigneurs et des villes relatives à la constitution et aux privilèges et franchises de la commune.<lb/>- Correspondance des souverains, corps d'état, gouverneurs et autres personnages et corps de ville avec la commune, concernant la situation politique et le gouvernement du royaume, de la province et de la ville (les lettres missives traitant d'objets particuliers sont classées dans les séries et dossiers concernant ces objets).<lb/>- Cérémonies; entrées solennelles des rois, des princes, des évêques, des gouverneurs.<lb/>- Nomination des députés aux États généraux ou provinciaux et délibération de ces États.<lb/>- Ambassades auprès des souverains et des villes.</p>
          </scopecontent>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre donné à Saint-Germain-en-Laye de payer à un habitant de Pontoise ce qu’il a fourni pour la provision de l’hôtel du roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, pièce L</unitid>
              <unitdate normal="1394/1394" encodinganalog="3.1.3">27 janvier 1394</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Charles, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaulx les generaulx conseillers a Paris sur le fait des aides ordonnés pour la guerre, salut et dilection. Oy la supplication de Girart Le Vassal, demourant a Pontoise, contenant que XVIII ans cy ou environ, ledit suppliant fist venir a Pontoise certaine quantité de sel pour estre vendu audit lieu de Pontoise par le grenetier dudit lieu, duquel sel partie fu vendue, mais il en demoura sur ledit suppliant environ trois muys pour ce qu’il estoit plain de pierre et tel que il n’estoit nul competent pour usage de creature humaine, pour quoy ledit suppliant se transporta par devers voz predecesseurs oudit office, par l’ordenance desquelz les grenetier et contreroleur du grenier a sel dudit lieu de Pontoise donnerent congié audit suppliant de faire son profit dudit sel parmi ce qu’il nous paieroit ung solz par. pour chacun septier dudit sel pour nostre droit, qui sont en somme trente six livres par. en quoy ledit suppliant est obligez envers nous a paier a la volenté de noz officiers, et neantmoins icelli suppliant ne a encores peu vendre ledit sel pour le diffame des pierres qui sont en icellui et le lui convient garder longtemps ou en faire vile distraction ou cas qu’il seroit contraint de nous paier ladite somme, et il soit ainsi que nous lui soions tenuz en la somme de XXXVIII f. pour vin et blés prins de lui pour les provisions de nostre hostel si comme il dit appert par cedules sur ce faites et extraittes des registres de nostre chambre des comptes a Paris, au paiement desquelz pourchacier ledit suppliant a grandement fraié et despendu du sien et jusques a orses n’en a riens eu pour les mutacions de noz officiers, jusqu’a que sur ce eue obtenu noz lettres de mandement des longtemps et de se convenoit que il nous paiast et ne feust mie paié, il seroit destruit de grant partie de sa chevance si comme il dit, requerant nostre grace sur ce. Nous, ces choses considerees, voulons et vous mandons et temoignons que par le receveur general desdiz aides present ou a venir vous faites paier audit suppliant ladite somme de trente huit francs a lui par nous deuz comme dit est dont il vous apparaitra par les cedules et noz lettres qu’il se dit avoir sur ce, ou lui en faites faire deduction a ce que il nous est tenu pour la cause dont dessus est faite mention. Car ainsi le voulons nous et le lui avons ottroyé de grace especial, et par raportant ces presentes, lesdites cedules, noz dites autres lettres de mandement et recognoissance dudit suppliant, nous voulons et mandons ladite somme de XXXVIII f. ainsi paiée audit suppliant ou deduicte de ce en quoy il nous est tenu pour la cause dessusdite estre alloué es comptes dudit receveur par noz amez et feaulx gens de noz comptes a Paris sans contredit, nonobstant que ladite somme de XXXVIII frans soit deue audit suppliant paravant que nous prenissions le gouvernement de nostre royaume, et ordenances, mandemens et defenses contraires. Donné a Saint Germain en Laye le XXVIIe jour de janvier l’an de grace mil CCC IIIIxx et treize et le XIIIIe de nostre regne.<lb/>Par le Roy, a la relation du grant conseil ou vous les evesques de Noion et d’Angers, maistre Oudart de Moulins, messire Amaury d’Orgemont estiez.<lb/>De Sanctis »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres maintenant les habitants de Saint-Germain-en-Laye dans leurs droits d’usage dans la forêt de Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1408/1408" encodinganalog="3.1.3">23 octobre 1408</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Jehan de Beaumont, escuier, seigneur d’Armenille, maistre et enquesteur des Eaues et forests du Roy nostre sire es pays de France, Champaigne et Brye et chambellan mons. le duc de Berry, au gruyer de Saint Germain en Laye ou a son lieutenant, salut. Comme naguaires par nostre commandement et ordonnance eust esté crié et deffendu par le Roy nostre dit seigneur et nous en et sur grosses paines d’amende que nul qui se deist avoir droit d’usaige, liberté ou franchise es dites forestz ny entrast jusques a ce que de ce nous eussent monstré et enseingnié de leurs dits droiz, titres et previlleges, et comme de ce avoient jouy et user, et ce il soit ainsi que de la partie du commun et habitans de Saint Germain en Laye nous ayent esté monstrees et exhibees unes lettres de vidimus soubz scel royal ausquelles ces presentes sont atachees soubz nostre scel, esquelles lettres sont encorporees les lettres de noble homme messire Ettor de Chartres, chevalier, naguaires reformateur sur le dit fait, avecques unes lettres de mons. le conte de Tancarville, souverain maistre et general reformateur desdites Eaues et forests faisant mention de leurs diz droiz, franchises et previleges, obeissant nous enseigner que de ce avoient jouy et usé sans aucuns excés, en nous requerant que le dit empeschement voulsissons lever et oster, et pour ce veu et consideré le contenu en leurs dites lettres de delivrance, eu sur ce deliberation et advis a plusieurs sages et conseillers du Roy nostre dit seigneur, nous le dit empeschement mis de nostre commandement et ordonnance avons levé et osté, levons et ostons par ces presentes, si vous mandons que les diz commun et habitans vous laissiez et souffrez jouir et user de leus diz droiz et usages selon le contenu en leurs dites lettres cy atachiees comme dit est, en tout ce les ordonnances royaulx gardees. Donné soubz nostre scel le XXIIIe jour d’ottobre l’an mil CCCC et huit.<lb/>Petit »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres maintenant les habitants de Saint-Germain-en-Laye dans leurs droits d’usage dans la forêt de Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1411/1411" encodinganalog="3.1.3">27 décembre 1411</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Jehan Randon, secretaire du Roy nostre sire et de monseigneur le duc de Bourgongne, procureur en particulier et general lieutenant de noble et puissant monseigneur Elyon de Jacleville, chevalier, chambellan du Roy nostre sire et de mon dit seigneur le duc de Bourgogne, maistre et enquesteur des Eaues et forests es pais deFrance, Champagne et Brie, au gruyer de la forest de Laye ou a son lieutenant, salut. Il nous est apparu des lettres et tiltres, delivrance ou vidimus d’icelles par mess. Ettot de Chartres, chevalier, pour lors maistre des Eaues et forests d’icelluy seigneur et aussy commissaire dudit mesmes procureur en ceste partie de par monseigneur le conte de Tancarville, souverain maistre et general reformateur des Eaues et forestz et garennes par tout le royaume, et aussy de Jehan de Beaumont, escuyer, sieur d’Armenille, alors maistre et enqueteur desdites Eaues et forestz, par lesquelles les dessus nommés monseigneur le conte et de Beaumont ont delivré aux habitans de Saint Germain en Laye les usaiges qu’ilz se dient avoir en la dite forest contenus et declarés plus a plain es lettres ausquelles ces presentes sont attachees, si vous mandons et se mestier est commendons que les diz habitans de Saint Germain en Laye vous laissiez et souffrés jouir et user plainement et paisiblement de leurs diz drois, usaiges, droictures et franchises que ilz ont en la dite forest selon ce que contenu est plus a plain esdictes lettres, sans leur donner aucun empeschement ou descombriez, et que de ce ilz usent sans exces ou abus, en tout ce les ordonnances royaulx sur ledit fait gardees, et enregistrees ou fait enregistrer par devers vous es registres de la dite forest des dites lettres de delivrance avecques ces presentes. Donné pour tesmoing de ce audit lieu de Saint Germain soubz le scel aux causes le dimenche vint septiesme jour du moys de decembre l’an mil quatre cens et onze. »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse A</unitid>
              <unitdate encodinganalog="3.1.3">6 avril 1416</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Jehan de Meleun, chevalier, seigneur de la Borde le Viconte, chambellan, maistre et enquesteur des Eaues et forestz du Roy nostre sire es pais de France, Champaingne et Brie, au gruier ou garde de la forest de Laye ou a son lieutenant, salut. Comme nagueres par nostre commandement et ordonnance eus testé crié et deffendu de par le Roy nostre sire et nous que nul qui se deist avoir droit, usage, liberté ou franchise esdites forests ny entrast jusques a ce que de ce nous eussent monstré et ensengné de leurs diz droys, tiltres et previleges et comme de ce avoient joy et usé, et il soit ainsy que de la partie du commun et habitans de Saint Germain en Laye nous aient esté monstrees et exibees unes lettres de vidimus soubz scel royal, esquelles sont incorporees les lettres de noble homme messire Ector de Chartres, naguaires reformateur sur le dit fait, avecques unes lettres de mons. le conte de Tanquerville, lors souverain maistre et general reformateur des dites Eaues et forestz, faisans mention de leurs diz droys, franchises et libertés, obeissens de nous enseigner que de ce avoient joy et usé sens aucuns exceps ou abuz, en nous requerant que ledit empeschement voulsissons lever et oster, et pour et veu et consideré le contenu en leurs dites lettres de delivrance, eu sur ce adviz et deliberations a plusieurs sages et conseillers du Roy nostre dit seigneur, nous ledit empeschement mis de nostre commandement et ordonnance avons levé et osté, levons et ostons par ces presentes. Si vous mandons que lesdiz habitans vous laissez et souffrez joir et user de leurs diz droys et usages selon le contenu en leurs dites lettres, en tout ce les ordonnances royaux gardees. Donné a Saint Germain en Laye le lundi VIe jour d’avril l’an mil IIIIc et quinze. »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres confirmant les droits d’usage des habitants de Saint-Germain-en-Laye dans la forêt de Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">9 août 1547</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Henry, par la grace de Dieu roy de France, à nostre amé et feal conseiller le sieur de Vvarty, grant maistre enquesteur et general refformateur des Eaues et forestz de nostre royaume ou son lieutenant, salut. Noz chers et bien amez les manans et habitans de Sainct Germain en Laye nous ont faict dire et remonstrer qu’ilz ont droit du usaige a chauffer en nostre forest dud. lieu, pour raison duquel le XXVIIIme jour de fevrier mil cinq cens vingt six, veuz leurs tiltres, ilz ont obtenus arrest ou conseil privé de feu nostre tres honnoré seigneur et pere le Roy, que Dieu absoille, suyvant lequel ilz nous ont faict supplier leur bailler main levée de leurd. droit d’usaige saisy par ordonnance de feu nostred. seigneur et pere, et à ceste fin nous ont faict presenter certaine requeste que nous avons ordonné estre communicquée à nostre procureur general en nostre conseil privé, qui ne l’a voulu empescher, à ceste cause lesd. supplians nous ont derechef faict supplier qu’il nous pleist sur ce leur pourveoir et octroyer noz lettres en cas requises et necessaires, pour ce est il que nous, ces choses considerées, desirans subvenir à nos subgectz selon l’exigence des cas et les arrestz dud. conseil privé ne demourer inexecutées, vous mandons, et pour ce qu’il se agist du faict de noz forestz dont la congnoissance se doit à vous adresser, commectons et enjoignons par ces presentes que, appellé nostre procureur en vostred. court et jurisdiction pour nostre interest, led. arrest cy ataché soubz le contrescel de nostre chancellerie vous mectez à deue et entiere execution selon sa forme et teneur, nonobstant qu’il soit suranné et qu’il ne soit que par extraict et aussi que lesd. exposans joyssans dud. droict d’usaige peu au precedant le deces de nostred. seigneur et père, on leur ait saisy leurd. droict d’usaige, que ne voullons empescher l’execution dud. arrest en aucune maniere ains de ce partant que besoing et mestier est ou seroit mis les en avons relevez et relevons de grace especial par ces presentes, et aussi nonobstant quelzconques ordinnances, restruictions, mandemens, deffences ou autres noz lettres impetrées ou a impetrer à ce contraires. De ce faire vous donnons plain pouvoir, auctorité et mandement especial par cesd. presentes, mandons et commandons a tous noz justiciers, officiers et subgectz que a vous en ce faisant soit obey. Donné a Villers Costeretz le neufiesme jour de aoust l’an de grace mil cinq cens quarante sept et de nostre regne le premier.<lb/>Par le Roy en son Conseil<lb/>Burault »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Accord des habitants de Saint-Germain-en-Laye pour payer l’entretien du cours des fontaines</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse B</unitid>
              <unitdate normal="1557/1557" encodinganalog="3.1.3">25-27 octobre 1557</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A tous ceulx qui ces presentes lettres verront Jean Chevrel, seigneur de Garentieres, Champbouet et Gaville en partie, conseiller du Roy nostre sire, juge et garde pour led. seigneur de la prevosté de Sainct Germain en Laye, salut. Scavoir faisons que sur la requeste faicte par le procureur du Roy en la prevosté de Sainct Germain en Laye par laquelle il nous auroict remonstré et donné a entendre que puis certain tems que le Roy nostre sire auroict donné lettres d’exemption aux habitans de ce lieu et iceulx exemptez de toutes tailles et crues et d’aultres subciddes a plain declarez esd. lettres d’exemption pour le temps de dix anees, a la charge d’entretenir par lesd. habitans et a leurs despens le cours des eaues des fontaines dudict Sainct Germain, et pour ce que depuis peu de temps en ça lesd. fontaines auroient perdu leur cours tellement qu’elles ne rendoient aulcunes eaues audict Sainct Germain, se seroient plainctz plusieurs personnes jusques a la personne du Roy, tellement que sans l’aide d’aulcunes bons personnaiges, avys et bien voullans desdictz habitans, iceulx habitans eussent esté en danger d’estre deboutez desdictes exemptions, qui eust esté et seroict a leur grand prejudice et dommaige. Pour a quoy donner ordre et ad ce que pour l’advenir lesd. fontaines ne puissent plus faire defaulte et que on n’en puisse plus avoir aulcune reproche, auroict [esté] et a esté faict marché avec Jehan de Mestre, fontenier du Roy, qui a promis et est tenu entretenir le cours desd. eaues a ses coustz et despens jusques en fin du temps de lad. exemption moiennant la somme de cent livres tournois que on luy a promis et acordé paier par chacun an a quatre termes esgaulx, a la charge que lesd. habitans sont tenuz de faire faire les regardz des thuiaulz desd. fontaines de pierre de taille pour eviter que on ne les puisse si facillement rompre, et que pour le paiement desdictz cent livres tournois pour les gaiges dudict fontenier, ensemble pour faire faire lesd. regardz desd. fontaines de pierre de taille, est besoin de mectre sur et asseoir par chacun an sur lesd. habitans, le fort portant le foible, la somme de deux cens livres tournois et eslire deux d’iceulx habitans pour en faire l’assiette et un autre desd. habitans pour en faire la collecte et iceulx deniers distribuer a qui il appartiendra pour en rendre compte et reliqua. Et a ceste fin auroict led. procureur du Roy faict adjourner et comparoir par devant nous les personnes cy apres nommez pour sur ce donner leur advis et consentement : Loys Andras, Pierre Jouan, Jacques Thomyn, Michel Sallé l’aisné, Estienne Samuel, Vigor Verron, Berthelemy Lemercier, Jacques Marcel, Jamet Jullianne, Guillaume Lespine l’aisné tonnellier, Jehan Raffron dict Maistre, Pierre Lesueur, Denis Couppé, Nicolas Planson, Loys Guillemyn, Jacques Palloisseau, Adrian Auberville, Gabriel Germotteau, Samsson Rousseau, Nicolas Denis, Jacques Lemoyne, Thibault Charpentier, Pierre Leroux, Gilles Reffert, Estienne Jourdain, Richard Hubert, Jehan Bauldry, Pierre Rouget, Guillaume Plansson, Philippes Defourqueux, Robert Orgebec, Pierre Vimont, Martin Delatz, Noel Fromont, Nicolas Guillais, Jacques Demauville, Guillaume Servoisy, Robert Durant, Jacques Hamelin, Lois Pinternel, Guillaume Fieffé, Jehan Mesnard, Pierre Paramoure, Nicollas Pollet, Claude Duchef, François Cotton, Allain Hubert, Guillaume Dumellon, Jean Boullard filz Pasquier, Charles Camonody, Denis Fourreau, Pierre Sallé, David Orgebert, Jehan Daufresne, Guillaume Chappellain, Guillaume Lespine le jeune, Pierre Delacroix, Nicolas Rousseau, François Chanthomme, Guillaume Plansson, Jehan Roger, Claude Janvier, Guillaume Bourdillon, Ferrand Douen, Berthelemy Desailly, Jean Vauguyon, Estienne Fallée, Estienne Cappery, Pierre Boucher, Thomas Vollant, Marc Sellier, Jean Defourqueux, Toussainctz Lepelletier, Yves Lienard, Gilles Lienard, Michel Bocquet, Claude Lesueur, Regnault Jouan, Denis Lespine, Clement Marie, Jehan Duchesne, Jehan Moussigot Dusigne, Nicolas Bioche, Laurens Prepien, Noel Larrue, Jehan Delastre, Guillaume Jullienne, Nicolas Leschauldé, Mathieu Robin, Marin Chappellet, Romain Baron, Pierre Marsalin, Jacques Anfroy, Roger Mallet, Anthoine Maupin, Jacques Garoche, Berthelemy Vinage, Claude Raffron, Marin Verron, Thomas Gaigny, Pierre Pierre Decrequy, André Deberry, Laurens Duchesne, Jean Soullaint filz Nicolas, Pierre Plansson, Jullien Demontauben, François Viniage, Simon Monssigot, Guillaume Raffron, Michel Delamare et Marin Marcel, tous presens manans et habitans dudict Sainct Germain en Laie, et faisans et representans la seine partye desd. habitans, tous lesquelz avoir entendu le requete dud. procureur du Roy cy dessus dicte, ont dict et confessé icelle estre raisonnable et en ce faisant accordé lad. somme de deux cens livres tournois estre assise et mise sur eulx et autres habitans dud. Sainct Germain, le fort portant le foible, par chacun an durant le temps de lad. exemption, et pour icelle somme asseoir et departir sur lesd. habitans ont, au moins le plus grand et sain voix d’iceulx, esleu et nommé les personnes de Yves Lienard et Jehan Dreux, et pour icelle somme ceuillir et lever par chacune desd. annees selon lad. cotte et assiette la personne de Nicollas Pellet. Oy laquelle requeste, consentement et eslection des dessusd., avons dict et disons que lad. somme de deux cens livres tournois sera mise sur et assise sur chacun desd. habitans tant presens que absent, le fort portant le foible, par lesd. Yves Lienard et Jehan Dreux, assesseurs esleuz, pour icelle somme etre ceuillye et levee par chacun an durant le temps de lad. exemption par led. Nicolas Pellet, collecteur esleu pour faire ladicte collecte, pour estre employee es affaires et choses susd. par ledict Pellet qui en sera tenu rendre compte et reliqua quant et a qui il apartiendra, et lesquelz Yves Lienard et Jehan Dreux, asseseurs, et led. Pellet, collecteur, ledit procureur du Roy fera comparoir par devant nous pour prester le serment en tel cas requis et accoustumé. Sy donnons en mandement au premier sergent royal de lad. prevosté sur ce requis mectre ces presentes a execution selon leur forme et teneur. En tesmoing de ce nous avons mis a ces presentes le scel aux armes de lad. prevosté. Ce fut faict et donné par honnorable homme et saige maistre Jehan Peranneure, nostre lieutenant, les lundy vingt cinqiesme et jeudy vingt huictiesme jours d’octobre l’an mil cinq cent cinquante sept.<lb/>Manuel »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <subject>Cours des fontaines</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres confirmant les droits d’usage des habitants de Saint-Germain-en-Laye dans la forêt de Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1559/1559" encodinganalog="3.1.3">15 novembre 1559</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Françoys, par la grace de Dieu roy de France, au grand maistre enquesteur et general refformateur des Eaues et forestz de nostre roiaulme ou son lieutenant a la table de marbre de nostre Palais a Paris, salut. Nos bien amez les manans et habitans de Sainct Germain en Laye nous ont faict exposer que nos predecesseurs roys de France, que Dieu absolve, leur ont pour plusieurs bons et louables respect donné et octroié plusieurs beaulx droictz, previleiges, concessions et octroiz en lad. forest de Laye, et entre autres droict de pouvoir prendre en lad. forest pour leur chauffage les souches mortes qui se trouveroient en lad. forest et autre bois mort et secq et de pouvoir prendre au crochet de boys toutes les branches mortes et seiches pour convertir en leurdict chauffaige et non ailleurs, ensemble de pouvoir envoier et mectre pasturer leurs bestes aumailles par toute lad. forest, et de tenir et garder en lad. forest tant en temps de pesson que autrement, le nombre de pourceaulx que chacun d’eulx compecte et appartient, sans fraulde, et ce es lieux designez es mainz levees et delivrances qui leur ont esté faictes desd. droictz et aux charges et conditions y declairees, dont ilz ont bien et deuement jouy et usé, et sur l’empeschement qui leur a esté faict en la jouissance desd. droictz, ils ont de vous ou voz predecesseurs obtenu diverses main levees, mesmement par arrest du Conseil privé de feu nostre tres honoré seigneur et aieul du vingt huictiesme jour de fevrier mil cinq cens cinquante six, et doubtant que soubz coulleur du decedz advenu a nostre feu seigneur et pere, que Dieu absolve, on les voulsist troubler en la jouissance desd. droictz, nous ont faict humblement supplier et requerir leur voulloir sur ce pourveoir. Nous a ces causes, voulans conserver lesd. exposans en leurs droictz, vous mandons que, nostre procureur [appellé à ce], s’il vous appert de ce que dict est, mesmement que lesd. exposans tiennent les droictz susd. en lad. forest et soient en iceulx fondez tant par le moien dudict arrest obtenu aud. conseil privé de nostred. feu seigneur et aieul que autres lettres, vallables possession et jouissance d’iceulx, sans y avoir abusé, vous oud. caz faictes lesd. exposans jouir desd. droictz esquelz les trouverez bien fondez selon  la possibilité de la forest, noz ordonnances et comme verrez estre a faire par raison. De ce faire vous donnons plain pouvoir et puissance. Car tel est nostre plaisir. Donné a Bloys le XVme jour de novembre l’an de grace mil cinq cens cinquante neuf et de nostre regne le premier.<lb/>Par le Roy, me Nicole du Pré,<lb/>me des requestes ordinaires de l’hostel, present<lb/>De Laumosnier »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres confirmant la décharge d’impôts accordée par le roi aux habitants de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">7 janvier 1599</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Les tresoriers de France, generaulx des Finances à Paris, veu les lettres pattentes du Roy donnée à Saint Germain le dixième jour de juillet mil cinq cent quatre vingt dix huit dernier passé, signées par le Roy en son Conseil et scellées du grand scel, par lesquelles, pour les causes y declairées Sa Majesté, desirant bien et favorablement traiter les habitans dudit bourg et village de Saint Germain en Laie, de l’advis de sondit conseil, qui a veu les pieces justifficatives du contenu en icelles et suivant l’arrest du Conseil y attaché, a iceulx habitans de nouveau affranchy, quittez et exemptez de touttes tailles, creues, subcides et autres impositions, meme de la lavé qui se fait pour l’ediffication du pont de cette ville de Paris, gaiges des prevost de nos sieurs les marecheaux de France et generallement de tous autres subcides et levees de deniers faites et à faire pour quelque cause et occasion que ce soit tant ordinaires qu’extraordinaires et ce pour le temps et terme de six ans prochains ensuivant et consecutifs à commencer du jour de l’expiration d’autres six années portées par les lettres patentes dudit seigneur du neufieme may mil cinq cent quatre vingt onze, à la charge que iceux habitans payeront par chacun an suivant leur offre la somme de deux cent escus pour subvenir à l’entretenement des fontaines dudit Saint Germain, encorre qu’ils n’en ayent jamais payé que la somme de trente trois écus un tiers, et outre a ledit seigneur iceux habitans quittez et dechargez de ce quoy ils pourroient etre taxé pour leur part et portion de la somme de trente mil livres ordonné par ses lettres pattentes du quatorze may dernier etre levé pour le licentiement des gens de guerre ainsy que plus au long le contiennent lesdittes lettres<lb/>Veu aussy l’extrait de l’arrest du Conseil attaché à icelle contenant laditte decharge et affranchissement, et tout consideré,<lb/>Consentons en tant que nous est l’entherrinement et accomplissement desdites lettres pattentes pour jouir par lesdits habitans de Saint Germain en Laie du contenu en icelles selon leur forme et teneur et à la charge de fournir par chacun an au receveur des tailles de l’election de Paris qui sera en exercice certiffication vallable du payement et employ qu’en aura eté fait desdits deux cens ecus a l’entretenement desdittes fontaines, pour etre par ledit receveur rapporté sur ses etats et registres, en mandans auxdits receveurs des tailles de l’election de Paris que durant ledit temps et terme de six ans commencés le neuvieme mars mil cinq cent quatre vingt dix sept ils ayent à tenir quitte et dechargez iceux habitans du bourg et village de Saint Germain en Laye des sommes et derniers auxquels ils ont etés et seront cottisées pour lesdittes tailles, creues et levées, meme à celuy qui etoit en exercice en l’année derniere de les ternir aussy dechargez de ce à quoy ilz ont etés imposés pour laditte creue et levée du licentiement des gens de guerre dont ledit receveur demeurera pareillement quitte envers le receveur general des finances de cette charge suivant ce que Sa Majesté le veult et ordonne par lesdittes lettres donné à Paris le septieme janvier mil cinq cent quatre vingt dix neuf signé Fourcy, de Beaumont et Jacques avec paraphes.<lb/>Plus bas est ecrit : vu au greffe du Chatelet de Paris et y registré le vingt trois fevrier mil six cens, signé Boully, avec paraphe, plus bas est encorre ecrit : visa par mesdits sieurs, signé La Fontaine, avec paraphe, scellée en laps de soye rouge et verte du grand scel de cire verte. »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres confirmant la décharge d’impôts accordée par le roi aux habitants de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">9</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">27 août 1599</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Henry, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et feaulx les gens de nos comptes à Paris, salut. Voulant maintenir et conserver les manans et habitans de Saint Germain en Laye en la jouissance des affranchissemens et exemptions de tailles et creues à eux de tout temps concedez et confirmez par nos predecesseurs roys, attendu que lesdittes exemptions et franchises leur sont à charge onereux à cause des grandes pertes qu’ils souffrent ordinairement par le degast que font les betes fauves et noires de notre forests dudit Saint Germain sur leurs heritages de grains et vignobles, outre  le payement des frais qu’ils sont tenus faire pour l’entretenement des fontaines, pour ces considerations et autres portées par la requete qu’ils nous auroient presenté le neuvieme jour de juillet dernier, par arrest de notre Conseil nous aurions par expres ordonné que lesdits habitans demeureroit affranchy, quitte et exempt de touttes tailles, creues, subsides et autres impositions, mesme de la levée qui se fait pour l’ediffication du pont Neuf de Paris, gaiges du prevost des mareschaulx, equivallens et de tous autres subsides et levées de deniers tant ordinaires qu’extraordinaires, faits et à faire, pour quelque occasion que ce soit, pour le tems et terme de six ans prochains à commencer du jour de l’expiration des lettres d’affranchissement que nous leur aurions fait expedier le neuvieme jour de mars mil cinq cent quatre vingt onze, à la charge touttesfois de payer par lesdits habitans par chacun an la somme de deux cens ecus, au lieu de trente trois ecus un tiers qu’ils avoient coutume de payer, pour subvenir à l’entretenement des fontaines dudit Saint Germain, oultre lesquelles franchises et exemptions nous les aurions dechargez de ce à quoy ils pouvoient etre taxés pour leur part et portion de la somme de trente mil ecus ordonné d’estre levée en laditte année pour le licenciement des gens de guerre comme il est porté par ledit arrest et lettres expediees sur iceluy, lesquelles lettres ayant eté representé pour faire jouir lesdits habitans du fruit et effet d’icelles par notre arrest du unzieme jour du present mois, auriez ordonné que lesdits habitans jouiroient de l’effet et contenu en icelles pour ledit temps et terme de six ans à commencer du jour de l’expiration du dernier octroy aux charges et reservations portées par ledit arrest du dix huitieme jour de juin mil cinq cent quatre vingt seize et à la charge d’entretenir lesdites fontaines, et d’autant que par notredit arrest dudit dix huitieme juin ils sont chargés du payement du taillon, solde du prevot des marecheaux, equivallens vendu et engagé, pont de Paris, et de rapporter certifficats que lesdites fontaines seront en bon etat, de tous lesquels payemens et charges porté par vosdits arrests nous les avons pour les considerations susdittes, meme de tenir lesdittes fontaines en bon et suffisant etat, quittez et dechargez en nous payant laditte somme de deux cent ecus par chacun an, iceux supplians nous ont tres humblement supplié et requis les voulloir faire pourvoir,<lb/>A ces causes, voulant l’arrest de notredit Conseil du neuvieme juillet dernier et lettres pattentes expediees sur icelluy sortir leur plein et entier effet, apres avoir fait voir en notredit Conseil vosdits arrests, de l’advis d’icelluy nous vous mandons, commandons et tres expressement enjoignons par ces presentes que, sans plus vous arreter ny avoir egard aux causes qui vous ont meu, faire lesdittes retrinctions et modifications à la vérification et entherrinement de nosdits lettres patentes, vous ayez à proceder à la veriffication et entherinement d’icelles purement et simplement, selon leur forme et teneur, sans plus faire aucune difficulté, restrinctions et modifications, faisans en sorte que lesdits habitans n’ayent plus d’occasion de recourrir par devers nous pour obtenir d’autres lettres que ces presentes qui vous serviront premiere, seconde, tierce et touttes autres finalle jussion que scauriez attendre ny rechercher, nous en etant en droit. Car tel est notre plaisir. Nonobstant quelconques credits ordinaires et lettres à ce contraire. Donné à Blois le vingt septieme jour d’aoust l’an de grace mil cinq cent quatre vingt dix neuf et de notre regne le dixieme.<lb/>Par le Roy en son Conseil, signé Fayet avec grille et paraphe. »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres confirmant les privilèges accordés aux habitants de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse B</unitid>
              <unitdate normal="1610/1610" encodinganalog="3.1.3">octobre 1610</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous presens et à venir, salut. Les feuz roys noz predecesseurs auroient par plusieurs lettres pattentes accordé à noz chers et bien amez les manans et habitans du bourg et village de Sainct Germain en Laye plusieurs privilleges et facultez contenuz aux lettres cy attachez, mesmes en celles à eux accordées par le feu roy nostre tres honoré seigneur et père, que Dieu absolve, en dacte du Xe juillet MVc IIIIxx XVIII, desquelz il auroient paisiblement jouy et usé jusques à present, qui nous ont tres humblement faict supplier et requerir les leur voilloir confirmer. Nous, à ces causes, desirans à l’imitation desd. feuz roys nos predecesseurs, d’heureuse mémoire, pour les mesmes considerations portées par lesd. lettres, gratiffier et favorablement traicter lesd. exposans en consideration de la nourriture que nous avons prise en nostre chasteau dud. Saint Germain en Laye et apres avoir faict voir en nostre conseil lesd. privileiges et octroys à eux accordez cy attachez comme dict est soubz le contrescel de nostre chancellerie, avons iceux continuez et confirmez, continuons et confermons par ces presentes signées de nostre main pour en jouir par eux ainsy qu’il est porté par lesd. lettres et comme ilz en ont cy devant bien ety deuement jouy et usé, jouyssent et usent encore de present, sans que cy apres ilz y soient troublez ny empeschez pour quelque cause et occasion que ce soit. Sy donnons en mandement à noz amez et feaux conseillers les gens de noz comptes, court des Aydes, presidens et tresoriers generaulx de France, esleuz de nostre eslection de Paris et à tous noz autres juges et officiers qu’il appartiendra que de noz presentes grace, continuation et confirmation desd. privileiges et exemptions ilz facent, souffrent et laissent jouir et user plainement et paisiblement lesd. exposans et leurs successeurs sans en ce leur faire, mectre ou donner ne souffrir ou permectre qu’il leur soit faict, mis ou donné ores ne pour le temps avenir aucun trouble ou empeschement à ce contraire, lesquelz si fait, mis ou donnez leur estoient cessez ou faictes cesser, et à ce faire souffrir et obeyr contraignez ou faictes contraindre tous ceux qu’il appartiendra par toutes voyes deues et raisonnables. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant quelzconques ordonnances, restrinctions, mandemens, deffences et lettres à ce contraires, ausquelles et à la derogatoire d’icelles nous avons derogé et derogeons par ces présentes. Et affin que ce soit chose ferme et stable à tousjours, nous avons faict mectre nostre scel à cesd. presentes, sauf en autres choses nostre droict et l’autruy en toutes. Donné à Paris au moys d’octobre l’an de grace mil six cens dix et de nostre regne le premier.<lb/>Louis »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes confirmant les droits d’usage des habitants de Saint-Germain-en-Laye dans la forêt de Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1612/1612" encodinganalog="3.1.3">novembre 1612</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous presens et à venir, salut. Noz bien amez les manans et habitans du bourg et parroisse de Saint Germain en Laye nous ont fait representer comme noz predecesseurs rois, de temps immemorial, mesmes par les tiltres ancienes qu’ilz ont peu recueillir, des l’année mil quatre cens quatre vingtz trois le feu roy Charles leur auroit confirmé plusieurs beaulx previlleges, franchises, libertez, panages, pasturaiges, usages, droictz conditionnez dans lesd. lettres à prandre dans la forest de Saint Germain en Laye es lieulx et endroictz d’icelle forest, lesd. lettres deuement veriffiées partout où besoing auroit esté, en l’année mil Vc vingt six le feu roy François premier, voullant apporter ung reglement sur les usaiges pretenduz par ses subjectz et par consequent par les habitans de Saint Germain en Laye, veuz leurs tiltres anciens et veriffication de leurs droictz, par arrest de son conseil du vingt huictiesme febvrier oud. an ordonna main levée et delivrance estre faicte ausd. habitans qui auparavant avoient esté et lors estoient demourans et residens aud. lieu desd. droictz, avec pouvoir prandre doresnavant en lad. forest Saint Germain pour leur chauffaige iceulx droictz, et ce pour ung feu seullement en chacune maison, et oultre les souches mortes qui se trouveroient en lad. forest et aultre bois mort et sec, aux charges portées par led. arrest, lequel le feu roy Henry second par ses lettres patentes du neufiesme aoust mil cinq cens quarente sept manda au grand maistre enquesteur et general reformateur des Eaues et forestz de France faire executer selon sa forme et teneur, comme aussy le feu roy François deuxiesme en l’année cinq cens cinquante neuf par ses lettres du quinziesme novembre auroit voulu et ordonné le semblable comme il nous est apparu par lesd. arrest et lettres deuement veriffiez es sieges des Eaues et forestz le quinziesme decembre oud. an, dernier decembre Vc cinquante, quinziesme janvier Vc soixante quinze, cinquiesme juillet quatre vingtz trois, cy avec le reglement et reformation faictz par le sieur de Fleury, surintendant grand maistre enquesteur et general reformateur des Eaues et forestz de France le huictiesme febvrier mil six cens trois, attachez soubz le contrescel de nostre chancellerie, de tous lesquelz previlleges, franchises, usaiges, pasturages, panages et droictz lesd. habitans ont tousjours jouy paisiblement jusques à ce que par faulte d’avoir obtenu noz lettres de confirmation ilz sont troublez et empeschez, et la forest à eulx close et fermée, nous requerant tres humblement, ayant esgard à leurd. tiltres, arrest et veriffication, reglement et jouissance, leur voulloir confirmer lesd. usaiges et droictz. Scavoir faisons que, voullans à l’exemple de nosd. predecesseurs rois favorablement traicter lesd. habitans du bourg et parroisse dud. Sainct Germain en Laye en consideration des services qu’ilz nous rendent lors de nostre sejour au chasteau dud. Saint Germain et à toutre nostre cour et suitte les conserver et maintenir en toutes les franchises, droictz et usaiges à eulx acquis par la faveur, liberalité et bonté de nosd. predecesseurs, à iceulx, pour ces causes et autres à ce nous mouvans, avons du prudent advis et conseil de la Royne regente, nostre tres honorée dame et mere, par ces presentes signées de nostre main tous et chacuns les previlleges, franchises, exemptions, droictz d’usaiges, panages, pasturaiges et autres portez par lesd. tiltres, arrest, reglement et reformation de l’année mil six cens trois confirmez, ratiffez et approuvez, et de noz grace special, plaine puissance et auctorité royal, confirmons, ratiffions et approuvons, voullons et nous plaist sortir leur plain et entier effect, pour par lesd. manas et habitans du bourg et parroisse Saint Germain en Laye et leurs successeurs à tousjours en jouir et user plainement et paisiblement en la mesme forme et manière qu’ilz en ont cy devant bien et deuement jouy et usé, jouissent et usent encor à present, si donnons en mandement au surintendant grand maistre enqueteur et general refformateur des Eaues et forestz de France le sieur de Fleury ou son lieutenant au siege des Eaues et forestz de la table de marbre de nostre Pallais à Paris, maistre des Eaues et en la grurye dud. Saint Germain, son lieutenant gruyer et à tous noz autres justiciers, officiers et à chacun d’eulx ainsy qu’il appartiendra, ces presentes faire registrer et de tout le contenu jouir et user lesd. manans et habitans du bourg et parroisse dud. Saint Germain en Laye et leurs successeurs, cessans et faisans cesser tous troubles et empeschemens au contraire. Car tel est nostre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à tousjours, nous avons faict mectre nostre scel à cesd. presentes. Donné à Paris ou mois de novembre l’an de grace mil six cens douze et de nostre regne le troisiesme.<lb/>Louis<lb/>Par le Roy, la Royne regente, sa mere, presente,<lb/>Potier »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes affranchissant les habitants de Saint-Germain-en-Laye de toutes impositions en échange d’un paiement annuel au fontainier</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">12</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse B</unitid>
              <unitdate normal="1627/1627" encodinganalog="3.1.3">mars 1627</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous presens et ad venir, salut. Nos chers et bien amez les manans et habitans de Saint Germain en Laye nous ont fait dire et remontrer qu’à causes des pertes, dommages et ruines qu’ilz souffrent en leurs vignobles et terres ensemancées de grains par les bestes fauves qui sont en nostre forest dud. lieu et pour autres considerations, le feu roy nostre tres honnoré seigneur et pere, par arrest de son Conseil et lettres pattantes sur ce expediées des neufiesme et dixiesme juillet mil cinq cent quatre vingtz dix huict, auroit affranchi, exempeté et dechargé les exposans pour six années de toutes tailles, creues, subsides et autres impositions et levées de deniers tant ordinaires qu’extraordinaires faictes et à faire, pour quelque cause et occasion que ce soit, à la charge de paier par chacun an la somme de six cens livres pour subvenir à l’entretenement des fontaines dud. Saint Germain, ce qui auroit esté par nous confirmée par noz lettres patantes du mois d’aoust mil six cens dix, et par autres lettres patantes du mois d’aoust mil six cent treize continué laditte exemption et affranchissement pour neuf ans, lesquelles auroient etés verifiées où besoing auroit eté et lesd. exposans jouy du contenu en icelles, du depuis par arrest de nostre Conseil du dernier decembre mil six cent vingt cinq, nous aurions, pour obvier au divertissement desdits VIc l. proceddant de ce qu’ilz passoient par plusieurs mains et aussy aux frais qui se faisoient pour le despartement et imposition d’icelle somme, deschargé lesd. exposans de la payer à la recette des tailles de nostre election de Paris et ordonné qu’icelle somme seroit payée directement au fontenier dudit lieu ou autre qui seroit par luy commis à la conduitte et entretenement desdittes fontaines, qui seroit à cause de ce tenu de faire amasser et conduire de nouvelles eaues aud. bourg pour la comodité publique, au prejudice de quoy le receveur des tailles de notred. election n’auroit delaissé de faire cottiser et imposer lesd. exposans ausd. tailles par lesd. esleuz, et faute de payement decerné sa contrainte contre le collecteur dud. lieu, comme auroit pareillement faict le greffier de lad. eslection pour quelques droictz qu’il pretend luy etre deub, tellement qu’au lieu de six cent livres à quoy lesd. exposans sont abonnez, ils se trouvent chargez de plus de huict cent livres par an, ce qu’ayant eté entrepris contre nostre intention et volonté, nous aurions, apres en avoir esté bien et duement informez, pour y remedier à l’advenir, par arrest de nostre Conseil du vingt troisiesme janvier dernier, ordonné que lesd. exposants obtiendroient noz lettres d’abonnement de taille dans trois mois, en consequance de quoy ilz ont recours à nous pour leur estre sur ce pourveu.<lb/>A ces causes, de l’advis de nostre Conseil qui a veu les pieces justifficatives de ce que dessus cy attachez soubz le contrescel de nostre chancellerie, desirant favorablement traicter lesd. exposans en consideration de ce que dessus et du cejour que nous faisons ordinairement en nostre chateau dudit Saint Germain, nous avons entant que de besoing est ou seroit affranchi et dechargez, quitté et exempté, et par ces presentes signé de notre main affranchissons, dechargeons, quittons et exemptons lesdits exposans ores et pour l’advenir de touttes tailles, creues, subsides, impositions et autres levées tant ordinaires qu’extraordinaires faites et à faire, pour quelque cause et occasion que ce soit, à la charge de payer par lesdits habitans par chacun an la somme de six cent livres au fontenier dud. lieu ou à autres qui à ce sera commis, à quoy nous les avons abonnez, pour l’entretenement desd. fontaines, amas et conduitte d’eaues pour la comoditté publicque, laquelle sommes voulons estre levée par deux desd. habitans qui seront par eux nommez et esleu par chacune année, et lesd. deux particuliers tenus de prester le serment par devant nos officiers dud. Saint Germain de bien et fidellement se comporter en lad. levée et de mettre les acquitz de lad. somme ez mains du procureur scindicq dud. lieu pour en compter à nosd. officiers, faisant inhibitions et deffenses ausd. esleuz et tous autres de cottiser ni imposer doresnavant lesd. exposans en aucunes levées, impositions qui se fairont sur noz subjectz et ausd. receveurs, greffier de laditte election et autres d’uzer d’aucunes contrainctes contre lesd. deux particulliers, à peyne de tous despens, domages et interestz, et d’en respondre en leur propre et privé nom.<lb/>Sy donnons en mandement à noz amez et feaux les gens de noz comptes, court des aydes, presidens et tresoriers generaux de France, esleuz en nostre eslection de Paris et tous autres noz juges, justiciers, chacun en droict soy ainsy qu’il appartiendra, que de noz presentes lettres de grace, affranchissement et abonnement et de tout le contenu en icelles ilz facent, souffrent et laissent jouir et user plainement et paisiblement lesd. exposans sans souffrir ni permettre qu’il y soit faict, mis ou donné ores ni à l’advenir aucung trouble ou empeschement, au contraire lequel si fait mis ou donné leur estoit faictes, icelluy cesser et mettre incontinant et sans dellay au premier estat et deub, et en rapportant par le receveur de noz tailles en lad. eslection de Paris ces presentes ou coppie d’icelles deuement collationnées pour une fois seullement, nous voulons lad. exemption et abonnement estre passé et allouée en ses comptes par vous gens de nosd. comptes, ausquelz mandons ainsy le faire sans difficulté. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant quelconques ordonnances, restrinctions, mandemens, deffenses, reiglemens faictz pour la levée de noz tailles, ordre et distribution de noz finances, ausquelz et aux derogatoires des derogatoires nous avons derogé et derogeons par cesd. presentes, et affin que ce soit chose ferme et stable à tousjours, nous y avons faict mettre nostre scel, sauf en autre chose nostre droit et l’autruy en toutes. Donné à Paris au mois de mars l’an de grace mil six cent vingt sept et de notre regne le dix septiesme.<lb/>Louis<lb/>Par le Roy<lb/>Pottier »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil déchargeant les habitants de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq d’impositions sur le vin durant le séjour de la cour</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">13</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 3, pièce A</unitid>
              <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">19 janvier 1639</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Extraict des registres du conseil d’Etat<lb/>Le Roy desirant, en consideration de l’heureuse naissance de monsieur le Dauphin arrivée au chasteau neuf de Saint Germain en Laye le cinquiesme jour de septembre dernier, gratiffier et favorablement traiter les habitans des parroisses de Saint Germain en Laye et du Pec, desjà deschargées par Sa Majesté et ses predecesseurs roys de toutes tailles et impositions à la reserve des droictz de gros et huictiesme sur le vin, et encore à la reserve du taillon pour lad. parroisse du Pec, Sa Majesté estant en son Conseil a ordonné et ordonne que les habitans desd. parroisse de Saint Germain en Laye et du Pec demeureront deschargées, franches et exemptes pour l’advenir desd. droictz de gros et huictiesme sur tout le vin qu’ils vendront tant de leur cru que d’achapt et revente pendant que Sa Majesté, la Royne, monsieur le Dauphin, le Conseil, cour et suitte de Sa Majesté y sejourneront, et néantmoins que ceux qui n’auront demeuré ausd. parroisses que cinq ans durant n’en seront exemptz que pour le vin de leur cru seulement, voulant que pour la jouissance desd. privileges et exemptions toutes lettres necessaires leur en soyent expediées. Faict au conseil d’Estat du Roy tenu à Versailles, Sa Majesté y estant, le dix neufiesme jour de janvier mil six cens trente neuf.<lb/>Sublet »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes affranchissant les habitants de Saint-Germain-en-Laye d’impositions sur le vin lorsque la cour est présente</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1644/1644" encodinganalog="3.1.3">juin 1644</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous presens et à venur, salut. Nos chers et bien aimez les manans et habitans du bourg de Saint Germain en Laye nous ont fait remontré qu’en faveur de notre naissance arrivée audit lieu de Saint Germain, ils ont etés par arrest de notre Conseil du dix neuf janvier mil sept cent trente neuf, à l’exemple des habitans de Fontainebleau où etoit né le feu Roy notre tres honnoré seigneur et père, declarées francs et exempts à l’avenir des droits de gros et huitieme de tout le vin qu’ils vendoient tant de leur cru que d’achapt, et revente pendant que Sa Majesté la Reyne, notre tres honnoré dame et mere, nous et notre Conseil, cour et suitte y sejourneroient, à la charge neantmoins que ceux qui n’y auroit demeuré que cinq ans ne seroient exempts que pour le vin de leur cru, ensuitte duquel arrest et iceluy confirmant nous avons par autre arrest de notredit Conseil du quatre du present mois de juin, conformement à iceluy, que lesdits habitans de Saint Germain et hameaux qui en dependent demeureroient franc et exempt pour l’advenir des droits de gros et huitième sur tout le vin qu’ils vendroient tant de leur cru que d’achapt et revente pendant que ladite dame Reyne, nous et notre Conseil, cour et suitte y sejoureroient, à condition neantmoins que ceux qui n’y auroient demeurés que cinq ans n’en seroient exempts que pour le vin de le cru seullement et que hors notre sejour, celuy de laditte dame Reyne et de notre Conseil, cour et suitte, lesdits habitans payeroient lesdits droits de gros et huitieme en la manière accoutumée, comme ils faisoient auparavant, et d’autant qu’il importe ausdits habitans d’obtenir nos lettres de confirmation de ladittte exemption en faveur de notre advenement à la Couronne, ils nous ont tres humblement requis leur vouloir pourveoir de nos lettres sur ce necessaires, à ces causes, desirant favorablement traiter lesdits habitants en consideration de notredite naissance et de notredit advenement à la Couronne, apres avoir fait voir en notre Conseil lesdits arrests des dix neuf janvier mil six cent trente neuf et quatre du present mois de juin cy attachés sous le contresel de notredite chancellerie, de l’avis de notredite dame et mere la Reine regente, et de notre grace specialle, pleine puissance et authorité royale, nous avons, conformement auxdits arrests et iceux confirmant, declaré et par ces presentes signé de notre main declarons lesdits habitans de Saint Germain en Laye et hameaux en dependant francs et exempts pour l’avenir des droits de gros et huitieme sur tout le vin qu’ils vendront audit lieu tant de leur cru que d’achapt et revente pendant que laditte dame Reine, nous, notre Conseil, cour et suitte y sejourneront, à la charge que ceux qui n’y auront demeuré que cinq ans ne seront exempt que pour leur vin de leur cru seullement et que hors notre sejour, celuy de laditte dame Reyne, notre cour et Conseil et suitte, lesdits habitans payeront les droits de gros et huitiemes en la manière accoutumée ainsy qu’ils faisoient avant ledit arrest,<lb/>Si donnons en mandement à nos amez et feaulx conseillers les gens tenans notre cour des Aydes à Paris que cesdittes presentes ils ayent à registrer et du contenu en icelles faire jouir et user lesdits habitans de Saint Germain et hameaux en dependans pleinement et paissiblement et perpetuellement sans permettre qu’il leur soit donné aucun trouble ny empeschement. Car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à tousjours, nous avons à cesdittes presentes fait apposer notre scel, sauf en autre chose notre droit et d’autruy en toutte. Donné à Rueil au mois de juin l’an de grace mil six cent quarante quatre et de notre regne le deuxieme.<lb/>Signé Louis, sur le reply Par le Roy, la reine regente sa mere presente, signé de Guenegaud, avec grille et paraphe. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes confirmant les droits d’usage des habitants de Saint-Germain-en-Laye dans la forêt de Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">15</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">novembre 1662</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous presens et à venir, salut. Nos chers et bien aimés les habitans de Saint Germain en Laye nous ont fait remonstrer que de tout temps et antiennetté ils ont droit et privillege de prendre en la forest de Laye les souches mortes et aultres bois mort et sec qu’ils pourront tirer au crochet pour leur usage et chauffage pour chacun feu et maison, comme aussy d’envoyer et mettre pasturer en lad. forest hors taillis et lieux deffendus leur bestes omailles et leur suitte d’un an soubs la garde d’un seul pastre, duquel ils sont responsables, et encores d’envoyer et faire garder en lad. forest de Laye en temps de paisson ou autrement le nombre de porcz qui leur appartiennent et ce pour leur nourriture seullement, sans pour ce paier aucune chose, lesquels droits et privilleges leur ont esté confirmés par Charles six en l’année mil trois cens quatre vingts trois et arrest de nostre Conseil du XXVIIIe febvrier MVc vingt six, et encores par lettres pattentes de Henry second du neufiesme aoust mil cinq cens quarente sept, de François second du quinziesme novembre MVc cinquante neuf, et de Louis treize, nostre tres honnoré seigneur et pere, du mois de novembre mil six cens douze, et ont lesd. lettres esté bien et deuement veriffiées et enregistrées où besoing a esté, en consequence desquelles les exposans ont plainement et entierement jouy desdits droits d’usage et de pasturage, et toutes les fois qu’on les y a voulu troubler, les grands maistres des Eaux et forests, les maistres particuliers et gruyers de lad. forest et autres officiers desd. Eaux et forests, apres avoir veu leurs tiltres, ont fait cesser led. trouble et rendu leurs sentences et jugemens, dont lesd. exposans en rapportent nombre rendus à leur proffit depuis l’année mil quatre cens jusques en l’année mil six cens treize, neantmoins le sieur marquis de Chastre, seigneur de Candé, l’un desd. grands maistres, n’a pas laissé par son ordonnance du quinze septembre mil VIc cinquante neuf de faire deffences à toutes personnes, de quelque quallité et condition qu’elles soient, d’envoyer ni faire mener, conduire et pasturer leurs bestiaux ni coupper aucunes herbes et bruieres dans la forest de Laye et bois en deppendans soubs quelque pretexte que ce soit jusques a ce qu’ils lui eussent fait apparoir et justiffier des tiltres et confirmations necessaires pour jouir desd. droits d’usage et pasturage, pris son attache et icelle fait registrer au greffe de la maistrise particuliere dud. Saint Germain sur les peines portées par lad. ordonnance, de laquelle les exposans s’estans pleins aux grands maistres enquesteurs et generaux reformateurs des Eaux et forests de France au siege general de la table de marbre du palais à Paris et demandé que, sans avoir esgard à ladite ordonnance, il leur fut permis de jouir, comme ils avoient tousjours fait, de leurs droits d’usage et pasturage suivant et conformement à leurs tiltres, concessions et confirmations, led. siege, apres les avoir veus et examinés, a rendu son jugement le huitiesme octobre aud. an mil six cens cinquante neuf par lequel il a ordonné que lesd. exposans se retireroient par devers nous pour obtenir nos lettres de confirmation desd. droits d’usage et pasturage, et cependant leur a fait mainlevée des deffences portées par la susd. ordonnance pour raison du pasturage des bestes aumailles de leur nourriture seulement et ce à l’esgard des maisons usageres dud. Saint Germain, à la charge de n’avoir leurs bestiaux qu’es lieux et endroictz deffensables de lad. forest et de faire veriffier et registrer aud. siege lesd. lettres de confirmation, lesquelles lettres lesd. exposans nous ont tres humblement requises. A ces causes, inclinans à la supplication desd. exposans et les voulans bien favorablement traiter en consideration de nostre naissance aud. lieu de Saint Germain et de l’affection qu’ilz ont à nostre service, apres avoir fait revoir en nostre Conseil les susd. tiltres, concessions et confirmations desd. droitz d’usage et pasturage en ladite forest de Laye et authorité royalle, agreons, approuvons et confirmons par ces presents signées de nostre main tous et chacun lesd. privilleges et franchises, droitz d’usage et pasturage, voulons et nous plaist que lesd. exposans et leurs successeurs habitans dud. Saint Germain en jouissent et usent plainement, paisiblement et perpetuellement tout ainsi et aux mesmes charges et conditions qu’ils en ont joui par le passé et jouissent encores de present sans que pour raison de ce il leur soit donné aucun trouble ni empeschement. Si donnons en mandement au grand maistre enquesteur et general reformateur des Eaux et forests de France et pais reconquis ou son lieutenant au siege de la table de marbre de nostre Pallais à Paris, maistre particulier desdites Eaux et forests en la gruerie dud. Saint Germain, son lieutenant et autres nos officiers qu’il appartiendra que ces presentes lettres de confirmation ils aient à registrer et du contenu en icelles faire jouir et user plainement et entierement lesd. exposans et leurs successeurs habitans dud. Saint Germain sans permettre qu’il y soit contrevenu, nonobstant tous editz, declarations, arrestz, restrictions et autres choses à ce contraires ausquelles nous avons derogé et derogeons par cesd. presentes. Car tel est nostre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à tousjours nous avons à icelles presentes fait apposer nostre sel saus en autre chose nostre droit et l’autruy en toutes. Données à Paris au mois de novembre l’an de grace mil six cens soixante deux et de nostre regne le vingtiesme.<lb/>Louis<lb/>Par le Roy<lb/>Phelypeaux »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du baptême du Dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 6, pièce E</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1668</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le bateme de monseigneur le Dauphin<lb/>Si jamais l’histoire a eu sujet de prendre soin de laisser à la postérité l’un de ses tableaux parlans qui éternisent les belles choses, c’est particulierement en cette occasion, où la magnificence chrestienne du plus grand monarque du monde n’a pas moins efacé la pompe des plus celebres spectacles, que sa gloire surpasse celle de tous les heros de l’antiquité. Mais, sans augmenter par un trop long préambule l’impatience ceux qui, n’ayant pu se trouver à cette auguste ceremonie, en attendent le detail avec la derniere ardeur, il est plus à propos d’entrer d’abord dans une si riche matiere et d’ouvrir une scene qui, par toutes ses circonstances, meritoit d’estre vue de toutes les nations.<lb/>C’estoit la cour du chasteau vieux de Saint Germain en Laye, environnée d’un amphiteatre qui s’elevoit jusqu’au premier etage, avec des balcons couverts de riches tapis.<lb/>Il y avoit dans la mesme enceinte deux barrieres eloignées l’une de l’autre de quatre toises pour empescher la confusion et l’approche du peuple vers le pale où se devoit faire la ceremonie, qui estoit de 20 toises de long et de 16 de largeur, elevé de trois pieds et demi, et fermé par deux balustrades, chacune de trois toises et demie.<lb/>A l’entrée estoyent deux manieres de buffets avec des tables pour poser les Honneurs, couvertes de tapis de brocart d’argent pareillement elevées sur quatre marches, et aux costez desquelles il y avoit deux piedestaux, chacun chargé d’un grand vase d’argent, avec deux consoles par derriere pour renfermer les buffets, composez de quatre gradins, ornez de tres grande quantité d’argenterie, de vermeil doré.<lb/>Au milieu estoit aussi une elevation de quatre marches dont les deux dernieres formoyent des paliers, chacun d’une toise et demie, sur le dernier desquels on avoit posé une cuvette d’argent pour servir de fonts, qui estoit de cinq pieds de long sur trois et demi de large et quatre de haut, embellie de plusieurs figures, aussi d’argent, et couverte d’un grand tapis de brocart d’argent, avec une frange de mesme.<lb/>Elle estoit au dessous d’un dais de brocart d’argent de 18 pieds de long sur 14 de large, elevé d’environ 30 pieds, avec la pente de quatre pieds de haut, en broderie d’argent, et ornée de dauphins entrelassez de palmes et de fleurs de lys.<lb/>Au dessus de la campane estoit une corniche dorée porant 4 grands dauphins d’argent qui soutenoyent une couronne d’or fermée, de 5 pieds de long sur 4 de large, et de la queue desquels sortoyent des lys, aux 4 coins du dais, qui portoyent de grands bouquets et plumes blances, avec des aigrettes dans le milieu, cette pompeuse machine paressant soutenue par un ange suspendu, qui d’une main tenoit une espée flamboyante et de l’autre les cordons, en action de défendre la couronne et les dauphins qui estoyent sur le dais.<lb/>A quelque distance estoit un autel de 13 toises de face sur huit de haut, auquel on montoit par 7 marches, et que des enrichissemens d’or et d’argent rendoyent des plus magnifiques. Il estoit enfermé de 4 colonnes d’ordre corintien, de 18 pieds de haut, avec des contre pilastres, le tout porté sur des piedestaux elevez au dessus de la table de cet autel ; et entre ces colonnes estoit une ouverture cintrée, en forme de portique, sous laquelle estoyent les gradins qui portoyent l’argenterie.<lb/>Il y avoit encor aux costez du mesme autel six ouvertures environnées de pilastres fermées par des tapisseries en broderie d’or et d’argent, sur lesquelles estoyent attachées six plaques d’argent figuré de six pieds de haut, chacune de ces ouvertures estant garnie de gradins, aussi couverts de bassins, de vases d’argent et de grand nombre de chandeliers et de plaques avec 4 guéridons, chacun de six pieds et demi de haut.<lb/>On avoit pareillement dressé, aux deux costez de cet autel, deux tribunes pour la musique de la chapelle et de la chambre, elevées d’une toise et attachés à quatre piedestaux qui jettoyent des pilastres corinthiens d’environ 18 pieds de haut, lesquels soutenoyent une corniche et une balustrade fort enrichie, et il y avoit à l’entour un balustre doré, avec d’autres piedestaux dans les angles qui portoyent de grands vases d’argent.<lb/>Le lieu destiné pour la ceremonie estoit environné de bancs couverts, ainsi que l’amphitheatre, de drap de velous violet à fleurs de lis d’or, la cour ornée des plus belles tapisseries de la Couronne et couverte d’une espece de dais ou baldaquin semé de fleurs de lis à fonds bleu et bordé d’une grande campane d’or, et le tout si bien éclairé qu’il sembloit un ciel paré de tout ses beaux feux dans les nuits les plus seraines.<lb/>Cette eclatante et pompeuse scene ayant ainsi esté achevée en quinze jours par les soins du sieur Le Brun, à qui le Roy en avoit laissé la conduite, le 24 de ce mois, que Sa Majesté avoit choisi pour cette auguste solennité, les gardes s’emparerent des le main des avenues et de tous les postes qui furent ordonnez pour empescher le desordre qu’eust pu causer le concours extraordinaire de toutes sortes de personnes qui s’y estoyent rendues, le sieur de Beaumont, enseigne des gardes du corps, y ayant aussi, par l’ordre du Roy, apporté ses soins, de telle sorte qu’il n’y eut aucune confusion.<lb/>A une heure apres midy, le clergé, composé de plusieurs prelats, en camail et rochet, vint prendre ses places à main droite, à costé de l’Epitre ; les ambassadeurs se mirent en la leur, vis à vis ; le Chancelier de France, vestu d’une robe de drap d’or, prit la sienne proche les fonts, accompagné de conseillers d’Estat et de maitres des Requestes, aussi, avec leurs robes de ceremonie ; les secretaires d’Estat se rengerent vis à vis et les personnes de marque se placerent sur l’amphiteatre, le sieur du Pin, ayde des ceremonies, prenant le soin de toutes ces seances, tandis que le sieur de Saintot, maitre d’icelles, donnoit les ordres necessaires au chasteau neuf, d’où monseigneur le Dauphin se devoit rendre au chasteau vieux.<lb/>Ce beau prince y estoit dans un appartement paré avec une magnificence merveilleuse, et couché au dessous d’un dais de brocart d’argent, en broderie, à bouts trainans, dans un lit des plus riches dont la couverture estoit de toile d’argent doublée d’hermine, avec des draps garnis de point de France ; y ayant au milieu de la chambre, aussi, au dessous de deux dais, autant de tables, sur l’une desquelles estoyent les honneurs du parain et de la maraine, et sur l’autre ceux de l’enfant.<lb/>Les choses ainsi préparées, et l’heure du lever de monseigneur le Dauphin estant venue, le sieur de Saintot en alla avertir Mademoiselle, Mademoiselle d’Orleans, madame de Guise, la princesse de Condé et la duchesse d’Enguyen, qui estoyent en un autre appartement qu’on avoit preparé dans le mesme chasteau neuf pour elles et pour les princes qui estoyent de la ceremonie. En mesme temps qu’elles furent arrivées en celui du prince, Mademoiselle d’Orleans et madame de Guise, ayans levé la couverture du lit, Mademoiselle leva monseigneur le Dauphin, que ses femmes habillerent, puis la marechale de la Mothe, gouvernante des Enfans de France, lui mit son manteau.<lb/>Ensuite, ledit sieur de Saintot alla querir le prince de Condé, le duc d’Enguyen, le prince de Conti et le comte de Clermont, son frere, et apres qu’ils eurent salué monseigneur le Dauphin, la duchesse d’Enguyen ayant esté prendre les honneurs du parain et de la maraine, donna la serviette au prince de Condé et l’eguiere avec le bassin, le tout d’or, au duc d’Enguyen, puis elle fut prendre les honneurs de l’enfant et donna au prince de Conti la saliere et le cremeau, ainsi que le cierge au comte de Clermont.<lb/>Alors, Monsieur arriva dans la mesme chambre et le maistre des ceremonies, qui l’avoit esté querir, alla prendre la princesse de Conti, representant la reyne d’Angleterre, qui estoit la maraine mais laquelle ne s’y put trouver à cause de son indisposition. Il fut aussi avertir le cardinal duc de Vendôme, legat a latere representant le pape, qui en est la parain, lequel, de son appartement du vieux chasteau, s’estoit rendu en un autre du chasteau neuf, et tous les princes, les princesses et mesmes monseigneur le Dauphin vinrent au devant de lui, ainsi que de la princesse de Conty. Ensuite, la marche commança sur les trois heures dans l’ordre suivant, en presence de Leurs Majestez qui s’estoyent pareillement rendues en ce chasteau neuf.<lb/>A la teste de tout estoyent les arches du grand prevost avec leur officiers, chacun un flambeau de cire blanche à la main, suivis des Cent Suisses, tambour batant, aussi leurs officiers en teste, avec de pareils flambeaux.<lb/>Apres eux estoyent les tambours et trompettes de la Chambre, puis les gentilshommes servans et les ordinaires de la Maison du Roy, chacun un cierge à la main, suivis du roy d’armes et de six herauts revestus de leurs cotes, avec le caducée.<lb/>Ils estoyent joints par l’huissier et le heraut de l’Ordre et par le grand tresorier, à la teste des chevaliers, marchans deux à deux, vestus de leurs habits de ceremonie, le collier par dessus le manteau, avec la toque de velous noir ornée de plumes et d’aigrettes, chacun aussi un cierge à la main et leur queue soutenue par leurs pages.<lb/>A une distance de 30 pas suivoit le comte de Clermont, superbement vestu, avec le cierge, le bas de sa robe soutenu par le sieur de Forges ; le prince de Conty, son frère, vestu d’un habit couvert de pierreries, avec la saliere et le cremeau, enrichi de perles et de diamans, sur une tavavole de toile d’argent à grande dantelle, suivi du sieur de Thury qui lui aidoit à porter cette saliere, fort pesante ; le duc d’Enguyen, en son habit de chevalier de l’Ordre, des plus riches, avec le bassin et l’eguiere, sa queue portée par le sieur de Briole ; et le prince de Condé, aussi en ses habits de chevalier de l’Ordre, avec la serviette sur une magnifique tavavole, sa queue portée par le sieur de Saint Mars.<lb/>Sur leurs pas, venoyent vingt jeunes seigneurs en qualité d’enfans d’honneur, vestus de brocart d’or et d’argent doublé de moere de mesme, à fonds incarnat et couverte de pierreries, le capot de pareille etoffe, garni de plumes avec l’aigrette, de manière qu’ils faisoyent une troupe des plus agreables et des plus brillantes.<lb/>Monseigneur le Dauphin venoit apres, vestu de brocart d’argent, à chausses retroussées coupées par bandes couvertes de dantelle d’argent, avec une toque de mesme brocarty ondoyée de plumes blanches sur un cordon de diamans, et le manteau aussi de brocart d’argent avec une dantelle pareille et doublé d’hermine, mais qui se faisoit beaucoup plus admirer par sa bonne grace toute charmante que par l’eclat de ses vestemens. Monsieur, en ses habits de chevalier de l’Ordre tout couverts de diamans, sa queue portée par le comte du Plessys, tenoit la main droite de ce beau prince ; le duc de Crequy, premier gentilhomme de la Chambre et destiné pour le porter, le tenoit par la main gauche ; et le duc de Mercoeur portoit sa queue, longue de huit aunes. La marechale de la Mothe, gouvernante des Enfans de France, marchoit aussi derriere le prince et le comte d’Ayen, fils du duc de Noailles, faisoit aupres de lui la fonction de capitaine des gardes du corps, assisté du chevalier de la Hiliere, lieutenant, et du sieur de la Serre, enseigne de la mesme compagnie.<lb/>Le cardinal legat, en chape, dont la queue estoit portée par le comte de Saint Agnan et le devant par le marquis de Janson, suivoit à la droite, ayant à son costé ses officiers, l’un desquels portoit sa croix devant lui.<lb/>La princesse de Conty, en deuil, estoit de l’autre costé, conduite par le marquis d’Arsy et sa queue portée par la marquise de Gamaches.<lb/>Mademoiselle, vestue d’un brocart d’argent des plus riches et tout couvert de perles et de diamans, paroissoit lors, avec un air qui la faisoit admirer d’un chacun ; et cette jeune et charmante princesse, qui avoit derriere elle le marquise de Saint Chamont, sa gouvernante, estoit menée par le chevalier de La Rochefoucaut, et sa queue portée par le chevalier du Plessys.<lb/>Mademoiselle d’Orleans, en robe de velous noir et fort parée de pierreries, venoit sur ses pas, menée par son premier escuyer, et sa queue portée par le chevalier d’Humieres.<lb/>Madame de Guise venoit apres, vestue et ornée de la mesme façon, menée par le comte de Sainte Mesme, chevalier d’honneur de Madame, douairiere d’Orleans, et sa queue portée par le sieur de Saint Remy, premier maistre d’hotel de ladite princesse ; puis la princesse de Condé, aussi fort chargée de pierreries, menée par le comte de Lussan, premier escuyer du prince de Condé, sa queue portée par le sieur de Roches, capitaine des gardes de ce prince ; la duchesse d’Enguyen, non moins richement vestue et parée, menée par le comte de Mareuil Comenie, premier escuyer du duc d’Enguyen, sa queue portée par le baron de Riviere ; et toutes ces princesses estoyent suivies de leurs dames et filles d’honneur, deux à deux, de maniere que cette troupe paroissoit, aussi, tout à fait pompeuse et eclatante.<lb/>Les prelats commandeurs de l’Ordre, en leurs habits de ceremonie, suivis des gardes du corps, finissoyent cette marche, qui se fit ainsi à travers une double haye du regiment des gardes, françois et suisses, qui bordoyent toute la route, avec leurs officiers en teste.<lb/>Lorsqu’on fut arrivé au chasteau neuf, les Cent Suisses s’avancerent jusques au palc ainsi que les trompettes à la gauche, les herauts à la droite, puis les gentilshommes servans et ordinaires s’estans aussi mis à la droite, l’huissier et le heraut de l’Ordre marcherent et firent ensemble leurs reverances à l’autel et à Leurs Majestez qui, apres avoir veu la marche, estoyent venues se placer sur un des balcons de la cour, vis à vis duquel Madame, suivant les ordres qu’en avoit donnez la marechale de la Mothe, estoit sur un autre de velous rouge cramoisi semé de fleurs de lys d’or, assise sur les genous de sa nourrice, accompagnée de la dame de Venelle, sa sous gouvernante, avec grand nombre d’autres dames de qualité, toutes magnifiquement parées, cette jeune princesse faisant beaucoup plus admirer sa beauté que la magnificence de ses habits.<lb/>Ensuite, le grand tresorier de l’Ordre fit pareillement ses reverances et les chevaliers, apres les leurs, qu’ils firent deux à deux, prirent leur seance sur des bancs à droit et à gauche.<lb/>Les princes allerent aussi poser les honneurs sur les tables et se rangerent vers les fonts. Monseigneur le Dauphin, ayant fait de mesme ses reverances à l’autel et à Leurs Majestez, d’une tres agreable manière, se plaça sur un degré de l’elevation où les fonts estoyent posez ; les enfans d’honneur se rangerent à l’entour et les princesses, ensuite de leurs reverances à l’autel et à Leurs Majestez, se mirent proche le jeune prince ainsi que Monsieur, et le legat avec la princesse de Conti se placerent derriere le cardinal Antoine, grand aumonier de France, en ses habits pontificaux, s’estant rendu à l’autel, assisté de l’evesque d’Orleans, premier aumonier du Roy, des autres aumoniers en surplis et de deux archevesques et six evesques, aussi pontificalement vestus.<lb/>Les seances ainsi prises, apres que la Musique de la Chapelle eut chanté le Veni Creator, monseigneur le Dauphin ayant esté levé sur les fonts par le duc de Crequi, la princesse de Condé lui osta sa coeffure et ledit cardinal Antoine fit la ceremonie du bateme, les princes qui avoyent porté les honneurs, les allans prendre des mains des mains de la duchesse d’Enguyen, qui les recevoit de celles des sieurs Duché et de Launay, intendans et controleurs generaux de l’Argenterie.<lb/>Le cardinal legat donna au prince le nom de Louis, et en mesme temps les herauts crierent trois fois : Vive monseigneur le Dauphin, les trompettes remplissans l’air de leurs fanfares, apres lesquelles la Musique de la Chambre chanta l’Hymne.<lb/>Cette ceremonie se termina par de nouvelles reverances et monseigneur le Dauphin ayant esté reconduit au chasteau neuf en l’ordre qu’il en estoit venu, le Roy traita avec toute la magnificence imaginable le parain et la maraine ainsi que les princesses.<lb/>Sa Majesté avoit à sa droite le cardinal legat, une place entre deux, et la Reyne, à sa gauche, la princesse de Conti, avec la mesme distance, Leurs Majestez estans sous un dais. Il y avoit une place ensuite pour Mademoiselle, qui ne s’y put trouver à cause de son indisposition, et apres estoit Mademoiselle d’Orleans, madame de Guise, la princesse de Condé et la duchesse d’Enguyen.<lb/>Le duc d’Enguyen faisoit sa charge de Grand Maistre, le comte de Cossé celle de Grand Panetier, le marquis de Crenan celle de Grand Echanson et le marquis de Charost celle d’ecuyer tranchant, et pendant ce festin les habitans de Saint Germain temoignoyent aussi leur joye par des feux dans toutes les rueset bevoyent les santez de Leurs Majestez et de Monseigneur le Dauphin à une fontaine de vin qu’on avoit dressée proche le vieux chasteau, de sorte que cette solennité fut des plus gayes, ainsi que des plus pompeuses. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la réception du dauphin dans l’ordre du Saint-Esprit au Château-Vieux</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 6, pièce A</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1682</unitdate>
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              <p>« Les ceremonies qui ont esté faites au château de Saint Germain en Laye pour recevoir monseigneur le Dauphin chevalier des ordres et milice du Saint Esprit<lb/>Les Enfans de France reçoivent dès le jour de leur naissance la croix et le cordon bleu, et ainsi les officiers de l’Ordre les avoient apportez à monseigneur le Dauphin en 1661. Le Roy choisit le premier jour de ce mois pour le faire chevalier avec les ceremonies accoutumées et nomma monsieur le duc d’Enguyen pour accompagner ce prince, selon un des statuts de l’Ordre qui porte que deux commandeurs accompagneront le novice qui doit estre receu.<lb/>Le sieur de Mesmes, président à mortier, prevost et grand maistre des ceremonies de l’Ordre, ayant fait tout disposer pour cette solennité, envoya, suivant les ordres du Roy, avertir par le héraut les commandeurs de se rendre à dix heures du matin en l’appartement de Sa Majesté.<lb/>Monseigneur le Dauphin, pour se préparer à cette action, communia dans la chapelle du château par les mains du cardinal de Bouillon, grand aumonier de France et, en cette qualité, grand aumonier des Ordres du Roy.<lb/>Ce prince, apres ses devotions, retourna en son appartement, où il prit l’habit de novice. Il avoit des chausses troussées de toile d’argent, en bas de saye, des escarpins de toile d’argent, avec la mulle de velous noir, une toque aussi de velous noir dont le cordon estoit de dimanas, le bord retroussé d’un bouquet de gros diamans qui attachoit des plumes blanches, avec une aigrette de heron et un capot de velous noir doublé d’une toile d’argent trait et bordé d’une dentelle d’argent, le colet couvert d’une grande quantité de diamans d’un tres grand prix.<lb/>Le president de Mesmes, prevost et grand maistre des ceremonies, ayant son baton et estant precedé du heraut et de l’huissier, alla prendre monseigneur le Dauphin en son appartement et le conduisit à la chambre du Roy.<lb/>Aussitost, Sa Majesté fit entrer dans son cabinet les commandeurs et les grands officiers pour tenir chapitre, où il fut arresté que monseigneur le Dauphin seroit receu chevalier.<lb/>Ensuite, le Roy commanda au president de Mesmes de faire entrer ce prince, qui se mit à genoux, et Sa Majesté tira son epée et luy en donna un coup sur chaque epaule en disant : par saint Georges et par saint Michel, je te fais chevalier.<lb/>Apres cette premiere ceremonie, on commença la marche pour se rendre à la chapelle.<lb/>Le sieur Desprez, huissier de l’Ordre, estoit à la teste, suivi du sieur du Pont, heraut.<lb/>Le president de Mesmes, prevost et grand maitre des ceremonies de l’Ordre, marchoit apres, ayant à sa droite le marquis de Seignelay, secretaire d’Estat, grand tresorier de l’Ordre, et à sa gauche le marquis de Chateauneuf, aussi secretaire d’Estat et secretaire de l’Ordre. Le marquis de Louvois, ministre et secretaire d’Estat, chancelier de l’Ordre, marchoit derriere eux, et ces quatre grands officiers estoient en manteaux noirs, avec le collier de l’ordre du Saint Esprit, ainsi que les chevaliers qui suivoient deux à deux.<lb/>Le marquis de Bethune estoit sur la gauche et le marquis de Gamache sur la droite, le duc de Montausier sur la gauche et le marquis de Beringhen sur la droite, le duc du Lude sur la gauche et le duc de Saint Agnan sur la droite, le marechal de Navailles sur la gauche et le duc de Crequi sur la droite, le duc de Chaunes sur la gauche et le duc de Luynes sur la droite, et le duc de Saint Simon sur la gauche.<lb/>Le duc d’Enguyen marchoit seul sur la droite. Monsieur venoit apres, aussi seul, et monseigneur le Dauphin ensuite.<lb/>Deux huissiers de la chambre du Roy avec leurs masses d’or marchoient devant Sa Majesté. Le marquis de Tillader, capitaine des Cent Suisses, estoit derriere à gauche, un peu devant le Roy, et le cardinal de Bouillon, en camail et rochet, estoit un peu derriere à sa droite.<lb/>Le marechal de Lorges, capitaine des gardes du corps, marchoit apres Sa Majesté, ayant à sa droite le duc d’Aumont, premier gentilhomme de la chambre, et à sa gauche le duc de la Rochefoucault, grand maistre de la garderobe.<lb/>Les gardes du corps estoient en haye, sous les armes, dans la sale, et ils formoient une doouble haye dans la cour et sur l’escalier, avec les Cent Suisses dont les tambours et les fifres se mirent à la teste de la marche.<lb/>On arriva ainsi dans la chapelle, où le Roy se plaça sur un fauteuil à son prié Dieu ; monseigneur le Dauphin sur un siege pliant couvert de velous violet à fleurs de lis d’or, devant le prié Dieu, du costé droit ; Monsieur un peu derriere le fauteuil de Sa Majesté sur un siege pliant ; et le duc d’Enguyen sur un semblable siege, derriere celuy de Monsieur. Les chevaliers se placerent sur des bancs, à droite et à gauche.<lb/>Lorsque le Roy fut assis, le president de Mesmes, grand maistre des ceremonies, salua l’autel et les autres grands officiers de l’Ordre, precedez par l’huissier et par le heraut, firent les reverences à Sa Majesté et à la Reyne, qui estoit dans une tribune, pour voir la ceremonie.<lb/>Ils saluerent aussi les chevaliers à droite et à gauche et ils avertirent de cette sorte la compagnie qu’on alloit commencer l’office.<lb/>L’archevesque d’Auche, commandeur et prelat de l’Ordre, revestu des habits pontificaux, entonna l’hymne Veni Creator, qui fut continué par la Musique du Roy. Ce prelat salua ensuite l’autel, donna l’eau benite à Sa Majesté et commença la messe.<lb/>A l’offerte, les officiers recommencerent les saluts à l’autel, au Roy, à la Reyne et aux chevaliers, et s’estans rangez, le president de Mesmes, grand maistre des ceremonies, precedé par le heraut et par l’huissier, vint, en faisant un autre salut, avertir le Roy d’aller à l’offrande. Il fit aussi une reverence à monseigneur le Dauphin et une à Monsieur, pour les avertir d’accompagner Sa Majesté.<lb/>Le Roy salua l’autel et la Reyne, et se tourna aussi à droite et à gauche vers les chevaliers. Puis Sa Majesté, précédée par le grand maistre des ceremonies de l’Ordre et accompagnée par monseigneur le Dauphin et par Monsieur, alla à l’autel. Elle y baisa la patene, presenta à l’archevesque d’Auch officiant le cierge et l’offrande, qu’Elle avoit receue des mains de monseigneur le Dauphin.<lb/>La poignée de ce cierge estoit de velous violet tanné à fleurs de lis d’or. L’offrande estoit d’autant d’ecus d’or que le Roy a d’années, et l’un et l’autre avoient esté presentez à monseigneur le Dauphin par le president de Mesmes, grand maistre des ceremonies de l’Ordre.<lb/>Ensuite de l’offrande, Sa Majesté fit les mesmes reverences et fut reconduite à son prié Dieu avec les mesmes ceremonies.<lb/>Apres l’Agnus Dei, le soudiacra apporta la Paix au cardinal de Bouillon, qui la presenta à baiser à Sa Majesté.<lb/>A la fin de la messe, les officiers firent encore des reverences à l’autel, au Roy, à la Reyne et aux chevaliers, et le prevost et grand maistre des ceremonies de l’Ordre en fit une particuliere à Sa Majesté pour l’avertir de monter sur un trône dressé prés de l’autel à la gauche, du costé de l’Evangile. Il estoit elevé de plusieurs marches, sous un dais de l’Ordre de velous violet en broderie, aux armes de France, mi parties avec celles de Pologne, donné par Henry III.<lb/>Le Roy fit aussi les saluts, et précédé par les officiers alla au trone où Sa Majesté s’assit dans une fauteuil et se couvrit.<lb/>En mesme temps, les officiers saluerent monseigneur le Dauphin pour l’avertir d’aller recevoir l’ordre du Saint Esprit. Ils firent de semblables saluts à Monsieur et au duc d’Enguyen pour les avertir aussi de l’accompagner.<lb/>Monseigneur le Dauphin fit les reverences à l’autel, au Roy, à la Reyne et aux chevaliers, et aller au trone où il se mit à genoux sur un careau de velous violet à fleurs de lis d’or, ayant Monsieur à sa droite et le duc d’Enguyen à sa gauche.<lb/>Le cardinal de Bouillon, grand aumonier de France et des Ordres du Roy, estoit derriere Sa Majesté, le marquis de Louvois, chancelier de l’Ordre, à la droite, tenant le livre des Evangiles, le marquis de Segnelay, grand tresorier, à costé du chancelier, tenant le colier de l’Ordre et le cordon bleu avec une croix, le president de Mesmes, prevost et grand maistre des ceremonies, à la gauche du Roy, le marquis de Chateauneuf, secretaire de l’Ordre, aupres de luy, tenant l’acte de serment qui devoit estre fait par monseigneur le Dauphin et le heraut et l’huissier au bas des marches du trone.<lb/>Il leut à haute voix ce serment, ayant les mains sur le livre des Evangiles, et apres l’avoir leu il se signa.<lb/>Alors, le sieur Guitonneau, premier valet de garderobe, osta le capot à monseigneur le Dauphin, et Sa Majesté luy mit le cordon bleu, en luy disant : Recevez de nostre main le colier de nostre Ordre, du benoist Saint Esprit, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ensuite, Elle luy mit le manteau et le colier de l’Ordre.<lb/>Monseigneur le Dauphin en se relevant salua le Roy. Monsieur, le duc d’Enguyen et les officiers firent le mesme salut. Ensuite, tous les officiers firent les dernieres reverences à l’autel, au Roy, à la Reyne et aux chevaliers, et recommencèrent la marche, qui fut continuée jusqu’à la chambre du Roy, dans le mesme ordre qu’on en estoit sorti. Apres quoy le president de Mesmes, prevost et grand maistre des ceremonies, precedé du heraut et de l’huissier, reconduisit monseigneur le Dauphin en son appartement. »<lb/><lb/>Ce récit, imprimé, a été publié « à Paris, du Bureau d’Adresse, aux galeries du Louvre, devant la rue Saint Thomas, le 8 janvier 1682 ».</p>
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              <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres confirmant les exemptions d’impôts accordées par le roi aux habitants de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">18</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1715/1715" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1715</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à noz amez et féaux conseillers les gens tenans nostre cour des Aydes à Paris, salut. Nos chers et bien amez les sindic et habitans de la parroisse de Saint Germain en Laye nous ayant presenté que de temps immémorial ils ont esté exemts et affranchis de toutes tailles, crues, subsides et autres impositions tant ordinaires qu’extraordinaires faites ou à faire pour quelque cause et occasion que ce soit, et notamment par lettres patentes du roy Henry quatre du dixième juillet mil cinq cent quatre vingt dix huit confirmées par autres lettres patentes du roy Louis treize, de glorieuse mémoire, des mois d’octobre mil six cent dix, avril mil six cent vingt trois et mars mil six cent vingt sept, arrest du Conseil du vingt sept septembre mil six cent trente quatre, déclaration du premier décembre audit an, lettres patentes du mois d’aoust mil six cent quarante trois, arrest du douzième juillet mil six cent quarante cinq, le tout à la charge par eux de payer au fontainier dudit lieu la somme de six cent livres par chacun an pour l’entretien des fontaines de ladite ville, à quoy ils ont régulièrement satisfait jusqu’à présent, qu’il a même plu à Sa Majesté, lorsqu’ils ont esté troublé par de nouvelles impositions, de les en décharger et  particulièrement des droits des entrées des vins par arrest du vingt deux janvier mil sept cent neuf, ils se trouvent cependant actuellement troublez dans ce privilège par les habitans des parroisses du Pecq, Mareil, L’Etang la Ville, Marly et Chambourcy, voisines de Saint Germain, lesquels les ont imposez dans leurs rolles des tailles pour raison de quelques morceaux d’héritages qu’ils possèdent de temps immémorial dans l’estendue de ces paroisses. Cette entreprise les a obligez de nous suplier d’expliquer sur cela nos intentions et, après avoir fait examiner leurs titres, nous aurions rendu un arrest en notre Conseil le deuxième mars de la présente année par lequel nous aurions conservé lesd. habitans dans leurs privilèges, pour l’exécution duquel ils nous ont très humblement fait suplier de leur accorder nos lettres nécessaires, à ces causes, voulant favorablement traiter lesdits habitans, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royalle nous avons, conformément aud. arrest cy attaché sous le contrescel de notre chancellier, confirmé et confirmons par ces présentes signées de notre main lesd. habitans de Saint Germain dans les privilèges et exemptions à eux accordés par lettres patentes, déclarations et arrests du Conseil des dix juillet 1598, octobre 1610, aoust 1623, mars 1627, vingt sept septembre et premier décembre 1634, aoust 1643, douze juillet 1645 et vingt deux janvier 1709, voulons que lesd. habitans de Saint Germain jouissent pleinement et paisiblement desd. privileges et exemptions à la charge de payer par eux par chacun an la somme de six cent livres pour l’entretien des fontaines de lad. ville aux termes et en la manière accoutumée, faisons très expresses inhibitions et défences à toutes personnes de les troubler, et aux habitans et collecteurs des parroisses du Pecq, Mareil, L’Etang la Ville, Marly, Chambourcy et autres paroisses voisines de Saint Germain de les comprendre dans leurs rolles pour raison des héritages qu’ils possèdent actuellement dans l’étendue desd. parroisses et qu’ils font valoir par leurs mains, à peine par les habitans et collecteurs contrevenans de demeurer solidairement garants et responsables des cottes ausquels lesd. habitans de Saint Germain se trouveroient avoir eté imposés. Si vous mandons que cesd. présntes et led. arrest vous ayez à faire registrer et de leur contenu jouir et user lesd. exposans pleinement et paisiblement, cessant et faisant tous troubles et empeschemens à ce contraires. Car tel est notre plaisir. Donné à Versailles le septième jour d’avril l’an de grâce mil sept cent quinze et de notre règne le soixante douzième.<lb/>Louis<lb/>Par le Roy<lb/>Phélypeaux »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil ordonnant la replantation d’ormes autour de l’avenue des Loges à Saint-Germain-en-Laye et d’autres aménagements</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">19</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse F</unitid>
              <unitdate normal="1717/1717" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1717</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Extrait des registres du conseil d’Estat<lb/>Sur ce qui a esté représenté au Roy en son conseil qu’en sortant de Saint Germain en Laye par la porte de Pontoise, il y a sur la droite et la gauche de la route des Loges un assez grand terrain appellé la Commune, planté de chesnes anciens et dépérissans, dont la coupe auroit esté ordonnée dès les dernières années du précédent règne pour replanter ce terrain d’ormes en quinconges, si l’utilité de ce dessein n’eust point esté retardé par la guerre et les temps difficiles, et Sa Majesté voulant y pourvoir,<lb/>Vu le plan de ladite Commune,<lb/>Ouy le rapport,<lb/>Le Roy estant en son conseil ordonne que par le sieur de Cany, grand maistre en exercice des Eaux et forests du département de Paris, ou en son absence par les officiers de la maistrise de Saint Germain en Laye qu’il pourra commettre, il sera procédé à la vente et adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur, en la manière accoustumée, des bois de ladite Commune de Saint Germain, à droit et à gauche de la route des Loges, à la charge par l’adjudicataire d’en déraciner les arbres, remplir les trous, et d’unir le terrain et de payer le prix de son adjudication es mains du receveur de ladite maistrise, pour estre employé en partie au payement des ouvrages cy après, et compter du surplus ainsi que des autres deniers de sa recette. Ordonne en outre Sa Majesté que le mesme terrain de ladite Commune sera replanté d’ormes en quinconges suivant ledit plan, et qu’à cet effet il sera pris dans le petit parc de Saint Germain quinze cens pieds d’ormes, des moins forts et des plus droits et mieux venans, pour estre transplantez dans ladite Commune, lesquels arbres, au cas que dans la suite ils ne reprissent pas, seroient remplacez par d’autres ormes, qui seroient pris dans le mesme petit parc, que dans ladite Commune il sera fait des trous de six pieds en quarré sur quatre de profondeur, que les ormes qui y seront replantez seront armez et entretenus d’armures et de labours pendant cinq ans, qu’il sera fait des fossez autour de ladite commune et au bord de la route qui la traversera, que les trous des arbres qu’on prendra dans nostre petit parc seront remplis, qu’il sera fait des barrières aux endroits convenables, et percé une route qui mènera de celle des Loges à celle de Poissy, aux deux costez de laquelle, outre le fossé, il sera fait et entretenu un treillage pour empescher que les bestiaux ne puissent entrer dans les nouveaux plans, lesquels ouvrages seront adjugez au rabais et moins disant en la manière accoustumée par ledit sieur grand maistre ou, en son absence, par lesdits officiers de la maistrise, du prix desquels les entrepreneurs seront payez à fur et à mesure, ou après leur réception sur les ordonnances dudit sieur grand maistre, et pour l’exécution du présent arrest toutes lettres nécessaires seront expédiées. Fait au conseil d’Estat du Roy tenu à Paris le quatrième jour du mois de décembre mil sept cens dix sept.<lb/>Collationné, signé Delaistre »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Domaine</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes ordonnant la replantation d’ormes autour de l’avenue des Loges à Saint-Germain-en-Laye et d’autres aménagements</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">20</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse F</unitid>
              <unitdate normal="1718/1718" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1718</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Lettes patentes sur arrest qui ordonnent la coupe des bois de la Commune de Saint Germain en Laye pour en estre le terrain replanté d’ormes en quincongues<lb/>Données à Paris le 15 janvier 1718<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et féaux conseillers les gens tenans nostre cour de parlement à Paris, salut. Par arrest de nostre conseil du 4 décembre 1717, nous avons ordonné la coupe des bois de la Commune de Saint Germain en Laye pour en estre le terrain replanté d’ormes en quinconges et autres ouvrages mentionnez audit arrest, pour l’exécution duquel toutes lettres nécessaires seroient expédiées. A ces causes, de l’avis de nostre très cher et très amé oncle le duc d’Orléans, Petit Fils de France, régent, de notre très cher et très amé cousin le duc de Bourbon, de nostre très cher et très amé cousin le prince de Conty, princes de nostre sang, de nostre très cher et très amé oncle le duc du Maine, de nostre très cher et très amé oncle le comte de Toulouse, prince légitimez, et autres pairs de France, grands et notables personnages de nostre royaume, qui ont vu ledit arrest cy attaché sous le contrescel de nostre chancellerie, nous avons ordonné et ordonnons par ces présentes signées de nostre main que par le sieur de Cany, grand maistre en exercice des Eaux et forests du département de Paris, ou en son absence par les officiers de la maistrise de Saint Germain en Laye qu’il pourra commettre, il sera procédé à la vente et adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur, en la manière accoutumée, des bois de ladite commune de Saint Germain à droite et à gauche de la route des Loges, à la charge par l’adjudicataire d’en déraciner les arbres, remplir les trous et d’unir le terrain, et de payer le prix de son adjudication ès mains du receveur de ladite maîtrise, pour estre employé en partie au payement des ouvrages cy après, et compter du surplus ainsi que des autres deniers de sa recette. Ordonnons en outre que le mesme terrain de ladite Commune sera replanté d’ormes en quinconges suivant le plan qui en a esté dressé, et qu’à cet effet il sera pris dans nostre petit parc de Saint Germain quinze cens pieds d’ormes, des moins forts et des plus droits et mieux venans, pour estre transplantez dans ladite Commune, lesquels arbres, au cas que dans la suite ils ne reprennent pas, seront remplacez par d’autres ormes, qui seront pris dans nostre mesme petit parc. Voulons que dans ladite Commune il soit fait des trous de six pieds en quarré sur quatre de profondeur, que les ormes qui y seront replantez soient armez et entretenus d’armures et de labours pendant cinq ans, qu’il soit fait des fossez autour de ladite Commune et au bord de la route qui la traversera, que les trous des arbres qu’on prendra dans nostre petit parc soient remplis, qu’il soit fait des barrières aux endroits convenables et percé une route qui mènera de celle des Loges à celle de Poissy, aux deux costez de laquelle voulons qu’outre le fossé il soit fait et entretenu un treillage pour empescher que les bestiaux ne puissent entrer dans les nouveaux plans, que ces ouvrages soient adjugez au rabais et moins disant en la manière accoustumée par ledit sieur grand maistre ou, en son absence, par lesdits officiers de la maistrise, et que les entrepreneurs en soient payez à fur et à mesure, ou après leur réception sur les ordonnances dudit sieur grand maistre. Si vous mandons que ces présentes ayenez à faire registrer et le contenu en icelles garder et observer selon leur forme et teneur. Car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le quinziesme jour du mois de janvier l’an de grâce mil sept cens dix huit, et de nostre règne le troisième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, le duc d’Orléans, présent, Phélypeaux, et scellées du grand sceau de cire jaune. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Domaine</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil ordonnant la création d’une faisanderie dans la garenne du Vésinet près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">21</unitid>
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              <unitdate normal="1719/1719" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1719</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Extrait des registres du conseil d’Estat<lb/>Sur ce qui a esté représenté au Roy en son conseil que dans la garenne du Vézinet il n’y a plus de gagnage ny de gibier, que les petits taillis, tout abroutis qu’ils soient, donnent occasion aux bestes puantes et par conséquent à la destruction du gibier, que pour y remédier il seroit nécessaire d’enfermer de murs un canton joignant la ferme du Vézinet, de le défricher, y establir des pasturages et une faisanderie de la longueur de soixante toises sur vingt de large et d’y semer du grain pour le gibier, et Sa Majesté voulant y pourvoir,<lb/>Vu le procez verbal de visite de ladite garenne par le sieur de la Faluere, grand maistre des Eaux et forests du département de Paris le 19 may dernier, par lequel il paroist que ledit canton est un mauvais taillis de la continence de quarante cinq arpens, mal planté, sans aucuns baliveaux, tant à cause de la mauvaise qualité du fonds que de l’abroutissement des bestiaux, l’avis dudit sieur de la Faluere portant que ce terrain n’estant d’aucun revenu, il y a lieu d’ordonner le défrichement desdits quarante cinq arpens, d’en distraire environ deux arpens poour former la faisanderie, de semer le surplus en grains et sain foin, tant pour le gagnage que pour la ponte du faisan et menu gibier, et de fermer le tout de bons fossez,<lb/>Ouy le rapport,<lb/>Le Roy en son conseil, conformément à l’avis dudit sieur de la Faluère, grand maistre, ordonne que le canton de quarante cinq arpens de taillis de la garenne de Vézinet joignant la ferme dudit lieu sera défriché pour estre ensuite (distraction préalablement faite de deux arpens ou environ pour former une faisanderie) semé en grains et sain foin, tant pour le gagnage que pour la ponte du faisan et menu gibier, et le tout fermé de bons fossez, desquels défrichement et fossez sera faite adjudication au rabais en la manière ordinaire par ledit sieur de la Faluère au siège et en présence des officiers de la maistrise de Saint Germain en Laye, comme aussi qu’il sera par ledit sieur Grand Maistre et lesdits officiers procédé à la vente et adjudication en la manière ordinaire des arbres et bois qui sont sur lesdits quarante cinq arpens, à la charge par l’adjudicataire desdits bois de remettre le prix de son adjudication es mains du receveur particulier de ladite maistrise, pour sur iceluy estre l’entrepreneur desdits ouvrages payé de la somme à laquelle ils auront esté adjugez incontinent après la réception d’iceux, et pour l’exécution du présent arrest toutes lettres nécessaires seront expédiées ; fait au conseil d’Estat du Roy tenu à Paris le neuvième may mil sept cens dix neuf.<lb/>Collationné. Signé Du Jardin. »</p>
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              <subject>Chasse</subject>
              <geogname>Le Vésinet</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes ordonnant la création d’une faisanderie dans la garenne du Vésinet près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1719/1719" encodinganalog="3.1.3">21 juin 1719</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Lettes patentes sur arrest qui ordonnent le défrichement du canton de quarante cinq arpens de taillis de la garenne de Vézinet, maistrise de Saint Germain en Laye<lb/>Données à Paris le 21 juin 1719<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et féaux conseillers les gens tenans nostre cour de parlement à Paris, salut. Par arrest de nostre conseil du 9 juin 1719, nous avons ordonné que le canton de quarante cinq arpens de taillis de nostre garenne de Vézinet joignant la ferme de ce lieu seroit défriché pour estre ensuite (distraction préalablement faite de deux arpens ou environ pour former une faisanderie) semé en grains et sain foin, tant pour le gagnage que pour la ponte du faisan et menu gibier, et qu’à cet effet toutes lettres nécessaires seroient expédiées. A ces causes, de l’avis de nostre très cher et très amé oncle le duc d’Orléans, Petit Fils de France, régent, de nostre très cher et très amé oncle le duc de Chartres, premier prince de nostre sang, de nostre très cher et très amé cousin le duc de Bourbon, de nostre très cher et très amé cousin le prince de Conty, princes de nostre sang, de nostre très cher et très amé oncle le comte de Toulouse, prince légitimé, et autres pairs de France, grands et notables personnages de nostre royaume, qui ont vu ledit arrest cy attaché sous le contre scel de nostre chancellerie, nous avons par ces présentes signées de nostre main ordonné et ordonnons que le canton de quarante cinq arpens de taillis de la garenne de Vézinet joignant la ferme dudit lieu sera défriché pour estre ensuite (distraction préalablement faite de deux arpens ou environ pour former une faisanderie) semé en grains et sain foin, tant pour le gagnage que pour la ponte du faisan et menu gibier, et le tout fermé de bons fossez, desquels défrichement et fossez sera fait adjudication au rabais en la manière ordinaire par le sieur de la Faluere, grand maistre des Eaux et forests du département de Paris, et en présence des officiers de la maistrise de Saint Germain en Laye. Voulons en outre que par ledit sieur grand maistre et lesdits officiers il soit procédé à la vente et adjudication en la manière ordinaire des arbres et bois qui sont sur lesdits quarante cinq arpens, à la charge par l’adjudication desdits bois de remettre le prix de son adjudication es mains du receveur particulier de ladite maistrise, pour sur iceluy estre l’entrepreneur desdits ouvrages payé de la somme à laquelle ils auront esté adjugez incontinent après la réception d’iceux. Si vous mandons que ces présents vous ayez à registrer et le contenu en icelles garder et observer selon leur forme et teneur. Car tel est nostre plaisir. Donné à Paris le vingt unième jour de juin l’an de grâce mil sept cens dix neuf, et de nostre règne le quatrième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, le duc d’Orléans, régent, présent, Phélypeaux, et scellées du grand sceau de cire jaune. »</p>
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              <subject>Chasse</subject>
              <geogname>Le Vésinet</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes ordonnant des aménagements dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1723/1723" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1723</unitdate>
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              <p>« Lettes patentes qui ordonnent une soupe de soixante dix arpens de bois dans la forest de Saint Germain en Laye et la réunion de cinquante arpens de terres, et autres aménegemens dans ladite forest<lb/>Données à Versailles le 24 mars 1723<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et féaux conseillers les gens tenans nostre cour de parlement à Paris, salut. Pour l’augmentation et amélioration de nostre forest de Saint Germain en Laye, nous aurions, en y ordonnant la vente de soixante six arpens de bois par arrest de nostre Conseil du 2 du présent mois pour l’ordinaire de la présente année, ordonné aussi par ledit arrest, pour les causes et raisons y énoncées, qu’il y seroit réuny cinquante arpens appartenans aux religieux d’Ennemont et autres particuliers, le labour et repeuplemens de quelques cantons vagues et l’adjudication au rabais pour le renversement des terriers et la destruction des lapins, le tout aux charges, clauses et conditions y portées, et pour l’exécution dudit arrest nous aurions ordonné que toutes lettres patentes nécessaires seroient expédiées. A ces causes, de l’avis de nostre Conseil, qui a vu ledit arrest, cy attaché sous nostre contre scel, nous avons, conformément à iceluy, ordonné et par ces présentes signées de nostre main ordonnons par le sieur de la Faluère, grand maistre des Eaux et forests au département de Paris, il sera incessamment procédé, au siège et en présence des officiers de la maistrise de Saint Germain en Laye, à la vente et adjudication en la manière accoustumée des soixante six arpens en la forest dudit Saint Germain restans du triage de la Petite Charmeraye pour tenir lieu de ventes ordinaires en ladite maistrise pendant la présente année 1723, à la charge par l’adjudicataire de remettre le prix de son adjudication es mains du receveur particulier de ladite maistrise, pour en compter à nostre profit ainsi que des autres derniers de sa recette, et avons réuny et réunissons au corps de ladite forest et à nostre domaine environ cinquante arpens de terres et pastures appartenanx aux religieux d’Ennemont et à quelques particuliers au dedans de ladite forest entre le triage de la Vente à la Reine, et autres bois adjacens, et le mur de closture, ordonnons que lesdits religieux et autres particuliers propriétaires seront remboursez de la valeur desdites terres sur le prix de la vente desdits bois, au dire d’experts, qui seront nommez d’office par ledit sieur grand maistre, à l’effet de quoy employ en sera fait sous leurs noms dans l’estat qui sera arresté au Conseil pour l’année présente et que le surplus du prix desdits bois, déduction faite des charges de ladite maistrise, sera jusqu’à concurrence et sans aucun divertissement employé au payement des labours et repeuplement en glans ou plan de nature de chesne et autres bois de quarante deux arpens soixante quatorze perches de terres vagues appellées la Commune de Saint Germain et des cantons de la Meutte et d’Acheres, qui sont entourez de palis, suivant l’adjudication au rabais qui en sera faite au même siège par ledit sieur de la Faluère, et l’entrepreneur payé sur ses ordonnances par ledit receveur dans les termes qui seront réglez par le cahier des charges de ladite adjudication. Ordonnons en outre que, conformément à l’article XI du titre des chasses de l’ordonnance des Eaux et forests du mois d’aoust 1669, il sera au mesme siège procédé à autre adjudication pour la destruction générale des lapins dans ladite forest et renversement des terriers. Enjoignons aux officiers des chasses et à ceux de ladite maistrise de tenir soigneusement la main à ce qu’il n’en soit introduit de nouveaux à l’avenir, dont nostre procureur en ladite maistrise sera tenu vous certifier tous les trois mois au grand maistre. Vous mandons que ces présentes vous ayez à faire lire et enregistrer et le contenu en icelles garder et observer selon leur forme et teneur. Car tel est nostre plaisir. Données à Versailles le vingt quatrième jour de mars, l’an de grâce mil sept cens vingt trois et de nostre règne le huitième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Phélypeaux, et scellées du grand sceau de cire jaune. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <p>L’arrêt du Conseil du 2 mars 1723, cause de ces lettres patentes, est conservé aux Archives nationales, E 965a, f. 510-154v.</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes ordonnant la réunion de terrains à la forêt de Saint-Germain-en-Laye et des essartements</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">24</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse F</unitid>
              <unitdate normal="1724/1724" encodinganalog="3.1.3">27 juillet 1724</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Lettes patentes qui ordonnent des essartemens dans la forest de Saint Germain en Laye et la vente des bois provenans desdits essartemens pour tenir lieu de vente de l’ordinaire mil sept cens vingt cinq en ladite forest<lb/>Données à Chantilly le 27 juillet 1724<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et féaux conseillers les gens tenans nostre cour de parlement et Chambre des comptes à Paris, salut. Par arrest de nostre conseil du 27 juin de la présente année 1724 nous avons, pour les causes y contenues, réuni au corps de nostre forest de Saint Germain en Laye dix neuf arpens cinquante perches de friches, pâtures, terres et vignes enclavées dans ladite forest au triage de la Croix de Laye, Porte de la Tournelle, ordonné que les propriétaires dudit terrain en seroient payez suivant l’estimation qui en seroit faite en la manière y énoncée et que pour cet effet il sera fait employ du montant de ladite estimation dans l’estat des bois de la généralité de Paris ; et par le mesme arrest, nous avons aussi ordonné les essartemens de tous les arbres, bois et broussailles qui se trouveront dans la largeur des routes percées, tant dans la futaye que dans les taillis de nostre dite forest de Saint Germain en Laye, y compris trois vieux chênes sur le bord de la marre de Poissy, la vente des bois provenans desdits égalemens ainsi que de ceux des bordages desdites routes, essartemens des arbres panchez qui se trouveront sur icelles et des bordures qui se trouveront dans lesdites bordures, le tout ainsi qu’il est porté par ledit arrest, et pour tenir lieu de vente ordinaire en la maistrise particulière de Saint Germain en Laye pendant l’année prochaine 1725 et aux charges y contenues, pour l’exécution duquel arrest nous avons aussi ordonné que toutes lettres nécessaires seroient expédiées. A ces causes, de l’avis de nostre Conseil, qui a vu ledit arrest du 27 juin dernier ci attaché sous le contre scel de nostre chancellerie, nous avons, conformément à icelui, ordonné et par ces présentes signées de nostre main ordonnons que lesdits dix neuf arpens cinquante perches de friches, pâtures, terres et vignes enclavées dans ladite forest de Saint Germain, triage de la Croix de Laye, porte de la Tournelle, demeureront réunis au corps de ladite forest pour estre incessamment semez en gland ou plantez en bois suivant l’adjudication au rabais qui en sera faite en la manière accoutumée par le sieur de la Faluère, grand maistre, ou les officiers de ladite maistrise de Saint Germain en Laye qu’il commettra en son absence, et l’adjudicataire payé par le receveur général des Domaines et bois de la généralité de Paris sur les ordonnances dudit sieur de la Faluère dans les termes qui seront réglez par le cahier des charges de ladite adjudication. Ordonnons que les propriétaires desdits dix neuf arpens cinquante perches seront rembousez du prix suivant l’estimation qui en sera faite par experts dont les parties et nostre procureur en la maistrise conviendront devant le sieur grand maistre, sinon qu’ils seront nommez d’office par ledit sieur grand maistre, et que du montant de ladite estimation ainsi que du prix de ladite adjudication au rabais il sera fait employ sous les noms desdits propriétaires et adjudicataires dans l’estat des bois de ladite généralité au chapitre des charges de la maistrise de Saint Germain, comme aussi que par ledit sieur grand maistre il sera, au siège et en la présence des officiers de ladite maistrise, incessamment procédé à la vente et adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur des essartemens de tous les arbres, bois et broussailles qui se trouveront dans la largeur de l’alignement des routes percées, tant dans la futaye que dans les taillis, y compris trois vieux chênes sur le bord de la marre de Poissy ainsi que de l’élaguement des bordages desdits routes, à la hauteur de quarante pieds pour celles des futayes et de trente pour celles des taillis, et à l’essartement des arbres panchez qui se trouveront sur lesdites routes et des abres secs qui se trouveront dans lesdites bordures sur la profondeur de quinze à vingt pieds, le tout pour tenir lieu de vente ordinaire en ladite maistrise pendant l’année prochaine 1725, à la charge par l’adjudicataire de remettre le prix de son adjudication es mains du receveur particulier de ladite maistrise, pour en compter à nostre profit ainsi que des autres deniers de sa recette et estre employez, jusqu’à concurrence, au peyement des repeuplemens ordonnez estre faits en ladite forest de Saint Germain en Laye et desdites terres réunies. Si vous mandons que ces présentes vous ayez à faire lire et registrer, garder et observer selon leur forme et teneur, sans y contrevenir ni souffrir qu’il y soit contrevenu en quelque sorte et manière que ce soit. Car tel est nostre plaisir. Données à Chantilly le vingt septième jour de juillet, l’an de grâce mil sept cens vingt quatre et de nostre règne le neuvième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Phélypeaux, et scellées du grand sceau de cire jaune. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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            <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
              <p>L’arrêt du Conseil du 2 mars 1723, cause de ces lettres patentes, est conservé aux Archives nationales, E 985c, f. 197-199.</p>
            </relatedmaterial>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire demandant l’établissement d’un chef-lieu de bailliage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">25</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Liasse AA 5</unitid>
              <unitdate normal="1789/1789" encodinganalog="3.1.3">1789</unitdate>
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        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Mémoire<lb/>Les habitants de Saint Germain en Laie, représentés par le comité, et en persévérant dans la demande portée en leur cahier de doléances, supplient nosseigneurs de l’Assemblée nationale de prendre cette ville en considération lors de l’établissement des assemblées provinciales et des tribunaux.<lb/>Cette ville, pendant longtemps le séjour des rois, située sur la grande route de Normandie, qui la traverse, est devenue, par son commerce et par sa position, trois fois plus considérable qu’elle ne l’étoit vers la fin du règne de Louis XIV.<lb/>Elle contient aujourd’hui plus de quinze mille âmes. Il y a une prévôté royale, la plus ancienne de celles qui relèvent au Châtelet de Paris, et un siège particulier de la maîtrise des Eaux et forêts. Les officiers de ces deux jurisdictions sont en titre d’office avec finance.<lb/>Deux marchés considérables pour les grains et farines s’y tiennent le lundi et le jeudi de chaque semaine, où les laboureurs et les meuniers de plus de six lieues à la ronde se rendent d’autant plus volontiers qu’ils y trouvent une halle vaste et commode pour exposer leurs grains et même pour les serrer si la vente ne s’en fait pas en totalité le jour qu’ils les ont apportés. Tous les habitants des bourgs et villages des environs de cette ville, dans un arrondissement de sept à huit lieues, viennent s’approvisionner à ce marché. Il s’y tient d’ailleurs tous les lundis un marché aux porcs, le plus considérable du royaume.<lb/>Enfin, le port au Pecq, entrepôt de Paris, de la Bourgogne et de l’Orléanois, lieu où il se fait un commerce immense en salines et en épiceries, étant de la juridiction de Saint Germain et composant en quelque sorte un fauxbourg de cette ville, en accroît encore l’importance.<lb/>Il s’en faut que Versailles jouisse des mêmes avantages, puisque cette belle ville ne se soutient que par le séjour des rois et qu’elle n’a aucune relation avec les bourgs et villages dénommés dans l’état dont les suppliants vont parler, que les officiers de son baillage ne sont pourvus que par commission, que jusques dans ces derniers moments il n’y a point eu de halle aux grains et que celle que très récemment on a essayé d’y établir éprouve des difficultés, les laboureurs préférant de porter leurs grains à Saint Germain soit à raison de l’habitude, soit parce qu’ils s’y défont plus vite et plus avantageusement de leurs marchandises.<lb/>Toutes ces raisons bien pesées, lors de l’établissement des assemblées provinciales subsistantes, l’ont fait choisir pour chef lieu de préférence à Versailles. En conséquence, l’assemblée du département y a été établie, et par suite le bureau intermédiaire.<lb/>On a attaché à ce chef lieu six arrondissemens composés suivant l’état joint au présent mémoire.<lb/>Cette composition peut subsister quant aux assemblées provinciales ; mais à l’égard du bailliage à établir, il semble qu’il en faut une différente, et telle que les justiciables soient à portée de leurs juges et que le jurisdiction de Saint Germain n’entreprenne point sur celle de Versailles : ces deux villes importantes, les seules dans le royaume aussi rapprochées, peuvent avoir chacune un baillage, comme il est facile de leur donner à chacun un arrondissement considérable.<lb/>Dans cette idée, les suppliants ont formé l’état qu’ils joignent au présent mémoire contenant les noms des différentes paroisses qui peuvent composer le bailliage de Saint Germain.<lb/>Daignez, Nosseigneurs, jetter les yeux sur cet état ; vous y verrez que la paroisse la plus éloignée n’est pas à quatre lieues de cette ville et que le siège du bailliage demandé se trouvera précisément au centre de son arrondissement.<lb/>Toutes ces considérations, et particulièrement celle que tous les habitants des bourgs et villages compris dans l’état ci joint viennent deux fois par semaine s’approvisionner à Saint Germain, font espérer aux suppliants que vous aurez, Nosseigneurs, la bonté de conserver cette ville comme chef lieu, d’y maintenir l’assemblée de département, d’y établir un bailliage, auquel vous voudrez bien donner pour arrondissement toutes les paroisses dénommées dans l’état ci joint, ainsi que celles que vous jugerez à propos d’y ajouter.<lb/>Tels sont les vœux que les habitans de Saint Germain osent présenter à l’auguste assemblée, sur les travaux de laquelle repose aujourd’hui le bonheur de la France.<lb/>Signé<lb/>Le maréchal de Noailles<lb/>Le duc d’Ayen<lb/>L. Drullond de Melfort, commandant la garde nationale<lb/>Cousin, prévôt, lieutenant général de police<lb/>Letuillier, procureur du Roi<lb/>J. Journé, président du comité<lb/>Bazire de Retz, colonel de la garde nationale et membre du comité<lb/>Courant, membre du comité<lb/>Jaullain, électeur à l’assemblée nationale et membre du comité<lb/>Hébert, secrétaire du comité<lb/>Dubuisson, membre du comité<lb/>Delastre, secrétaire du comité<lb/>Le comte de la Merville<lb/>Petit, membre du département et maître de la poste aux chevaux<lb/><lb/>Etat des parroisses que l’on peut comprendre dans l’étendue et l’arrondissement du bailliage à établir dans la ville de Saint-Germain en Laye<lb/>Siège du bailliage<lb/>Saint Germain en Laye<lb/>Noms des paroisses ; Distance du chef lieu ; Observations<lb/>Achères : 1 lieues ½ ; Il est déjà de la prévôté<lb/>Aigremont : 1 lieue<lb/>Alleux le Roi (les) : 2 lieues ½<lb/>Andresy : 2 lieues<lb/>Argenteuil : 3 lieues<lb/>Asnières : 3 lieues ½<lb/>Bazemont : 2 lieues ½<lb/>Bezons : 2 lieues ½<lb/>Bouafle : 3 lieues<lb/>Carrières sous Bois : ½ lieue<lb/>Carrières Saint Denis : 1 lieue ½<lb/>Chambourcy : 1 lieue<lb/>Chapet : 2 lieues<lb/>Chatou : 1 lieue<lb/>Chavenay : 2 lieues<lb/>Colombes : 3 lieues<lb/>Conflans Sainte Honorine : 2 lieues<lb/>Courbevoye : 3 lieues<lb/>Cormeilles en Parisis : 2 lieues ½<lb/>Crespières : 2 lieues ½<lb/>Croissy  : 1 lieue<lb/>Davron : 2 lieues ½<lb/>Ecquevilly : 2 lieues ½<lb/>Eragny sur Oise : 3 lieues<lb/>Feucherolles : 2 lieues ½<lb/>Fourqueux :  ½ lieue<lb/>Franconville : 3 lieues<lb/>Garennes : 1 lieue ½ ; Il est déjà de la prévôté<lb/>Gennevilliers : 3 lieues<lb/>Hennemont : ¼ lieue<lb/>Herbeville : 3 lieues<lb/>Herblay : 3 lieues<lb/>Houilles : 2 lieues<lb/>Jouy le Moutier : 2 lieues ½<lb/>L’Anlueu Saint Gemme : 2 lieues ½<lb/>L’Etang la Ville : ½ lieue<lb/>Mareil sous Marly : ½ lieue<lb/>Mareil sur Maudre : 3 lieues ½<lb/>Maule sur Maude : 4 lieues<lb/>Maisons sur Seine : 1 lieue ½<lb/>Médan : 1 lieue ½<lb/>Mesnil le Roi : 1 lieue<lb/>Mignaux : 1 lieue ½<lb/>Montainville : 3 lieues ½<lb/>Montesson : 1 lieue<lb/>Montigny et la Frette : 2 lieues<lb/>Monrainvilliers : 2 lieues ½<lb/>Morecourt : 2 lieues ½<lb/>Nanterre : 2 lieues<lb/>Orgeval et Hameaux : 2 lieues<lb/>Pecq (le) et Hameaux ; Le Pecq est de la jurisdiction actuelle de Saint Germain. Il est comme le fauxbourg de la ville, de laquelle il n’est séparé que par un ruisseau.<lb/>Poissy : 1 lieue<lb/>Puteaux : 2 lieues ½<lb/>Rennemoulin : 2 lieues<lb/>Ruel : 2 lieues<lb/>Saint Jacques de Rets : 1 lieue<lb/>Saint Léger en Laie : ½ lieue<lb/>Saint Nom la Bretèche : 1 lieue ½ ; Partie de cette paroisse est de la jurisdiction actuelle. L’autre est de la jurisdiction seigneuriale de Fourqueux.<lb/>Sanois : 3 lieues ½<lb/>Sartrouville : 1 lieue ½<lb/>Surêne : 3 lieues<lb/>Triel Bourg : 2 lieues<lb/>Triel Carrières : 1 lieue ½<lb/>Triel Chanteloup : 2 lieues<lb/>Triel Pissefontaine : 2 lieues<lb/>Verneuil : 2 lieues<lb/>Vernouillet : 2 lieues<lb/>Vilaine sous Poissy : 1 lieue ½<lb/>Signé<lb/>Le maréchal de Noailles<lb/>Le duc d’Ayen<lb/>L. Drullond de Melfort, commandant la garde nationale<lb/>Cousin, prévôt, lieutenant général de police<lb/>Letuillier, procureur du Roi<lb/>J. Journé, président du comité<lb/>Bazire de Retz, colonel de la garde nationale et membre du comité<lb/>Courant, membre du comité<lb/>Jaullain, électeur à l’assemblée nationale et membre du comité<lb/>Hébert, secrétaire du comité<lb/>Dubuisson, membre du comité<lb/>Delastre, secrétaire du comité<lb/>Le comte de la Merville<lb/>Petit, membre du département et maître de la poste aux chevaux<lb/><lb/>Noms des villes et villages des six arrondissements qui composent l’assemblée de département établie à Saint Germain en Laye<lb/>Arrondissement de Saint Germain en Laye<lb/>Aigremont<lb/>Alluets le Roi (les)<lb/>Bazemont<lb/>Bouafle<lb/>Bois d’Arcis (le)<lb/>Bougival<lb/>Chambourcy<lb/>Chapet<lb/>Chavenay<lb/>Crespîerre<lb/>Davron<lb/>Ecquevilly<lb/>Feucherolles<lb/>Fourqueux<lb/>Herbeville<lb/>L’Anluet Saint Gemme<lb/>La Celle Saint Clooud<lb/>L’Etang la Ville<lb/>Louvecienne<lb/>Mareil sous Marly<lb/>Mareil sur Mauldre<lb/>Marly le Roi<lb/>Marne<lb/>Maule sur Mauldre<lb/>Médan<lb/>Mignaux<lb/>Montainville<lb/>Morainvilliers<lb/>Orgeval<lb/>Pecq (le)<lb/>Rennemoulin<lb/>Saint Germain<lb/>Saint Jacques de Telz<lb/>Saint Léger en Laye<lb/>Saint Nom la Bretèche<lb/>Vaucresson<lb/>Vernouillet<lb/>Vilaine sous Poissy<lb/>Ville d’Avray<lb/>Villepreux<lb/>40 paroisses<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Bucq<lb/>Cernay la Ville<lb/>Château Fort<lb/>Chaville<lb/>Chenay (le)<lb/>Chevreuse<lb/>Choiselle<lb/>Clamard<lb/>Dampierre<lb/>Gif<lb/>Guiencourt<lb/>Joui en Josias<lb/>La Chapelle Milon<lb/>La Celle les Borde<lb/>Layes (les)<lb/>Loges (les)<lb/>Magny les Hameaux<lb/>Maincourt<lb/>Ménil Saint Denis (le)<lb/>Meudon<lb/>Rocquencourt<lb/>Saclay<lb/>Saint Aubin<lb/>Saint Forger<lb/>Saint Jacques de la Verrière<lb/>Saint Lambert<lb/>Saint Nom de Lévis<lb/>Saint Rémi les Chevreuse<lb/>Senlis<lb/>Seve<lb/>Touffus<lb/>Troux (les)<lb/>Vauhalland<lb/>Vélisy en Ursine<lb/>Versailles<lb/>Villiers le Bâcle<lb/>Viroflay<lb/>Voisoin le Bretonneux<lb/>38 paroisses<lb/>Arrondissement de Saint Denis<lb/>Aubervilliers<lb/>Aulnay lès Bondy<lb/>Bagnolet<lb/>Baubigny<lb/>Belleville<lb/>Blanc Mesnil (le)<lb/>Bondy<lb/>Bourget (le)<lb/>Charonne<lb/>Clichy en Aulnay<lb/>Clichy la Garenne<lb/>Drancy<lb/>Dugny<lb/>Fontenay le Bois<lb/>La Chapelle Saint Denis<lb/>La Cour Neuve<lb/>La Villette<lb/>L’Isle Saint Denis<lb/>Livry<lb/>Montfermeil<lb/>Montreuil sur Bois<lb/>Nogent sur Marne<lb/>Noisy le Sec<lb/>Pantin<lb/>Pré Saint Gervais (le)<lb/>Romainville<lb/>Rosny sous Vincennes<lb/>Saint Denis<lb/>Saint Ouen<lb/>Sévran<lb/>Tremblay<lb/>Villemonble<lb/>Villepinte<lb/>Villiers la Garenne<lb/>Vincennes<lb/>35 paroisses<lb/>Arrondissement de Gonesse<lb/>Arnouville<lb/>Bellefontaine<lb/>Bonneuil<lb/>Bouqueval<lb/>Champlâtreux<lb/>Chatenay<lb/>Chaumontel<lb/>Chenevrières lès Louvers<lb/>Coye<lb/>Ecouen<lb/>Epiais<lb/>Epinay lès Luzarches<lb/>Fontenay lès Louvre<lb/>Fossés<lb/>Garges<lb/>Gonesse<lb/>Goussainville<lb/>Jagny<lb/>Lassy<lb/>Louvre en Parisis<lb/>Luzarches<lb/>Mareil en France<lb/>Marly la Ville<lb/>Mesnil Aubry (le)<lb/>Moussy le Neuf<lb/>Plessis Luzarches (le)<lb/>Plessis Gassot (le)<lb/>Puiseux<lb/>Sloisy en France<lb/>Saint Martin du Tertre<lb/>Saint Vitz<lb/>Stains<lb/>Tillay (le)<lb/>Vauderland<lb/>Vémars<lb/>Villeron<lb/>Villiers le Bel<lb/>Arrondissement d’Enghien<lb/>Andilly et Margency<lb/>Attainville<lb/>Baillet<lb/>Belloy en France<lb/>Bessancourt<lb/>Bethemont<lb/>Boufflemont<lb/>Chanvry<lb/>Daumont<lb/>Denil<lb/>Enghien<lb/>Epinay Saint Denis<lb/>Eranville<lb/>Frepillon<lb/>Groslay<lb/>Maffliers<lb/>Moiselles<lb/>Monfault<lb/>Montmagny<lb/>Mours<lb/>Pierre Fitte<lb/>Picoq<lb/>Presles<lb/>Saint Brice<lb/>Saint Leu Taverny<lb/>Sarcelles<lb/>Soisy sous Enghien<lb/>Taverny<lb/>Tours Saint Prix<lb/>Villaine en France<lb/>Villetaneuse<lb/>Villiers Adam<lb/>Villiers le Sec<lb/>34 paroisses<lb/>Arrondissement d’Argenteuil<lb/>Acheres<lb/>Andresy<lb/>Argenteuil<lb/>Asnières<lb/>Bezons<lb/>Carrières Saint Denis<lb/>Chatou<lb/>Colombes<lb/>Conflans Sainte Honorine<lb/>Cormeille la Frette<lb/>Courbevoye<lb/>Croissy<lb/>Eau Bonne<lb/>Eragny sur Oise<lb/>Ermond<lb/>Franconville<lb/>Gennevilliers<lb/>Herblay<lb/>Houilles<lb/>Joui le Moutier<lb/>Maison sur Seine<lb/>Mesnil le Roi<lb/>Montesson<lb/>Montigny<lb/>Nanterre<lb/>Pierre Laye<lb/>Plessis Bouchard<lb/>Poissy<lb/>Saint Gatien<lb/>Saunois<lb/>Sartronville<lb/>Triel Bourg<lb/>Triel Carrières<lb/>Triel Chanteloup<lb/>Triel Pissefontaine<lb/>35 paroisses<lb/>Récapitulation<lb/>Paroisses<lb/>40 de Saint Germain<lb/>38 de Versailles<lb/>35 de Saint Denis<lb/>37 de Gonesse<lb/>34 d’Enghien<lb/>35 d’Argenteuil<lb/>219 paroisses<lb/>Signé<lb/>Le maréchal de Noailles<lb/>Le duc d’Ayen<lb/>L. Drullond de Melfort, commandant la garde nationale<lb/>Cousin, prévôt, lieutenant général de police<lb/>Letuillier, procureur du Roi<lb/>J. Journé, président du comité<lb/>Bazire de Retz, colonel de la garde nationale et membre du comité<lb/>Courant, membre du comité<lb/>Jaullain, électeur à l’assemblée nationale et membre du comité<lb/>Hébert, secrétaire du comité<lb/>Dubuisson, membre du comité<lb/>Delastre, secrétaire du comité<lb/>Le comte de la Merville<lb/>Petit, membre du département et maître de la poste aux chevaux<lb/>Fin »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’assemblée des habitants de Saint-Germain-en-Laye préparatoire aux États généraux</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Liasse AA 4</unitid>
              <unitdate normal="1789/1789" encodinganalog="3.1.3">6 mars 1789</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Paris, le 6 mars 1789<lb/>M. le maire et les échevins de Saint Germain en Laye<lb/>Messieurs,<lb/>Voicy les intentions du Roy relativement au contenu de votre lettre du 13 février dernier. Je m’empresse de vous les faire passer sitôt que cela m’est possible. Il est sans difficulté que vous pourrez assembler par corporation ceux des habitans de Saint Germain qui en sont membres. Mais que quant à tous ceux qui ne sont point corps, tels que les journalliers, on ne peut les classer par état, et qu’ils doivent tous être assemblés conformément à l’article 27 du règlement, telle que soit la cotte de leur imposition.<lb/>Il est aussi hors de doutte qu’à défaut d’un local convenable et assez grand pour faire votre assemblée, vous pourrez prendre une église. Vous y êtes authorisés positivement par la notte de l’article 11 du modèle des ordonnances.<lb/>Si vous avez, Monsieur, encore quelques représentations à faire, je vous prie de me les adresser avant que je vous fasse passer les ordres du Roy pour la convocation, afin que je pusse auparavant être instruit des intentions de Sa Majesté et que rien ne puisse retarder votre assemblée.<lb/>Je suis bien sinsérement, Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le m. de Boulainvillers »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cahier du tiers état de Saint-Germain-en-Laye préparatoire au cahier de doléances</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">27</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Liasse AA 4</unitid>
              <unitdate normal="1789/1789" encodinganalog="3.1.3">16 avril 1789</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Cahier contenant les pouvoirs et instructions des habitans de la ville de Saint Germain en Laye formant le tiers état de la même ville à Scarbe, députés à la prévôté et vicomté de Paris, pour parvenir à la rédaction du cahier des plaintes et doléances et à l’élection des députés aux Etats généraux<lb/>Objets généraux<lb/>Art. 1er<lb/>Le tiers état désire que la plus grande union règne dans les trois ordres et que l’on vote aux Etats généraux par tête et non par ordre.<lb/>Art. 2<lb/>Que le vœu général de la Nation soit suivi sur tous les objets qui intéressent le bien public et particulièrement<lb/>1° l’établissement d’un loy constitutionnelle,<lb/>2° la consolidation de la dette de l’Etat,<lb/>3° le retour périodique et triennal des Etats généraux,<lb/>4° la liberté individuelle et par conséquent l’abolition des lettres de cachet,<lb/>5° la réforme du code civil et criminel,<lb/>6° la suppression de la mendicité,<lb/>7° les moyens d’empêcher la cherté des grains et la punition exemplaire des manipulateurs,<lb/>8° l’établissement des maisons d’instruction pour la jeunesse, la chirurgie et les accouchements,<lb/>9° le bon ordre dans les hôpitaux et les secours naissaires pour les enfans trouvés à la décharge de la maison de Paris,<lb/>10° la protection de l’agriculture et du commerce et la faculté de tirer des lettres de change de toutes les villes indistinctement et sans qu’on soit tenu d’avoir et de domicilier dans les autres villes,<lb/>11° l’aliénnation des domaines du Roy,<lb/>12° la suppression des droits de contrôle, centième denier et autres de cette nature et au moins leur fixation certaine et invariable et moins onéreuse,<lb/>13° la suppression des aydes et gabelles,<lb/>14° la contribution aux charges publiques supportée également par les trois ordres et dans la même forme,<lb/>15° la suppression de tous les privilèges exclusifs,<lb/>16° celle de la marque des cuirs et autres droits de la régie,<lb/>17° qu’à l’égard de la suppression des capitaineries et des maîtrises demandée dans nombre de cahiers, le tiers état de Saint Germain s’en raporte absolument aux bontés du Roy.<lb/>Objets locaux<lb/>Art. 3<lb/>Que la municipalité de la ville soit, à l’instar de celles qui seront établies dans les autres villes du royaume et nottament dans celle de Versailles ; que les officiers en soient électifs et choisis particulièrement dans les originaires et dans les domiciliés depuis dix ans, y possédans des biens fonds.<lb/>Art. 4<lb/>Que les habitans soient affranchis du payement de la somme de 6950 l. imposée sur eux annuellement pour le suplément de solde accordé à la compagnie des bas officiers invalides établie dans la ville et pour le loyer de leur caserne, et que si cette somme est absolument nécessaire pour le soutien de cette compagnie, qui d’ailleurs est établie pour la garde des châteaux, qu’elle soit payée par le Domaine, comme cela se pratique à Versailles et à Marly, les sujets fidèles ne devant pas être traités différemment les uns que les autres.<lb/>Art. 5<lb/>Qu’il ne soit étably dans la ville, perçu ni levé aucun impôt, aucun droit quelconque et sous quelque dénommination que ce soit sans être ordonné par une loy nationnale.<lb/>Art. 6<lb/>Qu’il soit pourvu par le Roy et les Etats généraux, avec des assignats sur les économats ou ailleurs, aux sommes nécessaires pour achever la construction commencée (de l’ordre et aux dépends du Roy, seigneur et propriétaire, et en vertu d’arrêt de son conseil rendu de son propre mouvement au mois de juillet 1765) de l’église royale et paroissiale de la ville, qui n’a que cette paroisse dont le bâtiment est à moitié abbatu et qui ne sauroit se passer de temple.<lb/>Art. 7<lb/>Qu’à l’avenir et toujours les administrations de sa maison appellée l’hôpital ne pourront admettre dans cette maison et suivant son institution que de vrais pauvres et par préférence ceux originaires de la ville.<lb/>Art. 8<lb/>Que l’administration de l’hôpital de charité étably à Saint Germain en Laye et où sont reçus les malades, régie jusqu’à présent par M. le curé seul, soit à l’avenir régie par ledit sieur curé et par la même administration que celle de l’hôpital, dont led. sieur curé est membre.<lb/>Art. 9<lb/>Que la prévôté royale soit érigée en baillage avec un arrondissement, facile à luy donner, érection presqu’arrêtée, le travail étant tout fait dans les bureaux de monseigneur le garde des Sceaux, et que tous les jugements qui seront rendus le soient par un nombre suffisant de juges qui, dans tous les cas, sera au moins de quatre, et dont les appels relèveront nuement au parlement.<lb/>Art. 10<lb/>Que le privilège exclusif des voitures de Saint Germain sera supprimé.<lb/>Art. 11<lb/>Que la liberté de voyager partout où l’on voudra et comme l’on voudra soit accordée.<lb/>Art. 12<lb/>Qu’il soit établi un collège à Saint Germain.<lb/>Art. 13<lb/>Que pour prévenir les calamités publiques et singulièrement à Saint Germain, il soit fait chaque année un inventaire des grains recueillis et veillé à ce qu’ils deviendront.<lb/>Art. 14<lb/>Que les membres de la municipalité à établir et dont est question à l’article trois ayent droit et pouvoir, aussitôt leur établissement, de demander comptes aux administrateurs anciens des affaires et revenus de la ville et de toute gestion, notamment des fontaines, administration et recette, même de débattre, clore et arrêter définitivement lesdits comptes, et que dans le cas où après l’espace d’une année à compter de ce jourd’huy laditte municipalité ne seroit pas établie, lesdits comptes soient rendus à six commissaires choisis et députés à la pluralité des suffrages dans une assemblée générale des habitans de la ville et qui seront propriétaires de maisons seulement.<lb/>Art. 15<lb/>Que le sieur Gourdin, député de la corporation des orfèvres de la ville de Saint Germain, en vertu des pouvoirs à lui donnés, déclare que le corps des orfèvres de Saint Germain se conformera aux demandes faittes par le corps de l’orfèvrerie de Paris aux Etats généraux.<lb/>Art. 16ème et dernier<lb/>Finallement, que la liberté des individus députés aux Etats généraux soit arrêtée, lesquels députés ne seront soumis pendant lesdits Etats que la police desdits Etats, sans pouvoir en façon quelconque être poursuivis civilement pendant la durée desdits Etats.<lb/>Fait et arrêté en l’assemblée des commissaires députés du tiers état tenu à l’hôtel de ville de Saint Germain en Laye le jeudy seize avril mil sept cent quatre vingt neuf, et le sieur Bonef, l’un des commissaires, a déclaré ne pouvoir signer à cause d’un tremblement dans la main.<lb/>Signé : Cousin, prévôt de Saint Germain et procureur du Roy de lad. ville, Baumier, procureur du Roy et député de la maîtrise particulière des Eaux et forêts, Antoine Ecuyer, député de la capitainerie, Scherer, maitre en chirurgie, député de son corps, Gourdin, garde et député de l’orfèvrerie, Deguienne, commissaire député, Chavepeyre, commissaire député, Jaulloin, doyen des procureurs, député, Lefevre, commissaire député, Hebert, procureur et commissaire député, Letuillier, procureur du Roy de la prévôté, commissaire député, Mangin, avocat et commissaire député, Odiot, procureur et commissaire député, Basire, écuyer, valet de chambre du Roy et commissaire député, Metayer, député, Bignon, épicier, commissaire député, Meriser, premier échevin, Gastineau, second échevin, Aubert de Blaumont, troisième échevin, Odiot de Lardillière, avocat, notaire et échevin, Chambaudière, avocat, prévôt d’Andrési et trésorier, Soulaigre, maire, Ferant, secrétaire greffier de la ville. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
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        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Administration communale</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.2</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série BB</unitid>
            <unitdate normal="1715/1826" encodinganalog="3.1.3">1715-1826</unitdate>
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        5 pièces    </physdesc>
            <origination encodinganalog="3.2.1">
              <corpname id="atom_2246_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
            </origination>
          </did>
          <bioghist id="md5-d90c1d6b7b59dedce2887d27812a7857" encodinganalog="3.2.2">
            <note>
              <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique BB rassemble :<lb/>- Actes du consulat et de l'échevinage. Délibérations des conseils de la ville.<lb/>- Élections et nomination des maires, consuls, échevins, officiers de ville, etc.<lb/>- Enregistrement de la correspondance.<lb/>- Registres des réceptions de bourgeois.</p>
          </scopecontent>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_2246_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
          </controlaccess>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une délibération des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant la création d’un guet</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">BB 3, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1715/1715" encodinganalog="3.1.3">19 mai 1715</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du dimanche 19 may 1715 par monsieur le prevost, lieutenant général de police<lb/>Ce jour, en l’assemblée généralle tant des officiers du Roy es maisons royalles demeurans audit Saint Germain que bourgeois et habitans de laditte ville, en la chambre de l’auditoire royalle, au bat du tambour, issue de la grande messe, assignés par exploits de Sevestre, Bellier, Duchâteau et Charpentier, huissiers en cette prévôté des 15, 16 et 17 du présent mois, le procureur du Roy nous a remonté que Sa Majesté aiant été informée que depuis quelques mois il est arivé aud. Saint Germain deux ou trois fâcheuses affaires, entr’autres une où un prêtre irlandois et un particulier de la même nation ont été dangereusement maltraités, et Sa Majesté désirant que la liberté publique soit entièrement conservée dans cette ville, Elle a résolu d’y établir une espèce de guet qui sera composé de huit hommes, scavoir un commandant auquel on donnera 400 l. par an, un sergent dont les apointemens seront de 300 l. et six archers qui auront 200 l. chacun, ce qui fait dix neuf cens livres, à quoy joignant 100 l. pour les bandouillères des archers, ce sera 2000 l., Elle auroit marqué son intention à monseigneur le comte de Pontchartrain, ministre et secrétaire d’Etat, qui les a fait scavoir à monsieur Bignon, chevalier, conseiller d’Etat ordinaire, intendant de la généralité de Paris, lequel nous auroit écrit le deux du présent mois une lettre par laquelle il nous marque qu’il est à propos que sur cela nous fassions faire une assemblée desdits habitans pour leur faire entendre les intentions du Roy pour le bien et la seureté de cette ville, afin qu’ils délibèrent sur les moyens de fournir les deux mil livres que cet établissement coûtera tous les ans, ajoutant qu’il n’en paroissoit pas de plus praticable que d’imposer cette somme avec le prix du netoyement des boues sur les mesmes personnes qui y contribuent et au sol la livre, et que nous eussions à luy envoyer le résultat de cette assemblée afin qu’il pût en rendre compte à mondit seigneur le comte de Pontchartrain, sur quoy lecture faire de laditte lettre, après avoir pris et receu le serment desdits officiers et bourgeois représentez par Etienne Treheux, escuyer, valet de garderobe ordinaire du Roy, Jean Michel Didier, chef du goblet du Roy, Pierre Benoist, escuyer ordinaire de la Bouche du Roy, Antoine Bonaventure Ravoisier, chef du Goblet du Roy, Nicolas de Saint Michel, escuyer, huissier ordinaire de la chambre de feu madame la Dauphine, Charles Mercier, cerdeau du Roy, Claude François Didier, chef du Goblet du Roy, Pierre Julienne, officier de madame la Dauphine, Jean François Cleramboust, greffier de la maitrise des Eaux et forests dudit Saint Germain, Louis Jumet, marchand, sindic en charge, maitre Charles Vieillard, procureur, Charles Blesson, bourgeois, ancien sindic, Robert Ricqbourg, ancien sindic, François Baudouin, Julien Lanyon, André Fournier, Louis Lemunier, Nicolas Coroyer, Emanuel Richard, Antoine Dauvergne, Nicolas Beguin, Charles Le Maître, Mathieu Lambert, Claude Marchand, Jaques Soisson, Gilles Sevestre, Jean Jacques Berrier, Jean Louis Millard, Nicolas Chemise, marchand épicier, Jean Villot et Simon Pancheron, tous marchands, bourgeois et habitans dudit Saint Germain et autres, et qu’ils ont délibéré, ont dit que si l’intention de Sa Majesté est qu’il soit étably un guet de huit hommes dont les appointemens seront de deux mil livres par an pour être mises avec le prix du nettoyement des boues sue les mesmes personnes qui y contribuent et au sol la livre, ils se soumettent aux volontez de Sa Majesté, non seullement en cette occasion mais en tout ce qu’il luy plaira leur ordonner, et sont d’avis que lad. somme de deux mil livres soit levée ainsy qu’il est cy devant dit, dont et de quoy, ouy le procureur du Roy, avons donné lettres, et ont lesd. desnommez avec le procureur du roy et nous signé.<lb/>Treheux, Didier, Benoist<lb/>Ravoisier, de Saint Michel, Didier<lb/>Lemercier, L. Jumet<lb/>P. Jullienne, de Cleramboust<lb/>Vieillard<lb/>Ricqbour, Blesson<lb/>Baudouin, Fournier<lb/>Lanyon, Lemeunier<lb/>Risar<lb/>Dauvergne, Corroyer<lb/>Charle Le Maistre, Lambert, Beguin<lb/>Claude Marchand<lb/>J. Seisson<lb/>Gille Sevestre, Chemise<lb/>J. J. Berrier, Jean Villot<lb/>Jean Louis Millard, Pancheron<lb/>Legrand, Legrand »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une assemblée des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant l’hôtel de la Chancellerie, à demander au roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">BB 3, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1748/1748" encodinganalog="3.1.3">24 novembre 1748</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>La décision de demander au roi le don de cet hôtel fut l’objet d’une autre séance de l’assemblée générale le 15 décembre 1748.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du vingt quatre novembre 1748, heure de midy, en la chambre du conseil, par monsieur le lieutenant général de Police<lb/>En l’assemblée générale des habitans de cette ville de Saint Germain en Laye convocquée en la manière ordinaire, a été exposé aux dits habitans que la maison sise en cette ville de Saint Germain, rue de Pontoise, qui dans le temps que la Cour faisoit son séjour en la même ville servoit d’hôtel de la Chancellerie et dont la plus grande partie, pour ne pas dire la totalité, est tombée en ruine, se trouvant depuis ce temps abbandonnée et n’estre d’aucunne utilité au Roy, au contraire estre à charge à Sa Majesté, il seroit à propos de demander au Roy qu’il plût à Sa Majesté leur en faire don, mais que pour parvenir il est nécessaire que lesdits habitans donnent à leur procureur sindic les pouvoir qui lui sont nécessaires,<lb/>Sur quoy, la matière mise en délibération, lesdits habitans assemblez en nombre plus que suffisant ont tous d’une voix unanime dit et déclaré qu’ils conviennent que le don de la ditte maison servant autrefois d’hôtel de la Chancellerie sis audit Saint Germain leur seroit utile, pourquoy ils sont d’avis que le sieur Pichon, leur procureur sindic, soit et demeure autorisé comme par ces présentes ils l’autorisent spéciallement à suplier le Roy qu’il plaise à Sa Majesté accorder à titre de don gratuit auxdits habitans, en pleine et incommutable propriété, possession et jouissance, laditte maison, ses appartenances et dépendances, et attendu l’état de dépérissement total où se trouve laditte maison, de les affranchir, décharger, quitter et exempter à raison dudit don de tous droits d’amortissements, nouveaux acquets, indemnitez, conformation, joyaux avènement et autres droits qui pouroient revenir à Sa Majesté, ordinaires et extraordinaires, sans que cy après ils puissent estre troublez et empeschez en la libre et incommutable propriété, possession et jouissance de lad. maison, pour quelques causes et occasions que ce puisse estre, et au cas qu’il plût à Sa Majesté de faire ledit don, de l’accepter pour et au nom desdits habitans, solliciter toutes expéditions, vérification et enregistrement, faire tout ce qu’en tel cas peut apartenir, même tous voyages, démarches, sollicitations et dépenses, qui lui seront passées et allouées dans son compte. Sur quoy, ouy maitre Pierre Plouvyé, procureur es sièges royaux dudit Saint Germain, en cette qualité substituant le procureur du Roy, nous avons ledit avis homologué et icelui homologuons, en conséquence nous disons que ledit sieur Pichon est et demeurera autorisé aux effets susdits. Fait les an et jour que dessus.<lb/>Plouvyé, J. Baptiste Pichon<lb/>Legrand »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Propriété foncière</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une assemblée des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant l’hôtel de la Chancellerie donné par le roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">BB 3, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1753/1753" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1753</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du samedy dix mars mil sept cent cinquante trois, du matin, en la chambre du conseil, par devant monsieur le lieutenant général de Police<lb/>Ce jour, en l’assemblée des habitans de la ville de Saint Germain en Laye convocquée par bulletins, où se sont touvez les anciens sindics et autres principaux habitans en nombre plius que suffisant, le sieur Paul Duteil, leur sindic actuel, leur a remontré que par arrest du conseil d’Etat du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à Versailles le 21 janvier 1749, registré au contrôle général des finances le vingt six février suivant, le Roy a fait cession aux dits habitans, à tiltre d’accensement, de la maison scise en lad. ville de Saint Germain en Laye rue de Pontoise appartenante à Sa Majesté appellée l’hôtel de la Chancellerie pour y établir des écoles de charité sans estre tenus de payer aucuns droits d’amortissement, indemnitez et nouveaux acquets, à la charge par lesdits habitans de tenir lad. maison dans la censive de Sa Majesté et de payer annuellement à son domaine cinq sols de cens, emportant lods et vente, saisine et amande,<lb/>Que sur cet arrest, lettres patenttes ont été expédiées le quinze mars aud. an,<lb/>Que par arrest de la chambre des Comptes du vingt deux avril suivant il auroit été ordonné qu’avant faire droite il seroit informé de la consistance, valleur et revenu de lad. maison, qui seroit vue et visittée, prisée et estimée, tant en fonds qu’en revenus, par experts qui seroient entendus par forme de deposition, et en outre que lesd. lettres seroient communiquées au controlleur ou receveur des dommaines du Roy,<lb/>Que sur le vu des information faite en conséquence dud. arrest et l’avis du receveur général des Dommaines et bois de la généralité de Paris, et encore sur conclusions, seroit intervenu autre arrest de la chambre des Comptes du 8 may aud. an par lequel il auroit été ordonné, avant faire droit, que le terrain de lad. maison seroit mesuré et arpenté par l’arpenteur royal de la jurisdiction de Saint Germain qui en dresseroit son raport, ensemble un plan figuratif dud. terrain et des bâtiments étant sur iceluy,<lb/>Qu’enfin sur le veu de touttes les susdittes pièces et du toisé et plan figuratif dud. terrain et bâtiment est intervenu autre et dernier arrest de la chambre des Comptes rendu sur conclusions le 10 juin 1749 par lequel il est ordonné que lesd. lettres seront registré pour jouir par lesd. habitans de lad. maison à tiltre de bail emphiteotique pendant le tems et espace de 99 ans à commencer du jour dud. arrest, et à la charge que lad. maison ne poura estre employée à d’autres usages qu’à y tenir les écoles de charité de la ville suivant la destination porté par lesd. lettres patentes, en payant au domaine du Roy les 5 sols de cens par chacun an dont lad. maison est chargé par lesd. lettres aud. Dommaine,<lb/>Que pour parvenir à l’établissement desd. écoles de charité, il est urgent avant touttes choses de faire réparer la partie dud. hôtel qui est vis à vis les petites écuries du Roy, laquelle est presque totallement découverte et démolie et menace une ruine prochaine, pourquoy il est d’une nécessité indispensable d’y remédier aisni qu’il est de la connoissance desd. habitans,<lb/>Que pour y parvenir, led. sieur Duteil, sindic actuel, après avoir conféré avec lesd. habitans et de leur consentement, fait faire un devis des ouvres de fournitures à y faire, suivant lequel il paroit que les ouvrages pouroient occasionner une dépense de 10012 l. 16 s., qu’il est nécessaire de faire pour pouvoir établir des écoles de charité en lad. partie, qui consiste en 1° la partie contenant 8 toises de longueur régnant vis à vis les petittes écuries du Roy, 2° la partie ayant face sur la rue aux Prestres contenant 15 toises de longueur, à l’exception de la grande cave sour le bâtiment de lad. rue aux Prestres dont trois soupiraux sont apparents, 3° la cour dont l’entrée est vis à vis les petittes écuries du Roy, laquelle cour contient 55 pieds et demi de profondeur sur 28 p. ½ de largeur, 4° un bâtiment en face et au fond de lad. cour en entrant par la porte cochère du costé des petittes écuries du Roy, lequel bâtiment aboutit et a vue par derrière sur le jardin de lad. maison, lequel jardin est clos de ce costé par un mur entre lequel et le bâtiment est un passage formant une petitte cour de 8 toises 4 pi. de longueur sur 11 pi. 10 po. de largeur, laquelle cour aboutit au passage qui conduit à la grande cour, à l’endroit duquel passage sera fait une closture pour empêcher la communication, en observant d’y laisser un jour pour éclairer led. passage, aux observations et conditions que dud. bâtiment il en sera extrait deux grandes chambres au premier étage et celles au dessus pour estre séparées de lad. partie et demeurer réunies et indivises avec le grand bâtiment en face sur la rue de Pontoise, sans aucune communication avec lad. partie à cédder pour lesd. écoles.<lb/>La matière mise en délibération, le serment fait en nos mains en tel cas requis et accoutumé par led. sindic et habitans, iceux sindics et habitans ont dit qu’ils sont d’avis et qu’ila arrestent que la partie susd. qui sera céddée et abandonnée pour l’établissement desd. écoles de charité, laquelle partie est sus désignée, sera rétablie, à l’effet de quoi les ouvrages à faire pour y pourvoir, mentionez au devis représenté par led. sieur Duteil et à lui rendu, seront faits par économie conformément aud. devis, que pour le payement desd. ouvrages et fournitures à faire led. sieur Duteil déléguera à l’entrepreneur qu’il choisira non seulement les loyers des lieux actuellement occupez à titre de loccation, mais encore ceux qui se trouveront estre à louer après lesd. réparations, ouvrages et fournitures faits jusqu’en fin de payement desd. ouvrages et de ceux cy devant faits dus aux ouvriers, à la charge que lesd. ouvrages seront sujets à réception qui sera faite en la forme ordinaire, pour ce fait estre [fait] ce qu’il apartiendra pour l’establissement desd. écoles.<lb/>Comm’encore lesd. habitans sont d’avis que led. sieur Duteil fasse paistre dans la partie de réserve de la commune des habitans les bestiaux jusqu’à ce que les chardons de la partie où paissent actuellement lesd. bestiaux puissent estre détruits.<lb/>A l’effet de tous quoi ils autorisent led. sieur Duteil, leur sindic.<lb/>Sur quoy, ouy le procureur du Roy, nous avons led. avis homologué et icelui homologons pour estre exécuté en sa forme et teneur, en conséquence que led. sieur Duteuil est et demeurera autorisé aux effets cy dessus exprimez, et a led. sieur Duteil signé avec led. procureur du Roy et nous. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Propriété foncière</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Requête concernant un contentieux survenu à l’occasion des travaux entrepris pour la réparation des conduites d’eau de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AD78">BB 2, pièce B</unitid>
              <unitdate normal="1782/1782" encodinganalog="3.1.3">14 décembre 1782</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A monseigneur l’intendant de la généralité de Paris<lb/>Monseigneur,<lb/>Les nommés Gatineau et Laporte, deux seuls restés des commissaires suivant la délibération du conseil de ville du 4e may 1779 à l’effet de conclure les différens marchés nécessaires et autres opérations relatives aux réparations des conduits des eaux de Saint Germain en Laye ont l’honneur qu’ils s’y sont toujour employés avec tout le zèle et les soins possible, en sacrifiant leur tems et leur santé dans les tems les plus contraire, soit à la réception des tuyeaux sur le port de Poissy, soit en les y faisant éprouver pour en connoître la validité, y demeurants presque continuellement présents. C’est ce qui est connu de tout le public.<lb/>Néanmoins, Monseigneur, par une délibération d’une prétendue assemblée générale, ils viennent d’être destitués ou suspendus de leurs fonctions comme conseillers pour un tems, sous prétexte d’un mémoire par eux présenté à monseigneur d’Ormesson depuis un arrêt du Conseil rendu le 27 aoust dernier qui annulle tout ce qui s’est fait précédemment et que les susdits ignoroient absolument, comme il est facile de le prouver par la teneur dudit mémoire, quoyque le sindic et adjoint ayent oser avancer et soutenir qu’ils en étoient instruits.<lb/>Vous êtes informé, Monseigneur, que sur l’opération des eaux, il s’est levé deux opinions, l’une que les conduites devoient être exécutées en tuyeaux et c’étoit le premier projet, l’autre étoit que des personnes éclairées dans la partie hydrolique, ayant examiné le terrein, ont jugé que pour éviter les contrepentes et les dépenses qu’elles occasionnoient, il seroit plus avantageux de continuer une espaces d’environ 600 toises en aqueducs. Ce projet, présenté sur le bureau en pleine assemblée, fut adopté par votre grandeur, par monseigneur le maréchal de Noailles, monseigneur d’Angiviller et plusieurs personnes de l’art, et particulièrement par monsieur Celerier, qui, ayant pris connoissance du terrein ainsi que monsieur Guillaumot, jugèrent que le projet des aqueducs étoit à préférer vu la solidité de l’ouvrage qui, par la suitte, deviendroit moins dispendieux que non pas des tuyeaux. D’après ces différents sentiments, les dits commissaires ont pensé qu’ils pouvoient suivre l’exécution de ce projet comme plus avantageuse pour la communauté et représenter au conseil du Roy les différents inconvénients qui pouvoient résulter, préjudiciables à laditte communauté. Il est vray qu’ils n’ont point communiqué le dernier mémoire au sindic, parce que ledit sindic s’est toujours déclaré opposé au projet des acqueducs, mais comme le susdit mémoire ne tendoit qu’à obtenir un ordre de faire construire un nombre de toises quelconques d’aqueducs pour en connoître l’économie dans la dépense, ils se sont cru assez authorisé par leur qualité de commissaire pour solliciter cette épreuve sans le communiquer au sindic qu’ils connoissoient absolument opposé. Voilà, Monseigneur, leur conduite et le fondement de leur prononcé.<lb/>Il est sensible que cette délibération a été dicté par la passion et que, sans trop approfondir la matière, on y connoit des mots cachez qui ont engagé une partie des délibérans à un tel prononcé puisque lesdits commissaires, depuis qu’ils ont eu l’honneur d’être admis dans le conseil de ville, n’ont jamais fait aucune démarche que dans la vue de faire le bien de la communauté, car le nommé Laporte, l’un des condamnés, ose vous avancer qu’il défie toute la ville de luy imputer quelque négligence dans toutes les fonctions dont il a été chargé depuis plus de 24 ans qu’il a été admis au conseil de ville, non plus que ledit Gatineau depuis le moment qu’il y a été admis, ayant toujours été employés pour les intérest de la communauté, soit en voyages ou députation devant votre grandeur ou nosseigneurs les ministres, à la satisfaction des habitans, soit en se chargeant de faire toutes les informations nécessaires touchant les mémoires qui vous ont été addressés et que vous avez jugé à propos d’envoyer au conseil de ville pour en avoir quelqu’éclaircissement, ce qu’ils ont toujours fait avec la plus grande exactitude pour être en état de les produire aux assemblées suivantes et sur le rapport desquels il n’y a jamais eu une seule objection, mesme actuellement ledit Laporte en est encore chargé d’un nombre, sur lesquels il est en état de répondre dans la prochaine assemblée. Néantmoins, malgré toutes ces considérations, l’assemblée a pensé qu’ils devoient au moins être suspendus de leur droit d’assister aux assemblées pendant un tems, comme s’ils appréhendoient que leur présence pût nuire à leurs projets lors de l’adjudication des travaux à faire pour les fontaines. Quelles conséquences ne peut on pas tirer d’une pareille exception, aussi pour pouvoir opiner et délibérer à leur aise. Ledit Laporte, seul, en l’absence dudit Gatineau, a été tenu de se retirer dans une sale sans feu, confondu avec les domestiques, pendant plus de trois quart d’heure, d’où enfin ces messieurs luy ont fait la grâce de le rappeller pour luy faire entendre son jugement, qu’il a écouté prononcer fort tranquillement, en connaissant l’incompétance, se contentant de faire protestation contre un tel prononcé, étant persuadé que l’assemblée n’en avoit pas le droit, 1° parce qu’il ne connoist que vous, Monseigneur, pour juge dans les difficultés qui s’élève dans les communauté, 2° parce qu’il la regarde comme illégale, d’autant que dans sa convocation le sindic, qui prétend jouir de ses droitz, s’est écarté du principal en ne remplissant par l’article 8e de l’arrêt d’établissement dudit conseil qui porte expressément que dans les affaires majeures, le conseil ordinaire pourra appeler 25 conseillers extraordinaires qui seront nommés par ledit conseil, mais le sindic, qui est un homme qui se croit au dessus de tout et avoir seul le droit de décider, de son propre mouvement a appellé qui il a voulu, dont plusieurs même n’étoient pas connus, et au dessus du nombre porté par l’arrest, que ledit Laporte est en état de nommer sans ceux qu’il n’a pas remarqué et d’autres qui peuvent s’être absentés pour causes particulières. Il est certain que ledit Laporte ainsi que plusieurs autres auroient eu le droit de protester et regarder comme nule la première assemblée convoquée contre l’ordre ordinaire et dont celle cy est la troisième, ce dont il n’y a point d’exemple, mais l’amour de la paix et la célérité que pouvoient exiger les intérest de la communauté l’a fait passer sur cette formalité, en considération des personnes respectables qui composoient l’assemblée, qu’il estimoit ne s’y trouver que pour l’avantage de laditte communauté, mais qui ignoroient sans doute l’indécense du procédé du sindic en s’attribuant un droit qu’il n’a pas et que certainement il n’ignore pas qui les exposoit à une espèce de confusion. Cette faute est de plus marqués, surtout dans un sindic qui se flatte de si bien connoitre ses droits, et est un motif bien plus grand et considérable, et qui mériteroit à plus juste titre une suspension de ses fonctions que non pas un mémoire présenté qui n’influe sur les droits ny sur la réputation de personne, et présenté en vue de l’avantage de la communauté et qui ne tend qu’à des épreuves d’économie, aussi, Monseigneur, les suppliants, connoissants votre justice dont ils ont toujours ressenti les effets, espèrent que vous voudrez bien employer votre authorité pour faire réparer leur honneur qu’ils trouvent attaqué par laditte délibération, en ordonnant qu’elle sera biffée sur le registre en pleine assemblée des cinquante et que votre jugement y sera inscrit, avec déffense au sindic de s’immisser à l’avenir de convoquer aucune assemblée que conformément à l’arrêt de règlement du 13 avril 1758.<lb/>Les suppliants continueront leurs vœux pour la prétieuse santé et prosperité de votre grandeur.<lb/>Laporte, Gastineau »<lb/><lb/>Cette requête est annotée : « Vu la présente requeête, nous ordonnons qu’elle sera communiquée dans une assemblée générale du conseil de ville de Saint Germain à l’effet de délibérer sur le contenu en icelle, pour sur lad. délibération à nous raportée être ordonné ce qu’il appartiendra. Fait à Paris le 14 décembre 1782 »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Requête pour obtenir une sous-préfecture à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">BB 2, pièce F</unitid>
              <unitdate normal="1825/1825" encodinganalog="3.1.3">29 mai 1825</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Département de Seine-et-Oise<lb/>Supplique au Roi à l’effet d’obtenir une sous-préfecture<lb/>Précis des motifs contre lesquels le conseil municipal fonde sa demande<lb/>29 mai 1825<lb/>Au Roi<lb/>Sire,<lb/>La ville de Saint-Germain-en-Laye, qui fut si longtemps le séjour de vos illustres aïeux et qui avait toujours joui de la protection royale, protection à laquelle elle a constamment répondu par une fidélité sans tâche et un dévouement sans borne, a été privée par la Révolution de la résidence de toute autorité et réduite dans l’administration au même rang que le moindre village du royaume, quoiqu’elle ait une population de 10000 habitans.<lb/>Son commerce seul la soutenait dans ces derniers tems et ce commerce vient d’éprouver un dommage notable par l’ouverture de la nouvelle route de Paris à Poissy.<lb/>Le conseil municipal, justement alarmé de l’état de décadence et de malaise dans lequel cette ville languit au milieu de la prospérité générale du royaume, a résolu à l’unanimité, dans sa séance du 11 de ce mois, de recourir à Votre Majesté, comme à la source de toutes les consolations et de toute juste, pour solliciter en réparation de tous ses maux l’établissement d’une sous-préfecture :<lb/>Forts des paroles de Votre Majesté, qui a daigné promettre de rendre heureuse la ville de Saint-Germain, les membres du conseil municipal viennent déposer à vos pieds, Sire, le vœu des habitans de cette ville.<lb/>Les motifs puissants sur lesquels cette demande est fondée étant trop nombreux pour être développés ici, ils joignent à leur supplique un précis de ces motifs établissant que la mesure proposée est réclamée non seulement par l’intérêt de la ville de Saint-Germain et des cantons qui formeraient son arrondissement, mais encore par la justice et l’intérêt général.<lb/>Pleins de confiance dans la haute sagesse de Votre Majesté et dans sa loyale bienveillance, les membres du conseil municipal sont, avec le plus profond respect, Sire, de Votre Majesté les très humbles, très dévoués et très fidèles serviteurs.<lb/>Signé : Delaval, Hardel jeune, Prieur, Voisin, Chevillard, Lefevre, Journet, Seulin, Macé, Robiniot, Casse, Masson, Denis, Griveau, Galot, Lepeltier, Petit, comte de Beaurepaire, Bigeon, Dusouchet, Perrin, Decaen, Barbé, Harel aîné, Dufour, Baudin et Dupuis, membres du conseil municipal, et Danes de Montardat, maire<lb/>Précis des motifs sur lesquels la ville de Saint-Germain-en-Laye établit ses droits à devenir le siège d’une sous-préfecture<lb/>Cette ville, qui fut si longtemps la résidence des rois, qui vit naître Louis XIV et qui, jusqu’à la Révolution, a toujours joui d’une protection spéciale de la Cour, n’a cessé depuis cette fatale époque de décliner de jour en jour.<lb/>Elle était autrefois le siège de quatre juridictions royales : une prévôté, une lieutenance-générale de police, une maîtrise des Eaux et forêts, et une capitainerie des chasses.<lb/>La loi du 26 février 1791, qui divisa la France en départemens, fit de Saint-Germain le chef-lieu d’un district composé de six cantons.<lb/>La loi du 11 octobre 1795 (19 vendémiaire an 4), qui supprima les districts, et celle du 17 février 1800 (28 pluviôse an 8), qui les remplaça par des sous-préfectures, réduisirent notre ville à un simple chef-lieu de justice de paix. Tout souffrait alors de l’absence de la famille royale et la ville de Saint-Germain, souffrant plus que tout autre, ne pouvait pas, ne devait pas se plaindre. On la punissait de l’attachement qu’on lui connaissait pour son Roi. Au lieu de réclamer contre une mesure qu’elle ne regardait pas comme précaire, elle se créa des moyens d’existence. Privée de la résidence des autorités, privée de ses revenus et de ses habitants les plus riches, elle se soutint pendant vingt-cinq ans par la seule ressource de son commerce.<lb/>Enfin, la Restauration, qu’elle désirait depuis si longtemps, arriva et sa joie fut un véritable enthousiasme ; on ne la vit point alors briguer des faveurs et chercher à ressaisir ce qu’elle avait perdu. Le bonheur de revoir son Roi suffisait à son amour. Elle se reposait sur lui et sur le tems pour voir réparer les maux qu’elle avait soufferts.<lb/>Cependant, depuis onze ans, tout s’anime, tout s’accroît, les villages se bâtissent, les villes augmentent comme par enchantement, la ville seule de Saint-Germain tend à sa destruction. Elle comptait autrefois 14000 habitans, elle n’en a plus que 10000.<lb/>Par une foule de circonstances indépendantes de la volonté du Roi, non seulement nous n’avons pu, dans le nouvel ordre de choses, retrouver les effets de cette ancienne protection royale qui fesait notre bonheur, mais encore des mesures prises, sans doute dans l’intérêt général, nous ont porté des coups terribles.<lb/>C’est ainsi par exemple que l’ouverture de la route de Paris à Poissy par Maisons détruit ce commerce qui seul nous soutenait depuis plus de trente ans. Le résultat était facile à prévoir pour ceux qui connaissent les relations de toute nature qui existent entre Saint-Germain et la Normandie, mais il est à remarquer que le corps municipal, ni aucun habitant de Saint-Germain, n’a été appelé à donner son avis sur une mesure si importante et qui était en quelque sorte pour cette ville une question de vie ou de mort.<lb/>Indépendamment des dommages qu’elle éprouve et qui l’entraineraient à sa ruine s’ils n’étaient réparés, la ville de Saint-Germain a des droits incontestables à la faveur qu’elle réclame.<lb/>D’abord, le château de Saint-Germain avec ses dépendances forme une résidence royale. De toutes les résidences, c’est elle certainement qui est le plus souvent honorée de la présence du Roi et de son auguste fils, et c’est la seule qui ne soit pas le chef-lieu d’une sous-préfecture. L’arrondissement de Rambouillet a été formé par le seul motif que Rambouillet était aussi une résidence, et ce motif a été déterminant malgré le peu d’importance de la ville, qui n’avait que 2500 habitans, et quoique ce chef-lieu fût dans une position géographique qui rendît très difficile la formation d’un arrondissement.<lb/>Saint-Germain, au contraire, a 10000 habitans. Elle est, sous tous les rapports, la seconde ville du département.<lb/>Des 277 villes qui composent tous les chefs-lieux d’arrondissement du royaume, il y en a 236 qui sont beaucoup moins importantes que Saint-Germain.<lb/>Et dans toute la France, il n’y a que cette ville qui, avec une population aussi considérable, n’ait pas de sous-préfecture.<lb/>Son arrondissement se formerait naturellement des quatre cantons de Saint-Germain, Poissy, Meulan et Argenteuil, qui formaient autrefois, avec une partie du canton de Marly, le district de Saint-Germain. Cet arrondissement comprendrait une population de 60000 âmes, population supérieure à celle d’un grand nombre d’autres arrondissements du royaume.<lb/>L’arrondissement actuel de Versailles se composant de dix cantons, il en conserverait encore six, qui comprennent une population de 70000 âmes.<lb/>La position de Saint-Germain entre les cantons qui formeraient son arrondissement et la ville de Versailles rendrait plus faciles et plus promptes les communications réciproques de l’autorité avec les administrés, et présenterait de grands avantages à l’une et aux autres. Cette facilité se ferait sentir surtout aux habitants des cantons d’Argenteuil et de Meulan qui, pour la moindre affaire administrative ou judiciaire, pour un renseignement à prendre dans un bureau ou pour une note à donner à un officier ministériel, sont obligés aujourd’hui de faire un voyage assez long pour rendre leur retour impossible dans la même journée.<lb/>Abstraction faite même de tous ces avantages locaux, qui ne sont cependant pas à dédaigner, n’est-il pas incontestable que, dans l’intérêt public, une ville de 10000 âmes à cinq lieues de Paris, au centre d’une forêt consacrée aux plaisirs des princes, traversée par deux routes très fréquentées, environnée des marchés qui alimentent la capitale et de plusieurs établissement publics, au nombre desquels est la maison de détention de Poissy, réclame impérieusement une réunion d’autorités administratives et judiciaires supérieures en degré et en nombre à celles qui existent actuellement à Saint-Germain et qui rende possible une surveillance forte et continuelle.<lb/>Si l’on pouvait douter de l’importance de cette dernière considération, les registres de la police doivent apprendre qu’une partie de la population de Saint-Germain, essentiellement variable et en quelque sorte flottante, se compose d’individus de tous les pays, de tous les rangs et de tous les degrés de moralité.<lb/>On ne nous objectera pas que la création d’un nouvel arrondissement est impossible ou insolite, puisque celui de Valenciennes vient d’être créé dans la dernière session des Chambres.<lb/>On ne nous opposera pas non plus qu’en faisant à droit à notre demande, on s’exposerait à la voir renouveller par d’autres villes, puisque Saint-Germain est à cet égard dans une position sans exemple.<lb/>Ce qui pourrait étonner, ce n’est pas de voir former aujourd’hui cette demande, ce serait au contraire qu’elle n’eût pas été formée plus tôt.<lb/>Le maire de Saint-Germain-en-Laye, ancien colonel de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de SaintèLouis<lb/>Danès de Montardat »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Finances, impôts, comptabilité</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.3</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série CC</unitid>
            <unitdate normal="1668/1729" encodinganalog="3.1.3">1668-1729</unitdate>
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        8 pièces    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique CC rassemble :<lb/>- Taxes perçues au nom du roi, des seigneurs et des États de la province. Taille, abonnement. Taxes perçues au profit de la ville. Droits de banalité.<lb/>- Réduction d'impôts pour insuffisance de récoltes.<lb/>- Arpentements et cadastres de ville, de paroisse et de quartier (on englobe ici sous le nom générique de "cadastres" tous les livres fonciers, quels que soient les noms, variables suivant les régions, sous lesquels on a coutume de les désigner. Mais il ne s'agit, bien entendu ici, que des livres municipaux, et non pas de terriers seigneuriaux dont la place n'est pas, en principe, dans les archives municipales).<lb/>- Comptes des recettes et des dépenses, et pièces à l'appui; fournitures et commandes.<lb/>- Octroi, rentes, droits divers.<lb/>- Dettes de la ville; emprunts.<lb/>- Rachat par la ville des offices municipaux ou autres.<lb/>- Opérations financières diverses.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Écroue de la chambre aux deniers lors d’un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Du mercredy dix huict juillet mil six cent soixante et huict, le Roy à Saint Germain<lb/>Panneterie<lb/>Au boulanger, pour bouche, VII douzaines II pains : VI l. XVI s. II d.<lb/>A luy, pour le commun, LXXIX  douzaines VIII pains : LXXV l. XIII s. VIII d.<lb/>Somme : IIIIxx II l. IX s. X d.<lb/>Eschansonnerie<lb/>Au marchand de vin pour bouche, III septiers : IX l. XVI s. VI d.<lb/>A luy, pour vin des tables, LXers II quartiers pte : C IIIIxx XVIII l. VII s. XI d.<lb/>A luy, pour vin de commun, XXIXers III quartiers pte : LIX l. XV s.<lb/>A luy, pour vin du bureau, XVers II quartiers : L l. XV s. IIII d.<lb/>Somme : IIIc XVIII l. XVI s. VII d.<lb/>Cuisines<lb/>Au pourvoyeur suivant le menu pour la bouche : CLIX l. III s. IIII d.<lb/>A luy, pour le commun suivant le menu : Vc LXXVI l. XI s. X d.<lb/>Somme : VIIc XXXV l. XV s. II d.<lb/>Fournitures d’office<lb/>Aux escuyers : XV l.<lb/>A ceux du commun : XXI l.<lb/>A ceux quartier et du chambellan : XLVIII l.<lb/>Au verdurier : VIII l.<lb/>Au paticier : XXVI l. XV s.<lb/>Somme : CXVIII l. XV s.<lb/>Fruiterie<lb/>Aux officiers panneterie bouche, pour fruit du Roy : XXII l.<lb/>Aux officiers fruiterie commun pour fruit des tables, cire blanche es table, cy : CLXVII l. XVI s. VI d.<lb/>Somme : C IIIIxx IX l. XVI s. VII d.<lb/>Fourriers<lb/>Aux messieurs les maitres d’hostel : X l.<lb/>Aux quatre controlleurs : VI l.<lb/>Aux deux medecins : VI l.<lb/>Aux capitaines du charroy : XLIIII l.<lb/>Au marchand du linge : XXIIII l.<lb/>A Lecomte, pour blanchissage grand maistre et chambellans : X l.<lb/>Aux quatre lavandiers : X l. X s.<lb/>Au falotier : III l.<lb/>Aux consierges : III l.<lb/>Aux porteurs bouche : XX s.<lb/>A six pauvres : III l. XII s.<lb/>A deux balayeurs : XXIIII s.<lb/>Aux chiens du Roy : III l. IIII s.<lb/>Aux officiers de fourriere pour bois et charbon : LXXII l. IIII s.<lb/>A eux, pour prise de paille : XVI s.<lb/>Somme : C IIIIxx XVIII l. X s.<lb/>Somme du jour : seize cent quarante trois livres deux sols deux deniers<lb/>L. Sanguin, Charange »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <p>« Du mardy IIIIme jour de fevrier 1670, le Roy estant à Saint Germain en Laye<lb/>Panneterie<lb/>Au boulanger, pour la bouche du Roy, VII douzaines II pains : IIIIxx XVI s. II d.<lb/>A luy, pour commun, IIIIxx IIII douzaines de pains : LV l. II s. X d.<lb/>Somme : LIX l. XVI s.<lb/>Eschansonnerie<lb/>Au marchand de vin pour la bouche du Roy, IIIers : XI l. XIIII s. VIII d.<lb/>A luy, pour vin de table, LXXIXers III quartiers pte : IIIc XII l. V s. VII d.<lb/>A luy, pour vin de commun, XXXIers : LIX l. III s. X d.<lb/>Somme : IIIc IIIIxx III l. IIII s. I d.<lb/>Cuisines<lb/>Au pourvoyeur pour la bouche du Roy : CLIX l. III s. IIII d.<lb/>A luy, pour commun : VIc XV l. XVI s. X d.<lb/>Et pour bouche et commun : VIIc LXXV l. II d.<lb/>Aux escuyers bouche pour fournitures et entremets : XV l.<lb/>A ceux du petit commun, pour semblables : XLVIII l.<lb/>A ceux du grand commun, pour semblables : XXV l.<lb/>Au verdurier, compris XX s. d’augmentation : IX l.<lb/>Au patissier, pour ouvrage de four : XXVI l. XV s.<lb/>Somme : VIIIc IIIIxx XVIII l. XV s. II d.<lb/>Fruicterie<lb/>Aux officiers panneterie bouche, pour fournitures de fruits crud, secq, confit et sallades à la table du Roy : XXII l.<lb/>Aux officiers fruicterie commun pour cire blanche, jaune et deschet de mortier durant janvier et fevrier IIIIxx XIII l. VI s. VI d., et pour fruict compris VI l. d’augmentation IIIIxx I l. : CLXXV l. VI s. VI d.<lb/>Somme : C IIIIxx XVII l. VI s. VI d.<lb/>Fourier<lb/>Aux trois maitres d’hostel pour leurs livrées : X l.<lb/>Aux quatre controlleurs, pour semblables : VI l.<lb/>Aux deux medecins servants : VI l.<lb/>Au marchand du linge, compris XV s. d’augmentation : XXVIII l. XV s.<lb/>A Bruneau, marchand de linge du grand maitre et chamb. : X l.<lb/>Aux quatre lavandiers : X l. XVI s.<lb/>Aux porteurs bouche : XX s.<lb/>A Lagarde, capitaine des charrois : XX s.<lb/>Au fallotier, pour fallots : LXII l. X s.<lb/>Aux consierges : III l.<lb/>A sept pauvres : III l.<lb/>A deux balayeurs : XXIIII s.<lb/>Pour la nourriture des seize petits chiens du Roy : III l. IIII s.<lb/>Aux officiers fouriers pour fournitures de bois : CXVI l. XII s.<lb/>A eux, pour prise de paille : XVI s.<lb/>Somme : IIc IIIIxx VI l. IX s.<lb/>Somme du jour : dix huict cent vingt cinq livres dix sols deux deniers<lb/>D’Estoublon, Hofman »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1670</unitdate>
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              <p>« Du lundy vingt deux jour de septembre MVIc soixante et dix, le Roy à Saint Germain<lb/>Panneterie<lb/>Au boulanger, pour la bouche, VII Xes II pains : IIII l. XIII s ; II d.<lb/>A luy, pour le commun, IIIIxx IIII Xes X pains : LV l. II s. X d.<lb/>Somme : LIX l. XVI s.<lb/>Eschansonnerie<lb/>Au marchand de vin, pour la bouche, IIIers : XI l. XIIII s. VIII d.<lb/>A luy, pour LXIIII ers quartier ptie vin table : IIc LI l. XII s. IX d.<lb/>A luy, pour XVers II quartiers vin b. : LX l. XI s. IX d.<lb/>A luy, XXXIers vin de commun : LIX l. III s. VI d.<lb/>Somme : IIIc IIIIxx III l. II s. VIII d.<lb/>Cuisinnes<lb/>Au pourvoyeur, pour la bouche : CLIX l. III s. IIII d.<lb/>A luy, pour le commun : VIc V l. XVI s. X d.<lb/>Somme : VIIc LXV l. II d.<lb/>Fourniture d’officiers<lb/>Aux escuyers bouche pour leurs fournitures : XV l.<lb/>A ceux du grand maitre et chamb. : XLVIII l.<lb/>Aux verduriers : IX l.<lb/>Au patissier : XXVI l. XV s.<lb/>Somme : CXXIII l. XV s.<lb/>Fruitterie<lb/>Aux officiers pannterie bouche : XXII l.<lb/>A ceux de fruitterie commun pour leur fruit : IIIIxx l.<lb/>A eux pour toutte la cire blanche et jaulne : IIIIxx XII l. XVI s. VI d.<lb/>Somme : C IIIIxx XV l. XVI s. VI d.<lb/>Fouriere<lb/>A messieurs les maitres d’hostel : X l.<lb/>Aux 4 controlleurs : VI l.<lb/>Aux deux medecins : VI l.<lb/>Au marchand de linge : XXIII l. XV s.<lb/>A Bruneau : X l.<lb/>Aux 4 lavandiers : X l. XVI s.<lb/>Au porteur b. : XX s.<lb/>Au fallotier : III l.<lb/>Au concierge : III l.<lb/>A six pauvres : III l. XII s.<lb/>Pour les petits chiens du Roy : III l. IIII s.<lb/>A deux balayeurs : XXIIII s.<lb/>A Lagarde, capitaine des charoys : LXII l. X s.<lb/>Aux officiers de fouriere : LXXIIII l. XII s.<lb/>A eux, pour prise de paille : XVI s.<lb/>Somme : IIc XIX l. IX s.<lb/>Somme du jour : dix sept cent quarente six livres dix neuf solz quatre deniers<lb/>Langloys »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">17 juillet 1672</unitdate>
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              <p>« Du dimanche 17e juillet 1672, Monseigneur à Saint Germain<lb/>Panneterie<lb/>Au boulanger, pour XVI p. à la bouche et gobelet pour monseigneur : XXIIII s.<lb/>A luy, pour Xdes VII p. pour ordinaire des officiers : IX l. X s. VI d.<lb/>Somme : X l. XIIII s. VI d.<lb/>Eschansonnerie<lb/>Au marchand de vin, pour un septier pour Monseigneur fourni au gobelet, cy : IIII l.<lb/>A luy, pour XII septiers pte vin de table pour ordinaire des officiers : XLVII l. X s.<lb/>Plus pour un septier trois quartes pte vin de commun : III l. VIII s. I d.<lb/>Somme : LV l. XVIII s. I d.<lb/>Cuisine<lb/>Au pourvoieur, pour viande pour la table et officiers de Monseigneur : CVI l. XI s. VI d.<lb/>A l’escuier, pour fournitures et entremets : VI l.<lb/>Somme : CXII l. XI s. VI d.<lb/>Fruicterie<lb/>Aux officiers du gibelet pour le fruit : XIII l. X s.<lb/>Aux officiers de fruicterie pour cire : XXIII l. XV s. V d.<lb/>Somme : XXXVII l. V s. V d.<lb/>Fouriere<lb/>Aux officiers de fouriere pour bois et charbon : XVI l. XIIII s.<lb/>A Bruneau, pour fournitures et blanchissage de linge : X s.<lb/>Au fallotier : XL s.<lb/>Somme : XXVIII l. XIIII s.<lb/>Livrées ordinaires en argend<lb/>A monsieur le maitre d’hostel : XXXIII l. IIII d.<lb/>Au controlleur : XV s.<lb/>Au chirurgien ordinaire : V l.<lb/>A l’apotiquaire et son garçon : V l.<lb/>Au lieutenant des gardes du corps : V l.<lb/>Au premier valet de chambre : V l.<lb/>Au premier valet de garderobbe : V l.<lb/>A l’argentier des Enfans de France : IIII l.<lb/>A deux huissiers de chambre : VI l.<lb/>A trois valets de chambre en quartier : IX l.<lb/>A Belet, barbier : III l.<lb/>Au porte manteau : III l.<lb/>A deux valets de garde robbe : VI l.<lb/>A l’huissier de salle : L s.<lb/>Au tapissier : XL s.<lb/>Au concierge : XL s.<lb/>A deux garçons de la chambre : IIII l.<lb/>A deux garçons de la garderobbe : IIII l.<lb/>Au porte faix de la chambre : XXX s.<lb/>Somme : LXXIIII l. VII s. IIII d.<lb/>Somme du jour : trois cent dix neuf livres onze sols dix deniers<lb/>Dugué »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1682</unitdate>
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              <p>« Du mardy septieme jour d’avril 1682, le Roy à Saint Germain en Laye<lb/>Panneterie<lb/>A Meusnier, pour pain fourny à la pantrie bouche pour la table du Roy et à la cuisine bouche, pour trancher et fraiser, VIII XII V pains : IX l. V s. II d.<lb/>A luy, pour pain fourny à la panterie commun pour les tables et ordinaire des officiers, IIIIxx IIIIxx VII XII VI pains : IIIIxx XVI l. V s.<lb/>Somme : CV l. X s. II d.<lb/>Eschansonnerie<lb/>A Tribouleau, pour vin fourny à l’échansonnerie bouche, IIIs : XIIII l. IX s. II d.<lb/>A luy, pour vin de table fourny à l’échansonnerie commun pour toutes les tables et ordinaire des officiers, LXXIX septiers II qtes : IIIc IIIIxx III l. X s.<lb/>A luy, pour vin de commun fourny à l’échansonnerie commun pour l’ordinaire de quelques officiers XXIX septiers II qtes : LIX l.<lb/>Somme : IIIIc LVI l. X s.<lb/>Cuisines<lb/>Aux pourvoieurs pour viandes, gibiers et lard founy à la cuisine bouche pour la table du Roy : IIc XII l. XI s. VI d.<lb/>A eux, pour viandes, gibiers et lard fournis au petit et grand comun pour toutes les tables et officiers de la maison, cy : VIc LXXIIII l. V s. IIII d.<lb/>Somme : VIIIc IIIIxx VI l. XVI s. X d.<lb/>Fournitures d’officiers<lb/>Aux escuyers bouche pour fournitures et entremets à la table du Roy : XXV l.<lb/>A ceux du petit commun pour fournitures et entremets : XXX l.<lb/>A ceux du grand commun pour semblable : XXX l.au verdurier : IX l.<lb/>Somme : IIIIxx XIIII l.<lb/>Paticiers<lb/>Au paticier bouche pour patez et tourtes d’entrée de second, compris 2 assiettes de four qu’il fournit matin et soir, à la charge que lesd. patez et soins de four seront portez à la table du cerdeau : V l.<lb/>Au paticier commun pour fournitures à toutes les tables : XIX l. XVIII s.<lb/>Somme : XXIIII l. XVIII s.<lb/>Fruiterie<lb/>Aux officiers de paneterie bouche pour leurs fournitures à la table du Roy : XXX l.<lb/>Aux officiers de fruiterie commun pour fournitures de fruit aux tables LXXVIII l. II s., pour cire blanche et jaune IIIIxx XIIII l. I s. VI d., lesd. 2 sommes faisant ensemble celle de : CLXXII l. III s. VI d.<lb/>Somme : IIc II l. III s. VI d.<lb/>Fourriers<lb/>Pour bois et charbon fourny à la chambre, antichambre et cabinet du Roy, officies, salles et officiers de la maison : LXXIIII l. X s.<lb/>Partyes par jour<lb/>Aux 3 maitres d’hotel : X l.<lb/>Aux 4 controlleurs : VI l.<lb/>Aux capitaines des charois pour solde et entretien de L chevaux ordinaire à 23 s. chacun : LVII l. X s.<lb/>Au lavandier de panetrie bouche : III l.<lb/>Au porteur bouche : XX s.<lb/>Au lavandier de cuisine bouche et commun : III l. VIII s ;<lb/>Au lavandier de panterie commun : III l. III s ;<lb/>Au balotier : III l.<lb/>Aux officiers de fourriere pour 2 prises de paille ordinaire par mois à XV l. chacune avaluée par jour à : XX s.<lb/>Au lavandier du corps : XXV s.<lb/>Aux 2 medecins servans : VI l.<lb/>Au consierge : III.<lb/>Au marchand de linge pour fournitures de longe, compris augmentation : XXIIII l.<lb/>Au marchand de linge du grand maitre et chambelan pour fournitures de linge et blanchissage : X l. X s.<lb/>Aux 2 balayeurs à XII s. chacun par jour : XXIIII s.<lb/>Aux pauvres, l’un à 12 s. et les 10 autres à 10 s. chacun par jour : V l. XII s.<lb/>Pour la nourriture de 16 petits chiens de la chambre du Roy à IIII s. chacun par jour : III l. IIII s.<lb/>Somme : CXLII l. XVI s.<lb/>Somme du jour : dix neufs cents quatre vingt sept livres quatre sols six deniers<lb/>De Leyret, Freart de Chantelou »</p>
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              <p>Compte de la ville de Saint-Germain-en-Laye pour les années 1714 et 1715 :<lb/>« Item dit le rendant que le déceds du roy Louis quatorze estant arrivé le premier septembre mil sept cent quinze, et monseigneur le duc d’Orléans ayant esté recognu régent du royaume, il fut convenu qu’il estoit à propos d’aller à Paris luy présenter les respects de la communauté, et à ce sujet le rendant et plusieurs antiens sindics et habitans s’estans transportez à Paris, vous eûtes la bonté, accomagné de monsieur le procureur du Roy, de les présenter à monsieur le Régent, qui parut satisfait de cette démarche et promit l’honneur de sa protection à cette ville, à l’occasion duquel voyage et séjour le rendant a debourcé la somme de quatre vingt dix neuf livres dix sols, compris le présent qui fut fait à madame la duchesse de Berry à sa première chasse dans la forest de ce lieu, cy : IIIIxx XIX l. X s. »</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Compte de la ville de Saint-Germain-en-Laye pour les années 1728 et 1729 :<lb/>« Item dit le rendant que pendant les deux années de son sindicat, il y eut nécessité de faire quelques dépences imprévues pour débarrasser des terres et immondice qui avoient esté mises le long du pavé de la montagne de Versailles et près le grand pavillon du chasteau qui incommodoient le passage du Roy, comm’aussy faire casser les glaces le long de la rue de la Verrerie au mois de janvier 1729, attendu que Sa Majesté venoit alors presque tous les jours à la chasse en la forêts de ce lieu, et faire tendre le jour de la feste du Saint Sacrement en l’année 1729 des tapisseries autour de la boucherie que l’on reconstruisoit alors, pour lesquelles dépences imprévues dont l’état sera représenté, il a débourcé la somme de cent vingt six livres quinze sols dont il fait dépence par le présent article, cy : 126 l. 15 s. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Chasse</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour la fête organisée à Saint-Germain-en-Laye en l’honneur de la naissance du Dauphin</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">8</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">CC 8</unitid>
              <unitdate normal="1729/1729" encodinganalog="3.1.3">15 septembre 1729</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Compte de la ville de Saint-Germain-en-Laye pour les années 1728 et 1729 :<lb/>« Item dit le rendant que la Reine étant accouchée heureusement à Versailles le 4 septembre 1729 d’un Dauphin, la joye fut si généralle que touttes les villes et bourgs du royaume firent leurs efforts pour en donner des marques publiques. Monseigneur le duc de Noailles, gouverneur de ce lieu, voulut bien, par une générosité qui luy est naturelle, connoissant l’impuissance de la communauté pour une feste digne du sujet qui y donnoit occasion, faire faire le quinze dud. mois, dans la place publique du marché de cette ville, une illumination des plus belles et des plus extraordinaires qui ayent esté vue jusqu’à lors, à quoy il a dépencé plus de mil pistolles, et ledit rendant, pour quelques parties d’illuminations qui regardoient la communauté, poudre à canon et autres dépences à ce sujet, la somme de cent vingt deux livres, suivant les mémoires, état et quittances qui seront représentées, cy : CXXII l. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Biens communaux, eaux et forêts, travaux publics, voirie</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.4</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série DD</unitid>
            <unitdate normal="1594/1784" encodinganalog="3.1.3">1594-1784</unitdate>
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        25 pièces    </physdesc>
            <origination encodinganalog="3.2.1">
              <corpname id="atom_2309_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye</corpname>
            </origination>
          </did>
          <bioghist id="md5-d90c1d6b7b59dedce2887d27812a7857" encodinganalog="3.2.2">
            <note>
              <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique DD rassemble :<lb/>- Titres et baux des propriétés communales, terres, maisons, rentes, etc. Procès-verbaux de délimitation de terroir.<lb/>- Administration forestière, affermage de la chasse et de la pêche.<lb/>- Navigation, cours, d'eau, etc.<lb/>- Concessions et exploitations de mines.<lb/>- Établissement et entretien des routes, ponts, ports, etc.<lb/>- Construction, réparation, entretien, démolition d'édifices publics, hôtels de ville, églises, prisons, fontaines, théâtres, halles, cimetières, etc.<lb/>- Embellissement, pavage, éclairage.<lb/>- Incendies, inondations et sinistres divers.</p>
          </scopecontent>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_2309_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
          </controlaccess>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la construction du Château-Neuf</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce A</unitid>
              <unitdate normal="1594/1594" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1594</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Devis des ouvraiges de maçonnerye et pierre de taille qu’il convient faire de neuf pour le Roy nostre sire au parachevement et perfection du bastiment encommencé au parc de son chasteau de Saint Germain en Laye sur le devant de la riviere de Seine, où y a de present deux pavillons construictz avec autre commancement de logis attenant lesd. pavillons qui sont ja fondez et commancez suivant les matieres, estoffes et espoisseur d’icelluy commancement, tant pour les principaulx murs que des autres murs de refent separant les salles, chambres et garderobbes que manteaulx de chemynee de pierre de taille au premier estaige d’icellui bastiment et second estaige qui sera en galletas. Seront lesd. manteaulx maçonnez de brique avec les souches des tuyaux d’icelles. Faire les lambris desd. galletas de tout led. bastiment de plastre avec tous les enduictz des murs qui sont ja faictz que de ceulx qui sont à faire de chaulx et sable et les planchers et aires d’icelluy bastiment de plastre, pavez par le dessus de carreau de terre cuitte, le tout suivant le premier marché qui a esté cy devant faict pour raison desd. bastimens.<lb/>Fut present honnorable homme Guillaume Marchant, juré du Roy en l’office de maçonnerye, demeurant à Paris rue Geoffroy Lasnier, parroisse Saint Gervais, lequel recongnut et confessa avoir promis et promet au Roy  nostre sire, ce acceptant par hault et puissant seigneur messire Albert de Gondy, duc de Retz, pair et mareschal de France, à ce present, et par noble homme Jehan de Donon, conseiller du Roy et contrerolleur general des Bastimens de Sa Magesté, de faire et parfaire bien et deuement comme il apartient au dire d’ouvriers et gens à ce congnoissans tous et chacuns les ouvraiges de maçonnerye qu’il convient faire pour Sad. Majesté au lieu et endroict declaré par le devis transcript de l’autre part, et ce des estoffes, matieres et façons plus au long speciffiez, contenuz et declarez par led. devis, et pour ce faire sera tenu led. Marchant fournit toutes les pierres de taille, la taille d’icelles, chaulx, sable, plastre et autres matieres à ce necessaires, le tout selon et au desir dud. devis et selon qu’ils sont commancés. A commancer à besoigner à iceux dedans le jour de mardy prochain XXVIe jour de ce present mois et an, et continuer sans discontinuer avec bon nombre d’ouvriers et rendre le tout faict et parfaict en la plus grande diligence que faire ce pourra en sorte que le tout soit faict et parfaict dedans la fin de ceste presente année sy faire ce peult. Ceste promesse et marché faictz moyennant et à raison de six escuz d’or sol pour chacune thoise thoisez selon la coustume de Paris, les lucarnes, entablemens et escalliers de pierre de taille estimez à la juste valleur, lequel prix sera payé aud. Marchant par le tresorier general des Bastimens du Roy au feur et à mesure que led. Marchant besoignera ausd. ouvraiges. Promettant. Obligeant corps et biens comme pour les propres affaires du Roy. Renonçant. Fait et passé dans l’hostel dud. seigneur duc de Retz siz à Paris rue d’Autruche pres le chasteau du Louvre le XXIIIIe jour d’avril MVc quatre vingtz quatorze avant midi.<lb/>Du vingt quatriesme d’apvril 1594<lb/>De Gondi, Marchant<lb/>Leroy, DeBriquet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
              <p>Gabriel Marcel, « Marché pour la construction d’une partie du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin de la Société de l’histoire de Paris et de l’Ile-de-France, 1907, p. 124-126.<lb/>Georges Houdard, Les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye 1124-1789, étude historique d’après des documents inédits recueillis aux Archives nationales et à la Bibliothèque nationale, t. II, Le domaine royal de 1539 à 1680, Saint-Germain-en-Laye, Maurice Mirvault, 1910-1911, p. 113-115.<lb/>Jean-Pierre Samoyault, « Louis Poisson, peintre d’Henri IV. Ses travaux aux châteaux de Fontainebleau et de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français, 1989, p. 21-42, ici p. 37, n. 73.<lb/>Monique Kitaeff, « Le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye », Monuments et Mémoires publiés par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 77, 1999, p. 73-136, ici p. 82.<lb/>Emmanuel Lurin, « Le Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye, une villa royale pour Henri IV », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, n° 45, 2008, p. 123-147, ici p. 126.<lb/>Emmanuelle Loizeau, Louis et Clément Métézeau, architectes du roi, thèse d’histoire de l’art sous la direction de Claude Mignot, Paris-Sorbonne, 2009, t. II, p. 326.<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 35.</p>
            </relatedmaterial>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet de concierge du Château-Neuf</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce P</unitid>
              <unitdate normal="1604/1604" encodinganalog="3.1.3">4 janvier 1604</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Henry, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces presentes lettres verront, salut. Scavoir faisons que pour la bonne confiance et congnoissance que nousavons de la personne de Loys Ferrand et de ses sens, suffisance, loyauté, prudhommie, experience, diligence et fidelité, à icelluy pour ces causes et aultres bonnes considerations à ce nous mouvans, avons donné et otroyez, donnons et octroyons par ces presentes l’estat et charge de concierge et garde des meubles de nostre chasteau et bastiment neuf de Saint Germain en Laye que nagues soulloyt tenir et exercer feu Hellain Gaucher, son beau père, dernier paisible possesseur d’icelluy, vaccant à present par son decedz, pour par led. Ferrand l’avoir, tenir et doresnavant exercer, en jouyr et user aux honneurs, auctoritez, prerogatives, preeminances, previlleges, exemptions, franchises, libertez, gaiges de cinq cens livres par an, droictz, fruictz, proffictz, revenuz et esmolumens accoustumez et qui y appartiennent telz et semblables qu’en jouyssoit led. deffunct Gaucher, tant qu’il nous plaira. Si donnons en mandement à nostre amé et feal le sieur de Frontenac, cappitaine et gouverneur de nostred. chasteau de Saint Germain en Laye qu’apres qu’il luy sera apparu des bonnes vye, mœurs, conversation et religion catholique dud. Ferrand, et de luy pris et receu le serment en tel cas requis et accoustumé, il le mecte et institue ou face mectre et instituer de par nous en possession et saisine dud. estat et d’icelluy, ensemble des honneurs, auctoritez, prerogatives, preeminences, previlleges, exemptions, franchises, libertez, gaiges de cinq cens livres par an, droictz, fruictz, proffictz, revenuz et esmolumens dessusd., face, souffre et laisse jouyr et user plainement et paisiblement, et à luy obeir et entendre de tous ceux et ainsi qu’il appartiendra es choses touchans et concernans lad. charge. Mandons en oultre à noz amez et feaux conseillers les tresoriers de nostre Espargne et de noz bastimens presens et à venir que lesd. gaiges de Vc l. et autres droictz aud. estat et charge appartenans ilz payent ou facent payer, bailler et delivrer comptant doresnavant, chacun en l’annee de son exercice, aud. Ferrand, à commancer du jour et datte de ces presentes et rapportant lesquelles ou le vidimus d’icelles deuement collationné avecq les quictances dud. Ferrand sur ce suffisantes, tout ce que payé, baillé et delivré luy aura esté à l’occasion susd. sera passé et alloué en la despence de leurs comptes, desduictz et rabattu de leur recepte par noz aussy amez et feaux conseillers les gens de noz comptes à Paris, ausquelz nous mandons ainsy le faire sans difficulté. Car tel est nostre plaisir. En tesmoing de quoy nous avons faict mectre nostre scel à cesd. presentes. Données à Paris le IIIIe jour de janvier l’an de grace mil six cens quatre et de nostre regne le quinzieme.<lb/>Henry »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des réparations de vitreries aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce B</unitid>
              <unitdate normal="1625/1625" encodinganalog="3.1.3">25 juin 1625</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Pierre Le Liepvre, vitrier ordinaires des Bastiments du Roy, confesse avoir receu comptant des le dix huictiesme juillet MVIc vingt trois de noble homme messire Anne Jacquelin, conseiller du Roy et tresorier general des Bastiments de Sa Majesté, la somme de deux cens quinze livres quatre solz six deniers à luy ordonnée pour les ouvrages et reparations de vittrerie par luy faictz pour le Roy durant l’année MVIc vingt deux en plusieurs endroictz du chasteau vieil et neuf de Saint Germain en Laye suivant les partyes de ce faictes et veriffiées par le controlleur general desd. Bastiments, de laquelle somme de deux cens quinze livres quatre solz six deniers led. Le Liepvre se contente et en quitte led. sieur Jacquelin, tresorier susd., et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé es estudes desd. notaires l’an mil six cent vingt cinq, le vingt cinquiesme jour de juing apres midi, et ont signé.<lb/>Pierre Le Lievre<lb/>Bruneau, Le Camus »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour la construction du jeu de paume de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce C</unitid>
              <unitdate normal="1625/1625" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1625</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Jehan Bougars, maistre maçon demeurant à Saint Germain en Laye, estant de present à Paris, confesse avoir eu et receu comptant de noble homme messire [vide] Jacquelin, conseiller du Roy et tresorier general des Bastiments de Sa Majesté, la somme de six cens livres tournois en [vide] à luy ordonnée sur et tant moings des ouvrages par luy entreprins des l’année derniere pour la construction du jeu de paulme de Saint Germain en Laye, oultre et par dessus la somme de deux mil trois cent livres qu’il a cy devant receu sur lesd. ouvrages, de laquelle somme de six cent livres dict led. Bougars s’en tenir contant, en quitte led. sieur Jacquelin, tresorier susd., et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es estudes desd. notaires l’an mil six cent vingt cinq, le vingt sixiesme jour d’octobre apres midi, et ont signé.<lb/>Bougars<lb/>Herbin, Bruneau »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Jeu de paume</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louis XIII concernant la nomination du lieutenant de la maîtrise de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL"> DD 3, pièce B</unitid>
              <unitdate normal="1629/1629" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1629</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Monsieur le garde des sceaux,<lb/>Estant adverty qu’un nommé Laporte, de Poissy, s’est faict recepvoir à la Table de marbre en la charge de lieutenant de la maistrise des Eaues et forests de Saint Germain en Laye sur la simple procuration qu’il en a eue de [vide] Masson, qui en auroit esté pourveu depuis quinze moys, je vous escris cette lettre pour vous dire que je ne puis aprouver la proceddure dud. Laporte, et moings encore celle de mes officiers de la Table de marbre de l’avoir receu sans estre pourveu, c’est pourquoy je vous prie de leur faire entendre de ma part et, si led. Laporte s’addresse à vous pour avoir ses lettres, les luy refuzer jusques à ce que j’en aye aultrement ordonné. La presente n’estant à autre fin, je prie Dieu qu’il vous ayt en sa sainte garde.<lb/>Louis<lb/>De Suze en Piedmont, ce premier avril 1629 »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">6</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce E</unitid>
              <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">13 mai 1665</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>La première page, comprenant le devis, est en déficit. L’inventaire sommaire des archives antérieures à 1790 aux Archives communales précise simplement : « Devis pour travaux au château, 13-5-1665 ».</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« […] Bergeron, juré du Roy es œuvres de massonnerye, demeurant à Paris, savoir led. sieur Mazière rue Traversante et led. sieur Bergeon rue de Richelieu, parroisse Saint Roch, lesquels ont fait marché, promis et promettent solidairement, sans division, discussion ny forme de fidesjussion, à quoy ilz renoncent, au Roy nostre sire, ce acceptant par messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, baron de Seignelay et autres lieux, conseillers du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, intendant des Finances, surintendant et ordonnateur des Bastimens, arts et manufactures de France, demeurant à Paris, rue Neuve des Petitz Champs, parroisse Saint Eustache, et par messire Pierre Coquart, sieur de la Motte, conseiller du Roy en ses conseils, intendant et ordonnateur desd. Bastimens de Sa Majesté demeurant rue des Mauvaises parrolles, parroisse Saint Germain l’Auxerrois, à ce present, de faire et parfaire bien et deuement comme il apartient au dire d’ouvriers et gens à ce cognoissans tous les ouvrages de massonnerye mentionnez au devis cy devant escript et pour cet effect fournir par lesd. entrepreneurs de pierre de taille, taille d’icelle, moillon, caillou, chaux, sables et autres matereauux necessaires, plus de faire faire et fournir à leurs frais les ouvrages de charpenterye, couverture, serrurerie, vitrerie et plomberie et autres choses aussy mentionnez audit devis, poser le tout et fournir toutes peines d’ouvriers, eschafaudages, cordages, engins et autres choses necessaires generallement quelconques pour rendre lesd. ouvrages faits et parfaitz et receus en la manière accoustumée, et la clef à la main, dans la fin du present mois de may, le tout suivant les plans et dessein qui en ont esté arrestés, exhibés par led. sieur surintendant, lesquels ont esté à cet instant paraphés par l’un desd. entrepreneurs et des notaires soubssignez à leur requisition, demeurés es mains dud. sieur surintendant pour y avoir recours sy besoin est. Ce marché faict moyennant la somme de vingt quatre mil livres tournois en blocq, laquelle somme led. sieur surintendant aud. nom et intendant promettent faire bailler et payer ausd. entrepreneurs au fur et à mesure qu’ils travailleront ausd. ouvrages. Car ainsy a esté accordé. Promettans. Obligeans lesd. entrepreneurs solidairement. Renonceans. Fait et passé savoir pour led. sieur surintendant et intendant au chasteau de Saint Germain en Laye et pour lesd. entrepreneurs en cette ville de Paris, es estudes des notaires soubzsignez, l’an mil six cens soixante cinq, le treiziesme jour de may apres midy, et ont signé.<lb/>Colbert, La Motte Coquart<lb/>Maziere<lb/>Bergeron<lb/>Mouflet, Chouyn »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet de concierge du chenil de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">7</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce L</unitid>
              <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1667</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. La satisfaction que nous avons des services que nous a rendus deffunt Pierre Patenôtre, concierge du chenil de notre château de Saint Germain en Laye, nous ayant obligé d’y avoir égard, et à la prière que nous a fait sa veuve de lui accorder pendant sa vie la jouissance de la même charge, nous pour ses causes et pour la confiance que nous avons en la fidelité et en la vigilance de Claude Marais, veuve dudit feu Pierre Patenôtre, lui avons donné et octroyé, donnons et octroyons par ces présentes signées de notre main lad. charge de concierge du chenil de notre château de Saint Germain en Laye vaccante par la mort dudit Patenôtre son mary, pour par elle doresnavant l’exercer, en jouir et user aux honneurs, autoritez, prérogatives, prééminences, privilèges, franchises, libertés, gages, droits, fruits, profits, revenus et émolumens accoutumez et y appartenans, tels et semblables qu’en a joui ou dû jouir feu son mary et ce tant qu’il nous plaira. Si donnons en mandement au capitaine de nos chasteaux de Saint Germain en Laye qu’après qu’il lui sera aparu des bonne vie et mœurs, religion catholique, apostolique et romaine de lad. Claude Marais et qu’il aura d’elle pris et receu le serment en tel cas requis et accoutumé, il la mettre en institue ou face mettre et instituer de par nous en possession et jouissance de lad. charge de concierge du chenil de notred. château et de ce qui en dépend, la fasse, souffre et laisse jouir plainement et paisiblement, et la fasse obéir et entendre de tous ceux qu’il apartiendra es choses concernant lad. charge. Mandons en outre aux trésoriers de nos Batimens presens et à venir chacun en l’année de son exercice que les gages et droits à lad. charge apartenans ils payent et delivrent à ladite Claude Marais doresnavant par chacun an aux termes et en la manière accoutumée suivant les états qui en seront arretez, et raportant par eux ces présentes ou copie collationné, pour une fois seulement, avec sa quittance sur ce suffisante, tout ce qui lui aura eté payé à cette occasion sera passé en la depence de leurs comptes par nos amez et feaux les gens de nos comptes à Paris, ausquels nous mandons ainsi le faire sans difficulté. Car tel est notre plaisir. En temoin de quoy nous avons fait metre notre scel à cesdites presentes. Données à Saint Germain en Laye le XXVIe jour de septembre l’an de grace 1667 et de notre regne le vingt cinquiesme.<lb/>Signé Louis, et sur le reply Par le Roy, de Guenegaud, scellées en queue de cire jaune<lb/>Et à coté est ecrit sur le reply : leues et publiées devant nous Charles Molet de Museau, chevalier, marquis de Garennes et lieutenant en ladite capitainerie, ouy et ce requerant le substitut du procureur du Roy en ladite capitainerie, apres que ladite veuve Patenostre a fait le serment de fidelité au Roy et promis icelle charge faire et exercer au desir des presentes, que nous avons ordonné etre registrées au greffe de ladite capitainerie le lundy seize jour d’avril mil six cent soixante huit, signé Cagnié.<lb/>Et encore de l’autre coté sur le reply est ecrit : vu par nous conseiller du Roy en ses conseils, surintendant et ordonnateur general des Batimens, jardins, arts et manufactures de Sa Majesté les presentes lettres, pour jouir du contenu en icelles par lad. veuve Patenostre suivant l’intention de Sad. Majesté. Fait à Marly ce deuxieme may mil six cent quatre vingt douze, signé Colbert de Villacerf. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Chenil</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour l’entretien du grand parc de Saint-Germain-en-Laye et projet de marché pour l’entretien du jardin du Val</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">8</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 3, pièce H</unitid>
              <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">20 août 1669</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
                <language langcode="fre">français canadien</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>Ces documents, naguères conservés aux Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, sont en déficit. Ne subsiste dans la liasse qu’une copie manuscrite réalisée après leur achat (en 1906 ou peu après) pour la collection communale. La présente transcription a donc été établie d’après cette copie, en respectant l’ordre dans lequel sont écrites les différentes parties.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Marché pour les labours et entretien des grands et petits plants du grand parc de Saint Germain en Laye, 20 août 1669<lb/>Devis des labours et ouvrages qui sont nécessaires de faire pour l’entretien des grands et petits plants des avenues et allées du grand parc à commencer en la présente année 1669 et continuer pendant trois années consécutives<lb/>Premièrement<lb/>Faire les premiers labours des grands plants de six pieds avec des besches partout où il se pourra et le surplus avec des houes<lb/>Les seconds labours les faire au mois de juillet avec les houes fourchues et des serfouelles<lb/>Faire les troisiemes labours au mois de novembre comme les premiers qui ce doivent faire au mois de mars<lb/>Esbourjonner tous lesdits grands plants pendant les deux sèves, les eslaguer pendant l’hyver à la manière que Balthasard d’Ambresne, jardinier flament, l’indiquera, escheniller tous lesdits arbres, emporter les essenilles et les brusler, soudre la charmille qui est plantée dans les rigolles entre les arbres nouveaux plantez.<lb/>A l’esgard des petits plants, il fault faire les premiers labours au mois de mars avec les houes fourchues et des grandes pioches.<lb/>Faire les segonds labours au mois de juillet avec des serfouettes pour faire mourir les herbes qui se trouveront dans les rayons desdits petits plants.<lb/>Faire aussi les troisiemes labours comme les premiers, qui se doivent faire au mois de mars, et regarnir de petits plants dans les rayons sous les endroits où il en manquera en faisant ces derniers labours. Lesd. petits plants seront fournis par Sa Majesté.<lb/>Furent présens Henry Dupuis et Louis Houdoin, jardiniers demeurant scavoir ledit Dupuis rue Baffray, fauxbourg Saint Anthoine, et ledit Houdoin à Versailles, de présent à Paris, lesquels ont faict marché, promis et promettent au Roy nostre sire, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Seignelay et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, commandeur et grand trésorier de ses ordres, secrétaire d’Estat et des commandemens de Sa Majesté, controlleur général de ses finances, surintendant et ordonnateur général des Bastimens, arts et manufactures de France, demeurant à Paris, en son hostel sciz rue Neuve Saint Eustache, en la paroisse Saint Eustache, et acceptant, de faire les labours, eslaguer les arbres et les esbourgeonner dans les temps, saisons et ainsy qu’il est porté au devis cy devant escript, pendant trois années qui ont commencé au jour Saint Jean Baptiste dernier et qui finiront à pareil jour de l’année que l’on comptera seize cens soixante douze. Ce marché faict moyennant, scavoir, pour trois labours par chacune des trois années […], et treize livres dix sols pour les trois labours de chacun an pour à compte vingt pieds pour passer et compasser pour arpent des petits plants aussy par chacune des trois années, lesquels prix seront payés ausdits entrepreneurs par le trésorier des Bastimens de Sa Majesté en exercice suivant les ordres dudit seigneur surintendant, au feur et à mesure qu’ils feront lesdits labours. Car ainsy. Ce fait en la présence de noble homme […] conseiller du Roy et controlleur general desdits Bastimens, aussy pour ce présent et comparant. Promettant. Obligeant chacun en droit soy, ledit seigneur surintendant en ladite qualité. Renonçant. Faict et passé scavoir par ledit seigneur Colbert au chasteau de Saint Germain en Laye en son appartement et par lesdits entrepreneurs en l’estude de Le Fouyn, l’un des notaires soubsignés, l’an mil six cens soixante neuf, le vingtième jour d’aoust, et ont signé<lb/>Colbert, Dupuis<lb/>Houduin<lb/>Lefebvre, Lefouin<lb/><lb/>Le sieur Coustillier, jardinier du Roy au pavillon du Val dans le parc de Saint Germain en Laye, s’oblige d’entretenir quatre cens dix huict thoises d’espalliers au pourtour des murs du jardin dudit pavillon, lesdits espalliers présentement plantez en pruniers, abricotiers, peschers, poiriers, pommiers, figuiers, muscats et bourdelots, fournir à ses despens de tous arbres de mesme espece de ceux qui mourront, et entretenir les treillages en bon estat jusques à ce que l’on soit obligé de les refaire de neuf ; que s’il arrive, par la force des vents ou autrement, qu’il s’abbatte quelque pand de mur qui entrainent et rompent lesdits treillages, ledit jardinier ne sera obligé de les retablir.<lb/>S’oblige d’entretenir les arbres fruitiers en buisson plantez autour des quarrez à platte bandes du jardin.<lb/>S’oblige d’eslever des melons, concombres, fraisiers et autres plantes et d’entretenir à ses despens le nombre de cloches, chassis, nattes et paillessons qui luy seront fournis pour une fois seulement.<lb/>S’oblige d’entretenir le potager garny de touttes sortes d’herbes potagères, sallades, artichaux et autres légumes, et un quarré d’asperges de 12 thoises de long sur 10 thoises de large, lequel quarré le jardinier s’oblige de mettre présentement en estat moyennant la somme de deux cens livres qui lui seront payés par-dessus le prix du présent marché pour une fois seulement, tant pour les terres qu’il faudra remuer que pour les fumiers et plants nécessaires pour garnir ledit quarré, qu’il s’oblige d’entretenir par le présent marché.<lb/>S’oblige d’entretenir les fleurs et plants de différentes espèces dans le parterre et dans les platte bandes de la principale allée du jardin.<lb/>S’oblige aussi d’avoir toujours trois hommes travaillant audit jardin.<lb/>Le tout moyennant la somme de douze cens livres par chacun an.<lb/><lb/>De la main de Perrault :<lb/>Monseigneur a ordonné de passer marché avec Henry Dupuis, Louis Houdoin, jardinier, suivant le devis cy joint moyennant la somme de cinq livres cinq sols le cent de thoisé des grands plans et treize livres dix sols l’arpent des petits plants à vingt pieds pour perches l’arpent.<lb/>Ce 5 juin 1669<lb/>Signé Perrault<lb/><lb/>En titre sur le revers de la feuille :<lb/>Marché pour l’entretien du jardin du pavillon du Val<lb/>A signer par Monseigneur »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château du Val</geogname>
              <geogname>Parc</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vente au roi de terrains utilisés pour la Grande Terrasse et le Boulingrin de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">9</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce D</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1672</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>Cet acte, naguères conservé aux Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, est en déficit. La liasse ne renferme plus qu’une copie dactylographiée, portant la mention manuscrite : « Original à la bibliothèque de Saint-Germain-en-Laye ». La présente transcription a donc été établie d’après cette copie, en conservant les évidentes erreurs de lecture qu’elle renferme.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Fut present Laurent Cagnyé, conseiller du Roy, controlleur ordinaire de sa maison, demeurant à Saint Germain en Laye, estant de present à Paris, tant en son nom que comme procureur de damoiselle Magdelaine Blain, sa femme, fondé de sa procuration passée devant Louis Brullon, notaire royal audit Saint Germain, le dix huitieme octobre dernier, speciale pour ce qui ensuit, l’original de laquelle est demeuré annexé à la presente minute apres avoir eté paraphé et certiffié veritable par le sieur Cagnyé, lequel a reconnu et confessé avoir vendu, ceddé, quitté, laissé et promis es noms sollidairement, luy seul pour le tout, sans division, discussion ni fidejussion, renonçant aux benefices, garantir de tous troubles, douaires, hypothecques et autres evictions et empeschements quelconques au Roy nostre sire, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Seignelay et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils, etc. controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastimens et manufactures de France, etc., seize perches et demi de terre en deux pieces sizes au terroir de Saint Germain en Laye, l’une contenant huit perches à prendre en une piece de trente perches au lieudit Lendesfou, tenant d’une part à Jacques Prieur, d’autre à la veuve Larcher, et d’un bout au chemin appelé la Vuidange, et d’autre au parc de Sa Majesté, et l’autre contenant cinq perches et demi à prendre en une piece de trente une perches au lieudit Proche la Porte du Parc, tenant d’une part aux heritiers de Georges Morice, d’autre au chemin du Pecq, d’un bout aux murs du petit bois et d’autre à Ulfranc Culnain, appartenant aux heritiers des deffunts Louis Blain, huissier au cabinet du Roy, et Henriette Cagnyé, ses père et mere, et de son frayre et comme il est dit comme appert par partage fait entre lesdits sieur et damoiselle Cagnyé, Pierre Guignard, procureur au parlement, et Louise Blain, sa femme, des biens de ladite succession par laquelle lesdites deux pieces sont escheues à ladite Magdelaine Blain, fait soubs seing privé le quatrieme mars seize cent soixante six. Comme les trois vendeurs se comportent, ayant occupé l’une par la terrasse que Sa Majesté a fait construire au long de son dit parc et joint le château Neuf jusqu’à Carrieres que par l’augmentation faite au jardin du Boulingrin, estant ladite terre cy dessus vendue en la censive des seigneurs ou dame dont elle est mouvante et chargée de tels cens que ce peut devoir, que ledit vendeur n’a sceu declarer de ce enquis, sans autres charges, redevances ny hypotheques quelsconques, franche et quitte des arrerages dudit cens du passé jusques à ce jour, pour de ces treize perches et demie de terre présentement vendue jouir et disposer par Sa Majesté comme de chose luy appartenant de ce jour en avant. Cette vente faite à la charge dudit cens et outre moyennant la somme de deux cens neuf livres tournois, tant pour le prix de ladite terre que pour la jouissance d’icelle et du surplus de ladite piece de trente une perches pour avoir esté occupée de mateiaux depuis le commencement du bastiment et construction du boulingrin. Laquelle somme ledit seigneur surintendant en ladite qualité a promis faire payer audit sieur vendeur de ladite somme par le tresorier general des dits Bastimens en exercice l’année prochaine en luy delivrant extrait dudit partage Cagnyé et autre nommés, d’un contract d’acquisition fait par ledit deffunt Blain d’Henry Cagnyé, delivrant ladite piece de terre du 1er juin 1642, et d’un contract d’echange fait entre la veuve Charles Marais le troisieme janvier 1647, expedition du present contract et quittances au pied d’icelle de ladite somme. Transportant etc. Desaisissant etc. Voulant etc. Procureur etc. Le porteur etc. Donnant pouvoir etc. Obligeant etc. chacun endroit ses biens ledit Cagnyé de la dite somme comme dessus ledit seigneur surintendant audit nom. Renonçant etc. Fait et passé en l’hostel dudit seigneur en la presence d’André Le Nostre, conseiller du Roy, controlleur general desdits Bastimens, l’an mil six cens soixante douze, le deuxiesme jour de decembre avant midy. Et ont signé<lb/>Colbert, Cagnyé<lb/>Le Nostre<lb/>Mouthe, De Beauvais »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Boulingrin</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet du roi accordant de l’eau pour l’hôtel de la Chancellerie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 9, pièce E</unitid>
              <unitdate normal="1675/1675" encodinganalog="3.1.3">31 janvier 1675</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Aujourd’huy dernier du mois de janvier mil six cens soixante et quinze, le Roy estant à Saint Germain en Laye, voulant gratifier et favorablement traicter monsieur d’Aligre, chancelier de France, en considération de ses services, luy a accordé et fait don de la quantité de douze lignes d’eau en superficie pour l’hostel de la Chancelerie de Saint Germain en Laye à prendre au lieu le plus proche et le plus comode dudit lieu, et pour ce ordonner Sad. Majesté au sieur de Francine de Grandmaison, intendant general de ses Eaues et fontaines, d’en faire faire la distribution sans difficulté, m’ayant Sadite Majesté commandé d’en expedier le present brevet pour asseurance de sa volonté, lequel Elle a signé de sa main et fait contresigner par moy, son conseiller en tous ses conseils, secretaire d’Estat et de ses commandemens et finances.<lb/>Signé Louis, et plus bas Colbert »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Dépendances</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance de paiement pour réparations de vitrerie faites aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">11</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce F</unitid>
              <unitdate normal="1702/1702" encodinganalog="3.1.3">17 décembre 1702</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_46996_actor">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
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                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Me François Gabriel, conseiller du Roy, trésorier général des Bâtimens et jardins de Sa Majesté, arts et manufactures, nous vous mandons que, des deniers de votre charge de la présente année, vous payiez comptant à Claude Cossette, vitrier, la somme de cent cinquante livres dix sept sols dix deniers que nous luy avons ordonnée pour son payement des ouvrages et réparations de vitrerie qu’il a fait en la dépendance des châteaux de Saint Germain en Laye pendant le mois de novembre dernier suivant le mémoire par nous arresté et, rapportant par vous la présente avec ledit mémoire et quittance sur ce suffisante, lad. comme de CLV l. XVII s. X d. sera passée et allouée en la dépense de vos comptes par messieurs des comptes à Paris, lesquels nous prions ainsy le faire sans difficulté. Fait à Versailles le XVIIe jour de décembre MVIIc deux.<lb/>Hardouin Mansart »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_46996_actor">Hardouin-Mansart, Jules </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Déclaration du roi précisant les limites de la capitainerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">12</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1732/1732" encodinganalog="3.1.3">15 juillet 1732</unitdate>
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        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Déclaration du Roy au sujet des limites des capitaineries de Saint Germain en Laye et Varenne des Thuilleries<lb/>Donnée à Versailles le 15 juillet 1732<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Quelque attention que les roys nos prédécesseurs, et spécialement le feu Roy notre très honoré seigneur et bisayeul, ayant apporté pour régler et fixer les limites des capitaineries de nos chasses et plaisirs aux environs de notre bonne ville de Paris, il est cependant survenu plusieurs contestations entre les officiers des uns et des autres, tant sur les différens territoires enclavez et mêlez sur les confins desdites capitaineries qu’au sujet de quelques confins qui sont demeurez neutres. Du nombre de ces derniers est la plaine de Gennevilliers, qui termine d’un côté la capitainerie de notre varenne des Thuilleries et de l’autre celle de Saint Germain en Laye. La jouissance que les capitaines de ces deux varennes ont eu jusqu’à présent en commun de cette plaine a donné lieu à quelques différends entre les officiers et gardes de l’une et de l’autre, ou même peut causer à l’avenir du relâchement dans ceux qui voudront se garantir de pareilles discussions, en sorte que ce canton demeureroit plus exposé aux contraventions et à la destruction du gibier que s’il dépendoit d’un seul capitaine ou qu’il fût divisé entre ceux des deux varennes voisines. C’est pour éviter ces inconvéniens que nous avons résolu de fixer entr’eux des limites qui les mettent en état de continuer leurs fonctions avec le même zèle et de faire observer chacun à leur égard nos ordonnances et réglemens sur le fait de nos chasses. A ces causes, de l’avis de notre Conseil et de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale, nous avons dit et déclaré, et par ces présentes signées de notre main disons et déclarons, voulons et nous plaît qu’à l’avenir le canton de la plaine de Genevilliers soit et demeure divisé entre les deux capitaineries de notre varenne des Thuilleries et de Saint Germain en Laye, et que leur séparation soit établie, fixée et limitée comme nous l’établissons, fixons et limitons par le chemin qui conduit du bac d’Anières au bac d’Argenteuil, commençant à sortit dudit bac d’Anières, passant entre la maison du sieur Moreau, qui est du côté droit, et des maisons d’habitans d’Anières, qui sont du côté gauche, continuant toujours, laissant à droite le moulin à vent, dit le moulin d’Anières, et à gauche le village de Colombe, gagnant le pavé et arrivant directement audit bac d’Argenteuil, et en conséquence que tous les héritages et lieux qui sont du côté droit dudit chemin, qui comprennent les villages d’Anières et de Genevilliers, et sont environnés par la rivière de Seine depuis ledit bac d’Anières en tournant proche Saint Denis par les maisons de Seine et la Briche jusqu’au dit bac d’Argenteuil, ainsi que les isles qui sont dans l’étendue de cette portion de rivière, soient et demeurent entièrement dépendans de ladite capitainerie de la varenne des Thuilleries, à laquelle, en tant que besoin seroit, nous réunissons ce qui pourroit n’en avoir pas fait partie, et que le terrain et lieux qui sont à gauche du même chemin d’Anières à Argenteuil, du côté de Colombe, soient et demeurent dépendans de ladite capitainerie de Saint Germain, à laquelle nous les confirmons et réunissons pareillement, en sorte qu’il ne reste audit canton autre neutralité que ledit chemin de séparation seulement, le tout ainsi qu’il est désigné au plan cy attaché sous le contre scel de notre chancellerie, ordonnons à cette fin que lesdites portions divisées demeureront indépendantes l’une de l’autre. Si donnons en mandement à nos amés et féaux conseillers les gens tenant notre cour de parlement à Paris que ces présentes ils ayent à faire lire, publier et enregistrer, et le contenu en icelles exécuter selon leur forme et teneur. Car tel esty nostre plaisir. En témoin de quoy nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes. Donné à Versailles le quinzième de juillet l’an de grâce mil sept cent trente deux, et de notre règne le dix septième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Phélypeaux<lb/>Et scellée du grand sceau de cire jaune.<lb/>Registrée, ouy, ce requérant le procureur général du Roy, pour être exécutée selon sa forme et teneur, suivant l’arrêt de ce jour. A Paris, en Parlement, le neuf mars mil sept cent trente trois.<lb/>Signé Ysabeau »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Chasse</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une assemblée des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant les travaux aux aqueducs</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">13</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 9, pièces B</unitid>
              <unitdate normal="1732/1732" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1732</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A tous ceux qui ces présentes lettres verront, André Georges Legrand, seigneur des Alluets, conseiller du Roy, président, prévost, lieutenant général de police de Saint Germain en Laye, Saint Léger, Le Pecq, Achères et dépendances, salut. Savoir faisons que ce jourd’huy lundy dix novembre mil sept cent trente deux, unze heures du matin, en l’assemblée générale des habitans dud. Saint Germain en Laye, en l’auditoire royal, convocquée devant nous à la diligence de Charles Houillié, sindic en charge de laditte communauté, ledit Houillé assisté de maitre Guillaume Bergeron, son procureur, nous a remontré qu’en exécution de l’adjudication faite le vingt un novembre mil sept cent vingt neuf par monseigneur l’intendant de la généralité de Paris à Jean Louis Rousseau des ouvrages de maçonnerie et terrasse à faire pour le rétablissement et augmentation du cours des fontaines de cette ville, ledit Rousseau a presque mis dans leur perfection les aqueducs au terme de laditte adjudication, mais il a été observé qu’il y a nécessité indispensable pour la seureté et conservation desdits aqueducs pour leur perfection et conserver le cours de l’eau jusqu’en cette ville en achevant lesdits ouvrages de faire<lb/>Premièrement, cent vingt toises superficielles de pavé sur partye desdits aqueducs, les moins enfoncés sous terre, pour empêcher qu’ils ne soient enfoncés par les voitures ou entrenés par les ravines, lequel pavé sera fait avec pierre de mollière de l’épaisseur d’un pied, bien jointes, garnies et couvertues de sable, dont la dépense montera à raison de cinq livres la toise à la somme de six cent livres suivant l’évaluation et estimation qui en a été faite par le sieur de Lassurance, contrôlleur des Bâtiments du Roy au département dudit Saint Germain, sous la direction duquel se font tous lesdits ouvrages des fontaines.<lb/>Item quatre vingt toises de goutières de bois recouvertes dans lesdits nouveaux aqueducs pour faciliter audit entrepreneur le moyen d’achever lesdits aqueducs, qui sont coupés en plusieurs endroits par l’ancien tuyeau et conduite de grez qui doit être réformé afin d’empêcher l’interruption du cours des fontaines et que la ville ne soit point privée d’eau pendant ce travail, la dépense desquels goutières et tuyeaux de planches, compris la façon et la pose, montera à la somme de quatre cent livres à raison de cinq livres la toise courante, suivant l’estimation qui en a aussy été faite par ledit sieur de Lassurance, ainsy qu’il est porté par son certifficat du trente octobre dernier qu’il a représenté, et d’autant que ces ouvrages pressent et n’ont point été compris dans laditte adjudication et n’ayant pu être prévus, ledit Houillé requiert d’être authorisé à les faire faire sauf à les comprendre par la suitte dans les adjudications qui sont à faire pour la continuation et perfection des ouvrages de rétablissements et augmentations du cours desdittes fontaines, à laquelle convocation sont comparus Toussaint Bataille, Charles Delastre, Louis Jamet, Etienne Bergeron, Claude Binet, Claude Antoine Richard, Charles Bollet, Jean Duval, Claude Mahieu, anciens sindics, Nicolas Armagis, maître Charles Mestais, maître Jean François de Cléramboust, Antoine Tronche, Philippe Gonnet, anciens marchands et habitans, et maître Pierre Plouvyé, maître François Duchasteau et maître Claude Jouanin, anciens procureurs, desquels avons, ce requérant le procureur du Roy, pris et receu le serment de fidellement, en leur conscience, de donner leurs avis sur ce que dessus, ce qu’ils ont juré et promis faire, et après avoir conféré ensemble et pris communication du certifficat dudit sieur de Lassurance, ont dit qu’ils sont d’avis qu’il soit fait les cent vingt toises superficielles de pavé nécessaire à faire pour mettre en seureté lesdits aqueducs contre les voitures et ravines, comm’aussy les quatre vingt toises de goutières de bois recouvertures pour faciliter le parachèvement desdits aqueducs, et que pour tout il soit payé la somme de mil livres qui sera avancé par ledit Houillié, sindic, sauf à employer laditte somme dans les nouveaux rolles ou adjudications à faire. Duquel avis, ouy et ce consentant le procureur du Roy, nous avons donné lettres en conséquence et l’homologuant, disons qu’il sera fait lesdites cent vingt toises de pavé et quatre vingt toises de goutières de bois recouvertes nécessaires à faire suivant le certifficat dudit sieur de Lassurance pour la seureté des aqueducs et faciliter le parachèvement d’iceux, et permis audit Houillié, sindic, d’avancer et payer la somme de mil livres pour lesdits ouvrages, sauf à employer laditte somme dans les nouvelles adjudications et rolles, et a esté ledit certifficat dudit sieur de Lassurance déposé au greffe et transcrit ensuitte de la minutte des présentes, et ont lesdits Houillé et Bergeron signé avec le procureur du Roy et nous les an et jour que dessus, ainsy qu’il est dit en la minutte des présentes.<lb/>Ensuit la teneur du certifficat dudit sieur de Lassurance<lb/>Je soussigné, architecte et contrôlleur des Bâtiments du Roy au département de Saint Germain en Laye, certiffie que le pavé proposé de faire sur les nouveaux aqueducs est très nécessaire pour mettre en seureté lesdits aqueducs contre les voitures et ravines qui passent continuellement par dessus, lequel pavé monte à la quantité de cent vingt toises superficielles à cinq livres chacune toise, fait la somme de six cent livres. Il est pareillement nécessaire, pour empêcher l’interruption des fontaines, de poser quatre vingt toises de goutières de bois recouvertes dans les nouveaux aqueducs pour faciliter à l’entrepreneur le moyen d’achever lesdits aqueducs, qui sont coupés en plusieurs endroits par la conduite de grez que l’on va reformer, lesquelles goutières coûteront pour chacune toise courante la somme de cinq livres, fait pour les quatre vingt toises celle de quatre cent livres.<lb/>A Saint Germain, le trente octobre mil sept cent trente deux.<lb/>Signé de Lassurance »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
            <altformavail encodinganalog="3.5.2">
              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, BB3, liasse A</p>
            </altformavail>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes ordonnant l’ouverture de routes dans les bois environnant Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">14</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">AA 1, liasse F</unitid>
              <unitdate normal="1733/1733" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1733</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Lettes patentes qui ordonnent l’ouverture de cinquante trois routes ou faux fuyans dans les bois des environs de Saint Germain y énoncez<lb/>Données à Versailles le 10 mars 1733<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et féaux conseillers les gens tenans nostre cour de parlement à Paris, salut. Désirant faire percer des routes et faux fuyans dans les bois des environs de Saint Germain en Laye, et particulièrement dans la forêt des Alluets, pour la commodité de la chasse, nous aurions par arrêt ce jourd’hui rendu en nostre conseil ordonné l’ouverture de 34 routes d’une part et 19 autres routes ou faux fuyans d’autre part dans lesdits bois, des largeurs et aux endroits énoncés audit arrêt, pour l’exécution duquel nous aurions aussi ordonné que toutes lettres nécessaires seroient expédiées. A ces causes, de l’avis de notre Conseil, qui a vu l’arrêt ce jourd’hui rendu en notredit Conseil, ci attaché sous le contre scel de notre chancellerie, nous avons, conformément à icelui, ordonné et par ces présentes signées de notre main ordonnons que, sur les ordres du sieur de la Faluère, grand maître des Eaux et forêts du département de Paris, il sera par l’entrepreneur qu’il commettra incessamment procédé à l’alignement et ouverture de 34 routes ou faux fuyans, scavoir une grande route de 18 pieds de large avec fossez de 3 pieds sur deux de profondeur de chaque côté, à prendre à la porte du grand parc de Marly appellée porte Sainte Gemmes jusqu’au Chêne Ferré, de 19 autres routes ou faux fuyans de 9 pieds de large seulement, la première partant de la patte d’oye à l’entrée de ladite forêt pour aboutir près ledit Chêne Ferré, la deuxième depuis la chapelle de Ronsay jusqu’à la route Dauphine, la troisième depuis la plaine des Alluets passant aux terres de Fresne, de là audit Chêne Ferré, les 4, 5 et sixième sur les bruyères de la Marre Platte, la septième prenant à ladite patte d’oye ira dans les terres labourables et traversant les bois de Rougemont aboutira sur le bord desd. bois, la huitième à prendre de la chaussée de l’étang d’Abecour passant au travers des bois de ladite abbaye et d’une clairière qui est au milieu ira finir sur le bord de la plaine des Flambertins de Crepières vers l’Arpent le Roy, les 9, 10, 11, 12 et treizième seront alignées au haut des taillis d’Herbelay sur les bruyères ou pâtures du Poux, dont quatre aboutiront sur le chemin de Chartres à Poissy et la cinquième sur les anciennes routes dudit bois, les 14, 15, 16, 17 et dix huitième, scavoir deux sortant des taillis d’Herbelay pour aboutir l’une sur le chemin de Chartres à Poissy, l’autre autour du parc de Poncy, deux sur ledit grand chemin et la dernière sur les jardinages d’Aigremont, la dix neuvième et dernière partant du coin du parc de Bretemont en tournant sur la montagne jusqu’au lieu appellé le haut Orgeval, comme aussi treize faux fuyans ou sentiers de 4 pieds de large, scavoir 5 formant un étoile sur une pièce d’environ 13 arpens de taillis des fonds de Poncy et une qui fera le quarré du pourtour dudit bois, 3 autres dans le bois d’Abecour, dont l’une traverse les bois des Flambertins de Crepière et un autre prend sur le bord dudit bois à l’alignement du bout d’une route et traversant les terres va finir au bois de Launay, le dixième prenant à la patte d’oye du bois de Gency d’Arbere jusqu’à la traverse d’un chemin qui va à la Croix des Treize Voyes, le onzième tenant par les deux bouts sur les deux routes qui vont finir sur Romainville, le douzième partant d’un carrefour au dessus du Chêne Ferré va aboutir à un autre carrefour formé par une route ancienne et faux fuyant, le treizième prenant la Marre Platte et passant dans la Vallée Roger jusqu’à la fin dudit bois, et le quatorzième et dernier partant dudit chemin de la Croix des Treize Voyes passant dans les bois de Frêne jusqu’au bout du bois qui fini en point au lieu appellé le Clos. Ordonnons en outre que les bordures des grands chemins de ladite forêt où les charettes passent seront élaguées en la manière ordinaire, que par l’officier que ledit sieur de la Faluère jugera à propos de commettre il sera incessamment employé un nombre suffisant d’ouvriers pour élaguer les bordures desdits chemins, essarter et dresser lesdites routes, faux fuyans ou sentiers dont les propriétaires pourront faire enlever les bois qui en proviendront, que lesdits ouvriers seront payez à mesure de leur travail sur les arrêtez et ordonnances dud. sieur grand maître par le receveur général des bois et Domaines en exercice pour l’ordinaire de la présente année 1733 et qu’après la perfection desdits ouvrages il en sera fait par l’expert qu’il commettra un toisé général avec réception, dont les procès verbaux, ensemble l’état de la dépense arrêté par ledit sieur grand maître seront déposez au greffe de la maîtrise du ressort, pour être ensuite le montant de ladite dépense employé au chapitre des charges de l’état général de la généralité de Paris qui sera arrêté au Conseil pour l’ordinaire de la présente année 1733, que par l’expert qui sera nommé par ledit sieur grand maître il sera fait procès verbal d’estimation du fonds des bois qui auront été essartez pour en être les propriétaires remboursez par ledit receveur sur les ordonnances dud. sieur grand maître suivant l’employ qui en sera pareillement fait dans l’état de nos bois de l’ordinaire de ladite année 1733 et sur la représentation de leurs titres de propriété, et en rapportant par ledit receveur général l’expédition desdits procès verbaux, l’arrêté du coût desdits ouvrages et celui du remboursement desdits propriétaires avec l’extrait de leurs titres, les sommes contenues audit état lui seront passées et allouées en la dépense de ses comptes en vertu dudit arrêt et des présentes. Si vous mandons que ces présentes vous ayez à faire lire, registrer et le contenu en icelles exécuter selon leur forme et teneur. Car tel est nostre plaisir. Données à Versailles le dixième jour de mars, l’an de grâce mil sept cens trente trois et de notre règne le dix huitième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Phélypeaux, et scellées du grand sceau de cire jaune. »</p>
            </scopecontent>
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              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
            <altformavail encodinganalog="3.5.2">
              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, DD 2, liasse A</p>
            </altformavail>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres patentes du roi réunissant la capitainerie de Maisons à celle de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">15</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1733/1733" encodinganalog="3.1.3">13 avril 1733</unitdate>
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        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Lettres patentes qui ordonnent que le gouvernement et capitainerie de Maisons seront réunis au gouvernement et capitainerie de Saint Germain en Laye<lb/>Données à Versailles le 13 avril 1733<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à nos amez et féaux conseillers les gens tenans notre cour de parlement, chambre des comptes, cour des aydes à Paris, et à tous autres nos officiers et justiciers qu’il appartiendra, salut. Nous nous sommes fait représenter nos lettes patentes du 30 may 1718 par lesquelles nous avons accordé au sieur de Maisons la distraction des villes, pont, terre et châtellenie de Poissy et Sainte James, de nos justices, voyries, gruries, maîtrises des Eaux et Forêts et capitainerie des chasses, et en conséquence ordonné que la justice en toutes causes et matières de police, voirie, domaines, bois, forêts, rivières, chasses et tous autres droits dépendans desdites terres et seigneuries de Poissy et Sainte James seroit exercée au nom dudit sieur de Maisons, ses hoirs et ayants cause par les juges et officiers par lui établis, sauf l’appel en nos cours et jurisdictions, et comme ces considérations qui nous ont porté à accorder ces lettres ne subsistent plus, et que de pareilles désunions faites au milieu de la forêt et au centre de la capitainerie de Saint Germain nous causent un préjudice notable, à ces causes, de l’avis de notre Conseil et de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale nous avons révoqué et par ces présentes signées de notre main révoquons lesdites lettres patentes du 30 may 1718 sans que les propriétaires desdites terre et seigneurie de Maisons puissent à l’avenir s’en servir, sans préjudice des droits à eux apartenans, ainsi qu’ils en ont bien et duement joui ou dû jouir avant lesdites lettres. Si vous mandons que ces présentes vous ayez à faire registrer et le contenu en icelles exécuter selon sa forme et teneur. Car tel est notre plaisir. Données à Versailles le treizième jour d’avril l’an de grâce mil sept cent trente trois, et de notre règne le dix huitième.<lb/>Signé Louis, et plus bas Par le Roy, Phélypeaux.<lb/>Et scellées du grand sceau de cire jaune.<lb/>Registrées, ouy ce requérant le procureur général du Roy, pour être exécutées selon leur forme et teneur et copie collationnée envoyée au siège de la maîtrise de Saint Germain en Laye pour y être lues, publiées et registrées. Enjoint au substitut du procureur général du Roy d’y tenir la main et d’en certifier la cour dans un mois, suivant l’arrêt de ce jour. A Paris en parlement le dix sept juin mil sept cent trente trois.<lb/>Signé Dufranc »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une assemblée des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant les travaux aux aqueducs</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">16</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 9, pièces B</unitid>
              <unitdate normal="1733/1733" encodinganalog="3.1.3">22 juin 1733</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A tous ceux qui ces présentes lettres verront, André Georges Legrand, seigneur des Alluets, conseiller du Roy, président, prévost, lieutenant général de police de Saint Germain en Laye, Saint Léger, Le Pecq, Achères et dépendances, salut. Scavoir faisons que ce jourd’huy lundy vingt deux juin mil sept cent trente trois, unze heures du matin, en l’assemblée générale des habitans dudit Saint Germain, en l’auditoire royal, convocquée devant nous à la diligence de Charles Houillié, sindic en charge de laditte communauté, ledit Houillié assisté de maître Guillaume Bergeron, son procureur, nous a remontré qu’en exécution de l’adjudication faite le vingt un novembre mil sept cent trente un par M. l’intendant de la généralité de Paris à Jean Louis Rousseau des ouvrages de maçonnerie et terrasse à faire pour le rétablissement et augmentation du cours des fontaines de cette ville, ledit Rousseau a mis les aqueducs et le nouveau regard dans leur perfection au terme de laditte adjudication, mais il est absolument nécessaire, pour conserver le cours de l’eau jusqu’en cette ville et mettre ledit nouveau regard en état, de faire une grille pour l’œil de bœuf dudit nouveau regard, une rampe de fer pour l’escallier dudit regard scellée en plomb, une grille de fer pour mettre à la chute de l’acqueduc, une barre de fer et deux ancres pour contenir la voute dudit acqueduc, une soupape de fonte et son armature de fer pour la décharge de fond, faire faire dix huit crapodines de fer scellées en plomb garnyes d’une clef pour lever les tampons, faire sceller la porte de l’ancien regard, y faire faire une forte serrure et deux clefs faire raccommoder la soupape et l’armature de fer dudit ancien regard, faire sceller en plomb une grille de fer que ledit Houillié a découvert dans les anciens acqueducs, faire transporter à rez les quatre vingt tuyeaux que M. le duc d’Antin a accordé à la ville, achepter environ vingt perches de terre appartenantes aux sieurs Lemaire, Delaforest et Damouy pour recharger les acqueducs et achever la chaussée qui renferme une partye desdits nouveaux acqueducs, faire sculpter les armes du Roy et faire faire une inscription sur une table de marbre pour mettre dans le fronton dudit nouveau regard, faire faire le netoyement des anciens acqueducs avant de procédder à une nouvelle adjudication afin de voir plus exactement les réparations nécessaires suivant le certifficat du sieur de Lassurance, contrôlleur des Bâtiments du Roy au département dudit Saint Germain, sous la direction duquel se font tous lesdits ouvrages de fontaines, du premier du présent mois qu’il a représenté, et d’autant que ces ouvrages pressent et n’ont point été compris dans l’adjudication faite audit Rousseau, n’ayant pu être prévus, ledit Houillié requiert d’être authorisé à les faire faire, et pour l’acquistion desdittes vingt perches environ de terre, sauf à comprendre le tout par la suitte dans les adjudications qui sont à faire pour la continuation et perfection des ouvrages de rétablissement et augmentations du cours desdittes fontaines. A laquelle convocation sont comparus Toussaint Bataille, Charles Delastre, Louis Jamet, Estienne Bergeron, Claude Antoine Richard, Charles Pollet, Claude Binet, Jean Duval, Claude Mahieu, anciens sindics, Nicolas Armagis, maître Charles Mestais, maître Jean François de Cléramboust, Antoine Tronche, Philippes Gosnet, anciens marchands et habitans, maître Pierre Plouvyé, maître François Duchasteau et maître Claude Jouanin, anciens procureurs, desquels avons, ce requérant le procureur du Roy, pris et receus le serment de fidèllement donner leur avis sur ce que dessus, ce qu’ils ont juré et promis faire, et après avoir conféré ensemble et pris communication du certifficat dudit sieur de Lassurance, ont dit qu’ils sont d’avis qu’il soit fait tous les ouvrages mentionnés audit certifficat et l’acquisition des vingt perches environ de terre y énoncées pour parvenir au parachèvement de la conduitte des eaux en cette ville, et qu’à cet effet le dit Houillié avance toutes les sommes nécessaires, sauf à les employer dans les nouveaux rôlles ou adjudication à faire, comm’aussy qu’il fasse faire deux couches de peinture sur la porte dudit regard. Duquel avis, de l’agrément de M. le duc de Noailles, veu le certifficat dudit sieur de Lassurance du premier de ce mois, ouy et ce consentant le procureur du Roy, nous avons donné lettres en conséquence, et l’homologuant disons qu’il sera fait tous les ouvrages mentionnés au certifficat dudit sieur de Lassurance pour parvenir au parachèvement de la conduitte des eaux en cette ville et l’acquisition des vingt perches environ de terre pour recharger les nouveaux acqueducs et achever la chaussée qui en renferme une partye, comm’aussy les deux couches de peinture sur la porte dudit regard, et permis audit Houillié, sindic, d’avancer et payer les sommes nécessaires pour le tout, sauf à les employer dans les nouvelles adjudications et rôlles, et sera ledit certifficat dudit sieur de Lassurance déposé au greffe et transcrit ensuitte des présentes, et ont lesdits Houillié et Bergeron, son procureur, signé avec le procureur du Roy et nous la minutte desdittes présentes les jour et an que dessus.<lb/>Ensuit la teneur du certifficat dudit sieur de Lassurance<lb/>Je soussigné, architecte et contrôlleur des Bâtiments du Roy au département de Saint Germain en Laye, certiffie qu’il est nécessaire de faire une grille pour l’œil de bœuf du nouveau regard, une rempe de fer pour l’escallier dudit regard scellée en plomb, une grille de fer pour mettre à la chutte de l’acqueduc, une barre de fer et deux ancres pour contenir la voûte dudit, une soupape de fonte et son armature de fer pour la décharge de fond, faire faire dix huit crapodines de fer scellées en plomb garnyes d’une clef pour lever les tampons, faire sceller la porte de l’ancien regard, y faire faire une forte serrure et deux clefs, faire raccommoder la soupape et l’armature de fer dudit ancien regard, faire sceller en plomb une grille de fer que le sieur Houillié a découvert dans les anciens acqueducs, faire transporter à rez les quatre vingt tuyeaux que M. le duc d’Antin a accordé à la ville, achepter environ vingt perches de terre pour recharger les acqueducs et achever la chaussée qui renferme une partye desdits nouveaux acqueducs, lesdittes terres appartenantes à M. Lemaire, M. Delaforest et Demouy, faire sculpter les armes du Roy, et faire faire une inscription sur une table de marbre pour mettre dans le fronton dudit nouveau regard, faire faire le nétoyement des anciens acqueducs avant de procéder à une nouvelle adjudication, afin de voir plus exactement les réparations nécessaires.<lb/>Signé de Lassurance, et au dessous, à Saint Germain en Laye le premier juin mil sept cent trente trois, ainsy qu’il est dit en la minutte des présentes. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
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            <altformavail encodinganalog="3.5.2">
              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, BB 3, liasse A</p>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet de survivance de concierge du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">17</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce Q</unitid>
              <unitdate normal="1735/1735" encodinganalog="3.1.3">18 décembre 1735</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Notre bien amé Joseph Louis Garnier, concierge et garde meubles de notre château neuf de Saint Germain en Laye nous a très humblement suplié d’accorder au sieur d’Ingrande la survivance de lad. charge en faveur du mariage qu’il est sur le point de contracter avec sa fille, et voulant témoigner aud. sieur Garnier la satisfaction que nous avons de ses services et favorablement traiter led. sieur d’Ingrande. A ces causes, nous avons aud. sieur d’Ingrande donné et octroyé et par ces présentes signées de notre main donnons et octroyons la charge de concierge garde meubles de notre château, corps de garde et bâtiments neuf de Saint Germain en Laye, vacante par la démission que led. sieur Garnier luy en a faite à condition de survivance, pour par luy l’avoir et exercer en l’absence et survivance dud. Garnier et en jouir et user aux honneurs, authoritez, prérogatives, privilèges, franchises, libertez, gages, droits, fruits, profits, revenus et esmoluments accoutumez et y apartenans  tels et semblables qu’en a jouy ou dû jouir led. Garnier et ce tant qu’il nous plaira sans qu’avenant le décès de l’un ou de l’autre lad. charge puisse estre réputée vacante ny impétrable sur le survivant, attendu que le don que nous en faisons dès à présent et sans qu’il soit presté autre serment que celuy qu’en a cy devant fait led. Garnier et celuy qu’en sera led. d’Ingrande en vertu des présentes. Si donnons en mandement à notre cousin le maréchal duc de Noailles, pair de France, capitaine et gouverneur de notred. château de Saint Germain en Laye, qu’après qu’il luy sera aparu des bonnes vie, mœurs et religion catholique, apostolique et romaine dud. d’Ingrande et qu’il aura pris et reçu de luy le serment en tel cas requis et accoutumé, il ait à le mettre en possession de lad. charge et d’ycelle, ensemble de tout le contenu cy dessus le faire jouir et user pleinement et paisiblement, obéir et entendre de tous ceux et ainsy qu’il apartiendra ez choses concernant lad. charge, mandons aussy aux gardes de notre trésor royal et aux trésoriers de nos Bâtiments que lesd. gages et droits ils continuent de payer aud. Garnier et après son décès ou de son consentement aud. d’Ingrande aux termes et en la manière accoutumez suivant nos états. Car tel est notre plaisir. En témoin de quoy nous avons fait mettre notre scel à cesd. présentes. Donné à Versailles le dix huitième jour de décembre l’an de grâce mil sept cent trente cinq et de notre règne le vingt unième.<lb/>Louis<lb/>Par le Roy<lb/>Phélypeaux »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du conseil d’État concernant le bornage de la forêt du Vésinet</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">18</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 3, pièce L</unitid>
              <unitdate normal="1751/1751" encodinganalog="3.1.3">5 août 1751</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Arrest du conseil d’Estat du Roy du 5 aoust 1751 qui ordonne la fixation, réunion et bornage de la forest du Vézinet avec l’ordonnance de monsieur le grand maître des Eaux et forests étant ensuite, du 12 desdits mois et an<lb/>Extrait du registre du conseil d’Estat<lb/>Le Roy estant informé que la forest de Vezinet, vulgairement dite garenne de Vezinet, n’a jamais été bornée ou que, l’ayant été, les riverains en ont supprimé les bornes pour en usurper les parties qui sont à leur bienséance, que l’on dit communément dans le pays que cette forêt contient onze cens arpens, que l’incertitude de sa véritable continence procède du peu d’attention que l’on a eu à suivre ce qui étoit prescrit par l’arrest du 26 janvier 1664 rendu pour la réformation de la forest de Saint Germain en Laye et de celle dite pour lors garenne du Vézinet, que l’assiette des forests en cas de réformation étant le premier objet qui se présente naturellement à l’esprit de tous les réformations, et qui doit faire la base de leur opération, ayant échappé alors, il n’est point étonnant que jusqu’ici les officiers d’Eaux et Forests soient demeurés dans la sécurité, qu’étant nécessaire d’y remédier, il faut recourir à tout ce qui peut conduire à une opération aussi importante, qu’il est constant que par l’article 36 dudit arrest du 26 janvier 1664, à l’occasion de la forest du Vézinet, il est dit que la garenne qui étoit lors formée dans cette forest et qui vraisemblablement lui a fait prendre le nom de garenne seroit réduite en continence suivant son ancien établissement, proche la maison du garenier et bruyères joignantes, jusqu’à la muraille qui fait la séparation de lad. garenne et des héritages des particuliers, et divisée des bois taillis qui sont de l’autre part par un fossé, et pour le surplus des bois, que les lapins en seroient détruits, conformément à l’article 35 dudit arrest, avec défenses à toutes personnes d’y en mettre, qu’à la vérité les commissaires dressèrent seulement leur procès-verbal de l’état de ladite forest, qu’il résulte dudit procès-verbal que la garenne étoit partagée en deux parties par le grand chemin de Saint Germain à Paris, qu’elle étoit en terres vaines et vagues pour la plus grande partie, que les endroits plantés en bois étoient en très mauvais état, scavoir les taillis abroutis par les lapins, dont les terriers étoient en grande quantité, que les balliveaux qui y avoient été refais étoient émondés, que, ladite forest reconnue en cet état, les officiers de la maîtrise, le procureur de Sa Majesté en la réformation et les anciens du pays appelés, ayant jugé qu’il étoit nécessaire de détruire la garenne au lieu de la cantonner, ou bien qu’il falloit la laisser subsister, attendu qu’elle étoit affermée 6000 livres, et ce dernier parti étant diamétralement opposé à la disposition dudit art. 36 de l’arrest du 26 janvier 1664, cette alternative ayant été référée à Sa Majesté, Elle ordonna que ladite garenne seroit ruinée pour y faire un lieu de chasse, ainsi qu’il avoit été du tems des rois ses pères et ayeuls, qu’en conséquence le réformateur rendit son ordonnance portant que les bois seroient recepés, la garenne ruinée et que les places vaines et vagues seroient labourées et ensemencées en glands, seines, châtaigniers, et mettre du lapin dans ladite garenne, et d’y introdire aucuns bestiaux, même sous prétexte de droit d’usages, que tous ceux faits résultans du contenu au volume de réformation de ladite maîtrise de Saint Germain ne paroissant point par aucuns actes postérieurs, que les intentions de Sa Majesté ayant été lors remplies, il y a à supposer que ces choses en sont restées là, que les riverains ont usurpé ce qu’ils ont voulu, et que les lapins ont réduit les bois de cette forest en un si total abroutissement qu’ils ne sont d’aucune espérance, que Sa Majesté, désirant connoître la véritable étendue, nature et qualité de ladite forest, et l’asseoir par des bornes immuables, Elle auroit été informée que Henri IV ayant fait construire le Château Neuf de Saint Germain en face du Vézinet, il avoit acquis des habitans du Pecq le terrein qui forme les bas jardins, en les abonnant à mille livres de taille, que depuis Louis XIII, considérrant que le Vézinet, en face du Château Neuf qu’il habitoit, ne contenoit que 284 arpens 24 perches suivant un arpentage constaté par procès verbal de 1606, il avoit acquis en 1612 des seigneurs de Chatou et de la Borde 335 arpens 92 perches et demi, suivant qu’il est mentionné en un procès-verbal de bornage de ladite année 1612, et du seigneur de Croissy 363 arpens 43 perches par contrat passé devant Robineau, notaire, le 21 janvier 1634, qu’enfin Louis XIV y réunit 418 arpens à la mesure de 18 pieds pour perche qui, réduit à 22 pieds pour perche, forment 281 arpens 4 perches, qu’il résulte suivant ce détail que ladite forêt doit contenir 1264 arpens 63 perches et demi, que Sa Majesté ne jouissant pas à beaucoup près de cette quantité, Elle a voulu y pourvoir,<lb/>Ouy le rapport,<lb/>Le Roy estant en son Conseil a fixé, quant à présent, la forest du Vézinet à 1264 arpens 63 perches et demi, sauf ses autres droits, s’il y échet. Ce faisant, Sa Majesté a ordonné et ordonne que par le sieur du Vaucel, grand maître des Eaux et Forests du département de Paris ou les officiers de la maîtrise de Saint Germain qu’il pourra commettre, il sera procédé à la visite et reconnoissance, autant que faire se pourra, des véritables limites de ladite forest, comme aussi que les contestations qui pourroient survenir lors desdites visites et reconnoissance seront par ledit sieur grand maître ou ledits officiers instruites et jugées sommairement dans le procès verbal de limitation et assiette de ladite forest, et que ce qui sera par eux statué et ordonné sera exécuté par provision, sauf et sans préjudice de l’appel au Conseil, que les appellans seront tenus de faire juger dans le mois, sinon déchus, et les jugemens, ordonnances et sentences dont aura été appellé seront exécutés selon leur forme et teneur, comme chose jugée en dernier ressort ; à l’effet de laquelle délimitation et assiette il sera préalablement, par les arpenteurs que ledit sieur grand maître nommera, procédé à l’arpentage général et à la levée du plan figuratif de ladite forest en son état actuel, pour connaître en quoi elle diffère de sa véritable continence ci-dessus déterminée. Ordonne Sa Majesté que ce qui sera jugé usurpé, et repris pour la parfaire, sera distingué et désigné sur ledit plan, ainsi que les bornes quee ledit sieur grand maître jugera nécessaire de faire planter pour l’assiette de ladite forêt. Ordonne pareillement Sa Majesté qu’après l’assiette de ladite forest par bornes apparentes, tous les riverains seront, à la requête, poursuite et diligence du procureur de Sa Majesté en la maîtrise de Saint Germain, assignés aux plus briefs délais pour représenter les titres de propriétés de leurs héritages, dont sera dressé procès-verbal par ledit sieur grand maître, ou lesdits officiers, en présence du procureur de Sa Majesté, comme aussi qu’il sera procédé à la description de l’état où se trouvera ladite forest, tant en fonds que superficie, pour lesdits procès-verbaux d’assiette, de description de titre et de l’état, nature et qualité de ladite forest rapportés au Conseil, avec l’avis dudit sieur grand maître, être ensite par Sa Majesté ordonné ce qu’il appartiendra. Fait au conseil d’Estat du Roy, Sa Majesté y étant, tenu pour les Finances. A Compiègne, le cinquième jour d’août mil sept cens cinquante un.<lb/>Signé Phélipeaux, avec paraphe.<lb/>Louis François du Vaucel, chevalier, conseiller du Roy en ses conseils, grand maître enquéteur et général réformateur des Eaux et Forests de France au département de Paris et Isle de France<lb/>Veu l’arrest du Conseil dont copie est cy dessus, et tout considéré, nous ordonnons que ledit arrest sera enregistré au greffe de la maîtrise des Eaux Forests de Saint Germain en Laye pour être exécutés selon sa forme et teneur, et en conséquence qu’au jour qui sera par nous ci après indiqué il sera procédé aux opérations portées audit arrêt, à l’effet de quoi ordonnons qu’il sera imprimé, lu, publié et affiché partout où besoin sera, et que par Collot et Ducy, arpenteurs, il sera procédé à l’arpentage général et à la lavée du plan figuratif de ladite forest en son état actuel, le tout à la diligence du procureur du Roy en ladite maîtrise, auquel nous enjoignons d’y tenir la main. Donné en notre hôtel à Paris le douze août mil sept cens cinquante un.<lb/>Du Vaucel, et plus bas Par Monseigneur, L’Eclope.<lb/>Collationné à l’original par nous écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison, couronne de France et de ses finances. »</p>
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              <geogname>Forêt</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des appartements du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Etat des logements du vieux château de Saint Germain avec le nom des personnes qui les ocupent, année 1765<lb/>Retz de chaussée<lb/>Le chapelin, occuppé par Mlle Difernand : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>Le concierge : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 5<lb/>Madame la veuve Montabourg : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 2=4<lb/>La dame veuve Villiers : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 2<lb/>Le sieur Commine, médecin anglois : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>La dame d’Oinville : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 3<lb/>Mileidy Castelconel : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 3<lb/>La dame Ranling : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 4<lb/>Le sieur abbé Booth, grand vicaire de l’archevesque de Narbonne : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 5<lb/>La damoiselle Ouiwelle : [pièces :] 3 ; [cheminées :] 1<lb/>Le sieur Maupin, officier de marine : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>L’abbé Pesrin, clerc de chapelle : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 4<lb/>L’appartement de M. le gouverneur, occupé par la dame veuve d’Ennecy : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 2<lb/>Les offices du Roy servant de bûcher à plusieurs particuliers : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 3<lb/>Les corps degardes occupées par le portier : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>1er étage en entresoles<lb/>La dame d’O’Donel, veuve d’un officier irlandois de ce nom : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 4<lb/>La dame Fitzeralde, veuve d’un officier anglois : [pièces :] 3 ; [cheminées :] 3<lb/>Le sieur baron de Velst, officier allemand retiré du service : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 4<lb/>Le sieur Antoine d’Ay, ancien garde du Roy : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 3<lb/>La damoiselle Dandresel : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 1<lb/>La comtesse de Clare : [pièces :] 9 ; [cheminées :] 4<lb/>Le sieur Floride, gentilhomme anglois : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 3<lb/>La dame veuve Dusausoir, pensionnaire du Roy comme veuve d’un militaire : [pièces :] 9 ; [cheminées :] 3<lb/>Le sieur de Crete, secrétaire de M. le maréchal de Soubise : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 3<lb/>Miledy Toll, veuve d’un officier irlandois : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 3<lb/>Nota. Il y a 3 pièces et une cheminée à la baronne du Blairel entre Miledi Tool et la dame Macarty<lb/>La dame MacCarty, veuve d’un officier irlandois : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 4<lb/>La damoiselle Plondon, dans un couvent à Paris et pensionnaire du Roy : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>M. Henneci et la dame Coliere : [pièces :] 10 ; [cheminées :] 5<lb/>Milord Louis et le dc de Melford : [pièces :] 12 ; [cheminées :] 4<lb/>1er étage<lb/>Apartement de Monseigneur : [pièces :] 9 ; [cheminées :] 9<lb/>Apartement du Roy donné à madame la princesse de Talmon et prêté à la dame de Bersin : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 6<lb/>Apartement de la Reine donné à M. le comte de Montmorenci : [pièces :] 11 ; [cheminées :] 6<lb/>Apartement des Enfants de France donné à M. le comte de Chambord : [pièces :] 12 ; [cheminées :] 7<lb/>Apartement de la gouvernante des Enfants de France donné à la dame Lagny : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 6<lb/>Apartement pour les répétitions des opéras donné au chapelain de la chapelle dud. château : [pièces :] 9 ; [cheminées :] 2<lb/>Salle de comédie<lb/>Entresoles des apartements des Enfants de France, du dessus de celui de la gouvernante et du dessus l’apartement des répétitions de la salle de l’Opéra<lb/>La dame marquise de Crusol occupée par mileidi Fani Nugent : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 1<lb/>M. le comte de Chambord : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 2<lb/>Soulaigre fils, mousequetaire du Roy : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>Andrieux de Bumeson, arpenteur de la maistrise : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 3<lb/>La demoiselle Kennedi, Irlandoise : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 3<lb/>Mademoiselle de Lée, pensionnaire du Roy : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 1<lb/>M. de Lasné, pensionnaire du Roy : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 3<lb/>Troisième étage<lb/>La dame Coynard, protégée par madame la comtesse de Noailles : [pièces :] 5 ; [cheminées :] 5<lb/>La damoiselle Magée, pensionnaire du Roy : [pièces :] 2 ; [cheminées :] 2<lb/>La damoiselle Cagnié, femme de chambre de Mesdames de France : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 3<lb/>Le sieur Le Maitre, ancien brigadier des gardes du Roy : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 5<lb/>Le sieur Beata, major du régiment de Clare : [pièces :] 9 ; [cheminées :] 3<lb/>La baronne du Blaisel : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 2<lb/>La damoiselle Dillon : [pièces :] 11 ; [cheminées :] 5<lb/>Le sieur d’Artaignan, ci devant officier aux gardes françoises : [pièces :] 3 ; [cheminées :] 2<lb/>La dame veuve Nugent Oissenel, pensionnaire du Roy : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 3<lb/>La dame veuve Nugent Westmard Drumond, pensionnaire du Roy : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 5<lb/>Pierre Nugent, pensionnaire du Roy et lieutenant général des ses armées : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 4<lb/>La dame veuve Nagle, pensionnaire du Roy : [pièces :] 8 ; [cheminées :] 6<lb/>Le sieur Lagny, capitaine de cavalerie retiré : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 3<lb/>Le sieur abbé Flin, agent du roy Jacques : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>M. Casteja, capitaine de le corps liégeois : [pièces :] 7 ; [cheminées :] 3<lb/>Le sieur abbé Milton, clerc de la chapelle dud. château : [pièces :] 3 ; [cheminées :] 3<lb/>Quatrième étage<lb/>Le sieur abbé Tafe, chapelain de la Bastille : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 4<lb/>La damoiselle Vallecour, pensionnaire du Roy : [pièces :] 3 ; [cheminées :] 2<lb/>Le sieur d’Artaignan : [pièces :] 2 ; [cheminées :] 1<lb/>La dame Dromont, pensionnaire du Roy : [pièces :] 3 ; [cheminées :] 2<lb/>La dame Coquelan, veuve d’un capitaine irlandois et pensionnaire du Roy : [pièces :] 4<lb/>La damoiselle Lasly, pensionnaire du Roy : [pièces :] 2 ; [cheminées :] 2<lb/>La dame Perdriguai, veuve d’un supercargo de la compagnie des Indes : [pièces :] 6 ; [cheminées :] 4<lb/>Le sieur Faunin, capitaine irlandois retiré : [pièces :] 4 ; [cheminées :] 2<lb/>Le sieur Salentin, garde meuble : [pièces :] 9 ; [cheminées :] 4<lb/>Les souterrains contienne 13 pièces et 9 cheminées.<lb/>Les caves sont au nombre de 18.<lb/>Soixante et sept logements, dont on en peut faire 120. »</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet de concierge du jeu de paume de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">20</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce I</unitid>
              <unitdate normal="1770/1770" encodinganalog="3.1.3">21 janvier 1770</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Aujourd’huy vingt un janvier mil sept cent soixante dix, le Roy étant à Versailles, voulant traite favorablement le sieur Lavarde, l’un des paulmiers racquetiers de Sa Majesté, Elle lui a accordé et fait don de la conciergerie du jeu de paulme à Saint Germain, vacante par la démission volontaire du sieur Lataille, pour par led. sieur Lavarde jouir de lad. conciergerie tant qu’il plaira à Sa Majesté aux mêmes privilèges, prérogatives et fonctions dont a joui ou dû jouir led. sieur Lataille, et dont jouissent ou doivent jouir les autres concierges des maisons royales. Mande et ordonne Sa Majesté au sieur marquis de Marigny, lieutenant général des provinces d’Orléanois et de Beauce, directeur et ordonnateur général des Bâtiments, jardins, arts et manufactures royales, commandeur de ses ordres, de faire jouir led. sieur Lavarde du contenu au présent brevet que pour assurance de sa volonté Sa Majesté a signé de sa main et fait contresigner par moy conseiller secrétaire d’Etat et de ses commandements et finances.<lb/>Louis<lb/>Phélypeaux<lb/>Vu par nous marquis de Marigny, conseiller du Roy en ses conseils, commandeur de ses ordres, lieutenant général des provinces d’Orléanois et Beauce, directeur et ordonnateur général des Bâtiments de Sa Majesté, jardins, arts, académies et manufactures royales, le présent brevet pour par led. sieur Lavarde jouir de l’effet d’iceluy suivant l’intention de Sa Majesté. A Versailles le 21e février mil sept cent soixante dix<lb/>Le marquis de Marigny »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Jeu de paume</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet d’inspecteur des Bâtiments du Roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">21</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 5, pièce J</unitid>
              <unitdate normal="1777/1777" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1777</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Charles Claude de Flahaut de la Billardrie, comte d’Angiviller, conseiller du Roi en ses conseils, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, commandeur de celui de Saint Lazare, mestre de camp de cavalerie, directeur et ordonnateur général des Bâtimens du Roi, jardins, arts, académies et manufactures royales, intendant du jardin royal des plantes, associé à l’académie royale des Sciences, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Savoir faisons qu’en vertu du droit à nous attribué comme directeur et ordonnateur général des Bâtimens de Sa Majesté par l’article 42 du titre 2 de l’édit donné au mois de septembre 1776 pour réglemens généraux de l’administration des Bâtiments, de nomme et pourvoir à tous les emplois du service autres que ceux réservés pour être conférés par commission du grand sceau, et étant bien informé des bonnes vie et mœurs du sieur Nicolas Galant, de ses talens en architecture, de ses sens, suffisance, loyauté, prudhommie, capacité, expérience et bonne diligence, pour ces causes, nous l’avons nommé, établi et institué, et par ces présentes, signées de notre main, le nommons, établissons et instituons en titre, état et qualité d’inspecteur des Bâtimens du Roy au département de Saint Germain en Laye, à la résidence de Saint Germain en Laye, sauf telle autre destination que nous pourrions par la suite juger utile au bien service de Sa Majesté, pour, par ledit sieur Galant, avoir et tenir ledit emploi d’inspecteur, l’exercer sous nos ordres, en jouir et user aux honneurs, autorité, pouvoirs, franchises et libertés qui peuvent appartenir à semblables états, et percevoir, pour tous émolumens, les gages qui seront attribués audit état et emploi et dont la délivrance lui sera faite par le trésorier des Bâtimens du Roi en conséquence des distributions qui seront par nous arrêtées, en rapportant pour la première fois seulement audit trésorier copie collationnée des présentes. A la charge par ledit sieur Galant, qui sera tenu d’en prêter le serment entre nos mains, d’observer dans l’exercice de la présente commission toutes les dispositions des réglemens de l’administration des Bâtimens du Roi, et notamment les articles 37, 38, 39, 40 et 41 du titre 2 de l’édit donné au mois de septembre 1776, registré en la chambre des Comptes le 19 du même mois, et le règlement de service intérieur arrêté par Sa Majesté le 26 décembre 1776, desquels édit et règlement il lui sera remis copies avec la présente commission. Enjoignons à tous entrepreneurs d’ouvrages et d’entretiens, à tous ouvriers et autres qui auront à répondre audit sieur Galant sur les faits de la présente commission et des ordres qu’il aura reçus de nous de le reconnoître et de lui obéir et entendre, sous peine d’en répondre envers Sa Majesté et de destitution de leurs entreprises ou révocation de leurs postes, selon les circonstances. En témoin de quoi nous avons signé ces présentes, que nous avons fait sceller du sceau de nos armes et contresigner par le secrétaire de la direction des Bâtimens de Sa Majesté. Fait à Versailles ce premier jour d’avril mil sept cens soixante dix sept.<lb/>D’Angiviller<lb/>Par Monsieur,<lb/>Le directeur et ordonnateur général<lb/>Montucla<lb/>Et le 23 avril mil sept cent soixante dix sept, M. le directeur et ordonnateur général des Bâtimens de Sa Majesté étant à Versailles, ledit sieur Galant a fait et prêté, entre ses mains, le serment dont il est tenu aux termes de la commission ci-dessus, et conformément à l’article 42 du titre 2 de l’édit de septembre 1776, nous, premier commis des Bâtimens du Roi soussigné, présent.<lb/>Montucla »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération du conseil de ville concernant la construction d’une caserne pour la garnison d’invalides de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">22</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 10, liasse E</unitid>
              <unitdate normal="1778/1778" encodinganalog="3.1.3">13 janvier 1778</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Copie de l’extrait de la délibération du conseil de ville de Saint Germain en Laye du 13 janvier 1778<lb/>Aujourd’hui mardi treize janvier 1778, en l’assemblée du conseil de ville de Saint Germain en Laye tenu devant nous Achilles Nicolas Cousin, conseiller du Roi, président, prévôt, lieutenant général de police de Saint Germain en Laye, 3 heures de relevée,<lb/>Sont comparus les sieurs Charles Duteil, ancien sindic, Claude Faugeron, Joseph Laporte, Jean Louis Petit, Charles Cottereau, Victor Boutron des Marais, Denis Gatineau, Pierre Mellanger tous conseillers, François Chapelier, adjoint au sindicat, Claude Bon, sindic actuel,<lb/>Est aussi comparu M. Jouanin, procureur du Roi de la prévôté royale de Saint Germain en Laye.<lb/>Par le sieur sindic a été représenté et mis sur le bureau 1° une lettre à lui adressée par le sieur Duval, subdélégué de monseigneur l’intendant à Saint Germain en Laye, dattée de Paris du 25 décembre 1777, conçue en ces termes :<lb/>Monsieur l’intendant, Monsieur, se trouvant dans la nécessité de déloger incessament du château neuf la compagnie d’invalides établie à Saint Germain, pour la cazerner dans la ville, et ne voulant pas qu’il en résulta pour la ville de nouvelles dépenses, il a fait faire un plan de cazerne susceptible de loger convenablement cette compagnie. L’intention de M. l’intendant est pourvoir au loyer de cette cazerne lorsqu’elle sera construite, sans augmentation de nouvelles impositions ni prendre en aucune manière sur les revenus municipaux de la Ville. On offre à M. l’intendant de construire cette cazerne et tout ce qui en dépend dans l’espace de six mois à compter du premier janvier 1778 et de faire toutes les avances pour cette construction conformément au plan et de l’entretenir exactement, le tout moyennant 1500 l. de loyer par année, que M. l’intendant se charge d’acquiter comme je viens de le dire, sans qu’il en coûte rien de plus à la Ville. Le terrein sur lequel les cazernes seront bâties étant à la disposition de M. l’intendant, il pourrait le faire concéder à la Ville, suposé qu’elle voulût elle-même dans le tems ci dessus indiqué de six mois faire construire les cazernes à ses frais, conformément au plan ci joint, et pour la dédommager des dépenses que cet établissement lui occasionnerait, M. l’intendant offre à la Ville de lui faire payer annuellement les quinze cent livres qu’il doit affecter au loyer des cazernes.<lb/>M. l’intendant, en faisant cette proposition à la Ville, me charge de lui marquer, par la voie du sindic, qu’il n’a eu en vue que de lui donner la préférence, suposé qu’elle trouvât quelques avantages à s’approprier cet établissement aux conditions que je viens de vous marquer. Sur quoi, d’après son ordonnance ci jointe et la présente lettre que vous communiquerez au conseil de ville, il demande réponse prompte et positive en forme de délibération à l’ordinaire, laissant au choix du conseil de ville d’accepter ou de refuser la proposition ci-dessus avec la plus grande liberté, attendu qu’elle n’a pour objet que de lui offrir la préférence, ce qui est l’usage ordinaire en pareil cas.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur, avec toute l’estime et toute la considération possible, votre etc.<lb/>Signé Duval<lb/>Et 2° une ordonnance de monseigneur l’intendant en date du 17 décembre 1777 jointe à la lettre ci-dessus transcrite, portant que la présente assemblée serait convoquée.<lb/>Sur quoi, ayant mûrement délibéré, la compagnie a unanimement arrêté et arrête de remercier comme elle le fait par la présente délibération monseigneur l’intendant de sa bonne volonté et de la préférence qu’il veut bien donner à la Ville, par la raison qu’elle se trouve dans l’impossibilité d’accepter la proposition qu’il a bien voulu faire faire par lad. lettre par deux raisons, la première parce qu’elle n’est point en état de faire une avance aussi considérable, n’y ayant point de ville plus pauvre, et la deuxième parce que les habitans n’ont jamais aprouvé et n’aprouveront l’établissement de la compagnie d’invalides.<lb/>Ce fait, l’assemblée prochaine a été indiquée au mardy [vide] février prochain et ont tous les sieurs susnommés signé. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil concernant la construction d’une caserne pour la garnison d’invalides de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">23</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 10, liasse E</unitid>
              <unitdate normal="1778/1778" encodinganalog="3.1.3">20 mai 1778</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>Par acte du même 20 mai 1778 dont copie est conservée aux Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, DD 10, Charles Bienvenu a reconnu n’avoir été que le prête-nom de Louis Charles Guy, écuyer, secrétaire du gouvernement de Roussillon.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Extrait des registres du conseil d’Etat<lb/>Sur ce qui a été représenté au Roi qu’en établissant à Saint Germain en Laye une compagnie d’invalides pour veiller à la sûreté de cette ville, le feu Roi aurait destiné au logement de cette compagnie une partie du château neuf de Saint Germain, mais que depuis, Sa Majesté ayant disposé de la totalité de ce château en faveur de M. le comte d’Artois, son frère, il serait devenu nécessaire de placer ailleurs la compagnie d’invalides, que le terrein qui aurait paru le plus propre à former cet établissement est un terrein situé dans la rue de Loraine, actuellement planté en jeunes maroniers, contenant suivant le plan qui en avait été dressé trente trois perches un tiers, à vingt deux pieds quarrés pour perche, que le sieur maréchal duc de Noailles, qui jouit de ce terrein comme faisant partie du domaine de Saint Germain, se serait empressé de consentir à la disposition de ce terrein pour cet usage, qu’en conséquence le sieur Charles Bienvenu, entrepreneur de bâtimens demeurant audit Saint Germain en Laye, aurait offert de faire construire pour son compte et à ses frais, de la manière qui lui serait indiquée par le sieur intendant et commissaire départir en la généralité de Paris, un bâtiment susceptible de loger lad. compagnie d’invalides si Sa Majesté voulait bien lui faire la concession dudit terrein moyennant un cens modique emportant lods et ventes aux mutation suivant la coutume de Paris, se soumettant led. sieur Bienvenu de ne pouvoir disposer dud. bâtiment qu’à la charge et pour l’usage de lad. compagnie d’invalides et autant qu’elle sera audit Saint Germain, au prix et moyennant le loyer qui sera convenu et fixé par led. sieur intendant, et Sa Majesté ayant lesd. offres pour agréables,<lb/>Oui le raport du sieur Moreau de Beaumont, conseiller d’Etat ordinaire et au conseil royal des finances,<lb/>Le Roi étant en son conseil, ayant égard aux offres dudit Charles Bienvenu, lui a fait et fait concession d’un terrein situé à Saint Germain en Laye, rue de Lorraine, actuellement planté en jeunes maroniers, contenant suivant le plan qui en a été levé et qui demeurera annexé à la minute du présent arrêt trente trois perches un tiers à vingt deux pieds quarrés pour perches, pour en jouir par led. sieur Charles Bienvenu, ses hoirs, successeurs et ayant causes, à titre d’accensement et de propriété incommutable à perpétuité, à la charge de payer au domaine de Saint Germain en Laye un cens annuel et perpétuel de trois livres comportant droits seigneuriaux aux mutations suivant la coutume de Paris, et à la charge en outre ainsi que led. sieur Bienvenu s’y est soumis de faire construire à ses frais et pour son compte dans le cours de la présente année sur une partie dudit terrein un bâtiment susceptible de loger la compagnie d’invalides établie audit Saint Germain ainsi et de la manière qui lui sera indiquée par le sieur intendant et commissaire départi en la généralité de Paris, lequel bâtiment sera spécialement affecté, comme Sa Majesté l’y affecte, au logement de lad. compagnie d’invalides, tant et si longtemps que Sa Majesté jugera à propos de la conserver à Saint Germain, sans que led. sieur Bienvenu, ses hoirs, successeurs et ayant causes puissent sous aucun prétexte employer led. bâtiment à autre usage qu’au logement de lad. compagnie d’invalides.<lb/>Veut Sa Majesté que pendant tout le tems que led. bâtiment sera employé au service de lad. compagnie d’invalides, le loyer soit payé aud. sieur Bienvenu suivant et ainsi qu’il sera réglé par led. sieur intendant.<lb/>Fait au conseil d’Etat du Roi, Sa Majesté y étant, tenu à Marly le vingt may mil sept cent soixante dix huit.<lb/>Signé Amelot </p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Construction et travaux</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le remploi de matériaux du château pour la construction de l’aqueduc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">24</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 13, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1784/1784" encodinganalog="3.1.3">11 novembre 1784</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Versailles, ce 11 novembre 1784<lb/>Messieurs les officiers municipaux à Saint Germain en Laye<lb/>Je viens de m’apercevoir, Messieurs, que quoique j’aye satisfait dès le 19 du mois dernier à l’objet de votre demande du 5 en autorisant M. Peyre à vous livrer des matériaux de démolition, il m’est échapé de vous en informer directement. J’y supplée par la présente afin que l’ordre de la correspondance soit rempli et que les papiers de votre gestion rapellent en tems et lieu le compte qui sera à faire sur cet objet.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>D’Angiviller »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le remploi de matériaux du château pour la construction de l’aqueduc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">25</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">DD 13, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1784/1784" encodinganalog="3.1.3">25 novembre 1784</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Copie de la lettre en répinse à celle de M. d’Angivillers du 11 dud.<lb/>Saint Germain en Laye, le 25 novembre 1784<lb/>Monsieur,<lb/>Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait l’honneur de nous écrire le 11 de ce mois pour nous faire part de l’autorisation que vous avez donnée à M. de Preye de nous délivrer des matériaux de démolition du château pour les emploier à la conduite des eaux. Recevez, Monsieur, nos plus sincères remerciements de votre attention. Nous aurons le plus grand soin de vous rendre un compte exact des livraisons qui nous seront faites avec M. de Peyre.<lb/>Nous sommes avec respect, Monsieur, vos etc. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affaires militaires (série ancienne)</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.5</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série EE</unitid>
            <unitdate normal="1440/1815" encodinganalog="3.1.3">1440-1815</unitdate>
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        11 pièces    </physdesc>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique EE rassemble :<lb/>- Ban et arrière-ban, montres militaires, arbalétriers, archers, arquebusiers.<lb/>- Milices bourgeoises et troupes à la solde de la ville.<lb/>- Remparts. Fortifications, forts et batteries. Armes, artillerie. Poudres et salpêtre.<lb/>- Casernes, logements militaires; troupes de passage; réquisitions d'hommes, de chevaux, de vivres et de fourrages, transports militaires.<lb/>- Entretien des prisonniers militaires.<lb/>- Défense de la ville. Faits de guerre.<lb/>- Construction et armement de vaisseaux; entrées et sorties de navires de guerre; rapports de la municipalité avec la marine d'État; fortification des ports et des côtes; phares, etc.</p>
          </scopecontent>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rôle de la garnison du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 1, pièce A</unitid>
              <unitdate normal="1440/1440" encodinganalog="3.1.3">22 mai 1440</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« C’est le roule des monstres de LX lances a cheval et de LX archiers estans en garnison a Saint Germain en Laye soubz le gouvernement et de la retenue de noble homme mons. François de Suroenne dit l’Aragonnois, capitaine de lad. place pour le Roy nostre sire, receues par nous Robert Hedouys et Audry de Villiers, contreroulleur de ladicte garnison, commis ad ce de par le Roy nostred. seigneur, pour ung quartier d’an commençant le XIXme jour de mars et finisant le XXIXe jour de juin ensuivant IIIIc XL.<lb/>Et premierement<lb/>Lances a cheval :<lb/>Jehan de Surienne<lb/>Vincent de Surienne<lb/>Le bastart de Surienne<lb/>Jacquemin de Moulineaulx<lb/>Jacques de Millery<lb/>Jehan André<lb/>Robinet de Launoy<lb/>Pierres de Tisy<lb/>Pierre d’Oriac dit Lodvat<lb/>Jehan Duval<lb/>Fery Duval<lb/>Huguelin Lescossois<lb/>Jehan Dubu<lb/>Jehan de Fontenay dit Lodvat<lb/>Jehannet Remon<lb/>Guillaume Coudaret<lb/>Louys Leconte<lb/>Jacquet de Savoye<lb/>Le grant Jehan<lb/>Le bastart Bardenche<lb/>Guillaume Legrant<lb/>Gillet de Caffaz<lb/>Michault Jacquet<lb/>Cudinet Bicquet<lb/>Estienne Barat<lb/>Le bastart de Villecte<lb/>Regnault Berengier<lb/>Jehan Prevost<lb/>Jacquemin Bonnebeuf<lb/>Jehan Pomier<lb/>Pierre de Savoye<lb/>Jehan Bonenfant<lb/>Hayne de Bucelles<lb/>Le petit Rodigue<lb/>Jacquot Lebarbe<lb/>Estienne Clanegris<lb/>Michiel Lalement<lb/>Perrin Lalement<lb/>Jehan de Fontenay<lb/>Pierre de Beaujeu<lb/>Jehan Dallemaigne<lb/>Drouet de Vaucelles<lb/>Jehault Varlet<lb/>Andry Coustant<lb/>Jehan de Salses<lb/>Gorget de Fontaines<lb/>Thevenin Petit<lb/>Pierre Dubois<lb/>Jehan de Neufchastel<lb/>Jehan Omon<lb/>Le grand Lauteman<lb/>Thomas Detous<lb/>Yvon Chevreneau<lb/>Loppes de Nelphe<lb/>Reganult Legaston<lb/>Pierre Gentilz<lb/>Berthehemin de Medines<lb/>Phelebert Lebourguignon<lb/>Jehan Moreau<lb/>Andry de Villers, contreroleur<lb/>Archiers :<lb/>Jehan Brunel<lb/>Oudinet de Laufernat<lb/>Jehan du Buisson<lb/>Le petit Guion<lb/>Le petit Breton<lb/>Pierre des Crenell<lb/>Jehan Berengier<lb/>Jehan Dauvergne<lb/>Guillaume Bonnet<lb/>Jehan de Courtenay<lb/>Pierre Lepetit<lb/>Estienne Lecouraigeux<lb/>Le gros Camys<lb/>Anthoine Deciville<lb/>Jacquemin Lepiquet<lb/>Jehan Thoudez<lb/>Pierre Delaplanque dit Lepere<lb/>Guillaume Teste<lb/>Le petit Jehan<lb/>Thevein Lagrigue<lb/>Le Picart de Bethisy<lb/>Gieffroy Caquart<lb/>Guillaume Pasquier<lb/>Pierre Seigneur<lb/>Jehan Leroy dit Debrie<lb/>Roulet Delasausoye<lb/>Le Normant du Patis<lb/>Jehan Henry<lb/>Guillaume Langlois<lb/>Jehan Descry<lb/>Jehan Luilliet<lb/>Guillaume Dubois<lb/>Le Picart de Feries<lb/>Le gros Philippe<lb/>Simon Delaunoy<lb/>Robinet Lenepveu<lb/>Jehan Tuault<lb/>Estienne Lenormant<lb/>Le bastart d’Arnouville<lb/>Le petit Garsie<lb/>Gaspart d’Aragon<lb/>Pierre de Villaines<lb/>Jehan Maillet<lb/>Le petit Lanceman<lb/>Thomas Larchier<lb/>Le petit Lambart<lb/>Hennequin Larmierres<lb/>Jehan de Marigny<lb/>Guillot Vallon<lb/>Jehan Lamoureux<lb/>Gaultier Desoppes<lb/>Guillaume Le Gascon<lb/>Perrenet Larchier<lb/>Jehan Charpentier<lb/>Francequin Lelombart<lb/>Hennequin Duchesne<lb/>Ythier Renier<lb/>Jehennet de Navarre<lb/>Robert Herison<lb/>Le bastart Quatrosses<lb/>LX archiers<lb/>Toutes lesquelles lances et archiers dessus nommés nous Robert Hedouys et Andry de Villers, commissaires devant diz, certiffions avoir veus et passés a monstres audit lieu de Saint Germain, et iceulx estre montés, armés et habillés suffisamment chacun selon son estat, le XXIIe jour de may l’an dessusd. mil IIIIc XL, tesmoins noz signez et sainctz manuels.<lb/>R. Hedouys, De Villers »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres exemptant du logement des gens de guerre les habitants de Saint-Germain-en-Laye et des environs</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 3, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1580/1580" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1580</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« De par le Roy<lb/>A tous noz lieutenans generaulx, gouverneurs, cappitaines, chefz et conducteurs de noz gens de guerre, tant de cheval que de pied, de quelque qualité et nation qu’ilz soient, mareschaulx des logis, fouriers, commis et à commectre à faire et establir les logis de nosd. gens de guerre et à tous noz autres justiciers, officiers et subjectz qu’il appartiendra et à qui ces presentes seront monstrées, salut. D’aultant que nous sommes ordinairement en nostre chasteau et maison de Sainct Germain en Laye, nous desirons favoriser le villaige et paroisses de deux lieues alentour pour ceulx de nostre suite, à ceste cause nous vous deffendons tres expressement et sur tant que craignez à nous desplair, desobeir et d’encourir nostre indignation, que es villaige et paroisses dessusd. vous n’aiez à loger ne souffrir loger aucun de nosd. gens de guerre ne en iceulx prendre fouraiges, aucuns meubles, grains, bledz, vins, lardz, chairs, pailles, avoynes, poullailles, foings ne emmener aulcuns chevaulx, boeufz, moutons, vaches ne autres choses quelzconques oultre le gré et consentement des habitans desd. paroisses, sans pour ce leur faire mectre ou donner ne souffrir leur estre faict, mis ou donné aucun trouble, destourbie ou empeschement, lequel sy faict mis ou donné leur estoit faictes incontinant le tout remectre et reparer en plaine et entiere delivrance et au premier estat et deu, lesquelz habitans dessusd. nous avons pris et mis, prenons et mectons en nostre protection et sauvegarde especial, en signe de laquelle pourront sy bon leur semble apposer ou faire apposer en telz lieux et endroictz desd. villaiges et paroisses qu’ilz adviseront noz panonceaulx et bastons royaulx, à ce que personne n’en pretendent cause d’ignorance, et sy aulcuns de nosd. gens de guerre ou autres estoient sy osez et hardiz que d’enfraindre nostre presente sauvegarde, nous voullons par noz baillifz, seneschaulx, prevostz des mareschaulx ou autres noz juges en estre faicte telle justice, punition et demonstration que les autres y prennent exemple. Car tel est nostre plaisir. Et pour ce que des presentes l’on pourraavoir affaire en plusieurs et divers lieulx, nous voullons que au vidimus d’icelles faictz soubz scel roial ou collationné par l’un de noz amez et feaulx notaires et secretaires, foy y estre adjoustée comme au present original. Donné à Saint Maur des Fossez le IXme jour de juillet l’an mil cinq cens quatre vingtz.<lb/>Signé Henry, et plus baz Par le Roy, Pinart, et scellé en placquart de cyre rouge.<lb/>Collation faicte de ceste presente à l’original d’icelle en parchemin, seing et entier, par moy Michel de Hautecourt, notaire et tabellion roial à Sainct Germain en Laie, lequel original pour ce faire a esté exibé et mis en mes mains par Jehan de La Salle, escuier d’escurie du Roy, cappitaine et gouverneur pour Sa Majesté des chasteaulx, parcz, forestz et grurie dud. Sainct Germain, Saincte Jame et La Muette, auquel apres ce faict a esté rendu led. original, et pour plus approbation de ceste presente led. sieur de La Salle a signé ces presentes avec led. tabellion soubzsigné. Fait et collationné es presences de maistre Gorges Legrand et Pierre Thourou, tesmoins, le XVIe jour de juillet mil cinq cens quatre vingtz.<lb/>De La Salle, de Hautecourt »<lb/><lb/>Il est noté au revers : « Lettres du Roy pour le villaige de Champbourcy » et « Chamboursy, c’est une lettre commune à tout les villages proche Saint Germain en Laye, 1580 »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rôle des gardes du corps du roi assurant la protection du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 1, liasse B</unitid>
              <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">30 décembre 1603</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Roolle de la monstre et reveue faicte en armes en la basse court du chasteau de Saint Germain le trenteiesme jour de decembre mil six cens trois d’une compagnie de cent hommes de guerre à pied françoys, du regiment des gardes du Roy, estant de present au chasteau dud. Saint Germain en Laye pour la garde de monseigneur le Daulphin, par nous Guillaume Castillon, commissaire ordinaire, et Estienne Durand, controlleur ordinaire des guerres, à ce commis et depputez, led. roolle servant à l’acquict de me Jehan Charon, conseiller de Sa Majesté et tresorier general de l’exercice de ses guerres, pour le paiement faict ausd. gens de guerre de leurs soldes, estatz et appointementz d’ung mois de la presente année, composé de XXXVI jours, commancé le XXIIIIme jour de novembre et finy le dernier jour de decembre ensuivant, desquels gens de guerre les noms et surnoms ensuivent<lb/>Premierement<lb/>Paul de Mansan, cappitaine<lb/>Charles de Seriac, lieutenant<lb/>Pierre de Longueval, enseigne<lb/>Eustache d’Angranne, sergent<lb/>Claude de La Fontaine, sergent<lb/>Cristofle Descours, fourrier<lb/>Pierre Derioux, tambour<lb/>Loys Leduc, phiffre<lb/>Jehan Desgraines<lb/>Guillaume Tourde<lb/>Anthoyne Desore<lb/>Loys Riquinet<lb/>Pierre Jourmard<lb/>Philippes Demir<lb/>Françoys Saumon<lb/>Nicolas de Saint Paul<lb/>Habraham Derioux<lb/>Gaillard Dufau<lb/>Paul Deroys<lb/>Jehan Mallet<lb/>Jehan de Montaut<lb/>Charles de de Auzelles<lb/>Anthoyne de Peguillan<lb/>Adam de Cledar<lb/>David Viallard<lb/>Anthoyne de Vausse<lb/>Gaspard de Jezeau<lb/>Pierre du Boys Mallet<lb/>Joseph de Desluzeaux<lb/>Anthoyne de Prerenard<lb/>Marin Brien<lb/>Thomas Blancheteaux<lb/>Charles de Gaines<lb/>Pierre Dufeu<lb/>Estienne Pré<lb/>Henry Delapasse<lb/>Gaston Dutronc<lb/>Loys de Mondion<lb/>Philebert de Baheus<lb/>Charles Caignié<lb/>Pierre Mallerve<lb/>Loys Chancel<lb/>Laurent de Croze<lb/>Loys de Moncuet<lb/>Françoys Le Seneschal<lb/>Morin Guichard<lb/>Jehan Hervé<lb/>Hugues Barrouil<lb/>Mathurin Ledeuil<lb/>Claude Mellin<lb/>Simon Jourdein<lb/>Vigot Voutray<lb/>Samuel Dupont<lb/>Catherin Robert<lb/>Guillaume Lenoir<lb/>Estienne Girouard<lb/>Nicolas Guignard<lb/>Jehan de Monmezan<lb/>Pierre de Harmet<lb/>Jehan Perou<lb/>Nicolas Serres<lb/>Charles de Sentout<lb/>Guillaume Pillet<lb/>Jacques de Mollins<lb/>Bertrand Delaplaigne<lb/>Jacques Delahaye<lb/>Jehan de Corday<lb/>René de Serizy<lb/>Jehan Aubry<lb/>Jacques de Marterin<lb/>Jehan Delaferriere<lb/>Pierre Luca<lb/>Marin Mauvert<lb/>Nicolas Flureau<lb/>René Paiget<lb/>Anthoyne Lelieu<lb/>Gilles Philipon<lb/>Jehan Berthrand Delagarenne<lb/>Philipes Dannerval<lb/>Jehan Damalvin<lb/>Jacques Coussart<lb/>Jacques Dubichet<lb/>Françoys Dubos<lb/>Jacques Degeons<lb/>Jehan Dufaur<lb/>Arnault Dabadie<lb/>Claude Bus<lb/>Hamelin Delaroche<lb/>Daniel Brossard<lb/>Christofle de la Conquillette<lb/>Charles Desprez<lb/>Jehan Bachelier<lb/>René Estienne<lb/>Jehan Delamare<lb/>Jehan de Mondragon<lb/>Charles de Vignacourt<lb/>Jehan Delavallée<lb/>Anthoyne Delavallée<lb/>Françoys Bon enffant<lb/>Fleurant de Croissette<lb/>Nombre : cent hommes<lb/>Nous Paul de Mansan, cappitaine d’une compagnie de gens de guerre à pied françoys, du regiment des gardes du Roy, estant de present au chasteau de Sainct Germain en Laye pour la garde de monseigneur le Daulphin, Guillaume Castilhon, commissaire ordinaire, et Estienne Durand, controleur ordinaire des guerres, soubzsignez, certiffions à nosseigneurs les gens des comptes de Sa Majesté et tous autres qu’il appartiendra ce qui s’ensuit, assavoir nous cappitaine susd. avoir ce jourd’huy mis et presenté en bataille en armes en la basse court du chasteau de Saint Germain en Laye ausd. commissaire et controleur des guerres de guerre à pied françoys cy dessus nommez et escriptz nostre personne, celle de noz lieutenant, enseigne et autres officiers comprises, tous en bon et suffisant estat et equipage de guerre pour faire service au Roy, nous commissaire susd. avoir et veu et visité par forme de monstre et reveue lesd. cent hommes de guerre à pied françoys cy devant nommez et escriptz commandez par led. sieur de Mansan, leur cappitaine, sa personne, celles de sesd. lieutenant, enseigne et autres officiers comprises, ausquelz apres les avoir trouvez en bon et suffisant estat et equipage de guerre pour faire service au Roy et d’eulx à ceste fin prins et receu le serment en tel cas requis et accoustumé, avons faict paier, bailler et delivrer manuellement comptant à la banq. sur le roolle du signal qui en a esté cy devant expedié par maitre Jehan Charon, conseiller dud. seigneur, tresorier general de l’exercice des guerres, par les mains de maitre Daniel Dutens, tresorier provincial dud. exercice à la suitte de la Court pour le payement des gardes de Sa Majesté, la somme de dix neuf cens trente sept livres t. que nous leur avons ordonnée et ordonnons suivant l’estat du Roy pour leurs solde, estatz et appointemens d’ung mois de la presente année, composé de XXXVI jours, commencé le vingt quatriesme du mois de novembre dernier et finy le dernier jour du present moys ensuivant, pour lequel lad. monstre et reveue a esté faicte, laquelle somme leur a esté distribuée à chacun d’eulx à raison des appointemens qui ensuivent, assavoir aud. cappitaine IIIc VI l., aud. lieutenant CX l., à l’enseigne LXVI l., à deux sergens chacun XXXV l., LXX l., à ung fourrier, ung tambour et ung phiffre chacun XII l., XXXVI l., à deux capporaux armez de corcelletz chacun XX l., XL l., à quatre lanspessades aussy armez de corceletz chacun XVIII l., LXXII l., à trente picquiers armez de corceletz chacun XV l., IIIc L l., à deux capporaux portans mousquets chacun XX l., XL l., à deux lanspessades de mousquetaires chacun XVIII l., XXXVI l., à quinze mousquetaires chacun XVII l., IIc LV l., à deux lanspessades d’harquebusiers morionnez chacun XVIII l., et à trente cinq harquebuziers chacun XII l., IIIc XX l., revenans ensemble lesd. appointemens à lad. premiere somme de XIXc XXXVII l., et moy controleur susd. icelle somme avoir veue paier et deslivrer comptant comme dict est aux susd. gens de guerre, dont ilz se sont tenuz et tiennent pour comptans et bien paiez, et en quictent ledict sieur Charon, tresorier general susdict, et tous autres. En tesmoing de quoy nous avons signé ce present roolle aud. Saint Germain en Laye le trentieme jour de decembre l’an mil six cens troys.<lb/>Mansan, Castilhon, Durand »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rôle des gardes du corps du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">8 août 1642</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Rolle de la monstre et reveue faicte en une place devant le chasteau de Saint Germain en Laye le huictiesme jour d’aoust mil six cens quarante deux par maitre Anthoine Dubois et maitre Leonard Mosneron, commissaire et controleur ordinaire des Guerres, a huict vingtz dix neuf hommes de guerre a pied françois des neuf vingtz desnommz et escriptz au present rolle d’une compagnie de deux cens du regiment des gardes du Roy estant soubz la charge du sieur de Montigny, leur cappitaine, sa personne absente et non comprise, celle du sieur de Burie Montigny, son filz et lieutenant qui presente lad. compagnie en bataille, l’enseigne et autres officiers presentes et comprises, celles de deux soldatz de lad. compagnie estans pour le service de Sa Majesté au château du Bois de Vincennes, absentes et neantmoins comprises et passees comme presentes en vertu d’une ordonnance du Roy cy apres mentionnee, iceluy rolle servant à l’acquit de maitre Guillaume Brossier, conseiller du Roy, tresorier general de l’exercice de ses Guerres, pour le paiement a eux fait en la ville de Paris par les mains de maitre Paul Pousseau, tresorier dud. regiment des gardes françoises le quatriesme jour de janvier ensuivant MVIc quarente trois de leur solde et entretenement du septiesme mois de monstre de lad. annee derniere MVIc quarente deux composé de XXXVI jours commancé le VIe aoust aud. an, desquelz gens de guerre au noms et surnoms suivans<lb/>Premierement<lb/>Pierre de Guignadeau, sieur de Montigny, capitaine<lb/>Pierre de Guignadeau, sieur de Burie, lieutenant<lb/>Samuel de Hazeville, enseigne<lb/>Sebastien Gaillard, sergent<lb/>Claude Lavau, fourier<lb/>Nicolas Lelong, tambour<lb/>Guillaume Desgranges, tambour<lb/>Pierre Deschamps, Phiffre<lb/>François de Narvais<lb/>Jean de Compiegne<lb/>Jullien Sortoir<lb/>Remond Roze<lb/>Pierre Thibault<lb/>Martin Petit<lb/>Jean Bollet<lb/>Guillaume des Bardilliers<lb/>Denis Fort<lb/>Adrien Bouts<lb/>Pierre Picquiere<lb/>Cgarles Ferand<lb/>Pierre Audebet<lb/>Anthoine Desvoiers<lb/>Jean François<lb/>Pierre Thiebault<lb/>Guillaume Taille<lb/>Michel Neron<lb/>Pierre Defranc<lb/>Anthoine Angour<lb/>Jacques Beranger<lb/>Georges Geste<lb/>Martin Petit<lb/>Pierre Million<lb/>Jean Large<lb/>Berthelemy Fournier<lb/>François Mironder<lb/>Germain Matart<lb/>Jean Fournier<lb/>Claude Salte<lb/>Jean Delasalle<lb/>Jacques Dervoux<lb/>Nicolas Guilon<lb/>Pierre Bouvare<lb/>Philippes Roze<lb/>Louis Allegrand<lb/>Jean Girault<lb/>Jean Mallet<lb/>René Desaye<lb/>Jacques Alleret<lb/>Pierre Davaux<lb/>Estienne de Piennes<lb/>Berthelemy Thierry<lb/>Jean Desombras<lb/>René Gougillas<lb/>Berthelemy Au<lb/>Louis Jacquelot<lb/>Philippes Morel<lb/>Jacques Desgrain<lb/>Pierre Desgrain<lb/>Pierre Levesque<lb/>Jean Bove<lb/>Mathurin Varienne<lb/>Louis Desgranges<lb/>Jean Blouet<lb/>Berthelemy Desgrain<lb/>Alexandre Delimontis<lb/>Charles Le Foureur<lb/>Pierre Leroy<lb/>Nicolas Audamons<lb/>Jean Millet<lb/>Gabriel Desroges<lb/>Louis Laplace<lb/>François Sauvage<lb/>Estienne Perye<lb/>Pierre Bonnes<lb/>Toussaint Bonnefoy<lb/>Pierre Bigore<lb/>Jean Demare<lb/>Estienne Main<lb/>Jean Perche<lb/>François Leger<lb/>Jean Auvray<lb/>Jullien Guy<lb/>Esme Grillet<lb/>François Michele<lb/>Jean Desnais<lb/>Jean Rue<lb/>Olivier Rigault<lb/>Michel Lebland<lb/>François Rossigne<lb/>Charles Delabergerie<lb/>Claude Rolpit<lb/>Jean Debaignar<lb/>François Ravel<lb/>Nicolas Berger<lb/>Jean Grier<lb/>Anthoine Ovatel<lb/>Louis Leguet<lb/>Charles Offer<lb/>Louis Age<lb/>Jean Bournouf<lb/>Nicolas Jonnar<lb/>Claude Voutange<lb/>François Rigault<lb/>Guy Despoty<lb/>Paul Bonno<lb/>Jacques Coste<lb/>Jacques Chapperon<lb/>Pierre Damour<lb/>Jean Caillou<lb/>Jean Couvreur<lb/>Louis Valland<lb/>Thomas Lebel<lb/>Noel Gaillard<lb/>Guillaume Totin<lb/>André Pressy<lb/>Louis Le Tellier<lb/>Nicolas Jallnody<lb/>Omont Noly<lb/>Estienne Boly<lb/>Sebastien Basty<lb/>Pierre Rigallot<lb/>François Gaultier<lb/>Jean Rassne<lb/>Jean Pies<lb/>Pierre Drandraux<lb/>Martin Poule<lb/>Guy Petas<lb/>François Guillaume<lb/>Jacques Durant<lb/>Guillaume Baviron<lb/>Estienne Gigs<lb/>Jacques Carré<lb/>Anthoine Thuier<lb/>Pierre Tronquart<lb/>François Quart<lb/>Jean Paturot<lb/>Philippes Ames<lb/>Robert Hurault<lb/>Philippes Tailleur<lb/>Claude Futas<lb/>Jean Legros<lb/>Pierre Mar<lb/>Pierre Dauphin<lb/>Anthoine Guy<lb/>François Delacres<lb/>Augustin Tare<lb/>Martin Leroy<lb/>Louis Vyo<lb/>Martin Amy<lb/>Louis Anger<lb/>Jacques Morel<lb/>François Lurondel<lb/>Simon Desmoulever<lb/>Pierre Aubry<lb/>Pierre Bourgeois<lb/>Mathurin Ybou<lb/>Pierre Goupy<lb/>Estienne Delamare<lb/>Jean Foucas<lb/>Nicollas Duchesne<lb/>Jacques Clement<lb/>Guillaume Beranger<lb/>Estienne Delaguerre<lb/>Jean Avons<lb/>François Clergeau<lb/>Thomas Dutellier<lb/>Jean Mareschal<lb/>Philippes Hugues<lb/>Jean Allegray<lb/>Jean Broquebin<lb/>Guillaume Bucy<lb/>François Normand<lb/>Jean Bon<lb/>Jean Lear<lb/>Mathieu Guy<lb/>Pierre Vaillant<lb/>Gilles Cadu<lb/>Simon Netixier<lb/>Denis Boucher<lb/>Nombre neuf vingtz hommes<lb/>Nous Pierre de Guignaudeau, sieur de Burie Montigny, lieutenant d’une compagnie de deux cens hommes de guerre à pied françois au regiment des gardes du Roy estant soubz la charge du sieur de Montigny, nostre père et cappitaine, Anthoine Dubois et maitre Leonard Mosneron, commissaire, controlleur ordinaire des guerres, soubzsignez, certiffions à nosseigneurs des comptes et à tous autres qu’il appartiendra ce qui ensuict, scavoir est nous Burie de Montigny, lieutenant susd., avoir des le huictiesme jour d’aoust dernier mis en bataille en une place devant le chasteau de Saint Germain en Laye et presenté aux commissaires et controlleurs des guerres susd. et deppartiz le nombre de huict vingtz dix sept hommes de guerre à pied françois des neuf vingtz desnommez et escriptz au present rolle, nostre personne, celles de l’enseigne et autres officiers presentes et comprises, tous en bon et suffisant estat et equipage de guerre pour faire service à Sa Majesté, qui en ont fait la monstre et reveue et nous ont ce jourd’huy faict payer comptant de noz solde et entretenemens du septiesme mois de monstre de l’année derniere, composé de XXXVI jours commancé le VIe dud. mois d’aoust, avec une ordonnance du Roy pour passer comme presens à lad. monstre deux soldatz de lad. compagnie absens à icelle, estans de present pour le service de Sa Majesté au chasteau du Bois de Vaincennes, la personne dud. sieur de Montigny, nostredict pere et cappitaine, absent et non compris à lad. monstre, nous Dubois, commissaire susd., avoir des led. jour VIIIe aoust dernier, veu et visitté par forme de monstre et reveue, lesd. huict vingtz dix neuf hommes de guerre à pied françois du nombre des neuf vingtz desnommez et escriptz au present rolle de lad. compagnie de deux cens du sieur de Montigny, leur capiitaine, sa personne absente et non comprise, celle du sieur de Burie Montigny, son filz et lieutenant, l’enseigne et autres officiers presentes et comprises, celles de deux soldatz de lad. compagnie estans aud. chasteau de Vaincennes, absentes, que nous avons neantmoings conquises et passees comme presentes en vertu d’une ordonnance du Roy signee Louis et plus bas Phelipeaux du deuxieme janvier 1642, expediée pour les deux mois de monstrees de lad. année derniere, desquelz VIIIxx XIX hommes de guerre, il nous en a esté presenté en bataille au lieu cy dessus declaré par led. sieur de Burie Montigny, lieutenant, le nombre de huict vingtz dix sept hommes, sa personne comprise, ausquelz apres les avoir trouvez en bon et suffisant estat et equipage de guerre pour faire service à Sa Majesté et d’iceux pris et receu le serment en tel cas requis pris a chacun, leur avons ce jourd’huy faict paier, bailler et delivrer comptant en nostre presence, ensemble ausd. deux soldatz absens, par maistre Guillaume Brossier, conseiller du Roy et tresorier general de l’exercice de ses guerres, par les mains de maistre Paul Pousteau, tresorier dud. regiment des gardes françois de Sa Majesté, la somme de trois mil cent soixante sept livres que nous leur avons ordonnee et ordonnons suivant l’estat de Sa Majesté pour leur solde et entretenement du septiesme mois de monstre de lad. annee derniere MVIc quarente deux composé de XXXVI jours commancé le VIe aoust dernier à raison des appointemens qui ensuivent, assavoir aud. sieur de Burie Montigny, lieutenant, CX l., à l’enseigne LXVI l., à deux sergens chacun XXXV l., LXX l., à un fourier, deux tambours et un fiffre, chacun XII l., XLVIII l., à quatre capporeaux corcelletz chacun XX l., IIIIxx l., à deux autres portans mousquets chacun XX l., XL l., à six lanspessades armez de corcelletz chacun XVIII l., CVIII l., à cinquante picquiers armez de corcelletz chacun XVI l., VIIIc l., à vingt six autres aussy armez corcelletz chacun XV l., IIIc IIIIxx X l., à deux lanspessades de mousquetaires chacun XVIII l., XXXVI l., à quinze mousquetaires chacun XVII l., IIc LV l., à quatorze autres chacun XVI l., IIc XXIIII l., à deux autres absens estans aud. chasteau de Vainciennes chacun XVI l., XXXII l., que nous avons faict mettre es mains dud. lieutenant pour leur delivrer suivant lad. ordonnance, à vingtz autres mousquetaires chacun XV l., IIIc l., à deux lanspessades d’harquebusiers morionnez chacun XVI l., XXXII l., vingt autres mousquetaires chacun XV l., IIIc l., à deux lanspessades d’harquebusiers morionnez chacun XVI l., XXXII l., à vingt huict harquebusiers chacun XII l., IIIc XXXVI l., et encores aud. cappitaine la somme de IIc XL l. que nous avons faict mettre es mains de sond. lieutenant pour vingt paies de XII l. chacune à raison de dix pour cent à luy acordées par Sad. Majesté pour luy donner moyen d’appointer les plus apparans de lad. compagnie, montant et revenant lesd. appointements ensemble à lad. premiere somme de IIIm CLXVII l. et les deniers revenans bons au Roy à la somme de IIIc VI l. des estatz et appointemens dud. cappitaine absent à lad. monstre, et moy Mosneron, controlleur susd., avoir assisté à lad. monstre, reveue et paiement susd. qui leur a esté ce jourd’huy faict comptant en ma presence par led. maistre Guillaume Brossier, tresorier general susd., par les mains dud. maistre Paul Pousseau, tresorier dud. regiment, en quartz, testons, francz et autre monnoye au marc suivant l’edict de Sa Majesté et en douzains, de leur solde et entretiens dud. septiesme mois de monstre de lad. année derniere cy dessus declaré, et pour le regard des paies desd. deux soldatz de Vainciennes, absens, avoir esté mis en mains dud. lieutenant pour leur delivrer suivant lad. ordonnance cy dessus declarée, dont ilz et chacun d’eulx se sont trouvez et tiennent pour contant et bien paiez et en ont quicté et quictent lesd. sieurs tresoriers et tous autres, en tesmoing de quoy, nous lieutenant, commissaire et controlleur susd., avons signé le present rolle en la ville de Paris le quatriesme jour de janvier mil six cens quarente trois.<lb/>Burie Montigny, Dubois<lb/>Mosneron »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du Te Deum chanté dans la chapelle de Saint-Germain-en-Laye pour la paix avec l’Empire et de l’imprimerie installée dans l’orangerie</unittitle>
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              <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1649</unitdate>
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              <p>« Le siege mis devant le Ponteaudemer par l’ordre du duc de Longueville, que le gouverneur et les habitans du lieu ont fait lever,<lb/>Le Te Deum chanté pour la ratification de la paix avec l’Empire,<lb/>Et ce qui s’est nagueres passé à la Cour.<lb/>Le doux charme duquel me flate depuis peu de temps l’esperance de la Paix, l’agreable fruict de nostre conferance, m’a fait ressembler à cette pie de Plutarque qui demeura huit jours muette à mediter le son de le trompete d’un triumphe. Mais tandis que je me dispose à faire part de cette joye à tout le monde aussitost qu’elle sera accomplie, si ne faut il pas vous taire entierement ce qui se passe de plus memorable en cette Cour. Où, comme Leurs Majestez receurent il y a quelque temps les tristes nouvelles de la barbarie que la chambre basse du parlement d’Angleterre a exercée [p. 2] sur la personne sacrée de son roy, dont j’ay trouvé le recit si epouventable que j’ay pris sujet de m’informer plus au vray de toutes ses circonstances pour vous donner le plus tard que je pourray dans son estendue une si fascheuse nouvelle, laquelle a esté receue par Leurs Majestez avec l’indignation qu’elle meritoit.<lb/>Ainsi furent elles grandement rejouies par la ratification de la paix d’entre l’Empire et la France, signée de l’Empereur, et de l’eschange des instrumens de cette paix fait entre les plenipotentiaires de ces deux grandes couronnes, lesquelles, par ce moyen, demeurent autant affectionnées comme elles ont esté ennemies l’une de l’autre.<lb/>En rejouissance de laquelle bonne nouvelle, qui vraysemblablement nous en va bien produire d’autres, Leurs Majestez en firent solemnellement chanter le Te Deum dans la chapelle de ce chasteau de Saint Germain en Laye le 2 de ce mois, sur les 4 heures apres midi, en leur presence et de Son Altesse royale, de Mademoiselle, du prince et de la princesse de Condé, de Son Eminence, des ambassadeurs de Portugal, de Venise et de Savoye, du chancelier de France, de plusieurs archevesques et evesques entre lesquels celui d’Aire, pontificalement vestu, fit les ceremonies de cette action, où assisterent aussi les secretaires d’Estat et plusieurs autres seigneurs du Conseil et de cette [p. 3] Cour. La ceremonie ayant esté fermée par une musique martiale de fifres, de trompettes et de tambours qui disoyent aux Espagnols qu’ils eussent à choisir ou de nous donner matiere d’en faire autant en bref pour leur sujet, ou de les employer bientost apres pour continuer sur eux nos victoires.<lb/>Le jour precedent, premier de ce mois, le comte de Saint Aignan parut devant Leurs Majestez à la teste de trois cens gentilshommes par luy assemblez autour de chez soy, de Poitou, Berry, Solongne et Blesois, en quatre escadrons de gens d’armes et deux de fuzeliers, le premier des gens d’armes commandé par ce comte, qui tenoit la droite, le second par le sieur de Mareuil, qui estoit à la gauche, le troisieme par le sieur de Bays, le quatrieme par le sieur de Courbouzon-Houques, comme les fusiliers par des anciens officiers, le sieur de Corbet y faisant la charge de mareschal de bataille, tous des mieux montez et au meilleur equipage qu’on eust pu souhaiter, qui vinrent offrir leur service au Roy en la compagnie de ce comte, deputé pour la noblesse du Blezois à la convocation des Estats generaux de ce royaume.<lb/>Le mesme jour, le sieur Zobel, gentilhomme envoyé en cette Cour par la landgrave de Hesse-Cassel, eut de Leurs Majestez son audiance de congé, avec tous les tesmoignages de la grande satisfaction qu’elles ont de cette vertueuse princesse, [p. 4] laquelle, non contante d’avoir par une constance sans exemple, nonobstant les promesses et les menaces des ennemis et les grandes pertes que la guerre a causé en ses pais, persisté jusques à la conclusion d’une paix glorieuse dans l’alliance de cette couronne, leur a encor envoyé offrir toutes ses troupes pour reduire ses sujets à la raison, s’ils ne preferent les bonnes graces de Sa Majesté, à la qualité de rebelles.<lb/>Le quatrieme, les deputez du parlement commancerent leur conferance à Ruel avec ceux du conseil du Roy, pour l’accommodement des affaires. Duquel pourparler chacun eut d’abord une si bonne opinion, qui continue encor à present, que le Roy estant allé visiter ce jour là son imprimerie, establie dans l’un des appartemens de son orangerie de ce lieu de Saint Germain en Laye, et Sa Majesté, selon l’inclination qu’elle a à toutes les belles inventions, ayant voulu faire imprimer quelque chose, ne se trouvant rien lors qui eut un sens complet pour luy donner ce divertissement, sans s’ennuyer par trop de prolixité, celui à qui Leurs Majestez ont donné la dirrection de cette imprimerie dicta sur le champ quelque vers faits sur le sujet de cette heureuse et inopinée venue, qui furent aussi promptement imprimez, d’une partie desquels les courtizans ayans eu plusieurs exemplaires, je ne vous les repeteray point, [p. 5] mais vous feray seulement part de l’autre, que leur impatience laissa sous la presse :<lb/>J’accepte cet augure en faveur de l’Histoire,<lb/>Qu’à l’instant que Paris se met à la raison,<lb/>Mon prince visitant sa royale maison,<lb/>Va fournir de sujet aux outils de sa gloire.<lb/>Embrassez vous, François. Espagnols, à genoux<lb/>Pour recevoir la loy, car la paix est chez nous.<lb/>Ensuite de quoi ce prince, elevé par son sage gouverneur le mareschal de Villeroy (là present avec le sieur de Villequier, lieutenant general en ses armées et capitaine de ses gardes, le sieur de Bellingham, premier escuyer, le comte de Nogent, capitaine des gardes de la Porte, et plusieurs autres seigneurs et gentilshommes de sa Cour) et instruit en toutes les vertus royales, surtout en la liberalité, qui en est la principale, recompensa plus magnifiquement le travail d’un quart d’heure de ses imprimeurs que celuy de huit jours ne l’eust esté par d’autres.<lb/>Quelques jours auparavant, le mareschal de Rantzau fut icy arresté par ordre du Roy, dont l’on n’a pas trouvé à propos de publier encor le sujet.<lb/>La levée du siege de Ponteaudemer, investi par huit cens hommes de pied et quatre cens chevaux du duc de Longueville<lb/>C’est quelque chose de se bien deffendre, mais quand la valeur se trouve en des bourgeois [p. 6] dont on ne l’attendoit pas quand des gens non aguerris et qui ne s’attendoient à rien moins qu’à quitter leur trafic pour prendre les armes s’en acquittent aussi bien que s’ils estoient de longue main experimentez au fait de la guerre, c’est plus de louange et un tesmoignage qu’on ne peut desormais douter de leur affection envers leur prince. Ce que vous allez apprendre des habitans de Ponteaudemer, ville de Normandie nagueres reduite au service du Roy par le comte d’Harcourt.<lb/>Tandis que ce prince se maintenoit dans cette province, par la reputation de son courage et de sa conduite jointe au respect qu’imprime le parti royal dans les cœurs du party contraire, qui ont empesché le duc de Longueville de prendre aucun avantage sur luy, bien que le renfort qu’il attendoit ne l’eust pas encor joint comme il a fait depuis, à scavoir le sixieme de ce mois.<lb/>Le sieur de Chamboy, capitaine lieutenant de la compagnie des gens d’armes du duc de Longueville, ayant choisi la nuict du deux au troisiesme de ce mois pour n’estre point aperceu au dessein qu’il avoit d’attaquer cette ville de Ponteaudemer, il s’y rendit des la pointe du jour du troisiesme à la teste de quatre cens chevaux et de huict cens hommes de pied.<lb/>Aussitost qu’il fut arrivé, il fit sommer le sieur [p. 7] de Folleville, mareschal de camp, que le comte d’Harcourt y a laissé pour commander, de lui rendre la place et, voyant qu’il ne lui respondoit pas à son gré, le fit sommer une seconde fois. A laquelle sommation ce gouverneur lui ayant respondu à coups de mousquet, ledit sieur de Chamboy logea son infanterie dans le fauxbourg et fit attaquer les premieres barricades. Mais ce gouverneur estant sorti avec soixante et dix soldats du regiment qu’il commançoit à lever, il leur dit : Compagnons, si vous voulez que je vous croye capables de servir le Roy comme vous me l’avez tous asseuré, il me faut montrer icy ce que vous scavez faite, de quoy vous voyez bien que j’ay bonne opinion, veu que je me mets à vostre teste, sans vous avoir veu encor l’epée à la main. Paroles qui animerent tellement ces nouveaux soldats qu’ils se jetterent à corps perdu sur les ennemis, en tuerent quinze ou vingt sur la place, et donnerent la chasse au reste.<lb/>Toutefois, cette disgrace n’empescha pas que le sieur de Chamboy, voulant tenir parole au duc de Longueville, ne fist encore quelques attaques en d’autres lieux, mais ils furent si bien repoussez par les bourgeois du lieu, desquels ils pensoyent avoir meilleur marché qu’ils n’avoyent eu des premiers, que le grand feu que firent ces braves habitans, de leurs murailles et de leurs barricades, contraignirent ledit [p. 8] sieur de Chamboy et toute son infanterie te cavalerie qui avoit mis pied à terre à se retirer comme auparavant, et ceux cy à remonter sur leurs chevaux pour se sauver avec plus de diligence, non sans quelque honte d’avoir fait battre des troupes reglées par des bourgeois, et une nouvelle levée, les premiers ayant particulierement donné des marques de leur fidelité et affection au service du Roy, et le comte d’Harcourt n’ayant point esté obligé pour secourir cette ville là de quiter son quartier de La Haye Malerbe, d’où l’on nous a escrit ces nouvelles le cinquiesme de ce mois.<lb/>Imprimé à Saint Germain en Laye, le neufieme mars 1649. Avec privilege du Roy »</p>
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              <subject>Fêtes et événements</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Orangerie</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du gouverneur de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages de portier du château</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 3, liasse B</unitid>
              <unitdate normal="1676/1676" encodinganalog="3.1.3">6 janvier 1676</unitdate>
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              <p>« Nous Henry de Daillon, duc du Lude, chevallier des ordre du Roy, colonel du regiment des fuzeliers de Sa Magesté, grand mestre et capitaine general de l’artillerie de France, gouverneur et capitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir receus de M. [vide], conseiller du Roy, recepveur du dommaine de l’Ille de France, la somme de vingt et deux livre lessée en fons dans l’etat des charges de la ferme generalle des dommaine de l’année mil six cens soixante et quinze pour unne année de nos gages comme portier du chasteau dudict Saint Germain en Laie eschue le dernier decembre mil six cens soixante et quinze. Fait à Paris le six janvier mil six cens soixante et seize.<lb/>Henry de Daillon »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Billet de logement pour deux gardes à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 5, pièce A</unitid>
              <unitdate normal="1718/1718" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1718</unitdate>
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              <p>« De par le Roy et monsieur le prevost de Saint Germain en Laye<lb/>Pour le logement de deux garde du corps du Roy, sera fourni par Guy Dauvert, chirurgien, rue de Mareil, ce jourd’huy 26e du mois de septembre 1718<lb/>Legrand »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre à un régiment de se rendre à Saint-Germain-en-Laye pour la revue que doit en faire le roi</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 5, pièce I</unitid>
              <unitdate normal="1778/1778" encodinganalog="3.1.3">14 avril 1778</unitdate>
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              <p>« De par le Roy<lb/>Sa Majesté ordonne à son régiment d’infanterie, composé de quatre bataillons, qui doit suivant les ordres qui luy ont été expédiés séjourner à Saint Denis jusqu’au vingt deux du présent mois d’avril, d’en partir led. jour vingt deux avril pour se rendre à Saint Germain, d’où il se rendra le lendemain vingt trois dans la pleine pour y passer en revue devant Sa Majesté, et retournera led. jour à Saint Germain, où il sejournera le vingt quatre. La première division dud. régiment, composé des premiers et troisièmes bataillons, en partira le vingt cinq pour se rendre à Mantes et continuera la route qui luy a été expédiée précédemment. La seconde division, composée des second et quatrième bataillon, partira de Saint Germain le vingt six dud. mois d’avril pour se rendre à Mantes et continuer également sa première route, vivant par étape dans lesd. lieux conformément aux réglemens, et partout en bonne discipline et police. Mande et ordonné Sa Majesté à celuy qui commande led. régiment de tenir la main à l’exécution du présent ordre. Ordonne aussy Sa Majesté aux maires et eschevins et habitans de Saint Germain de loger led. régiment, sans tirer à conséquence et sans déroger à son privilège d’exemption de logements de gens de guerre, et de luy fournir les vivres nécessaires en payant de gré à gré. Fait à Versailles le quatorze avril mil sept cent soixante dix huit.<lb/>Louis<lb/>Le prince de Montbarey »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un Te Deum à célébrer à Saint-Germain-en-Laye en l’honneur des victoires sur les Anglais</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">9</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 6, liasse D</unitid>
              <unitdate normal="1779/1779" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1779</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Paris, ce 26 septembre 1779<lb/>Les ordres que Sa Majesté a donnés, Messieurs, pour qu’il soit chanté dans votre ville un Te Deum en action de grâces des avantages que ses troupes de marine et de terre ont remportées sur les Anglais vous seront sans doute connus lorsque vous recevrez cette lettre. Je vous préviens que l’intention de Sa Majesté est que les officiers de justice et ceux qui composent le corps municipal assistent à cette cérémonie et qu’elle soit accompagnée de toutes les réjouissances publiques usitées dans pareilles circonstances. Je ne doute ni de votre zèle ni de votre empressement à remplir les vues de Sa Majesté et je mande à mon subdélégué de se concerter avec vous pour donner à cette marque de la satisfaction publique toute la célébrité qu’elle doit avoir.<lb/>Je suis très parfaitement, Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Bertier<lb/>Messieurs les officiers municipaux de Saint Germain »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un Te Deum à célébrer à Saint-Germain-en-Laye en l’honneur de la paix</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 6, liasse D</unitid>
              <unitdate normal="1783/1783" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1783</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Paris, ce 3 décembre 1783<lb/>Messieurs,<lb/>La paix étant conclue entre le Roy et le roi de la Grande Bretagne, Sa Majesté a écrit à MM. les évêques qui sonts dans l’étendue du gouvernement de l’Isle de France de faire chanter le Te Deum en actions de grâce dans toutes les églises de leurs diocèses. Nous vous mandons d’y assister en cérémonie et de donner en même tems les ordres nécessaires aux bourgeois et habitans de votre ville pour faire tirer le canon, s’il y en a, allumer des feux de foye, faire des illuminations et donner toutes les autres marques de réjouissances publiques et accoutumées. Je ne doute nullement que vous ne vous conformiés avec autant de zèlle que de plaisirs aux ordres de Sa Majesté.<lb/>Je suis, Messieurs, votre affectionné serviteur.<lb/>Le duc de Gevres »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le casernement d’une partie de la Garde à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">11</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">EE 4, pièce D</unitid>
              <unitdate normal="1815/1815" encodinganalog="3.1.3">6 mai 1815</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Paris, le 6 mai 1815<lb/>A Son Excellence monseigneur le prince d’Ekmülh, ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>Monsieur le général comte Drouet me charge d’avoir l’honneur de prévenir Votre Excellence que la caserne de Saint Germain et celle de Satory à Versailles viennent d’être mises à la disposition de la Garde, la première pour l’infanterie jeune garde et la seconde pour l’artillerie qui s’organise à Versailles, mais il n’y a aucune fourniture de couchage dans ces deux quartiers.<lb/>Comme l’artillerie est obligée de logée une partie de sa troupe chez le bourgeois faute de fournitures et que la jeune garde est trop resserée dans ses casernes à Paris et à Rueil, deux inconvénients qui gênent beaucoup l’instruction et la discipline, j’ai l’honneur de prier instamment Votre Excellence d’avoir la bonté de donner des ordres le plus promptement possible pour qu’il soit mis à la disposition de monsieur le baron Dufour, ordonnateur de la Garde, 1000 fournitures de couchage des magasins de la place de Paris pour être transportés, savoir 400 à Versailles et 600 à Saint Germain.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect de Votre Excellence le très humble et obéissant serviteur.<lb/>Le lieutenant général, chef d’Etat major de la Garde<lb/>Baron Deriot »<lb/><lb/>Il est noté dans la marge : « Renvoyé à M. le général Devaux pour remplir la demande du général Deriot si elle est conforme aux réglemens. Le 6 mai. Le maréchal »<lb/>Une autre annotation porte : « M. Gerfaux fait connaître à M. le chef d’état major que le commissaire ordinaire est autorisé à disposer de toutes les ressources du magazin pour venir au seconrs de la Garde de Versailles et de Saint Germain, mais que le grand nombre de troupes en ce moment à Paris n’offrant que des ressources très faibles, que dans cette circonstances l’ordinaire a été invité à faire un appel aux habitans pour qu’ils ayent, autant que possible, à meubler les casernes. En écrire à l’ordinaire. 8 mai »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
            </controlaccess>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Justice, procédures, police</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.6</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série FF</unitid>
            <unitdate normal="1792/1792" encodinganalog="3.1.3">1792</unitdate>
            <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 pièce    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique DD rassemble :<lb/>- Documents concernant les juridictions royales et seigneuriales du lieu et de la province, et les rapports de la ville avec ces juridictions (tous les fonds de justices de l'Ancien Régime, royales, seigneuriales - laïques et ecclésiastiques -, municipales, doivent avoir été versés dans les Archives nationales ou départementales. Font seuls exception et peuvent légitimement se trouver dans les archives communales les fonds de juridictions municipales supprimées avant la Révolution).<lb/>- Juridictions municipales supprimées avant 1789.<lb/>- Procès intentés à la commune ou soutenus par elle (il est de rigueur de représenter par un renvoi dans leurs sections respectives les dossiers de procès rassemblés dans la série FF. Mais si l'on a joint ces dossiers aux séries correspondant à l'objet de chaque procès, il devra être placé dans la série FF un mémento de ces dossiers dispersés dans d'autres séries).<lb/>- Police : répression des séditions, des crimes et des délits; police des théâtres, des jeux et lieux publics (les dossiers de police sont propres aux villes où il a existé des juges ordinaires ne relevant pas du suzerain et rétribués par la ville, et à celles où les consuls et échevins ont exercé les fonctions de lieutenant de police).<lb/>- Exécutions, emprisonnements, maréchaussée, etc.</p>
          </scopecontent>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire du jardinier Delalande concernant sa maison près du Château-Neuf</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitdate normal="1792/1792" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1792</unitdate>
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        1 document imprimé sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Aux citoyens composant le conseil général du directoire du département de Seine et Oise<lb/>Citoyens,<lb/>Le citoyen Charles Denis Delalande, pourvu ci devant de l’office de jardinier de Louis XVI au boulingrin du château neuf de Saint Germain en Laye, a une indemnité à répéter sur les biens du ci devant comte d’Artois. Cette indemnité est une créance bien légitime, et à quelque somme qu’on la fixe, elle n’égalera jamais sa perte, et ne pourra réparer les vexations et les injustices qu’il a éprouvé.<lb/>En exécution de l’article VI de la loi du 2 septembre 1792, il va établir sa réclamation, elle formera la déclaration prescrite par cette loi.<lb/>Les faits ne seront ici rapellés que succinctement, parce qu’ils sont au long détaillés dans un mémoire à consulter, imprimé, joint à la présente déclaration, et qu’il est bien essentiel, Citoyens, que vous lisiés.<lb/>Faits<lb/>Un des ayeux du citoyen Delalande obtint de Louis XIII, en 1626, la permission de construire des bâtimens près le boulingrin.<lb/>Le brevet porte : « qu’il ne pourra, ni ses successeurs, être expulsés sans remboursement ».<lb/>Ce titre est parfaitement en règle, toutes les formalités ont été remplies, et cette concession a été confirmée par Louis XIV et Louis XV.<lb/>La famille Delalande a possédé l’office de jardinier et habité la maison dont il s’agit depuis 1626 jusqu’en 1778, que le ci devant Roi ayant concédé à son frère, ci devant comte d’Artois, le château neuf de Saint Germain, dont le boulingrin fait partie, le citoyen Delalande est devenu l’objet des vexations, sans nombre et bien notoires, qu’a commises le surintendant des finances, Sainte Foi.<lb/>Il fut expulsé subitement de la maison où depuis 164 ans ses ancêtres avaient fixé leur séjour.<lb/>Il ne put obtenir ni le temps de chercher un logement, ni l’indemnité qui lui était due, ainsi que l’ont obtenues les personnes qui occupaient des logements au château, et ainsi que le voulait la concession faite par le ci devant Roi à son frère, qui porte : « que tous ceux qui occupaient des logemens au château neuf, même ceux qui n’en avaient qu’à titre de grâce, ou seraient conservés dans leur jouissance, ou obtiendraient un dédommagement proportionné ».<lb/>Il fut enfin forcé de sortir précipitamment et de se loger où il put, en attendant qu’il eut fait préparer un logement convenable, ce qui lui a occasionné et nécessité des dépenses et des pertes considérables.<lb/>Douze années se passèrent. Alors une commission fut établie pour gérer les finances du ci devant comte d’Artois, remédier aux dépradations du surintendant Sainte Foi, et réparer ses injustices.<lb/>Le citoyen Delalande s’adressa à cette commission. Il réclama auprès d’elle deux choses : la première, la rentrée en jouissance de sa propriété ; et la seconde, le dédommagement des pertes et dépenses occasionnées par son injuste expulsion.<lb/>Après bien des longueurs, des discussions, des difficultés, on a, enfin, reconnu le droit qu’il avait de rentrer dans la maison de ses pères, et cette commission, par sa décision du premier octobre 1790, lui rendit justice, en lui accordant le premier objet de sa réclamation et, par une inconséquence inconcevable, fit une injustice criante en lui refusant le second objet, le dédommagement.<lb/>Voici ce que porte cette décision : « Sur la réclamation faite par le sieur Delalande relativement à la construction faite par ses auteurs d’un corps de logis près le château neuf de Saint Germain en Laye, il a été arrêté que ledit sieur Delalande pourrait rentrer en jouissance dudit bâtiment, sans néanmoins aucune indemnité pour la privation dudit logement, et sans pouvoir rien répéter de ce qu’il pourra lui en coûter pour s’arranger avec le sieur Bonnemaire, qui y loge en ce moment ».<lb/>En conséquence de cette décision, le citoyen Delalande est rentré en jouissance de son bien.<lb/>Patiemment, il a attendu le règne de la justice qui se préparait pour de nouveau se faire entendre sur le second objet de sa réclamation. Ce temps si désiré est arrivé : vous êtes des républicains, Citoyens, et votre concitoyen n’a pas à craindre que vous préfériés, comme l’ont fait les commissaires, les intérêts du ci devant comte d’Artois à la justice, quoique ces intérêts soient devenus ceux de la Nation.<lb/>Moyens<lb/>Dans l’équité, la décision des commissaires prouve, d’un côté, que le citoyen Delalande était bien fondé dans les deux objets de sa réclamation, et, de l’autre, l’inconséquence des commissaires.<lb/>En effet, il a été reconnu que la maison lui appartenait et qu’il avait le droit d’y entrer. S’il a eu le droit d’y rentrer, il s’ensuit qu’il en a été mal à propos expulsé, et que son expulsion est une vexation, une injustice. Il s’ensuit qu’il a souffert pendant douze années et plus une privation de jouissance et trois fois la perte des déménagemens. Il s’ensuit qu’on doit réparer cette maison prise en bon état et rendue dans un état de dépérissement total, par la négligence et les dévastations de ceux qui l’ont occupée, et que ces réparations ne doivent point être à sa charge. Il s’ensuit une inconséquence marquée des commissaires et le mépris de ce principe universel et sacré que celui qui fait ou occasionne le dommage doit le réparer. Il s’ensuit, enfin, que les commissaires n’ont rendu qu’une demie justice, à la faveur du despotisme du temps.<lb/>Ces conséquences sont incontestables : pour s’y refuser, il fallait nier le droit de rentrer dans la maison. Mais ce droit a été reconnu : par cette reconnaissance, le principe a été admis, et l’admission du principe entraînait nécessairement la conséquence.<lb/>Aujourd’hui, Citoyens, que votre concitoyen, qui connait votre intégrité, a le bonheur de vous avoir pour juges, il attend avec sécurité votre décision, convaincu que son bon droit vous frappera et que vous allez être les réparateurs des torts qui lui ont été faits : il ne lui reste plus qu’à établir, par évaluation, les objets de l’indemnité qu’il réclame.<lb/>Objets d’indemnité<lb/>1° Les réparations nécessaires et indispensables pour mettre la maison en état d’être habitée : il ne demande rien au delà de ce que les experts estimeront, mais il croit pouvoir évaluer cette dépense à six mille livres, ci : 6000 liv.<lb/>2° Le dédommagement de ces trois délogemens, du préjudice que ses meubles ont éprouvé, des pertes considérables occasionnées par ces déplacemens, et de l’échec que sa fortune en a reçu : il réduit cet objet à quatre mille huit cens livres, ci : 4800 liv.<lb/>3° Et enfin, la restitution des jouissances dont il a été privé : d’un côté, son explusion l’a forcé de prendre un logement, qui lui est revenu à plus de dix huit cens livres par année ; d’un autre côté, la maison pourrait être louée de mille à douze cens livres, il réduit à 1200 livres par année les non jouissances, ce qui revient, pour les douze années et demie, à quinze mille livres, ci : 1500[0] liv.<lb/>Ainsi, l’indemnité que réclame le citoyen Delalande ne peut s’élever moins qu’à vingt cinq mille huit cens livres, ci : 25800 liv.<lb/>Il se porte créancier du ci devant comte d’Artois de cette somme, il demande à la toucher sur le produit de ses biens, et c’est ce qu’il attend de votre justice.<lb/>Delalande<lb/>Pièce justificative : Extrait du registre des délibérations de la commission établie pour l’administration des finances de monseigneur comte d’Artois<lb/>Quatre vingt quinzième séance<lb/>Du vendredi premier octobre 1790<lb/>Sur la réclamation faite par le sieur Delalande, relativement à la construction faite par ses auteurs d’un corps de logis près le château neuf de Saint Germain en Laye, il a été arrêté que ledit sieur Delalande pourrait rentrer en jouissance dudit bâtiment, sans néanmoins aucune indemnité pour la privation dudit logement, et sans pouvoir rien répéter de ce qu’il pourra lui en coûter pour s’arranger avec le sieur Bonnemaire, qui y loge en ce moment.<lb/>Pour ampliation, Gobault de Griguelle, secrétaire.<lb/>Certifié véritable et conforme à l’original que j’ai dans mes mains, et que j’offre de représenter, ainsi que tous mes autres titres. A Saint Germain en Laye, l’an premier de la République française, le premier décembre mil sept cent quatre vingt douze.<lb/>Delalande »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cultes, instruction publique, assistance publique</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.7</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série GG</unitid>
            <unitdate normal="1553/1718" encodinganalog="3.1.3">1553-1718</unitdate>
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        680 pièces    </physdesc>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
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            <p>La série ancienne thématique GG rassemble :<lb/>- Actes provenant des paroisses : baptêmes, mariages, sépultures antérieurs au 20 septembre 1792.<lb/>- Registres protestants postérieurs à la révocation de l'édit de Nantes (à noter que les greffes des sièges royaux, bailliages ou sénéchaussées ont pu conserver un exemplaire des registres anciens d'état civil, registres qui ont été, par la suite, transférés aux différentes Archives départementales).<lb/>- Correspondance avec l'intendant concernant les naissances, mariages et décès.<lb/>- Clergé séculier et régulier, chapelles, confréries, comptes et inventaires de fabriques (documents concernant les rapports de la ville avec les établissements religieux, à l'exclusion des documents faisant parties des archives de ceux-ci. Ces derniers se trouvent aux Archives départementales. Toutefois, les archives communales peuvent comprendre exceptionnellement des expéditions de comptes et inventaires de fabriques établies pour être présentées au corps de ville. Le caractère municipal de ces expéditions apparaît soit par le protocole initial ou final, soit par les formules de collation).<lb/>- Exercice de la religion réformée, poursuites contre les protestants, saisie et gestion de leurs biens.<lb/>- Culte israélite.<lb/>- Universités, collèges, jésuites, oratoriens, etc.; écoles de droit, de médecine, de dessin, de sciences et arts (documents relatifs aux rapports de la municipalité avec ces établissements, sauf le cas où il s'agirait d'institutions municipales disparues avant 1789 et dont les archives propres se seraient trouvées régulièrement réunies à celles de la ville) ; petites écoles.<lb/>- Représentations théâtrales.<lb/>- Médecins, chirurgiens et sages-femmes.<lb/>- Règlements et administration des hôpitaux, maladreries, asiles d'aliénés, bureaux de secours (documents relatifs aux rapports de la municipalité avec ces établissements ou concernant la part dévolue au corps de ville dans leur administration). Santé maritime.<lb/>- Mendicité.<lb/>- Épidémies.</p>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la naissance du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, pièce E</unitid>
              <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">21-22 septembre 1640</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« La joye renouvellée par l’heureuse naissance d’un second fils de France<lb/>Les dons de Dieu ne sont pas seulement sans repentance, ils se redoublent estans reconnus, et la seule ingratitude leur ferme la porte. La prosperité continuelle des armes du Roy et la benediction de laquelle Dieu a favorizé tous les desseins de Sa Majesté depuis la naissance de monseigneur le Dauphin, donné aux vœux de toute la France, nous estoient bien des signes certains que le Ciel approuvoit le chois de la protection sous laquelle Leurs Majestez se sont mises avec tout ce royaume, et n’y avoit celui, qui le voyant triumpher de ses ennemis nonobstant les vains effors des puissances conjurées à sa ruine, n’elevast les yeux en haut pour rapporter à Dieu le succez d’une si merveilleuse conduite.<lb/>Chacun jugeoit assez que la pieté et vie exemplaire du Roy ne pouvoit attendre qu’une suite de toute sorte de bonheur. Et la Reine, parmi l’eclat de ses grandeurs, menant une vie de sainte, nous promettoit bien que la chaine des prosperitez deues à celle de ses hautes vertus et veritablement royales ne seroit jamais interrompue. De fait, cette bonne princesse ne venoit que d’achever de rendre tous ses vœux à Dieu pour l’avoir fait mere et de recevoir toutes les acclamations des peuples pour son Daufin, les princes et estats de nostre hemisphere à peine avoient ils achevé d’adorer son soleil levant, et l’année suivante fermoit à l’ordinaire les conquestes du Roy par les rejouissances de sa Cour, quand Sa Majesté conceut l’esperance d’un nouveau fruit royal.<lb/>Toutes les marques d’une santé vigoureuse en la Reine et plusieurs autres signes dont se servent les medecins pour discener le sexe de l’enfant avant qu’il vienne au monde donnoient bien quelques indices que Sa Majesté estoit enceinte d’un prince, à quoi nos souhaits se rendoyent fort credules. Toutesfois, comme il y a peu de demonstrations en tel sujet, toute la Cour demeura entre l’esperance et la crainte jusques au 21 de ce mois de septembre 1640, qui nous en fit certains.<lb/>La Reine, estant allée ce jour à la promenade sur les six heures du soir, sentit quelques douleurs qui l’obligerent à se retirer dans son cabinet. Mais cette princesse, selon la force de de corps et d’esprit qui lui est familiere, trouva ces douleurs trop legeres pour se mettre au lit, où elle ne se mit que sur les neuf heures, ausquelles son travail commança, et n’eut que trois tranchées, à la troisiesme desquelles elle accoucha sur les six heures du soir d’un tres beau prince, qui a le teint fort blanc, le poil noir, les membres extremement bien faits, et a une grande vigueur. Cet accouchement fait dans le chasteau vieux de Saint Germain en Laye, en presence du Roy, de la princesse de Condé, de la duchesse de Vendosme et de la connestabl de Montmorancy, outre les dames de sa maison.<lb/>Les hommes estoient à la porte de ce cabinet en grand silence, qui fut bientost interrompu par tous les signes de rejouissance des qu’il en sortit cette voix : C’est un prince, c’est un prince. Et comme si on ne l’eust pu autrement croire, tant cete joye estoit grande, ce prince naissant fut visité par plusieurs seigneurs et dames de la Cour dans l’appartement qui lui avoit esté dressé seulement ce jour là, et où il fut transporté une heure apres sa naissance ; arrivée, non sans bon augure, environ le temps auquel le soleil entroit au signe de la balance, l’embleme de la justice de son père, la lune estant en son croissant pour lui servir d’hyerogliphe contre les infideles, desquels il doit un jour verifer les propheties, et en un eclat du Ciel qui, selon la doctrine des astrologues, lui promet toutes sortes de prosperitez.<lb/>Aussi n’est il pas malaisé de conjecturer que Dieu destine cette lignée royale à des effets extraordinaires, les ayant fait naistre de la sorte, et ayant tellement accompli en eux les souhaits du Roy et de tous les François, que ces merveilleuses benedictions du Ciel elevent les esprits moins speculatifs en des esperances non communes. Car il eus testé difficile de persuader il y a trois ans à Leurs Majestez ce qu’on void aujourd’hui, à scavoir qu’ils nous donneroient deux princes comme autant de colomnes qui asseurent nos conquestes, voire qui nous promettent mieux que la devise de nos voisins de les estendre plus outre. Non, rien ne semble desormais impossible à la France apres ce double gage du Ciel, et toute la terre va prendre part à cette joye. De laquelle le bruit ne fut pas plustost epandu dans la ville de Saint Germain que, comme elle a l’honneur d’avoir la premiere fait respirer son air et voir le soleil à ces jeunes aiglons, elle alluma aussi les premiers feux de joye qui s’en sont faits et qui durerent pour cettui ci presque toute la nuit.<lb/>Un contentement que le Ciel nous a differé si peu de temps apres le premier ne pouvoit permettre qu’on differast à ce royal enfant l’application des seaux celestes et les arres de sa regeneration. Sur les unze heures du mesme soir, il fut ondoyé par le sieur Seguier, evesque de Meaux, premier aumosnier du Roy, en presence des evesques de Lisieux et de Bazas, et obtint par cette premiere action du christianisme toutes les graces spirituelles du baptesme, en attendant l’apparat plus ample que requiert la ceremonie de cet auguste sacrement en des personnes augustes.<lb/>C’estoit bien aussi la raison que le premier ministre de l’Estat, pour les grands soings qu’il prend en sa conservation, eust la premiere part d’une si grande matiere de rejouissance : c’est pourquoi le Roy en donna promptement avis à Son Eminence par le sieur de La Bouteillerie, mareschal des logis de Sa Majesté, qui l’est allé trouver à Chausnes.<lb/>Le sieur de Saintot en aporta pareillement ici la nouvelle au chancelier de France, à l’archevesque de cette ville et au duc de Monbazon qui en est gouverneur.<lb/>Le sieur Moreau, premier valet de garderobbe, fit aussi part de cette joye au parlement, à la chambre des comptes, à la cour des aides et au corps de ville, d’où cette nouvelle epandue par tout Paris fit sonner des le lendemain matin en carillon l’horloge du Palais, qui ne sonne de la sorte que pour les Enfans de France. Celle du pont Neuf en fit autant. La Bastille et l’Arsenal saluerent à l’eni de leur cannonades le prince naissant. Ce jour là 22, sur les dix heures du matin, le Te Deum fut solennellement chanté dans le chasteau de Saint Germain, où l’evesque de Meaux officia, monseigneur le Dauphin y assistant avec plusieurs seigneurs et dames de la Cour. Les mesmes actions de grace en furent ici solemnellement rendues dans nostre eglise cathedrale. L’apres disnée du mesme jour et le soir, par ordre du prevost des marchands, plusieurs boetes rangées devant la maison de ville tesmoignerent, par leurs salves, l’allaigresse publique, qui fut secondée par les feux de joye allumez par tous les bourgeois devant leurs portes, avec lanternes aux fenestres, et parmi les santez du vin que plusieurs versoient aux passans devant leurs portes, force cris redoublez de : Vive le Roy, la Reine et les Enfans de France, ne scachans encor quel nom donner à ce nouveau prince, à qui la conqueste d’Arras pendant la grossesse de la Reine semble vouloir donner celui de comte d’Arthois, comme l’usage celui de duc d’Anjou, mais dont en effet il faut attendre la volonté du Roy, qui se trouvera possible bien empeschée en ce rencontre, mesmes si Elle attend encor quelque temps, et qu’à la mode des autres souverains Elle lui vueille donner le nom de quelqu’une de ses conquestes : la multitude lui en augmentera la difficulté.<lb/>Du bureau d’adresse, le 24 septembre 1640. Avec privilege. »</p>
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              <subject>Fêtes et événements</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de la reine concernant une contestation survenue entre le chapelain et les religieux augustins de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GG 4, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">14 juillet 1649</unitdate>
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                <persname id="atom_44672_actor">Anne d'Autriche</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« De par la Reyne, regente, mere du Roy<lb/>Cher et bien amé,<lb/>Les religieux augustins des Loges nous ont representé que vous leur avez faict un procez pour quelques pretentions que vous avez sur des terres dont ilz jouissent et […] du don qui leur en a esté faict par le feu Roy nostre tres honoré seigneur et espoux. Nous nous escrivons cette lettre pour vous dire que nous serons bien aise que vous ne plaidiez pas davantage pour cela, voulant nous mesme en prendre cognoissance et faire juger la contestation à l’amiable sans que vous vous engagiez plus avant dans de longues procedures qui cousteront beaucoup aux uns et autres autres. Et n’estant la presente à autres fins, nous prions Dieu qu’il vous ayt, cher et bien amé, en sa saincte garde.<lb/>Escrit à Compiegne le XIIII juillet 1649.<lb/>Anne<lb/>De Lionne<lb/>M. de Beaumont, chappellain de la chappelle du chateau de Saint Germain »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_44672_actor">Anne d'Autriche </persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi concernant le monastère des Loges à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 4, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1655/1655" encodinganalog="3.1.3">24 juillet 1655</unitdate>
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                <persname id="atom_47640_actor">Louis XIV</persname>
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                <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Monsieur de Beaumont,<lb/>Ayant appris que les marguilliers de Saint Germain en Laye s’immisoient sans aucun ordre ny permission de faire bastir une chapelle soubs le titre de Saint Fiacre au lieudict les Loges, joignant celle des peres augustins deschaussez dudict Saint Germain, de laquelle la Reyne madame ma mere est fundatrice, j’é vouu vous escrire cette lettre pour vous dire qu’aussitost que vous l’aurez receue, vous ayés à faire cesser cet ouvrage jusques à mon retour ) ma bonne ville de Paris et que je sois plus particulierement informé du subject qui a obligé lesdictz marguilliers de l’entreprendre, comme aussi à départir auxdicts peres augustins deschausez toute la protection et assistance dont ils auront besoing en cette rencontre. Ce que m’asseurant que vous fairés bien voluntiers, je ne fairay la presente plus longue que pour prier Dieu qu’il vous ayt, Monsieur de Beaumont, en sa saincte garde.<lb/>Escrit à La Fere ce vingt quatriesme juillet 1655.<lb/>Signé Louis<lb/>De Lomenie »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_47640_actor">Louis XIV </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la destruction du château de La Muette</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 3, liasse B</unitid>
              <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">24 décembre 1662</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du jour de Noel 1662<lb/>Le Roy m’a commandé de faire abbatre incessamment le chateau de La Muette dans la forest de Saint Germain. J’en advertis les reverends peres augustins afin que des ce moment ils donnent ordre à enlever les bois de charpenterie qu’il a plu à Sa Majesté de leur donner. Il n’y a poinct de temps à perdre, mesmes pour mesnager le peu que nous en avons il faut travailler nuict et jour, à commencer des demain matin. Je donne ordre des aujourd’hui qu’on commence demain à saper les pavillons où il n’y a poinct de logemens. S’ilz ont besoin de quelque chose de mon service, je serat ravy de le leur rendre en cette occasion et en toutte autre.<lb/>Ratabon »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
              <geogname>Château de La Muette</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit des obsèques du duc d’Anjou, mort à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, pièce B</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">4-6 novembre 1672</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Les obseques de monsieur le duc d’Anjou<lb/>Voici une digression facheuse, dans les prosperitez de la Cour la plus florrisante et du plus grand monarque du monde. Mais il n’y a point de fortune si parfaite qui n’ait ses inegalitez, et l’on void dans toutes les histoires un melange continuel de ces diversitez heureuses et infortunees. Ainsi, quoy que la nostre soit remplie de merveilles et de choses surprenantes, sous le regne de Sa Majesté, elle se void obligée par cette ancienne vicissitude à y mesler les funerailles de ce jeune Lys que la France regardoit avec d’autant plus d’amour et de tendresse qu’elle croyoit voir par sa naissance ses autres pertes heureusement reparées. Voici donc ce qui s’est passé en cette lugubre ceremonie.<lb/>Le prince estant decedé, comme vous l’avez sceu, le 4 de ce mois, il fut exposé 24 heures dans son lit de trepas, environné de grand nombre de chandeliers d’argent, chargez de cierges blancs, aux armes du defunt, avec une petite credance vers les pieds, où estoit un crucifix et un autel au costé du mesme lit.<lb/>Les prestres de la parroisse de Saint Germain en Laye et les recollets de ce lieu là y psalmodierent incessamment et l’on y celebra des messes tout le matin du samedy et du dimanche.<lb/>Le 5, sur le soir, il fut ouvert en presence des premiers medecins et chirurgiens, et, le cœur ayant esté embaumé, fut mis dans un cœur d’argent, couvert d’un autre de vermeil doré, sur lequel estoit cette inscription : Ici est le cœur de Louis François de France, duc d’Anjou, fils de Louis XIV et de Marie Therese d’Autriche, decedé à Saint Germain en Laye le 4 novembre 1672, agé de 4 mois et 22 jours.<lb/>Le corps fut aussi embaumé et mis dans un cercueil de plomb par la marechale de La Mothe, gouvernante des Enfans de France, et par la dame de Venelle, sous gouvernante, et ce cercueil fut enfermé dans un autre de bois couvert de satin blanc croisé d’une moire d’argent, sur lequel estoit pareillement cette inscription : Ici git le corps de tres haut et tres puissant prince Louis François de France, fils de Louis XIV et de Marie Therese d’Autriche, decedé à Saint Germain en Laye le 4 novembre, agé de 4 moiset 22 jours.<lb/>Il fut, en cette maniere, posé sur le lit, avec le drap d’or de la Couronne, et la marechale de La Mothe posa le cœur sur le cerceuil, avec un carreau de velous blanc et une couronne de vermeil doré, sous un crespe aussi blanc.<lb/>Le 6, sur les 6 heures du soir, l’evesque de Langres, premier aumosnier de la Reyne, qui avoit esté prié par le cardinal de Bouillon, grand aumosnier de France, de faire la ceremonie de ces obseques, se plaça, en rochet et camail violet, à la teste du cercueil et, ayant fait les prieres et aspersions accoutumées, leva le corps en presence du prince de La Roche sur Yon, qui avoit esté nommé par le Roy pour faire les honneurs du convoy, de la marechale de La Mothe et du duc d’Aumont, aussi nommé par Sa Majesté pour accompagner le prince de La Roche sur Yon.<lb/>En mesme temps, ladite marechale de La Mothe prit le cœur et le mit entre les mains de l’evesque de Langres, et le corps fut porté par 4 gentilshommes ordinaires au carrosse destiné pour le conduire, quatre autres tenans les coins du poesle.<lb/>Il estoit immediatement suivi par ledit evesques de Langres, par le sieur de Brissac, lieutenant des gardes du corps, par le prince de La Roche sur Yon, par la marechale de La Mothe, par le duc d’Aumont et par les femmes de chambres du prince defunt, avec quelques officiers et gardes du corps.<lb/>En cet ordre, ayant esté descendu en la cour du vieux chasteau, il fut mis dans le carrosse du corps du Roy, où monterent ledit evesque de Landres, le prince de La Roche sur Yon, la marechale de La Mothe, le duc d’Aumont, la sous gouvernante, le curé de Saint Germain en Laye, et le marche se fit en la manière suivante jusques en l’eglise de l’abbaye de Saint Denys.<lb/>Les carrosses de suite du prince de La Roche sur Yon et du prince defunt, où estoyent les femmes de chambre et les officiers, faisoyent la teste du convoy, avec une brigade de chevaux legers.<lb/>Un des carrosses du Roy, où estoyent les huit gentilshommes ordinaires, suivoit et precedoit immedatement celuy du corps du Roy où estoit le cercueil, environné des valets de pied de la grande et petite escurie, avec les pages aussi de l’une et de l’autre escurie, à cheval, aux costez du carrosse.<lb/>Le sieur de Brissac, lieutenant des gardes du corps, estoit derriere, à la teste desdits gardes, et la marche estoit fermée par une brigade des gens d’armes, tous portans des flambeaux de cire blanche ainsi que les chevaux legers, pages et valets de pied.<lb/>On alla ainsi, par Chatou et le pont de Neuilly, à Saint Denys, dont la premiere porte et celle de l’eglise estoyent tendues de blanc, avec des ecussons aux armes du prince defunt.<lb/>Le convoy estant arrivé, sur les onze heures, à la porte de ladite eglise, le corps fut tiré du carrosse par les mesmes gentilshommes ordinaires et receu par les religieux, tous un cierge blanc à la main, l’evesque de Langres l’ayant presenté par un beau discours au prieur, lequel y repondit.<lb/>Ensuite, les 4 gentilshommes porterent le corps au chœur de l’eglise, les coins du poesle tousjours soustenus par les 4 autres, et suivi du prince de La Roche sur Yon et des autres personnes cy devant nommées. On le posa sur une estrade, sous un lit à pentes de damas blanc, avec les crespines d’argent aux armes du prince defunt, en broderie d’or et d’argent, le tout eclairé, ainsi que le grand autel, d’un nombre infini de cierges sur des chandeliers d’argent, avec de pareils ecussons.<lb/>L’evesque de Langres, en ses habits pontificaux, se plaça dans un fauteuil, aux pieds du cercueil, le prince de La Roche sur Yon à la teste, la marechale de La Mothe à costé droit de ce prince, et le duc d’Aumont à sa gauche, sur des carreaux de velous blanc.<lb/>Les seances prises, ce prelat fit les prieres, encesnsemens et aspersions ordinaires, apres quoy les gentilshommes porterent le corps au caveau, où il fut inhumé par ledit prelat.<lb/>La ceremonie achevée, chacun retourna à son poste pour accompagner le cœur, que l’on porta, dans le mesme ordre, au Val de Grace.<lb/>Il fut receu à la porte du convent par toutes les religieuses, un cierge à la main, l’evesque de Langres l’ayant, aussi, presenté à la superieure et, en mesme temps, on le porta au chœur de ces religieuses suivi de toutes les personnes du convoy.<lb/>Ce prelat l’y posa sur une credance entourée de quantité de chandeliers d’argent garnis de cierges et fit les prieres, encensemens et aspersions. Apres quoy, ce cœur fut porté au lieu où reposent ceux de la reyne mere et des enfans de France, toutes les choses ayans esté ordonnées et conduites par les soins du sieur de Saintot, maistre des ceremonies.<lb/>[…]<lb/>A Paris, du bureau d’adresse, aux galleries du Louvre, devant la rue Saint Thomas.<lb/>Le 18 novembre 1672.<lb/>Avec privilege »</p>
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              <subject>Fêtes et événements</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Harangue prononcée par l’évêque de Soissons devant le roi d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 6, liasse E, pièce 1</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1695</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Harangue prononcée devant le roy d’Angleterre par monseigneur l’evesque de Soissons à Saint Germain en Laye le 4 juin 1695<lb/>Sire,<lb/>Le clergé de France vient vous offrir aujourd’huy ses respects et vous asseurer par ma bouche de l’admiration qu’il a conçeue par tant de vertus chrestiennes qui eclatent en Vostre Majesté.<lb/>Et certes, Sire, on peut dire en quelque sorte qu’il n’appartient point à des ministres des autels de louer en vous d’autres vertus que celles cy, quelques grandes et quelques eclatantes que soient d’ailleurs toutes celles qui vous accompagnent.<lb/>Que les gens du siecle admirent en V. M. cette intrepidité dans les plus grands perils de la guerre qui luy a acquis des ses plus tendres années une reputation si distinguée dans toute l’Europe, la France en a autrefois esté le temoin, et elle en a esté etonnée, elle qui en ce genre est si feconde en prodiges.<lb/>Qu’ils parlent de cette haute magnanimité qui vous soutient si egalement dans l’une et dans l’autre fortune.<lb/>Qu’ils louent cette bonté si admirable qui vous rend toujours prest à oublier les crimes de vos sujets, si l’on doit donner le nom de crimes à des erreurs qui ne peuvent avoir esté, dans une nation si noble, que l’effet d’une seduction artificieuse.<lb/>Enfin, Sire, qu’ils melent dans vostre eloge tout ce qui peut tracer à nos yeux l’image d’un grand prince ; nous les avouerons avec joye, nous leur donnerons des applaudissemens.<lb/>Cependant, depositaires des sacrees veritez de l’Evangile, nous ne louerons en V. M. que ce qui peut avoir rapport à la religion sainte que nous professons ; et, si nous l’osons dire, nous oublierons d’un grand roy pour ne nous souvenir que d’un chretien d’une fidelité si entiere et si celebre.<lb/>Ce n’est point, Sire, à l’occasion de l’etat present où se trouve V. M. ny du pretexte de religion que vos ennemis peuvent avoir pris pour vous nuire et, qu’animé de l’esprit de Dieu, vous avez si genereusement meprisé, que nous parlons de la sorte ; le Ciel, qui peut seul recompenser une œuvre si heroïque, en reserve la louange à luy seul dans la bienheureuse eternité.<lb/>Notre dessein, Sire, est uniquement d’admirer aujourd’huy cette pieté sincere que nous voyons reluire en toutes vos actions, ce respect si edifiant que vous temoignez en toutes occasions pour les sacrez mysteres de nostre religion sainte, ce gout si chrestien que V. M. nous fait voir pour nos augustes ceremonies, son exacte assiduité aux divins services, et ce qui est plus essentiel, nous voulons, s’il se peut, faire connoistre à toute la terre la delicatesse de V. M. sur la pratique des vertus chrestiennes, les ingenieux raffinemens, si l’on ose se servir de ces termes dans une matiere si sainte et si solide, avec lesquels Elle les cultive toutes.<lb/>Heureuses, Sire, les ames chrestiennes qui contemplent V. M. et qui trouvent à la fois dans ses exemples et des instructions et un modele.<lb/>Nous osons le prevoir, Sire, le Ciel cessera bientost d’eprouver une vertu si parfaite, et s’il a permis pour un temps par un conseil secret de sa providence qu’il nous est imppossible de penetrer que l’Angleterre ait esté surprise, il va bientost la ramener, que dis je, il l’a dejà ramenée aux pieds de son cher prince.<lb/>Car scauroit on douter que les cœurs des Anglois ne soient veritablement acquis à V. M. si l’on ne veut faire injure à une nation à qui de toutes les qualitez que l’on peut desirer dans les nations les plus celebres, il ne manque que la connoissance de la vraye religion.<lb/>Qu’ont-ils jamais eprouvé de vous que des bontez ? Et que leur preparez vous, Sire, à vostre heureux retour qu’une plus grande profusion, qu’un plus vaste epanchement de ces mesmes bontez qui doivent faire la felicité de vos royaumes.<lb/>Ouy, Sire, nous les verrions icy baiser vos mains sacrées et verser aux piedz de V. M. des larmes de joye, de l’avoir, s’il faut ainsi parler, comme recouvrée après l’avoir perdue dans une malheureuse fatalité, s’ils estoient aujourd’huy les maistres d’eux mesmes, s’il leur estoit aussi libre de disposer de leurs actions que de leurs volontez et de leurs cœurs.<lb/>Et avec quelle admiration melée de tendresse serions nous les spectateurs de la bonté et de la clemence avec laquelle vous oublierez toutes les fautes dont ils se reconnoistront coupables, encore qu’ils ne les ayent commises que malgré eux.<lb/>Puissions nous estre bientost les temoins d’un spectacle si tendre et si illustre ! Au moins, Sire, pouvons nous asseurer V. M. que le clergé de France ne cesse point de demander au Ciel une faveur si signalée, et qu’il en fait un des principaux objets de ses vœux. Il ne luy reste qu’à supplier tres humblement Vostre Majesté de luy continuer l’honneur de sa bienveillance et d’estre bien persuadée de son profond respect.<lb/><lb/>A Paris<lb/>Chez François Muguet, premier imprimeur du Roy, du clergé de France et de M. l’archevesque, rue de la Harpe, aux Trois rois, 1695. »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Harangue prononcée par l’évêque de Nîmes devant la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 6, liasse E, pièce 2</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1695</unitdate>
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              <p>« Harangue prononcée devant la reyne d’Angleterre par monseigneur l’evesque de Nismes à Saint Germain en Laye le 4 juin 1695<lb/>Madame,<lb/>Le clergé de France se presente aujourd’huy à Vostre Majesté avec tous les sentimens que le respect, l’admiration et la religion luy donnent pour Elle. L’honneur qu’il a d’estre assemblé presque sous vos yeux, et de voir de pres ces grandes qualitez que la renommée n’apprend d’ordinaire que foiblement, le fait acquiter avec plaisir d’un devoir qu’il vous rend avec justice.<lb/>Que ne devons nous pas, ministres du Seigneur que nous sommes, à une reine que sa naissance, son esprit, ses vertues, et si je l’ose dire, ses malheurs mesmes, rendent venerable à toute l’Eglise, et qui, fidele à la loy de Dieu malgré les tentations du siecle les plus touchantes, a sçu faire à sa religion un sacrifice de sa grandeur.<lb/>Mais, Madame, en renonçant à cet eclat dont l’orgueil du monde se flatte, vous n’avez rien perdu de vos couronnes ; rien ne fait mieux connoistre le droit que vous avez de les porter que le courage que vous avez eu de les abandonner pour Jesus Christ. Cette espece de nouveau zele, qui ne peut tomber que dans un cœur aussi grand et aussi pieux que le vostre, vous fait autant d’admirateurs qu’il y a dans le royaume de Dieu de veritables fideles. Partout où regne la pieté, vous regnez independamment de la fortune, et il n’y a point de cœurs chrestiens où la justice et la religion ne vous elevent un throne invisible, inaccessible aux usurpateurs.<lb/>Aussi le Ciel a-t-il versé dans vostre ame ces benedictions de douceur qui sont les sources ou les recompenses de la vertu, ce goust de la parole de Dieu et de ses veritez evangeliques, cette profonde veneration de ses mysteres, cette respectueuse deference à ses ordres, quelques rigoureux qu’ils puissent estre, cette droiture qui vous porte naturellement au bien, et ne vous laisse jamais sortir des voyes de la verité et de la justice ; cette bonté qui vous fait pardonner aux uns, compatir aux autres, utile à plusieurs, honeste et charitable à tous, ces retraites où, loin du bruit et du commerce du monde, vous tirez du fond d’une solide devotion et d’une tranquille conscience vos consolations secretes.<lb/>De là vient, Madame, que vous n’avez esté ny eblouie par la gloire, ny abbatue par l’adversité. Vous avez separé dans une elevation supreme ce qu’il y a de la grandeur de Dieu d’avec ce que la vanité des hommes y mele. Vous avez discerné dans les afflictions, parmy ce qu’elles ont de triste, ce qu’elles ont de salutaire ; et dans ces estats differens, toujours egale à vous mesme, vous avez pratiqué cet art si difficile et si peu connu de mettre à profit pour l’eternité les prosperitez et les tribulations de la vie.<lb/>Dieu a permis, Madame, que vous ayez porté de si grands exemples dans ce royaume, où l’on fait gloire de les respecter, et où la pieté du Roy nous accoustume depuis longtemps à reconnoistre et à louer des vertus royales. Que ne pouvons nous, Madame, par nos discours et par nos exemples, inspirer la fidelité et la reconoissance à ceux qui vous les doivent par tant de titres ? Mais si nos vœux peuvent estre exaucez, les nuages que la confusion et l’erreur ont formez se dissiperont bientost, on verra vos couronnes refleurir sur vos testes sacrées, Dieu vous rendra le sceptre que vous avez mis comme en depost entre les mains de sa providence, et vos peuples eprouveront qu’il n’y a point de joug plus pesant que celuy d’une domination injuste, et qu’ils ne peuvent estre heureux que sous leurs princes legitimes.<lb/><lb/>A Paris<lb/>Chez François Muguet, premier imprimeur du Roy, du clergé de France et de M. l’archevesque, rue de la Harpe, aux Trois rois, 1695. »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions dans le registre paroissial de séjours du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1558-1565</unitid>
              <unitdate normal="1559/1563" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1559-16 mai 1563</unitdate>
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              <p>« Le samedy IIIe jour du moys de juin 1559, le Roy arriva a Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [25 juillet], le Roy, la Royne, la Royne mere du Roy et la royne d’Espagne vindrent a Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le samedy Ve [août], le Roy partit pour aller a Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [12 août], le Roy revint de Paris a Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [18 août], arriva le roy de Navarre a Saint Germain en Laye et fut son train logé en mon logis.<lb/>[…]<lb/>Le lundy [21 août], la Roine fist faire ung service de la XLIIe pour le Roy. Reçu en luminaire : IIII l.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [22 août], le Roy partit de Saint Germain. Reçu pour les offrandes : XLII l.<lb/>[…]<lb/>Le mardy diziesme jour dud. moys de septembre [1560], le Roy arriva a Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [10 octobre], partist le Roy pour aller coucher à Madry avec le train.<lb/>[…]<lb/>Le lundy XIIIIe jour de juillet [1561], le roy Charles, IXe de ce non, arriva a Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [30 août], le Roy alla au Bordeau de Vigny.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [1er septembre], le Roy revint du Bordeau de Vigny.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [5 mars 1562], le Roy s’en alla. Pour la parpaye des offrandes, cent treize livres quinze solz tournois.<lb/>[…]<lb/>Le premier jour de may 1563, le Roy arriva à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [16 mai], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Paris. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1565-1579</unitid>
              <unitdate normal="1567/1573" encodinganalog="3.1.3">24 juin 1567-21 juillet 1573</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le lundy XXIIIIe [juin 1567], le roy Charles arriva en ce lieu de Sainct Germain en Laye<lb/>Et de ce voyage j’entre en jouissance de presbitere nouvellement basty et de l’exemption d’hostes suivant les lettres du Roy, combien que mons. Bonnault, secretaire de monseigneur le chancelier, y fut marqué et logé, au moien que le Roy et la Roine commanderent qu’il en delogeast et declarerent qu’ilz vouloient que led. presbitere fust et demeurast exempt suivant leurs lettres, et ay retiré certificat des mareschaulx des logis de ce que dessus.<lb/>[…]<lb/>Le XIIIe jour de juillet 1570, le roy Charles arriva en ce lieu de Sainct Germain en Laye apres disner.<lb/>Le vendredy XIIIIe, le Roy apres avoir ouy la messe alla coucher a Paris en poste.<lb/>Le samedy XVe, il revint ycy disner.<lb/>[…]<lb/>Le vendredy XXIe, le Roy apres avoir ouy la messe alla a Paris.<lb/>Le lundy XXIIIIe, il revint de Paris.<lb/>[…]<lb/>Le XIIIIe [août], le Roy partist de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mardy XXIe jour de juillet mil cinq cens soixante et treize, le Roy vint en ce lieu et en partist le samedy XXVe dud. moys. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1578-1583</unitid>
              <unitdate normal="1580/1583" encodinganalog="3.1.3">30 mai 1580-5 septembre 1583</unitdate>
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              <p>« Le lundy XXXe jour de may, le Roy arriva à Saint Germain et y sejourna jusques au mercredy ensuivant, veille de la Feste Dieu.<lb/>[…]<lb/>Le vendredy dix septiesme juin [1580], le Roy arriva à Saint Germain et y sejourna jusques au jeudy ensuivant, qu’il partit, assavoir la veille Saint Jehan.<lb/>[…]<lb/>Le lundy huictiesme jour d’aoust, le Roy arriva à Saint Germain en Laye et en partist le mercredy dix septiesme, et partant y a neuf offrandes deues.<lb/>[…]<lb/>Le mercredy XXIIIIe, le Roy arriva à Sainct Germain et y ouyt la messe le jeudy et vendredy, et ced. jour s’en alla à Sainct Mort.<lb/>[…]<lb/>[rayé :] Le jeudy XIIIe janvier [1583], le Roy arriva à Saint Germain en Laye. [mention rayée]<lb/>[…]<lb/>[rayé :] Le vendredy XXIXe [avril], il y arriva et s’en retourna le lendemain, et pour ce : II offrandes.<lb/>[…]<lb/>[rayé :] Le vendredy XXVIIe may, le Roy y arriva et y feist sa feste de Pentecoste jusques au mardy ensuivant, qu’il partist pour aller à [vide], pour ce : IIII offrandes.<lb/>[…]<lb/>[rayé :] Le vendredy XXIXe juillet, le Roy arriva à Saint Germain et y demeura jusques au mardy IIe aoust, et pourtant : IIII offrandes.<lb/>Le dimenche arriva ycy ung abbé de Fueillent en Gascongne, homme de vie fort austere qui prescha le jour de saint Pierre es lieux et me fut envoyé par le Roy pour le loger et traicter.<lb/>[…]<lb/>Le mercredy cinquiesme jour de septembre 1583, le Roy arriva à Sainct Germain et y ouyt messe, qui fut celebrée par moy, et s’en alla le jour mesmes. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1590-1597</unitid>
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              <p>« Le XXVIIIe, le Roy arriva en ce lieu.<lb/>[dans la marge :] Sont deubz troys offrandes du Roy, scavoyr le 28, 29 et 31e. »</p>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1599/1606" encodinganalog="3.1.3">29 janvier 1599-20 février 1606</unitdate>
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              <p>« Le vingt neufiesme jour dudict mois [janvier 1599], le Roy arriva a Sainct Germain et y fut jusques au troisiesme de febvrier qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Le second jour de febvrier l’an mil six cens et ung, le Roy arriva a Sainct Germain et s’en alla le mesme jour.<lb/>[…]<lb/>Le neufiesme jour dudict mois [juillet 1602], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut deux jours.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [21 juillet], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut jusque au dixiesme jour d’aoust, jour et feste Sainct Laurens.<lb/>[…]<lb/>Le jour precedent [15 septembre], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut cinq ou six jours.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [9 octobre], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut jusques au treiziesme jour.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour dud. mois [décembre], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut deux jours.<lb/>[…]<lb/>Le ving troisiesme, le Roy arriva à Sainct Germain et s’en alla la veille de Noel.<lb/>[…]<lb/>Le Roy arriva à Sainct Germain et y fut ledict premier jour et le second [janvier 1603].<lb/>[…]<lb/>Led. jour [4 août], le Roy arriva à Sainct Germain apres disner et y fut jusques au dix septiesme qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Le neufiesme jour dud. mois, fut faict ung service pour le feu Roy.<lb/>[…]<lb/>Le vingt cinquiesme jour dud. mois [septembre], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut jusques au vingt neufiesme qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Le septiesme jour [janvier 1604], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut 4 jours.<lb/>[…]<lb/>Le unziesme jour dud. mois, […] le Roy partit de Sainct Germain et y fut quatre jours.<lb/>[…]<lb/>Le vingt septiesme jour dud. mois, le Roy arriva à Sainct Germain et y coucha trois nuicts.<lb/>[…]<lb/>Le treiziesme de ce mois [février], le Roy arriva à Sainct Germain et y coucha une nuit.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [18 février], le Roy arriva à Sainct Germain apres disner et y fut jusques au vingt quatriesme qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [19 mars], le Roy arriva à Sainct Germain apres disner et y fut jusques au vingt uniesme qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Le quatriesme jour dud. mois [juin], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut jusques au jour Sainct Jehan qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Le sixiesme jour de decembre, le Roy arriva à Sainct Germain et y fut jusques au dixiesme jour dudict mois, qu’il en en partit.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [27 décembre], le Roy arriva à Sainct Germain au soir et y fut jusques au dernier dud. mois qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [25 janvier 1605], le Roy arriva à Sainct Germain au soir et y fut jusques au vingt huictiesme qu’il en partit.<lb/>[…]<lb/>L’unziesme jour dud. mois [février], le Roy arriva à Sainct Germain et y coucha une nuict.<lb/>[…]<lb/>Le vingt huictiesme jour dud. mois [décembre], le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le vingt neufiesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [18 janvier 1606], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le vingtiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [15 février], le Roy arriva à Sainct Germain et y fut jusques au vingtiesme, qu’il en partit. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le premier jour de may l’an mil six cens six, le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le second jour.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour dud. mois [juin], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le vingt deuxiesme.<lb/>[…]<lb/>L’unziesme jour dud. mois [décembre], le Roy arriva à Sainct Germain apres disner et en partit le quatorziesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le ving troisiesme jour dud. mois [décembre], le Roy arriva à Sainct Germain apres disner et en partit le troisiesme de janvier [1607].<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatriesme jour dud. mois [janvier 1607], le Roy est arrivé à Sainct Germain au soir et en est party le vingt sixiesme jour.<lb/>[…]<lb/>Le vingtiesme jour dud. mois [février], le Roy est arrivé à Sainct Germain et n’y coucha qu’une nuict.<lb/>[…]<lb/>Le dixiesme jour dud. mois [juillet], le Roy arriva à Sainct Germain et en partit l’unziesme.<lb/>[…]<lb/>Le quatorziesme jour dud. mois, le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le quinziesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [20 février 1608], le Roy est arrivé à Sainct Germain au soir et en est parti le vingt quatriesme.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme jour dud. mois [août], le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le vingt quatriesme jour, Sainct Barthelemy.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [24 septembre], le Roy arriva à Sainct Germain et n’y coucha qu’une nuict.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [1er octobre], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le quatriesme jour.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour dud. mois [novembre], le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le ving troisiesme apres disner.<lb/>[…]<lb/>Le troisiesme jour dud. mois [décembre], le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le septiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [12 janvier 1609], le Roy est arrivé à Sainct Germain et n’i coucha qu’une nuit.<lb/>[…]<lb/>Le dixiesme jour dud. mois [février], le Roy est arrivé à Sainct Germain et n’y coucha qu’une nuit.<lb/>[…]<lb/>Le premier jour d’apvril oud. an, le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le quatriesme suivant.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [20 juillet], le Roy est arrivé à Sainct Germain au matin et est parti le vingt et uniesme.<lb/>[…]<lb/>Le sixiesme jour dud. mois [septembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain apres disner et en est parti le neufiesme aussy apres disner.<lb/>[…]<lb/>Le dernier jour dud. mois [octobre], le Roy est arrivé à Sainct Germain et n’y coucha qu’une nuit.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme jour dud. mois [novembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le dix neufiesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [28 novembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le vingt neufiesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [7 décembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le huictiesme.<lb/>[…]<lb/>Le quatorziesme jour dud. mois, le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le quinziesme.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour [15 février 1610], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le dix septiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [7 mars 1611], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti l’unziesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>L’unziesme jour dud. mois [août], le Roy est parti de Sainct Germain apres disner, qui y estoit arrivé le vingt sixiesme de juillet.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [14 novembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain apres disner et en est parti le dix septiesme jour aussy apres disner.<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatriesme jour dud. mois [août 1613], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le vingt cinquiesme jour dud. mois apres disner. »</p>
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              <p>« Le vingtiesme jour [de septembre 1614], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le vingt et uniesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [17 novembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti vingtiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [4 juin 1616], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le sixiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [19 juin], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le vingt et uniesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le huictiesme jour dud. mois [juillet], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le quinziesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le vingt septiesme jour dud. mois [mai 1617], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le vingt neufiesme.<lb/>[…]<lb/>Le second jour de juillet l’an mil six cens dix sept, le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le dixiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [2 septembre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le neufiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le vingt deuxiesme jour dud. mois [septembre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le vingt sixiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [5 octobre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est party le quatorziesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [25 octobre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le dernier jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [11 novembre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le quatorziesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [31 décembre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le cinquiesme janvier mil six cens dix huict.<lb/>[…]<lb/>Le septiesme jour dud. mois [mai], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le quinziesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour dud. mois, le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le treiziesme de juin.<lb/>[…]<lb/>Le douziesme jour dud. mois [juillet], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le second jour d’aoust.<lb/>[…]<lb/>Le trentiesme jour dud. mois [novembre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le dixiesme de decembre.<lb/>[…]<lb/>Le vingt troisiesme jour dud. mois [avril 1619], le Roy est revenu en ce lieu et en est parti le septiesme may.<lb/>[…]<lb/>Le vingt troisiesme jour dud. mois [novembre], le Roy est arrivé en ce lieu avec toute sa cour et y a esté jusques au dixiesme de decembre qu’il en est parti.<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatriesme jour dud. mois [février 1621], le Roy arriva à Sainct Germain et en partit le dernier jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [6 mars], le Roy est arrivé à Sainct Germain apres disner et en est parti le vingt sixiesme dud. mois. »</p>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1622-1624</unitid>
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              <p>« Le seiziesme jour dud. mois [janvier 1623], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le dix huictiesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [9 février], le Roy est arrivé à Sainct Germain et en est parti le treiziesme.<lb/>[…]<lb/>Le sixiesme jour dud. mois [juillet], le Roy est arrivé à Sainct Germain en Laye et en est parti le second jour d’aoust, et la Court est demeurée.<lb/>[…]<lb/>Le ving troisiesme jour dud. mois, furent mariez en ce lieu, le Roy y estant, ung fruictier suivant la Court nommé [vide]<lb/>[…]<lb/>Led. jour [7 septembre], le Roy est revenu à Sainct Germain et en est partit le seiziesme.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [23 septembre], le Roy est revenu à Sainct Germain et en est party le sixiesme octobre.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [13 octobre], le Roy est revenu à Sainct Germain et en est party le vingt deuxiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [29 octobre], le Roy est revenu à Sainct Germain et en est party le troisiesme novembre tout à faict avec la Court.<lb/>[…]<lb/>Le vingt septiesme jour dud. mois [juillet 1624], le Roy est arrivé en ce lieu apres disner, et en est parti le vingt [rayé : sept] iesme aoust.<lb/>[…]<lb/>Le vingtiesme jour dud. mois [d’août], […] le Roy est parti de ce lieu pour aller à Dourdan, la Court est demeurée en ce lieu, et est revenu le premier jour de septembre.<lb/>[…]<lb/>Le troisiesme jour dud. mois [d’octobre], le Roy est parti de ce lieu pour aller à Dourdan, et la court est demeurée, et est revenu le septiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour dud. mois, le Roy est parti de ce lieu et y est revenu le [vide]. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <p>« Led. jour [18 novembre 1630], le Roy est arrivé à Sainct Germain apres disner et est parti le douziesme decembre pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le treiziesme jour dud. mois [décembre], le Roy est revenu de Paris à Sainct Germain sur les six heures du soir, et en est parti le vingt troisiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le quatriesme jour dud. mois [juin 1631], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le vingt quatriesme jour apres disner et est allé coucher à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour vingt huictiesme dud. mois, le Roy est revenu de Versailles en ce lieu et est parti le dixiesme jour de juillet et est retourné aud. Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le quatorziesme jour dud. mois, le Roy est revenu de Versailles en ce lieu et en est parti le dix neufiesme dud. mois pour retourner aud. Versailles, dont il n’est pas revenu mais il est allé à Paris et toute la court s’en est allée.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme jour dud. mois [février 1632], le Roy est arrivé en ce lieu à dix heures du matin et en est parti le vingt et uniesme jour dud. mois apres disner.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [29 février], le Roy est venu coucher à Sainct Germain en Laye et en est parti le sixiesme mars pour aller à Paris, dont il est revenu le huictiesme jour dud. mois de mars.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [8 mars], le Roy est revenu de Paris en ce lieu et en est parti le dix septiesme apres disner, et est allé à Versaille.<lb/>[…]<lb/>Le vingt deuxiesme jour dud. mois, le Roy est revenu de Versailles en ce lieu et en est parti le vingt deuxiesme jour d’apvril qu’il est allé à Versailles ; il en est revenu le vingt huictiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le 22 dudict mois [avril], est parti le Roy de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [28 avril], le Roy est revenu de Versailles icy coucher et y est demeuré jusques au dixiesme jour de may, qu’il est parti pour aller à Amiens avec toute la court.<lb/>[…]<lb/>Le vingt sisiesme jour dud. mois [novembre], le Roy est arrivé à Sainct Germain apres disner et en est parti le vingt neufiesme dud. mois, apres disner, pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour septiesme de ce mois [décembre], le Roy est revenu de [vide] à Sainct Germain apres disner et en est parti le treiziesme pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le seiziesme jour dud. mois, le Roy est revenu de Versailles icy et est parti le vingt et unieseme qu’il est allé à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [21 décembre], le Roy est allé à Versailles, est revenu le ving troisiesme apres disner, est parti le vingt septiesme pour aller à Versailles, dont il est revenu le trentiesme jour dud. mois de decembre coucher.<lb/>[…]<lb/>Le quinziesme jour dud. mois [janvier 1633], le Roy est venu coucher à Sainct Germain et y a esté jusques au vingtiesme qu’il est parti pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vingt septiesme jour dud. mois, le Roy est revenu de Versailles en ce lieu et y a demeuré jusques au troisiesme febvrier, qu’il est parti pour aller [vide].<lb/>[…]<lb/>Led. jour, le Roy est arrivé en ce lieu apres disner, et en est parti le quatorziesme pour aller à Escouen et Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [19 mars], le Roy est arrivé en ce lieu et est parti le vingt neufiesme dud. mois qu’il est allé [coupé].<lb/>[…]<lb/>Led. jour [3 avril], le Roy est revenu de Versailles en ce lieu apres disner et est parti l’onziesme jour dud. mois pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [12 juin], le Roy est arrivé en ce lieu apres disner et en est parti le quatorziesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [27 octobre], led Roy est arrivé en ce lieu apres vespres, et en est parti le quatriesme jour de novembre.<lb/>[…]<lb/>Le quatorziesme jour dud. mois [décembre], le Roy est revenu de Versailles apres disner et a esté icy jusques au [vide].<lb/>[…]<lb/>Le second jour dud. mois [janvier 1637], le Roy est party de Sainct Germain et est allé à Versailles, où il est demeuré jusques au neufiesme dud. mois qu’il est revenu en ce lieu apres disner.<lb/>[…]<lb/>Le neufiesme jour dud. mois, le Roy est revenu de Versailles en ce lieu et y a esté jusques au dix septiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le dix septiesme jour dud. mois, le Roy est parti de ce lieu pour aller à Paris et est revenu icy le dix neufiesme jour dud. mois apres disner, où il a esté jusques au 24e dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [24 janvier], le Roy est parti de ce lieu apres disner pour aller à Vitville et à Versailles, d’où il est revenu le premier jour de febvrier.<lb/>[…]<lb/>Le premier jour de febvrier l’an mil six cens trente quatre, le Roy vint de Versailles en ce lieu apres vespres et en est parti le quatriesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme jour dud. mois, le Roy est revenu de Chantilly en ce lieu et y a esté jusques au vingt cinquiesme jour dud. mois que est parti pour retourner à Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [25 février], le Roy est parti de Sainct Germain pour aller à Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Le huictiesme jour dud. mois [avril], le Roy est arrivé en ce lieu et y a esté jusques au dixiesme dud. mois qu’il est parti pour aller à Vigny.<lb/>[…]<lb/>Le douziesme jour dud. mois, le Roy est revenu en ce lieu apres disner et en est parti le dix huictiesme jour et est allé à Loigny.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [20 juin], sur le soir, le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le dixiesme de juillet oud. an.<lb/>[…]<lb/>Le second jour dud. mois [octobre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le cinquiesme jour dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Le dix septiesme jour dud. mois, le Roy est arrivé en ce lieu apres disner et en est parti le vingt sixiesme dud.<lb/>[…]<lb/>Le dernier jour dud. mois, le Roy est revenu de Versailles en ce lieu apres disney et est parti le septiesme novembre pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [12 novembre], le Roy est revenu de Versailles en ce lieu et en est parti le sixiesme janvier suivant 1635.<lb/>[…]<lb/>Le dixiesme jour dud. mois [janvier 1635], le Roy est revenu de Versailles et a esté icy jusques au vingt quatriesme jour dud. mois, qu’il est parti pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [31 janvier], le Roy est revenu de Paris et y a esté jusques au cinquiesme febvrier qu’il en est parti pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le dernier jour dud. mois [mars], le Roy est arrivé en ce lieu au soir et y a esté jusques à l’onziesme jour d’apvril, jour qu’il est allé à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [13 avril], le Roy est retourné de Versailles en ce lieu et y a esté jusques au seiziesme jour dud. mois, qu’il en est parti pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le treziesme jour dud. mois [juillet], le Roy est arrivé à Sainct Germain et y a sejourné jusques au vingt sixiesme jour dud. mois et feste Saincte Anne, qu’il est parti pour aller à Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [21 octobre], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le vingtiesme jour de novembre pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [26 novembre], le Roy est revenu de Versailles au soir er y a esté jusques au dix neufiesme jour de decembre, qu’il est parti pour aller à Paris, dont il est revenu le vingt et uniesme jour et feste de sainct Thomas.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [17 janvier 1636], le Roy est parti pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vingt cinquiesme jour dud. mois, le Roy est arrivé en ce lieu apres disner et en est parti le vingt septiesme de mars pour aller à Loigny, d’où il est revenu le trentiesme dud. mois.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [5 avril], le Roy est parti de ce lieu pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le ving troisiesme jour dud. mois [août], le Roy est arrivé en ce lieu et en est parti le vingt cinquiesme dud. mois. »</p>
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Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [9 novembre], le Roy arriva à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [20 novembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versaille.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [23 novembre], le Roy revint de Versaille à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [30 novembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [7 décembre], le Roy est revenu à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [19 décembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 23e jour de decembre, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [18 février 1638], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>Le 19e, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 22e, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versaille.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [26 février], le Roy revint de Versaille à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour de mars, le Roy partit de Saint Germain pour aller à [vide].<lb/>[…]<lb/>Le 9e jour de mars, le Roy revint de son voyage d’Escouan à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [22 mars], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versaille.<lb/>Le 23e jour, le Roy revint de Versaille à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 5e jour d’avril, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 8e jour d’avril, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [26 avril], le Roy partit de Saint Germain pour aller en Picardie.<lb/>[…]<lb/>Le 21e jour [de mai], le Roy revint de Compiegne icy.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [27 mai], le Roy alla à Versailles.<lb/>Le 28e jour, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 14e jour de juin, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Fontainebelleau.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour de juin, le Roy revint de Fontainebelleau à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour de juillet, le Roy partit de Saint Germain pour aller à l’armée.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [18 août], le Roy est revenu de l’armée à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [20 août], le Roy s’en alla à son chasteau de Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [22 août], le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [16 septembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Escouan.<lb/>[…]<lb/>Le susdicts jour 29e de septembre, le Roy revint à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [6 octobre], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 10e jour et mois susdicts, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 27e jour dudict mois, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 30e jour, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [2 novembre], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Du 8e jour dudict mois, le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [15 novembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Escouan.<lb/>[…]<lb/>Le 25e jour de novembre, le Roy revint de son voiage d’Escouan.<lb/>[…]<lb/>Le 30e et dernier jour dudict mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Villepreux.<lb/>[…]<lb/>Le 2e jour [de décembre], le Roy revint de Villepreux à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [18 décembre], le Roy partit de ce lieu pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [20 décembre], le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour de janvier mil six cents trente huict [1639], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 21e jour de janvier, le Roy revint de son voiage de Fontainebleau à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [23 février], le Roy partit de ce lieu de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 25e jour, le Roy est revenu de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [4 mars], le Roy partit de Sainct Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le jour precedent 17e de mars, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Vigny.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [19 mars], le Roy revint de son voiage de Vigny à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 28e jour, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [29 mars], le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [7 avril], le Roy partit de ce lieu pour aller à Versailles.<lb/>Le 8e jour, le Roy revint de son voiage de Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 9e jour de may 1639, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 14e jour, le Roy revint de son voiage de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 17e jour de may, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>Le 18e jour, le Roy revint de son voyage de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [25 mai], le Roy partit de Saint Germain pour aller au siege de Hedin.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [12 novembre], le Roy revint à Saint Germain en Laye de son voyage de l’armée.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [5 décembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>Le 6e jour de decembre, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [23 décembre], le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 17e jour de janvier [1640], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [21 janvier], le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le premier jour de mars 1640, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Le 7e jour dudict mois, le Roy revint à Saint Germain de son voyage de Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Le 12e jour de mars, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [14 mars], le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 15e jour d’avril 1640, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme avril, le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 30e avril, le Roy partit de Saint Germain pour aller à l’armée.<lb/>[…]<lb/>Le 7e jour dud. mois [de septembre], le Roy arriva à Saint Germain en Laye de son voyage d’Arras.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour dud. mois [15 septembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 18e jour de septembre 1640, le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 25e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Escouan.<lb/>[…]<lb/>Le 1er jour dud. mois [d’octobre], le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 10e jour dud. mois, le depart du Roy de Saint Germain pour Monceaux.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour dud. mois, le retour du Roy à Saint Germain de Monceaux.<lb/>[…]<lb/>Le 27e jour dud. mois, le depart du Roy pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [31 octobre], le retour du Roy à Saint Germain de Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [10 novembre], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 27e jour dud. mois, le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 12e jour dud. mois [de décembre], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 23e jour dud. mois, le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 17e jour dud. mois [de janvier 1641], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [24 janvier], le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 27e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 8e jour dud. mois [de février], le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [18 février], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 4e jour dud. mois [de mars], le retour du Roy à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [3 avril], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [9 avril], le retour du Roy à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 2e dud. mois [de mai], le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [7 mai], le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>Le 8e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [9 mai], le retour du Roy de Paris à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 12e jour de may, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [13 mai], le retour du Roy de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 23e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Vigny et Abbeville à cause du siege de la ville d’Arras.<lb/>[…]<lb/>Le 5e jour dud. mois [de novembre], le Roy est revenu de l’armée d’Aras à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 26e jour, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [30 novembre], le retour du Roy à Saint Germain en Laye de Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour dud. mois [de décembre], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 22e jour dud. mois, le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye<lb/>[…]<lb/>Le 28e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [31 décembre], le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Du cinquiesme jour de janvier [1642], le retour du Roy de Paris à Saint Germain en Laye, qui estoit allé en ladicte ville du dernier jour de decembre mil six cents quarente et un.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 7e dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 10e jour de janvier 1642, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 27e, le Roy partit de Saint Germain pour aller au voiage.<lb/>[…]<lb/>Le quatorziesme jour d’aoust 1642, le Roy revint de son voyage de Narbonne à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le jour precedent dix huictiesme d’aoust, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Chantilly.<lb/>[…]<lb/>Le vingt troisiesme jour d’octobre 1642, le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le dixiesme jour, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à la chasse es environs de Triel.<lb/>[…]<lb/>Le treiziesme jour de novembre 1642, le Roy revint à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 17e de novembre 1642, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme jour de novembre mil six cents quarente deux, le Roy revint de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le deuxiesme jour de decembre 1642, le Roy partit de Saint Germain en Lay pour aller à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [5 décembre], le Roy revint de Paris à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vingt troisiesme jour de decembre 1642, le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le vingt neufiesme jour dud. mois 1642, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>Le trente et uniesme jour de decembre mil six cents quarente deux, le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le cinquiesme jour de janvier mil six cents quarente trois, le depart du Roy pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le septiesme jour de janvier mil six cents quarente trois, le retour du Roy à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatriesme jour de janvier 1643, le depart du Roy pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vingt neufiesme jour de janvier 1643, le retour du Roy à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le huictiesme jour de febvrier 1643, le depart du Roy pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le unziesme jour de febvrier mil six cents quarente trois, le retour du Roy de son chasteau de Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le quatorziesme jour de febvrier 1643, depart du Roy pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le dix huictiesme jour de febvrier mil six cents quarente trois, le retour du Roy à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le quinziesme jour de may mil six cents quarente trois, le Roy partit de son chasteau viel de Saint Germain en Laye, dans lequel il avoit faict son continuel sejour depuis sa naissance, assisté de la Reyne regente, sa mere, et de la pluspart de tous les susd. princes, prelats, seigneurs et officiers, conduit en bel ordre par ses gendarmes, chevaux legers, mousquetaires à cheval, les deux regiments de sa garde tant françois que suisses, pour aller faire son entrée premiere en sa ville de Paris, capitalle de son royaume, et se faire recognoistre par icelle, et en icelle par tous les Estats de France pour legitime roy et souverain. Au devant de Sa Majesté sortirent de lad. ville pour la recevoir tous les chefs principaux, eschevins et officiers de ville avec une multitude innombrable de peuple qui la receurent avec grands crys et acclamations de joye et liesse, luys rendants les hommages et submissions par eux deues et presentants les clefs de la ville avec les ceremonies accoustumées en pareilles occasions. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions dans le registre paroissial de la reine d’Angleterre et de sa suite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">18</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1645/1649" encodinganalog="3.1.3">3 juillet 1645-21 septembre 1649</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>« Le mesme jour [3 juillet 1645], la reyne d’Angleterre arriva à Saint Germain en Laye pour y séjourner quelque temps.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [8 juillet], fut convoyé au cymetiere un petit enfant de Brian Martinier, anglois de nation, officier de la reyne d’Angleterre, le luminaire fourny.<lb/>[…]<lb/>Le dixiesme jour d’aoust 1645 fut baptisé Pierre, fils de Lucian Cornier et d’Anthoinette Boucher, sa femme, le parrein honnorable homme Pierre Bernon, officier de panneterie de la reyne d’Angleterre, la marreine Charlotte de La Flesche, femme d’honorable homme Georges Aubel, de la paroisse de Poissy.<lb/>[…]<lb/>Le 28e jour d’octobre, fut inhumé au cimetiere un enfant d’Edouard Isle, varlet de chambre de la reyne d’Angleterre, et de Susanne Isle, sa femme, anglois de nation, led. enfant ondoyé à la maison selon l’ordre et intention de l’Eglise romaine par l’adveu et requisition desdicts l’Isle, père et mere, les vespres des morts chantées et le luminaire fourny, le tout gratuitement.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche dic neufviesme jour de novembre mil six cents quarente cinq, fut baptisé en l’eglise parroisialle de Saint Germain en Laye par M. Pierre Cagnyé, prestre et curé dudict lieu, Louys Henry, né du lundy septiesme jour d’aoust audict an sur les sept heures du matin, fils de M. Jacques Delastre, procureur à Saint Germain en Laye et bailly de Chattou, et de Marie Treshault, sa femme, le parrein tres hault, tres puissant et tres chrestien monarque Louys XIIII, surnommé l’auguste, roy de France et de Navarre, par tres illustre seigneur René de Longueil, conseiller de Sa Majesté en ses conseils et president au mortier en sa cour de parlement, seigneur de Maisons, grisolles et plusieurs autres lieux, cappitaine et gouverneur des chasteaux, parcq et forests dud. Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, Versailles et autres dependances, tenant lieu et place de Sadicte Majesté pour cet effect, la marreine tres haulte, puissante et religieuse princesse Henriette de Bourbon, reyne de la Grande Bretagne, par haulte et puissante dame Elizabeth Fildincq, fille de millord Fildincq, comte d’Amby, et de haulte et puissante dame Suzanne de Villers, son espouse, premiere dame d’honneur de Sa Majesté, tenant aussi le lieu et place pour Sad. Majesté britannique.<lb/>[…]<lb/>Le quatriesme jour de decembre 1645, furent mariez ensemble en l’eglise de Saint Germain en Laye honorables personnes Jean Bluteau et Anne Bec, tous deux de la suitte de la reyne d’Angleterre, es presences d’honorables hommes Louys Bullé, Thomas Brais, Guillaume Berlet, Anthoine Deschauffours et plusieurs autres. La benediction du mariage faicte par moy soubzsigné vicaire de ladicte eglise par permission de M. le curé dudict lieu, avec dispense de M. de Lesseville, grand vicaire de la seconde et troisiesme proclamation des bans et aussi à cause du temps des Advents.<lb/>[…]<lb/>Le neufiesme jour de decembre 1645, fut enterré au cimetiere Charles, fils d’honorable homme Gratian Philippeau, officier de la reyne d’Angleterre, les vespres des morts chantées à l’intention es parents et amys trespassez.<lb/>[…]<lb/>Le trente et uniesme jour de decembre 1645, fut baptisé Jacques, né du 16e jour dudict mois, fils de Guillaume Varillon et d’Anne Thomas, sa femme, le parrein noble homme Jacques Coignet, gentilhomme ordinaire de la reyne d’Angleterre, la mareinne damoiselle Jeanne de Vantelet, femme de chambre du lict de ladicte dame reyne.<lb/>[…]<lb/>Le 11e jour de juillet 1646, arriva au chasteau de Saint Germain en Laye le prince de Galles, fils aisné d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour d’aoust 1646, fut inhumé au cimetiere le cocher d’un seigneur anglois nommé Jean, que l’on disoit estre de Rouen ou des lieux circonvoisins, les vespres des morts chantées pour le repos de son ame.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour de septembre 1646, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à noble homme Robert Henise, colonel d’armée escossoise, estant de present resident en ce lieu de Saint Germain en Laye, assisté de me Jean Durets, prestre, clerc de l’eglise dud. lieu, mes Jacques Brunet et Jean Le Bret, prestres habituez aussi de lad. eglise.<lb/>Le 21e jour de septembre 1646, fut baptisée Helene, fille d’honorable homme Bernard Mortimer, chyrurgien du commun de la reyne d’Angleterre, et d’Anne France, sa femme, le parrein noble homme Jean Marteil, conseiller et secretaire des commandements de lad. dame reyne, la marreine damoiselle Heleine Dahan, fille d’honneur de lad. reyne d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le vingt et uniesme jour de septembre 1646, fut conferé le sacrement de confirmation par M. l’evesque d’Evreux, cy devant evesque d’Angoulesme, grand aumosnier de la reyne d’Angleterre, dans la chapelle du viel chasteau de Saint Germain en Laye, par le consentement et permission de M. de Lesseville, grand vicaire de messieurs les archevesque de Paris et evesque de Chartres touchant le spirituel dans l’estendue de la parroisse dud. lieu de Saint Germain en Laye, à noble homme Robert Henisse nommé Michel, à damoiselle Elisabeth Hinisse sa femme, à Jacques Macquet, François de Beaumont, Pierre de Beaumont, Anne de Bardou et Henriette Françoise Riviere, Henriette Marie Elisabeth Françoise Plancy, Mary de La Garde, Louyse Le Bailleul et Henriette Anne de Saint Thomas, Marie Chambert et Clere Halleloup.<lb/>[…]<lb/>Le premier jour d’octobre 1646, fut baptisé François Louys, fils de Louys Descamps, escuyer, gentilhomme de la chambre privée du roy de la Grande Bretagne, cappitaine des deux regiments de gens de pied de la reyne, femme dud. seigneur roy, et de madame Jeanne Mauber, sa femme, le parrein François fils d’Anthoine Descamps, escuyer de la grande escuyrie du Roy, la marreine dame Marie Descamps, femme de Samuel Foucques, seigneur de Beaurepere, pareillement escuyer de lad. grande escuirye.<lb/>[…]<lb/>Le seiziesme jour d’octobre 1646, fut inhumé au cimetiere Jacques Petit, natif de Longueville en Normandie, de la suitte de la reyne d’Angleterre, les vespres des morts chantées avec les autres suffrages accoustumez pour le repos de son ame.<lb/>[…]<lb/>Le 30e jour d’octobre 1646, fut baptisée Catherine, fille de Richard Reyne, irlandois de nation, et de Jeanne de Lys, sa femme, de la suitte de la reyne d’Angleterre, le parrein honorable homme Bernard Smith, la marreine Catherine Jour, femme d’honorable homme Sebastien Jareth, officier de lad. dame reyne.<lb/>[…]<lb/>Le huictiesme jour de novembre 1646, fut baptisé en la chapelle du chasteau viel de Saint Germain en Laye par me Pierre Cagnyé, prestre et curé de la parroisse dudict lieu, Charles Borromée, né du 4e jour dudict mois audict an, fils de noble homme Thomas Harpe, gentilhomme servant et maistre de la garderobe de la reyne de la Grande Bretagne, et de dame Catherine Garnier, sa femme et femme de chambre de Sa Majesté, la marreine ladicte dame reyne qui seule l’a tenu et nommé audict baptesme.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour dud. mois, fut convoyé au cimetiere Aymé Quens, fils de Jean Quens, de la suitte de la reyne d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour d’avril 1647, fut solemnisé en face de Sainte Eglise le mariage du sieur Henry Garnier des Chapelles, lieutenant des gardes du corps de la serenissime reyne d’Angleterre, avec dame Françoise de Fiennes, dame d’atour de lad. dame reyne, es presences de me Charles Bailly, prestre, vicaire, me Jean Durets, prestre, habitué en lad. eglise de Saint Germain en Laye, honorable homme Jean Polié, maistre chirurgien aud. lieu, et plusieurs autres tesmoins, la benediction nuptialle faicte par me Pierre Cagnyé, prestre, curé dud. lieu.<lb/>[…]<lb/>Le seiziesme jour de juin 1647, fut baptisée Anne, fille d’honorable homme François de La Thoisonniere, armeurier du Roy, et de Marie Poisson, sa femme, le parrein noble homme Thomas Cadman, medecin de la reyne d’Angleterre, la marreine damoiselle Marie Chartier, nourrisse de la petite princesse d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le septiesme jour de juillet 1647, fut baptisé Bernard, fils d’honorable homme Pierre Desplat, bourgeois de Paris, et de Geneviesve Domon, sa femme, le parrein noble homme Bernard Gason, chevallier, colonel pour le service du roy d’Angleterre, la mareinne damoiselle Henriette Civette, fille de noble homme Pierre Civette, escuyer de la reyne d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatriesme jour de juillet 1647, fut baptisé Henriette, née du 18e jour dud. mois, fille d’honorable homme Hierosme Gregoire, couvreur de vin du prince de Galles, et de Henriette Monjay, sa femme, le parrein maistre Pierre Dechars, procureur es sieges royaux de Saint Germain en Laye, la marreine Thomasse Monjay, femme d’honorable homme Gilles Denise, laboureur demeurant à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vingtiesme jour d’aoust 1647, fut baptisée Marie, fille de Jean Rost et de Louyse Thouin, sa femme, le parrein honorable homme Anthoine des Enclos, garde du corps de la reyne d’Angleterre, la marreine Marie, fille d’honorable homme Nicolas Bertrand, fontenier du Roy à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le neufviesme jour de septembre 1647, fut solemnisé en face d’Eglise le mariage d’Edouard Bermingean dict la Fontaine, chyrurgien et operateur de la suitte de la reyne d’Angleterre, avec Catherine Jomes, tous deux anglois de nation, es presences d’honorables hommes Henry Alexandre Thomas Gipes, gentilhomme anglois, Richard Gartraict et plusieurs autres. La benediction dud. mariage faicte par me Jean Durelet, prestre, commis pour cet effect.<lb/>[…]<lb/>Le unziesme jour d’octobre 1647, fut inhumé dans le cimetiere Jacques de Visse, anglois de nation, mort apres avoir abjuré son heresie, faict profession de la foy et religion catholique, apostolique et romaine, receu les saints sacrements de penitence et encharistie. Les vespres des morts chantées à son intention.<lb/>[…]<lb/>Le cinquiesme jour de novembre 1647, furent mariez ensemble Paul Hassant, turc de nation, natif d’aupres de Constantinople, faisant profession depuis longues années de la foy et religion catholique, apostolique et romaine, et Adriane Le Cocq, tous deux de la suitte de la reyne d’Angleterre, et demeurants à Saint Germain en Laye, es presences d’honorables homme Jean Poisson, peintre ordinaire du Roy, Claude Ballet, archer des gardes du corps du Roy, messire Jean Fortier, prestre, Denis Planson le jeune et plusieurs autres. La benediction du mariage faicte par me Jean Le Bret, prestre habitué en l’eglise de Saint Germain en Laye commis pour cet effect.<lb/>[…]<lb/>Le douziesme jour de janvier 1648, fut baptisée Germaine, fille naturelle et non legitime de Roger Grinvecher et de Catherine Mergrin, anglois de nation et de la suitte de la reyne d’Angleterre, le parrein Jean du Bernetes le jeune, marchand cordonnier, la marreine Germaine Jubert femme de Jean du Bernetes l’ayné, aussi marchant cordonnier, demeurants à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 24e jour de febvrier 1648, fut baptisée Anne, fille de Jean Lodieux et de Marie Daufresne, sa femme, le parrein Jean Saffrey, postillon chez M. Craffe, cappitaine des gardes du corps de la reyne d’Angleterre, la marreine Anne, fille de feu François Rose.<lb/>Le vingt cinquiesme jour de febvrier 1648, fut baptisée Marguerite, fille de Pierre La Ronde et de Magdelaine Guibert, sa femme, le parrein honorable homme Jean Polié, maistre chyrurgien à Saint Germain en Laye, la marraine Marguerite Joane, femme d’honorable homme Pierre Vidal, maistre d’hostel du milor Germain, grand maistre de la Maison de la reyne d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>L’unziesme jour de mars 1648, fut baptisé Bernard, fils d’honorable homme Ferdinand Stors, catholique et apostolique romain de religion, et de Sara Daine, sa femme, tous deux anglois de nation, les parreins honorables homme Bernard Mortemer, chyrurgien suivant la cour de la reyne d’Angleterre, et Richard Renier, patissier de la maison du roy d’Angleterre, les marreins dame Elizabeth Duel, blanchisseuse de la chapelle de ladicte dame reyne, et Catherine Jaune, femme d’honorable homme Sebastien Jauret, garçon du goblet de Sad. Majesté.<lb/>[…]<lb/>Le vingt deuxiesme jour de mars 1648, fut baptisée Françoise, fille de Mathurin Pignot et de Charlotte [vide], sa femme, le parrein noble homme Pierre du Tronchet, garde du corps de la reyne d’Angleterre, la marreine dame Jeane Bodran, femme de noble homme François Pilet, garde du corps de la reyne mere regente.<lb/>[…]<lb/>Le 2e jour d’avril 1648, fut baptisée Catherine, fille de [vide] Gallois et de Catherine Feguet, sa femme, le parrein honorable homme Vincent Dalton, de la suitte de la reyne d’Angleterre, la marreine Marie de La Tour, femme de Simon Masson, vigneron.<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatriesme jour de may 1648, fut baptisée Françoise, née du 14e jour dud. mois, fille d’honorable homme Jean Blusteau, potager de la serenissime reyne d’Angleterre, et de damoiselle Marie Felix, sa femme, le parrein tres illustre personnage messire René de Longueil, conseiller du Roy en ses conseils, president en sa cour de parlement de Paris, seigneur de Maisons sur Seine, de Grisolles et plusieurs autres lieux, cappitaine et gouverneur des chasteaux, parcq et forests de Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, Versailles et autres dependances, la marreine damoiselle Françoise Garnier, femme de noble homme Pierre Civette, escuyer ordinaire de lad. dame reyne.<lb/>Du vingt cinquiesme jour de may 1648, fut solemnisé en face de sainte Eglise le mariage d’honorable homme Jacques de Laune, escuyer, l’un des gardes du corps de la serenissime reyne d’Angleterre, avec Anthoinette Legrand, veufve de feu honorable homme Gabriel Merlet, es presences d’honorables personnes maistre René Legrand, conseiller et procureur du Roy es sieges royaux de Saint Germain en Laye, oncle de ladicte Legrand, maistre Michel Chopart, prestre et chapellain,  maistre Jean Le Bret, prestre habitué en lad. eglise, et plusieurs autres parents et amys tant d’une part que de l’autre, la benediction dud. mariage faicte par maistre Pierre Cagnyé, prestre et curé dud. lieu.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour de juin 1648, fut administré dans la chapelle du viel chasteau de Saint Germain en Laye par M. l’evesque d’Evreux, grand aumosnier de la serenissime reyne d’Angleterre, le saint sacrement de confirmation à plusieurs personnes de ce lieu.<lb/>Le huictiesme jour de juin 1648, fut solemnisé en face de sainte Eglise le mariage de noble homme Anthoine des Enclos, l’un des gardes du corps de la serenissime reyne d’Angleterre, avec Marie Bertrand, es presences d’honorables hommes Nicolas Bertrand, père de la mariée, Jean des Enclos, maistre boullanger à Paris, frere du marié, Charles Arle, marchand, Robert Le François et plusieurs autres, tant d’une part que de l’autre, la benediction du mariage faite par maistre Aubin de Noielle, prestre habitué de l’eglise de Saint Germain en Laye commis pour cet effect.<lb/>[…]<lb/>Le 28e jour de juin 1648, fut baptisé François, né du deuxiesme jour dud. mois, fils de Charles Panezet et de Geneviesve Duchesne, sa femme, le parrein noble homme François Chevallier, sieur de La Berthune, exempt des gardes du corps de la reyne d’Angleterre, la marreine damoiselle Françoise Garnier, fille de noble homme Pierre Civette, escuyer ordinaire de l’escuyrie de la reyne d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour de juillet 1648, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Henriette, fille de noble homme Richard Carteret, et de dame Marie Hillard, sa femme, nourrice de la petite princesse d’Angleterre, le parrein hault et puissant seigneur Patricq Brangdefort, grand chambellan de M. le prince de Galles, fils aisné d’Angleterre, par M. Percy Cherche, gentilhomme de la reyne d’Angleterre, la marreine tres haulte et puissante princesse Henriette, fille du roy d’Angleterre, par damoiselle Françoise Garnier, femme de chambre de lad. dame reyne.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [8 juillet], fut enterré en l’eglise devant le chœur un enfant de M. des Chapelles, lieutenant des gardes du corps de la reyne d’Angleterre, les vespres des morts chantées pour tous les fidelles trespassez.<lb/>[…]<lb/>Le dix neufviesme jour de juillet 1648, fut solemnisé en face de sainte Eglise le mariage de Richard de Winstamley, l’un des grands varlets de pied de la reyne d’Angleterre, anglois de nation, avec Henriette Frechin, natifve de ce lieu de Saint Germain en Laye, es presences d’honorables hommes Jacques Frechin, père de lad. Frechin, maistre Aubin de Noielle, prestre habitué en lad. eglise, Jean Lalande, aussi varlet de pied de lad. dame reyne, Didier Deville, marchand cabaretier à Paris, et plusieurs autres parents et amys de part et d’autre. La benediction du mariage faicte par M. le curé.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [30 juillet 1648], fut inhumé dans le cimetiere un pauvre homme nommé Jean Curol, irlandois de nation, assisté de la charité, les vespres des morts chantées à son intention et le luminaire fourny.<lb/>[…]<lb/>Le 9e jour d’aoust 1648, fut inhumée dans l’eglise damoiselle Luce Duval, fille de noble homme Nicolas Duval, varlet de chambre de la reyne d’Angleterre, les vespres des morts chantées et le lendemain messe haulte à son intention par moy soubzsigné.<lb/>Le dixiesme jour d’aoust 1648, fut baptisé Marie, née du 2e jour dud. mois, fille de noble homme Thomas Peninege, officier du goblet du prince de Galles, et de damoiselle Jeanne Smith, blanchisseuse du corps de la petite princesse d’Angleterre, le parrein illustre seigneur Guillaume Craffet, cappitaine des gardes du corps de la reyne d’Angleterre, la marreine damoiselle Marie Winther, fille d’honneur de lad. dame reyne.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour d’aoust 1648, fut baptisé Henry, fils de noble homme Pierre de Plansy, apoticquaire et varlet de chambre de la reyne de la Grande Bretagne, et de damoiselle Louyse Garnier, sa femme, le parrein noble homme Winstord Grad au lieu et place du milor Germain, la marreine damoiselle Marie Winter, femme du secrettaire de lad. dame reyne.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour de septembre 1648, fut baptisé Raphael, fils d’honorable homme Jacques Benard, cocher de la reyne d’Angleterre, et d’Anne Smarth, sa femme, le parrrein noble homme Raphael Tartereau, chevallier, conseiller du Roy et gentilhomme servant de la reyne d’Angleterre, la marreine damoiselle Marie Quertu, nourrice de la petite princesse d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour de septembre 1648, fut baptisé Anthoine, fils de Louys de Bully et de Marie gaillard, sa femme, le parrein honorable homme Anthoine Gaillard, officier de la reyne d’Angleterre, la marreine dame Anthoinette Legrand, femme de noble homme Jacques de Laune, garde du corps de lad. dame reyne.<lb/>Le 23e jour dud. mois, le depart de la reyne d’Angleterre de Saint Germain en Laye pour aller loger au Louvre à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour d’octobre 1648, fut baptisé Henry, fils de noble homme Louys Richard, maistre de la musicque de la reyne d’Angleterre, et damoiselle Marie Pené, sa femme, le parrein tres illustre prince Henry de Lorraine, comte de Harcourt, d’Armagnacq et de Brienne, chevallier des ordres du Roy et grand escuyer de France, la mareine madame Jeane de Brouilly, dame d’Audancourt, de Villers Audon.<lb/>[…]<lb/>Le treiziesme jour de juillet 1649, la reyne d’Angleterre arriva de Paris à Saint Germain en Laye pour y recevoir le roy son fils qui revenoit de Holande.<lb/>[…]<lb/>Le 14e jour de juillet 1649, le roy d’Angleterre arriva à Saint Germain en Laye, où il fut receu de la reyne sa mere.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [2 août], fut convoyé au cimetiere un enfant d’un homme de la suitte de la cour d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [21 septembre], le depart du roy de la Grande Bretagne pour aller à l’isle de Gersay. »</p>
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              <persname role="subject">Henriette Marie de France</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions dans le registre paroissial de séjours du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">19</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1648/1653" encodinganalog="3.1.3">24 septembre 1648-29 décembre 1653</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>« Le vingt quatriesme jour de septembre 1648, le Roy et la Reyne regente sa mere arriverent à Saint Germain en Laye pour y sejourner avec leur cour.<lb/>[…]<lb/>Le 30e d’octobre 1648, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller passer son hiver à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour de janvier 1649, la feste des roys, le Roy arriva de Paris à Saint Germain en Laye sur les huict heures du matin et entendit la messe en sa chapelle du viel chasteau.<lb/>[…]<lb/>Le 30e et dernier jour d’avril 1649, le Roy et la Reyne avec toute la cour partirent de ce lieu de Saint Germain en Laye pour aller à Compiegne.<lb/>[…]<lb/>Le 27e jour d’avril 1652, le Roy arriva à Saint Germain en Laye au retour de son voiage de Poictiers.<lb/>[…]<lb/>Le 22e jour de may, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller coucher à Corbeil pour le siege d’Estampes.<lb/>[…]<lb/>Le 17e jour d’octobre 1652, le Roy arriva à Saint Germain en Laye où les deputez de sa ville de Paris le vinrent trouver pour faire leur paix.<lb/>[…]<lb/>Le 21e jour d’octobre 1652, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller en sa ville de Paris, apres en avoir esté tres humblement supplié par les colonels et capitaines commandants et notables bourgeois de lad. ville, venuz en corps aud. lieu de Saint Germain, bien au nombre de deux cents trente ou quarente, sans compter leur train, où ils eurent l’honneur d’estre traictez magnifiquement et sollennelement par Sa Majesté dans son viel chasteau, et visitez pendant leur disner, apres leur avoir esté donnez audience et la paix par Sad. Majesté.<lb/>[…]<lb/>Le 2e jour de juin 1653, le Roy arriva de Paris à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 4e jour dud. mois [de juin], le Roy s’en retourna de Saint Germain à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour de juin 1653, le Roy arriva de sa ville de Paris en son viel chasteau de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 30e jour de juin 1653, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour retourner en sa ville de Paris.<lb/>[…]<lb/>Ledict jour 26e dud. mois [de décembre], le Roy arriva après midy en son chasteau viel de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 29e dud. mois, le retour du Roy dans sa ville de Paris. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Fronde</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1654-1665</unitid>
              <unitdate normal="1654/1664" encodinganalog="3.1.3">24 janvier 1654-24 mars 1664</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le 24e jour de janvier 1654, le Roy arriva de Paris à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 26e jour dud. mois, le Roy retourna de ce lieu de Saint Germain en Laye à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 22e jour de mars 1654, le Roy arriva de Paris en son chasteau viel de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 24e jour de mars, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour retourner à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour d’avril 1654, le Roy arriva en son chasteau viel de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 8e jour d’avril 1654, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour retourner à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 25e [décembre] et feste de Noel, le Roy arriva à Saint Germain en Laye et logea en son chasteau viel dud. lieu.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour dud. mois, le Roy partit de ce lieu de Saint Germain pour retourner en son Louvre à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 1er de mars [1655], arriva le Roy de sa ville de Paris en son chasteau viel de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 4e jour dud. mois, le Roy retourna de Saint Germain à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 2e dud. mois [février 1656], le Roy arriva de Paris en son chasteau viel de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour son retour à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 17e jour de septembre 1660, la Reyne en la compagnie du Roy et de sa cour feist sa premiere venue à Saint Germain en Laye et logerent Leurs Majestez au chasteau neuf. Les bourgeois se meirent soubz les armes, faisant haye des deux costez depuis la porte de Paris jusques à la porte dud. chasteau. M. le curé, accompagné de son clergé et des RR. PP. recollets dud. lieu, avec la croix et la banniere, fut au devant de Leurs Majestez jusques hors lad. porte de Paris comme aussi messieurs les magistrats et commandants dud. lieu. Le Roy dispansa des harangues que l’on s’estoit preparé de faire à Leurs Majestez parce qu’il estoit soir et desja la brume.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour dud. mois apres midy, le Roy et la Reyne s’en retournerent à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 8e jour de mars apres midy [1662], le Roy et la Reyne arriverent à Saint Germain en Laye pour la chasse.<lb/>[…]<lb/>Le 10e jour, le Roy et la Reyne partirent de Saint Germain en Laye pour leur retour à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 7e jour dud. mois [de mai], le Roy et la Reyne arriverent à Saint Germain en Laye et logerent au chateau neuf.<lb/>[…]<lb/>Le 17e jour de may 1662, le Roy et la Reyne s’en retournerent à Paris.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour dud. mois, le Roy, la Reyne, monseigneur le Dauphin arriverent sur le soir à Saint Germain et prirent logement au chateau neuf.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour de juin, feste des saints apostres Pierre et Paul, la Reyne, accompagnée de la Reyne mere, feist sa premiere visite à nostre eglise de la parroisse, où elle fut receue à l’entrée par M. le curé qui la harangua et complimenta, assisté de son clergé suivant la croix, et ensuitte, le saint sacrement exposé, fut chanté le Te Deum, le Salut et autres prieres à Dieu en action de graces.<lb/>[…]<lb/>Le 14e jour de septembre, feste de l’exaltation de la sainte croix, le Roy presenta le pain benit à la messe de parroisse de ce lieu de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour de septembre 1662, le Roy partit de Saint Germain pour son retour à Paris apres avoir sejourné aud. lieu trois mois entiers.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 3e de novembre, le Roy arriva à Saint Germain en Laye sur les 9 à 10 heures du matin pour la chasse et s’en retourna le lendemain à Paris par Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 10e jour de mars 1664, le Roy et les Reynes vindrent de Paris à Saint Germain en Laye pour y sejourner quelques temps.<lb/>[…]<lb/>Le 24e jour de mars, le Roy et les Reynes s’en retournerent à Paris apres avoir couché et sejourné quatorze jours en ce lieu de Saint Germain en Laye. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1665-02/1673" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1665-2 janvier 1673</unitdate>
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              <p>« Le vingtiesme jour d’avril 1665, le Roy, la Reyne et monsieur le Dauphin arriverent à Saint Germain en Laye pour y passer une partie de l’esté. Dieu les y vueille conserver en santé.<lb/>[…]<lb/>Le 24e jour de may, feste de Pentecoste 1665, le Roy presenta le pain à benir à l’eglise parroissialle de Saint Germain en Laye avec toutes les solemnitez requises et accoustumées.<lb/>[…]<lb/>Le 31e et dernier jour de may 1665, feste de la tres sainte Trinité, le pain benist fut presenté à l’eglise parroissialle de ce lieu de Saint Germain en Laye par la Reyne mere.<lb/>[…]<lb/>Le 7e jour de juin 1665, feste de dimanche de l’octave du saint sacrement, la Reyne presenta le pain benist à la messe de paroisse avec toute la pompe et magnificence royalle ordinaire et accoustumée en telle occasion.<lb/>Led. jour, Son Altesse royalle duc d’Orleans, frere unicque du Roy, y assista, particulierement à la procession du saint sacrement, accompagné de quantité de grands seigneurs de la Cour avec touts les officiers de sa Maison tenants cierge ou torche en main.<lb/>[…]<lb/>Le 21e jour de juin, feste de dimanche, Monsieur, frere unicque du Roy, presenta le pain benist à la parroisse avec la magnificence deue à Son Altesse royale.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 7e de juillet, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour aller coucher à Versailles.<lb/>Le 11e jour dud. mois, le Roy revint de Versailles pour Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 20e jour de juillet 1665, le Roy partit apres midy de Saint Germain pour aller coucher à Versailles y recevoir la reyne d’Angleterre à son arrivée.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 22e de juillet, le Roy revint de Versailles coucher à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Les 27, 28 et 29e jour, le Roy a couché à Versaille et entendu la messe à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 11e jour d’aoust 1665, le Roy et les Reynes partirent de Saint Germain en Laye à cause de l’indisposition de la Reyne mere pour aller faire leur sejour à Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 22e de janvier [1666] apres midy, le Roy arriva à la sortie de Versailles à son chasteau vieil de Saint Germain en Laye pour y faire quelque sejour pendant son dueil de la Reyne sa mere.<lb/>[…]<lb/>Le 13e jour dud. mois [de mars], le Roy et la Reyne partirent de Saint Germain en Laye pour un voyage de Compiegne.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour dud. mois, le retour du Roy et de la Reyne à Saint Germain en Laye de leur voyage de Compiegne.<lb/>[…]<lb/>Le 28e jour de mars, feste de dimanche, le Roy et la Reyne revinrent de Versailles où Leurs Majestez estoient allées de Saint Germain en Laye le jeudy precedent qui estoit le jour de la feste de l’Annonciation Nostre Dame.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour d’avril 1666, le Roy partit de Saint Germain en Laye avec la Reyne pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 15e d’avril, le Roy et la Reyne revin de leur chasteau de Versailles pour Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 9e jour de may, le Roy alla souper à Versailles où il coucha et le lendemain 10e jour, apres avoir entendu la messe, revint disner à Saint Germain, et la Reyne avec luy.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour de may 1666, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vendredy 25e jour d’octobre 1666, le Roy et la Reyne arriverent à Saint Germain en Laye et prirent leur logement au chasteau vieil.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour [de mars 1667], feste de saint Joseph, le Roy et la Reyne avec monseigneur le Dauphin partirent de Saint Germain en Laye pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [1er avril], le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 11e, le Roy et la Reyne partirent de Saint Germain en Laye apres midy pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 16e d’avril, le Roy et la Reyne revinrent de Versailles en ce lieu de Saint Germain apres y avoir demeuré cinq jours.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 16e de may, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour son voiage d’Amiens et frontieres de Flandres.<lb/>[…]<lb/>Le 7e jour de septembre 1667, le Roy arriva à Saint Germain en Laye à son retour de la guerre de Flandre, apres la prise de la ville de Lille et la defaicte des troupes du comte de Marcin et du prince de Lignes par celles de Sa Majesté, au devant de laquelle alla M. le curé, assisté de son clergé, avec la croix et la baniere des reverends peres recollets aussi avec leur croix devant eux et un grand nombre de parroissiens à leur suitte jusques au bout du manege à la descente du Pecq où on l’attendit jusques à son arrivée, où il la congratula au nom de toute la parroisse de l’heureux succes de ses armes et de ses advantageuses victoires remportées sur ses ennemis, en action de graces à Dieu de quoy, le saint sacrement exposé en l’eglise, furent solemnellement chantées les prieres convenables à ce sujet et le Te Deum.<lb/>[…]<lb/>Le [vide, entre le 4 et le 12] jour de novembre 1667, le depart du Roy apres midy pour aller à Versailles avec la Reyne et monseigneur le Dauphin.<lb/>[…]<lb/>Le 22e jour de janvier [1668], feste de saint Vincent, le Roy, la Reyne et les Enfants de France arriverent sur le soir à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 2e jour de febvrier, feste de la Purification Nostre Dame, apres la messe et procession dud. jour, le Roy partit de ce lieu de Saint Germain en Laye pour son voiage de dela.<lb/>[…]<lb/>Le 24e jour de febvrier 1668, le Roy arriva à Saint Germain en Laye sur les dix heures du matin au retour de son voyage de la Franche Comté, apres l’avoir subjuguée et reduite à sa domination et obeissance en un mois de temps.<lb/>Le 26e jour dud. mois, M. l’abbé Le Camus, predicateur et aumosnier du Roy, vint demander à M. le curé permission pour Sa Majesté de l’usage des viandes deffendues en caresme selon qu’Elle en auroit besoin pour la conservation de sa santé.<lb/>[…]<lb/>Le susd. jour 22e d’avril, le Roy et la Reyne partirent de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 29e d’avril, le retour du Roy et de la Reyne de leur chasteau de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 24e jour de septembre 1668, le Roy partit de Saint Germain pour son voyage de Chambor avec la Reyne.<lb/>[…]<lb/>Led. jour de dimanche [21 octobre], le Roy arriva de son voyage de Chambor à Saint Germain en Laye apres avoir demeuré à sond. voyage 26 jours.<lb/>[…]<lb/>Le 7e jour de novembre, le Roy partit de Saint Germain pour aller passer son hyver à Paris avec toute sa Cour.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour d’avril [1669], le Roy arriva à Saint Germain en Laye avec toute sa Cour apres midy.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 30e de may, le Roy avec la Reyne partirent de Saint Germain en Laye apres midy apres avoir entendu les vespres et allerent à Versailles où ils coucherent, et le lendemain revindrent en ce lieu apres avoir oy la messe.<lb/>[…]<lb/>Le 5e jour de juin, le Roy et la Reyne allerent coucher à Versailles et revinrent le lendemain jeudy à Saint Germain sur le soir.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 18 [juin], le Roy et la Reyne allerent à Versailles où ils coucherent et revindrent le lendemain au soir à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour de juin apres mid, le Roy partit de Saint Germain pour Versailles, où il coucha deux nuicts et revint le lundy premier de juillet sur le soir.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 16e de septembre, le Roy et la Reyne partirent de Saint Germain en Laye pour le voyage de Chambort.<lb/>[…]<lb/>Le 20e jour [d’octobre], feste de dimanche, le Roy arriva à Saint Germain en Laye à son retour de Chambor avec la Reyne, train et suitte.<lb/>[…]<lb/>Le 2e jour [de novembre], feste de la commemoration des trespassez, le Roy partit apres midy avec la Reyne pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 14e jour dud. mois, le Roy revint de son voyage de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 27e jour, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [29 novembre], le retour du Roy de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 15e jour de decembre, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 19e jour dud. mois, le retour du Roy de son chasteau de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 25e de decembre 1669, le Roy partit apres midy pour aller à Versailles.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 30e, le retour du Roy de son chasteau de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 1er de l’année [1670], la Reyne presenta le pain benit à la parroisse avec toute la magnificence royalle.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour de janvier, fete des roys, monseigneur le Dauphin, fils aisné de France, presenta le pain benit à la paroisse de Saint Germain en Laye avec la magnificence convenable à Son Altesse royalle.<lb/>[…]<lb/>Le 28e d’avril 1670, le Roy, la Reyne et monseigneur le Dauphin partirent de Saint Germain en Laye pour faire voyage en Flandre.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 7e de juin mille 670, le Roy arriva à son chasteau de Saint Germain en Laye sur les 5 à 6 heures du soir, à son retour de son voyage de Flandre.<lb/>[…]<lb/>Le 20e de juin 1670, le Roy, la Reyne et M. le Dauphin partirent de Saint Germain pour Versailles et y demeurer quelques temps.<lb/>[…]<lb/>Le 1er de juillet, le retour du Roy de son chasteau de Versailles à Sant Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 6e juillet 1670, jour de dimanche, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 9e juillet 1670, le Roy partit de Versailles pour revenir à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 23e jour, le Roy partit de Saint Germain pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 26e jour dud. mois, le Roy, la Reyne et monseigneur le Dauphin revinrent de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour d’aoust, feste de dimanche, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour d’aoust, le Roy revint de son chasteau de Versailles pour Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le 6e jour dud. mois [de septembre], le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles, et revint le lendemain 7e jour.<lb/>[…]<lb/>Le 30e de septembre 1670, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 3e jour d’octobre 1670, le Roy revint de son chasteau de Versailles disner à Saint Germain en Laye apres y avoir demeuré 3 jours.<lb/>[…]<lb/>Le 6e d’octobre 1670, le Roy et la Reyne partirent de Saint Germain en Laye pour le voyage de Chambort.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [25 octobre], le Roy arriva à Saint Germain en Laye de son voyage de Chambor avec toute la Cour.<lb/>[…]<lb/>Le 2e de novembre 1670, le Roy partit de Saint Germain pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 8e novembre 1670, le Roy revint de son chasteau de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 24e jour dud. mois, le Roy partit de Saint Germain pour Versailles et de là quelques jours apres pour Paris.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 23e febvrier [1671] apres midy, le Roy, ayant à son depart de Paris estant venu par Versailles et s’y estant arresté quelques jours avec la Reyne et monseigneur le Dauphin, arriva à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 8e de mars, le Roy, la Reyne et monseigneur le Dauphin partirent de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le vendredy 13e de mars, le Roy revint de son chasteau de Versailles à celuy de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Led. jour de dimanche [22 mars] apres midy, le Roy partit de Saint Germain pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le mercredy 25e de mars 1671, le retour du Roy à Saint Germain en Laye de son chasteau de Versailles pour faire sa communion paschalle et gagner le jubilé.<lb/>[…]<lb/>Le 1er d’avril 1671, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 23e jour d’avril 1671, le Roy et la Reyne partirent de ce lieu de Saint Germain pour leur voyage de Flandre et laisserent monseigneur le Dauphin avec les autres enfants de France en ced. lieu pour y demeurer pendant leurd. voyage.<lb/>[…]<lb/>Le mardy 14e de juillet 1671, le Roy et la Reyne arriverent à Saint Germain en Laye au retour de leur voyage de Flandre.<lb/>[…]<lb/>Le 29e jour de juillet, le Roy, la Reyne partirent de Saint Germain avec monseigneur le Dauphin pour le voyage de Fontainebleau.<lb/>[…]<lb/>Led. jour 30e et dernier dud. mois [de septembre], le Roy arriva de son chasteau de Versailles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 2e de novembre 1671, le Roy partit de Saint Germain en Laye apres midy avec la Reyne et ses enfants pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 19e de novembre, jour de jeudy, revint de Versailles en son chasteau de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le 16e jour [de janvier 1672], le depart du Roy pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 1er jour de febvrier 1672, le Roy revint de son chasteau de Versailles à celuy de Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour 1er de mars 1672, apres le deces de Madame qui arriva environ sur les onz heures du matin, le Roy, la Reyne et monseigneur le Dauphin partirent apres midy pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le 9e d’avril, veille de Pasques fleurie, le Roy revint de Versailles à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 17e jour d’avril 1672, feste de Pasques, le Roy presenta le pain benit à la messe de parroisse avec la magnificence royalle.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 24e jour d’avril 1672, la Reyne presenta le pain benit à la messe de parroisse avec toute la magnificence royalle.<lb/>[…]<lb/>Le mercredy 27e d’avril 1672, le Roy partit de Saint Germain en Laye pour son voyage de Holande apres avoir faict declarer la Reyne regente des affaires et du royaume pendant son absence.<lb/>[…]<lb/>Le 1er jour d’aoust 1672, le Roy arriva sur les six à sept heures apres midy en son chasteau viel de Saint Germain en Laye apres un heureux succes de ses armes en la guerre par luy declarée aux Holandois et qui s’est faicte Sa Majesté presente et conduisante ses armées.<lb/>[…]<lb/>Le 1er jour de septembre apres midy, le Roy, la Reyne avec monseigneur le Dauphin partirent de Saint Germain en Laye pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 3e jour d’octobre 1672, le Roy arriva de son chasteau de Versailles à Saint Germain en Laye avec sa Cour et suitte.<lb/>[…]<lb/>Le samedy 5e de novembre 1672, le Roy partit de Saint Germain pour Versailles.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 19e jour de decembre 1672 apres midy, le Roy arriva de son chasteau de Versailles à celuy de Saint Germain en Laye avec la Reyne et monseigneur le Dauphin.<lb/>[…]<lb/>Led. jour [21 décembre], le [Roy] partit de son chasteau de Saint Germain en Laye pour son voyage à Charlesroy, fort à luy appartenant sur les frontieres de la Flandre.<lb/>[…]<lb/>Le lundy 2e jour de janvier 1673, le Roy revint de son voyage faict pour faire lever le siege de devant Charleroy, ce qui a reussi selon son desir. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marguerite de France dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">22</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1550-1570</unitid>
              <unitdate normal="1553/1553" encodinganalog="3.1.3">25 juin 1553</unitdate>
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                <p>L’original a disparu et n’est plus connu que par une copie.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le 25e jour dudict mois de juin aud. an 1553, fut baptisé madame Marguerittes de Vallois, fille de notre sire le Roy Henry, son parrain monseigneur le prince de Fervart [Ferrare], la maraine seulle [haulte ?] madame Margueritte de Vallois, duchesse de Baroy [Berry], sœur unique de notre sire, a la chappelle du chateau de Saint Germain en Laye par le reverendissime cardinal de Bourbon, archeveque de Sens. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême mentionnant le gouverneur du duc de Longueville à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>L’original a disparu et n’est plus connu que par une copie.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le 25e jour dud. mois aud. an, Michel Pintel, fils de Toussaint, ses parains noble homme Michel Delarable [de La Salle], servant de monseigneur le Dauphin et gouverneur de monsieur de Longueville, et Hierosme de Chastelle, sa maraine Agne Comberel »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême mentionnant le capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1553/1553" encodinganalog="3.1.3">13 septembre 1553</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>L’original a disparu et n’est plus connu que par une copie.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le 13e jour dudit mois audit an, Claude Chefdeville, fils de Claude. Ses parain monsieur de Branillebert [Beauvilliers], comte de Saint Agnan, et M. Dominique Boullard. Sa maraine damoiselle Marie, fille de monsieur de La Salle, capitaine de Saint Germain en Laye. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême mentionnant le concierge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1550-1570</unitid>
              <unitdate normal="1556/1556" encodinganalog="3.1.3">1er novembre 1556</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>L’original a disparu et n’est plus connu que par une copie.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le premier jour de novembre aud. an, Jean Pontault, fils de Charles. Ses parains Jean Rimier et Robert Durant, la maraine Catherine Pattin, femme de Jean Martin, concierge du chateau a Saint Germain en Laye. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès d’Henri de Lorraine, fils du duc d’Aumale, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">26</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1558-1565</unitid>
              <unitdate normal="1559/1559" encodinganalog="3.1.3">4 septembre 1559</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le lundy IIIIe jour dud. moys, mourut mons. Henry de Lorraine, filz de hault et puissant seigneur mons. d’Aumalle »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême mentionnant le contrôleur général des Bâtiments à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">27</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1558-1565</unitid>
              <unitdate normal="1560/1560" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1560</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le premier jour d’avril, fut baptizé Katherine, fille de me Jehan François, son parrain honorable homme me Françoys Sauvat, controulleur general des Bastimens du Roy, les marraines Jehanne Ladmoureulx et Pasquette Salle. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême mentionnant le capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">28</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1558-1565</unitid>
              <unitdate normal="1560/1560" encodinganalog="3.1.3">30 avril 1560</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le mardy dernier jour dud. moys d’avril, fut baptizé Claude, filz de Thomas Legendre. Ses parrains nobles personnes Jehan de La Salle, cappitaine dud. lieu de Saint Germain, et Claude du Buschet, gentilhomme de la venerye du Roy, marraine damoiselle Marie de Joune. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du cardinal de Tournon à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1562/1562" encodinganalog="3.1.3">22 avril 1562</unitdate>
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              <p>« Led. jour mourut monseigneur le cardinal de Tournon, et furent ses entrailles inhumez au cueur de l’esglise, soubz le leuntrin, et le lendemain faict ung service. »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Ludovic Gonzague et de la duchesse de Nevers à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Le dimanche IIIIe, furent mariez hault et puissant prince Louis, filz du duc de Mantue, et haulte et puissante princesse Henriette de Cleves, duchesse de Nevers, et feist mons. l’evesque de Paris mons. Violle l’office en la presence de moy, curé, et ay receu treize pistolles. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Ville</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Diane d’Estrées à Saint-Germain-en-Laye, le duc d’Anjou étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">31</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1558-1565</unitid>
              <unitdate normal="1565/1565" encodinganalog="3.1.3">6 mars 1565</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mardy VIe fut baptizée Diane, fille de mons. d’Estrez, le parrain hault et puissant prince Hercules de Valloys, duc d’Anjou, frere du Roy, et Diane, femme de mons. le duc de Momorency. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Diane Babou de La Bourdaisière à Saint-Germain-en-Laye, le duc d’Anjou étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">32</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1565-1579</unitid>
              <unitdate normal="1565/1565" encodinganalog="3.1.3">8 novembre 1565</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le jeudy VIIIe fut baptizée Diane, fille de mons. de La Bourdoisiere, le parrain monseigneur le duc d’Anjou, frere du Roy, la marraine Diane, duchesse de Montmorency. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du jardinier du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">33</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1565-1579</unitid>
              <unitdate normal="1567/1567" encodinganalog="3.1.3">30 mai 1567</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vendredy XXXe mourut René Caillou, jardinier du Roy, et le lendemain fut inhumé apres disner. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Karl von Mansfeld et de Diane de Cossé dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">34</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1565-1579</unitid>
              <unitdate normal="1574/1574" encodinganalog="3.1.3">22 février 1574</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt deuziesme furent mariez le conte Charles avec Diane, fille de feu mons. de Brissac en la chapelle du chasteau par l’evesque de Dine. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">35</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1578-1583</unitid>
              <unitdate normal="1580/1580" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1580</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Janvier Vc IIIIxx<lb/>Le premier jour, mourut noble homme Jehan de La Salle, cappitaine de Sainct Germain, et fut faict sa sepulture en l’eglise dud. Sainct Germain le septiesme jour du moys de febvrier ensuyvant. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du verrier du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">36</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1584-1590</unitid>
              <unitdate normal="1585/1585" encodinganalog="3.1.3">1er juillet 1585</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mardi deuxiesme, entre unze et douze heure de my nuit, mourut me Louys Deleberetin, verrier du Roy, et ont esté celebrey services en son intention. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès d’un garçon de cuisine du roi de Navarre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">37</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1584-1590</unitid>
              <unitdate normal="1589/1589" encodinganalog="3.1.3">30 juillet 1589</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le XXXe, fut inhumé ung garson de cuisine du roy de Navarre. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial d’un service célébré pour Henri III à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">38</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1584-1590</unitid>
              <unitdate normal="1589/1589" encodinganalog="3.1.3">7 août 1589</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Aoust<lb/>Le premier jour, fut frappé à Saint Cloud le roy Henry par ung jacobin et le lendemain il en mourut.<lb/>[…]<lb/>Le VIIe, […] fut faict ung service pour le Roy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de confirmation du prince de Condé à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">39</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1590-1597</unitid>
              <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1596</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le XVIIe, fut confirmé par reverendissime pere en Dieu messire Pierre de Gondy, cardynal et evesque de Paris, hault et puissant prince Henry de Bourbon. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Education des princes</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême du fils de Jean Delalande, jardinier du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">40</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1590-1597</unitid>
              <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">11 avril 1596</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Led. jour, fut baptisé Jehan, filz d’honorable homme Jehan de La Lande, jardinyer du Roy. Les parrains noble homme Jehan Donon, escuyer, sieur de Chartres en Brye, conseiller du Roy, controlleur general de ses bastimentz et commissaire ordinaire de ses guerres, et Guillaume Marchant, maistre general des œuvres de massonnerye du Roy. La marraine Magdaleyne Capraboust, fille de Hugues. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême du fils du capitaine de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Condé étant parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">41</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1590-1597</unitid>
              <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">16 mai 1596</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le XVIe, fut baptisé Henry, filz de noble homme Anthoyne Frontenac, le parrain hault et puissant prince Henry de Bourbon, prince de Condé. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême du commis des contrôleurs des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">42</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1590-1597</unitid>
              <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">8 juin 1596</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Led. jour, fut baptizée Jehanne, fille de honorable homme Jacques Le Valvasseur, commis des controlleurs du omayne et bastiment du Roy. Le parrain maistre Jehan Fontayne, maistre des œuvres de charpenterye du Roy, controlleur du domayne de la ville de Parys. Les marrainnes Henrye de Buade, fille de monsieur de Frontenac, et Magdeleyne de Donon, fille de monsieur le controlleur Donon. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye d’Henri Lerambert, peintre du roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">43</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">5 avril 1597</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le cinquiesme jour dudict mois, fut baptizé Henry, filz de Nicolas des Roiers, les parrains honnorables hommes maistre Henry Lerambert, maistre peintre du Roy, et Jehan Duchesne, la marraine Gillette Roux. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême du chevalier de Vendôme à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">44</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1598/1598" encodinganalog="3.1.3">13 décembre 1598</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le treiziesme jour dudict mois, fut baptizé par l’illustrissime cardinal Pierre de Gondy, Alexandre, filz de Henry, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, le parrain tres hault et tres puissant seigneur Charles de Bourbon, conte de Soisskons, la marraine tres haulte dame Diane de [vide], duchesse d’Angoulesme. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <subject>Education des princes</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du duc de Bar et de la sœur du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">45</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">31 janvier 1599</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le trente et uniesme et dernier jour de janvier, furent mariez dans le chasteau par M. de Rouan monsieur le prince de Lorraine et Madame, seur du Roy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage d’Étienne Dupérac, architecte du roi, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">46</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1601/1601" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1601</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dix septiesme jour dud. mois, furent mariez Estienne Dupérac, architecte ordinaire du Roy, et Denise Metayer. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême attestant la présence de Francesco Bordoni à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">47</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1604/1604" encodinganalog="3.1.3">5 février 1604</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le cinquiesme jour dud. mois, fut baptizé François filz de Claude Mange, les parrains honnorables hommes Thomas de Franchini, intendant des fonteines du Roy, et François Bourdonne, la marrainne Claude Villain. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès d’un ouvrier tué sur le chantier du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">48</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1604/1604" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1604</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Led. jour, fut ensepulturé ung garson qui avoit esté blessé au bastiment du Roy, et lui dict une messe. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Actes de baptême et d’inhumation d’un enfant du Canada envoyé au roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">49</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1604/1604" encodinganalog="3.1.3">9 mai-17 juin 1604</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le neufiesme jour dud. moys [de mai], fut baptizé ung enfant aagé de dix ans ou environ natif de l’isle de Canadas, prins par les François et envoyé au Roy, nommé Alexandre par hault et puissant prince Alexandre, filz naturel et non legitime du Roy, chevallier de Malte, et madamoyselle Henriette, sœur dud. s. Alexandre.<lb/>[…]<lb/>Le dix septiesme jour dud. mois [de juin], fut ensepulturé ung petit garson de l’ysle de Canadas. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême attestant la présence de Francesco Bordoni à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">50</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1604/1604" encodinganalog="3.1.3">3 octobre 1604</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le troisieme jour dud. mois, fut baptizé Alexandre, filz de Thomas Dumont, les parrains honorables hommes Alexandre de Franchine et François Bourdon, ingenieurs du Roy, la marrainne Anthoinette Legrand, femme de Charles de Hautecourt. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du prince de Conti et de Louise de Lorraine à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">51</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1605/1605" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1605</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le treiziesme jour dud. mois, furent mariez par M. le curé tres hault, tres illustre et tres puissant prince François de Bourbon, prince de Conty, et tres illustre princesse Loyse de Lorraine, fille de feu tres hault, tres illustre et tres puissant prince Henry de Lorainne, en son vivant duc de Guyse, en la presence et par le commandement du Roy, en la presence aussy de messeigneurs de Guise, de Gienville, monsieur de Villeroy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’un baptême fait dans la chapelle du château en raison de l’épidémie de petite vérole à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">52</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1596-1606</unitid>
              <unitdate normal="1605/1605" encodinganalog="3.1.3">19 décembre 1605</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Led. jour, fut baptizé ung enfant nommé Henry, filz de Anthoine Trolle et de Augustine Muet, nourrice de Madame, fille du Roy, le baptesme faict en la chappelle du chasteau à cause des malladies de verolle, led. enfant nommé par mad. dame, fille du Roy, et monsieur Alexandre, grand prieur de France, en la presence de madame de Monglat, gouvernante de monseigneur le Daulphin, et de madame sa sœur. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Actes de baptême d’Henri de Bourbon, futur duc de Verneuil, et de sa sœur Gabrielle à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">53</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1606-1613</unitid>
              <unitdate normal="1607/1607" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1607</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le neufiesme jour dud. mois, fut baptizé par reverend pere en Dieu messire Henry de Gondy, evesque de Paris, hault et puissant prince Henry, filz naturel et non legitime du Roy nostre sire, nommé par tres hault et tres puissant prince Loys de Bourbon, daulphin de France, et madame Elisabeth, sa sœur, ensemble a esté conferé aud. sieur Henry, avec la permission du curé de ce lieu, le sacrement de confirmation et tonsure clericalle.<lb/>Led. jour fut aussy baptizé Gabrielle, fille aussy naturelle et non legitime du roy de France, nommée par hault et puissant prince et princesse Cesar, duc de Vendosme, et Henriette, sa sœur.<lb/>Et à ce furent presens M. de Souverey, gouverneur de mond. seigneur le Daulphin, M. le duc de Monbazon, M. de Frontenac, M. le baron de Monglat, madame sa mere, madame Piollant, gouvernante des Enfans de France, et plusieurs aultres seigneurs et dames. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <subject>Education des princes</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Béthune dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le duc d’Orléans étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">54</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1606-1613</unitid>
              <unitdate normal="1610/1610" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1610</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt et uniesme jour dud. mois, Loys de Bethune, filz de hault et puissant seigneur messire Philippes de Bethune, chevalier, baron des villes de Selles et Charte, seigneur chastellain de Chabry, Fontmareau et Millandre, conseiller du Roy en ses conseils d’Estat et privé, capitaine lieutenant de deux cens hommes d’armes des ordonnances de Sa Majesté soubs la charge de monseigneur, frere du Roy, et gouverneur dud. seigneur, baillif de Mante et Meullant, et de feue dame Catherine Le Boutillier, ses pere et mere, qui nasquiet le [vide] jour de febvrier mil six cens cinq, receu les sainctes ceremonies du sacrement de baptesme à Sainct Germain en Laye, en la chappelle du vieil chasteau dud. lieu, ayant esté baptizé auparavant à Paris lors de sa naissance, et furent ses parrain et marrainne tres hault et tres puissant prince Monseigneur, frere, et Madame, sœur du Roy à present regnant Loys treiziesme, qui l’ont ensemblement nommé Loys au nom de Sad. Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du duc d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">55</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1606-1613</unitid>
              <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1611</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dix septiesme jour dud. mois, mourut en ce lieu, à une heure apres minuit ou environ, monseigneur le duc d’Orleans, frere du Roy, et fut gardé icy jusques au vingt cinquiesme jour dud. mois que son corps fut porté ensepulturer à Sainct Denis, pendant lequel temps se feit icy la pompe funebre jusques aud. jour vingt cinquiesme jour dud. mois. Ses entrailles furent inhumées en ce lieu le dix neufiesme jour dud. mois et furent mises sousla premiere marche du grand autel. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Education des princes</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès de Pierre Hurault de L’Hôpital, conseiller d’État, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">56</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1622-1624</unitid>
              <unitdate normal="1623/1623" encodinganalog="3.1.3">22 juillet 1623</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt deuxiesme jour dud. mois, mourut en ce lieu, le Roy y estant, noble homme me Pierre Hurault de L’Hospital, conseiller d’Estat, apres avoir receu les saincts sacrements à l’eglise, scavoir de penitence, eucharistie et de l’extreme onction, le corps duquel, suivant son testament et ordonnance de derniere volonté, fut porté à Belesbat, et son cœur et entrailles furent inhumés en ce lieu, devant l’autel Sainct Nicolas. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Buade de Frontenac dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">57</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1622-1624</unitid>
              <unitdate normal="1623/1623" encodinganalog="3.1.3">30 juillet 1623</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Led. jour, furent administrez les ceremonies du sacrement de baptesme par mons. l’archevesque de Tours, en la chappelle du vieil chasteau, en ma presence et de mon consentement, ayant porté les saintes huilles de l’eglise paroissialle, à Louys, nay filz nay le douziesme may 1622 de feu noble homme Henry de Buade, en son vivant conte de Paleau, gouverneur pour Sa Majesté des chasteaux de Sainct Germain, conseiller du Roy en ses conseils et premier maistre d’hostel dud. seigneur, et de madame Anne de Phelipeaux, le parrain Louys, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, la marraine tres haulte princesse Henriette de Bourbon, femme de tres hault prince mons. le duc d’Elbeuf. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la célébration par Louis XIII et sa cour du jubilé à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">58</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1630-1636</unitid>
              <unitdate normal="1632/1632" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1632</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt huictiesme jour dud. mois, il se feit en ce lieu la procession generalle de l’ouverture du jubilé envoyé de Sa Saincteté et par mandement de monseigneur l’illustrissime cardinal de Lion, grand aumosnier de France, publié pour le Roy, la Royne et la court, et par M. le nonce de Sa Saincteté addressé à me Claude Benoist, prestre et curé dud. lieu pour les parroissiens, et a esté lad. procession fort celebré, à laquelle a assisté le Roy, la Royne, messieurs les cardinaux de Richelieu et de Lion, son frere, monsieur d’Auxerre, premier aumosnier du Roy, et plusieurs autres evesques et prestres. Voilà l’ordre de lad. procession, c’est que monsieur le curé avec ses ecclesiastiques, tous revestus de chappes, ont esté apres les peres recolets, qui alloient les premiers en ordre de procession, puis apres suivoient les habitans de ce lieu, apres suivoient tous les chantres de la chappelle, tous en habit decent, scavoir est ung chacun avec le surplis, le bonnet quarré, chantans les letanies en musicque. Apres les chantres suivoit Sa Majesté, assistée des susdicts cardinaux. Les evesques preceddoient le Royne. Suivoit Sa Majesté et puis tous les seigneurs et dames qui estoient en court, toutes les gardes de Sad. Majesté, scavoir est les Cent Suisses et gardes du corps estoient devant les archers, qui marchoient en ordre entre lesd. habitans et chantres de la chapelle. On fis faire une station en l’eglise desd. peres recolets, où Leurs Majestez entendirent la messe, qui fut dicte par monsieur de Boulongne, prestre et chappellain ordinaire de Sad. Majesté. Pendant lad. messe, qui fut dicte basse, la musicque chanta quelques motets et puis la procession s’en revint en l’eglise parochialle dud. Saint Germain d’où elle estoit partie, mais non pas en l’ordre qu’elle estoit partie, car il ne se feit qu’un corps de procession par commandement expres de Sad. Majesté, toutes les gardes tant archers, du corps que suisses marchoient les premiers, hormis deux gardes qui estoient proches de Sadicte Majesté. Apres les peres recolets suivoient en ordre de procession en ordre de procession. Apres marchoient les curé et ecclesiastiques dud. lieu de Sainct Germains, suivis des chantres de la chappelle qui continuoient les letanies en musicque, qui estoient chantées par deux pages de la chappelle, et de tous les seigneurs et ames de la court et desd. habitans, et en cet ordre reviendrent à l’eglise parochialle où furent achevées les letanies avec le cœur Domine, salvum fac regem fut chanté avec les oraisons Que sumus omnipotens Deus et famulus Ludovicus, et Deus refugium nostrum et virtus. Et ainsi finit lad. procession. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’un fils d’un jardinier du roi à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">59</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1630-1636</unitid>
              <unitdate normal="1633/1633" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1633</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Led. jour, fut baptizé Louys, filz d’honnorable homme Jehan Delalande, jardinier du Roy en son petit bois, et de Perrette Bougars, le parrain Louys de Bourbon, roy de France et de Navarre, par messire Pompone Manuel, escuier et maistre d’hostel ordinaire de Sad. Majesté, qui a donné le nom par commandement de Sad. Majesté, la marraine Anne Legrand, fille de maistre René Legrand le jeune, procureur du Roy en la maistrise particuliere et prevosté de Sainct Germain en Laye. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême mentionnant l’appareilleur de la maçonnerie du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">60</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1630-1636</unitid>
              <unitdate normal="1636/1636" encodinganalog="3.1.3">10 janvier 1636</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dixiesme jour dud. mois, fut baptizé Marie, fille de Pierre Merceron et de Marguerite Dallemaigne, le parrain honnorable homme Jehan Allange, appareilleur de la maçonnerie du chasteau de Sainct Germain en Laye, la marraine Marie Sarmoise, femme d’honorable homme Charles Le Lievre. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial de la célébration d’un Te Deum en présence du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">61</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">14 mars 1638</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 14e jour de mars mil six cents trente huict, par l’ordre, commandement et en la presence du tres chrestien et invincible monarque Louys, treiziesme de ce nom, assisté des princes et seigneurs de sa cour, fut dicte et celebrée une messe et chanté solemnellement en l’eglise paroisialle de Saint Germain en Laye par les chantres de la musicque de la chapelle de Sa Majesté le devot hymne Te Deum laudamus etc., avec quantité d’autres princes, en action de graces à Dieu de la victoire remportée sur l’armée imperialle devant la ville de Rhinfeld et de la prise de Jean Le Verth et autres generaux et colonels de ladicte armée par le duc de Veimar, et y presidoit et officioit à la solemnité monseigneur le reverendissime evesque de Meaux, premier aumosnier de Sadicte Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de confirmation de la Grande Mademoiselle dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">62</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1638</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 3e jour de juin 1638, fut administré par M. l’evesque de Nimes le saint sacrement de confirmation en ceste paroisse, premierement dans la chapelle du viel chasteau à madamoiselle Anne d’Orleans de Bourbon, fille de Monsieur, frere unique du Roy, et à quelques autres dames et damoiselles de la cour, puis apres, dans l’eglise paroisialle, à plusieurs habitants de ce lieu tant petits que grands et autres des paroisses circonvoisines. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de naissance de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">63</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">5 septembre 1638</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le cinquiesme jour de septembre mil six cents trente huict, nasquit dans le chasteau neuf de Saint Germain en Laye, à onze heures un quart du matin, monseigneur le Dauphin, fils premier nay de tres chrestien et tres puissant monarque Louys, treiziesme de ce nom, roy de France et de Navarre, et de tres religieuse et illustre princesse Anne d’Austriche, sa tres chaste et chere espouse, et fut incontinent apres et le mesme jour ondoyé par reverend pere en Dieu messire Dominique Seguier, evesque de Meaux et premier aumosnier de Sa Majesté, avec les eaues baptismales de la paroisse de Saint Germain en Laye, baillées et livrées par me Pierre Cagnyé, prestre et curé de ladicte paroisse.<lb/>Bailly »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Actes de décès mentionnant la fontaine de vin mise en place à l’occasion de la naissance de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">64</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">5-11 septembre 1638</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le susdict jour 5e de septembre, fut convoyé au cymetiere un lacquais de M. de Beaufort, fils puisné de M. de Vandosme, lequel avoit esté tué par quelqu’un des soldats du regiment des gardes sur quelque different meu entre luy et lesdicts soldats au sujet de la fontaine de vin de devant la grande eglise faicte en resjouissance de la naissance de monseigneur le Dauphin.<lb/>[…]<lb/>Le mesme jour [11 septembre], l’enterrement d’un soldat de la compagnie de M. de Saint Marc, cappitaine du regiment des gardes, lequel estoit mort d’une blesseure receue en l’emotion faicte au sujet de la fontaine de devant la grande eglise le jour de la naissance de monseigneur le Daulphin entre les soldats de ladicte compagnie et les pages et lacquais de la cour estant pour lors en ce lieu de Saint Germain en Laye. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne de Wolbock de Limé dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">65</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">29 mai 1639</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 29e jour de may, furent suppléées les ceremonies du saint sacrement du baptesme à Anne, fille née et baptisée à la maison des le 15e jour de juillet 1637, de messire Anthoine de Vuolboc, chevallier, seigneur et viconte de Limay, et de dame Claude de La Fonte, sa femme, et lesdictes ceremonies suppléées par monsieur le curé dans la chappelle du chasteau viel ; la marraine des ceremonies tres haulte et tres illustre princesse Anne d’Austriche, reyne de France et de Navarre, le parrain hault et puissant seigneur messire Pierre Seguier, chevalier des ordres du Roy, chancellier de France. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne de Savoie-Villeman dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">66</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">28 janvier 1640</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 28e jour de janvier, furent suppléées les ceremonies du saint sacrement du baptesme dans la chapelle du viel chasteau à damoiselle Anne de Savoye, née et ondoyée du quinziesme jour d’aoust de l’année mil six cents vingt cinq, fille de messire Samuel de Savoye, chevalier, seigneur de Villeman, et de damoiselle Anthoinette de Bois Gilletn sa femme, la marraine tres haulte et tres illustre princesse Anne Maurice d’Austriche, reyne de France et de Navarre, par madame Anne de Saint More, dame de Brassacq et premiere dame d’honneur de Sa Majesté, et commise par icelle pour son absence, le parrain messire François de Bethune, comte d’Orval et grand escuyer de l’escurie de Sad. Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Comminges dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">67</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1640</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt sixiesme jour d’avril mil six cents quarente, furent suppléées les ceremonies du saint sacrement de baptesme par messire Eustache de Lesseville, prestre et grand vicaire à Saint Germain en Laye, pour messeigneurs les tres reverends messires Jean François de Gondy, archevesque de Paris, et Eleonr d’Estampes, evesque de Chartres, dans la chapelle du chasteau viel à Louys, filz de messire Claude Roger de Comminge, marquis de Vervain, conseiller du Roy en ses conseils et premier maistre de son hostel, et de madame Gabrielle Angelique de Pouilly, sa femme, le parrain tres puissant et invincible monarque Louys de Bourbon, roy de France et de Navarre, la marraine tres illustre princesse madamoiselle Anne Marie Louyse d’Orleans, fille de Monsieur, frere unique de Sa Majesté, et ledit Louys, filz dud. seigneur marquis de Vervain, né du 14e jour de febvrier mil six cents trente et un. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial de la célébration d’un Te Deum en présence de la reine à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">68</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">12 août 1640</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 12e jour dud. mois, fut chanté solemnellement en presence de la Reyne et de sa cour dans l’eglise parroissialle, monsieur le curé officiant, le Te Deum et ce pour la prince de la ville d’Arras. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de naissance de Philippe d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">69</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">21 septembre 1640</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 21e jour de septembre 1640, print naissance et vint au monde dans le chasteau vieux de Saint Germain en Laye, sur les dix heures du soir, le second fils du roy Louys XIII, et sur les onze heures du mesme soir fut ondoyé par monsieur l’evesque de Meaux, 1er aumosnier du Roy, avec les eaux des fonts de baptesme de l’eglise dud. lieu, es presences des evesques de Lisieux et de Bazas. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis du Breil de Pontbriand à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">70</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1641</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        « Le 1er jour d’avril 1641, furent supplées les ceremonies du saint sacrement du baptesme à noble enfant Louys, fils de messire Taneguy de Beuil, conseiller du Roy en ses conseils, seigneur de Pontbriant, et de madame Anne des Essars, sa femme, le parrein tres auguste et tres invincible monarque Louis XIII du nom, surnommé le juste, roy de France et de Navarre, la marreine haute et puissante dame Marie de Caussé, femme de monseigneur le mareschal de La Milleraye, conseiller du Roy en ses conseils, chevallier de ses ordres et grand maistre de l’artillerie de France, general de l’armée du Roy en Picardie et pays d’Artois, led. Louys nay l’onziesme jour d’aoust 1639 et ondoyé par feu M. Honoré, maistre chyrurgien à Paris. »    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye du serment prêté par le duc de Lorraine au roi dans la chapelle du Château-Vieux</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">71</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1641</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 2e jour dud. mois, le duc Charles presta serment de fidelité au Roy dans la chapelle du viel chasteau de Saint Germain en Laye en presence de monseigneur le cardinal de Richelieu, quatre mareschaux de France et du Conseil de Sa Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise de Gaureault à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">72</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1641</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 24e jour d’avril 1641, furent supplées les ceremonies du saint sacrement du baptesme à noble enfant Louyse, fille de noble homme Foelix de Garo, seigneur du Mont, escuyer ordinaire de la petite escuyrie du Roy, gentilhomme ordinaire de Sa Majesté et de dame Jourdaine Cadot, son espouse, le parrein tres auguste et invincible monarque Louys le juste, roy de France et de Navarre, qui a faict donner le nom par messire François Louys Pottier, marquis de Gesvres, capitaine des gardes du corps de Sa Majesté, la marreine damoiselle Anne Maillard, femme de noble homme [vide], seigneur de Buchy, conseiller du Roy en parlement de Rouen, lad. Louyse ondoyée le vingt et uniesme de mars audict an. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’abjuration de Daniel Enflin reçu par le grand-vicaire de l’archevêque de Paris et de l’évêque de Chartres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">73</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">20 mai 1641</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 20e jour d’avril 1641, Daniel Enflin, suivant la cour, abjura son heresie de Calvin, qu’il avoit professée jusques à ce jour, entre les mains de messire Eustache de Lesseville, conseiller et aumosnier du Roy, abbé de Saint Crespin de Soissons, docteur en theologie à Paris, et grand vicaire de nosseigneurs les archevesque de Paris et evesque de Chartres à Saint Germain en Laye, au commencement des vespres, es presences de messires Martin Garoche, Charles Boully, Thomas du Tillet, Jean Durets, touts prestres, habituez de l’eglise deSaint Germain en Laye, Charles Marests, Guillaume Belier, marguilliers d’icelle, Jacques Regnier et plusieurs autres habitants dud. lieu, led. Enflins natif de Magny en Lorraine, son père Pierre Enflins, sa mere Jeane Philippe. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Delagarde dans la chapelle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">74</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">16 juillet 1641</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 16e jour de juillet 1641, fut baptisé Louys, fils de Salomon et de Dancette Delagarde, sa femme, soy disants de la tribu de Levy, juif natif d’Avignon, aagé de trente quatre ans comme il a dict, et s’appelloit auparavant Ange Delagarde, le baptesme faict dans la chapelle du chasteau neuf par monseigneur l’illustrissime et reverendissime evesque de Lisieux, la marreine tres auguste et religieuse princesse Anne d’Austriche, reyne de France et de Navarre, qui a donné le nom, le parrein haut et puissant seigneur messire Pierre Seguier, chancelier de France, chevallier des ordres du Roy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Neuf (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Ursule Fery dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">75</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">23 novembre 1641</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 23e jour de novembre 1641, mademoiselle Ursule Fery, femme de M. Dupont, opérateur du Roy demeurant à Paris, abjura son heresie dans la chapelle du viel chasteau de Saint Germain en Laye entre les mains de M. Pierre Cagnyé, prestre, curé dudict lieu, et fut receue au gryon de l’eglise catholicque, apostolicque et romaine en presence de haute et puissante princesse Anne d’Austriche, reyne de France, de monseigneur le Dauphin et de toute la cour. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Le Boulanger de Montigny dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">76</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">25 janvier 1642</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt cinquiesme jour de janvier 1642, furent suppléées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du viel chasteau à Louys, filz de noble homme [vide] Congis, cappitaine des Thuilleries du Louvre à Paris, par messire de Bernage, aumosnier du Roy, en ayant esté requis par M. le curé de Saint Germain en Laye et y assistant pour led. sieur curé moy soubz signé Bailly son vicaire, et ledict filz aagé de dix à onze ans ou environ, le parrein desdictes ceremonies tres hault et tres puissant monarque Louis de Bourbon, roy de France et de Navarre, la marreine Anne Marie Louise de Bourbon d’Orleans, fille de Monsieur, frere unique de Sa Majesté.<lb/>Bailly »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d'Anne Thierry dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">77</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1642</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le deuxiesme jour d’avril 1642, furent suppléées dans la chapelle du chasteau viel les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Anne, née du premier jour de juin 1641, de la paroisse de Saint Severin à Paris, fille d’honorable homme Philippes Thyerry, bourgeois de ladicte ville, et de dame Marie Secqueville, sa femme, seconde nourrice de monseigneur le Daulphin, le parrain tres reverend prelat messire Dominique Seguier, evesque de Meaux, conseiller du Roy en ses conseils et son premier aumosnier, et la marreine tres illustre princesse Anne Morice d’Austriche, reine de France et de Navarre, par madame de Brassacq, dame d’honneur de Sa Majesté, commise agissante pour sa personne.</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Anne Le Roy dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">78</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1642</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dixiesme jour de novembre mil six cents quarente deux, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du viel chasteau à Louys Anne, aagé de neuf à dix ans, ondoyé en la ville de Monts en Hainault du dix neufiesme jour d’octobre mil six cents trente trois, fils de noble homme François Le Roy, tresorier et recepveur general des Estats dudict pays de Hainault, et de damoiselle Catherine Faminet, sa femme ; le parrein des ceremonies tres illustre prelat messire Philippes Coespean, evesque et comte de Lysieux, la marreine tres haulte, tres puissante et religieuse princesse Anne Morice d’Austriche, reyne de France et de Navarre. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis XIV dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">79</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1643</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mardy vingt et uniesme jour d’avril mil six cents quarente trois, furent supplées les ceremonies du saint sacrement du baptesme dans la chapelle du chasteau viel de Saint Germain en Laye par tres illustre et reverend prelat messire Dominique Seguier, evesque de Meaux, conseiller du Roy en ses conseils et son premier aumosnier, es presences de grande grande quantité de prelats revestus de leurs habits de prelature, princes et seigneurs de la cour, et d’officiers de Sa Majesté, à tres hault et tres illustre prince Louys de Bourbon, nay du cinquiesme jour de septembre mil six cents trente huict, Daulphin de France, fils aisné de tres puissant et victorieux prince Louys de Bourbon, treiziesme du nom, roy de France et de Navarre, absent à cause de sa grande maladie, et de tres illustre et tres vertueuse princesse Anne Morice d’Austriche, sa femme, reyne, assistante et presente ausdictes ceremonies, le parrein eminentissime personnage messire Jules Mazarini, cardinal de la sainte Eglise romaine, conseiller du Roy en ses conseils, et la marreine tres haulte et tres puissante dame madame Charlotte Margueritte de Monmorency, femme de tres hault et tres puisasnt prince Henry de Bourbon, premier prince du sang, laquelle a donné le nom de Louys. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jules de Gournay dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le cardinal Mazarin étant son parrain et la princesse de Condé marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">80</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1643</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt et uniesme jour d’avril mil six cents quarente trois, fut baptisé par M. le curé de Saint Germain en Laye dans la chapelle du chasteau viel Julles, fils d’honorable homme Jacques de Gournay, marchand mercier de la Maison du Roy, et de dame Margueritte Barbat, sa femme, de la paroisse de Saint Sulpice à Paris, habitans, et led. Julles nay du douziesme jour du present mois d’avril, le parrein tres eminent personnage messire Julles de Mazarini, cardinal de la sainte Eglise romaine, conseiller du Roy en ses conseils d’Estat et privé, la marreine tres hault et tres puissante dame madame Charlotte Margueritte de Montmorency, femme de tres hault et tres puissant prince Henry de Bourbon, premier prince du sang, laquelle a donné led. nom de Jules. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès de Louis XIII à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">81</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">14 mai 1643</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le quatorziesme jour de may mil six cents quarente trois, feste de l’Ascension de Nostre Seigneur, à deux heures apres midy, au grand regret, perte et trop tost pour le bien de toute la France, apres une longue et langoureuse maladie, mourut dans le chasteau neuf de Saint Germain en Laye tres puissant, tres victorieux et tres chrestien prince Louys de Bourbon, treiziesme du nom, surnommé le juste, fils aisné de l’Eglise, aprest avoir receu pendant sad. maladie les saints sacrements de penitence eucharistique et extreme onction avec une tres grande et exemplaire devotion, aagé de quarente deux ans sept mois dix sept jours, ayant regné heureusement trente trois ans entiers tout juste, roy de France et de Navarre, laissant pour successeur en la place tres illustre prince Louis de Bourbon, quatorziesme du nom, surnommé Dieudonné, son fils aisné, Daulphin de France, aagé de quatre ans huict mois neuf jours seulement, qui fut tout aussitost conduit en la chapelle du viel chasteau, où il fut recognu, honoré et proclamé Roy par la Reyne regente, sa mere, premierement, puis ensuitte par messieurs les ducs d’Anjou, son frere unique, d’Orleans, son oncle, monsieur le Prince, et generallement par tous les autres princes, prelats, seigneurs et officiers estants pour lors en cour, en fort grand nombre, avec toutes les protestations de service et obeissance deues à Sa Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions dans le registre paroissial de services donnés dans l’église de Saint-Germain-en-Laye pour le repos de l’âme de Louis XIII</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">82</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1643</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le quinziesme jour de may mil six cents quarente trois, fut faict de devotion par moy curé, pour le repos de l’ame du feu Roy, un service complet avec vigiles, recommendasses, trois messes haultes, le libera à la fin avec les autres suffrages accoustumez, les messes chantées par messieurs Bailly, Lucas et moy curé.<lb/>[…]<lb/>Le 18e jour de may 1642, furent chantées solemnellement les vespres à vigilles des morts, et le lendemain une messe haulte de requiem par monsieur le curé à l’intention du feu Roy, le tout par devotion.<lb/>[…]<lb/>Le vingtiesme jour de may mil six cents quarente trois, fut faict un service complet de la confrairie dela charité pour le repos de l’ame du Roy deffunct, les messes chantées par messieurs Bailly, Garoche et monsieur le curé. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions dans le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye du convoi funéraire de Louis XIII</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">83</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1637-1644</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">19 mai 1643</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dix neufiesme jour de may mil six cents quarente trois, le corps du feu Roy, que Dieu absolve, (ayant demeuré en son lict de parade dressé en son chasteau neuf de Saint Germain en Laye pour estre veu et visitté de tous ses sujets, comme il fut faict tant de tous les habitants dud. lieu que de tous les lieux circonvoisins, de tous estats et conditions, sexes et aages, avec pleurs et larmes de regrets d’une telle perte, et avec devotes prieres pour le repos de son ame, la liberté n’en estant interdite à aucune personne depuis le jour du deces de Sa Majesté jusques aud. jour sur les quatre à cinq heures du soir, pendant lequel temps furent faictes continuelles prieres à son intention, tant de jour que de nuict, et journellement celebrées quantité de messes tant par plusieurs prelats et evesques que par messieurs les aumosniers et chantres de la chapelle de Sa Majesté, comme aussi par une grande quantité de religieux de tous les ordres mandiants de Paris qui y avoient esté mandez à cest effect, sans obmettre monsieur le curé de ced. lieu, qui y fut aussi mandé des premiers avec son clergé, qui y rendirent leurs debvoirs non avec moindre devotion que tous les autres) fut enlevé, selon qu’il avoit pleu à Sa Majesté de l’ordonner par son testament et derniere volonté, sans pompe funebre (telle qu’elle eus testé bien requise pour la mémoire d’un si grand prince) dans un char de dueil tiré par six chevaux, enharnachez de mesme pareure, pour estre porté à Saint Denis, lieu de la sepulture des roys de France, et ledict char accompagné de quantité de prelats et aumosniers revestus de leurs surplis et bonnets quarrez, de plusieurs princes, seigneurs et officiers tous revetus de dueil, des compagnies ordinaires de la garde de Sa Majesté comme de gendarmes, gardes du corps, chevaux légers et mousquetaires à cheval, et conduict par led. sieur curé de ce lieu, assisté de son clergé, des peres recollets en corps et de tous les paroissiens avec cierges en main allumez, depuis ledict chasteau neuf jusques à la porte du parcq, lieu qui faict la separation des territoires de Saint Germain et du Pecq, où monsieur le curé dud. lieu du Pecq se trouva pour le recevoir et le conduire jusques aux fins et limittes de sa paroisse, et fut ainsi receu et conduict de paroisse en paroisse jusques aud. lieu de Saint Denis. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte mentionnant le grand-vicaire de l’archevêque de Paris et de l’évêque de Chartres à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">84</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1645/1645" encodinganalog="3.1.3">26 mars 1645</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt sixiesme jour de mars 1645, furent mariez ensemble noble homme Louys Berruer, huissier de la chambre du Roy, de la parroisse de Saint Eustache, avec dispense de M. l’official et grand vicaire de M. l’archevesque de Paris, de la seconde et troisiesme publication des bans de mariage et de la solemnité d’icelluy pendant le temps de caresme, et dame Agnes de Barangues, veufve de feu honorable homme Jean Meusnier, vivant garçon ordinaire de la chambre du Roy, aussy avec dispense de M. de Lesseville, grand vicaire en toute l’estendue de la paroisse de Saint Germain en Laye pour messieurs les archevesque de Paris et evesque de Chartres, par laquelle est permis à M. le curé de Saint Germain en Laye ou à son vicaire de faire la benediction dudict mariage combien que la seconde et troisiesme publication des bans n’en aue esté faicte, et nonobstant le temps le temps de caresme, desquelles choses pour certaines raisonnables causes led. sieur de Lesseville a dispensé, pourveu que ledict sieur Berruier eust aussi pareille dispense de M. l’official de Paris, et telle que nous l’avons cy devant declarée ; la benediction du mariage faicte par M. Charles Bailly, prestre et vicaire de lad. paroisse de Saint Germain en Laye, es presences d’honorables personnes Bernard Barangues, varlet de chambre ordinaire de M. le duc d’Orleans, pere de ladict Barangues, M. Pierre Barangues, procureur au Chastelet de Paris, son frere, dame Marguerite Perreau, sa belle mere, François Guion dit La Roche, chyrurgien de la feue reyne mere Marie de Medicis, Guillaume Thomin, sergeant royal, Denis Quentin, serviteur de lad. eglise de Saint Germain en Laye, et plusieurs autres parents et amys tant d’une part que de l’autre. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du gouverneur des oiseaux du roi dans la chapelle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">85</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1648/1648" encodinganalog="3.1.3">16 février 1648</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le seiziesme jour de febvrier 1648, fut solemnisé dans la chapelle du chasteau neuf de Saint Germain en Laye le mariage d’Honoré Berthelot, gouverneur des oiseaux du Roy aud. chasteau, avec Marie Berthin, fille de maistre Pierre Berthin, concierge et garde meuble dud. chasteau, es presences d’honorables hommes M. de La Plante, officier du Roy, M. René Le Grand, conseiller et procureur du Roy, M. Michel Ferrand, nottaire et tabellion royal, tous demeurants aud. lieu, et plusieurs autres parents et amys de l’une et de l’autre part, la benediction dud. mariage faicte par me Pierre Cagnyé, prestre, curé dud. lieu. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Neuf (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Jobert dans la chapelle du Château-Vieux, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">86</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1648/1648" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1648</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 10e jour d’octobre 1648, furent supplées les ceremonies du saint sacrement du baptesme à Louys, né du 29e de septembre dernier passé, fils de Jean Jobert et d’Ilenerde Bertrand, sa femme, le parrein tres chrestien et tres puissant monarque Louys XIIIIe du nom, surnommé l’auguste, roy de France et de Navarre, par noble homme Estienne Jeanot, conseiller du Roy en ses conseils d’Estat et tresorier general de la maison de la Reyne mere regente, commis pour cet effet par Sa Majesté, la marreine tres vertueuse et religieuse princesse Anne Morice d’Austriche, susd. reyne mere regente, tenante lieu et place pour Sa Majesté damoiselle Anne de Beauvais, fille du sieur de Beauvais, conseiller d’Estat et maistre des requestes au conseil du Roy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne de Comminges dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">87</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1648/1648" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1648</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt huictiesme jour du mois d’octobre 1648, fut baptisée par maistre Pierre Cagnyé, prestre et curé de l’eglise de Saint Germain en Laye, dans la chapelle du viel château dud. lieu, Anne, fille de messire Gaston Jean Baptiste de Comminges, chevallier et lieutenant des gardes du corps de la Reyne mere regente, et de madame Sibille d’Amalby, sa femme, le parrein qui a donné le nom tres auguste monarque Louys XIIIIe du nom, roy de France et de Navarre, la marreine haulte et puissante princsse madame Claire Clemence de Maillé, espouse de tres hault et puissant prince [vide] de Bourbon, premier prince du sang, grand maistre de la Maison du Roy, grand admiral des mers de France, duc et pair dud. royaume. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial de la célébration d’un Te Deum en présence du roi dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">88</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1649</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 2e jour de mars 1649, fut solemnellement chanté dans la chapelle du viel chasteau, M. l’evesque d’Aire y officiant pontificalement, le Te Deum etc. avec les autres prieres en action de graces à Dieu de la paix faicte et arrestée entre l’Empereur et le Roy, où estoient assistants et presents Sa Majesté, accompagnée de la Reyne regente sa mere, M. le duc d’Orleans, M. le prince de Condé, Son Eminence et plusieurs autres princes, seigneurs, evesques et prelats de l’Eglise, de Mademoiselle, de la princesse de Condé, des ambassadeurs de Portugal, de Venise, de Savoye, du chancelier de France, des secrettaires d’Estat et plusieurs autres seigneurs du conseil et officiers de cette cour. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de François de Bullion, fiancé dans la chapelle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye en présence du roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">89</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1649</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 16e jour de mars 1649, fut solemnisé en face de sainte Eglise le mariage de messire François de Bullion, chevalier, premier escuyer de la grande escuirie du Roy, seigneur de Montlouet, avec damoiselle Louyse Henriette de Rouault, fille de feu messire Alphonse de Rouault, baron de Thienbrune, l’une des filles d’honneur de la Reyne mere regente, apres avoir esté faictes les fiançailles le jour precedent par M. l’evesque d’Uticq, coadjuteur de Montauban, dans la chapelle du viel chasteau de Saint Germain en Laye, es presences de tres hault, tres puissant et invincible monarque Louis XIIIIe du nom, roy de France et de Navarre, de la Reyne regente sa mere, de mademoiselle Anne Marie Louyse d’Orleans, et de plusieurs grands seigneurs de la cour, led. mariage solemnisé en l’eglise dud. lieu de Saint Germain en Laye avec dispense tant puor le saint temps de caresme que pour les 2e et 3e bans non publiez et proclamez en lad. eglise pour certaines et legitimes causes, lad. dispense obtenue à la requeste de lad. dame reyne de maistre Pierre Cagnyé, prestre, curé et vice gerant pour l’absence de messire Eustache de Lesseville, prestre, docteur de Sorbonne et grand vicaire aud. lieu de Saint Germain touchant le spirituel, la benediction dudict mariage faicte par led. sieur curé es presences d’illustres personnes messieurs le marquis de Souches, grand prevost de l’Hostel et Maison de France, de Comminge, lieutenant des gardes du corps de lad. dame reyne, madame Louise Behon, comtesse de Brienne, madame de Brouilly, dame du Puits, gouvernante desdictes filles d’honneurs, et plusieurs autres parents et amys de l’une et de l’autre part. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Neuf (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Ronsay à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">90</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1645-1653</unitid>
              <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1649</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 21e jour d’avril 1649, fut baptisé Louys, fils d’honorable homme Estienne Ronsay et de Catherine Bienvenue, sa femme, de la parroisse de Saint Eustache à Paris, le parrein tres auguste et tres puissant monarque Louys XIIII, roy de France et de Navarre, qui a faict donner son nom par M. Umbert de Lyonne, chevallier, seigneur de Lesseine, gentilhomme de la manche de Sa Majesté, la marreine dame Jeanne de Fouquerolles de Montault, femme de M. de Nielle, premier varlet de garderobe de Sad. Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un don fait par le roi pour la construction du clocher de l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">91</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1654-1665</unitid>
              <unitdate normal="1659/1659" encodinganalog="3.1.3">11 août 1659</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L’an 1659, par la solicitation et soins de maitre Pierre Cagnyé, prestre, curé de l’eglise de Saint Germain en Laye, et d’honorables hommes Georges Benoist, escuyer de cuisine bouche du Roy, et François Regnault, marchand boucher, marguilliers de lad. eglise, et par les bienfaicts du roy Louys 14e du nom, pour plus grande decoration et ornement d’icelle, fut par l’ordonnance de noble homme maitre Georges Le Grand, prevost juge de la jusice royalle et du consentement des principaux habitants dud. lieu par assemblée d’iceux faicte sur ce sujet abattu et demoly le cloché qui estoyt basty et eslevé entre les autels de la Vierge et de la charité et continué le bastiment de la tour encommencé hors le corps de lad. eglise quarante ou cinquante ans auparavant pour y mettre les cloches. La 1ère pierre de la continuation de lad. tour bastie et eslevée jusques à la 1ère retraicte fut posée au nom desd. sieurs marguilliers le 31e et dernier jour de juillet dernier passé et celle des pillier qu’il a convenu faire proche ledict autel des Vierges pour ayder à porter les voutes qu’il a fallu faire et continuer en la place dud. cloché fut posée aussi au nom dud. sieur curé le 8e jour du present mois d’aoust en lad. année 1659, tous lesquels ouvrages ont esté faicts et conduicts par honeste homme Claude Binet, maitre maçon tailleur de pierre, natif dud. lieu, et a esté donnée par Sa Majesté la somme de cinq mil livres pour en faire les frais. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Ville (église)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation du gouverneur de Saint-Germain-en-Laye, assassiné dans la forêt</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">92</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1654-1665</unitid>
              <unitdate normal="1660/1660" encodinganalog="3.1.3">4 mai 1660</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 4e jour de may 1660, fut inhumé dans l’eglise à la descente de la closture du grand autel messire Louys Le Normand, chevallier, seur de Beaumont, capitaine et gouverneur pour le Roy de Saint Germain en Laye, Versailles et autres lieux dependants de lad. capitainerie dud. lieu, lequel sieur de Beaumont avoit esté le jour precedent malheureusement assassiné d’un coup de pistolet dans les bois dud. lieu de Saint Germain par deux cavalliers incognus. Les vespres des morts avec les autres prieres et suffrages accoustumez chantées solemnellement à son intention. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Delalande à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">93</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1654-1665</unitid>
              <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">10 mai 1662</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 10e jour de may 1662, fut baptisé Louys, né du [vide] jour d’avril dernier passé, fils d’honorable homme Louys Delalande, jardinier du Roy à Saint Germain en Laye, et de Jeane Raffron, sa femme. Le parrein mond. seigneur roy de France et de Navarre Louys 14 du nom, très puissant et invincible monarque, par noble homme Clair Gillebert de Chamarande, conseiller de Sa Majesté et son premier varlet de chambre, qui a donné led. nom de Louys pour Sad. Majesté, la marreine dame Marie Sanguin, femme de noble homme Anthoine de Ratabon, aussi conseiller du Roy et intendant general des Bastiments de Sa Majesté. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Anne Contugy dit l’Orvietan dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">94</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1654-1665</unitid>
              <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1662</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 10e jour de juillet 1662, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys Anne dans la chapelle du vieil chasteau de Saint Germain en Laye, led. enfant natif de la ville de Paris, parroisse de [vide], né du 3e jour d’aoust 1661 et ondoyé led. jour par la sage femme qui le receut vivant au monde selon qu’elle l’a affirmé et tesmoigné, fils de Christophle Contougy l’Orvietan, operateur du Roy, et de Roberte Richarde, sa femme, le parrein led. seigneur Roy par messire François de Bovillers, comte de Saint Agnan, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, chevallier de ses ordres et son gouverneur et lieutenant general en la province de Touraine, et la marreine tres haute, puissante et religieuse princesse Anne Morice d’Austriche, reyne mere dud. seigneur Roy, par madame Louyse Angelicque Danse, dame d’honneur de lad. dame Reyne. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Orange à Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">95</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">5 septembre 1662</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 5e jour de septembre 1661, fut baptisé Louys, né du 2e jour de novembre 1661, natif de la parroisse de Gagny, diocese de Paris, fils d’honorable homme Jacques Orange, l’un des grands varlets de pied du Roy, et de Guillemette Thomas, sa femme ; le parrein tres hault et illustre prince monseigneur le Dauphin, premier fils du Roy, tenant et occupant pour Son Altesse messire François de Comminge, seigneur de Guittaut, chevallier des ordres de Sa Majesté, capitaine des gardes du corps de la Reyne mere, gouverneur et lieutenant general pour Sad. Majesté des villes, chasteaux et ressort de Saumur, la marreine tres haute et puissante princesse Anne Morice d’Austriche, reyne mere dud. Roy susd., tenante et occupante au lieu de Sa Majesté damoiselle Marie Julie de Sainte Maure, fille de messire Charles de Sainte Maure, marquis de Montausier, de Rambouillet et de Pisani, chevallier des ordres du Roy, gouverneur et lieutenant general pour Sa Majesté d’Angoumois et Xaintonge, et son lieutenant general en Alsace et dans ses armées. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la participation de Louis XIV à la procession du Saint-Sacrement à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">96</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1665</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 4e jour de juin 1665, le Roy honora la parroisse de sa presence pour la procession de la feste du saint sacrement qui escheoit aud. jour, accompagné de la Reyne, de Monsieur, son frere, de Madame, des princes et princesses, seigneurs et dames, de plusieurs archevesques et evesques et autres officiers de Leurs Majestez, lad. procession faicte et messe haute et solemnelle chantée ensuitte par maistre Pierre Cagnyé, ancien curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, ausquels divins offices entierement assisterent Leurs Majestez avec grande devotion et à la grande edification et joye de touts les assistants. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit dans le registre paroissial du port du viatique à la reine-mère au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">97</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">2 août 1665</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 4e jour de juin 1665, le Roy honora la parroisse de sa presence pour la procession de la feste du saint sacrement qui escheoit aud. jour, accompagné de la Reyne, de Monsieur, son frere, de Madame, des princes et princesses, seigneurs et dames, de plusieurs archevesques et evesques et autres officiers de Leurs Majestez, lad. procession faicte et messe haute et solemnelle chantée ensuitte par maistre Pierre Cagnyé, ancien curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, ausquels divins offices entierement assisterent Leurs Majestez avec grande devotion et à la grande edification et joye de touts les assistants. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du décès du grand-vicaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">98</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">décembre 1665</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le [vide] de decembre 1665, deceda et mourut à Paris en son logis tres illustre prelat messire Eustache Louys de Lesseville, evesque de Coutance, conseiller du Roy en ses conseils d’Estat et privé, grand vicaire de nos seigneurs les archevesque et evesque de Chartres en l’estendue et dependance de ce lieu de Saint Germain en Laye pour la jurisdiction spirituelle pendant le temps de 28 à 29 années par l’agrement de Sa Majesté et au grand contentement et satisfaction de toute cette paroisse fut le 9e jour dud. mois de decembre faict et chanté et solemnellement en l’eglise parroissialle dud. lieu de Saint Germain un service pour le repos de son ame la messe chantée et l’office faict par M. l’ancien curé par la deference de M. le curé son nepveu ou assisterent avec grande devotion touts les officiers et notables habitants dud. lieu. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye de la mort d’Anne d’Autriche à Paris</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">99</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">20 janvier 1666</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 20e jour de janvier 1666 rendit son ame à Notre Seigneur dans le chasteau du Louvre à Paris sur les six heures 1 quart du matin tres haute, vertueuse et religieuse princesse Anne Morice d’Austriche, Reyne mere de nostre tres puissant et invincible monarque à présent regnant et de Monsieur son frere, unicque duc d’Orleans, et par sa tres grande charité la mere des pauvres, et par le zele et perté de M. le curé deue à la mémoire d’une si bonne princesse pour les grandes graces, faveurs et bienfaicts receuz de Sa Majesté en ce lieu de Saint Germain en Laye par touts les habitants pendant qu’elle a vescu et pour n’en demeurer ingrat de sa part, furent par son motif et ordre particulier chantées solemnellement pour le repos de l’ame de lad. deffunte dame reyne mere le mesme jour au soir les vespres des morts et le lendemain 21e dud. mois fut faict aussi et chanté le service solemnel et complet avec vigiles des morts, les laudes, recommandasses, trois messes hautes, le libera etc., le de profundis etc., avec les autres prieres et suffrages accoustumez, le luminaire fourny et le tout de la liberalité dud. sieur curé. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis-Philippe Donneau de Visé dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">100</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">7 mai 1666</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>La date de naissance et le nom des parents sont laissés en blanc, mais sont complétés dans le registre de copies des actes de baptême de 1656-1677.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 7e jour de may 1666, furent en la chapelle royalle du viel chasteau de Saint Germain en Laye supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme par messire Pierre du Cambaut de Coislin, conseiller du Roy en ses conseils d’estat et privé, premier aumosnier de Sa Majesté, abbé de Saint Victor à Paris, evesque designé d’Orleans et grand vicaire de cedict lieu, avec la permission et du consentement de M. le curé, present et assistant ausd. ceremonies avec le surplist, l’estolle au col et les saintes huilles en main à Louys Philippes, né du [12e jour] du mois de [febvrier] dernier passé et ondoyé en l’eglise sur les saints fonts de baptesme de la parroisse de Louy Philippes, fils de [Jean Jacques Donneau de Vizé, porte manteau de la Reyne, et de dame Philippes Therese, sa femme, femme de chambre de ladicte dame Reyne], la marreine tres grande vertueuse et religieuse princesse Marie Therese d’Austriche, reyne de France et de Navarre, le parrein tres haut et puissant prince Philippes de Bourbon, frere unicque du Roy, duc d’Orleans, et led. nom de Louys Philippes donné par lad. dame Reyne. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Milet dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">101</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">5 novembre 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 5e jour de novembre 1666, furent suplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par maistre Nicolas Cagnyé, prestre, bachelier en theologie curé dud. lieu, à Louys, natif de la parroisse de Vernouillet, né du mardy 20e de juillet dernier passé et ondoyé par le sieur vicaire de lad. parroisse de Vernouillet le deuxiesme jour d’aoust aussi dernier passé comme il appert par son certificat en datte du mesme jour, signé au bas Godron et paraphé, avec la permission de monsieur l’evesque de Chartres en datte du premier jour dud. mois d’aoust, fils d’honorable homme Claude Milet, cocher du corps du Roy et de Barbe Mesnil, sa femme, le parrein tres grand, puissant et invincible monarque Louys Dieudonné, fils aisné de l’Eglise, 14e du nom, roy de France et de Navarre, present en personne, qui a donné et nommé de son nom de Louys led. baptisé, la marreine haute et puissante dame madame Louyse de Prie, veufve de haut et puissant seigneur messire Philippes de La Motte Houdancourt, vivant duc de Cardonne, pair et mareschal de France, gouvernante de monseigneur le Dauphin et des autres Enfants de France. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Portail dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">102</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">14 novembre 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 14e jour de novembre 1666, furent suplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par maistre Nicolas Cagnyé, prestre, bachelier en theologie curé dud. lieu, à Louys, natif de la ville de Paris, né du mardy 13e jour d’avril dernier passé à midy et ondoyé, fils de messire Paul Portail, comte de Lusignan, seigneur des chastelnies de Chatou et de Montesson, conseiller en la cour de parlement, et de dame Charlotte de Barbesieres Chemerreau, sa femme, fille d’honneur de tres haute, tres excellente princesse et tres puissante Anne, par la grace de Dieu reyne mere du Roy, le parrein present en personne tres haut, tres excellent, tres puissant et tres magnanime prince Louys, par la mesme grace de Dieu roy de France et de Navarre, la marreine tres haute et tres puissante princesse madame Henriette Anne, duchesse d’Orleans, espouse de tres haut et tres puissant prince monseigneur Philippes, fils de France, frere unicque du Roy, duc d’Orleans. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de naissance de Marie-Thérèse de France à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">103</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">3 janvier 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 3e jour de janvier 1667, le Roy et sa Cour estant à Saint Germain en Laye, la Reyne accoucha sur les dix à heures onzes au soir de Madame troisiesme, fille unicque de France, qui fut ondoyée par necessité par la sage femme. »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Gouffier de Crévecœur dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">104</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1667</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mercredy 9e jour de mars 1667, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par M. l’abbé Le Camus, aumosnier du Roy, avec la permission de M. le curé, y assistant, l’estolle au col, à Louys, né du 18e avril 1654, natif de la ville de Paris, baptisé et ondoyé sans les autres ceremonies ordinaires par M. le curé dud. lieu de Crevecoeur (selon qu’il nous est apparu par son certificat en date du 3e mars 1667), fils de messire Nicolas Alexandre Gouffier, marquis de Crevecoeur, et de madame Isabelle de La Roderie, son espouose, le parrein tres puissant monarque Louys 14e, fils ainsé de l’Eglise, roy tres chrestien de France et de Navarre, la marreine madame d’Armagnac. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême du fils de la nourrice du dauphin dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">105</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">4 mai 1667</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 4e jour de may 1667, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys, né du premier jour de juillet 1666 et ondoyé par M. le curé de ce lieu de Saint Germain en Laye (avec la permission de M. d’Orleans, grand vicaire en ce mesme lieu) dans le chasteau neuf, lieu de sa naissance, et lesd. ceremonies administrées dans la chapelle du chasteau vieil par M. l’abbé de [vide], aumosnier du Roy, avec la permission et consentement dud. sieur curé, y present en son habit d’eglise avec l’estolle au col, et led. Louys fils de noble homme [vide] et de dame [vide], nourrisse de monseigneur le Dauphin, Fils aisné de France, le parrein tres puissant et magnanime prince Louys XIIII du nom, tres chrestien roy de France et de Navarre, present, et qui a donné son nom aud. baptisé, la marreine damoiselle [vide], fille de haut haut et puissant seigneur Philippes de La Motte Houdancourt, vivant duc de Cardone, pair et mareschal de France, et de madame Louyse de Prie, son espouse, et à present sa veufve, gouvernante de mond. seigneur le Dauphin, de Madame royalle et des autres Enfants de France. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Guorre à Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">106</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1667</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 9e jour de may 1667, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys, aagé de quinze mois ou environ, né du 25e jour de janvier 1666, fils d’honorable homme Hierosme Guorre, officier du Roy, et de Barbe Du Bois, sa femme, la marreine tres grande, tres haute, tres vertueuse et devotte princesse Marie Therese, par la grace de Dieu reyne de France et de Navarre, par madame de Montespan, l’une de ses dames d’honneur, envoyée et commise de Sa Majesté pour cet effect, le parrein tres haut et tres magnanime prince Henry de Bourbon, duc d’Anguien, grand maistre de la Maison du Roy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du duc de Guise et d’Élisabeth d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">107</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1667</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 4e jour de may 1667, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys, né du premier jour de juillet 1666 et ondoyé par M. le curé de ce lieu de Saint Germain en Laye (avec la permission de M. d’Orleans, grand vicaire en ce mesme lieu) dans le chasteau neuf, lieu de sa naissance, et lesd. ceremonies administrées dans la chapelle du chasteau vieil par M. l’abbé de [vide], aumosnier du Roy, avec la permission et consentement dud. sieur curé, y present en son habit d’eglise avec l’estolle au col, et led. Louys fils de noble homme [vide] et de dame [vide], nourrisse de monseigneur le Dauphin, Fils aisné de France, le parrein tres puissant et magnanime prince Louys XIIII du nom, tres chrestien roy de France et de Navarre, present, et qui a donné son nom aud. baptisé, la marreine damoiselle [vide], fille de haut haut et puissant seigneur Philippes de La Motte Houdancourt, vivant duc de Cardone, pair et mareschal de France, et de madame Louyse de Prie, son espouse, et à present sa veufve, gouvernante de mond. seigneur le Dauphin, de Madame royalle et des autres Enfants de France. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Mailly dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">108</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">24 mai 1668</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 24e jour de may 1668, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil à noble adolescent Louys, aagé de 16 à 18 ans ou environ, fils de M. Louys de Mailly et de madame Anne de Mouchy, son espouse, le parrein tres grand et puissant monarque Louys de Bourbon, 14 du nom, roy de France et de Navarre, la marreine tres haute et tres illustre princesse Anne Marie Louyse d’Orleans, duchesse de Montpensier, souveraine de Dombe, et lesd. ceremonies suplées par M. l’abbé de Chavigny, present et y assistant en surplis avec l’estolle au col M. le curé de Saint Germain en Laye. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la participation de Louis XIV à la procession du Saint-Sacrement à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">109</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">31 mai 1668</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 31e et dernier jour de may 1668, feste du saint sacrement, le Roy feist l’honneur (estant à Saint Germain en Laye) à la parroisse d’assister à la procession solemnelle qui se feist longue à l’ordinaire et entiere, sans que Sa Majesté voulut que l’on en retranchast rien (comme l’on l’eust bien voulu pour son soulagement), et accompagnerent Sad. Majesté à lad. procession (la Reyne n’en ayant pu estre pour l’incommodité de sa grossesse) Son Altesse royale M. le Prince, M. le Duc son fils, M. le mareschal de Grammont et plusieurs autres princes et seigneurs et dames de sa cour avec plusieurs prelats, evesques, aumosniers et officiers de sa suitte et le tout faict avec grande magnificence et tesmoignage de devotion et à l’edification d’une infinie multitude de peuple qui y survint de toutes partes, et au retour de lad. procession fut chantée la messe de parroisse à laquelle assista encore entierement Sa Majesté avec touts les susd. prelats, princes et seigneurs, dames et officiers de sad. Cour, et tout ce divin office faict par M. Nicolas Cagnyé, prestre, bachelier en theologie, curé de ced. lieu, assisté de son clergé. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de La Méchaussée dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">110</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1668</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 3e jour de juin 1668, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil à Saint Germain en Laye par M. l’abbé de Chavigny, aumosnier du Roy, à Louys, fils de messire Nicolas de La Mechaussée, sieur de la Coste, et de dame Elizabeth du Tocq, sa femme, premiere femme de chambre de monseigneur le Dauphin, ondoyé par M. l’abbé Dupont il y a quatre ans ou environ plus quatre moins, le parrein monseigneur Louys de Bourbon, fils aisné du Roy et dauphin de France, la marreine madame la duchesse de Montosier, premiere dame d’honeur de la Reyne, et estoit present ausd. ceremonies M. le curé dud. lieu de Saint Germain en Laye en surplis avec l’estolle au col. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Louise Thierry dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">111</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1668</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 3e jour de juin 1668, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil à Saint Germain en Laye par M. l’abbé de Chavigny, aumosnier du Roy, M. le curé present en surplis et l'estolle au col, à Marie Louyse, aagée de quatre ans ou environ, ondoyée par monsieur le prieur de Montmirel, fille de noble homme Hierosme Thierry, huissier de la chambre de la Reyne, et de Charlotte Dautemer, sa femme, le parrein monseigneur Louys de Bourbon, fils aisné du Roy et dauphin de France, la marreine mademoiselle Marie Louyse de Bourbon, fille de tres haut et tres puissant prince Philippe de Bourbon, frere unicque de Sa Majesté et duc d'Orleans. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de naissance du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">112</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">5 août 1668</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 5e jour d’aoust 1668, fut les 8 heures trois quarts du matin, nasquit dans le chasteau vieil de Saint Germain en Laye le second fils de France monseigneur le duc d’Anjou, et sa naissance suivie et accompagnée de acclamations et resjouissances publicques apres le Te Deum et chanté en l’eglise parroissialle, par ordre de M. le curé, en action de graces à Dieu, et le soir en furent aussi faicts les feus de joye par toutes les rues avec chandelles mises par toutes les fenestres. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Crussol dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">113</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">8 septembre 1668</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 8e jour de septembre 1668, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme par M. l’abbé Le Tellier, coadjuteur de l’archevesché de Rheims, à Louys, fils de M. le comte de Crusolles, et de dame Marie de Montosier, sa femme, dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye, ondoyé par moy curé dud. lieu soubz signé aagé de trois mois ou environ, le parrein monseigneur le Dauphin, la marreine tres auguste Marie Therese, reyne de France. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de la fille de la nourrice du dauphin à Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">114</unitid>
              <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">8 septembre 1668</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 8e jour de septembre 1668, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme par M. l’abbé Le Tellier, coadjuteur de l’archevesché de Rheims, à Louys, fils de M. le comte de Crusolles, et de dame Marie de Montosier, sa femme, dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye, ondoyé par moy curé dud. lieu soubz signé aagé de trois mois ou environ, le parrein monseigneur le Dauphin, la marreine tres auguste Marie Therese, reyne de France. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse de Felix dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">115</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1670</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 24e mars 1670, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil, es presence et du consentement de moy soubz signé curé, par M. l’abbé de Gordes, premier aumosnier de la Reyne, à Marie Therese, née du 27e janvier 1667 et ondoyée par M. le curé de Bussiere au diocese de Langres, fille de noble homme François Henry de Felix, escuyer, sieur de Provercher, et de damoiselle Margueritte de La Chassagne, sa femme, le parrein Louys, fils aisné et dauphin de France, la marreine tres haute et tres puissante princesse reyne de France Marie Therese d’Austriche. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis d’Ambly dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">116</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">23 avril 1670</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt troisiesme jour d’avril 1670, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain, en presence et du consentement de M. le curé, par M. l’abbé de Chavigny, aumosnier du Roy, à Louys, fils de messire François d’Andelie, marquis de Senelle, et de madame Charlotte de La Haye de Cahumont, sa femme, ondoyé par M. Estienne Loury, prestre, curé du Plessis Belleville au diocese de Meaux par permision de l’evesque dud. lieu, aagé de quatre ans ou environ, le parrein Louys, dauphin de France, la marreine haute et puissante dame Louyse de Prie, mareschalle de La Motte Hodancourt, gouvernante des Enfants de France. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la participation de la famille royale à la procession du Saint-Sacrement à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">117</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1670</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le jeudy 12e de juin, feste de l’octave du saint sacrement, le Roy, la Reyne et monseigneur le Dauphin, au retour de leur voyage de Flandre, assisterent à la procession de la parroisse avec grands tesmoignages de leur devotion et à l’edification de touts les assistants. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Hoccart dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">118</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">16 juillet 1670</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 16e juillet 1670, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par moy curé dud. lieu soubz signé à Louys, fils d’honorable homme Michel Hoccart, premier garçon de la chambre de monseigneur le Dauphin, et de Marie Françoise Clin, sa femme, ondoyé du 8e may en la presente année par M. Charles Bailly, prestre et chapellain, vicaire de l’eglise de ced. lieu, lé du jour precedent à quatre heures du matin, le parrein Louys, dauphin de France, la marreine pour haute et puissante dame Julie d’Angenne, duchesse de Montauzier, dame d’honneur de la Reyne, madame Judic de Saint Maure, femme de haut et puissant seigneur messire Emanuel, comte de Cursoles. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la pose, au nom du roi, de la première pierre du bâtiment des malades de l’hôtel-Dieu de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">119</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1670</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 16e juillet 1670, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par moy curé dud. lieu soubz signé à Louys, fils d’honorable homme Michel Hoccart, premier garçon de la chambre de monseigneur le Dauphin, et de Marie Françoise Clin, sa femme, ondoyé du 8e may en la presente année par M. Charles Bailly, prestre et chapellain, vicaire de l’eglise de ced. lieu, lé du jour precedent à quatre heures du matin, le parrein Louys, dauphin de France, la marreine pour haute et puissante dame Julie d’Angenne, duchesse de Montauzier, dame d’honneur de la Reyne, madame Judic de Saint Maure, femme de haut et puissant seigneur messire Emanuel, comte de Cursoles. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis, fils d’Ali Aga, à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">120</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">11 septembre 1670</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 11e de septembre 1670, fut baptisé Louys, aagé de trente six ans ou environ, fils d’Aly Aga et de Merryn, ses pere et mere, de nation turc et mahometan de religion, apres avoir renoncé à son infidelité et faict profession de la foy et religion chrestienne, le parrein pour le Roy haut et puissant seigneur messire Armand du Camboust, duc de Coaslin, pair de France, la marreine pour et au nom de la Reyne haute et puissante dame madame Louyse de Prie, mareschalle de France et gouvernante des Enfants. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la réception de l’archevêque de Paris dans son église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">121</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">1er novembre 1670</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 1er de novembre 1670, feste de touts les saints, monseigneur l’archevesque de Paris feit son entrée en son eglise de Saint Germain en Laye en qualité d’evesque à present et superieur d’icelle apres le proces terminé et jugé qu’il avoit avec M. l’evesque de Chartres, luy contestant jurisdiction et superiorité spirituelle dud. lieu, fut receu à la porte de lad. eglise avec joye, complimenté et harangué par M. Nicolas Cagnyé, prestre, bachelier en theologie, curé de ced. lieu, assisté de son clergé en corps revestu de chapes et de la plus grande part de ses principaux parroissiens. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jeanne Pitel à Saint-Germain-en-Laye, Molière étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">122</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">15 novembre 1670</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le 15e de novembre 1670, fut baptisée Jeane Catherine, fille de Jean Pitel, officier du Roy, et de Jeane Olivier, sa femme, le parrein Jean Baptiste Pocquelin Moliere, tapisserie varlet de chambre ordinaire du Roy, la marreine Catherine Le Clerc, femme d’André Villequain, aussi officier de Sa Majesté, touts de la suitte de la Cour. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Gaboury dans la chapelle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">123</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1671</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vendredy 20e de mars 1671, furent supplées au chasteau neuf par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys, né du 23e d’octobre mille six cents cinquante six et ondoyé le mesme jour, fils de noble homme Jacques Gaboury, porte manteau de la chambre de la feue Reyne mere du Roy, et de damoiselle Anne Bossuet, femme de chambre de lad. dame Reyne mere, sa femme, le parrein mond. seigneur le Dauphin, fils aisné de France, la marreine tres haute et puissante princesse Anne Louyse Marie d’Orleans, duchesse de Monpensier. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Neuf (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la communion du roi et de la reine dans l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">124</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">28-29 mars 1671</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le 28e de mars 1671, jour du samedy sepmaine sainte, veille de Pasque, le Roy, apres avoir fait ses jeusnes et stations pour le jubilé et satisfaire à la communion paschalle, vint entendre la sainte messe et communier à l’eglise de la parroisse de ce lieu.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 29e de mars, feste de Pasques 1671, la Reyne feit pareillement que le Roy ses devotions en lad. eglise et parroisse de Saint Germain en Laye et communion paschale. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">125</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1671</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vendredy 10e juillet 1671, sur les 6 à 7 heures du soir, mourut, apres une grande longueur et langueur de maladie dans le chasteau vieil de ce lieu de Saint Germain en Laye, M. le duc d’Anjou, second fils de France, aagé de trois ans, apres avoir esté visité et receu la benediction de M. le curé, et son corps fut gardé aud. lieu jusques au dimanche 12e jour dud. mois, sur les 9 à dix heures du soir, et veillé jour et nuict pendant led. temps avec prieres et louages à Dieu par M. le curé et ses prestres.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 12e de juillet 1671, fut porté en l’eglise de l’abbaye de Saint Denis en France le corps de tres grand prince Philippes de Bourbon, susmentionné, apres avoir esté levé de sa chambre par monseigneur de Coaslin, evesque d’Orleans, premier aumosnier du Roy, M. le curé present revestu de son surplis et estolle accompagné de tout son clergé, et le tout en bel ordre. Led. corps fut conduit en lad. eglise dans un des carosses de Sa Majesté où estoient messeigneurs les evesques d’Orleans, mond. sieur le curé portant le cœur dud. seigneur prince, les ducs d’Enguien et de Crequy, madame la mareschalle de La Motte, et led. corps  fut par le prieur de lad. abbaye receu à la porte de lad. eglise et apres cette ceremonie le cœur porté à l’abbaye du Val de Grace, où la dame abbesse le vint aussi recevoir à la porte. »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du chancelier Séguier à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">126</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">28 janvier 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le jeudy 28e de janvier 1672, mourut en l’hostel de la chancellerie en ce lieu de Saint Germain en Laye haut et puissant seigneur messire Pierre Seguier, chevalier des ordres du Roy, chancelier de France, apres apres avoir receu avec grande et exemplaire devotion des mains de M. le curé les saints sacrements de penitence, eucharistie et extreme onction, à l’edification des illustres personnes qui y estoient presents et assistants.<lb/>[…]<lb/>Le samedy 5e mars 1672, sur le soir, fut enlevé de l’eglise de Saint Germain en Laye le corps de M. le chancelier Seguier, apres y avoir demeuré en depot dans une chapelle ardente depuis le 30e de janvier dernier jusques au 5e du present mois de mars, pendant tout lequel temps il y a eu continuellement des prestres aupres de luy et de jour et de nuict à faire prieres pour le repos de son ame et touts les jours depuis six heures du matin jusques au grand midy à celebrer des messes en lad. chapelle à mesme intention, et fut led. corps transporté honorablement au monastere des Carmelines de Pontoise, assisté de M. le curé avec le surplis et estolle comme estant son pasteur qui l’avoit assisté jusques à la mort. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ville</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès de Marie-Thérèse de France à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mardy 1er jour de mars1672, mourut dans le vieil chasteau de ce lieu Madame royalle, fille unicque de France, agée de cinq ans peu plus ou peu moins.<lb/>[..]<lb/>Le jeudy 3e de mars 1672, fut conduit le corps de Madame royalle à Saint Denis en France avec la pompe funebre deue à Son Altesse. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la communion du roi et de la reine dans l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">128</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le mardy 1er jour de mars1672, mourut dans le vieil chasteau de ce lieu Madame royalle, fille unicque de France, agée de cinq ans peu plus ou peu moins.<lb/>[..]<lb/>Le jeudy 3e de mars 1672, fut conduit le corps de Madame royalle à Saint Denis en France avec la pompe funebre deue à Son Altesse. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Béthune dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">129</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1672</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mercredy 20e avril 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par monseigneur Pierre, cardinal de Bonzi, archevesque de Thoulouze et grand aumosnier de la Reyne, en presence de M. le curé de cedict lieu revestu de surplis et estolle, à Louys, né et ondoyé à Paris, fils de messire François, marquis de Bethune, mestre de camp d’un regiment de cavallerie entretenu pour le service de Sa Majesté et gouverneur des villes et chasteau de Romorantin, et de madame Anne Louyse de La Grange d’Arquian, sa femme, le parrein tres hault et puissant monarque Louys 14e, roy de France et de Navarre, la marreine Madame, femme de tres hault et puissant prince monsieur le duc d’Orleans, frere unicque du Roy. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Raoul dans la chapelle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">130</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1672</unitdate>
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            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le jeudy 21e avril 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme au chasteau neuf de Saint Germain en Laye par messire Jacques Benigne, evesque et seigneur de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, en presence de M. le curé de ce lieu revestu de surplis et d’estolle, à Louyse, née du 6e may 1671, ondoyée, par permission de monseigneur l’archevesque de Paris, par M. le curé de Saint Germain de l’Auxerrois, fille de messire Philippes Raoul, chevallier, seigneur des Planes et d’Andreville, gentilhomme ordinaire de la Maison du Roy et de la manche de monseigneur le Dauphin, et de dame Marie Felis, sa femme, le parrein mond. seigneur le Dauphin, fils aisné de France, la marreine madame Marie Julie de Saint Maure, femme de messire Emanuel, comte de Cursolles. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Neuf (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise du Plessis dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">131</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">26 mai 1672</unitdate>
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            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le jeudy 26e de may 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, present M. le curé de cedict lieu revestu de surplis et estolle, à Louise, fille de messire Charles du Plessis, chevallier, seigneur de Certimont, et de dame Marie Ange de Cavois, sa femme, ondoyée du 25 mars dernier passé par M. Malet, curé d’Aty, le parrein mond. seigneur le Dauphin, la marreine damoiselle Louyse de Coetlogon, fille d’honneur de la Reyne, touts de la suitte de la Cour. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la célébration d’un Te Deum dans l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye en présence de la reine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">132</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1672</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dimanche 12e jour de juin 1672, fut chanté solemnellement en musicque en l’eglise de Saint Germain en Laye monseigneur le cardinal de Bonziy, officiant pontificallement comme grand aumosnier de la Reyne regente, Sa Majesté y assistant avec monseigneur le Dauphin, son fils, assistez de plusieurs evesques et prelats et grands seigneurs et dames de la Cour et suitte, le Te Deum, et par messieurs les chantres et musiciens des chapelles du Roy et de lad. dame Reyne, en action de graces à Dieu pour la victoire remportée sur les villes de Remberque [vide] siegées par led. seigneur Roy et rangées à son obeissance. »</p>
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              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de naissance du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">133</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le mardy 14e de juin 1672, à douze heures et un quart apres minuict, fut né et ondoyé dans le chasteau vieil de Saint Germain en Laye monseigneur le duc d’Anjou, fils de tres puissant monarque Louys 14e, roy de France et de Navarre, et de tres haulte et religieuse princesse Marie Therese, reyne regente en France pour l’absence dud. seigneur Roy son mary, et l’ondoyement faict par Son Eminence cardinal de Bonzi, grand aumosnier de lad. dame Reyne, M. le curé l’assistant et estant present revestu de son surplis et l’estolle au col, et de son consentement. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Dormy dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">134</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">21 juin 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 21e de juin, jour de mardy, 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye à Louys, né du 27e febvrier 1669, ondoyé par M. le curé de Vinzelle avec la permission de M. l’evesque de Macon, et lesd. ceremonies supplées par Son Eminence monseigneur le cardinal de Bonzy, archevesque de Thoulouze et grand aumosnier de la Reyne, en presence et du consentement de M. le curé, revestu de son surplis avec l’estolle au col, fils de noble homme Charles François Dormy, chevallier, baron de Vinzelle et de Beauchamps, et de dame Françoise Desfroz sa femme, le parrein tres haut et tres puissant prince monseigneur le Dauphin, fils aisné de France, la marreine haute et puissant princesse mademoiselle Anne Marie Louyse d’Orleans. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse Le Petit de Verno dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">135</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">9 août 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 9e jour d’aoust 1672, jour de mardy, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu de Saint Germain en Laye par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, en presence et du consentement de moy curé soubzsigné, à Marie Therese, ondoyée par M. le curé de Cheche le 9e de may 1664, fille de feu haut et puissant seigneur messire Henry Marc Anthoine Le Petit de Verno, chevallier, seigneur marquis de Chausserays, et de haute et puissante dame Anne Ursule de Cossé de Brissacq, son espouse, le parrein hault et puissant prince monseigneur le Dauphin, fils aisné de France, la marreine tres haute et vertueuse princesse Marie Therese d’Austriche, reyne de France. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse de Very dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">136</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">12 août 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 12e jour d’aoust 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu de Saint Germain en Laye à Marie Therese, née du jeudy 11e de febvrier 1668 et ondoyée par M. Josdon, curé de Briare, fille de noble homme François de Very, escuyer, seigneur des grandes et petites Chastres, et de damoiselle Elisabeth Françoise de Beudot, sa femme, et lesd. ceremonies supplées par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, en presence de M. le curé de ced. lieu et de son consentement, revestu de son surplis avec l’estolle au col, le parrein mond. seigneur le Dauphin, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Austriche, reyne de France. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis La Miesse dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">137</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">31 octobre 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 31e et dernier jour d’octobre 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par M. l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, à Louys, aagé de 3 ans douze jours, ondoyé par la dame Regnault, sage femme de la parroisse de Saint Eustache à Paris, fils de Jean La Miesse, trompette ordinaire du Roy, et de Marie Binet, sa femme, le parrein mond. seigneur le Dauphin, la marreine haute et puissante princesse Marie Therese d’Austriche, reyne de France, et le tout faict en presence et du consentement de M. le curé, revestu de son surplis et estolle. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye de Louis-François de France, duc d’Anjou</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">138</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">1er novembre 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mardy 1er jour de novembre 1672, furent supplées les ceremonies du saint sacrement de baptesme à Louys François, troisiesme fils de France, duc d’Anjou, fils de tres haut et puissant monarque Louys de Bourbon, roy de France et de Navarre, et de tres devote et religieuse reyne Marie Therese d’Austriche, son espouse, le parrein tres hault et puissant prince Louys de Bourbon, prince de Conty, la marreine madame la mareschalle de La Motte, gouvernante des Enfants de France, lesd. ceremonies supplées par Son Eminence monseigneur le cardinal de Bouillon, gran aumosnier de France, M. le curé present et revestu de son estolle par dessus le surplis, les saintes huilles par luy presentées pour lesd. ceremonies faictes en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">139</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1665-1673</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">4 novembre 1672</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vendredy 4e dud. mois 1672, mourut dans le susd. chasteau vieil mond. seigneur duc d’Anjou, son corps, avoir esté exposé estant en son lict de parade deux jours entiers et veillé des prestres et religieux dud. lieu pendant led. temps, fut transporté à Saint Denis et son cœur au Val de Grace, dans un des carrosse de Sa Majesté, dans lequel estoient messieurs l’evesque de Langre, premier aumosnier de la Reyne, le prince de Conty, le duc d’Aumont, madame la mareschalle de La Motte, gouvernante, madame de Venelle, soubz gouvernante, et M. le curé, revestu de son surplis avec l’estolle.<lb/>[…]<lb/>Le vendredy 4e jour de novembre 1672, sur les 9 à 10 heures du soir, deceda dans le chasteau vieil de Saint Germain en Laye Louys François, duc d’Anjou, 3e fils de France, et fut gardé et veillé son corps jour et nuict par M. le curé et son clergé et les pp. recollets et augustins de ced. lieu chantants continuellement louanges et prieres à Dieu jusques à 7 heures du soir dimanche 6e jour dud. mois que fut faict le convoy dud. corps à Saint Denis et de son cœur à l’abbaye du Val de Grace par monseigneur l’evesque de Langres, assisté de M. le curé avec aussi l’estolle au col selon l’ordre et desir du Roy, et led. convoy faict avec la pompe funebre et magnificence royalle telle qu’il estoit convenable à un si grand prince. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Le Peintre à Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">140</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1673</unitid>
              <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">23 janvier 1673</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troiesieme janvier mil six cent soixante et treize, a esté baptisé par Jacques Benigne, evesque et seigneur de Condon, et precepteur de monseigneur le Daulphin, en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surply et estolle, Louis, fils d’honorable homme Augustin Jean Le Paintre, officier de la musique du Roy et de la Reyne, et de Marie Bourdon, ses pere et mere, les parein haut et puissant prince Louys de Bourbon, daulphin de France, la mareine Marie Julie de Sainte More de Montosier, femme d’Emanuel, conte de Crusolle, lesquels parein et mareine avec le pere present ont signé.<lb/>Louis<lb/>La comtesse de Crussol<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Augustin Jean Le Peintre<lb/>Cagnyé, Bouchard »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis d’Aumont de Rochebaron dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">141</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1673</unitid>
              <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">13 avril 1673</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy traiziesme avril mil six cens soixante et traize, ont esté supplées en la chapelle du chateau vieux de ce lieu, les ceremonies du baptesme à Louys, fils de haut et puissant seigneur Louys Marie Victor, premier gentilhomme de la Chambre et duc d’Aumont, et de dame Françoise Angelique de La Mote Audancour, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant monarque Louys quatorziesme, roy de France et de Navarre, la mareine haute et puissante dame Catherine Scaron, vefve de haut et puossant seigneur monseigneur le marechal duc d’Aumont, lesquelles ceremonies ont esté supplées par mons. l’abbé de Chavigny, aumosnier servant le Roy, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé avec le pere present le jour et an que dessus.<lb/>Louis<lb/>La marechalle duchese d’Omon<lb/>Le duc d’Aumont<lb/>La duchesse d’Aumont »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse Soulaigre, fille du concierge, dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">142</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1673</unitid>
              <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">30 avril 1673</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dernier avril mil six cens soixante et treize, ont esté supplées les seremonies du baptesme à Marie Therese, ondoyée par nous avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, fille de noble homme Henry Sousleigre, conssierge du chasteau vieux de ce lieu, et de damoiselle Anthoynette de Lonneiris, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Marie Thereise d’Autriche, reyne de France, les seremonies, avec nostre consentement, par monseigneur l’evesque de Langres, premier aumosnier de la Reyne, representée par moy curé revestu de mon surplis et estoille, lesquels ont signé.<lb/>Marie Terese »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Couret dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">143</unitid>
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              <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">5 juin 1673</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquiesme juin mil six cens soixante et treize, ont esté supplées au chateau vieux de ce lieu les ceremonies du baptesme à Louyse, ondoyée par nous avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du vingtiesme may mil six cens treize, fille d’honorable homme Leger Couret, porteur de la chambre de monseigneur le Daulphin, et de Marie Mosle, ses pere et mere, le parrein monseigneur le Daulphin, la mariene madamoiselle Françoise Julie de Crussolle, fille de tres hault et tres puissant seigneur messire Emmanuel de Crusolle, compte dudict lieu, gouverneur et lieutenant general des provinces de Saintonge, d’Angoumois, et de haute et puissante dame dame Marie Julie de Sainte More, lesquels ont signé, les ceremonies supplées par monseigneur l’evesque de Condon en presence et du consentement de moy curé soubsigné<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Guillon de Fonteny dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix septiesme juin mil six cens soixante et treize, ont esté supplées en la chapelle du chasteau vieux de ce lieu par monseigneur l’evesque de Condon les ceremonies du baptesme à Louis, ondoyé par nous le dix huitiesme may de la mesme année avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, fils de noble homme Louis Guillon de Fonteny et de damoiselle Nicolas Peis, ses père et mere, le parin tres haut et puissant seigneur monseigneur le Daufin, la marine tres haute et tres puissante dame madame Elizabeth d’Orleans, epouse de tres haut et tres puissant prince feu monseigneur Joseph Louis de Loreine, duc de Guise, de Joyeuse et d’Engouleme, prince de Joinville, comte de Penthieux, pere de France, et le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné revetu de mon surpelis et ettolle, lequels ont signé.<lb/>Louis<lb/>Elisabeth d’Orleans<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt uniesme decembre mil six cent soixante et treize, ont esté supplées en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu les ceremonies du baptesme à Louis Treheux, ondoyé par l’ordre de monseigneur l’archevesque de Paris en ceste parroisse, né le dix huit novembre mil six cent soixante et onze à sept heures du soir, fils de Marie Treheux, garçon ordinaire de la chambre et cabinet de la Reyne, et de Nicolle Argenvilliers, ses pere et mere, le parrain monseigneur le Daulphin, la marreine tres haute et tres puissance princesse Marie Theresse d’Autriche, reyne de France, lesquelles ceremonies ont esté supplées par monsieur l’abbé Savary, aumosnier de Sa Majesté, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surplis et estolle.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt septiesme decembre mil six cent soixante et treize, ont esté supplées les ceremonies du baptesme à la chapelle du chasteau vieil de ce lieu à Louis, né le dix septieme aoust mil six cents soixante et treize et ondoyé par monsieur le vicaire de la parroisse de Saint Germain de l’Auxerrois le dix neufieme aoust de la presente année par permission de monseigneur l’archevesque, fils de Daniel Clivet, sieur de la Chataignerée, thresorier de monseigneur le Daulphin, des Enfans de France et de monseigneur le duc de Montosier, et de damoiselle Isabelle Binel, ses pere et mere, le parrain tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la marreine dame Marie Julie de Sainte Maure, femme de monseigneur le compte de Crussole, gouverneur d’Angoumois et Saintonge, lesquelles ceremonies ont esté supplées par monseigneur l’evesque de Condon, gouverneur de monsieur le Daulphin, en la presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surplis et estolle.<lb/>Louis »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’hui cinquiesme janvier mil six cents soixante et quatorze, ont esté suplées en la chappelle du chasteau vieux les ceremonies du baptesme à Louys, ondoyé l’unziesme juillet mil six cents soixante et huict par monsieur le curé de la parroisse de Saint Roch de Paris avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, fils d’Adrien Bruno, officier du Roy, et de Anne Benoist, ses pere et mere, le parrain tres hault et tres puissant prince Louys, dauphin de France, la marrine tres haulte et tres puissante dame Françoyse Athelayste de Rochechoir, femme de tres hault et tres puissant seigneur monsieur le marquis de Montespan, lesquelles ceremonies ont esté suplées par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, en la presence et du consentement de moy curé soubssigné revestu de mon surpellis et estolle.<lb/>Louis<lb/>Cagnyé<lb/>Françoise de Rochechouart »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Bery dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy trante uniesme octobre mil six cents soixante et quatorze, a esté baptisé par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, ansien evesque de Condon, Louis, né le vingt neufviesme du present mois, fils de messire Philippes de Berry, chevalier, seigneur des Certeaux d’Oremeau, Drieu, Guer, Arnancour, Vil, Vilcour et autres lieux, et de dame Magdeleine Ansselin, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant invincible monarque Louis quatorzieme, roy de France et de Navarre, la mareine tres haute et tres puissante dame Anne de Forst, duchesse de Richelieu et de Fronssac, dame d’honneur de la Reyne, le tout en la chapelle du château vieux de ce lieu, en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de surply et estolle, lesquels ont signé.<lb/>Louis<lb/>Anne de Fors, duchesse de Richelieu<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Lachenest dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1674</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douziesme novembre mil six cents soixante et quatorze, ont esté supplées en la chapelle du chasteau vieux de ce lieu les ceremonies du baptesme par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, ancien evesque de Gondon et precepteur de monseigneur le Dauphin, à Louis, ondoyé le quinziesme aoust de la presente année avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du quatorsiesme du mesme mois, fils d’honorable homme Louys Lachenest, garçon de la chambre de monseigneur le Dauphin, et d’Anne Pretieus, ses père et mere, le parrein tres hault, tres puissant prince Louys, dauphin de France, la marrine tres haulte et tres puisssante dame Anne de Forts, duchesse de Richelieu et de Fronssac, dame d’honneur de la Reyne, en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surpelis et estolle, et faute de scavoir le nom du pere et de la mere et le jour de l’ondoyement, le present baptesme n’a peu estre mis en son lieu et place, et ont signé.<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Anne de Bourbon, mademoiselle de Tours, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy lundy douzieme novembre mil six cents soixante quatorze, a esté baptisé Louise Marie Anne, née le mesme jour à deux heures de relevée, fille naturelle de tres haut et tres puissant prince Louis de Bourbon, roy de France et de Navarre, le parein Nicolas Legrand pauvre homme demeurent en ce lieu, la mareine Anne Dupont, femme de Louis Delespine, aussy demeurant audit lieu. Le parein a signé, la mareine a declaré ne savoir signer.<lb/>Legrand, Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <p>« Ce jourd’huy quinziesme novembre mil six cent soixante et quatorze, a esté baptisé à la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Daufin, Louis, né le mercredy quinziesme du mois de novembre sur les huit à neuf heures du soir mil six cens soixante et neuf, filz de François du Pean, escuyer, sieur du Mesnil et si devant capitaine au regiment de Normandie, et de dame Marguerite Angeline d’Espiné, ses pere et mere, le parein tres haut et tres puissant prince Louis de Bourbon, daufin de France, la marine tres haute et tres puissante princesse Anne Marie Louise d’Orleans, souveraine de Dombe, duchesse de Montpensier, de Sainct Fargeau, Chatelereau et autres lieux, en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surplis et etolle, et ont signé.<lb/>Louis<lb/>Anne Marie Louise d’Orleans<lb/>J. Benigne de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis d’Aubusson de La Feuillade dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy dix huittieme novembre mil six cents soixante et quatorze, ont esté suplées par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, antien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Daulphin, en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu, les ceremonies du baptesme à Louis, fils de François d’Obusson, duc de La Feuillade, colonel du regiment des gardes françois, et de dame Charlotte Goufier, ses pere et mere, le parein tres haut et tres invincible monarque Louys quatorzieme, roy de France et de Navarre, la mareine tres haulte et tres illustre princesse Marie Thereise d’Autriche, reyne de France, en presence et du consentement de moy curé soubsigné, revestu de mon surply et estolle.<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquiesme fevrier mil six cent soixante et quinze, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Daulphin, à Louis, aagé de deux ans, ondoié à Paris par mons. l’abbé Dupons avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, filz d’honorable homme René Courdonner, garçon de la chambre de monseigneur le Dauphin, et de Marie Louise Anne Binet, ses pere et mere, le parein tres haut et tres puissant prince Louis de Bourbon, dauphin de France, la mareine haute et puissante dame Marie de Montosier, femme de haut et puissant seigneur monsieur le duc de Crusolle, en presence et du consentement de moy curé soubsigné revestu de mon surply et etolle.<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Rohan-Soubise dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1675</unitid>
              <unitdate normal="1675/1675" encodinganalog="3.1.3">16 février 1675</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix huittieme novembre mil six cents soixante et quatorze, ont esté suplées par monseigneur Jacques Benigne Bossuet, antien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Daulphin, en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu, les ceremonies du baptesme à Louis, fils de François d’Obusson, duc de La Feuillade, colonel du regiment des gardes françois, et de dame Charlotte Goufier, ses pere et mere, le parein tres haut et tres invincible monarque Louys quatorzieme, roy de France et de Navarre, la mareine tres haulte et tres illustre princesse Marie Thereise d’Autriche, reyne de France, en presence et du consentement de moy curé soubsigné, revestu de mon surply et estolle.<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis du Bosq dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1675</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy trente unieme may mil six cens soixante et quinze, ont esté supplées en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu les ceremonies du baptesme par monseigneur de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, à Louis, agé de trois ans et trois mois, et ondoyé par M. le curé de la parroisse de Saint Jacques de Compiegne, fils de François du Bosq, escuyer, sieur d’Ermival et major des villes et citadelles de Laon, et dame Anne Le Duc, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant prince Louis de Bourbon, daulphin de France, la mareine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Le Seigneur d’Amontot dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dixieme juin mil six cens soixante et quinze, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par Pierre de Bonzy, prestre, cardinal de Bonzy, grand aumosnier de la Royne, archevesque et primat de Narbonne, Louis, fils de messire Raoul Le Seigneur d’Amontost, et da dame Catherine Veltier, le parrein tres hault et puissant prince Louis de Bourbon, daulphin de France, la mareine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, en presence et du consentement de moy curé soubsigné.<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1675-1677</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingtieme novembre mil six cens soixante et quinze, a esté baptisé Louis Marie, né à cinq heures trois cars du matin le meme jour, fils de tres haut et tres puissant seigneur Anne Julle de Noyalles, premier capitaine des gardes du corps de Sa Majesté, et de tres haute et tres puissante dame Marie Françoise de Bournonville, ses pere et mere, le parein pour le Roy tres haut et tres puissant seigneur Ambroise François de Bournonville, duc et payr de France, la mareine pour la Reyne tres haute et tres puissante dame Louise Boier, femme de tres haut et tres puissant seigneur Anne de Noailles, duc et payr de France, commandeur des ordres de Sa Majesté, gouverneur de Roussillon, ville et sitadelle de Perpignan et pays depandens et premier capitaine des gardes du corps de Sa Majesté, lesquels ont signé avec le pere, present.<lb/>Le duc de Bournonville<lb/>L. Boyer, duchesse de Noailles<lb/>Anne Julles de Noailles<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Rouhault d’Assy dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1675/1675" encodinganalog="3.1.3">18 décembre 1675</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix huitieme decembre mil six cens soixante et quinze, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, à Louis, né le cinquiesme jour d’aoust mil six cens soixante et quatre, et ondoyé avec la permission de monseigneur l’evesque de Meaux le septiesme du mois d’aoust de la mesme année par M. Lemaire, curé d’Assy et doyen rural dudict lieu, fils de messire Ignace Ronault, chevalier, seigneur d’Assy, et de dame Charlotte Christine de Loraine, ses pere et mere, le parein tres hault et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la mareine madame la marquise de Montespan, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.<lb/>Louis<lb/>Françoise de Rochechouart<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Biancolelli dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy septiesme janvier mil six cens soixante et seize, ont esté supplées en la chapelle du vieil chasteau par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, les ceremonies du baptesme à Louis, ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en la parroisse de Saint Sulpice de Paris le vingt neufiesme jour de decembre mil six cens soixante et quinze, fils de Dominique Biancolelly, officier du Roy, et d’Ursule Cortegy, ses pere et mere, ledict enfant né le vingt quatrieme dudict mois, le parrein tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Thereze d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.<lb/>Le mesme jour ont esté supplées en cette parroisse les ceremonies du baptesme à Louis Marie, ondoié en la parroisse Saint Sulpisse de Paris le vingt neufiveme decembre mil six cent soixante et quinze, né le vingt quatrieme jour du meme mois, fils de Dominique Biancolelly, officier du Roy, et d’Urculle Cortegy, ses pere et mere, le parein pour monseigneur le Daulphin François Joseph, marquis de Criquy, le mareine pour le Reyne damoiselle Louise Philippe de Colognon, fille d’honneur de la Reyne, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>François Joseph, marquis de Crequy<lb/>Louise Philippe de Coetlogon<lb/>Domenique Biancolelli<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise-Marie-Thérèse de Melun d’Epinoy dans la chapelle du Château-Vieux, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1676/1676" encodinganalog="3.1.3">14 janvier 1676</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme janvier mil six cent soixante et seize, ont esté supplées en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par Son Altesse monseigneur le cardinal de Bouillon, grand aumosnier de France, les ceremonies du baptesme à Louise Marie Thereze, aagée de neuf à dix ans, fille de tres puissant seigneur Alexandre Guillaume de Melun, prince d’Epinoy, chevalier des ordres du Roy, et de dame dame Louise Anne de Betune, ses pere et mere, le parein tres hault et tres puissant prince Louis quatorzieme de Bourbon, roy de France et de Navarre, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Marie Thereise d’Autriche, reyne de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné, revestu de mon surply et estolle, ondoyé avec la permission de monseigneur de Paris le vingt huitieme mars mil six cent soixante et six par mons. le vicaire de Saint Eustache de Paris.<lb/>Louis<lb/>Marie Terese<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Decret dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1675-1677</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douzieme fevrier mil six cent soixante seize, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, Louis, fils d’honorable homme Louis de Decret, chevallier de la chambre du Roy, et d’Adda Tranderstaten, ses pere et mere, le parein tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la mareine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement  de moy, curé soubsigné, lesquels ont signé.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis »</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufvieme et dernier fevrier mil six cent soixante et seze, ont esté supplées en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur l’evesque de Langre, premier aumosnier de la Reyne, les ceremonies du baptesme à Louis, né à Paris en la parroisse Saint Germain de l’Auxerrois le dernier jour du mois d’avril mil six cens soixante et six, fils de haut et puissant seigneur Louis Marie d’Aumont de Rochebaron, duc et pair de France, premier gentilhomme de la chambre du Roy, gouverneur de Boulogne et du pays boulonnois, la mere haute et puissante dame Magdelaine Le Tellier, le parrein tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Marie Langer dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy dix septiesme may mil six cens soixante et seze, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, Louis Marie, fils de François Langer, ordinaire de la musique du Roy et de la Reyne, et de Marie Anne Heber, ses pere et mere, le parrain tres hault et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la marreine tres haulte et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Marie Cuvier dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1675-1677</unitid>
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              <p>« Ce jourd’huy trente unieme may mil six cens soixante et seze, ont esté supplée les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur l’archevesque de Condon, precepteur de monseigneur le Daulphin, à Louis Marie, onodué le vingt huitiesme juillet de la precedente année, avec permission de monseigneur l’archevesque de Paris, en datte du vingt sesieme dudit mois, fils de noble homme Pierre Cuvier, conseiller du Roy, lieutenant de la maistrise et commis par Sa Majesté à la charge de maistre particulier des eaux et forests de Saint Germain en Laye, et de dame Anne Melet, ses pere et mere, le parrain tres haut et tres puissant prince monseigneur le Daulphin, la mareine tres haute et tres puissante princesse Marie Thereze d’Autriche, reyne de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné, lesquels ont signé.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse-Louise de Senneterre dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1675-1677</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatriesme juin mil six cens soixante et seze ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par Son Altesse monseigneur le cardinal de Bonzi, grand aumosnier de France, à Marie Thereze Louise, aagée de cinq ans six mois, ondoyée à Grenoble, fille de messire Henry, marquis de Seneterre, compte de Lestrange, et de dame dame Anne de Longueval Crecy, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant prince monseigneur le Dauphin, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reune de France, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné<lb/>Cagnyé, Boullard »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du prince de Lillebonne et d’Anne-Charlotte de Rochechouart dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1677/1677" encodinganalog="3.1.3">30 janvier 1677</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy trantieme janvier mil six cent soixante et dix sept, a esté fait et solemnisé en la chapelle du chateau viel de ce lieu par monseigneur le cardinal de Bouillon, grand aumonier de France, le mariage de hault et puissant prince Henry de Loraine, prince de Lilbone, fils de hault et puissant seigneur Charles de Loraine, duc d’Elbeuf, payr de France, et de dame dame Elisabeth de La Tour d’Auvergne de Bouillon, ses pere et mere, d’une part, de la parroisse de Saint Sulpice de Paris, et de damoiselle damoiselle Anne Charlotte de Rochechouard, fille de hault et puissant seigneur Louis Victor de Rochechouard, duc de Vivonne, et de dame dame Louise Antoinette de Meme, ses pere et mere, d’autre part, de la parroisse de Saint Nicolas des Champs, apres une publication de bans faitte en lesdittes parroisses aux prosnes des grandes messes parroissialles, veu le certificat du sieur curé de Saint Sulpice et dispence des deux autres bancs, et les fiancailles faites le jour precedant en la chambre du Roy, le tout avec la permission et dispence de monseigneur l’archevesque de Paris, en datte du vingt quatrieme dud. mois, et sans opposition, en presence et du consentement de moy curé soubzsigné revestu de mon surply et estolle, Cosme Bouvier, prestre, Charles du Bernay et autres qui ont signé.<lb/>C. Boulanger, C. B., Bailly<lb/>Bouvier, Cagnyé, Boulard »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse Treheux dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quinzieme fevrier mil six cent soixante et dix sept, ont esté suplées au chateau viel de ce lieu les ceremonies du baptesme par monseigneur Benigne Bossuet, entien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Daulphin, à Marie Louise Thereise, ondoiée en cette parroisse avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, fille d’Estienne Treheux, garçon de la chambre de la Reyne, et de Louise Arnou, ses pere et mere, le parein monseigneur le Daulphin, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Marie Theraise d’Autriche, reyne de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubzsigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt septiesme fevrier mil six cens soixante et dix sept, ont esté supplées les ceremonies du baptesme par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Dauphin, en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu, à Louis, ondoyé avec la permission de monsieur l’evesque de Paris l’onzieme juin mil six cens soixante et seize, fils de Claude Millet, officier du Roy, et de Marie Magdelaine Andry, ses pere et mere, le parrein monseigneur le Daulphin, la mareine damoiselle damoiselle Marie Anne de Bourbon, princesse de Blois, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>Marie Anne de Bourbon, l. de France<lb/>J. Benigne, e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt quatrieme avril mil six cens soixante et dix sept, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur de Gordes, evesque de Langre, et duc et pair de France, premier aumosnier de la Reyne, Louis, né ce troisieme janvier mil six cens cinquante cinq, fils de maistre Henry Binet, conseiller du Roy en ses conseils, maistre ordinaire en sa chambre des comptes et procureur general de la Reyne, seigneur de Boulais et de Chassie, et de dame Claude Jolly, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant seigneur monseigneur le Daulphin, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, lesquels en presence de moy curé ont signé.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>L.M.Ar., evesque duc de Langres<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Anne Pousserot à Saint-Germain-en-Laye, mademoiselle de Blois étant sa marraine</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingtieme decembre mil six cent soixante et dix sept, ont esté supplées les seremonies du baptesme à Marie Anne, aagée de quattre ans six mois, fille de Henry Pousserot, escuier, sieur de Richebour, brigadier des gardes du Roy, et de damoiselle Elisabeth Gavre, ses pere et mere, le parrein Louis Arment de Bourbon, prince de Conty, la marreine Marie Anne de Bourbon, princesse de Blois, lesquels ont signé avec le pere, present.<lb/>Marie Anne de Bourbon, l. de France<lb/>Louis Armand de Bourbon<lb/>De Richebourg<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Lenger à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme janvier mil six cent soixante et dix huit, a esté baptisée Louise, née le vingt troisieme dudit mois, à dix heures du roi, fille d’honorable homme François Lenger, ordinaire de la musique du Roy et de la Reyne, et de Marie Anne Hebert, ses père et mere ; le parrein tres hault et tres puissant prince prince Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, la marreine damoiselle damoiselle Louise de Tiange, fille de mons. de Claude de Damas de Tiange et de dame Gabrielle de Rochechouard, lesquels ont signé.<lb/>Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine<lb/>Louise Adelayde de Damas Tiange<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis du Bouchet de Sourches dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufvieme janvier mil six cent soixante et dix huit, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monseigneur de Quaslin, evesque d’Orleans et premier aumosnier de Sa Majesté, à Louis, aagé de douze ans ou environ et ondoié par un des prestres de Saint Sulpisse de Paris, fils de Louis François de Bouschet, marquis de Sourches, provost de l’hostel du Roy et grand provost de France, et de dame dame Marie Geneviefve de Chambez, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant prince Louis quatorzieme, roy de France et de Navarre, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Thereise d’Autriche, reyne de France, lesquels ont signé, le tout en presence et du consentement de moy curé soubszsigné.<lb/>Marie Terese »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Louise Le Clerc à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1677-1678</unitid>
              <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">14 avril 1678</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme avril mil six cent soixante et dix huit, ont esté supplées les ceremonies du baptesme à Marie Louise, ondoiée avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, le dix septieme mars de la meme année, fille de Nicolas Le Clerc, valet de chambre de mons. monseigneur le prince de Vermandois, et de damoiselle Charlotte Geneviefve Marie de La Voisiere, ses pere et mere, le parrein tres haut et puissant prince Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, la marreine tres haute et tres puissante princesse Marie Anne de Bourbon, princesse de Blois, lesquels ont signé avec le pere, present.<lb/>Louis Auguste de Bourbon<lb/>Marie Anne de Bourbon, l. de France<lb/>Le Clerc<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise-Françoise Richelet à Saint-Germain-en-Laye, le comte de Vermandois étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1677-1678</unitid>
              <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">22 avril 1678</unitdate>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt deuxieme avril mil six cent soixante et dix huit, a esté baptisée Louise Françoise, née le meme jour à deux heures du matin, fille de Nicolas Richelet, officier de la Bouche de la Reyne, la mere Anne Perdreau, norisse de tres haute et tres puissante princesse damoiselle damoiselle Louise Françoise de Bourbon, princesse de Nante, les parrein tres haut et tres puissant prince Louise de Bourbon, duc de Vermandois, grand admiral de France, la marreine tres haute et tres puissante princesse damoiselle damoiselle Louise Françoise de Bourbon, princesse de Nante, lesquels ont signé.<lb/>Louise Françoise de Bourbon<lb/>Louis de Bourbon, comte de Vermandois<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Moreau à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">175</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1677-1678</unitid>
              <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1678</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt cinquiesme avril mil six cent soixante et dix huit, ont esté supplées les ceremonies du baptesme à Louis, né le dixieme dudit mois de l’année soixante et dix sept, ondoié avec la permission de monseigneur l’archevesque par le vicaire de la parroisse de Fontaine, file de Pierre Moreau, vigneron, et de Jeanne Jaquin, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant prince Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, la marreine tres haute et tres puissante princesse Louise Marie Anne de Bourbon, princesse de Tours. Monseigneur le duc du Maine a signé, la mareine a declaré ne scavoir signer.<lb/>Louis Auguste de Bourbon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Education des princes</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Cuvier de La Bussière dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">176</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1677-1678</unitid>
              <unitdate normal="1677/1677" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1677</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme may mil six cens soixante et dix huit, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur l’evesque de Langre, duc et pair de France et premier aumonier de la Reyne, Louis, né à une heure après minuit le meme jour, fils de Simon Cuvier de La Bussiere, gentilhomme ordinaire du Roy, et de Françoise Bonaventure de Valot, femme de chambre de la Reyne, ses pere et mere, le parain tres hault et tres puissant prince monseigneur le Dauphin, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Marie Therese d’Autriche, reyne de France, lesquels ont signé, en presence et du consentement de moy curé soussigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>L. M. Ar., evesque duc de Langres<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise-Charlotte Dorné dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1678-1679</unitid>
              <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">3 août 1678</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy troiziesme d’aoust mil six cents soixante et dix huit, ont esté supplées les ceremonies de baptesme à Louise Charlotte, née le quinziesme octobre mil six cents soixante et dix sept, fille de noble homme Nicolas Dorné, sieur d’Avillier, bourgeois de Paris, et de Victoire Françoise Poisson, ses pere et mere, avec la permission de monseigneur l’archevesque en datte du dix huict du mesme mois et de la mesme année, laquelle est restée entre les mains de M. le curé de Saint Sulpice de Paris, et ainsi que nous en a asseuré led. sieur Dorné, le parain monseigneur le Dauphin, la mareine Son Altesse royale Madame, duchesse d’Orleans, le tout en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu, par M. l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, et du consentement de moy curé sousbsigné.<lb/>Louis<lb/>Elisabeth Charlotte »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Poirée dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">178</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1678-1679</unitid>
              <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">18 août 1678</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix huitieme aoust mil six cent soixante et dix huit, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil à Louis, filz de Baltazar Poirée, escuyer, huissier ordinaire de la chambre du Roy, et de damoiselle Marie Brechon, ses pere et mere, le parain monseigneur le Dauphin, la mareine Françoise Rochechouet, femme de tres et tres puissant seigneur monsieur le marquis de Montespant, le tout par M. l’evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, en presence de moy curé soubsigné et de mon consentement.<lb/>Louis<lb/>Françoise de Rochechouart<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Martenne de Puvigné dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">179</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1678-1679</unitid>
              <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1678</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme decembre mil six cens soixante et dix huit, ont esté supplées les ceremonies du baptesme à la chapelle du chasteau vieil par monseigneur l’evesquesque de Langre, Louis, ondoyé le second de ce mois avec la permission de monseigneur l’archevesque en datte du premier novembre de lad. année, né le vingt neuf dud. mois de novembre, filz de Vincent Martene de Puvigné, ordinaire de la musique du Roy, le parain tres hault et tres puissant prince monseigneur le Dauphin, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, lesquels ont signé en presence et du consentement de moy curé soubsigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louise<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse-Louise de Lambert dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1678-1679</unitid>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy sixieme janvier mil six cens soixante et dix neuf, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par M. l’evesque duc de Langre à Marie Thereze Louise, ondoyée avec la permission de monseigneur l’archevesque, fille d’Henry de Lanbert, sieur du Change, et de dame Catherine Giotte du Dognon, les pere et mere, le parain tres haut et tres puissant prince monseigneur le Dauphin, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, lesquels ont signé, le tout en presence et du consentement de moy curé soubsigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Deschamps à Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1679-1680</unitid>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt quatrieme octobre mil six cens soixante et dix neuf, a esté baptisé Louis, né le vingt deuxieme dud. mois, filz de Jacques Deschamps, grand valet de pied de la Reyne, et de Marguerite Piperel, ses pere et mere, le parain, pour monseigneur le Dauphin, Honoré de Sainte Maure, la mareine, pour la Reyne, Vignerode de Richelieu, lesquels ont signé avec le pere present qui a declaré ne scavoir signer.<lb/>Sainte Maure<lb/>Marie de Richelieu<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Hilaire dit Dolivet dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">21 novembre 1679</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt unieme novembre mil six cens soixante et dix neuf, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Dauphin, à Louis, ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris dans l’eglise parroissiale de Saint Etienne du Mont, comme il appert par le certificat du sieur curé de ladicte parroisse en datte du onziesme octobre dernier, né le neufvieme dud. mois, fils de Jacques Hilaire dict Dolivet, maistre à danser de monseigneur le Dauphin, et de Jacqueline Dimanche Foureau, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince monseigneur le Dauphin, la mareine haute et puissante dame dame Anne de Fort, duchesse de Richelieu et dame d’honneur de la Reyne, lesquels ont signé en presence et du consentement de moy curé subsigné, revestu du surpelis et etole, avec le pere present.<lb/>Louis<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis d’Auneau du Vizé dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce dix neufviesme decembre mil six cent soixante et dix neuf, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par Son Altesse eminentissime monseigneur Emmanuel Theodoze de La Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon, grand aumonier de France, à Louis, né le quatrieme fevrier de l’année [vide] et ondoyé par monsieur le curé de Saint Germain l’Auxerrois de Paris avec la permission de monseigneur l’archevesque du quinzieme du mesme mois et de la mesme année, filz de messire Gaspard d’Oneau du Vizée, si devant lieutenant des gardes du Roy et presentement premier maistre d’hotel de la Reyne, et de dame dame Marie Madelaine du Vizée, ses pere et mere, le parain tres hault, tres excellent et tres puissant prince Louis quatorzieme, par la grace de Dieu roy tres chrestien de France et de Navarre, la mareine tres haulte, tres excellente, tres puissante princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, en presence de moy curé soubsigné revestu de surplis et estole, et ont signé.<lb/>Louis<lb/>Marie Terese<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Bilet dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1679</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufieme decembre mil six cent soixante et dix neuf, ont esté spplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon et precepteur de monseigneur le Dauphin, à Louis, ondoyé par monsieur le curé de Saint Eustache de Paris en datte du [vide] aoust et né le troizieme aoust mil six cens soixante et dix neuf, fils de Jacques Bilet, conseiller du Roy et payeur des rentes de l’hostel Dieu de Paris, et d’Elisabeth Le Bouteux, ses pere et mere, le parein tres haut, tres puissant prince monseigneur le Dauphin, la mareine damoiselle damoiselle July de Cursol, fille de tres hault et tres puissant seigneur monseigneur le duc de Cursol et de July de Saint More, lesquels ont signé en presence et du consentement de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>Julie de Crussol<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du prince et de la princesse de Conti dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1679-1680</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy seizieme janvier mil six cens quatre vingts, a esté fait et solemnisé en face de Sainte Eglise en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par eminentissime monseigneur Emmanuel Theodoze de La Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon, grand aumonier de France, le mariage de tres hault et puissant prince Arman Louis de Bourbon, prince de Conty, prince du sang, pair de France, filz aisné de deffunts tres hault et puissant prince Arman de Bourbon, prince de Conty, prince du sang, pair de France, gouverneur lieutenant general pour Sa Majsté en la province de Languedoc, et de tres haulte et puissante princesse Anne Marie Martinozzy, son espouse, d’une part, et tres haulte et puissante princesse madmoiselle Marie Anne de Bourbon, fille naturelle et legitimée du Roy, d’autre part, apres la publication des deux premiers bans et dispence du troizieme de monseigneur l’archevesque en datte du treizieme janvier du mesme mois au prosne de la grande messe parroissiale de cedict lieu et des eglises parroissiales de Saint André des Arts et de Saint Eustache à Paris ainsi qu’il apert par les certificats des sieurs curés desdictz parroisses aussi en datte du neufvieme et quinzieme du present, qui sont demeurez entre nos mains, et les fiançailles faictes audict chasteau en l’appartement de Sa Majesté le jour de hier par mondit seigneur cardinal, ledict mariage fait en presence et sous le bon plaisir de Sa Majesté, de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze, par la grace de Dieu reyne de France et de Navarre et epouze de Sad. Majesté, de tres hault, tres puissant et tres excellent prince monseigneur Louis, dauphin de France, de tres hault et tres puissant prince monseigneur Philippe de France, frere unique de Sadicte Majesté, duc d’Orleans, de tres haulte et tres puissante princesse madame Elizabeth Charlotte, epouse de Son Altesse royale, de tres hault et puissant prince Louis, duc de Bourbon, premier prince du sang, premier pair et grand maistre de France, duc d’Anguien, Chasteauroux et Monmorency, oncle et tuteur honnoraire, ledict mariage fait du consentement de monseigneur François de Chamvalon, archevesque de Paris, duc et pair de France, commandeur des ordres du Roy, et en presence de moy curé soubsigné revestu de mon surpelis et estole, lesquels ont signé à la reserve de monseigneur le Dauphin, de Monsieur, frere unique du Roy, de madame Elizabeth Charlotte son epouse, lesquels n’ont signé, leur rang ayant esté remply par inadvertence ; approuvé par le Roy.<lb/>Louis<lb/>Marie Terese<lb/>Louis de Bourbon<lb/>Louis Armand de Bourbon<lb/>Marie Anne de Bourbon, l. de France<lb/>Cagnyé<lb/>[…]<lb/>Ce jourd’huy seizieme janvier mil six cens quatre vingts, sur les onze heures du roi, au chasteau neuf de ce lieu, a esté faicte la benediction du lict de tres hault et puissant prince Arman Louis de Bourbon, prince de Conty, prince du sang, pair de France, filz aisné de deffunts tres hault et puissant prince Arman de Bourbon, prince de Conty, prince du sang, pair de France, gouverneur lieutenant general pour Sa Majesté en la province du Languedoc, et tres haulte et puissante princesse Anne Marie Martinozzy, son espouse, et tres haulte et puissante princesse madmoiselle Marie Anne de Bourbon, fille naturelle et legitimée du Roy, en l’appartement que Sad. Majesté avoit fait preparer pour cest effect, par eminentissime monseigneur Emmanuel Theodoze de La Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon, grand aumosnier de France, en presence de tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis quatorzieme, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, et tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze, par la grace de Dieu reyne de France et de Navarre et epouse de Sad. Majesté, et de tres hault, tres puissant et tres excellent prince monseigneur Louis, dauphin de France, de tres hault, tres puissant prince monseigneur Philippe de France, frere unique de Sad. Majesté, duc d’Orleans, et de tres haulte, tres puissante princesse madame Elizabeth Charlotte, epouse de Son Altesse royale, et de moy curé subsigné revestu de mon surplis et estole.<lb/>Louis<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Bourbon-Condé dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1679-1680</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy seizieme janvier mil six cens quatre vingts, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par Son Altesse eminentissime monseigneur Emmanuel de La Tour d’Auvergne, cardinal de Bouillon, grand aumonier de France, à Louis, filz de tres hault et puissant prince monseigneur Henry Jule de Bourbon, duc de Anguien, prince du sang, pair et grand maistre de France, gouverneur et lieutenant general pour le Roy en ses provinces de Bourgogne et Bresse, et tres haulte et puissante princesse madame Anne, palatine de Baviere, princesse du sang, duchesse d’Anguin, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis quatorzieme, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, la mareine tres haulte, tres puissante princesse madame Elizabeth Charlotte, epouse de tres hault et tres puissant prince monseigeur Philippe de France, frere unique de Sadicte Majesté, duc d’Orleans, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné, revestu de surplis et estole.<lb/>Louis<lb/>Elisabeth Charlotte<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt unieme mars mil six cens quatre vingts, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault et tres puissant prince monseigneur le Dauphin et premier aumosnier de tres haulte et tres puissante princesse Marie Anne Chrestine Victoire de Baivieres, Louis, filz de Adan Perchot, ordinaire de la musique de la chapelle du Roy, et de Louise de La Baume, ses pere et mere, né le quatorzieme dud. mois, le parain tres hault et tres puissant prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante princesse Marie Anne Chrestine Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé, en presence de moy curé soubsigné revestu de surplis et estole.<lb/>Louis<lb/>M.A. Chrestienne<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Crussol dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy deuzieme avril mil six cens quatre vingts, ont esté suplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault et tres puissant prince monseigneur le Dauphin et premier aumonier de tres haulte et tres puissante princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris par monsieur le curé de Saint Germain l’Auxeroix de Paris, ainsi qu’il nous a esté asseuré par madame la duchesse de Crussol, à l’hostel de Rambouillet à Paris le seize d’octobre de l’année mil six cens soixante et dix sept, jour de sa naissance, fils de hault et puissant seigneur messire Emmanuel de Crussol, duc d’Uzes, premier pair de France, prince de Soyon, gouverneur et lieutenant general des provinces d’Angoumois et de Saintonge, colonel d’un regiment d’infanterie pour le service de Sa Majesté, et de haute et puissante dame dame Marie Julie de Sainte Maure, duchesse de Crussol, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis quatorze, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, la mareine tres haulte, tres puissante princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné revestu de surplis et estole.<lb/>Louis<lb/>M.A. Chrestienne<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Paulin dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1679-1680</unitid>
              <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">8 avril 1680</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy huitieme avril mil six cens quatre vingts, ont esté suplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Louis Marie Arman Semiane de Gorde, evesque de Langre, duc et pair de France, et premier aumonier de la Reyne, à Louis, né le vingt quatrieme de mars dernier passé, ondoyé par Barbe Le Brun, sage femme au Pecq, dans la necessité ainsi qu’elle nous l’a certifié, fils de Louis Paulin, commis aux aides aud. Pecq, et de Marguerite Daniel, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte dame dame Françoise de Rochechouart, marquise de Montespan, surintendante de la maison de la Reyne, lesquels ont signé, le tout du consentement du sieur curé du Pecq donné verbalement à lad. mere de l’enfant et à moy curé soubsigné, revestu de mon surpelis et estole. »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Tiercelin de Brosse dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1679-1680</unitid>
              <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">8 avril 1680</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huitieme avril mil six cens quatre vingts, ont esté suplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Louis Marie Arman Semiane de Gordes, evesque de Langre, duc et pair de France, et premier aumonier de la Reyne, à Louis, né le deuzieme d’octobre de l’année mil six cens soixante et dix huit, et ondoyé le mesme jour par monsieur de curé de Sorques ainsi que nous l’a certifié haulte dame dame Anne Marie Louise de Fiercy, marquise de Breosses, filz de hault seigneur Henry de Tiercelin, marquis de Brosses, et de lad. dame Anne Marie Louise de Tiercelin, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné revestu de surpleis et estole.<lb/>Louis<lb/>M.A. Chrestienne »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis-Auguste Sister à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">2 mai 1680</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy deuzieme may mil six cens quatre vingts, ont esté supplées les ceremonies du baptesme à Louis Auguste, né le vingt deuzieme de septembre dernier passé et ondoyé par la sage femme, estant en danger, filz de messire Jean Sister, capitaine des gardes des suisses, et de Germaine Maugé, ses pere et mere, le parain hault et puissant prince Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, la mareine Marie Aujou, femme de messire Jean Jacques d’Arlac, baron des Piesle, capitaine aux gardes des fusils du Roy et mareschal des armées de Sa Majesté, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Louis Auguste de Bourbon<lb/>J. P. Sister, Marie Aujou<lb/>Cagnyé »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis-François Louere à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy quatrieme may mil six cens quatre vingts, a esté baptisée Louis François, né le mesme jour à quatre heures du matin, fils de Jacques Louere, valet de chambre de madame de Montespan, et de Marguerite Pevard, ses pere et mere, le parain tres hault et puissant prince Louis Auguste de Bourbon, legitimé de France, la mareine tres haulte et tres puissant dame dame Françoise de Rochechouart, marquise de Montespan et surintendante de la maison de la Reyne, avec le pere present qui ont cigné.<lb/>Louis Augsuet de Bourbon<lb/>Françoise de Rochechouart<lb/>Louert »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Beauvais dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy septieme may mil six cens quatre vingts, ont esté supplées les ceremonies du bapteme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin et premier aumonier de madame la Dauphine, Louis, né le dixieme avril dernier passé, environ l’heure de midy, et ondoyé par monsieur le curé de Saint Paul de Paris avec la permission de monseigneur l’archevesque en datte du onzieme dud. mois d’avril, fils de messire Louis de Beauvais, chevalier, baron et seigneur de Geantilly, et de dame Anne Berthelin, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis quatorzieme, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, la mareine tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné revestu de surpelis et estole.<lb/>Louis<lb/>Marie Terese<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Chaste dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1680</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy huitiesme may mil six cens quatre vingts, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par moy curé de la parroisse de ce lieu à Louis, né le dernier juin mil six cens soixante et dix huit et ondoyé par la sage femme nommée madame Langlois, cignée ci-dessous, filz de Claude Nicolas de Chaste, chevalier et seigneur de Chalon, et de dame Marie Catherine Desjardins, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte et tres puissante princesse mademoiselle Marie Anne de Bourbon, duchesse de Monpansier, lesquels ont signé, et la sage femme.<lb/>Louis »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise-Françoise Luttin à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1680</unitid>
              <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1680</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy neufvieme juillet mil six cens quatre vingts, a esté baptisé Louise Françoise, née le cinquieme dud. mois, fille de Guillaume Luttin et de Jeanne Brechon, ses pere et mere, la parain hault et puissant prince Louis Cesar Auguste de Bourbon, duc du Maine, la mareine damoiselle Louise Françoise de Bourbon, princesse de Nanthe, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Louis Auguste de Bourbon<lb/>Louise Françoise de Bourbon, l. de France<lb/>G. de La Vertu »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Machinet dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1680</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dixieme juillet mil six cens quatre vingts, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Louis Marie Harman de Simianes de Gordes, evesque duc de Langre, pair de France, premier aumonier de la Reyne, à Louis, né le vingt quatrieme du mois de may dernier passé et ondoyé en cette parroisse avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte dud. jour de may, fils de Claude Machinet, garçon de la garde robe de monseigneur le Dauphin, et de Françoise Maugrin, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé.<lb/>Louis<lb/>M.A. Chrestienne<lb/>L. M. Ar., evesque duc de Langres »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Le Peintre dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1680-1681</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">28 février 1681</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt huitieme fevrier mil six cens quatre vingts et un, ont esté suplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres haut et tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, et premier aumonier de tres tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, née le vingt quatre du mesme mois et ondoyé le vingt sixieme dud. mois avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du vingt cinq du present mois, filz d’Augustin Jean Le Peintre, ordinaire de la musique du Roy, et de Marie Bordene, ses pere et mere, le parain tres haut, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haute, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphin de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>M. Anne Chrestienne<lb/>J. Benigne, a. e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Bauche dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1680-1681</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1681</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deuzieme mars mil six cens quatre vingts et un, ont esté suplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault et tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, et premier aumonier de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, né en la parroissse de Tourville, dioceze de Bayeux, au mois de mars de l’année mil six cens cinquante et quatre, et ondoyé par le sieur curé de lad. parroisse, fils d’Adrien de Bauche, écuyer, sieur de Edy, et de damoiselle Marie Le Lievre, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine haulte et puissante dame dame Julie de Sainte More, femme de hault et puissant seigneur monseigneur le duc d’Uzez, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>La duchesse d’Uzes<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Fanet dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1680-1681</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1681</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquieme mars mil six cens quatre vingts et un, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France et premier aumosnier de tres haute, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, né le jeudy douzieme septembre dernier passé et ondoyé led. jour sur la teste en necessité par Marguerite Morigot, sage femme et epouse de François Lavoiziere, fils de Nicolas Fanet, valet de pied de tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, et de Nicolle Guenin, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>M. Anne Chrestienne<lb/>J. Benigne, e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne de Courtin dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la dauphine étant sa marraine</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquieme mars mil six cens quatre vingts et un, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France et premier aumosnier de tres haute, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, né le jeudy douzieme septembre dernier passé et ondoyé led. jour sur la teste en necessité par Marguerite Morigot, sage femme et epouse de François Lavoiziere, fils de Nicolas Fanet, valet de pied de tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, et de Nicolle Guenin, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>M. Anne Chrestienne<lb/>J. Benigne, e. de Condon<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis de Guiry dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Cuvier de Montsoury dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt troizieme mars mil six cens quatre vingts et un, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, et premier aumonier de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, ondoyé le troizieme may dernier passé avec la permission de monseigneur l’archevesque en datte du jour precedent dud. may, né aussi le mesme jour douzieme may, filz de messire Pierre Cuvier, seigneur de Monsory, maitre des eaux et forets de ce lieu, et de dame Louise Milet, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante, tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>M. Anne Chrestienne<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Paiard des Jardins dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme mars mil six cens quatre vingts et un, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, ancien evesque de Condon, precepteur de tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis, dauphin de France, et premier aumonier de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, à Louis, né le quatrieme mars mil six cens soixante et onze, et ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque en datte du huitieme du mesme mois ainsi qu’il nous l’a esté certifié par messire Jean Jacques Paiard, sieur des Jardins, pere, filz dud. messire Jean Jacques Paiard, sieur des Jardins, et de dame Honorée Lenet, nourice de deffunte madame Marie Thereze de France, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puisante et tres excellente princesse Marie Anne Chrestienne Victoire de Bavieres, dauphine de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>M. Anne Chrestienne<lb/>J. Benigne, a. e. de Condom<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie-Thérèse Foré dans la chapelle du Château-Vieux, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">204</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">7 décembre 1681</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy septieme decembre mil six cens quatre vingts un, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Louis Marie Armand de Simianes de Girdes, evesque duc de Langres, pair de France, premier aumonier de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, à Marie Thereze, née le trentieme octobre dernier passé et ondoyée le cinquieme novembre avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du deuzieme dud. mois de novembre, filz de Paul Foré, ecuyer, garde du corps du Roy, et de Barbe Hodet, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>L. M. Ar., evesque duc de Langres<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Julie Madeleine Ozannes à Saint-Germain-en-Laye, Jules Hardouin-Mansart étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">205</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">14 décembre 1681</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme decembre mil six cens quatre vingts un, ont esté supplées les ceremonies du bapteme [à] Julie Madeleine, née le dernier d’octobre dernier passé et ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque le quatrieme du present mois, fille de Jean Ozannes et de Geneviefve Menager, ses pere et mere, le parain Julle Ardouin Mansart, conseiller du Roy et son premier architecte, la mareine Madeleine Berthelin, femme de chambre de la Reyne, femme de Louis Petit, conseiller du Roy et controlleur de ses Bastimens, lesquels ont signé.<lb/>M. Bertelin<lb/>G. de la Vertu, Mansart »</p>
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              <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Bénédiction de l’hôpital général Saint-Louis de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">17 décembre 1681</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Nous donnons pouvoir à monsieur le curé de Saint Germain en Laye de faire tout ce qu’il jugera necessaire et dependant de notre auctorité pour travailler incessamment à disposer le lieu de l’hospital de Saint Germain en Laye affin que les pauvres y puissent estre commodement renfermez. Fait à Paris ce neufvieme decembre mil six cens quatre vingts un. Signé par monseigneur de Paris, François, archevesque de Paris.<lb/>Extrait en l’original qui est resté entre nos mains par nous, prestre et curé dud. lieu soubsigné, le dix septieme du mesme mois.<lb/>Cagnyé<lb/>Et le mesme jour dix septieme du mesme mois, moy Nicolas Cagnyé, prestre et curé de l’eglise parroissialle de Saint Germain en Laye, en vertu de la permission de l’autre part ennoncé, me suis transporté en la maison de l’hospital general dud. lieu où, ayant trouvé les choses dans la propreté requise et necessaire pour y celebrer la sainte messe, y administrer les sacremens, y recitter le divin office, j’en ay fait la benediction soubs le nom et invocation de saint Louis, comme aussy j’ay fait la benediction du tabernacle, crucifix et ornemens, mesme de la maison, en presence de messires Estienne Gaze, Antoine Jaume, prestres habituez en lad. eglise, Pierre Teilhes, prestre aussi habitué de sa maison et gentilhomme servant de madame la Dauphine, haulte et puissante dame dame Françoise de Rochechouart, surintendante de la maison de la Reyne, femme de monseigneur le marquis de Montespan, haulte et puissante princesse Françoise de Brancard, dame d’honneur de la Reyne, femme de hault et puissant prince Alphonce Henry Charles de Loraine, comte de Monlaur et prince d’Arcour, lesquels ont signé.<lb/>Fr. de Brancas<lb/>Françoise de Rochechouart<lb/>Gaze, prestre, Teilhez, prestre, Cagnyé<lb/>A. Jaume »</p>
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              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Julie Madeleine Ozannes dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le dauphin étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">207</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">11 janvier 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy onzieme janvier mil six cens quatre vingts deux, ont esté supplées les ceremonies du bapteme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Benigne Bossuet, evesque de Meaux et precepteur de tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, à Louis, né le cinquieme d’aoust dernier passé et ondoyé avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, filz de Claude Bazinet, chef de fouriere de madame la Dauphine, et de Geneviefve Delange, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine haulte et puissante dame dame Marie Marguerite de Fourcy, femme de hault et puissant seigneur messire Baltazar Phelipeaux, chevalier, seigneur de La Vrilliere, marquis du Chasteauneuf, comte de Saint Florentin et autres lieux, conseillers du Roy en tous ses conseils, ministre et secretaire d’Estat et secretaire des ordres de Sa Majesté, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>M. M. de Fourcy<lb/>J. Benigne, e. de Meaux<lb/>Cagnyé »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Pajot à Saint-Germain-en-Laye, madame de Maintenon étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">208</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">12 janvier 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douzieme janvier mil six cens quatre vingts deux, ont esté supplées les ceremonies du baptesme à François, né le sixieme du mois de novembre dernier passé et ondoyé par le sieur vicaire de la parroisse de Saint Nicolas des Champs de Paris le septieme dud. mois de novembre avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du septieme novembre, filz de Claude Pujot, ecuyer, sieur de la Font, et de Françoise Debay, ses pere et mere, le parain hault et puissant prince François de Rouen, prince de Soubise, duc de Frontenay, capitaine lieutenent de la compagnie des gens d’arme de la garde du Roy, lieutenant general en ses armées et gouverneur pour Sa Majesté de la province de Berry, la mareine haulte et puissante dame dame Françoise d’Obigny, marquise de Maintenon et dame d’atours de madame la Dauphine, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Françoise d’Aubigny, Françoise Debet<lb/>François de Rohan<lb/>Claude Pajot de la Font<lb/>Cagnyé »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Picaud dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">209</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix huitieme janvier mil six cens quatre vingts deux, ont esté supplées les ceremonies du baptesme en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Pierre du Cambou de Coelin, evesque d’Orleans, premier aumonier de tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis quatorze, par la grace de Dieu roy de France, à Louise, née le douzieme fevrier de l’année mil six cens quatre vingts un et ondoyé le treizieme dud. mois de fevrier avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, fille de Pierre Picaud, sieur de la Verdenie, valet de garde robe du Roy, et de Françoise Lefebvre, ses pere et mere, le parain tres hault, tres puissant, tres excellent prince Louis quatorze, par la grace de Dieu roy de France, la mareine tres haulte et tres puissante princesse Charlotte Elisabeth, duchesse d’Orleans, lesquels ont signé en presence de moy curé soubsigné.<lb/>Louis<lb/>Elisabeth Charlotte<lb/>P. du Cambout de Coislin, e. d’Orleans<lb/>Cagnyé »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Aubert dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">210</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">21 janvier 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt unieme janvier mil six cens quatre vingts deux, a esté baptisé en la chapelle du chasteau vieil par monseigneur Louis Marie Armand de Simianes de Gordes, evesque duc de Langres, pair de France, premier aumonier de tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze d’Austriche, reyne de France, Louys, filz de Florentin Aubert, ordinaire de la musique du Roy, et de Marguerite Martin, ses pere et mere, né le douzieme dud. mois, le parain tres hault, tres puissant et tres excellent prince Louis, dauphin de France, la mareine tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Thereze de Austriche, reyne de France, lesquels ont signé en presence de moy, curé soubsigné.<lb/>Marie Terese<lb/>Louis<lb/>L. M. Ar., evesque duc de Langres<lb/>Cagnyé »</p>
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              <persname role="subject">Louis de France</persname>
              <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis François, jeune garçon africain, à Saint-Germain-en-Laye, le duc du Maine étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">211</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1681-1682</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt huitieme mars mil six cens quatre vingt deux, a esté baptisé Louis François, aagé de douze ans ou environ, More de nation, de la ville d’Arada, le parain haut et puissant princesse messire Louis Auguste de Bourbon, colonel general des suisses et grisons en France, legitimé de France, la mareine haute et puissante dame dame Françoise d’Obigny, marquise de Maintenon et dame d’atours de madame la Dauphine, lesquels ont signé.<lb/>Louis Auguste de Bourbon<lb/>Françoise d’Aubigny<lb/>Cagnyé »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Louis-Jacques Binet et de Louise Bertelot dans la chapelle du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">212</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1688-1689</unitid>
              <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douzieme may mil six cens quatre vingt et deux, a esté fait et solemnisé en face de sainte Eglise le mariage de Louis Jacques Binet, garçon ordinaire de la chambre du Roy et mareschal de logis du regiment d’infanterie du Roy, fils de Georges Binet, garçon ordinaire de la chambre du Roy et de damoiselle Jeanne Rousseau, ses pere et mere, d’une part, et de damoiselle Louise Bertelot, fille de Honnorat Bertelot, sieur de la Rabellerie, consierge de la volliere du chasteau neuf de Saint Germain en Laye, et de Marie Berthein, ses pere et mere, d’autre part, tous deux de cette parroisse, apres la publication d’un ban faits en cette eglise au prosne de la grande messe parroissialle dimanche dernier passé et dispense des deux autres bans, comme aussi la permission d’estre fiancez, mariez le mesme jour de grand matin, et en la chapelle dudit chasteau neuf, le tout obtenu de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du jour precedent, sans aucune opposition et en presence de Laurens Basire, garçon ordinaire de la chambre du Roy, Pierre Margerie, servant actuellement aupres de Sa Majesté, prevost de la connestablerie de la mareschaussée de France, dudit Honnorat Bertelot, sieur de la Rabellerie, père de la fille, Pierre Trusson, garçon ordinaire de la chambre de madame la Dauphine, François Bertelot et autres qui ont signé.<lb/>G. de La Vertu<lb/>Berthelot, Louison Berthelot, Binet<lb/>Basire<lb/>Margerie, Berthelot, Trusson »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Neuf (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thérèse-Marguerite de Melfort à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1688-1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">10 janvier 1689</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui dixième jour de janvier mil six cent quatre vingt neuf, a été baptisée par moy prêtre curé vicaire de cette paroisse Thérèse Marguerite, née du huitième jour de ce mois, fille de Jean, comte de Melfort, secrétaire d’Etat du roy de la Grande Bretagne, et de dame Euphemia de Vvalace, sa femme, de cette paroisse. Le parrein Jacques, comte de Dromont, fils de Jacques, comte de Perth, grand chancelier d’Ecosse, la mareine damoiselle Marie Cormy, femme de Denis Jossenay, officier du Roy, de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Marie Cormy, Drummond<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès d’un fils de Robert Strickland, vice-chambellan de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">214</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">24 février 1689</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’ui vingt quatrieme jour de fevrier mil six cent quatre vingt neuf, a eté inhumé dans cette eglise le corps d’un enfant, ondoyé dans le chasteau vieil de ce lieu par un aumonier de la reine de la Grande Bretagne, de messire Robert Strickland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de dame Brigite Strickland, sa femme, né et decedé le jour precedent es presences de messire Pierre Bernard, pretre, et Jacques Pigeard, soudiacre, habitués en cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>P. Bernard, Pigeard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès de Susanne Duplessis, depuis peu venue d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">215</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">15 mars 1689</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinsiesme jour de mars 1689, a esté inhumé dans le cymetiere le corps de Susanne Duplessis, agée de deux ans et demy, decedée le mesme jour en cette paroisse, fille de Pierre Duplessis et de Marie Remond, sa femme, venus d’Angleterre depuis peu, où estans ils demeuroient à Londres, paroisse de Saint Michel, presences de maitres Pierre bernard et Antoine Marquet, prestres, lesquels ont signé.<lb/>Marquet<lb/>P. Bernard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de René MacDonnel, fils d’un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">216</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1689</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Annoté dans la marge : « Il a eté reconu depuis ce temps que cet enfant est né le quatrieme avril, que le père est Jean, capitaine des armes du roy d’Angleterre, et que le parrain a tenu pour M. le prince de Galles ».</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt deuxiesme jour de mars mil six cens quatre vingt neuf, a esté baptisé par moy prestre soubsigné René, né le mesme jour, fils de Randell MacDonnel, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et dame Hanna Roche, ses pere et mere, dont il est né en legitime mariage en cette paroisse, le parrein Laurens Dupuis, officier du roy d’Angleterre, la mareine Anne Baguenal, lesquels ont signé.<lb/>Dupuys, Anne Bagnalle<lb/>Dufour »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard François Delastre à Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">217</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">14 avril 1689</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Annoté dans la marge : « Il a eté reconu depuis ce temps que cet enfant est né le quatrieme avril, que le père est Jean, capitaine des armes du roy d’Angleterre, et que le parrain a tenu pour M. le prince de Galles ».</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorzième jour d’avril mil six cent quatre vingt neuf, a eté baptisé par moy pretre, prieur et curé de cette paroisse, François Edouard, né le quatrieme de ce mois, fils de Jacques Delastre, ecuyer, porte arquebuse du roy de la Grande Bretagne, et d’Elizabeth Jacquesson, sa femme. Le parein tres reverend et tres illustre prince de l’Eglise messire Philippes Ellys, eveque d’Aurelioplis, la mareine dame Victoria Montecuculi, comtesse d’Almont, pour tres illustre et tres serenissime princesse Marie d’Este, reine d’Angleterre, lesquels ont signé.<lb/>Philippus Mich. Ellis, episcopus<lb/>Vittoria Montecuculi C. A.<lb/>René de Mornay »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henriette Marie Douglas, fille du comte de Dumbarton, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">218</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1689</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorzième jour de juin mil six cent quatre vingt neuf, a eté baptisée par moy pretre, vicaire sousigné, Henriette Marie, née du premier jour de de ce mois, fille de Georges, comte de Dumberton, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre et lieutenant general de ses armées, et de dame Anne Vvheahy, sa femme, le parrein mylord de Stafford, pair d’Angleterre, la mareine dame Henriette de Gourdon, dame d’atour de feue madame Henriette d’Angleterre, premiere epouse de Monsieur, lesquels ont signé.<lb/>Le milord Stafford<lb/>Henriette de Gordon<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Winifred Roche, fille d’un officier de la Bouche de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">219</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">29 septembre 1689</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt neufiesme jour de septembre mil six cens quatre vingt neuf, a eté baptisé par moy pretre vicaire de cette paroisse Wonifrida, née du vingt sixieme jour de ce mois, fille de Jean Roche, officier de la Bouche de la reine d’Angleterre, et de Anne Pesse, sa femme, de cette paroisse, le parein tres illustre prince de l’Eglise Philippe Ellis, eveque d’Aureolople, la mareine dame Wonifrida Stricland, femme du chevalier Strikland, sous gouverneur du prince de Galles, lesquels ont signé.<lb/>Philipp Michael Ellis, ev. d’Aureliople, vicaire apostolique d’Angleterre<lb/>Michel<lb/>Winsfrida Strickland »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation du marquis de Cattaneo, envoyé du duc de Modène auprès de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">220</unitid>
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              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">11 octobre 1689</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui onzieme jour d’octobre mil six cent quatre vingt neuf, a eté inhumé dans cette eglise le corps de messire Jean François, marquis de Cattaneo, envoyé extraordinaire de Modene à la reine de la Grande Bretagne, agé de soixante et dix ans, decedé le jour precedent en cette paroisse, vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame es presences de messires Pierre Bernard, pretre, et Jacques Pigeard, diacre, habitués en cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>P. Bernard<lb/>P. François, Pigeard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Henriette Marie Douglas, fille du comte de Dumbarton, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">16 novembre 1689</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui seizieme jour de novembre mil six cent quatre vingt neuf, a eté inhumé dans l’eglise le corps de Henriette Marie Dumbarton, agée de cinq mois et demy, decedée ce meme jour, fille de Georges, comte de Dumbarton, gentilhomme de la chambre du Roy d’Angleterre et lieutenant general de ses armées, et de dame Anne Wheahy, ses pere et mere, es presences de messire Pierre Besnard, pretre, et Jacques Pigeard, diacre, lesquels ont signé.<lb/>P. François, P. Bernard, Pigeard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Faval, fille d’un officier de la vénerie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">27 décembre 1689</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 27esme jour de decembre 1689, a esté baptisée Louise, née le vingt troisiesme de decembre, fille de Antoine Faval, lieutenant de la venerie du roy d’Angleterre, et de Jeanne Cecile Hebert, sa femme, ses pere et mere, le parein Charles Lesbornes, grand ecuyer du roy d’Angleterre, la mareine madame Loucie Herbert, fille de monsieur le duc de Poïs, lesquels ont signé.<lb/>Charles Leyburne<lb/>Lucy Herbert<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Quintilien Jean Joseph Monetoni, dont la marraine est la dame d’honneur de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1690</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le 27esme jour de decembre 1689, a esté baptisée Louise, née le vingt troisiesme de decembre, fille de Antoine Faval, lieutenant de la venerie du roy d’Angleterre, et de Jeanne Cecile Hebert, sa femme, ses pere et mere, le parein Charles Lesbornes, grand ecuyer du roy d’Angleterre, la mareine madame Loucie Herbert, fille de monsieur le duc de Poïs, lesquels ont signé.<lb/>Charles Leyburne<lb/>Lucy Herbert<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de lord Waldegrave, grand maître de la maison du roi et de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">26 janvier 1690</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme jour de janvier mil six cent quatre vingt dix, a eté inhumé dans cette eglise le corps de milord Waldegrave, grand maitre de la maison du roy et de la reine de la Grande Bretagne, agé de vingt huit ans, decedé le vingt quatrieme de ce mois dans le château vieil de ce lieu ; messe haute, pieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame, es presences de messire Pierre Bernard et Jacques Pigeard, pretres, lesquels ont signé.<lb/>Pigeard, P. Bernard<lb/>C. Regnault »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Jean Gros, valet de garde-robe et tailleur de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1690</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’hui septieme jour de mars mil six cent quatre vingt dix, a eté inhumé dans l’eglise le corps de Jean Gros, valet de garde robe et tailleur de la reine d’Angleterre, agé d’environ quarante cinq ans, decedé le jour precedent ; vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame, es presences de messire Pierre Bernard, pretre, et Jacques Pigeard, aussy pretre, lesquels ont signé.<lb/>P. Bernard, Pigeard<lb/>C. Regnault »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Winifred Strickland, fille du vice-chambellan de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">226</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1690</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt unieme jour de mars mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisé par moy pretre vicaire sousigné Anne Wonifride, née du dix neufieme jour de ce mois, fille de messire Thomas Stricland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de Brigitte Manoch, sa femme, le parein M. Daniel Artur, chevalier anglois, la mareine dame Wonifreda Trintam, femme de monsieur le chevalier Thomas Striclhand, lesquels ont signé.<lb/>Le chevalier Arthur<lb/>Winifrida Trintham<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François Molza dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">227</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">31 mars 1690</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt unieme jour de mars mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisé par moy pretre vicaire sousigné Anne Wonifride, née du dix neufieme jour de ce mois, fille de messire Thomas Stricland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de Brigitte Manoch, sa femme, le parein M. Daniel Artur, chevalier anglois, la mareine dame Wonifreda Trintam, femme de monsieur le chevalier Thomas Striclhand, lesquels ont signé.<lb/>Le chevalier Arthur<lb/>Winifrida Trintham<lb/>Michel »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Ursule Riva, fille du maître de la garde-robe de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">228</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">3 avril 1690</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’hui vingt unieme jour de mars mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisé par moy pretre vicaire sousigné Anne Wonifride, née du dix neufieme jour de ce mois, fille de messire Thomas Stricland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de Brigitte Manoch, sa femme, le parein M. Daniel Artur, chevalier anglois, la mareine dame Wonifreda Trintam, femme de monsieur le chevalier Thomas Striclhand, lesquels ont signé.<lb/>Le chevalier Arthur<lb/>Winifrida Trintham<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Fitzpatrick à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">229</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">11 mai 1690</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’hui onzieme jour de may mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisée par moy pretre vicaire soussigné Marie, née du huitieme jour de ce mois, fille de Edme Phispatri et de Catherine Bourg, sa femme, irlandois de nation, le parein monsieur Edme Bary, gentilhomme ordinaire de la reine de la Grande Bretagne, la mareine dame Anne Roche, femme de monsieur Magdonell, lesquels ont signé.<lb/>Edme Barry<lb/>Michel<lb/>A. Roche »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Hélène Lecomte, fille d’un valet de l’envoyé de Modène auprès de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">17 juin 1690</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui dix septieme jour de juin mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisée par moy pretre sousigné Helene, née du jour precedent, fille de Gaspard Lecomte, valet de pied de mons. l’envoyé de Modene vers la reine d’Angleterre, et d’Anne Tompson, sa femme, de cette paroisse, le parein Estienne Moronini, valet de chambre de monsieur l’envoyé de Modene, la mareine dame Helene Cimpson, fille de Richard Cimpson, maitre d’hostel de madame Waldegrave, lesquels ont signé.<lb/>Helene Simson<lb/>Pigeard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte baptême d’Henriette Marie Douglas, fille du comte de Dumbarton, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">231</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1690</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui dix septieme jour de novembre mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisée sans condition par moy abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Henriette Marie, née du treizieme de ce mois dans le chasteau de ce lieu, fille de Georges, milord de Dumbarton, gentilhomme de la chambre du roy de la Grande Bretagne et lieutenant general de ses armées, et de dame Anne Wheatly, son epouse, le parein monsieur Carille, secretaire de la reine de la Grande Bretagne, la mareine dame Henriette Waldegrave, veuve de feu milord Waldegrave, envoyé extraordinaire du roy, lesquels ont signé.<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint G.<lb/>J. Caryll<lb/>Fitz Rot Waldegrave »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Michel Lenoble, chef de fruiterie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’hui vingt unieme jour de novembre mil six cent quatre vingt [dix], a esté fait et solemnisé en face de la sainte Eglise par moy pretre sousigné le mariage de Michel Lenoble, chef de fruiterie du roy d’Angleterre, agé de cinquante ans, veuf de deffunte Marie Gradine, d’une part, et damoiselle Louise Fricaut, agée de trente deux ans, veuve de deffunt Jean G[…], officier du roy d’Angleterre, d’autre part, tous deux de cette paroisse à present, apres la publication d’un ban faite en cette eglise au prone de la messe de paroisse le vingt huitieme d’octobre dernier et dispense des deux obtenue de monseigneur l’archeveque de Paris dattée du septieme de ce mois avec permission d’etre fiancés et mariés en meme jour, le tout sans opposition, es presences de Dominique Roger, tailleur de Sa Majesté britannique, de Dominique Dufour, valet de chambre de la reine d’Angleterre, de Mathieu Tunot, bourgeois de Paris, d’Antoine Oudan, aussy bourgeois de Paris, lesquels ont signé avec les mariés.<lb/>Michel Noble<lb/>Louise Fricault<lb/>D. Rougé, Houdan<lb/>Dufour, Calevan, pr.<lb/>Tunot »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Hélène Nagle, décédée au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1690</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme jour de decembre mil six cent quatre vingt dix, a eté inhumé dans l’eglise le corps de Helene Nagle, agée d’environ neuf ans, decedée le jour precedent dans le château vieil de ce lieu, fille de monsieur le chevalier Nagle ; vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame es presences de messires Pierre Bernard et Jacques Pigeard, pretres, lesquels ont signé.<lb/>Pigeard, P. Bernard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Etiennette Delahaie à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer de la Bouche de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1690</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’hui vingt sixieme jour de decembre mil six cent quatre vingt dix, a eté baptisé par moy pretre sousigné Marie Estiennette, née du cinquieme jour de ce mois, fille de Rollin Delahaie et de Jacqueline Jourdain, sa femme, de cette paroisse, le parein Philippes Leserteur, ecuier de la bouche de la reine d’Angleterre, la mareine damoiselle Marie Estienne Vaugon, femme de Charles Lemaire, maitre de latin, de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Marie Estiennette Vaugon, P. Lesserteur<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Berteau, fils d’un valet de chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">24 janvier 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt quatrieme jour de janvier mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé par moy pretre abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, François, né de ce meme jour, fils d’Antoine Berteau, valet de chambre du roy d’Angleterre, et de damoiselle Marie Boissy, sa femme, le parein François Gaultier, officier du roy d’Angleterre, la mareine damoiselle Madelaine Saint Paul, fille de Nicolas Saint Paul, lesquels ont signé.<lb/>F. Faultier, Mary Magdalen Saint Paull<lb/>L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Marie Riva, femme du maître de la garde-robe de la reine d’Angleterre, décédée au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">13 février 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’hui treizieme jour de fevrier mil six cent quatre vingt onze, a eté inhumé dans cette eglise le corps de dame Marie Riva, femme de messire François Riva, maitre de la garde robe de la reine de la Grande Bretagne, agée de trente ans, decedée le onze de ce mois dans le château vieil de ce lieu ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame, es presences de messires Pierre Bernard et Jacques Pigeard, pretres, lesquels ont signé.<lb/>Pigeard, P. Bernard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de William Cecil dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’hui premier jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté inhumé dans l’eglise le corps de messire Guillaume Cecill, fils du comte de Salisbury, pair du royaume d’Angleterre, agé de dix neuf ans, decedé le jour precedent en cette paroisse ; messe, hautes prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame, es presences de messires Jacques Pigeard et Antoine Marqué, pretres, lesquels ont signé.<lb/>A. Marqués, Pigeard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Darme à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’hui dixieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisée par moy pretre abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Marie, née du septieme jour de ce mois, fille de Gualter Darmer et de Rebecca Darmer, sa femme, anglois de nation, le parein messire Charles Liburn, ecuier de la reine d’Angleterre, la mareine damoiselle Charlotte Beauclay, fille de monsieur Beauclay, lesquels ont signé.<lb/>Charles Leyburne<lb/>L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Edouard Joseph Strickland dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">239</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">19 mars 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui dix neufiesme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé par monsieur l’abbé de Ronchi, premier aumonier de la reine de la Grande Bretagne, dans la chapelle du château vieil de ce lieu, François Edouard Joseph, né du dix septieme jour de ce mois, fils de messire Robert Strickland, vice chambellan de la reine d’Angleterre, et de dame Brigite Strickland, sa femme, le parein tres haut, tres puissant et tres excellent prince monseigneur le prince de Galles, la mareine dame dame François, duchesse de Tirconelle, lesquels ont signé, le tout en presence et du consentement de mons. l’abbé Converset, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, revetu de son surplis et etole.<lb/>J. Ronchi, Tyrconnell<lb/>L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Drotreau, fille d’un officier de la Bouche de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingtieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisée par moy pretre curé sousigné Marie Anne, née du quinzieme jour de ce mois, fille de Pierre Drotreau, officier de la Bouche de la reine d’Angleterre, et de Marguerite Desgroisets, sa femme, de cette paroisse, le parein messire Laurent Dupuis, gentilhomme du roy d’Angleterre, la mareine damoiselle Marie Anne de Labadie, femme de messire Jacques de Labadie, valet de chambre du roy d’Angleterre, lesquels ont signé.<lb/>La. Dupuys, Mary Delabadie<lb/>Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie MacDonell dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt deuxieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchi, premier aumonier de la reine d’Angleterre, Marie, née du vingtieme jour de ce mois, fille de messire Rodolphe Magdonell, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de dame Anne Magdonelle, sa femme, a eté nommée par tres haute, tres puissante et tres excellente princesse Marie d’Este, reine de la Grande Bretagne, en presence et du consentement de monsieur l’abbé Converset, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, revetu de son surplis et etole.<lb/>Maria R<lb/>J. Ronchi<lb/>L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de la duchesse de Powis dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt deuxieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté inhumé dans cette eglise le corps de tres haute et tres puissante dame madame Elizabeth de Sommerset, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, epouse de milord Guillaume Herbert, duc de Powis, grand chambellan de Sa Majesté britannique, agée de cinquante sept ans, decedée le jour precedent dans le château vieil de ce lieu ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame es presences de messires Antoine Marques et Jacques Pigeard, pretres, lesquels ont signé.<lb/>Marques, Pigeard »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Smith dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1689-1691</unitid>
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            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt sixieme jour de mars mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchi, premier aumonier de la reine d’Angleterre, Marie, née du jour vingt quatrieme de ce mois, fille de Mathieu Smaith et de dame Françoise Smaith, nourice de monseigneur le prince de Galles, et a eté nommée par tres haute, tres puissante et tres excellente princesse Marie d’Este, reine d’Angleterre, en presence et du consentement de monsieur l’abbé Converset, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, revetu de son surplis et etole.<lb/>J. Ronchi<lb/>Maria R<lb/>L’abbé Converset, pr. de Saint Germain »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Guillaume Solvin à Saint-Germain-en-Laye, lady Strickland, sous-gouvernante du prince de Galles, étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt quatrieme jour d’avril mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé par moy pretre sousigné Guillaume, né du jour precedent, fils de Jean Henry et d’Honoré Solvin, sa femme, irlandois de nation, le parein Corneille Colin, pour le chevalier Waldegrave, la mareine damoiselle Elizabeth Paquinson, pour milledi Strickland, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé.<lb/>Elizabeth Parkisn<lb/>Marques, Cornelus Colen »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Maynard, fils d’un officier de la Bouche du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui septieme jour de mai mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre soussigné, a esté baptisé Jean, né le six de ce mois, fils de François Maynard, officier de la Bouche du roy d’Angleterre, et de Marie de Laurier, sa femme, anglois de nattion, demeurans dans cette parroisse, le parrain le chevailler Jean Sparron, contrerrolleur de la maison du roy d’Angleterre, la marraine Marianne Sguina, femme de chambre du prince de Galles, femme de M. de Labadie, premier valet de chambre du Roy, aussi angloise, demeurans dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>J. Sparone, Mary Delabadie<lb/>Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Bevel Skelton, contrôleur général de la maison du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">10 mai 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui dixieme jour du mois de mai mil six cent quatre vingt onze, a esté faict et solemnisé en face de la sainte Eglise par messire Thomas Codrington, aumonier du roy de la Grande Bretagne, le mariage d’entre monsieur Bevel Skelton, contrerolleur general de la maison du roy d’Angleterre, demeurant depuis plusieurs mois dans cette parroisse, d’unne part, et demoiselle Marie O’Brien, fille de melord Daniel O’Brien, comte de Clare, et de Philadelphia Lennar, ses pere et mere, aussy de cette parroisse, appres avoir veu le consentement que lad. dame Philadelphia Lennard a donné par ecrit le sixieme mai de la presente année par lequel elle temoigne consentir à ce que mademoiselle O’Brien sa fille espouse monsieur Bevel Skelton, la dispence que monseigneur l’archeveque de Paris a accordé pour la publication des trois bancs, la permission de fiance et d’epouser au meme jour, du consentement des parents et s’il ne se trouve aucun empechement, ne s’estant presenté aucune opposition, le dit mariage a esté faict et solemnisé du consentement et en presence de M. l’abbé Converset, pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, revestu de surpellis et d’estolle, presents milord duc de Barvic et M. Robert Strickland, chambellan de la reine, M. Rodolphe Magdanel, chambellan de Sa Majesté britannique, madame la comtesse de Sussecs, tante de l’epouse, madame de Walgrave, fille de Sadite Majesté, qui ont signé.<lb/>B. Skelton<lb/>Mary O’Brien<lb/>Berwick, Ran. M.Donel<lb/>Rob. Strickland<lb/>Fitz Roy Sussex<lb/>Thomas Codrington<lb/>Fitz James Waldegrave<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Rodolphe Leclerc à Saint-Germain-en-Laye, lady Strickland, sous-gouvernante du prince de Galles, étant sa marraine</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingtieme jour de may mil six cent quatre vingt onze, a eté baptisé par moy pretre, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Rodolphe, né du seizieme jour de ce mois, fils de messire François Leclerc, gentilhomme anglois, et de dame Elizabeth Bessé, sa femme, le parein messire Robert Rodolphe de Feilding, la mareine dame Wenifride Trentom Stricland, sous gouvernante de monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé.<lb/>Robert Rodolphe de Feilding<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain<lb/>Winefrida Trentham Strickland »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Victoire Branche à Saint-Germain-en-Laye, un officier de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">25 juin 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt cinquieme juin mil six cent quatre vingt onze, a esté baptiée par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Elisabeth Victoire, née du vingtieme de ce mois, fille de Nicolas Branche et de Catherine Lanelin, sa femme, de cette parroisse, le parrain Laurent Baouzi, officier de la reyne d’Angleterre, la marraine Elisabeth Scheclax, fille de Jacques Scheclax et de Christine Scheklax, ses pere et mere, tous deux anglois de nation, maitnenant demeurant dans cette paroisse, la marraine a signé, le parrain a declaré ne scavoir signer.<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain<lb/>Elizabeth Shaklock »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’un valet de pied de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">29 juillet 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’hui vingt neufieme juillet mil six cent quatre vingt onze, a esté enterré dans l’eglise le corps de Philippe Carny, valet de pied de la reyne d’Angleterre, agé de cinquant ans ou environ, decedé le jour precedent ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées en presence de maitres Antoine Marques et Hervé Lequelennec, pretres, qui ont signé.<lb/>Marqué<lb/>H. Le Quelennec »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage à Saint-Germain-en-Laye en présence d’un valet de chambre du roi d’Angleterre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">250</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy troisieme septembre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre soussigné a esté faict et solemnisé en face de la sainte Eglise le mariage de Jean Thomassin, agé de trente ans ou environ, fils de Quentin Thomassin et d’Anne Vaudonet, ses pere et mere, de la paroisse d’Ancy le France, diocese de Langres, et Onefritte Probé, agée de vingt ans ou environ, fille de Jean Probé et d’Anne Belmont, de la ville de Londres, demeurant depuis longtemps dans cette parroisse, d’autre part, appres avoir publié dans cette eglise les trois bans de ce futur mariage, scavoir le vingt quatrieme et le vingt sixieme aoust et le deux septembre, et veu le certifficat de la publication des trois bans faicte dans la parroisse d’Ancy le France, en datte du trentieme du mois dernier passé, les fiancailles faictes le jour precedent, le tout sans opposition, en presence du sieur Charles Forestier, valet de chambre de Sa Majesté britannique, Germer Bromer, equiuer de cuisine de Sadite Majesté, le sieur François Thureau, secretaire de M. Squelton, contrerolleur general de la maison du roy d’Angleterre, et de Jean Dujardin, valet de chambre de M. Squelton, tous amis des espousés, lesquels ont signé avec les dits espousés.<lb/>Jean Thomassin<lb/>Probee, Charles Forestier, Geremyah Broomer<lb/>Jean Dujardin, F. Hureau, Goubinat<lb/>Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Georges Botelard à Saint-Germain-en-Laye, le contrôleur de la maison du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">251</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1691</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troisieme septembre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre soussigné a esté baptisé George, né le premier jour de ce mois, fils de Jean Botelard, gentilhomme anglois, et de Françoise Dixme, sa femme, demeurants en cette parroisse, le parrain M. le chevallier Jean Sparra, contrerrolleur de la maison du roy d’Angleterre, la marraine madame Françoise Geneins, duchesse de Tirconnel, tous demeurant dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>J. Sparone, la duch. de Tyrconnel<lb/>Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage d’un officier du roi d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691</unitid>
              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">6 septembre 1691</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy sisieme septembre mil six cent quatre vingt onze, a esté fait et solemnisé en face de la sainte Eglise par moy, pretre soussigné, le mariage du sieur Jean Reat, agé trente quatre ans, anglois de nation, demeurant dans cette parroisse depuis longtemps, vef de deffuncte Marie Walaouen, officier du roy de la Grande Bretagne, d’unne part, et Jeanne Laplume, agée de vingt ans ou environ, fille de deffunct Louis Laplume, officier du Roy, et de Denise Boutrais, ses pere et mere, aussy de cette parroisse, d’autre part, appres avoir veu la dispence que monseigneur l’archeveque de Paris leur a donné de trois bans avec la permission d’estre fiancés et mariés en meme journée, meme avant le jour, en datte du troisieme du present mois, les fiancailles faictes en meme jour sans qu’il y aye eu aucunne opposition, le tout en presence des sieurs Jean Gourlade, officier du Gobelet, Jean Roche, officier de la Bouche du roy d’Angleterre, Thomas Atkins, chef de la Bouche du roy, François Minard, chef du prince de Galles, lesquels ont signé.<lb/>Janne Laplume, John Read<lb/>Thomas Atkins, Gourlade<lb/>Francis Minor<lb/>Roche, Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Som à Saint-Germain-en-Laye, le page d’honneur de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">8 septembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy huitieme septembre mil six cent quatre vingt onze, a esté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Jacques, né le cinquieme de ce mois, fils de Jacques Som, anglois de nation, et de Marie Bethon, demeurant dans cette parroisse, le parrain Joseph Persice, page d’honneur de la reyne d’Angleterre, et de Marie Cadre, fille de Georges Cadre et de Elisabet Hot, tous anglois de nation, demeurant dans cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Gioseppe Persico<lb/>Mary Cardary »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Noble dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">21 septembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt unieme jour de septembre mil six cent quatre vingt onze, a esté baptisé dans la chapelle du chateau par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier de la reyne d’Angleterre, Marie, fille de M. Michel Martin Noble, chef de fruiterie de Sa Majesté britannique, et de Louyse Fricot, sa femme, de cette parroisse, née le dix septieme de ce mois et nommée par tres haute et tres excellente princesse Marie d’Este, reyne de la Grande Bretagne, le tout en presence de maitre François Converset, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, revestu de surpellis et d’estolle, lesquels ont signé.<lb/>J. Ronchi, Maria R.<lb/>L’abbé de Converset, prieur de Saint Germain en Laye »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Antoine de Favanne, lieutenant des chasses du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt neufieme septembre mil six cent quatre vingt onze, a esté inhumé dans l’eglise le corps du sieur Antoine Favanes, agé de cinquante ans ou environ, de cette parroisse, lieutenant des chasses du roy d’Angleterre ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame, en presence de maitres Antoine Marques et René Cabaret, pretres, qui ont signé.<lb/>R. Cabaret, A. Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Pierre Grenard à Saint-Germain-en-Laye, un officier de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">12 octobre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douzieme octobre mil six cent quatre vingt onze, a esté baptisé par moy pretre curé soussigné Pierre, né le neufieme de ce mois, fils de Nicolas Grenard, vigneron, et de Marie Fillon, sa femme, de cette parroisse, le parrain Pierre Dautreau, officier de la reyne d’Angleterre, et la marraine Catherine Ricour, femme de Jean Delaunay, officier du Roy, de la parroisse de Versailles, laquelle a signé, le parrain a declaré ne scavoir signer.<lb/>Ca.<lb/>Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Botler à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme octobre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, a esté baptisée Françoise, née le jour precedent, fille de Richard Botler et de Lucie Cavanagh, sa femme, de cette parroisse, le parrain messire Guillaume Bagnalle, officier du roy d’Angleterre, la marraine dame Susanne Temperly, veufve de deffunct Henry Temperly, tous anglois de nation, et depuis longtemps demeurant dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Duf. Bagenall<lb/>Susanna Timperley<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles Macartie à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">4 novembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatrieme novembre mil six cent quatre vingt onze, a esté baptisé par mpy prestre soubsigné Charles, né du premier du mesme mois, fils de Germain Mecharté et de Françoise Stilins, sa femme, anglois de nation, demeurant dans cette paroisse, le parain Charles Mecharté, officier du roy d’Angleterre, la marainne Marie Rocour, veuve de Robert Basset, maistre chirurgien de cette paroisse, laquelle a declaré ne scavoir signer, le parain a signé.<lb/>Marques, Charles Macartie</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Madeleine Chauveau à Saint-Germain-en-Laye, un officier de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">7 novembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy septieme novembre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, a esté baptisée Marie Magdelene, née le jour precedent, fille de Nicolas Chauvau, bourgeois de Paris, et de Elisabet Ludesse, sa femme, de cette parroisse, le parrain Philippe Deserseur, officier de la reyne d’Angleterre, de cette parroisse, la marraine Marie Magdeleine Saint Paul, fille de Nicolas Saint Paul et de Marie Magdelene Schinet, ses pere et mere, aussi de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Mary Magdalen Saint Paul, Philippe Lesserleur<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henriette de Favanne, fille du pourvoyeur de l’écurie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy sezieme novembre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, a esté baptisé Henriette, née le douzieme de ce mois, fille de M. Antoine Favanes, provoyeur de l’ecuerie du roy d’Angleterre, et de demoiselle Jeanne Cecelle Heber, sa femme, de cette parroisse, le parrain M. Henry Bannes, gentillome anglois, la marraine madam Marianne de Labadie, premiere femme de chambre de M. le prince de Galles, tous deux de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain<lb/>Mary Delabadie<lb/>Henry Bond »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Joseph Martinage, fils d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691-1692</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix huitieme novembre mil six cent quatre vingt onze, a esté baptisé par moy pretre vicaire Joseph, né le quinzieme de ce mois, fils de Jean Martinage, officier du roi d’Angleterre, et de Elisabeth Staratt, sa femme, de cette parroisse, le parrain Nicolas Lapoint, officier du roy d’Angleterre, la marraine Marie Perpoint, femme de Ouarnecom Perpoint, officier aussy du roy d’Angleterre, tous anglois de nation et demeurants dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>N. Point<lb/>Mary Peurpuint »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Marie Cleramboust, femme d’un palefrenier de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">22 novembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt deuxieme novembre mil six cent quatre vingt onze, a esté inhumé dans le cimetiere le corps de Marie Cleremboust, agée de trente deux ans ou environ, femme de Pierre Legau, palefrenier ches la reyne d’Angleterre, de cette parroisse, decedée le jour precedent ; prieres et suffrages accoutumées chantées pour la repos de son ame en presence de maitres Pierre Jeilles et Antoine Marques, pretres, qui ont signé.<lb/>Jeilhes, Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Winifred Mogy à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691-1692</unitid>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy deuxieme decembre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soussigné, a esé baptisée Winifrede, née le vingtieme du mois passé, fille de Claude Mogy, parfumeur de ce lieu, et de Françoise Deadde, sa femme, le parrain le sieur Richard Bidulph, gentillome de la chambre du roy d’Angleterre, de cette parroisse, la marraine madame Striceland, sou gouvernante de M. le prince de Galles, aussy de cette parroisse, qui ont signé avec le pere, present.<lb/>Rich. Biddulph<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Winefreda Strickland »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691-1692</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy septieme decembre mil six cent quatre vingt onze, a esté inhumé dans l’eglise le corps de Jean Smis, agé d’environ trois ans, decedé le jour precedent, fils de Jean Smis, anglois de nation, et de Françoise Smis, sa femme, nourrice de monsieur le prince de Galles ; prieres et suffrages chantées à l’ordinaire en presence de maitres Hervé Lequelenec et Antoine Marques, qui a signé.<lb/>A. Marques<lb/>H. Lequelennec »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Alarde Molza dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">8 décembre 1691</unitdate>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douzieme decembre mil six cent quatre vingt onze, par moy pretre soussigné a esté baptisé Jacques Rodolphe, né le jour precedent, fils d’Emeric Beeffer et de Marie Beeffer, ses pere et mere, anglois de nation, demeurant dans cette parroisse, le parrain Rodolphe Morton, officier de la chapelle de la reyne d’Angleterre, la marraine Marguerite Jons, fille de Robert Joms et de Catherine Joms, ses pere et mere, tous anglois de nation, demeurant dans cette parroisse, laquelle a declaré ne scavoir signer, le parrain a signé.<lb/>Ralph Morton<lb/>Coppine »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Pèlerine Dumont, fille du timbalier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1691/1691" encodinganalog="3.1.3">17 décembre 1691</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix septieme decembre mil six cent quatre vingt onze, a esté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, Pelerine, née le quinzieme de ce mois fille de Joseph Dumont, timbalier du roy d’Angleterre, et de Geneviesve Ragoy, sa femme, de cette parroisse, le parrain M. Thomas Ragoy, ecolier dans l’université de Paris au college de Lizieux à Paris, la marraine Pelerine Thurin, dame d’honeur de la reyne d’Angleterre, de cette parroisse, lesquel estant absente, la faitte presenter par Marie Caffe, fille de Edouard Caffe [et de] Marie Hill, laquelle a declaré ne scavoir signer, le parrain a signé.<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Ragoys »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt deuxieme decembre mil six cent quatre vingt onze, a esté inhuém dans l’eglise le corps du sieur George Dixon, gentilhomme ecossois, page d’honeur du roy de la Grande Bretagne, agé d’environ soixante cinq ans, decedé le jour precedent ; vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maitres Hervé Lequelennec et Antoine Marques, pretres de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Marquées, H. Lequelennec »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Madeleine Brisval à Saint-Germain-en-Laye, un cocher du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy treziesme janvier mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisée par moy prestre soubsigné Louyse Magdelaine, née le huicitesme de ce mois, fille de Guillaume Brisval, palafrenier chez monsieur le duc du Maine, et de Magdelaine Bignon, sa femme, le parrain Denys Chaudet, cocher du roy d’Angleterre, la maraine Louyse Jacot, femme de Nicolas Boulanger, de cette parroisse, laquelle a signé, le parrain a declaré ne scavoir signer.<lb/>Louise Jacot<lb/>Marques »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Euphemie Nairne, fille du secrétaire de lord Melfort, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme janvier mil six cent quatre vingt douze, a eté inhumé dans le cimetiere le corps de Euphemie Nairne, agée de dix huit mois ou environ, fille de messire David Nairne, gentilhomme ecossois, secretaire de milord Melfort, ministre d’Etat du roy d’Angleterre, et de dame Marie Elisabeth de Coupigny, ses pere et mere, demeurant dans cette parroisse, en presence de maitres Antoine Marques, pretre, et Hugues Augustin Baussonnet, accolithe, qui ont signé<lb/>Marques<lb/>Baussonnet »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Roche, fils d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt deuxieme janvier mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moy pretre vicaire de ce lieu soussigné Thomas, né le dix neufieme de ce mois, fils de Jean Roche, officier du roy d’Angleterre, et d’Anne Pessé, sa femme, anglois de nation, demeurants dans cette parroisse, le parrain Thomas chvallier Striklande, la marraine Veronique Angellotti, dame de la reyne d’Angleterre, femme de M. le comte de Molsa, tous anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Veronica Angellotti, Tho. Strickland<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Georges Hills, officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufieme janvier mil six cent quatre vingt douze, a esté faict et solemnisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, le mariage du sieur Georges Hils, officier ches le roy d’Angleterre, agé de vingt cinq ans, fils de deffunt Henry Hils, vivant imprimeur du roy d’Angleterre, et de Elisabeth Hersin, ses pere et mere, d’unne part, et de demoiselle Marie Cardary, agée de vingt cinq ans ou environ, fille George Cardary et d’Elisabeth Haoult, ses pere et mere, tous anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, appres avoir vu la dispence que monseigneur l’archeveque de Paris leur a accordé pour les trois bans et la permission qu’il leur a accordé d’estre fiancés et de se marier à meme journée et meme avant le jour, en datte du vingt sixieme de ce mois, les fiancailles faictes à meme jour, le tout sans opposition, en presence de maitre Antoine Marques, pretre, sacristain de cette eglise, Jean de Lanoé, garde du roy d’Angleterre, Alexandre Jackson, maitre à dancer, anglois de nation, et de cette parroisse, et de Jean Cuillaben, aussy de cette parroisse, qui a declaré ne scavoir signer, les autres ont signé avec les mariés.<lb/>George Hills, Mary Cardary<lb/>Jean Delanoe, Alexander Jackson<lb/>Mary Jackson, Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Jacques Huot, officier d’échansonnerie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1691-1692</unitid>
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              <p>« Ce jourd’huy premier fevrier mil six cent quatre vingt douze, a esté inhumé dans le cymetiere le corps de Jacques Huot, natif de Reins, officier de l’eschançonnerie du roy d’Angleterre, agé de trente cinq ans, decedé le jour precedent dans cette parroisse ; vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maitres Antoine Marques et Antoine jamet, pretres, qui ont signé<lb/>Marques, Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">1er février 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy premier fevrier mil six cent quatre vingt deux, a esté inhumé dans l’eglise le corps de Jean Ficher, agé de quarante cinq ans ou environ, valet de pied du roy d’Angleterre, decedé le jour precedent ; vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maitres Antoine Marques et Antoine Jamet, pretres, qui ont signé<lb/>Marques, Antoine Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquieme fevrier mil six cent quatre vingt douse, a esé baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Marine Antoinette, née le troisieme jour de ce mois, fille de Simon Brevan et de Marie Pelettier, sa femme, de cette parroisse, le parrain le sieur Antoine Bertaut, vallet de chambre du roy d’Angleterre, la marraine Marine Leguet, fille de François Leguet et de Marie Brodet, de la parroisse Saint Germain l’Auxerrois de Paris, le parrain de cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Bertaut, Marie Ligaus<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingtieme fevrier mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisé par moi prestre soussigné Thomas, né le jour precedent, fils de Michel Fleury, officier de feue la Reine, et de Marie Lamiot, ses pere et mere, de cette parroisse, le parrain honorable homme Thomas Arquin, escuier de la Bouche du roi d’Angleterre, la maraine damoiselle Elizabeth Lecerteur, femme de Philippes Lecerteur, ecuier de la Bouche de la reine d’Angleterre, touts de cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Elizabeth Broomer, Thomas Atkins<lb/>Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme fevrier mil six cent quatre vingt douze, par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, a esté baptisé Philippe, né le vingtieme de ce mois, fils de maitre Charles Lemaire, professeur en humanité, et de Marie Estiennette Ravineau, son epouse, le parrain Philippe Lesserseur, ecuier de la Bouche de la reyne d’Angleterre, la marraine demoiselle Bernardine Riger, epouse du sieur Pierre Miraut, officier de la Bouche du roy, tous de cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>P. Lesserleur<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Bernardine Roger »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François Innes dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme fevrier mil six cent quatre vingt douze, par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, a esté baptisé Philippe, né le vingtieme de ce mois, fils de maitre Charles Lemaire, professeur en humanité, et de Marie Estiennette Ravineau, son epouse, le parrain Philippe Lesserseur, ecuier de la Bouche de la reyne d’Angleterre, la marraine demoiselle Bernardine Riger, epouse du sieur Pierre Miraut, officier de la Bouche du roy, tous de cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>P. Lesserleur<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Bernardine Roger »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy neuvieme mars mil six cent nonante deux, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Henryiette Marie, née le septieme de ce mois, fille de millord Jean, herle conte de Melfort, et de madame Affé, contesse de Melfort, son epouse, le parrain tres haut et tres puissant prince Jacques, duc de Bervik, la marraine madame Henryette Marie Estuart, veufve de dffunt milord Henry de Walgrave, tous anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Berwick<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye<lb/>Fitz James Waldegrave »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henriette Moray dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douzieme mars mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisée par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, Henriette, née le neufieme de ce mois, fils de messire Charles Moray, chevalier ecossois, et de madame Anne Borel, son epouse, le parrain tres puissant, tres excellent et tres vertueux monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse, la marraine tres excellente princesse madame madame Henriette Marie Estuard, veufve de deffunct milord Henry de Waldegrave, lesquels ont signé la ceremonie de ce bapteme faict dans la chapelle du chateau vieux de ce lieu en presence de messire Isaac Michel, vicaire de cette parroisse, et de son consentement, estant revestu de surpellis et d’estolle, lequel a signé avec monsieur l’abbé de Ronchy.<lb/>Jacques R.<lb/>Fitz James Waldegrave, J. Ronchi<lb/>Michel »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme mars mil six cent quatre vingt douse, a eté baptisé dans la chapele du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, Jacques, né le douzieme de ce mois, fils de M. Bevel Skelton, contrerolleur general de la maison du roy de la Grande Bretagne, et de madame Marie O’Brien, son epouse, le parrain tres haut, tres puissant, tres excellent et tres vertueux monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse, la marraine tres illustre dame madame Fits Roy, contesse de Suseks, la ceremonie faite en presence de messire Isaac Michel, pretre et vicaire de cette parroisse, revetu de surpelis et d’estolle, qui a signé avec M. l’abbé de Ronchy<lb/>James R.<lb/>J. Ronchi, Fitz Roy Sussex »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy sezieme mars mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Victoire, née le huitieme de ce mois, fille de Felix O’Nel, colonel irlandois, et de Rosa Arras, son epouse, le parrain tres haut, tres excellent et tres vertueux monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Irlande et d’Escosse, qui l’a faicte presenter au sacrement de bapteme par milord Domberton, soussigné, la marraine madame Victoria de Montecucully, contesse d’Almont, dame d’honneur de la reyne d’Angleterre, qui a pareillement signé.<lb/>Dunbarton<lb/>Victoria Mon. d’A. d’Almont<lb/>L’abbé Converset, prieur de Saint Germain en Laye »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du transport du corps de George Douglas, comte de Dumbarton, décédé dans le Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme mars mil six cent quatre vingt douze, a esté transferé à l’abbaye Saint Germain des Pres de Paris le corps de milord George Duglas, conte de Domberton, chevallier de l’ordre de Saint André ou du Chardon en Ecosse, lieutenant general des armées du roy de la Grande Bretagne, decedé le vingtieme de ce mois dans le chateau vieux de ce lieu appres avoir reçu les sacrements avec unne pieté exemplaire. Son corps fut accompagné par deux pretres de la parroisse qui estoint dans le meme carrose et presenté dans l’abbaie Saint Germain des Pres par messire François de Converset, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu. »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Bougie à Saint-Germain-en-Laye, le premier valet de garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">284</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix septieme avril mil six cent nonante deux, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soussigné, Jacques, né le quinze de ce mois, fils de Pierre Bougie, chirurgien de ce lieu, et de Marie Rousselet, ses pere et mere, le parrain Jacques Rhodes, premier valet de garderobbe du roy d’Angleterre, la marainne Françoise de Forestier, fille de François de Forestier et de Anne Bertin, ses pere et mere, touts de cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Jacques Rodes, Françoise de Forestier<lb/>L’abbé Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Barbe Elisabeth Petillon à Saint-Germain-en-Laye, une femme de chambre du prince de Galles étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">285</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme avril mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moi prestre soussigné Barbe Elisabeth, née le vingt quattre de ce mois, fille de Jean Petillon, concierge de l’hostel de Turenne, et de Barbe Osmont, sa femme, de cette parroisse, le parrain Pierre Miraut, ecuier de la Bouche du Roy, la marraine Elizabeth Monte, femme de chambre de monseigneur le prince de Galles, femme de Philippes Deserteur, premier ecuier de la Bouche de la reine d’Angleterre, touts de cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Elizabeth Mohoun<lb/>Marques, Mirault »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Hélène Macarty à Saint-Germain-en-Laye, un garçon de la chambre de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">286</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">23 mai 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme may mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre soussigné Helene, [née] le vingt unieme de ce mois, fille illegitime de Charles Macarty, lieutenant irlandois, et de Catherine Stinfs, qui ne sont pas mariés, de cette parroisse, le parrain Jean Driscol, garçon de la chambre de la reyne d’Angleterre, la marraine Helen Driscol, femme de Cornelius Driscol, irlandois de nation, tous demeurant dans cette parroisse, le parrain a signé, la marraine a declaré ne scavoir signer.<lb/>Marques, John Driscol »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Honorée Elizabeth MacDonnell, fille d’un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">287</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">30 mai 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui trente may mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisée par moi prestre, abbé de Nostre Dame de Grandchamp, chanoine de Nostre Dame de Chartres, soussigné, Honorée Elizabeth, née le vingt cinq de ce mois, fille de Rodolphe Magdonel, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de Jeanne Roche, son espouze, le parrain Jacques lord Walgrave, la marainne madame Elisabeth Walgrave, anglois de nation, demeurant dans cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>James Wallgrave, Isabella Waldegrave<lb/>Antoine »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Andrée Delalande, fille d’un jardinier du roi à Saint-Germain-en-Laye, André Le Nôtre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">288</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">1er juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui premier juin mil six cent quattre vingt douze, par moi prestre docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, ont estez suppleez les ceremonies de baptesme à Françoise André, née le cinq avril dernier et ondoyé le 13e du mesme mois, fille de Louis Delalande l’aisné, jardinier du Roy à son boulaingrain, et de Marie Anne Courtain, sa femme, de cette parroisse, le parrain le sieur André Le Nautre, conseiller du Roy et controlleur des Bastiments de Sa Majesté, de la parroisse Saint Germain l’Auxerrois de Paris, la marainne damoiselle Françoise Demaziretz, femme du sieur Courtin, marchant bourgeois de Paris, de la parroisse Saint Eustache, lesquels ont signé.<lb/>A. Le Nostre<lb/>L’abbé Converset<lb/>Françoise Demasires »</p>
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              <persname role="subject">Le Nôtre, André</persname>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Otto, fille d’un distributeur du vin chez le roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">289</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui sixiesme juin mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisée par moy prestre Françoise, né le cinquiesme dudit mois, fils de Fleurand Otto, jardinier, et de Marie Thomas, sa femme, de cette parroisse, le parrain Jacques Sellier, distributeur du vin chez le roy d’Angleterre, la marraine Françoise Huillier, fille de Robert Huillier et de Marie Millot, ses peres et meres, tous deux de cette parroisse, qui ont declaré ne scavoir signer.<lb/>Marques »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marianne Kerel, fille d’un garde du corps du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">290</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">7 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui septieme juin mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Marianne, née le meme jour, fille de Jean Kerel, garde du corps du roy d’Angleterre, et de Marie Kerel, sa femme, irlandois de nation, demeurants dans cette parroisse, le parrain Denis O’Brien, capitaine d’artillerie du roy d’Angleterre, la marraine Anne Bron, fille de Jacques Brun et de Marie Marche, ses pere et mere, tous irlandois et demeurant dans cette parroisse, la marraine a signé, le parrain a declaré ne scavoir signer.<lb/>Anne Brone, Marques »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Salvé à Saint-Germain-en-Laye, un palefrenier de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">291</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">24 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt quatrieme juin mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moi prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soussigné, Jean, né le vingt deux de ce mois, fils de Louis Salvé, revendeur, et de Louise Lecoeur, sa femme, de cette parroisse, le parrain Jean Cornu, maistre palefrenier de la reine d’Angleterre, françois de nation, demeurant en ce lieu, la marraine Jeanne Brisset, fille de François Brisset et de Marguerite Boitar, ses père et mere, touts de cette parroisse, le parrain a declaré ne scavoir signer, la marraine a signé.<lb/>L’abbé Converset, Jeanne Brisset. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Victoire Lecerteur, fille d‘un écuyer de la Bouche de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">292</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">24 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt quatrieme juin mil six cent quatre vingt douze, par moi prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, a esté baptisée Marie Victor, née le dix sept de ce mois, fille de Philippes Lecerteur, ecuier de la Bouche de la reine d’Angleterre, et d’Elizabeth Moone, sa femme, demeurant sur cette parroisse, le parrain monsieur Bevel Schelton, controlleur general de la maison du roy d’Angleterre, la marrainne madame Marie Victoire de Montecuculi, comtesse d’Amont, femme de M. le marquis d’Avia, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, demeurant en ce lieu, lesquels ont signez.<lb/>B. Skelton<lb/>Vittoria Montecucoli d’Avia d’Almonde<lb/>L’abbé Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Jean Baptiste King dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">293</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">28 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt huitieme juin mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé dans la chapelle du chateau vieux par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier de la reyne d’Angleterre, Jacques Jean Baptiste, né le vingt cinquieme de ce mois, fils de monsieur Jean King, gentilhomme de la chambre privée du roy de la Grande Bretagne, et de demoiselle Marguerite O’Chahain, son epouse, de cette parroisse, le parrain tres haut et tres puissant prince M. le prince de Galles, la marraine tres illustre princesse madame Valgrave, le tout en presence et du consentement de messire François Converset, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, revetu de surpellis et d’estolle, qui a signé avec M. l’abbé de Ronchy.<lb/>J. Ronchi »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de naissance de la princesse d’Angleterre dans le Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">294</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">28 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt huitieme juin mil six cent quatre vingt douze, la reyne d’Angleterre est accouchée d’unne fille vers les neuf heures du soir et cette princesse, appres unne naissance fort heureuse, fut ondoyée par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier de la reyne de la Grande Bretagne, dans le chateau vieux de ce lieu où elle estoit née. Messire François Converset, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, estoit present à cet endoyement, revetu de surpellis et d’estolle, lequel a signé avec M. l’abbé de Ronchy.<lb/>Ce jourd’huy vingt huitieme juin mil six cent quatre vingt deux, fut ondoyée dans le château vieux de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne de la Grande Bretagne, unne princesse dont la reyne d’Angleterre etoit accouchée le meme jour dans le meme chateau vieux de ce lieu vers les neuf heures du roi, en presence de tres haut et tres puissant monarque Jacques Estuard, second de ce nom, roy d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse, son epoux. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Gival, fille d’un trompette du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">29 juin 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufieme juin mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Elisabeth, née le vingt huitieme de ce mois, fille de Nicolas Gival, trompette du roy d’Angleterre, et de Françoise Bourgeois, sa femme, de cette parroisse, le parrain milord Lucan, capitaine des gardes du roy d’Angleterre et lieutenant general des armées du roy de la Grande Bretagne, la marraine madame Waldgrave, femme de chambre de la reyne d’Angleterre, tous anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Izabell Waldgrave, Lucan<lb/>L’abbé Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Morice à Saint-Germain-en-Laye, l’apothicaire de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">13 juillet 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy treizieme juillet mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisée par moy pretre soussigné Marie, née le dixieme de ce mois, fille de Nicolas Morice et de Marie Willemns, sa femme, anglois de nation, demeurant dans cette parroisse, le parrain Mathieu Heris, apotiquaire de la reyne d’Angleterre, le marraine Marie Commorsurn, veufve de Jacques Pourcel, tous anglois de nation et demeeurant dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Mary Purcell, M. Harrisson<lb/>Lehault »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Joseph Gautru, fils d’un officier de la Bouche de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">17 juillet 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix septieme juillet mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbinne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Joseph, né le vingt neuf du mois dernier, fils de Pierre Gautru, officier de la Bouche de la reyne d’Angleterre, et de Margueritte de Groseilles, sa femme, de cette parroisse, le parrain Joseph Dulivier, gentilhomme du roy d’Angleterre, la marraine Marie Leclerc, fille du sieur Nicolas Leclerc et de Charlotte Lavoitiere, ses pere et mere, de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Joseph Dulivier<lb/>Marian Lecler<lb/>L’abbé Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Bottelard, fils d’un lieutenant du régiment des gardes du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt neufieme juillet mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre et vicaire de ce lieu soussigné Jacques, né le vingt septieme de ce mois, fils de Jacques Bottelard, lieutenant dans le regiment des gardes du roy d’Angleterre, et de Anne Fids Patrice, son epouse, de cette parroisse, le parrain millord conte de Melford, ministre et secretaire d’Estat du roy d’Angleterre, premier gentilhomme de la chambre et chevallier de la Jarretiere, la marraine madame Victoria de Montecucully d’Amont, epouse de monsieur le marquis d’Avia, tous demeurant dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Melfort<lb/>Vittoria Montecuculi d’Avia d’Almonte<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Louis Menar, officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">2 août 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy deuxieme aoust mil six cent quatre vingt douze, a esté faict et solemnisé par moy pretre soussigné en face de la sainte Eglise le mariage de Louis Menard, agé de vingt cinq ans, officier du roy d’Angleterre, fils d’Antoine Menard et de Marie Menard, ses pere et mere, anglois de nation, et demeurant dans cette parroisse, d’unne part, et Françoise Prime, agée de vingt sept ans, fille de Nicolas Prime et de Susanne Dixon, ses pere et mere, aussy de cette parroisse et angloise de nation, d’autre part, appres en avoir publié un ban dans cette eglise au prone de la messe de parroisse le vingtieme juillet dernier, et vue la dispence que monseigneur l’archeveque de Paris leur a accordé de deux bans en datte du vingt sixieme du meme mois de juillet, les fiançailles faittes le jour precedent, le tout sans opposition, en presence de Edouard Wilson et autre Edouard Wilson, pere et fils, anglois de nation, officiers du roy d’Angleterre, Paul Billard, de la parroisse de Sainte Anne de Lice, et maitre François Langhorne, pretre, qui ont signé avec les mariés.<lb/>Louis Menar, Françoise Prime<lb/>Wilson, Ed. Wilson, Billard<lb/>Langhorne, Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Planque à Saint-Germain-en-Laye, un officier de la Bouche du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">300</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">5 août 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquieme aoust mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé par moy prestre soussigné Jean, né le jour precedent, fils de Jacques Planque, porteur de chaire de madame la princesse de Conty, et de Isabelle Brisset, sa femme, de cette parroisse, le parrain Jean La Roche, officier de la Bouche du roy d’Angleterre, françois de natin, la marainne damoiselle Marie Goupy, femme de honorable homme Bonaventure Barrage, ecuier de cuisine de M. le duc de La Feuillade, de cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Marie Coupy, Jean Roche<lb/>Marques »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Ignace Smith dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">301</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">8 août 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huitieme aoust mil six cent quatre vingt douze, a esté baptisé dans la chapelle du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, Jacques Ignace, né le jour precedent, fils de Mathieu Smith, gentillome anglois, et de Françoise Aman, son epouse, de cette parroisse, le parrain monsieur le prince de Galles, la ceremonie de ce baptesme faitte en presence et du consentement de messire Isaac Michel, vicaire de cette parroisse, revetu de surpellis et d’estolle, qui a signé avec M. l’abbé de Ronchy<lb/>J. Ronchi<lb/>Michel »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Richard Panberton à Saint-Germain-en-Laye, un commis du trésorier du roi d’Angleterre étant témoin</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">302</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">15 août 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinzieme aoust mil six cent quatre vingt douze, a esté fait et solemnisé en face de la sainte Eglise par moy pretre soussigné le mariage de Richard Panberton, agé de vingt cinq ans, fils de deffuncte Laurent Panberton et de Elisabeth Laurens, ses pere et mere, anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, d’unne part, et Elisabeth Carthar, agée de vingt quatre ans, fille de deffunct Henry Carthar et de Dorothée Woodreff, ses pere et mere, aussy angloise de nation et demeurant dans cette parroisse, d’autre part, appres en avoir publié les bans dans cette eglise à la messe de parroisse et au prone d’ycelle les vingt septieme et trentieme jours du mois de juillet dernier et le dixieme du present mois d’aoust, les fiancailles faites le jour precedent, le tout sans opposition, en presence de Thomas Sunman, commis de M. le chevallier Sparrou, thresorier du roy d’Angleterre, maitre Antoine Marques, pretre, Jerome Lie, carrilloneur de cette eglise, et Marc Dumont, bedeau de la meme eglise, tous de cette parroisse, partie desquels ont signé avec les mariés.<lb/>Richard Pombarton<lb/>Marques, Elisabeth Carter<lb/>Licé Jerosme<lb/>Langhorne, Thomas Sunman »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie d’Angleterre dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, Louis XIV étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">23 août 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’hui vingt troisieme d’aoust mil six cent quattre vingt douze, ont estez suppleez les ceremonies du baptesme dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye à Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de tres haut et tres puissant et tres excellent prince Jacques second, par la grace de Dieu roy de la Grande Bretagne, et de tres hautte, tres puissante et tres excellente princesse Marie Eleonor d’Est, princesse de Modene, son espouze, née audit chasteau de Saint Germain en Laye le vingt huitieme juin de la presente année, aiant estée ondoyé en la chambre de laditte reine par un de ses aumoniers, et lesdittes ceremonies du baptesme lui ont estez suppleez par monseigneur l’eminentissime cardinal de Bouillon, grand aumonier de France, en presence de messire François Converset, prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé dudit Saint Germain, lequel a porté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle, le parrain tres haut, tres puissant et tres excellent prince Louis quatorze, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, la marainne tres haute et tres puissante princesse Elizabeth Charlotte, princesse palatine du Rhin, duchesse de Baviere, espouse de tres haut et tres puissant prince Philippes de France, frere unique du Roy, duc d’Orleans, de Valois, de Chartres et de Nemours, lesquels ont signé.<lb/>Louis, Jacques R., Maria R.<lb/>Elisabeth Charlotte<lb/>Le card. de Bouillon, l’abbé Converset »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Claude Fremont, officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">11 septembre 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy onzieme septembre mil six cent quatre vingt douze, a eté inhumé dans l’eglise le corps du sieur Claude Fremont, officier du roy d’Angleterre, agé de soixante quatorze ans, decedé le jour precedent dans cette parroisse ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence du sieur Michel Lenoble, chef de fruiterie du roy d’Angleterre, et du sieur Jean Colman, chef de fourriere du roy d’Angleterre, qui ont signé.<lb/>Michel Noblet, J. Colman »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Elisabeth Sheridan à Saint-Germain-en-Laye, l’intendant des finances du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">12 septembre 1692</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douzieme septembre mil six cent quatre vingt douse, a eté baptisée par moy pretre, l’un des vicaires, soussigné, Marie Elisabeth, née le jour precedent, fille de Jean Cheredan, garde du roy d’Angleterre, et de Elisabeth Gregoy, sa femme, de cette parroisse, le parrain François Padon, intendant des finances du roy d’Angleterre, la marraine Jeanne Droman, femme du sieur Ravaillon, gentilhomme anglois, tous demeurant dans cette parroisse, qui l’ont faite presenter par le sieur Estienne Covesneau, officier de la marine, et par demoiselle Elisabeth Marie Striich, veufve de M. Michel Strich, tous de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Covesneau, in.<lb/>Eliz. Mary Stritch »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Michel Grignan à Saint-Germain-en-Laye, le chef de fruiterie du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">306</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">16 septembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy seizieme septembre mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre soussigné Michel, né le meme jour, fils de Joachim Grignan et de Barbe Inclix, sa femme, de cette parroisse, le parrain le sieur Michel Le Noble, chef de fruiterie du roy d’Angleterre, la marraine demoiselle Antoinette Soulaigre, epouse du sieur Louis Dumoustier, officier du Roy, tous de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Michel Noble<lb/>Trinité, Anthoinet Soulaigre »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de François Persan, valet de pied du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">307</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix septieme septembre mil six cent quatre vingt douze, a eté inhumé dans l’eglise le corps de François Persan, agé de quarante ans, anglois de nation, autrefois vallet de pied du roy d’Angleterre, decedé le jour precedent ; messe haute, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de Thomas Brel, valet de pied du Roy, et de Nicolas Meilleur, aussy valet de pied du roy d’Angleterre, qui a signé avec maitre Antoine Marques pretre, et Jean Stableton, aussy valet de pied du roy d’Angleterre, de cette parroisse.<lb/>Thomas Brel a declaré ne scavoir signer, a fait + cette croix.<lb/>Marques<lb/>John Stapleton<lb/>Nicholas Milord »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Barneval, fille d’un commis au bureau du secrétaire du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">308</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">29 septembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt neufieme septembre mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre soussigné Françoise, née le vingt septieme de mars, fille de François Barneval, commis au bureau de M. le chevalier Negle, secretaire du roy de la Grande Bretagne, et de Catherine Blancheville, sa femme, de cette parroisse, le parrain M. Ignace marquis d’Ableville, la marraine madame Françoise Jenings, duchesse de Tirconnel, qui l’a faitte presenter par madame Marie Damelton, epouse de M. Nicolas Kinsland, milord d’Irlande, tous de cette parroisse, qui sont signé.<lb/>Le marquis d’Ableville<lb/>Kingland, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage d’Antoine More à Saint-Germain-en-Laye, des officiers du roi d’Angleterre étant témoins</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">309</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">4 octobre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatrieme octobre mil six cent quatre vingt douze, a eté fait et solemnisé en face de la sainte Eglise le mariage d’Antoine More, agé de quarant ans, fils de Guillaume More et de Elisabeth Dracot, ses pere et mere, anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, d’unne part, et Marie Simson, agée de vingt cinq ans, fille de Georges Simson et de Elisabeth Gambell, ses pere et mere, aussy angloise de nation, et demeurant dans cette parroisse, d’autre part, appres en avoir publié les bans dans cette eglise au prone de la messe de parroisse les quatorsieme, vingt unieme et vingt huitieme septembre dernier passé et les fiancailles faites le jour precedent, le tout sans opposition, les ceremonies du mariage faites avec la permission de messire François Converset, prieur et curé de ce lieu et de son consentement par M. François Langhorne, pretre anglois et demurant dans cette parroisse, presentes Charles Macharty, chef de cave du roy d’Angleterre, Guillaume Trockmorton, gentilhomme anglois, Edouard Piedley, officier de la chapelle du roy d’Angleterre, et maitre Antoine Marques, pretre, qui ont signé avec l’epoux, l’epousée a declaré ne scavoir signer.<lb/>Guillaume Throckmorton, Anthony Moore, Charles Macartie<lb/>Marques, Edward Pedley, François Langhorne »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Barry à Saint-Germain-en-Laye, le chef de fourrière du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">310</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">9 octobre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy neufieme octobre mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Jacques, né le jour precedent, fils de Thomas Bary et d’Emée Gouin, sa femme, anglois de nation et demurant dans cette parroisse, le parrain M. Jean Colman, chef de fourriere du roy d’Angleterre, la marraine demoiselle Françoise Bary, fille de Jean Barry et de Françoise Barry, ses pere et mere, tous anglois de nation et demeurants dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Jo. Colman<lb/>Fran. Barry »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Guion à Saint-Germain-en-Laye, le duc de Berwick étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">311</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt unieme octobre mil six cent quatre vingt douze, par moy pretre vicaire soussigné ont eté supplées les ceremonies du bapteme à Jacques, né le vingt quatrieme jour du mois d’aoust dernier et ondoyé le trentieme du meme mois avec la permission de monseigneur l’archeveque de Paris du meme jour, fils du sieur Jean Guion, maitre d’hotel de monseigneur le duc de Barvic, et de Luce Desfontaines, sa femme, de cette parroisse, le parrain tres illustre prince millord duc de Barvick, la marraine madame Marie Amilton, contesse de Kainsland, tous demeurant dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Le duc de Berwick, Kinsgland<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Odnise, fils d’un garde du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">312</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">23 octobre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme octobre mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisé par moi prestre soussigné Thomas, né le quinze de ce mois, fils de François Odnise, garde du roy d’Angleterre, et d’Helene Cupe, sa femme, le parrain le sieur Thomas Neville, gentilhomme, ecuier de la reine d’Angleterre, la marraine damoiselle Marie Coffin, fille du sieur Jean Coffin, et de dame Elizabeth Corson, ses pere et mere, touts anglois de nation, demeurants dans cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Marques, Mary Coffyn, Tho. Neville »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Brigitte Sarsfield, fils d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">313</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">23 octobre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Un acte du 15 février 1713 inséré à la fin du registre porte réformation de cet acte de baptême et ordonne la rectification du nom de Sarsfield ainsi que le remplacement du « anglois de nation » par « irlandois ».</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme octobre mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisé par moy pretre, vicaire, Brigitte, née le jour precedent, fils du sieur Ignace Sarsflet, officier du roy d’Angleterre, et de Brigitte Kaissy, son epouse, anglois de nation et demeurant dans cette parroisse, le parrain le sieur Patrice Herly, gentilhomme anglois, la marraine Marie Faiculer, epouse du sieur Caissey, gentilhomme irlandois, tous demeurant dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Pat. Hurly, Mary Casy, Trinité »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Patrice O’Gara à Saint-Germain-en-Laye, la dame d’honneur de la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">314</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">25 octobre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt cinquieme octobre mil six cent quatre vingt douse, a eté baptisé par moy pretre, premier vicaire, soussigné Jean Patrice, né le jour precedent, fils du sieur Ollivier O’Gara, collonel irlandois, et de demoiselle Marie Fleming, son epouse, demeurant en cette parroisse, le parrain messire Patrice Sarfeild, conte de Lucan, la marraine madame madame Victoria Victoria de Montecuculli d’Arcia, comte d’Armont, dame d’honeur de la reyne d’Angleterre, tous de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Vittoria Montecuculi d’Arcia d’Almonte<lb/>Michel, Lucan »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François Bothler dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">315</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme octobre mil six cent quatre vingt douse, a eté baptisé dans la chapelle du chateau vieux de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, en presence et du consentement de messire François de Converset, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, revetu de surpellis et d’estolle, Jacques François Richard, né le vingt troisieme de ce mois, fils du sieur Richard Botlar, capitaine des gardes du roy d’Angleterre, et de Luze Kaifrie, son epouse, demeurant en cette parroisse, le parrain tres illustre prince M. le prince de Galles, fils de tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres illustre princesse Marie d’Est, princesse de Modene et reyne d’Angleterre, qui n’a pas signé, messieurs les abbés de Ronchy et de Converset ont signé avec madam la contesse d’Arrol, gouvernante de M. le prince de Galles<lb/>K. Arroll<lb/>Pellerin Ronchi, l’abbé Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Nairne à Saint-Germain-en-Laye, la gouvernante du prince de Galles étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">316</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">30 octobre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentieme octobre mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Jean, né le jour precedent, fils de David Nairne et de Marie Copigné, sa femme, anglois de nation, demeurant dans cette parroisse, le parrain M. Jean, conte de Melford, secretaire d’Estat du roy d’Angleterre, la marraine madame Catherine Carneguy, contesse d’Aroll, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, demeurant dans cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Converset, K. Arroll, Melfort »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Louise Lachaussée à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">317</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troisieme novembre mil six cent quatre vingt douse, a eté baptisé par moy pretre vicaire soussigné Marie Louise, né le vingt huitieme octobre dernier, fille du sieur François Lachaussée, garde des plaisirs du Roy en ce lieu, et de Louise Lagrave, sa femme, de cette parroisse, le parrain Jacques de Labadie, gentihomme de la chambre du roy d’Angleterre, la marraine Marianne Skinner, son espouse, femme de chambre de madame la princesse d’Angleterre, qui ont signé.<lb/>Mary Anne Skinner, de Labadie, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Georges Robert Winniffe à Saint-Germain-en-Laye, un conseiller du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">318</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy neufieme novembre mil six cent quatre vingt douze, ont eté suplées les ceremonies du bapteme par moy pretre, docteur de Sorbonne, abbé de Notre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soussigné, à Georges Robert (l’enfant est agé de six semaines comme le pere nous a dit depuis ce temps là, lorsque nous l’avons interrogé là dessus, et que la mere s’est offert à signer, et que l’enfant avoit esté ondoyé par la sage femme), fils de George Viniffe et de Dorothée Fford, sa femme, anglois de nation, demeurant dans cette parroisse, le [parrain] messire Robert Rodolphe, conte de Feilding, collonel anglois, la marraine madame Catherine Heywood, femme du sieur Robert Brent, conseiller du roy d’Angleterre, tous demeurant dans cette parroise, qui ont signé avec le pere et la mere, qui ont signé.<lb/>Geo Winniffe, Robert Rodolphe conte de Feilding<lb/>Catherine Brent<lb/>Dorothy Winniff, Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Patrice O’Maden à Saint-Germain-en-Laye, un capitaine des gardes du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">319</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix septieme novembre mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisé par moy prestre soussigné Patrice, né le onze de ce mois, fils de Jean O’Maden, colonel irlandois, et de Marie Bourk, son espouze, demeurant sur cette parroisse, le parrain milord Sasfield, comte de Lucan, capitaine des gardes du roy d’Angleterre, la marraine madame la duchesse de Tyrconnel, veuve de feu milord Tyrconnel, vivant vice roi d’Irlande, touts irlandois de nation demeurants sur cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>La duchess de Tyrconnell<lb/>Lucan, Marques »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Anne Colson, femme d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">320</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">26 novembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme novembre mil six cent quatre vingt douze, a eté inhumé dans l’eglise Anne Colson, agée de vingt huit ans, femme de Jean Roche, officier du roy d’Angleterre, decedée le jour precedent, et de cette parroisse ; vepres des morts, prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame, presents le sieur Arthur Laverey, vallet de chambre de la reyne, et Jean Viley, vallet de chambre de madame la princesse d’Angleterre, qui ont signé.<lb/>Arthur Lavery, John Willliy »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henry Caps, fils d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">321</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentieme novembre mil six cent quatre vingt douze, a eté baptisé par moy pretre, vicaire soussigné, Henry, né le jour precedent, fils de Henry Caps, officier du roy d’Angleterre et de Unique Lezemby, son epouse, anglois et de cette parroisse, le parrain le sieur Thomas Bellessy, colonel anglois, la marraine demoiselle Onefride Herbel, fille de monsieur le duc de Povis, tous anglois de nation et de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>T. Belasyre, Herbert, Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Daniel Arnold, fils d’un palefrenier de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">322</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">7 décembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy septieme decembre mil six cent quattre vingt douze, a esé baptisé par moi prestre, vicaire de ce lieu, Jean Daniel, né le seize de novembre, fils de Thomas Arnold, pallefrenier de la reine d’Angleterre, et de Elizabeth Belot, sa femme, le parrain Daniel Foulomme, page de la chambre de la princesse d’Angleterre, la marainne Rebecca Ouper, fille de Thomas Ouper, cocher de la reine d’Angleterre, et de Marie Nache, ses pere et mere, touts anglois de nation, demeurant sur cette parroisse, lesquels ont signé.<lb/>Daniel Fatam<lb/>Rebecake Hooper »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Catherine Leduc, décédée au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">323</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">12 décembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dousieme decembre mil six cent quatre vingt douse, a eté inhumé dans le cymetiere le corps d’unne servante nommée Catherine Leduc, veufve, agée de soixante cinq ans, decedée le jour precedent chez monsieur Labadie, officier et premier vallet de chambre du roy d’Angleterre, dans le chateau vieux de ce lieu ; prieres et suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maitres Pierre Tailles et Antoine Marques, pretre, qui ont signé.<lb/>Marques, Teilhes »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas et Marie de River, enfants d’un brigadier des gardes du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">324</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">15 décembre 1692</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinzieme decembre mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisé par moi presre, l’un des vicaires soussigné, Thomas, né le cinq de ce mois, fils de Jean Georges de Rivière, brigadier des gardes du roy d’Angleterre, et de Marie Fin, son espouze, et en mesme temps les ceremonies de baptemes ont estez suppléées à Marie, sœur du dit Thomas et jumelle, qui a esté baptisé à la maison par la sage femme en cas de necessité, le parrain de Thomas Gervais Scroup, gentilhomme anglois, la marainne Elisabeth Waivel, le parrain de Marie Thomas Kyuciaton, gentilhomme anglois, la marainne Margueritte Berney, espouze du sieur Thomas Kuyuetot, parrain de Marie, tout anglois de nation demeurant sur cette parroisse, lesquels ont signez avec le père.<lb/>Scroop<lb/>Tho. Kuyurtone, Eli. Wivell<lb/>Trinité, Margaret Kuyurton, De River »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marguerite d’Aloyau à Saint-Germain-en-Laye, un sellier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">325</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">30 décembre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentieme decembre mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisée par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Margueritte, née le jour precedent, fille de Louis d’Aloyau, et de Marie Pintret, sa femme, de cette parroisse, le parrain Nicolas Michel, sellier du roy d’Angleterre, la marainne Marguerite Pintret, femme de Michel Joseph Ducreux, pintre, demeurant sur la paroisse Saint Gervais à Paris, le parrain a signé, la marainne a declaré ne scavoir signer.<lb/>Nicolas Michel<lb/>Converset »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jeanne Verdon, fille d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">326</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">30 décembre 1692</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentieme decembre mil six cent quattre vingt douze, a esté baptisé par moi prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Sully, prieur et curé de ce lieu, Jeanne, née le vingt quattre de ce mois, fille de Gilles Verdon, officier du roy d’Angleterre, et d’Elizabeth d’Acre, sa femme, le parrain messire Roger, comte de Castelmaine, la marainne madame Marie Gavin, fille de messire Jean Gavin, gentilhomme anglois, et d’Elizabeth Gavin, ses pere et mere, touts anglois de nation demeurant dans cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Converset, Mary Coffyn, Watkins »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thérèse Molza dans la chapelle du Château-Vieux à Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">327</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1692-1693</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">2 janvier 1693</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deuxieme janvier mil six cent quatre vingt treze, a eté baptisé dans la chapelle du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, Therese, née le jour precedent, fille de messire Charles, conte de Molza, et de madame Veronique Angelotty, son epouse, italiens et demeurant dans cette parroisse, le parrain tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Irlande et d’Escosse, la ceremonie de ce bapteme faite en presence et du consentement de messire Isaac Michel, vicaire de ce lieu, revetu de surpellis et d’estolle, qui ont signez.<lb/>Jacques R.<lb/>Jacques Ronchi<lb/>Michel »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Michel Rokisson à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">17 février 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix sept fevrier mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisée par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Michel, né le quinze de ce mois, fils de messire Jean Rokisson, gentilhomme anglois, et de damoiselle Marie Clark, sa femme, le parrain monsieur Michel Badingteild, gentilhomme du roy d’Angleterre, la marainne damoiselle Elizabeth Ssiliard, veuve de feu le sieur Ssiliard, gentilhomme anglois, touts anglois de nation, demeurant sur cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Mich. Bedingfeil<lb/>Converset, Eliz. Celliere »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Eno à Saint-Germain-en-Laye, le premier médecin du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">22 février 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt deuzieme fevrier mil six cent quattre vingt treiz, a esté baptisée par moi prestre, vicaire, soussigné, Marie, née le dix neuf de ce mois, fille de Gabriel Eno, confiturier de la reine douairiere d’Angleterre, et de Jeanne Bernarde, son espouze, le parrain M. le chevalier Walgrave, premier medecin du roy et de la reine d’Angleterre, la marainne madame Stafford, espouze de M. Stafford, gentilhomme anglois, touts demeurantz sur cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Gulielmus Waldegrave<lb/>Michel, Mary Stafford »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Élisabeth et Anne Griffin, filles d’un jardinier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">6 mars 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy sixieme mars mil six cent quatre vingt treize, ont esté baptisez sous condition par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Elisabeth et Anne, filles jumelles de Guillaume Greffine, jardinier du roy d’Angleterre, et d’Honoré Heins, les pere et mere, le parrain d’Elisabeth Maurice Dolande, pourvoyeur du roy d’Angleterre, la marainne Elisabeth Shaklock, fille de Jacques Shaklock, espicier, et de Christien Hainsh, les père et mere, le parrain d’Anne maistre Hugues Augustin Baussonnet, acholitte, fille de maistre Michel Baussonnet, chirurgien du roy tres chretien, et de Marie Billeu, les pere et mere, de cette parroisse, la maraine Marguerite Wesley, femme de monsieur Halpheny, scellier du roy de la Grande Bretagne, tous anglois de nation et demeurant sur cette paroisse, qui ont signez.<lb/>Mauris Doland, Elizabeth Shaklock<lb/>Margarett Halpeny, Baussonnet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Agnès Françoise Baugrand à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">331</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">23 mars 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troizieme mars mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy pretre soubsigné Agnes Françoise, née du jour precedent, fille de Barthelmy Baugrand, vigneron, et de Catherine Le Scieur, ses pere et mere, de cette paroisse, le parain François Turot, officier du roy d’Angleterre, fils de maistre Robert Turost, avocat en parlement demeurant à Beauvais, et de damoiselle Huditte Mangaland, ses pere et mere, la marainne demoiselle Agnes Hoingt, fille du sieur Jean Hoingt, officier defuncte la Reine, et d’Agnes Maillant, ses pere et mere, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Agnes Jouin<lb/>Thureau, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Françoise Hollanne, fille d’un médecin du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">332</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">26 mars 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme mars mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Marie Françoise, née du vingt troisieme du present mois, fille de Daniel Hollanne, medecin du roy d’Angleterre, et de Marie Honelle, son espouse, anglois de nation et demeurant en cette paroisse, le parain messire Rodolphe Magdanel, gentlhomme de la chambre du roy d’Angleterre, la marainne Françoise Fax, fille de Thomas Fax, gentilhomme anglois, et de Catherine Roulle, ses pere et mere, tous anglois de nation, qui ont signez.<lb/>Converset, Frances Fox, M.Donell »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Ester Margueritte Bexter à Saint-Germain-en-Laye, un officier de la Bouche du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">333</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">26 mars 1693</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme mars mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soussigné Istre Margueritte, née du vingt deuzieme du present mois, fille d’Honoré Bexterre, tailleur, et de Marie Bexterne, ses pere et mere, anglois de nation, le parain Jean Martinanche, officier de la Bouche du Roy d’Angleterre, la marainne Margueritte Jonlle, femme Jean Ouilké, valet de chambre de la princesse d’Angletairre, tous anglois de nation, la maraine a declaré ne scavoy signer, lesquels ont signez.<lb/>John Martinoch<lb/>Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Marie Madeleine Gouffier, duchesse de Northumberland, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">334</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">4 avril 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme mars mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soussigné Istre Margueritte, née du vingt deuzieme du present mois, fille d’Honoré Bexterre, tailleur, et de Marie Bexterne, ses pere et mere, anglois de nation, le parain Jean Martinanche, officier de la Bouche du Roy d’Angleterre, la marainne Margueritte Jonlle, femme Jean Ouilké, valet de chambre de la princesse d’Angletairre, tous anglois de nation, la maraine a declaré ne scavoy signer, lesquels ont signez.<lb/>John Martinoch<lb/>Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Édouard Douglas, fils d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">335</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">4 avril 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatriesme avril mil six cent quatre vingt treize, a eté baptisé par moy prestre soubsigné Edouard, né le jour precedent, fils de Edouard Douglasse, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Marie Loque, sa femme, tous deux anglois de nation, le parrain Maurice Doland, officier du roy d’Angleterre, la marraine Elizabeth Kerter, fille de Robert Kerter et de Anne Whitmore, ses pere et mere, tous anglois de nation, lesquels ont signez.<lb/>Maurice Doland<lb/>E. Cartar, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Michelle Cousin à Saint-Germain-en-Laye, un pourvoyeur du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">336</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">5 avril 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquieme avril mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Michelle, née du deuxieme du present mois, fille de Jean Cousin et de Denise Salé, sa femme, de cette paroisse, le parain Maurice Dolande, pourvoyeur du roy d’Angleterre et anglois de nation, la marainne Michelle Louise Paulin, fille de Louis Paulin, comis aux aydes, et de Margueritte Danielle, ses pere et mere, de cette paroisse, lesquels ont signez.<lb/>Michelle, Louisse Paulin, Maurice Dolland<lb/>Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de François Clarke à Saint-Germain-en-Laye, l’aumônier général des armées du roi d’Angleterre étant témoin</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy septieme avril mil six cent quattre vingt treize, a esté inhumé le soir dans cette eglise le corps du sieur François Clarke, gentilhomme anglois, aagé de quarante ans ou environ, decedé cette nuict ; vespres des morts, prierres et suffrages accoustumées chantées pour le repos de son ame en presence de messires Eduard Cary, prestre et aumosnier general des armées du roy d’Angleterre, et de Guillaume Philipot, prestre, chapelain du roy d’Angleterre, anglois de nation, amis du deffunct, et d’Antoine Jamet, prestre de cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Edward Cary, Will. Philpot<lb/>Jamet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Drummond dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">338</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">8 avril 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huictieme avril mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, dans la chapelle du chasteau vieux, Marie, née le vingt troizieme du mois de mars, fille de seigneur Jean, comte de Melford, ministre et secretaire d’Estat de Sa Majesté britanique, premier gentilhomme de sa chambre et chevalier de l’ordre de la Jartierre, et de madame Affé, son epouse, ecossois de nation et demeurant dans cette paroisse, la mareinne tres haute et tres puissante et tres excellente princesse Marie Eleonord d’Est, princesse de Modene, epouse de tres haut, tres puissant et tres excellent prince Jacques second, par la grace de Dieu roy de la Grande Bretagne, en presence et du consentement de maistre François Converset, prieur et curé dudit Saint Germain, revetu de surplis et d’estolle, lequel a presenté les saintes huilles prises de la paroisse royalle du dit lieu, qui ont signez.<lb/>J. Ronchi, l’abbé Converset<lb/>Maria R. »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Thérèse White dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">339</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy neufvieme avril mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, dans la chapelle du chasteau viel de Saint Germain en Laye, Marie Therese, née le vingt troizieme de mars, fille de messir Ignace With, marquis d’Ableville, ambassadeur du roy d’Angleterre en Hollande, et de madame Marie Scahorow, son epouse, anglois de nation et demeurant sur cette paroisse, la mareinne tres haute et tres puissante et tres excellente princesse Marie d’Este, princesse de Modene, epouse de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, par la grace de Dieu roy de la Grande Bretagne, en presence et du consentement de messir François Converset, prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé du dit Saint Germain, revestu de surplis et d’estolle, lequel a presenté les saintes huilles prises de la paroisse dudit lieu, et lesquels ont signez.<lb/>J. Ronchi, Maria R.<lb/>Converset »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marianne Nihell à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">340</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">14 avril 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorziesme avril mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisée sous condition Marianne, fille de Jacques Nielle, premier secretaire du millort Melford et de Françoise Folliate, ses peres et mere, irlandois de nation, demeurants dans cette parroisse, le parrain maistre François Gautier, officier du roy d’Angleterre, la marraine Marienne Labady, femme de messire Jacques Labady, de cette parroisse, lesquels ont signez. Cet enfant estoit venue au monde le vingt huitieme de mars et a esté baptisée sous condition par moy prestre soussigné.<lb/>F. Gaultier, Mary Delabadie<lb/>Ja. Nihell<lb/>Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Maugis à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">341</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme avril mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Marie, née du dixieme du present mois, fille de Claude Maugis, parfumeur, et de Françoise Dude, son epouse, le parain le sieur Nevelle, escuyer de la reyne d’Angleterre, la mareinne madame Bidolphe, epouse du sieur Richard Bidolph, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, tous anglois de nation, lesquels ont signez, avec le pere present.<lb/>Marie Biddulph, Tho. Neville<lb/>Jamet, Claude Maugis »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de François Chevalier, fils d’un officier de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme unieme avril mil six cent quatre vingt treize, a esté inhumé dans le cymetiere le corps de François Chevalier, decedé le jour precedent, aagé de cinq ans, fils de Pierre Chevalier, officier de la reine d’Angleterre, et de Peace Coulson Balthasare, ses pere et mere, demeurant sur cette paroisse ; priere et suffrages chantées en presence de Antoine Jamet, prestre, et Huges Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signez.<lb/>Baussonnet, Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Thomas Joly à Saint-Germain-en-Laye, un huissier de la chambre de la reine d’Angleterre étant témoin</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">22 avril 1693</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt deuzieme avril mil six cent soixante treize, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre soussigné le mariage de Thomas Joly, fils d’Edvard Joly et de Marie Vause, et Elizabeth Cotereau, fille d’Antoine Cotereau et de Margueritte Rigby, touts anglois de nation, demeurant sur cette parroisse, apres en avoir publié un ban au prosne de la messe parroissialle le cinquieme avril de la presente année, et veu la dispence de monseigneur l’archevesque pour les deux autres avec la permission de fiancier et marier en mesme jour en datte du quinzieme du present mois, le tout sans opposition, en presence du sieur Wanncome Peirepoint, huissier de la chambre de la reine d’Angleterre, et de Remy Fruuytiers, valet de chambre du sieur Strikland, et de maistre Antoine Jamet, prestre de cette parroisse, et de Lie Jerome, carilloneur, lesquels ont signez avec l’espoux et l’espouze.<lb/>Jamet, Elizabeth Gutthero, Tho. Jolly<lb/>Warn. Peirepoint, Remy Fruytiers<lb/>Lié Gerome, O’Brien »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Gosset à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant témoin</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">344</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">10 mai 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dixieme may mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné, Jean, né du huictiesme du present mois, fils de Pierre Gosset, porteur de madame et de Marie Magdelainne Gerosme, son epouse, de cette paroisse, le parein Jean de La Roche, officier du roy d’Angleterre, et François de Nation, la mareinne Jeanne Rogé, femme de deffunct Adrian Manchron, marchand boucher, tous de cette paroisse, lesquels ont signez.<lb/>Roche, Marguerite Roger<lb/>Jamet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François Edouard Sarsfield dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">345</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1693</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douzieme may mil six cent quatre vingt treize, ont esté supplée les ceremonies du baptesme dans la chapelle du chasteau vieux de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé de Ronchy, premier ausmonier du roy et de la reyne d’Angleterre, à Jacques François Eduard, né le trentieme de mars de la presente année, aiant esté ondoyé à la maison dans le cas de necessité, fils de messire Patrice Sarsfield, milord et comte Lucan, capitaine de la seconde compagnie des gardes du corps du roy d’Angleterre, et de dame Honoré Burke de Clanricarde, son epouse irlandois de nation, le parain haut et puissant prince Jacques François Eduard, prince de Galles, fils de haut et puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse princesse Marie d’Este, princesse de Modenne, son epouse, le tout en presence et du consentement de maistre Isaac Michel, vicaire de cette paroisse, lesquels ont signez avec le pere present.<lb/>Pour le prince, K. Arroll, governess<lb/>H. Lucan, Sarsfield Lucan<lb/>Ann Sarsefld, Mart. Burke, prestre<lb/>Killmallick, J. Ronchi<lb/>Armunt Lenster, Michel<lb/>Lymerick<lb/>John Nyrrell<lb/>Burk »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Skelton dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">346</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">13 mai 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy treizieme may mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reyne d’Angletaire, dans la chapelle du chasteau viel de Saint Germain en Laye, Marie, née du mesme jour, fille de monsieur Beville Skelton, controleur general de la maison du roy de la Grande Bretagne, et de madame Marie O’Brien, son epouse, la mareinne tres vertueusse et tres excellente princesse Marie d’Este, princesse de Modenne, epouse de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, le tout en presence et du consentement de maistre Isaac Michel, prestre, vicaire de la ditte paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>J. Ronchi, Maria R.<lb/>Michel »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Alexandre MacDonell, fils d’un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">14 mai 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme mai mil six cent quattre vingt treize, a esté baptisé par moi prestre vicaire soussigné Alexandre, né ce matin, fils du sieur Rodolphe Magdonel, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et d’Hanne Roche, son espouze, le parrain monsieur Jacques Porter, vice chambellan du roy d’Angleterre, la marainne madame Catherine Marie, comtesse d’Arolles, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, touts anglois de nation, lesquels ont signez avec le pere, present.<lb/>R. M.Donell, J. Porter, K. M. Arroll<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Gouffier, fille d’un postillon du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">14 mai 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme mai mil six cent quattre vingt treize, ont esté suppléez les ceremonies de bapteme par moi prestre, vicaire, soussigné, à Marie, née le meme jour, ondoiée par la sage femme en cas de necessité, fille de François Gouffier, postillon de monseigneur le prince de Galles, et d’Elizabeth Boulay, son espouze, françois de nation, de cette paroisse, le parrain Benjamin Cotton, sellier de la reine d’Angleterre, la mrainne Rebecca Huupar, fille de Thomas Huupar et de Marie Nache, ses pere et mere, anglois de nation, demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signez.<lb/>Benj. Cotton.<lb/>Rebecaker Hooper<lb/>Michel »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Petillon à Saint-Germain-en-Laye, un valet de chambre de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">27 mai 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt septieme mai mil six cent quattre vingt treize, a esté baptisé par moi prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Jean, né le vingt cinq de ce mois, fils du sieur Jean Petillon, concierge de l’hostel de Turenne, et de damoiselle Barbe Osmont, son espouze, de cette parroisse, le parrain le sieur Jean Abel, valet de chambre de la reine d’Angleterre, italien de nation, le marainne madame Françoise Amoen, nourrice de monseigneur le prince de Galles, espouze du sieur Smith, anglois de nation, le parrain a signé, la marainne a declaré ne scavoir signer.<lb/>John Abbell, Converset »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Georges Watkins à Saint-Germain-en-Laye, des officiers du roi d’Angleterre étant témoins</unittitle>
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              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">29 mai 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neuvieme mai mil six cent quattre vingt treize, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere la sainte Eglise par moi prestre soussigné le mariage entre Georges Watkins, fils de Georges Watkins et de Winfreid Jones, ses pere et mere, d’une part, et Elizabeth Broomer, fille du sieur Jeremie Broomer et d’Anne Frost, ses pere et mere, touts anglois de nation demeurant sur cette parroisse, apres avoir publié deux bans par deux dimanches consecutifs au prosne de la messe de parroisse, c’est assavoir les dix sept et vingt quattre may de la presente année, et veu la dispense du troisieme ban qu’ilz ont obtenu de monseigneur l’archevesque de Paris portant permission de financer en mesme temps en datte du vingt sept du present mois, le tout sans opposition, en presence du sieur Jean Lytcott, chevalier anglois, du sieur Guillaume Crane, escuyer de la reyne, et du sieur Eduard Jones, cousin germain de l’espoux, les deux autres amis de l’espoux, et du sieur Gerosme Broomer, officier de la Bouche du roy d’Angleterre, pere de l’espousée, et du sieur Jean Lewin, inspecteur des ecuries du roy d’Angleterre, et du sieur François Beaulieu, premier chirurgien du roy d’Angleterre, amis de l’espousée, lesquels ont signez avec l’espoux et l’espousée.<lb/>Jo. Lytcott, Georges Wattkins<lb/>Guillaume Crane, Elisabeth Broomer<lb/>Edward Jones, Broomer<lb/>François Langhorne, pretre anglois, J. Lewin<lb/>Beaulieux »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Winifred Maynard, fille d’un officier de la Bouche du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troizieme juin mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné a esté baptisé par moy prestre soubsigné Winfrede, née du dernier du mois de may, fille de messire François Mesnard, officier de la Bouche du roy, et de damoiselle Marie Deslauriers, son epouse, de cette paroisse, le parrain messire Beville Skelton, controleur general de la maison du roy d’Angleterre, la marainne madame Winefrede Stricklande, femme de messire Thomas Stricklande, chevalier, tous anglois de nation et demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>B. Skelton<lb/>W. Strickland<lb/>Francis Miner<lb/>De Conihoulp »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Marie Canelé, fille d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">352</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy treiziesme juin mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre sousigné Elizabeth Marie, née le jour precedent, fille de Jean Canelé, capitaine et officier du roy d’Angleterre, et de Marie Anne Cecvile, sa femme, le parrain Edouard Saxebis, fils de Guillaume Saxebis, irlandois, on n’a pas peu scavoir le nom de sa mere, la marraine Elizabeth Faye, fille d’Edmond Faye et d’Anne Galante, ses pere et mere, de cette parroisse, le parrain a declaré ne scavoir signer, la marraine a signée.<lb/>Elisabeath Fay, Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’abjuration de Marie Wyet, épouse d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">353</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy treiziesme juin mil six cent quatre vingt treize, Marie Wyet, angloise de nation, aagée de cinquante huit ans, femme de Leonard Wyet, palefrenier du roy d’Angleterre, demeurant sur cette parroisse, a fait abjuration de l’heresie anglicane dans cette eglise entre les mains du pere Pulton, jesuite, suivant le pouvoir qu’il en a receue de monseigneur l’archevesque et avec la permission de messire François Converset, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, et a fait profession de la foy catholique, apostolique et romaine en presence de maistres Michel Trinité, prestre, l’un des vicaires de ce lieu, et Antoine Jamet, prestre, et de damoiselles Suzanne Lavary et Jeanne Theriar, angloises de nation, lesquels ont signez.<lb/>Susanna Lavery, Jane Terrier<lb/>Jamet<lb/>Trinité, André Pulton »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Catherine Nagle dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">354</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">15 juin 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinzieme juin mil six cent quattre vingt treize, a esté baptisée dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé de Ronchy, premier aumonier du roy et de la reine d’Angleterre, Catherine, née le jour precedent, fille de messire Richard Nagle, secretaire d’Estat du roy d’Angleterre, et de madame Jeanne Carné, son espouze, la marainne tres vertueuse et tres excellente princesse Marie d’Est, princesse de Modene, espouze de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, laquelle a signé le tout en presence et du consentement de maistre Isaac Michel, prestre, vicaire de cette parroisse, qui a presenté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle.<lb/>J. Ronchi, Maria R.<lb/>R. Nagle<lb/>Ann Nugent, Tyrconnell<lb/>Michel »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Collens à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme servant de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">355</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">8 juillet 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huitieme juillet mil six cent quatre vingt trois, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Marie, née du jour precedent, fille de Corneille Collinse, irlandois, et de Marie Nairne, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrain Edmond Barry, gentilhomme servant de la reyne d’Angleterre, la marraine Marie Litlebois, gouvernante de la fille de feu milord Donbarton, tous anglois de nation, et demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Mari, Cornelius Collens, Trinité, Edm. Barry »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Philippe Mindorge à Saint-Germain-en-Laye, la veuve du lieutenant des chasses du roi d’Angleterre étant témoin</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">356</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix neuvieme juillet mil six cent quattre vingt treize, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere la sainte Eglise par moi prestre soussigné le mariage entre Philippes Minedorge, fils de Robert Minedorge et d’Adrienne de Saint Ouin, ses pere et mere, d’une part, et Anne Legros, fille de Jacques Legros et d’Anne Milocho, deffuncts, ses pere et mere, touts de cette parroisse, apres en avoir publié les bans aux prosnes de la messe parroissialle par trois dimanches ou festes consecutifs, à scavoir les vingt neuf juin et cinq et douze juillet de la presente année, le tout sans opposition, en presence de Robert Minedorge, pere de l’espoux, de Robert Minedorge, son frere, et du sieur Charles Daufresne, tuteur de l’espouze, et de Pierre Conserveur, son beau frere, et de damoiselle Cecille Hebert, veuve du sieur Antoine Favannes, lieutenant des chasses du roy d’Angleterre, partie desquels ont signez avec l’espoux, l’espouze a declaré ne scavoir signer.<lb/>Philippe Minedorge, Robert Mondorge<lb/>Daufresne, Cesille Hebert, Jamet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Baguel dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">357</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">10 août 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dixieme aoust mil six cent quattre vingt treize, a esté baptisé dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé Ronchy, premier aumosnier du roi et de la reine d’Angleterre, Jacques, né le jeudy au soir du trente unieme juillet, fils de messire Jean Baguel, colonel anglois, et de madame Helene Goule, son espouze, le parrain tres haut, tres excellent et tres puissant monarque Jacques second, roi de la Grande Bretagne, la marainne madame Victoire de Montecuculi, comtesse d’Annemont, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, le tout en presence et du consentement de maistre Isaac Michel, prestre, vicaire de cette parroisse, lequel a presenté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle, qui ont signez.<lb/>J. Ronchi, Jacques R. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Marie King, fille d’un gentilhomme du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">23 août 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troizieme aoust mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Elisabeth Marie, née du treizieme du present mois, fille du sieur Jean King, gentilhomme du roy d’Angleterre, et de damoiselle Margueritte O’Cahan, son espouse, irlandois de nation et demeurant sur cette paroesse, le parrain le sieur Henry Browne, fils de millord Montaigu, la marainne Elisabeth Owalgrave, femme du sieur chevalier Owalgrave, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Henry Browne<lb/>Isabella Waldgrave<lb/>John King, L. Ponneyet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles Hubert, fils d’un gentilhomme du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">16 septembre 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy seizieme septembre mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Charles, né du treizieme du present mois, fils de Denis Hubert, officier du roy d’Angleterre, et de Marie Barot, ses pere et mere, le parrain Antoine Dupuis, tondelier vinaigrier, la marainne Françoise Heriotte, domestique de monsieur Leprieur, tous de cette paroisse, le parrain a signé, la marainne a declaré ne scavoir signer.<lb/>Jamet, A. Dupuis »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Catherine Carnegie, comtesse d’Erroll et gouvernante du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">6 octobre 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy sixieme octobre mil six cent quatre vingt treize, a esté inhumé dans cette eglise le corps d’honorable dame madame Catherine Carnegy de Southaske, comtesse douariere d’Arroll, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, aagée de cinquante six ans, decedée au chasteau vieux de Saint Germain en Laye le cinquieme du present mois ; messe hautte, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres Antoine Jamet, prestre, et Huges Augustin Baussonnet, acolythe de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Baussonnet, Jamet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Richard Michel, fils d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1693</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme octobre mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Richard, né le vingt troizieme du present mois, fils de Nicolas Michel, sellier du roy d’Angleterre, et de Charlotte Petit, son espouze, le parrain le sieur Richard Chrosme, officier du roy d’Angleterre, la marainne Margueritte Guillaume, femme de deffunct Pierre Petit, de la paroisse Saint Sulpice de Paris, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Margueritte Guillaume, Rich. Crumpe<lb/>O’Brien »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Haireby, fils d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">362</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">6 novembre 1693</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy sixiesme jour de novembre mil six centz quatre vingt treize, a esté baptizé par moy prestre soussigné Marie Anne, née du jour de dimanche premier jour de ce mois, fille de Henry Xaireby, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Anne Matieu, sa femme, tous deux anglois de nation, le parrain monsieur Richard Bideulph, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, representé par Claude Maugis, son valet de chambre, la maraine madame Marie Hollande, angloise, representée par madame Isabelle Cllier, sage femme angloise, lesquels ont signé.<lb/>Maugis, Cellier<lb/>De Comhoult »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Henriette Chevalier à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">363</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">13 novembre 1693</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy treizieme novembre mil six cent quatre vingt treize, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Marie Henriette, née du vingt unieme du mois d’octobre de la presente année, fille du sieur Maurisse Eustache Chevalier, irlandois, et de madame Marguerite Newcomen, son epouse, irlandois de nation, le parrain le sieur Richard Hamilton, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, le marainne madame Marie Chambers, femme de milord comte de Lymerick, tous irlandois de nation et demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Maria Lymerick<lb/>Richard Hamilton<lb/>Coppin »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Guillaume Chauvois, officier de la garde-robe du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">364</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">19 novembre 1693</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix neuvieme novembre mil six cent quattre vingt treize, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere la sainte Eglise par moi prestre vicaire soussigné le mariage d’entre Guillaume Chauvois, sieur des Jardins, officier de la garde robe du roy d’Angleterre, fils de Jean Chauvois et de Jacques Lhonneur, ses pere et mere, françois de nation, de cette parroisse, d’une part, et damoiselle Magdelene de Saint Paul, fille de Nicolas Saint Paul et de Magdelene Equinard, ses pere et mere, angloise de nation, aussi de cette parroisse, les fiancailles faittes en meme jour, apres avoir publié un ban au prosne de la messe paroissialle le quinze de ce mois, et veu la dispense qu’ils ont obtenu des deux autres de monseigneur l’archevesque qui porte permission de les fiancer et marier en meme jour en datte du seize du present mois, le tout sans opposition, en presence du sieur Jacques Rodez, premier valet de garde robbe du roy d’Angleterre, ami de l’espoux, et de messire Pierre Lefrançois, prestre, de cette parroisse, aussi ami de l’espoux, et du sieur Jacques de Labadie, premier valet de chambre du roy d’Angleterre, oncle de l’espouze, et de madame Marie Anne Squinard, espouze dudit sieur Labadie et tante de l’espouze, et de damoiselle Marie Anne Fueillard, espouze du sieur Gaultier, amie de l’espouze, et du sieur Thomas Saint Paul, frere de laditte espouze, lesquels ont signez avec l’espoux et l’espouze.<lb/>J. Chauvois, Mary Magdalen Saint Paull<lb/>Jaques Rodez, De Labadie<lb/>P. François, Mary Skinner<lb/>Francis Miner, Marie Anne Folliot<lb/>Mari Delaurie, Thomas Saint Paulle<lb/>Michel »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Hélène Clark à Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">365</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1693</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du meme jour, a esté baptisée par moi prestre vicaire soussigné Françoise Helene, née le vingt neuf du mois passé, fille de deffunct messire François Clark, gentilhomme anglois, et de damoiselle Elizabeth Bris, son espouze, le parrain monseigneur le prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de madame Marie Eleonor d’Est, princesse de Modene, son espouze, et monseigneur le prince de Galles a nommé messire Thomas Codrington, son sous precepteur, pour tenir à sa place, lequel a signé.<lb/>Michel, Thomas Condrington<lb/>Edward Cary<lb/>De Napier, Andreas Pulton<lb/>François Langhorne, John Groskin »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jérémie O’Maony à Saint-Germain-en-Laye, la première dame d’honneur de la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">366</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1693/1693" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1693</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatrieme decembre mil six cent quattre vingt treize, a esté baptisé par moi prestre soussigné Jeremie, né le deusieme de ce mois, fils du sieur Florentin O’Maony, lieutenant d’infanterie, et de madame Catherine Macarty, irlandoise de nation, son espouze, le parrain le sieur Euduard chevalier Scot, colonel d’infanterie, la marainne madame Victoire d’Annemont, comtesse de Montecuculi, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, de cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Scott<lb/>Vittoria Montecuculi d’Avia d’Almonte<lb/>O’Brien »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Winef à Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">367</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1693-1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">7 février 1694</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du septieme fevrier mil six cent quattre vingt quatorze, a esté baptisé par moi prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soussigné, Jacques, né le vingt neuf de janvier dernier, fils du sieur Georges Winef, conseiller de Londres, et de damoiselle Dorothée Fford, son espouze, anglois de nation, le parain tres haut et tres excellent prince Jacques, duc de Bervick, la marainne tres excellente et vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modene, espouze de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, qui a nommé madame la duchesse de Tyrconnel pour tenir à sa place et ont signez.<lb/>Tyrconnell<lb/>Berwick<lb/>Converset »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Thomas Codrington, chapelain de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">368</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">14 février 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette eglise le corps de maistre Thomas Codrington, aagé de cinquante cinq ans, chapelain de la reyne d’Angleterre et sous precepteur du prince de Galles, decedé le jour precedent ; vespres des morts, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres Antoine Jamet, prestre, et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Baussonnet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de John Simson à Saint-Germain-en-Laye, les chefs de Gobelet du roi et de la reine d’Angleterre étant témoins</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">369</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">15 février 1694</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinzieme fevrier mil six cent quattre vingt quatorze, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere la sainte Eglise par moi prestre soussigné, avec la permisson de M. le prieur et curé de cette parroisse, le mariage de Jean Symson, fils de Georges Symson, et de damoiselle Elizabeth Gamble, ses pere et mere, d’une part, et Barbe Bradhau, fille de Jean Bradhau et de Jeanne Walfart, ses pere et mere, d’autre part, toutes anglois de nation, demeurant sur cette parroisse, apres avoir publié un ban au prosne de la messe parroissialle le dernier jour de janvier et lieu la dispense qu’ils ont obtenu des deux autres de monseigneur l’archevesque portant permission de les fiancer en meme jour et de grand matin, en datte du troisieme fevrier de la presente année, le tout sans opposition, en presence de messire Richard Crampe, chef de gobelet du roy de la Grande Bretagne, et du sieur Nicolas Lepoint, chef du gobelet de la reine de la Grande Bretagne, et du sieur Guillaume Stone, domestique de M. le chevalier Walgrave, touts amis de l’espoux et de l’espouze, lesquels ont signez avec ledit epoux et laditte espouze.<lb/>John Simson, N. Point<lb/>Barbara Bradshan, Rich. Crumpe<lb/>François Langhorne »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de John Hamilton, fils d’un valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">370</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">13 mars 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy treizieme mars mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soubsigné, Jean, né du dixieme du present mois, fils d’Alexandre Hamilton, valet de pied de la reyne d’Angleterre, et de Françoise Hused, sa femme, anglois de nation et demeurant sur cette paroisse, le parrain le sieur Charles Leibourne, escuyer de la reyne d’Angleterre, la marainne Marie Honorette Ursulle River, fille de François Rive et de madame Nieulon, ses pere et mere, tous anglois de nation le parain a signé avec le pere present, la marainne a declaré ne scavoir signer.<lb/>L. Converset, Cha. Leyburne<lb/>Alex. Hameltown »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Dautrot, fille d’un officier de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">371</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">10 avril 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soubisgné Elisabeth, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Pierre Dautrot, officier de la reine d’Angleterre, et de Marguerite des Groescelles, tous deux de cette paroisse, le parrain Pierre Mirault, escuyer de la Bouche du Roy, la marainne Elisabeth Boomer, epouse du sieur Georges Watkins, tous de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Elizabeth Watkins, Broomer<lb/>P. Mirault, Jamet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Georges Bauzy, fils d’un officier de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">372</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1694</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt quatrieme avril, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soubsigné, Georges, né en legitime mariage le mesme jour, fils de Laurent Bauzy, courier de la chambre de la reyne d’Angleterre, et d’Elisabeth Zanery, sa femme, italiens de nation, et demeurants sur cette paroisse, le parain Nicolas Mohier, teimbalier du roy d’Angleterre, la marainne Marie Anne Franquelet, angloise de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>L. Converset, Mayer »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Skelton dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy trentieme may mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisée dans la chapelle du chasteau vieux de Saint Germain en Laye par M. l’abbé Ronchy le jeune, aumonier de la reine d’Angleterre, Françoise, née le vingt eux de ce mois, fille de messire Beville Skelton, controlleur general de la maison du roy d’Angleterre, et de madame Marie O’Brien, son espouze, le parrain tres haut et tres puissant prince Jacques, prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse et excellente princesse Marie d’Est, princesse de Modene, la marainne madame Barbe de Leanard, princesse de Sussex, le tout en presence et du consentement de mssire François Converset, prestre, docteur de Sorbinne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, qui a apporté les saintes huilles de la paroisse, revestu de surplis et d’estolle, et ont signez.<lb/>P. Ronchi, J.P.<lb/>L. Converset, Barbara Lennard<lb/>B. Skelton »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise MacDonell dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">374</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douxieme juin mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisé dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé de Ronchi le jeunne, aumosnier de la royne d’Angleterre, Françoise, née du mesme jour, fille du sieur Rodolphe MagDanelle, gantilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de dame Anne La Roche, on epouse, le parrain tres haut et tres puissant prince Jacques, prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse et excellente princesse Marie d’Este, princesse de Modenne, la marainne madame Sophie Bonelay, dame d’honneur de la reyne, le tout en presence de moy François Converset, prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, qui a apporté les saintes huilles de la paroisse, revestu de surplis et d’estolle, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>James Prince<lb/>P. Ronchi<lb/>J., Balkeley<lb/>R.m.D., L’abbé Converset »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Capps, fille d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">375</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1694</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soubsigné, Marie, née en legitime mariage le septieme du present mois, fille de Henry Caps, officier du roy d’Angleterre, et Eunique Lezamby, ses pere et mere, le parain le sieur Guillaume Waldegrave, chevalier et medecin de la reyne d’Angleterre, la marainne damoiselle Marie Waldegrave, tous anglois de nation et demeurants sur cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Gulielmus Waldegrave<lb/>Henry Capps, Mary Waldegrave<lb/>L. Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Read, fille d’un officier de fruiterie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">376</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">22 juin 1694</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt deuzieme juin mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Françoise, née le legitime mariage du dix septieme present mois, fille de Jean Raide, officier de fruiterie du roy d’Angleterre, et de Jeanne La Plume, ses pere et mere, le parrain Beville Skelton, controleur de la maison du roy, la marainne Françoise Pourcelle, fille de Nicolas Pourcelle et de Roze Trever, ses pere et mere, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Françoise Pourcelle, B. Skelton<lb/>Coppin, John Read »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Honorette O’Brien à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">377</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">2 juillet 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Honorette, née en legitime mariage le trentieme du mois precedent, fille de Jean O’Brien, capitaine irlandois, et de Honorette Bary, ses pere et mere, le parain Eduard Bary, escuyer de la reyne d’Angleterre, le marainne Elisabeth Filgarelle, femme d’Artus Meguenelle, tous irlandois de nation et demeurants sur cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Edm. Barry<lb/>Elisabeth Fitgoreld<lb/>O’Brien »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Alexandre Hamilton, valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">13 juillet 1694</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans le cymetiere le corps d’Alexandre Hamilton, agé de vingt six ans, valet de pied de la reyne d’Angleterre, decedé le jour precedent ; vespres des morts, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres Antoine Jamet, prestre, et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Eno à Saint-Germain-en-Laye, un officier du Gobelet de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1694</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisté par moi prestre soussigné Elizabeth Eno, née en legitime mariage le dix huit de ce mois, fille du sieur Gabriel Eno et de Jeanne Bernard, son espouze, le parain Jean Simson, officier du Gobelet de la reine d’Angleterre, la maraine Elizabeth Moun, espouze du sieur Lesarteau, premier officier de la Bouche de la reine d’Angleterre, tous de cette parroisse, lesquels ont signez avec le père present.<lb/>John Simson<lb/>C. Regnault, Elezbth Lesartur »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Bougie à Saint-Germain-en-Laye, un valet de la garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">380</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">26 juillet 1694</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisté par moy prestre, docteur de Sorbonne, de Sully, prieur et curé de ce lieu, soubsigné, Anne, née en legitime mariage le vingt quatrieme du present mois, fille de Pierre Bougie dit du Mesnil, et de Marie Rousselet, ses pere et mere, le parain le sieur Guillaume Chauvois, valet de la garderobe du roy d’Angleterre, la marainne damoiselle Anne Falliot, fille de Raphael Feuillard et de Anne Deteaux, ses pere et mere, tous de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>G. Chauvois<lb/>A. Foiniard<lb/>L. Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Alexandre Gordon à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">381</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">2 août 1694</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy deuxieme aoust mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Alexandre, né en legitime mariage le vingt neufieme du mois precedent, fils de deffunct Alexandre Gordon et de Françoise Gordon, ses pere et mere, le parrain Oualterre Henesse, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, la marainne madame Rosalie Castelly, fille de messire Joseph Castelly, gentilhomme, et de Barbe Bertechy, italiens de nation, lesquels ont signé.<lb/>Walter Innes<lb/>Castelli, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Weitdamer, fille d’un cocher de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">25 août 1694</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt cinquieme aoust mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Louise, née en legitime mariage le jour precedent, fille de François Weitdamer, cocher de la reyne d’Angleterre, et de Rebecca Cox, ses pere et mere, le parrain Benjamin Catne, la marainne Anne Pasne, tous anglois de nation et demeurants sur cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Benj. Cottn, Anne Parsons<lb/>L. Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Philippe Makaire à Saint-Germain-en-Laye, un conseiller du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">30 août 1694</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentieme aoust mil six cent quattre vingt quatorze, a esté baptisé par moi prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu soussigné, François Philippe, né le vingt huit de ce mois, fils du sieur Thadée Makaire et de Dorothée Fitswilliems, sa femme, le parain le sieur François Ploen, conseiller du roy d’Angleterre, la marainne madame Marie Smith, espouze du sieur Maggior Makaire, major du regiment de Moncassl, touts irlandois de nation, de cette parroisse, qui ont signez.<lb/>Fra. Plandon<lb/>Mary Meugher<lb/>L. Converset »</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Chauvois dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">15 septembre 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinzieme septembre mil six cent quattre vingt quatorze, a esté baptisé dans la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par M. l’abbé Ronchy, aumonier du roy et de la reine d’Angleterre, Jacques, né le quatorze de ce mois, fils du sieur Guillaume Chauvois, officier de la garderobbe du roy de la Grande Bretagne, et de damoiselle Magdelene Saint Pol, son espouze, le parrain hault et puissant prince Jacques François, prince de Galles, fils de tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse et excellente princesse Marie d’Est, princesse de Modene, son espouze, la marainne madame Victoria de Montecuculi, contesse d’Annemont, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, le tout en presence et du consentement de messire Michel Trinité, l’un des vicaires de cette parroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolles, et ont signez.<lb/>James Pr.<lb/>Vittoria Montecuculi d’Avia d’Almonte<lb/>G. Chauvois<lb/>P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Tunstal à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">385</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">20 septembre 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme septembre mil six cent quattre vingt quatorze, a esté baptisée par moi prestre l’un des vicaires soussigné Thomas, né le quinzieme de ce mois, fils du sieur Georges Tunstal, aide de camp de M. le marechal de Lorge, et de damoiselle Marthe Arris, son espouze, le parain le sieur Thomas Wivel, gentilhomme du roy d’Angleterre, la marainne damoiselle Marie Enis, toutes anglois de nation, de cette parroisse, lesquels ont signez.<lb/>Tho. Wivell<lb/>Mary Enis, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Pierre Vaudorre, valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">386</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">1er octobre 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy premier du mois d’octobre, a esté inhumé dans le cymetiere de ce lieu le corps de Pierre Vaudorre, hollandois, vallet de pied de la royne d’Engleterre, agé de soixante et cinq ans, decedé le jour precedent ; messe haulte, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de messire Estienne Coppin, prestre et vicaire, et messire Jacques Poquet, accolithe, qui ont signé.<lb/>Poquet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Nairne à Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">387</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt unieme octobre mil six cent quatre vingt quatorze, a esté baptisé par moy aulmosnier de la reyne soubsigné Françoise, née en legitime mariage le dix septime du present mois, fille de David Nairn, gentilhomme escossois, et de Elisabeth Marie de Compigny, ses pere et mere, le parain tres haut et tres puissant Jacques François, prince de Galles, fils de tres haut et puissant roy Jacques second, roy de la Grande Bretagne et de tres puissante et tres vertueuse princesse Marie d’este, reyne de la Grande Bretagne, la marainne dame Sophie Bouclay, dame d’honneur de la reyne, le tout fait du consentement de moy vicaire soubsigné, revestu d’estolle et de surplis, le parain et la maraine ont signé avec le père present.<lb/>James Prince<lb/>Da. Nairne, L. Inest<lb/>Coppin, vicaire, Dempster, Bulkeley »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Barbe Middleton, fille de l’apothicaire du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">388</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moi prestre l’un des vicaires soussignez Barbe, né le huitieme de ce mois, le parain messire Georges Middleton, apotiquaire du roy de la Grande Bretagne, et de damoiselle Marie Chape, son espouze, le parrain messire Guillaume Waldegrave, chevalier et premier medecin de la reine d’Angleterre, la marainne mademoiselle Barbe Walsingaim, espouze du sieur Broone, cy devant secretaire d’Estat du roy d’Angleterre, touts de cette parroisse, lesquels ont signez avec le pere present.<lb/>Guillaume Waldegrave, Barabara Browne<lb/>George Middleton, Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Thomas Wivell, gentilhomme servant du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">389</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">23 novembre 1694</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme novembre mil six cent quattre vingt quatorze, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere la sainte Eglise par moi prestre soussigné le mariage du sieur Thomas Wivell, gentilhomme servant du roy d’Angleterre, veuve d’Elizabeth Slade, d’une part, et Jeanne Chapel, fille de Jean Chapel et de Jeanne Gamlyn, d’autre part, touts anglois de nation, demeurants sur cette paroisse, apres en avoir publié un ban au prosne de la messe paroissialle le quatorze du present mois, et veu la dispense des deux autres de monseigneur l’archevesque en datte du dix sept du meme mois, portant permission de fiancer et marier tout ensemble, comme aussi l’extrait mortuaire de feu damoiselle Elizabeth Slade, espouze dudit sieur Wivelle, signé du curé de la paroisse de Saint Denis de Rouen, en datte du cinquieme de ce mois, les fiancailles faittes le meme jour, le tout sans opposition, en presence de messire Joseph Aprice, chapelain du roy d’Angleterre, ami de l’espoux, et du sieur Georges Tunstall, aussi son ami, et du sieur François Riva, officier de la reine d’Angleterre, ami de l’espouze, et de madame Jeanne Chapel, sa mere, et de madame Françoise Robert, et de damoiselle Elizabeth Chapel, sa tante, et Philippa Chapel, sa sœur, tous anglois, lesquels ont signez avec l’espoux et l’espouze.<lb/>Joseph Aprice, Tho. Wivell<lb/>Francis Riva, Jeane Chappelle<lb/>Geog. Temstall, Jane Chappell<lb/>Fra. Robert, Elizabeth Chappell<lb/>Martha Tunstall, Philippa Chappell<lb/>Jaque Clinton, prestre »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thérèse Marie Hyde dans la chapelle du Château-Vieux de  Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">390</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1694</unitid>
              <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">8 décembre 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huitieme decembre mil six cent quattre vingt quatorze, a esté baptisée dans la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par M. l’abbé Ronchy, aumonier du roy et de la reine d’Angleterre, Therese Marie, née le vingt huit de ce mois en legitime mariage, fille du sieur Guillaume Hyde, gentilhomme de la chambre de la reine d’Angleterre, et de damoiselle Marie Risdon, son espouze, la marainne tres vertueuse et tres excellente princesse Marie d’Est, princesse de Modene, espouze de tres haut et puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, qui a signé, en presence et du consentement de messire Michel Trinité, l’un des vicaires de cette parroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi, Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’un mariage célébré par André Pulton, chapelain du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">391</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huitieme janvier mil six cent quatre vingt quinze, a esté fait et solemnisé par moy prestre jesuitte, chapelain du roy d’Angleterre, avec la permission de monsieur le curé, le mariage de Jean Bevan, fils de Jacques Bevan et de Françoise Guillieaume, ses pere et mere, d’une part, et Anne Horton, fille de Humfroy Horton et de Marie Laine, ses pere et mere, d’aultre part, anglois de nation et demeurants sur cette paroisse, apres avoir publié trois bans au prosne de la messe de paroisse par trois dimanches ou festes consecutifves, scavoir les deux, trois, six janvier de la presente annez, les fiançailles faitte le jour precedent, le tout sans aucune opposition, en presence du sieur Jean Hataille, Cristolphe Ecopp et David Luiwis, et de maistre Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé avec l’epoux et l’epouse.<lb/>John Bevan, Ann Horton<lb/>John Hasfeld<lb/>Christopher Ecopp, Baussonnet<lb/>David Lewis<lb/>André Pulton »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ville</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Robert Brente, conseiller du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">392</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deuxieme mars mil six cent quatre vingt quinze, a esté inhumé dans cette eglise le corps de maistre Robert Brente, aagé de soixante cinq ans, vivant conseillier du roy d’Angleterre, decedé le dernier jour du mois precedent ; messe haute, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres Antoine Jamet, prestre, et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Henry Gregson, gentilhomme de la garde du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">393</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">4 mars 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatrieme mars mil six cent quatre vingt quinze, a esté inhumé dans cette eglise le corps de Henry Gregson, gentilhomme anglois de la garde du roy d’Angleterre, aagé de vingt quatre ans, decedé le jour precedent ; vespres des morts, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres Antoine Jamet, prestre, et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet, Jamet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Geneviève Michel, fils d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">394</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, soubsigné, François Genneviesve, né en legitime mariage le vingt troizieme du present mois, fils de Nicolas Michel, sellier du roy d’Angleterre, et de Charlotte Petit, ses pere et mere, le parain messire François Dalonau, chevalier du Roulet, le marainne Genneviesve Petit, fille de Pierre Petit et de Margueritte Guillaume, ses pere et mere, de la paroisse de Saint Sulpice de Paris, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Genevieve Petit<lb/>Nicolas Michel, F. Dallonneau du Roullet<lb/>L. Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Boutelaire dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">395</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">26 mars 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé dans la chapelle du chasteau vieux de Saint Germain en Laye par moy chapelain de la reyne d’Angleterre soubsigné Marie, née en legitime mariage sur la paroisse du Pecq, diocese de Paris, fille du sieur Richard Boutelaire, colonel irlandois, et de dame Lucie Cavena, ses pere et mere, la marainne tres haulte, tres puissante et tres excellente princesse Marie, reyne d’Angleterre, le tout du consentement de monsieur le curé et de monsieur son vicaire, par luy comis, revestu d’estolle et surplis, lequel a presenté les saintes huilles et lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi, aumonier de la reine d’Angleterre<lb/>Trinité »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Denis Nihell, fils d’un avocat du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">396</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy neufvieme avril mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Denis, né en legitime mariage le onzieme du mois de mars de la presente année, fils du sieur Jacques Nihell, avocat du roy d’Angleterre, et de damoiselle Françoise Foliot, ses pere et mere, le parain le sieur comte Denis de Clancarty, la marainne dame Marie O’Brien, femme du sieur Beville Skelton, controlleur de la maison du roy d’Angleterre, tous irlandois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>L. Converset, Skelton<lb/>Clancarty<lb/>Ja. Nihell »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles Maxin à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">397</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">16 avril 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Charles, né en legitime mariage le quatorzieme du present mois, fils de Robert Mastilde et de Rebert Hooper, ses pere et mere, le parain le sieur Charles Leyborne, escyer de la reyne d’Angleterre, la marainne madame Marie O’Brien, epouse du sieur Beville Skelton, controlleur de la maison du roy d’Angleterre, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Skelton<lb/>Robdart Maxin, Cha. Leyburne<lb/>L. Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Stiles à Saint-Germain-en-Laye, le maître de la garde-robe de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">398</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">30 avril 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le trentiesme avril mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Marie Anne, née en legitime mariage le vingt septieme du present mois, fille Edmond Stailles, gentilhomme anglois, et d’Anne Pary, ses pere et mere, le parain le sieur François River, maistre de la garde robe de la reine d’Angleterre, la maraine Elisabeth Roper, fille de Christophe Roper et Elisabeth Broune, ses pere et mere, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Francis Riva<lb/>Elizabeth Ropen<lb/>Edmund Stiles<lb/>L. Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Lesserteur dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">399</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">2 mai 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deuzieme may mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé dans la chapelle du vieux chateau de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy le jeune, aumonier du roy et de la reyne d’Angleterre, Marie, née en legitime mariage le trente du mois passé, fille de Philippe Lesserteur, escuier, françois de nation, et d’Elizabeth Monhun, angloise, ses pere et mere, la maraine tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modene, espouze de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, qui a signé en presence et du consentement de messire Estienne Coppin, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estole.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi, Coppin, vicaire »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Douglas, fils d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">400</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Jean Douglas, né en legitime mariage le dixieme du present mois, fils d’Eduard, palfrannier du roy d’Angleterre, et de Marie Lacq, ses pere et mere, le parain Patrice Brian, fils Abraham et Anne Alcoq, la marainne Jeane Beliou, lesquels ont signé en presence du pere.<lb/>Jean Bellen<lb/>Edu. Douglas, Patt. Bryn<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thérèse Winnitte à Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">401</unitid>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Therese, née en legitime mariage le onzieme du present mois, fille du sieur Georges Winnitte, gentilhomme anglois, et de damoiselle Dorothée Fford, ses pere et mere, le parain tres haut, tres puissant prince Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et ledit enfant tenu sur les fons baptismaux par commission dudit roy par milord Denis, comte de Clancarty, la marainne dame Honorée, duchesse de Barvick, tous anglois de nation, lesquels ont signé.<lb/>H. Berwick, Clancarty<lb/>L. Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Marie Heide, fille d’un valet de chambre de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">402</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">19 mai 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix neufvieme may mil six cent quatre vingt quinze, a esté inhumé dans cette eglise le corps de Marie, aagée de seize ans, fille de Guillaume Heide, valet de chambre de la reyne d’Angleterre, et de Marie Risdan, ses pere et mere ; messe haute, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres François Gaultier, prestre, et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet, Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Richard MacDonell, fils d’un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">403</unitid>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">23 mai 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisieme may mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, curé et prieur de ce lieu, Jean Richard, né en legitime mariage ce jourd’huy, fils Randell MacDonell, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et d’Hanna Roche, ses pere et mere, irlandois, le parain Richard Hamilton, grand maistre de la garde robe du roy d’Angleterre, la maraine madame la duchesse de Berwick, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Hon. Berwick, Rich. Hamilton<lb/>L. Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Raide, fils d’un gentilhomme du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">16 juin 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy sezieme juin mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé par moy prestre, vicaire soussigné, Thomas, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Jean Raide, officier du roy d’Angleterre, et de Jeanne La Plume, ses pere et mere, anglois, le parain Thomas Atkins, officier du roy d’Angleterre, la maraine Jeanne Sehat, femme d’un officier du roy d’Angleterre, lesquels ont signé.<lb/>Thomas Atkins<lb/>Jeane Shaw<lb/>Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Houlton à Saint-Germain-en-Laye, un secrétaire d’État du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1695</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisée, du consentement de monsieur le prieur, par moy prestre soussigné, missionnaire anglois, Anne Houlton, née en legitime mariage le vingt huitieme du present mois, fille de Hugues Houlton, valet de chambre de monsieur Caryll, secretaire d’Estat, et d’Elisabeth Reillasy, anglois, le parain mesire Jean Caryll, secretaire d’Estat du roy de la Grande Bretaigne, la maraine madame Anne Hodley, epouse de M. Portar, vice chambeland du roy d’Angleterre, lesquels ont signé en presence du pere.<lb/>A. Hodley, Caryll<lb/>Hugh Houlton, François Langhorne »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Mainer, fils d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">5 juillet 1695</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé, du consentement de monsieur le prieur, par moy prestre sussigné, missionaire anglois, Thomas Mainer, fils de François Mainer, officier du roy d’Angleterre, et de Marie des Lauriez, ses pere et mere, né le premier jour du present, le parain Thomas Atkins, officier du roy d’Angleterre, la maraine Marie Skiner, epouze de Jacques de Labaie, aussy officier du roy d’Angleterre, lesquels ont signé en presence du pere, qui est anglois, et aussy le parain et la maraine.<lb/>Thomas Atkins<lb/>Mary Skinner »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Lytcote à Saint-Germain-en-Laye, le vice-chambellan du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">407</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soussigné, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Jacques, né en legitime mariage le septieme du present mois de juillet, fils du sieur chevallier Jean Lytcote et d’Anne Brent, ses pere et mere, anglois, le parain monsieur Jacques Porteur, vice chambelland du roy d’Angleterre, la maraine madame Elisabeth Ronchi, femme de monsieur le chevalier Walgrave, lesquels ont signé en presence du pere.<lb/>J. Porter, Isabella Waldegrave<lb/>L. Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Wilky, fils d’un page de la princesse d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">408</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">11 juillet 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy onzieme juillet mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé par moy prestre, missionnaire anglois, soubsigné, Jean, né en legitime mariage le septieme du present mois, fils du sieur Jean Wilky, page de la princesse, et dame Margueritte Janes, son epouse, le parain le sieur Jean Guiford, chevalier anglois, la marainne dame Sophie Stuarde, epouse de Henry Ronelay, dame d’honneur de la reyne, tous anglois de nation, lesquels ont signé.<lb/>François Langhorne, J. Bulkeley<lb/>John Gifford »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Marie Françoise Skelton, fils du contrôleur général de la maison du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">409</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette eglise le corps de damoiselle Marie Françoise, aagée de neuf mois, fille du sieur Beville Skelton, controleur general de la maison du roy d’Angleterre, et de dame Marie O’Brien, ses pere et mere ; prieres, suffrages accoutumées chantées en presence de maistres François Gaultier, prestre, et Hugues Augusin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Barbe Moore, fille d’un porteur de chaise de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">410</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">20 juillet 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme juillet mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisé par moy prestre, missionnaire anglois, et du consentement de maistre François Converset, prieur et curé de ce lieu, Barbe, née en legitime mariage le dix huitieme du present mois, fille de Antoine Moore, porteur de chaise de la reyne d’Angleterre, et de Marie Simson, ses pere et mere, le parain maistre Guillaume Waldegrave, medecin du roy et de la reyne d’Angleterre, la marainne dame Barbe Walsingan, epouse du sieur Henry Browne, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Guileaum Waldegrave<lb/>Charolus Langhorne, Barbara Browne<lb/>Anthony Moore »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage d’Olivier Adams à Saint-Germain-en-Laye, des gentilshommes du roi d’Angleterre étant présents</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">411</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">16 août 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre, missionnaire anglois, avec la permission de monsieur le prieur, le mariage d’Olivier Adams, fils de Richard Adams et d’Eleonore Howard, ses pere et mere, d’une part, anglois, et de Françoise Amond, veuve de François Smith, d’autre part, aussy anglois et demeurants tous deux sur cette paroisse, apres avoir publié un ban à la messe de paroisse le dixiesme du present mois d’aoust, et veu la dispence des deux autres bans qui leurs a esté accorée par messieurs les grands vicaires administrateurs de l’archevesché de Paris pendant la vacance du siege archiepiscopal en datte du quinzieme du present mois d’aoust portant la permission de fiancer et marier le mesme jour et de grand matin, le tout sans aucune opposition et en presence de Denis Carney, gentilhomme du roy d’Angleterre, et de Laurent Dupuys, gentilhomme de monseigneur le prince de Galles, et de Thomas Wyvell, gentilhomme du roy d’Angleterre, et de maistre François Gaultier, prestre, tous amis de l’epoux, et de George Watkins, gentilhomme du roy d’Angleterre, et d’Hugues Augustin Baussonet, acolythe, qui ont signé avec l’epoux, l’epouze a declaré ne scavoir signer.<lb/>Olivier Adams, Denis Carney<lb/>Laurent Dupuy, Tho. Wivell<lb/>Juliana Ashtone, Watkins, Baussonnet<lb/>François Langhorne, F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Anne Dormor, fille du premier cocher de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">412</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">25 août 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt cinquiesme aoust mil six cent quatre vingt quinze, a esté baptisée par moy prestre vicaire soussigné Louise Anne, née en legitime mariage ce jourd’huy, fille de [vide] Dormor, premier cocher de la reine d’Angleterre, et de Rebecca Brens, ses pere et mere, anglois, le parain Guillaume Strode, fils de Guillaume et d’Anne Frye, ses pere et mere, anglois, la maraine Marie Coupard, fille de Jean et de Jeanne Milert, ses pere et mere, anglois, la maraine a declaré ne scavoir signer.<lb/>Strode, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Maugis à Saint-Germain-en-Laye, le fils d’un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">413</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">25 septembre 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Elisabeth, née en legitime mariage le vingt troizieme du present mois, fille de Claude Maugis et de Françoise Dadd, ses pere et mere, le parain Raphael Gaultier, fils du sieur François Gaultier, officier du roy d’Angleterre, et de damoiselle Marie Anne Foliot, ses pere et mere, la marainne damoiselle Elisabeth Broomer, epouse du sieur Georges Watkins, tous de cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Elizabeth Watkins, Broomer, Raphael Gaultier<lb/>Trinité, Claude Maugis »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Michel Xavier Deane à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">414</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soussigné Jacques Michel Xavier, né en legitime mariage le vingt neufvieme du mois dernier, fils de Thomas Deane, lieutenant de dragons, et de Margueritte Lee, ses pere et mere, anglois, le parain Thomas Nevell, gentilhomme de la chambre du prince de Galles, le maraine madame Anne Butteler, femme de lieutenant Butteler, lesquels ont signé.<lb/>Guy Forster<lb/>François Langhorne, A. Butler »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Madeleine Glover à Saint-Germain-en-Laye, le chef du Gobelet du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">415</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">3 octobre 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Elisabeth Magdelaine, née en legitime mariage le jour precedent, fille Jean Glover, gentilhomme escossois, et de Marie Magdelaine Guilhards, ses pere et mere, le parain Charles Mackarty, chef de gobelet du roy d’Angleterre, la maraine Elisabeth Broomer, femme du sieur Watkins, gentilhomme anglois, lesquels ont signé.<lb/>Charles Macarti<lb/>Elisabeth Broomer<lb/>Cuppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de François Roier, fils d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">416</unitid>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">14 octobre 1695</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme octobre mil six cent quatre vingt quinze, a esté inhumé dans le cymetiere le corps de François, agé de vingt quatre ans, decedé le jour precedent, fils Leonard Roier, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Marie Coulfue, ses pere et mere, anglois de nation ; vespres des morts, prieres, suffrages accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de maistres Jacques Clinton et François Gaultier, prestres, qui ont signé.<lb/>Jacques Clinton<lb/>François Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Piquot à Saint-Germain-en-Laye, le sous-gouverneur du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">417</unitid>
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              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">17 octobre 1695</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soussigné Anne, née en legitime mariage le jour precedent de Danyel Piquot et d’Anne Huart, ses pere et mere, de cette paroisse, le parain messire François Plandon, sous gouverneur du prince de Galles, la maraine madame Anne Darelle, veuf du sieur chevallier Moray, lesquels ont signé.<lb/>Fra. Plonden, Anne Murray<lb/>F. Gaultier, Darell »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Nathan Gotwarth, officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">418</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans l’eglise le corps de Nathan Gotwarth, officier du roy d’Angleterre, decedé le jour precedent agé de trente cinq ans, fils de Jean Gotwarth et de [vide] »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Richard Crump à Saint-Germain-en-Laye, des officiers du roi d’Angleterre étant présents</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">31 octobre 1695</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trente unieme octobre mil six cent quatre vingt quinze, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre curé soussigné, missionnaire anglois, par l’ordre et la permission de monsieur le prieur, le mariage de Richard Crumpe, fils de Richard Crumpe et d’Eleanore Bedinffeld, anglois, et d’Anne Ridgley, veufve de Jean Carné, irlandois, et demeurants tous deux sur cette paroisse, apres en avoir publié un banc au prosne de la messe de paroisse le vingt huitieme du present mois d’octobre, et veue la dispense des deux autres à eux accordée par messieurs les grands vicaires adminsitrateurs de l’archevesché de Paris, le siege vacant, en datte du trentieme du present mois d’octobre, portant aussy la permission de fiance et marier le mesme jour et de grand matin, le tout sans aucune opposition et en presence de Honfré Prescott et de Charles Makartie et de Jean Simson, tous officiers du roy d’Angleterre et amis de l’epoux, et Daniel Foulon et de François du Sausay, amis de l’epouze, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>Richard Crump, Ann Carnoy<lb/>Charles Macartie, Daniel Fullam<lb/>François du Sausay, Humpheny Prescott<lb/>John Simson, Deryby »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de François de Gassis à Saint-Germain-en-Laye, le premier médecin du roi et de la reine d’Angleterre étant présent</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">420</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">22 novembre 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt deuxieme jour de novembre mil six cens quatre vingt quinze, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, le mariage de honorable homme François de Gasis, sieur de Beaulieu, fils de deffunt Dominique de Gasis et de Catherine Devason, ses pere et mere, de la parroisse des Ondres, diocese de Baionne, d’une part, et de Foelicité Jullienne, veufve de Pierre Benoist, d’autre part, de cette parroisse, apres en avoir publié un pan au prosne de la messe de parroisse le treize du present mois, et veu la dispense des deux autres accordée par monseigneur l’illustrissime et reverendissime archevesque de Paris, portant aussy permission de les marier de grand matin, le tout sans opposition, et les fiançailles faites le jour precedent, et en presence du chevallier Guillaume Waldegrave, premier medecin du roy et de la reine de la Grande Bretagne, et de Jacques de Labadie, premier valet de chambre du roy d’Angleterre, de François Gaultier, officier de Sa Majesté, et de Laurent Dupuis, gentilhomme servant de monseigneur le prince de Galles, de Jacques Diharse, barbier du roy, de Georges Middletin, apoticaire de Sa Majesté, tous amis de l’epoux, et d’Heleine Masson, mere de l’epouse, de Pierre Benoist Fils, officier de la bouche du Roy, Charles Jullienne, conseiller du Roy et garde marteau en la maitrise particulliere des Eaux et forests de Saint Germain en Laye, d’Anthoine Silly, vendeur de marées à Paris, beau frere de l’epouse, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouse.<lb/>François de Gassis de Beaulieux<lb/>Felicité Julienne, Laurent Dupuy<lb/>Guileaum Waldegrave, de Labadie<lb/>J. Dihartz, F. Gaultier<lb/>George Middleton<lb/>Heleinne Masson<lb/>Julianne, Silly<lb/>Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Guillaume Lemaire à Saint-Germain-en-Laye, un valet de garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">421</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">25 novembre 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soussigné Guillaume, né en legitime mariage le vingt et unieme du present mois, fils de Louis Lemaire, marchand epicier, et de Xainte Rousselet, ses pere et mere, le parrain le sieur Guillaume Chauvois, valet de garderobbe du roy d’Angleterre, la marreine damoiselle Jeanne Cecille Habert, epouse du sieur Anthoine Favane, tous de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Cesille Hebert, Chauvois<lb/>Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Catherine Boorn à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">422</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé sous condition par moy prestre vicaire soubsigné Catherine, née en legitime mariage le vingt neufvieme du mois precedent, fille de Denis Boorn, gentilhomme irlandois, et d’Eleonore Mackarty, ses pere et mere, le parain Charles Mackarty, officier du roy d’Angleterre, la marainne Catherine Warkins, femme de Jacques Dupuis, capitaine irlandois, et demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Charles Marerti<lb/>Catherine Dupuy »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Honorée Dion à Saint-Germain-en-Laye, le grand maître de la garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">423</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1695</unitid>
              <unitdate normal="1695/1695" encodinganalog="3.1.3">27 décembre 1695</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Honorée, née en legitime mariage, fille de Jean Dion, maistre d’hostel de monsieur le duc de Bervick, et de […] des Fon[…], ses pere et mere, tous deux françois de nation, le parain messire Richard Hamilton, grand maistre de la garde robe du roy d’Angleterre, la maraine tres haute et tres puissante madame Honorée Borcq, duchesse de Berwick, lesquels ont signé, le pere present.<lb/>La duchesse de Berwicke<lb/>Richard Hamilton<lb/>Coppin »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Charles Ruffin à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant présent</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">424</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">31 janvier 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, le mariage de Charles Ruffin, officier du Roy, veuf de Thomasse Maillien, d’une part, et de Marie Margueritte Bonnement, fille de François Bonnement, officier de la Reine, et de Marie Vigé, ses pere et mere, d’autre part, tous deux de cette paroisse, apres en avoir publié trois bans aux prosnes des messes de paroisses par trois dimanches ou festes consecutifs, scavoir le huitieme, le quinzieme et le vingt deuxieme janvier de la presnte année, les fiancailles faites le jour precedent, le tout tout sans aucune opposition et en presence de Nicolas Capron, officier chez le Roy, beau frere, et de Simon Malliand, officier chez le Roy, beau frere de l’epoux, et de Jean Jouin, officier de feu la Reine, beau frere, et de maistre François Thureau, officier de la maison du roy d’Angleterre, neveu de l’epoux, et de François Bonnement pere, et de Pierre Lemair, beau frere de l’epouze, lesquelz ont signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>Ruggin<lb/>Marie Marguerite Bonnemant<lb/>Youn, Cparon<lb/>Thureau, Malljan<lb/>Bonnement, Carlevat, prestre »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Hagan à Saint-Germain-en-Laye, un huissier du cabinet du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">425</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">2 février 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deuxieme fevrier mil six cens quatre vingt seize, a esté baptizé par moy prestre soussigné Jacques, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Henry Hagan, irlandois, et de Marie Barbe Verbek, ses pere et mere, le parrein honorable homme Jacques Labadie, huissier du cabinet du roy d’Angleterre, la marrein Marie Anne Folliot, femme d’honorable homme François Gaultier, officier du roy d’Angleterre, qui ont signé.<lb/>M.A. Folliott<lb/>J. Labadie<lb/>Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Xavera Beatrix Stafford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">11 février 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisée dans la chapelle du château vieux de ce lieu par monsieur l’abbé Innese, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, Xavera Beatrix, née en legitime mariage le troisieme du present mois, fille du sieur Jean Stafford, seigneur anglois, et de Marie Southcott, ses pere et mere, angloise de nation, la maraine tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modenne, epouze de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, qui a signé, en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huiles revestu de surplis et d’estole.<lb/>Maria R.<lb/>Jacques P.<lb/>Inesse<lb/>Trinité, vicaire »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Joseph François Martinash dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé dans la chapelle du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy le june, aumosnier du roy d’Angleterre, Joseph François, né en legitime mariage le vingt du present mois, fils de Jean Martinash, officier du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Stodard, ses pere et mere, le parain tres haut et tres puissant Jacques Edouard, prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres haute et tres puissante princesse Marie d’Est, princesse de Modenne, ses pere et mere, qui a signé, en presence et du consentement de maistre Estienne Coppin, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle.<lb/>James P., P. Ronchi<lb/>Mary Stafford, Coppin, vicaire »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Bevan, fille d’un valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">428</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy pestre soussigné Marie, née en legitime mariage le vingt quatriesme du present mois d’avril, fille de Jean Bevan, valet de pied de la reine d’Angleterre, et d’Anne Harton, ses pere et mere, anglois, le parain le sieur Charles Lesborne, escuyer de la reine d’Angleterre, la maraine Marie Grith, femme de chambre de la princesse d’Angleterre, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le père.<lb/>John Bevan, Charles Leyburne<lb/>François Langhorne, Mary Griffithe »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Bevill Skelton, contrôleur de la maison du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">28 avril 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette eglize le corps d’honorable homme Beavill Skelton, controoleur de la maison du roy d’Angleterre, aagé de cinquante cinq ans, decedé le jour precedent ; messe haute, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres François Gaultier, prestre, et Pierre Parmantier, diacre, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Baguette dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">430</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">29 avril 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée en la chappelle du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumonier du roy d’Angleterre, Marie Anne, née en legitime mariage le vendredy saint vingtieme jour du present mois, fille de Jean Baguette, gentilhomme ordinaire du roy d’Angleterre, et d’Heleine Goulde, ses pere et mere, la marreinne tres haute et tres puissante princesse Marie d’Est, princesse de Modene et reine d’Angleterre, laquelle a signé en presence et du consentement de maistre Estienne Coppin, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huiles revetu de son surplis et de son etolle.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean-Baptiste Nairne à Saint-Germain-en-Laye, un secrétaire d’Etat du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">431</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Jean Baptiste, né en legitime mariage le dernier jour du mois passé, fils de David de Nairne, secretaire de monsieur Carryll, ministre et secretaire d’Etat du roy d’Angleterre, et d’Elizabeth Marie de Coupigny, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein messire Jean Carryll, ministre et secretaire d’Etat du roy d’Angleterre, la marreine damoiselle Marie Sushcok, femme de monsieur Stafford, qui sont signé.<lb/>Caryll<lb/>Mary Stafford »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Nugent dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">432</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">16 mai 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisée dans la chapelle du vieux chateau de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy le jeune, aumosnier du roy d’Angleterre, Marie, née en legitime mariage le quatorzieme du present mois, fille de Richard Nugent, coronel irlandois, et d’Anne Nagle, ses pere et mere, la maraine tres haute et tres puissante princesse Marie d’Est, princesse de Modene et reine d’Angleterre, qui a signé, en presence et du consentment de maistre Estienne Coppin, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Guillaume François Minard, fils d’un officier de la Bouche du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">433</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix septiesme may, a esté baptizé par moy prestre soussigné Guillaume François, né en legitime mariage le jour precedent, fils de François Minard, officier de la Bouche du prince de Galles, et de Marie Deslauriers, ses pere et mere, le parein messire Guillaume Walgrave, medecin du roy d’Angleterre, la marreine dame Marie Anne Foilliot, femme de François Gaultier, officier du roy d’Angleterre, tous de cette parroisse, qui ont signé.<lb/>Guileaum Waldegrave<lb/>Marianne Foliott<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Philippe Fleury, fils d’un officier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">434</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Philippe, né en legitime mariage le mesme jour, fils de Michel Fleury, officier chez le roy d’Angleterre, et de Marguerite Tiercelin, ses pere et mere, le parein Philippe Tiercelin, oncle maternel dudit baptizé, la mareine Marie Lamiot, fille d’Anthoine et de Jeanne Quesne, de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Philippe Tiercelin<lb/>Marie Lamiot<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Edouard Wiville dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">435</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">13 juin 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieux par monsieur l’abbé Henes, aumosnier du roy d’Angleterre, Jacques Edouard, né en legitime mariage le neufviesme du present mois, fils de Thomas Wivelle, officier du roy d’Angleterre, et de Jeanne Chapelle, ses pere et mere, le parein tres haut et puissant prince Jacques François Edouard, prince de Galles, fils de tres haut et puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres haute et tres excellente princesse Marie d’Est, princesse de Modene et reine d’Angleterre, la mareinne dame Marie Hamilton, femme de puissant seigneur millord Kainsland, qui ont signé en presence et du consentement de maitre Estienne Coppin, prestre et vicaire de Saint Germain en Laye, revestu d’etolle et de surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>Marie Kingsland<lb/>L. Iness<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Alexandre MacDonnel, fils du premier gentilhomme du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">11 juillet 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé au cymetiere le corps d’Alexandre, aagé de trois ans, decedé le jour precedent, fils de René MagDanelle, premier gentilhomme du roy d’Angleterre, et de Jeanne Roche, ses pere et mere, anglois de nation, prieres et suffrages accoutumez chantez en presence de maistres Jean Bertault, prestre, et Pierre Parmantier, qui ont signé.<lb/>J. Berthault »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard Jean Therelle dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">11 juillet 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé sous condition dans la chapelle du chateau vieux par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier du roy d’Angleterre, Edouard Jean, né en legitime mariage le vingt quatre du mois de juin dernier, fils de Henry Therelle, lieutenant, et de Jullienne Haston, ses pere et mere, le parein haut et puissant prince Jacques François Edouard, prince de Galles, fils de tres haut et tres excellent prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres haute et tres excellente princesse Marie d’Est, princesse de Modene et reine d’Angleterre, ses pere et mere, lequel a signé en presence et du consentement de maistre Estienne Coppin, vicaire de l’eglize royalle et paroissialle de ce lieu de Saint Germain en Laye, revetu d’etolle et de surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>P. Ronchi<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Joseph Nicolas Michel, fils d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, Joseph Nicolas, né en legitime mariage le vingt troisiesme du present mois, fils de Nicolas Michel, cellier du roy d’Angleterre, et de Charlotte Petit, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein Joseph Clement, cocher en charge du Roy, la mareinne Jacqueline Margueritte Le Tellier, fille de Pierre Le Tellier, et de Jacqueline Violette, ses pere et mere, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Nicolas Michel<lb/>Joseph Antoine Clement, Margueritte Le Tellier<lb/>François Langhorne »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Daniel René Bureau à Saint-Germain-en-Laye, un tailleur de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">26 juillet 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Daniel René, né en legitime mariage le vingt quatre du present mois, fils de François Bureau, teinturier, et de Margueritte Françoise Vincent, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein Daniel Guy, tailleur de la reine d’Angleterre, la mareinne Adrienne Bureau, femme de Jean Mesnard, tante paternelle dudit baptizé, laquelle a declaré ne scavoir signer, le parein a signé avec le pere present.<lb/>François Cureau, Daniel Guy<lb/>L’abbé Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques de Gasis dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">440</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">5 août 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé dans la chapelle du chateau vieux par monsieur l’abbé Innes, aumosnier du roy d’Angleterre, Jacques, né en legitime mariage ce jourd’huy, fils de monsieur François de Gasis, sieur de Beaulieu, premier chirurgien du roy d’Angleterre, et de Felicité Jullienne, ses pere et mere, le parain tres haut, tres puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretaigne, la maraine madame la comtesse d’Almont, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé en presence et du consentement de maistre Estienne Coppin, vicaire de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de son surplis et de son etole.<lb/>Jacques R.<lb/>Vittoria Mondecucoli d’Avia d’Almond<lb/>Iness, Beaulieu<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Novert Chevalier, fils d’un gentilhomme du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">13 août 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soussigné, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Norbert, né en legitime mariage l’onzieme du present mois, fils de François Chevallier, gentilhomme de la suitte du roy d’Angleterre, et Pese Colson, ses pere et mere, demeurant sur cette paroisse, le parain le sieur Norbert Roetters, fils de Jean et de Cornelie Prost, ses pere et mere, la maraine damoiselle Marie Irovine, fille de Jean et d’Elisabeth Critton, lesquels ont signé.<lb/>Nobertus Roettiers<lb/>François Chevallier, Maryin Irving<lb/>L’abbé Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Elisabeth Colins à Saint-Germain-en-Laye, le maître de la garde-robe de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">18 août 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix huitieme aoust mil six cent quatre vingt seize, a esté baptisée par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Marie Elisabeth, née en legitime mariage le quinzieme du present mois, fille de Cornelius Colins et de Jeanne Marie Nerne, sa femme, le parain François Riva, maistre de la garde robe de la reine d’Angleterre, la maraine Marie Elisabeth de Coupigny, femme du sieur Nerne, secretaire du roy d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere.<lb/>Coupigny, Francis Riva<lb/>L’abbé Converset, Cornelius Colins »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Edouard Middleton dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">443</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">12 septembre 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douzieme septembre mil six cent quatre vingt seize, a esté baptisé dans la chapelle du chateau vieux par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier du roy d’Angleterre, Jacques Edouard Middleton, né en legitime mariage le huitieme du courant, fils du sieur Georges Middleton, apoticaire du roy d’Angleterre, et de demoiselle Marie Chapelain, ses pere et mere, le parain tres haut, tres puissant prince Jacques, prince de Galles, la maraine madame Perth, lesquels ont signé en presence et du consentement de monsieur le prieur, et en presence de maistre François Gaultier, sacristain de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estole.<lb/>La contess de Perth, Jacques P.<lb/>George Middleton, P. Ronchi<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Philippe Lesserteur, fils d’un écuyer de la Bouche de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">30 septembre 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentiesme septembre mil six cens quatre vingt seize, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Philippe, né en legitime mariage le vingt sept du present mois, fils de Philippe Lesserteur, ecuyer de la Bouche de la reine d’Angleterre, et d’Elizabeth Monhun, ses pere et mere, le parein Charles Makarty, chef de Gobelet du roy d’Angleterre, la mareinne Elizabeth Warikin, femme de monsieur Watikin, sous secretaire, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Elizabeth Watkins, Philippe Lesserteur<lb/>Charles Macertie<lb/>Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jeanne Hélène Conel, fille d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">445</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">22 octobre 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy 22e octobre 1696, a esté baptisée par moy prestre vicaire soussigné Jeanne Helene, née en et de legitime mariage le jour precedent, fille de Richard Conel, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Françoise Lotman, le parain Mathieu Huoart, fils de Tadee et de Jeanne Petit, le maraine Jeanne Valoise, fille de Patrice Valoise et de Margueritte Far, qui ont signé.<lb/>Joana Walsh, Matthew Ward<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie O’Gara à Saint-Germain-en-Laye, le sous-gouverneur du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="GG 11, liasse A, registre 1696">AC SGL</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">24 octobre 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt quatre du mois d’octobre, a esté baptizé par moy prestre soubsigné, Marie, né en legitime mariage le vingt du mesme mois, fille de Olivier O’Gara, colonel, et de Marie Flemmin, ses pere et mere, le parain François Ploeden, sous gouverneur de monseigneur le prince de Galles, la marainne Brigitte Barnovelle, fille de monsieur le comte Barnoel et de Margueritte Dongan, ses pere et mere, qui ont signé.<lb/>Fra. Plowden<lb/>Bri. Barnewall<lb/>F. Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François, comte de Tynmouth, dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy 28e octobre 1696, a esté baptisé dans la chapelle du chateau viel de Saint Germain en Laye par monsieur Innes, aumosnier du roy d’Angleterre, Jacques François, comte de Tynmouth, né le 29e du present mois, fils de haut et puissant seigneur monseigneur le duc de Berwick et de dame dame Honoré Bourck, son epouze, le parain tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, la maraine tres haute et tres puissante princesse Marie d’Est, princesse de Modenne et reine d’Angleterre, lesquels ont signé en presence et du consentement de maistre Estienne Coppin, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de son surplis et de son estolle, en presence du pere.<lb/>Jacobus R.<lb/>Maria R.<lb/>Berwick<lb/>Iness<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Schave, fille d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">1er novembre 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre vicare soussigné Marie, née en legitime mariage le trente octobre dernier, fille de Jean Schave, cellier du roy d’Angleterre, et de Jeanne Perkine, ses pere et mere, anglois de nation, le parein honorable homme Charles Lesbornes, ecuyer de la reine d’Angleterre, la mareinne Anne Hyets, femme de monsieur Ennis, colonel dans l’armée du Roy.<lb/>Charles Leyburne<lb/>Anne Innes, Trinité<lb/>John Shaw »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Honorée Macarty, fille du chef de Gobelet du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1696</unitid>
              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1696</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deuxiesme novembre, a esté baptizée par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Elizabeth Honorée, née en legitime mariage le trente et un du mois passé, fille d’honorable homme Charles Macarty, chef de Gobelet du roy d’Angleterre, et de damoiselle Heleine Sainmessont, ses pere et mere, le parein haut et puissant seigneur Jacques, duc de Berwick, la mareinne madame Elizabeth Walgraffe, femme de monsieur le chevallier Walgraffe, tous anglois de nation et demeurans en cette paroisse, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Charles Macarti, Berwick<lb/>L. Converset, Isabella Waldegrave »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Biddulph à Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">27 novembre 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par monsieur l’abbé Enis, aumosnier de Sa Majesté britannique, Jacques, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Richard Biddulph, gentilhomme de la chambre, officier de la chambre du roy d’Angleterre, et de Marie Artubar, ses pere et mere, le parein tres hault et tres excellent prince Jacques second, roy de la Grande Bretagne, la mareinne haulte et puissante dame madame la duchesse de Bervik, qui ont signé, en presence de maistre Etienne Coppin, prestre et vicaire de cette paroisse royalle de Saint Germain en Laye, qui a apporté les saintes huiles, revetu de son surplis et etolle, le pere a aussy signé.<lb/>Jacques R.<lb/>Inese<lb/>Rich. Biddulph, H. Berwick<lb/>Coppin, vicaire »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">12 décembre 1696</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douziesme decembre 1696, a esté baptizé par moy prestre soussigné Thomas, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Thomas Boutler, palfrenier de la reine d’Angleterre, et de Melissainte Jourdain, anglois de nation, le parein Benjamin Cotton, porteur de chaise de la reine, la marainne Françoise Hamilton, aussy angloise, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Benj. Cotton, Tho. Butler<lb/>Desprez, Frances Hamelton »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Marie Victoire Magra à Saint-Germain-en-Laye, son grand-père, grand-chancelier d’Irlande, étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1696/1696" encodinganalog="3.1.3">14 décembre 1696</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatorzieme decembre mil six cent quatre vingt seize, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Anne Marie Victoire, née en et de legitime mariage le jour precedent, fille du sieur Millet Magra, capitaine irlandois, et de dame Anne FFitton, ses pere et mere, le parain messire Alexandre FFitton, grand chancellier d’Irlande et grand pere de la baptisée, la maraine madame madame Anne Marie Victoire, comtesse d’Almont, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, qui ont signé avec le pere present, lequel a signé.<lb/>Fytton<lb/>Vittoria Montecucoli d’Alva d’Almond »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Mastin, fille d’un cocher de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697</unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">19 janvier 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Marie, née en legitime mariage le mesme jour, fille de Robert Maisten, cocher de la reyne d’Angleterre, et de Rebeca Hooper, ses pere et mere, le parain Robert Bouquinham, escuyer de la reyne d’Angleterre, la marainne Elisabeth Venantes, femme de Jean Homstom, tous anglois de nation et demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Robert Bucbenham, Mary V.<lb/>Robert Mastin, Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Marie Strickland, fille du vice-chambellan de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">454</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">23 janvier 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisiesme janvier mil six cent quatre vingt dix sept, a esté inhumé en cette eglize le corps de damoiselle Marie, aagée de dix sept ans, decedé le jour precedent, fille du sieur Robert Stricklande, vice chambellan de la reine de la Grande Bretagne, et de dame Brigitte Manick, ses pere et mere, anglois de nation ; messe haute, prieres et suffrages accoutumez chantez en presence de maistres Francis Gaultier, prestre, et Pierre Parmantier, diacre, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Adam à Saint-Germain-en-Laye, le chef de cuisine du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">455</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">11 février 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Jacques, né en legitime mariage le neufvieme du present mois, fils de Pierre Adam, baucheron, et de Marie Malevre, ses pere et mere, le parein honorable homme Thomas Hannequin, chef de cuisine du roy d’Angleterre, la mareinne Heleine Sennesson, femme du sieur Charles Macarty, officier du roy d’Angleterre, qui ont signé.<lb/>Thomas Atkins, Helene Macartie<lb/>Trinité »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Wilky, fille d’un valet de chambre de la princesse d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">456</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">22 février 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, Elizabeth, née en legitime mariage le dix sept du present mois, fille de Jean Wilky, valet de chambre de la princesse d’Angleterre, et de Margueritte Jonsse, ses pere et mere, anglois de nation, de cette paroisse, le parein M. Jean Caselle, ministre et secretaire d’Etat de Sa Majesté britannique, la mareinne dame Elizabeth Ronky, femme du chevalier Guillaume Walgrave, anglois, demeurants en cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Isabella Waldegrave, Caryll<lb/>François Langhorne »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Gouffier, fille d’un postillon de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">457</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">24 février 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt quatriesme fevrier mil six cent quatre vingt dix sept, a esté baptizée par moy prestre soussigné Elizabeth, née en legitime mariage le jour precedent, fille de François Gouffier, postillon de la reine d’Angleterre, et d’Elizabeth Boulle, ses pere et mere, le parain Jacques Charpantier, marchand vigneron, la mareinne Françoise Berdeville, femme de Sebastien Menestrelle, marchand de grain, de cette paroisse, laquelle a declaré ne scavoir signer, le parein a signé.<lb/>Jacques Charpentier<lb/>F. Gaultier »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Dorothée Hayde, fille d’un gentilhomme de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">458</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">19 mars 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix neufvieme mars mil six cent quatre vingt dix sept, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Dorothée, née en legitime mariage le dixieme du present mois, fille de Guillaume Hayde, gentilhomme de la reyne d’Angleterre, et de Marie Reisdon, ses pere et mere, le parain monsieur Guillaume Crane, gentilhomme de la reyne, la marainne Anne Moré, epouse de feu Charles Mpré, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Willttyde, Murray<lb/>Trinité, Crane »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Cottreau à Saint-Germain-en-Laye, un officier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">459</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">23 mars 1697</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Jean, né en legitime mariage le vingt et unieme du present mois, fils d’Anthoine Cottreau, tonnelier, et de Barbe Gardon, ses pere et mere, le parrein Jean Read, officier du roy d’Angleterre, la mareinne Marie Catherine Trouvain, veufve de feu maitre Jean Renard, conseiller du Roy, maitre des rentes de l’hostel de ville de Paris, de la paroisse de Saint Nicolas des Champs, qui ont tous signé.<lb/>John Read, M. C. Trouvain<lb/>Desprez »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Bel à Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">460</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Jacques, né en et de legitime le [raturé] du mois dernier, fils du sieur Bel, gentilhomme ecossois, et de dame Rose Capelain, le parain pour haut et puissant prince de Galles, le sieur Jacques Dromonte, comte de Perth, gouverneur du prince de Galles, la maraine dame dam Marie Gordon, epouse du seigneur milord Perth, lesquels ont signé.<lb/>Perth<lb/>Mary Perth<lb/>Coppin »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Catherine O’Brien à Saint-Germain-en-Laye, un valet de pied du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">461</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">11 avril 1697</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy onziesme avril mil six cent quatre vingt dix sept, a esté baptizé par moy prestre soussigné Catherine, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Daniel O’Brien, officier d’infanterie dans les troupes du roy d’Angleterre, et de Margueritte Condom, ses pere et mere, le parrein Bernard Aubry, valet de pied de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareinne Jeanne Margueritte Daumarier, veufve de feu capitaine Maurice Plomquett, tous irlandois de nation, de cette parroisse, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Daniell O’Bryen, Bryan O’Brine<lb/>Janne Margariete do Meara, Desprez »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Charles Bagot, fils d’un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">462</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1697</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Jean Charles, né en et de legitime mariage l’onzieme du present mois, fils du sieur Jean Bagot, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy d’Angleterre, et d’Helaine Jold, ses pere et mere, irlandois, le parain haut et puissant seigneur Charles O’Brien, comte de Clare, colonel du regiment, la maraine dame dame Honorée Bourk, epouse de monseigneur le duc de Berwick, lesquels ont signé avec le pere.<lb/>Clare<lb/>H. Berwick<lb/>Coppin »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Williams dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">463</unitid>
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              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixieme avril mil six cent quatre vingt dix sept, a esté baptisée dans la chapelle du chateau vieux par monsieur l’abbé Rinchy, aumosnier du roy d’Angleterre, Marie, née en legitime mariage le 23e du present mois, fille de Christophe Williams, officier du prince de Galles, et de Marie Favanne, ses pere et mere, tous deux anglois, la maraine tres haute et tres puissante princesse Marie d’Est, duchesse de Modenne et reine d’Angleterre, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Michel Trinité, l’un des vicaires de cette paroisse, revestu de son surplus et estole, lequel a apporté les saintes huilles.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>Christophle Williams »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Nikell à Saint-Germain-en-Laye, un page de la chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">464</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">28 avril 1697</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soubsigné Jacques, né en legitime mariage, fils de Jacques Nikell, avocat du roy en ses revenus en Irlande et secretaire de son cabinet dans le mesme royaume, et de Françoise Foliot, sa femme, le parain Jacques Dabbay, page de la chambre du roy d’Angleterre et garde de son cabinet, la marreinne Marie Anne Gaultier, fille de François Gaultier, officier du roy d’Angleterre, et de Marie Anne Foliot, ses pere et mere, lesquels ont signé avec le pere.<lb/>Marie Anne Rose Gaultier<lb/>De Labadie<lb/>F. Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Davis à Saint-Germain-en-Laye, le médecin du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">465</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Marie, née en legitime mariage le sixieme du present mois, fille de Jean Davis, gentilhomme anglois et de Marie Soere, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein messire Guillaume Walgrave, chevalier, medecin de Sa Majesté britannique, le mareinne Françoise Schellon, fille du sieur Schellon, premier ecuyer du roy d’Angleterre, tous demeurant en cette paroisse, qui ont signé.<lb/>G. Waldegrave<lb/>Trinité, Frances Sheldon »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Richar Maugy à Saint-Germain-en-Laye, le chef du Gobelet du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">466</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">18 mai 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Richard, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Claude Maugy, valet de chambre du gouverneur du prince de Galles, et de Françoise Dade, ses pere et mere, le parein Richard Crumpe, chef du Gobelet du roy d’Angleterre, la mareinne Elizabeth Mohoun, femme de Philippes Desserteur, chef de Bouche de la reine d’Angleterre, tous demeurants en cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Richard Crumpe, Elezebth Lesartur<lb/>Coppin »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Claude Charron, fils d’un garçon chirurgien du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">467</unitid>
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              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">21 mai 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Claude, né hors mariage le jour precedent, fils naturel de Claude Carron, garçon chirurgien du roy d’Angletterre, et de Catherine Lafleur, ses pere et mere, le parein Jean Baptiste, fils de Jean Leclair, marchand, et de Jeanne Debette, ses pere et mere, la mareine Marie, fille Simon Joseph de Saint Pierre, rachesseur de la capitainerie et de Marie Alardin, ses pere et mere de cette paroisse, qui ont signé avec le pere.<lb/>Marie Saint Pierre, Jean Baptiste Leclerc<lb/>Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de la nourrice du prince de Galles à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">468</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">29 mai 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette eglize [vide], femme de [vide], nourrice de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, aagée de [vide] ans, decedée le jour precdent, messe haute, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres François Gaultier, prestre, et Pierre Parmantier, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de confirmation du prince de Galles dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">469</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">19 juin 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté confirmé dans la chapelle du chateau vieux de ce lieu par monseigneur l’archevesque de Paris, tres haut, tres puissant prince Jacques François Eduard, prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Hirlande, et de tres haute et puissante princesse Marie d’Est, duchesse de Modenne. »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Richard Bullstrod dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">470</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier du roy d’Angleterre, dans la chapelle du château viel de ce lieu, François Richard, né en et de legitime mariage le jour precedent, fils du sieur Richard Bulstrod, chevallier anglois, et de madame Marie Stanford, ses pere et mere, le parain tres haut et tres puissant prince Jacques François Eduard, prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres haute et tres puissante princesse Marie d’Est, reine d’Angleterre, la maraine madame mad. la comtesse d’Almont, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé en presence et du consentement de maistre Estienne Coppin, l’un des vicaires de cette paroisse, qui a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle.<lb/>Jacque P., P. Ronchi<lb/>Coppin, vic., Vittoria Montecucoli d’Allia d’Almond »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Ferdinand Ignace Molza Saint-Germain-en-Laye, le grand maître de la garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">471</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy 25e juillet 1697, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Ferdinand Ignace, né en et de legitime mariage le jour precedent à six heures du matin, fils de messire Charles Mollza, comte italien de Modenne, et de madame madame Veronique Angeloti, ses pere et mere, le parain messire Richard Hamilton, grand maistre de la garde robe du roy d’Angleterre, la maraine madame madame Marie Stouthcout, femme de messire Jean Staford, controoleur de la maison du roy d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere.<lb/>Richard Hamilton<lb/>Mary Stafford<lb/>Carlo Molza<lb/>L’abbé Converset »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie de Gassis de Beaulieu dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">472</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">10 août 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dixieme aoust 1697, a esté baptisée dans la chapelle du chateau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier du roy d’Angleterre, Marie, née en et de legitime mariage le jour precedent, fille de M. François de Gassis de Beaulieu, premier chirurgien du roy d’Angleterre, et de damoiselle Foelicité Jullienne, ses pere et mere, la maraine tres haute et tres puissante princesse Marie d’Este, princesse de Modenne et reine d’Angeterre, laquelle a signé avec le pere en presence de maistre Michel Trinité, vicaire de cette paroisse, revestu de surplis et d’estole.<lb/>Maria R.<lb/>Trinité, P. Ronchi<lb/>Beaulieu »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Edmond Perehains, sous-gouverneur du prince de Galles, décédé à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">473</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">16 août 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy seizieme aoust mil six cent quatre vingt dix sept, le corps d’honorable homme Edmond Perehains, sous gouverneur de Son Altesse monseigneur le prince de Galles, anglois de nation, aagé de soixante un an, de cette paroisse, y demeurant, décédé le quatorzieme du present mois, a esté transporté à Paris au convent des religieuses angloises sur les fossez de Saint Victor pour y estre inhumé ; messe haute, prieres et suffrafes accoutumées chantées pour le repos de son ame en presence de messires François Gaultier et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Edouard Butler dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">474</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">6 septembre 1697</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé dans la chapelle du chateau viel par monsieur l’abbé Innes, aumosnier ordinaire du roy d’Angleterre, Jacques Eduard, né en et de legitime mariage le jour precedent, fils du sieur colonel Butler, irlandois, et de madame Esmond, ses pere et mere, le parain tres haut, tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, la marainne madame madame Victoria Montecuculi d’Avia, comtesse d’Almont, lesquels ont signé avec le pere en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, vicaire de cette paroisse, lequel, revestu d’estole et surplis, a apporté les saintes huilles.<lb/>Jacques R.<lb/>Vittioria Montecucoli d’Avia d’Almond<lb/>Iness<lb/>Rich. Butler<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Guillaum Minnedorge à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme ordinaire de la chambre de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">475</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">6 septembre 1697</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Guillaume, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Phillippes Minnedorge, tailleur de pierre, et de Anne Legras, ses pere et mere, le parrain le sieur Guy Forté, gentilhomme ordinaire de la chambre de la reyne d’Angleterre, la marainne damoiselle Marie Favanne, epouse du sieur Willaumes, offcier du roy d’Angleterre, tous de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Guy Forster<lb/>Marie Favanne, Trinité »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edmond Kerby, fils d’un postillon du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">476</unitid>
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              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">8 septembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Edmond, né en legitime mariage le mesme jour, fils d’Honoré Kerby, postillon du roy d’Angleterre, et d’Anne Halles, ses pere et mere, le parain Eduard Janson, valet de pied du prince de Galles, la marainne Anne Persans, femme de Denis Rayens, tous anglois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Edmd. Johnson<lb/>Anne Parsens<lb/>Honry Kerby, F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Patrice Douglas, fils d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">477</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">18 septembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy six huitieme septembre, a esté baptisé par moy prestre, docteur de Sorbonne, abbé de Nostre Dame de Sully, prieur et curé de ce lieu, Patrice, né en legitime mariage le mesme jour, fils d’Eduard Douglas, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Marie Lappe, ses pere et mere, le parrain le parain Nicolas Lecque, la marainne Jeanne Fittegarelle, tous irlandois, demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Jacque Fagan, Edw. Douglas, Margrat Smith<lb/>Labbé Converset »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Guillaume Creagh à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">478</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">20 septembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, commis à cet effet par M. le prieur, Guillaume, le dix septieme du present fois, fils de Georges Creagh, chevalier irlandois, et d’Elisabeth Porthere, ses pere et mere, le parain Edmond Barry, gentilhomme de la reyne d’Angleterre, la marainne Eleonore Rice, epouse de Moran Conel, tous irlandois de nation, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Edm. Barry, George Creagh<lb/>Ewin. O’Connell, F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise-Marie Houlton à Saint-Germain-en-Laye, le vice-chambellan du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">479</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, commis à cet effet par M. le prieur, Marie Louise, née en legitime mariage le jour precedent le jour precedent, fille du sieur Hugues Houlton, valet de chambre de M. Carelle, ministre et secretaire d’Estat du roy d’Angleterre, et de damoiselle Elisabeth Wilecq, ses pere et mere, le parain le sieur Jacques Porter, vice chanbelan du roy d’Angleterre, la marainne damoiselle Marie Igraham, epouse du sieur conolel Igram, tous anglois, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>J. Porter, Mary Ingram<lb/>Francois Langhorne, Hugh Houlton »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Menard, fils du chef de cuisine du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">480</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné commis à cet effet par monsieur le prieur Jacques, né en legitime mariage le vingt quatriesme du present mois, fils de François Menard, chef de cuisine du prince de Galles, et de Marianne Deslauriers, tous deux anglois de nation, le parein M. Jacques de Labadie, premier vallet du roy d’Angleterre, la mareinne Françoise Faillard, femme de Jacques Nesle, conseiller du roy d’Angleterre, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Françoise Ffoillars<lb/>Jacques de Labadie<lb/>F. Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Nugent dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">481</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé dans la chapelle du château viel par monsieur l’abbé Rnchi, aumosnier du roy d’Angleterre, Jacques né en legitime mariage le jour precedent, fils d’honorable homme Richard Nugent, coronel, et de dame Anne Nagle, ses pere et mere, irlandois, le parain tres haut et tres puissant prince Jacques second, roi d’Angleterre, la maraine madame madame Sophia Buckle, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, vicaire de cette paroisse, lequel revestu d’estole et surplis a apporté les saintes huilles. »<lb/>Jacques R.<lb/>P. Ronchi, Trinité »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Antoine Gilles Verdon à Saint-Germain-en-Laye, un valet de chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">482</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Anthoine Gilles, né en legitime mariage le vingt deuxiesme du present mois de septembre dernier passé, fils de Gilles Verdun, lieutenant d’infanterie dans le regiment de Clare, irlandois, et d’Elizabeth Eakens, ses pere et mere, demeurans en cette paroisse, le parein Anthoine Bertaut, valet de chambre du roy d’Angleterre, la marainne Marie Margueritte Credde, fille de feu Martin Credde et de Françoise Glattou, ses pere et mere, tous demeurant en cette paroisse, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Antoine Bertott, Marie Cerde, Gill. Verdon<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Françoise Weston, fille de l’imprimeur du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">483</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre soussigné Françoise, née en legitime mariage le troisiesme du present mois, fille de Guillaume Weston, imprimeur du roy d’Angleterre, et de Françoise Secher, anglois de nation, demeurant en ce lieu, ses pere et mere, le parein maistre Jean Gernon, prestre, irlandois de nation, la mareinne Marie Anne Bettan, femme d’Alexandre Jacson, anglois de nation, tous demeurant en cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Jean Gernon, Mary Betton<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Nairne dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">484</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par monsieur l’abbé Ines, aumosnier du roy d’Angleterre, dans la chapelle du chateau viel de ce lieu, Jacques, né en et de legitime mariage le 24e du present, fils d’honorable homme David Nairne, secretaire de monsieur Carel, et de damoiselle Elisabeth Marie de Campigny, ses pere et mere, le parain tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, la maraine madame madame la comtesse d’Almont, premiere dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere et en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, vicaire de cette paroisse, lequel a apporté les saintes huilles revestu de surplis et d’estolle.<lb/>Jacques R.<lb/>Vittoria Montecuculi d’Avia d’Almont<lb/>Inese<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Beville Ignace Skelton, fils du contrôleur général de la maison du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">485</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette église le corps de Beville Ignace, aagé de quatorze mois, fils du sieur Beville Skelton, controleur general de la maison du roy d’Angleterre, et de Marie O’Brien, ses pere et mere, decedé le jour precent, prieres, suffrages accoutumées chantées en presence de maistres Pierre Parmantier, diacre, et Hugues Augustin Baussonnet, acolythe, qui ont signé.<lb/>Baussonnet, P. Parmantier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles Hecoppe à Saint-Germain-en-Laye, l’écuyer de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">486</unitid>
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              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dixieme novembre 1697, a esté baptizé par moy prestre soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, Charles, né en legitime mariage le huitieme du present mois, fils de Christophe Hecoppe et d’Elisabeth Picquemone, anglois de nation, le parein Charles Limborne, ecuyer de la reine d’Angleterre, la marainne Marie Stafford, femme de Jean Stafford, controoleur de la maison du roy d’Angleterre, tous demeurants en cette paroisse.<lb/>Charles Leyburne, François Langhorne<lb/>Mary Stafford »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Euphèmie Nugent dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">487</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">11 novembre 1697</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy onziesme novembre mil six cent quatre vingt dix sept, a esté baptizée dans la chapelle du château vieux de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé de Ronchi, aumosnier de la reine d’Angleterre soussigné, Marie Euphemie, née en legitime mariage le septiesme du present mois, fille de monsieur Christophe Nugent, colonel irlandois, et de damoiselle Brigitte Bernwall, ses pere et mere, la marreinne tres haute, tres excellente et vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, epouze de tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, laquelle a signé en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, vicaire de cette paroisse, qui a apporté les saintes huiles revetu d’etolle et surplis.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi, Trinité »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Laure O’Brien dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">488</unitid>
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              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">13 novembre 1697</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchi Laure, née en legitime mariage ce matin apres minuit, fille de haut et puissant seigneur Charles O’Brien, vicomte de Clare, colonel d’infanterie, et de dame Charlotte Baklen, ses pere et mere, la marainne tres haute, tres vertueuse et tres puissante princesse Marie d’Est, duchesse de Modene et epouze de tres haut et puissant prince Jacques Stuard second, roy d’Angleterre, laquelle a signé avec monsieur l’abbé Ronchi en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, prestre, vicaire de Saint Germain, qui a apporté les saintes huiles revetu de surplis et etolle, et a aussi signé.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi, Trinité »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques André Xavier Syme, fils d’un valet de pied du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">489</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Jacques André Xeavier, né en legitime mariage le vingt neufvieme novembre de la presente année, fils d’Andre Syme, valet de pied du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Poittevin, ses pere et mere, le parrain millord Jean Perth, gouverneur de monseigneur le prince de Galles, comis à cet effet dans sa place le sieur Jean Guillaume, son maistre d’hostel, lequel a signé pour luy, la marrainne damoiselle Rebecca Menisse, fill de Jacques Menisse, argentier du roy d’Angleterre, et d’Honorée Tooker, lesquels ont signé.<lb/>Jean Roullure pour monseigneur le comte de Perth<lb/>Rebecca Minnis, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Eléonore Magenis, fille d’un écuyer du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">490</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">23 décembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée sous condition par moy prestre vicaire soussigné Eleonor, aagée de douze ans et demy, que l’on a cru avoir esté ondoyée au moment de sa naissance mais dont on a aucun tesmoignage suffisant auquel on puisse ny doive adjouter foy, ce qui nous a obligée de la baptiser sous condition, laditte Eleonore fille de Artur Magneise, ecuyer du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Fitzgeralde, le parrein  Ignace Peppard, gentilhomme irlandois, la mareinne damoiselle Elizabeth Magneise, tous demeurants en ceste paroisse, qui ont signé avec la baptizée.<lb/>Ellinore Magenis, Ignace Pippard<lb/>Elisabeth Magenis, Rlizabeth Fitgard<lb/>Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Cazeils dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">491</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1697 </unitid>
              <unitdate normal="1697/1697" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1697</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt neufvieme decembre, a esté baptizée par monsieur l’abbé Enis soussigné, aumosnier du roy et de la reyne d’Angleterre, dans la chapelle du chasteau vieil de de Saint Germain en Laye, Marie, née en legitime mariage le vingt troisiesme du present mois, fille de Jean Baptiste Cazels, huissier de la chambre de la reine d’Angleterre et d’Elizabeth Matthieu, ses pere et mere, la mareinne tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est, duchesse de Modenne et epouze de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, laquelle a signé en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, vicaire, lequel a apporté les saintes huiles revestu d’etolle et surplis et a aussy signé avec le pere present.<lb/>Maria R.<lb/>Inese<lb/>Trinité, Jean Baptiste Cazeils »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Innocent Leroy à Saint-Germain-en-Laye, le maître de musique du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">491</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Innocent, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Jacques Leroy, ordinaire de la musique du Roy, et de Marie Martin, ses pere et mere, le parrein Innocent Fedé, maistre de musique du roy d’Angleterre, la mareinne Catherine Bartolini, femme dudit sieur Fedé, parrein, qui ont signé.<lb/>Innocentio Desideri Fede, Caterina Bartolini<lb/>Desprez »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jeanne Anne Maevel à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">492</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dixieme mars mil six cent quatre vingt dix huit, a esté baptisé par moy prestre vicaire soubsigné Jeanne Anne, née en legitime mariage le cinquieme du present mois, fille de Meles Maevel, gentilhomme irlandois, et de Brigitte Magra, ses pere et mere, le parrain Joseph Ronchi, escuyer du roy d’Angleterre, la marainne Anne Fitpatrick, epouse de Jacques Boutlerre, tous irlandois de nation, lesquels ont signé.<lb/>A. Butler, Gioseffo Ronchi<lb/>Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Wynette dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1698</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Innesse, aumosnier de la reinne d’Angleterre, Marie, née en legitime mariage le mesme jour, fille de Thomas Wynette, gentilomme servant de Sa Majesté britannique, et de dame Jeanne Chappelle, ses pere et mere, anglois de nation, la mareinne tres haute et tres excellente et vertueuse princesse Marie d’Est, duchesse de Modenne et reine d’Angleterre, laquelle a signé en presence et du consentement de maistre François Gaultier, sou vicaire, qui a aussy signé et apporté les saintes huilles revestu d’estolle et surplis.<lb/>Maria R.<lb/>Ineses, F. Gaultier »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Shaw, fils d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">494</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">15 mars 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Jean, né en legitime mariage le treizieme du present mois, fils de Jean Shaw, sellier du roy d’Angleterre, et de Jeanne Perkins, ses pere et mere, anglois de nation, de cette paroisse, le parrein messire Robert Buckingham, ecuyer du roy d’Angleterre, la mareinne damoiselle Therese Buckingham, fille dudit sieur Buckingham, parrein, et de dame Elizabeth Hudeltston, anglois de nation, qui ont signé avec le père present.<lb/>John Shav, Robt. Buckenham, Buckenham<lb/>Desprez »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Middleton dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy seiziesme mars 1698, a esté baptizée dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchi, aumonier de la reine d’Angleterre, Marie Anne, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Georges Middleton, apotiquaire ordinaire de Sa Majesté britannique, et de Marie Chappelain, ses pere et mere, de cette parroisse, la mareinne tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modenne et reinne d’Angleterre, laquelle a signé en presence de maistre François Gaultier, prestre, sou vicaire de cettev parroesse, qui a apporté les saintes huisles revestu d’estolle et surplis, et a aussy signé avec le pere present.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>George Middleton<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Edouard Ewborne, secrétaire du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">29 mars 1698</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette eglize le corps d’honorable homme Edouard Ewborne, secretaire de Sa Majesté britannique, aagé de soixante et quattre ans, decedé le vingt septieme du present mois, vespres des morts, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres Pierre Parmantier, diacre, sacristain, et Hugues Augustin Baussonnet, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier, Baussonnet<lb/>Desprez »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Darmor, fils d’un cocher de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">8 mai 1698</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy huitiesme may, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Jean, né en legitime mariage ce mesme jour, fils de Waltere Darmor, cocher du corps de la reine d’Angleterre, et de Rebecca Cakle, ses pere et mere, le parrein Jean Homston, aussy cocher de la reine, la mareinne Rebecca Mastin, femme de Robert Mastin, aussy cocher de la reine, tous anglois de nation, de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>John Humpton<lb/>R. Mastin<lb/>Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Robert Boutler, fils d’un palefrenier de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">20 mai 1698</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingtieme may, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Robert, né en legitime mariage ce mesme jour, fils de Thomas Boutler, palfrenier de la reine d’Angleterre, et d’Innoncenx Millord, ses pere et mere, le parrein Robert Boukinham, ecuyer de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareinne Elizabeth Boukinham, fille dudit sieur Boukinham parrein et d’Elizabeth Patisson, ses pere et mere, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Robert Buckenham<lb/>Elizabeth Buckenham, Trinité »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Crean, fille d’un cuisinier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">499</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">21 mai 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre soussigné Marie, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Matthieu Crean, cuisinier du roy d’Angleterre, et de Jullienne Canty, irlandois de nation, demeurants en cette paroisse, le parrain Jacques Skelton, fils de feu Beville Skelton, controoleur general de la maison du roy d’Angleterre, et de Marie O’Brien, ses pere et mere, la marainne Marie Stafford, fille de Jean Stafford, controoleur de la maison du roy d’Angleterre, et de Marie Southcot, tous de cette paroisse, qui a signé, le parrein a declaré ne scavoir signer.<lb/>Mary Stafford, Desprez »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de la pose de la première pierre de la chapelle fondée par le roi à l’hôpital de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">500</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douziesme juin mil six cent quatre vingt dix huit, à onze heures d matin, par messire Jean François Benoist de Chazelle, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain, administrateur de l’hospital, avec la permission de monseigneur l’archevesque de Paris, a esté benie la premiere pierre de la nouvelle chappelle de l’hospital de ce lieu, fondée et devant estre elevée et bastie par les biensfaits de tres haut, tres puissant, tres excellent et tres victorieux prince Louis le Grand Dieudonné, tres chrestien roy de France et de Navarre, laditte pierre posée par tres haut et puissant prince monseigneur Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine, gouverneur de la province de Languedoc, prince souverain de Dombes, comte d’Eu, pair de France, commandeur des ordres du Roy, lieutenant general des armées de Sa Majesté, colonel general des suisses et grisons, et en presence de messire Henry de Mornay, marquis de Monchevreuil, gouverneur des ville et chasteau de Saint Germain en Laye, capitaine des chasses, et qui ont signé le present acte avec monsieur l’abbé de Benoist, susdit prieur et curé de Saint Germain, maistres Michel Trinité, vicaire, François Gaultier, sou vicaire, Estienne Coppin, ancien vicaire et cappelain de la charité, Christophe Caslevan, prestre, Pierre François Pierre Teilhes et autres prestres du clergé de l’eglize royalle et paroissialle de ce lieu de Saint Germain en Laye, present à la ceremonie, qui ont pareillement signé en presence de Louis Guillon de Fonteny, conseiller du Roy, commissaire enquesteur examinateur pour Sa Majesté de Saint Germain en Laye.<lb/>Louis Augustin de Bourbon<lb/>Monchevreul, F. Gaultier<lb/>Guillon de Fonteny, Coppin<lb/>Carlevoy, prestre, Parlleps, Teilhes<lb/>Desprez, François Langhorne, Dromgole<lb/>Trinité, Baussonnet, Regnault<lb/>De Cohihoult<lb/>De Benoist de Chazelles »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Ville</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Pierre Veret à Saint-Germain-en-Laye, un paumier du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">501</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">23 juin 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Jean Pierre, né en legitime mariage ce mesme jour, fils posthume de feu Jean Veret, inhumé le cinquiesme du present mois, et de Jeanne Chastelain, le parrein Piperre Sainton, paumier de monseigneur le prince de Galles, la mareinne Bernardine Jouan, fille de Jean Jouan, officier de la reine d’Angleterre, et d’Agnes Maillan, ses pere et mere, de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Pierre Saincton<lb/>Bernardine Jouan, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Vallois à Saint-Germain-en-Laye, un valet de chambre du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">502</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">17 août 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix septiesme aoust, ont esté supplées les ceremonies du baptesme par moy prestre docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, à Marie, née en legitime mariage et ondoyée en l’extreme necessité par la sage femme le quinziesme du present mois, fille de Thomas Vallois, valet de chambre de millord Galmoy, et de Gresille Maggel, ses père et mere, le parrein Laurent Dupuy, valet de chambre de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareinne haute et puissante dame madame la duchesse de Tirconnel, tous demeurants en ce lieu, qui ont signé.<lb/>La duchess de Tyrconnell<lb/>Laurent Dupuy<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Richard Crumple, officier de la paneterie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">503</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">17 août 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé dans cette eglize a esté inhumé dans cette eglize Richard Crumple, officier de la panneterie du roy d’Angleterre, aagé de trente cinq ans, decedé le quinziesme du present mois, vespres des mors, prieres et suffrages accoutumez, chantez pour le repos de son ame, en presence de maistres Pierre Parmantier, diacre, sacristain, hugues Augustin Baussonnet, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier, Baussonnet »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Anne Bevan, fille d’un valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">504</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">18 août 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix huitiesme aoust, a esté baptizée par moy prestre vicaire soussigné Elizabeth Anne, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Jean Bevain, valet de pied de la reine d’Angleterre, et d’Anne Horton, ses pere et mere, le parrein Henry Pary, controoleur de la Bouche du roy d’Angleterre, la mareinne damoiselle Isabelle Lavery, fille de M. Arture Lavery, valet de chambre de la reine, de cette paroisse, qui ont signé avec le père present.<lb/>Isabella Lavery, H. Parry, Trinité<lb/>John Bevan »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Mahas dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">505</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">14 septembre 1698</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorziesme jour de septembre, a esté baptizé en la chapelle du chasteau de ce lieu par monsieur l’abbé Ronky, aumosnier du roy d’Angleterre soussigné, Jacques, né en legitime mariage ce mesme jour, fils de Thadée Mahas, gentilhomme irlandois, et de Dorothée FilzWilliams, ses pere et mere, demeurans en cette paroisse, le parrein tres haut et tres puissant prince Jacques Stuard, second du nom, roy de la Grande Bretagne, Ecosse et Irlande, lequel a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’estolle et surplis.<lb/>Jacques R.<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Jacques Dihartz, valet de chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">506</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">12 octobre 1698</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douziesme octobre, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere Sainte Eglize par moy prestre vicaire soussigné le mariage de Jacques Diharts, valet de chambre du roy d’Angleterre, veuf de Genevieve Douely, d’une part, et de Louise Gabrielle Cagnyeu, veuve de feu Thomas Delastre, procureur, d’autre part, tous deux de cette paroisse, apres en avoir publié un ban au prosne de la grande messe le 9e du present mois, et veu la dispense des deux années à eux accordée par monseigneur l’archevesque de Paris en dacte du dixiesme du present mois, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans aucune opposition en presence des sieurs Laurent Dupuy, gentilhomme ordinaire de monseigneur le prince de Galles, de Jacques de Labaie, premier valet de chambre du roy d’Angleterre, de Jacques Randais, premier valet de garderobbe de laditte majesté, et d’Estienne Dumirail de Monnot, secretaire de monsieur Carel, tous amis des parties, qui ont signé.<lb/>J. Dihartz, Louise de Cagneu<lb/>L. Dupuy, J. Rodera<lb/>De Labadie, Monnot<lb/>Trinité »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Johnson, fille d’un valet de chambre du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">507</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">4 novembre 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre sou vicaire soussigné Marie, née en legitime mariage le deuxieme du present mois, fille d’Edmond Tenson, valet de chambre de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, et d’Heleine Tobine, ses pere et mere, le parrein messire François Ploudine, sous gouverneur de Saditte Altesse monseigneur le prince de Galles, la mareine la mareine madame la contesse de Perte, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Fra. Plondin, Edmund Johnson<lb/>Mary Perth<lb/>F. Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Halpeny, fille d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">508</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">7 novembre 1698</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Elizabeth, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Pierre Halpeny, cellier du roy d’Angleterre, et de Margueritte Wisly, ses pere et mere, irlandois, le parrein monsieur Pierre millord de Galmoy, millord de la chambre du roy, la mareine dame Elizabeth Waldegrave, epouze de monsieur le chevalier Waldegrave, medecin de Sa Majesté britannique et dame de la chambre de la reine, lesquels ont signé.<lb/>Galmoy, Isabella W., De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Balthazar Leconte, fils valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">509</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">24 novembre 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre, vicaire soussigné, Baltazar, né en legitime mariage le vingt deux du present mois, fils de Gaspard Leconte, valet de pied de la reine d’Angleterre, et de Jeanne Flechy, ses pere et mere, le parrein Chles Leyborne, gentilhomme servant de la chambre de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareine Elizabeth Ronchi, femme de monsieur le chevallier Waldegraive, medecin ordinaire de Sa Majesté britannique, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Charles Leyburne<lb/>Gaspart Leconte, Isabella Waldegrave<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Balthazar Leconte, fils d'un valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">510</unitid>
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              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">29 novembre 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre habitué soussigné Edouard, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Nicolas Clark, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Marie Clark, le parrein Thadée Clark, ayeul du bapizé, valet de pied de la reine d’Angleterre, la mareine Anne Rodgelé, femme de feu Richard Crumpe, tous anglois, qui ont signé.<lb/>T. C., Ann Crumpe, Desprez »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Françoise Stafford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">511</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">7 décembre 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy septiesme jour de decembre mil six cent quattre vingt dix huit, a esté baptizé en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inesse, aumosnier du roy d’Angleterre soussigné, Louise Françoise, née en legitime mariage le cinquiesme du present mois, fille de Jean Stafford, controoleur de la maison de Sa Majesté britannique, et de Marie Susthcot, ses pere et mere, le parrein tres haut et puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, la mareinne tres haute et excellente princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de Sadite Majesté britannique et de tres haute, excellente et vertueuse princesse Marie d’Est, duchesse de Modene et reine d’Angleterre, son epouze, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire François de Benoist, prieur et curé de Saint Germain en Laye, qui a apporté les saintes huilles revetu d’etolle et surplis et a aussy signé.<lb/>Jacques R.<lb/>Louise Marie<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Vilkay, fils d’un valet de chambre de la princesse d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">512</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1698</unitid>
              <unitdate normal="1698/1698" encodinganalog="3.1.3">23 décembre 1698</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troizieme jour de decembre mil six cent quattre vingt dix huit, a esté baptisé par moy prestre vicaire Thomas, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Jean Vilkay, valet de chambre de la princesse d’Angleterre, et de Margueritte Jouy, ses pere et mere, le parain Claude Saint Ouen, maçon, la marainne Antoinette Guillemat, veufve de François Latour, tous de cette paroisse, le parain a signé, la marainne a declaré ne scavoir signer.<lb/>Claude Saint Ouen, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Abraham Michel, fils d’un bourrelier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">513</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">19 janvier 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix neuf janvier, a esté baptisé par moy prestre vicaire soussigné Jean Abraham, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Nicolas Michel, bourrelier du roy d’Angleterre, et de deffunte Charlotte Petit, decedée en travail, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein Jean Abraham Baumester, musicien du roy d’Angleterre, la mareinne Anne Face, fille de deffunt Fiacre Face et de Marie Violette, ses pere et mere, de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Johannes Abrahamus Baumaister<lb/>Anne Face, Trinité »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de François Ridge, sous-palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">514</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">20 janvier 1699</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme jour de janvier a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre soussigné, authorizé de monsieur le prieur et curé de ce lieu, le mariage de François Ridge, sous palfrenier du roy d’Angleterre, fils de feu Richard Ridge et d’Elizabeth Monte, aussy deffunte, d’une part, et de Marthe Pedley, fille deEdouard et Luce Row, d’autre part, tous deux anglois, de cette paroisse, apres les trois publications des bans faictes aux prosnes des grandes messes paroissialles les premier, troisiesme et quatriesme du present mois, les fiancailles faictes le jour precedent, le tout sans aucune opposition et en presence d’Edouard Pedley, pere de l’epouse, de Guillaume Dubois, officier de monseigneur le duc de Berick, Thomas Butler, palfrenier de la reine d’Angleterre, amis de l’epoux, Edouard Hanley, aussy palfrenier de la reine, de François Feild, officier du roy, et de Catherine Relly, tous amis des parties, qui ont signé avec l’epouze, l’epoux a declaré ne scavoir signer.<lb/>Martha Pedley, Edward Podley, G. Dubois<lb/>Tho. Bulter, Catherine Reily<lb/>Francis Ffeild, François Langhorne »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Brigitte Manin, fille d’un postillon du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">515</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">1er février 1699</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre sou vicaire soussigné Brigitte, née en legitime mariage ce mesme jour, fille de Marc Manin, postillon du roy d’Angleterre, et de Jeanne Rechaut, ses pere et mere, le parrein Jean Hanison, cocher de la reine d’Angleterre, la mareine Elizabeth Bellé, femme de Thomas Harnel, palfrenier de la reine d’Angleterre, tous anglois, de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>John Humlton<lb/>Elizabeth Arnold<lb/>F. Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Belle à Saint-Germain-en-Laye, l’apothicaire du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">516</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">22 février 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre soussigné Marie, née en legitime mariage le dix neuf du present mois, fille de Jean Belle, officier dans les armées du roy d’Angleterre, et de Rose Bagley, ses pere et mere, ecossois de nation, demeurant en cette paroisse, le parrein Georges Midlton, apoticaire de Sa Majesté britannique, la mareine Anne Robisson representante la personne de madame la contesse de Mareschalle d’Ecosse, tous demeurans en cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>George Midlleton, Ann Roberson<lb/>Puquet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’André Flamen à Saint-Germain-en-Laye, un frotteur des appartements du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">517</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">22 février 1699</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné André, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Robert Flamen, vigneron, et d’Alexis Tiphoineau, ses pere et mere, le parrein André Fontaine, frotteur des appartements du roy d’Angleterre, la mareine Marie Claude Senechal, fille d’Anthoine Senechal, deffunt, et de Margueritte Flament, ses pere et mere, de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>André Fontaine, Marie Claude Senechal<lb/>Puquet »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Mastin, fille d’un cocher de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">518</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">23 février 1699</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre sou vicaire soussigné Anne, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Robert Meslin, cocher de la reine d’Angleterre, et de Rebecca Houpre, ses pere et mere, anglois de nation, le parrain Joseph Coner, mareschal de Sa Majesté britannique, la mareine Anne Elizabeth Beslley, femme de Thomas Arnol, palfrenier de la reine d’Angleterre, tous demeurants en cette paroisse, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Joseph Connor<lb/>Tho. Arnold<lb/>Robert Mastin<lb/>F. Gauthier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Christophe Williams dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">519</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">26 février 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt sixiesme fevrier, a esté baptizé par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier de Sa Majesté brittannique, dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu Jacques Christophe, né en legitime mariage le vingt quattre du present mois, fils de Christophe Williams, officier du roy d’Angleterre et de Son Altesse monseigneur le prince de Galles, et de Marie Favane, ses pere et mere, irlandois de nation, de cette paroisse, le parrein serenissime prince monseigneur le prince de Galles, fils aisné de tres haut et puissant prince Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres haute et vertueuse princesse Marie d’Est, duchesse de Modene et reine d’Angleterre, son epouze, la mareine haute et puissante dame madame Sophie Stuard, epouze de monsieur Henry Bulkeley, deffunt, maistre de la maison du feu roy Charles second, roy d’Angleterre, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a aussy signé et apporté les saintes huiles revestu d’estole et surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>P. Ronchi, J. Balkeley<lb/>Christophe Williams<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Elizabeth Bolt, femme d’un porte-carreau de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">520</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumée au cymetiere Elizabeth Bolt, femme en secondes nopces de Rodolphe Morton, porte carreau de la reine d’Angleterre, aagée de quarante ans, decedée le jour precedent en la charité de ce lieu, messe haute, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistre Nicolas Desprez, prestre, et Pierre Parmantier, diacre, sacristain, qui ont signé.<lb/>Desprez<lb/>P. Parmantier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Alexandre Saint Clare à Saint-Germain-en-Laye, la fille de l’ambassadeur extraordinaire du roi d’Angleterre en Hollande étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">521</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1699</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Alexandre, né en legitime mariage le 23e du present mois, fils de Georges de Saint Clair, officier du roy d’Angleterre, et d’Euphemie Magregas, ses pere et mere, ecossois de nation, le parrein Alexandre Moore, prestre en la paroisse de Saint Jean en Greve à Paris, la mareinne damoiselle Anne d’Ableville, fille de monsieur Ignace, marquis d’Ableville, ambassadeur extraordinaire du roy d’Angleterre en Hollande, demeurants en cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Alexander Mors, Geo. Saint Clare<lb/>D’Albyville, Desprez »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles O’Brien dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">27 mars 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Aujourd’huy vingt septiesme mars, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, Charles, né en legitime mariage le mesme jour, fils de messire Charles O’Bryen, vicomte de Clare, et de dame Charlotte Bulkeley, ses pere et mere, le parrein serenissime prince Jacques Stuard, prince de Galles et fils de tres haut, tres puissant et religieux prince Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres haute, tres illustre et vertueuse princesse Marie d’Est de Modene, son epouze, la mareine madame Sophie Stuard, epouze de feu monsieur Henry Bulkeley, vivant grand maistre de la maison du roy d’Angleterre Charles second, lesquels ont signé en presence et du consentement de maistre François Gaultier, prestre, sou vicaire, qui a aussy signé et apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>Balkeley<lb/>P. Ronchi<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jeanne Susanne O’Nail à Saint-Germain-en-Laye, un page de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">523</unitid>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">31 mars 1699</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Jeanne Susanne, née en legitime mariage le dix neufvieme du present mois, fille d’Edmond O’Nail et de Marie Loureke, ses pere et mere, le parrain le sieur Roger Strickland, page de la reyne d’Angleterre, la marainne Susanne O’Brien, epouse de Guillaume O’Brien, gentilhomme anglois, tous de cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Roger Strickland, Susanna O’Bryan<lb/>François Langhorne »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Agnès Sime, fille d’un valet de pied du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">31 mars 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Agnes, née en legitime mariage le vingt neuf du present mois, fille d’André Sime, valet de pied du roy d’Angletterre, et d’Elisabeth Poitvin, ses pere et mere, le parrain Alexandre Stuard, valet de pied du prince de Galles, la marainne Agnes Fay, femme d’Edmond Fay, capitaine irlandois, la maraine a signé, le parain a declaré ne scavoir signer et le pere present a signé.<lb/>Andrew Sime<lb/>A. S., Agnes Ffay<lb/>François Langhorne »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Pierre et Henry Power à Saint-Germain-en-Laye, le duc d’Albermarle étant leur parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1699</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy dix septiesme avril, ont esté esté baptisez par moy prestre docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, deux enfans masles, le premier desquels a eté nommé Pierre et l’autre Henry, tous deux nez en legitime mariage le jour precedent, fils de Jean Power, colonel irlandois, et de Catherine Eustache, leurs pere et mere, leur parein monseigneur Henry, duc d’Abbemare, la mareine madame la contesse de Perthe, tous demeurants en ce lieu, cour d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Le duc d’Albermarle<lb/>Mary Perth<lb/>John Power<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Charlotte Bertault, fille d’un valet de chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1699</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Marie Charlotte, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Anthoine Bertault, valet de chambre du roy d’Angleterre, et de Marie Doesy, ses pere et mere, le parrein Guillaume Chauvois, valet de garde robbe du roy d’Angleterre, la mareine Marie Charlotte Le Riche, fille de Denis Le Riche, deffunt, et de Claude Magdelaine Puthomme, tous de cette paroisse, qui ont signé avec le pere present et monsieur de Labadie, aussy valet de chambre du roy et son epouze, tesmoins, qui ont pareillement signé.<lb/>Antoine Beraut<lb/>J. Chauvois, MarieSeriche<lb/>De Labadie, Marye de Labadie<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Heywoord dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1699</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inesse, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, Marie, née en legitime mariage le dix septiesme du present mois, fille de Thomas Heywood, valet de chambre de la reine d’Angleterre, et de Sara Juxon, ses pere et mere, anglois de nation et de la religion pretendue reformée, lesquels ont consenty que leurditte fille seroit elevée et instruitte dans la religion catholique, apostolique et romaine, la mareine mareine tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modeine, epouze de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, qui a aussy signé avec le pere present.<lb/>Maria R.<lb/>Tho. Heywood<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Catherine Marie O’Madden à Saint-Germain-en-Laye, la dame d’honneur de la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Catherine Marie, née en legitime mariage le 17e du present mois, fille de Jean O’Madden, capitaine irlandois, et de Marie Bourk, le parrein Jacques Edouard François, conte de Lucan, la mareine haute et puissante dame madame Marie de Montecucully, comtesse d’Almont et dame d’honneur de la reine d’Angleterre, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Lucan<lb/>Vittoria Montecucoli d’Avia d’Almond<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Joseph Clarke à Saint-Germain-en-Laye, un écuyer de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">529</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt cinquiesme avril, a esté baptizé par moy prestre docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, soussigné, Joseph, aagé de vingt six ans, anglois de nation, fils de deffunt Jean Clarke et de Marie Mathu, de la religion des trembleurs, le parrein Guillaume Crene, gentilhomme, ecuyer de la reine d’Angleterre, la mareine dame Marie O’Brien, veuve de feu monsieur Skelton, controoleur de la maison du roy d’Angleterre, lesquels ont signé avec le baptizé.<lb/>Joseph Clarke<lb/>Guillaume Crane<lb/>Mary Skelton<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Callanam dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">530</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">4 mai 1699</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inesse, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, soussigné, Marie, née en legitime mariage le jour precedent, fille d’Eugene Callanam, capitaine dans les troupes de Sa Majesté britannique, et de Marie Chelton, son epouze, la mareine tres haute, tres puissante et vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modene, epouze de tres haut et tres puissant prince Jacques Stuard, second du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, lequel a apporté les saintes huisles revetu d’etolle et surplis.<lb/>Maria R.<lb/>Eug. Callanam<lb/>L. Ineses<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Jungoord, fille d’un porte-manteau du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">531</unitid>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre, docteur de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain en Laye, soussigné, Elizabeth, née en legitime mariage ce jour, fille de Thomas Jungoord, porte manteau du roy d’Angleterre, et de Catherine Senouk, ses pere et mere, le parrein Jean Houmston, cocher de la reine d’Angleterre, la mareine Marie Brennclet, fille d’Edouard et de madame Brimmelet, tous anglois de nation, demeurant en cette paroisse, qui ont signé, le pere, present, n’a pu signer.<lb/>John Humston, Mary Brinley »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Magrath dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">532</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">28 mai 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inesse, aumonier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, Louise Marie, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Miletius Magrath, capitaine irlandois dans le regiment d’Abbermale, et d’Anne Fitten, ses pere et mere, la mareine tres haute et serenissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de tres haut, puissant et excellent prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est de Modene, son epouze, le parrein par l’ordre de Leurs Majestez Alexandre Fitten, chancellier d’Irlande, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a aussy signé.<lb/>Louise Marie P.<lb/>L. Inese, De Benoist, Fytton »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Peirson dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">8 juin 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huitiesme juin, a esté baptizée par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, dans la chapelle du chasteau vieil de ce lieu, Marie, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Georges Peirson, valet de chambre de la reine d’Angleterre, et d’Elizabeth Perkesson, ses pere et mere, la mareinne tres haute, tres vertueuse et religieuse princesse Marie de Modeine, reine d’Angleterre, epouze de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé avec le pere present.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Denis O’Brien, valet de pied du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">16 juin 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy seiziesme juin, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre soussigné commis à cet effet par monsieur le prieur le mariage de Denis O’Brien, valet de pied de monseigneur le prince de Galles, fils de deffunt Thimothée et de Margueritte O’Nelle, d’une part, et d’Heleine Telly, fille de Patrice Telly et d’Anne Caenne, d’autre part, tous deux irlandois, de cette paroisse, apres les trois publications de bans faittes aux prosnes des grandes messes paroissialles le huitiesme, neufviesme et quatorziesme du present mois, les fiançailles faittes le jour precedent, le tout sans aucune opposition et en presence Briain O’Briain, valet de pied de monseigneur le prince de Galles, Alexandre Stuart, aussy valet de pied de Saditte Altesse, de Jean O’Nelle, valet de chambre de millord Perth, et de Edmond Dufey, tous amis des parties, lesquels ont signé à l’exception de l’epoux et l’epouze, qui ont declaré ne scavoir signer.<lb/>Bryan O’Brine, A. S., John O’Neill<lb/>Edmund Ffay »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Guillaume Nugent dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">535</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">18 juin 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix huitiesme juin, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier de Leurs Majestez brittanniques, soussigné, Jacques Guillaume, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Christophe Nugent, gentilhomme irlandois, et de Brigitte Barneval, ses pere et mere, le parrein tres haut et serenissime prince Jacques, prince de Galles, fils de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres excellente et vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, reine d’Angleterre, la mareinne madame la duchesse de Tirconnel, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist de Chazelles, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, lequel a apposé les saintes huilles revetu d’etolle et surplis.<lb/>Jacques R.<lb/>C. Nugent, Tyrconnell<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Charles Lonning, fils d’un valet de chambre du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">536</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé au cymetiere Charles Lonning, aagé de dix neuf ans, fils de Guillaume Lonning, valet de chambre de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, et de Dulsabella Atton, ses pere et mere, anglois natif de Londres, decedé le jour precedent en cette paroisse, vespres des morts, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres Nicolas Desprez, prestre, et Pierre Parmantier, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles O’Gara dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">537</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé ROnchy, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, Charles, né en legitime mariage le quatriesme du present mois, fils d’Olivier O’Gara, colonel irlandois, et de Marie Flamming, ses pere et mere, le parrein tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Anglterre, lequel a signé en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, prestre, vicaire de cette paroisse, lequel a apporté les saintes huilles revestu d’etolle et surplis.<lb/>Jacques R.<lb/>P. Ronchi, J. Bulkeley<lb/>Trinité »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henriette Marguerite Briquet à Saint-Germain-en-Laye, un chirurgien de la maison du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">538</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre vicaire soussigné Henriette Marguerite, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Robert Briquet, marchand de vin, et de Marguerite Croissy, ses pere et mere, le parrein Jean Jacques Asmard, chirurgien de la maison du roy d’Angleterre, la mareinne damoiselle Henriette Antoine, femme de François Descoubes, officier de feu la Reine, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>H. Anthoine, Azemart<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Benjamin Cotton, porteur de chaise de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">539</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">15 juillet 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumé au cymetiere Benjamin Cotton, porteur de chaise de la reine d’Angleterre, aagé de vingt neuf ans, decedé le jour precedent, messe haute, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres Nicolas Desprez, prestre, et Pierre Parmantier, qui ont signé.<lb/>Desprez<lb/>P. Parmantier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de David Lewis, valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">540</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">4 août 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatriesme aoust mil six cent quatre vingt dix neuf, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre soubsigné le mariage de David Lewis, valet de pied de la reyne d’Angleterre, fils de defuncts Jean Lewis et d’Elisabeth Grossithes, ses pere et mere, d’une part, et de Marie Baker, fille d’Antoine Baker et de defuncte Sara Thomas, d’austre part, tous deux anglois de nation et de cette paroisse, apres en avoir publicé les bans au prosne de la messe paroessialle par trois dimanches ou festes consecutifves, scavoir les vingt cinq, vingt six juillet et deuxiesme aoust de la presente annez, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans opposition, en presence de Henry Paris, maistre d’hostel ordinaire du roy d’Angleterre, et du sieur Jean Hatfield, tapessier du roy d’Angleterre, et de maistre Hugues Augustin Baussonnet, qui ont signé, l’epouse et l’epoux ont declaré ne scavoir signer.<lb/>J. Hatfield, John Bevan, H. Parry<lb/>Baussonnet, François Ffox.<lb/>Marie Mogan<lb/>Ann Beaan »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François Edouard de Gasis de Beaulieu dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">541</unitid>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">13 août 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier de Leurs Majestez brittanniques, dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu, Jacques François Edouard, né en legitime legitime mariage le jour precedent, fils de François de Gasis de Beaulieu, premier chirurgien de Leursdittes Majestez, et de damoiselle Felicité Jullienne, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein tres serenissime prince monseigneur le prince de Galles, fils aisné de tres haut et puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres haute et vertueuse princesse Marie d’Est de Modene, son epouze, la mareine madame la comtesse de Perthe, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere present, en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a aussy signé et a apporté les saintes huisles revetu d’etolle et surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>Le contess de Perth<lb/>Beaulieut, P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Chalotte Dihartz, fille d’un barbier ordinaire du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">542</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">16 août 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre sou vicaire soussigné Louise Charlotte, née en legitime mariage le mesme jour, fille de Jacques Dihartz, barbier ordinaire du roy d’Angleterre, et de Louise Gabrielle Cagnyeu, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein Jacques de Labadie, premier valet de chambre de Sa Majesté britannique, la mareine Charlotte de la Rosiere, femme de Nicolas Leclerc, valet de chambre et mareschal des logis de monseigneur le duc du Maine, tous de cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Dihartz, De Labadie<lb/>Charlotte de la Rosiere<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Henry Parry dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">543</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">27 août 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt septiesme aoust, a esté baptizé par monsieur l’abbé Roncky, aumonier de Leurs Majestez britanniques, dans la chapelle du chateau de ce lieu, François Henry, né en legitime mariage le vingt cinquiesme du present mois, fils de Ignace Guillaume Henry Parry, maistre d’hostel ordinaire du roy d’Angleterre, et de Margueritte Eleonore Rouger, ses pere et mere, le parrein Edouard, prince de Galles, la mareine haute et puissante dame Sophie Stuard, epouze de deffunt haut et puissant seigneur Henry Boukaley, intendant de la maison du Roy, lesquels ont tous signé en presence et du consentement de mestre Jean François de Benoist, prestre, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a aussi signé avec le pere present et a apporté les saintes huilles revestu d’etolle et surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>J. Bulkeley, J. Parry<lb/>P. Ronchi, De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Beringham dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">544</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">28 août 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt huitiesme aoust, a esté baptisé dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, soussigné, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Anne, née en legitime mariage le vingt sixiesme du present mois, fille de Guillaume Beringham, capitaine irlandois dans le regiment de Galmoy, et d’Elizabeth Nugent, ses pere et mere, la mareine tres haute et tres vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modene, epouze de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy de la Grande Bretagne, Ecosse et Irlande, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, pretre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Elizabeth Plumton, femme d’un barbier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">545</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troisiesme septembre, a esté inhumé dans cette eglize Elizabeth Plumton, aagée de soixante ans, decedée le jour precedent, femme de Michel Bedingfield, barbier du roy d’Angleterre, messe haute chantée pour le repos de son ame en presence de maistre Nicolas Desprez et Henry Dromgole, prestres, qui ont signé.<lb/>Desprez, Dromgole »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques de Copley dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">546</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chappelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inesse, aumosnier de Sa Majesté britannique, [vide] né en legitime mariage le jour precedent, fils de Jean de Copley, gentilhomme de la chambre de Sa Majesté britannique, et de Henriette Conquet, ses pere et mere, le parrein tres haut et puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, lequel a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Sainct Germain en Laye, lequel a apporté les saintes huisles revetu de surplis et etolle, et a aussy signé avec le pere present audit baptesme.<lb/>Jacques R.<lb/>L. Ineses, John Copley<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Marie Bourk à Saint-Germain-en-Laye, le vice-chambellan du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">547</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">13 septembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre vicaire soussigné Jacques Marie, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Patrice Bourk, capitaine dans les troupes du roy, et de Jeanne Welche, ses pere et mere, irlandois, demeurants en cette paroisse, le parrein messire Jacques Porter, vice chambellan de Sa Majesté britannique, la mareine haute et puissante dame madame la contesse d’Almont, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé.<lb/>J. Porter<lb/>Vittoria Montecucoli d’Avia d’Almond<lb/>Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Holton à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">548</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">6 octobre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné François, né en legitime mariage le 4e jour du present mois, fils de Hugues Holton, valet de chambre de monsieur Carell, secretaire d’Etat du roy d’Angleterre, et d’Elizabeth Willis, ses pere et mere, anglois de nation, le parein Thomas Nevil, gentilhomme de la chambre de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareinne Anne Sacquevil, femme de M. le colonel Sacquevil, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Tho. Neville<lb/>Anne Sackville, Holton<lb/>François Langhorne »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Delalande à Saint-Germain-en-Laye, Jules Hardouin-Mansart étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">549</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">14 octobre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorziesme octobre, a esté baptizée par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Marie Anne, née en legitime mariage le 3e du present mois, fille de M. Louis de Labadie, jardinier du Roy, et de Catherine Roussette, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein messire Julle Hardouin Mansard, chevallier de l’ordre de saint Michel, comte de Sagonne et autres lieux, conseiller du Roy en tous ses conseils, surintendant et ordonnateur general des bastiments, jardins, artset manufactures de Sa Majesté, la mareine dame Marie Anne Skenner, femme de messire Jacques de Labadie, premier valet de chambre du roy d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>De Benoist, Mary de Labadie<lb/>Hardouin Mansart<lb/>Delalande »</p>
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              <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Luc Sheridan à Saint-Germain-en-Laye, le sous-gouverneur du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">550</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">19 octobre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, François Luc, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Thomas Shiredan, gentilhomme irlandois, et de Heleine Ravinschraff, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein François Plonden, sous gouverneur de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareine madame Perthe, epouze de monsieur Perth, premier gouverneur de Saditte Altesse royalle, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>François Plowden<lb/>La contess de Perth, De Benoist<lb/>Tho. Sheridan »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Pierre Butler à Saint-Germain-en-Laye, le sous-gouverneur du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">551</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt huitiesme octobre, a esté baptizé par moy prestre soussigné François Pierre, né en legitime mariage le vingt sixiesme du present mois, fils de Richard Boutler, colonel irlandois, et de Lucie Cavanagh, ses pere et mere, le parrein François Plondon, gouverneur de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareine madame Perth, gouvernante de Saditte Altesse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Fra. Plowden, Mary Pearth<lb/>Richard Butler, Carlevan, pre. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Michelle Lemaire à Saint-Germain-en-Laye, le premier valet de garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">552</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1699</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre, sou vicaire soussigné, Michelle, née en legitime mariage le vingt sixiesme du present mois, fille de Louis Lemaire, marchant, et de Xainte Roussellet, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein Louis Raudais, premier valet de garde robbe du roy d’Angleterre, la mareine Michelle Branjeon, femme de M. Sebastien Duteil, officier du roy, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>L. Rodez, Michelle Branjon<lb/>F. Gaultier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Joseph Mahony dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">553</unitid>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">5 novembre 1699</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy cinquiesme novembre, a esté baptizé dans la chappelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, soussigné, Jacques Joseph, né en legitime mariage le troisiesme du present mois, fils de Daniel Mahony, gentilhomme, cy devant capitaine aux gardes du roy d’Angleterre, et de Cecile Weld, ses pere et mere, le parrein tres haut et serenissime prince Jacques, prince de Galles, fils aisné de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres excellente et vertueuse princesse Marie d’Est, son epouze, la mareine dame Marie Stafford, epouze de monsieur François Plowden, sous gouverneur de monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a apporté les saintes huisles revetu d’etolle et surplis et a aussy signé.<lb/>Jacques P.<lb/>Marie Plowden<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henriette Margueritte Manuel à Saint-Germain-en-Laye, le premier valet de garde-robe du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">554</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">15 novembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Henriette Margueritte, née en legitime mariage ce mesme jour, fille de Nicolas Manuel et de Marguerite Laisné, ses pere et mere, le parrein Jacques Rhodez, premier valet de garde robbe du roy d’Angleterre, la mareine Henriette Antoine, femme de François d’Escoubré, officier de feu madame la Dauphine, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>J. Rodez, H. Anthoine<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Guillereau à Saint-Germain-en-Laye, un officier de la Bouche du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">24 novembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre soussigné, Marie Anne, née en legitime mariage le vingt deux du present mois, fille de Christophe Guillereau dit l’Epine, garde des menus plaisirs du Roy, et de Louise Bruslé, ses pere et mere, le parrein Jean de la Roche, officier de la Bouche du roy d’Angleterre, la mareine dame Marie Anne Lestang, femme de François Dubuisson, valet de chambre de monseigneur le duc d’Albermare, qui ont signé.<lb/>Desprez<lb/>Roche, Marianne de Letang »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Morrogh à Saint-Germain-en-Laye, le chef du Gobelet du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">29 novembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufviesme novembre, a esté baptizée par moy prestre, sou vicaire soussigné, Marie, née en legitime mariage le 27e du present mois, fille d’André Morrogh, ecuyer, avocat pour le roy d’Angleterre de la ville de Kinsale, et de Marie Salle, le parrain Charles MacArthie, ecuyer, chef du Gobelet du roy d’Angleterre, la mareine Heleine Sall, femme de millord Dunkelle, tous de cette paroisse, ecossois de nation, qui ont signé avec le pere present.<lb/>Charles MacArtie, Dunkeld, Andrew Morrogh<lb/>F. Gaultier »’</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Botten à Saint-Germain-en-Laye, un palefrenier du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">557</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre vicaire soussigné Marie, née en legitime mariage le premier du present mois, fille de Jean Botten, brasseur anglois, et de Margueritte Reyan, le parrein Michel Welche, palfrenier du roy d’Angleterre, la mareine Roze Meslier, veuve de Jean Borne, tous de cette paroisse, lesquels ont declaré ne scavoir signer.<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Middleton à Saint-Germain-en-Laye, le gouverneur du prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">12 décembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy douziesme decembre, a esté baptizée par moy prestre vicaire soussigné, Elizabeth, née en legitime mariage le dixiesme du present mois, fille de Georges Middleton, apoticaire de Leurs Majestez britanniques, et de Marie Chappelain, ses pere et mere, le parrein monseigneur le comte de Perth, gouverneur de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareine dame Elizabeth Ronchy, femme de messire Guillaume Waldegrave, chevallier et medecin de Leurs Majesez brittanniques, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>George Middelton, le comte de Perth<lb/>Trinité, Isabella W. »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Nairne à Saint-Germain-en-Laye, un aumônier de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">559</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Louis, né en legitime mariage le vingt quatre du present mois, fils de David Nairne, secretaire de monsieur Carelle, ministre d’Etat de Sa Majesté britannique, et de dame Elizabeth de Compigny, ses pere et mere, le parrein messire Louis Inese, prestre, aumosnier de la reine d’Angleterre, la mareine dame Anne Daniel Audeley, epouze de messire Jacques Porter, vice chambellan de Saditte Majesté britannique, tous de cette paroisse, qui ont signé avec le pere present.<lb/>L. Ineses, Ann Hodley Porter<lb/>Nairne, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Nairne à Saint-Germain-en-Laye, un aumônier de la reine d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Marie René, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Gaspard Leconte, valet de pied de la reine d’Angleterre, et de Jeanne Flechy, ses pere et mere, le parrein René MagDanelle, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, la mareine madame la comtesse d’Almont, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, tous demeurants en cette paroisse, qui ont signé avec le pere present.<lb/>R. MacDonell<lb/>Vittoria Montecucoli d’Avia d’Almond<lb/>Gaspart Leconte, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean Louis de Molza dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">561</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1699</unitid>
              <unitdate normal="1699/1699" encodinganalog="3.1.3">28 décembre 1699</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt huitiesme decembre, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumonier de la reine d’Angleterre, soussigné, Jean Louis, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Charles Molsa, comte de Molsa, et de Veronique Angelotti, ses pere et mere, le parrein haut et puissant seigneur messire Jacques, duc de Berwik, la mareine serenissime princesse Marie Louise d’Angleterre, fille de tres haut et tres puissant et religieux prince Jacques, roy de la Grande Bretagne, et de tres haut et vertueuse princesse Marie d’Est, son epouze, lesquels ont signé avec le pere present, en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis.<lb/>Louisa Maria, De Benoist, L. Ineses<lb/>Le duc de Berwick, Charle de Molza »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation d’Anne Halles, femme d’un postillon du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy cinquiesme janvier, a esté inhumée dans cette eglize Anne Halles, aagée de trente sept ans, femme d’Henry Kerby, postillon du roy d’Angleterre, decedée le jour precedent, messe haute, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame n presence de maitres Nicolas Desprez, prestre, Pierre Parmentier, diacre, sacristain, et d’Henry Kerby, son mary, lesquels ont signé.<lb/>Henry Kerby, P. Parmentier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Jean Prieur, valet de chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">9 février 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy neufviesme fevrier, a esté solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre soussigné, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain en Laye, le mariage de Jean Prieur, ecuyer, valet de chambre du roy d’Angleterre, fils de deffunts Jean Prieur et de Margueritte Dubois, ses pere et mere, d’une part, et de damoiselle Magdelaine Favanne, fille de deffunt Antoine Favanne, ecuyer, lieutenant des chasses du roy d’Angleterre, et de damoiselle Cecille Hebert, ses pere et mere, d’autre part, tous deux de cette paroisse, apres les trois publications de bans faittes aux prosnes des grandes messes paroissialles le dix septiesme, vingt quatriesme et dernier jour de janvier dernier passé, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans aucune opposition et en presence de Christophe Willams, officier du roy d’Angleterre, Jacques de Labadie, premier valet de chambre du roy d’Angleterre, Marie Anne Skinard, femme dudit sieur Jacques de Labadie, de damoiselle Cecille Hebert, mere de l’epouze, Estiennette Martin, femme de Dominique Dufour, valet de chambre de la reine d’Angleterre, et François Gautier, prestre, et autres parents et amis qui ont signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>Prieur, Magdelaine Favane<lb/>Christophe Williams, Cecille Hebert<lb/>De Labadie, Marye Skimer<lb/>Etiennette Martin, De Benoist<lb/>Anne Robert »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Michel Bedingfeild, valet de chambre du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">564</unitid>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">13 février 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy treiziesme fevrier, a esté fait et solemnizé par moy prestre vicaire soussigné le mariage de Michel Bedinfeid, valet de chambre de Sa Majesté britannique, veuf d’Elizabeth Plompson, d’une part, et d’Elizabeth Lea, fille de Guillaume Lea, deffunt, et de Anne Hilbard, ses pere et mere, d’autre part, tous deux anglois de nation, de cette paroisse, apres la publication d’un ban faitte au prosne de la grande messe paroissiale le septieme du present mois et apres avoir obtenu dispense des deux autres de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du neuf du mesme mois, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans aucune opposition et en presence de Thomas Heywood, valet de chambre de Saditte Majesté britannique, Guillaume Chauvois, valet de garde robbe, Jean Bevims, valet de pied de Sa Majesté britannique, Pierre Parmantier, diacre, qui ont signé.<lb/>Mich. Bedingfeild, Elizabeth Lea<lb/>Tho. Heywood<lb/>G. Chauvoys, John Bevan<lb/>P. Parmantier, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Bolleville à Saint-Germain-en-Laye, le roi étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, Louis, né en legitime mariage le dix du present mois, fils de Louis Bolleville, genddarme, et de Marie Anne Mollard, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein pour tres haut, tres illustre et victorieux monarque Louis quatorizesme, roy de France et de Navarre, messire Henry de Mornay, chevallier des ordres du Roy, capitaine gouverneur de la ville et chasteau de ce lieu, la maraine dame Gabrielle Duguay, comtesse de Mornay, epouze de messire Eleonord, compte de Mornay, capitaine et gouverneur de ce lieu, laquelle a tenu au nom de tres haute et illustre princesse Marie Adelaide, princesse de Savoye, epouze de tres haut et illustre prince Louis, duc de Bourgogne, lesquels ont signé avec le père present audit baptesme.<lb/>Henry de Mornay Monchevrel<lb/>Dugué de Mornay<lb/>Louis Bolleville, De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Dominique Dufour, valet de chambre de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy seizieme fevrier, a esté fait et solemnizé en face de notre mere sainte Eglize par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye soussigné, le mariage de Dominique Dufour, ecuyer, valet de chambre de la reine d’Angleterre, fils de Dominique Dufour, aussy ecuyer, valet de chambre de la reine, et d’Estiennette Martin, ses pere et mere, d’une part, et de damoiselle Rebecca Menzies, fille de Jacques Menzies, ecuyer, argentier de la maison du roy d’Angleterre, et de Henriette Marie Tarker, ses pere et mere, d’autre part, tous deux de cette paroisse, apres la publication d’un ban faicte au prosne de la grande messe de paroisse le septiesme du present mois et ayant obtenu dispense des deux autres publications de monseigneur l’archevesque de Paris en datte du neufviesme dudit mois, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans aucune opposition et en presence de Dominique Rougé, officier du roy d’Angleterre, Robert Erwin, aussy officier, Richard Thomas, officier de la reine, Dominique Dufour, susdit pere de l’epoux, et de Jacques Menzies, père de l’epouze, et de maitre François Gaultier, prestre, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>Dufour, Minzes, Dufour, Ja. Menzies<lb/>D. Rougez, Rich. Thomas, Rob. Irwin<lb/>Etiennette Martin, Henreta Maria Jooker<lb/>F. Gaultier, Anne Rodwon<lb/>Atkins, Elezabeth Lesczetin<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Birne dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">567</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez brittanniques, Marie, née en legitime mariage le troisiesme du present mois, fille de Jean Byrne, capitaine dans le regiment d’Abbemare, et de Dorothée Forde, ses pere et mere, de cette paroisse, la mareinne tres haute, tres vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, epouze de tres haut et tres puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis et a aussi signé.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>Jean Birne<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henry Edouard Thorol dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">15 mars 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinziesme mars, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, soussigné, Henry Edouard, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Henry Thorol, officier dans les trouppes de Sa Majesté britannique, et de Jullienne Aschetonne, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein serenissime prince Jacques, fils de tres haut et tres puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et tres haute et vertueuse princesse Marie d’Est, son epouze, et prince de Galles, la mareine haute et puissante dame madame Bulkeley, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revetu d’etolle et surplis et a aussy signé.<lb/>Jacques P.<lb/>J. Bulkeley<lb/>L. Ineses<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Elizabeth Leclair, fille d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">569</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre soussigné Marie Elizabeth, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Nicolas Leclair, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Marie Leclair, ses pere et mere, le parein Philippes Davia, fils de monseigneur le comte d’Almont, et de dame Marie Victoire de Montecuculli, son epouze, la mareine Elizabeth Maguenes, fille du sieur Arms Maguenes, ecuyer de la reine d’Angleterre, et d’Elizabeth Fitgeralde, ses pere et mere, de cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Filipe Davie d’Almond, Elizabeth Magenis<lb/>Desprez »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Word à Saint-Germain-en-Laye, la gouvernante du prince de Galles étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">570</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy septiesme avril, a sté baptizée par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, Marie, née en legitime mariage le troisiesme du present mois, fille Guillaume Word, domestique de monseigneur le duc de Berbik, et de Catherine Relly, ses pere et mere, le parrein haut et puissant seigneur messire Jacques, duc de Bervik, la mareine haute et puissante dame madame Marie, contesse de Perth, gouvernante de monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé.<lb/>La conttess de Perth<lb/>Berwick, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Thomas Charles Wevelle dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">571</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par monsieur l’abbé de Ronchy, aumosnier du roy et de la royne d’Angleterre, Thomas Charles, né en legitime mariage le jour precedent, fils du sieur Thomas Wevelle, gentilhomme servant du roy d’Angleterre, et de damoiselle Jeanne Chapelle, ses pere et mere, le parain tres haut et tres puissant roy de la Grande Bretagne Jacques second, la marainne madame la duchesse Tirconelle, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huiles revestu d’etolles et de surplis, et a aussi signé.<lb/>De Benoist, Jacques R.<lb/>P. Ronchi »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du duc de Berwick à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtieme avril mil sept cent, a esté fait et solemnisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soubsigné, le mariage de tres haut, tres puissant et tres noble prince Filtjames Jacques, duc de Berwick, paire d’Angleterre, et de damoiselle Anne Bulkley, seconde fille de tres noble et tres illustre Henry Bulkley, et de tres noble et tres illustre Sophie Stuarty, premiere dame d’honneur de la reyne d’Angleterre, tous deux de cette paroisse, apres la publication d’un ban, fait au prosne de la messe paroissialle le dix huitieme du present mois, et veu la dispence desdeux austres bans que monseigneur l’archevesque de Paris leur a accrodée datée [vide], les fiançailles faites le jour precedent, le tout sans opposition, en presence de tres noble et tres illustre Sophie Stuart, mere de l’epouse, et de milort Fitzjames, duc d’Albermalle, frere de l’epoux, et du sieur Jacques Boukelay, frere de l’epouse, et de milord Cler, colonel du regiment Cler, et du sieur Porter, chambelan du roy d’Angleterre, et du sieur Halle, gentilhomme, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouse.<lb/>Le duc de Berwick<lb/>A. Bulkeley<lb/>H. Bulkeley<lb/>Le duc d’Albermarle<lb/>J. Bulkeley, H. Bulkeley<lb/>Clare<lb/>C. Clare, J. Porter<lb/>De Benoist, John Hall »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Shaw, fille d’un sellier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1700</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre soubsigné Marie, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Jean Shaw, cellier du roy d’Angleterre, et de Jeanne Perkins, ses pere et mere, le parain Thomas Bans, comis au bureau du roy, la marainne Marie Shaw, tante de la susditte baptisée, lesquels ont signé avec le pere.<lb/>Tho. Banckes<lb/>Mary Shaw<lb/>Regnault, John Shaw »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Terence Dogherty, palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">3 mai 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troizieme may mil sept cent, a esté fait et solmenisé en face de nostre mere sainte Eglise par moy prestre soubsigné le mariage de Terence Dogherty, palfrenier du roy d’Angleterre, fils de feu Eugene Dogherty et d’Elizabeth Sovigny, ses pere et mere, d’une part, et de Gillette Neary, fille de feus Thomas Neary et d’Helenne Purshelle, d’austre part, tous deux de cette paroisse et irlandois de nation, apres avoir faitte la publication des bans au prosne de la messe paroissialle par toris dimanches ou festes consecutifs, scavoir les dix huit, vingt cinq avril et premier may de la presente annez, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans opposition en presence de Jeremie Bromer, amy, et de Barthelemy Capoche et d’Eduard Hanloy et d’Hugues Augustin Baussonnet, tous amis, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouse.<lb/>Gillette MacEnnery<lb/>Elizabeth Watkins, Broomer<lb/>Bart. Krappoch, Baussonnet<lb/>Edward Butter<lb/>Edward Hanly, Dromgole »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard Joseph Roche à Saint-Germain-en-Laye, un gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soubsigné Eduard Joseph, né en legitime mariage le jour precedent, fils de François Roche, domestique de Sa Magesté, et de Marthe Pedley, ses pere et mere, le parain le sieur Charles Lyborne, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, la marainne damosielle Elisabeth Boukccingan, tous anglois et demeurant sur cette paroisse, lesquels ont signé.<lb/>Elizabith Byckeham, Cha. Leyburne<lb/>Geoghegan »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Read dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">28 mai 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt huitieme may, a esté baptizé dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Jacques, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Jean Read, chef de la fruiterie du roy d’Angleterre, et de Jeanne La Plume, ses pere et mere, le parein haut et puissant prince Jacques, prince de Galles, fils de tres haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres vertueuse princesse Marie d’Est, reine, son epouze, la mareine madame Sophie Bulkeley, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere present, en presence de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles et assisté à la ceremonie revestu d’etolle et surplis.<lb/>Jacques P.<lb/>J. Bulkeley<lb/>John Read<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Edouard O’Gara dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">577</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy douziesme juin, a esté baptizé dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, François Edouard, né en legitime mariage le jour precedent, fils d’Olivier O’Gara, colonel des dragons de la reine d’Angleterre, et de Marie Flemming, le parein haut et serenissime prince Jacques, prince de Galles, fils de tres haut et puissant monarque Jacques Stuard, second du nom, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse et excellente princesse Marie d’Est de Modene, son epouze, la mareine madame de Leez, femme d’honneur de Son Altesse royalle madame la princesse de Galles, lesquels ont signé avec le pere present, le tout en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison et société de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis et a aussy signé.<lb/>Jacques P.<lb/>Rose Magenis de Lee<lb/>De Benoist, Olivier O’Gara, L. Ineses »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte d’inhumation de Walter Dormer, cocher de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorziesme juin, a esté inhumé dans cette eglize Waltere Dormer, cocher de la reine d’Angleterre, epoux de Rebecca Cocks, aagé d’environ quatre vingt deux ans, decedé le jour precedent, vespres des morts, prieres et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres Nicolas Desprez, prestre, et Pierre Parmantier, diacre, qui ont signé.<lb/>Desprez<lb/>Parmantier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt septiesme juin, a esté baptizé par moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, soussigné, Jean Paul, né en legitime mariage le jour precedent, fils de messire Jean Stafford, vice chambellan du roy d’Angeleterre, et de Marie Southcot, ses pere et mere, le parein messire Jean Carelle, secretaire de la reine d’Angleterre, la mareinne haute et puissante dame madame la contesse de Middleton, lesquels ont signé.<lb/>Marie Stafford, Plowden, Caryll<lb/>Guillaume Stafford, K. Middleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté inhumée dans cette eglize dame Marie Surkot, aagée de [vide] ans, gouvernante de Son Altesse royalle madame la princesse de Galles, femme de messire Jean Stafford, vice chambellan de la reine d’Angleterre, decedée le jour precedent, messe haute, prieures et suffrages accoutumez chantez pour le repos de son ame en presence de maistres Nicolas Desprez, prestre, et Pierre Parmantier, diacre, qui ont signé.<lb/>P. Parmantier, Desprez »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage du duc d’Albemarle à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix neufviesme jour de juillet mil sept cent, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre, docteur de la maison et societé de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain en Laye, soussigné, le mariage de tres haut et puissant prince Henry Fitzjames, duc d’Albermare, comte de Rochefort, baron de Rhumné, d’une part, de cette paroisse, et d’illustre damoiselle Marie Gabrielle d’Audebert de Lussan, fille de haut et puissant seigneur messire Jean d’Audebert, comte de Lussan Valcroix, seigneur de Brignon, chevalier des ordres du roy, et de haute et puissante dame Françoise de Raymond, son epouze, d’autre part, de la paroisse de Saint Sulpice de Paris, apres la publication d’un ban faitte tant en cette paroisse qu’à Saint Sulpice au prosnes de la grande emsse paroissialle le dix huit du present mois, et apres avoir obtenu dispense des deux autres publications de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, duc et pair de France, et les fiançailles faittes le jour precedent dix huit du present mois, le tout sans aucune opposition et en presence de haut et puissant monseigneur le duc de Berwik, pair d’Angleterre, lieutenant general des armées de Sa Majesté britannique et frere de l’epoux, messire Jean d’Audibert, cy devant nommé, de dame Françoise de Raymond, pere et mere de l’epoux, et de madame Anne Bulkeley, duchesse de Berwik, lesquels ont tous signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>Henry FitzJames, duc d’Albermarle<lb/>Marie Gabrielle d’Audibert de Lussan<lb/>Lussan, Marie Françoise de Raymond de, comtesse de Lussan<lb/>Jacques FitzJames, duc de Berwick<lb/>Anne Bulkeley, duchesse de Berwick<lb/>De Benoist, Middleton »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Douglas, fils d’un palefrenier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Jacques, né en legitime mariage le mesme jour, fils d’Edouard Douglas, palfrenier du roy d’Angleterre, et de Marie Lock, ses pere et mere, irlandois de nation, de cette paroisse, le parein Denis Brean, valet de chambre de millord Midleton, la mareine Anne Macknamara, femme de Tem Dealey, gantier, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Denis O’Bryne<lb/>Edw. Dowglas, Geoghegan »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Thomas Fox, officier de la Bouche du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">583</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">3 août 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troisiesme aoust, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre soussigné le mariage de Thomas Fox, enfant de la Bouche du roy d’Angleterre, fils de Matthieu Fox et de Margueritte Kenik, irlandois de nation, d’une part, et de Suzanne Atkins, fille de Thomas Atkins, chef de la Bouche du roy d’Angleterre, et de Margueritte Nicols, angloise, d’autre part, de cette paroisse, après la publication d’un ban faitte au prosne de la grand messe paroissialle le 25e juillet dernier passé, et apres avoir obtenu dispense des deux autres publications de monseigneur l’eminentissime cardinal archevesque de Paris, les fiancailles faittes le jour precedent, le tout sans opposition et en presence de Richard Thomas, Jacques Mainais, Thomas Atkins, pere de l’epouze, de Nicolas Deblois, Jean Laroche, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>Thomas Ffox, Susan Atkins<lb/>Thomas Atkins, Rich. Thomas, Jacques Menis<lb/>Deblois, Roche, F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Callanant dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">584</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">14 août 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatorziesme jour d’aoust, a esté baptizée dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier du roy et de la reine d’Angleterre, soussigné, Jacques, né en legitime mariage ce mesme jour, fils de Eugene Callanant, capitaine dans les trouppes de Sa Majesté britannique, et de Marie Schelton, ses pere et mere, de cette paroisse, anglois de nation, le parein serenissime prince Jacques Edouard, prince de Galles, fils aisné d’Angleterre, de tres haut et tres puisant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne et de tres illustre et vertueuse princesse Marie d’Est, son epouze, la mareinne haute et puissante dame madame la comtesse de Middleton, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a aussy signé.<lb/>Jacques P.<lb/>De Benoist, K. Middleton<lb/>P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Françoise Meinard, fille d’un officier de la Bouche du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt huitiesme aoust, a esté baptizée par moy prestre sou vicaire soussigné Marie Françoise, née en le 26e du present mois, fille de François Meinard, officier de la Bouche du roy d’Angleterre, et de Marie Deslauriers, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein Laurent Dupuy, gentilhomme de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, la mareine Marie Skinell, epouze de Jacques de Labadie, premier valet de chambre de Sa Majesté britannique, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>L. Dupuy, Mary Delabaie, François Miner<lb/>F. Gaultier »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Winifred Parry dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">11 septembre 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy onziesme septembre, a esté baptizée dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez brittanniques, soussigné, Marie Winifrid, née en legitime mariage le jour precedent, fille d’Ignace Guillaume Henry Pary, maistre d’hostel ordinaire du roy d’Angleterre, et de Margueritte Eleonore Rouget, ses pere et mere, de cette paroisse, la mareine tres excellente et vertueuse princesse Marie d’Est, princese de Modene, epouze de tres haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, laquelle a signé en presence de maistre François Gaultier, sou vicaire de cette paroisse, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé avec le pere present.<lb/>Maria R.<lb/>Parry, L. Ineses, F. Gaultier »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Denise Maurisset à Saint-Germain-en-Laye, un rôtisseur de la Bouche du roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">3 octobre 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par moy prestre vicaire soussigné Denize, née en legitime mariage le jour precedent, fille de François Maurisset, cordonnier, et de Marie Noelle Skin, ses pere et mere, le parein Pierre Dufour, rotisseur de la Bouche du roy d’Angleterre, la mareine Denise Duhamel, fille de Guillaume Duhamel, voiturier, et de Marie Paumoer, tous de cette paroisse, qui ont signé.<lb/>Pierre Dufour<lb/>Denis Duhamel, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie MacMahon dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">588</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée en la chapelle du du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Roncky, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Louise Marie, née en legitime mariage, fille de Hugues Colonel MacMahon, irlandois, et de Catherine Beetagh, ses pere et mere, de cette paroisse, la mareine serenissime princesse madame Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de tres haut et puissant prince Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, son epouze, laquelle a signé en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, prestre, vicaire de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Perth<lb/>Trinité, P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Edouard Dillon dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chapelle du du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Jacques Edouard, né en legitime mariage le mesme jour, fils de Gerard Dillon, colonel irlandois, et de Marie Hamilton, ses pere et mere, de cette paroisse, le parein serenissime prince Jacques François Edouard, prince de Galles, fils aisné de tres haut, tres puissant et religieux monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de tres vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, reine d’Angleterre, son epouze, la mareine haute et puissante dame madame Gordon, epouze de monsieur le comte de Perth, gouverneur de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, lesquels ont signé en presence et du consentement de maistre Michel Trinité, vicaire, lequel a apporté les saintes huisles revetu d’etolle et surplis, et a signé.<lb/>Jacques P.<lb/>La contess de Perth<lb/>L. Inese, Trinité »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage d’Henry Kerby, valet d’écurie du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">590</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">23 octobre 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt troisiesme octobre, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre, vicaire soussigné, le mariage de Henry Kerby, valet d’ecurie du roy d’Angleterre, veuf de Marie Heill, d’une part, et de Rose Marie O’Mally, veuve de Tulle Bein, d’autre part, tous deux de cette paroisse, irlandois de nation, apres la publication d’un ban faitte en cette eglize le 29e septembre dernier et les parties ayant obtenu dispence de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, en datte du vingtiesme du present mois, signée Pirot, grand vicaire, et plus bas Chevallier, les fiancaille faittes ledit jour vingtiesme, le tout sans aucune opposition et en presenc de Charles Magdane, palfrenier de la reine, irlandois, Thomas Geoghagam, Nicolas Desprez, prestres habituez de cette paroisse, et Pierre Parmantier, tesmoings, lesquels ont signé avec l’epoux. L’epouze a declaré ne scavoir signer, CharlesMagdane a declaré aussy ne scavoir signer.<lb/>Henry Kerby, Tho. Geoghegan, Desprez<lb/>P. Parmantier, Trinité »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Ursulle Kearney dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">591</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">23 octobre 1700</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée en la chapelle du du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez britanniques soussigné, Marie Ursulle, née en legitime mariage le mesme jour, fille de Jean Kearny, gentilhomme irlandois, et de Anne Blake, ses pere et mere, de cette paroisse, la mareine tres haute et vertueuse princesse Marie d’Est, princesse de Modene, epouze de tres haut et puissant monarque Jacques second du nom, roy de la Grande Bretagne, laquelle a signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revetu d’etolle et surplis, et a aussy signé avec le pere present à la ceremonie.<lb/>Maria R.<lb/>L. Ineses<lb/>De Benoist, Jean Kearney »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Copley dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">31 octobre 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chapelle du du chateau vieux de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, François, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Jean Copley, gentilhomme anglois, et de Henriette Conquest, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein haut et puissant prince monseigneur Jacques François Edouard, prince de Galles, fils aisné de haut et puissant prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de tres vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est de Modenne, son epouze, la mareine haute et puissante dame madame la comtesse d’Amilton, gouvernante de Son Altesse madame la princesse d’Angleterre, lesquels ont signé avec le pere present, le tout en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé.<lb/>Jacques P.<lb/>K. Middleton<lb/>De Benoist, John Copley<lb/>P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Warcomb Pierrepont, huissier de la chambre de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1700</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy neufviesme novembre, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, le mariage de Warcomb Pierpont, huissier de la chambre de la reine d’Angleterre, veuf de Marie Lambet, d’une part, et d’Elizabeth Venables, veuve de Jean Honstilde, d’autre, de cette paroisse, après les trois publications de bans faites aux prosnes des grandes messes paroissialles les 28, 31e octobre dernier et premier du present mois, les fiancailles faites le jour precedent, le tout sans aucune opposition et en presence de Georges Blais, perruquier, Elie Jeorsme, carillonneur, de cette paroisse, lesquels ont signé avec l’epoux et l’epouze.<lb/>W. Pierrepont<lb/>Umliss, Piegdorm<lb/>George Blay, Dromgole »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Dufour dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">594</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, dans la chapelle du du chateau vieux de ce lieu, Jacques, né en legitime mariage le jour precedent, fils de Dominique Dufour, valet de chambre de la reine d’Angleterre, et de Rebecca Elizabeth Menzair, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, fils aisné de tres hault et puissant monarque Jacques second, roy de la Grande Bretagne, et de tres vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, ses pere et mere, la mareine madame la comtesse de Perth, dam d’honneur de la reine, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé avec le pere present.<lb/>Jacques P.<lb/>La conttess de Perth<lb/>L. Ines, Dufour<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Mastinne, fille d’un cocher du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">14 novembre 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisée par moy prestre soubsigné Elizabeth, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Robert Mastinne, cocher du roy d’Angleterre, et de Rebeca Haupper, ses pere et mere, le parain Thomas Jolly, valet de chambre de M. Striklande, la marainne Marie Smamwood, femme d’André Smanwood, cocher du mesme roy, de cette paroisse, lesquels ont signé avec le pere present.<lb/>Tho. Jolly, Mary Smallwood<lb/>Robert Mustin, Geoghegan »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Louise Biddulph dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">596</unitid>
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              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">27 décembre 1700</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingt septiesme decembre, a esté baptizée dans la chapelle du chateau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchi, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Marie Louise, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Richard Biddulph, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de Marie Arture, ses pere et mere, de cette paroisse, le parrein haut et puissant seigneur monseigneur Jacques, duc de Berwik, la mareine serenissime princesse Louise Marie, fille de tres haut et vertueux monarque Jacques Stuard, second du nom, roy de la Grande Bretagne, et de tres excellente et religieuse princesse Marie d’Est, duchesse de Modenne et reine d’Angleterre, son epouze, ses pere et mere, lesquels ont signé en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, doyen de Chateaufort, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé avec le pere present.<lb/>Louisa Maria<lb/>Le duc de Berwick<lb/>Rich. Biddulph, P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Winifride Bevan, fille d’un valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1700</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">30 décembre 1700</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy trentiesme decembre, a esté baptizée par moy prestre vicaire soussigné Elizabeth Winifride, née en legitime mariage le jour precedent, fille de Jean Bevan, valet de pied de la reine d’Angleterre, et d’Anne Horton, ses pere et mere, anglois de nation, le parein Jean Hatfield, officier du roy d’Angleterre, la mareine Elizabeth Elcoun, femme de Michel Benefeld, barbier de Sa Majesté britannique, lesquels ont signé.<lb/>John Hatefield, Elizabeth Bedingfild<lb/>Trinité »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jeanne Dumont, fille d’un timbalier du roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé par moy prestre soussigné Jeanne, née en légitime mariage le 6e du présent mois, fille de Joseph Noreto Dumont, timballier de Sa Majesté britannique, et de Jeanne Ragouette, ses père et mère, de cette paroisse, le parein Pierre Garrey, marchand de vin, la mareine Magdelaine Courseville, veuve de Pierre Ormont, laquelle a déclaré ne scavoir signer, le parein a signé.<lb/>Pierre Garet, Geoghegan »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charles de Fitz-James dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre son grand-père étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">599</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">9 janvier 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy neufviesme janvier, a esté baptizé dans la chappelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Charles, né en légitime mariage le jour précèdent, 8e du présent mois, fils de haut et puissant seigneur messire Jacques, duc de Berwik, et de haute et puissante dame madame Anne Bulkeley, son epouze, le parein très haut et puissant prince Jacques Stuard, second du nom, roy de la Grande Bretagne, la mareine très haute, vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, princesse de Modenne et reine d’Angleterre, son epouze, lesquels ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’etolle et surplis, et a signé.<lb/>Jacques R., Maria R.<lb/>J. Bulkeley, le duc de Berwick<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Nairne dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">600</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">16 janvier 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ingleton, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Marie, née en legitime mariage le jour précédent, fille de David Nairne, secrétaire de M. Carel, ministre et secrétaire d’Etat du roy d’Angleterre, et d’Elizabeth Compigny, ses père et mère, de cette paroisse, la mareine très haute, vertueuse et religieuse princesse Marie d’est, duchesse de Modenne, reine d’Angleterre, épouze de très haut, vertueux et religieux monarque Jacques Stuard, second du nom, roy d’Angleterre, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, doyen de Châteaufort, lequel a apporté les saintes huisles revêtu d’étolle et surplis, et a signé avec le père présent au baptesme.<lb/>Maria R.<lb/>Nairne, J. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Edouard O’Garvan dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">601</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy dix huitieme janvier, a esté baptizé dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier du roy d’Angleterre soussigné, François Edouard, né en légitime mariage ce mesme jour, fils de Cakechan O’Garvan, médecin irlandois, et de Marthe O’Maras, ses père et mère, de cette parisse, le parain sérénissime prince monseigneur le prince de Galles, fils de très haut et puissant monarque Jacques second du nom, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse princesse Marie d’Est, reine d’Angleterre, son épouze, la mareine haute et puissante dame madame la comtesse de Perth, dame d’honneur de la reine.<lb/>Jacques P.<lb/>La conttess de Perth<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de mariage de Charles Booth, gentilhomme de la manche du prince de Galles, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">602</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">3 février 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy troisiesme février, a esté fait et solemnizé en face de nostre mere sainte Eglize par moy prestre habitué soussigné, commis à cet effet par monsieur le prieur, le mariage de Charles Booth, gentilhomme de la manche de Son Altesse royalle monseigneur le prince de Galles, fils de Jean Booth et de Catherine Brougton, ses père et mère, d’une part, et de Barbe Symes, fille de Jacques Symes, aussy gentilhomme de la manche de Saditte Altesse, et d’Elizabeth Nevill, ses père et mère, d’autre part, tous deux de cette paroisse, après la publication d’un ban faites au prosne de la grande paroissialle de cette églize le 30e janvier dernier et avoir obtenu dispense des deux autres de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, en datte du trente et un du mesme mois, signé Chappelier, vic. général, et plus bas Chevallier, les fiançailles faittes le jour précédent, le tout sans aucune opposition et en présence de Thomas Nevill, gentilhomme de la chambre de monseigneur le prince de Galles, Charlees Leybourne, aussy gentilhomme, Joseph Byerley, Henry Pary, maistre d’hostel ordinaire de Sa Majesté britannique, et Elizabeth Menille, mère de l’épouze, lesquels ont signé avec l’époux et l’épouze.<lb/>Charles Booth, Barbe Booth<lb/>Eliz. Symes, Tho. Nevill, Cha. Leyburne<lb/>Jos. Byerley, H. Parry, P. François »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Henry O’Brien dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">603</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">15 février 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quinziesme février, a esté baptizé dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Henry, né en légitime mariage le jour précédent, fils de messire Charles O’Bryen, millord Clark, et de madame Charlotte Bulkeley, son épouze, ses père et mère, le parein haut et puissant seigneur monseigneur le duc d’Albermare, la mareine sérénissime princesse madame Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de très haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, son épouze, reine d’Angleterre, lesquels ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, et a signé.<lb/>Louisa Maria<lb/>H. Albemarle<lb/>Clare, Bulkeley<lb/>P. Ronchi, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Gassis de Beaulieu dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">604</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">4 mars 1701</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy quatriesme mars mil sept cent un, a esté baptizée dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Louise Marie, née en légitime mariage le jour précédent, fille de messire François Gassis de Beaulieu, chirurgien de Leursdites Majestez, et de damoiselle Félicité Jullienne, ses père et mère, de cette paroisse, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de très haut et religieux monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de très illustre et vertueuse princesse Marie d’Est, de Modène, reine d’Angleterre, ses père et mère, le parein haut et puissant seigneur millord Perth, gouverneur de Son Altesse sérénissime monseigneur le prince de Galles, fils aisné d’Angleterre, lesquels ont signé en présence et du consentement de maître Michel Trinité, vicaire, lequel a apporté les saintes huisles revêtu d’étolle et surplis, et a aussy signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>P. Ronchi, Perth<lb/>Beaulieu, Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Galloway dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">605</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy cinquiesme jour de mars, a esté baptizée dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ingletton, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Marie, née en légitime mariage le deuxième du présent mois, fille de Jacques Gallovay, millord Dunkeld, et de Heleine Salles, ses père et mère, écossois de nation, de cette paroisse, la mareine très hautre, vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reine d’Angleterre, épouze de très haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, laquelle a signé en présence et d consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain en Laye, qui a apporté les saintes huisles revestu d’étole et surplis, et a signé.<lb/>Maria R.<lb/>Dunkeld<lb/>J. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Balthazar Louis Lecomte, fils d’un valet de pied de la reine d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">606</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">6 mars 1701</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé par moy prestre, vicaire, Baltazare Louis, né en légitime mariage le quatrième du présent mois, fils de Gaspard Lecomte, valet de pied de la reyne d’Angleterre, et de Jeanne Flechy, ses père et mère, le parain David Louis, aussi valet de pied de la même reine, la marainne Anne Artonne, femme de Jean Bevine, aussy valet de pied de la reinne, le parain a déclaré ne scavoir signer, la marainne a signé avec le père présent.<lb/>Ann Horton<lb/>D. L., Gaspart Leconte, Delaunes »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Edmond Jansen dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">607</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">8 avril 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy huictième avril mil sept cent un, a esté baptisé dans la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestées britanniques, Jacques Edmond, né en légitime mariage le jour précédent, fils de Edmond Janson, valet de chambre de monseigneur le prince de Gales, et de Hélène Toben, ses père et mère, le parein sérénissime prince monseigneur le prince de Gales, fils de très haut et très puissant monarque Jacques second du nom, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse princesse Marie d’Est, reine d’Angleterre, son épouse, la mareine haute et puissante dame madame la contesse Middleton, femme de haut et puissant seigneur monsieur le conte Middleton et gouvernante de la sérénissime princesse d’Angleterre, lesquels ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, lequel a signé avec le père présent au baptesme.<lb/>Jacques P.<lb/>K. Middleton<lb/>Edmd. Johnson<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Middleton dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">608</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Du vingt cinquiesme jour, a esté baptizée dans la chapelle du château vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques soussigné, Louise Marie, née en legitime mariage le jour précédent, fille de M. Georges Middleton, apotiquaire de Leursdites Majestez, et de Marie Chapelain, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse madame Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de très haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse princesse Marie d’Est de Modène, son épouze, reine d’Angleterre, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, et a signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Perth<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Cazeels dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">609</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">31 mai 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par monsieur l’abbé Ronchy, ausmonier de Leurs Majestez britanniques, Jacques, né en légitime mariage le mesme jour, fils de Jean Baptiste Cageils, huissier de la chambre de la reine d’Angleterre, et d’Elizabeth Matthieu, ses père et mère, de cette paroisse, le parrein sérénissime prince monseigneur le prince de Galles, fils de très haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de très vertueuse princesse Marie d’Est de Modènne, lesquels ont signé en présence et du [vide].<lb/>Jacques P.<lb/>Jean Baptiste Cazeels<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard MacElligott dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">610</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">1er juin 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizé dans la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, ausmonier de Leurs Majestez britanniques, Edouard, né en légitime mariage le jour précédent, fils de Roger MacElligott, brigadier de l’armée de Sa Majesté britannique, et de Catherine Fitsgerarlde, ses père et mère, le parrein sérénissime prince monseigneur Jacques Edouard, fils aisné d’Angleterre, prince de Galles, fils de très haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse princesse de Modène, reine d’Angleterre, la mareine haulte et puissante dame madame Middleton, lesquels ont signé en présence et du consentement de monsieur le prieur, qui a apporté les saintes huiles.<lb/>Jacques P.<lb/>K. Middleton<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Charles Macarty dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le prince de Galles étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">611</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">5 juin 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy cinquiesme juin, a esté baptizé dans la chapelle du chasteau royal de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Jacques Charles, né en légitime mariage le jour précédent, fils de Charles Macarty, chef du Gobelet de Sa Majesté britannique, et d’Hélène Simson, ses père et mère, le parein sérénissime prince Jacques Edouard, prince de Galles, fils aisné d’Angleterre, de très haut et puissant monarque Jacques Stuard, second du nom, roy de la Grande Bretagne, la mareine mademoiselle Catherien Midleton, fille de monsieur le comte Midleton et de madame Catherine, comtesse de Midleton, son épouze, lesquels ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles et a signé avec le père présent et monsieur Richard Simson, ayeul maternel du baptizé, lequel a aussy signé.<lb/>Jacques P.<lb/>C. Middleton<lb/>Tho. Macarty<lb/>P. Ronchi<lb/>Richard Simson, De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Monnot du Mirel dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">612</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1701</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée dans la chapelle du château royal de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Louise Marie, née en légitime mariage le 5e du présent mois, fille de Estienne Monnot du Mirel, secrétaire de monsieur Carryll, et de Marie Hay, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse madame Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille très haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse princesse Marie de Modenne, reine d’Angleterre, son épouze, le parein monsieur Jean Carrell, secrétaire de Leurs Majestez, lesquels ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revêtu d’étolle et surplis, et a signé avec le père présent qui a aussi signé.<lb/>Louisa Maria<lb/>P. Ronchi<lb/>Caryll<lb/>De Benoist, Monnot »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Madeleine O’Gara dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">613</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">22 juillet 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu Marie Magdelaine, née en légitime mariage le jour précédent, fille de M. Olivier O’Gara, colonel dans les armées du roy, et de Marie Flemming, ses père et mère, de cette paroisse, la mareine très haute, excellente et vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, reine de la Grande Bretagne, laquelle a signé en présence et du consentement de maitre Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, et a signé avec le père présent.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist, O’Gara »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès de Jacques II, roi d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">614</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">16 septembre 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, à trois heures et vingt minuttes apres midy, est décédé dans le chasteau vieil de ce lieu très haut, très puissant et très religieux prince Jacques Stuard, second du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, aagé de 67 ans onze mois, également regretté des peuples de France et d’Angleterre, et surtout des habitans de ce lieu et autres qui avoient esté témoins oculaires de ses excellentes vertues et de sa religion, pour laquelle il avoit quitté touttes ses couronnes, les cédant à un usurpateur dénaturé, ayant mieux aymé vivre en bon chrestien éloigné de ses états et faire par ses infortunes et sa patience triompher la religion catholique que de régner luy mesme au milieu d’un peuple mutin et hérétique. Sa dernière maladie avoit duré quinze jours, pendant lesquels il avoit receu deux fois le saint viatique et l’extrême onction par les mains de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, son propre pasteur, avec des sentiments d’une humilité si profonde qu’après avoir pardonné à tous ses sujets rebelles et ces plus cruels ennemis, il demanda mesme pardon à ses officiers s’il leur avoit donné quelque sujet de chagrin. Il avoit aussi donné des marques de sa tendresse et religion au sérénissime prince de Galles, son fils, digne héritier de ses couronnes aussy bien que de ses vertus, auquel il recommanda de n’avoir jamais d’autre reigle de sa conduitte que les maximes de l’évangile, d’honorer toujours sa très vertueuse mère, aux soins de laquelle il le laissoit, de se souvenir des bontez que Sa Majesté très chrestienne luy avoit toujours témoigné et de plutost renoncer à tous ses etats que d’abandonner la foy de Jesus Christ. Tout le peuple tant de ce lieu que des environs eu la consolation de luy rendre les derniers devoirs et de le visiter pour la dernière fois en son lit de parade, où il demeura vingt quatre heures exposé en veue, pendant lesquells il fut assisté du clergé de cette église, des révérends pères récollets et des Loges, qui ne cessèrent pas de prier pour le repos de l’âme de cette illustre héros du nom chrestien, que le Seigneur récompense d’une couronne éternelle.<lb/>Parmantier<lb/>Ce jourd’huy six septième, […] sur les huit heures et demie du soir, fut enlevé du château vieil de ce lieu le corps de très haut, très puissant et religieux monarques Jacques Stuard, second du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, après avoir esté embaumé en la manière accoutumée, pour être conduit aux religieux bénédictins anglois de Paris, faubourg Saint Jacques, accompagné seulement de soixante gardes et trois carrosses à la suitte, ainsy qu’il avoit ordonné, pour donner encore après sa mort un exemple du détachement qu’il avoit eu pendant sa vie des vanitez du monde, n’étant assisté que de ses aumosniers, de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, son propre pasteur, qui ne l’avoit point abandonné dans toutte sa maladie, l’ayant consolé dans tous ses maux d’une manière édifiante et autant pleine d’onction qu’on puisse désirer du pasteur zélé pour le salut de son ouaille. Son cœur fut en mesme temps porté dans l’églize des religieuses de Chaillot. Une partie de ses entrailles, de son cerveau avec ses poulmons et un peu de sa chair sont restées en depost dans cette églize pour la consolation des peuples, tant françois qu’anglois, et pour conserver en ce lieu la mémoire d’un si grand et si religieux prince.<lb/>Parmantier »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Parry dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">615</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1701</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Sa Majesté britannique Jacques Stuard, troisiesme du nom, Louise Marie, née en légitime mariage ce mesme jour, fille de maistre Henry Parry, maistre d’hostel de Sa Majesté britannique, et de damoiselle Margueritte Eleonore Rouger, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie d’Angleterre, fille de feu très haut et puissant monarque Jacques Stuard, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reine desdits royaume, le parein haut et puissant seigneur monseigneur Jacques, duc de Berwik, lesquels ont signé avec le père présent, en présence et du consentement de maistre Michel Trinité, prestre, vicaire de cette paroisse, qui a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, et a aussy signé.<lb/>Louise Marie Elisebeth<lb/>Le duc de Berwick<lb/>Trinité, L. Ineses, H. Parry »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Elizabeth Booth dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">616</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1701</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy vingtiesme décembre, a esté baptizée dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Sa Majesté britannique, Marie Elizabeth, née en légitime mariage le jour précédent, fille de Charles Booth, valet de chambre de Sa Majesté britannique, et de Barbe Symes, ses père et mère, anglois de nation, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunt très puissant et religieux seigneur Jacques Stuard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reine, son épouze, le parein haut et puissant seigneur monseigneur le duc de Berwik, lesquels ont signé avec le père présent, en présence et du consentement de maistre Michel Trinité, prestre, vicaire de cette paroisse, qui a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, et a aussy signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Berwick<lb/>Trinité »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anastasie Reade Booth dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">617</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">25 décembre 1701</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptizée en la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Inese, aumosnier de Leurs Majestez britanniques soussigné, Marie Anastasie, née en légitime mariage le jour précédent, fille de Jean Reade, officier du roy d’Angleterre, et de Jeanne Laplume, ses père et mère, de cette paroisse, la mareine haute et sérénissime princesse Louise Marie Elizabeth, fille de feu très haut, puissant et religieux prince Jacques Stuard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, ses père et mère, le parein haut et puissant seigneur Jacques, duc de Perth, lesquels ont signé avec le père en présence et du consentement de maistre Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, qui a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, et a aussy signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>John Read<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Anne Fitzjames dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">618</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy vingt neufvième, a esté baptisé dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laye par M. l’abbé Hinelle, aumosnier de la reyne d’Angleterre, Anne, fille de Jacques, milord, duc de Berwick, et de madame Anne Bouclay, ses père et mère, née en légitime mariage le jour précédent, la marainne haute et sérénissime princesse Louise Marie Elisabeth, fille de feu très haut et très puissant et très haut et très religieux prince Jacques second, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse princesse Marie d’Est de Modenne, ses père et mère, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, lesquels ont signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Berwick<lb/>L. Ineses, Caryll<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elisabeth Winifrede Bodingfeild dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">619</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1701</unitid>
              <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">30 décembre 1701</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy trentième, a esté baptisée dans la chapelle du chasteau vieil dudit lieu par M. l’abbé Hinelle, aumosnier de la reine, Elisabeth Winifrede, née en légitime mariage le jour précédent, fille du sieur Michel Benefille, gentilhomme du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Leu, ses père et mère, la marainne Louise Marie Elisabeth, fille de feu très haut et très puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, et de très haute et vertueuse Marie d’Est de Modenne, ses père et mère, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’étolle et surplis, lesquels ont signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>De Benoist, L. Ineses<lb/>Mich. Bodingfeild »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Antoinette MacElligott dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Du 14e jour de juin 1702, a esté baptisée dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par M. l’abbé Bourk, chappelain de la reine d’Angleterre, Marie Anne Antoinnette, née du jour précédent en et de légitime mariage de messire Roger MacElyotte, colonel des armées du roy d’Angleterre, et de Catherine Fitzgerald, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunct très puissant et religieux prince Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reine, son épouze, le parain haut et puissant seigneur monseigneur le duc de Perth, lesquels ont signé avec le père présent, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’estolle et surplis, et a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>Ro. MacElligott<lb/>M. Burke, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Henriette Coplay dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">621</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1702</unitid>
              <unitdate normal="1702/1702" encodinganalog="3.1.3">6 août 1702</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le sixiême aoust mil sept cent deux, a esté baptisée dans la chapele du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abé Igleton, aumônier de Leurs Majestez britaniques, Marie Henriette, née et en de légitime mariage de Jean Coplay, gentilhomme du roy d’Angleterre, et de Henriette Conquest, ses père et mère, le parain très haut et puissant prince Jacques, troisième du nom, roy de la Grande Bretagne, la mareine madame la duchesse de Perth, dame d’honneur de Son Altesse royalle, lesquels ont signé avec le père présent, le tout et en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu de Saint Germain en Laye, lequel a apporté les saintes huiles revestu d’estolle et surplis, et a aussi signé.<lb/>Jacques R.<lb/>La duchess de Perth<lb/>J. Ingleton<lb/>De Benoist, John Copley »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Butler dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">622</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1702</unitid>
              <unitdate normal="1702/1702" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1702</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le dixième septembre mil sept cens deux, ont esté suplées les cérémonies dans la chapelle du château viel par M. l’abbé Ronchy, aumônier de Leurs Majestez britanniques, à Marie, née du jour précédent, laquelle a esté baptisée par la sage femme à ccause du péril où elle estoit, fille de Richart Bulter, collonel des armées du roy d’Angleterre, et de Lucie Esmond, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunct très puissant et religieux prince Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reine, son expouse, le parain millort Jean Carille, lesquels ont signé avec le père présent, et en la présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huilles revestu d’estolle et surplis, et a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Caryll, Rich. Butler<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard Sacville dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">623</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1702</unitid>
              <unitdate normal="1702/1702" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1702</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt deuxième septembre mil sept cens deux, a esté baptisé dans la chapelle du château viel de ce lieu par monsieur l’abé Igleton, aumônier de Leurs Majestez brittanique, né du même jour, en et de légitime mariage de Thomas Sacville, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et Elizabeth Darel, ses père et mère, auquel a esté imposé le nom d’Edouard par très haut et très puissant Jacques, troisième du nom, roy d’Angleterre, la mareine Catherine de Midleton, gouvernante de la princesse d’Angleterre, lesquels ont signé avec le père présent, le tout et en présence et du consentement de messire Antoine Taillardat, prêtre, vicaire dud. lieu de Saint Germain en Laye, lequel a apporté les saintes huilles revestu d’estolle et surplis, et a aussi signé.<lb/>Jacques R.<lb/>K. Middleton, T. Sacville<lb/>J. Ingleton<lb/>A. Taillardat, vic. de Saint Germain »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Maclean dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1702</unitid>
              <unitdate normal="1702/1702" encodinganalog="3.1.3">8 novembre 1702</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du huitième novembre mil sept cens deux, a esté baptisée dans la chappelle du château viel par M. l’abé Inese, aumônier de la reine d’Angleterre, Louise, née du 6e du même mois, en et de légitime mariage de messire Jean Maclean, chevalier, et de Marie Macpherson, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunct très haut, puissant et religieux prince Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse Marie d’Est, reine, son expouse, le parain très haut et très puissant seigneur monseigneur le duc de Perth, lesquels ont signé avec le père présent et en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huilles revettu d’estolle et surplis et a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>L. Ineses, Maclean, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Fitzjames dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1702/1702" encodinganalog="3.1.3">15 novembre 1702</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le quinzième novembre mil sept cens deux, a esté baptisé dans la chappelle du chasteau viel par monsieur l’abé Inese, aumônier de Leurs Majestées britanique, Jacques, né du même jour en et de légitime mariage de Jacques, duc de Berwicke, et dame Anne Boucly, ses père et mère, le parain très haut et très puissant prince Jacques, troisième du nom, roy d’Angleterre, la mareine dame Sophea Boukly, dame d’honneur de la reine d’Angleterre et grand mère du baptisé, lesquels ont signé avec le père présent, le tout et en présence et du cosnentement de maistre Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huilles et revêtu d’estolle et surplis, et a aussi signé.<lb/>Jacques R.<lb/>Berwick, J. Bulkeley<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Calanane dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du cinquième jour décembre mil sept cens deux, a esté baptisée dans la chappelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abé Inesse, aumônier de Leur Majestées britanique, Marie, née du même jour en et de légitime mariage de Eugène Calanane, gentilhomme, capitaine grenadier dans les armées du roy de France, et de dame Marie Chitton, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunt très puissant et religieux prince Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reine, son expouse, le parain milort Talboc, lesquels ont signé et en la présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé dud. lieu, lequel a apporté les saintes huilles revestu d’estolle et surplis, et a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Talbot<lb/>L. Inese, C. Chiton, De Benoist »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie MacGuinness dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>« Du même jour, a esté baptisée dans la chappelle du château viel de ce lieu par monsieur l’abé Bulb, aumônier de Leur Majestées britanique, Marie, née du même jour en et de légitime mariage de Roger Maguenis, millor d’Iveagh, et de dame Jeanne O’Neill, ses père et mère, la mareine très haute et très vertueuse prince Marie d’Est, princesse de Modène, expouse de deffunct très haut et puissant monarque Jacques, second du nom, roy de la Grande Bretagne, qui ont signé et en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huilles revestu d’estole et surplis, et a aussi signé.<lb/>Maria R.<lb/>Iveagh<lb/>L. Inese<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Giford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">628</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1703</unitid>
              <unitdate normal="1703/1703" encodinganalog="3.1.3">4 août 1703</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy quatriesme d’aoust de la présente année mil sept cent trois, a esté baptizé dans la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abé Louis Ineze, aumosnier de Leur Majesté britannique, Jacque, né du mesme jour en et de légitime mariage du seigneur chevalier Jean Giford, baron d’Angleterre, et de dame Catherine Midleton, ses père et mère, le parain très hault et très puissant prince Jacques troisiesme, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, prieur et curé dudit lieu, lequel a apporté les saintes huisles revestu d’estole et de suplris et a aussy signé.<lb/>Jacques R.<lb/>K. Middleton<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Nugent Gifford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">629</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1703</unitid>
              <unitdate normal="1703/1703" encodinganalog="3.1.3">1er octobre 1703</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy premier octobre de l’année mil sept cent trois, a esté baptisée dans la chapelle du château viel de ce lieu par monsieur l’abbé Innice, aumosnier de Leurs Majestés britanniques, Marie, née le jour précédent de Christophe Nugent et de Brigitte Barneval, de leurs légitime mariage, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunct très puissant et très religieux prince Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, reyne, son epouse, le parein monsieur Richard, millord Tabbo, qui ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huylles revestu de surplis et d’étolle, lequel a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Talbot, L. Ineses<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Booth dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">630</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1703</unitid>
              <unitdate normal="1703/1703" encodinganalog="3.1.3">6 novembre 1703</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy sixième du mois de novembre de l’année mil sept cents trois, a esté baptisé dans la chapelle du château viel de ce lieu par monsieur l’abbé Louise Inese, aumosnier de Leurs Majestés britanniques, Jacques, né led. jour en et de légitime mariage de Jacques Booth, gentilhomme de la chambre du roy, et de Barbe Symmes, ses père et mère, le parain très hault et très puissant prince Jacques troisième, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, doyen rural de Châteaufort, lequel a apporté les saintes huysles revestu d’estole et de surplis, lequel a aussi signé.<lb/>Jacques R.<lb/>La duches de Perth<lb/>Charles Booth<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Ronchy dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">631</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1703</unitid>
              <unitdate normal="1703/1703" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1703</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce jourd’huy neufviesme jour de novembre de l’année mil sept cens trois, a esté baptisé dans la chapelle du château viel de ce lieu par moy prestre abbé Peregrin de Ronchy, premier aumosnier de la reyne, Marie, née le jour précédent en et du légitime mariage de Joseph Ronchy, gentilhomme du roy, et de O’Nelle, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunct très puissant et très religieux prince Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, et de très vertueuse princesse Marie d’Est, reyne, son épouse, le parein millord Midletton, qui a aussi signé, le tout du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui y a aussi assisté revestu d’estolle et de surplis, et a aporté les saintes huylles, qui a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Middleton<lb/>De Benoist, Pergrin Ronchi »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Joseph Ignace Bengdengfil dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">632</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1704</unitid>
              <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">22 février 1704</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt deuxième du mois de février de l’année mil sept cent quatre, a esté baptisé en la chapelle du château viel de ce lieu par monsieur l’abbé Innes, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Joseph Ignace, né le dix neuf dud. mois, de Michel Bengdengfil et de Elisabeth Lie, ses père et mère, le parain Jacques troisiesme, roy de la Grande Bretagne, la maraine Marie, duchesse de Perth, dame d’honneur de la reyne, lesquels ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huysles revestu de surplis et d’estolle, lesquels ont signé.<lb/>La duches de Perth, Jacques R.<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Françoise Plowden dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">633</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1704</unitid>
              <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1704</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dix sept du moisde may de l’année mil sept cent quatre, a esté baptisé par moy l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, dans la chapelle du château viel de ce lieu, Marie Françoise, née led. jour en et du légitime mariage de messire François Plowden, contrôleur de la maison du roy, et de Marie Stafort, ses père et mère, la mareine très haute et excellente et vertueuse princesse Marie d’Est de Modène, reyne de la Grande Bretagne, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a aporté les saintes huysles revestu de surplis et d’estole, lequel a signé.<lb/>Maria R.<lb/>Fra. Plowden, Peregrin Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jean François Gifford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">634</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1704</unitid>
              <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1704</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le troisiesme du mois de novembre de l’année mil sept cent quatre, a esté baptisé par monsieur l’abbé Inyse, aumosnier de Leurs Majestés britannique, dans la chapelle du château viel de ce lieu, Jean François, né le jour précédent du légitime mariage du chevallier Gifford et de Catherine Middleton, ses père et mère, la mareine très haulte et excellente et vertueuse princesse Marie d’Est de Modène, reyne de la Grande Bretagne, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huyles revestu d’étolle et de surplis, lequel a signé avec le père présent.<lb/>Maria R.<lb/>De Benoist, Gifford<lb/>Ineses »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Galloway of Carnby dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">635</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1704</unitid>
              <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1704</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mesme jour et an, a esté baptisé par M. l’abbé Innies, aumosnier de Leurs Majestés britanniques soussigné, Jacques, né le mesme jour du légitime mariage de millord Dunkel et d’Eleonor Sale, ses père et mère, le parain Jacques troisiesme, roy de la Grande Bretagne, la mareine madame Amilton, gouvernante de la princesse, lesquels ont signé, le baptesme fait dans la chapelle du chasteau viel de ce lieu en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de ce lieu, lequel a assisté revestu d’estole et de surplis, et a signé.<lb/>Jacques R.<lb/>K. Middleton<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie Dillon dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">636</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1705</unitid>
              <unitdate normal="1705/1705" encodinganalog="3.1.3">12 avril 1705</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le douze du mois d’avril, a esté baptisée par monsieur l’abbé Innies, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, dans la chapelle du chasteau vil de ce lieu Louise Marie, fille de Girard Dillon, mestre de camp reformé dans le service du roy, et de Marie d’Amilton, ses père et mère, la mareine Louise Marie, princesse d’Angleterre, le parain milord duc de Perth, qui ont tous signé en presence et du consentement de moy Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, revestu de mon étole et surplis, qui ay signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>Ger. Dillon<lb/>P. Ronchi, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Louise O’Gara dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">637</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1705</unitid>
              <unitdate normal="1705/1705" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1705</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le quatriesme du mois de juin de l’année mil sept cens cinq, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Innis, aumosnier de Leurs Majestés britannique Marie Louise, née le jour précédent en et du légitime mariage de monsieur Olivier O’Gara, colonel réformé irlandois, et de Marie Fleming, ses père et mère, la mareine Louise Marie, princesse d’Angleterre, le parain milord Talbort, qui ont signé en présence et du consentement de moy Jean François de Benoist, prieur et curé de ce lieu, docteur de Sorbonne, revestu de mon surplis et étolle, qui ay signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Talbot<lb/>L. Ineses, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Christine Kearney dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">638</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1705</unitid>
              <unitdate normal="1705/1705" encodinganalog="3.1.3">28 novembre 1705</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le vingt huit du mois de novembre de l’année mil sept cent cinq, a esté baptisée en la chapelle du chasteau viel de ce lieu, par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, Louise Christine, née le vingt six en et du légitime mariage de Jean Kearney, officier du roy, et de Anne Blak, ses père et mère, la mareine Marie Louise, princesse d’Angleterre, le parain Jacques Lynch, archevesque de Tuam en Irlande, qui ont tous signé en présence de moy prestre, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain en Laye, qui ay assisté à la cérémonie du baptesme et ay apporté les saintes huiles revestu d’estolle et de surplis qui ay aussi signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Jacobus, archpcus Tuam<lb/>Jean Kearney, P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Françoise Morphy dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">639</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1705</unitid>
              <unitdate normal="1705/1705" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1705</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le mesme jour a esté baptisée par moy prestre, abbé de Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, en la chapelle du chasteau viel de ce lieu, Marie Françoise, née le jour précédent en et de légitime mariage de deffunct Edmond Morphy, major du régiment de Galvois, irlandois, et de Brigilde Boord, ses père et mère, la mareine sérénissime princesse très haute et puissante Marie d’Est, reyne d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prestre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huyles revestu d’estoles et surplis, qui a aussi signé.<lb/>Maria R.<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Anne Plowden dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1705</unitid>
              <unitdate normal="1705/1705" encodinganalog="3.1.3">5 décembre 1705</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le cinquième du mois de décembre, a été baptisée en la chapelle du chasteau viel de ce lieu, par monsieur l’abbé Innice, aumosnier de Leurs Majestez britanniques soussigné, Louise Anne, née le mesme jour de François Plowden, contrôleur de la maison du roy, et de Marie Stafrord, ses père et mère, de leurs légitime mariage, la mareine sérénissime princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de deffunct très haut et très puisant Jacques Edouard, second du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de très vertueuse et religieuse princesse Marie d’Est, son epouse, ses père et mère, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteauford, prieur et curé de ce lieu, lequel a apporté les saintes huiles revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Caryll, Fra. Plowden<lb/>De Benoist, L. Ineses »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Natanel Hooke dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">641</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1705</unitid>
              <unitdate normal="1705/1705" encodinganalog="3.1.3">15 décembre 1705</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le quinze du mois de décembre, a esté baptisé par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, en la chapelle du chasteau viel de ce lieu, Jacques Natanael, né le jour précédent en et du légitime mariage de Jacques Natanael Hooke, colonel irlandois, et de Eleonore Macharty, ses père et mère, le parain Jacques troisiesme du nom, roy d’Ecosse, d’Irlande et d’Angleterre, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, prieur et curé de ce lieu, lequel a aporté les saintes huiles, revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Jacques R.<lb/>K. Middelton<lb/>Hooke<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Thomas Okuidham dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">642</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1706</unitid>
              <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">2 janvier 1706</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce jourd’huy deux janvier mil sept cens six, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, Jacques Thomas, né le jour précédent en et du légitime mariage de Charles Okuidham, capitaine dans les armées du roy de France, et de Denyse Marie Chapelle, ses père et mère, le parain Jacques, troisième du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, la mareine madame la duchesse de Perthe, femme de milord Perthe, tous de cette paroisse, qui ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a assisté à lad. cérémonie, revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Jacques R.<lb/>La duchess de Perth<lb/>Charles Wyndham<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Jean de Lastre dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">643</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1706</unitid>
              <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1706</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dix septième du mois de janvier de l’anné mil sept cent cens six, a esté baptisé en la chapelle du chasteau de ce lieu par monsieur Ingleton, docteur de Sorbonne et aumônier de Leurs Majestés britanniques, Jacques Jean, né le mesme jour en et du légitime mariage de Jacques de Lastre, porte arquebuse du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Smith, ses père et mère, le parain Jacques troisième du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, la mareine madame madame la duchesse de Perthe, femme de milord duc de Perthe, qui ont tous signé en présence et du consentement de messire François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de Saint Germain en Laye, doyen rural de Chasteaufort, qui a assisté à lad. cérémonie revestu d’étolle et de surplis qui a aussi signé.<lb/>Jacques R.<lb/>La duchess de Perth<lb/>I. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Anne Gifford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">644</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1706</unitid>
              <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1706</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt du mois de mars de l’année mil sept cent six, a esté baptisée en la chapelle du chasteau vieil de ce lieu par monsieur l’abbé Innice, aumonier de Leurs Majestez britanniques, Marie Anne, née le mesme jour en et du légitime de Jean Gifford, chevallier, baronnette d’Angleterre, et de Caterine Middelton, ses père et mère, la mareine Louise Marie, princesse d’Angleterre, le parain milord Middleton, grand père de l’enfant qui ont tous signé en présence de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, prieur et curé de ce lieu, qui a aussi signé et a apporté les saintes huiles revestu d’estolle et de surplis, le père présent, et a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Middleton<lb/>J. Gifford, L. Ineses<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Talbot dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">645</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1706</unitid>
              <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">29 mai 1706</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt neufvième du mois de may de l’année mil sept cent six, ont esté supplées en la chappelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, les cérémonies du baptesme à Marie, née le vingt septième dud. mois en et du légitime mariage de milord Talbot et de Charlotte Talbot, ses père et mère, lad. enfant baptisée en la maison à cause de la nécessité, la mareine Marie d’Est, reyne d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a aussi signé et apporté les saintes huyles revestu d’étolle et de surplis, le père présent a aussi signé.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi, Talbot<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Butler dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">646</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1706</unitid>
              <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">23 août 1706</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le vingt troisiesme du mois d’aoust, a esté baptisée par monsieur l’abbé Ingleton, aumônier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, en la chapelle du château viel de ce lieu, Marie, née le vingt du mesme mois en et du légitime mariage d’Edmond Butler, major dans le régiment de Nugent, et de Marguerite Quigly, ses père et mère, la mareine Louise Marie, princesse d’Angleterre, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, prieur et curé de ce lieu, qui a aussi signé revestu de surplis et apporté les saintes huyles.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>Jean Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Forester dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1706</unitid>
              <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1706</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le vingt sixième du mois de septembre de l’année mil sept cent six, a esté baptisée en la chapelle du château viel de ce lieu, Marie, née le jour précédent en et du légitime mariage du chevallier Jean Forester, capitaine dans le régiment de Barvick, et de Anne Robisson, ses père et mère, par moy prestre, aumônier de Leurs Majestés britanniques, la mareine haute et puissante princesse Marie d’Est, reyne d’Ecosse, d’Yrlande et d’Angleterre, qui a signé en présence et du consentement de Hyerosme Boivin, vicaire de l’église royalle et paroissialle de Saint Germain en Laye, par la permission de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, prieur et curé dud. lieu, lequel a apporté les saintes huiles revestu d’étolles et de surplis, qui a aussi signé.<lb/>Maria R.<lb/>Jean Ingleton<lb/>Boivin, vicaire »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Kavier de Lastre dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le troisiesme jour, a esté baptisé par moy prestre, aumônier de Leurs Majestez britanniques, François Kavier, né le jour précédent en et du légitime mariage de Jacques de Lastre, porte arquebuse du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Smith, ses père et mère, la mareine très haute et très excellente princesse Marie d’Est, reyne d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, qui a signé, led. enfant baptisé en la chappelle du chasteau viel de ce lieu en présence et du consentement de messire Hyerosme Boivin, vicaire de lad. paroisse, lequel a assisté aud. baptesme revestu d’étolle et de surplis, qui a apporté les saintes huyles et a aussi signé avec le père présent.<lb/>Boivin, vicaire, Maria R.<lb/>P. Ronchi »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Joseph O’Neill dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">649</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le neufvième du mois de mars de l’année mil sept cents sept, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumônier de Leurs Majestés britanniques, soussigné, Jacques Joseph, né le jour précédent en et du légitime mariage de Joseph Ronchy, gentilhomme du roy d’Angleterre, et de Marguerite Thérèze O’Neill, ses père et mère, le parain Jacques, troisiesme du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de ce lieu qui a assisté aud. baptesme revestu d’étolle et de surplis et a aussi signé, avec le père présent.<lb/>Jacques R.<lb/>La duchess de Perth<lb/>Joseph Ronchi<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard Copley dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">650</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">14 mai 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le quatorze du mois de may de may mil sept cent sept, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ingleton, aumônier de Leurs Majestez britanniques, Edouard, né le même jour en et du légitime mariage de Jean Copley, gentilhomme du roy d’Angleterre, et de Henriette Conquest, ses père et mère, la mareine Louise Marie, princesse d’Angleterre, le parain milord Carel, tous de cette paroisse, qui ont signé en présence et du consentement de messire Hyerosme Boivin, vicaire de la paroisse, qui a assisté à la cérémonie revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé.<lb/>Louise Marie<lb/>John Copley, J. Ingleton<lb/>Caryll, Boivin, vicaire »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Georges Calgrand dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le neufvième, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, Jacques Georges, né le jour précédent, en et du légitime mariage de Georges Calgrand, capitaine dans le régiment de Lea, et d’Elisabeth Simis, ses père et mère, le parain Jacques troisème, roy d’Angleterre, d’Escosse et d’Yrlande, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de l’église royalle et paroissialle dud. Saint Germain en Laye, qui a assisté à la cérémonie revestu d’estolle et de surplis, qui a aussi signé.<lb/>Jacques R.<lb/>K. Middlton<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Roettiers dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">652</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">30 août 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le trente du mois d’aoust mil sept cent sept, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Innies, aumônier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, Jacques, né le jour précédent en et du légitime mariage de Norbert Roettiers, graveur général des monnoyes de France et d’Angleterre, et de Winifrede Clark, ses père et mère, le parein très haut et très puissant et très excellent prince Jacques troisième, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, qui a signé en présence de Hyerosme Boivin, prestre, vicaire de l’église royalle dud. lieu, qui a consenti à lad. cérémonie revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Jacques R.<lb/>La duchess de Perth<lb/>L. Ineses, Boivin, vicaire »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Plowden dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">653</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">9 septembre 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du mesme jour, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ingleton, aumosnier de Leurs Majestez britanniques, soussigné, François, né le même jour en et du légitime mariage de François Plowdon, contrôleur de la maison du roy, et de dame Marie Stafford, ses père et mère, le parein très haut et très puissant et très excellent prince Jacques, troisième du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, la mareine très haute et puissante dame madame Anne Bouckley, femme de très haut et puissant seigneur milord duc de Berwik, général des armées du roy en Espagne et maréchal de France, qui ont tous signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de ce lieu,k docteur de la maison de Sorbonne, qui a aussi signé et a assisté en lad. cérémonie revestu d’étolle et de surplis et a apporté les saintes huyles.<lb/>Jacques R.<lb/>Anne Berwick<lb/>De Benoist, Fra. Plowden<lb/>Jean Ingleton »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Winifred Wood dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">654</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le troisième du mois de novembre mil sept cents sept, a esté baptisé par monsieur l’abbé Ronchy, aumônier de Leurs Majestés britanniques, en la chapelle du chasteau viel, soussigné, Marie Vinifrile, née le même jour en et du légitime mariage de Laurens Woold, médecin de la reyne, et de damoiselle Charlotte Bulstrode, ses père et mère, la mareine haute et puissante et très excellente princesse Marie d’Est, reyne d’Angleterre, d’Escosse et d’Yrlande qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a assisté à laditte cérémonie revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Maria R.<lb/>Lau. Wood, P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Louise Bourke of Brittas dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">655</unitid>
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              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">17 décembre 1707</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le dix sept du présent mois de décembre, a esté baptizée en la chapelle du chasteau vieux de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé Ronchy, aumônier de Leurs Majestez britanniques, Marie Louise, née du mesme jour du légitime mariage de Guillaume Bourk, milord de Britasse, et de Marie Nesle, ses père et mère, la mareine très haute, très puissante et religieuse princesse Marie d’Est, reine de la Grande Bretagne, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, doyen rural de Chasteaufort, revestu de son surplys et de son étolle, qui sont signez.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Elisabeth Sackville dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">656</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1707</unitid>
              <unitdate normal="1707/1707" encodinganalog="3.1.3">31 décembre 1707</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le même jour, a esté baptisé par monsieur Ingleton, aumônier de Leurs Majestés britanniques en la chapelle du chasteau viel, soussigné, Louise Elisabeth, née le vingt neuf en et du légitime mariage de monsieur Thomas Sacville, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de dame Elisabeth Darrel, ses père et mère, la mareine haute et puissante princesse dame dame Louise Marie, princesse d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, le parain Jean, millord Fort, qui ont signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benois, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Châteaufort, prieur et curé de Saint Germain en Laye qui a assisté à lad. cérémonie, revestu d’étolle et de surplis qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Forth, Sacjville<lb/>J. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques François Betagh dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">657</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1708</unitid>
              <unitdate normal="1708/1708" encodinganalog="3.1.3">3 février 1708</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le troisiesme du mois février mil sept cents huit, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par moy prestre, aumônier de Leurs Majestés britanniques, soussigné, Jacques François, né le jour précédent en et du légitime mariage de monsieur Thomas Betagh, capitaine de cavalerie et de madame Marcelle Tyrrell, ses père et mère, le parain Jacques troisième du nom, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, qui a signé en présence de moy Hyerosme Boivin, vicaire de l’église royalle de Saint Germain en Laye, qui assisté à lad. cérémonie revestu d’étolle et de surplis qui a aussi signé, avec le père présent.<lb/>Jacques R.<lb/>Charlotte Talbot<lb/>Boivin, vicaire, P. Ronchi »</p>
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            <controlaccess>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Elizabeth de Lastre dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">658</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1708</unitid>
              <unitdate normal="1708/1708" encodinganalog="3.1.3">30 mars 1708</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le trente du mois de mars mil sept cents huict, a esté baptisée en la chapelle du chasteau viel de ce lieu, par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestés britanniques, Marie Elizabeth, née le vingt huicitiesme dud. mois, en et du légitime mariage de monsieur Jacques de Lastre, porte arquebuse du roy d’Angleterre, et d’Elisabeth Smith, ses père et mère, la mareine haute et puissante et excellente princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, le parrein haut et puissant seigneur milord duc de Barvick, maréchal de France, général des armées du roy de France, gouverneur de Limoges, qui ont tous signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de l’église royalle et paroissialle de Saint Germain en Laye, qui a aussi signé et a aporté les saintes huiles revestu d’étolle et de surplis avec le père présent, qui a signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Le maréchal duc de Berwick<lb/>Delattre<lb/>De Benoist, Peregrinus Ronchi »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Jacques Drummond dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <p>« Le mesme jour et an, ont esté suppléez les cérémonies de baptesme en la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laie, par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majesté britannique, à Jacques, né le seiziesme du mois de mars de la présente année, du légitime mariage de haut et puissant prince Jean Drumond, marquis de Forth, et de haute et puissante et très excellente princesse Marie Gabrielle d’Audibert de Lussan, duchesse d’Albermale et autres lieux, ondoyé en la petite chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laie, avec la permission de Son Eminence le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, en datte du dix sept du mois de mars de la présente année par messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, doyen rural de Châteaufort, le dix huit du mesme mois de mars. Le parain haut et puissant et très religieux prince Jacques troisiesme, roy de la Grande Bretagne, qui a signé en présence et du consentement dudit messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de l’église royalle et parroissialle de ce lieu, qui a aussy signé et apporté les saintes huisles revestu d’estolles et de surplis, avec le père présent. Le duc de Melfort, chevalier de l’ordre de la Jarretierre d’Angleterre, grand père de l’enfant, a aussy signé.<lb/>Jacques R.<lb/>La duchess de Perth<lb/>Le duc de Melfort<lb/>Forth<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de François Copley dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1708</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le mesme jour et an, a esté baptizé par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leur Majesté britannique, dans la chapelle du chasteau vieil de Saint Germain en Laie, François, né du mesme jour du légitime mariage de monsieur Jean Copley, gentilhomme de la chambre du roy, et d’Henriette Conqueste, sa femme, la mareine très haute, très puissante et très religieuse princesse Marie d’Est, reine douairière de la Grande Bretagne, qui a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de l’église royalle et parroissialle de Saint Germain en Laie, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Chasteaufort, qui a signé et apporté les saintes huisles, revestu d’étolles et de surplis avec le père présent.<lb/>Maria R.<lb/>John Copley<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Laure Dillon dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le mesme jour, ont esté supplées les cérémonies de baptesme en la chapelle du château vieil de Saint Germain en Laye par monsieur l’abbé Ingleton, aumosnier de Leurs Majestés britannique, à Laure, née le dix huict du présent mois du légitime mariage de puissant seigneur Artus Dillon, lieutenant général des armées du roy, et de dame Catherine Schelton, ses père et mère, ondoyée en la chapelle de la communeauté des demoiselles irlandoises le vingt deux dudit mois selon la permission de Son Eminence monsieur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, en datte du vingt et un, la mareine très haute et très puissante princesse Marie d’Este, reine de la Grande Bretagne, en présence et du consentement de messire Jerosme Boivin, vicaire de la paroisse royalle dudit Saint Germain, qui a assisté revêtu d’étolle et apporté les saintes huilles, lesquels ont signé, le père étant absent.<lb/>J. Ingleton<lb/>Maria R. »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Edouard Stafford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le sept du mois de novembre mil sept cents huict, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ingleton, aumosnier de Leurs Majestés britanniques soussigné, Edouard, né le jour précédent en et du légitime mariage de Jean Staffort, grand chambellant de la reyne d’Angleterre, et de dame Thérère Strickland, ses père et mère, la mareine haute et puissante et très excellente et vertueuse princesse dame dame Marie d’Es, reyne d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, laquelle a signé en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a assisté à la cérémonie revestu d’étolle et de surplis, qui a aussi signé avec le père présent.<lb/>Maria R.<lb/>J. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Wood dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le douze du mois de novembre mil sept cents huict, a esté baptisé en la chapelle du chasteau viel de ce lieu par monsieur l’abbé Ronchy, aumosnier de Leurs Majestés britanniques soussigné, Louis Martin, né le jour précédent en et du légitime mariage de monsieur Laurent Wood, médecin du roy d’Angleterre, et de damoiselle Marie de Bolstrode, ses père et mère, la mareine haute et puissante et excellente princesse Louise Marie, fille de deffunct haut et puissant monarque Jacques second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Yrlande, et de haute et puissante et très vertueuse princesse Marie d’Est, reyne d’Angleterre, laquelle a signé, le parain haut et puissant seigneur milord duc de Perth, qui a aussi signé, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, qui a assisté à la cérémonie revestu d’estolle et de surplis, qui a aussi signé, le père absent.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Georges Colgrave dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1708</unitid>
              <unitdate normal="1708/1708" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1708</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ce jourd’huy premier décembre, a esté baptisé par moy prestre aumosnier de Leurs Majestées britanniques, dans la chapelle du château vieil de cette ville, Georges, né en légitime mariage le mesme jour, fils de monsieur le chevalier Georges Colgrave, capitaine dans le régiment de Lee, et de Elizabeth Simmer, ses père et mère, la mareine très haute et très puissante princesse Marie d’Est, reine de la Grande Bretagne, le tout en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prieur et curé de cette ville, revêtu d’étolle, lequel a apporté les saintes huilles, et ont signé.<lb/>Maria R.<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Marie d’Hyvart dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le premier janvier mil sept cent neuf, a été baptisée par moy prêtre, aumosnier de Leurs Majestées britanniques, dans la chapelle du château vieil de cette ville, Louise Marie, née du jour précédent en et du légitime mariage de milord Roger, vicomte d’Hyvart, et de Jeanne, vicontesse d’Hyvart, ses père et mère, la maraine haute et puissante et excellente princesse Louise Marie, fille de deffunt haut et puissant monarque Jacque second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de haute et puissante et très vertueuse princesse Marie, reyne d’Angleterre, laquelle a signé, le parain haut et puissant seigneur milord duc de Perth soussigné, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur en théologie de la maison et société de Sorbonne, curé prieur de cette paroisse, qui a assisté à la cérémonie revêtu de surplis et d’étolle, qui a signé, le père absent.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louis Jean Edouard Drummond dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1709</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le seizième jour de février mil sept cens neuf, a été baptisé par moi prêtre, aumosnier de Leurs Majestées britanniques, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain, Louis Jean Edouard, né le jour précédent en et du légitime mariage de milord Jean Drumond, marquis de Fort, et de dame M. Gabrielle de Lussan, ses père et mère, duchesse d’Albermarle, ses père et mère, la maraine haute et puissante et excellente princesse Louise Marie, fille de feu Jacque second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de haute et puissante et vertueuse princesse Marie, reyne d’Angleterre, laquelle a signé, le parein milord Edouard Drumond, fils de haut et puissant seigneur le duc de Perth, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de Sorbonne, curé prieur de cette paroisse, qui a assisté à la cérémonie revestu de surplis et d’étolle, lesquels ont signé avec le père.<lb/>Louise Marie<lb/>Eduard Drummond<lb/>Jean Drummond de Forth<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême d’Elizabeth Jeanne Bourke of Brittas dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1709</unitid>
              <unitdate normal="1709/1709" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1709</unitdate>
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              <p>« Le vingt cinquième jour d’avril mil sept cent neuf, a été baptisée par moi prêtre, aumosnier de Leurs Majestées britanniques soussigné, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain, Elizabeth Jeanne, née du même jour en et du légitime mariage de Guilleaume, milord de Britasse, et de dame Marie Nagle, ses père et mère, la maraine haute et puissante et excellente princesse Louise Marie, fille de deffunt hault et puissant monarque Jacque second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de haute et puissante et très vertueuse princesse Marie, reyne d’Angleterre, laquelle a signé, le parein Jean, comte Middleton, ministre de Leurs Majestées britanniques, soussigné, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Châteaufort, curé prieur de Saint Germain, qui a assisté à la cérémonie revestu de surplis et d’étolle, et a signé, le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Middleton<lb/>J. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Laure Anne Fitzjames dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le septième d’aoust mil sept cent dix, a été baptisée dans la chapelle du château vieil de Saint Germain en Laye par moy prêtre, aumosnier de Leurs Majestées britanniques soussigné, Laure Anne, née le même jour en et du légitime mariage de hault et puissant seigneur Jacque, duc de Berwick, pair et mareschal de France, Grand d’Espagne, chevalier des ordres de la Jeartierre et de la Toison d’or, général des armées du roy, et de haute et puissante dame Anne de Beukley, ses père et mère, de cette paroisse, la mareine haute et puissante et très excellente princesse Marie Louise, fille de deffunt haut et puissant monarque Jacque second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de très haute, très puissante et très vertueuse princesse Marie, reyne d’Angleterre, laquelle a signé, le parein haut et puissant seigneur Jacque, milord duc de Perth, soussigné, en presence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé prieur de Saint Germain en Laye, lequel a assisté à la cérémonie revestu de surplis et d’étolle, et a signé.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>J. Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Louise Barbe Coghlan dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">670</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1710</unitid>
              <unitdate normal="1710/1710" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1710</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le vingt troisième septembre mil sept cens dix, a été baptisée dans la chapelle du château vieil de Saint Germain par moi prêtre, aumosnier de Leurs Majestées britanniques soussigné, Louise Barbe, née le jour précédent en et du légitime mariage du sieur Terence Coghlan, major du régiment irlandois de cavalerie de Nugent, et de dame Brigitte Byrne, son épouse, de cette paroisse, la mareine haute et puissant et excellente princesse Louise Marie, fille de deffunt haut et puissant monarque Jacque second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de haute et puissante et très vertueuse princesse Marie, reyne d’Angleterre, le parein haut et puissant seigneur Jacque, milord duc de Perth, soussignez, du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen rural de Châteaufort, curé prieur de Saint Germain, en l’absence duquel messire Jean Loysif, son vicaire, a assisté à la cérémonie revestu de surplis et d’étolle, et a signé, le père absent.<lb/>Louise Marie<lb/>Le duc de Perth<lb/>J. Ingleton, J. Loysif, vicaire »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Richard François Talbot dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1710</unitid>
              <unitdate normal="1710/1710" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1710</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le même jour, a été baptisé par moi prêtre, aumosnier de Leurs Majestées britanniques soussigné, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain en Laye, Richard François, né ledit jour en et du légitime mariage de haut et puissant seigneur Richard Talbot et de dame Charlotte Talbot, ses père et mère, de cette paroisse, le parein très haut, très puissant et très excellent prince Jacque troisième, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, la mareine très haute, très puissante et très excellente dame Anne de Vucley, épouse de hault et puissant seigneur Jacque, duc de Berwick, pair et mareschal de France, Grand d’Espagne, chevalier des ordres de la Jartierre et de la Toison d’Or, général des armées du roy, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé prieur de Saint Germain, lequel a assisté à la cérémonie revêtu de surplis et d’étolle, le roy parein, la mareine, le père et ledit curé ont signé.<lb/>Jacques R.<lb/>A. Berwick<lb/>Talbot<lb/>P. Ronchi<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Bernard Houvard dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitdate normal="1711/1711" encodinganalog="3.1.3">27 mars 1711</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le même jour, a été baptisé par moi prêtre, aumônier de Leurs Majestées britanniques soussigné, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain, Bernard, né le même jour en et du légitime mariage du sieur Bernard Houvard, écuyer de Leurs Majestées britanniques, et de dame Anne Rober, ses père et mère, de cette paroisse, le parein haut et puissant monarque Jacques troisième, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, la mareine puissante dame Elisabeth Middleton, épouze de milord Edouard Drummond, au nom et place de madame la duchesse de Perth, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur curé de Saint germain, assistant à la cérémonie revêtu de surplis et d’étolle, et ont signé.<lb/>Jacques R.<lb/>B. Howard, E. Drummond<lb/>J. Ingleton, De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Christine Marie Jacqueline Henriette Fitzjames dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1711</unitid>
              <unitdate normal="1711/1711" encodinganalog="3.1.3">22 mai 1711</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le vingt deuxième may mil sept cens onze, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain en Laye, par moi prêtre aumônier de Leurs Majestées britanniques soussigné, ont été supplées les cérémonies du saint baptême à une fille née le vingt neufième may mil sept cens trois en et du légitime mariage de deffunt Son Altesse monseigneur Henry Fitzjames, duc d’Albermale, et de madame Marie Gabrielle d’Audibert de Lussan, ondoyée le même jour vingt neufième may mil sept cens trois par le prieur de Bagnol en conséquence de la permission donnée par monsieur l’abbé Pincet, vicaire général de monseigneur l’évêque d’Uzès, dans la chapelle domestique des parens de laditte damoiselle, ainsy qu’il nous a apparu par l’extrait des registres de baptêmes de lad. paroisse de Bagnol signé Romeroy et légalizé par les juges du lieu, laquelle a été nommée Christine Marie Jacqueline Henriette par ses parein et mareine très haut et très puissant monarque Jacque troisième, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et très haute, très puissante et très vertueuse princesse Marie, reyne d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort et curé prieur de Saint Germain, qui a assisté à la cérémonie revestu de surplis et d’étolle, et a signé avec Leurdites Majestés parein et mareine, la mère, l’aieulle maternelle et autres, tous parens.<lb/>Jacques R., Maria R.<lb/>Jean Ingleton<lb/>Marechal duc de Berwick<lb/>Ann de Bulkeley, duchesse de Berwick<lb/>La duchesse d’Albemarle<lb/>Marie Françoise de Raymond, comtesse de Lussan<lb/>De Benoist »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Catherine Nagle à Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">674</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1711</unitid>
              <unitdate normal="1711/1711" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1711</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le vingtième juin mil sept cens onze, a été baptisée par moi prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé prieur de Saint Germain en Laye, Marie Catherine, née le jour précédent, en et du légitime mariage du sieur Jacque Nagle, gentilhomme de la chambre du roy d’Angleterre, et de dame Margueritte Burke, ses père et mère, de cette paroisse, la mareine madame la duchesse de Perth au nom et place de très haute, très puissante et très vertueuse princesse Marie d’Est, reyne d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, le parein haut et puissant seigneu Jacque, milord duc de Perth, lesquels ont signé avec le père et M. le prieur.<lb/>Au nom de la reine, la duchesse de Perth<lb/>Jacques Nagle, le duc de Perth<lb/>J. Kearney, M. Burke<lb/>De Benoist »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Henriette Stafford dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, la princesse d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1711</unitid>
              <unitdate normal="1711/1711" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1711</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le neufième décembre mil sept cens onze, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain, par moi prêtre, aumônier de Leurs Majestées britanniques soussigné, a été baptisée Marie Henriette, née le jour précédent en et du légitime mariage de haut et puissant seigneur Jean Stafford, vice chamberlant et secrétaire de la reyne d’Angleterre, et de haute et puissante dame Thérèse Striklande, ses père et mère, la mareine très haute, très puissante et très vertueuse princesse Marie Louise d’Angleterre, le parein milord Edouart au lieu et place de milord Henry Stafford, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé prieur de Saint Germain, lequel a assisté à la cérémonie revêtu de surplis et d’étolle, et a signé avec le parein et mareine et le père présent.<lb/>Louise Marie<lb/>Edouard Drummond, J. Stafford<lb/>Jean Ingleton<lb/>De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de décès de Louise Marie Stuart, princesse d’Angleterre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1712</unitid>
              <unitdate normal="1712/1712" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1712</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Le vingtième avril mil sept cent douze, a été transféré à Paris dans l’église des révérends près bénédictins anglois, rue Saint Jacque, le corps de très haute et très puissante princesse Louise Marie, princesse d’Angleterre, fille de très haut, très puissant, très excellent monarque Jacque second, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, et de très haute, très puissante, très excellente princesse Marie Eléonor d’Est, princesse de Modesne, son épouse, morte de la petite vérole le dix huitième du même mois, à neuf heures du matin, après avoir receu les saintes huilles par les mains de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé prieur de ce lieu, âgée de dix neuf ans dix mois et vingt jours, cette princesse étant née au château vieil de Saint Germain le vingt huitième juin mil six cens quatre vingt deux et ayant receu les cérémonies de baptême le vingt troisième aoust de la même année. Son cœur fut porté dans l’église de la Visitation Sainte Marie à Chaillot, et ses entrailles enterrées dans le sanctuaire du grand autel de notre église, vis à vis celles du roy Jacque second, de glorieuse mémoire, son père.<lb/>En foy de quoy ont signé milord Jacque Drummond, duc de Perth, cy devant gouverneur du roy d’Angleterre, milord Charle, comte de Middleton, ministre d’Etat de Sa Majesté britannique, et le sieur Guillaume Dicconson, thrésorier de la reyne.<lb/>Le duc de Perth<lb/>Dicconson<lb/>Middleton, De Benoist »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Charlotte Marie Cook dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, le roi d’Angleterre étant son parrain</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1712</unitid>
              <unitdate normal="1712/1712" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1712</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Le mesme jour, par moi prestre, aumônier de Leurs Majestées britaniques soussigné, dans la chapelle du château vieil de Saint Germain en Laye a été baptisée Charlotte Marie, née à Versailles le neuvième du présent mois en et du légitime mariage du sieur Mathieu Cook, brigadier des armées du Roy, et de dame Catherine Caroll, ses père et mère, de la paroisse de Versailles, le parein très haut et très puissant monarque Jacque troisième, roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, la mareine dame Charlotte Trudaine, épouse de messire Daniel François Voysin, ministre et secrétaire d’Etat et des commandements de Sa Majesté très chrétienne, avec permission de monsieur le curé de Versailles, paroisse des père et mère de la baptisée, en présence et du consentement de messire Jean François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé prieur de l’église royale et paroissiale de Saint Germain en Laye, lequel a assisté à la cérémonie revêtu de surplis et d’étolle, et a signé après Sa Majesté britannique parein, la mareine et le père présent.<lb/>Jacques R.<lb/>C. Trudaine Voysin<lb/>M. Cook<lb/>De Benoist, P. Ronchi »</p>
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              <name role="subject">Jacques III</name>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Crane à Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">678</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1713</unitid>
              <unitdate normal="1713/1713" encodinganalog="3.1.3">8 juin 1713</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le huitième juin mil sept cens treize, par moi prêtre vicaire soussignée Marie, née le sixième en et du légitime mariage du sieur Guillaume Crane, écuyer de la main de la reyne d’Angleterre, et de dame Elisabeth Broomer, son épouse, la mareine madame la duchesse de Perth au nom de Sa Majesté britannique, le parein milord Jacque, duc de Perth, cy devant gouverneur du roy d’Angleterre, lesquels ont signé avec le père.<lb/>La duchesse de Perth pour la reine<lb/>Le duc de Perth<lb/>Crane, Serres »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte de baptême de Marie Xavier Drummond à Saint-Germain-en-Laye, la reine d’Angleterre étant sa marraine</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">679</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1713</unitid>
              <unitdate normal="1713/1713" encodinganalog="3.1.3">6 décembre 1713</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le même jour, par moi prêtre, docteur de la maison de Sorbonne, doyen de Châteaufort, curé, prieur de Saint Germain en Laye soussigné, a été batisée Marie Xavier, née le jour précédent en et du légitime mariage de milord Jean Drummond, comte de Perth, et de dame Marie Gabrielle de Lussan, duchesse d’Albemarle, son épouse, le parein milord Eduard Drummond, la mareine madame Talbot au nom et de la part de très haute, très puissante et très vertueuse princesse Marie d’Est, reyne duairière d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, qui ont signé et le père présent.<lb/>Pour Sa Majesté, C. Talbot<lb/>E. Drummond<lb/>Torth, De Benoist »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention marginale concernant la mort de la reine d’Angleterre dans le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">680</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">GG 11, liasse A, registre 1718</unitid>
              <unitdate normal="1718/1718" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1718</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye ne signale la mort de la reine d’Angleterre que par une mention marginale indiquant : « Enterrement de la reine d’Angleterre ». Cette mention est portée en face d’un grand espace laissé blanc où  il avait sans doute été prévu d’écrire un compte rendu de la cérémonie, mais cela n’a finalement pas été fait et l’espace réservé a été rayé.</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Agriculture, industrie, commerce</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.8</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série HH</unitid>
            <unitdate normal="1534/1534" encodinganalog="3.1.3">1534</unitdate>
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        1 pièce    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique HH contient :<lb/>- Taxes et mercuriales des grains et denrées de toute nature.<lb/>- Subsistances et approvisionnements.<lb/>- Règlements pour les moissons et les vendanges ; nominations de pâtres ; désignation de prairies pour les regains ; procès verbaux de clôture et d’abornement de terrains ; défrichements ; cours d’agriculture.<lb/>- Épizooties, foires et marchés.<lb/>- Usines, manufactures, colportage, exploitations.<lb/>- Règlements de commerce. Corporations d’arts et métiers, statuts.<lb/>- Administration du port. Marine de commerce. Pêche maritime. Commerce maritime. Ecole de marine. Cours d’hydrographie.<lb/>- Diligences, relais. Poste aux lettres.</p>
          </scopecontent>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Certificat pour la livraison de sel pour la provision du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">HH 5, pièce A</unitid>
              <unitdate normal="1534/1534" encodinganalog="3.1.3">4 juillet 1534</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Nous les maistres d’hostel du Roy certiffions a qui il appartiendra qu’il a esté prins au grenier a sel estably par led. seigneur a Ponthoise le nombre et quantité de deux septiers de sel mesure de Paris pour la provision et despence de la maison dud. seigneur, dont n’a esté payé que le droict du marchant seullement. En tesmoing de ce nous avons signé ces presentes au bureau a Sainct Germain en Laye le IIIIe jour de juillet l’an mil cinq cens trente quatre. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Documents divers</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.9</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série II</unitid>
            <unitdate normal="1526/1666" encodinganalog="3.1.3">1526-1666</unitdate>
            <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        10 pièces    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>La série ancienne thématique II contient :<lb/>- Tabellionages municipaux (minutes et protocoles provenant du tabellionages exercé par la municipalité, dans certaines villes).<lb/>- Documents acquis ou donnés.<lb/>- Inventaires et récolements anciens et modernes des archives anciennes et du mobilier.<lb/>- Cartes, plans (les plans pliés sont joints aux dossiers qu'ils concernent; sont seuls groupés ici les plans qui ne se rattachent à aucun dossier, ou ceux qui, en raison de leur format, doivent être rangés à part ; mais ils doivent, dans ce cas, être représentés à leur place ,normale par une fiche de renvoi) ; manuscrits et estampes.<lb/>- Documents municipaux ne se rattachant pas aux séries précédentes.</p>
          </scopecontent>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Certificat pour la livraison de sel pour la provision du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1526/1526" encodinganalog="3.1.3">7 décembre 1526</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Nous les maistres d’ostel du Roy nostre sire certiffions a qui il appartiendra qu’il a esté pris ou grenier et chambre a sel a Ponthoise le nombre et quantité de deux septiers de sel, mesure de Paris, pour la provision et despence de la maison du Roy, dont n’a esté payé que le droit du marchant seullement. Fait a Sainct Germain au bureau le VIIe jour de decembre l’an mil cinq cens vingt six.<lb/>Henry Bohier, des Ruyaulx »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance de Louis Pic de La Mirandole pour ce que le roi a perdu à la paume à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1548</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« En la presence de moy [vide] notaire et secretaire du Roy nostre sire, Lois Picco, conte de La Myrande, gentilhomme de la chambre dud. seigneur, a confessé avoir receu comptant de me André Blondet, conseiller d’icellui seigneur et tresorier de son Espargne, la somme de unze cens vingt cinq livres t. en Vc cc. sol. à XLV s. piece a luy ordonnee par led. seigneur pour son payement de semblable somme qu’il a perdue contre luy au jeu de la paulme en ce lieu de Saint Germain en Laye le XXIe jour de ce mois de novembre, de laquelle somme de XIc XXV l. led. sieur conte s’est tenu content et en quicte led. Blondet, tresorier dessusd. et tous autres, tesmoing mon seing manuel cy mis a sa requeste le derrenier jour de novembre l’an MVc quarante huict<lb/>De Neufville »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Henri II</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Jeu de paume</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de paiement donné par Henri, roi de Navarre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 1, pièce D</unitid>
              <unitdate normal="1589/1589" encodinganalog="3.1.3">29 juillet 1589</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« De par le roy de Navarre, comte de Foix<lb/>Cher et bien amé, Nous avons il y a longtemps ordonné à ung nommé me Pierre de La Fontaine une pention de trois cens livres par an à prendre sur les deniers de nostre domaine et Foix, dont vous faictes maintenant la recepte, et nous resouvenons bien que c’est pour le recompenser d’un benefice de plus grande valleur qu’il nous bailla et duquel nous avons gratiffié ung de nos serviteurs, de laquelle pention nous avons tousjours entendu qu’il ayt esté payé et il y a esté satisfaict, fors pour ces dernieres années, dont il m’en a faict faire sa plainte. C’est pourquoi nous voullons et vous mandons que vous ayez à payer led. de La Fontaine de sad. pention pour ce qui luy est deub et pour ce qui sera de l’advenir selon l’estat que vous avés devers vous et sur lequel il est couché, sans le remectre ny assigner sur autre domaine ny attendre de nous autre expres commandement et jussion que ceste cy, à quoy estant assuré que vous satisferés. Dieu vous ayt, cher et bien amé, en sa garde. De Sainct Germain en Laye, ce XXIX jour de juillet 1589.<lb/>Henry<lb/>Arthuys »<lb/>Au revers : « A nostre cher et bien amé Laborde, par nous commis à la recepte de nostre domaine en Foix »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du lieutenant en la capitainerie de Saint-Germain-en-Laye pour un don qui lui a fait le roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 6, pièce G</unitid>
              <unitdate normal="1618/1618" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1618</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je Geoffroy du Buade, sieur de Grissac, gentilhomme de la vennerie du Roy et lieutenant du sieur de Frontenac en la cappitainerie de Saint Germain en Laye, confesse avoir receu comptant de me Raymon Phelypeaux, sieur d’Herbault, conseiller dud. seigneur en son conseil d’Estat et tresorier de son Espargne, la somme de cinq cens quarante livres dont Sa Majesté m’a faict don en consideration de mes services et pour me donner moien de supporter la despence qu’il me convient faire à ceste occasion, de laquelle somme de Vc XL l. je me tiens content et bien payé et en quicte led. sieur Phelypeaux, tresorier de l’Espargne susd., et tous autres. Tesmoing mon seing manuel cy mis le VIIe jour de juillet MVIc dix huict.<lb/>Grissac »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Chasse</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi annonçant la naissance du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 1, pièce D</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">5 septembre 1638</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>Les mots « un filz », « Alby », « Languedoc » et « Ve » sont écrits d’une autre encre.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_48319_actor">Louis XIV</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-874d580ecd222b6b24b350976765cb78" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« De par le Roy<lb/>Cher et bien amez, Nous avons tousjours eu grand suject de louer Dieu et le remercier, ainsy que nous avons esté soigneux de faire, des graces qu’il nous a desparties depuis nostre avenement à cette couronne, entre lesquelles celle que nous recevons aujourd’huy en l’heureux accouchement de la Reyne nostre tres chere et tres amée compagne et espouze, qui vient presentement de mettre au monde un filz, nous donne une joye si grande que nous ne la pouvons assées exprimer, et comme nous sommes tres asseurez que tous nos bons subjects prendrons part au ressentiment que nous avons d’un bien qui est avantageux pour nostre personne et pour le general de nostre royaume, nous escrivons au sieur evesque d’Alby et autres de nostre province de Languedoc qu’ilz ayent à faire chanter le Te Deum et faire faire la procession generalle, à laquelle vous assisterés en corps et ferés aussy tirer le canon et faire les feux de joye ainsy qu’il est acoustumé en semblables actions de resjouissance, donnant ordre qu’il soit mis des lumieres aux fenestres des maisons estans sur rue, le tout suivant ce qu’il vous sera ordonné tant par les gouverneurs de lad. province que par led. sieur evesque d’Alby, ausquelz vous vous conformerés, et nous asseurans que vous ne manquerés d’y satisfaire, nous ne vous feront cette cy plus expresse. Donné à Saint Germain en Laye le Ve jour de septembre 1638.<lb/>Louis<lb/>Phelypeaux »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_48319_actor">Louis XIV </persname>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la maladie du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">6</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1643</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« De Saint Germain, ce samedy 25me d’apvril 1643<lb/>Monsieur,<lb/>Apres les apprehensions les plus grandes qui se peuvent imaginer que l’extremité de la maladie du Roy nous a données particulierement depuis huict jours, enfin nous commançons à respirer, et Dieu nous faict la grace de le voir en meilleur estat, en sorte qu’il y a maintenant beaucoup de sujet d’asperer sa premiere santé. Sa Majesté s’est faict cognoistre admirable pour les affaires de son Estat et pour celles surtout de sa conscience, et se peut dire que si Dieu l’eust appelé au poinct où Elle s’est mise, jamais il ne fust veu une fin plus courageuse et plus chrestienne tout ensemble.<lb/>Le Roy scaura le soing que vous avés eu d’envoier avec tant de dilligence pour scavoir l’estat de sa santé affin de vous forcer, au prejudice de la vostre, de vous rendre pres de Sa Majesté. Je n’y vois point, graces à Dieu, de necessité, et il ne luy serviroit de rien que vus retombassiés en vos maux et douleurs aigues dont vous n’estespas encore bien gueri. C’est ce que je vous puis dire pour response à la lettre que vous m’avés faict l’honneur de m’escrire. Je suis de l’entier de mon cœur, Monsieur, vostre tres humble, tres obeissant et tres fidele serviteur.<lb/>Bouthillier<lb/>M. du Hallier a esté faict marechal de France. Il n’y a point d’autres dispositions de changé. »<lb/>Au revers : « A Monsieur, Monsieur le marquis de Brezé, mareschal de France, gouverneur et lieutenant general pour le Roy en sa province d’Anjou »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri de Guénégaud concernant la paix de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 2, liasse A</unitid>
              <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">3 avril 1649</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« De Saint Germain, ce 3e avril<lb/>Monsieur,<lb/>Je vous envoye la lettre du Roy par laquelle vous aprendrez comme la paix est faite avec Paris. Vous aurez soing, s’il vous plaist, d’en envoyer des copies dans les villes de vostre gouvernement, tant de Bearn que de Navarre, avec autant de la declaration, que vous ferez imprimer sur les lieux. J’espere que cette paix nous donnera la generalle et que les ennemis seront contrainctz de la demander. Ilz se sont retirez dans leurs quartiers et, dans peu de jours que nos troupes seront assemblées, nous esperons entrer dans leur pais.<lb/>Ces affaires presentes nous empesche jusques icy de faire respondre ce qu’il plaira à Sa Majesté sur la difficulté que font les Estatz de Bearn de deputer aux Estatz generaux, parce que lesd. Estatz generaux sont reunis au premier octobre prochain. Se sera par la premiere ordinaire que je vous feray scavoir l’intention de Sa Majesté.<lb/>Je suis, Monsieur, vostre tres humble et tres affectionné serviteur.<lb/>Du Plessis »<lb/>Au revers : « A Monsieur, Monsieur le marquis de Poyanne, gouverneur de Navarrins et lieutenant general en Bearn et Navarre »</p>
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              <subject>Fronde</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la suppression des lapins à Achères et à Poissy</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 3, pièce K</unitid>
              <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1664</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Monsieur,<lb/>Je n’ay pas encor receu l’ordre que monsieur du Plessis me doit envoier, mais il suffit de vostre lettre pour que j’ordonne au lieutenant de Saint Germain de ruisner ce qui ce trouvera de lapins sur les pandants d’Acheres et de Poissy. Je vous asseure, Monsieur, qu’il n’y sera point perdu de temps et que je suis fort veritablement, Monsieur, votre tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>Le Lude<lb/>De Paris, le 17 septembre 1664 »<lb/>Au revers : « A Monsieur, Monsieur Colber »</p>
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              <subject>Chasse</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour la plantation des arbres au Vésinet</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 1, pièce C</unitid>
              <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1664</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Furent presents Jean Baptiste Delalande, Louis Delalande, fils dud. Jean Baptiste, Louis Delalande, fils de Jean Delalande, et Jean Delalande, fils de Jean Baptiste Delalande, jardiniers du Roy au viel chasteau de Sainct Germain en Laye, lesquels ont fait marché, promis et promettent sollidairement l’un pour l’autre, chacun d’eux seul pour le tout, sans division, discution ne forme de fidejussion, à quoy ils ont renoncé, au Roy nostre sire, ce acceptant pour Sa Majesté messire Jean Baptiste Colbert, chevalier, baron de Seignelay et autres lieux, conseiller du Roy ordinaire en tous ses conseils du conseil royal, intendant des finances, surintendant et ordonnateur general des bastimens, arts et manufactures de France, pour ce present et comparant, de fournir et planter dans le lieux cy devant appellé la garenne de Vesinet situé vis à vis le chasteau neuf de Sainct Germain, la quantité de treize mil pieds d’arbres, scavoir les deux tiers d’ormes meslez de quelques airables, et l’autre tiers moictié tillotz et moictié chastaigniers, et rendre ledit plan fait et parfait suivant les alignemens qui leur en ont esté donnez dans la fin de janvier prochain, à peine etc., dans lequel temps il sera veu et receu par led. sieur surintendant. Tous lesquels arbres seront de cinq, six, sept, huict et neuf poulces de grosseur sur huict, neuf à dix piedz de tige, faire les trous de cinq pieds de large en tous sens et de deux de profondeur et labours necessaires, lesquels plantz seront veu et examinez par me Noel Odeau, et en cas qu’ils ne se trouvent des qualitez cy dessus speciffiez ny plantez suivant les alineamens à eux donnez, pourront estre par luy rebutez et arrachez à leurs frais, et en cas qu’il en soit enlevé, arraché ou qu’il en mourut aucuns pendant quatre années à compter du jour que led. plan aura esté achevé et receu, lesd. entrepreneurs seront tenus d’en replanter d’autres ez endroicts où il en manquera. Comme aussy lesd. entrepreneurs seront tenus ainsy qu’ils s’obligent sollidairement comme dessus de labourer par chacune desd. quatre années de trois labours en saisons convenables alentour desd. arbres dans l’estendue de cinq pieds de diametre, les redresser quand besoin sera et faire en sorte que lad. quantité de treize mil pieds soit complette et le tout vif en fin desd. quatre années, sans qu’ils puissent demander aucune autre chose pour lesdicts labours et pour regarnir lesd. arbres où il en manquera que le prix cy apres declaré. Ce marché fait à raison de quarente cinq sols pour chacun pied desd. arbres, lequel prix revenant à vingt neuf mil cinq cens cinquante livres sera baillé et payé ausd. entrepreneurs par le sieur tresorier des bastimens du Roy en exercice sur les ordonnances dudict sieur surintendant des Bastimens soubs les quittances de Jean Baptiste et Louis Delalande, ainsy que lesd. entrepreneurs en sont convenus, scavoir dix neuf mil cinq cens livres dans le quinze du mois de febvrier au fur et à mesure que le travail avancera, et le surplus montant à neuf mil sept cens cinquante livres par tiers par chacune des deux, trois et quatriesme années cy dessus declarées, chacun tiers en deux payemens esgaux de six en six mois par chacune desd. années, aussy sur les quittances desd. Louis et Jean Baptiste Delalande. Et pour l’execution des presentes lesd. entrepreneurs ont esleu leur domicile irrevocable au  bourg de Saint Germain en Laye, en la maison de Charles Ravet, hostellier du logis où pend pour enseigne les Trois Roys, auquel lieu etc. nonobstant. Promettant. Obligeant led. sieur surintendant audit nom et lesd. entrepreneurs sollidairement sans division, discution ny fidejussion corps et biens comme pour deniers royaux. Renonceans. Fait et passé en la maison dud. sieur Colbert scize à Paris rue Neufve des Petits Champs parroisse Sainct Eustache, en la presence de noble homme André Le Nostre, conseiller du Roy, controleur general desd. Bastimens, pour ce present et comparant, l’an mil six cens soixante quatre, le dernier jour de novembre avant midy, et ont signé.<lb/>Colbert, A. Le Nostre<lb/>Delalande<lb/>Delalande, Delalande, Delalande<lb/>Delalande<lb/>Prieur, Le Fouin »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Le Vésinet</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance d’un garde des plaisirs du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AC SGL">II 6, pièce M</unitid>
              <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">23 juin 1666</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Anthoine Audrin, garde des plaisirs du Roy à Saint Germain en Laye, confesse avoir receu de noble homme me [vide], conseiller du Roy, tresorier general des venneries, fauconneries et toilles de chasses de Sa Majesté, la somme de soixante livres à luy ordonnée pour une année de ses gages à cause de sad. charge, qui eschera au dernier decembre prochain, dont etc. Quictant etc. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé es estudes l’an MVIc soixante six, le vingt troisieme juin, et a declaré ne scavoir escrire ni signer.<lb/>Devin, Moufle »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Documents non cotés en séries anciennes</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.10</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Non coté</unitid>
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        6 pièces    </physdesc>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres de nomination du gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1610/1610" encodinganalog="3.1.3">14 septembre 1610</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Louis, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, à tous ceulx qui ces presentes lettres verront, salut. Scavoir faisons que nous, aiant esgart aux assiduz, signallez, agreables et recommandables services qui ont esté faictz au feu Roy nostre tres honoré seigneur et père prez sa personne depuis trente six années par nostre amé et feal conseiller en nostre conseil d’Estat et privé et premier maistre d’hostel Anthoine de Buade, seigneur de Frontenac, baron de Pallueau, nagueres cappitaine et gouverneur de noz chasteaux, parcz et forestz de Saint Germain en Laye, Sainte Jame et La Muette, maistre particulier des Eaux et Forestz dud. lieux, ceulx qu’il nous a continuez depuis nostre avenement à la couronne, et les voullant recongnoistre envers Henry de Buade, son fils, pour l’esperance que nous avons qu’il imitera son père en ses vertus et merittes, pour ces causes, affin de donner ung assuré repos aud. sieur de Frontenac, sur son viel aage, de ses longs labeurs, et la bonne et entiere confience que nous avons des sens, suffisance, loiaulté, preudhomie et bonne diligence dud. Henry de Buade, son filz, luy avons donné et octroyé, donnons et octroions par ces presentes ledict estat et office de capittaine et gouverneur de nosd. chasteaux, parcz et forestz de Saint Germain en Laye, Sainte Jame et La Muette que nagueres soulloit tenir et exercer led. de Frontenac, son pere, vaccant à present par sa pure et simple resignation qu’il en a ce jourd’huy faicte en noz mains par son procureure suffisament fondé de lettres, lad. procuration cy atachée soubz le contrescel de nostre chancellerie, au profict dud. filz, pour led. estat et office avoir, tenir et doresnavant exercer, et en jouir et user aux honneurs, auctorités, prerogatives, preeminances, previlleges, franchises, libertés, gages, droitz, profictz, revenuz et esmolumens qui y apartiennent et telz et semblables que les avoit et prenoit led. sieur de Frontenac, pourveu que led. resignant vuve quarante jours appres la datte des presentes. Si donnons en mandement à nostre tres cher et feal le sieur de Sillery, chancellier de France, que pris et receu dud. Henry de Buade le serment en tel cas requis et accoustumé, le mette et institue ou face metre et instituer de par nous en possesion et saisine dud. estat et office, et d’icellui ensemble des honneurs, auctorités, prerogatives, preeminances, previlleges, franchises, libertés, droitz, profictz, revenuz et esmolumens dessusd. le fasse, souffre et laisse jouir et user plainement et paisiblement, et à luy obéir et entendre de tous ceulx et ainsy qu’il apartiendra es choses touchant et conservant lad. charge. Mandons en outre à noz amez et feaulx conseillers les tresoriers generaulx de France establis à Paris que par celluy de noz receveurs et comptables à qui ce poura toucher, ilz facent paier, bailler et delivrer aud. de Buade lesd. gaiges et droitz aud. office apartenant doresnavant par chacun an, à commancer du jour et datte de cesd. lettres, rapportant coppye desquelles pour une fois et chacun an les quictances d’icellui de Buade filz sur ce suffisantes seullement, lesd. gages et droitz et tout ce qui pour ce baillé et delivré luy aura esté à l’occasion susd. sera passé et alloué en leurs comptes par noz amez et feaulx les gens de nosd. comptes, lesquelz mandons ainsy le faire sans dificulté. Car tel est nostre plaisir. En tesmoing de quoy nous avons faict mectre nostre scel à cesd. presentes. Donné à Paris le XIIII jour de septembre l’an de grace mil six cens dix et de nostre regne le premier.<lb/>Ainsy signé : Louis, et sur le reply Par le Roy, la Royne regante, sa mere, presente, de Lomenie, et scellé du grand scel de cire jaulne »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, non coté, registre des Eaux et Forêts pour 1610.</p>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements consentis par les habitants de la ville en lien avec la venue de membres de la famille royale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
              <unitdate normal="1645/1646" encodinganalog="3.1.3">1645-1646</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Item dit que le mercredy veille Saint Laurens, sur l’advis que la Royne regente, mere du Roy, venoit rendre visitte à la royne d’Angleterre, estant lors en ce lieu, feust resollu que led. rendant s’achemineroit à Paris pour achepter fruictz pour luy faire presenter, avecq Thomas Le Gresle, fruictyer demeurant au Pecq, lequel feust fait et feust desbourcé pour lesd. fruictz la somme de trente une livres, cy : XXXI l.<lb/>A un homme envoyé exprez le lendemain du mattin pour aporter lesd. fruictz dans une hotte, luy feust payé cinquante solz tournois solz tournois et la despence qu’il feist en la maison dud. rendant : L s. [rayé et remplacé par : XXX s.]<lb/>Au nommé Gaullyer, fruittyer à Fourqueux, pour des prunes de perdrigon, payé XXX solz t., cy : XXX s.<lb/>Item rembourcé et payé à messieurs Levidyne et Guignard pour denyers fourniz et desbourcez pour fruictz par eux cherchez au pays, la somme de vingt six livres deux solz tournois par leur quittance et certifficat du unzieme dud. mois d’aoust 1645, cy : XXVI l. II s.<lb/>Item pour la despence dud. Le Gresle, du rendant et de leurs chevaux et […] d’iceux et chevaux, la somme de douze livres dix huict solz trois deniers pendant lesd. deux journées, cy : XII l. XVIII s. ob. [rayé et remplacé par : IX l.]<lb/>[…]<lb/>Le vendredy vingt sixiesme novembre 1646, par l’advis de messieurs Lemoyne, Guignard et autres, le rendant est allé à Andresy pour achepter demy muid de vin […], cy III l. II s.<lb/>Payé à Jean Courtyn, pour sa peyne et d’un autre d’avoir avecq luy tiré et laissé led. vin tiré par bouteilles pour faire presents à messieurs les princes le jour de la chasse de saint Hubert, quarente solz tournois, cy : XL s.<lb/>Pour le pris dud. demy muid de vin, quarante livres, cy : XL l.<lb/>[…]<lb/>Item payé à Nicollas Bertrand, fontaynier, pour une couronne par luy faite, fournie et dressée et qui est encorre de present sur la pyramidde estant au carreffour de l’esglize paroichialle dud. Sainct Germain en faveur de la naissance du Roy advenue en ce lieu, la somme de cent livres tournois sur sa quictance du deuxiesme may 1647, cy : C l. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Henriette Marie de France</persname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
            <otherfindaid encodinganalog="3.4.5">
              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, non coté, compte de la ville pour 1645-1646</p>
            </otherfindaid>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte concernant le déplacement d’une porte de la ville pour y comprendre les nouveaux hôtels bâtis à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
              <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">mars 1672</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Du [vide] mars<lb/>Sur ce qui nous a esté representé par maistre Nicolas La Cire, scindic des habitans de ce lieu, que monsieur Fieubet, conseiller du Roy en ses conseils et chancelier de la Reyne, ayant une maison hors la porte Saint Pierre, laquelle porte incommode non seulement l’entrée de sa maison mais encore les voisins particuliers de la rue des hotels nouvellement bastis, outre qu’icelle porte est quasi comme inutille, que si lesd. habitans desiroient lui accorder qu’elle fust abatue, qu’il feroit present d’une somme de cent livres, dont ayant conferé et donné advis à plusieurs desd. habitans, qui auroient recogneu qu’à la vérité lad. porte Saint Pierre estoit inutile et incomode à lad. rue des hostels, mais que pour la comodité publique ils trouverent à propos que lad. porte fust abattue avecq celle de la rue de Mareil pour des deux portes n’en faire que seulle entre le long du mur du jardin du sieur Bazire qui regneroit au mur du jardin dud. sieur Fieubet, à l’entrée du creux chemin, laquelle porte feroit fasse aux rues de Mareil et de Saint Pierre, que par ce moyen plusieurs maisons qui sont au dehors de lad. porte de Mareil seroient dans la ville et ainsy ce lieu s’en trouveroit plus recommandable et descoration honneste, mais comme il convient que led. La Cire eust le pouvoir et agrement desd. habitans de ce faire, auroit fait communiquer à ce jourd’huy et heure, devant nous maistre Charle Guignard, [vide], tous antiens habitans, scindics et marguilliers avecq plusieurs autres habitans dud. Saint Germain, lesquelz, apres avoir fait entendre la proposition dud. La Cire, scindic, ont trouvé à propos que lesd. portes fussent abattues, que des mesmes mathereaux, mesmes celles de la porte de Pologne, qui est presque en ruine, estre remployez à la refection d’une autre porte qui sera plantée entre le coing du jardin dud. Bazire et celuy dud. sieur Fieubet, aux deux costez de laquelle il sera fait deux petites portes pour la comodité des gens de pier, quoy faisant se retirera led. La Cire vers led. sieur Fieubet pour de luy retirer sa gratiffication, et ce qui faudra pour le surplus desd. ouvrages sera payé par led. La Cire, apres toultesfois que lesd. ouvrages seront receuz, thoisez et estimtés, et les sommes qu’il delivrera au masson seront employez au compte qu’il rendra, lesquelz luy seront allouez. Duquel advis aurions aud. La Cire aud. nom donné acte et sur ce ouy le procureur du Roy en ses conclusions et consentement, aurions iceluy ordonnance homologué et homologuons pour estre executé de point en point selon sa forme et teneur et en ce faisant aurions permis aud. La Cire de faire abattre et desmolir lesd. portes Saint Pierre, de Mareil et de Pologne, pour les mathereaux qui en proviendront estre remployez à la refection d’une autre porte cy dessus designée, quoy faisant payera le masson desd. ouvrages apres icelles œuvres thoisez, prisez et estimez, et les deniers qu’il desbourcera luy seront allouez en son compte qu’il rendra de lad. charge de scindic suivant la quittance qu’il en representera. Et augmentant aud. advis, pour la descoration dudit lieu et attendu que la despence qui sera faite pour la construction de lad. porte merite pour entresener la pieté aux passans, il sera mis en relief et sculture dans une niche suffisamment embellye la figure et representation de saint Germain, principal patron de ce lieu, dont le payement en sera fait aussi sur l’estimation à faire conjointement avecq les susd. ouvrages et alloué pareillement dans le compte dud. La Cire.<lb/>Legrand »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Ville</geogname>
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              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, non coté, délibérations des habitants pour 1670-1672</p>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements consentis par les habitants de Saint-Germain-en-Laye pour la réparation du Grand Cours par ordre du roi</unittitle>
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              <unitdate normal="1684/1685" encodinganalog="3.1.3">1684-1685</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Item dit le rendant que les fonteines dudit Sainct Germain ayant manqué par les ruptures et crevasses du cours, quy avoit besoin d’un bon restablissement, monseigneur de Louvoy envoya un ordre pour en faire le restablissement en plomb ausdits habittans, lequel ordre fust mises mains dudit sieur de Fonteny, à cause de quoy, attendu qe ce restablissement n’estoit pas du fait desd. habittans quy, conformement à leurs privilleges et lettres pattentes de Sa Majesté, sont tenus de payer par chacun an une somme de six cens livres pour touttes tailles et subciddes, à quoy il auroit pleu au Roy les abonner, et ce au fonteinier de Sa Majesté, pour l’entretien du cours desdites fonteines, il fust par vous, Monsieur, jugé à propos, avant que d’executer ledit ordre, de faire au Roy la tres humble remonstrance desd. habittans pour en obtenir la decharge, et à cette fin adresser un placet en forme de requeste et prier monsieur le duc du Lude, gouverneur dudit Sainct Germain, d’en parler au Roy et luy bailler ledit placet, suivant quoy le rendant fist dresser ledit placet, pour lequel il desbourca vingt solz, et fust ensuitte à Paris le deuxiesme avril audit an mil six cens quatre vingtz quatre avec ledit sieur de Fonteny pour prier ledit seigneur duc du Lude de le presenter au Roy et luy parler en faveur desd. habitans, auquel voyage ils sejournerent deux jours, n’ayant pu parler la premiere journée audit seigneur duc du Lude, pour la depense duquel voyage, compris les voitures, il auroit debourcé une somme de vingt cinq livres, quy avec les vingt solz payez pour ledit placet font ensemble vingt six livres, dont il fait depence, cy : XXVI l.<lb/>Dit ledit rendant que ledit seigneur duc du Lude n’ayant pas esté à Versailles pour parler au Roy aussy promptement qu’il estoit necessaire à cause de quelque indisposition, vous auriez, Monsieur, donné ordre audit rendant d’aller à Versailles avec lsed. de Fonteny et Delagarde pour representer à monseigneur de Louvoy les raisons que lesdits habittans avoient pour se deffendre du restablissement dudit cours, ce qu’ils firent, et ne receurent de luy autre reponce sinon celle que l’intention du Roy estoit qu’ils fissent restablir ledit cours en plomb, auquel voyage il a debourcé dix huit livres, tant pour le loyer de trois chevaux que pour la depence, dont il fait icy depence, cy : XVIII l.<lb/>[…]<lb/>Item dit le rendant qu’ayant eu advis le quatorze dudit mois d’avril que ledit seigneur duc du Lude estoit à Versailles, il fust par vous, Monsieur, resollu d’y aller avec lesdits rendant, de Fonteny et Delagarde afin d’estre dechargez du restablissement dudit cours, où vous auriez avec eux sejourné pandant trois jours, pandant lesquels, pour satisfaire à l’advis dudit seigneur duc du Lude, il vous plust, Monsieur, parler à monseigneur de Louvoy, après quoy sa reponce portée à monseigneur le duc du Lude, ledit seigneur parla au Roy, quy ne determina rien au subject dudit cours, pandant lequel voyage le rendant a payé et desbourcé une somme de soixante livres, tant pour les voitures que pour les voitures que pour la depence, dont il fait icy depence, cy : LX l.<lb/>Item de trois livres qu’il a aussy payez pour trois placets dressez à l’effet que dessus, l’un au Roy, l’autre à monseigneur de Louvoy, et l’autre audit seigneur duc du Lude, cy : III l.<lb/>Item fait aussy depence de quatre livres dix solz pour un voyage fait en la ville de Paris le dix huit avril au subjet d’une lettre à luy escritte par le sieur de Grandmaisons concernant le cours des fonteines et aussy à l’occasion d’un raport qu’il avoit fait à monseigneur de Louvoy au subject dudit cours, cy : IIII l. X s.<lb/>Dit le rendant que ledit seigneur de Louvoys ayant reiterré ses ordres ausd. habittans, adressés au sieur de Fonteny, pour le restablissement dudit cours, iceluy rendant, après en avoir communiqué à vous, Monsieur, et monsieur le procureur du Roy, aux anciens scindicq et aux notables habittans, receust vos ordres pour reparer ledit cours, à l’effet de quoy il fust sur ledit cours avec le fontainier, qui estoit accompagné de l’inspecteur des eaues de ce lieu pour le sieur Grandmaisons, grand fontainier, afin de descouvrir et connoistre ce quy estoit à faire pouor y aporter le remede aux endroits les plus deffectueux, prendre les mesures des thuyeaux à ce necessaires, pandant quoy il donna quelque argent aux ouvriers quy travailloient à ouvrir la terre pour avoir du vin afin de les obliger à travailler plus promptement, attendu que ledit seigneur de Louvoy pressoit fort, et aussy quelque despence qu’il fist avec lesdits fontainier et inspecteur pendant cinq jours, et ledit rendant compris lesd. cinq jours fait icy depence de vingt livres, cy : XX l.<lb/>Item de quatre livres dix solz pour un voyage à Versailles pour commander au plombier du Roy trente six thuyeaux de plomb de douze pieds de long sur trois pouces de diamettre et deux lignes et demye d’epoisseur quy estoient lors necessaire pour le restablissement dudir cours, cy : IIII l. X s.<lb/>Fait aussy depence de la somme de quinze cens trente six livres cinq solz par luy payée et debourcée aux sieur Lucas, plombier ordinaire du Roy, suivant sa quittance du vingt quatre avril dernier, pour neuf milliers trois cens trente quatre livres de plomb, masticq et soudure en thuyeaux, à raison de trois solz un liard pour chacune livre, le tout employé au restablissement dudit cours, de laquelle susdite somme de quinze cens trente six livres cinq sols le rendant fait icy depence, pour justification de quoy sera la quittance dudit Lucas representée, cy : XVc XXXVI l. V s.<lb/>Item fait despence de quatre livres pour le coust de la sentence rendue par les juges consuls au profit dudit Lucas pour le payement de ladite somme et fraits faits en consequence, laquelle sera representée pour justification, cy : IIII l.<lb/>Item fait aussy depence de seize livres seize solz pour vingt huit livres de soudure fournies par le rendant pour ledit cours au par dessus celle compris au susdit article, cy : XVI l. XVI s.<lb/>Item fait aussy depence de la somme de cinquante trois livres par luy payez et desbourcez pour la voiture des susdits plombs et soudure faite aux mois de may, septembre et octobre de ladite année mil six cens quatre vingtz quatre, dont il fait icy depence, cy : LIII l.<lb/>Item fait aussy depence de neuf livres pour deux autres voyages faits à Versailles au subjet desdits thuyeaux de plomb afin d’en donner les mesures et presser le plombier de les envoyer et ce ausdits mois de septembre et octobre, cy : IX l.<lb/>[…]<lb/>Item ayant esé jugé requis bailler un nouveau placet au Roy et à monseigneur de Louvoy avec des copies collationnées des lettres patentes concernant l’abonnement desd. habitans, ledit rendant en fist faire des copies collationnées des lettres patentes concernant l’abonnement desdits habitants, ledit rendant en fist faire des copies collationnées par le notaire dudit Sainct Germain, auquel fust pour ce payé une somme de six livres, dont il fait depence icy : VI l.<lb/>Dit le rendant que vous, Monsieur, ayant jugé à propos de bailler un placet avec lesdits copies collationnées à monseigneur de Louvoy et le voir en corps d’habitans, vous auriez donné l’ordre au rendant d’y aller avec vous et lesdits de Fonteny et Delagarde, et y mener quelques anciens scindicqs, ce quy fust fait, sans avoir pu obtenir audience dudit seigneur de Louvoy, mais seullement du sieur de Beaurepaire, quy marqua estre necessaire de revenir à quelques jours de là, et que pendant ce temps il l’instruiroit des moyens et raisons desdits habitans, auquel voyage pour le disné, où plusieurs officiers du Roy quy vinrent avec vous pour voir mondit seigneur de Louvoy se trouverent, fust payé par ledit rendant la somme de quarante cinq livres, pour la voiture, faisant lesdites sommes ensemble celle de cinquante trois livres, dont il fait depence, cy : LIII l.<lb/>Item ledit sieur de Beaurepaire ayant fait scavoir au rendant qu’il desiroit voir les patentes desdits habittans contenant leur abonnement, ledit rendant fust à Versailles le unziesme juillet luy en porter des copies collationnées, pour lequel voyage il fait depence de quatre livres dix solz, cy : IIII l. X s.<lb/>[…]<lb/>Fait aussy depence de dix livres dix solz, scavoir neuf livres pour deux journées du rendant par luy employées à faire une visitation et un mémoire exact de l’estat du cours des fonteines et de la grande depence quy estoit à y faire pour la mettre en un estat de perfection, selon l’ordre quy luy en fust donné par ledit sieur de Ruzé de la part de monseigneur de Louvoy, afin de luy porter, et trente solz pour l’escrivain quy le mist au net, cy : X l. X s.<lb/>[…]<lb/>Dit aussy le rendant que suivant vos ordres et pour parvenir à la decharge que lesdits habitans esperoient obtenir de l’entretien dudit cours des fonteines, il auroit esté à Versailles le trente dudit mois de juillet avec ledit Delagarde pour voir monsieur le duc du Lude, quy auroit fait scavoir qu’il y seroit ledit jour, mais infructueusement ledit sieur duc du Lude leur ayant marqué qu’il ne pouroit parler à monseigneur de Louvoy, attendu qu’il venoit de partir pour aller à Luxembourg, lequel voyage pour les chevaux et pour la depence il auroit payé dix livres, dont il fait icy depence, cy : X l.<lb/>[…]<lb/>Dit aussy le rendant que pour continuer à faire les sollicitations necessires pour obtenir la descharge de l’entretien du cours desd. fonteines, il auroit esté par vous, Monseur, jugé à propos de vous transporter à Versailles avec ledit rendant, lesd. Delagarde, Fonteny et quelques anciens scindicqs, pour solliciter ledit seigneur de Louvoy et parler au Roy afin d’obtenir cette decharge, où estans, vous auriez veu avec eux conjoinctement monsieur le duc du Lude, quy parla audit seigneur de Louvoy, lequel ayant referé cette affaire au Roy, ledit seigneur duc du Lude et vous, Monsieur, assisté desdits rendant et autres devant nommez, luy en auriez parlé sans avoir obtenu autre reponce que celle qu’il verroit ce qu’il y auroit à faire avec ledit seigneur de Louvoy, depuis quoy et le soir du mesme jour les sieurs Antoine et Bazire en ayant aussy parlé au Roy à son coucher, ils n’auroient pas obtenu d’autre reponce, ce quy vous obligez, Monsieur, avec les sudits, de revenir aud. Sainct Germain apres avoir sejourné deux jours audit Versaille, et pour la voiture et la depence le rendant auroit payé et desbourcé la somme de quatre vingtz huit livres, cy : IIIIxx VIII l.<lb/>[…]<lb/>Dit ledit rendant que l’incapacité ou neglicence de ladite veuve ayant mis le cours desdites fonteines en tel estat qu’il estoit rompu et pery en plusieurs endroits, en sorte que l’eau manquoit la pluspart du temps audit Sainct Germain, cela auroit donné lieu au sieur de Ruzé, controlleur des Bastimens du Roy en ce lieu, d’en escrire à monseigneur de Louvoy, surintendant des Bastimens de Sa Majesté, lequel ayant donné ordre au rendant de luy aller parler à Versailles, il y auroit esté et receust de luy ordre de veiller tellement à la conduitte et entretien dudit cours que l’eau ne manquast de venir continuellement, et que sy luy et lesdits habittans n’obeissoient, il les feroit bien obeir et qu’il leur feroit faire un cours tout neuf en plomb, et enfin s’il manquoit à ce qu’il luy disoit, il le feroit emprisonner, à quoy ayant repondu que lesd. habitans ne manquoient pas de payer la veuve dudit Beauvais que le sieur de Grandmaisons avoit establie pour l’entretien dudit cours, et que s’il y avoit quelque choses à dire que c’estoit sa faute et non ausdits habitans, il auroit repondu que le Roy ne connoissoit que lesd. habittans pour l’entretien dudit cours et que sy ladite veuve ne faisoit pas son debvoir, que c’estoit à luy, rendant, et ausdits habitans de repondre du service et qu’il s’en prendroit à luy, ce que voyant le rendant luy auroit dit qu’il aymoit mieux s’en charger luy mesme plustost que d’en repondre, à quoy ledit seigneur ayant respondu qu’il le voulloit vollontiers et qu’il en parleroit au Roy et qu’il envoiroit ses ordres à ce subject au controleur des Bastimens, suivant quoy ledit sieur de Ruzé, par ordre de mondit seigneur de Louvoy auroit retiré les clefs des reservoirs de ladite veuve Beauvais et icelle mises es mains dudit rendant, quy s’en seroit chargé, et apres avoir visitté l’estat dudit cours et fait un memoire exact de ce quy estoit à y faire, qu’il auroit mis es mains dudit sieur de Ruzé, qu’il a depuis luy mesme verifié sur les lieux et iceluy mis es mains de mondit seigneur de Louvoy, en consequence de quoy le rendant a depuis luy mesme et par ses mains entretenu ledit cours jusqu’à present qu’il l’entretient encorre, pourquoy fait icy depence ausdits habitans de pareille somme de six cens livres pour l’année de l’entretien dudit cours escheue au dernier decembre mil six cens quatre vingtz cinq, cy : VIc l.<lb/>[…]<lb/>Dit le rendant que le cours des fonteines s’estant toruvé en desordre à l’entrée de son sindicat, il receust ordre dudit sieur de Ruzé, de la part de monseigneur de Louvoy, de faire fermer tous les regards quy estoient à l’habandon et tout ce quy estoit nécessaire audit cours, suivant quoy il fist seullement reparer les choses les plus necessaires, comme avoir fait ferrer et fourny de gonds et serrures aux portes desdits reservoirs où il en manquoit par Louis Pyot, serrurier du Roy, fait sceller lesdites portes par Rafron, masson, fait faire huit trapes aux reservoirs en terre dudit cours où il en manquoit par François Millot, menuisier du Roy, et faire faire des Bondes de bois par Lafleiche, tourneur, au lieu des robinets de cuivre quy estoient autresfois ausdits regards, pour quoy faire il a debourcé la somme de quatre vingtz dix neuf livres dix solz, scavoir vingt six livres audit Piot suivant sa quittance du seize avril mil six cens quatre vingtz quatre, soixante trois livres audit Millot suivant sa quittance desdits mois et an, sept livres dix solz audit Rafron suivant sa quittance du huit desdits mois et an, et trois livres audit Lafleiche aussy suivant sa quittance, lesquelles sont aussy representées pour justification, de laquelle somme de quatre vingtz dx neuf livres X s. il fait icy depence, cy : IIIIxx XIX l. X s. »</p>
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              <subject>Ville</subject>
              <subject>Construction et travaux</subject>
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              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, non coté, compte de la ville pour 1684-1685</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération des habitants de Saint-Germain-en-Laye concernant la réparation du Grand Cours ordonnée par le roi</unittitle>
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              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">2 juillet 1684</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Du dimanche deuxiesme jour de juillet, unze à douze heures du matin mil six cens quatre vingts quatre, par devant monsieur le prevost<lb/>En l’assemblez generalle des habittans dudict Saint Germain est comparu Michel Herbin, marchand pottier d’estaint, demeurant audit Saint Germain, au nom et comme procureur sindic desdits habittans, assisté de maistre Estienne Delagarde, son procureur, lequel nous a remontré qu’il a provocqué lesdits habittans tant au son de la cloche, son du tembourg que par un exploit donné aux nottables par Bellier, huissier en cette prevosté, le jour d’hier, controllé en ce lieu ce jourd’huy par Virely, à nous apparu pour leur donner advis de quatre choses et prendre sur ce leurs advis et pouvoir. La premiere que monseigneur de Louvoy, surintendant des Bastimens du Roy, luy a envoyé ordre par le sieur de Ruzé, controlleur des Bastiments audit Saint Germain, de faire retablir les cours des fontaines dudit lieu, à quoy il a mesme desjà fait travailler et despencé environ une somme de mil livres en plond pour evitter la prison dont il estoit menacé, et comme il y a encore des retablissemens et qu’il en arrive tous les jours, il a receu une nouvel ordre de continuer à faire reparer ledit cours, mais comme les retablissements yrroient à des sommes infinies et que d’ailleurs lesd. habittans ne sont pas chargez de l’entretien dudit cours mais seullement de payer six cens livres annuellement au fontenier du Roy l’entretien desdittes fontaines conformement à leur privilege, à quoy ils ont satisfait, requier que lesdits habitans soient tenus donner leurs advis s’ils trouvent à propos qu’ant leurs noms il s’engage au restablissement dudit cours ou que ledit Herbin audit nom se retire vers Sa Majesté et led. seigneur de Louvoy pour leur representer les raisons cy dessus et demander qu’il plaise au Roy ne les pas engager dans l’entretien dudit cours, qui seroit une atteinte à leur privillege. […]<lb/>Lesdits habittans, representez par Cristophe Gosse, Jacques Guesmard, Denis Juillienne, Anthoine Chesnier, François Delaplanche, Nicolas Jarlant, André Tavernier, Charles Maziere, Pierre Richard, Michel Trouvé, Ollivier Letourneur, Pierre Binet, Pierre Guillié, Anthoine Bouquet, Louis Vasault, Henry Gentil, Louis Poisson, Simon Berrier, Ambroise Cruset, Claude Harrouard, Thoussaint Lestang, Charles Quesart, Pierre Legrand, Michel Delacroix, Nicolas Lamoureux, Louis Mahieu, ledit Jacques Delastre, espicier, Henry Parmentier, le nommé Thailleur dit Lepine, Georges Renault, espicier, Pierre Purget, Georges Tarpon, Claude Boucher, Nicolas Jean, Nicolas Gontois, Georges Delastre, Jean Harrouard, Jullien Papin et grands nombre desdits habittans d’autres desd. habittans, tous presens en personnes, ont tous d’une voy dit leurs advis estre que led. Herbin aud. nom sur la premiere des quatre propositions sy dessus se pourvoye vers le Roy et monseigneur de Louvoy pour leur representer que lesdits habitans ne sont pas tenus de l’entretien du cours des fontaines et demander à Sa Majesté qu’il luy plaise ne les pas engager dans cet entretien, à quoy il luy donner pouvoir. […]<lb/>Ouy lequel advis, ensemble le procureur du Roy en ses conclusions, avons ledit advis homologué et pour estre executté en sa forme et teneur. […] »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Ville</subject>
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              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, non coté, délibérations des habitants pour 1682-1685.</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de dépenses pour un chemin neuf en face du boulingrin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1748/1748" encodinganalog="3.1.3">mai 1748</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Autres dépences à l’occasion d’un chemin neuf vis à vis le boulingrin à Saint Germain par les ordres verbal de monsieur Legrand,<lb/>Premièrement<lb/>1748, may<lb/>14. Pour dix hommes à 22 s. par jours : 11 l. 0 s.<lb/>16. Pour quinze hommes à 22 s. par jours : 16 l. 10 s.<lb/>17. Pour quinze hommes à 22 s. par jours : 16 l. 10 s.<lb/>18. Pour quinze hommes à 22 s. par jours : 16 l. 10 s.<lb/>20. Pour quinze hommes à 22 s. par jours : 16 l. 10 s.<lb/>21. Pour dix hommes à 22 s. par jours : 11 l.<lb/>22. Pour dix hommes à 22 s. par jours : 11 l.<lb/>Des 23, 24, 25, 27 et 29 dudit mois de may. Fait voyturer par le sieur Mallingre, voyturier et boullanger de cette ville, la quantité de cent quatre tombereaux de terre prix chez le sieur Boutillier, salpaitrier, rue de Poissy à Saint Germain, pour metre sur ledit chemain, à raison de six sols par tombereaux, suivant sa quittance y representé, trente et une livres quatre sols, cy : 31 l. 4 s.<lb/>Item avoir employé trois hommes pendant six jours pour charger les tombereaux cy dessus et régaller les terres sur ledit chemin, faisant dix huit journées à vingt deux sols par jours, dix neuf livres seize sols : 19 l. 16 s.<lb/>Juillet, 12<lb/>Item, avoir fait plantter quatre bornes aux quatre coingt dudit chemain par le sieur Torlouin, masson, les avoir enlevé par ordre de monsieur de Lassurance, contrôlleur, devant l’abrevoir, suivant la quittance du sieur Torlouin cy représentée, dix livres : 10 l.<lb/>Total : 160 l. 0 s. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Boulingrin</geogname>
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              <p>Archives communales de Saint-Germain-en-Laye, non coté</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Administration générale de la commune (série moderne)</unittitle>
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            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série D</unitid>
            <unitdate normal="1648/1854" encodinganalog="3.1.3">1648-1854</unitdate>
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        10 pièces    </physdesc>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Conseil municipal</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série 1 D</unitid>
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        8 pièces    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération communale mentionnant la décision du roi d’interdire les manœuvres de ses gardes sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1817/1817" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1817</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note>
                  <p>Robert le Pieux, roi de 996 à 1031, fit élever un monastère en l'honneur de saint Germain, qui devint ensuite un prieuré rattaché à l'abbaye de Coulombs. Vers 1124, le roi Louis VI le Gros y fit construire une résidence à l'emplacement de l'actuel Château-Vieux. La grande majorité des rois de France viendront y séjourner jusqu'en 1682, date à laquelle Louis XIV abandonne définitivement Saint-Germain-en-Laye pour Versailles.<lb/><lb/>Dans la première moitié du XIIe siècle le hameau s'organise progressivement. L'abbé Roger nomme le maire, un certain Rahier, et lui confie le majorat de Saint-Germain-en-Laye. A ce titre il convoque les habitants à l'audience du prieur, exerce la haute-justice et veille au respect des mesures en vigueur pour la ville.<lb/><lb/>À l’époque moderne, Saint-Germain est représenté par un syndic à la nomination bisannuelle des habitants. La ville est placée sous la tutelle de l'autorité royale qui désigne la hiérarchie administrative : le prévôt, le lieutenant de police et le procureur du roi.Un arrêt du Conseil d’État du 13 avril 1758 prévoit un conseil de la ville composé de vingt-cinq membres, présidé par le prévôt. Un édit de 1771 remplace ce conseil par un corps municipal composé d’un maire, de quatre échevins, du procureur du roi, d’un secrétaire-greffier et d’un receveur. En 1783 celui-ci est remplacé à nouveau par un conseil de la ville, puis en 1789 par un comité municipal provisoire de 24 membres élus par les habitants et dont le président change tous les quinze jours.<lb/><lb/>Une loi du 14 décembre 1789 compose les municipalités d’un maire, d’officiers municipaux et de notables élus pour deux ans par les citoyens actifs. Le maire et les officiers municipaux forment le conseil municipal, et qui, avec les notables, forment le conseil général pour les affaires importantes.<lb/><lb/>Le 7 janvier 1790, l’Assemblée nationale fixe la nouvelle carte administrative. La France est alors divisée en 83 départements. Saint-Germain devient le chef-lieu de l’un des neuf districts du nouveau département de Seine-et-Oise – Versailles étant désigné chef-lieu du département.<lb/>Saint-Germain est à la fois district du département et canton de ce même district, puis arrondissement.<lb/><lb/>En tant que district, Saint-Germain est le siège d’un tribunal. Son ressort territorial rassemble 63 municipalités réparties en 6 cantons. Le décret du 24 août 1790 installe deux justices de paix à Saint-Germain : une première pour la ville même, une seconde pour les autres municipalités de son ressort territorial. La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1793) supprime les districts, il ne reste plus qu’un tribunal civil à Versailles. Néanmoins le décret du 19 vendémiaire an IV (13 octobre 1795) installe à Saint-Germain un tribunal correctionnel.<lb/><lb/>En tant que canton, Saint-Germain administre 14 communes : Chatou, Chavenay, Croissy, Faucherolles, Fourqueux, Lanluet, l’Etang-le-Ville, Maisons, Mareil, le Mesnil, le Port au Pecqu, Saint-Légers, Saint-Nom et Saint-Germain.<lb/>La loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) restructure la France en département, cantons, municipalités, arrondissements et communes. Le décret du 3 brumaire an X (25 octobre 1801) constitue le canton de Saint-Germain-en-Laye appartenant au 3e arrondissement de Seine-et-Oise. Le territoire se compose d’une Justice de paix et 12 communes : Achères, Aigremont, Chambourcy, Chatou, Croissy, Fourqueux, Maison-Laffitte, Mareil-Marly, Mesnil-le-Roi, Le Pecq (depuis le 8 juin 1875) et Saint-Germain.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, seconde ville du département de Seine-et-Oise, est restée simple chef-lieu de canton à cause de sa proximité avec la Préfecture de Versailles.<lb/><lb/>Le 7 novembre 1962 est créé l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye avec comme chef-lieu la ville du même nom.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Le maire de Saint-Germain-en-Laye, ancien colonel de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis,<lb/>Après avoir pris communication de la lettre que lui a fait l’honneur de lui écrire monsieur le comte Bozon de Talleyrand, gouverneur du château royal dud. lieu, le 28 août dernier, ainsi que de l’ampliation du rapport incluse en lad. lettre,<lb/>Considérant que ces deux pièces dignes du plus grand intérêt pour les habitants doivent être transcrites au registre des actes administratives pour en consacrer l’existence et qu’ensuite elles doivent être déposées aux archives de la mairie,<lb/>Arrête la transcription au présent registre des susd. pièces dont la teneur suit :<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>M. le duc de Luxembourg m’ayant fait la demande d’une autorisation pour que messieurs els gardes du corps pussent faire du parterre du château de Saint-Germain un terrein de manœuvre, j’ai cru devoir prendre les ordres du Roi avant de me décider, et vous trouverez dans sa réponse une nouvelle preuve de sa bonté paternelle pour votre ville. Le Roi m’a donné ordre de refuser. En conséquence, vous voudrez bien surveiller à ce que les mesures soient prises pour que les chevaux ne puissent point passer sur la promenade et que ce lieu, ainsi que la terrasse, soient réservés à l’agrément des habitants. J’espère, Monsieur le Maire, en vous envoyant la copie du rapport que j’ai mis sous les yeux de Sa Majesté, vous prouver l’intérêt que je porte à vos administrés.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma parfaite considération.<lb/>Signé : le comte Bozon de Talleyrand<lb/>Paris, ce 28 août 1817<lb/><lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Rapport au Roi<lb/>Sire,<lb/>M. le duc de Luxembourg, dont la compagnie est en quartier à Saint-Germain, m’a demandé une autorisation pour faire du parterre du château un terrain de manœuvre.<lb/>Sire, ce parterre, qui fait le principal agrément de cette ville, est entretenu à ses frais depuis que les rois vos prédécesseurs ont bien voulu en permettre l’usage comme promenade publique, et je pense que cette autorisation aurait le double inconvénient de mécontenter les habitants et de donner lieu [f. 113v] à une demande en indemnité de la part de la ville, car un jardin devenu terrein de manœuvre n’est bientôt plus qu’une terre labourée.<lb/>Par ces considérations, j’ai cru devoir prendre les ordres de Votre Majesté.<lb/>Signé : comte Bozon de Talleyrand<lb/>Refuser l’autorisation<lb/>Louis<lb/>Par le Roi »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_6685_actor">Ville de Saint-Germain-en-Laye </corpname>
                <subject>Ville</subject>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">1 D 24, f. 44-44v</unitid>
                <unitdate normal="1830/1830" encodinganalog="3.1.3">14 juin 1830</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’hui lundi quatorzième juin mil huit cent trente, le Roi a honoré de sa présence la ville de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Le corps municipal et les autorités civiles et militaires attendaient Sa Majesté à l’entrée de la ville, où était élevé un arc de triomphe remarquable par son architecture et son heureuse disposition.<lb/>S. M. est arrivée à une heure, au milieu des acclamations d’une population immense accourue de toutes parts. M. le maire a adressé un discours à S. M., qui l’a écouté et y a répondu avec une bonté et une affabilité toute particulière.<lb/>Malgré le mauvais tems et une pluie assez forte, le Roi a voulu descendre de sa voiture et faire à pied le trajet depuis l’arc de triomphe (élevé au boulingrin) jusqu’à l’église, au milieu du cortège escorté par la garde nationale.<lb/>S. M. a été reçue par le clergé, complimentée par M. le curé et conduite sous un dais au prie-Dieu qui avait été disposé dans le chœur.<lb/>Après le Domine Salvum, S. M. a été reconduite sous le dais jusqu’à [f. 44v] la sortie de l’église, où Elle a été accueillie par les cris mille fois répétés de Vive le Roi, vivent les Bourbons.<lb/>S. M. à fait remettre au maire une somme de deux mille francs pour les pauvres.<lb/>Le Roi a ensuite traversé la ville par la rue de la Paroisse, la rue au Pain, le vieux marché et la rue de Pologne, qui étaient toutes pavoisées, et partout S. M. a reçu les mêmes expressions de dévouement et d’amour.<lb/>La présente relation est ici consignée pour perpétuer le souvenir de cette heureuse circonstance. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération communale mentionnant l’évasion des détenus du pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">26 février 1848</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le maire annonce l’évasion des détenus militaires du pénitencier de Saint-Germain et témoigne du respect de l’ordre montré par ces prisonniers, dont l’évasion n’a donné lieu à aucune scène fâcheuse en ville. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Ville</subject>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération communale demandant la reprise des travaux dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">1 D 30, f. 199v</unitid>
                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">3 mars 1848</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        « Un membre, attendu la saison avancée et l’existence de plusieurs centaines d’arbres en dépôt et destinés aux plantations de la partie de la forêt aujourd’hui annexée au parterre, demande que la Ville prenne au besoin sur les fonds destinés aux travaux extraordinaires les sommes nécessaires à la plantation de ces arbres.<lb/>Le conseil, attendu qu’il existe aujourd’hui un administrateur des biens de l’ancienne Liste civile, invite l’administration à lui écrire afin de reprise immédiate des travaux du parterre, et à prendre les renseignements et, s’il se peut, les mesures nécessaires afin que toutes les plantations qui devaient être exécutées cette année reçoivent leur exécution et que les travaux soient repris et suivis sans interruption. »    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération communale demandant la suppression du pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">1 D 30, f. 200v</unitid>
                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1848</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le maire annonce qu’il arrive journellement au pénitencier militaire des détenus pour y être écroués. Il fait savoir qu’il a écrit à l’administration supérieure pour que ces prisonniers soient expédiés ailleurs, vu la non existence actuelle du pénitencier.<lb/>Le conseil décide qu’il sera de plus écrit à M. le ministre de l’Intérieur pour que le pénitencier militaire ne soit pas réinstallé et que le musée d’Artillerie soit transféré à Saint-Germain. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération communale concernant la reprise des travaux dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1848/1848" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1848</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le président porte à la connaissance du conseil une lettre datée de ce jour, adressée à M. le maire par M. Empis, liquidateur des biens de l’ancienne Liste civile, qui annonce que des ordres viennent d’être donnés à M. Chalamel, régisseur, afin de faire reprendre immédiatement les travaux de plantation du nouveau parterre de Saint-Germain. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération communale concernant les travaux dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1648/1648" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1648</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le maire donne connaissance d’une lettre de M. Vavin à la date du 12 avril concernant le crédit de 45000 francs accordé par l’ancienne Liste civile pour l’achèvement de divers travaux entrepris sur le parterre de Saint-Germain. Ce fonctionnaire dit que c’est à M. le ministre des Travaux publics qu’il appartient de statuer sur ce crédit.<lb/>M. le maire répond au conseil que le 17 du courant, il a écrit à ce ministre. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Discours du maire de Saint-Germain-en-Laye mentionnant la volonté de l’empereur de supprimer le pénitencier militaire</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Messieurs,<lb/>Nous sommes réunis pour poser la première pierre de l’abattoir de la ville de Saint-Germain, d’un édifice dont la construction est, depuis bien des années, considérée comme l’un des améliorations les plus désirables dans l’intérêt de la salubrité locale.<lb/>Nous avons sollicité le concours du clergé pour donner à cette solennité la consécration religieuse qui, dans une cité éminemment pieuse, doit toujours sanctionner des travaux entrepris dans un intérêt public.<lb/>Grâce à l’établissement dont nous allons constater l’érection, les nombreux abattoirs privés qui existaient dans l’intérieur de la ville vont disparaître, pour être reportés au-dehors et réunis sous la surveillance de l’autorité.<lb/>Nos rues ne seront plus attestées par l’écoulement d’eaux sanguines et malsaines, et Saint-Germain cessera de mériter un reproche qu’on était fondé à lui faire, en même temps qu’on proclamait sa position salubre, les séduisantes promenades de notre forêt et cette vue de la forêt, dont la célébrité est européenne.<lb/>Une chose digne de remarque, Messieurs, c’est que par une heureuse combinaison, il aura suffi de concéder pour un temps limite à des entrepreneurs intelligents et honnêtes la perception des droits d’abattage, dont le ministre a arrêté le tarif, pour que la construction de l’abattoir se réalise en quelques [f. 320] mois, sans dépense pour le budget de la ville.<lb/>Non seulement les plans de l’abattoir sont le résultat d’un brillant concours, mais c’est à M. Nicolle, l’architecte habile dont le projet a été adopté, qu’est confiée la direction des travaux. C’est pour vous l’assurance qu’ils seront bien conduits et soumis à un contrôle expérimenté, qui doit inspirer la plus grande confiance.<lb/>Bientôt, Messieurs, nous en avons l’espoir, nous pourrons provoquer une nouvelle réunion pour solenniser la pose de la première pierre d’un autre monument, non moins utile à l’embellissement comme à la salubrité de notre ville et de la forêt de Saint-Germain.<lb/>Déjà le conseil municipal a prélevé, sur les ressources que notre emprunt a rendues disponibles, sa part dans les dépenses qu’entrainera la construction d’aqueducs souterrains, qui prendront les eaux ménagères à la sortie de la ville pour les conduire à la Seine et procurer ainsi l’assèchement des mares de la forêt.<lb/>Sur la proposition de son généreux directeur, l’administration du chemin de fer s’est imposé un sacrifice égal à celui de la Ville. Bientôt, le ministre de la Maison de l’Empereur nous fera connaître la somme pour laquelle la Liste civile consent à concourrir à cette grande amélioration, réalisée après quatre-vingts ans d’hésitation et d’attente.<lb/>Enfin, grâce à l’appui bienveillant que mes propositions ont rencontré dans le conseil municipal, et en faisant appel aux ressources du crédit, nous avons pu entrer largement dans la voie du progrès.<lb/>Nos communications intérieures améliorées, les promenades de la forêt embellies par les soins de l’administration forestière, les eaux arrivant plus abondantes à nos fontaines, dans nos maisons et dans nos rues, l’éclairage de la ville complété, feront avant peu de Saint-Germain l’un des séjours les plus attrayants et les plus recherchés des environs de Paris.<lb/>Ce qui a déjà puissamment contribué, Messieurs, à mettre Saint-Germain en faveur, à y appeler l’élite de la société parisienne, ce sont ces paroles bienveillantes et cette assurance dont nous sommes si profondément reconnaissants, et que l’Empereur a bien voulu nous faire entendre lorsque nous avons été admis à l’honneur de présenter à Sa Majesté un album de Saint-Germain et de ses environs :<lb/>« L’existence d’une prison militaire dans l’antique château de Louis XIV est une sorte de profanation… Le pénitencier sera éloigné de Saint-Germain, et ce château, [f. 320v] qui rappelle de grands et nobles souvenirs, sera réparé… J’ai donné des ordres à cet effet. »<lb/>Cette pensée de l’Empereur est tout un avenir pour Saint-Germain.<lb/>Nous disposons dans la boîte qui va être scellée sous la première pierre de cet édifice, et que la religion va bénir, deux plaques de plomb commémoratives de cette cérémonie, ainsi que des types de monnaie d’or, d’argent et de bronze destinées à faire connaître aux générations futures que l’abattoir de Saint-Germain a été construit sous le règne de l’élu aux huit millions de suffrages, Napoléon III, Empereur des Français, en présence du conseil municipal, toujours unanime lorsqu’il s’agit d’améliorations, et aussi en présence des principaux fonctionnaires de la Ville.<lb/>Vive l’Empereur ! »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Administration de la commune</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série 3 D</unitid>
              <unitdate normal="1816/1816" encodinganalog="3.1.3">1816</unitdate>
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        2 pièces    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Supplique au roi pour obtenir le titre de Bonne Ville pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
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                <unitdate normal="1816/1816" encodinganalog="3.1.3">22 octobre 1816</unitdate>
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                <p>« Au Roi<lb/>Sire,<lb/>Vos fidèles sujets de la ville de Saint-Germain-en-Laye osent, par mon organe, supplier Votre Majesté de daigner la mettre au nombre de ses bonnes villes.<lb/>Ils fondent leur espoir non seulement sur l’importance de leur population, de leur commerce et de leur industrie, mais sur d’autres avantages non moins réels et dont ils s’enorgueillissent : le séjour habituel que plusieurs des ayeux de Votre Majesté ont fait à Saint-Germain, la naissance de Louis XIV dans leurs murs, l’existence d’un château royal qui embellit cette ville, et enfin ces paroles à jamais mémorables de Votre Majesté : « Je sais que la ville de Saint-Germain-en-Laye est restée pure », paroles récemment prononcées au milieu des habitants empressés de contempler les augustes traits de votre personne sacrée et recueillies avec cette vive émotion que pouvait seule inspirer la touchante bonté avec laquelle Votre Majesté daigna agréer par mon organe le témoignage de leurs respects et de leurs hommages.<lb/>Emportant au pied de Votre Majesté le vœu unanime de ses fidèles sujets de Saint-Germain-en-Laye, j’ose, Sire, la supplier de daigner l’agréer.<lb/>Je suis avec un très profond respect, Sire, de Votre Majesté le très humble et très fidèle sujet<lb/>Danés de Montardat<lb/>Saint-Germain-en-Laye, ce 22 octobre 1816 »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la demande du titre de Bonne Ville pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
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                <unitdate normal="1816/1816" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1816</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>Bureau particulier<lb/>Versailles, le 4 décembre 1816<lb/>Monsieur le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Vous avez adressé à Son Excellence le ministre de l’Intérieur une demande ayant pour objet de faire élever la ville de Saint-Germain au rang des bonnes villes du royaume.<lb/>Son Excellence me prévient qu’Elle regrette de ne pouvoir mettre cette demande sous les yeux du Roi, mais en même temps Elle me charge de vous dire qu’Elle se conforme, en cela, aux intentions de Sa Majesté, qui désire qu’on ne lui fasse aucune proposition de ce genre pour les villes qui ont moins de 20000 âmes.<lb/>La ville de Pau, berceau de Henri IV, n’a pas même été exceptée de cette règle.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de mon sincère attachement.<lb/>Le préfet de Seine-et-Oise<lb/>Destouches »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Affaires militaires (série moderne)</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.12</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série H</unitid>
            <unitdate normal="1815/1831" encodinganalog="3.1.3">1815-1831</unitdate>
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        9 pièces    </physdesc>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Administration militaire</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série 2 H</unitid>
              <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">1831</unitdate>
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        3 pièces    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre mettant à la disposition de la ville de Saint-Germain-en-Laye des salles du château pour y loger les chasseurs en garnison</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AC SGL">2 H 1</unitid>
                <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1831</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Administration de l’ancienne dotation de la Couronne<lb/>Paris, le 2 avril 1831<lb/>M. Guy, maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>D’après la demande que vous m’en avez faite par votre lettre du 30 mars, je viens d’autoriser M. le lieutenant-colonel du Génie comte du Moncel à faire mettre provisoirement à votre disposition dans l’ancien château de Saint-Germain la salle de Mars ou telle autres pièces qui pourraient convenir davantage pour y loger les chasseurs en garnison dans cette ville jusqu’au moment où ils pourront être installés dans les casernes qui leur sont destinées.<lb/>Sous la condition à laquelle vous souscrirez sans doute que les dégradations qui pourraient être le résultat de cette occupation seront à la charge de l’administration municipale, sauf son recours contre le corps.<lb/>Le garde du Génie en résidence à Saint-Germain va recevoir des instructions dans ce sens.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>L’administrateur provisoire de l’ancienne dotation de la Couronne<lb/>Baron de Laitre »</p>
              </scopecontent>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la remise du château de Saint-Germain-en-Laye au département de la Guerre</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AC SGL">2 H 1</unitid>
                <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">5 mai 1831</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Administration de l’ancienne dotation de la Couronne<lb/>Paris, le 5 mai 1831<lb/>M. Guy, maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Je me suis prêté jusqu’à ce jour aux dispositions que vous m’avez successivement demandées dans le but d’alléger les charges qui pesaient sur la ville de Saint-Germain et je me félicite de l’avoir pu, puisqu’il n’en saurait être de même à l’égard de la mesure dont vous m’entretenez par la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire à la date du 28 avril et qui ne m’est parvenue que le 4 mai. Si le château de Saint-Germain est nécessaire au service du département de la Guerre, je présume que le Roi ne me refusera pas l’autorisation de lui en faire la remise provisoire, en attendant que la loi à intervenir sur la nouvelle dotation de la Couronne ait réglé le sort de ce bâtiment. Mais il est indispensable que cette remise soit provoquée par M. le maréchal duc de Dalmatie, ainsi que l’a été celle des autres établissemens précédemment affectés au casernement de l’ex-Maison militaire et qu’elle soit opérée dans la même forme.<lb/>Je n’ai reçu aucune demande de M. le sous-intendant militaire Delaunay, probablement parce qu’il a senti qu’elle comportait l’intervention de M. le ministre de la Guerre.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>L’administrateur provisoire de l’ancienne dotation de la Couronne<lb/>Baron de Laitre »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’affectation de la vénerie de Saint-Germain-en-Laye au département de la Guerre</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="AC SGL">2 H 1</unitid>
                <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">13 août 1831</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« 1ère division militaire<lb/>Département de Seine-et-Oise<lb/>Versailles, le 13 août 1831<lb/>M. le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Vous avez su que le four de la vénerie du Roi avec deux salles adjacentes et un petit four du château, ayant été mis à la disposition de M. Desforges, agent-comptable des vivres de la Guerre de la place de Saint-Germain, pour l’exploitation de son service. Il importe maintenant de lever les difficultés qui se présentent pour la remise des locaux suffisans pour réunir les approvisionnements qu’exige ce service. Ils seront à désirer que la totalité du bâtiment neuf où est la boulangerie fut livrée à cet effet à M. Desforges : je vous prie donc d’en faire la demande en mon nom à M. Fontaine, architecte des bâtimens de la Vénerie. Il parait que le 1er étage seulement est occupé par les gendarmes des forêts de la Couronne qu’on pouvait loger dans un des bâtimens où sont leurs chevaux et au besoin dans le local qu’ils occupaient avant. Cette disposition, dont l’exécution doit être facile, assurerait le service des vivres, au moins provisoirement et jusqu’à ce que l’on ait pu y pourvoir d’une manière fixe et convenable. Il n’existe pas encore d’écuries dans le bâtiment neuf et ainsi la possession totale de ce bâtiment ne diminuerait rien des locaux occupés par le 1er régiment de lanciers. Je vous serai infiniment obligé de vous occuper de suite de cette affaire importante pour la régularité et l’exploitation du service des vivres. Dans le cas où sa conclusion présenterait des difficultés que je ne prévois pas, il serait alors nécessaire d’obtenir pour les magasins des locaux propres à cette destination dans le château qui parait avoir été mis provisoirement à votre disposition.<lb/>Je vous serai infiniment obligé de me faire savoir le plus tôt possible ce qui aura été réglé à ce sujet.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec une considération très distinguée.<lb/>Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le sous-intendant militaire »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Chasse</subject>
                <geogname>Dépendances</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mesures d'exception et faits de guerre</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">4 H</unitid>
              <unitdate normal="1815/1815" encodinganalog="3.1.3">1815</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux nécessaires pour le casernement de troupes au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">4 H 2</unitid>
                <unitdate normal="1815/1815" encodinganalog="3.1.3">8 novembre 1815</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A M. le sous-préfet<lb/>M. le Comte,<lb/>Pour soulager les habitants de la ville que j’administre, dont la position malheureuse vous est bien connue, j’ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour que les troupes anglaises de la 6e division cantonnée à Saint-Germain soit casernée dans le château. J’y suis parvenu avec beaucoup de peine et depuis le 30 octobre dernier qu’elles sont arrivées, je leur ai fait fournir tout ce qu’elles ont demandé.<lb/>Aujourd’hui, Monsieur le Comte, une nouvelle demande m’est faite : celle de réparer les vitraux des croisées qui ont été cassés par les Prussiens et la 5e division anglaise lors de son passage ici le 29 octobre précédent et de faire diverses réparations. Suivant l’apperçu que j’en ai fait faire la dépense la plus urgente pourrait s’élever à environ 5000 f.<lb/>L’exécution de ces travaux, M. le C., est d’autant plus pressante qu’à chaque instant nous sommes menacés de voir la troupe sortir de son casernement pour se loger chez les habitants.<lb/>Si cela arrivait, la ville de Saint-Germain, qui a considérablement souffert et qui déjà a à loger environ 300 officiers de tous grades et leur suite se trouverait tout à coup plongée dans la plus cruelle position et verrait bien la majeure partie de ses habitans l’abandonner, n’y étant restés que par l’espoir d’un avenir plus heureux.<lb/>Je vous supplie instamment, Monsieur le Comte, de faire tout ce qui dépendra de vous pour faire opérer les réparations dont il s’agit.<lb/>Je connais les charges énormes qui pèsent sur le département, mais la dépense dont j’ai l’honneur de vous proposer est si nécessaire que je ne puis trop vous prier de me mettre à portée de faire faire les travaux demandés avec instance par MM. les officiers anglais.<lb/>Je crois devoir vous observer que le château appartient au Roi et que sa réparation devant être à la charge du casernement de ses gardes du corps, il serait possible que, dans sa bonté, il voulut bien venir au secours du département dans cette circonstance.<lb/>J’ai l’honneur etc. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux nécessaires pour le casernement de troupes au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1815/1815" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1815</unitdate>
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                <p>« Versailles, le 9 novembre 1815<lb/>Le sous-préfet de l’arrondissement de Versailles<lb/>A monsieur le maire de la ville de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Votre demande est tellement instante que, si j’avais le droit de correspondre avec Son Excellence le ministre de la Maison du Roi, je n’aurois pas perdu un moment à lui porter votre réclamation. Nul doute que ce ne soit au ministère de la Maison du Roi à faire les réparations au château de Saint-Germain. De suite, je transmets votre demande à M. le préfet afin qu’il puisse écrire dès aujourd’hui. Assurez M. le commandant anglais de toute l’activité que je mettrai à cette affaire. Si Son Excellence refusait, jugez vous-même, Monsieur, si une répartition évidemment à la décharge de la ville de Saint-Germain ne doit pas être supportée par elle.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, la nouvelle assurance de mes sentiments distingués.<lb/>Le c. de La Villegontier »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« Saint-Germain, 14 novembre 1815<lb/>Messieurs,<lb/>J’ai l’honneur de vous inviter à fournir dans le plus court délai possible au quartier-maître du 4ème régiment les articles suivants, qu’il lui faut encore pour le quartier du château, occupé par les susdits régiments, et qui sont tous de la première nécessité :<lb/>600 pieds de table<lb/>450 idem de bancs<lb/>353 carreaux aux croisées<lb/>2 serrures<lb/>4 clés<lb/>44 lampes<lb/>10 appliques<lb/>4 poêles<lb/>20 urinaux<lb/>20 raclots<lb/>30 paniers<lb/>20 balais par semaine<lb/>Si vous voulez bien envoyer quelqu’un avec le quartier-maître porteur de cette invitation au château, il pourra lui faire voir les chambres qu’on a désigné à ce régiment et consulter avec lui sur les moyens les plus convenables de fournir une partie des objets dont il est question tel que chaises ou bancs et tables, et diminuer s’il est possible le nombre des articles contenus de l’autre part.<lb/>Quant aux carreaux, M. le quartier-maitre me marque que l’on pourra y substituer des planchettes de bois en plusieurs endroits.<lb/>Je vous prie de croire, Monsieur, que l’on fera pour soulager la ville tout ce que le bien du service nous permettra et que la réquisition ci-jointe, que j’ai l’honneur de vous faire parvenir, ne contient que des réparations absolument nécessaires ou des objets d’ameublement dont on ne peut se passer pour des troupes casernées dans une saison aussi avancée que celle où nous sommes actuellement.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Messieurs, votre très obéissant serviteur.<lb/>N. Y. Shave, major de brigade<lb/>Aux messieurs,<lb/>MM. du conseil municipal de la ville de Saint-Germain »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« Saint-Germain-en-Laye, 15 novembre 1815<lb/>Messieurs,<lb/>J’ai l’honneur de vous inviter à faire fournir au quartier-maître du 40ème régiment porteur d’icelle les articles suivants :<lb/>58 tables, 20 de 12 pieds, 38 de 6 pieds<lb/>73 bancs<lb/>14 lampes pour le 40e<lb/>20 poêles<lb/>20 raclots<lb/>4 urinaux<lb/>20 balais par semaine<lb/>Il y a 210 carreaux d’ôtés ou de cassés.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Messieurs, votre très obéissant serviteur.<lb/>N. Y. Shave, major de brigade<lb/>Aux messieurs,<lb/>MM. les membres du conseil municipal »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« Saint-Germain-en-Laye, 15 novembre 1815<lb/>Messieurs,<lb/>J’ai l’honneur de vous inviter à fournir au quartier-maître du 27ème régiment, 3ème bataillon, porteur de cette lettre, les articles suivants :<lb/>60 tables<lb/>177 bancs<lb/>26 lampes<lb/>Tuyeau de poêle à fournire et 4 poêles<lb/>20 raclots<lb/>20 balais par semaine<lb/>Il y a 959 carreaux de cassés.<lb/>Je vous prierai de vouloir bien me faire savoir si la ville ou l’ingénieur du Roi doit faire fournir les tables et bancs dont on aura besoin au château.<lb/>J’ai l’honneur d’être votre obéissant serviteur.<lb/>N. Y. Shave, major de brigade<lb/>Aux messieurs,<lb/>MM. les membres du conseil municipal »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des incendies survenus au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1815/1815" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1815</unitdate>
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                <p>« Versailles, le 2 décembre 1815<lb/>Le sous-préfet de l’arrondissement de Versailles<lb/>A monsieur le maire de la ville de Saint-Germain, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>J’attendrai le procès-verbal pour présenter à monsieur le préfet la demande de l’indemnité que vous réclamez en faveur des pompiers qui ont rivalisé de zèle et d’intelligence dans les derniers incendies qui se sont manifestés au château de Saint-Germain depuis l’occupation par les troupes alliées et notamment dans celui du château neuf, maison appartenante aux héritiers Bazire, de laquelle maison les Anglais s’étaient emparés. Je serai plus à même de faire valoir leurs droits lorsque j’aurai à les appuyer des détails de leur conduite.<lb/>En attendant, je l’instruis immédiatement du malheur nouveau qui vient d’arriver dans votre ville et de la juste réclamation que vous vous proposez de faire. Je vous prie de me mettre à même de désigner le nombre des pompiers et les noms de ceux qui se seroient fait remarquer au-dessus des autres, de pouvoir rendre compte de leurs familles et de leurs facultés, de spécifier l’indemnité à laquelle vous pensez qu’ils ont droit de prétendre et sur quels fonds elle serait prise (je pense que ce sera sur ceux du département). En général, il est avantageux que les affaires soient indiquées d’abord dans tous les détails. Les demandes vagues donnent lieu à de nouvelles demandes de renseignements et amènent des lenteurs que je voudrais éviter toutes les fois que cela est possible.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, la nouvelle assurance de mes sentimens distingués.<lb/>Le c. de La Villegontier »</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série I</unitid>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Police locale</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du duc de Berry à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Détail de ce qui s’est passé à Saint-Germain-en-Laie le samedi 21 mai 1814, jour à monseigneur le duc de Berry a passé en revue son régiment.<lb/>Prévenu la veille de cette heureuse circonstance, M. le maire a fait des dispositions pour recevoir S.A.R. d’une manière digne des augustes descendants de Henry IV.<lb/>Un arc de triomphe garni de feuillages a été construit à la grille de la place Royale par où S.A.R. est entrée dans la ville. Les décorations de cet arc portaient les emblèmes de la royauté. Au frontispice étaient ces trois légendes : Vive le Roi, vive monseigneur le duc de Berry, vivent à jamais les Bourbons.<lb/>M. le maire s’est placé avec ses adjoints, M. le juge de paix, le conseil municipal et le clergé à cette entrée, où s’était rendue une foule de monde attirée par le désir de voir le prince. La cohorte urbaine, sous les armes, formait la haie.<lb/>M. le colonel du régiment de S.A.R. avec plusieurs des officiers de ce corps ont été sur la route attendre le prince, et M. le maréchal de camp commandant l’école militaire de cavalerie, avec M. le colonel commandant en second et un détachement des élèves de l’école, s’étaient portés à la rencontre de S.A.R.<lb/>A l’arrivée de ce prince, que l’expression de la plus vive allégresse et le bruit de 40 boëtes ont annoncée, M. le maire s’est avancé jusqu’à la voitures de S.A.R., qui a eu la bonté de faire signe qu’on arrêtât, mais ce signe n’ayant point été apperçu de ses écuyers, Elle a été conduite sans interruption au parterre, où son régiment l’attendait.<lb/>M. le maire s’est sur le champ rendu, avec le cortège qui l’accompagnait, à cette promenade où S.A.R. était déjà à cheval. Il s’est présenté devant Elle et l’a complimenté. M. le juge de paix et M. le curé ont eu le même honneur. S.A.R. les a écoutés avec une bonté touchante et paru satisfaite des hommages de la ville. Le prince a ensuite passé en revue son régiment et a daigné honorer de cette faveur la cohorte.<lb/>Dans les intervalles de la revue, où des marques sensibles d’allégresse pouvaient se manifester sans troubler les manœuvres, elles ont retenti de toute part.<lb/>A l’issue de la revue, S.A.R. est allé au château royal visiter l’école militaire de cavalerie, où Elle a été reçue avec enthousiasme. Elle a passé en revue les élèves de cet établissement, et a fait des questions à plusieurs de ces jeunes gens.<lb/>Cédant aux instances de M. le baron de Maupoint, S.A.R. a bien voulu accepter un déjeuner chez le commandant en chef de l’école, où Elle a reçu avec l’affabilité qui la caractérise un grand nombre de personnes empressées à lui rendre leurs hommages. S.A.R. a ensuite chassé.<lb/>S.A.R. a eu la bonté d’autoriser M. le maire à se décorer de la fleur de lys et à en décorer les autorités de la ville et les personnes de distinction et autres qui, par leurs emplois et surtout leur dévouement pour l’auguste dinastie des Bourbons, sont dignes de cette faveur. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les modalités de l’inauguration du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts<lb/>Surintendance des Beaux-Arts<lb/>Musées impériaux<lb/>Palais du Louvre, le 11 mai 1867<lb/>Monsieur le maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>D’après les ordres de M. le sénateur surintendant des Beaux-Arts, je suis chargé de vous faire savoir que les seuls membres de la commission du musée de Saint-Germain et du conseil municipal, auquel s’adjoindra le colonel du régiment des dragons de l’Impératrice seront admis à suivre et accompagner l’Empereur dans l’intérieur du musée.<lb/>Les invités, sauf les quelques personnes spécifiquement désignés d’avance, suivront S. M. à distance et s’arrêteront dans la salle n° 2 pendant que l’Empereur visitera les salles 3 et 4. Ils n’entreront dans les salles que quand S.M. aura franchi le seuil de l’escalier qui conduit au second étage, et ne commenceront à gravir l’escalier que lorsque S.M., après avoir visité la salle n° 5 et la bibliothèque, sera entré dans la salle n° 6.<lb/>Les invités étrangers à la commission et au conseil municipal seront admis dans le musée dix minutes après la sortie de l’Empereur. Aucune autre personne que les personnes munies de cartes ne pourront entrer dans le musée.<lb/>Je suis prié de vous inviter, Monsieur le Maire, à suivre strictement les instructions, et vous prie de recevoir l’assurance de mes sentiments les plus distingués.<lb/>Le conservateur du musée, chevalier de la Légion d’honneur<lb/>Alexandre Bertrand »</p>
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                <subject>Musée</subject>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Edifices communaux, monuments et établissements publics</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Edifices du culte et cimetière</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série 2 M</unitid>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des fonds demandés au roi pour la reconstruction de l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1821/1821" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1821</unitdate>
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                <p>« Ministère de l’Intérieur<lb/>1ère division<lb/>1er bureau<lb/>Paris, le 10 septembre 1821<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Un placet que vous aviez adressé à Sa Majesté à l’effet d’obtenir un secourt pour la reconstruction de l’église de cette ville m’a été renvoyé par son ordre.<lb/>Je sens comme vous la nécessité de reconstruire promptement l’église de Saint-Germain et je ferai tout ce qui dépendra de moi pour en accélérer les travaux, mais il n’existe au budget de 1821 qu’un fonds de 100000 f. applicable à des acquisitions, reconstructions ou réparations d’églises et de presbytères pour toute la France. Les 3/4 de cette somme sont déjà répartis et il est impossible, vu cette insuffisance de ressources, de s’occuper cette année de la demande formée par le conseil municipal de Saint-Germain, quelque fondée qu’elle puisse être.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération.<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur<lb/>Siméon »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <p>« Ministère de l’Intérieur<lb/>1ère division<lb/>1er bureau<lb/>Paris, le 26 novembre 1822<lb/>Monsieur le Comte,<lb/>J’ai écrit, ainsi que vous m’en aviez témoigné le désir, à Son Excellence le ministre de la Maison du Roi au sujet de la demande formée par la ville de Saint-Germain pour obtenir tout ou partie d’une somme de 25000 f. destinée à faire construire la nouvelle église.<lb/>M. de Lauriston m’informe que Sa Majesté aurait bien désiré pouvoir faire don de la totalité de cette somme, mais qu’elle n’en a malheureusement pas la possibilité, attendu que déjà elle s’impose d’énormes sacrifices pour soulager des familles qui ont été entièrement ruinées par suite de la Révolution.<lb/>Il ajoute toutefois que le Roi a daigné l’autoriser à délivrer pour la ville de Saint-Germain un secours de 1000 f. payable en vos mains sur la présentation de l’avis que j’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint.<lb/>Agréer, Monsieur le Comte, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat de l’Intérieur<lb/>Pour Son Excellence et par ordre, le conseiller d’Etat, secrétaire général<lb/>Signé : baron Capelle<lb/>Monsieur le comte Bozon de Périgord, gouverneur du château royal de Saint-Germain (Seine-et-Oise) »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de découverte des restes de Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1824/1824" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1824</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Aujourd’hui lundi douze juillet mil huit cent vingt-quatre, trois heures de relevée<lb/>Nous Pierre Danès de Montardat, ancien colonel de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye, ayant été informé par MM. les architectes de la nouvelle église de cette ville que, ce matin, vers sept heures, en faisant la fouille de l’emplacement du nouveau clocher et dans l’ancienne chapelle des fonts, on avait découvert successivement trois boetes en plomb de différentes formes, placées très près les unes des autres et dont l’une desquelles portait une inscription gravée sur une table d’étain constatant qu’elle contient partie des restes du roi Jacques Stuard second, roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande,<lb/>Nous sommes transportés sur le lieu sus-désigné, accompagné de M. le comte Bozon de Talleyrand, lieutenant général honoraire, grand-croix de l’ordre de Saint-Louis, gouverneur du château royal de Saint-Germain-en-Laye, de M. Jean-Jacques Collignon, curé de cette paroisse royale, de MM. Malpièce et Moutier, architectes de la nouvelle église, de M. Rigault, secrétaire de la mairie et de MM. Voisin, Perrin, Baudin, de Beaurepaire (le comte), Dusouchet, Galot, Decaen, Dupuis, Jeulin, Journet, Griveau, Dufous, Delaval, Casse, Barbé, membres du conseil municipal, et de M. Morin, commissaire de police,<lb/>Où étant, nous avons reconnu et constaté :<lb/>1° que la première des trois boetes susdites (figure A) était en plomb de 0 m. 35 et 0 m. 18 de hauteur, recouverte d’une plaque en même métal de 0 m. 22 carrés, sous laquelle plaque on a trouvé une table en étain de 0 m. 20 de haut, 0 m. 15 de large, portant cette inscription :<lb/>Ici est une portion de la chair et des parties nobles du corps de très haut, très puissant, très excellent prince Jacques Stuard, second du nom, roi de la Grande Bretagne, nacquit le XXIII octobre MDCXXXIII, décédé en France, à Saint-Germain-enLaye, le XVI septembre MDCCI.<lb/>Au bas de la plaque sont empreintes ses armes.<lb/>Cette boite est en partie mutilée. Elle contient plusieurs portions d’ossemens et des restes non encore consommés.<lb/>La deuxième boete (figure B), circulaire, est aussi en plomb, de 0 m. 35 centimètres de diamètre et 0 m. 30 de hauteur, et découverte.<lb/>La troisième boete (figure C), de 0 m. 30 carrés et 0 m. 25 de hauteur, est aussi en plomb et fermée de toutes parts, à l’exception d’un trou oxidé.<lb/>Ces deux dernières boetes ne paraissent contenir que des restes consommés.<lb/>Ces trois boetes ont été enlevées en présence de toutes les personnes dénommées au présent, avec le plus grand soin, et transportées dans le Trésor de la sacristie.<lb/>Ensuite, nous avons fait faire aux archives de la mairie les recherches nécessaires, et nous avons trouvé, sur le registre de l’année 1701, à la date du 16 septembre, les actes dont copie seront jointes au présent procès-verbal, ainsi que la copie de l’épitaphe du roi Jacques, et qui constatent que partie de ses entrailles, de son cerveau avec ses poumons et un peu de la chair sont restés en dépôt dans cette église pour la consolation des peuples, tant français qu’anglais, et pour conserver en ce lieu la mémoire d’un si grand et si religieux prince.<lb/>Les autres boetes sont sans doute les restes de la princesse Louise Marie d’Angleterre et fille du roi Jacques second, décédée à Saint-Germain le 17 avril 1712 ainsi que le constate le registre de cette année, qui indique qu’une partie des entrailles de cette princesse a été déposée près des restes de son père.<lb/>De tout ce que dessus, le présent a été rédigé les susdits jour, mois et an, et signé de toutes les personnes y dénommées.<lb/>Danes de Montardat<lb/>De Bozon de Talleyrand<lb/>A. S. Moutier, Voisin, A. Malpièce, Collignon curé<lb/>Le comte de Beaurepaire, Perrin, Baudin,<lb/>Dusouchet, Galot, Decaen<lb/>Dupuis, Jeulin, Journet<lb/>Griveau, Dufous, Morin commissaire de police<lb/>Casse, Delaval, Barbémorel<lb/>Rigault secrétaire »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unitdate normal="1824/1824" encodinganalog="3.1.3">11 août 1824</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>Bureau premier<lb/>Versailles, 11 août 1824<lb/>M. le maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>J’ai transmis à Son Excellence le ministre de l’Intérieur le procès-verbal de la découverte des restes de Jacques II trouvés dans la démolition de la vieille église de votre ville.<lb/>Son Excellence approuve les mesures que vous avez prises dans cette circonstance et désire que, lorsque le degré d’avancement des travaux de la nouvelle église le permettra, les trois coffres en plomb et les dépouilles royales qu’ils renferment y soient replacés d’une manière convenable. Je vous engage à vous concerter à cet effet avec MM. les architectes chargés de la construction de l’Eglise et me faire part du projet qu’ils vous soumettront.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de mon sincère attachement.<lb/>Le préfet<lb/>Des Touches »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unitdate normal="1824/1824" encodinganalog="3.1.3">23 août 1824</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>Bureau premier<lb/>Versailles, 23 août 1824<lb/>M. le maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Je vous ai invité le 7 de ce mois à me soumettre un projet relatif au placement des restes du roi d’Angleterre trouvés dans la démolition de votre église. Son Excellence le ministre de l’Intérieur désire que je lui fasse connaître le plutôt possible ce qui aura été arrêté à ce sujet, et le moment om l’exécution pourra en avoir lieu.<lb/>Veuillez me mettre à même de lui répondre sans délai.<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de mon sincère attachement.<lb/>Le préfet<lb/>Des Touches »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unitdate normal="1825/1825" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1825</unitdate>
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                <p>« Paris, le 21 octobre 1825<lb/>J’ai mis sous les yeux du Roi, Monsieur le Maire, votre demande concernant l’église de Saint-Germain, pour laquelle la ville s’est imposée à 10000 f. pendant 10 ans. S. M., content, a donné cinq mille francs en ce moment. Elle verra chaque année ce qu’Elle pourra faire. Les dépenses très considérables occasionnées par son avènement au trône, par son sacre etc. ne lui permettent pas d’accorder davantage pour l’instant.<lb/>Vous verrez dans ce don une preuve de la bienveillance du Roi et de ma bonne volonté pour la ville de Saint-Germain comme de mon intérêt pour son digne maire.<lb/>Veuillez en recevoir l’assurance, Monsieur, en même tems que celle des sentimens sincères et distingués avec lesquels j’ai l’honneur d’être votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le duc de Doudeauville »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unitdate normal="1826/1826" encodinganalog="3.1.3">15 décembre 1826</unitdate>
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                <p>« Maison du Roi<lb/>Intendance du Trésor de la Liste civile<lb/>Bureau de la direction des Recettes et dépenses<lb/>M. Usquin, maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 15 décembre 1826<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Une heure après le départ de la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire hier ensuite des informations que j’avais prises au ministère de la Maison du Roi, j’ai reçu celle-ci-jointe, que je m’empresse de vous adresser, afin de vous éviter la peine de faire les démarches que je vous ai conseillées et qui pourraient attirer des reproches aux personnes qui paraissent avoir négligé l’expédition de l’affaire qui intéresse votre ville.<lb/>Pour me conformer au désir que vous m’avez manifesté, je vais envoyer à la caisse générale du Trésor à Paris une quittance préparée à votre nom pour le paiement des 10000 f. dont il s’agit, que vous pourrez recevoir dès les premiers jours de la semaine prochaine si cela entre dans vos arrangements.<lb/>Veuillez bien, Monsieur le Maire, agréer l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le chef de la direction des Recettes et des dépenses<lb/>De Verbois »</p>
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                <p>« Ministère de la Maison du Roi<lb/>Bureau des Pensions<lb/>M. le maire de Saint-Germain<lb/>Paris, le 28 mai 1827<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>J’ai pris les ordres du Roi sur la demande que vous avez faite au nom des habitans de la ville de Saint-Germain-en-Laye d’une nouvelle somme pour la construction de l’église de cette résidence royale, et je me fais un plaisir de vous annonce que, sur ma proposition, Sa Majesté a daigné accorder, pour cet objet, un nouveau secours de dix mille francs qui sera acquitté entre vos mains sur la présentation de l’avis ci-joint.<lb/>Recevez, je vous prie, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le conseiller d’Etat, intendant du Trésor de la Couronne, chargé par intérim de l’administration des offrandes de la Maison du Roi<lb/>De La Bouillerie »</p>
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                <p>« Monsieur le Maire,<lb/>Nous avons l’honneur de vous adresser le dessin et le devis du projet de monument que l’on pourrait élever dans l’église de Saint-Germain-en-Laye à la mémoire du roi Jacques II. Nous avons cherché à le faire le moins dispendieux possible. La dépense s’élèverait à la somme de 11782 f. 77 c. On le placerait dans une des chapelles principales. Il serait bien à désirer que Son Excellence le ministre de l’Intérieur réalisât la promesse qu’il avoit bien voulu faire, lors de la découverte des restes de cet infortuné monarque, de faire les fonds nécessaires pour l’exécution de ce modeste monument, qui ornerait convenablement la nouvelle église.<lb/>Nous sommes avec respect, Monsieur le Maire, vos très humbles et très obéissants serviteurs.<lb/>Les architectes de l’église<lb/>Malpièce, A. S. Moutier<lb/>Paris, le 22 juin 1827 »</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>Bureau d’administration communale<lb/>Versailles, le 3 juillet 1827<lb/>Monsieur le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Avant de soumettre au ministre de l’Intérieur le projet du monument à ériger à la mémoire du roi Jacques 2 dans la nouvelle église royale de votre ville, il est indispensable que votre conseil municipal se prononce sur son adoption et sur les moyens de pourvoir aux dépenses qu’il occasionnera. J’ai, en conséquence, l’honneur de vous faire le renvoi des plans et devis qui accompagnaient votre lettre du 27 juin et je vous autorise à convoquer extraordinairement votre conseil municipal.<lb/>Le devis annonce que ce monument sera placé dans une des chapelles principales, mais il me parait convenable de la désigner. Il me parait également convenable de soumettre au ministre, avec le projet de monument, les inscriptions latines que le même devis propose de graver en lettres d’or.<lb/>Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le préfet<lb/>De Tocqueville »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
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                <p>« Ministère de la Maison du Roi<lb/>M. le maire de Saint-Germain<lb/>Paris, le 7 août 1827<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Je désirerais bien vivement pouvoir vous faire une réponse favorable au sujet du mémoire que vous avez eu l’honneur d’adresser au Roi à l’effet d’obtenir un nouveau secours pour la construction de l’église de Saint-Germain mais, Sa Majesté ayant déjà accordé pour cet objet une somme totale de vingt-cinq mille francs pendant les années 1826 et 1827, vous sentirez que les charges immenses qui pèsent d’ailleurs sur le Trésor de la Liste civile imposent nécessairement des bornes à la munificence royale. Ces charges se sont singulièrement accrues par les nombreux secours qui ont été accordés aux départements ravagés par les orages et les inondations.<lb/>Toutefois, si l’année prochaine il est possible de seconde encore la ville de Saint-Germain dans sa louable entreprise, j’aurai l’honneur de soumettre au Roi, avec un véritable intérêt, la demande que vous avez formée.<lb/>Recevez, je vous prie, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le ministre d’Etat, intendant de la Maison du Roi<lb/>De La Bouillerie »</p>
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                <unitdate normal="1827/1827" encodinganalog="3.1.3">13 août 1827</unitdate>
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                <p>« 13 août 1827<lb/>Monsieur le Baron,<lb/>Ainsi que vous le rappelez dans votre lettre du 7 de ce mois, que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, Sa Majesté a eu la bonté de faire remettre à la ville de Saint-Germain la somme de 25000 f. pour l’aider à la construction de son église.<lb/>J’ai l’honneur de vous observer que cette église ne devoit d’abord coûter que 440000 f. et que, dans cette hypothèse, M. le ministre de Sa Majesté m’avoit fait espérer qu’il payeroit 5000 f. par année pour concourir au payement des arrérages des emprunts faits par la ville (ces emprunts ne seront éteints que dans 16 ans) plus 30000 f. de capital.<lb/>Le payement de 5000 f. pour arrérages, dont le versement pour la 1ère année a été fait, étoit fondé sur le fait que Sa Majesté possède autant d’immeubles dans le territoire de Saint-Germain que tous les propriétaires réunis et que les biens de ces propriétaires étant soumis à un impôt de centimes additionnels de 12000 f. pour le service des arrérages, l’afranchissement de contribution foncière en faveur des biens de la Couronne faisoit supporter aux habitans une contribution double de ce qu’elle seroit si toutes les propriétés étaient imposées. L’octroy est en outre augmenté pour cet objet de 27000 f. par an (ce qui regarde l’octroy n’est rappellé ici que pour ordre).<lb/>Cette somme de 440000 f. ayant été portée dans les nouveaux devis à 674000 f., j’ai eu l’honneur d’en écrire à M. le duc de Doudoville, avec qui j’ai eu une conférence. Il me laissa toutes les premières espérances, mais comme je cherchais à m’appuyer sur des choses positives, je le priai d’abandonner le mode de secours de 5000 f. par an et de prier Sa Majesté de faire porter les secours qu’Elle avoit eu la bonté de promettre à un capital de 50000 f. Ayant eu l’honneur d’être accueilli par Sa Majesté dans une de ses chasses à Saint-Germain, je luy avais rendu compte brièvement de notre position. Il m’avait répondu avec bonté.<lb/>C’est dans cette situation des affaires de l’église que j’ai eu l’honneur, Monsieur le Baron, de communiquer avec vous. Sa Majesté, dans sa munificence, nous avait fait remettre 15000 f. et, sous votre administration, Elle a fait encore verser 10000 f. (d’après les demandes qui étaient les conséquences des communications que j’avois eues avec M. le précédent ministre). Laitte faisoit encore 25000 f. à espérer.<lb/>Mais les choses ont encore changé. La dépense de 674000 f. s’élèvera à 55000 f. au-delà et, dans ma dernière demande, je priois Sa Majesté d’avoir la bonté d’ajouter 30000 f. aux 25000 f. reçus, ce qui élevoit de 5000 f. les dernières demandes. En définitive, Sa Majesté auroit eu l’extrême bonté de faire payer 55000 f. sur 730000 f. et peut-être 750000 f.<lb/>Sa Majesté ne nous doit rien, je le sais, mais Saint-Germain est une ville toute royale. L’église a été commencée sous Louis XV, Louis XVI avoit affecté des fonds pour la continuer, LL. MM. la faisoient faire sans appeler les habitans au payement de la construction. Des événements qu’on voudroit oublier ont changé ces disposition.<lb/>La ville de Saint-Germain étoit sans église, les revenus de la ville ne surpassoient ses dépenses forcées que de 18000 f. et cette ville, contre sa volonté, sans avoir pu le prévoir, se trouva obligée à une dépense de 730000 à 750000 f.<lb/>Nommé maire, j’ai voulu connoitre la véritable position de cette entreprise. J’ai vu que, pour éviter plus grands maux, il étoit d’une nécessité absolue de faire terminer promptement l’église. Elle étoit indispensable. Il n’existe plus qu’une étroite sacristie pour célébrer l’office. Le jour de la fête de Sa Majesté, nous prendrons possession de notre église nouvelle. L’administration municipale a fait des efforts pour arriver à ce résultat, elle doit les continuer, il serait fâcheux que la ville soit en faillite.<lb/>Je croix, Monsieur le Baron, que vous apprécierez notre position et nos démarches, que vous aurez la bonté d’exposer à Sa Majesté notre détresse et les circonstances qui nous forcent à réclamer ses bontés et son secours.<lb/>Je sais que, dans votre dernière lettre, vous ne repoussez pas mes demandes, que vous me dites, Monsieur le Baron, que vous secondrez encore la ville de Saint-Germain dans sa louable entreprise l’année prochaine si c’est possible.<lb/>Si je pouvais obtenir de Sa Majesté 10000 f. cette année et 20000 f. dans les premiers 6 mois de l’année prochaine, nous arriverions à faire honneurs à nos engagements. Ayez la bonté, Monsieur le Baron, de nous faire obtenir de Sa Majesté ces derniers 30000 f. dans le tems que j’indique. Nous ne ferons plus d’autres demandes et vous nous aurez tiré du plus pénibl embarras.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Baron, etc. »</p>
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                <p>« Ministère de la Maison du Roi<lb/>Bureau des Pensions<lb/>M. le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 26 août 1827<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>D’après la lettre que vous m’avez écrite en réponse à la mienne du 7 de ce mois, j’ai eu l’honneur de prendre de nouveau les ordres du Roi au sujet de votre demande.<lb/>Je m’empresse et me félicite de vous annoncer que Sa Majesté, voulant donner à la ville de Saint-Germain une nouvelle preuve de sa bienveillance royale, et prenant aussi en considération les embarras que vous éprouvez par suite des dépenses de construction de votre église, m’a ordonné, malgré la pénurie des fonds, de mettre à votre disposition pour cet objet une autre somme de dix mille francs, dont vous trouverez ci-joint l’avis de payement.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le ministre d’Etat, intendant général de la Maison du Roi<lb/>Baron de La Bouillerie »</p>
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                <p>« Les architectes de l’église de Saint-Germain-en-Laye à monsieur Usquin, maire de la ville<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait l’honneur de nous écrire le 26 novembre dernier pour nous inviter à prendre les mesures convenables afin de remplir les intentions de Son Excellence le ministre de l’Intérieur relativement à l’exécution du monument que l’on doit élever dans l’église royale et paroissiale de Saint-Germain-en-Laye à la mémoire du roi Jacques deux, monument dont les frais monteront à la somme de 11782 f. 77 c., qui seront payés sur les fonds du ministère.<lb/>Aussitôt, nous avons fait les détails nécessaires à l’exécution. Après avoir examiné, sur ces détails, le devis primitif, qu’il est important de ne pas dépasser, nous avons préparé le marché ci-joint, que nous vous proposons de faire approuver par M. le préfet, d’autant que, malgré plusieurs omissions qui avaient été faites, on aura la certitude de rentrer dans le crédit accordé.<lb/>Nous avons choisi, pour mettre en œuvre ce monument, le sieur Varelle, marbrier, qui a exécuté avec soin et intelligence les autres travaux de marbrerie de cette église ;<lb/>Peut-être, en m’adressant ce projet de marché à M. le préfet, trouverez-vous à propos, Monsieur le Maire, de demander si les fonds faits par le ministre de l’Intérieur sont disponibles. Dans ce cas, le receveur municipal pourrait les encaisser et l’on ordonnerait cette dépense, conformément à l’article 8 de ce marché. Dans le cas contraire, il faudrait changer cet article et lui substituer les dispositions qui seraient indiquées par Son Excellence.<lb/>Nous avons l’honneur de vous envoyer, Monsieur le Maire, le devis que vous nous avez adressé, en vous priant de le revêtir de votre approbation, avec le projet de marché annexé.<lb/>Nous sommes avec respect, Monsieur le Maire, vos très humbles et très obéissants serviteurs.<lb/>Les architectes de l’église de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Malpièce, A. S. Moutier<lb/>Paris, le 19 février 1828 »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le monument à Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1828/1828" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1828</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>Bureau d’administration communale<lb/>Versailles, le 1er mars 1828<lb/>M. le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Je viens de recevoir, avec la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 19 février, le projet de marché que vous vous proposez de passer avec le sieur Varelle, marbrier, pour l’exécution du monument à ériger dans l’église de Saint-Germain à la mémoire du roi Jacques 2. Mais ce marché ne peut être admis, tous les travaux exécutés pour le compte du gouvernement devant être l’objet d’adjudication au rabais.<lb/>Je vais d’ailleurs écrire à Son Excellence le ministre de l’Intérieur pour demander à quelle époque les fonds accordés pour ce monument pourront être mis à ma disposition.<lb/>Je vous renvoye les deux pièces qui accompagnaient votre lettre.<lb/>Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le conseiller d’Etat, préfet<lb/>W. Capelle »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des fonds demandés au roi pour la reconstruction de l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1828/1828" encodinganalog="3.1.3">11 mars 1828</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Intendance générale de la Maison du Roi<lb/>4e division<lb/>M. le maire de Saint-Germain<lb/>Paris, le 11 mars 1828<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite à l’effet d’obtenir des bontés du Roi un dernier secours de 20000 f. pour la construction de l’église de la ville de Saint-Germain.<lb/>Je sens comme vous, Monsieur, qu’il est très fâcheux que, dans une entreprise aussi importante, les ressources de la vile n’aient point été calculées mais, ainsi que je vous l’ai mandé déjà, les charges qui pèsent sur le Trésor de la Couronne imposent nécessairement des bornes à la munificence royale. Toutefois, je me suis empressé de prendre les ordres du Roi au sujet de votre demande, et j’ai l’honneur de vous annoncer que Sa Majesté a bien voulu donner à la ville de Saint-Germain une nouvelle preuve de sa bienveillance en lui accordant pour 1828 une somme de six mille francs, dont vous trouverez ci-joint l’avis de payement.<lb/>Recevez, je vous prie, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le ministre d’Etat, intendant général de la Maison du Roi<lb/>Baron de La Bouillerie »</p>
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                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis du monument à Jacques II pour l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1828/1828" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1828</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Préfecture du département de Seine-et-Oise<lb/>Devis des travaux à faire pour l’érection d’un monument sépulchral à la mémoire de Jacques II, roi d’Angleterre, dans l’église royale de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Ce monument sera placé dans une des chapelles principales de l’église, c’est-à-dire dans celle formant le milieu d’un des bas-côtés (celui de droite en entrant).<lb/>Il se compose d’un stilobate en marbre blanc élevé sur une marche de marbre noir.<lb/>Le monument est décoré de pilastres d’ordre dorique, surmonté d’un fronton aussi en marbre blanc.<lb/>Les armes du roi Jacques et d’autres ornemens seront sculptés sur le marbre. Des inscriptions latines, qui seront soumises à l’autorité, seront gravées en lettres d’or.<lb/>Maçonnerie et marbrerie<lb/>Le massif sous le monument en moellon neuf et plâtre de 2,30 sur 0,97 de large produit : 2,33<lb/>Et deux autres parties d’ensemble 1,44 sur 0,60 réduits de large produit : 0,86<lb/>Superficie : 3,09<lb/>Qui de 0,65 de haut donne : Massif moellon neuf et plâtre : 2,01<lb/>La marche en marbre noir de Dinan en 3 morceaux<lb/>1 de 2,51 sur 0,48 de large, produit : 1,20<lb/>2 d’ensemble 1,44 sur 0,48, produit : 0,69<lb/>Superficie : 1,89<lb/>Qui de 0,16 de haut donne : Cube marbre noir de Dinan : 0,302<lb/>Les sciages, ensemble le double de la superficie, produit : 3,78<lb/>Ceux de hauteur 9,10 sur 0,16, prodit : 1,46<lb/>[Total :] Sciage Dinan : 5,24<lb/>Quatre évidemens simples d’ensemble 1,80 sur 0,16 réduits, produit 0,288 et 0,16 de haut, donne : Evidement Dinan : 0,046<lb/>La taille en dégauchissement du dessus, la superficie moins celle des évidemens, produit ci : 1,60<lb/>Les faces 6,03 de développement compris 2 arêtes : 1,93<lb/>La taille de deux angles circulaires suivant le mur, évalués : 0,50<lb/>7 entailles d’agraphes : 0,70<lb/>[Total :] Taille Dinan : 4,73<lb/>Le poli, les deux premières superficies de taille, produit : Poli Dinan : 3,53<lb/>Le noyau en pierre de roche de Nanterre de 2,89 sur 0,32 réduit, produit : 0,92<lb/>Qui de 0,16 d’épaisseur donne : Roche : 0,147<lb/>7 entailles d’agrafes : Taille roche : 0,70<lb/>7 fortes agrafes en carillon, pour fourniture et pose, ci : Fortes agrafes : 7<lb/>Le socle en marbre noir idem<lb/>La partie de face de 1,69 de long sur 0,18 de haut et 0,15 d’épaisseur, donne : 0,049<lb/>Les deux côtés ensemble 1,44 de long sur 0,18 et 0,054 d’épaisseur : 0,014<lb/>[Total :] Dinan : 0,063<lb/>Les sciages, contenant le double de la superficie, produit : 1,16<lb/>Et 3,66 sur 0,15, produit : 0,55<lb/>[Total :] Sciage Dinan : 1,71<lb/>La taille brute aux deux morceaux de 4,56 sur 0,16 de taille, compris arrêtes, ci : 0,73<lb/>Le dégauchissement des faces, la superficie produit : 0,25<lb/>Au morceau principal :<lb/>Le dégauchissement des sciages, contenant la superficie : 0,32<lb/>Et pour les quatre autres faces<lb/>3,98 sur 0,23 compris arrêtes produit : 0,92<lb/>2 joints aux morceaux de côté d’ensemble 0,68, compris arrêtes, sur 0,16 détaillé, produit : 0,11<lb/>7 entailles d’agrafes : 0,70<lb/>[Total :] Taille Dinan : 3,03<lb/>Le polissage contenant les quatre premières surfaces : Poli Dinan : 2,22<lb/>Le noyau de 1,55 de long sur 0,38 de large et 1,44 sur 0,32, produit : 1,05<lb/>Qui de 0,18 d’épaisseur, donne : Roche : 0,189<lb/>7 entailles d’agrafes : Taille Roche : 0,70<lb/>La fourniture des dites : Agrafes : 7<lb/>La base des piédestaux en marbre blanc veiné, la partie du milieu de 1,67 de long sur 0,16 de haut, produit : 0,267<lb/>Qui de 0,15 d’épaisseur produit : 0,038<lb/>Les sciages, le double de la superficie, produit : 1,05<lb/>Et 3,54 sur 0,15, produit : 0,53<lb/>[Total :] Sciage marbre blanc : 1,58<lb/>La taille brute en dégauchissement des sciages, la superficie : 1,58<lb/>Aux deux morceaux, les joints de 4,48 sur 0,16 de taille, produit : 0,72<lb/>4 joints d’onglets d’ensemble 1,28 sur 0,32 de taille, produit : 0,41<lb/>Au morceau principal, la double taille de 0,03 contenant 1,50 sur 0,16, produit au double : 0,48<lb/>Les saillies d’ensemble 0,64 sur 0,16 de taille, produit : 0,10<lb/>Les joints au pourtour contenant 3,86, compris angles, sur 0,31 de taille, compris arrêtes, produit : 1,20<lb/>Les moulures 5,47 de développement sur 0,65 de profil, produit : 3,56<lb/>7 entailles d’agrafes : 0,70<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 8,75<lb/>Le poli contenant les 1ère, 2e, 5e, 6e et 7e surfaces, produit : Poli marbre blanc : 7,16<lb/>Le noyau en pierre, idem superficie que le précédent et de 0,16 de haut, produit : Roche : 0,168<lb/>7 entailles d’agrafes : Taille roche : 0,70<lb/>La fourniture des dites : Agrafes : 7<lb/>Les deux dez en marbre blanc d’ensemble 1,40 sur 0,32, produit : 0,45<lb/>Qui de 0,15 d’épaisseur donne : Blanc veiné : 0,068<lb/>Les sciages, le double de la superficie, produit : 0,90<lb/>Et 4,00 sur 0,15, produit : 0,60<lb/>[Total :] Sciages marbre blanc : 1,50<lb/>Le dégauchissement : la superficie des sciages : 1,50<lb/>Et 4,64 sur 0,37, compris arrêtes : 1,76<lb/>La taille de deux joints pleins, d’ensemble 1,72 sur 0,16, produit : 0,28<lb/>Idem de deux fortes feuillures, 1,72 idem sur 0,32, produit : 0,56<lb/>4 trous d’agrafes : 0,40<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 4,50<lb/>La fourniture des dites agrafes : Agrafes : 4<lb/>Le poli de la 1ère et 2e superficies : Poli marbre blanc : 3,26<lb/>Les trois tables en marbre blanc veiné de 0,70 sur ensemble 2,39 de large : 1,67<lb/>Qui donne de 0,05 d’épaisseur : Blanc veiné : 0,084<lb/>Les sciages, le double de la superficie, produit : Sciage marbre blanc : 3,34<lb/>Le dégauchissement même surface, produit : 1,67<lb/>2 joints plein d’ensemble 1,72, compris angles, sur 0,24, compris ciselures derrière, produit : 0,41<lb/>Les deux autres joints 8,22 sur 0,08, produit : 0,66<lb/>6 entailles d’agrafes : 0,60<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 3,34<lb/>La fourniture des dites : Agrafes : 6<lb/>Le poli des 1ère et 2e surfaces, produit : Poli marbre blanc : 2,08<lb/>La corniche produira moitié du cube de la base, ce : Blanc veiné : 0,039<lb/>Les sciages, la moitié de la superficie, produisent : 0,53<lb/>Et 3,54 sur 0,15, produit : 0,53<lb/>[Total :] Marbre blanc : 1,06<lb/>Le dégauchissement du dessus : 3,22<lb/>Sur 0,15, produit : 0,48<lb/>Les 6 joints d’onglets d’ensemble 1,44 sur 0,32 de taille, produit : 0,46<lb/>Au morceau principal, la double taille de 0,03 et de 1,50 sur 0,08, produit au double : 0,24<lb/>Les saillies d’ensemble 0,48 sur 0,16, produit : 0,08<lb/>Les moulures 5,47 sur 0,81 de profil, produit : 4,43<lb/>Le refouillement de 180 denticules à 0,10 de taille, compris langues de chat, donne : 18,00<lb/>7 entailles d’agrafes : 0,70<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 24,39<lb/>Le poli, les 1ère, 3e, 4e, 5e et 6e surfaces, produit : Poli marbre blanc : 23,23<lb/>Le noyau idem surface que les autres et de 0,78 de haut, produit : Roche : 0,819<lb/>14 entailles d’agrafes : Taille roche : 1,40<lb/>La fourniture des dites, ci : Agrafes : 14<lb/>Les deux couronnemens des parties sur le côté en marbre blanc, d’ensemble 1,60 de long sur 0,42 de large, produit : 0,67<lb/>Qui de 0,21 de haut donne : Blanc veiné : 0,141<lb/>Les sciages, le double de la superficie : 1,34<lb/>Et 4,88 sur 0,21, produit : 1,02<lb/>[Total :] Sciage : 2,36<lb/>La taille brute, le dégauchissement des faces de 1,60 sur 0,21, produit : 0,34<lb/>Le dessus des dites, ensemble 0,84 sur 1,60, compris ébauche et circulaire : 1,34<lb/>Le recoupement du joint de derrière de 1,70 sur 0,21, produit à fois et ½, compris circulaire : 0,54<lb/>4 trous de goujon : 0,20<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 2,42<lb/>Le poli, la deuxième superficie : Poli marbre blanc : 1,34<lb/>La fourniture de 4 goujons : Goujons : 4<lb/>Les deux piédestaux et bases des pilastres en blanc veiné, d’ensemble 0,76 de haut sur 0,32, produit 0,24, qui de 0,27 donne : Blanc veiné : 0,065<lb/>Les sciages, le double de la surface : 0,48<lb/>Et 2,48 sur 0,27, produit : 0,67<lb/>[Total :] Sciage blanc veiné : 1,15<lb/>La taille brute des joints de dessous et de dessus, ensemble 1,28 sur 0,27, produit : 0,35<lb/>La double taille formant feuillure<lb/>0,51 de haut, compris arrêtes, ensemble 1,28 de taille : 0,65<lb/>La double taille des paremens<lb/>Le double de la surface : 0,48<lb/>2 trous de goujons : 0,10<lb/>4 d’agrafes : 0,40<lb/>Les moulures 2,64 de pourtour, compris angles, sur 2,60 de profil : 6,86<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 8,84<lb/>Le polissage de cette dernière superficie et des paremens, ensemble, produit : Polissage : 7,34<lb/>La fourniture de deux goujons et quatre agrafes : Agrafes : 6<lb/>La partie entre les dits piédestaux en blanc idem de 3,13 sr 0,27 de haut, produit : 0,85<lb/>Qui de 0,10 d’épaisseur, produit : Blanc veiné : 0,085<lb/>Les sciages, le double de la surface, produit : Sciage marbre blanc : 1,70<lb/>Les joints, 8,84 sur 0,25, compris arrêtes, produit : 2,21<lb/>6 entailles d’agrafes : 0,60<lb/>Les moulures, 3,13 de long sur 1,30 de profil, produit : 4,07<lb/>[Total :] Taille : 6,88<lb/>Le poli de cette dernière superficie, produit : Poli : 4,07<lb/>2 autres parties de socle et colonne d’ensemble 0,70 de haut sur 0,07 et 0,07, produit : Blanc veiné : 0,003<lb/>Les joints au pourtour 2,32 sur 0,25 de taille, produit : 0,58<lb/>Et 0,14 sur 0,25, produit : 0,04<lb/>Les moulures, 1,24 de développement, compris angles et arrêtes, sur 2,60 de profil, produit : 3,22<lb/>[Total :] Taille : 4,04<lb/>Le poli de cette surface, produit : Poli : 3,22<lb/>Le noyau de 1,45 et 0,035, produit : Roche : 0,20<lb/>Douze entailles d’agrafes : Taille roche : 1,20<lb/>La fourniture des dites agrafes : Agrafes : 12<lb/>Les deux pilastres en blanc de 1,40 sur ensemble 0,40 produit 0,56 et 0,25, compris congés et astragales, donne : Blanc veiné : 0,140<lb/>Les sciages, le double de la superficie, produisent : 1,12<lb/>Et 6,40 sur 0,25, produit : 1,60<lb/>[Total :] Sciage marbre blanc : 2,72<lb/>La taille des quatre joints des abouts de 0,25 carrés, évalués : 1,00<lb/>Idem des quatre feuillures d’ensemble 6,24 sur 0,32 de taille, produit : 2,00<lb/>La double taille des parements, le double de la superficie, produit : 1,12<lb/>Le dégauchissement des faces, 1,40 sur 0,50, produit : 0,70<lb/>Quatre trous de goujons : 0,20<lb/>Quatre entailles d’agrafes : 0,40<lb/>[Total :] Taille : 5,42<lb/>Le polissage, 1,56 sur 1,68, compris arrêtes, produit : Poli : 2,62<lb/>Les deux morceaux côté du mur de 0,10 carrés sur ensemble 1,40 de long : Blanc veiné : 0,014<lb/>Le sciage, le double de la surface produit : Sciage idem : 0,28<lb/>La taille des quatre joints : 0,40<lb/>Celle des feuillures produit : 2,00<lb/>Le dégauchissement des faces de 1,35 sur 0,20 : 0,28<lb/>Quatre trous de goujons et d’agrafes : 0,40<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 3,08<lb/>Les deux chapiteaux de 0,27 sur 0,27 et ensemble 0,24 de haut, produit : Blanc veiné : 0,017<lb/>Les sciages, 1,08 sur 0,24 : 0,26<lb/>Et 1,08 sur 0,27, produit : 0,29<lb/>[Total :] Sciage : 0,55<lb/>Le dégauchissement des lits, cette dernière superficie : 0,29<lb/>Quatre joints en feuillures, évaluées : 0,60<lb/>Les moulures 2,32, compris angles, sur 1,46 de profil, produit : 3,39<lb/>Deux trous de goujons de 0,12 de haut, évalués : 0,20<lb/>[Total :] Taille marbre blanc : 4,48<lb/>Le polissage, la superficie des moulures : Poli : 3,39<lb/>Deux autres petits morceaux de chapiteaux : Argent : 25 f.<lb/>Les tables en blanc veiné de 1,60 de haut sur ensemble 1,57, produit : 2,51<lb/>Qui de 0,054 d’épaisseur, donne : Blanc veiné : 0,136<lb/>Les sciages, le double de la superficie : Sciage : 5,02<lb/>Le dégauchissement, la superficie produit ci : 2,51<lb/>La double taille de 0,02 pour la table rapportée de 0,72 sur 1,00 : 0,72<lb/>Et les saillies de 3,76 sur 0,16 : 0,60<lb/>Le refouillement pour les armes, évalué : 1,00<lb/>Les joints de 13,70, compris angles, sur 0,08, produit : 1,10<lb/>[Total :] Taille : 5,93<lb/>Le poli, les première et troisième surfaces : Polissage : 3,11<lb/>Ladite table rapportée en blanc statuaire de 0,94 sur 0,72, produit 0,68<lb/>Qui de 0,05, donne : Blancs statuaire : 0,034<lb/>Les deux sciages produisent : Sciages : 1,36<lb/>Le dégauchissement d’une face, la superficie : 0,68<lb/>Les joints pleins 3,64 sur 0,15, produisent : 0,55<lb/>[Total :] Taille : 1,23<lb/>Le poli, les deux superficies, produit : Poli : 1,23<lb/>La petite corniche de 0,82 sur 0,06 et 0,08 produit : Blanc veiné : 0,004<lb/>Les joints 2,12 sur 0,08 : 0,17<lb/>Les moulures 1,30, compris angles, sur 0,80 de profil, produit : 1,04<lb/>[Total :] Taille : 1,21<lb/>Le poli de cette surface : Poli : 1,04<lb/>Le noyau de 1,60 sur 1,35, produit 2,16<lb/>Qui de 0,40 d’épaisseur, produit : Riche : 0,860<lb/>10 entailles d’agrafes : Taille roche : 1,50<lb/>La fourniture des dites : Agrafes : 10<lb/>L’architrave et la frise de 2,53 développé sur 0,25 de haut, produit : 0,63<lb/>Qui de 0,10 de haut, produit : Blanc veiné : 0,063<lb/>Les sciages, le double de la superficie, produit : Sciage : 1,26<lb/>Les joints 3,15 sur 0,15, produit : 0,47<lb/>Ceux d’onglets 1,72, compris arrêtes, sur 0,30 détaillé, produit : 0,52<lb/>Le dégagement de l’architrave de 0,07 de haut et 0,013 de saillie, contenant 2,77, compris angles, sur 0,30 de taille, produit : 0,83<lb/>Idem de la frise 2,77 idem sur 0,40 étant plus haut : 1,11<lb/>Ensuite la double taille pour les triglyphes de 0,34 sur 1,85 de taille, produit : 0,63<lb/>Les dix saillies de 0,34 sur ensemble 1,50, produit : 0,51<lb/>Enfin la double taille pour la table renfoncée de 1,00 sur 0,16, produit : 0,16<lb/>Les saillies 2,64 sur 0,16, produit : 0,42<lb/>6 entailles d’agrafes : 0,60<lb/>[Total :] Taille : 5,25<lb/>Le poli, la troisième, quatrième, cinquième, sixième et huitième surfaces : Poli : 3,50<lb/>La table saillante en blanc statuaire idem de 1,00 sur 0,16 et 0,03, produit : 0,005<lb/>Les deux sciages : Sciages : 0,32<lb/>Le dégauchissement : 0,16<lb/>Les joints 2,64 sur 0,16 : 0,42<lb/>[Total :] Taille : 0,58<lb/>Le poli idem superficie, produit : Poli : 0,58<lb/>La corniche de 2,85 de développement sur 0,15 de large, produit 0,43 et 0,10 de haut, produit : Blanc veiné : 0,043<lb/>Les sciages le double : 0,86<lb/>Et 0,20 sur 0,09, produit : 0,56<lb/>[Total :] Sciages : 1,42<lb/>Le dégauchissement, le double de la superficie, produit : 0,86<lb/>La taille de 4 joints d’onglets d’ensemble 1,48 sur 0,30, produit : 0,44<lb/>6 entailles d’agrafes : 0,60<lb/>Les moulures 3,81 de développement compris angles sur 1,00 de profil : 3,81<lb/>80 denticules à 0,050 de taille : 4,00<lb/>[Total :] Taille : 10,31<lb/>Le polissage, les deux dernières superficies : 7,81<lb/>Et le demi de 1,15 sur 0,15 : 0,17<lb/>[Total :] Poli : 7,98<lb/>12 agrafes fournies, ci : Agrafes : 12<lb/>Le tympan et sa corniche en marbre idem de 1,70 sur 0,58 de haut, produit 0,99, qui de 0,58 d’épaisseur, donne : Blanc veiné : 0,574<lb/>Les sciages 5,72 sur 0,58, produit : Sciage : 3,32<lb/>Les évidemens simples 1,15 sur 0,12, réduits, et 0,16, produit : 0,022<lb/>Et 1,65 sur 0,37 et 0,58, produit : 0,354<lb/>[Total :] Evidemens blanc veiné : 0,376<lb/>La taille du dessous de 2,17 sur 0,66, compris arrêtes, produit : 1,43<lb/>La plus valeur de 3 oreillons : 1,50<lb/>Les moulures : les deux rampants ensemble 2,01, compris angle rentrant, sur 1,30 de profil, produit : 2,61<lb/>Les deux côtés ensemble 2,12, compris arrêtes et angles très juget, sur 0,32 de taille, produit : 0,68<lb/>47 denticules : 2,35<lb/>La taille du tympan de 1,15 sur 0,12, réduit : 0,14<lb/>L’arrêté du haut 1,25 sur 0,16 : 0,20<lb/>Celle du bas 1,15 sur 0,08, produit : 0,09<lb/>Le dégauchissement du dessous 1,65 sur 0,58, produit : 0,96<lb/>3 trous de goujons : 0,10<lb/>[Total :] Taille : 10,06<lb/>Le poli, la 1ère, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e surfaces, produit : Poli marbre blanc : 7,50<lb/>Les deux goujons, pour fourniture : Goujons : 2<lb/>Pour fixer les noyaux en pierre après le mur, 12 fortes agrafes ou crampons : Crampons : 12<lb/>Les 12 trous : Taille roche : 1,20<lb/>Les 12 entailles : Idem : 1,20<lb/>La fourniture du marbre statuaire des armes de 0,60 sur 0,60 et 0,15, produit : Blanc statuaire : 0,054<lb/>Le sciage, le double de la surface, produit : Sciage : 0,72<lb/>Les deux consoles sous l’inscription, estimées pour marbre : Argent : 20 f.<lb/>Le carrelage de la chapelle en carreaux de pierre et marbre, produit 12 m. superficiels à raison de 30 f. le mètre, vaut : Argent : 360 f.<lb/>Le chargement, transport et déchargement de tous ces marbres des ateliers de Paris à Saint-Germain-en-Laye : 150 f.<lb/>La pose, ragrément, scellement de ce monument, estimée : 300 f.<lb/>Récapitulation de la maçonnerie et de la marbrerie<lb/>2,01 cubes de maçonnerie en moelon neuf et plâtre pour massif à 13 f. 25 le mètre, vaut : 26 f. 63<lb/>2,38 cubes de roche mise en œuvre pour noyaux avec sciages multipliés pour le débit en petites parties à 135 f. le mètre, vaut : 321 f. 30<lb/>8,10 superficiels de taille réelle en pierre de roche à 7 f. 00 le mètre, vaut : 56 f. 70<lb/>1,554 cubes de marbre blanc veiné produit, avec 1/6 de déchet, 1,813 à 1500 f. le mètre, vaut : 2719 f. 50<lb/>0,376 cubes d’évidement simple en marbre blanc veiné à 300 f., vaut : 112 f. 80<lb/>29,66 superficiels de sciages entiers en marbre idem à 17 f., compris déchet, vaut : 504,22<lb/>110,71 superficiels de taille brute de blanc veiné et de blanc statuaire à 13 f. 50 le mètre, valent : 1494 f. 59<lb/>82,65 superficiels de polissage fait à l’atelier et ensuite ragréé sur place à 9 f. : 743 f. 85<lb/>0,138 cube de marbre blanc statuaire, et compris 1/6 de déchet, 0 m. 161 à 1700 f. le mètre, valent : 273 f. 70<lb/>0,365 cubes de marbre noir de Dinan produit, avec 1/6 de déchet, 0,426 à 1350 f. le mètre, valent : 575 f. 10<lb/>0,046 cubes d’évidement simple en marbre de Dinan à 480 f. : 22 f. 08<lb/>6,95 superficiels de sciage entier à 27 f., compris déchet, produit : 187 f. 65<lb/>7,76 superficiels de taille brute à 21 f. 50 le mètre, valent : 166 f. 84<lb/>5,75 superficiels de polissage idem en blanc veiné à 13 f. : 74 f. 75<lb/>76 agrafes en fort fil de laiton à 0,75, valent : 57 f. 00<lb/>27 fortes agrafes et goujons en petit fer de carillon à 2 f. 50, valent : 67 f. 50<lb/>Les articles estimés à prix d’argent montent ensemble à la somme de : 195 f. 00<lb/>La pose du dit monument est estimée : 300 f. 00<lb/>Carrelage de la chapelle : 360 f. 00<lb/>Total de la maçonnerie et de la marbrerie : 8259 f. 21<lb/>Sculpture en marbre<lb/>Les armes du roi, de 60 c. carrés sur 15 c. de saillie, estimées : 400 f. 00<lb/>Le couronnement des deux tombes accessoires : 200 f.<lb/>Les vases lacrimatoires : 80 f. 00<lb/>La couronne de cyprès et la croix dans le fronton : 230 f. 00<lb/>Trois mascarons dont deux doubles : 180 f. 00<lb/>Les oves des 4 chapiteaux et des deux angles ainsi que leurs rosaces : 210 f. 00<lb/>Les moulures taillées dans l’entablement et le fronton : 215 f. 00<lb/>Les deux consoles sous l’inscription : 60 f. 00<lb/>Les larmes et les lettres, au nombre d’environ mille, creusées et dorées à 30 c. : 300 f. 00<lb/>Vingt et une rosaces en plâtre de trois modèles différents d’environ 40 c. de diamètre pour les caissons de la voussure de la chapelle, estimées chaque à 30 f. : 630 f. 00<lb/>Frais de modèles, échaffauds pour la pose des rosaces etc. : 150 f. 00<lb/>Total de la sculpture : 2655 f. 00<lb/>Travaux divers<lb/>Barrière d’appui en menuiserie, qui est exécutée et que l’adjudicataire devra payer au menuisier de la fabrique, la somme de : 200 f. 00<lb/>L’adjudicataire devra aussi sceller et peindre cette barrière en bronze et faire les peintures à l’huile à 3 couches et en marbre des murs de la chapelle, du ton qui sera indiqué ; ces travaux sont estimés : 107 f. 00<lb/>Total des travaux divers : 307 f. 00<lb/>Résumé<lb/>Maçonnerie et marbrerie : 8259 f. 21<lb/>Sculpture : 2655 f. 00<lb/>Travaux divers : 307 f. 00<lb/>1er total : 11221 f. 21<lb/>Honoraires des architectes, qui seront payés par l’administration : 561 f. 50<lb/>Total général : 11782 f. 71<lb/>Paris, le 23 juillet 1828<lb/>Les architectes de l’église royale et paroissiale de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Signé : Malpièce et Moutier »</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des fonds demandés au roi pour la reconstruction de l’église paroissiale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">2 M 2</unitid>
                <unitdate normal="1829/1829" encodinganalog="3.1.3">14 mars 1829</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Intendance générale de la Maison du Roi<lb/>4e division<lb/>M. le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 14 mars 1829<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>J’ai eu l’honneur de prendre les ordres du Roi au sujet de la nouvelle demande que vous m’avez adressée le 15 du mois dernier.<lb/>Le Roi, s’étant fait représenter le détail des secours accordés sur la Liste civile pour la construction de l’église de Saint-Germain-en-Laye, a reconnu qu’ils s’élevaient jusqu’ici à la somme de 42000 f., savoir :<lb/>En octobre 1822 : 1000 f.<lb/>Octobre 1826 : 5000 f.<lb/>Décembre 1826 : 10000 f.<lb/>Mai 1827 : 10000 f.<lb/>Août 1827 : 10000 f.<lb/>Mars 1828 : 6000 f.<lb/>Somme égale : 42000 f.<lb/>Mais Sa Majesté, voulant donner à cette ville un nouveau témoignage de sa bienveillance particulière et compléter un don de 50000 f. pour son église, vient d’accorder à cet effet un dernier secours de huit mille francs, dont je me félicite de vous envoyer ci-joint l’avis de payement.<lb/>Vous verrez, d’après ce qui précède, que votre lettre contient une grave erreur puisqu’il y est dit que les secours accordés pour le même objet et sur la Liste civile ne s’élèvent qu’à 16000 f. jusques et y compris l’année 1827.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, la nouvelle assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Le ministre d’Etat, intendant général de la Maison du Roi<lb/>Baron de La Bouillerie »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le paiement du monument à Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">9 septembre 1831</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Département de Seine-et-Oise<lb/>Sous-préfecture de l’arrondissement de Versailles<lb/>Versailles, le 9 septembre 1831<lb/>Le secrétaire général de la préfecture, chargé de l’administration de la sous-préfecture du troisième arrondissement, à monsieur Guy, maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Le 27 avril dernier, vous m’avez fait l’honneur de m’adresser une copie de la lettre des architectes chargés de la direction des travaux du monument à élever à la mémoire du roi Jacques II, avec un état de situation des travaux et une proposition d’à compte en faveur des sieurs Doguet frères, entrepreneurs marbriers à Versailles.<lb/>M. le ministre du Commerce et des travaux publics, auquel les diverses pièces de cette affaire ont été transmises, vient de faire connaître à M. le préfet que, d’après sa demande, il a autorisé par décision du 17 août dernier le paiement des 4507 f. dus, à titre d’à compte, aux sieurs Doguet frères, et qui seront prélevés sur les crédits des monumens, exercice 1831.<lb/>J’ai l’honneur de vous prévenir de cette décision et de vous annoncer que l’ordonnancement de ces à comptes aura lieu très prochainement, par les soins de la comptabilité du ministère des Travaux publics.<lb/>Je vous prie également d’en informer MM. les entrepreneurs intéressés.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Lemonnier »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le paiement du monument à Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">5 novembre 1833</unitdate>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>2e bureau<lb/>Administration communale<lb/>Versailles, le 5 novembre 1833<lb/>M. le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>D’après votre demande, et sur ma proposition, j’ai l’honneur de vous informer que M. le ministre du Commerce et des Travaux publics a décidé, le 28 octobre dernier, qu’une somme de 4408 f. 55, restant à payer sur celle de 8945 f. 55, montant des travaux à faire pour l’établissement du tombeau de Jacques II, sera imputée sur les crédits alloués au budget de son département.<lb/>Cette somme sera ordonnancée sur deux exercices, savoir 2000 f. en 1833 et 2408 f. 55 c. en 1834, mais seulement après que la vérification des travaux aura eu lieu et qu’il aura été constaté que l’adjudicataire a rempli ses obligations.<lb/>Je vous invite en conséquence, Monsieur le Maire, à prendre de suite les mesures convenables pour que les travaux momentanément suspendus soient repris et continués sans interruption.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération distinguée.<lb/>Le préfet<lb/>Aubernon »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Réception du monument à Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Réception des travaux du monument du roi Jacques II<lb/>Nous soussignés architectes, nous sommes transportés à l’église de Saint-Germain-en-Laye pour procéder à la réception des travaux de maçonnerie et de marbrerie du monument du roi Jacques II qui avaient été adjugés à Versailles le 12 novembre 1828 aux sieurs Doguet frères ;<lb/>Vu la cession faite par ces entrepreneurs à Mrs Thomas, Duquesne et de Conchis, négocians en marbre, demeurans à Paris faubourg Saint-Martin n° 126, le 5 septembre 1830, par acte enregistré, duquel il résulte que lesdits sieurs Thomas, Duquesne et de Conchi s’obligent à achever ledit monument pour le prix porté à ce procès-verbal d’adjudication, nous avons procédé en leur présence à l’examen et à la réception de ces travaux.<lb/>Nous avons reconnu que ledit monument est construit avec soin, conformément aux dessins que nous avons donnés, suivant les règles de l’art, que les matériaux employés sont bien de la qualité indiquée dans le cahier des charges, que la sculpture est parfaitement exécutée et que les inscriptions n’ont été gravés qu’après l’approbation de l’autorité locale, que le dallage de la chapelle où est placé ce monument est achevé, et qu’il ne reste plus à poser que la barrière en bois, qui est exécutée, et à faire la peinture des murs de la chapelle, travaux accessoires interrompus par les solennités de la Semaine sainte. En foi de quoi nous avons dressé le présent procès-verbal avec messieurs Thomas, Duquesne et de Conchis, qui ont signé avec nous.<lb/>Fait à Saint-Germain-en-Laye le 20 avril 1835<lb/>A. Malpièce, A. S. Moutier<lb/>Approuvé l’écriture cy-dessus<lb/>Thomas, Duquesne et Deconchy »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série 5 M</unitid>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre donnant l’autorisation à la municipalité de Saint-Germain-en-Laye de faire éclairer les parterres du château</unittitle>
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                <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">10 juin 1880</unitdate>
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                <p>« Ministère des Travaux publics<lb/>Direction des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>Paris, le 10 juin 1880<lb/>Monsieur le Maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>Par une lettre du 11 mai dernier, en m’informant que le conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye a émis le vœu que la terrasse et l’entrée du parterre fussent éclairées au gaz et qu’il a voté les fonds nécessaires à l’établissement de cet éclairage, vous m’avez demandé d’autoriser la Ville à faire poser à ses frais la conduite et les appareils dont l’entretien serait d’ailleurs entièrement à sa charge.<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que, après avoir fait examiner cette affaire par l’architecte du château de Saint-Germain, qui s’est concerté à ce sujet avec l’architecte de la Ville, je consens, en ce qui concerne mon département, à ce que votre demande reçoive une suite favorable, mais sous les conditions suivantes :<lb/>1° les becs de gaz seront placés conformément aux indications du plan qui a été approuvé par l’architecte de la Ville, savoir : deux en avant des jardins, trois devant les fossés du château, quatre le long de l’avenue Henri II et cinq devant la petite terrasse ;<lb/>2° la conduite maîtresse sera établie sous le sol de la route à cinq mètres au moins de la ligne des arbres et les tuyaux d’alimentation des candélabres seront enveloppés depuis la conduite jusqu’aux pieds des candélabres dans des tuyaux en poterie bien luttés ;<lb/>3° le modèle des candélabres sera autant que possible choisi parmi ceux qui appartiennent à la ville de Paris et soumis à l’architecte du château ;<lb/>4° la Ville pourvoira à l’allumage des candélabres et les heures auxquels ils seront allumés seront fixés par ses agents de concert avec l’architecte du château, de façon à ce qu’elles coïncident avec celles de la fermeture des portes des parterres ;<lb/>5° l’entretien des candélabres et des conduites sera à la charge de la Ville, qui devra en outre supporter toutes les dépenses qu’occasionneront les travaux de déblai, d’installation des conduites et des candélabres, remettre en état les avenues ainsi que les trottoirs après les travaux et remplacer le sable qui aura été enlevé avec les terres qui proviendraient des déblais ;<lb/>6° les agents de la Ville devront se conformer, pendant l’exécution des travaux d’installation, aux observations qui leur seront faites par l’architecte du château, notamment en ce qui concerne les mesures à prendre pour protéger les arbres ;<lb/>7° enfin, l’autorisation concédée à la Ville sera révocable au gré de l’administration et sans indemnité.<lb/>Mais cette affaire intéressant également le service des Domaines, j’ai transmis votre demande à M. le ministre des Finances en le priant, pour le cas où il sera aussi d’avis qu’elle peut être accueillie, de donner des instructions afin qu’une convention soit passée avec la Ville pour réglementer la concession dont il s’agit.<lb/>Au surplus, le fonctionnaire des Domaines que mon collègue déléguera à cet effet se concertera tant avec vous qu’avec M. l’architecte du château.<lb/>Recevez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>P. le ministre des Travaux publics<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>Sadi Carnot »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vœu du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye pour la restauration de la chapelle du château</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">5 M 8</unitid>
                <unitdate normal="1886/1886" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1886</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil municipal<lb/>Séance du 1er décembre 1886<lb/>L’an mil huit cent quatre-vingt-six, le premier décembre,<lb/>Les membres du conseil municipal se sont réunis au lieu ordinaire de leurs séances à l’hôtel de ville, sous la présidence de M. de Mortillet, maire,<lb/>Etaient présents :<lb/>MM. Dambrine, Guillemin, Georget, de Nézot, Godet, Duval, Diris, Rebours, Noël, Bauchin, Dagand, Miss, Tincelin, Beaune, Sevin, Laurent, Garnier<lb/>M. le maire met en délibération les vœux présentés pendant la session de novembre dernier :<lb/>Vœu concernant l’achèvement de la chapelle du château :<lb/>Les membres du conseil municipal soussignés,<lb/>Considérant qu’en vue de l’exposition universelle de 1889 il y a intérêt pour la ville de Saint-Germain-en-Laye à voir terminer la chapelle du château, qui sera sûrement l’objet de visites nombreuses des architectes français et étrangers,<lb/>Considérant que la restauration de la chapelle, entreprise depuis plusieurs années, est restée suspendue par suite de l’insuffisance des crédits,<lb/>Emettent le vœu que l’administration municipale veuille bien faire les démarches nécessaires afin d’activer la reprise des travaux pour que ce monument historique, qui se lie intimement à l’histoire de France, soit terminé pour 1889.<lb/>Ont signé : Henry Johnson, Diris, Godet, Noël, Goerget, Juteau, Meiss, Beaune, Garnier, Nap. Laurent, Roux<lb/>Après en avoir délibéré,<lb/>Approuvé à l’unanimité le vœu qui précède.<lb/>Pour extrait conforme,<lb/>Le maire<lb/>G. de Mortillet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre donnant l’autorisation à la municipalité de Saint-Germain-en-Laye de faire éclairer les parterres du château</unittitle>
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                <unitdate normal="1897/1897" encodinganalog="3.1.3">8 juin 1897</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Préfecture de Seine-et-Oise<lb/>3e division<lb/>2e bureau<lb/>République française<lb/>Versailles, le 8 juin 1887<lb/>Monsieur le maire de Saint-Germain<lb/>Monsieur le Maire,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, sur ma proposition, M. le ministre des Beaux-Arts, par décision du 6 juin courant, a bien voulu autoriser la municipalité de Saint-Germain-en-Laye à faire exécuter les travaux nécessaires à l’éclairage par le gaz des emplacements du parterre où s’installent les marchands forains à l’occasion des fêtes de cette ville.<lb/>Cette autorisation est accordée aux conditions suivantes :<lb/>1° Les tranchées seront faites de manière à ne pas gêner la circulation et à cet effet des repos seront laissés, de distance en distance, pour le passage des promeneurs.<lb/>Pendant la durée des travaux, les chantiers seront éclairés la nuit.<lb/>2° Les précautions nécessaires devront être prises pour ne pas endommager les conduites d’eau ; les entrepreneurs trouveront d’ailleurs tous les renseignements dont ils pourraient avoir besoin au bureau de l’agence du Palais.<lb/>3° Il est entendu que les lieux seront remis après ces travaux dans leur état primitif par la ville et à ses frais.<lb/>Agréez, Monsieur le Maire, l’assurance de ma considération très distinguée.<lb/>Pour le préfet,<lb/>Le secrétaire général<lb/>Hermery »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Travaux publics, voieries, moyens de transport, régime des eaux</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR">3.15</unitid>
            <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série O</unitid>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Moyens de transport et travaux divers</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="AC SGL">Série 2 O</unitid>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Convention entre la ville de Saint-Germain-en-Laye et la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="AC SGL">2 O 1</unitid>
                <unitdate normal="1847/1847" encodinganalog="3.1.3">24 février 1847</unitdate>
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                <p>« Entre<lb/>La société anonyme du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, dont le siège est à Paris, rue Saint-Lazare, n° 124, représentée par M. Emile Pereire, son directeur, demeurant à Paris, rue d’Amsterdam, n° 5, et M. Auguste Thurneyssen, l’un des administrateurs demeurant à Paris, rue de la Chaussée-d’Antin, n° 22, d’une part<lb/>Et M. Jean Quentin de Villiers, demeurant à Saint-Germain-en-Laye, maire de la dite ville, stipulant en cette qualité à l’effet des présentes, d’autre part,<lb/>A été dit :<lb/>La ville de Saint-Germain-en-Laye a voté en 1844, au profit de la compagnie du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, pour le prolongement du chemin de fer jusque sur le plateau du territoire de Saint-Germain, une subvention de deux cent mille francs, payable par annuités de vingt mille francs.<lb/>La compagnie ayant demandé le paiement des deux premières annuités, dont le montant figurait au budget de la ville pour mil huit cent quarante-six et mil huit cent quarante-sept, le conseil municipal crut devoir le refuser, en se fondant sur ce que la première annuité ne devait être payable qu’à dater du moment de la mise en activité du chemin de fer.<lb/>Après des pourparlers, les parties se sont entendues et, par suite, d’un commun accord, arrêté ce qui suit :<lb/>Article 1er<lb/>La ville de Saint-Germain paiera immédiatement à la compagnie du chemin de fer la somme de vingt mille francs votée au budget de mil huit cent quarante-six pour la première annuité de la subvention de deux cent mille francs consentie pour l’exécution du prolongement du chemin de fer jusque sur le plateau du territoire de Saint-Germain.<lb/>Article 2e<lb/>A l’égard des vingt mille francs, montant de la seconde annuité portée au budget pour mil huit cent quarante-sept, il ne sera payé par la ville à la compagnie du chemin de fer, sur cette somme, que celle de dix mille francs, et au premier avril prochain seulement.<lb/>Quant aux dix mille francs restant, la compagnie du chemin de fer les recevra par huitième, d’année en année, en même temps que chaque annuité à écheoir, qui se trouvera ainsi portée à vingt et un mille deux cent cinquante francs.<lb/>Article 3e<lb/>Le paiement des annuités de vingt et un mille deux cent cinquante francs ci-dessus fixées sera fait par la ville de Saint-Germain-en-Laye à la compagnie du chemin de fer le premier avril de chaque année.<lb/>En conséquence, la première annuité de vingt et un mille deux cent cinquante francs sera exigible le premier avril mil huit cent quarante-huit.<lb/>Fait double à Paris le vingt-quatre février mil huit cent quarante-sept.<lb/>Approuvé l’écriture ci-dessus<lb/>Quentin de Villiers<lb/>Approuvé l’écriture<lb/>Emile Pereire<lb/>Approuvé l’écriture<lb/>Au. Thurneyssen »</p>
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                <subject>Chemin de fer</subject>
                <subject>Ville</subject>
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          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Service historique de la Défense</unittitle>
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            <corpname>Service historique de la Défense</corpname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du conseil des Finances concernant les exemptions accordées aux habitants de Saint-Germain-en-Laye et du Pecq en faveur de la naissance du Dauphin</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 56, pièce 247</unitid>
              <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">19 janvier 1639</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>Une première version, sensiblement différente, de cet arrêt est connue par un exemplaire non signé conservé aux Archives nationales, E 148a, f. 255 :
<lb/>« Le Roy, desirant en consideration de l’heureuse naissance de monsieur le Dauphin arrivée au chasteau neuf de Saint Germain en Laye le Ve jour de septembre dernier, gratiffier et favorablement traitter les habitans des parroisses de Saint Germain en Laye et du Pec, desjà deschargés par Sa Majesté et ses predecesseurs roys de toutes tailles et impositions à la reserve des droictz de gros et huictiesme sur le vin, et encore à la rezerve du taillon pour lad. parroisse du Pecq, Sa Majesté estant en son Conseil, a ordonné et ordonne que lesd. parroisses de Saint Germain en Laye et du Pec demeureront exemptes et deschargées, franches, quittes et immunies pour l’advenir de toutes tailles et impositions, creues de garnisons, emprunts et subsistance de gens de guerre, impositions de deniers ou autres generallement quelconques, mesmes desd. droictz de gros et huictiesme sur tout le vin, et lad. parroisse du Pec de l’impost du taillon, desquelles franchises, privilleges et exemptions toutes lettres necessaires leur seront expediees.
<lb/>Fait au conseil d’Estat du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à [vide] le dix neufiesme jour de janvier mil six cens trente neuf »
<lb/></p>
              </note>
              <note type="generalNote">
                <p>Un autre exemplaire de cette première version est conservé au Service historique de la Défense (Vincennes), GR A1 50, f. 163 bis. Cet exemplaire, dont des phrases sont rayées et qui porte des ajouts dans la marge, a été utilisé comme brouillon pour rédiger la version définitive dont le texte est donné par l’exemplaire ici transcrit (Service historique de la Défense (Vincennes), GR A1 56, pièce 247).</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le Roy, desirant en consideration de l’heureuse naissance de monsieur le Dauphin arrivée au chasteau neuf de Saint Germain en Laye le cinquiesme jour de septembre dernier, gratiffier et favorablement traicter les habitans des parroisses de Saint Germain en Laye et du Pec, desjà deschargées par Sa Majesté et ses predecesseurs roys de touttes tailles et impositions à la reserve des droictz de gros et huictiesme sur le vin, et encore à la reserve du taillon pour lad. parroisse du Pec, Sa Majesté, estant en son Conseil, a ordonné et ordonne que les habitans desd. parroisses de Saint Germain en Laye et du Pec demeureront deschargées, franches et exemptes pour l’advenir desd. droictz de gros et huictiesme sur tout le vin qu’ilz vendront tant de leur cru que d’achapt et revente pendant que Sa Majesté, la Royne, monsieur le Dauphin, le conseil, cour et suitte de Sa Majesté y sejourneront, et neantmoins que ceux qui n’auront demeuré ausd. parroisses que cinq ans durant n’en seront exemptz que pour le vin de leur cru seulement, voullant que pour la jouissance desd. privileiges et exemptions touttes lettres necessaires leur soyent expediées.<lb/>Faict au conseil d’Estat du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à Versailles le dix neufiesme jour de janvier mil six cens trente neuf<lb/>Signé Sublet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Jules Hardouin-Mansart concernant son appartement au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 658, f. 233</unitid>
              <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">9 septembre 1681</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ma femme m’a remis le plan cy joint de mon apartement de Saint Germain. Je vous prie de ne point faire defaire la cloison qui est faite entre les pieces marquées A et B, et de faire seulement une porte à la piece marquée B à l’endroit que j’ay marqué.<lb/>La porte qui de la piece marquée C va dans la piece D doit estre bouchée, et comme je pretends faire ma chambre à coucher de la piece marquée C, je vous prie de faire qu’elle soit acomodée un peu proprement et de tenir la main à ce que le sieur Carel diligente la menuiserie de maniere que mon apartement soit au plutot parachevé.<lb/>S’il y a une porte à l’endroit marqué E sur le plan, il faut qu’il y ayt deux fermetures afin que quand je travaille dans mon cabinet, l’on ne puisse pas entendre. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, 2008, t. II, p. 169.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis Petit, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 696, f. 190</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">7 septembre 1683</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le Roy m’ayant fait la grace de me donner la charge de surintendant des Bastimens, je vous prie de vous mettre en estat de me rendre compte jeudy ou vendredy que j’iray à Saint Germain de tous les ouvrages dont vous estes chargé, de la quantité d’ouvriers qui y sont employés, de ce qui leur a esté payé pendant les trois dernieres semaines et ce que vous estes d’avis que l’on leur donner à la fin de celle cy. Cependant, je vous recommande que les ouvrages ordonnés s’avancent sans interruption et que l’on n’oublie rien pour diligenter la Machine. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 6, n° 8.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis Petit, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
              <unitid type="alternative" label="AN">GR A/1 696, f. 281</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">14 septembre 1683</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le Roy ne veut point que l’on pose presentement la menuiserie dorée qui estoit dans la tour de son apartement de Saint Germain.<lb/>Vous pouvez prendre vos mesures pour faire lambrisser les petits trumeaux de l’apartement des parterres et les dessus des portes.<lb/>L’intention de S. M. n’est point que l’on parquette les apartements des particuliers dans le chateau de Saint Germain hors ceux de messieurs les princes du sang, dont les chambres et les cabinetz le seront. Mandez moy en quel estat cela est. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 23, n° 41.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Jules Hardouin-Mansart lui demandant d’aller à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 696, f. 324</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">16 septembre 1683</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je vous envoye la copie de cinq articles d’un mémoire que je viens de recevoir du sieur Petit, de Saint Germain. Je vous prie d’y faire un tour entre cy et mercredy prochain pour estre en estat de me donner vostre avis sur ce que contiennent lesdits articles. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 29, n° 64.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis Petit, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 696, f. 349</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1683</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« J’ay receu avec vostre lettre du 15e de ce mois le mémoire qui y estoit joint. Il est inutile que vous m’envoyiez les experts icy pour m’aporter vos paquets et il suffit que vous les envyez à la poste de Paris. Continuez à me rendre compte à la fin de chacune semaine de l’avancement des ouvrages dont vous estes chargé et faites connoistre à M. Deville qu’il me fera plaisir d’estre assidu à son ouvrage dans un temps comme celuy cy.<lb/>Il faut faire mettre une poutre dans la salle des gardes de madame le Dauphine à la place de celle que vous ne trouvez pas bonne.<lb/>Le Roy veut bien, nonobstant ce qu’il vous avoit mandé, que l’on continue à parqueter toutes les chambres [et] cabinet des nouveaux appartements de Saint Germain et que le parquet qui est mis dans l’antichambre de Mademoiselle y reste.<lb/>Souvenez vous que toutes les pieces de l’appartement de madame de Maintenon doivent estre parquetez et que la menuiserie et serrures doivent estre extremement propres. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 31-32, n° 73.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis Petit, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 696, f. 484</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">20 septembre 1683</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« J’ay esté surpris de voir, dans le dernier estat que vous m’avez envoyé de l’argent distribué aux ouvriers, encore de la despence pour la machine du chevalier Morland, aprez vous avoir mandé de tout faire sursoire jusqu’à nouvel ordre du Roy, que je vous donneray jeudy matin. »</p>
            </scopecontent>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 44, n° 109.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis Petit, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 697, f. 35</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1683</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« J’ay receu vostre lettre du 30e du mois passé. J’aprouve que vous vendiez les tables de cuisine et d’office, les armoires de bois de chesne et les tringles qui vous paroissent inutilles. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Mobilier</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 57, n° 146.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Claude Le Peletier, contrôleur général des Finances, concernant l’arrachage d’arbres au Vésinet près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 697, f. 237</unitid>
              <unitdate normal="1683/1683" encodinganalog="3.1.3">12 octobre 1683</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Il a plu au Roy de trouver bon que l’on feist aracher et couper tous les bois qui sont entre le pont de Chatou et celuy du Pecq dans le bois dit le Vesinet. Je vous suplie de prendre son ordre pour que cela soit executé par les ordre du grand maistre des Eaues et foretz et de tenir la main à ce que cela soit fait entre cy et la fin du mois de mars prochain. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <geogname>Le Vésinet</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 61, n° 237.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois au sieur de Lestelle concernant le portier d’une des portes du parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 711, f. 121</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1684</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L’on a donné avis au Roy qu’il y a une des portes du parcq de Saint Germain où il n’y a point de portier depuis plusieurs mois. Je vous prie de prendre l’ordre de M. le grand maitre pour y pourvoir au plus tost et de me mettre en estat de rendre compte à S. M. de ce qui aura esté fait sur cela. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Parc</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 110, n° 314.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Claude Le Peletier, contrôleur général des Finances, concernant la coupe d’arbres autour du petit parc de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 711, f. 167</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1684</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le Roy m’a commandé de vous faire scavoir que son intention est que vous pourvoyez à faire couper tous les arbres qui sont à 8 pieds de distance des murailles du petit parcq de Saint Germain et touttes les branches de ceux qui en sont plus esloignez qui aprochent lesdites murailles de plus prez que 8 piedz. »</p>
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            <controlaccess>
              <geogname>Parc</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 110, n° 317.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois au sieur Sancteni concernant la remise en état de la fontaine de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">12</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 711, f. 354</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1684</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce mot pour vous recommander de tenir la main à ce que la fontaine de Saint Germain soit remise incessamment en estat et à ce que la communauté fournisse au plus tost les tuyaux et l’argent necessaire pour cela, à faute de quoy on sera obligé de le faire faire à ses despens. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Cours des fontaines</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 113, n° 327.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois au du duc Lude, gouverneur de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 712, f. 377</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1684</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le Roy m’a commandé de vous faire scavoir que son intention est que vous establissiez un suisse à la porte du parc de Saint Germain, où il en manque un depuis deux ans, et que vous fassiez tuer les dains qui sont dans le petit parc de Saint Germain. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Parc</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 130-131, n° 371.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis de Ruzé, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 718, f. 20</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1684</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je ne voys point qu’on finisse encore à Saint Germain, puisque aprez m’avoir promis que tout seroit fait dans le mois d’aoust, vous me remettez presentement à la fin de celuy cy.<lb/>Comme je ne suis point chargé de ce qui se fait dans la forest, il faut laisser faire ce qui a esté projetté pour la coupe des bois sans vous en inquietter.<lb/>Ne soufrez pas que l’on perde plus de temps à faire le peu de maçonnerie qui doit estre fait devant l’arbre du moulin de Palfour et faites mettres en prison les maçons de Saint Germain qui n’executeront pas les ordres que le juge dudit Saint Germain leur a donnez pour faire transporter les gravois qu’ilz ont mis dans l’allée des Loges. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 175, n° 499.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye dans un rapport de Louvois au roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 718, f. 196</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">11 octobre 1684</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce mercredy XIe, à 9 heures du soir<lb/>[…]<lb/>Le chateau de Saint Germain devient tres beau et fort agreable. Il y a beaucoup d’apartements achevez dont les vitres sont posées. Celles de la chapelle le sont et l’on travaille à l’aire pour poser le parquet et le carreau.<lb/>Il n’y reste plus d’ouvrage considerable à faire que la cage de la bacule du costé de la cour des cuisines, que l’on ne peut commencer que la semaine prochaine, parce que celle du costé du chenil ne peut etre posée que dans deux ou trois jours. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 183-185, n° 519.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Nicole Salat et Thierry Sarmant, Lettres de Louvois à Louis XIV, 1679-1691, Paris, Société de l’histoire de France et Vincennes, Service historique de la Défense, 2007, p. 151-153, n° 77.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye dans un rapport de Louvois au roi</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 719, f. 246</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1684</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« J’ay esté à Saint Germain où tous les ouvrages sont si considerablement avancez que j’espere qu’en moins d’un mois il y restera peu ou point d’ouvriers. »<lb/>Le roi a annoté : « Il faut achever ».</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 210-211, n° 577.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Nicole Salat et Thierry Sarmant, Lettres de Louvois à Louis XIV, 1679-1691, Paris, Société de l’histoire de France et Vincennes, Service historique de la Défense, 2007, p. 160-162, n° 79.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Annotation de Louis XIV, sur un rapport de Louvois concernant les travaux de Versailles, ordonnant l’envoie de ses équipages à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 719, f. 246</unitid>
              <unitdate normal="1684/1684" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1684</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_47771_actor">Louis XIV</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-874d580ecd222b6b24b350976765cb78" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L’on me promet que les escuries du chenil, les deux chenils et tous les logemens, hors ceux destinez pour monsieur de La Rochefoucault, seront achevez et rendus habitables de demain en huict jours. Il ne seroit pourtant pas impossible qu’il ne restast encore pour quelques jours d’ouvrage dans le corps de logis le plus proche de l’entrée du costé de la grande avenue, mais V. M. peut compter que les deux chenils, les deux grandes escuries, l’escurie double qui est vis à vis des chenils et les logemens d’au dessus seront assurement habitables pour la fin de la semaine prochaine et le reste deux ou trois jours apres, pourveu que le mauvais temps ne continue pas car, quoy que l’on puisse travailler dans ce lieu là à couvert, la menuiserie qui y manque vient de Paris et, quoy que l’on fasse, on a de la peine à faire marcher les chartiers par un aussi cruel temps que celui qu’il fait. »<lb/>Le roi a annoté : « L’esquipage ira à Saint Germain et viendra quand les lieux necessaires seront en estat ».</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_47771_actor">Louis XIV </persname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, Paris, CTHS, 2007, p. 211-216, n° 578.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Nicole Salat et Thierry Sarmant, Lettres de Louvois à Louis XIV, 1679-1691, Paris, Société de l’histoire de France et Vincennes, Service historique de la Défense, 2007, p. 162-168, n° 80.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis de Ruzé, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 742, f. 225</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">12 février 1685</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L’on m’a adverty qu’un mur de la chancellerie à Saint Germain menaçoit ruine du costé du logis de monsieur de Reims. J’ay esté surpris de n’en estre point informé par vous. Ayez soin de visiter ce qui en est et de m’en rendre compte dimanche prochain. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 44, n° 726.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis de Ruzé, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 742, f. 247</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">13 février 1685</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« J’ay receu vostre lettre du 6e de ce mois. C’est M. du Metz, garde du Tresor royal, qui vous fera expliquer de quelle maniere les armoires du garde meuble de Saint Germain doivent estre faites. Ainsy, vous vous adresserez à luy pour cela. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Mobilier</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 46, n° 735.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois concernant l’aménagement du garde-meubles à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 742, f. 247</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">13 février 1685</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je vous prie d’envoyer quelqu’un à Saint Germain trouver le sieur Ruzé, controleur des Bastimens, pour visiter avec luy le garde meuble et luy expliquer comment doibvent estre les ormoires qu’il est necessaire d’y faire. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Mobilier</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 46, n° 734.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Carlo Vigarani concernant l’aménagement de la salle des balets à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">21</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 742, f. 247</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">26 février 1685</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je vous prie d’aller voir la salle des balets de Saint Germain et de m’apporter le dessein de la manière dont vous croirés que le theatre devra estre fait. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (salle de bal)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 64, n° 734.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis de Ruzé, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye, concernant l’ouverture des jardins aux membres de l’assemblée du clergé</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 745, f. 668</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">31 mai 1685</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je vous fais ce mot pour vous dire que pendant que l’assemblée du clergé se tiendra à Saint Germain, l’intention du Roy est que vous laissiés entrer dans les jardins messieurs les prelats et abbés, mais point leurs domestiques ny laquais, hors un à leur suite s’ilz desirent, pour leur porter la queue. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <geogname>Jardins</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 258, n° 1411.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis de Ruzé, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye, concernant la coupe de l’herbe du parc</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 747, f. 138</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1685</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ayez soin d’aller voir M. de Lestelle de ma part pour luy dire que le Roy n’a pas trouvé bon que les gardes chasses se soyent ingerez de faucher l’herbe du parcq de Saint Germain sans permission et que S. M. desire qu’il leur deffende. Vous avertirés le portier que, la premiere fois qu’il luy arivera de rien laisser sortir dudit parcq sans vous en donner avis, il sera destitué de son employ. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Jardins</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 320, n° 1628.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois à Louis de Ruzé, contrôleur des Bâtiments du roi à Saint-Germain-en-Laye, concernant la remise de décors de théâtre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">24</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 751, f. 504</unitid>
              <unitdate normal="1685/1685" encodinganalog="3.1.3">21 novembre 1685</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce mot est pour vous dire d’avertir le concierge du château de Saint Germain qu’il peut delivrer au sieur Duché, porteur du present billet, les decorations de theatre qu’il luy demandera pour les faire apporter icy. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Mobilier</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thierry Sarmant et Raphaël Masson (dir.), Architecture et Beaux-Arts à l’apogée du règne de Louis XIV, édition critique de la correspondance du marquis de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France, 1683-1691, conservée au Service historique de la Défense, t. 2, 1685, Paris, CTHS, 2009, p. 521, n° 2289.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois concernant la conduite de la reine d’Angleterre à Vincennes</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">25</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 839, f. 2</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1689</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. de Lauzun<lb/>Du 1er janvier 1689<lb/>J’ay receu le billet que vous m’avez fait l’honneur de m’escrire hier à huit heures du matin. Le Roy ne peut croire que rien soit capable de porter le roy d’Angleterre à escrire à la reyne sa femme de retourner en Angleterre avec le prince de Galles, mais si, contre toute apparence, cela arrivoit, Elle m’a commandé de vous faire scavoir, et à M. le Premier, que son intention est que l’on portast la reyne à venir jusques à Vincennes avec le prince de Galles sous tous les pretextes les plus honnestes que vous pourrez vous imaginer. Je suis tout à vous etc. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois concernant la conduite de la reine d’Angleterre à Vincennes</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">26</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 814, f. 9</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1689</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le Premier<lb/>A Versailles, le premier decembre 1688 [sic]<lb/>L’escuyer de M. le duc d’Aumont m’a rendu en sortant de la messe du Roy vostre billet d’hier à 8 heures du matin par lequel et par la lettre de M. de Lauzin qui l’accompagnoit, S. M. a veu ce que le lieutenant du vice amiral d’Angleterre est venu dire à la Reyne, sur quoy Sa Majesté m’a commandé de vous faire scavoir que quand le roy d’Angleterre manderoit à la reyne de s’en retourner seule ou de ramener le prince de Galles en Angleterre, à quoy S. M. ne voit nulle aparence, son intention seroit toujours que vous amenassiez la reyne d’Angleterre et le prince de Galles à Vincennes, vous laissant entendre à la reyne d’Angleterre que comme vous avez eu ordre du Roy de la conduire aud. Vincennes, il n’est pas en vostre liberté de vous arester en chemin et encore moins en prendre un autre que celuy de Vincennes, où vous ne doutez point qu’elle ne soit bien ayse d’ariver pour voir le Roy et prendre avec luy les mesures necessaires pour secourir le roy son mary dans l’estat où il est.<lb/>S. M. s’attend d’estre incessamment inf[ormé] par vous du jour precis que la reyne d’Angleterre arrivera à Beaumont afin que S. M. puisse y envoyer un de m[essieurs] les princes du sang pour luy faire compl[iment] et que, scachant le jour precis qu’elle arrivera aud. Vincennes, Elle puisse au[ssy] y faire trouver quelqu’un pour s’informer de [ses] nouvelles. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois approuvant les soins pris pour le roi d’Angleterre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">27</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 814, f. 251</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">6 janvier 1689</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« J’ai receu votre lettre du Ve ce de mois, de laquelle ayant rendu compte au Roy, Sa Majesté a fort aprouvé les soins que vous avés pris de faire servir au roy d’Angleterre dans vostre departement et de la bonne chere que vous luy avés faite à Breteuil.<lb/>M. Chauvelin »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois concernant les frais de la réception du roi et de la reine d’Angleterre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">28</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 814, f. 325</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">11 janvier 1689</unitdate>
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              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le duc d’Aumont<lb/>Monsieur,<lb/>Je vous ay mandé par mes precedentes combien le Roy estoit satisfait de la manière dont vous avez receu le roy et la reyne d’Angleterre à Boulogne. Sa Majesté ayant fait reflexion qu’il estoit impossible que cela ne vous eust couté une despense et somme considerable, Elle a eu la bonté de vous acorder une gratification de 12000 l. dont vous trouverez l’ordonnance cy jointe. Je suis etc. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louvois concernant les soldats du roi d’Angleterre partis de Saint-Germain-en-Laye pour aller s’embarquer</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">29</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR A/1 842, f. 362</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">28 février 1689</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Marechal d’Estrées<lb/>A Versailles, le 28 fevrier 1689<lb/>Monsieur,<lb/>Je vous envoye l’estat des officiers, cavaliers, dragons et soldats sujets du roy d’Angleterre qui sont partis de Saint Germain et d’Abbeville pour se rendre à Brest suivant les routes dont copies sont cy jointes, et comme il se pourra faire que les vaisseaux qui auront passé le roy d’Angleterre en Irlande et qui doivent à leur retour à Brest embarquer lesd. sujets de Sa Majesté britannique ne soient pas en estat de recevoir lesd. officiers, cavaliers, dragons et soldats en mesme temps qu’ils arriveront aud. Brest, Sa Majesté trouve bon que vous les envoiez dans les lieux de l’estendue du commandement que Sa Majesté vous a donné en Bretagne que vous jugerez les plus à propos pour y subsister au moyen de la solde que le commis Bormidal aura soin de leur faire payer jusques à ce que vous leur envoyez vos ordres pour les embarquer. Je suis etc. »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 21</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1833</unitdate>
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              <p>« Notes sur le projet d’établir dans le château de Saint-Germain une prison centrale de détention militaire<lb/>Sous le rapport de l’étendue des bâtimens dont se compose le château de Saint-Germain, il est rigoureusement possible d’y établir une prison militaire qui comprendrait les quatre divisions indiquées par le programme.<lb/>La disposition des lieux ne permettra pas de procurer à ces divisions l’isolement dont il serait à désirer que chacun pût jouir. Mais s’il est impossible d’atteindre compléttement ce but, on peut en approcher jusqu’à certain point, au moyen de séparations et de distributions convenables à chaque partie, auxquelles les localités ne se refusent pas.<lb/>On droit regarder comme un inconvénient grave que le château n’ait qu’une seule cour, d’une assez médiocre étendue et qui par conséquent ne parait pas susceptible d’être divisée en autant de parties qu’il conviendrait pour procurer à chaque classe de détenus un préau séparé et un promenoir aux malades de l’infirmerie, tout en réservant une cour de service. Mais on pourra diminuer les effets de cet inconvénient en établissant le préau des prisonniers au régime de correction dans une partie du fossé du château et le promenoir de l’infirmerie dans une autre partie de ce même fossé, en prenant la précaution de surélever convenablement dans ces deux points le mur du fossé du côté de la ville.<lb/>On donnera ici le projet de l’emploi des différentes parties du château à affecter aux quatre divisions en indiquant les distributions propres à chacune par des lettres rapportées aux quatre plans ci-joints.<lb/>1° Administration<lb/>N. Corps de garde pour 30 hommes et un officier<lb/>O. Geôle<lb/>P. Greffe et logement du greffier<lb/>Q. Pièce de dépôt<lb/>R. Logement du surveillant principal<lb/>S. Salle de visite<lb/>T. Salle de bains pour les entrans<lb/>U. Concierge<lb/>V. Salle d’attente<lb/>X. Parloir<lb/>Y. Chapelle<lb/>A. Boulangerie<lb/>BB. Magasins<lb/>C. Cuisine<lb/>D. Dépense<lb/>E. Cantine<lb/>OO. Bains pour les détenus<lb/>G. Salle du conseil et archives<lb/>H. Logement de l’inspecteur<lb/>I. Logement de l’agent comptable et de ses employés<lb/>K. Ecole<lb/>Au 3e étage du pavillon I, greniers et magasins<lb/>Les caves de l’administration à l’étage soutérain des pavillons 1, 2 et 5<lb/>2° Infirmerie<lb/>L. Pharmacie<lb/>M. Tisannerie<lb/>N. Cuisine de l’infirmerie<lb/>P. Salle pour les blessés et vénériens<lb/>Q. Logement des officiers de santé et des infirmiers<lb/>R. Salle pour les fiévreux<lb/>S. Salle pour les maladies contagieuses<lb/>Au 3e étage du pavillon 2, lingerie etc.<lb/>3° Détenus au régime de correction<lb/>AA. Ateliers<lb/>B. Réfectoire<lb/>D. Entresol, G. 1er étage, K. 2e étage, 41 cellules de détenus<lb/>E.F. Entresol, H. 1er étage, L. M. 2e étage, 5 détenus gradés<lb/>Rez-de-chaussée, 1er étage, 2 surveillants<lb/>Les cellules ténébreuses et de réclusion à l’étage souterrain du pavillon 3, celles de punition simple au 3e étage de ce pavillon<lb/>4° Détenus au régime commun<lb/>Rez-de-chaussée<lb/>FF. Réfectoires<lb/>T et U. Ateliers pour les ouvrages à marteau<lb/>X. 4 gardiens<lb/>Entresol. 171 cellules de détenus tant simples que gradés, 4 gardiens<lb/>1er étage. 108 cellules de détenus, 4 gardiens<lb/>YY. Ateliers<lb/>Z. Magasins<lb/>2e étage. 144 cellules de détenus, 4 surveillants<lb/>En tout, 423 cellules de détenus<lb/>Les 32 cellules de punition simple au 3e étage des pavillons 4 et 5<lb/>Les 8 cellules ténébreuses à l’étage souterrain du pavillon 4<lb/>L’état matériel des bâtimens est en général satisfaisant quant aux constructions en maçonnerie. Mais il n’en est pas de même de la charpente des planchers et de comble ainsi que de la couverture.<lb/>Presque toutes les poutres sont ruinées à leurs abouts. Il sera indispensable d’en remplacer le plus grand nombre avant de les charger du poids des cellules. Ce sera l’objet d’une très grande dépense, qui devra être augmentée de celle nécessaire pour un second plancher que l’on pourrait construire à mi-hauteur dans le cas où les emplacemens désignés pour ateliers seraient jugés insuffisants.<lb/>Le remplacement des poutres ne dispensera pas d’établir des poteaux de fond en comble pour en augmenter la résistance.<lb/>Malgré ces précautions, il sera convenable de donner la plus petite épaisseur possible aux cloisons des cellules. Il est à désirer que cette épaisseur puisse être réduite à 10 centimètres afin d’obtenir un minimum de charge pour les planchers.<lb/>Les couvertures, dont on a depuis longtems négligé l’entretien, exigeront d’assez fortes réparations. On en dira autant de plusieurs parties des carrelages et de beaucoup de croisées et de portes intérieures.<lb/>Il n’existe dans tout l’établissement qu’une grande fosse de latrines, répondant au bâtiment du centre entre les pavillons 4 et 5. Il sera indispensable d’en construire 3 autres en rapport 1° avec le pavillon I de l’administration, 2° avec le pavillon 2 de l’infirmerie, et 3° avec le pavillon 3 des détenus au régime de correction.<lb/>L’état de la dépense à faire pour l’appropriation du château pour l’objet que l’on a en vue ne peut en ce moment être donné que par approximation. IL faudrait un projet préalablement arrêté pour être en état de présenter avec quelque précision les détails et l’ensemble de cette dépense. En attendant, en voilà l’apperçu en ce qui concerne les choses principales :<lb/>Réparations des couvertures : 6000 f. 00<lb/>Réparations intérieures (portes, croisées, enduits, carrelages) : 8500 f. 00<lb/>Charpentes pour remplacement des poutres des planchers et de plusieurs pièces du comble, ainsi que pour la construction d’un escalier au milieu du bâtiment entre les pavillons 2 et 3, et les poteaux à établir pour le soutien des planchers : 60000 f. 00<lb/>Construction des cellules : 150000 f. 00<lb/>Portes de cellules ferrées et peintes : 27000 f. 00<lb/>Fer pour armature des planchers, grilles des fenêtres etc. : 15000 f. 00<lb/>Construction de 3 fosses de latrines : 20000 f. 00<lb/>Fourneaux des cuisines, des bains et de la tisannerie : 5000 f. 00<lb/>Plomb pour tuyaux de distribution des eaux : 2000 f.<lb/>S’il devenait nécessaire, dans l’hypothèse indiquée ci-dessus de construire un second plancher dans le salon de Mars, il faudrait ajouter pour cet objet : 45000 f. 00<lb/>[Total :] 338500 f. 00<lb/>Pour les choses imprévues : 11500 f. 00<lb/>[Total :] 350000 f. 00<lb/>Il n’est pas hors de propos de faire observer que l’établissement de la prison centrale dans le château de Saint-Germain entrainera nécessairement le déplacement du service des vivres qui en occupe une partie. La perte des dépenses faites en 1831 pour la manutention serait donc la conséquence de l’exécution du projet dont il s’agit. Les fours, il est vrai, pourraient être conservés pour la boulangerie de la prison. Mais il n’en faudrait pas moins recommencer sur nouveaux frais la formation d’une autre manutention dans un emplacement que le département de la Guerre devrait acheter ou prendre à loyer. Car les recherches qui ont été faites précédemment et dont il a été rendu compte dans le tems ont fait connaître qu’il n’existait à Saint-Germain, soit parmi les bâtimens militaires, soit parmi ceux de l’Etat, aucun local qui pût être affecté au services des vivres.<lb/>Versailles, le 28 mars 1833<lb/>Le lieutenant-colonel du Génie »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur l’installation d’un pénitencier militaire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 21</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">8 mai 1833</unitdate>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau du Génie<lb/>Matériel<lb/>Note pour le secrétariat général (bureau de la justice militaire)<lb/>Par une note en date du 26 avril dernier, le bureau de la justice militaire a fait connaître au bureau du Génie, en le priant d’y donner suite, les intentions manifestées par le ministre au sujet de l’établissement d’un pénitencier militaire dans le château de Saint-Germain en remplacement de celui de Montaigu.<lb/>On a l’honneur d’informer monsieur Rivot que, quant à la remise du château dont il s’agit au département de la Guerre par l’administration des Domaines, la demande en est déjà faite depuis quelques tems au ministre des Finances, qui ne tardera sans doute pas, maintenant, à prendre une décision concernant cet établissement, ainsi que plusieurs autres dont on a pareillement réclamé près de lui la mise à la disposition du service militaire.<lb/>Relativement au projet d’appropriation du château de Saint-Germain à sa destination future, il semble que M. le lieutenant-colonel Bourgoin, qui a concouru dernièrement à la visite des lieux avec MM. le colonel Boilleau et le chef d’escadron Millot de Boulmay pourrait également concourir avec les mêmes officiers à la rédaction du programme des conditions qui doivent servir de base aux travaux que le service du Génie sera chargé d’exécuter dans le château pour le mettre en état d’être utilisé comme pénitencier militaire. Ce concert parait avoir l’avantage de simplifier la marche des opérations en établissant un rapport immédiat entre les services intéressés et en leur permettant ainsi de s’éclairer mutuellement, dès le commencement, par leurs observations particulières sur les dispositions les plus convenables pour proportionner le plus exactement possible les dépenses aux besoins et les projets aux ressources existantes.<lb/>Monsieur le chef du bureau de la justice militaire est, en conséquence, prié de vouloir bien prévenir MM. le colonel Boilleau et le chef d’escadron Millot de Boulmay que M. le lieutenant-colonel Bourgoin, à qui des ordres vont être envoyés à cet égard, pourra participer à la conférence prescrite par le ministre pour l’établissement des bases du projet des travaux à faire au château de Saint-Germain.<lb/>Les plans qui ne sont pas parvenus au bureau de la justice militaire ont été transmis directement à celui du Génie.<lb/>Paris, le 8 mai 1833<lb/>Le sous-directeur, par intérim, chargé du service du Génie<lb/>Boquet »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 21</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">14 septembre 1833</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du personnel<lb/>Bureau de la justice militaire<lb/>Rapport fait au ministre le 14 septembre 1833<lb/>Analyse : projet d’établissement de pénitencier militaire dans le château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Le ministre, ayant pensé que le château de Saint-Germain pourrait se prêter au développement du nouveau système pénitentiaire créé par l’ordonnance du 3 décembre 1832, chargea, au mois de mars dernier, une commission composée de MM. le colonel d’artillerie G[auldr]ée-Boilleau, le lieutenant-colonel du Génie Bourgoin, le chef de bataillon Millot de Boulmay, d’examiner si les localités du susdit château pourraient se prêter à la réalisation de son projet.<lb/>Après un examen approfondi des lieux, la commission ayant fait connaitre que, par son isolement, sa situation, sa solidité, ses principales distributions, le château de Saint-Germain convenait parfaitement pour établir un pénitencier, et autant que cette convenance pouvait se rencontrer dans un bâtiment qui n’a pas été construit pour cette destination spéciale, le ministre, d’après ces données, décide le 18 avril dernier que ces mêmes officiers, réunis, achèveraient la mission qui leur avait été confiée en rédigeant un projet complet d’appropriation.<lb/>Pendant les travaux qu’ont nécessité l’étude et la rédaction de ce projet, est intervenu l’ordonnance royale du 17 juillet dernier par laquelle le château de Saint-Germain est passé en possession du département de la Guerre puis, le 21 août dernier, la commission a soumis son travail à monsieur le maréchal.<lb/>Ce travail consiste en six feuilles de dessin. Sur les cinq premières se trouvent les dispositions générales d’un système cellulaire d’après lesquelles le pénitencier pourra recevoir 537 détenus, dont 45 au régime de correction. Il présente, en outre, toutes les exigeances d’un semblable établissement telles que vastes locaux pour ateliers, magazins, réfectoires, logement des employés, moyens de surveillance, et des cours et préaux dont la superficie totale est de 6800 mètres.<lb/>Le devis estimatif se divise en dépenses spéciales d’appropriation, 306150 f.<lb/>Dépenses pour grosses réparations, 149600 f.<lb/>Qui présentent un total de 455750 f.<lb/>Cette dépense totale paraît susceptible d’une diminution assés notable puisqu’on pourra utiliser beaucoup de matériaux provenant de démolitions. En outre, le devis comprend divers objets de mobilier qui ne doivent pas figurer dans les travaux à faire. Ce sont des tables, bancs, comptoirs et un outillage estimé 9000 f. qui, d’après le règlement, sont à la charge des entrepreneurs d’ateliers.<lb/>Quand bien même l’exécution du projet coûterait la somme évaluée, la dépense serait encore loin de celle que demande l’établissement du pénitencier modèle qui a été soumis au ministre et dont le devis estimatif dépasse deux millions.<lb/>Il faut aussi remarquer que, par suite de l’application du système de l’ordonnance du 3 décembre 1832, le Trésor fera, dans le service du gite et geôlage, une économie qui, calculée au taux très réduit de 0,50 c. par jour et par homme, s’élèvera, par an, à plus de cent mille francs pour 500 détenus.<lb/>Plusieurs considérations majeures forcent l’administration d’accélérer l’exécution du projet que monsieur le maréchal a conçu.<lb/>A Montaigu, les bâtiments sont dans un tel état de vétusté que, toute réparation étant impossible, ils sont menacés d’une ruine prochaine. Lors de la dernière visite faite par les ingénieurs militaires, ils ont consigné cette situation dans leur rapport, en ajoutant qu’il y avait danger réel pour la population de la prison. On sait, de plus, que la vicieuse distribution de ses localités rend impossible toute police pénitentiaire telle que l’ordonnance royale l’établit.<lb/>Il y a enfin avantage pour la sûreté générale à faire disparaître du sein de la capitale un établissement renfermant un assés grand nombre d’individus, presque tous hommes de force et de résolution, sur le secours et l’appui desquels la malveillance croit toujours pouvoir compter dans les crises politiques.<lb/>A Saint-Germain, l’ancienneté des constructions, l’abandon où elles sont restées depuis longues années, ont mis les bâtiments dans un tel état de délabrement que, seulement d’une année à l’autre, le mal fait maintenant des progrès effrayants. Les choses en sont au point que si les grosses réparations portées au devis qui est sous les yeux de monsieur le maréchal n’étaient pas exécutées au plutôt, on se trouverait bientôt forcé de faire une dépense double pour la simple conservation du monument, que le département de la Guerre a aujourd’hui en sa possession.<lb/>De tous côtés, donc, on ne voit que motifs de prendre une prompte détermination.<lb/>Quant aux moyens d’arriver à des résultats prochains, le bureau de la justice militaire n’a pas les documents nécessaires pour établir des propositions réelles. Cependant, il croit utile de présenter les vues qu’il a à ce sujet.<lb/>La distribution du château de Saint-Germain permet de faire successivement les travaux d’appropriation. En exécutant les travaux en deux années, la dépense répartir deviendrait moins lourde à supporter. Si d’ailleurs la situation des fonds du budget de 1834 ne permettait pas de commencer l’année prochaine, on pense qu’il faudrait faire une demande de crédit supplémentaire basée sur les besoins impérieux du service des prisons militaires et sur les avantages moraux et économiques qu’il y a à entrer rapidement dans la voie d’améliorations qu’a ouverte l’ordonnance du 3 décembre 1832. Personne d’ailleurs ne met plus d’intérêt que monsieur le ministre, qui a proposé et contresigné cette ordonnance, à assurer et à hâter la mise en activité d’une institution dont on doit attendre les résultats les plus utiles pour le bon ordre et la discipline de l’armée.<lb/>Comme il convient préalablement que le comité du Génie examine à fond le travail de la commission, on a l’honneur de proposer à monsieur le maréchal d’ordonner qu’il lui soit envoyé pour en être fait rapport, sous le plus bref délai.<lb/>Dromond<lb/>Le chef du bureau de la justice militaire<lb/>Rivot<lb/>Approuvé en demandant que le comité du Génie s’en occupe et fasse son rapport le plus promptement possible »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux d’installation du pénitencier militaire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Justice militaire<lb/>Paris, le 7 juillet 1835<lb/>Monsieur la maréchal, pair de France, ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Maréchal,<lb/>J’ai visité le château de Saint-Germain où le pénitencier de Montaigu doit être transféré.<lb/>Les travaux sont poussés avec zèle et activité par l’officie du Génie qui est chargé de le surveiller. Déjà, la contre-escarpe, qui tombait en ruine dans plusieurs parties, est réparée avec soin et en pierre de taille proprement ajustée.<lb/>Un mur extérieur de huit pieds, construit avec le même soin, masquera, du côté de la ville, l’entresol où seront placés les détenus.<lb/>Les pavillons des appartemens royaux seront respectés comme monumens, et d’après les intentions manifestées par le Roi.<lb/>Les cellules individuelles pour chaque prisonnier sont faites en ce moment dans la courtine du nord. On pourra loger dans les deux courtines à peu près 200 prisonniers.<lb/>La longueur de ces cellules est de 2 mètres 30 centimètres sur 1 mètre 80 centimètres de largeur.<lb/>Le rez-de-chaussée est réservé pour les accessoires de l’établissement tels que réfectoire, cuisine, atelier, parloir, salle de bains, corps de garde, enfin pour les divers bureaux.<lb/>Quand tout le bâtiment aura été approprié à sa destination, il pourra contenir 500 détenus avec tous les ateliers nécessaires.<lb/>Les travaux pour cette année se borneront au rez-de-chaussée, à l’entresol et à l’étage sous-terrein. Commencé le 4 mai, plus du tiers de l’ouvrage est déjà fait, et le capitaine du Génie espère que sa tâche sera complèttement finie avant le 1er novembre de cette année.<lb/>Le pont vis-à-vis l’église paroissiale de Saint-Germain formera désormais la seule entrée du pénitencier. Il est en fort mauvais état. Il me semble indispensable de le reconstruire à neuf.<lb/>On peut, en nivelant le terrain, réserver tout le terre-plein du fossé pour un préau.<lb/>L’élévation du mur du château à partir du fonds du fossé jusqu’au sommet du mur extérieur aura en totalité 28 pieds d’élévation, ainsi la prison n’offre aucun danger quant à sa sûreté.<lb/>Un jardin placé dans une partie des fossés ne pourra être détruit que dans les locations auront obtenu l’indemnité qu’ils réclament. C’est au ministère de la Guerre à la fixer amiablement avec les parties intéressées.<lb/>Je dois faire observer à Votre Excellence que la partie du préau qui regarde l’ouest doit être laissée à l’administration du pénitencier afin d’isoler les détenus de la ville de Saint-Germain.<lb/>Une somme de 160000 francs a été affectée aux travaux de cette année.<lb/>La somme de 30000 francs réservée pour la totalité des travaux suffira probablement pour approprier complèttement le château de Saint-Germain à sa nouvelle destination.<lb/>J’ai déjà dit à Votre Excellence combien il était urgent d’y transférer le pénitencier de Montaigu. Je lui ai aussi exposé tous les avantages d’un pareil établissement. Mon 1er rapport l’en a convaincu et elle m’a donné une preuve honorable de sa confiance en adhérant à toutes mes propositions et en témoignant sa satisfaction, avec la plus flatteuse bienveillance, à chacun des estimables officiers qui composent le conseil d’administration du pénitencier militaire.<lb/>Je considère à présent, Monsieur le Maréchal, ma tâche remplie et l’inspection dont m’avait chargé votre prédécesseur comme entièrement accomplie.<lb/>Agréez, Monsieur le Maréchal, l’hommage de ma haute et respectueuse considération.<lb/>Le lieutenant-général, inspecteur général du pénitencier de Montaigu.<lb/>Baron Delort »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’achèvement des travaux du pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1836/1836" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1836</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du personnel<lb/>Bureau de la justice militaire<lb/>Minute de la note écrite au bureau du Génie<lb/>Le 2 mars 1836<lb/>Les travaux qui étaient à faire dans le château de Saint-Germain pour l’approprier à la destination du pénitencier militaire sont, à peu de choses près, terminés et rien ne parait plus devoir retarder la translation dans cette localité des condamnés détenus jusqu’à présent à Montagu.<lb/>Cependant, avant de faire aucune dépense à cet égard, l’administration doit s’assurer préalablement si la maçonnerie des cellules est complétement séchée et de manière à ne faire craindre aucune humidité. Il est à remarquer d’une part que la disposition des parties du bâtiment où sont établies les cellules n’a pas permis d’aérer celles-ci autant peut-être qu’il eût été à désirer, de l’autre que beaucoup de travaux n’ont été achevés que dans l’arrière-saison. Or ce concours de circonstances a pu retarder la désiccation du plâtre. S’il y avait lieu d’avoir quelque crainte à cet égard, il pourrait être dangereux de faire coucher dans les cellules des hommes occupés pendant toute la journée à des travaux qui demandent un déployement de forces, ce qui les rend plus susceptibles d’éprouver des répercussions, effet qui ne manquerait d’amener des accidents plus ou moins graves.<lb/>Il est donc important qu’avant de procéder à l’installation du pénitencier à Saint-Germain, l’administration ait une entière assurance qu’il n’y a aucun danger à redouter d’une prise de possession immédiate. Comme les travaux faits à Saint-Germain ont été exécutés sous la direction d’un officier du Génie, on a l’honneur de prier monsieur Boquer de vouloir bien faire connaître au bureau de la justice militaire, soit d’après les renseignements qui lui seraient déjà parvenus, soit d’après ceux qu’il pourrait demander sur l’objet dont il est question, si, dans l’état actuel des choses, il est reconnu possible d’occuper sans inconvénient toute la partie terminée du pénitencier militaire de Saint-Germain.<lb/>Le chef »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le transfert des prisonniers au pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du personnel<lb/>Bureau de la justice militaire<lb/>Minute du rapport fait au ministre le 24 mars 1836<lb/>Après l’achèvement des travaux nécessaires pour rendre le château de Saint-Germain propre à recevoir le pénitencier militaire, monsieur le lieutenant-général commandant la 1ère division a envoyé monsieur le docteur Choquet, attaché à son état-major, pour reconnaître si toutes les maçonneries récemment faites et principalement les cellules avaient atteint le degré de siccité convenable afin qu’il ne pût résulter aucun danger d’une occupation immédiate. Il résulte de la visite faite par cet officier de santé que les portions du bâtiment affectées aux usages communs telles que les ateliers, le réfectoire, cuisine etc. sont dès ce moment propres à leur destination, que les cellules établies à l’entresol sont aussi aérées que le besoin le requiert, et que le nombre de celles dont on peut avoir besoin dès ce moment ayant été terminé en juin et juillet, elles sont très saines et peuvent être habitées sans danger.<lb/>D’après cet avis, monsieur le lieutenant-général Pajol demande au ministre les ordres pour faire opérer la translation des condamnés de Montaigu à Saint-Germain.<lb/>La précaution de faire visiter le château de Saint-Germain était une mesure que les constructions récemment faites rendaient indispensable. Puisqu’il est reconnu par un homme de l’art que l’état des bâtimens est aussi sain qu’il peut l’être, on ne voit que des motifs de donner suite à la demande du général Pajol.<lb/>En conséquence, on a l’honneur de proposer au ministre d’approuver que la translation du pénitencier militaire ait lieu immédiatement et de signer la lettre ci-jointe adressée au général Pajol pour lui faire connaître ses instructions. »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du personnel<lb/>Bureau de la justice militaire<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre à monsieur le lieutenant-général commandant la 1ère division<lb/>Le 24 mars 1836<lb/>Général,<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez écrite le 15 de ce mois pour me demander mes ordres relativement à la translation du pénitencier militaire au château de Saint-Germain. Tout étant prêt pour recevoir les condamnés dans le nouvel établissement et, de l’avis des gens de l’art, la construction quoique récente pouvant être habitée incontinent sans aucun danger pour la santé des hommes, je ne vois que des motifs de faire transférer immédiatement le pénitencier à Saint-Germain. Je vous charge en conséquence de prendre toutes les mesures propres à assurer le succès de cette opération, dont vous me rendrez compte aussitôt qu’elle sera effectuée.<lb/>J’ai donné des ordres à monsieur l’intendant militaire de la 1ère division pour qu’il ait à mettre à la disposition du conseil d’administration du pénitencier les objets reconnus nécessaires pour le couchage des condamnés à Saint-Germain, et je l’ai invité à s’entendre avec vous relativement à la translation des condamnés au moyen des voitures dites accélérées.<lb/>Le ministre »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du personnel et des opérations militaires<lb/>Bureau du Génie<lb/>Matériel<lb/>Saint-Germain<lb/>Note pour le bureau de la justice militaire<lb/>A l’occasion du projet d’établissement d’une manutention des vivres dans les bâtimens accessoires du quartier de cavalier de Luxembourg à Saint-Germain, mesure réclamée par l’intendance, M. le chef du Génie dans cette place vient d’adresser au ministre les observations suivantes, qu’on croit devoir soumettre, en ce qui concerne la police du pénitencier, à l’appréciation de monsieur le chef du bureau de la justice militaire.<lb/>Quoique l’administration du pénitencier ait à sa disposition les deux fours de l’ancienne manutention du château, le petit nombre de détenus composant l’effectif actuel de l’établissement ne lui permet pas d’en faire usage, en sorte que c’est le service créé pour la garnison qui, dans ce moment, est chargé de fournir le pain au pénitencier. Quant au service établi pour la garnison depuis le 10 du mois de nombre dernier, époque de la reprise des locaux qui étaient affectés, dans le château, à la manutention des vivres, il se fait au moyen d’un four appartenant à un boulanger de la ville et dont l’administration des subsistances militaires se sert concurremment avec le propriétaire, circonstances gênante qui a donné lieu à l’intendance de demander l’établissement d’une manutention dans les bâtimens du quartier de Luxembourg.<lb/>M. le chef du Génie représente que, pour le service des vivres, on a déjà dépensé près de 12000 f. en 1831, lors de la construction des deux fours du château, et que le projet présenté pour établir une nouvelle manutention dans les bâtimens sus désignés exigerait une dépense qui ne s’élèverait pas à moins de 15000 f.<lb/>En outre, M. le capitaine Mermier fait observer que si, plus tard, lorsque le pénitencier sera porté au complet, l’administration de cet établissement utilisait les fours qu’elle a à sa disposition, il serait convenable et économique que la fabrication organisée au château fût chargée de pourvoir aux besoins des deux services. Cet officier ne voit pas qu’il en puisse résulter le moindre inconvénient pour la police du pénitencier. En effet l’objection qui pourrait être faite relativement à la distribution du pain ne peut pas être d’un grand poids, puisque les soldats de service n’auraient à parcourir qu’une partie d’un corridor inaccessible aux détenus pour une distribution de courte durée, se renouvelant seulement tous les deux jours, et soumise à tous les moyens de surveillance de l’administration.<lb/>Dans l’état actuel des choses, il s’agit de savoir si l’administration du pénitencier, qui a hérité de l’ancienne manutention, continuera, lorsque l’établissement sera porté au complet, à recevoir le pain du service des subsistances militaires ainsi que cela a lieu maintenant, ou si elle le fera fabriques au château.<lb/>Monsieur le chef du bureau de la justice militaire est prié de vouloir bien faire connaître le sens dans lequel cette question doit être résolue, afin qu’on puisse donner suite, relativement au service des vivres, aux proportions de M. le chef du Génie à Saint-Germain.<lb/>Le chef du bureau du Génie<lb/>Tallenare, adjudant »</p>
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              <p>« 1ère division militaire<lb/>Etat-major général<lb/>Paris, le 3 août 1836<lb/>M. le maréchal, ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Maréchal,<lb/>Un incendie vient de détruire le four de louage qui servait à cuire le pain de la garnison de Saint-Germain-en-Laye. Sur la demande de M. le sous-intendant militaire, vu l’urgence et pour ne pas compromettre le service des vivres, M. l’inspecteur du pénitencier militaire a consenti à prêter provisoirement, et pour un tems très court, le four du château. En me rendant compte toutefois de cette circonstance, et en me priant de donner mon approbation à la mesure qu’il a prise, ce que j’ai fait, cet officier supérieur me représente que la sûreté de l’établissement confié à ses soins aurait beaucoup à souffrir si cet état de choses se prolongeait, et il pense que quatre jours doivent suffire pour que l’administration se soit mise en mesure de louer un autre four en ville, ou bien d’envoyer le pain de Versailles, comme cela a déjà lieu pour la garnison de Ruel.<lb/>Il serait en effet très fâcheux, très contraire au bon ordre, dangereux pour la sûreté des détenus, que des personnes étrangères au pénitencier y fussent admises à toute heure de jour et de nuit. Sur ces considérations, j’ai prescrit à M. le commandant Brès de ne laisser le libre usage du four du château à l’administration que pendant quatre jours.<lb/>Agréez, Monsieur le Maréchal, l’hommage de mon respect.<lb/>Le lieutenant général, pair de France, commandant la 1ère division militaire<lb/>Pajol »</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction du personnel et des opérations militaires<lb/>Bureau de la justice militaire<lb/>Rapport fait au ministre le 18 août 1836<lb/>Analyse : sur la nécessité de faire cesser le prêt que le pénitencier de Saint-Germain a fait d’un four à la manutention des vivres<lb/>Dans un rapport en date du 3 de ce mois, M. le lieutenant général commandant la première division militaire a fait connaître au ministre qu’un incendie ayant détruit le four de louage qui servait à cuire le pain de la garnison de Saint-Germain-en-Laye, d’après la demande de M. le sous-intendant militaire et vu l’urgence, il a autorisé M. l’inspecteur du pénitencier militaire établi dans le château de cette ville à prêter provisoirement le four de cet établissement. Dans un rapport du 5, cet officier général ajoute que, sur les instances de M. l’intendant de la division, il a donné des ordres pour que cette concession durât aussi longtemps qu’il serait nécessaire pour assurer la subsistance de la garnison de Saint-Germain.<lb/>En faisant droit aux réclamations qui lui ont été adressées afin de ne point interrompre un service importance, M. le général Pajol voit les plus graves inconvéniens à laisser prolonger le prêt du four du pénitencier militaire. Il regarde comme contraire à l’ordre de cet établissement, comme dangereux pour sa sûreté et celle de sa population que des personnes étrangères y soient admises à toute heure de jour et de nuit.<lb/>Il insiste donc fortement pour que les mesures les plus promptes mettent un terme à l’état de choses dont il signale les inconvéniens. Il indique comme moyens simples d’ariver à ce but de louer un autre four en ville, ou mieux encore d’envoyer de Versailles à Saint-Germain le pain nécessaire, comme cela a lieu pour la garnison de Rueil.<lb/>L’importance du pénitencier militaire, l’avenir qu’annonce la prospérité naissante de cet établissement, auquel monsieur le maréchal porte un intérêt tout particulier, doivent faire prendre en considération les inquiétudes dont témoigne M. le général Pajol. On ne peut donc qu’appuyer la demande qu’il a formée à l’effet d’obtenir qu’il soit pourvu dans le plus bref délai au service interrompu par suite de l’incendie du four que le service des vivres avait loué en ville.<lb/>Le bureau de la justice militaire ne peut être juge compétent des deux moyens que le général Pajol regarde comme les plus prompts et les plus convenables dans la circonstance actuelle. Seulement, il croit pouvoir, en rappelant divers antécédents qui sont à sa connaissance, fournir quelques données pour la solution de la question.<lb/>En 1831, on avait installé dans le château de Saint-Germain la manutention des vivres de la garnison. Cette opération et deux fours qui y furent alors construits occasionnèrent une dépense de 12000 f. Depuis, le château ayant été assigné à la destination du pénitencier militaire, lorsqu’on y transféra celui de Montaigu, la manutention fut obligée de vider les locaux qui lui avaient été affectés et, par suite, de louer provisoirement un four en ville. Déjà, avant l’incendie de ce four, M. l’intendant militaire de la 1ère division, trouvant des inconvénients à laisser le service des vivres réduit à une position provisoire et précaire, demandait qu’on établit la manutention dans les bâtimens du quartier Luxembourg. Cette mesure, d’après les devis qui ont été établis, devait occasionner une dépense qui n’irait pas à moins de 15000 f.<lb/>Le Génie, qui observe que la manutention à Saint-Germain a déjà coûté en 1831 la somme de 12000 f. s’est arrêté devant l’adoption d’un projet qui doit donner lieu à une nouvelle dépense encore plus grande, et, en vue de l’éviter, il proposerait d’arrêter que les fours construits au château de Saint-Germain servissent concurremment au pénitencier et à la manutention. Les craintes que l’administration conçoit du prêt momentané des fours du château s’attacheraient avec plus de raison et de force encore à l’existence permanente d’un établissement de cette nature dans l’intérieur d’un pénitencier destiné à renfermer près de 600 hommes, à raison de la nécessité d’y admettre des agens étrangers, à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que des chances d’incendie qui menacent incessamment les usines de boulangerie. Aussi, lorsque les vivres-pain ne seront plus alloués au pénitencier militaire au compte de la Guerre, que les ressources financières de cette maison lui permettront de pourvoir à leur achat, y aura-t-il à examiner la question de savoir si le pain sera fabriqué dans l’intérieur du château ; or de ce qui précède on peut déduire que cette question se décidera par la négative, à plus forte raison parait-il y avoir lieu de repousser le projet de faire servir les fours du château à la manutention des vivres de la garnison, tout en reconnaissance cependant qu’il est d’une économie bien entendue d’éviter le renouvellement d’une dépense considérable.<lb/>Deux services importans sont intérressés à ce que les difficultés qui se présentent soient tranchées. Il semble que le général Pajol en a indiqué le moyen.<lb/>Puisque c’est la manutention de Versailles qui pourvoit aux besoins de la garnison de Rueil, que Saint-Germain est aussi à proximité de ladite ville et par des routes superbes, il paraitrait, sous ce double rapport, également praticable de tirer de ce point les vivres-pain nécessaires à la garnison de Saint-Germain. Cette proposition se recommande par l’avantage qu’elle présente dans l’économie qui résulterait de la suppression de la manutention de Saint-Germain et des dépenses qu’elle entraine, chaque année, en matériel et personnel, en même temps qu’on échapperait à la nécessité que redoute aujourd’huy le génie de faire une dépense de 15000 f. pour établir les fours de la manutention dans le quartier Luxembourg.<lb/>Quel que soit le mérite des observations qui précèdent, on les croit de nature à entrer comme éléments dans l’appréciation d’une question qui, devant de reste être envisagée encore sous d’autres points de vue, ne peut être traitée à fond que par la direction de l’administration et le bureau du Génie. Si monsieur le maréchal l’approuve, on a l’honneur de lui proposer de décider qu’ampliation du présent rapport sera envoyée aux deux services, avec invitation de se concerter pour présenter au ministre les moyens de résoudre les difficultés du moment.<lb/>Dromont »</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction générale du personnel<lb/>Bureau du Génie<lb/>Matériel<lb/>Note pour le bureau du recrutement et de la justice militaire<lb/>En réponse à la note du 21 mai dernier émanée du bureau du recrutement et de la justice militaire, on a l’honneur d’annoncer à monsieur Petitet qu’à la suite d’un rapport qui lui a été soumis touchant les entraves qu’éprouverait l’exercice du service manutentionnaire à Saint-Germain, le ministre a revêtu de son approbation dans tout leur contenu les conclusions prises par la commission d’enquête du 20 décembre 1836 et décidé le 3 juin courant :<lb/>1° qu’il y avait lieu de maintenir dans le château, où il se trouve provisoirement établi, le service des vivres, en lui donnant, indépendamment des pièces A et B qu’il détient déjà, la jouissance de celles C, D, E et de la latrine F, comme aussi d’assurer à la troupe la faculté d’accéder pour la distribution du pain jusqu’au guichet G situé dans un corridor où ne pénètrent pas les détenus.<lb/>2° que, pour éviter néanmoins les graves inconvéniens que ne manquerait pas d’amener pour le régime intérieur du pénitencier militaire un pareil état de choses s’il se prolongeait, des mesures seraient prises pour transférer ailleurs la manutention, en affectant à cet usage telle portion des bâtimens de l’Etat que les autorités militaires jugeraient, de concert, devoir être consacrée à cette destination, portion qui serait rendue livre en déplaçant le dépôt d’infanterie qu’on installerait dans une autre localité, et en conservant seulement à Saint-Germain un détachement de soldats ou de vétérans suffisant pour la garde du pénitencier.<lb/>Des instructions ont été aujourd’hui même transmises à cet effet à M. le général Pajol, à M. l’intendant de la 1ère division, ainsi qu’à M. le directeur des fortifications à Paris, afin qu’ils assurent conjointement l’accomplissement des dispositions qui précèdent.<lb/>Paris, le 11 juin 1837<lb/>Le chef du bureau du Génie<lb/>Boquet »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une inspection au pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« 1ère division militaire<lb/>Etat-major général<lb/>Justice militaire<lb/>Paris, le 21 mai 1838<lb/>M. le ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 18 de ce mois, je me suis rendu à Saint-Germain pour visiter le pénitencier militaire qui est établi dans cette ville, et je m’empresse de vous rendre compte de cette visite dont j’ai eu tout lieu d’être satisfait.<lb/>Arrivé à l’improviste et sans être attendu, j’ai trouvé tout le monde à son poste. Les ateliers étaient en pleine activité. Je les ai parcouru tous et partout j’ai rencontré l’amour de l’ordre et du travail. J’ai vu aussi les détenus au réfectoire, à l’infirmerie et, là comme ailleurs, je n’ai eu que des éloges à donner, tant aux soins dont ils sont l’objet qu’à leur bonne conduite et à l’esprit de discipline dont ils sont animés. Je n’hésite pas à le proclamer, l’institution pénitentiaire, appliquée aux condamnés militaires, est un bienfait pour l’armée, et elle ne peut que ramener plus dignes d’elle tous ceux de ses membres qu’un moment d’égarement force à éloigner de ses rangs pour un tems plus ou moins prolongé.<lb/>L’établissement de Saint-Germain, destiné à servir en quelque sorte de modèle à tous ceux que les nécessités du service feront établir dans la suite, m’a paru, Monsieur le Ministre, digne de tout votre intérêt et mériter toute votre attention. Irréprochable dans son ensemble et dans tout ce qui se lie intimement au développement du système, à la discipline, à la distribution du travail, à l’administration, il laisse cependant encore à désirer dans quelques détails. Ainsi, l’expérience a démontré le besoin de quelques changements dans l’exécution du plan primitif qui a été suivi pour approprier le château de Saint-Germain à cette destination. Je vais à ce sujet vous remettre plusieurs propositions dont j’ai reconnu, par mes propres yeux, toute l’utilité, je puis même dire toute la nécessité. J’ose donc espérer que vous voudrez bien les prendre en sérieuse considération.<lb/>Je placerai en première ligne l’établissement d’une geôle. Celle qui existe aujourd’hui ne peut nullement remplir cet objet, car elle sert uniquement de logement au portier, et elle n’est point, ainsi que cela devrait être, un passage obligé pour entrer au pénitencier ou pour en sortir. Il résulte de cet état de choses que la surveillance du gardien de la geôle est, pour ainsi dire, nulle et sans aucune efficacité. Il serait extrêmement facile et peu coûteux d’y remédier en construisant une véritable geôle sous le vestibule à gauche de la grille d’entrée. Je ne saurais trop insister sur ce point, et vous prier de donner d’urgence des ordres en conséquence.<lb/>En second lieu, je vous rappellerai que le pénitencier manque d’un bâtiment de correction, et qu’il n’a point été donné suite jusqu’ici aux propositions qui vous ont été faites à cet égarde, bien que vous m’ayez annoncé, notamment le 10 décembre 1837, que vous aviez arrêté qu’il vous serait présenté d’urgence les moyens d’y satisfaire.<lb/>Un troisième objet m’a paru aussi réclamer une attention toute particulière : je veux parler des jours que l’on a laissé subsister sur tout le pourtour du bâtiment et qui permettent aux détenus de plonger la vue sur les habitations qui environnent le pénitencier, de même qu’elles laissent découvrir aux regards des passans tout ce qui se passe dans les ateliers et même dans les dortoirs. Il me paraît donc de toute nécessité que toutes les ouvertures des fenêtres soient, sans aucune exception, murées à la hauteur de six pieds au moins : c’est le seul moyen pour que la détention ne soit pas illusoire, et pour mettre obstacle aux communications avec le dehors de la prison que la surveillance la plus active ne peut parvenir à empêcher totalement, comme le prouve une circonstance toute récente (l’affaire du détenu Moreau-Duplanty).<lb/>Enfin, Monsieur le Ministre, il est absolument indispensable que la petite cour intérieure du bâtiment de l’administration soir recouverte d’un vitrage qui empêche les eaux pluviales d’y tomber. Dans l’état actuel des choses, il y règne une humidité presque constante qui se communique aux logemens de tous les employés et les rend peu sains à habiter.<lb/>Telles sont, Monsieur le Ministre, les principales améliorations qu’il importe d’effectuer, sans aucun retard, au pénitencier de Saint-Germain, et j’ose espérer que vous resterez convaincu, comme moi, de leur nécessité.<lb/>Il est encore quelques points que je me réserve de traiter plus tard avec les développements dont ils sont susceptibles. Je me bornerai quant à présent à les indiquer sommairement. Ce sont :<lb/>1° l’établissement de latrines à portée des grands ateliers et de la salle de Mars,<lb/>2° des portes pour fermer l’entrée des escaliers, C, D, F dans la grande cour,<lb/>3° l’agrandissement des ouvertures qui éclairent l’escalier A formant la communication du rez-de-chaussée à l’entresol,<lb/>4° l’assainissement par un grand courant d’air des latrines de la courtine nord, à tous les étages, la mauvaise odeur qu’elles exhalent en a fait interdire l’usage,<lb/>5° la mise en état des logemens des employés,<lb/>6° l’agrandissement et l’éclairage de l’atelier des cambreurs, par la démolition d’une cloison inutile,<lb/>7° enfin, le déplacement de la cuisine et son établissement dans un local hors de l’enceinte de la détention et qui sert maintenant de salle de bains pour les détenus.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le lieutenant-général, pair de France, commandant la 1ère division militaire<lb/>Pajol »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur une mutinerie au pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1838/1838" encodinganalog="3.1.3">4 juillet 1838</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Rapport fait au ministre le 4 juillet 1838<lb/>Analyse : dispositions relatives à la mutinerie qui a éclaté au pénitencier militaire le 24 juin 1838<lb/>La mutinerie qui a éclaté le dimanche 24 juin dernier parmi les condamnés détenus au pénitencier militaire est l’objet du rapport circonstancié ci-joint dans lequel M. le général commandant la 1ère division rend compte des mesures fermes et prudentes prises par M. le capitaine de Wengy, commandant par intérim de cet établissement, afin d’arriver immédiatement à saisir les auteurs et fauteurs de cette révolte qui aurait eu pour prétexte la prohibition du tabac dans l’intérieur de l’établissement.<lb/>Du reste, cette mutinerie n’a eu aucune conséquence fâcheuse. Un seul détenu a été blessé légèrement et accidentellement, et aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre habituel.<lb/>M. le général comte Pajol, à cette occasion, représente la nécessité d’organiser une surveillance capable de prévenir une insurrection semblable à celle que l’on vient de comprimer, et il s’appuie de la disposition des localités pour démontrer que le nombre des agens aujourd’hui employés est insuffisant pour atteindre ce but. Ainsi, un seul gardien est placé dans chacun des ateliers de chaussonerie et d’ébenisterie qui reçoivent, l’un et l’autre, environ 70 ouvriers. Une surveillance qui doit s’étendre sur un aussi grand nombre d’hommes devient, en résultat, de peu d’effet et souvent presque nulle. Il faudrait donc nécessairement avoir 2 surveillants dans chacun de ces vastes ateliers. Un seul gardien est obligé d’avoir l’œil sur eux ateliers situés l’un au rez-de-chaussée, l’autre au 4e étage : sa tâche devient presque impossible à remplir. L’ensemble de la police générale est confiée à 2 agens, l’importance de ce service en réclamerait trois. Le général comte Pajol prie donc le Ministre de vouloir bien augmenter de 4 le nombre actuel des gardiens.<lb/>Il a été adopté, en principe, que le service de surveillance dans le pénitencier serait monté sur le pied de 4 gardiens pour 100 détenus. La population n’étant encore que de 190 condamnés et neuf surveillants se trouvant préposés à leur garde, il semble d’abord qu’ils peuvent suffire. Cependant, en fesant attention que la distribution intérieure des bâtimens a obligé de disperser les ateliers qui varient, d’ailleurs, d’importance, on voit facilement que sur un tel point, la surveillance doit être forte et convenable, que sur tel autre, elle devient presque sans effet, qu’enfin les localités du château de Saint-Germain ajoutent aux difficultés que l’on a à l’établir partout. En outre, la population du pénitencier étant au moment de recevoir un grand accroissement, la prudence veut qu’on ajoute aux moyens de surveillance afin de faire disparaitre les traces qu’ont pu laisser, dans certains esprits, les scènes scandaleuses du 24 juin dernier, et, par suite, la tendance à les renouveler.<lb/>D’initiative, Monsieur le Ministre a reconnu que la demande de M. le général Pajol méritait d’être prise en considération. Mais, d’un autre côté, pour ne pas trop s’écarter des bases adoptées, on croit qu’il suffirait d’abord d’ajouter deux surveillans au nombre actuel, qui se trouverait ainsi porté à 11, sauf à accorder plutard une nouvelle augmentation si la nécessité s’en fait réellement sentir.<lb/>On a, en conséquence, l’honneur de proposer à Monsieur le Ministre d’appeler à l’emploi de surveillant dans le pénitencier militaire les nomms Bert Georges, sergent au 7e léger, et Soumy, maréchal des logis au 1er hussards, lesquels figurent dans la liste des sous-officiers présentés en conformité du principe sanctionné par la décision ministérielle du 3 février 1837 pour remplir les emplois de cette nature et qui sont recommandés particulièrement comme sujets très capables par MM. les lieutenants généraux commandant les 1ère et 4e division.<lb/>Relativement à la prohibition du tabac (cause ou prétexte de la mutinerie du 24 juin), en admettant qu’il y ait utilité à modifier cette disposition, on pense, comme M. le lieutenant général, qu’il n’y aurait pas opportunité à le faire maintenant et qu’il convient d’attendre que la commission chargée de la révision du règlement actuel ait examiné de nouveau cette question.<lb/>Ci-joint, dans le sens des propositions qui précédent, un projet de réponse à M. le lieutenant général commandant la 1ère division militaire. Cette lettre contient, en outre, des témoignages de satisfaction pour M. le capitaine de Wengy, commandant par intérim le pénitencier, ainsi que pour M. Delayen, officier comptable, M. Charvet, gardien en chef, et, en général, pour les divers agens composant le persnnel de surveillance qui, tous, ont fait preuve de zèle et de dévouement.<lb/>Droucout »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’envoi de prisonniers au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 20</unitid>
              <unitdate normal="1839/1839" encodinganalog="3.1.3">1er août 1839</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Direction des personnel et des opérations militaires<lb/>1ère division<lb/>Bureau de la justice militaire, 2e section<lb/>Rapport fait au ministre le 1er août 1839<lb/>Analyse<lb/>On propose, d’après la demande de M. le général Pajol, de porter et d’entretenir au nombre de 500 les détenus au pénitencier de Saint-Germain<lb/>M. le général Pajol, commandant la 1ère division militaire, expose, par sa lettre du 9 de ce mois, que le nombre des condamnés détenus au pénitencier militaire de Saint-Germain, est, en ce moment, de 474, qu’il diminuera pendant les mois de juillet, août et septembre, de 55 hommes dont la peine aura successivement expiré et que 18 devront être évacués sur d’autres prisons, parce qu’ils sont incapables de se livrer à aucun genre de travail, qu’ainsi réduit, en trois mois, à un chiffre au dessous de 400, le pénitencier n’aura guère à recevoir, dans le même laps de tems, que 15 à 20 détenus provenant des condamnations prononcées par les conseils de guerre de la 1ère division, ce qui sera loin d’atteindre le chiffre des hommes à remplacer.<lb/>Le général fait remarquer qu’il est important d’aviser, dès à présent, au moyen de tenir les détenus au complet de 500 (maximum du nombre de condamnés que peut contenir le pénitencier de Saint-Germain), si l’on ne veut pas compromettre par une diminution de travailleurs dans les ateliers, la prospérité industrielle et financiers de l’établissement et, à cet effet, il propose au ministre d’ordonner que tous les militaires qui seront condamnés à un emprisonnement de 3 ans au moins dans les 4e, 14e, 15e, 16e et 18e divisions militaire seront, à l’avenir, dirigés sur le pénitencier de Saint-Germain.<lb/>Cette prison peut renfermer 500 détenus. Elle les a déjà contenus et elle possède ce qui est nécessaire pour les recevoir et leur donner du travail.<lb/>La réforme morale des hommes détenus au pénitencier étant le but de la fondation de cet établissement et les frais qu’il occasionne ne pouvant être soldés que par les produits des ateliers qui y sont montés, il y a intérêt à faire travailler les détenus et à entretenir un nombre aussi que possible, afin que le travail concourre tout à la fois à la moralisation et au solde des dépenses de l’établissement.<lb/>La proposition faite par M. le lieutenant général Pajol tend à ce résultat. Pareille mesure a déjà été employée quand on a voulu augmenter l’effectif du pénitencier militaire. On fera remarquer toutefois que l’on doit se borner à faire diriger sur le pénitencier les condamnés des seules divisions limitrophes de la 1ère parce que, d’une part, il faut éviter que les condamnés fassent une trop longue route pour arriver au lieu de leur détention, et, de l’autre parce que, dans ces divisions, il a été jusqu’à présent matériellement impossible de procurer aux militaires condamnés les moyens de travailler.<lb/>M. le général Pajol pense, en outre, et l’on se range à son avis, que les condamnés qui auront à subir un emprisonnement de plusieurs années, devront seuls être dirigés sur le pénitencier, parce qu’il lui parait démontré par l’expérience que ceux qui n’ont pas à y faire un long séjour sont plus à charge qu’à profit, attendu que l’apprentissage, qui se prolonge souvent pour eux, rend leur travail peu productif et insuffisant pour couvrir les dépenses d’entretien.<lb/>En ne recevant donc au pénitencier de Saint-Germain-en-Laye que les hommes dont la détention sera de longue durée, on parviendra à assurer les produits financiers de l’établissement. On y trouvera encore cet avantage plus important de faire participer au bienfait du système pénitentiaire les condamnés qui, coupables de fautes plus graves, doivent avoir plus besoin d’être soumis à un régime de moralisation efficace.<lb/>Sous quelque rapport qu’on l’envisage, la proposition de M. le lieutenant général Pajol parait n’offrir que des avantages et nul inconvénient.<lb/>En conséquence, on a l’honneur de proposer au ministre d’ordonner que tous les militaires qui seront condamnés à un emprisonnement de 3 ans au moins par les conseils de guerre des 4e, 14e, 15e, 16e et 18e divisions territoriales seront jusqu’à nouvel ordre dirigés sur la pénitencier de Saint-Germain.<lb/>Dromont<lb/>Le chef du bureau de la justice militaire<lb/>De Chénier »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’achat d’une glace pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 20</unitid>
              <unitdate normal="1840/1840" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1840</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Personnel et des opérations militaires<lb/>1ère division<lb/>Bureau de la justice militaire, 2e section<lb/>Rapport fait au ministre le 17 mai 1840<lb/>Analyse<lb/>On propose d’autoriser l’acquisition d’une glace destinée à orner le salon de réception du pénitencier de Saint-Germain<lb/>M. Boudonville, chef d’escadron commandant le pénitencier militaire de Saint-Germain, a formé une demande tendant à ce que le conseil d’administration de cet établissement soit autorisé à faire l’acquisition d’une glace destinée à décorer la cheminée du salon où sont remis MM. les inspecteurs généraux d’armes ou les fonctionnaires de l’intendance, ainsi que les personnes qui ont mission de visiter le pénitencier.<lb/>M. le lieutenant général commandant la 1ère division militaire a transmis cette demande qui lui parait fondée et il a prié le ministre de vouloir bien l’accueillir.<lb/>Le bureau ne voit aucune raison de refuser l’autorisation d’acheter un effet mobilier qui, en définitive, restera à l’établissement. En conséquence, il propose d’approuver l’achat de la glace dont il s’agit et de décider que le montant de la dépense qu’il occasionnera sera prélevé sur la masse d’administration.<lb/>Si le ministre approuve cette proposition, il sera écrit à M. l’intendant de la 1ère division pour qu’il prescrive les dispositions nécessaires à ce sujet, et avis en sera donné à M. le général Pajol.<lb/>Le chef du bureau de la justice militaire<lb/>De Chénier<lb/>[dans la marge :] 17 mai 1840<lb/>Approuvé »</p>
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              <subject>Mobilier</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pétition d’habitants de Saint-Germain-en-Laye en faveur de l’installation d’un musée au château</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 21</unitid>
              <unitdate normal="1840/1840" encodinganalog="3.1.3">28 juin 1840</unitdate>
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              <p>« A Sa Majesté Louis-Philippe premier, roi des Français<lb/>Sire,<lb/>Au nom des habitants de Saint-Germain-en-Laye, je biens vous demander la translation dans un autre lieu des prisonniers détenus dans le vieux château.<lb/>Depuis que cette antique résidence à reçu une destination si peu digne de son origine, la ville souffre considérablement de ce changement.<lb/>D’une part, les étrangers que des souvenirs historiques conduisaient à Saint-Germain, voyant le vieux château converti en prison, fuyent à l’aspect des malheureux qu’il renferme.<lb/>D’autre part, les Parisiens, qui pendant la belle saison venaient se fixer dans son voisinage se portent naturellement vers des lieux où le spectacle d’une infortune, même méritée, ne puisse affliger leurs regards.<lb/>Enfin, les ouvriers de Saint-Germain se trouvent, par la présence de ces prisonniers, exposés à une concurrence d’autant plus fâcheuse que les prisonniers du château, étant nouris et logés par l’Etat, peuvent travailler à meilleur compte qu’eux, en sorte que leur condition matérielle est moins favorable que celles de ces prisonniers.<lb/>Sire, je ne crainds pas de le dire, si cet état de chose se prolonge, la ville de Saint-Germain est ruinée, sans ressource, car le vieux château est le seul monument qu’elle puisse opposer à Versailles, et si ce monument lui échappe, il ne lui restera plus rien qui la recommande à la curiosité des étrangers et des nationaux. Et cependant, rien ne serait plus facile à Votre Majesté que de lui rendre son ancienne propriété en établissant dans le vieux château un musée maritime, ou bien encore d’artillerie et d’armes antiques, qui formerait le digne complément de celui que vous avez si noblement établi à Versailles.<lb/>Par là Votre Majesté tiendra une balance égale entre les deux villes, et l’une n’aurait plus rien à envier à l’autre.<lb/>Permettez-moi, Sire, d’ajouter que la gloire même de Votre Majesté est intéressée dans cette question, car Votre Majesté, qui a restauré en si peu d’années tant de monuments que leur antiquité recommandait au respect des contemporains et de la postérité, ne peut pas sans se démentir Elle-même laisser avilir par un indigne usage l’un des monuments les plus vénérables du temps passé.<lb/>Dans cette conviction, je prie Votre Majesté d’agréer l’hommage du profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’être, Sire, de Votre Majesté le très humble et très dévoué sujet.<lb/>Gallois<lb/>Propriétaire du pavillon Henry IV à Saint-Germain-en-Laye<lb/>Du registre des délibérations du conseil municipal de la ville de Saint-Germain-en-Laye a été extrait ce qui suit :<lb/>Monsieur le Président donne lecture au conseil d’une demande qui lui a été adressée en communication le 24 janvier par monsieur Gallois, restaurateur au pavillon Henry IV. Cette demande contient l’expression des regrets qu’éprouve M. Gallois de voir l’antique château de Saint-Germain transformé en pénitencier et l’extrême désir qu’il aurait de le voir rendu à une destination plus convenable et plus digne de son origine et des beaux souvenirs qui s’y rattachent. Le conseil déclare qu’il partage à cet égard les sentiments de M. Gallois ainsi que ses vœux, et qu’il appuie à l’avance toutes les démarches qu’il pourrait faire dans ce sens auprès du Roi ou de ses ministres, persuadé qu’il ne pourrait en résulter pour la ville de Saint-Germain que de très grands avantages.<lb/>Fait en séance le 8 février 1840<lb/>(suivent des signatures)<lb/>Pour extrait conforme<lb/>Le maire de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Petit-Hardel<lb/>[signatures]<lb/>Le maire de la ville de Saint-Germain-en-Laye certifie les signatures apposées ci-dessus et d’autres parts, au nombre de trois cent quatre-vingt-cinq.<lb/>A l’hôtel de ville, ce 18 juin 1840.<lb/>Petit-Hardel »</p>
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              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Bilan des recettes et des dépenses du pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 3 J 20</unitid>
              <unitdate normal="1841/1841" encodinganalog="3.1.3">vers 1841</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>L’ordonnance royale du 3 décembre 1832 portant institution des pénitenciers militaires a été mise en vigueur dans la prison de Montaigu à Paris à partir du 1er janvier 1833<lb/>1833.<lb/>Recette : 47135 f. 01<lb/>Dépense : 33182 f. 98<lb/>Différence : 13952 f. 03<lb/>1834.<lb/>Recette : 46155 f. 03<lb/>Dépense : 30265 f. 53<lb/>Différence : 15889 f. 50<lb/>1835.<lb/>Recette : 37423 f. 38<lb/>Dépense : 15678 f. 73<lb/>Différence : 21744 f. 65<lb/>1836.<lb/>Recette : 40359 f. 73<lb/>Dépense : 13128 f. 61<lb/>Différence : 27231 f. 12<lb/>1837.<lb/>Recette : 58606 f. 04<lb/>Dépense : 19812 f. 02<lb/>Différence : 38794 f. 02<lb/>1838.<lb/>Recette : 103711 f. 33<lb/>Dépense : 46098 f. 88<lb/>Différence : 57612 f. 45<lb/>1839.<lb/>Recette : 153545 f. 89<lb/>Dépense : 92881 f. 45<lb/>Différence : 60664 f. 04<lb/>1840.<lb/>Recette : 167133 f. 72<lb/>Dépense : 107712 f. 98<lb/>Différence : 59420 f. 74<lb/>Totaux :<lb/>Recette : 654070 f. 13<lb/>Dépense : 358761 f. 58<lb/>Différence : 295308 f. 55<lb/>Depuis sa fondation, le pénitencier militaire de Saint-Germain a pourvu à toutes ses dépenses d’entretien au moyen<lb/>1° de la retenue des ¾ faite sur le produit du travail journalier des détenus, retenue versée à la masse d’administration,<lb/>2° des prestations dont le ministre a cru devoir continuer l’allocation.<lb/>Aidée de ces diverses ressources, la masse d’administration se trouve au 31 décembre 1840, après avoir acquitté toutes les dépenses à sa charge, faire économie d’une somme de 59420 f. 74.<lb/>Mais, à partir du 1er janvier 1841, la comptabilité du pénitencier étant soumise aux lois et réglemens qui régissent toutes les dépenses publiques, le budget de la Guerre de l’année 1841 porte (chapitre 7 article 2) un crédit de 90076 f. pour le service du pénitencier.<lb/>Dès lors, il faut faire versement au Trésor<lb/>1° de la somme de 59420 f. 74 dont l’origine vient d’être indiquée plus haut<lb/>2° du montant de la retenue sur le produit brut du travail des détenus.<lb/>Le chef du bureau de la justice militaire<lb/>De Chénier »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>Publié</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Dépôt de la Guerre, mémoires et reconnaissances</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1">4.3</unitid>
            <unitid type="alternative" label="SHD">Série GR 1 M</unitid>
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            <p>Publié</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Génie, dépôt des fortifications</unittitle>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la situation du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VI 32</unitid>
              <unitdate normal="1831/1831" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1831</unitdate>
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              <p>« Rapport demandé par les lettres ministérielles du 27 septembre 1830 et 29 mars 1831 sur les bâtimens de l’ex-maison militaire qui existent dans les places de Versailles, Saint-Germain et Saint-Cloud et qu’il peut être convenable d’affecter au service du casernement<lb/>[…]<lb/>Saint-Germain<lb/>Vieux château<lb/>L’origine du château de Saint-Germain remonte à Louis le gros, qui en jetta les premiers fondemens en 1122. Après avoir été détruit en 1346 dans les guerres qui eurent lieu sous Philippe de Valois, cet édifice fut rétabli par Charles V en 1366. François 1er en augmenta les constructions, qui furent amenés au point où on les voit aujourd’hui par Louis XIV.<lb/>Il a fait partie des biens de la Couronne jusqu’à la révolution de 89. Il devint alors propriété de l’Etat. On ne sait si à cette époque il entra d’abord dans le domaine militaire. Il est probable que lorsque le domaine impérial fut constitué, le château de Saint-Germain eut le sort de tout ce qui avait appartenu à l’ancienne dotation de la Couronne. Le département de la Guerre en a eu à plusieurs époques l’administration et la jouissance. Le château a été occupé par l’école militaire de cavalerie depuis 1809 jusqu’à la Restauration, où il est entré dans le domaine royal. En 1814 et par décision ministérielle du 30 août, il a été affecté à la maison militaire pour l’établissement de la 2ème compagnie des gardes (Grammont).<lb/>Il n’existe pas de procès-verbal de remise de ce bâtiment à la maison militaire.<lb/>Hôtel des gardes aux écuries du manège et à l’hôtel du Maine, rue de la Verrerie, connu aussi sous le nom de l’hôtel de la compagnie de Grammont<lb/>On n’a point de données positives sur l’origine des écuries du manège et de l’hôtel du Maine formant aujourd’hui un seul établissement. Avant 89, ils appartenaient à la Couronne. A la Révolution, ils devinrent propriété de l’Etat puis entrèrent dans le domaine militaire et durent ensuite être compris dans le domaine impérial au même tirer que les anciens biens de la Couronne, sans cesser d’être administrés par le département de la Guerre. Une partie de l’hôtel du Maine a pendant longtemps été affectée au service des subsistances militaires. Le reste de cet établissement a été approprié en 1809, ainsi que les écuries du manège, à l’usage de l’école militaire de cavalerie. A la Restauration, les deux bâtimens, par décision ministérielle du 9 juillet 1814, ont été remis à la maison militaire pour complétter l’établissement de la compagnie de Grammont.<lb/>De 1823 à 1825, la maison militaire a fait élever au frais de la Liste civile un bâtiment neuf composé d’une écurie avec étage au-dessus sur l’emplacement d’une partie de l’hôtel du Maine démolie en 1821. C’est dans cette partie détruite que se trouvait l’ancienne manutention.<lb/>Il n’existe pas de procès-verbal de remise de ces bâtimens à la maison militaire.<lb/>Hôtel des gardes aux grandes écuries, rue de Paris, aussi appelé hôtel de la compagnie de Luxembourg<lb/>L’hôtel bâti pour les grandes écuries du Roi était évidemment dans l’origine un bien de la Couronne. Il a éprouvé, quant à la propriété et à la jouissance, toutes les vicissitudes décrites ci-dessus pour les biens de même nature.<lb/>Il a été mis à la disposition de la maison militaire par procès-verbal du 29 janvier 1816 pour le logement de la compagnie de Luxembourg.<lb/>De 1823 à 1828, cet établissement a reçu des accroissemens considérables tant en constructions neuves qu’en constructions acquises, le tout sur les fonds de la Liste civile.<lb/>Manège neuf, place Royale<lb/>Ce manège a été construit en 1816 aux frais de la Liste civile et sur un terrain acheté des deniers royaux.<lb/>Vieux manège et bâtiment attenant rue de la Verrerie<lb/>Les bâtimens qu’on appelle aujourd’hui le vieux manège étaient dans le principe le jeu de paume de la cour. On ne peut douter qu’ils n’aient appartenu à la Couronne.<lb/>Le département de la Guerre en jouissait en 1809. Il en transforma une partie en manège pour l’usage de l’école militaire de cavalerie.<lb/>Ils ont été affectés à la maison militaire par décision du 9 juillet 1814. Il n’existe pas de procès-verbal de remise.<lb/>[…]<lb/>A ne considérer que les exigences de la circonstance actuelles, il est indispensable que le département de la Guerre ait la jouissance des bâtimens qui figurent dans l’état précédent, à l’exception peut-être du château et du vieux manège de Saint-Germain. La question du maintien de cette jouissance pour l’avenir pourrait encore être résolue affirmativement en s’arrêtant à ce qui a eu lieu antérieurement à 1814. Car, horsmis l’hôtel des gardes à Saint-Cloud, tous les établissemens ci-dessus étaient avant cette époque dans les attributions du ministère de la Guerre, et avaient tous un emploi militaire. Mais en définitive cette question doit rester entièrement subordonnée à ce qui sera ultérieurement décidé sur la force des garnisons qu’il conviendra d’établir dans les trois villes ci-dessus indiquées<lb/>Versailles, le 27 avril 1831<lb/>Le chef de bataillon, ingénieur en chef<lb/>Bourgoin »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Dépendances</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur la situation du château de Saint-Germain-en-Laye et sur les travaux entrepris pour y installer la manutention des vivres</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VH 806</unitid>
              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">1er février 1832</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Génie<lb/>Direction de Paris<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>Mémoire sur les bâtimens militaires de la place de Saint-Germain, faisant connaître leur situation au 1er février 1832 et les travaux qui y ont été exécutés en 1831<lb/>Ces bâtimens sont :<lb/>1° le quartier de Grammont, dit autrefois les écuries du manège<lb/>2° le quartier de Luxembourg, dit autrefois les grandes écuries du roi<lb/>3° le quartier de la vénerie<lb/>4° les manèges<lb/>5° la manutention des vivres établie dans une partie de l’ancien château<lb/>Le département de la Guerre ne jouit encore de ces bâtimens qu’à titre provisoire. Ils lui ont été remis par la Liste civile, savoir : le quartier de Grammont, celui de Luxembourg et les manèges par procès-verbal du 6 mars 1831, la partie du château où est la manufacture des vivres par procès-verbal du 27 juillet suivant, et enfin la vénerie par procès-verbal du 1er septembre même année.<lb/>[…]<lb/>5.<lb/>La manutention occupe une partie de l’ancien château, c’est-à-dire le rez-de-chaussée et l’entresol du pavillon de Mars et d’une portion de la courtine du  côté de la place, avec les souterrains qui y répondent.<lb/>Le rez-de-chaussée contient un magasin à farine pour 450 quintaux métriques, une blutterie, une panneterie pour 4620 rations, une boulangerie avec deux fours, l’un de 400 rations et l’autre de 250, en tout 650 rations, un dépôt pour le bois de chauffage et un pour la braise.<lb/>On trouve à l’entresol deux magasins à grain de la contenance de 2300 quintaux métriques, les bureaux et le logement de l’agent comptable des vivres.<lb/>Les souterrains, en quatre parties, contiennent deux magasins de bois de chauffage pour 700 fagots et deux caves pour 600 hectolitres de liquides.<lb/>[…]<lb/>Il convient d’ajouter ici que la garnison de cavalerie de Saint-Germain a la jouissance d’un champ de manœuvre dans la forêt royale dite de Vésinet. Le terrain, qui avait été mis à la disposition de l’ex-maison militaire en 1820, a une superficie de plus de 12 hectares. Trois ou quatre escadrons peuvent y manœuvrer ensemble.<lb/>Travaux exécutés en 1831<lb/>[…]<lb/>Article 3e [supplémentaire]. Cet article se rapporte à l’établissement d’une manutention des vivres dans le château de Saint-Germain.<lb/>On a commencé par démolir toutes les cloisons et murs de refend au rez-de-chaussée de la courtine joignant le pavillon de Mars. On a supprimé cinq cheminées dont une de forge, décarrelé et dédallé une partie du rez-de-chaussée dans lequel on a fait un magasin à farine, une blutterie et une panneterie. On a nivelé le sol dans toute la longueur de ces pièces, qui ont été planchéiées en bois de chêne. Les murs ont été ragréés. On les a percés de sept baies de croisées sur le corridor dans l’axe de celles existant sur la façade. On a ouvert à l’intérieur deux baies de communication entre les pièces. Deux autres ont été rélargies pour mettre toutes les portes dans le même axe. Ces baies ont été closes par des croisées neuves. On a fait dans les caves deux débouchemens de croisées et un bouchement de porte, ce dernier pour séparer le magasin des liquides de celui destiné au bois de chauffage. Enfin, on a supprimé un large fourneau à l’emplacement du massif des fours.<lb/>A l’entresol, on a fait disparaitre toutes les cloisons et pans de bois pour réunir diverses pièces de la courtine vers la place du Château. On a fait, dans leur emplacement, deux magasins pour les grains, un bureau et deux pièces accessoires. Dans le pavillon de Mars, au rez-de-chaussée, on a construit deux fours, l’un de 400 et l’autre de 250 rations. Le massif de ces fours a été établi dans l’emplacement de la cheminée d’une ancienne cuisine. On a refouillé d’environ un mètre l’épaisseur des murs de face et de refend pour y loger partie des voûtes des deux fours et pour démasquer les fenêtres. Les massifs en moellons et les soubassemens en pierre de taille ont été faits avec les matériaux provenant des démolitions dont il a été parlé. Les chapelles ont été construites en briquettes de Sarcelles, avec voûtes de doublement en moellons neufs. Des ouras en fonte et des tirans en fer y ont été adaptés. La façade et l’intérieur de l’autel ont été faits en briques de Bourgogne. Les pieds-droits des chapelles sont en grès d’échantillon posés sur deux rangs de briques dures à plat. Le carrelage des fours est en carreaux dits de Boudier. Les deux tuyaux des cheminées sont faits en briques du pays posées de plat en plan rampant, appuyées sur un arc de décharge en moellons et soutenues par des étriers en fer scellés dans la voûte de l’étage supérieur. On a clos en briques du pays et sur un plan courbe tout l’espace compris entre le manteau des cheminées et la voûte de la boulangerie dans la largeur de la face des fours. Ce masque est percé de deux ouvertures pour arriver sur l’extrados des chapelles, au cas de réparation. Entre les deux fours, on a pratiqué un fourneau pour recevoir la chaudière. A côté du grand four, on a pratiqué un local pour le logement du boulanger, chef de brigade.<lb/>Le mauvais état des poutres du plancher de l’entresol a nécessité la pose de deux poteaux dans la panneterie, et d’un entrait avec deux jambes de force dans le vestibule pour supporter ces mêmes poutres dont les portées dans les murs sont totalement détruites. Dans le vestibule, on a de plus masqué trois baies pour isoler le service de la manutention de la cour du château et on y a placé trois grilles pour fermer les jours qui ont été conservés.<lb/>[…]<lb/>Versailles, le 1er février 1832<lb/>Le lieutenant-colonel, ingénieur en chef<lb/>Bourgoin »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour l’installation du pénitencier militaire</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Secrétariat du comité des Fortifications<lb/>Minute d’avis<lb/>Séance du 20 janvier 1834<lb/>Le ministre de la Guerre renvoie à l’examen du comité un projet relatif à l’établissement d’un pénitencier militaire dans le château de Saint-Germain.<lb/>Ce travail, rédigé par une commission nommée à cet effet par le ministre, se compose de 7 feuilles de dessin et d’un état estimatif montant à 455750 f. dont 149600 f. pour réparations d’entretien indépendantes de la destination projetée.<lb/>Le président de la commission fait connaitre, par une lettre jointe au projet, que ce pénitencier pourrait recevoir 537 détenus et présenterait en outre de vastes locaux pour ateliers, magasins, réfectoires, logemens des employés, moyens de surveillance etc. et des cours ou préaux dont la superficie totale est de 6800 mètres environ.<lb/>Le comité, après avoir entendu le rapport d’un de ses membres, fait sur ce projet les remarques suivantes :<lb/>Désignation des ouvrages :<lb/>Article 1er<lb/>Travaux d’appropriation<lb/>[Fonds demandés :] 304850 f.<lb/>[Observations du comité :] La commission a adopté, pour la rédaction de son projet, le système cellule pour isoler les détenus pendant la nuit et s’est conformée au programme arrêté par la commission des prions pour les établissemens de cette nature.<lb/>Section A. Pour construire 537 cellules dont 198 à l’entresol du rez-de-chaussée, 151 au 1er étage, 27 à l’entresol du 1er étage de la courtine (2-3) et 161 au 2ème étage, 87700 f.<lb/>Les cellules, disposées sur deux rangs accolés, seraient établies sur les planchers actuels, consolidés par des poteaux, et seraient construites en madriers recouverts de chaque côté d’un enduit en plâtre. Le comité remarque que ce mode de construction ne procurerait pas une sûreté suffisante contre les tentations d’évasion d’un détenu, ni l’isolement complet qu’on désire obtenir. Cette disposition exigerait d’ailleurs un grand nombre de surveillans.<lb/>Il pense qu’il serait préférable de construire les cellules en maçonnerie sur deux rangs accolés, formant une masse isolée dans l’intérieur du bâtiment dont on ne conserverait que les murs de face et la couverture. Une galerie supportée par des poteaux en fonte serait établie à chaque étage pour la communication des cellules.<lb/>Les bâtimens des deux courtines (4-5) et (5-1) paraissent par leurs dimensions très convenables pour appliquer ce dispositif. Le croquis ci-joint fait voir qu’on pourrait y établir au besoin sept étages de cellules de 2 m. 50 à 3 m. de haut, ayant d’ailleurs les autres dimensions prescrites par le programme, mais on pense que six étages suffiraient puisqu’on aurait ainsi 540 cellules, nombre supérieur à celui présenté par la commission.<lb/>Par ce système, un seul employé pourrait surveiller tous les étages d’un massif de cellules renfermées dans une même enceinte. On obtiendrait un isolement bien complet, et toutes les cellules seraient réunies dans deux côtés du château, en trois grandes salles, dont deux ne seraient séparées entr’elles que par la cage de l’escalier central de la courtine (4-5), lequel serait conservé. Ainsi, trois côtés du château et même les petites pièces aux extrémités des deux courtines occupées resteraient disponibles pour les ateliers, l’administration ou pour d’autres services.<lb/>Le comité estime, d’après un premier aperçu, que ce dispositif coûterait à établir 151800 f. environ. Celui qui est proposé par la commission, y compris les dépenses accessoires qui en sont la suite, exigerait une somme de 138100 f. Ainsi, le surcroit de dépense occasionné par les cellules en maçonnerie serait de 13700 f. Cette somme ne parait pas assez considérable pour balancer les avantages qu’offrirait ce mode de construction.<lb/>Section B. Pour établir 76 poteaux pour renforcer les planchers des locaux convertis en cellules, 14800 f.<lb/>Cette dépense devient inutile avec le système proposé par le comité à la section précédente.<lb/>Section C. Pour construire 33 cellules de punition à l’étage souterrain des pavillons (3) et (5), 13950 f.<lb/>A rejeter. Les cellules en maçonnerie offriront toute la sécurité possible pour contenir les prisonniers et on pourra les rendre aussi fructueuses que des cachots au moyen d’un volet.<lb/>Section D. Pour planchers et pans de bois à construire afin de former 4 ateliers dans le salon de Mars, 13000 f.<lb/>La partie du château où se trouve la salle de Mars étant celle qui, par son étendue, se prête le mieux au système des cellules en maçonnerie, il faudrait établir les ateliers dans quelques autres locaux du château, lesquels n’exigeront probablement pas pour leur appropriation la dépense portée à cette section.<lb/>Section E. Pour les dépendances à établir au rez-de-chaussée, 48000 f.<lb/>Les ouvrages classés dans cette section sont relatifs à l’établissement de la geôle, du greffe, d’un parloir, d’une salle d’attente, des cantines, etc. Ces dépendances étant placées, d’après le projet de la commission, au rez-de-chaussée de la courtine (4-5), affectée suivant la proposition du comité aux cellules en maçonnerie, devraient être transportées dans une autre partie du château. Toutefois, le comité remarque que les dépenses concernant le parloir, les salles d’attente et les cantines sont à rejeter comme tout à fait incompatibles avec le mode d’emprisonnement solitaire. Le système pénitencier exclue, en effet, ces accessoires, mais surtout les cantines qui, dans toutes les prisons, ne sont profitables qu’aux geôliers, intéressés dès lors à favoriser le vice des détenus.<lb/>Section F. Pour les dépendances à établir dans les trois étages, 3500 f.<lb/>Cette section comprend l’organisation de la pharmacie, des infirmeries, d’une école d’enseignement mutuel etc. Le comité pense que la dépense pour cette école est à supprimer, attendu que cette institution est tout à fait contraire au régime pénitencier, qui est fondé sur l’isolement des détenus. Quant aux infirmeries, elles paraissent superflues avec le système cellulaire, car il suffit, pour en tenir lieu avantageusement, de faire passer les malades dans quelques cellules contiguës et situées dans une partie de l’établissement désignée pour cet objet.<lb/>Section G. Pour la construction d’un escalier au milieu de la courtine (2-3), 4600 f.<lb/>A rejeter. Cet escalier est sans objet d’après la disposition présentée par le comité.<lb/>Section H. Pour la construction de trois fosses et de quatre cabinets d’aisance dans le fossé, 24000 f.<lb/>L’établissement de latrines est nécessaire, mais il faudrait des dessins de détail pour que le comité pût apprécier la convenance des dispositions projetées.<lb/>Section I. Pour dresser et régaler le fond du fossé et y étendre une couche de sable de 0,08 d’épaisseur, 1300 f.<lb/>A rejeter. Cette dépense n’a d’autre objet que de transformer les fossés en préaux ou promenades, de ce qui parait incompatible avec le système pénitencier, au moyen duquel on cherche à isoler les prisonniers le plus possible.<lb/>Section K. Pour exhausser le mur d’enceinte du côté de la ville et construire six murs de séparation dans le fossé ainsi que pour réparer plusieurs parties de maçonnerie dans le même fossé, 32000 f.<lb/>La partie de cette section relative à la construction de murs de séparation dans les fossés et à la démolition du pont du côté de la ville est à supprimer car inutile d’après les observations de la section précédente. Le comité pense que ce pont doit, au contraire, être conservé comme entrée principale du château.<lb/>Section L. Pour placer des grilles aux fenêtres de l’étage souterrain, du rez-de-chaussée et de l’entresol, 62000 f.<lb/>D’après le dispositif du comité, il doit suffire de griller les fenêtres des souterrains et du rez-de-chaussée des deux courtines occupées par les cellules, ce qui réduira beaucoup la dépense.<lb/>Article 2<lb/>Travaux de réparation<lb/>[Fonds demandés :] 149600 f.<lb/>[Observations du comité :] Le comité pense qu’au lieu de réparer les plate-formes, il convient de les démolir, attendu qu’elles ne peuvent être utiles au service et que leur entretien occasionnerait une dépense sans objet.<lb/>Article 3<lb/>Dépenses accessoires<lb/>[Fonds demandés :] 1900 f.<lb/>[Observations du comité :] Cet article ne donne lieu à aucune remarque.<lb/>D’après les considérations qui précèdent, le comité est d’avis que le chef du Génie de Versailles reçoive l’ordre de rédiger un nouveau projet d’après les bases proposées dans la présente délibération et les indications des croquis ci-joints. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour l’installation du pénitencier militaire</unittitle>
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              <unitdate normal="1834/1834" encodinganalog="3.1.3">20 janvier 1834</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Secrétariat du comité des Fortifications<lb/>Minute d’avis<lb/>Séance du 20 janvier 1834<lb/>Le ministre de la Guerre renvoie itérativement à l’examen du comité le projet du pénitencier militaire à établir au château de Saint-Germain.<lb/>Ce projet a été rédigé par une commission spéciale. Le comité, dans son avis du 26 novembre 1833, a fait connaître les modifications importantes qui lui paraissaient nécessaires sous le double rapport de l’économie et de la solidité. Dans les travaux projetés, il a indiqué en même tems quelques dispositions qui semblaient plus en harmonie avec les résultats de l’expérience. Ces modifications consistaient principalement : 1° à adopter un genre de construction plus solide dans l’établissement des cellules, 2° à n’affecter à ces cellules que deux courtines du château de manière à laisser disponible le reste des bâtimens pour les ateliers, les divers accessoirs et généralement tous les services de l’administration, 3° à supprimer plusieurs dépenses qui paraissaient sans objet. Les conclusions du comité étaient de faire rédiger un autre projet d’après les bases qu’il indiquait.<lb/>Le ministre de la Guerre, en renvoyant l’avis du comité à la commission des pénitenciers militaires, a posé les deux questions suivantes : 1° Le régime pénitencier à adopter serait-il conforme à celui mis en pratique en Amérique et soumis à un silence absolu ? 2° Est-il utile d’admettre l’enseignement mutuel et par conséquent que des salles pour tenir les cours soient à cet effet disposées ?<lb/>La commission, en répondant aux questions posées par le ministre, fait observer que le système en usage aux Etats-Unis n’a pas été suivi dans l’ordonnance règlementaire du 3 décembre 1832 et qu’il est convenable de faire profiter de l’enseignement mutuel des militaires condamnés seulement à l’emprisonnement et qui doivent rentrer sous les drapeaux à l’expiration de leur peine.<lb/>La commission ajoute que les modifications indiquées par le comité contrarieraient sous plusieurs rapports l’exécution de l’ordonnance du 3 décembre 1832. Elle demande que le projet qu’elle a présenté et dans lequel elle a cherché à remplir minutieusement les intentions de cette ordonnance soit définitivement adopté.<lb/>Le ministre de la Guerre, par une décision du 15 janvier 1834, a approuvé les observations de la commission et a prescrit au comité d’examiner de nouveau le projet du pénitencier militaire à établir à Saint-Germain en se renfermant rigoureusement dans les dispositions réglementaires.<lb/>Le comité, conformément au rapport d’un de ses membres, fait les observations suivantes :<lb/>1° Les modifications qu’il a indiquées se rattachent en grande partie à la solidité et à l’économie des travaux et sont indépendantes du système pénitencier qui doit être suivi. Il persiste à penser par exemple que la construction de cellules en maçonnerie est préférable à des bâtisses en charpente sous un grand nombre de rapports.<lb/>2° Il ne voit aucun motif pour revenir sur celles de ses observations qui tendent à rendre la surveillance plus facile et moins dispendieuse en se prêtant également à tous les régimes de punition et de correction prescrits par l’ordonnance de 1832.<lb/>3° Le comité s’est borné à prescrire l’étude d’un nouveau projet, mais il n’en a pas présenté les détails. Sous ce rapport, la plupart des remarques particulières de la commission ne sont pas admissibles. Il serait d’autant plus facile de remédier aux inconvéniens qu’elle indique qu’après avoir pourvu à l’établissement d’un nombre de cellules au moins égale à celui de la commission, le comité laisse pour les autres besoins plus de locaux disponibles que n’en emploie le projet présenté.<lb/>4° Le comité n’insiste pas sur l’économie qui résulterait de la suppression de l’enseignement mutuel et qui lui paraissait rentrer dans les principes d’un système que l’expérience a confirmé.<lb/>En conséquence, il est d’avis :<lb/>Que le chef du Génie à Versailles doit recevoir l’ordre de rédiger d’urgence un nouveau projet de pénitencier militaire à établir dans le château de Saint-Germain en se conformant rigoureusement aux dispositions de l’ordonnance du 3 décembre 1832 et en ayant égard aux observations qui précédent et aux remarques faites par le comité dans sa délibération du 26 novembre 1833 relativement à la solidité et à l’économie des travaux à exécuter. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour l’installation du pénitencier militaire</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VH 806</unitid>
              <unitdate normal="1835/1835" encodinganalog="3.1.3">31 janvier 1835</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Génie<lb/>Bâtimens militaires<lb/>Direction de Paris<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>Projets pour 1835<lb/>Apostilles du directeur des Fortifications sur les articles de l’état estimatif des ouvrages à exécuter dans le château de Saint-Germain pour y établir un pénitencier militaire<lb/>Chapitre 1er<lb/>Première dispositions à faire avant la translation dans le château de Saint-Germain des hommes présentement détenus à la prison de Montaigu<lb/>Article 1er<lb/>Pour exhausser les murs d’enceinte<lb/>Pour six murs à construire dans le fossé pour la séparation des préaux etc.<lb/>Pour réparer les murs des contrescarpes<lb/>La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 37200 f.<lb/>Apostille. Le chef du Génie, dans la présentation du projet pour l’établissement d’un pénitencier dans le château de Saint-Germain, s’est conformé en ce qui concerne la réparation et l’appropriation des locaux aux bases qui lui étaient indiquées par la décision du 12 août dernier, du moins autant que la situation des lieux pouvait le permettre ; mais il s’est écarté de ces bases sur le rapport de la prévision des besoins immédiats à l’effet de transférer de suite dans cette nouvelle prison les 200 détenus qui sont à Montaigu.<lb/>Dirigé par l’idée d’établir dans son ensemble et tous ses détails un pénitencier au moins de frais et dans le plus bref délai possible, il s’y est livré d’une manière absolue, et au lieu de rechercher d’abord les moyens de placer promptement les 200 détenus qui doivent y être transportés de Paris en ne s’occupant que de la dépense absolument indispensable pour atteindre ce but, il s’est abandonné à des considérations d’isolement des prisonniers trop étendues pour le moment et à des calculs de tems qui l’ont amené, dans la répartition des dépenses, à en donner la plus grande part aux travaux de 1er établissement. Il résulte en effet de cette division que, sur une somme de 356950 f. que doit coûter le pénitencier de Saint-Germain, plus des deux tiers de cette somme devraient être employés de suite pour assurer le placement des 200 prisonniers venant de Montaigu.<lb/>Le directeur pense que les premiers besoins peuvent être restreins en se bornant à ne faire que ce qui est essentiellement indispensable pour une première occupation. En conséquence, il va donner ses apostilles particulières, d’abord sur les diverses sections des ouvrages proposés dans le chapitre 1er afin d’indiquer à chacune d’elles les réductions dont elles peuvent être susceptibles suivant les intentions manifestées par la lettre ministérielle du 15 janvier 1835, travail dont il n’avait pas dû s’occuper jusqu’à présent puisque la décision ministérielle du 12 août dernier prescrivait au chef du Génie, sans doute par mesure de célérité, d’adresser directement le projet au département de la Guerre. Il s’occupera par suite de celle relatives ai chapitre 2 concernant les travaux dont l’exécution est moins pressée, chapitre dans lequel rentreront les dépenses retranchées du chapitre 1er.<lb/>Section A. On ne voit pas la nécessité de s’occuper de suite de l’exhaussement de la contrescarpe ou mur d’enceinte sur tout le périmètre de la place. Il suffira, pour le moment, de s’en tenir à la portion correspondante aux préaux attenans aux pavillons 3, 4, 5, les seuls qui seront fréquentés par les détenus valides. De sorte qu’au moyen de cette restriction, il ne faudra allouer pour cette section qu’un à compte de ci : 15000 f.<lb/>Section B. Le chef du Génie parait avoir fait de toutes ses propositions une question d’emploi du tems plutôt qu’une question de minimum de dépense pour une première installation, c’est-à-dire qu’au lieu de considérer qu’elle était la portion des travaux d’une nécessité impérieuse et qu’il fallait se borner à entreprendre pour atteindre le but proposé par la décision ministérielle du 12 août dernier, il a regardé comme indispensable de s’occuper en même tems de tout ce qui pouvait être entrepris simultanément. Les travaux proposés pour cette section semblent du moins l’indiquer, car on ne voit nul inconvénient à se dispenser pour le moment de construire en maçonnerie les murs qui séparent le jardin BB de la division de l’administration, du promenoir DD, de la division de l’infirmerie et des préaux NN destinés au régime commun, sauf à clore provisoirement ces derniers emplacemens par des planches ou des palissades. Cette restriction permettrait de réduire la dépense de cette section à : 8000 f.<lb/>Section C. D’après les motifs donnés pour la réduction proposée sur le mur d’enceinte ou de contrescarpe, on peut par la même considération ne s’occuper également que de la répartition de la portion de ces murs limitée par les pavillons 3, 4, 5, ce qui réduira la dépense de cette section à 1000 f.<lb/>Par suite des diminutions ci-dessus, il suffira d’allouer pour l’article 1er du chapitre 1er un à compte de : [somme demandée par le directeur] 24000 f.<lb/>Article 2<lb/>Pour les réparations et remplacemens à faire aux couvertures, aux lanciers, tuyaux de descente etc. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 16500 f.<lb/>Apostille. Quoique la réparation des toitures soit un travail qui doit précéder l’occupation quelle qu’elle soit, il n’en est pas moins vrai, cependant, qu’il suffira pour le premier moment de mettre les couvertures proprement dites en bon état d’entretien, sauf à s’occuper plus tard des ouvrages à faire aux voûtes, aux tuyaux de descentes, aux entablemens et autres travaux de même nature qui peuvent avoir lieu quoique les locaux soient habités. Le directeur est donc d’avis qu’en allouant pour les frais du premier établissement la moitié de la somme demandée par le chef du Génie, on satisfera à tout ce qui est évidemment pressant, ci : [somme demandée par le directeur] 8000 f.<lb/>Article 3<lb/>Pour placer des grilles aux fenêtres de l’étage souterrain et du rez-de-chaussée ainsi que des portes grillées pour fermer les corridors des rangées de cellules.<lb/>Pour le remplacement des portes et croisées hors de service et la construction d‘une porte neuve avec guichet pour l’entrée principale ainsi que des portes simples à placer aux baies de l’intérieur, qui en manquent. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 52800 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. La sûreté intérieure de la prison exige que les grilles des fenêtres de l’étage souterrain et du rez-de-chaussée soient immédiatement posées. Il convient aussi de fermer en même temps les corridors entre les rangées de cellules. Mais le directeur, tout en reconnaissant cette nécessité, pense qu’une somme de 20000 f. doit suffire à ces besoins, ci : 20000 f.<lb/>Section B. La solidité des fermetures est une des premières conditions imposées pour une prison. Tout dans un tel établissement doit présenter un caractère de force et de résistance. Il y aura cependant quelques-unes des portes et croisées dont le chef du Génie propose le remplacement immédiat qui pourront encore servir pendant un ou deux ans au moyen de quelques réparations pour les consolider. Le directeur pense qu’avec un à compte de 15000 f., on satisfera à ce qui est le plus pressant en fermetures, ci : 15000 f.<lb/>De sorte qu’une somme de 35000 f. parait devoir suffire aux besoins de l’article3 : [somme demandée par le directeur] 35000 f.<lb/>Article 4<lb/>Pour la démolition des refends, cloisons, soupentes, cheminées, petits escaliers intérieurs qui doivent être supprimés.<lb/>Pour réparations diverses dans l’intérieur, bouchement de baies.<lb/>Pour établir 76 poteaux de renforcement des planchers au rez-de-chaussée et dans les locaux où sont placées les cellules. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 32200 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. Sans doute, il serait à désirer que l’on pût faire toutes les démolitions des divisions intérieures en même temps afin de pouvoir retirer le plus grand avantage des matériaux qui en proviendraient, en utilisant pour les travaux tout ce qui paraitrait pouvoir y être employé avec succès. Néanmoins, cette mesure n’est pas positivement indispensable et elle peut sans un grand inconvénient s’exécuter en deux années, en commençant par les démolitions à faire dans les parties du château qui doivent être immédiatement occupées. Un à compte de 1200 f. doit suffire pour le plus urgent, ci : 1200 f.<lb/>Section B. Une bonne partie des réparations intérieures demandées par la présente section peuvent, sans qu’il puisse en résulter de graves embarras, être encore ajournées. De ce nombre sont la reconstruction de plusieurs parties de carrelages des chambres, les plafonds, enduits des murs etc. Le directeur pense en conséquence qu’en allouant pour le plus essentiel, qui consiste dans le remplacement des plus mauvaises marches des escaliers de service, dans quelques reprises à faire aux murs dans les parties qui doivent être de suite occupées, etc., environ la moitié de la somme réclamée par le chef du Génie doit suffire, ci : 8000 f.<lb/>Section C. Il faut se contenter pour le moment de placer des poteaux seulement dans la partie des étages du château qui doivent être occupées par les détenus provenant du pénitencier de Montaigu. Le reste se fera plus tard sans que cela nuise à la solidité du travail.<lb/>En conséquence, le directeur se borne à demander pour les débours du premier moment un à compte de : 6000 f.<lb/>En résumant les diverses sommes réduites des sections ci-dessus, le directeur se borne à demander pour les travaux de l’article 4 un premier à compte de : [somme demandée par le directeur] 15200 f.<lb/>Article 5<lb/>Pour la construction de trois fosses de latrines et des cabinets d’aisance qui y répondent aux étages, la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 23000 f.<lb/>Apostille. Les fosses sont un objet qui ne peut être différé. Elles doivent être construites avant l’entrée des détenus, quel que soit leur nombre, car dans tout état de cause il faut un cabinet à l’infirmerie, un second pour la division du régime de correction et un 3e pour celle du régime commun.<lb/>Le directeur pense néanmoins qu’avec de l’économie, les 3 fosses en question s’établiront au moyen d’une dépense de : [somme demandée par le directeur] 20000 f.<lb/>Article 6<lb/>Pour la distribution des eaux à fournir aux deux établissemens de bains, deux deux cuisines, à la tisannerie de l’infirmerie et aux bassins d’ablution.<lb/>Pour l’établissement de dix lavoirs ou bassins d’ablution. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 10200 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. La distribution des eaux pour les deux établissemens des bains, les deux cuisines, la tisannerie de l’infirmerie et les bassins d’ablution est un travail essentiel sans doute, mais qui cependant peut être fait à plusieurs reprises. On ne voit pas par exemple la nécessité de pourvoir immédiatement à deux établissemens de bains, l’un pour les entrans et l’autre pour l’infirmerie. Il doit suffire d’avoir pour le moment 4 à 5 baignoires et 3 ou 4 bassins d’ablution. En conséquence, le directeur propose seulement d’établir les conduites qui doivent amener les eaux dans les premiers bassins d’ablution, dans l’une des cuisines, dans la tisannerie, dans l’une des salles de bains projetées. Un à compte de 5000 f. suffira pour ce premier travail. Le reste se fera plus tard, ci : 5000 f.<lb/>Section B. Ainsi qu’on le fait remarquer dans la section précédente, 3 à 4 lavoirs d’ablution suffiront pour une première occupation et l’on peut n’affecter à ce travail que la moitié de la somme demandée par le chef du Génie, ci : 1300 f.<lb/>De sorte que les dépenses de l’article 6 se réduiront pour 1835 à : [somme demandée par le directeur] 6300 f.<lb/>Article 7<lb/>Pour les deux établissemens de bains dans les pièces N et V.<lb/>Pour l’établissement de la cuisine des détenus dans le local R.<lb/>Pour l’établissement de la cuisine de l’infirmerie dans le local Z.<lb/>Pour l’établissement de la tisannerie et du laboratoire de pharmacie dans le local Y. la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 21000 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. A l’égard des deux établissemens de bains proposés, on doit naturellement commencer par exécuter celui de l’infirmerie, en n’y plaçant, comme on l’a déjà dit dans l’apostille relative à la section de l’article 6, que 4 à 5 baignoires, nombre qui parait devoir suffire pour assurer le service de l’infirmerie pendant le 1er moment. Il serait d’ailleurs facile, plus tard, d’augmenter le nombre des baignoires dans ce cabinet, destiné à en recevoir dix, si la quantité de malades en réclamait un supplément. Le directeur ne demande donc qu’un premier à compte de ci : 6000 f.<lb/>Section B. Il n’y a rien à retrancher sur la somme demandée par le chef du Génie pour la cuisine R destinée à la cuisson des aliments des détenus. On pourrait à la rigueur se borner à ne construire qu’un fourneau pour 4 marmites, nombre suffisant pour les 200 prisonniers qu’il faut transférer immédiatement dans cette prison, mais ce serait une économie mal entendue, car, d’une part, le massif des fourneaux pour les 8 marmites projetées devant ne former qu’un corps unique de maçonnerie, il faudrait détruire plus tard une partie de ce qui aurait été fait pour relier la partie neuve avec l’ancienne, ce qui occasionnerait une augmentation de dépense, et, de l’autre, il faudrait construire de suite la cuisine de l’infirmerie, ce qu’on peut éviter en complétant immédiatement les fourneaux de la cuisine R, qui pourront au moyen des marmites qu’ils comportent suffire à tous les besoins des prisonniers valides ou malades, ci : 1700 f.<lb/>Section C. Par suite des motifs donnés dans la section B, on peut se dispenser pour le moment d’établir la cuisine de l’infirmerie, la cuisson des alimens des prisonniers malades pouvant temporairement avoir lieu dans la cuisine commune, en affectant à leur usage une partie des marmites inutiles aux besoins des hommes valides. Les travaux de cette section peuvent donc encore être ajournés sans inconvénient, ci.<lb/>Section D. Il faut autant que possible assurer de suite à l’établissement de Saint-Germain les moyens nécessaires pour la préparation des médicamens, afin de pouvoir administrer promptement aux prisonniers qui tombent malades les premiers secours que leur état peut exiger sans avoir besoin d’avoir recours à l’extérieur. C’est donc par nécessité autant que comme mesure de sûreté et d’économie que le directeur considère l’établissement de la tisannerie comme de première urgence et demande pour ce travail l’allocation d’une somme de : 2000 f.<lb/>Ainsi les dépenses de l’article 7 à faire en première urgence s’élèveront à : [somme demandée par le directeur] 9700 f.<lb/>Article 8<lb/>Pour construire un escalier au milieu de la courtine entre les pavillons 2 et 3.<lb/>Pour construire quatre escaliers pour descendre du rez-de-chaussée dans le fossé. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 9100 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. Il serait sans doute préférable de construire d’un seul jet l’escalier à établir vers le centre de la courtine sud destiné à desservir tous les étages de cette courtine. Mais, vu la nécessité de ménager les fonds et attendu aussi que l’on n’a besoin pour la première occupation que des deux premières volées conduisant à l’entresol, seul étage à occuper maintenant, on peut sans inconvénient se borner pour le moment à établir ces deux premières volées, ce qui réduira la dépense immédiate de cette section à la somme d’environ : 2000 f.<lb/>Section B. Il suffira pour le moment de s’occuper de la construction de 3 des escaliers destinés à communiquer avec les préaux en face des pavillons 3, 4 et 5, ce qui réduira la dépense première à : 2700 f.<lb/>D’après les propositions faites pour les deux sections de l’article 8, on ne demande pour cet article qu’un à compte de : [somme demandée par le directeur] 4700 f.<lb/>Article 9<lb/>Pour établir le corps de garde dans le local L.<lb/>Pour six guérites nécessaires pour le service de la garde du château.<lb/>Pour le mobilier à placer aux réfectoires, au parloir, à la salle d’attente etc.<lb/>Pour les cloisons à établir dans les pièces A et C. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 4000 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. L’établissement du corps de garde ne peut être différé sous aucun prétexte, et il faut indispensablement faire les fonds demandés pour cet objet : 600 f.<lb/>Section B. Il faudra dans le premier moment tacher d’assurer le service extérieur du château avec une guérite placée sur chaque côté, ce qui en réduira le nombre à quatre et la dépense à : 440 f.<lb/>Section C. On devra provisoirement se borner à affecter à l’ameublement des réfectoires, parloirs et salles d’attente une somme de : 1200 f.<lb/>Section D. Il s’agit dans cette section de diviser les pièces A, C, de manière à y établir la geôle, le greffe et la pièce de dépôt. L’objet de ce travail motive lui-même son urgence et il faut que la somme nécessaire à son exécution immédiate soit allouée. Le directeur pense qu’elle doit être portée à : 660 f.<lb/>Ainsi il faudra accorder pour l’article 9 : [somme demandée par le directeur] 2900 f.<lb/>Article 10<lb/>Pour la construction de 198 cellules à l’entresol.<lb/>Pour construire 25 cellules de punition à l’étage souterrain des pavillons 3, 4 et 5 et placer des portes à celles qui existent dans le souterrain du pavillon 4. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 39000 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. Le travail dont cette section se compose n’est pas susceptible ni d’ajournement ni de division, car il s’agit de la construction à l’entresol de 198 cellules destinées à loger les détenus qui sont actuellement dans le pénitencier de Montaigu à Paris et qu’il faut évacuer sur Saint-Germain sous le plus court délai possible, vu le mauvais état de la prison de Paris ; on pourra peut-être, en faisant usage des vieux bois ou autres matériaux susceptibles d’être remis en œuvre et provenant des démolitions qui sont à faire dans l’intérieur du château opérer quelque économie sur la dépense. Le directeur est d’avis qu’en réduisant de 3000 f. la demande du chef du Génie, c’est tout ce que l’on peut faire. En conséquence, il faudra pour l’établissement de ces 198 cellules allouer un fonds d’au moins : 27000 f.<lb/>Section B. Le chef du Génie, en proposant de construire d’un seul coup toutes les ceulles pour les punitions à différens degrés, a cru sans doute qu’il était convenable de terminer de suite les constructions de l’étage-souterrain. Il s’est écarté en cela des bases du programme, qui consistent à commencer par mettre en rapport tous les besoins pour une occupation de 200 détenus. Le directeur pense qu’il doit suffire de créer pour le moment 4 cellules pour le régime de punition simple et 2 pour le régime de correction. La construction de ces 6 cellules couterait environ : 2100 f.<lb/>Les travaux de l’article 10 n’exigeront donc, au moyen des réductions proposées, qu’un fonds de : [somme demandée par le directeur] 29100 f.<lb/>Article 11<lb/>Pour les ouvrages d’appropriation et de réparation dans les étages du bâtiment de l’infirmerie.<lb/>Pour les ouvrages de réparation et d’appropriation nécessaires dans les logemens de l’administration. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 6600 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A et B. On ne reconnait pas l’urgence de faire immédiatement tous les travaux de réparations et d’appropriation qui peuvent être nécessaires à tous les étages du bâtiment de l’infirmerie et dans les logemens de l’administration. Le directeur pense qu’en affectant d’abord un à compte d’environ trois mille francs à ces travaux de première mise en état, on rendrait logeables les locaux ci-dessus, en ne faisant bien entendu que ce qui serait indispensable, ci : [somme demandée par le directeur] 3000 f.<lb/>Article 12<lb/>Pour les dépenses accessoires, la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 1300 f.<lb/>Apostille. Cet article est relatif aux frais de surveillance des travaux, frais d’écritures et fournitures de bureaux, mais attendu qu’un officier est envoyé en chef à Saint-Germain pour être chargé de la direction de ces travaux, dont la comptabilité sera tenue sous ses yeux par le garde qui recevra une indemnité de surveillance pendant la durée des ouvrages, et attendu qu’un fonds sera fait pour les frais de bureau de cette place, le directeur propose de réduire ces dépenses accessoires à : [somme demandée par le directeur] 900 f.<lb/>Totaux du chapitre 1er : [sommes demandées par le chef du Génie] : 252900 f. ; [sommes demandées par le directeur] : 158800 f.<lb/>Nota. Il résulte de ce qui précède que le chef du Génie demandait pour le chapitre 1er de son état estimatif relatif aux premières dispositions à faire dans le château de Saint-Germain avant la translation des hommes présentement détenus à la prison militaire de Montaigu, à Paris, une somme de : 252900 f.<lb/>Le directeur proposant, par ses apostilles, de n’allouer pour ces premières dispositions que : 158800 f.<lb/>Il reste à reporter sur le chapitre 2, suivant la différence existant entre ces deux sommes, comme appartenant à des besoins qui devront être remplis plus tard, ci : 94100 f.<lb/>Chapitre 2<lb/>Travaux à exécuter après ceux du chapitre 1er pour compléter l’établissement du pénitencier militaire<lb/>Article 1er<lb/>Pour la construction de 355 cellules au 1er et au 2e étage et à l’entresol au-dessus du 1er étage de la courtine entre 2 et 3, la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 51000 f.<lb/>Apostille. Section unique. Dans le chapitre 1er, on n’a parlé que de la construction des cellules de l’entresol du 1er étage, suffisantes pour loger les 200 détenus qui sont aujourd’hui à Montaigu, mais il faut maintenant compléter l’établissement pour 500 prisonniers, et il est indispensable, pour atteindre ce but, de garnir de cellules le 1er et le 2e étage sur les courtines 2-3, 3-4 et 4-5 ainsi que l’entresol au-dessus du 1er étage de la courtine 2-3. On réserve les corps de bâtiment qui forment les courtines 2-1 et 1-5 pour les ateliers, logemens d’administration, école d’enseignement mutuel et autres accessoires nécessaires. A l’égard de la dépense, le directeur n’a pas à proposer de réduction puisque le détail estimatif est dressé d’après un métré exact des travaux qu’exigent la construction des cellules à ériger, dont les nombre pour ces deux étages est de 335. En conséquence, il se borne à reproduire la somme réclamée par le chef du génie, ci : [somme demandée par le directeur] 51000 f.<lb/>Article 2<lb/>Pour construire un plancher et deux pans de bois afin de former quatre ateliers dans le local E (salon de Mars) et pour renouveler en partie le carrelage de cette pièce au 1er étage, la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 12600 f.<lb/>Apostille. Tous les étages des bâtimens compris depuis le pavillon 2 jusqu’au pavillon 5 et même le rez-de-chaussée et l’entresol de celui formant la courtine 1-5 sont employés pour les cellules, logemens d’administration, magasins, greffe, infirmerie, salles des bains, cuisine, pharmacie et tous autres accessoires indispensables à un pénitencier. Il ne resterait plus, pour compléter les ateliers de travail, dont deux seulement auraient pu être établis, que l’étage du bâtiment E, dit salle de Mars (voir les feuilles de dessin 4 et 6) dont la hauteur démesurée permet de former facilement deux étages, qui eux-mêmes divisés en deux dans le sens de la longueur par des pans de bois donneront 4 ateliers très spacieux qui suffiront à l’occupation des prisonniers. C’est la construction de ce plancher et des deux pans de bois dont il est parlé qui font l’objet de la présente section, pour laquelle le chef du Génie demande un fonds de 12600 f. qu’il faut allouer intégralement, ci : [somme demandée par le directeur] 12600 f.<lb/>Article 3<lb/>Pour établir l’école d’enseignement mutuel dans le local B.<lb/>Pour remplacer une poutre au plancher inférieur de l’école d’enseignement mutuel. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 1250 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. L’école d’enseignement mutuel sera très bien placée à l’étage supérieur de la chapelle, sous les yeux des surveillans de l’infirmerie et de l’agent comptable de la prison. La somme demandée pour cette section est nécessaire pour l’ameublement, ci : 450 f.<lb/>Section B. Les pièces de charpente du plancher inférieur de la salle où doit être établi l’école d’enseignement mutuel sont complètement pourries, leur remplacement est indispensable pour prévenir les fâcheux accidens que la rupture inoppinée de quelqu’une de ces pièces pourrait occasionner. Le directeur doit donc insister pour que la somme réclamée pour ce travail soit allouée : 800 f.<lb/>Le montant total de ces deux sections, qui forment l’article 3e, s’élève à : [somme demandée par le directeur] 1250 f.<lb/>Article 4<lb/>Pour l’ameublement de la pharmacie dans le local F, la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 2200 f.<lb/>Apostille. Cette dépense indispensable consiste dans la construction des étagères ou casiers pour classer les drogues et autres objets pharmaceuthique, la fourniture des tables nécessaires aux préparations et l’achat d’un comptoir comme il en existe dans tous les hôpitaux : [somme demandée par le directeur] 2200 f.<lb/>Article 5<lb/>Pour compléter le remplacement des portes et croisées hors de service dans l’intérieur, la somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 25400 f.<lb/>Apostille. Les portes et croisées existant actuellement dans l’intérieur du château de Saint-Germain sont trop faibles pour des fermetures d’une prison. Elles sont fort vieilles d’ailleurs, et la majeure partie en est hors de service. Elles ne peuvent donc pas être utilisées, même pour les logemens d’employés. Il est donc indispensable de faire la totalité du fonds réclamé pour cet article d’ouvrages : [somme demandée par le directeur] 25400 f.<lb/>Article 6<lb/>Pour réparer les murs de face des bâtimens tant du côté de la cour que du côté de la ville.<lb/>Pour réparer le balcon au pourtour du château.<lb/>Pour la réparation du pavé au pourtour du château à l’extérieur et sous le vestibule de l’entrée principale. La somme de : [somme demandée par le chef du Génie] 11600 f.<lb/>Apostille.<lb/>Section A. Les murs de face des bâtimens tant du côté de la cour que de celui de la ville sont très dégradés, surtout vers la base. Il existe des écorchemens très profonds qui exigeront la reprise en sous-œuvre de quelques parties du soubassement et ce n’est pas trop que d’affecter à ce travail un fonds de : 5200 f.<lb/>Section B. Le balcon ou garde-fou de la galerie qui règne au pourtour du château à la hauteur du 1er étage est en mauvais état, des parties assez fortes devront être déposées pour être réparées et y remplacer les pièces qui manquent. Ce travail donnera lieu à une dépense estimée par le chef du Génie à : 2700 f.<lb/>Section C. Il existe à l’extérieur du château des parties qui ne sont pas pavées. Il faut nécessairement établir sur tout le pourtour un revers en raccordant les parties nouvelles avec l’ancien pavage. Le dessous du vestibule doit aussi être pavé. L’estimation de ces travaux est portée par le chef du Génie à la somme de : 3700 f.<lb/>Il résulte de ce qu’il précède qu’il faudra, pour compléter la réparation des murs, du balcon et du pavage une somme de : [somme demandée par le directeur] 11600 f.<lb/>Totaux du chapitre 2 : [sommes demandées par le chef du Génie] 104050 f. ; [sommes demandées par le directeur] 104050 f.<lb/>Observation générale<lb/>La rédaction du projet pour l’établissement d’un pénitencier dans le château de Saint-Germain suivant le programme donné était un travail difficile, le bâtiment de ce château formant une masse très irrégulière dont toutes les parties liées ensemble sont circonscrites dans des limites très resserrées, laissaient peu de moyens pour donner à chacune des divisions (au nombre de quatre) un isolement complet. Le chef du Génie a heureusement surmonté cette difficulté. En effet, il paraissait presque impossible, sans élever de constructions nouvelles, d’obtenir ce système d’isolement qui convient pour une prison destinée à recevoir des condamnés à différens degrés de pénalités, et cependant il a atteint ce but par une combinaison de séparations intérieures qui scindent les constructions existantes de façon que chaque division se trouve dans une indépendance presque parfaite. On ne peut pas exiger davantage dans un édifice de si vieille construction, élevé pour une destination tout autre que celle à laquelle on veut l’affecter aujourd’hui.<lb/>A l’égard de la dépense, elle a été calculée avec économie et les dispositions, tant sur l’ensemble que sur les détails du projet, ont été prises d’après les données du programme rédigé par la commission du pénitencier et adoptées par le ministre, qui les a trouvées bien entendues, en considération des localités existantes et de leur réparation. Le directeur a dû toutefois, conformément à la lettre ministérielle du 15 janvier 1835, examiner le projet dans tous ses détails, s’assurer de la nécessité de toutes les propositions qu’il renferme et déterminer en outre le chiffre de la dépense pour le transfert immédiat de 200 prisonniers de Montaigu au château de Saint-Germain. Cet examen l’a conduit à reconnaitre qu’il suffirait, pour placer les 200 prisonniers susdits, sans que leur présence puisse gêner essentiellement la continuation des travaux à exécuter ultérieurement, pour porter le logement des prisonniers à 500, de faire un fonds provisoire de : 158800 f.<lb/>Ainsi la dépense totale se trouvera répartie ainsi qu’il suit :<lb/>Chapitre 1er. La dépense de 1er établissement d’après les apostilles du directeur : 158800 f.<lb/>Chapitre 2. Suivant l’état estimatif du chef du Génie : 104050 f. ; Reporté du chapitre 1er sur le chapitre 2 suivant les apostilles du directeur : 94100 f. [Total :] 198150 f.<lb/>Total général de la dépense à faire pour l’établissement complet du pénitencier : 356950 f.<lb/>Paris, le 31 janvier 1835<lb/>Le colonel directeur des Fortifications<lb/>Baron J. Pouchin »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour l’installation du pénitencier militaire</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VH 2172</unitid>
              <unitdate normal="1835/1835" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1835</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Saint-Germain<lb/>Fonds pour les travaux du pénitencier militaire à établir dans le château<lb/>Extrait du registre du comité des Fortifications<lb/>Séance du 25 mars 1835<lb/>Le ministre de la Guerre renvoie à l’examen du comité le projet général des travaux à exécuter à l’ancien château de Saint-Germain pour y établir un pénitencier militaire de la contenance de 500 détenus.<lb/>Ce projet est rédigé suivant les bases arrêtées par une décision ministérielle du 12 août 1834, d’après les indications fournies par la commission du pénitencier et contrairement à quelques principes posés par le comité dans ses délibérations des 26 novembre 1833 et 20 janvier 1834 relativement à la solidité et à l’économie des travaux.<lb/>La dépense totale, évaluée 356950 francs, est divisée en deux degrés d’urgence : le chapitre premier, montant à 252900 francs, énumère les ouvrages dont le chef du Génie regarde l’exécution comme indispensable avant de pouvoir faire occuper le château par les 200 détenus que renferme le pénitencier de Montaigu et qu’il convient de faire évacuer aussitôt que possible, à raison du mauvais état dans lequel se trouve ce dernier local. Le chapitre 2 fait connaitre les frais d’appropriation qui resteront ensuite à faire pour porter la contenance du nouvel établissement à 500 hommes. Ces derniers frais sont évalués 104050 f.<lb/>Le directeur des Fortifications trouve que le projet présenté est conforme aux bases prescrites par le ministre. Il indique dans ses apostilles quelques modifications de détails et il propose de réduire à 158800 francs les fonds de première urgence. Le surplus du chapitre 1er lui parait susceptible d’être ajourné sans inconvénient pour être reporté au chapitre 2, lorsqu’on s’occupera de l’exécution des travaux que ce dernier chapitre concerne.<lb/>Le comité, après avoir entendu le rapport d’un de ses membres et avoir discuté les différentes parties du projet du chef du Génie et les observations du directeur, arrête ainsi qu’il suit le résultat de sa délibération à ce sujet.<lb/>Articles d’ouvrages<lb/>Bâtimens militaires<lb/>Etablissement dans le château de Saint-Germain d’un pénitencier militaire pour 500 détenus : 356950 f. (dessins 1, 2, 3, 4, 5 du 23 décembre 1834)<lb/>Chapitre 1er<lb/>Première disposition à faire avant la translation dans le château de Saint-Germain des hommes présentement détenus à la prison de Montaigu<lb/>Article 1er<lb/>Construction et réparations de murs (dessin n° 1)<lb/>[Fonds demandés :] 37200 f. [Fonds accordés :] 23000 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour exhausser les murs d’enceinte, 25000 f. (feuille n° 1)<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 15000 f. Il suffit pour le moment d’exhausser la partie du mur de contrescarpe correspondant aux préaux des pavillons (3, 4, 5), les seuls fréquentés par les détenus valides.<lb/>Section B. Pour six murs à construire dans le fossé pour la séparation des préaux etc., 10300 f.<lb/>A accorder : 7000 f. Bien que les prisonniers doivent être séparés dans les préaux suivant les classes auxquelles ils appartiennent et qu’il y ait lieu de leur interdire les parties de fossés réservées à l’administration et à l’infirmerie, on peut se dispenser, quant à présent, de construire les deux murs projetés sur les courtines (1-2 et 2-3) et qui sont destinés à isoler le jardin de l’administration, le promenoir de l’infirmerie et le préau de correction. On pourra y suppléer temporairement par des mesures de police.<lb/>Section C. Pour réparer les murs de contrescarpe : 1900 f.<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 1000 f.<lb/>On se bornera pour le moment à réparer les portions de contrescarpe qui correspondent aux préaux du régime commun.<lb/>Somme pareille : 23000 f.<lb/>Article 2<lb/>Pour les réparations et remplacemens à faire aux couvertures, lanciers, tuyaux de descente etc.<lb/>[Fonds demandés :] 16500 f. [Fonds accordés :] 8000 f. A accorder. Cette somme sera employée à mettre les couvertures en état, en ajourant les ouvrages projetés pour les voûtes, les entablemens, les tuyaux de descente et autres dépenses analogues.<lb/>Article 3<lb/>Grilles et fermetures<lb/>[Fonds demandés :] 52800 f. [Fonds accordés :] 35000 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour placer des grilles aux fenêtres de l’étage souterrain et du rez-de-chaussée ainsi que des portes grillées pour fermer les corridors des rangées de cellules, 27400 f.<lb/>A accorder : 20000 f. Cette somme pourra suffire, d’après l’avis du directeur.<lb/>Section B. Pour le remplacement des portes et croisées hors de service et la construction d’une porte neuve avec guichet pour l’entrée principale, ainsi que des portes simples à placer aux baies de l’intérieur qui en manquent, 25400 f.<lb/>A accorder : 15000 f. Cette somme est suffisante, il faudra se borner, comme le propose le directeur, à faire réparer les vieilles portes qui en sont encore susceptibles, au lieu de les remplacer par des portes neuves.<lb/>Somme pareille : 35000 f.<lb/>Article 4<lb/>Démolitions et réparations intérieures<lb/>[Fonds demandés :] 32200 f. [Fonds accordés :] 16000 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour la démolition des refends, cloisons, soupentes, cheminées, petits escaliers intérieurs qui doivent être supprimés, 3000 f.<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 2000 f. Le chef du Génie se contentera de faire exécuter les démolitions les plus nécessaires, en commençant par les parties du château à occuper les premières.<lb/>Section B. Réparations diverses dans l’intérieur, bouchement de baies, 16500 f.<lb/>A accorder, pour les réparations les plus urgentes : 8000 f.<lb/>Section C. Pour établir 76 poteaux de renforcement des planchers au rez-de-chaussée et dans les locaux où sont placées les cellules, 12700 f.<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 6000 f. Il faudra se borner à placer des poteaux dans les parties de l’établissement destinées à recevoir les détenus de la prison de Montaigu.<lb/>Somme pareille : 16000 f.<lb/>Article 5<lb/>Pour la construction de trois fosses de latrines et des cabinets d’aisance qui y répondent aux étages (feuille n° 2)<lb/>[Fonds demandés :] 23000 f. [Fonds accordés :] 20000 f. A accorder. Cette somme suffira, d’après l’avis du directeur, en conduisant les travaux avec économie.<lb/>Article 6<lb/>Travaux pour la distribution des eaux<lb/>[Fonds demandés :] 10200 f. [Fonds accordés :] 6300 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour fournir l’eau aux deux établissemens de bains, aux deux cuisines, à la tisannerie de l’infirmerie et aux bassins d’ablution, 7600 f. (feuille n° 2)<lb/>A accorder : 5000 f. Il convient de ne faire quant à présent que les conduites d’eau qui doivent alimenter les premiers bassins d’ablution, l’une des cuisines, la tisanniere et l’une des salles de bains.<lb/>Section B. Pour l’établissement de dix lavoirs ou bassins d’ablution, 2600 f.<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 1300 f. cette somme sera employée à faire construire 4 ou 5 bassins d’ablution.<lb/>Somme pareille : 6300 f.<lb/>Article 7<lb/>Locaux accessoires<lb/>[Fonds demandés :] 21000 f. [Fonds accordés :] 11700 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour les deux établissemens de bains dans les pièces N et V, 14900 f.<lb/>Acompte, d’après l’avis du directeur : 6000 f. Dans une première installation, on peut se réduire aux bains de l’infirmerie avec 4 ou 5 baignoires et à deux baignoires dans la pièce N.<lb/>Section B. Pour l’établissement de la cuisine des détenus dans le local R, 1700 f.<lb/>A accorder : 1700 f.<lb/>Section C. Pour l’établissement de la cuisine de l’infirmerie dans le local Z, 2300 f.<lb/>A accorder : 2000 f.<lb/>Section D. Pour l’établissement de la tissannerie et du laboratoire de pharmacie dans le local Y, 2100 f.<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 2000 f.<lb/>Somme pareille : 11700 f.<lb/>Article 8<lb/>Escaliers<lb/>[Fonds demandés :] 9100 f. [Fonds accordés :] 4700 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour construire un escalier sur le milieu de la courtine entre 2 et 3 : 5400 f. (feuille n° 2)<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 2000 f. Cette somme sera employée à établir l’escalier proposé jusqu’à l’entresol afin de pouvoir desservir cet étage qui doit être occupé aussitôt que les détenus de Montaigu auront été transférés au château.<lb/>Section B. Pour construire quatre escaliers pour descendre du rez-de-chaussée dans le fossé, 3700 f.<lb/>A accorder, pour trois escaliers : 2700 f. L’escalier au sud sera ajourné.<lb/>Somme pareille : 4700 f.<lb/>Article 9<lb/>Ameublement et cloisons (feuille n° 2)<lb/>[Fonds demandés :] 4000 f. [Fonds accordés :] 3900 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Pour établir le corps de garde dans le local L, 6000 f.<lb/>A accorder : 600 f.<lb/>Section B. Pour six guérites nécessaires pour le service de la garde du château, 650 f.<lb/>A accorder : 650 f.<lb/>Section C. Pour le mobilier à placer aux réfectoires, au parloir, à la salle d’attente, etc., 2050 f.<lb/>A accorder : 2050 f.<lb/>Section D. Pour les cloisons à établir dans les pièces A et C, 700 f.<lb/>A accorder : 600 f.<lb/>Somme pareille : 3900 f.<lb/>Article 10<lb/>Cellules<lb/>[Fonds demandés :] 39000 f. [Fonds accordés :] 3600 f. A accorder comme il suit :<lb/>Section A. Pour la construction de 198 cellules à l’entresol, 30000 f. (feuille n° 3). A rejeter. Cette dépense ne parait pas nécessaire attendu que les prisonniers ne sont point isolés le jour et qu’il semble superflu qu’ils le soient la nuit : les cellules rendent d’ailleurs la surveillance difficile et lorsqu’elles sont en bois, comme le propose la commission du pénitencier, elles offrent en outre des inconvénients majeurs sous le rapport de la durée et de la propreté qu’il est si difficile d’entretenir en pareil cas. Il parait bien plus convenable de conserver les grandes chambres actuelles, qu’on approprierait facilement à leur nouvelle destination.<lb/>Vu d’ailleurs la grand dépense à faire et qu’on doit principalement attribuer à l’élévation du prix de la main-d’œuvre et des matériaux aux environs de Paris, le comité pense que le pénitencier militaire devrait être établi dans une autre localité où les travaux seraient moins coûteux. Ce dernier parti serait préférable lors même qu’on devrait construire un bâtiment entièrement neuf, et, s’il était adopté, le château de Saint-Germain recevrait une destination plus avantageuse.<lb/>Section B. Pour construire 25 cellules de punition à l’étage souterrain des pavillons 3, 4, 5 et placer des portes à celles qui existent dans le souterrain 4, 9000 f. (feuille n° 1)<lb/>A accorder : 3600 f. Cette somme sera employée à construire six cellules pour le régime commun, trois cellules de réclusion et une cellule ténébreuse.<lb/>Somme pareille : 3600 f.<lb/>Article 11<lb/>Travaux divers d’appropriation et de réparation<lb/>[Fonds demandés :] 6600 f. [Fonds accordés :] 3800 f. A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Etages du bâtiment de l’infirmerie, 3400 f. (feuilles 3 et 4)<lb/>A accorder à compte, d’après l’avis du directeur : 2000 f.<lb/>Section B. Logement de l’administration : 3200 f. (feuilles 3 et 4)<lb/>A accorder à compte, d’après l’avis du directeur : 1800 f.<lb/>Somme pareille : 3800 f.<lb/>Article 12<lb/>Frais de bureau<lb/>[Fonds demandés :] 1300 f. [Fonds accordés :] 700 f. A accorder. D’après l’instruction sur le service du Génie, les journées de surveillance des gardes sur les travaux ne doivent pas être portées à l’état estimatif. Lorsqu’il y a lieu de les autoriser, la dépense qui en résulte est prélevée sur l’économie que doit procurer la bonne direction et une surveillance convenable des ouvrages ordonnés.<lb/>Nota. Les travaux ajournés du chapitre 1er seront reproduits pour 1836 avant les ouvrages de 2e urgence qui constituent le chapitre 2.<lb/>Totaux du chapitre 1er : [Fonds demandés :] 252900 f. [Fonds accordés :] 136700 f.<lb/>Chapitre 2<lb/>Travaux à exécuter après ceux du chapitre 1er pour compléter l’établissement du pénitencier militaire<lb/>Article 1er<lb/>Pour la construction de 335 cellules au 1er et au 2e étage et à l’entresol au-dessus du 1er étage de la courtine 2 et 3 (feuille n° 4 et 5)<lb/>[Fonds demandés :] 51000 f. [Fonds accordés :] [vide]. A rejeter (voir l’observation sur la section A de l’article 10)<lb/>Article 2<lb/>Pour construire un plancher et deux pans de bois afin de former 4 ateliers dans le local E (salon de Mars) et pour renouveler en partie le carrelage de cette pièce au 1er étage (feuilles n° 4 et 6)<lb/>[Fonds demandés :] 12600 f. [Fonds accordés :] [vide]. A adopter en principe et à ajourner faute de fonds.<lb/>Article 3<lb/>Local B<lb/>[Fonds demandés :] 1250 f. [Fonds accordés :] [vide]. A ajourner faute de fonds.<lb/>Section A. Pour établir l’école d’enseignement mutuel, 450 f. (feuille n° 5)<lb/>A adopter en principe.<lb/>Section B. Pour remplacer une poutre au plancher inférieur de l’école d’enseignement mutuel, 800 f.<lb/>A adopter en principe.<lb/>Article 4<lb/>Pour l’ameublement de la pharmacie dans le local F (feuille n° 3)<lb/>[Fonds demandés :] 2200 f. [Fonds accordés :] [vide]. A adopter en principe et à ajourner faute de fonds.<lb/>Article 5<lb/>Pour compléter le remplacement des portes et croisées hors de service dans l’intérieur<lb/>[Fonds demandés :] 25400 f. [Fonds accordés :] [vide]. A adopter en principe et à ajourner faute de fonds.<lb/>Article 6<lb/>Réparations diverses<lb/>[Fonds demandés :] 11600 f. [Fonds accordés :] [vide]. A ajourner faute de fonds.<lb/>Section A. Pour réparer les murs de face des bâtimens tant du côté de la cour que du côté de la ville, 5200 f.<lb/>A adopter en principe.<lb/>Section B. Pour réparer le balcon au pourtour du château, 2700 f.<lb/>A adopter en principe.<lb/>Section C. Pour la réparation du pavé au pourtour du château à l’extérieur et sous le vestibule de l’entrée principale, 3700 f.<lb/>A adopter en principe.<lb/>Totaux du chapitre 2 : [Fonds demandés :] 104050 f. [Fonds accordés :] [vide].<lb/>Récapitulation<lb/>Chapitre 1er : 136700 f.<lb/>Chapitre 2 : [vide]<lb/>Total des fonds votés par le comité pour les travaux à exécuter en 1835 au château de Saint-Germain pour l’établissement du pénitencier militaire : 136700 f.<lb/>Observations générales<lb/>1. Le garde du Génie chargé de la surveillance des travaux sera susceptible d’être porté pendant trois mois sur les carnets pour la journée de garde surveillant fixée à 1 f. 50, s’il est de 3e classe, et si le chef du Génie et le directeur sont satisfaits de son zèle.<lb/>2. Les articles des projets doivent avoir des énoncés sommaires et être présentés suivant un ordre méthodique, conformément à ce que prescrit à cet égard l’instruction sur le service du Génie.<lb/>3. Les dessins qui accompagnent les projets doivent être faits sur du papier mince et de bonne qualité, comme était le papier grand monde envoyé pour modèle dans les places.<lb/>Pour extrait conforme<lb/>Le lieutenant général, inspecteur général des Fortifications, président<lb/>Rogmat »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur les travaux faits et à faire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VH 806</unitid>
              <unitdate normal="1836/1836" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1836</unitdate>
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              <p>« Génie<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>Projets pour 1836<lb/>Direction de Paris<lb/>Mémoire sur l’état actuel de la place, sur les travaux exécutés en 1835 et sur ceux que l’on propose pour 1836<lb/>Bâtiments militaires<lb/>Travaux extraordinaires pour l’établissement d’un pénitencier militaire dans le château<lb/>Avant de commencer l’exposé des travaux exécutés en 1835 et de ceux que l’on propose pour 1836, il est nécessaire d’entrer dans l’énumération des décisions auxquelles le chef du Génie a eu à se conformer.<lb/>Les fonds votés par le comité des Fortifications, dans sa délibération du 25 mars 1835 approuvée par le ministre de la Guerre, le 28 du même mois, étaient de : 136700 f.<lb/>Par décision du 8 avril suivant, le ministre a alloué, sur les fonds de réserve, pour la construction des cellules, la somme de : 23300 f.<lb/>Ensuite de réclamations élevées par la commission du pénitencier, le chef du Génie ayant transmis, sous la date du 14 juillet, un rapport et un plan concernant les modifications au projet de 1835 demandées par cette commission, le ministre, par décision du 22 août suivant, a approuvé ces modifications et a alloué, pour compléter en 1835 la construction des murs d’enceinte, un supplément de fonds de : 14500 f.<lb/>Diverses dépenses ont été ordonnées sans allocations de fonds pour couvrir ces dépenses, ainsi 1° la décision précitée du 22 août qui allouait un supplément de fonds pour achever en 1835 la construction des murs d’enceinte prescrivait de raser la culée de l’ancien pont faisant saillie dans le fossé (2-3) pour rebâtir dans l’alignement de la contrescarpe, et l’allocation supplémentaire n’a pas été augmentée de la somme nécessaire pour effectuer ce redressement ; 2° par décision du 5 novembre dernier, le ministre a ordonné l’achat d’une grande quantité d’objets d’ameublement demandés par la commission du pénitencier et non prévus dans le projet de 1835.<lb/>C’est d’après les prescriptions énoncées ci-dessus que les travaux ont été dirigés et amenés à leur état actuel. Mais le ministre, par décision du 4 février, vient de réduite de 10000 f. les fonds faits pour la place, en prescrivant d’imputer sur l’exercice de 1836 les dépenses déjà faites en excédant du chiffre réduit, ainsi que celles des travaux en cours d’exécution, jusqu’à concurrence de ladite somme. De là l’introduction, dans le projet pour 1836, de travaux accomplis.<lb/>Reste en fonds faits pour le pénitencier : 164500 f.<lb/>Le chef du Génie termine cet exposé préliminaire par une observation relative à la situation des travaux. N’étant pas encore complétement achevés au moment où il commence ce mémoire, il lui est impossible d’en présenter la situation exacte, attendu qu’il n’a pas pu faire marcher la comptabilité de pair avec les travaux. C’est pour ne pas différer plus longtemps l’expédition des projets demandés avec instance par M. le directeur des Fortifications qu’il a commencé la rédaction du présent mémoire avant la clôture des travaux, lesquels ne seront achevés que dans les premiers jours du mois de mars, époque fixée pour la translation à Saint-Germain du pénitencier de Montaigu.<lb/>Dans l’énumération qui va suivre, on a cherché à se conformer, autant que possible, aux formes du nouveau règlement et en même temps aux prescriptions de la délibération du 25 mars dernier concernant les parties ajournées du chapitre 1er du projet de 1835.<lb/>Chapitre 1er comprenant les ouvrages exécutés, tant sur les fonds de 1835 que, par anticipation, sur ceux de 1836, ainsi que les parties ajournées du chapitre 1er du projet de 1835<lb/>Murs d’enceinte. Les murs de l’enceinte extérieure et ceux des préaux ont été construits pendant la campagne. On a également fait les réparations les plus nécessaires aux contrescarpes (art. 1er des ouvrages ordonnés). Les fonds faits étaient de 37500 f., on a dépensé environ 45400 f. Les travaux seront complètement terminés lorsque la saison aura permis de fermer la trouée qui existe dans le mur d’enceinte (2-3) et ayant 24 m. de longueur sur 2 m. 50 de hauteur et 0 m. 40 d’épaisseur. La gelée étant survenue avant l’entier achèvement de cette partie de l’enceinte, on a été obligé de renoncer à fermer cette trouée et l’on s’est borné à en toiser les matériaux qui avaient déjà été mis en œuvre, de manière à former parapet pour la sûreté de la circulation dans la rue du Château-Neuf. La dépense excède les fonds faits par la raison qui a été donnée dans l’exposé préliminaire.<lb/>Combles. [Article] 1. On demande pour achever les réparations et remplacemens aux couvertures, parapets, lanciers et tuyaux de descente (conformément aux feuilles de dessin n° 8 et 9) la somme de : 7600 f.<lb/>Apostille<lb/>Dans le projet de 1835, on avait évalué la dépense nécessaire pour mettre les couvertures en bon état à la somme de 16500 f., sur laquelle il a été accordé un acompte de 8000 f., qui a été dépensé. La somme demandée suffira pour l’achèvement des réparations dont il s’agit.<lb/>Grilles et fermetures. On a grillé les fenêtres des souterrains et du rez-de-chaussée, fermé les corridors des cellules de l’entresol par des barrières en fer, et l’on a complété la mise en bon état des portes et des fenêtres de ces trois étages par quelques remplacements et la réparation de tout ce qui a été susceptible d’être conservé (art. 3 des ouvrages ordonnés). Les fonds faits étaient de 35000 f., on a dépensé 29420 f. Les travaux sont entièrement terminés.<lb/>Démolitions et réparations intérieures. [Article] 2. On demande pour achever les démolitions et réparations intérieures (conformément aux feuilles de dessin n° 4, 5 et 6) la somme de : 10100 f.<lb/>Apostille générale<lb/>La dépense totale de cet article (art. 4 du projet de 1835) avait été évaluée à la somme de 32200 f., sur laquelle il a été accordé un acompte de 16000 f. La nécessité de compléter la mise en bon état de la partie du château qui devait être occupée immédiatement n’a pas permis de se renfermer dans les limites des fonds faits, et l’on a dépensé 22940 f. Mais l’excédant de dépense de cet article est couvert par l’économie faite sur l’article précédent. Il reste à compléter les travaux dont il s’agit en les étendant au reste du château, conformément au détail qui suit :<lb/>Section A. Démolitions de cloisons, soupentes, plafonds, cheminées, petits escaliers : 1200 f.<lb/>Apostille<lb/>Quelque soit le développement qu’on jugera à propos de donner à la continuation des travaux dans les étages supérieurs du château, il convient d’achever en 1836 les démolitions, afin de prolonger le moins possible la gêne qui doit en résulter pour le service intérieur de la prison.<lb/>Section B. Réparations diverses dans l’intérieur, percement et bouchement de baies : 8200 f.<lb/>Apostille<lb/>Il convient également d’achever cette année les grosses réparations de l’intérieur.<lb/>Section C. Poteaux pour renforcer les planchers : 700 f.<lb/>Apostille<lb/>L’établissement des poteaux pour consolider les planchers est un travail qu’on ne peut pas se dispenser de faire en même temps que les cellules.<lb/>Total de l’article 2, somme pareille : 10100 f.<lb/>Latrines. Construites pendant la campagne. Les fonds faits étaient de 20000 f., on a dépensé 11070 f. Les travaux sont terminés.<lb/>Conduites d’eau. [Article] 3. On demande pour achever les travaux relatifs à la distribution des eaux et à l’établissement des bassins d’ablutions (conformément à la feuille n° 2) la somme de : 2600 f.<lb/>Apostille<lb/>La dépense de cet article (art. 6 du projet de 1835) avait été évaluée à la somme de 10200 f., sur laquelle il a été accordé un acompte de 6300 f. On a fait les travaux pour fournir de l’eau aux deux établissemens de bains, à la cuisine des détenus et aux quatre bassins d’ablution qui ont été mis en place et l’on a dépensé la somme de 3530 f. Quant à ce qui regarde la cuisine e la tisannerie de l’infirmerie, comme l’administration ne parait pas décidée à faire traiter les malades dans l’établissement, il convient d’ajourner toute la dépense pour cet objet.<lb/>Locaux accessoires. [Article] 4. On demande pour compléter les deux établissements de bains (conformément à la feuille de dessin n° 2) la somme de : 680 f.<lb/>Apostille<lb/>Nota. Cette dépense complémentaire serait mieux placée à l’article 6 (ameublement).<lb/>Le complément demandé consiste en quatre nouvelles baignoires qu’on propose d’ajouter aux cinq qui ont été placées dans les deux établissemens de bains qui, avec la cuisine des détenus, composent la totalité des locaux appropriés sur les fonds de l’article 7 du projet de 1835. Ainsi qu’on l’a déjà dit, l’administration elle-même ne sachant pas encore si l’infirmerie sera un hôpital ou si ce sera tout simplement un lieu de repos pour les hommes légèrement malades, on n’a fait ni la cuisine, ni le laboratoire de pharmacie. Les fonds faits étaient de 11700 f., on a dépensé 7240 f.<lb/>Escaliers. [Article] 5. On demande, pour achever l’escalier sur le milieu de la courtine (2-3) (conformément aux feuilles de dessin n° 4, 5, 6 et 9) la somme de : 1600 f.<lb/>Apostille<lb/>Cet article formait la 1ère section de l’art. 8 du projet de 1835 dont la dépense avait été évaluée à 9100 f. et pour lequel il a été accordé un acompte de 4700 f. Il n’a pas été possible de se borner à l’établissement des deux premières révolutions de cet escalier, car il était nécessaire que la partie à livrer fût recouverte afin que cette communication, qui est la seule sur cette courtine, ne fût pas interrompue pour continuer la pose des révolutions supérieures, ce qui était inévitable si l’on s’était arrêté à l’entresol. On a donc été obligé de faire les quatre premières révolutions, c’est-à-dire de faire l’escalier jusqu’au 1er étage, afin de pouvoir livrer l’entresol. Par la même raison, on ne pourra livrer le premier étage qu’après avoir fait les deux révolutions suivantes. Il est donc indispensable que cet escalier soit terminé.<lb/>Les escaliers pour la communication du rez-de-chaussée avec les préaux ont été établis d’après les modifications approuvées par la décision du 22 août 1835, et l’on n’a aucune demande à faire pour cette partie qui est terminée. On a dépensé pour cet article (art. 8 des ouvrages ordonnés) la somme de 5950 f.<lb/>Ameublement. [Article] 6. On demande pour compléter l’ameublement la somme de : 3500 f.<lb/>Apostille<lb/>Cet article (art. 9 du projet de 1835) comprenait non seulement l’ameublement mais encore les travaux d’appropriation du corps de garde, de la geôle et du greffe. Les fonds faits étaient de : 3900 f. On a dépensé pour l’exécution desdits travaux d’appropriation et la fourniture des objets d’ameublement prévus dans le projet de 1835 la somme de 4150 f. Mais par décision du 5 novembre dernier, le ministre a ordonné l’achat d’une grande quantité d’objets d’ameublement demandés par la commission du pénitencier et non prévus dans le projet. Cette dépense, dont le détail se trouve dans l’état estimatif ci annexé et pour laquelle il n’a pas été fait de fonds, n’a pas pu être imputée sur 1835 et se trouve conséquemment reportée sur l’exercice 1836.<lb/>Cellules. [Article] 7. On demande pour achever la construction des cellules de l’entresol et des souterrains (conformément aux feuilles de dessin n° 1, 3, 9 et 10) la somme de : 11600 f.<lb/>Apostille générale<lb/>Les fonds faits par les décisions du 28 mars et du 8 avril 1835 étaient de 26900 f. Sur cette allocation, on a fait les cellules de l’entresol dans les pavillons 3 et 4 et sur les courtines (2-3) (3-4) et (4-5), ensemble 161 cellules ainsi que 13 cellules de punition dans les souterrains des pavillons 3 et 5. Mais le ministre, par décision du 4 du courant, ayant réduit de 10000 f. les fonds faits pour la place, il n’est plus possible d’imputer la totalité de cette dépense sur l’exercice de 1835 et l’on reporte en conséquence à 1836 la dépense faite pour la construction des 40 cellules de l’entresol de la courtine (2-3). La dépense faite pour les constructions imputées sur 1835 (art. 10 des ouvrages ordonnés) est de 20580 f., et la continuation des travaux se trouve répartie de la manière suivante :<lb/>Section A. Construction de 40 cellules à l’entresol de la courtine (2-3) (feuilles n° 3, 9 et 10) : 5500 f.<lb/>Apostille<lb/>Faites par anticipation sur les fonds de 1836 ainsi qu’on l’a expliqué dans l’apostille générale.<lb/>Observations relatives aux constructions.<lb/>Comme les cloisons dites légères, telles qu’on les construit ordinairement, n’ont que 0 m. 08 d’épaisseur, celles qui forment les cellules, auxquelles on a voulu conserver l’épaisseur de 0 m. 11 qui leur était donnée dans le projet de 1835 et qui est nécessaire pour la solidité, ont été faites à la manière des pans de bois avec des potelets de 0,10 de largeur sur 0 m. 07 d’épaisseur, espacés de 0 m. 35 environ, de milieu en milieu, les intervalles maçonnés en plâtras et plâtre, et le tout ravalés en plâtre pur, à fleur des bois d’huisserie, lesquels ayant 0 m. 11 d’épaisseur restent apparens.<lb/>Section B. Construction de 28 cellules à l’entresol de la courtine (1-5) (feuilles n° 3 et 9)<lb/>Apostille<lb/>Il est nécessaire de compléter les cellules de l’entresol afin de n’avoir plus rien à faire dans cette partie du bâtiment qui va être occupée. Le plancher de l’entresol (1-5) étant un peu plus bas que ceux des autres courtines, les cellules dont il s’agit, au lieu de n’avoir que 3 m. de hauteur comme les autres, sont supposées construites sur toute la hauteur de l’entresol.<lb/>Section C. Construction de 10 cellules de punition dans les souterrains des pavillons 3, 4 et 5 (feuille n° 1) : 2250 f.<lb/>Apostille<lb/>Ces cellules diffèrent de celles des étages, non seulement par leurs dimensions, mais encore par leur construction, qui est en briques de 0,22 d’épaisseur. Il convient de compléter l’appropriation des souterrains à leur destination par la construction des cellules dont il s’agit.<lb/>Total de l’art. 7, somme pareille : 11600 f.<lb/>Bâtimens de l’infirmerie et de l’administration. Les fonds faits (art. 11 des ouvrages ordonnés) étaient de 3800 f., on a dépensé la somme de 5140 f. Les travaux d’appropriation dans les bâtimens dont il est question avaient été évalués dans le projet de 1835 à la somme de 6600 f. On n’en demande pas la continuation, 1° à cause de l’incertitude dans laquelle on est relativement à l’infirmerie et dont on a déjà parlé, 2° parce que le pavillon de l’administration a été mis en état pour le personnel actuel composé de l’inspecteur, de l’adjudant et du trésorier-greffier, et que ce personnel ne paraît pas devoir être augmenté prochainement.<lb/>Cour. [Article] 8. On demande pour l’établissement d’une clôture provisoire (conformément à la feuille de dessin n° 2) la somme de : 240 f.<lb/>Apostille<lb/>Cette clôture, qui est indiquée sur la feuille n° 2 par une ligne ponctuée dans la direction du pavillon (2) au pavillon (5) a pour objet d’isoler la partie de la cour que les détenus sont obligés de traverser pour aller aux ateliers et aux réfectoires de l’emplacement qui est compris entre la chapelle et le pavillon 5 et qu’on est obligé de conserver pendant la durée des travaux pour le dépôt des matériaux et des immondices provenant des démolitions à faire aux étages supérieurs.<lb/>L’entresol de la courtine (1-5) ne devant pas être occupé, puisque les cellules ne sont pas construites, on se réservera, pendant les travaux, l’escalier du pavillon (5) pour le passage des ouvriers, lesquels ne pourront avoir aucune communication avec les détenus, attendu que tous les autres escaliers leur seront interdits au-dessous du premier étage par les barrages provisoires établis dans chacun de ces escaliers au-dessus de l’entresol. Au moyen des communications qui permettent le libre parcours de toutes les parties du premier étage, les travaux pourront être facilement exécutés et toutes les immondices provenant des démolitions pourront être jetées dans l’emplacement réservé vers la porte d’entrée, d’où elles seront transportées aux décharges publiques.<lb/>La clôture dont il s’agit et les barrages des escaliers au-dessus de l’entresol sont des dispositions provisoires qui sont indispensables pour pouvoir continuer les travaux après la translation des détenus de Montaigu.<lb/>Chapitre 2e comprenant les travaux à exécuter pour compléter l’établissement du pénitencier militaire<lb/>Cellules. [Article] 9. On demande pour la construction de 360 cellules (conformément aux feuilles de dessin n° 4, 5, 6, 7, 9 et 10) la somme de : 50000 f.<lb/>Apostille générale<lb/>Le projet actuel diffère en plusieurs points de celui de l’année dernière. Dans le projet de l’année dernière, la courtine (2-3), qui est beaucoup plus étroite que les autres, était également organisée en cellules, non seulement au 1er étage, mais encore à l’entresol au-dessus qui n’a que 2 m. 20 de hauteur et au 2e étage dont la hauteur varie de 2 m. 40 à 2 m. 20, et l’on parvenait ainsi à établir 335 cellules, lesquelles, jointes avec 198 cellules du chapitre 1er, qu’on faisait à l’entresol au-dessus du rez-de-chaussée, formaient un total de 533 cellules. Ce projet donne lieu aux remarques suivantes : 1° le peu de hauteur (2 m. 20) de l’entresol entre le 1er et le 2e étages de la dite courtine ne permet pas d’y établir des cellules. Il en est de même du 2e ; 2° le peu de hauteur du bâtiment au-dessus de la galerie de l’entresol ne permet pas d’établir au 1er étage des cellules disposées comme celles de l’entresol, en sorte que, forcé de les tourner autrement, on ne pourrait en placer au 1er étage que 18 au lieu de 40 que contient l’entresol. On pense donc qu’il faut renoncer à faire des cellules aux étages de la courtine (2-3). D’ailleurs, il ne faut pas songer seulement au logement : il faut encore pourvoir aux autres besoins, en affectant aux ateliers les emplacemens nécessaires. Or les ateliers de la salle de Mars et ceux du rez-de-chaussée, composant la totalité des prévisions du projet de l’année dernière, sont évidemment insuffisans pour un effectif de plus de 500 hommes. Ces considérations, qui ont déterminé à étendre les ateliers en leur affectant la courtine (2-3), dont donné lieu au nouveau dispositif des cellules qu’on propose dans le projet actuel, pour compenser la perte de logemens qui en résulte. Ce dispositif procure 360 cellules qui, jointes aux 189 cellules de l’entresol au-dessus du rez-de-chaussée, forment un total de 549 cellules.<lb/>Section A. Construction de 27 cellules de 3 m. de hauteur au 1er étage des pavillons 3 et 4 (feuilles n° 4, 9 et 10) : 3700 f.<lb/>Apostille<lb/>Ces cellules sont semblables à celles qui ont été construites pendant la campagne, à l’entresol au-dessus du rez-de-chaussée.<lb/>Section B. Construction au 1er étage des courtines (3-4) et (4-5) de 176 cellules superposées sur 2 de hauteur (feuilles n° 4, 5, 9 et 10) : 28200 f.<lb/>Apostille<lb/>La hauteur du 1er étage du château, entre les deux planchers, varie de 6 m. 30 à 6 m. 40 et est conséquemment double de celle qu’on donne aux cellules. Au lieu de se borner à la construction de celles du projet de l’année dernière, on propose d’utiliser le reste de l’étage par un 2e rang de cellules superposées, lesquelles remplaceront celles qu’on faisait dans la courtine (2-3) au détriment des ateliers qui, comme on l’a déjà dit, seraient insuffisans si on ne leur donnait pas cet accroissement.<lb/>Section C. Construction de 157 cellules aux 2e et 3e étages (feuilles n° 6, 7 et 9) : 18100 f.<lb/>Apostille<lb/>La concentration du plus grand nombre d’hommes possible dans l’établissement est un moyen d’économie, surtout lorsqu’on n’a pas à construire le bâtiment. Il convient donc d’occuper tous les locaux en faisant autant de cellules qu’on le pourra, sans nuire aux autres besoins du service. Les cellules dont il s’agit ne pourront avoir que 2 m. 60 de hauteur, mais, à la rigueur, cela est suffisant.<lb/>Total de l’art. 9, somme pareille : 50000 f.<lb/>Ateliers. [Article] 10. On demande pour la mise en état des ateliers (conformément aux feuilles de dessins n° 4, 5, 6 et 9) la somme de : 16500 f.<lb/>Apostille générale<lb/>Suivant le régime établi, tous les prisonniers doivent travailler. Les bâtimens doivent donc contenir des emplacemens pour les divers travaux dont la capacité soit proportionnée à celle des logemens. On a déjà dit que, dans le projet de l’année dernière, il y avait insuffisance des locaux pour les travaux. En effet, les ateliers du rez-de-chaussée ne peuvent pas contenir plus de 100 hommes, et quant aux deux étages de la salle de Mars formant deux ateliers où il convient d’établir le tissage, on ne pourra pas y placer plus de 160 ouvriers. De là la nécessité d’étendre les ateliers en leur affectant les étages de la courtine (2-3), lesquels sont peu susceptibles d’ailleurs d’être organisés en cellules.<lb/>Section A. Etablissement des ateliers de la salle de Mars (feuilles n° 4, 6 et 9) : 14400 f.<lb/>On a fait, pendant la campagne, 161 cellules à l’entresol, et l’on ne peut placer que 100 ouvriers dans les ateliers du rez-de-chaussée. Il est donc nécessaire de ne pas entreprendre de travaux en extension de logement sans approprier en même temps les emplacemens qui doivent être affectés aux ateliers.<lb/>Section B. Appropriation de la courtine (2-3) pour compléter les emplacemens nécessaires aux ateliers (feuilles n° 4, 5, 6 et 9) : 2100 f.<lb/>Apostille<lb/>Le projet est fait pour un effectif de 549 hommes puisqu’il comprend 549 cellules, mais dans ce nombre sont compris les 45 cellules du régime de correction établi dans le pavillon (3) où il a ses ateliers, lesquels doivent être conséquemment être déduites : 45. L’effectif du régime commun est donc de 504 hommes. De ce nombre, il faut déduire 1° les hommes occupant dans les souterrains les 22 cellules de punition du régime commun : 22 ; 2° les malades qu’on peut évaluer à 1/10 : 55 ; [total :] 77. Nombre de détenus du régime commun travaillant : 427 hommes.<lb/>Contenance des ateliers du régime commun<lb/>1° ateliers du rez-de-chaussée : 100 hommes<lb/>2° idem de la salle de Mars (courtine 1-5) : 160<lb/>3° idem de la courtine (2-3) : 150<lb/>Capacité des ateliers du régime commun : 410 hommes<lb/>Le détail qui précède fait voir que les travaux dont il s’agit mettront les ateliers en rapport avec l’effectif.<lb/>Total de l’art. 10, somme pareille : 16500 f.<lb/>Locaux accessoires. [Article] 11. On demande pour la mise en état des locaux accessoires (conformément à la feuille de dessin n° 6) la somme de : 1450 f.<lb/>Section A. Mettre en état le local V affecté au magasin d’habillement au 2e étage de la courtine (1-2) : 1030 f.<lb/>Apostille<lb/>Dans le projet de 1835, ce local était affecté à l’enseignement mutuel, mais cette destination ne peut pas être conservée, attendu qu’on ne peut y arriver que par des escaliers interdits aux détenus. On propose donc d’y établir le magasin d’habillement, lequel se trouvera ainsi à portée du logement du trésorier.<lb/>Section B. Etablir l’école d’enseignement mutuel dans le local Y du 2e étage de la courtine (2-3) : 420 f.<lb/>Apostille<lb/>L’école d’enseignement mutuel ne peut être établie que dans un bâtiment faisant partie de la division du régime commun, et la courtine (2-3) est le seul des bâtimens de cette division où l’on puise la place dans détriment pour les autres besoins.<lb/>Total de l’art. 11, somme pareille : 1450 f.<lb/>On ne demande rien pour la pharmacie, dont l’ameublement faisait le sujet de l’article 4 du chapitre 2 du projet de l’année dernière, par la raison qui a porté à ajourner tout ce qui est relatif à l’infirmerie.<lb/>Fermetures. [Article] 12. On demande pour la mise en état des fermetures des 1er, 2e et 3e étages la somme de : 19300 f.<lb/>Apostille<lb/>Il est nécessaire de remplacer par des châssis dormans les mauvaises croisées du 1er étage qui donnent accès sur les balcons, de placer des grilles en fer aux corridors des cellules, dans les endroits indiqués dans les plans, et de remplacer ou réparer les portes et châssis qui sont en mauvais état.<lb/>Restauration extérieure. [Article] 13. On demande pour les travaux de restauration extérieure la somme de : 10500 f.<lb/>Section A. Réparer les murs du château tant du côté de la cour que du côté de la ville : 6000 f.<lb/>Apostille<lb/>Il ne s’agit pas de travaux d’embellissement, mais seulement des réparations les plus nécessaires pour empêcher de plus grandes dégradations.<lb/>Section B. Réparer le balcon en fer au pourtour du 1er étage : 2300 f.<lb/>Apostille<lb/>Le balcon qui règne autour du 1er étage est garni d’un garde-corps en fer, auquel on ne peut se dispenser de faire les réparations et remplacemens nécessaires.<lb/>Section C. Réparer et compléter le pavé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur : 2200 f.<lb/>Apostille<lb/>Cette section comprend la réparation du pavé de la cour et l’établissement des revers en pavé nécessaires au pied du mur d’enceinte.<lb/>Total de l’art. 13, somme pareille : 10500 f.<lb/>Ameublement. [Article] 14. On demande pour l’ameublement des cellules des 1er, 2e et 3e étages et la pose des appliques nécessaires pour l’éclairage des corridors la somme de : 2850 f.<lb/>Apostille<lb/>Cet article comprend les objets nécessaires pour les étages supérieurs, lesquels sont la répétition de ceux dont la fourniture a été ordonnée par le ministre de la Guerre pour l’entresol au-dessus du rez-de-chaussée.<lb/>Frais de bureau. [Article] 15. Les fonds faits pour 1835 (art. 12) étaient de 700 f., on a dépensé 1133 f.<lb/>On demande pour les frais de bureau en 1836 : 900 f.<lb/>Apostille<lb/>Saint-Germain est une place de nouvelle création qui, lorsque les travaux au château ont été commencés, était dans le plus complet dénuement d’archives et d’objets de bureau. Il n’existait même, du projet fait par extraordinaire et d’après lequel les travaux ont été entrepris, que la minute adressée au ministre, dont on n’avait pas eu le temps de faire faire une expédition, en sorte que, pour l’exécution des travaux, on a été obligé de demander les dessins adressés au ministre et d’en faire faire des copies. Il en a été de même de plusieurs pièces communes aux deux places de Versailles et Saint-Germain, lesquelles ont dû rester dans les archives de la première de ces places, lorsqu’on a séparé les deux services. Voilà ce qui, joint à l’insuffisance du personnel, a donné lieu à un excédant de dépense.<lb/>Il est nécessaire qu’on alloue pour cette année une somme supérieure à celle qui a été allouée ne 1835, attendu que le bureau est encore dépourvu de beaucoup d’objets nécessaires, tels que cartons pour les papiers, porte-feuilles pour les dessins, etc.<lb/>Le ministre, par décision du 4 février, ayant réduit de 10000 f. la masse des fonds alloués pour la place, cette somme doit être déduite des fonds faits : 10000 f.<lb/>Totaux pour les travaux extraordinaires : [fonds faits pour 1835] : 164500 f. ; [fonds demandés pour 1836] : 139520 f.<lb/>Le présent état estimatif, en y ajoutant la dépense faite sur les fonds alloués pour 1835, présente une économie de plus de 50000 f. comparativement à celui de 1835, dont le montant était de 356950 f.<lb/>[…]<lb/>A Saint-Germain, le 16 mars 1836<lb/>Le capitaine du Génie en chef<lb/>Mermier »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour le pénitencier militaire</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VK 176</unitid>
              <unitdate normal="1836/1836" encodinganalog="3.1.3">11 mai 1836</unitdate>
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              <p>« Secrétariat du comité<lb/>Minute d’avis de fonds<lb/>Séance du 11 mai 1836<lb/>Travaux du pénitencier militaire au château<lb/>[Fonds demandés :] 138620 f. [Fonds votés :] 77600 f.<lb/>A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>D’après l’instruction sur le service du Génie, les travaux dont il s’agit n’auraient pas dû faire l’objet de projets extraordinaires et comme, d’ailleurs, ils se rapportent à un même établissemens, ils doivent tous être compris dans le même article, sauf à farie autant de sections qu’il peut être nécessaire.<lb/>Section A (article 1er des projets extraordinaires). Achever les réparations et remplacemens aux couvertures, parapets, lanciers et tuyaux de descente : 7600 f.<lb/>(dessins n° 8 et 9)<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur, pour achever la mise en état des toitures et des parapets : 3500 f.<lb/>Les autres réparations sont ajournées faute de fonds.<lb/>Section B (section A de l’article 2 des projets extraordinaires). Démolition des cloisons, soupentes, plafonds, cheminées, petits escaliers intérieurs : 1200 f.<lb/>(dessins n° 4, 5 et 6)<lb/>A accorder : 1200 f.<lb/>Section C (section B de l’article 2 d’idem). Réparations diverses dans l’intérieur, percement et bouchement de baies : 8200 f.<lb/>A compte : 4100 f.<lb/>Section D (section C de l’article 2 d’idem). Poteaux pour renforcer les planchers : 700 f.<lb/>A accorder : 700 f.<lb/>Section E (article 3 des projets extraordinaires). Achever les travaux relatifs à la distribution des eaux et à l’établissement des bassins d’ablution : 2600 f.<lb/>(dessin n° 2)<lb/>A ajourner comme peu urgent, attendu que la dépense proposée concerne l’infirmerie et que l’administration ne parait pas dans l’intention de faire traiter les malades dans l’établissement.<lb/>Section F (article 4 des projets extraordinaires). Compléter les deux établissemens de bains : 680 f.<lb/>(dessin n° 2)<lb/>A accorder : 680 f.<lb/>Section G (article 5 des projets extraordinaires). Achever l’escalier de la courtine 2-3 : 1600 f.<lb/>(dessin n° 4, 5, 6 et 9)<lb/>A accorder : 1600 f.<lb/>Section H (article 6 des projets extraordinaires). Compléter l’ameublement des logemens de l’administration : 3500 f.<lb/>A accorder : 3500 f.<lb/>Section I (section A de l’article 7 des projets extraordinaires). Construction de 40 cellules à l’entresol de la courtine 2-3 : 5500 f.<lb/>(dessins n° 3, 9 et 10)<lb/>A accorder : 5500 f.<lb/>Section K (section B de l’article 7 d’idem). Construction de 28 cellules à l’entresol de la courtine 1-5 : 3850 f.<lb/>(dessins n° 3 et 9)<lb/>A accorder : 3850 f.<lb/>Section L (section C d’idem). Construction de 10 cellules de punition dans les souterrains des pavillons 3, 4 et 5 : 2250 f.<lb/>A accorder : 2250 f.<lb/>Section M (article 8 des projets extraordinaires). Etablir une clôture provisoire : 340 f.<lb/>(dessin n° 2)<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 300 f.<lb/>Section N (section A de l’article 9 des projets extraordinaires). Les 27 cellules du 1er étage des pavillons 3 et 4 : 3700 f.<lb/>(dessins 4, 9 et 10)<lb/>A accorder : 3700 f.<lb/>Section O (section B d’idem). Les 176 cellules superposées sur deux de hauteur au 1er étage des courtines 3-4 et 4-5 : 28200 f.<lb/>(dessins n° 4, 5, 9 et 10)<lb/>A accorder : 28200 f.<lb/>Section P (section C d’idem). Les 157 cellules des 2e et 3e étages : 18100 f.<lb/>(dessins n° 6, 7 et 9)<lb/>A ajourner faute de fonds<lb/>Section Q (section A de l’article 10 des projets extraordinaires). Les ateliers de la salle de Mars : 14400 f.<lb/>(dessins 4, 6 et 9)<lb/>A ajourner faute de fonds<lb/>Section R (section B d’idem). Les ateliers de la courtine 2-3 : 2100 f.<lb/>(dessins n° 4, 5, 6 et 9)<lb/>A accorder : 2100 f.<lb/>Section S (section A de l’article 11 des projets extraordinaires). Mettre en état le local V au 2e étage de la courtine 1-2 : 1030 f.<lb/>(dessin n° 6)<lb/>A accorder : 1000 f.<lb/>Section T (section B d’idem). Etablir l’école d’enseignement mutuel dans le local Y au 2e étage de la courtine 2-3 : 420 f.<lb/>A accorder : 420 f.<lb/>Section U (article 12 des projets extraordinaires). Mettre en état les fermetures des 1er, 2e et 3e étages : 19300 f.<lb/>A compte, d’après l’avis du directeur : 10000 f.<lb/>Section V (section A de l’article 13 des projets extraordinaires). Réparer les murs du château : 6000 f.<lb/>A accorder, d’après l’avis du directeur : 1500 f<lb/>Section W (section B d’idem). Réparer le balcon en fer au pourtour du 1er étage : 2300 f.<lb/>A accorder : 2000 f.<lb/>Section X (section C d’idem). Réparer et compléter le pavé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur : 2200 f.<lb/>A ajourner d’après l’avis du directeur<lb/>Section Y (article 14 des projets extraordinaires). Compléter aux 1er, 2e et 3e étages l’ameublement des cellules et la pose des appliques dans les corridors : 2850 f.<lb/>A accorder : 1500 f.<lb/>Somme pareille : 77600 f.<lb/>Pour fournitures d’ustensiles nécessaires au pénitencier, [fonds votés] : 440 f.<lb/>Accordé par décision ministérielle du 22 avril »</p>
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              <p>« Secrétariat du comité<lb/>Minute d’avis de fonds<lb/>Séance du 28 février 1837<lb/>Bâtimens militaires<lb/>Achever les travaux du pénitencier militaire au château<lb/>(dessins n° 2, 3, 6, 7 et 9 pour 1836)<lb/>[Fonds demandés :] 36220 f. [Fonds votés :] 36220 f.<lb/>A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. La couverture, parapets, lancis et tuyaux de descente : 4100 f.<lb/>A accorder : 4100 f.<lb/>Section B. La mise en état du 2e et dernier étage des courtines : 6300 f.<lb/>A accorder : 6300 f.<lb/>Section C. L’achèvement de la mise en état des pavillons : 7050 f.<lb/>A accorder : 7050 f.<lb/>Section D. Les 157 cellules des 2e et 3e étages : 14700 f.<lb/>(dessins n° 6, 7 et 9 pour 1836)<lb/>A accorder : 14700 f.<lb/>Section E. Ameublement des cellules : 1400 f.<lb/>A accorder : 1400 f.<lb/>Section F. La mise en état du logement de l’aumônier au rez-de-chaussée et à l’entresol de la courtine (1-2) : 1370 f.<lb/>(dessins n° 2 et 3 pour 1836)<lb/>A accorder : 1370 f.<lb/>Section G. Achèvement des travaux relatifs à la distribution des eaux et à l’établissement des bassins d’ablution : 1300 f.<lb/>(dessin n° 2 pour 1836)<lb/>A accorder : 1300 f.<lb/>Somme pareille : 36220 f. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire sur l’installation du pénitencier militaire dans le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VH 806</unitid>
              <unitdate normal="1837/1837" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1837</unitdate>
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              <p>« Génie<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>1837<lb/>Direction de Paris<lb/>Mémoire sur le pénitencier militaire de Saint-Germain<lb/>Le pénitencier militaire de Saint-Germain est installé dans l’ancien château de cette ville, bâtiment dont les murs sont très épais et sont entourés d’une ancienne contrescarpe de 6 m. 50 de hauteur, laquelle est surmontée d’un mur de clôture construit en 1835 et ayant moyennement 2 m. 50 de hauteur, ce qui porte à 9 mètres la profondeur des fossés servant de préaux.<lb/>Le rez-de-chaussée de la détention n’a de communication avec le dehors que par le pont qui traverse le fossé servant de jardin à l’administration, et cette communication depuis la cour de la détention jusqu’au mur d’enceinte se trouve interceptée quatre fois, 1° par la grande porte de la dite cour, 2° par la grille en fer fermant le passage voûté entre la geôle et le corps de garde, 3° enfin par deux portes charretières aux deux extrémités du pont. Quant aux 80 fenêtres extérieures du dit rez-de-chaussée, qui contient les bureaux de l’administration etc., et dont le sol se trouve à 6 m. 50 au-dessus de celui des préaux, toutes ces fenêtres sont garnies de grilles en fer dont les barreaux ont 0 m. 03 d’épaisseur.<lb/>Entre ce rez-de-chaussée et ce qu’on est convenu d’appeler le premier étage, se trouve un entresol qui est cependant un étage intermédiaire assez élevé, organisé entièrement en cellules, à l’exception d’une partie affectée à l’administration et de deux pièces servant d’infirmerie. Les fenêtres extérieures de cet entresol ne sont pas grillées, mais elles ne se trouvent pas dans les cellules. Elles éclairent les corridors sur lesquels celles-ci prennent jour. D’ailleurs, les appuis des dites fenêtres sont élevés de 12 mètres au-dessus du sol des préaux, lequel se trouve, ainsi qu’on l’a dit plus haut, à 9 mètres en contrebas du couronnement du mur d’enceinte, et ces deux hauteurs à franchir pour descendre et pour remonter sont certainement bien suffisantes pour empêcher les évasions. C’est ce que la commission du pénitencier a reconnu elle-même, car c’est d’après son avis que le chef du Génie de Versailles, dont le projet de 1834 approuvé par le ministre, a supprimé cette dépense qui était comprise dans le premier projet rédigé en 1833 et qui serait d’environ 15000 f.<lb/>Le 1er étage est entouré sur tout son pourtour extérieur d’un chemin de rond formé par la saillie des terrasses des courtines et des balcons des pavillons et dont la hauteur au-dessus du sol des préaux est d’environ 16 mètres. La moitié de cet étage est organisée en cellules et l’autre moitié contient des ateliers et le logement du commandant du pénitencier. Quant aux fenêtres qui pourraient donner accès sur ce chemin de rond, elles sont fermées avec des cadenas dans la partie occupée par les ateliers, et dans celles où il y a des cellules, les dites fenêtres, qui servent uniquement à éclairer les corridors sur lesquels les cellules prennent jour, sont garnies de forts châssis dormans à très petits carreaux. Du reste, le dit chemin de ronde est intercepté dans son circuit autour du premier étage du bâtiment par sept barrages armés de hérissons en fer et dans lesquels des portes sont pratiquées par le passage des rondes. Enfin, les deux côtés par lesquels le chemin de ronde vient rejoindre le logement du commandant du pénitencier sont fermés par deux murs couronnés en cape de batardeau et armés également de hérissons en fer, disposition qui, jointe à celles par lesquelles le bâtiment de l’administration est isolé de la détention, tant au rez-de-chaussée qu’à l’entresol, met ce bâtiment à l’abri des tentatives d’invasion de la part des détenus.<lb/>Cette description sommaire du bâtiment du pénitencier, depuis les préaux qui sont établis dans les fossés jusqu’au premier étage dont il n’y a jusqu’à présent d’occupé que la partie des ateliers, attendu que les cellules de l’entresol suffisent pour l’effectif actuel des détenus, n’a pas besoin d’être poussée plus loin pour l’objet qu’on a en vue dans ce mémoire, et sans mentionner ici les dispositions qui se rapportent au 2e étage dont les travaux sont en cours d’exécution. On peut déjà conclure de l’exposé qui précède que, pour ce qui regarde la sûreté de la détention, il n’y a pas lieu à avoir la moindre crainte.<lb/>Mais ce lieu de détention est en même temps une maison pénitenciaire. Il reste donc à examiner sous ce dernier point de vue les dispositions qui ont été faites et qui consistent en cellules construites à l’effet d’isoler les détenus pendant la nuit.<lb/>Ces cellules, dont les dimensions et le mode de construction ont été déterminées par la commission du pénitencier et approuvés par le ministre, ont 2 m. 30 de longueur, 1 m. 80 de largeur, sur 3 m. de hauteur, et elles sont formées par des pans de bois de 0 m. 11 d’épaisseur qui sont été élevés sur les anciens planchers du bâtiment. On doit rappeler à ce sujet que c’est à la suite d’une longue discussion que ce mode de construction a été adopté, que cette discussion a commencé sur le projet présenté par le chef du génie de Versailles sur la date du 17 juillet 1833 (voir les délibérations du comité des Fortifications du 26 novembre 1833 et du 20 janvier 1834), que le 2e projet présenté sous la date du 23 décembre 1834 a donné lieu à la délibération du 25 mars 1835 dans laquelle le comité persistait dans l’opinion qu’il avait émise dans ses délibérations précédentes au sujet des cellules proposées par la commission du pénitencier, mais que ce mode de construction, inhérente au système de la commission approuvé par messieurs les maréchaux Soult et Girard, à l’exclusion du système dont les bases étaient posées dans la délibération précitée du 26 novembre 1833, a été définitivement adopté par une décision du ministre du 8 avril 1835 allouant sur les fonds de réserve la somme nécessaire pour la construction des dites cellules.<lb/>Si l’on rappelle ces circonstances, qui prouvent que les travaux du pénitencier de Saint-Germain n’ont été entrepris qu’à la suite d’un long examen, ce n’est pas pour invoquer en faveur du système qui a prévalu et qui a été mis à l’exécution l’autorité de la chose jugée comme réponse à la critique incessante du commandant du pénitencier. On fera cependant remarquer que les dispositions qui ont prévalu sont précisément celles qui ont été produites par la commission instituée pour étudier et appliquer le système pénitentiaire et qu’il n’est pas probable que cette commission ait pu se tromper au point de justifier les attaques qui sont depuis quelque temps dirigées contre le modèle adopté dans l’application de ce système au château de Saint-Germain. Mais si le chef du Génie est disposé à justifier ce qu’il a fait exécuter, s’il consent à rouvrir la discussion, on comprend que ce n’est point pour émettre une opinion sur le mérite respectif des deux systèmes qui ont été en présence, mais uniquement pour réduire à leur juste valeur des rapports exagérés.<lb/>Cela posé, examinions donc si les cellules qui ont été construites sont aussi défectueuses que l’autorité du pénitencier parait le prétendre en représentant la surveillance comme difficile par suite du peu de solidité et du vice des constructions.<lb/>L’ordonnance du 3 décembre 1832 sur les pénitenciers militaires borne à la nuit l’isolement des détenus. Ainsi, les hommes qui couchent séparément dans des cellules se trouvent réunis pendant le jour soit dans les ateliers, soit dans les réfectoires, soit dans les préaux. N’est-il pas visible que cet isolement incomplet est fondé sur ce motif que l’isolement continuel de jour comme de nuit aurait été une peinte trop forte pour la cathégorie des condamnés dont il s’agit et que, par l’adoption de l’isolement nocturne, on a eu en vue seulement de les soustraire à la faculté qu’ils auraient pendant la nuit, s’ils couchaient en commun dans des dortoirs, soit à se livrer à de honteux penchants, soit à tramer des complots d’évasion ou d’excitation au désordre ? Or, on le demande : les cellules qui ont été construites ne suffisent-elles pas pour remplir ce but ? Il est bien certain que des cloisons de 0 m. 11 d’épaisseur n’isolent pas les hommes aussi complément que le feraient des murs et qu’à la rigueur quelques communications verbales peuvent s’établir entre deux cellules voisines. Mais des communications aussi restreintes ne sont-elles pas insignifiantes pour des hommes qui sont tout le jour ensemble et trouvent, soit dans les préaux, soit dans les réfectoires, bien plus de facilité à s’entretenir qu’ils ne peuvent en avoir dans leurs cellules de construction légère ? En un mot, dans le système d’isolement complet qui a été adopté, est-il bien nécessaire d’avoir, pour la nuit, une fermeture plus hermétique que celle qui existe ? Il est vrai que des cloisons de 0 m. 11 d’épaisseur n’offrent pas un bien grand obstacle aux effractions par lesquelles les hommes tenteraient de sortir de leurs cellules. Mais à quoi cela les conduirait-il ? A rien. En effet, ce ne sont pas les cellules qui constituent la détention, ce sont les locaux ou grands dortoirs où sont élevées ces cellules, lesquelles ne sont autre chose que de fortes alcôves. Un homme qui sortirait de son alcôve se trouverait donc dans un grand dortoir, fermé, exactement dans la même position que celle où se trouveraient tous les détenus si l’on n’avait pas adopté le système cellulaire. Ce n’est pas la sortie de sa cellule qui lui donnerait des facilités pour aller plus loin, et elle n’aurait d’autre résultat pour lui que de se faire mettre dans une des cellules ténébreuses de l’étage souterrain pour lui ôter l’envie de recommencer. De ce qui précède, on peut donc tirer une 2e conclusion, savoir que si le mode de construction des cellules, tel qu’il a été adopté par le ministre, par suite de la préférence donnée au système de la commission du pénitencier, n’offre pas une solidité telle qu’on aurait pu l’obtenir par un système de distribution autre que celui de la commission, il n’en est pas moins vrai que ce mode de construction ne présente, tant pour la sûreté que pour le régime du pénitencier, aucun inconvénient grave et qui soit de nature à éveiller la sollicitude de l’autorité sous laquelle le pénitencier se trouve placé.<lb/>En se livrant à l’examen qui précède, le chef du Génie a eu pour but d’en finir avec des allégations sans cesse renaissantes et qui tendent à tout remettre en question. Mais, s’il croit avoir justifié suffisamment ce qui a été fait, s’il pense que la discussion doit être fermée sur des choses accomplies et qui ne sont pas de nature à motiver les plaintes dont elles sont l’objet depuis quelque temps, il n’a pas la pensée de chercher à repousser ce qui pourrait être utile pour améliorer ou pour compléter ce qui a été fait. C’est dans une pensée contraire qu’il se proposer d’examiner ici succinctement les principaux objets que sa mémoire lui rappelle, parmi ceux sur lesquels, en sa présence, M. le commandant du pénitencier a appelé l’attention de M. le lieutenant général Delore, qui a été chargé de l’inspection de cet établissement. En recueillant ses souvenirs, le chef du Génie y trouve trois demandes principales que M. l’inspecteur général aura vraisemblablement consignées dans son rapport d’inspection et qui sont relatives : 1° à l’insuffisance des dispositions faites pour le régime de correction, 2° au besoin de lieux de réunion pendant les heures de repos, lorsque le temps ne permet pas d‘envoyer les détenues dans les préaux, 3° enfin à la nécessité de fermer par des grilles en fer toutes les fenêtres du 1er étage.<lb/>Le chef du génie partage cette opinion que les dispositions faites pour le régime de correction sont insuffisantes. Dans le système d’après lequel les travaux ont été exécutés, le régime commun et le régime de correction ne différaient que comme cathégories : dans l’un comme dans l’autre, isolement complet, c’est-à-dire réunion des détenus pendant le jour et leur séparation pendant la nuit. En conséquence, le régime de correction avait été organisé, à l’instar du régime commun, avec atelier, réfectoire, préau, cellules à peu près semblables aux autres, et l’on s’était borné à choisir un pavillon séparé du reste du bâtiment, pour que les hommes de ce régime n’eussent aucune communication avec les autres. Mais il parait que cette similitude ne doit pas être conservée et qu’on a l’intention s’assujettir les hommes transférés au régime de correction à rester dans leurs cellules, le jour comme la nuit. On conçoit alors que des celles telles que celles du régime commun, suffisantes pour remplir le but moral de l’isolement nocturne, ne suffisent plus dans le cas d’un isolement complet qui devient un moyen de répression disciplinaire. Il faut alors que les cellules soient plus hermétiques, plus solides, et qu’elles soient aussi plus grandes pour que les hommes y puissent travailler. Ce sera le sujet d’un projet à soumettre au ministre.<lb/>Pour ce qui regarde les lieux de réunion des détenus pendant les heures de repos, lorsque le temps ne permet pas de les envoyer dans les préaux, on peut se procurer des emplacemens pour cet usage en diminuant le nombre des cellules du 2e étage. Les travaux d’appropriation de cet étage sont en cours d’exécution mais, dans la prévision que la demande dont il s’agit pourrait être prise en considération, le chef du Génie n’a fait entreprendre que la construction des cellules qui doivent être faites dans toute hypothèse.<lb/>Quant à la fermeture des fenêtres du premier étage par des grilles en fer, elle donnerait lieu à une dépense d’environ 25000 f., et le chef du génie ne reconnait pas dans cette mesure une nécessité de nature à justifier une pareille dépense. En effet, dans quel but fait-on cette demande ? C’est pour rendre impossible une invasion des détenus sur le chemin de ronde qui contourne tout le premier étage du bâtiment. Mais à quoi cette invasion les conduirait-elle ? A rien. En effet, on ne craint pas que ce chemin de ronde les conduise au logement du commandant puisqu’ainsi qu’on l’a dit plus haut, deux murs couronnés en cape de batardeau et armés de hérissons en fer ferment les deux côtés par lesquels il aboutit à ce logement. Est-ce qu’on craindrait que, du chemin de ronde, ils descendissent la nuit dans les préaux pour escalader ensuite le mur d’enceinte ? Une pareille crainte n’est pas admissible, car, ainsi qu’on l’a également dit plus haut, le chemin de ronde est à 16 mètres au-dessus du sol des préaux, lequel est à 9 mètres en contrebas du couronnement du mur d’enceinte. D’ailleurs, si l’on pouvait craindre une descente de la part des détenus, du chemin de ronde dans les préaux, à plus forte raison on devrait craindre qu’ils descendissent de l’entresol dont la hauteur est seulement de 12 mètres, en sorte qu’il faudrait également griller les fenêtres de cet entresol, ce qui porterait la dépense à 40000 f. au lieu de 25000 f. Cependant, on n’a pas jugé nécessaire de griller les fenêtres de l’entresol, et l’on a vu au commencement de ce mémoire que c’est la commission elle-même qui a exprimé cette opinion en engageant le chef du Génie de Versailles à retrancher de son second projet cette dépense qui figurait dans le premier. Terminons ce que nous venons de dire au sujet des craintes d’une invasion sur le chemin de ronde du premier étage en ajoutant que cette invasion, qui serait sans but pour les détenus, est improbable. En effet, est-ce des ateliers, qui occupent la moitié de cet étage, que les détenus se porteront sur le chemin de ronde ? Là, ils ont l’avantage d’être réunis. Mais ils n’y sont que le jour et sous la surveillance des gardiens. Or, peut-on supposer qu’en plein jour et sous les yeux des surveillants, ils brisent leurs fenêtres fermées par des cadenas, lorsque ce bris ne peut les conduire qu’à une répression vigoureuse. C’est un jeu qu’ils peuvent à la rigueur faire une fois, mais que vraisemblablement ils ne recommenceront pas. Si des ateliers on passe aux cellules qui occupent l’autre moitié du premier étage, c’est à peu près la même chose. Là, ils ont l’avantage d’être moins surveillés, puisqu’ils n’y sont que la nuit. Mais ils sont isolés dans leurs cellules : il faut qu’ils fassent effraction pour en sortir et qu’ils brisent ensuite les châssis dormans des corridors. Or tout cela demande du temps et ne peut se faire sans éveiller l’attention des gardiens de service.<lb/>Concluons de ce qui précède que la fermeture des fenêtres du premier étage par des grilles en fer n’a pas une utilité proportionnée à la dépense qu’elle occasionnerait. Au reste, cette dépense n’est pas demandée par la commission actuelle du pénitencier : cette commission s’est bornée, pour ce qui regarde le chemin de ronde, à demander la construction des deux murs dont on a parlé et qui isolent le logement du commandant, construction qui a été approuvée par le ministre et dont la dépense deviendrait inutile si l’on grillait les fenêtres.<lb/>Le chef du Génie termine ce mémoire par une observation sur l’économie avec laquelle il convient d’assujettir les dépenses dans l’intérêt du développement du système pénitenciaire. Le pénitencier de Saint-Germain, qui est la première application de ce système aux prisons militaires, ne pourra contenir que 470 détenus : c’est le nombre des cellules du régime commun dont l’administration pourra disposer après l’achèvement des travaux d’appropriation, les modifications à faire au dernier projet, ensuite des nouvelles demandes, ne permettant plus d’en avoir 500. Quant à la dépense qui aura été faite pour arriver à ce résultat, on estime qu’elle pourra s’élever à 330000 f. après l’exécution des travaux qu’il restera à faire en 1838 pour compléter la mise en état du bâtiment. Il résulte de ce rapprochement que l’établissement du pénitencier de Saint-Germain aura donné lieu à une dépense de 700 f. par homme, et ce calcul suppose encore que l’occupation sera réglée sur la contenance du bâtiment, en sorte que c’est un minimum de dépense. Mais en adoptant même le chiffre de 700 f. par homme, n’est-on pas fondé à trouver cette dépense considérable lorsqu’on considère qu’on a pas eu à construire le bâtiment, que celui qui existait était disposé à se prêter facilement aux nouvelles combinaisons, qu’il était entouré d’une contrescarpe qu’on n’a eu qu’à exhausser un peu pour former le mur d’enceinte, et qu’enfin pour les deux tiers de cette somme, environ 470 f. par homme, on construirait entièrement une caserne d’infanterie ? Qu’on juge donc de ce qu’aurait été la dépense si l’on n’avait pas trouvé un bâtiment tout fait et qu’on a eu seulement à approprier à sa nouvelle destination, et de ce qu’elle sera conséquemment dans les localités qu’on choisira pour l’établissement des autres pénitenciers militaires, car on doit supposer qu’on ne s’en tiendra pas à celui de Saint-Germain. Concluons que l’intérêt du développement à donner au système pénitenciaire destiné à remplacer le régime actuel des prisons militaires, vu les nombreuses exigences de ce système, impose l’obligation de se renfermer dans l’application aux dépenses rigoureusement nécessaires.<lb/>A Saint-Germain, le 10 septembre 1837<lb/>Le capitaine du Génie en chef<lb/>Mermier »</p>
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              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour le pénitencier militaire</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR 1 VK 176</unitid>
              <unitdate normal="1838/1838" encodinganalog="3.1.3">5 juin 1838</unitdate>
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              <p>« Secrétariat du comité<lb/>Minute d’avis de fonds<lb/>Séance du 5 juin 1838<lb/>Bâtimens militaires<lb/>Château, pénitencier militaire, pour réparations et travaux d’appropriation<lb/>(dessin n° 1)<lb/>[Fonds demandés :] 13750 f. [Fonds votés :] 7550 f.<lb/>A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Le comité reporte ici, pour ordre, cet article, conformément aux observations finales du modèle n° 1 annexé à l’instruction de juillet 1835, lesquelles indiquent les casernes et les manèges comme devant être traités avant les prisons militaires.<lb/>Section A. Remplacer plusieurs tuyaux de descente et réparer les murs de face : 1600 f.<lb/>A accorder : 1600 f.<lb/>Section B. Convertir une partie du pont en chaussée et élever à droite et à gauche du passage deux murs de même hauteur que les murs d’enceinte : 4200 f.<lb/>(dessin n° 1)<lb/>A accorder : 4200 f.<lb/>Les murs de masque proposés devant supporter un remblai assez considérable, l’épaisseur de 0 m. 90 qu’on leur a donnée dans le projet semble un peu faible et sera portée au moins à 1 m. 00.<lb/>Section C. Etablir 10 nouvelles cellules pour le nouveau régime de correction : 5650 f.<lb/>(dessin n° 1)<lb/>A ajourner, mais à accorder 8400 f. par anticipation pour 1839 (voir les observations finales).<lb/>Le comité vote par anticipation la somme nécessaire à l’exécution des quinze cellules réclamées pour le régime de correction. Toutefois, il remarque que le commandant du pénitencier n’est pas, quant à présent, dépourvu comme le prétend le directeur de tout moyen efficace de répression, puisqu’il existe, sous les pavillons, des cachots qu’il peut employer pour aggraver la peine des détenus.<lb/>Section D. Fermer le ciel ouvert du pavillon 1 par un châssis-lanterne : 1150 f.<lb/>A accorder : 1150 f.<lb/>Section E. Remplacer les anciennes fermetures qui ont été conservées provisoirement : 1150 f.<lb/>A accorder, à compte, d’après l’avis du directeur : 600 f.<lb/>Et par anticipation pour 1839 : 550 f. (voir les observations finales)<lb/>[…]<lb/>Observations finales<lb/>[…]<lb/>Le comité à l’intention de voter, pour 1839, la somme de 25000 f., savoir :<lb/>Pour continuer l’organisation du pénitencier militaire : 15000 f.<lb/>Pour les travaux ordinaires d’entretien : 10000 f.<lb/>Somme pareille : 25000 f.<lb/>Dans cette somme se trouve comprise celle de 12950 votée par anticipation dans le cours du présent avis, savoir :<lb/>Article 1, section D : 4000 f.<lb/>Article 4, section C : 8400 f.<lb/>Idem, section E : 550 f.<lb/>Somme pareille : 12950 f.<lb/>Conformément au paragraphe 5 de la circulaire ministérielle du 14 août 1837, les travaux des articles et sections ci-dessus pourront être entrepris sans qu’il soit besoin d’attendre la délibération du comité sur les projets de 1839, lesquels devront néanmoins comprendre lesdits travaux, mais en supprimant les détails et en se bornant seulement à renvoyer aux projets et aux dessins antérieurs, et à rappeler l’autorisation d’exécution. »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour le pénitencier militaire</unittitle>
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              <unitdate normal="1839/1839" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1839</unitdate>
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              <p>« Secrétariat du comité<lb/>Minute d’avis de fonds<lb/>Séance du 5 mars 1839<lb/>Bâtimens militaires<lb/>[…]<lb/>Article 4 du projet et état estimatif du 19 décembre 1838. Pénitencier militaire au château<lb/>Réparations et améliorations diverses<lb/>[Fonds demandés :] 48470 f. [Fonds votés :] 21170 f.<lb/>A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Etablir 15 cellules pour le nouveau régime de correction : 8400 f.<lb/>A accorder par ordre, cette somme ayant été votée par anticipation dans l’avis de fonds du 5 juin 1838 : 8400 f.<lb/>Section B. Remplacer les anciennes fermetures qui ont été conservées jusqu’à présent : 550 f.<lb/>A accorder par ordre, comme la section A : 550 f.<lb/>Section C. Compléter la mise en état des murs de face : 2500 f.<lb/>A accorder : 2500 f.<lb/>Section D. Fermer à hauteur d’appui les baies de 8 fenêtres à l’entresol de la courtine (2-3) et remplacer les croisées : 1250 f.<lb/>A ajourner, faute de fonds et de dessin<lb/>Section F (état estimatif du 19 octobre 1838). Amélioration et dispositions diverses réalisées par le conseil d’administration et dont le détail est spécifié dans le dit état estimatif : 35270 f.<lb/>A accorder par ordre : 9220 f.<lb/>Cette somme ayant été allouée par décision ministérielle du 25 janvier 1839 comme imputable sur les fonds de l’exercice 1839, le comité la fait figurer avec les projets ordinaires afin qu’on puisse voir d’un seul coup d’œil tous les fonds faits dans le même exercice pour le même établissement, mais il prie le ministre de la prendre sur sa réserve parce qu’elle est entièrement en dehors des prévisions auxquelles il faut pourvoir avec les fonds dont la distribution est confiée au comité.<lb/>Section E. Etablir des garde-fous devant les croisées dans la partie supérieure du 1er étage, courtines (3-4) et (4-5) : 500 f.<lb/>A accorder : 500 f.<lb/>[Total :] 21170 f.<lb/>Article 4(a). Manutention des vivres, construire une manutention dans la cour du quartier de Grammont : 54000 f.<lb/>(Dessin unique du 22 novembre 1838, croquis du d. du 22 décembre 1838 et dessin n° 2 du projet extraordinaire de 1836)<lb/>Voir l’apostille à la fin de l’avis<lb/>Article 4(b). Magasin aux vivres, établir un magasin aux farines dans le comble du bâtiment A du quartier de Grammont : 4850 f.<lb/>Voir l’apostille à la fin de l’avis<lb/>[…]<lb/>Apostille de l’article 4(a)<lb/>Ce projet est rédigé en exécution de la lettre ministérielle du 14 avril 1838. Le comité, sans entrer dans l’examen détaillé des dispositions proposées, remarque :<lb/>1° que dans le procès-verbal de la conférence tenue le 12 janvier 1838 par le sous-intendant militaire et le chef du Génie, il est dit textuellement que le pénitencier, en toute réalité « et quoiqu’on prétende au contraire, ne souffre aucunement du contact du service des vivres établi à l’intérieur du château, dans une partie des bâtiments tout à fait séparée de la détention (voir le dessin n° 2 des projets extraordinaires de 1836)<lb/>2° qu’il résulte des déclarations du commandant du pénitencier consignées au procès-verbal du 24 novembre 1838 que le service des ateliers et les autres besoins de l’établissement amènent chaque jour dans l’intérieur des bâtiments  de la détention un grand nombre de personnes étrangères et qu’ainsi il ne peut y avoir aucun inconvénient sérieux à ce qu’un nombre extrêmement limité d’agents du service des vivres pénètrent dans une partie du château avec laquelle les détenus n’ont aucune communication<lb/>3° que, d’un autre côté, la seule sujétion à laquelle soit soumis le service des vivres, dans l’état actuel des choses, consiste dans l’obligation où se trouve chaque employé de ne pouvoir entrer ni sortir dans sonner à une griller qui est immédiatement ouverte par un geôlier spécialement chargé de cette fonction<lb/>4° enfin que l’établissement du pénitencier a déjà coûté 330000 f., ce qui pour une population de 470 détenues fait une dépense de 700 f. par homme, et qu’il y aurait abandon de tous les intérêts de l’Etat à sacrifier pour de prétendus froisements un établissement manutentionnaire créé depuis quelques années à peine et qu’on ne pourrait transporter ailleurs dans une dépense de 54000 f. au moins et pour laisser sans emploi des locaux absolument inutiles au pénitencier.<lb/>D’après ces considérations, le comité est d’avis que le projet présenté doit être rejeté aussi bien que tout autre ayant pour objet de transférer hors du château la manutention qui doit y être maintenue définitivement dans les locaux où elle est maintenant établie.<lb/>Apostille de l’article 4(b)<lb/>A ajourner jusqu’à ce qu’une décision définitive soit intervenue sur ce qui concerne le service des vivres à Saint-Germain. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du comité des Fortifications concernant les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye pour le pénitencier militaire</unittitle>
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              <unitdate normal="1840/1840" encodinganalog="3.1.3">14 janvier 1840</unitdate>
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              <p>« Secrétariat du comité des Fortifications<lb/>Minute d’avis de fonds<lb/>Séance du 14 janvier 1840<lb/>[…]<lb/>3 (article 3 du projet). Château (pénitencier militaire)<lb/>Améliorations diverses<lb/>(dessin n° 2 et 3)<lb/>[Fonds demandés :] 8550 f. [Fonds votés :] 2130 f.<lb/>A accorder et à répartir comme il suit :<lb/>Section A. Fermer en partie les baies de six fenêtres à l’entresol de la courtine (2-3) et remplacer les croisées : 850 f.<lb/>(dessin n° 2)<lb/>A accorder : 850 f.<lb/>Section B. Etablir des ventilateurs aux fosses d’aisance : 700 f.<lb/>A accorder : 700 f.<lb/>Section C. Remplacer le carrelage des réfectoires par un dallage : 7000 f.<lb/>A rejeter. Lorsque le carrelage des réfectoires sera hors de service, le chef du Génie proposera de le remplacer par des aires en bitume qui seront beaucoup plus économiques qu’un dallage.<lb/>Section D. Inscriptions de sentences morales sur les murs intérieurs : 580 f.<lb/>Cette somme, ayant été accordée par autorisation ministérielle du 4 de ce mois, ne figure ici que pour ordre : 580 f. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unitdate normal="1841/1841" encodinganalog="3.1.3">24 février 1841</unitdate>
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              <p>« Secrétariat du comité des Fortifications<lb/>Minute d’avis de fonds<lb/>Séance du 24 février 1841<lb/>[…]<lb/>3 (du projet). Pénitencier militaire<lb/>Mettre en communication les réfectoires<lb/>(dessin n° 2)<lb/>[Fonds demandés :] 150 f. [Fonds votés :] 150 f.<lb/>A accorder. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Délibération du conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye demandant l’installation d’un réservoir au château</unittitle>
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              <p>« Département de Seine et Oise<lb/>Administration municipale de Saint Germain en Laye<lb/>Liberté, égalité<lb/>Extrait du registre des délibérations de l’administration municipale de Saint Germain en Laye<lb/>Séance publique du 29 messidor l’an cinquième de la République française, une et indivisible<lb/>Sur les différentes plaintes faites à l’administration par les officiers du seizième régiment en station en cette commune à raison de l’insuffisance de l’eau distribuée dans les différents établissemens militaires et particulièrement au vieux château, où le quartier est établi, après avoir parcouru tous ces établissemens, il a été reconnu qu’il n’y avait d’autre moyen, pour assurer le service de l’eau dans ledit vieux château, que celui d’y établir une bâche provisoire de huit à dix muids auprès de la fontaine, laquelle bâche, recevant continuellement le peu d’eau qu’on introduit dans cette maison, supléerait à l’insuffisance de cette même conduite dont l‘eau se perd à mesure qu’elle arrive,<lb/>Considérant qu’il existe dans les magasins nationaux de cette commune une quantité de plomb plus que suffisante pour établir la bâche dont il s’agit,<lb/>Considérant qu’il est possible de la faire par économie, en chargeant de cette opération le citoyen Desmarais, l’un des inspecteurs des Domaines nationaux, de cette commune, chargé de la surveillance dud. magasin,<lb/>Considérant que cet établissement, qui est on ne peut plus urgent, ne peut occasionner qu’une très médiocre dépense et qu’attendu les circonstances et la nécessité de s’occuper sans délai de la construction de la bâche dont il s’agit, on ne peut sans inconvénient faire la marche d’une adjudication au rabais qui entrainerait du tems et des délais pendant lesquels la troupe continuerait d’être privée d’eau,<lb/>Oui le commissaire du directoire exécutif,<lb/>L’administration invite le département à donner son autorisation pour que le citoyen Desmarais, second inspecteur et garde magasin des Domaines nationaux de Saint Germain, puisse faire construire sur le champ et par économie, sous la surveillance de l’administration municipale, une bâche de huit à dix muids dans le vieux château de Saint Germain, d’y employer le plomb nécessaire qui se trouvera dans les magasins, et faire au surplus la dépense qui sera jugé indispensable pour confectionner la dite bâche, laquelle dépense l’administration estime ne pouvoir excéder trois cents francs au delà des plombs et fers qui seront pris dans les magasins. »</p>
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              <unitdate normal="1797/1797" encodinganalog="3.1.3">2 septembre 1797</unitdate>
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              <p>« Département de Seine et Oise<lb/>Administration municipale de Saint Germain en Laye<lb/>Liberté, égalité<lb/>Saint Germain en Laye, ce 29 messidor l’an 5 de la République française<lb/>Les membres de l’administration municipale de Saint Germain en Laye au citoyen minisrre de la Guerre<lb/>Citoyen ministre,<lb/>La rareté de l’eau qui, depuis quelques tems se fait sentir à Saint Germain à raison de la sécheresse et du mauvais état des acqueducs publics, met l’administration dans l’impossibilité de procurer aux établissements militaires stationnés dans cette commune toute la quantité d’eau qui leur est nécessaire. Nous éprouvons surtout beaucoup de difficultés pour en faire arriver au vieux château, où le quartier est établi, et nous ne voyons d’autre moyen de suppléer à notre insuffisance que celui d’établir une bâche dans ce même château, à portée de la fontaine. Par ce moyen, on économiserait l’eau qui se perd quand on ne la recueille pas, et le service se ferait beaucoup mieux avec un petit volume susceptible d’être conservé qu’avec une plus grande quantité qui se perd à mesure qu’elle arrive. Mais, nous le répétons, citoyen ministre, il faut pour cet effet établir une bâche provisoire dans le vieux château. Nous demandons au département de nous autoriser à la faire construire, ce qui serait d’autant plus facile qu’il existe pour l’établir suffisamment de plomb dans les magasins nationaux sur cette commune. Il ne s’agit que de nous autoriser à les mettre en œuvre. Nous vous invitons, citoyen ministre, attendu l’urgence, et pour l’intérêt du service militaire, d’appuyer auprès du département la proposition que nous ferons à cet égard.<lb/>Salut et respect<lb/>Ferant, Guy, v. pdt.<lb/>J. Proton, Saintonge, s. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
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              <unitdate normal="1797/1797" encodinganalog="3.1.3">12 août 1797</unitdate>
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              <p>« Département de Seine et Oise<lb/>Liberté, égalité<lb/>Versailles, le 25 thermidor an cinquième de la République française, une et indivisible<lb/>Le président du département de Seine et Oise au ministre de la Guerre<lb/>Citoyen ministre,<lb/>L’administration municipale de Saint Germain en Laie a eu l’honneur de vous informer de la nécessité d’établir une bâche au château vieux, qu’elle regarde comme très nécessaire dans les tems où la rareté de l’eau se fait sentir. Par la lettre que vous avez écrite au département le 28 messidor dernier, vous l’invitez à prendre cette demande en considération.<lb/>L’administration, citoyen ministre, ne voit point dans cette proposition une utilité aussi indispensable qu’on vous la représente. Telle a été aussi l’opinion du directeur de la régie de l’Enregistrement, consulté à cet égard. Elle y apperçoit au contraire un sujet de dépense qu’on doit d’autant plus chercher à épargner qu’elle n’ajoute rien à la valeur du bâtiment auquel on l’applique. Ces sortes de possessions sont trop à la charge de la République par tous les frais d’entretien qu’elles occasionnent pour qu’il ne soit pas très essentiel d’y apporter la plus sévère œconomie.<lb/>Cependant, citoyen ministre, si vous jugez que le service des troupes stationnées dans cette commune exige absolument ce nouvel établissement, cette nécessité bien reconnue l’emporte sans doute sur toute autre considération. Alors, les objets regardant le service de la Guerre, votre département doit en supporter la dépense. Dans le cas où vous déterminerez en faveur de l’établissement, l’administration vous prie de vouloir bien le lui faire connaître afin qu’elle puisse prévenir la municipalité de faire délivrer au conducteur des travaux militaires qui sera chargé de cette opération les plombs et fers qui lui seront nécessaires. Il en donnera un reçu en forme et il sera fait une estimation tant du poids des matières que de leur prix, afin de pouvoir en répéter le remboursement sur les fonds de votre exercice.<lb/>L’administration, citoyen ministre, attend votre décision pour s’y conformer.<lb/>Salut et respect<lb/>Bessiere, v. p. »</p>
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              <p>« 7e division<lb/>Bureau du Génie, contentieux<lb/>République française<lb/>Liberté, égalité<lb/>Paris, le 16 fructidor an 5e de la République française, une et indivisible<lb/>Le ministre de la Guerre aux administrateurs municipaux du canton à  Saint Germain en Laye<lb/>D’après les renseignemens, Citoyens, qui viennent de m’être adressés par les administrateurs du département de Seine et Oise sur la demande que vous avés faite à mon prédécesseur le 29 messidor dernier d’être autorisés à établir une bâche au château vieux afin de suppléer à l’insuffisance de l’eau dans les tems de sécheresse, je vous annonce que je ne puis consentir à la formation de cet établissement, parce qu’au lieu d’être utile, on y apperçoit au contraire un sujet de dépense qu’on doit d’autant plus épargner que cette bâche ne peut rien ajouter à la valeur du bâtiment auquel vous projettez de l’appliquer. D’ailleurs, ces sortes de propriété sont trop à la charge de la République par tous les frais d’entretien qu’elles occasionnent pour qu’il ne soit pas très essentiel d’y apporter la plus sévère économie.<lb/>Je pense, Citoyens, que ces réflexions vous feront comme à moi considérer l’établissement dont il s’agit comme absolument inutile.<lb/>Salut etc. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Eaux</subject>
              <subject>Ville</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’ancien manège de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">13 mai 1798</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« 3e division<lb/>Bureau du Génie, contentieux<lb/>Liberté, égalité<lb/>Paris, le 24 floréal an 6 de la République française, une et indivisible<lb/>Le ministre de la Guerre au commissaire ordonnateur de la 1e subdivision de la 17e division militaire, à Paris<lb/>J’ai reçu, citoyen, avec votre lettre du 26 germinal dernier, la copie de celle que vous a écrite le 9 du même mois le commissaire des Guerres en résidence à Saint Germain en Laye et par laquelle il vous informe que, sur la demande de l’ingénieur du département de Seine et Oise et des administrateurs municipaux de cette commune, il a mis provisoirement à la disposition de ces derniers une partie du logement affecté aux officiers de la 106e compagnie de vétérans nationaux, et qui fait partie du casernement militaire établi au cy devant manège, pour l’établissement des bureau du droit de passe.<lb/>Je ne puis que donner mon approbation à cette mesure nécessitée par les circonstances afin de ne pas entraver le service public et de ne pas préjudicier aux intérêts du gouvernement. Je le fais d’autant plus volontiers que, sur les observations qui m’ont été faites sur le mauvais état du bâtiment du manège et du cy devant hôtel du Maine dans la même commune, et sur leur inutilité au service militaire, je me suis déterminé à faire à mon collègue le ministre des Finances la remise des deux bâtimens dont il s’agit pour en disposer ainsi qu’il croira convenable et je l’ai prié de donner aux administrateurs du département de Seine et Oise des ordres très promts de rejetter toutes soumissions faites ou à faire sur le cy devant hôtel de Toulouse, reconnu absolument nécessaire au service militaire et désigné pour remplacer les bâtimens dont il s’agit.<lb/>Salut etc. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Ville</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre demandant la concession d’un logement au château de Saint-Germain-en-Laye et certificats à l’appui</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">23 août 1798</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Liberté, égalité<lb/>Saint Germain, le 6 fructidor, an six de la République française<lb/>Aux citoyens administrateurs du département de Seine et Oise<lb/>Le citoyen Charles Oflyn soussigné demeurant au château vieux de Saint Germain en Laie et exerçant la médecine depuis plus de 30 ans dans la ditte commune avait été chargé par l’intendant de Paris, pendant l’espace de vingt deux ans, du traitement des épidémies qui survenaient dans les paroisses du ressort de Saint Germain et, pour cet effet, il lui avait été accordé une pension de trois cent francs qui lui fut exactement payé jusqu’à l’année mil sept cent quatre vingt dix.<lb/>En outre, il avait fait l’acquisition de la charge de médecin du ci devant roi pour les rapports criminels, laquelle lui avait coûté dix huit cent francs et dont il n’a pas encore été remboursée.<lb/>L’âge dudit citoyen Oflyn, ses infirmité, les traitements continuels qu’il opère gratis pour les vétérans et autres troupes en station à Saint Germain lui font espérer, citoyens administrateurs, que vous daignerez lui faire rembourser sa charge de médecin et lui accorder gratis un logement au château comme récompense due à ses soins désintéressés envers les vétérans et soldats de tout corps.<lb/>Le citoyen Oflyn observe qu’il est père de famille, que sa fortune est sur le grand livre et qu’il est réduit à n’avoir pas le nécessaire.<lb/>Il vous prie, citoyens administrateurs, de prendre ses demandes en considération. Sa gratitude aura pour mesure votre bienveillance, dont il désire d’être honoré.<lb/>Oflyn<lb/>Il est notoire dans la commune de Saint Germain que le citoyen Oflyn exerce la médecine avec autant de succès que de désintéressement et il est à la connaissance du receveur de la ci devant Liste civile que ce médecin, estimable sous tant de rapports, traite gratis les militaires malades.<lb/>Assez générallement, les corps militaires ont un officier de santé et il n’en existe pas à qui cet officier soit plus nécessaire qu’à de vieux gardes, ou usés par l’âge, ou languissant sous le poids des infirmités.<lb/>Le château de Saint Germain (asile de ces vieux gardes) est un vaste bâtiment isolé, une espèce de forts entourée de fossés. Il est nécessaire qu’un officier de santé y réside. Autrement, les vétérans seraient exposés ou à manquer de secours dans les cas pressants, ou à n’en obtenir que de tardifs sont l’inutilité suit assez souvent.<lb/>Dans ces circonstances, le soussigné estime qu’il y a lieu à accorder au citoyen Oflyn un logement dans le château de Saint Germain.<lb/>Au dit Saint Germain, le sept fructidor an 6 de la République française<lb/>Crommelin<lb/>Nous membres du conseil d’administration de la 256e compagnie de vétérans nationaux en garnison au vieux château, certiffions que le citoyen Oflyn, officier de santé, n’a cessé jusqu’à ce jour d’offrir ses peines et soins à nos braves militaires et que la manière désintéressée avec laquelle il s’est toujours comporté avec eux mérite notre estime particulière, en foi de quoi nous prions les membres du département de Seine et Oise d’accueillir avec leur justice ordinaire la demande du pétitionnaire.<lb/>A Saint Germain en Laye, le neuf fructidor an six de la République Française<lb/>Maunard, Danney, Roy, sergent major, Lambert<lb/>Beault, Picault de la Ferrandiere, capitaine commandant<lb/>Piou, secrétaire<lb/>Nous membres du conseil d’administration de la 106e compagnie de vétérans nationaux en garnison au ci devant manège certiffions que le citoyen Oflyn, officier de santé, a toujours donné ses conseils et les soins à nos braves camarades avec le désintéressement digne d’un républiquain bien intentionné, en foi de quoi nous nous joignons aux instances des membres du conseil d’administration de la 256e compagnie pour que les autorités départementales fassent droit à la demande du pétitionnaire.<lb/>A Saint Germain en Laie, le neuf fructidor an six de la République française<lb/>Lamiral, sergent<lb/>Journé, Jaillier, cpl., Imbert, capitaine en 2e<lb/>Eustache, 1er lieutenant, Daire, capitaine<lb/>Moi commandant de place soussigné certiffie l’exposée des membres des conseils d’administrations des 106ème et 256ème compagnie de vétérans nationaux et me joint à eux pour que les citoyens membres du département de Seine et Oise adhérent avec bonté et justice à la demande du citoyen Oflyn, officier de santé.<lb/>A Saint Germain en Laie, le neuf fructidor an six de la République française, une et invisible<lb/>Picault de la Ferrandiere, commandant de place<lb/>Moi commissaire des Guerres soussigné, chargé de la police des troupes stationnées en la place de Saint Germain en Laye et du cazernement militaire, certifie l’énoncé des conseils d’administration et commandant de place et me joint à eux pour que les citoyens membres du département de Seine et Oise accueillent avec bonté la demande du pétitionnaire.<lb/>Saint Germain en Laye, le neuf fructidor sixième année républicaine<lb/>Sabatier »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de l’administration de Seine-et-Oise demandant la concession d’un logement au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">6 novembre 1798</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Liberté, égalité<lb/>Extrait du registre des délibérations de l’administration centrale du département de Seine et Oise<lb/>Séance publique du seize brumaire l’an septième de la République française, une et indivisible<lb/>Vu par l’administration centrale du département de Seine et Oise une pétition présentée par le citoyen Oflyn, médecin à Saint Germain en Laye, tendante à ce que l’administration le fasse rembourser du montant d’une charge et lui accorde un logement gratuit dans le château national de Saint Germain,<lb/>Observant que sa qualité de père de famille, ses infirmités, les traitements continuels qu’il opère gratis pour les vétérans et autres troupes en station dans ladite commune lui font espérer un favorable accueil,<lb/>Vu cinq certificats constatant que le pétitionnaire ne cesse de consacrer son tems et ses services au soulagement des militaires malades et qu’il existe au ci devant château bien des logemens inutiles,<lb/>Vu la délibération de l’administration municipale de Saint Germain du 23 fructidor an 6e estimant qu’il y a lieu par le département de faire droit à la demande du citoyen Oflyn en ce qu’elle est relative à la jouissance gratuite de son logement et sous la condition qu’il continuera ses soins gratuitement aux vétérans tant qu’il jouira dudit appartement, laquelle jouissance cesseroit aussitôt que l’intérêt public l’exigeroit,<lb/>Vu les observations du directeur de la régie, datée du cinq de ce mois, portant que la régie ne peut consentir à la concession gratuite d’aucun logement dans un bâtiment national, que cependant, attendu que le château de Saint Germain a, dans sa presque totalité, une destination militaire, que le citoyen Oflyn se rend très utile aux militaires qui l’occupent, il n’y a aucun inconvénient, et le bien public paroit exiger, que les chefs militaires l’autorisent à prendre un logement qui le mettra plus à même de distribuer des secours aux militaires malades et dont il ne payera aucun loyer, comme faisant partie du casernement,<lb/>L’administration, considérant que les certificats produits par le citoyen Oflyn excitent en sa faveur le plus vif intérêt,<lb/>Que cependant elle ne peut prendre sur elle de lui accorder le logement gratuit qu’il demanda sans avoir consulté l’autorité supérieure,<lb/>Considérant aussi que l’objet de la réclamation du même citoyen relatif au remboursement de sa charge ne concerne nullement le département,<lb/>Oui le commissaire du directoire exécutif,<lb/>Estime qu’il y a lieu par le ministre de la Guerre d’autoriser l’administration centrale à accorder au pétitionnaire un logement gratuit dans le ci devant château de Saint Germain en Laye, à la charge par lui de continuer ses soins aux militaires vétérans et autres et de cesser sa jouissance aussitôt que l’intérêt public le nécessitera,<lb/>Et arrête qu’expédition du présent, ensemble les pièces qui l’on motivé, seront adressées au ministre de la Guerre, invité à vouloir bien faire connaître le plutôt possible sa décision au département.<lb/>Arrête aussi que le citoyen Oflyn est renvoyé à se pourvoir vis à vis le liquidateur général de la dette publique de la partie de la Liste civile (le citoyen Denormandie) pour le remboursement de sa charge.<lb/>Pour expédition<lb/>Lepicier »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Neuf (volières)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre et certificat concernant la concierge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">19 décembre 1798</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Aux citoyens administrateurs de la commune de Saint Germain en Laye<lb/>Citoyens administrateurs,<lb/>La citoyenne veuve Dorville, concierge et portière du bâtiment national dit le vieux château de cette commune, que vous avez conservée dans l’exercice de sa place depuis la mort de son mari, qui a rempli lesdites fonctions l’espace de seize années, voit avec douleur les moyens que l’on employe pour la supprimer en affectant spécialement ce vaste bâtiment au casernement d’une cinquantaine d’hommes. Désirant s’adresser à qui il appartiendra afin d’être conservée, elle vous prie, citoyens administrateurs, de lui accorder un certificat afin qu’elle puisse justifier de ses services.<lb/>Salut et respect<lb/>Veuve Dorville<lb/>Vu le mémoire, l’administration municipale de Saint Germain, connoissant parfaitement l’exactitude que la citoyenne veuve Dorville a mis et met dans son service de portière du ci devant château vieux de cette commune où elle est depuis seize années et l’intérêt qu’il y a même de la conserver, attendu qu’une très grande partie du château est louée à différents particuliers, invite les citoyens ministres et tous autres autorités à la conserver dans la place de portière pour la partie civile. Ce sera une justice qui mettra cette veuve à l’abri de la misère.<lb/>En séance le vingt neuf frimaire an sept.<lb/>Baudin, François<lb/>Caby, Hebert<lb/>Delagrange, Ferant, Mareul »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la concierge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">3 janvier 1799</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« 3e division<lb/>Bureau du Génie<lb/>Contentieux<lb/>Logement<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>Paris, le 14 nivôse an 7<lb/>Le ministre de la Guerre aux administrateurs du département de Seine et Oise, à Versailles<lb/>La citoyenne veuve Dorville, qui a été conservée, citoyens, dans l’employ de concierge du bâtiment national dit le vieux château à Saint Germain en Laye, précédemment exercé par son mari l’espace de 16 années, vient de me transmettre la pétition qu’elle a présentée à l’administration municipale de cette commune à l’effet d’être continuée dans son employ, nonobstant la remise qui a été faite de ce bâtiment aux agens militaires pour le service du casernement.<lb/>D’après les témoignages flatteurs que l’administration municipale a donnée dans son avis de la moralité et du civisme de la pétitionnaire, je n’aurais vu aucun inconvénient à satisfaire entièrement à sa demande si les loi et réglemens militaires ne s’opposaient formellement à ce qu’une femme remplît les fonctions de concierge, garde ou portière des bâtimens militaires.<lb/>Mais comme il paraît qu’une très grande partie du château est louée à différens particuliers, j’autorise le directeur du Génie à conserver provisoirement à la citoyenne Dorville la jouissance gratuite du logement qu’elle occupe dans ce bâtiment.<lb/>C’est à vous, citoyens, qu’il appartient maintenant de statuer sur la partie de la demande de cette veuve qui a rapport à la conservation des appointemens dont elle a joui jusqu’à présent et de fixer, s’il y a lieu, l’indemnité à laquelle elle peut avoir droit pour raison de la surveillance qu’elle exercera sur la partie du château qui est encore occupée à titre de loyer.<lb/>Salut et respect »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la concession d’un logement au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1799</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« 3me division<lb/>Bureau du Génie, contentieux<lb/>Saint-Germain-en-Laye, logement<lb/>Paris, le 29 nivose an 7<lb/>Le ministre de la Guerre au directeur des Fortifications, à Paris<lb/>J’ai reçu, Citoyen, votre lettre du 24 frimaire dernier contenant les renseignemens que je vous ai chargé de prendre sur la pétition du citoyen Oflyn, médecin, demeurant à Saint Germain en Laye, qui demande un logement gratuit dans le château national de cette place et qui a joint à sa pétition l’expédition d’un arrêté pris à ce sujet par l’administration centrale du département de Seine et Oise le 16 brumaire dernier.<lb/>Comme il résulte de vos observations que le citoyen Oflyn donne ses soins gratuitement aux deux compagnies de vétérans casernées dans le vieux château de Saint Germain en Laye et que cet officier de santé est d’autant plus nécessaire à ces vieux militaires à qui la loi n’accorde pas de chirurgien major que ce poste se trouve éloigné de tout secours de l’art, je vous donne avis que, par une décision du 14 de ce mois, j’ai accordé à ce citoyen dans le château le nombre de pièces déterminées par la loi pour un officier de santé en chef, mais à la condition qu’il soignera gratuitement, ainsi qu’il est énoncé dans l’arrêté de l’administration centrale, la troupe qui sera casernée à Saint Germain en Laye.<lb/>Vous voudrez bien en conséquence faire jouir le citoyen Offlyn de l’effet de cette disposition sous la condition mentionnée ci-dessus.<lb/>Salut etc. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pétition présentée par une habitante du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">avril 1799</unitdate>
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                <p>Cette pétition a été enregistrée le 19 germinal an 7.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint Germain en Laye, [coupé] germinal an 7 de la R[épublique]<lb/>La citoyene Paris veuve Mursay au citoyen ministre de la Guerre<lb/>Citoyen ministre<lb/>La pétitionnaire susnommée, veuve et rentière, âgée de 76 ans, jouissait avant la Révolution d’une fortune honnête.<lb/>Le gouvernement lui doit et elle ne reçoit rien. Bien plus, sa famille ne veut pas lui paier son douaire, seule chose qui lui reste pour subsister, de sorte que, depuis longtems, elle ne vit que de sa propre subsistance, c’est à dire de ses dépouilles, en vendant pièce à pièce tout ce qu’elle possède. Il en résulte que, dans un âge avancé, absolument isolée, infirme, sans secours, elle est réellement exposée aux horreurs du besoin.<lb/>La dite citoyenne est dans le château depuis très longtems. Elle a dépensé plus de deux mille francs pour rendre son logement habitable et, quand il a été question de payer, ledit logement n’a été estimé que 125 francs. Dans le tems des papiers, on l’a porté à 250 et c’est sur ce taux qu’elle doit maintenant une somme de 625 francs.<lb/>Le malheur a voulu qu’elle fût absence lorsque, la loi permettant aux locataires d’évacuer, elle pouvait obtenir une diminution, dont elle seule ne jouit point.<lb/>Le receveur la presse vivement pour payer les arrérages et il y a impossibilité dans le moment. Ce qui ajoute à sa malheureuse existence les tourments de la crainte et de l’inquiétude.<lb/>Dans ces circonstances, la citoyenne de Mursay demande 1° qu’il soit nommé des experts pour estimer son logement, qui est un des moins considérables et le plus incommode du château ; 2° dans le cas où il ne serait pas possible de diminuer sa dette pour arrérages, qu’il lui soit accordé du tems pour payer, jusqu’à ce qu’elle ait ou pris des arrangements avec sa famille, ou gagné le procès imperdable qu’elle est forcée de suivre.<lb/>La citoyenne de Mursay vous supplie, citoyen, de considérer que c’est une femme malade, au bout de sa carrière, qui demande grâce et justice.<lb/>Salut et respect<lb/>Paris veuve Mursay »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>« Département de Seine et Oise<lb/>Liberté, égalité<lb/>Versailles, le 26 floréal an sept de la République française, une et indivisible<lb/>Les administrateurs du département de Seine et Oise au ministre de la Guerre<lb/>Citoyen ministre,<lb/>En conséquence d’une soumission faite le 8 floréal an 6 pour acquérir, en vertu de la loi du 16 brumaire, un domaine national dit le manège situé commune de Saint Germain en Laye, nous avons ordonné l’estimation de cette propriété. Il résulte du procès verbal de l’expert nommé à cet effet que sa valeur s’élève, en capital, à une somme de 320000 f. Mais l’adjudication n’a pu en être conclue en raison de ce qu’un état dressé en conséquence de vos circulaires des 28 pluviôse et 24 brumaire an 7, certiffié le 25 frimaire suivant par le chef de bataillon du Génie, comprend ce domaine dans le nombre des bâtiments reconnus nécessaires au service militaire.<lb/>Il est vrai, citoyen ministre, que la 106e compagnie de vétérans occupe cette propriété, mais nous pensons qu’il seroit de l’intérêt de la République d’aliéner ce domaine importante et d’ordonner la translation de ces militaires au cy devant château, dont une très grande partie est inoccupée.<lb/>Si vous déférez à notre avis, veuillez, citoyen ministre, nous en donner connoissance, après toutefois vous être concerté avec votre collègue le ministre des Finances si vous le jugez convenable.<lb/>Salut et respect<lb/>E. Venard, Lepicier »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant une habitante du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1799/1799" encodinganalog="3.1.3">2 juin 1799</unitdate>
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              <p>« Génie<lb/>Liberté, égalité<lb/>Casernement de Paris<lb/>Paris, le 14 prairial an 7e de la République<lb/>Rapport sur la pétition de la citoyenne veuve Mursay à Saint Germain<lb/>La citoyenne veuve Mursay est certainement dans la plus grande gêne. Sa famille lui refuse une somme assez considérable qui lui est légitimement due et dont elle poursuit juridiquement le recouvrement.<lb/>Quant au prix de sa location, il pourrait avec équité être réduit à 150 francs, tant à cause de la nature du logement que parce que le prix du bail de 250 francs passé à l’époque des assignats n’a point été réduit au terme de la loi, faute par cette citoyenne d’avoir réclamé dans le délai prescrit.<lb/>Quant au payement de ses locations arriérées, malade, ne recevant rien sur ses pensions et plaidant pour le recouvrement de sa légitime, ces faits étant constans, on ne peut douter qu’il lui soit impossible d’y satisfaire en ce moment. Si la réduction du prix de son bail a lieu, cette réduction ne devrait-elle pas partir de l’époque de l’anéantissement du papier monée ? Ce qui diminuerait sa dette.<lb/>Le receveur des Domaines de Saint Germain a différentes fois fait observer la position malheureuse de la citoyenne Mursay et le prix extraordinaire de sa location.<lb/>Le chef de bataillon du Génie<lb/>Reverony »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>« 3e division<lb/>Bureau du Génie<lb/>Contentieux<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>Le manège<lb/>Liberté, égalité<lb/>Paris, le 1er messidor an 7<lb/>Le ministre de la Guerre aux administrateurs du département de Seine et Oise, à Versailles<lb/>J’ai reçu, citoyens, votre lettre du 26 floréal dernier par laquelle vous m’informés, qu’en conséquence d’une soumission faite le 8 floréal an 6 pour acquérir le domaine national dit le manège à Saint-Germain-en-Laye, vous en avés ordonné l’estimation, laquelle s’élève en capital à la somme de 320000 francs, mais que l’adjudication n’a pu en être consommée, attendu que ce bâtiment est compris au nombre de ceux qui sont reconnus nécessaires au service militaire. Quoique la 106e compagnie de vétérans occupe ce bâtiment, vous pensez cependant qu’il conviendrait aux intérêts de la République de l’aliéner, vu son importance, et d’ordonner la translation de ces militaires au cy devant château de cette commune, dont une très grande partie est inoccupée.<lb/>Je vous observerai, citoyens, qu’il m’est impossible de prendre en ce moment un parti définitif sur la proposition que vous me faites, parce que les agens militaires supérieurs sont à la veille de s’occuper de l’assiette des établissemens militaires dans les places et postes de guerre, ainsi que dans les garnisons de l’intérieur. Je vous recommande donc de surseoir jusqu’à la confection de ce travail important à l’effet de la soumission faite le 8 floréal an 6 et de rejeter celles qui pourraient être faites sur le local dont il s’agit.<lb/>Salut etc. »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
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              <p>« 3e division<lb/>Bureau du Génie<lb/>Contentieux<lb/>Saint-Germain-en-Laye<lb/>Liberté, égalité<lb/>Paris, le 15 thermidor an 7<lb/>Le ministre de la Guerre au citoyen directeur des Fortifications, au comité directeur, à Paris<lb/>Les administrateurs du département de Seine et Oise, citoyen, m’ont informé le 26 prairial dernier qu’en conséquence d’une soumission faite le 8 floréal an 6 pour acquérir le domaine national dit le manège, à Saint Germain en Laye, ils en ont ordonné l’estimation, laquelle s’élève en capital à la somme de 320000 francs, mais que l’adjudication n’a pu en être consommée, attendu que ce bâtiment est porté sur l’état de ceux qui sont reconnus nécessaires au service militaire.<lb/>Quoique la 106e compagnie de vétérans nationaux occupe ce bâtiment, les administrateurs pensent cependant qu’il conviendrait aux intérêts de la République de l’aliéner, vu son importance, et d’ordonner la translation de ces militaires au cy devant château de cette commune, dont ils annoncent qu’une très grande partie est inoccupée.<lb/>Mais j’ai répondu le 1er messidor dernier à ces administrateurs que je ne pouvais en ce moment prendre un parti définitif sur leur proposition, parce que les agens militaires supérieurs étaient sur le point de s’occuper de l’assiette des établissemens militaires dans les places de guerre, ainsi que dans les garnisons de l’intérieur. Je leur ai recommandé en même tems de surseoir jusqu’à la confection de ce travail à l’effet de la soumission faite le 8 floréal en 6 et de rejetter celles qui pourraient avoir lieu sur le local dont il s’agit. Vous voudrés bien, citoyen, tenir la main, de concert avec le commissaire ordonnateur de la 17e division militaire à Paris, à ce qu’il ne soit apporté aucun changement à la destination militaire de ce bâtiment.<lb/>Salut etc. »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
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              <p>« 3e division<lb/>Bureau du Contentieux du Génie<lb/>Saint Germain en Laye<lb/>Paris, 29 fructidor an 7<lb/>Le ministre de la Guerre au directeur des Fortifications à Paris<lb/>Je me suis fait représenter, citoyen, avec la lettre que vous m’avez adressée le 15 prairial dernier, les renseignemens qui vous ont été demandés par la pétition de la citoyenne veuve Mursay tendante à obtenir une diminution sur le prix du logement qu’elle occupe au ci devant château de Saint Germain en Laye et un délai pour le payement des loyers qu’elle doit.<lb/>La position de cette citoyenne m’ayant paru mériter d’être prise en considération, je vous annonce, citoyen, que par une décision du 21 fructidor dernier, j’ai approuvé la réduction du prix de la location de son logement à la somme de 150 francs et que je lui ai en outre accordé un délai de quatre mois pour se libérer du montant des loyers qu’elle doit.<lb/>Vous voudrez bien en conséquence lui donner connaissance de cette disposition ainsi qu’au receveur des domaines nationaux.<lb/>Salut etc. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <p>« Division<lb/>Bureau du Matériel du Génie<lb/>Saint Germain en Laye<lb/>Liberté, égalité<lb/>Rapport présenté au ministre le 28 brumaire l’an 8 de la République française, une et indivisible<lb/>Le citoyen Morlet, directeur des Fortifications, adresse, avec ses lettres ci jointes, 1° un état de la quantité de matériaux en plomb et fer dépendans des bâtiments militaires existans dans le vieux château de Saint Germain en Laie que l’entrepreneur du cazernement du département de Seine et Oise désire employer et qu’il demande en conséquence lui être remis en compte conformément au paragraphe 42 de son marché, dans lequel il est dit :<lb/>Quant aux matériaux de démolitions considérables, rentrés et enregistrés, tels que fers, bois, plombs etc., ils pourront être délivrés à l’entrepreneur d’après les états ou pesées faits par les officiers chargés des ateliers qui auront besoins de ces objets, mais toujours par ordre exprès de l’ingénieur en chef annexé au registre du garde magasin. Les prix seront alors ceux des matières bruttes de la même nature qui ont fait la base du marché.<lb/>2° l’état estimatif de ces matériaux, dressé par l’officier du Génie en chef, montant, suivant les prix de l’adjudication des travaux militaires de ce département, à la somme de 2984 f. 55 c.<lb/>Le directeur observe que cet entrepreneur, ayant fait pour les travaux de l’an 7 l’avance d’une somme d’environ 30 mille francs, et continuant d’être occupé des réparations que l’approche de l’hyver rend indispensable, il serait nécessaire, pour le mettre en état de les exécuter, de lui remettre les matériaux dont il s’agit, qu’il ne voit aucun autre moyen de faire marcher le service dans ce département, que si ce léger secours était refusé à l’entrepreneur, celui-ci, se trouvant absolument ruiné, serait obligé d’abandonner l’entreprise et qu’il est déjà prévenu que l’on ne pourrait le remplacer.<lb/>D’après les observations du directeur et vu la pénurie des fonds, on croit devoir proposer au ministre d’approuver la remise à cet entrepreneur, comme à compte, des matériaux dont il s’agit, à la charge par lui de les employer pour les travaux du cazernement, en se conformant, pour cette remise, à ce qui est prescrit par le paragraphe 42 de son marché.<lb/>F. Andreossy »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux à faire à l’ancien jeu de paume de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Bureau du Matériel du Génie<lb/>Direction de Paris<lb/>Rapport fait au ministre le 2 prairial an 10<lb/>Saint Germain en Laye<lb/>Dépense indispensable à faire pour achever les réparations ordonnées, par décision du 29 messidor dernier, au ci devant jeu de paume, converti en manège couvert.<lb/>On propose au ministre d’approuver cette dépense, montant à la somme de dix neuf cents soixante quinze francs, suivant l’état estimatif ci-joint.<lb/>Cette proposition est motivée 1° sur ce qu’il est indispensable, pour le service du manège, de pratique une grande porte sur la place du château, de régaler et sablier le sol, et de retailler les assises du socle de la façade, 2° sur l’avis, ci-joint, du directeur du Génie.<lb/>Laseley<lb/>Vu, le 1er inspecteur général du Génie,<lb/>M.<lb/>Le directeur chargé du matériel du Génie<lb/>Senermont<lb/>Approuvé »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Jeu de paume</geogname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Bureau du Matériel du Génie<lb/>Direction de Paris<lb/>Rapport fait au ministre le 6 fructidor an 10<lb/>Saint Germain en Laye<lb/>Dépense à faire pour la réparation du vieux château<lb/>On propose au ministre d’approuver cette dépense et d’accorder, pour y subvenir, une somme de sept mille francs.<lb/>Cette proposition est motivée 1° sur ce que les ouvrages détailles dans l’état ci-joint, consistant en réparations aux couvertures et fermetures du château, ont été reconnues indispensables pour sa conservation, vu que son entretien a été négligé depuis très longtemps et sur ce que, d’ailleurs, Saint Germain est un des cantonnemens ordinaires des troupes autour de Paris, 2° sur l’avis, ci-joint, du comité central du Génie, qui, vu l’extrême urgence des réparations projettées, a voté, pour leur exécution, la somme de 7000 f. ci-dessus énoncée.<lb/>Le directeur chargé du matériel du Génie<lb/>Senermont<lb/>Vu, pour le 1er inspecteur général du Génie,<lb/>L’inspecteur général<lb/>Dembarrere<lb/>Approuvé »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Décret impérial fondant l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Extrait des minutes de la secrétairerie d’Etat<lb/>Au palais des Tuilleries, le 8 mars 1809<lb/>Napoléon, empereur des Français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin, médiateur de la confédération suisse,<lb/>Avons décrété et décrétons ce qui suit :<lb/>Art. 1er<lb/>Il sera formé une école militaire qui sera établie dans le château de Saint-Germain.<lb/>Art. 2<lb/>Cette école portera le nom d’école militaire spéciale de cavalerie. Il n’y sera admis que des jeunes gens pensionnaires qui se destinent au service de la cavalerie. Ils devront être âgés de plus de 16 ans. La durée de leurs exercices à l’école sera de 3 ou 4 ans.<lb/>Cette école sera organisée pour recevoir 600 élèves. Des écuries seront préparées pour 400 chevaux.<lb/>Art. 3<lb/>Les élèves penseront eux-mêmes leurs chevaux. Ils iront au manège, à des écoles d’instruction analogues à celles d’Alfort et de Charenton, à une école de ferrage et en général seront instruits de tout ce qui concerne les détails de la cavalerie.<lb/>Art. 4<lb/>Il y aura deux espèces de chevaux, des chevaux de manège et des chevaux d’escadron. 100 seront destinés au manège et 400 à l’escadron.<lb/>Aussitôt qu’un élève aura fait son cours de manège et reçu la première instruction, il lui sera donné un cheval qu’il pensera lui-même et pendant le tems qu’il sera à l’escadron, il apprendra l’escrime et les manœuvres de l’infanterie.<lb/>Notre intention est de tirer tous les ans de l’école de Saint-Germain 150 élèves pour remplir les emplois de sous-lieutenans vacans dans nos régimens de cavalerie.<lb/>Art. 5<lb/>Chaque élève de l’école militaire de cavalerie payera 2400 f. de pension.<lb/>Art. 6<lb/>Le château de Saint-Germain sera mis à la disposition de notre ministre de la Guerre, qui y fera faire les réparations et arrangemens nécessaires sur les fonds du cazernement, de manière qu’au premier juin prochain, les élèves puissent entrer à l’école.<lb/>Art. 7<lb/>Notre ministre de la Guerre est chargé de l’exécution du présent décret.<lb/>Signé Napoléon<lb/>Par l’Empereur<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat<lb/>Signé Hugues B. Maret<lb/>Le ministre de la Guerre<lb/>Signé comte d’Hunebourg »</p>
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              <persname role="subject">Napoléon Ier</persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’évacuation et les travaux à faire au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Génie<lb/>Matériel<lb/>Direction de Paris<lb/>Paris, le 5 avril 1809<lb/>M. Decaux, chef de la division du Génie au ministère de la Guerre<lb/>Monsieur,<lb/>M. le sous-directeur Mulas a écrit le 29 du mois dernier (n° 247) au ministre de la Guerre pour prier Son Excellence de donner des ordres pour faire évacuer le château de Saint-Germain par les troupes et par le magasin des lits militaires qui en occuppent une grande partie, cette prompte évacuation étant indispensable pour qu’on puisse développer dans ce bâtiment un grand nombre d’ouvriers aussitôt que le ministre aura prononcé sur les projets qui lui ont été soumis pour l’établissement de l’école spéciale de cavalerie. Je vous prie de mettre le plutôt possible cet objet sous les yeux de Son Excellence. Les troupes qui occupent le château sont les dépôts des 15e et 9é régimens de dragons. Les casernes de Versailles peuvent actuellement les contenir. Quant à l’administration des lits militaires, elle doit avoir des locaux pour placer les effets qu’on lui fera retirer du château de Saint-Germain.<lb/>J’ai l’honneur de vous saluer avec considération.<lb/>Le directeur des fortifications<lb/>J. P. Monfort »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau du matériel du Génie<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre à Son Excellence le ministre directeur de l’administration de la Guerre le 7 avril 1809<lb/>Monsieur le Comte,<lb/>D’après le décret impérial du 8 mars dernier qui affecte le vieux château de Saint-Germain à l’établissement de l’école militaire spéciale de cavalerie, il devient indispensable d’y mettre dès à présent un grand nombre d’ouvriers afin que les réparations et arrangemens nécessaires soient achevés au 1er juin prochain, conformément à l’article 6 de ce décret.<lb/>Je prie donc Votre Excellence de vouloir bien donner des ordres pour faire transférer ailleurs les lits et autres effets de casernement qui se trouvent dans ce château aussitôt qu’il aura été évacué par la troupe qui l’occupe actuellement. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’évacuation du château de Saint-Germain-en-Laye, affecté à l’école de cavalerie</unittitle>
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              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1809</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Administration de la Guerre<lb/>Bureau du casernement militaire<lb/>Lits militaires<lb/>Paris, le 18 avril 1809<lb/>Le comte de l’Empire, ministre directeur de l’administration de la Guerre à Son Excellence le ministre de la Guerre (bureau du Génie militaire)<lb/>Monsieur le Comte,<lb/>Pour satisfaire au désir de votre lettre du 7 avril, je donner ordre à l’entrepreneur des lits militaires de faire évacuer sans délai l’ancien château de Saint-Germain-en-Laye, affecté à l’établissement de l’école spéciale de cavalerie. Je charge, en même tems, le commissaire ordonnateur  de la 1ère division de veiller à l’exécution de cet ordre.<lb/>Au moyen de cet établissement, la ville de Saint-Germain ne devra plus, à l’avenir, recevoir de garnison. J’ai l’honneur d’informer Votre Excellence que j’ai supprimé les lits qui composaient la fixation de cette place.<lb/>J’ai l’honneur de vous saluer<lb/>Dejean »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <p>« Bureau des vivres<lb/>Administration de la Guerre<lb/>Paris, le 31 octobre 1809<lb/>Copie de la lettre de monsieur le conseiller d’Etat, directeur général des Vivres de la Guerre, à Son Excellence le comte de l’Empire, ministre directeur de l’administration de la Guerre, datée de Paris le 24 octobre 1809<lb/>Mon général,<lb/>L’agent en chef de la 1ère division m’informe que le Génie militaire a fait une visite du bâtiment affecté au service des vivres de Saint-Germain-en-Laye, duquel il se propose de disposer, notamment des greniers, pour y loger la blanchisseuse des élèves de l’école d’équitation établie dans la même ville.<lb/>S’il est vrai, mon général, que la manutention de Saint-Germain est nulle pour l’instant, il ne l’est pas moins qu’on y place quelquefois de la cavalerie et qu’alors elle est nécessaire. Cette nécessité reconnue, il reste à observer qu’elle est tellement restreinte qu’on ne peut rien en détacher sans l’annuller tout à fait.<lb/>Je vous prie, mon général, de vouloir bien transmettre le compte que je vous rends à M. le comte d’Hunebourg et l’inviter à ne pas accueillir le projet dont j’ai l’honneur de vous exposer l’inconvénient.<lb/>Je prie Votre Excellence d’agréer etc.<lb/>Signé Maret »</p>
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              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">11 novembre 1809</unitdate>
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              <p>« Paris, le 11 novembre 1809<lb/>A Son Excellence le ministre de la Guerre,<lb/>Monseigneur,<lb/>J’ai l’honneur d’adresser à Votre Excellence les renseignemens qui me sont demandés sur l’objet d’une lettre du 24 octobre dernier par laquelle M. le conseiller d’Etat, directeur général des Vivres de la Guerre, réclame contre l’affectation au service de l’école militaire de cavalerie, à Saint-Germain, de la manutention des vivres de cette place. Cette manutention n’est autre chose qu’une portion du bâtiment connu sous le nom d’hôtel du Maine. Ce bâtiment, en totalité, et tous les autres bâtimens militaires de Saint-Germain sont provisoirement affectés à l’établissement de l’école et il est possible que cette affectation devienne définitive. Cela dépendra du projet que Sa Majesté l’Empereur adoptera pour l’établissement complet de l’école. La manutention de Saint-Germain n’est utile, comme l’observe M. le directeur général des Vivres, que lorsqu’on met de la garnison à Saint-Germain. Or il est impossible d’y en mettre dans l’état actuel des choses, puisqu’il n’y a plus aucun bâtiment disponible. Si cet état de choses devient définitif, la manutention cessera de présenter aucun but d’utilité. Si au contraire les bâtiments actuellement occupés par l’école militaire sont rendus au casernement, la manutention sera également rendue à sa destination. On aura soin, à cet effet, de conserver les fours et autres établissemens accessoires autant que possible. Cette précaution doit, ce me semble, remplir les vues de M. le directeur général des Vivres.<lb/>Je prie Votre Excellence d’agréer l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Fortifications<lb/>J. P. chevalier de Monfort »</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau du matériel du Génie<lb/>Contentieux<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre à Son Excellence le ministre directeur de l’administration de la Guerre<lb/>Le 17 novembre 1809<lb/>Monsieur le Comte,<lb/>J’ai reçu avec votre lettre du 31 octobre dernier copie d’une demande de M. le conseiller d’Etat, directeur général des Vivres, tendante à faire conserver à ce service la totalité du bâtiment qu’il occupe à Saint-Germain-en-Laye et sont on se propose de disposer en partie pour le logement de la blanchisseuse de l’école impériale militaire de cavalerie établie dans la même ville.<lb/>Je dois faire connaître à Votre Excellence que les bâtimens de la manutention des vivres qui sont partie de l’hôtel du Maine sont, comme tous les autres bâtimens militaires de Saint-Germain, provisoirement affectés à l’établissement de l’école, de sorte que, si cette affectation devient définitive d’après le projet qui est soumis en ce moment à Sa Majesté, la manutention se trouvera de fait supprimée, puisque de l’avis même de M. le directeur général des Vivres, elle n’est utile que pour le service de la garnison de Saint-Germain, où il est impossible d’en mettre actuellement puisqu’il n’y a plus de locaux disponibles. Il est donc évident que la mesure contre laquelle on réclame est sans inconvénient pour le moment et qu’elle ne peut en avoir pour la suite, attendu qu’on aura soin de conserver les fours dans l’hôtel du Maine et autant que possible les établissemens accessoires des vivres, afin de pouvoir y rétablir le service de la manutention si les édifices occupés par l’école militaire venaient à être rendus au casernement des troupes de garnison.<lb/>Vous jugerez sans doute comme moi, Monsieur le Comte, que cette précaution doit remplir entièrement l’objet de la demande de M. le directeur général des Vivres. »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une maison désignée pour faire partie de l’école de cavalerie à  Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Copie de la lettre du conseiller d’Etat, préfet de Seine-et-Oise<lb/>Du 18 janvier 1810<lb/>A M. Bachellery, propriétaire à Saint-Germain<lb/>Je vous préviens, Monsieur, que Sa Majesté l’Empereur ayant par décret du 14 décembre dernier ordonné l’établissement d’une carrière pour les manœuvres de l’école militaire de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye, la maison et jardin que vous possédez dans cette commune se trouvent comprise dans l’enceinte de cette carrière.<lb/>Vous voudrez bien, en conséquence, vous conserter avec les autres propriétaires désignés en l’état que M. le maire de Saint-Germain vous présentera à l’effet de nommer deux experts, l’un pour mesurer le terrein et l’autre pour l’évaluer, ainsi que les bâtiments construits dessus, desquels vous devés faire la cession en recevant une indemnité légale.<lb/>M. le maire de Saint-Germain est invité à m’informer sous un bref délai du choix que vous aurez fait des experts afin que j’en prévienne Son Excellence le ministre de la Guerre et le conseil d’administration de l’école, qui de son côté nommera deux autres experts qui concourront à ces opérations.<lb/>Je me persuade, Monsieur, que vous vous empresserés de donner dans cette circonstance à Sa Majesté une nouvelle preuve de votre dévouement.<lb/>Signé Poyronet, préfet de Seine-et-Oise »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une maison désignée pour faire partie de l’école de cavalerie à  Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Copie de la lettre du général de dragon, baron de l’Empire, commandant de l’école militaire de cavalerie<lb/>Du 2 juin 1810, à Saint-Germain<lb/>A M. Bachellery<lb/>J’ai l’honneur de vous inviter, Monsieur, à vous trouver à la sale du conseil d’administration de l’école militaire de cavalerie au château de Saint-Germain-en-Laye samedi prochain 9 du courant à midi précis pour vous donner connaissance de l’estimation faite par les experts du terrein vous appartenant compris dans le plan de la dite école, et la discuter s’il y a lieu.<lb/>Signé Clément La Roncière »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Projet de règlement pour la conservation du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">17 décembre 1810</unitdate>
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              <p>« Génie<lb/>Direction de Paris<lb/>Ecoles impériale militaire spéciale de cavalerie et des trompettes de Saint-Germain<lb/>Projet d’une instruction particulière pour le conservateur des bâtimens des écoles impériale militaire spéciale de cavalerie et des trompettes de Saint-Germain<lb/>1° Le but que l’on s’est proposé en nommant un conservateur pour ces deux établissemens étant la conservation et l’entretien de leurs bâtimens et du mobilier qu’ils renferment, le service du conservateur se compose de deux parties distinctes, qu’il est essentiel de définir afin d’établir d’une manière claire et précise les différentes relations avec les officiers du Génie et les commandans respectifs des deux écoles.<lb/>2° La première renferme toutes les fonctions confiées aux gardes du Génie et dont le détail se trouve dans les divers réglemens et arrêtés concernant la conservation, garde et entretien des établissemens militaires, qu’elle que soit leur nature. Il correspondra pour cette partie immédiatement et directement avec le chef du Génie et se conformera à toutes les loix, décrets, arrêtés, réglemens, instructions et circulaires ministérielles actuellement en vigueur, dont il trouvera la réunion dans l’ouvrage rédigé par M. Moussier, qu’il aura soin de se procurer pour son usage journalier.<lb/>3° La deuxième partie de son service, ou mieux ses relations avec les commandans respectifs des écoles, a pour objet la conservation du mobilier appartenant à ces établissemens et la livraison et reprise des divers logemens ou emplacemens quelconques.<lb/>Il recevra pour ces divers objets les ordres de MM. les commandans, qui pourront à cet égard faire les instructions particulières qu’ils jugeront convenables.<lb/>N. B. Dans les articles suivants, nous ne donnerons que les articles additionnels que nous croyons que les localités et les circonstances exigent de joindre aux règlements généraux existans pour complétter la 1ère partie du service du conservateur.<lb/>4° Il sera donné au conservateur un état général et détaillé de tous les immeubles remis à sa surveillance. Ledit état sera dressé contradictoirement et reconnu par lui, visé par le commissaire des Guerres et le chef du Génie. Les choses ainsi constatées seront mises sous sa responsabilité. Il sera en conséquence tenu de ne délivrer des logemens ou locaux quelconques sans en avoir retiré des reçus pour sa décharger, et il observera pour la reprise des logemens vacans les formalités requises par les réglemens, et fera les poursuites nécessaires et indiquées dans le cas où ces logemens auraient été dégradés. A à l’égard des logemens ou autres emplacemens occupés jusqu’à ce jour sans reçus, il en retirera des parties occupantes à fur et mesure de la rédaction de l’état des lieux général et primitif.<lb/>5° Les choses ainsi constatées, il sera responsable des divers changemens qui pourraient par suite être faits dans les divers logemens occupés dont il n’aurait pas donné connaissance, de pareils changemens ne pouvant jamais s’effectuer sans des ordres supérieurs et sans une surveillance éclairée, pour prévenir les abus de toute espèce qui peuvent en résulter et dont le moindre est de diminuer la valeur de l’immeuble.<lb/>6° Toutes les fois que, d’après des ordres compétens, un changement quelconque aura été fait à un logement ou emplacement quelconque, il en sera dressé un état des lieux particulier avec les mêmes formalités que cy-dessus (4) et les clegs en seront remises au conservateur pour en faire ensuite l’emploi qui lui sera ordonné. Ces changemens seront rappelés en marge de l’état primitif avec renvoy du nouvel état particulier.<lb/>7° Le conservateur sera directement chargé de faire faire par lui-même toutes les réparations d’entretiens connues sous le nom de locatives.<lb/>Quant aux autres réparations, elles se feront suivant le mode usité jusqu’à ce jour pour les autres travaux de ce genre.<lb/>8° A cet effet, le conservateur aura deux registres d’attachemens. Sur le 1er seront inscrites les dépenses de ce genre, qui devront être à la charge des parties occupantes ou de ceux, quoiqu’étrangers, qui auraient commis des délits. Il s’en fera payer sur le champ, autant que possible, ou bien par les soins du quartier-maître, d’après les arrangemens qu’il prendra avec lui, mais dans tous les cas, conformément aux réglemens, toutes les dépenses de cette nature devront être arrêtées et acquittées au plus tard à la fin de chaque mois.<lb/>9° Sur le 2e registre seront inscrites les dépenses pour réparations de même nature mais provenant de cas fortuits, qui, ne pouvant être à la charge des parties occupantes, doivent être en conséquence acquittées sur les fonds que le ministre jugera à propos de désigner pour ce service. Ces dépenses devront être arrêtées au plutard à la fin de chaque mois et même mieux à la fin de chaque quinzaine et adressées au chef du Génie.<lb/>10° Les réparations de ce genre, principalement dans la partie occupée par MM. les élèves, seront faites dans le plus bref délai, de manière que ce qui aura été reconnu dans une visite d’inspection ne soit pas redemandé dans l’inspection de la semaine suivante.<lb/>11° A cet effet, l’entrepreneur aura toujours des ouvriers, dont la bonne conduite sera reconnue, pour faire ces divers genres d’ouvrages. Néantmoins, le conservateur en cette circonstance se concertera avec MM. les officiers de service pour que ces réparations n’ayent lieu qu’aux heures où les élèves seront occupés dans d’autres endroits, de manière à ne point se trouver avec les dits ouvriers.<lb/>S’il arrivait que ces derniers, en contravention aux réglemens de la maison, étaient reconnus avoir livré aux élèves, par fraude, des objets prohibés, sur la demande de l’officier de service, le conservateur en dresserait un procès-verbal, lequel serait envoyé au magistrat pour être statué contre le délinquant suivant l’exigence des cas.<lb/>12° Le conservateur aura un registre pour servir à l’inspection de tous les procès-verbaux qu’il sera dans le cas de faire pour constater les divers délits qu’il reconnaîtra dans l’exercice de ses fonctions, conformément aux réglemens.<lb/>13° Il aura également un autre registre pour insérer tous les rapports qu’il fera au chef du Génie et dans lequel seront également inscrites les observations journalières qu’il pourra faire soit pour réprimer des abus, améliorations dans le service et généralement toute sa correspondance à cet égard conformément aux réglemens.<lb/>14° Chaque fois qu’il se sera manifesté un orage, coup de vent, grêle etc., le conservateur reconnaitra les divers dégâts qui ont pu s’en suivre et il en fera son rapport au chef du Génie et, autant que possible, avec un apperçu de la dépense qui doit en résulter. Il visitera en conséquence en ces occasions avec soin les couvertures et combles des divers bâtimens confiés à ces soins ainsi que les croisées qui auraient été dans le cas de souffrir.<lb/>15° La vétusté de plusieurs planchers du château exigeant une surveillance particulière pour prévenir les accidens qui peuvent en résulter, il sera fait tous les quinze jours dans la partie occupée par les élèves une visite de rigueur pour constater l’état des dits planchers et de leurs poutres.<lb/>A cette visite, sera présent le chef du Génie s’il se trouve sur les lieux, et l’entrepreneur y sera appellé si on le juge nécessaire. Quel que soit le résultat de cette visite, le rapport en sera toujours fait au chef du Génie.<lb/>16° La conservation des chaineaux, balcons et terrasses, et la santé des élèves et habitans du château exigeant impérieusement qu’il n’y soit fait aucuns dépôts de matières corrosives et immondices de quelque nature que ce soit, le conservateur veillera avec le plus grand soin à ce qu’il ne soit jetté aucunes eaux et quoique soit par les fenêtres sur les terrasses et dans les fossés. Il dressera procès-verbal contre tous les habitans qui se permettraient extérieurement de jetter quelle chose que ce soit dans les fossés.<lb/>17° Il aura les mêmes soins pour qu’il ne soit rien dépose dans les chaineaux des combles qui doivent être interdits à toutes personnes autres que celles munies de permissions personnelles de M. le général commandant.<lb/>18° Au nombre des dépenses locatives d’entretiens, seront compris les ramonages de cheminées que le conservateur fera faire et dont il tiendra attachement.<lb/>Il aura lieu au moins deux fois l’an pour celles dans lesquelles on fait un feu habituel et un plus grand nombre de fois pour les cuisines, si cela est jugé convenable.<lb/>19° Les loix et réglemens en vigueur donnent assez en détail les autres parties du service du conservateur. Nous renvoyons pour le reste à leur pleine et entière exécution.<lb/>Versailles, le 17 décembre 1810<lb/>Le capitaine du Génie en chef<lb/>Derouet<lb/>Vu par le directeur des Fortifications<lb/>J. P. chevalier de Monfort »</p>
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              <p>« Génie<lb/>Direction de Paris<lb/>Paris, le 21 décembre 1810<lb/>A Son Excellence le ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>M. le chef du Génie dans le département de Seine-et-Oise a pensé qu’il était nécessaire de fixer, par une instruction détaillée, les devoirs et les fonctions du conservateur des bâtimens de l’école de cavalerie et de l’école des trompettes de Saint-Germain, que Votre Excellence a créé par décision du 21 septembre dernier. Il a en conséquence rédigé un projet d’instruction qu’il vient de m’adresser. D’après l’examen que j’en ai fait, il m’a paru renfermer tout ce qui est nécessaire pour assurer la conservation des bâtimens des deux écoles et n’être que le développement et l’application aux localités des mesures prescrites par les divers réglemens sur la police et la conservation des bâtimens militaires.<lb/>L’autre objet des fonctions de conservateur, relatif au mobilier des deux écoles, étant plus particulièrement du ressort des commandants des écoles, M. le chef du Génie n’a pas cru devoir le comprendre dans son projet d’instruction.<lb/>Je vous prie, Monseigneur, de vouloir bien faire examiner le projet que j’ai l’honneur adresser à Votre Excellence et l’approuver si vous le trouvez convenablement rédigé, ou m’indiquer les changemens que vous jugerez à propos d’y faire faire.<lb/>Je suis avec respect, Monseigneur, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Le colonel directeur des Fortifications<lb/>J. P. de Monfort »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <p>« Bureau du matériel du Génie<lb/>Paris, le 24 décembre 1810<lb/>Le colonel etc. à M. le directeur du casernement de l’intérieur, à Sare<lb/>Monsieur le ministre a reçu, avec votre lettre du 21 de ce mois, le projet d’instruction relatif aux fonctions du conservateur des bâtimens des écoles de cavalerie et des trompettes à Saint-Germain.<lb/>Les mesures de police et d’administration établies par cette instruction étant conformes aux dispositions des réglemens et ordonnances, leur application est entièrement du ressort de MM. les directeurs du Génie, et vous êtes autorisé à la prescrire dans toutes les circonstances où le bien du service vous paraîtra l’exiger. »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">6 mars 1811</unitdate>
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              <p>« Paris, 6 mars 1811<lb/>A monsieur le général Fririon, secrétaire général du ministère de  la Guerre<lb/>Monsieur le Général,<lb/>Vous avez bien voulu me recevoir plusieurs fois à la recommandation de M. Fauchet, chef de la division du ministère de l’Intérieur à laquelle je suis attaché. J’avais à vous prier de me dire si ma propriété de Saint-Germain, qui fait partie de celles désignées par le décret impérial du 14 décembre 1809 pour former la carrière de l’école de cavalerie, était sur le point d’être définitivement acquise.<lb/>Vous voulûtes bien alors me faire espérer une prompte décision. Depuis, j’ai adressé à Son Excellence le ministre de la Guerre une pétition en date du 29 janvier dernier dans laquelle je lui exposais la situation vraiment pénible où je me trouve, à cause des intérêts que j’ai à payer pour les sommes qui sont hypothéquées sur mes propriétés, dont je ne puis tirer aucun produit de location ni de culture.<lb/>N’ayant aucune réponse de Son Excellence, permettez, Monsieur le Général, que je rappele à votre attention ce que contient ma pétition et que je vous prie d’obtenir du ministre qu’il veuille bien faire prononcer par Sa Majesté que les propriétés affectées au service de l’école de Saint-Germain sont définitivement acquises ou que le décret qui les tient sous un espèce de séquestre depuis 15 mois est rapporté.<lb/>Le moment de provoquer à ce sujet une décision quelconque parait favorable. Vous savez sans doute que M. le général Clément a eu occasion de s’entretenir avec Sa Majesté de l’école dont le commandement lui est confié et que sur ce qui lui a été observé que les élèves ne pouvaient être compléttement instruits dans les maneuvres de la cavalerie que lorsque les terreins affectés à l’école seraient disponibles, l’Empereur a bien voulu promettre qu’il allait s’occuper de cette affaire. C’est M. le général comte de Sassy, l’un des propriétaires des maisons dont il s’agit, qui a rapporté cette circonstance. Il était présent à cet entretien qui a eu lieu il y a environ 12 jours.<lb/>Malgré cela et si dans votre opinion cette affaire ne pouvait être terminée incessamment, oserais-je vous prier de me faire connaître si vous pensez que je puisse obtenir de Sa Majesté un prêt de 30000 francs dont ma propriété, estimée 100200 f., serait l’hypothèque ? Cette somme me permettrait de rembourser les emprunts auxquels elle sert de gage, dont l’échéance est arrivée et pour lesquels mes créanciers me tourmentent.<lb/>Je sais que Sa Majesté accorde des secours pécuniaires aux manufactures. Ne pourrais-je pas espérer la même faveur, dans une circonstance qui n’est pas la même, à la vérité, sous le rapport de la profession, qui qui pèse encore plus sur moi par le fait du décret impérial et par le peu de ressources que m’offre mon état pour trouver des secours ailleurs.<lb/>Vous savez, Monsieur le Général, ce que c’est qu’un emploi qui est plus honorable que lucratif. Il est difficile, lorsqu’on a à peine de quoi subsister, de prélever la moindre chose sur un traitement modique pour parer à des charges étrangères et inatendues. C’est le cas où je me trouve et il faut que ce soit très grave, relativement à mes facultés pécuniaires, pour que je vienne vous importuner de mes doléances.<lb/>Si vous pensiez, Monsieur le Général, que je puisse obtenir de Sa Majesté le prêt dont j’ai besoin, je vous prierais de m’accorder un moment d’audience et de m’indiquer le jour où je pourrais conférer avec vous sur les moyens d’en former la demande.<lb/>Ce serait ajouter une faveur bien précieuse aux bontés avec lesquelles vous avez bien voulu me recevoir que de m’honorer de vos conseils et de votre appui dans les fâcheuses circonstances où je me trouve.<lb/>Agréez, Monsieur le Général, les sentimens de la haute considération avec lesquels j’ai l’honneur d’être votre très obéissant serviteur.<lb/>Bardel<lb/>Membre du bureau consultatif des Arts et manufactures près le ministre de l’Intérieur<lb/>Rue Thevenot, n° 9 »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>7e division<lb/>Bureau du matériel du Génie<lb/>Contentieux<lb/>Minute de la lettre écrite par l’inspecteur en chef aux revues, secrétaire général du ministère, à M. Bardel, membre du bureau consultatif des Arts et manufactures près le ministre de l’Intérieur, rue Thévenot, n° 9, à Paris<lb/>Le [vide] mars 1811<lb/>Monsieur,<lb/>Pour emplir l’objet de la demande que vous m’avez adressée par une lettre du 6 de ce mois, je vous prévient que l’affaire relative à l’acquisitions des terreins qui doivent compléter l’établissement de l’école militaire de cavalerie à Saint-Germain n’est pas encore assez instruite pour être mise sous les yeux de Sa Majesté, mais que le ministre de la Guerre a prescrit tout récemment des mesures pour en accélérer la conclusion.<lb/>Quant à l’avance de fonds que vous désirez obtenir de Sa Majesté à titre d’acompte sur le prix de votre propriété, je ne pense pas que cette demande dont Son Excellence ne peut, dans tous les cas, se rendre l’interprète soit d’ailleurs susceptible d’obtenir aucun succès parce que ce serait une dérogation aux règles qu’il est d’usage de suivre en pareille circonstance et qu’en donnant par analogie le droit aux autres propriétaires de former la même demande, ce serait aussi mettre le gouvernement dans le cas de faire des dépenses anticipées pour l’exécution d’un projet qui n’est point encore arrêté définitivement. »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’affectation des Grandes Écuries à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Génie<lb/>Direction de Paris<lb/>Paris, le 2 septembre 1811<lb/>A Son Excellence le ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>J’ai l’honneur de rendre compte à Votre Excellence que les écuries précédemment occuppées par les chevaux de l’école de Saint-Germain viennent d’être évacuées et qu’ainsi le bâtiment dit les grandes écuries devient disponible. Il peut contenir environ deux cent chevaux et quelques hommes seulement, mais au moyen d’une dépense de quarante mille francs par apperçu, on y formerait un logement de 500 hommes. Il devient nécessaire que Votre Excellence veuille bien prononcer si ce bâtiment, dont M. le général commandant l’école a offert lui-même de faire la remise, restera dans les attributions de son ministère ou si on le remettre à la Liste civile. La pénurie où l’on se trouve de bâtimens militaires pourrait peut-être rendre celui-ci fort utile au cazernement.<lb/>Je prie Votre Excellence d’agréer l’hommage de mon profond respect.<lb/>Pour le directeur des Fortifications<lb/>Le major du Génie, sous-directeur<lb/>Maler »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Ecuries</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’affectation des Grandes Écuries à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Matériel du Génie<lb/>Paris, le 7 septembre 1811<lb/>Le colonel etc. à M. le directeur du casernement de l’Intérieur, à Paris<lb/>Monsieur,<lb/>Le ministre a reçu votre lettre du 2 de ce mois par laquelle vous informez Son Excellence que le bâtiment dit les grandes écuries à Saint-Germain vient d’être évacué par les chevaux de l’école militaire de cavalerie, en observant qu’au moyen d’une dépense d’environ 40000 f. on formerait dans ce bâtiment qui devient disponible un logement propre à contenir 300 hommes. Son Excellence me charge de vous faire connaître que ce bâtiment doit être provisoirement conservé au département de la Guerre, en se bornant à y faire les dépenses d’entretien jugées absolument indispensables et qu’on verra ultérieurement, d’après la situation des fonds, à y former un logement pour 300 hommes, ce qui serait en effet très utile au casernement des environs de Paris. »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Ecuries</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal de remise des Grandes Écuries de Saint-Germain-en-Laye au ministère de la Guerre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">36</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1811</unitdate>
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              <p>« Génie militaire<lb/>Direction de Paris<lb/>Département de Seine-et-Oise<lb/>Place de Saint-Germain<lb/>L’an mil huit cent onze, le vingt-trois septembre, dix heures du matin, nous soussignés d’une part Alexandre Menard, administrateur comptable de l’école spéciale militaire de cavalerie chargé par M. le général de division Clément, baron de la Roncière, commandant en chef la dite école, de remettre au ministère de la Guerre par l’entremise de l’arme du Génie, au nom du conseil d’administration, le bâtiment dit les grandes écuries de Saint-Germain que l’école occupait provisoirement et qu’elle vient d’évacuer comme n’en ayant plus besoin,<lb/>Et d’autre part Etienne Louis Blanchard-Berry, garde au corps impérial du Génie, en chef dans la place de Saint-Germain, chargé, en exécution de la lettre écrite le treize de ce mois par monsieur le capitaine au corps impérial, chef du Génie dans le département de Seine-et-Oise, de recevoir le bâtiment dit les grandes écuries, la dite lettre ainsi conçue : Je vous donner avis, Monsieur, qu’ensuite d’une lettre de monsieur le colonel chef de la 7e division au ministère de la Guerre en date du 7 de ce mois et dont je donne connaissance à monsieur le général Clément, l’intention de Son Excellence le ministre de la Guerre est que le bâtiment dit les grandes écuries à Saint-Germain et que l’école a évacué soit provisoirement conservé au département de la Guerre. Vous voudrez bien, en conséquence, concourir à la remise de ce bâtiment que l’école militaire fera entre vos mains d’après la demande que j’en adresser à M. le général Clément, dresser à cet effet un procès-verbal dans la forme ordinaire dont vous m’enverrez trois expéditions et enfin étendre votre surveillance sur le bâtiment dit les grandes écuries qui à l’avenir et jusqu’à nouvel ordre devra être compris sur les états du casernement de Seine-et-Oise.<lb/>Nous sommes transportés aux dites grandes écuries à l’effet de visiter les bâtimens et de nous assurer que les localités n’ont pas été endommagées depuis la cession qui en avait été faite à l’école. Après examen fait, avons reconnu que les réparations à faire ne consistent qu’en entretien et qu’aucune chose n’a été dégradée. En conséquence, nous administrateur comptable avons fait la remise des bâtimens et dépendances des dites grandes écuries entre les mains du dit sieur Blanchard-Berry pour le compte du ministère de la Guerre et nous garde du Génie ci-dessus dénommé avons reçu les dits bâtimens conformément aux intentions de Son Excellence le ministre de la Guerre.<lb/>En foi de quoi nous avons fait, rédigé et clos le présent procès-verbal.<lb/>A Saint-Germain, les jour, mois et an susdits.<lb/>Menard, Blanchard-Berry »</p>
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              <subject>Propriété foncière</subject>
              <geogname>Ecuries</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une maison désignée pour faire partie de l’école de cavalerie à  Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">37</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">23 mai 1812</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>7e division<lb/>Bureau du matériel du Génie<lb/>A Son Excellence le duc de Feltre, ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>Par une première pétition, j’ai eu l’honneur de vous demander deux choses,<lb/>1° l’autorisation que j’au crue nécessaire pour louer ma maison de compagne comprise au nombre des propriétés particulières qu’un décret impérial réunit à l’école militaire de cavalerie.<lb/>Vous m’avez permis, par une lettre officielle du 24 avril 1811, de tirer de ma maison le parti que je jugerais convenable. C’est ce que j’ai fait. Dès le 1er mai, j’ai loué, pour trois ans, à S.A.S. la duchesse de Courlande cette belle propriété, qui est maintenant occupée par S.A.S. le prince de Bénévent, madame la duchesse de Courlande et madame de Laval. Déjà, on y a fait pour plus de dix mille francs d’améliorations et d’embellissemens.<lb/>2° j’ai réclamé une indemnité pour la privation de loyer que j’ai éprouvée en 1810. Vous n’avez point fait droit à cette seconde demande, sous le double motif que je n’avais reçu aucune signification et que rien ne m’empêchait, l’année dernière, de faire la démarche que j’ai faite cette année.<lb/>Il m’est facile de démontrer que ce double motif est sans fondement.<lb/>En effet, j’ai reçu deux significations administratives. La première est la lettre de M. le préfet de Seine-et-Oise du 18 janvier 1810, la 2e est celle de M. le général Clément, commandant de l’école, en date du 2 juin suivant. Je joins ici une copie certifiée de ces deux pièces.<lb/>Pouvais-je raisonnablement demander à disposer de ma maison après l’ordre aussi positif de M. le préfet, qui a été suivi d’une estimation contradictoire faite par l’expert du gouvernement et par le mien ? Ne devais-je pas penser que cette affaire serait terminée avant la fin de 1810 ? Dès lors, je n’avais rien à demander. Je trouvais dans le revenu du prix de ma maison un dédommagement du loyer, du paiement des impositions, de l’entretien des jardins et des réparations. Mais quand, au mois d’avril 1811, les choses sont au même état, je me trouve alors évidemment lésé par un retard trop prolongé qui n’est point de mon fait et l’occasion de louer ma maison s’est évanouie.<lb/>Je réclame donc de nouveau cette indemnité comme un acte de justice.<lb/>Par une décision du 30 juin 1811, vous avez ordonnée une nouvelle expertise. Elle me sera favorable puisque ma propriété a acquis des améliorations réelles par les dépenses qui y ont été faites cette année.<lb/>Si Votre Excellence y consent, je suis prêt à vendre ma maison de gré à gré. Ce mode est le seul adopté par M. Costaz, intendant des Bâtimens de la Couronne. C’est en effet le plus convenable.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monseigneur, de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Bachellery<lb/>Rue Neuve-des-Petits-Champs, n° 39 »<lb/><lb/>Il est noté en marge : « Audience du ministre du 23 mai 1812 »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <subject>Propriété foncière</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’installation des gardes du corps du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XE 400</unitid>
              <unitdate normal="1814/1814" encodinganalog="3.1.3">8 juillet 1814</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Génie<lb/>Contentieux<lb/>Saint-Germain<lb/>Le 8 juillet 1814<lb/>Le chef du bureau du Matériel du Génie à monsieur le chef du bureau des Ecoles militaires<lb/>Monsieur,<lb/>L’établissement du quartier d’une des compagnies des gardes du corps à Saint-Germain exige que l’hôtel du Maine affecté à cet établissement soit évacué par les employés de l’école militaire de cavalerie qui l’occupent.<lb/>Je vous invite à provoquer les dispositions convenables pour que cette évacuation s’effectue dans le plus bref délai. »</p>
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              <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une demande de restitution d’un logement au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1814/1814" encodinganalog="3.1.3">10 août 1814</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A Son Excellence le comte Ferrand, ministre d’Etat<lb/>Monseigneur,<lb/>Marie de Berenger, duchesse douairière de Melfort, de retour d’Ecosse, demeurant présentement à Dunkerque, a l’honneur de vous représenter que Louis XIV conférât en l’année 1688 à Jacques second, roi d’Angleterre, la propriété du château de Saint-Germain-en-Laye que ce prince infortuné donnât au lord Melfort, chef de la famille de ce nom et son premier ministre, un logement au premier dans ce château, que depuis ce monarque hospitalier il a toujours été habité par la famille Melfort, de père en fils, qu’en 1806, obligée par des affaires de famille de se rendre en Angleterre, elle laissat ce logement avec une partie de son mobilier, qu’elle en a été privée par le gouvernement précédent qui y avoit établi une école militaire sans accorder aucune indemnité, que couverte de malheurs dans le cours de la Révolution de France, elle est dénuée de tout et qu’âgée de 86 ans, elle n’a d’autres ressources que dans ce logement qu’elle a occupé pendant 52 ans et où son mari et son beau-frère le comte Louis Drumont de Melfort, lieutenant général et grand-croix, sont nés, en 1708 et 1709.<lb/>Elle vous supplie, Monseigneur, attendu que le château de Saint-Germain-en-Laye esy demeuré non vendu, attendu que la suspension de cette école militaire par l’ordonnance roiale du 26 juillet dernier, lui accorder la restitution de son logement pour la famille de Melfort dont elle jouira pendant ses derniers jours comme douarière de M. le duc de Melfort, en faisant des vœux pour son auguste monarque Louis XVIII, le consolateur de l’infortune.<lb/>Elle est avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble servante.<lb/>Dunkerque, ce 10 août 1814<lb/>Marie Bérenger, duchesse de Melfort »</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Publié</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Archives administratives des unités, écoles militaires</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1">4.6</unitid>
            <unitid type="alternative" label="SHD">Série GR XO</unitid>
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            <p>Publié</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Décret impérial concernant le fonctionnement de l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1809</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Extrait des minutes de la secrétairerie d’Etat<lb/>Camp impérial de Schönbrunn, le 17 mai 1809<lb/>Napoléon, empereur des Français, roi d’Italie, protecteur de la confédération du Rhin, médiateur de la confédération suisse,<lb/>Sur le rapport de notre ministre de la Guerre,<lb/>Notre conseil d’Etat entendu,<lb/>Nous avons décrété et décrétons ce qui suit :<lb/>Art. 1er<lb/>L’école militaire spéciale de cavalerie, créée par notre décret du 8 mars, sera composée de 600 élèves et d’un état-major chargé de leur police et de leur instruction.<lb/>Art. 2<lb/>L’état-major sera composé :<lb/>D’un général de brigade, commandant,<lb/>D’un colonel ou d’un major, commandant en second, directeur des études,<lb/>D’un administrateur, comptable,<lb/>De deux chefs d’escadron,<lb/>De deux adjudants, lieutenants de cavalerie,<lb/>De deux capitaines d’infanterie ou d’un capitaine et d’un lieutenant,<lb/>D’un lieutenant d’artillerie à cheval,<lb/>D’un quartier-maître trésorier,<lb/>De quatre professeurs de mathématiques,<lb/>De quatre professeurs d’histoire et de géographie,<lb/>De quatre professeurs de dessin de la figure, de la carte et des fortifications,<lb/>De deux professeurs de belles lettres,<lb/>De deux professeurs d’administration militaire,<lb/>De deux écuyers,<lb/>De deux professeurs de l’art vétérinaire,<lb/>De deux maîtres d’escrime,<lb/>D’un médecin,<lb/>D’un chirurgien,<lb/>D’un aumônier bibliothécaire.<lb/>Il sera de plus attaché à l’école :<lb/>Un artiste vétérinaire,<lb/>Un aide artiste vétérinaire,<lb/>Un maître tailleur,<lb/>Un maître sellier,<lb/>Un maître culottier,<lb/>Un maître bottier,<lb/>Un armurier épronnier,<lb/>Et le nombre de piqueurs, de palfreniers, de maréchaux ferrants et d’agens secondaires que notre ministre de la Guerre fixera en raison des besoins.<lb/>Art. 3<lb/>Les élèves seront partagés en deux escadrons. Chaque escadron sera formé de trois compagnies, chaque compagnie de 100 élèves, dont un maréchal des logis chef commandant la compagnie,<lb/>Quatre maréchaux des logis,<lb/>Un brigadier fourrier,<lb/>Huit brigadiers.<lb/>Chaque compagnie aura un trompette qui ne sera point élève. Ces six trompettes seront commandés par un brigadier trompette qui ne sera pas non plus élève.<lb/>Art. 4<lb/>Les élèves suivront, comme à l’école de Saint-Cyr, des cours de mathématiques, de dessin de la figure, de la carte et des fortifications. Ils suivront aussi des cours d’histoire, de géographie, de belles lettres et d’administration militaire. On insistera particulièrement dans ces cours sur les connaissances nécessaires à un officier de troupes à cheval.<lb/>Outre les leçons théoriques et pratiques nécessaires aux officiers des troupes à cheval, les élèves apprendront l’exercice et les manœuvres de l’infanterie. Ils seront exercés aussi aux manœuvres de l’artillerie légère, sous la direction du lieutenant d’artillerie. A cet effet, il sera attaché à l’école deux pièces de canon et deux obusiers attelés.<lb/>Le commandant de l’école soumettra à l’examen et à l’approbation de notre ministre de la Guerre un règlement sur les différentes parties de l’instruction, la durée de chaque cours, et le tems à donner aux différens exercices auxquels ils seront formés.<lb/>Art. 5<lb/>Le règlement en vigueur à Saint-Cyr pour le régime de la police des élèves sera suivi provisoirement à l’école de cavalerie avec les modifications que nécessiterait la différence dans le service des deux écoles.<lb/>Art. 6<lb/>L’administration sera réglée sur celle de l’école de Saint-Cyr. Elle sera confiée à un conseil composé :<lb/>Du général commandant, président,<lb/>Du colonel ou du major, commandant en second,<lb/>De l’un des deux chefs d’escadron,<lb/>De l’un des deux capitaines d’infanterie,<lb/>Du lieutenant d’artillerie,<lb/>Et du quartier-maître trésorier faisant fonction de secrétaire.<lb/>Art. 7<lb/>Un administrateur sera chargé, sous les ordres et la surveillance du conseil, de tous les détails qui dépendent de l’administration intérieure de l’école pour la subsistance, l’habillement, l’entretien et l’enseignement des élèves, la nourriture des chevaux, la conservation et l’entretien du mobilier. Il assistera à tous les conseils d’administration, il aura voix consultative dans toutes les délibérations relatives aux recettes et dépenses. Il pourra, lorsqu’il le jugera utile, faire insérer son opinion au procès-verbal des séances.<lb/>Art. 8<lb/>Le commissaire des Guerres employé à notre école militaire de Saint-Cyr remplira les mêmes fonctions près l’école de cavalerie.<lb/>Art. 9<lb/>Notre ministre de la Guerre est chargé de l’exécution du présent décret.<lb/>Signé Napoléon<lb/>Par l’Empereur<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat<lb/>Signé Hugues B. Maret<lb/>Le ministre de la Guerre<lb/>Signé comte d’Hunebourg »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les logements pour l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1809</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Ecole de Saint-Germain<lb/>Rapport fait au ministre le 19 juillet 1809<lb/>L’officier du Génie m’a paru désirer que la répartition des logements entre les différens fonctionnaires composant l’état-major fût arrêtée avant de faire travailler dans la portion du château réservée pour cet objet. Le meilleur moyen de prévenir toute discussion est de faire approuver cette répartition par Son Excellence. L’ordre ci-joint que je la prie de signer me mettra à portée de lui rendre un compte détaillé et exact pour baser décision.<lb/>Blin de Sainmore »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre concernant les logements pour l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1809</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Ordre<lb/>M. Blin de Sainmont, chef du bureau des écoles militaires, se concertera avec M. le capitaine du Génie Derouet pour examiner la portion du château de Saint-Germain réservée pour le logement de l’état-major. Il me rendra compte de cet examen et me proposera la répartition des logemens.<lb/>Paris, le 19 juillet 1809<lb/>Le ministre de la Guerre<lb/>Comte d’Hunebourg »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les logements possibles dans le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">31 juillet 1809</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Rapport fait au ministre le 31 juillet 1809<lb/>J’ai l’honneur de rendre compte à Son Excellence de la visite que j’ai faite, d’après son autorisation, dans le château de Saint-Germain pour la distribution des logements. Je joins à ce rapport les plans du château, étage par étage, et je vais entrer dans quelques détails sur la disposition des bâtiments afin que Son Excellence puisse juger que ce que je lui propose est ce qui convient le mieux.<lb/>Le château est composé de cinq courtines indiquées au plan du rez-de-chaussée par les lettres a-b-c-d-e. Elles sont liées entr’elles par autant de pavillons numérotés 1-2-3-4-5.<lb/>La courtine d est occupée par la chapelle avec une vaste pièce au-dessus.<lb/>La courtine e a un rez-de-chaussée, un entresol et au-dessus une pièce qui servait de salle de comédie. On y établit un plancher de manière que cette pièce formera deux étages.<lb/>Dans les autres courtines a-b-c, il y a un rez-de-chaussée, un entresol, un premier et un second. Il y a de plus un troisième étage dans les cinq pavillons. Il y a aussi des entresols dans quelques parties de ces différents étages.<lb/>Les rez-de-chaussée des courtines a-b et des pavillons 2 et 3,<lb/>les entresols des courtines a-b et des pavillons 1-2-3,<lb/>les seconds étages des mêmes courtines et pavillons<lb/>et les troisièmes étages des pavillons 1-2-3<lb/>sont occupés par la caserne des élèves.<lb/>Les salles d’études, les classes et la bibliothèque sont placées dans les premiers étages des courtines e-a-b et des pavillons 2 et 3.<lb/>La pièce au-dessus de la chapelle dans la courtine d et celle au-dessus de la salle de dessus dans la courtine e serviront de magasins.<lb/>Le pavillon 5 est affecté du haut en bas au service de l’infirmerie, au logement des sœurs, du médecin, du chirurgien, à la pharmacie et à la salle de bains.<lb/>En sorte qu’il ne reste pour les logements de l’état-major, les bureaux et les ateliers que<lb/>la courtine c et le pavillon 4 en entier,<lb/>le rez-de-chaussée et l’entresol de la courtine e,<lb/>et le premier étage du pavillon 1.<lb/>Voilà comment je propose de distribuer ces locaux :<lb/>Rez-de-chaussée<lb/>Courtine c<lb/>Dans les deux pièces à la suite du logement du portier et jusqu’au couloir qui conduit à l’escalier du commandant<lb/>Le parloir (2 croisées) de l’autre côté de la porte d’entrée, dans la première pièce<lb/>Le magasin des effets confectionnés pour l’habillement et l’équipement des élèves au moment où ils arrivent à l’école (2 croisées)<lb/>A la suite de ce magasin, une partie des bureaux du quartier-maître trésorier (2 croisées)<lb/>Pavillon 4<lb/>Dans la première pièce, le reste des bureaux du quartier-maître (1 croisée)<lb/>Dans le surplus de ce rez-de-chaussée, en entrant par le couloir en face de la sacristie, les bureaux de l’administrateur (4 croisées)<lb/>Courtine e<lb/>Depuis l’infirmerie jusqu’au logement du portier, des atteliers (5 croisées)<lb/>De l’autre côté de la porte d’entrée, sont placées dans le surplus de la courtine e et le pavillon 1 les cuisines et dépendances et les salles de distribution où les élèves viennent prendre leur ordinaire<lb/>Entresol<lb/>Courtine c<lb/>Du côté de la caserne, un chef d’escadron (7 croisées, comptées sur la cour à partir de l’angle du pavillon 3)<lb/>A la suite, un capitaine d’infanterie (4 croisées) avec l’entresol au-dessus<lb/>Un lieutenant de cavalerie (2 croisées) avec l’entresol au-dessus<lb/>Ces trois logements seront donnés de préférence à des garçons parce que les fenêtres donnent toutes sur la cour. Le couloir est sur la rue.<lb/>Pavillon 4<lb/>Le commissaire des Guerres<lb/>Courtine e<lb/>Du côté de la chapelle, l’administrateur (4 croisées)<lb/>A la suite, la lingerie (2 croisées)<lb/>L’attelier de réparation pour le linge (1 croisée)<lb/>Une pièce pour la distribution du linge aux élèves, la porte donnant vis-à-vis l’escalier qui conduit à la caserne (2 croisées)<lb/>Premier étage<lb/>Courtine c<lb/>D’un pavillon à l’autre avec  les entresols dont les escaliers de communication donnent dans l’appartement, le général commandant, son bureau, la salle de conseil, les archives (13 croisées)<lb/>Dans l’entresol au-dessus, de la porte d’entrée du côté de la caserne, dont l’escalier est placé dans le couloir avant d’arriver au logement du général, l’aumônier (4 croisées)<lb/>L’escalier qui conduit à ce logement est adossé à la bibliothèque. L’aumônier, qui est en même tems bibliothécaire, y entre par le grand escalier placé au bout de son couloir. Il communique à la chapelle et au logement des sœurs par le corridor des entresols, au-dessous de l’appartement du général.<lb/>[dans la marge :] J’ai revu ce logement. Il seroit possible que, d’après la disposition de l’appartement du général, l’entresol destiné à l’aumônier lui fut plus commode pour y établir ses cuisines. Dans ce cas, l’aumônier prendroit, dans le même entresol mais de l’autre côté en entrant par l’escalier adossé à la chapelle, 3 pièces ayant chacune une croisée. Il seroit bien un peu plus loin de la bibliothèque, mais plus près de la chapelle et des sœurs.<lb/>Pavillon 4<lb/>Le commandant en second avec les entresols de ce premier étage<lb/>Second étage<lb/>Courtine c<lb/>Du côté de la caserne, le second chef d’escadron (7 croisées) avec les entresols<lb/>A la suite, le second capitaine d’infanterie (4 croisées) avec l’entresol<lb/>Le lieutenant d’artillerie (2 croisées) avec les entresols<lb/>Le couloir qui mène à ces trois appartemens donne sur la cour et les fenêtres des logemens ont vue sur la rue. Par cette raison, ils conviennent davantage aux officiers mariés. Ils sont d’ailleurs plus commodes au moyen des entresols.<lb/>Pavillon 4<lb/>Le quartier-maître trésorier<lb/>Le second lieutenant de cavalerie, les deux écuyers et les deux sous-écuyers seront logés près du manège.<lb/>Par la distribution que je viens de proposer, tout se trouve placé convenablement.<lb/>En arrivant à l’école, les élèves se rendent d’abord chez le directeur des études pour être examinés. Au pied de son escalier, ils trouvent les bureaux du quartier-maître qui les inscrit au contrôle, reçoit leur acquit. De là, ils passent dans la pièce voisine, au bureau de l’administrateur, qui les fait conduire, toujours au rez-de-chaussée, au magasin où on les équipe. Ils n’ont pas besoin de parcourir la maison. Tout se trouve réuni. Ils entrent dans la cour de la caserne par la porte qui est en face de ce magasin.<lb/>La courtine c, dont les fenêtres donnent sur les chambrées des élèves et les salles d’étude, est occupée en entier par des officiers qui peuvent voir tout ce qui s’y passe.<lb/>Le commandant, en sortant de chez lui, entre par la droite dans les classes et les salles d’étude. Le commandant en second y entre également, mais par le côté opposé.<lb/>L’administrateur est placé au centre de ses magasins, des atteliers, de la cuisine, de l’infirmerie. En passant derrière la chapelle, tout ce qui tient à l’économat peut arriver aux bureaux de l’administrateur sans traverser la cour et sans sortir du château. Les croisées de l’administrateur dominent sur la porte d’entrée destinée au service de l’économat, en sorte que rien ne peut entrer ou sortir sans qu’il le voye.<lb/>Il reste le premier étage du pavillon 1, qui se trouve pour ainsi dire isolé du reste de l’établissement parce qu’il a un escalier particulier qui donne sous le porche d’entrée du côté de la place. Il a vue sur la carrière projettée. Il tient à la caserne d’un côté, aux salles de dessin de l’autre. Il y a des chambrées dessus et dessous. De ce logement, on peut entrer dans les salles d’étude et même dans la caserne par une porte qui sera ordinairement fermée. Quoique moins vaste, l’appartement est aussi beau que celui du commandant. Il avoit été occupé par le dauphin. Il convient parfaitement à l’inspecteur général des études.<lb/>Le 3e étage du pavillon 4, où il y a deux petits logements, restera disponible jusqu’à nouvel ordre.<lb/>Ainsi on logera dans le château<lb/>L’inspecteur général des écoles<lb/>Le général commandant<lb/>Le commandant en second<lb/>Le commissaire des Guerres<lb/>Les deux chefs d’escadron<lb/>Les deux capitaines d’infanterie<lb/>Un des deux lieutenans de cavalerie<lb/>Le lieutenant d’artillerie<lb/>Le quartier-maître<lb/>L’administrateur<lb/>L’aumônier<lb/>Le médecin<lb/>Le chirurgien<lb/>Les sœurs<lb/>Et dans les bâtimens accessoires,<lb/>Le second lieutenant de cavalerie<lb/>Les deux écuyers<lb/>Et les deux sous-écuyers.<lb/>Les professeurs seuls, dont la présence n’est pas nécessaire pour la surveillance des élèves, seront logés dans la ville. Il eût été impossible de les placer tous dans le château et on ne pouroit y en mettre un seul sans donner lieu à des discussions et à des réclamations sans nombre. Cela d’ailleurs doit leur convenir davantage, puisqu’on leur donne une indemnité raisonnable (300 francs par an).<lb/>Blin de Sainmont »</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Feuillet imprimé présentant l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">septembre 1809</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Renseignemens sur l’école militaire de Saint-Germain et sur les conditions à remplir pour y être admis<lb/>Cette école est spécialement destinée à former des officiers de cavalerie.<lb/>On enseigne aux élèves les mathématiques, les belles lettres, l’histoire, la géographie, l’administration militaire. On leur apprend à dessiner la carte, la fortification et à en faire l’application sur le terrain. On leur donne des leçons d’escrime et de natation. On les exerce au tir des diverses espèces d’armes. Ils apprennent toutes les manœuvres de la cavalerie, celles de l’artillerie à cheval et celles de l’infanterie. Ils suivent un cours complet de manège et un cours d’hippiatrique. On entre avec eux dans tous les détails de la maréchalerie et de la sellerie.<lb/>Le cours complet des études est de trois ou quatre ans. Ce temps est compté aux élèves comme service militaire. En sortant de l’école, ils sont placés par l’Empereur dans des régimens de troupe à cheval, avec le grade de sous-lieutenant.<lb/>On ne peut être reçu à l’école avant seize ou après dix-huit. Il n’y est admis que des pensionnaires qui se destinent au service de la cavalerie. La pension est de 2400 francs par an. Elle se paie d’avance par trimestre. Chaque élève apporte un trousseau neuf, que les parens peuvent se procurer à l’école. Les effets qui composent ce trousseau sont détaillés dans l’ordre d’admission envoyé à l’élève pour se présenter au commandant de l’école. La valeur du trousseau est de 700 francs environ.<lb/>Les élèves sont assujettis aux réglemens relatifs au service militaire. Ils vivent en chambrée mais ils couchent seuls et ont des rideaux à leurs lits.<lb/>Leur nourriture se compose du pain de munition, de la soupe, d’un plat de bœuf, d’un plat de légumes et d’une demi-bouteille de vin, matin et soir. L’ordinaire est fait en commun à la cuisine de l’économat où les élèves vont le chercher à l’heure des repas<lb/>Lorsque les élèves sont placés dans les régimens, ils n’ont droit à aucune indemnité et sont tenus de s’habiller, de s’armer, de s’équiper, de se monter et de rejoindre à leurs frais. Mais tant qu’ils sont à l’école, les parens, au moyen de la pension, n’ont aucune autre dépense à faire pour eux.<lb/>Les parens qui désirent faire admettre leurs enfans à l’école s’adressent au ministre de la Guerre ou au préfet de leur département, qui transmet leur demande au ministre. Cette demande doit indiquer la profession du père, et être appuyée<lb/>1° de l’acte de naissance du candidat.<lb/>2° d’un certificat de médecin, qui indique la taille du jeune homme (on n’est pas reçu au-dessus de 4 pieds 9 pouces) et qui atteste qu’il est d’une bonne constitution, qu’il a eu la petite vérole ou qu’il a été vacciné.<lb/>3° d’un certificat qui constate le degré de son instruction. Il faut qu’il écrive et parle correctement le français, qu’il ait fait sa troisième classe de latin, qu’il sache l’arithmétique et la géométrie jusqu’aux solides. Il est examiné par un jury que nomme le préfet de son département. C’est ce jury qui donne le certificat. En arrivant à l’école, l’élève est examiné de nouveau par le directeur des études, et sa réception est ajournée s’il n’a pas toute l’instruction exigée.<lb/>4° d’un certificat du préfet du département dans lequel le père est domicilié, pour faire connaître s’il possède des biens et s’il est en état de payer la pension.<lb/>Les jeunes gens qui sont élèves d’un lycée sont proposés par leurs proviseurs au grand-maître de l’Université, qui renvoie leurs rapports avec son avis au ministre de la Guerre.<lb/>Les élèves du prytanée militaire de La Flèche sont présentés par le commandant de cette école. Ils ne paient pour leur pension que 1500 fr. par an, au lieu de 2400 francs.<lb/>A Paris, de l’Imprimerie impériale<lb/>Septembre 1809 »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement du trésorier de l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1809</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre à M. Petit, quartier-maître, trésorier de l’école militaire de cavalerie, le 17 septembre 1809<lb/>Monsieur,<lb/>Je viens d’arrêter la distribution des logemens qui restoient disponibles dans le château de Saint-Germain pour les personnes attachées à l’état-major de l’école militaire de cavalerie. L’appartement que je vous ai destiné est placé au second étage, dans le pavillon de la chapelle, et comprend toutes les pièces auxquelles on communique par les deux portes d’entrée au haut de l’escalier. J’ai affecté à vos bureaux les deux pièces du rez-de-chaussée qui terminent, du côté de la chapelle,  la courtine du midi et la pièce faisant suite aux précédentes, qui dépend du pavillon de la chapelle et par laquelle on entre en suivant l’escalier dans les autres pièces de ce pavillon. J’en préviens l’officier du Génie.<lb/>J’ai l’honneur de vous saluer. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement de l’administrateur de l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre à M. Menard, administrateur de l’école de Saint-Germain, le 17 septembre 1809<lb/>Monsieur,<lb/>Je viens d’arrêter la distribution des logemens qui restoient disponibles dans le château de Saint-Germain pour les personnes attachées à l’état-major de l’école militaire de cavalerie. L’appartement que je vous ai destiné est placé à l’entresol, dans la courtine du couchant, ayant vue sur la grande place entre le pavillon de l’infirmerie et l’emplacement qu’occupera la lingerie. Une partie des atteliers se trouvent au-dessous de ce logement. Au-dessus, au second étage, sont les magasins, et au rez-de-chaussée, au bout du corridor, dans le pavillon du nord, la cuisine et les accessoires. J’ai affecté à vos bureaux les quatre pièces au rez-de-chaussée dans le pavillon de la chapelle faisant suite aux bureaux du quartier-maître. On entre dans ces pièces par le corridor en face de la sacristie. J’en préviens l’officier du Génie.<lb/>J’ai l’honneur de vous saluer. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur le salaire des ouvriers de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">10 décembre 1809</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Saint-Germain<lb/>Rapport fait au ministre le 10 décembre 1809<lb/>D’après le décret d’organisation, il doit y avoir à l’école militaire de Saint-Germain :<lb/>Un maître tailleur,<lb/>Un maître culottier,<lb/>Un maître bottier,<lb/>Un maître armurier,<lb/>Un maître sellier.<lb/>La solde du tailleur, du culottier et du bottier est de 33 centimes par jour dans les dragons. Celle de l’armurier et du sellier est de 78 centimes.<lb/>J’ai l’honneur de proposer à Son Excellence d’accorder la même solde aux cinq maîtres ouvriers de l’école de Saint-Germain, avec le tiers en sus, ainsi qu’en jouissent ceux de l’école de Saint-Cyr, de sorte que la solde du tailleur, du bottier, du culottier, sera de quarante-quatre centimes par jour, et elle de l’armurier et du sellier sera de un franc quatre centimes aussi par jour, le supplément compris.<lb/>Les façons et les réparations leur sont payées à part d’après les tarifs qu’arrête le conseil d’administration de l’école.<lb/>Blin de Sainmore<lb/>[dans la marge :] Approuvé, 20 décembre »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement des professeurs de l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre de la Guerre à MM. les membres du conseil d’administration de l’école militaire de Saint-Germain le 20 décembre 1809<lb/>Messieurs,<lb/>A l’école militaire de Saint-Cyr, les professeurs qui ne sont point logés dans l’intérieur de l’établissement, faute de place, reçoivent une indemnité qui a été fixée à trois cens francs par an. Je viens d’accorder la même indemnité aux professeurs de l’école militaire de Saint-Germain. Elle sera également payée sur le même pied aux écuyers, aux sous-écuyers et au quartier-maître trésorier jusqu’à ce que les logements qui leur sont ou qui leur seront destinés soient réparés et en état de les recevoir. Cette indemnité sera prise sur les fonds de l’école et imputable sur la masse du casernement. Il ne leur sera donné aucune indemnité pour leur ameublement.<lb/>Quant aux officiers, ils recevront sur les fonds du casernement des troupes l’indemnité de logement déterminée pour leur grade, de même que l’indemnité d’ameublement quand ils ne seront pas meublés par l’école. Ces deux indemnités sont fixées ainsi qu’il suit, par année :<lb/>Général de division : casernement : 1800 f., ameublement : 600 f.<lb/>Colonel : casernement : 600 f., ameublement : 200 f.<lb/>Commissaire des guerres : casernement : 600 f., ameublement : 200 f.<lb/>Chef d’escadron : casernement : 480 f., ameublement : 160 f.<lb/>Capitaine : casernement : 216 f., ameublement : 108 f.<lb/>Lieutenant : casernement : 144 f., ameublement : 78 f.<lb/>Chirurgien, médecin : casernement : 216 f., ameublement : 108 f.<lb/>Ces indemnités cesseront dès que les officiers seront logés ou meublés aux frais de l’établissement.<lb/>Recevez, Messieurs, l’assurance de ma parfaite considération. »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement des professeurs de l’école militaire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1809/1809" encodinganalog="3.1.3">31 décembre 1809</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Minute de la lettre écrite par le ministre à M. le général Clément de la Roncière le 31 décembre 1809<lb/>Général,<lb/>Quand j’ai pris ma décision relative à l’indemnité de logement du professeur de l’école militaire de cavalerie, je n’avois point encore nommé M. l’abbé Langlet à la place d’aumônier, quoique l’avis que je vous ai donné pour cette indemnité soit postérieur à sa lettre de nomination. Il n’y a point de doute qu’il doit être traité de même que le professeur et jouir comme eux de l’indemnité de trois cens francs par an jusqu’à ce qu’il puisse être logé dans l’un des bâtimens dépendans de l’école.<lb/>Recevez, Général, l’assurance de ma parfaite considération. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’uniforme des élèves de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">18 février 1810</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Paris, le 18 février 1810<lb/>Général,<lb/>Je viens d’approuver une partie des changemens que vous m’avez proposé de faire à l’uniforme qui avait été d’abord déterminé pour les élèves de l’école militaire de Saint-Germain. En conséquence, ils porteront :<lb/>En grande tenue<lb/>L’habit vert, avec collet, revers et paremens de la même couleur, bordés d’un liseré blanc, doublure rouge, poches en long bordées d’un liseré rouge.<lb/>La veste de drap blanc.<lb/>La culotte en peau de mouton blanche.<lb/>Le casque de dragon.<lb/>En petite tenue<lb/>Le surtout vert, doublure de même couleur.<lb/>La veste et la culotte en drap vert.<lb/>J’ai préféré cette couleur à la grise que vous proposiez.<lb/>Actuellement, Général, rien n’empêche plus que le conseil d’administration arrête définitivement le montant du trousseau à fournir par les élèves au moment de leur entrée à l’école. Vous voudrez bien, aussitôt que les marchés et les tarifs auront été établis, m’envoyer l’état détaillé de tous les effets qui entrent dans la composition du trousseau avec le prix de chaque effet.<lb/>Recevez, Général, l’assurance de ma parfaite considération.<lb/>Le ministre de la Guerre<lb/>Signé Duc de Feltre »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">1er août 1810</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ecole militaire spéciale de cavalerie<lb/>Rapport à Son Altesse le prince de Neufchâtel et Wagram, vice connétable, sur la dite école<lb/>Cette école, qui doit sa création à la munificence de l’Empereur, paraît remplir le vœu des familles riches de l’Empire. Elle a été vue avec le plus grand intérêt.<lb/>Il est à croire qu’un nombre considérable d’élèves y serait accouru sans deux causes qui tiennent à ce que les parents diffèrent d’y ammener leurs enfants sachant que l’établissement n’est pas monté, et à ce qu’il n’y a pas eu de conscription depuis un an. Cependant, le nombre d’élèves admis en 1809, quoique peu considérable, était assez avantageux.<lb/>Pour soutenir les espérances des familles et les engager à y envoyer leurs enfans, il est urgent de l’organiser provisoirement au complet d’un escadron formant d’après le décret 300 élèves.<lb/>Les détailles suivant présentent ce qui existe et ce qui reste à faire :<lb/>Officiers<lb/>Le général de division commandant, le colonel commandant en second, directeur des études, et deux seuls officiers se trouvent attachés à l’école ; encore ces derniers sont-ils d’infanterie : il manque deux chefs d’escadron, deux adjudans, major de cavalerie t un officier d’artillerie. il importe que ces officiers soient nommés le plus tôt possible, car l’instruction sous les rapports militaires en souffre, ainsi que la surveillance qui est très difficile, vu la distribution du quartier.<lb/>Professeurs<lb/>Tous les cours sont en activité, à l’exception de ceux d’administration militaire et d’hippiatrique. Les professeurs de ce dernier ne sont pas encore nommés.<lb/>Elèves<lb/>Le décret de formation porte l’effectif à 600. L’école ouverte le 15 octobre 1809 a reçu jusqu’ ce jour 123 élèves et l’effectif n’est actuellement que de 113, dix ayant été rayés des contrôles par ordre de Son Excellence le ministre de la Guerre, savoir<lb/>4 reformés pour cause d’infirmités<lb/>2 rayés pour inconduite<lb/>1 rentré dans ses foyers<lb/>1 passé à La Flèche<lb/>1 fait officier<lb/>1 décédé<lb/>Chevaux<lb/>D’après le décret de formation, l’école doit avoir 500 chevaux dont 100 de manège et 400 d’escadrons.<lb/>Chevaux de manège. Trente et un chevaux de manège prêtés par l’école de Versailles servent à donner les premières leçons d’équitation, et cette quantité tout à fait insuffisante retarde la marche de l’instruction. Il est nécessaire qu’elle soit portée à 60.<lb/>Ce nombre peut être considérable comparativement à celui de 100 déterminé pour le complet des élèves, mais il suffira de remarquer que les 113 élèves présents ont besoin des premiers principes d’équitation et que lorsque l’école sera complètte, les entrées et sorties n’offriront pas même une mutation annuelle plus considérable.<lb/>Chevaux d’escadron. Il n’existe pas un seul cheval d’escadron. Cent vingt seraient absolument nécessaires pour le présent.<lb/>La formation d’un escadron complet de manœuvre en exige 113, savoir<lb/>Commandant d’escadron : 1<lb/>Capitaine de remplacement : 1<lb/>Commandants de peloton : 4<lb/>Officiers de serre file : 2<lb/>Sous-officiers de serre file : 4<lb/>Sous-officiers d’encadrement : 2<lb/>Cavaliers : 96<lb/>Trompettes : 3<lb/>Total : 113<lb/>Les chevaux faisant le complet des 120 doivent remplacer les malades et les éclopés.<lb/>Le prompt achat de 120 chevaux d’escadron et de 60 de manège est d’autant plus instant qu’il faudra encore, avant que de les mettre entre les mains des élèves, les dresser ou du moins les débourrer pour éviter les accidents.<lb/>On ne demande que 120 chevaux d’escadron, mais il sera nécessaire d’en avoir 200, attendu que le nombre des élèves sera sans doute porté sous peu à un plus grand effectif.<lb/>Manège<lb/>Un jeu de paume détaché de l’école sert de manège. Il n’est que pour donner les premières leçons. Vu ses petites dimensions, il est donc urgent d’en fait construire un convenable pour le service de l’école.<lb/>Ecuries<lb/>Des écuries pour près de 300 chevaux avaient été mises à la disposition de l’école militaire de cavalerie par décret du 14 décembre 1809 mais Son Excellence le ministre de la Guerre ayant ordonné de remettre au commandant de l’école des trompettes une partie des bâtimens accordés par ledit décret, lesquels bâtimens se trouvent au centre de ceux appartenants à l’école militaire de cavalerie, il ne lui reste plus d’écurie que pour deux cens chevaux.<lb/>Bâtimens<lb/>La partie des bâtimens qui sert au casernement des élèves est en assez bon état et disposée pour en recevoir 600. Mais le rez-de-chaussée, étant trop humide, ne pourra dans aucun cas être occupé, ce qui réduit le logement convenable à cinq cens hommes.<lb/>L’on ne s’est nullement occupé du logement de messieurs les officiers et fonctionnaires de l’école. Il est cependant bien nécesaire que les premiers surtout logent dans l’intérieur.<lb/>Le conseil d’administration a fait faire l’arpentage et l’estimation des terrains et bâtimens appartenant à différens particuliers et affectés à l’école par le décret de Sa Majesté. Les procès-verbaux ont été adressés à Son Excellence le ministre de la Guerre et le conseil attend avec impatience la décision qui le mettre à même de faire commencer les travaux.<lb/>Carrière<lb/>Une partie des bâtimens affectés par le dit décret doit être abattus et rasés pour former la carrière destinée aux manœuvres, mais cette carrière ne sera pas assez grande lorsque l’école sera au complet de trois à quatre cens élèves, n’offrant qu’un prolongement de 400 mètres sur 290.<lb/>Trois escadrons en bataille exigent 330 mètres, y compris les intervalles, et il n’en restererait que 70 pour exécuter une marche, ce qui serait insuffisant pour rectifier les erreurs. Il serait donc nécessaire au bien de l’école d’y joindre un petit terrain qui se trouve au bout du parterre et connu sous le nom de quinconce. Il touche à celui concédé et est à la disposition de Sa Majesté, faisant partie des domaines.<lb/>Chapelle<lb/>Il existe un corps de bâtiment destiné à la chapelle, mais les réparations à faire seront considérables. Cependant, elles sont indispensables.<lb/>Cour de récréation<lb/>Il n’y a pas de cour de récréation et les élèves sont obligés de rester dans celle du château pendant les momens de repos.<lb/>Artillerie<lb/>Il n’existe encore à l’école aucune pièce de canon. Par le décret de formation, deux pièces de 8, deux obusiers et les caissons nécessaires, le tout attelé, doivent y être attachés.<lb/>Poligone<lb/>Le terrein destiné au poligone et à la construction des redoutes et batteries n’est pas encore déterminé. Il sera difficile de le trouver à porter de l’école.<lb/>Effets de casernement<lb/>L’école est fournie d’effets de casernement pour recevoir deux cens élèves et les marchés seront passés pour un plus grand nombre dès que le besoin l’exigera.<lb/>Fonds<lb/>L’école a reçu depuis son ouverture, pour pensions et trousseaux, la somme de : 241648 f.<lb/>Plus, à titre de secours avancé par Son Excellence le ministre de la Guerre, celle de : 37000<lb/>Total : 278648 f.<lb/>Elle a dépensé celle de : 248384<lb/>Il en reste en caisse au 1er juillet 1810 : 30264<lb/>Laquelle somme est même due à différens fournisseurs.<lb/>Il résulte de cette apperçu que l’école, vu le petit nombre d’élèves, n’a aucuns fonds à sa disposition et que ceux rentrant des pensions sont à peine suffisans pour les dépenses journalières et celles déjà faites.<lb/>Il est donc indispensable de lui ouvrir un crédit d’un million à douze cent mille francs pour être affecté aux dépenses approximatives cy après :<lb/>1er achat de deux cens soixante chevaux, de sellerie et ustensiles d’écurie : 186000 f.<lb/>2 acquisition des terreins et bâtimens affectés à l’école par décret du 14 décembre 1809 : 500000 f.<lb/>3 frais de construction, de manège, d’écurie, de mur de clôture et d’établissement : 500000 f.<lb/>Total : 1186000 f.<lb/>Cette somme serait rendue au Trésor public par dixième à datter de l’époque à laquelle le nombre des élèves serait de trois cens pensionnaires, parce qu’alors il sera ferait une économie de plus de cent mille francs par année.<lb/>Le général commandant croit devoir représenter que si l’école de Saint-Cyr continue à donner à l’armée des officiers pour les troupes à cheval, celle de Saint-Germain aura de la peine à se compléter, attendu que les parents, espérant voir leurs enfants passer de Saint-Cyr dans la cavalerie, préfèrent les mettre dans cette école où la pension n’est que de 1200 f. Il serait donc nécessaire, pour le bien de celle de cavalerie, d’arrêter de suite ou du moins sitôt après la première promotion, que celle de Saint-Cyr ne fournira plus d’élèves pour la cavalerie. Cette mesure est, je crois, indispensable.<lb/>Le général de division commandant l’école militaire spéciale de cavalerie<lb/>Baron Clément de la Roncière<lb/>A Saint-Germain-en-Laye, le 1er août 1810 »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le mur du promenoir de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">17 juin 1811</unitdate>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>7ème division<lb/>Bureau du matériel du Génie<lb/>Rapport fait au ministre le 17 juin 1811<lb/>Sur le compte rendu au ministre le 19 avril dernier 1° d’une demande faite par M. le général Clément, commandant l’école de cavalerie de Saint-Germain, pour la construction autour du château d’un mur de clôture devant fermer l’espace destiné à servir de promenoir aux élèves, construction évaluée à 36200 f., 2° d’une observation de M. le directeur du casernement concernant les inconvéniens qu’il y aurait à suivre dans la construction de ce mur le tracé proposé, le ministre a prescrit de conférer sur cet objet avec M. le général Clément et de prendre ultérieurement les ordres de Son Excellence.<lb/>M. le directeur du casernement, après avoir annoncé le 17 mai que les changemens qu’il avait indiqués pour être faits au tracé dont il s’agit, afin de le rendre plus régulier, étaient adoptés par M. le général Clément, a envoyé un nouveau plan ci-joint et un nouvel état estimatif montant à 42500 f., c’est-à-dire à 6300 f. de plus que le 1er, en faisant observer que cette différence provenait de ce que M. le général tenait à ce que le mur de clôture fût flanqué de petites tours aux différens angles déterminés pour le nouveau tracé et à ce qu’il fût établi une porte donnant sur le parterre.<lb/>D’après cet exposé et les instances de M. le général Clément pour l’établissement de l’enclos dont il s’agit, on propose à Son Excellence d’y donner son approbation ainsi qu’à la dépense de 42500 f., laquelle sera imputée sur les fonds de l’administration de l’école.<lb/>Le colonel chef de la division<lb/>Delant<lb/>[dans la marge :] Approuvé »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les conditions de vie des élèves de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">décembre 1811</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Paris, le [vide] décembre 1811<lb/>Monsieur le général Clément<lb/>Général,<lb/>Dès l’année dernière, j’avais été informé que, plusieurs fois, vous aviez fait venir les élèves de l’école dont le commandement vous est confié à des bals que vous aviez donnés chez vous. Je ne vous ai point écrit alors, ne doutant pas que vous ne sentissiez bientôt que cela avait de grands inconvéniens et que ce qui était tout au plus tolérable dans des réunions que leurs motifs pouvaient faire considérer comme des fêtes de corps ou des fêtes publiques ne devait pas se renouveller dans des réunions particulières. Cependant, on m’assure que des élèves ont encore été admis à un bal que vous avez donné depuis peu de jours. Je le désapprouve formellement et vous recommande de laisser à l’avenir les élèves à leurs études et de ne les en distraire sous aucun prétexte.<lb/>Je reçois aussi des plaintes sur la mauvaise qualité de la nourriture des élèves. Ces plaintes sont trop multipliées pour qu’il me soit possible de ne les pas croire fondées. Occupez-vous sur le champ de les faire cesser. Sans doute cette nourriture ne doit pas être délicate et recherchée comme celle à laquelle les élèves étaient pour la plus part accoutumés dans leurs familles, mais il y a loin de là à une nourriture qu’ils ne peuvent prendre sans répugnance. Si j’en crois les rapports qui me sont faits, c’est le terme dont je dois me servir. La viande, et le vin surtout, ont donné lieu aux plaintes. Si j’étais moins sûr de la probité de l’homme que j’ai nommé à la place d’administrateur, je serais fondé à présumer que l’on a imposé aux fournisseurs des conditions étrangères au service des élèves et qu’ils ne peuvent les remplir qu’en altérant la qualité de ce qu’ils doivent fournir pour l’école. Mais je n’attribue ce qui a fait naitre les plaintes qu’à un défaut de surveillance. Donnez ordre aux officiers de veiller avec la plus constante activité sur la nourriture au moment des distributions et assurez-vous souvent par vous-même que les alimens sont sains, en quantité suffisante et que les assaisonnemens en sont frais et de bonne qualité.<lb/>Les parens se plaignent encore de la facilité que les élèves trouvent à dépenser de l’argent, ce qui me prouve que mes intentions à cet égard ne sont point exécutées, puisque les élèves ne devraient recevoir, outre leur sol de poche, que 6 f. par mois de haute paye. La pension, qui déjà est assez chère, le devient davantage par cette facilité. Elle retient beaucoup de familles. Il est d’autant plus nécessaire de tenir la main à la stricte exécution du règlement que les élèves du gouvernement n’ont pas les moyens de faire la même dépense et que cela donne lieu à des querelles et à des animosités qu’il faut prévenir autant que cela est possible.<lb/>J’écris aux préfets qu’ils renouvellent à leurs administrés les annonces qu’ils leur ont déjà faites au sujet de l’école de Saint-Germain et pour qu’ils leur fassent connaître que la volonté de l’Empereur est que les jeunes gens qui ne seraient pas déjà au service depuis 8 ans ne puissent obtenir de sous-lieutenance s’ils n’ont passé par les écoles militaires. Je les charge même d’écrire particulièrement aux familles les plus marquantes. Mais cette mesure ne produira que de bien faibles résultats si les familles qui ont des élèves à l’école peuvent encore se plaindre avec raison et éloignent par ces motifs de plaintes, qu’elles ne manquent pas d’exagérer, les parens dont les enfants seraient disposés à demander leur admission.<lb/>Ce n’est donc, Général, qu’en vous occupant constamment de l’école à la tête de laquelle l’Empereur vous a placé, ce n’est qu’en exigeant que chacun y remplisse toute la tâche qui lui est imposée, que l’établissement inspirera la confiance dont il a besoin pour se completter.<lb/>Recevez, Général, l’assurance de ma parfaite considération.<lb/>Le ministre de la Guerre<lb/>Duc de Feltre »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant le champ d’exercice au tir au canon nécessaire pour l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">21 décembre 1811</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de la Guerre<lb/>Bureau des écoles militaires<lb/>Rapport fait au ministre le 21 décembre 1811<lb/>L’Empereur a approuvé que le polygone de l’école militaire de Saint-Germain soit établi dans la forêt. Le ministre a recommandé au général Clément de choisir, pour l’emplacement de ce polygone, un lieu éloigne de toutes les routes fréquentées et qui soit sans issue. Il est en même tems essentiel de le placer dans un endroit qui soit sans inconvénient pour les chasses. C’est pour consulter le Grand Veneur et le préfet du département que je propose à Votre Excellence de demander au général Clément quel est l’endroit qu’il a désigné.<lb/>Je prie aussi Son Excellence d’autoriser le directeur général du dépôt de la Guerre à faire remettre au bureau des écoles militaires un exemplaire de la feuille de la carte des chasses où se trouve la forêt de Saint-Germain. Elle est indispensable pour bien connaître l’emplacement du polygone. M. Muriel, que j’ai commencé par consulter, me répond (sa lettre est ci-jointe) qu’il y a plusieurs feuilles dépareillées de la carte générale des chasses, et qu’au nombre de ces feuilles se trouve celle de la forêt de Saint-Germain.<lb/>Blin de Sainmore »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le champ d’exercice au tir au canon nécessaire pour l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
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              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">2 janvier 1812</unitdate>
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              <p>« Saint-Germain, le 2 janvier 1812<lb/>Le général de division, baron de l’Empire, commandant l’école militaire de cavalerie, à Son Excellence monseigneur le duc de Feltre, ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>Le lieu que j’ai désigné comme le plus convenable pour établir le polygone de l’école est l’ancienne route de Pontoise, qui part de celle des Loges et va aboutir à l’endroit appelé la Marre aux cannes. Mais cette route, que l’on ne suit plus depuis longtemps, n’offrait pas tout à fait assez de largeur. Il sera indispensable, pour la rendre absolument propre à ce genre de service, de faire couper, de chaque côté, dix ou douze pieds de bois taillis. En faisant alors la butte un peu plus haute que de coutume, on perdra très peu de boulets et l’on n’abimera pas le bois.<lb/>Si Votre Excellence n’adoptait pas cet emplacement, les élèves seraient obligés d’aller à près de deux lieues pour suivre ce travail, et leur temps est trop précieux pour que l’on ne cherche pas tous les moyens de l’économiser.<lb/>J’attendrai la réponse de Votre Excellence avant de rien faire.<lb/>Agréez, Monseigneur, l’assurance du respect avec lequel je suis votre très humble serviteur.<lb/>Baron Clément de la Roncière »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les conditions de vie des élèves de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1812</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Paris, le 15 avril 1812<lb/>A Son Excellence monsieur le duc de Feltre, ministre de la Guerre<lb/>Monsieur le Duc,<lb/>Je me suis rendu avant-hier lundi à 9 h. ½ du matin à l’école de Saint-Germain, ainsi que me l’avait prescrit Votre Excellence. J’espérais arriver avant l’heure du dîner, que vous m’aviez annoncé être à 10 h., mais à 9 h. ¾ tout était terminé et il ne restait ni dans les chambrées ni à la cuisine aucun vestige de ce repas. J’ai pu seulement goûter le pain et le vin. Le pain est bien médiocre ! Il est mal confectionné et très certainement le seigle ou quelqu’autre graine inférieure y domine. J’en remets un échantillon à Votre Excellence. C’est la ration ou portion d’un élève pour un jour. D’après les réglemens, ce pain devrait peser 38 onces ancien poids. Il pesait lundi au soir 34 onces 2 gros. Ainsi, il y avait un dixième environ de déficit.<lb/>Le vin est un très petit vin de Gâtinois. Il m’a paru naturel, mais bien léger. Le prix du marché est de 30 centimes le litre, y compris le droit d’entrée et le bénéfice du fournisseur, ce qui fait revenir la bouteille ou ration à 22 centimes ½. A ce prix, il est impossible d’avoir du bon vin.<lb/>La marmitte du soir était en train. La viande m’a paru belle. Mais ayant assisté à la distribution du soir, je doute, d’après l’examen des portions, qu’il y ait eu demi-livre de viande à la marmite pour chaque élève et celle nécessaire pour les portions des servans. La soupe, que j’ai goûtée, était très légère. Elle était composée de pain blanc et de bouillon, sans légumes. Le plat de légumes servi aux élèves était de pommes de terre réduites presqu’en purée. Elles avaient été cuites dans la marmite de la soupe et retirées à l’aide d’un filet qui les enveloppait. Ainsi la même viande avait servi à faire la soupe et à préparer les légumes. C’est une des causes de la légèreté de la soupe, les pommes de terre ayant pris dans leur cuisson une bonne partie de la viande.<lb/>Je n’ai trouvé, dans les dispositions mécaniques de la cuisine, aucune garantie contre la fraude des servans. On pèse, m’a-t-on dit, la viande et les légumes que l’on met à la marmite, et c’est un officier ou un agent de l’administration qui constate cette pesée. Après cela, la marmite reste ouverte, à la disposition du cuisinier et des servans qui peuvent, à leur gré, en retirer ce qui leur plait et y substituer de l’eau au moyen des robinets immédiatement au-dessus des marmites.<lb/>Le repas du matin était composé d’une soupe et d’un bouilli, ainsi que celui du soir, et en outre d’une portion de riz cuit au lait en lieu et place de légumes.<lb/>Il est bon d’ajouter qu’il faut monter 138 marches depuis la cuisine jusqu’au logement des élèves et qu’à raison de ce long trajet et de la nécessité de disposer d’avance l’ordinaire dans les gamelles pour que les élèves de corvée puissent venir les prendre avec ordre, tout doit être froid, pendant l’hiver surtout.<lb/>La partie habitée de la maison m’a parue tenue proprement. Il serait à désirer que les lits fussent un peu plus larges. Les fournitures, que j’ai visitées dans plusieurs chambres, m’ont paru bonnes.<lb/>La distribution des chambres rend la surveillance difficile. Cette distribution ne peut pas être changée dans les mansardes, du moins actuellement occupées par les élèves, et cela est fâcheux.<lb/>On a placé les latrines dans les anciennes cages à ce destinées. Elles n’avaient pas autrefois le grand inconvénient qu’elles ont aujourd’hui, parce qu’elles étaient mieux closes, plus soignées, et beaucoup moins fréquentées. Dans l’état actuel des choses, il est indispensable de les déplacer quelle que soit la dépense. Il est bon de prévenir que ce changement sera très coûteux.<lb/>L’infirmerie provisoire est proportionnée au nombre ordinaire des malades. Il était hier de douze et on m’a assuré qu’il n’avait jamais excédé quinze, et que le plus souvent il n’allait pas à dix. Elle est tenue proprement par trois sœurs chargées du pot-au-feu et de la préparation des alimens légers et des remèdes ordinaires. Les remèdes composés sont fournis par un pharmacien de la ville. Une galerie couverte et fermée de vitres lui sert de promenoir.<lb/>J’ai demandé à goûter le bouillon et les alimens. Il n’y avait qu’un très petit reste de bouillon au fond du pot-au-feu. Il avait bon goût et bonne odeur. On m’a assuré que les malades avaient toujours du pain blanc et du petit vin de Bourgogne de bonne qualité. Je n’ai pu goûter ni l’un ni l’autre.<lb/>L’établissement de l’école étant à peine ébauché, les élèves sont obligés de sortir de l’enceinte du château soit pour se rendre au manège, soit pour les exercices et manœuvres à pied et à cheval, qui ont lieu dans la promenade publique de la ville. Il n’existe dans l’enceinte du château qu’une seule cour intérieure, peu aérée à raison de la grande élévation des bâtimens, et beaucoup trop petite pour le nombre des élèves.<lb/>Il est indispensable, si Sa Majesté veut conserver cette école, de réunir dans une même enceinte le manège, les écuries, les cours ou promenoirs des élèves, les champs d’exercice ou de manœuvre, et tous les accessoires nécessaires à un établissement de cette nature. Mais ce serait à mon avis se faire illusion que de penser que les dépenses que doivent entraîner tous ces établissemens peuvent être couvertes par les pensions des élèves. Avec le tems, sans doute, lorsque le nombre des élèves pensionnaires sera porté de trois à  quatre cents, les pensions couvriront et au-delà toutes les dépenses quelconques. Mais dans ce moment, il est indispensable que le gouvernement fasse les fonds du 1er établissement, sauf à se couvrir plus tard de cette espèce de prêt, lorsque le produit des pensions le permettra.<lb/>J’ai examiné sur le terrein les différens projets présentés et j’ai prescrit à l’officier du Génie de faire le plan et le devis estimatif du projet qui m’a paru à la fois le plus convenable et le plus économique.<lb/>Plus tard, on s’occupera des distributions et de l’arrangement de l’intérieur inhabité du château.<lb/>Dans ce moment, il importe, il est urgent de renoncer à une économie mal entendue et impolitique. Des jeunes gens de 16 à 22 ans habités chez eux à une nourriture bonne et abondante ne peuvent se faire à celle de l’école, insuffisante et souvent mauvaise. Ils se procurent des alimens à tous pris et leurs parens, presque tous riches, y pourvoient par leurs largesses. C’est une source d’abus qu’il faut tarir.<lb/>Pour y parvenir, il faut :<lb/>1° substituer au mauvais pain de munition du bon pain bis blanc en même quantité ;<lb/>2° faire délivrer du vin moins léger et plus généreux ;<lb/>3° augmenter la quantité de légumes, de beurre et autres objets d’assaisonnement, afin que le plat de légumes puisse être fait dans une marmite distincte, et qu’il y en ait néanmoins en suffisante quantité dans la soupe ;<lb/>4° prendre les mesures de précaution nécessaires pour être assuré que la part des élèves sera telle qu’elle doit être et que ni le cuisinier ni les servans ne pourront plus rien distraire des marmites ;<lb/>5° peut-être conviendrait-il de ne faire qu’une seule soupe au lieu de deux par jour et de substituer à la soupe et au bouilli du repas du soir un bon plat de viande bien apprêté. Dans cette donnée, il faudrait augmenter d’un quart la ration de viande.<lb/>La nourriture des élèves coûte par jour, d’après les marchés existans : 1 f. 0254 c.<lb/>Ce qui donne pour l’année entière une dépense de : 373 f. 27 c.<lb/>Si l’on se décidait à employer à cette nourriture 28 sols ou 1 f. 40 c. par jour, la dépense par année serait de 511 f.<lb/>Assurément, cette dépense ne serait pas considérable, à raison surtout de la pension exigée des élèves, et ces jeunes gens auraient du bon pain et une nourriture saine et abondante ainsi que le veut l’Empereur.<lb/>Au moyen de cette fixation de prix dans la dépense de l’ordinaire, on pourrait ajouter à l’ordinaire actuel un quart de livre de viande, augmenter dans une proportion convenable le beurre, les légumes et les divers assaisonnemens, substituer du pain bis blanc au pain de munition, et fournir du vin de meilleure qualité. Il est bon d’observer que l’on ne donne à chaque élève qu’une petite bouteille par jour, équivallente au trois quart du litre.<lb/>Sur la ration de viande, ¾ de la livre seraient employés à la soupe du matin, et la demi-livre restante serait servie le soir, bien apprêtée.<lb/>Il serait utile, nécessaire, qu’il y eût des salles à manger à portée des cuisines pour les repas des élèves. Il en résulterait un peu plus d’ordre dans les distributions et plus de propreté dans les chambrées et dans le grand escalier qui y aboutit, et les élèves auraient l’avantage de manger leurs alimens chauds. Le local ne manque pas pour ces salles à manger, la majeure partie du château étant inhabitée. Sa mise en état exigera beaucoup de dépenses.<lb/>Il n’y a point encore dans cette maison de salle de réception. Celle où se réunit le conseil est petite et mesquine, et ne peut en aucune manière servir de salle de réception.<lb/>Les parens des élèves qui viennent les voir sont reçus dans un parloir commun mal éclairé, mal arrangé et beaucoup trop petit. Comme les visites n’ont lieu que les dimanches, j’ai conseillé d’y affecter provisoirement la salle d’escrime comme 2ème parloir, afin de ne pas renvoyer, ainsi que cela arrive, un grand nombre de parents qui ne peuvent être admis faute de local.<lb/>Dès l’origine, l’école a été montée et organisée avec trop de luxe quant au nombre et aux traitements des écuyers, professeurs, maîtres etc. parce qu’on a sans doute espéré que le nombre des élèves, fixé à six cents, serait bientôt complet. Voilà la 1ère cause peut-être de l’économie impolitique et mal entendu qui a eu lieu sur la nourriture des élèves, et probablement aussi sur leur trousseau. Il a fallu pourvoir à des dépenses fixes très considérables dont voici l’apperçu :<lb/>Traitement extraordinaire et frais de représentation du gouverneur : 12000 f.<lb/>Idem du commandant en 2ème : 4000 f.<lb/>Traitement et indemnité de logement de 22 écuyers, sous-écuyers, professeurs, maîtres, aumônier, bibliothécaire : 72000 f.<lb/>Administrateur comptable, ses trois employés et seize servans ou portiers : 14000 f.<lb/>Quartier-maître trésorier : 5000 f.<lb/>Trois secrétaires, 1 pour le général commandant, 2 pour le quartier-maître : 3400 f.<lb/>Trois sœurs hospitalières et un infirmier : 2000 f.<lb/>Trois surveillans des écuries, deux maréchaux ferrant et 42 palefreniers : 29243 f. 14<lb/>Le terme moyen des élèves en 1811 a été de 155. Il a dû être payé pour chacun pour denier de poche, linge et chaussure et blanchissage 33 c. par jour, ce qui fait pour l’année : 18679 f. 75<lb/>Et pour 5 élèves gratuits : 602 f. 25<lb/>Nourriture de 150 chevaux (je suppose que ce nombre a été complet toute l’année) à 1 f. 20 c. par jour : 65700 f.<lb/>Pain, vin et ordinaire pour 160 élèves pendant un an, y compris 5 élèves gratuits, à raison de 373 f. 27 c. par an : 59723 f. 20<lb/>Idem pour 16 servans : 5579 f. 54<lb/>Entretien, réparation et remplacement de l’habillement : 9000 f.<lb/>Bois et lumières : 10729 f.<lb/>Casernement : 5000 f.<lb/>Hôpital : 10000 f.<lb/>Fournitures pour les classes et les bureaux, port de lettres, achat d’instrumens pour l’instruction, objets d’administration générale : 7278 f.<lb/>Remontes : 6000 f.<lb/>Harnachement, ferrages et médicamens : 3657 f.<lb/>Total de la dépense : 343591 f. 88<lb/>On n’a pas compris dans cette dépense<lb/>1° le prix de l’achat des chevaux (j’en ignore le nombre, quant aux pris, M. le général Clément m’a dit qu’ils lui coûtaient environ 500 f.)<lb/>2° les dépenses du mobilier, qui a journellement été augmenté à mesure des besoins ; au 1er janvier, il était monté pour 200 élèves, il l’est aujourd’hui pour 250<lb/>3° les dépenses considérables pour la réparation et l’entretien du château et de ses dépendances et pour la construction des nouveaux murs de clôture (l’entrepreneur est en avance sur les travaux de 1811 de 31000 f.).<lb/>On n’y a pas compris les dépenses des trousseaux, parce que ce que payent les élèves à leur entrée est plus que suffisant pour y faire face et que je suis convaincu que l’école doit faire de grandes économies sur cet objet de dépense. Par le même motif, je me dispenserai dans cet apperçu de porter en recette ce que payent les élèves pour leur trousseau.<lb/>Recette<lb/>Nous avons dit que le nombre moyen des élèves payans en 1811 était de 155. Ainsi la recette totale à raison de 2400 f. par an, déduction faite du trousseau, est de : 372000 f.<lb/>La dépense par apperçu des objets fixes et invariables est de : 343591 f. 88<lb/>Différence : 28408 f. 12<lb/>On sent qu’il est impossible que cette somme de 28408 f. 12 puisse faire face aux différentes dépenses énoncées ci-avant qui n’ont pas été comprises dans les dépenses fixes.<lb/>Il est, je pense, nécessaire d’apurer la comptabilité de l’école dans toutes ses parties, de la mettre à jour, et de ne prélever sur ses recettes pour achat de terrein, constructions, réparations et entretien des bâtimens que ce qui peut rester libre après avoir largement pourvu aux dépenses fixes et surtout à la nourriture des élèves.<lb/>Si l’école était destinée à n’avoir que 200 élèves, il faudrait, ainsi que je l’ai dit, que le gouvernement se chargeât de toutes les nouvelles constructions et de toutes les réparations un peu importantes.<lb/>Je n’ai point parlé du manège et des écuries.<lb/>Le manège est un ancien jeu de paume beaucoup trop petit eu égard au nombre des élèves. Plus tard, il en faudra un nouveau qui ait les dimensions convenables. Les nouvelles écuries sont bien appropriées et en bon état. Il faudra les aggrandir si l’école est portée à 400.<lb/>Ces deux bâtimens sont hors de l’enceinte du château. Ils doivent par la suite être renfermés dans l’enceinte projetée.<lb/>Je prie Votre Excellence de vouloir bien agréer l’assurance de ma plus haute considération.<lb/>Comte Dejean »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à mener au château de Saint-Germain-en-Laye par ordre de l’empereur</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1812</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain, le 25 avril 1812<lb/>Le général de division, baron de l’Empire, commandant l’école militaire de cavalerie, à Son Excellence monseigneur le duc de Feltre, ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>J’ai l’honneur de prévenir Votre Excellence que M. Fontaine, architecte de la Couronne, est venu aujourd’hui à Saint-Germain et m’a prévenu que Sa Majesté ayant ordonné de travailler de suite aux latrines, à la salle des visites, au réfectoire, à la carrière et à la salle de Mars, il allait s’en occuper.<lb/>Les projets sont conçus ainsi :<lb/>Les latrines resteront, à ce qu’il parait, dans le même endroit, côté nord du château, mais elles seront diminuées et totalement changées quant à la construction. La salle des visites sera la même que celle qui sert actuellement à l’escrime, rez-de-chaussée, côté est, mais augmentée de la largeur du corridor, et décorée convenablement.<lb/>Le réfectoire sera établi au rez-de-chaussée dans le vestibule qui se trouve à l’entrée de la porte Napoléon, côté ouest. Pour ce, l’on démolira plusieurs petits logements qui ont été bâtis dans son enceinte et nous servent actuellement à loger les maîtres-ouvriers.<lb/>La carrière comprendra provisoirement le terrain vide appelé parterre qui se trouve du côté nord du château. Elle sera fermée de palissade.<lb/>La salle de Mars, qui autrefois était celle de comédie, sera restaurée et continuera à servir de salle d’exercice d’hiver et d’inspection dans les mauvais temps.<lb/>Sa Majesté a affecté pour cette année un fonds de 100000 f. pour l’exécution de ces changements et constructions.<lb/>Ces travaux terminés, Sa Majesté veut que l’on s’occupe d’un appartement de réception qui portera le nom d’appartement de l’Empereur. Celui du commandant de l’école lui sera contigu. Ils seront faits dans la partie du midi du château, qui se trouve entre le pavillon sud-est et celui du midi, ce dernier compris.<lb/>Je tiendrai Votre Excellence au courant de tout ce qui sera exécuté.<lb/>Agréez, Monseigneur, l’assurance du respect avec lequel je suis votre très humble serviteur.<lb/>Baron Clément de la Roncière »</p>
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              <persname role="subject">Napoléon Ier</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les sommes dues par les élèves de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">11 juin 1812</unitdate>
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              <p>« Saint-Germain, le 11 juin 1812<lb/>Le général de division, baron de l’Empire, commandant l’école militaire de cavalerie, à Son Excellence monseigneur le duc de Feltre, ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>J’ai l’honneur d’adresser à Votre Excellence le relevé du compte particulier de MM. les élèves. Il y en a qui n’ont presque rien et d’autres des sommes assez fortes. Elles se trouvent surtout à l’article des dégradations et réparations, et cela provient de ce que MM. les élèves, s’amusant à passer d’une fenêtre à l’autre, au risque de se tuer, et employant tous les moyens possibles pour communiquer vers le dehors, ou de procurer des objets prohibés, mais particulièrement du vin, de l’eau de vie et d’autres liqueurs (ce qui occasionnait souvent des fautes graves) et tous ces objets entrant par les fenêtres, je donnais l’ordre, dans le cas où l’on en trouverait encore, de faire griller les dites croisées au compte de MM. les élèves composant les chambrées dans lesquelles seraient introduits les comestibles ou boissons. Voici la teneur de cet ordre, en date du 25 janvier 1812 :<lb/>Malgré les défenses réitérées, MM. les élèves continuant à employer tous les moyens qu’ils peuvent imaginer pour se procurer toutes sortes d’objets prohibés qui nuisent à leur santé et les portent à commettre des excès, et se faisant en outre un jeu des punitions infligées pour ces fautes, le général se voit forcé d’agir avec plus de rigueur et ordonne en conséquence ce qui suit :<lb/>1° MM. les élèves qui étaient du repas fait la nuit du 22 au 23 du courant quitteront la compagnie d’élite et repasseront dans celles dont ils faisaient partie ;<lb/>2° Seront grillées à l’avenir toutes les fenêtres des chambrées où se feront des repas et celles dans lesquelles on trouvera des liqueurs ; les dites grilles seront au compte de MM. les élèves composant ces chambrées ;<lb/>3° Tout élève reconnu pour avoir fait partie d’un de ces repas, ou avoir bu des liqueurs, sera en outre consigné pendant un mois.<lb/>Le général commandant, qui voit avec peine l’infraction des ordres donnés, en témoigne son mécontentement et recommande de nouveau à MM. les officiers la plus grande surveillance et toute la sévérité qu’exigent les fautes qui se comment. Leur service de nuit n’est pas seulement de coucher au quartier. Ils doivent, en outre, faire de fréquentes rondes.<lb/>Les sommes portées aux autres colonnes sont pour les effets à leur usage perdus par eux.<lb/>Les gilets et pantalons d’écurie portés au compte particulier devaient être payés sur le trousseau, comme en faisant partie, mais les feuilles et les registres ayant été arrêtés jusqu’au 1er janvier 1812, et ces deux objets n’ayant été délivrés qu’après cette époque, on a été forcé de les porter au compte particulier. Le remboursement en est fait à MM. les élèves sur la somme versée pour le trousseau.<lb/>L’avant-dernière colonne du tableau présente les dégradations et objets qui sont à la charge de MM. les élèves. Comme cette dépense diffère des autres par la répartition que l’on est obligé de faire entre les élèves, suivant la position dans laquelle se trouve chacun d’eux, l’on a joint au présent tableau l’état des dégradations et dépenses faites à leur compte dans le premier trimestre 1812. Cet état mettre à même de voir que l’élève peut devoir de quatre manières :<lb/>1° personnellement<lb/>2° par chambrée<lb/>3° par compagnie<lb/>4° toutes les compagnies réunies.<lb/>Quant aux plaintes qui ont pu parvenir à Votre Excellence sur les leçons particulières, elles me surprennent d’autant plus que ce n’est que sur la demande par écrit des parents que je les ai autorisées. Je suis encore muni des lettres qui m’ont été adressées à ce sujet. Je m’y suis longtemps refusé et n’y ai consenti qu’après avoir été persécuté pour cela par des parents dont les enfants étaient très retardés en raison de leur âge, soit par les maladies, soit par d’autres causes. Loin de produire l’effet que craint Votre Excellence, ces leçons ont au contraire donné à plusieurs élèves peu avancés les moyens de regagner le temps perdu. Elles viennent d’être défendues en conformité de votre lettre du 8.<lb/>Les prix des objets que les portiers sont autorisés à vendre à MM. les élèves sont surveillés de près et MM. les officiers ont là-dessus des ordres très sévères. Mais, MM. les élèves ne voulant que tout ce qu’il y a de plus beau et de meilleur, leurs parents peuvent les trouver chers, croyant que c’est ici comme dans les lycées où l’on ne fait aucun choix. Je viens d’ordonner que les prix des objets à vendre seraient arrêtés, deux fois par semaine, par M. l’administrateur et affichés. De cette manière, il ne pourra y avoir d’abus.<lb/>Votre Excellence ne doit voir dans la sévérité de l’ordre relaté ci-dessus qu’un moyen d’engager les parents à faire des remontrances à leurs enfans sur les dépenses qu’ils leur occasionnent par leur mauvaise conduite et je ne l’ai donné que dans la persuasion que les fautes deviendraient moins fréquentes aussitôt que ces mêmes parents seraient intéressés, d’une manière aussi forte, à les empêcher autant qu’il dépendrait d’eux et à leur recommander un peu plus d’économie. Je crois d’ailleurs que plus les moyens de répression sont violents, moins on se met dans le cas de les faire employer contre soi, et Votre Excellence doit être convaincue que je n’ai eu d’autre but que le bien du service dans cet ordre comme dans tous les autres.<lb/>Agréez, Monseigneur, l’assurance du respect avec lequel je suis votre très humble serviteur.<lb/>Baron Clément de la Roncière »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les repas des élèves à l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">28 août 1812</unitdate>
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              <p>« Saint-Germain, le 28 août 1812<lb/>Le général de division, baron de l’Empire, commandant l’école militaire de cavalerie par intérim, à Son Excellence le ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>J’ai eu l’honneur de vous donner avis que les élèves ont commencé à manger à table le jour de la saint Napoléon. Les mesures que j’avais prises à cet égard étaient un essai pour différents objets, particulièrement la fayence. Je désirais, si elle pourrait être emploiée sans être trop onéreuse à l’administration.<lb/>Le conseil a arrêté en conséquence la fourniture détaillée dans l’état ci-joint pour le service du réfectoire. Tout a été calculé pour 200 élèves. L’expérience de quinze jours a fait connaitre que les frais ne doivent pas être plus considérables et qu’ils le seront encore moins proportionnellement pour un plus grand nombre.<lb/>Les tables sont établies pour six élèves et par escouade aiant un sous-officier à sa tête. On a emploié celles qui existaient dans les chambrées. Elles peuvent servir convenablement.<lb/>Les serviettes et les nappes sont en toile de cretonne très bien blanchies. La fayence est celle de Rouen. Les bouteilles de Sèvres sont choisies pour contenir 75 centilitres, qui est la portion pour deux repas. L’eau est servie dans deux caraffes de verre blanc par table. Il y a deux salières avec une poche et une cuillère à ragout en composition.<lb/>Chaque élève a son assiette à soupe et deux assiettes pour le bouilli et les légumes. Des servans sont désignés pour le service. On renouvelle le linge de table le dimanche au matin et mercredy au repas du soir. Les couverts et timballes en argent restent encore entre les mains des élèves parce que le réfectoire n’est pas encore disposé pour y renfermer ces objets. J’ai demandé à Votre Excellence ses ordres pour la réparation ou la construction du nouveau réfectoire.<lb/>Il n’y a pas de nécessité d’augmenter le nombre de servans pour le service de table.<lb/>Pour éviter le remplacement fréquent de la fayence, j’ai fait arrêter par le conseil que les mêmes servans seraient chargés du transport et que chaque mois il serait fait un relevé des objets cassés pour être retenus sur leur gage. Par ce moien, il y aura très peu de dépense en remplacement. Je pense que le service en fayence doit être adopté pour sa propreté et le coup d’œil.<lb/>Je prie Votre Excellence de me faire connaître si la poche pour la soupe et la cuiller à ragout en étain peuvent être remplacés par les mêmes objets en argent au compte de la maison. Je n’ai pas proposé cette question au conseil. On se sert provisoirement des anciennes soupières en fer battu, en attendant le nouveau réfectoire du rez-de-chaussée, attendu la difficulté d’un escalier très élevé et difficile pour arriver à la salle de Mars. On pourra par la suite se servir de soupières en fayence.<lb/>Le conseil a été convoqué hier pour entendre le rapport que j’avais ordonné pour le nouvel ordinaire des élèves, en suivant les bases que Votre Excellence a prescrittes dans son instruction du 30 juillet dernier. Il a été arrêté que le repas du matin comprendrait :<lb/>La soupe<lb/>Un plat de bouilli<lb/>Un plat de légumes<lb/>Repas du soir :<lb/>Un rôti, ragoût ou bœuf à la mode<lb/>Un plat de légume<lb/>Une salade<lb/>75 centilitres de vin de Bourgogne pour les deux repas, et le pain à discrétion.<lb/>Le plat de légumes et la salade du repas du soir pourront être substitués par des œufs à deux et demi par tête depuis le 1er avril jusqu’au 1er novembre. Lorsque les circonstances en hyver ne pourront par permettre la variation des légumes et que l’on ne pourra se procurer de la salade, alors les légumes et la salade du service du soir pourront encore être substitués par un second plat de viande. En pareil cas, on servirait un ragoût et un rôti.<lb/>Chaque plat de viande, bouilli, rôti, ragoût et bœuf à la mode comprendra un quart de killogramme par tête. Le conseil a pensait qu’il convenait d’établir cette quantité. Depuis la visite de Sa Majesté, les élèves ont eu chaque deux jours deux plats de viande le soir en ragoût et bœuf à la mode, avec la même quantité par tête. Il n’y a pas de superflu.<lb/>Les tarifs pour ces différens services ont été arrêtés en conseil. Je ne les adresse pas encore à Votre Excellence parce que je désire être plus éclairé sur la consommation du pain qui me parait un peu arbitraire.<lb/>La dépense pour ce nouvel ordinaire surpassera de peu de chose le service précédent, en ce qu’il n’y avait pas de tarif, ce qui donne lieu nécessairement à beaucoup d’abus. Pour les prévenir, j’ai ordonné que les feuilles hebdomadaires servant à établir le service de chaque repas dans la semaine serviront à arrêter la comptabilité de la masse d’ordinaire dans chaque trimestre. En conséquence, ces feuilles seront remises à cette époque par l’administration au commissaire des Guerres. Il sera facile de constater par jour le prix de chaque repas par tête.<lb/>Je vous prie, Monseigneur, de me faire connaître si vos intentions sont remplies par ces nouvelles mesures. J’ai l’honneur de les soumettre à votre approbation.<lb/>Je suis avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Bellavène »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">6 septembre 1812</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Rapport à Son Excellence le ministre de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>Vous m’avez ordonné de vous faire un rapport sur l’école de cavalerie. Vous m’avés désigné les différentes parties du service qui avaient donné lieu à des plaintes. Je répondrai dans l’ordre des faits exposés dans votre instruction du 31 juillet.<lb/>D’après l’ordre de Votre Excellence, je me suis rendu à Saint-Germain le 4 aoust, après avoir remis dans la matinée les derniers renseignemens sur le commandement de l’école de Saint-Cyr. Le 5, j’ai été reconnu à la tête de celle de cavalerie comme commandant par intérim et, après avoir parcouru l’établissement, j’ai commencé le 6 à examiner les détails.<lb/>Mœurs<lb/>Ce qui a dû fixer d’abord mon attention a été l’article des mœurs. Comme il n’était pas probable que j’obtiendrais tous les renseignemens dans l’intérieur de l’établissement, j’ai commencé par supprimer la restriction imposée aux parens de vois leurs enfans le dimanche seulement. Je les ai prévenus que, désirant les entretenir sur ce qui pourrait les intéresser, ils verraient les élèves tous les jours de la semaine depuis une heure jusqu’à quatre, en se présentant d’abord chez moi. Cette mesure a fait plaisir à beaucoup de familles. Elle a fait disparaître cet esprit de mécontentement qui portait quelquefois à l’exagération des plaintes dans la salle de visitte. J’ai entretenu les parens, je les ai priés de me donner tous les renseignemens qu’ils avaient pu recueillir des enfans. Je crois être parvenu à la connaissance des faits.<lb/>L’affaire grave qui a donné lieu à toute la sollicitude des parens et qui a déterminé votre juste sévérité parait n’avoit été précédée d’aucuns faits semblables. J’ai questionné à ce sujet bien des parens. Tous conviennent que, jusque-là, ils n’avaient eu connaissance de rien. Différentes conversations avec des élèves semblent confirmer cette assertion et, si les mœurs ont été offensées en ce sens avant l’affaire du jeune Hollandais, il faudrait supposer que toute une chambrée se fut entendue entièrement. Rien ne fait présumer que la dépravation a été portée jusqu’à ce point.<lb/>Mais je ne puis dissimuler que j’ai trouvé une partie des élèves avec des habitudes fâcheuses, telles que celles de boire de l’eau de vie, de fumer, de chiquer, habitudes qui entrainent nécessairement à un ton détestable, à celui de l’insubordination et à toutes les fautes graves qui ont eu lieu. Ce sont ces jeunes gens qui se faisaient un jeu de la désertion, en méprisant toutes déffenses et représentations que j’ai trouvées consignées sur le registre. Dépourvu de principes d’éducation, ou gâtés par leurs parens, ils en ont entraînés d’autres par leur exemple. Le désœuvrement total de ces sujets dans les classes, l’ennui et la contrainte les portaient à tout emploier pour satisfaire leurs fantaisies. Ils parviennent facilement à échapper aux regards des officiers au milieu des ouvriers et par le système des chambrées établies de manière à neutraliser la surveillance.<lb/>Je pense qu’il y a près du cinquième des élèves dans cet état. J’ai été surpris de voir cette proportion dans la jeunesse de Saint-Germain. Parmi ce cinquième, il y en a qui sont totalement étrangers à tout principe d’éducation. Ils sont réellement déplacés dans cette école.<lb/>Je n’ai pas remarqué que la grande différence qui existe dans l’âge des élèves fût une des causes des inconvéniens. L’expérience me démontre depuis dix ans que les jeunes de gens de seize à dix-huit ans apportent de mauvaises habitudes parce que l’éducation du jour les rend très indépendans à la sortie de l’enfance. La grande liberté d’ailleurs qui a existé dans les années précédentes dans les lycées et les pensions a donné lieu à bien des travers. Je ne pense pas que les jeunes gens âgés soient un motif d’inquiétude pour les mœurs à l’école de Saint-Germain, parce qu’ils appartiennent à de bonnes familles et que ceux qui seront nommés sortiront de cette source. Si on ne peut parvenir à en tirer une grand part pour l’instruction, il sera facile de leur faire sentit qu’il est au moins de leur intérêt de montrer le bon exemple. Ce sera pour eux le seul moien d’obtenir plutôt leur sortie avec la sous-lieutenance.<lb/>Il n’y a pas de doute que le système des chambrées soit très contraire aux mœurs lorsque des élèves apportent de mauvaises habitudes. La localité du château ajoute infiniment à cet inconvénient.<lb/>Vous indiqués, Monseigneur, le seul moien de remédier à une grande partie du mal qui pourrait arriver, en ne permettant le séjour des chambrées que pour la nuit. Déjà, vous avés approuvé les mesures que j’ai proposées à ce sujet. En augmentant les moiens de surveillance pour la nuit et en assujetissant les élèves à être constamment réunis dans la journée sous les yeux des professeurs et des officiers, on évitera nécessairement bien des abus.<lb/>J’ai déffendu formellement l’usage du tabac et j’ai fait sentir aux élèves combien ils se dégradaient en se livrant à celui de l’eau de vie et des liqueurs fortes. Je leur ai déclaré que la désertion était toujours considérée dans l’état militaire comme une bassesse, que cette action était bien plus blâmable chez des jeunes gens destinés à occuper le poste honorable d’officier et que c’était s’en éloigner pour toujours, en s’exposant à être arrêtés par la gendarmerie. En m’adressant aux élèves bien nés et bien élevés, j’ai mis sous leur sauvegarde les mœurs et la réputation de l’établissement. Je leur ai recommandé d’éviter toute relation particulière avec les sujets de mauvais exemple, qu’ils devaient les mettre par la force de l’opinion dans l’impuissance de nuire, et qu’ils les obligeraient par ce moien à changer de principe ou à se déclarer incorrigibles.<lb/>J’ai saisi cette occasion pour rappeller aux élèves qu’ils n’étaient pas dans la situation de juger le cas du point d’honneur et que tout duel entr’eux devait être considéré comme un assasinat, attendu que l’inexpérience leur faisait emploier des moiens contraires et dont ils auraient à rougir par la suite, qu’à leur âge et dans leur position à l’école, toute altércation ne pouvait avoir aucun caractère sérieux, qu’ils étaient dans la plus grande erreur quand ils provoquaient un désordre semblable pour paraître braves, que ces sortes de caractères étaient toujours marqués au coin du mépris dans les corps et que l’expérience avait souvent démontré que les querelleurs et les brétailleurs sont les plus lâches lorsqu’ils ont à déffendre la cause de leur souverain et de l’Etat.<lb/>Nourriture<lb/>Sa Majesté a ordonné que le pain fût blanc, pareil à celui qu’on mange sur les meilleures tables, et que les élèves en eussent à discrétion.<lb/>Cet ordre était exécuté. La qualité est bonne. J’ai établi plus de régularité dans la distribution.<lb/>Le pain se distribuait par pain entier aux élèves lorsqu’ils arrivaient au réfectoire. Après chaque repais, on donnait un second pain par chambrée. J’ai établi l’ordre suivant :<lb/>Les portions de pain sont déposées par élèves sur la table. Lorsqu’elles ne suffisent pas, d’autres portions sont distribuées à ceux qui en demandent.<lb/>Au lieu de remettre des pains entiers à la sortie du réfectoire, j’ai ordonné une distribution par élèves le matin et le soir. Le pain était quelquefois mal emploié après chaque repas, en ce que les élèves n’en avaient pas besoin alors. Il sera réellement utilisé en le distribuant après le lever et avant le coucher, et il en résultera une économie assés sensible.<lb/>Il y a eu quelquefois des plaintes sur la qualité de la viande. Elles doivent être attribuées au défaut de soin des agens, car j’ai reconnu par différents ordres qu’il y avait eu toute sollicitude à cet égard. Mais ils étaient mal exécutés et j’en ai eu la preuve personnellement. La pièce n° 1 fera connaître à Votre Excellence l’ordre que j’ai donné à ce sujet. J’ai beaucoup de peine à en obtenir l’exécution par le déffaut d’intelligence et d’activité.<lb/>J’ai trouvé l’ordinaire des élèves changé depuis la visite de Sa Majesté, mais les bases n’en étaient pas assés déterminées, surtout par le déffaut des tarifs. L’administrateur comptable ne pouvait rendre un compte exact sur les dépenses de la cuisine. J’ai apporté les changemens dont vous avés donné l’idée dans votre instruction. En supprimant la soupe du repas du soir dont les élèves mangeaient très peu, il y a eu moien de varier la nourriture. L’ordinaire actuel des élèves consiste :<lb/>Repas du matin<lb/>Soupe<lb/>Bouilli<lb/>Plat de légumes<lb/>Repas du soir<lb/>Un rôti, ragout ou bœuf à la mode<lb/>Un plat de légumes<lb/>Une salade<lb/>75 centilitres de vin de Bourgogne pour les deux repas<lb/>Pain blanc à discrétion à table outre deux distributions qui ont lieu après le lever et avant le coucher des élèves.<lb/>Le plat de légumes et la salade du soir pourront être remplacés à volonté par des œufs à deux et demi par tête depuis le premier avril jusqu’au premier novembre. Lorsque les circonstances en hyver ne permettront pas la variation des légumes et l’usage de la salade, alors ces deux articles seront remplacés par un second plat de viande. On servirait en pareil cas un ragoût et un rôti.<lb/>Chaque plat de viande comprend un quart de kilogramme par tête. Depuis la visite de Sa Majesté, les élèves avaient tous les deux jours deux plats de viande au repas du soir avec la même quantité. Il n’y avait pas de superflu. La pièce n° 2 représente le tarif et le prix non compris le pain. Ce dernier article n’est pas mentionné en raison du prix actuel, qui est encore extraordinaire. En l’admettant au taux ordinaire à 15 centimes la livre, la nourriture d’un élève telle qu’elle est exposée ci-dessus reviendra à 550 f. par an. J’observe que l’on donne du bon vin ordinaire de Bourgogne et qu’il y a une augmentation d’un quart de kilogramme de viande avec du pain blanc sur l’ordinaire avant la visitte de Sa Majesté, revenant à 380 f. environ. La différence de 170 f. est bien compensée par l’avantage d’une nourriture plus abondante et plus variée.<lb/>Réfectoire<lb/>A mon arrivée, les élèves mangeaient en réfectoire mais à la gammelle.<lb/>Vous avés manifesté l’intention de les faire manger le plutôt possible à table d’après l’ordre de Sa Majesté. Je me suis attaché de suite à concilier vos vues avec l’état du réfectoire et, dès le jour de la saint Napoléon, elles ont été remplies.<lb/>En réunissant les tables qui, par le nouvel ordre de service, devenaient inutiles dans les chambrées, j’ai obtenu toutes les ressources convenables pour cet objet. Les élèves sont servis en beau linge de cretonne, en vaisselle de fayence de Rouen, en bouteille de Sèvres, en caraffe de verre blanc, et chaque ordinaire est établi par dix élèves aiant son chef d’escouade à sa tête. A chaque plat de viande et de légumes, les assiettes sont renouvellées. Le linge de table est changé deux fois par semaine. Des servans sont attachés aux tables pour en faire le service et l’officier de semaine préside à l’ordre. La pièce n° 3 indique les différents articles qui ont paru nécessaires pour 200 élèves. En obligeant les servans à soigner la fayence, le service des tables ne sera guère plus dispendieux que l’entretien des gammelles. Pour les obliger à cette attention, le conseil a arrêté que, chaque mois, l’administrateur ferait un relevé de la fayence et bouteilles cassées par leur négligence et qu’elles seraient remplacées moiennant une retenue sur leurs gages.<lb/>La salle de Mars sert provisoirement de réfectoire. Ce local est exposé de tous côtés à la pluie et sera impraticable à l’entrée de l’hyver. Il est urgent d’y établir des croisées et un plancher pour ne pas être obligé de manger de nouveau dans les chambrées. Il n’y a pas d’autre local pour remplacer la salle de Mars que le nouveau réfectoire projetté. Les travaux pour le mettre en état seraient plus prompts et moins dispendieux.<lb/>Argenterie<lb/>Les couverts et timbales des élèves seront placés au réfectoire même dans une armoire fermée à clef. Le commis de service du réfectoire en sera personnellement responsable, ainsi que du linge de table. Il fera laver l’argenterie en sa présence sur les lieux sans permettre que les couverts et timbales sortent du réfectoire.<lb/>Rien n’a pu constater l’abus sur la vente des couverts à l’école, comme il en est fait mention dans votre instruction. Au surplus, j’ai supprimé la vente de tous objets dans l’intérieur, à l’exception de celle des fruits, que j’ai restreinte aux fruits rouges et aux raisons comme ne pouvant occasionner de dérangement pour la sûreté. Les autres fruits présentaient des inconvéniens en ce que les élèves ne mettent aucune modération dans l’usage de ce qui peut leur être contraire.<lb/>Un des portiers demeurera chargé de la vente de ces fruits, sous la surveillance de l’administrateur chargé de régler le prix.<lb/>Linge de table<lb/>D’après les ordres de Votre Excellence, on a compris dans le trousseau des élèves douze serviettes pour leur service au réfectoire.<lb/>Soixante nappes ont été achetées par les ordres du conseil. Vingt autres seront encore nécessaires pour faciliter le blanchissage dans la mauvaise saison et pour changer deux fois par semaine.<lb/>J’observe que neuf serviettes seraient suffisantes par élèves. Avec ce nombre, on aura toute facilité de les renouveller deux fois par semaine en toute saison.<lb/>Le linge de table sera confié comme l’argenterie à la surveillance du commis de réfectoire. Il sera marqué de la lettre R et ne pourra avoir d’autre destination.<lb/>Le manteau, le dictionnaire des sièges et batailles, et l’atlas de Vaugondy sont supprimés, d’après vos instructions. Le trousseau, déjà allégé par cette mesure, est susceptible de l’être encore au renouvellement du marché.<lb/>Les manteaux des élèves présens ont été mis en magasin. La valeur sera remboursée par les douze serviettes et le surplus sera remis aux élèves au décompte définitif de chacun.<lb/>Bouteilles, gammelles, bancs pour le réfectoire<lb/>L’article réfectoire fait mention de ce qui a été fait à ce sujet, ainsi que pour les gammelles et les tables.<lb/>Instruction<lb/>J’ai terminé ma visitte sur toutes les parties de l’instruction, à l’exception de l’école d’escadron, de manège, du maniement des armes à pied et des manœuvres d’artillerie. Les élèves en général montraient la plus grande indifférence sur le reste. L’esprit était tout à fait opposé au travail et tous les professeurs se plaignaient généralement de l’apathie et de la nonchalance qui régnaient dans leurs classes.<lb/>L’idée de rester trois ans à l’école parait avoir découragé dans le tems une partie. D’autres, arrivés avec l’habitude de ne rien faire et la mauvaise volonté, ont entrainé la majorité. Tous semblaient penser que l’ancienneté leur donnerait le droit à la sous-lieutenance.<lb/>Après avoir questionné les élèves, j’ai remarqué qu’ils avaient été influencés par de mauvais conseils du dehors. Plusieurs m’ont avoué qu’ils se considéraient à l’école comme devant paier une contribution pour obtenir un brevet. Leurs parens se bornent à leur recommander d’éviter toutes plaintes sur leur conduite et d’avoir de la patience. Rien dans ces conseils ne les portaient au travail. Cet esprit, assés généralement répandu, joint à la nonchalance des autres, devait nécessaire entrainer l’éloignement de toute instruction classique. L’ennui, le désœuvrement et le système de mécontentement en étaient la suite. Je suis surpris qu’avec ces travers, il n’y ait pas eu souvent du désordre, et c’est en cela eu j’ai reconnu qu’il y avait eu toute la surveillance possible dans une maison dont la localité y prête si peu. Il est à observer que beaucoup d’élèves reçoivent beaucoup d’argent de leurs parens. Plusieurs ont été reconnus pour avoir eu trente et quarante napoléons dans leur poche.<lb/>Le tems seul peut amener un changement favorable. Quelque soient l’autorité et le caractère des chefs, ils se borneront pour l’instruction, si on ne prend le parti de forcer les élèves au travail et de ne leur accorder la sous-lieutenant qu’après l’avoir méritée par leur application et une conduite sans reproche, sans considérer le tems de séjour à l’école. En suivant cette marcha avec la plus grande impartialité et une volonté bien prononcée, la majorité de l’école sera sur un pied convenable en moins d’une année. Le système de plaintes disparaîtra, parce que les élèves seront occupés. Les mœurs et l’ordre y gagneront beaucoup.<lb/>J’ai commencé par détruire l’idée établie parmi les élèves que l’on devait rester trois ou quatre ans à l’école, en leur représentant que le but devait être de donner à l’armée des officiers instruits, il était du devoir du chef de présenter au gouvernement les titres de chacun pour les faire jouir immédiatement de la récompense due au travail à la bonne conduite.<lb/>Ils sont prévenus que des examens fréquens feront connaître les titres à la bienveillance de Sa Majesté. Plusieurs ont senti qu’il fallait en venir au travail. Déjà les professeurs me rendent compte qu’une partie commence à montrer du zèle. La première promotion établie sur ce principe déterminera la masse et, dès que la majorité aura pris le dessus, l’établissement arrivera insensiblement au point où il doit être.<lb/>Je pense qu’il conviendra de faire des petites promotions fréquentes pour porter définitivement au zèle et à l’émulation. Ces promotions ne comprendraient que des sujets instruits ou aiant donné toutes les preuves de bonne volonté. Dès que plusieurs seraient jugés en état, d’après un examen, le commandant de l’école les présenterait de suite pour la sous-lieutenance, sans attendre une époque. Quarante à cinquante élèves proposés de cette manière en détail soutiendront la confiance et feront connaître en même tems la nécessité d’en venir au travail.<lb/>J’ai trouvé la marche de l’instruction établie assés convenablement pour la partie du dessin, de la fortification, de l’administration. Cependant, le professeur de fortification n’enseigne son cours que très incomplèttement. Ses leçons se bornent à la théorie et il ne s’occupe pas du tracé et des planches, ce qui est un grand déffaut parce qu’il éloigne l’élève de l’application. J’ai engagé M. Gauthier à se mettre au fait et d’étendre davantage son cours.<lb/>La classe de mathématiques avait besoin de modifications. J’ai ordonné aux professeurs de donner double leçon pour ceux des élèves qui languissaient dans leur classe par inconscience et qui n’étaient plus à même de suivre. En repassant les premiers élémens avec les sujets arriérés, plusieurs reprendront de l’énergie. Cette mesure, d’ailleurs, donnera plus de moiens de classer les élèves arrivans. On ne peut trop multiplier les degrés d’enseignement. Il est rare qu’un élève se présente avec la connaissance des éléments du calcul.<lb/>Les autres cours sont entravés par les leçons du manège. La difficulté d’y admettre au-delà de 15 à 18 élèves à la fois oblige MM. les écuyers à quatre séances par jour. Elles ne peuvent avoir lieu sans se froisser avec les leçons de littérature, de géographie et d’histoire. Je n’ai pu trouver le moyen d’éviter cet inconvénient. Il n’y a pas d’autre local pour un manège plus étendu.<lb/>Les professeurs de littérature donnent des leçons particulières aux jeunes Italiens deux fois par semaine. Les vues de Votre Excellence étaient remplies à cet égard. Ces leçons seraient plus profitables si elles étaient enseignées par un professeur qui sait la langue italienne.<lb/>Habillement<lb/>L’habillement ne laisse rien à désirer. Les élèves sont dans une tenue parfaite. Elle ne peut être mieux surveillée par les chefs.<lb/>Linge et chaussure<lb/>Votre Excellence m’observe que des élèves ont écrit à leurs parens que, dans le nombre des effets qu’on leur avait donnés pour leur trousseau, il en existait qui avaient servis.<lb/>J’ai examiné le magasin. Tout y est neuf et je n’ai pu concevoir la possibilité d’un semblable abus. La négligence même ne peut l’admettre car je ne vois pas comment l’école pourrait avoir des effets aiant servi, les élèves partant pour les corps ne laissant rien de leurs effets.<lb/>Comptes particuliers<lb/>Le registre compte particulier a été supprimé, comme vous l’avés ordonné. J’ai arrêté que les objets nécessaires pour le service intérieur des compagnies tels que le cirage, le blanc et le savon pour blanchir les brosses, balais, cruches, pots de terre etc. seraient achetés au moien des cinq centimes de poche.<lb/>A cet effet, MM. les adjudants majors chargés de la surveillance des compagnies font dresser l’état de ce qui est nécessaire aux chambrées le vendredy de chaque semaine. Le général commandant, après l’avoir approuvé, donne l’ordre à l’administrateur comptable de faire acheter ces objets, de les faire distribuer le lendemain aux compagnies et rembourser sur les cinq centimes du prêt.<lb/>Les parties de l’équipement dégradées par le déffaut de soin ou usés avant le terme déterminé par le tarif sont remboursées par la haute paie, sans que l’on puisse se permettre des retenues au-delà.<lb/>La dégradation de casernement seront dorénavant réparées par l’administration, à l’exception des carreaux de vitres dans les chambrées et corridors, qui seront acquittés par les élèves sur les cinq centimes de poches. Par cette nouvelle mesure, il n’y aura plus de compte particulier que celui de la haute paie. Des punitions seront prononcées contre les élèves qui se permettraient de dégrader par plaisir et par contrariété. Le nouvel ordre de surveillance fera disparaître d’ailleurs le désordre en grande partie, en ce que les élèves ne seront plus abandonnés à eux-mêmes dans les chambrées.<lb/>Les leçons particulières données aux élèves par les professeurs moiennant une rétribution n’existaient plus. Elles n’avaient eu lieu que sur les instances des parens. Les lettres et demandes sont déposées au bureau.<lb/>Infirmerie<lb/>Le service de l’infirmerie est souvent en déffaut par la négligence et le peu d’intelligence des agens de l’administration. Les sœurs, avec l’intention de leur état, paraissent tout à fait étrangères au service des malades. Elles ne savent pas se conformer ni faire exécuter les ordonnances. Leur faiblesse même les porte à trop d’indulgence pour les malades.<lb/>Cependant, il faut les conserver pour la robe. Comme elles faisaient mal la cuisine, j’ai attaché à l’infirmerie un cuisinier, qui sera chargé de faire les portions d’après l’ordonnance.<lb/>Pour assurer l’ordre et suppléer au déffaut d’intelligence et d’activité des sœurs et agens de l’administration, je pense qu’il faudrait établir un officier de santé de troisième classe à l’infirmerie. Logé dans l’établissement même, il serait spécialement chargé de diriger le service intérieur dans toutes ses parties et de veiller au bon ordre.<lb/>L’infirmerie est mal placée. Cependant, on ne peut l’établir plus convenablement ailleurs. Les nouvelles salles ne sont pas assés spacieuses. Tout son mobilier est neuf. On an tout calculé pour douze lits. C’est ordinairement le nombre des malades.<lb/>Le règlement établi pour l’infirmerie n’a pas une application assés directe. Il est trop diffus et compliqué. Je crois devoir en proposer un beaucoup plus simple et plus à portée de l’intelligence des sœurs et de manière à pouvoir être affiché dans les salles.<lb/>Les élèves arrivent à l’infirmerie par leur cour. Je fais pratiquer un passage particulier pour les parens, qui évitera la communication avec les jeunes gens.<lb/>Cachots<lb/>J’ai visité les cachots, prisons et chambres de police. Un seul m’a paru n’avoir pas assés d’air. Depuis longtems, on ne l’emploiait pas par cette raison. On a trompé Votre Excellence en l’assurant que les élèves y étaient dans la boue.<lb/>De nouvelles prisons ont été construites il y a six mois. Je les ai examinées avec l’entrepreneur des bâtimens et les officiers de santé pour m’assurer que les plâtres sont bien secs. Il a été reconnu qu’elles peuvent être habitées. Il y en a neuf en tout.<lb/>Bâtimens<lb/>De tous les travaux ordonnés par Sa Majesté, l’entrepreneur n’exécute que les changemens jugés nécessaires au corps de latrines des élèves et à celui de l’infirmerie. Il m’a déclaré qu’il ne pouvait agir au-delà. C’est ce qui m’a déterminé à demander à Votre Excellence l’autorisation de faire réparer la salle de Mars, qui sert de réfectoire, ou de faire disposer l’emplacement qui a été projetté pour ce service au rez-de-chaussée.<lb/>Ce réfectoire projetté demanderait moins de tems et de dépense que la réparation de la salle de Mars. On aurait l’avantage de faire le service à portée de la cuisine. Je pense, Monseigneur, qu’il conviendrait de faire disposer de suite le nouveau réfectoire et de réparer ensuite la salle de Mars pour l’exercice en hyver. Sans cette dernière ressource, les élèves ne pourront suivre la plus grande partie du tems l’instruction de l’infanterie dans la mauvaise saison. J’observerai d’ailleurs qu’en réparant la salle de Mars comme réfectoire, les élèves ne pourraient y manger pendant les travaux.<lb/>Quant aux autres travaux, je serais d’avis de les ajourner indéfiniment. Quelque soient les changemens qui seraient jugés nécessaires et effectués pour rendre le château de Saint-Germain propres à une école militaire, ils ne pourraient remplir le but. On n’obtiendra jamais une distribution  convenable pour le service et surtout pour la surveillance. On sera toujours arrêté à chaque pas par de gros murs qui empêcheront toute exécution. On n’aura jamais l’ensemble des parties. Il faudra toujours traverser la ville pour aller aux écuries et au manège : il n’y a pas moien de les réunir au château, et, outre les inconvéniens de passer à chaque instant dans les rues avec des détachemens d’élèves, on perd beaucoup de tems. Je ne fais pas mention de ceux qui peuvent en résulter pour l’ordre et la police, ils doivent être sentis naturellement.<lb/>Je suis convaincu que l’école de cavalerie gagnera beaucoup à un changement. Si on pouvait trouver une ancienne abbaye ou un ancien collège aux environs de Paris, l’établissement y prospérerait mieux. Le local que l’on choisirait, pourvu qu’il y ait du terrein pour manœuvre, sera toujours plus favorable que le château de Saint-Germain.<lb/>Promotion<lb/>J’ai recueilli les notes des quarante élèves qui avaient été désignés par l’empereur pour partir, lors de sa dernière visite.<lb/>Ces jeunes gens sont bien éloignés de mériter par leur instruction la sous-lieutenance. A l’exception de quatre ou cinq, ils doivent être considérés comme ceux qui ont fait prendre à l’école une direction toute opposée. Ce sont les plus anciens et les plus paresseux. Ils ont en général des moiens, mais au lieu de les emploier, ils se sont reposés sur leur ancienneté.<lb/>Ils s’occupent maintenant à repasser leurs cours. Je leur ai annoncé que je viendrais les examiner au fur et à mesure qu’ils seraient présentés par le directeur des études. Cet exemple est indispensable pour faire sortir les élèves de l’état d’engourdissement où je les ai trouvés dans les classes. Ils résistaient réellement par la force de l’inertie.<lb/>Vingt-trois élèves achèvent actuellement les cours classiques et manœuvres. Je pense qu’ils pourront être examinés vers la fin d’octobre.<lb/>Les sujets âgés qui entrent à l’école ne pourront être assujettis à cette marche. Il sera nécessaire d’agir avec eux d’après leurs moiens et les motifs qui auront déterminé leur admission. Je crois qu’il faudra s’attacher à les conserver le moins possible, en exigeant d’eux non seulement toute soumission à sa règle, mais le meilleur exemple possible par leur conduite et leurs principes.<lb/>Je joins au rapport les différens ordres que j’ai donnés pour le service, nos 4, 5, 6 et 7.<lb/>Proposition<lb/>Vous avez pensé, Monseigneur, qu’il conviendrait peut-être d’attacher encore à l’école deux adjudans majors et plusieurs sous-officiers de la ligne pour obtenir une surveillance plus active.<lb/>J’ai senti la nécessité de cette augmentation en raison des localités. J’ai l’honneur de vous proposer<lb/>1° de nommer deux adjudans majors de la cavalerie et six sous-officiers de la ligne, décorés et non mariés. Ces derniers seraient emploiés pour la surveillance pendant la nuit sous les ordres de l’officier de service.<lb/>Cette mesure, jointe à celle que l’on dispose pour éviter le séjour des chambrées pendant le jour, facilitera beaucoup la garantie des mœurs et le bon ordre.<lb/>2° de considérer s’il ne conviendrait pas de chercher un local plus convenable pour l’école de cavalerie.<lb/>3° de nommer un professeur répétiteur pour enseigner la langue française et les élémens de mathématiques aux jeunes italiens.<lb/>4° de nommer un chirurgien de troisième classe non marié pour suppléer les sœurs dans leurs fonctions pour l’administration et le service intérieur de l’infirmerie.<lb/>5° de faire disposer de suite le réfectoire projetté au rez-de-chaussée et réparer la salle de Mars pour servir aux exercices en hyver. Quelque soit la détermination qui serait prise pour changer l’école d’emplacement, l’usage de ces deux pièces sera indispensable en attendant l’époque du changement.<lb/>Je suis avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Bellavène<lb/>Général commandant par intérim l’école de cavalerie<lb/>Saint-Germain, le 6 septembre 1812 »</p>
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              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance du conseil d’administration de l’école militaire de Saint-Germain-en-Laye constatant la nomination d’un nouveau commandant</unittitle>
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              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">2 décembre 1812</unitdate>
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              <p>« Séance du 2 décembre 1812<lb/>Extrait du registre des délibérations du conseil d’administration de l’école militaire spéciale de cavalerie<lb/>Le conseil d’administration, assemblé sous la présidence de M. le général de division baron Bellaveine, inspecteur général des écoles militaires, commandant par intérim l’école militaire spéciale de cavalerie, présens<lb/>M. le baron Mautpoint de Vandeul, général de brigade<lb/>M. le baron Brunet, commandant en second, directeur des études<lb/>M. Fourbier, capitaine de cavalerie<lb/>M. Brunet, capitaine d’infanterie<lb/>M. Nottret, capitaine d’artillerie à cheval<lb/>M. Damesme, commissaire des Guerres (absent)<lb/>En exécution des ordres de Son Excellence le ministre de la Guerre, monseigneur le duc de Feltre, adressés le [vide] à monsieur le général de division baron Bellavène portant que monsieur le général Maupoint baron de Vandeul, nommé commandant de l’école militaire spéciale de cavalerie de Saint-Germain par décret de Sa Majesté impériale et royale du 20 août 1812 sera reconnu en cette qualité et prendra le commandement de l’école militaire susdite en remplacement de monsieur le général Clément baron de la Roncière, appellé à d’autres fonctions,<lb/>L’état-major, les élèves, sous les armes et en grande tenue, les professeurs de ladite école, s’étant réunis sur le parterre du palais impérial de Saint-Germain,<lb/>MM. le général de division baron Bellavène et le général de brigade Maupoint s’étant rendus audit parterre à onze heures et demie du matin, après avoir fait ouvrir un ban, M. le général Bellavène a proclamé à la tête de l’état-major et des élèves et devant les professeurs qu’ils ayent à reconnaître monsieur le général de brigade Maupoint en qualité de commandant de l’école militaire spéciale de cavalerie en remplacement de monsieur le général Clément de la Roncière, appellé à d’autres fonctions. Le ban ayant été fermé, les élèves ont défilé devant MM. les généraux inspecteur et commandant.<lb/>Et à une heure de relevée, le conseil d’administration de l’école de cavalerie, convoqué extraordinairement et réuni dans une des salles du palais de Saint-Germain sous la présidence de monsieur le baron Bellavène,<lb/>Il a été procédé à l’arrêté de la comptabilité ainsi qu’il suit, savoir :<lb/>La recette générale depuis le vingt-deux novembre 1812, époque du dernier arrêté et y compris le restant en caisse, est de trente-sept mille cinq cent quinze francs soixante-quinze centimes six millièmes, ci : 37515 f. 756<lb/>Cette somme est représentée ainsi qu’il suit, savoir<lb/>1° entre les mains du quartier-maître trésorier en pièces justificatives visées par monsieur le général commandant concernant le 4e trimestre 1812 la somme de vingt-deux mille cinq cent trente francs vingt-trois centimes : 22530,230<lb/>Somme rendue par différents élèves sur l’ancien compte particulier : 3844,980<lb/>Un billet de banque de 1000 f. 00 : 1000,00<lb/>Un billet de 500,00 : 500,00<lb/>Dix napoléon de 40 f. : 400,00<lb/>Cinq effets montant à : 1524,61<lb/>Appoint : 0,966<lb/>[Total :] 3425,896<lb/>Total des sommes entre les mains du quartier-maître : 29800,756<lb/>2° du tarif d’après la situation qui y est déposée la somme de sept mille sept cent quinze francs en deux bons, ci : 7715,00<lb/>Total pareil : 37515, 756<lb/>Le quartier-maître trésorier a de plus fait connaître au conseil la situation de la haute paye des fonds appartenant aux élèves permetant un restant en caisse de quatorze cent soixante-dix francs,<lb/>La situation de la masse de long et chaussure au 1er octobre 1812, un restant dû à la caisse de trois cent quatre-vingt-dix-neuf francs sept centimes sept millièmes.<lb/>Le 27 avril 1812, monsieur le général Clément de la Roncière a rendu compte à Son Excellence le ministre de la Guerre des sommes dues pour les travaux exécutés d’après les ordres du ministre dans les bâtimens de l’école et pour autres travaux d’urgence jusqu’à la somme de soixante-sept mille huit cent quatre-vingt-cinq francs quatre-vingt-dix centimes : 67885 f. 90<lb/>Il a été acquité par le conseil celle de trente-cinq mille huit cent quatre-vingt-treize francs quarante-cinq centimes, ci : 35893 f. 45<lb/>Reste dû la somme de : 31992 f. 45<lb/>Cette dépense ne peut être supportée par les masses.<lb/>Son Excellence le ministre de la Guerre avait accordé et annoncé à monsieur le général Clément une somme de vingt-cinq mille francs pour l’acquisition de cinquante chevaux d’escadrons et il n’a été délivré d’ordonnances que pour vingt mille francs. Le conseil aura à réclamer une somme de cinq mille francs.<lb/>La caisse de l’école a été transportée dans l’appartement que doit occuper monsieur le général Maupoint. Les clefs de la dite caisse ont été remises entre les mains de monsieur le général Maupoint, de monsieur Fourbier et du quartier-maître trésorier.<lb/>De tout quoi il a été donné le présent procès-verbal.<lb/>A Saint-Germain, le jour et an que dessus.<lb/>Signé Bellavene, Maupoint, Brunet, Nottret, Fourbier et Brunet. »</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pétition contre la clôture du grand parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="SHD">GR XO 19B</unitid>
              <unitdate normal="1813/1813" encodinganalog="3.1.3">21 mai 1813</unitdate>
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              <p>« A Son Excellence monseigneur le duc de Feltre, ministre et secrétaire d’Etat de la Guerre<lb/>Monseigneur,<lb/>Les habitants de la ville de Saint-Germain-en-Laye, informés qu’ils sont à la veille de perdre une partie de la belle promenade du parterre, ont l’honneur d’exposer à Votre Excellence que ce jardin est leur unique ressource, et que les en priver, c’est anéantir la valeur de toutes leurs propriétés.<lb/>Sa Majesté impériale et royale, touchée de leurs très humbles représentations, a daigné, par l’intercession de la reine Hortense, leur en assurer la conservation.<lb/>La ville de Saint-Germain ne peut se flatter de recouvrer son ancienne existence que par l’attrait de sa situation et c’est surtout la belle promenade du parterre conduisant à la terrasse et à la forêt qui détermine beaucoup de personnes à venir se fixer dans cette ville.<lb/>La clôture provisoire projettée dans le parterre n’ayant pour objet que d’y former une enceinte pour l’exercice des élèves de l’école, les habitants osent prendre la liberté de vous observer, Monseigneur, que les évolutions peuvent avoir lieu sans clôture comme elles s’y font journellement et que si Votre Excellence le jugeait à propos, rien ne serait plus facile que d’assurer la parfaite tranquillité de ces évolutions en plaçant dans le parterre, toutes les fois qu’elles auraient lieu, un détachement de la garde nationale de Saint-Germain qui veillerait à ce que le public ne traversât point l’espace parcouru par les élèves, ni ne s’approchât d’eux en aucune manière. Cette surveillance de la garde nationale, qui serait rigoureusement observée et à laquelle on ajouterait la précaution de fermer les grilles du parterre, équivaudrait à la clôture et en épargnerait les frais. Et ce moyen, adopté par Votre Excellence, serait un bienfait pour la ville de Saint-Germain d’autant plus précieux qu’il en résulterait pour elle la conservation de ses propriétés et l’accroissement de sa population.<lb/>Pleins de confiance en la bonté de Votre Excellence, les habitants conserveront avec la plus vive reconnaissance le souvenir de ce bienfait.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 21 mai 1813<lb/>[nombreuses signatures] »</p>
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              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <p>Publié</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>Publié</p>
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            <corpname>Centre des Archives diplomatiques</corpname>
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              <addressline>3, rue Suzanne Masson</addressline>
              <addressline>La Courneuve Cedex</addressline>
              <addressline>France</addressline>
              <addressline>93126</addressline>
              <addressline>Téléphone : (33) (0)1 43 17 70 30</addressline>
              <addressline>Courriel : lecture.archives@diplomatie.gouv.fr</addressline>
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          <note>
            <p>Cette collection de fonds de provenances diverses a été ainsi dénommée à la fin du XIXe siècle par souci de faciliter les recherches dans les archives diplomatiques ouvertes plus libéralement au public à la suite d’une décision du ministre Decazes en 1874. Elle apparaît comme le complément indispensable de la Correspondance Politique dans la mesure où son noyau initial est constitué par les annexes extraites de la correspondance du Département avec l’étranger.</p>
          </note>
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          <p>Publié</p>
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          <corpname role="Producteur" id="atom_5741_actor">Fonds France </corpname>
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            <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">Série 53 MD</unitid>
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        27 pièces    </physdesc>
            <note type="sourcesDescription">
              <p>http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/archives-diplomatiques/s-orienter-dans-les-fonds-et-collections/fonds-et-collections-d-archives/article/memoires-et-documents</p>
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              <corpname id="atom_5740_actor">Fonds France</corpname>
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            <note>
              <p>Cette collection de fonds de provenances diverses a été ainsi dénommée à la fin du XIXe siècle par souci de faciliter les recherches dans les archives diplomatiques ouvertes plus libéralement au public à la suite d’une décision du ministre Decazes en 1874. Elle apparaît comme le complément indispensable de la Correspondance Politique dans la mesure où son noyau initial est constitué par les annexes extraites de la correspondance du Département avec l’étranger.</p>
            </note>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>Outre les mémoires et pièces diverses rédigés dans les bureaux du ministère en vue d’une négociation particulière, ou envoyés par les représentants de la France à l’étranger, cette sous-série regroupe :<lb/>- les documents concernant l’administration de la France : il s’agit de pièces relatives à l’expédition des affaires courantes des provinces qui relevaient de la secrétairerie d’État aux Affaires étrangères.<lb/>- des fonds nominatifs, intégrés par des voies diverses, notamment par acquisition : Papiers Richelieu, Mazarin, Noailles, Saint-Simon, Bonaparte, fonds Bourbons (émigration).<lb/>- des versements des bureaux : Cérémonial, Présents du Roi.</p>
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            <corpname role="Producteur" id="atom_5740_actor">Fonds France </corpname>
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          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Liste des participants à l’assemblée tenue à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 1829, f. 256-257v</unitid>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Departement des trois chambres de l’assemblée qui fut faite à Saint Germain en Laye en l’année 1583<lb/>M. le cardinal de Bourbon<lb/>M. de Mercure<lb/>M. d’Aumalle<lb/>M. le marechal de Biron<lb/>M. de Villequier<lb/>M. de Lenoncourt<lb/>M. de Paris<lb/>M. le president Brisson<lb/>M. Depuy Gaillard<lb/>M. de Maintenon<lb/>M. de Gombault<lb/>M. de Bouchage<lb/>M. de Saint Goard<lb/>M. de Ruffey<lb/>M. Dabin<lb/>M. de Sessac<lb/>M. le grand prevost<lb/>M. Marcel<lb/>[f. 256v] M. de Rieux<lb/>M. Baillet<lb/>M. Michon<lb/>M. le lieutenant civil<lb/>M. le prince de Conty<lb/>M. de Guise<lb/>M. de Retz<lb/>M. le marechal d’Aumont<lb/>M. le grand prieur de Champagne<lb/>M. de La Vauguyon<lb/>M. de Rambouillet<lb/>M. le president de La Guesle<lb/>M. de La Vallette<lb/>M. de Pienne<lb/>M. de Vienne<lb/>M. de Nantes<lb/>M. Rostaing<lb/>M. le comte de Fiesque<lb/>M. de Chevailles<lb/>M. de Champigny<lb/>M. de Blancmesnil<lb/>[f. 257] M. de Sourdis<lb/>M. de Chateauneuf<lb/>M. de Soucy<lb/>M. Despleurs<lb/>M. le Comte<lb/>M. de Rouen<lb/>M. de Nevers<lb/>M. d’Espernon<lb/>M. de Lanssac<lb/>M. le grand aumonier<lb/>M. de Lyon<lb/>M. de Chauvigny<lb/>M. de Pons<lb/>M. de Suze<lb/>M. le president Faulcon<lb/>M. Chombert<lb/>M. de Lenoncourt le jeune<lb/>M. Miron<lb/>M. de Videville<lb/>M. de Longchamps<lb/>[f. 257v] M. de Boquemar<lb/>M. de La Vieuville<lb/>M. Borin<lb/>M. Duhuc<lb/>M. Barthelemy »</p>
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              <geogname>Ville</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les Enfants de France à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 764, f. 194</unitid>
              <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">16 mai 1603</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Madame,<lb/>Depuis la derniere que j’ay escripte à Vostre Magesté, monseigneur le Daulphyn ce porte toujours fort bien, hormis son ventre quy souvent, encores vendredy il y fist quatre fois fort cler, comme il faut. Encores c’est pour ce mieux porter apres, combien qu’il semble quy ne s’i peu rien adjouter à sa santé, ce portant fort bien, grace à Dieu.<lb/>Madame a toujours ses dents fort enflées, mais pas une de celles quy luy font mal, persées. Elle n’a plus de fievre et commence à reprandre un peu son apetit.<lb/>Monsieur le chevaillier et madamoiselle de Vendosme ce portent bien ausy, Dieu mercy, auquel je suplie conserver Vos Magestés, leurs donnant très parfaite santé, heureuse et très longue vie, me faisant l’honneur me croyre à jamais, Madame, vostre très humble, très obéissante, très fidelle et très obligée subjecte et servante.<lb/>Monglat<lb/>Saint Germain, ce 16 may »<lb/>Au verso : « A la Royne »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 764, f. 195</unitid>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Madame,<lb/>Je ne dout point que Vos Magestés ne croy que j’ay manqué à mon devoir de ne leur avoir faict entendre des nouvelles de messeigneurs leurs enfans depuis quelques temps, et pour leurs faire congnoistre que ceste faulte n’est venue de moy mais d’un laquet que j’i avois envoié expret, quy ne trouvant celluy à quy je les adresoit, a esté si mal avisé que de les raporter, je ne laise de les vous envoier avec la presante, que le fils de monsieur Le Bailleur, quy est venu ycy, m’a promis les presanter demain à Vos Magestés.<lb/>Monseigneur le Daulphyn ce porte fort bien, Dieu mercy, et Madame ausy, quy a trois dents toute preste à perser. Elle ne laise de revenir à son nat[ure]l, et estre extremement jollye. Monsieur le chevallier ce porte tres bien et damdamoiselle de Vendosme ausy, grace à Dieu, lequel je suplie maintenir Vos Magestés en santé, leurs donnant ausy heureuse et longue vie que le desire, Madame, vostre très humble, très obéissante, très fidelle et très obligée subjecte et servante.<lb/>Monglat<lb/>Saint Germain, ce 21 may »<lb/>Au verso : « A la Royne »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Education des princes</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les Enfants de France à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 764, f. 196</unitid>
              <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">26 mai 1603</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Madame,<lb/>J’ay escript à Vostre Magesté par monsieur de Frontenac que Madame avoit une de ses petites dents persée, qui est sa derniere des petites qu’elle avoit à percer. Depuis, il luy est encores persé une, des groses, apellée la marsilliere, qui est une des plus facheuses. Elle s’en porte assez bien, Dieu mercy, n’ayant point lieu pour cela de fiebvre. Elle commence à causer fort jollimant et croy qu’elle donnera beaucoup de plaisir à Vos Magestés, comme j’espere que fera monseigneur le Daumphin, quy ce porte fort bien. Monsieur de Rosny le vint hier voir. Il l’a trouvé fort aucmenté et amendé, et bien jolly. Monsieur le chevallier ce porte bien aus, comme faict madamoiselle de Vendosme. Ils ce sont tous ensemble bien mieux qu’ils n’avoient accoutumé. Monseigneur le Daulphyn y prand beaucoup plus de plesir. Je suis, Madame, vostre très humble, très obéissante, très fidelle et très obligée subjecte et servante.<lb/>Monglat<lb/>Saint Germain, ce 26 may »<lb/>Au verso : « A la Royne »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le logement de la reine et de sa suite au Château-Neuf</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 778, f. 234-234v</unitid>
              <unitdate normal="1624/1624" encodinganalog="3.1.3">1624</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Monseigneur,<lb/>Vous verrés par les compliments que le Roy rend à la Reine que le ceur est en bonne assiette. Il me l’a si particulierement tesmoigné que je vous puis supplier d’assurer la Reine qu’elle recevra icy touttes sortes de contentement. Son logement dans le chasteau neuf est bien ordonné, hormis que madame Eubernet demeure logée prez son antichambre. Elle fait prier un chacun pour la conservation de ce logement. Madame de Guercheville aura la chambre où est maintenant madame la conestable de Monmorancy. Il y a une bonne chambre pour la garderobe de la Reine, une autre aussy belle pour secours, un cabinet pour les robes au bout de la gallerie, et les offices de la Bouche, [f. 234v] chambre pour l’apotiquaire, mais il n’y en peult avoir pour le medecin que au vieux chasteau. Pour le reste du logement, on y travaille et à desloger beaucoup de gens pour accommoder les officiers de la suite de Sa Majesté. Le Roy a commandé à Displan que tout fust bien et espere que la Reine sera ici dimanche ou lundy au plus tard. Quand à moy, j’en prie Dieu de bonheur et que ce soit en parfaitte santé, laquelle aussy je vous souhaite pareille comme estant, Monseigneur, vostre tres humble et tres affectionné serviteur.<lb/>Marillac<lb/>J’ay eu tous les jours la fievre depuis que je suis party de Monceaux, si elle me continue je seray contrant d’aller hors d’icy donner ordre à ma garison. »</p>
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            <controlaccess>
              <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un logement demandé dans le bourg de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 781, f. 16</unitid>
              <unitdate normal="1626/1626" encodinganalog="3.1.3">29 septembre 1626</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Monseigneur,<lb/>Puisque l’honneur de vous voir ne m’est pas si livre que la volonté de vous servir, que j’ay à toute heure, vous me permettrés, s’il vous plait, de recourir à ce papier pour vous dire que si, après m’estre apauvry de deux centz mil escus pour suyvre et servir le Roy depuis vingt et cinq ans, je n’ay peu obtenir de luy une chambre dans le bourg de Saint Germain pour me mettre à couvert, ce seroit me trop flatter d’en attendre une plus grande recompense, veu mesme le retardement qu’il aporte à me faire du bien dans les moyens qu’il en a sans bource deslier me donner assés à cognoistre que ceux qui ne sont pas des petites chasses ne peuvent avoir part aux bonnes prises. Je scay, Monseigneur, qu’il ne tient pas à vous que je n’aye plus de subject de contantement et que vous m’y avés obligé de voz bons offices, aussy me plains je de mon malheur plus pour s’estre opposé à vostre puissance que pour m’avoir pruvé jusques icy des charges dont vous et tous les honnestes gens de la Court m’avés jugé digne, et dire plus de gloire de l’honneur de vostre aprobation que si je possedois le plus de l’employ que le Roy me scauroit donner, aussy ne luy veux je non plus demander que la permission de me retirer dans ma maison, si vous l’avés agreable. J’y emporteray en moy mesme la satisfaction d’ung fort homme de bien et conserveray très entiere l’affection que je vois à vostre service. Je vous y seray bien faire les pistoletz que je vous ay promis en attenant qu’il se presente occasion de les tirer contre voz ennemys, vous protestant, Monseigneur, que vous n’aurés jamais des pensées si hardies que je ne les execute encores plus hardiment quand vous m’honorerés de voz commandements, pour vaire faire paroistre que je suis sans aucune reserve, Monseigneur, vostre tres humble, tres obeissant et tres obligé serviteur.<lb/>Saint Chamond<lb/>A Saint Germain, ce 29e septembre 1626 »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre donnant des nouvelles du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 803, f. 335-336</unitid>
              <unitdate normal="1632/1632" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1632</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A Saint Germain en Laye, ce 9 decembre 1632, jeudy au soir<lb/>Monseigneur,<lb/>Je vous escris avec beaucoup plus de joie que je n’ay faict par mes deux dernieres depesches. La premiere fois que j’ay eu l’honneur de voir le Roy à Versaille depuis mon retour, je le trouvai avec un fort mauvais visage, tesmoignant qu’il n’avoit pas sa vigueur ordinaire, aussy Sa Majesté me dist Elle qu’Elle avoit pris cinq medecines. Depuis son retour, je l’ay trouvé graces à Dieu icy tout autrement disposé, et Sa Majesté m’a dict ce matin qu’Elle se portoit tres bien et ne sentoit aucune douleur, de sorte qu’Elle est allée à la chasse, y aiant eté conviée par le beau jour qu’il a faict. La meilleur remede pour affermir du tout la santé de Sa Majesté est vostre retour pres d’Elle, lequel si tost quy la vostre vous le pourra permettre j’oze vous dire, Monseigneur, que vous debvés à son affection, car c’est le plus ardent desir que je luy cognoisse et le plus agreable entretien qu’Elle ait est de parler de vostre guerizons et de vostre retour.<lb/>Le Roy m’a dict pour vous mander que monsieur le garde des seaux luy a dict, à son arrivée, que Puylaurens seul estoit cause de cette derniere retraicte de Monsieur. […] [f. 336] Sur quoy, vous baizant tres humblement les mains, je demeurerai toute ma vie comme je doibs, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>Bouthillier »<lb/>Au revers : « A Monseigneur, monseigneur le cardinal »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 803, f. 341-116</unitid>
              <unitdate normal="1632/1632" encodinganalog="3.1.3">13 décembre 1632</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Monseigneur,<lb/>J’ay receu la lettre qu’il vous a pleu m’escripre du VI de ce mois. Je loue Dieu de tout mon cœur de la bonne nouvelle de vostre santé, tant desirée par le Roy et touts ses bons seviteurs. Aussi comme elle est très necessaire en toutes fassons, et fault advouer que le Roy a de très grandes inquietudes de vostre absence et, lorsqu’il a de vos nouvelles, et de l’estat de vostre santé, il est tellement resjouy qu’il s’en porte beaucoup mieux. Il se porte bien Dieu mercy. Monsieur Bouvard continue tousjours ses remedes. Cela n’empesche Sa Majesté d’aller à la chasse et de passer son temps, mais il est très vray qu’il parle incessamment de vous. Je n’ay manqué de luy dire ce que m’avez comandé, dont il a esté [f. 341v] très satisfaict, et m’a tesmoigné tant d’affection et bonne volenté pour vous qu’il ne s’y peut rien adjouster.<lb/>Monsieur le garde des sceaux est arrivé. Monsieur Bouthillier et moy travaillons avec luy pour executer vos commandements et faisons ce que nous pouvons pour servir le Roy suivant vos intentions. […]<lb/>Je tascheray d’obeir ponctuellement à touts vos commandents et demeureray, Monseigneur, vostre très humble et très obeissant serviteur.<lb/>Bullion<lb/>De Saint Germain, le XIII decembre »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brouillon d’un ordre de paiement pour le pavage du grand chemin de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 809, f. 2</unitid>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne me Gaspard de Fieubet de payer comptant à me Pierre Tevenin, commis pour le Roy à la recepte et despense des deniers des Pontz et Chaussées de la generalité de Paris, la somme de [vide] pour icelle delivrer à Estienne Pupot, adjudicataire au rabaiz des ouvrages de pavé necessaires à faire sur le grand chemin de Paris à Saint Germain en Laye, le long et aux advenues du bourg de Ruel, pour la continuation desd. ouvrages, laquelle somme luy sera payée suivant les mandemens des presidens et tresoriers generaux de France en ladicte generallité. Faict au conseil d’Estat du Roy tenu pour ses finances à [vide] jour de [vide] mil six cens trente trois. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Ville</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi au cardinal de Richelieu l’informant d’un voyage à Versailles avant de revenir à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 244, f. 23</unitid>
              <unitdate normal="1633/1633" encodinganalog="3.1.3">3 février 1633</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Mon cousin,<lb/>Je fais estat d’aler à Versaille demain si il fait beau et apres m’en revenir à Saint Germain quand il le faudra pour mes affaires. Voilà tout ce que je vous puis mander. Asurés vous toujours de mon affection. Je finiray en priant le bon Dieu de tout mon cœur qu’il vous tienne en sa sainte garde.<lb/>Louis<lb/>A Saint Germain en Laye, ce 3me fevrier 1633 »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi à Richelieu concernant la tenue d’un Conseil à Rueil ou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives diplomatiques">53 MD 244, f. 48</unitid>
              <unitdate normal="1634/1634" encodinganalog="3.1.3">27 juin 1634</unitdate>
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                <persname id="atom_47644_actor">Louis XIII</persname>
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              <note>
                <p>Roi de France de 1610 à 1643</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Mon cousin,<lb/>Je viens de resevoir vostre billet. Si ce n’estoit que j’ay commancé aujourd’huy à prendre mes eaux et que je n’ose aller au chaut, je vous euse porté ma reponce moy mesme.<lb/>Je vous diray donc que vous pouvés mander le Conseil demain à 3 heures apres midy, en ce lieu ou à Ruel, si vostre santé ne vous permet de venir icy, laquelle il faut preferer à toutes choses, priant le bon Dieu qu’il vous la conserve telle que je la desire.<lb/>Louis<lb/>A Saint Germain en Laye, ce 27me juin 1634 »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_47644_actor">Louis XIII </persname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Annotation du roi sur un rapport de Richelieu mentionnant des travaux dans son appartement au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 244, f. 49v-50</unitid>
              <unitdate normal="1634/1634" encodinganalog="3.1.3">15 juillet 1634</unitdate>
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                <persname id="atom_47572_actor">Louis XIII</persname>
                <persname id="atom_47574_actor">Richelieu, Armand Jean Du Plessis</persname>
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              <note>
                <p>Roi de France de 1610 à 1643</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« On jugea hier les deffaultz contre M. de Lorraine et decreta on prise de corps contre luy. Les formes requierrent qu’on l’envoie chercher dans l’hostel de Lorraine et qu’on le crie par la ville à son de trompe. Madame de Lorraine voudroit bien qu’on peust esviter ces formalitez, mais comme c’est chose impossible, au moins supplie elle le Roy qu’elle s’absente de ceste ville pendant ce temps là. Elle desire aller au vieux chasteau de Saint Germain. Il plaira au Roy mander en quel appartement il aura agreable qu’elle loge et commander au premier gentilhomme de la chambre de le faire meubler, veu que ses meubles ne sont pas encore venus, Lefebvre, qui est à Nancy, aiant esté si mal advisé de ne les vouloir par laisser sortir sur l’ordre qu’en a eu M. de Brassas. On a redepesché exprez. »<lb/>Le roi a noté en marge : « J’envoye au marquis pour faire meubler, et me semble que vostre apartement est le plus propre parce que les peintres sont dans le mien. La lettre du marquis est dans ce paquet, que vous luy ferés tenir en son logis à Paris. [f. 50] Je seray tres aise que l’on luy face savoir que ses gens ne porte point d’arquebuze et qu’ils n’ailent point à la chasse. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_47572_actor">Louis XIII </persname>
              <persname role="Producteur" id="atom_47574_actor">Richelieu, Armand Jean Du Plessis </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la nomination du curé de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 1590, f. 195</unitid>
              <unitdate normal="1637/1637" encodinganalog="3.1.3">14 octobre 1637</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>Le destinataire de cette lettre n’est pas précisé, mais il s’agit probablement de Chavigny, secrétaire des commandements du roi.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Monsieur,<lb/>J’avois prié monsieur de Goulas de me donner la cure de Saint Germain en Laye, parce que j’ai interest qu’elle soit à une personne qui me soit affectionnée. J’ay appris qu’il vous en debvoit bailler la presentation en blanc pour la remplir de celuy que Sa Majesté auroit ageable, en quoy je ne puis assez le louer, estant plus que raisonnable de laisser à Sa Majesté la disposition de sa paroisse. On m’a donné advis que Sa Majesté desire la donner à M. Canié le jeune, qui est celuy que j’avois desseing de presenter au Roy pour supplier Sa Majesté de l’aggreer si j’eusse eu la disposition de ce benefice. Je vous prie, Monsieur, et vous conjure de le vouloir proteger et le conserver en cette bonne volonté que Sa Majesté a pour luy. Il est homme de grande pieté, prudhommie, capacité, et qui sans doute servira si bien et si soigneusement cette Eglise qu’il donna satisfaction à Sa Majesté. Je vous demande cette faveur et la grace de me croire, Monsieur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>D’Estampes, eveque de Chartres<lb/>Paris, le 14 octobre 1637 »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les serviteurs du dauphin à naitre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 831, f. 14</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">3 août 1638</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« D’Abbeville, ce 3e aoust 1638<lb/>Je suis tres aise que l’affaire de madame de Lanssac se soit passée ainsy que vous me le mandez et que la Reyne l’ait bien receue. Je m’asseure qu’elle se conduira de telle sorte que Leurs Majestez y recevront toute sorte de satisfaction et ses amis beaucoup de contentement.<lb/>M. de Chavigny vous escrit amplement tant sur le sujet de la reception du serment de madame de Lansac que du choix de la norice et du logement de la gouvernante.<lb/>Je vous envoie la lettre que vous avez desirée pour Mrs de la Galissonniere et de Saint Denis. »<lb/>Au verso : « Pour monsieur Bouthillier, surintendant des Finances », et annotation : « M. le cardinal, 3 aoust 1638, d’Abbeville ».</p>
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              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 831, f. 89-91v</unitid>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A Saint Germain, le 25 aoust 1638<lb/>Le Roy ayant esté depuis trois jours dans l’incertitude s’il se racommoderoit avec madame de Hautefort ou s’il romproit avec elle, Sa Majesté m’a empesché d’escrire à Monseigneur parce qu’Elle luy vouloit faire scavoir lequel des deux partis Elle prendroit. Elle avoit fait hier au matin une lettre à Son Eminence par laquelle Elle luy mandoit que le peu de satisfaction qu’elle avoit de madame de Hautefort l’obligeroit enfin à se separer d’elle. L’apres disnée, Sad. Majesté me commanda de renvoyer apres le courrier pour l’empescher de partir, parce qu’Elle vouloit encore veoir le soi si Elle pourroit se remettre en bonne inteligence avec la creature.<lb/>Enfin, l’inclination a esté la plus forte, le racommodement a esté fait le mieux du monde, et le Roy, qui avoit une inquietude extraordinaire et un fort mauvais visage, est revenu gay au dernier poinct et son ventre s’est abaissé sans user des remedes qu’il pratique d’ordinaire.<lb/>Une heure auparavant que ce racommodement se feit, je trouvay moyen de veoir madame de Hautefort. Elle estoit dans la pensée que Monseigneur n’estoit pas satisfait d’elle et, cela estant, dans le dessein de ne plus entretenir de [f. 89v] commerce avec le Roy. Elle me tesmoigna aussi le deplaisir qu’elle avoit de ce qu’on luy avoit raporté que Son Eminence avoit creu qu’elle n’avoit pas eu tous les sentimens qu’elle debvoit pour son service.<lb/>Elle me protesta ensuitte qu’elle estoit dans les mesmes sentimens où je l’avois laissée lorsque je luy parlay de l’affaire de madame de Lanssac et qu’elle ne s’en departiroit jamais.<lb/>Je l’assuray que Monseigneur estoit tres satisfait d’elle, qu’il n’avoit jamais eu les pensées de sa conduicte qu’on luy avoit voulu persuader, que Son Eminence l’aymoit veritablement, qu’elle souhaittoit qu’elle demeurast tousjours bien aupres du Roy, et qu’elle avoit contribué tout ce qui avoit esté en son pouvoir aupres de Sa Majesté pour empescher ses mauvaises humeurs lorsqu’Elle les luy avoit communiquées.<lb/>Ces assurances luy remirent l’esprit et luy feirent prendre resolution de se racommoder avec le Roy, ce qu’elle n’eust jamais fait autrement, et je puis assurer à Monseigneur qu’elle est dans la resolution de se mieux conduire à l’advenir avec Sa Majesté qu’elle n’a fait par le passé, et d’estre plus dependante que jamais de ses volontez. Son intention est aussi de vuivre en amitié avec madame de Lanssac.<lb/>[f. 90] Ce recit est un peu long, mais j’ay creu que Son Eminence ne seroit pas marrie de scavoir le particulier de cette affaire qui sembleroit une bagatelle a tous ceux qui ne connoistroient pas l’humeur du Roy.<lb/>Il n’y a point encore apparence que la Royne doive accoucher, à ce que disent les medecins, plus tost que de huit jours. Sa Majesté est extremement grosse et incommodée. Je ne dis point à Monseigneur les protestations qu’elle me fait tous les jours de vouloir bien vivre avec luy parce qu’il n’y a pas aparence d’en rien croire que « fructibus ».<lb/>La nourrice d’Orleans est enfin retenue, apres qu’on a veriffié, par personnes qu’on a envouyé faire des informations secrettes en cette ville là, que tout ce que M. d’Orleans a dit contre elle et son mary estoient les plus insignes et les plus artificeuses faucetez du monde. Le Roy avec toute sa cour a recogneu la meschanceté de ce bon prelat, que la confusion où il s’est trouvé a fait quitter Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[f. 91v] Je m’en vais ce soir à Paris affin que nous conferions demain, M. de Bullion  et moy, avec les ambassadeurs d’Angleterre, qui nous ont demandé audiance pour faire des propositions nouvelles de la part de leur maitre, dont nous donnerons aussitost avis à Monseigneur.<lb/>Je m’en retourneray demain au soir à Saint Germain affin d’estre tousjours aupres de Sa Majesté, preferant le service de Monseigneur à toutes choses et n’ayant point de plus forte passion au monde que d’employer ma vie pour luy faire paroistre que je suis, avec la reconnoissance, le respect et la fidelité que je doibs, sa tres humble, tres obeissante et tres obligée creature.<lb/>Chavigny »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la naissance du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 831, f. 195</unitid>
              <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">6 septembre 1638</unitdate>
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              <p>« A Saint Germain, le VIe septembre 1638, à trois heures du matin<lb/>Le Roy avoit si peur hier matin que Monseigneur aprins la nouvelle de l’acouchement de la Royne et de la naissance de monseigneur le Dauphin avant que le frere de La Chesnaye arrivast aupres de Son Eminence que je n’ay eu que le temps de luy escrire trois mots à la haste dans le cabinet de Sa Majesté.<lb/>Le travail de la Royne a esté le plus heureux du monde. Elle n’a esté malade que six heures, apres lesquelles elle est accouchée d’un des plus beaux princes que l’on scauroit veoir. Le Roy y a tousjours esté present et ses deux accez de fiebvre ne luy ont en rien diminué ses forces. Monseigneur verra par la lettre que Sa Majesté luy escrit la joie qu’Elle a d’estre pere. Elle est en effect extraordinaire. Elle fut hier quatre ou cinq fois dans la chambre de monseigneur le Dauphin pour le veoir teter et remuer.<lb/>Monsieur est demeuré tout estourdi quand madame Peronne luy a fait veoir par raison phisique que la Royne estoit accouchée d’un filz. Il luy faut pardonner s’il est un peu melancolique. Les six mil escus que le Roy luy a accordez à la priere de Monseigneur le consoleront un peu. Et plus que toutes les choses du monde, l’assurance que je luy ay donnée de la part de Son Eminence que rien ne l’empescheroit de le servir tousjours. Il souhaitte passionnement son amitié et je responds sur mon honneur qu’il [f. 195v] n’oubliera rien de ce qu’il faudra faire pour la conserver.<lb/>Le Roy a esté extremement aise de veoir le soin qu’a eu de luy Monseigneur en sa maladie. Je luy ay dit la peyne où il estoit et combien il avoit d’inquietudes de n’estre pas aupres de Sa Majesté. Elle a esté tout je jour d’hier comme si Elle n’avoit jamais eu de fiebvre. M. Bouvard dit pourtant qu’il creint qu’Elle en aye encore deux ou trois accez. Tant y a que l’esprit de Son Eminence doit estre extremement soulagé de ce qu’elle est intermintante. Sa Majesté fait estat, si elle le quitte, d’aller deux jours apres la Nostre Dame à Chantilly pour prendre l’air et estre plus pres de Monseigneur. Elle tesmoigne aussi une grande envie de retourner en Picardie. Mais je ne voudrois pas assurer que sa santé le luy peut permettre.<lb/>Le Roy scait un extreme gré à Monseigneur de ce qu’il a voulu demeurer en Picardie et connoist clairement que sa presence estoit absolument necessaire en ces quartiers là pour le bien de ses affaires. Il m’a fait encorre hier mil protestations d’amitié pour Son Eminence et assuré qu’il mourroit plustost que de luy manquer à la moindre chose et qu’il esleveroit monseigneur son fils dans ce sentiment.<lb/>On chanta le Te Deum à Saint Germain dans la chapelle du chateau vieux. On fera aujourd’huy la mesme chose à Paris.<lb/>[f. 196] Le Roy a trouvé bon l’expedient que monsieur le chancelier a proposé pour le parlement et la chambre des comptes.<lb/>Lorsque le siege du Castelet sera achevé, si le Roy ne va point à l’armée, Monseigneur luy fera un extreme plaisir de luy renvoyer des gardes françoises et suisses, parce qu’hier, dans la resjouissance publique, les laquais prirent querelle contre les soldatz de la compagnie de Saint Marc et en ont tué deux ou trois, estans beaucoup plus fortz en nombre. Cela n’a point pleu à Sa Majesté. Elle envoya hier au soir par tous les logis des personnes de condition qui sont à Saint Germain affin qu’ilz eussent à respondre de leurs gens.<lb/>J’oubliois à dire à Son Excellence que monseigneur le Dauphin a esté ondoyé par M. l’evesque de Meaux.<lb/>Le Roy estime que le vieux M. de Bellefonds doibt estre preferé à tous ceux qui demandent le gouvernement du Castelet.<lb/>Messieurs les surintendants venans aujourd’huy icy, je leur parleray des affaires d’Italie affin qu’ils executent ce qui a esté promis au sieur Fabert.<lb/>J’escriray à M. de Bellievre ce que Son Eminence m’a commandé.<lb/>Le Roy avoit desjà donné la compagnie que demande le lieutenant de Bellerane, sans [f. 196] cela il eust consideré la recommandation de Monseigneur.<lb/>Je suplie tres humblement Son Eminence de croire que je contribueray tout ce qui dependra de mon soin et de ma petite industrie pour empescher qu’il ne se passe rien icy contre son service. Et puisque la maladie du Roy n’est pas de consequence, il me semble qu’il n’y a rien icy qui luy doibve donner de l’inquietude.<lb/>Outre la lettre que la Royne a escritte à Monseigneur, elle m’a commandé encore de luy faire mil complimentz de sa part. Sa Majesté a eu la fiebvre un peu forte hier l’apres disnée, mais hier au soir elle se portoit assez bien pour le mal qu’elle a enduré.<lb/>Encore que le Roy n’aille pas en Picardie, Monsieur est en resolution d’aller trouver Monseigneur. Son Eminance me fera l’honneur, s’il luy plaist, de me mander si elle aprouvera ce voyage. Pour moy, je ne croy pas qu’il fut trop agreable au Roy en l’estat des choses presentes.<lb/>Chavigny »</p>
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              <subject>Fêtes et événements</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre donnant des nouvelles de la Cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">17</unitid>
              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 833, f. 95-96v</unitid>
              <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1639</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [dans la marge :] Madamoiselle Andrieu à madame de Senecé, 9e avril 1639<lb/>Je croy que vous aurez pu cognoistre par ma derniere que je n’ay pas manqué de soin de me donner l’honneur de vous faire scavoir des nouvelles de cette Cour, et particulierement de celles de la Reyne et de monseigneur le Daufin, dont la santé continue tousjours au point que l’on leur peut souhaiter. Ce petit prince est si gras et si fort que si ce n’estoit ses galles, on ne le pourroit tenir emmailloté. L’on ne parle de l’habiller que sur la fin du mois qui vient mais je ne croy pas qu’il puisse attendre ce temps là. La Reyne ne l’abandonne gueres, elle prend grand plaisir à le faire jouer et à le mener promender dans son carrosse quand il fait beau. C’est tout son divertissement, aussy n’y en a t il point d’autre dans la Cour, et je vous puis asseurer, Madame, qu’ils ne sont point augmentez depuis vostre départ<lb/>Sa Majesté a veu vostre lettre et m’a tesmoigné en estre extremement satisfaite. […]<lb/>[f. 95v]. Le pauvre [f. 96] François Coquet est party d’icy il y a trois jours, fort mal content de la Cour, La Chesnaye luy ayant fait esperer qu’il pourroit avoir une pension du Roy, et mesmes que le Roy luy avoit tesmoigné qu’il seroit bien ayse que ce fust madame de Hautefort qui luy demandast, ce qui ne se trouva pas difficile à cause de l’amitié qu’elle a pour luy, à quoy elle ne manqua pas dès le soir, mais elle trouva le Roy tout contraire à ce qu’on luy avoit fait croire, disant qu’il n’avoit jamais eu dessein de donner de pension à Coquet, que c’estoit un homme qui ne luy servoit de rien et d’autres choses assez desobligeantes, nyant absolument qu’il en eust jamais parlé à La Chesnaye, ny ouy parler. Il le fist venir exprez de Paris, lequel a desadvoué qu’il eust dit à Coquet que le Roy luy en eust parlé, mais bien qu’il luy avoit conseillé d’en parler luy mesme au Roy. Il se trouve que le Roy le croid, et madame de Hautefort croid Coquet. Cela a mis un peu de trouble ans leur conversation ordinaire et a fait faire un voyage au Roy de deux jours à Versailles, d’où il est de retour d’hier. Je pense qu’ils se sont remis. Il n’y a que le pauvre Coquet qui est demeuré bien mal satisfait de son voyage et for mal avec La Chesnaye. [f. 96v] Tout le monde le plaint fort, et cela n’a pas esté faict sans dessain, à ce que tout le monde croit. L’on a donné esperance à madame de Lorraine, aprez un mois qu’il y a qu’elle est icy, qu’elle pourra toucher de l’argent dans quelque temps. Elle s’en retourne dans deux ou trois jours. Mesdames de La Flote et de Hautefort sont vos servantes très humbles et vous remercyent de l’honneur de vostre souvenir. Mes compagnes et madamoiselle de Jussy vous asseurent de leur très humble service et sont ravies que vous leur faciez l’honneur de vous souvenir d’elles, et moy particulièrement, Madame, de la bonté que vous avés pour moy par le soin qu’il vous plaist de prendre de ma santé, qui ne se peut dire ny bonne ny mauvaise. Je veux me persuader que vous me ferés l’honneur, si vous demeurez quelque temps à Milly, de me permettre de vous y aller trouver. Je croy qu’il n’y a point de medecine pour mon mal capable de le guerir comme ce voyage là. Je vous demande cette grace, Madame, par tout ce que vous aymés le plus, et que vous me faciez l’honneur de me croire tousjours vostre très  humble et très obeissante et fidèle servante.<lb/>Andrieu<lb/>La Reyne s’estonne boen que vous ayez donné si tost une robe à mons. vostre petit fils. Elle voudroit bien scavoir combien il a de dens. Monsieur le Daufin n’en a tousjours que deux. »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre à Richelieu donnant des nouvelles de la reine et du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 835, f. 275</unitid>
              <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">16 juillet 1640</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Monseigneur,<lb/>J’ay cru que Vostre Eminence n’auroit pas desagreable que je continuasse à luy mander des nouvelles de deça. La Reyne et monseigneur le Daufin se portent parfaitement bien, Dieu mercy. Elle a une grande consolation des lettres qu’elle reçoit souvent du Roy et a fait mettre les prieres de quarente heures icy pour l’heureux succés des armées de Sa Majesté.<lb/>L’on remarque son affection aux choses où elle la doit porter et sa gratitude où elle doit véritablement estre, et enfin Monseigneur, moy, qui suis vostre creature tres fidelle, ne scaurois rien desirer davantage de ce costé, ouy bien d’estre si hureux de pouvoir tesmoigner par mes obeissances la passion que j’ay dans le cœur à honorer, respecter et servir Vostre Eminence et me faire paroistre, Monseigneur, vostre tres humble, tres obeissant et tres fidelle serviteur.<lb/>Brassac<lb/>Saint Germain en Laye, ce 16e juillet 1640 »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi à Richelieu concernant la venue du parlement à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 244, f. 318</unitid>
              <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">23 janvier 1642</unitdate>
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              <p>« De Saint Germain, ce 23me janvier 1642<lb/>Je trouve bon que le parlement et les autres compagnies me viennent dire adieu samedy. Ils pourront partit de Paris sur les onze heures du matin et ariver à Saint Germain entre deux et trois apres midy, autrement il les faudroit traiter, qui est une depance superflue. Je me porte bien. Je vous done le bon soir.<lb/>Louis »</p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du retour de la famille royale à Paris depuis Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 1591, f. 111</unitid>
              <unitdate normal="1648/1648" encodinganalog="3.1.3">1er novembre 1648</unitdate>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« De Paris, le 1er novembre 1648<lb/>Le 26 du passé, la Reyne ne voulant pas dire au prevost des marchands et aux eschevins le jour qu’elle viendroit avec le Roy, parce qu’on avoit resolu de revenir incognito en faisant semblant d’aller à la chasse affin de surprendre la bourgeoisie et d’empescher qu’elle ne fit paroistre rien d’extraordinaire à l’entrée de Leurs Majestez, mais tout Paris commençant là-dessus à se persuader que la cour n’avoit point d’envie de revenir, le prevost des marchands et les eschevins retournerent le 29 à Saint Germain et prierens instamment la Reyne de vouloir revenir avec le Roy, ce que Sa Majesté leur promit de faire le 31 à condition qu’ilz ne feroient aulcune ceremonie à l’entrée et d’aller loger dans le Palais Royal. Ce qui fut ainsy executté hier, le Roy estant arrivé à 2 heures apres midy accompagné de M. le duc d’Orleans, de M. le Prince et de M. le cardinal, sans qu’on fit autre ceremonie que des cris de Vive le Roy. La Reyne vint une heure apres, accompagnée de Madamoiselle et de mesdames les princesses de Condé.<lb/>Ce retour n’ayant esté resolu qu’apres cette derniere instance de messieurs de ville, M. le duc d’Orleans avaoit auparavant faict dessein de s’en venir icy la veille de la feste, qui estoit hier, pour faire ses devotions aujourd’huy, et s’en retourner demain à Saint Germain affin d’accompagner demain le Roy à la celebre chasse de la Saint Hubert, qui est apres demain, au retour de laquelle Leurs Majestez devoient venir à Paris tout droit au lieu de retourner à Saint Germain. Sur quoy quelques uns jugent que l’on ne changea de resolution touchant le retour du Roy que pour la crainte que les affaires ne changeassent de face, si l’on avoit fait venir S. A. R. devant S. M.<lb/>Madame, n’estant pas encore relevée de ses couches, ne reviendra que le 7 du courant avec les princesses ses filles.<lb/>M. le prince de Conty et le petit duc d’Anguien arriverent dans Paris le 27 du passé comme firent aussy M. le marechal de La Mesleraye et M. Tubeuf.<lb/>M. le duc d’Orleans escrivit au Pape la sepmaine passée une lettre par laquelle il se plaint firt du long retardement que Sa Sainteté apporte à la promotion de M. l’abbé de La Riviere au cardinalat, et une autre à M. de Fontnay Mareuil par laquelle il luy recommande de pousser fort le Pape là-dessus et de presser l’affaire jusqu’au bout avant que partir pour s’en revenir.<lb/>Le 27 du passé, il y eust dispute à Saint Germain entre M. le Prince et M. l’abbé de La Riviere, qui se plaignoit de ce que le premier empeschoit sa promotion au cardinalat, cela pour cause de la mesintelligence entre M. le duc d’Orléans et M. le Prince. S. A. R. ayant dit à celuy cy que puisqu’il avoit consenty à la nomination de M. l’abbé de La Riviere, il ne devoit pas en empescher l’effet, M. le Prince respondit qu’il l’avoit consenty en un temps auquel il voyoit M. le prince de Conty son frere peu porté au cardinalat, mais que puisqu’il le desiroit aujourd’huy, l’on ne debvoit pas trouver mauvais qu’il fut preferé à M. l’abbé de La Riviere. Sur quoy l’affaire fut accommodée et celuy cy est demeurer d’accord de laisser passer devant luy M. le prince de Conty, lequel ayant esté en mesme temps nommé [f. 111v] par le Roy faict partir demain le sieur de La Roussiere, premier gentilhomme de la chambre, pour aller à Rome demander cette dignité au Pape. L’on croid que cette contestation pourra reculer la promotion de l’un et de l’autre pouor quelque temps, et le Pape, n’ayant que 3 chapeaux à donner, sera bien ayse de les donner cependant à des Italiens.<lb/>On a licentié la compagnie des gardes de la reyne d’Angleterre, qui y a consenti sur ce qu’on luy a representé que le peu de finances qu’il y a maintenant dans les coffres du Roy ne permettent pas qu’on continua à faire cette despence. L’on pourra bien asseurer une moindre somme au lieu qu’on ne pouvoit pas luy faire toucher à point nommé tout ce qu’on luy bailloit cy devant. Cependant, on a payé une partie de ce qui estoit deub à ses gardes et fait esperer le reste dans quelques temps. On en a retenu quelques uns pour une compagnie des gardes à cheval qu’on faict pour M. le cardinal dont M. de L’Estrade est capitaine, M. de Champfleury lieutenant et M. Bertault cornette. […]<lb/>Mes deputez de la chambre des comptes qui furent à Saint Germain le 27 du passé y firent leurs remonstrances par escrit à la Reyne touchant le comptant de l’Espargne, sur lequel ilz firent voir que le roy Henry 4 n’avoit jamais pris plus de 1500 m. l. l’année et que du moins on ne debvoit pas à present en prendre plus du double de cette somme, à quoy ilz adjousterent que la connoissance des affaires qui concernent lesd. comptans et les rentes de la Ville leur appartenoit et non au parlement, et que le revenu ordinaire du Roy se montant à 80 millions, sans y comprendre les impositions extraordinaires, et les despences ordinaires ne se montant qu’à 60 millions, on pouvoit espargner 20 millions tous les ans et les employer à payer les debtes de Sa Majesté. A cela ne leur respondit autre chose, sinon qu’elle y aviseroit et leur feroit rendre responce. […] »</p>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Minute de la lettre envoyée par la reine à la princesse de Condé pour la prévenir de la fuite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« [en marge :] Lettre de la Reyne à madame la Princesse<lb/>[en marge :] Minute de la main de M. de Lionne, secrétaire des commandements de la Reine<lb/>Ma Cousine,<lb/>Je vous escris ces lignes pour vous faire part de la resolution que j’ay esté forcée de prendre d’emmener le Roy monsieur mon fils, sur les advis certains que j’ay eus des menées qui se faisoient pour s’asseurer de sa personne. [rayé : Nous nous en allons à Saint Germain] Je souhaite que vous vous rendiez [rayé : en mesme temps] aupres de moy et que vous meniez avec vous mon cousin le duc d’Anguien [rayé : et que vous]. [dans la marge : Je me dispense d’escrire une autre lettre à mon cousin le prince de Conti et le prie par celle cy de nous accompagner.] Advertissiez mon cousin le prince de Conti afin qu’il s’y rende aussy. Pour ma cousine la duchesse de Longueville, je n’aye pas voulu y envoyer à cause de sa grossesse, mais je remets à vous d’en user comme vous jugerez plus à propos. J’ay fait scavoir cependant par une autre voye à mon cousin le duc de Longueville ce qui se passe afin qu’il nous vienne trouver où nous serons. Mon cousin le Prince, vostre fils, à qui je me remets, vous dira toutes les circonstances de nostre sortie et à quelle heure precisement il faudra que vous partiez [dans la marge : et en quel lieu vous pourez vous rendre pour m’attendre avec mon cousin le prince de Conty si vous y estes avant moy, comme je vous y attendray si j’y suis plustost que vous]. Et esperant d’avoir bientost la satisfaction de vous voir tous deux et de nous entretenir de toutes choses, je demeure etc.<lb/>A Paris, ce cinquiesme janvier 1649 »</p>
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              <p>« Monsieur le coadjuteur de Paris,<lb/>Ayant à vous communiquer quelque chose d’important sur le suject de la sortie du Roy monsieur mon fils de la ville de Paris, je vous faire ces trois lignes pour vous dire que je desire que vous vous rendiez pres de moy à Saint Germain, et comme je vous verray bientost je remets toutes choses à la vive voix et prie Dieu seulement qu’il vous ayt en sa sainte garde.<lb/>A Paris le VIe janvier 1649 »</p>
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              <subject>Fronde</subject>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« 6 janvier 1649<lb/>M. de Longueville<lb/>Monsieur,<lb/>La Royne m’a commandé qu’on vous depescha ce courrier en toute diligence pour vous faire part de la resolution que Sa Majesté a esté obligée de prendre de sortir de Paris pour mettre la personne du Roy en seureté apres avoir eu divers advis des menées qui se faisoient pour s’en asseurer. Nous avions esperé, Monsieur, que vous seriez icy pour suivre les Roys et que vous pourriez assister aux deliberations qui se sont faites sur cette matiere et y donner vos preudens advis, mais cela n’ayant pas esté, Sa Majesté m’a chargé de vous faire scavoir ce qui se passe et de vous mander de sa part qu’elle vous attend à Saint Germain, où elle desire que vous prissiez la peine de vous rendre au plustost, pour estre assistée de vos bons conseils dans la suite des affaires. Monsieur le Prince s’est chargé de vous escrire la mesme chose et m’a dict qu’il y adjouteroit encore quelques plus grandes particularitez, à quoy me remettant je n’auray qu’à vous prier de me croire etc. »</p>
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              <subject>Fronde</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Minute de la lettre envoyée par la reine à l’archevêque de Paris pour le prévenir de la fuite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Monsieur l’archevesque de Paris,<lb/>Ayant esté obligée de sortir de Paris pour mettre la personne du Roy monsieur mon fils en seureté, je vous fais ces lignes aussytost pour vous en donner part [rayé : et vous dire que]. Je scay qu’outre la passion extreme que vous avez, Monsieur, pour le service du Roy et pour le bien de l’Estat, vous avez encore une affection particuliere pour ma personne, et ainsy je ne puis pas douter que vous ne me compatissiez beaucoup de m’estre veue reduite à prendre une pareille resolution. Je suis asseurée aussy qu’il seroit tres superflu de vouloir dans cette rencontre exciter vostre zele et que j’en recevray toutes les marques qu’il sera en vostre pouvoir de me donner, employant vostre authorité pour faire que toutes choses se passent à Paris pendant mon absence en la maniere que je puis souhaiter. Je mande aussy à M. le coadjuteur de me venir trouver à Saint Germain, où j’ay diverses choses à luy communiquer pour le bien de mon service.<lb/>A Paris le VIe janvier 1649 »</p>
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              <subject>Fronde</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi annonçant que le prince de Conti et le duc de Longueville ont quitté Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 866, f. 49</unitid>
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              <note>
                <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Mon cousin,<lb/>Je vous ay fait scavoir par ma precedente depesche le suject qui m’a obligé de sortir de ma bonne ville de Paris et les motifz de la declaration que j’ay envoyée au parlement estant en lad. ville par laquelle je l’ay interdict et transferé sa seance à Montargis, maintenant je vous fais celle cy, par l’advis de la Reyne regente madame ma mere, pour vous faire scavoir que led. parlement est entré dans une rebellion ouverte et a ordonné par arrest qu’il seroit levé des gens de pied et de cheval dans mad. ville de Paris pour employer contre mon service, et que mes cousins le prince de Conty et duc de Longueville, qui estoient venus avec moy en ce lieu, s’en sont retirez la nuict derniere sans prendre congé de moy et sont rentrez dans mad. ville, donnants lieu de juger par cette conduicte que c’est pour des desseins aussy contraires aux debvoirs de leur naissance et condition qu’à ceux des obligations qu’ilz ont à la Reyne regente madame ma mere et à moy. Ce que je desire que vous faciez entendre à tous ceux que vous verrez estre à propos et que sur ces occasions vous redoubliez vos soings à ce qu’il ne se passe rien en l’estendue de vostre charge qui puisse prejudicier mon service. De quoy me reposant sur vous, je ne vous feray la presente plus longue que pour prier Dieu qu’il vous ayt, mon cousin, en sa sainte et digne garde.<lb/>Escrit à Saint Germain en Laye le Xe jour de janvier 1649. »<lb/>Au revers : « Plusieurs lettres du Roy aux gouverneurs pour leur faire savoir que M. les princes de Conty et Longueville se sont retirez d’aupres Sa Majesté pour entrer à Paris et qu’ilz ayent à doubler leurs soings »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48320_actor">Louis XIV </persname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres concernant l’état de régiments fidèles au roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Monseigneur,<lb/>Je croy qu’il est très à propos d’envoyer un grand party sur le chemin du Bourg la Reyne. Mais, ayant envoyé un detail sy exacte du ombre de la cavallerie que j’ay et de l’estat auquel elle est, vous aurez peu voir sy c’est une chose praticable et, affin que vous en soyez plainement informé, vous saurez, s’il vous plaist, que dans le regiment de Monsieur, j’ay trouvé quatre vingtz seize cavalliers, dont il y en a bien quinze ou seize qui n’ont point de pistolletz, dans celluy de M. le Prince, cent cinquante dont il y en a plus de vingt sans postolletz, dans celluy de Noirlieu deux cens quarante. J’ai de plus envoyé M. de Palluau pour vous dire qu’on ne fist point de fondement pour faire travailler cette cavallerie, dont tout ce que les chevaux pouvoient faire estoit d’aller à l’eau, et qu’une nuict par les chemins où il faut marcher la mettroit à bout sans resource. L’envie que j’ay creu qu’on avoit de prendre le poste de Meudon, laquelle estoit raisonabble, a faict que sans attendre vostre regiment de cavallerie, qui n’est pas encore arrivé, j’ay faict partir ce matin M. de Palluau qui, pour toutte cavallerie, estant à une lieue de Paris sans ruisseau ny riviere devant lui, [f. 36v] n’a que les dragons polonnois, tres meschante milice, et les deux compagnies de Friz, et dix mille chevaux peuvent prendre le derriere du costé de la plaine, de sorte que sy je voyois les ennemis attaquer un quartier, je n’ozerois desgarnier celluy là. Je vous laisse à juger aprez ce detail de quoy pourroit estre composé un grand party, de sorte que tout ce que saurois faire sur un advis fort incertain est d’envoyer M. de Gauville, qui est un officier tres intelligence, aveq soixante chevaux que je prendray des regimentz de Condé et Noirlieu, et quarante d[vide], auquel je donneray ordre de prendre leur party le mieux qu’il se pourra. Et vous supplie tres humblement de croire qu’ayant l’affection que j’ay pour le service du Roy, le desir de faire quelqe chose en mon particullier et Dieu ne m’ayant pas tout à faict destitué de cognoissance de la guerre, je ne perdray aucune occasion, et que j’ay assez de vanité pour croire qu’on s’en peut fier à moy. J’avois dict à M. de Palluau de vous dire que mon intention estoit, ayant du monde dans Paris et par mes pectittes partyes, d’estre adverty lorsque la cavallerie des ennemis sortiroit pour luy prendre le derriere et les combattre. Mais je vous dis encores, Monseigneur, que celle que j’ay n’est pas en estat presentement de l’entreprendre. Il n’y a pas eu moyen de luy donner un picotin d’avoyne, et pour celle qui est à Saint Clou il a fallu que je fisse recherche par tous les logis du foin [f. 37] qui y estoit pour leur en faire donner. Car pour les magazins qu’on avoit proposez, il n’y en a nulle nouvelle.<lb/>Je suis, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>De Grammont<lb/>Saint Clou, ce 23e janvier 1649 »</p>
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              <subject>Fronde</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre donnant des nouvelles de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">53 MD 866, f. 151-154</unitid>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Nouvelles de Saint Germain du XI mars 1649<lb/>Le deuxiesme du courant, les gens du Roy vinrent ycy pour prendre le jour et lieu des conferences pour la paix. Le jour leur fut donné le quatriesme suivant, le lieu à Ruel.<lb/>Le jeudy quatriesme, S. A. R., M. le Prince, Son E. M. le chancelier, M. le surintendant, messieurs Le Tellier, La Riviere et Tubeuf se rendirent à Ruel sur les unze heures du matin et messieurs les deputtez du parlement y arriverent à deux heures apres midy, qui sont M. le premier president, M. Le Coygneux, de Novion, Charton et plusieurs autres, presque au nombre de trente. Ce jour là, il n’y eut poinct de conferance, M. le cardinal desirant en estre, à quoy messieurs du parlement n’ont jamais vouleu consentir.<lb/>Le cinquiesme, la matinee se passa encor dans cette contestation, et les uns et les autres furent sur le poinct de se separer sans s’aboucher. On dit que M. le cardinal feignit une petite maladye afin de prendre pretexte de n’y pouvoir assister. Quoy qu’il en soit, il n’a poinct esté des conferances, ausquelles ne voulurent aussy se trouver S. A. R. ny M. le Prince, à cause que lez 2 n’y pouvoict estre. Sont esté messieurs le chancellier et Le Tellier qui y ont assisté pour le Roy, et messieurs Le Coigneux et Novion, prisidents, pour le parlement. Au soir ce commença la premiere conferance, qui fit esperer un accommodement.<lb/>Le sixiesme au matin, fut tenue la seconde, qui sembloit nous donner la paix. La troisiesme du soir, l’on crut touttes choses rompues, sur une proposition qu’on fit à messieurs du parlement que le Roy demandoict vingt cinq conseillers pour en estre ainsy que bon luy sembleroit. Les parlementaires sortirent de la conference et parloient de s’en retourner, pourtant ilz demeurent.<lb/>Le septiesme, commença des le matin la quatriesme conferance, qui donna lieu de croire une paix, des principaux poincts estans accordés : le premier que Leurs Majestez donnoient abolition à messieurs du [f. 151v] parlement, le second que messieurs du parlement viendroient ycy et y demeuroient un jour entier, qu’ilz tiendroient une seance où le Roy assisteroict dans son lict de justice, le troiesieme que le Roy au plutost yroit à Paris. La cinquiesme conference au soir, on toucha encore ceste corde de vingt cinq conseillers, ce qui fict changer et perdre absolument l’esperance d’accommodement, et avec juste raison, car le huictiesme au matin les passeports pour le retour de ces messieurs les depputez estoient faicts et eux pres à monter en carosses pour s’en retourner. Cependant, on fit quelques allées et venues qui remirent un peu les esprict de pars et autres. On ne s’assembla que sur le soir et ce fut la sixiesme, de laquelle on prit esperance que tout s’accommoderoict.<lb/>Le neufiesme, tant la septiesme conferance du matin que la huictiesme du soir se passerent à deliberer de plusieurs poincts que l’on ne scait pas. Le dixiesme, on nous asseura que la paix se feroict le XI, qui est aujourd’huy. On est demeuré d’acord de tout et ce soir la paix se doibt signer, de quoy un gentilhomme de S. A. R. est venu asseurer Leurs Majestez, au plutost je vous enverray les articles.<lb/>Pour les princes qui sont à Paris, le Roy leur donne cinq jours pour se remettre en leurs debvoirs, et à M. de Longueville, qui est en Normendie, huict jours, et ce faisant qu’ilz renteront en leurs biens, charges et honneurs comme la chose estoict non advenue.<lb/>M. de Turenne a voulu se declarer pour le parlement [et en] effect avoit faict passer le Rhin à ses trouppes, lesquelles ayant soupçonné son dessain le quicterent et s’allerent joindre à celles de M. d’Herlac, auquel elles jurerent fidelité pour le service du Roy. Ledict sieur de Turenne, se voyant abandonné à la reserve de trois regiments, il alla trouver ses troupes et fit sa declaration [qu’il] [f. 152] estoit bon serviteur du Roy et qu’il n’avoict jamais eu pensée d’estre du party contraire, de quoy il a envoyé asseuré Leurs Majesté, mais l’on croit que ce n’est pas en estat d’en. Avent hier, on prit un courier qui venoit de Flandres et aportoit une lettre de l’archiduc à M. le prince de Conty par laquelle il le supplioit de luy mender souvent des nouvelles de ce pays, veu que le bruict couroict que l’acommodement se faisoict, que ses trouppes estoient prestes qui sont autour de Vambray, du Catelet et de Guize. Par le mesme courier, l’on a apris que madame de Chevreuse estoit avec l’archiduc.<lb/>M. de Franctot, lieutenant des gens d’armes de la Royne, est mort aujourd’huy. On ne scait encores que que deviendront les trouppes. L’on croit que tant celles du Roy que du parlement yront en Flandres. L’on parle fort de la paix generalle. Naples est revolté plus que jamais et c’est la noblesse qui faict ceste seconde rebellion.<lb/>Le Roy, voulant faire cognoittre à la cour de parlement et aux habitans de sa bonne ville de Paris combien Sa Majesté a agreable leurs submitions respectueuses et obeissantes, apres avoir consideré les propositions qui ont esté faictes, a voulu, par l’advis de la Reyne regente sa mere, a accordé les articles qui ensuivent :<lb/>Les articles de l’acommodement estant signé, tous actes d’hostilité cesseront et tous les passages tant par eau que par terre seront livres, le commerce restably. Le parlement se rendra suivant l’ordre qui luy sera donné par Sa Majesté à Saint Germain en Laye, où sera tenu un lict de justice. La declaration contenant [f. 152] les artciles accordez sera publiée seullement, apres quoy le parlement retournera à Paris faire ses fonctions.<lb/>Ne sera poinct faict assemblée de chambre pendant l’année 1649, pour quelque cause, occasion que se soict, sy ce n’est pour les receptions des frais et pour les mercuriales, et aussy assemblée ne sera faicte que de la reception des officiers et des matieres mercuriales, dans le traicté de laquelle la volonté de Sa Majesté est que les declarations du moy de may, juillet et octobre 1648 veriffiées au parlement seront executtées, fors en ce qui regarde les [vide] ainsy qu’il sera explicqué cy apres,<lb/>Que tous les arrests qui seront rendus par lad. cour de parlement de Paris depuis [vide] janvier dernier jusques à present demeureront nulz et comme non advenuz, excepté ceux qui ont esté rendus tant  avec le general qu’en tous les particuliers presens tant en matiere coulpables que criminelles, par eedict et reception des officiers.<lb/>Les lettres de cachet de Sa Majesté qui ont esté expediées par les mouvemens des armes en la ville de Paris comme aussy les declarations qui ont esté publiées en son Conseil sur mesme subject et depuis le dix janvier dernier demeurent nulles et comme non advenues, que les gens de guerre qui ont esté levés tant en la ville de Paris que au dehors en vertu des pouvoirs donnés par le parlement que par la ville de Paris seront [vide] apres l’accommodement faict et signé, et alors Sa Majesté fera retirer ses trouppes des garnisons de lad. ville de Paris et les environs et lieux de garnisons qu’elle leur ordonnera ainsy qu’Elle a praticqué les années precedentes.<lb/>[f. 153] Les habitans de la ville de Paris poseront les armes apres l’acommodement faict et signé sans qu’ilz les puissent reprendre que par l’ordre et commandement expres de Sa Majesté.<lb/>Que le deputté de l’archiduc qui est à Paris sera renvoyé sans responce le plutost qu’il sera possible apres la signature du present traicté.<lb/>Que tous les papiers et meubles qui ont esté enlevez appartenans à des partisans qui seront en nature leur seront rendus. La Bastille, l’Arsenac avec tous les canons, bouletz, grenades, poudres et autres munitions de guerre seront rendues entre les mains de Sa Majesté apres l’acommodement faict.<lb/>Que le Roy pourra empruncter les deniers que Sa Majesté jugera necessaire pour les despences de l’Estat en payant les intherests à raison du denier douze durant la presente année et la suivant seullement.<lb/>Que M. le prince de Conty et autres princes, ducz, pairs et officiers de la couronne signeront gratuictement, villes, communautés et toutes autres personnes de quelque qualité et condition qu’ilz soient qu’ilz auront pris les armes durant [vide] dans la ville de Paris despuis le sixiesme janvier jusques à present seront conservez dedans leurs biens, droictz, offices, honneurs, privileges, prerogatives, charges et gouvernements et autres semblables estats qu’ilz estoient auparavant lad. prise des armes, sans qu’ilz puissent en estre recherchez ny inquiettez pour quelque cause, occasion que ce soict, en declarant par les susdictz nommez [f. 153] scavoir par le duc de Longueville dans dix jours et pour les autres dans quatre jours à compter de ce jourd’huy que le passage tant pour le courrier que pour le commerce seroient ouvert s’ilz veullent bien estre compris ou present traicté. Et à faulte de faire par eux leurs declarations dans led. temps, midy passé, le corps de lad. ville de Paris ny aucuns habitans d’icelle, de quelque condition qu’ils soient, ne prendront aulcune part à leurs interests et ne les ayderont ny assisteront en chose quelconque soubz quelque pretexte que ce soict.<lb/>Le Roy, desirant tesmoigner son affection aux habitans de sa bonne ville, a resolu de retourner faire son sejour au plutost que les affaires de l’Estat le luy pourront permettre.<lb/>Sera accordé des quictances generalles pour deniers pris, enlevez ou receuz, tant publicques que particuliers, comme aussy par les commissions données pour l[…] des gens de guerre, mesmes pour enlevement d’autres poudres et autres munitions de guerre et de boulets enlevées tant en l’Arsenac de Paris que autres lieux.<lb/>Les eslections de Nantes, Gascongne et Saint Jean d’Angely, distraictes de la cour des Aydes de Guyenne, seront remises à lad. cour de Paris comme elles estoient auparavant lad. declaration.<lb/>Au cas que le parlement de Rouen accepteroit le traicté dans dix jours à comter du jour de la signature d’icelluy, Sa Majesté pourvoira à la suppression du nouveau semestre ou revocquation de touttes les affaires dudict semestre et de partye dud. corps dud. parlement.<lb/>[f. 154] Le traicté faict avec le parlement de Provence sera entretenu selon sa forme et teneur, et leur sera expedié pour la suppression du semestre dans leurs chambres des requestes suivant les articles accordez entre les depputez de Sa Majesté et ceux du parlement de Paris, de Provence, dont coppie est donnée aux depputez du parlement de Paris.<lb/>Quand aux descharges des tailles proposées pour l’eslection de Paris, le Roy se fera informer de l’estat auquel se trouvera lad. eslection lorsque les trouppes en seront retirées, et pourvoira au soulagement des contributions de lad. eslection comme Sa Majesté jugera necessaire.<lb/>Lorsque Sa Majesté envoyera des depputez pour traicter de la paix avec l’Espagne, Elle voudra volontiers que quelqu’un des officiers du parlement de Paris pour l’assister au traicté avec les mesmes pouvoirs qui sera donné aux autres desnommez au present traicté. Les prisonniers qui ont esté faicts de part et d’autre seront mis en liberté du jour de la signature.<lb/>Fait à Ruel le dixiesme mars 1649.<lb/>Ainsy signé : Gaston, Louis de Bourbon, le cardinal de Mazarin, Seguier, La Milleraye, de Mesmes, de Lomenye, La Riviere, Le Tellier<lb/>Messieurs du parlement : Meslé, de Mesmes, Le Cogneux, de Mesmont, Brissonnet, Menardeau, Violle »</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acquisitions extraordinaires</unittitle>
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              <p>http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/archives-diplomatiques/s-orienter-dans-les-fonds-et-collections/fonds-et-collections-d-archives/article/acquisitions-extraordinaires</p>
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            <p>A côté des accroissements réguliers qu’apportent les versements d’archives des différents services et directions du ministère, la direction des Archives acquiert chaque année, par achat ou par don, des documents écrits ou figurés permettant de compléter ses collections.<lb/>Les nouvelles acquisitions sont intégrées - ou mentionnées - dans la série Acquisitions extraordinaires, ouverte en 1990, et consultable au centre de La Courneuve.</p>
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              <unitid type="alternative" label="Archives des Affaires étrangères">301 QO 9, f. 55-56</unitid>
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              <p>« A Marly, le 18 avril 1712<lb/>M. le maréchal de Berwick<lb/>J’ay receu, Monsieur, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’escrire. J’ay esté sur le champ la lire au Roy. Sa Majesté m’ordonne de vous mander qu’Elle approuve en tout les dispositions de la reine d’Angleterre et qu’il luy paroist que c’est ce qui convient le mieux. Elle envoyera demain matin M. le marquis de Dreux, grand maitre des cérémonies, recevoir les ordres de la reine sur cette triste conjoncture et sur l’exécution de ses intentions.<lb/>Le Roy m’ordonne de vous mander qu’il est fort en peine de la santé de la reine, non seulement par rapport à sa juste douleur mais parce qu’on luy a dit que Sa Majesté britannique avoit [f. 55v] la fiebvre, et le Roy m’ordonne de vous mander de sa part de luy faire scavoir souvent et exactement des nouvelles.<lb/>Me seroit il permis, Monsieur, de vous suplier de vouloir bien, dans cette triste occasion, faire ma cour au roy et à la reine d’Angleterre, et asseurer Leurs Majestez de la part que je prends à leur juste affliction. Si j’osois y aller moy mesme, ou que je ne comptasse pas autant que je le fais sur vos bontez, je ne prendrois pas cette liberté.<lb/>Je ne puis assez vous dire combien le Roy est inquiet de la santé de la Reine.<lb/>Je suis, Monsieur, plus [f. 56] parfaitement qu’homme du monde vostre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pontchartrain<lb/>La cérémonie de Saint Denis d’aujourd’huy est cause que M. de Dreux ne pourra estre que demain matin à Saint Germain aux ordres de la reine. Rien n’empesche en attendant d’embauner la princesse cette nuit. C’est ce que j’avois oublié d’avoir l’honneur de vous marquer. »</p>
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              <p>« A Marly, le 19 avril 1712<lb/>J’ai leu au Roy, Monsieur, la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’escrire hier au soir. M. le marquis de Dreux n’a pu venir que ce matin parce que la cérémonie d’hier finit trop tard. Il va recevoir les ordres de la reine d’Angleterre et descendra chez vous comme vous le désirez. Le Roy m’ordonne de vous dire qu’il est fort en peine de la santé de la reine et de vous en demander souvent des nouvelles de sa part. Sa Majesté m’ordonne aussy de vous dire qu’Elle se reproche de n’avoir point encore veu la reine et qu’il désire fort la voir, soit cette après disnée sur les cinq heures, soit demain, comme la [f. 57v] reine l’aimera mieux, c’est ce que le Roy désire que vous preniez la peine de demander à la reine et de me faire scavoir aussytost sa resolution.<lb/>Je suis plus parfaitement que je ne puis vous l’exprimer, Monsieur, vostre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Pontchartrain »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Estampes, Va 78 c, t. III, B8725 à B8732</unitid>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
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                <p>« Du 25e febvrier 1685<lb/>Du 14e mars 1685<lb/>Logement du chasteau de Saint Germain, ce qui est fait de neuf y estant compris.<lb/><lb/>Caves<lb/>Un degré<lb/>13 caves dont 4 grandes et le reste fort petit.<lb/><lb/>Offices au rez de chaussée des caves<lb/>Premier pavillon à gauche en entrant par la cour des cuisines<lb/>Un degré<lb/>A. Gobelet de Monseigneur le Dauphin, 2 pieces à cheminée<lb/>Une petite porte qui entre dans le fossé.<lb/><lb/>2e pavillon<lb/>Un degré<lb/>B. Gobelet du Roy, 3 pieces dont 2 à cheminée et la 3e tres petite sans cheminée<lb/>Petit degré<lb/><lb/>3e pavillon<lb/>Un degré<lb/>C. Gobelet de la Reine, 3 pieces dont 2 à cheminée<lb/><lb/>4e pavillon<lb/>Un degré<lb/>D. Gobelet de Madame la Dauphine, 3 pieces dont 1e à cheminée<lb/><lb/>5e pavillon<lb/>Un degré<lb/>E. Bouche de la Reine, 5 pieces dont 3 à cheminée<lb/><lb/>Au rez de chaussée de la cour commençant à gauche en entrant par la cour des cuisines<lb/>Grande porte<lb/>Un degré rond qui va jusqu’au haut du chasteau<lb/>1. Le chapelain, 5 pieces scavoir 3 par bas dont 1e à cheminée et 2 entresols dont 1 à cheminée<lb/>2. M. de Chamarande, 5 pieces dont 3 à cheminée compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Petite porte avec pont-levis<lb/>Un degré qui descend aux offices<lb/>3. Le concierge, 9 pieces dont 3 à cheminée, compris 4 entresols sans cheminée<lb/>4. M. de Vivonne, 5 pieces dont 3 à cheminée<lb/>5. Madame de Thyange, 5 pièces dont 2 à cheminée<lb/>6. M. de la Feuillade, 5 pièces dont 2 à cheminée compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Grand degré<lb/>7. Premier maistre d’hostel du Roy et le chambelan, 6 pièces dont 2 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>8. Le grand maistre, 3 pièces dont 1e à cheminée, compris 1 entresl sans cheminée<lb/>Un degré rond qui va jusque au haut du chasteau<lb/>9. Premier gentilhomme de la chambre, 5 pièces dont 2 à cheminée<lb/>10. M. le Premier, 7 pièces, scavoir 5 par bas dont 3 à cheminée et 2 entresols dont 1 à cheminée<lb/>Un petit degré qui va jusque en haut derriere l’appartement du Roy<lb/>Petite porte avec pont levis<lb/>Un petit degré qui descend aux offices<lb/>11. Capitaine des gardes du corps en quartier, 6 pieces dont 4 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>12. Capitaine des gardes de la porte, 8 pièces dont 2 à cheminée, compris 3 entresols sans cheminée<lb/>13. M. le Grand, 6 pièces dont 4 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>14. Le conseil, 4 pièces dont 1e à cheminée<lb/>Un grand degré<lb/>15. Madame de Crequy, 7 pieces dont 2 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>Vestibule<lb/>Grande porte du costé du jeu de paulme<lb/>16. Premier aumosnier, 4 pieces dont 2 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>17. Les ambassadeurs, 6 pièces dont 2 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>Un petit degré qui va jusque au haut du chasteau, 1e très petite piece sans cheminée<lb/>18. M. le duc du Lude, 6 pieces dont 2 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Chapelle a costé de laquelle il y a un degré qui va au premier estage<lb/>A costé de la sacristie de la chapelle, 2 chambres sans cheminée pour le predicateur et qui serviront aux deux prestres qui sont avec le chapelain.<lb/>Lieux communs<lb/>Un degré long qui va de fond en comble<lb/>Petite cour<lb/>F. Bouche du Roy, 4 pieces dont 3 à cheminée<lb/>Un degré rond qui va jusque au haut du chasteau<lb/>19. Apotiquaire du Roy, 4 pieces sans cheminée compris 2 entresols sans cheminée<lb/>20. Apotiquaire du Roy, 2 pieces dont 1e à cheminée compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Corps de garde des gardes de la porte, 2 pieces dont 1e à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/><lb/>Premier estage, commançant à gauche<lb/>Un degré rond<lb/>21. Mademoiselle, 6 pieces dont 4 à cheminée, compris 1 petit entresol sans cheminée<lb/>22. Mademoiselle, 6 pieces dont 3 à cheminée, compris 2 entresol sans cheminée<lb/>Un petit degré qui va du rez de chaussée au premier estage<lb/>23. M. de Louvois, 11 pieces, dont 3 à cheminée, compris 5 entresols sans cheminée<lb/>24. M. de Louvois, 10 pieces dont 3 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>Grand degré<lb/>25. M. le maréchal de Villeroy, 12 pieces dont 3 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>Grand degré<lb/>26. M. le Prince, 10 pieces dont 3 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>27. M. le Duc, 4 pieces à cheminée<lb/>Un petit degré<lb/>28. Madame de Montespan, 20 pieces dont 8 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>Un degré long<lb/>29. M. le duc du Mayne, 5 pieces dont 2 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Un degré<lb/>30. Dame d’honneur de madame la Dauphine, 7 pieces, dont 4 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>Un degré long<lb/>Chapelle. 2 petites pieces sans cheminée dont 1 entresol<lb/>31. M. l’archevesque de Rheims, 5 pieces dont 2 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Un degré long<lb/>Chapelle<lb/>32. Officiers des gardes du corps, 2 pieces sans cheminée<lb/>33. Officiers des gardes du corps, 1 piece sans cheminée<lb/>Soufflets des horgues. 1e tres petite piece sans cheminée.<lb/>Un degré long<lb/>34. Madame la princesse de Conti, 5 pieces dont 3 à cheminée<lb/>35. M. le prince de Conti, 5 pieces dont 2 à cheminée<lb/>Petite cour<lb/>Un degré rond<lb/>36. M. le cardinal de Bouillon, 9 pieces dont 4 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>37. Filles d’honneur de madame la Dauphine, 6 pieces dont 1e à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>38. Filles d’honneur de madame la Dauphine, 4 pieces dont 1e à cheminée, compris 1 entresols sans cheminée<lb/><lb/>Deuxiesme estage, commençant à gauche<lb/>Un degré rond<lb/>39. Madame la Dauphine, 5 pieces à cheminée<lb/>40. Monseigneur le Dauphin, 5 pieces dont 4 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Grand degré<lb/>41. Le Roy, 11 pieces dont 6 à cheminée, compris 3 entresols dont 2 à cheminée<lb/>Un petit degré qui va de bas en haut<lb/>Un degré moyen rond<lb/>42. La Reine, 11 pieces dont 6 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Un grand degré<lb/>Un petit degré long<lb/>43. Enfants de France et leur gouvernante, 7 pieces dont 6 à cheminée, compris 1 entresol à cheminée<lb/>44. Enfants de France et leur gouvernante, 3 pieces à cheminée<lb/>Un degré long<lb/>45. Madame de Guise, 7 pieces dont 6 à cheminée<lb/><lb/>Entresols sur les n° 43, 44 et 45<lb/>Un degré long<lb/>46. Madame la nourice, 10 pieces dont 2 à cheminée<lb/>47. Enfants de France et leur gouvernante, 6 pieces dont 4 à cheminée<lb/>Un degré long<lb/>48. Madame de Soubise, 6 pieces dont 5 à cheminée<lb/>49. 2 pieces dont 1e à cheminée<lb/><lb/>Continuation du deuxiesme estage<lb/>Chapelle<lb/>Un degré long<lb/>50. Pour habiller les danceurs, 3 pieces dont 2 à cheminée<lb/>Petite cour<lb/>Un petit degré<lb/>Salle des comedies<lb/>Un moyen degré long<lb/>Entresols au dessus du n° 50<lb/>51. M. de Montauzier, 7 pieces dont 1e à cheminée<lb/>52. Madame d’Uzès, 3 pieces à cheminée<lb/>Cour<lb/>Un petit degré<lb/><lb/>Troisiesme estage, commençant à gauche<lb/>Un degré rond<lb/>53. Madame la marquise de Rochefort, 7 pieces dont 5 à cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>54. Prère, femme de chambre de madame la Dauphine, 4 pieces dont 3 à cheminée, compris 1 entresols sans cheminée<lb/>55. M. de Seignelay, 13 pieces dont 10 a cheminée, compris 7 entresols dont 5 à cheminée<lb/>56. M. le controlleur general, 16 pieces dont 5 à cheminée, compris 8 entresols dont 2 à cheminée<lb/>Grand degré. 1 petit entresol sans cheminée sur le degré<lb/>57. M. de Bouillon, 10 pieces dont 2 à cheminée, compris 5 entresols sans cheminée<lb/>58. Madame de Maintenon, 11 pieces dont 7 à cheminée, compris 6 entresols dont 3 à cheminée, desquels il y en a 3 à l’estage du plain pied de la terrace<lb/>Un petit degré<lb/>59. Le Roy, 5 pieces dont 3 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée à l’estage du plain pied de la terrace<lb/>Un degré rond<lb/>60. Bontemps, 12 pieces dont 7 à cheminée, compris 7 entresols dont 4 à cheminée<lb/>61. M. de la Rochefoucault, 11 pieces dont 6 à cheminée, compris 7 entresols dont 3 à cheminée, desquels il y en a 3 a l’estage du plain piedde la terrace<lb/>62. Garderobbe du Roy, 9 pieces dont 5 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>Un grand degré<lb/>Un degré long<lb/>63. Me de la Garderobbe, 7 pieces dont 4 à cheminée, compris 4 entresols dont 2 à cheminée<lb/>64. Madame de la Valiere, 7 pieces dont 2 à cheminée, compris 4 entresols dont 1 à cheminée<lb/>65. Premier medecin de la Reine, 9 pieces dont 4 à chbeminée, compris 5 entresols dont 2 à cheminée<lb/>66. M. le grand prevost, 7 pieces dont 2 à cheminée, compris 4 entresols dont 1 à cheminée<lb/>67. Madame de la Vieuville, 8 pieces dont 5 à cheminée, compris 4 entresols dont 2 à cheminée<lb/>Un degré long<lb/>68. Grand maréchal des logis, 5 pieces dont 3 à cheminée, compris 1 entresol sans cheminée<lb/>69. Capitaine des Cent Suisses, 5 pieces dont 2 à cheminée<lb/>70. Garde meuble au dessus de la chapelle<lb/>Un degré long<lb/>71. M. Mansart, 7 pieces dont 2 à cheminée, compris 3 entresols sans cheminée<lb/>72. M. Roze, 6 pieces dont 1e a cheminée, compris 2 entresols sans cheminée<lb/>73. M. de Joyeux, 4 pieces dont 3 à cheminée, compris 1 entresols sans cheminée<lb/>Petite cour<lb/>Un degré petit<lb/>Salle des comedies<lb/><lb/>Plain pied des voultes en terrace, commançant à gauche<lb/>Premier pavillon<lb/>Un moyen degré rond<lb/>Un petit degré<lb/>74. M. le Major, 5 pieces dont 3 à cheminées, compris 2 entresols dont 1 à cheminée<lb/>75. 5 pieces dont 2 à cheminée<lb/>76. Gardrobbe de monseigneur le Dauphin, 3 pieces dont 2 à cheminée<lb/><lb/>2e pavillon<lb/>Il y a deux pieces marquées au 59 qui sont de l’appartement du Roy du 3e estage<lb/>Sur les voutes<lb/>Il y a trois pieces marquées au n° 58 qui sont marquez cy devant à l’appartement de madame de Maintenon au 3e estage<lb/>Il y a trois pieces marquées 65 qui sont marquez cy devant à l’appartement de M. de la Rochefoucauld au 3e estage<lb/><lb/>3e pavillon<lb/>77. Premier medecin du Roy, 7 pieces dont 4 à cheminée<lb/><lb/>4e pavillon<lb/>Un degré<lb/>78. M. de la Vienne, 4 pieces dont 3 à cheminée<lb/>79. Mademoiselle Bessola, 5 pieces dont 2 à cheminée<lb/>Sur les voutes<lb/>80. M. de Nyert, 3 pieces dont 1 à cheminée<lb/><lb/>5e pavillon<lb/>Un degré long<lb/>81. Garde meuble, 2 pieces sans cheminée<lb/>82. Le père de la Chaize, 3 pieces dont 2 à cheminée<lb/>Petite cour<lb/>Petit degré »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_17847_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.2.6</unitid>
              <unitid type="alternative" label="BnF">Série Ve</unitid>
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              <p>Publié</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Département des Manuscrits</unittitle>
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        383 pièces sur support papier    </physdesc>
            <note type="sourcesDescription">
              <p>D'après les notices descriptives publiées sur le site internet de la BnF : http://www.bnf.fr/fr/la_bnf/dpt_mss/s.actualites_manuscrit.html?first_Art=oui</p>
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              <name id="atom_4792_actor">Fonds français</name>
              <name id="atom_4793_actor">Fonds des Nouvelles acquisitions françaises</name>
              <name id="atom_4794_actor">Collection des manuscrits de littérature classique</name>
              <persname id="atom_4795_actor">Clairambault, Pierre</persname>
              <persname id="atom_4796_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
              <persname id="atom_4797_actor">Baluze, Etienne</persname>
              <persname id="atom_4798_actor">Duchesne, André</persname>
              <persname id="atom_4799_actor">Dupuy, Pierre</persname>
              <persname id="atom_4800_actor">Moreau, Jacob-Nicolas</persname>
              <persname id="atom_45206_actor">Duchesne, François</persname>
              <persname id="atom_45210_actor">Dupuy, Jacques</persname>
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            <note>
              <p>Généalogiste des Ordres du roi.</p>
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            <note>
              <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
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            <note>
              <p>Né à Tulle et mort à Paris, Étienne Baluze fut bibliothécaire de Colbert à partir de 1667, professeur de droit canonique au Collège de France, inspecteur du Collège royal, annotateur et éditeur des œuvres de saint Cyprien</p>
            </note>
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            <note>
              <p>Géographe et historiographe du roi</p>
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              <p>Garde de la bibliothèque du roi.</p>
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            <note>
              <p>Né à Saint-Florentin, mort à Chambourcy près de Saint-Germain-en-Laye, Jacob-Nicolas Moreau fut avocat puis conseiller à la cour des aides de Provence, bibliothécaire de la reine Marie-Antoinette, enfin historiographe de France.</p>
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              <p>Fils d'André Duchesne</p>
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              <p>Garde de la bibliothèque du roi.</p>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
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            <p>Tirant ses origines de la bibliothèque des rois de France, le département des Manuscrits conserve la plus importante collection au monde de manuscrits médiévaux, modernes et contemporains. Elle comprend de nombreuses copies anciennes, unica, textes scientifiques, manuscrits décorés et à peintures. Enrichies par des dons d’auteurs, d’hommes politiques ou d’universitaires, par des mécénats ou des achats, les collections sont encyclopédiques : chansons de geste, religions d’Orient et d’Occident, histoire moderne et contemporaine, manuscrits littéraires...<lb/>Les collections de manuscrits originaux sont complétées par des livres et revues en toutes langues, des microformes et des fac-similés. La salle de lecture est ouverte aux lecteurs de la Bibliothèque de recherche ; la consultation de certains manuscrits doit faire l'objet d'une autorisation spéciale.<lb/><lb/>Les collections du département des Manuscrits sont encyclopédiques : chansons de geste, romans arthuriens, langues romanes, littératures orientales, religions d’Orient et d’Occident, histoire ancienne, histoire des sciences, les manuscrits littéraires : Pascal, Diderot, Apollinaire, Proust, Colette, Sartre etc.  Le « cabinet des titres » constitue avec les armoriaux les principales ressources en généalogie.<lb/><lb/>La collection des manuscrits comprend un nombre très élevé de copies anciennes, d'unica, de textes scientifiques, de manuscrits décorés et de manuscrits à peintures ainsi que des manuscrits sur une grande variété de supports et de formes (xylographes, estampages notamment).</p>
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            <p>Les collections sont organisées en fonds ou en collections<lb/>- selon la langue (Grec, latin, français et autres langues d’Europe, arabe, copte, éthiopien, hébreu, persan, turc, langues du Proche et Moyen Orient, chinois, japonais, tibétain, sanscrit, langues de l’Inde,  vietnamien, etc.)<lb/>- ou selon leur contenu (Erudits et bibliophiles, Collections d’érudits, Archives de la Bibliothèque, Collections généalogiques, Provinces françaises, Fonds maçonnique etc.)</p>
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            <name role="Producteur" id="atom_4792_actor">Fonds français </name>
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            <persname role="Producteur" id="atom_4795_actor">Clairambault, Pierre </persname>
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        145 pièces    </physdesc>
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                <p>http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc7296x</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>Le fonds français a été créé en 1860, date à laquelle a été instaurée la distinction des manuscrits par langue. Il a été composé par la réunion de quatre séries. Il est maintenant clos.<lb/>1ère série : Français 1 à Français 6170<lb/>Provenance : ancien Fonds français.<lb/>Nombre de volumes : 6170 volumes.<lb/>Origines : manuscrits français entrés à la bibliothèque du roi de la fin du XVème siècle jusqu’au milieu du XVIIIème siècle. Contrairement aux manuscrits orientaux, latins ou grecs de l’Ancien fonds, ces manuscrits n’avaient pas été recotés en 1740.<lb/>Nature des manuscrits : les volumes Français 1 à 2595 sont des manuscrits à caractère littéraire, les volumes Français 2596 à 2810 des manuscrits à caractère historique.<lb/>Anciens inventaires : NAF 5411 « Catalogue des manuscrits français, italiens, espagnols et en autres langues modernes de la Bibliothèque royale. Ancien fonds. Copié en 1835 et 1836… sur le Catalogue général dressé en 1729 et 1730. »Concordance entre les cotes de l’Ancien fonds et les cotes actuelles : volume consultable dans la salle de lecture, sous la cote « bureau 73 ».<lb/>Répartition par formats :<lb/>1-151 : in-folio maximo<lb/>152-396 : in-folio magno<lb/>397-895 : in-folio mediocri<lb/>896-1752 : in-folio parvo<lb/>1753-2430 : in-4°<lb/>2431-2595 : in-8°<lb/>2596-2810 : in-folio magno<lb/>2811-4929 : in-folio mediocri<lb/>4930-5689 : in-folio parvo<lb/>5690-6170 : in-4°<lb/><lb/>2ème série : Français 6171 à Français 15369<lb/>Provenance : ancien Supplément français.<lb/>Nombre de volumes : 9199 volumes.<lb/>Origines : le Supplément français a été créé vers 1820, comme le Supplément grec et le Supplément latin. Ils contenaient des manuscrits entrés à la bibliothèque du milieu du XVIIIème siècle jusqu’en 1862. Le noyau de ces suppléments était composé par les manuscrits de l’Ancien supplément. L’Ancien supplément était un fonds hétéroclite, ne respectant pas la distinction par langues. Il avait été constitué eau début du XIXème siècle par François-Jean-Gabriel La Porte du Theil, à partir d’un fonds de nouvelles acquisitions (achats et dons) ouvert après 1744, nouvelles acquisitions entrées en dehors des fonds régulièrement constitués.<lb/>Le Supplément français contenait des manuscrits français et en langues modernes.<lb/>Anciens inventaires de l’Ancien supplément :<lb/>NAF 5415 : « Catalogue de manuscrits français et en langues modernes, qui semblent avoir formé le noyau du Supplément français des manuscrits de la Bibliothèque du Roi. Il est intitulé : "Manuscrits de différentes acquisitions et en différentes langues. Aoust 1756."<lb/>NAF 5427 à 5431 : La Porte du Theil, 5 volumes manuscrits (voir Delisle, tome II, p. 284). Numéros 1 à 1374 (complétés par des lettres et des chiffres, par exemple : 430 CC 1).Anciens inventaires du Supplément français :<lb/>NAF 5426 : « Catalogue de manuscrits des Suppléments grec, latin, français et en langues modernes de la Bibliothèque nationale. (1063 numéros). »<lb/>NAF 5493 à 5521 : catalogue du Suppl. fr. dans la série NAF 5447-5530 : « Catalogues des manuscrits de la Bibliothèque royale ».<lb/>Concordance entre les cotes du Supplément français et des cotes actuelles : volume consultable dans la salle de lecture, sous la cote « bureau 73 » ; Catalogue des manuscrits français 13091 à 15369.<lb/>Répartition par formats :<lb/>6171-6257 : Très-grand format<lb/>6258-9560 : Grand format<lb/>9561-13090 : Moyen format<lb/>13091-15369 : Petit format<lb/><lb/>3ème série : Français 15370 à Français 20064<lb/>Provenance : ancien Saint-Germain français.<lb/>Nombre de volumes : 4695 volumes.<lb/>Origines : ensemble formé en 1865 par la réunion de tous les manuscrits français venus de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.<lb/>Répartition par formats :<lb/>15370-15390 : Très-grand format<lb/>15391-1705/8 : Grand format<lb/>17059-19232 : Moyen format<lb/>19233-20064 : Petit format<lb/><lb/>4ème série : Français 20065 à Français 33264<lb/>Provenance : anciens petits fonds français.<lb/>Nombre de volumes : 14000 volumes.<lb/>Origines : ensemble constitué en 1868 par la réunion des manuscrits français qui faisaient partie de petits fonds ou de collections, dont la liste est donnée par Léopold Delisle, avec le nombre respectif de volumes, dans Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale, tome II, p. 330.<lb/>Nature des manuscrits Français 26485 à Français 33264 : Les manuscrits Français 26485 à Français 33264 constituent les volumes du Cabinet des titres. Ils sont répartis en six séries de dossiers :<lb/>Pièces originales : Français 26485 à 29545<lb/>Dossiers bleus : Français 29546 à Français 30229<lb/>Carrés de d’Hozier : Français 30220 à Français 30881<lb/>Cabinet de d’Hozier : Français 30882 à Français 31225<lb/>Nouveau d’Hozier : Français 31226 à Français 31562<lb/>Collection Chérin : Français 31563 à Français 31776.<lb/>Sous les numéros Français 31777 à Français 33264 ont été réunis les volumes reliés du Cabinet des titres (recherches de noblesse, armoriaux, preuves, histoires généalogiques).<lb/>Répartition par formats :<lb/>20065-20086 : Très-grand format<lb/>20087-22884 : Grand format<lb/>22885-24726 : Moyen format<lb/>24727-25696 : Petit format<lb/>25697-26484 : Grand format<lb/><lb/>Le lecteur pourra, s'il le souhaite, consulter les volumes imprimés qui ont servi à constituer le présent catalogue en ligne. Ceux-ci sont accessibles, en ligne aussi, sur le site de la BnF. Le descriptif ci-dessous donne la liste de ces volumes et leur contenu :<lb/>Série in-4°<lb/>ancien Fonds français<lb/>Tome I (1868), manuscrits Français 1 à Français 3130.<lb/>Tome II (1874), manuscrits Français 3131 à Français 3766<lb/>Tome III (1881), manuscrits Français 3767 à Français 4586<lb/>Tome IV (1895), manuscrit Français 4587 à Français 5525<lb/>Tome V (1902), manuscrits français 5526 à Français 6170<lb/><lb/>Série in-8°<lb/>ancien Supplément français<lb/>Tome I (1895), manuscrits Français 6171 à Français 9560<lb/>Tome II (1896), manuscrits Français 9561 à Français 13090<lb/>Tome III (1896), manuscrits Français 13091 à Français 15369<lb/><lb/>ancien Saint-Germain français<lb/>Tome I (1898), manuscrits Français 15370 à Français 17058<lb/>Tome II (1900), manuscrits Français 17059 à Français 20064<lb/><lb/>anciens petits fonds français<lb/>Tome I (1898), manuscrits Français 20065 à Français 22884<lb/>Tome II (1902), manuscrits Français 22885 à Français 25696<lb/>Tome III (1897), manuscrits Français 25697 à Français 33264<lb/><lb/>(D'après la notice descriptive de la BnF : http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc7296x/ca100)</p>
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              <name role="Producteur" id="atom_2789_actor">Fonds français </name>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Outre les préfaces des catalogues imprimés décrivant les manuscrits, le lecteur pourra se reporter aux ouvrages suivants :
<lb/>Léopold Delisle. Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale 1868.
<lb/>Léopold Delisle. Inventaire général et méthodique des manuscrits français de la Bibliothèque nationale. Tome Ier, Théologie, 1876 ; tome II, Jurisprudence – Sciences et arts, 1878</p>
            </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle des baillages de France pour le terme de la Toussaint 1299</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 10365, p. 1-39</unitid>
                <unitdate normal="1299/1299" encodinganalog="3.1.3">1299</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 3] Robertus, barbitonsor Regis, et Ysabellis, ejus uxor, pro custodia jardini Regis de Sancto Germano in Laia, pro terio : LXVI s. VIIId., et pro oblito computari pro eodem ad Ascensionem predictam, pro duobus tertiis : VI l. XIII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[p. 15] Domania apud Sanctum Germanum in Laya<lb/>De censibus ibidem in festo Beati Remigii : VII l. X s. VIII d.<lb/>De vendis ibidem ad hunc terminum : XXXVII s. VI d.<lb/>De explectis : XLIII s.<lb/>De explectis foreste Laye : XL s.<lb/>[…]<lb/>[p. 18] Expensa Sancti Germani in Laia<lb/>Pro gagiis prepositi, pro tertio : IIII l.<lb/>Pro pane prisonum : XVIII s. X d.<lb/>Pro prisionariis adductis de Sancto Germano Parisius, de mandato prepositi Parisiensi, pro equis locatis et conductoribus : IX s. IIII d.<lb/>Pro bannis Regis clamandis : II s.<lb/>Pro censibus Regis scribendis die S. Remigii et quodam papiro empto : IIII s.<lb/>[…]<lb/>Opera Sancti Germani in Laia<lb/>Pro vitreis capelle et aliis vitreis per hospicium reparandis : XLIV l. VIII s. X d.<lb/>Pro hostiis et fenestris, verroliis, serreuris, loquetis et clavi, coopertoribus, lathomo, plastro, calci per concergium : XLVI l. VII s. X d.<lb/>Pro misiis concergii : XXII l. XIX s. IIII d.<lb/>Pro latrinis curandis : VII l. XV s.<lb/>Pro XXX miliaribus tegule ibidem ductis, XXIV s. pro miliari : XXXVI l.<lb/>Pro dicta tegula ponenda in navi : XXX s.<lb/>Pro locagio navis : VI l.<lb/>Pro ea ducenda de portu Alpecti, oneranda et exoneranda : VIII l.<lb/>Pro noiis : LXXVI s.<lb/>Pro lathomeria et carpentaria in taacha, quarum partes sunt a tergo : IIc LXI l.<lb/>Partes operum in taacha apud Sanctum Germanum in Laia<lb/>Primo, garderobam secreti de carpentaria et lathomia totam promptam.<lb/>Quamdam trenellam rotondam novam redditam coopertam.<lb/>Item cameram domini Petri de Chambli totam novam quadratam V tesiarum vel circiter.<lb/>Item plures scotellos in pluribus locis per domos ibidem per dictum juratum positos.<lb/>Item votam pratelli gloriete et latus capelle ibidem.<lb/>Item latus et pignaculum latrinarum.<lb/>Item muros reparandos qui circuunt magnam capellam ibidem.<lb/>Item quamdam caminam duplicem in domo concergii ibidem.<lb/>Pro LI miliariis enscenle, IIII s. VI d. pro miliari : XI l. IX s. VI d.<lb/>Pro II miliariis late : LX s.<lb/>Pro hostiis et fenestris et escenla in domibus prioris ibidem : LXXII s.<lb/>Pro operibus factis apud Pissiacum per Victorem, scilicet pro tretellis et formis, hostiis, fenestris reparandis, doliis, pressorio et operariis ac garda vinearum ibidem : XI l. XVIII s ; II d.<lb/>Pro operibus in jeola Sancti Germani et hala per prepositum ibidem : X s. VIII d.<lb/>Pro quibusdam latrinis novis factis et III pilariis de tallia in domo jardinerii : XXXII l.<lb/>[…]<lb/>Pro operibus Corbolii, S. Germani in Laia et Parisius vistandis et eis tradendis in taacha per magistrum G. de Londoniis et Simonem de Noeriis, per prepositum Parisiensem : XIIII l. XI s. II d. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Robert Fawtier et François Maillard, Comptes royaux (1285-1314), t. I, Paris, Imprimerie nationale, 1953 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. III), p. 38, n° 692, p. 65, n° 1269 à 1272, p. 72, n° 1458-1462, p. 74-75, n° 1519-1542 et p. 76, n° 1565.
<lb/>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 29, 37, 113-114 et 130-131.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des travaux à Saint-Germain-en-Laye dans le compte d’Oudard du Creux, maître des forêts du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 25993, pièce 275 et N.a.f. 22045, pièce 3</unitid>
                <unitdate normal="1315/1521" encodinganalog="3.1.3">28 décembre 1315-28 décembre 1521</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [Fr. 25993, pièce 275] Deniers paiez du temps le roy Phelippe a plusieurs personnes a qui il estoit tenus<lb/>[…]<lb/>Pour deniers paiez a Robert Trouart, Bertaut Le Boscheron et a Raoul de Royes, de Saint Germain en Laye, par lettres du Roy donnees le XIIe jour de novembre l’an CCCXVIII, pour plusieurs parties, c’est assavoir pour la cloeson de mil Vc IIIIxx VII toises de haye, de quoy la vente que ledit Robert Trouart a usee en la forest de Laye tenant aus champs des Quarrieres est close, item en une autre vente empres le boys que Symon Magnet usa mil Vc IIIIxx toises de haye, somme de ces II lieus : IIIm VIIIxx I toises de haye, lesquelles messire Robert de Meudon, chevalier, a cel temps garde de ladite forest, a faites mesurer et compter, pour chascune toise XVIII d. par., valent : IIc XXXVII l. V s. VI d par.<lb/>Item pour IIc chevrons livrez pour les Loges le Roy qui sont en la forest de Laye, fez prisier par ledit messire Robert de Meudon, pour chascun II s., valent XX l. par. si comme il appert par les lettres dudit mons. Robert des Hayes et des chevrons<lb/>[…]<lb/>[N.af. 22045, pièce 3] Pour clorre de haye le boys que li Roys a donné en la forest de Laye pour garder la revenue des bestes, 92 toises de hayes baillees a faire a Robert Trouart et a ses compagnons, 18 d. pour toise, valent 6 l. 18 s. p.<lb/>Pour clore la vente que ledit Robert tient en ladite forest, laquelle l’en appelle la vente que Symon Avaguet usa, baillee aus dessusdits a clore, pour 20 d. chascune toise, pour cen que il y a peu piex et espines, contient 720 toises de hayes, valent : 60 l. p.<lb/>Pour la paine des ouvriers qui apporterent les piex et les espines sur le lieu : 40 s. p. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>François Maillard, Comptes royaux (1314-1318), t. II, Paris, Imprimerie nationale, 1961 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. IV), p. 37, n° 12506 et 12507 et p. 39, n° 125169 à 1251611.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 46 et 51.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements liés à un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye dans le compte du trésor royal pour la Saint-Jean 1316</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 20683, f. 6-29</unitid>
                <unitdate normal="1316/1316" encodinganalog="3.1.3">1316</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 15] Gaufridus Cocatrix, pro vadiis suis deservitis ibi pro eodem, deductis IIIbus diebus quibus fuit ad Regem apud Sainctum Germanum in Laya, et III diebus quibus fuit in suis propriis negociis, XVI s. par. per diem : VIxx l. XXXII s. par. Super se in compoto suo.<lb/>[…]<lb/>[f. 18] Gaufridus Coquatrix, pro expensis suis per III dies, quibus fuit ad Regem apud Sanctum Germanum in Laya, anno presenti, deductis vadiis : VII l. II s. Per cedulam Curie. Ultima Junii. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis X</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Robert Fawtier, Comptes du Trésor (1296, 1316, 1384, 1477), Paris, Imprimerie nationale, 1930 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. II), p. 47, n° 782 et p. 53, n° 844.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062080m/f29.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la nomination du capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 20684, p. 319</unitid>
                <unitdate normal="1370/1370" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1370</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Establies de villes et chasteaux<lb/>[…]<lb/>Messire Jean de Meudon, chevalier, retenu capitaine et garde du chastel de Saint Germain en Laye, au nombre de 6 hommes d’armes et 6 arbalestriers par lettre du Roy du 12 mars 1369. Led. chevalier, un chevalier, 4 escuiers, 6 arbalestriers. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 332, n° 658.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 41.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26009, pièce 943</unitid>
                <unitdate normal="1370/1370" encodinganalog="3.1.3">13 août 1370</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tous que nous Jehan Ancaboys, maçon, et Michaut du Mans, charpentier, jurez du Roy nostre sire en la ville et chastellenie de Mante, certiffions que le mercredi XIIIe jour d’aoust l’an mil CCC soixante dix, en la presence de Robert de Ver, maçon juré en la dite ville, visitasmes certaines reparacions faittes ou chastel du Roy nostre sire illec par Guillin de la Gastine, maçon, et ses aides, et lesquelles estoient neccessaires a estre faittes tant pour doubte que le dit chastel ne choist en ruyne comme pour ce que le Roy estoit a Saint Germain en Laie et disoit on que il devoit venir a Mante, et se firent hastmemt pour les dites causes et dont le dit maçon et ses aides vouloient estre paiés des journees par eulx faittes illec, lesquelles reparacions s’ensuivent. […] »</p>
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                <persname role="subject">Charles V</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 158.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065900m/f173.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoires des frais du maître des œuvres de Gisors comprenant un voyage à Saint-Germain-en-Laye pour voir les guérites du château</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26014, pièce 2159</unitid>
                <unitdate normal="1377/1377" encodinganalog="3.1.3">1377</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Despence faicte par maistre Pierre Lefevre, maistre des euvres du Roy nostre sire ou bailliage de Gisors depuis le samedi voille de Pasques l’an mil CCCLXXVII jusques au jour de Pasques l’an mil CCCLXXVIII, c’est asavoir pour XIII voyages que ledit maistre Pierre a fais pour aller querir de l’argent a distribuer aux ouvriers et chacun voiage demouré III jours et plus, luy et son cheval, premierement le premier voiage fu le samedi voille de Pasques l’an mil CCCLXXVI, le IIe voiage le XVIe jour d’avril l’an mil CCCLXXVII, le IIIe le Ve jour de may l’an mil CCCLXXVII, le IIIIe le XXIe jour de may mil CCCLXXVII, le Ve le XVe jour de juign mil CCCLXVII, le VIe le Xe jour de juillet mil CCCLXXVII, le VIIe le XXIIIe de juillet CCCLXXVII, le VIIIe le IIIe jour d’aoust l’an mil CCCLXXVII, le IXe le XIIe jour d’aost CCCLXXVII, le Xe fu le XIIIe jour de septembre CCCLXXVII, le XIe voiage fu le Xe jour de decembre LXXVII, item le XIIe voiage fu le IIe jour de janvier CCCLXXVII, le XIIIe voiage fu le XXVIe jour de mars l’an LXXVII, pour chacun voiage XXX s. t., vallent XIX frans d’or et X s. t.<lb/>Item ledit Pierre Lefevre c’est transporté en la forest d’Andely et de Vernon, de Gisors et de Lyon avesques les verdiers et sergens des lieux pour compter les abres qui ont esté mis et emploiez es reparacions des chasteaux dudit bailliage de Gisors pour en faire descharge en la maniere qu’il a esté mandé par noz seigneurs des comptes et y a vaqué, luy et son cheval, par l’espace de X jours, pour chacun jour X s. t.,  vallent C s. t.<lb/>Item ledit maistre c’est transporté par le commandement du roy nostre sire a luy fait le vendredi d’avant Penthecoste au chastel de Saint Germain en Laie pour veoir et visiter les garites et tours des salles dudit chastel pour gariter semblablement le donjon de Gisors, et ala ledit maistre Pierre devers le Roy a Maubuisson pour en faire rapport et luy carcha le Roy aller a Paris affin que le Roy luy ordonnast en quel lieu soit pris l’argent pour faire les reparacions dudit donjon de Gisors, et demoura ledit maistre en faisant ce voiage par l’espasse de XX jours pour ce que le Roy fut empesché de madame Marie de France, dont Dieux ait l’ame, qui estoit allee de vie a trespassement, et fu ledit maistre devers maistre Philippe Ogier du commandement du Roy pour savoir ou seroit pris l’argent, et fu respondu audit maistre qu’il n’en seroit point ordenné jusques ad ce que le viconte de Gisors eust compté et partant s’en tourna a ses ouvriers. Pour chacun des XX jours pour luy et pour son cheval, X s. t., vallent X frans<lb/>Somme XXXIIII l. X s. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Michel Nortier, Documents normands du règne de Charles V, Paris, Bibliothèque nationale de France et Rouen, Société de l’histoire de Normandie, 2000, n° 1157.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118 et 138.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de paiement pour les travaux menés au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 25704, pièce 395</unitid>
                <unitdate normal="1377/1377" encodinganalog="3.1.3">6 novembre 1377</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Charles, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaulx les conseilliers a Paris sur le fait des aides ordonnees pour la guerre, salut et dileccion. Nous voulons et vous mandons que par François Chanteprime, receceur general d’iceulx aides, vous facier baillier et delivrer a Guillaume de Maule, paieur des euvres de nostre chastel de Saint Germain en Laye, la somme de huit cens frans pour ce present mois de novembre pour tourner et convertir es dictes euvres et non ailleurs, et par rapportant ces presentes et lettre de recongnoissance du dit Guillaume, nous voulons les diz VIIIc frans estre aloez sanz contredit es comptes dutit François et rabattus de sa recepte par noz amez et feaulx gens de noz comptes a Paris nonobstans quelconques ordennances, mandemens ou deffenses a ce contraites. Donné en nostre chastel du bois de Vincennes le VIe jour de novembre l’an de grace mil trois cens soixante dix et sept et de nostre regne le quatorziesme.<lb/>Par le Roy, Blanchet »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 757, n° 1506.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres concernant un paiement ordonné au peintre Jean d’Orléans</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21443, f. 20, pièce 25</unitid>
                <unitdate normal="1378/1378" encodinganalog="3.1.3">25 janvier 1378</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Charles, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaulz gens de noz comptes a Paris, salut et dileccion. Nous avons receu de noz amez et feaulz les generaulz conseilliers sur les aides ordenez pour le fait de la guerre, par la main de François Chantepine, general receveur a Paris, la somme de deux cens frans d’or, c’est assavoir C frans donnez a nostre amé eschançon Huguet de Guisay pour les bons et agreables services qu’il nous a faiz et fait chascun jour en son office, et C frans a nostre amez paintre Jehan d’Orliens pour certains ouvrages de painture qu’il a faiz pour nous en nostre chastel de Saint Germain en Laye. Si vous mandons que icelle somme de IIc frans vous allouez es comptes du dit François senz contredit ne demander austre quittance, declaration ou descharge que ces presentes seulement, non contestant ordennances, mandemens ou defenses a ce contraire. Donné a Paris le XXVe jour de janvier l’an de grace mil CCCLXXVII et de nostre regne le XIIIIe.<lb/>Par le Roy<lb/>Tabarin »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 802, n° 1617.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118 et 201-202.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres données par Charles, fils du roi de Navarre, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26015, pièce 2276</unitid>
                <unitdate normal="1378/1378" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1378</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Charles III de Navarre donna le même jour d’autres lettres à Saint-Germain-en-Laye concernant le paiement d’un harnois de guerre (Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Fr. 26015, pièce 2277).</p>
                </note>
              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Charles, ainsné fils du roy de Navarre, a noz amez et feaulx les gens qui orront le compte de nostre amé et feal tresorier Jehan Le Ferme, salut et dilection. Nous vous mandons que la somme de deux cens frans que nostre dit tresorier a paiez et delivrez de nostre commandement a Robert de Varannes, brodeur, ouquel nous les donnons pour un chapel de perles que nous avons eu de lieu, vous allouez es comptes dudit tresorier et lui rabatez de ses receptes et vous rendant ces presentes et quittance de ladite somme, sanz aucune difficulté. Donné a Saint Germain en Laie le XXII jour de septembre l’an de grace mil CCC LX dix et huit.<lb/>Par mons., vous et mess. Jehan de Poissy, maistre d’ostel, pres.<lb/>Charité »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 158.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9065902f/f85.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire des joyaux et du linge du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 2705, f. 187v-194v et 290-291</unitid>
                <unitdate normal="1379/1380" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1379 et 19 avril 1380</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 187v] Saint Germain en Laye<lb/>C’est l’inventoire des joyaulx et autres choses estans en l’estude du Roy en son chastel de Saint Germain en Laye<lb/>Et premierement<lb/>[2016] Ungs grans tableaulx de troys pieces couvers d’argent dehors et dedens, cloans, esquelz sont dedens plusieurs relicques et sont garniz de pierres de voirre, a quatre piez de griffon de cuivre, non pesez.<lb/>[2017] Item ungs tableaulx de bresil par dehors et dedens a six ymages d'yvire enlevez, c'est assavoir Nostre Seigneur, saint Jacques, saint Jehan, Nostre Dame, saincte Katherine et la Magdalene.<lb/>[2018] Item ungs petiz tableaulx d’yvire de deux pieces, ou dedens sont l’Ascencion et la Penthecoste.<lb/>[f. 188] [2019] Item ungs autres tableaux de fust de deux pieces, ou sont paints Nostre Seigneur, Nostre Dame, saint Jehan, saincte Katherine, saint Jehan Baptiste et la Magdalene.<lb/>[2020] Item ungs autres tableaux de fust de deux pieces, ou sont paints une Pitié et Nostre Dame.<lb/>[2021] Item ungs autres tableaux de deux pieces carrees, ou sont plusieurs relicques, couvertes de gif.<lb/>[2022] Item ungs autres tableaux de deux pieces a pignons, ou sont plusieurs relicques couvertes de gif.<lb/>[2023] Item deux tabliers en quatre pieces de jaspre et de cristal.<lb/>[2024] Item ung autre tablier de deux pieces, ouvre de coquilles de perles.<lb/>[2025] Item ung jeu d’eschetz figuré de seize pieces d’ambre jaune et seize pieces de gest.<lb/>[2026] Item ung ymage de Nostre Dame d’yvire, seant en une chayere d’ybenus.<lb/>[2027] Item ung ymage de Nostre Dame d’yvire a une pierre de voirre vert en la poictrine, assise en une chayere sur ung pyé de cuyvre.<lb/>[f. 188v] [2028] Item ung petit ymage de Nostre Dame d’yvire seant sur ung entablement d’argent, et a une couronne d'argent.<lb/>[2029] Item ung petit ymage d’yvire de saincte Anne.<lb/>[2030] Item ung couronnement de Nostre Seigneur a Nostre Dame, d’yvire, et troys angelotz de mesmes assiz en ung siège de cedre.<lb/>[2031] Item ung ymage de boys de Nostre Dame.<lb/>[2032] Item ung ymage de Nostre Dame de boys, environ quatre piez de long.<lb/>[2033] Item ung ymage de saint Jehan d’yvire.<lb/>[2034] Item ung ymage de Nostre Dame de fust, seant en une chayere, ung carreau soubz ses piez, tout doré.<lb/>[2035] Item une croix noire, ou dessus est ung crucifix d’argent doré.<lb/>[2036] Item une croix d'argent, a ung pommeau de cristal, le crucifix, Nostre Dame et saint Jehan et deux angelotz de courail, pesant quatre marcs quatre onces.<lb/>[2037] Item deux chandeliers de cristal, de la façon de ladicte croix, pesans huit marcs.<lb/>[2038] Item une grant escouse d'argent blanche percee à fleurs de lys, pesant six marcs quatre onces.<lb/>[f. 189] [2039] Item une lanterne d’argent ronde, veree, a porter a main, pesant quatre marcs.<lb/>[2040] Item une aiguiere d'argent torsse pesant ung marc sept onces.<lb/>[2041] Item ung petit chauderon d’argent à ance pesant sept onces.<lb/>[2042] Item ung hanap de madre a oreille.<lb/>[2043] Item ung gobelet et une aiguiere de voirre blanc de Flandres garny d’argent doré.<lb/>[2044] Item ung hanap de madre a couvescle qui a le pié d'or, sur le couvescle ung lys esmaillé de blanc.<lb/>[2045] Item ung hanap d'argent blanc cizellé et une vignette autour et compas dorez pesant ung marc troys onces.<lb/>[2046] Item une petite nef de cristal goderonnée garnye d’argent, les ansces de deux serpens volans, pesans troys marcs cinq onces.<lb/>[2047] Item une aiguière et ung gobelet de cristal garniz d’argent  dorez pesans cinq marcs troys onces.<lb/>[2048] Item ung hanap a pié d’argent goderonné et doré a ung esmail de France ou fons, pesant ung marc troys onces.<lb/>[2049] Item une couppe d'argent doré goderonnee a six pommeaulx neellez en la poignee, pesant deux marcs six onces et demye.<lb/>[f. 189v] [2050] Item une couppe petite d'argent doree, basse, la couppe et le pié goderonnez en tordant, pesant ung marc cinq onces et demye.<lb/>[2051] Item ung hanap d’argent doré a pié, cizellé a fleurs de lys et a rozectes enlevees, pesant ung marc sept onces et demie.<lb/>[2052] Item ung grant hanap a pié et a couvescle, et sur les pommeaulx a troys esmaulx et troys tours, et a le hanap troys haulx piez, pesant six marcs quatre onces.<lb/>[2053] Item deux petites escouses d’argent a deux manches de boys, l’une pesant ung marc une once et demye.<lb/>[2054] Item ung angelot d’argent tenant cristal a mectre relicques pesant ung marc quatre onces.<lb/>[2055] Item ung coffre couvert de cuivre ouvré a hommes sauvages enlevez.<lb/>[2056] Item une pomme d’argent a chauffer mains en yver, blanche a esmaulx d’Arragon, celle qui est demourée à Saint Germain, pesant deux marcs deux onces dix estellins.<lb/>[2057] Item une pallette d’yvire.<lb/>[2058] Item deux haulx myroers a deux piez d’yvire, l'un plus grant que l’autre.<lb/>[f. 190] [2059] Item ung petit coffre d’ybenus garny d’argent a mectre les plumes et l'ancre.<lb/>[2060] Item ung autre petit coffret tout d’argent pour ce faire, et ung canyvet a manche d'argent.<lb/>[2061] Item six pommes d’ambre sans nulle garnyson.<lb/>[2062] Item six petites fiolles de voirre plaines de fleurs de violettes.<lb/>[2063] Item une petite boiste d’yvire ronde, paincte par dessus et par dessoubz, ou sont les jeuz des tables et des eschetz.<lb/>[2064] Item ung tres petit tablier cloant en ung estuy de boys.<lb/>[2065] Item deux petiz barilz d'argent a mectre eaue roze, les fons esmaillez de France, pesant ung marc quatre onces et demye.<lb/>[2066] Item une cagecte a fauconnier d'argent doree pesant deux onces et demye.<lb/>[2067] Item une tres petite estamoye de cristal a ansce garnye d’argent doré pesant troys onces et demye.<lb/>[2068] Item troys petites pieces de courail garny d'argent.<lb/>[2069] Item une tres grant piece de courail sans garnyson.<lb/>[2070] Item unes tres petites patenostres de corail a signaiz de perles et petites coquilles d'or.<lb/>[f. 190v] [2071] Item ung petit encencier d’argent a cinq carres pesant VI onces.<lb/>[2072] Item ung grant astralabe de cuyvre et ung cadran ront.<lb/>[2073] Item deux patenostres, les unes d’ambre blanc a roses et les autres de geaist noir.<lb/>[2074] Item deux cueilliers de sarrazins, l’une blanche et l'autre noire.<lb/>[2075] Item deux cousteaulx en une gayne, les virolles et les bouterolles d'argent esmaillé de France, a deux manches d’yvire.<lb/>[2076] Item ung coustel a manche d'ambre, la virolle d’or esmaillé des armes monseigneur le Daulphin, a ung saphir au bout et les forcettes d’argent.<lb/>[2077] Item ung long baston a costes semé de fleurs de lys d'argent, a ung lyon dessus.<lb/>[2078] Item ung autre baston dont la pongnée est de tor noir dessus.<lb/>[2079] Item ung petit baston d‘yvire blanc ouvré a petiz arbreceaulx.<lb/>[2080] Item ung letrin d’ybenus.<lb/>[f. 190v] [2081] Item troys grans platz de voirre ouvrez et paintz, a quatre escuelles de mesmes.<lb/>[2082] Item ung cierge blanc benoist.<lb/>[2083] Item ungs petiz cizellez dorez et ung myroer.<lb/>[2084] Item ung grant pot de terre bien ouvré, et ung autre mendre.<lb/>[2085] Item ung grant plat de terre, douze grans escuelles et quatre petites, toutes d’une façon.<lb/>[2086] Item troys grans escuelles de guenne rouges avec une mendre, et deux petites qui s’entretiennent.<lb/>[2087] Item troys fibles de voirre plaines d’eaue roze.<lb/>[2088] Item tres belle Bible en françoys a deux fermoers d’argent esmaillez de France, a une chemise de soye à queue.<lb/>[2089] Item le Gouvernement des princes, en françoys, couvert de cuir blanc à queue.<lb/>[2090] Item ung Psaultier aux armes de France et de Castelle a deux fermoers d’argent, et une chemise blanche.<lb/>[2091] Item ung grant eschicquier garny d’argent doré, et sont les eschetz de jaspre et de cristail.<lb/>[f. 191v] [2092] Item deux hanapz d’argent cizellez, sans esmail, dorez ou fons a fueilles de chesne dorees, entrelassees a rondeaulx, pesans deux marcs deux onces et demye.<lb/>[2093] Item ungs petiz tableaulx d’or ou sont saint Jehan et saincte Katherine dedens, et dehors sont esmaillez et sont garniz de pierrerie pesans une once et demye.<lb/>[2094] Item ung Psaultier, de lettre ancienne, avec les Heures de Nostre Dame et de mors, couvert de veluiau violet a deux ferrnoers d’argent esmaillez, et sur chascun aiz a cinq clouz d'argent en façon de boillons dorez.<lb/>[2095] Item ung coffre d’ybenus fermant a clef ferré de laton doré.<lb/>[2096] Item ung petit tablier de cypraes bordé de corne, et sont les eschetz d’yvire.<lb/>[2097] Item une saliere de cristal que soustient ung serpent vollant d’argent doré, assise sur ung pié d’argent doré garny de perles et d'autre pierrerie, pesant deux marcs cinq onces et demye.<lb/>[2098] Item ung cor de boys et pendant de mesmes.<lb/>[2099] Item unes Cronicques de France a deux fermoers d'argent dorez, et ont une chemise de soye a queue.<lb/>[f. 192] [2100] Item ung livre appelle Cy nous dit, couvert de veluiau my party a deux fermoers de fer.<lb/>[2101] Item une Bible en latin de lettre boulonnoise que donna au Roy l’evesque de Beauvaiz, couverte de drap d’oultremer de couleur cendree a deux fermoers d'argent, aux armes dudit evesque.<lb/>[2102] Item ung ymage de Nostre Dame d’argent doré qui tient son enffant a une main et en l’autre ung reliquiaire de cristal, lequel ymage est assiz sur ung entablement d'argent a six carres de cristaulx par devant, et est garnye la couronne dudit ymage, le reliquiaire et la<lb/>chayere de menues perles, pesant sept marcs deux onces.<lb/>[2103] Item ungs tableaulx d’argent dorez par dehors a la Trinité et de l’Annonciacion, et est esmaillié par dedens, et saint Jehan qui escript devant luy, et es elles dudit tableau sont saincte Katherine et saincte Agnes, et sont lesd. tableaulx assiz sur ung hault pié cizellé pesant cinq marcs quatre onces et demye.<lb/>[2104] Item ung petit ymage d’argent doré de saint Jehan Baptiste assiz sur ung entablement d'argent doré pesant troys onces.<lb/>[2105] Item ung petit ymage d’yvire de Nostre Dame assiz en une chayere, et a une couronne ou il a troys perles, et est ledit ymage assiz sur une terrasse esmaillee, pesant une once quinze estellins.<lb/>[f. 192v] [2106] Item ung petit boutonnet de muglias, et y a une perle au bout.<lb/>[2107] Item ung calice d’argent véré, cizellé par dehors à demyz ymages et fueillages.<lb/>[2108] Item ung autre petit bouton pendant qui est d’un saphir, et sont les armes de Bourbon d’un costé et de l'autre une M.<lb/>[2109] Item unes pincettes d'argent blanc, toutes plaines, pesant ung marc once et demy.<lb/>[2110] Item uug chandelier a broche d’argent veré pesant sept onces et demye.<lb/>[2111] Item ung autre plus petit chandelier d’argent a broche et a deux oreilles pesant troys onces et demye.<lb/>[2112] Item une coquille de perles, qui a le pié d’un lys d’argent doré, avec le couvescle pesant deux marcs.<lb/>[2113] Item ung pot d’un grant camahieu tres noblement ouvré a bestes, a visaiges et a feuillages, et est le pié et le bort d’argent veré.<lb/>[2114] Item deux petits escrivetz de cuyvre, ouvré a ouvraige de Damas, plains de lin alenez et d’ambre.<lb/>[f. 193] [2115] Item ungs tableaulx paints de l’Annonciation et de la Gesine Nostre Dame, environnez des armes de Harecourt.<lb/>[2116] Item deux myroers d'assier, l’un grant qui est environné de cuivre et de brodeure par derriere, et l’autre assiz sur boys.<lb/>[2117] Item ung cor noir garny d’argent doré cizellé a lettres, et est la courroye garnie de perles a lys sur ung tissu de soye d’azur.<lb/>[2118] Item une brochette de porc espy garnie d’un peu d’or.<lb/>[2119] Item ung grant flacon de madre garny d’argent doré a une ansce torsse, et sont les bordeures de feuillages, et ou mylieu de la pansse ung esmail ront, pesant unze marcs et demy.<lb/>[2120] Item ung grant orloge de mer, de deux grans fiolles plains de sablon en ung grant estuy de boys garny d’archal.<lb/>[2121] Item une tres petite couppele d'argent doree dedens et dehors, esmaillee a marguerites.<lb/>[2122] Item ung petit chandelier d'argent véré a troys piez.<lb/>[2123] Item deux grans platz de voirre et six escuelles paintes.<lb/>[2124] Item neuf gobeletz de fust blanc en ung estuy de mesmes que donna l'Empereur.<lb/>[f. 193v] Item en la chappelle empres l’estude du Roy, fut trouvé en une husche ce qui s’ensuit<lb/>Et premierement<lb/>[2125] Ung calice d’argent doré tout plain ou il a en la patene ung Dieu qui monstre ses playes, esmaillé, et ou pié dudit calice a ung crucifix, pesant deux marcs troys onces et demye.<lb/>[2126] Item une paire de bacins d’argent verez tailliez sur les bors et, ou fons, une roze, et, ou mylieu, ung esmail de France, pesant six marcs deux onces et demye.<lb/>[2127] Item une portepaix d’argent doré, esmaillié a ung crncifix, pesant cinq onces et demy.<lb/>[2128] Item deux chandeliers d’argent véré, et ou pommeau six esmaulx rons de France, pesans quatre marcs dix estellins.<lb/>[2129] Item deux petites burettes d’argent verees, et ung esmail ront des armes de France sur le couvescle, pesans cinq onces et demye.<lb/>[2130] Item une boiste d’yvire a mectre pain a chanter garnve d’argent.<lb/>[f. 194] [2131] Item une chappelle cothidyane garnye de frontier, dossier, chasuble, aube paree, amit, estolle et fanon, et est de camocas sur champ bleu a euvres torses de plusieurs soyeries.<lb/>[2132] Item ung corporalier couvert de camocas.<lb/>En la grant chappelle basse<lb/>[2133] Premierement, ung calice d’argent doré ou il a en la patene ung Dieu qui monstre ses playes, esmaillé, et, ou pié dudit calice, a ung crucifix pesant deux marcs once et demye.<lb/>[2134] Item une paire de bacins d'argent verez, tailliez sur les bors, et ou fons a une roze, et ou mylieu ung esmail de France, pesant cinq marcs cinq onces.<lb/>[f. 194v] [2135] Item une portepaix d’argent doré esmaillé a ung crucifix, pesant six onces et demye.<lb/>[2136] Item deux chandeliers d’argent verez, et ou pommeau a six esmaulx de France, tous pesans cinq marcs deux onces.<lb/>[2137] Item deux petites burettes d'argent veré, a ung esmail ront des armes de France sur le couvescle, pesant six onces.<lb/>[2138] Item une boiste d’yvire a mectre pain a chanter garnye d’argent blanc.<lb/>[2139] Item une chappelle cothidiane telle comme celle de dessus et d’autant de pieces et de tel camocas.<lb/>[2140] Item ungs tableaux paints a demiz ymages, et a ou mylieu une Pitié.<lb/>[2141] Item ungs grans orgues et ungs petiz pour jouer.<lb/>[2142] Item deux paire de corporalier de drap d'or.<lb/>[…]<lb/>[f. 290] C’est le linge du Roy estant a Saint Germain en Laye en deux huches qui sont empres les chambres du Roy, l’une dessus, l’autre dessoubz, l’an mil CCC IIIIxx, le XIXe jour d’avril.<lb/>Et premierement<lb/>En la huche dessoubz, empres la chambre painte a roses<lb/>[3394] C’est assavoir quatre paire de draps de cinq lez.<lb/>[3395] Item quatre paire de draps de troys lez.<lb/>[3396] Item deux douzaines de coeuvrechefz.<lb/>[3397] Item d’autre part une paire de drap de cinq lez.<lb/>[3398] Item deux paire de draps de quatre lez.<lb/>[3399] Item une paire de trois lez.<lb/>[f. 290v] [3400] Item en icelle une douzaine de coeuvrechefz.<lb/>[3401] Item deux petites gorgieres a dormir brodees par dehors.<lb/>En l’autre huche de dessus empres la chambre painte à lyons estoient les choses qui s’ensuivent<lb/>[3402] Premierement, deux douzaines de petites touailles.<lb/>[3403] Item deux nappes d’un ouvrage.<lb/>[3404] Item deux autres douzaines de petites touailles.<lb/>[3405] Item deux autres douzaines de petites touailles.<lb/>[3406] Item troys nappes de lyees chacune de quatre aulnes.<lb/>[3407] Item quatre douzaines de petites touailles.<lb/>[f. 291] [3408] Item deux douzaines de petites touailles.<lb/>[3409] Item quatre nappes de lyees chacune de sept aulnes.<lb/>[3410] Item quatre nappes de lyees chacune de six aulnes de long.<lb/>[3411] Item dix nappes chacune de cinq aulnes de long.<lb/>[3412] Item une douzaine de coeuvrechefz de lyez.<lb/>[3413] Item une douzaine de coeuvrechefz de lyez. »</p>
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                <p>Jules Labarthe, Inventaire du mobilier de Charles V, roi de France, Paris, Imprimerie nationale, 1879, p. 226-235 et 349-350.</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85711034/f394.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements lors d’un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 6740, f. 9-26</unitid>
                <unitdate normal="1383/1383" encodinganalog="3.1.3">30 juin-2 juillet 1383</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 11v] A Saint Germain en Laye, en l’ostel de la chambre aux deniers le jeudi II jours de juillet l’an mil CCC IIIIxx et trois, fu compté de la despence de l’ostel le Roy pour le mois de juing precedant contenant XXX jours, en la presence de mons. Pierre de Villiers, grant maistre d’ostel, et mess. Taupin de Chantemelle, chevaliers et maistres dudit hostel, IIIIm VIIc LXXIII l. XVIII s. VIII d. par.<lb/>[…]<lb/>[f. 16] Jehan Noble, espicier, pour IIII livres de cire vermeille achettee de lui, V s. par. la livre, pour le scel du secret, en tout le mois de juing, mardi XXX et derrain jour de juing, le Roy disner a Montjoie, souper et giste a Saint Germain en Laye, argent, XX s. par.<lb/>[…]<lb/>[f. 18v] Johannin Tigier, messager envoyé porter lettres du Roy de Saint Germain en Laye aux tresoriers de France a Paris, pour ce mardi XXX et derrain jour de juing, le Roy disner a Montjoie, souper et giste a Saint Germain en Laye, argent, VI s. par.<lb/>[…]<lb/>[f. 25] Raulet Legay, sommelier de chappelle du Roy pour les offrandes dudit seigneur faites aux reliques de l’esglise Nostre Dame de Poissy ce jour qu’il y oy sa messe, envoier a lui par ledit Raulet, merquedi premier jour de juillet l’an IIIIxx et trois, le Roy disner a Poissy, souper aux Loges et giste a Saint Germain en Laye, argent, IIII l. par. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Louis Douët-d’Arcq, Comptes de l’hôtel des rois de France aux XIVe et XVe siècles, Paris, veuve Jules Renouard, 1865, p. 200, 215 et 236.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 52 et 56.</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90607575/f25.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour l’envoi d’un chevaucheur à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 6740, f. 9-26</unitid>
                <unitdate normal="1388/1388" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1388</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 7v] Paris, lui IIIIe chevaucheur, envoiez d’illec a Saint Germain en Laye enquerir se il y avoit point de mortalité, pour ce mercredi VIII jours de janvier, le Roy au Louvre a Paris, argent, XL s.  »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Louis Douët-d’Arcq, Comptes de l’hôtel des rois de France aux XIVe et XVe siècles, Paris, veuve Jules Renouard, 1865, p. 242-243.</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90607575/f17.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des frais liés à une chasse faite  par Charles VI aux environs de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11202, f. 6-6v</unitid>
                <unitdate normal="1388/1388" encodinganalog="3.1.3">17-23 novembre 1388</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 6] Pour pain pour les chiens courans, limiers, levriers et mastins estans a Poissi le XVIIe jour de novembre, a Guillaume Le Boullenger de ladite ville : XX s. p.<lb/>Pour les despens des varlés emprunttés desus dit estans en la dite ville le XVIIe jour de novembre, pour ce : XIIII s. p.<lb/>Pour les despens des varlés, charrettes et chevaux qui ont admené le harnois pour le senglier audit Poissi le XVIIe jour de novembre, pour ce : VIII s. p.<lb/>Jehan Le Gastinois, boulanger et hostellier de la Corne de Cerf a Val Cresson, pour pain pour les chiens courans, limiers, levriers et mastins desus dis estans a Val Cresson le XVIIIe jour de novembre, pour ce : XX s. p.<lb/>Clement Bernard, de Val Martin, pour pain pour XXXIIII chiens courans avec autres chiens et matins estans en la dite ville pour chacer les pors pour le Roy nostre sire en la forest de Cruie et ou pais d’environ, avec ce a baillé et livré les despens de pain, vin et viande pour VII varlés empruntés pour servir ledit seigneur en ses porchoisons en la dite forest par V jours du XIXe jour de novembre jusques au XXIIIIIe jour dudit mois, a lui paié par sa quittance dnnee XXVIe jour de decembre CCC IIIIxx et X : X l. XII s. p.<lb/>Pour XLVIIII toises de corde dont on a fait coupples pour les dis chiens estans en la dite ville de Val Martin par le temps desus dit, achetté a Saint Germain en Laye le XXe jour de novembre, chascune toise II d. p. : VIIII s. p.<lb/>Pour sel achetté a Saint Germain en Laye dont on a salé III bestes noires pour le Roy le XXIe jour de novembre, a Jehan Le Mercier de ladite ville, pour ce : XX s. p.<lb/>Pour autre sel achetté au dit Saint Germain dont on a salé deux bestes noires pour la garnison du Roy et de la Royne aud. lieu du Val Martin, XXIXe de novembre : XVI s. p.<lb/>Pour les despens des charrettes et chevaux qui ont charié le harnois pour le senglier pour les chasses faittes pour le dit seigneur en la dite forest par le temps desus dit, pour ce paié XXIIe jour de novembre : XX s. p.<lb/>[f. 6v] Pour deux paire de solers nuefs pour deux varlés empruntés pour servir le Roy en ses deduis fais en la dite forest par le temps, pour ce paié le XXIIIe jour de novembre chascune paiee IIII s. p. : VIII s. p.<lb/>Pour VI paires de moufles de cheval achettees à Poissy dont on a fait les haies pour le senglier pour doubte des espines pour ce paié a Guillaume Le Gantier de la dite ville pour chacune paire : II s. p. : XVIII s. p.<lb/>Pour deux boiteaux dont on a salé un senglier pour le Roy aud. Val Martin le XXIIIe jour de novembre a Guillin Le Mercier de Saint Germain : XII s. p. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 48.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire des joyaux du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21445, f. 112-118</unitid>
                <unitdate normal="1391/1391" encodinganalog="3.1.3">1391</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 112] Sainct Germain en Laye<lb/>C’est l’inventoire des joyaux et autres choses estans en l’estude du Roy en son chastel de Sainct Germain en Laye<lb/>Premierement, uns grands tableaux de trois pieces couvertz d’argent dehors et dedans, clouans, esquelz sont dedans plusieurs reliques et sont garnis de pres de voirre a IIII piedz de griffon de cuivre, non pesez.<lb/>Item uns tableaux de brezil par dehors et par dedans a VI ymages d’yvire enlevez, c’est scavoir Nostre Seigneur, saint Jacques, saint Jean, Nostre Dame, sainte Katherine et la Magdeleine.<lb/>Item uns petits tableaux d’yvire de II pieces, ou dedans sont l’Ascnetion et la Pentecoste.<lb/>Item uns autres tableaux de fust de II pieces ou sont peints une Pieté et Nostre Dame.<lb/>Item uns autres tableaux de II pieces quarrees ou sont plusieurs reliques couvertes de gest.<lb/>Item uns autres tableaux de deux pieces a pignons ou sont plusieurs reliques couvertes de gis.<lb/>Item deux tabliers en IIII pieces de jaspre et de cristal.<lb/>Item un autre tablier de deux pieces ouvré de [f. 112v] coquilles de perles.<lb/>Item un jeu d’eschets figuré de XVI pieces d’ambre jaune et XVI pieces de gaiest<lb/>Item un ymage de Nostre Dame d’yvire seant en une chaiere d’ybenus.<lb/>Item un ymage de Nostre Dame d’yivre a une piece de voirre verd en la poitrine assise en une chaiere sur un pied de cuivre.<lb/>Item un petit ymage de Nostre Dame d’yvire seant sur un entablement d’argent et a une couronne d’argent.<lb/>Item un couronnement de Nostre Seigneur a Nostre Dame d’yvire a III angelots de mesmes assis en un siege de cedre.<lb/>Item un ymage de Nostre Dame de bois.<lb/>Item un ymage de saint Jean de bois d’yvire.<lb/>Item une croix d’argent a un pommeau de cristal, le crucefix, Nostre Dame, saint Jean et deux angelotz, de coutil, pesant IIII marcs IIII onces.<lb/>Item deux chandelles de cristal de la façon de la sainte Croix pesans VIII marcs.<lb/>Item une grande escouse d’argent blanche percee a [f. 113] fleurs de lis pesant VI marcs IIII onces.<lb/>Item une lanterne d’argent ronde a porter a main pesant IIII marcs.<lb/>Item une aiguiere d’argent tuerse pesant un marc VII onces.<lb/>Item un petit chauderon d’argent a ance pesant VII onces.<lb/>Item un hanap de madre a oreilles pris par le Roy pour le faire garnir le XXVIIIe jour de septembre IIIIxx XI, et l’a faict garnir Berthaut Delandes pour le Roy.<lb/>Item un gobelet et une aisguiere de voirre blanc de Flandres garny d’argent doré.<lb/>Item un hanap de madre a couvescle qui a le pied d’or, sur le couvescle un lis esmaillé de blanc.<lb/>Item un hanap d’argent blanc cizelé et une vignette autour et compas dorez pesant un marc III onces.<lb/>Item une petite nef de cristal goderonnee garnie d’argent, et sont les anses de deux serpens volans, pesant III marcs 6 onces.<lb/>Item une aiguiere et un gobelet de cristal garnis d’argent dorez pesant V marcs III onces.<lb/>Item un hanap a pied d’argent goderonné et doré a un esmail de France ou fonds, pesant un marc III onces.<lb/>[f. 113v] Item une couppe d’argent doré goderonnée a VI pommeaux neellez en la poignee, pesant II marcs VI onces et demie.<lb/>Item une autre petite couppe d’argent doree basse, la couppe et le pied goderonnez en tuerdant, pesant un marc 6 onces et demie.<lb/>Item un hanap d’argent doré a pied cizelé a fleurs de lis et a rosettes enlevees, pesant un marc VII onces et demie.<lb/>Item un grand hanap a pied et a couvercle, et sur les pommeaux a III esmaux et trois tours, et a le hanap trois haults piedz, pesant VI marcs IIII onces.<lb/>Item II petites esconces d’argent a deux manches de bois, l’une pesant un marc une once et demie.<lb/>Item un angelot d’argent tenant un cristal a mettre reliques, pesant I marc IIII onces.<lb/>Item un coffre couvert de cuir ouvré a hommes sauvages enlevez.<lb/>Item une pomme d’argent a chauffer mains en yver, blanche a esmaux d’Arragon, celle qui est demouree a Sainct Germain, pesant II marcs II onces X estellins.<lb/>Item une palette d’yvire<lb/>Item deux haults miroirs a deux piedz d’yvire, l’un plus grand que l’autre.<lb/>Item un petit coffre d’ybennus garny d’argent a [f. 114] mettre les plumes et l’encre.<lb/>Item VI pommes d’ambre sans nulle garnison.<lb/>Item VI petites fiolles de voirre pleines de fleurs de violettes.<lb/>Item une petite boeste d’yvire ronde peinte par dessus et par dessoubz ou sont les jeux de tables et des eschets.<lb/>Item un tres petit tabler de bois clouant en un estuy de bois.<lb/>Item deux petits barilz d’argent a mettre eaue rose, les fonds esmaillez de France, pesant un marc IIII onces et demie.<lb/>Item une cagette a fauconnier d’argent doree pesant II onces et demie.<lb/>Item une tres petite estamoie de cristal a anse garnie d’argent doré pesant III onces et demie.<lb/>Item trois petites pieces de corail garnies d’argent.<lb/>Item une tres grande piece de corail sans garnison.<lb/>Item unes tres petites patenostres de corail a signaiez de perles et petites coquilles d’or.<lb/>[f. 114v] Item un petit encencier d’argent a V quarres pesant VI onces.<lb/>Item un grand astralabe de cuivre fans le cadran.<lb/>Item deux patenostres, les unes d’ambre blanc a roses et les autres de gaiest noir.<lb/>Item deux cuillers de sarrasins, l’une blanche et l’autre noir.<lb/>Item deux cousteaux en une gayne, les virolles et les bouterolles d’argent esmaillez de France a deux manches d’yvire.<lb/>Item un coustel a manche d’ambre, la virolle d’or esmaillee des armes monseigneur le Dalphin, a un saphir au bour et les forcettes d’argent.<lb/>Item un long baston a costes semé de fleurs de lis d’argent, a un lion dessus.<lb/>Item un petit baston d’yvire blanc ouvré a petits arbreceaux.<lb/>Item un letron d’ybenus.<lb/>Item trois grands plats de voirre ouvrez et pains, et IIII escuelles de mesmes.<lb/>[f. 115] Item un cierge blanc benoist.<lb/>Item uns petits cizelez dorez.<lb/>Item un grand pot de terre bien ouvré et un autre de mesmes mendre.<lb/>Item un grand plat de terre, XII grands escauelles et IIII petites, toutes d’une façon.<lb/>Item trois grands escuelles de cannes rouges avec une meindre et deux petites qui s’entretiennent.<lb/>Item trois fiolles de voirre pleines d’eau rose, lesquelles sont cassées.<lb/>Item une tres belle Bible en françois a deux fermoirs d’argent esmaillez de France a une chemise de soye a queue.<lb/>Item le Gouvernement des Princes en françois couvert de cuir blanc a queue.<lb/>Item un tres beau petit breviaire peint sur les feuilletz a roses vermeilles et verds, a deux fermoers d’argent et une chemise blanche.<lb/>Item un grand eschiquier garny d’argent doré, et sont les eschets de jaspre et de cristal.<lb/>Item deux hanaps d’argent cizelez sans esmail, dorez [f. 115v] ou fonds a feuilles de chesne dorees entrelassees a rondeaux, pesant II marcs II onces et demie.<lb/>Item uns petits tableaux d’or ou sont saint Jean et sainte Katherine, dedans et dehors, sont esmaillez et sont garnis de perrerie, pesant once et demie.<lb/>Item un Psautier de lettre ancienne avec les Heures de Nostre Dame et des Mors couvert de velinau violet a deux fermoers d’argent esmaillez, et sur chacun a y a V clous d‘argent en façon de boillons dorez.<lb/>Item un coffre d’ybenus de laton doré fermant a clef.<lb/>Item un petit tablier de cipres bordé de corne, et sont les eschets d’yvire.<lb/>Item une salliere de cristal que soustient une serpent d’argent doré assise sur un pied d’argent doré garny de perles et d’autres perrerie, pesant II marcs V onces et demie.<lb/>Item un cor de bois et pendant de mesmes.<lb/>Item unes Croniques de France a deux fermoers d’argent dorez, et ont une chemise de soye a queue.<lb/>Item un livre appellé Cy nous dit, couvert de velinau me party a deux fermoirs de fer.<lb/>Item une Bible en latin de lettre boulonnoise que donna [f. 116] au Roy l’evesque de Beauvais, couverte de drap d’oultremer de couleur cendre a deux fermoirs d’argent aux armes dud. evesque.<lb/>Item un ymage de Nostre Dame d’argent doré qui tient son enfant a une main et a l’autre un reliquiaire de cristal, lequel ymage est assis sur un entablement d’argent a VI quarres de cristaux par devant, et est garnie la couronne dud. ymage, le reliquiaire et la chaiere de menues perles, pesant VII marcs II onces.<lb/>Item uns tableaux d’argent dorez par dehors de la Trinité et de l’Annonciation, et est esmaillee par dedans et saint Jean qui escript devant ly, et es ailles dud. tableau sont sainte Katherine et sainte Agnes, et sont lesd. tableaux assis sur un haut pied cizelé pesant V marcs IIII onces et demie.<lb/>Item un petit ymage d’argent doré de saint Jean Baptiste assis sur un entablement d’argent doré pesant III onces.<lb/>Item un petit ymage d’yvire de Nostre Dame assis en une chaiere, et a une couronne ou il a V perles, et est led. ymage assis sur une terrasse esmaillee pesant une once XV estellins.<lb/>Item un petit boutonus de muglias, et y a une perle au bout.<lb/>Item un calice d’argent veré cizelé par dehors a demie ymages et feuillages.<lb/>Item un autre petit bouton pendant qui est d’un saphir [f. 116v] et sont les armes de Bourbon d’un costé et de l’autre une M.<lb/>Item unes pincettes d’argent blanc toutes pleines pesant un marc once et demie.<lb/>Item un chandelier a broche d’argent verd pesant VII onces et demie.<lb/>Item une autre plus petit chandelier d’argent a broche et a deux oreilles pesant III onces et demie.<lb/>Item une coquille de perles qui a le pied d‘un lis d’argent doré avec le couvescle, pesant II marcs.<lb/>Item un pot d’un grand camahieu tres noblement ouvré a visages et a bestes et a feuillages, et est le pied et le bord d’argent veré.<lb/>Item deux petits escrincts de cuivre a ouvrages de dames plain de lin alouez d’ambre.<lb/>Item uns tableaux peintz de l’Annonciation et de la Gesine Nostre Dame environnez des armes de Harcourt.<lb/>Item deux miroirs d’acier, l’un grand qui est environné de cuivre et de brodeure par derriere, et l’autre assis sur bois.<lb/>Item un cor noir garny d’argent doré cizelé a lettres, et [f. 117] est la couroye garnie de perles a luy sur un tissu de soye d’azur.<lb/>Item une brochette de porc espy garny d’un pou d’or.<lb/>Item un grand flacon de madre garny d’argent doré a une anse tuerse, et sont les bordures de feuillages, et ou milieu de la panse un esmail rond pesant XI marcs et demy.<lb/>Item un grand orloge de mer de deux grands fiolles pleines de sablon et un grand estuy de bois garny d’archal.<lb/>Item une tres petite coupette d’argent doré dedans et dehors, esmaillee a marguerites.<lb/>Item un petit chandelier d’argent veré a trois piedz.<lb/>Item deux grands plats de voirre et VI escuelles pareilles.<lb/>Item IX gobelets de fust blanc en un estuy de mesmes que donna l’Empereur.<lb/>[f. 117v] Item en la chappelle empres l’estude du Roy, fut trouvé en une huche ce qui s’ensuit<lb/>Premierement, un calice d’argent doré tout plain ou il y a en la patene un Dieu qui monstre ses playes esmaillé, et ou pied dud. calice a un crucefix pesant II marcs III onces et demie.<lb/>Item une paire de bacins d’argent verez taillez sur les bords et ou fonds une rose, et ou milieu un esmail de France pesant VI marcs II onces et demie.<lb/>Item une porte paix d’argent doré esmaillé a un crucefix pesant V onces et demie.<lb/>Item deux chandeliers d’argent verez et ou pommeau VI esmaux ronds de France, pesant IIII marcs X estellins.<lb/>Item deux petites burettes d’argent verees et un esmail rond des armes de France sur le couvescle, pesant V onces et demie.<lb/>Item une boeste d’yvire a mettre pain a chanter garnie d’argent.<lb/>Item une chappelle quotidianne garnie de frontier, dossier, chasuble, aube, patre, amit, estolle et fanon, et est de camocas sur champ bleu a œuvres tuerses de plusieurs soyeries.<lb/>[f. 118] Item un corporalis couvert de camocas. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90621191/f114.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des frais liés à une chasse faite  par Charles VI aux environs de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11204, f. 12-13</unitid>
                <unitdate normal="1393/1393" encodinganalog="3.1.3">1-29 novembre 1393</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 12] Autre despense pour XL chiens courans, V[…] limiers et XL que levriers que mastins du Roy nostre sire pour le senglier avec plusieurs aultres chiens empruntés pour servir le dit seigneur en ses deduis fais [en] ses forestz es porchoisons de ceste presente annee avec plusieurs varlés empruntés du commandement dud. seigneur avec la despence des chiens pour le cerf estans au sejour, ceste despence faitte en pain pour les chiens tant pour le porc comme pour le cerf au sejour et aval le pais avec les despences de plusieurs varlés empruntés, corde, sel a saler venoisons, chandelle, thantes, sollis et plusieurs autres choses pour la necessité et gouvernement des dis chiens, comptee ou compte de je Philippe de Courguilleroy dessusdit d terme commençant a la Toussaint premier jour de novembre CCC IIIIxx XIII et finant a la chandeleur enssuivant oud. an<lb/>Guillot de Bresmes et Perrin Chappelain demourans a Mareil, Jehan Male, Piere Guillin Le Barbier, Prevot Maillet, Jehan Le Gast, Mo[…] et Jehan Le Mercier, pour pain par eulx baillé pour les dis chiens courans, limiers, leviers et mastins, tant ceulx du Roy comme ceulx empruntés, avec ce pour les despens de plusieurs varlés empruntés, [f. 12v]  par eulx baillé et livré, et pour sel par eulx baillé dont on a salé plusieurs venoisons pour la garnison du Roy nostre sire et de la Royne prises es forest de Cruie, de Fresnes, de Laie et en la forest de Lions des chiens dud. seigneur avec les dis emptuntés estans a Mareil et au nuef marché tous ensemble pour chacer les pourceaux par l’espace de XLIIII jours du premier jour de novembre, feste de Toussains CCC IIIIxx XIII, jusques au XIIIIe jour de decembre enssuivant, a eulx paié par VI quittances par la premiere donnee XIIe jour de decembre oud. an LVII l. XII s. p., par la IIe donnee VIIIe de janvier oud. an IIII l. p., par la IIIe donnee Xe jour de janvier oud. an XVI l. XVI s. p., par la IIIIe donnee XXIIIIe jour de janvier CCC IIIIxx XIIII VI l. VII s. p., par la Ve donnee XXe jour de fevrier oud. an XLVIII l. p., par la VIe donnee l’an M CCC IIIIxx XIIII LXXIIII s. p., lesquelles parties dont en somme VIxx XVI l. IX s. p. a eulx paié si comme il appert par les dites quittances : VIxx XVI l. IX s. p.<lb/>Pour IIIIxx XVIII toises de corde dont on a fait coupples pour les dits chiens, limiers, leviers et mastins estans a Mareil pour chacer illec pour led. seigneur, a pris le cordier de Saint Germain en Laie pour estre paié, XIIe jour de novembre, pour toise II d. p. : XVI s. IIII d. p.<lb/>Pour VIII trais de poil de vache dont on a fait VIII trais pour VIII des limiers du Roy nostre sire le XVIe jour de novembre acheté a Parisledit jour, chascun trait XX d. p. : XIII s. IIII d. p.<lb/>Perrin Le Gastinois de Val Cresson pour la prinse de sa voitture a deux chevaux dont on a mené le pain des dis chiens du Val Cresson au dit lieu de Mareil par VI jours ou temps desus dit, pour ce paié XVIIe jour de novembre : XX s. p.<lb/>Jehan Lescuier, chaucetier demourant a Paris, pour deux paire de chausses nefeves pour deux des dis varlés empruntés qui ont servis le Roy nostred. seigneur en ses deduis, pour chascune paire X s. p. : XX s. p.<lb/>Pour IIII paires de solis nuefs achettés a Paris, XVIIIe jour de novembre, pour IIII des varlés empruntés desus dis qui ont servi le dit seigneur en ses deduis, pour chascune paire IIII s. p. : XVI s. p.<lb/>Pour X livres de chandelle achettee a Saint Germain en Laue de Guillin Le Mercier pour servir a atirer les dis chiens estans audit lieu de Mareil, pour chascune livre XII s. p. : X s. p.<lb/>A lui pour XXIIII paignes de bois dont on a paigné et nestoié les dis chiens estans en lad. ville pour chacer iller, chascun paigne IIII d. p. : VIII s. p.<lb/>[f. 13] Pour les despens de deux chevaux pour avoir mené le hernois pour le senglier par III chaces faites en la forest de Laie par III jours, pour ce paié, XXIIe jour de novembre : XII s. p.<lb/>Guillot de Montagu de Mareil pour un porc pris acheté de lui pour donner aux dis chiens en lieu d’un senglier qu’ilz avoient pris, lequel fut ordonné pour le Roy, le XXIe jour de novembre : XX s. p.<lb/>Pour IIII paires de solis nuefs pour IIII varlés empruntés, achetez a Paris, XXVIIIe jour de novembre, pour chascune paire IIII s. p. : XVI s. p.<lb/>Pour deux paires de chauces nefves achettees a Paris ce jour pour deux povres varlés qui gisent de nuiz avec les dis chiens et qui n’ont nulz gages, pour ce paié de chascune paire X s. p. : XX s. p.<lb/>Pour LX toises de cordes achettee a Paris ced. jour dont on a fait couples pour les dis chiens, limiers, levriers et mastins estans es dittes forestz, pour chascune toise II d. p. : X s. p.<lb/>Pour X serpes nuefves achettees a Paris pour haier et faire les haies pour le senglier pour les chaces faites es dites forestz par le temps desus dit, pour ce paié XXIXe jour de novembre, chascune serpe II s. p. : XX s. p. »</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Charles VI</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 48.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des travaux entrepris au-dessus de la chambre du roi au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26027, pièce 2295</unitid>
                <unitdate normal="1395/1395" encodinganalog="3.1.3">1395</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Autres euvres faictes ou chastel de Saint Germain en Laye<lb/>A Regnaut des Mares, charpentier, pour certaines euvres de carpenterie qu’il a faittes ou chastel dud. Saint Germain dessus la chambre du Roy, laquelle lui avoit esté pieça ordonnee estre faite si comme plus a plain est contenu ou marchié sur ce fait, rendu a court ou compte de l’Ascension IIIIxx et XV ou chappitre des euvres faites a Saint Germain en Laye, pour ce si comme appert par certification dud. maistre Robert Fouchier, charpentier du Roy, et par quittance dud. Regnaut rendues a court : XIIII l. p.<lb/>A Denisot de Marle, maçon, pour argent a lui paié sur la besongne que lui et ses compagnons ont faite et doivent faire oud. chastel de Saint Germain en Laye, pour ce mandement dud. maistre Robert Fouchier et par quittance dud. Denisot rendue a court : IIII l. p.<lb/>A Fran. Le Breton, serrurier, pour argent a lui paié sur l’ouvrage fait et a faire de son mestier oud. chastel de Saint Germain en Laye, pour ce par mandement dud. maistre charpentier et par quittance dud. serrurier rendue a court : XX s. p. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon Mirot, « Paiements et quittances de travaux exécutés sous le règne de Charles VI (1380-1422) », Bibliothèque de l’école des chartes, t. 81, 1920, p. 183-304, à la p. 271, n° 724.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 119.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Inventaire des joyaux du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21446, f. 139-145</unitid>
                <unitdate normal="1400/1400" encodinganalog="3.1.3">1400</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 139v] A Sainct Germain en Laye<lb/>Premierement, uns grans tableaux de trois pieces couverts d’argent dehors et dedans, clouans, esquelz sont dedans [f. 140] plusieurs reliques et sont garnis de pierre de voirre a quatre piez de griffon de cuivre, non pesez.<lb/>Item uns tableaux de bresil par dehors et par dedans et a six imaiges d’yvire enlevez, c’est assavoir Nostre Seigneur, saint Jacques, Nostre Dame, saint Jean, sainte Catherine et la Magdelaine.<lb/>Item uns petits tableaux d’argent d’yvire de deux pieces, ou dedans sont l’Ascension et la Penthecoste.<lb/>Item uns autres tableaux de fust de deux pieces ou sont pains une Pieté et Nostre Dame.<lb/>Item uns autres tableaux de deux pieces quarrees ou sont plusieurs reliques couvertes de gif.<lb/>Item uns autres tableaux de deux pieces a pignons ou sont plusieurs reliques couvertes de gif.<lb/>Item deux tabliers en quatre pieces de jaspre et est de cristal.<lb/>Item un autre tablier de deux pieces ouvré de coquilles de perle.<lb/>Item un jeu d’eschez signé de seize pieces d’ambre jaune et vingt six pieces de jayest.<lb/>[f. 140v] Item un imaige de Nostre Dame d’ivire seant en une chayere d’ibenus.<lb/>Item un imaige de Nostre Dame d’ivire a une pierre de voirre en la poictrine, assise en une chayere sur un pié de cuivre.<lb/>Item un petit imaige de Nostre Dame d’ivire seant sur un entablement d’argent et a une couronne d’argent.<lb/>Item un couronnement de Nostre Seigneur a Nostre Dame d’ivire et trois angeloz de mesmes assis en un siege de cedre.<lb/>Item un imaige de Nostre Dame de bois.<lb/>Item un imaige de saint Jean d’ivire.<lb/>Item une croix d’argent a un pommeau de cristal, le crucefix, Nostre Dame, saint Jean et deux angeloz de corail, pesant quatre marcs quatre onces.<lb/>Item deux chandeliers de cristal de la façon de lad. croix pesant huict marcz.<lb/>Item un grand escouce d’argent blanche perciée a fleurs de lys pesant six marcs quatre onces.<lb/>Item une lanterne d’argent ronde a porter a main pesant quatre marcs.<lb/>[f. 141] Item une aiguiere d’argent tuerse pesant un marc sept onces.<lb/>Item un petit chauderon d’argent a ance pesant sept onces.<lb/>Item un gobelet et une aiguiere de voirre blanc de Flandre garny d’argent doré.<lb/>Item un hanap de madre a couvescle qui a le pié d’or et sur le couvescle un liz esmaillé de blanc.<lb/>Item un hanap d’argent blanc cizelé et une vignette autour et compas dorez, pesant un marc trois onces.<lb/>Item une petite nef de cristal goderonnee garnie d’argent et sont les autres de deux serpens volans, pesant trois marcs cinq onces.<lb/>Item une aiguiere et un gobelet de cristal garniz d’argent doré pesant cinq marcs trois onces.<lb/>Item un hanap a pié d’argent goderonné et doré a un esmail de France ou fons, pesant un marc trois onces.<lb/>Item une couppe d’argent doree goderonnee a six pommeaux neellez en la poignee, pesant deux marcz six onces et demie.<lb/>[f. 141v] Item une autre couppe petite d’argent doré basse, la couppe et le pié godronnez en cuerdant, pesant un marc cinq onces et demie.<lb/>Item un hanap d’argent doré a pié cizelé a fleurs de liz et a rozettes enlevees, pesant un marc sept onces et demie.<lb/>Item un grand hanap a pié et a couvercle, et sur les pomeaux a trois esmaux et trois tours, et a le hanap trois hault piedz, pesant six marcz quatre onces.<lb/>Item deux petites escouces d’argent a deux manches de bois, l’une pesant un marc une once et demye.<lb/>Item un angelot d’argent tenant un cristal a mettre reliques, pesant un marc quatre onces.<lb/>Item une pomme d’argent a chauffer mains en yver blance a esmaux d’Arragon, celle qui est demouree a Saint Germain, pesant deux marcs deux onces dix esterlins.<lb/>Item une palette d’ivire.<lb/>Item deux haults mirouers a deux piez d’ivire, l’un plus grand que l’autre.<lb/>Item un petit coffre d’ibenus garny d’argent a mettre les plumes et l’enque.<lb/>[f. 142] Item six pommes d’ambre sans nulle garnison.<lb/>Item six petites fiolles de voire plaines de fleurs de violettes.<lb/>Item une petite boiste d’ivire ronde painte par dessus et par dessoubz ou sont le jeu des tables et des eschez.<lb/>Item un tres petit tablier de bois cloant a un estuy de bois.<lb/>Item deux petits barilz d’argent a mettre eaue roze, les fons esmaillez de France, pesant un marc quatre onces et demie.<lb/>Item une caigette a fauconnerie d’argent doree pesant deux onces et demie.<lb/>Item une tres petite estamoye de cristal a ance garnie d’argent doré pesant trois onces et demie.<lb/>Item trois petites pieces de corail garnie d’argent.<lb/>Item une tres grande piece de courail sans garnison.<lb/>Item une tres petite patenostre de corail a signaux de perles et petites coquilles d’or.<lb/>Item un petit encensoir d’argent a cinq carres pesant six onces.<lb/>Item un grand astralabe de cuivre.<lb/>[f. 142v] Item deux patenostres, les unes d’ambre blanc a rozes et les autres de gaiest noir.<lb/>Item deux cuillers de sarrazin, l’une blanche et l’autre noire.<lb/>Item deux cousteaux en une guaisne, les virolles et les bouterolles d’argent esmaillees de France a deux manches d’ivire.<lb/>Item un coutel a manche d’ambre, la virolle d’or esmaillee des armes monseigneur le Dalphin, a un saphir au bout, et les forcettes d’argent.<lb/>Item un lont baston a costes semé de fleurs de lys d’argent a un lyon dessus.<lb/>Item un petit baston d’ivire blanc ouvre a petits arbrisseaux.<lb/>Item un letrin d’ibenus.<lb/>Item trois grans plats de voirre ouvrez et pains et quatre escuelles de mesmes.<lb/>Item un cierge blanc benoist.<lb/>Item un petit cizelez d’or.<lb/>Item un grand pot de terre bien ouvré et un autre de mesme, moindre.<lb/>Item un grand plat de terre, douze grandes escuelles et quatre petis, d’une façon.<lb/>Item trois grandes escuelles de canne rouge avec une moindre et deux petites qui s’entretiennent.<lb/>[f. 143] Item trois fioles de voirre plaines d’eaue roze, lesquelles sont cassées.<lb/>Item une tres belle Bible en françois a deux fermoirs d’argent esmillez de France a une chemise de soye a queue.<lb/>Item le Gouvernement des princes en françois couvert de cuir blanc a queue.<lb/>Item un tres beau petit breviaire paint sur les feuilles a roses vermeilles et verts a deux fermoirs d’argent et une chemise blanche.<lb/>Item un grand eschiquier garny d’argent doré, et sont les eschetz de jaspre et de cristal.<lb/>Item deux hanaps d’argent cizelez sans esmail, dorez ou fons, a feuilles de chesnes dorez entrelacez a rondeaux pesans deux marcs deux onces et demie.<lb/>Item uns petits tableaux d’or ou sont saint Jean et sainte Caterine dedans et dehors, sont esmaillez et sont garnis de pierrerie, pesant once et demye.<lb/>Item un Psautier de lettre ancienne avec les Heures Nostre Dame et de Morts, couvert de veluyau a deux fermouers d’argent esmaillez, et sur chacun aiz a cinq [f. 143v] cloux d’argent en façon de boullons dorez.<lb/>Item un coffre d’ibenus de laton doré fermant a clef.<lb/>Item un petit tablier de cypres bordé de corne, et sont les eschez d’ivire.<lb/>Item une salliere de cristal que soustient un serpent d’argent doré assise sur un pié d’argent doré garny de perles et d’autres pierreries, pesant deux marcz cinq onces et demie.<lb/>Item un cor de bois et pendant de mesmes.<lb/>Item unes Croniques de France a deux fermouers d’argent dorez, et ont une chemise de soye a queue.<lb/>Item une Bible en latin de lettre boulenoize que donna au Roy l’evesque de Beauvais couvert de drap d’outremer de couleur cendre a deux fermoirs d’argent aux armes dud. evesque.<lb/>Item un image de Nostre Dame d’argent doré qui tient son enfant a une main et a l’autre un reliquaire de cristal, lequel imaige est assis sur un entablement d’argent a six carrez de cristaux par devant, et est garnie la couronne dud. imaige, le reliquaire et la chayere de mesmes perles, pesant sept marcs deux onces.<lb/>[f. 144] Item uns tableaux d’argent dorez par dehors de la Trinité et de l’Annunciation, et est esmaillé par dedans et saint Jean qui escript devant luy, et ez elles dud. tableau sont saincte Katherine et saincte Agnez, et sont lesd. tableaux assis sur un hault pié cizelé pesant cinq marcs quatre onces et demye.<lb/>Item un petit imaige d’argent doré de saint Jean Baptiste assis sur un entablement d’argent doré pesant trois onces.<lb/>Item un petit imaige d’argent doré de saint Jean Baptiste assis sur un entablement d’argent doré pesant trois onces.<lb/>Item un petit imaige de cuivre de Nostre Dame assis en une chaiere et a une couronne ou il a trois perles, et est led. imaige assis sur une terrasse esmaillee pesant une once quinze esterlins.<lb/>Item un petit bontonnet de muglias et y a un petit boutonnet au bout.<lb/>Item un calice d’argent verré cizelé par dehors a demis imaiges et feuillages.<lb/>Item un autre petit bouton pendant qui est d’un saphir, et sont les armes [f. 144v] de Bourbon d’un costé et de l’autre une M.<lb/>Item unes pincettes d’argent blanc touttes plaines pesant un marc une once et demie.<lb/>Item un chandelier a broche d’argent veré pesant sept onces et demie.<lb/>Item un autre plus petit chandelier d’argent a broce et a deux oreilles pesant trois onces et demye.<lb/>Item une coquille de perles qui a le pié d’un lys d’argent doré avec le couvescle pesant deux marcs.<lb/>Item un pot d’un grand camahieu tres noblement ouvré et a visaiges et a bestes et a feuillages, et est le pié et le bort d’argent veré.<lb/>Item deux petits escrinez de cuivre ouvrez a ouvraiges de damas plain de lin aloez d’ambre.<lb/>Item uns tableaux pains de l’Annuciation et de la Gesine Nostre Dame environnez des armes de Harcourt.<lb/>Item deux miroirs d’acier, l’un grand qui est environné de cuivre et de brodeure par derriere, et l’autre assis sur bois.<lb/>Item un cor noir garny d’argent doré cizelé a lettres et est la corroye garnye de perles a lys sur un tixu de soye d’azur.<lb/>[f. 145] Item une brochette de porc espy garnie d’un po d’or.<lb/>Item un grand falcon de madre garny d’argent doré a une ance torse, et sont les bordeures de feuillages, et ou milieu de la pance un esmail rond pesant unze marcs et demy.<lb/>Item un grand orloge de mer de deux grans fioles plaines de sablon et un grand estuy de bois garny d’archal.<lb/>Item une tres petite coupette d’argent doree et dehors esmaillee a marguerittes.<lb/>Item un petit chandelier d’argent veré a trois piez.<lb/>Item deux grans plats de voire et six escuelles.<lb/>Item neuf gobelets de fust blanc en un estuy de mesme que donna l’Empereur. »</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062118m/f141.item</p>
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                <p>Philippe Henwood, Les collections du trésor royal sous le règne de Charles VI (1380-1422) : l’inventaire de 1400, Paris, Éditions du CTHS, 2004, p. 261-269, n° 1477 à 1575.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour la garnison du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 4485, p. 231-233</unitid>
                <unitdate normal="1423/1424" encodinganalog="3.1.3">1423-1424</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 231] A mons. Jehan Honneford, chevalier, seigneur de Maisons sur Saine, de nouvel ordonné et retenu cappitaine des chasteaulx et forteresses de Montjoye et Saint Germain en Laye pour ung an entier commençant le jour Saint Michel mil CCCCXXIII a la charge pour la sauvegarde, seurté et deffence desdiz lieux durant ledit temps, de VIII hommes d’armes, sa personne en ce comprinse, c’est assavoir V a cheval, trois a pié, avecques XXIIII archiers, [p. 232] au gaiges pour lui chevalier II s. esterlins par jour, chacun homme d’armes a cheval XII d. avec regards acoustumez, chacun homme d’armes a pié VIII d. et chacun archier VI d. esterlins par jour, lequel mondit seigneur le regent par ses lettres de garant donnees a Mante le XVIIIe jour de septembre mil CCCCXXIII, expediees le XXIIe jour de decembre ensuivant, mande les gaiges et regars dudit chevalier et de sesd. gens estre paiez par ledit receveur general pour ung quartier d’an commençant ledit jour Saint Michiel, pour ce a lui paié par vertu desd. lettres pour les gaiges et regards dudit chevalier et de sesdictes gens pour ung quartier d’an commençant le Xme jour d’octobre mil CCCCXXIII qu’il fist ses premieres monstres de ses dictes gens par devant Jehan Nildiscret, escuier, cappitaine de la bastille Saint Anthoine cy rendues avecques lesdictes lettres de garand et vidimus de son endenture par quictances de lui faicte le VIIIme jour de janvier, VIc IIIIxx l. XIIII s. VII d. tournois a lui par vertu d’unes autres lettres de garant de mondit seigneur le regent donnee a Paris le XXIIme jour de mars mil CCCCXXIII, expediees le XVIe jour d’avril ensuivant, pour les gaiges et regards dudit chevalier et de sesd. gens pour ung quartier d’an commençant le IXme jour de janvier mil CCCCXXIII et finant le IXme jour d’avril ensuivant, inclus, dont il a fait monstre par devant led. Jehan Nildiscret a ce commis par mondit seigneur le XXIme jour de mars IIIIcXXIII cy rendue avecques lesdictes lettres par deux quictances de lui faictes la premiere le XVIe jour d’avril et l’autre le XXVIIe jour d’aoust ensuivant IIIIcXXIIII cy rendues, VIc IIIIxx l. XIIII s. VIII d. tournois a lui par vertu d’unes autres lettres de garand donneez le IIIIe jour d’octobre mil CCCCXXIIII expediees le Vme jour dudit mois ensuivant pour les gaiges et regards desdictes gens d’armes et XXIII archiers de sadite retenue pour leur service de IIIIxx XI jours du nombre de IIIIxx XII jours commençans le Xme jour d’avril et finant le XXVIIIe jour de septembre ensuivant, tout inclus, dont il a fait deux monstres durant ledit temps, la premiere par devant Thomas Vvest, a ce [p. 233] commis, et l’autre le penultieme jour de juing, cy rendues, et montent les gaiges et regards ded. gens pour lesdiz VIIIxx XII jours XIIc LV l. VII s. I d. tournois, sur laquelle somme lui a esté fait paiement par ledit receveur general pour lui, homme d’arme a cheval, pour leur service du premier mois au siege Gaillon XXXIX l. XI s. VIII d. t. qui comptez seront cy apres, item pour lui, deux autres hommes d’armes et IX archiers a cheval pour leur service du mois au siege de Gaillon qui comptez seront cy apres ou chappitre de deniers paiez pour ledit siege IIIIxx XIX l. VII s. VI d. t., et pour le service d’un autre moys a la journée d’Yvry et Vernueil qui comme dessus seront comptez cy apres pour les gaiges de lui, quatre autres hommes d’arme et XV archiers a cheval VIIxx VIII l. XIX s. II d. tournois, et par autre quictance faite le XXIXe jour de decembre IIIIc XXIII cy rendue, en ce comprins XXXI l. XIII s. IIII d. tournois qu’il a receu pour tierces et gaings de guerre et dont ledit receveur fait recepte, VIc LXIIII l. VI s. IX d. tournois, ainsi demeure deu audit cappitaine pour reste du service dessus dit IIIc III l. II s. tournois, et si prent ledit receveur par les quatre quictances cy dessus rendues oultre lesd. deux parties paiees pour Gaillon, Yvry et Verneuil par vertu desd. lettres : IIm XXV l. XVI s. I d. t. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9007053m/f131.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour la garnison du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 4491, f. 71</unitid>
                <unitdate normal="1424/1425" encodinganalog="3.1.3">1424-1425</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Montjoie et Saint Germain en Laye<lb/>Trois hommes d’armes a cheval, III a pié et les archers<lb/>Monseigneur Jehan Hanneforde, chevalier bachelier, capitaine dud. lieu, pour les gaiges de lui, deux autres hommes d’armes a cheval, III a pié et XVIII archiers de sadite retenue pour la sauvegarde desdiz lieux desservis pour I quartier d’an commencé le XXIXe jour de septembre, jour de feste Saint Michiel mil IIIIc XXIIII et fini le XXVIIIe jour de decembre ensuivant, tous inclus, dont il a fait monstre le XIIe jour de decembre mil IIIIc XXIIII par devant mons. Guillaume Boutton, chevalier, a ce commis par messire Guillaume Odalle, grant seneschal de Normandie, est par jour XV s. esterlins, montant IIIIxx XI jours, LXVIII l. V s. esterlins, et pour III regars desdiz III hommes d’armes a cheval VI l. XIII s. III d. ob. p. esterlins, pour tout LXXVIII l. XVIII s. III d. ob. p. esterlins, valent IIIIc IIIIxx XIX l. VIII s. IX d. t.<lb/>Paié par vertu des lettres de garant de monsieur le regent le royaume de France, duc de Bedford, donnees a Paris le XXVIe jour de septembre mil CCCC XXIIII, expediees et servans pour tout l’an, et quittance de lui faicte le premier jour de fevrier mil CCCC vint quatre, et lui a esté rabatu qu’il avoit receu pour aller a Milly en Gastinois : LIX l. XI s. VIII d. t., et luy ay rendu sa quictance<lb/>Paié pour les gaiges et regars de lui, chevalier, II autres hommes d’armes a cheval, III hommes d’armes a pié et XVIII archers de sa retenue pour le second quartier commençant le XXIXe jour de decembre CCCCXXIIII, dont il fist monstre le XVIIIe jour de fevrier ensuivant par devant messire Guillaume Loveton, chevalier, a ce commis par vertu desd. lettres de garand et quittance de lui faicte le IIIIe jour de juing, montant : IIIIc IIIIxx XIX l. VIII s. IX d. t.<lb/>Paié pour les gaiges et regars de lui, chevalier, II autres hommes d’armes a cheval, III hommes d’armes a pié et XVIII archers de sa retenue desservis pour le tiers quartier commençant le XXXe jour de mars CCCC XXIIII, dont il a fait monstre le VIe jour de juing ensuivant par devant Jehan Mildestrac, par vertu desd. lettres de garant et quittance de lui faicte XXVIe jour de juillet CCCCXXV montant : IIIIc IIIIxx XIX l. VIII s. IX d. t.<lb/>Paié par vertu des lettres de garand dessusd. pour les gaiges et regars de lui, II autres hommes d’armes a cheval, III hommes d’armes a pié et XVIII archers de ses retenues, desservis a la garde, seurté et deffence desd. lieux pour un quart d’an commençant le XXIXe jour de juing IIIIc XXV et finissant le XXVIIIe jour de septembre ensuivant, tous incluz, dont il a fait monstre le Xe jour dud. mois de septembre par devant messire Guillaume Bucton, chevalier, capitaine de Mante, a ce commis, par quittance de lui faicte le XXIIe jour de novembre l’an mil IIIIc XXV : IIIIc IIIIxx XIX l. VIII s. IX d. t. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90070541/f78.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21443, f. 20, pièce 26</unitid>
                <unitdate normal="1424/1424" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1424</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tous que nous Jehan Hanneforde, chevalier, cappitaine de Sainct Germain en Laye et Montjoie, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general des finances en Normendie, la somme de six cens quatre vins livres quatorze solz sept deniers tournois en prest et paiement des gaiges et regars de nous, IIII hommes d’armes a cheval, III hommes d’armes a pié et XXIIII archiers de nostre compagnie pour ung quartier d’an commencé le Xe jour d’octobre mil XXXXXXXIII dairenier passé, lequel prest et paiement nous a esté fait par ledit receveur general par vertu des lettres de garrand de monseigneur le regent du royaume de France, duc de Bedford, donnees le XVIIIe sjour de septembre CCCCXXXIII, expediees par monsieur le tresorier et gouverneur general desdites finances en Normendie le XXIIe jour de decembre CCCCXXIII dernier passé, de laquelle somme de VIc IIIIxx livres XIIII solz VII deniers dessus dite nous nous tenons pour contens et bien paiez et en quictons le Roy nostre seigneur, mondict seigneur le regent, ledit receveur general et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ceste presente quittance de mon scel le VIIIe jour de janvier l’an mil CCCC vint et trois. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre donné au capitaine de la Bastille de contrôler la montre du capitaine de Saint-Germain-en-Laye et de ses hommes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">21</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26047, pièce 223</unitid>
                <unitdate normal="1424/1424" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1424</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Johannes, regens regnum Francie, dux Bedfordie, diletto armigero nostro Johanni Midelstrete, capitaneo Bastelli, situat in vico Sancti Antonii Parisius, salutem. Sciatis quos de fidelitate et circumspeccione vestris plenarie confidentes, assignavimus vos ad monstra, sive monstrationes, predilectis militis nostris Johannis Hanford, capitaneo de Sancto Germano en Laye et de Montjoie, necnon hominum ad arma armatorum et sagittariorum qui sunt de retinencia sua. […] Datum sub sigillo nostro, Parisius, vicessimo die mensis Marcii anno domini millesimo quadringentessimo vicessimo tertio »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour la garnison du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 4488, p. 297-299</unitid>
                <unitdate normal="1428/1429" encodinganalog="3.1.3">1428-1429</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [p. 297] A mons. Robert Herling, chevalier, capitaine de Poissy, Saint Germain en Laye et de Montjoye, pour un an entier et entresuyvant commencé le jour Saint Michel mil CCCC vint huit et finant aud. jour ensuivant CCCC XXIX, a la charge pour la sauvegarde dud. lieu de Poissy de ung homme d’armes a cheval, lui non compris, I autre homme d’armes a pié et VI archiers armez et arraiez souffisant selon leur estat aux gaiges et regars dessusd., et pour la garde desd. places de Saint Germain en Laye et Montjoye aux gaiges de Vc l. t. pour ledit an, lesdis gaiges comencés ledit jour Saint Michel CCC XXVIII, a paier durant ycelui de quartier en quartier des deniers de ladite recepte generale par led. receveur comme par endenture faicte entre mondit seigneur le regent et led. chevalier le XVIIIe jour de septembre mil CCCC XXVIII, dont le vidimus est cy rendu, appert, pour ce a luy paié par vertu des lettres de garante de mond. seigneur le regent donnees ledit jour, expediees par mesd. sieurs les tresoriers de France et Normandie le VIe jour de novembre ensuivant, servans pour tout l’an, cy rendues pour les gaiges et regards de I homme d’armes a cheval, I a pié et VI archiers de sadite retenue de Poissy pour leur service a ladite sauvegarde d’un quartier d’an commencé led. jour Saint Michiel CCCC XXVIII et finant le XXVIIIe jour de decembre ensuivant, tous incluz, dont il a fait monstre le IIe jour de novembre oudit an par devant messire Guillaume Borton, chevalier, capitaine de Mante, et Jehan Vvenlotz, controleur de Meulent, a ce commis par mond. seigneur le regent, cy rendues, montant VIIxx XVI l. VII s. III d. t., et pour sesd. gaiges de Saint Germain en Laye et Montjoye desserviz pour led. quart d’an au pris dessusd. VIxx V l. t. pour tout par quittance de luy faicte le XIe jour de fevrier ensuivant mil CCCC XXVIII cy rendue : IIc IIIIxx I l. t. VII s. IIII d.<lb/>A lui par vertu desd. lettres pour les gaiges et regart des gens de sad. retenue de Poissy pour leur service du second quart d’an ensuivant finant le XXIXe jour de mars mil CCCCC XXIX dont il [p. 298] a fait reveue le VIIIe jour de fevrier mil CCCC XXVIII par devant Guillaume Harmant et Jehan Venlotz, escuier, a ce commis par les receveur general et controleur de Normendie cy rendue montant VIIxx XV l. VII s. IIII d. t. et pour sesd. gaiges de Saint Germain et Montjoye pour led. second quart d’an VIxx V l. t., pour ce par quittance de Jehan Sac, bourgeois de Paris, son procureur, faicte le XXe jour d’avril mil CCCC XXIX cy rendue : IIc IIIIxx I l. t. VII s. IIII d.<lb/>A lui par vertu desd. lettres pour les gaiges d’un homme d’armes a pié et VI archiers de sadite retenue de Poissy pour leur service a la sauvegarde dud. lieu de LXIII jours commençans le XXXme jour de mars CCCC XXIX et finant le premier jour de juing ensuivant exclud que il delaissa et fut deschairgé de ladite capitainerie et messire Loys d’Espoys en print la possession comme cy apres sera dit, desquelles gens il fist reveue le XXIIe jour de may oud. an par devant lesd. capitaine de Mante et controleur de Meulent a ce commis par mondit seigneur le regent cy rendue par quittance de luy faicte le XXVe jour de septembre oud. an CCCC XXIX cy rendue : LXXVII l. t.<lb/>A lui pour ses gaiges de sadite capitainerie de Montjoye et Sainct Germain en Laye desserviz par lesd. LXIII jours finans le derrenier jour de may includ, auquel jour il se descharga de ladite capitainerie comme dit est, audit pris de Vc l. t. par an par quittance de luy faicte led. XXVe jour de septembre cy rendue : A lui par vertu desd. lettres pour les gaiges et regart des gens de sad. retenue de Poissy pour leur service du second quart d’an ensuivant finant le XXIXe jour de mars mil CCCCC XXIX dont il [f. 297v] a fait reveue le VIIIe jour de fevrier mil CCCC XXVIII par devant Guillaume Harmant et Jehan Venlotz, escuier, a ce commis par les receveur general et controleur de Normendie cy rendue montant VIIxx XV l. VII s. IIII d. t. et pour sesd. gaiges de Saint Germain et Montjoye pour led. second quart d’an VIxx V l. t., pour ce par quittance de Jehan Sac, bourgeois de Paris, son procureur, faicte le XXe jour d’avril mil CCCC XXIX cy rendue : IIIIxx VI l. t. V s. XI d. p. t., pour tout VIIc [XXVI l. VIII s. VII d. t.]<lb/>A messire Loys d’Espoy, chevalier, de nouvel ordonné et retenu capitaine desdites places de Saint Germain en Laye et Montjoye depuis le XIXe jour de may mil CCCC et XXIX, qu’il endenta, jusques I an ensuivant, au feur et sa semblable charge que led. Herling avoit cy dessus declaré, aux gaiges dessusd. commencé le jour de ses premieres monstres a paier comme dessus comme par endenture faicte entre mond. seigneur le regent et luy led. jour, dont le vidimus est cy rendu, appert, pour ce a lui payé par vertu desd. lettres de garant de mond. seigneur donnees led. jour, non expediees par messieurs les tresoriers de France et Normandie, dont led. chevalier a esté relevé par mond. seigneur pour certaines causes par lettres de relevement donnees le VIIe jour de janvier CCCC XXIX expeidees par monsieur le tresorier de Normandie le XIIIe jour dud. mois ensuivant, cy rendues, pour les gaiges et regard de lui chevalier, ung homme d’armes a pié et VI archiers de sa retenue pour la sauvegarde dud. lieu de Poissy desserviz par VIxx jours commencé le premier jour de juing oud. an mil CCCC XXIX et fini le XXVIIIe jour de septembre, veille Saint Michel, ensuivant, tous inclus, dont il a fait ses premieres monstres le XXIIe jour dud. mois de may par devant messire Guillaume Boucton, chevalier, a ce commis, qui est au devant dud. temps, et durant ycelui n’a fait nulles autres monstres ou reveues, dont il en est relevé par lesdites lettres comme dit est et du consentement dud. messire Loys ne lui a esté fait paiement que depuis le premier jour de juing, pour ce que il accorda que led. Herling, auparavant [p. 299] capitaine, prinst les gaiges pour ycelle capitainerie jusques aud. premier jour de juing, comme il appert par quittance de luy faicte le XVIIe jour de janvier CCCC XXIX cy rendue avec lesdites monstres : IIc XLV l. t. XVI s. VIII d. t.<lb/>A luy par vertu desdites lettres pour ses gaiges de sa capitainerie de Saint Germain en Laye et Montjoye, qui sont au feur de Vc l. t. par an, desserviz par le temps dessusd. pour les causes dessus declarees par quittance de luy faicte led. XVIIe jour de janvier cy rendue : VIIIxx IIII l. VII s. VI d. t., pour tout IIIIc X l. IIII s. II d. t. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90070526/f173.item</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de paiement en faveur du capitaine nommé pour un an à Poissy et à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26051, pièce 950</unitid>
                <unitdate normal="1428/1428" encodinganalog="3.1.3">18 septembre 1428</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Jehan, regent du royaume de France, duc de Bedford, a noz tres chiers et bien amez les tresoriers et generaulx gouverneurs des finances de monseigneur le Roy, tant en France que en Normendie, salut et dilection. Comme pour et ou nom de monseigneur le Roy nous avons ordonné et retenu nostre tres cher et bien amé chevalier messire Robert Harling, capitaine et garde des ville et pont de Poissy, de Saint Germain en Laye et de Montjoie, et lui baillé en garde icelles pour ung an entier et entresuivant commençant le jour de Saint Michel prouchainement venant et finissant ledit jour de Saint Michel qui sera l’an mil CCCCXXIX apres ensuivant, parmy ce que en ladite place de Poissy et a la sauvegarde d’icelle il aura et tendra continuellement ung homme d’armes a cheval, sa personne non comprinse, ung homme d’armes a pié et six archers montez, armés et arraiez bien et souffisamment comme a leur estat appartient, pour lesquelz il aura et prendra gaiges, c’est assavoir pour homme d’arme a cheval douze deniers esterlins le jour, monnoie d’Angleterre, avecques regards accoustumez, pour homme d’armes a pié huit deniers esterlins le jour, de ladite monnoie, et pour chacun archer six deniers esterlins le jour, d’icelle monnoie, en prenant le noble d’Angleterre pour six solz huit deniers esterlins, monnoie dessusd., et parmy ce aussi que pour le regard desdites places de Saint Germain en Laye et de Montjoie, il aura et prendra de gaiges par ledit an la somme de cinq cens livres tournois, le paiement desquelz hommes d’armes et archers et d’icelle somme de cinq cens livres tournois se fera par chacun quartier d’an, des finances du duchié de Normendie, iceulx gaiges et regards commençant ledit jour de Saint Michel prouchain venant et d’illecques en avant, c’est assavoir les gaiges et regards desdiz hommes d’armes et archers de quartier en quartier d’an selon leurs monstres  et reveues, et lesdiz gaiges de ladite somme de cinq cens livres tournois de quartier en quartier d’an par egal porcion, comme par endentures sur ce faites entre nous et ledit capitaine ces choses et autres pevent plus a plain apparoir, nous vous mandons et enjoignons expressement de par mondit seigneur le Roy et de par nous que par nostre bien amé Pierre Surreau, receveur general desdites finances, vous des deniers de sa recepte faictes paier, bailler et delivrer audit messire Robert Harling ou son son certain commandement les gaiges et regards desdiz hommes d’armes et archers de sa retenue durant ledit temps selon leurs monstres et reveues qui seront faites desdiz hommes d’armes et archers, et de ladite somme de cinq cens livres tournois de quartier en quartier par egal portion par la fourme et manière que dit est, et par rapportant ces presentes que voulons estre guarand pour vous et ledit receveur general avecques monstres et reveues sur ce faictes et quictance souffisant dudit capitaine, tout ce que a la cause dessusd. lui aura esté paié sera alloué, escomptez et rabatu de la recepte dudit receveur general ou d’autres qui paié l’aura ou auront par noz tres chers et bien amez les gens des comptes de mondit seigneur le Roy a Paris et partout ailleurs ou il appartiendra, ausquelz nous mandons que ainsy le facent sans aucun contredit ou difficulté. Donné a Rouen soubz nostre scel le XVIIIe jour de septembre l’an de grace mil CCCC vint et huit.<lb/>Par monseigneur le regent le royaume de France, duc de Bedford<lb/>Bradshavve »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">24</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26051, pièce 950</unitid>
                <unitdate normal="1428/1428" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1428</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent sous que nous, Robert Herling, chevalier, capitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general de Normendie, la somme de six vins cinq livres tournois qui deue nous estoit par le Roy nostre seigneur a cause de noz gaiges de nostre dite capitainerie, qui sont de Vc l. t. par an, desserviz a la sauvegarde dud. lieu pour ung quartier d’an commençant le XXXe jour de mars CCCC vint sept et finy le XXVIIIe jour de juing ensuivant CCCC vint huit dernier passé, tous inclus, ce payement a nous fait par led. receveur general par vertu des lettres de garant de monseigneur le regent le royaume de France, duc de Bedford, donnees le XXIIIe jour de septembre CCCC vint sept, expediees par les tresoriers de France et Normendie, de laquelle somme de VIxx V l. t. nous nous tenons pour contens et bien paiez et en quictons le Roy nostred. seigneur, led. receveur general et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ceste presente quittance de nostre scel. A Rouen, le vint troiziesme jour de septembre l’an mil CCCC et vint huit. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 158.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de garnir de vivres le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">25</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26052, pièce 1110</unitid>
                <unitdate normal="1429/1429" encodinganalog="3.1.3">22 juin 1429</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Henry, par la grace de Dieu roy de France et d’Angleterre, au bailli de Mante ou a son lieutenant et au receveur des aides et tailles a Poissy, salut. Pour ce qu’il est expedient et chose necessaire de pourveoir a la seurté du chastel de Saint Germain en Laye, telement et si convenablement que resistence puisse estre faicte aux emprises de noz ennemis et adversaires se besoing en est, a quoy pour obvier a tous inconveniens et dommaiges voulons estre diligemment entendu, nous vous mandons et expressement enjoingnons que appellé avecques vous le capitaine dudit lieu de Saint Germain en Laye ou son lieutenant illec, vous advisez ensemble quelle quantité de vivres sera necessaire et requise pour la provision et avitaillement dudit chastel de Saint Germain en Laye, et des vivres qui ainsi seront advisez et trouvez estre necessaire faire provision et en recouvrez ou mieulx pourrez a pris competent que voulons par toy receveur estre payé des deniers de ta recepte des aides et tailles a ceulx de qui lesdiz vivres auront esté prins et achetez, et iceulx vivres ainsi recouvrez mettez ou faites mectre oudit chastel de Saint Germain en Laye pour la provision et avitaillement d’icellui, et les bailliez en garde audit capitaine ou a son lieutenant par bon et loyal inventaire, le double duquel voulons par toy receveur estre baillé a nostre proufit comme raison est, et par raportant ces presentes avecques copie dudit inventaire et certiffication de vous bailli ou vostre lieutenant sur la quantité et pris desdiz vivres et quictance souffisante d’iceulx, ensemble certiffication dudit capitaine d’avoir receu lesdiz vivres et aussi dudit Pierre Surreau d’avoir receu ladite copie d’inventaire, tout ce que ainsi et pour lad. cause paié, baillié et delivré aura esté sera alloué et comptés de roy receveur et rabatu de ta recepte sanz aucun contredit par noz amez et feaulx les gens de noz comptes a Paris, ausquelz nous mandons que ainsi le facent pourveu que ces dites presentes soient verifiees et expediees par noz amez et feaulx les tresoriers et generaulx presidens de noz finances. Donné a Paris le XXIIme jour de juing l’an de grace mil CCCC vint neuf et de nostre regne le septiesme.<lb/>Par le Roy a la relation de monseigneur le regent, duc de Bedford »</p>
              </scopecontent>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10720603t/f19.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">26</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21443, f. 21, pièce 30</unitid>
                <unitdate normal="1434/1434" encodinganalog="3.1.3">21 mai 1434</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous Loys d’Espoy, chevalier, capitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Michiel Durant, receveur general de Normandie, la somme de sept cens soixante deux livres six solz six deniers maille tournois en prest et paiement pour les gaiges et regards de nous, deux lances a cheval, sept a pié, trente archiers de nostre retenue pour la garde, seurté et deffence dudit lieu desservis pour ung quartier d’an commencé le XXIXe jour de decembre et finant le XXIXe jour de mars ensuivant derrenier passé, tous inclux, dont monstres ont esté faites avec les gens de nostre retenue de Poissy le derrenier jour de fevrier derrenier passé par devant Lienard Bendre, lieutenant du prevost de Poyssy, et Raoulin Chalon, sergent audit lieu, present Jehan Patoillat, controleur de ladicte garnison, ad ce commis. En laquelle somme sont comprins qui rabatu nous ont esté par led. receveur general quatre vingts trois livres unze solz neuf deniers tournois, c’est assavoir huit livres deux solz trois deniers tournois pour gaings de guerre faictes par aucuns desd. lances et archiers durant led. quartier d’an, les parties contenues ou controle sur ce fait, et LXXV livres IX solz VI deniers tournois pour les gaiges et regards dud. contreroleur comme lance a cheval et ses deux archiers qui sont du nombre dessusd. desserviz par led. quartier d’an, lesquelz controleur et sesd. deux archiers seront paiez par led. receveur general ainsi qu’il appartiendra. Toutes lesquelles gens d’armes et de trait, excepté led. controlleur et sesd. deux archiers, nous promectons paier bien et deuement sans fraude chacun par teste de leursd. gaiges et regards pour led. quartier d’an, et avec ce certiffions que durant icellui quartier toutes lesd. gens d’armes et de trait ont bien et deuement servy le Roy nostre seigneur a la garde, tuission et deffense de lad. place et aultrement, et que par eulx n’ont esté faictes aucunes vacations ou faultes de services durant icellui, ne aussi aucunes gaings de guerre en prinse de prisonniers, chevaulz, bestaulx en butins ne autrement dont au Roy nostred. seigneur ne a nous appartiengne aucun droit, excepté ce que contenu est oud. contrerole. De laquelle somme de VIIc LXII livres VI solz VI deniers obole tournois, nous nous tenons pour content et bien paié et en quictons le Roy nostredit seigneur, ledit receveur general et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ces presentes de nostre propre scel d’armes le XXIe jour de may l’an mil CCCC trente quatre. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour le rachat du château de Saint-Germain-en-Laye occupé par les Anglais</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 32511, f. 49-50</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 49] Extrait du compte de Guillaume Ripault, clerc des comptes, receveur general de toutes finances es pays de Champagne, Brie, Beauvoisis, Picardie, Normandie et autres pays estans outre et sus les rivieres de Seine et Yonne, du 18 avril 1436 au dernier decembre 1438<lb/>[…]<lb/>[f. 50] Deniers payez par ordonnance de mons. le connestable<lb/>[…]<lb/>Mons. le connestable, XVIIIc IIIIxx VII l. pour employer au rachat et payement de la recouvrance du chastel de Sainct Germain en Laye occupez par les Anglois, et XIIc l. pour le payement des gens d’armes de son hostel »</p>
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                <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guillaume Gruel, Chronique d’Arthur de Richemont, connétable de France, duc de Bretagne (1393-1458), éd. Achille Le Vavasseur, Paris, Renouard, 1890, p. 248.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9063663g/f52.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour le port d’une lettre destinée au capitaine de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">28</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26066, pièce 3923</unitid>
                <unitdate normal="1440/1440" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1440</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’an de grace mil CCCC trente neuf, le VIIIe jour de janvier, devant nous Jaques Garoul, commis de honnorable homme et sage Jehan Le Sac, viconte de Rouen, fut present Monce Nox, poursuivant d’armes, lequel congnut et confessa avoir eu et receu de honnorable homme et sage Pierres Baille, receveur general de Normandie, la somme de de douze livres dix solz tournoiz qui deubz lui estoient pour ses paine, sallaire et despens de deux voiages par lui faiz, c’est assavoir le premier pour avoir esté et chevauchié hastivement jour et nuit de ceste ville de Rouen a Avranches et illec environ par l’ordonnance de tres reverend pere en Dieu monseigneur l’archevesque de Rouen, chancellier de France, porter de par lui lettres closes a hault et puissant seigneur monseigneur le conte de Dorset, estant alors environ les parties dud. lieu d’Avranches en intencion, moiennant l’aide de Nostre Seigneur, de lever le siege tenu alors par les ennemis et adversaire du Roy nostre seigneur devant ledit lieu d’Avranches, ce qui ainsi a esté fait, lesd. lettres touchans aucunes choses secretes pour le bien du Roy nostre dit seigneur et sa seigneurie, ce premier voiage commençant le XXIIIe jour de decembre dernier passé ; le second voiage d’avoir esté et chevauchié hastivement jour et nuit comme dessus de ceste vite ville a Mante, Pontoise et Saint Germain en Laye par l’ordonnance que dessus porter lettres closes adrestans aux cappitaines desd. lieux ou leurs lieuxtenants touchans tres grandement le bien du Roy nostre dit seigneur, seurté et garde d’iceulx lieux, et de toutes lesd. lettres avoir par ledit poursuivant aporté responce a mondit seigneur le chancellier en ceste dite ville, ce second voiage commençant le deuxiesme jour de ce present mois de janvier, de laquelle somme de XII l. X s. t. dessusd. icellui poursuivant se tient pour content et bien paié et en quicte le Roy nostre dit seigneur, ledit receveur general et tous autres. Donné comme dessus.<lb/>Lubin »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 158.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance mentionnant l’ordre de renforcer la garde du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">29</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26067, pièce 4021</unitid>
                <unitdate normal="1440/1440" encodinganalog="3.1.3">11 avril 1440</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’an de grace mil CCCC quarante, le XIe jour d’avril apres Pasques, devant nous Jaques Garoul, lieutenant commis de honnorable homme et sage Je[han] Le Sage, viconte de Rouen, fut present Cardin Morin, messager de pié, lequel congnut et confessa avoir eu et receu de honnorable homme et sage Pierres Baille, receveur general de Normandie, la somme de neuf livres tournois qui deubz lui estoient pour sa paine, sallaire et despence par marchié fait avec lui de trois voiages par lui faiz, c’est assavoir le premier d’avoir esté et cheminé hastivement jour et nuit de ceste ville de Rouen a Chalmesnil, a Arques et Neufchastel par l’ordonnance de tres reverend pere en Dieu monseigneur l’archevesque de Rouen, chancellier de France, et de nosseigneurs les tresoriers de Normandie, porter de par eulx lettres closes adrestans aux cappitaines desd. lieux ou leurs lieuxtenants contenant aucunes choses secretes touchans grandement le bien du Roy nostre seigneur, la seurté et garde des places d’iceulx lieux, le second voiage d’avoir esté et cheminé hastivement jour et nuit comme dessus de ceste dite ville au Pont de l’Arche, Gaillard, Gisors, Vernon, La Roche Guion, Mante et Saint Germain en Laye par l’ordonnance de nosseigneurs du grant conseil du Roy nostre sire porter de par eulx plusieurs autres lettres closes aux capitaines desd. lieux et place ou leurs lieuxtenants contenant qu’ilz et chacun en droit soy emtensissent les gens d’armes et de trait de leurs charges et retenues pour la garde d’iceulx lieux et places jusques au jour declaré esd. lettres, le tiers et derrenier voiage d’avoir esté et cheminé comme dessus de ceste dite ville a Caudebec, Arques et Neufchastel par l’ordonnance de nosseigneurs les commissaires ordonnez par le Roy nostre sire au gouvernement de France et Normandie porter de par eulx autres lettres closes adresans aux cappitaines, bourgeois et habitans desd. lieux contenant qu’ilz feussent ou envoiassent de par eulx en ceste dite ville au XXe jour du mois de fevrier derrenier passé pour comparoir et assister avec autres des gens des trois estas du duchié de Normandie pour ce mandez estant aud. jour a oir aucunes choses que le Roy ou son conseil avoit intencion le faire faire et exposer pour le bien de sa seigneurie, iceulx voiages commencés c’est assavoir le premier et second le Ve et XXe jour du mois de janvier derrenier passé et le trois voiage le IIIIe jour dud. mois de fevrier derrenier, et de toutes lesd. lettres closes avoir par led. messager apporté reponce ainsi qu’il appartient, de laquelle somme de IX l. t. dessusd. icellui messager se tient pour content et bien paié et en quicte le Roy nostre sire, led. receveur general et tous autres. Donné comme dessus. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 158.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b107207968/f25.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour la fourniture de sel pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">30</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21443, f. 20, pièce 27</unitid>
                <unitdate normal="1465/1465" encodinganalog="3.1.3">17 juin 1465</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Je Gilles Blavin, lieutenant du chasteau de Saint Germain en Laye pour noble et puissant seigneur monseigneur de Precigny, chevalier, conseiller, chambellan du Roy nostre sire et president en sa chambre des comptes a Paris, confesse avoir eu et receu du grenetier de Pontoise la quantité de deux mynes de sel sans gabelles pour user aud. chasteau tout ainsy qu’il appert par la cedulle de mond. seigneur, de laquelle quantité de deux mynes de sel je quicte et prometz faire tenir quicte led. grenetier envers mond. seigneur et tous autres. En tesmoing de ce moy Guillaume Bernard, clerc, tabellion juré du Roy nostred. seigneur aud. lieu ay signé ceste presente quictance de mon seing manuel a la requeste dud. Gilles Blavin. Ce fut fait le lundi XVIIe jour de juing l’an mil IIIIc soixante cinq.<lb/>G. Bernard »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour la fourniture de sel pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">31</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21443, f. 21, pièce 28</unitid>
                <unitdate normal="1466/1466" encodinganalog="3.1.3">6 février 1466</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Je Gilles Blavin, lieutenant du chastel de Saint Germain en Laye pour noble et puissant seigneur monseigneur messire Bertrand de Beauvau, chevalier, seigneur de Precigny, conseiller, chambellan du Roy nostre sire, president de ses comptes a Paris et cappitaine dud. Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu du grenetier a sel en la ville de Pontoise ou de ses commis un septier de sel sans gabelles pour la provision dud. chastel, lequel a esté ordonné prendre aud. grenier par messieurs des comptes comme appert par leurs lettres donnees a Paris le IIIe jour de fevrier l’an mil IIIIc LXV, ausquelles ceste presente quictance ou descharge est atachee, duquel septier de sel sans gabelles je me tiens pour comptent et en quicte led. grenetier, ses commis et tous autres. En tesmoing de ce moy Guillaume Bernard, clerc, tabellion juré du Roy nostred. seigneur en la prevosté de Saint Germain en Laye, ay signé ceste presente quictance de mon seing manuel a la priere, requeste dud. lieutenant. Ce fut fait le jeudi VIe jour de fevrier l’an mil IIIIc LXV.<lb/>G. Bernard »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour la fourniture de sel pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">32</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 21443, f. 21, pièce 29</unitid>
                <unitdate normal="1466/1466" encodinganalog="3.1.3">12 septembre 1466</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous Bertran de Beauvau, chevalier, seigneur de Precigne, conseiller et chambellan du Roy nostre sire, president de ses comptes et cappitaine de Saint Germain en Laye, certiffions avoir eu et receu de Jehan de Fammiz, grenetier du grenier a sel estably de par le Roy nostred. seigneur a Pontoise, ung septier de sel mesure de Paris sans gabelles pour la provision et despence dud. chastel de Saint Germain en Laye dont n’avons paié aud. grenetier que le droit du marchant seullement. En tesmoin de ce nous avons signé ces presentes de nostre main le XIIe jour de septembre l’an mil IIIIc soixante et six.<lb/>De Bauvau »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Charles VIII ordonnant de mener Georges d’Amboise, s’il est malade, soit à Melun, soit à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">33</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 15541, f. 102</unitid>
                <unitdate normal="1487/1487" encodinganalog="3.1.3">20 octobre 1487</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_44690_actor">Charles VIII</persname>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De par le roy,<lb/>Nos amez et feaulx, aucuns des freres et parens de l’evesque de Montaulban sont venuz devers nous et nous ont dit et remonstré qu’il est malade et ne se treuve pas bien de sa personne ou chastel de Corbueil, où il est de present, nous supplians tres humblement y pourveoir et le fere mectre quelque autre part où il puisse avoir plus grant air. Et pour ce que, avant proceder plus amplement en ceste matiere, nous en voulons bien estre advertiz a la verité, car le gouverneur de Lymosin, qui est capitaine dud. Corbeil, nous a dit et certiffié qu’il va par les galleries et par tout led. chasteau toutes les foiz qu’il veult, avecques ses gens qui le gardent, nous voulons et vous mandons que vous envoiez savoir aud. lieu de Corbueil s’il est ainsi que led. eveque de Montaulban y soit mal traicté et s’il est besoing pour sa santé le remuer et mectre ailleurs, car, se ainsi est, nous avons advisé de le faire mener en l’un de noz chasteaux de Meleun ou de Sainct Germain en Laye, qui sont deux belles places et bien ayrées. Et de ce qui vous en semblera, nous escripvez et faictes incontinent savoir, pour apres en ordonner et l’envoyer en l’une desd. deux places selon vostre adviz. Et nous en renvoiez la responce a toute dilligence. Donné a Laval, le XXe jour d’octobre.<lb/>A noz amez et feaulx conseillers les presidens et gens de nostre court de Parlement a Paris, lad. court vacant. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_44690_actor">Charles VIII </persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Paul Pélicier, Lettres de Charles VIII, roi de France, publiées d'après les originaux pour la Société de l'histoire de France, t. I,  1483-1488, Paris, Renouard, 1898, p. 235-236.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Georges d’Amboise, évêque de Montauban, proche du duc d’Orléans (futur Louis XII), avait été arrêté par ordre de Charles VIII et emprisonné à Corbeil.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales nommant un trésorier pour la fontaine que le roi veut faire faire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">34</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 57-57v</unitid>
                <unitdate normal="1528/1528" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1528</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_44993_actor">François Ier</persname>
                </origination>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 57] François, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaux les gens de nos comptes a Paris et a nostre amé et feal controlleur general de nos finances et tresorier de nostre Espargne maistre Guillaume Preudomme, salut et dilection. Comme nous ayons advisé de faire construire et ediffier en nostre place de Fontainebleau et au bout de nostre forest de Boullongne les Paris plusieurs bastimens, ouvrages et ediffices, et faire faire en icelles certaines reparations a ce que mieux et plus honorablement nous y puissions loger et sejourner quand il nous plaira, aussy de faire venir par tuyaux en nostre chastel et maison de Saint Germain en Laye une fontaine d’eau douce pour l’aisance et commodité dud. lieu et pour tenir le compte a faire les payemens desd. ouvrages, ediffices et fontaine, soit requis commettre aucun bon personnage a nous seur et feable, scavoir vous faisons que nous, confians de la personne de nostre cher et bien amé Nicolas Picart, receveur de nos tailles en la viconté de Carenten, et de ses sens, suffissance, loyauté et bonne diligence, icelluy pour ces causes et autres a ce nous mouvans avons commis, ordonné et deputé, commettons, ordonnons et deputons par ces presentes a tenir le compte [f. 57v] et faire le payement de la despence desd. bastimens, ouvrages et ediffices que nous avons advisé et ordonné, et pouront cy apres adviser et ordonner estre faits aud. Fontainebleau, forest de Boullongne et fontaine dud. Saint Germain en Laye, des deniers que pour ce faire nous luy ferons appointer, bailler et delivrer, et laquelle despence il sera tenu de faire selon et ensuivant les ordonnances, roolles, pris et marchez qui en seront faits par nostre amé et feal conseiller et premier gentilhomme de nostre chambre Jean de La Barre, comte d’Estampes, prevost et bailly de Paris, nostre amé et feal conseiller Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, tresorier de France, et par nostre amé et feal Pierre de Balsac, aussi chevalier, seigneur d’Antragues, ou l’un d’eux en l’absence de l’autre, et par le controlle de nostre cher et bien amé varlet de chambre ordinaire Florimond de Champevrene, lesquels et chacun d’eux nous avons a ce commis et deputez, commettons et deputons par cesd. presentes et aux gages et taxations qui audit Picart seront cy apres par nous taxez et ordonnez, si vous mandons et a chacun de vous si comme a luy apartiendra que, dud. Nicolas Picart prins et receu le serment en tel cas requis et accoustumé, icelluy faittes, souffrez, laisser jouir et user de cette presente commission plainement et paisiblement, et permettez et consentez que tous et chacuns les payemens qu’il aura faits par lesd. ordonnances, rooles et certiffications et en suivant les pris et marchez qui desd. ediffices et ouvrages seront faits par lesd. de La Barre, de Neufville et Balsac ou l’un d’eux, controllez par led. Champevrene, soient passez et allouez en la despence de ses comptes et rabbatues de sa recepte d’icelle commission et lesquels nous y voulons estre passez et allouez par vous gens de nosd. comptes a Paris, en vous mandans ainsy le faire sans aucune difficulté en rapportant par led. Picart sur sesd. comptes seullement cesd. presentes ou vidimus d’icelles fait sous scel royal pour une fois avec lesd. roolles, ordonnances, certiffications, pris et marchez signez desd. de La Barre, de Neufville et de Balsac ou l’un d’eux et controllez dud. Champevrene comme dit est, lesquels nous avons des maintenant comme pour lors vallidez et authorisez, vallidons et authorisons par cesd. presentes. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant quelconques ordonnances, restrinctions, mandemens ou deffences a ce contraires. Donné aud. Fontainebleau le 28e juillet 1528 et de nostre regne le 14e.<lb/>Ainsi signé Par le Roy et son conseil,<lb/>Bayard<lb/>Et scellée en simple queue de cire jaulne et au dessous Prestitit solitum, juramentum in camera compotorum domini nostri Regis ad onus, tradendi suas cautiones thesaurario oneris, die 7e octobris, anno Domini 1528.<lb/>Signé Chevallier »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_44993_actor">François Ier </persname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres concernant la fontaine que le roi veut faire faire à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">35</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Fr. 11179, f. 58 8 octobre 1528</unitid>
                <unitdate normal="1528/1528" encodinganalog="3.1.3">8 octobre 1528</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 58] Guillaume Preudomme, conseiller du Roy, general de ses finances et tresorier de son espargne, veues par nous les lettres patentes du Roy nostre sire donnees a Fontainebleau le 28e de juillet dernier passé auxquelles les presentes sont attachees sous nostre signet par lesquelles et pour les causes contenues en icelles led. sieur a commis, ordonné et deputé Nicolas Picart, receveur des tailles de Carenten, a tenir le compte et faire les payemens de la despence des bastimens, ouvrages et ediffices que led. seigneur a advisé et ordonné et poura cy apres adviser et ordonner estre faits au lieu et place de Fontainbealu, au bout de la forest de Boullongne les Paris et de la fontaine qu’il a intention de faire venir par thuyaux en son chastel et maison de Saint Germain en Laye, et ce des deniers que aud. Picart led. sieur fera appointer, bailler et delivrer pour ce faire, et laquelle despence il sera tenu de faire selon et ensuivant les ordonnances, roolles, pris et marchez qui en seront faits par messire Jean de La Barre, chevalier, comte d’Estampes, prevost et bailly de Paris et premier gentilhomme de la chambre dud. sieur, Nicolas de Neufville, chevalier, sieur de Villeroy et tresorier de France, et Pierre de Balsac, aussy chevalier, sieur d’Entragues, ou l’un d’eux en l’absence de l’autre, et par le contreroolle de Florimond de Champeverne, varlet de chambre ordinaire dud. sieur, lesquels et chacun d’eux il a aussy a ce commis et deputez, et aux gages ou taxations qui aud. Picart seront cy apres par led. sieur taxez et ordonnez, nous apres que dudit Picart avons prins et receu le serment pour ce veu et en tel cas accoustumé, consentons l’enterinement et accomplissement desd. lettres, en souffrant et permettant que tous et chacuns les payemens que led. Picart aura faits par lesd. ordonnances, roolles ou certiffications et ce en suivant lesd. pris et marchez qui desd. ediffices et marchez seront faits par led. sieur de La Barre, de Neufville et Balsac ou l’un d’eux, contreroollez par led. Champeverne, soient passez et allouez en la despence des comptes et rabbatus de sa recepte d’icelle commission tout ainsy et par la forme et manière que le Roy nostre sire le veult et mande par cesd. lettres. Donné soubz nostre dit signé le 8e octobre l’an 1528.<lb/>Signé Preudomme<lb/>Et plus bas est escript L’an 1535, le samedy 6e de novembre, collation a esté faitte par les notaires cy souscripts des copies cy dessus aux originaux escriptes en parchemin, sains et entiers.<lb/>Ainsi signé F. Sarrasin et M. de Felin »</p>
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                <persname role="subject">François Ier</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
                <subject>Ville</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales concernant la fontaine entreprise à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">36</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 61-62v</unitid>
                <unitdate normal="1532/1532" encodinganalog="3.1.3">18 juin 1532</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 61] A tous ceux qui ces presentes lettres verront, Jean de La Barre, chevalier, comte d’Estampes, vicomte de Bridiers, baron de Verets, seigneur dud. lieu de La Barre, de La Soubsterraine, de Cros et de Joy en Jozas, conseiller, chambellan ordinaire du Roy nostre sire, premier gentilhomme de sa chambre, gouverneur et garde de la prevosté de Paris, salut.<lb/>Scavoir faisons que l’an de grace 1532, le mercredy 12e de mars, veismes, teismes et leusmes mot apres l’autre les lettres patentes du Roy nostre sire, desquelles la teneur ensuit<lb/>François, par la grace de Dieu roy de France, a nos amez et feaux conseillers Jean de La Barre, chevalier, comte d’Estampes, [f. 61v] prevost de Paris et premier gentilhomme de nostre chambre, et Nicolas de Neufville, aussy chevalier, secretaire de nos finances, salut et dilection. Comme cy devant nous vous ayons, l’un en l’absence de l’autre, commis, ordonnez et deputez a faire les pris et marchez qu’il conviendront faire pour le fait de nos bastimens de Fontainebleau, Boullongne, Livry, et soit ainsi que depuis lad. charge et commission, avons voulu et ordonné autres bastimens et ediffices estre faits en nos chasteaux de Saint Germain en Laye, le Louvre a Paris, Villiers Costerets et pour faire venir une fontaine en chacun de sesd. chasteaux de Saint Germain, Villiers Cotterets, a cette cause soit requis et necessaire vous faire expedier autres lettres de commission et pouvoir sur ce, scavoir faisons que nous, confians a plain de vos personnes, sens, loyautez, experiences et bonnes diligences, vous avons commis, ordonnez et deputez, commettons, deputons et ordonnons par ces presentes a faire par vous, ou l’un de vous en l’absence de l’autre, les pris et marchez qui seront necessaires estre faits pour le fait et perfection et accomplissement de nosd. bastimens de Fontainebleau, Boullongne, Livry, Saint Germain en Laye et de nosd. chasteaux du Louvre et Villiers Costerets et lesd. fontaines, avec tous et chacuns les maçons, charpentiers, couvreurs, plombiers, serruriers, menuisiers, vitriers et autres ouvriers, ordonner du payement des frais, mises et despences qu’il conviendra pour ce faire, tant pour le fait desd. bastimens que pour voyages, remboursemens, recompenses et autres frais extraordinaires qui en dependent, et sur ce signer et expedier les roolles, cayers, ordonnances et mandemens en forme deue qui seront necessaires pour servir a l’acquis de celuy qui est ou sera commis a tenir le compte et faire le payement desd. bastimens, le tout selon les opinions, advis et contrerolles de nos chers et bien amez varlets de chambre ordinaires Pierre Paule et Pierre Deshostels, lesquels, entandu que nosdits bastimens sont en divers lieux, nous avons commis, ordonnez et deputez, commettons, ordonnons et deputons par cesd. presentes a estre resider ordinairement sur nosd. bastimens, haster et poursuivre le parachevement d’iceux, les conduire et diviser et pareillement [f. 62] pourveoir et entendre les frais, mises et depences qu’il y conviendra et icelles certiffier et controller, et aussy signer les quittances des payemens qui en seront faits par vosd. ordonnances signees de vous ou de l’un en l’absence de l’autre, contrerollees, certiffiees et quittancés par lesd. Paule et Deshostelz ou l’un d’eux, nous voulons estre dans tel effet et valleur, et estre allouez es comptes de celuy ou de ceux qui sont ou seront commis au payement et a tenir le compte desd. bastimens comme s’ils avoient esté et estoient par nous faits et ordonnez, et les roolles et ordonnances signees de nostre main, et quand a ce nous les avons vallidez et authorisez, vallidons et authorisons par cesd. presentes signees de nostre main, par lesquelles vous mandons et a chacun de vous chacun en son regard que vacquez et entendez diligemment au fait et execution de cette presente charge et commission, et pour ce qu’il conviendra ausd. Paule et Deshostelz demeurer et resider continuellement esd. lieux a la conduitte desd. bastimens et ediffices, nous leur avons et a chacun d’eux donné et octroyé, donnons et octroyons par cesd. presentes la somme de 50 l. par chacun mois, qui est pour les deux ensemblement 100 l. par mois, pour subvenir a la despence qu’il conviendra faire, a commencer du jour et datte de ces presentes jusques a ce que nosd. bastimens soient entierement parfaits, laquelle somme ils auront et prendront par les mains de celuy ou ceux qui sont ou seront commis au payement desd. bastimens et par rapportant ces presentes ou vidimus d’icelles fait sous scel royal avec lesd. marchez, roolles, cayers ordinaires et mandemens signees et expediees par vous ou l’un de vous et aussy contrerolles et quittances d’iceux Paule et Deshostelz ou l’un d’eux avec les certiffications et toisés qui seront faits par les maistres de nos œuvres de maçonnerie et charpenterie en nostre ville, prevosté, vicomté de Paris ou en nostre bailliage de Melun quand aux ouvrages qui auront esté faits par marchez a la toise ou en bloc, qui certiffiront iceux estre bien et deuement faits selon et ensuivant lesd. marchez, ensemble les quittances d’iceux Paule et Deshostelz pour l’estat que leur ordonnons, qui est de 50 l. a chacun d’eux par moi durant le temps desd. bastimens, nous voulons les parties, frais, mises et despences qui auront esté faits pour nosd. bastimens et de ce qui en dependra, ensemble l’estat dessusd. estre passez et allouez es comptes et rabatus de la recepte de celuy ou ceux qui payé les auront par nos amez et feaulx gens de nos comptes, ausquels [f. 62v] nous mandons ainsi le faire sans difficulté. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant que iceux ouvrages n’ayent esté et ne soient baillez et delivrez aux rabais et moins offrans a la chandelle suivant nos ordonnances et quelconques autres ordonnances tant anciennes que nouvelles a ce contraires. Donné a Chasteaubriant le 18e de juin l’an de grace 1532 et de nostre regne le 18.<lb/>Ainsi signé François<lb/>Et au dessoubs Par le Roy, Bayard, et scellee de cire jaulne sur simple queue.<lb/>En tesmoing de ce nous a ce present vidimus ou transcript avons faite mettre le scel de lad. prevosté de Paris. Ce fut fait les an et jour dessus premiers dits.<lb/>Ainsi signé Rohart et Pichon »</p>
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                <persname role="subject">François Ier</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Cours des fontaines</subject>
              </controlaccess>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour des réparations au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">37</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Fr. 15632, f. 3v, n° 8</unitid>
                <unitdate normal="1535/1535" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1535</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Pierre Gromeau, paieur des œuvres du Roy à Paris, la somme de quatre cens livres tournois a luy ordonnee des deniers du quartier d’octobre, novembre et decembre dernier passé par led. seigneur et ses lettres patentes donnees a Paris le IIIe jour de fevrier M Vc XXXIIII, signez Françoys, Bochetel et scellees du scel dud. seigneur, pour convertir et emploier es reparations qui sont neccessaires estre faictes aux chasteaulx du Louvre a Paris et Sainct Germain en Laye, laquelle somme luy a esté payee comptant par les preudomme des deniers pris et tirez desd. coffres dud. quartier d’octobre, es presences de messieurs les presidens, en monnaie de XIIains et lyards, comme il appert par sa quictance signee de sa main le IIme jour de mars M Vc XXXIIII enregistree par moy le Xme jour desd. moys et an, cy : IIIIc L l. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes des bâtiments du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">38</unitid>
                <unitdate normal="1539/1546" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1539-31 décembre 1546</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 148v] Compte premier de maistre Nicolas Picart, notaire et secretaire du Roy, par luy commis et ses lettres patentes, transcriptes et rendues cy devant, a tenir le compte et faire le payement de ses ediffices et bastimens de Saint Germain en Laye, des recepte et despence faittes par led. maistre Nicolas Picart a cause de sad. commission durant sept annees 9 mois et 20 jours, a commencer le 12e de mars 1538, finissant le dernier de decembre 1546, ce present compte rendu a court par<lb/>Recepte<lb/>De maistre Guillaume Preudhomme, conseiller du Roy, general de ses finances et tresorier de son Espargne, par quittance dud. Nicolas Picart signee de sa main du 6e apvril 1538 avant Pasques, la somme de 5000 l. pour employer et convertir ausd. bastimens<lb/>De maistre Jean Duval, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, par quittance dud. Picart [vide]<lb/>Somme toute de la recepte de ce compte : 135000 l.<lb/>[f. 149] Despence de ce present compte<lb/>Ouvrages de maçonnerie<lb/>A Pierre Chambiges, maistre maçon, pour tous les ouvrages de maçonnerie par luy faits et qu’il continue de faire ausd. bastimens et ediffices de Fontainebleau, Saint Germain en Laye, par l’ordonnance de messieurs Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, et Philbert Babou, seigneur de la Bourdeziere, donné soubs leurs signets le dernier apvril 1540<lb/>Somme toute des ouvrages de maçonnerie : 70174 l. 8 s. 2 d.<lb/>Ouvrages de charpenterie<lb/>A Guillaume Le Peuple, maistre des œuvres de charpenterie du Roy et de ses ediffices et bastimens, pour tous les ouvrages de charpenterie par luy faits de neuf aud. Saint Germain en Laye par l’ordonnance desd. sieurs de Neufville et Babou, donné soubs leurs signets le 26e de mars 1545<lb/>Somme de la charpenterie : 18368 l. 17 s.<lb/>[f. 149v] Ouvrages de couverture<lb/>A Grand Jean Cordier et Louis Cordier, couvreurs, pour tous les ouvrages de couverture par eux faits d’ardoises neufves d’Angers aud. chasteau par l’ordonnance desd. sieurs de Neufville et La Boudaiziere<lb/>Somme de la couverture : 1568 l. 8 s. 5 d.<lb/>Ouvrages de serrurerie<lb/>A Anthoine Morisseau, maitre serrurier, pour tous ouvrages de serrurerie qu’il a faits aud. lieu par l’ordonnance desd. sieurs de Neufville et La Bourdaiziere, donné soubs leurs signets le 15e de juin 1541<lb/>Somme toute de la serrurerie : 10782 l. 2 s. 6 d.<lb/>Ouvrages de menuiserie<lb/>A Michel Bourdin et Jacques Lardant, menuisiers, pour tous les ouvrages de menuiserie par eux faits ausd. bastimens par l’ordonnance desd. de Neufville et La Bourdaiziere<lb/>Somme toute : 7731 l. 2 s. 8 d.<lb/>[f. 150] Ouvrages de vitrerie<lb/>A Jean de La Hamee, vitrier, pour tous les ouvrages de verrerie qu’il a faits par lesd. ordonnances desd. sieurs de Neufville et Babou<lb/>Somme toute de la verrerie : 1862 l. 8 s. 6 d. ob. pt.<lb/>Ouvrages de pavé<lb/>A Denis Pasquier, paveur ordinaire du Roy, pour tous les ouvrages de pavé qu’il a faits aud. lieu de Saint Germain en Laye par l’ordonnance desd. sieurs de Neufville et La Bourdaiziere<lb/>Somme toute du pavé : 2339 l. 4 s. 5 d. ob.<lb/>La fontaine dud. lieu de Saint Germain en Laye<lb/>A Pierre de Mestre, fontenier, pour les tuyaux de terre cuitte plombez par dedans qu’il a faits pour enduire les eaux de la fontaine estans de present aud. lieu de Saint Germain venans des fontaines de Bestemont, Aigremont, Prucy et Chambourcy afin de bailler cours et conduitte a l’eau venans [f. 150v] a lad. fontaine esd. tuyaux de terre cuitte<lb/>Somme toute de lad. fontaine : 12418 l. 19 s. 2 d.<lb/>Recompenses des terres que le Roy a fait prendre de plusieurs personnes pour faire enclorre en son parc et jardin de Saint Germain en Laye<lb/>A plusieurs laboureurs et autres la somme de 976 l. 10 s. 6 d. par l’ordonnance desd. de Neufville et La Bourdaiziere le 4e d’aoust 1544.<lb/>Parties extraordinaires<lb/>A Guillaume Pigeart, carier, pour certaines vuydanges et enfoncemens de terres, la somme de 380 l. a luy ordonnee par lesd. sieurs de Neufville et Babou<lb/>A Jean Crossu, nattier, pour tous les ouvrages de natte par luy faits et qu’il continue faire par l’ordonnance desd. sieurs de Neufville et Babou, la somme de 1549 l. 10 s.<lb/>Autres parties extraordinaires<lb/>[f. 151] A plusieurs ouvriers et manouvriers pour plusieurs ustancilles et de travail par eux fait aud. chasteau par l’ordonnance desd. de Neufville et La Bourdaiziere, la somme de 405 l. 4 s. 7 d.<lb/>Gages, sallaires et taxations<lb/>A maistre Pierre Petit, commis par le Roy ausd. ouvrages et bastimens de Saint Germain en Laye, aux gages de 400 l. par an, a luy ordonnee par nosd. sieurs des comptes, la somme de 2666 l. 13 s. 4 d. pour ses gages et entretenemens depuis le premier de may 1540 jusque au dernier de decembre 1546<lb/>A Nicolas Picart, notaire et secretaire du Roy, la somme de 5261 l. 15 s. pour ses gages a cause de sad. commission durant le temps de ce compte contenans sept annees 9 mois et 6 jours, commençans le 26e de mars 1538 et finissans le dernier de decembre 1546<lb/>Despence commune : 195 l. 2 s. 9 d.<lb/>Somme toute de la despence de ce compte : 134023 l. 9 s. 6 d. »</p>
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                <persname role="subject">Chambiges, Pierre</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales nommant un trésorier pour les travaux à entreprendre au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">39</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 144v-145</unitid>
                <unitdate normal="1539/1539" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1539</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 144v] François, par la grace de Dieu roy de France, a nostre amé et feal notaire et secretaire maistre Nicolas Picart, par nous commis a tenir le compte et faire les payemens de nos ediffices de Fontainebleau, Boulongne et Villiers Costerets, salut. Comme nous avons advisé de faire desmolir et reediffier certains corps d’hostels et faire plusieurs reparations en nostre chasteau de Saint Germain en Laye et que d’icelles vous tiendrez le compte, dont soit requis vous expedier lettres de commission a ce convenables, pour ce est il que nous, confians a plain et entierement de vos sens, suffisance, loyauté et diligence, vous avons commis, ordonné et deputé, commettons, ordonnons et deputons par ces presentes a recevoir les denies qui ont et seront par nous ordonnez pour les desmolitions, ediffices et reparations dud. Saint Germain en Laye, en tenir le compte et faire les payemens par les ordonnances, mandemens, roolles ou certiffications de nos amez et feaulx conseillers Nicolas de Neufville, seigneur de Villeroy, et Philbert Babou, seigneur de La Boudaiziere, chevalliers, ou l’un d’eux en l’absence de l’autre, et par les contrerolles de maistre Pierre Deshostels, controlleurs de nosd. ediffices de Fontainebleau, Boullongne et Villiers Costerets, que nous avons pareillement a ce commis et deputé, commettons et deputtons par cesd. presentes et aux gages et taxations qui pour vous seront par nous ordonnez et taxez, voulans qu’en rapportant cesd. presentes signees de nostre main ou vidimus d’icelles deuement collationné a l’original et lesd. ordonnances, mandemens, roolles, certiffications desd. seigneurs de Villeroy et La Bourdaiziere ou de l’un d’eux, contrerollees par led. Deshostels avec quittance des parties ou elles escherront sur ce suffisantes seullement, tous et chacuns les payemens que aurez ainsi faits soit passez et allouez en la despence de vos comptes et rabatus de vostre recepte par nos amez et feaulx les gens de nos comptes ausquels nous mandons ainsi le faire sans aucune difficulté. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant quelconques ordonnances, restrinctions, mandemens ou defences a ce contraires. Donné a Montereau Fault Yonne le 12e de mars 1538 et [f. 145] de nostre regne le 25e.<lb/>Ainsi signé François<lb/>Par le Roy, Bayard<lb/>Et scellee sur simple queue de cire jaulne. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales nommant un surveillant pour les travaux à entreprendre au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">40</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Fr. 11179, f. 146-147</unitid>
                <unitdate normal="1540/1540" encodinganalog="3.1.3">24 décembre 1540</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 146] François, par la grace de Dieu roy de France, a nos amez et feaulx les gens de nos comptes et tresorier de nostre Espargne maistre Jean Duval, salut et dilection. Comme nous avons par cy devant advisé et ordonné faire construire et ediffier en nostre chastel de Saint Germain en Laye plusieurs bastimens, ouvrages et ediffices et fait faire aud. lieu certaines meliorations et reparations selon les advis qui par nous en ont esté et seront par nous faits a ce que mieux et plus honorablement nous puissions loger et sejour quand il nous plaira, et afin que soyons souvent advertis de l’estat, ordre et diligence desd. bastimens et reparations, aussy pour diligenter, haster, solliciter et poursuivre le parachement d’iceux, soit requis commettre et deputer homme a ce experimenté, a nous seur, feable, qui reside et assiste ordinaiement sur les lieux de nosd. bastimens et ediffices, scavoir vous faisons nous, deuement informez de la bonne conduitte, preudhommie, sens, experience et grande diligence de nostre amé maistre Pierre Petit, icelluy pour ces causes et autres considerations a ce nous mouvans, avons par l’entiere confiance de sa personne commis et deputé, commettons et deputons par ces presentes, pour assister, resider et estre present aud. lieu de Saint Germain en Laye et avoir par luy l’œil et regard a faire bien, deuement, promptement et diligemment besongner les maçons, couvreurs, plombiers, serruriers, menuisiers, vitriers, jardiniers, manouvriers et autres personnes besongnans ausd. ouvrages, iceux poursuivre, solliciter et haster en la manière qu’ils puissent estre faits au plus tost que faire ce poura pour la diligence et ordre qui y sera tenue, advertir les commissaires et controlleurs par nous commis et deputez sur le fait de nosd. bastimens et autres qu’il apartiendra pour estre promptement pourveu a ce qui sera requis, et pour ce que en ce faisant [f. 146v] il conviendra aud. Petit demeurer et resider ordinairement sur les lieux de nosd. bastimens et ediffices, nous afin de luy donner moyen de soy y entretenir et subvenir a la despence qui luy conviendra pour ce faire, a icelluy pour ces causes avons octroyé et ordonné, octroyons et ordonnons par ces presntes la somme de 400 l. de gages par chacun an, a commencer du premier jour de may dernier passé et continuer doresnavant par chacun an, et a prendre par les quatre quartiers de l’annee par ses simples quittances par les mains du commis au payement de nosd. bastimens present et ad venir sans ce qu’il luy soit besoin en avoir ny obtenir de nous cy apres autres acquit, mandement ou provision que cesd. presentes et ce tant et jusque a ce que nosd. bastimens soient faits et parfaits. Si vous mandons que dud. Pierre Petit prins et receu le serment pour ce deu et en tel cas requis, vous le faittes, souffrez et laissez jouyr de l’effet et contenu en cette nostre presente commission es choses concernans icelles et que par led. commis au payement de nosd. bastimens et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye, present et ad venir, luy faittes payer, bailler et delivrer comptant des deniers qui luy seront par nous ordonnez pour convertir et employer au fait de sad. commission chacun an sesd. gages a lad. raison de 400 l. par an par ses simples quittances et par les quatre quartiers de l’annee, a commencer comme dit est au premier de may dernier passé et doresnavant chacun an sans aucune interruption ou descontinuation, tant et jusques a ce que nosd. bastimens soient parfaits, lesquels gages et tout ce que payé, baillé et delivré luy aura esté pour les causes que dessus nous voulons estre passez et allouez es comptes dud. commis present et ad venir, desduicts et rabatus de sa recepte et commission par vos gens de nosd. comptes, en vous mandant et expressement enjoignant ainsi le faire sans aucune difficulté [f. 147] en rapportant sur sesd. comptes cesd. presentes ou vidimus d’icelles deuement collationné pour une fois et quittance d’icelluy Petit sur ce suffisante seulement. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant que lad. partie ne soit couchee en l’estat general de nos finances et quelsconques ordonnances, rigueur de compte, restrinctions, mandemens ou deffences a ce contraires. Donné a Fontainebleau le 24e de decembre 1540 et de nostre regne le 20e.<lb/>Ainsy signé François<lb/>Et au plus bas Par le Roy, Breton<lb/>Et scellee de cire jaulne a simple queue. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales concernant les gages du trésorier des travaux à entreprendre au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 145-145v</unitid>
                <unitdate normal="1543/1543" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1543</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 145] François, par la grace de Dieu roy de France, a nos amez et feaulx gens de nos comptes, salut et dilection. Nostre amé et feal notaire et secretaire maistre Nicolas Picart, par nous commis a tenir le compte et faire les payemens de nos ediffices de Fontainebleau, Boullongne et Villiers Costerets, nous a fait dire et remonstrer que pour les desmolitions, reediffications et autres nos bastimens de Saint Germain en Laye, nous luy avons fait expedier nos lettres de commission cy attachees soubs le contre scel de nostre chancellerie, pour en avoir et prendre les gages et taxations qui luy seroient par nous taxez et ordonnez, en nous requerant que nostre plaisir soit suivant nosd. lettres de commission luy faire pourveoir de sesd. gages ou taxations. Nous, a ces causes et parce qu’en oyant ses comptes d’icelle commission vous mieulx que nuls autres pouriez entendre et connoistre quelle taxation il aura merité, vous mandons et ordonnons par ces presentes que, procedant par vous a l’audition et clostures de sesd. comptes, vous lui faitte telle taxation que en vos advis et consciences verrez et connoistrez luy estre justement et raisonnablement faitte, eu esgard a ses assignations, frais, peines et labeurs, outre et par dessus les autres gages et taxations qu’il a de nous pour ses autres charges et commissions de nosd. bastimens, et lad. taxation ainsy que dit est par vous faitte passez et allouez en la despence de ses comptes et rabatez de sa recepte d’icelle commission en rapportant seulement cesd. presentes signees de nostre main par lesquelles vous avons de ce faire donné et donnons pouvoir, authorité et commission et mandement especial, voulons en outre icelle taxation estre dans tel effet, vertu et valleur que nous mesme l’aurions faitte. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant quelsconques ordonnances, rigueur de compte, restrinctions, mandemens ou defences a ce contraires. Donnees a Fontainebleau le 28e de mars [f. 145v] avant Pasques 1542 et de nostre regne le 20e.<lb/>Ainsi signé François<lb/>Par le Roy, Bochetel<lb/>Et scellee en simple queue de cire jaulne »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes des bâtiments du roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 205-206v</unitid>
                <unitdate normal="1547/1550" encodinganalog="3.1.3">janvier 1547-septembre 1550</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 204v] Compte de maistre Nicolas Picart durant trois annees et neuf mois finis le dernier de septembre 1550<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jean Duval, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, la somme de 2000 l.<lb/>De maistre André Blondet, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, de 20200 l.<lb/>Somme totale de la recepte : 22200 l.<lb/>[f. 205] Despence de ce compte<lb/>Maçonnerie a Saint Germain en Laye<lb/>A Guillaume Guillain et Jean Langeois, maistres maçons, la somme de 3100 l. que messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy et commissaire par luy ordonné et deputé sur le fait de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye a par ses lettres d’ordonnance mandé au present commis maistre Nicolas Picart leur payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les couverture de pierre de taille de liais de Nostre Dame des Champs les Paris qu’ils ont faittes pour le Roy dessus toutes et chacunes les voultes des corps d’hostels, pavillons et ediffices de son chasteau de Saint Germain en Laye suivant le marché de ce fait par led. commissaire et passé avec eux pour et au nom du Roy, cy devant rendu, et qui luy est apparu et appert par certiffication de Charles Villart, maistre maçon de monseigneur le connestable, Guillaume Challon et Jean Chappenet, maistres maçons a Paris, signee de leurs mains et de maistre Pierre Deshostels, notaire et secretaire dud. seigneur et par luy commis au controlle desd. bastimens et ediffices le 29e janvier 1548 contenant par le menu la declaration desd. couvertures de pierre de taille de liais faittes aud. chasteau de Saint Germain en Laye, qui ont esté veues et visitez par lesd. maistres maçons en la presence dud. Deshostels, controlleur, de l’ordonnance de maisre Philbert Delorme, [f. 205v] abbé d’Ivry, conseiller, ausmonier ordinaire et architecte du Roy et a present commissaire par luy ordonné et deputé sur le fait de ses bastimens et ediffices, lesquels couvertures de Nosre Dame des Champs les Paris lesquelles ont esté trouvez bien et deuement faits<lb/>Ausd. Guillain et Jean Langeois, la somme de 4081 l. a eux ordonnee par maistre Philbert Delorme, abbé d’Ivry, de Saint Berthelemy le Noyon et de Geneton, et commissaire susd., pour ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. chasteau de Saint Germain<lb/>Charpenterie<lb/>A Nicolas Nicolle, maistre charpentier, et Jean Le Peuple, aussy charpentier, la somme de 1784 l. 15 s. a eux ordonnee par led. Delorme pour tous les ouvrages de charpenterie qu’ils doibvent faire au pont levis de Saint Germain en Laye et plusieurs autres cloisons suivant le marché qui en a esté fait par led. commissaire avec eux pour et au nom du Roy<lb/>Couverture<lb/>A Jean et Louis Cordier et Nicolas Plançon, couvreurs, la somme de 398 l. 14 s. à eux ordonnee par led. Delorme, abbé d’Ivry, pour tous les ouvrages de couverture par eux faits aud. Saint Germain suivant le marché de ce fait<lb/>[f. 206] Serrurerie<lb/>A Anthoine Morisseau et Mathurin Bon, maistres serruriers, la somme de 1570 l. 5 s. a eux ordonnee par le sieur de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, pour tous les ouvrages de serrurerie par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Menuiserie<lb/>A Michel Bourdin, Jacques Lardent et Francisque Scibec de Carpy, maistres menuisiers, la somme de 2347 l. 7 s. a eux ordonnee par led. de Neufville pour tous les ouvrages de menuiserie par eux faits aud. Saint Germain en Laye suivant le marché de ce fait avec led. de Neufville<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas Dubois et Jean de La Hamee, maistres vitriers, la somme de 562 l. 9 s. 11 d. ob. pt. a eux ordonnee par led. sieur de Neufville pour tous les ouvrages de verrie par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Ouvrages de pavé<lb/>A Denis Pasquier, paveur, la somme de 3400 l. a luy ordonnee par led. de Neufville pour tous les ouvrages de pavé par luy faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>[f. 206v] Tuyaux de fontaine<lb/>A Pierre de Mestre, fontainier demeurant a Rouen, la somme de 1187 l. 2 s. 6 d. a luy ordonnee par led. de Neufville pour tous les tuyaux et autres ustancilles par luy faits et fournis pour servir ausd. fontaines de Saint Germain<lb/>Ouvrages de natte<lb/>A Jean Douart, Jean Thouroude et Denis Petit, nattiers, la somme de 291 l. 1 s. 11 d. a eux ordonnee par lesd. sieurs de Neufville et Philbert Babou, sieur de La Bourdaiziere, pour tous les ouvrages de nattes par eux faits aud. Saint Germain<lb/>A Abraham Crossu, nattier, la somme de 901 l. 12 s. a luy ordonnee par maistre Philbert Delorme, abbé d’Ivry et de Geneton, pour ouvrages de nattes par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Parties extraordinaires : la somme de 946 l. 9 s.<lb/>Gages, sallaires et taxations<lb/>A maistre Pierre Petit, commis par le Roy a [f. 207] Saint Germain en Laye pour avoir l’œil et regard a faire bien travailler les maçons et autres ouvriers besongnans aud. bastimens, la somme de 100 l. pour trois mois qui est a raison de 400 l. par an pour ses gages et entretenemens<lb/>A maistre Nicolas Picart, la somme de 3500 l. pour ses gages d’avoir tenu le compte et fait le payement desd. bastimens durant le temps de ce compte<lb/>Somme totale de la despence de ce compte : 22015 l. 16 s. 5 d. ob. pt. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Comptes des travaux réalisés au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>« [f. 5] Guillaume Guillain, maistre des œuvres de maconnerie de la ville de Paris, et Jehan Langeois, macon, confessent avoir faict marché et convenance à messieurs Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy et secretaire de ses Finances, et Philibert Babou, aussi chevalier, seigneur de la Bourdaiziere, conseiller dud. seigneur, secretaire de ses Finances et tresorier de France, commissaires ordonnez et depputez par led. seigneur [sur] le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye et de la Muette, la garenne de Glandaer lez led. Saint Germain en Laye, de faire et parfaire pour le Roy nostred. seigneur en sesd. bastimens et ediffices desd. lieux de Saint Germain en Laye et la Muette pour les ouvraiges de maconnerye d’iceulx de telles matieres, espoisseurs, facons et ordonnances, selon et ainsi qu’il est plus a plain contenu et declairé es devis et marchez de ce faictz et passez avec feu maistre Pierre Chambigez, en son vivant maistre [f. 5v] des œuvres de maconnerye de lad. ville de Paris pour semblables pris et pour pareilles causes et selon et ainsi que led. Chambigez estoit tenu et obligé faire par lesd. devis et marchez faictz et passez par devant les notaires soubzscriptz, dattez, scavoir est celluy desd. bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye du lundy vingt deuxiesme jour de septembre l’an mil cinq cens trente neuf et celluy desd. bastimens et ediffices de la Muette du mercredy vingt deuxiesme jour de mars l’an M Vc XLI, en ce non comprins et reservé touteffoys le gros pavé de carreau dont debvoient estre par led. marché dud. Saint Germain en Laye couvertes les terrasses de dessus les haultes voultes desd. bastimens et ediffices dud. lieu. Et si confessent lesd. Guillaume Guillain et Jehan Langeois avoir faict marché et convenant ausd. commissaires et couvrir pour le roy le dessus de toutes et chacunes les voultes des corps d’hostelz, pavillons et ediffices cy apres desd. bastimens et ediffices de sond. chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir est le dessus de la voulte du pavillon neuf estant au bout du corps d’hostel pres la vielle chappelle dud. chasteau. Item tout le dessus des voultes dud. corps d’hostel estant dud. costé de la chappelle entre led. pavillon neuf et le pavillon du logis de la royne, le dessus des petites voultes des angles estans entre led. corps d’hostel et led. pavillon de la royne que dessus les voultes au dessus des galtas du corps d’hostel ou est la salle et chappelle de lad. dame entre sond. pavillon et le pavillon du logis du roy. Item le dessusde la voulte au dessus dud. pavillon dud. logis dud. seigneur auquel est la chambre dud. seigneur. Item le dessus des voultes du grand corps d’hostel estant entre led. pavillon de dessus lad. chambre du roy et la vielle tour ou est l’horloge et le dessus de l’escallier servant aud. grand corps d’hostel. Item et le dessus des voultes qui seront au dessus de la grande salle du corps d’hostel que l’on faict de present au bout de la court dud. chasteau du costé de l’entree et basse court d’icelluy chasteau depuys la vielle tour jusques en l’angle estant entre la vielle chappelle et galleryes dud. chasteau de la longueur [f.  6] et largeur que sera led. corps d’hostel de lad. grand salle, le tout couvert de grandes pierres de liaiz de Nostre Dame des Champs de Nostre Dame des Champs (sic) lez Paris qui seront les unes de quatre piedz de long, les autres de trois piedz de long, les autres de trois piedz et demy aussi de long et de deux piedz et demy de large, le tout de quatre poulces d’espoisseur ou environ, taillees et portans enfoncemens en maniere de noue ainsi qu’il appartient, et seront toutes icelles pierres assizes et maconnees à joinctz couvertz et porteront toutes lesd. pierre deux poulcesde couverture l’une sur l’autre, et seront fucillees et enclavees de deux poulces l’une sur l’autre comme dict est par le devant desd. couvertures sr lesd. joinctz sans qu’il demoure aulcun joinct descouvert, et sera le tout maconné et empliz de bon cyment soubz lesd. couvertures, le tout bien et deuement ainsi qu’il appartient. Et aussi de decouvrir la vielle terrasse de liaiz estant sur la vielle tour, laquelle vielle terrasse est cassee et corrumpue et partie de la vielle voulte de dessoubz, et refaire et restablir de neuf ce qui est de present rompu et desmoly a lad. vielle voulte de pendantes de pierre et recouverir tout de neuf lad. terrasse de dessus lad. vielle tour aussi de pierre de liaiz de Nostre Dame des Champs a joinctz couverts comme dessus et la meilleure pente qu’il sera possible faire pour le mieulx. Et pour faire toutes et chacunes lesd. couvertures en facon de terrasses a joinctz couvertz, lesd. Guillaume Guillain et Jehan Langois seront tenuz querir et livrer a leurs despens les pierres de liaiz qu’il conviendra pour ce faire de la carriere de Nostre Dame des Champs lez Paris des longueurs, largeurs et espoisseur dessus declarees avec voictures, taille, maconnerye et assiette, chaulx, sable, cyment, peyne d’ouvriers et aydes, autres choses adce necessaires, et le tout faire et parfaite en la plus grande et meilleure dilligence que faire se pourra sans discontinuation jusques a perfection de tous lesd. ouvraiges moyennant et parmy le [f. 6v]
<lb/>pris et somme de six mil livres tournois que pour ce faire leur en sera baillé et payé par le commis au payement desd. bastimens et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye au fur et ainsi qu’ilz auront besongné et besongneront ausd. couvertures de liaiz en facon de terrasses a joinctz couvertez des facons et ordonnances que dessus, en quoy faisant il seront tenuz de descouvrir et reprandre les pavez de carreau a potier de present faictz sur partie desd. voultes desd. ediffices a mesure qu’ilz feront lesd. couvertures dud. liaiz dont ne sera aulcune chose payé par le roy nostred. seigneur pour ce qu’il n’a esté faict selon et ainsi que led. deffunct Chambigez estoit tenu et obligé faire par led. marché faict avec luy pour raison desd. bastimens et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye. Promectans, obligeans chacun pour le tout sans division comme pour les propres besongnes et affaires pour le Roy nostred. seigneur, renoncant. Faict et passé multiple le mardy quinziesme jour de juillet l’an M Vc XLIIII.
<lb/>Ainsi signé de Fourcy et Drouyn.
<lb/>
<lb/>[f. 6v] Nous Charles Billart, maistre macon de monseigneur le connestable, Guillaume Challon et Jehan Chapprinet, maistres macons à Paris, certiffions a tous qu’il appartiendra que de l’ordonnance de maistre Philibert Delorme, abbé de Geneton et de Saint Barthelemy de Noyon et d’Ivry la Chaussee, conseiller, aulmosnier et architecte du Roy nostre sire, commissaire ordonné et depputé par led. seigneur le faict de ses bastimens et ediffices, et apres servant par nous faict devant luy, avons en sa presence et en la presence aussi de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, veu et visité les couvertures de pierre de taille de liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris faictes pour le roy [f. 7] nostred. seigneur dessus toutes et chacunes les voultes des corps d’hostelz, pavillons et ediffices de son chasteau de Saint Germain en Laye cy aprres declarez, scavoir est dessus la voulte du pavillon neuf estant au bout du corps d’hostel pres la vielle chappelle dud. chasteau.
<lb/>Item tout le dessus des voultes dud. corps d’hostel estant dud. costé de la chappelle entre led. pavillon neuf et le pavillon du logis de la royne et le dessus des petites voultes des angles estans entre led. corps d’hostel et led. pavillon de la royne.
<lb/>Item dessus les voultes tant dud. pavillon de la royne que dessus les voultes au dessus des galtas du corps d’hostel ou est la salle et chappelle de lad. dame entre sond. pavillon et le pavillon du logis du roy.
<lb/>Item dessus la voulte au dessus dud. pavillon dud. logis dud. seigneur.
<lb/>Item dessus les voultes du grand corps d’hostel estant entre led. pavillon de dessus lad. chambre du roy et la vielle tour ou est l’orloge et le dessus de l’escallier servant aud. corps d’hostel.
<lb/>Item dessus les voultes estans au dessus de la grand salle du corps d’hostel qui est au bout de la court dud. chasteau du costé de l’entree et bassecourt d’icelluy depuys la vielle tour jusques en l’angle estant entre la vielle chappelle et gallerye dud. chasteau de la longueur et largeur dud. corps d’hostel de lad. grand salle et pareillement la terrasse estant sur lad. vielle tour ou est l’orloge et le restablissement faict a la vielle voulte de pendentis de pierre soubz la terrasse d’icelle vielle tour par Guillaume Guillain, maistre des œuvres de maconnerye de la ville de Paris, et Jehan Langeois, maistre macon, par certain marché faict et passé entre autres choses avec eulx le mardy quinziesme jour de juillet l’an M Vc XLIIII signé Drouyn et de Fourcy, duquel nous est deuement apparu, lesquelles couvertures de pierre de taille de liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris nous avons trouvé avoir este et estre faictes et parfaictes dud. liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris assizes et maconnez a joingtz couvertz, lesquelz joinctz sont maconnez de bon cyment soubz lesd. couverture desd. joinctz couvertz [f. 7v] et la vielle voulte estant soubz lad. terrasse de lad. vielle tour avoir esté et estre bien et deuement restablie de pendantis de pierre, le tout bien et deuement ainsi qu’il appartient, et ainsi qu’il est speciffyé, contenu et declairé par led. marché et ainsi que lesd. Guillain et Langeois estoient tenuz et obligez faire par icelluy marché, tesmoings noz seings manuelz cy mys le vingt neufiesme jour de janvier l’an M Vc XLVIII.
<lb/>Ainsi signé Charles Billard, Chapponnet, Challon et des Hostelz.
<lb/>
<lb/>[f. 7v] A Guillaume Guillain, maistre des œuvres de maconnerye de la ville de Paris, et Jehan Langeois, macon, la somme de dix neuf cens livres tournois sur et en deduction de la somme de six mil livres tournois que messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy et commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye a par ses lettres d’ordonnance mandé au present commis maistre Nicolas Picart, leur payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les couvertures de pierre de taille de liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris qu’ilz ont faictes pour le Roy nostred. seigneur dessus toutes et chacunes les voultes des corps d’hostelz, pavillons et ediffices de son chasteau de Saint Germain en Laye suyvant le marché de ce faict et passé par led. commissaire avec eulx pour et au nom du roy nostred. seigneur cy devant rendu qui luy est apparu et appert par certiffication de Charles Billard, maistre macon de monsieur le connestable, Guillaume Challon et Jehan Chappoinet, maistres macons a Paris, signee de leurs mains et de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et par luy commis au contrerolle desd. bastimens et ediffices le XXIXme jour de janvier M Vc XLVIII, contenant par le menu la declaration desd. couvertures de pierre de taille de liaiz faictes aud. chasteau de Saint Germain en Laye qui ont esté veues et visitees par lesd. maistres macons en la presence dud. des Hostelz, contrerolleur, de l’ordonnance de maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivry, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy, et a present [f. 8] commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict desd. bastimens et ediffices, lesquelles couvertures de pierre de taille de liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris ilz ont trouvé avoir esté et estre faictes et parfaictes dud. liaiz, assizes et maconnees a joinctz couvertz, lesquelles joinctz sont maconnez de bon cyment soubz lesd. couvertures desd. joinctz couvertz et  la vielle voulte estant soubz la terrasse de la vielle tour dud. chasteau avoir esté bien et deuement restablie de pendantis de pierre, le tout bien et deuement faict ainsi qu’il appartient selon qu’il est speciffyé aud. marché, et que lesd. Guillaume et Langeois estoient tenuz et obligez faire par icelluy, en laquelle somme de VIm livres sont comprinses plusieurs parties et sommes de deniers cy devant payees et avancees par led. Picart à iceulx Guillain et Langeois par leurs quictances particullieres sur et en deduction de leur payement desd. couvertures de pierre de taille de liaiz suyvant les ordonnances qui en ont esté expediees par led. de Neufville, lesquelles il a retirees et rompuees en expediant lesd. lectres d’ordonnance, de laquelle somme de dix neuf cens livres a esté faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart ausd. Guillain et Langeois comme par quatre leurs quictances faictes passees par devant deux notaires du Chastelet de Paris cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelles et desd. marché, certiffication et lettres d’ordonnance, le tout aussi cy rendu pour cecy en despence icelle somme de XIXc livres.
<lb/>
<lb/>[f. 8] Ausd. Guillaume Guillain et Jehan Langeois, maistres macons susd. la somme de douze cens livres tournois sur et en deduction de la somme de seize cens quarante livres deux solz sept deniers pite tournois a eulx deue et laquelle messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy nostre sire et commissaire par luy ordonné sur le faict de ses bastimens dud. lieu de Saint Germain en Laye, a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le deuxiesme jour de mars l’an M Vc cinquante  pour les ouvrages de maconnerye et taille qu’ilz ont faictz de neuf pour le roy nostred. seigneur en son chasteau et basse court de Saint Germain en Laye [f. 8v] ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et premierement
<lb/>Le haulcement au dessus des murs au deux boutz du jeu de paulme dedans les fossez dud. chasteau contenant ensemble dix sept toises un pied ung quart de long sur deux piedz de hault, rapporté le fort au foible vallent cinq toises et demye qui au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent ensemble la somme de XIIII l. VI s. IX d. ob. tournois
<lb/>Les fondations faictes dedans le bort, qui servent à soustenir les grands poteaulx et contrefiches de l’engin qui sert à tenir le chable pour tendre les toilles au bout dudict jeu de paulme pour empescher que la clarté du soleil n’empesche au jours dud. jeu de paulme, avec le sellement de la potence de fer ou sont attachez les chables sellé dedans le mur du chasteau avalluez ensemble à six toises et demye dix piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XVI l. XVIII s. X d. ob. tournois
<lb/>La maconnerye de la platte forme de moillon, chaulx et sable soubz l’aire de plastre qui est au dessoubz du pavement de carreau dud. jeu de paulme montant six vingt dix toises qui vallent à mur à compter deux toises pour une soixante cinq toises qui au fur que dessus de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de VIIIxxII l. X s.
<lb/>Le pavement de carreau de la grande gallerye dud. jeu de paulme contenant vingt trois toises trois piedz et demy de long sur huict piedz de large, vallent trente une toises seize piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent ensemble la somme de LXXVIII l. XII s. II d. ob. tournois
<lb/>[f. 9] Le pavement de carreau de la petite gallerye du bout dud. jeu contenant six toises cinq piedz et demy de long sur sept piedz ung quart de large vallent huict toises douze piedz trois quartz et demy qui au fur que dessus vallent la somme de XX l. XVIII s. X d. ob. tournois
<lb/>La maconnerye d’une grande marche faicte sur led. pavement pour plus justement veoir jouer à la paulme contenant six toises ung pied et demy de long sur deux piedz trois quarts vallnt deux toises et demye treize piedz demy quart qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VII l. III s. II d. ob. tournois
<lb/>Une marche de pierre de liaiz servant de bordure au bout dud. pavé de lad. petite gallerye prise pour maconnerye et pierre la somme de soixante solz tournois pour ce cy LX s.
<lb/>La maconnerye et pavé de carreau soubz la galerye du rabat dedans jeu contenant sept toises de long sur six piedz ung quart de large vallent sept toises dix sept piedz et demy qui au fur que dessus vallent la somme de XVIII l. IIII s. VII d.
<lb/>Ung sueil de pierre de taille de liaiz à l’entree de lad. gallerye prise pour pierre et maconnerye la somme de XX s.
<lb/>La maconnerye et rellevement du pavé de carreau dud. jeu de paulme et de l’aire de dessoubz qui s’estoit abaissé en trois endroictz à l’endroict des fossés qui autreffoys avoient esté reuinee avallué ensemble à dix toises qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXV l.
<lb/>Le pan de mur et carré du pignon de l’esdiffice de la despoille du jeu de paulme contenant sept toises et demye de long sur quatorze piedz et demye de hault, comprins le fondement de sollin vallent dix huict toises quatre piedz et demy qui au fur que dessus vallent dix huict toises quatre piedz et demy qui au fut que dessus vallent la somme de XLV l. VI s. III d.
<lb/>[f. 9v] La demye poincte au dessus dud. carré dud. pignon avallué à deux toises qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de C s.
<lb/>Les deux tuyaulx de chemynee de bricque en une soulche servant aud. ediffice de lad. despoille contenant ensemble douze piedz de pourtour sur dix piedz de hault depuys le dessoubz du faulx plancher au dessus du galtas en amont valent trois toises douze piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Le derriere desd. chemynees au dessus du mur du bout dud. jeu de paulme avec la corniche et arquitrave au pourtour au dessus de la couverture avallué ensemble à une toise et demye quinze piedz qui au fur que dessus vallent la somme de IIII l. XC s. X d.
<lb/>Le thuyau de chemynee sanglé en la chambre du galtas contenant six piedz de pourtour sur huict piedz ung quart de hault vallent une toise treize piedz et demy qui au fur que dessus vallent la somme de LXVIII s. IX d. 
<lb/>Le manteau, faulx manteau, jambaiges et astre de la chemynee de lad. chambre dud. galtas sur la despoille avallué ensemble à quatre toises huict piedz et demy qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de X l. XI s. IX d. ob. tournois
<lb/>La maconnerye du faulx plancher au dessus dud. galtas contenant quatre toises quatre piedz trois quartz de long sur cinq piedz et demy de large vallent quatre toises quatorze piedz ung quart dont on rabat pour les chemynees douze piedz, ainsi demoure quatre toises deux piedz ung quart qui vallent à mur à compter deux toises pour une deux toises ung pied demy quart qui au fur que dessus de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de CI s. VI d. ob. tournois
<lb/>[f. 10] Les lambruys faictz en lad. chambre avec le lambruys et aesles des lucarnes avallué ensemble à sept toises treize piedz qui au fut que dessus vallent la somme de XVIII l. VIII s. ob.
<lb/>Les sollives dud. faulx plancher et ses troux et scellement des pieces de bois dud. plancher dedans le gros mur dud. jeu de paulme avallué ensemble à mur à demye toise qui au fur que dessus vallent XXV s.
<lb/>La maconnerye de la cloison qui separe lad. chambre dud. galtas et l’escallier joignant avallué à mur à demye toise trois piedz prisé au fur de soixante solz tournois la toise vallent la somme de XXXV s.
<lb/>La maconnerye du plancher de lad. chambre du galtas sur lad. despoille contenant quatre toises quatre piedz trois quartz de long sur douze piedz ung quart de large vallent neuf toises et demye dix piedz demy quart dont on rabat quinze piedz pour les chemynees ainsi demoure neuf toises treize piedz demy quart qui vallent à mur à compter deux toises pour une quatre toises et demye six piedz et demy qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XI l. XIIII s. pite tournois
<lb/>Les marches dud. petit escallier contenant ensemble trois toises et demye de hault sur deux piedz et demy de large vallent une toise seize piedz et demy qui au fur que dessus vallent LXXII s. XI d.
<lb/>Le mur qui porte lesd. marches, fondation au dessoubz avec le rampant au dessoubz d’icelles marches et la cloison de la closture desd. marches, le petit plancher au dessus, deux penneaulx de cloison au dessus et le lambruis à l’endroit du dessus dud. petit plancher avallué ensemble à mur à deux toises deux piedz  qui au fur que dessus vallent la somme de CII s. IX d. pite
<lb/>Le mur qui separe la sallette de la desppille et la despence joignant contient douze piedz de long sur douze piedz de hault vallent quatre [f. 10v] toises qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de X l.
<lb/>Le manteau, jambaiges, faulx manteau et contrecueur de la chemynee de lad. despoille avec la fondation soubz lesd. jambaiges avallué à cinq thoises et demye sept piedz et demy qui au fur que dessus vallent la somme de XIIII l. V s. V d.
<lb/>Les corbeaulx de pierre de taille maconnez apres coup dedans les gros murs dud. jeu de paulme soubz les sablieres du plancher au dessus dud. rez de chaussee avallué à demye toise six piedz qui au fur que dessus vallent XXXIII s. IIII d.
<lb/>La maconnerye et pavé de carreau de lad. sallette et despence de lad. despoille contenant cinq toises trois quartz de pied de long sur douze piedz de large vallent dix toises neuf piedz dont on rabat douze piedz, ainsi demoure neuf toises et demye quinze piedz qui au fur que dessus de L s. tournois la toise vallent XXIIII l. XV s. X d.
<lb/>La corniche d’entablement et embassement de bricque du grand pan de mur de lad. despoille et l’embassement de bricque au mur du pignon par dehors œuvre avallué ensemble à deux toises et demye qui au fur que dessus de cinquante solz tournois vallent la somme de VI l. V s.
<lb/>La maconnerye de deux garde folz faictz de neuf au dessus de l’une des tournelles du bout du pont dormant par où l’on entre du chasteau pres la chappelle au parc et le haulcement de la petite viz dedans led. parc pour descendre dud. parc ausd. fossez avec une petite voulte faitte pour condampner lad. viz à la haulteur dud. parc pour obvier que l’on ne descende plus par lad. viz dud. parc aux fossez et la maconnerye du gardefol de deux fenestres de lad. viz et ung petit mur hourdé haulcé au gardefol desd. fossez pres lad. viz [f. 11] à la haulteur dud. parc, le tout avallué ensemble à quatre toises et demy six piedz qui au fur que dessus vallent XI l. XIII s. II d.
<lb/>Les murs qui servent de fondation pour porter le pont par où l’on descend de la basse court ausd. fossez contenant dix huict toises et demye de long, rapporté le fort au foible, sur sept piedz et demy de hault, comprins le fondement, vallent vingt III toises quatre piedz et demy qui au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de cinquante sept livres seize solz trois deniers tournois dont on rabat pour les crespiz qui ne sont faictz esd. murs neuf livres cinq sol tournois, ainsi demoure XLVIII l. XI s. III d., XLVIII l. XI s. III d.
<lb/>Le petit mur traversain soubz led. pont contenant neuf piedz de long sur neuf piedz et demy de hault comprins le fondement vallent deux toises treize piedz et demy qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de cent dix huict solz neuf deniers tournois dont on rabat vingt solz tournois pour les crespiz qui y sont à faire, ainsi demoure IIII l. XVIIII s. IX d.
<lb/>La tranchee, troux et maconnerye de la charpenterye dud. pont dedans le gros viel mur desd. fossez avallué ensemble à quatre toises qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de X l.
<lb/>Une grande aesle de mur faicte au dessus du gardefol des murs desd. fossez à l’endroit dud. pont avallué ensemble à cinq toises et demye qui au fur que dessus vallent XIII l. XV s.
<lb/>Les murs de la closture de la viz faicte dedans lesd. fossez au bout du pont de pierre de taille par où le roy va de ses galleryes au parc, laquelle viz sert pour descendre [f. 11v] dud. pont ausd. fossez contenant ensemble cinq toises de pourtour sur quatre toises ung pied trois quartz de hault, comprins le fondement, et a prandre jusques au carré dessus la corniche d’entablement de bricque vallent vingt une toise seize piedz et demy dont on rabat pour ce qui est de la maconnerye dud. pont une toise neuf piedz , ainsi demoure vingt toises sept piedz et demy qui au fur que dessus de cinquante solz la toise vallent la somme de L l. X s. X d.
<lb/>Item, pour la pierre de taille des assizes, encoigneures et huisseries de lad. viz, prise ensemble pour pierre de taille, desduict et rabbatu le moislon, chaulx et sable qui eust esté au lieu de lad. pierre de taille la somme de quinze livres tournois, pour ce cy XV l.
<lb/>La corniche de bricque par esquierre avec l’embassement de bricque par bas au dessus des assizes de pierre avallué ensemble à deux toises quatorze piedz et demy qui au fur que dessus vallent la somme de VI l. I d. ob. tournois
<lb/>Le sellement de trois treillis de fer à lad. viz avallué ensemble à demye toise qui au fur que dessus vallent la somme de XXV s.
<lb/>La demye poincte de lad. viz et le haulcement par derriere au dessus du gardefol des fossez avallué ensemble à trois toises et demye qui au fur que dessus vallent ensemble la somme de IX l. XV s. X d.
<lb/>La maconnerye du lambruys sur lad. viz avec l’huisserye percee au mur neuf du pavillon dud. pont pour entrer d’icelluy en lad. viz, et la cloison du gardefol de lad. viz  avallué ensemble à mur à trois toises et demye quinze trois quartz qui au fur que dessus vallent la somme de IX l. XVI s. X d.
<lb/>Les marches et pallier de lad. viz contiennent ensemble douze toises et demye de hault sur six piedz ung quart de large vallent dix toises et demye seize piedz trois quartz qui au [f. 12] fur que dessus vallent ensemble la somme de XXVII l. VI s. X d.
<lb/>Le mur qui porte les marches et la fondation du noyau et l’aire soubz lad. viz avec les tranchees dedans le gros mur viel pour porter lesd. marcheset les joinctz, faictz en partie dud. viel mur, avallué ensemble à mur à bas toise et demye douze piedz qui au fur que dessus vallent la somme de IIII l. XI s. VIII d.
<lb/>Deux marches de pierre de liaiz faictes hors œuvre dedans le parc devant l’huisserye dud. point de pierre, prisé ensemble pour pierre, taille, maconnerye et assiette X l. V s.
<lb/>Le pavement de pierre de liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris faict en facon de carreaulx carrez assis en facon de lozanges aux deux galleries du reez de chaussee soubz partie de la salle du bal contiennent ensemble quatorze toises ung pied trois quarts de long sur seize piedz ung quart de large vallent trente neuf toises et demye quatorze piedz ung quart, prisé au fur de dix livres dix solz tournois pour chacune toise pour pierre de taille de liaiz, maconnerye et assiette, comprins l’aire de dessoubz, vallent la somme de IIIIc XVIII l. XVIII s. I d. ob. tournois
<lb/>Le pavement dud. liaiz de Nostre Dame des Champs faict en l’espoisseur des trois arceaulx avec deux marches aux entrees desd. galleryes, avallué ensemble à deux toises huict piedz prisé au fur que dessus de dix livres dix solz tournois pour chacune toise vallent la somme de XXIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Les quatre apuys de pierre de liaiz faictes sur les petits murs aux boutz desd. galleryes, lesquelles appuys portent mollieres du costé de l’allee de l’entree dud. chasteau, prisé ensemble pour pierre, taille, maconnerye et assiette la somme de XVII l. V s. tournois
<lb/>Les murs de pierre de taille, parpaignes faictz soubz lesd. appuys prisé ensemble pour pierre de taille, maconnerye et assiette la somme de XX l. 
<lb/>[f. 12v] La maconnerye de moillon, chaulx et sable de la fondation soubz les appuyes et soubz les marches contenans ensemble cinq toises trois piedz et demy de long sur deux piedz et demy de hault rapporté le fort au foible vallent deux toises unze piedz trois quarts qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de CXVI s. III d.
<lb/>Les murs de moislon, chaulx et sable en trois sens et le mur traversain qui separe la fosse des retraictz commungs dedans lesd. fossez derriere la chappelle contenant ensemble neuf toises quatre piedz de pourtour sur unze piedz de hault depuis le fons de lad. fosse jusques au reez de chaussee desd. fossez vallent dix sept toises et demie huict piedz qui a raison de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XLIIII l. VI s. I d.
<lb/>Le mur de moillon, chaulx et sable faict à la reprinse soubz la gros viel mur dud. chasteau dedans lad. fosse contenant neuf piedz de hault sur quatre toises et demye de long vallent six toises et demye neuf piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble XVI l. XVII s. VI d.
<lb/>Les deux voultes maconnees de moillon, chaulx et sable à lad. fosse desd. retraictz dessoubz l’aire desd. fossez contenant ensemble quatre toises et demye de pourtour sur six piedz de large vallent quatre toises et demye qui au fur que dessus vallent la somme de XI l. V s.
<lb/>La maconnerye de moillon, chaulx et sable sur les reins et angles de lad. voulte avallué à une toise vault au fur que dessus la somme de L s.
<lb/>Les deux pierres de liaiz qui couvrent les deux troux desd. voultes pour servir à vuyder lesd. retraictz quant il en sera besoing prisé ensemble la somme de XL s.
<lb/>Les deux arcs de taille soubz le grand pan de mur de pierre [f. 13] de taille du thuyau desd. retraictz en lad. fosse jusques au reez de chaussees desd. fosses avallué ensemble à trois toises prisé au feur de huict livres tournois pour chacune toise vallent la somme de XXIIII l.
<lb/>Partie des murs de pierre de taille en trois sens faictz au pourtour des tuyaulx desd. retraictz et partie du mur aussi de pierre de taille qui separe lesd. tuyaulx contiennent ensemble six toises et demye de pourtour sur quinze piedz de hault depuis le dessus du reez de chaussee desd. fossez jusques à lad. haulteur de quinze piedz vallent seize toises neuf piedz prisé au fur dessusd. de huict livres tournois la toise vallent ensemble la somme de VIxxX l.
<lb/>La maconnerye d’une huisserye estouppee et une faicte de neuf à la garde robbe de la chambre du reez de chaussee soubz la chambre de madame la duchesse de Valentinois avallué ensemble à une toise neuf piedz qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de LXII s. VI d.
<lb/>La maconnerye faicte à la chambre estant sur la garde robbe du Roy pour les troux et scellement d’un tuyau mis à la chemynee de lad. chambre pour la garder de fumer et l’embasement et accroissement de la fenestre haulte de lad. chambre avallué ensemble à une toise qui à raison que dessus vallent la somme de L s.
<lb/>Item deux appuyes de pierre de liaiz faictes aux croisees de la chambre et garde robbe de monseigneur le connestable, prisé ensemble pour pierre de liaiz, taille et maconnerye et assiecte la somme de six livres tournois, pour ce cy VI l.
<lb/>La maconnerye de plastre des sept cloisons faictes de neuf au hault tant du grand escallier que des six viz dud. chasteau en l’estaige au dessus des galtas pour garder que l’on ne monte sur les terrasses et pour garder aussi que desd. galtas on [f. 13v] ne voise faire ordure au hault desd. viz, avallué ensemble à mur à quatre toises six piedz prisé au fur de soixante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de XII l. X s.
<lb/>Le lambruys faict de neuf au garde manger de la cuysine de bouche du Roy derriere la chappelle avec les restablissemens du manteau, contre mur et astre de la chemynee estant au gardemanger et une huisserye estouppee avec la maconnerye de l’aire faicte de neuf aud. gardemanger, avallué ensemble à mur à sept toises et demye neuf piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XIX l. VII s. VI d. tournois
<lb/>Un petit astre de bricque en lad. cuysine avallué à douze piedz qui au fur que dessus vallent XVI s. VIII d.
<lb/>La fondation du poteau et scellement de l’entref, portail et fermettes de l’appentis faict en la petite court contre lad. chappelle joignant lad. cuysine avallué ensemble à demye toise six piedz qui au fur que dessus vallent la somme de XXXIII l. IIII d.
<lb/>Le petit mur faict de neuf entre l’allee et entree de la court de lad. cuysine, auquel y a une grande huisserye cueillyez en plastre avec la maconnerye de la cloison au bout de lad. allee avec l’aire faicte en lad. allee avallué ensemble à mur à quatre toises et demye cinq piedz qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de XI l. XI s. XI d.
<lb/>La maconnerye faicte à la closture de la garde robbe de madame la bastarde de Reez de chaussee soubz partie de la grand viz au triangle au bout de la grand court entre le logis du Roy et celluy de la Royne, scavoir est la maconnerye de moillon et bricque soubz ung arceau et deux assizes de pierre de taille au reez de chaussee et ung petit mur du costé du pallier de l’entree du rez de chaussee de lad. viz, une fenestre estoupee avec ung petit mur faict au rez de chaussee lad. viz au devant d’une croizee vallent ensemble au fur de L s. tournois la toise la somme de XV l.
<lb/>[f. 14] Item ung petit deschargeoir faict de pierre de taille dedans le jardin où descend l’eaue de la fontaine venant de la basse court dont les murs en quatre sens sont de pierre de taille tendre et le fons et couvertiere sont de liaiz avec la maconnerye de moillon au dessoubz, prisé ensemble pour pierre de taille et maconnerye la somme de XIII l. X s.
<lb/>Item la maconnerye faicte aux deux jambaiges de lad. porte dud. jardin du costé de la rue par laquelle on va à Ponthoise avec le scellement du linteau et poteaulx, prisé la somme de soixante solz tournois pour ce cy LX s.
<lb/>Une assiez de pierre de taille levee au dessus du deschargeoir de lad. fontaine au carrefour devant l’eglise, prisé pour pierre de taille et maconnerye la somme de soixante solz tournois, pour ce cy LX s.
<lb/>La maconnerye du poteau de lad. fontaine aud. carrefour devant l’eglise et le scellement du poteau d’icelle fontaine dedans la basse court et des poteaulx des barrieres au pourtour d’icelle fontaine avce deux pierres de liaiz mises soubz lesd. deux poteaulx, prisé ensemble pour pierre, maconnerye la somme de VIII l. V s.
<lb/>Ung mur faict de maconnerye de plastre et moillon dedans lad. basse court joignant les fossez à la closture de l’allee à l’endroict de l’entree du jardin dud. chasteau avallué à deux toises et demye neuf piedz qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de VI l. XVII s. VI d.
<lb/>La maconnerye faicte au scellement des poteaulx des huisseryes de charpenterye faictes dedans les allees dud. jardin avallué ensemble à mur à une toise à raison de cinquante solz tournois la toise, pour ce cy L s. tournois
<lb/>La maconnerye de l’astre et contrecueur de la chemynee de la chambre du cappitaine dud. chasteau et la maconnerye de l’astre et contrecueur de la chemynee de la cuysine dud. cappitaine et le restablissement [f. 14v] de l’aire de lad. cuysine avallué ensemble à mur à une toise et demye douze piedz qui a raison de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de IIII l. XI s. VIII d.
<lb/>Le pavement de liaiz faict au lavoir de lad. cuysine avec l’esvier prisé ensemble pour pierre de liayz, maconnerye et assiette la somme de cent solz tournois, pour ce cy C s.
<lb/>La maconnerye faicte aux mangeoires et scellement des chevalletz et rateliers en deux estables faictes pour les chevaulx de la grande escurye du Roy en la granche de Guillaume Boullard et en la maison de Pierre Jouan, le tout avallué ensemble à mur à six toises qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XV l.
<lb/>La maconnerye faicte au pont de la chaussee à l’endroit du moullin Chambellan au dessoubz dud. Saint Germain en Laye, scavoir est les deux murs aux deux costez soubz led. pont maconnez de libaige, moillon, chaulx et sable, et quatre grandes pierres de liaiz servans de couverture pour passaige dud. pont, et les restablissemens des autres vielles pierres de la couverture dud. pont, prisé ensemble pour pierre, maconnerye et assiette, peine d’ouvriers et aydes la somme de XLV l.
<lb/>Tous lesquelz ouvraiges cy dessus contenuz et declairez ont esté de l’ordonnance de maistre Philibert de Lorme, abbé d’Ivry, conseiller, aulmosnier et architecte du Roy, et à present commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de sesd. bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye veuz et visitez, toisez et mesurez par Charles Billard et Jehan Chapponet, maistres macons demourans à Paris, en la presence de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens, qui iceux ont trouvez avoir esté bien et deuement faictz, ainsi qu’il est plus à plain contenu et declairé cy dessus, en une certiffication signee de leurs mains [f. 15] et dud. des Hostelz le dixiesme jour de decembre l’an MVcXLVIII, le tout montant et revenant ensemble à la premiere somme dessusd. de seize cens quarante livres deux solz sept deniers pite tournois, sur laquelle somme a esté seullement payé par ced. present commis ausd. Guillain et Langeois la somme de douze cens livres tournois comme par deux leurs quictances cy rendues appert, pour ce par vertu d’icelles et desd. certiffication et mandement dud. commissaire, le tout ainsi cy rendu, pour ce cy en despense seullement lad somme de XIIc l.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 15] Ensuyvent les ouvraiges de maconnerye et taille faictz de neuf pour le Roy nostre sire en son chasteau et basse court de Saint Germain en Laye et es lieux et endroictz cy aprez declairez depuys le moys d’avril dernier passé en ce present an MVcXLVIII par Guillaume Guillain et Jehan, maistres macons pour led. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye, ainsi et en la maniere qu’il s’ensuict.
<lb/>Et premierement
<lb/>Les murs faictz de pierre de taille en trois sens au pourtour des tuyaulx des retraictz commungs erigez erigez (sic) dedans les fossez derriere la chappelle dud. chasteau avec le mur aussi de pierre de taille qui sera lesd. tuyaulx contiennent ensemble six toises et demye de pourtour sur six sept piedz ung quart de hault à prandre depuys le dessus des quinze piedz de haulteur par cy devant toisez et comptez jusques dessus la petite corniche de pierre de taille estant par hault au carré desd. murs vallent dix huilt toises et demye six piedz trois quarts, prisé au fur de huict livres tournois la toise vallent ensemble la somme de VIIxxIX l. X s.
<lb/>Lad. corniche qui regne au pourtour desd. murs avallué [f. 15v] a une toise deux piedz qui au fur que dessus vallent la somme de VIII l. VIII s. X d. ob. tournois
<lb/>Les trois poinctes au dessus desd. murs avallué ensemble à une toise et demye six piedz qui au fur que dessus de dix huict livres tournois la toise vallent la somme de XIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Les deux voultes de moillon, chaulx et sable à la haulteur où sont les sieges desd. retraictz avec la maconnerye de bricque desd. sieges et l’aire sur lesd. voultes avallué ensemble à six toises qui au fur de cinquante solz tournois vallent la somme de XV l.
<lb/>Les deux platz fons de pierre de liaiz au dessus desd. retraictz avallué ensemble à trois toises douze piedz prisé au fur de neuf livres tournois la toise vallent la somme de XXX l.
<lb/>La couverture de taille faicte en tallut à joinctz couvertz au dessus desd. retraictz avec la voulte soubz lad. couverture avallué ensemble à huict toises qui au fur que dessus de huict livres tournois la toise vallent la somme de soixante quatre livres tournois, pour ce cy LXIIII l.
<lb/>Les deux huisseries percees et erigees au gros mur dud. chasteau soubz les galleries pour entrer de la petite court qui est derriere la susd. chappelle ausd. retraictz commungs prisé ensemble la somme de XVI l.
<lb/>La maconnerye de la cloison faicte de neuf en la chambre du rez de chaussee soubz le tribunal de la grand salle du bal faisant separation de l’allee servant à aller ausd. retraictz commungs contient trois toises quatre piedz et demye de long sur huict piedz et demy de hault vallent cinq toises unze piedz ung quart qui vallent à mur à compter deux toises pour une deux toises et demye cinq piedz demy quart prisé au fur de soixante solz tournois la toise vallent la somme de VII l. XIX s. IIII d. ob. tournois
<lb/>[f. 16] Le petit plancher sur lad. allee et cloison avec les tranchees dedans le mur avallué ensemble à mur à deux toises qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de C s.
<lb/>Le manteau, jambaiges et astre de la petite chemynee faicte et erigee au petit cabinet triangle de madame la duchesse de Valentinois dedans l’epoisseur du gros mur avec le tranchement qu’il a convenu pour ce faire dedans led. gros mur pour lad. chemynee et le tuyau d’icelle dedans led. cabinet jusques sur le premier plancher au dessus qui sert au cabinet de la royne et le restablissement qu’il a convenu pour ce faire avallué ensemble à six toises qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XV l.
<lb/>Le tuyau de la chemynee  dud. cabinet de mad. dame de Valentinois depuys led. plancher dud. cabinet de la royne jusques dessus le talut où sont portez les balustres du pavillon au dessus de la chambre de lad. dame contient sept toises de hault sur dix piedz de pourtour comprins le tranchement et restablissement du gros mur où est la chemynee vallent unze toises et demye six piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXIX l. III s. IIII d.
<lb/>Le tuyau de lad. chemynee au dessus dud. tallut de lad. tour contient quinze piedz de hault sur neuf piedz de pourtour comprins de derriere vallent trois toises et demye neuf piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de IX l. VII s. VI d.
<lb/>Les contrepilliers, embassement, arquitrave et corniche de lad. chemynee au dessus dud. tallut et au dessoubz jusques à lad. terrasse du triangle avallué ensemble à trois toises qui au feur que dessus vallent la somme de VII l. X s.
<lb/>La maconnerye de la cloison et petit plancher de l’allee du [f. 16v] retraict dud. cabinet de madicte dame la duchesse de Valentinois avec l’huisserye pour entrer aud. retraict, une huisserye estouppee et deux huisseries faictes de neuf aud. cabinet, l’une du costé de la chambre et l’autre du costé de la gallerye, avec une tranchee qui a esté faicte au mur du costé de lad. gallerye à l’endroict dud. cabinet et qui depuys a esté remaconnee et le racroissement de la fenestre de la lucarne donnant clarté aud. cabinet et la penture du treillis de fer servant à lad. fenestre avallué ensemble à six toises et demye qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de seize livres cinq solz tournois pour ce cy XVI l. V s.
<lb/>Le restablissement du pavé de carreau dud. cabinet pres lad. chemynee avallué à neuf piedz qui au fur que dessus vallent la somme de XII s. VI d.
<lb/>Le manteau, jambaiges et contrecueur de lad. chemynee du cabinet de la royne et le tuyau au dessus dud. manteau jusques dessus le plancher du cabinet de monseigneur le daulphin avec l’astre de lad. chemynee et le remplaiage de maconnerye faicte en l’angle derriere led. manteau et tuyau et le contrecueur et deux corbeaulx de pierre qui soustiennent lad. maconnerye dud. angle en liaison pour le soustenement de lad. chemynee, le tout avallué ensemble à huict toises qui au fur que dessus vallent XX l.
<lb/>Pour avoir abbatu, desmoly et recouppé par dessoubz œuvre le mur dud. cabinet de la royne du costé du retraict pour l’accroissement dud. cabinet et chevallé le dessus dud. mur où a esté mis ung portail de charpenterye pour soustenir le residu dud. mur et maconné led. portail et restably aux deux costez de lad. demolition et faict les troux tant pour loger led. portail que pour le plancher et cloisons de menuyserye dud. cabinet, scellé les corbeaulx soubz led. plancher et faire une aire sur icelluy plancher faict de neuf aud. cabinet pour la mectre à nyveau à cause dud. [f. 17] accroissement et restably le pavé de carreau joignant et faict la maconnerye du plancher faict de neuf au dessus dud. cabinet et l’estouppement d’un siege de retraict, le tout avallué ensemble à six toises et demye qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XVI l. V s. tournois
<lb/>Item les enduictz faictz sur cyment contre les tuyaulx de retraictz de partie de la cloison dud. cabinet prisé ensemble la somme de L s. tournois
<lb/>L’astre de la chemynee de la chambre de la Royne qui a esté refaict de neuf et rehaulcé au dessus de l’aire du plancher pour obvier au danger du feu, pour ce que partie dud. astre est sur le despasse du mur et autre partie sud led. plancher avec la maçonnerye du contrecueur faict à lad. chemynee, avallué ensemble à une toise et demye qui au fur que dessus vallent LXXV s.
<lb/>Le manteau de la petite chemynee dud. cabinet de monseigneur le daulphin avec le faulx manteau, jambaiges et astre adossé contre le tuyau de lad. chemynee dud. cabinet de la Royne et le tuyau de lad. chemynee dud. cabinet de la Royne en l’estaige du cabinet de monsieur le daulphin avec lesd. deux tuyaulx qui sont entretenants de toute la haulteur d’iceulx depuys le plancher dud. cabinet de mond. seigneur le daulphin en amont avec le derriere et maçonnerye de l’angle qui est ramply de maçonnerye et les contrepilliers, arcquitrave, corniche et embassement d’icelles chemynees, et pareillement la maçonnerye et restablissement faict la voulte pour le passaige desd. tuyaulx et pour la demolition et restablissement du pavé de liaiz de la terrasse qui a esté desmoly a cause dud. passaige desd. chemynees, le tout avallué ensemble à vingt toises et demye neuf piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de LI l. XVII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir rompu une gargoille en la terrasse du [f. 17v] pavillon au dessus la chambre de la Royne, qui soulloit estre a l’endroict ou passoient lesd. chemynees, et avoir rellevé les pierres des dailles et leur avoir baillé autre pente pour le changement du cours de l’eaue et y avoir mis une pierre neufve, prisé ensemble la somme de quatre livres tournois pour ce cy IIII l.
<lb/>Item pour avoir refaict de neuf trois balustres de pierre de taille au dessus dud. tallut pres et joignant lesd. chemynés avallué à une toise neuf piedz qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de LXII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir scellé deux crampons de fer sur les garde folz au dessus de la tour des cabinetz dud. logis de la Royne, prisé ensemble la somme de trente solz tournois, pour ce cy XXX s.
<lb/>Item pour avoir faict de neuf cinq balustres au dessus de la tour des cabinetz du Roy, ou lieu de ceulx qui ont esté rompuz, avec l’appuy de dessus desd. ballustres, prisé ensemble la somme de CV s.
<lb/>La maçonnerye de la grande cloison faicte de neuf entre l’allee et les deux chambres erigees de nouvel en la salle en galtas au dessus de la salle du Roy contient huict toises et demye de long sur douze piedz de hault, rapporté le fort au foible, vallent dix sept toises, dont on rabat pour deux huisseries demuy toise douze piedz, ainsi demoure seize toises six piedz, qui vallent a mur, a compter deux toises pour une, huict toises trois piedz, prisé au feur de soixante solz tournois la toise vallent la somme de XXIIII l. V s.
<lb/>La cloison qui separe lesd. deux chambres contient trois toises deux piedz de long sur douze piedz, rapporté le fort au foible vallent six toises et demye six piedz, qui vallent a mur, a compter deux toises pour une, trois toises douze piedz, qui au fur que dessus de soixante solz tournois la toise vallent X l.
<lb/>Le sellement des pieces de bois du plancher d’aiz du porche de [f. 18] la chappelle du galtas au dessus de la chappelle de la Royne prisé dix solz tournois, pour ce cy X s.
<lb/>La maçonnerye d’une cloison faicte de neuf dedans la grand viz estant en l’angle entre les logis du Roy et de la Royne en l’estaige du galtas pres lad. chappelle et le scellement de lad. cloison avallué a mur a demye toise six piedz, prisé au feur de soixante solz tournois la toise, vallent la somme de soixante solz tournois, pour ce cy XL s.
<lb/>Pour avoir estouppé une huisserye pour entrer de l’une desd. chambres en l’allee devant la chambre de la Royne d’Escosse et madame Ysabel, et avoir faict les pentures et scellement de la gasche de l’huis et recueilly partie des feilleures, prisé vingt solz tournois, cy XX s.
<lb/>Les cloisons faictes de neuf pour la separation d’une chambre erigee de nouvel en partie de la grand salle du galtas au dessus de la grand salle du conseil, contiennent huict toises ung pied de pourtour sur douze piedz de hault, rapporté le fort au foible vallent seize toises douze piedz dont on rabat demye toise douze piedz pour deux huisseries, ainsi demoure quinze toises et demye qui vallent a mur a compter deux toises pour une sept toises et demye neuf piedz, prisé au fur de soixante solz tournois la toise la somme de XXIII l. V s.
<lb/>La maçonnerye d’une petite cloison faicte de neuf dedans l’escallier en la closture du pallier qui est a la haulteur dud. galtas avec le scellement des pavés et des pieces de bois avallué a mur a demye toise six piedz qui, au fur que dessus, vallent la somme de quarante solz tournois, pour ce cy XL s.
<lb/>La cloison qui separe l’allee et la chambre de madame Claude, fille du Roy, aud. estaige, contenant vingt ung pied et demy de long sur douze piedz de hault, rapporté le fort au foible vallent sept toises six piedz, ainsi demoure six toises douze piedz qui vallent a compter deux toises pour une trois toises six piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de IX l. X s.
<lb/>La maçonnerye d’une petite cloison qui separe l’allee du logis de madame [f. 18v] Marguerite, seur du Roy, avallué a mur a quinze piedz trois quartz, qui au fur que dessus de soixante solz tournois la toise vallent la somme de XXVI s. III d.
<lb/>La maçonnerye faicte a une grande huisserye faicte den façon de porte au gros mur a l’entree de la grande salle du bal du costé par ou l’on va de lad. salle au logis du Roy au lieu de l’huisserye qui y estoit, prisé par maçonnerye, plastre et peyne la somme de VI l. V s.
<lb/>Les enduictz et restablissemens faictz au plancher du cabinet de mad dame Marguerite estant en soupendue sur partie de la garderobbe de lad. dame avallué a mur a douze piedz, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XVI s. VIII d.
<lb/>La maçonnerie faicte de neuf au plancher du grand cbainet estant en souppendue au dessus de l’allee qui est entre la chambre et garderobbe de lad. dame, avallué a mur a trois toises, qui aud. pris de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VII l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict et percé de neuf en gros mur trois huisserie au corps d’hostel qui est entre la chappelle du chasteau et le logis de la Royne, scavoir est deux en l’estaige du galtas et l’autre en l’estaige qui est a la haulteur des petites galleries en terrasse en la court et estouppé l’une desd. huisseryes par hault, avallué ensemble a trois toises et demye, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VIII l. XV s.
<lb/>La maçonnerye des cloisons faictes dedans les trois viz dud. corps d’hostel a la haulteur de l’estaige du galtas avec le scellement des pattes de fer et pieces de bois, avallué ensemble a mur a deux toises, qui au fur de soixante solz tournois la toise vallent la somme de VI l.
<lb/>La maçonnerie d’une cloison faicte pour clorre la viz par ou [f. 19] l’on monte en la grand salle du bal du costé de la chappelle, pres l’entree de lad. salle, avec le scellement des pattes de fer et pieces de bois, avallué a mur a une toise, qui au fur que dessus de soixante solz tournois la toise vallent LX s.
<lb/>La cloison faicte de neuf de maçonnerye de plastre faisant separation de la chambre de l’orlogeur dedans la gallerye dud. chasteau a l’endroit de la salle du bal du costé de la bassecourt avallué a mur a demye toise six piedz et demy qui au fur que dessus vallent la somme de XL s. X d.
<lb/>Le lambruys faict de neuf a la petite gallerye servant d’oratoire entre le pupitre de la chappelle et lesd. galleries dud. chasteau avec la maçonnerye des deux petites lucarnes et les enduictz faictz aux deux cloisons par dedans led. oratoire et deux fenestres estouppees ausd. cloisons, avallué ensemble a mur a six toises et demye douze piedz, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XLII l. I s. VIII d.
<lb/>La maçonnerie faicte aux deux huisseryes et fenestres dud. oratoire ayant regard sur led. pupitre, prisé ensemble la somme de LXXV s.
<lb/>Le manteau, jambaiges, astre et tuyau de la chemynee de bricque faicte aud. oratoire contre led. mur de lad. gallerye avec les arquitraves, corniches et le petit faulx manteau avallué a six toises qui, au fur que dessus, de cinquante solz tournois la toise, vallent la somme de XV l.
<lb/>Item deux travees de grandes corniches de pierre de taille de Saint Leu faictes a l’opposite l’une de l’autre dedans la chappelle dud. chasteau, lesquelles grandes corniches servent de chemyn pour les petites galleryes et allees et sont avalluees et logees en liaison dedans les gros vielz murs et portent saillyes hors le gros mur de lad. chappelle et portens molleurs et sont garnies par dessoubz, ensemble de vingt quatre rolleaulx enrichiz de feuillaiges a mode antique vingt six [f. 19v] petitz parquetz de rozes dessoubz le plat fons desd. corniches et au dessoubz desd. platz fons en la frise entre lesd. rolleaulx vingt six chiffres de lettres a la devise du Roy et au dessoubz une mollure, le tout du corps desd. corniches, et au dessus desd. corniches les gardefolz desd. deux travees de galleries faictz de pierre de Saint Leu garniz chacun de douze pillastres portans basses et petitz chappiteaulx et petitz archez dessus enrichiz de petites mollures et chiffres de lettres avec deux targes de compartimens enrichiz de croissans, rolleaulx, festons, arcs turquoys et fleches de lad. pierre de Saint Leu, les deux appuyes de pierre de liaiz, au dessus desd. gardefolz portans mollures sallans, et refaict de neuf de pierre de taille partie des murs au fons soubz lesd. arceaulx, et retaillé le residu et pareillement pour avoir faict deux tables d’autel de pierre de liaiz de Nostre Dame des Champs lez Paris pour les deux chappelles ou lieu ou sont lesd. arceaulx, garniz chacun de trois balustres carrez portans bassez, chappiteaulx de mollures servans a porter lesd. autelz, prisé ensemble pour matiere, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de IIIIc l.
<lb/>Tous les restablissemens faictz aux autres vieilz murs de lad. chappelle en partie de deux vielles formes qui sont condampnees et estouppees a cause du corps d’hostel dud. chasteau qui abboutist contre lad. chapelle et a l’estouppement d’une huisserye et de plusieurs troux estouppez et enduictz faictz de neuf avec les troux et maçonnerye du poitrail, sablieres et charpenterye du pupitre de lad. chapelle et la demolition de la maçonnerie qui a esté abbatue en quatre formes pour augmenter le jour et clarté d’icelles et faict les restablissemens qu’il a convenu pour ce faire, le tout avallué ensemble a mur a douze toises qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXX l.
<lb/>Item pour avoir remaçonné, rassis et restably trois travees et demye de vieilles apuyes des petites galleryes de lad. chappelle et y avoir faict dessoubz deux encorbellemens de pierre avec l’huisserie, estouppee par ou l’on souloit entrer de lad. viz en lad. chappelle, prisé [f. 20] ensemble la somme de dix livres tournois, pour ce cy X l.
<lb/>La maçonnerye et pavé de carreau faict de neuf en lad. chapelle contient dix toises de long a prendre depuys le dessoubz du portail du pupitre jusques au chevet, rapporté le fort au foible, sur cinq toises ung pied et demy de large qui est sans comprendre le dessoubz dud. pupitre qui n’est encores pavé vallent cinquante deux toises et demye, dont on rabat pour douze gros pilliers et pour la bordure de liaiz du marchepied du contre autel trois toises six piedz, ainsi demoure quarante neuf toises douze piedz qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VIxx III l. VI s. VIII d.
<lb/>Lad. bordure de pierre de liaiz dud. marchepied dud. maistre autel avec les quatre pillastres de pierre de liaiz carrez qui portent la table dud. maistre autel et l’assiette de lad. table, prisé ensemble pour pierre de liaiz, maçonnerye et assiette la somme de trente huict livres tournois, pour ce cy XXXVIII l.
<lb/>Les trois petitz murs faictz en fondation, scavoir est deux ou sont fondez lesd. pilliers dud. autel et l’autre derriere led. autel pour porter ung contretable contenant ensemble vingtz piedz de long sur sept piedz de hault vallent trois toises demye quatorze piedz, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent IX l. XIIII s. V d.
<lb/>Le mur faict en fondement au bout dud. pavé de carreau pour la fondation des coulonnes qui seront pour porter led. pupitre, avallué a trois toises qui au fur que dessus vallent VIII l. XV s.
<lb/>La maçonnerye et pavé de carreau dedans l’espoisseur des murs soubz les deux arceaux a l’endroict des deux petites chappelles, avallué ensemble a une toise et demye six piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de IIII l. III s. IIII d.
<lb/>Item pour avoir remply de terre le fons de lad. cappelle au dessus [f. 20v] de l’aire ancienne pour le haulcement de lad. aire et pour la mectre a la haulteur ou elle est de present, qui est de trois piedz ou environ de haulteur plus que lad. aire ancienne sur la longueur et largeur de lad. chappelle ou il y a quantité de trente toises de terre a compter deix cens seize piedz pour toise prisé a raison de quarante solz tournois pour chacune pour chacune toise pour voictures et cheriages, peyne d’ouvriers et aydes vallent la somme de LX l.
<lb/>Les tranchees faictes a quatre fenestres du pan de mur soubz la grande salle du bal du costé de la court du chasteau a l’endroit de la salle des meubles dedans la maçonnerye de bricque, tant aux voulsures que aux piedz droictz pour y mectre treillis de fer pour la seuretté desd. meubles avec la maçonnerye et scellement desd. quatre treillis le tout prisé ensemble la somme de X l.
<lb/>Une plate forme faicte de maçonnerye de plastre et moillon d’un pied d’espoisseur a l’aire de la prison estant dessoubz la grosse tour ou est l’orloge contenant dix neuf piedz et demy de long sur dix sept piedz de large, vallent neuf toises sept piedz et demy, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXIII l. V d.
<lb/>Les murs et voulte d’une petitte fosse de retraictz dedans lad. prison avec le siege dud. retraict, la penture de deux huis et scellement d’une barre de fer et gasche pour seuretté de lad. prison avallué ensemble a six toises, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XV l.
<lb/>La maçonnerye et fondation au dessoubz de la palle servant a porter le pont dormant dedans les fossez pres du pont leviz de l’entree dud. chasteau avec le scellement des portes de bois dud. pont dormant au dessus la pille et scellement [f. 21] des barrieres avec la maçonnerie des joinctz du noyau de la petite viz par ou l’on descend de la chambre des portiers ausd. fossez, avallué ensemble a cinq toises et demye qui au fur que dessus vallent la somme de XIII l. XV s.
<lb/>Item pour avoir faict les fueilleures aux jambaiges de pierre de taille ou sont penduz les deux manteaulx de la grande porte de l’entree dud. chasteau, et avoir faict des troux et scellement des pentures desd. poultres et avoir faict assis et maçonné de pierre de liaiz par bas et maçonné les crampandins soubz lad. porte et la maçonnerye des palliers de la baculle dud. pont, prisé ensemble la somme de IIII l. X s.
<lb/>Tous les murs faictz dedans les fossez dud. chasteau pour les fondations de la charpenterye du pont faict pour descendre du cabinet de la chambre de la Royne par dessus lesd. fossez au parc, lesquelz murs sont maçonnez partie de moillon, chaux et sable, et autre partie de moillon et plattre, hourdez et non crespiz ne enduictz, contenant ensemble vingt quatre toises deux piedz de long sur sept piedz de hault, vallent vingt huict toises quatorze piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois la toise en l’estat qu’ilz sont de present, vallent la somme de LXX l. XIX s. V d.
<lb/>Les troux faictz dedans les gros vielz murs pour porter les contrefiches de la charpenterie dud. pont avec l’huisserye faicte et percee de neuf a la tour du cabinet de la Royne et deux marches en lad. huisserye pour entrer dud. cabinet aud. pont, et la maçonnerye qui a esté faicte de neuf a la tremye et partie du plancher dud. cabinet qui a esté refaict a cause du feu qui avoit esté aud. plancher avec la maçonnerye des deux aesles de cloison au bout d’en hault dud. pont et le scellement de six poteaulx du perron et petite descente dud. pont dedans led. parc, avallué ensemble a six toises six piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent [f. 21v] ensemble la somme de XV l. VIII s. IIII d.
<lb/>Deux bresches refaictes de neuf de pierre de taille a l’appuye du mur des fossez dud. chasteau devant le logis du Roy du costé du parc, prisé pour pierre de taille, maçonnerye et assiette, peyne d’ouvriers et d’aydes, la somme de seize livres quinze solz tournois, pour ce cy XVI l. XV s.
<lb/>Les assizes de carreaulx de pierre de taille faictes de neuf par le hault des murs de la vielle tour d’elorge avec les carreaulx de pierre de taille mis par voye ausd. vielz murs et les joinctz refaictz, maçonnez de neuf aux vielles assizes en quatre sens soubz la haulte corniche de lad. tour, prisé ensemble la somme de XL l.
<lb/>La grande corniche de pierre de taille faicte de neuf au dessus et au pourtour desd. murs portans mollures et tallut par hault, sur laquelle sont fondez les ballustres de guarde folz avec la saillie des goulletz des petittes gargoilles, prisé ensemble pour pierre de taille, maçonnerye, assiette, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de LVI l.
<lb/>Les appuyes et garde folz faictz de pierre de taille au dessus desd. tallutz de lad. vielle tour garniz de quatre vingtz deux ballustres, cinq targes remplies de croissans, trois pilliers corniers et ung par voye et quatre bases, le tout prisé ensemble la somme de VIxx IIII l. VI s. t.
<lb/>Ung petit mur de plastre et moillon faict dedans les basses dalles de lad. tour pour servir de closture, prisé cinquante solz tournois, cy L s. t.
<lb/>Le pavement faict de pierre de liaiz à joinctz au dessus [f. 22] dessus des chappelles saillans hors œuvre sur les fossez, outre l’alignement du corps d’hostel sur lesd. fossez, sans en ce comprandre les dalles de dessus les corps des murs de l’ediffice desd. chappelles, prisé la somme de XXV l.
<lb/>La maçonnerue d’une huisserye faicte et percee de neuf au mur entre la chambre et garde robbe de monsieur le cardinal de Ferrare et une autre huisserye estouppee avec ung trou estouppé et ung petit mur faict de neuf au bout d’en hault de la petite viz pres lad. chambre, avallué ensemble a une toise et demye six piedz et demy, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent IIII l. XVII s. XI d.
<lb/>Tous les ouvrages de maçonnerye faictz tant aux restablissemens des appuyes de bricque des croisees des chambres au pourtour dud. chasteau en plusieurs endroictz que aux restablissemens du pavé de carreau des salles et chambres dud. chasteau et aux vielles fenestres des galleryes et plusieurs troux estouppez aux barbacanes desd. galleryes, deux sieges de retraictz estouppez à la tournelle, plusieurs gasches d’huys scellees en maçonnerye et autres petitz restablissemens, le tout avallué ensemble à dix toises treize piedz, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXV l. XVIII s. ob.
<lb/>La maçonnerye de deux huisseries estouppees en la cloison aux chambres au dessus de la cuysine du cappitaine et la maçonnerue d’une petite lucarne et ung siege de retraict estouppé et ung autre siege faict de neuf, avallué ensemble a mur à une toise six piedz, qui à raison de LX s. t. la toise vallent LXX s.
<lb/>Les cloisons qui cloent l’allee et cuisine de madame la duchesse de Vallentinois en la basse court, pres la porte et entree de lad. basse court, soubz le logis du cappitaine, contiennent vingt trois piedz et demy de pourtour sur six piedz de hault, vallent trois toises et demye quinze piedz, dont on rabbat demye toise deuix piedz, ainsi demoure trois toises treize piedz, qui vallent a mur une toise et demye six piedz [f. 22v] et demy, qui au fur de LX s. t. la toise vallent C s. X d.
<lb/>Les cloisons par forme d’esquiere qui cloient la petite chambre au dessus desd. cloisons contenant quatorze piedz de pourtour sur cinq piedz de hault, vallent une toise et demye seize piedz, dont on rabat six piedz, ainsi demeure une toise et demye dix piedz qui vallent a mur, a compter deux toises pour une demye toise, quatorze piedz, qui au fur que dessus de soixante solz tournois pour chacune toise vallent ensemble la somme de LIII s. IIII d.
<lb/>La plancher de lad. petite chambrette avec le petit plancher au manteau de la chemynee de lad. cuysune avec les troux, tranchees de scellement des sablieres, une fenestre faicte pour donner clarté a lad. chambrette et la maçonnerye faicte au contrecueur de lad. cuysine et autres restablissemens, avallué ensemble a mur a six toises et demye quatorze piedz, qui au fur que dessus de soixante solz tournois la toise vallent XX l. XIII s. IIII d.
<lb/>La maçonnerye faicte de neuf au contrecueur et astre de la chemynee de l’autre cuysine joignant, de present applicquee a l’office de retraict du gobellet de monseigneur le Daulphin, avec la maçonnerye de la fenestre dud. office du costé de la basse court, avallué ensemble à une toise et demye douze piedz, qui au fur que dessus vallent la somme de IIII l. XI s. VIII d.
<lb/>Deux grandes cloisons faictes de neuf au grand corps d’hostel de lad. basse court qui est du costé de la rue, en l’estaige au dessus du reez de chaussee, l’une entre la chambre de monsieur de Montmorency et la chambre de l’appiticaire du Roy, et l’autre le long de l’allee a l’endroict de partie desd. deux chambres, contenant ensemble sept toises de long sur unze piedz de hault, comprins le scellement des sablieres, rapporté le fort au foible vallent douze toises et demye douze piedz, dont on rabbat demye toise douze piedz pour deux huisseries, ainsi demoure douze toises, qui [f. 23] vallent a mur, a compter deux toises pour une, six toises, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent XVIII l.
<lb/>Deux penneaulx de cloison faictz de neuf à la vielle cloison faisant separation de la chambre et garde robbe dud. appoticaire du Roy, une huisserye estouppee à lad. cloison et plusieurs troux estouppez et restablissemens faictz en lad. cloison, avallué ensemble a mur a demue toises dix piedz ung quart, qui au fur que dessus de soixante solz tournois la toise vallent la somme de XLVII s. I d.
<lb/>La maçonnerye faicte de neuf au plancher de lad. chambre et garde robbe dud. appoticaire du Roy, tant au redressement que aux enduictz et troux estouppez, avallué ensemble a mur a trois toises et demye, qui au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de VIII l. XV s.
<lb/>Les enduictz et restablissement faictz au plancher de l’allee tout du long dud. corps d’hostel depuys l’une des viz jusques a l’autre, avec les sollives sur une poultre au dessus de lad. allee pres les cloisons neufves et le restablissement sur une huisserye, avallue ensemble a mur a deux toises et demye qui, au fur que dessus de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de VI l. XV s.
<lb/>La maçonnerye faicte de neuf au contrecueur de la chemynee de lad. chambre de mond. sieur de Montmorency et restablissemens au plancher de lad. chambre, avallué ensemble a mur a demye toise qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXV s.
<lb/>La maçonnerye faicte au contrecueur des chemynees des chambres de messieurs les cardinaulx de Vendosme et de Chastillon et de Loys monsieur de Vendosme et de la chambre de messieurs les maistres d’hostel du Roy aud. corps d’hostel aud. estaige au dessus du rez de chaussee et autres petitz restablissemens avallué ensemble a mur a deux toises et demye, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VI l. V s.
<lb/>[f. 23v] La maçonnerye faicte de neuf à l’astre et contrecueur de la chemynee du grand grenier dud. corps d’hostel et plusieurs troux estouppez au plancher dud. grenier avec une fenestre et une demye poincte estouppee a l’une des lucarnes dud. grenier a l’endroict de lad. chemynee et ung autre trou estouppé a lad. lucarne, avallué ensemble a une toise six piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent LVIII s. IIII d.
<lb/>La maçonnerye faicte de neuf au restablissement des marches de la viz au bout dud. grand corps d’hostel du costé des fossez dud. chasteau et au mur soubz lesd. marches, avallué ensemble a mur a une toise et demye, qui a fur que dessus de cinquante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de LXXV s.
<lb/>La maçonnerye des troux et sollives d’une poultre mise par dessoubz œuvre ou plancher dessus la cuysine de monseigneur le daulphin avec les restablissemens au contrecueur de la chemynee de lad. cuysine et autres restablissemens et une aesle de maçonnerye faicte en lad. chemynee pour garder du feu, les tourneurs de broche avec la maçonnerye faicte à l’esvyer de lad. cuysine et l’huisserye faicte de neuf a l’entree d’icelle cuysine et une fenestre au dessus d’icelle huisserye, avallué ensemble a mur a trois toises et demye, qui au fur que dessus vallent ensemble la somme de VIII l. LXV s.
<lb/>Une pierre de liaiz mise aud. esvyer, prisé pour pierre et taille trente cinq solz tournois, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Item pour avoir remply une fosse dedans lad. basse court devant le logis du cappitaine, prisé la somme de vingt solz tournois, pour ce cy XX s.
<lb/>Les restablissemens faictz en la chambre des medecins de monsieur le Daulphin et au grenier au dessus a l’estouppe de la poincte de la lucarne et restablissement au tuyau de cheminee, avallué ensemble a mur a demye toise, qui au fur de L s. t. la toise vallent la somme de XXV s.
<lb/>Item au corps d’hostel des offices de lad. basse court [f. 24] du costé de l’eglise, avoir percé et erigé quatre fenestres du costé de lad. basse court avec le contrecueur de la chemynee de l’office de penneterye de monseigneur le Daulphin et ung manteau de chemynee faict en la chambre ou soulloit loger monseigneur Bochetel et de present marquee pour monsieur d’Estampes et les restablissemens joignans avec une huisserye estouppee et deux de neuf en cloison, avallué ensemble a mur a cinq toises et demye six piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent XIIII l. LIII s. IIII d.
<lb/>Les cloisons faictes de neuf a la garde robbe de la chambre de messieurs de Chastillon et d’Andelot au corps d’hostel de lad. basse court estans sur rue au dessus de l’eglise, contenant ensemble trois toises cinq piedz de pourtour, rapporté le fort au foible, sur huict piedz trois quarts de hault, vallent cinq toises et demye trois piedz ung quart, dont on rabat demye toise, ainsi demoure cinq toises trois piedz ung quart, qui vallent a mur a compter deux toises pour une deux toises et demye ung pied et demy demy quart, qui au fur de soixante solz tournois pour chacune toise vallent la somme de VII l. XII s. VIII d. ob. t.
<lb/>La maçonnerye des lambruictz faictz de neuf a lad. chambre et garde robbe contenant huict toises quatre piedz et demy de long sur sept piedz ung quart de hault, rapporté le fort au foible, vallent dix toises et demye deux piedz et demy demy quart, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXVI l. VIII s.
<lb/>La maçonnerye des aesles et lambruys de la lucarne de lad. garde robbe, avallué a dix piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XIII s. X d. ob. t.
<lb/>La maçonnerye faicte de neuf aux lambruys d’une autre garde robbe au bout de lad. chambre qui est du costé de l’entree de lad. basse court vers l’eglise avec les restablissemens du tuyau de chemynee passant par dedans lad. garde robbe, avallué [f. 24v] ensemble a quatre toises cinq piedz trois quartz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XVIII l. II s. VI d.
<lb/>Les cloisons faictes de neuf a la chambre et garde robbe des femmes de madame d’Aumalle contenant ensemble quatre toises quatre piedz et demy de long sur huict piedz ung quart de hault vallent six toises et demye ung pied dont on rabat demye toise dix piedz ainsi demoure cinq toises et demye neuf piedz qui vallent, a compter a mur deux toises pour une, deux toizes et demye treize piedz et demy, qui au feur de soixante solz tournois la toise vallent la somme de VIII l. XII s. VI d.
<lb/>La maçonnerye de deux lucarnes faictes de neuf ausd. garde robbes et restablissement des lambruys, avallué ensemble a mur a une toise neuf piedz, qui au fur de cinquante siolz tournois la toise vallent la somme de LXII s. VI d.
<lb/>La maçonnerye des aesles et appuys d’une grande et petite lucarnes de l’allee de lad. chambre avec le restablissement du mur joignant et de l’entablement par dehors œuvre, avallué ensemble a mur a une toise six piez qui au fur de soixante sols tournois la toise vallent la somme de LXX s.
<lb/>Les restablissemens faictz en la chambre des femmes de madame de Saint Paul, avallué ensemble a mur a demye toyse, qui au fur de cinquante solz tournois la toise, vallent XXV s.
<lb/>Les cloisons faictes de neuf es chambres, garde robbes et cabinetz de monsieur le president Bertrand i et de monsieur le general de la Chesnaye estans aud. corps du costé dud. jardin avec la maçonnerye de trois petites lucarnes et restablissemens des lambruys et une huisserye percee au mur qui faict separation desd. deux garde robbes et autres restablissemens faictz a l’astre et contrecueur de la chemynee de monsieur le president et deux petites lucarnes, sollives et restablissemens des deux allees desd. deux chambres, avallué ensemble a mur a dix toises et demye neuf piedz qui au fur de soixante solz tournois la toise [f. 25] vallent la somme de XXXII l. V s.
<lb/>Les restablissemens faictz aux marches de la viz par ou l’on monte ausd. chambres, avallué a mur a demye toise qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent XXV s.
<lb/>La maçonnerye faicte dedans partie des bees de cinq fenestres au reez de chaussee dud. corps d’hostel, avallué ensemble a mur a demye toise neuf piedz, qui a raison que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de XXXVII s. VI d.
<lb/>La maçonnerye faicte au contrecueur de la chemynee et restablissement declairé de la cuysine servant de salle ou descendent les embassadeurs aud. corps d’hostel, avallué a mur a une toise et demye douze piedz et demy, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de IIII l. XII s. IIII d.
<lb/>La maçonnerye du contrecueur de la chemynee de l’ediffice du retraict du gobellet du Roy et restablissement du manteau de la tremye au dessus, avallué ensemble a une toise a raison de cinquante solz tournois la toise, vallent la somme de L s.
<lb/>La maçonnerye faicte au plancher de la chambre de l’escuyer du Roy au dessus de la porte et entree de la petite escurye et la maçonnerye de l’astre et contrecueur de la chemynee de lad. chambre et les restablissemens faictz aux marches, coquille et noyau de lad. viz et la penture d’un huys au hault de lad. viz avec la maçonnerye des boutz d’un pouctre neufve mise par dessoubz œuvre au plancher de lad. escuirye et les solives sur lad. poultre et restablissemens des mangeoires et scellement des ratelliers et de deux poteaux de bout en icelle escuyrye, le tout avallué ensemble a mur a six toises et demye neuf piedz, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XVI l. XVII s. VI d.
<lb/>Les deux tuyaulx de chemynee de bricque en une soulche servant au petit efiffice faict de neuf dedans lez fossez dud. chasteau au bout des lisses joignant le pont par ou le Roy descend de sa gallerye au parc contiennent ensemble dix neuf piedz de pourtour, comprins le derriere, sur dix huict piedz et demy de hault, vallent neuf toises et demye neuf piedz et demy, dont on rabat demye toise, ainsi de moitié neuf [f. 26] toizes et demye neuf piedz et demy dont on rabat demye toise ainsi demoure neuf toises neuf piedz et demy, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XXIII l. III s. II d.
<lb/>Le contrepillier, arquitrave et corniche de lad. chemynee avec le renfoncement du derriere desd. tuyaulx, avallué ensemble a trois toises cinq piedz et demy, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de IX l. I s. XII d.
<lb/>Une aesle de mur entre lesd. chemynees et le pavillon du pont pour rachapter les caves, avallué a demye toise, vault au fur que dessus la somme de XXV s.
<lb/>Le manteau de la chemynee de la petite chambre haulte dud. ediffice et le tuyau passant par derriere led. manteau avec l’astre, jambaiges et faulx manteau, avallué ensemble a huict toises quatorze piedz trois quartz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise, vallent la somme de XVI l. V d. ob.
<lb/>La maçonnerye du plancher de lad. chambre contenant trois toises quatre piedz ung quart de long sur quinze piedz de large, vallent neuf toises neuf piedz trois quarts, dont on rabat demye toise quinze piedz, ainsi demeure huict toises douze piedz trois quarts, qui vallent a mur a compter deux toises pour une quatre toises six piedz ung quart, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent XLVIII s. VIII d.
<lb/>La maçonnerye de bricque faicte en lad. petitte chambre aux exsaulcemens par equierre que a la demye poincte et au porche avec la maçonnerye de la poincte et deux aesles de la lucarne et les troux et scellement des pieces de bois, avallué ensemble a cinq toises quatre piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XII l. XV s. VI d.
<lb/>Les marches droittes a l’endroit de la petitte chambre haulte avec le limon et asle de dessoubz et troux des poultres et sablieres et le petit plancher de la gallerye au dessoubz de l’huisserye faicte et percee au gros mur de lad. viz pour entrer en lad. gallerye et montee de lad. petitte chambre haulte, avallué ensemble a deux toises et demye six piedz, qui au fur que dessus vallent la somme de VI l. XIII s. IIII d.
<lb/>Les cloisons de bricque de lad. petitte gallerye depuis le reez de chaussee [f. 26v]  en amont avec la fondation au dessoubz et une marche a l’endroict de l’huisserye avec les troux et tranchees, avallué ensemble a quatre toises cinq piedz, qui au fur que dessus vallent la somme de  XLVI s. XI d.
<lb/>Le manteau, jambaiges et astre de la chemynee de la chambre du reez de chaussee dud. petit ediffice ou s’arme le Roy, avec la fondation desd. jambaiges et le faulx manteau avec les tranchees faictes au gros viel mur, tant a l’endroict dud. manteau que a l’endroict des thuyaulx au dessus, avallué ensemble a sept toises et demye treize piedz ung quart, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de XIX l. XIII s. IIII d. ob. t.
<lb/>L’aire de lad. chambre contient quatre toises quatre piedz de long sur quinze piedz de large, vallent neuf toises six piedz, dont on rabat quinze piedz, ainsi demoure huict toises et demye neuf piedz, qui vallent a mur, a compter deux toises pour une, quatre toises treize piedz et demy, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de X l. XVIII s. IX d.
<lb/>La maçonnerye de l’aire de l’allee de l’entree de lad. chambre avallué a mur a neuf piedz qui, au fur que dessus vallent la somme de XII s. VI d.
<lb/>La maçonnerye des cloisons de bricque de lad. chambre dud. reez de chaussee avallué ensemble a deux toises et demye quinze piedz, qui au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de VII l. V s. X d.
<lb/>L’assize de pierre de taille au dessoubz des pans de bois de la chambre au reez de chaussee, prisé pour pierre de taille, maçonnerye et assiette la somme de VI l.
<lb/>La maçonnerye de moillon, chaulx et sable de la fondation au dessoubz, avallué a deux toises neuf piedz, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de CXII s. VI d.
<lb/>Deux marches de pierre de liaiz faicte à l’endroict de l’entree de lad. chambre basse du costé des montouers des lisses, prisé ensemble pour pierre de taille et maçonnerie la somme de LX s.
<lb/>[f. 27] Item pour avoir haulcé de terre l’aire de lad. petite chambre, prisé la somme de XLV s.
<lb/>La maçonnerye d’une huisserye faicte de neuf en cloison couverte pour entrer de la garderobbe de la Royne en son cabinet, avec la maçonnerye faicte a l’estouppement d’un siege de retraict qui soulloit servir a lad. garderobbe et l’enduict au tuyau dud. retraict, avallué ensemble a mur a une toise, a raison de soixante solz tournois la toise, pour ce cy LX s.
<lb/>La maçonnerye d’une cloison faitte par forme d’esquierre en façon de porche en la garderobbe de monsieur le cardinal de Guyse joignant la grosse tour, a l’endroict de la chambre dud. seigneur, qui est en lad. grosse tour au premier estaige au dessus du reez de chaussee avec les troux et scellement des sablieres et une huisserye estouppee en l’allee par ou l’on soulloit aller au retraict estant en lad. tour, avallué ensemble a mur a une toise et demye douze piedz, qui au fur de soixante solz tournois la toise vallent la somme de CX s.
<lb/>Une assize de pierre de taille de liaiz faitte de neuf en la chappelle du chasteau pour porter la cloison de menuyserie faicte en lad. chappelle avec la fondation de maçonnerye de moillon, chaulx et sable au dessoubz dud. liaiz et le restablissement du pavé de carreau, qui pour ce faire a esté desmoly, avec les pierres de liaiz faictes aussi en lad. chappelle pour fonder les coulonnes de menuiserye qui seront soubz le pupitre, avec la maçonnerye de moillon, chaulx et sable de la fondation au dessoubz et les restablissemens du pavé de carreau qu’il a convenu pour ce faire desmolir, prisé ensemble pour pierre de taille de liaiz, moillon, chaulx et sable, peyne d’ouvriers et d’aydes, la somme de LV l.
<lb/>Item pour avoir faict les troux dedans les pilliers de pierre de taille de lad. chappelle pour mectre les barres de bois pour attacher la tapisserye et avoir scellé et maçonné lesd. pierres dedans lesd. troux, prisé ensemble la somme de sept livres dix solz tournois, pour ce cy VII l. X s. t.
<lb/>[f. 27v] Item cinq balustres de pierre de taille faictz et mis de neuf au lieu de cinq qui ont esté rompuz au gardefol du perron estans contre la grand viz entre la salle du Roy et la salle de la Royne, prisé ensemble la somme de cent solz tournois, pour ce cy CV s.
<lb/>La porte de pierre de taille faicte de neuf a la closture du parc a l’endroict du villaige de Quarrieres, garnye de jambaiges et vouslures avec deux gros pilliers aussi de pierre de taille aux deux cosytez de lad. porte par dedans led. parc et la fondation au dessoubz et la maçonnerye de moillon, chaulx et sable au dessus et les restablissemens de lad. closture, prisé pour pierre de taille, la taille d’icelle, maçonnerye, peyne d’ouvriers et d’aydes, la somme de quarante deux livres tournois, pour ce cy XLII l.
<lb/>Somme desd. parties de maçonnerye devant declairees faictes depuys le mois d’avril dernier passé, deux mil trois cens vingt une livres quatorze solz neuf deniers obolle tournois
<lb/>Nous Charles Billard et Jehan Chapponnet, maistres maçons, certiffions a tous qu’il appartiendra que, de l’ordonnance de noble personne maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivery et de Saint Barthelemy, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire, commissaire par luy ordonné et depputé par led. seigneur sur le faict de ses bastimens et ediffices, et apres serment par nous faict par devant luy en la presence de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire dud. seigneur et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, avons veu et visité, toisé et mesuré les ouvraiges de maçonnerye et taille contenuz et declairez au toisé cy devant escript, faictz de neuf pour le Roy nostred. seigneur en son chasteau et basse court de Saint Germain en Laye et es lieux et endroictz contenuz et declairez aud. toisé par Guillaume Guellain et Jehan Langeois, maistres maçons par led. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye, depuys le mois d’avril dernier passé en ce present an mil cinq cens quarante huict, lesquelz ouvraiges de maçonnerye et taille nous avons trouvé avoir esté et estre bien et deuement faictz ainsi qu’il appartient, et iceulx valloir et monter ensemble a la somme susd. de deux mil trois cens vingt une livres quatorze solz neuf deniers [f. 28] obole tournois, tesmoings noz seings manuel cy mis le vingtiesme jour de decembre l’an mil cinq cens quarante huict.
<lb/>Ainsi signé Charles Billard, Chapponnet et Deshostelz
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 28] Ensuyvent les ouvraiges de maçonnerye faictz de neuf pour le Roy nostre sire a Saint Germain en Laye depuys le mois de decembre l’an mil cinq cens quarante huict, tant a l’ediffice de l’appentis des huict loges, petittes cours et grande court faictz et erigez de neuf pour le logis des bestes sauvaiges dedans et au bout du parc du chasteau dud. lieu de Saint Germain en Laye du costé du port au Pecq, comme dedans led. chasteau et basse court dud. lieu es lieux et endroictz cy apres declairez par Guillaume Guillain, maistre des œuvres de maçonnerye de l’hostel de la ville de Paris, et Jehan Langeois, maistre maçon, ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, le pan de mur au bout de la grande court des bestes saulvaiges dedans le parc du costé du chasteau et le grand pan de mur de lad. court qui se retourne par forme d’esquierre du costé dud. parc jusques contre l’appentis ou sont les loges desd. bestes, lesquelz sont enduictz par dedans œuvre et non crespiez par dehors œuvre, et sont garniz d’une encoigneure et une huisserye de pierre de taille, contiennent ensemble trente trois toises ung pied de pourtour sur seize piedz et demy de hault, comprins le fondement et rapporté le fort au faible, vallent quatre vingtz unze toises sept piedz et demy, prisé au fur de quarante cinq solz turnois pour chacune toise en l’estat qu’ilz sont de present, vallent la somme de IIc V l. IIII s. IIII d. ob. t.
<lb/>Le mur au bout desd. loges au bout des murs dessusd., lequel est aussi enduict par dedans et non crespy par dehors, contenant neuf piedz de large sur quinze piedz de hault, comprins le fondement et la demye poincte, a icelle prandre par son meilleu, vallent trois toises et demye neuf piedz, prisé au fur de quarante cinq solz tournois pour chacune toise en l’estat qu’il est de present, vallent ensemble aud. pris la somme de VIII l. VIII s. IX d.
<lb/>[f. 28v] Les restablissemens faictz de neuf au viel mur de partie de la closture de lad. grand court et a l’endroit de l’une des petittes courts et du demy pignon au bout de l’appentis des loges desd. bestes du costé des vignes, lesquelz sont enduictz par dedans œuvre et non crespiz par dehors œuvre, avec une grande espaullette de mur faicte de neuf entre les vielz murs ou sont lesd. haulcemens a l’endroict de lad. grand court, aussi enduict par dedans œuvre et non crespy par dehors, avallué ensemble a trente six toises douze piedz, qui au fur de quarante cinq solz tournois pour chacune toise en l’estat qu’ilz sont a present vallent la somme de IIIIxxI l. XV s.
<lb/>Les enduictz faictz ausd. vielz murs au dessoubz desd. haulcemens du costé de lad. grand court, petitte court et loge, avallué ensemble, a quinze toises pour une, cinq toises, prisé au fur de quarante solz tournois pour chacune toise, vallent ensemble la somme de X l.
<lb/>Le mur qui faict la separation de lad. grand court et des huict petittes cours desd. bestes, dont toutes les huisseries et fenestres sont de pierre de taille, contenant unze toises et demye de long sur seize piedz de hault, comprins le fondement, vallent XXX toises et demye de long sur seize piedz de haul, comprins le fondement, prisé au fur de quatre livres dix solz tournois pour chacune toise, l’une portant l’autre, comprins la pierre de taille, chaulx, sable, moillon et enduictz de plastre, vallent ensemble la somme de VIxxXVIII l.
<lb/>Le restablissement faict aud. mur en ce qui a esté rompu par les porcs espiz avec le restablissement faicte au souspiral de la cave estant en lad. grand court aussi rompu par lesd. pors espiz et le scellement des huict treillis de fer qui sont aux fenestres desd. petittes cours, le tout prisé ensemble la somme de sept livres dix solz tournois, pour ce cy VII l. X s.
<lb/>[f. 29] Les sept murs par voye qui font separation desd. huict petites cours maçonnez de chaulx et sable et enduictz de plastre contiennent ensemble dix sept toises et demye de long sur seize piedz et demy de hault, comprins le fondemnt, rapporté le fort au foible, vallent quarante huict toises quatre piedz et demy, prisé au fur de cinquante solz tournois par chacune toise, vallent ensemble la somme de VIxx l. VI s. III d.
<lb/>Le pan de mur en fondement au dessoubz du pan de cloison de l’appentis des loges desd. bestes et les fondations des sept petitz murs par voyz soubz les cloisons qui separent lesd. loges desd. bestes, contenant ensemble vingt toises cinq piedz de long sur cinq piedz de hault, vallent dix sept toises treize piedz, prisé au fr de XXXV s. t. pour chacune toise, eu esgard et en ce comprins les vuydanges faictes soubz le plancher du reez de chaussee ou couchent lesd. bestes, vallent ensemble la somme de XXX l. VII s. VII d. ob. t.
<lb/>Les cloisons couvertes au dessus desd. murs contenant ensemble vingt deux toises de long sur six piedz de hault, vallent vingt deux toises, dont on rabbat pour lesd. huisseryes, fenestres et dessus deux toises douze piedz, ainsi demoure dix neuf toises et demye six piedz, qui vallent a mur, a compter trois toises pour deux, treize toises quatre piedz, prisé au fur de soixante solz tournois pour chacune toise, vallent ensemble la somme de XXXIX l. VI s. VIII d.
<lb/>Le pan de cloison en l’estaige du grenier dud. appentis contenant unze toises et demye de long sur neuf piedz de hault, vallent dix sept toises neuf piedz, dont on rabat pour les huict fenestres une toise douze piedz, ainsi demoure quinze toises et demye quinze piedz, qui vallent a mur, a compter deux toises pour une, sept toises et demye seize piedz demy, prisé au feur de [f. 29v] soixante solz tournois pour chacune toise, vallent XXIII l. XVII s. VI d.
<lb/>Le plancher du grenier dud. appentis contenant unze toises et demye de long sur neuf piedz de large, vallent dix sept toises neuf piedz qui vallent a mur, a compter deux toises pour une, huict toises et demye quatre piedz demy, prisé au fur de soixante solz tournois pour une toise, vallent ensemble la somme de XXV l. XVII s. VI d.
<lb/>Les huict escuyers de pierre de taille servans à gecter les eaues du costé du Pecq, prisé ensemble la somme de dix livres tournois, compris les couvertures, pour ce cy X l.
<lb/>Le haulcement du viel mur soubz la couverture dud. appentis du costé du Pecq et la reprinse faicte par bas au dessoubz dud. mur contiennent ensemble huict piedz de hault sur unze toises deux piedz de long, rapporté le fort au foible, vallent quinze toises quatre piedz, prisé au fur de XXXV s. t. pour chacune toise en l’estat qu’il est a present, vallent la somme de XXVI l. VIII s. X d.
<lb/>Les murs par forme d’esquierre faisant la closture d’une court pres et joignant lad. grand court et loges desd. bestes, vont penser icelles bestes, lesquelz murs ne sont crespiz ne enduictz, et y a une huisserye et une encoigneure de pierre de taille contenant ensemble unze toises cinq piedz de long sur treize piedz et demy de hault, comprins le fondement, rapporté le fort au foible, vallent XXVI toises et demye quatre piedz et demy prisé au fur de quarante solz tournois pour chacune toise en l’estat qu’ilz sont a present, vallent ensemble la somme de LIII l. V s.
<lb/>La maçonnerye de l’huisserye faicte au viel mur de closture de lad. court du costé du Pecq par laquelle lesd. gardes desd. bestes vont penser lesd. bestes, prisé la somme de XXX s.
<lb/>Somme toute desd. parties desd. ouvraiges de maçonnerye cy devant declairez faictz ausd. loge, appentilz et courts pour lesd. bestes sauvaiges estans aud. parc dud. chasteau de Saint Germain du costé du port au Pecq, sept cens quatre vingtz une livres dix sept slz six deniers tournois
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 30] Ouvraiges et reparations de maçonnerye faictz aud. chasteau et basse court depuys le mois de decembre mil cinq cens quarante huict
<lb/>Chasteau
<lb/>Premierement, la maçonnerye et pavé de carreau faict de neuf au bas de la chappelle dud. chasteau au dessoubz du pupitre contenant cinq toises ung pied de long, rapporté le fort au foible, vallent huict piedz et demy de large, vallent sept toises unze piedz et demy qui a raison de cinquante solz tournois la toise vallent ensemble la somme de XVIII l. VI s.
<lb/>La maçonnerye et scellement de deux gonds et une gasche de l’huis de la petitte viz dedans la chappelle soubz le pupitre et une huisserye percee pour entrer de la grand viz pres la salle du bal sur led. pupitre, et deux marches de liaiz pour descendre de lad. huisserye sur led. puppitre, et le scellement de vingt cinq tasseaulx de bois scellez pour tenir les frises de menuiserye dud. pupitre, et mis douze carreaulx neufz au restablissement du pavé de carreau de lad. chappelle, et aussi pour avoir retaillé et recouppé les piedz droictz de la porte de pierre de taille de l’entree de lad. chappelle pour l’eslargissement d’icelle, et rehaulcer lesd. piedz droictz et refaict la voulsure de pierre de taille de lad. porte pour le haulcement d’icelle, et y avoir faict servir les voulsures qui y estoient, le tout prisé ensemble la somme de XIII l.
<lb/>Item ung petit mur faict de maçonnerye de plastre et moillon servant a clorre ung petit cabinet au reez de chaussee dedans la grand viz de la salle du bal joignant lad. chappelle, avallué a une toise quinze piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de LXX s. X d.
<lb/>Item pour avoir faict deux marches de liaiz en la court dud. chasteau a l’entree de l’autre grand viz pour monter en lad. salle du bal, prisé ensemble la somme de XL s.
<lb/>Item pour avoir faict sur les corniches basses des pilliers et autres du pourtour de la court dud. chasteau cent dix huict petitz empattemens de plastre pour servir a chandelliers a mectre les flambeaulx au baptesme de monseigneur d’Orleans et sellé douze pattes de fer pour tenir les cielz qui ont esté mis tant devant l’entree de lad. chappelle que contre la viz au dessus du perron entre la salle du Roy et la salle de la Royne, et aussi pour [f. 30v] avoir desmoly les appuyes des croisees de lad. salle du Roy et de la Royne aux deux boutz dud. perron joignant lad. viz pour faire ouverture de toutes les largeurs desd. croisees pour porter baptizer mond. seigneur d’Orleans et passer par dedans lad. salle du Roy, le tout prisé ensemble la somme de VII l.
<lb/>Les deux petitz tallutz de maçonnerye faictz sur les tallutz des embassemens des pilliers à la haulteur des appuyes des ballustres des petittes galleries qui sont lesd. pilliers sur lad. court du chasteau pour garder que l’on ne puisse passer d’une gallerye en autre et six autres tallutz faictz du costé des galleries sur les fossez, le tout prisé ensemble la somme de CIIII s.
<lb/>Item trois petittes espaullettes de maçonnerye de pierre de taille faictes en trois bresches du gardefol desd. fossez du costé du jardin, prisé ensemble la somme de XII l.
<lb/>Item la maçonnerye de la forge de bricque et plastre faicte pour l’orlogeur du Roy au bout de la grand gallerye dud. chasteau joignant le corps d’hostel de la grand salle du bal du costé des fossez pres la porte du chasteau avec une pierre de liaiz servant a l’astre de lad. forge et une petite auge de pierre de liaiz et ung carreau de pierre de taille servant a porter l’enclume, une grande bee de fenestre percee dedans le mur de pierre de taille de lad. grand gallerye servant a donner clarté en lad. chambre dud. orlogeur ou est lad. forge et les feulleurets faictes a deux vielles fenestres de lad. chambre et les scellemens des chassis dormans et des pattes de fer servansa tenir lesd. chassis desd. fenestres, le tout prié ensemble la somm de X l. XV s.
<lb/>La maçonnerye de plastre des cloisons faictes de neuf a la closture du bout d’embas du pont de bois par ou la Royne descend pour aller au parc, avec la maçonnerye des deux petittes aesles et murs estans aux deux costez dud. bout dud. pont au dessus des gardefolz de pierre des fossez et la maçonnerye de plastre de [f. 31] deux petittes aesles de cloisons pres d’une lucarne au dessus du plancher de la gallerye dud. chasteau du costé du jeu de paulme pour servir de closture, le tout avallué ensemble a mur a quatre toises neuf piedz, prisé a raison de soixante solz tournois pour chacune toise, vallent ensemble la somme de XII l. XV s.
<lb/>Quatre marches et ung pallier de pierre de liaiz maçonnez et assis dedans led. parc au dessoubz du perron de charpenterye estant au bout d’embas dud. pont de la Royne, avec la maçonnerye de dessoubz, le tout prisé ensemble pour pierre de taille de liaiz, la taille, maçonnerye et assiette, la somme de XII l.
<lb/>Item pour avoir rabaissé le manteau de la chemynee du cabinet de la Royne et la tournelle pres sa chambre, refaict le contrecueur, restably un des jambaiges et y avoir pendu deux huis de fer et faict le soubz astre de dessoubz et restably l’un des jambaiges de la chemynee de lad. chambre et refaict les joinctz et estouppé plusieurs petitz troux au pourtour du lambruys et resellé les pattes qui tiennent lesd. lambruys au pourtour des murs, restably l’un des jambaiges de la chemynee de la garderobbe de lad. dame, mis trois carreaulx au cabinet de lad. dame pres lad. garderobbe, restably l’appuys de l’une des fenestres, prisé ensemble la somme de LV s. VI d.
<lb/>Item les restablissemens aux jambaiges des chemynees de la salle de la Royne et aux astres desd. chemynees et pareillement aux asres et contrecueurs de la chemynee de la chambre et garderobbe du Roy, et rabassé la plattebande du manteau de la chemynee de lad. garderobbe, refaict aussi le contrecueur de la chemynee de la salle dud. seigneur et mis cinquante haut carreaulx neufz tant a lad. salle que a lad. garderobbe et refaict les feulleures de lad. fenestre de l’allee entre lad. salle et la chambre du Roy et rabaissé aussi le manteau de la chemynee du cabinet dud. seigneur, le tout prisé ensemble [f. 31v] la somme de sept livres tournois, pour ce cy VII l.
<lb/>Item pour avoir restably la corniche de bricque a l’endroict de l’une des croizees de la salle de monseigneur le Daulphin, restably les jambaiges des chemynees et rejoinctoyé le plancher a l’endroict des pilliers et restably le pavé de carreau de lad. salle et refaict le contrecueur et restably les jambaiges et astre de la chemynee de la chambre dud. seigneur et scellé une gasche en lad. chambre, le tout prisé ensemble la somme de IIII l. XVII s. VI d.
<lb/>Item les restablissemens faictz au pavé de carreau de la chambre de la Royne d’Escosse et de l’allee de lad. chambre et resellé et remaçonné une gasche et restably le jambaige de la chemynee de la garderobbe de lad. dame prez lad. allee, prisez ensemble la somme de vingt huict solz tournois, pour ce cy XXVIII s.
<lb/>Item pour avoir faict ung hault astre de la chemynee de la chambre de madame Claude et restably les jambaiges de lad. chemynee, refaict de neuf le soubz astre de dessoubz avec deux corbeaulx de pierre de liaiz mis dedans le mur pour porter la barre de fer que porte le sbouz astre, avec les restablissemens qu’il a convenu pour ce faire, et depuys refaict led. astre et celluy de la garderobbe de lad. chambre par deux foys et rejoinctoyé au long d’une cloison en l’allee de lad. chambre et desmaçonné une croisee en lad. chambre qui estoit estouppee et y avoir scellé et ataché les pentures et fiches qui tiennent la croisee de menuyserye et avoir scellé les deux gardes de l’huis par ou l’on entre de lad. chambre en la garderobbe et restably l’un des jambaiges de la chemynee de la salle de lad. dame et le pavé de carreau de lad. salle, tout prisé ensemble la somme de neuf livres cinq solz tournois, cy IX l. V s.
<lb/>Item avoir scellé deux barreaulx de fer à la fenestre du cabinet de madame la duchesse de Vallentinois et refaict le contrecueur de la chemynee de la salle et garderobbe de lad. dame, le tout prisé ensemble la somme de LVIII s.
<lb/>Item les resrenissements faictz de maçonnerye de plastre [f. 32] pour l’estouppement de plusieurs petitz troux en la garderobbe de monseigneur le connestable et les restablissemens faictz en la salle dud. seigneur, le tout prisé ensemble la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir estouppé une demye croisee de fenestre pres la chambre de monseigneur d’Orleans du costé du jardin, prisé la somme de XV s.
<lb/>Item pour avoir agrandy deux fenestres, l’une en la chambre et l’autre en la garderobbe de madame de Sedan, et une en la chambre des enfans de lad. dame, et estouppé ung siege de retraict et attaché une gasche a ung petit crochet a ung huis de lad. chambre de mad. dame de Sedan, prisé ensemble la somme de quatre livres tournois, pour ce cy IIII l.
<lb/>Item pour avoir scellé et maçonné douze chevilles de bois en la chambre de madamoyselle la bastarde pour mettre des tablettes et faict les trenchees pour mettre deux aiz servans de tablettes a l’endroict d’une fenestre et reculley la jouee d’une fenestre en la garderobbe de lad. damoiselle et refaict l’astre de la chemynee de lad. chambre et mis deux bricques au manteau de lad. chemynee, le tout prisé ensemble la somme de XXX s.
<lb/>Item le restablissement faictz a l’astre de la chemynee de la chambre des filles de madame de Guyse, le scellement du siege de retraict et le scellement de deux gasches et restablissement de l’astre de la chemynee de la chambre de lad. dame avec le restablissement faict au contrecueur et astre de la chemynee de la chambre de madame la mareschalle de Saint André, prisé ensemble la somme de XLV s.
<lb/>Item pour avoir mis deux bricques a l’un des jambaiges de la chemynee de la chambre de madame d’Humieres, resellé une piece de bois servant de gardefol a l’endroict de la viz d meilleu du corps d’hostel qui est devers le jeu de paulme et mis trois bricques au manteau de la chambre de la [f. 32v] chambre de madame d’Aumlle et avoir destouppé l’huis qui estoit estouppé a l’entree de la chambre ou est de present logé monsieur d’Orleans du costé et pres la chambre de monsieur d’Humieres et pres la chappelle du chasteau, et faict porter les gravas hors dud. chasteau, prisé ensemble quinze solz tournois, pour ce cy XV s.
<lb/>Item le haulcement faict au dessus des linteaulx de quatre cloisons, l’une au hault du grand escallier pres la salle du galtas qui est sur la salle de monseigneur le connestable, et les autres au hault de trois grandes viz, prisé ensemble la somme de XL s.
<lb/>Item pour avoir scellé les pentures de trois huys, l’un au galtas sur le logis du Roy, ung aultre au gaultas pres la chappelle et l’autre au galtas sur la chambre de la Royne, et scellé les gasches de quatre crochetz et estouppé ung siege de retraict servant a la chambre ou soulloit loger feu monsieur de Saint André l’aisné et enduict tout alentout pour oster la senteur dud. retraict, prisé ensemble la somme de XXX s.
<lb/>Item en la chambre ou logeoient les ambassadeurs durant le baptesme de monseigneur d’Orleans, avoir scellé deux gons et une gasche a une fenestre et la penture, et scellement des gonds et gasches de l’huis du cabinet de lad. chambre et retably le siege du retraict servant a lad. chambre et scellé le siege de bois de dessus, prisé ensemble quinze solz tournois, pour ce cy XV s.
<lb/>Item le restablissement de l’astre de la chemynee de la chambre du rez de chaussee ou a logé monsieur l’admiral et a present les enfans de monseigneur le connestable, prisé ensemble X s.
<lb/>Item au garde manger de la cuysine de bouche du Roy estant derriere la chappelle dud. chasteau, avoir sellé six grands crampons [f. 33] de fer pour tenir trois ratelliers pour pandre la viande et faict une aulmoire joignant la fenestre dud. garde manger et pandu la fenestre qui close lad. aulmoire et scellé la gasche et une petite tablette dedans lad. aulmoire et faict le contrecueur de bricque de la chemynee dud. garde manger et une aesle de mur en lad. cuysine de bouche pour garder les tourneurs avec la penture d’un huis pres des retraictz communs, le tout prisé ensemble la somme de C s.
<lb/>Item la maçonnerye et pavé de carreau du plancher du petit cabinet de madame Marguerite, seur unique du Roy, et souspendue au dessus de la garderobbe de lad. dame, et en la pettite allee joignant, avallué a cinq toises, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de XII l. X s.
<lb/>Les recrenissemens faictz aux cloisons de lad. garderobbe avec les restablissemens faictz a l’aire du viel plancher de la grand chambre haulte de la tour ou est l’orloge au dessus de la chambre de mad. dame Marguerite, avallué ensemble a mur a une toise et demye, qui a raison de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de LXXV s.
<lb/>Item pour avoir racoustré le pivot du pont leviz de l’entree dud. chasteau et mis deux pierres de liaiz servans a soustenir la baculle dud. pont leviz et retaillé le pillier et desscelé la penture des deux huis de la peticte viz par ou l’on descend aux fossez dud. chasteau, et faict une feulleure a l’huisserye d’embas et refaict le contrecueur de la chemynee de la chambre des portiers et faict des petitz culz de lampes de plastre servans de chandelliers, avec la penture de l’huis de la porte faicte de neuf par ou l’on va du jardin au parc, le tout prisé ensemble la somme de six livres tournois, cy VI l.
<lb/>Basse court
<lb/>Le tuyau, manteau, jambaiges a astré de la chemynee de plastre faicte de neuf en la chambre ou se tient le concierge dud. chasteau [f. 33v] erigee en ung garnie restant au grand corps d’hostel de la basse court du costé de la grand rue au dessus de la cuysine de monseigneur le Daulphin, avec une aesle de maçonnerye a costé dud. tuyau de lad. chemynee, avallué ensemble a sept toises et demye dix sept piedz, prisé au fur de soixante solz tournois pour chacune toise, vallent ensemble la somme de XXIII l. VIII s. IIII d.
<lb/>La maçonnerye de plastre de la cloison qui faict la closture de lad. chambre avec la maçonnerye sur les deux forces, avallué ensemble a mur a deux toises et demye neufz piedz, prisé au fur de soixante solz tournois, vallent la somme de VIII l. V s.
<lb/>La maçonnerye de plastre du plancher au dessus de lad. chambre, contenant trois toises quatre piedz de long, rapporté le fort au foible, sur quinze piedz de large, vallent neuf toises six piedz qui vallent a mur, a compter deux toises pour une, quatre toises et demye trois piedz, prisé au fur de soixante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de XIIII l. XV s.
<lb/>La maçonnerye des sollives dud. plancher avallué ensemble a neuf piedz, prisé au fur que dessus de soixante solz tournois la toise, vallent XV s.
<lb/>Les lambruys de plastre de lad. chambre avec le petit plancher au dessus de la lucarne et ung petit penneau de cloison a lad. lucarne avec une huisserye percee et faicte de neuf, et maçonnerye de plastre pour entrer de lad. chambre au grand garnier joignant, avallué ensemble a douze toises unze piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent ensemble la somme de XXX l. XV s. IIII d.
<lb/>La maçonnerye du gardefol de lad. viz et une huisserye estouppee en cloison au hault de lad. viz avallué ensemble a mur a neufz piedz, prisé au fur que dessus de cinquante solz tournois la toise, vallent la somme de XV s.
<lb/>Item pour avoir faict ung petit esuyer en la chambre de [f. 34] l’appoticaire du Roy au dessus du garde manger de monsieur le Daulphin et avoir faict ung contrecueur et astre en la chemynee de la chambre des maistres d’hostelz de mond. seigneur le Daulphin, une languette dedans le manteau de lad. chemynee et autres petitz restablissements tant aux murs que aux planchers et cloisons, et scellé ung crampon et une gasche en lad. chambre avec la maçonnerye et scellement de deux gontz et une gasche a la fourriere dud. seigneur, et le restablissement du dessoubz de deux astres des chemynees au dessus de lad. fourriere, le tout prisé ensemble, pour maçonnerye et peine d’ouvriers, la somme de LX s.
<lb/>Item l’haulcement du tuyau de la chemynee servant a l’office de la fruiterye de mond. seigneur le Daulphin et le restablissement du contrecueur et le scellement de la gasche de l’huys, avallué ensemble a une toise et demye neuf piedz, prisé au fur de soixante solz tournois la toise, vallent la somme de CV s.
<lb/>Item la maçonnerye faitte a l’astre et contrecueur de la chemynee de l’office de la fruicterye du Roy avec les cueillies de plastre d’un huis et la penture dud. huis, et la maçonnerye de cinq troux estouppez au retraict du gobellet dud. seigneur et une tablette de plastre et ung chandelier de plastre et les trenchees pour porter deux tablettes de bois, et le scellement d’un gond a l’huis dud. office, et faict la maçonnerye de deux petitz penneaulx de cloison et autres petitz restablissemens, avallué ensemble a mur a une toise et demye neuf piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de IIII l. VII s. VI d.
<lb/>Item la maçonnerye des cloisons faictes de neuf aud. office du retraict du gobellet du Roy nostred. seigneur, avallué a mur a une une neuf piedz, prisé au fur de soixante solz tournois la toise, vallent la somme de LXXV s.
<lb/>Item en la chambre des maistres d’hostelz du Roy en lad. [f. 34v] basse court, avoir faict de neuf et restably la maçonnerye du plancher au pourtour de l’enchestrure de la chemynee qui avoit esté bruslee et faict l’astre et soubz astre de lad. chemynee avec partie du contrecueur d’icelle, et le restablissement de la languette derriere led. contrecueur et deux troux estouppez au plancher et autres petitz restablissemens, avallué ensemble a mur a une toise et demye sept piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois la toise, vallent la somme de IIII l. IIII s. VIII d.
<lb/>Item la maçonnerye faicte de neuf au manteau de la chemynee de la cuysine de bouche de la Royne et au restablissement du contrecueur de la chemynee, et ung taudis pour garder les tournes broches du feu et la penture de l’huis de l’entree de lad. cuysine, et ung trou estouppé au plancher, avec le scellement de quatre gonds et deux gasches a la cuysine du commun de lad. dame, et deux fenestres estouppees au retraict du gobelet d’icelle dame, le tout avallué ensemble a mur a deux toises dix piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de CXI s. I d.
<lb/>Item la maçonnerye faicte a l’astre, soubz astre et contrecueur de la chemynee de la chambre du petagogue de monseigneur le Daulphin au dessus de la cuysine de bouche de la Royne, une petitte languette dedans le manteau de la chemynee et les restablissemens de plusieurs troux au plancher de lad. chambre, avallué ensemble a mur a demye toise douze piedz, prisé ensemble a la somme de XLI s. VIII d.
<lb/>Item la maçonnerye faicte a l’astre et soubz astre de la chambre de monsieur d’Estampes, avallué ensemble a quatorze piedz, prisé au fur que dessus de cinquante solz tournois, vallent la somme de XIX s. V d.
<lb/>[f.35] Item la maçonnerye faicte au pavé et aire de la cuysine de madame Marguerite de France, seur unicque du Roy, et au contrecueur de la chemynee de lad. cuysine, le scellement d’une barre de fer mise au manteau pour le soustenir et le scellement de deux gonds et une gasche a l’huis de l’entree de lad. cuysine, avec la maçonnerye d’un entrevoux de plancher au dessus du garde manger de lad. cuysine, le tout avallué ensemble a deux toises douze piedz, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de CXVI s. VIII d.
<lb/>Item la maçonnerye faicte au manteau et jambaiges de lad. chemynee de la chambre de monsieur le president Bertrandi en lad. basse court, au corps d’hostel du costé du jardin, avec la penture de deux fenestres en la chambre de monsieur de la Chesnaye aud. corps d’hostel, avallué ensemble a deux toises, prisé au fur de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de C s.
<lb/>Item la maçonnerye des cloisons faictes de neuf par forme d’esquierre pour la closture du garde manger de la cuysine de madame la duchesse de Valentinois, erigee de neuf en partye de l’allee de la grand porte et entree de lad. basse court, et l’huisserye percee et ceully de neuf pour entrer de lad. cuysine au garde manger, avec la penture de l’huis et deux marches a l’entree de lad. huisserye dud. garde manger, dont l’une de pierre et l’autre de maçonnerye de plastre, et la maçonnerye faicte en ung petit taudis a la chemynee de lad. cuysine, le tout avallué ensemble a mur a quatre toises neuf piedz, prisé au fur de soixante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de XII l. XV s.
<lb/>Item la maçonnerye de la chappelle ou voulsure du grand [f. 35v] four du paticier de la Royne avec l’aire de dessus et la maçonnerye de l’astre avec la penture de quatre chassis aux fenestres dud. fournil et de celluy du Roy, et la maçonnerye d’une fenestre faicte de neuf au petit fournil, et deux penneaulx de cloison, le tout avallué ensemble a mur a quatre toises, qui au fur de cinquante solz tournois la toise vallent la somme de X l.
<lb/>Item les murs de maçonnerye de moellon, chaulx et sable faict en fondement au dessoubz de la fontaine de pierre de taille de liaiz faicte de neuf en lad. basse court dud. chasteau, avec la maçonnerye de deux rigolles dedans terre soubz le pavé pour l’entree et yssue de l’eaue de lad. fontaine, et la closture ronde de lad. fontaine faictes de grandes pierres de liaiz entier de Nostre Dame des Champs lez Paris, taillees par dedans œuvre a plain parement et par dehors œuvre a mode rusticque, garnye de pillastres portans basses et chappiteaulx, arquitrave, fust et corniche, ung empattement en façon de pied destrat par bas au reez de chaussee, une grande corniche de lad. pierre de liaiz par hault, ung grand plat fons rond ou pose l’eaue de lad. fontaine faict de deux grandes pierres de liaiz entier portans mollures par dehors au desss dud. pied destrat, ung autre grand platfons rond aussi de deux grandes pierres de liaiz entier par le hault de lad. fontaine, avec la couverture au dessus de lad. fontaine faitte en maniere de cul de four, garnye de costes pour la couverture des joinctz et l’admortissement au dessos en façon d’une grosse pomme et mollures au dessoubz, le tout dud. liaiz entier de Nostre Dame des Champs, et le pavement de pierre de liaiz faict en rond au reez de chaussee de la court ou pourtour d’icelle fontaine par dehors œuvre, le tout prisé ensemble pour pierre de taille, liaiz, taille, façon, maçonnerye et assiette, fondation, vuydanges, peynes d’ouvriers et d’aydes et autres choses qu’il a convenu pour ce faire, la somme de six cens douze livres dix solz tournois, cy VIc XII l. X s.
<lb/>[f. 36] Item au logis de Regnault Jouau, ou est l’escurye de monseigneur le Daulphin, avoir estouppé une grande huisserye et en avoir percé, faict et cueilly une aultre, avec la maçonnerye d’une mangeoire et scellement d’un ratellier, avallué ensemble a deux toises, prise a raison de cinquante solz tournois pour chacune toise, vallent la somme de C s.
<lb/>Item en la granche de Guillaume Boullart pour l’excuyrie du Roy, avoir faict la maçonnerye de deux mangeoires et scellement de deux ratelliers contre le mur de la rue avec une aesle de cloison au bout de l’une desd. mangeoires joignant l’entree de la porte, avec la maçonnerye d’une fenestre faicte de neuf, avallué ensemble a deux toises et demye, prisé a raison que dessus de cinquante solz tournois la toise, vallent ensemble la somme de six livres cinq solz tournois, pour ce VI l. V s. t.
<lb/>Item la maçonnerye faicte à l’estouppement de cinq bresches a la closture du parc, dont l’une a l’endroit du jardin dud. chasteau, avallué ensemble a quatre toises et demye neuf piedz de maçonnerye de moillon de terre non crespye, prisé a raison de trente solz tournois pour chacune toise en l’estat qu’elle est de present, vallent ensemble la somme de sept livres deux solz six deniers tournois, pour ce cy VII l. II s. VI d.
<lb/>Somme desd. parties desd. ouvraiges de maçonnerye faictz aud. chasteau, basse court, reparations des escuyries et closture du parc cy devant declaré : neuf cens trente neuf livres six solz unze derniers tournois
<lb/>Somme totalle de toutes et chacunes les parties de maçonnerye et taille contenuz et declairez es parties escriptes en ce present cahier : dix sept cens vingt une livres quatre solz cinq deniers tournois
<lb/>Nous Charles Billart, maistre maçon de monseigneur le connestable, Guillaume Challon et Jehan Chapponnet, mestres maçons a Paris, certiffions a tous qu’il appartient que, de l’ordonnance de noble personne maistre Philibert Deloirme, abbé d’Ivry, de Saint Bartellemy de Noyon et de Geneton, [f. 36v] conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire, commissaire ordonné et depputé par led. seigneur sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye apres serment par nous faict par devant luy, avons, en la presence de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, veu, visité, toisé, mesuré, prisé, estimé tous et chacuns les ouvraiges de maçonnerye de taille contenuz et declairez es parties escriptes en ce present cahier faictz de neuf pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye es lieux et endroictz specifiez par lesd. parties par Guillaume Guillain et Jehan Langeois, maistres maçons, depuys le mois de decembre MVc XLVIII jusques a huy, lesquelz ouvraiges de maçonnerye et taille nous avonstrouvé avoir esté et estre bien et deuement faictz ainsi qu’il appartient, et valloir bien et loyaulment les pris speciffiez par chacun article desd. parties, a quoy les avons prisez et estimez, prisons et estimons, montans ensemble la somme derniere dessusd. de dix sept cens vingt une livres quatre solz cinq deniers tournois, tesmoing noz seings manuelz cy mis le douziesme jour de may l’an mil Vc cinquante.
<lb/>Signé Charles Billard, Challon, Chapponnet et Deshostelz »
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 36v] Parties payees de l’ordonnance de maistre Philibert Delorme, a present commissaire desd. bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye, dont les certiffications sont cy devant escriptes et rendues ainsi qu’il s’ensuyt
<lb/>A Guillaume Guillain et Jehan Langeois, maistres maçons demourans a Paris, la somme de mil livres tournois a eulx ordonnee par maistre Philibert Delorme, conseiller, aulmosnier du Roy nostre sire, et commissaire par luy ordonné et depputé [f. 37] sur le faict desd. bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye, et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees du cinquiesme jour de juin l’an mil cinq cens quarante huict, sur ce qui leur peult et pourra cy apres estre deu sur les ouvraiges de maçonnerye et taille qu’ilz ont faictz et font ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur en son chasteau dud. lieu de Saint Germain en Laye, oultre et par-dessus les auters sommes de deniers a eulx cy devant ordonnees pour ses causes, de laquelle somme de M l. a esté en vertu desd. lettres  d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis, maistre Nicolas Picart, aud. Guillaume Guillain tant en son nom que comme procureur dud. Langeois, en monnoye de douzains, dizains, liards et doubles, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le neufiesme jour de juillet l’an MVc XLVIII, aussi cy rendue, appert, pour ce cy en despence icelle somme de M l.
<lb/>Ausd. Guillaume Guillain et Jehan Langeois, la somme de cent livres tournois a eulx ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le deuxiesme jour d’aoust l’an mil cinq cens quarante huict sur ce qui leur peult et pourra cy apres estre deu sur leur marché a cause des ouvraiges de maçonnerye, taille et brique qu’ilz ont et font ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a eulx cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de C l. a esté en vertu desd. lettres et ordonnance cy rendues faict payement comptant par le present commis aud. Guillaume Guillain, tant en son nom que comme procureur dud. Langeois en monnoye de XIIs, Xs et liards comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le quatriesme jour d’aoust l’an MVc XLVIII, pour ce cy lad. somme de C l.
<lb/>[f. 37v] A iceulx Guillaume Guillain et Langeois, maistres maçons susd., la somme de mil livres tournois a eulx ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le vingtiesme jour de septembre l’an MVc quarante huict, sur ce qui leur peult et pourra cy apres estre deu sur leur marché a cause des ouvraiges de maçonnerye, taille et bricque qu’ilz ont faictz et font ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye, de laquelle somme de M l. a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par cesd. present commis, maistre Nicolas Picart, aud. Guillaum Guillain, tant en son nom que comme procureur dud. Jehan Langeois, en escuz d’or soleil, a quarante cinq solz tournois piece, et testons de XI s. piece, XIIs, dixains et VI liards et doubles, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le vingtiesme jour de septembre l’an MVc quarante huict, pour ce cy en despence lad. somme de M l.
<lb/>Ausd. Jehan Langeois et Guillaume Guillain, maistres maçons susd., la somme de cinq cens livres tournois a eulx ordonnee par le susd. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees du quatriesme jour de fevrier l’an MVc quarante huict, sur et tant moings des ouvraiges de maçonnerye qu’ilz ont cy devant faictz et feront cy apres pour le Roy nostred. seigneur en son chasteau de Saint Germain en Laye, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a eulx cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de cinq cens livres a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis, maistre Nicolas Picart, aud. Jehan Langeois, tant en son nom que comme procureur de Guillaume Guillain, en escuz d’or soleil a quarante cinq solz piece, testons et monnoye de douzains comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le lundy quatriesme jour de fevrier l’an MVc quarante huict aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence icelle somme de Vc l.
<lb/>[f. 38] A eulx encores la somme de quatre cens livres tournois a eulx aussi ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees du deuxiesme jour de mars l’an MVc quarante huict, sur et tant moings des ouvraiges de maçonnerye et taille qu’ilz ont nagueres faictz et faict faire, font encores ordinairement et feront cy apres pour le Roy nostred. seigneur en son chasteau dud. lieu de Saint Germain en Laye, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a eulx cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de IIIIc l. a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis, maistre Nicolas Picart, aud. Guillaume Guillain, tant en son nom que comme procureur dud. Jehan Langeois, en escuz d’or soleil a quarante cinq solz tournois piece et monnoye de douzains, dizains et liards comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le lundy quatriesme jour de mars l’an mil cinq cens quarante huict aussi cy rendues appert, pour ce cy en despence icelle somme de IIIIc l.
<lb/>Aux dessusd. Jehan Langeois et Guillaume Guillain, maistres maçons demourans a Paris, la somme de quatre cens livres tournois a eulx ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees du premier jour d’apvril, sur et tant moings de ce qui leur peul et pourra estre deu cy apres a cause des ouvraiges de maçonnerye et taille qu’ilz ont faictz et font ordinairement pour le Roy aud. lieu de Saint Germain en Laye, mesmes a la fontaine de la basse court dud. chasteau et aux caiges des bestes dedans le parc dud. lieu, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a eulx cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de quatre cens livres a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis aud. Guillaume Guillainne, tant en son nom que comme procureur [f. 38v] dud. Jehan Langeois, en escuz d’or soleil a quarante cinq solz tournois piece et monnoye de douzains comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le lundy huictiesme jour d’apvril avant Pasques mil Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence lad. somme de IIIIc l.
<lb/>Aux desssus nommez Jehan Langeois et Guillaume Guillain, maistres maçons susd., la somme de deux cens livres tournois a eulx ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dattee du dixiesme jour d’apvril l’an MVc XLVIII, sur et tant moings des ouvraiges de maçonnerye qu’ilz ont faictz et font cy apres pour le Roy nostre sire tant au logis des beses du parc que autres, et ce oultre et par-dessus les autres sommes de deniers a eulx cy devant ordonnes pour semblable cause, de laqulle somme de deux cens livres a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ce present commis, maistre Nicolas Picart, aud. Guillaume Guillain Guillain, tant en son nom que comme procureur dud. Jehan Langeois comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le premier jour de may l’an MVc quarante neuf aussi cy rendues appert, pour ce cy en despence lad. somme de IIc l.
<lb/>Ausd. Jehan Langeois et Guillaume Guillain, maistres maçons, la somme de deux cens livres tournois a eulx ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees du dernier jour d’aupril mil cinq cens quarante neuf, sur et tant moings de leurs marchez et pris faictz des ouvraiges de maçonnerye et taille qu’ilz ont par cy devant faictz et feront cy apres pour le Roy nostred. seigneur tant au logis neuf qui se faict au bout [f. 39] au bout du parc dud. Saint Germain pour les bestes sauvaiges que aud. chasteau, et ce oultre et par dessus ls autres sommes de deniers a eulx cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de IIc l. a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis ausd. Langeois et Guillain en escuz d’or soleil a quarante cinq solz piece et monnoye de douzains et dizains comme par leur quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le jeudy second jour de may l’an MVc XLVI aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence icelle somme de IIc l.
<lb/>Aud. Jehan Langeois, maistre maçon susd., la somme de quarante cinq livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees de XXVIIme jour d’aupril l’an MVc cinquante sur et tant moings des ouvraiges de maçonnerye qu’ilz a faictz aud. chasteau de Saint Germain, tant par le commandement dud. commissaire que par le commandement de monsieur de Humieres, de laquelle somme de quarante cinq livres a esté, en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues, faict payement comptant par ced. present commis aud. Langeois comme par sa quictance faicte et passee par devant ung notaire et tabellion royal en la prevosté de Saint Germain en Laye le XXVIIme jour d’aupril l’an mil cinq cens cinquante aussi rendue appert, pour ce cy en despence lad. somme de XLVI l.
<lb/>Je Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostre sire et par luy commis au contrerolle de ses bastimens et ediffices, certiffye a tous qu’il appartiendra que, de l’ordonnance verbaille de noble personne maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivry et de Saint Barthellemy et de Geneton, [f. 39v] conseiller aulmonsier ordinaire et architecte du Roy nostre sire par luy ordonné et depputé par icelluy seigneur sur le faict de sesd. bastimens et ediffices, Jehan Langeois, l’un des maistres maçons des bastimens dud. seigneur a Saint Germain en Laye,  faict faire en prompte et extreme dilligence pour le Roy nostred. seigneur durant le mois d’aupril dernier passé et ce present mois de may les abaissemens et vuydanges des terres qu’il a convenu et estoit necessaire faire, abaisser et vuyder de la grande court faitte et erigee de neuf devant et a l’endroict des huict petittes courts et loges aussi faictes et erigees de neuf au bout du parc dud. lieu de Saint Germain en Laye du costé et a l’opposite du port au Pec pour loger les bestes saulvaiges, pour ce que lesd. terres de lad. grande court estoient trop haultes de trois piedz ou environ de haulteur par le bout d’en hault et d’un pied et demy ou environ par le meilleu d’icelle court, rapporté le fort au foible, sur la longueur et largeur de lad. grand cour, et faict apporter les terres yssues de lad. vuydange hors led. parc, et vuyder le parterre de lad. grand court et la meilleure platte forme qu’il a esté advisé et ainsi que luy a esté ordonné et commandé faire par led. commissaire pour la commodité de lad. grand court, eu esgard de la pente du parterre d’icelle, afin qe lesd. bestes sauvaiges qui seront esd. loges ayent mieulx leurs aisances en icelle grande court quant le bon plaisir du Roy sera les y faire sortir de leursd. loges et petittes courts, et pour ce faire a led. Jehan Langeois quis et livré a ses despens, peines de manouvriers osteilz et autres choses a ce necessaires, et faict et percé une bec en la muraille du cloz dud. parc pour porter les terres desd. vuydanges hors en lad. closture d’icelluy parc, et ce faict remaçonné et estouppé lad. bec, le tout moyennant et parmy le pris et somme de soixante quinze livres tournois de pris et marché verballement faict par led. commissaire aud. Lanegois en ma presence, tesmoing mon seing manuel cy mis le XXme jour de may l’an MVc XLIX.
<lb/>Ainsi signé Deshostelz
<lb/>A Jehan Langeois, l’un des maistres maçons des bastimens et ediffices [f. 40] dud. lieu de Saint Germain en Laye, la somme de soixante quinze livres tournois a luy ordonnee par maistre Philibert Delorme, commissaire susd. et ses lettres d’ordonnance signees de sa main dactees du vingt cinquiesme jour de may l’an mil cinq cens quarante neuf, pour avoir faict en prompte et extreme dilligence pour le Roy nostred. seigneur, de marché verballement faict par led. commissaire pour et au nom du Roy nostred. seigneur avec led. Langeois durant le mois d’avril et le mois de may les abaissemens et vuydanges des terres qu’il a convenu et estoit necessaire faire abaisser et vuyder de la grande court faicte et erigee de neuf devant et a l’endroit des huict petittes cours et loges aussi faictes et erigees de neuf au bout du parc dud. chasteau de Saint Germain en Laye du costé et a l’opposite du port au Pec pour loger les bestes sauvaiges, et faict porter les terres yssues de lad. vuydange hors led. par cet uny le parterre de lad. grande court, eu esgard a la pente du parterre d’icelle, et pour avoir quis et livré par led. Langeois a ses despens, peine d’ouvriers, oustilz et autres choses a ce necessaires, et faict et percé une bec en la muraille du cloz dud. parc pour porter les terres desd. vuydanges hors lad. closture d’icelluy parc, et ce faict remaçonné et estouppé lad. bec ainsi qu’il est apparu aud. commissaire et appert par certiffication dud. maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur susd., signee de de main le vingtiesme jour de may l’an MVc XLIX, de laquelle somme de soixante quinze livres a esté, en vertu desd. certiffications et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Jehan Langeois, comme par sa quictance faicte par devant Thomas Legendre, substitud juré commis et ordonné par justice en l’absence de Michel Fromont, notaire et tabellion en la prevosté de Saint Germain en Laye, le huictiesme jour de may l’an MVc XLIX, aussi cy rendue, appert, pour ce cy en despence icelle somme de LXXV l.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 40] A tous ceulx qui ces presentes lettres verront Charles Gallain, licencié es loix, bailly d’Ennet, salut. Scavoir faisons que par devant Remi de Launay, tabellion juré commis et estably en la ville et chastellenye dud. Annet, fut present en sa personne maistre Jehan Marchand, maistre tailleur de [f. 40v] Pierre demourant a Paris, lequel s’est soubmiz et obligé et par ces presentes se soubzmect et oblige a et envers le Roy nostre sire, par prinse de corps et biens, a la personne de noble et discrette personne Philibert Delorme, abbé commendataire des abbayes de Saint Barthellemy de Noyon, d’Ivry et de Geneton, c’est asscavoir de faire et parfaire bien et deuement de son mestier les ouvraiges qu’il convient faire pour le Roy nostred. seigneur a une fontaine a son chasteau de Saint Germain en Laye, toute la forme de laquelle fontaine sera tenu led. Marchant faire en triangle tant d’un costé que d’autre, et en son mesliee sera comme si estoit une cilobastre large de trois piedz et demy de chacune face et de haulteur a propos que est la source de lad. fontaine et en façon comme se peult veoir par le dessein. De dessus icelle silobastre y sera erigé trois daulphins, ou autres trois animaulx ou aultres qu’il plaira au Roy ordonner, qui jecteront les eaues par trois costez au droit des angles. Plus autour d’icelle, a deux piedz pres, sera erigé une separation et armement comme si c’estoit une cuve portant quelzques petitz compartiments. Et au meilleu du fons de lad. cuve, on y mectra les gros robinetz de cuyvre qui sont a present aud. lieu de Saint Germain, qui n’ont servy la ou l’on les voulloit faire servir, et autour d’icelle cuve, plus bas a deux piedz de large et ung pied de parfondeur plus bas que n’est le pavé, il y aura encores façon de cuves, en laquelle on descendera de deux marches,et sera ung lieu pour garder les eaues, et de la se conduyront au jardin, et autour des marches a la derniere sera large de deux piedz, et au bout d’icelle y aura ung appuy haulteur de trois piedz, ayant quelques petites mollures et aornemens comme luy sera dict et monstré. Plus au droict des angles par les costez, en six endroictz, sera faict de petittes pierres façon de pons de haulteur de la derniere marche pour approcher a prandre de l’eaue en la main plus facillement. Tous lesquelz ouvraiges seront faictz de pierre dure de liaiz et bien paver le dedans des cuves avec de petittes commissures et ligatures et cymens, qu’ilz puissent bien tenir l’eaue. Et sera faict en sorte que la cuve la plus pres de la cilobastre sera plus haulte que celles des marches, afin que plus facillement on puisse vuyder et nestoyer lad. cuve, aussi que lad. cuve soit en pente pour avoir vuydange et passaige pour aller au jardin ainsi que l’on advisera pour le mieulx, et la cilobastre, oarnemens et devises seront de marbre de noir et blanc qui luy seront baillees quant au marbre. Et quant aux autres choses pour faire les ouvraiges de sond. mestier, tant de pierre de liaiz, chaulx, sablon, voictures par eaue et par terre, fonder, maçonner et assembler lesd. ouvraiges et rendre place nette. Sera tenu led. Marchant faire, fournir et livrer tout ce que dessus sans ce que le Roy soit tenu luy bailler autres choses, fors la somme de mil livres tournois a payer comme il fera lesd. ouvraiges, laquelle somme luy sera payee par le tresorier des bastimens du Roy monsieur Picart, et le tout bien et deuement faict au dict de gens et ouvriers a ce congnoissans et contrecueur du Roy. Laquelle besongne sera tenu led. Marchand rendre faicte et parfaicte dedans demy an prochainement venant. Dont et du tout led. Marchant s’est tenu pour comptant par devant led. juré, en la main duquel il a promis de bonne foy tenir et entretenir, faire et accomplir le contenu cy dessus, et ce par prinse de corps et de biens pour les propres affaires du Roy, souz l’obligation de tous et chacuns ses biens, ceulx de leurs hoirs, meubles et heritaiges presens et advenir. Renonçant generallement a toutes choses ad ce contraires. Donné en tesmoing de ce soubz les sceaulx aux contraictz de lad. chastellenye le huictiesm jour de may l’an mil cinq cens cinquante, presens Thomas Cadenet et Pierre Le Maistre, tesmoings.
<lb/>Ainsi signé Delaunoy
<lb/>A Jehan Marchant, maistre maçon et tailleur de pierre demourant a Paris, la somme de quatre cens soixante livres tournois a luy ordonnee par maistre Philibert Delorme, commissaire dessus nommé, et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le huictiesme jour [f. 41v] de may l’an mil cinq cens cinquante, sur le marché faict et passé par led. commissaire avec luy pour et au nom du Roy nostrre sire pour les ouvraiges de la fontaine de Saint Germain en Laye, de laquelle somme de IIIIcLX l. a esté, en vertu desd. marché cy devant transcript et rendu, et desd. lettres d’ordonnance aussi rendues, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Marchant en escus d’or soleil a quarante six solz piece, testons et monnoye comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le unziesme jour de may l’an mil cinq cens cinquante aussy cy rendue appert, pour cecy en despence icelle somme de IIIIc LX l.
<lb/>Somme a cause de lad. maçonnerye
<lb/>VIIm IIIIc IIIIxx I l.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[Les pages suivantes manquent. Charpenterie]
<lb/>[f. 42] Chastelet de Paris le XXIme jour de septembre l’an MVc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence lad. somme de IIIIxx l.
<lb/>Aud. Nicolas Nicole, la somme de six livres quinze solz tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le dixiesme jour de novembre l’an mil cinq cens quarante huict sur et tantmoings des besongnes et ouvraiges de charpenterye qu’il a faictz et fera cy apres en la chappelle du chasteau dud. Saint Germain, de laquelle somme de six livres quinze a esté, en vertu desd. marché, certiffication et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Nicole comme par sa quictance faicte et passee par devant Thomas Legendre, substitud juré commis par justice soubz Michel Fromont, tabellion royal a Saint Germain en Laye, le huictiesme jour de novembre l’an MVc XLVIII, aussi cy rendue, appert, pour ce cy en despence lad. somme de VI l. V s.
<lb/>Ensuyvent les ouvraiges de charpenterye faictz pour le Roy nostre sire en son chasteau de Saint Germain en Laye et es lieux et endroictz cy apres declairez par Jehan Le Peuple, maistre charpentier demourant a Paris, ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, le pont de charpenterye faict de neuf dedans et au travers des fossez dud. chasteau servant a descendre de la chambre et cabinet de la Royne au parc, garny de huict grands poteaulx debout dont les deux chacun de sept toises quatre piedz et demy de long et un pied de fourniture, deux autres chacun de sept toises de long et de pareille, deux autres chacun de six toises ung pied et demy de long, et les deux autres chacun de sept toises de long et de pareille fourniture que dessus, comprins les bosses et erigemens, et rapporté le fort au foible, et soubz lesd. poteaulx dessusd., [f. 42v] lad. fondation d’iceulx dix huict toises de longueur de plattes formes de charpenterye, comprins les fruictz, portees sur les deux murs des fondations, qui sont sur la largeur desd. fossez et de quinze poulces de largeur et sept poulces et demy d’espoisseur, et sur les murs des travers desd. fondations en croisee, treize toises et demy de longueur aussy de plattes formes en quatre traversains, chacune d’une piece de treize poulces de large et six poulces et demy d’espoisseur, huict grandes contrefiches chacune de trois toises et demye de long ou environ et de six poulces de fourniture, fondees sur lesd. plattes formes et assemblees a tenon et mortaise dedans lesd. poteailx, chacune de dix piedz et demy de long ou environ et de demy pied de fourniture, deux autres entrecroises assemblees aussi a tenon et mortaise dedans ls deux grands poteaulx estans du costé dud. chasteau, chacune de pareille longueur de dix piedz et demy et de six et sept poulces de fourniture, quatorze croix en façon de croix de Saint André servans de liaizons aud. pont et assemblees a tenon et mortaize ausd. poteaulx dont les pieces de six desd. croix sont chacune de trois toises de long ou environ et les pieces des autres sont chacun de douze piedz, le tout de six poulces de fourniture par dessoubz les marches dud. pont assemblez a tenon et mortaize ausd. grands poteaulx, et quatre entretoises au dessus desd. liens assemblez a tenon et mortaize ausd. poteaulx  et liens servans a porter les marches, chacun de sept piedz et demy de long et de huict poulces de fourniture, trois limons soubz les marches de l’escallier dud. pont, dont les deux aux deux costez et l’autre par le meilleu, faictz de pieces contenans ensemble vingt sept toises de longueur et six poulces de fourniture, et les grandes folz aux deux costez dud. escallier dud. pont garniz de vingt sablieres, [f. 43] dont les dix à la haulteur desd. marches et les dix autres à la haulteur d’appuye, contenant ensemble trente six toises de long et demy pied de fourniture assemblees a tenon et mortaize ausd. poteaulx, lesd. gardefolz cloz et fermez d’aiz entre lesd. sablieres ou y a la quantité de quatre vingtz dix neuf aiz chacun de quatre piedz de long ou environ et de plusieurs largeurs, cinquante marches aud. pont depuys le pont leviz en amont, chacune de six piedz de long ou environ garnies de girons et jouees portees sur chantignolles assizes sur les lymons devant declarez dont les aiz des girons desd. marches sont d’un pied de largeur et d’un poulce et demy d’espoisseur, et les aiz desd. jouees sont de quatre poulces de largeur et d’un poulce d’espoisseur, et au dessoubz dud. pont quatre autres marches pareilles que dessus, et soubz lesd. quatre marches trois petitz limons chacun de quatre piedz de long ou environ et de cinq poulces de fourniture avec ung chevestre de sept piedz et demy de long et de six et sept poulces de fourniture servant au battement dud. pont quant il est baissé, et led. pont leviz contenant six piedz et demy en carré ou environ, garny de deux sablieres dont l’une porte deux torillons, laquelle est de sept piedz de long portee sur deux chanthignolles et l’autre de six piedz et de sept poulces de fourniture, quatre entretoises assemblees a tenon et mortaise ausd. sablieres avec deux liens chacun de trois piedz de long et de quatre a cinq poulces de fourniture, cinq ais servans de plancher aud. pont de la longueur et largeur d’icelluy, et six tringles servans de marches aud. pont, et la baculle dud. pont garny d’un rassinal de sept piedz de long, comprins les bosses et erigemens, une verge de unze piedz de long et de huict et neuf poulces de fourniture par le carré, trois pieces d’encahssilleure a lad. baculle contenant ensemble quatorze piedz et demy de long et de sept poulces de fourniture, deux liens chacun [f. 43v] de trois piedz de long ou environ et de six poulces de fourniture, le tout assemble a tenon et mortaise, une piece sur lad. baculle de quatre piedz de long et de neuf a dix poulces de fourniture, deux petittes cloisons portees sur les sablieres de dessoubz aux deux costez dud. pont leviz garnies ensemble de vingt quatre potelletz, chacun de trois piedz et demy de long ou environ et de quatre a cinq poulces de fourniture dont ceulx de dessoubz lesd. appuyes sont couvertz de maçonnerye, la cloison faicte au bout d’embas de l’entree dud. pont au dessoubz dud. pont leviz, garnye d’un tirant carré de sept piedz de long ou environ et de sept poulces de fourniture, une sabliere par bas de sept piedz de long et de pareille fourniture, deux poteaulx d’huisserye chacun de sept poulces de large et cinq poulces d’epoisseur, la poincte de la cloison au dessus dud. tirant garnye de deux petittes forces chacune de sept piedz de long ou environ et de quatre a cinq poulces de fourniture, ung poinçon de pareille longueur et fourniture, deux potteletz chacun de quatre piedz de long ou environ et de quatre a cinq poulces de fourniture, deux gros poteaulx corniers aux deux costez de lad. cloison ou bout d’embas dud. pont, chacun de douze piedz de long ou environ et de dix poulces de fourniture, et les deux autres chacun de sept piedz de long ou environ et de six poulces de fourniture en tous sens, neuf pieces servans de sablieres, apuyes et lymons contenant ensemble neuf toises de long ou environ et de cinq a six poulces de fourniture, l’une portant l’autre, comprins deux petittes pieces, l’une soubz le pallier dud. perron et l’autre a costé de l’une des aesles, et a la closture dud. perron, tant du pallier que des aesles, vingt quatre aiz chacun de trois piedz ung quart de long ou environ, d’un poulce d’espoisseur et de plusieurs largeurs, six marches chacune de cinq piedz de long dont les girons sont de gros aiz d’un pied de large et d’un poulce et demy d’espoisseur, garnies de jouees comme les marches dessusd., et le pillier dud. perron garny de six aiz chacun de six piedz de long ou environ, d’un pied de large et ung poulce et demy d’espoisseur, [f. 44] garnies de jouees comme les marches dessusd., et le pallier dud. perron garny de six aiz chacun de six piedz de long ou environ, d’un pied de large et ung poulce d’espoisseur, et au bout d’en hault dud. pont, deux petittes cloisons aux deux costez d’icelluy, garnies ensemble de cinq poteaulx, chacun de huict piedz de long, l’un portant l’autre, et de quatre et six poulces de fourniture, une sabliere soubz l’une desd. cloisons de neuf piedz de long et de six poulces de fourniture, et deux poteaulx faisans les deux coings desd. cloisons, chacun de huict piedz de long, comprins les tenons, et de six poulces de fourniture, et deux sablieres par bas, chacune de sept piedz de long et de six et sept poulces de fourniture entre lesd. cloisons, le comble au dessus dud. pont et escallier garny de deux sablieres d’entablement faictes de douze pieces, chacune de dix piedz et demy de long ou environ et demy pied de fourniture, cinq fermes par voyes garnye chacune d’un entref de sept piedz de long ou environ et de six a sept poulces de fourniture, de deux forces, chacune de  sept piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture, et d’un poinçon de pareille longueur et fourniture, garniz chacun de six piedz de long ou environ et de trois a quatre poulces de fourniture, ung cours de penne de chacun costé, faictes de unze pieces chacune de unze piedz de long et de cinq et six poulces de fourniture, et dessus lesd. forces, chantignolles servans a porter lesd. pennes, ung feste faict de pieces contenant ensemble unze toises de long et de trois et quatre poulces de fourniture, et trente une coupples de chevrons, chacun de huict pieds de long ou environ et de trois poulces de fourniture, accoupplez sur led. feste et brandis sur lesd. pennes, et trois autres chevrons au bout d’en hault dud. pont dud. costé dud. chasteau, chacun de douze piedz de long ou environ et de pareille fourniture que dessus, et la valleur de deux poteaulx, chacun de douze piedz de long et de trois a quatre poulces de fourniture a l’aesle estant au bout d’en hault dud. comble du costé et joignant la tour des cabinetz de la Royne, prisé pour bois, chariages, chasbles, engins, [f. 45] peine d’ouvriers et d’aydes la somme de VIIc XXXVIII l. X s.
<lb/>Item ung petit plancher faict de neuf dedans le cabinet triangulaire de la Royne entre la chambre et garderobbe de lad. dame, garny d’une grosse sabliere de huict piedz de long ou environ et de neuf a dix poulces de fourniture, deux grosses pieces de boises mises joinctes l’une contre l’autre servans a soustenir le mur couppé pour l’accroissement dud. cabinet, chacune piece de neuf piedz de de long ou environ et d’un pied de fourniture, et la valleur de dix sollives, chacune de dix piedz de long, l’une portant l’autre, comprins les chevestres et solliveaulx, et de cinq poulces d’espoisse et sept poulces de large, et enfonce d’aiz sur les entrevous, et une huisserye faicte et erigee dedans une cloison couverte qui a esté couppee pour ce faire pour aller dud. cabinet en la garderobbe de lad. dame, garnye de deux poteaulx, chacun de six piedz de long, et d’un linteau de quatre piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture, prisé ensemble pour bois, chariage, peine d’ouvriers et d’aydes la somme de XXIIII l. X s.
<lb/>Item la cloison faicte de neuf qui faict la closture d’une petite chambre erigee pour l’orlogeur du Roy en la gallerye dud. chasteau joignant la grand salle du bail, au bout de lad. gallerye du costé du portail et entree dud. chasteau, garnye de quatre poteaulx, chacun de huict piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture, avec ung linteau d’huisserye et ung petit potellet dessus, une sabliere par bas de neuf piedz de long ou environ et de quatre et six poulces de fourniture, prisé pour bois, chariage et peyne d’ouvriers la somme de IIII l. I s. t.
<lb/>Item deux petittes lucarnes damoyselles de charpenterye faictes et erigees au petit comble dessus l’oratoire estant entre [f. 45] lad. gallerye et le puppitre de la chappelle dud. chasteau, prisé pour bois, chariage et peyne d’ouvriers, la somme de L s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré vingt deux pieces de bois, chacune de trois a quatre poulces de fourniture, contenant ensemble quarante trois toises de long, mises entre les pilliers dedans lad. chappelle pour servir a mectre le luminaire, prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers, la somme de XI l.
<lb/>Item a la reparation du comble au dessus de lad. chappelle, avoir mis huict boutz de chevrons, chacun de huict piedz de long ou environ et de quatre poulces de fourniture, garniz chacun d’un petit entref, et une petite lucarne entre deux chevrons, garnye de deux potelletez et chappeau, deux petitz boutz de sabliere, une petitte ferme ronde, une fermette et ung noullet servant a aller des terrasses au dessus de lad. chapelle dedans le comble au dessus des voultes d’icelle chappelle, prisé ensemble pour bois, cheriage et peine d’ouvriers la somme de VI l. I s.
<lb/>Item une cloison faicte au hault de la viz du corps d’hostel joignant lad. chappelle pour clore lad. viz pour garder que l’on ne monte sur les terrasses, garnye de deusx poteaulx, chacun de huict piedz de long et de trois et cinq poulces de fourniture, une petite sabliere par hault et quatre piedz et demy de long ou environ et de trois et quatre poulces de fourniture, prisé pour bois, cheriages et peyne d’ouvriers la somme de XXX s. VI d.
<lb/>Item pour avoir faict une autre cloison dedans la grande viz pres la salle du bal du costé de la chappelle pres l’entree du pupitre, garnye de deux poteaulx d’huisserye [f. 45v] chacun de huict piedz de long ou environ et de cinq poulces de large et quatre poulces d’espoisseur, ung linteau de trois piedz de long sur lad. huisserye, une sabliere par hault de six piedz de long et de cinq a six poulces de fourniture, prisé pour bois, cheriages, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XL s. t.
<lb/>Item pour avoir faict une cloison faisant la separation d’une chambre basse ou couche le guet des suisses en l’estaige du reez de chaussee soubz lad. salle du bail et de l’allee pour aller aux retraictz communs estans derriere lad. chappelle, garnye de deux sablieres, l’une par hault et l’autre par bas, chacune de quatre toises de long et de cinq et six poulces de fourniture, unze poteaulx, chacun de neuf piedz de long et de quatre et cinq poulces de fourniture, prisé pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d‘aydes la somme de XLVII s.
<lb/>Item pour avoir couvert de grosses pieces de bois le puys qui estoit en la court dud. chasteau joignant le grand escallier, lequel puys est a present couvert de pavé sur lesd. pieces de bois, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de VII l.
<lb/>Item pour avoir faict une lucarne flamande au dessus des galleries dud. chasteau a l’endroit du jeu de paulme pour servir a donner jour et clarté en la garderobbe de monsieur de Sedan, garnye de deux poteaulx, chacun de six piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture, uns appuys de deux piedz et demy de long, ung chappeau portant corniche de trois piedz de long et ung linteau de lad. longueur portant arquitrave, avec ung bout de sabliere par bas de trois piedz de long et de quatre poulces de fourniture, trois fermectes et ung noullet de trois et quatre poulces de fourniture, prisé pour tout ensemble VI l. X s.
<lb/>[f. 46] Item pour avoir ung chevestre de sept piedz de long et deux solliveaulx chacun de quatre piedz et demy de long et de cinq et six poulces de fourniture servans à l’enchevestrure de la chemynee du cabinet de la tourenelle servant a la chambre de la Royne avec deux aiz d’entrevoux de lad. longueur de quatre piedz et demy, prisé ensemble pour bois, chariage et peyne d’ouvriers la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir faict et erigé deux huisseries en bois aux cloisons des chambres et garderobbes de monsieur et madame d’Aulmalle, a present sieur de Guyse, pour aller de chambre en aultre, dont l’une garnye de deux poteaulx et ung linteau, et l’autre garnye d’un poteau et ung linteau, laquelle est de present estouppee et garnye d’un poteau pour led. estouppement, prisé ensemble la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir faict une cloison par forme d’esquierre dedans la garderobbe de monsieur le cardinal de Guyse pour servir de passaige entre lad. chambre et garderobbe, laquelle chambre est en l’estaige au dessus au dessus du reez de chaussee de la vielle tour de l’orloge, garnye de six poteaulx, chacun de six piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture, ung linteau d’huisserye, deux sablieres par bas et deux sablieres par hault, contenant ensemble cinq toises deux piedz de long et de quatre et cinq poulces de fourniture, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de CXII s.
<lb/>Item pour avoir mis ung poteau debout dedans la salle du Roy au dessoubz du meilleu de la poultre du meilleu du plancher au dessus de lad. salle pour soustenir lad. poultre, led. poteau de seize piedz de long ou environ et de six et huict poulces de fourniture, taillé a pans et garny d’un [f. 46v] petit patin par bas, prisé pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item les cloisons par forme d’esquierre faictes pour la closture et separation d’une chambre et allee erigés de neuf en partie de la salle de Mesdames au dessus de la salle de monsieur le monsieur le connestable, garnie de sabliere par bas et sabliere par voye, contenant ensemble quinze toises et demye de long ou environ et de quatre et cinq poulces de fourniture, et de la valleur de trente cinq poteaulx, chacun de huict piedz de long ou environ et de quatre et cinq poulces de fourniture, en ce comprins les guettes et potelletz et linteaulx de deux huisseries, prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes, la somme de XXXIIII l. XIII d.
<lb/>Item la cloison faicte de neuf entre l’allee et la chambre de madame Claude estant en l’estiage du galtas au bout de la salle dessusd. et au dessus de la chambre de monsieur le connestable, garnye de deux sablieres, l’une par pas et l’autre par hault, contenant ensemble sept toises de long ou environ et de quatre et cinq poulces de fourniture et de six sept poteaulx, chacun de neuf piedz de long ou environ et de quatre et cinq poulces de fourniture, en ce comprins les guettes et potelletz et le linteau d’une huisserye feuillee et chamfraincte, prisé pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XVI l. V s.
<lb/>Item le plancher faict de neuf dessoubz la voulte au dessus de lad. chambre, garny d’une poultre de trois toises cinq piedz de long ou environ et d’un pied de fourniture, garnye de deux lambourdes, chacune de huict poulces de large et trois poulces d’espoisse, portant mollures, une sabliere au long de la cloison de pareille longueur d’un pied de hault et six poulces d’espoisseur, deux autres sablieres a l’endroit des arceaulx des croisees, chacune [f. 47] de neuf piedz de long ou environ et de six et sept poulces de fourniture, vingt une sollive, chacune de treize piedz de long ou environ, ung solliveau de sept piedz de long, douze autres sollives, chacune de dix piedz de long ou environ, dix solliveaulx et deux chevestres, chacun de trois piedz de long ou environ, ung autre chevestre de sept piedz de long ou environ, le tout de quatre et six poulces de fourniture, et le tout couvert et enfoncé d’aiz, prisé ensemble pour bois, cheriaige, chasbles, engins, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de CII l.
<lb/>Item une cloison faicte de neuf qui separe l’allee en l’estaige dud. galtas par ou l’on va en la chambre estant en la vielle tour de l’orloge en l’estaige soubz led. galtas de lad. tour, garnye de deux sablieres, l’une par bas et l’autre par hault, chacune de six piedz de long et de quatre poulces de fourniture, quatre poteaulx, chacun de neuf piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture, comprins le potellet et linteau d’une huisserye, prisé pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de IIII l. III s.
<lb/>Item pour avoir desmoly la cloison qui estoit par hault dedans la grande viz estant au bout de la salle du bal d’a costé de lad. tour de l’orloge et l’avoir remise et rassemblee ou lieu ou elle est a present, qui est a la haulteur de l’estaige, prisé pour peyne seullement la somme de dix solz tournois, pour ce cy : X s.
<lb/>Item pour avoir estayé et rellevé la baculle du pont leviz de l’entree dud. chasteau pour ce qu’elle estoit abbaissee hors de ses tourillons, prisé pour peyne d’ouvriers la somme de XX s.
<lb/>Item pour avopir mis une membrures, chacune de dix huict piedz de long et de trois et quatre poulces de fourniture a la descente paroit l’on descend de la basse court aux fossez, et ce pour garder [f. 47v] que les chasteaulx ne glissent en passant par lad. montee, prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne la somme de CV s.
<lb/>Item cloison faicte de neuf pour la separation de la chambre du concierge dud. chasteau estant en l’estaige du galtas du corps d’hostel de la basse court au dessus de la cuysine de monseigneur le daulphin, entre lad. basse court et le grand carrefour de la rue, garnye d’une sabliere par bas de quatre toises de long ou environ et de trois poulces d’espoisseur et de cinq poulces de large, deux guettes chacune de douze piedz de long et de quatre et six poulces de fourniture et la valleur de quatorze poteaulx, chacun de neuf piedz de long ou environ et de quatre et cinq poulces de fourniture, en ce comprins le potellet et linteau d’une huisserye fueillee, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de XIIII l. IIII s.
<lb/>Item le faulx plancher faict de neuf au dessus de lad. chambre dud. concierge, garny de XXVIII sollives, chacune de douze piedz de long ou environ, de six poulces de large et de quatre poulces d’espoisseur, en ce comprins deux enchevestrures, prisé pour vois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de XXIIII l. VI s.
<lb/>Item la cloison faicte de neuf entre la garderobbe de l’appoticaire du Roy et la chambre ou mangent les femmes de la Royne au dessoubz de la chambre dud. concierge, garny d’une sabliere par bas de quatre toises de long ou environ, de six poulces de fourniture et quinze poteaulx chacune de unze piedz de long, de six poulces de large et quatre poulces d’epoisseur, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XI l. IX s.
<lb/>Item pour avoir abbatu et dressé la cloison le long de l’allee a l’endroit de partie de lad. chambre et de lad. garderobbe dud. appoticaire, ou y a douze poteaulx, comprins les potelletz [f. 48] et les linteaulx, le tout de viel bois, prisé pour peyne d’ouvriers, scellement et pour avois mis et livré une sabliere de bois neuf soubz lad. cloison de trois toises et demye de long ou environ et de six poulces de fourniture, la somme de XLVIII s.
<lb/>Item pour avoir faict une cloison par forme d’esquierre aud. corps d’hostel en une chambre estant au reez de chaussee d’icelluy qui a servy de retraict de gobellet pour le Roy, garnye d’une esquierre de sabliere tant par bas que par hault, contenant ensemble six toises de long et de quatre poulces de fourniture, dix poteaulx chacun de huict piedz de long et de quatre et cinq poulces de fourniture, et ung linteau d’une huisserye fueillee, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de VIII l. XIX s.
<lb/>Item pour avoir faict une cloison par forme d’esquierre servant de gardemanger a la cuysine de madame la duchesse de Valentinois estant au long et joignant l’allee de la grand porte et entree de lad. basse court, garnye de deux sablieres par bas contenant ensemble quatre toises de long ou environ et de six poulces de fourniture, ung poteau cornier de unze piedz et demy de long ou environ et de six a sept poulces de fourniture et quinze autres poteaulx, chacun de douze piedz de long ou environ, l’un portant l’autre, et de quatre et six poulces de fourniture, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XIIII l. XIIII s.
<lb/>Item en lad. cuysine de madame la duchesse de Valentinois, avoir faict de neuf une cloison par forme d’esquierre pour la separation de lad. cuysine et d’un petit lieu servant de mangerye et l’allee de l’entree d’icelle cuysine, garnye de sablieres par bas et par hault, contenant ensemble neuf toises de long ou environ et de quatre et cinq poulces de fourniture, douze poteaulx, chacun de six piedz de long et de quatre a six poulces de fourniture [f. 48v] ung linteau de l’huisserye et ung linteau et appuye d’une petite fenestre, les coisons par forme d’esquiere de la soubzpende ou couchent les cuysinier, garnye de cinq poteaulx, chacun de cinq piedz de long et de trois poulces d’espoisse et cinq poulces de large, et le plancher de lad. souppendue, garny de six sollives, chacune de neuf piedz de long ou environ, de sept poulces de large et quatre poulces d’epoisseur, et ung petit solliveau de quatre piedz de long qui faict le bout du manteau de ladicte chemynee, prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes, la somme de XVIII l. X s.
<lb/>Item pour avois mis dedans la cuysine  servant de fourriere du Roy au corps d’hostel de lad. basse court du costé du jardin dud. chasteau et pres l’entree par ou l’on va de lad. basse court aud. jardin quatre estaye servans a porter et soustenir les enchevestrures de deux chemynees estans au plancher au dessus de lad. cuysine, lesd. estayes garnies de quatre poteaulx, chacun de douze piedz de long ou environ et de quatre a cinq poulces de fourniture, deux patins pas bas et deux chappeaulx par hault, chacun de sept piedz de long ou environ et de pareille fourniture, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de LXXV s.
<lb/>Item les cloisons faicte de neuf qui font separation de la chambre et garderobbe de monsieur de la Chesnaye au dessus de lad. fourriere, garnies de sablieres par bas contenant ensemble cinq toises de long et de trois et quatre poulces de fourniture, et de la valleur de quatorze poteaulx, chacun de huict piedz de long et de trois poulces d’espoisse et cinq poulces de largeur, en ce comprins les potelletz et les linteaulx de deux huisseries avec ung poteau estaye de huict piedz de long, garny d’un patin et ung chappeau, chacun de trois piedz de long, dedans lequel chappeau led. poteau est assemblé a tenon et mortaise, prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de IX l. XI s.
<lb/>[f. 49] Item les cloisons faictes de neuf a la separation de la chambre, garderobbe et cabinet de la chambre de monsieur le president Bertrand, garnies de deux sablieres par bas contenant ensemble trois toises et demye de long et de trois et quatre poulces de fourniture, et unze poteaulx, chacun de huict piedz et demy de long ou environ et de trois poulces d’espoisse et cinq poulces de large, en ce comprins les deux linteaulx de deux huisseries, et avoir faict l’appuye servant a la croisee de lad. chambre, de quatre piedz et demy de long ou environ et de six et sept poulces de fourniture, avec ung potellet et linteau a l’huisserye de l’entree de lad. chambre contenant ensemble huict piedz de long ou environ, de trois poulces d’espoisse et cinq poulces de large, prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de VIII l. V s. VI d.
<lb/>Item pour avoir faict deux autres cloisons qui servent a separer la chambre et cabinet estant au dessoubz de la cuysine de madame Marguerite, garnie de deux sablieres par bas, contenant ensemble cinq toises de long et de quatre et cinq poulces de fourniture, et de quatorze poteaulx, chacun de huict piedz de long ou environ et de six poulces de fourniture et quatre poulces d’epoisseur, en ce comprins les potelletz et linteaulx de deux huisseries, prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes, la somme de IX l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict cinq lucarnes, rampans, entrevoux, chevrons servans aud. estaige dud. galtas dud. corps d’hostel, prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de VI l. V s.
<lb/>Item pour avoir mis six marches de bois a la viz du meilleu dud. corps d’hostel, prisé ensemble pour peyne et bois la somme de XII s.
<lb/>[f. 49v] Item pour avoir faict six paires de gros treteaulx servans a porter les tables de cuysine tant de lad. bassecourt que de lad. cuysine de bouche du Roy, prisé ensemble pour bois, cheriaiges et peyne d’ouvriers la somme de XV l.
<lb/>Item l’apentis de la couverture de l’ediffice faict de neuf dedans les fossez dud. chasteau au bout des lysses, auquel ediffice est la chambre ou le Roy se arme, garny d’un feste de tois toises de long et de six poulces de fourniture garny d’un lien de cinq piedz de long et de quatre a cinq poulces de fourniture, une penne de seize piedz de long et de six poulces de fourniture, huict chevrons chacun de trois toises de long et de trois a quatre poulces de fourniture, trois autres cheverons, chacun de neuf piedz de long et de pareille fourniture, une grande lucarne garnye de deux sablieres par hault, chacune de six piedz de long ou environ et de quatre a six poulces de fourniture, quatre fermettes et ung noullet dont les chevrons, chacun de quatre piedz et demy de long, et les entrefz, chacun de deux piedz et demy de long et de trois poulces de fourniture, deux potelletz aux aesles, chacun de trois piedz de long ou environ et de quatre et six poulces de fourniture, deux poteaulx sur le devant de lad. lucarne et ung mesneau qui separe lesd. fenestres de lad. lucarne, chacun  quatre piedz et demy de long ou environ et de pareille fourniture, une sabliere par hault servant de chappeau de six piedz de long et de six poulces de fourniture, et de la demye poincte dud. appentis du costé desd. lisses garnie d’une force de seize piedz de long ou environ et de cinq a six poulces de fourniture, trois potelletz dont l’un de huict piedz de long, l’autre de six piedz, l’autre de quatre piedz de long et de quatre poulces d’espoisse et huict poulces de large, fueillez pour la fermeture de trois fenestres estans a lad. demye poincte et portans membre rond sur l’aireste et embassez par bas avec les lucarnes sur lesd. trois fenestres, contenant ensemble six piedz de long et quatre poulces d’espoisse et six poulces de large aussi feullé et portant membre rond sur l’aireste, [f. 50] ung petit potellet de quinze poulces de long et de sept poulces de large et de quatre poulces d’espoisse, et les deux pans de bois par forme d’esquierre dud. ediffice garny de trois sablieres aussi par forme d’esquierre, l’une par hault servant d’entablement, l’autre par voye portant mollures saillans, et l’autre par bas portant mollure d’embassement, conttenant ensemble quatorze toisesde long et de huict poulces de fourniture, ung poteau cornier de unze piedz de long et de neuf a dix poulces de fourniture, dix huict potelletz a l’exaulcement desd. pans de cloison en l’estaige du galtas, chacun de trois piedz et demy de long, de quatre poulces d’espoisse et sept poulces de large, ung petit poteau cornier aud. exaulcessement de pareille longueur de huict a neuf poulces de fourniture, neuf poteaulx ausd. deux pans au dessoubz dud. exaulcement, chacun de unze piedz de long et de sept poulces de large et cinq poulces d’epoisse, en ce comprins le linteau et potellet de l’huisserye par ou l’on entre en lad. chambre s’armer, et ausd. deux pans de bois trois croisees servans a donner clarté a lad. chambre garnye chacun d’un mesneau par le meilleu de huict piedz de long et de six poulces de large et cinq poulces d’espoisse et les crosillons desd. trois croisees, chacune de cinq piedz de long et de pareille fourniture, le tout portant fueilleure et membre rond sur l’aireste, trois appuyes, chacune de cinq piedz de long et de neuf a huict poulces de fourniture portans mollures saillans et neuf petitz potelletz au dessoubz desd. trois appuyes, chacun de deux piedz et demy de long et de cinq poulces d’espoisse et sept poulces de large, le tout prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de CXIII l.
<lb/>Item ung porche faict en la chambre du galtas dud. ediffice garny d’un poeteau cornier de six piedz de long, de huict poulces de large et six poulces d’espoisse, une sabliere par hault de quatre piedz de long, de sept poulces de large et cinq poulces d’espoisse, trois poteaulx chacun de six piedz de long ou environ et de quatre et cinq poulces de [f. 50v] fourniture, ung linteau d’huisserye de trois piedz et demy de long ou environ et de pareille fourniture, et sept marches de membrures servans a la petitte montee doicte par ou l’on monte en lad. chambre dud. galtas, dont les trois chacune de quatre piedz de long et les autres chacune de trois piedz et de trois et quatre poulces de fourniture, prisé pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de quatre livres dix sept solz six derniers tournois, pour ce cy IIII l. XVII s. VI d.
<lb/>Item le plancher au dessus de lad. chambre a armer le Roy garny d’une poultre de dix sept a dix huict piedz de long et de douze a treize poulces de fourniture, garnys de deux lambris de chacune de trois poulces d’espoisse et huict poulces de hault, une sabliere au long du mur de douze piedz de long et de cinq poulces d’espoisse et dix poulces de hault, vingt cinq sollives dont les douze chacune de douze piedz de long et les autres chacune de dix piedz de hault, comprins les chevestres et sollivaulx, et de cinq poulces d’espoisse et sept poulces de large, le tout enfoncé d’aiz sur les entrevoux, prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de LIX l. XV s. t.
<lb/>Item le grand proche faicte en sallye hors œuvre a l’endroict desd. chambres, garny de six solliveaulx, chacun de cinq piedz de long, rapporté le fort au foible, servant au pallier de la montee de la chambre du galtas, a linteaulx pour porter le mur de l’huisserye du reez de chaussee a l’endroit dud. porche, avec trois lymons, chacun de six piedz de long ou environ, de sept poulces de large et quatre poulces d’espoisse, servans a soustenir les marches par ou l’on entre dud. pallier en lad. chambre dd. galtas, l’appentis de la couverture au dessus dud. porche garny de trois chevrons, chacun de dix piedz de long et de trois et quatre poulces de fourniture, la demye poincte de cloison soubz led. appentus garny de trois poteletz, [f. 51] l’un de six piedz, l’autre de quatre piedz et l’autre de trois piedz de long et de six poulces de large et quatre poulces de large et quatre poulces d’espoisse, et les cloisons faictes par forme d’esquierre a la closture dud. porche garnies d’un poteau cornier de treize piedz de long et de huict poulces de large et six poulces d’espoisseur, trois petittes sablieres au petit pan desd. cloisons, chacune de quatre piedz de long ou environ, dont l’une qui sert d’entablement et celle par bas sont chacune de six et sept poulces de fourniture, et celle par voye est de six poulces de large et quatre poulces d’espoisse, et a l’autre pan de cloison trois autres sablieres, chacune de sept piedz de long ou environ, dont celle par bas est de six et sept poulces de fournitute et les deux autres par voye sont de quatre et six poulces de fourniture, et ausd. deux cloisons par esquierre dix, tant poteaulx que guettes, chacun de six piedz de long ou environ et de quatre et six poulces de fourniture avec le linteau d’une huisserye fueillee et de deux petittes appuyes de fenestre, chacune d’un pied de long, le tout prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XVII l. VI s.
<lb/>Item pour avoir faict un grand eschauffault devant lesd. lisses pour veoir jouxter, garny de six poteaulx, chacun de douze piedz de long et de cinq a six poulces de fourniture, huict entretoises et deux sablieres d’entablemens, chacune de douze piedz de long ou environ, de trois poulces d’espoisseur et cinq poulces de large, sept autres entretoises chacune de sept piedz de long et de pareille fourniture avec une entrefiche de huict piedz garnye de son patin et de pareille fourniture, huict chevrons chacun de huict piedz de long et de trois a quatre poulces de fourniture servans a l’appentis de la couverture dud. eschauffault, vingt huict aiz chacun de douze piedz de long a lad. couverture avec le plancher d’aiz dud. eschauffault et la petitte montee pour [f. 51v] y monter et deux aiz a la closture dud. eschauffault au dessoubz de l’appuye, le tout prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XXIX l. VI s.
<lb/>Item pour avoir faict huict montouers garniz chacun de trois marches, deux petitz lymons, quatre petitz poteaulx, deux petites sablieres et petit plancher d’aiz sur la longueur de six piedz, prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de XXIIII l.
<lb/>Item pour avoir couvert de huict pieces de grosses dosses de bois de deux poulces d’espoisseur et de huict piedz de long ou environ la bee du puys estant au jardin dud. chasteau, prisé pour bois, cheriage et peyne la somme de IIII l.
<lb/>Item la charpenterye de l’appentis de l’ediffice des huict loges des bestes et animaulx saulvaiges estans au bout du parc dud. chasteau du costé du port au Pecq, garny de sept fermes par voye garnyes chacune d’une force de treize piedz de long et de cinq poulces de fourniture, une contrefiche de quatre piedz et demy de long, ung entref de deux piedz et demy de long et de trois et quatre poulces de fourniture et une chantignolle, ung cours de penne de douze toises de long faict de quatre pieces de cinq et six poulces de fourniture, trente six chevrons chacun de quinze piedz de long et de trois et quatre poulces de fourniture, deux lucarnes flamendes entre deux chevrons garnies chacune de deux poteaulx, appuys, chappeau, deux sablieres d’entablement chacune de quatre piedz de long, deux potelletz chacun de trois piedz de long et trois fermettes et ung noiellet, le plan de bois dud. ediffice du costé et a l’endroit des huict petittes courts garny de trois sablieres, l’une par bas et l’autre pas bas, l’autre par hault et l’autre par voye, chacune de douze toises de long et de six poulces de fourniture, sept vingtz quatre poteaulx dont quatre vingtz chacun de sept piedz de long et les autres chacun de dix piedz de long et de quatre et six poulces de [f. 52] fourniture, en ce comprins les linteaulx et potelletz des huisseries et fenestres, sept cloisons par voye pour la separation desd. loges garnies chacune de deux sablieres, l’une par bas et l’autre par hault, chacune de dix piedz de long et de cinq et six poulces de fourniture, quatre vingtz dix huict poteaulx, chacun de six piedz de long ou environ et de quatre et six poulces de fourniture, le plancher au dessus desd. huict loges garny de soixante dix neuf sollives, chacune de neuf piedz de long et de quatre et cinq poulces de fourniture, le plancher par bas garny de quatre vingtz dix huict pieces de grosses dosses de trois poulces d’espoisse chacune de neuf piedz de longueur et de plusieurs largeurs, et la cloison faicte contre le mur du costé dud. port au Pecq par dedans lesd. loges garnye de cent six pieces, chacune de six piedz ung quart de long et trois poulces d’espoisseur et de plusieurs largeurs, le tout prisé ensemble pour bois, cheriages, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de IIIIc XVII l. XII s.
<lb/>Item pour avoir faict le chevallet de la jument ou brandilouere, dedans le parc, d’une piece de cinq toises ung pied de long ou environ et de dix poulces de fourniture portee sur ung viel poteau, prisé pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers, sans comprendre led. viel poteau, la somme de XIII l. XVI s.
<lb/>Item pour avoir faict ung grand eschauffault dedans led. parc prez led. chasteau pour la Royne et pour les dames pour servir a veoir l’escarmouche qui fut faitte durant le festin dud mariage de monsieur d’Andelot, prisé pour peyne d’ouvriers et pour le dechet du boys la somme de X l.
<lb/>Item pour avoir faict deux rangs de mangeoires contenant ensemble neuf toises et demye de long, garnies de chevalletz, et deux rangs de ratelliers de lad. longueur pour les grands chevaulx du Roy en une granche appartenant a Pierre Boullaect assize aud. Saint Germain, prisé ensemble pour bois, cheriage, peyne d’ouvriers et d’aydes la somme de XVI l. XII s. VI d. t.
<lb/>[f. 52v] Item pour avoir faict les estayemens d’une gallerye et du plancher d’une chambre haulte pres la chappelle au chasteau de Carrieres ou est logé monsieur le Daulphin, garniz de huict pieces dont quatre chacune de neuf piedz de long et de six et sept poulces de fourniture, en ce comprins les patins et deux sablieres au plancher de lad. chambre, chacune de trois toises et demye de long et de quatre a cinq poulces de fourniture, et une sabliere soubz le plancher de la chambre au dessus de la salle de trois toises de long et de cinq a six poulces de fourniture, prisé ensemble pour bois, cheriage et peyne d’ouvriers la somme de XIIII l. VI s.
<lb/>Somme toute de lad. prisee desd. ouvraiges de charpenterye devant declairez dix huict cens soixante six livres douze solz tournois
<lb/>Nous Jehan Allemant, maistre des œuvres de charpenterye du Roy nostre sire, Guillaume Vaillant, Gilles Seneguillou et Remy Leconte, maistres charpentiers a Paris, certiffions a tous qu’il appartiendra que de l’ordonnance de maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivry, conseiller, aulmosnier et architecte du Roy nostred. seigneur, commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices, et apres serment par nous faict par devant luy, avons, en la presence de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy, et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, veu et visité, prisé et estimé les ouvraiges de charpenterye contenuz et declairez es parties cy devant escriptes faictz de neuf pour le Roy nostred. seigneur en son chasteau de Saint Germain en Laye et es lieux et endroictz speciffiez par lesd. parties par Jehan Le Peuple, charpentier demourant a Paris, lesquels ouvraiges de charpenterye nous avons trouvé avoir esté bien et deuement faictz ainsi qu’il appartient et iceulx valloir loyaulment les pris et sommes contenues et declarees es chacun article desd. parties, a quoy les avons prisez et estimez le plus justement, [f. 53] loyaulment en noz consciences que possible nous a esté pour les causes contenues en icelles parties, montans ensemble a la somme dessusd. de dix huict cens soixante six livres douze solz tournois, tesmoings noz seing manuelz cy mis le vingt huictiesme jour de janvier l’an M Vc cinquante.
<lb/>Ainsi signé Allemant, Vaillant, Seneguillou, Leconte et Deshostelz.
<lb/>A Jehan Le Peuple, charpentier demourant a Paris, la somme de quatre cents cinquante livres tournois a luy ordonnee maistre Philibert Delorme, commissaire desd. bastimens et ediffices, et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le vingt ungniesme jour d’octobre l’an M Vc XLVIII sur et en deduction de ce qui leur peult et pourra cy appres estre a cause des ouvraiges de charpenterye qu’ilz a faict tant a ung pont de bois qui se faict de present aud. lieu de Saint Germain en Laye, qui servira a aller de la chambre de la Royne au parc dud. lieu, et pour la charpenterye de plusieurs cloisons faictes et a faire en plusieurs endroictz dud. chasteau ou il besongne encores de present ordinairement, de laquelle somme de IIIIc L l. a esté, en vertu d’une certiffication de ce faicte par Jehan Allemant, Guillaume Vaillant, Gilles Seneguillou, Remy Leconte, signee de leurs mains et de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens et ediffices le vingt huictiesme jour de janvier l’an M Vc cinquante et desd. lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Le Peuple en escuz d’or soleil, monnoye et douzains, dixains et liards et doubles comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le XXIIme jour d’octobre l’an M Vc XLVIII aussi cy rendue appart, en despence icelle somme de IIIIc L l.
<lb/>Aud. Le Peuple, la somme de deux cens vingt cinq livres tournois a luy ordonneee par led. commissaire maistre Philibert Delorme [f. 53v] et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XVIIIme jour de novembre l’an M Vc XLVIII, sur ce qui luy peult et pourra cy apres estre deu sur les ouvraiges de charpenterye qu’ilz a faict et faict ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur en sesd. bastimens et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye, et ce oultre et par-dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de IIc XXV l. a esté, en vertu desd. certiffication et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Jehan Le Peuple comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le XIXme jour de novembre l’an M Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce en despence icelle somme de IIc XXV l.
<lb/>Au dessusd. Jehan Le Peuple, la somme de quatre cens cinquante livers tournois a luy encores ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le troisiesme jour de fevrier l’an M Vc XLVIII sur et tant moings des ouvraiges de charpenterye du pont de la Royne, cloisons, eschauffaulx, loges des bestes et autres ouvraiges de charpenterye qu’il a par cy devant faictz et fera cy apres pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye, et ce oultre et par-dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees pour semblable cause, de laqielle somme de IIIIc L l. a esté, en vertu desd. certiffications et lettres d’ordonnance, faict payement comptant par ced. present commis aud. Le Peuple comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le tiers jour de fevrier l’an M Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence lad. premiere somme de IIIIc L l.
<lb/>Au devant nommé Jehan Le Peuple, la somme de deux cens livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le premier [f. 54] jour d’avpril l’an M Vc XLVIII sur et tant moings de ce qui luy peult et pourra cy apres estre deu tant a cause des ouvraiges de charpenterye qu’ilz a nagueres faictz et faict en certains endroictz des offices de la basse court et autres lieux du chasteau dud. lieu que pour les ratelliers et mangeoires qu’ilz a aussi nagueres faictz en une maison dud. Saint Germain aux estables de l’escuyrie des grans chevaulx dud. seigneur et autres ouvraiges de charpenterye, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees pour semblable cause, de laquelle somme de IIc l. a esté en vertu desd. certiffications et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. present commis aud. Le Peuple comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le premier jour d’avril l’an M Vc XLVIII cy rendue appert, pour ce cy despence icelle somme de IIc l.
<lb/>A icelluy Jehan Le Peuple, la somme de quarante six livres tournois a luy ordonee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le quatrieme jour de may l’an Vc cinquante sur et tant moings des ouvraiges de charpenterye que puis nagueres ilz a faictz et fera cy apres pour le Roy nostred. seigneur en sond. chasteau de Saint Germain en Laye, de laquelle somme de XLVI l. ced. recepveur a payer comptant aud. Le Peuple comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le septiesme jour de may l’an M Vc cinquante aussi cy rendue appert, pour ce en despence icelle somme de XLVI l.
<lb/>Somme a cause des ouvraiges de charpenterye : XVIIc IIIIxx IIII l. XV s. t.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 54v] Ouvraiges de couverture a Saint Germain en Laye
<lb/>A Jehan et Lois Cordiers, maistres couvreurs demourans a Paris, la somme de neuf vingtz dix huict livres dix sept solz neuf deniers tournois a eulx deue et laquelle maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivery et de Saint Barthellemy de Noyon, conseiller, aulmosnier ordinaire du Roy et commissaire par luy ordonnee et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye a, par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le dernier jour de mars l’an M Vc XLVIII, mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les ouvraiges de couverture cy apres declairez ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et premierement
<lb/>La maçonnerye d’ardoise du petit ediffice faict de neuf dedans les fossez dud. chasteau au bout des lisses, joignant le parc, ou le Roy descend de sa gallerye au parc, contient trois toises deux piedz de hault, comprins l’esgout et le sollin, sur seize piedz et demy de large, comprins le sollin, vallent neuf toises six piedz, dont on rabat pour la lucarne une toise et demye VII toises d. VI p.
<lb/>La couverture du comble et aesles de lad. lucarne avallué ensemble a III toises XVI p.
<lb/>La couverture d’ardoise de la petite gallerye servant a aller de la viz aud. petit ediffice, contenant quatre piedz de large sur unze piedz de hault, comprins l’esgout et sollin, vallent ensemble I toise VIII p.
<lb/>La couverture d’ardoise faicte sur le comble du pont de charpenterye faict par-dessus les fossez pour descendre du cabinet de la Royne au parc, contenant trois toises ung pied de pourtour, comprins les [f. 55] esgoutz et enfestement, sur unze toises de long, comprins le sollin et revers et petite aesle contre la tour dud. cabinet, vallent XXXIIII toises d. XII p.
<lb/>La couverture d’ardoise faicte a la grande aesle dud. pont par hault joignant le mur de la chambre de la Royne et ce qui a esté recouvert de neuf a l’appentis de la gallerye joignant led. pont, vallué ensemble a II toises d. II p.
<lb/>Somme toute desd. ouvraiges de couverture d’ardoise d’Angers devant declairee quarante neuf toises et demye huict piedz qui, au fur de quatre livres tournois pour chacune toise pour avoir quis ardoise d’Angers, clou, latte, contrelatte, chanlatte, cheriages, voittures, peyne d’ouvriers et d’aydes, et eu esgard a la grand dilligence qu’il a convenu pour ce faire que a ce qu’il a convenu que les ouvriers couvreurs payent anse commancer a besongner les matinees jusques au lever de la Royne et de monseigneur le Daulphin, vallent ensemble aud. pris la somme de neuf vingtz dix huict livres dix sept solz neuf deniers tournois
<lb/>Tous lesquelz ouvraiges de couverture cy dessus contenuz et declairez ont estré veuz et visitez, toisez et mesurez de l’ordonnance dud. commissaire par Charles Billart et Jehan Chapponnet, tailleurs de pierre, en la presence de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens et ediffices, qui iceulx ont trouvé avoir esté bien et deuement faictz ainsi qu’il appartient, ainsi qu’il appert par certiffication desd. Billard et Chapponnet signee de leurs mains et dud. Deshostelz le XIXme jour de decembre l’an M Vc XLVIII, le tout montant et revenant a lad. premiere somme de IXxx XVIII l. XVII s. IX d. t., de laquelle a esté en vertu desd. certiffication et mandement, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. commis aud. Lois Cordier, tant en son nom que comme procureur de grand Jehan Cordier, son père, comme par sa quictance passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le XVIme jour d’avril M Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce en despence lad. somme de IXxx XVIII l. XVII s. IX d. t.
<lb/>[f. 55v] Ausd. Jehan et Lois Cordier, maistres couvreurs demeurans a Paris, la somme de quarante cinq livres deux solz neuf deniers tournois a eulx deue et laquelle maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivry, commissaire susd., a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le dernier jour de mars l’an mil cinq cens quarante huict mandé au present commis maistre Nicolas Picart leur payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les reparations et restablissemens de couverture d’ardoise qu’ilz ont faictz et font ordinairement faire aud. lieu de Saint Germain en Laye ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Premierement
<lb/>Lesd. grand Jehan et Lois Cordier ont vacqué et besongné durant lesd. mois de septembre et octobre aud. an mil cinq cens quarante huict tant ausd. reparations, restablissemens de ce qui estoit rompu et desmoli ausd. couvertures sur lesd. galleries dud. pourtour dud. chasteau que a la descouverture d’une lucarne qui a esté descouverte et le comble dessus osté a l’endroit du cabinet de madame la duchesse de Valentinois pour donner plus grande clarté aud. cabinet et a la couverture des aesles de lad. lucarne, scavoir est led. grand Jehan Cordier vingt une journees et led. Lois Cordier ving une journees et led. Lois Cordier seize journees, qui sont ensemble trente sept journees, qui a raison de douze solz six deniers par jour vallent ensemble la somme de XXIII l. II s. VI d.
<lb/>Item pour seize journees de manouvriers qui ont besongné a servir lesd. couvreurs durant led. temps a raison de trois solz tournois par jour, vallent XLVIII s.
<lb/>Item pour ung cent de latte a ardoise rendue a Saint Germain, la somme de XXXI s.
<lb/>Item pour sept milliers et demy de clou tant a latte que ardoise, a raison de huict solz tournois le millier, vallent ensemble la somme de LX s.
<lb/>Item pour demye livre de gros clou, vault XV d.
<lb/>Item pour cinq pieces de contrelatte, vault X s.
<lb/>[f. 56] Item pour ung millier sept cens et demy d’ardoise d’Angers, a raison de huict livres tournois le millier rendue aud. Saint Germain, vallent ensemble la somme de XIIII l.
<lb/>Item pour cinq sacs de plastre X s.
<lb/>Tous lesquelz ouvraiges de couverture d’ardoise cy dessus contenuz et declairez et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens de Saint Germain en Laye signee de sa main le XXIme jour de decembre l’an M Vc XLVIII qui iceulx a trouvez monter et revenir ensemble a lad. premiere somme de quarante cinq livres deux solz neuf deniers tournois, de laquelle, en vertu desd. certiffication et mandement, le tout cy rendu, a esté faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Lois Cordier, tant en son nom que comme procureur dud. Jehan Cordier, son père, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le sixiesme jour d’avril avant Pasques l’an M Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence lad. premiere somme de XLV l. II s. IX d. t.
<lb/>A Loys Cordier, la somme de quatorze livres treize solz six deniers t. a luy deue et laquelle maistre Philibert Delorme, commissaire susd., a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le dernier jour de mars l’an M Vc XLVIII mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les ouvraiges de couverture cy apres declairez ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et pemierement
<lb/>Led. Loys Cordier a vacqué sept journees tant a lad. descouverture pour led. erigement de lad. lucarne que a la couverture d’icelle et aux restablissemens desd. romptures qui estoient ausd. couvertures desd. galleries, a raison de douze solz six deniers tournois par jour, vallent ensemble la somme de IIII l. VII s. VI d.
<lb/>[f. 56v] Claude Charpentier, compaignon couvreur d’ardoise, a vacqué avec led. Lois Cordier six journees a lad. couverture et restablissement a raison de sept solz dix deniers tournois par jour, vallent la somme de XLV s.
<lb/>Item ung ayde, quatre journees a raison de trois solz tournois par jour, vallent la somme de XII s.
<lb/>Item pour six cens d’ardoise neufve d’Angers livree par led. Lois Cordier, maistre couvreur, et employee a lad. couverture de lad. lucarne et ausd. reparations, oultre la vielle ardoise qui s’est trouvee bonne yssue de lad. desmolition, qui au fur de huict livres tournois le millier, comprins la voicture, vallent ensemble la somme de IIII l. XVI s.
<lb/>Item pour trois bottes de lattes a ardoise a raison de sept solz tournois la botte, vallent XXI s.
<lb/>Item pour ung millier de clou a latte VIII s.
<lb/>Item pour deux milliers de clou a ardoise XVI s.
<lb/>Item pour quatre pieces de contrelatte a raison de deux solz tournois piece, vallent VIII s.
<lb/>Toutes lesquelles parties cy dessus contenues et declairees et en la certiffication de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens de Saint Germain en Laye, signee de sa main le quatorziesme jour de mars l’an M Vc XLVIII, montent et reviennent ensemble, selon le prix contenu en chacun article de lad. certiffication, a lad. premiere somme de quatorze livres treize sols six deniers tournois, de laquelle a esté en vertu desd. certiffication et mandement, le tout cy rendu, faict payement comptant par ced. commis maistre Nicolas Picart aud. Lois Cordier en or et monnoye comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le septiesme jour d’avril avant Pasques M Vc XLVIII cy rendue appert, pour ce lad. premiere somme de XIIII l. XIII s. VI d.
<lb/>[f. 57] Ensuyvent les ouvraiges de couverture faictz pour le Roy nostre sire en son chasteau de Saint Germain en Laye et es offices et la basse court d’icelluy depuis et comprins le mois de juillet M Vc XLVIII jusques et comprins le mois de may M Vc XLIX ensuyvant par Nicolas Plançon, maçon et couvreur demourant aud. Saint Germain es lieux et endroictz par les journees ainsi et par la forme et maniere qui s’ensuict
<lb/>Premierement, pour les journees, sallaires et vaccations dud. Plançon et ung autre homme couvereur avec luy, et ung ayde maneuvre pour les servir, qui ont vacqué chacun sept journees a resercher de thuille la grand chappelle dud. chasteau dud. Saint Germain es lieux et endroictz qui faisoient a recouvrer et ou elle estoit descouverte, qui, a raison de huict solz tournois pour journee de chacun desd. deux couvreurs et trois solz tournois pour chacune journee dud. maneuvre, vallent la somme de VI l. XVI s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. XIII s.
<lb/>Item pour avoir fourny et employé deux milliers ung cent de thoille pour faire lesd. reparations, decouvertures, qui, au pris de IIII l. LXXV s. t. le millier, vallent ensemble VIII l. VIII s.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. XVII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir fourny et livré sept bottes de lattes pour applicquer a faire lad. reparations de couverture au lieu des lattes qui estoient rompues qui, a raison de quatre solz tournois pour chacune botte, vallent la somme de XXVIII s.
<lb/>Item pour ung millier huict cens de clou a latte fourny a faire lad. couverture, pour ce cy XIII s. IX d.
<lb/>Au fur de sept solz six deniers tournois le millier vallent XIII s. VI d.
<lb/>Item pour quatre septiers de plastre a douze septiers pour muy [f. 57v] employez a faire des ruellees, enfestemens et esgoutz desd. reparations desd. couvertures qui, a raison de huict solz tournois pour chacun septier, vallent XXXII s.
<lb/>Item pour les sallaires et vaccations desd. deux couvreurs et leur ayde qui ont vacqué chacun quatre vingtz six journees a recouvrer, resercher et renfester les couvertures des cuysines et offices de la basse court et le combe des fours du Roy, asscavoir depuys le bort des fossez du costé de devers le jardin continuant jusques a la petite porte de lad. basse court par laquelle on va a l’eglise de la parroisse dud. Saint Germain, et aussi a refaire et restablir en icelles couvertures les ruillees, enfestemens et esgoutz qui, a raison de huict solz tournois pour chacune journee dud. maneuvre, leur ayde, vallent ensemble aud. pris la somme de IIIIxx III l. XVII s.
<lb/>Moderé a la somme de IIIIxx I l. XIIII s.
<lb/>Item pour dix sept milliers deux cens de thuille neufve employee ausd. reparations desd. couvertures a raison de IIII l. LXXV s. t. pour chacun millier, vallent ensemble aud. pris la somme de LXVIII l. XVI s.
<lb/>Moderé a la somme de LXIII l. X s.
<lb/>Item pour seize bottes de lattes fournies et livrés pour lesd. reparations de couverture es endroictz ou il failloit au lieu de celles qui estoient rompues a raison de quatre solz tournois pour chacune botte, vallent ensemble la somme de LXIIII s.
<lb/>Item pour six milliers deux cens de clou a latte fourny pour lad. latte neufve et autres endroictz ou il en failloit qui, a raison de VIII s. sept solz six deniers tournois pour chacun millier, vallent ensemble la somme de XLIX s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XLVI s. VI d.
<lb/>Item pour six muydz de plastre employez a faire les enfestemens, ruillees et esgoutz desd. couvertures qui, a raison de quatre [f. 58] livres seize solz tournois pour chacun muy vallent ensemble aud. pris la somme de XXXVIII l. XVI s.
<lb/>Item pour les sallaires et vaccations desd. deux ouvriers et leur ayde qui ont vacqué chacun douze journees a recouvrir et resercher la couverture du grand pan de couverture du costé de la rue au grand comble sur le grand corps d’hostel qui est en lad. basse court a l’opposite de la fontaine dud. costé de lad. rue qui, a raison de huict solz tournois pour chacune journee desd. deux couvreurs et trois solz six deniers tournois pour chacun dud. ayde, vallent ensemble la somme de XI l. XIIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XI l. VIII s.
<lb/>Item pour trois bottes de latte neufve fournye pour refaire lad. couverture au lieu de celles qui estoient rompues, pour ce cy XII s.
<lb/>Item pour ung millier de clou a latte, pour ce VIII s.
<lb/>Moderé a la somme de VII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir fourny et livré trois milliers de thuille neufve applicquée ausd. reparations qui, a raison de quatre livres soixante quinze solz tournois pour chacun millier, vallent XIIII l.
<lb/>Moderé a la somme de XIII l. II s. VI d.
<lb/>Item pour trois septiers de plastre a douze septiers pour muy employez à faire les ruillees, enfestremens et esgoutz dud. pan de couverture a raison de huict solz tournois pour chacun septier, vallent ensemble aud. pris la somme de XXIIII s.
<lb/>Item pour avoir restably la couverture alentour de la chemynee qui a esté faicte de neuf au galtas dud. grand corps d’hostel pour le concierge dud. chasteau au pan dud. grand comble du costé de lad. basse court et pour ce quis et livré par led. Plançon thuille, latte, clou, plastre et peyne d’ouvriers, pour ce XLV s.
<lb/>[f. 58v] Item pour avoir restably en cinq endroictz les troux qui estoient en la couverture dud. grand hostel du costé vers lad. basse court ou il a employé trois cens de thuille et demye botte de latte et ung cent de clou, ou il a vacqué deux jours entiers, luy et son ayde, pour ce XLVIII s. IX d. t.
<lb/>Moderé a la somme de XLVII s. III d.
<lb/>Item pour le sallaire et vaccation desd. deux couvreurs et de leur ayde qui ont vacqué chacun quatorze journees a recouvrer, resercher la couverture de thuille de l’escurye du Roy assize pres les murs du parc dud. chasteau Saint Germain et a refaire les ruillees, esgoutz et enfestemens d’icelle couverture qui, a raison de huict solz tournois pour chacune journee de chacun desd. ouvriers et trois solz VI d. t. pour chacune journee dud. ayde, vallent ensemble aud. pris la somme de XIII l. XIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XIII l. VI s.
<lb/>Item pour trois bottes de latte qu’il a convenu fournir pour mettre au lieu de celles qui estoient rompues en lad. couverture, pour ce XII s.
<lb/>Item pour ung millier de clou a latte, pour ce VIII s.
<lb/>Moderé a la somme de VII s. VI d.
<lb/>Item pour deux milliers huict cens de thuille neufve fournie pour faire la reparation de lad. couverture qui, a raison de IIII l. soixante quinze solz tournois pour chacun millier, vallent aud. pris XI l. III s.
<lb/>Moderé a la somme de X l. X s.
<lb/>Item pour six septiers de plastre a douze septiers pour muy employés a refaire les ruillees, esgoutz et enfestemens de lad. couverture qui, a raison de huict solz tournois pour chacun septier, vallent ensemble la somme de XLVIII s.
<lb/>Item pour le sallaire et vaccation desd. deux couvreurs et leur ayde qui ont vacqué chacun deux pour six journnes a recouvrir et rechercher [f. 58v] lad. couverture de la cuysine de bouche du Roy et garde manger d’icelle estans dedans led. chasteau derriere la grand chappelle d’icelluy, aussi avoir faict de neuf deux lucarnes en lad. couverture de la cuysine et garde manger de ce qu’il y avoit a refaire et reparer en lad. couverture qui, a raison de huict solz tournois pour journee de chacun desd. deux couvreurs et trois solz VI d. t. pour chacune journee dud. ayde, vallent ensemble aud. pris la somme de CXVII s.
<lb/>Moderé a la somme de CXIIII s.
<lb/>Item pour deux bottes de latte employees et fournies a refaire lad. couverture, pour ce cy VIII s.
<lb/>Item pour ung millier de thuille neufve fournye et livree pour faire lesd. reparations et couverture a raison de IIII l. soixante quinze solz tournois le millier, pour ce cy IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de LXXV s.
<lb/>Item pour trois mines de plastre a deux mines pour septier et douze septiers pour muy employees a faire les ruillees et enfestemens et lesd. deux lucarnes en ce qui faisoit a reparer en icelles, pour ce cy XII s.
<lb/>Item pour avoir couvert de neuf ung appentis estant pres et joignant lad. cuysine de bouche du Roy et au dedans dud. chasteau derriere et joignant la chappelle servant a plumer et habiller les viandes de lad. cuysine, ayant icelle couverture deux toises trois quarts de pied de long, comprins les ruillees, sur unze piedz de hault, comprins l’esgout et la ruillee d’en hault dud. appentiz, vallent trois toises et demye quatorze piedz ung quart, et pour ce faire avoir fourny et livré toutes matieres et estoffes comme latte, clou, thuille, plastre pour faire lesd. ruillees et peyne d’ouvriers et d’aydes qui, a raison de XLVIII s., XLV s. t. pour chacune toise, vallent ensemble la some de IX l. VII s.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l. XV s. III d. ob. p. t.
<lb/>Item pour la vaccation et sallaire desd. deux couvertieres [f. 59v] et leur ayde qui ont vacqué chacun deux journees a recouvrer et resercher la couvertiere de la despoille du jeu de paulme dedans les fossez dud. chasteau a raison de huict solz tournois pour journee de chacun desd. deux couvreurs et trois solz six denier tournois pour chacune journee dud. ayde, vallent ensemble la somme de XXXIX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVIII s.
<lb/>Item pour une demye botte de latte employee a lad. reparation de lad. couverture, pour ce cy II s.
<lb/>Item pour ung cent et demy de clou employé a icelle reparation de lad. couverture sur lad. despoille, pour ce cy XV d.
<lb/>Moderé a la somme de XIII d. ob. t.
<lb/>Item pour huict cens de thuille neufve fournye et livree a faire la reparation de lad. couverture au fur dessusd. de IIII l. soixante quinze solz tournois le millier, vallent la somme de LXIIII s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour ung septier de plastre employé a faire les ruillees, enfestement et esgout de lad. couverture, pour ce cy VIII s.
<lb/>Item pour la vaccation et sallaire desd. deux couvreurs et leur ayde qui ont vacqué chacun ung journ entier a nectoyer les goustieres estans entre la couverture et les chemynees des offices estans en lad. basse court du costé de devers l’eglise et a icelles goustieres avoir mis du bray pour peur de l’eaue et en ce faisant avoir fourny du bray jusques a la quantité de cinq livres qui, a raison de VIII s. t. pour chacune journee de chacun desd. couvreurs et trois solz six deniers tournois pour leur ayde et de deux solz tournois pour chacune livre de bray vallent ensemble aud. pris XXIX s. VI d., moderé a la somme de XXIX s.
<lb/>[f. 60] Item pour avoir remply de plastre ung trou estant en ung petit esgout de tuille qui est au dessoubz de l’appuye de la fenestre de la chambre de monsieur le secretaire des Finances Bochetel au galtas sur les offices de la basse court du costé de devers l’eglise dud. Saint Germain et aussi avoir faict une petite couverture servant de fenestre contre la couverture dud. galtas en façon d’œil de beuf, et en ce faisant avoir fourny d’une festiere a soustenir l’esgout de lad. couverture et demy quarteron thuille, plastre et peyne d’ouvriers, pour ce cy VI s.
<lb/>Item pour la journee desd. deux couvreurs et de leur ayde qui ont vacqué chacun ung jour entier a refaire la couverture d’une granche appartement a Guillaume Boullard assize aud. lieu de Saint Germain en Laye, en laquelle granche sont logez les grands chevaulx de l’escurye du Roy, avoir restouppé les troux estans a la couverture sur lad. escuyrie et ce qu’il y avoit a refaire, pour ce cy, a raison de huict solz tournois pour chacun jour desd. couvreurs, maçons et trois sols dix deniers tournois pour leur ayde, vallent XIX s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XIX s.
<lb/>Item pour ung cent et demye de tuille aplicquee a faire lad. reparation de lad. couverture, pour ce cy XII s.
<lb/>Moderé a la somme de XI s. III d.
<lb/>Item pour ung sac de plastre dont les quatre font le septier, pour ce cy II s.
<lb/>Item pour avoir couvert de thuille nefve l’appentis dessus les caiges faictes de neuf au parc dud. Saint Germain du costé et vers le port au Pecq ou sont les bestes saulvaiges, contenant douze toises ung pied trois quars de long, comprins les ruillees, et seize piedz et demy de hault, comprins l’esgout de lad. couverture et ruellee de feste d’icelle, vallent trente toises et demye dix piedz trois quarts et demy qui, au fur de XLVIII s., XLV s. t. pour chacune toise pour avoir quis et livré thuille neufve, latte, clou, plastre et peyne d’ouvriers et d’aides, [f. 60v] vallent ensemble aud. pris la somme de IIIIxx LXVIII s. IIII d.
<lb/>Item poour avoir depuys recouvert ce que les pages et autres personnes ont rompu a lad. couverture en montant sur led. appentis pour veoir combattre lesd. bestes saulvaiges et y avoir livré et employé quatre cens de thuille neufve avec une botte de latte et deux cens de clou et une journee de couvreur et d’un ayde, pour ce au pris dessusd. XLIX s.
<lb/>Moderé a la somme de XLVI s. VI d.
<lb/>Somme toute desd. parties cy dessus escriptes IIIc LXIX l. XII s. VI d., IIIc LXIII l. XII s. VI d. p. t.
<lb/>Je Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostre sire et par luy commis au contrerolle de ses bastimens et edifices, certiffye a tous qu’il appartient que Nicolas Plançon, maçon et couvreur de thuille demourant a Saint Germain en Laye, a faictz et faict faire en son chasteau dud. Saint Germain en Laye les ouvraiges et reparations de couverture de thuelle contenuz et declairez es parties cy devant escriptes es lieux et endroictz, durant le temps et ainsi qu’il est speciffyé et declaré par lesd. parties montantes ensemble a la somme de trois cens soixante trois livres douze solz six deniers tournois, tesmoing mon seing manuel cy mis le dernier jour de may l’an M Vc XLIX.
<lb/>Ainsi signé Deshostelz
<lb/>Ensuyvent les ouvraiges et restablissemens de maçonnerye faictz pour le Roy nostre sire aux reparations de la closture du parc de son chasteau de Saint Germain en Laye es mois de juing et juillet M Vc XLIX dernier passé par Nicolas plaçon, maçon demourant aud. Saint Germain en Laye, ainsi et en la maniere qui s’ensuict.
<lb/>Et premierement
<lb/>Le haulcement faict de maçonnerye de moellon et terre au mur de la closture du parc du costé de la petite escuirye du Roy [f. 61] de deux piedz et demy d’espoisse, contenant vingt deux toises de long sur quatre piedz trois quartz de hault, comprins le chapperon, et rapporté le fort au foible, vallent dix sept toises quinze piedz, pour ce cy XVII toises XV p.
<lb/>Une espaullette de mur maçonnee de moillon et terre d’un pied et demy d’espoisse faicte entre la couvrt de lad. petite escuyrie et une piece de terre joignant, contenant sept toises de long sur six piedz de hault au dessus du viel mur, comprins le chapperon et rapporté le fort au foible, vallent VII toise
<lb/>La maçonnerye faicte a l’estouppement et reparation de huict bresches de lad. closture dud. parc en huict endroictz, avallué ensemble a quatre toises, pour ce cy IIII toises
<lb/>Somme desd. parties desd. ouvraiges de maçonnerye devant declairez vingt huict toises quinze piedz, prisé au fur de trente solz tournois pour chacune toise en l’estat qu’ilz sont a present pour avoir quis et livré moillon, eschauffaulx, peyne d’ouvriers et d’aides et autres choses ad ce necessaires, vallent ensemble la somme de quarante deux livres douze solz six deniers tournois
<lb/>Nous Charles Billart, maistre maçon de monseigneur le connestable, Guillaume Challou et Jean Chapponnet, maistres maçons a Paris, certiffions a tous qu’il appartiendra que de l’ordonnance de noble personne maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivry, de Saint Barthellemi de Noyon et de Geneton, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire, commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye, apres serment par nous faict par devant luy en la presence de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy, et par luy commis au contrerolle desd. bastimens et ediffices, veu, visité, toisé et mesuré les ouvraiges et restablissemens de maçonnerye cy devant [f. 61v] declairez faictz pour le Roy nostred. seigneur aux reparations de la closture du parc de son chasteau dud. lieu de Saint Germain en laye et de la partie de la court de la petite escuirye par Nicolas Plançon, maçon demourant aud. lieu de Saint Germain en Laye, lesquelz ouvraiges de maçonnerye de lad. closture nous avons trouvé avoir esté bien et deuement maçonnez et iceulx avoir et contenir ensemble la quantité dessusd. de vingt huict toises quinze piedz qui, a raison que dessus de XXX s. t. pour chacune toise a quoy les avons prisez et estimez, prisons et estimons en l’estat qu’ilz sont de present, vallent ensemble aud. pris la somme de quarante deux livres douze sols six deniers tournois, tesmoing noz seings manuelz cy mis le douziesme jour de may l’an mil cinq cens cinquante.
<lb/>Signé Charles Billard, Challou, Chapponnet et Deshostelz
<lb/>A Nicolas Plançon, couvreur de tuille, demourant aud. Saint Germain, la somme de quarante cinq livres tournois a luy ordonnee par maistre Philibert Delorme, conseiller, aulmosnier ordinaire du Roy et commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye, sur ce qu’il luy peult et pourra cy apres estre deu a cause des ouvraiges et reparations de couverture de thuille qu’ilz a faict et fait ordinairement pour le Roy nostre sire en couvertures de la chappelle du chasteau, ediffices de la basse court et escuirye dud. lieu de Saint Germain en Laye, de laquelle somme de quarante cinq livres a esté, en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Plançon en vingt escuz d’or soleil a quarante cinq solz piece, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le quatriesme jour d’aoust l’an M Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce en despence icelle somme de XLV l.
<lb/>Aud. Nicolas Plançon, couvreur, la somme de quarante cinq livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le vingtiesme jour de septembre l’an M Vc XLVIII sur ce qui luy peult et pourra cy apres estre deu [f. 62] a cause des ouvraiges et reparations et couverture de thuille qu’ilz a faict et faict ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur es couvertures de la chappelle du chasteau dud. lieu de Saint Germain en Laye, de laquelle somme de XLV l. a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis aud. Plançon, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le XXIXme jour de septembre M Vc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence lad. somme de XLV l.
<lb/>Au dessusd. Nicolas Plançon, la somme de cinquante livres tournois a luy ordonnee par led. maistre Philibert Delorme, commissaire susd., et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le douziesme jour de may l’an M Vc XLIX sur ce qui luy peult et pourra cy apres estre deu a cause des ouvraiges de couverture qu’ilz a par cy devant faictz et fera cy apres pour le Roy nostred. seigneur en son chasteay et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees pour pareille cause, de laquelle somme de cinquante livres a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Plançon, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le douziesme jour de may l’an M Vc XLIX aussi cy rendue appert, pour ce en despence lad. somme de L l.
<lb/>Somme des ouvraiges de couverture IIIc IIIIxx XVIII l. XIIII s. t.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 62v] Ouvraiges de serrurerye a Sainct Germain en Laye
<lb/>A Anthoine Mousseau, maistre serrerie demourant a Paris, la somme de cent livres tournois sur et en deduction de la somme de huict cens soixante sept livres deux solz unze deniers tournois a luy deue et laquelle messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy et commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices, a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le huictiesme jour de fevrier l’an mil cinq cens quarante sept mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy payer et delivrer comptant des deniers deniers de sad. commission pour les ouvraiges de gros fer a la livre cy apres declairez ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Premierement, le premier jour de juillet aud. an mil cinq cens quarante six, pour avoir faict et livré ung grand tirant et deux ancres de fer pour servir a tenir le tuyau de la chemynee faict au bout de la grand gallerye dud. chasteau du costé et contre la vielle tour ou est l’orloge, poisans ensemble quatre vingtz sept livres fer qui, au fur de quinze deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de CVIII s. IX d.
<lb/>Item la dix septiesme jour dud. mois de juillet aud. an, pour avoir faict et livré cinq treillis de fer asscavoir trois pour servir a la chambre des filles de la Royne estant en l’estaige du rez de chaussee soubz le tribunal de la grand salle de bal, l’autre pour servir a la garde robbe de monsieur le cardinal de Lorraine et l’autre a une fenestre qui est au pied de la grand viz entre le logis du Roy et le logis de la Royne, poisans [f. 63] ensemble cinq cens trente cinq livres fer qui, au fur que dessus de quinze deniers tournois pour chacune livre, vallent ensemble la somme de XXXIII l. VIII s. IX d.
<lb/>Item le XXIXme jour dud. mois de juillet ensuyvant aud. an mil cinq cens quarante six, pour avoir faict et livré neuf barres de fer plat pour entretenir les petittes voultes de bricque en forme d’arceaulx faictes entre les contrepilliers du pan de mur de la chappelle dud. chasteau du cosyté de la court, poisans ensemble six vingtz deux livres fer qui, au fur que dessus de quinze deniers tournois pour chacune livre, vallent aud. pris la somme de VII l. XII s. VI d.
<lb/>Item led. jour, pour avoir faict et livré huict soubzpentes, trois contrefiches et quatre demys secles, le tout de fer pour servir au manteau et tuyau de la cheminee de la cuysine de bouche du Roy estant derriere lad. chappelle avec ung corbeau aussi de fer pour servir a porter et soustenir le bout de l’une des sablieres du plancher au dessus de lad. cuysine, poisans ensemble cinq cens deux livres fer qui, au fur que dessus, vallent ensemble la somme de XXXI l. VII s. VI d.
<lb/>Item le douziesme jour du mois d’aoust ensuyvant, pour avoir faict et livré sept harpons der fer pour servir a retenir les appuyes de pierre qui sont autour de la viz pres la grande chappelle du chasteau a la haulteur des terrasses poisans vingtz livres fer qui, au fur que dessus, vallent aud. pris la somme de XXV s.
<lb/>Item le neufiesme jour de septembre ensuyvant aud. an M Vc XLVI pour avoir faict et livré dix harpons de fer qui servant a retenir les grosses pierres de liaiz qui sont au jeu de paulme dud. chasteau a l’endroict de la petite fenestre estant au rabat du service dud. jeu poisans ensemble quarante huict livres fer qui, au fur que dessus, vallent ensemble aud. pris la somme de LX s.
<lb/>Item le dernier jour dud. mois de septembre, pour avoir faict [f. 63v] et livré la serrure de deux engins qui servent a tirer l’eaue du puys de la basse court dud. chasteau et du puys estant au jardin d’icelluy, de chacun ung gros arbre de de fer carré, deux tourillons, quatre palliers et quatre frettes, douze liens et douze grosses chevilles, quatre sercles et huict pattes doubles, poisans ensemble IIIIc quatre vingtz douze livres fer qui, a raison de deux solz six deniers tournois pour chacune livre, vallent ensemnle aud. pris la somme de LXI l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de XLIX l. IIII s.
<lb/>Item le quatriesme jour d’octobre ensuyvant, pour avoir faict et livré une barre de fer pour servir a fermer lad. porte de la basse court dud. chasteau du costé de l’eglise dud. Saint Germain, poisans douze livres fer qui, au fur de quinze livres tournois pour chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de XV s.
<lb/>Item le dix septiesme jour de decembre ensuyvant, pour avoir faict et livré deux manteaulx de fer avec une barre de tremye pour servir aux deux chemynees des deux chambres de la despoille du jeu de paulme dud. chasteau poisans six vingtz unze livres fer qui, au fur que dessus de quinze deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de VIII l. III s. IX d.
<lb/>Item ced. jour, pour avoir livré quatre barreaulx de fer rond pour servir a la fenestre du tabourin dud. jeu de paulme dud. chasteau et une croisee aussi de fer pour servir a la petite fenestre estant soubz le rabat du service dud. jeu de paulme et deux crampons de fer qui servent a soustenir la corde dud. jeu de paulme, poisans ensemble soixante douze livres fer qui, au fur de quinze deniers tournois pour chacune livre, vallent la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré ced. jour deux soubzpentes de fer pour servir au manteau de la chemynee de la chambre de monsieur Bochetel en la basse court du costé de devers l’eglise dud. Saint Germain au dessus de l’office de monseigneur le Dauphin, poisans quarante six livres fer qui, au fur que dessus, vallent la somme de LVII s. VI d.
<lb/>Item le vingt deuxiesme jour de janvier ensuyvant, pour avoir faict et livré deux barres de fer pour servir a fermer les deux portes de la grand chappelle et quatre harpons de fer qui servant a [f. 64] retenir les appuyes des pierres estans sur le pavillon du Roy poisans XXIX l. fer qui, au pris que dessus, vallent ensemble la somme de XXXVI s. III d.
<lb/>Item le vingtiesme jour dud. mois de janvier aud. an mil cinq cens quarante six, pour avoir faict et livré une grande potente de fer de huict piedz de long garnie d’une moufle au bout pour mectre une poullye de cuivre, ung gros anneau garny d’une grosse gasche double, ung gros crochet en plastre qui ont esté mis et assis contre le chasteau pres et joignant le jeu de paulme avec deux brides fer en façon de moufles garnie de deux goujons de fer mises au bout de deux pieces de bois levees debout dedans le parc dud. chasteau oultre les fossez, droict et a l’opposite de lad. potence de fer susd., et six autres gougons mis esd. pieces de bois pour servir a tenir les contrefiches et assemblages des moullinetz faictz esd. deux pieces de bois, le tout pour servir a tendre les toilles dud. jeu de paulme dud. chasteau, poisans ensemble neuf vingtz quatre livres fer qui, aud. pris que dessus de quinze deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de XI l. X s.
<lb/>Item pour trente trois livres de clou livré pour clouer les aiz du pont de bois par lequel on descend de la basse court dedans les fossez dud. chasteau et aux lisses estans dedans lesd. fossez qui, a raison de dix huict deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de XLIX s. VI d.
<lb/>Item le cinquiesme jour de may mil cinq cens quarante sept, pour avoir faict et livré ung gardefol de fer servant d’appuye sur la saillye du tabourin dud. jeu de paulme a l’endroict de devant la croisee de la chambre de monsieur le cardinal de Bourbon, garny de trois gros montans chacun de trois piedz huict poulces de long ou environ avec trois traversins chacun de neuf piedz de long, comprins les retours, poisans ensemble deux cens dix neuf livres fer qui, au fur de quinze deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de XIII l. XIII s. IX d.
<lb/>[f. 64v] Item ced. jour cinquiesme jour de may aud. an mil cinq cens quarante, pour avoir faict et livré trois grosses soubzpentes de fer qui servant au manteau de la chemynee de la cuysine de la Royne avec les cloux et crampons, poisans ensemble cent une livres fer qui, au fur que dessus, vallent la somme de VI l. VI s. III d.
<lb/>Item le septiesme jour de may aud. an, pour avoir faict et livré trois soubzpentes de fer qui servent a entretenir le manteau de la chemynee de la cuysine du commun du Roy avec les cloux et crampons, poisans ensemble cent sept livres fer, vallent ensemble au fur que dessus la somme de XXV l. III s. IX d.
<lb/>Item le septiesme jour de juin aud. an mil cinq cens quarante pour avoir faict et livré trois treillis de fer qui sont a trois fenestres en la viz qui a esté faicte de neuf pour descendre dedans lez fossez pour aller au jeu de paulme joignant du pont par ou l’on descend de la gallerye pres la chambre du Roy, par laquelle gallerye led. seigneur va en son parc, poisans ensemble trois cens cinq livres fer qui, au fur que dessus, vallent la somme de XIX l. I s. III d.
<lb/>Item ced. jour, pour avoir faict et livré une grosse barre de fer qui sert a fermer la porte du parc du costé de Carrieres, poisans trente cinq livres fer, qui vallent au fur que dessus la somme de XLIII s. IX s.
<lb/>Item le septiesme jour dud. mois de juillet aud. an mil cinq cens XLVII, pour avoir faicte et livré seize gros harpons de fer qui servent a retenir les ratelliers et mangeoires des chevaulx de l’escuirye et des grands chevaulx du Roy estans en une granche assiz aud. Saint Germain appartenant a Guillaume Boullard, pres led. chasteau, poisans ensemble neuf vingtz seize livres fer, qui vallent ensemble aud. pris de quinze deniers tournois la livre la somme de XII l. V s.
<lb/>[f. 65] Item le seiziesme jour de novembre l’an M Vc XLVII, pour avoir faict et livré ung gros corbeau de fer de quatre piedz de long qui sert a soustenir trois sollives de plancher du retraict qui est pres la chambre de madame la grand seneschalle, poisans soixante deux livres fer qui, au fur que dessus de quinze deniers tournois pour chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de LXXVII s. VI d.
<lb/>Item ced. jour, pour avoir livré deux livres de clou a plancher au fur de dix huict deniers pour chacune livre, vallent ensemble la somme de XV s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux gros huis forts servans a fermer les regards des deux sources des fontaines dud. chasteau, lesd. sources estans au villaige de Bethemont, chacun huis garny de deux grosses bendes de longueur de travers desd. huict, raiees avec des cloux et teste carree entaillez de leur espoisseur a fleur de bois, deux gros gondz qui sont rivez sur lesd. bendes, une grosse serrure carree garnie de deux gros crampons et ung gros verroul, deux grosses vertevelles et une gasche qui, a raison de VII l. cent dix solz tournois pour la ferrure de chacune desd. huis vallent ensemble aud. pris la somme de XIIII l.
<lb/>Moderé a la somme de XI l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung gros huis fort a fermer la vielle cave estant soubz le corps d’hostel qui est entre l’escallier du logis du Roy et la tour de l’orloge aud. chasteau garny de deux grosses bandes traversans de la largeur dud. huis, rivez avec de gros cloux a testez carrez entaillez en l’espoisseur dud. huis a fleur de bois, garny de deux gros gonds rivez sur lesd. bandes, une grosse serrure carrez garnye de deux gros crampons et ung gros verroul, deux grosses vertevelles et une gasche, pour ce cy VII l.
<lb/>Moderé a la somme de CX s.
<lb/>[f. 65v] Item pour avoir ferré deux huis enchasillez servans a fermer les allees du jardin dud. chasteau de Saint Germain pres les fossez d’icelluy chasteau de chacune deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort bernarde garnye de gasche et tirouer qui, a raison de trente cinq solz tournois pour la ferriere de chacun desd. huis, vallent ensemble la somme de LXX.
<lb/>Item pour avoir ferré deux croisees et une demye croisee servans lesd. deux croisees a la cuisine de bouche du Roy erigee de neuf derriere la grand chappelle du chasteau dud. Saint Germain et lad. demye servant au garde manger de lad. cuysine, chacune desd. croisees garnies de vingt quatre fiches, douze verroux sur targettes garniz de leurs crampons, fermettes et pattes pour attacher les chassis dormans, lesd. deux croisees et lad. demye croisee garnye de huict fiches, quatre verroux sur targettes garniz de leurs crampons de fermeture et pattes pour sceller le chassis dormant d’icelle demye croisee qui, a raison de douze livres tournois pour chacune desd. croisees et quatre livres tournois pour la demye croisse, vallent ensemble aud. pris la somme de XXVIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré trois huis forts servans deux a lad. cuysine de bouche du Roy et l’autre huis aud. garde manger de lad. cuysine, chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds, une grosse ferriere a ressort garnye de gasche, tirans et verroul qui, a raison de soixante solz tournois pour chacun desd. huis, vallent ensemble la somme de IX l.
<lb/>Item pour avoir ferré trois autres gros huis forts servans a fermer les entrees du jeu de paulme, asscavoir deux aux deux bouts de l’allee dud. jeu de paulme et l’autre par lequel on va de la gallerye soubz le rabat dud. jeu de paulme, lesquelz deux huis estans aux deux boutz de lad. allee sont garniz chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds et une grosse serrure [f. 66] a deux garnisons garnye de gasche, tirouer et verroulx, et l’autre huis garny de deux grosses fiches, deux gros gonds et une grosse serrure a deux garnisons garnies de gasche, tirouer et verroux, et l’autre huis garny de deux grosses fiches, deux gros gonds et une grosse serrure a ressort garnis de gasche, tirouer, verroux, qui a raison de cent solz tournois la serrure de chacun desd. huis qui sont garnis de serrures a deux garnisons et soixante solz tournois pour la ferrure de l’autre huis, qui est pour lesd. trois huis ensemble la somme de XIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré le gros huis fort qui ferme le pied de la petite montee qui au bout du pont derriere la grande chappelle pour descendre du parc aud. jeu de paulme de deux grosses fiches, deux gros gonds, une serrure a deux garnisons fournie de gasches et tirouer, vallent ensemble la somme de C s.
<lb/>Item pour avoir ferré quatre huis forts servans aux chambres et despoille du petit corps d’hostel ou se tient le garde dud. jeu de paulme dedans lesd. fossez joignant led. jeu, chacun huis garny de deux grosses fiches, deux gros gonds, une grosse serrure a ressort garnye de de gasche, tirouer et verroulx qui, a raison de soixante solz tournois pour chacun desd. quatre huis, la somme de XII l.
<lb/>Item pour avoir ferré une petite croisee a chassis dormant et quatre chassis dormans aux fenestres dud. petit corps d’hostel de lad. despoille dud. jeu de paulme, ascavoir lad. petite croisee de douze fiches, six verroux sur targettes garniz de leurs crampons de fermetture et pattes pour sceller led. chassis dormant et chacun desd. quatre chassis de dix fiches, trois verroulx sur targettes garniz de leurs crampons de fermeture et pattes qui, a raison de six livres tournois pour lad. croisee et pour chacun desd. quatre chassis soixante solz tournois, vallent ensemble la somme de XVIII l.
<lb/>[f. 66v] Item pour avoir faict et livré cent quatorze chevilles de fer, chacune de sept a huict poulces de long, pour servir a retenir les pannes et chevrons des apentilz au dessus de la gallerye dud. jeu de paulme qui, a raison de II s. VI d. quinze deniers tournois piece, vallent ensemble aud. pris la somme de XIIII l. V s.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. II s. VI d.
<lb/>Item pour avoir ferré deux huis enchassillez, l’un servant aux retraictz pres la chambre de madame l’admerade et l’autre servant aussi aux retraictz de la garderobbe de lad. dame estant au petit corps d’hostel dud. chasteau dud. Saint Germain au rez de chaussee du costé dud. jeu de paulme, chacun de deux fiches a double neuf, une serrure a ressort garnye de gasche, tirouer et verroul avec quatre pattes pour sceller l’enchassilleure de chacun desd. huis qui, a raison de trente solz tournois pour chacun desd. huis, vallent ensemble aud. pris la somme de LXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré les deux portes de la grande chappelle dud. chasteau, chacune porte a deux manteaulx, chacun manteau ferré de deux grosses fiches et deux gros gonds, et a chacune desd. portes deux serrures, asscavoir une a l’un desd. manteaulx a paesle dormant fermant a deux tours qui sert a fermer la barre de derriere de chacune porte qui, a raison de XII l. sept livres dix solz tournois pour chacune desd. portes, vallent ensemble aud. pris la somme de XXIIII l.
<lb/>Moderé a la somme de XV l.
<lb/>Item pour avoir faict et livré vingt deux barreaulx de fer pour servir a retenir les penneaulx des victres qui sont aux formes de lad. chappelle, chacun barreau de trois piedz huict poulces de long, garnis chacun de six locquetieres qui, a raison de quinze solz tournois pour chacun desd. barreaulx, comprins [f. 67] lesd. loquetieres, vallent ensemble aud. pris la somme de XVI l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré quare vingtz sept grosses verges de fer carrees, asscavoir neuf chacune de sept piedz de long au fur de douze solz tournois piece, vallent CVIII s., et les soixante dix huict autres chacune de trois piedz huictz poulces aussi de long servans a retenir les victres de lad. chappelle au pris de six solz tournois piece, vallent XXIIII l. VIII s., qui est pour le tout la somme de LII l. XVI s.
<lb/>Moderé a la somme de XXVIII l. XVI s.
<lb/>Item pour avoir livré trois cens quatre vingtz clavettes pour servir a mectre dedans les loquettiers des vielz barreaulx de lad. chappelle qui, a raison de quatre deniers tournois piece, vallent ensemble aud. pris la somme de VI l. VI s. VIII d.
<lb/>Item pour avoir refforgé et ralongé de fer neuf les dix montans et les traversans de fer qui servent a retenir la vittre paintte de la salle du bal dud. chasteau du costé de la court dud. chasteau et faict les loquetieres ausd. montans et traversans garniz de clavettes, pour ce cy la somme de IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré quatre vingtz seize verges de fer servans aux vittres tant des croisees, demyes croisees et chassis des fenestres de la cuysine de bouche et garde manger du Roy erigee de neuf derriere la grand chappelle dud. chasteau que a la gare robbe de monsieur le cardinal de Ferrare et aux chambres du petit corps de la despoulle du jeu de paulme et autres lieux ou il y en avoit de perdues qui, a raison de dix huict deniers tournois pour chacune desd. verges de fer vallent ensemble aud. pris la somme de VII l. IIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré un gros huis fort qui ferme le [f. 67v] passaige de la chambre de monseigneur le Daulphin et madame la Daulphine joignant la grosse tour de l’orloge de deux grosses fiches, deux gros gonds, une grosse serrure a deux garnisons garnis de gasches et tirouers, pour ce la somme de C s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré neuf serrure neufves a ressort servans asscavoir une a la garde robbe de la chambre de madame de Canaples, une a la chambre de madame d’Arconnal, une a la chambre de la seneschalle de Poictou, une a la chambre de madame de Canis, une a la chambre de madame de Gernac, une a la chambre de madame de la Troulliere, une au cabinet de madame l’admeralle, une au cabinet de monsieur de Gouyer, medecin du Roy, et l’autre au cabinet de la chambre qui est soubz la chambre de monseur de Mascon, garnyes chacune serrure de gasches qui, a raison de XXII s. VI d. dix huict solz tournois piece, vallent la somme de X l. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l. II s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré cinquante ung gros crampons de fer de champ en plastre, chacun de deux piedz de long, comprins les retours, et de deux poulces de large, pour servir a mettre et retenir les feulleures des huisseries de pierre de taille a l’endroit des gasches des serrures qui sont aux huis des entrees des salles, chambres et garde robbes dud. chasteau qui, a raison de VI s. t. piece, vallent ensemble aud. pris XV l. VI s.
<lb/>Moderé a la somme de XII l. XV s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré huict verroulx sur targettes garniz de crampons de fermeture mis au lieu de ceulx qui ont esté ostez et mal prins aux croisees des chambres et salles qui, a raison de six solz tournois V s. t. pour piece, vallent la somme de XLVIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>[f. 68] Item pour avoir faict et livré une verge de fer de six piedz de long pour servir a tendre le drap vert au devant de la demye croisee de la chambre du Roy avec verroul rond pour l’huis du porche de lad. chambre, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré sept gros portans de fer neuf rond, chacun de vingt poulces de long, pour servir a soustenir les sieges qui sont es salles du Roy, de la Royne et de Madame, chacun desd. portans rivez sur chacun desd. sieges qui, a raison de huict solz t. six solz tournois piece, vallent ensemble la somme de LVI s. t.
<lb/>Moderé a la somme de XLII s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré quarante deux chevilles de fer chacune chacune de sept poulcesde long pour servir a attacher les grosses chenelles de dessus le pont le pont leviz dud. chasteau du costé de la basse court qui, a raison de II solz VI d. t. quinze deniers tournois piece, vallent ensemble la somme de CV s.
<lb/>Moderé a la somme de CII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir ferré six huis servans asscavoir l’un a l’entree de la chambre de monsieur de Vendosm, ung au garde manger de la cuysine de madame d’Estampes, ung a la fourriere de madame Marguerite, ung a la garde robbe de monsieur le cardinal d’Annebault, ung au galtas ou couchent les cochers qui font le guet et ung autre au buscher du cappitaine dud. chasteau, chacun desd. huis garnys chacun de dex queues d’aronde garniz de crampons par-dessus avec deux gonds et bas, serrure a ressort garniz de gasche, tirouer et verroul qui, a raison de trente cinq solz tournois pour chacun desd. huis, vallent ensemble la somme de X l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré sept serrures dont quatre a ressort, une servant a l’huis de la fruicterye du Roy, une a l’huis de l’office de monseigneur le Daulphin, une a la salle ou mangent [f. 68v] les maistres d’hostel de la Royne et l’autre a l’huis de la salle ou mangent les femmes de chambre de Madame, a raison de dix huict solz tournois piece, et les trois autres serrures sont a bosse, l’une servant a la fourriere du Roy, une au garde manger de l’office de b bouche de la Royne et l’autre a l’huis de l’office du commun de lad. dame, garnies chacune d’icelles serrures de verroulx et gasches au fur de XXII s. VI d. quinze solz t. piece, vallent aud. pris la somme de VII l. XVII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de CXVII s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux fenestres qui servent a la croisee de la chambre de monsieur de Vendosme garnies chacune de deux bandes, deux gonds et ung verroul sur platine qui, a raison de quinze solz tournois pour chacune desd. fenestres, vallent ensemble aud. pris la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis enchassillé servant a la chambre sur l’escuyrie ou logent les mulletz du Roy de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort garnies de gasche, tirouer et verroul, pour ce la somme de XXXV s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung chassis servant a lad. chambre de six fiches, deux gonds et trois verroulx sur targettes, pour ce cy LXX s.
<lb/>Item pour avoir faict deux clefz servans aux serrures de la porte de lad. escuyrie aux mulles et de la chambre aux scelles d’icelles mulles et ung verroul, pour ce cy XV s.
<lb/>Moderé a la somme de XIII s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré trois gros gonds de fer, chacun de quinze poulces de long, et une clef servans a fermer la barriere qui est devant la porte du chasteau sur la basse court, pour ce la somme de XXV s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux grands sceaulx servans a tirer l’eaue au puys de lad. basse court, chacune de trois sercles de fer neuf, faict servir les vielles ances et de la vielle ferrure desd. seaulx, avoir referré ung grand sceau pareil aux deux cy dessus qui sert a tirer l’eaue du puys du jardin, pour ce ensemble la somme de CL s.
<lb/>[f. 69] Moderé a la somme de LXXV s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré quatre vingtz dix huict grosses chevilles de fer carrés, chacune de dix a unze poulces de long, pour servir a attacher au lambourdes et simelles du pont de bois par lequel on descend de la basse court dedans les fossez dud. chasteau qui, a raison de III s. t. deux solz tournois piece, vallent ensemble la somme de XIIII l. XIIII s.
<lb/>Moderé a la somme de IX l. XVI s.
<lb/>Item pour avoir refforgé et ralongé sept vingtz six vielles chevelles de fer pour servir aud. pont de bois par lequel on descend ausd. fossez qui, a raison de XVIII d. douze deniers piece, vallent ensemble la somme de X l. XIX s.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. VI s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré trente six gros crochetz de fer, chacun de dix poulces de long, pour servir a retenir les porches de bois qui soustiennent les roziers du jardin dud. chasteau estans contre les murs dud. jardin qui, a raison de trois solz tournois deux solz six deniers tournois piece, vallent ensemble aud. pris la somme de CVII s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré une grosse serrure neufve a paesle dormant garnye de deux clefz et ung gros crampon de champ servant a fermer le guichet de la porte dud. jardin du costé de la porte aux Muettes, pour ce LV s.
<lb/>Moderé a la somme de XLV s.
<lb/>Item pour avoir faict livré et attaché une grosse serrure carree garnye de verroul a l’huis de la cave du parc, pour ce la somme de XXII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir faict et livré six grosses clefz quatre pour les portes du parc et deux pour le guychet de la grand porte de la basse court [f. 69] dud. chasteau et deux gros crampons pour la serrure dud. guichet, et pour ce cy LX s.
<lb/>Moderé a la somme de XLVIII s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré dix huict clefz, sciz crampons, quatre paesles et six gascges pour servir aux huis ou n’en y avoit, tant aud. chasteau que en la basse court, pour ce cy X l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. IIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré de neuf l’huis qui est en la cloison de bois pour servir a entrer par icelluy huis en la premiere chappelle estant en l’escallier par ou l’on monte en la salle du Roy de deux grosses fiches a double neu, une serrure a paesle dormant par dedans garnye de gasches et huict grosses pattes de fer qui servent a retenir lad. cloison de bois de lad. chappelle, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung gros huis fort qui sert a fermer le passaige de l’allee qui est derriere la grand chappelle pour aller a la cuysine de bouche du Roy de deux grosses fiches, deux gonds avec une serrure a deux garnisons fournye de trois clefz, gasches, tirouers et verroult, pour ce la somme de CX s.
<lb/>Moderé a la somme de C s.
<lb/>Item pour avoir ferré trois gros huis forts dont deux servent a fermer le passaige qui est en la court soubz le cabinet de la Royne dedans la gallerye dud. chasteau pres la chambre de madame la grand seneschalle et l’autre servant a fermer l’entree de la petite gallerye par ou l’on va desd. galleries dud. chasteau au pupitre de la chappelle du costé desd. galleries, lesquels trois huis sont ferrez chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds et une grosse serrure a tour et demy sur la clef du Roy, a raison de quatre livres tournois piece, vallent la somme de XII l.
<lb/>Item pour avoir ferré deux gros huis forts qui servent a fermer [f. 70] les deux boutz de la viz faicte de neuf dedans les fossez dud. chasteau au bout du pont qui est pres la chambre du Roy pour descendre dedans lesd. fossez pour aller au jeu de paulme, garniz chacun de grosses fiches, deux gonds avec une grosse serrure a deux garnisons garnye de gasches et tirouer a raison de cent solz tournois piece, vallent ensemble la somme de X l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung gros huis fort qui sert a fermer le passaige de la chambre de monsieur de Saint André pour aller de la chambre de la Royne de deux grosses fiches, deux gros gonds avec bas, grosse serrure a tour et demy sur la clef du Roy fournye de gache et de tirouer, pour ce cy IIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis fort qui sert a fermer le cabinet du Roy qui est pres sa chambre de deux grosses fiches a double neuf et une grosse serrure a tour et demy, fournye de gasche, tirouer et verroul, pour ce cy IIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung gros huis fort qui sert a fermer la petite chambre du reez de chaussee soubz la garde robbe du Roy de deux grosses bandes qui traversent l’huis des deux costez, attachez avec de gros cloux rivez au travers dud. huis et deux gros gonds qui sont sur lesd. bandes rivez et deux grosses serrures a tour et demy bernarde attachees avec quatre gros cloux rivez entaillez a fleur de teste, fourny de gasche, tirouer et verroul, pour ce cy XIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de X l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis qui sert a fermer le bout de l’allee du jardin dud. chasteau devant et a l’opposite de la chambre du Roy de deux fiches, deux gonds avec une serrure a tour et demy bernarde sur la clef du Roy, fournye de gasche et tirouer, pour ce IIII l.
<lb/>Item pour avoir mis et livré une grosse serrure a tour et [f. 70v] demy sur la clef du Roy a l’autre huis qui est au bout de lad. allee, garnye de gasche, pour ce cy LV s.
<lb/>Item pour avoir faict une grosse platine de fer de dix poulces de long sur quatre poulces de large pour servir a mectre sur le battement de la porte du jardin pour aller au parc au droit de la gasche, pour ce cy X s.
<lb/>Moderé a la somme de VI s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung gros huis fort qui sert a fermer l’entree du jardin qui est pres les fossez du costé de la basse court de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une grosse serrure a ressort bernarde fournye de quatre clefs, de gasche et tirans, pour ce cy LXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de LXV s.
<lb/>Item pour avoir faict trois grosses chenelles de fer a double poincte de douze poulces de long pour atacher la barre de la porte aux Muettes par ou entrent les harnois aud. jardin, pour ce cy XII s.
<lb/>Moderé a la somme de VII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir ferré huict sieges qui sont a la gallerye dud. chasteau au droict de la chambre de madame la grand seneschalle, chacun de deux bandes a charniere qui sont rivez sur lesd. sieges et deux portans de vingt poulces de hault qui sont a charnieres rivez sur lesd. sieges a raison de XXXV s. t. vingt cinq solz tournois pour piece, vallent ensemble la somme de XIIII l.
<lb/>Moderé a la somme de X l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung gros huis fort qui sert a fermer le cabinet de madame la grand seneschalle de deux fiches, deux gonds avec une serrure a tour et dmye garnye de gasches, tirouer et verroul, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung chassis qui sert aud. cabinet de huict fiches et quatre verroux sur targettes avec les pattes, pour ce la somme de IIII l.
<lb/>[f. 71] Item pour avoir faict ung portant de fer qui sert a ung des sieges qui sont en la salle de la Royne pres la chemynee du costé de devers sa chambre, pour ce cy X s.
<lb/>Moderé a la somme de VII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir faict et livré ung gros crochet qui sert a fermer l’huis de l’allee qui est pres la chambre de la Royne du costé du petit logis, pour ce cy V s.
<lb/>Moderé a la somme de III s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré deux verroulx et deux crochetz de fer qui servent aux huis estants en l’allee devant la chambre de monsieur le connestable, pour ce cy XXII s.
<lb/>Moderé a la somme de XVI s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis enchassillé qui sert a fermer la garderobbe de madamoyselle la bastarde de deux fiches, deux gonds avec une serrure a ressort fournye de gasche et tirouer, pour ce XXXV s.
<lb/>Item pour avoir ferré huis de la garderobbe de monsieur de Ferrare de deux fiches, deux gonds avec une serrure a ressort fournye de gasche et tirouer, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Item pour avoir ferré le chassis qui est dans lad. garderobbe de six fiches, trois verroulx sur targettes et quatre pattes pour sceller le chassis dormant, pour ce cy LXX s.
<lb/>Item pour avoir faict une serrure a paesle dormant qui sert a fermer l’huis de la chapelle de madame Margurite qui est au dessus de la chappelle de la Royne, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item pour avoir ferré et referré le demy huis qui est pandu dedans le grand huis de la salle du Roy et faict une fiche à double neuf en la place de celle qui a esté rompue, XV s.
<lb/>Item pour avoir deferré et referré l’huis de la salle de madame la grand seneschalle et faict deux fiches, deux gonds, ung [f. 71v] tirouer et une gasche, et attaché la serrure en place neufve, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item pour avoir detaché et rataché en leurs places dix sept grosses serrures qui se ouvrent avec la clef que le Roy porte pour changer les gardes par son commandement a chacune desd. serrures, pour avoir faict garny tout de neuf et faict trois clefz qui passent par toutes avec six crampons neufz et racoustré les autres crampons qui servant ausd. serrures, asscaboir quatre d’icelles servans a quatre huis qui ferment la chambre du Roy et deux qui ferment la petite viz qui est derriere lad. chambre qui descend aux galleries et trois a la chambre de madame la grand senescalle et deux au pont qui descend de la chambre du Roy au parc, une a la porte du jardin qui est pres led. pont et deux qui servent a fermer le pont qui est derriere la grand chappelle pres le jeu de paulme et trois qui servent aud. jeu de paulme, a raison de XX s. t. douze solz six deniers tournois pour avoir garny chacune desd. serrures et remis en leurs places aussi pour chacune desd. trois clefz XX s. t. dix solz tournois et pour chacun desd. crampons trois solz tournois, vallent ensemble aud. pris la somme de XX l. XVIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XIII l. VI d.
<lb/>Item pour avoir faict neuf grosses serrures a paesle dormant a deux tours par le commandement du Roy, desquelles serrures trois servent a la chambre, une a la chambre de madame Marguerite et trois a la chambre de madame la grand seneschalle et deux qui servant aux deux huis qui ferment la tour qui est aux galleries soubz le cabinet de la Royne, a raison de quarante cinq solz tournois pour piece, vallent ensemble la somme de XX l. V s.
<lb/>Moderé a la somme de XVIII l.
<lb/>Item pour avoir faict ung gros cadenatz a deux fermetures garny d’une grosse chesne carree et deux gros verains pour atacher a l’huis de la chappelle de la Royne pour enfermer les coffres du Roy faictz apporter aud. Sainct Germain par le sieur de Sourdieres, pour ce VII l.
<lb/>[f. 72] Item pour avoir ferré et referré le gros huis fort qui sert a fermer les passaiges du pont qui est derriere la grand chappelle pour aller au parc et faict deux clefz a lad. serrure, pour ce cy la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir faict quarante huict anneaulx qui servent a tendre la toille du jeu de paulme a raison de IIII s. t. trois solz tournois pour piece, vallent la somme de IX l. XII s.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. IIII s.
<lb/>Item pour avoir faict deux serrures a ressort fournies de gasches qui servent a fermer les deux chambres des portiers a l’entree du chasteau du costé de la basse court, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVI s.
<lb/>Item pour avoir ferré les deux guichetz qui sont aux fenestres desd. chambres des portiers de quatre couppletz et deux loquetz, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item pour avoir deferré et referré la barriere qui est a l’entree dud. chasteau et faict deux gros gonds a pattes qui sont garniz chacun de trois gros cloux de sept poulces de long et ung gros crampon et ung moraillon avec une clef, pour ce cy XXX s.
<lb/>Item pour avoir faict une grosse serrure a bosse garnye d’un gros moraillon avec ung bout de chesne de fer d’un pied de long qui sert a fermer la barre de la grand porte de la basse court du costé de l’eglise, pour ce cy la somme de XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXI s.
<lb/>Item pour avoir levé la serrure de la grand porte de lad. basse court du costé de la fontaine et faict trois clefz et deux crampons et changé les gardes, pour ce cy XXX s.
<lb/>Item pour avoir faict soixante six crocz de sanglier qui servent a retenir les poteaulx des cloisons de deux garderobbes des chambres de monsieur de la Roche et de monsieur de Marchaulmont qui sont en lad. basse court du costé de l’eglise a raison de huict deniers tournois piece, [f. 72v] vallent ensemble aud. pris la somme de XLIIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré en lad. chambre de mond. sieur de la Rochepot trois chassis chacun de quatre fiches et deux gonds avec deulx veroulx sur targettes fourniz de leurs crampons de fermeture a raison de L s. t. trente six solz tournois pour piece, vallent ensemble aud. pris la somme de VII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de CVIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de lad. garderobbe de lad. chambre et deux paumelles, deux gonds et une serrure a ressort fournye de gasche et de tirouer, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux chassis enchassillez qui servent a la croisee de la chambre de monsieur le recepveur de Sens chacune de quatre fiches, deux gonds avec deux verroulx sur targettes fourniz de leurs crampons de fermeture, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de LXXII s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis qui ferme la chambre de monsieur le receveur de Sens de deux paulmelles, deux gonds et une ferrure a ressort fournye de gasche et de tirouer, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de la garderobbe de lad. chambre de deux fiches, deux gonds avec une serrure a tour et demy fournye de gasche et de tirouer, pour ce cy IIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de la garderobbe de monsieur le cardinal du Bellay en lad. basse court de deux paumelles, deux gonds avec une serrure a ressort fournye de gasche, tirouer et verroul, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux huis qui servent a la chambre et garderobbe de monsieur de Marchaulmont chacun de deux fiches, deux gonds et une [f. 73] serrure a ressort fournye de gasche, de tirouer et verroul, vallent ensemble la somme de LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir ferré quatre chassis qui servent a lad. chambre et garderobbe asscavoir les deux de lad. chambre sont ferrez chacun de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx sur targettes fourniz de leurs crampons de fermeture a raison de L s. trente six solz tournois pour piece et les deux de la garderobbe sont ferrez chacun de six fiches, deux gonds et trois verroulx sur targettes fourniz de leurs crampons de fermeture a raison de LXX s. cinquante ung solz t. pour piece, vallent la somme de XII l.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l. XIIII s.
<lb/>Item pour avoir faict deux gonds et ung verroul pour servir a l’huis du retraict de lad. chambre, pour ce cy VIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis qui ferme l’allee pour entrer aux fours de deux paumelles, deux gonds et une serrure a ressort fournys de gasche, tirouer et verroul, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré les deux huis de la salle des embassadeurs en lad. basse court comme l’huis cy dessus declaré, pour ce LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir ferré trois huis asscavoir l’un d’iceulx a la cuysine du commun du Roy, l’autre a fermer la cuysine de monseigneur le Daulphin et l’autre a la chambre de monsieur de Saint Vallier de pareille ferrure comme ceulx cy devant nommez, pour ce cy CV s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict une serrure a ressort qui sert a fermer la chambre de monsieur le conte du Mayne, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XVIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung chassis en la chambre de monsieur de [f. 73v] Villeroy en lad. basse court de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx sur targettes fourniz de leurs crampons de fermeture, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVI s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de la chambre de monsieur d’Uchon en lad. basse court de deux paumelles, deux gonds, une serrure a ressort fournye de gasche, tirouer et verroul, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré le poteau de la fontaine qui court devant l’eglise d’un gros sercle de fer d’un pied de carriere ou environ garny de gros cloux avec une grosse serrure carree qui sert a fermer le cabinet de lad. fontaine avec une grosse platine garnye de huict grosses poinctes de quatre poulces de long chacune qui sert pour deffence du bout du tuyau par ou sort l’eaue de lad. fontaine, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l.
<lb/>Item pour avoir faict deux grandes platines de fer dont l’une est de treize poulces en carré et l’autre platine est de dix huict poulces de long sur douze poulces de large, qui est garnye de trois bandes de fer au travers pour attacher au dessus de lad. platine, qui est percee, et servent a mectre au devant du conduict du thuyau qui est a la cuve qui reçoit l’eaue de la fontaine en lad. basse court avec quatre bandes de fer de deux piedz de long qui servent a tenir la couverture de lad. cuve, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item pour avoir ferré la grosse porte a deux manteaulx qui ferme l’entree du parc du costé de Carrieres soubz le Bois, chacun manteau ferré de deux grosses fiches, deux gros gonds avec quatre grosses esquierres, et cloué les guettes de bois de gros cloux a double poincte et ferré le guichet dedans l’un desd. manteaulx de lad. porte de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une grosse serrure fermant a deux tours garnye de trois grosses clefz avec la barre de fer et la ferrure a bosse qui sert a fermer lad. barre de fer derriere lad. porte [f. 74] garnye de gasche et tirouer, pour ce cy XVI l.
<lb/>Moderé a la somme de XV l.
<lb/>Item pour avoir faict une grosse serrure a paesle dormant qui ferme a deux tours pour servir a fermer le guichet de la porte dud. parc pres l’escuyrie des mulles du Roy pres led. chasteau, pour ce LX s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item pour avoir faict quatre vingtz seize crochetz pour servir a tenir les plombs des enfestemens de partie des lucarnes des galleries dud. chasteau a raison de III s. t. deux solz six deniers tournois piece, vallent ensemble aud. pris la somme de XIIII l. VIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XII l.
<lb/>Item pour avoir faict et livré quatre vingtz trois grosses verges de fer carrees chacune de six piedz deux poulces de long servans a tenir les formes des victres de la grand salle du bal a raison de XXV s. t. piece, vallent ensemble aud. pris la somme de IIIIxx XIX l. XV s.
<lb/>Moderé a la somme de IIIIxx III l.
<lb/>Item pour avoir faict cinq barreaulx de fer chacun de deux piedz de long fourniz de loquetieres avec deux cens de clavettes, le tout pour servir aux victres de lad. grand salle du bal, pour ce cy VIII l.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item pour avoir faict cent quatre vingtz quatre verges de fer pour attacher les victres tant du chasteau que de la basse court au lieu de celles qui estoient perdues a raison de dix huict deniers tournois piece, vallent ensemble la somme de XIII l. XVI s.
<lb/>Tous lesquelz ouvraiges de gros fer a la livre cy dessus contenuz et declairez et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy, et par luy commis au contrerolle de ses bastimens, signee de sa main le sixiesme jour de fevrier l’an M Vc XLVII, en laquelle sont declairez par le menu lesd. ouvraiges de fer a la livre et ferrures, le tout montant et revenant ensemble a lad. somme de [f. 74v] huict cens soixante sept livres deux solz unze deniers tournois, sur laquelle somme a esté seullement payé par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Mousseau lad. premiere somme de C l. comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le XVIIIme jour d’aoust l’an M Vc XLVII, pour ce par vertu d’icelle et desd. certiffication et mandement dud. commissaire, le tout cy rendu, lad. premiere somme de C l.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>A Mathurin Bou, serrurier demourant a Sainct Germain en Laye, la somme de huict cens trente sept livres dix solz huict deniers tournois a luy deue et laquelle maistre Philibert Delorme, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy, et commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices, a par ses lettres de mandement donnees sou seing le troisiesme jour de fevrier l’an M Vc XLVIII mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les ouvraiges de serrure de fer a la livre cy apres declairez ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et premierement
<lb/>Avoir faict la serrure du pont leviz et l’entree du chasteau garnye de quatre gros tourillons et quatre palliers, quatre estiers, huict liens, quatre gougeons, quatre chenelles, deux frectes garnies de deux grosses husses et six arpons, deux crampons, deux chesnes chacune de sept piedz de long servant a la baculle garnye de quatre crampons avec les cloux servans a clouer les semelles dud. pont levis avec deux alonguissemens de chesnes qui servent a alonger les deux grandes chesnes dud. pont, le tout poisant ensemble cinq cens soixante quinze livres fer, a raison de II s. t. dix huict deniers tournois pour livre, vallent LVII s. X d.
<lb/>Moderé a la somme de XLIII l. II s. VI d.
<lb/>[f. 75] Item pour avoir ferré la grande porte a deux manteaulx de lad. entree dud. chasteau, chacun manteau garny de deux grosses fiches, deux gros gonds, quatre grosses esquierres aux quatre coings de chacun manteau et le guichet estant dans un desd. manteaulx, garny de trois grosses fiches a double neuf et une grosse serrure a tour et demy attachee a quatre gros cloux a viz rivez garnie de deux grosses clefz, gasces, targette et tirouer, et quatre gros verroulx avec deux grosses barres garnies de deux serrures a bosse pour la fermeture de lad. porte, et en lad. porte, ausd. deux manteaulx et guichet, neuf vingtz douze gros cloux a double poincte dont les testes sont partie a double dez et autre partie a croissans entrelassez et taillez a basse taille, pour ce cy CX l.
<lb/>Moderé a la somme de IIIIxx l.
<lb/>Item pour avoir faict deux grosses serrures carrees garnye chacune d’un gros verroul de quinze poulces de long avec les crampons et gasche, a raison de trente cinq solz tournois piece, qui servent a lad. baculle pour la fermer, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item pour avoir livré deux barres de fer servant sur les deux huisseries des retraictz communs faictz de neuf sur les fossez derriere la chappelle, posant ensemble quarante deux livres fer qui, a raison de XVIII d. quinze deniers t. pour livre, vallent LXIII s.
<lb/>Moderé a la somme de LII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir faict une barre de fer portant retour pur le manteau de la chemynee de madame la duchesse de Valentinois poisant ensemblle XXV l. fer, a raison de XIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent XXXVII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XXXI s. III d.
<lb/>Item avoir faict une grosse barre de fer et quatre gougeons pour [f. 75v] soubzpendre les sollives de l’enchevestrure du plancher au dessus dud. cabinet pour le passaige du tuyau de lad. chemynee, poisant quarante huict livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent la somme de LXXII s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir faict une barre de fer portant retours pour le manteau de la chemynee du cabinet de la Royne au dessus du cabinet dessusd., poisante trente neuf livres fer qui, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent LVII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XLVIII s. IX d.
<lb/>Item pour avoir faict une autre grosse barre de fer et trois gros goujons de fer pour soubzpendre les sollives de l’enchevestrure du plancher au dessus dud. cabinet de la Royne pour le passaige du tuyau de lad. chemynee du cabinet de monsieur le Daulphin en l’estaige du galtas au dessus dud. cabinet de la Royne, poisant ensemble soixante livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de LXXV s.
<lb/>Item pour avoir faict une barre de fer portant retours pour le manteau de la chemynee dud. cabinet dud. galtas poisant vingt sept livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent XL s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XXXIII s. IX d.
<lb/>Item pour avoir faict ung treillis de fer enchassillé en façon d’huis servant a fermer la fenestre de la lucarne qui donne clarté au cabinet triangle de la chambre de madame la duchesse de Vallentinois estaige des galleries dud. chasteau soubz le cabinet triangle de la Royne, avec deux gonds pour le pandre et une gasche, poisant ensemble cent cinquante quatre livres fer a raison de II l. quinze deniers tournois pour chacune livre, vallent XV l. VIII s.
<lb/>Moderé a la somme de IX l. XII s. VI d.
<lb/>Item avoir faict une serrure en façon de cadenas garnye de clef [f. 76] servant a fermer led. treillis, pour ce cy XX s.
<lb/>Item a esté faict cinq corbeaulx dont les quatre servent a soustenir la sabliere du pupitre de la grand chapelle et le cinquiesme qui sert au plancher du cabinet de la Royne, poisant ensemble cent quatre livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent la somme de VII l. XVI s.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. X s.
<lb/>Item six gros gougeons qui servent a soustenir les assembliages que l’on a mis a la poultre du pupitre poisant cinquante quatre livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent la somme de IIII l. I s.
<lb/>Moderé a la somme de LXVII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict deux potances avec une barre portans retours, le tout servant a la chemynee qui est en l’oratoire pres le pupitre de lad. grand, poisant cent cinq livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers t. pour livre, vallent VII l. XVII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. XI s. III d.
<lb/>Item a esté faict deux paires de chenetz dont l’une sert a la petite chemynee qui est en la chambre du Roy, pres son lict, et l’autre en sa garderobbe, poisans ensemble cent vingt sept livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent IX l. X s. X d.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. XIII s. IX d.
<lb/>Item a esté faict une potance qui sert a soustenir la sabliere du pont qui descend du cabinet de la Royne au travers desd. fossez dedans le parc, poisant dix sept livres fer, a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent XXV s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XXI s. III d.
<lb/>Item a esté faict pour led. pont cent cinquante chevilles et seize gougeons garniz de rondelles et clavettes, le tout servant aux chevrons de la couverture dud. pont, a raison de II s. dix huict deniers tournois piece, vallent la somme de XVI l. XII s.
<lb/>Moderé a la somme de XII l. IX s. 
<lb/>[f. 76v] Item a esté faict huict goujonx et deux bandes de fer plat garniz de rondelles, clavettes et cloux, le tout servant a entretenir les tourillons de la baculle et planche dud. pont, poisant soixante quatre livres fer a raison de XVIII d. quinze deniers tournois pour livre, vallent IIII l. XVI s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l.
<lb/>Item pour avoir faict et livré quatre treillis de fer garniz chacun de deux traversains et quatorze montans qui servent aux fenestres de la salle aux meubles du Roy estans soubz la grand salle du bal du costé de la court dud. chaseau, poisant ensemble mil vingt quatre livres fer a raison de dix huict deniers quinze deniers t. pour livre, vallent la somme de LXXVI l. XVI s.
<lb/>Moderé a la somme de LXIIII l.
<lb/>Item a esté faict une barre de fer portans retours mise au lieu d’une qui a esté prinse au manteau de la chemynee de la cuysine de madame Marguerite estant au corps d’hostel des offices de la basse court du costé du jardin, poisant cinquante trois livres fer qui, au fur de XVIII s. quinze deniers tournois pour livre, vallent LXXIX s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de LXVI s. III d.
<lb/>Item a esté faict une barre de fer portant retours pour servir au manteau de la chemynee de la petite chambre ediffyee pour armer le Roy au bout des lisses et dans les fossez dud. chasteau poisant XXXIII l. fer a raison de XVIII d. quinze deniers t. pour livre, vallent la somme de XLIX s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XLI s. III d.
<lb/>Item a esté faict une potance qui sert a soustenir ung des costez du tuyau de lad. chemynee poisant vingt huict livres fer a raison que dessus, vallent XLII s.
<lb/>Moderé a la somm de XXXV s.
<lb/>Item a esté faict une barre de fer portans retours pour [f. 77] servir au manteau de la chemynee qui est au galtas dessus la chambre cy devant declairee, poisant trente une livres fer a raison que dessus, vallent XLVI s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVI s. IX d.
<lb/>Item a esté faict deux corbeaulx qui servent a soustenir la sabliere du plancher dud. corpsde logis poisans vingt deux livres fer a raison que dessus, vallent XXXIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XXVII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict vingt quatre harpons qui servent a tenir les appuyes qui sont sur les terrasses qui sont dessus la chambre du Roy et les appuyes de la gallerye de la grand chappelle a raison de deux solz six deniers tournois piece, vallent la somme de LX s.
<lb/>Moderé a la somme de XLVIII s.
<lb/>Item a esté faict cinquante une grosses verges carrees dont quarante sont de trois piedz sept poulces de long et unze de six a sept poulces de long avec huict gros barreaulx de pareille longueur qui sont garnies de locquetieres, le tout servant aux formes des victres de la grand chappelle dud. chasteau, a raison de dix solz tournois chacune piece, l’une portant l’autre, vallent XXI l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré cinq cens XXII verges avec trois barreaulx garniz de loquetieres, le tout servant aux croisees, demyes croisees qui sont aux salles, chambres, garderibbes, cabinetz et galleries qui sont dedans led. chasteau et basse court, a raison de XX d. dix huict deniers piece, vallent XLIII l. XV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXIX l. III s.
<lb/>Item a esté livré trois cens clavettes qui servant aux loquetieres de ses victres a raison de quinze solz tournois le cent, vallent XLV s.
<lb/>Item a esté livré quatre milliers six cens de cloux de quatre poulces de long chacun qui servent a tenir les [f. 77v] marches et appuyes et closture d’aiz du pont qui descend du cabinet de la Royne au par cet attacher les aiz du plancher du pupitre de la grand chappelle et aux cloisons faictes de neuf aux salles des galtaset garderobbe dud. chasteau et lucarnes de la basse court, et a attacher aussi les montouers qui sont aux lisses dedans les fossez dud. chasteau et au logis qui est au bout d’icelles lisses faict de neuf, a raison de XII l. X s. pour millier de douze deniers tournois piece, vallent LVII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Item a esté faict six gros crochetz qui servent a tendre la toille du jeu de paulme, scavoir est quatre qui sont scellez en plastre qui sont d’un pied de long chacun et les deux autres en bois chacun de demy pied de long, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XIX s.
<lb/>Item a esté faict deux gros crochetz qui sont scellez dedans les murs et pilliers en la salle des meubles dessoubz la salle du bal pour rendre les habillemens du Roy avec les ratelliers ou l’on mect les espees dud. seigneur, pouce ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis enchassillez qui servent a fermer les retraictz communs qui sont derriere la grand chappelle du chasteau, chacun de deux fiches, deux gonds et une serrure en façon de ressort garnys de gasche et tirouer, pour ce cy LX s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis fortz estans en la viz du petit corps de logis joignant la grand chapelle, et ferme l’un desd. huis la terrasse de lad. chappelle au droict des couvertures, led. huis est ferré de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort bernarde garnye de gasche et tirouers, et l’autre ferme le bout de lad. viz au droict du pavillon des terrasses, qui est feerré de deux grosses fiches, deux gros gonds, une grosse serrure a tour et demy soubz la clef du Roy, garnye de gasche et [f. 78] tirouer a raison de C s. soixante dix solz tournois piece, pour ce cy VIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de VII l.
<lb/>Item a esté ferré ung autre gros huis fort estant dedans lad. viz qui ferme le passaige a la haulteur de l’estaige du logis de monseigneur le Daulphin, ferré de deux grosses fiches et deux gros gonds et une serrure a deux garnisons soubz la clef du Roy garny de gasche et tirouer avec quatre grandes lattes, chacuns de quinze poulces de long, qui servent a tenir l’enchassilleure dud. huis qui est scellé contre le noyau, pour ce ensemble la somme de VI l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de CVIII s.
<lb/>Item a la chambre de monsieur de Mascon, avoir levé la serrure de l’huis de son cabinet et faict une clef et deux crampons, pour ce cy VII s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis fors qui ferment le passaige qui est entre la chambre du sieur de Mascon et celle de monsieur d’Humieres, et l’autre en la chambre de madame Humieres et la garderobbe de mond. seigneur le Daulphin, et sont ferrez chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds et une grosse serrure a tour et demy soubz la clef du Roy, attaché a quatre gros cloux a viz garniz de gasche et tirouer, pour ce cy X l.
<lb/>Item pour avoir deferré et referré l’huis de la garderobbe de monsieur d’Humieres et ataché une serrure neufve au cabinet qui est en lad. chambre de madame d’Humieres, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXVIII s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis fortz qui ferment le passaige des deux viz qui sont au petit corps d’hostel, dont l’une est au meilleu dud. corps de logis et l’autre joignant le logis de la Royne a la haulteur de l’estaige de la chambre de monsieur le Daulphin, et sont ferrez chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds et une grosse serrure [f. 78v] a deux garnisons garnye de gasche et tirouers, et quatre grosses pattes chacune de quinze poulces de long qui servent a tenir l’enchassilleure desd. huis a raison de VI l. X s. cent huict solz tournois piece, vallent XIII l.
<lb/>Moderé a la somme de X l. XVI s.
<lb/>Item en la chambre de monsieur le Dauphin, a esté faict une serrure a ressort qui a esté attachee a l’huis de son cabinet avec une clef et deux crampons qui servent a ung autre huis qui ferme la garderobbe, pour ce cy XXXII s.
<lb/>Moderé a la somme de XXVIII s.
<lb/>Item a esté faict une clef et deux verroulx ronds qui servent a l’huis de la chappelle qui est dessus la chappelle de la Royne, pour ce cy XV s.
<lb/>Item a esté faict ung berceau traversin et ung montant et trois grosses verges qui servent a une forme de verre qui est dedans la croisee de lad. chappelle, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVIII s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis fort qui ferme le passaige de la grand viz qui est viz a viz d’icelle chappelle au galtas, de deux grosses fiches, deux gros gonds et une serrure a tour et demy a deux garnisons soubz la clef du Roy attachee a quatre cloux a viz garnye de tirouer et gasche et quatre grosses pattes chacune de quinze poulces de long qui servent a sceller l’enchassilleure dud. huis, pour ce cy VI l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de CVIII s.
<lb/>Item a esté ferré ung huis fort qui ferme l’entree de la garderobbe sur la garderobbe du Roy pour aller en la chambre de la royne d’Escosse en deux fiches, deux gonds, une serrure a tour et demy a deux garnisons, soubz la clef du Roy, attachee a quatre cloux a viz garnye de gasche et tirouer, pour ce cy VI l.
<lb/>Item a esté faict une serrure a ressort neufve qui [f. 79] est attachee a l’huis de la chambre de la royne d’Escosse et faict deux clefz et trois crampons aux serrures qui sont attachees aux huis des cabinetz de la garderobbe de lad. dame, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXIX s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis qui servent a fermer la chambre de la gouvernante de la royne d’Escosse, chacune de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort fournye de gasche, tirouer et verroult IIII l. X s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis de la chambre ensuyvant ou a esté logee madame du Peron de deux fiches, deux gons et une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis enchassillez qui ferment la chambre et allee faicte de neuf en la salle du galtas qui est sur la salle de madame Marguerite, ferrez chacun de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort et ung loquet garniz de gasches et tirouers, pour ce cy LXX s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis de la chambre de madame Claude de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort garny de gasches et tirouers, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté attachee une serrure a ressort neufve qui sert a l’huis de la garderobbe de lad. dame et levé la serrure d’un autre huis qui est en lad. garderobbe qui sert a l’allee pour aller en la salle pres d’icelle garderobbe et faict une clef et ung crampon, une gasche, pour ce cy XXXII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté faict une grosse gasche en plastre et une platine de fer qui ferme l’huis du bout de l’allee pres d’icelle chambre, pour ce cy VI s.
<lb/>Item a esté levé la ferrure de la chambre de madamoyselle d’Etamaie et faict une clef, une gasche et ung crampon et racoustré les gardes [f. 79v] de la serrure, pour ce cy X s.
<lb/>Item a esté levé la serrure de l’huis de la chambre soubz l’orloge et faict une clef, pour ce cy V s.
<lb/>Item a esté ferré ung gros huis fort qui ferme le passaige de l’escallier qui est a la haulteur des salles du galtas de deux grosses fiches, deux gros gonds, une serrure a deux garnisons soubz la clef du Roy garny de quatre gros cloux a viz, gasche et tirouer, pour ce cy VI l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de CVIII s.
<lb/>Item a esté livré quatre serrures qui sont a la salle du bal et faict une clef et des gardes neufves et racoustré les crampons, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis qui ferme l’allee de la chambre de madame Marguerite de deux fiches, deux gonds, gasche et tirouer, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis de drap qui est pandu devant la porte de lad. chambre de deux paumelles, deux gonds et deux tirouers, pour ce cy XX s.
<lb/>Item a esté levé trois serrures dont les deux servent aux cabinetz qui sont aux garderobbes de lad. dame et l’autre au privé qui est pres d’icelle garderobbe et faict quatre clefz quatre crampons, deux gasches et des gardes neufves ausd. serrures, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Item a esté faict ung verroul, ung loquet, une clef et une targette, deux gasches et deux crampons, le tout servant a la garderobbe de monsieur le connestable, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté levé la serrure de l’huis qui ferme l’entree de la salle du Roy et faict une clef des gardes neufves, une grosse gasche, et racoustré les crampons de lad. serrure, pour ce cy XV 
<lb/>Item a esté levé la ferrure de la chambre du Roy et faict une clef avec [f. 80] une gasche et ung crampon qui sert pour fermer le porche de l’entree d’icelle chambre, pour ce cy XII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis couvert de drap qui sert aupres de l’huis de la petitte viz qui descend de la chambre du Roy aux galleries, deux paumelles, quatre gonds et deux tirouers, ung locquet et une gasche, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item en la garderobbe qui est dessus la garderobbe du Roy, avoir ferré deux chassis de chacun quatre fiches, deux verroulx sur targettes fourniz de leurs crampons de fermeture, pour ce cy IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item a esté levé la ferrure de lad. garderobbe et faict une clef et ung crampon, pour ce cy VII s.
<lb/>Item pour avoir levé quatre ferrures, scavoir est deux a la salle de la Royne et les deux autres en sa chambre, et faict deux clefz et des gardes neufves et deux gasches, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté ferré le gros huis qui ferme le passaige du cabinet de lad. dame qui descend au pont pour aller au parc de deux grosses fiches, deux gros gonds, une serrure a tour et demy et a deux garnisons soubz la clef du Roy avec deux gros verroulx, gasches et tirouers, pour ce cy VI l.
<lb/>Moderé a la somme de C s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis du cabinet triangle de lad. dame de deux grosses fiches a double neu avec une serrure a tour et demy garnye de gasche et tirouer et pattes pour sceller a la cloison du cabinet, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de drap qui est en la chambre de lad. dame de deux paumelles, deux gons et deux tirouers, pour ce la somme de XX s.
<lb/>Item a esté faict une serrure a bosse garnie de verroulx qui sert a l’huis [f. 80v] du cabinet estant en la garderobbe de lad. dame avec deux clefz qui servent a l’huis de lad. garderobbe, poour ce cy XXV s.
<lb/>Item pour avoir deferré et referré ung viel huis du cabinet de la chambre ensuyvant et faict deux fiches, deux crampons et ataché le tout en place neufve, pour ce cy XX s.
<lb/>Item a esté levé deux serrures en la chambre sur la chambre de madame de Sedan et faict deux clefz et trois crampons, pour ce cy XVIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XV s.
<lb/>Item a esté ataché une serrure a ressort neufve a la chambre de madame de Nemoux, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de la forge de l’orlogeur, qui est au bout des galleries joignant la grand porte de l’entree du chasteau, de deux fiches, deux gonds et une serrure a ressort garny de tirouer et gasche, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis fort qui ferme le pupitre et l’oratoire de la grande chappelle de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une serrure a tour et demy soubz la clef du Roy attaché avec quatre gros cloux a viz, gasche et tirouer, pour ce cy C s.
<lb/>Item a esté faict une serrure neufve qui ferme l’autre huis dud. pupitre a tour et demy soubz la clef du Roy, attachee a quatre gros cloux a viz garny de gasche et tirouer, pour ce cy LX s.
<lb/>Moderé a la somme de CV s.
<lb/>Item a esté faict deux gros portans, chacun de vingt poulces de hault, garny de crampons, qui servent a soustenir les sieges qui sont a la gallerye, et recloué les bandes d’iceulx [f. 81] sieges, pour ce cy XX s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux huis couverts de drap en la chambre de madame de Sedan, chacun de deux paumelles, quatre gonds et tirouer, pour ce cy XX s.
<lb/>Item pour avoir attaché une serrure a ressort neufve a l’huis de la chambre de madame la mareschalle de Sedan, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item pour avoir levé la serrure de la chambre de monsieur le mareschal de Sedan et faict deux clefz et deux crampons, pour ce cy XIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis du cabinet de la chambre de madame la duchesse de Valentinois du costé de la gallerye de deux grosses fiches, deux gros gonds et une serrure a tour et demy atachez avec quatre gros cloux a viz garniz de gasches et tirouer, pour ce cy C s.
<lb/>Item pour avoir faict une serrure a tour et demy qui a esté attachee a l’autre huis dud. cabinet du costé de la chambre de mad. dame, pour ce cy LX s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item pour avoir faict trois clefz, deux crampons qui servent aux huis des chambres et garderobbes de lad. dame, pour ce cy XX s.
<lb/>Item pour avoir faict une serrure a bosse qui sert a fermer l’huis de la chambre de maistre Pierre soubz la chappelle de la Royne, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item a esté ferré trois huis qui sont couvertz de drap et servent en la salle et chambre de lad. dame de Valentinois, chacun de deux fiches, quatre gonds, deux tirouers et ung loquet a raison de [f. 81v] vingt cinq solz tournois piece, vallent la somme de LXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir ferré deux huis qui sont en la chambre de monsieur le marchal Saint André et sont ferrez chacun de deux fiches, deux gonds, ung locquet et ung verroul, pour ce cy L s.
<lb/>Item en lad. chambre et garderobbe, avoir faoct deux clefz, deux crampons et une gasche et racoustré les serrures, pour ce cy XVIII s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis a la chambre de monsieur d’Aulmaille de deux fiches, deux gonds, un verroul et ung crochet, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a lad. chambre avoir faict une clef et deux crampons, pour ce cy VIII s.
<lb/>Item en la chambre de monsieur le cardinal de Guyse, avoir ferré l’huis de la cloison faicte de neuf en sa garderobbe de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté faict une serrure a ressort neufve qui a esté attachee a ung autre huis qui est a lad. garderobbe pour descendre en la montee avec une clef qui sert a la chambre dud. seigneur de Guyse avec une gasche, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item en la chambre des filles de la Royne, avoir faict une clef et une gasche, pour ce cy VII s.
<lb/>Item pour avoir levé les serrures des mangeries qui sont aux galleries soubz la salle des meubles, avoir faict trois clefz et cinq crampons, et racoustré les serrures, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item en la chambre de monsieur le cardinal de Bourbon, avoir levé la serrure de la garderobbe et faict deux crampons et une gasche, pour ce cy VI s.
<lb/>[f. 82] Item en la chambre de madame la marquise du Maine, a esté faict une serrure a ressort, deux clefs et trois crampons qui servent aux huis des garderobbes et cabinetz de lad. dame, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Item en la chambre de madame de Royne, a esté faict deux clefz et trois crampons, pour ce cy XV s.
<lb/>Item en la chambre de madame de Guyse, a esté faict une clef et deux crampons, pour ce cy VIII s.
<lb/>Item en la chambre de madame de Laval, avoir levé la serrure et faict une clef, pour ce cy V s.
<lb/>Item en la chambre de monsieur l’admiral, a esté faict une serrure a ressort qui sert a fermer l’huis de sa garderobbe avec une clef, et regarny la serrure de l’huis qui sert a lad. chambre avec ung crampon, pour ce cy XXXII s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item pour avoir ferré la grand porte de la salle du bal de trois grosses fiches, trois gros gonds avec deux autres grosses fiches a double neuf qui servent au guychet de lad. porte avec quatre gros verroulx garniz de gasches et tirouers, et mis ung esquierre de fer a lad. porte et attaché une vielle serrure a deux garnisons que on luy a baillee, X l.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis qui ferme le passaige pour enter du cabinet en la garderobbe de la Royne de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une grosse serrure a tour et demy bernarde garnye de deux clefz, gasche et tirouer, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item a esté faict ung huis a deux manteaulx chacun de trois piedz et demy de hault sur deux piedz et demy de large et [f. 82v] sont garniz d’enchassilleure avec quatre gonds et ung fleau pour la fermeture, ung linteau de cinq piedz de long, le tout servant a fermer la chemynee du cabinet de la Royne qui est en la tour pres sa chambre, pour ce cy XXX l.
<lb/>Moderé a la somme de XXVIII l.
<lb/>Item pour avoir faict deux serrures a ressort garnies de gasche, dont l’une sert a fermer la garderobbe ou sont logez les enfans de monsieur le marchal de Sedan et l’autre a la garderobbe de madame d’Esnay, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>Item pour avoir faict une serrure a tour et demy garnye de deux clefz et gasche qui sert a fermer l’huis de la garderobbe de monseigneur le connestable, pour ce cy LX s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item en la basse court dud. chasteau, avoir faict une serrure a ressort qui sert a l’huis du garderobbe de monseigneur le Daulphin avec une paumelle et deux couppletz a charniere et ung verrout pour pandre le petit guychet qui est dedans le petit huis, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXV s.
<lb/>Item pour avoir ferré le chassis qui est dans led. garde manger et quatre fiches, deux gonds et deux verroulx, pour ce cy XXX s.
<lb/>Item a l’office ensuyvant, avoir attaché une serrure a bosse garnye de verroul et gasche, pour ce cy XVIII s.
<lb/>Item a l’office de panneterye du Roy, a esté faicte une clef et deux crampons, une gasche et ung, pour ce cy XII s. VI d.
<lb/>Item a la fruicterye dud. seigneur, avoir ferré l’huis de deux [f. 83] paumelles, deux gonds, une serrure a ressort, une gasche et tirouer avec la penture d’un petit guichet qui est dedans led. petit huis, ferré de deux couppletz a charniere et ung verroul, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>Item au retraict du gobelet dud. seigneur, a esté faict une clef, deux crampons et ung verroul, pour ce cy XII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre de dessus ou sont logez les maistres d’hostel du Roy, avoir faict deux crampons a la serrure et refaict les gardes, V s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis de la chambre de messieurs de Montmorancy de deux paumelles, deux gonds, une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce cy XL s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXV s.
<lb/>Item en la chambre de l’appoticaire, avoir faict deux gonds et une paumelle, une clef et une gasche, pour ce cy XV s.
<lb/>Item au grand galtas au dessus desd. chambres ou besongnent les painctres, avoir ferré l’huis de deux paumelles, deux gonds, une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce cy XL s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item en la cuysine de madame la duchesse de Valentinois, avoir ferré trois huis, chacun a ressort garnies de gasche et tirouer, pour ce cy VI l.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item en lad. cuysine, avoir ferré une table a dresser la vuydange qui est pendue contre le mur de deux bandes, deux gonds avec une grosse verge de deux piedz de long, pour ce cy XVIII s.
<lb/>Item en la sommellerye de monsieur le Daulphin, avoir ferré ung petit huisset de deux paumelles, deux gonds et ung verroul, XV s.
<lb/>Item en la chambre du cappitaine du chasteau, avoir levé la serrure [f. 83v] de l’huis et faict deux clefz et regarny la serrure, pour ce cy XII s.
<lb/>Item en la chambre viz a viz ou loge monsieur de Brissac, avoir faict une serrure neufve a ressort avec une autre clef, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item au garde manger de la cuysine dud. cappitaine, a esté faict une serrure a ressort, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item en l’office de la penneterye, avoir ferré ung petit huisset de deux paumelles, deux gonds et deux verroulz, pour ce la somme de XII s.
<lb/>Item en lad. office, avoir ferré deux chassis chacun de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx, pour ce cy LX s.
<lb/>Item en l’office de verdurier de mond. seigneur, avoir ferré ung huis et ung chassis, led. huis ferré de deux paumelles, deux gonds et une serrure a bosse garnye de verroulx, et led. chassis de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx fournye de gasche avec la serrure d’un peit thuisset qui est dedans lad. office qui est ferré de deux paumelles, deux gonds et ung verroul, pour ce cy LXX s.
<lb/>Item en la chambre au dessus dud. office, a esté ferré deulx chassis et quatre fiches, deux gonds et deux verroulx fourniz de gasches, pour ce cy LX s.
<lb/>Item en l’office de cuysine de la Royne, a esté faicte une serrure a bosse qui a esté attachee a l’huis du garde manger, garny de verroul et gasche, pour ce cy XX s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung chassis ou mangent les varletz de chambre du Roy de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx, pour ce cy XXX s.
<lb/>Item en l’office du commun du Roy, pour avoir ferré l’huis du [f. 84] garde manger et ung chassis, scavoir est led. huis ferré de deux fiches, deux gonds et une serrure a bosse garnye de verroul et gasche, et le chassis est ferré de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx garniz de gasches, pour ce cy LX s.
<lb/>Item en l’office du commun de la Royne, a esté ferré ung huis de deux paumelles, deux gonds, une serrure a bosse garnye de verroul et gasche, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item en la cuysine de madame Marguerite, a esté ferré l’huis du garde manger comme cy dessus est declairé, pour ce XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item en la salle des embassadeurs, a esté livré l’huis de la garderobbe de deux paulmelles, deux gonds et une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce cy XL s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis en la chambre de monsieur de la Chesnaye, chacun de deux paulmelles, deux gonds et une serrure a ressort, garnye de gasche et tirouer, pour ce cy IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir ferré cinq huis a la chambre de monsieur le president Bertrand, chacun de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort fournyes de gasches, tirouers et verroulx, pour ce cy X l.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. X s.
<lb/>Item pour avoir ferré quatre chassis en la chambre dud. sieur president, chacun de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx et gasche, pour ce cy VI l.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item pour avoir attaché une serrure a l’huis de la chambre des femmes de madame de Saint Polance une gasche, pour ce cy XXVII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XXII s. VI d.
<lb/>[f. 84v] Item en la chambre des femmes de madame de Guyse, a esté ferré deux huis, chacun de deux fiches, deux gonds et une serrure garnies de leurs gasches, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item en la chambre de monsieur d’Andellot, a esté ferré l’huis de sa garderobbe et deux paumelles, deux gonds, une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce XL s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté levé la serrure qui ferme le guichet de la porte du parc du costé de Carrieres et faict une grande clef et changé les gardes, pour ce cy XV s.
<lb/>Moderé a la somme de XII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict deux serrures a bosse garnies de verroulx qui servent a fermer la porte de la closture dud. parc a l’endroit de la routte de la Muette, pour ce cy XL s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVI s.
<lb/>Item pour avoir faict treize grosses clefz pareilles de la clef du Roy qui servent de passe partout a raison de XXII s. douze solz six deniers tournois pour chacune clef, pour ce cy XXIIII l. VI s.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l. II s. VI d.
<lb/>Item a esté faict treize gasxches en bois qui servent aux croisees de la salle du Roy et celle de  la Royne et celle de madame Marguerite et es chambres a la hautteur dud. estaige avec dix huict crampons de fermeture et cinq verroulx sur targettes qui servent ausd. croisees demyes chassis qui sont aux galleries et chambres dud. chasteau et rataché plusieurs autres targettes qui estoient destachees, pour ce cy VII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de C s.
<lb/>Item pour avoir ferré ung huis fort qui sert a fermer la chambre de monsieur de Sourdier en la basse court de deux grosses fiches, deux gros gonds, une serrure a ressort garnye [f. 85] de gasche et tirouer, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item a esté ferré trois croisees chacune de quatre fiches et douze verroulx sur ovalles garniz de leurs crampons de fermeture avec les pattes et cloux a viz qui servent a fermer les bees des croisees de la chambre au reez de chaussee qui est au petit corps d’hostel erigé de neuf dedans les fossez au bout des lisses ou s’arme le Roy, a raison de douze livres tournois pour chacune croisee, vallent ensemble la somme de XXXVI l.
<lb/>Item en lad. chambre du reez de chaussee, a esté ferré deux gros huis fors chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds, une serrure a tour et demy soubz la clef du Roy, garny de gasche et tirouer, pour ce cy X l.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l.
<lb/>Item en la chambre au dessus, a esté ferré ung huis fort de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une serrure a deux garnisons soubz la clef du Roy garnye de gasche et tirouer, pour ce cy VI l.
<lb/>Moderé a la somme de C s.
<lb/>Item en lad. chambre, a esté ferré cinq chassis chacun de deux fiches, deux gonds et ung verroul sur targette a raison de vingt deux solz six deniers tournois piece, vallent CXII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict cinquante deux verges de fer qui servent a tenir les victres des croisees et chassis dud. corps d’hostel a raison de XX d. dix huict deniers tournois piece, vallent la somme de IIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Moderé a la somme de LXXVIII s.
<lb/>Item a esté faict quatre vingtz deux chenelles de fer, chacune de [f. 85v] six poulces de long qui servent a tenir les haulces que l’on a mise sur les lisses a raison de XX d. quinze deniers tournois piece, vallent la somme de VI l. XVI s. IIII d.
<lb/>Moderé a la somme de CII s. VI d.
<lb/>Item a esté livré quatre cens de grands cloux qui servent a clouer les aiz des montouers et eschauffaulx desd. lisses a raison de III d. deux deniers tournois piece, vallent la somme de C s.
<lb/>Moderé a la somme de LXVI s. VIII d.
<lb/>Item a esté livré les deux ferrures qui ferment les deux portes du jardin et faict trois grosses clefz, regarnir les serrures tout de neuf et trois crampons, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict quatre grosses clefz pareilles du passepartous du Roy qui ont esté baillees asscavoir une à la Royne, une à madame d’Aumalle, une au cardinal de Lorraine et l’autre au concierge, a raison de XXII s. VI d. douze solz six deniers tournois piece, vallent IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item a esté ferré ung huis fort qui ferme la garderobbe de monsieur le cardinal de Ferrare de deux grosses fiches, deux gros gonds, une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item en lad. garderobbe a esté attaché une serrure a ressort qui sert en l’allee, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item pour avoir ferré l’huis qui ferme l’entree de la chambre de madame la duchesse de deux grosses fiches a double neuf avec deux clef clefz pour la serrure, XXX s.
<lb/>[f. 86] Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item a esté attaché une grosse serrure a bosse a l’huis du cabinet de la Royne qui est en la tour ronde pres le pont de bois avec deux varletz qui sont derriere les verroux, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis fort qui ferme le bout dud. pont de bois d’une serrure a ressort bernarde garnye de gasche et gonds, pour ce cy LX s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item a esté faict ung cent de gros cloux façon de crocz de sanglier qui servent aux poteaulx des cloisonsa raison de VI d. trois deniers t. piece, L s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item pour avoir faict une grosse chesne double qui est garnye d’une grosse ance et une frette, trois gros harpons, deux gougeons, quatre chevilles avec les cloux et crampons servans a la bacculle dud. pont, et poise le tout ensemble cent quarante deux livres fer a raison de II s. dix huict deniers tournois pour livre, vallent XIIII l. II s.
<lb/>Moderé a la somme de X l. XIII s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis brisé qui est en l’office de madame la duchesse de Valentinois de quatre fiches, quatre gonds, une serrure a ressort garnye de gasche et tirouer, ung locquet a main, ung verroul avec une serrure d’une fenestre qui est ferree de deux fiches a double neu et ung verroul, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LXV s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis qui ferme l’entree de la chambre de monsieur de la Chesnaye en la basse court de deux fiches, deux gonds, une serrure a ressort avec ung locquet a main garny de tirouers et verroul, XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>[f. 86v] Item a esté ferré deux chassis en la chambre de mond. sieur de la Chesnaye de quatre fiches, deux gonds, deux verroulx sur targettes, pour ce cy L s.
<lb/>Item pour avoir ferré la porte brisee de la cloison de la chappelle dud. chasteau de quatre grosses fiches a double neuf avec une grosse barre de fer et deux grosses ferrures, une a paesle dormant bernarde et l’autre carree garnye de gasche et crampons et cloux rivez, pour ce la smme de X l.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l.
<lb/>Item a esté faict deux grosses pattes chacune de quinze poulces de long qui servent a tenir lad. cloison avec quatre grands cloux qui servent a tenir le crucifix en la croix qui est sur lad. cloison, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>Item a esté faict soixante dix clouz a viz chacun de huict poulces de long qui servent a tenir le lambruis du pupitre a raison de IIII s. VI d. trois solz tournois piece, vallent XV l. XV s.
<lb/>Moderé a la somme de X l. X s.
<lb/>Item a esté faict cinq cens de clou a poincte de quatre poulces chacun qui servent a attacher led. lambruis a raison de IIII d. deux deniers tournois piece, vallent VIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. III s. IIII d.
<lb/>Item a esté faict vingt deux esquierres avec trente ung gros crochetz qui servent aud. pupitre chacun de six poulces de long avec les pitons et cloux, pour ce cy VIII l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. XVII s.
<lb/>Item a esté levé la serrure de l’huis du cabinet du Roy et faict une clef et changé les gardes, pour ce cy XII s.
<lb/>[f. 87] Moderé a la somme de VIII s.
<lb/>Item a esté faict deux serrures a ressort garnies de gasches, l’une servant a l’huis du cabinet de monseigneur le Daulphin et l’autre ou mangent les escuyers dud. seigneur, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>Item a esté faict cinq clefz et deux crampons, lesquelles clefz servent l’une a la mangerye de la salle des femmes de chambre de la Royne et une a la salle des archers, l’autre a la chambre de monsieur le cardinal de Bourbon, une a la chambre de monsieur le cardinal de Chastillon et l’autre a la chambre de madame de Laval, pour ce cy XXX s.
<lb/>Item a esté attaché une serrure a bosse a l’huis de la garderobbe de la Royne qui est au pied de la petitte viz dessoubz sa chambre au rez de chaussee, pour ce cy XXII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XV s.
<lb/>Item a esté faict deux barres de fer portans retours, l’une sert a la petite chemynee qui est en la chambre du Roy pres son lict et l’autre sert de linteau a une grande fenestre qui a esté faicte de neuf en la chambre de l’orlogeur, poisans ensemble cinquante livres fer a raison de XVIII d. quinze deniers tournois la livre, vallent LXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de LXII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict ung manteau avec sept soubzpentes a tour servant a la forge dud. orlogeur et a soustenir ses tablettes avec une cuyere qui est a l’embouchure des souffletz de lad. forge, le tout poisant enemble cent dix sept livres a raison de XVIII d. quinze derniers tournois pour chacune livre, vallent VIII l. XV s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. VI s. III d.
<lb/>Item a esté faict une viz de fer servant a l’estau ou besongne l’orlogeur avec deux valletz et deux estriers servans autour du tourneur qui est en lad. chambre et une grosse manivelle ou ilz affillent leurs [f. 87v] coustilz, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item a esté attachee une serrure a bosse a l’huis de la chambre de monsieur le cardinal de Guyse garnye de verroulx, pour ce cy XXII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XV s.
<lb/>Item a esté faict ung contrecueur de fer de fonte ou est figuré ung Herculles scellé avec huict grosses pattes ou contrecueur de la chemynee qui est en la chambre de la Royne, pour ce cy X l.
<lb/>Moderé a la somme de VII l. X s.
<lb/>Item a esté faict deux gougeons chacun de vingt poulces de long qui servent a tenir le tas de charge sur la baculle du pont pour descendre de la chambre de la chambre de la Royne au parc, pour ce cy XVIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XV s.
<lb/>Item a esté faict deux huis de fer garniz de penture et enchassilleure qui servent a fermer l’emboucheure de la chemynee qui est au cabinet de madame la duchesse de Valentinois, pour ce cy XXX l.
<lb/>Moderé a la somme de XXVIII l.
<lb/>Item a esté ferré deux gros huis forts chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds et une serrure a ressort garnyes de gasches et tirouers dont l’une sert a fermer le pied de lad. viz qui est dedans l’encoigneure de la grand chappelle du chasteau soubz le pupitre et l’autre ferme le galtas sur la chambre de la royne d’Escosse, pour ce cy VII l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l.
<lb/>Item a esté faict une grande serrure a ressort bernarde garnye de trois clefz qui a esté attachee a l’huis du jardin pres les fossez, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>[f. 88] Tous lesquelz ouvraiges de serrurerye et fer a la livre cy dessus contenuz et declareez et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et contrerolleur de ses bastimens et ediffices, signee de sa main le premier jour de fevrier l’an M Vc XLVIIII  en laquelle sont declairez par le menu lesd. ouvraiges, le tout montant et revenant ensemble a lad. premiere somme de huict cens trente sept livres dix solz huict deniers tournois, de laquelle a esté en vertu desd. certiffications et mandement dud. commissaire, le tour cy rendu, faict payement comptant par ced. present commis aud. Mathurin Bon comme par sa quictance faicte et passee par devant Thomas Legendre, substitud ordonné par justice en l’absence de Michel Fromont, notaire royal a Saint Germain en Laye, es presence des tesmoings y nommez aussi cy rendue appert, pour ce cy en despence lad. somme de VIIIc XXXVII l. X s. VIII d.
<lb/>Aud. Mathurin Bon, la somme de quatre cens deux livres quatorze solz quatre deniers tournois a luy deue et laquelle maistre Philibert Delorme, abbé d’Ivry, commissaire desd. bastimens et ediffices, a par ses lettres de mandement donneesz soubz son seing le deuxiesme jour de juin l’an M Vc XLVIIII  mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour plusieurs ouvraiges de serrurerye qu’ilz a nagueres faictz aud. lieu de Saint Germain en Laye cy apres declairez ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et premierement, le huictiesme jour de fevrier aud. an M Vc XLVIIII, pour avoir faict et livré les gros crochetz de fer qui servent a soustenir les ratelliers qui sont en la cuysine de bouche du Roy, poisans ensemble XXXI l. fer qui, a raison de dix huict deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de XLVI s. IIII d.
<lb/>Moderé a la somme de XXXVIII s. IX d.
<lb/>Item le quinziesme jour dud. mois, a esté faict et livré une grosse plattebande de fer qui sert a l’enchevestrure de la chemynee qui est en la chambre de [f. 88v] monsieur d’Estampes en la basse court et fourny de cloux et crampons de fer, poisans ensemble quarante trois livres fer qui, au fur que dessus, vallent ensemble aud. pris la somme de LXIIII s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de LIII s. IX d.
<lb/>Item le dix neufiesme jour dud. mois, a esté faict et livré douze grands crochetz de fer qui servent a retenir les ratelliers qui sont au dessus des mangeoires ou sont logez les grands chevaulx du Roy en la granche de Guillaume Brullard, poizans ensemble six vingtz treize livres fer, vallent ensemble au fur que dessus la somme de IX l. XIX s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l. VI s. III d.
<lb/>Item le septiesme jour de mard aud. an M Vc XLVIIII, a esté faict et livré ung gros estrier, ung gros harpon et deux gougeons, le tout de fer servans a soustenir l’enchevestrure qui est en la chambre du concierge en la basse court, poisans ensemble quarante six livres fer qui, au fur que dessus de dix huict deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de LXIX s.
<lb/>Moderé a la somme de LVII s. VI d.
<lb/>Item le dixiesme jour d’avril ensuyvant aud. an M Vc XLVIIII   avant Pasques, pour avoir faict et livré huict gros treillis de fer carré qui servent a huict fenestres qui sont aux huict courts des loges des lions et autres animaulx, le tout poisant ensemble treize cens cinquante trois livres fer qui, au fur de vingt deniers tournois chacune livre, vallent ensemble aud. pris la somme de CXII l. XV s.
<lb/>Moderé a la somme de IIIIxx IIII l. XI s. III d.
<lb/>Item le quinziesm jour dud. mois d’avril a esté faict et livré huict autres treillis de fer qui servent a huict autres fenestres qui sont au pied de cloison de la gallerye de l’appentis qui est au dessus desd. loges desd. animaulx sur lesd. huict petites courts, [f. 89] poisans ensemble neuf cens douze livres fer qui, au fur que dessus, vallent ensemble la somme de LXXVI l. IIII d.
<lb/>Moderé a la somme de LVII l.
<lb/>Item a esté faict et livré huict douzaines de gros cloux qui servent a attacher lesd. huict treillis en leur place aux poteaulx desd. fenestres qui, a raison de six deniers piece, vallent la somme de XLVIII s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXII s.
<lb/>Item a esté faict et livré quatre chenelles de fer qui servent a attacher les pennes de la charpenterye dud. appentilz sur lesd. huict loges desd. animaulx a raison de deux solz tournois piece, vallent ensemble la somme de VIII s.
<lb/>Moderé a la somme de VI s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung millier et cinquante gros cloux a deux testes qui servent a attacher les poteaulx des cloisons qui sont dedans lesd. huict loges du costé et joignant le mur de la closture du parc qui, a raison de quatre deniers tournois piece, vallent ensemble la somme de XVII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de XIII l. II s. VI d.
<lb/>Item a esté ferré la porte qui ferme l’entree de la closture de la grand court desd. bestes de trois grosses fiches, trois gros gonds avec une grosse serrure a tour et demy bernarde garnye de deux clefz, de hasches, tirouers et deux gros verroulx, pour ce cy VII l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l.
<lb/>Item a esté ferré six gros huis forts neufz qui servent a fermer les huisseries de six des huict courts desd. bestes, chacun de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une grosse serrure a bosse qui est garnye d’un gros verroul, [f. 89v] de gros crampons et gasches qui, a raison de soixante solz tournois piece, vallent ensemble la somme de XVIII l.
<lb/>Moderé a la somme de XVI l. X s.
<lb/>Item pour avoir retourné les gonds de deux huis forts qui soulloit servir a la porte de l’entree de la chapelle dud. chasteau, qui a esté eslargye au mois de may M Vc XLIX et qui ont esté racourciz et retreciz pour servir aux huisseries de deux autres petites courts desd. bestes et en chacun desd. deux huis a esté mis une grosse serrure a bosse pareilles a ceulx cy devant declairees a raison de trente cinq solz tournois pour ce, comprins lesd. retours desd. gonds, vallent ensemble la somme de LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré huict grosses chesnes de fer, chacune de quatre piedz de long, avec ung gros crampon et ung crochet qui servent a haulcer et baisser les huict huis des loges desd. animaulx, a raison de vingt cinq sol tournois piece, vallent la somme de X l.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l.
<lb/>Item a esté ferré huict trappes qui servent pour bailler a manger ausd. bestes par lad. gallerye de dessus lesd. loges, chacune de deux grosses queues d’aronde et deux gros gonds avec ung gros verroul garniz de crampons, a raison de XXV s. t. piece, vallent la somme de X l.
<lb/>Moderé a la somme de VIII l.
<lb/>Item a esté ferré huict chassis qui sont aux huict fenestres de lad. gallerye ayant veue sur lesd. petittes courts, chacun de quatre fiches, deux gonds avec deux verroulx sur platine qui, a raison de quarante solz tournois piece, vallent la somme de XVI l.
<lb/>Moderé a la somme de XIII l. XII s.
<lb/>Item a esté faict et livré un gros gougeon de fer de deux piedz et demy de long qui sert a la jumend faicte de neuf dedans le parc, poisant vingt quatre livres de fer qui, au fur de dix huict deniers tournois la livre, vallent aud. pris ensemble la somme de XXXVI s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>[f. 90] Item a esté faict et livré huict esquierres de fer avec une verge de vingt poulces de long qui servent a entretenir la croix du crucifix qui est en la cloison de la grand chappelle dud. chasteau et lesd. esquierres servans a tenir les piedsdestratz ou sont Nostre Dame et saint Jehan, pour ce cy XLV s.
<lb/>Item a esté faict et livré huict vingtz cloux a viz, chacun de six a sept poulces de long ou environ, qui servent a attacher les parquetz et compartimens qui sont soubz le pupitre de lad. grand chappelle oultre les soixante et dix livres cy devant comptees qui, a raison de trois solz tournois piece, vallent la somme de XXIIII l.
<lb/>Moderé a la somme de XX l.
<lb/>Item a esté faict et livré huict cens de clou a plancher qui servent a attacher le lambruis dessus le plancher dud. puppitre a raison de vingt cinq solz tournois pour cent, vallent ensemble la somme de X l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. XIII s. IIII d.
<lb/>Item a esté ferré l’huis qui ferme le passaige de la petitte viz qui est au coing soubz led. pupitre de lad. chappelle de deux fiches, deux gonds et verroul, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item a esté ferré la grand porte neufve a deux manteaulx de l’entree de lad. chappelle qui a esté eslargye et haulcee de neuf de quatre grosses fiches et quatre gros gonds et faict quatre cloux a vis a la vielle serrure qui est ostee de la vielle porte, et y avoir faict une targette, ung tirouer et deux gasches, l’une pour lad. serrure et l’autre pour la serrure de la barre, et icelles serrures attachees a lad. porte, pour ce cy VII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de C s.
<lb/>Item a esté ferré ung gros huis fort qui ferme le passaige qui est en la tour dedans lesd. galleryes pres et derriere lad. grand chappelle de deux grosses fiches, deux gros gonds et ung gros verroul garny de crampons et gasche, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXVIII s.
<lb/>[f. 90v] Item a esté defferré et referré les guichetz aux chassis desd. galleries depuys la vielle tour de l’orloge jusques a la tour ou est le cabinet de la Royne, pour ce cy IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de LXVI s.
<lb/>Item a esté ferré ung huis fort qui ferme ung petit cabinet erigé soubz les marches au reez de chaussee de la viz de la salle du bal joignant lad. grand chappelle, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item a esté ferré ung gros huis fort faict de neuf a l’entree de la garderobbe du Roy de deux grosses fiches, deux gros gonds avec une grosse serrure a tour et demy garnye de gasche, tirouer et verroulx, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item a esté levé la serrure de l’huis qui ferme la chambre du Roy et y avoir faict une clef et deux gardes neufves, pour ce la somme de VII s. VI d.
<lb/>Item a esté ferré deux grands chassis qui sont a la croisee qui est en l’allee entre la salle et chambre du Roy devant lad. garderobbe de quatre grosses fiches et deux verroulx sur ovalles avec quatre grosses pattes, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XL s.
<lb/>Item a esté ferré ung huis fort faict de neuf a l’huisserye percee de neuf pour aller de la haulte chambre de la tour de l’orloge au retraict qui est au bout de la terrasse pres lad. chambre de deux grosses fiches, deux gros gonds et ung verroul sur targette, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item a esté ferré ung chassis qui sert a une fenestre qui est en la chambre de madame la marchalle de Sedan a l’endroit de la lucarne sur la gallerye de quatre fiches, deux gonds et deux verroulx sur [f. 91] ovalle, pour ce la somme de XL s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté ferré deux fenestres qui servent a deux bees faittes a la lucarne de la garderobbe de monsieur le marchal de Sedan sur lad. gallerye, chacune de deux queues d’aronde, deux gonds et une serrure a bosse, pour ce cy LX s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item a esté levé la serrure a bosse qui estoit au second huis de la garderobbe de la Royne pour attacher au premier huis et faict deux vertevelles neufves et icelle attachee en place neufve, pour ce cy VI s.
<lb/>Item a esté faict une grosse serrure a bosse qui est garnye d’un gros verroul et de gros crampons qui sert a la porte qui est au bout de l’allee derriere la chappelle par ou l’on va au parc avec deux crampons qui servent a la serrure qui est a la clef du Roy, pour ce cy XLV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis fort qui ferme la chambre ou l’on mect les mues de cerf en la basse court pres le logis du cappitaine de deux grosses fiches, deux gros gonds et une serrure a ressort fournye de gasche et tirouer, pour ce la somme de LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item a esté ferré deux huis, l’un servant a fermer le garde manger de la cuysine de madame la duchesse de Valentinois et l’autre servant a fermer la chambre des maistres d’hostel du Roy, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l.
<lb/>Item a esté faict une grosse serrure a tour et demy neufve qui sert a l’huis de la chambre ou mangent les chambellans du Roy, LV s.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>[f. 91v] Item a esté faict et livré une serrure a ressort qui sert a fermer l’un des huis du pavillon au galtas qui est sur la chambre de monseigneur le Daulphin et faict une clef, deux crampons et des gardes neufves a la serrure qui est a l’autre huis dud. passaige, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté ferré ung huis qui ferme ung grand aulmoire qui est en la cuysine de bouche du Roy de deux paumelles, deux gonds et une serrure a bosse garnye de verroul et gasche, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Item a esté defferré ung viel huis qui estoit a la garderobbe de madame la duchesse de Valentinois pour en referrer ung neuf et faict deux gonds neufz et raccoustré la vielle serrure, pour ce cy XII s.
<lb/>Item a esté levé la serrure qui sert a l’huis de la chambre soubz la chambre du Roy, la ou l’on mect la tapisserye du Roy, et faict une clef et regarny la serrure tout de neuf avec ung gros moraillon et deux gros crampons qui sont attachez aud. huis, pour ce cy XXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XX s.
<lb/>Item pour avoir defferré ung viel huis et faict servir la serrure a ung huis neuf qui sert a la chambre de madame la marchalle de Saint André, pour ce cy XX s.
<lb/>Item a esté defferré ung viel huis et mis lad. serrure a ung huis neuf qui est en la chambre de monsieur de la Chesnaye en la basse court et faict deux gonds et une gasche neufve XVII s.
<lb/>Item a esté faict trois grosses gasches qui servent l’une a l’huis qui ferme le passaige pour aller sur les couvertures de la grand chappelle, et une a l’huis d’en hault de l’escallier, et l’autre a l’huis d’en hault de la viz qui est au bout de la salle du bal pres la tour de la loge pour entrer sur les terrasses, pour ce cy X s.
<lb/>Moderé a la somme de IX s.
<lb/>Item a esté ferré trois huis dont les deux servent a fermer [f. 92] la chambre et garde robbe du concierge erigee au garnier sur la cuysine de bouche de monseigneur le Daulphin en la basse court et l’autre en la viz, chacune de deux paumelles, deux gonds, une serrure a ressort garnies de gasches, tirouers et verroulx, pour ce cy VI l.
<lb/>Moderé a la somme de CV s.
<lb/>Item a esté faict et livré cinq serrures a ressort, l’une servant a la chambre de monsieur le cardinal de Vendosme en la basse court, deux aux cabinetz qui sont en la chambre de madame de Guyse, et une au retraict joignant la tour de l’orloge pres la chambre de monsieur d’Orleans, qui est garnie de quatre clefz, et l’autre sert a la garderobbe de la chambre de la petite nayne aud. chasteau, pour ce cy VII l.
<lb/>Moderé a la somme de CX s.
<lb/>Item a esté faict et livré quatre serrures a bosse qui sont garnyes de verroulx, gasches et crampons, l’une servant a l’office du commun du Roy, deux pour les offices de bouche et commun de la Royne, et l’autre pour l’office de madame Marguerite en lad. basse court, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item a esté ferré le guichet qui est dedans le premier huis qui est en l’office de bouche de la Royne de deux couppletz et ung verroul, pour ce cy XX s.
<lb/>Moderé a la somme de XV s.
<lb/>Item a esté faict et livré deux gougeons de fer, chacun de trois piedz de long, et une verge de deux piedz avec trois gros crochetz, le tout servant au tour ou besongne la Royne, pour ce cy XLV s.
<lb/>Item a esté faict et livré deux cens soixante verges de fer qui servent en partie des victres qui sont en la gallerye et aux chambres et salles dud. chasteau et basse court pour mieulx tener les victres a raison de vingt deniers tournois pour chacune desd. verges, vallent la somme de XXI l. XIII s. IIII d.
<lb/>Moderé a la somme de XIX l. X s.
<lb/>Idem a esté faict et livré cinq grosses verges de fer, chacune de six [f. 92v] piedz de long avec trois gros barreaulx aussi de fer de deux piedz et demy de long garnyes de loquetieres, le tout servant pour retenir les formes des victres qui sont aux chappelles sur l’escallier, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré trente six clefz et ung crampons et regarny les serrures pour changer les gardes a plusieurs des chambres et garderobbes dud. chasteau et basse court, pour ce cy XXI l.
<lb/>Item pour avoir levé les deux serrures du parc, une a la grand porte et l’autre a la porte pres la maison neufve, et deux grosses clefz, et regarny les serrures et faict quatre grands crampons, pour ce cy XXXV s.
<lb/>Moderé a la somme de XXXII s.
<lb/>Item pour avoir faict et livré trois grosses ratissoueres et deux reclouers, le tout baillé au concierge pour nestoyer le chasteau XXX s.
<lb/>Item le dixiesme jour dud. mois de may l’an M Vc XLIX, pour avoir faict et livré ung sercle de fer de quatre pieces servant de liaison a tenir la plombuierye faicte dedans la fontaine faicte en lad. basse court dud. chasteau, poisant soixante deux livres fer qui, a raison de dix huict deniers tournois chacune livre, vallent la somme de CVI s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item a esté ferré l’huis de la garderobbe de la chambre de l’embassadeur estant au rez de chausee soubz la salle du Roy joignant l’escallier de deux fiches, deux gons, une serrure a ressort mise et servant a l’huis du cabinet estant joigant lad. garderobbe, pour ce cy LXX s.
<lb/>Moderé a la somme de LVI s.
<lb/>[f. 93] Item a esté faict et livré ung gond et ung verroul garniz de crampons et gasches servans a ung chassis estant aud. cabinet, pour ce cy XV s.
<lb/>Moderé a la somme de XII s.
<lb/>Item a esté defferré ung viel huis qui est en la garderobbe de l’embassadeur de Portugal du costé du jeu de paulme et mis lad. ferrure a ung autre huis qui a esté adjusté a l’entree de lad. garderobbe au lieu dud. viel huis, qui estoit de nulle valleur, et avoir faict deux paumelles neufves et ung crampon avec ung tirouer, pour ce cy XX s.
<lb/>Item a esté faict ung crampon et une gasche servant a l’huis de la chambre de monsieur le recepveur de Sens en la basse court, pour ce cy VI s.
<lb/>Item a esté faict et livré une grosse paumelle qui sert a ung des huis de fer qui sont a la chemynee du cabinet de la Royne aud. chasteau, pour ce cy VII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict une clef de passe partout pour monsieur le connestable, pour ce cy XV s.
<lb/>Moderé a la somme de XII s. VI d.
<lb/>Item a esté faict et livré treize verges de fer qui servent a retenir les victres et fenestres des chambres des ambassadeurs a raison de vingt deniers tournois piece, vallent la somme de XXI s. VI d.
<lb/>Moderé a la somme de XIX s. VI d.
<lb/>Item a esté ferré ung gros huis fort pour fermer l’huisserye de la court des bestes, lyons et autres animaulx pour sortir de lad. court du costé des vignes de deux grosses fiches et deux gros gonds, une serrure a tour et demy, pour ce cy C s.
<lb/>[f. 93v] Item a esté ferré l’huis fort qui ferme le galtas qui est sur les huict loges desd. bestes de deux fiches, deux gonds et deux serrures, dont l’une a ressort et l’autre a paesle dormant au deux tours, garnye de gasche et tirouers, pour ce cy C s.
<lb/>Moderé a la somme de LXX s.
<lb/>Item a esté faict cinquante chevilles de fer, chacune de huict poulces de long, qui servent a attacher les mambrures la ou coullent les huis des loges desd. animaulx a raison de deux solz tournois piece, pour ce la somme de C s.
<lb/>Moderé a la somme de LXII s. VI d.
<lb/>Item le vingt cinquiesme jour de may mil cinq cens quarante neuf, a esté faict et livré huict barres de fer garnies chacune de deux crampons et une cheville pour servir a fermer par-dessus les huict trappes des huict loges desd. bestes, pour obvier que lesd. bestes ne sortent par lesd. trappes, le tout poisant ensemble quatre vingtz deulx livres fer, a raison de dix huict deniers tournois pour chacune livre, vallent la somme de VI l. III s.
<lb/>Moderé a la somme de CII s. VI d.
<lb/>Item a esté levé la serrure de l’huis qui ferme la cuysine de bouche du Roy et faict une clef, ung crampon et regarny la serrure tout a neuf, pour ce cy X s.
<lb/>Item a esté levé les serrures des huis de la chambre et garderobbe de monsieur le connestable et y avoir faict deux clefz, pour ce cy X s.
<lb/>Item a esté faict trente gros cloux de fer qui servent a attacher les aiz de la couverture du puys du jardin a raison de six deniers tournois piece, vallent ensemble la somme de XV s.
<lb/>Moderé a la somme de X s.
<lb/>Tous lesquelz ouvraiges cy dessus contenuz et declairez et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens [f. 94] et ediffices de Saint Germain en Laye signee de sa main le dernier jour de may l’an M Vc XL</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 94 v] Ouvraiges de menuyserye a Saint Germain en Laye
<lb/>A Michel Bourdon et Jacques Lardent, maistres menuysiers demourans a Paris, la somme de deux cens livres sur et en deduction de la somme de deux cens soixante douze livres quatre solz six deniers tournois a eulx deue et laquelle messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le quinziesme jour de fevrier l’an M Vc XLVII mandé au présent commis maistre Nicolas Picart leur payer, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les ouvraiges de menuyserye qu’ilz ont faictz et font ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye, lesd. ouvraiges cy apres declairez ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et premierement, a esté faict et livré une cloison de menuyserye contenant six piedz et demy de large et huict piedz et demy de hault, ceintree par hault, portant chambranlle par dehors alentour dud. ceintre, garnye d’une corniche au dessus de l’huis, et au dessus dud. huis garnye de baculles a cinq poulces pres l’un de l’autre au dessus de l’appuys de lad. cloison, aussi garnye de ballustres, et en bas trois penneaulx de relief dont il y en a ung qui tient a l’huis de devant l’entree de l’escallier de la petitte chappelle du premier pallier au dessus du reez de chaussee dud. escallier, au dessoubz des deux haultes chappelles dud. escalier, pour le pris et somme de XXX l. vingt livres tournois, pour ce la somme de XXX l.
<lb/>Moderé a la somme de XX l.
<lb/>Item a esté faict et livré ung autel de bois contenant cinq piedz de long, deux piedz et demy de large et de trois piedz de hault [f. 95] une fois par hault, et l’autre en bas, garny d’une marche de lad. longueur, et de deux piedz et demy de large, servant aud. autel, pour le prix et somme de X l. six livres dix solz tournois, pour ce cy X l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré en la chambre et cabinet de madame la duchesse de Valentinois deux huis fortz collez a clefz et embouttez par les deux boutz avec ung chassis dormant de quatre piedz et demy de hault et deux piedz et demy de large a double fueilleure, ouquel y a ung chassis dedans a deux guichetz enchassillez a deux paremens portans recouvrement tout alentour qui, au fur de quatre livres dix solz tournois pour led. chassis, vallent ensemble la somme de XIII l.
<lb/>Moderé a la somme de XII l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré quatre huis forts collez a clefz et embouttez par les deux boutz, dont les deux servans a une petitte viz par ou descend le Roy de sa garderobbe aux galleries et les deux autres servent a une tour ronde, la ou on faict ung autel pour mad. dame la duchesse de Valentinois qui, au fur de quatre livres dix solz tournois, vallent la somme de XVIII l.
<lb/>Item a esté faict et livré huit sieges de menuyserye attachez en lad. gallerye pres la chambre de mad. dame la duchesse de Valentinois, dont quatre chacun de six piedz de long et quatre autres chacun de quatre piedz, qui, au fur de X s. neuf solz tournois pour chacun siege, vallent la somme de IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de LXXII s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung petit autel de bois servant a la chappelle qui est a la tour ronde en la gallerye pres [f. 95v] la chambre de mad. dame la duchesse de Valentinois, pour ce la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung buffet de salle contenant quatre piedz et demy de long et deux piedz de large, enfoncé par les deux boutz, servant a la chambre de madame la duchesse de Valentinois, pour ce cy IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de LX s.
<lb/>Item a esté faict et livré une table de quatre piedz de long et de deux piedz de large et deux treteaulx servant a lad. chambre de mad. dame de Valentinois, pour ce cy L s.
<lb/>Item a esté faict deux huis fortz collez a clefz et embouttez par les deux boutz servans a la viz faicte de neuf dedans les fossez au bout du pont par ou le Roy va de sa chambre au parc, par laquelle viz led. sieur descend dud. pont ausd. fossez pres l’armierie qui est pres les lisses ausd. fossez, qui, au fur de quatre livres dix solz tournois pour chacun huis fort, vallent ensemble la somme de IX l.
<lb/>Item a la despoille du jeu de paulme a esté faict et livré trois huis fortz et deux huis enchassillez dont les huis fortz servent em bas au reez de chaussee et les huis enchassillez servent a lad. viz et chambre haulte a lad. despoille qui, au fur de quatre livres dix solz tournois pour chacun huis enchassillé, vallent la somme de XVIII l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré quatre chassis a chassis dormant, chacun de quatre piedz de hault et deux piedz trois poulces de large, garniz chacun de deux guichetz enchassillez a deux paremens portans recouvrement tout alentour servans a lad. despoille qui, au fur de LX s. quarante solz tournois pour chacun chassis, vallent ensemble la somme de XII l.
<lb/>[f. 96] Moderé a la somme de VIII l.
<lb/>Item a esté faict et livré deux autres chassis en la chambre haulte de lad. despoille contenant chacun deux piedz et demy de hault et vingt poulces de large, enfoncez par bas, a chacun ung guichet, a leur parement qui recouvre, qui, au fur de quarante solz vingt cinq solz tournois pour chacun chassis, vallent la somme de IIII l.
<lb/>Moderé a la somme de L s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis fort servant a une viz pres le jeu de paulme par ou l’on descend du parc ausd. fossez pres lad. despoille dud. jeu de paulme, collé a clefz et emboutté par les deux boutz, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis enchassillé servant a une croisee d’une chambre basse dud. chasteau ayant son regard sur led. jeu de paulme avec ung huis fort de six piedz de hault et trois piedz deux poulces de large, lequel huis sert au garde manger de la cuysine de bouche du Roy derriere la grand chappelle qui, au fur de cinquante solz tournois trente solz tournois pour led. huis enchassillé fort, vallent la somme de VII l.
<lb/>Moderé a la somme de VI l.
<lb/>Item a esté pris deux croisees vielles a la salle des meubles, lesquelles ont esté desassemblees, rascoustrees et rassemblees pour les faire servir au galtas du logis du cappitaine sur les offices de la basse court du costé de l’eglise dud. Saint Germain, pour ce cy L s.
<lb/>Moderé a la somme de XXX s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz servant au galtas de la salle des archers en lad. basse court, contenant six piedz de hault et trois piedz de large, barré a trois barres, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz barré a trois barres servant a la chambre de monsieur de Saint Cierque en la basse court, vault XXV s.
<lb/>[f. 96v] Item a esté faict et livré ung huis d’aiz barré a trois barres servant au buche dud. cappitaine, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung autre huis d’aiz barré a trois barres servant au grenier dud. cappitaine, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung autre huis d’aiz servant au garde manger de la cuysine de la Royne, barré comme dessus, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté livré ung autre huis d’aiz servant au garde manger de la cuysine de madame Marguerite, barré a trois barres, pour ce la somme de XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung autre huis d’aiz servant a la fourriere de madame Marguerite, barré a trois barres, vallent XXV s.
<lb/>Item a esté livré ung huis d’aiz barré a trois barres servant a la cuysine qui a par cy devant servy a madame d’Estampes, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté delivré ung autre huis d’aiz barré comme dessus servant a l’allee de la chambre de monseigneur de Vendosme, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung autre huis d’aiz servant a la garderobbe du cardinal d’Annebault, barré a trois barres, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung chassis ayant cinq piedz de hault et deux et demy de large, garny de deux guichetz, portans recouvrement, servant a l’escuyrie pres le parc dud. chasteau, pour ce la somme de XL s.
<lb/>Item a esté racoustré ung huis servant a la chambre de madame de Brissac sur les offices dud. chasteau du costé du jardin et avoir mis en icelluy ung penneau et ung battant, pour ce cy X s.
<lb/>Item a esté racoustré ung huis servant a la garderobbe de monsieur le cardinal de Ferrare aud. chasteau, icelluy ramboutté, estrecy et racourcy, pour ce cy XII s. VI d.
<lb/>[f. 97] Item a esté faict et livré ung huis servant a l’office ou soulloit estre la cuysine de bouche du Roy en lad. bassecourt, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré deux huis barrez a chacun trois barres servant aux chambres et garderobbes de monsieur le cardinal du Bellay estans sur les offices qui, au fur de vingt cinq solz tournois pour chacun huis, vallent C s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz barré a trois barres servans a l’office ou sont ls fours du Roy, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis bastard servant a aller au jardin par la viz qui sert a la chambre du jardinier, icelluy huis barré a trois barrez, pour ce la somme de XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré une table de huict piedz de long et deux treteaulx avec ung hachouer de huict piedz, le tout pour servir au paticier du Roy par le commandement de monsieur de Villers, vallent la somme de C s.
<lb/>Moderé a la somme de IIII l. X s.
<lb/>Item a esté faict et livré trois huis d’aiz servant l’un pour la chambre de monsieur de Marchaulmont, l’autre pour son estude et l’autre en la chambre joignant en lad. basse court, qui, au fur de XXV s. t. pour chacun huis barré, vallent la somme de LXXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré quatre chassis enfoncez par bas, chacun de quatre piedz de hault et vingt deux poulces de large, servans aux chambres et garderobbes de monsieur de Marchaulmont en lad. basse court, qui, au fur de quarante solz tournois pour chacun, vallent ensemble la somme de VIII l.
<lb/>[f. 97v] Item a esté faict et livré une table et deux treteaulx et deux formes en la chambre des portiers a l’entree dud. chasteau, la somme de L s.
<lb/>Item a esté faict deux guichetz en lad. chambre desd. portiers, vallent la somme de XX s.
<lb/>Moderé a la somme de XV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung chassis contenant deux piedz et demy de hault et vingt poulces de large servant a la chambre de monsieur de Villeroy pres la chambre du cappitaine en lad. basse court, pour ce cy XX s.
<lb/>Item a esté faict et livré deux huis d’aiz barrez chacun de trois barres servans a une office soubz la chambre de monseigneur de Vendosme, vallent la somme de L s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz barré comme dessus servant a la chambre de monsieur d’Estamps sur les offices, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung couvercle de bois barré de deux barres servans sur la cuve qui reçoit l’eaue de la fontaine de la basse court dud. chasteau, pour ce cy XXX s.
<lb/>Moderé a la somme de XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis enchassillé servant a la chambre de madamoyselle la bastarde aud. chasteau, pour ce cy L s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung chassis contenant cinq piedz de hault et deux piedz de large servant a la garderobbe de mad. damoyselle la bastarde, pour ce cy XL s.
<lb/>Item a esté livré une table contenant sept piedz de long et deux [f. 98] piedz de large avec deux treteaulx pour la chambre de lad. damoyselle la bastarde, pour ce cy L s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz servant a aller sur les offices pres la chambre de monsieur le recepveur de Sens en la bassecourt, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz servant a lad. chambre de monsieur le recepveur de Sens en la bassecourt, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz servant a lad. chambre de monsieur le recepveur de Sens, icelluy barré a trois barres, vallent la somme de XXV s.
<lb/>Item pour deux chassis contenant chacun quatre piedz de hault et vingt deux poulces de large garniz de guichetz et enchassillez servans a lad. chambre de mond. sieur le recepveur de Sens, pour ce cy IIII l.
<lb/>Item a esté faict et livré ung huis d’aiz barré de trois barres servant a la chambre de monsieur de la Rochepot en lad. basse court sur la cuysine faisant le coing de l’allee de la porte de lad. basse court par ou l’on va a l’eglise, pour ce cy XXV s.
<lb/>Item a esé faict deux chassis chacun de quatre piedz de hault et vingt deux poulces de large garniz de leurs guichetz servans a lad. chambre dud. sieur de la Rochepot au fur de quarante solz tournois chacun chassis, vallent la somme de IIII l.
<lb/>Item a esté livré ung huis fort collé a clefz et emboutté par les deux boutz, auquel y a ung guichet pour servir a la cuysine du commun du Roy, pour ce cy IIII l. X s.
<lb/>Ung chassis servant au garde manger de lad. cuysine garny de son guichet de deux piedz et demy de long et vingt poulces de large, pour ce cy XX s.
<lb/>Item pour une aulne et demye de drap vert employer a calfetrer [f. 98v] quatre huis servans a la chambre du Roy et trois autres servans a la chambre de madame d’Estampes a trente solz tournois l’aulne, vallent XLV s.
<lb/>Item pour peyne d’avoir employé led. drap vert a calfretrer led. huis, a esté fourny de cloux et de cuyr, pour ce cy XV s.
<lb/>Item a esté faict et livré la grande porte de l’entree dud. chasteau contenant douze piedz de hault et dix piedz et demy de large et quatre poulces d’espoisseur, le tout ou environ, faicte a deux manteaulx, garnye d’un guichet dedans l’un desd. manteaulx, lozangee par derriere autant plain que vuyde et a quatre grands penneaulx collez a languettes dedans les joinctz et alentour des panneauxl une mollure tout alentour, pour ce cy VIxx l.
<lb/>Moderé a la somme de IIIIxx l.
<lb/>Tous lesquelles ouvraiges de menuyserye cy dessus contenuz et declairez et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur susd., signee de sa main le septiesme jour de fevrier l’an MVc XLVII, en laquelle sont declairez par le menu lesd. ouvraiges, le tout montant et revenant ensemble a lad. somme de deux cens soixante et douze livres quatre solz six deniers tournois, sur laquelle somme a esté seullement payé lad. premiere somme de deux cens livres tournois ausd. Bourdon et Lardant comme par leur quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le XVIIIme jour d’aoust l’an M Vc XLVII cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffications et mandement dud. commissaire, le tout cy rendu, faict payement comptant en despence icelle somme de IIc l.
<lb/>Maistre Francisque Scibec dict de Carpy, menuisier ordinaire du [f. 99] Roy nostre sire demourant a Paris, confesse avoir faict marché et convenant a noble et discrette personne messire Philibert Delorme, abbé de Geneton et de Saint Bartellemy, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostred. seigneur, et commissaire par luy ordonné sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye, a ce present, et en la presence de noble homme maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire dud. seigneur et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, de faire pour led. seigneur en son chasteau de Sainct Germain en Laye les ouvraiges de menuyserye cy aprs declairez en la grand chappelle dud. chasteau pour le pupitre de lad. chappelle et aussi pour la cloison qui sera faicte pour la closture d’entre le cueur et la nef de lad. chappelle, c’est asscavoir les ouvraiges dud. pupitre qui seront selon l’ordonnance du pourtraict de ce faict, paraphé des notaires soubz scriptz, fors que au milieu que led. pourtraictz monstre d’ordre doricque, sera faict a ordre de corinthe ou seront erigees six coulonnes par voye qui seront en distance de leurs pilastres, lesquelz l’une a l’autre seront extriez, ayans leurs chasses et silobasses de l’ordre corinthe, leurs chappiteaulx aornez de fueillages avec leurs balustres et abasques, et seront erigez sur ung plant de pierre de la haulteur d’un pied ou quinze poulces, et entre lesd. coulonnes qui seront aux deux boutz, y eriger ung arceau ayant leur imposte et pistille tout alentour et par-dessus iceulx arceaulx aura ung compartiment garny de mollure par son plus hault, sera de la haulteur de l’impotracolio des coullonnes et par le meilleu, au droict de l’epistille, aura les deux autres coulonnes qui porteront le supercille au droict de la poultre et par-dessus iceulx epistille et supercille sera erigé les zofores qui seront entaillez, feuillaiges aux devises du Roy, et au millieu d’iceulx seront les armoiries du Roy garnye de leur ordre, et au dessus icelluy sera erigé l’assignation avec leurs couronnes, et par dessus icelluy sera [f. 99v] erigé l’assignation avec leurs couronnes, et par icelluy sera erigé l’appodion avec leurs aornemens de couronnes, et au meilleu d’iceulx seront les balissefala, et aux deux boutz d’iceulx, au droict des coulonnes qui seront hors œuvre, seront erigez deux autelz, et entre les coulonnes par le dessoubz aura des compartimens aornez de mollures a fueillaiges ou autres compartimens. Semblablement au dessoubz de la poultre et au dedans des arcz seront des mesmes façons et au droict desd. autelz, au lieu ou doibvent estre les endroictz des tableaulx, sera erigé une façon d’architecture aornee des compartimens et fueillaiges corespondant aux ouvraiges cy dessus declairez et toutes les corniches, arquitraves et autres membres seront verniz et auront de l’entaille comme a fueillaiges, aussine et des equinnes aux membres ronds et astragalles, lesquelz seront declairez avec aulcuns de leurs filletz comme on verra pour le mieulx, semblablement les chappiteaulx et autres endroictz qu’il appartiendra. Plus faire ung lambruis par dessoubz le plancher dud. pupitre de compartimens de mollures sans autre taille et revestir aussi de lambruis la sabliere dud. plancher, et dedans le parquet du meilleu dud. lambruys seront erigez les devises du Roy. Vernir tout led. lambruys et dorer les filletz des mollures ainsi qu’il appartient. Et au dessus du plancher du pupitre, fault faire ung autre lambruys servant d’aire, lequel sera faict en assemblages a parquetz platz. Idem, fault faire lad. cloison de lad. chappelle de la largeur d’icelle et de neuf a dix piedz de haulteur ou environ suyvant le pourtraict de ce faict aussi paraphé desd. notaires, laquelle sera a ordre de corinthe, ayant tous ses membres comme silobastres, spire, staeure, abac avec leurs balustres, epistille, zofores, couronnes, acrotaires avec les devises du Roy, et par le meilleu sera erigé une porte a deux manteaulx et seront les coulonnes des deux costez d’icelle a demy rond, et sera led. cloison a deux paremens, et contre les deux boutz de lad. cloison par dehors le cueur seront erigez deux autelz erigez sur balustres, et par-dessus lesd. autelz
<lb/>[dans la marge :] Le compte s’interrompt ici. Le fragment qui suit reprend avec le compte du vitrier.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[Passage manquant. Vitrerie]
<lb/>[f. 100] sont rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx panneaulx que autres quatre vingtz seize lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au fur que dessus vallent ensemble la somme de VIII l. XVI s.
<lb/>Et en teste VII l. VI s. IIII d.
<lb/>Item en lad. salle avoir faict penneaulx de voirre neuf en groz plomb fort es places de ceulx qui estoient perduz, contenant ensemble XXIIII p., qui au fur de IIII s. VI d. t. pour chaun pied vallent ensemble CVIII s. t.
<lb/>Et en teste CVIII s. t.
<lb/>Item en la chambre et cabinet de mad. dame, avoir calfustré les victres et chassis de trois grands croisees, qui au fur de XV s. t. pour chacunes croisees pour pappier collé et peine vallent ensemble XLV s.
<lb/>Et en teste XXX s.
<lb/>Item en la chambre des filles de madame la Daulphine, avoir levé, lavé, lavé et rataché huict penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx douze lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au fur que dessus vallent ensemble la somme de XXVIII s.
<lb/>Et en teste XXIIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de madamoyselle de Macy, avoir levé, lavé et rataché douze penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres XXVIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent la somme de LII s.
<lb/>Et en teste XLIIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de madame Marguerite et es allees joignant, avoir levé, lavé et rataché XXVIII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx panneaulx que aux autres LXIII lozanges de voirre neuf en la place de elles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de CXIX s.
<lb/>Et en teste IIII l. XIX s. II d.
<lb/>[f. 100v] Item en lad. chambre, avoir faict deux penneaulx de voire neuf mis en gros plomb fort en la place de ceulx qui estoient rompuz et cassez pour les grands vens, contenant VIII p., qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun pied vallent ensemble XXXVI s.
<lb/>Et en teste XXXVI s. t.
<lb/>Item en la salle, chambre et garderibbe de feu mons. d’Orleans, avoir levé, lavé et rataché vingt deux penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx que aux autres XLVIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l. XII s.
<lb/>Et en teste LXXVI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe du roy de Navarre, avoir levé, lavé et rataché huict penneaulx et avoir mis en iceulx penneaulx douze lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au fur que dessus vallent la somme de XXVIII s. t.
<lb/>Et en teste XXIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de madame de Sainct Pol, avoir levé, lavé et rataché huict penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx penneaulx treize lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent XXIX s.
<lb/>Et en teste XXIIII s. II d.
<lb/>Item en la chambre de madame de Cany, avoir levé, lavé et rataché huict penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx penneaulx vingt lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble XXXVI s. t.
<lb/>Et en reste XXX s.
<lb/>[f. 101] Item en la chambre et garderobbe de monsieur de Bois, avoir levé, lavé et rataché dix penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez et avoir mis en iceulx penneaulx dix huict lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au fur que dessus vallent XXXVIII s.
<lb/>Et en teste XXXI s. VIII d.
<lb/>Item en la grand gallerye du tour dud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché XVIII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres LXIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent IIII l. XIX s.
<lb/>Et en teste IIII l. III s. VI d.
<lb/>Item en lad. gallerye avoir faict trois penneauylx de voirre neuf mis en gros plomb fort en la place de ceulx qui avoient esté cassez par les grands vens ou perduz contenans ensemble VIII p., qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXVI s.
<lb/>Et en teste XXXVI s.
<lb/>Item en la salle du conseil avoir levé, lavé et rataché douze penneaulx et avoir mis en iceulx penneaulx huict lozanges de voirre neuf en place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble XXXII s. VI d.
<lb/>Et en teste XXVII s. VI d.
<lb/>Item en la salle du galtas au dessus de la salle du Roy, avoir levé, lavé et rataché vingt quatre autres penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres cinquante deux lozanges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble C s. t.
<lb/>Et en teste IIII l. III s. IIII d.
<lb/>Item en la salle, chambre et garderobbe du cabinet de mons. l’admiral, avoir levé, lavé et rataché trente deux penneaulx, lesquelz [f. 101v] estoient fort cassez et rompuz, et avoir mis en iceulx penneaulx cinquante six lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent la somme de VI l.
<lb/>Et en teste C s.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de madame de Canaples, avoir levé, lavé et rataché seize penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx XXXII loanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent LXIIII s. t.
<lb/>Et en teste LIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de madamoiselle la bastarde, avoir levé, lavé et rataché vingt trois penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avois mis en iceulx penneaulx XXXVI lozanges de voirre neuf en la place de celle qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l. II s.
<lb/>Et en teste LVIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de mons. de Guise, avoir levé et rataché douze penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx vingt deux lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent LXVI s.
<lb/>Et en teste XXXVIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de mons. le cardinal de Ferrare, avoir levé, lavé et rataché huict penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx vingt lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent XXXVI s.
<lb/>Et en teste XXX s.
<lb/>[f. 102] Item en la chambre et garderobbe de mons. le cardinal de Tournon, avoir levé, lavé et rataché vingt quatre penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx trente deux lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent IIII l.
<lb/>Et en teste LXVI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre des filles de la Royne, avoir levé, lavé et rataché huict penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avois mis en iceulx penneaulx seize lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent XXXII s.
<lb/>Et en teste XXVI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre des meubles du Roy, avoir levé, lavé et rataché quatre penneaulx et avoir mis tant en iceulx que aux autres douze lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XX s.
<lb/>Et en teste XVI s. VII d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de madame de Barbezieux, avoir levé, lavé et rataché douze penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx quarante lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent LVII s. IIII d.
<lb/>Et en teste LIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de mons. de Villeroy en la basse court, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx penneaulx douze lozanges de voirre neuf, en son cabinet une grande piece carree contenant 1 p. et demy, au feur de II s. t. par chacun penneau de voirre neuf vallent ensemble la somme de XXX s. IX d.
<lb/>[f. 102v] Et en teste XXVI s. IX d.
<lb/>Item en la salle du bal dud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché et eschafauldé aux haultes formes de lad. salle quarante six penneaulx qui estoient fort cassez et rompuz par les grands vents et tempestes, et iceulx mis et assis en plastre, et avoir levé, lavé et rataché aux croisees de lad. salle vingt deux penneaulx qui estoient pareillement rompuz par lesd. ventz et tempestes, et avoir mis en iceulx formes douze penneaulx de voirre en la place de celles qui estoient rompues et classees, lesquelz ont esté prins en une autre forme de voirre blanc qui a esté ostee au lieu de la forme painte cy devant declairee, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus et IIII s. t. pour chacun penneau desd. formes en plastre et eschafaud et II s. t. pour chacun penneau de croisees et XII d. pour chacune lozange de voirre neuf vallent ensemble la somme de XVI l. IIII s.
<lb/>Et en teste X l. I s. VIII d.
<lb/>Item en l’allee estant derriere la cheminee de Castille de lad. salle et aux chassiez estans sur la petite montee, avoir mis quatre penneaulx de voirre qui estoient demourez de la reste de lad. forme qui a esté ostee au lieu ou a esté mise celle de voirre painct dont cy devant est faicte mention et iceulx penneaulx avoir mis en mesure, qui au feur de IIII s. t. pour chacun penneau vallent ensemble la somme de XVI s. t.
<lb/>Et en teste VIII s.
<lb/>Item en la haulte chappelle sur le grand escallier par ou l’on monte en la salle du Roy, avoir levé, lavé et rataché une grande forme de victres, laquelle avoit rompue et cassee par les grands vents et tempestes, et avoir faict eschaffaulder et y avoir mis cinq penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant [f. 102 bis] XXI p., qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun p. de voirre neuf et dix vielz penneaulx lavé et rassis en plastre au feur de IIII s. t. pour chacun panneau et avoir mis en iceulx dix penneaulx LXXIIII lozanges de viel voirre qui estoit demouré de la reste de lad. forme, qui au feur que de IIII d. t. pour chacune lozange mise et assize en la place de celles qui estoeint cassees et rompues vallent ensemble la somme de VII l. XIX s. II d.
<lb/>Et en teste CXI s. II d.
<lb/>Item au logis du cappitaine de la basse court dud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassés et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx douze lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble XXIIII s.
<lb/>Et en teste XX s.
<lb/>Item aud. logis, avoir faict neuf penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant ensemble trente trois p., qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VII l. VIII s. VI d.
<lb/>Et en teste VII l. VIII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de mons. de Saint Cierque en lad. basse court, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de L s. t.
<lb/>Et en teste XLI s. VIII d.
<lb/>Item en ladicte garderobbe, avoir faict deux penneaulx de voire neuf mis en gros plomb fort contenant VIII p., qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun pied vallent ensemble XXXVI s.
<lb/>Et en teste XXXVI s.
<lb/>Item aux chambres des secretaires Bayard et Bocherel, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avois mis en iceulx penneaulx XLIIII lozanges de voirre neuf qui ont esté mises en la place de celles qui estoient [f. 102 bis v] casees et rompues, qui au fur que dessus vallent XLV s.
<lb/>Et en teste XLV s. t.
<lb/>Item au mois de mars aud. an M Vc XLVI avant Pasques, en la salle du Roy et de la Royne, avoir levé, lavé et rataché douze penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres de lad. salle LXXVI lozanges de voirre neuf en la plce de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la silm de C s.
<lb/>Et en teste IIII l. III s. IIII d.
<lb/>Item en lad. salle du Roy, avoir faict ung penneau de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant VI p., qui au feur que dessus vallent la somme de XXVII s.
<lb/>Et en teste XXVII s.
<lb/>Item le VIIIe jour de may M Vc LXVII, avoir faict dix penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb foprt servant en une salle estant en lad. basse court qui a esté appropriee pour les embassadeurs, le tout contenant ensemble XLV p., qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun p. vallent ensemble XLII s. VI d.
<lb/>Et en teste XLII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de mons. de Rochepot en lad. basse court, avoir levé, lavé et rataché quatre penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx penneaulx vingt lozanges de voirre en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXVIII s.
<lb/>Et en teste XXIII s. IIII d.
<lb/>Item en lad. chambre et garderobbe, avoir faict ung penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant XV p., qui au feur que dessus vallent LXVII s. VI d.
<lb/>Et en teste LXVII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre de mons. le cardinal du Bellay en lad. [f. 103] basse court, avoir levé, lavé et rataché quatre penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez et avoir mis en iceulx penneaulx XXIIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXII s.
<lb/>Et en teste XXVI s. VIII d.
<lb/>Item en lad. chambre de monsieur le recepveur de Sens, secretaire des finances, en lad. basse court, avoir levé, lavé et rataché trois penneaulx et avoir mis en iceulx penneaulx quinze lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXI s.
<lb/>Et en teste XVII s. VI d.
<lb/>Item en lad. chambre, avoir faict ung penneau de voirre neuf mis en gros plomb neuf contenant III p. et demy, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XV s. IX d.
<lb/>Et en teste
<lb/>Item en la chambre de mons. de Marchaumont, aussi secretaire des finances, en lad. basse court, avoir levé, lavé et rataché deux penneaulx et avoir mis en iceulx penneaulx XVI lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XVII s. IIII d.
<lb/>Et en teste XVI s. VIII d.
<lb/>Item en ladicte chambre, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb neuf contenens ensemble VIII p., qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXVI s.
<lb/>Et en teste XXXVI s.
<lb/>Item en la chambre du jardinier du Roy en lad. basse court, avoir levé, lavé et rataché quatre penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx XXIIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent XXXII s.
<lb/>Et en teste XXVI s. VIII d.
<lb/>[f. 103v] Item en lad. chambre, avoir ung grand penneau de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant V p. et demy, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXIIII s. IX d.
<lb/>Et en teste XXIIII s. IX d.
<lb/>Item en la gallerye du Roy, avoir faict ung penneau de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant IIII p., qui au feur que dessus vallent XVIII s.
<lb/>Et en teste XVIII s.
<lb/>Item aux autres vistres de ladicte gallerye, avoir mis XXXVI lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXX s.
<lb/>Et en teste XXX s.
<lb/>Item au logis de mons. le connestable aud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx et avoir mis tant en iceulx que aux autres penneaulx tant de la salle que de sa chambre, garderobbe et cabinet XLIIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLVIII s. VIII d.
<lb/>Et en teste XLVI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre du Roy, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, eta voir mis en iceulx penneaulx vingt grandes pieces carrees de verre neuf, qui au feur de III s. t. pour chaune grand piece de verre neuf vallent ensemble la somme de LX s. t.
<lb/>Et en teste L s. t.
<lb/>Item en l’allee estant en ladicte chambre et la salle dud. s., avoir levé, lavé et rataché deux penneaulx et avoir mis en iceulx quatre lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble VIII s.
<lb/>[f. 104] Et en teste VI s. VIII d.
<lb/>Item au mois de mars oud. an M Vc XLVII avant Pasques, en la salle, chambre et garderobbe du Roy, avoir levé, lavé et rataché trente sept penneaulx, lesquelz estoyent fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres desd. salle et chambre et cabinet cent douze lozanges de voirre neuf et seize grands pieces carrees de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur de II s. t. pour chacun penneau lavé et resouldé et relvé et IIII s. t. pour chacune piece carree et XII d. t. pour chacune lozange de verre neuf, vallent ensemble la somme de XII l. X s.
<lb/>Et en teste IX l. VII d.
<lb/>Item en lad. salle et en l’allee estant entre icelle salle et lad. chambre dud. seigneur, avoir faict troys penneaulx de voirre neuf en gros plomb fort contenant XV p., qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun pied vallent ensemble la somme de LXVII s. VI d.
<lb/>Et en teste LXVII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de la Royne, avoir levé, lavé et rataché XXXIIII penneaulx, lesquelz estoient fort cassez et rompuz, et avoir mis tant iceulx penneaulx que autres desd. salle et chambre et charderobbe et cabinet quatre vingtz dix sept lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent VIII l. XV s.
<lb/>Et en teste VI l. VII s. VI d.
<lb/>Item en lad. salle et chambre de ladicte dame, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant XI p., qui au feur que desss vallent XLIX s. VI s.
<lb/>Et en teste XLIX s. VI d.
<lb/>Item aux galleryes estans autour dud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché XXIX penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avois mis tant en iceulx penneaulx que aux autres [f. 104v] penneaulx desd. galleryes LXXII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VI l. X s.
<lb/>Et en teste CVIII s. IIII d.
<lb/>Item esd. galleryes, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf mys en gros plomb fort contenant ensemble VII p., qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun p. vallent XXXI s. VI d.
<lb/>Et en teste XXXI s. VI d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de madame la grand seneschalle, avoir levé, lavé et rataché XXXVIII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx LVII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VI l. XIII s.
<lb/>Et en teste CX s. X s.
<lb/>Item en lad. chambre et garderobbe, avoir faict troys penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant ensemble XI p. en la place de ceulx qui estoient cassez et rompuz, qui au feur que dessus vallent ensemble XLIX s. VI d.
<lb/>Et en teste XLIX s. VI d.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de mons. le cardinal de Bourbon, avoir levé, lavé et rataché trente penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, casez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx XXIIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l. IIII s.
<lb/>Et en este LXX s.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de mons. le cardinal de Chastillon, avoir levé, lavé et rataché vingt penneaulx, lesquelz et avoir lmis en iceulx XVIII lozanges de voirre neuf en la plase de celles qui estoient cassees [f. 105] et rompues, qui au feur que dessus vallent LVIII s.
<lb/>Et en teste XLVIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de mons. le duc d’Aulmalle, avoir levé, lavé et rataché XVIII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx penneaulx XXII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent LVIII s.
<lb/>Et en reste XLVIII s. IIII d.
<lb/>Item en ladicte chambre, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf en la place de ceulx qui estoient cassez et rompuz par les grandz vents mys en gros plomb fort, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXI s. VI d.
<lb/>Et en reste XXXI s. VI d.
<lb/>Item aux chambres, garderobbes et cabinetz de mond. et madame la connestable, avoir levé, lavé et rataché XXVIII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx XXXII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent IIII l. VII s.
<lb/>Et en teste XXIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre et garerobbe de mons. de Sainct André, avoir levé, lavé et rataché XVI penneaulx, lesquelz estoient fort cassez, rompuz et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx XXVIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LX s.
<lb/>Et en teste L s.
<lb/>Item en la chambre, garderobbe et cabinet de madame de Montpencier, avoir levé, lavé, lavé et rataché XXII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz et cassez, et avoir mis en iceulx penneaulx vingt lozanges de voirre neuf en la place de celles [f. 105v] qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXIIII s.
<lb/>Et en teste LIII s. IIII d.
<lb/>Item en la salle du conseil, avoir levé, lavé et rataché XXXIIII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis tant en iceulx penneaulx que aux autres quatre vingtz lozanges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent VII l. XVI s.
<lb/>Et en teste VI l. X s.
<lb/>Item en lad. salle, avoir faict trois penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant X p., qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLV s.
<lb/>Et en teste XLV s.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de madamoiselle la bastarde, avoir levé, lavé et rataché treize penneaulx et avoir mis en iceulx penneaulx XVIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLIIII s.
<lb/>Et en teste XXXVI s. VIII d.
<lb/>Item en ladicte chambre, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant VI p. en la place de ceulx qui estoient perduz, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXVI s.
<lb/>Et en teste XXVII s.
<lb/>Item es chambres de messieurs de Machaulmont et recepveur de Sens, secretaires des finances, estans en la basse court dud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché XIIII penneaulx de voirre neuf mis en gros plomb fort contenant XXIIII p., qui au feur que dessus vallent ensemble CVIII s.
<lb/>Et en teste CVIII s.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de mons. le cardinal de Ferrare aud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché [f. 106] XIIII penneaulx, lesquelz estoyent fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx penneaulx XVIII lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent ensemble XLVI s.
<lb/>Et en teste XXXVIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de madame d’Esnay, avoir levé, lavé et rataché XII penneaulx, lesquelz estoient fort rompuz, cassez et dessouldez, et avoir mis en iceulx panneaulx huict lozanges de voirre neuf en la place de celles qui estoient cassees et rompues, qui au feur que dessus vallent XXXII s.
<lb/>Et en teste XXVI s. VIII d.
<lb/>Toutes lesquelles parties de voirrerye cy devant contenues et desclairees et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et par luy commis au contrerolle de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye, signee de sa main le vingt troisiesme jour de mars M Vc XLVII avant Pasques, montent et reviennent ensemble suivant les pris cottez en teste sur chacun article d’icelles parties a laditte somme de IIIIc XXVI l. VII s.  I d. t., sur et tant moings de laquelle, en vertu desd. certiffication et mandement dud. sieur Villeroy, commissaire susd. cy rendue, a esé seullement payee lad. somme de C l. par ced. present commis maistre Nicolas Picart ausd. Duboys et De La Hamee en escuz d’or soleil a XLV s. t. piece et monnaie de XIIains, testons a XI s. piece et Xs comme par leur quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de P	aris le Xe jour de juing l’an mil Vc XLVII aussy cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, en despence ladicte somme de C l.
<lb/>[f. 106v] A Jehan De La Hamee, maistre victrier demourant a Paris, la somme de cent douze livres dix solz tournois a luy ordonnee par maistre Philibert Delorme, commissaire desd. bastimens et ediffices, et ses lettres d’ordonnances signees de sa main le septiesme jour de novembre M Vc XLVIII sur et tant moings des ouvraiges et reparations de victres par luy faictes par le Roy nostred. seigneur es ediffices et basse court dud. chasteau es lieux et endroictz cy apres declarez durant les moys de septembre, octobre, novembre et decembre l’an M Vc XLVIII, ainssy et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Premierement
<lb/>En lad. basse court
<lb/>Pour avoir levé, lavé et racoustré vingt six penneaulx de voirre fort rompuz et cassez aux corps d’hostel de lad. basse court estant du costé du jardin et en iceulx mis deux cens IIIIxx VI lozanges neufves, qui au feur de XX d. t. chacun penneau et X d. t. chacune lozange neufve vallent ensemble la somme de XIIII l. I s. VIII d.
<lb/>Item pour avoir faict ausd. offices unze penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble LXI p. et demy, qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de XIII l. XVI s. IX d.
<lb/>Aux chambres et garderobbes haultes dud. corps avoir levé, lavé et racoustré treize vielz penneaulx et en iceulx et aux autres victres vielles dud. estaige avoir mis LXX lozanges neufves, qui au feur que dessus de XX d. t. chacun penneau et X d. t. chacune lozange neufve vallent ensemble aud. pris la somme de IIII l.
<lb/>Auxd. chambres et garderobbes, avoir faict quinze penneaulx neufz en plomb fort contenans ensemble XXXVI p. III quarts, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. p. vallent ensemble VIII l. V s. IIII d.
<lb/>Aux offices du corps d’hostel sur rue entre le corps d’hostel dessus declaré et la petite porte de lad. basse court par ou l’on va a l’esglize dud. lieu de Sainct Germain en Laye, avoir levé, lavé et rataché [f. 107] sept penneaulx de viel voirre fort rompuz et cassez, et y avoir mis quatre vingtz lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXXVIII s. IIII d.
<lb/>Ausd. offices a esté miz unze penneaulx de voirre neuf en gros plomb contenant ensemble XLVI p. III q., qui au feur que dessus de IIII d. VI d. t. le pied vallent ensemble la somme de X l. X s. IIII d. ob. t.
<lb/>Aux quatre chambres et garderobbes dud. corps d’hostel en l’estaige au dessus du retz de chaussee, avoir levé, lavé et racoustré XXVI penneaulx de voirre et en iceulx mis LXVI lozanges neufves, qui au pris dessusd. vallent ensemble IIII l. LXVIII s. IIII d.
<lb/>A deux petittes lucarnes de deux garderobbes desd. chambres, avoir mis deux penneaulx de voirre neuf en gros plomb contenant ensemble VI p. IV quart, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de XXVIII s. I d. ob. t.
<lb/>Aux offices de lad. basse court estans aux corps d’hostel qui est devant et a l’opposite de l’eglize, a esté faict quinze penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble LII p. I quart, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. le p. vallent ensemble audict pris la somme de XI l. XV s. I d. ob. t.
<lb/>Ausd. offices, avoir levé, lavé et rataché deux penneaulx de viel voirre, qui au feur que dessus de XX d. t. chacun penneau vallent ensemble III s. IIII d. t.
<lb/>En troys chambres et deux garderobbes estans par hault audict corps d’hostel estant a l’opposite de l’eglize, avoir faict huict penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble XXI p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de IIII l. XIIII s. VI d. t.
<lb/>En une desd. chambres et en l’une desd. garderobbes, avoir levé, lavé et rataché cinq penneaulx de voirre viel et y avoir mis XXIIII lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXVIII s. IIII d.
<lb/>[f. 107v] Au corps d’hostel sur le devant de lad. basse court, auquel est la grande porte et entree de lad. basse court, en une petite cuisine estant au bout dud. corps d’hostel et faisant le coing d’icelluy du costé vers l’eglize, a esté mis quatre lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent III s. IIII d.
<lb/>En la cuisine et garde manger ensuivant, estant meilleu dud. corps d’hostel, avoir levé, lavé et racoustré sept vielz penneaulx de voirre et y avoir mis XL lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLV s.
<lb/>En ladicte cuisine, en la fenestre du costé de la court, a esté mis deux penneaulx de voirre neuf contenant ensemble X p. et demy, qui au feur que dessus vallent ensemble XLII s. IX d.
<lb/>En la cuisine ensuivant joignant lad. grand porte et au garde manger de lad. cuisine, avoir levé, lavé et racoustré huict penneaulx de voirre vieil et y avoir mis LXVIII lozanges neufves, qui au pris dessusd. vallent ensemble la somme de LXX s.
<lb/>A l’une des fenestres de lad. cuisine du costé de la rue, avoir faict ung penneau de voirre neuf en plomb fort contenant III p. et demy, qui au feur que dessus vallent XV s. IX d.
<lb/>Aux chambres et garderobbes dud. corps d’hostel par hault, avoir levé, lavé et racoustré vingt penneaulx de viel voirre et y avoir mis XIX lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de XLIX s. II d.
<lb/>En l’autre corps d’hostel en ladicte basse court estant aussy du costé de la rue sur le devant de lad. basse court entre lad. grande porte d’icelle basse court et les fossez dud. chasteau, aux cuisines et offices du reez de chaussee dud. corps d’hostel, avoir levé et racoustré XX vielz penneaulx et y avoir mis VIIxx IX lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VII l. XVII s. VI d.
<lb/>Aux six chambres et garderobbes dud. corps d’hostel au dessus [f. 108] desd. offices entre lad. grande porte de lad. basse court et les. fossez, avoir levé, lavé et racoustré vingt huict penneaulx vielz, en iceulx avoir mis sept vingtz deux lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. prys VIII l. V s.
<lb/>En trois desd. chambres et en l’une desd. garderobbes, avoir mis neuf penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble XXXI p. III quarts, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de VII l. II s. X d. ob. t.
<lb/>A la croisee de la lucarne du grenier dud. corps d’hostel au bout d’icellui du costé de lad. basse court au dessus de la chambre des medecins de monsieur le Daulphin, avoir mis quatre penneaulx de voirre neuf contenant ensemble douze p., qui au feur que dessus vallent la somme de LIIII s.
<lb/>Audict chasteau
<lb/>Aux galleryes du pourtour dud. chasteau, avoir levé, lavé et rataché LXXVI penneaulx en en iceulx voir mis la quantité de cent dix sept lozanges de voirre neuf, qui au feur de XX d. t. pour chacun penneau et X d. t. pour chacune lozange neufve vallent ensemble la somme de XI l. IIII s. II d.
<lb/>Item avoir faict esd. galleryes trois penneaulx de voirre neuf, mis en plomb fort es lieux ou il n’y en avoit poinct, contenant ensemble IX p. IIII poulces, qui au feur de IIII s. VI d. t. pour chacun p. vallent ensemble XLII s. t.
<lb/>En la chambre estant soubz la chambre du Roy en l’estaige au dessus du reez de chaussee a la haulteur des galleryes, avoir levé, lavé et racoustré quatre penneaulx et en iceulx avoir mis XIII lozanges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble XVII s. VI d.
<lb/>[f. 108v] En la petite chambre estant estant soubz la garderobbe du Roy en l’staige d’au desssus du reez de chaussee a la haulteur des galleryes, au chassis de la fenestre de lad. chambre ayant veue par une lucarne, mis ung penneau de voirre neuf contenant III p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le pied vallent XIII s. IX d.
<lb/>Item pour avoir levé, lavé et racoustré le viel penneau estant aud. chassis de lad. fenestre et y avoir mis deux lozanges neufves, au feur que dessus vallent III s. IIII d.
<lb/>En la chambre joignant, qui est soubz partye de la salle du Roy audict estaige estant a lad. haulteur desd. galleryes pres la grand viz, avoir levé, lavé et racoustré XI penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XVII lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXII s. VI d.
<lb/>En l’autre chambre ensuivant estant soubz l’autre partye de lad. chambre du Roy du costé et joignant l’escallier, avoir levé, lavé et racoustré XVI penneaulx et y avoir mis XIIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent XXXVII s. IIII d.
<lb/>En la premiere chambre estant soubz la salle du conseil aud. estaige estant a lad. hauteur desd. galleryes joignant l’escallier, avoir levé, lavé et racoustré XXIIII penneaulx de voirre et y avoir mis XVII lozanges, qui au feur que dessus vallent la somme de LIIII s. II d.
<lb/>En l’autre chambre ensuivant et en la salle estant a l’entree de lad. chambre devant la petite viz, avoir levé, lavé et racoustré XXIIII penneaulx de voirre et y avoir mis XXIIII lozanges, qui au feur que dessus vallent la somme de LX s.
<lb/>En la garderobbe de lad. chambre, mis deux penneaulx de voirre neuf contenant six p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. le p. vallent XXVII s.
<lb/>[f. 109] En la chambre ensuivant, qui est soubz la chambre de monsieur le connestable a lad. haulteur desd. galleryes, avoir levé, lavé et recoustré XVII penneaulx et y avoir mis XXVI lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent XXXVI s. X d.
<lb/>En la garderobbe, avoir mis ung penneaux de voirre neuf contenant III p., qui au feur que dessus vallent XIII s. VI d.
<lb/>En la chambre ensuivant estant a lad. haulteur desd. galleryes joignant la vieille tour de l’orloge, avoir levé, lavé et racoustré douze penneaulx de voirre et en iceulx mis vingt lonzages neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXVI s. VII d.
<lb/>En la chambre et cabinetz estans en l’estaige du reez de chaussee soubz la chambre du Roy, avoir levé, lavé et racoustré XXVIII penneaulx de voirre et y avoir mis XXXVIII lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent la somme de XXXVIII s. IIII d.
<lb/>Aux deux chambres estans soubz la salle du Roy aud. reez de chaussee et aux cabinetz desd. deux chambres, avoir levé, lavé et racoustré XLI penneaulx et avoir mis en iceulx LXXI lozanges, le tout vallent ensemble au feur que dessus la somme de VI l. VII s. VI d.
<lb/>En l’un des cabinetz de l’une desd. chambres et en l’un des retraiz, avoir mis deux penneaulx de voirre neuf contenant ensemble IIII p. III quarts, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. tournois le p. vallent ensemble XXI s. IIII d. ob. t.
<lb/>Aux deux chambres, garderobbes et cabinetz estans audict reez de chaussee soubz la salle du conseil, avoir levé, lavé et racoustré LXII penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis IIIIxx IX lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VIII l. XVII s. VI d.
<lb/>En l’une desd. chambres et au cabinet de l’autre chambre, avoir mis deux petitz penneaulx de voirre neuf contenant ensemble II p., qui au feur que dessus vallent IX s.
<lb/>[f. 109v] En la chambre, garderobbe et cabinet ensuivant estant audict estaige dud. reez de chaussee dessoubz la chambre de monsieur le connestable et en l’autre chambre ensuivant estant audict reez de chaussee joignant la vielle tour de l’orloge et aux deux cabinetz d’icelle, avoir levé, lavé et racoustré XXXVII penneaulx de voirre en iceulx, avoir mis L lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de CIII s. IIII d.
<lb/>Ausd. deux cabinetz de ladicte chambre, avoir mis troys penneaulx de voirre neuf contenant ensemble VI p. I quart, qui au feur que dessus vallent XXVIII s. IX d. ob. t.
<lb/>Au corps d’hostel estant aud. chasteau a l’endroict du jeu de paulme, en la premiere chambre du reez de chaussee dud. corps d’hostel a commencer dud. costé de lad. chappelle, avoir levé, lavé et racoustré vingt penneaulx et mis en iceulx IX lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent XL s. X d.
<lb/>En la deuxiesme chambre ensuivant et au cabinet d’icelle, avoir levé, lavé et racoustré XXVI penneaulx de voirre neuf et y avoir mis XIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LIIII s. II d.
<lb/>En la garderobbe et allee joignant ladicte chambre, avoir levé, lavé et racoustré douze penneaulx de voirre et en iceulx dix lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris XXVIII s. IIII d.
<lb/>Au retraict de lad. garderobbe sur le jeu de paulme, avoir mis ung penneau de voirre neuf contenant II p., vallent au feur que dessus IX s.
<lb/>En la IIIe chambre ensuivant, ou est logee madame la marquise du Maine, et aux deux cabinetz, garderobbe et allee de lad. chambre, avoir levé, lavé et racoustré [f. 110] XXXV penneaulx de voirre fort rompuz et en iceulx avoir mis la quantité de XXVII lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VII l. XVII s. VI d.
<lb/>En la IIIIe chambre ensuivant et au cabinet et retraict d’icelle a l’endroict dud. jeu de paulme du costé du logis de la Royne, avoir levé, lavé et racoustré vingt six penneaulx de voirre, qui estoient fort rompuz et avoir mis en iceulx IIIIXX XVII lozanges neufves, qui au feur que dessus avllent ensemble la somme de VI l. IIII s. II d.
<lb/>En la chambre et cabinet dud. reez de chaussee au dessoubz la chambre de madame la duchesse de Valentinoys et en l’allee de l’entree de lad. chambre, avoir levé, lavé et racoustré XX penneaulx et en iceulx avoir mis XX lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent L s.
<lb/>En la grande chambre ensuivant estant aud. reez de chaussee soubz la salle de mad. dame la duchesse de Valentinois et aux deux cabinetz de lad. chambre, avoir levé, lavé et racoustré XIX penneaulx de voirre et y avoir mis quatre lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble XXXV s.
<lb/>En l’autre chambre ensuivant qui est la chambre de madamoyselle la bastarde et aux cabinetz d’icelle, avoir levé, lavé et racoustré XXV penneaulx de voirre et y avoir mis XXIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent LX s. X d.
<lb/>En la chambre ensuivant estant audict reez de chaussee soubz la chapelle de la Royne, avoir levé, lavé et racoustré sept penneaulx de voirre et y avoir mis VI lozanges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent XVI s. VIII d.
<lb/>En trois des chambres servans de mengeryes estans au reez de chaussee soubz la grande salle du bal depuis l’entree dud. chasteau jusques soubz l’entree du tribunal et cheminee de Castille de lad. grand salle, avoir mis six penneaulx de [f. 110v] voirre neuf ou n’en y avoit poinct contenant ensemble IX p. III quarts de voirre neuf, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme XVIII s. X d. ob. t.
<lb/>Item avoir levé, lavé et racoustré trente penneaulx de victres esd. trois chambres et y avoir mis LXVIII lozenges neufves, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent CVI s. VIII d.
<lb/>En la chambre estant au premier estaige au dessus du reez de chaussee soubz ladicte grand salle du val au bout du costé de la vieille tour ou est l’orloge et en la chambre estant aud. estaige a l’aultre bout de ladicte grande salle soubz le trinbunal de la cheminee de Castille de lad. grand salle, avoir levé, lavé et racoustré XXIIII penneaulx et en iceulx avoir mis XXXIX lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXXII s. VI d.
<lb/>En la salle des meubles estant entre lesd. deux chambres soubz lad. grand salle du bal aud. estaige au dessus du reez de chaussee, avoir levé, lavé et racoustré IX penneaulx de voirre aux fenestres du costé des fossez, y avoir mis XXV lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXV s. X d.
<lb/>Item avoir faict de neuf trois penneaulx de voirre neuf en lad. salle desd. meubles aux fenestres qui sont a l’endroict des lucarnes de la gallerye contenant ensemble VI p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le pied vallent ensemble la somme de XXVII s.
<lb/>En la cuisine de bouche du Roy estant derriere la chappelle dud. chasteau et au garde manger de lad. cuisine, avoir levé, lavé et racoustré XIIII penneaulx de voirre et en iceulx mis XI lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXII s. VI d.
<lb/>En la chappelle dud chasteau, avoir levé, lavé et mis en [f. 111] gros plomb neuf IIIIxx I penneaulx de viel voirre fort endommagez aux trois grands fomes estans en ladicte chappelle dud. chasteau du costé de la court de la cuisine de bouche du Roy et en iceulx avoir mis la quantité de IIc IIIIxx lozanges neufves, qui a raison de IIII s. t. pour chacun desd. IIIxx I penneaulx remiz en gros plomb neuf et X d. t. pour chacune desd. IIc IIIIxx lozenges neufves vallent ensemble aud. pris la somme de XXVII l. XVII s. IIII d.
<lb/>Item ausd. trois formes et en l’aultre forme ensuivant estant a la couppe au bout de lad. chappelle du costé de lad. cuisine de bouche du Roy soubz le voirre painct, avoir mis XLVIII penneaulx de voirre neuf en gros plomb fort es lieux qui estoient maconnez et estouppez pour donner plus grand jour et clarté en ladicte chappelle ainsi qu’ilz soulloient estre d’anciennetté contenant ensemble XXVIII p. de long sur VII o. VIII poulces, qui a raison de IIII s. VI d. t. chacun p. mis en gros plomb fort vallent ensemble aud. pris la somme de XLVIII l. VI d.
<lb/>Item a la forme de ladicte couppe ou est led. voirre painct, avoir mis XVI pieces de voirre painct au lieu de celles qui estoient cassees contenans ensemble VII p. et demy de voirre painct, qui au feur de XV s. t. le p. vallent la somme de CXII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir levé, lavé et racoustré IX penneaulx de voirre blanc aux costez dud. voirre painct et y avoir mis XIII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus de XX d. t. pour chacun penneaux et X d. tournois pour chacune lozenge vallent ensemble la somme de XXV s. X d.
<lb/>Item aux victres des trois petites formes de ladicte chappelle du costé de ladicte cuisine de bouche du Roy et aux autres vistres de lad. chappelle du costé de la court dud. chasteau, [f. 111v] avoir mis LVI lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent la somme de XLVI s. VIII d.
<lb/>Deux penneaulx de voirre faictz de neuf aux deux lucarnes de la petitte gallerye par laquelle l’on va des grandes galleryes dud. chasteau au pupitre de lad. chappelle contenant ensemble IIII p. III quarts, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. le p. vallent XXI s. IIII d. ob. t.
<lb/>Item ung penneau de voirre faict de neuf a la croisee de lad petite allee estant devant l’entree de la chambre de madame la duchesse de Vallentinoys du costé de la petite viz contenant II p. IIII poulces, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de XV s.
<lb/>Aux deux fenestres de la garderobbe de mons. de Sedan estant en l’estaige d’au dessus du reez de chaussee qui est a la haulteur des galleryes dud. chasteau prez la viz du meilleu du corps d’hostel qui est du costé du jeu de paulme, a esté faict et livré deux penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble XC p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. tournois le pied vallent ensemble LXXI s. III d.
<lb/>Item en la chambre des portiers a l’entree dud. chasteau, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf contenant ensemble VI p. et d., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le pied vallent la somme de XXIX s. III d.
<lb/>Item pour avoir levé, lavé et rataché ung penneau de voirre en ladicte chambre desd. portiers et y avoir mis VII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent VII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre du Roy, pour avoir mis deux pieces de voirre carrees II s.
<lb/>Item en la salle dudict sr et en la salle du conseil, avoir mis la quantité de LXX lozenges au lieu de celles qui ont esté cassees depuis que lesd. victres desd. salles ont esté restablies, scavoir est XXIIII en lad. salle du Roy et XLVI en ladicte salle du conseil [f. 112] qui au feur que dessus de V d. t. p. vallent LVIII s. IIII d.
<lb/>Item XXVIII penneaulx de voirre neuf faictz aux fenestres de la chambre haulte et chambre basse du petit ediffice faict de neuf dedans les fossez dud. chasteau ou s’arme le Roy au bout des lysses, contiennent ensemble LXXIX p. III quarts, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent XVII l. XVIII s. X d. ob. t.
<lb/>Somme toute desd. partyes devant declairees trois cens quarante cinq livres ung solz sept deniers tournois, sur quoy led. De La Hamee a receu LI p. de viel voirre fort mengé et endommaigé de mortier de mortier de chaulx, lequel estoit aux victres estouppees a la chappelle a cause du bastiment neuf dud. chasteau, qui au feur de XVIII d. t. le p. vallent LXXVII s. IIII d. t., ainsi reste trois cens quarante une livres quatre solz quatre deniers tournoys
<lb/>Toutes lesquelles partyes de voirrerye cy devant contenues et declarees et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens et ediffices signee de sa main le XXIe jour de decembre l’an MVc XLVIII montent et reviennent ensemble a lad. derniere somme dessusd., led. viel voirre rabatu, de trois cens quarante une livres quatre solz quatre deniers t., sur laquelle a esté seullement payé aud. De La Hamee en vertu desd. lettres d’ordonnance lad. premiere somme de cent douze livres dix solz tournois comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le VIIIe jour de novembre l’an MVc XLVIII aussy cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffications et lettres d’ordonnance, le tout cy rendy, ladicte somme de CXII l. X s.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 112v] A Nicolas Beaurain, victrier demourant a Paris, la somme de deux cens cinquante neuf livres huict solz neuf deniers tournois a luy deue, en laquelle led. commissaire maistre Philibert Delorme a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le XXVIIIe jour de novembre l’an MVc XLVIII mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy payer et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les ouvraiges et reparations de victres qu’ilz a faictz, fourniz et livrez pour le Roy nostre sire en son chastel et maison de Saint Germain en Laye durant les moys de septeùmbre, octobre et novembre oud. an Vc XLVIII pour la commodité, melioration et entretenement desd. bastimens et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye es lieux et endroictz cy apres declarez et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, en la chambre de l’estaige du galtas du pavillon faisant le coing du pavillon faisant le coing du corps d’hostel du costé de la chappelle dud. chasteau et du costé du jeu de paulme et au cabinet de lad. chambre estant audict estaige dud. galtas en la tournelle faisant led. coing dud. corps d’hostel, avoir levé, lavé et resouldé et en iceulx mis LXXII lozanges de voirre neuf, qui a feur de XX d. t. chacun penneau et X d. t. chacune lozange vallent ensemble aud. pris la somme de CXIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre ensuivant, avoir levé et rataché XVIII penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis dix lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent XXXVIII s. IIII d.
<lb/>Item en la garderobbe de lad. chambre et au retraict joignant, avoir levé, lavé et rassiz huict penneaulx de voirre et y avoir mis six lozanges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent XVIII s. IIII d.
<lb/>[f. 113] Item en la troisiesme chambre ensuivant aud. galtas et au petit cabinet d’icelle aussi en la garderobbe de lad. chambre et au retraict joignant, avoir levé, lavé et resouldé et rassis trente six penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XXXII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l. VI s. VIII d.
<lb/>Item aud. retraict, avoir faict ung penneau de voirre neuf par bas contenant II p. III quarts, qui au feur de IIII s. VI d. t. et mis en plomb fort vallent XII s. IIII d. ob. t.
<lb/>Item en la IIIIe chambre ensuivant aud. galtas dud. corps d’hostel faisant le bout d’icelluy du costé du logis de la Royne et au petit cabinet de ladicte chambre, avoir levé, lavé et resouldé vingt deux penneaulx de voirre et y avoir mis XLV lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXXIIII s. II d.
<lb/>Item pour avoir faict deux penneaulx de voirre neuf en lad. chambre aux lieux ou il n’en y avoict poinct, contenant ensemble V p. et demy, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le pied vallent ensemble la somme de XXII s.
<lb/>Item au retraict de ladicte chambre, avoir mis trois penneaulx de voirre neuf contenant ensemble VII p., qui qui au feur que dessus vallent la somme de XXXI s. VI d.
<lb/>Item en l’allee estant entre ladicte chambre et le pavillon du logis de la Royne audict estaige dud. galtas, avoir levé, lavé et rassiz XII penneaulx de voirre aux deux croisees de ladicte salle et en iceulx avoir mis XXV lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XL s. X d.
<lb/>En la chambre estant audict pavillon faisant le coing dud. corps d’hostel de ladicte chappelle dud. chasteau et l’estaige soubz le galtas, au petit cabinet de lad. [f. 113v] chambre et au cabinet de lad. tournelle faisant led. coing d’icelluy corps d’hostel dudict costé d’icelle chappelle servant a icelle chambre, avoir levé, lavé et racoustré XXIIII penneaulx et en iceulx avoir mis IIIIxx I lozenge de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de CVII s. VI d.
<lb/>En la premiere chambre ensuivant estant en l’estoage soubz le galtas dud. corps d’hostel joignant dud. pavillon du costé de ladicte chappelle dud. chasteau et au petit cabinet de lad. chambre, avoir levé, lavé et rassis XVI penneaulx et en iceulx mis XLII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de LXI s. VIII d.
<lb/>En la garderobbe de lad. chambre et en l’allee devant icelle, avoir levé, lavé et racoustré comme dessus quatre penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XVIII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXI s. VIII d.
<lb/>En la deuxiesme chambre ensuivant, qui est oultre la viz du meilleu aud. estaige soubz led. galtas dud. corps d’hostel dud. corps d’hostel dud. costé de lad. chappelle a l’endroict du jeu de paulme et au petit cabinet de lad. chambre, en la garderobbe d’icelle et au retraict joignant, et aussy en l’allee estant devant lad. garderobbe a l’entree de ladicte chambre, avoir levé, lavé et racoustré comme dessus XXIII penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XXXVI lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de LXVIII s. IIII d.
<lb/>En la IIIIe chambre ensuivant estant audict estaige soubz led. galtas faisant la premiere chambre d’icelluy estaige du costé du logis de la Royne ou est de present logee madame de La Marche, avoir levé et racoustré comme dessus [f. 114] seize penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XXVIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de L s.
<lb/>En l’estaige au dessoubz de l’estaige dessus declaré qui est a la haulteur et en l’estaige ou sont les petites galleryes en terrasse et a balustres sur la court dud. chasteau aud. corps d’hostel dud. costé de lad. chappelle et du jeu de paulme, en la premiere chambre estant aud. estaige au bout dud. corps d’hostel dud. costé d’icelle chappelle et au cabinet de lad. tournelle servant a lad. chambre, et aussi au petit cabinet entre lad. chambre et ladicte tournelle, avoir levé, lavé et racoustré comme dessus XXI penneaulx de voirre et en iceulx vaoir mis XLVIII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de LXXV s.
<lb/>Item en ladicte chambre avoir faict de neuf trois penneaulx de voirre neuf contenant ensemble XII p. et demy, qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble audict prys la somme de LVI s. III d.
<lb/>En la chambre et garderobbe ensuivant ou est de present logee madame du Peron, avoir levé, lavé et racoustré XXI penneau de voirre et en iceulx avoir mis XXVI lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de LVI s. VIII d.
<lb/>Item ung penneau faict de voirre neuf en la garderobbe contenant V p. I d., qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de XXIIII s. IX d.
<lb/>Aux deux autres chambres ensuivans et en la garderobbe, les deux petitz cabinetz, le retraict de l’une desd. chambres que le logis ou est de present logee madame Ysabel, [f. 114v] fille du Roy, avoir levé, lavé et restably comme desssus XXXVI penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XLI lozenge de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de IIII l. XIIII s. II d.
<lb/>Item avoir faict quatre penneaulx de voirre neuf dont les deux en l’une desd. chambres et l’autre au retraict de lad. chambre, qui est la premiere chambre dud. estaige du costé du logis de la Royne, contenant ensemble XVI p., qui vallent au feur que dessus la somme de LXXII s.
<lb/>En l’estaige au dessus du reez de chaussee dud. corps d’hostel, en la premiere chambre du costé de lad. chappelle dud. chasteau, XI lozenges de voirre neuf qui, au feur que dessus, vallent ensemble IX s. II d.
<lb/>En la chambre ensuivant, mis VI lozenges neufves, vallent au feur que dessus V s.
<lb/>En la IIIIe chambre ensuivant, a esté mis VII lozenges de voirre neuf, vallent au feur que dessus V s. V d.
<lb/>En la chambre au dessus la chambre de la Royne, au cabinet triangle de lad. chambre, au retraict joignant et au cabinet de la tournelle servant aussi a lad. chambre, avoir levé, lavé et racoustré XLI penneau de voirre et en iceulx mis IIIIxx VII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de VII l. X d.
<lb/>En la salle du galtas servant a lad. chambre au dessus de la salle de la Royne, avoir levé, lavé et racoustré XLVIII penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis IIIIxx IIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VII l. X s.
<lb/>A la chappelle estant audict galtas au bout de lad. salle au dessus de la chappelle de la Royne, avoir levé quatre penneaulx dont les deux a la croisee et les deux autres a la forme, et iceulx lavez et racoustrez et [f. 115] y avoir mis unze lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XV s. X d.
<lb/>Item a lad. forme avoir faict quatre penneaulx de voirre neuf au lieu ou n’en y a poinct contenant ensemble XII p., qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de LIIII s. t.
<lb/>Au cabinet triangle de la Royne, avoir levé, lavé et racoustré les XVI penneaulx de deux croisees dud. cabinet et y avoir mis XVIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble XLI s. VIII d.
<lb/>A la demye croisee a l’endoict du lieu ou estoict le retraict au bout dud. cabinet triangle, avoir mis deux penneaulx de voirre neuf contenant ensemble VII p. et demy, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. le p. vallent ensemble la somme de XXXIII s. IX d.
<lb/>En lad. chambre de lad. Royne, avoir levé, lavé et racoustré ung penneau et en icelluy et aux autres penneaulx de lad. chambre avoir mis XIII lozanges neufves, qui au feur que dessus vallent XII s. VI d.
<lb/>En la salle de la Royne, avoir levé, lavé et racoustré cinq penneaulx et en iceulx et aux autres victres de lad. salle avoir mis XXXVI lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent XXXVIII s. IIII d.
<lb/>En la chappelle de lad. dame, avoir mis IIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent III s. IIII d.
<lb/>En la chambre et salle de madame la duchesse de Vallentinois estant soubz la chambre et salle de la Royne, avoir levé et lavé XXIIII penneaulx de voirre et mis en iceulx XIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent la somme de L s. X d.
<lb/>En la garderobbe estant au bout de lad. salle de madicte dame la duchesse de Valentinois et au cabinet de lad. dame joignant sad. chambre, avoir levé, lavé quatre penneaulx de voirre et y avoir mis cinq lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent X s. X d.
<lb/>En la chambre estant souz la chappelle de la Royne, avoir levé et lavé un penneaulx et y avoir mis trois lozenges neufves, [f. 115v] vallent au feur que dessus IX s. II d.
<lb/>En la chambre estant au dessus de la chambre du Roy et au cabinet triangle de lad. chambre et aux deux passaiges estans aux deux entrees de lad. chambre en quoy y a cinq croisees et pareillement aux quatre demyes croisees du cabinet estant en la tournelle et servant a icelle chambre, avoir levé, lavé et racoustré XLII penneaulx de voirre et en iceulx mis la quantité de LXX lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VI l. VIII s. IIII d.
<lb/>A la croisee estant a la cloison de la garderobbe de lad. chambre, a esté mis IIII penneaulx de voirre neuf mis en plomb fort contenant ensemble XVIII p. I quart, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de IIII l. II s. I d. ob. t.
<lb/>Aux huict croisees de la salle estant au dessus de la salle du Roy, a esté levé, lavé et racoustré XLVIII penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis LXVII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de VI l. XV s. X d.
<lb/>En la salle du galtas au dessus de la salle du conseil, avoir levé, lavé et racoustré LVI penneaulx de voirre aux dix croisees de lad. salle et en iceulx avoir mis XXXVI lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent VI l. III s. IIII d.
<lb/>En l’une desd. croisees, avoir mis deux penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble VIII p., qui au feur que dessus vallent la somme de XXXVI s.
<lb/>Aux quatre croisees de la chambre, garderobbe et allee du galtas au dessus de la chambre et garderobbe de mons. le connestable, avoir levé, lavé et racoustré XXIIII penneaulx et en iceulx avoir mis XXX lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXV s. X d.
<lb/>Aux quatre fenestres de la cloison faicte de neuf pour la [f. 116] separation de lad. chambre et de l’allee estant devant icelle, et avoir faict quatre penneaulx de voirre neuf contenans ensemble XIII p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de LVIII s. VI d.
<lb/>A deux croisees et demyes estans aux deux allees estans aux deux costez de lad. chambre, a esté levé, lavé et racoustré douze penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis XI lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent XXIX s. II d.
<lb/>Aux deux petites fenestres basses de l’une desd. deux croisees et de ladicte damye croisee, avoir mis trois penneaulx de voirre neuf contenans ensemble IIII p. et demi quart, qui au feur que dessus vallent XVIII s. VI d. ob. p.
<lb/>A la croisee de la chambre servant de garderobbe aud. estaige dud. galtas par la vielle tour de l’orloge, avoir levé, lavé et racoustré six penneaulx et en iceulx avoir mis quatre lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent la somme de XIII s. IIII d.
<lb/>En la chambre du Roy, avoir levé six penneaulx de pieces carrees, iceulx lavez et racoustrez et y avoir mis neuf pieces carrees et trois lozenges aux autres victres, qui au feur de XX d. t. chacun penneau rellevé et XII d. t. chacune piece carree vallent la somme de XXII s. VI d.
<lb/>En la petite viz par ou le Roy descend desd. chambres es galleryes, faict ung penneau de voirre neuf de pieces carrees contenant IIII p. IIII poulces, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent XIX s. VI d.
<lb/>En laducte viz, avoir levé les trois penneaulx de pieces carrees des trois autres fenestres, lavez et y avoir mis une piece carree, qui au feur que dessus vallent VI s.
<lb/>Aux fenestres de l’allee et garderobbe du Roy entre la chambre et salle dud. sr, avoir levé, lavé [f. 116v] et racoustré six penneaulx, et en iceulx mis neuf lozenges, qui au feur que dessus vallent XVII s. VI d.
<lb/>En la petite chambre au dessus de lad. garderobbe du Roy, avoir levé, lavé et racoustré trois penneaulx et ung autre penneau sur l’huis de l’entree de lad. chambre du costé de la grand viz qui sont ensemble quatre penneaulx et en iceulx vaoir mis XXVI lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent la somme de XXVIII s. IIII d.
<lb/>En lad. chambre, avoir mis deux penneaulx de voirre neuf contenans ensemble V p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble aud. pris la somme de XXII s. VI d.
<lb/>En la salle du Roy, avoir levé, lavé et racoustré LVIII penneaulx aux croisees de lad. salle et en iceulx avoir mis IIIIxx XIII lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent VIII l. XIIII s. II d.
<lb/>En ladicte salle, mis deux penneaulx de voirre neuf sur deux huis estans ausd. croisees contenans ensemble XI p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent XLIX s. VI d.
<lb/>En la salle estant entre la chambre de mons. le connestable et le grand escallier, avoir levé et racoustré les IIIIxx penneaulx de voirre des dix croisees de lad. salle et en iceulx avoir mis de XVI lozenges neufves, le tout vallant ensemble au pris dessusd. la somme de XI l. X s.
<lb/>En lad. chambre, garderobbe et cabinetz de mons. le connestable estant au bout de lad. salle et es allees estans devant lad. chambre et garderobbe, avoir levé, lavé et racoustré XXXIX penneaulx et avoir mis en iceulx IIIIxx IIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de VI l. XV s.
<lb/>En ladicte allee estant devant et a l’endroict de lad. chambre et garderobbe, avoir mis VI penneaulx de voirre neuf contenant ensemble XVII p. et d., qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXXVIII s. IX d.
<lb/>En la chambre ensuivant servant de garderobbe estant [f. 117] pres la vielle tour et aux deux cabinetz au dessus de lad. garderobbe et allees par forme d’esquierre servans a madame Marguerite, sœur du Roy, avoir levé, lavé et racoustré XVIII penneaulx et en iceulx avoir mis LVII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXXVII s. VI d.
<lb/>Ausd. allees, avoir mis cinq penneaulx de voirre neuf contenans ensemble XIIII p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de LXIII s.
<lb/>Aux cinq chambres estans l’une sur l’entree depuis le reez de chaussee en amont en lad. vieille tour ou est l’orloge, avoir levé, lavé et racoustré la quantité de LXVI penneaulx de voirre et en iceulx avoir mis LI lozenges neufves, le tout au pris que dessus, vallent ensemble la somme de VII l. XII s. VI d.
<lb/>En l’une desd. chambres, qui est cele du galtas de lad. tour, avoir mis deux petitz penneaulx neufz contenant ensemble II p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent IX s.
<lb/>A la demye croisee donnant jour au petit passaige par ou l’on va du tribunal par derriere la cheminee de Castille de la grand salle du bal a la petite viz par ou l’on descend de lad. salle du bal aux galleryes dud. chasteau, avoir levé, lavé et racoustré deux penneaulx de voirre et mis en iceulx XII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent XIII s. IIII d.
<lb/>A ladicte petite viz servant a descendre de lad. salle du bal par derriere led. petit tribunal ausd. galleryes, avoir levé, lavé et racoustré IIII penneaulx et y avoir mis IIII lozenges et demye neufves, qui au feur que dessus vallent X s. V d.
<lb/>En la chambre du reez de chaussee estant soubz le bout de la grand salle du bal du costé de la grosse tour de l’orloge entre lad. tour et la porte d’entree dud. chasteau, avoir levé, lavé et racoustré XVI penneaulx et y avoir mis XVIIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent XLI s. VIII d.
<lb/>[f. 117v] Aux deux petitz chassis de la montee estant derriere la cheminee de Castille au bout de la grand salle du bal pour monter au hault tribunal par derriere lad. cheminee, avoir faict quatre penneaulx de voirre neuf en plomb fort contenant ensemble IX p. et demy, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XLII s. IX d.
<lb/>En lad. grand salle du bal, aux victres des croisees et aux victres qui sont scellees en maçonnerie au dessus desd. croisees, avoir mis la quantité de IIc XXXIX lozenges neufves, qui au feur que dessus de X d. t. piece vallent ensemble la somme de IX l. XIX s. II d.
<lb/>Aux deux victres qui sont de voirre painct en lad. grand salle, avoir mis en l’une d’icelle une couronne et esd. deux victres avoir mis huict pieces de voirre painct au lieu de celles qui estoient cassees, et pour ce faire levé partyes des penneaulx et les avoir ressouldez, la somme de IIII l.
<lb/>Item avoir levé, lavé et racoustré les deux penneaulx de voirre de chassiz de la fenestre par laquelle on voict de ladicte grand salle en lad. chappelle dud. chasteau et y avoir mis dix lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent la somme de XI s. VIII d.
<lb/>Item aux victres de la despoille du jeu de paulme et en la chambre basse joignant, avoir mis XXVII lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de XXII s. VI d.
<lb/>Item pour avoir calfeustré de papier et colle la quantité de quarante croisees et demye comprins deux demyes croisees pour une croisee tant sur les chassis de bois que sur les plombz des victres, scavoir est quatre croisees et demye en la chambre du Roy, quatre demyes croisees au cabinet dud. sr estant en la tournelle, deux croisees en la chambre de la royne [f. 118] d’Escosse au dessus de la chambre du Roy, au cabinet de ladicte de lad. dame estant en la tournelle dessus le cabinet du Roy, cinq demyes croisees en la chambre de monseigneur le Daulphin estant au dessus de la chambre de la Royne, deux croisees et demye au cabinet triangle de lad. dame et en l’allee estant a l’entree dud. cabinet de la tournelle de lad. dame et en l’allee estant a l’entree dud. cabinet, deux croisees et demye au cabinet de la tournelle de lad. dame, troys demyes croisees en la chambre et salle de madame la duchesse de Valentinoys, troys croisees en la chambre et garderobbe de madame Claude, fille du Roy, estant au galtas au dessus de la chambre et garderobbe de mons. le connestable, deux croisees en la chambre joignant, une croisee en la vielle tour de l’orloge en la chambre soubz le galtas de lad. tour, deux croisees en la chambre, garderobbe et cabinetz de mons. le connestable, la valleur de quatre croisees en la chambre joignant servant de garderobbe a madame Marguerite, sœur du Roy, une croisee a la chambre de mad. dame Marguerite estant en lad. tour de l’orloge pres sad. garderobbe, deux croisees en la chambre et garderobbe de madame de Guise, quatre croisees, le tout montant a la quantité dessusd. de XL croisees et demye, comprins deux demyes croisees pour une comme dict est, qui au feur de dix solz tournois pour chacune croisee pour pappier collé et peine vallent ensemble audict pris la somme de XX l. V s.
<lb/>Item pour avoir calfeustré sur le plomb dix penneaulx de voire, scavoir est trois penneaulx aux fenestres de la petite viz par ou l’on descend de la chambre du Roy en sa gallerye, IIII penneaulx aux [f. 118v] neuf croisees en la salle du Roy, huict croisees en la salle du conseil, dix croisees en la salle de la Royne, huict croisees aux douze chambres, garderobbes et cabinetz estans au premier et second estaiges soubz les salles du Roy et du conseil et soubz le logis de mons. le connestable et aussi soubz la garderobbe de madame Marguerite, sœur du Roy, XXX croisees comprins deux demyes pour une en la chambre du reez de chaussee de la tour de l’orloge, et en la premiere chambre d’au dessus quatre croisees, le tout montant ensemble a la quantité dessusd. de VIIIxx XII croisees, comprins deux demyes croisees pour une comme dict est, qui au feur de V s. t. pour chacune croisee pour pappier collé et peine vallent ensemble la somme de XLIII l.
<lb/>Toutes lesquelles partyes cy dessus contenues et declairees et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens et ediffices, signee de sa main le XXe jour de novembre l’an MVc XLVIII montent et reviennent ensemble à ladicte premiere somme de IIc LIX l. VIII s. IX d. t. ob. p. t., de laquelle en vertu desd. certiffication et lettres d’ordonnance cy rendues a esté faict compte et payement comptant par ced. present commis aud. Nicolas Beaurant comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le XXe jour de decembre l’an MVc XLVIII aussy cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, lad. premiere somme de IIc LIX l. VIII s. IX d. ob. p. t.
<lb/>[f. 119v] Audict Nicolas Beaurain, victrier dessusd., la somme de quatre vingtz dix livres unze solz deux deniers tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XVIe jour de juing l’an MVc L sur et tant moings de ses partyes et ouvraiges de victres qu’ilz a faictz et faict faire par le Roy nostred. seigneur en son chastel et maison dud. lieu de Sainct Germain en Laye durant les moys de fevrier et mars Vc XLIX avant Pasques et durant les mois d’avril et may MVc L es lieux et endroictz cy apres declairez ainsi et en la maniere qui s’ensuyt
<lb/>Et premierement, oud. mois de fevrier MVc XLIX aux galleryes dud. chasteau du costé du jeu de paulme, avoir destaché XLII penneaulx et avoir mis VIIxx lozenges neufves a raison de XX d. t. pour chacun penneau destaché, lavé et rataché, et dix deniers tournois pour chacune lozenge de voirre neuf, vallent ensemble aud. pris la somme de IX l. VI s. VIII d.
<lb/>Item en la premiere chambre du reez de chausee du grand corps d’hostel entre la court et le jardin au bout dud. corps d’hostel contre la vielle tour, avoir levé, lavé et rataché VI penneaulx et y avoir mis XVII lozenges, qui au feur que dessus vallent XXIIII s. II d.
<lb/>Item en la chambre ensuivant audict reez de chaussee, avoir levé, lavé et rataché six penneaulx et y avoir mis quinze lozenges, au feur que dessus vallent la somme de XXII s. VI d.
<lb/>Item en la troisieme chambre du reez de chaussee ou est monsieur l’admiral pour le present, avoir levé, lavé [f. 120] et rataché XIIII penneaulx et y avoir mis XXXVI lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de LIII s. IIII d.
<lb/>Item en l’IIIIe chambre ensuivant audict reez de chaussee, avoir levé et rataché neuf penneaulx et y avoir mis LV lozenges, au feur que dessus vallent la somme de LX s. X d.
<lb/>Item a la chambre Ve ensuivant dud. reez de chaussee, avoir destaché deux penneaulx et mis VI lozenges, vallent ensemble au feur que dessus VIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de mons. le cardinal de Lorraine aud. reez de chausee, avoir levé et rataché neuf penneaulx et mis XVIII lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXX s.
<lb/>Item en la chambre dud. sieur cardinal, avoir faict ung penneau neuf qui contient I p. et d., qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de VI s. IX d.
<lb/>Item en une chambre dud. reez de chaussee au dessoubz de l’aslee pour aller de la chambre de madame la duchesse de Valentinoys, avoir levé huict penneaulx et mis XV lozenges, qui au feur que dessus vallent XXV s. X d.
<lb/>Item en la chambre ensuivant dud. reez de chaussee au dessoubz de la chambre de ladicte duchesse, avoir destaché six penneaulx et mis XV lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXII s. VI d.
<lb/>Item en une autre chambre dud. retz de chaussee au dessoubz de la salle de madicte dame la duchesse de Valentinoys, avoir destaché IIII penneaulx et quatre en l’allee pour aller en ladicte chambre et avoir mis XXII lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXI s. VIII d.
<lb/>[f. 120v] Item en la premiere chambre du reez de chaussee du corps d’hostel qui est entre le jeu de paulme et la court du costé de la chappelle dud. chasteau, avoir destaché trois penneaulx et avoir mis XV lozenges, qui au feur que dessus vallent XVII s. VI d.
<lb/>Item a la chambre de madame de Humieres, avoir levé six penneaulx et avoir mis XXI lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de XXVII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre de mons. et madame d’Aumalle au dessoubz de la salle de mons. le connestable, en la garderobbe, avoir destaché unze penneaulx et mis XXI lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble XXXV s. X d.
<lb/>Item en la chambre de madame la marchalle de Saint André au dessoubz de la salle du Roy, avoir levé huict penneaulx et avoir mis vingt lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXX s.
<lb/>Item en la chambre de mons. le marchal de Saint André au dessoubz de la salle du Roy, avoir levé huict penneaulx et y avoir mis XVII lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de XXVII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre de madame Claude, fille du Roy, avoir levé deux penneaulx et deux en la garderobbe et avoir mis XX lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de madame de Sedan, avoir levé IIII penneaulx et mis XII lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XVI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre de madame La Rocheguyon, avoir destaché XVII penneaulx tant en la garderobbe que au cabinet du costé du jeu de paulme au dessoubz de la salle de la Royne et mis LX lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de LXXVIII s. IIII d.
<lb/>[f. 121] Item en la chambre de monseigneur le Daulphin, avoir destaché ung penneau et mis quatre lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de V s.
<lb/>Item en la salle de mondict seigneur le Daulphin, avoir destaché et rataché vingt trois penneaulx et mis LX lozenges, qui au feur que dessus vallent IIII l. VIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre en la chambre de madame Ysabel, fille du Roy, avoir destaché cinq penneaulx et mis XXIIII lozenges, au feur que dessus vallent la somme de XXVII s. VI d.
<lb/>Item en une croisee hors la chambre dessus les fossez, avoir destaché deux penneaulx entre la chambre de madame Ysabel et la garderobbe de la royne d’Escosse et avois mis vingt lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de XL s.
<lb/>Item en la garderobbe de la royne d’Escosse, avoir destaché quatre penneaulx et avoir mis XL lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XL s.
<lb/>Item en la chambre du Roy, avoir destaché quatre penneaulx et mis VI pieces carrees, au feur de XX d. t. pour chacune piece carree vallent ensemble aud. pris XIIII s. II d.
<lb/>Item en la garderobbe du Roy, avoir mis en plomb neuf deux penneaulx qui contiennent ensemble X p., qui au feur de II s. t. le pied vallent ensemble la somme de XX s.
<lb/>Item en la salle du Roy, avoir destaché XXV penneaulx et mis LXXV lozenges au feur que dessus, vallent ensemble la somme de CIIII s. II d.
<lb/>Item a la salle et chappelle de la Royne, avoir destaché huict penneaulx et avoir mis en ladicte salle et chappelle soixante seize lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de LXXVI s. VIII d.
<lb/>Item en une croisee en montant a la chambre de madame la marquise, avoir destaché six penneaulx et mis vingt [f. 121v] lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXV s. X d.
<lb/>Item en une chambre dessoubz les galtas entre la chappelle dud. chasteau, avoir destaché trois penneaulx et mis VI lozenges, au feur que dessus vallent ensemble au dict pris la somme de X s.
<lb/>Item en la chambre ou est le guet de monseignur le Daulphin, avoir destaché IIII penneaulx et avoir mos dix lozenges, au feur que dessus vallent XV s.
<lb/>Item en la garderobbe de madame de Sedan ou l’on a faict une lucarne, avoir faict deux penneauxl neufz qui contiennent ensemble IX p. VIII poulces, qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XLIIII s. VI d.
<lb/>Item avoir destaché IIII penneaulx et mis cinquante lozenges a la chambre du guet du Roy, au feur que dessus vallent ensemble la somm de XLVIII s. IIII d.
<lb/>Item depuis avoir destaché en la gallerye six penneaulx et mis XXX lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXV s.
<lb/>Item en la chambre de l’orlogeur du Roy en ladicte gallerye, avoir destaché deux penneaulx et mis six lozenges, au feur que dessus vallent VIII s. IIII d.
<lb/>Item en ladicte chambre dud. orlogeur, avoir faict deux penneaulx neufz qui contiennent ensemble VI p. et d., qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XXIX s. IIII d.
<lb/>Item au reez de chaussee ou sont les archers du Roy soubz la grand salle du bal, avoir destaché six penneaulx et mis XXVI lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre ou sont les suisses du Roy soubz [f. 122] ladicte grande salle, avoir destaché V penneaulx et avoir mis XVI lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre de madame de Nemour, avoir destaché V penneaulx et mis XXX lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre contre la vielle tour ou est logé mons. le cardinal de Guise, avoir destaché deux penneaulx et mis XII lozenges au feur que dessus, vallent ensemble XIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre du reez de chaussee de la vieille tour, avoir destaché II penneaulx et avoir mis dix lozenges, au feur que dessus vallent XI s. VIII d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe au dessus de la garderobbe de la Royne, avoir destaché VIII penneaulx et mis LIII lozenges, au feur que dessus vallent CVII s. VI d.
<lb/>Item a la garderobbe de la Royne et en la chambre ensuivant, avoir destaché X penneaulx et mis LXX lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de LXXV s.
<lb/>Item en la salle des dames au galtas contre la chambre de madame Claude, fille du Roy, avoir destaché XIII penneaulx et mis LX lozenges, au feur que dessus vallent ensemble LXXI s. VIII d.
<lb/>Item avoir destaché deux penneaulx en une petite garderobbe a la soubzpendue au dessus de l’allee pour aller a la chambre de la Royne et y avoir mis XVI lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XVI s. VIII d.
<lb/>Item en la salle de monseigneur le connestable, avoir destaché LIIII penneaulx et avoir mis IIc XI lozenges, [f. 122v] qui au feur que dessus vallent la somme de XIII l. V s. X d.
<lb/>Item en la grand chappelle de l’escallier, avoir destaché et rataché XXXVI penneaulx en plastre et mis cent lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de VII l. III s. IIII d.
<lb/>Item en ladicte chappelle, avoir faict XLIII p. de voirre neuf, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XXXII s. VI d.
<lb/>Item en la salle du bal, avoir destaché six penneaulx et quatre penneaulx a la petite viz servant a descendre de lad. salle aux galleryes et mis ausd. penneaulx et aux autres vistres de lad. salle XLVII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de LV s. X d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de madame de Dampierre et aux petites galleryes et allees, avoir destaché XII penneaulx et mis cent XIIII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de CXV s.
<lb/>Item en une chambre basse pres celle de mons. le seneschal d’Agenestz, avoir levé trois penneaulx et mis trois lozenges, au feur que dessus vallent VII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre de madame la duchesse de Vallentinois, avoir levé huict penneaulx et mis XXXIIII lozenges, au feur que dessus vallent la somme de XXI s. VIII d.
<lb/>Item en la salle de la Royne, avoir levé XIII penneaulx et mis XLV lozenges, au feur que dessus vallent LIX s. VIII d.
<lb/>Item en lad. salle, avoir faict de neuf ung demy escusson et deux pieces de chappeau de triumphe, pour ce X s.
<lb/>Item au cabinet de la royne, avoir mis VII lozenges et demy et a sa garderobbe avoir levé deux penneaulx et mis XVII lozenges, au feur que dessus vallent XXIII s. IX d.
<lb/>Item en la chambre du Roy, avoir levé IIII penneaulx et mis deux lozenges et demye et IIII pieces carrees contenant VIII poulces en carré ou environ, pour ce XIII s. IX d.
<lb/>[f. 123] Item a la chappelle du Roy, avoir levé deux penneaulx et mis VI lozenges et demye et une piece de chappeau de triumphe, pour ce IX s. IX d.
<lb/>Item en la salle du Roy, avoir mis huict lozenges, pour ce VI s. VIII d ;
<lb/>Item ausd. galleryes dud. chasteau, avoir encores levé XLVI penneaulx ou a esté mis des verges de fer et mis XXXI lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de CII s. VI d.
<lb/>Item a la cuisine de bouche du Roy, avoir levé et lavé IIII penneaulx et avoir mis en plomb neuf IIII autres penneaulx contenans IX p. et demy et avoir mis vingt cinq lozenges neufves, qui au feur de XX d. t. pour chacun desd. penneaulx lavez et II s. t. pour chacun desd. neuf p. et d. desd. autres quatre penneaulx mis en plomb neuf et dix deniers tournois pour chacune lozenge neufve, le tout vallant ensemble la somme de XLVI s. VI d.
<lb/>Item en l’oratoire entre la gallerye et le pupitre, avoir faict ung penneau neuf contenant I p. III q., qui a raison de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de VII s. X d. ob. t.
<lb/>Item aud. oratoire, avoir levé et lavé deux penneaulx et y avoir mis VI lozenges, qui au feur que dessus vallent VIII s. IIII d.
<lb/>Item en la garderobbe de mons. le Daulphin et chambre de madame de Humieres, avoir depuis levé VIII penneaulx et mis XXXIII lozenges, au feur que dessus vallent XL s. X d.
<lb/>Item en la chambre de madame de Telligny, avoir levé VI penneaulx et mis XV lozenges, au feur que dessus vallent XXII s. VI d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de la Royne et petitte gallerye, avoir levé VI penneaulx et mis XIX lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XX s. X d.
<lb/>Item a la cuisine de mons. le Daulphin en la basse court, avoir levé deux penneaulx et mis XVIII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble XVIII s. IIII d.
<lb/>Item en la chambre de madame Marguerite, avoir levé cinq penneaulx et mis vingt lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la [f. 123v] la somme de XXV s.
<lb/>Item plus a la salle du bal, levé IX penneaulx en plastre a ung chassis et mis vingt lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXXI s. VIII d.
<lb/>Item en la salle, avoir refaict de neuf deux pieces de voirre painct contenans ensemble II p. et demy, qui au feur que dessus de XX s. t. le p. vallent ensembla la somme de I s.
<lb/>Item a la chambre de mons. le marchal de Saint André, avoir levé ung penneau et mis IIII lozenges et demye, qui au feur que dessus vallent ensemble V s. V d.
<lb/>Item depuis a la salle de mons. le connestable, avoir levé huict penneaulx et mis XLV lozenges, au feur au feur que dessus vallent la somme de l. X d.
<lb/>Item a la garderobbe de la Royne, avoir levé deux penneaulx et mis XVII lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XVII s. VI d.
<lb/>Item au mois de mars oud. an MVc XLIX avant Pasques, a la salle du Roy, avoir levé VI penneaulx et mis XVII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXIIII s. II d.
<lb/>Item a la petite montee a descendre de la chambre du Roy aux galleryes, avoir levé ung penneau en plastre et mis trois pieces carrees contenant chacun VIII poulces en carré au pris de XX d. t. pour led. penneau levé et XV d. t. pour chacune piece carree, vallent ensemble aud. pris V s. V d.
<lb/>Item a la salle de la Royne, avoir levé six penneaulx et mis XV lozenges, a raison que dessus vallent la somme de XXII s. VI d.
<lb/>Item a la salle de mons. le conntestable, levé XIII penneaulx et mis XLII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de LVI s. VIII d.
<lb/>Item au corps du logis estant du costé de la chappelle [f. 124] et du jeu de paulme, a la chambre et cabinetz de mons. le cardinal de Ferrare au reez de chaussee, avoir levé XXIIII penneaulx et mis XLVII lozenges au feur que dessus, vallent ensemble la somme de LXIX s. II d.
<lb/>Item aud. corps de logis, en la chambre estrant dessoubz la chambre de monseigneur de Humieres, avoir levé deux penneaulx et mis XII lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble XV s.
<lb/>Item aux grand corps de logis, en la chambre de mons. de Vendosme au reez de chaussee, tant du costé des fossez que sur la court, levé VII penneaulx et mis XVII lozenges au feur que dessus, vallent ensemble la somme de XXV s. X d.
<lb/>Item a la chambre ou estoit logé l’ambassadeur de Portugal et aux cabinetz d’icelle, avoir levé XXIII penneaulx et mis XXII lozenges et demye, au feur que dessus vallent ensemble la somme de LVI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre ensuivant aud. reez de chaussee, avoir levé troys penneaulx et mis trois lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de VII s. VI d.
<lb/>Item a la salle du bal, levé quatre penneaulx et mis XVII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XX s. X d.
<lb/>Item a la chambre de madame la duchesse de Valentinoys, avoir levé ung penneau et mis XXI lozenges, au feur que dessus vallent ensemble XIX s. II d.
<lb/>Item a la chappelle du troisiesme estaige de l’escallier du grand corps de logis, avoir levé VI penneaulx en plastre et mis XXII lozenges, au feur que dessus vallent XXVIII s. IIII d.
<lb/>A la chambre du Roy, levé un penneaulx ausquelz a esté mis VI pieces carrees et VII lozenges et demye, au feur de XX d. t. pour chacun penneau, XV d. t. chacune piece carree et X d. t. chacune lozenge, vallent ensemble la somme de XXV s. V d.
<lb/>Item a la salle du Roy, levé deux penneaulx et mis X lozenges, [f. 124v] au feur que dessus vallent ensemble XI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre et cabinet de la Royne, levé VII penneaulx et mis XLII lozenges et demye, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLVI s. VIII d.
<lb/>Item aud. cabinet, faict ung penneau de voirre blanc tout neuf, lequel contient IIII p. et demy, qui au feur de quatre solz VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XX s. IIII d.
<lb/>Item a la salle de la Royne, levé trois penneaulx et mis XI lozenges, au feur que dessus vallent ensemble XIIII s. II d.
<lb/>Item a la garderobbe de la Royne, levé IIII penneaulx et mis XI lozenges, au feur que dessus vallent XV s. X d.
<lb/>Plus a la salle de mons. le connestable, levé I penneau et mis IIII lozenges et d., au feur que dessus vallent V s. VI d.
<lb/>Plus a la chambre de madame la duchesse de Valentinois, levé VI penneaulx et mis XII lozenges et d., au feur que dessus vallent ensemble la somme de XI s. V d.
<lb/>Plus a la salle de mons. le Dauphin, levé XVIII penneaulx et mis LX lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l.
<lb/>Plus en la chambre de madame Claude, fille du Roy, levé dix penneaulx et mis XXXIII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLIIII s. II d.
<lb/>Plus en la gallerye du costé du jardin, levé VII penneaulx et mis XXV lozenges, au feur que dessus vallent XXXII s. VI d.
<lb/>Plus au grand corps de logis, au premier estaige, en la chambre et garderobbe de mons. d’Aulmalle, levé VI penneaulx et mis XV lozenges et demye, au feur que dessus vallent XXII s. XI d.
<lb/>Plus aud. corps de logis, au premier estaige, en la chambre de mons. le marchal de Saint André, levé V penneaulx et mis XIII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de XIX s. II d.
<lb/>Plus audict grand corps de logis, a la chambre de madame la [f. 125] connestable, levé VI penneaulx et mis VIII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XVI s. VIII d.
<lb/>Plus au corps de logis du costé du jeu de paulme, au dernier estaige, en la chambre et petitte gallerye de madame de Humyeres, levé VII penneaulx et mis XL lozenges, au feur que dessus vallent ensemble audict pris la somme de XLV s.
<lb/>Plus a la basse court, aux chambres de messieurs les maistres d’hostel de monsieur le Daulphin, levé VI penneaulx ausquelz ay mis trente deux lozenges, qui au pris dessusd. vallent ensemble la somme de XXXVI s. VIII d.
<lb/>Plus a la basse court, ay mis deux vieilz panneaulx de voirre en mesure, pour ce cy V s.
<lb/>Item au mois d’avril ensuivant oudict an MVc XLIX avant Pasques et audict mois l’an MVc L apres Pasques
<lb/>A la chambre du Roy, levé IIII penneaulx de voirre et y avoir mis trois pieces carrees et deux lozenges, au feur que dessus de XX d. t. pour chacun penneau, XV d. t. chacune piece carree et dix d. t. pour chacune lozenge, vallent ensemble XII s. VI d.
<lb/>Item a la garderobbe dudict sieur et en l’allee joignant, levé IIII penneaulx et mis XVII lozenges et demye, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXI s. III d.
<lb/>Item en la chambre de la Royne, cabinetz, premiere garderobbe et cabinet d’icelle, rellevé VIII penneaulx et mis XLII lozenges, au feur que dessus vallent ensemble la somme de XLVIII s. IIII d.
<lb/>Item a la salle de ladicte dame, levé cinq penneaulx et mis XXXI lozenges, au feur que dessus vallent XXXIIII s. II d.
<lb/>Item plus avoir faict deux ronds de voirre neuf painct en l’un desquelz y a une chache couronnee et en l’aultre ung L audict logis de la Royne, vallent XXII s. VI d.
<lb/>Item a la chambre de monsieur le connestable, en sa garderobbe, levé VI penneaulx et mis VIII lozenges et d., au feur que [f. 125v] dessus vallent XVII s. I d.
<lb/>Item aud. moys d’avril MVc L, avoir mis es victres des galleryes dud. chasteau LXXVIII lozenges neufves et levé, lavé ung vieil penneau, a raison de X d. t. pour chacune lozenge et XX d. t. pour led. penneau levé, lavé et rataché, vallent ensemble audict pris la somme de LXVI s. VIII d.
<lb/>Item a la salle de mons. le connestable, avoir mis LXXVIII lozenges neufves, levé, lavé et rachaché neuf penneaulx, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l.
<lb/>Item a la chambre de la royne d’Escosse, garderobbe et cabinet, mis deux lozenges et a l’entre de sa chambre levé ung penneau et mis une lozenge et d., qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XI s. IIII d.
<lb/>Item a la chappelle de mons. le Daulphin et en sa chambre, mis XXXIX lozenges et d., levé et lavé deux penneaulx en lad. chappelle et ung penneau en la salle, qui au pris dessusd. vallent ensemble la somme de XXXVII s. XI d.
<lb/>Item au cabinet de mons. le Daulphin, avoir mis VI lozenges et levé deux penneaulx, qui au feur que dessus vallent ensemble VIII s. IIII d.
<lb/>Item en la garderobbe de mond. s. le Daulphin, mis XV lozenges et levé ung penneau, qui au feur que dessus vallent la somme de XIIII s. II d.
<lb/>Item a la chambre et garderobbe de madame d’Humieres, mis XVIII lozenges et demye et levé IIII penneaulx, qui au feur que dessus vallent XXIIII s. II d.
<lb/>Item a la chambre et garderobbe de mons. d’Humieres, mis XVIII lozenges et d. et levé deux penneaulx, qui au feur que dessus vallent XVII s. I d.
<lb/>Item a la garderobbe de madame de Teilligny, avoir mis V lozenges et levé deux panneaulx, qui au feur que [f. 126] dessus vallent ensemble VII s. VI d.
<lb/>Item a la chambre des contines, avoir mis XIIII lozenges et d., qui au feur que dessus vallent XII s. I d.
<lb/>Item a la chambre de madame Dampierre, avoir mis VII lozenges et lavé trois penneaulx, qui vallent ensemble au feur que dessus la somme de X s. X d.
<lb/>Item a la chambre de feu mons. de Saint André, avois mis XXVII lozenges et demye et levé quatre penneaulx, qui au feur que dessus vallent XXIX s. VII d.
<lb/>Item aux garderobbes et cabinet, avoir mis VI lozenges et levé ung penneau, au feur que dessus vallent ensemble la somme de VI s. VIII d.
<lb/>Item a la chmabre, garderobbe et cabinet de madame de Bresure, avoir mis XVI lozenges, qui vallent XIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre de madamoiselle de Castellau, mis X lozenges et d. et levé ung penneau, qui vallent ensemble au feur que dessus X s. V d.
<lb/>Item a la chambre de madame d’Esnay, avoir mis XIII lozenges et levé ung penneau, qui vallent XII s. VI d.
<lb/>Item a la croisee de la chappelle du Roy pres sa chambre, levé ung penneau et mis une lozenge, qui vallent ensemble la somme de II s. VI d.
<lb/>Item a la viz descendant de la chambre du Roy aux galleryes, avoir levé deux penneaulx et avois mis une piece carree a celle d’em bas, pour ce IIII s. IIII d.
<lb/>Item aux vistres de la salle du Roy et en l’allee de l’entree de sa chambre, avoir levé XI penneaulx et y avoir mis LXIII lozenges, qui vallent ensemble LXX s. X d.
<lb/>Item a la chambre de madame de Nemoux, avoir mis trois lozenges, qui vallent ensemble II s. VI d.
<lb/>Item a l’entree du pupitre du costé de la gallerye, mis [f. 126v] trois lozenges, pour ce II s. VI d.
<lb/>Item a la chambre de mons. le cardinal de Guise, mis VIII lozenges et levé IIII penneaulx, qui vallent XIII s. IIII d. t.
<lb/>Item a la garderobbe de laditte chambre, mis VIII lozenges et levés ung penneau, qui vallent VIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre de madame la connestable, mis XI lozenges et levé III penneaulx, qui vallent XIIII s. II d. t.
<lb/>Item a la chambre de madame d’Aumalle, mis IX lozenges et levé ung penneau, qui vallent IX s. II d.
<lb/>Item a la chambre de madame la mareschalle de Saint André, avoir mis XIIII lozenges et lévé ung panneau, qui vallent XIII s. IIII d.
<lb/>Item a la salle du bal, comprins le tribunal et montees, avoir mis IXxx lozanges et levé XVII penneaulx, qui au feur que dessus vallent la somme de VIII l. XVIII s. IIII d.
<lb/>Item esd. victres de lad. salle, avoir mis VI pieces de voirre painct au feur de IIII s. t. piece, l’une portant l’autre, vallent ensemble la somme de XXIIII s.
<lb/>Item au cabinet de madame Marguerite, sœur du Roy, avoir mis VI lozenges et levé trois penneaulx, qui vallent X s.
<lb/>Item en la garderobbe de lad. dame, avoir mis XIII lozenges et levé deux penneaulx, qui vallent XIIII s. II d.
<lb/>Item a la cuisine de bouche du Roy, avoir mis XI lozenges et levé ung penneau, qui vallent ensemble X s. X d.
<lb/>Item a la chambre de mons. le mareschal de la Marche, avoir mis XVII lozenges et levé ung penneau, qui vallent XV s. X d.
<lb/>Item a la garderobbe dud. s., avoir mis VIII lozenges et d., qui vallent VII s. I d.
<lb/>Item aux deux petites allees estans aux entrees du logis dud. s., avoir mis X lozenges, qui vallent VIII s. VII d.
<lb/>[f. 127] Item en la tournelle et garderobbe de mons. de Mascon, avoir mis une et demye et levé deux panneaulx, qui vallent IIII s. VII d.
<lb/>Item en la chambre de mond. s. Le Mason, avoir mis XV lozenges, qui vallent ensemble XII s. VI d.
<lb/>Item a la chambre, garderobbe et cabinetz de madame d’Allas, trois lozenges, qui vallent II s. VI d.
<lb/>Item a la chambre, garderobbe et cabinetz de mons. et madamoyselle du Gongnier, avoir mis XIIII lozenges et levé VII penneaulx, qui vallent la somme de XXIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre de mons. le seneschal du Genois, avoir mis VII lozenges et levé ung penneau, qui vallent ensemble VI s. VIII d.
<lb/>Item a la garderobbe de mons. le cardinal de Ferrare, avoir mis une lozenge et levé ung penneau, vallent ensemble II s. VI d.
<lb/>Item a la garderobbe et cabinet de madame la marquise du Maine, avoir mis XXVII lozenges et levé IIII penneaulx, qui vallent ensemble la somme de XXIX s. II d.
<lb/>Item a la chambre de madicte dame la marquise et aux allees joignant, avoir mis XLV lozenges et levé et rellavé IIII penneaulx, qui au feur de X d. t. chacune lozenge et XX d. t. chacun penneau levé, lavé ét rataché vallent la somme de XLIIII s. II d.
<lb/>Item a la chambre de madame la duchesse de Valentinoys, soubz la Royne, avoir mis V lozenges et demye, vallent IIII s. VII d.
<lb/>Item au gobellet du Roy et de la Royne, avoir levé ung penneau et mis une lozenge, qui vallent II s. VI d.
<lb/>Item aux chambres des maistres d’hostelz au dessus dudict gobellet, avoir levé ung penneau, mis XIX lozenges, qui vallent ensemble XVII s. VI d.
<lb/>Item a la chambre et garderobbe de madame de Saint Pol, avoir levé XIII penneaulx et avoir mis IIIIxx XIII lozenges neufves, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de IIII l. XIX s. II d.
<lb/>[f. 127v] Item a la chambre et garderobbe de madamoyselle la bastarde et a son cabinet, avoir levé VII penneaulx et mis XLVIII lozenges, qui vallent ensemble au feur que dessus la somme de LI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre et garderobbe de mons. de Vendosme, avoir levé trois penneaulx et mis cinquante lozenges, qui au feur que dessus vallent la somme de XLVI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre et garderobbe de madame la princesse de Navarre, avoir levé trois penneaulx et y avoir mis XVIII lozenges et demye, qui au feur que dessus vallent XX s. V d.
<lb/>Item a la chambre et garderobbe de mons. de Guise, avoir levé deux penneaulx et mis XVIII lozenges et demye, qui au feur que dessus vallent XVIII s. IX d.
<lb/>Item a la chambre de mons. l’admiral, levé trois penneaulx et mis XXII lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble la somme de XXIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre de madame de Nevers, avoir levé VI penneaulx et mis XXXVI lozenges, qui vallent ensemble au feur que dessus la somme de XLI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre du Roy, avoir levé deux penneaulx et mis XVII lozenges en lad. chambre et au cabinet dud. s., qui au feur que dessus vallent ensemble XVII s. VI d.
<lb/>Item a la chappelle dud. chasteau, avoir mis LXXIIII lozenges, qui au feur que dessus vallent LXI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre de mess. de Montmorency, avoir mis XX lozenges et levé IX penneaulx, qui au feur que dessus vallent la somme de XXXI s. VIII d.
<lb/>Item a la chambre des filles de madame Marguerite, sœur du Roy, avoir mis XLVI lozenges et levé IIII penneaulx, qui au feur que dessus vallent XLV s.
<lb/>[f. 128] Item a la chambre de mons. de la Bourdaizière, mis XIII lozenges et demye, qui vallent ensemble XI s. III d.
<lb/>Item au passaige entrant en la chambre de madamoyselle la bastarde, mis huict lozenges et demye, qui vallent VII s. I d.
<lb/>Item aux chambres des guetz, avoir levé XVI penneaulx et mis XLII lozenges et demye, qui au feur que dessus vallent LXII s. I d. t.
<lb/>Item a la chappelle qui est sur l’escallier au dessus de la salle du Roy, avoir levé trois penneaulx qui sont en plastre et mis IIIIxx IIII lozenges, qui au feur que dessus vallent LXXV s. t.
<lb/>Item au mois de may ensuivant aud. an MVc L, à la chambre du Roy, levé deux penneaulx et mis deux pieces carrees, l’une de VIII poulces et demye de tous sens et l’autre de VI poulces en ung sens et sept poulces et demy de l’autre sens, et mis une lozenge, qui vallent ensemble la somme de VI s. II d.
<lb/>Item en ladicte chambre, avoir mis en plomb neuf ung penneau contenant III p. VIII poulces, qui au feur de II s. t. le p. vallent VII s. IIII d.
<lb/>Item a la salle du Roy, levé ung penneau et mis XIIII lozenges et y avoir faict ung penneau du costé de la court contenant V p. VIII poulces, qui au feur de XX d. t. pour led. penneau lavé, X d. t. pour chacune lozenge et IIII s. VI d. t. pour chacun p. dudict voirre neuf, vallent ensemble la somme de XXXVIII s. X d. t.
<lb/>Item a la salle de mons. le connestable, levé VI penneaulx et mis XXI lozenges, qui vallent ensemble la somme de XXVII s. VI d. t.
<lb/>Item en la chambre de mond. s. le connestable, avoir mis ung penneau neuf contenant V p. I poulces, 19 lozenges de voirre neuf, qui au feur que dessus vallent la somme de XXII s. XI d. ob. t.
<lb/>Item a la chappelle de la court dud. chasteau, avoir mis IIIIxx V lozenges, qui au feur que dessus vallent ensemble aud. pris la somme de LXX s. X d. t.
<lb/>Item a la chambre de mons. de Montmorency, avoir levé [f. 128v] six penneaulx et mis XXVII lozenges, qui vallent ensemble la somme de XXXII s. VI d.
<lb/>Item a la chambre de mons. le cardinal de Chastillon, avoir levé IIII penneaulx et mis XVII lozenges, qui vallent ensemble la somme de XX s. X d.
<lb/>Item a la salle des dames, levé IIII penneaulx et mis XXXIIII lozenges et demye, qui vallent ensemble la somme de XXXV s. V d.
<lb/>Plus a la garderobbe de la chambre retenue pour l’enfent de la Royne, rellevé deux panneaulx et mis IIII lozenges, qui vallent ensemble VI s. VIII d.
<lb/>Plus a la chambre de madame de Brissac, avoir levé trois penneaulx et mis VII lozenges, qui vallent X s. X d.
<lb/>Item a la salle des chambellans, levé VI penneaulx et mis XII lozenges et demye, qui vallent ensemble la somme de XX s. V d.
<lb/>Item au cabinet de la Royne d’Escosse, avoir mis ung penneau en plomb neuf qui contient II p. III poulces de hault et aultant de large, qui vallent V p. III quarts et poulces, qui au feur que dessus vallent ensemble X s. I d. ob. t.
<lb/>Item a la chambre de mons. le marchal de la Marche, avoir mis ung penneau en plomb neuf qui contient p. et demye de hault et aultant de large, vallent II p. I quart, qui au feur que dessus de II s. t. le p. vallent IIII s. VI d.
<lb/>Item a la salle de mons. le Daulphin, avoir mis trois panneaulx en plomb neuf dont les deux contiennent chacun en quarré I p. IIII poulces et l’autre soubztient I p. VII poulces de hault et I p. V poulces de large, vallent ensemble V p. III quarts et VII petitz poulces, qui au feur que dessus vallent ensemble XI s. II d.
<lb/>Item a la chambre de madame Claude, avoir faict une croisee de voirre neuf garnye de VI penneaulx contenant ensemble XIII p. et demye, qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent la somme de LX s. IX d.
<lb/>[f. 129] Item audict mois de may, avoir mis trois panneaulx en plomb neuf a la gallerye devers la basse court contenant ensemble VII p. et demye, et avoir mis ausd. penneaulx XIII lozenges et demye, le tout vallant ensemble au feur que dessus la somme de XXVI s. III d.
<lb/>Item a la chambre de mons. du Gongnier, mis ung penneau en plomb neuf contenant I p. I poulce et demye, vallent II s. III d.
<lb/>Item en la chambre et garderobbe de feu mons. de Guise, avoir mis V penneaulx de voire neuf, scavoir est trois en ladicte chambre et deux en ladicte garderobbe, le tout contenant ensemble VIII p. V poulces, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le pied vallent ensemble la somme de XXXVII s. VI d. ob. t.
<lb/>Item a la salle du Bal, avoir mis en plomb neuf ung penneau contenant II p. et demy, qui au feur que dessus de II s. t. le p. vallent V s.
<lb/>Plus a ladicte salle du bal, avoir faict ung penneau de voirre neuf contenant V p. II poulces, qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble XXIII s. III d.
<lb/>Item sur la montee du tribunal au bout de ladicte salle, avoir remis en plomb neuf deux penneaulx contenans ensemble III p., qui au feur que dessus vallent VI s.
<lb/>Item a la chambre des suisses, avoir faict ung panneau neuf qui est triangle contenant II p., qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p. vallent IX s.
<lb/>Item a la chappelle du meilleu de l’escallier du Roy, avoir mis XIII lozenges et demye, vallent ensemble XI s. III d.
<lb/>Plus aux garderobbes de la royne d’Escosse, avoir mis trois lozenges et demye, qui vallent II s. XI d.
<lb/>Item a la chambre de madame d’Oranne, avoir levé IIII penneaulx et mis V lozenges et demye, qui vallent XI s. III d.
<lb/>Item a la chambre de madame du Peron, avoir levé trois penneaulx et mis V lozenges et demye, qui vallent IX s. VII d.
<lb/>[f. 129v] Item a la chambre de mons. d’Estampes en la basse court, avoir mis VIII lozenges et demye, vallent VII s. I d. t.
<lb/>Item en ladicte chambre, avoir faict deux penneaulx de voirre neuf contenant ensemble IIII p. et demye, et ung petit panneau aussi neuf à l’orloge contenant I p. qui est pour lesd. trois panneaulx V p. et demye, qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XXIIII s. IX d.
<lb/>Item aux victres du costé du jeu de paulme, avoir mis XIX lozenges et levé I penneau, qui au feur que dessus vallent XVII s. VI d.
<lb/>Item oud. mois de may MVc L, avoir faict deux panneaulx de voirre neuf a la gallerye dud. chasteau a l’endroict de la chambre de monseigneur le connestable contenans ensemble VII p., qui au feur de IIII s. VI d. t. le p. vallent ensemble la somme de XXXI s. VI d.
<lb/>Item et le vingt troisiesme jour dud. mois de may, avoir mis a la salle de la Royne XXII lozenges, qui au feur que dessus de X d. t. piece vallent XVIII s. IIII d.
<lb/>Item a la chambre du concierge en la basse court, avoir mis en plomb neuf huict penneaulx dont les quatre du costé de lad. basse court et les IIII autres du costé de la rue, le tout contenant ensemble XX p. I poulce, qui au feur que dessus de II s. t. le p. vallent ensemble la somme de XL s. II d. t.
<lb/>Item en la chambre dud. concierge, mis ung penneau de voirre neuf du costé des fossez contenant IIII p. III quarts, qui au feur que dessus de IIII s. VI d. t. le p., vallent ensemb le la somme de XXI s. III d. ob. t.
<lb/>Item au logis de mons. d’Estampes a la basse court, [f. 130] avoir faict deux panneaulx neufz, l’un sur le jardin et l’autre sur la court, contenant ensemble III p., qui au feur que dessus vallent XIIII s. VII d. ob. t.
<lb/>Somme toute desd. parties devant contenues et declairees trois cens vingt livres quinze solz six deniers tournoys
<lb/>Toutes lesquelles parties ouvraiges et reparations de voirreryes cy desss contenues et declairees et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices dud. lieu de Saint Germain en Laye signee de sa main le XIIe jour de decembre l’an MVc L montent et reviennent ensemb le a ladicte somme de IIIc XX l. XV s. VI d. t., sur et tantmoings desquelz ouvraiges et reparations de victres a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues seullement payé par cedict present commis maistre Nicolas Picart audict Nicolas Beaurain lad. premiere somme de IIIIxx X l. XI s. II d. t. en XXXIX escus d’or sol a XLVI s. t. piece et le surplus monnoie, comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le XXVIIe jour de juing l’an MVc L aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, en despence ladicte premiere somme de IIIIxx X l. XI s. II d. t.
<lb/>Somme pour les ouvraiges de verrerye
<lb/>Vc LXII l. IX s. XI d. ob. p. t.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 130v] Ouvraiges de pavé a Sainct Germain en Laye
<lb/>A Denis Pasquier, paveur demourant a Paris, la somme de huict cens livres tournois sur et en deduction de la somme de mil soixante quatorze livres sept solz unze deniers tournois a luy deue et laquelle messire Nicolas de Neufville, chevalier, s. de Villeroy, conseiller du Roy nostre sire et commissaire par lui ordonné sur le faict de ses bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le XXVe jour de febvrier l’an MVc XLVIII mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy paier, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les ouvraiges de pavé de carreau de grez neuf qu’ilz a faictz pour led. s. aud. lieu de Saint Germain en Laye en l’annee MVc XLVII en pleusieurs carrefours et rues dud. lieu de Saint Germain en Laye, avoir levé et rassis plusieurs pavez en la basse court du chasteau dud. Saint Germain en Laye pour la conservation dud. lieu es lieux et endroictz cy apres declairez ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement
<lb/>Le pavé faict de neuf au grand carrefour devant l’eglise contient [f. 131] treize toises I quart de p. de long sur unze toises I p. I quart de large, raporté le fort au foible, vallent VIIxx V toises demye IIII p.
<lb/>Le pavé faict a costé du portail de lad. eglise du costé a l’entree de la rue par ou l’on va au chasteau contenant III toises II p. de long sur III toises II pied de large, raporté le fort au foible, vallent XII toises VIII p.
<lb/>Une espaullette de pavé a costé et au bout du pavé dessusd. du costé dud. carrefour a costé dud. portail de lad. eglise contenant VIII p. de long sur VIII p. de large, rapporté le fort au foible, vallent I toise demie X p.
<lb/>Une autre espaulette de pavé faicte a costé du bout d’em bas dud. carrefour pres la rue par oiu l’on va a la chancellerye contenant IIII toises IIII p. de long sur IIII toises et demye de large, vallent XVI toises XII p.
<lb/>Le pavé faict au petit carrefour estant au bout dud. grand carrefour a l’endoict du bout de la rue du Moustier contenant V toises I p. de long sur V toises et demye de large, raporté le fort au foible, vallent ensemble XXVIIII toises XIIII p. et demye
<lb/>Le pavé faict a la petitte estant a l’entree de la petitte rue par ou l’on va dud. carrefour au logis de mons. le connestable contenant III toises et demye de large sur III toises II pieds et demye de longt, vallans XI toises et demye XVI p. et demye
<lb/>Le pavé faict a la petite ruelle par ou l’on va dud. carrefour audict logis de mond. s. le connestable contenant XXXII toises I p. de long sur IX p. III quarts de large, rapporté le fort au foible, vallent ensemble LII toises IX p. III quarts
<lb/>Le pavé en la rue de la Salle par ou l’on tourne pour aller de la rue du Moustier au chasteau cpntenant LXIIII toises de long sur III toises de large, rapporté le fort au foible, vallent IXxx XII toises
<lb/>Le pavé faict au bout de lad. rue a l’opposite de l’entree de la basse court dud. chasteau du costé des maisons contenans X toises et demye de long sur V toises de large, rapport lé fort au foible, vallent LII toises et demye
<lb/>[f. 131v] Somme desd. parties de pavé devant declairees Vc XIII toises II p. et demye, qui au feur de XL s. t. pour chacune toise pour pavé de carreau, sablon et peine d’ouvrires et aides vallent ensemble aud. pris la somme de mil XXVI l. II s. IX d.
<lb/>Le pavé et repavé en la basse court dud. chasteau a l’endroict de ce qui a esté desmoly pour les tranchees faictes pour le passaige des tuyaulx de la fontaine depuis l’entree de lad. basse court du costé du costé de l’eglise jusques au lieu et endroict ou chet l’eaue d’icelle fontaine en ladicte basse court pour conduire les eaues qui cheent de lad. fontaine a l’entree du jardin contenant ensemble LXII toises de long sur V p. de large, vallent LI toises demye VI p., qui au feur de XVII s. VI d. t. chacune toise pour peine d’ouvriers et pour avoir quis des carreaulx neufz qu’il a convenu pour ce faire, vallent ensemb le la somme de XLV l. IIII s. II d.
<lb/>Le pavé faict et rellevé en lad. basse court a l’endroict ou y avoit une fondriere devant le logis du cappitaine avallué a IIII toises, qui au feur de XVII s. VI d. t. pour chacune toise, comprins le carreau qui a esté mis de neuf, vallent la somme de LXX s. t.
<lb/>Somme totalle desd. parties cy devant contenues et declairees MLXXIIII l. XVI s. XI d. t.
<lb/>Toutes lesquelles parties et ouvraiges de pavé de carreau de grez cy devant contenuz et declairez ont esté en la presence de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens, veuz et visitez, toisez et mesurez par Charles Billard, maistre maçon de monseigneur le connestable, Guillaume Guillain et Jehan Chapponet, maistres maçons demourans a Paris, qui iceulx ouvraiges ont trouvez avoir esté et estre bien et deuement faictz ainsi qu’il appartient et iceulx avoir et contenir les longueurs et largeurs contenues en chacun [f. 132] article d’icelles parties aux pris cy devant declairez et pour les causes que dessus et valloir loyaulment lad. derniere somme de MLXXIIII l. XVI s. XI d. t., sur laquelle a esté seullement payé par ced. present commis maistre Nicolas Picart en vertu desd. lettres d’ordonnance et certiffication cy rendues aud. Pasquier lad. premiere somme VIIIc l. comme par trois ses quictances faictes et passees par devant deux notaires du Chastellet de Paris aussi cy rendues et servans cy appert, pour ce cy en vertu d’icelles et desd. certiffication et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, en despence lad. premiere somme de VIIIc l.
<lb/>Par devant Guillaume Payan et Jehan Trouvé, notaires du Roy nostre sire de par luy ordonnez, creez et establiz en son Chastellet de Paris, fut present en sa personne David Pasquier, paver, juré du Roy nostred. seigneur a Paris, lequel recongneut et confessa et par ces presentes confesse avoir faict marché et convenance avec noble personne maistre Philibert Delorme, conseiller et aulmosnier ordinaire du Roy nostred. seigneur et son architecte, abbé de Geneton et de Saint Barthelemy les Noyon, a ce present pour et au nom dud. seigneur, de continuer et parachever le pavé par luy encommencé a faire pour le Roy nostred. seigneur en la place et rue estant devant la basse court de son chasteau de Saint Germain en Laye ainsi qu’il est encommencé jusques a l’endoict du coing du corps d’hostel des offices de lad. basse court sur lad. rue et place et de continuer led. pavé le long du grand chemin par ou l’on va de ladicte basse court au port au Pec jusques oultre le chemin par ou l’on va dudict Saint Germain en Laye au port au Pecq et jusques a l’entree du chemin par ou l’on va d’icellui Saint Germain en Laye a la chaussee de Challevanes, a l’endroict ou se trouvera la pente pour la descente et vuydange des eaues, et faire led. pavé, c’est assavoir a l’endroict de l’escuirye de la largeur de IIII toises jusques ou lieu ou finera le pente et y eriger ung ruisseau par le meilleu d’icellui [f. 132v] ou a l’endroict ou il se trouvera pour le mieulx, et aura icellui pavé ung poulce de pante sur chacune toise de la longueur qu’il pourra contenir jusques a l’endroit du bout dud. pavé ou lieu dessusd. ad ce que les eaues et esgoutz puissent bien et aisement avoir leurs cours et vuydanges, et pour ce faire sera tenu led. Pasquier faire vuider et oster a ses despens les terres et gravois estans de present par le chemin et endroit ou doibt estre faict led. pavé pour abaisser ledict endroict de VI p. de haulteur ou environ, rapporté le fort au foible, sur lad. longueur et largeur que contiend led. pavé et de telle haulteur et abaissement qu’il appartiend, faire en sorte que ledict pavé aura lad. pante et escaluer les terres aux deux costez dud. pavé ou il appartiend pour l’aisance du chemin, et faire mener a ses despens lesd. terres, gravois et vuydanges aux champs ou lieu le plus convenable, et si sera tenu querir et livrer a sesd. despens tout le carreau de gretz qu’il conviendra pour ce faire, bon, loial et marchant, sablon, voictures, peine d’ouvriers et d’aydes et autres choses a ce necessaires, moiennant et parmy le prix et somme de LV s. t. pour chacune toise contenant XXXVI p. en carré dud. pavé, sur lequel present marché luy en sera advancé, baillé, payé par le commis au payement des bastimens et ediffices du Roy nostred. seigneur aud. lieu de Saint Germain en Laye la somme de Vc l. et le reste dud. pris dud. pavé luy sera payé et baillé par led. commis au feur et ains qu’il aura besongné et faict besongner aud. vuidange et pavé, ou il sera tenu et promect besongner et faire besongner en la meilleure dilligence que faire se pourra jusques a perfection d’iceulx sans descontinuer et sans ce que luy soit aucune chose compté ne payé pour lesd. vuidanges ne pour quelque autre chose que se soit pour le faict dud. pavé, fors le pris dessusd. de LV s. t. pour chacune toise d’icelluy, seullement touteffoys s’il se trouve aulcun viel pavé en faisant lesd. vuidanges [f. 133] qui soit bon, il s’en pourra aider et le faire mectre en œuvre. Promectant. Obligeant comme pour les propres besongnes et affaires du Roy nostred. seigneur. Renonçant. Faict et passé multiple l’an MVc XLVIII le samedy IXe jour de juing. Ainsi signé Trouvé et Paien.
<lb/>Audict Denis Pasquier, la somme de cinq cens livres tournois a luy ordonnee par ledict commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le IXe jour de juing l’an mil Vc XLVIII sur et tant moings des ouvraiges de pavé de carreau de grez qu’il debvoit faire pour le Roy nostred. seigneur en la place et rue estant devant la basse court dud. chasteau de Sainct Germain en Laye suivant le marché qui a esté faict et passé par led. commissaire avec led. Pasquier, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees et par luy receues pour semblable cause, de laquelle somme Vc l. a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance et marché cy rendz faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart audict Denis Pasquier en escus d’or sol à XLV s. t. piece, douzains, dizains et liardz comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le samedi neufiesme jour de juing l’an MVc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. marché et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, en despence ladicte somme de Vc l.
<lb/>Aud. Denis Pasquier, la somme de cinq cens livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme par ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XVIIe jour d’aoust l’an MVc XLVIII sur ce qu’il luy peult et pourra cy apres estre deu sur sond. marché a cause des ouvraiges de pavé de carreau de greez qu’il a faictz et faict ordinairement faire [f. 133v] par le roy nostred. seigneur aud. lieu de Sainct Germain en Laye oultre et par dessus les autres sommes de deniers qu’il a cy devant receues pour semblable cause, de laquelle somme Vc l. a esté en vertu desd. marché et lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par cedict present commis maistre Nicolas Picart audict Pasquier en escus d’or sol a XLV s. t. piece, douzaines, testons de XI s. piece, doubles, dizaines et liards comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le jeudi XVIe jour d’aoust l’an MVc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. lettres d’ordonnance et marché cy dessus ladicte somme de Vc l.
<lb/>Aud. Pasquier semblable somme de cinq cens livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XXe jour d’aoust l’an MVc XLVIII sur ce qui luy peult et pourra cy apres estre deu sur sond. marché a cause des ouvraiges de carreau de greez qu’ilz a faictz et faict ordinairement faire pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Sainct Germain en Laye oultre et par dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees par led. commissaire et par led. Pasquier receuespour semblable cause, laquelle somme de Vc l. a esté payé comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Denis Pasquier en vertu desd. marché et lettres d’ordonnance dud. commissaire cy rendues comme par sa quictance faicte et passee deux notaires du Chastellet de Paris le XXe jour de septembre l’an MVc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. marché et lettres d’ordonnance en despence lad. somme de Vc l.
<lb/>A icellui Denis Pasquier, pareille somme de cinq cens livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XIIIe jour d’octobre l’an MVc XVLIII sur et tant moings des ouvraiges de pavé et eslargissement de chemin faictz [f. 234] par led. Pasquier suivant sond. marché et oultre le contenu en icellui, et ce oultre et par dessus les autres sommes de deniers a luy cy devant ordonnees par led. commissaire pour semblable cause, de laquelle somme de Vc l. a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Pasquier comme par sa quictance faicte et passee par devant Thomas Legendre, substitud ordonné par justice en l’absence de Michel Fromont, tabellion royal a Sainct Germain en Laye, le XIIIe jour d’octobre l’an MVc XVLIII es presences des tesmoings y nommez aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. lettres d’ordonnance et marché, ladicte somme de Vc l.
<lb/>Aud. Pasquier la somme de cent livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le deuxiesme jour de mars l’an MVc XLVIII sur et tant moins des pavemens de greez et vuidanges de terres et eaues qu’il a faictes pour led. largissement du chemin et aller des offices de la basse courtz estantz du costé de la fontaine dud. chasteau jusques au coing de la maison de Tallevant tant suivant le marché qui en a esté passé naguieres avec luy que autres pavemens et vuidanges qu’ilz a faictz audict lieu oultre le contenu en icellui, de laqulle somme de C l. a esté faict payement par ced. present commis aud. Pasquier en vertu desd. marché et lettres d’ordonnance en escus d’or sol a XXV s. t. piece et monnoie de douzains, dizains et liards comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le mercredi VIe jour de mars l’an MVc XLVIII aussy cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. marché et lettres d’ordonnance, le tout cy rendu et servant cy, lad. somme de C l.
<lb/>[f. 134v] A icelluy Denis Pasquier, maistre paveur ordinaire du Roy nostre sire, la somme de cinq cens livres tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XIIIe jour d’avril l’an MVc L apres Pasques pour emploier aux pavemens par luy encommencez a faire pour led. seigneur aud. lieu de Sainct Germain en Laye, laquelle somme de Vc l. a esté payee, baillee et delivree comptant par ced. present commis aud. Denys Pasquier en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues en escus d’or sol à XLVI s. t. piece, testons de XI s. IIII d. t. piece et monnoye de douzains, dizains et liardz comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le XIIIe jour d’avril l’an MVc L aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. lettres d’ordonnance en despence lad. somme de Vc l.
<lb/>Somme a cause des ouvraiges de pavé
<lb/>IIIm IIIIc l.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 135] Tuyaus de fontaine a Saint Germain en Laye
<lb/>A Pierre de Maistre, fontainier de la ville de Rouen, la somme de huict cens livres tournois sur et en deduction de la somme de VIIIc IIIIxx l. a luy deue et laquelle messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy nostre sire et commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye et par ces lettres de mandement donnees soubz son seing le XIXe jour de febvrier l’an MVc L mande au present commis maistre Nicolas Picart luy paier, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les tuyaulx de pierre cuyte plombmez par dedans faictz de neuf pour led. seigneur en l’annee MVc XLVII pour le cours de l’eau de la fontaine estant en la basse court du chasteau dud. lieu de Sainct Germain en Laye es lieux et endroictz cy apres declarez ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, une branche de tuyau faicte au carrefour devant l’eglize dud. lieu de Sainct Germain en Laye pour conduire une partye de l’eaude du gros tuyau pour cheoir et servir au commun devant lad. esglise, contient V toises IIII p. et demye de long, comprins le tuyau de plomb qui monte au poteau de voius par ou chet l’eaue aud. carrefour, pour ce cy V toises IIII p. et demye
<lb/>Les tuyaulx faictz depuis le mesme tuyau de lad. fontaine pour servir a conduire une partie de l’eaue depuis la place aux escuiers jusques au carrefour du marché devant la croix et oultre et devant la geolle [f. 135v] ou sera faict ung reservoir d’eaue pour servir au commung, contiennent ensemble VIxx XV toises, pour ce cy VIxx XV toises
<lb/>Les tuyaulx faictz tant en la basse court dud. chasteau que au jardin et oultre la closture dud. jardin jusques a une fosse servant d’abruvoir pour servir a conduire l’eaue qui chet a present en lad. basse tant aud. jardin que aud. abruvoir contiennent ensemble IIc XI toises VII p. et demye de long, pour ce cy IIc XI toises I p. et demye
<lb/>Somme toute de ce que contiennent ensemble de longueur tous lesd. tuyaulx devant declairez IIIc LII toises, qui a raison de L s. t. pour chacune toise de longueur, comprins les tranchees, vuydanges, maçonnerye et assiete d’iceulx tuyaulx suivant certain marché faict avec led. de Maistre passé par devant deux notaires du Roy nostre sire ou Chastellet de Paris le mardi IIIIe jour de mars l’an MVc XLIII signé de Mesmes et Le Charron, vallent ensemble aud. pris la somme de VIIIc IIIIxx l.
<lb/>Tous lesquelz tuyaulx de fontaine cy devant declarez ont esté de l’ordonnance dud. commissaire messire Nicolas de Neufville et en la present de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens, veuz et visitez, prisez et mesurez par Charles Billard, maistre maçon de monseigneur le connestable, et Guillaume Guillain, maistre des œuvres de maçonnerie de la ville de Paris, que iceulx ont trouvez avoir esté et estre bien et deuement faictz ainsi qu’il appartient et iceulx avoir et contenir les longueurs contenues et declairees en chacun article desd. parties, contenans ensemble la quantité dessusd. de IIIc LII toises et valloir ensemble au pris de L s. t. pour chacune toise la somme de VIIIc IIIIxx l. ainsi qu’il apparte par une certiffication signee desd. Billard, Guillain et Deshostelz le XXIe jour de decembre l’an MVc XLVIII, sur laquelle somme de VIIIc IIIIxx l. a esté seullment payé [f. 136] par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. de Mestre la somme de VIIIc l. en vertu desd. certiffication et lettres d’ordonnance dud. commissaire cy rendues comme par deux ses quictances faictes et passees par devant deux notaires du Chastellet de Paris aussi cy rendues appert, pour ce cy par vertu d’icelles et desd. certiffication et lettres d’ordonnance en despence lad. somme de VIIIc l.
<lb/>Pierre de Mestre, fontenier demourant en la ville de Rouen, confesse ce jourd’huy avoir faict marché avec noble personne maistre Philibert Delorme, conseiller et aulmosnier ordinaire du Roy nostre sire, architecte dud. seigneur et par luy commis sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye, de faire pour led. seigneur jusques a la quantité de huict vingtz toises ou envyron de tuyaulx de terre cuytte depuis la premiere source de Ponty en venant au chasteau dud. Sainct Germain pour par iceulx tuyaulx qui ainsi seront de nouveau faictz augmenter le cours de l’eaue de lad. fontaine venant des sources de Chambourcy et des environs et la faire plus habondamment venir aud. chasteau parce que pour le present les tuyaulx de lad. fontaine sont rempliz de sable depuis lad. premiere source de Poncy, en sorte que quant on baille vent a lad. fontaine et que on veult icelle nectoier elle n’a aucun cours d’eaue de huict ou quinze jours apres, mais que au moien desd. nouveaulx tuyaulx l’eaue de lad. fontaine viendra continuellement, faire les tuyaulx qu’il conviend aux deschargeoirs pour la vuidange et descharge des eaues et pour vuider les sables procedans desd. souces quant [f. 136v] mestier en sera, tous lesd. tuyaulx faire de bonne terre bien et deuement cuiz et esmoulez et plombmez par dedans œuvre, lesquelz auront quatre poulces d’ouverture et passaige d’eaue en diamettre par dedans œuvre oultre les embouctures d’un poulce d’espoisseur pour le moins embouttez et souldez l’un dedans l’autre de huict poulces d’emboutture, et seront de telle longueur que les autres que y sont de present, les trois pieces embouttees. Item que led. Le Mestre sera tenu faire toutes les tranchees dedans terre qu’il conviend pour asseoir lesd. tuyaulx de la longueur qu’il appartiend, de V p. de parfondeur dedans terre pour le moins es lieux et endroictz ou il n’y a aucuns montaiges, et es endroictz ou se trouveront lesd. montaignes ou buttes enfoncer lesd. tranchees plus basses de telle parfondeur qu’il appartiendra, en sorte que l’eaue de ladicte fontaine puisse aisement avoir son cours et sans contraincte, et oster tout ce qui pourroit empescher ausd. tuyaulx dedans lesd. tranchees en bonne maçonnerye et caillaux et bon cyment a baing de IIII poulces d’espoisseur tout au pourtour desd. tuyaulx pour la seuretté d’iceulx et faire l’assemblaige desd. embouctures aussi de bon cyment, et pour ce faire sera tenu led. Maisre querir et livrer desd. tuyaulx de bonne terre plombmez par dedans et vert ou de jaulne de la grosseur et façon que dessus avec le bois pour la cuytte et recuitte desd. tuyaulx, pierre de caillou, cyment, maçonnerye et assiette, voictures et charigaes tant par eaue que par terre, tranchees, vuidanges de terres et recouvrement de terre qu’il conviendra pour couvrir lesd. tuyaulx apres qu’ilz auront esté assis et maçonnez, peine d’ouvriers et d’aydes et autres choses a ce necessaires, a ses coustz et despens, et rendre le tout prest, faict et parfaict bien et deueuement au dict d’ouvriers et gens a ce congnoissans dedans le premier jour de [f. 137] septembre prochainement venant et ce moiennent le pris et somme de XLVII s. VI d. t. que pour chacune toise de longueur desd. tuyaulx luy en sera baillé et payé par le tresorier commis au payement des bastimens et ediffices dud. Sainct Germain en Laye au feur et ainsi qu’il aura besongné ausd. tuyaulx et assiette d’iceulx, bien et deuement comme dict est, sur lesquelz tuyaulx et ouvraiges led. maistre Philibert Delorme fera bailler et advencer aud. de Mestre la somme de cent escuz d’or soleil et luy faire donner passaige au-dedans de la terre du seigneur de Dueil, du sieur de Palpas et autres pour asseoir lesd. tuyaulxet faire les ouvertures. Promectant. Obligeant led. Le Mestre comme pour les propres besongnes et affaires du Roy. Renonçant. Faict et passé l’an MVc XLVIII le mardy 6me jour de juin. Signé Payen et Trouvé.
<lb/>Je Guillaume Guillain, maistre des œuvres de maçonnerye de la ville de Paris, certiffye a tous qu’il appartient que de l’ordonnance de noble personne maistre Philibert Delorme, abbé de Geneton et de Sainct Barthelemy, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire, commissaire ordonné et depputé par led. seigneur sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye et apres serment faict par devant luy ny, ay, en la presence de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, toisé et mesuré les tuyaulx de terre cuitte plombmez par dedans œuvre faictz de neuf pour le Roy nostre sire par Pierre de Mestre, fontainier de la ville de Rouen, pour le cours de l’eaue de la fontaine de son chasteau de Sainct Germain en Laye ou lieu des tuyaulx qui sont rempliz de sable, a cause de quoy led. cours d’eaue de lad. fontaine estoit fort empesché depuis le regard de lad. fontaine estant [f. 137v] au bout et entree du bois de Ponty jusques et entrant dedans une de chastengneraye appartenant comme l’on dict a Matjieu de Sainct Ladre du costé de Chambourcy pour les causes et ainssi que contenu est aud. marché de ce faict et passé avec led. de Mestre par devant deux notaires du Chastellet de Paris dacté du mardi Ve jour de juin dernier passé signé Trouvé et Paien, lesquelz tuyaulx faictz de neuf j’ay trouvé avoir et contenir VIIIxx I toises II p. de long, a prandre depuis led. regard jusques lad. chastaigneraye dud. Mathieu de Sainct Lardre a l’endroit ou est adjousté le bout desd. tuyaulx, esquelz entre de present led. cours d’eaue de lad. fontaine par iceulx tuyaulx neufz bien et aisement ainsi qu’il appartient, et si ay trouvé avoir esté faict de neuf deux petitz tuyaulx de bout chacun de V p. de hault, mis et assis par voye sur lesd. tuyaulx neufz pour servir a donner vent et air ausd. tuyaulx affin que l’eaue aye mieulx son cours, lesquelz tuyaulx neufz, comprins lesd. deux petitz tuyailx de bout servans ad ce que dict est cy dessus, contiennent ensemble VIIIxx III toises, qui au feur de XLVII s. VI d. t. pour chacune toise de longueur, comprins les vuidanges, tranchees, maçonnerie et assiette et pour les causes contenues aud. marché vallent ensemble aud. pris la somme de IIIc IIIIxx VII l. II s. VI d. t., tesmoing mon seing manuel cy mis le troisiesme jour d’octobre l’an mil Vc XLVIII. Signé Guillain et Deshostelz.
<lb/>Audict Pierre de Maistre, fontainier de la ville de Rouen, la somme [f. 138] de trois cens quatre vingtz sept livres deux solz six deniers tournois a lue deue et laquelle maistre Philibert Delorme, commissaire susd., a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le XVIIe jour d’octobre l’an MVc XLVIII mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy paier, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour les tuyaulx de terre cuitte plombmez par dedans œuvre qu’ilz a faictz de neuf pour le Roy nostred. seigneur depuis le mois de juin Vc XLVIII jusques ou mois d’octobre ensuivant oud. an pour le cours de l’eaue de la fontaine du chasteau dud. lieu de Sainct Germain en Laye depuis le regard de la fontaine estant au bout et entree du bois de Poncy jusques et entrant dedans une partye de chastaigneraye appartenant a Mathieu de Sainct Ladre du costé de Chambourcy ainsi qu’il est apparu et appert par la certiffication cy dessus transcripte signee Guillain et Deshostelz, en laquelle sont declarez par le menu lesd. tuyaulx de terre cuytte, les lieux et endroictz ou ilz ont esté faictz, mis et assis et le nombre de toises qu’ilz contiennent en chacun endroict, le tout veu et visité, toisé et mesuré par led. Guillain de l’ordonnance dud. commissaire en la presence dud. Deshostelz, qui iceulx a trouvez avoir esté bien et deuement faictz, avoir et contenir la quantité de VIIIxx III toises comme contenu est au marché de ce par led. commissaire faict et passé avec led. de Mestre cy dessus aussi transcript et iceulx valloir a raison de XLVII s. VI d. t. pour chacune toise ladicte somme de IIIc IIIIxx VII l. II s. VI d. t., de laquelle en vertu desd. marché, certiffication et lettres d’ordonnance dud. commissaire, le tout cy rendu, a esté faict compte et paiement comptant [f. 138v] par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. de Maistre en escus d’or sol à XLV s. t. piece et monnoye de douzaines, dizains et testons a XI s. t. piece, liardz et doubles comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le XVIIIe jour d’octobre l’an MVc XLVIII aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication, marché et lettres de mandement dud. commissaire, le tout cy rendu en despence lad. premiere somme de IIIc IIIIxx VII l. II s. VI d.
<lb/>Somme a cause desd. tuyaulx de fontaines
<lb/>IIIc IIIIxx VII l. II s. VI d.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 139] Ouvraiges de nattes a Sainct Germain en Laye
<lb/>A Jehan Douart, nattier demourant a Paris, la somme de sept vingtz six livres deux solz deux deniers obbolle tournois a luy deue et laquelle messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, et Philibert Babou, aussi chevalier, seigneur de la Bourdaiziere, conseillers du Roy nostre sire et commissaires par luy ordonnez et depputez sur le faict de ses bastimenset et ediffices de Sainct Germain en Laye, ont par leurs lettres de mandement donnees soubz leurs signetz le XXVme jour de mars l’an MVc XLVI mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy paier, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission tant pour les nattes neufves faictes et fournis par ledict Douart pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Sainct Germain en Laye es salles, chambres, garderrobbes et cabinetz et autres lieux des bastimens dud. Sainct Germain durant les mois de decembre et janvier en l’annee MVc XLVI que pour avoir recousu, recloué et restably les vielles nattes des chambres, garderrobbes et cabinetz dud. chasteau qui estoient corrompues et desassemblees en pleusieurs endroictz es lieux et endroictz cy apres declarez ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, les nattes faictes au parterre de la chambre de monseigneur le Daulphin contenant V toises de long sur XIX p. III quarts de large, [f. 139v] rapporté le fort au foible, vallent XVI toises XVI p. et demye
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la garderrobbe dud. seigneur contenans IX toises IIII p. de pourtour sur XI p. et demye de hault vallent XVIII toises demye I p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. garderobbe dud. seigneur contiennent IIII toises de long sur VIII p. de large, vallent V toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de madame la Daulphine contiennent III toises V p. de long sur III toises I p. III quarts de large, vallent XII toises demye IIII p. I quart
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la garderobbe de mad. dame la Daulphine contiennent III toises et demye de long sur XIII p. et demye de large, vallent VII toises demye XIII p. demye
<lb/>Et au pourtour de lad. chambre, a esté mise une piece de natte neufve contenant I toise, pour ce cy I toise
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de madame Margueritte, fille du Roy, contiennent III toises V p. de long sur III toises I p. III quarts de large, rapporté le fort au foible, vallent XII toises demye IIII p. I quart
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la garderobbe de lad. dame contiennent XI toises IIII p. de pourtour sur IX p. de hault, vallent XVII toises demye
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. garderrobbe contiennent III toises III p. et demye de long sur XIII p. et demye de large, vallent VIII toises II p. I quart
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de madame d’Estampes contiennent III toises IIII p. et demy de llong sur III toises et demye de large, vallent XIII toises IIII p. et demy
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la garderobbe de lad. dame contiennent IIII toises de long sur VII p. de large, [f. 140] vallent IIII toises demye VI p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chappelle de la Royne pres la chambre du Roy contiennent XV toises de pourtour sur IX p. de hault, vallent XXII toises demye
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. chappelle contiennent V toises de long sur XVII p. demy de large, vallent XIIII toises demye III p.
<lb/>Les nattes mises de neuf en pleusieurs endroictz des chambre et garderrobbe de monseigneur l’admiral evalluees a XIII toises demye
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre de mons. de Boisi contiennent XV toises et demye de pourtour sur XVI p. de hault, vallent XXIII toises demye III p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de ladicte chambre contiennent IIII toises demye de long sur III toises demye de large, rapporté le fort au foible, vallent XVI toises demye IX p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour et parterre du cabinet de lad. chambre avalluees a VII toises V p.
<lb/>Les nattes faictes en partye du pourtour de la chambre de madame de Bresure contiennent IX p. et demye de pourtour sur XII p. de hault, vallent III toises VI p.
<lb/>Les nattes au pourtour de la chambre de madame de Canny contiennent XV toises et demye de pourtour sur II toises de hault, vallent XXXI toises
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre des filles de la Royne contiennent XX toises de pourtour sur IX p. et demy de hault, vallent XXXIII toises VI p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de l’une des chambres pres et joignant du p. du grand escallier contiennent IIII toises et demye de long sur III toises II p. de large, rapporté le fort au foible, vallent XV toises
<lb/>Les nattes faictes sur la platteforme du tribunal en la grande salle du bal contiennent IIII toises de long, rapporté [f. 140v] le fort au foible, sur II toises IIII p. de large ausi raporté le fort au foible, vallent IX toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes sur les sieges dud. tribunal contiennent IIII toises et demy p. de long sur XIII p. et demy de hault, vallent IX toises VI p. III quarts
<lb/>Somme toute desd. nattes neufves devant declairees IIIc LII toises et demye X p., qui au feur de VIII s. t. pour chacune toise, avoir quis et livré natte, fsselle, clou, voictures et peine d’ouvriers, vallent ensemble aud. pris la somme de VIIxx I l. II s. II d. ob. t.
<lb/>Item pour avoir recousu et recloué et restably les vielles nattes des chambres, garderribbes et cabinetz dud. chasteau qui estoient corrompues et desassemblees et descloués en pleusieurs endroictz, la somme de cent solz tournois, pour ce cy C s. t.
<lb/>Somme toute desd. parties VIIxx VI l. II s. II d. ob. t.
<lb/>Toutes lesquelles parties de nattes neufves et restablissement des vielles cy dessus contenues et declarees et en une certiffication de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye signés de sa main le XIXe jour de mars l’an MVc XLVI montent et reviennent ensemble a lad. derniere somme de VIIxx VI l. II s. II d. ob. t., de laquelle en vertu desd. certiffication et mandement desd. commissaires cy renduz a esté faict compte par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Jehan Douart en escus d’or sol a XLV s. t. piece et monnoye de douzains, dizains, testons a XI s. t. piece, doubles et liardz comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le XXIIIe jour d’avril l’an MVc XLVII apres Pasques aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication [f. 140v] et mandement desd. commissaires, en despence lad. somme de VIIxx VI l. II s. II d. ob. t.
<lb/>A Jehan Tourouse et Denis Petit, natiers demourans a Paris, la somme de sept vingtz quatre livres dix neuf solz neuf deniers t. a eulx deue et laquelle les commissaires dessusd. ont par leurs lettres de mandement donnees soubz leurs seings le XVe jour d’avril l’an MVc XLVIII apres Pasques mandé au present commis maistre Nicolas Picart paier, bailler et delivrer comptant des deniers qui luy ont esté baillez pour convertir au faict de sad. commission pour les nattes neufves qu’ilz ont faictes, fournies et livrees pour le Roy nostred. seignur au chasteau de Sainct Germain en Laye es chambres, garderrobbes et cabinetz et autres lieux dud. chasteau depuis le mois de may Vc XL jusques au XIIIIe jour de mars ensuivant aud. an es lieux et endroictz cy apres declarez ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, les nattes faictes au pourtour de la tour soubz le cabinet du Roy en l’estaige de la gallerye contiennent IIII toises I p. de pourtour sur II toises de hault, vallent VIII toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. tour, comprins une petitte allee, avallué a II toises demye
<lb/>Les nattes faictes contre les murs de la gallerye estant entre les tours des cabinetz du Roy et de la Royne contiennent XXXVIII toises de pourtour, rapporté le fort au foible, sur VIII p. de hault, vallent L toises demye VI p.
<lb/>[f. 141v] Les nattes faictes en partye du parterre de lad. gallerye contiennent XIX toises IIII p. III quarts de long sur IIII p. de large, vallent XIII toises VII p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la tour soubz le cabinet de la Royne en l’estaige de lad. gallerye contiennent V toises II p. et demy de pourtour sur XII p. III quarts de hault, vallent XI toises demye I quart de p. et demy
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. tour avallué a II toises XV p., pour ce II toises XV p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour des murs de la gallerye depuis lad. tour ou est led. cabinet de la Royne jusques a une autre trois estant au bout du petit logis du costé et pres la grande chappelle dud. chasteau contiennent LIII toises II p. de pourtour, rapporté le fort au foible, vallent sur VIII p. de hault vallent LXXI toises IIII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. gallerye contiennent XXVIII toises I p. et demy de long sur VIII p. de large, vallent XXXVII toises demye VI p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour des murs de lad. tour pres lad. chappelle aud. estaige de lad. gallerye contiennent V toises II p. I quart de pourtour sur XI p. III quarts de hault, vallent X toises demye III quarts de p. et demy
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. tour avalluees a II toises VIII p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre de madame la grand seneschalle contiennent XIII toises V p. de pourtour sur XII p. et demy de hault, vallent XXVIII toises demye XI p.
<lb/>Les nattes faictes en une chambre joignant et servant de salle a lad. dame au pourtour des murs contiennent XVI tosies et demye de pourtour sur XII p. de hault, vallent XXXIII toises
<lb/>Les nattes faictes au pourtour du cabinet de lad. dame contiennent huict toises et demye de pourtour sur XII p. et demy de hault, vallent XVII toises demye VII p. demy
<lb/>Les nattes faictes au pourtour dud. cabinet avalluees a II toises XIII p.
<lb/>Les nattes faictes en partye du pourtour de la garderobbe du Roy contiennent VIII toises de pourtour sur [f. 142] II p. et demy de hault, vallent XI toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes en partye du pourtour de la garderobbe du Roy contiennent VII toises de pourtour sur VIII p. et demy de hault, vallent XI toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes en partie du pourtour de la salle du bal contiennent IIII toises de long sur XIII p. III quarts de hault, vallent IX toises VI p.
<lb/>Les nattes faictes en une chambre du petit logis de l’estaige et pres la chambre de la Royne contiennent X toises IIII p. III quarts de pourtour sur IX p. de hault, vallent XVI toises VI p. III quarts
<lb/>Ls nattes faictes en une autre chambre joignant contiennent X toises IIII p. de pourtour sur IX p. de hault, vallent XV toises
<lb/>Les nattes faictes en partye de lad. chappelle de la Royne contiennent V toises de long sur XVI p. et demy de large, vallent XIII toises demye IX p.
<lb/>La reparation des vieilles nattes en pleusieurs lieux aud. chasteau avalluez a IIII toises de natte neufve, pour ce cy IIII toises
<lb/>Somme toute desd. parties IIIc LXVII toises XVIII p., qui au feur de VIII s. t. chacune toise tant pour nattes que pour clou, voictures et mises et assises en œuvre vallent ensemble aud. pris la somme de VIIxx IIII l. XIX s. IX d.
<lb/>Toutes lesquelles parties de nattes neufves et reparations des vielles cy dessus contenues et declairees et en une certiffication de ce faicte par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et contrerolleur de sesd. bastimens, signee de sa main le XIXe jour de mars l’an MVc XLVII montent et reviennent ensemble a la quantité [f. 142v] dessusd. de IIIc LXII toises XVII p., qui au feur de VIII s. t. pour chacune toise vallent ensemble la somme dessusd. de VIIxx IIII l. XIX s IX d. t., a esté en vertu desd. certiffication et mandement desd. commissaires cy renduz faict payement  par ced. present commis maistre Nicolas Picart ausd. Jehan Thourouse et Denis Petit, nattiers, comme par leur quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le VIe jour d’octobre l’an MVc XLVII aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication et mandement desd. commissaires lad. premiere somme de VIIxx IIII l. XIX s. IX d.
<lb/>A Abraham Crossu, nattier demourant a Paris, la somme de sept cens quatre vingtz quatroze livres tournois sur et en deduction de la somme de neuf cens huict livres seize solz huict deniers obbole tournois qui luy estoit deue et laquelle maistre Philibert Delorme, abbé de Geneton et de Saint Barthelemy, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire et commissaire par luy ordonné sur le faict de ses bastimens et ediffices, a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le dernier jour de septembre l’an MVc XLIX mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy paier, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission tant pour deux mil cent quatre vingtz dix sept toises III p. I quart de nattes neufves qu’il a faites, fournies et livrees pour le Roy nostred. seigneur en son chasteau et maison de Sainct Germain en Laye [f. 143] durant les mois de septembre, octobre, novembre, decembre, janvier, fevrier et mars MVc XLVIII et icelles mises et assizes en salles, chambres, cabinetz, garderobbes et autres lieux dud. chasteau ainsi qu’il a esté advisé et ordonné, que aussi pour avoir recousu, recloué et restably et par luy racoustré durant led. temps en pleusieurs lieux dud. chasteau grand nombre de vielles nattes qui estoient descousues, desclouees et parties tumbees par terre, et en ce faisant fourny et livré fisselle, clou et peine d’ouvriers ainsi, en la forme et maniere qui s’ensuict
<lb/>Et premierement, les nattes faictes de neuf au parterre de la chambre de la royne d’Escosse au dessus de la chambre du Roy contiennent V toises de long sur III toises V p. III quarts de large, vallent XIX toises demye X p. dont on rabat demye toise IX p., ainsi demoure XIX toises I p. demy
<lb/>Les nattes faictes de neuf aux appuyes des deux croisees de lad. chambre avalluees a I toises XI p. I quart
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre du cabinet triangle joignant lad. chambre et l’appuye de la croisee avallué ensemble a IIII toises VI p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre du cabinet servant a lad. chambre estant au galtas de la tournelle au dessus du cabinet du Roy, avallué I toise demye VI p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de la chambre estant dessus lad. chambre de la Royne contiennent XVII toises I p. de pourtour sur XIII p. I quart de hault, vallent XXXVII toises demye XIIII p. III quarts, dont on rabat pour les croisees et huisseryes IIII toises VI p., ainsi demoure XXXIII toises demye VIII p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de lad. chambre contiennent V toises I p. de long sur III toises V p. I quart de large, vallent [f. 143v] XX toises III quarts de p., dont on rabat II toises V p., ainsi demoure XVII toises demye XIII p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes de neuf en partye du cabinet de lad. chambre estant en la tournelle joignant icelle avallué a II toises demye IIII p. demy
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de la premiere chambre haulte du galtas du corps d’hostel qui est du costé du jeu de paulme a commencer au bout dud. corps d’hostel du costé d la chappelle, contiennent XVI toises et demye de pourtour sur XIII p. III quarts de hault, vallent XXXVII toises demue XI p. I quart, dont on rabat III toises demye VI p., ainsi demoure XXXIIII toises V p. I quart
<lb/>Les nattes au parterre de lad. chambre contiennent IIII toises I p. de long, rapporté le fort au foible, sur III toises III p. I quart de large, vallent XIIII toises demye IX p. I quart, dont on rabat pour les cheminees I toise, ainsi demoure XIII toises demye IX p. I quart
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre ensuivant aud. galtas contiennent XVII toises de pourtour sur XII p. I quart de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXXIIII toises demye VII p. et demy, dont on rabat V toises, ainsi demoure XXIX toises demye VII p. demy
<lb/>Les nattes neufves au parterre de lad. chambre contiennent III toises IIII pieds de long, rapporté le fort au foible, sur III toises IIII p. I quart de large, vallent XIII toises demye III p. et demy, dont on rabat seullement a cause des embrasemens des croisees XXI p., ainsi demoure XIII toises demye I p.
<lb/>Les nattes neufves au pourtour de l’autre chambre ensuivant aud. galtas, qui est la troisiesme chambre a commancer dud. costé de lad. chappelle dud. chasteau contiennent XV toises II p. et demy de pourtour sur XII p. de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXX toises demye XII p., dont on rabat IIII toises demye VII p., ainsi demoure XXVI toises VI p.
<lb/>Les nattes neufves au parterre de lad. chambre contiennent trois [f. 144] toises IIII p. delong sur III toises demye de large, rapporté le fort au foible, vallent XII toises demye XII p., dont on rabat XX p. pour la cheminee, ainsi demoure XII toises X p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre de la salle estant en l’estage du galtas au dessus de la salle estant de la Royne contiennent VIII toises I quart de p. de long sur V toises I p. de large, vallent XVI toises demye I p. III quarts, dont on rabat pour les cheminees et pilliers II toises demye VIII p., ainsi demoure XXXVIII toises demye XI p. III quarts
<lb/>Les nattes neufves dedans les espoisses des murs a l’endroict des huict croisees de lad. salle avallué ensemble II toises demye XII p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour des murs de la chappelle estant au bout de lad. salle aud. galtas au dessus de la chappelle de la Royne contiennent XIIII toises IIII p. demy de pourtour sur XII p. demy de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXX toises demye VIII p. I quart, dont on rabat I toise demye VI p., ainsi demoure XXIX toises II p. I quart
<lb/>La natte neufve vontre l’appuye de la croisee de lad. chappelle avallué a demye toise VI p.
<lb/>Les nattes neufves au parterre de lad. chappelle contiennent V toises I p. de long sur trois toises I p. de large, rapporté le fort au foible, vallent XVI toises XIII p. dont on rabat seullement I toise demye a cause de la natte faicte en l’espoisse du mur a l’endroict de l’autel et de l’huisserye du costé de la salle, ainsi demoure XIIII toises demye XIII p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour des murs et cloisons en la chambre du galtas au dessus de la chambre de mons. le connestable contiennent XVI toises de pourtour, rapporté le fort au foible, vallent XXXII toises demye XIII p.
<lb/>Les nattes au parterre de lad. chambre contiennent IIII toises I p. de long sur III toises III p. demy de large, vallent XV toises VIII p. I quart, dont on rabat I toise, ains demoure XIIII toise VIII p. I quart
<lb/>Les nattes en l’espoisseur des murs a l’endroict des deux croisees [f. 144v] avallué a XVI p.
<lb/>Les nattes faictes a la voulte a lad. chambre, avallué a XIII toises
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de la garderrobbe de lad. chambre contiennent X toises I pied I quart de pourtour sur XII p. de hault, rapporté le fort au foible, vallent XX toises XV p., dont on rabat demye toise XII p., ainsi demoure XIX toises demye III p.
<lb/>Les nattes au parterre de lad. garderrobbe contiennent IIII toises I p. I quart de long sur IX p ; de large, vallent VI toises XI p. I quart, dont on rabat demye toise XV p., ainsi demoure V toises XIIII p. I quart
<lb/>La natte en l’espoisseur du mur a l’endroict de la croisee avallué a VII p. d.
<lb/>Les nattes faictes au pourout de la premiere chambre estant au bout du corps d’hostel qui est du costé du jeu de paulme au premier estaige du dessoubz le galtas dud. corps d’hostel, a commancer du costé du pavillon du logis de la Royne, contiennent XIIII toises demye de pourtour, rapporté le fort au foible, sur IX p. I quart de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXII toises XII p. trois quarts dont on rabat II toises XIII p., ainsi demoure XIX toises demye XVII p. III quarts,
<lb/>Les nattes faictes en la chambre faisant l’autre bout dud. corps d’hostel du costé de la chappelle au premier estaige d’au dessoubz led. galtas contiennent XV toises V p. I quart de pourtour sur IX p. I quart de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXIIII toises XVII p., dont on rabat trois toises X p., ainsi demoure XXI toises VII p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de l’une des deux chambres estans soubz partie de la salle du Roy en l’estaige qui est a la haulteur des galleryes dud. chasteau, qui est la chambre du costé et joignant l’escallier, contiennent XVI toises V p. de pourtour sur XIII p. de hault, vallent XXXVI toises XVII p. dont on rabat pour la poultre I toise demye, ainsi demoure XXXIII toises demye XVII p.
<lb/>La natte faicte de neuf en partye de la chambre qui est joignant led. escallier soubz partye de la salle du conseil aud. estaige [f. 145] desd. galleryes contiennent XII p. de long sur XIII p. de hault, vallent VI toises V p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre estant soubz la chambre de mons. le connestable aud. estaige desd. galleries contiennent XV toises II p. de pourtour sur XIII p. de hault, vallent XXXIII toises VIII p., ainsi demoure XXXII toises III p.
<lb/>Les nattes faictes en la chambre ensuivant estant aud. estaige desd. galleries joignant la vielle tour de l’orloge contiennent XVIII toises II p. d. de pourtour sur XII p. et d. de hault, vallent XXXVIII toises XIII p. I quart dont on rabat I toise d. XV p., ainsi demoure XXXVI toises XVI p. I quart
<lb/>Ung bout de natte faict de neuf au bout de la grand gallerye dud. chasteau dud. costé de la vielle tour de l’orloge devant lad. chambre contiennent X p. de long sur VIII p. de large, vallent II toises VIII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre estant au premier estage soubz le galtas en la vielle tour de l’orloge contiennent IIII toises II p. de long sur XVI p. d. de large, vallent XI toises d. XV p., dont on rabat pour la cheminée d. toise XII piedz, ainsi demoure XI toises III p.
<lb/>Les nattes faictes dedans les embrasemens des murs en lad. chambre avalluez ensemble a III toises II p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre estant en lad. tour au dessoubz de la chambre dessusd. contiennent XVI p. III quarts de large sur IIII toises II p. de long, vallent XII toises III p., dont on rabat pour la cheminee XVI p. ainsi demoure XI toises d. V p. d.
<lb/>Les nattes faictes dedans les embrasemens des murs en lad. chambre avalluez ensemble a III toises II p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chappelle de la Royne estant entre la chambre du Roy et la salle de lad. dame contiennent V toises I quart de p. de long sur III toises de large, XV toises IIII p. d., dont on rabat d. toise XI p. ainsi demoure XIIII toises XI p. d.
<lb/>Les nattes faictes en l’espoisseur du mur a l’endroict de la croisee [f. 145v] de lad. chappelle, avalluez a X p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre du reez de chaussee estant soubz lad. chappelle de la Royne et servant de garderrobbe a la chambre de madame de Guise, contiennent XIIII toises II p. de pourtour sur XIII p. d. de hault, vallent XXXII toises IX p., dont on rabat XII p. pour partye d’une huisserye, ainsi demeure XXXI toises d. XV p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour du porche de lad. chambre contiennent IX p. de pourtour comprins le dessus de l’huis sur VII p. de hault, vallent I toises d. IX p.
<lb/>Les nattes faictes en la garderobbe de la chambre de madame la marquise du Maine, qui est la troisiesme chambre estant en l’estaige du reez de chaussee du corps d’hostel qui est du costé du jeu de paulme a compter du costé de la chappelle dud. chasteau, contiennent IX toises V p. de pourtour sur XIII p. I quart de hault, vallent XXI toise d. VII p. III quarts, dont on rabat pour la poultre XXI p., ainsi demoure XXI toises IIII p. III quarts
<lb/>Deux pieces de nattes faictes en la IIIIe chambre ensuivant, avalluez a II toises IIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes en la chambre du reez de chaussee soubz la chambre de monseigneur le connestable contiennent XV toises IIII p. et d. de pourtour sur XIII p. de hault, vallent XXXIIII toises IIII p., dont on rabat I toise, ainsi demoure XXXIII toises IIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes en partie du pourtour de la chambre joignant estant aud. reez de chaussee joignant la grosse vielle tour de l’orloge et en partye de l’autre chambre estant aud. reez de chaussee soubz partye de la salle du conseil du costé de la petitte viz qui est soubz la garderobbe de mons. le connestable contenant VII toises III p. III quarts de sur XIII p. d. hault, vallent XVI toises d. III quarts d. p.
<lb/>Les nattes faictes en une chambre estant au premier estaige soubz le galtas de corps estant du costé et a l’endroict [f. 146] du jeu de paulme, qui est la deuxiesme chambre a compter du costé de la chappelle dud. chasteau, contiennent IX toises de pourtour sur IX p. de hault, vallent XIII toises d.
<lb/>Les nattes au pourtour de la garderobbe de lad. chambre contiennent VIII toises I p. d. de pourtour, rapporté le fort au foible, sur IX p. I quart de hault aussi rapporté le fort au foible, vallent XII toises d. VII p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de lad. chambre ensuivant qui est la troisiesme chambre a compter comme dessus aud. premier estaige soubz led. galtas dud. corps d’hostel dud. costé et a l’endroict dud. jeu de paulme contiennent XII toises de pourtour, rapporté le fort au foible, sur IX p. d. de hault, vallent XIX toises
<lb/>Les nattes faictes en une chambre estant au deuxiesme estaige soubz led. galtas dud. corps d’hostel dud. corps d’hostel dud. costé et a l’endroict dud. jeu de paulme qui est l’estaige estant a la chambre ou sont les petittes galleryes en terrasse et faisant la facon de chambre a compter du costé de lad. chappelle dud. chasteau, contiennent dix toises V p. d. de pourtour sur IX p. de hault, vallent XVI toises XIII p. d.
<lb/>Deux pieces de nattes faictes de neuf contre les murs en la deuxiesme chambre du reez de chaussee dud. corps d’hostel a l’endroict dud. jeu de paulme, a commancer du costé de chappelle, contenant ensemble VII p. I quart de large sur XIII p. et d. de hault, vallent II toises d. VII p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour des murs de la garderrobbe de lad. chambre contiennent ensemble IX toises I p. I quart de pourtour sur XIII p. d. de hault, vallent XX toises d. VII p. III quarts, dont on rabat d. toisea, ainsi demoure XX toises VII p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de l’une des deux chambres faictes en la salle du galtas au dessus de la salle du Roy du costé de la grande viz contiennent XVI toises [f. 146v] I p. de pourtour sur XII p. de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXXIII toises d. VI p. d., dont on rabat d. toise X p., ainsi demoure XXXII toises d. XIIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. chambre contiennent IIII toises I p. d. de long sur IIII toises III quarts de p. de large, vallent XVII toises d. I p., dont on rabat I toise, ainsi demoure XVI toises d. I p.
<lb/>Les nattes en l’espoisseur du mur a l’endroict des deux croisees de lad. chambre, avalluez a XV p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de lad. chambre du costé de l’escallier contiennent XVI toises II p. de pourtour sur XII p. et d. de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXXIIII toises I p., dont on rabat demye toise, ainsi demoure XXXIII toises d. I p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. chambre contiennent IIII toises I p. d. de long sur IIII toises III quarts de p. de large, vallent XVII toises d. I p., dont on  rabat I toise d., ainsi demoure XVI toises VIII p. d.
<lb/>Les nattes en l’espoisseur du mur a l’endroict des deux croisees de lad. chambre, avalluez a XV p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre de la Royne au dessus des lambruis de menuyserye contiennent XVI toises de pourtour sur VII p. d. de hault, rapporté le fort au foible, vallent XX toises
<lb/>Les nattes faictes au pourtour du cabinet de lad. dame en la tournelle contiennent XVIII p. III quarts de hault sur IIII toises V p. de pourtour, vallent XV toises III p. III quarts
<lb/>Quatre pieces de nattes faictes de neuf en partye du pourtour de la chambre de madamoiselle la bastarde et de la grande chambre joignant estant au reez de chaussee soubz la salle de la Royne contiennent ensemble VI toises V p. de pourtour sur XII p. d. de hault, vallent XIIII toises VIII p. d.
<lb/>Trois pieces de nattes faictes de neuf contre partye des murs de la chambre du reez de chaussee joignant l’escallier soubz la salle du Roy et une piece en la chambre estant aud. reez [f. 147] chausee de l’autre costé dud. escallier contiennent ensemble trois toises II p. de pourtour sur XII p. d. de hault, vallent VI toises d. XVI p.
<lb/>Trois pieces de nattes faictes de neuf en lad. chambre du reez de chaussee du corps d’hostel qui est du costé du jeu de paulme au bout dud. corps d’hostel du costé de lad. chappelle dud. chasteau contiennent XVII p. de pourtour sur XIII p. d. de hault, vallent VI toises d. II p. I quart
<lb/>Les nattes faictes de neuf en partye des deux chambres dud. corps d’hostel dud. costé dud. jeu de paulme en l’estaige estant au dessus du reez de chaussee a la haulteur des galleryes, l’une desd. chambres estant la premiere au bout d’icellui corps d’hostel du costé du logis de madame la duchesse de Vallentinois et l’autre ensuivant au dessus de la chambre de madame la marquise du Maine, contenant ensemble IIII toises IIII p. I quart de pourtour, vallent X toises VII p. I quart
<lb/>Les nattes faictes de neuf en partye du pourtour de la chambre de mons. le connestable contiennent III toises IIII p. de pourtour sur XVI p. de hault, vallent IX toises d. X p.
<lb/>Les nattes faictes en autre partie dud. pourtour de lad. chambre contre la cloison soubz le petit cabinet et contre les murs au dessus du plancher sur l’allee montent ensemble VI toises IIII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. chambre contiennent IIII toises II p. I quart de long sur III toises III p. de large, vallent XV toises d. VI p. I quart, dont on rabat I toise d., ainsi demoure XIIII toises VI p. I quart
<lb/>Les nattes au parterre de la garderrobbe de lad. chambre contiennent IIII toises IIII toises de long, rapporté le fort au foible, sur IX p. de large, vallent VI toises, dont on rabat demye toise deux piedz, ainsi demoure V toises XVI p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre erigee en partye de la salle du galtas au dessus de la salle du conseil au bout du costé de l’escallier contiennent XV toises II p. III quarts de pourtour sur XII p. d. de hault, rappporté le fort au foible, vallent XXXII toises VII p. I quart, dont on rabat demye toise, ainsi demoure XXXI toises d. VII p. I quart
<lb/>[f. 147v] Les nattes au parterre contiennent III toises V pieds d. de long sur IIII toises d. p.de large, vallent XV toises d. XVII p. III quarts, dont on rabat I toise VII p., ainsi demoure XIIII toises d. X p. I quart
<lb/>Les nattes en l’espoisseur du mur a l’endroict des deux croisees, avalluez a XV p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de la cheminee, chambre de l’estaige du galtas du corps d’hostel cy devant premier declaré, qui est du costé de la chappelle dud. chasteau et du jeu de paulme, a commancer au bout dud. corps d’hostel du costé du logis de la Royne, contiennent XVI toises I p. d. de pourtour sur XII p. I quart de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXXIII toises VI p. I quart, dont on rabat une toise dix piedz, ainsi demoure XXXI toise d. XIIII p. I quart
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre de lad. chambre contiennent III toises III p. I quart de long sur III toises V p. III quarts de large, rapporté le fort au foible, vallent XIIII toises d. VI p. I quart, dont on rabat I toise d. XII p., ainsi demoure XII toises d. XII p. I quart, les nattes faictes au pourtour de la chambre faisant la premiere chambre estant au bout dud. corps d’hostel a commancer du costé de la chappelle dud. chasteau en l’estaige qui est a la haulteur ou sont les pettittes galleryes en terrasse contiennent XI toises I p. d. de pourtour, rapporté le fort au foible, sur IX p. de hault, vallent XVI toises d. XIII p. d.
<lb/>Les nattes neufves au parterre de la chambre de madame la duchesse de Valentinois estant au dessoubz de la chambre de la Royne contiennent V toises d. p. de long sur III toises V p. de large, vallent XIX toises XVII p. d., dont on rabat I toise d. III p., ainsi demoure XVII toises d. XIIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes en l’espoisse des murs a l’endroict de la croisee de l’huisserye de lad. chambre du costé des galleryes avalluez a d. toise
<lb/>[f. 148] Les nattes faictes au cabinet de mad. dame la duchesse de Valentinois tant autour des murs que par terre et une piece devant et joignant l’huis dud. cabinet du costé et par dedans la gallerye dud. chasteau, le tout avallué ensemble a XIX toises XIIII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre joignant servant de salle a mad. dame la duchesse de Vallentinois contiennent V toises d. p. de long sur IIII toises II p. de large, vallent XXII toises I p., dont on rabat I toise II p., ainsi demoure XX toises d. XVII p.
<lb/>La natte faicte en l’espoisseur des murs en lad. salle a l’endroict des deux croisees de l’huisserye du costé des galleryes, avalluez ensemble a d. toise IX p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de la chambre estant soubz partye de la salle du Roy en l’estaige au dessus du reez de chaussee du costé de la grand viz qui est en l’angle sur la court entre le logis du Roy et le logis de la Royne a la haulteur des galleryes du chasteau contiennent XVII toises de pourtour sur XIII p. de hault, vallent XXXVI toises d. XII p., dont on rabat pour la poultre une toise d., ainsi demoure XXV toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. chambre contiennent V toises I quart de p. de long sur IIII toises I p. III quarts de large, vallent XXI toise d. IIII p. III quarts, ont on rabat d. toise XV p., ainsi demoure XX toises d. VII p. III quarts, les nattes faictes en l’epoisseur du mur a l’endroict des deux croisees avalluez a d. toise
<lb/>Les nattes faictes au pourtour d’une grande chambre en l’estaige d’au dessus du reez de chaussee a la haulteur des galleryes dud. chasteau soubz le bout de la grand salle du bal du costé et soubz le tribunal de lad. grand salle et au pourtour de tous les pilliers de lad. chambre contiennent XXXIII toises de pourtour sur sur XI p. de hault, rapporté le fort au foible, vallent LX toises d., dont on rabat deux toises, ainsi demoure LVIII toises d.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la grand salle du bal depuis les sieges et marches du tribunal jusques contre la vielle tour [f. 148v] de l’orloge contiennent XVI toises d. de large, vallent CVII toises IX p., dont on rabat pour les six pilliers III toises XV p. III quarts, ainsi demoure CIII toises d. XI p. I quart
<lb/>Les nattes en l’espoisse des murs a l’endroict des six croisees du costé de la basse court et de la porte estant dud. costé, avalluez ensemble a III toises VII p.
<lb/>Trois pieces de nattes faictes en la chambre du galtas entre la chambre de madame Claude, fille du Roy, et la tour de l’orloge contiennent XVI p. de pourtour sur X p. de hault, vallent III toises d.
<lb/>Une piece de natte faicte en la chambre servant de garderobbe à madame Marguerite, sœur du Roy, contient VIII p. de large sur IX p. de hault, vallent II toises
<lb/>Les nattes faictes en partye du pourtour du cabinet de lad. dame au dessus de lad. garderobbe contiennent XV p. d. de pourtour sur IX p. III quarts de hault, rapporté le fort au foible, vallent IIII toises VII p.
<lb/>Une piece de natte au dessus de l’huisserye dud. cabinet et deux pieces en la montee et pallier dud. cabinet, avalluez a I toise XVI p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre dud. cabinet contiennent XII p. d. de long sur XII p. d. de large, vallent III toises XII p. I quart, dont on rabat XII p., ainsi demoure IIII toises I quart de p.
<lb/>Quatre pieces de nattes faictes autour de partye du cabinet joignant avalluez a I toise d. III p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour du cabinet triangle de la chambre de la Royne en trois sens contre les murs contiennent V toises II p. de pourtour sur IX p. d. de hault, vallent VIII toises d. II p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes au parterre dud. cabinet contiennent XVI p. de long sur VIII p. I quart de large, rapporté le fort au foible, vallent III toises d. VI p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de l’autre cabinet de lad. dame en la tournelle ronde joignant sad. chambre avalluees a II toises d.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de madame de Sedan estant au corps d’hostel du costé du jeu de paulme en l’estaige qui est a la haulteur des galleryes pres la [f. 149] viz du meilleu contiennent III toises V pieds de long sur IIII toises IIII p. de large, rapporté le fort au foible, comprins ce qui est dedans les croisees pour le rabat du contrepillier, vallent XVII toises d. XIIII p., dont on rabat pour la cheminee d. toise, ainsi demoure XVII toises XIIII p.
<lb/>Les nattes au pourtour de la garderobbe de mons. de Sedan estant aud. estaige pres lad. viz du meilleu contiennent XIII p. de hault sur VIII toises IIII p. de pourtour, vallent XVIII toises d. XVI p. d., dont on rabat pour une huisserye et deux fenestres XXVI p., ainsi demoure XVIII toises VIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. garderobbe en une piece seullement contiennent XVII p. de long sur III p. d. de large, vallent I toise d. V p. d.
<lb/>Deux pieces de nattes neufves mis contre les murs en la chambre de mons. le reverendissime cardinal de Guise estant en la tour de l’orloge au premier estaige au dessus du reez de chaussee, avalluees a II toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au pourtour de la chambre du reez de chaussee en lad. tour contiennent dix toises de pourtour sur XIII p. III quarts de hault, vallent XXIII toises d. III p., dont on rabat II toises, ainsi demoure XXII toises d. III p.
<lb/>Item huict pieces de nattes neufves dont les cinq servent devant les entrees du logis de madame de Guise et madame la marquise du Maine et les trois autres devant les huis de la chambre et cabinetz de madame la duchesse de Valentinois, avalluees ensemble a VIII toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de lad. chambre estant aud. reez de chaussee de lad. tour de l’orloge contiennent III toises I p. de long sur XVII p. de large, vallent IX toises VII p. d., don on rabat pour la cheminee XII p., ainsi demoure VIII toises d. XIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes aud. parterre dedans les embrasemens [f. 149v] des gros murs sont avalluees a II toises XII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre des deux chambres de mons. et madame d’Aumalle estant au premier estaige d’au dessus du reez de chaussee soubz la salle du conseil entre le grand escallier et la petitte viz contiennent ensemble VII toises V p. III quarts de long sur V toises de large, vallent XXXIX toises d. p. d., dont on rabat I toise d. XIII p. d., ainsi demoure XXXVII toises d. XV p.
<lb/>Les nattes faictes dedans l’espoisseur du mur a l’endroict des quatre croisees, avalluees a d. toise XII p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de mons. le mareschal de Saint André estant en l’estaige soubz la salle du Roy du costé de l’escallier contiennent V toises de long sur IIII toises I p. I quart de large, vallent XXI toises I p. d., dont on rabat d. toise IX p., ainsi demoure XX toises X p. d.
<lb/>La natte a l’endroict des deux croisees, avalluees a XV p.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour de la chambre de madame de Dampierre estant en une garderobbe au corps d’hosel du costé du jeu de paulme en l’estaige ou sont les petittes galleryes en terrasse contiennent VIII toises de pourtour sur IX p. de hault, vallent XII toises, dont on  rabat XV p., ainsi demoure XI toises d. III p.
<lb/>Les nattes au parterre de lad. chambre contiennent XVII p. de long sur XII p. de large, vallent V toises d. VI p., dont on rabat d. toise V p., ainsi demoure V toises I p.
<lb/>La natte faicte en l’embrasement de la croisee de lad. chambre avalluee a IX p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de madame la contesse de Sainct Aignen estant en l’estaige du reez de chaussee au grand corps d’hostel du costé du jardin au bout dud. corps d’hostel joignant la tour de l’orloge contiennent IIII toises III p. I quart de long sur III toises V p. de [f. 150] large, rapporté le fort au foible, vallent XVII toises XIIII p. III quarts, ont on rabat d. toise, ainsi demoure XVI toises d. XIIII p. III quarts
<lb/>Les nattes en l’envousement du mur a l’endroict de la croisee de lad. chambre, avallué a XI p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf contre les murs en la gallerye dud. chasteau estant du costé du jardin contre la tournelle du coing du logis du Roy et la tour de l’orloge tant contre les deux pans de murs aux deux costez de lad. gallerye que aux deux boutz d’icelle contiennent ensemble LXXV toises IIII p. de pourtour sur VIII p. I quart de hault, vallent CIIII toises I p. d., dont on rabat pour les bees de X huisseryes et XXXIII fenestres V toises d. XII p., ainsi demoure IIIIxx XVIII toises VII p. d.
<lb/>Les nattes faictes de neuf contre les murs en la gallerye dud. chasteau estant du costé de la chappelle et de la basse court dud. chasteau depuis la tournelle faisant le coing d’icelle chambre du costé de lad. chappelle jusques au bout de lad. gallerye contre la petitte chambre faicte pour l’orlogeur et tourneur aud. bout d’icelle gallerye du costé de la porte et entree d’icellui chasteau tant contre les deux pans de murs estant au long et au pourtour de lad. gallerye que aux deux boutz d’icelle, contiennent ensmble IIIIxx II toises II p. de pourtour sur VIII p. de hault, vallent CXIX toises d. X p., dont on rabat XI toises XII p. pour les fenestres et huisseryes, ainsi demoure IIIIxx XVIII toises XVI p.
<lb/>Les nattes faictes par esquierre contre les murs en partye de la chambre dud. orlogeur et tourneur avalluees ensemble a III toises d. XIIII p. I quart
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre de la chambre de monseigneur le Daulphin estant au dessus de la chambre de la Royne, avalluees a XVII toises d. XIII p. III quarts
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre de la chappelle dud. chasteau depuis et oultre la cloison jusques a la couppe sont avalluees [f. 150v] a XXXI toises
<lb/>Les nattes faictes de neuf en partye du parterre de la chambre de madame de Sedan du costé et devant la cheminee avalluees a III toises d. VI p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre et au pourtour de la chambre du reez de chaussee du petit ediffice faict de neuf dedans les fossés dud. chasteau au bout des lisses ou s’arme le Roy au pourtour de la petitte chambre d’au dessus, avalluees ensemble a XXXIII toises
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de mons. le president Bertrand estant en la basse court dud. chasteau au corps d’hostel qui est du costé du jardin et au cabinet de lad. chambre tant au pourtour des murs et cloisons que au parterre, avalluees ensemble a XX toises d.
<lb/>Les nattes faictes au pourtour et au parterre du cabinet de la chambre de mons. le general de La Chesnaye estant aud. corps d’hostel pres la chambre du jardinier, avalluees ensemble a XIII toises d. IX p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf par deux fois au parterre de la chambre de la royne d’Escosse, l’une au mois de decembre et l’autre au mois de fevrier ensuivant derniers passez oud. an MVc XLVIII et les nattes reffaictes de neuf au parterre du cabinet triangle de lad. chambre, le tout montant ensemble XLII toises IX p.
<lb/>Les nattes aussi reffaictes de neuf par deux fois, l’une au mois de janvier et l’autre aud. mois de fevrier derniers passez au parterre de la chambre de monseigneur le Daulphin et les nattes refaictes de neuf une fois au cabinet dud. seigneur, avallees ensemble a XXXVIII toises XIIII p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre de la chambre de la Royne avalluees a XVII toises d. XIIII p. d.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au parterre de la chappelle de lad. dame contre la salle et la chambre du Roy, avalluees [f. 151] a XIIII toises d. III p. d.
<lb/>Les nattes refaictes de neuf en partye du parterre tant de la chambre que de la salle et de madame la duchesse de Valentinois, avalluees ensemble a XIX toises d. XIII p.
<lb/>Les nattes de neuf au parterre de la chambre de madame la contesse de Breyne estant soubz lad. salle de mad. dame la duchesse de Valentinois, avalluees a XVII toises d. XIIII p. d.
<lb/>Une piece de natte mise devant l’huis de l’entree de lad. chambre de mad. dame la contesse de Breyne avalluees a d. toise XIIII p.
<lb/>Les nattes reffaictes de neuf au parterre de la chambre de madame la mareschalle de Sedan avalluee a XVII toises XIIII p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf au cabinet de mons. le cardinal de Ferrare, avalluees a IX toises
<lb/>Une toise de nattes faictes au long du lict en la chambre de madame de Hamieres avalluees a I toise
<lb/>Les nattes refaictes de neuf au parterre de la chambre et garderrobbe de madame Claude, fille du roy, en l’estaige du galtas au dessus de la chambre et garderrobbe de monseigneur le connestable, avallueez ensemble a XX toises X p.
<lb/>Les nattes faictes de neuf tant au parterre de lad. chambre et garderrobbe de mond. seigneur le connestable que au parterre de la garderrobbe estant au dessus de sad. garderrobbe, le tout avallué ensemble a XXV toises II p.
<lb/>Les nattes faictes au parterre de la chambre de madame la connestable estant au dessoubz de lad. chambre de mond. seigneur le connestable, avalluees a XVII toises d.
<lb/>Les nattes faictes de neuf par deux fois en la chambre de monseigneur d’Orleans et la tour de l’orloge, avalluees ensemble a XXVIII toises X p.
<lb/>Deux pieces de nattes mises devant deux huis au logis [f. 151v] de madame de Valentinois, avalluees a II toises
<lb/>Les nattes refaictes de neuf au parterre de la grande chappelle dud. chateau dedans le cueur, avallees a XXXI toises
<lb/>Somme toute desd. nattes neufves devant declairees, deux mil cent quatre vingtz dix sept toises III p. I quart, qui au feur de VIII s. t. pour chacune toise pour nattes, clou, voitures et peine vallent ensemble aud. pris la somme de huict cens soixante dix huict livres seize solz huict deniers obbolle tournois
<lb/>Item pour avoir racoustré, recousu et recloué partye des vielles nattes des galleryes autour dud. chateau, partie des vielles nattes de huict chambres au corps d’hostel du costé du jeu de paulme, partie des vielles nattes de partye du pourtour de la chambre, salle et garderobbe de madame de Valentinois, partie des vielles nattes de trois chambres estans au dessoubz desd. chambre, salle et garderobbe de mad. dame de Valentinois, partye des vielles nattes de la chambre et cabinet de madame de Guise estant au reez de chaussee soubz la chambre du Roy, partye des vielles nattes au pourtour de la chambre et garderobbe de la royne d’Escosse au dessus de la chambre du Roy, partye des vielles nattes de deux chambres au reez de chaussee et du pourtour de partye d’une chambre au dessus du reez de chaussee soubz la salle du Roy, partye des vielles nattes du pourtour de deux chambres au dessus du reez de chaussee soubz la salle du conseil, partye des vielles nattes du pourtour de deux autres chambres soubz lad. salle du conseil aud. reez de chaussee, partye des vielles nattes de la salle du Roy, partye des vielles nattes du pourtour [f. 152] de la chambre et garderrobbe de mons. le connestable, partye des vielles nattes de la garderrobbe, montee et grand cabinet de madame Marguerite, sœur du Roy, partye des vielles nattes du pourtour de la chambre de lad. dame estant en la vielle tour de l’orloge au deuxiesme estaige soubz le galtas de lad. tour, partye des vielles nattes du pourtour de la chambre estant au premier estaige soubz led. galtas de lad. tour et partye des nattes du pourtour de la garderrobbe estant entre lad. tour et la chambre de madame Claude, fille du Roy, et avoir osté les vielles nattes du parterre de la grande salle du bal et les avoir emploiees en partye du parterre des galleryes du chasteau a l’endroict de lad. grande salle et de la chappelle dud. chasteau depuis la tournelle qui est pres lad. chambre jusques au bout desd. galleryes du costé de la porte et entree dud. chasteau et en la petitte gallerye par ou l’on va desd. galleries au pupitre de lad. chappelle, et racoustré partye des nattes contre les murs dedans lad. salle du bal, la somme de trente livres tournois pour avoir livré fisselle, cloud et peine, pour ce cy XXX l.
<lb/>Somme toute desd. parties devant declairees IXc VIII l. XVI s. VIII d. ob. tournois
<lb/>Toutes lesquelles partyes de nattes cy devant contenues et declairees et en une certiffication de me Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens, signee de sa main le XVIe jour de mars l’an MVc XLVIII ont esté veues et visitees par led. Deshostelz qui a trouvé led. Abraham Crossy avoir fourny et livré pour le Roy nostre sire les nattes neufves et restablissemens de vielles [f. 152v] nattes contenues et declairees en chacun article desd. parties et icelles avoir mises es lieux et endroictz y declairez, montans et revenans ensemble a la derniere somme dessusd. de IXc VIII l. XVI s. VIII d. obbole tournois sur et tant moings de laquelle a esté payé aud. Crossu la somme de VIIc IIIIxx XIIII l. seullement comme par sept ses quittances aussi cy rendues appert, pour ce cy par vertu d’icelles et desd. certiffication et mandement dud. commissaire, le tout cy rendu, en despence icelle somme de VIIc IIIIxx XIIII l.
<lb/>Audict Abraham Crossu, nattier demourant a Paris, la somme de vingt sept livres douze solz tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XIIIIe jour d’avril l’an MVc L apres Pasques sur et tant moings du rabillage et racoustrement de nattes qu’ilz a cy devant faictz et faict ordinairement faire et fera cy apres pour led. seigneur aud. lieu de Sainct Germain en Laye, de laquelle somme a esté en vertu desd. lettres d’ordonnance cy rendues faict compte et payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Crossu comme par sa quictance faicte et passee par devant Thomas Legendre, notaire et tabellion roial en la prevosté de Saint Germain en Laye, es presences des tesmoings y nommez, le XVe jour d’avril l’an MVc L apres Pasques aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. lettres d’ordonnance, le tout cy rendu, en despence icelle somme de XXVII l. XII s. t.
<lb/>Somme a cause desd. nattes
<lb/>XIc XII l. XIII s. XIX d. t.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 153] Parties extraordinaires a Sainct Germain en Laye
<lb/>Aux personnes cy apres nommees, la somme de quatre cens deux livres deux solz six deniers tournois a eulx payee, baillee et delivree comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart, de l’ordonnance de messire Nicolas de Neufville, chevalier, seigneur de Villeroy, conseiller du Roy nostre sire, commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le XXVe jour de mars l’an MVc XLVI avant Pasques pour les causes cy apres declairees et en ung cahier de parchemin signé et certiffyé en la fin par led. commissaire et contenant quictance desd. personnes signee a leur requeste de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens et ediffices, le XXIIIIe jour de mars l’an MVc XLVI avant Pasques, cy rendu, par vertu duquel est cy apres faict despence par le menu soubz le nom desd. personnes contenues en icellui de la somme de IIIIc II l. II s. VI d. t. ainsi et en la maniere qui s’ensuict
<lb/>[f. 153v] Et premierement
<lb/>A Jehan Moussignot, menuysier demourant aud. lieu de Saint Germain en Laye, la somme de soixante solz tournois a luy ordonnee, scavoir est XLV s. t. pour son remboursement de pareille somme qu’il a paiee et avancee de ses deniers pour l’achapt et payement d’une aulne et demie  de drap vert achaptee a Poisi a raison de XXX s. t. l’aulne au mois de decembre l’an MVc XLVI et XV s. t. pour son payement d’avoir employé led. drap a calfeustrer sept huis, scavoir est quatre en la chambre et cabinet du Roy en son chasteau dud. lieu de Saint Germain en Laye, et trois en la chambre de madame d’Estampes aud. chasteau, pour ce cy LX s. t.
<lb/>A Jehan Barbier, maçon demourant aud. Saint Germain, dix solz tournois pour avoir descendu dedans le puis de la basse court dud. chasteau et en avoir tiré les sceaulx qui y estoient demourez et autres choses qui y estoient tombees le IIIIe jour de janvier aud. an Vc XLVI, pour ce cy X s.
<lb/>A Jehan Chevallier, tonnellier demourant a Poissy, la somme de vingt solz tournois pour avoir restably l’un desd. sceaulx et en avoir faict et livré deux neufz aud. moys de janvier pour servir aud. puis, pour ce cy XX s. t.
<lb/>A Philippes Poireau et Anthoine Felix, painctres demourans a Paris, la somme de XLVII l. V s. t. a eulx ordonnee pour leur payement d’avoir durant les mois de janvier et fevrier oud. an MVc XLVI blanchy et painct en coulleur de pierre a cheville les meneaulx, traversins, remplaiges, taluez, piedz droictz et voulsures des formes de la chappelle dud. chasteau avec les gargouilles et entablemens dud. pan et pour avoir noircy de noir a colle les murs et couverture [f. 154] de thuille du grand jeu de paulme faict de neuf aud. chasteau, le tout de pris verballement faict avec eulx, pour ce cy XLVII l. V s.
<lb/>A Mathieu Bon, serrurier demourant a Saint Germain en Laye, la somme de six livres quinze solz tournois a luy ordonnee pour son paiement d’une grande cuve de bois de chesne couverte et liee de sarceaulx de chastignier par luy vendue et livree pour le Roy nostre sire en la basse court dud. chasteau de Sainct Germain pour recepvoir l’eaue cheant de la fontaine en lad. basse court, pour ce cy VI l. XV s.
<lb/>A Marguerite Deu, marchande toilliere demourant a Paris, la somme de quarante sept livres deux solz quatre deniers tournois a elle ordonnee pour son payement de deux cens cinquante sept aulnes de grosse toille de Houdan par elle vendue, fournye et livree pour le Roy nostred. seigneur a raison de III s. VIII d. t. pour chacune aulne prinse en son logis aud. Paris le XXIIIe jour de fevrier MVc XLVI dernier passé pour servir a faire une grande tante pour mectre par hault au bout dud. grand jeu de paulme faict de neuf pour led. seigneur dedans les fossez de son chasteau de Sainct Germain en Laye pour garder et deffendre que le soleil n’entre aud. jeu et qu’il n’empesche aux joueurs, pour ce cy XLVII l. II s. IIII d.
<lb/>A Guillaume Monnier le jeune, la somme de cinquante sept livres cinq solz quatre deniers tournois a luy ordonnee tant pour son remboursement des parties cy apres declarees qu’il a payees et avancees de ses deniers que pour son payement des vaccations par luy faictes pour les causes ainsi cy apres declairees durant led. mois de fevrier et le mois de mars ensuivant oud. an MVc XLVI, c’est assavoir III s. t. pour le portaige desd. LVII aulnes de grosse [f. 154v] toille depuis le logis ou elle a esté acheptee jusques en sa maison aud. Paris pour faire lad. tante pour led. jeu de paulme dud. chasteau de Saint Germain en Laye cent huict solz tournois pour XXXVI pieces de sangle pour servir a mectre alentour et par le travers de lad. grande tente de toille a raison de III s. t. pour chacune piece, VI l. pour LX livres de corde tant grosse que menue pour mectre par le hault et alentour de lad. tante et pour la monter et guider a raison de II s. t. la livre, LX s. t. pour VI livres de grosse fisselle pour servir a couldre lad. corde a raison de X s. t. la livre, XXX l. a huict compaignons cousturiers qui est a chacun d’eulx LXXV s. t. pour chacun X journees qu’ilz et chacun d’eulx ont vacqué et besongné a couldre lad. grande tante de lad. fisselle et a la garnir desd. sangles et cordes a raison de VII s. VI d. t. pour chacun d’eulx par jour, XLV s. t. pour la voicture de lad. grande tante depuis lad. maison dud. Monnier assiez en cested. ville de Paris jusques aud. lieu de Sainct Germain en Laye, LXXV s. t. a deux hommes, qui est a chacun d’eulx XXXVII s. VI d. t., pour chacun trois journees qu’ilz ont vacqué tant a la conduicte de lad. grande tante de thoille de Paris aud. Sainct Germain en Laye que a ayder a tendre et mectre icelle tente en sa place a raison de XII s. VI d. t. pour chacun d’eulx par jour, et aud. Guillaume Monnier la somme de huict livres tournois pour ses journees et vaccations d’avoir ordonné la façon de lad. tante et vacqué avec les ouvriers dessusd. a la façon d’icelle et assisté et aidé a la lever et mectre en sa place au bout dud. jeu de paulme aud. lieu de Sainct Germain en Laye, le tout montant et revenant ensemble a la somme de LVIII l. I s. t., sur quoy faut desduire et rabatre XXV s. VIII d. t. aud. Monnier pour sept aulnes de lad. grosse toille a raison que dessus [f. 155] de III s. VIII d. t. l’aulne qui luy sont demourees du reste desd. IIc LVII aulnes par qu’il en a esté seullement employé en lad. grand tante deux cens cinquante aulnes, ainsi luy seroit deu de reste la premiere somme dessusd. de LVII l. V s. IIII d. t., pour ce cy LVII l. V s. IIII d. t.
<lb/>A Jehan Douart, nattier demourant a Paris, la somme de quarante quatre livres quatorze solz six deniers t. a luy ordonnee pour son payement des nattes cy apres declairees par luy faictes, livrees et assises pour le Roy nostre sire en sond. chasteau de Sainct Germain en Laye es lieux et endroictz cy apres declairez, c’est assavoir les nattes faictes au parterre de la chambre de madame Marguerite, fille du Roy, contenant IIII toises IIII p. d. de long sur III toises IIII p. de large vallent XVII toises XV p., les nattes faictes en partye du pourtour de lad. chambre contenans XXIII p. d. de hault vallent VII toises et d. I quart de p., les nattes faictes au parterre des cabinetz de lad. dame avalluees ensemble a VI toises et d., les nattes faictes au cabinet de la tour joignant lad. chambre avalluees a I toise d., les nattes faictes au parterre de la chambre de madame la princesse de Navarre contiennent IIII toises IIII p. de long sur III toises IIII p. de large vallent XVII toises IIII p., les nattes faictes au parterre de la chappelle de lad. dame contiennent IIII toises de long sur XV p. de large, X toises, les nattes faictes au parterre de la gallerye entre les tours des cabinetz du Roy et de la Royne contiennent XIX toises V p. I quart de long sur VIII p. de large, vallent XXVI toises d., les nattes faictes au parterre du cueur de la grande chappelle dud. chasteau contiennent V toises V p. de long sur IIII toises II p. de large, rapporté le fort au foible, vallent XXV toises X p. Somme toute desd. nattes dessus declairees CXI toises d. XI p. I quart, qui au feur de VIII s. t. pour chacune toise pour natte, fisselle, voicture, clou et peine vallent ensemble aud. pris la somme dessusd. de XLIIII l. XIIII s. VI d. t., pour ce cy XLIIII l. XIIII s. VI d. t.
<lb/>[f. 155v] A Nicolas Plaçon, maçon et couvreur de thuille demourant aud. lieu de Sainct Germain en Laye, la somme de cent seize livres deux solz deux deniers tournois a luy ordonnee pour les ouvraiges de couverture de thuille cy apres declairez par luy faictes pour le Roy nostred. seigneur en sond. chasteau de Sainct Germain en Laye es lieux et endroictz cy apres declairez durant les mois de decembre, janvier et fevrier l’an MVc XLVI, scavoir est quatre vingtz quatorze livres quatorze solz huict deniers tournois pour les ouvraiges de couverture de thuille neufve du petit mosle par luy faictz aud. chasteau es lieux aussi cy apres declairez et contenans ce qui s’ensuict, c’est assavoir la couverture faicte de neuf de lad. theuille neufve dud. petit mosle a l’appentiz sur la despoulle faicte de neuf joignant le jeu de paulme faict de neuf dedans les fossez dud. chasteau contenans V toises III p. d. de long sur III toises III p. d. de hault, comprins l’esgout et la ruillee, vallent XX toises I quart de pied, la couverture des deux lucarnes dud. appentilz avalluees, les bees rabbatuees, a d. toise, la couverture faicte de lad. thuille neufve dud. petit mosle sur la cuisine de bouche du Roy en la petite court joignant et a costé de la chappelle dud. chasteau en façon de double appentilz contient III toises V p. de long, comprins les ruillees, sur IX p. de hault, comprins l’esgout et ruillee, vallent III toises d. XVII p., la couverture faicte de lad. thuille neufve dud. petit mosle sur partye du comble qui est sur autre partye dud. garde manger contient XIII p. de [f. 156] long, comprins les ruillees, sur X p. de hault, comprins l’esgout et une gouttiere, vallent III toises d. X p., la couverture faicte de lad. thuille neufve dud. petit mosle en pleusieurs endroictz du comble sur les cuisines de la basse court dud. chasteau du costé de l’eglize dud. lieu de Sainct Germain avalluee a II toises XII p. de couverture de lad. thuille neufve, tous lesd. ouvraiges de couverture de thuille neufve contenans ensemble LII toises III p. III quarts, qui a feur de XLV s. t. pour chacune toise pour avoir quis et livré lad. thuille neufve dud. petit mosle platte, clo, latte, gouttieres et peine d’ouvriers et d’aides, vallent ensemble aud. pris la somme dessusd. de IIIIxx XIII l. XIII d. VIII d. t. Item la couverture de vielle thuille refaicte au pourtour du bas du comble de la vielle chappelle dud. chasteau tant pour reparer ce qu’il a convenu demolir pour recoupper les chevrons a l’endroict et pour le passaige des thuyaux de la cheminee de la cuisine de bouche du Roy faicte de neuf en la petite court entre la chappelle dud. chasteau et les galleryes que pour restablir ce qui estoit rompy aud. bas de lad. couverture et rellaté de neuf, contient XXII toises de pourtour sur VII p. de hault, rapporté le fort au foible, vallent XXV toises VI p., qui au feur de XV s. t. pour chacune toise pour avoir quis et livré clou, latte et peine d’ouvriers vallent ensemble aud. pris la somme de XVIII l. XVII s. VI d. t. Item quinze solz tournois pour avoir livré et mis XII festieres neufves sur les chevalletz faictz aud. comble de lad. chappelle derriere lesd. tuyeaulx de lad. cheminee de lad. cuisine de bouche du Roy. Item autres quinze solz tournois pour avoir rechercher la couverture des deux pavillons des portiers et y avoir livré et emploié deux cent de thuille neufve [f. 156v] dud. petit mosle et nestayé les gouttieres. Item et XX s. t. pour avoir descouvert et recouvert des vielles thuilles deux lucarnes damoiselles, l’une servant a une chambre joignant la chambre du cappitaine dud. chasteau dud. lieu de Sainct Germain en la basse court dud. chasteau et l’autre a une chambre pres la petite porte de lad. basse court du costé de l’esglise, et avoir pour ce faire quis et livré clou, latte, plastre et peine, le tout montant ensemble a la premiere somme dessusd. de CXVI l. II s. II d. t., pour ce cy CXVI l. II s. II d.
<lb/>A Guillaume Moyner l’aisné, tapissier ordinaire du Roy demourant a Paris, la somme de XVIII l. VII s. VI d. a luy ordonnee pour les parties cy apres declarees, scavoir est XLVII s. VI d. t. pour l’achapt et payement d’un grand chasble de chanvre pesant IIIIxx III livres, a raison de II s. VI d. t. la livre, prins a Paris pour servir a porter la tente de de toille dont cy devant est faicte mention servant a garder que le soleil ne donne empeschement aux joueurs au jeu de paulme faict dedans les fossés dud. chasteau, pour ce que l’autre chasble qui y estoit avoit esté rompu et lad. tente abbatue par terre par les grands ventz, LXXV s. t. pour XXX l. de menue corde de chanvre pour servir a faire les commandes et attaches de lad. tante qui est a raison que dessus de II s. VI d. t. la livre aussi prinse a Paris, XV s. t. a ung homme pour luy et ung cheval pour avoir porté lesd. chasble et corde de lad. ville de Paris aud. lieu de Sainct Germain en Laye, LXXV s. t. a deux hommes tapissiers, qui est a chacun d’eulx XXXVII s ; VI d. pour chacun trois journees qu’ils ont vacqué tant a recousdre et acoustrer lad. tente qui estoit cassee et rompue en pleusieurs endroictz par les ventz et pour y avoir attaché pleusieurs anneaulx de fer et rellevé et dressé lad. tante en sa place qui est a raison de XII s. VI d. t. pour chacun [f. 157] d’eulx par jour et V s. t. pour fisselle employee a couldre et attacher lesd. annuealx de fer a lad. tante, le tout montant a la premiere somme dessusd. de XVIII l. VII s. VI d. t., pour ce cy : XVIII l. VII s. VI d.
<lb/>A Grand Jehan Cordier, couvreur d’ardoise a Paris, la somme de soixante livres huict deniers tournois a luy ordonnee pour les parties de couverture d’ardoise cy apres declairees faictes pour le Roy nostred. seigneur aux reparations des couvertures des appentilz, galleryes et lucarnes de dessus les galleryes estans au pourtour de son chasteau aud. lieu de Sainct Germain en Laye et es lieux et endroictz cy apres declarez, scavoir est VI l. XII s. t. pour douze journees de couvrir et douze journees d’aide qu’ilz ont vacqué et besongné durant le mois de septembre oud. an MVc XLVI tant a recouvrir et restablir ce qui a esté demoly de la couverture au bout de la gallerye dud. chasteau du costé du jardin et pres la vielle grosse tour a cause d’une cheminee qui a esté faicte et erigee de neuf aud. bout de lad. gallerye dud. costé de lad. vielle tour que a la demolition du comble d’une petite lucarne osté et desmoly de dessus lad. lucarne pour donner plus grand jour a la viz descendant de la chambre de madame d’Estampes en lad. gallerye, et avoir couvert et armé d’ardoise le dedans œuvre des esles de lad. lucarne et restably au pourtour d’icelle en aulcuns endroictz sur lad. gallerye, qui a raison de VIII s. t. pour chacune journee d’ouvrier et III s. t. pour chacune journee d’aide, XXX s. t. pour deux cens d’ardoise neufve d’Angers employee ausd. reparations a raison de XV s. t. le cent rendue aud. lieu, XII s. t. pour deux cent de latte a ardoise, autres XII s. t. pour ung millier de clou a ardoise et deux millier de clou a latte emploiez ausd. reparations, IX l. pour les ouvraiges de couverture d’ardoise faictz de neuf aud. mois de septembre oud. an MVc XLVI pour les restablissemens des qui avoict esté rompu aux deux costez de l’ediffice des chappelles estans sur lesd. [f. 157v] galleryes derriere le grand escallier en faisant les ouvraiges de maçonnerie dud. ediffice, qui est a raison de LX s. t. pour chacune toise pour ardoise d’Angers, clou, latte et peine, XLIIII s. t. pour quatre journees d’aide qui ont vacqué au feur que dessus ou mois d’octobre ensuivant aud. an MVc XLVI tant a descouvrir le comble d’une autre lucarne descouvert et desmoly sur la gallerye a l’endroict de la chambre du Roy pour donner jour et clarté en la chambre estant en entremoien soubz lad. chambre dud. seigneur et couvert et armé d’ardoise les aesles de lad. lucarne par dedans œuvre et aussi restably lad. gallerye en pleusieurs endroictz où y avoit des ardoises casses, XXX s. t. poçur deux cens d’ardoise neufve d’Angers emploiez ausd. couvertures et reparations, XII s. t. pour ung millier de clou a ardoise et demy millier de clou a latte, XV l. XI s. VIII d. t. pour les ouvraiges de couverture faictz de neuf d’ardoise d’Angers pour la couverture en appentilz au dessus de la viz faicte de neuf dedans les fossez dud. chasteau pour descendre ausd. fossez pour aller par le Roy au jeu de paulme faict en iceulx fossez par l’escallier couvert en façon de gallerye rampan par où led. seigneur va de sa chambre par sa gallerye en son parc, lesd. ouvraiges de couverture montans V toises VII p. qui est a raison de LX s. t. pour chacune toise pour avoir quis et livré ardoise d’Angers, latte, clou et peine, IX l. XII s. t. pour deux couvreurs, qui est a chacun d’eulx IIII l. XVI s. t. pour chacun XII journees qu’ilz ont vacqué et besongné a raison de VIII s. t. pour chacun d’eulx par jour a restablir la couverture d’ardoise de l’appentilz de dessus la gallerye du costé du jeu de paulme qui [f. 158] avoit esté rompue grandement et desmolie a cause des chasbles et tente de toille mises au bout dud. jeu que les ventz ont rompue et faict cheoir a diverses fois et aux reserchemens du residu de lad. gallerye pour restablir ce qui estoit cassé, XXXVI s. t. pour douze journees d’un ayde qui a vacqué a servir lesd. couvreurs a raison de trois solz tournois par jour, VII l. X s. t. pour ung millier d’ardoise neufve d’Angers employees ausd. reparations, XX s. t. poçur deux milliers demy de clou d’ardoise, et XXXIX s. t. pour XVIII sacs de plastre employé a reffaire les solins qui estoient rompuz aux couvertures des galleryes du pourtour dud. chasteau, le tout montant ensemble a la premiere somme dessusd. de LX l. VIII d. t., pour ce cy LX l. VIII d. t.
<lb/>A pleusieurs autres personnes cy apres nommees, la somme de six vingtz dix huict livres sept solz six deniers tournois a eulx payee, baillee et delivree comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart des deniers de sad. commission de l’ordonnance de maistre Philibert Delorme, abbé de Geneton et de Sainct Barthelemy les Noion, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire et commissaire par luy ordonné et depputé sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye pour les causes contenues en ung cahier de parchemin signé et certiffyé par led. commissaire le VIIIe jour de janvier l’an MVc XLVIII et contenant quictance des personnes contenues en icellui signee a leur requeste de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens, notaire et secretaire dud. seigneur, le premier jour [f. 158v] de janvier oud. an MVc XLVIII par vertu duquel est cy apres faict despence par le menu de lad. somme de VIxx XVIII l. VII s. VI d. t. soubz le nom desd. personnes ainsi et pour les causes cy apres declairees
<lb/>Et premierement
<lb/>A Estienne Jourdain et Guillaume Charmoisi, sieurs d’aiz, la somme de six livres tournois a eulx ordonnee qui est a chacun d’eulx LX s. t. pour chacun huict journees qu’ilz ont vacqué ou mois d’octobre MVc XLVIII a sur deux vielles poultres et d’icelles faict XXXI piece dont XXIIII chacune et VII toises d. de long ou environ pour applicquer a sablieres et poteaulx pour servir a faire partie des cloisons qu’il fault faire pour la separation de deux chambres et une allee en la salle de l’estaige du galtas au dessus de la salle du Roy qui est a raison de VII s. VII d. t. pour chacun d’eulx par jour, pour ce cy VI l.
<lb/>A maistre Guillaume Levesque, regent du baron de Crussol, la somme de cent ung sol tournois a luy ordonnee pour semblable somme qu’il a paiee et advancee pour le paiement de III huis colloumbez et deux fenestres d’aiz faictz de neuf et servans en deux chambres et garderrobbes haultes estans au corps d’hostel des offices en la basse court dud. chasteau de Sainct Germain en Laye du costé du jardin esquelles ont logé led. baron de Crussol, en ce comprins les ferrures des pantures desd. huis et fenestres, sans comprandre les serrures, cy CI s. t.
<lb/>[f. 159] A Nicolas Nicole, charpentier demourant a Paris, la somme de cinquante six livres dix solz tournois a luy ordonnee pour les parties et ouvraiges de charpenterye cy apres declairees par luy faictes pour le Roy nostred. seigneur en sond. chasteau et basse court dud. lieu de Sainct Germain en Laye durant led. mois d’octobre es lieux et endroictz cy apres declarez, c’est assavoir cent solz tournois pour avoir faict cinq petittes lucarnes entre deux chevrons au comble du corps d’hostel de lad. basse court et avoir livré bois, peine et chariaige, dix livres tournois pour avoir faict aud. corps d’hostel une grande lucarne a croisee garnye de sablieres, poteaulx, potelletz, croisillon, apuis, ferme ronde, fermette et noulletz et avoir aussi quis et livré le bois qu’il a convenu pour ce faire et peine d’ouvriers et chariage, XL s. t. pour avoir faict deux autres petittes lucarnes entre deux chevrons ou comble de la petitte gallerye par laquelle on va des galleries du chasteau au pupitre de la chappelle et avoir livré le bois qu’il a convenu pour ce faire avec la peine et voicture, C s. t. pour avoir abbatu et demoly le comble d’une lucarne sur lesd. galleryes dud chasteau a l’endroict du cabinet de madame la duchesse de Valentinois pour donner plus grand jour et clarté aud. cabinet et y avoir mis une entretoise et ung petit chevron, et six poteaulx aux deux aesles et faict ung petit plancher d’aiz garny de lambourdes pour porter le plomb de la terrasse de lad. lucarne et quis et livré bois et chariage et peine, dix solz tournois pour peine d’avoir couppé les sollives pour les enchevestres et passaige des petittes cheminees faictes de neuf, l’une aud. cabinet, l’autre au cabinet de la Royne et l’autre au cabinet de mons. le daulphin, XIX l. pour avoir faict de viel bois une grande cloison faisant la separation de l’allee et des deux chambres faictes en la salle du galtas au dessus de la salle du Roy le long de lad. allee [f. 159v] garnye de LVIII pieces de viel bois tant sablieres que poteaulx, guettes et linteaulx de deux huisseryes et avoir mis XXVIII potellez de bois neuf au dessus de la haulte sabliere de lad. cloison, et ce tant pouor la peine d’avoir employé led. viel bois sans comprandre le sciaige d’icellui dont cy devant est faicte mention comme pour bois et peine desd. XXVIII potelletz et la voicture d’iceulx et XV l. pour bois, chariage et peine de la cloison faicte de bois neuf faisant la separation entre lesd. deux chambres, garnye de deux sablieres et de XVIII tant poteaulx que potelletz, le tout de pris verballement faict et accordé avec luy, montant ensemble a la premiere somme dessusd. de LVI l. X s. t., pour ce LVI l. X s.
<lb/>A Baltazard Jouan, tonnellier demourant aud. lieu de Sainct Germain en Laye, la somme de trente solz tournois a luy ordonnee pour avoir par luy restably et resserré la cuve en laquelle chet l’eaue de la fontaine estant en la basse court dud. chasteau et y avoir mis cinq cerceaulx neufz qu’ilz a livrez a ses despens aud. mois d’octobre dernier passé, pour ce cy XXX s. t.
<lb/>A Jehan Langeois, maistre maçon pour le Roy nostred. seigneur aud. lieu de Sainct Germain, la somme de trente une livres quinze solz tournois a luy ordonnee pour son remboursement de pareille somme qu’il a payee et advancee de ses deniers au maçon et manouvriers cy apres nommez pour les journees cy apres declairees qu’ilz ont vacqué et servy pour le Roy nostred. seigneur durant le mois de novembre dernier passé a curer et nectoier les fossez dud. chasteau tant du costé et au lieu ou sont les lisses es environs d’icelles que du costé du parc a l’endroict des logis du Roy et de la Royne, osté les pierres, herbes et hordures qui y estoient, abaissé les buttes, remply [f. 160] les fossez et vuydé le parterre et platte forme, scavoir est a Guillaume Thomas, Guillaume Lorer, Jehan Loguet, Robert Rogier, Millet Fossart et Guillaume Daguy, qui sont six manouvriers, VII l. IIII s. t. qui est a chacun XXIIII s. pour chacun huict journees a raison de III s. t. par jour, a Jehan Dufour, Nicolas Fossart, Jacques Thomin, Simon Prerencelle, Rogier Lienart, Germain Dubois, Laurens Montaudoyn et Colas Videcoq, qui sont treize autres manouvriers, XIIII l. XII s. VI d. t. qui est a chacun d’eulx XLII s. VI d. t. pour chacun VII journees et demye a raison que dessus par jour, a Jacques Hochet, Jehan Goret, Mehault Videcoq et Nicolas Billon, qui sont IIII autres manouvriers, LXVI s. t. qui est a chacun d’eulx XVI s. VI d. t. pour chacun cinq journees et d. a raison que dessus par jour, a Nicolas Bossu, Guillaume Bossu et Jehan Roger, qui sont trois autres manouvriers, XL s. VI d. t. qui est a chacun d’eulx XIII s. VI d. t. a feur que dessus par jour, a René Desse et Pierre Miocq, XII s. t. qui est a chacun d’eulx VI s. t. pour chacun deux journees aud. feur que dessus de III s. VI d. t. par jour, et a Pierre Gimard, maçon, la somme de IIII l. pour huict journees qu’il a vacqué a la conduicte desd. manouvriers pour redresser et mectre en bonne platte forme le parterre desd. lysses et fossez, qui a raison de X s. t. par jour, le tout motant ensemble a la somme dessusd. de XXXI l. XV s. t., pour ce cy XXXI l. XV s. t.
<lb/>A deux cens trois manouvriers et cinq maçons qui ont besongné le samedi VIIIe jour de decembre aussi dernier passé dedans le parc dud. chasteau, scavoir [f. 160v] est lesd. manouvriers a abbatre les buttes, remplir les fossez et ornieres et unir une grande place aud. parc ou a esté faict une escharmouche, et lesd. maçons a arracher les pierres et maçonnerye ou soulloient estre maçonnez des poteaulx, la somme de vingt six livres cinq sol tournois, scavoir est XII l. III s. t. a IIIIxx I desd. manouvriers qui est a chacun d’eulx III s. t. pour le jour entier et aux autres VIxx II manouvriers XII l. IIII s. t. qui est a chacun d’eulx II s. t. pour deux tiers dud. jour, a l’un desd. cinq maçons X s. t. pour la journee entiere et aux autres quatre maçons XXVIII s. t. qui est a chacun d’eulx VII s. t. pour icelle journee, le tout montant ensemble a lad. premiere somme de XXVI l. V s. t., pour ce XXVI l. V s. t.
<lb/>Aux maçons et manouvriers qui ont besongné au parterre des lisses estans aux fossez dud. chasteau tant a dresser led. parterre que a curer les fanges et y porter et repandre du sable les mardy XIe, vendredi XIIII, samedy XV, dimanche XVIe jours dud. mois de decembre, la somme de XI l. VI s. VI d. t., scavoir est LX s. t. a trois maçons et XII manouvriers qui ont besongné led. XIe jour de decembre qui est a chacun desd. maçons, conducteur desd. maçons et manouvriers X s. t., a chacun desd. deux autres maçons VII s. t. et a chacun desd. douze manouvriers III s. t., LXVII s. VI d. t. a quatre maçons et XIIII manouvriers qui ont vacqué et besongné led. XIIIIe decembre, qui est aud. maçon conducteur X s. t., a l’un desd. autres maçons VII s. t., a l’autre maçon V s. t. pour led. jour, et a l’autre maçon III s. VI d. t. pour demy jour, et a chacun desd. XIIII manouvriers IIII s. t., LXVIII s. t. a quatre maçons et XIII manouvriers qui ont besongné led. jour de samedy XVe dud. moys qui est aud. maçon conducteur X s. t., a deux desd. autres maçons chacun VII s. et l’autre maçon V s. t., et a chacun [f. 161] desd. treize manouvriers III s. t., et XXXI s. t. a ceulx qui ont besongné et vacqué led. jour de dimenche XVIe jour dud. mois de decembre, scavoir est aud. maçon conducteur X s. t. et a sept manouvriers chacun III s. t., le tout montant ensemble a la premiere somme dessusd. de XI l. VI s. t., pour ce cy XI l. VI s. VI d.
<lb/>A pleusieurs autres personnes, chartiers et manouvriers, nommez en ung roolle de parchemin, la somme de quatre vingtz deux livres sept solz six deniers tournois a eulx paiee comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart des deniers de sad. commission de l’ordonnance dud. commissaire maistre Philibert Delorme pour avoir par eulx besongné au mois de mars M Vc XLVIII pour le Roy nostred. seigneur a Sainct Germain en Laye a tirer les sablons des fossés dud. chasteau que hors icellui pour couvrir le pavé dud. chasteau pour les jeux et esbastemens qui ont esté faictz devant le Roy nostred. seigneur le jour du mardy gras Ve jour dud. mois de mars, durant les jours et pour les pris cy apres declarez et en ung rolle de parchemin signé et certiffyé par led. commissaire le VIe jour de mars l’an M Vc XLVIII contenant quictance desd. chartiers et manouvriers denommez en icellui rolle signee a leur requeste de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur, et contrerolleur de ses bastimens et ediffices le Ve jour desd. mois et an par vertu duquel roolle sera cy apres faict despence par le menu de lad. somme de IIIIxx II l. VII s. VI d. t. soubz le nom desd. chartiers et manouvriers [f. 161v] ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Chartiers qui ont charroyé lesd. sablons
<lb/>A Michel Pion, chartier, son tombereau et trois chevaulx qui ont vacqué le dimenche IIIe, lundi IIIIe jour dud. mois de mars et demy jour led. mardy gras Ve jour d’icellui mois ensuivent a raison de XX s. t. par jour, L s. t.
<lb/>A Jehan Denis, en semblable L s.
<lb/>A Jehan Desgodetz, en ensemblable L s. t.
<lb/>A Maurice Chappet, en semblable L s. t.
<lb/>A Loys Saulsay, en semblable L s. t.
<lb/>A Jehan Lasurier, en semblable L s. t.
<lb/>A Florent Arnoul, en semblable L s.
<lb/>A Jehan Beauvais, en semblable L s.
<lb/>A Richard Clerambault, en semblable L s.
<lb/>A Jehan Lecoq, en semblable L s.
<lb/>A Jehan Lalouette et son tombereau et trois chevaulx, ung jour et demy a lad. raison de XX s. par jour, XXX s.
<lb/>A Pierre Latouche, son tombereau et deux chevaulx, pour avoir besongné pour pareille cause durant lesd. deux jours et demy a raison de XV s. t. par jour, XXXVII s. VI d.
<lb/>Manouvriers
<lb/>A six vingtz manouvriers denommez aud. rolle de parchemin qui ont vacqué a fouiller, charger et porter lesd. sablons chacun deux journees et demye a raison de III s. t. a chacun d’eulx par jour, qui est [f. 162] VII s. VI d. t. pour chacun d’eulx, vallent ensemble la somme de XLV l.
<lb/>A quatre manouvriers denommez aud. roolle qui ont vacqué a ce que dict est chacun deux jours a lad. raison de trois solz tournois par jour a chacun d’eulx, vallent ensemble la somme de XXIIII s. t.
<lb/>A vingt ung autres manouvriers aussi denommez aud. roolle qui ont vacqué et servy en ce que dessus chacun ung jour et demy qui est pour chacun d’eulx IIII s. VI d. t. a raison de III s. t. par jour, vallent ensemble la somme de IIII l. XIIII s. VI d.
<lb/>A huict autres manouvriers pareillement denommez en icellui rolle qui ont vacqué chacun jour jour a raison que dessus de III s. t. par jour, vallent XXIIII s. t.
<lb/>A Jehan Langeois, maistre maçon qui a vacqué lesd. deux jours et demy es lieux ou a esé tiré led. sablon aux champs pres led. Sainct Germain a conduire et haster lesd. manouvriers qui ont tiré led. sablon et semblablement lesd. chartiers qui l’ont charroyé en lad. court dud. chasteau a raison de XV s. t. par jour, vallent la somme de XXXVII s. VI d. t.
<lb/>A plusieurs autres personnes, chartiers et manouvriers, denommez en ung roolle de parchemin, la somme de soixante une livres sept solz tournois a eulx payee comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart de l’ordonnance dud. commissaire maistre Philibert Delorme pour avoir par lesd. manouvriers et chartiers qui ont [f. 162v] vacqué apres le partement du Roy de son chasteau de Sainct Germain en Laye a nectoier les chambres, garderrobbes, salles, viz, montees, chappelles, court et tout le dedans dud. chasteau, la basse court, les chambres, cuisines et offices d’icelle, partye des fossez dud. chasteau et les rues au pourtour desd. offices par les jours et pour les pris cy apres declarez par led. commissaire le XVIIIe jour d’avril l’an M Vc XLVIII contenant quictance desd. manouvriers et chartiers signee a leur requeste par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur, et contrerolleur desd. bastimens et ediffices, le XVIIe jour desd. mois et an avant Pasques par vertu duquel sera cy apres faict despence par le menu de lad. somme de LXI l. IX s. t. soubz le nom desd. manouvriers et chartiers ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Manouvriers
<lb/>A trois manouvriers denommez aud. roole qui ont vacqué et servy chacun XVIe journees a raison de III s. t. par jours qui est a chacun d’eulx XLVIII s. t. et pour eulx trois ensemble la somme de VII l. IIII s. t.
<lb/>A Anthoine Maupin, qui a vacqué quinze jours aud. feur de III s. t. par jour, vallent XLV s. t.
<lb/>A Jehan Terreau, pour avoir vacqué XIIII journees et demye aud. feur de III s. t. par jour, vallent XLIII s. VI d.
<lb/>A Simon Lefebre, pour avoir par luy vacqué XIII journees aud. pris de III s. t. par jour, vallent XXXIX s.
<lb/>A Jacques Aufray, qui a vacqué douze journees et demye au feur que dessus de III s. t. par jour, vallent XXXVII s. VI d.
<lb/>[f. 163] A deux manouvriers denommez en icellui roolle, pour avoir vacqué chacun XI journees, qui est pour chacun d’eulx XXXIII s. a raison que dessus, vallent ensemble LXVI s.
<lb/>A trois autres manouvriers qui ont vacqué chacun dix journees a raison que dessus de III s. t. par jour et pour chacun d’eulx XXX s. t., qui est pour eulx trois ensemble la somme de IIII l. X s. t.
<lb/>A Nicolas Vigneulx, qui a vacqué neuf journees au feur que dessus, vallent XXVII s. t.
<lb/>A Thomas Cuevet, qui a vacqué sept journees et demye au feur que dessus, vallent XXII s. VI d. 
<lb/>A Laurens Dubois, pour avoir vacqué huict journees, vallent au feur que dessus XXIIII s.
<lb/>A Jehan Degroys, qui a vacqué VII journees, vallent XXI s.
<lb/>A quatre autres manouvriers pareillement denommez en icellui roolle, qui ont vacqué chacun VI journees qui est a chacun d’eulx XVIII s. t. et pour eulx quatre ensemble LXXII s. t.
<lb/>A six personnes aussi manouvriers denommez aud. roolle, qui ont vacqué chacun cinq journees a raison que dessus, vallent ensemble IIII l. X s. t.
<lb/>A Jehan Deviarnois, manouvrier qui a vacqué quatre journees et demye au feur que dessus, XIII s. VI d.
<lb/>A deux autres manouvriers denommez aud. roolle, qui ont vacqué chacun quatre journees, qui est pour eulx deulx ensemble a raison que dessus XXIIII s.
<lb/>A trois autres qui ont vacqué chacun trois journees et demye, qui est pour eulx trois au feur que dessus de trois solz tournois par jour la somme de XXXI s. VI d.
<lb/>A Jehan Lepelletier, pour avoir vacqué deux journees et d. au feur que dessus VII l. VI d.
<lb/>A Pierre Roze, pour deux journees au feur que [f. 163v] dessus VI s.
<lb/>A Jehan Champagne, aussi pour deulx journees, VI s.
<lb/>A cinq autres manouvriers denommez aud. roolle qui ont vacqué chacun ung jour, qui est pour eulx cinq ensemble XV s.
<lb/>A deux autres qui ont vacqué chacun demy jour, qui est pour eulx deux III s.
<lb/>Chartiers qui ont vacqué a mener aux champs en tumbereaulx lesd. nestoieurs, ordures et immundices
<lb/>A René Caillon, pour avoir, luy et ses tombereau et chevauxl, si journees a raison de XX s. t. par jour, vallent VI l.
<lb/>A Jehan Perier, pour avoir pareillement vacqué, luy et ses tumbereau et chevaulx, l’espace de cinq journees a lad. raison de XX s. t. par jour, vallent C s. t.
<lb/>A Guillot Denis, qui a vacqué, luy et ses tumbereau et chevaulx, trois journees, qui a feur que dessus de XX s. t. par jour, vallent LX s.
<lb/>A Nicolas Toussault, qui a vacqué, luy, son tumbereau et chevaulx par trois journees, qui a raison que dessus vallent LX s. t.
<lb/>Plus a seier autres manouvriers qui ont vacqué et servy le samedi XIIIe jour du present mois d’avril aud. an MVc XLVIII, veille de Pasques fleuries, a remplir les ornieres par ou les charrois avoient passé par dedans le parc dud. chasteau depuis l’entree d’icelluy pour charrier les matieres de pierre et autres jusques et pour l’ediffice des loges et cours pour loger les lions et autres bestes sauvages estans au bout dud. parc du costé du port au Pec, la somme de XL s. t., qui est a chacun d’eulx II s. VI d. t., pour ce cy XL s. t.
<lb/>[f. 164] A plusieurs autres personnes, chartiers et manouvriers, contenuz et denommez en ung roolle de parchemin, la somme de quinze livres dix sept solz tournois a eulx payee comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart des deniers de sad. commission de l’ordonnance dud. commissaire maistre Philibert Delorme pour avoir par eulx besongné et vacqué les vendredy VIIIe et samedy IXe jours du mois de mars MVc XLVIII pour le Roy nostred. seigneur son son chasteau de Saint Germain en Laye, a charger et vuider hors la court dud. chasteau les sablons qui y avoient esté portez et charroiez pour le plaisir et passe temps que led. seigneur a en lad. court le jour du mardy gras Ve mars oud. an pour les pris cy apres declarez et en ung roolle de parchemin signé et certiffyé par led. commissaire le XVIIIe jour dud. mois de mars aud. an Vc XLVIII contenant quictance desd. personnes contenues et denommees en icellui, signé a leur requeste par maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur et contrerolleur de ses bastimens et ediffices, le XIIIIe jour desd. mois et an, par vertu duquel roolle est cy apres faict despense de lad. somme de XV l. XVII s. t. par le menu soubz le nom desd. personnes ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Chartiers qui ont charroyé lesd. sablons en leurs tumbereaulx hors lad. court dud. chasteau tant dedans la basse court que dedans le jardin
<lb/>A Jehan Bioche, pour ung jour, XX s.
<lb/>A Jehan Langerys, pour avoir vacqué luy, ses deux chartiers et deux tumbereaux chacun ung jour et demy a raison de XX s. t. par jour pour chacun tumbereau et chartier, vallans ensemble LX s.
<lb/>[f. 164v] A René Caillon, pour avoir vacqué ung jour et d. a lad. raison de XX s. t. par jour, XXX s.
<lb/>A Jehan Baudin, pour demy jour, X s.
<lb/>A Michel Fromont, aussi pour demy jour, X s. t.
<lb/>A Gaultier Poulon, aussi demy jour, X s.
<lb/>Manouvriers qui ont servy a amasser lesd. sablons par tas en lad. court et a iceulx charger dedans lesd. tumbereaulx
<lb/>A vingt huict desd. manouvriers qui ont vacqué chacun ung jour et demy a ce que dessus a raison de III s. t. par jour, qui est a chacun d’eulx IIII s. VI d. t., vallent ensemble VI l. VI s. t.
<lb/>A sept autres manouvriers qui ont vacqué a ce que dessus chacun ung jour a lad. raison de III s. t. par jour, vallent XXI s. t.
<lb/>A Noel Fromont, sergent dud. lieu de Sainct Germain en Laye, Françoys de Villiers, Jacques Didier, archers du prevost de l’hostel qui ont vacqué a contraindre et faire venir en dilligence les chartiers et manouvriers, a chacun d’eulx dix solz tournois, pour ce cy XXX s.
<lb/>A plusieurs autres chartiers et manouvriers denommez en ung autre roolle de parchemin, la somme de quinze livres quatorze solz six deniers tournois a eulx payee comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart des deniers de sad. commission de l’ordonnance dud. commisssaire maistre Philibert Delorme pour avoir par eulx vacqué et besongné les mardy XVme et mercredi XVIe jours d’avril MVc L pour le Roy nostre sire en son chasteau de Sainct Germain en Laye a cherier et nectoier les terres, boues, fiens et eaues du pavé [f. 165] naguieres faict de neuf aud. Sainct Germain en Laye ainsi que plus a plain est contenu aud. roolle signé et certiffyé par led. commissaire le IIIIe jour de may oud. an MVc L et contenant quictance desd. chartiers et manouvriers signee a leur requeste de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et contrerolleur de sesd. bastimens et ediffices, le IIIe jour desd. mois et an, de laquelle somme de XV l. XIIII s. VI d. t. sera cy apres faict despence par le menu soubz le nom desd. chartiers et manouvriers denommez aud. roolle ainsi qu’il s’ensuict
<lb/>Et premierement
<lb/>Chartiers qui ont charroyé et mené aux champs lesd. terres, boues et immondices a raison de XV s. t. par jour pour chacun d’eulx, leurs tumbereaulx et chevaulx
<lb/>A Jehan Langeris, pour deux demyes journees, XV s. t.
<lb/>A Guillaume Fauchet, aussi pour deux demyes journees, XV s.
<lb/>A René Caillou, aussi pour deulx demyes journees, XV s.
<lb/>A Pierre Baron, pour deux demyes journees, XV s. t.
<lb/>A Jehan Marquet, pour une demye journee, VII s. VI d.
<lb/>A Bertrand Pasquier, pour une demie journee, VII s. VI d.
<lb/>Manouvriers qui ont servy a nectoier lesd. terres, boues et immondices sur led. pavé depuis la grande porte de la basse court dud. chasteau en tirant au port au Pecq jusques au bout dud. pavé et a faire le fossé dessusd.
<lb/>A trente cinq desd. manouvriers qui ont vacqué a ce que dessus chacun deux journees a raison de trois solz tournois [f. 165v] par jour, qui est a chacun d’eulx VI s. t., vallent ensemble la somme de X l. X s. t.
<lb/>A Marion Blanchecrou, pour une journee et demye a raison de III s. t. par jour, vallent IIII s. VI d.
<lb/>A Henry Fleury, autre manouvriers pour avoir vacqué ad ce que dessus, ung jour et ung tiers a raison que dessus IIII s.
<lb/>A sept autres manouvriers qui ont pareillement vacqué a ce que dessus chacun une journee a raison que dessus de III s. t. par jour, vallent la somme de XXI s. t.
<lb/>Je Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostre sire et par luy commis au contrerolle de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye, certiffye a tour qu’il appartient que Jehan Martin, concierge et garde des meubles du chasteau dud. lieu a payé et avancé de ses deniers aux manouvriers cy apres nommez qui ont vacqué a nectoyer led. chasteau, fossez et basse court d’icellui et la rue devant l’entree de lad. basse court pour la veue du Roy nostre sire durant le present mois d’avril, par les journees et pris cy apres declarez, la somme de dix livres dix neuf solz tournois, scavoir est a Jehan Rollandeau, Jacques Rollandeau, Nicolas Pasquier, Guillaume Peruche, Pierre Peruche et Jehan Peruche, qui sont six manouvriers, CXVIII s. t., qui est a chacun d’eulx XVIII s. t. pour chacun VI journees a raison de III s. t. pour chacun d’eulx par jour, a Guillaume Chevalier, Pierre Legendre, [f. 166] Jehan Legendre, Nicolas Dupas et Jehan Dupas, qui sont cinq autres manouvriers, LXXV s. t., qui est a chacun d’eulx XV s. t. pour chacun V journees a raison que dessus, a Nicolas Bigneulx, Pasquier Haube, Guillaume Grasset et Michel Possot, qui sont quatre autres manouvriers, XXXVI s. t., qui est a chacun d’eulx IX s. t. pour chacun trois journees a raison que dessus, le tout montant ensemble a la. premiere somme de X l. XIX s. t., tesmoing mon seing manuel cy mis le XVIIe jour d’avril l’an MVc L apres Quasimodo, ainsi signé Deshostelz
<lb/>A Jehan Martin, concierge et garde des meubles du chasteau de Sainct Germain en Laye, la somme de dix livres dix neuf solz tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance donnees soubz son seing le premier jour de may l’an MVc L, pour son remboursement de pareille somme qu’il a payee et advancee de ses deniers a pleusieurs manouvriers qui ont vacqué a nectoier led. chasteau, fossez et basse court d’icelluy et la rue devant l’entree de lad. basse court pour la veue du Roy aud. lieu de Sainct Germain en Laye ainsi qu’il est apparu aud. commissaire et appert par la certiffication de maistre Pierre Deshostelz, cy devant transcripte, signee de sa main le XVIIe jour d’avril MVc L apres Quasimodo, en laquelle sont denommez lesd. manouvriers et declairees par le menu les journees et pris d’iceulx manouvriers, lieux et endroictz ou ilz ont vacqué et besongné de l’ordonnance dud. commissaire, montans et revenans ensemble a lad. premiere somme de X l. XIX s. t., de laquelle, en vertu desd. certiffication et mandement dud. commissaire cy renduz, a esté faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas [f. 166v] Picart aud. Jehan Martin comme par sa quictance faicte et passee par devant Thomas Legendre, notaire et tabellion roial juré aud. lieu de Sainct Germain en Laye aussy cy rendue appert, pour ce cy, par vertu d’icelle et desd. certiffication et mandement dud. commissaire, en despence lad. somme de X l. XIX s.
<lb/>Je Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy et par luy commis au contrerolle de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye, certiffye a tous qu’il appartient que Jehan Martin, concierge et garde des meubles du chasteau dud. lieu de Sainct Germain, a payé et advancé de ses deniers aux manouvriers et chartiers cy apres nommez qui ont vacqué a nectoier led. chasteau et basse court d’icelluy et en la rue devant l’entree de lad. basse court apres le partement du Roy nostred. seigneur dud. lieu de Sainct Germain en Laye au mois de juing denier passé par les jours cy apres declarez, la somme de XIIII l. XIII s. t., scavoir est a Claude Patin, David Ligier, Nicolas Dupas, Allain Chaillard, Jehan Tardau, Jacques Raoulland, André Millet, Nicolas Bourdier et Denis Lavanero, qui sont six manouvriers, VI l. XV s. t. pour chacun V journees, a raison de III s. t. pour chacun d’eulx par jour, a Guyot Cheron, Jehan Gilles, Françoys Picart, Adam Sernot, François Bonnyer et Tassin Pillot, qui sont six autres manouvriers, LXXII s. t., qui est a chacun d’eulx XII s. t. pour chacun quatre journees a raison que dessus, a Michel Pochot, Berthin Guyot, Denis Michel et Michel Parquet, qui sont IIII autres manouvriers, XXXVI s. t., qui est a chacun d’eulx IX s. t. pour chacun trois journees a lad. raison de III s. t. par jour, a Jehan Parquet, Pierre Gige, Jacques Prevost, Gervais Sansson et Jehan Duvaln, qui sont cinq autres manouvriers, XXX s. t., qui est a chacun d’eulx VI s. t. pour chacun deux journees a raison de III s. t. par jour, et XX s. t. a deux [f. 167] chartiers qui ont mené de leurs tumbereaulx hors dud. chasteau et de lad. basse court lesd. nectoieures, qui est a chacun d’eulx X s. t., le tout montant ensemble a la premiere somme dessusd. de XIIII l. XIII s. t., tesmoing mon seing manuel cy mis le dernier jour dud. mois de juing l’an MVc XLIX, ainsi signé Deshostelz.
<lb/>Aud. Jehan Martin, concierge et garde des meubles dud. lieu de Sainct Germain en Laye, la somme de quatorze livres treize solz tournois a luy ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres de mandement donneees soubz son seing le premier jour de may l’an MVc L pour son remboursement de pareille somme qu’il a payee et advancee de ses deniers a plaisieurs chartiers et manouvriers qui ont vacqué a nectoier led. chasteau, fossez et basse court d’icellui apres le partement du Roy dud. lieu ou mois de juing MVc XLIX ainsi qu’il est apparu aud. commissaire et appert par certiffication de maistre Pierre Deshostelz cy devant transcripte signee de sa main le dernier jour de juing oud. an MVc XLIX et en laquelle sont denommez lesd. chartiers et manouvriers et declairees par le menu les journees et pris d’iceulx, les lieux et endroictz ou ilz ont vacqué et besongné pour led. sieur de l’ordonnance dud. commissaire, montans et revenans ensemble a lad. premiere somme de XIIII l. XIII s. t., laquelle a esté payee comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Jehan Martin en vertu desd. certiffication et mandement dud. commissaire cy renduz en monnoies de XIIs et liardz comme par sa quictance faicte et passee par devant le notaire et tabellion royal dud. Sainct Germain en Laye aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffication et mandement, en despence lad. somme de XIIII l. XIII s. t.
<lb/>[f. 167v] A tous ceulx qui ces presentes lettres verront, Jehan Chevrel, conseiller du Roy nostre sire et garde pour led. seigneur des sceaulx aux contractz de la prevosté dud. lieu de Sainct Germain en Laye, salut. Scavoir faisons que par devant Thomas Legendre, substitud juré commis et ordonné par justice en l’absence de Michel Fromont, tabellion royal en lad. prevosté, furent presens en leurs personnes Julien Poyvert et Thomas Parellyer, painctres demourans es faulxbourgs de Paris pres la porte de Bourdelles, lesquels de leurs bons grez et bonnes voluntez, sans contraincte nulle, recongneurent et confesserent avoir prins et faict marché et convenant a noble personne maistre Philibert Delorme, abbé de Geneton et de Sainct Barthelemy, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire, commissaire ordonné et depputé par led. seigneur sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye, ad ce present, et en la presence aussi de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur et par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, de blanchir a chaulx et colle tous les murs et pilliers depuis le reez de chaussee en amont la voulte et generallement tous les ouvraiges de maçonnerye de la grande chappelle du chasteau du lieu de Sainct Germain en Laye par dedans œuvre, et remplir de chaulx et sable tous les troux et joinctz ouvers qui sont de present aud. dedans desd. murs, pilliers et voulte de lad. chappelle, et faire led. blanchissaige en coulleur de pierre et tirer et faire tous les joinctz de noir en façon de joinctz de pierre de taille en bonnes liaisons ainsi qu’il appartient, et pour ce faire querir et livrer a leurs despens chaulx, colle et sable, eschaussauls, engins, peyne d’ouvriers et d’aides et toutes choses ad ce necessaires, et rendre le tout faict et parfaict bien et deuement au dict d’ouvriers en ce [f. 168] congnoissans dedans le XXVIIIme jour du mois d’octobre prochainement venant moyennant et parmy le pris et somme de cent livres tournois que pour ce faire leur en sera baillé et payé par le commis au payement desd. bastimens et ediffices pour le Roy nostred. seigneur au feur et ainsi qu’ilz auront besongné et faict besongner aud. blanchissage. Promectant lesd. preneurs par les foy et serment de leurs corps pour eulx et chacun d’eulx corporellement baillez soubz l’obligation de tous chacuns leurs biens meubles et immeubles presens et ad venir, lesquelz ilz ont pour du tout soubzmis a justicier partout ou trouvez seront pour estre contrainctz si mestier est au contenu de ces presentes de poinct en poinct selon leur forme et teneur et ce comme pour les propres besongnes et affaires du Roy nostred. seigneur, sans y contrevenir sur peine de tous despens payer. Renonçans a toutes choses generallement quelzconques a ces lettres contraires.
<lb/>En tesmoing de ce nous, garde du scel dessus nommé, au rapport dud. substitud, avons mis a cesd. presentes les sceaulx au contractz de lad. prevosté. Ce fut faict et passé es presences de Anthoine Cygal et Jehan Brassart, tesmoings, le XXVIIe jour de septembre l’an MVc XLVIII. Signé Fromont a la relation dud. substitud.
<lb/>Nous Germain Musnier, painctre et varlet de chambre ordinaire de monseigneur le Daulphin, et Jehan Bigny, aussi painctre demourant a Paris, certiffions a tous qu’il appartient que de l’ordonnance de noble personne maistre Philibert Delorme, abbé de Genteon et de Sainct Barthelemy de Noyon, conseiller, aulmosnier ordinaire et architecte du Roy nostre sire, commissaire ordonné et depputé par led. seigneur sur le faict de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye, et apres serment par nous faict par devant luy en la presence de maistre Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostred. seigneur et [f. 168v] par luy commis au contrerolle de sesd. bastimens et ediffices, avons veu et visité le blanchissaige faict de chaulx et colle en la chappelle du chasteau dud. lieu de Sainct Germain en Laye tant a la voulte que a tous les murs et pilliers et a tous les ouvraiges de maçonnerie de lad. chappelle depuis le reez de chaussee en amont au dedans œuvre de lad. chappelle par Julien Poyvert et Thomas Perrellier, painctres demourans es faulxbourgs de Paris pres la porte de Bordelles, suivant certain marché par eulx faict et passé avec led. commissaire dacté du XXVIIe jour de septembre dernier, passé aud. lieu de Sainct Germain en Laye, signé Legendre, duquel il nous est en ce faisant deuement apparu, lesquelz blanchissemens avons trouvé avoir esté et estre bien et deuement faictz en coulleur de pierre et les joinctz tirez de noir en façon de pierre de taille selon et ainsi que lesd. Jullien Poivret et Thomas Ferrellier, painctres dessus nommez, estoient tenuz et obligez faire suivant led. marché, tesmoings noz seings manuels cy mis le premier jour de decembre l’an MVc XLVIII. Signé Deshostelz, Germain Le Maunier et Jehan Vignier.
<lb/>A Julien Poyvret et Thomas Perrellier, painctres demourans a Paris pres la porte de Bourdelles, la somme de cent livres tournois a eulx deue et laquelle led. commissaire maistre Philibert Delorme a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le troisiesme jour de decembre l’an MVc XLVIII mandé au present commis maistre Nicolas Picart leur paier, bailler et delivrer comptant des deniers de sad. commission pour avoir par eulx blanchy et faict blanchir de chaulx a colle la chappelle du chasteau dud. Sainct Germain en Laye, tant la voulte que tous les murs et pilliers et tous les ouvraiges de maçonnerie de lad. chappelle ainsi qu’il est apparu aud. commissaire [f. 169] et appert par certiffication de Germain Musnier et Jehan Vignier, painctres, et de maistre Pierre Deshostelz cy devant transcripte, signee de leurs mains le premier jour dud. mois de decembre aud. MVc XLVIII, et aussi selon qu’il est contenu au marché de ce faict et passé par led. commissaire avec lesd. painctres aussi cy devant transcript, laquelle somme de C l. a esté payee comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Poivret et Thomas Parreller, chacun par moictyé et esgalle portion, comme par deux leurs quittances faictes et passees scavoir est par led. Thomas par devant le notaire et tabellion roial de la prevosté de Saint Germain en Laye es presences des tesmoings y nommez le Xe jour de decembre l’an MVc XLVIII et par led. Jullien Poyvret par devant deux notaires du Chastellet de Paris le XIe jour desd. mois et an, cy rendues, appert, pour ce cy par vertu d’icelles et desd. marché, certiffication et mandement dud. commissaire, le tout cy rendu en despence, lad. somme de C l.
<lb/>Je Pierre Deshostelz, notaire et secretaire du Roy nostre sire et par luy commis au contrerolle de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye, certiffye a tous qu’il appartient que Benoist Le Boucher, maistre fondeur, a faict pour le Roy nostred. seigneur trois fontaines de cuyvre, chacune d’un p. d. de long ou environ, enrichies chacune d’un daulphin a double queue, d’une targe enrichie de lettres de chiffres a la devise du Roy et ung croissant au dessus de chacune targe pour servir a la fontaine de la basse court du chasteau dud. lieu de Sainct Germain en Laye, lesquelles trois fontaines ont esté ce jourd’huy pesees en ma presence en ceste ville de Paris et peusent ensemble CLII l., qui a raison de VII s. t. pour chacune livre de pris et marché verballement faict avec luy pour cuivre, façon, mosles et reparemens, estoffes et peine d’ouvriers livrees en cested. [f. 169v] ville de Paris vallent ensemble aud. pris la somme de LIII l. IIII s. t., tesmoing mon seing manuel cy mis le VIe jour de juillet l’an MVc XLIX. Signé Deshostelz.
<lb/>A Benoist Le Boucher, maistre fondeur demourant a Paris, la somme de cinquante trois livres quatre solz tournois a luy deue et laquelle led. commissaire maistre Philibert Delorme a par ses lettres de mandement donnees soubz son seing le dernier jour de juillet l’an MVc XLIX mandé au present commis maistre Nicolas Picart luy paier comptant des deniers de sad. commission pour avoir par led. Boucher faict pour le Roy nostred. seigneur trois fontaines de cuivre, chacune d’un pied et d. de long ou envyron, pour servir a la fontaine estant en la basse court dud. chasteau de Sainct Germain en Laye, poisans ensemble LII l. cuyvre qui, a raison de VII s. t. la livre de pris verballement faict avec luy par led. commissaire au nom dud. seigneur, vallent ensemble aud. pris la somme de LIII l. IIII s. t. ainsi qu’il est apparu aud. commissaire et appert par certiffication de maistre Pierre Deshostelz, contrerolleur desd. bastimens, signee de sa main le VIe jour de juillet aud. an MVc XLIX cy devant transcripte, de laquelle somme de LIII l. IIII s. t. a esté en vertu desd. certiffication et mandement dud. commissaire cy renduz faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart aud. Le Boucher en escus d’or sol a XLVI s. t. piece et monnoye de XIIs, Xs et liardz comme par sa quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastellet de Paris le VIIIe jour de may l’an MVc L aussi [f. 170] cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffications et mandement dud. commissaire en despence lad. somme de LIII l. IIII s. t.
<lb/>A Charles Billard, maistre maçon de monseigneur le connestable, et Guillaume Challon, maistre maçon à Paris, la somme de cinquante une livres quinze solz tournois a eulx ordonnee par led. commissaire maistre Philibert Delorme et ses lettres d’ordonnance signees de sa main le deuxiesme jour de mars l’an MVc XLVIII, assavoir aud. Billard XLII l. X s. t. d’une part pour ses paines et sallaires d’avoir vacqué pour le Roy nostred. seigneur XIX journees entieres du mois de decembre oud. an Vc XLVIII a faire les visitations et toisez des ouvraiges de maçonnerie et taisle faictz de neuf pour led. seigneur en son chasteau et basse court dud. lieu de Sainct Germain en Laye par Guillaume Guillain et Jehan Langeois, maistres maçons dud. bastiment, a plain contenuz et declairez au toisez de ce faictz, l’un dacté du Xe jour dud. mois de decembre et l’autre du XXe d’icellui mois, et IIII l. X s. t. d’aultre part pour deux journees du mois de janvier ensuivant qu’il a veu et visité avec led. maistre Guillaume Chaslon les couvertures de pierre de taille de liaiz a joinctz couvertz faictz de neuf pour led. seigneur sur les bastimens dud. chasteau de Sainct Germain en Laye par lesd. Guillain et Langeois, montans ensemble les sommes pour led. Billard XLVII l. V s. t., et IIII l. X s. audidtc maistre Guillaume Challon pour avoir aussi vacqué durant lesd. deux journees dud. mois de janvier avec led. Billard a veoir et visiter ensemblement lesd. couvertures pour scavoir si elles estoient bien et deuement faictes suivant le marché de ce faict avec lesd. Guillain et Langeois, qui est a raison de XLV s. t. a chacun d’eulx par jour, comprins la despence d’eux et de leurs chevaulx durant led. temps ainsi qu’il appert par certiffication de maistre Pierre Deshostelz, [f. 170v] contrerolleur desd. bastimens et ediffices, signee de sa main le premier jour de mars oud. an MVc XLVIII, de laquelle somme de LI l. XV s. t. ainsi que dict est dessus a esté, en vertu desd. certiffication et mandement dud. commissaire cy renduz faictz paiement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart ausd. Billard et Challon comme par leur quictance faicte et passee par devant deux notaires du Chastelet de Paris le IIIIe jour desd. mois et an aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. certiffications et lettres d’ordonnance dud. commissaire, le tout cy rendu, en despence lad. somme de LI l. XV s. t.
<lb/>Somme desd. parties extraordinaires
<lb/>IXc XLVI l. IX s. t.
<lb/></p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 171] Gages, sallaires et tauxations
<lb/>A maistre Pierre Petit, commis par le Roy a Sainct Germain en Laye pour avoir l’œil et regard a faire bien et deuement, promptement et dilligemment besongner les maçons et autres ouvriers besongnans aux ediffices et bastimens que led. seigneur a faict construire et ediffier en son chasteau et maison dud. lieu de Sainct Germain en Laye, la somme de cent livres tournois a luy orodnnee par led. seigneur pour ses gaiges et entretenement en l’exercice de sad. commission pour le regard et sollicitation dessusd. des mois de janvier, fevrier et mars MVc XLVI a raison de IIIIc l. par an comme appert par les lettres de commission dud. Petit donnees a Fontainebleau le XXIIIIe jour de decembre l’an MVc XL rendues et transcriptes au commancement du dernier compte desd. ediffices et bastimens rendu en la chambre par led. commis maistre Nicolas Picart, de laquelle somme de C l. a esté en vertu desd. lettres de commission et enterinement d’icelles, tant par noss. des comptes que mons. le tresorier de l’Espargne feu messire Jehan Duval, le tout rendu au commancement dud. compte dernier, faict payement comptant par ced. present commis maistre Nicolas Picart en escus d’or soleil a XLV s. t. piece et monnoie de douzains comme par [f. 171v] sa quictance signee a sa requestre d’un notaire et secretaire du Roy le XXIIe jour de may l’an MVc XLVII aussi cy rendue appert, pour ce cy par vertu d’icelle et desd. lettres de commission et enterinement d’icelles cy devant et au commencement dud. dernier compte renduz, en despence lad. premiere somme C l.
<lb/>A maistre Nicolas Picart, notaire et secretaire du Roy et par luy cy devant commis a tenir le compte de ses bastimens et ediffices de Sainct Germain en Laye suivant les lettres patentes dud. seigneur et lettres de commission dud. Picart donnees a Monthereau Fault Ionne le XXIIe jour de mars l’an MVc XXXVIII renduz et transcriptz au commancement du dernier compte dud. Picart, la somme de unze cens vingt cinq l. que led. maistre Nicolas Picart, present commis, supplie et requiert a noss. des comptes lui estre par eulx tauxee et ordonnee suivant le pouvoir a eulx donné par led. seigneur et ses lettres patentes donnees a Fontainebleau le XXe jour de mars l’an MVc XLII avant Pasques aussi transcriptes et rendues au commancement dud. dernier compte, pour ses gaiges, peines, sallaires et vaccations d’avoir tenu le compte et faict les payemens desd. bastimens et ediffices durant le temps de ce compte qui est de trois annees et neuf mois finiz le dernier jour de septembre l’an MVc cinquante, en quoy suivant luy a convenu faire pleusieurs grands fraiz tant pour le port et voicture des deniers des assignations, entretenement de plusieurs clercs qui ont esté faire les payemens [f. 172] desd. ediffices et bastimens que pour pleusieurs parties et payemens extraordinaires faictz aud. Sainct Germain en Laye durant led. temps de ce compte ainsi que plus a plain a esté declairé par le menu cy devant tant en la recepte qu’en la despence de ce compte. Pour ce cy, de l’ordonnance de noss. desd. comptes et en vertu des lettres patentes dud. seigneur, en despence lad. somme de XIc XXV l.
<lb/>Somme desd. gaiges et sallaires
<lb/>XIIc XXV l.
<lb/>Dons faictz par le Roy nostre sire
<lb/>[vide]
<lb/>[f. 172v] Perte de finances
<lb/>[vide]
<lb/>Deniers renduz et non receuz
<lb/>[vide]
<lb/>[f. 173] Despence commune
<lb/>Pour pappier, parchemin, ancre, lacetz, toille a faire sacz, cire vermeille et autres choses necessaires achaptees par ce present commis durant le temps de ce compte pour l’exercice de sad. commission, la somme de [rayé :] C l.
<lb/>Pour la façon et escripture de ce compte contenant, comprins le double d’icelluy, la quantité de VIIc XXII feuillectz de parchemin au feur de III s. VI d. pour chacun feullet, vallent ensemble la somme de [vide]
<lb/>A maistre Nicolas Pinon, recepveur et paieur des gaiges et droictz de noss. des comptes, la somme de [vide] pour les droictz de nosd. s. des comptes a eulx octroyez pour ce present compte comme par sa quictance signee de sa main le [vide] jour de [vide] l’an MVc cinquante [vide] cy rendue, pour ce cy lad. somme de [vide]
<lb/>Pour la vaccation de maistre Jehan Gaudart, procureur de ce present commis, d’avoir assisté a la presentation, examen et closture de ce present compte et d’icelluy prins les arrestz et iceulx mis sur le double d’icelluy et faict la collation, la somme de [rayé :] XXV l.
<lb/>Somme totalle de la despence de ce compte
<lb/>XXIIm XV l. XVI s. V d. p. t.
<lb/>Doibt le comptable IXxx IIII l. III s. VI d. ob. p. t.
<lb/>Lad. somme portee sur le compte des bastimens de Villers Costeretz rendu avec cestuy pour neuf annees neuf mois finiz le dernier jour de septembre MVc L, par quoy quicte a ce present comptable.
<lb/>Collation est faicte avec l’estat final du compte original retenu en la chambre des comptes
<lb/>Picot »</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_47481_actor">Delorme, Philibert</persname>
                </origination>
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                  <p>Architecte.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>Voir "Zone des notes"</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_47481_actor">Delorme, Philibert </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90592324/f3.image</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Autorisation donnée par le roi à Jarnac et à La Châtaigneraie de se battre en duel</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">44</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 4744, f. 21-21v</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">11 juin 1547</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Patente du camp franc sur le dueil d’entre messieurs de La Chastaigneraie et de Jarnac<lb/>Henry, par la grace de Dieu roy de France, a tous ceux qui ces presentes lettres verront, salut. Comme cy devant François de Vivonne, sieur de La Chastaigneraie, et Guy Chabot, sieur de Jarnac, soient entrez en differend sur certaines parolles importantes et touchant grandement l’honneur de l’un et de l’autre, lequel differends a esté par nostre ordonnance mis en deliberation devant les princes estans pres nostre personne, et noz tres chers et amez cousins les sieurs de Montmorancy, connestable, de Sedan, de Saint André, mareschaux de France, et autres seigneurs, chevaliers, cappitaines et grands personnages estans a nostre suitte, pour la justiffiation de leur honneur, lesquelz apres avoir le tout bien consideré nous ont fait entendre que les causes dud. differend estoient hors de preuve, au moien de quoy la veritté ne pouvoit estre sceue ne l’innocent des deux justiffié de son honneur que par les armes,<lb/>Scavoir faisons que nous, qui sommes protecteur de l’honneur des gentilzhommes de nostre royaume, desirans pour cette cause  que la veritté dud. different soit congnue, à la descharge de celuy d’entr’eux qu’il apartiendra, et apres avoir sur ce pris l’advis et conseil desd. princes et seigneurs susnommez, avons permis et octroié, permetons et octroions par ces presentes, voulons et nous plaist, pour vuider entre led. sieur de Vivonne comme demander sur lesd. cas d’honneur et led. sieur Chabot, deffendeur, led. debat et differend, que dedans quarente jours prochains a compter du jour de la signiffication de ces presentes, ilz se trouveront en personne la part que nous serons pour la, en nostre presence ou de ceux que a ce faire commettrons, combattre l’un l’autre a toute outrance en camp clos, et faire preuve de leurs personnes l’une a l’encontre de l’autre, pour la justiffication de celuy auquel la victoire demourera, et ce sur peyne, a celuy qui sera de ce faire reffusant ou delayant, d’estre reputté non noble, luy et sa posteritté a jamais, et d’estre privé des droitz, preminences, previlleges et prerogatives dont jouissent et ont accoustumé jour les nobles de nostre royaume, et autres peynes en tel cas accoustumees, et leur sera nostre presente permission, vouloir et intention signiffiee par l’un de hoz heraulz et roys d’armes, a ce qu’ilz n’en puissent pretendre cause d’ignorance. Si donnons en mandement a tous noz justiciers et officiers que cette presente nostre permission ilz entretiennent, gardent et observent et facent entretenir, garder et observer de point en point sans aulcunement l’enfraindre. Car tel est nostre plaisir. En tesmoing de ce avons signé ces presentes et a icelles fait mettre et apposer nostre scel. Donné a Saint Germain en Laye, le XI juing mil Vc quarante sept, et de nostre regne le premier. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060327n/f22.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Règlement du duel de Jarnac et de La Châtaigneraie</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">45</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3132, f. 6</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1547</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Articles sur le combat des sieurs de Chastaigneraye et de Jarnac accordez entre monseigneur le duc d’Aumalle, gouverneur et lieutenant general du Roy en Daulphiné et Savoye, et parrain dud. sieur de Chastaigneraye, et de monseigneur de Boysi, chevalier de l’ordre, grant escuyer de France, et parrain dud. sieur de Jarnac<lb/>Premierement<lb/>Apres soleil levé ou l’heure qu’il se doibt lever et que mond. sieur le grand sera mandé, il partira pour se presenter au camp avec son fileul.<lb/>Et apres que les combatans seront armez au camp, sera commencé a presenter les armes et chevaulx les unes apres les autres. Et estant acordees et aceptees, s’en presentera d’autres sans longueur de temps.<lb/>Le combat sera a tout oultrance et ne sera vaincu sinon celuy qui restera mort au camp ou bien qu’il dye qu’il se rend.<lb/>Que naissant differant avant le combat, durant le combat ou apres le combat, sans aucunement en estre disputé par les parrains, ilz auront soubdain recours a monseigneur le connestable, mareschaux de France et autres commis par le Roy pour en decider apres qu’ilz auront esté ouiz.<lb/>Faict a Saint Germain en Laye le sixiesme jour de juillet M Vc LXVII.<lb/>Françoys, Boysy »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90600125/f10.item</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales affectant de l’argent aux travaux du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">46</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 204-204v</unitid>
                <unitdate normal="1549/1549" encodinganalog="3.1.3">3 janvier 1549</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 204] Henry, par la grace de Dieu roy de France, a nostre amé et feal notaire et secretaire maistre Nicolas Picart, par nous commis a tenir le compte et faire les payemens de nos bastimens et ediffices de Saint Germain en Laye. La somme de 2500 que nous vous avons en cette presente annee fait delivrer des deniers de nostre Espargne pour convertir en ceux dud. Villiers Costerets, et que vous pouvez faire difficulté de ce faire sans vous declarer sur ce nostre vouloir, nous a ces causes voulons et vous mandons que lad. somme de 2500 l. vous couvertissez et emploiez au payement de nosd. ediffices de saint Germain en Laye, et laquelle nous vous avons en tant que besoin seroit ordonnee et ordonnons par ces presentes pour led. effet, nonobstant que la quittance qui a esté par vous baillee au tresorier de nostred. Espargne face expressement mention d’employer lad. somme es ediffices dud. Villiers Costerets, dont nous vous avons relevé et relevons par ces presentes, en rapportant lesquelles, signees de nostre main, ensemble les ordonnances, pris et marchez faits par nostre amé et feal conseiller et ausmonier ordinaire et architecteur maistre Philbert Delorme, commissaire par nous ordonné et deputé pour ordonner des frais desd. bastimens et ediffices, [f. 204v] et les quittances sur ce suffisantes respectivement des parties ou elles escheront seullement, nous voulons les payemens qui auront esté par vous faits d’icelle somme de 2500 estre passez et allouez en la despence de vos comptes et rabatus de la recepte de vostre commission de sesd. ediffices de Saint Germain en Laye par nos amez et feaux les gens de nos comptes, ausquels nous mandons ainsy le faire sans aucune difficulté. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant que dessus est dit es quelsconques ordonnances, restrinctions, mandemens ou deffences a ce contraire. Donné a Saint Germain en Laye le 3e janvier 1548 et de nostre regne le 2e.<lb/>Ainsy signé Henry et au dessous Par le Roy, Clausse, et scellé sur simple queue de cire jaulne. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales commettant Philibert Delorme au contrôle de différents châteaux dont Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">47</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 158v-159v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 158v] Henry, par la grace de Dieu roy de France, a nostre amé et feal conseiller et aumosnier ordinaire maistre Philbert Delorme, nostre architecte ordinaire, salut. Pour ce que nous voulons scavoir et entendre comme le feu Roy nostre tres honoré seigneur et pere a esté servy en ses bastimens de Fontainebleau, Saint Germain en Laye, Villiers Costerets, Yerre et le bois de Boulongne, a ceste cause, pour la bonne et entiere confiance que nous avons de vostre personne et de vos sens, suffissance, loyaulté et grande experience en l’art d’architecture, preudhommie et bonne diligence, nous avons par ces presentes commis et depputé, commettons et deputtons par ces presentes pour vous transporter sur les lieux desd. bastimens dessus nommez et icelluy appeler tels personnages expers que vous adviserez, les faire visiter et toiser, scavoir et veriffier si les ouvrages ont esté bien et deuement et loyaument faits, s’il n’y a point eu aucunes malversations et abus tant a la conduitte des ouvrages que toisages d’iceux, et en ce faisans contraindre [f. 159] ou faire contraindre par toutes voyes et manieres deues en tel cas requises les maçons, charpentiers et autres qui ont eu et auront charge de sesd. bastimens, ediffices, ouvrages, de faire leur debvoir et reparer leur faulte selon et ainsy qu’il appartiendra, et seront tenus, obligez. Et davantage, ayant par nous deliberé de faire reediffier et redresser une maison ou chasteau au lieu de Saint Liger en la forest de Montfort l’Amaulry, nous voulons que le dessein ou pourtraict qui en a esté ou sera fait et dressé vous ayez a faire conclure et arrester avec lesd. maçons, charpentiers et autres que besoin sera, les pris et marchez qu’il conviendra faire, soit verballement ou par escript, des ouvrages dud. premier bastiment et ediffice, ensemble pour le parachevement, reparation et amelioration des autres encommancez, et sur ce ordonnerez des frais necessaires et convenables en validant et authorisans des a present par ces presentes quand a ce vosd. ordonnances et pareillement lesd. pris et marchez comme si par nous avoient esté faits, voulons et nous plaist qu’en rapportant cesd. presentes signees de nostre main ou vidimus d’icelles faits soubs scel royal avec lesd. pris et marchez, vosd. ordonnances ou les roolles et cahiers desd. frais signez, certiffiez et arrestez de vous respectivement ainsy que besoin sera et les quittances des parties ou elles escheront, tout ce a quoy monteront lesd. frais desd. ouvrages, voictures et necessitez desd. bastimens estre passé et alloué es comptes et rabatu de la recepte et [f. 159v] et assignations de ceux qui en tiendront le compte par nos amez et feaux les gens de nos comptes, ausquels vous mandons ainsy le faire sans aucune difficulté. Car tel est nostre plaisir. Nonobstant quelsconques ordonnances, restrinctions, mandemens ou deffences a ce contraires de ce faire, vous avons donné et donnons plain pouvoir, authorité, commission et mandement especial par cesd. presentes, mandons et commandons a tous nos justiciers, officiers et sujets que a vous en ce faisant soit obey, prestent et donnent conseil, confort, ayde et prisons si mestier est et requis en sont. Donné a Fontainebleau le 3e d’apvril 1548 apres Pasques et de nostre regne le 2e.<lb/>Signé Henry et au dessous Par le Roy, le sieur de Montmorency, connestable de France, present du Thier, et scellé en simple queue de cire jaulne. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes des bâtiments du roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 214v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 212v] Compte dernier de maistre Nicolas Picart, notaire et secretaire du Roy, durant  une annee entiere commancee le premier de janvier 1554 et finie le dernier decembre 1555<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jean de Baillon, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, la somme de 30160 l.<lb/>De maistre Raoul Moreau, aussy conseiller du Roy, la somme de 6000 l.<lb/>Somme totale de la recepte de ce compte : 36160 l.<lb/>[…]<lb/>[f. 214] Saint Germain en Laye<lb/>[f. 214v] Maçonnerie<lb/>A Nicolas Planson, maistre maçon, la somme de 1360 l. pour ouvrages de maçonnerie qu’il a faits aud. Saint Germain<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, charpentier, la somme de 100 l. pour ouvrages de charpenterie qu’il a faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Couverture<lb/>A Jean Le Breton, couvreur, la somme de 30 l. pour ouvrages de couverture qu’il a faits aud. Saint Germain<lb/>Menuiserie<lb/>A Jean Moussigot et Laurens Constant, maistres menuisiers, la somme de 80 l. pour ouvrages de menuiserie par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, maistre menuiserie, la somme de 278 l. 9 s. 8 d. pour ouvrages de serrurerie qu’il a faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas Beaurain, vitrier, la somme de 60 l. pour ouvrages de verre par luy faits aud. Saint Germain<lb/>A Estienne Guiguebeuf, nattier, la somme de 15 l. pour ouvrages de nattes par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Somme de la despence aud. Saint Germain : 1923 l. 9 s. 8 d. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 244-244v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 241] Compte premier de maistre Bertrand Le Picart, tresorier des ediffices et reparations de Fontainebleau, Boulongne les Paris, Villiers Costerets, Saint Germain en Laye, La Muette en la forest de Saint Germain, bois de Vincennes, les Tournelles a Paris, Arcenac dud. lieu, du tumbeau de la sepulture du feu roy François et autres ediffices et bastimens dud. Roy estans a vingt lieues a la ronde de Paris durant une annee entiere finie le dernier de decembre 1556<lb/>Recepte<lb/>De maistre Nicolas Picart, notaire et secretaire et cy devant tresorier de sesd. ediffices et bastimens, la somme de 14900 l. ordonnee aud. Bertrand Le Picart pour employ au fait de sond. office<lb/>De maistre Raoul Moreau, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, la somme de 27000 l. par quittance dud. Picart des deniers provenans de la vente des bois<lb/>[f. 241v] Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 244] Autres parties payees pour le bastiment et reparations de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Nicolas Plançon et Jean François, maistres maçons, la somme de 1690 l. a eux ordonnee par led. sieur Delorme pour ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, charpentier, la somme de 450 l. pour ouvrages de charpenterie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Menuiserie<lb/>[f. 244v] A Jean Huet, maistre menuisier, la somme de 220 l. pour ouvrages de menuiserie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 200 l. pour ouvrages de serrurerie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas Beaurain, maistre vitrier, la somme de 250 l. pour ouvrages de verrerie par luy faits aud. lieu<lb/>Parties extraordinaires : la somme de 238 l. 16 s.<lb/>Soit pour le chasteau de Saint Germain : 3148 l. 16 s. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 266v-26</unitid>
                <unitdate normal="1557/1557" encodinganalog="3.1.3">1557</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 266] Compte premier de maistre Symon Goille durant l’annee finie le dernier de decembre 1557<lb/>Recepte<lb/>De maistre Bertrand Picart, tresorier ancien desd. bastimens et ediffices du Roy, par quittance dud. Symon Goille, la somme de 4088 l. 15 s. 8 d. pour les bastimens et ediffices du Roy<lb/>De maistre Jean de Baillon, la somme de 12900 l.<lb/>De maistre Estienne Gerbault, la somme de 12750 l. des deniers provenus des ventes de bois faites en la forest de Compiegne<lb/>Somme totale de la recepte de ce compte : 29938 l. 15 s. 6 d.<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 266v] Autres parties payees pour les reparations du chasteau Saint Germain en Laye, bastiment neuf et theatre fait au parc dud. lieu<lb/>Maçonnerie<lb/>A Nicolas Planson, maistre maçon, et Jean François, aussy maçon, a eux ordonnee par led. Delorme, la somme de 2720 l. pour ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, charpentier, la somme de 150 l. pour ouvrages de charpenterie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>[f. 267] Couverture<lb/>A Jean Le Breton, maistre couvreur, la somme de 60 l. pour ouvrages de couverture par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Menuiserie<lb/>A Jean Huet et Francisque Scibec, maistres menuisiers, la somme de 750 l. pour ouvrages de menuiserie par eux faits aud. lieu<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 150 l. pour ouvrages de serrurerie qu’il a faits aud. Saint Germain<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas de Beaurain, vitrier, la somme de 100 l. pour ouvrages de verrie par luy faits aud. chasteau<lb/>A Jean Mignan, maistre nattier, la somme de 189 l. pour ouvrages de nattes qu’il a fait aud. Saint Germain<lb/>Somme de la despence faitte aud. Saint Germain : 4169 l. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 255v et 259v</unitid>
                <unitdate normal="1557/1557" encodinganalog="3.1.3">7 avril-31 décembre 1557</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 255] Compte premier de Jean Durant, present tresorier, commençant le 7e apvril 1556 avant Pasques, finissans le dernier de decembre 1557<lb/>Recepte<lb/>[…]<lb/>[f. 255v] Aultre recepte par led. Durant des deniers a luy ordonnez par messieurs les tresoriers de France pour les reparations des palais, chasteaux, maisons, ponts et autres lieux royaux de cette ville, prevosté et viconté de Paris<lb/>De maistre Laurens de Boues, receveur ordinaire de Vallois, la somme de 2000 l. ordonnez aud. Durant par maistre Jean Grolier, seigneur d’Aguisy<lb/>De maistre Henry Billouet, receveur ordinaire de Clermont en Beauvoisis, la somme de 2885 l. 9 s. ordonnee aud. Durant par led. seigneur d’Aiguisy<lb/>[f. 256] De maistre Jean Chaboullle, commis a la recepte ordinaire de Meleun, la somme de 1306 l. 8 s. parisis<lb/>De maistre Claude Chaboullle, receveur aud. Meleun, la somme de 1000 l.<lb/>Somme totale de la recepte de ce compte : 43587 l. 17 s.<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 257v] Autre despence faitte par led. Durant par les ordonnances de messieurs les tresoriers de France pour les reparations necessaires estre faittes en plusieurs pallais, chasteaux, maisons, ponts et autres lieux royaux des ville, prevosté et viconté de Paris<lb/>[…]<lb/>[f. 259v] Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 81 l. pour ouvrages de serrurerie par luy faits aud. chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>A Nicolas Beaurain, maistre vitrier, la somme de 42 l. 6 s. 10 d. pour ouvrages de vitrerie par luy faits aud. chasteau de Saint Germain<lb/>Somme du chasteau de Saint Germain en Laye : 123 l. 6 s. 10 d. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 300-300v</unitid>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 297] Compte deuxiesme de maistre Bertrand Le Picart, tresorier des ediffices et reparations de Fontainebleau, Boullongne les Paris, Villiers Costerets, Saint Germain en Laye, La Muette en la forest dud. Saint Germain en Laye, Bois de Vincennes, les Tournelles a Paris, Arcenac dud. lieu, du tumbeau de la sepulture du feu roy François et autres ediffices du Roy estans a vingt lieues a la ronde de Paris durant une annee entiere finie le dernier de decembre 1558<lb/>Recepte<lb/>De maistre Raoul Moreau, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, par quittance dud. maistre Bertrand Le Picart, la somme toute de la despence 253500 l. des deniers provenans des ventes extraordinaires de bois<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 300] Autres parties payees pour le bastiment et reparations de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean François, Jean Chalumeau et Nicolas Plansson, maistres maçons, la somme de 9900 l. à eux ordonnee par led. sieur Delorme pour ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, maistre charpentier, la somme de 252 l. 12 s. 6 d. pour ouvrages de charpenterie par luy faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Couverture<lb/>A Jean Le Breton, couvreur, la somme de 442 l. 5 s. pour ouvrages de couverture par luy faits aud. Fontainebleau<lb/>Menuiserie<lb/>A Jean Huet, menuisier, la somme de 554 l. 15 s. pour ouvrages de menuiserie par luy faits aud. Fontainebleau<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 150 l. pour ouvrages de serrurerie par luy faits aud. Fontainebleau<lb/>Vitrerie<lb/>[f. 300v] A Nicolas Beaurain, maistre vitrier, la somme de 350 l. pour ouvrages de verrerie par luy faits aud. Saint Germain [remplace : Fontainebleau, rayé]<lb/>Paintures<lb/>A Guillaume Rondel, maistre paintre, la somme de 10 l. pour ouvrages de dorures par luy faits a deux crucifix des chapelles tant de La Muette que Saint Germain<lb/>Plomberie<lb/>A Jean Le Vavasseur, maistre plombier, la somme de 186 l. 4 s. 3 d. pour ouvrages de plomberie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Ouvrages de nattes<lb/>A Jean Mignat, maistre nattier, la somme de 160 l. pour ouvrages de nattes par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Somme pour les reparations faittes a Saint Germain en Laye : 12033 l. 16 s. 9 d. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 283</unitid>
                <unitdate normal="1559/1559" encodinganalog="3.1.3">janvier-septembre 1559</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 281] Compte deuxiesme de maistre Symon Goille, alternatif tresorier des bastimens et ediffices de Fontainebleau, Boulongne les Paris, Villiers Costerets, Saint Germain en Laye, La Muette en la forest dud. Saint Germain, chasteau du bois de Vincennes, chasteau des Tournelles en la ville de Paris, de Saint Liger pres Montfort l’Amaulry, de la sepulture du feu roy François et autres bastimens estans a vingt lieues a la ronde de Paris durant neuf mois entiers commancez le premier janvier 1558 et finis le dernier de septembre ensuivant<lb/>[f. 281v] Recepte<lb/>De maistre Bertrand Le Picart, tresorier ancien desd. bastimens et ediffices du Roy, par quittance dud. Symon Goille, la somme toute de la recepte par luy faite : 48350 l.<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 283] Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean Chalueau et Jean François, maistres maçons, la somme de 12000 l. a eux ordonnee par led. sieur Delorme pour ouvrages de maçonnerie et taille par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, maistre charpentier, la somme de 672 l. 4 s. pour ouvrages de charpenterie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Couverture<lb/>A Anthoine de Lautour, maistre couvreur, la somme de 250 l. pour ouvrages de couverture par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, maistre serrurier, la somme de 877 l. 18 s. pour ouvrages de serrurerie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Parties extraordinaires : la somme de 523 l. 11 s. 5 d.<lb/>Somme des reparations faittes a Saint Germain en Laye : 13473 l. 7 s. 11 d. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes des bâtiments du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">54</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 323</unitid>
                <unitdate normal="1559/1560" encodinganalog="3.1.3">octobre 1559-mai 1560</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 321] Compte troisiesme et dernier de maistre Bertrand Le Picart, tresorier des Bastimens du Roy, depuis le mois d’octobre 1559 jusques au dernier de may 1560<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jean de Baillon, conseiller du Roy et tresorier [f. 321v] de son Espargne, la somme de 29200 l. des deniers provenans des ventes de bois<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 323] Ouvrages de couverture a Saint Germain en Laye<lb/>A Anthoine de Lautour, maistre couvreur, la somme de 75 l. a luy ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour les ouvrages et reparations de couverture par luy faits aud. Saint Germain en Laye suivant le marché de ce fait avec led. de Saint Martin »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 339v-340</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 335v] Compte 4e de maistre Jean Durant, present tresorier<lb/>Recepte<lb/>[…]<lb/>[f. 336] Autre recepte pour tous les chasteaux et maisons du Roy<lb/>De maistre Bertrand Le Picart, tresorier des bastimens du Roy estans 20 lieues a la ronde de Paris, par quittance dud. Durant, la somme de 162900 l.<lb/>[…]<lb/>[f. 336v] Despence de ce present compte faitte par led. Durant durant l’année de ce compte, le premier janvier 1559 et finie le dernier de decembre ensuivant l’an revolu 1560<lb/>[…]<lb/>[f. 339v] Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean François, maistre maçon, la somme de 300 l. a luy ordonnee par led. de Boullongne pour la reparations de plusieurs et divers lieux dd. Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>[f. 340] A Jean Le Peuple, maistre charpentier, pour ouvrages de charpenterie par luy faits aud. chasteau, la somme de 267 l. 1 s.<lb/>Couverture<lb/>A Anthoine de Lautour, maistre couvreur, la somme de 177 l. 10 s. pour ouvrages de couverture par luy faits aud. chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Plomberie<lb/>A Jean Levavasseur, maistre plombier, la somme de 502 l. 19 s. 2 d. pour ouvrages de plomberie par luy faits aud. chasteau<lb/>Menuiserie<lb/>A Jean Huet, maistre menuisier, la somme de 154 l. 6 s. a luy ordonnee par led. de Primadice pour ouvrages de menuiserie par luy faits aud. chasteau<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, maistre serrurier, la somme de 915 l. 13 s. 10 d. pour ouvrages de serrurerie par luy faits aud. chasteau<lb/>Ouvrages de natte<lb/>A Jean Mignant, maistre nattier, la somme de 102 l. 16 s. 6 d. pour ouvrages de nattes<lb/>Somme de la despence faitte aud. chasteau de Saint Germain en Laye : 2420 l. 13 s. 6 d. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 352-352v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 347] Compte 5e de maistre Jean Durant, present tresorier des Bastimens du Roy, durant une annee commencee le premier de janvier 1560 et finie le dernier de decembre 1561<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jean de Baillon, tresorier de l’Espargne, et plusieurs autres par quittance dud. Durant, pour la continuation du bastiment neuf du Louvre<lb/>Somme toute de la recepte de ce compte : 61877 l. 7 s. 11 d.<lb/>Despence de ce compte<lb/>[…]<lb/>[f. 352] Sainct Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Nicolas Plançon et Jean François, maistres maçons, la somme de 1178 l. 1 s. 3 d. a eux ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour les ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, charpentier, la somme de 1325 l. pour ouvrages de charpenterie qu’il a faits aud. Fontainebleau<lb/>Couverture<lb/>A Anthoine de Lautour, maistre couvreur, la somme de 600 l. [f. 352v] pour ouvrages de couverture par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Menuiserie<lb/>A Jean Huet et Balthazard Poirion et Jean Beguyn, maistres menuisiers, la somme de 650 l. pour ouvrages de menuiserie par eux faits aud. chasteau de Saint Germain<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 725 l. pour les ouvrages de serrurerie qu’il a faits aud. chasteau de Saint Germain<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas Beaurain, maistre vitrier, la somme de 552 l. 6 s. 5 d. pour les ouvrages de verrerie qu’il a faits aud. chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Ouvrages de pavé<lb/>A Jean Bocquet, la somme de 15 l. pour ouvrages de pavé par luy faits aud. Saint Germain<lb/>A Marie Delavigne et Jean Meignan, maistres nattiers, la somme de 300 l. pour ouvrages de natte par eux faits aud. Saint Germain<lb/>Parties extraordinaires : la somme de 551 l. 15 s. 3 d.<lb/>Somme de la despence faitte a Saint Germain en Laye : 5897 l. 2 s. 11 d. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales mentionnant le projet de construire une héronnière au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 345-345v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 345] De par le Roy<lb/>Nostre cher et bien amé feu nostre tres honoré seigneur et frere le roy François, dernier deceddé, ordonna que certaines ventes de bois seroient faittes es forests de Laye et Oruye jusques a la somme de 3000 l. pour icelle estre mise en vos mains comme elle a esté en deux payemens esgaux afin d’estre par vous employee au paiement des frais necessaires estre faits pour la construction d’une heronniere qu’il conviendra estre faitte au pourpris de nostre chasteau de Saint Germain en Laye, le premiere montee, de laquelle somme vous auriez, suivant nostre vouloir et intention et les lettres qui vous en ont esté cy devant ecriptes a cette fin par nostre tres honoree dame et mere, employee en austres plus urgentees affaires de nos bastimens par les ordonnances de nostre amé et feal conseiller et aumosnier ordinaire l’abbé de Saint Martin [f. 345v] de Troyes, superintendant d’iceux nosd. bastimens, à l’occasion du long recouvrement de vos autres assignations, et pour ce que de l’autre et derniere montee desd. 3000 l. nagueres par vous receues pouviez faire difficulté en delivrer aucune chose pour autre effet que celluy pour lequel elle a esté dediee, encores qu’il y ait partie plus pregnantes d’estre payees pour le fait de nosd. bastimens, a cette cause nous voulons, vous mandons et tres expressement enjoignons la presente signee de nostre main que, en attendant que ayez fait recouvrement de vos autres assignations, vous ne faciez aucune difficulté de convertir et employer les derniers 1500 l. par vous comme dit est receus pour le parfait desd. 3000 l. en tel autre effet de nos bastimens que vous ordonnera led. sieur Saint Martin, si gardez d’y faire faulte. Car tel est nostre plaisir. Donné a Fontainebleau le 26e apvril 1561.<lb/>Ainsy signé Charles, et plus bas Hurault<lb/>Et au dos de lad. lettre est escript ce qui s’ensuit : a nostre cher et bien amé tresorier de nos œuvres, ediffices et bastimens, maistre Jean Durant »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 362-362v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 357] Bastiment du Roy pour une annee finie le dernier decembre 1562<lb/>Compte 5e de maistre Jean Durant, tresorier, clerc et payeur des œuvres, ediffices et bastimens du Roy, reparations et entretenemens d’iceux es ville, prevosté et vicomté de Paris, ponts, chaussees, chemins, pavez et autres lieux dependans du domaine dud. seigneur, auquel office le Roy par ses lettres en forme d’eedit donnees a Saint Germain en Laye au mois d’aoust 1559, veriffiees et enterinees par messieurs des comptes le penultiemes dud. mois et par maistre Raoul Moreau, conseiller dud. seigneur et tresorier de son Espargne, le 21e de janvier ensuivant aud. an 1559, en supprimant et abolissant les deux estats et offices alternatifs des tresoriers et payeurs de ses bastimens de Fontainebleau, Boullongne les Paris, Villiers Costeret, Saint Germain en Laye, La Muette, bois de Vincennes, l’hostel des Tournelles, celuy de Saint Liger pres Monfort l’Amaury et des sepultures des feus roys, auroit iceux offices remis et incorporez inseparablement aud. office de clerc et payeur des œuvres dud. seigneur tout anisy qu’ils estoient auparavant le demembrement et erection d’iceux offices sans qu’il y soit plus par led. seigneur pourveu ny que ceux qui en estoient lors de lad. suppression possesseurs se puissent plus doresnavant entremettre en l’exercice desd. offices et perception des gages ordonnez a eux.<lb/>[f. 357v] Recepte<lb/>[…]<lb/>Autre recepte par led. Durant des deniers a luy ordonnez pour les bastimens et reparations des chasteaux de Fontainebleau, Saint Germain en Laye, La Muette, Boullongne les Paris, Villiers Costerests, boys de Vincennes, hostel des Tournelles, celuy de Saint Liger pres Monfort l’Amaury, sepultures des roys et reynes de France<lb/>Dud. maistre Raoul Moreau, tresorier susd., la somme de 9330 l.<lb/>[…]<lb/>[f. 358] Despence de ce present compte faitte par led. Durant durant l’annee commençant le premier de janvier 1560 et finie le dernier de decembre l’an revolu 1561 pour la continuation et parachevement desd., tant pour ouvrages de maçonnerie, sculpture, charpenterie, serrurerie, painture, [f. 358v] menuiserie, vitrerie que plusieurs autres frais, de tous lesquels led. Durant a fait payement suivant les ordonnances de maistre Pierre de Lescot, sieur de Claigny, abbé de Clermont et superintendant des bastimens du Louvre<lb/>[…]<lb/>[f. 362] Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean François, maistre maçon, pour tous les ouvrages de maçonnerie qu’il a faits en une gallerie naguerre ediffié de neuf, pavillon de la Chancellerie et autres lieux dud. chasteau de Saint Germain en Laye a luy ordonné par led. sieur de Saint Martin, la somme de 500 l.<lb/>Couverture<lb/>A Anthoine de Lautour, maistre couvreur, pour ouvrages de couverture qu’il a faits aud. chasteau, la somme de 660 l.<lb/>Menuiserie<lb/>A Pierre Moncigot, maistre menuisier, et Baltazard Poirion, menuisier, pour ouvrages de menuiserie par eux faits tant aux salles, chambres, galleries, garderobbes et cabinets et autres lieux, la somme de 234 l. 17 s. 5 d.<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, pour tous les ouvrages de serrurerie par luy faits aud. chasteau de Saint Germain en Laye, la somme de 600 l.<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas Beaurain, pour ouvrages de vitrerie [f. 362v] par luy faits aud. chasteau, la somme de 100 l.<lb/>Parties inoppinees<lb/>A Guyon Le Doulx et Jean Richer, paintres, la somme de 164 l. pour avoir fourni d’armoiries aux nopces de monsieur le conte d’Eu et de madame de Bourbon<lb/>A plusieurs personnes, maneuvres, qui ont travaillé aud. chasteau, la somme de 65 l. 19 s. 7 d.<lb/>A Roger Roger, paintre, la somme de 275 l. pour ouvrages de paintures qu’il a faits en la gallerie de la Reyne<lb/>A Symon Denis Mercier, pour plusieurs drogues, gomme et poix raisine et autres, la somme de 33 l. 12 s.<lb/>Somme des parties inoppinees : 538 l. 16 s. 6 d.<lb/>Somme de la despence du chasteau de Saint Germain en Laye : 2683 l. 9 s. 1 d. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 382v-383 et 385-385v</unitid>
                <unitdate normal="1563/1563" encodinganalog="3.1.3">1563</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 379v] Compte 7e de maistre Jean Durant durant une annee entiere commancee le premier de janvier 1562 et finie le dernier de decembre 1563<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jean de Baillon, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, par quittance dud. Durant, la somme de 43000 l. a luy ordonnee par le Roy pour convertir et employer au bastiment neuf du Louvre<lb/>De maistre Jean de Maliac, conseiller du Roy et receveur general des finances a Tholose, la somme de 400 l.<lb/>De maistre Symon Boullenc, aussy conseiller du Roy et receveur general de ses finances a Paris, la somme de 500 l.<lb/>Somme toute de la recepte : 43900 l.<lb/>[…]<lb/>[f. 380v] Autre despence faitte par led. Durant pour le fait de la continuation, reparation et entretenement des bastimens des chasteaux de Fontainebleau, Saint Germain en Laye, La Muette, Boullongne les Paris, Villiers Costerets, bois de Vincennes, hostel des Tournelles, celuy de Saint Liger pres Montfort l’Amaulry, sepulture des roys et roynes et austres bastimens estans a ce royaulme a vingt lieues a la ronde de Paris<lb/>[…]<lb/>[f. 382v] Sainct Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean François, maçon, la somme de 999 l. 17 s. 8 d. a luy ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour tous les ouvrages de maçonnerie et couvertures qu’il a faits aud. chasteau de Saint Germain et pareillement a la Chancellerie<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, maistre charpentier, la somme de 2405 l. pour tous les ouvrages de charpenterie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Menuiserie<lb/>A Jean Huet dit de Paris, maistre menuisier, et Baltazard de Poiron, aussy menuisier, la somme de 225 l. pour tous les ouvrages de menuiserie par eux faits aud. Saint Germain<lb/>Pavé<lb/>A Jean Bocquet, maistre paveur, la somme de 140 l. pour ouvrages de pavé par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Ouvrages de natte<lb/>A Jean Meignan, maistre nattier, la somme de 183 l. 4 s. [f. 383] pour ouvrages de natte qu’il a faits aud. Saint Germain<lb/>Parties inoppinees<lb/>A plusieurs ouvriers et manouvriers, pour l’assemblee des Estats tenus a Poissy par le commandement du Roy et de la Reyne au mois de juillet 1561 par messieurs les cardinaux et evesques<lb/>Somme toute : 715 l. 6 s. 5 d. ob.<lb/>Somme des reparations aud. Saint Germain : 4618 l. 8 s. 1 d. ob.<lb/>[…]<lb/>[f. 385] 2e volume<lb/>[…]<lb/>Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean Challmeau, maistre maçon, la somme de 300 l. [f. 385v] a luy ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour les ouvrages de cyment et taille de pierre de liais servans aux terrasses par luy faits au chasteau de Saint Germain<lb/>Charpenterie<lb/>A Bertault Dufay, charpentier, et aux heritiers de feu Jean Allemant, maistre des œuvres de charpenterie, la somme de 719 l. 14 s. a eux ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour les ouvrages de charpenterie par eux faits tant au chasteau de Saint Germain que au logis de la verrerie<lb/>Vitrerie<lb/>A Nicolas Beaurain, vitrier, la somme de 100 l. pour ouvrages de verrerie qu’il a faits aud. chasteau de Saint Germain<lb/>Ouvrages de natte<lb/>A Marie Bourdois, vefve de feu Jean Maignan, en son vivant nattier, la somme de 45 l. 15 s. pour ouvrages de natte par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Parties extraordinaires<lb/>A Jean Le Maistre, fontenier, la somme de 550 l. a luy ordonnee par le Roy pour les reparations de la fontaine dud. Saint Germain<lb/>Somme de la despence faitte aud. chasteau de Saint Germain en Laye : 1725 l. 9 s. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de procéder à des ventes dans les forêts royales pour financer les réparations à effectuer dans plusieurs châteaux</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Charles, par la grace de Dieu, roy de France, aux maistres particulliers de noz eaues et forestz de Gisors, vicontez de Lyons, Vernon et Andely ou leurs lieutenans, salut et dillection. Aians entreveu le besoing qu’il y a de faire reparer noz maisons de Chambort, Fontainebleau, Sainct Germain en Laye, La Muette, Boullongne et autres et que, a faulte d’y faire promptement besongner pourroient tomber en telle ruine que ce qui se y pourra a present reparer pour peu chose pourroit à l’advenir beaucoup couster, et estans noz deniers et finances destinees a autres effectz, a esté advisé en nostre conseil privé que pour y satisfaire, estoit expedient de faire faire en ceste presente annee ventes extraordinaires de boys jusques a la somme de soixante quatre mil livres en aucunes forestz, boys et buissons de nostre roiaulme, mesmes en noz forestz dud. Gisors, vicontez de Lions, Vernon et Andely jusques a la somme de six mil livres tournois. Pour vacquer et entendre a faire lesd. ventes en temps et saison propre et convenable es lieux qui nous soient plus utilles et moins dommageables, et eviter aux degastz et depopulation desd. forestz, boys et buissons, est besoing en adresser noz lettres de commission a gens a ce congnoissans, pour ce est il que nous, ce consideré, confians de vous et de voz sens et experience, pour ces causes et autres a ce nous mouvans, vous avons commis et deputé, commectons et deputons par ces presentes pour vous transporter en nosd. forestz, boys et buissons de Gisors, vicontez de Lyons, Vernon et Andely, et icellec appellé noz procureurs, vereurs, sergens et greffiers desd. forestz, apres avoir faict departement de ce que aurez arresté que chacune d’icelles en pourra porter, veoir et visiter les lieux et endroictz ou lesd. couppes et ventes de boys pourront plus commodement estre faictes, et ce faict procedez à l’adjudication et delivrance d’icelles et au prealable de ce qui se trouvera en friche et degast, le tout au plus offrant et dernier encherisseur, jusques a la concurrence de lad. somme de VIm livres, et apres avoir faict crier et proclamer par les villes et lieux des environs ou se feront lesd. ventes le jour que vous aurez conclud et arresté d’y proceder, afin que ceulx qui y vouldront entendre et faire encheres se y puissent trouver, leur ferez scavoir que nous leur avons permis et permectons en faire faire eschallatz de fente et quartier de chesne et iceulx vendre et debiter ou bon leur semblera, nonobstant les ordonnances cy devant faictes au contraire, ausquelles nous avons pour ce regard desrogé et desrogeons par cesd. presentes, et lesd. achepteurs faictes respectivement jouir et user desd. ventes et adjudications, leur limitant le temps dedans lequel lesd. couppes et vuidenges se pourront faire, et pareillement les paiemens d’icelles, qu’entendons estre faictz en deux termes par moictié et egalle porcion que prefigerez au plus brief que faire ce pourra, aiant esgard a la necsssité de nosd. bastimens et qu’il est besoing faire faire lesd. reparations en saison propre et convenable. Et prendrez bien garde qu’il ne soit aucune chose couppé hors le temps de saison, et ordonnerez, si vous voiez que besoing soit icelles faire receper et fossoier es lieux et endroictz requis et necessaires, avec inhibitions et deffences aux coustumiers et usagiers d’icelles forestz, si aucuns en y a, de n’y mectre, faire mectre ou souffrir pasturer leur bestial jusques à ce que les tailliez soient declarez defensables par vous et nosd. officiers, ou que autrement en soit ordonné suivant noz ordonnances sur ce faictes, enjoignant à tous qu’il appartiendra icelles entretenir et observer exactement, et garder tant par vous que eulx en ce faisant les autres solempnitez acoustumez pour le proufict, repeuplement et conservation de nosd. forestz. Et ce faict, arrestez le calcul de ce que monteront lesd. ventes, l’un envoirez aux intendans de noz finances, l’autre au tresorier en la charge et tiers delaisserez es mains de noz receveurs ordinaires, ausquelz ordonnons le recevoir et nous tenir le compte des deniers provenans desd. ventes, et aux achapteurs les leur paier, bailler et delivrer esd. deux termes par moictié egallement, comme dict est, a telz jours que seront pour ce par vous convenuz et arrestez, le dernier desquelz termes entendons estre pour le plus tard au-dedans de l’an que aurez accordé ausd. achapteurs, dont led. receveur sera tenu, a ces fins, prendre bonne et suffisante caution, pour apres estre lesd. deniers portez en nostre recepte generalle de Rouen et apres envoiez en nostre espargne, et par le tresorier d’icelle emploiez pour les effectz cy dessus selon qui luy sera par nous commandé. Et quant aux journees et vaccations desd. officiers et autres menuz fraiz pour les arpentages, mesurages et esxploictz de sergens, criees, proclamations et autres requis et necessaires, mandons par cesd. presentes a nostre amé et feal conseiller le tresorier de France estably aud. Rouen iceulx liquider, taxer et arbitrer, c’est assavoir lesd. vaccations des officiers ainsi qu’il verra et congnoistra ce devoir faire au fur et raison qu’il est porté et prescript par certaines ordonnances du feu roy nostre tres honoré seigneur et pere du premier jour de mars mil Vc LIII, et les menuz fraiz au meilleur mesnagement que faire ce pourra, en y rapportant le vidimus deuement collationné de cesd. presentes, signees de nostre main, pour une foys seullement, les ordonnances de nostred. tresorier et les quictances des parties ou elles eschront, nous voullons les sommes qui auront esté pour ce paiees par nostred. receveur a la cause susd. estre passees et allouees en la despence de ses comptes et rabatues de sa recepte par noz amez et feaulx les gens de noz comptes, ausquelz nous mandons ainsi le faire sans difficulté, promettant avoir agreable, tenir ferme et stable, tout ce que par vous sera sur ce faict et ordonné, et n’y contrevenir en aucune maniere, car tel est nostre plaisir, nonostant oppositions ou appellations quelzconques et sans prejudice d’icelles, pour lesquelles ne voullons estre differé et desquelles, si aucunes interviennent, avons retenu et reservé, retenons et reservons a nostre conseil privé la congnoissance, et icelle interdicte et defendue, interdisons et deffendons a tous noz juges quelzconques, nonostant aussi tous edictz, statutz, ordonnances, restrictions, mandemens et deffences a ce contraires, mandons et commandons a tous noz justiciers, officiers et subjectz que a vous en ce faisant obeissent et entendent dilligemment, et pour ce que de cesd. presentes l’on pourra avoir a faire en plusieurs et divers lieux, nous voullons que au vidimus faict soubz nostre seel roial ou collationné par l’un de noz amez et feaulx notaires et secretaires, foy soit adjoustee comme au present original. Donné a Bloys, le dixiesme jour de fevrier, l’an de grace mil Vc soixante deux, et de nostre regne le troisieme.<lb/>Signé Charles et, au bas, par le Roy en son conseil Leurogensis et scellees de cire jaulne sur simple queue.<lb/>Collationné a l’original par moy, notaire et secretaire du Roy, le sixiesme jour de apvril avant Pasques mil cinq centz soixante deux. »</p>
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                <subject>Propriété foncière</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes des bâtiments du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">61</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 395</unitid>
                <unitdate normal="1565/1565" encodinganalog="3.1.3">1565</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 391] Compte neufviesme de maistre Jean Durant, tresorier et payeur des œuvres, ediffices et bastimens du Roy durant une annee entiere commancee le premier janvier 1564 et finie le dernier de decembre ensuivant 1565<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jean de Baillon, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, la somme de 62000 l. par quittance de maistre Jean Durant<lb/>De maistre Symon Boullenc, conseiller du Roy et receveur general de ses finances, la somme de 4243 l. 14 s. 11 d.<lb/>Dud. Boullenc, la somme de 1440 l. 17 s. 1 d.<lb/>Somme totalle de la recepte de ce compte : 67984 l. 12 s.<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 395] Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean François et Jean Chalmeau, maistres maçons, la somme de 730 l. 13 s. 6 d. a eux ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour ouvrages de maçonnerie et taille par eux faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Menuiserie<lb/>A Rollant Vaillant, maistre menuisier, la somme de 375 l. a luy ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour ouvrages de menuiserie par luy faits aud. Saint Germain en Laye<lb/>Serrurerie<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 302 l. 3 s. 6 d. pour ouvrages de serrurerie qu’il a faits aud. Saint Germain<lb/>Somme de la despence du chasteau de Saint Germain : 1407 l. 17 s. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid encodinganalog="3.1.1">62</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 401v</unitid>
                <unitdate normal="1566/1566" encodinganalog="3.1.3">janvier-mars 1566</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 399] Compte 10e de maistre Jean Durant, tresorier et payeur des œuvres, ediffices et bastimens du Roy durant le quartier de janvier, febvrier et mars 1566<lb/>Recepte<lb/>De maistre Raoul Moreau, conseiller du Roy et tresorier de son Espargne, la somme de 23333 l. 6 s. 8 d.<lb/>De maistre Daniel du Fresnoy, receveur ordinaire de Senlis, la somme de 1100 l.<lb/>De maistre Francisque Primadicis, commissaire et intendant des Bastimens du Roy, la somme de 6157 l. 10 s. 9 d.<lb/>Somme totalle de la recepte : 44610 l. 6 s. 5 d.<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 401v] Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>A Jean François et Jean Chanouau, maistres maçons, la somme de 235 l. 5 s. a eux ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour ouvrages de maçonnerie par eux faits [f. 402] au chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Charpenterie<lb/>A Jean Le Peuple, maistre charpentier, la somme de 27 l. 10 s. a luy ordonnee par led. abbé de Saint Martin pour ouvrages de charpenterie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>Parties inoppinees : la somme de 110 l. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes des bâtiments du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">63</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11179, f. 452v-453</unitid>
                <unitdate normal="1570/1570" encodinganalog="3.1.3">1570</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 445] Compte deuxiesme de maistre Pierre Regnault, tresorier et paieur des œuvres, ediffices et bastimens du Roy, reparations et entretenemens d’iceux es ville, prevosté et viconté de Paris, ponts, chaussees, chemins pavez et autres lieux deppendans du domaine, ensemble des bastimens de Fontainebleau, Boullongne les Paris, Villiers Costerets, Saint Germain en Laye, La Muette en la forest dud. Saint Germain, bois de Vincennes, hostel des Tournelles, celuy de Saint Liger pres Monfot l’Amaulry et des sepultures des feus rois de France durant une annee entiere commancee le premier de janvier 1570 et finie le dernier de decembre ensuivant<lb/>Premier volume<lb/>Recepte<lb/>De maistre Jacques Arnoult, receveur general de ses finances et conseiller du Roy, et autres, la somme de 95413 l. 5 s. 8 d. aud. Regnault ordonnee par messieurs les tresoriers de France pour convertir au fait de sad. commission<lb/>Despence de ce present compte<lb/>[…]<lb/>[f. 452v] Chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>A Pierre Le Peuple et Claude de La Champagne, la somme de 3600 l. a eux ordonnee par le Roy pour ouvrages de charpenterie par eux faits et qu’il feront cy apres aux abbatages et restablissemens des unze poutres rechangees aud. chasteau<lb/>A Jean Chaleueau et Jean François, maistres maçons, la somme de 1500 l. pour ouvrages de maçonnerie par eux faits et qu’ils feront aux galleries nouvellement erigees aud. chasteau et restablissement des planchers<lb/>A Leon Sagoine, maistre menuisier, la somme de 700 l. sur et tant moins des ouvrages de lambris et plafonds qu’il convient faire en la chambre du Roy aud. Saint Germain<lb/>A Mathurin Bon, serrurier, la somme de 900 l. pour les ouvrages de serrurerie par luy faits aud. chasteau<lb/>A Anthoine de Lautour, couvreur, la somme de 900 l. pour ouvrages de couverture par luy faits aud. Saint Germain<lb/>A Jean de La Hamee, maistre vitrier, la somme de 200 l. pour ouvrages de verrerie par luy faits aud. Saint Germain<lb/>A Henry Martin, maitre peintre, la somme de 150 l. sur et tant moins des ouvrages par luy faits et dorés et [f. 453] enrichis un platfons de menuiserie fait en la chambre du Roy, garny des armoiries du Roy et de la Reyne et aussy celle de la Reyne mere<lb/>Autre despence pour led. chasteau de Saint Germain suivant les ordonnances particulierres du sieur de Bolongne<lb/>A Jean François et Jean Chalueau, maistres maçons, la somme de 600 l. a eux ordonnee par led. sieur de Bolongne pour les ouvrages de maçonnerie par eux faits aux terraces dud. Saint Germain<lb/>A Leon Sagoine, maistre menuisier, la somme de 100 l. pour ouvrages de menuiserie par luy faits aud. chasteau<lb/>A Mathurin Bon, maistre serrurier, la somme de la somme de 100 l. pour ouvrages de serrurerie qu’il a faits aud. chasteau<lb/>A Anthoine Lautour, la somme de 400 l. pour ouvrages de couverture d’ardoise par luy faits sur les pavillons du theatre de Saint Germain<lb/>Somme pour les reparations faittes au chasteau de Saint Germain : 9150 l. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Charles IX concernant un accident lui étant arrivé au cours d’une chasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">64</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 2704, f. 54-54v</unitid>
                <unitdate normal="1572/1572" encodinganalog="3.1.3">19 décembre 1572</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>François de Mandelot était alors gouverneur du Lyonnais.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_44613_actor">Charles IX</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-ead46e6a6fd71b11a6ae3b1aee32ec17" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi de France de 1560 à 1574.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 54] Monsieur de Mandelot,<lb/>Pour ce que, sur l’occasion d’une petite blesseure que depuis deux jours j’ay receue au bras, l’on pourroit faire courir le bruict que ce fust ce plus grande chose que ce n’est, je vous ay bien voulu escrire la presente pour vous en advertir affin que vous le faictes entendre par tout ou besoing sera. C’est qu’estent ces jours passez a la chasse pres mon chasteau de Sainct Germain en Laye et poursuivant le sanglier qui estoit dans les toilles, je me blessay au bras gaulche sans qu’il y eu aucun nerf ne venne couppee ny blessee, ny que je sois en danger d’aucun inconvenient pour ceste occasion et ne laissay pas departir le lendemain pour retourner coucher en ceste ville, ou je suis a present [f. 54v] en tres bonne santé, grace a Dieu, auquel je prie, monsieur de Mandelot, vous avoir en sa saincte et digne garde. Escript a Paris ce XIXe jour de decembre 1572.<lb/>Signé Charles, et contresigné Fizes »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_44613_actor">Charles IX </persname>
                <subject>Chasse</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52000468j/f117.item</p>
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            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil concernant des sommes affectées au paiement des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">65</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18159, f. 212v-213</unitid>
                <unitdate normal="1594/1594" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1594</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 212v] Le Roy ayant esté adverty qu’avant la reduction de la ville de Paris en son obeissance et à cause des impositions qu’il convient paier à Saint Denis avant que de pouvoir amener aulcunes denrees en lad. ville de Paris, les bois de la garranne de Glandas deppendant de la forest de Saint Germain [f. 213] n’auroient esté venduz leur juste valleur, ains à beaucoup moindre pris qu’ilz n’eussent esté sy les marchant n’eussent faict estat de paier lad. imposition, ce qui auroit esté consideré par iceulx marchans lors de la delivrance faicte aux adjudicataires desd. bois, au moyen de quoy ilz ont eu lesd. bois à sy grand marché et vil pris qu’il n’est nullement raisonnable leur permettre ung gain sy grand et execif et une lesion sy notoire et apparente, mesmement que les impositions sont tant diminuees qu’elles ne sont à la septiesme partie sy grandes qu’elles estoient avant lad. reduction, n’estant nullement raisonnable que cela tourne au proffit desd. marchands, outre qu’ilz jouissent de la liberté du commerce et ne sont plus travaillez d’aulcune garnison, par le moyen de quoy ilz son relevez de beaucoup de pertes, fraiz et despens extraordinaires, il est ordonné que les marchans adjudicataires desd. bois seront contrainctz de paier outre et par dessus le pris de leur adjudication et aux mesmes termes la somme à laquelle reviendra lad. imposition selon le tableau qui estoit à Saint Denis, dont veriffication sera faicte, lesd. marchans appellez par les presidens et tresoriers generaulx de France à Paris, lesquelz feront mettre les deniers directement es mains du tresorier des Bastimens de Sa Majesté pour les emploier aux bastimens et accommodemens du chasteau et fontaine de Saint Germain en Laye, apres laquelle veriffication et liquidation ilz y seront contrainctz comme des deniers de lad. adjudication. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90069379/f216.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil concernant des sommes affectées au paiement des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18160, f. 83v-85</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">24 janvier 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sur la remonstrance faicte au Roy par son procureur general en la chambre des Comptes de Normandie, par laquelle il auroit faict entendre que sesd. gens des Comptes, ignorans la vollonté de Sa Majesté contenue en ses lettres closes du VIe jour de novembre dernier, par laquelle Elle leur faict entendre qu’Elle auroit distraict ung sold des trois solz pour escu levez et cy devant attribuez aux collecteurs des tailles de ceste province de Normandye et led. sold pour escu estre employé en la despence qui ce faict pour la construction de ses bastimens et chasteaulx du Louvre, Saint Germain en Laye et pallais des Tuilleries et autres ses maisons et ediffices, auroit en examinant le compte de la recepte generalle des Finances de la generallité de Caen rendu pour l’année mil cinq cens quatre vingtz quinze par maistre Jehan Le Terrier, alloué et passé en la despence dud. compte les deniers de lad. nature soubz les noms et ainsi qu’il est contenu aud. compte, d’aultant que le comptable n’en auroit faict chappitre de despence distraict et separé, suppliant Sad. Majesté, attendu que led. compte auroit esté cloez et affermé longtemps avant que l’intention de Sad. Majesté leur feust congneu, les dispenser de la dellivrance des extraictz dud. compte, attendu comme dit est la closture d’icelluy, et pour le regard des extraictz que Sad. Majesté desire estre faictz de la recepte et despence dud. sold pour escu sur les comptes particulliers desd. tailles et recepte generalle de Rouen et autres comptes de la generallité de Caen, qu’ilz sont prestz de satisfaire à la vollonté de Sad. Majesté tant pour lad. année MVc quatre vingtz quinze que autres subsequentes en leur envoyant ses lettres de declaration en forme pour leur servir de descharge qui est dont ilz supplient tres humblement Sad. Majesté, oy aussi sur ce que dessus le tresorier des Bastimens de Sad. Majesté, qui a dit avoir faict scavoir et signiffier ausd. receveurs generaulx de Rouen et Caen l’intention de Sad. Majesté pour la distraction et destination dud. sold pour escu, et qu’à cest effect ilz n’en pouvoient pretendre cause d’ignorance, le Roy en son conseil a ordonné et ordonne que lesd. gens des comptes feront dellivrer les extraictz deuement collationnez par l’un des auditeurs d’icelle à son procureur general en lad. chambre, pour estre mis es mains du controlleur de ses Bastimens de la recepte faicte dud. sold pour escu par les receveurs particuliers des tailles et receveur general en la generallité de Caen aux comptes par eulx renduz pour lad. année MVc quatre vingtz quinze, sauf apres avoir veu lesd. extraictz ordonner sur la despence faicte par led. receveur general ce que de raison. Et pour le regard des comptes subsequens et autres comptes des comptables de la generallité de Rouen, Sad. Majesté entend que recepte et despence sera faicte en chacun desd. comptes par chappitres destinez et separez dud. sold pour escu et que les deniers soient mis es mains du tresorier de sesd. Bastimens par les quictances du tresorier de son Espargne ou autres qui seront à ce par Elle commis, et que les extraictz faictz par l’un desd. auditeurs de lad. chambre soient mis en fin de chacune année es mains de sond. procureur general pour estre dellivrez au controlleur de sesd. Bastimens par ses recepiscez affin de servir à la veriffication de la recepte en la reddition du compte d’iceulx ou ainsi qu’il appartiendra, faisant injonction expresse ausd. gens des comptes de satisfaire au contenu cy dessus et à sondict procureur general y tenir la main. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil ordonnant le paiement des enfants de la musique de la Chapelle du roi venus à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18161, f. 41v</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est ordonné aud. tresorier de l’Espargne paier comptant au sieur Morel, maistre de la Chapelle de musique du Roy, la somme de quinze escuz à luy ordonnée pour aller de ceste ville à Sainct Germain en Laye et y mener trois enffans de musique de lad. Chapelle, suivant le commandement de Sa Majesté par ses lettres misives mesmes du jourd’huy. »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18161, f. 131-131v</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">16 décembre 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est ordonné aud. tresorier de l’Espargne assigner le tresorier des Bastimens du Roy de la somme de dix mil escus sol à prendre sur les deniers provenans des taxes faictes sur les receveurs particuliers du taillon pour l’augmentation des trois deniers pour livre à eux attribué pour la recette du parisis dud. taillon et droict de cinq deniers pour quictance aussy accordé ausd. receveurs du taillon et receveurs des aydes de ce royaume, pour estre lad. somme convertie et employee par led. tresorier des Bastimens en la despence des bastimens des chateaux du Louvre, Sainct Germain en Laye et pallais des Thuilleries. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18161, f. 142-142v</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espagne maistre Balthazard Gobelin assigner le tresorier des Bastimens du Roy sur maistre Claude de Montescot, tresorier des parties casuelles, de la somme de vingt unq mil cinq cens escus à prendre des deniers provenans des taxes faictes sur les greffiers des ellections de ce royaume pour le droict de deux solz six deniers à eulx attribué outre leur antien droict pour l’envoy des commissions des tailles, pour lad. somme convertir et employer par led. tresorier des Bastimens en la despence des Bastimens des chasteaulx du Louvre, Sainct Germain en Laye et pallais des Thuilleries. Faict au conseil d’Estat du Roy tenu à Sainct Germain en Laye le XXe jour de decembre mil cinq cens quatre vingtz dix sept. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil ordonnant un paiement à l’un des jardiniers des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18161, f. 147</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">23 décembre 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne maistre Balthazard Gobelin que sur la somme de six mil cinq cens escus restant de la vente des offices triennaux en Guyenne, il paie comptant à Jehan Delalande, jardinier du Roy en son verger et chasteau de Sainct Germain en Laye, la somme de quatre vingtz trois escus ung tiers, faisant partie de IIc LVI escus II tiers dont il avoit esté assigné par rescription dud. Gobelin du XIIIe decembre MVc IIIIxx treize, suivant l’acquit patent de reassignation qui luy en a esté expedié et veriffication sur ce intervenue de messieurs des comptes, et pour le surplus desd. IIc LVI escus II tiers, montant VIIIxx XIII escus I tiers, d’assigner led. Delalande sur les deniers provenant de la vente des austres offices triennaulx. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil ordonnant le paiement du transport jusqu’à Saint-Germain-en-Laye des éléments de décor de la chapelle et de la chambre du conseil</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">71</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18161, f. 156-156v</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">29 décembre 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Le conseil du roi siégeait ce jour-là à Saint-Germain-en-Laye.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne paier comptant à Monner, garde des meubles du Roy, la somme de cinquante escus pour avoir faict amener de Paris en ce lieu douze voictures de charrettes chargees de tappis et tapisseries, draps de pied, parement et careaux pour servir tant à la chappelle qu’il a convenu faire tendre pour les festes et jour de Noel que pour la chambre de messieurs du conseil, compris le retour, conduicte et tenture d’iceux. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18162, f. 4v</unitid>
                <unitdate normal="1598/1598" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1598</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne maistre Estienne Puget dellivrer sa rescription à maistre Jean Jacquelin, tresorier des Bastimens du Roy, de la somme de trente ung mil deux cens escuz sol sur maistre Dreux Barbin, receveur general des Finances à Paris, à prendre sur les deniers provenant de l’imposition nouvelle et sol pour livre qui se leve sur les vivres, marchandises et denrées entrans à Paris durant les quartiers de janvier, avril, juillet et octobre de la presente année, qui est à raison de VIc escuz par chacune sepmayne, pour estre icelle somme convertie et emploiée à la contynuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Sainct Germain en Laye et pallais des Thuilleries. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18162, f. 42v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne maistre Estienne Puget de payer comptant au tresorier des Bastimens maistre Jehan Jacquelin la somme de trois mil cinq cens escuz sol pour employer au faict de sa charge es bastimens de Paris et Sainct Germain, et ce de la somme de dix mil escuz mise es mains dud. Puget par le sieur Barthelemy Cenamy dont il luy a baillé assignation sur les deniers provenans de la vente et allienation ordonnée estre faicte sur les aydes et quatriesmes de Normandye par edict du moys de decembre M Vc IIIIxx XVI. Faict au conseil du Roy tenu pour les finances à Paris le vingtiesme jour de janvier M Vc IIIIxx dix huict. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne maistre Estienne Puget d’assigner le tresorier des Bastimens maistre Jehan Jacquelin de la somme de dix mil escuz sol sur maistre Florent d’Argouges, tresorier general des gabelles, sur les deniers provenant desd. gabelles payables aux quatre quartiers de la presente année, pour employer au faict de la charge dud. Jacquelin es bastimens de Paris et Saint Germain. Faict au conseil du Roy tenu pour les finances à Paris le vingtiesme jour de janvier M Vc IIIIxx dix huict. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18162, f. 53v-54</unitid>
                <unitdate normal="1598/1598" encodinganalog="3.1.3">27 janvier 1598</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est ordonné au tresorier de l’Espargne maistre Estienne Puget assigner maistre Jehan Jacquelin, tresorier des Bastiments du Roy, sur le tresorier des parties casuelles maistre [vide] de la somme de six mil trois cens trente trois escuz un tiers, à prendre sur les deniers provenans de la taxe faicte sur les receveurs des aydes et taillons à cause de l’attribution de cinq deniers pour quictance outre l’antien droit, et de trois deniers pour livre du parisis du taillon aux receveurs d’iceluy taillon, pour estre lad. somme convertie et employée à la despence et continuation des Bastimens du Louvre, des Thuilleries et Sainct Germain en Laye. Faict au conseil du Roy tenu pour les finances à Paris le XXVIIe jour de janvier M Vc IIIIxx dix huict. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour du fil de laiton pour les volières des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">76</unitid>
                <unitdate normal="1600/1600" encodinganalog="3.1.3">23 novembre 1600</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En la presence des notaires du Roy nostre sire au Chastelet de Paris soubzsignez, Adrien de Villers, maistre espinglier à Paris, a confessé avoir eu et receu comptant de noble homme me Jehan Jacquelin, tresorier des Bastimens du Roy, la somme de vingt ung escu trente six solz en [vide], à luy ordonnée pour la quantité de sept vingtz quatre piedz de lassis et gros fil de laiton qu’i a faictz et livrez de neuf pour le Roy tant a[ux] fenestres et bees des grotes de Sainct Germain en Laye que aux vollieres de ses oyseaulx aux chasteau et bastimens neufz dud. lieu, de laquelle somme de XXI escus XXXVI solz il s’est tenu contant, en a quicté et quicte led. sieur Jacquelin, tresorier susd., et tous aultres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es hostelz des notaires le vingt troisiesme jour de novembre apres midy mil six cens, et a signé :<lb/>Adryen de Vyller,<lb/>Chapelain, Le Vasseur »</p>
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                <geogname>Château-Neuf (volières)</geogname>
                <geogname>Château-Vieux (volières)</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour le bois pour la couverture d’une galerie en terrasse dans le jardin du Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">77</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26180, pièce 1816</unitid>
                <unitdate normal="1601/1601" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1601</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires du Roy nostre sire ou Chastelet de Paris soubzsignez, Remond Vedet dict La Fleur, cappitaine du charroy de l’artillerie du Roy, a confessé avoir eu et receu comptant de noble homme me Jehan Jacquelin, tresorier des Bastimens du Roy et commis à l’exercice dud. office en ceste presente année, la somme de cinquante escuz sol en [vide] à luy ordonnée pour avoir vendu et livré pour Sa Majesté la quantité de quatre cens grosses perches ou balliveaux pour servir à la couverture de pierre à la grande gallerie en terrasse faite de neuf à la troisiesme descente de son chasteau neuf de Saint Germain en Laye, de laquelle some de L escuz sol il s’est tenu content, en a quicté et quicte led. sieur Jacquelin, tresorier susd., et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es hostelz des notaires le premier jour de decembre avant midy mil six cens ung, et a signé :<lb/>Vedet<lb/>Chapelain, Le Vasseur »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêt du Conseil autorisant une construction à Saint-Germain-en-Laye moyennant le logement des chevaux du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">78</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 18166, f. 45v-46</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">7 février 1602</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Veu l’advis des tresoriers generaulx de France establiz à Paris donné suivant le renvoy à eulx faict de la requeste presentée par Lazare Chappel, maistre du logis de Sainte Catherine de Saint Germain en Laye, auquel loge ordinairement l’escurie du Roy, à ce que, en consideration de ses services et pour luy donner moyen de mieulx loger les chevaulx de lad. escurie, il pleust à Sa Majesté luy permettre de faire accroistre l’escurie dud. logis et bastir sur une petite place qui est joignante lad. escurie appellée antiennement la vieille boucherie, qui n’est que de quatre perches ou environ, ne servant qu’à receptacle d’immondices, le Roy en son conseil a permis et permet aud. suppliant de bastir et accroistre l’escurie dud. logis sur lad. place vague de la longueur, largeur et allignement speciffié aud. advis, appelé le voyer ordinaire pour prendre led. alignement, à la charge d’en paier par chacun an à la recepte du domaine de Paris XII d. parisis de cens et XII d. parisis de rente et d’y loger les chevaulx de la grande et petite escurie de Sa Majesté lors qu’elle sera aud. Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des ouvrages de peinture faits au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">79</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26192, pièce 106</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1611</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Loys Poisson, peinctre ordinaire du Roy, a confessé avoir receu comptant de noble homme maistre Henry Estienne, tresorier des Bastimens du Roy, la somme de neuf cens livres tournois en [vide] à lui ordonnée sur les ouvraiges de peinctures, dorures et enrichissemens par luy faictes et qu’il continue faire en la superficie de la voulte de la gallerye neufve de Sa Majesté au chasteau de Sainct Germain en Laye du costé du Pecq, ensemble pour les peinctures des tableaulx et lambris d’icelle gallerye, et ce outre et par dessus la somme de VIIIm troys cens livres tournois par luy cy devant receue, de laquelle somme de IXc livres il se tient contant, en quicte led. sieur Estienne, tresorier, et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es hostelz des notaires le premier jour de janvier, avant midy, mil six cens unze, et a signé.<lb/>Poisson, Herbin<lb/>De Monhenault »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Ulysse Robert, « Quittances de peintres, sculpteurs et architectes français, 1535-1711 », Nouvelles archives de l’art français, 1876, p. 1-81, à la p. 29.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jean-Pierre Samoyault, « Louis Poisson, peintre d’Henri IV. Ses travaux aux châteaux de
<lb/>Fontainebleau et de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art
<lb/>français, 1989 (1990), p. 21-42, à la p. 21.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une somme destinée au payement de travaux dans des demeures royales dont Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">80</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26204, pièce 2842</unitid>
                <unitdate normal="1625/1625" encodinganalog="3.1.3">3 octobre 1625</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Je Anne Jacquelin, conseiller du Roy et tresorier des Bastimens de Sa Majesté, confesse avoir receu comptant de me Anthoine Feydeau, sieur du Boys le Viconte, conseiller au conseil d’Estat de Sa Majesté et tresorier de son Espargne, la somme de dix mil livres en quartz escus IIIIm l., en testons IIIm l., et en XIIains IIIm l., des deniers provenans de la revente du Domaine qui se faict au Louvre, lad. somme à moy ordonnée pour convertir et emploier au faict de mond. office, mesmes à la despence des bastimens des chasteaux du Louvre, hostel de Bourbon, pallais des Thuilleries, Saint Germain en Laie, paiement des gaiges des officiers et autres despences à faire esd. bastimens durant la presente année, de laquelle somme de Xm l. je me tiens contant et en quicte led. sieur Feydeau, tresorier de l’Espargne, et tous autres. Faict ce troisiesme jour d’octobre mil six cens vingt cinq.<lb/>Quictance de la somme de dix mil livres tournois<lb/>Jacquelin »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance de l’agent du roi du Maroc pour une somme que Louis XIII lui a accordée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">81</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26207, pièce 3654</unitid>
                <unitdate normal="1631/1631" encodinganalog="3.1.3">12 juin 1631</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence de Michel Ferrand, nottaire et tabellion royal de Sainct Germain en Laye soubzsigné, David de Palache, adjant du roy de Marocq estant de present en ce lieu de Sainct Germain en Laye à la suitte de Sa Majesté, lequel a confessé avoir eu et receu comptant de noble homme messire Macé Bertran, sieur de La Basiniere, conseiller du Roy en ses conseilz d’Estat et privé et tresorier de son Espargne, la somme de cinq cens livres tournois, en pistoles et monoye, ordonnez audict sieur de Palache par Sa Majesté pour luy ayder à subvenir à la deppance qu’il a faitte à la suitte de Sadite Majesté et pour suivre ses despesches et pour s’en retourner trouver ledit roy de Marocq, dont de laquelle somme de cinq cens livres tournoys ledict sieur de Palache c’est tenu comptant, bien payé et satiffaict et en a quitté et quitte ledict sieur de La Basiniere, tresorier susdict, et tous aultres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé audict Sainct Germain en Laie en l’estude dudict nottaire es presance de Henry de Belval et Augustin Robert, tesmoings, le douziesme jour de juing l’an mil six cens trente ung.<lb/>David Pallache<lb/>De Belval, Robert<lb/>Ferrand »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">82</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26208, pièce 3684</unitid>
                <unitdate normal="1631/1631" encodinganalog="3.1.3">13 août 1631</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous Claude de Saint Simon, chevalier, seigneur de Vaulx, conseiller du Roy en ses conseilz d’Estat, premier gentilhomme de la chambre et premier escuyer de Sa Majesté, cappitaine et gouverneur du chasteau, parcq, forestz et chasses de Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, La Muette et Saint Jame, confessons avoir receu de me [vide], conseiller dud. sieur et receveur du domayne de la ville, prevosté et vicomté de Paris, la somme de deux cens soixante seize livres quatre solz six deniers pour nostre pention et recompense equipolent à gages de cappitaine et gouverneur du chasteau dud. Saint Germain, à nous deubz pour l’année finye à la Saint Jean Baptiste M VI cens trente ung dernier passé, de laquelle somme de IIc LXXVI l. IIII s. VI d. nous quittons led. sieur [vide] receveur susd. et tous autres. Faict à Paris soubz nostre seing manuel cy mis le XIIIe jour d’aoust mil six cens trente ung.<lb/>Saint Simon »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance d’un garde des plaisirs du roi à Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">83</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26208, pièce 3815</unitid>
                <unitdate normal="1632/1632" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1632</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence de Michel Ferrand, notaire et tabellion royal à Saint Germain en Laye soubzsigné, Pierre Simon, garde des plaisirs du Roy en l’estendue de la cappitainerie dud. Saint Germain, demeurant à Poissy, a confessé avoir eu et receu comptant de noble homme me Nicolas Bourlon, conseiller du Roy et tresorier de sa vainerye, thoilles de chasses et fauconnerye, la somme de soixante livres t. à luy ordonnée pour ses gaiges à cause de sond. estat durant l’année derniere mil six cens trente ung, de laquelle somme led. Simon s’est tenu pour bien comptant et en a quicté et quicte led. sieur Bourlon, tresorier susdict, et tous autres. Faict et passé aud. Saint Germain en l’estude dud. notaire, es presence de Philippes Tourdes et François Delastre, demeurants aud. Saint Germain, tesmoings, le jeudi quinziesme jour d’avril mil six cens trente deux.<lb/>Delastre, Simon<lb/>Tourdas, Ferrand »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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            </c>
            <c level="item">
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance d’un jardinier de Saint-Germain-en-Laye pour un don à lui fait par le roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26210, pièce 4450</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« En la presence des notaires gardenotes du Roy en son Chastelet de Paris soubzsignez, Baptiste Delalande, jardinier ordinaire du Roy en ses jardins de Saint Germain en Laye, y demeurant, estant de present à Paris, a confessé avoir eu et receu comptant en ceste ville de Paris de messire Macé Bertrand, sieur de La Baziniere, conseiller du Roy en son con[seil] d’Estat et tresorier de son Espargne, la somme de [deux] cens livres tournois en quartz et monnoye dont Sa Majesté [lui a] faict don en consideration de ses services, de laque[lle] somme de IIc l. led. Delalande s’est tenu et ti[ent] contant et en quicte led. sieur de La Bazi[niere], tresorier susd., et tous autres. Promettant. Obligeant. [Renonçant.] Fait et passé es estudes desd. notaires l’[an mil six] cens trente cinq, le dix huictiesme j[…], et a signé.<lb/>Delalande<lb/>Ogier »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance d’un cordonnier de Saint-Germain-en-Laye pour un don à lui fait par le roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26210, pièce 4280</unitid>
                <unitdate normal="1635/1635" encodinganalog="3.1.3">12 février 1635</unitdate>
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                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Jehan de Belleval dict Champagne, cordonnier ordinaire du Roy demeurant ordinairement à Sainct Germain en Laye, estant de present à Paris logé es faulxbourgs Sainct Germain des Prez lez Paris, confesse avoir eu et receu comptant en cested. ville de Paris de messire Macé Bertrand, sieur de la Baziniere, conseiller du Roy en son conseil d’Estat et tresorier de son Espargne, la somme de trois cens livres en quartz et monnoye, de laquelle Sa Majesté luy a faict don en consideration des services qu’il luy a rendu depuis trente ans et pour luy donner moyen de les continuer, dont et de laquelle somme de trois cens livres led. Belleval s’est tenu et tient pour content et en a quicté et quicte led. sieur de la Baziniere, tresorier susd., et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé es estudes desd. notaires soubzsignez l’a[n mil] six cens trente cinq, le douziesme jour de febvrier, et a signé.<lb/>Jan de Belval<lb/>De Beauvais, De Beaufo[rt] »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26210, pièce 4283</unitid>
                <unitdate normal="1635/1635" encodinganalog="3.1.3">17 février 1635</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Anceau Delacourt, garde pour le Roy en ses forestz de Saint Germain en Laye, Alluetz le Roy et bois de Fresne, estant de present à Paris, confesse avoir receu de noble homme me Anthoine Menestrel, conseiller du Roy et recepveur general de ses domaines, la somme de quatorze livres quatre solz six deniers pour deux termes de ses gaiges à cause de sad. charge escheuz au jour et feste de Chandeleur dernier passé. Dont. Quictant. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé es estudes des notaires soubzsignez l’an mil six cens trente cinq le dix septiesme jour de febvrier, et a signé.<lb/>Moufle, Delacourt »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26214, pièce 5254</unitid>
                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">15 février 1641</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Claude, duc de Saint Simon, pair et grand louvettier de France, premier escuyer du Roy, gouverneur de Blaye, cappitaine et gouverneur des chasteaux, parcqz et forestz de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de noble homme [vide] Bourlon, conseiller de Sa Majesté, tresorier de sa vennerye, thoilles de chasses et faulconnerie, la somme de quinze cens livres pour une année des gages à nouz ordonnez à cause de lad. charge de cappitaine de Saint Germain escheue le dernier jour de decembre M VIc trente neuf, de laquelle somme de quinze c livres nous tenons quitte ledict sieur Bourlon, tresorier susd., et tous aultres. Faict ce quinziesme jour de febvrier mil six cens quarente ung.<lb/>Quittance de quainzes cens livres<lb/>Le duc de Saint Simon »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26215, pièce 5484</unitid>
                <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">2 août 1642</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Claude, duc de Saint Simon, pair et grand louvettier de France, chevalier des ordres du Roy, son premier escuyer et gouverneur de Blaye, cappitaine et gouverneur des chasteaux, parcqz et forestz et chasses de Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, La Muette et Saint Jeame, confessons avoir receu de noble homme me Bernard Pescher, conseiller dud. seigneur et receveur du domaine de la ville, prevosté et viconté de Paris, la somme de deux cens sept livres trois solz quatre deniers et maille pour trois quartiers de nostre pention et recompense equipolent à gages de cappitaine et gouverneur du chasteau dud. Saint Germain, à cause de deux cens soixante seize livres IIII s. VI d. à nous deubz pour l’année commencée au jour de Saint Jean Baptiste mil six cens quarente un et finie à pareil jour Saint Jean MVIc quarante deux dernier passé, de laquelle somme de IIc VII l. III s. IIII d. et maille pour lesd. trois quartiers nous quittons led. sieur Pescher, receveur susd., et tous autres. Faict sobz nostre seing manuel cy mis le deuxiesme jour d’aoust MVIc quarente deux.<lb/>Le duc de Saint Simon »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une gratification donnée par le roi aux nourrices du dauphin</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26215, pièce 5559</unitid>
                <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">31 décembre 1642</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous soubzsignez conseiller du Roy en son conseil d’Estat, chevallier des ordres et premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, confessons avoir receu comptant de monsieur Ferras, aussy conseiller du Roy et tresorier de son Argenterie, la somme de trois mil cinq cens livres tournois que Sadicte Majesté a donnée par forme de gratiffication aux femmes de veilles, remueuses et nourrices de messeigneurs monsieur le Dauphin et duc d’Anjou suivant l’ordonnance de Sa Majesté du unziesme mars MVIc quarente un signée Louis et contresignée Sublet, de laquelle somme de trois mil cinq cens livres nous nous tenons pour contentz et bien payez et en quittons ledict sieur Feras et tous autres par la presente signée de nostre main le dernier jour de decembre MVIc quarente deux.<lb/>De Souvré »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des sommes payées pour l’usage du dauphin</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26215, pièce 5554</unitid>
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                <p>« Nous soubzsignez conseiller du Roy en son conseil d’Estat, chevallier des ordres et premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, confessons avoir receu comptant de monsieur Ferras, aussy conseiller du Roy et tresorier de son Argenterie, la somme de quinze centz quatre vingtz dix livres, scavoir VIIc IIIIxx X l. pour le payement de six paires de draps qui ont esté acheptez pour servir à monseigneur le Daulphin, et VIIc l. pour la nourriture et entretenement de deux chevaux et de la caleche de mond. seigneur le Daulphin durant l’année MVIc quarente un, de laquelle somme de XVc IIIIxx X l. tournois nous nous tenons pour contentz et bien payez, et en quittons led. sieur Feras et tous autres par la presente signée de nostre main ce dernier jour de decembre MVIc quarente deux.<lb/>De Souvré »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26219, pièce 955</unitid>
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                <p>« Nous Claude, duc de Saint Simon, pair de France, chevalier des ordres du Roy, gouverneur de Blaye, cappitaine et gouverneur des chasteaux, parcqs, forests et chasses de Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, La Muette et Saint Jame, confessons avoir receu de noble homme [vide] la somme de dix sept livres deux sols ung denier pour trois quartiers de nos gages de cappitaine et concierge dud. Saint Germain à cause de vingt deux livres seize solz deux deniers à nous deubz pour l’année commencée au jour Saint Jean Baptiste mil six cens quarante quatre et finye à pareil jour Saint Jean mil six cens quarante cinq, de laquelle somme de dix sept livres deux sols ung denier pour lesd. trois quartiers nous quittons led. sieur [vide] et tous autres. Faict soubs nostre seing le sixiesme jour de septembre mil six cens quarante huit.<lb/>Le duc de Saint Simon »</p>
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                <p>« Nous Claude, duc de Saint Simon, pair de France, chevalier des ordres du Roy, gouverneur de Blaye, cappitaine et gouverneur des chasteaux, parcs, forests et chasses de Saint Germain en Laye, ville et pont de Poissy, La Muette et Saint Jame, confessons avoir receu de noble homme [vide] la somme de dix sept livres deux sols ung denier pour trois quartiers de nos gages de cappitaine et gouverneur du chasteau dud. Saint Germain à cause de vingt deux livres seize sols deux deniers à nous deubs pour l’année commancée au jour Saint Jean Baptiste mil six cens quarente quatre et finye à pareil jour Saint Jean mil six cens quarante cinq, de laquelle somme de dix sept livres deux sols ung denier pour lesd. trois quartiers nous quittons led. sieur [vide] et tous autres. Faict soubs nostre seing le sixiesme jour de septembre mil six cens quarante huit.<lb/>Le duc de Saint Simon »</p>
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                <p>« Nous Claude, duc de Saint Simon, pair de France, chevalier des ordres du Roy, gouverneur de Blaye et maistre particulier des Eaues et forests de Saint Germain en Laye, confessons avoir receu de noble homme [vide] la somme de cent cinquante livres pour le reste et pafaict payement de quatre cens livres de gaiges attribués à nostred. charge de maistre desd. forests, faisant le reste de l’année escheue au jour Saint Jean Baptiste mil six cens quarante cinq, qui nous avoit esté retranché sur l’estat de la despence du domaine de Paris de l’année escheue aud. jour et depuis ordonné nous estre payé par ordonnance du Conseil du sixiesme juillet 1647, de laquelle somme de cent cinquante livres nous quittons led. sieur [vide] et tous autres. Faict le dernier jour de decembre mil six cens quarante huict.<lb/>Le duc de Saint Simon »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Satire fondée sur le logement de la famille royale et de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">94</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 6881, pièce 13</unitid>
                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">1649</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« 1649. Satyre (logemens)<lb/>Coppie d’une lettre escripte par un mareschal des logis de la maison du Roy à un sien amy touchant les logemens de la Cour à Saint Germain en Laye<lb/>Monsieur et tres cher amy,<lb/>Les desordres survenus depuis peu ont obligé la pluspart du monde de pourvoir plustost à leurs affaires plus presentes que de penser à sa satisfaction particulliere et à celle que l’on doibt à ses amis. L’interest qu’un chacun doibt prendre de se conserver, et particullierement ceux qui sont obligez de se tenir pres de Leurs Majestez, m’a fait garder le silence pour ne point tomber dans quelque faulte qui peust blesser la reputation et la fidelité. Mais croyant en cecy non pas vous descouvrir un secret mais vous demander advis sur le faict de ma charge et scavoir sy, selon l’occurence, je m’en suis acquitté, je vous diray que la resolution estant prise par le Conseil du Roy d’esloigner Leurs Majestez de la ville de Paris pour evitter les perilz dont la brutalité d’un peuple esmeu sembloit les menasser, je fus commandé avec mes compagnons d’aller à Saint Germain en Laye faire les logemens, quoy qu’il fust presque nuict, ce qui nous embarassa beaucoup. Toutesfois, nous nous y transportasmes avec toutte dilligence possible et allasmes droit au chasteau, mais nous trouvasmes le vieil occuppé la la Reyne d’Angleterre et le neuf qui tomboit en ruyne, tellement que la necessité nous contraignot de visiter les hostelleries et y faire les logemens. Nous choisismes donc pour le Roy le Mouton, Monsieur, son frere, fut logé au Papillon, la Reyne au Chappeau Rouge. Mais parce que le logis et particullierement les chambres estoient malcommodes, nous y logeasmes son train seullement et sa personne eust pour logement le Saulcisson d’Itallie, lieu qui fut fort agréable pour sa gentillesse, ses filles furent logées à la Petitte Vertu, monsieur le cardinal à la Harpe, le logis de la Couronne luy ayant esté donné, et ses gens furent mis au Louis d’Or et d’Argent. Il y eust grande contestation pour ce dernier logement parce que les depputez tant du parlement que les commis qui vont et viennent souvent de Paris à Saint Germain voulloient tous qu’il leur fust conservé pour y loger ordinairement, disant leur appartenir de droict, mais à cause de la faveur, le falut cedder aux gens dudict sieur cardinal, et lesdictz depputez furent logez à la Raquette. Son Altesse royalle eust pour logis le Mullet Bardé, Madame, sa femme, celluy du Silence, Madmoiselle fut mise à l’Empereur, mais ce logis estant tout descouvert, elle fut contraincte de se tenir à l’Esperence, madame la Princesse douairiere fut logée à la Vertu, monsieur le Prince aux Quatre Ventz, madame la Princesse à l’Asseurance, monsieur le prince de Conty au Cigne de la Croix, monsieur de Longueville à la Prudence et madame sa femme à l’Escu, messieurs du parlement à la Justice, monsieur le mareschal de la Melleraye au Crocheteur, mais il fallut oster l’enseigne craincte de desordre, monsieur de Montbazon prit la Corne, son logis ordinaire, monsieur le chancellier au Grand Turc, messieurs du Conseil à la Chauve Soury, l’abbé de la Riviere à la Fortune. Les capitaines des gardes du corps estoient logez à la Cage mais, pour leurs absences, le logis demeura vaccant jusques à ce que monsieur de Chavigny fut contrainct de l’occuper pour la necessité du temps. Le reste de la Cour se logea où il peust. Il y a encores quelques particulliers. Croyant ceux cy estre les principaux, je n’alongeray ce discours que pour vous dire adieu.<lb/>Tout est dans la confusion,<lb/>La decadence est generalle,<lb/>Nous voyons la division,<lb/>Jusques dans la maison royalle.<lb/>Quel estrange boulleversement<lb/>Dans les villes et les campagnes,<lb/>L’argent tary dans les espargnes,<lb/>Le Roy, chocqué du parlement,<lb/>Et les rivieres et les montagnes<lb/>Ce chocqueront asseurement.<lb/>Mais sy ce mauvais temps là dure,<lb/>Où l’on s’arrache le chappeau<lb/>Pour se parer de la froidure,<lb/>Chacun tienne bien son manteau. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour les frais de bouche des officiers des Menus Plaisirs du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">95</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26222, pièce 1557</unitid>
                <unitdate normal="1652/1652" encodinganalog="3.1.3">28 avril 1652</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Je Jean Dupin, conseiller du Roy, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre de Sa Majesté, confesse avoir receu comptant de messire Nicolas Jeannin de Castille, conseiller du Roy en son conseil d’Estat, tresorier de l’Espargne, la somme de huict cens livres pour emploier au faict de ma charge, mesmes icelle distribuer aux officiers pour leur nourriture, pour partie de ce qui leur faut pendant le present mois d’avril, de laquelle somme de VIIIc l. à moy baillée en louis d’or je quitte ledict sieur Jeannin et tous autres. Faict à Sainct Germain en Laie le vint huictiesme jour d’avril mil six cent cinquante deux.<lb/>Dupin »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour un voyage fait par ordre du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">96</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26222, pièce 1563</unitid>
                <unitdate normal="1652/1652" encodinganalog="3.1.3">13 mai 1652</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En presence de Vallatin Lesage, notaire royal à la suitte de Sa Majesté et de son Conseil et des tesmoings soubzsignez, Jullien Martin, de present en ce lieu de Saint Germain en Laye, a receu comptant en ced. lieu de messire Nicollas Jeanin de Castille, conseiller du Roy en ses conseils et tresorier de ses espargne, la somme de soixante livres t. en louis d’or et d’argent à luy ordonnee par Sa Majesté pour estre venu de Gergeau en ceste ville pour affaires concernant le service de Sa Majesté et pour son retour et ses journées de pied, de laquelle somme de soixante livres t. led. Martin s’est contenté et en a quitté et quitte led. sieur Jeanin de Castille, tresorier susd., et tous autres. Faict et passé aud. Saint Germain en Laye le treizieme jour de may mil six cens cinquante deux, presens me Jean Champion et Pierre Vaillant, tesmoings, qui ont signé avecq led. Martin et notaire.<lb/>Julien Martin<lb/>Vaillant, Lesage, Champion »</p>
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                <subject>Fronde</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour l’entretien des oiseaux d’une des volières du Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">97</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26229, pièce 3474</unitid>
                <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1662</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Anthoine Paul Berthin, ayant la charge de l’ancienne volliere de Saint Germain en Laye, confesse avoir receu comptant en cette ville de Paris de messire Estienne Jehannot, seigneur de Bartillat, conseiller du Roy en ses, commis par Sa Majesté à l’exercice de la charge de tresorier de son Espargne, la somme de trois cens soixante trois livres quinze solz en louis d’argent à luy ordonnée tant pour nourriture des animaux et oyseaux qu’il a sous sa charge que pour son entretenement pendant le quartier de juillet, aoust et septembre dernier, de laquelle somme de trois cens soixante trois livres quinze solz led. Berthin se contente et en quicte led. seigneur de Bartillat et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonceant. Faict et passé à Paris ez estudes l’an mil six cens soixante deux, le deuxiesme jour d’octobre, et a signé.<lb/>Berthin<lb/>Pain, Gigault »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Château-Neuf (volières)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’état de santé d’Anne d’Autriche, installée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">98</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 6881, f. 145-146v</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 145] A Saint Germain, ce 6 juin<lb/>Quoyque la Reyne mere n’ayt plus de fiebvre et que son heresipere l’ayt quitté, du moins que la rougeur et le peu d’enfleure qui luy reste au bras ne soit rien, neantmoins elle ne se porte pas bien. Elle a mal passé ceste nuict, n’ayant point du tout dormy, son sein luy ayant fait grande douleur. Elle s’est endormie sur les cinq heures du matin et a dormy assés bien à deux ou troys reprises. Elle s’est levé et habillé à l’ordinaire sur les deux heures.<lb/>[au revers, f. 146v :] A Monsieur,<lb/>Monsieur Picault, lieutenant de monsieur le grand prevost, prez monseigneur le chancelier, à Paris<lb/>[annoté :] Nouvelles de Saint Germain du 9 juin 1665 »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des fournitures pour le ballet des Muses dansé à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">99</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26234, pièce 4649</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">22 novembre 1667</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires gardenotes du Roy nostre sire en son Chastellet de Paris soussignez, Jean Vagnard, peintre du Roy demeurant sur le quay de la Megisserie, parroisse Sainct Germain d’Auxerois, a reconneu et confessé avoir receu de messire Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, conseiller du Roy, tresorier general de son Argenterie, la somme de deux mil deux cens seize livres à luy ordonnée estre paiée par Sa Majesté pour fournitures de masques, jartieres, manes, ustancilles et cadenats qu’il a faites pour le ballet des Muses dansé par Leurs Majestez au chasteau de Sainct Germain en Laye le deuxiesme jour de decembre de l’année derniere mil six cens soixante six, de laquelle somme il se tient comptant, en quitte led. sieur tresorier et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé à Paris es estudes des notaires soussignez l’an mil six cens soixante sept, le vingt deux jour de novembre avant midy, et a signé.<lb/>Vagnard<lb/>Ruin, Loret »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Ulysse Robert, « Quittances de peintres, sculpteurs et architectes français, 1535-1711 », Nouvelles archives de l’art français, 1876, p. 1-81, à la p. 47.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le maître des cérémonies Nicolas Sainctot du baptême du Dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">100</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 16633, f. 63-87</unitid>
                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">23-24 mars 1668</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 63] La ceremonie de la nomination de monseigneur le Dauphin<lb/>1668<lb/>Monseigneur le Dauphin ayant atteint l’aage de cinq ans et demy, le Roy voulut luy faire donner un nom. Le Pape souhaita d’estre le parrain, et la reine d’Angleterre la maraine.<lb/>Le Pape fit le choix du cardinal de Vandosme pour estre son legat dans cette occasion et la reine d’Angleterre pria la princesse de Conty de vouloir estre la maraine en son nom.<lb/>Le 23e de mars, veille de la cérémonie, le cardinal se rendit à Saint Germain.<lb/>Le Roy ne luy envoya point ses carrosses ny aucune personne de qualité le complimenter chez luy, parce que le Pape ne l’avoit pas envoyé expres, et qu’il estoit né sujet du Roy. [f. 63v] Monsieur n’alla point au devant de luy comme il avoit esté à la rencontre du cardinal Chigy, legat a latere d’Alexandre VIIe.<lb/>Ce mesme jour, sur les cinq heures du soir, le cardinal eut sa premiere audiance du Roy. Il y fut conduit par le comte d’Armagnac, prince de la maison de Lorraine, grand escuyer de France, par le sieur de Bonneuil, introducteur des ambassadeurs, et par le sieur Sainctot, maitre des ceremonies.<lb/>Le comte d’Armagnac l’alla prendre dans la salle de descente. Il luy donna dans la marche la main. Le sieur de Bonneuil marchoit immediatement devant le comte d’Armagnac. Le sieur Sainctot, apres avoir receu le cardinal au bas de l’escalier du château vieux, où les Cent Suisses estoient en haye et sous les armes sur les degrés, se plaça à droite vis à vis du sieur de Bonneuil. Le duc de Nouailles, capitaine des gardes du corps, le receut à la porte de la salle des gardes, où toute la compagnie estoit sous les armes et en haye, et se mit à main droite, un peu au dessus du cardinal, pour n’avoir point la droite sur le prince, et aussy pour rendre plus d’honneur au cardinal, la place luy estant plus [f. 64] honorable d’avoir la main sur un prince que s’il se fust trouvé entre deux personnes dont l’une estoit inferieure à l’autre.<lb/>Le cortege qui accompagnoit le cardinal estoit composé de son dataire, de son protonotaire, de son porte croix et d’autres officiers de la legation vetus de leurs mantelets.<lb/>Le porte croix s’arresta avec sa croix à la porte de l’antichambre du Roy.<lb/>Le Roy, voyant arriver le cardinal, sortit de son balustre et vint quatre ou cinq pas au devant de luy, rentra dans le balustre, s’assit sur un fauteuil, et en fit donner un au cardinal legat, qui se couvrit. Apres un quart d’heure de conversation, il se leva et le Roy le reconduisit au mesme endroit où il l’avoit esté recevoir.<lb/>On alla de là chez la Reine, qui le receut avec les mesmes honneurs que le Roy luy venoit de faire, avec cette difference neantmoins que la Reine luy donna audience hors du balustre, parce que les reines n’y recoivent jamais personne.<lb/>Ensuite, le cardinal legat, accompagné du comte d’Armagnac, de l’introducteur et du maitre des ceremonies, alla voir monseigneur le Dauphin.<lb/>Monseigneur vint au devant de luy dans son antichambre avec la marechalle duchesse de la Mothe, sa gouvernante. Il le conduisit dans sa chambre, affectant de le devancer d’un pas et le tenant par la main. L’un et l’autre ne s’assirent point, la visite dura peu. Apres quoy, monseigneur le Dauphin le reconduisit jusques au lieu où il l’avoit receu.<lb/>Le cardinal ne fut point visiter Monsieur, parce que Monsieur n’estoit pas venu au devant de luy arrivant à Saint Germain.<lb/>Le 24e, la ceremonie se fit dans la cour du château vieux. La cour a 37 toises de longueur sur sept de largeur. On prit ce lieu parce que la chapelle de Saint Germain est trop petite et que le chœur mesme de Nostre Dame n’eust pas esté assez spatieux pour contenir toutes les personnes qui [f. 65] avoient fonction en cette ceremonie.<lb/>A l’entrée de la cour, on avoit dressé à main droite, en un espace de 15 toises en longueur sur 18 en largeur, des eschafaux en amphiteatres qui s’elevoient jusques au premier estage.<lb/>Dans cette espace, il y avoit deux barrieres eloignées l’une de l’autre de quatre toises pour empescher qu’on approcha du pale ou plateforme où se devoit faire la ceremonie.<lb/>Le pale avoit 20 toises de long et seize de large. Il estoit dressé de trois pieds et demy. On y montoit par une espece d’eperon qui avoit dix toises de large, composé de sept marches. Il estoit fermé par deux costez de deux balustres, chacun de trois toises et demy.<lb/>A l’entrée du pale, on avoit dressé des deux costez deux magnifiques buffets où les honneurs du parain, de la maraine et de monseigneur le Dauphin devoient estre posez.<lb/>Ces buffets estoient couverts de brocard [f. 65v] d’argent. Les tables elevées sur quatre marches à pans coupez formoient trois paliers de chacun une toise de giron. Aux deux costez de ces tables, deux pieds destaux et, sur ces pieds destaux, il y avoit deux grands vases d’argent.<lb/>Derriere ces pieds destaux, on avoit mis de grandes consoles pour renfermer les buffets. Les buffetz estoient composez de quatre gradins où estoient un grand nombre d’argenterie de vermeil doré.<lb/>Au milieu du pale, environ à sept toises de l’entrée, il y avoit une elevation de quatre marches ottogones dont la premiere avoit trois pieds de giron et les deux autres formoient des paliers, chacun d’une toise et demy de giron.<lb/>Sur le dernier palier, on avoit posé une cuvette d’argent qui devoit servir de fonds pour la ceremonie. La cuvette avoit cinq pieds de long sur trois pieds et demy de large et quatre de haut. Elle estoit enrichie de plusieurs figures et estoit couverte d’un grand tapis de brocard d’argent avec une grande frange d’argent. [f. 66] Au dessus de la cuvette, on suspenit un dais ottogone de huit pieds de long sur 14 de large, elevé environ de trente pieds.<lb/>Ce dais de brocard d’argent, dont la pente estoit environ de quatre pieds de haut, y comprenant la campane, avoit deux pieds et demy, toute en broderie d’argent ornée de dauphins entrelassez de palmes et de fleurs de lys, et au bas de la campane pendoient plusieurs harpes ou glands d’environ un pied de haut en broderie d’argent.<lb/>La campane estoit attachée à une corniche dorée qui portoir quatre grands dauphins d’argent. Ces dauphins soutenoient une couronne d’or fermée de la grandeur de cinq pieds de long sur quatre de large, et de la queue des dauphins sortoient des lis. On avoit mis aux quatre coins du dais de grands bouquets de plumes blanches avec des aigrettes au milieu.<lb/>Ce dais sembloit estre soutenu par la figure d’un ange qui estoit en l’air, tenant d’une main les cordons où pendoit le dais, [f. 66v] et de l’autre une epée flamboyante comme pour defendre la couronne et les dauphins qui estoient sur ce dais.<lb/>A quatre roises des marches où la cuvette des fonds estoit posée, on avoit elevé un grand autel de 13 toises de face sur 8 toises de haut, enrichy d’or et d’azur.<lb/>Aux deux costez de cet autel, on avoit dressé deux tribunes d’environ trois toises de large et elevées d’une toise, pour la musique de la chambre et de la chapelle.<lb/>Ces tribunes estoient environnées d’un balustre doré avec des pieds destaux dans les angles.<lb/>Ces pieds destaux portoient de grands vases d’argent environ de cinq pieds d’où sortoient plusieurs chandeliers de mesme metail.<lb/>Ces tribunes estoient attachées à quatre pieds destaux avec des pilastres corinthiens d’environ 18 pieds de haut et ces pilastres soutenoient une corniche et une balustrade fort enrichie d’ornemens corinthiens.<lb/>[f. 67] On montoit à l’autel par sept marches à sept toises de face. Ces marches conduisoient à un palier d’une toise et demye de giron joignant le marchepied de l’autel.<lb/>L’autel estoit enfermé de quatre colomnes de la mesme hauteur que les pilastres et du mesme ordre.<lb/>Ces colomnes avoient leurs contrepilastres et le tout estoit porté par des pieds destaux elevez au dessus de la table de l’autel.<lb/>Entre ces colomnes estoit une ouverture dont l’extremité formoit un portique, sous lequel estoient des gradins où l’on posa l’argenterie.<lb/>Il y avoit aussy six autres ouvertures environnées de pilastres aux costez de l’autel, et ces ouvertures estoient fermées de tapisseries en broderie d’or et d’argent sur lesquelles estoient attachées des plaques d’argent d’environ cinq pieds de haut.<lb/>Toutes ces ouvertures estoient garnies [f. 67v] de gradins tous couvers de bassins et de vases d’argent, d’un grand nombre de chandeliers, de plaques et de quatre gueridons d’environ six pieds et demy de haut, le tout eclairé d’une infinité de cierges et de bougies.<lb/>Tout le lieu où se fit la ceremonie etoit environné de bancs des deux costez, derriere lesquels il y avoit une manière d’amphiteatre qui montoit jusques aux fenestres du premier estage, auxquelles on avoit fait des balcons couverts de tapis de Perse à fonds d’or et de diverses etoffes fort riches.<lb/>Les appuis de toutes les croisées jusques au dernier estage du château estoient ornées de riches tapis de Perse, les tremeaux et les murs estoient tapissez et l’espace de la cour estoit couverte par en haut d’une grande toile en manière de baldaquin semée de fleurs de luys à fond bleu et bordée d’une grande campane ornée de fleurs de lys et de dauphins d’or.<lb/>Le chancelier, revetu de son habit de drap d’or, ayant sa soutanne de drap d’or, son chapeau de velours noir bordé d’un galon d’or, le cordon d’or, se rendit à une heure au palc [f. 68] accompagné des conseillers d’Estat et des maitres des requestes vetus de robes de velours noir plein et de soutanes de satin noir avec des ceintures dorées, le cordon de leur chapeau d’or. Il prit sa seance du costé de l’epitre, comme aux jours des Te Deum à Nostre Dame, et s’assit dans son fauteuil à bras sans dossier.<lb/>Par ordre du Roy, tous les conseillers d’Estat se placerent les premiers proche de luy dans les places les plus honorables. Quelques maitres des requestes receus avant quelques uns des conseillers d’Estat avoient pretendu estre placez selon leur rang de reception mais le dernier reglement du Roy fit qu’ils se mirent apres eux. Ce reglement portoit que tous ceux qui avoient entrée dans le Conseil ne prendroient leur seance que du jour qu’ils y entroient en qualité de conseillers d’Estat.<lb/>Le Roy avoit raison d’honorer d’une preeminence les conseillers d’Estat puisqu’en sa presence ils sont assis en son Conseil, dans le temps que les maitres des requestes parlent debout et deouverts devant la chaise du Roy. [f. 68v] Les evesques vinrent en camail et en rochet. Le sieur Dupin les plaça à main droite proche l’autel du costé de l’epistre.<lb/>Il plaça aussy les ambassadeurs vis à vis des evesques.<lb/>Monsieur de la Vrilliere, secretaire d’Estat, et le comte de Berny, receu en survivance de la charge de secretaire d’Estat du sieur de Lyonne, son père, prirent leurs seances au dessous des ambassadeurs, vis à vis des conseillers d’Estat.<lb/>Les sieurs Le Tellier, de Lyonne, du Plessis de Guenegaud, secretaires d’Estat, ne s’y trouverent pas, parce qu’ayant conservé le cordon bleu apres en avoir vendu les charges, ils croyoient ne pouvoir paroitre avec bienseance devant un corps dont ils avoient esté les officiers. Neantmoins, bien que cette raison fut commune avec le sieur de la Vrilliere, il ne laissa pas d’assister à la ceremonie en rang de seance.<lb/>Pendant que l’ayde des ceremonies donnoit les seances à chacun, le sieur Sainctot estoit au château neuf, en la chambre de parade, où [f. 69] monseigneur le Dauphin n’estoit venu se coucher que pour donner lieu à faire la ceremonie, ayant passé la nuit au vieux château.<lb/>On fut obligé, ne voulant pas deloger Monsieur et Madame, de prendre une partue de la galerie qui va au boulingrin, dont on prit une juste proportion pour la longueur d’une chambre.<lb/>Une cloison d’ais separoit cette galerie. On dressa au fond de cette chambre une estrade de deux degrez de hauteur sur laquelle on posa le lit de monseigneur le Dauphin.<lb/>Ce lit estoit sans piliers et avoit pour ciel un dais de brocard d’argent à queue venant joindre le chevet du lit.<lb/>On coucha monseigneur le Dauphin à droit, du costé des fenestres de la belle veue. Il estoit tout vestu, de crainte qu’il n’eut froid dans un lieu où il n’y avoit point de cheminée. La couverture du lit estoit de toile d’argent bordée d’un pied et demy d’hermine, les draps [f. 69v] estoient de toile d’Hollande avec des grands points de France, et sur le bord du lit, on avoit estendy le manteau qui devoit servir à Monseigneur dans cette chambre. On y dressa deux tables, sur l’une desquelles, à droite, on mit les pieces d’honneur du parain et de la maraine, le bassin, l’aiguiere et la serviete, et sur l’autre on y mit les pieces d’honneur de l’enfant, le cierge, le cremeau, la saliere.<lb/>Au dessus de ces tables, on suspendit deux dais de velours cramoisy. Un de ses dais devoit estre de brocard d’argent aux armes de monseigneur le Dauphin, mais le peu de temps qu’on eut depuis la resolution du Roy pour le baptesme fit qu’on se servit de ces deux dais de mesme parure.<lb/>Il est bon de remarquer que, lorsque le parain et la maraine sont plus grands en dignité que l’enfant, leurs pieces d’honneur sont posées sur la table la plus parée et sont portées les premieres par de plus grands princes, et qu’au contraire si l’enfant est plus elevé en dignité que le parain et la maraine, ses pieces d’honneur sont portées les premieres.<lb/>[f. 70] Tout estant prest, le sieur Sainctot alla avertir les cinq princesses du sang destinées à servir monseigneur le Dauphin de se rendre dans son appartement.<lb/>Elles estoient dans une salle de descente en attendant l’heure de la ceremonie.<lb/>Elles vinrent en la chambre de Monseigneur, où le Roy et la Reyne s’estoient rendus pour voir la ceremonie du lit. Mademoiselle, fille de Monsieur, s’approcha du lit et se plaça à main droite. Mademoiselle d’Orleans, à main droite aussy, proche le chevet du lit, à cause de la fonction qu’elle devoit faire avant que Mademoiselle pust faire la sienne.<lb/>Madame de Guise se plaça à gauche. Madame la princesse de Condé et madame la duchesse d’Enguien se placerent aux pieds du lit.<lb/>Ces princesses ayant pris leurs places, mademoiselle d’Orleans et madame de Guise leverent la couverture du lit et [f. 70v] decouvrirent Monseigneur, qui estoit couché tout habillé entre deux draps. Alors Mademoiselle s’avança et leva Monseigneur de son lit.<lb/>Pendant que la gouvernante habilloit Monseigneur et luy mettoit son manteau, le sieur Sainctot alla avertir les princes du sang de venir en la chambre de Monseigneur.<lb/>Ils estoient dans la salle de descente où les princesses avoient esté se reposer.<lb/>Les princes estans arrivez dans la chambre de Monseigneur, madame la Duchesse s’approcha de la table pour recevoir du sieur de Launay, intendant et controlleur general de l’Argenterie, les pieces d’honneur du parain et de la mareine. La serviete luy fut donnée envelopée d’une tavayole de toile d’argent qu’elle remit aussitost entre les mains de monsieur le Prince. Elle donna ensuite à monsieur le Duc le bassin et l’aiguiere avec une tavayole pour les tenir.<lb/>Apres cette fonction, madame la Duchesse alla à la table où estoient posées [f. 71] les pieces d’honneur de monseigneur le Dauphin. Elle les receut de la mesme main du sieur de Launay. Elle donna le cremeau et la saliere au prince de Conty avec une tavayole, et le cierge au comte de Clermont, frere du prince de Conty.<lb/>Six princes devoient porter ces six pieces d’honneur, mais on fut obligé de les doubler affin d’eviter de se servir des princes etrangers, que les princes du sang auroient fait difficulté d’admettre avec eux, outre qu’il s’estoit mu entre eux une contestation à qui serviroit.<lb/>Le comte de Soissons, de la maison de Savoye, se plaignoit de ce qu’estant seul de sa maison, on se servoit toujours des princes de la maison de Lorraine, et qu’à la fin la longue possession de servir aux jours de ceremonie seroit un titre à cette maison pour se persuader d’avoir le pas sur la sienne.<lb/>Cette ceremonie finie de la distribution des pieces d’honneur, le sieur Sainctot alla prendre Monsieur dans son appartement et le conduisit dans la chambre de Monseigneur.<lb/>[f. 71v] De là, il alla avertir madame la Princesse de Conty, deleguée par la reine mere d’Angleterre, maraine, de se rendre à la ceremonie.<lb/>Elle estoit dans un appartement de celuy du cardinal legat. Quoiqu’elle eut pu estre dans la mesme chambre avec luy, il n’y avoit point de contestation entre eux pour le pas et pour la main, ce qui n’avoit pas paru sans difficulté entre la reine mere d’Angleterre et le cardinal legat, car la chose ne fut changée que la surveille de la ceremonie. La reine d’Angleterre allegua qu’elle venoit elle mesme en personne à la ceremonie et que le pape n’estoit là present que par son legat, qu’on devoit faire une grande difference entre la chose mesme ou une chose representée, et que si la representation avoit lieu, il falloit de necessité que les rois donnassent toujours le pas et la main chez eux, et aux legats et aux ambassadeurs de testes couronnées.<lb/>Ces raisons firent croire que l’honneur d’imposer le nom à monseigneur le [f. 72] Dauphin luy devoit appartenir, mais la consideration que le Roy eut pour le pape fit que la reine d’Angleterre se dispensa de s’y trouver.<lb/>La princesse de Conty arrivant dans l’appartement de Monseigneur, Monseigneur fit quelques pas pour aller au devant d’elle.<lb/>Le Roy avoit nommé quelques evesques par lettres de chachet pour aller visiter en mantelet le cardinal legat. Ces evesques estans assemblez chez le comte du Lude avec leurs confreres qui estoient venus simplement pour se trouver à la ceremonie du palc, leurs demanderent advis de ce qu’ils avoient à faire, pretendant que les droits les plus essentiels de l’episcopat estoient violez en cette occasion.<lb/>La chose examinée, les evesques resolurent, apres avoir fait lire les lettres de cachet escrites aux evesques nommez, que les archevesques de Sens et de Bourges iroient sur l’heure mesme trouver le Roy pour le supplier tres humblement de trouver bon [f. 72v] qu’aucun evesque ne visitast le cardinal legat en cet habit.<lb/>Le Roy leur avoit marqué par sa lettre qu’il ne souhaitoit pas qu’ils en usassent autrement que leurs predecesseurs en avoient usé au baptesme du feu roy. Les registres conservez dans la biblioteque royalle faisoient foy que le cardinal de Joyeuse, nommé du Pape pour parain, n’avoit point esté visité par aucun evesque ny mesme accompagné d’aucun, mais que les evesques l’avoient attendu dans la chapelle avec les cardinaux.<lb/>Les archevesques furent priez encore de luy representer que les exemples de ce qui s’estoit fait aux entrées des cardinaux Barberins et Chisy, legats, ne pouvoient tirer à consequence, parce que les evesques qui avoient paru avec le mantelet et le chapeau l’avoient pris comme un habit de cheval qu’ils avoient quitté mettant pied à terre, et s’ils portoient le mantelet dans cette visite, c’estoit approuver la pretention de la [f. 73] cour de Rome sur les evesques que toute jurisdiction doit cesser en presence des legats du Pape, ce qui estoit entierement opposé aux libertez de l’eglise gallicane.<lb/>Ces deux archevesques allerent trouver le Roy au chateau neuf, dans la chambre de monseigneur le Dauphin, où l’archevesque de Sens, portant la parole, luy representa les raisons qu’on vient de dire. Le Roy leur dit qu’il ne souffriroit pas qu’ils receussent aucune diminution durant son regne, et qu’il n’avoit point dessein d’obliger les evesques à faire des choses qui marquassent que leur jurisdiction cessast en presence des legats du Pape, mais il leur temoigna que, la ceremonie devant commencer sur l’heure mesme, il estoit difficile de changer ses ordres, que les prelats nommez pourroient rendre une visite particuliere au cardinal legat en mantelet sans paroitre en public en cet habit et que cette visite estant un compliment de particuliers seulement ne pourroit estre prise pour une chose faite au nom et par le clergé de France.<lb/>[f. 73v] L’archevesque de Sens supplia le Roy de trouver bon qu’il parust sur le registre du sieur Sainctot que la visite ne s’estoit faite qu’à cause de l’embarras present, sans qu’elle pust tirer à consequence à l’advenir, ce que le Roy luy accorda.<lb/>Ces evesques nommez vinrent en mantelet faire leur visite au cardinal, logé au château vieux, d’où il partit incontinent apres l’avoir receu pour se rendre au château neuf où, estant adverty par le sieur Sainctot qu’il estoit temps de venir chez monseigneur le Dauphin, il y vint accompagné de son cortege.<lb/>Monseigneur le receut comme il venoit de recevoir la princesse de Conty. Tout estant en estat,<lb/>La marche se fit en cet ordre :<lb/>Les archers du grand prevost, tous tenans un flambeau de cire blanche à la main, leurs officiers à la teste sans flambeau<lb/>La compagnie des Cent Suisses de la garde du Roy ayans tous un flambeau de [f. 74] cire blanche à la main, leurs officiers à la teste<lb/>Les tambours et les trompettes de la chambre<lb/>Les gentilshommes servans, tous vetus de noir et en manteau, ayant un cierge à la main<lb/>Les gentilshommes ordinaires, tous vetus de noir et en mateaux, ayans un cierge à la main<lb/>Six heros ayans leurs caducées à la main, vetus de leurs cottes d’armes<lb/>Le roy d’armes<lb/>L’huissier de l’Ordre, vetu de son habit de l’Ordre<lb/>Les heros d’armes de l’Ordre, vetu de mesme<lb/>Le tresorier, seul, vetu de son habit de l’Ordre, le prevost, le greffier et le chancelier ne s’estans point trouvez à la ceremonie<lb/>Les chevaliers du Saint Esprit, vetus de leurs habits à chausses retroussées à bas d’attache avec leurs manteaux de l’Ordre, où leur collier de l’Ordre estoit attaché, tenans tous un cierge à la main<lb/>Aux dernieres ceremonies des baptesmes des dauphins de France, les chevaliers n’avoient [f. 74v] point paru en cet habit de ceremonie, mais dans des occasions comme celle cy, on doit toujours chercher ce qui est plus convenable et ce qui va plus à la grandeur et à la pompe d’une ceremonie.<lb/>Le roy voulut bien souffrir, parce qu’on n’avoit point plancheyé le chemin d’une toise et demy ou environ de largeur comme on le devoit faire pour la commodité de la marche depuis le château neuf jusques au château vieux, que le tresorier de l’Ordre et les chevaliers du Saint Esprit eussent des gens de livrées pour porter la queue de leurs manteaux, les princes de sang et Monsieur eussent des gentilshommes, car dans les ceremonies des chevaliers du Saint Esprit, les Enfans de France ne sont pas mesme en cette possession d’avoir des porte queues.<lb/>Dans cette marche, les chevaliers ducs et pairs allerent les premiers, selon le rang de la creation de leur duché, c’est-à-dire plus prez de la personne de monseigneur le Dauphin, quoiqu’inferieurs en reception de chevaliers.<lb/>[f. 75] Apres les chevaliers, le comte de Clermont marchoit avec sa gouvernante. Il portoit le cierge et estoit vetu d’une robe de couleur, à cause de son bas aage.<lb/>Le prince de Conty suivoit, vetu de noir et en manteau, portant le cremeau et la saliere.<lb/>Le duc d’Enguien, vetu de son habit de l’Ordre, ayant le collier dessus son grand manteau, portoit le bassin et l’aiguiere. La queue de son manteau estoit portée par le sieur Briole.<lb/>Le prince de Condé portoit la serviette. Il estoit vetu de son habit de l’Ordre, ayant le collier dessus son grand manteau dont la queue estoit portée par le sieur de Saint Marc.<lb/>Les sieurs de Coaslin, de Noailles, de la Ferté, de Roquelaure, de la Vieville, de Grancey, de Clerambault, de Crequy, de Gesvres, de Belfond, d’Humieres, de Gordes, de Richelieu, de Tonnerre, de Matignon, d’Estrees, de Polignac, les trois enfans d’honneur de Monseigneur, Vitry, l’abbé d’Estrées et Bellemarre marchoient sans rang entre eux immediatement devant Monseigneur.<lb/>[f. 75v] Ces jeunes enfans, aagez de huit à dix ans, au nombre de vingt, estoient vetus tous d’une mesme parure. Ils avoient des habits de toile d’argent à chausses retroussées coupéespar des bandes garnies de dentelles d’or et d’argent avec un agreement au milieu des bandes d’or et d’argent et incarnat. Le pourpoint estoit de toile d’argent tout couvert de dentelles, les manches coupés par bandes, le capot, de toile d’argent chamarré d’une dentelle d’or et d’argent et melé d’incarnat, estoit doublé de toile d’argent et incarnat. Ils avoient une toque de velours noir avec des plumes incarnates et blanches.<lb/>Ensuite venoit monseigneur le Dauphin, vetu d’un habit de brocard d’argent à chausses retroussées, coupées par bandes garnies de dentelles d’argent.<lb/>Son manteau estoit de brocard d’argent couvert de dentelle d’argent doublé d’hermine. La queue du manteau de huit aunes de long estoit portée par le duc de Mercoeur, vetu de noir et en manteau. Monseigneur avoir aussy une toque de brocard d’argent [f. 76] avec des plumes blanches.<lb/>Monsieur, vetu de son habit de l’Ordre, ayant un collier dessus son grand manteau, dont la queue estoit portée par le comte du Plessis, son premier gentilhomme de la chambre, conduisoit Monseigneur, luy tenant la main gauche.<lb/>A droit et à gauche de Monseigneur marchoient le chevalier de la Hilliere, lieutenant des gardes du corps, et le sieur de la Serre, enseigne des gardes, tous deux commis à sa garde.<lb/>Monsieur n’avoir derriere luy que le sieur de Rocheplate, son lieutenant des gardes, parce que le comte de Clerc, capitaine de ses gardes, marchoit en rang de chevalier.<lb/>A costé droit de Monseigneur, un pas en arriere, estoit le duc de Crequy, premier gentilhomme de la chambre du Roy, choisy pour porter Monseigneur en cas de besoin pendant la marche. [f. 76v] Il estoit vetu de noir et en manteaux à cause de sa fonction, quoiqu’il fust chevalier de l’Ordre.<lb/>La marechalle duchesse de la Motte, gouvernante des Enfans de France, estoit derriere Monseigneur, le plus prez que faire se pouvoit. Elle avoit pour escuyer le sieur de Servac, son neveu. La queue de la robbe de la marechale estoit portée par un valet de livrée par la raison que l’on vient de dire de l’incommodité de la marche.<lb/>Le comte d’Agein, fils ainé du duc de Noailles, receu en survivance de capitaine des gardes du corps, faisant la charge de capitaine, marchoit derriere la marechale.<lb/>Venoit ensuite le cardinal legat et parain, en bonnet quarré. Il estoit vetu de sa casaque, dont la queue estoit portée par le comte de Saint Aignan, à la priere du cardinal et non par ordre du Roy. L’usage des princes cardinaux est de se faire toujours porter la queue par leur capitaine des gardes et non par un maitre de chambre comme les autres cardinaux font ordinairement. Cependant, [f. 77] le cardinal legat sceut employer une personne de la premiere qualité, qui apparemment voulut bien faire cette fonction pour faire honneur à son parent.<lb/>Le legat avoit à main droite son cortege, composé des officiers employez à la legation et de son porte croix.<lb/>A main gauche du legat, estoit la princesse de Conty, marreine, ayant pour escuyer le comte d’Arsy.<lb/>Elle estoit vetue de noir, comme veuve, ayant une mante dont la queue trainante de quatre aunes estoit portée par la marquise de Gamache, sa dame d’honneur. Si la reine fust venue en personne, le cardinal legat auroit marché immediatement devant Monseigneur et la reine apres Monseigneur : c’estoit un accomodement qu’on avoit trouvé.<lb/>La princesse de Conty pouvoit avoir l’bhonneur d’avoir la queue de sa mante portée par sa dame d’honneur, quoique les autres princesses du sang n’eussent que des gentilshommes, parce qu’elle representoit la [f. 77v] reine d’Angleterre, à l’exemple des princesses du sang que la Reine envoye jetter de l’eau benite sur le corps d’une princesse du sang morte : c’est toujours la dame d’honneur de la Reine qui porte la queue de la robe de la princesse.<lb/>Derriere le parain et la marreine marchoit Mademoiselle, menée par le chevalier de La Rochefoucault.<lb/>Elle estoit, à cause de son bas aage, vetue de couleur, sa robe couverte de dentelle d’or et d’argent dont la queue trainante de quatre aunes etoit portée par le chevalier du Plessis Praslin.<lb/>On mit en question quelle place estoit la plus honorable, de porter la queue ou de donner la main. Si on y eust bien songé, il n’y auroit pas eu de differends advis sur cela : la charge de porte queue chez la Reine est une des moindres charges de sa maison. Il est vray que les princesses du sang porterent la queue du manteau royal au mariage de la Reine, mais c’estoit un manteau royal et Monsieur donnoit la main à la Reine. Cet exemple, que le sieur [f. 78] Sainctot allegua, fit naitre aux princesses la pensée de demander des dames pour porter la queue de leurs robes. Elles disoient que, pusqu’elles portoient la queue du manteau de la Reine, elles devoient donc avoir des femmes de qualité plutost que des hommes. Mais il leur dit que la Reine avoit sa dame d’honneur qui luy portoit la queue de sa robe aux ceremonies ordinaires, et qu’il falloit de necessité une distinction entre la Reine et elles.<lb/>Derriere Mademoiselle estoit madame de Saint Chaumont, sa gouvernante, qui n’avoit ny escuyer ny porte queue.<lb/>Mademoiselle d’Orleans, menée par son premier escuyer. La queue de sa robe, trainante de quatre aunes, estoit portée par le chevalier d’Humieres.<lb/>Madame de Guise avoit pour escuyer le comte de Sainte Mesme, chevalier d’honneur et premier escuyer de madame douairiere d’Orleans, sa mere. La queue de sa robe, trainante de quatre aunes, estoit portée par le sieur de Saint Remy, premier escuyer de la mesme princesse [f. 78v] douairiere.<lb/>La princesse de Condé, menée par le comte de Lussan, premier escuyer du prince de Condé. La queue de sa robe, trainante de quatre aunes, estoit portée par le sieur Desroches, capitaine des gardes de ce prince.<lb/>La duchesse d’Enguien, que le comte de Moreuil Comeny, premier escuyer du duc d’Enguien menoit. La queue de sa robe, trainante de quatre aunes, estoit portée par le baron de Rivieres.<lb/>Les evesques commandeurs, vestus de violet, se mirent dans la marche derriere les princesses du sang. Ils avoient voulu suivre immediatement apres les chevaliers du Saint Esprit, mais les chevaliers s’y opposerent, ne voulant point estre separez des princes du sang. Comme les evesques commandeurs virent qu’ils ne pouvoient reussir pour estre apres eux, ils demanderent au moins qu’ils pussent estre immediatement derriere Monseigneur, puisqu’aux processions et aux marches que l’Ordre fait, ils marchent apres la personne du Roy. [f. 79] Les princesses du sang s’opposerent à cette nouvelle pretention, par la raison que le sang n’est jamais separé.<lb/>Le Roy, apres avoir separement ouy les uns et les autres, il ordonna que les evesques commandeurs marcheroient apres les princesses du sang.<lb/>Enfin, les dames d’honneur des princesses, accompagnées des filles d’honneur, suivirent.<lb/>La marche fut fermée par soixante gardes du corps qui tous tenoient des flambeaux de cire blanche à la main.<lb/>Les archers du grand prevost, arrivant à la porte du vieux château, s’y arresterent parce qu’ils n’entrent jamais dans l’eglise et la cour du vieux chasteau en servoit.<lb/>Les Cent Suisses entrerent dans la cour et se placerent en haye jusques au bas des degrez du palc.<lb/>Les tambours et trompettes à gauche [f. 79v] en entrant au palc, dans un espace vuide pour eux.<lb/>Les gentilshommes servans et les gentilshommes ordinaires se mirent à main droite sur un banc.<lb/>Les heros et roy d’armes demeurerent debout sur le palc, proche des tables, dans un espace vuide preparé à droit pour eux.<lb/>L’huissier et ce heros d’armes de l’Ordre, en entrant sur le palc, firent ensemble leurs reverences, une à l’autel, une au Roy, une à la Reine, et s’allerent mettre debout pres de leur forme en attendant que les chevaliers eussent pris leurs places.<lb/>Le tresorier de l’Ordre fit sa reverence à l’autel, au Roy et à la Reine, quoiqu’ils n’eussent point pris de seance, estant en un balcon pour voir la ceremonie.<lb/>Les chevaliers du Saint Esprits firent, entrant sur le palc, deux à deux, leurs reverences puis, se separant, les uns se mirent à droit à leur seance sur un banc posé au dessous du Conseil, et les autre se mirent à gauche au dessous du banc des secretaires d’Estat. [f. 80] Si la ceremonie se fut passée en une eglise, les chevaliers eussent esté aux hautes chaires du chœur et le Conseil sa seance ordinaire.<lb/>Le comte de Clermont, portant le cierge, salua l’autel, le Roy et la Reine.<lb/>Le prince de Conty, arrivant au palc, alla poser le cremeau et la saliere sur la table des pieces d’honneur de monseigneur le Dauphin qui estoit placée à gauche, vint ensuite faire ses reverences et sa plaça à gauche.<lb/>Monsieur le Duc alla poser le bassin et l’aiguiere sur la table placée à main droite pour servir aux honneurs du parain et de la maraine, vint faire ensuite ses reverences et sa plaça à gauche. Le prince de Condé, apres avoir posé la serviete sur la mesme table, vint faire les reverences et se plaça à gauche, laissant la main droite aux princesses.<lb/>Les enfans d’honneur se mirent autour des fonds, sur la premiere marche. Monseigneur le Dauphin accompagné de Monsieur firent conjointement la reverence à l’autel, une au Roy, une à la Reine, sans que Monsieur [f. 80v] quittast la main de Monseigneur.<lb/>Ensuite, le cardinal legat et la princesse de Conty firent ensemble les reverences que Monsieur venoit de faire.<lb/>Les princesses du sang firent les reverences les unes apres les autres.<lb/>Les evesques commandeurs firent leurs reverences deux à deux et s’allerent placer avec les evesques qui avoient leurs seances proche l’autel.<lb/>Ce qu’estant fait, on apporta un carreau de brocard d’argent à monseigneur le Dauphin pour s’agenouiller, qu’on posa au pied de la premiere marche où les fonds estoient.<lb/>Monsieur se mit à main gauche, un peu à costé de Monseigneur. On luy donna un carreau qui fut placé vis-à-vis le milieu du carreau de Monseigneur.<lb/>Ensite, le cardinal legat et la princesse de Conty se mirent immediatement derriere Monseigneur, ayant des carreaux devant eux.<lb/>[f. 81] Derriere le legat, vers l’entrée du palc, les princesses selon leur rang, ayant toutes des carreaux à leurs pieds.<lb/>Derriere la princesse de Conty, mareine, les princes du sang selon leur rang, ayant des carreaux.<lb/>Le duc de Mercoeur fut placé à cosé des princesses et, vis-à-vis de luy, le duc de crequy et la marechalle de la Motte, un peu eloignée de Monseigneur. On leur donna aussy des carreaux à cause du titre de duc et de duchesse.<lb/>Les dames d’honneur s’arresterent à l’entrée du palc, à droit avec les filles d’honneur.<lb/>Mais affin de faire mieux entendre toutes les seances, on a trouvé plus à propos d’en dresser le plan.<lb/>[f. 81v : vide]<lb/>[f. 82] Dans le temps que la musique de la Chapelle commença le Veni Creator, monseigneur le Dauphin, Monsieur, tous les princes et toutes les princesses se mirent à genoux. Estant à moitié dit, le sieur Sainctot alla à l’autel avertir le cardinal Antoine, grand aumonier de France, qui s’estoit rendu avant l’arrivée de Monseigneur, d’approcher des fonds. Il estoit assis sur un siege qu’on nomme en Italie talsistorio, à quatre piliers elevés et sans aucun dossier.<lb/>L’evesque d’Orleans, premier aumonier, en chape et en mitre, tous les aumoniers du Roy, en camail, et six evesques, en chapes et en mitres, l’accompagnerent.<lb/>L’evesque d’Orleans et les aumoniers eurent la main droite sur les evesques en allant au palc, mais estants tous arrivé à l’autel, les aumoniers ne purent conserver leur advantage car, le cardinal s’estant assis le dos tourné à l’autel, les evesques se trouverent à le droite du cardinal et s’y trouverent aussy lorsqu’ils l’accompagnerent allant aux fonds.<lb/>[f. 82v] Les evesques, comme assistans, n’eurent point de sieges parce qu’ils ne faisoient aucune fonction.<lb/>Le cardinal, estant adverty, vint par delà les fonds comme s’il eust receu un catecumene. Son siege y fut placé, quoiqu’il ne deust faire aucune fonction assis.<lb/>Alors Monsieur, les princesses et les princes couronnerent Monseigneur et s’en approcherent.<lb/>Le cardinal demanda à monseigneur le Dauphin ce qu’il vouloit, Monseigneur luy dit : le baptesme. Apres quoy ce cardinal demanda au cardinal legat, parain, et à la mareine le nom, et le parain donna celuy de Louis.<lb/>Pendant ce temps là, la duchesse d’Enguien alla à la table des honneurs de Monseigneur et donna au prince de Conty, qui la suivoit, le sel et le cremeau pour les porter aux fonds. Elle avoit receu ces pieces d’honneur du sieur Duché, intendant et controlleur général de l’Argenterie.<lb/>[f. 83] La musique de la Chambre chanta un cantique mis en musique par le sieur Leully, intendant de la musique de la Chambre, dont voicy les paroles :<lb/>Canticum<lb/>In baptismo Delphini<lb/>Plaude Laetare Gallia<lb/>Rore coelesti rigantur Lilia<lb/>Plaude Laetare Gallia<lb/> - - -<lb/>Sacro Delphinus<lb/>Fonte Lavatur<lb/>Et Christianus<lb/>Christo dicatur<lb/> - - -<lb/>O Jesu vita credentium<lb/>Exaudi vota precantium<lb/>Vivat, Regnet Princeps fidelis<lb/>Semper justus<lb/> - - -<lb/>[f. 83v] Semper victor Semper Augustus<lb/>Vivat regnet triumphet in coelis<lb/>Et AEterna<lb/>Luceat corona<lb/>Version des paroles du cantique pour le baptesme :<lb/>France, redoublés vos plaisirs<lb/>Le ciel répond à vos desirs<lb/>Et de vos jeunes lis la fleur est arrosée<lb/>D’une sainte rosée<lb/>France, redoublés vos plaisirs<lb/> - - -<lb/>Le Dauphin est lavé dans une onde sacrée<lb/>La race tres chrestienne à Christ est consacrée<lb/> - - -<lb/>O grand Dieu, l’espoir des croyans<lb/>Que votre pieté nous entende<lb/>Et de ces peuples supplians<lb/>Exaucez la juste demande<lb/>Qu’il vive, qu’il regne à son tour<lb/>Toujours vainqueur, toujours auguste<lb/>Toujurs fidele et juste<lb/> - - -<lb/>[f. 84] Qu’il vive, qu’il regne à son tour<lb/>Qu’il triomphe au ciel quelque jour<lb/>Et qu’à jamais sa teste s’environne<lb/>D’une immortelle et brillante couronne<lb/>La ceremonie du baptesme finie, le cardinal grand aumonier retourna à l’autel assisté de tout le clergé, des evesques et des aumoniers du Roy.<lb/>Les heros d’armes crierent à haute voix par trois fois : Vive monseigneur le Dauphin nommé Louis.<lb/>Les tambours et les trompettes se mirent à jouer cent fanfares.<lb/>Les heros jetterent des medailles où, d’un costé, le portrait de monseigneur le Dauphin estoit, et, de l’autre, une devise au sujet du baptesme.<lb/>La duchesse d’Enguien vint à la table des honneurs du parain et de la maraine, suivie du prince de Condé et du duc d’Enguien, [f. 84v] à qui elle donna l’aiguiere et le bassin, et au prince de Condé la serviete.<lb/>Le duc d’Enguien donna à laver au parain et à la maraine, qui estoient demeurez aux fonds, et le prince de Condé leur donna la serviete. Apres quoy les princes retournerent poser sur la mesme table ces pieces d’honneur, les remettans entre les mains de la duchesse d’Enguien.<lb/>La ceremonie finie, on s’en retourna au château neuf, dans l’appartement de monseigneur le Dauphin, dans le mesme ordre qu’on estoit venu.<lb/>Les chevaliers du Saint Esprit ne firent aucune reverence, parce que tout le monde avoit occupé le lieu où d’abord en arrivant ils l’avoient faite, mais depuis les fonds tirant vers l’autel, il y eut un espace vuide qui donna lieu aux princes et princesses de faire leurs salutations.<lb/>Le comte de Clermont salua l’autel, le Roy et la Reine, ensuite le prince de Conty, le duc d’Enguien et le prince de Condé firent les memes saluts.<lb/>[f. 85] Monseigneur le Dauphin et Monsieur firent ensemble leurs reverences, et les princesses selon leur rang.<lb/>Les evesques commandeurs suivirent la marche et reconduisirent Monseigneur.<lb/>Ce mesme soir, le Roy donna à souper au cardinal legat et à la princesse de Conty. La table estoit en equaire, le Roy estant assis au milieu de la table, la Reine à sa gauche, sous un dais spatieux.<lb/>Le cardinal legat à main droite à deux places de distance du Roy, et la princesse de Conty à main gauche à deux places de distance de la Reine. Le cardinal eut un fauteuil comme legat et la princesse de Conty un siege ployant.<lb/>Sur le retour de la mesme table, qui faisoit l’equaire, les princesses qui avoient servy à la ceremonie y mangerent, au nombre de quatre seulement parce que Mademoiselle estoit trop jeune pour souper si tard.<lb/>Le Roy et la Reine furent servis par [f. 85v] leurs grands officiers.<lb/>Le comte de Cossé servit de grand pannetier.<lb/>Le marquis de Crenan de grand eschanson.<lb/>Et le marquis de Charost, en l’absence du marquis de Vandeuvre, servit de grand escuyer tranchant, ayans tous la serviette sur l’epaule.<lb/>Le cardinal legat eut pour le service à table le comte de Saint Aignan et le comte de Nanteuil, petit fils du duc d’Estrees, parce que le cardinal legat de Joyeuse, en pareille occasion, eut deux fils de ducs.<lb/>La princesse de Conty et toutes les princesses eurent des gentilshommes servans pour les servir à table.<lb/>La seance estoit en cet ordre :<lb/>[vide]<lb/>[f. 86] Si la reine d’Angleterre fut venue en personne tenir sur les fonds monseigneur le Dauphin, un des grands officiers cy dessus nommé l’auroit servy. La place de la reine eust esté entre le Roy et la Reyne, parce que le Roy luy a toujours donné la main partout où il s’est trouvé avec elle, que si elle se fut mise à main droite du Roy, elle eut la main sur le cardinal, et pour l’honneur qu’on vouloit rendre au Pape, on trouva plus expedient qu’elle envoyast la princesse de Conty avec laquelle le cardinal n’avoit rien à demeler.<lb/>Le duc d’Enguien, comme grand maitre de la maison du Roy, donna au Roy et à la Reine la serviete à l’entrée de table et à la sortie.<lb/>Le marquis de Bellefonds, premier maitre d’hostel, la donna au cardinal à l’entrée, parce qu’il l’avoit donnée au cardinal Chisy au souper que le Roy luy fit, neantmoins il y avoit cette difference à faire qu’au cardinal Chisy, c’avoit esté le controlleur general qui l’avoit servy et qu’à celuy cy c’estoient des fils de ducs qui le devoient servir, mais parce que le marquis de Bellefonds avoit fait cette fonction, il [f. 86v] crut ne pas devoir ceder à des personnes qui ne pouvoient, ny par leur rang ny par leur qualité, luy enlever le service. Cependant, sur la fin du repas, il se retira et laissa au comte de Saint Aignan de donner la serviete.<lb/>Le comte de Saint Aignan et le comte de Nanteuil servirent le legat sans chapeau, la serviete sur le bras<lb/>Monsieur ne fut point du souper, parce qu’il n’a jamais de fauteuil en presence du Roy et que le cardinal en avoit un.<lb/>La princesse de Conty ne fut point distinguée des autres princesses.<lb/>Les maitres d’hotel de quartier furent à la viande que les valets de pied et les Cent Suisses porterent.<lb/>Le lendemain, le cardinal legat eut son audience de congé. Il fut receu par le Roy et la Reine et par monseigneur le Dauphin de la mesme manière qu’il avoit esté la veille de la ceremonie du baptesme.<lb/>[f. 87] Le Roy le traita trois jours durant et toute sa maison qu’on logea aussy par fourriers. »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061881g/f72.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le maître des cérémonies Nicolas Sainctot de l’audience donnée par le roi à Soliman Aga, ambassadeur du sultan, au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">101</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 16633, f. 124-127</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">5 décembre 1669</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 124] Le 5e [décembre], le sieur de Berlise, introducteur des ambassadeurs, estant venu prendre Soliman dans les carosses du Roy et de la Reine, ils entrerent dans celuy du Roy avec les sieurs de la Giberti, l’interprete et l’aumonier. Ils dinerent à Chatou, où l’on amena les chevaux de la grande ecuirie qu’ils enharnacherent à leur mode [f. 124v] et qu’ils renvoyerent au Pec. Ils decendirent de carrosse et monterent sur les chevaux qui les attendoient, se mettant en marche deux à deux, ayant le sieur Giraud à leur teste.<lb/>Soliman marchoit entre le sieur de Breslise et le sieur de la Giberti, ayant son interprete devant luy. Une des circonstances qui est plus à remarquer est que les Turcs estoient sans armes et que Soliman n’avoit pas meme de sabre. Ils entrerent en cet ordre dans la cour du chateau neuf, où ils trouverent des bataillons formez par les compagnies des regimens des gardes françoises et suisses et des escadrons formez par les mousquetaires. Les chevaux legers, les gendarmes, les gardes du corps, les gardes de la porte, les archers du grand prevost, les Cent Suisses estoient en haye depuis la porte de la petite cour jusqu’au haut du perron. Soliman mit pied à terre dez l’entrée de la petite cour, n’estant pas suffisante pour contenir le nombre de chevaux qui l’accompagnoient, et marcha à pied dans le mesme ordre qu’il estoit venu, passant au travers de la garde ordinaire des gardes du corps qui se trouverent sur le perron dans la salle des gardes. De là, il passa dans plusieurs chambres superbement tendues et se rendit ainsy dans la grande galerie [f. 125] où le Roy l’attendoit.<lb/>Cette galerie estoit parée de plusieurs belles tapisseries de la Couronne. Tout le parterre etoit couvert de tapis de pied et les deux costez de la galerie estoient remplis de grands vases d’argent elevez sur des pies destaux aussy d’argent. Au bout de la galerie estoit un trone elevé sur huit marches orné de pareils vases et de caisses d’argent dont le prix estoit de plus de vingt millions. Monsieur, M. le Prince et M. le duc d’Enguien estoient à ses costez, vestus de tres superbes habits, et tous les seigneurs de la cour, qui estoient en si grand nombre qu’ils formoient un triple rang le long de la galerie, estoient aussy tres magnifiquement habillez.<lb/>Lorsque Soliman entra dans la galerie, le bruit qui s’y faisoit auparavant cessa d’une manière si surprenante, au seul signal que Sa Majesté fit, qu’il a declaré depuis avoir esté surpris du profond respect que les courtisans rendent au Roy.<lb/>Quelque temps quant Soliman entrast dans cette galerie, il tira la lettre du Grand Seigneur d’une toilette qui estoit renfermée dans un sac de brocard de la longueur d’un pied et la tint dans ses mains, elevée de la hauteur de sa barbe, marchant toujours entre les sieurs de Berlise et de la Giberti jusques au pied du trosne, faisant avec tous ses gens le mesme nombre de reverences que le sieur Giraud qui estoit à leur teste.<lb/>Soliman, estant arrivé au pied des degrez du trone, fit une profonde reverence et commença son compliment, qui fut expliqué par son interprete en ces termes : Sire, Soliman Aga dit à Vostre tres haute et tres puissante Majesté imperiale que le tres haut et tres puissant empereur ottoman sultan Mahomet Han, quatrieme du nom, son maitre, l’envoye à Vostre tres haute et tres puissante Majesté imperiale luy porter cette lettre et luy dire que les deux empires ont toujours esté en tres bonne intelligence, qu’il en souhaite la continuation et que, pour cet effet, il a retenu M. de la Haye Ventelet, ambassadeur de Vostre Majesté imperiale à la Porte et souhaite à vostre tres haute et tres puissante Majesté imperiale toute sorte de bonheur, de felicité et de prolongation de vos jours. A quoy le Roy repondit qu’il avoit toujours eu bien de la joye [f. 126] de voir l’intelligence qui estoit entre les deux empires, que de son coté il contribueroit toujours à l’entretenir et qu’il pouvoit remettre sa lettre entre les mains de M. de Lionne. L’interprete ayant fait attendre à Soliman la reponse du Roy, Soliman dit à Sa Majesté que le Grand Seigneur, son maitre, luy ayant commandé de remettre sa lettre entre les mains propres de Sa Majesté, il la supplioit de luy faire cet honneur. Sa Majesté luy ayant accordé volontiers cette grace, il monta les degrez du trone, tenant toujours sa lettre elevée. Estant au dernier degré, et voyant Sa Majesté ne se lever pas pour recevoir la lettre, il dit que, lorsque le Grand Seigneur, son maitre, la luy avoit donné, il s’estoit levé en signe d’estime et d’amitié pour Sa Majesté, qu’il la supplioit de vouloir la recevoir de la mesme manière qu’il la luy avoit donnée. Le sieur de Lyonne, ayant appris par l’interprete le dessein de Soliman, lui demanda qui pouvoit estre garand de ce qu’il advançoit, ce qui neantmoins ne lui fut point interpreté, le Roy dans le moment s’estant tourné vers le sieur de Guitry, grand maitre de la garde robe, qui s’estoit autrefois trouvé à la Porte à l’audiance de M. de la Haye, luy [f. 126v] demanda si le Grand Seigneur s’estoit levé lorsque son ambassadeur luy avoir rendu sa lettre. Le sieur de Guitry luy ayant repondu que non, dit tout haut que, puisque le Grand Seigneur en recevant ses lettres par les mains de ses ambassadeurs ne se levoit pas, il ne se leveroit pas, aussy qu’il n’avoit qu’à donner sa lettre. La volonté du Roy estant connue à Soliman, il baisa le sac où estoit la lettre et, après l’avoir fait toucher à son front en faisant une profonde reverence, il la presenta au Roy qui la prit et la donna à M. de Lionne, qui appella les interpretes, le sieur Delacroix et le chevalier Dervius.<lb/>Dans le temps que les interpretes lisoient la subscription qui estoit sur un parchement et qui fermoit l’entrée du sac et qu’ils expliquoient au Roy les qualitez que le Grand Seigneur lui donnoit, Soliman descendit au bas du trone apres avoir fait une reverence, où estant, et branlant la teste, il dit tout haut que le Grand Seigneur ne seroit pas satisfait de la manière que le Roy recevoit sa lettre. Sa Majesté s’estant apperceu de ce mouvement de colere, demanda ce qu’il avoit dit, et luy ayant esté expliqué, aussitost dist tout haut et d’un ton serieux qu’il verroit la lettre et qu’il feroit reponse. Soliman, ayant sceu par son interprete ce que le Roy [f. 127] venoit de dire, il se retira en faisant trois reverences, apres lesquelles, ayant voulu tourner le dos à Sa Majesté, le sieur de la Giberti, qui estoit à sa droite, luy fit aussitost tourner le visage jusques à ce que le vuide qui estoit entre le Roy et Soliman fut remply et qu’il ne fut point en estat d’estre apperceu de Sa Majesté. Soliman se retira dans le mesme ordre qu’il estoit venu et remonta à cheval avec toute sa suite hors les portes du chateau neuf. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061881g/f133.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour la nourriture des comédiens de la troupe royale durant leur séjour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">102</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26235, n° 4841</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">20 janvier 1670</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Josias Soulas, escuier, sieur de Floridot, l’un des comediens de la trouppe royalle entretenue par le Roy, tant pour luy que pour les autres comediens composans lad. trouppe, a confessé avoir receu comptant de Nicolas Melique, escuier, conseiller du Roy en ses conseils et tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de la chambre de Sa Majesté, la somme de cent unze livres à eux ordonnées pour leur nourriture durant leur sejour à Saint Germain en Laye pendant l’année derniere MVIc soixante neuf. Dont etc. Quittant etc. Promettant etc. Obligeant etc. Renonçant etc. Fait et passé es estudes l’an MVIc soixante dix, le vingtiesme janvier, et a signé.<lb/>Soulas de Floridor<lb/>Ogier »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour le logement des membres de la musique de la chapelle du roi durant leur séjour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">103</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26235, n° 4844</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">28 janvier 1670</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Pierre Robert, maistre de la musique de la chappelle du Roy, tant pour luy que pour les soubs maistres et chantres de ladicte chappelle, desquels il se porte fort, a confessé avoir receu comptant de Nicolas Melicque, escuyer, conseiller du Roy en ses conseils et tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de sa chambre, la somme de quinze cens livres ausd. soubz maistres et chantres ordonnée pour le payement du loyer de leur logement et autres frais extraordinaires faits pendant le sejour de Sa Majesté à Saint Germain en Laye pendant le quartier d’octobre de l’année derniere mil six cens soixante neuf, ainsy qu’il est accoustumé. Dont etc. Quittant etc. Fait et passé es estudes l’an mil six cent soixante dix, le vingt huict janvier, et a signé.<lb/>Robert<lb/>Moufle, Gigault »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour le louage de carrosses pour des comédies représentées à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">104</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26235, n° 4854</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">13 février 1670</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Claude Nicolardot dict La Vigne, loueur de carrosses à Paris, a confessé avoir receu de Nicolas Melicque, escuyer, conseiller du Roy et tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de la chambre de Sa Majesté, la somme de quatre cens trente six livres à luy ordonnée pour carrosses par luy fournis pour les comedyes de Tarftufle, l’Avarre et baron d’Albierak en la gallerye du chasteau neuf de Saint Germain en Laye le troisiesme et quatriesme aoust mil six cens soixante neuf. Dont etc. Quittant etc. Fait et passé es estudes l’an mil six cent soixante dix, le treiziesme febvrier, et a declaré ne scavoir escrire ne signer.<lb/>Gigault, Lenormand »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une gratification accordée aux comédiens de la troupe royale qui ont joué à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">105</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26235, n° 4863</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, André Hubert, l’un des comediens de la troupe du Roy, tant pour luy que pour les autres comediens composans lad. trouppe, a confessé avoir receu comptant de Nicolas Melique, escuier, conseiller du Roy en ses conseils et tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de sa chambre, la somme de six mil livres qu’il a pleu à Sa Majesté accorder pour les representations qu’ils ont faictes devant Sad. Majesté en son chasteau de Sainct Germain en Laye pendant le mois de fevrier dernier. Dont etc. Quittant etc. Faict et passé à Paris es estudes l’an MVIc soixante dix, le dixiesme jour de mars.<lb/>Hubert<lb/>Ferret, Gigault »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance de Charles Vigarani pour la construction d’une galerie à côté de la salle de bal du Château-Vieux</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">106</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26235, n° 4865</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">11 mars 1670</unitdate>
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                <p>« En la presence des notaires au Chastelet de Paris soubzsignez, Charles Vigarany, gentilhomme modenois, inventeur des machins de ballets de Sa Majesté, a confessé avoir receu de messire Nicolas Melicque, conseiller du Roy, tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de sa chambre, la somme de mil quatre vingts douze livres à luy ordonnée pour la despence d’une gallerie qui a esté dressée à costé du theatre du vieux chasteau de Saint Germain en Laye. Dont etc. Quittant etc. Faict et passé à Paris es estudes l’an mil six cens soixante dix, le unziesme mars, et a signé.<lb/>Vigarani<lb/>Lesemelier »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (salle de bal)</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louis XIV à Colbert annonçant son arrivée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">107</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 10249, f. 38.1-38.2</unitid>
                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">30 août 1672</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <persname id="atom_48260_actor">Louis XIV</persname>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Au camp de Dinse, le mardy 30e d’aoust<lb/>J’ai creu qu’il estoit bon de faire voir aux ennemis qu’ils ne devoient pas s’assembler devant moy. C’est pourquoy j’ai marché à eux et les ai fait retirer tous separés. Je ne sait s’ils ferront quelque chose, mais j’ai scu, à n’en pouvoir douter, que l’espouvante est grande dans leur armée et qu’ils fuiroient de dix lieues, comme si je [f. 38-1v] les avois poussés de fort pres.<lb/>Je crois que je partirai jeudi pour retourner en France, et que je seray à Saint Germain le 6 ou le 7e du mois prochain. Faittes accommoder tout ce qu’il y aura à faire pour que je trouve tout prest, et dittes à du Mais de faire meubler la chambre de la Reyne et la mienne dans le vieux chateau pour le mardi 6e, car sans faute j’i serai, ou mercredi au plus [f. 38-2] tart. Je mande à la mareschale de La Motte d’y mener mes enfans le 5, afin que je les trouve establis quand j’arriverai. S’il y a quelque chose à faire pour eux, faites le, et prenez soin qu’il ne manque rien et que l’on fasse tout ce que je vous mande. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48260_actor">Louis XIV </persname>
                <persname role="subject">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 305</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour un tableau en miniature livré pour le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">108</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26239, n° 5827</unitid>
                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1674</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires du Roy à Paris soubzsignez, sieur François Blanchery, peintre en mignature demeurant à Paris, isle Nostre Dame, rue des Deux Pontz, parroisse Sainct Louis, a confessé avoir receu de me Nicolas Melicque, conseiller du Roy, tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre de Sa Majesté, la somme de trois cens quatre vingtz cinq livres à luy ordonnée pour son payement d’un tableau en mignature representant une Vierge qui tient le petit Jesus avec sa bordure de bois doré et garny d’une glace qu’il a livrée par ordre du Roy pour servir en son chasteau de Sainct Germain en Laye, de laquelle somme de trois cens quatre vingtz cinq livres il se contente, en quitte Sa Majesté, ledict sieur Melicque et tous autres. Faict et passé à Paris es estudes l’an mil six cens soixante quatorze, le quinziesme jour d’avril, et a signé :<lb/>F. Blanchery<lb/>Clement »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Ulysse Robert, « Quittances de peintres, sculpteurs et architectes français, 1535-1711 », Nouvelles archives de l’art français, 1876, p. 1-81, à la p.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour les frais des comédiens ayant joué au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">109</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26239, n° 5875</unitid>
                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1674</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence de nous conseillers du Roy, notaires gardenottes au Chastelet de Paris soussignez, Jean Jacques Labbé, bourgeois de Paris, confesse avoir receu de messire Nicolas Melique, conseiller du Roy, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de sa Chambre la somme de cinq cens douze livres, savoir quatre vingt quinze livres pour XIX chevaux de louages à raison de cent sols chacun par jour, deux cent trente cinq livres pour le vin, pain, verts, charbon et viande fournis, cent trente livres pour tous les frais des comediens, et cinquante deux livres pour les menus frais, le tout pour touttes les commedies representées et les balz danssés devant Sa Majesté au chasteau de Sainct Germain en Laye pendant le carnaval dernier, et le Te Deum chanté à Nostre Dame pour la prise de Grais. Dont. Quittant. Faict et passé à Paris es estudes desd. notaires le trente juin mil six cent soixante quatorze, et a signé :<lb/>Labbé<lb/>Mounier »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le maître des cérémonies Nicolas Sainctot de la réception du dauphin dans l’ordre du Saint-Esprit au Château-Vieux</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">110</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 16633, f. 209-213v</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1682</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 209] Ceremonies observées lorsque le Roy fit monseigneur le Dauphin chevalier du Saint Esprit, 1682<lb/>Le premier jour de l’an, le Roy voulut conferer l’ordre du Saint Esprit à monseigneur le Dauphin. Il luy avoit envoyé en naissant le cordon et la croix du Saint Esprit, suivant en cela l’usage qui se pratique pour tous les Enfans de France, mais ces marques exterieures ne l’agregeant point à l’ordre, il le fit chevalier dans toutes les formes.<lb/>Ce mesme jour, monseigneur le Dauphin fit ses devotions de grand matin et communia par les mains du cardinal de Bouillon, grand aumosnier de France et grand aumosnier des ordres du Roy. Ensuitte, il vint chez luy se vestir de l’habit de novice, scavoir d’un pourpoint de toile d’argent, de chausses troussées de toile d’argent et de bas de soye de gris de perle, se chaussa d’escarpins de toile d’argent, avec des mules de velour noir, prit un capot [f. 209v] de velours noir doublé d’une toile d’argent, et mit une tocque de velour noir avec le bord retroussé d’un bouquet de plusieurs plumes blanches, au milieu desquelles estoit une egrette d’heron. Et à cet habit, qui est l’habit ordinaire des novices, il avoit fait ajouter des diamans en plusieurs endroits.<lb/>Sur les dix heures, monseigneur le Dauphin, precedé du sieur de Mesme, prevost et grand maistre des ceremonies de l’ordre, se rendit dans l’appartement du Roy. Le Roy aussytost fit entrer dans son cabinet les commandeurs et les officiers de l’ordre, où, selon les formes ordinaires, on arresta que monseigneur le Dauphin seroit receu chevalier.<lb/>Après une deliberation, monsieur le Duc, nommé pour parrain de Monseigneur, le conduisit dans le cabinet du Roy. Le grand maistre des ceremonies, le herault et l’huissier marchand devant luy.<lb/>Monseigneur, s’estant approché du Roy, se mit à genous sur un carreau pour recevoir l’ordre de Saint Michel, qu’il faut recevoir avant que d’entrer en celuy du Saint Esprit. Alors le Roy tira son espée et luy en donna un [f. 210] coup sur chaque epaule en disant : par saint Geroges et par saint Michel, je te fais chevalier. On employe le nom de saint Georges avec celuy de saint Michel parce que saint Georges est l’ancien patron des chevaliers.<lb/>Cette ceremonie finie, on marcha à la chapelle du viel chasteau en cet ordre :<lb/>L’huissier de l’ordre<lb/>Le herault de l’ordre<lb/>Le grand maistre des ceremonies, ayant à sa droite le marquis de Seignelay, grand tresorier de l’ordre, et à sa gauche le marquis de Chasteauneuf, secretaire de l’ordre.<lb/>Ensuitte marchoit seul le marquis de Louvois, chancelier de l’ordre.<lb/>Après quoy venoient les commandeurs, deux à deux, en cet ordre :<lb/>A droit estoient :<lb/>Le marquis de Gamache<lb/>Le marquis de Beringhen<lb/>Le duc de Saint Agnan<lb/>Le duc de Crequy<lb/>Le duc de Luynes<lb/>Le duc de Saint Simon<lb/>A gauche estoient :<lb/>Le marquis de Bethune<lb/>[f. 210v] Le duc de Montausier<lb/>Le duc du Lude<lb/>Le mareschal de Nouaille<lb/>Le duc de Chaulnes<lb/>Le duc d’Anguien seul<lb/>Monsieur seul<lb/>Monseigneur le Dauphin seul<lb/>Deux huissiers de la chambre du Roy portant leurs masses precedent le Roy.<lb/>Le Roy<lb/>A sa gauche, un peu devant, le marquis de Tilladet, capitaine des Cent Suisses<lb/>A sa droite, un peu derriere, le grand aumosnier en camail et en rochet<lb/>Le duc de Noailles, capitaine des gardes, derriere le Rot, ayant à sa droite le duc d’Aumony, premier gentilhomme de la chambre, et le duc de de la Rochefoucault, grand maistre de la garde robe, à sa gauche.<lb/>Le Roy passa par la salle des gardes, par le grand escallier, et par la cour du château. Les gardes du corps estoient en haye et sous les armes dans tous ces lieux, et les Cent Suisses aussy, dont les tambours battirent jusques à ce que il fut en sa place dans la chapelle.<lb/>Le Roy, apres avoir salué l’autel, se plaça dans son fauteuil posé sur le [f. 211] marchepied de son prie Dieu. Monseigneur le Dauphin se mit à droit sur un siege playant, Monsieur à sa gauche sur un siege playant, et monsieur le Duc hors du marchepied, sur un siege playant, les chevaliers à droit et à gauche sur des bancs.<lb/>Les officiers qui estoient demeurez debout à droit, proches leurs places, s’advancerent au milieu de la chapelle, saluerent l’autel et le Roy, puis, se tournant, saluerent la Reine qui estoit dans une tribune pour voir la ceremonie. Ensuitte, ils saluerent les chevaliers à droit et à gauche. Ce qu’estant fait, ils vinrent s’assoir sur des escabaus posés à droit, celuy de l’huissier vers l’hautel, celuy du herault un peu plus esoigné de l’autel, ceux du grand maistre des ceremonies, du grand tresorier et du secretaire de l’ordre sur une mesme ligne en s’aprochant du Roy, et celuy du chancelier plus pres de sa personne.<lb/>Ces saluts estoient inutils en ce temps là. Il faloit qu’après les avoir faits, il [f. 211v] s’ensuivit quelque action de ceremonie. Mais d’attendre que tout le monde soit entré pour le saluer, voilà ce qui me parroist à contre temps. Les officiers devoient, en entrant dans l’eglise, saluer le saint sacrement, c’est un respect qu’on luy doit, saluer la chaise du Roy, on salue son lict et celuy de la Reyne en entrant dans leurs chambres, et ils devoient ensuitte saluer la Reyne.<lb/>L’archevesque d’Auch, vestu pontificalement, vint s’agenouiller au pied de l’autel, d’où il commença le Veni Creator que la musique de la Chapelle continua.<lb/>A la fin de l’hymme, ce prelat salua l’autel, donna de l’eau benite au Roy, et commença ensuitte la messe.<lb/>A l’offerte, les officiers firent les mesmes saluts qu’ils avoient desja faits et, s’estant rangés, le grand maistre des ceremonies alla advertir le Roy par un salut particulier de venir à l’offrande. Il en fit un aussy à monseigneur le Dauphin, et un à Monsieur, pour les advertir d’accompagner le Roy.<lb/>[f. 212] Le Roy, s’estant aproché des marches de l’autel, baisa la patene et offrit le cierge que monseigneur le Dauphin lui presenta, et les ecus d’or que Monsieur luy donna, Monseigneur et Monsieur ayant receu des mains du grand maistre des ceremonies le cierge et les ecus d’or, dont le nombre est tousjours egal à celuy des années du Roy.<lb/>Après l’offrande, le Roy, retournant à son prie Dieu, fit un salut à l’autel, un à la Reine, et un de chaque costé pour les chevaliers.<lb/>A l’Agnus Dei, le grand aumosnier presenta au Roy la Paix à baiser, que le soudiacre luy apporta.<lb/>Sur la fin de la messe, les officiers firent ensemble les reverences, et le grand maistre des ceremonies fit un salut particulier au Roy pour l’advertir de se rendre au trosne qu’on luy avoit preparé à gauche, proche l’autel du costé de l’evangile.<lb/>Le Roy sortit de sa place, fit les [f. 212v] saluts, alla au trosne precedé des officiers de l’ordre et suivy du capitaine de ses gardes, du premier gentilhomme de sa chambre et du grand maistre de la garderobe, s’asit dans son fauteuil sous un dais et mit son chapeau.<lb/>Le grand aumosnier se mit derriere le Roy, le chancelier à droit avec le livre des Evangiles, le grand tresorier à costé du chancelier tenant le colier de l’ordre et le cordon bleu, le secretaire de l’ordre à gauche du Roy avec l’acte de serment, le herault et l’huissier au bas des marches du trosne.<lb/>Pendant que ces officiers prenoient leurs places sur le trosne, le grand maistre des ceremonies salua monseigneur le Dauphin pour luy marquer qu’il estoit temps de s’aprocher du Roy, Monsieur en particulier et monsieur le Duc pour les advertir tous deux d’accompagner Monseigneur.<lb/>Monseigneur le Dauphin, Monsieur et monsieur le Duc firent [f. 213] les reverences, s’approcherent du Roy. Monseigneur se mit à ses pieds sur un carreau de velour violet, Monsieur et monsieur le Duc se tenant debout à droit et à gauche, et le grand maistre des ceremonies prenant sa place à gauche, entre le Roy et le secretaire de l’ordre.<lb/>Le Roy, ayant pris du chancelier le livre des Evangiles, monseigneur le Dauphin mit la main dessus le livre, receut en mesme temps le serment, qu’il signa, la plume et l’acte de serment luy ayant esté presentés par le secretaire de l’ordre. Ce qu’estant fait, le sieur Gitonneau, premier valet de garderobe, estant de service aupres de monseigneur le Dauphin, luy osta le capot et le Roy luy mit le cordon bleu en luy disant : Recevés de notre main le colier de notre ordre du benoist Saint Esprit, au nom du père, du fils et du saint Esprit, et il luy mit le manteau et le colier de l’ordre.<lb/>Cette ceremonie finie, monseigneur [f. 213v] le Dauphin, se relevant, salua le Roy, demeura proche de luy, et les officiers descendirent de leur place, saluerent l’autel, le Roy, la Reine et les chevaliers. Alors, on commança à marcher dans l’ordre qu’on avoit gardé en venant et l’on alla dans l’appartement du Roy où, monseigneur le Dauphin l’ayant laissé, il retourna dans le sien precedé du grand maistre des ceremonies, du herault de l’ordre et de l’huissier de l’ordre. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061881g/f218.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le maître des cérémonies Nicolas Sainctot de l’audience donnée par le roi à Saint-Germain-en-Laye à l’ambassadeur du roi du Maroc</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">111</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 16633, f. 213v-216v</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">4 janvier 1682</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 213v] Audience donnée à Saint Germain à Hadgi Mehemed Thummin, gouverneur de Thetouen, ambassadeur de Mula Ismaël, roy de Maroc et de Fez, 1682<lb/>On douta de la manière dont on recevroit cet ambassadeur. Le premier ordre fut qu’il seroit receu comme les Moscovites [f. 214] l’avoient esté, mais depuis il fut arresté qu’il ne seroit point traité le jour de son arrivée à Paris à l’hostel des Ambassadeurs par un maistre d’hostel ny par les officiers du Roy, qu’il n’auroit point le jour de son audience de marechal de France pour l’accompagner, que le sieur de Bonneuil l’iroit seulement prendre dans les carrosses du Roy et de la Royne, qu’à son arrivée à Saint Germain il trouveroit dans l’avant cour du chasteau les compagnies des gardes françoises et suisses en hayes sans armes, que les gardes de la porte, ceux de la prevosté seroient à leurs postes ordinaires sans armes aussy, les Cens Suisses sur les degrés ayant derriere eux leurs halebardes, les gardes du corps sans armes dans leurs salles et que le capitaine des gardes ne le recevroit point à l’entrée de la salle, ny ne les conduiroit point à l’audience.<lb/>Le 4 janvier, le sieur de Bonneuil l’alla prendre à Paris dans les carrosses du Roy et de la Reyne, l’amena à Saint Germain et le conduisit à l’audience. [f. 214v] Le Roy estoit sur l’estrade de sa grand chambre, assis. Voyant l’ambassadeur, il se découvrit et ne se leva point de son fauteuil. L’ambassadeur s’approcha de la balustrade, fit de profonds saluts en la maniare des nations du Levant, et dit :<lb/>Empereur de France Louis 14, le plus grand de tous les empereurs et roys chrestiens qui ayent jamais esté et qui seront, l’empereur mon maistre, ayant entendu parler de toutes les grandes actions que Votre Majesté a fait dans l’Europe, comme d’avoir à la teste de ses armées conquis des royaumes, gagné un grand nombre de batailles et comme un lion vaincu tous ses ennemis, portant partout la terreur et l’effroy au travers de toutes sortes de dangers, toutes ses grandes actions ont tant donné d’admiration et d’estime à l’empereur mon maistre pour Votre Majesté qu’il a cru qu’à la conqueste du royaume de Fez, de Marocq, de Ris, des Arbousemes, de Tetouan, de Salé, Descasacq et la [f. 215] gloire d’un grand nombre de batailles, qui l’ont rendu le plus grand et le plus vaillant de l’Afrique, il faloit adjouter, pour le rendre content et glorieux, la paix avec Vostre Majesté. C’est pour cela qu’il m’envoye ambassadeur vous la demander.<lb/>La harangue, qu’il fit en arabe, fut interpretée par le sieur Dipy, interprete du Roy. Le Roy y ayant respondu favorablement, l’ambassadeur luy presenta sa lettre de creance, que le Roy remit entre les mains de M. de Croisi. On avoit cru que l’ambassadeur la devoit donner par respect à M. de Croisi qui l’auroit mis ensuitte entre les mains du Roy.<lb/>L’audience finie, le sieur de Bonneuil le reconduisit dans la salle de descente, d’où on le vint prendre à l’heure de disner pour le conduire à la table du grand chambellan.<lb/>Le cinq, il se rendit chez M. de Croisi, qui avoit esté nommé commissaire avec le marquis de Seignelay. Ny l’un ny l’autre ne luy donnerent la main.<lb/>[f. 215v] Ce jour là mesme, sur le soir, il fut conduit à la salle des ballets et vit l’opera d’Atis qu’on representoit devant le Roy. […]<lb/>[f. 216] Audience de congé donnée à Saint Germain à l’ambassadeur de Marocq le 10 février 1682<lb/>L’ambassadeur fut receu à sa dernière audience comme il l’avoit esté à la premiere. La garde ordinaire du regiment des gardes françoises et suisses estoient sans armes et en haye, comme des gens qui se rangent pour voir passer des [f. 216v] estrangers, et les gardes de la porte, ceux de la prevosté et les Cent Suisses en tocquent de velours occuperent les postes qu’ils prennent ordinairement aux occasions de ceremonies. »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061881g/f223.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">112</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26246, pièce 7379</unitid>
                <unitdate normal="1682/1682" encodinganalog="3.1.3">26 janvier 1682</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Henry de Daillon, duc du Lude, conseiller du Roy en ses conseils, chevalier des ordres de Sa Majesté, grand maitre et capitaine general de l’artillerie de France, lieutenant general des camps et armées du Roy, colonel du regiment de ses fuzilliers, gouverneur et capitaine de Sainct Germain en Laye, La Muette, Saincte James, ville et ponts de Poissy, des environs de Versailles et lieux en despandants, confessons avoir receu de me [vide] la somme de deux cens soixante seze livres seze sols quattre deniers laissée en fond dans l’estat des charges de la ferme generalle des Domaines de France pour une année des gages à nous ordonnez par Sa Majesté comme capitaine et gouverneur dudict Sainct Germain en Laye, ladicte année escheue le dernier decembre mil six cens quattre vingts un, de laquelle somme nous quittons ledict sieur [vide] et tous autres. Faict à Paris le vingt sixe jour de janvier mil six cens quattre vingts deux.<lb/>Le duc du Lude »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26246, pièce 7380</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Henry de Daillon, duc du Lude, conseiller du Roy en ses conseils, chevalier des ordres de Sa Majesté, grand maitre et capitaine general de l’artillerie de France, lieutenant des camps et armées du Roy, colonel du regiment de ses fuseiers, gouverneur et capitaine de Sainct Germain en Laye, La Muette, Saincte James, ville et ponts de Poissy, des environs de Versailles et lieux en despandants, confessons avoir receu de me [vide] la somme de vingt deux livres seze sols deux deniers laissée en fond dans l’estat des charges de la ferme generalle des Domaines de France pour une année des gages à nous ordonnez par Sa Majesté comme capitaine du chasteau de Sainct Germain en Laye, ladicte année escheue le dernier decembre mil six cens quattre vingts un, de laquelle somme nous quittons ledict sieur [vide] et tous autres. Faict à Paris le XXVIe jour de janvier mil six cens quattre vingts deux.<lb/>Le duc du Lude »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du portier du château de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 26246, pièce 7378</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Henry de Daillon, duc du Lude, conseiller du Roy en ses conseils, chevalier des ordres de Sa Majesté, grand maitre et capitaine general de l’artillerie de France, lieutenant general des camps et armées du Roy, colonel du regiment de ses fuzilliers, gouverneur et capitaine de Sainct Germain en Laye, La Muette, Saincte James, ville et ponts de Poissy, des environs de Versailles et autres lieux en despandants, confessons avoir receu de me [vide] la somme de vingt deux livres laissée en fond dans l’estat des charges de la ferme generalle des Domaines de France pour une année des gages à nous ordonnez par Sa Majesté comme portier du chasteau de Sainct Germain en Laye, ladicte année escheue le dernier decembre mil six cens quattre vingts un, de laquelle somme nous quittons ledict sieur [vide] et tous autres. Faict à Paris le XXVIe jour de janvier mil six cens quattre vingts deux.<lb/>Le duc du Lude »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le maître des cérémonies Nicolas Sainctot de l’audience donnée par le roi à Saint-Germain-en-Laye au recteur de l’université de Paris</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">115</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 16633, f. 217-217v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 217] Audience donnée à Saint Germain en Laye à l’université de Paris, 1682<lb/>Le 27 février, l’université se rendit à Saint Germain chez le duc de Montausier, en attendant l’heure de l’audience.<lb/>Je conduisis le recteur chez le Roy. Il estoit precedé de ses huissiers et suivi de cinquante supots. Les huissiers entrerent dans la chambre, la masse baissée, et se rangerent dans un coin vers une des fenestres. Le recteur fut receu à 4 ou 5 pas de la porte en dedans par le marquis de Seignelay qui, après s’estre mis à sa droite, le presenta au Roy.<lb/>Le Roy estoit assis et couvert. Voyant entrer le recteur, il se decouvrit. Le recteur s’en estant aproché, il fit un discours pour luy representer que l’acquisition que les jesuittes faisoient du college du Mans alloit affoiblir le corps de l’université par la privation d’un de ses membres. Il luy donna ensuitte une coppie du contract dont il venoit de parler, et en mesme temps un [f. 217v] mémoire des raisons que l’université avoit de s’opposer à cette achapt. Son discours finy, le Roy l’assura qu’il examineroit son mémoire, apres quoy je le conduisis jusques au bas du degré du chasteau. »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description du petit parc de Saint-Germain-en-Laye, par Antoine, porte-arquebuse du roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 4476, f. 32-33v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 32] Estat present du petit parc de Saint Germain en Laye au commencement de l’année 1686<lb/>Led. parc contient la quantité de quatre cent seize arpens quatorze perches tant en bois de futaye, routes, places vuides, la grande terrasse que la maison et jardin du chasteau du Val, lesquels sont figurez sur la carte avec l’explication de la nature, qualité et quantité de bois et terrain qui se trouvent dans chaque endroit, le tout cotté par ciffres conformément au present estat.<lb/>Premierement, à l’entrée dud. parc tenant au jardin,<lb/>1. Futaye en retour contenant vingt deux arpens quatre vingt seize perches un quart<lb/>Cette futaye est toute morte en cime et quelques arbres en racine, laquelle deperit tous les jours, estant sur son retour. Il seroit necessaire, pour l’ornement dud. parc, de l’abattre pendant qu’elle a encore un peu de vie pour repeupler ce canton d’un nouveau [f. 32v] bois qu’on laisseroit revenir à la suitte des temps en haut recru, qui seroit plus agréable à voir que ces bois secs.<lb/>2. Futaye sur le retour  contenant dix arpens cinquante perches<lb/>Cette futaye est aussy en retour, mais il y a plus d’arbres vifs que dans la partie cy devant. Il se trouve vers le bout du mail, du costé du Val, quelques jeunes chesnes et charmes qui renouvellent ce canton, lesquels font un assez beau couvert.<lb/>3. Jeune futaye de bonne essence contenant cent soixante sept arpens cinquante cinq perches<lb/>Cette futaye est garnie de plus des trois quarts de charmes et d’érables, et le surplus de chesne, laquelle est fort eslevée mais plus dans le fond du costé du mur du parc que vers la terrasse. Elle est de fort bonne essence, faisant un agréable couvert, s’y trouvant très peu d’arbres morts en cime et en racine.<lb/>4. La grande terrasse contenant, [f. 33] y compris deux vuides entre icelle et la futaye de [vide]<lb/>5. Futaye moderne contenant vingt trois arpens soixante dix perches<lb/>Cette futaye est meslée de chesne et de charme par endroits et dans d’autres tous chesnes, dont une partie sont morts en cime, et particulièrement du costé de l’octogone où il y a quantité d’arbres morts en racine.<lb/>6. Ancienne futaye contenant seize arpens cinquante cinq perches<lb/>Cette futaye est plantée de chesne d’une assez belle hauteur, et particulierement vers le fonds, meslée de quelques charmes par endroits, le tout de bonne essence à la reserve de quelques arbres morts en cime.<lb/>7. Grand vuide contenant [vide]<lb/>Ce vuide est une place deserte de bois tenant au chasteau du Val.<lb/>8. Le chasteau et jardin du Val contenant [vide]<lb/>[f. 33v] 9. Haute futaye contenant soixante onze arpens soixante cinq perches<lb/>Cette futaye est passablement peuplée et meslée d’arbres vifs, de morts en cime, et d’autres en racine, tout chesnes, ayant très peu d’autres bois. Les arbres sont d’une belle hauteur, et de moyenne grosseur.<lb/>10. Vieille futaye sur le retour contenant vingt sept arpens<lb/>Cette futaye est une des plus anciennes de la forest, dont la plus grande partie des arbres sont morts en cime, en cœur et en racine, lesquels n’ont pas beaucoup de hauteur, mais ils sont passablement gros et peu garnis, faisant de grandes clairières où il n’y a rien. »</p>
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                <geogname>Parc</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le maître des cérémonies Nicolas Sainctot de l’installation du roi et de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">117</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 16633, f. 481-487</unitid>
                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">6-13 janvier 1689</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 481] Arrivée de la reyne d’Angleterre en France avec le prince de Galles le 21 decembre 1688 et celle du roy d’Angleterre le 2 janvier 1689<lb/>Aussytost que la reyne d’Angleterre fut arrivée avec le prince de Galles à Callais, M. le duc de Charost, qui en est gouverneur, en donna avis au Roy.<lb/>Le Roy fit partir dans l’instant le marquis de Belinghem, son premier escuyer, avec un de ses carrosses du corps pour la reyne et deux autres carrosses de suitte, huit pages et quelques valets de pied.<lb/>Le Roy ordonna à monsieur le Prince, grand maistre de sa Maison, d’envoyer les officiers necessaires pour le traittement de la reyne.<lb/>Monsieur le Prince fit choix du sieur d’Esrouville, maistre d’hostel, et luy dit de mener avec luy deux gentilshommes servans, un controlleur clerc, un commis du controlleur general, des officiers de la Bouche et du Goblet avec un officier de panneterie et de fouriere.<lb/>Sa Majesté ordonna aussy à l’evesque d’Orleans, premier aumosnier, de nommer un chapelain et un clerc de chapelle,<lb/>Au duc de la Trimouille, premier gentilhomme de la chambre, deux huissiers de la chambre,<lb/>Au marechal de Lorge, capitaine des gardes du corps, de detacher 40 gardes avec le sieur de Saint Viance, lieutenant des gardes,  les sieurs Demyanne et Hauteforts, exempts,<lb/>Au marquis de Thiladet, capitaine des Cent Suisses de sa garde, de faire partir 20 suisses, un exempt et un fourier,<lb/>[f. 481v] Au marquis de Sourches, grand prevosté de l’hostel, quatre gardes de la prevosté,<lb/>Au comte de la Chaise, capitaine de la porte, quatre gardes de la porte.<lb/>Le sieur de Cavois, grand mareschal des logis, eut ordre aussy d’envoyer deux mareschaux des logis et quelques fourriers.<lb/>Il n’y eut point d’officiers de ceremonie : la reyne ne vouloit point qu’on luy fit aucune reception dans les villes. Sa Majesté britanique demeura peu à Calais. Elle en partir le 23 decembre pour se rendre à Boulogne où la maison du Roy la joignit. Elle y sejourna quelques jours, ne pouvant se resoudre à s’esloigner de la mer pour avoir plus promptement des nouvelles du roy d’Angleterre, mais tous les bruits qui couroient que le roy avoit esté pris en se sauvant d’Angleterre firent qu’on pressa son depart pour la tirer d’un lieu où elle se trouvoit livrée toute entiere à sa douleur et sans aucune consolation.<lb/>Pendant qu’elle estoit en chemin, le roy receut des nouvelles que [le] roy d’Angletere s’estoit enfin sauvé et qu’il estoit arrivé le 2e de janvier, à quatre heures du matin, à Ambleteuse, à deux lieues de Boulogne.<lb/>La reyne d’Angleterre devant arriver à Beaumont le 5 janvier, le Roy y envoya le comte d’Armagnac, son grand escuyer, luy faire des complimens de sa part et de celle de monseigneur le Dauphin. Il eut ordre aussy d’aller ensuite complimenter [f. 482] le roy d’Angleterre. Sa Majesté ordonna en mesme temps au marquis de Belinghen de mener au roy d’Angleterre un carrosse du corps et d’en faire tenir trois sur la route, un à Beaumont, un à Luzarche et le 3e à Saint Denis.<lb/>Madame la Dauphine envoya le marquis d’Anjeau, son chevalier d’honneur, complimenter la reyne. Monsieur envoya le comte de Chastillon, son premier gentilhomme, Madame, le marquis de la Rongere, son chevalier d’honneur.<lb/>Le baron de Riviere, capitaine des gardes de M. le Prince, y fut de la part de son maistre, et de celle de madame la Princesse, de monsieur et de madame la Duchesse.<lb/>Toutes les personnes qui avoient esté complimenter la reyne allerent au devant du roy de la part de leurs maistres et de leurs maistresses luy faire les mesmes complimens.<lb/>Le 6, le Roy voulut aller au devant de la reyne d’Angleterre. Il se rendit au deça du vilage de Chatou dans la plaine de Saint Germain. Sa Majesté estoit accompagnée des deux compagnies de ses mousquetaires, des chevaux legers des gardes du corps et de ses gensdarmes, qui tous se placerent hors les gardes du corps, au deça du pont du Pec.<lb/>Le Roy, qui avoit eu avis que la reyne approchoit, voyant venir le carrosse où le prince de Galles estoit, descendit du sien, fit [f. 483] arrester le carrosse du prince de Galles, baisa ce prince et l’embrassa sans permettre qu’on le descendit. Le reyne, qui suivoit de pres, mit pied à terre. Le Roy quitta le prince de Galles et vint à la Reyne, la salua, la baisa et, apres beaucoup de civilités, il luy presenta monseigneur le Dauphin et Monsieur qui la saluerent et la baiserent. Le Roy ensuite la prit par la main et la fit monter dans le fond du carrosse d’où elle venoit de descendre, la plaça à droit et se mit à gauche. Monseigneur le Dauphin et Monsieur se mirent dans l’autre fond et la donna Victoria et [vide] qui estoient venues avec la royne d’Angleterre se placerent sur le strapontin.<lb/>L’on marcha vers Saint Germain en cet ordre :<lb/>Les deux compagnies des mousquetaires<lb/>Les chevaux legers<lb/>Le carrosse du premier escuyer<lb/>Le carrosse du corps du Roy<lb/>Quatre chevaux legers à la teste du carrosse, quatre gardes du corps avec l’aide major marchant à la reste des chevaux du carrosse du Roy<lb/>Le carrosse où Leurs Majestés estoient<lb/>Les gardes du corps derriere le carrosse<lb/>Les gensdarmes<lb/>La marche fermée par les carrosses des princes<lb/>A la descente du carrosse, dans la cour du château de Saint Germain, le Roy donna la main [f. 483] à la reyne pour la mener dans son appartement, qui est celuy que la feue reyne occupoit. Où ayant esté peu de temps, il voulut mener le prince de Galles dans celuy qu’on luy avoit preparé, proche de l’appartement de la reyne, mais la reyne voulut l’en empescher et, ne l’ayant pu faire, le suivit. Ensuitte, ils revinrent ensemble dans la chambre de la reyne et de la passerent dans un cabinet où ils demeurerent seuls un quart d’heure, monseigneur le Dauphin et Monsieur estant restés dans la chambre.<lb/>Lorsque Leurs Majestés sortirent du cabinet, le Roy ne voulut jamais souffrir que la reyne le reconduisit, l’obligeant à demeurer dans sa chambre.<lb/>Le 7 janvier, sur les six heures du roi, le roy d’Angleterre arriva à Saint Germain dans les carrosses du Roy. Son premier dessein estoit de passer par Versailles pour y voir le Roy, mais le Roy luy manda qu’il l’alloit attendre à Saint Germain, ce qu’il fit. Pendant qu’il l’attendoit, il visita la reyne, qui estoit au lict. Comme on vint à parler dans la conversation du prince de Galles, la reyne dit au Roy : J’advoue, Monsieur, que j’estimois mon fils bien heureux de ne pas sentir ses malheurs, mais presentement je l’estime bien malheureux de n’estre pas en estat de connoistre les bontés que vous avez pour luy.<lb/>Le Roy estant averty que le roy d’Angleterre arrivoit dans la cour du château voulut aller au devant de luy jusques au haut de l’escalier. Mais la foule du courtisan l’empescha d’y arriver. Les deux roys se rencontrerent dans la salle des gardes [f. 483v] du corps, où ils s’embrasserent à diverses fois, se traiterent de Monsieur et de Majesté se parlant l’un à l’autre, et après s’estre donné des marques d’estime, le Roy crut qu’il ne faloit pas retarder le plaisir à la reyne de voie le roy d’Angleterre. Sa Majesté le pressa de passer le premier, luy donna le pas et la main, luy disant que pour aujourd’huy il vouloit faire les honneurs de sa maison, mais qu’apres l’avoir mis en possession, il seroit à luy à les faire à son tour.<lb/>Les roys et la reyne furent quelque temps en public. Le Roy mena ensuitte Sa Majesté britanique pour voir le prince de Galles. Ce fut là que, dans la conversation, le roy d’Angleterre conta la manière qu’il s’estoit sauvé de Rochester, estant assés persuadé que le prince d’Orange avoit favorisé sa retraite par la negligence des gardes qu’on luy avoit donné. De là, ils passerent chez la reyne où ils demeurerent une demye heure tous ensemble proche du lict. Le Roy sortant, le roy d’Angleterre voulut le reconduire. Le Roy luy dit : Monsieur, nous avons plus d’un jour à vivre ensemble, ne faisons point de ceremonie ; vous ne me reconduirez point. Le roy d’Angleterre ne sortit point de sa chambre et laissa aller le Roy comme il voulut.<lb/>Le 8, le roy d’Angleterre vint à Versailles voir le Roy. Lorsque Sa Majesté britannique arriva, la garde françoise et suisse estoit sous les armes, tambours battant, le Roy ayant donné un ordre pour tousjours au mareschal duc de [f. 484] La Feuillade, maistre de camp du regiment des gardes, au duc de Noailles, capitaine des gardes du corps, et au marquis de Thiliadet, capitaine des Cent Suisses, de faire rendre au roy d’Angleterre de pareils honneurs qu’à luy mesme.<lb/>Dans le temps que le roy d’Angleterre arrivoit, le Roy, accompagné de monseigneur le Dauphin, de Monsieur, de messieurs les princes du sang, vint au haut du degré de son petit appartement par où le roy d’Angleterre devoit passer. Le Roy le receut avec un acceuil favorable, l’embrassa, luy donna la main aux passages, le conduisit dans son salon, proche de la table, vis à vis de la cheminée, où les roys pendant une demye heure s’entretinrent en public. Ensuitte, ils entrerent dans le cabinet où ils demeurerent ensemble.<lb/>Au sortir du cabinet, le Roy mena par la galerie le roy d’Angleterre chez madame la Dauphine qui les receut à la porte de sa chambre, où le roy d’Angleterre la salua et la baise. Les roys demeurerent debout pendant la conversation, ce qui donna lieu à monseigneur le Dauphin de se rendre chez luy pour recevoir le roy d’Angleterre. La visite rendue, madame la Dauphine reconduisit le roy d’Angleterre jusques à la porte de la salle des gardes, et le Roy le reconduisit jusques au haut de l’escalier, ordonnant à ses courtisans d’accompagner Sa Majesté britanique chez monseigneur le Dauphin.<lb/>Monseigneur receut le roy d’Angleterre [f. 484v] hors la porte de la salle de ses gardes, le conduisit dans sa chambre où, après avoir esté quelques temps, Monseigneur le mena dans son cabinet où ils demeurerent debout et couverts, et lorsque le roy se retira, Monseigneur le reconduisit jusques au lieu où il l’avoit receu.<lb/>Le roy d’Angleterre alla aussy visiter les ducs de Bourgogne, d’Anjou et de Bery, Monsieur et Madame, et de là revint à Saint Germain, aiant trouvé à son passage tous les gardes tambours battant.<lb/>Le 9, Monseigneur le Dauphin ala [à] Saint Germain rendre visite au roy et à la reyne d’Angleterre. Il commença par le roy, qui le receut à la porte de sa petite chambre. Ils ne s’assirent et ne se couvrirent point. Monseigneur se retirant, le roy le reconduisit jusques au lieu où il l’avoit pris. De là, Monseigneur passa par un cabinet pour aller à l’appartement de la reyne. La reyne fit quelques pas pour aller au devant de luy, luy fit donner un fauteuil qu’on plaça au dessus du sien. Après la conservation qui dura peu, Monseigneur prenant congé de la reyne, fit les mesmes pas qu’elle avoit fait à sa reception.<lb/>Le 10, Madame, Mademoiselle, madame la grande duchesse, madame de Guise se rendirent à Saint Germain sur les trois heures. Elles allerent d’abord voir le roy d’Angleterre qui les baisa. Elles visiterent ensuitte la reyne d’Angleterre, qui les baisa aussy. Sa Majesté britanique, apres avoir pris un fauteuil, en fit donner un à Madame [f. 485] et des sieges playans aux trois princesses.<lb/>Le 11, mesdames les princesses du sang rendirent les mesmes devoirs au roy et à la reyne. Elles eurent les mesmes honneurs que Mademoiselle.<lb/>Ce mesme jour, madame la princesse de Lisbonne avec mesdemoiselles de Lisbonne et Commercy, ses filles, la princesse d’Arcourt et la princesse de Soubise, mesdames les duchesses de Chevreuse, de Saint Simon, de Beauviliers, vinrent voir la reyne. On donna à ces dames des sieges playans. Elles avoient pretendu d’estre baisées de la reyne, mais la reyne leur fit dire avant leur visite qu’elles pouvoient choisir ou estre traittées selon le ceremonial anglois, qui alloit à les baiser seulement, ou selon le ceremonial françois, qui est d’estre assise sur des sieges playans et d’avoir l’entrée au château pour leurs carrosses. Pendant que ces dames estoient au cercle de la reyne, le roy survint, qui les salua toutes et les baisa, commençant par les princesses que le sieur de Saint Viance luy noma.<lb/>Le 13, sur les unze heures, monsieur Boucherat, chancelier, accompagné des sieurs Courtin, du Harlay, du comte d’Avaux, conseillers d’Estat, et de quelques maistres des requestes, alla comme particulier à Saint Germain voir le roy d’Angleterre, à qui il fit un compliment et luy presenta ensuitte les personnes qui l’avoient accompagné.<lb/>A midy, Monsieur vint rendre visite au roy d’Angleterre. Le roy, qui estoit dans sa petite chambre, ne fit qu’un pas ou deux pour le [f. 458v] recevoir et conserva la main sur luy. Monsieur s’excusa sur son indisposition d’avoir tant tardé à le venir voir. Pendant tout le temps de la visite, ils demeurerent l’un et l’autre debout et decouverts, et lorsque Monsieur prit congé de luy, le roy ne le reconduisit point. Monsieur alla aussy chez la reyne, Sa Majesté britanique, après avoir pris un fauteuil qu’on plaça vers le milieu du lict, en fit donner un à Monsieur, qu’on mit au dessous du sien. Monsieur s’assit sans se couvrir. La conversation dura peu. Le roy et la reyne n’avoient pas encore esté à la messe, il estoit tard. Monsieur se leva, le roy entra dans l’instant, la reyne et Monsieur se separerent, Monsieur pour aller voir le prince de Galles. Alors le roy donna la main à la reyne pour la conduire à la chapelle dans une tribune où, l’ayant laissée, descendit en bas entendre la messe, estant accompagné des gardes du corps du Roy. Après la messe, il remonta à la tribune reprendre la reyne.<lb/>Le roy et la reyne disnerent en public avec les mesmes ceremonies qu’on observe pour le Roy, le maistre d’hostel ayant son baston, l’essay se faisant des viandes, la nef au bout de la table, et à chaque couvert un cadenas. Pendant le disner, la duchesse de Nevers et quelques autres duchesses vinrent, à qui on donna des sieges playans.<lb/>Apres le disner, monsieur le Prince, monsieur [f. 486] le Duc, monsieur le prince de Conti, monsieur le duc du Maine, et monsieur le comte de Thoulouze, visiterent le roy. Sa Majesté britanique les receut debout sans faire aucun pas. Monsieur le Prince les presenta tous. Le roy se couvrit et les princes se couvrirent et demeurerent couverts pendant tout le temps qu’ils furent ensemble. La visite finie, les princes se retirerent et le roy demeura en sa place.<lb/>Ces princes visiterent la reyne, qui estoit assise dans un fauteuil. Elle se leva, les baisa tous, et leur fit donner des sieges playans. Mais comme la reyne avoit à aller à Versailles, ils demeurernt peu à leur visite. Lorsqu’ils se leverent, la reyne se leva mais ne fit aucun pas pour les conduire. Tous ces princes passerent dans l’appartement du prince de Galles.<lb/>La reyne partit sur les trois heures de Saint Germain. Elle monta dans un carrosse du corps du Roy, un exempt et vingt gardes du corps la suivoient. Elle trouva en arrivant à Versailles la garde françoise et suisse sous les armes, tambours battant, à la porte les gardes de la porte, les gardes du grand prevost et les Cent Suisses sous les armes dans la cour. Sa Majesté britanique descendit au bas de l’escalier du petit apartement. Le Roy la receut au haut de l’escalier et la conduisit au salon, luy fit donner un fauteuil et en prit un qu’on mit au dessous du sien. Sa visite faite, le Roy la conduisit par la galerie chez madame la Dauphine, qui la receut à l’entrée de son [f. 486v] appartement. Le Roy, les ayant mis ensemble, les quitta. Madame la Dauphine presenta à la reyne monsieur le duc de Bourgogne, le duc d’Anjou et le duc de Bery. Sa Majesté les baisa tous. L’on prit des fauteuils. La reyne se mit au milieu, à la place d’honneur, ayant à sa droite madame la Dauphine et à sa gauche monsieur le duc de Bourgogne, monsieur le duc d’Anjou au dessous de madame la Dauphine et le duc de Bery au dessous de monsieur le duc de Bourgogne, Madame au dessous de monsieur le duc d’Anjou. Le cercle fut grand et remply de princesses et de duchesses à qui on donna des sieges playans. La visite dura plus d’une demie heure, apres laquelle la reyne alla voir monseigneur le Dauphin, estant reconduite par madame la Dauphine jusqu’à la salle des gardes, où elle n’entra pas. Monseigneur receut la reyne au mesme lieu qu’il avoit receu le roy et la reconduisit apres sa visite au mesme endroit. De chez Monseigneur, elle alla voir messeigneurs les ducs de Bourgogne, d’Anjou et de Bery dans leur appartement, et ensuitte Monsieur et Madame qui l’attendoient chez eux.<lb/>Depuis, les roys se sont veus familierement sans aucune ceremonie.<lb/>Monsieur de Chartres n’a pas veu en visite le roy. Mademoiselle d’Orleans, qui faisoit difficulté [f. 487] au commencement de visiter le roy et la reyne, les a veu depuis avec madame la grande duchesse et madame de Guise.<lb/>Le sieur de Bonneuil, introducteur des ambassadeurs, demanda au roy d’Angleterre audience pour messieurs les ambassadeurs de Venise, de Savoye et de Malte, qui, s’estant rendus à Saint Germain au jour qu’on leur avoit marqué, on leur dit que le roy les recevroit en particulier, dans son cabinet, sans les faire couvrir, à quoy les ambassadeurs ne pouvant consentir, ils ne le virent point.<lb/>Le roy ne creut pas devoir leur donner une audience publique. Il n’avoit pas voulu recevoir de complimens d’aucun corps du royaume.<lb/>Le roy d’Angleterre partit de Saint Germain le dernier de fevrier 1689 pour aller en Irlande. »</p>
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                <subject>Jacobites</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9061881g/f496.item</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État du coût des travaux réalisés aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye de 1664 à 1690</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">118</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 25156, f. 17v-19v</unitid>
                <unitdate normal="1690/1690" encodinganalog="3.1.3">après 1690</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cet état fait partie d’un « mémoire curieux tirez des comptes des Bâtimens du Roy depuis et compris l’année 1664, que feu M. Colbert fut surintendant des Bâtimens et que les dépenses commencèrent à devenir considérables, jusques et compris l’année 1690, que Sa Majesté les a retranché à cause de la guerre », dédié à Jules Hardouin-Mansart, surintendant des Bâtiments, et signé G. M.
<lb/>Dans cet ouvrage, les dépenses pour Versailles sont évaluées à 81151414 l. 9 s. 2 d. (f. 12v), celles pour Marly à 4501279 l. 12 s. 3 d. (f. 22v), celles pour Fontainebleau à 2773746 l. 13 s. 5 d. (f. 24v), celles pour Chambord à 1225701 l. 16 s. 5 d. (f. 26), celles pour le Louvre et les Tuileries à 10608969 l. 4 s. 5 d. (f. 28), celles pour l’Observatoire à 725174 l. 4 s. 8 d. (f. 31v) et celles pour les Invalides à 1710332 l. 4 s. 6 d. (f. 34).</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 17v] Châteaux de Saint Germain en Laye et le Val<lb/>Cette maison, illustrée par la naissance du Roy, est très ancienne. Elle consiste en deux châteaux, l’un vieil et l’autre neuf. Le vieil château est beaucoup plus beau et mieux bâty que le neuf. Ils ne sont séparez l’un de l’autre que d’une grande basse cour qui pouroit servir [f. 18] de manège.<lb/>Le vieil château est entièrement isolé, d’une forme assez irrégulière. Cinq gros pavillons en font le principal ornement. Un balcon de fer règne dans toute la circonférence du château à la hauteur des principaux, apartemens, qui sont très vastes. Ce château a pour principal aspect les jardins et la forest, et le château neuf sa principale veue sur la rivière de Seine. Le Roy, qui y a séjourné très longtemps, y a fait faire des augmentations considérables. C’est une demeure toute royale et, quoyque la cour n’y habite pas actuellement, ce ne laisse pas d’estre un des plus beaux lieux des environs de Paris pour sa situation naturelle.<lb/>Le Val est un jardin dépendant [f. 18v] de Saint Germain que Sa Majesté fait entretenir avec soin et qui produit une infinité de beaux fruits dans toutes les saisons, surtout des précoces.<lb/>Je ne dis rien des autres dépendances de Saint Germain, crainte d’ennuyer.<lb/>Dépenses des châteaux de Saint Germain en Laye et dépendances par années<lb/>Années :<lb/>1664 : 193767 l. 13 s. 6 d.<lb/>1665 : 179478 l. 14 s. 9 d.<lb/>1666 : 59124 l. 11 s. 6 d.<lb/>1667 : 56235 l. 8 s. 4 d.<lb/>1668 : 120271 l. 18 s. 3 d.<lb/>1669 : 515214 l. 19 s.<lb/>1670 : 597429 l. 1 s. 4 d.<lb/>[f. 19] 1671 : 361020 l. 11 s. 11 d.<lb/>1672 : 208516 l. 13 s.<lb/>1673 : 97379 l. 4 s. 3 d.<lb/>1674 : 112168 l. 19 s. 11 d.<lb/>1675 : 130306 l. 18 s. 2 d.<lb/>1676 : 176118 l. 14 s. 10 d.<lb/>1677 : 194303 l. 14 s. 2 d.<lb/>1678 : 196770 l. 5 s. 9 d.<lb/>1679 : 447401 l. 14 s. 4 d.<lb/>1680 : 607619 l. 9 s. 2 d.<lb/>1681 : 279509 l. 9 s. 2 d.<lb/>1682 : 662826 l. 13 s. 4 d.<lb/>1683 : 460695 l. 9 s. 8 d.<lb/>1684 : 300218 l. 19 s.<lb/>1685 : 189598 l. 0 s. 7 d.<lb/>1686 : 47618 l. 4 s. 5 d.<lb/>1687 : 50450 l. 2 s. 1 d.<lb/>[f. 19v] 1688 : 152950 l. 18 s. 10 d.<lb/>1689 : 33176 l. 13 s. 6 d.<lb/>1690 : 25388 l. 15 s. 3 d.<lb/>Somme totale : 6455561 l. 18 s.<lb/>Six milions quatre cent cinquante cinq mil cinq cent soixante une livres dix huit solz »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 572.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur l’usage de la pyramide disposée devant le Château-Vieux comme fontaine à vin lors des naissances royales</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">119</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 14448, p. 60-62</unitid>
                <unitdate encodinganalog="3.1.3">fin du XVIIe siècle ou début du XVIIIe siècle</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 60] Le 27e juin 1550 naquit dans le vieux château de Saint Germain en Laye Charles Maximilien de France, second fils dudit roy Henry second, duc d’Alençon et d’Angoulesme, et depuisroy sous le nom de Charles 9. Et fut baptisé audit lieu avec grande ceremonie et rejouissance, et nommé par l’ambassadeur Maximilien 2e d’Autriche, roy de Boeme, gendre de l’empereur Charles 5, avec Louis d’Albret, roy de Navarre, et Anne d’Est, duchesse de Guise.<lb/>Et pour conserver la mémoire à la postérité d’une [p. 61] si grande solennité qui fut faite pour cette naissance tant desirée et à la ceremonie de ce baptesme fut posé dans la grande place devant l’eglise de la paroisse dudit lieu de Saint Germain une piramide de pierre ornée des armes et chiffres royalles, au haut de laquelle il y a une couronne royalle soutenue d’un globe entouré d’un rang de grande pierre en forme d’un bassin et de 3 rangs de marches qui en font tout le circuit, d’où sortit une fontaine de vin tout le jour de cette grande cérémonie, ce qui c’est observé dudepuis tres ponctuellement à touttes les [p. 62] naissances des premiers princes, Enffans de France, comme à l’heureuse naissance du roy Louis 14 dit le Grand à present regnant, qui ariva en ce lieu, à celle de monseigneur Louis, dauphin de France, qui ariva au château de Fontainebleau le 1er novembre 1661, comme à la ceremonie de son baptesme qui fut faite dans la cour du vieil château de Saint Germain le 24e mars 1668, et en dernier lieu le jour de la naissance de monseigneur Louis de France, duc de Bourgogne, qui ariva à Versailles le [vide]. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Ville</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">120</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 14448, p. 78-132</unitid>
                <unitdate encodinganalog="3.1.3">fin du XVIIe siècle ou début du XVIIIe siècle</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« [p. 78] Description des bâtimens du vieux chateau de Saint Germain en Laye<lb/>Apres avoir amplement prouvé l’antiquité du [p. 79] vieux château de Saint Germain en Laye par tout ce qui a esté dit cy devant depuis la fondation et commencement d’iceluy, faite par le roy Louis 6e vers l’an 1122, ce qui confirme qu’il est l’un des plus anciens chateaux de France qui subsiste à present, apres celuy de Compiegne que l’on pretend avoir esté baty par le roy Charles le Chauve vers l’an 876, le chateau de Fontainebleau n’ayant eté baty que par le roy Louis 7 vers l’an [vide], le vieux Louvre de Paris par le roy Philippes Auguste, Vincennes par le roy Charles 5, Chambord, Madrid, Folambray, La Muette dans la forest de Saint Germain par le roy François premier et beaucoup d’augmentation dans les autres chateaux. Le roy Henry 4 a baty aussy Monceaux, Annet et le château neuf de Saint Germain en Laye. Versailles par le roy Louis 13. Touttes lesdites maisons ont esté la pluspart aussy augmentez et ornez du reigne du Roy ainsy qu’ils se voyent dans leurs magnificences extraordinaires, comme celuy de Versailles et ses dependances, Marly, le Val et le vieux chateau de Saint Germain en Laye dont on fera une mention particuliere des augmentations qui y ont eté [p. 80] faites de temps en temps depuis sa derniere destruction qui fut faite par l’incendie du reigne du roy Philippes de Vallois l’an 1346. Ce château n’etoit baty dans ce temps qu’en maniere d’une forteresse, n’y ayant aucune cimetrie, avec quelques tours aux angles d’iceluy, entouré d’un large et profond fossé revetu de pierre de taille. Son rempart estoit tres fort, où il y avoit des crenaux, meurtrieres et abaventes, ce qui luy servoit de deffence dans ce temps que la poudre n’etoit point encore inventée, ne l’ayant esté qu’en l’an 1380 par un nommé Bertol de Skuartz, en uzage en France vers l’an 1425 au siege de la ville du Mans. Tout le circuit etoit bien fermé, n’y ayant que 3 ponts levis pour y entrer, dont l’un etoit baty d’une structure tres particuliere en maniere d’une grande arcade surbaissée sur toutte la largeur du fossé, où l’on passoit meme à couvert dans le parc sans etre veu. Ce pont a eté demoly quand on a construit le pavillon où est l’appartement du Roy. Ce château ou forteresse estant demeuré ruiné jusqu’au regne du roy Charles 5 dit le Sage, vers l’an 1367, ayant veu que la scituation de ce château etoit [p. 81] tres belle et fort avantageuse tant pour une forteresse que pour une maison de plaisance, prit la resolution de la rebatir sur ses anciens fondemens et d’y ajouter meme quelques logemens, pour y pouvoir loger dans des saisons de l’année. C’est ce qui a fait croire à plusieurs historiens que c’etoit Charles 5 qui avoit fait jetter les premiers fondemens de ce chateau, n’ayant pas penetré jusqu’à la source de son antiquité de plus de deux cens ans devant le roy Charles 5.<lb/>La cour de ce château est d’une figure fort extraordinaire et dont l’on ne peut pas dire au vray la forme, n’etant ny carrée, ny ronde, ny ovalle, l’on dit qu’elle ressemble assez à un B gotique. Elle est remarquable par sa scituation où il peut y avoir de l’ombre et du soleil dans touttes les saisons de l’année par l’elevation de son batiment, qui a eté relevé de la hauteur des deux tours du reigne du roy François Ier vers l’an 1535, qui aymoit fort ce lieu etant accompagné d’une si belle forest, sy propre aux plaisirs de la chasse et de la promenade. C’est ce qui obligea ce grand roy de faire bien des augmentations aux batimens de ce château pour en faire sa demeure la plus ordinaire, et pour cet effet en donna la commission [p. 82]  au seigneur de Villeroy pour veiller et faire batir cet ediffice lors que la charge de surintendant des Bâtimens n’etoit pas encore erigée et ne se faisoit que par la commission qu’en donnoit le Roy au premier de ses favoris. Ce batiment fut elevé en peu de temps dans toute son etendue de pierre et brique de la hauteur qu’il est à present, d’une tour ancienne restée où est presentement posée une guerite couverte de plomb fort elevée dans laquelle il y a une grosse horloge et 3 cloches qui y furent mises en l’année 1683, le tonnerre et le foudre ayant tombé dessus ladite guerite au mois de juillet de ladite année et l’ayant entierement consumée en telle façon qu’il n’y en demeura aucune chose et, sans le prompt secours qui y fut apporté, le chateau en auroit bien eté endommagé.<lb/>Tout le batiment est vouté par le haut, couvert en platte forme de grandes pierres dures entourées d’un ballustre de pierre tournées, avec des pillastres de distances egalles où sont gravez en relief les armes de France avec des salamandres et des E F couronnez qui sont les devises et chiffres de ce grand roy François ainsy qu’il y en a en plusieurs autres endroits de ces batiments, particulierement aux cheminées, qui sont de briques, qui exceddent beaucoup par dessus cette grande terrasse qui [p. 83] peut passer pour l’une des plus belles du royaume par son elevation, qui sert meme d’une grande promenade et d’où l’on peut decouvrir de bien loing ainsy qu’il fut eprouvé par le roy Henry 4, etant lors dans ce lieu, ayant fait faire du feu la nuit sur un des costez du haut de ce château qui fut veu de celui de Monceaux, qui en est eloigné d’environ 15 à 16 lieues, où etoit pour lors madame Gabrielle d’Estrée.<lb/>Le roy François n’epargna rien pour rendre les logemens de cette maison royalle commodes et en assez grand nombre pour y pouvoir loger toutte sa cour, qui commençoit à etre dans ce temps assez nombreuse. Les appartemens etoient composez sans beaucoup de magnificence, n’estans ornez en dedans que de quelques lambris de bois peint avec quelques filets d’or dessus la menuiserie posée au pourtour des chambres et cabinets, ainsy qu’il y avoit aussi sur les cheminées faites de grosse sculpture de pierre où etoient gravez les armes de France. Tous ces appartemens etoient les uns sur les autres, sansun grand plain pied que de 3 pieces de suitte separées par plusieurs petits corridors et escaliers qui faisoient leur degagement. Du costé du soleil couchant, il y a la grande salle servant aux bals, ballets, comedies et operats qui ce faisoient dans des jours de rejouissance et aussi aux autres ceremonies qui se font dans des jours divers. Cette salle passe [p. 84] pour une des plus spacieuses du royaume. Elle est voutée d’une grande hauteur en arcades de pierre et brique, entourée d’un amphiteatre de menuiserie où il y peut tenir une tres grande quantité de personnes assizes tres commodement.<lb/>Du costé du midy, ce voit une tres belle chapelle qui compose toutte la face du chateau. Elle est aussy ancienne que le chateau, batie tres delicatement, voutée en arcades et ceintrées de pierre d’une tres grande hauteur. Elle contient [vide] de long sur [vide] de largeur, et dedidée en l’honneur de saint Jean Baptiste, auquel jour le clergé de la paroisse de ce lieu alloient cy devant en procession touttes les années par devotion. Cette chapelle etant demeurée sans avoir eté bien decorée jusqu’au reigne du roy Louis 13 dit le Juste, qui, par une pieté toutte particuliere, la fit decorer en l’année 1625 ainsy qu’elle se voit de present, tres bien dorée et peinte fort delicatement, accompagnée d’une belle sculpture et architecture, principallement le retable du grand autel qui est d’ordre corinthien soutenu de 4 grosses colonnes de marbre noir accompagnés de leur bases et chapitaux de marbre blanc bien façonnez. Dans le milieu d’iceluy, il se voit, dans une tres riche bordure dorée, un tableau d’une Cenne de Notre Seigneur d’une beauté achevée, fait par l’excellent peintre le Poussin, qui est d’un prix inestimable. Au dessus [p. 85] duquel un autre tableau dans le frontispice representant une sainte Trinité fait par Voit, peintre de l’Academie, accompagné de deux anges au naturel de stuc tenant les armes de France. Le cœur de cette chapelle est separé de la nefs par une belle balustrade de fer ornée et dorée en divers endroits, laquelle renferme aussi deux petittes chapelles aux deux costez, y ayant des retables d’autel de menuiserie dorez. Dans celuy à droit, il y a un tableau de saint Louis donnant l’aumone et dans l’autre, à gauche, il y a un tableau de la sainte Vierge et de sainte Anne faitz par ledit Voit. Touttes les murailles ainsy que la voute sont peintes et dorées avec plusieurs tableaux de l’histoire sainte et une tres belle menuiserie qui en fait tout le cirant. Cette chapelle est aussi des plus commodes pour entendre le divin service, tant de plain pied que par une tribune qui est par le haut des galleries, qui a communication à tous les appartemens du château, à y venir à couvert, ainsy qu’au jubé qui est tres spacieux, où il y a de belles orgues. La sacristie est tres commode, où est gardé tous les ornemens qui servent au divin service, qui sont tres magnifiques. Tous les vases sacrez sont d’or et d’argent vermeil doré et d’une orphevrerie toutte [p. 86] particuliere, principallement la grande croix. Les chandeliers, vases et la lampe sont d’une grande beauté, lesquels ont esé volez deux fois de notre temps, la premiere la veille de la feste des roys en l’année 1648 par 3 volleurs dont l’un etoit du village de Neuilly, lequel y fut pris, y ayant porté une partie desdits vases sacrez, et fut pendu devant la porte du chateau, et encore en l’année 1674 par le sieur de Courcelles, qui avoit emporté la grande croix et les chandelliers sur le chemin de Cambray, qui lors n’etoit pas à la France, ayant esté pris à Liancourt, eut la teste tranchée à la croix du Traoir à Paris.<lb/>Il est à remarquer que cette chapelle royalle avoit eté autresfois deservie par les religieux de Sainte Genevieve du prieuré d’Hannemont, lorsque le roy Charles V fit demolir la vieille chapelle du chateau de Poissy vers l’année 1367 et fait restaurer celle du château de Saint Germain en Laye, ces religieux l’ayant aussi desservie jusqu’à la fin du reigne du roy Henry 4e que, la communauté de ce prieuré d’Hannemont etant diminuée jusqu’à n’y avoir qu’un seul religieux par les mauvais temps des guerres civiles, lequel ne pouvant continuer [f. 87] de faire son devoir de religieux et de desservir icelle chapelle, ce qui etoit cause qu’elle estoit ordinairement fermée en l’absence du sejour du Roy, n’y ayant aucun service divin. Ce qui auroit duré jusqu’en l’année 1640 que le roy Louis 13, d’heureuse mémoire, ayant fait decorer et embellir ce saint temple, voulut que les louanges du seigneur y fussent chantés comme par le passé, et pour cet effet la fonda d’un chaplain nommé de Beaumont et deux petits clercs, lequel chaplain seroit obligé dorenavant de celebrer tous les jours à l’intention de Sa Majesté une messe basse avec un petit Salut le soir, ce qui c’est observé tres ponctuellement jusqu’en l’année 16[vide] que le roy Louis 14 à present regnant, voulant aussi concourir à la pieté du Roy son père et pour etre meme participant aux prieres qui se diroient doresnavant dans cette chapelle royalle, a augmenté la fondation d’une messe tous les jours qui se dira à son intention par l’un des deux pretres qui tiendront la place des deux petits clercs cy devant fondez, lesquels seront sous la direction de l’ancien titulaire pour ayder à desservir et faire le divin service avec plus de commodité et de veneration, meme assister dans les ceremonies qui s’y font quelques fois comme baptesmes, mariages des roys, [p. 88] princes et autres personnes de la premiere qualité dont il y en a plusieurs qui s’y sont faits pendant quelques reignes. […]<lb/>[p. 90] Il est à remarquer que, comme le roy Louis 14 faisoit son sejour ordinaire dans ce château de Saint Germain depuis plusieurs années ainsy qu’il a esté justiffié cy devant, ayant veu que les appartements et logements ordinaires n’etoient pas assez spacieux ny en assez grand nombre pour y pouvoir loger avec toutte sa cour, aussi grande et magnifique qu’elle est, qui surpasse touttes celles qui ont esté par le passé, Sa Majesté, pour cet effet, prit resolution en l’année 1680 de batir pour agrandir les batimens de ce vieux château cinq gros pavillons aux angles d’iceluy, d’une pareille hauteur, cimetrie et construction que l’ancien, ce qui a esté executé en tres peu de temps sous les ordres du sieur Colbert, lors ministre, secretaire d’Estat et surintendant des Bâtimens de France, sur les desseins du sieur Mansart, premier des architectes de Sa Majesté, dont le genie et la capacité sont tres connue dans tout le royaume, où la despence a monté a plus de seize cens mil livres, y compris une reparation entiere des anciens batimens qui fut aussy faite dans tout ce [p. 91] chateau, n’y en ayant point eu depuis le reigne du roy François premier. Par cet ouvrage, les appartements et logemens ont eté agrandis et augmentez en tres grand nombre, qui sont à present tres commodes et bien degagez les uns des autres par plusieurs corridors, entresolles et escaliers, en telle façon que le Roy et toutte sa cour y peut être tres bien logée et commodement dans touttes les saisons de l’année.<lb/>Au devant du chateau, du costé de l’eglise de la paroisse du lieu, il y avoit une avant cour tres ancienne qui servoit pour les offices et corps de gardes, où etoient aussi les logemens de messieurs les secretaires d’Etat et celuy de M. le capitaine de Saint Germain. Les batimens de cette cour estant tombez en ruine par leur caducité, n’etans couverts que de tuille, ayans eté cy devant batis sur les anciens fondemens des cloitres des religieux du prieuré qui pour lors etoient en ce lieu, cette cour fut demolie en l’année 1682 pour la rebatir de neuf sur un autre dessein, convenable aux batimens du château.<lb/>[p. 92] Chateau neuf de Saint Germain en Laye<lb/>Le chateau neuf de Saint Germain en Laye n’est distance du vieux que d’environ deux cens toises, separé par une espece d’avant cour verte avec une chaussée de pavé qui y conduit. L’on tient que le roy François premier y avoit fait jetter quelques fondements, qui etoient demeurez imparfaits jusqu’au reigne du roy Henry 4 et de la reyne Marie de Medicis, sa femme, lesquels ont fait construire entierement ce chateau vers l’année 1600, ayant trouvé cette scituation tres agreable pour y faire leur sejour dans les beaux jours de l’année. Je diray en faisant la description de ce chateau qu’il etoit l’un des plus jolis qu’il y eut dans le royaume, etant baty sur un dessein tres particulier. La principalle cour est [p. 93] d’une figure exagone. Tous les batiments sont faits de pierre de taille, façonnez avec des briques par compartiments, tres peu elevez, en plusieurs pavillons reguliers couverts d’ardoise et plomb tres proprement, n’y ayant qu’un etage lambrissé. Les premiers appartemens sont au rez de chaussée, fort grands et magnifiques, et tres bien exposez, ayant la veue par devant au soleil levant, où se voit la plus belle qui soit dans l’univers, et de l’autre costé sur des cours où il y a plusieurs beaux logemens pour les personnes de qualité et officiers de la suitte.<lb/>La principalle porte est du costé du vieux chateau, qui est ornée d’un tres beau portail soutenu par douze grosses colonnes de pierre rondes, cizelées et taillées en compartimens de broderie, sous lesquelles il y a un vestibul avec une terrasse dessus entourée d’un ballustre de pierre tournées avec pillastres de distance en distance, où sont gravez en relief les armes de France et la devise de ce roy, qui est une epée couronnée avec l’inscription Duo protegit unus. De cette porte, l’on entre dans la princiaplle cour, qui est d’une tres belle figure, au bout de laquelle est l’entrée [p. 94] de la grande salle qui separe deux grands appartements et sert aussi de passage à aller dehors sur les terrasses.<lb/>Le premier appartement est à droit en entrant, qui etoit celuy de la reyne Marie de Medicis, qui est composé de plusieurs pieces de plain pied richement dorez, peints et plafonnez tres proprement d’ornemens et de sculpture, au bout desquelles il y a une belle gallerie qui sert de cabinet à cet appartement, de la longueur et largeur de toutte la face du batiment, qui est aussi dorée, peinte et plafonnée d’ornemens tres fins, avec de grands tableaux entre les croisées qui representant plusieurs villes et paysages au naturel. Cet appartement a toujours servy au logement des reynes, en dernier lieu à la reyne Anne d’Autriche où elle fit son dernier testament, etant à l’extremité de maladie, y ayant receu le saint sacrement le 3e aoust de l’année 1665 […]. [p. 97] Et le unzieme dudit mois, elle se fit porter au Louvre à Paris, où elle deceda sur les six heures du matin, le vendredy 20e janvier ensuivant 1666, aagée de 64 ans et 4 mois.<lb/>L’autre grand appartement de ce chateau est à gauche de la grande salle. Il sert pour le Roy, composé de meme quantité de pieces que celuy de la Reyne, avec une pareille gallerie ornée et peinte de meme, à l’exception des tableaux qui sont l’histoire de Dianne chasseresse dans de beaux paysages. C’est dans cet appartement qu’est arivé l’heureuse naissance du roy Louis 14 à present regnant, le 5e septembre 1638, laquelle avoit eté tant desirée [p. 98] par plusieurs années, qui donna une tres grande joie dans tout le royaume. C’est aussi dans ce meme lieu où arriva la facheuse mort du roy Louis 13, son père, le 14e may 1643, feste de l’Ascension, qui causa aussi une grande tristesse par tout ce royaume, dont le recit en sera fait cy apres plus amplement. Tous les autres appartemens de ce château sont par haut assez commodes, la pluspart lambrissez, les autres sont par bas dans les 2 basses cours où sont les offices, cuisines et autres logemens du commun, où il y a deux grandes vollieres pour toutes sortes d’oiseaux rares comme poulles huppées, cannes musquées, paons, faisands, autruches, perroquets et autres especes farouches les plus rares qui c’etoient pu trouver, comme aussy des animaux qui etoient en tres grand nombre enfermez dans des lieux particuliers que l’on faisoit veoir comme une chose tres rare par curiosité.<lb/>En sortant de la grande salle sur le devant de la [p. 99] belle veue, l’on se trouve sur une grande terrasse qui contient toutte la face du batiment, fort elevée, revetue de pierre cizelée avec des compartimens de briques, aux deux bouts de laquelle il y avoit deux galleries voutées en arcades et ceintrées en portique, soutenues par des pilliers à jour qui soutenoient des terrasses au dessus garnie de ballustres de pierre tournées avec des pillastres ornez de sculpture, qui servoient à se promener à couvert et à passer dans deux gros pavillons pavillons carrez, dont l’un servoit d’une chapelle et l’autre de logement. Ces deux pavillons sont dettachez du corps du château, batis de pierre et briques, tres bien ornez d’architecture, couverts d’ardoise en ecailles et plomb par rayons tres bien façonnez et entourez d’un mesme ballustre et pillastres que sur les autres terrasses, avec les chiffres du roy et de la reyne Marie de Medicis, dont ce chateau est partout orné, ce qui en fait une des beautez, etans tres delicatement travaillez.<lb/>En descendant cette premiere terrasse par deux grandes rampes egalles qui tournoient en fer à cheval qui [p. 100] aboutissoient sur deux petits jardins de distance egalle, plantez de bouis en broderie où il y avoit dans le milieu deux bassins entourez d’un cordon de pierre. Dans le milieu d’iceux, il y avoit sur un pied destail, entouré de figures de satires de bronse qui jettoient de l’eau par la bouche, qui soutenoient une belle figure d’un ange d’une grandeur naturelle tenant une couronne royalle sur la teste, d’où il sortoit une tres grande quantité de jets d’eau, lesquels en tombant faisoient 4 nappes d’eau sur une grande pierre taillées en 4 coquilles egalles enrichies d’ornemens de sculpture tres propres. Il y avoit sur le devant un grand bassin au milieu des escaliers ou rampes de fer à cheval, sur un beau pied destail enrichy aussi de plusieurs belles figures de bronse qui jettoient de l’eau differemment des uns des autres, qui soutenoient une figure d’un Mercure de bronse verte de grandeur naturelle, laquelle [p. 101] passoit dans ce temps pour tres belle, qui fut donnée par rareté à la reyne Marie de Medicis, qui avoit eté faite à Florence et qui a esté portée depuis à Versailles avec plusieurs autres figures lorsque cet endroit fut detruit par la cheute de la grande terrasse, sous laquelle il y avoit deux belles grottes, l’une de Neptune et l’autre de la Damoiselle, d’une grandeur naturelle, qui jouoit d’un clavessin. Tous ces lieux etoient enrichis de belles rocailles, nappes et jets d’eau qui par la cheute de la terrasse, touttes ces grottes ont esté ruynées et rebaties depuis, ainsy qu’ils se voyent, d’un autre dessein en l’année 1662. Sous laquelle il n’y a plus qu’une maniere de grande gallerie avec deux sallons aux deux bouts, qui n’ont point eté achevez en dedans, estans ceintrez en portiques sur le devant avec un frontispice soutenu de 4 colonnes de pierre dans le milieu de la porte d’entrée, faisant un assez joly portail.<lb/>[p. 102] Au dessous de cette seconde terrasse, d’où l’on decend par deux continuitez de rampes de pavé qui sont tres douces, où l’on pouvoit aller à cheval, l’on se trouvoit encore sur une autre pareille, sous laquelle il y avoit trois des plus belles grottes qui soient dans l’univers, separés par une meme gallerie voutée et ornée de tables, bassins et figures de marbre et jaspe de touttes les couleurs. Dans le milieu, en face de l’entrée, il y avoit un pariel rocher qu’à celle d’au dessus, sur lequel etoit la figure de Bachus.<lb/>A main droite, l’on entroit dans un avant sallon, tres proprement enrocaillé, pour passer à la grotte nommée de Persée, qui etoit tres spacieuse. Dans la face d’icelle se voyoit la figure de Persée, d’une grandeur surnaturelle, descendre du haut de la voute, armée de touttes pieces, tenant une epee à la main, qui venoit frapper sur la [p. 103] teste d’un grand dragon qui sortoit d’un grand bassin plein d’eau. Ayant receu ces coups, il disparoissoit au fonds des eaux. A costé du bassin se voyoit une tres agreable figure au naturel d’une Andromede qui etoit attachée et enchainée par le bras à un gros rocher, dont les chesnes de fer se deffaisoient d’elles mesme. A l’opposite, dans cette grotte, se voyoit encore une figure d’un Bachus de bronse assis sur un tonneau au haut d’un gros rocher, tenant une coupe en main d’où sortoit un tres gros bouillon d’eau ainsy que du tonneau qui, en tombant du haut de ce rocher, faisoit remuer plusieurs petittes figures qui etoient placées en plusieurs endroits de ce rocher comme forgerons, tixerands, menuisiers, remouleurs et autres sortes d’ouvriers qui remuoient et travailloient chacun de leur metier, tres au naturel, avec des moulins à vent et à eau qui tournoient et mouvoient par le seul decoulement de l’eau qui tomboit de ce rocher dans une grande [p. 104] cuve de marbre noir, y faisant encore une nappe d’eau, le tout par de petittes conduittes qui etoient imperceptibles. Toutte cette grotte estoit, ainsy que le sallon, fort delicatement enrocaillé de beaux et fins coquillages employez d’un travail qui imittoit bien touttes sortes de figures au naturel comme satires, monstres marins, animaux, oiseaux, plantes et fleurs de plusieurs façons ainsy que l’architecture et sculpture, qui y etoit bien observée, que des grotesques d’où decouloient une tres grande quantité de nappes, bouillons et jets d’eau qui moulloient bien quelques fois les spectateurs s’ils n’en etoient prevenus auparavant.<lb/>De l’autre côté de la grande gallerie precedente, il y avoit un pareil sallon enrocaillé et garny de tables de marbre de meme que celuy cy dessus, où il y avoit aux 4 coins d’iceluy quatre grandes figures au naturel qui representoient les 4 vertus tenant à leur main chacun leur simbolle. [p. 105] De ce sallon, l’on entroit dans la grotte d’Orphée, au milieu de laquelle etoit cette figure, de grandeur naturelle, assize sur un rocher, jouant de la lire ou violon plusieurs airs differends les uns apres les autres, que l’on entendoit tres bien et fort distinctement, en remuant la tete et les mains d’une manière tres surprenante, jouant si melodieusement qu’il excitoit plusieurs animaux feroces, reptils, oiseaux et autres qui venoient paroitre et passer devant luy, les uns apres les autres, sortans de leurs cavernes, comme lions, leopards, tigres, ours, loups, renards, cerfs, sangliers et autres sortes de bestes feroces et privées ainsy que des serpens et lezards jusqu’au crocodille, y venoit paroistre charmés et aprivoisez par les chants melodieux d’Orphée. Tout ce desert etoit un agreable boccage orné de plantes et fleurs avec de grands arbres verdoyans qui, par leurs remuements et branles, sembloient vouloir aprocher, ayant sur leurs branches plusieurs sortes d’oiseaux de differends plumages, [p. 106] chacun chantant leur ramage, entr’autres le rossignol et le coucou s’y faisoient entendre fort distinctement par dessus les autres, sy bien qu’ils pouvoient tromper la veue et l’ouie des spectateurs s’ils n’en estoient prevenus. Tout ce beau lieu etoit orné aussy de tres belles et fines rocailles pareilles à la grotte de Persée, où l’on etoit aussy quelques fois bien mouillé par de petits jets d’eau qui sortoient du pavé et par des conduittes qui etoient imperceptibles à veoir.<lb/>Apres avoir fait une petitte description de ces grottes humides, il faut faire mention d’une nommée des flambeaux, à cause qu’elle ne se pouvoit veoir qu’à la lueur des lumieres. Elle etoit au bout de la grotte d’Orphée, où il y avoit un grand theatre sur lequel il ce faisoit plusieurs changemens de decorations les uns apres les autres. L’on y voioit paroistre la mer en deux differentes manieres, en temps calme avec [p. 107] des isles verdoyantes eclairées par les rayons d’un soleil levant, des monstres et poissons marins sur le rivage. Apres, la mer y paroissoit en tempeste agitée, des vents, tonnerres et eclairs effroyables, avec des debris de vaisseaux brisez contre des rochers. Apres cette premiere decoration, la terre paroissoit avec toutte la beauté de la plus belle saison, accompagnée de fleurs et les arbres chargez de fruits, et des maisons champetres et beaux chateaux de plaisance, aussy accompagnez de jardins tres delicieux, et par un beau trait de perspective fort eloigné, l’on voyoit celuy de Saint Germain comme au naturel, avec ses jardins dans lesquels l’on y appercevoit le roy et les princes s’y promenant avec monseigneur le dauphin, qui a eté depuis le roy Louis 13, que l’on voyoit descendre du ciel dans un chart de triomphe soutenu par deux anges qui luy toient une couronne royalle sur la teste, toutte brillante de lumiere, accompagné d’un concert d’instrumens [p. 108] de musique qui jouoient plusieurs differends airs tres distinctement et sy melodieusement que l’ouye des plus fameux musiciens en etoient souvent trompez. Apres cette decoration, tout ce changeoit en un instant en un affreux desert où il y avoit plusieurs animaux, tant feroces, reptils qu’autres incestes qui habitent ordinairement dans les deserts et autres lieux champetres, que l’on voyoit sortir dans des cavernes et vieilles ruynes de chateaux au naturel. Dans le milieu de ce desert, l’on y voyoit une belle figure d’Orphée, de grandeur humaine, qui jouoit d’un instrument qui ressembloit assez à un luth ou guitare, sy bien qu’il etoit presque impossible de s’apercevoir que ce ne fut pas un maitre de musique ou autre personne qui touchoit cet instrument.<lb/>Touttes les grottes que j’ay decrites cy devant etoient tres bien enrocaillées de [p. 109] rocailles les plus fines qui c’etoient pu trouver dans les pays les plus eloignez. Ils etoient, ainsy que les sallons, ornez de touttes sortes de figures humaines, avec des masques crotesques et autres sortes, faits d’architecture et touttes sortes de pierres precieuses, ornées de tables girandolles et lustres de marbre, jaspe et porphire de touttes couleurs bien travaillés d’une manière propre et magnifique. Touttes les machines et ressorts qui faisoient mouvoir tout ce qui etoit dans ces belles grottes n’etoit que par le seul mouvement de l’eau, qui etoit retenue dans des reservoirs qui decouloit imperceptiblement par de petittes conduittes qui etoient inconnues, lesquels mouilloient bien souvent les spectateurs s’ils n’en estoient prevenus auparavant, qui venoient de tous pays veoir ces belles raretez, où le roy Henry 4 et la reyne sa femme n’avoient rien epargné pour les rendre dans leur perfection, ainsy [p. 110] que ce chateau avec tout ce qui l’accompagne, qui etoit digné de leur grandeur, ayant meme pour cet effet fait venir de Florence le sieur de Franciny, homme le plus experimenté et habille de son temps, qui a inventé et fait construire touttes ces belles grottes, qui etoient sans contredit les plus belles et admirables qu’il y eut dans l’univers, lesquelles ont subcisté dans le bel etsta jusques vers l’année 1649, que la minorité du Roy etoit traversée par de grandes guerres qui ne permettoient pas que l’on put continuer les entretiens et reparations qui etoient necessaires et dans les autres maisons royalles, particullierement à celle de Saint Germain, et ce qui a causé la ruine totalle et destruction de touttes ces belles choses, n’ayant point eté entretenues, et par la cheutte d’une partye des grandes terrasses, sous lesquelles ils [p. 111] etoient, qui ont meme abimé et detruit touttes ces belles machines, ce qui fait bien veoir que touttes les belles choses de ce monde n’ont qu’une durée et seront dans l’oubly dans les temps à venir, dont il n’en sera plus fait mention que dans l’histoire du pays.<lb/>En descendant au dessous d’icelle grotte par d’autres rampes voutées sur plusieurs grandes terrasses qui sont les unes sur les autres, revetues de belles pierre cizelées par compartiments, avec de la briqe bien proprement travaillez, voutez par-dessous dans le dessein que l’on avoit d’y faire encore d’autres grottes qui sont demeurez imparfaites, etant comme de grandes galleries voutées.<lb/>De plain pied du jardin, il se voit deux autres terrasses voutées et couvertes par dessus de grandes pierres et qui ferment ce jardin par les [p. 112] 2 cotez, au bout duquel il y a deyux pavillons carez en cimetrie du chateau, couverts d’ardoise et plomb, servans de logemens au jardinier et peintre du chateau.<lb/>Au bas de la face du chateau, il y a deux jardins. L’un est planté de buis en broderie, avec 4 grands compartimens egaux tres singuliers par leurs dessein où sont representez dans leur milieu les chiffres du roy Louis treize et de la reyne Anne, sa femme, avec 4 dauphins à coté tres bien figurez. Ce jardin est orné autour d’arbrisseaux avec des fleurs de touttes saisons accompagné de deux bosquets aux cotez pour se pouvoir promener à l’ombre dans les chaleurs de l’esté. Au bas de ce premier jardin, il y en a un autre, qui est tres grand et spacieux, qui s’etend jusqu’à la riviere de Seyne qui le borne, qui est un grand verger d’arbres fruitiers entouré de [p. 113] murs où il y a des espaliers d’arbres de touttes les especes de bons fruits. Ce jardin est separé par une tres haute terrasse dans le milieu, sous laquelle il y a une voute qui sert de passage pour aller à couvert dans la prairie et au village de Carriere quand les eaues sont debordées. C’etoit dans le milieu de cette terrasse que devoit estre posé le cheval de bronse qui est à present à la place Royalle de Paris, où la figure du roy Henry 4 devoit etre mise, lequel cheval avoit été fait à Venise, ayant eté sur ce lieu jusqu’en l’année 1630 que le roy Louis treize le fit porter à ladite place Royalle  de Paris où il est presentement avec l’effigie du roy Louis treize. C’est encore ce qui faisoit connoitre que le roy Henry 4 et la reyne sa femme n’avoient rien epargné pour embellir et decorer ce beau château où ils faisoient leur demeure dans les beaux jours de l’année.<lb/>[p. 114] De plain pied du chateau neuf, il y avoit aux deux cotez d’iceluy deux jardins, qui y avoient communication par les deux bouts des galleries. Celuy à droit est le boullingrin, nom anglois d’un jardin particulier. Il fut ainsy nommé par feue madame Henriette d’Angleterre, premiere femme de M. le duc d’Orleans, estant de ce royaume, qui en donna le dessein au commencement qu’elle fut dans ce lieu. Ce jardin etoit planté sur le devant d’un fort jolly parterre par pieces coupées avec des plattes bandes autour garnies d’arbrisseaux et fleurs de touttes les saisons, et sur le derriere en maniere d’amphiteatre, où il y avoit autour plusieurs portiques de chevrefeuils avec des contr’allées de cipres autour et des berceaux aux 4 coings, qui etoient tres propres pour ce mettre à couvert. Ce jardin est tres beau et particulier meme pour la belle veue scituée sur une haute terrasse qui contient toute [p. 115] la face de ce jardin, où la promenade est fort agreable. C’etoit l’une des plus frequentes que faisoit la feue reyne quand elle etoit à Saint Germain. Depuis quelque temps, ce jardin a été echangé d’un autre dessein, ainsy qu’il se voit à present, planté d’un parterre avec un espece de pré ou gason entouré d’arbrisseaux verds, accompagné d’un bosquet planté de pallissades de charmes et d’ormes où il y a plusieurs belles allées pour se promener à couvert.<lb/>L’autre jardin, du coté du parc, etoit planté anciennement comme un fruitier avec des allées de meuriers blancs dont les feuilles servent à norir des verds à soye que le roy Henry 4 avoit fait planter expres, aimant à nourir luy meme ces petits animaux par divertissement. Ce jardin a eté aussy changé et planté en l’année 1679 ainsy qu’il se voit à present, etant planté en compartimens de pieces de gason entouré de quantité [p. 116] d’ifs taillez et figurés en differentes et belles manieres, avec des contr’allées de pixias soutenus sur le devant d’une terrasse revetue de pierre ainsy que celle du boullingrin qui en fait la meme cimetrie. Ce jardin se nomme de madame la Dauphine, à cause qu’il a eté planté lorsqu’elle ariva en France, et elle s’y promenoit fort souvent.<lb/>Apres avoir fait une ample description du chateau neuf de Saint Germain et de ses jardins, nous reviendrons au grand jardin qui est en face du vieux château, planté en deux grandes pieces de bouis en broderie egallées, separées par une belle allée dans le milieu, de 10 toises de large, entourées de plattes bandes garnies de fleurs de touttes les saisons, avec des contr’allées de pixias et de maronniers d’Indes autour, y ayant 3 grands bassins d’eau en divers endroits. Ce parterre fut planté ainsy que tout le jardin en l’année 1674. Il se separe de celuy de madame la Dauphine par un bosquet et une allée [p. 117] de 4 ranges d’ormes, et de l’autre coté il y a une orangerie où il y a de tres beaux orangers et autres sortes d’arbrisseaux curieux.<lb/>Au milieu de ce grand parterre qui est en face du chateau, il se voit deux grandes routes ou allées. L’une contient 40 toises de large, qui a été percée dans la fores et plantée de deux rangées d’ormes en l’année 1675, laquelle conduit au couvent des Loges, et l’autre sur la demi lune de la grande terrasse, qui est l’un des plus beaux ouvrages que le Roy aye fait de son reigne à Saint Germain. Elle contient 1200 toises de long sur 15 toises de largeur. Elle est revetue sur le devant d’un mur tres haut avec une tablette et cordon de pierre dure sur toutte la longueur, et sur le coté de la futaye du petit parc est planté d’un rang de tres beaux ormes avec de la charmille. Cette terrasse est l’une des plus belles du royaume pour sa belle veue et pour la [p. 118] promenade. Elle fut batie et plantée vers l’année 1676.<lb/>Petit parc<lb/>Le petit parc de Saint Germain est contigu aux jardins et grande terrasse. Il contient 416 arpens tant plain que vuide. L’on voit qu’il fut clos de murs du reigne du roy François premier, vers l’an 1536. Il est separé de la forest jusqu’à la porte de la Muette. C’etoit cy devant l’une des plus belles futayes du royaume, qui venoit jusques au pied du chateau. Il est composé de plusieurs sortes de bois comme chesnes, erables, fresnes et charmes qui sont presque tous peris par caducité et les grands hyvers qui sont survenus de temps en temps, ce qui a obligé d’en faire abattre une [p. 119] grande partie, qui a eté replantée d’ormes ainsy qu’il se voit, avec plusieurs allées pour donner du couvert. Dans le parc ancien, il y avoit aussi plusieurs routes, sans aucune cimetrie, ainsy que la nature les avoit faites dans la principalle qui aboutissoit au petit pont du chateau, laquelle traversoit toutte la futaye du parc, mesme de la forest où il y avoit dans le milieu une ancienne chapelle qui etoit en ruyne depuis un long temps, dediée en l’honneur de l’archange Saint Michel, ange titulaire de ce royaume, laquelle fut reparée et rebatie du reigne du roy Henry 4 à cause que messieurs les princes ses enffans y venoient entendre la messe dans les beaux jours à pied du chateau neuf, où ils etoient elevez, en se promenant par une belle allée de charmille qui aboutissoit à cette chapelle. Et apres la messe, on leur servoit [p. 120] à dejeuner devant ladite chapelle, sur une grande table de pierre, sous un grand chesne. Ensuitte, ils jouoient au mail pendant quelques heures pour leur servir de recreation et de promenade. Cette chapelle etant demeurée jusqu’en l’année 1649 sans y avoir fait aucune reparation, etant tombée encore en ruine, ce qui obligea le roy Louis 14, à present reignant, et de l’avis de la reyne sa mere, lors regente de ce royaume, par une pieté toutte singuliere, de la faire rebatir de neuf en ladite année 1649 et de la fonder de 400 l. de rente à recevoir par chacune année sur la recepte des bois de la generalité de Paris par cun chaplain qui fut nommé par Sa Majesté, à la charge de celebrer dans icelle chapelle trois messes basses touttes les semaines de l’année, scavoir le dimanche, le mercredy et le samedy, à l’intention de Sa Majesté et de ses successeurs roys, ce qui c’est executé pendant quelques années, jusqu’au deceds du sieur Levavasseur, dernier titulaire de ce benefice, qui arriva en l’année [vide], lequel etoit [p. 121] obligé de celebrer lesdites messes ailleurs à cause du mauvais etat du batiment de cette chapelle qui, etant encore tombée depuis en ruine faute d’entretiens, ce qui auroit obligé Sa Majesté, par sa pieté, de transferer le tiltre de cette fondation à la chapelle des pauves malades de l’hopital ou charité etablie dans le lieu de Saint Germain en faveur du sieur Chauveau, chaplain qui leur administre les sacrements sous la direction du sieur curé de la paroisse dudit lieu, pour y acquitter les charges portées par icelle fondation royalle, affin que les pauves malades, convalescens et autres personnes qui y assisteront prient le Seigneur pour la conservation de Sa Majesté, fondateur et bienfaiteur de ladite chapelle et de cet hopital royal. […]<lb/>[p. 130] Chateau du Val<lb/>Le petit chateau du Val est à l’un dex extremitez du petit parc, au bout de la grande terrasse, à côté d’une plaine nommée le Val où etoit une belle futaye qui fut abattue du reigne du roy Henry 4, et le bois fut donné au sieur de Frontenac, lors capitaine de Saint Germain en Laye, vers l’année 1609. Ce fut pour decouvrir [p. 131] la maison du Val, qui n’etoit batie dans ce temps qu’en manière d’un gros pavillon caré couvert de tuille accompagné de plusieurs batimens, dans lesquels il y avoit une grande salle haute, peinte en verdure avec des chasses de différentes manieres, et sous icelle des offices, avec une basse court et quelques batimens pour servir de menagerie, et un jardin potager et fruitier. Ce lieu n’etoit sans autre agrement, qui ne servoit seulement que pour y faire collation aux retours des chasses que les roys faisoient dans la forest. Cette maison ayant demeuré ainsy jusqu’en l’année 1676 que le Roy la voulut rebatir d’un autre dessein, meme en deux differentes fois, ainsy qu’elle se voit à present. Sa Majesté y allant fort souvent se promener apres les retours de chasses, ainsy que la feue reyne Marie Therese, qui y faisoit collation dans les beaux jours. C’est aussy ce qui donna occasion à sa majesté de rebatir ce petit chateau ainsy qu’il se voit à present, qui est d’un dessein fort joly, y ayant dans le milieu du batiment un grand sallon caré vouté en dosme tres exaucé qui est en face du [p. 132] jardin et de la cour. Il separe deux petitz appartements bas composez de plusieurs pieces de plain pied tres commodes pour touttes les saisons, y ayant meme un poesle inconnu qui chauffe en hyver.<lb/>En la face de devant est une belle cour principalle entourée d’une grande grille de fer peinte en verd. L’autre cour est pour les offices et logement du concierge, dans l’enclos du batiment, qui est couvert de plomb et ardoise avec des ornemens d’architecture et bustes autour de marbre blanc de distance en distance sur ldes consolles tres proprement travaillés. Les jardins sont fort beaux et spacieux, partye en terrasses avec des parterres de buis en broderie et pieces coupées entourées de plattes bandes où il y a quantité d’ifs tres bien figurez et autres arbrisseaux verts avec des fleurs de touttes les saisons, accompagnés d’un grand verger où il y a quantité de beaux espalliers d’arbres où il croist les meilleurs fruits du royaume, qui sont portez au Roy dans les saisons. »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Parc</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit des travaux entrepris à l’église de Saint-Germain-en-Laye par ordre du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">121</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 14448, p. 32-35</unitid>
                <unitdate encodinganalog="3.1.3">fin du XVIIe siècle ou début du XVIIIe siècle</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [p. 32] Le roy Louis 14 a donné en plusieurs et differends temps plus de cent mil livres, nottamment quand il a fallu agrandir cette eglise royalle, dans laquelle il ne pouvoit contenir la moitié des peuples qui s’etoient venus habiter dans le lieu de Saint Germain à cause dy sejour ordinaire que Sa Majesté y faisoit avec sa cour. Il donna pour l’agrandissement de ladite eglise 46590 l., qui ne se pouvoit faire que du costé du prieuré, et on demanda au sieur de Soleux, lors prieur commendataire dud. lieu, quelque terrain dans la cour de son prieuré, où il donna 23 toises de long sur 4 toises de largeur de son terrain dans la cour dudit prieuré. Mais comme iceluy prieur n’étoit qu’usufruitier de son benefice et ne pouvant allienner aucun fonds, il fit pour cet effet passer un acte devant les notaires du lieu le 18e mars 1681 entre luy et les sieurs Jean Anthoine, escuyer, porte arquebuse du Roy, et François Ferrand, sieur de Fillancourt, lors marguilliers en charge de ladite eglise, par lequel acte la paroisse c’est obligée de faire dire une grande messe tous les premiers jours du mois de may à l’intention dud. sieur Soleux et ses successeurs avec une reconnoissance de [p. 33] dix sols de rente annuelle. Lorsque cet acte fut terminé, lesdits sieurs marguilliers commencerent à faire travailler à la demolition d’un ancien bas costé de l’eglise où les eaux avoient percé et penetré les arcades et les pilliers de pierre jusques dans leurs fondemens, ce qui cause la cheute de la plus grande partie du batiment du costé du cœur et de la grande nefs, qui ariva l 12e septembre 1681. Le Roy estant pour lors à Fontainebleau, ayant apris ce malheur, ordonna à M. de Colbert, ministre d’Estat et surintendant des Bâtimens de Sa Majesté, de s’y transporter pour visitter l’estat auquel estoit le reste des batimens de cette eglise. Les ayant veus et visittez, ayant trouvé une partie de cette eglise abattue et le reste dans un peril tres evident, l’ayant dit à Sa Majesté, Elle luy ordonna de faire faire incessamment le retablissement entier de toutte l’eglise, ce qui a esté executé sur les desseins de monsieur Mansart, premier architecte des Batimens de Sa Majesté, qui y a donné ses soins pendant 6 années où les sieurs Antoine et Ferrand furent continuez en la fonction de marguilliers de ladite paroisse.<lb/>La premiere pierre fondamentalle du batiment fut [p. 34] posée avec grande ceremonie au nom du Roy au mois de mars de l’année 1682 par M. le duc de Noailles, pair de France, gouverneur de Perpignan et premier capitaine des gardes de Sa Majesté, estant absente, au jambage de la petitte porte qui conduit de l’eglise dans le prieuré, sous laquelle fut mise 3 medailles dont deux d’argent où sont les effigies du Roy et de la Reyne, et l’autre de plomb où est gravé sur un costé le nom et qualité dudit seigneur duc de Noailles et sur le revers ceux desdits sieurs Anthoine et ferrand avec une pareille inscription que celle qui est mise sur la porte de l’eglise du costé du château, qui est que celle eglise a esté rebatye du reigne et des biens faits du roy Louis 14 dit le Grand, en l’année 1682, ainsy qu’il ft encore mis en plusieurs autres endroits des bastimens.<lb/>Apres que tous lesdits batimens furent achevez le 10e avril 1683, veille du dimanche des Rameaux, monseigneur l’archevesque de Paris vint faire la benediction en presence de mondit sieur le duc de [p. 35] Noailles. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description et antiquités de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, par Antoine, porte-arquebuse du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">122</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 11682</unitid>
                <unitdate normal="1703/1703" encodinganalog="3.1.3">1703</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 1] Description et antiquitées de la forest de Saint Germain en Laye<lb/>[f. 2] Au Roy<lb/>Sire,<lb/>Le lieu de Saint Germain tirant toute sa gloire de l’heureuse naissance de Vostre Majesté, dans lequel est scituée la forest de Laye, qui est l’une de plus belle et agréable de son royaume, et qui a esté toujours honnorée de la présence des roys ses prédécesseurs, et de celle de Votre Majesté dans les [f. 2v] plaisirs des chasses et promenades depuis le commencement de son règne jusques à présent, j’ay cru par tous ces endroits qu’Elle voudra bien me permettre de luy présenter le plan avec une description de ladite forest que j’ay faite, où Elle pourra la voie en racourcy dans toute son estendue, comme ayant eu l’honneur d’avoir esté commis par un brevet de Votre Majesté en l’année 1688 à l’inspection de lad. forest et capitainerie de ce lieu, qui est une grâce qu’Elle a bien voulu joindre à beaucoup d’autres que j’ay l’avantage de tenir d’Elle comme une marque de la confiance dont Elle m’a toujours honnoré, et pour répondre à laquelle j’ay tasché d’exercer lad. commission avec toute l’asiduitté et fidelité qu’il m’a esté possible, ayant pour cet effet donné tous mes soins pour la conservation de ladite forest, encore qu’elle se trouve maintenant dans une très grande désolation, ainsy que j’ay eu l’honneur de l’en informer plusieurs fois, suivant les ordres précis que j’en ay receus d’Elle, espérant que Votre Majesté voudra bien, par l’attachement qu’Elle a toujours eu pour cette belle forest, d’empescher sa totalle ruyne en y apportant les remèdes qu’il conviendra y apporter pour cet effet. C’est là le but, Sire, que je me suis proposé en prenant la liberté [f. 3] de luy présenter ce petit manuscrit, par une marque de ma reconnoissance et combien je suis sensible aux grâces qu’Elle me fait tous les jours et à ma famille, laquelle offre journellement à Dieu ses vœux et prières pour la conservation de la sacrée personne de Votre Majesté. Ce sont là, Sire, les désirs les plus ardens de celuy qui est de Votre Majesté le très humble et très obéissant serviteur et fidel sujet.<lb/>Antoine, écuyer, porte arquebuse de Vostre Majesté<lb/><lb/>[f. 4] Carte de la forest de Saint Germain<lb/><lb/>[f. 5] Description de la forest de Saint Germain en Laye<lb/>La forest de Saint Germain en Laye est l’une de plus belles du royaume pour ce qu’elle contient, tant par la beauté de sa scituation que par plusieurs autres agrémens dont elle est accompagnée. Elle ne contenoit cy devant que 5198 arpens 45 perches, et à présent 5714 arpens huit perches, suivant le dernier arpentage qui en a esté fait par le sieur Caron, arpenteur de la maistrise de ce lieu en l’année 1686, tant plain que vuide, de plusieurs sortes de bois, tant futaye que taillis, dont elle est entourée. L’on tient qu’elle fût nommé la forest des Layes à cause qu’il y a eu de tout temps beaucoup de gibier, et particulièrement des sangliers et layes. Son terrain est secq, très beau, presque sablonneux, sans montagne, vallée ny marécage, fort uny, faisant très beau se promener et chasser dans toutes les saisons de l’année. C’est ce qui la fait l’une des forests la plus chérie des roys et princes [f. 5v] depuis plus de six cens années, qui est le temps de la fondation du vieux chasteau faite par le roy Louis 6e dit le Gros, vers l’an 1122. Ce que nous marquons avoir esté continué jusques à présent par les roys ses descendans, qui y ont pris aussy leurs divertissemens les plus ordinaires pendant le cours de leurs règnes, ainsy que nous voyons par les anciens registres de la maistrise de cette forest, qui marquent que les roys cy devant n’en possédoient qu’une partie, ayant acquis de temps en temps l’autre, particulièrement du prieuré des Loges et de plusieurs particuliers voisins d’icelle forest, ainsy que le Roy a fait encore en l’année 1673, ayant acquis tout le restant des bois en icelle forest qui se montoient à 391 arpens 20 perches de bois taillis qui appartenoient partie aux dames religieuses de la grande abbaye de Poissy, au prieuré d’Hannemont, aux seigneurs de Maisons et de Fresne, tant par eschange d’autres bois dans la forest des Alluets le Roy qu’en rentes sur l’hostel de ville de Paris. Tellement que par cette dernière acquisition, laditte forest de Saint Germain en Laye appartient à présent en total au domaine royal de la Couronne de France, ainsy que celle de Marly, pour laquelle il a esté fait une pareille eschange. C’est ce qui empeschera à l’avenir beaucoup de malversations qui s’y sont commises cy devant sous prétexte [f. 6] de propriété des bois. Comm’aussy Sa Majesté ayant fait l’eschange desd. bois avec lesd. particuliers desnommez, lesquels avoient aussy droit de pâturages dans cette forest pour leurs bestiaux avec beaucoup d’autres lieux circonvoisins d’icelle, Sa Majesté, voulant aussy les supprimer, et par une justice et bonté toute particulière, a bien voulu pour concourir au soulagement des particuliers, leur remplacer les droits qu’ils avoient de ces pâturages par des prairies et autres terrains que Sa Majesté a acquis pour cet effet, qui ce sont montez à une somme de plus de six vingt mil livres, lesquelles prairies ont esté partagées scavoir aux habitans de Saint Germain en Laye qui avoient une grande commune au bord de cette forest, les villages de Carrière sous le Bois, le Mesnil le Roy, Maisons, Garennes, Achères, Chambourcy et le prieuré d’Hannemont, tous lesquels avoient droit de mettre pâturer dans lad. forest de Saint Germain leurs bestiaux, qui montoient à plus de mil bestes omailles qui paissoient journellement dans toute l’estendue d’icelle forest, ce qui n’a pas peu contribuer à sa ruine, avec plus de 1200 bestes fauves qui y estoient dans ce temps, ce qui obligea aussy d’en faire sortir ou tuer une partie afin de pouvoir soulager et remettre cette forest en meilleur estat, qui estoit très désolée, soit par cette raison que par les grands hyvers, qui ont fait périr [f. 6v] beaucoup de futaye qui estoit à son retour, et par les malversations qui s’y sont commises, par le manque de soin et d’attention des officiers d’icelle, nottamment pendant la minorité du Roy, qui, ayant esté informée de tous ces désordres, a bien voulu chercher les moyens pour trouver quelques remèdes de pouvoir restablir cette forest, soit par en receper une partie et replanter l’autre, ce qui a esté fait en plusieurs endroits vuides où lesd. bois estoient morts, et ce qui a esté exécuté pendant le cours de son règne avec une extrême dépense, sans fruit, pour n’avoir pas pris les précautions nécessaires pour les exécutions des ordres de Sa Majesté. Laquelle, pour une plus grande seureté et tranquilité, l’a voulu faire clore de murs, dans laquelle clôture il y a eu vingt cinq portes aux passages et advenues des grands chemins pour la commodité publique, qui sont gardées par des suisses qui dépendent de M. le capitaine. Tous les soins font espérer, avec toutes les précautions que Sa Majesté veut bien avoir pour cette belle forest, qu’elle reprendra son ancien lustre si les bonnes intentions de Sa Majesté sont secondées cy après par ceux à qui Elle en a confié la garde. Car l’on peut dire qu’elle est l’une des plus belles et délicieuses du royaume par sa scituation, entourée par un costé de la rivière de Seyne, qui luy sert comme d’un canal [f. 7] accompagnée de plusieurs isles et prairies verdoyantes qui la bordent, dont la veue sur plusieurs villages luy est fort agréable. Elle est remplie de toutes sortes de gibier, tant fauves qu’autres, s’y plaisant fort, y estant à son aise par les bons ganiages et quantité de marres d’eau qui sont très nécessaires pendant les chaleurs de l’esté, ce qui est une chose des plus essentielles, particulièrement pour les bestes fauves, dont une forest esloignée de la rivière.<lb/>Après avoir fait une ample description de cette forest, il est aussy à propos de faire une petite mention de quelques particularitez qui sont venus à nostre connoissance, ainsy que des lieux et routes remarquables distinguez par des croix et autres choses curieuses, qu’il est quelques fois nécessaires de scavoir pour la commidité publique et des chasseurs. Il y a la croix nommée Pucelle, qui est sur l’ancien chemin de Saint Germain à Poissy, où l’on tient qu’il y a eu une jeune fille viollée et tuée en cet endroit vers l’an 1423. Une autre croix très ancienne, nommée la croix de Laye, qui est sur le chemin de Poissy, au village de Chambourcy, la croix de Berry dans la route de la Muette, où le nommé de Berry de Poissy fut assassiné l’an 1540. Il y a la croix Dauphine, dans l’ancienne routte de Garennes, qui y fut posée l’an 1545 [f. 7v] lorsque le roy Henry second estoit dauphin, la croix de Saint Simon posée l’an 1635 par M. le duc de Saint Simon, lors capitaine de ce lieu, sur le chemin de Conflans, la croix de Poissy, posée de l’ordre du roy Louis 13 an l’année 1640, et en dernier lieu a esté posé une croix dans le milieu de la grande route de Poissy en l’année 1690, nommée la croix de Montchevreuil, qui est capitaine de ce lieu, lequel a beaucoup contribué à l’embellissement de cette route, particulièrement à la faire paver, qui estoit cy devant impraticable. Il se voit encore plusieurs endroits remarquables, mesme pour les chasseurs, comme le pas du Roy, qui est une pierre où est emprint la forme d’un pied, que l’on dit est celuy du roy François premier, posé sur un grand chemin derrière les Loges. Il y a aussy plusieurs chesnes remarquables dans des carrefours et routtes distinguées par des petites figures de saints qui y sont posées, comme le chesne de sainte Barbe proche la Muette, celuy de saint Joseph sur le chemin d’Achères, le chesne de sainte Anne sur le chemin des Loges à Poissy, celuy de saint Fiacre sur le chemin de Conflans, celuy où il y a une Vierge nouvellement remise, qui est dans la routte des Loges, ayant esté autresfois dans le vieux chemin de ce monastère à Saint Germain. Il y avoit aussy la croix de Beaumont, [f. 8] qui estoit sur un chesne coupé dans les ventes de Maisons, qui est l’endroit où le sieur de Beaumont, capitaine et maître particulier des Saint Germain, fut assassiné le premier may 1660 par deux personnes de distinction avec lesquelles il avoit eu quelques différens, leur procez, ayant esté fait, les obligea de sortir du royaume pour se sauver en Angleterre où ils sont décédez.<lb/>Nous dirons aussy que pour le gouvernement de cette forest, il y a plusieurs officiers, scavoir un grand maître et un maître particulier, un lieutenant, un procureur du Roy, un inspecteur, un garde manteau, un greffier, un arpenteur, lesquels officiers ont inspection sur tous les bois et les eaux qui dépendent d’icelle maistrise, qui tiennent les audiences tous les jeudis dans l’auditoire de la prévosté du lieu pour ce qui regarde et concerne les affaires de ladite maistrise, d’où dépend, outre lad. forest de Saint Germain qui contient 5714 arpens, celle de Marly 2000 arpens, les bois de Vezins 1009 arpens, Vezinet et autres bosquets qui en dépendent, comm’aussy la maistrise de Pontoise, qui a esté supprimée et réunie à cette maistrise l’an 1669, la petite forest des Alluets le Roy qui contenoit 848 arpens 55 perches de bois taillis qui en dépend et qui ont esté eschangez à d’autres, ainsy qu’il a esté dit cy [f. 8v] devant, pour les réunir aux forests de Saint Germain en Laye et de Marly. Il y [a] aussy six gardes pour lad. forest de Saint Germain, trois pour celle de Marly et un en Vezinet.<lb/>Il y avoit anciennement une grurie qui a esté supprimée en l’année 1666, estant très inutile.<lb/>Le gouvernement et capitainerie de Saint Germain en Laye est une des premières de ce royaume, et l’une des plus honnorables, estant d’une grande estendue, puisqu’elle a près de dix lieues de long sur cinq ou environ de large. Elle a esté agrandie en différends temps. En premier lieu par le roy François premier, car il se remarque que, devant son règne, que les capitaines ne se qualifoient que de concierge de Saint Germain. Cette charge ne s’estendoit pour lors que sur le chasteau, la ville, la forest et ses environs, ainsy qu’il est justifié par une inscription sur la tumbe de Robert de Meudon dans l’église du prieuré d’Hannemont, qui ne se qualifié que de concierge de Saint Germain sous le règne du roy Philippes 5 dit le Long, l’an 1320. Nous remarquons que cette charge a esté toujours possédée par des personnes de la première qualité, [f. 9] puisqu’en l’année 1472 qu’un Guillaume de Montmorency la possédoit sous le roy Louis unze. Depuis ce temps, et dans les règnes suivans, comme dans celuy cy, nous avons veu messieurs les ducs de Saint Simon, les marquis de Maisons père ety fils, le marquis de Beaumont, le marquis de Richelieu, le duc du Lude, grand maître de l’artillerie, et à présent possédée par M. le marquis de Montchevreuil et M. son fils en survivance, dont les gages sont payez par le trésorier des chasses, ayant sous luy plusieurs officiers de ladite capitainerie, scavoir un lieutenant, un soulieutenant, un procureur du Roy, un greffier, deux rachasseurs, douze gardes à cheval, vingt huit gardes à pied et un inspecteur général pourveu par brevet de Sa Majesté du 19e juin 1688. Le capitaine tient tous les lundis les audiences dans l’hostel de la capitainerie, assisté de tous ses officiers pour le fait des chasses qu’il juge en dernier ressort. Et comme laditte forest se trouve maintenant dans une grande désolation et dépérissement, nonobstant tous les soins et les dépenses que Sa Majesté y a fait faire cy devant et qui ont esté aussy inutilles, faut d’y avoir apporté toute l’attention qui estoit nécessaire. Cependant, [f. 9v] quand il plaira à Sa Majesté, l’on pourra trouver des moyens pour y remédier avec plus de mesnagement que ce qui a esté fait par le passé.<lb/>Monastère et couvent des Loges dans la forest de Saint Germain<lb/>Comme ce monastère est compris dans ladite forest, nous avons cru qu’il estoit bon d’en faire icy l’explication en la manière suivante :<lb/>Au bout de la grande route en face du vieux chasteau, il se découvre le monastère et couvant des Loges, qui estoit anciennement un prieuré en titre de bénéfice, dont l’on ne scait pas bien le temps de sa fondation, estant très ancien, le titre en est demeuré toujours. Il est maintenant en la personne d’un religieux augustin nommé Alexis qui en a esté pourveu par Sa Majesté le [vide] du mois de l’an 16[vide] sous le nom de Saint Fiacre. Ce monastère est dans les limites de la parroisse de Saint Germain en Laye, ainsy [f. 10] qu’il est justifié par une permutation qui fut faite de ce bénéfice le 18 may 1509 incérée dans l’arrest de la réunion de lad. parroisse de Saint Germain en Laye au diocèse de Paris rendu l’an 1670. Ce prieuré ayant esté ruiné, soit par les guerres ou autrement, les titres en ont esté perdus, les bastimens démolis faute d’entretiens, en telle façon qu’il n’y avoit resté que des ruynes pendant un grand temps, dans lesquelles il s’y establit un bon religieux hermite nommé frère René, qui ne vivoit que des charitez des bonnes gens des environs de cet hermitage. Ce religieux estoit mesme considéré du roy Louis 13, d’heureuse mémoire, qui luy faisoit souvent des aumosnes quand il le rencontroit dans la forest et en d’autres lieux, lequel estant devenu caduc et incommodé dans sa vieillesse, ne pouvant plus sortir pour aller à la queste, ce qui l’obligea de demander permission au roy Louis 13 d’associer quelques religieux avec luy pour le soliciter dans ses nécessitez, ce que le roy luy accorda par ses importunitez avec bien de la peine, appréhendant les suittes qu’un monastère feroit dans la forest, où il s’y pouvoit establir un jour une grande communauté de religieux, ce qui ariva peu de temps après. Cet hermite ayant fait choix l’an 1635, suivant la permission qu’il en avoit eue de Sa Majesté, de deux religieux, petits [f. 10v] religieux augustins deschaussez, lors nouveaux venus en France, lesquels demeurèrent avec led. hermite jusqu’à sa mort, qui arriva en l’année 1640, après laquelle il s’y establit une plus grande communauté desd. religieux augustins, qui dans la suitte se multiplia par la protection que leur donna la Reyne, mère du Roy, ayant conceu une bonne volonté pour ce monastère, y allant visiter ce lieu très souvent par dévotion, ainsy que la chapelle de saint Fiacre. C’est ce qui obligea aussy cette reyne, par sa piété, de leur faire de temps en temps des charitez pour ayder à bastir et construire ce monastère, sur quelques vieilles ruines restées de l’ancien monastère, qui estoit proche de cette chapelle de saint Fiacre, en telle façon et en peu de temps y a esté basty une très jolie église avec des cloistres, réfectoires, dortois et autres logemens réguliers accompagnez de jardins et d’un bosquet, fait dans un lieu qui estoit inculte, n’y ayant que des espines et éronces, qui sert d’une petite promenade dans l’enclos de cette maison régulière qui est scituée dans le milieu de la forest, au bout d’une belle route qui fut faite exprès l’an 1675 pour la commodité publique et de la promenade. Ce qui a donné occasion à un grand concours de peuple d’y aller, soit par dévotion entendre le service divin, ou par promenade, mesme au Roy et à lad. Reyne [f. 11-12] sa mère, particulièrement les jours de Pasques et des grandes festes aux stations, mesme aux jubilez et autres dévotions qui arrivent pendant l’année. Lorsque cette princesse estoit à Saint Germain, c’estoit une de ses plus fréquentes promenades. Elle y a fait mesme bastir au coing du jardin un petit pavilon destaché dud. monastère pour s’y reposer et estre en particulier lorsqu’elle est venue séjournée à Saint Germain jusqu’à sa mort. Il sera remarqué que l’ancienne chapelle de saint Fiacre estoit dans l’enclos de cette maison, laquelle dépendoit de la parroisse de Saint Germain en Laye, où le curé et son clergé a droit d’aller tous les ans en procession le jour et feste de Saint Fiacre. Mais comme dans la suitte cette chapelle estoit tombée en ruyne et restablie dans la nouvelle église, ce qui cause quelques contestations avec lesd. religieux pour raison des droits d’icelle, il fut fait un accord par l’entremise et charité de cette princesse Reyne avec lesd. religieux augustins, et les sieurs curé et marguilliers de lad. parroisse de Saint Germain, le 26 aoust 1656, par lequel accord lesd. sieurs curé et marguilliers ont esté maintenus en la possession et droit que la parroisse avoit eu de tout temps dans cette chapelle et d’y aller en procession ainsy que par le passé, et que les religieux augustins partageroient par moitié aux questes et aumosnes qui se [f. 11-12v] recevroient pendant le jour de saint Fiacre, et que les restes des bastimens de cette vieille chapelle seroient démolis et le tire transféré dans l’une des chapelles de leur nouvelle église, pour avoir le mesme droit que la parroisse avoit dans lad. ancienne chapelle, où est proche d’icelle un reste de grand bastiment avec un enclos qui dépend à présent des maistres particuliers de la forest. C’estoit dans ce lieu où ce rendoit cy devant la justice de la maistrise et grurie des Eaux et forests de ce lieu tous les jeudis, et mesme où les titres concernans laditte forest estoient gardez dans des armoires, qui ont esté depuis transférez à l’auditoire de la prevosté de Saint Germain où l’on tient à présent le siège des Eaux et Forest de cette maistrise. C’est ce qui a causé en partie la ruyne de tous les autres bastimens, qui estoient considérables cy devant qui faisoient partie de ceux de l’ancien prieuré de Saint Fiacre des Loges.<lb/>Chasteau de la Muette dans la forest de Saint Germain en Laye<lb/>Comme ce chasteau est compris dans lad. forest, [f. 13] nous avons cru qu’il est bon d’en faire icy l’explication en la manière suivante :<lb/>Dans l’une des extrémitez de lad. forest de Saint Germain se voit à présent les ruynes du chasteau de la Muette. L’on l’a ainsy nommé à cause qu’une partie des équipages des chasses et véneries y logeoient ordinairement. Il a esté basty par le roy François premier vers l’an 1530 pour y loger dans les beaux jours lors des grandes parties de chasses. Il est basty dans le milieu de la forest, en un lieu très solitaire, sans eau ny aucun agrément de jardins que la naturel de la forest. Les bastimens du chasteau estoient assez considérable, en manière d’un gros pavillon quarré fort exaucé avec plusieurs tourelles autour, basty de pierres et briques très proprement, couvert par-dessus en platteforme de grandes pierres entourées d’un balustre de pierre tournées avec des pillastres de distance en distance où estoient gravez en relief des salamandres, les armes de France et des FF couronnées qui faisoient tout le circuit de cette belle terrasse, sur laquelle l’on se promenoit et d’où l’on voyoit quelques fois passer la chasse quand elle s’adonnoit aux environs de ce lieu. Et ce qu’il y avoit de très particulier estoit un fort beau jeu de paume couvert qui estoit sur cette terrasse, d’où l’on voit une très belle veue. [f. 13v] Les appartemens de ce chasteau n’estoient pas magnifiques, mais très commodes, sans aucuns ornemens que de la menuiserie, les uns sur les autres, dégagez par des coridors et escaliers avec des offices et cuisines dessous, tout le pourtour du bastiment voûtées avec des ceintres et arcs de pierre et entouré d’un fossé revestu de pierre et brique, lequel fermoit le dehors. Et sur le devant, il y avoit une grande avant cour qui n’estoit fermée que par un simple mur avec une porte cochère en face, ayant au milieu un grand puys et une chapelle quarrée d’une grandeur convenable pour y contenir les personnes de la suitte que le roy y menoit. L’on remarque que c’est la dernière demeure que le roy François premier aye faite dans ses maisons royalles, s’y estant trouvé très mal d’un abceds qui luy vint au bas du vente pendant huit jours qu’il séjourna dans ce chasteau au commencement du mois de mars, estant venu dans ce lieu pour changer d’air et pour y estre plus en son particulier, aymant les lieux deserts et solitaires, ainsy qu’il se prouve par plusieurs châteaux que ce roy a fait bastir dans divers lieux champestres. Son mal c’estant bien augmenté dans ce lieu, l’obligea de le quitter le 17 dud. mois de mars, d’où il fut coucher à Villepreux, ensuitte à Dampierre, à Limours, chasteau [f. 14] qu’il faisoit bastir, de ce lieu à Rochefort, et enfin à Rambouillet où il mourut le 30 du mesme mois de mars l’an 1547, au grand regret de tous ses sujets, d’où son corps fut porté dans l’église du prieuré de Haute Bruyère près Montfort l’Amaury. Depuis ce temps, les roys ses successeurs ont toujours de temps à autres habité ce chasteau de la Muette, sans y avoir fait aucune réparation, jusques au règne du roy Louis 13, qui y faisoit souvent des retours de chasses. Ce qui l’obligea d’y faire faire les choses nécessaires pour en empescher la ruine, ainsy qu’à la chapelle, qui avoit esté abandonnée, l’ayant fait restablir de neuf et rebéniste par l’official du prieur de Saint Germain en l’année 1630 afin que l’on pust y dire la messe les festes, dimanches et jours que Sa Majesté le souhaitteroit pour la commodité de sa cour. Proche de ce chasteau, il y avoit une espèce d’avant cours où il y avoit des escuries et chenils pour les équipages des chasses. Les avenues et promenades estoient très belles dans plusieurs routes qui traversoient toute la forest de toutes parts, dont la principale venoit de ce lieu au chasteau de Saint Germain et une autre alloit au village nommé Vignolle, qui estoit scitué dans la route de Garennes, que le roy Henry second a fait démolir entièrement, le trouvant mal placé [f. 14v] dans cette partie de forest, et l’église d’iceluy village transférée à Garennes pour ne pas oster aux habitans le service divin. Ce chasteau de la Muette estant demeuré en bon estat jusqu’au règne du roy Louis 14 à présent régnant. Pendant sa minorité, qui estoit bien traversée, les réparations n’ayant pas esté faites dans les temps propres, ont causé en partie la ruyne totalle de cette maison royalle, avec l’absence de Sa Majesté, ne servant plus qu’à loger un concierge et un sous lieutenant des chasses nommé Compiègne qui l’a occupée le dernier jusqu’à son décedz arrivé par un malheur assez particulier, d’un mousqueton qui se lascha seul des mains du sieur de Compiègne, son nepveu, qui le tua sur la place dans la basse court du vieux chasteau de Saint Germain. Depuis ce temps, ce chasteau de la Muette a esté entièrement abandonné, en telle façon qu’un chacun en emportoit des débris, ce qui faisoit tomber de temps en temps quelques partyes du bastiment, jusqu’en l’année 1665 que, le Roy estant à Saint Germain, chassant souvent le lièvre dans son petit parc de Saint Germain, l’ayant trouvé trop petit pour cette chasse, prit le dessein d’agrandir ce parc jusques aux environs de ce chasteau, et pour cet effet Sa Majesté en donna la commission au sieur Rose, lors maistre particulier de cette forest, lequel [f. 15], pour éviter à la dépense qu’il convenait faire pour la closture de cet agrandissement, donna l’avis au Roy d’abattre ce chasteau de la Muette pour en prendre les matereaux, ce qui luy fut accordé. Y ayant mis grande quantité d’ouvriers à la démolition, qui fut faite en trop peu de temps pour n’avoir pas assez réflechy sur le dommage qu’il y avoit de ruyner un chasteau qui auroit encore bien servy aux roys et princes dans les temps advenir, et de ne pouvoir se repentir de l’avoir destruit inutillement. C’est ce qui arriva dans cette occasion car, à peyne ce chasteau estoit il achevé de démolir, que le dessein de Sa Majesté n’ayant point esté exécuté, les matéreaux de pierre demeurèrent sur le lieu, les bois de charpente, menuiserie, ferrure et autres furent donnez en partie aux religieux des Loges pour leur monastère, ce qui a esté un très grand dommage, car ce chasteau auroit esté bien réparé de la dépense qui a esté faite pour sa démolition, ce qui peut servir d’exemple à un chacun de ne pas donner de mauvais advis aux roys lorsqu’il s’agit de ruyner ou abbattre quelque chose de cette conséquence.<lb/>Petit parc<lb/>[f. 15v] Comme le petit parc du chasteau de Saint Germain en Laye est de la dépendance et tient à la forest, nous dirons qu’il est contigu aux jardins et grande terrasse. Il contient 416 arpens, tant plain que vuide. L’on voit qu’il fut enclors de murs du règne du roy François premier vers l’an 1536. Il est séparé de la forest jusqu’à la porte de la Muette. C’estoit cy devant l’une des plus belles fustayes du royaume, qui venoit jusqu’au pied du chasteau. Il est composé de plusieurs sortes de bois, comme chesnes, érables, fresnes et charmes, qui sont presque tous péris par caducité et les grands hyvers qui sont survenus de temps en temps. Ce qui a obligé d’en faire abbattre une grande partie, qui a esté replantée d’ormes ainsy qu’il se voit, avec plusieurs allées pour donner du couvert. Dans ce parc ancien, il y avoit aussy plusieurs route sans aucune cimétrie, ainsy que la nature les avoit faites. Dans la principalle qui aboutissoit au petit pont du chasteau, laquelle traversoit toute la futaye du parc, mesme de la forest où il y avoit dans le milieu une ancienne chapelle qui estoit en ruyne depuis longtemps, dédiée en l’honneur de l’archange saint Michel, ange titulaire de ce royaume, laquelle fut réparée et rebatye du règne du roy Henry 4e, à cause que [f. 16] messieurs les princes ses enfans y venoient entendre la messe dans les beaux jours, à pied, du chasteau neuf, où ils estoient eslevez, en se promenant par une belle allée de charmille qui aboutissoit à cette chapelle, et après la messe on leur servoir à déjeuner devant lad. chapelle sur une grande table de pierre, sous un grand chesne. Ensuitte, ils jouoient au mail pendant quelques heures pour leur servir de recréation et de promenade. Cette chapelle estant demeurée jusqu’en l’année 1649 sans y avoir aucune réparation, estant tombée encore en ruyne, ce qui obligea le roy Louis 14, à présent régnant, et de l’advis de la Reyne, sa mère, lors régente de ce royaume, par une piété toute singulière, de la faire rebastir de neuf en lad. année 1649 et de la fonder de quatre cens livres de rente, à recevoir par chacune année sur la recepte des bois de la généralité de Paris, par un chappelain qui a esté nommé par Sa Majesté, à la charge de célébrer dans icelle chapelle trois messes basses toutes les semaines de l’année, scavoir le dimanche, le mercredy et le samedy à l’inenteion de Sa Majesté et de ses successeurs roys, ce qui a esté exécuté pendant quelques années, jusqu’au décedz du sieur Levavasseur, dernier titulaire de ce bénéfice, qui [f. 16v] arriva en l’année 1692, lequel estoit obligé de célébrer lesd. messes ailleurs, à cause du meschant estat du bastiment de cette chapelle, qui estant encore tombée depuis en ruyne faute d’entretiens, ce qui auroit obligé Sa Majesté, par sa piété, de transférer le titre de cette fondation à la chapelle des pauvres malades de l’hospital ou charité establie dans ce lieu de Saint Germain en faveur du sieur Chauveau, chappelain, qui leur administre les sacremens sous la direction du sieur curé de la parroisse dud. lieu, pour y acquitter les charges portées par icelle fondation royalle, afin que les payves malades convalescens et autres personnes qui y assisteront prient le Seigneur pour la conservation de Sa Majesté, fondateur et bienfaiteur de laditte chapelle et de cet hospital royal. »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Projet de règlement des coupes dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye et dans la garenne du Vésinet</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 4478, p. 87-135</unitid>
                <unitdate normal="1706/1706" encodinganalog="3.1.3">23 juillet-21 août 1706</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Ce projet fait suite à un procès-verbal de visite des bois du roi de la maîtrise de Saint-Germain-en-Laye dressé entre le 23 juillet et le 21 août 1706 par Jean Sanguinière, maître particulier.</p>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 87] Projet de règlement de coupes dans la forest de Saint Germain<lb/>Il y a dans la forest de Saint Germain environ 3631 arpens de taillis, dont il s’en trouve environ 2099 en valeur, environ 674 abroutis qu’il faut receper et comprendre dans les ventes, environ 258 qu’on juge à propos de réserver pour des ventes extraordinaires lorsqu’ils seront rétablis, environ 580 dont on ne doit attendre le rétablissement que du temps, et environ 20 arpens qu’on juge à propos de laisser croître en futaye. Ainsi, on ne doit compter que sur environ 2773 arpens de taillis dont on puisse régler les coupes.<lb/>Sur ce pied, comme on a remarqué que le bois de cette forest dépérit après 25 à 30 ans de crue, on, croit qu’on ne sçauroit mieux pourvoir à son aménagement qu’en y réglant les coupes de taillis à 27 ans de crue et à depuis 80 jusqu’à 120 arpens par an, suivant la consistance des cantons, desquels il ne seroit pas à propos, pour la décoration, de couper une partye sans l’autre.<lb/>[p. 88] En cas que ce projet soit approuvé par le Roy, comme il se trouve dans plusieurs endroits beaucoup d’anciens balliveaux sur le retour et un grand nombre de modernes établés en pommiers, il faudra dans toutes les ventes où il s’en trouvera de tels et où ils offusquent le taillis les couper en observant de réserver les mieux venans des uns et des autres et quelques vieux chênes de côté et d’autre, des moins sur le retour, afin qu’ils jettent du gland dans les ventes.<lb/>Et comme, cette forest étant destinée pour le plaisir du Roy et de la maison royalle, on n’est pas moins obligé de s’attacher à la rendre agréable qu’à la rendre utile, il faut indispensablement y réserver des bordures sur toutes les routes, qui y fassent du couvert et qui soyent de quatre toises sur les grandes routes et de trois toises sur les petites. A la vérité, cela diminuera le prix des ventes mais, comme il vient d’estre dit, on ne doit pas avoir moins d’égard au plaisir que le Roy et la maison royalle y doivent prendre qu’au revenu [p. 89] que Sa Majesté en peut retirer.<lb/>La dépence qu’il est nécessaire de faire pour le recepage et le retablissement des bois abroutis diminuera aussy le produit des ventes, et parce que cette dépence pourroit paroitre excessive si on la faisoit tout à la fois, on croit qu’il est à propos de ne la faire qu’à mesure que le temps de les couper se présentera, c’est-à-dire dans les années où les bois abroutis feront partye des ventes extraordinaires.<lb/>Avec cette conduite, et en enfermant de treillage les bois exploités jusqu’à ce qu’ils soyent deffensables, on rétablira la forest sans que le Roy soit obligé de prendre du fond ailleurs que dans le produit des ventes, ce qui se fera seulement dans les années qu’il y aura du bois à receper, et Sa Majesté en assurera le rétablissement et la conservation du reste de la forest en ordonnant qu’on oste les vieilles biches et qu’on diminue le nombre excessive des dains qui y font en dégâts étrange et celuy des lapins qui ruinent aussy le bois considérablement.<lb/>[…]<lb/>[p. 131] Projet d’aménagement de la garenne du Vezinet<lb/>La garenne du Vezinet n’est proprement qu’un bois de décoration qui, en contribuant à la beauté de la veue du château neuf de Saint Germain, sert en même temps au plaisir de la chasse par les retraites et les demeures que le gibier y trouve. Sa consistance est petite car elle ne contient qu’environ 770 arpens, y compris 17 remises à grains qui s’y trouvent et la faisanderie.<lb/>On croit qu’on ne doit pas songer à y établir des coupes réglées, estimant qu’il est plus à propos, pour y conserver le bois en le renouvellant, d’en faire quelques coupes extraordinaires dans les temps qu’il commencera à ne plus profiter, ainsi, après avoir examiné sa nature et la qualité du terrain, on juge :<lb/>Que les sept cantons entre les terres de Chatou et la grande place Royalle qui fait face au château neuf, contenant environ 218 arpens, y compris dix remises [p. 132] à grain qui en contiennent environ 45, plantés d’un revenu de taillis de bouleaux pour la plus grande partye, meslées de quelques peu de chênes et de charmes âgés de dix ans, doivent être coupés lorsque le bois aura atteint l’âge de 15 ans avec les balliveaux morts en cime qui s’y trouveront et qu’il doit en estre fait une vente extraordinaire en 1711 pour être coupé en 1712<lb/>Procès verbal page 72<lb/>Plan, cotte A<lb/>Que la vente traversée par la route Royalle entre les terres de Chatou et de Montesson et la grande place Royalle, contenant en sept cantons environ cent onze arpens, y compris trois remises à grain qui en contiennent environ neuf, planté d’un taillis de chêne pour la plus grande partye, mêlés de quelques peu de bouleaux âgé de 8 ans, doit être coupé en une seule exploitation à 22 ans de crue, avec les balliveaux qui s’y trouveront morts en cime lors des coupes, et qu’il en doit estre fait une vente extraordinaire [p. 133] en 1721 pour estre coupée en 1722.<lb/>Procès verbal page 74<lb/>Plan, cotte B.<lb/>Que les restans de la garrenne du Vezinet entre les communes de Montesson et la rivière, contenant en six cantons environ 125 arpens, y compris une remise à grains de la consistance d’environ trois arpens, et la faisanderie de la consistance d’environ dix, planté d’un assé beau revenu de taillis de chêne âgé de sept ans, doivent estre coupé en une seule exploitation à 25 ans de crue avec les balliveaux morts en cime qui s’y trouveront lors des coupes et qu’il en doit estre fais une vente extraordinaire en 1724 pour estre coupé en 1725.<lb/>Procès verbal page 75<lb/>Plan, cotte C.<lb/>Que les sepées fort éparses qui sont depuis la route de Croissy jusqu’à la rivière, contenant environ 317 arpens, y compris les trois remises à grain de la consistance d’environ 17 arpens, doivent être laissées croître jusqu’à ce qu’on [page 134] s’aperçoive qu’elle ne profite plus, afin que le terrain qu’elles occupent, qui paroit fort dégarny de bois, aye le temps de s’en garnir, observant lorsqu’on y coupera de laisser tous les arbres de brins qui s’y trouverons.<lb/>Procès verbal page 71<lb/>Plan, cotte D.<lb/>Que la futaye et le bois de la Trahison doivent être aménagés de la manière qui a esté proposée pour le corps de la futaye de la forest de Saint Germain, qui est d’y faire de temps en temps de menus marchés des arbres qui s’y trouveront morts en come.<lb/>Procès verbal page 72<lb/>Plan, cotte.<lb/>Que l’ormeraye d’un arpent et demy ou environ qui est scituée le long de la rivière neuve et qui aboutit au fossé qui sépare la garenne du Vézinet d’avec la seigneurie de Croissy, estant plantée d’ormes dont la plus grande partye sont morts en come, ne peut être coupée assés tost.<lb/>Procès verbal, page 71.<lb/>[p. 135] Plan, cotte.<lb/>Et qu’enfin, pour conserver les dix remises à bois de la plaine de la Borde et d’Houille, et y rendre le bois fort et espais, on doit l’y couper à dix ans de crue, n’en jamais couper qu’une à la fois et observer quand on en voudra couper de prendre la plus éloignée de la dernière coupée autant qu’il se pourra.<lb/>Procès verbal page 75. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">124</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 32-32v</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">4 août 1547</unitdate>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>Je receu avant hier voz lettres escriptes a Mouchy par lesquelles m’advertissiez comme vous en partiez pour vous en aller a Sainct Germain en Laye ainsi que je vous avois mandé, et ce matin j’ay veu par celles que m’avez escriptes par vostre filz present porteur comme a vostre arrivee aud. lieu avez trouvé mes enfans en bien bonne santé, qui sont les meilleurs nouvelles que m’eussiez sceu mander. Vous advisant que ne me scauriez faire plus grand plaisir que de m’en escripre le plus souvent que pourrez. Et pour ce que par ced. porteur entenderez des miennes et de celles que je eu hier de vostre filz de Contay, je ne vous feray la presente plus longue si n’est pour prier Dieu, monsieur de Humyeres, qu’il vous ait en sa sainte garde. Escript a Chasteau Thierry le IIIIme jour d’aoust 1547.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 32v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre »</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f77.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant le départ de ses enfants de Saint-Germain-en-Laye en raison du danger de peste</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">125</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 34-34v</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">7 août 1547</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>J’ay entendu par le sieur de Pinbouillard et par ce que m’avez par luy escript la bonne santé en laquelle sont mes enfans, et comme au moien du danger de peste survenu à Saint Germain vous les avez remenez à Carrieres, attendant que je vous aye adverty du lieu où je vouldray que les menez, qui a estré tres bien fait. Et pour ce qu’il me semble que pour le present ilz ne pourroient estre mieulx ne en plus bel air que a l’Isle Adan, vous les y amennerez et les logerez ceans ou bons varez estre plus a propoz, soit au pavillon du jaridn ou au vieil logeis, vous advisant, mon cousin, que de me faire souvent scavoir de leurs nouvelles et pour autant qu’entenderez des miennes par led. sieur de Pinbouillard, je ne vous feray plus longue lettre si n’est pour prier Dieu, mon cousin, qu’il vous ait en sa sainte garde.<lb/>Escript à Vislers Cousteretz le VIIme jour d’aoust 1547.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 34v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f77.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Diane de Poitiers concernant les enfants royaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">126</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3208, f. 107</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">12 février 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>J’ay veu ce que m’avez escript comme la santé de messieurs les enffans se continue, dont je loue Dieu. Je suis bien aise de ce que on se meurt plus a Sainct Germain ny a Carrieres. Le Roy a intention de les aller veoir la aussi. Le Roy a recommandé vostre affaire touchant la debte que devez au feu tresorier de l’Espargne. Si je puis vous faire plus grant plaisir, je le feray de bon cueur. Qui sera l’endroict ou je me recommande a vostre bonne grace et prie Dieu vous donner ce que desirés. De Fonteinebleau, le XIIe de fevrier.<lb/>Vostre obeissante et bonne allyee,<lb/>Dianne de Poytiers<lb/>Monsieur mon allyé, je vous envoye ung present pour la nourrisse de monsieur et ung autre pour la nourrisse de madame. Je vous prie de le leur bailler, et quant ad ce que dictes de la nourrisse retenue, il me semble que la devez renvoier en luy donnant quelque present, et apres si le Roy luy veult faire quelque bien, ce sera a sa discretion. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 20-21.</p>
              </bibliography>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059997w/f108.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant l’installation de ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 13-13v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">20 mars 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon cousin,<lb/>Aiant veu par ce que vous avez escript à mon cousin le connestable comme avez eu certain advertissement que l’on ne se mouroit plus a Sainct Germain en Laye et que la femme qu’on disoit mallade est guerye et s’est trouvé que sa malladie n’estoit aucunement contagieuse, a ceste cause vous mennerez incontinent mon filz et ma fille Helisabel aud. lieu ou dedans ung jour ou deux pour le plus tard. J’envoiray ma fille Claude et seray tres aise qu’ilz y puissent arriver en mesme temps. Vous priant donner ordre que leur logeis soit bien prest et acoustré comme il appartient et au demourant me faire scavoir de leurs nouvelles le plus souvent que pourrez comme avez tousjours fait, estant asseuré que me ferez en ce faisant plaisir et service tres agreable, et a Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa sainte garde. Escript a Fontainnebleau le XXme jour de mars 1547.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 13v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre et gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f35.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Catherine de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">128</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 16-16v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">27 mars 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« Monsieur de Humieres,<lb/>J’ay esté bien ayse d’avoir entendu par ce que vous m’avez rescript des nouvelles de mon filz et de ma fille et de ce qu’ilz se portent bien depuys qu’ilz sont a Sainct Germain, et mesmes mon filz. Je pense que de ceste heure ma fille sera arrivee la. Je vous prie me faire scavoir comment elle se portera la et ce plus souvent que vous pourrez de leurs nouvelles. Vous me ferez bien grant et singulier plaisir. Priant Dieu, monsieur de Humieres, qu’il vous ayt en sa saincte et digne garde. Escript a Fontainnebelleaue le XXVIIe jour de mars MVc XLVII.<lb/>La byen vostre<lb/>Caterine<lb/>[f. 16v] A monsieur de Humieres »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">31 mars 1548</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>J’ay veu par voz lettres du XXIXme comme ma fille Claude estoit arrivee le jour precedent en bonne santé a Sainct Germain en Laye, ou mes aultres enfans se trouvoient fort bien, et que mes officiers aud. lieu, apres s’en estre bien enquis, vous auroient asseuré que la ny es environs il n’y avoit pour le present aucun danger de malladies, ce que j’ay estre tres aise d’entendre. Et me ferez plaisir de me advertir le plus souvent que pourrez de leurs nouvelles durant ce voiage que je voys faire au partir d’icey, ce que par la poste pourrez ordinairement faire. Sur ce faisant fin je prie Dieu, mon cousin,  qu’il vous ayt en sa saincte garde. Escript a Fontainebleau le dernier jour de mars mil cinq cens quarente sept.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 17v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre, gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f43.item</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>J’ay veu par voz lettres du premier de ce moys que j’ay ce jourd’huy receues comme mes enfans sont en bonne santé et qu’il fait bien sain a Sainct Germain, au moien de quoy vous menez souvent mon filz a l’esbat, qui est le mieulx que vous scauriez faire. Par quoy vouos continurez quant verez le temps a propoz, estant asseuré qu’il ne tiendra a mulletz car j’ay commandé qu’il vous en soit envoyé, vous advisant au demourant, mon cousin, que vous ne me scauriez faire plus grand plaisir et service pour le present que de m’advertir ordinairement des nouvelles de mesd. enfans, ce que je vous prie faire. Et nostre Seigneur, mon cousin, qu’il vous ait en sa sainte garde. Escript a Vaulnisant le IIIme jour de may 1548.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 53v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre et gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f115.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant le logement de ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 68-68v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">18 septembre 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>Depuis mes dernieres lettres, j’ay receu les vostres de III et XIIe de ce moys, tres aise d’avoir veu par icelles comme mes enfans continuent de se porter de bien en mieulx, et povez estre seur que ne me scauriez faire plaisir ne service plus agreables que de m’advertir le plus souvant que pourrez de leurs nouvelles. Et pour ce que j’espere aller bientost a Sainct Germain en Laye, j’ay advisé de faire dresser et accommoder pour eulx et pour ma fille la royne d’Escosse les salles et chambres tant de dessus la mienne que de dessus celles de ma femme, de mon oncle le roy de Navarre et de mon cousin le connestable, comme verrez par le memoire que je vous envoye, et mande a Saint Germain qu’il y face incontinant besongner en la meilleure dilligence qu’il sera possible. Au demourant, mon cousin, ma cousine la grand seneschalle m’a faict requeste pour vostre filz de Becquincourt de l’office d’auditeur de mes comptes a Paris puis nagueres vacqué par le trespas d’un nommé Potarde suivant la promesse que je luy avois cy devant faicte du premier desd. offices qui viendroit a vacquer, ce que je ne luy ay peu accorder pour ce que ja j’avois faict estat de l’argent qui proviendroit d’icelluy office pour employer en mes affaire qui maintenant son merveilleusement pressez, actendu mesmement qu’il se retire peu des deniers de Guyenne a cause des troubles et que dvant qu’il soit guieres je feray bailler a vostred. filz autant d’argent que led. office aura esté vandu. Cependant, il aura ung peu de patience, et au reste je prieray Dieu qu’il vous ait en sa saincte garde. Ecript a Mezieu le XVIIIe de septembre 1548.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 68v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre et gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f145.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Diane de Poitiers concernant le logement des enfants royaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3128, f. 7-8v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>J’a veu tout ce que m’avez escript, et m’avez faict bien grand plaisir de m’avoir faict entendre de toutes choses et mesmes de ce que les escolliers de Paris s’escarmouchent encores, quelle j’ay chose j’ay remonstré au Roy, lequel en escript et a envoyé depesche pour y donner ordre de vostre part. Je vous prye de regarder tousjours pour scavoir de toutes nouvelles pour y remedier le myeulx que vous pourrez et advertir le Roy des choses que verrez estre necessaires pour son service. Et quant a ce que m’avez mandé de l’estat de auditeur des comptes qui a vacqué, le Roy scayt tres bien le don qu’il a faict a vostre filz de la premieres qui viendroit a vacquer, mais voiant les affaires qu’il a, il en a faict son prouffict, si est ce qu’il m’a dit que plus tost il luy baillera autant d’argent que led. office vault, mais il fault avoir ung peu de patience, estant asseuré que tout ce qui vous touchera j’en feray comme pour moy mesmes. Au demourant, je vous envoye ung memoire que le Roy m’a commendé du logis qu’il entend qu’il soit faict pour mons. son filz, pour la royne d’Escosse et pour mesdames. Vous suyverez en cella l’intention du Roy et ferez au reste le myeulx que pourrez. J’ay esperance que nous vous verrons bien tost, qui sera [f. 7v] cause que ne vous feray plus longue lettre, et sur ce me recommanderay bien fort à vostre bonne grace, priant Dieu, monsieur mon allé, vous donner ce que plus desirez. De Mezieu le XVIII jour de septembre.<lb/>Faictes faire deffence que personne de Paris ne voise a Sainct Germain, pour l’amour du dangier de mort qu’on dist estre aud. lieu de Paris de peur des guernemans.<lb/>Vostre obeyssante et bonne amye<lb/>Dianne de Poytiers<lb/>[f. 8v] A monsieur mon allyé, monsieur de Humyeres »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 31-34.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060105c/f13.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant l’arrivée de Marie Stuart à Saint-Germain-en-Laye et les travaux à mener au château avant sa propre venue</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">133</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 69-69v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>Pour ce que ma fille la royne d’Escosse pourra arriver a Sainct Germain en Laye environ le XVIIIe de ce mois et moy bien tost apres, vous envoirez incontinent la present receue faire acoustrer le logeis de Carrieres, pour icellui estant acoustré et en ordre y mener mes enfans, avecques lesquels madicte fille la royne d’Escosse y logera, jusques a ce que je soye par della. Et cependant l’on nectoira le chasteau dudict Saint Germain en Laye, pareillement la basse court et le villaige, et fera l’on audict chasteau ce que scavez que j’ay ordonné y estre faict beaucoup mieulx et plus aisement que si mesd. enfans y estoient, lesquelz aussi ne se trouveront que mieulx de changer ung peu l’air. Au demeurant, mon cousin, vous donnerez charge à La Salle que suivant ce que je luy escriptz presentement par les lettres que je vous envoie, lesquelles vous luy ferez bailler, qu’il donne ordre de ne laisser venir audict Sainct Germain, et principallement au chasteau, personne soit maçon, manouvrier ou autre, de lieu suspect de malladie contagieuse, et tiendrez main que le semblable se face a Poissy et aux villiages d’alentour, affin que quant je y seray il n’y puisse avoir danger. Quant a ce que m’avez escript par voz lettres du XXVIe du mois passé, que je receu hier a Lyon, de la malladie de la royne Leonor ma belle mere, c’est chose dont j’avoir ja esté adverty et l’envoye visiter pour scavoir comme presentement elle se trouve, vous advisant au reste que j’ay estré tres aise d’entendre les bonnes nouvelles que m’escripvez de la santé de mesd. enfans, et qu’il n’y aura faulte que je ne tieigne a vostre filz de Becquincourt ce que je luy ay promis ou lieu de l’office de feu Potarde. Au regard du mémoire du deppartement du logeis de mesd. enfans audict Sainct Germain, je vous renvoieray par la premiere poste le memoire que m’en avez envoié, corrigé selon mon intencion. Cependant, je prieray Dieu, mon cousin, qu’il vous aict en sa sainte garde. Escript a la Bresle le deuxiesme jour de octobre 1548.<lb/>Mon cousin, depuis la presente escripte, je me suis advisé de vous envoier les lettres que j’escriptz à la royne Leonor, ma belle mere, lesquelles aiant veues vous les luy envoierez par quelqu’un des gentilzhommes de mon filz qui les luy presentera de ma part avecques mes tres affectueuses recommandations a sa bonne grace, et luy dira comme je l’envoie devers elle pour la visiter et scavoir de ses nouvelles et que je party hier [f. 69v] de Lyon en deliberation d’estre a Sainct Germain sur la fin de ce mois, et que je suis en bonne santé. Ar reste, vous l’instruirez de sorte qu’il ne se puisse coupper ne que l’on congnoisse qu’il ne vieigne d’icy. Et apres m’envoierez par la poste la responce de lad. dame.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre et gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f147.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Diane de Poitiers concernant le logement des enfants royaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">134</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3128, f. 10-10v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">3 octobre 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>J’ay faict entendre au Roy tout le logis dont m’avez escript et vostre advis sur le tout. Led. seigneur veult nommement que madame Ysabel et la royne d’Escosse soient logees ensemble, par quoy vous choisirez la meilleure chambre pour elles deux et pour leur suitte, car led. seigneur bault que des le commancement ilz s’acointent toutes deux, par quoy vous y tiendrez la main. Led. seigneur m’a commandé vous l’escripre et que vous seriez le mieulx que vous pourrez, car il menne avec luy grande compaignie pour logier dedans led. chasteau. Il vous a escript aussi pour faire ramener nossseigneurs et mesdames : vous ferez bien de le faire le plus tost que vous pourrez. Je ne vous feray point plus longue lettre, sinon que me trouverez tousjours a vostre commandement, priant Dieu, monsieur mon allyé, vous donner ce que desirez. De Tarare, ce IIIe d’octobre.<lb/>Vostre obeyssante et bonne amye<lb/>Dianne de Poytiers<lb/>[f. 10v] A monsieur mon allyé, monsieur de Humyeres »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 35-36.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060105c/f19.item</p>
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              <did>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 70-71v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>Par voz lettres du IIIe de ce moys, que j’ay presentement receues, j’ay entendu la mort de la dame de Contay, vostre belle mere, a quoy vous ne autre ne devez ce me semble avoir regret, veu son ancien aage et que jusques au bout elle a honnorablement vescu, et ne fault que aiez doubte que je n’aye trouvé bonne vostre allee devers elle, car si vous eussiez faict autrement vous eussiez failli a vostre debvoir, aussi que j’estime bien que sa malladie n’estoit dangereuse que pour elle, et que avant la reception de la presente vous serez de retour a Carrieres, ou je fais mon compte que mes enfans sont de present suivant ce que je vous ay dernierement escript. Et pour ce que ma fille la royne d’Escosse y pourra arriver le XIIII ou XVe de ce moys, vous adviserez, mon cousin, de faire d’heure acoustrer pour elle la chambre qu’on a cy devant acoustume de laisser a la damoiselle de Carrieres, a laquelle ferez bailler quelque logis au villaige, ou je suis seur qu’elle se retirera vouluntiers pour faire place a madicte fille, de quoy vous la prierez de ma part. Et au reste, ferez retenir logis aud. villaige et es environs pour le train de madicte fille, et laisserez choisir a ma cousine la duchesse de Guyse celly qu’elle vouldra pour elle. Au demourant, mon cousin, je vous envoye des lettres que j’escriptz au sieur de Commacre, mon maistre d’hostel, par lesquelles je luy mande que incontinant que madicte fille sera aud. Carrieres, il renvoye en leurs maisons tous mes officiers qui sont avecques elle, car je veulx qu’elle soit servie de ceulx de mesd. enfans, ainsi que je vous ay dernierement escript. A ceste cause, ferez bailler aud. Commacre lesd. lettres et continuerez de m’advertir des nouvelles de mesd. enfans le plus souvant que pourrez, estant asseuré que me ferez en ce faisant tres agreable plaisir, [f. 70v] vous disant a Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa saincte garde. Escript a Sainct André le VIIe jour d’octobre 1548.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 71v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre et gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f149.item</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>Je vous veulx bien advertir que le Roy ne trouve point maulvais le voiaige que vous avez faict, et me semble que vous ne debvez fascher de la fortune de vostre belle mere, car elle a bien vescu en ce monde et assez longuement. Quant vous aurez faict, vous ferez bien de vous en retourner pour donner ordre partout, car je vous asseure que le Roy ne sejournera que deux ou troys jours a Moulins et puys s’en ira droict a Sainct Germain, et pour l’esperance que j’ay de vous veoir bientost, ne vous feray plus longue lettre, sy n’est asseuree que la ou vous aurez affaire de moy, que me trouverez a vostre commendement d’aussy bon cueur que je me vois recommander bien fort a vostre bonne grace. Priant Dieu, monsieur mon allyé, vous donner ce que plus desirez. De Sainct André, le VIIe jour de octobre.<lb/>Vostre parfete bonne alyé et amye<lb/>Dianne de Poytiers<lb/>Je ne vous escriptz point du logis, pour ce que je l’escriptz a madame de Humyeres, qui vous en fera part.<lb/>[f. 12v] A monsieur mon allyé, monsieur de Humyeres »</p>
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                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 36-37.</p>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060105c/f22.item</p>
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                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>A ce que j’ay veu par vostre lettre, vous estez bien aise de mes honneurs, de quoy je me tiens toute asseuree, comme l’une des meilleures amyes que vous ayez, vous asseurant que je me resjouyt autant qu’il est possible de quoy nous allons a Sainct Germain pour l’envye que j’ay de vous veoir. J’ay esperance que nous nous festoirons bien, toutesfoiz je pense que se ne sera encores d’un mois au moyen des nopces de monsieur de Vendosme, que le Roy a envye de faire, mais je pense que se ne sera pas sans debatre. A ce que j’entendz, tout s’en va bien d’accord. Je ne vous scaurois que mander autre choses, sy n’est que tout se porte bien par deça, qui sera fin, et a tant me recommanderay a vostre bonne grace, priant Dieu, monsieur mon allyé, vous donner ce que desirez. De Chavaigne le XVe jour d’octobre.<lb/>Ne faillez de tenir la main que toutes ses femmes s’accordent bien, car sy le Roy entend qu’il y aict parsialité, il n’en sera pas contant.<lb/>Vostre parfete bon alyé et amye<lb/>Dianne de Poytiers »</p>
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                <persname role="subject">Henri II</persname>
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                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 38-42.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9059997w/f106.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Diane de Poitiers concernant l’arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">20 octobre 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>Je vous advise que le Roy a esté merveilleusement aise du bon racueil que monsieur le Daulphin a faict a la royne d’Escosse. Je scay bien que c’est de vostre leçon. Si vois voullez faire plaisir au Roy, c’est de continuer a luy faire apprendre ces petites honnestettés car elle le contentera beaucoup. Vous entenderez ce qu’il veult estre faict pour les logis de Saint Germain, qui sera cause que ne vous en feray redicte, et en attendant que je vous puisse veoir, je feray fin apres estre recommandee a vostre bonne grace, priant Dieu, monsieur mon allyé, vous donner ce que plus desirez. De Moulins, le XXe jour d’octobre.<lb/>Vostre parfete bonne alyé et amye<lb/>Dianne de Poytiers<lb/>[f. 14v] A monsieur mon allyé, monsieur de Humyeres »</p>
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                <persname role="subject">Henri II</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 45-46.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060105c/f26.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II concernant sa prochaine arrivée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 72-72v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">25 octobre 1548</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <persname id="atom_45330_actor">Henri II</persname>
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                  <p>Roi de France de 1547 à sa mort en 1559.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>Ce m’a esté fort grant plaisir d’entendre par Cabassolles et depuis par Sainct Luc les bonnes nouovelles qu’ilz m’ont dictes de la santé de ma fille la royne d’Escosse et de mes enfans, et a ce que j’ay veu par leurs protraictures que m’avez envoiées, ilz sont tous en tres bon estat, Dieu mercy. Vous advisant que pour le desir que j’ay de les veoir, j’ay deliberé faire si bonnes journees d’icy a Sainct Germain que j’espere y arriver le IXe de ce mois prochain, et envoiray bien tost davant ung des mareschaulx de mes logeis et des fourriers pour deppartir audict lieu du logeis au train que vous avez par della affin qu’il n’y puisse avoir desordre. Au regard de ce que avez escript touchant la creue de despence qu’il convient faire pour la nourriture des dames, gentilzhommes et autres personnes que madicte fille la royne d’Escosse a avecques elle et pour son amenegement, j’ay commandé au tresorier de mon Espargne fournir quelque argent au tresorier de la maison de mesd. enfans, tant pour subvenir a icelle despence que pour l’achapt seullement des meubles contenuz au mémoire que je vous ay envoié par ledict Sainct Luc, en actendant que je sois par della ou je feray pourveoir et donner ordre a tout ce qui sera requis et necessaire, tant pour icelle madicte fille que pour les siens. Vous priant cependant continuer a m’advertir de leurs nouvelles le plus souvant que pourrez, et a Dieu, mon cousin, qui vous ait en sa saincte garde. Escript a Nevers le XXVme jour d’octobre 1548.<lb/>Henry<lb/>Clausse<lb/>[f. 72v] A mon cousin le sieur de Humyeres, chevalier de mon ordre et gouverneur de mon filz le Daulphin »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45330_actor">Henri II </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f153.item</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Diane de Poitiers concernant l’arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">140</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3128, f. 15-15v</unitid>
                <unitdate normal="1548/1548" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1548</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur mon allyé,<lb/>Je n’ay voullu laisser aller se porteur sans vous escripre la presente pour vous dire que le Roy sera a Sainct Germain le XIIe jour de ce mois affin que donnez ordre de faire mectre monsieur et toute sa compagnye au logis que le Roy a ordonné, par quoy donner ordre que personne ne se mectre aux autres chambres. Led. seigneur s’en va en grand devotion pour veoir messieur ses enffans et se doibt mectre ung jour devant pour en avoir tout seul la bonne chere. Et parce que ced. porteur vous dira le surplus, ne vous feray plus longue lettre, me recommandant à vostre bonne grave, priant Dieu, monsieur mon allyé, vous donner ce que desirez. De Guyen, le II jour de novembre.<lb/>Vostre parfete bonne alyé et amye<lb/>Dianne de Poytiers<lb/>[f. 15v] A monsieur mon allyé, monsieur de Humyeres »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Georges Guiffrey, Lettres inédites de Dianne de Poytiers, Paris, Renouard, 1866, p. 47.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060105c/f28.item</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri II annonçant l’arrivée du jeune Louis de Gonzague à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">141</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 3-3v</unitid>
                <unitdate normal="1549/1549" encodinganalog="3.1.3">5 août 1549</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon cousin,<lb/>Mon cousin le duc de Mantoue a envoyé le sieur Ludovic de Gonzague, son frere, aupres de mon filz le Daulphin et pour ce que je desire qu’il soit bien traicté, je vous prie donner ordred e faire bailler quelque bon logis pour son train au villaige de Saint Germain, et quant à sa personne le faire loger dedans le chasteau en quelque bonne et commode chambre. Priant Dieu, mon cousin vous avoir en sa garde. Escript à Compieigne le cinquiesme jour de aoust 1549.<lb/>Henry<lb/>De l’Aubespine<lb/>[f. 3v] A mon cousin le sieur de Humyeres, gouverneur de la personne de mon filz le Daulphin »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f15.item</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du connétable de Montmorency concernant les lièvres réservés pour la chasse du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">142</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3116, f. 77-78v</unitid>
                <unitdate normal="1549/1549" encodinganalog="3.1.3">17 octobre 1549</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur de Humyeres,<lb/>Le Roy, en recompense des bonnes nouvelles que vous luy avez escriptes de la sancté de monseigneur le Daulphin, de monseigneur le duc d’Orleans et de mesdames leurs seurs, vous advertit de celles qu’il a eu d’Escosse, ou Dieu mercy les choses vont si bien que mieulx ne pourroit, et au contraire tres mal en Angleterre, par le moyen des nouveaulx troubles qui y sont survenuz, qui me donne meilleure esperance que jamais de Boullogne, veu le debvoir que noz gens font de les serrer de pres, et desja le millord Clinton a par deux fois parlamenté avecques mon nepveu de Chastillon, tenant propoz qui demonstrent qu’ilz sont pour venir en quelque bonne composition, chose toutesfois ou nous n’adjousterons pas tant de foy que delaissons a faire tout ce dont nous pourrons adviser pour les reduire a l’extremité s’il est possible. Demain, le Roy va en poste ouytr messe et disner a Lyesse et de la ira coucher a Soissons, ou les dames iront droit d’icy, et moy a Fere ou samedy j’espere avoir la compagnie, qui de la ira a Villiers Costeretz puis a Ennet, faisant le Roy compte d’arriver a Paris a la Toussainctz, qui ne sera sans vous veoir [f. 77v] en passant. Cependant, vous ne scauriez faire plus agreable service aud. seigneur que de l’advertir souvent des nouvelles de nosd. seigneurs et dames ses enfans. Sur ce, faisant fin, je prie Dieu, monsieur de Humyeres, qu’il vous donne ce que plus desirez. De Follambray, le XVIIme jour d’octobre 1549.<lb/>Le Roy m’a commandé vous escripre que vous donniez ordre qu’on ne preigne les lievres et levraux qu’il a fait cy devant mectre au boys de la Trahison, affin que quand il les vouldra courre, il y en puisse trouver quantité<lb/>Vostre antyeremant bon cousin<lb/>Monmorency<lb/>[f. 78v] A monsieur de Humyeres, chevalier de l’ordre du Roy et gouverneur de monseigneur le Daulphin »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060127z/f80.item</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du dauphin adressée aux officiers de sa compagnie depuis Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">143</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3120, f. 5-5v</unitid>
                <unitdate normal="1550/1550" encodinganalog="3.1.3">17 février 1550</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« J’ay entendu que le Roy monseigneur et pere m’a mandé le bon debvoir que faictes journellement pour son service au lieu ou vous estes contre ses ennemys, qui est une chose en mon endoict dont je me doibs bien resjouyr puys qu’il en a si bon contantement, avecques l’extime en laquelle il vous tient, de quoy vous ay bien voulu advertir et pryer de continuer en ce que avez si bien encommancé, et vous aurez ung maistre en moy qui le recognoistra quant je en aurays la puissance, qui sera bien tost car mon Roy m’a dict que je le suivray pour luy faire service dez que je auray sept ans passez, et cependant si vous avez affaire de ce en quoy consiste mon pouvoir, me le faisant entendre je ne fauldray a vous y satisfaire, ayant le Createur auquel je prye vous tenir en sa saincte garde. De Sainct Germain en Laye ce XVIIme jour de fevrier 1549.<lb/>Vostre bon cappitayne<lb/>Françoys<lb/>[f. 5v] A mon cousin lieutenant, enseigne, guydon et aux gentilzhommes de ma compaignye »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b525069878/f19.item</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du connétable de Montmorency concernant le départ envisagé des enfants royaux pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">144</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3116, f. 85-85v</unitid>
                <unitdate normal="1550/1550" encodinganalog="3.1.3">27 octobre 1550</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Humyeres,<lb/>Je ne vous manderay riens de l’ennuy que a apporté au Roy et a la Royne la perte qu’ilz ont faite de feu monsieur le duc d’Orleans, leur filz, et vous en laisseray le jugement, mais je vous veulz bien asseurer qu’ilz vous scavent fort bon gré de la continuelle peine et sollicitude qu’ilz scavent que vous avez prise alentour de sa personne, jusques a sa mort, et pour ce qu’ilz ont sceu que madame Claude a encores mauvais visaige, j’escriptz aux medecins qu’ilz s’en donnent bien garde, de peur qu’elle ne retombe en nouvel accident de maladie. De vostre part, je vous prie y avoir l’œil. Je mande au seneschal d’Agenoys et au sieur de Sourdyz l’intention du Roy tant sur l’enterrement de feu mond. seigneur d’Orleans que sur le deslogement de monseigneur le Daulphin et de messieurs ses autres enfans, ainsi que vous l’entenderez d’eulx, qui me gardera de vous faire ceste lettre plus longue, si ce n’est pour prier Dieu, madame de Humieres, qu’il vous donne ce que plus desirez. Escript au Havre de Grace le XXVIIe jour d’octobre 1550.<lb/>Vous nous ferez scavoir quant messieurs seront en disposition de pouvoir partir pour aller a Sainct Germain en Laye, et cependant ma femme vous tiendra preste une ou deux litieres avec ung chariot branlant pour les dames.<lb/>Vostre byen bon cousin<lb/>Monmorency<lb/>[f. 85v] A madame de Humyeres »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060127z/f88.item</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du connétable de Montmorency concernant l’assainissement du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Fr. 3116, f. 141-141v</unitid>
                <unitdate normal="1552/1552" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1552</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur de Humyeres,<lb/>J’ay receu vostre lettre et ay presenté celle que vous escripviez au Roy par Boistobin, present porteur, qui a esté tres aise d’entendre de la bonne santé de monseigneur et de madame ses enfans, si a esté pareillement la Royne, lesquelz m’ont commandé de vous escripre que incontinant la presente receue, vous menez mond. seigneur et madame a Villiers le Bel, en attendant que le logis de Sainct Germain soit bien purgé et asseuré, et si tost qu’il sera a Fontainebleau, il vous envoyera l’autre petite dame, comme vous dira ced. porteur plus au long. Priant Dieu qu’il vous donne, monsieur de Humyeres, ce que plus desirez. De Villeneuf la Compte, ce XVI jour de mars au soir.<lb/>Je l’ay faict parler au Roy et a la Royne, qui luy ont dit ce qu’ilz veullent que vous faciez, qui sera cause que vous n’aurez poinct d’autre lettre d’eulx que la presente, vous priant de nous faire scavoir souvant de voz nouvelles.<lb/>Vostre antyeremant bon cousin<lb/>Monmorency<lb/>[f. 141v] A monsieur de Humyeres, chevalier de l’ordre du Roy et gouverneur de monseigneur le Daulphin »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9060127z/f146.item</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Nouvelles acquisitions françaises</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.2</unitid>
              <unitdate normal="1255/1728" encodinganalog="3.1.3">1255 - 1728</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        8 pièces    </physdesc>
              <note type="sourcesDescription">
                <p>http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc7296x</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <name id="atom_2792_actor">Fonds des Nouvelles acquisitions françaises</name>
              </origination>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Le fonds des Nouvelles acquisitions françaises a été créé en 1862. Tous les manuscrits en langue française entrés après cette date y ont été enregistrés. Ce fonds est toujours ouvert.<lb/>Répartition par formats :<lb/>NAF 1-1449 : Moyen format<lb/>NAF 1450-1500 : Très-grand format<lb/>NAF 1501-2000 : Petit format<lb/>NAF 2001-4000 : Grand format<lb/>NAF 4001-5000 : Petit format<lb/>NAF 6501-7500 : Moyen format<lb/>NAF 7501-8500 : Petit format<lb/>NAF 8501-9900 : Grand format<lb/>NAF 9901-10000 : Très-grand format<lb/>De 1900 à 1964, deux séries de cotes ont coexisté, la tranche des 10000, réservée aux volumes de petit format, et celle des 20000, à ceux de grand format. Depuis 1965, tous les manuscrits sont cotés dans une série unique.<lb/><lb/>Le lecteur pourra, s'il le souhaite, consulter les volumes imprimés qui ont servi à constituer le présent catalogue en ligne. Ceux-ci sont accessibles, en ligne aussi, sur le site de la BnF.. Le descriptif ci-dessous donne la liste de ces volumes et leur contenu :<lb/>Tome I (1899), manuscrits NAF 1 à NAF 3060<lb/>Tome II (1900), manuscrits NAF 3061 à NAF 6500<lb/>Tome III (1900), manuscrits NAF 6501 à 10000<lb/>Tome IV (1918), manuscrits NAF 10001 à NAF 11353 et NAF 20001 à NAF 22811<lb/><lb/>Les notices des manuscrits des manuscrits NAF 11354 à NAF 13004 et NAF 22812 à NAF 24218 ont paru avec un index sommaire dans des numéros de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes :<lb/>Tome LXXVIII : NAF 11354 à NAF 11388 et NAF 22812 à NAF 22820<lb/>Tome LXXXII : NAF 11389 à NAF 11650 et NAF 22821 à NAF 22922<lb/>Tome LXXXV : NAF 11651 à NAF 11788 et NAF 22923 à NAF 23054<lb/>Tome LXXXIX : NAF 11789 à NAF 12034 et NAF 23055 à NAF 23286<lb/>Tome XCII : NAF 12035 à NAF 12279 et NAF 23287 à NAF 23648<lb/>Tome XCVI : NAF 12280 à NAF 12665 et NAF 23649 à NAF 23780<lb/>Tome CII : NAF 12666 à NAF 12871 et NAF 23781 à NAF 24098<lb/>Tome CVI : NAF 12842 à NAF 13004 et NAF 24099 à NAF 24218<lb/><lb/>Nouvelles acquisitions françaises 1946-1957. Paris : Bibliothèque nationale, 1967 : manuscrits NAF 13005 à NAF 14061 et NAF 24219 à NAF 25100<lb/>Nouvelles acquisitions françaises 1958-1971. Paris : Bibliothèque nationale, 1981 : manuscrits NAF 14062 à NAF 16427 et NAF 25101 à NAF 25245<lb/>Nouvelles acquisitions françaises 1972-1986. Paris : Bibliothèque nationale de France, 1999 : manuscrits NAF 16428 à NAF 18755<lb/>Les Nouvelles acquisitions françaises ont par la suite été cataloguées dans des inventaires rédigés sur ordinateur, qui n'ont jamais fait l'objet d'un catalogue imprimé.<lb/><lb/>(D'après la notice descriptive de la BnF : http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc7296x/ca101)</p>
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            <controlaccess>
              <name role="Producteur" id="atom_2792_actor">Fonds des Nouvelles acquisitions françaises </name>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Outre les préfaces des catalogues imprimés décrivant les manuscrits, le lecteur pourra se reporter aux ouvrages suivants :
<lb/>Léopold Delisle. Le Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale 1868.
<lb/>Léopold Delisle. Inventaire général et méthodique des manuscrits français de la Bibliothèque nationale. Tome Ier, Théologie, 1876 ; tome II, Jurisprudence – Sciences et arts, 1878</p>
            </bibliography>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour l’achat de tonneaux pour le cellier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 7586 (portefeuilles de Fontanieu 43-44)</unitid>
                <unitdate normal="1255/1255" encodinganalog="3.1.3">1255</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>D’après ce qui est noté en tête, cette copie a été faite d’après « un rouleau de la chambre des comptes, Bibliothèque des Célestins, col. dud. Menant, auditeur et doyen de la chambre des Comptes, t. 5, fol. 5v ».</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 444] Compotus prepositorum et baillivorum Francie de termino Ascensionis anno Domini 1255<lb/>[…]<lb/>[f. 446] Computus conciergii Sancti Germani in Laya<lb/>Recepta de Templo, C l. XXII s. X d.<lb/>Expensa pro factione vinearum Wunarum et Chalevenne, LXXVIII l. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 29.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour l’achat de tonneaux pour le cellier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 7586 (portefeuilles de Fontanieu 43-44)</unitid>
                <unitdate normal="1255/1255" encodinganalog="3.1.3">1255</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>D’après ce qui est noté en tête, cette copie a été faite d’après « un rouleau de la chambre des comptes, Bibliothèque des Célestins, col. dud. Menant, auditeur et doyen de la chambre des Comptes, t. 5, f. 1 »</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 432] Compotus prepositorum et bailliviarum Francie de termino Omnium Sanctorum anno Domini M° CCLV°<lb/>[…]<lb/>[f. 441] Cellarium Santi Germani in Laya per [f. 441v] consergius pro constamentum cellarii dolum emptis et aliis, XL l. IX s. X d. etc »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 29.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compte des paiements réalisés pour le duc de Touraine au cours d’un séjour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 3638, pièce 138</unitid>
                <unitdate normal="1390/1390" encodinganalog="3.1.3">9 septembre 1390</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Despence faicte pour monseigneur le duc de Tourainne par moy Jehan Poulain, varlet de chambre et garde de ses finances, pour le mois d’aoust mil CCC IIIIxx et dix<lb/>Premierement<lb/>A madame la duchesse, qui deubz lui estoient pour le mois d’aoust dessus dit a cause de IIc frans que monseigneur lui a ordonné prendre et avoir par chascun mois comme par les lettres dudit seigneur sur ce faites puet plus a plain apparoir, et quictance de ma dite dame, pour ce : IIc frans<lb/>A messire Jehan de Garencieres, chambellan de monseigneur, qui deubz lui estoient pour le dit mois d’aoust pour ses gaiges de la garde et deffense du chastel de Crevecueur en Brie a cause de LX frans que mon dit seigneur lui a ordonné prendre et avoir par chascun mois comme par les lettres d’icelui seigneur sur ce faites puet plus a plain apparoir, et quittance dudit chambellan, pour ce : LX frans<lb/>A monseigneur comptant par Denissot Maryete, son varlet de chambre, pour en faire sa volenté, par descharge de mondit seigneur sur ce faite donnee a Villiers lez Neaufle les Viez le XIIIe jour dudit mois d’aoust, pour ce : Vc frans<lb/>A Boniface des Morez, escuier d’escurie de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour conssideration des bons et agreables services qui lui a fait et pour lui aidier a deffraier des despens qui lui convient faire par chacun jour pour servir mondit seigneur comme par mandement d’icelui seigneur sur ce fait, donné a Saint Germain en Laye le XIIIIe jour d’aoust dessus puet apparoir et quittance dudit Boniface, pour ce : Vc frans<lb/>A monsieur de Bueil, chambellan de mondit seigneur, en deduction et rabat de la somme de Vc frans que ledit seigneur lui a donnee pour une foiz prendre et avoir des deniers de ses finances, a commencier a prendre le premier jour de juillet derrenier passé et pour les mois ensuivants, pour chacun d’iceulx mois X frans jusques affin de paié comme par les lettres d’icelui seigneur sur ce faites, donnees a Paris le XXIIIIe jour de juing dernier passé et quittance dudit chambellan pour ce pour les mois de juillet dessus dit et ce present mois d’aoust : IIc frans<lb/>A maistre Hugues de Guigant, secretaire de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une fois de grace especial pour consideration des bons et agreables services qui lui a faiz comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce faict donné a Saint Germain en Laye le XIe jour d’avril derrenier passé et quittance dud. secretaire, pour ce : C frans<lb/>A Betié Pirinelle, escuier tranchant de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour lui aidier a deffraier des despens qui lui a convenu faire ou voyaige qu’il a fait oultremer comme par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le VIIIe jour dudit mois d’aoust puet apparoir et quictance dudit Pirinelle, pour ce : L frans<lb/>A Jehan de Bellenoiez, varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour plus honorablement servir ledit seigneur comme il appert par les lettres d’icelui seigneur sur ce faites donnees a Paris le XXe jour de juing derrenier passé et quictance dudit Bellenoyes, pour ce : XXX frans<lb/>A Ernoullet Desmares, pallefrenier de monseigneur, que mondit seigneur lui a ordonné prendre et avoir pour les despens qui lui convient faire en allant de Paris en Angleterre mener devers le duc de Lanclastre un destrier que mondit seigneur lui a envoié, par commandement de bouche de mondit seigneur et quictance dudit Ernoullet, pour ce : XX frans<lb/>A Denis Manyere, varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour achater un cheval pour aller en Lombardie en la compagnie de monsieur de Blarru devers le conte de Vertuz par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye le XIIIe d’aoust dessus dit et quictance dud. Denis : XXX frans<lb/>Aux paiges de monseigneur que mondit seigneur lui a donné pour achater a eulx choses necessaires comme il appert par descharge de mondit seigneur sur ce faite donnee a Saint Germain en Laye le XIXe de juillet, pour ce : XX frans<lb/>A Jehan de Dreux, eschançon de monseigneur, que mondit seigneur lui a donnez pour une fois de grace especial pour achater un cheval comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye le II jour dudit mois d’aoust et quictance dudit Jean de Dreux, pour ce : XXX frans<lb/>A Jehan de Billy, premier varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a ordonné prendre et avoir pour faire curer et nestoier la riviere de Vyenne qui passe par Saint Marceau par l’ostel de mondit seigneur et aussi pour faire faire les jardins dudit hostel et autres reparacions comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Poissy le premier jour de juillet derrenier passé et quictance dudit Billy : XXX frans<lb/>A Estienne Le Bievre dit le Hongre, brodeur, pour certaine broderie qu’il a faite pour madame la duchesse tant en robes comme autrement pour le fait de la rellevaille de sa gesine comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le XXVIIe jour de juing derrenier passé et quictance dudit brodeur, pour ce : IIc frans<lb/>A Manuel Delanier, marchant de Jennez, qui deubt lui estoient pour la vente d’un chapel d’or garni de pierrrerie et de perles, et lequel chappel mondit seigneur a donné a madame la duchesse comme plus a plain puet apparoir par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le XIIe jour d’avril derrenier passé et quictance dudit Manuel, pour ce : IIIm frans<lb/>A Provain, maistre fauconnier de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une soiz pour achater des gibessieres a laz pour aller en gibier, pour ce, par commandement de bouche de mondit seigneur, tant seulement fait ce IXe d’aoust : IIII frans<lb/>A Robin Denis et Baudequin de Gant, marchans de chevaulx, qui deubz leur estoient pour la vente de deux chevaulx par eulx faite pour mondit seigneur, c’est assavoir l’un du pris de X frans et l’autre de XLVII frans, lesquieulx chevaulx ont esté donné a Boniface des Morez, escuier d’escurie de monseigneur, et a Jehan Prunelle, escuier tranchant, comme il appert par mandemens de mondit seigneur sur ce fais  donnez a Paris le VIIIe jour d’aoust dessusdit et quictance d’iceulx : VIIxx VII frans<lb/>A Guillin Le Chevaucheur, pour avoir porté hastivement lettres closes de monseigneur adreçans à mons. de Vairu, pour ce par commandement de bouche de mondit seigneur tant seulement : II frans<lb/>A Thevenin Bignet, orfevre de monseigneur a Paris, pour la vente d’un gobellet d’or couvert poinssonné a un fictellet garni d’un gros balloy et VI perles, pesant ensemble un marc VI onces XV estellins au feur de IIIIxx frans le marc, vault CXLVII l. X s. t., lequel goballet a esté donné a la prieure de Poissy, et pour un dyament en un annel XX frans, lequel mondit seigneur a retenu devers lui, pout tout ce par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Paris le VIIIe jour d’aoust dessus dit et quictance dudit orfevre : VIIIxx VII frans X s. t.<lb/>A Guillin Aurde, orfevre demourant a Paris, qui deubt lui estoient pour la vente d’un hanap et une aiguiere d’argent vermieulx dorez pesans VI marcs au feur de X frans le marc, et lesquieulz mondit seigneur a fait donner a l’enfant Jehan Taienne par messire Amaury d’Orgemont, chancellier de mondit seigneur, lequel a tenu ledit enfant sur fons ou nom de mondit seigneur, comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye XXI d’aoust et quictance dudit orfevre, pour ce : LX frans<lb/>Aux nourrisses de l’enfant Jehan Taienne que monseigneur leur a fait donner comme il appert par descharge de mondit seigneur sur ce faite donnee le XXIe jour d’aoust dessus dit : XX frans<lb/>A maistre Thierry de Neufville, secretaire de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour lui aidier a supporter les fraiz et despens qui lui convient faire ou voyaige d’aller devers nostre saint père le pappe en la compaignie de messire Pie de Craon, si comme il appert par mandement de mondit seigneur sur ce fait donné a Saint Germain en Laye le XIIe jour d’aoust dessus dit et quictance dudit secretaire, pour ce : C frans<lb/>A plusieurs personnes cy apres declairés, c’est assavoir a messire Philippe de Flougny, presens chambellan dudit seigneur, pour aller devers monseigneur de Bourogne, C frans, a mons. Jaquet de Blarru, IIIc frans, a Boniface de Morez, escuier d’escurie de mondit seigneur, CL frans, a Denisot Maryee, C frans, qui vont devers le conte de Vertuz pour certaines besoignes touchant le fait d’icelui seigneur comme plus a plain appert par les lettres d’icelui seigneur sur ce faite donnees a Chambely XXVII dudit mois d’aoust et quictance d’iceulx, pour ce : VIc L frans<lb/>A messire Pierre de Craon, seigneur de la Ferté, qui lui ont esté ordonné, c’est assavoir pour en bailler a mons. Guillaume Maunivet pour aller devers le papper, IIIc frans, et audit messire Pie pour aller devers monseigneur de Berry, IIc frans, par mandement donné a Compiegne IX de septembre : Vc frans<lb/>A Adenet Augis, chevaucheur, pour avoir porté hastivement lettres closes aux receveurs de Chartres et Bonneval touchans assignacions de monseigneur, pour ce par commandement de bouche et quictance dudit chevaucheur : L s. t.<lb/>A Jehan Galemie, messaiger, pour avoir porté hastivement lettres closes des generaulx au receveur de Tours touchant le fait de l’assignacion de mondit seigneur, pour ce par commandement de bouche et quictance dudit messaiger : LXXV s. t.<lb/>A Jehan Bauldrin, messaiger, pour avoir porté hastivement autres semblables lettres au receveur des aides de la guerre a Senz par commandement de bouche et quictance dudit messaiger, pour ce : XXXII s. VI d. t.<lb/>A Estienot Dupuys, chevaucheur du Roy nostre sire, pour avoir porté autre semblables lettres avec une executoire pour execut. les receveurs et gientts de Touraine au receveur d’illec, pour ce par commandement de bouche de mondit seigneur et quictance dudit Dupuis : IIII frans<lb/>A Maistre Mahieu Regnault, phisicien de monseigneur, qui lui ont esté donné par mondit seigneur pour une foiz de grace especial comme il appert par ses lettres donnees a Saint Germain en Laye le XXIe jour de ce present mois, pour ce par quictance dudit phisicien : C frans<lb/>A Bertran Guasch, escuier, chambellan de monseigneur, qui lui estoient pour avoir paié les despens de Guelin et son frere, menestriers de mondit seigneur, durant le temps qu’ilz ont esté prisonniers a Moynier comme il appert par mandement de mondit seigneur donné a Paris le XXVIe jour de juing derrenier passé et quictance dudit chambellan, pour ce : CVI frans<lb/>A maistre Philippe de Crespe, phisicien de madame la duchesse, que monseigneur lui a donné pour une foiz de grace especial pour consideration des bons et agreables services qu’il a faiz a madite dame comme il appert plus a pplain par mandement de mondit seigneur donné a Saint Germain en Laye le XVe jour de ce present mois, pour ce par quittance dudit phisicien : CXX frans<lb/>A damoiselle Marie Paienne, femme de chambre de madame la duchesse, que monseigneur lui a donné pour avoir une robe, pour ce par commandement de bouche de mondit seigneur et quictance de ladite damoiselle : VI frans<lb/>A la bourciere qui a faict X gibbecieres qui ont esté mises es robes de gibier pour les broder et mectre les boutons par commandement de bouche de monseigneur tant seulement : VI frans X s. t.<lb/>A Philippote de Rousieres, pour XX aulnes de ruban, c’est assavoir XVI aulnes d’or et IIII d’argent pour emploier es dictes gibbecieres au feur de IIII s. p. l’aulne, pour ce par commandement de bouche de monseigneur tant seulement : V frans<lb/>A Jehan Macé, varlet de chambre de monseigneur, que mondit seigneur lui a donné pour une fois de grace especial pour les bons et agreables services qu’il a faiz a mondit seigneur comme il appert par ses lettres sur ce faictes donnees a Paris le Xe jour de ce present mois d’aoust, pour ce par quictance dudit Jehan Macé : L frans<lb/>A Jehan Responde, Lombart, qui s’en va par l’ordonnence de monseigneur en la compagnie de messire Jaquet de Blarru en Lombardie devers le conte de Vertus que mondit seigneur lui a pour ce donné comme il appert par ses lettres sur ce faictes donnees a Saint Germain en Laye le XIIe jour d’aoust, Chambly le XXVIIe jour d’aoust et quictance dudit Responde : IIc frans<lb/>Somme toute des parties dessus dictes : VIIm IIc XXV frans XVII s. VI d. t.<lb/>Nous Loys, filz de roy de France, duc de Touraine, conte de Valois et de Beaumont, a tous ceulx qui ce present rolle verront, salut. Savoir faisons que toutes les parties et mises escriptes en ce present rolle et montans a la somme de sept mille deux cens vint sinqe frans dix sept solz six deniers tournois ont esté faictes et distribuees par nostre commandement de bouche et ordonnance fait audit Poulain tant par noz lettres comme par nostre dit commandement de bouche et ycelles parties avois veues et visitees et fait gecter en nostre presence, et nous sont t. agreables ainsi avoir esté distribuees, si voulons que par rapportant ce present rolle les mandemens, quittances et descharges cy dessus nommees ycellui Jehan Poullain demeure plainement quitte et deschargié de ladicte somme de VIIm IIc XXV frans XVII s. VI d. t. partout ou il appartiendra, sanz aucun contredit, nonobstant quelconques ordonnances, mandemans ou deffenses contraires. Donné a Compiegne le IXe jour de septembre l’an de grace mil CCC IIIIxx et dix.<lb/>Loys<lb/>Par monseigneur le duc<lb/>Gilet »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 159.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour l’entretien des oiseaux du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 22046, pièce 12</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1603</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence de moy [vide] notaire et secretaire du Roy, Jehan Bereau, prestre, curé de Francueil pres Genonceau, et ayant la charge des petitz oyseaux que Sa Majesté faict nourrir et garder à Saint Germain en Laye, a confessé avoir eu et receu comptant de maistre Raymond Phélypeaux, conseiller dud. seigneur et tresorier de son Espargne, la somme de quatre vingtz dix livres à luy ordonnée par led. seigneur pour la pention et l’entretenement tant de luy que desd. oyseaux qu’il plaist à Sa Majesté luy donner durant le present mois de juing, de laquelle somme de IIIIxx X livres led. Bereau s’est tenu content et en a quicté led. Phelypeaux, tresorier de l’Espargne susd., et tous autres. Tesmoing mon signe manuel cy mis à sa requete le dernier jour de juing mil six cens et trois/<lb/>Bouhier, Bereau »</p>
              </scopecontent>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour la peinture de trois cheminées et de menuiseries dans la basse-cour du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 2774, f. 167</unitid>
                <unitdate normal="1612/1612" encodinganalog="3.1.3">1er janvier 1612</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>«  En la presence des notaires soubzsignez, Loys Poisson, peinctre ordinaire du Roy, a confessé avoir eu et receu comptant de noble homme maistre Henry Estienne, tresorier des Bastiments du Roy, la somme de six cens livres tournois en [vide] à luy ordonnée pour son premier payement des ouvraiges de peinctures et dorurre par luy faictz pour l’ornement ez troys cheminées des chambres, entichambre et salle du logis de la conciergerye ou basse court du viel chasteau de Saint Germain en Laye où est logé le sieur de Frontenac, cesdites ouvraiges faictz par commandement de Sa Majesté, d’aultant qu’Elle se logeoit tousjours aud. logis quant Elle alloit à la chasse en ce quartier, comme aussy sur autres ouvraiges de peinctures en coulleur de boys à huille par led. Poisson faictz ez portes et croysées dud. logis et celles du bastimens neuf dud. lieu, de laquelle somme de VIc l. il se tient pour contant, en quicte led. sieur Estienne, tresorier, et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es hostel des notaires le premier jour de janvier avant midy mil six cens douze, et a signé.<lb/>Poisson,<lb/>De Monhenault, Herbin »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Basse-cour</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jean-Pierre Samoyault, « Louis Poisson, peintre d’Henri IV. Ses travaux aux châteaux de Fontainebleau et de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin de la Société de l’histoire de l’art français, 1989, p. 21-42, ici p. 35, n. 44.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit des derniers jours et de la mort de Louis XIII au Château-Neuf, par Jaques Antoine, garçon de la chambre du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 5012, f. 184-203v</unitid>
                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 février-15 mai 1643</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce récit dû à Jacques Antoine a été repris par son fils, Jean Antoine, porte-arquebuse du roi, dans ce manuscrit daté de 1728.</p>
                </note>
              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 184] Relation de la mort du roy Louis treize<lb/>Avant propos<lb/>Il sera remarqué que monsieur Antoine, qui a fait la relation ou le recit fidel de ce qui c’est passé pendant la derniere maladie et mort du tres glorieux et chretien roy Louis treize, d’heureuse mémoire, lequel a eu l’honneur de servir ce grand roy presqu’aussytost sa naissance, arrivée à Fontainebleau le 27e de septembre de l’année 1601, l’ayant toujours servy et suivit dans tous les lieux et voyages que Sa Majesté a faits dans tout son royaume en qualité de garçon ordinaire de sa chambre, principallement dans celuy de son mariage qui fut conclu avec la reyne Anne d’Autriche, infante d’Espagne, en la ville de Bourdeaux le 25e jour de novembre 1615 comme dans les guerres que le Roy avoit a soutenir contre des villes revoltées par les religionnaires de la pretendue reformée, qu’il fut obligé d’assieger comme Saint Jean d’Angelly en 1621, celuy de La Rochelle en 1628, de Montaubant en 1630 et bien d’autres places que Sa Majesté reduisient à son obeissance ; ensuite, Elle fut obligée de faire le voyage de la ville de Thoulouze pour le proces qui y fut fait à monsieur le marechal de Montmorency, lequel fut executé [f. 184v] dans l’hostel de cette ville le 31 octobre 1631, ledit sieur Antoine ayant toujours continué de servir ce grand prince avec assiduité et fidelité jusqu’à son deceds arrivé au chasteau neuf de Saint Germain en Laye le 14e de may 1643, feste de l’Assencion de Notre Seigneur, agé de 41 ans sept mois et dix huit jours, ayant regné 33 ans, en ayant esté l’un des tristes temoins, ce qui l’a obligé de faire ce recit tant pour sa consolation que pour eterniser la mémoire à la posterité de ce grand et pieux roy surnommé Louis le Juste.<lb/>In memoria aeterna erit justus.<lb/>[f. 185] Relation de la mort du roy Louis treize par monsieur Antoine, garçon ordinaire de la chambre de ce grand roy<lb/>Le jeudy 21e fevrier 1643, le roy Louis treize, d’heureuse mémoire, à qui ses rares vertus ont fait donner le surnom de juste, tomba malade d’un flux comme hepatique et d’une espece de fivre lente dans son château neuf de Saint Germain en Laye, où il demeuroit ordinairement les estées.<lb/>Cette maladie, qui ne le quitta point jusqu’à la mort, nonobstant qu’elle ne fut jugée d’abord dangereuse ny mortelle par les medecins qui ont accoutumée de flatter les grands roys et princes, la suitte leur fit bien connoiste en peu de temps qu’ils s’etoient trompez et que ce prince etoit en danger plus qu’ils n’avoient cru, sa maladie ayant durée deux mois et vingt trois jours, et par cette grande longueur luy avoit corrompu les entrailles et les parties nobles comme ont le remarqua apres son deceds. Sa Majesté ayant eu durant presque tout le temps de son mal de bons intervales pendant lesquelles Elles travailloit dans son conseil, alloit à la chasse et faisoit [f. 185v] les mesmes exercies que lorsqu’Elle avoit jouy d’une plaine santé.<lb/>Le vendredy 22e fevrier, Sa Majesté fut fort incommodée de son flux et de ses hemoroides, qui l’empescherent de sortir ce jour là. Elle ne voulut voir à son lever ny toute la matinée que ses domestiques. Mais, l’apres diner, Elle receue des visites dans sa gallerie où elle prit le divertissement de la musique jusqu’à son souper, qui fut fait en particulier, avec les seuls officiers de gardes, ainsy que du coucher.<lb/>Le samedy 23e fevrier, de petits remedes qu’on luy donna la nuit le soulagerent de ses hemoroides. Elle continua d’en estre soulagée jusqu’au mardy 26e, qu’Elle tint conseil au chevet de son lit. Ce jour, Sa Majesté declara monsieur le duc d’Anguin, fils de monsieur le prince de Condé, generalisime de son armées de Flandres.<lb/>Le mercredy 27e jusqu’au samedy dernier febvrier, le Roy se trouva bien mieux et fit les mesmes exercices qu’en plaine santé. Il alla à la chasse dans la forest et se promena dans le parc et dans la maison du Val, qu’il avoit faite rebastir pour y aller faire des retours de chasses ou toutte la court se trouvoit.<lb/>Le dimanche premier mars, Sa Majesté continua à se bien porter et de n’avoir point eu d’insomnie ny d’alteration, ayant envoyé monsieur Bontemps, son premier vallet de chambre, querir la Reyne et messieurs ses enfans pour le divertir pendant son diner dans son appartement, où ils demeurent jusqu’au souper. Le coucher de ce jour là finit par la lecture ordinaire que Sa Majesté fit faire jusqu’à ce qu’Elle [f. 186] fut endormie par le sieur Chicot, un de ses medecins de quartier, homme fort prudent et savant.<lb/>Le samedy 2e mars, Sa Majesté se trouva à son reveil un peu mieux que la nuit. On luy donna un bouillon qu’il trouva assez bon. Ensuite, il se leva pour diner, voulut y voir assez de monde, estant d’une assée bonne humeur. Ensuite, se promena dans toutes ses belles grottes, où il fit jouer toutes les machines et les eaux. Sa Majesté se trouva ainsy jusqu’au huitiesme dud. mois, tantost bien et mal, estant d’une foiblesse tres grande, passant le plus souvent la nuit dans sa chaisse de commodité.<lb/>Le samedy 9e mars, Sa Majesté se trouve bien plus mal, fut tourmentée tout le long de ce jour d’une coliques et des hemoroides, ne sachant dans quelle posture se mettre, ne pouvant se tenir ny couchée ny debout, ce qui le rendit d’un chagrin mortel. Sa Majesté ne voulut voir personne d’extraordinaire et fut si foible qu’Elle ne pouvoit se tenir d’aucune posture, ce qui dura ainsy jusqu’au mercredy 13e mars.<lb/>Le mercredy 13e mars, le Roy, en se reveillant, se trouva bien mieux. Il avoit assez bien passé la nuit, prit un bouillon. Ensuite, il dina assez bien, en particulier, dans son lit, en presence de la Reyne qui ne manquoit pas de le venir voir tous les matins. L’apres midy, il se promena en robe de chambre dans sa gallerie, qui est tres belle et peinte en tableaux d’histoire de Dianne. La Reyne, les princes et les princesses s’y trouverent avec beaucoup de gens de qualité pour le divertir. Il y fit plusieurs tours, soutenu sous les bras par monsieur de Souvray, premier gentilhomme de la chambre en année, et par monsieur de Charots, capitaines des gardes en quartier. Sa Majesté, s’etant trouvée lassée, demanda son fauteuil, qui luy fut apporté par Antoine [f. 186v] et Tortilliere, garçons de la chambre. Le Roy s’entretien avec la Reyne, ses enfans et les ministres jusqu’au souper, qu’il voulut faire en particulier, de mesme que le coucher où la lecture ordinaire fut faite par monsieur Lucas, secretaire du cabinet, tres sçavant homme.<lb/>Le jeudy 13e mars, quoyque Sa Majesté, qui s’estoit un peu fatiguée à la promenade du jour precedent, eut assez bien reposée la nuit, Elle continua à se mieux porter. On ne laissoit point de s’apercevoir que son corps diminuoit peu à peu, comme Elle ne prenoit que tres peu de nourriture et ne beuvoit presque point de vin et prenoit beaucoup de remedes, ce qui le rendoit sy foible.<lb/>Le vendredy 14e mars, le Roy, en s’eveillant, se trouva tres bien, qu’il avoit bien reposé la nuit. On luy donna un bouillon tres nourrissant. Il receu tous ce jour beaucoup de visites, jusqu’au souper en public. Le coucher fut fait à l’ordinaire avec la lecture.<lb/>Le samedy 15e mars au matin, le Roy ne se trouva pas si bien. Il avoit esté tourmenté la nuit d’une colique, ne se leva qu’à midy en robbe de chambre, se mit dans sa chaise, ayant prit un bouillon. Il receut quelques visites de la Reyne et d’autres personnes. Ensuite, messieurs ses enfans y vinrent passer quelques temps. L’apres diner, estant fatigué, il y fit un petit somme jusqu’à l’heure du souper, qu’il prit une panade et d’autres mets dans son lit avant que de se rendormir.<lb/>Le dimanche 16e mars, Sa Majesté se trouva fort mal à son reveil. Elle avoit mal passé la nuit, sentant [f. 187] des douleurs partout le corps. Elle estoit d’un chagrin mortel et ne vouloit prendre aucuns remedes que par force. Cela etonna les medecins, qui voyoient qu’Elle diminuoit à veue d’œil, et que leurs remedes avoient des effets contraires à ceux qu’ils en esperoient. On remarqua mesmes qu’Elle se portoit mieux lorsqu’Elle n’en prenoit pas sy souvent, mais il falloit se soumettre aux ordres de la medecine et mourir dans les formes, accident ordinaire aux grands seigneurs. On commença alors d’avoir une mechante opinion de la maladie de Sa Majesté. Tout le jour se passa en consultation de medecins que la Reyne fit venir de Paris et de tous les costez. Le Roy, sur le soir, fit pour se rejouir chanter quelques airs de devotion par les musiciens jusqu’à ce qu’il fut endormy.<lb/>Le lundy 17e mars et le lendemain mardy 18e, le Roy ne fut pas mieux que le jour precedent. Il ne voulut pas prendre son bouillon le matin, quoyque la Reyne et les princes l’en eussent instament prié. Sa Majesté ne voulut point à diner qu’une panade et passa toute cette journée assez mal jusqu’aux coucher, que monsieur Lucas fit la lecture ordinaire.<lb/>Le mercredy 19e mars, le Roy se trouva assez tranquille. Il etoit un peu affoibli par les remedes continuels et par les ptisannes que les medecins luy ordonnoient, ce qui luy donnoit un tres grand degoust pour toutes sortes d’alliments, ne voulut prendre toute cette journée que des bouillons.<lb/>Le jeudy 20e mars, le Roy continua à se porter toujours tres mal, n’ayant point reposé la nuit. Il luy survint dans les reins de nouvelles douleurs que l’on croyoit une colique nephretique, avec les hemoroides qui luy continuoient et qui le tourmenterent tous le jour sans discontinuer, jusqu’au [f. 187v] vendredy 21 dudit mois de mars, n’ayant d’autre remedes que d’y presser continuellement du lait chaud dans des eponges pour les rafraichir et les adoucir. Sa Majesté ne se leva que l’apres midy. Il se promenoit en robbe de chambre dans sa gallerie avec la Reyne et quelqu’autres personnes de qualité. Il voulu mesmes jouer aux echets avec monsieur de Souveray jusqu’au coucher, aimant fort ce jeu.<lb/>Le samedy 22e mars, Sa Majesté en s’eveillant dit qu’Elle avoit assez bien passée la nuit et qu’elle se trouvoit bien mieux que les jours precedens, ce qui fut attribué aux petits remedes qu’on luy avoit données pour le faire dormir. Elle se leva en public, ayant ordonné à monsieur de Souvray, premier gentilhomme de sa chambre, de faire entrer tous ceux qui viendroient. Elle dina assée bien. Sa Majesté se promena l’apres midy dans ses appartement et passa dans la gallerie de la Reyne, pinte en tableaux des villes, qui etoit d’une joye extreme de voir que le Roy se portoit sy bien. Les medecins en conçurent mesme une bonne esperance. Le souper et le coucher se firent en public, avec la musique et grande joye.<lb/>Le dimanche 23e mars, le Roy fut assez bien. Il avoit esté un peu incommodé la nuit des hemoroides et d’une toux jusqu’à dix heures, qu’il prit un bouillon. Apres, il s’endormit et demeura au lit jusqu’à midy. Ayant demandé à Antoine, garçon de la chambre, s’il y avoit quelqu’un dans l’antichambre, luy ayant repondu qu’il n’y avoit que monsieur le comte de Guitaut, capitaine des gardes de la Reyne, qui venoit de la part de la Reyne pour scavoir des nouvelles de Sa Majesté, il le fit entrer et luy dit : Monsieur, vous diez à la Reyne que je me porte mieux et que j’auray le bien de l’aller voir sur le soir. A quoy monsieur de Guitaut repondit : [f. 188] Sire, Votre Majesté luy fera grand plaisir de voir Votre Majesté en chemin de guerison. L’apres diner se passa en grande joye. Le Roy s’amusa à peindre en pastels, à quoy il reusissoit tres bien, faisant le plus souvent les portraits de ses officiers en pasteilles, qu’il leur donnoit pour se souvenir de luy. On peut dire que Sa Majesté etoit le prince du monde le plus adroit soit à danser, à monter à cheval, à faire des armes, et à tous les exercices qu’un gentilhomme doit sçavoir, mesme les mathematiques et les mecaniques. Il forgeoit et tournoit au tour, il faisoit toutes sortes de filets à prendre des animeaux, oyseaux et poissons, il faisoit mesmes travailler les officiers de sa chambre les plus adroits, qui par là luy faisoient bien leur cour. Enfin, ce prince ne demeuroit jamais oysif.<lb/>Le lundy 24e mars, il continua à se bien porter. Il avoit bien passé la nuit, ainsy il commenda que l’on fit entrer tous le mond à son lever, que cela luy feroit plaisir. Tant de peuple s’y trouverent qu’il estoit presqu’impossible d’entrer dans la chambre pour faire le service. La convalescence du Roy causoit une sy grande joye que cette journée se passa dans les mesmes divertissements que la precedente.<lb/>Le mardy 25e mars, feste de l’Annonciation de la Sainte Vierge, Sa Majesté se trouva assez bien. Elle se leva en public, entendit la messe avec une devotion exemplaire. Apres la messe, le Roy envoya monsieur Bontemps demander à la Reyne si elle vouloit bien venir diner avec luy, ce qu’elle accepta avec joye. Ils dinerent ensemble et eurent plusieurs petites conferences tres agreables. L’apres midy, le Roy s’alla promender dans sa gallerie. Il y fit porter sa grande chaise pour s’y reposer, où sa musique s’y trouva. On chanta plusieurs petits airs de devotion jusqu’au souper, [f. 188v] qui fut fait en public, ainsy que le coucher, où on fit la lecture jusqu’à ce que Sa Majesté fut endormie.<lb/>Le mercredy 26e mars, le Roy à son reveil se trouva un peu plus mal qu’à l’ordinaire. Il avoit esté tourmenté d’inquietudes pendant la nuit. On luy donna une medecine qui luy fit assé bien. Il ne voulut voir personne jusqu’à midy, qu’il se leva et receu des visites jusqu’au soir. Mais, s’estant ressenty comme d’un frisson, voulut se coucher aussytost.<lb/>Le jeudy 27e mars, le Roy, qui avoit fort mal passé la nuit, dit en s’eveillant : Je me sens bien affoibly, je m’apperçoit que mes forces diminuent de jour en jour, j’ay prié le Seigneur que, s’il luy plaisoit de me tirer de ce monde, qu’il me dit la grace d’abreger la grande longueur de ma maladie. Ensuite de ce discours, il s’adressa à monsieur Bouvard, son premier medecin, luy dit : Vous sçavez bien, Monsieur, qu’il y a quelque temps que je vous ait dit que je n’avois pas bonne opinion de ma maladie, que je vous ait prié et mesme pressé de m’en dire votre sentiment, mais vous m’avez fait esperer de ma guerison. Monsieur Bouvard luy avoua, luy disant : Sire, je n’ay osé le temoigner à Votre Majesté, de peur de luy en donner d’inquietudes. Le Roy n’en parut pas plus emut, en disant : Je m’it suis bien preparé, l’ayant mesme temoigné à mon confesseur et à monsieur de Meaux de me mettre en estat de bien mourir. Sa Majesté voulut se coucher plus tost qu’à son ordinaire ; depuis ce jour jeudy 27e mars, le vendredy 28e jusqu’au mardy premier jour d’avril, le Roy se trouva dans une espece de langueur et fut toujours assez mal, ne reposoit que fort peu les nuits. Il avoit du degout pour toutes choses. On luy fit prendre pendant ce temps là beaucoup de remedes, entr’autres une [f. 189] medecine purgative qui fit de grands evacuations qui l’affoiblirent extremement par de grands efforts pour la rendre, et souffrit tout ce jour dans le bas vente des grandes douleurs.<lb/>Le mardy premier avril, Sa Majesté, qui avoit estée fort incommodée les jours precedents, ne laissa pas d’avoir estée assée tranquille cette nuit et se trouva mieux tout le long du jour, prit un bouillon à son reveil et ne voulut voir ce latin que ses domestiques. La Reyne etant venue jusques dans l’antichambre pour voir le Roy, y apprit qu’il avoit dit qu’il ne vouloit voir personne ce matin pour dormir. Elle s’en retourna dans son appartement jusqu’à son diner, qu’elle revient avec messieurs ses enfans. Ayant dit au Roy dans la conversation qu’elle etoit venue le matin pour le voir mais qu’elle n’avoit osé entrer de peur de l’incommoder, ce discourt surprit le Roy, qui répondit : Quand je dis, Madame, que je ne veux voir personne, ce ne doit pas estre pour vous, et vous scavez tres bien que vous etes la maitresse d’entrer chez moy à quelques heures qu’il vous plaira, je n’ay voulut parler que pour des etrangers. Le reste du jour se passa en petits amusements que chacun faisoit naitre pour pourvoir dissiper le chagrin de Sa Majesté, jusqu’au souper qui se fit de bonne heure en particulier. Ce jour, l’on releva le quartier des officiers de la maison du Roy à l’ordinaire, mais quelqu’uns voulurent demeurer pour voir l’issue de la maladie de Sa Majesté.<lb/>Le mecredy 2e avril, Sa Majesté, qui avoit eue une tres bonne nuit, se porta bien mieux. Les medecins luy firent prendre ce matin une ptisanne de rhubarbe qui, l’ayant beaucoup purgée, luy donna beaucoup d’appetit au diner [f. 189v] qu’Elle fit dans son lit. Elle se leva pendant quelques heures l’apres midy et, comme Elle estoit fort affoiblie et lasse d’estre couchée, Elle se fit porter son fauteuil pres de la fenestre qu’Elle fit ouvrir pour avoir de l’air. La veue estant tres belle et le temps fort serain, Sa Majesté avança la teste à la fenestre, d’où l’on decouvre aisement les clochers de l’abbaye de Saint Denis. Les ayans apperçues, Elle se tourna vers ses officiers de la chambre, leur dit : Mes amis, voilà peut être bientost ma derniere demeure, leur montrant de la main même le chemin par où on devoit le mener. Ce discours ne fut pas dit sans avoir tiré des soupirs et des larmes de ceux qui l’entendirent, qui admirent la grande fermeté et le genereux mepris avec lesquels ce grand roy regardoit sans emotion le lieu de sa sepulture. Ensuite, Sa Majesté ordonna à monsieur Lucas de lire dans la Vie des saints du jour, qu’il fit pendant quelques heures jusqu’au souper, qui fut d’une panade et quelques pommes cuites. Apres quoy, Elle voulut se coucher, ayant envye de dormir, n’y estant resté que les seuls officiers de garde avec les medecins et chirurgiens.<lb/>Le jeudy 3e avril, le Roy, qui n’avoit eu la nuit que peu d’inquietudes, continua à se mieux porter, ayant pris le matin un remede qui luy avoit fait assez de bien. Elle voulut etre seule pour se reposer cette matinée, car il venoit tous les matins une si grande confusion de peuples qu’on ne pouvoit passer dans la salle des gardes ny dans l’antichambre. La Reyne y arriva pour faire prendre au Roy un petit potage ou consommé qu’il mangea avec assez d’appetit, ce qui rejouit beaucoup cette princesse de voir le Roy, quy estoit d’assez bonne humeur. Elle envoya Antoine, garçon de la chambre, querir messieurs les princes ses enfans, qui arriverent aussytost. Sa Majesté, les ayant apperceus, en temoigna de la joye, leur dit plusieurs paroles pleines de douceurs et leur fit des questions sur leur maniere de vie et [f. 190] sur la conduite qu’ils devoient tenir dans la suite. Le soir venu, tout le monde se retira à l’exception des officiers pour le service. Le Roy fit lire par monsieur Lucas les Meditations de la mort qu’il avoit marquez dans son livre journaillier. La lecture dura jusqu’au souper, où se trouva la Reyne, qui voulut parler au Roy en particulier, ce qui obligea M. de Souveray de faire retirer tout le monde de la chambre. Ensuite, le coucher du Roy se fit à l’ordinaire, sans lecture.<lb/>Le vendredy 4e avril, Sa Majesté se trouva fort tranquile. Elle n’avoit eue la nuit que peu d’inquiétudes, les medecins luy ajant proposé de prendre medecine, mais le Roy n’en voulut point, telle priere que la Reyne luy en fit, luy disant : Madame, les medecins s’ennuyent de me voir un peu en repos. Ensuite, Sa Majesté s’endormit jusqu’à midy, qu’Elle se mit à table pour diner, où elle mangea avec beaucoup d’appetit. Toute l’apres diné se passa à recevoir des visittes des princes et d’autres personnes de distinction, jusqu’au soupper. Ensuite, elle ordonna au sieur Chicot de lire quelques passages de l’Introduction à la vie devote de saint François de Sales, ce qu’il fit jusqu’à ce que Sa Majesté fut endormie.<lb/>Le samedy 5e avril, Sa Majesté ayant assez bien passé la nuit, continua à se bien porter, ce qui donna quelques esperences aux medecins d’une guerison dont toute la court avoit bien de la joye devoir en si peu de temps un si grand changement. Sa Majesté se leva ce matin en robbe de chambre, estant fort guaye, et dina en public. L’apres midy, Elle envoya querir par Tiffaine, garçon de la chambre, les sieurs Camefort, Ferdinand et de Niert, premier valets de garde robbe, lequel a esté dans la suite premier vallet de chambre du Roy, qui jouent tous tres bien du luth et du therobe. Ils firent un petit concert [f. 190v] et chanterent en partie Lauda Anima et d’autres airs de devotion composés sur les paraphrases des Pseaumes de David du sieur Godeau. Le Roy voulut mesme aussy chanter une des basses avec monsieur le mareschal de Chomberg, qui chantoit fort bien. Ce concert rejouissoit toute la cour qui s’i estoit rendue. Monsieur de Souvray en avoit fait avertir la Reyne par Antoine qui, etant arrivée aussitost, fut fort surprise d’entendre cette musique et de voir un changement si subit, dont la joye retentissoit dans tout l’appartement du Roy, et tout le monde disoit à Sa Majesté qu’Elle estoit en chemin de guerison et que le printemps, qui etoit tres doux, accheveroit le retablissement de sa santé. Le Roy à cela repondoit fort serieusement : Je suis, Messieurs, fort resigné à la volonté du Seigneur ; s’il me redonne la santé, je travailleray de tout mon pouvoir à donner la paix à mon royaume et à soulager mes peuples. Le reste du jour se passa tres bien jusqu’au coucher, où Sa Majesté fit lire par monsieur Lucas dans le Nouveau Testament le 17e chapitre de l’Evangile de saint Jean, où sont les prieres que Jesus Christ fit à son père avant que de passer le torrent de Cedrin, mais, pendant cette lecture, le Roy s’endormit et, s’etant reveillé peu de temps apres fort inquieté, il demanda à monsieur Bontemps quelle heure il estoit, et luy ayant repondu qu’il etoit onze heures, il dit qu’on s’allat reposer.<lb/>Depuis le dimanche 6e avril, Sa Majesté, à la foiblesse pres, continua jusqu’au lundy 14 avril à se bien porter. Elle tenoit tout les jours conseil, le plus souvent au chevet de son lit. Fut ce mesme jour qu’Elle congedia monsieur des Noyers, secretaire d’Estat, qui luy avoit demandé permission de se retirer. Elle revetit de sa charge monsieur Michel Le Tellier, maitre des requestes, qui l’exerça par commission jusqu’à la mort de monsieur des Noyers qui arriva en 1645. Pendant ce temps là, le Roy s’occupa aux mesmes exercices qu’en pleine [f. 191] santé, excepté qu’il ne montoit point à cheval. Il alloit en carosse les apres diner prendre l’air dans la forest ou dans le parc les beaux jours de la saison, qui etoit lors tres belle et douce. Sa Majesté temoignoit d’estre fort content de se voir en meilleur etat que les jours precedens. Elle receue beaucoup de visites, particulierement de madame de Guise et de messieurs ses enfans, qu’il pria de demeurer quelque temps parce qu’il etoit bien aise de les voir, à quoy madame de Guise repondit que Sa Majesté luy faisoit bien de l’honneur, qu’elle resteroit tant qu’il luy plairoit et qu’elle seroit ravie de pouvoir contribuer au retablissement de sa santé.<lb/>Le lundy 14e avril, le Roy, en s’eveillant, dit qu’il avoit esté beaucoup tourmentée la nuit de vapeurs et des chaleurs de teste qui l’avoient empesché de dormir et fait changer à tous momens de places dans son lit. On luy donna son bouillon. Apres l’avoir prit, il demeura au lit et sommeilla jusqu’à midy, qu’il se leva et demeura en robe de chambre pour diner, qui fut très court. Ensuite, la Reyne fut avec le Roy seulle quelque temps en conversation, où il s’endormit dans sa grande chaise pendant deux heures, ce qui luy fit beaucoup de bien parce que l’insomnie de la nuit l’avoit très fatigué. Le coucher se fit à l’ordinaire.<lb/>Le mardy 15 avril, le Roy, qui n’avoit pas eu tant d’inquiétudes cette nuit que les précédentes, se porta un peu mieux. Mais tous les bons jours qu’il avoit eus auparavant ne l’empeschoient pas d’estre d’une grande foiblesse. La santé de S. M. ne revenoit point. Elle sentoit toujours du mal de temps en temps dans les entrailles. Les medecins qui le voyoient dans une espece de langueur n’en etoient pas tres contents. Ils conclurent seullement de luy faire prendre du petit lait les matins, pour tacher de pouvoir luy rafraichir les entrailles, que Sa Majesté resentoit toujours echauffés, ce qui fut continué sans un soulagement [f. 191v] jusqu’au mercredy 23 avril que le Roy se trouva fort abbatu et fatigué des remedes et du petit lait qu’Elle avoit pris toujours pendant huit jours, pendant lesquelles Elle n’avoit point bu de vin. Cela luy avoit causé une si grande foiblesse qu’Elle ne pouvoit se soutenir debout. Les medecins, qui voyoient que le Roy diminuoit, luy firent quitter le petit lait.<lb/>Le jeudy 24e avril, ce qui avoit esté resolut le jour precedent dans la consultation fut augmentée de la seignée, laquelle fut faitte sur les huit heures du matin, mais elle reussit tres mal, car elle cause au Roy une toux continuelle comme d’une espece de fluxion sur la poitrine qui le tourmentoit beaucoup, ce qui luy fit prendre la resolution de recevoir ce jour le Saint Sacrement. Comme il fit tres devotement en particulier, en presence de la Reyne et de quelques grands officiers de sa maison, Sa Majesté ne voulut voir personne de toute la matinee que son confesseur, le pere Dinet, jusqu’au diner. Dans ce temps, le Roy ayant tesmoigné à la Reyne que son intention estoit que l’on baptissa monsieur le Dauphin, agé de 4 ans 8 mois, pour cet effet l’on envoya querir M. le cardinal Mazarin et madame la princesse de Condé pour le tenir sur les fonds baptismaux. La ceremonie en fut faite vers les quatre heures du soir, dans la chapelle du vieux château, par monsieur l’eveque de Meaux, premier aumonier de Sa Majesté, sans aucunes grandes ceremonies ny rejouissances à cause de la maladie du Roy. Monseigneur le Dauphin fut nommé Louis au nom de notre saint père le pape [vide] par monsieur le cardinal Mazarin, avec madame la princesse de Condé sa mareine, en presence de la Reyne et de toute la cour. La ceremonie faite, la Reyne et madame la Princesse avec monsieur le cardinal firent le recit au Roy de ce qui s’y estoit passé et de la sagesse de monsieur le Dauphin, qui arriva [f. 192] aussytost avec madame de Lensac, sa gouvernante, et sous gouvernante, madame [vide]. Sa Majesté l’ayant aperceut, luy ayant fait plusieurs questions, entr’autres luy dit : Mon fils, comment vous a-t-on nommé au baptême ? Monsieur le Dauphin ayant repondu sans esiter : Louis quatorze, mon papa, le Roy luy dit : Pas encore, mon fils, mais ce sera peut estre bientost, si c’est la volonté de Dieu. Puis, levant les yeux au ciel, Seigneur, dit il, faite luy la grace de le faire regner apres moy en paix et en prince veritablement bon chretien et comme fils ainay de l’Eglise, qu’il ait toujours en veue le maintien de votre sainte religion et le soulagement de ses peuples. Sa Majesté parrut avoit bien de la joye que cette ceremonie fut faite. Le Roy envoya Tortilliere, garson de la chambre, chercher la Reyne qui s’en estoit allée dans son appartement. Outrée de douleurs, luy dit : Madame, apres que Dieu m’a fait la grace aujourd’huy d’avoir fait baptisser mon fils, j’ay pris aussy la resolution, sy Dieu dispose de moy, de vous faire declarer la regente de mon royaume jusqu’à ce que mon fils soit dans un age de majorité, afin de prevenir les contestations qui pourroient arriver à ce sujet. Sa Majesté tint ce discours avec des paroles si tendres qu’elles tirent des larmes de toutes l’assemblée et mesme la Reyne en tomba comme evanouie dessus le dit du Roy, en telle manière que monsieur de Souvray fut obligé de l’en retirer de force et de l’emmener dans son appartement. Outrée de douleur, le Roy envoya sur l’heure Antoine, garçon de la chambre, chercher monsieur de La Vrilliere, secretaire d’Etat, en qui Sa Majesté avoit beaucoup de confiance, luy expliqua ses intentions en particulier, luy ordonna d’aller dresser la declaration de la regence en forme de testament afin de la faire verifier en parlement au plus tot. C’est ainsy que se passa la journée. Sa Majesté n’ayant pris qu’une petite panade avec un peu de gellée, elle se trouva tres foible à son coucher.<lb/>Le vendredy 25e avril, le Roy se trouva assez mal en s’eveillant, ayant esté tres tourmenté toute la nuit d’une [f. 192v] toux tres seiche que l’on ne put adoucir par tout les remedes que l’on luy donna, qui dura jusqu’à son diner, ou il ne prit que du bouillon, de la gellée et quelques compottes. D’abord que le Roy eut diné, il envoya Tortilliere, garçon de la chambre, chercher monsieur de La Vrilliere, qui arriva presqu’aussytot avec monsieur le chancelier Seguier, accompagné des ministres et secretaires d’Estat, des princes et princesses du sang et gens de la premiere qualité, qui aborderent de tous costez. A l’instant, le Roy fit ouvrir les rideaux de son lit, et prenant la parole dit à haute voix : Messieurs, c’est en cette occassion que je veux que vous soyés temoins de mon intention pour donner à mon royaume la tranquilité et le repos apres ma mort, s’il plait à Dieu de disposer de moy, n’ayant put jusqu’à present luy donner la paix generalle. Ce discours finy, Sa Majesté ordonna à monsieur de La Vrilliere de faire tout haut la lecture de la declaration de la regence, afin que tout le monde scu sa derniere volonté. Monsieur de La Vrilliere en fit la lecture et eut bien de la peine à l’achever de la lire, à cause des larmes qui luy couloient des yeux d’avoir esté obligé de dresser un acte si facheux, qui donnoit une marque comme evidente de la mort du Roy son maitre, qu’il aimoit passionnement. Sa Majesté ordonnoit entr’autres choses par cette declaration qu’en cas qu’Elle mourut, la Reyne fut regente pendant la minorité de son fils, que monsieur le duc d’Orleans, son frere, seroit chef du conseil d’Estat, en son absence monsieur le prince de Condé, et lieutenant general du royaume sous l’autorité de la reyne regente et de son conseil, qui seroit aussy composé de monsieur le cardinal Mazarin, du chancelier, du sieur Claude Bouthillier et du sieur Chavigny, son fils, secretaire d’Etat. Cette lecture finie, le Roy voulut estre seul avec le pere Dinet, son confesseur. Tout le monde se retira dans l’antichambre. Apres y avoir demeuré une [f. 193] demye heure, le Roy ordonna à messieurs le chancellier de Chavigny et de La Vrilliere de faire incessament verifier la declaration en parlement, ce qui fut executé ledit jour 25e avril 1643. Le reste de cette journée se passa assée doucement. S. M. parut d’une grande tranquilité. La Reyne, estant presente, demeura fort tard avec le Roy. Apres avoir eu quelques secretes conversations ensemble, Sa Majesté envoya Riviere, garçon de la chambre, chercher Monsieur. Le duc d’Orleans estant arrivé, le Roy luy permit de bonne grace de faire revenir madame la duchesse d’Orleans, sa femme, qui estoit lors à la ville de Bruxelles depuis quelques années. Le reste de ce jour se passa assé bien.<lb/>Le samedy 26e avril, le Roy se trouva cette nuit tres incommodé par de grandes challeurs d’entrailles avec une toux continuelle, nonobstant tous les remedes que les medecins ordonnoient de donner à Sa Majesté. N’ayant pris qu’un bouillon, Elle se leva en robbe de chambre pour diner, quy fut fort court. L’apres midy, le Roy receu quelques visites jusqu’à sou coucher qui fut comme à l’ordinaire, avec la lecture.<lb/>Le dimanche 27e avril, le Roy se trouva plus indisposé que le jour precedent, ayant vuidé une espece d’abceds ou apostume par embas cette nuit. Sa Majesté ne se sentit estre plus soulagée et prit un bouillon dans le lit et se rendormit jusqu’à dix heures, qu’Elle mangea une panade et de la gellée qui luy servit de diner. L’apres midy se passa en amusement. Sur le soir, Sa Majesté se trouva un peu incommodée, luy ayant pris des inquietudes, demandant à tous momens quelle heure il estoit, etant tres chagrin, ne trouvant point de bonne place dans son lit. Le coucher fut fait avec la lecture ordinaire.<lb/>Le lundy 28e avril, le Roy à son reveil se trouva [f. 193v] d’une tres grande foiblesse, manque de prendre de la nourriture ny point boire de vin, ce qui luy empeschoit de pouvoir dormir, nonobstant les julepes que l’on luy faisoit prendre avec des sirops composés, S. M. disant à tous momens qu’Elle se sentoit diminuer de jour en jour, que les medecins luy faisant toujours esperer le retablissement de sa santé, ne trouvant plus de consolation qu’à se disposer à bien mourir par des lectures spirituels qu’Elle se faisoit faire tres souvent. Cette journée se passa tres tristement, ainsy que le mardy 29e avril qui fut encore plus mauvaise.<lb/>Le mercredy 30e et dernier jour d’avril, le Roy se trouva tres foible, dit à messieurs de Souvray et à monsieur Bouvard, premier medecins, et à ses confreres : Messieurs, je me sens bien mal ce matin, je ne croit pas que cette maladie ait bonne issue. A quoy monsieur Bouvard repondit : Ah Sire, Votre Majesté ne doit pas avoir cette opinion, ce ne sera rien s’il plaist à Dieu, il faut que Votre Majesté ait confiance en luy et aux remedes que nous vous ordonnons. Elle avoir estée fort inquieté la nuit, ne dormant point, ayant demandé à tous momens l’heure qu’il estoit et s’il ne seroit pas bientost jour. Elle fit meme tirer plusieurs fois les rideaux de son lit par le sieur Bontemps et fait ouvrir les fenestres par Antoine, estant tres inquieté dece que le jour ne venoit point pour ce lever et prendre l’air car il faisoit extremement chaux dans sa chambre qui estoit tout le jour pleine de monde et grand feu. Sur le midy, Elle prit un bouillon purgatif qui luy fit faire l’apres midy beaucoup d’evacuations, ce qui l’empescha de ne voir tout ce jour là personnes que ses domestiques, avec qui Elle s’entretenoit souvent de son mauvais estat. Le coucher se fit sans lecture, parce que S. M. se trouva fatigué du remede qu’Elle avoit pris.<lb/>Le jeudy premier may, le Roy se trouva tres incommodé toute cette nuit par une espece de collique, n’ayant que tres peu repossé, ayant eu une grande sueur par tout le corps [f. 194] et par les jambes. Il demanda à Tortilliere sur les trois heures du matin un linge pour les essuyer. Tortilliere le luy ayant donné, il ne put les essuyer lui mesme et dit à monsieur Bontemps de tenir la couverture levée un peu haute tandis que Tortilliere et Antoine luy frotteroient les jambes et les pieds, qu’il avoit tres mouillées. Sa Majesté, se voyant dans cette posture, fit reflexion sur l’etat où Elle se voyoit et leur dit : Mes amis, je suis d’une grande maigreur, mais c’est la volonté de Dieu. Effectivement, le Roy n’avoit plus que la peau colée sur les os : ses jambes et ses cuises etoient si menues que la seule grosseur des genouilx qui les faisoit remarquer, tout son corps avoit plustost la figure d’un squelete que d’un homme vivant. Tout ce jour se passa en apprehensions du mauvais succez de sa maladie. Sa Majesté ne laissoit pas cependant d’agir autant qu’Elle pouvoit, de tenir conseil avec ses ministres, ayant toujours eu l’esprit et le jugement fort sains. Sur le soir, Elle eut une petit toux seche qui l’incommoda extremement jusqu’à minuit, malgré tous les sirops que l’on luy donnoit, se faisant faire la lecture par le sieur Chicot, l’un de ses medecins ordinaires, lequel disoit souvent au Roy, qui estoit tres inquiete de l’issue de sa maladie : Sire, il faut que Votre Majesté ait patience et qu’Elle attendre avec tranquilité la volonté du Seigneur J. C., il est le maitre de notre vie et de notre mort. Pendant ce discours, le Roy s’endormit.<lb/>Le vendredy 2e may, Sa Majesté se trouva assez mal car il s’estoit eveillé plusieurs fois pendant la nuit, avoit demandé tres souvent quelle heure il estoit et quelle temps il faisoit. Antoine luy ayant repondu qu’il etoit trois heures et qu’il faisoit tres beau pour la saison, il demanda à boire et apres s’endormit jusqu’à huit heures du matin, qu’on luy presenta un bouillon dont il avoit bien besoin pour [f. 194v] humecter sa poitrine que la toux avoit fort dessechée, mais il ne vouloit point le prendre, disant qu’il n’en avoit plus besoin, mais il le prit par complaisance à la priere de la Reyne qui estoit presente. Ensuite, le Roy s’endormit jusqu’à cinq heures du soir. On en tira un bon augure parce que depuis six jours il n’avoit point eu de bon sommeil, et dit en s’eveillant mesme qu’il se sentoit mieux, mais qu’il estoit bien foible. Le sieur Bouvard, son premier medecin, luy ayant repondu que c’etoit parce que Sa Majesté ne prenoit pas assée de nourriture, Elle prit quelque alimens qu’on luy presenta sur le champ, mais Elle n’en prit qu’avec beaucoup de peine, n’ayant point d’appetit. Elle commanda sur le soir à monsieur de Souvray de redoubler les officiers de sa chambre, car ceux qui la servoient depuis le commencement de sa maladie, qu’ils n’avoient pas voulut quitter, ne pouvant plus resister aux veilles continuelles qu’ils avoient faites, et afin qu’ils se soulageassent les uns les autres, le Roy fit coucher dans son antichambre deux valets de chambre, un tapissier, un barbier, le porte chaire pour soulager les six garçons de la chambre qui estoient sur pied nuit et jour depuis la maladie du Roy.<lb/>Le samedy 3e may, le Roy se trouva le matin extremement mal. Toute les parties de son corps estoient tres douloureuses, ce qui obligea les medecins de faire entr’eux une consultation dans laquelle il fut resolu qu’en cas que le mal continua jusqu’au lendemain, il faudroit luy faire recevoir le saint sacrement, et cependant en faire avertir la Reyne afin qu’elle n’en fut point surprise. On en donna la commission à monsieur de Meaux, qui luy annonça cette triste nouvelle, dont elle fut tres etonnée, ne croyant pas que le Roy fut dans cet etat. Elle partit aussytost de son appartement et à son arrivée elle trouva le sieur Bouvard qui luy dit qu’il falloit [f. 195] attendre au lendemain pour en avertir le Roy. Elle luy demanda à qui il falloit en donner la commission, ne voulant pas s’en charger. Le père Dinet, confesseur du Roy, la prit avec peine, mais on peu dire que tant de precautions n’etoient pas necessaires pour porter Sa Majesté à cette sainte action car Elle y estoit tres preparée depuis longtemps. Cette journée se passa tres mal. Tout le monde etoit d’une grande consternation de voir le Roy si mal, qui diminuoit d’un jour à l’autre. Personne ne le pouvoit voir sans jetter des larmes. Mesme la Reyne, qui ne bougeoit du chevet de son lit, en rependoit à tous momens, car elle estoit outrée de douleur, et des ce moment ne voulut plus le quitter ny jour ny nuit. Pour cet effet, elle ordonna qu’on luy apporta un petit lit dans un petit cabinet qui estoit pres de la chambre du Roy afin de s’oter les inquietudes qu’elle avoit etant plus eloignée de l’appartement du Roy. L’apres diner, le Roy se trouva un peu plus tranquile que le matin et il receu une visite de messieurs les marechaux de Chatillon et de La Force, qui etoient de la religion pretendue reformée. Il fut bien aise de les voir, leur dit plusieurs choses obligeantes sur leurs actions et les exorta ensuite à quitter leur religion dans laquelle il ne pourroient faire leur salut, ajoutant qu’à la verité ils etoient de braves gens et d’un grand merite selon le monde, mais que selon Dieu il n’en estoit pas de mesme, que pur aller au ciel il n’y avoit pas deux voyes et qu’il n’y avoit point de salut hors de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, à quoy ils les convia de faire reflexion. Le reste de ce jour se passa à l’ordinaire, où l’on fit la lecture jusqu’à ce que Sa Majesté fut un peu endormie.<lb/>Le dimanche 4e et le lundy cinquiesme may, le Roy n’avoit pas eté si fort tourmenté ces deux nuits. Il se trouva un peu mieux. On luy donna à son reveil des vouillons compossés qu’il eut bien de la peine à prendre, etant extremement degouté. Il ne [f. 195v] voulut voir personne que la Reyne car cette princesse etoit la seule consolation du Roy. Apres midy, le père Dinet vient voir Sa Majesté et luy dit : Sire, je me suis chargé d’une commission que j’ay prise et que je croit que vous ne trouverez pas mauvaise, qui est de proposer à Votre Majesté, qui a toujours souhaittée dans sa maladie, dont on ne peut sçavoir les suittes, de recevoir encore le saint sacrement du corps de Jesus Chrit. Le Roy receu cette nouvelle avec joye et sans emotion et dit : Mon pere, je vous suis bien obligé de la bonne nouvelle que vous m’aprenez, puis, levant les yeux au ciel : Seigneur, dit il, me voila pres à vous recevoir, rendez moy digne de cet honneur. Apres quoy tout le monde sortit. Le pere Dinet demeura seul avec Sa Majesté pour le confesser. Pendant ce temps, monsieur de Souvray fut en avertir la Reyne, qui etoit dans son appartement, qui arriva aussytost chez le Roy, tres surprise de cette nouvelle, ayant amenée messieurs les princes ses enfans, tous eploreez. Quand le Roy fut confessé, l’on les fit passer dans le cabinet du Roy, mais monsieur le duc d’Anjou, qui se mit à pleurer et à gronder de ce qu’il n’avoit pas aussy avec luy aucune de ses femmes de chambre, mais parce qu’il faisoit trop de bruit au Roy, on fut obligé de l’envoyer par Antoine avec madame de la Folaine, sa sous gouvernante, dans la gallerie du Roy. Alors monsieur de Meaux et le père Dinet entrerent dans la chambre pour disposer Sa Majesté à recevoir encore une fois le saint sacrement, qu’il avoit dejà receu dans le court de sa maladie. Apres qu’ils l’eurent veu dans la disposition d’une ame tout à fait chretienne et resignée à la volonté de Dieu, car leur ayant dit mille belles choses à ce sujet, monsieur de Meaux alla à la parroisse querir le saint sacrement accompagné du curé avec tout son clergé, où assista la Reyne, les princes et princesses avec beaucoup de personnes de la cour. Sa Majesté le receut avec une devotion tres exemplaire. Peu [f. 196] de temps apres, voulant estre seule, on fit sortit tout le monde. Alors, le Roy se fit donner le pupitre dont il se servoit quand il vouloit lire dans le lit et reciter les prieres qu’il avoit composées, qui avoient pour titre Vera christiana pietatis officia per chritianissimum regem Ludovicum tercium decimum ordinata. Il les recita pendant une bonne demye heure, que Sa Majesté scavoit par cœur tous les offices de chaque jour de la semaine, qu’il doit telle affaire qu’il eut, outre l’office votif tous les lundis, et celuy des morts tous les vendredys au soir, pour demander à Dieu la grace de bien mourir. Le reste du jour se passa tristement. Sa Majesté se trouva ny mieux ni plus mal.<lb/>Le mardy 6e may, le Roy se trouva au matin fort fatigué, toute la nuit, ce qui etoit un mechant augure, s’etant fait changer de scituation plusieurs fois, ce qui fit que Sa Majesté s’etoit trouvé mal à son reveil et ne prenoit plus aucuns alimens qu’à forces de prieres. Ce fut ainsy que toute la matinée se passa. L’apres midy, il luy prit un grand assoupissement qui dura jusqu’à onze heures du soir sans se reveiller, dont les medecins n’estoient pas contens de ce qu’il duroit si longtemps. On faisoit beaucoup de bruit dans la chambre pour l’eveiller, l’on luy tatoit le poulx qu’on luy trouvoit tres foible et intermitant. La peur qu’on eu qu’il ne mourut dans ce sommeil leur fit prendre la resolution de l’eveiller, mais il fut question d’en prendre la commission que chacun refusoit, ainsy la Reyne et les princes la donner tous au père Dinet, qui s’approcha aussitost du lit et par trois fois luy dit fort haut : Sire, Votre Majesté m’entend telle, qu’Elle se reveiller s’il luy plaist, il y a lontemps qu’Elle n’a pris de nourriture, les medecins ont peur que cela ne vous affoiblisse trop. A ces paroles, le Roy se reveilla en sursaut et dit, d’un esprit assez tranquille : Je vous entends bien, mon pere, et je ne trouve pas mauvais que vous m’ayez eveillé, mais ceux [f. 196v] qui vous y ont obligé scachant bien qu’il y a quelques jours que je n’ait peu dormir, et, s’adressant à M. Bouvard : Vous deviez l’empescher, M., et j’avoue que j’ay eu trop de complaisance de mestre trop fié aux remedes de la medecines. Sa Majesté ayant dit toutes ses choses avec un peu de challeur, ce qui l’avoit emu, ayant le visage tres rouge et les yeux eteincelens, ce qui obligea le pere Dinet de dire au Roy : Ah, Sire, il faut pardonner, Sa Majesté luy ayant repondu : Je leur pardonne de tout mon cœur afin de n’y plus songer. L’emotion que le Roy avoit eu luy ayant causé comme une espece de frisson, le soir, lorsqu’il receu une visite de madame d’Elbeuf et de mademoiselle sa fille, Sa Majesté leur temoigna beaucoup de joye de les voir, leur disant beaucoup de choses obligeantes jusques sur les dix heures du soir que le Roy s’endormit.<lb/>Le mercredy 7e may, le Roy se trouva assez bien à son reveil. On luy fit prendre de la gellée fondue pour luy humecter la poitrine qu’une espece de fievre interne qu’il avoit souvent luy avoit rendue fort seche et alterée. Il passa assé doucement toute la matinée. La Reyne, qui ne quittoit le Roy que fort peu, le vint voir sur le midy, l’exhorta à prendre une petite panade, à quoy il consenty volontiers, en disant : Je le veux bien, Madame, pour l’amour de vous. On luy apporta aussytost, il en prit quelques cuielleres qui l’obligea mesme de vomir beaucoup d’eaux avec de grands efforts. Sur les trois heures du soir, il appella la Reyne et luy dit : Madame, j’ay resolu de faire mon testament, quoyque je sois bien persuadé que vous executerés ponctuellement ma derniere volonté sans qu’elle fut ecrite. Ensuite, il dit à monsieur de Souvray d’envoyer chercher monsieur de La Vrilliere, secretaire d’Etat. Antoine le fut querir dans le moment. Etant arrivé, s’enferma quelque temps avec S. M. [f. 197] et le pere Dinet pour dresser ledit testament. Quant il fut fait, le Roy ce le fit lire et leur ordonna de le cacheter de armes de France, de le garder pour le mettre au jour apres son deceds.<lb/>Par ce testament, le Roy donne entr’autreschoses cent mil escus pour estre distribuées à ses officiers domestiques pour les recompenser de leurs bons services, Sa Majesté fait aussy quelques leges pieux comme à l’église de Saint Denis vingt mille ecus pour dire une basse messe journalliere, plus à l’eglise de Saint Germain en Laye 600 l. pour dire à perpetuité une messe haute à son intention toutes les années le jour de son deceds, donne en particulier aux six garçons de sa chambre, scavoir Antoine, Thisaine, Riviere, Tortilliere, Meunier et Cailteau chacun mil ecus pour leurs bons services. Ensuitte la Reyne, presente, se retira dans son appartement, outrée de douleur. Tout cela se passa sans que le Roy n’eut une grande emotion. Il se trouva tres mal. L’on fit sortir le monde de la chambre, à l’exception des officiers de services, monsieur de Meaux et du père Dinet, qui firent une lecture spirituelle qui dura jusqu’à dix heures, que Sa Majesté s’endormit mais avec de grandes agitations d’esprit et du corps. Toute cette journée ce passa tres mal ainsy que les jours precedans, en telle façon que l’on crut que le Roy n’iroit pas loin, ce qui dura ainsy jusqu’au samedy 9e may au soir.<lb/>Le dimanche 10e may, le Roy se trouva plus mal cette nuit, etant tombée comme en letargie ainsy qu’il avoit eue les jours predecents, ayant eu des inquietudes continuelles avec des grandes foiblesses qui luy prenoient tres souvent et ne voulant absolument plus prendre aucuns alimens. Les medecins desesperent alors de la maladie du Roy et prirent la resolution de luy faire recevoir l’extreme [f. 197v] onction, de peur qu’il ne survint quelqu’accident nouveau.<lb/>Monsieur de Souvray envoya tout aussytost Dubois, valet de chambre, avertir la Reyne et luy dire qu’il falloit qu’elle passa dans le cabinet du Roy, à cause de la grande foule de monde que le bruit de la prochaine mort du Roy avoit attiré. A cette nouvelle, la Reyne accourut incontinent et passa seule par la salle des gardes avec messieurs ses enfans, accompagnées de leurs gouvernantes, portées par les huissiers de la chambre, de peur que l’on ne les blessât dans la presse qui etoit tres grandes. On les fit entrer par le cabinet mais la Reyne ayant accourut devant, n’ayant voulu attendre personne, etoit demeurée seule dans la presse, criant : Faites moy place, s’il vous plaist, Messieurs. A ces paroles, monsieur le duc d’Usez, son chevalier d’honneur, la joignit, la fit passer avec bien de la peine dans la chambre, fut droit au lit du Roy qu’elle embrassa en retenant ses larmes le mieux qu’elle pouvoit pour ne le pas affliger. Pendant cela, monsieur de Meaux et le père Dinet preparerent tout ce qu’il falloit pour luy faire recevoir le saint sacrement de l’extrem onction, que Sa Majesé reçut avec une devotion toute particuliere, repondant mesme à toutes les prieres que l’on a coutume de dire, se decouvrant elle même les endroits où il falloit mettre les saintes huiles, faisant des elevations de cœur en levant les yeux au ciel, disant : Seigneur, que votre volonté soit faite, en presence de monsieur de Vantadour, chanoine de Notre Dame de Paris, personne d’une tres grande pieté qui venoit voir le Roy tres souvent, exhortant Sa Majesté d’avoir confiance en la misericorde de Notre Seigneur J. C. Il se retira les larmes aux yeux. Le reste du jour se passa dans une tres grande tristesse. Sur le soir, le Roy eut un vomissement fort violent jusqu’à dix heures, [f. 198] qu’il s’assoupit pour un peu de temps.<lb/>Le lundy 11e may, Sa Majesté se trouva fort affoiblye, la fievre luy avoit augmentée tres fort ces deux jours de plus en plus. On luy donnoit un peu de gellée fondue dans un verre courbé par le bout qu’on luy mettoit dans la bouche sans luy lever la teste pour luy humecter la poitrine. Tout son corps estoit si affoibli et si douloureux et decharné qu’on ne pouvoit le toucher sans luy faire beaucoup de mal. Sur le midy, le Roy demanda au sieur Bontemps sir la Reyne etoit chez elle. Le sieur Bontemps luy ayant repondu qu’elle estoit à la messe, il luy dit d’aller luy dire qu’apres la messe elle luy amenat messieurs ses enfans, qu’il vouloit leur donner sa derniere benediction. On ne peut pas douter l’affliction où estoit cette princesse. Elle amenat aussytost monsieur le Dauphin avec monsieur le duc d’Anjou. Ses enfans etoient tous consternez de voie le Roy leur père en cet etat, ne pouvant exprimer leur douleur que par leur larmes. C’est en cet endroit que l’on doit admirer la constance et la fermeté du Roy, en leur donnant sa benediction leur disant : Mes chers enfans, je prie le Seigneur qu’il vous benisse et qu’il vout ait en sa sainte garde, qu’il vous fasse la grace de vivre en bons princes chretiens, qu’ils eussent toujours beaucoup de respect et d’amité pour la Reyne leur mere. Ces paroles toucherent si fort ses deux enfans qu’il se mirent à pleurer et à gemir, de manière que le Roy fut obligé de faire signe de sa main de les oster de sa veue. La douleur qu’il avoit de les voir si touchées l’empescherent de pouvoir leur parler davantage. Sur le soir, S. M. demanda au père Dinet où etoit M. Bouvard, son premier medecin, qu’il ne voyoit point. Luy ayant repondu : Sire, il n’ose parroitre devant Votre Majesté de peur de luy deplaire. Ensuite, le Roy le fit venir et luy dit : M. Bouvard, je vous pardonne de bon cœur, je suis tres faché de vous avoir peu donner quelque chagrin pendant ma maladie, en luy donnant sa main à baiser. Ensuite, on fit [f. 198v] prendre un petit bouillon au Roy, qui etoit tres foible. Il s’endormit la bouche tres ouverte et les yeux un peu de travers. Alors arriva monsieur le Dauphin et monsieur le duc d’Anjou, accompagnez de leurs gouvernantes et de messieurs de Vendosme et de Vivonne, lequel demanda à M. le Dauphin sy il avoit bien remarqué la posture qu’avoit le Roy qui dormoit pour s’en ressouvenir quelque jour. Monsieur le Dauphin luy répondit en soupirant, les larmes aux yeux, qu’il l’avoit bien remarqué et que son bon papa avoit la bouche un peu de travers et l’œil gauche plus tourné que le droit. M. de Vivonne fut fort surpris de cette remarque, aussy bien que M. de Vendosme et madam de Lansac, sa gouvernante, qui luy dit : Monsieur, n’en parlez plus, car cela l’affligeroit trop. On le remena dans son appartement avec peine, ne voulant point sortir de la chambre du Roy. Dans ce temps, Sa Majesté ayant apperceu monsieur le Prince, à qui il dit : Mon cousin, pendant mon sommeil, j’ay revé que monsieur le duc d’Anguien, votre fils, etoit venu aux mains avec les ennemis, que le combat avoit eté tres rude et tres opiniatre, que la victoire avoit eté longtemps balancée et que cependant elle nous estoit demeurée avec le champ de bataille. Monsieur le Prince luy repondit que cela pouvoit bien arriver. En effet, elle arriva le 19e may ensuivant, que la bataille de Rocroy se donna et fut gagnée sur les Esoagnols et sur les Flamans par monsieur le duc d’Enguien.<lb/>Le mardy 12e may, le Roy se trouva tres mal. A son reveil, les medecins luy taterent le poulx. L’ayant trouvé tres foible, apprehendant que ce ne fut le froid de la mort. La Reyne voulut passer la nuit aupres du Roy son cher mary mais monsieur de Souvray, la voyant saisie de douleur, la pria de ne point veiller, et luy dit qu’il luy feroit souvent scavoir des nouvelles de Sa Majesté. Ainsy elle se [f. 199] laissa gagner par ses raisons. Il la conduisit à son appartement éclairée par Antoine et Tiffaine, garçons de la chambre, mais sur les deux heures apres minuit la Reyne, estant tres inquiete de scavoir l’estat où le Roy estoit, elle envoya à monsieur Bontemps, premier valet de chambre de Sa Majesté de quartier, mademoiselle Fillandre, sa premiere femme de chambre, pour en estre informée. S’etant tous deux approchés du lit du Roy, l’ayant entendu remuser, en tirant son rideau, accompagné de mademoiselle Fillandre, luy dit : Sire, la Reyne envoye scavoir des nouvelles de Votre Majesté avant que de s’endormir pour en etre informée. Le Roy se retourna et luy dit : Vous direz à la Reyne : comme un homme qui mourra bientost, puisque c’est la volonté de Dieu. La damoiselle Fillandre alla rendre réponce à la Reyne, mais elle ne la rendit pas telle qu’elle étoit, crainte de luy redoubler ses douleurs. Toute cette journée se passa avec de grandes appréhensions de la mort prochaine du Roy.<lb/>Le mercredy 13e may, le Roy fut le marin comme desesperé des medecins, qui ne scavoient plus de remedes à luy faire pour le soulager dans ses grandes douleurs qui augmentoient dans toutes les parties de son corps, car il ne pouvoit plus rien prendre qu’avec peine. On luy presenta un bouillon, qu’il prit un peu par complaisance, à la priere de la Reyne et de ses officiers, qui estoient tres consternez de voir le Roy leur maitre qui alloit finir dans peu sa vie et son regne. Sur les dix heurs du matin, on luy fit prendre une portion cordiale que la Reyne elle-même luy donna, ce qu’il voulut bien prendre à sa consideration, afin que cette portion luy peu fortifier l’estomach, mais le Roy se trouva dans une si grande deffaillance de toutes les parties de son corps, dont les meaux s’augmentoient si fort qu’on ne croyoit pas que Sa Majesté deus passer la journée. Apres estre un peu revenue de cette deffaillance, [f. 199v] ou pour mieux dire de cette evanouissement, on lui presenta un bouillon qu’elle refusa absolument, disant : Mes amis, laissez moy mourir en repos. Dans ce temps arriva monsieur le Dauphin avec monsieur son frere, furent dans la gallerie du Roy avec leurs gouvernantes. Le sieur Dupont, huissier de la chambre, qui portoit monseigneur le Dauphin, luy dit par forme de conversation : Monseigneur, si Dieu disposoit du Roy vostre bon papa, voudriez vous bien estre Roy à sa place. Ce petit prince repondit, les larmes aux yeux : Non, je ne veux pas que mon bon papa meure, car, s’il mourroit, je me jetterois dans le fossé du château. Cette reponse surprit bien toute la compagnie, ne pouvant exprimer sa douleur que par cette action. Cela fit dire à madame de Lansac, sa gouvernante : Monsieur, il ne faut plus luy en parler, il me l’a aussy dit deux fois, et si par malheur il s’etoit trouvé seul, il auroit donné de la peine. Elle ordonna qu’on ne le quitta plus et qu’on le tint toujours par les cordons de sa robe. Peu de temps apres, le Roy sommeilla jusques sur les six heures du soir, qu’il demanda à la Reyne, qui estoit dans son appartement, pour qu’elle luy amena messieurs ses enfans, leur voulant encore donner sa derniere benediction. Estans arrivés au chevet du lit du Roy, s’estans jettés à genoux, le Roy leur donna sa benediction avec ses sentimens d’une ame aussy veritablement chretienne que la sienne, et leur fit une exhortation pleine de tendresse en presence des princes et princesses du sang et de toute la cour. Sur le soir, Sa Majesté voulant estre seule avec les eveques de Meaux, de Lizieux, les peres Dinet, de Vantadour et Vincent, qui voyoient que le Roy diminuoit toujours, l’exhortant à combatre pour l’eternité. En autre, le père Dinet luy fit un discours fort consolent à peu pres en ces termes : Sire, les souffrances et les maladies doivent estre regardées par les chretiens comme autant de faveurs de la [f. 200] misericorde de Dieu, par lesquelles il purifie les eleus dans le temps pour les rendre dignes de l’eternité. Votre Majesté ayant souffert avec autant de patience les douleurs d’une aussy longue maladie, n’a t elle pas lieu de tout esperer de cette misericorde qui ne l’a frappé icy bas que pour la detacher du monde, luy decouvrir le neant du monde, et la preparer à quitter genereusement la vie et une couronne perissable pour en acquerir une immortelle. Ce sont là, Sire, les desseins de Dieu sur Votre Majesté, qui a voulu luy epargner par de longues souffrances les peines qu’il faudroit endurer dans le purgatoire pour se purifier de ses fautes avant que de pouvoir entrer dans le ciel. Voilà, Sire, quelle doit estre l’esperance et la consolation que doit avoir Votre Majesté. Laquelle luy répondit d’un ton ferme : Mon père, je m’estimerois bien heureux si le Seigneur ne me laissoit qu’un siecle d’années en purgatoires. Je croirois qu’il me feroit une grande grace. Ce discours fut interrompu par la Reyne, qui arriva dans ce moment. Elle ne bougeoit jour et nuit du chevet du lit du Roy, et n’en sortoit que lorsqu’il falloit vuider le bassin qu’il avoit toujours sous luy, et mesme elle vouloit y demeurer quoyqu’il en sortit des exhalaisons assez mauvaises, ce qu’elle souffroit avec une patience incroyable, le Roy etant souvent obligé de la faire sortir en luy disant : Madame, je vous prie de passer dans mon cabinet tandis que l’on me changera car il sent mauvais pres de mon lit, ce qui obligea Dubois, valet de chambre, de prendre la liberté de luy presenter une petite bouteille d’essence de jassemin qu’elle accepta en le remerciant. Sur le minuit, le Roy se trouva tres mal, demandant souvent l’heure qu’il etoit et s’il seroit bientost jour. La Reyne etoit demeurée dans un fauteuil dans le cabinet du Roy, n’ayant pas voulu s’en aller chez elle, ce qui obligea monsieur de Beaufort et monseur de Souvray, qui se reposoient sur un canapée, voyant cette princesse si fatiguée et outrée [f. v] de douleur, d’aller se reposer dans son appartement, ce qu’elle fit en les priant de luy faire scavoir des nouvelles du Roy tres souvent.<lb/>Sur les six heures du matin due jour du mois de may, feste de l’Assencion de Notre Seigneur, le Roy appella le sieur Courrat, l’un de ses medecins ordinaire, luy dit : Monsieur, tirez moy le bras que j’ai hors du lit sans luy dire pourquoy, ce que fit le sieur Courret pour le contenter, et luy remit dans le lit. Ensuite le Roy se tourna vers les medecins et leur dit : Messieurs, croyez vous que je puisse aller jusqu’à demain, je serois bien aise d’y aller sy c’etoit la volonté de Dieu, le vendredy m’a esté bien souvent heureux, ayant remarqué que j’y ai gagné plusieurs victoires. Les medecins luy ayant dit qu’ils n’en n’estoient pas assurées, ils le considererent de tous costez et, l’ayant trouvé en tres mauvais etat, ils dirent que, si son redoublement le prenoit bien violemment, il y auroit à craindre qu’il n’y peut resister, n’ayant pas assez de force pour pouvoir le supporter.<lb/>Dans ce temps, Sa Majesté ordonna qu’on ouvrit les rideaux de son lit et les fenetres de sa chambre. On s’apperceut aussytost que sa veue etoit egarée, ce qui fit croire que la nature deffailloit. Le Roy demenda la messe, où il ne se trouva que peu de monde, parce que l’on la dit plus matin que coutume. Ce fut là qu’on remarqua sa grande resignation à la volonté du Seigneur. Apres la messe, Elle fit faire la lecture par le sieur Lucas dans la vie de Jesus Christ traduite en françois par le père Bernardin de Gevres de Montreuil. Pendant cette lecture, le Roy s’asoupit. S’estant trouvé tres fatigué et foible quand il fut revenu de ce sommeil, il y arriva une toux tres considerable. On luy donna du petit lait couppé pour [f. 201] luy pouvoir adoucir, remede tres inutil à ce mal qu’il prit avec bien de la peine, meme à la priere de la Reyne et de ses officiers, ayant pensé meme en estre suffloqué, car etant aussy dans une posture contrainte à cause qu’on luy avoit levé la teste pour le prendre. Ayant perdu l’haleine, comme s’il avoit eté evanoui, et auroit rendu l’esprit si on ne l’avoit pas remis au plustost. M. Boubard luy ayant taté le poux, luy dit, la larme à l’œil : Je crois, Sire, que ce sera bientost que Dieu delivrera Votre Majesté des peines de ce monde car on ne vous trouve plus guere de poulx. A ces paroles, le Roy dit sans s’emouvoir : Mon Dieu, faite moy misericorde, les yeux elevés vers le ciel, haussant la voix : Seigneur, que votre volonté soit faite, je suis prêt à souffrir pour l’amour de vous et pour la remission de mes pechez, et, se tournant ensuite vers messieurs de Meaux, de Lizieux, de Vantadour, le pere Dinet et d’autres ecclesiastiques qui estoient presens, leurs dit : Messieurs, je vous prie de ne me point abandonner dans cette occasion où il y va de mon salut eternel. La Reyne, qui etoit dans le cabinet, tres espleurée, estant venue, elle se jetta sur le lit du Roy en l’embrassant, les larmes aux yeux, si tendrement qu’on fut obligé de l’aracher de force, que monsieur de Souvray l’emmena dans son appartement, en faisant des cris qu’on entendoit de tous les cotez du château. Le Roy, luy ayant demandé pardon des chagrins qu’il avoit pu luy causer, continua ses adieux à ses enfans, aux princes et princesses du sang et ministres d’Etat, aux officiers de sa chambre, de sa garde robbe, de la bouche, du gobelet, et autres de sa Maison qui se trouverent presens, leur reiterant qu’il etoit faché de leur avoir pas fait autant de bien qu’ils en meritoient pour les bons services qu’ils luy avoient rendus, dont il etoit tres content, mais ce qui peut servir d’exemple aux roys, princes et grands seigneurs de ne pas attendre à la mort à [f. 201v] recompenser leurs officiers et domestiques, de n’en pas laisser à d’autres la commission qui fort souvent ne se mettent guere en peine d’efectuer leurs volontés. Ensuite, le Roy tira hors du lit sa main qu’il leur donna à baiser les uns apres les autres, la mouillant de leurs larmes. Sa Majesté fut si sensible à leurs peines qu’il retira sa main pour ne les plus voir. En fut advertir la Reyne, qui estoit dans son appartement, accablée de douleur. Elle amena messieurs ses enfans, que le Roy demanda à voir encore une fois. Sa Majesté leur recommanda plusieurs choses sur leur religion et à la Reyne d’avoir bien soin de l’education de ses enfans, meme aux princes d’avoir bien du repect et d’amitié pour la Reyne et pour ses enfans. Le Roy ordonna de les remener dans leur appar</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la réception de l’ambassadeur de Tripoli par le roi et la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 5095, f. 80v</unitid>
                <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1704</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le 9 juillet, il alla à l’audiance du roy d’Angleterre, conduit et presenté par mylord Pert, premier gentilhomme. Le roy le receut debout et, ayant fait 2 révérences profondes, il luy parla en ces termes, qui furent expliqués par le sieur Petit de la Croix :<lb/>Sire, la réputation des grandes qualités de Vostre Majesté m’a fait désirer d’avoir l’honneur de luy rendre mes profonds respects comme au véritable et légitime roy de la Grande Bretagne. Je souhaitte, Sire, de tout mon cœur, que les généreux soldats qui sont fidèles à Votre Majesté la puissent bientost accompagner en ce beau royaume. C’est avec le feu roy Jacques 2d, d’heureuse mémoire, que nous avons fait la paix qui dure encore à présent. J’ay veu dans l’ambassade que j’ay fait en Angleterre un nombre infini de braves gens qui m’ont marqué un grand désir de voir Vostre Majesté sur son trosne. Je joins mes vœux aux leurs et prie très humblement Vostre Majesté de m’honorer de ses ordres.<lb/>Le roy répondit qu’il luy estoit obligé de son honesteté et des vœux qu’il faisait pour luy, que si le ciel permettait qu’il fut un jour en estat de luy en témoigner sa gratitude, il le ferait avec un fort grand plaisir.<lb/>Le fils de l’envoyé eut aussy l’honneur de saluer Sa Majesté britanique.<lb/>Ensuicte, il passa chez la reine, qu’il salua profondément et luy fit à peu près le mesme compliment qu’il avait fait au roy. La reine répondit qu’elle souhaiterait d’estre un jour en Angleterre pour estre plus en estat de faire du bien à son maistre et à luy. Il répliqua : Tout voyageur arrive à bon port qui a Noé pour pilote et qu’elle estoit en bonnes mains.<lb/>Il eut en ce moment l’honneur de saluer la princesse. Il luy dit qu’il luy souhaittait bientôt un roy qui en fit une grande reine. »</p>
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                <name role="subject">Jacques III</name>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Histoire des antiquités de Saint-Germain-en-Laye par Antoine, porte-arquebuse ordinaire du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, N.a.f. 5012</unitid>
                <unitdate normal="1728/1728" encodinganalog="3.1.3">1728</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>« [f. 1] Histoire des antiquitées des églises, abbayes, prieurés, chasteaux, forests et autres lieux qui estoient et sont scitués dans les limites du gouvernement et capitainerie de Saint Germain en Laye avec un récit fidèl de ce qui c’est passé pendant les dernières maladies et morts des très chrétiens roys Louis XIII et de Louis XIV, d’heureuses mémoires
<lb/>Dédié au Roy
<lb/>Par M. Antoine, escuyer, porte arquebuse ordinaire du Roy, inspecteur général de la capitainerie et maistrise des Eaux et forests de Saint Germain en Laye, en l’année 1728
<lb/>
<lb/>[f. 2] Avant propos
<lb/>Il sera remarqué que le sieur Jean Antoine, qui a composé l’histoire ou recueil des antiquitées les plus remarquables qui sont scitués dans limittes du gouvernement et de la capitainerie des chases de Saint Germain en Laye comme les églises, prieurés, monastères, chasteaux, forests et autres choses qui s’y sont faites et passées avec un récit fidèl de ce qui c’est passé de plus mémorable pendant la dernière maladie et mort du roy Louis XIII, fait par le sieur Jacques Antoine, son père, garçon de la chambre de ce Roy en l’année 1643, et comme aussy de ce qui c’est passé à la dernière maladie et mort du roy Louis XIV fait par ledit sieur Jean Antoine, son fils, en l’année 1716, lequel pour faire l’histoire cy dessus mentionnées dans ce présent recueil ledit sieur Antoine a eu recours dans plusieurs tiltres, histoires, archives qui en ont traité et fait mention et par ce qu’il en apris de ses ancestres qui ont eu l’honneur de servir ainsy que luy les roy Louis XIII, Louis XIV et Louis XV à présent régnant dans diverses charges de leur chambre de plus d’un siècle et demy, et s’il ce trouve quelque faits dans ce récit ou histoire qui ne soient pas assés prouvés, l’on n’en pourra accuser que ceux qui en auront fait mention dans leurs escrits
<lb/>
<lb/>[f. 5] Au Roy
<lb/>Sire,
<lb/>Le lieu royal de Saint Germain en Laye tirant sa plus grande gloire tant de l’ancienne fondation du monastère et prieuré royal de ce lui faitte par le roy Robert vers l’an 1020 que de plusieurs naissances des roys vos prédécesseurs et des princes de leur sang qui sont arrivées dans les chasteaux de ce lieu pendant le séjour qu’ils y ont faits dans le cours de leurs règnes successivement, pendant et depuis plus de six cents années, jusqu’à l’heureuse naissance du roy votre bisayeul, laquelle a fait aussy tout le comble de son plus grand bonheur,
<lb/>J’ai cru, Sire, par tous ces endroits que Votre Majesté voudra bien me permettre de luy offrir et présenter ce petit recueil que je faits des antiquités de ce lieu royal et des autres lieux qui dépendent de son gouvernement, estant persuadé que Votre Majesté sera peut estre bien aise d’estre informée de ce [f. 5v] qui est contenu et que ce grand roy vostre bisayeul a toujours eu de bonté et d’affection pour tout ce qui a regardé ce lieu royal où il avoit pris naissance, lequel a fait mesme le sujet de ses plus grands plaisirs pendant le cours de son glorieux règne. C’est là le but, Sire, que je me suis proposé d’avoir l’honneur de vous présenter ce petit ouvrage avec un récit de tout ce qui s’est passés pendant la maladie et la mort des roys de glorieuses mémoires Louis treize et Louis quatorze, votre illustre bisayeul. J’espère que Votre Majesté l’aura pour agréable comme une marque et un témoignage de ma reconnoissance de toutes les grâces qu’ils m’ont faittes et à ma famille ainsy que Votre Majesté veut bien, par sa bonté, nous les continuer, ayant l’honneur de la servir et d’habiter ce lieu royal de Saint Germain en Laye depuis plus de cent cinquante années, où nous offrons journellement à Dieu nos vœux et prières pour la conservation de la personne sacrée de Votre Majesté. Ce sont là les désirs les plus ardens de celuy qui est avec un tres profond respect, Sire, de Votre Majesté le très humble et très obéissant serviteur et fidèl sujet.
<lb/>Antoine
<lb/>
<lb/>[f. 6] Plan général du bourg ou de la ville de Saint Germain en Laye, des chasteaux, jardins et environs jusqu’au village du Pecq et de la rivière de Seine
<lb/>
<lb/>[f. 7] Antiquitées de Saint Germain en Laye
<lb/>Il passe pour très constant que le lieu de Saint Germain en Laye est bien ancien, ainsy qu’il est justiffié et prouvé par tous les actes authentiques cy après enoncées où l’on voit que ce lieu de Saint Germain en Laye a toujours esté favorisé et choisy des roys et princes de leur sang pour en faire leur demeure la plus ordinaire, estant accompagné de tous ce qui peut estre util et nécessaire a la vie, soit le bon air, dont ce lieu est rempli, soit par la scituation d’une belle forest et de la riviere de Seine, qui luy sert d’un canal, soit par les autres divertissemens que l’on peut avoir dans divers temps de l’année, ce qui a continué depuis plus de six cent années par les prédécesseurs de Sa Majesté, qui l’ont toujours fort aimé et honoré de leur protection et bienveillance particulière, mesme par le choix qu’ils ont toujours faits des personnes de la première qualité pour en estre les gouverneurs et capitaines des chasses dans toute son étendue.
<lb/>Il y a dans ce lieu une prevosté royale, une maitrise des Eaux et forests, un couvent de RR. PP. recollets, un monastère de religieuses ursulines, deux hospiteaux, l’un pour les pauvres malades et l’autre pour retirer les vieilles personnes du lieu qui ne sont plus en estat de travailler pour gagner leur vie, n’y ayant qu’une parroisse dont l’église est très petite nonobstant qu’elle a esté agrandie en plusieurs temps du règne du roy Louis XIV pour y pouvoir contenir le grand nombre d’habitans qui s’y sont venus établir, qui peut monter à présent à près de vingt milles personnes. Il y a environ onze à douze cent maisons sans y comprendre les chateaux, la chancellerie, les cours des [f. 7v]
<lb/>[…]
<lb/>
<lb/>[f. 8v] exécutés selon leur forme et teneur, en conséquence les maintenir et garder dans leurs privilèges et exemptions, ce faisant les descharger de l’exécution desdits arrests du 22e mars dernier et déclaration du 15 may suivant, faire défense audit Girard, ses commis et préposés de faire la perception desdits droits de jaugeurs, courtiers, inspecteurs aux boissons, boucheries dans le bourg ou ville de Saint Germain en Laye, à peine de restitution et de tous dépens, dommages et interests. Veu laditte requeste, lesdits arrests, lettres patentes des deux mars et 7e avril 1715, les arrests des 27 avril 1706, deux janvier 1709 et 26 avril 1712 et autres pièces et mémoires attachées à laditte requeste, ouy le raport du sieur Dodun, conseiller ordinaire au conseil royal et au conseil de régence, contrôlleur général des finances, le Roy estant en son Conseil, de l’avis de monsieur le duc d’Orléans, régent, a deschargé et descharge lesdits habitans du bourg ou ville de Saint Germain en Laye de la levée des droits de courtiers jaugeurs, inspecteurs aux boissons et boucheries ordonnés par l’arrest du 22 mars et de la déclaration du 15 may dernier, en conséquence fait Sa Majesté déffences audit Girard, ses commis et préposés de les percevoir en laditte ville, à peine de restitution et de tous dépens, dommages et interests, enjoint au sieur Bignon, intendant de la généralité de Paris, de tenir la main à l’exécution du présent arrest, nonobstant oppositions ou empeschemens quelconques, dont si aucuns interviennent Sa Majesté se réserve la connoissance, et icelle interdire et à toujours ces cours et juges. Fait au conseil d’Estat du Roy, Sa Majesté y estant, tenu à Versailles le quatorziesme jour de juillet mil sept cent vingt deux. Signé Phélypeaux.
<lb/>
<lb/>Autre arrest du roy François premier de l’an 1526 en faveur des habitans de Saint Germain en Laye
<lb/>François, par la grâce de Dieu roy de France, scavoir à tous présens et à venir que nous, demurants le bourg et village [f. 9] Saint Germain en Laye, chastel, y faisant souvent nostre residence, estre arivé et multiplier, édifier et munir maisons et édifices de meubles, ustancilles et autres commodités, à ce que les princes et seigneurs de notre sang, nos officiers et autres de notre train et suitte soit mieux logés et soulagés, pour ces causes et autres à ce mouvant, avons aud. lieu et bourg de Saint Germain en Laye créé, ordonné et étably par ses présentes de notre grâce spéciale, plaine puissance et autorité royal, créons et ordonnons et établissons quatre foires en l’an et deux jours de marché en chacune semaine pour y estre doresnavant à toujours tenus et entretenus et continuer, c’est à scavoir lesdites foires la première est le jour saint Germain le 28e may, la seconde le jour saint Germain le dernier juillet, la troisième le 15 septembre, la quatrième le premier jour de décembre, durant et chacune foires deux jours entiers, et lesdits jours de marchés à chacun lundy et jeudy, et serve ausdites foires et marchés tous marchands puissent aller, venir, séjourner, vendre, changer, trafiquer, acheter et trocquer toutes marchandises nécessaires et proexible ne déffendre ni celer tant en allant que séjournans et que revenans, jouir et user de tous les droits, privilèges, franchises et libertés qui y sont et autres assemblées, foires et marchés du pays pourveu qu’il n’y ait esdits jours autres foires et marchés à quatre lieux à la ronde, sy donnons en mandement par cesdittes présentes au prevost de Paris ou à son lieutenant et à tous nos autres justiciers ou officiers ou à leurs lieutenants présens et à venir, et à chacun d’eux si comme à luy appartient, que de notre grâce, création ou répétition desd. foires et marchées ils fassent faire et laissent lesdits manans et habitans dudit lieu de Saint Germain en Laye, entrer les marchands allans et venans, sejournans et retournans desdittes foires et marchées jouir et user plainement et paisiblement, et pour tenir lesdittes foires et marchées, promettans ausdits manans et habitans, et ausquelles avons permis et promettons faire [f. 9v] construire et édiffier halles, bancs et hétaux et autres choses convenables, sans leurs mettres ou donner ni souffrir être fait ny donner aucun arrest de trouble ou empeschemens au contraire, lequel ny ou donner leurs avoir étoit ou devoit, ils le mettre ou face mettre incontinent et sans délay en plaine et entière délivrance. Car ainsy nous plait leur face, et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes, sauf entre autres choses notre droit et l’autruy en tous. Donné à Saint Germain en Laye au mois d’avril l’an de grâce mil cinq cent vingt six et de notre règne le treizième. Et au dos du reply est escrit : Visa, et scellé en lacs de soye pendantes rouges et vertes et de cire verte, et sur ledit reply est escrit : Par le Roy, Robertet ; est encore escrit sr le reply : Contentere, signé Deslandes, lue et publié en jugement en l’auditoire civil du Chastelet de Paris en présence des sieurs avocats et procureurs du Roy, des conseillers d’yceluy seigneur, avocats et procureurs et autres pratisciens assistans au Châtelet, est ordonné et registré le lundy troisième jour d’avril l’an de grâce mil cinq cent vingt six avant Pasques, ainsy signé : P. Lormier, et au dos est escrit : Registrata.
<lb/>
<lb/>Ancienneté de l’église et prieuré royal de Saint Germain en Laye
<lb/>On tient pour certain, et c’est la commune oppinion de tous nos historiographes anciens et modernes, qu’environ l’an de Notre Seigneur 1020, le roy Robert, prince de rare et profonde dévotion, fit construire une église et monastère en l’honneur de saint Germain d’Auxerre, ou l’evesque de Paris, dans la forest de Laye, et qu’après l’avoir fondée et dottée par une piété toute singulière, il en fit don et [f. 11] aumône à l’abbé et aux religieux qui estoient establis dans l’abbaye de Coulombs, ordre de saint Benoist, au diocèse de Chartres, d’où il tira plusieurs religieux qu’il fit venir oudit lieu de Saint Germain en Laye pour faire le service divin sous la direction d’un prieur qui estoit lors régulier.
<lb/>Mais on ne pouvoit pas douter que ce généreux prince, qui ne se faisoit pas moins distinguer par sa piété que par son courage, ayant fondé plusieurs monastères en France, nottament le prieuré de Saint Germain en Laye, où il y mit une communauté de religieux de l’ordre de saint Benoist gouvernée par un prieur régulier, ne doutant pas qu’il ne leur eût aussy octroyé plusieurs beaux droits, biens et privilèges avec des exemptions touchant mesme la juridictioon spirituelle et temporelle dans toute l’étendue du terrain dudit prieuré, pour estre participant aux prières qui s’y feroient et pour seconder les pieux desseins de ce monarque vertueux, les roys ses successeurs même les ont confirmés et mesme ont voulu les augmenter de leurs bienfaits, en confirmant tous les dons, aumônes et autres droits, redevances, privilèges et exemptions qui sont attribuées audit monastère et prieuré dudit Saint Germain, comme nous l’apprenons par plusieurs chartres et lettres patentes de nos roys trouvées en plusieurs endroits du royaume, principalement dans le trésor de l’abbaye de Coulombs au diocèse de Chartres, qui ont estées mesmes sauvées d’un incendie arrivé dans cette abbaye en l’année 1616, qui malheureusement consuma la plus grande partie des tiltres et archives avec la charte de fondation du roy Robert touchant la fondation et dotation de laditte église et monastère royal de Saint Germain en Laye, avec plusieurs autres anciennes chartres, titres, papiers et autres enseignemens de laditte [f. 11v] abbaye de Coulombs concernant aussy les cures, prieurés et autres bénéfices qui en dépendoient.
<lb/>Au déffaut de la chartre de la fondation du roy Robert, nous apprenons que les roys Henry premier, son fils, et Philippes premier, son petit fils, qui luy ont succedé, l’un après l’autre, déclarent entre autres choses par leurs lettres patentes données à Paris le 10e des calendres de juin l’an 13e de leur règne et de notre salut 1073 cy après rapportées que le roy son père et ayeul fit construire en l’honneur de Dieu et de saint Germain une église et monastère dans la forest de Laye et l’avoit pourveu de tous ce qui estoit nécessaire pour la subsistance et entretenement des prieur et religieux de l’ordre de saint Benoist qui estoient audi lieu, estant encore inséré dans les mesmes lettres du roy Phillippes que le roy Henry premier, son père, qui avoit succédé au roy Robert, son ayeul, l’an 1030, a confirmé tous ce qu’ils avoient confirmés et octroyés et donnés audit monastère, et mesme a augmenté leurs dons de plusieurs autres biens et revenus afin d’estre aussy participant aux prières pour le salut de son âme et de celles de ses prédécesseurs, entre autres choses accorde et donne audit monastère de Saint Germain et aux moines venus de l’abbaye de Coulombs qui deservoient pour lors laditte église toute la dixme de bled et vin qui luy appartenoit au grenier et scellier de Poissy et des autres lieux de Triel et de Charlavanne, que l’ont croit estre le territoire qui dependoit dudit prieuré, comm’aussy la dixme de blé, vin, avoine et légumes de quelue manière que ce fut aux villages d’Auvers et d’Orgeval avec plusieurs droits dans la forest d’Iveline avec le moulin de Fillancourt, de plus la terre nommée Gaudine près [f. 13] d’iceluy avec les droits dans la forest de Laye de chauffage, glandée et pâturages de leurs bestieaux pour l’usage des moines, leurs domestiques ainsy qu’il est mentionnés dans le titre cy après :
<lb/>Charte du roy Phillippe premier, de l’an 1073
<lb/>In nomine sanctae et individuae Trinitatis, Patris videlicet, Filii et Spiritus sancti, amen. Ego Philippus gratia Dei Francorum rex, notificari volo tam praesentibus quam etati posterorum quatenus avus noster, Robertus rex, in honore Dei et sancti Germani apud Sylvam quae Leya vocatur, quoddam construxit monasterium, adhibitis necessariis ibidem servientium fratrum. Pater vero noster, videlicet rex Henricus, qui post eum Galliae rexit imperium, concessit omnibus quae ille dederat, plura tribuendo locum ampliavit. Ego igitur, ut essem particeps tanti beneficii, supradicto monasterio, et monachis Columbensibus, eodem in loco famulantibus, dedi omnem decimam vini et annonae meae, quae pertinent ad cellarium vel granarium Pissiaci, videlicet de Trel et de Charlavana, et de ipso Pissiaco, decimam etiam Aulvers vini et annonae undecunque sit. Similiter dedi omnem decimam annonae meae, et avenae et leguminum de Aquilina et omnium crementorum meorum quae facta fuerunt in ea, molendinum etiam Filioli Curtis dedi et terram Gaudine, brancas etiam de Laya quantum necesse fuerit ad focum monachorum, necnon et mortuum lucum, quantum sufficit ad usum monachorum et hospitum suorum, et pasturam totam peccoribus monachorum et etiam hospitum suorum. Dedi etiam vivum nemus quantum fuerit necessarium ad aedifficia monachorum, vel nova facienda, [f. 13v] vel vetera reparanda. Gauterium quoque, quondam colibertum meum et omnem ejus posteritatem, et apud Raoldicurtem, quinque hospites predicto loco beati Germani contuli. Et ne memoria deleretur hujus beneficii, litteras inde fieri praecepi quas ipse propria manu firmavi. Testes supradictae dationis subtitulari precepi. Considerans vero quod de die in diem, in pluribus hominum refrigessit caritas et abbundat iniquitas, haec omnia in sigilli mei presidio et tuitione subscribi fecit, ut qui post nos venerint sciant quae pro animae meae et antecessorum meorum redemptione, monachis Columbensibus, Deo et Sancto Germano serventibus concessi et dedi. Actum publice Parisius decimo kalendas junii, regnante rege Philippo, tertio decimo regni sui anno. Sigillum Goffridi Parisiensis episcopi, sigillum Hugonis comitis Melenti, sigillum Simonis de Monteforti, sigillum Guidonis de Monteleherii, sigillum Hugonis de Puteolo, sigillum Ivonis comitis, sigillum Vuillermi Albani, sigillum Gauterii, sigillum Garnerii, sigillum Fromundi fratis ejus, sigillum Goiffridi Nivardi filii Nivardi, sigillum Nivardi fratris ejus, sigillum Hugonis filii Gauterii de Pissiaco, sigillum Gauterii Infantis, fratris ejus.
<lb/>
<lb/>Il ce voit par ce tiltre cy dessus que ledit roy Philippe premier a augmenté les dons qu’avoient fait les roys Robert et Henry, ses père et ayeul, ce qui est aussy énoncé dans les lettres de confirmation où il est remarqué que ce roy a fait restabir les bastimens tant de l’église que du monastère du prieuré de Saint Germain en Laye, pour lequel il avoit toujours eu beaucoup de considération, le visitant mesme très souvent, ce qu’il a continué jusqu’à son déceds arrivé en la ville de Meulun le 29e du mois de juillet l’an 1108, ensepulturé dans l’abbaye de Sainct Benoist sur Loire.
<lb/>
<lb/>[f. 15] L’édification du vieux château de Saint Germain en Laye
<lb/>Nous apprenons que le roy Louis sixième, fils du roy Philippe premier, qui succéda à son père l’an 1110, après avoir domptés ses ennemis de tous costés et donné la paix générale à tous les peuples de son royaume, revint à Paris pour travailler aux affaires de son Estat, particulièrement du fait de justice et de police, qui estoient très mal administrées dans ce temps là, à cause que presque tout le royaume avoit esté ravagé par les guerres intestines et mesme par les Anglois qui faisoient des courses jusqu’aux portes de Paris, ce qui donna occasion au roy Louis 6e de faire bastir une forteresse ou château proche le prieuré de Saint Germain en Laye, dont le lieu s’appelloit Charlavagne en vieux françois et en latin Charlavana. C’est ce que l’on croit estre toute l’enceinte dud. lieu de Saint Germain en Laye, ainsi qu’il est fait mention dans plusieurs chartres et lettres patentes cy après rapportées, où nous aprenons seullement que les bastimens du vieux chasteau ou forteresse de Saint Germain en Laye furent commencés vers l’année 1122, mesme pour empescher lesdittes courses journalières que les Anglois faisoient perpétuellement, ravageant et pillant tous le pays jusqu’aux portes de Paris, lesquels possédoient la province de Normandie. Mais comme ce lieu où il vouloit bastir cette forteresse appartenoit et avoit esté anciennement donné par le roy Robert à l’église du prieuré de Saint Germain en [f. 15v] Laye et de saint Gilles scitué dans la forest dudit lieu, ce qui obligea un religieux dudit monastère nommé Robert, qui en estoit comme supérieur ou prieur, de venir trouver ledit roy Louis 6e pour luy représenter avec une profonde humilité que ce lieu où il vouloit faire bastir ce chasteau ou forteresse avoit esté autrefois donné par le roy Robert, son bisayeul, à son monastère pour y bastir et faire les jardinages du prieuré, à quoy il ajouta plusieurs autres prières et raisons exprimées par la requeste qu’il présenta au roy, l’ayant examinée sérieusement, luy répondit très favorablement que ce n’estoit point son intention de diminuer ny d’altérer les dons que le roys ses prédécesseurs avoient faits à l’église du prieuré de Saint Germain en Laye, mais plustost de les augmenter pour seconder leur prix desseins, luy fit expédier en mesme temps audit religieux des lettres patentes par lesquelles il luy accordoit la confirmation de tous les bienfaits des roys ses prédécesseurs. Il voulut mesme les augmenter encore de plusieurs autres donc pour récompenser ledit monastère du terrain qu’il luy prenoit pour construire ledit chasteau ou forteresse, pour cet effet luy donna et luy cedda le droit de juridiction tant spirituelle que temporelle dans toute l’étendue dudit lieu, comme aussy toutes les dixmes et autres redevances annuelles que ses prédécesseurs s’estoient réservés cy devant suivant lesd. lettres patentes, qu’il voulut mesme signer de sa propre main et les remis entre celles du moine Robert, en luy ordonnant de les porter, accompagné de ses frères religieux et de toute la communauté, sur l’autel de saint Germain en leur église de sa part et de celle de la reyne Adelaïde ou Alix, sa femme, et de Philippe, leur fils, comme c’estoit la coutume en ce temps là, lorsque l’on faisoit des fondations ou des dons en aumônes à des églises et aux monastères, [f. 17] ce qui marquait la bonne intention des fondateurs, ce qui fut exécuté par ledit religieux Robert suivant les intentions du roy Louis, vint aussytost se proterner devant luy en baisant sa main pour le remercier de ses bienfaits.
<lb/>Charte du roy Louis sixiesme de l’an 1122
<lb/>Anno ab Incarnatione Domini millesimo centesimo vigesimo secondo, Ludovicus gloriosus rex, superatis undique hostibus et oplata pace, Deo se adjuvante et prospera sibi tribuente, apud Parisius disponens jura regni et previdens in futurum, consilium accepit castrum edificandi in loco qui vocatur Carolivana, quod pagum Parisiensem ab inimicis custodiret. Sed quia idem locus a Roberto rege Sancto Germano antiquitus jam fuerat in elemosina datus, Robertus monachus regem adiit, humiliter et suggerens donum ejusdem atavi sui. Quod audiens Rex respondit benignissime elemosinas predecessorum suorum nullo modo a se diminutionem accipere, sed potius meliorationem. Quid plura ? Tradidit monacho donum ecclesiarum et omnium decimarum ad ipsum locum pertinencium et omnium reddituum suorum. Praecepitque monacho ut hoc donum super altare Sancti Germani ex sua parte, necnon et reginae Adelaidis, filiique sui Phillippi mitteret. Quod monachus accipiens procidit ad pedes ejus, osculans ejus manum. Testes qui haec viderunt sunt isti : Stephanus archidiaconus, Gislibertus frater ejus, Milo de Malerepast, Frogerius de Chaalons, Bartholomeus de Fulcris, Hugo filius Garnerii ; ex parte monachorum Robertus de Castello, Girelmus de Marleio, Garnerius praepositus.
<lb/>
<lb/>[f. 17v] Il se remarque encore que le mesme roy Louis sixième, par une autre chartre de l’an de son règne le 17e et le 10e de la reyne Adelaïde, sa femme, et de notre seigneur 1124 donnée et scellée publiquement de la main d’Estienne, lors chancellier, à Saint Germain en Laye, en présence des evesques de Chartres, Meaux et autres prélats, seigneurs et grands officiers de sa cour, ainsy qu’il se pratiquait en ce temps là pour rendre plus stables et authentiques les fondations et donnations que les roys faisoient à des églises et monastères de leurs royaumes. Il se remarque aussy par cesdites lettres que le roy confirme derechef à l’église des bienheureux saint Germain et saint Vincent tout ce que les roys ses prédécesseurs luy avoient donné et octroyé, entr’autres Robert son bisayeul, qu’il qualifie de fondateur de ce prieuré, que Henry et Philippe, ses ayeul et père, qui luy avoient aussy donné et octroyé, mesme tous les droits qu’ils avoient dans le bourg et dépendance de Saint Germain en Laye et dans les autres lieux qui relevoient d’icelle église et monastère, même de toutes les redevances libres et exemptes, comme aussy toute la juridiction temporelle avec la connoissance et punition de tous crimes tant homicides, larcins qu’autres forfaits qui se commettroient dans l’étendue dudit lieu de Saint Germain et de ses dépendances, leur octroyant aussy toute la dixme de bled, vin et autres sortes de choses sujettes à ce droit avec les usages de bois et pâturages dans la forest dudit lieu ainsy que le tout est mentionné dans la charte qui est suivante :
<lb/>2e charte du roy Louis sixième de l’an 1124
<lb/>In nomine Sanctae et Individuae Trinitatis, ego Ludovicus [f. 18] Dei gratia Francorum rex, universis Dei Ecclesiae cultoribus, tam posteris quam instantibus et praecipue successoribus nostris, Francorum regibus, certum haberi, firmum teneri volumus, quod universa beneficia quae antecessores nostri, Francorum reges, eclesiae Beati Vincentii et Sancti Germani de Leya, videlicet Robertus rex, qui ecclesiam ipsam a fundamento fundavit, et Henricus rex, filius ipsius, et Philippus, pater noter, constulerunt vel in posterium quilibet concessuri vel donaturi sunt, et nos bona voluntate et utili concedimus et firmamus : in primis totam villam praedictae ecclesiae adjacentem, omnino liberam et quietam, cum sanguine et latrone et omnibus forisfactis in corpore villae factis sive omnibus consuetudinibus de corpore villae moventibus ; omnem quoque decimam vini et annonae meae et avenae quae attinent ad cellarium vel granarium Pissiaci, id est de Trel et de Charlavana et de ipso Pissiaco, et decimam Alvers, et annonae et leguminum et avenae undecumque sit ; similiter et decimam et annonae meae et avenae et leguminum de Aquilina et omnium crescentiarum mearum, si quae in ea fuerint factae ; molendinum quoque Filiolicurtis et unum modium annonae habendum perpetuo, unoquoque anno, de molendino quem pacto tali Columbenses monachi concesserunt fieri super stagnum Sancti Germani de Leya Bartholomeo de Fulcoio ; terram etiam Gaudine ; similiter et branchas de Leya, quantum necesse fuerit ad focum monachorum, necnon et mortuum lucum, quantum sufficit ad usum monachorum et etiam hospitum suorum et, ut monachi centum porcos habeant discurrentes per totam Layam tempore glandium ; vivum etiam nemus, quantum fuerit necessarium ad edificia monachorum, vel nova facienda vel vetera reparanda ; Galterum quoque colibertum et omnem ejus posteritatem et quinque hospites apud Ruoldicurtem. Haec omnia benigne concedimus monachis Columbensibus Deo Sanctoque Germano servientibus. Quae ne in posterum alicujus malevoli possint invidia infirmari vel vetustate deleri, nostri nominis charactere et sigillo signari et corroborari precepimus. [f. 18v] Actum publice apud Sanctum Germanum, presentibus episcopis nostris, Carnotensi videlicet Gaufredo et Manasse Meldensi cum clericis suis, albate scilicet Stephano de Valeia et Hugone de Leugis praeposito et Galterio de Bonavalle archidiacono et aliis multis. Data per manum Stephani cancellarii, anno Incarnati Verbi millesimo centesimo vicesimo quarto, regni vero nostri decimo septimo, Adelandis reginae decimo. Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. Signum Stephani dapiferi, signum Gilliberti buticularii, signum Hugonis constabularii.
<lb/>
<lb/>On remarque que le roy Louis septième dit le Jeune et le Pieux, qui succéda au royaume après le déceds du roy Louis sixiesme, son père, par ses lettres patentes données à Paris en l’année 1143 et en la septième année de son règne confirme et autorise tout ce que les roys ses prédécesseurs ont donnés et accordés à l’église de saint Germain et à la chapelle de saint Gilles, scavoir les roys Robert, Henry, Philippes et Louis, son père
<lb/>Charte du roy Louis septième de l’an 1143
<lb/>In nomine Sanctae et Individuae Trinitatis, Ludovicus ego Dei gratia Francorum Rex et dux Aquitanorum, notum facimus omnibus tam futuris quam praesentibus quod omnia quae praedecessores notri reges Robertus videlicet et Henricus, Philippus quoque et genitor noster Ludovicus ecclesiae beati Vincentii et santi Germani de Laya contulerunt, nos quoque ubicumque sint pari benignitate concessimus et firmavimus nostra authoritate videlicet
<lb/>omnem decimam vini et annonae meae, quae attinent [f. 20] ad cellarium vel granarium Pissiaci, id est de Trel et de Charlavana, et de ipso Pissiaco, et decimam Alvers et vini et annonae et leguminum de aquilina et omnium cresentiarum mearum, si quae in ea fuerint facta, molendinum quoque filiolicurtis et terram Godine, brancas etiam de Laya quantum necesse fuerit ad focum monachorum, necnon et luceum quantum sufficit ad usum monachorum et hospitum suorum, pasturam totam pecoribus monachorum et etiam hospitum suorum et vivum nemus quantum fuerit necessarium ad edificiat monachorum, vel nova facienda, vel vetera reparanda, Galterum quoque Colibertum omnem ejus posteritatem et quinque hospites apud Ruoldicurtem, haec omnia concessimus quae ut perpetuae stabilitatis obstineant munimenta scripto commendari et sigilli nostri autoritate muniri, nostrisque nominis subtus inscripto charactere corrobarari praecepimus. Actum publice Parisus anno ab incarnatione Domini millesimo centesimo quadragesimo tertio, regni vero nostri septimo, astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa. Signum Radulphi viromandorum comitis dapiferi nostri, signum Matheei cameraii, signum Mathaei constabularii, signum Vuillelmi buticularii.
<lb/>
<lb/>Il se remarque dans plusieurs histoires des oppinions différends sur lequel saint Germain l’église de la paroisse de Saint Germain en Laye a esté dédiée, soit en l’honneur de l’évêque d’Auxerre ou celuy de Paris, étant de nulle diocèse. Mais il se remarque dans la vie de saint Germain d’Auxerre fait par G. Viole, in quarto, page 996, dit que le roy Robert que, sans avoir esgard à la perte faite devant le chasteau de saint Germain d’Auxerre et d’avoir inquiété les cendres du protecteur de ses ancestres, fit bastir en son honneur un monastère dans la forest nommée de Laye, mais depuis que cette parroise a estée de l’archevêché de Paris, l’on a festé saint Germain, évêque de Paris.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[f. 20v] De la parroisse de Saint Germain en Laye
<lb/>Comme l’on a remarqué cy devant que le lieu de Saint Germain en Laye a pris son commencement peu de temps après la fondation du prieuré faite par le roy Robert, ainsy qu’il se prouve par plusieurs titres et chartres cy devant énoncées, notament par celle du roy Louis sixième dit le Gros, qui a fait construire le vieux chasteau, cette charte marque mesme qu’avant l’an 1100 de Notre Seigneur, les peuples s’y estoient déjà establis en assés grand nombre et qu’ils y avoient bâtis plusieurs maisons, ce qui obligea mesme l’abbé de Coulomb et le prieur de Saint Germain d’y établir de leur part un prestre pour faire les fonctions curiales et avoir soing aussy de la conduite des âmes de ceux des habitans demeurans dans ledit lieu de Saint Germain en Laye, conformément au règlement qui fut fait au concile de Clermont en Auvergne, l’an 1092, sous notre saint père le pape Urbain IIe. Ce concile obligea tous les religieux de l’ordre de saint Benoist d’établir des prestres ou vicaires perpétuels dans les parroisses qui dépendoient de leurs monastères pour y administrer les sacrements dans tous les lieux où il seroit nécessaire, ce qui a fait que ce lieu de Saint Germain c’est très augmenté et par les séjours que les roys y ont fait, tant dans le prieuré que dans le vieux château, avec tous les beaux privilèges qu’ils y ont accordés, ce qui fit nestre une grande contestation entre Roger, abbé de Coulombs, et Maurice, evesque de Paris, son chapitre, le prieure de Saint [f. 22] Germain en Laye et ses religieux, scavoir que ledit Roger, abbé de Coulombs, prétendoit comme collateur dudit prieuré que le prieur ny ses religieux ne devoient relever en tous leurs droits, tant spirituels que temporels, d’aucun évêque, étant de nulle docèse, dans toute l’étendue dudit lieu, ce qui donna occasion à une transaction ou sentence arbitrale entre toutes les parties en l’année 1163 ainsy qu’il ensuit :
<lb/>Notum sit omnibus ad quoseumque litterae istae pervenerint, quod ego Mauritius Dei gratia Parisiensis Ecclesiae humilis minister, consilio Clementis Parisiensis decani et proborum vinorum Ecclesia Parisiensis freti, compromisimus in manum domini Milonis archipresbyteri Mediolanensis et domini Osmundi Parisiensis cononici de compositione facienda super controversia quae vertebatur inter nos et abbatem Columbensem de ecclesia Sancti Germani in Leya
<lb/>In nomine Sanctae et Individuae Trinitatis, amen. Controversiam quae vertebatur inter dominum Mauricium, episcopum Parisiensem, et ex altera parte dominum Rogerium abbatem Columbensem et ejus fratres de monasterio Sancti Germani in Leya et de perochia ibi adjacente, domino Ismundo canonico Parisiensi et Miloni archipresbitero Mediolanensi, fide promissa et pignoribus datis commisserunt predictus episcopus, cum consensu capituli si et abbas cum consenu fratrum suorum transactione terminandam, controversia si quidem talis erat, conveniebat episcopus abbatem, et dicebat monasterium de Laya per omnia ad se pertinere, duplici scilicet ratione, donatione domini Henrici Regis Francorum et quia infra terminos sui episcopatus constitutum esse asserebat, curam vero animarum populi illius, et ejus parochiale adse spectare proponebat firmiter, tum quia infra ejus diocesim populus ille constitutus foret, sicut dicebat, tum etiam quocumque modo per sacerdotem suum possidere et diu possedisse [f. 22v] allegabat, abbas vero et contrario respondebat dicens et habere plura regnum privilegia, et inficiabatur praedictum monasterium sive parochiam fore in episcopatu Pariensi et dicebat se possidere monasterium et ejus parochiale ejusdem loci, sacerdotem quoque nomine ejus ibi fore et possedisse tam parochiam quam monasterium sexagenta annis aut co amplius quorum itaque rationibus hinc inde auditis diligenter, precaeperunt Osmundus Parisiensis canonicus et Milo Mediolenensis archipresbyter ea quae infra scripta sunt ab utraque parte inviolabiliter persevari ; statuentes scilicet ut amodo monasterium et cappella Sancti Ægidii et populus totius Parochiae chrismate et oleo Parisiensis ecclesia nutriatur, ecclesia quoque Sancti Germani seu altaria sive capella Sancti Ægidii, si consecrari contingat a praedicto episcopo consecrabuntur, clericis ejusdem parochiae ordines dabit, curamque animarum recipiet dominus abbas Rogerus ab episcopo Parisiensi et eum investiet, unusquisque successorum ejus infra annum benedictionis suae, requiret ab episcopo investituram, quam si distulerit facere, nihilominus habebunt predictam curam. Dabit quoque parochiam suam abba et praedictam curam, si voluerit de sacerdotibus Parisiensis confinii de Alpeco scilicet vel de Marcolo si idonum invenerit alioquin undecumque voluerit libere accipiet, matrimonii vero si emergat, quaesto in praesentia episcopi terminabitur, in signum quoque subjectionis et reverentiae, quisquis episcoporum Parisiensium infra annum creationis suae Bisantium ad abbate recipiet, caetera vero prater illa quae superius dicta sunt, sive in spiritualibus, sive in temporalibus libere et absolute ad abbatem Columbensem pertinebunt, ut nee de synodo vel sinodalibus, vel circata, vel aliquo alio modo, exdebito Parisiensi episcopo, vel ecclesia seu decano, vel archidiacono expacto respondeat. Si vero contingat episcopum [f. 23] ad monasterium Sancti Germani venire, remota processione et omni procuratione in hospitio suscipietur, haec, autem statuta sunt salua in omnibus sacro sanctae Romae Ecclesiae autoritate actum. Est hoc Parisius anno ab Incarnatione Domini nostri Jesu Christi millesimo centesimo sexagesimo tertio indictione undecima, decimo secundo Kalendas maii. Signum Odonis cancellarii.
<lb/>Asquiescement de laditte sentence arbitrale par Maurice de Sully, evesque de Paris
<lb/>Ego Mauricius, Parisiensis episcopus, huic concordiae consentio et subscribo. Ego Clemens decanus, signum Alberti praecentoris, signum Bermundi archidiaconi, signum Simonis archidiaconi, signum Giraudi archidiaconi, signum Gauterii cappellani, et Gauterii, et Adonis sacerdotum, et Anselini et Petri et Gauterii diaconorum, et Mancerii et Therbuldi et Hildvini subdiaconorum, et Helvini et Philippi et Hugonis puerorum.
<lb/>Ego Rogerius, abbas Columbensis huic concordiae consentio et subscribo, et Durandi prioris, et Guillelmi qui dicitur panis et aqua, et Roberti prioris Sancti Germani, et Odonis cellerarii et Petri Bajuli et Pauli prioris de Blaru.
<lb/>Ego Milo sanctae Mediolanensis ecclesiae archipresbyter a me facto subscripto. Ego Osmundus sanctae Parisiorum ecclesiae canonicus a me facto subscribo.
<lb/>S’ensuit la bulle de notre saint père le pape Alexandre troisième qui homologue les actes cy dessus esnoncez :
<lb/>Alexander episcopus servus servorum Dei, dilecto [f. 23v] filio Rogerio abbati Columbensis monasterii, salutem et apostolicam benedictonem. Justis petentium desiderus facilem nos conconvenit impertiri consensum, et vota quae a rationis tramite non discordant effectu suo prosequente complenda, ex propter dilecte in domino fili tuis justis postulationibus grato concurrentes assensu, compositionem quae inter te et Mauritium Parisiensem episcopum super ecclesia Sancti Germani in Leya et cappella Sancti Ægidii cum parochia sua et omnibus ad prasatam ecclesiam Sancti Germani pertinentibus, dilectis filiis nostris Milonis Mediolanensis ecclesiae archipresbitero et Osmundo Parisiensi cononico mediantibus rationabiliter facta sicut in authentico scripto exinde facto noscitur contineri, tibi et perte ecclesiae tuae auctoritate apostolica confirmamus, ac praesenti scripti patrocinio communimus, statuentes ut nulli omnino hominum liceat hanc paginam nostrae confirmationis infringere, vel ci aliquatenus obviare, si quis autem hoc attentare praesumpscrit, omnipotentis Dei indignationem et beatorum Petri et Pauli apostolorum ejus senoverit incursurum, data Parisud duodecimo Kalendas maii.
<lb/>Acquittement de la redevance du bezant à Pierre, evesque de Paris, par l’abbé de Coulombs, le prieur et les religieux du prieuré de Saint Germain en Laye
<lb/>Abbas Columbensis recepite apud sanctum victorem curam animarum de Sancto Germano in Leya, a Petro Parisiensi episcopo et juramentum, et fidelitatem et obedientiam in quantum pertinet ad curam animarum et recognitionem subjectionis bizantium unum dedit eidem praesentibus clericis Garnerio decano Sancti Germani, magistro Nicolao et magistro Theobaldo, et magistro Joanne de Caudet, canonicis [f. 24] Parisiensibus, fratre diacono de Sancto Victore, Roberto de Codumaco, magistro Phillippo de Gemmosio et apresbytero de Paucourt et a Vermiaco praesentibus etiam monachis priore Sancti Germani in Leya, priore de Maliaco et magistro Galtero Bond de Betigny.
<lb/>
<lb/>Tous les exemptions et prérogatives, tant pour la juridiction spirituelle que temporelle qui ont estées accordées anciennement par nos roys à l’église et monastère royal de Saint Germain en Laye sont assés confirmées par les titres et chartes cy devant esnoncées, entre autres par celle du roy Louis septiesme dit le Jeune et de la reyne Adelaïde, sa femme, de l’an 1163, qui ont esté extraits tant des origineaux qui sont à l’abbaye de Saint Germain des Prez de Paris que des cartulaires de la bibliothèque du Roy et de ceux de l’abbaye de Coulombs avec laditte transaction passée entre ledit Maurice de Sully, évêque de Paris, et son chapitre, d’une part, et Roger, abbé dud. Coulombs, le prieur et les religieux du monastère de Saint Germain en Laye et de la parroisse du mesme lieu, d’autre part, sur ce que ledit evesque de Paris disoit que ce monastère luy appartenoit à cause qu’il estoit scitué dans les limites de son dit evesché, ainsy que la charge des âmes et le droit parroisial luy appartenoit et qu’il en estoit mesme en bonne possession depuis un très long temps par son prestre qu’il y avoit étably de sa part, mais l’abbé de Coulombs soutenoit le contraire, disant qu’il avoit plusieurs privilèges de nos roys qui avoient accordés à son monastère, et que mesme il en étoit en possession depuis plus de soixante années de pouvoir mettre et d’installer le prestre qui étoit et deservoit dans l’église du prieuré dudit Saint Germain en Laye, ce qui donna occasion de passer la transaction sur les contestations des parties par laquelle fut dit [f. 24v] et arrestée que dès lors ledit monastère et la chapelle de saint Gilles, ancien patron dudit prieuré et de la parroisse de Saint Germain en Laye, seroient obligés de se servir du cresme et des saintes huiles de Paris, que laditte église et les autels de laditte chapelle de saint Gilles seroient consacrés par l’évêque de Paris et qu’il conféreroit les ordres aux clers de la paroisse, et mesme que l’abbé de Coulombs seroit obligé de recevoir pareillement de l’Eglise de Paris la charge des âmes, ainsy que ses successeurs, qu’ils seroient obligés de faire dans l’année de leur bénédiction et d’en demander l’investiture, que ledit abbé pourroit aussy faire déservir laditte cure ou vicairie perpetuelle par un prestre des environs du diocèse de Paris comme du Pecq, de Mareil ou autre où bon luy sembleroit, s’il étoit trouvé capable, et aussy que les causes de mariages et autres choses qui regardoient les permissions sujettes à l’authorité de l’épiscopat seroient accordées et terminées en présence de l’évêque de Paris, que ledit abbé de Coulombs seroit tenu pour marque de sa dépendance et sa soumission obligé dans la première année de sa cration de luy donner un bezant d’or, que l’on dit estre une monnoye qui avoit cours dans le royaume, fabriquée à Bizance à présent Constantinople, mais quant aux autres choses stipulées dans les actes cy devant esnoncées tant pour le spirituel que pour le temporel, elles appartiendroient librement audit abbé de Coulombs ou au prieur de Saint Germain en Laye, qu’ils ne seroient point tenus de répondre à l’évêque de Paris ny aux assemblées des sinodes tenus par les doyens et archidiacres, qu’ils seroient exempts de toutes visites et autres droits portées par leurs privilèges et exemptions insérés en laditte transaction passée en l’année 1163, indiction 11e, le 12e des calendes de may, qui répondent au 20e avril, et confirmée par le pape Alexandre 3e, qui pour lors étoit à Paris, s’étant retiré en [f. 25] France pour estre sous la protection du roy Louis dit le Jeune contre les cruelles persécutions de l’empereur d’Allemagne.
<lb/>Tout ce que nous avons rapporté cy dessus font assés connoistre la grande ancienneté de la chapelle de saint Gilles, bâtie bien avant le prieuré et la paroisse de Saint Germain en Laye, par tous les authentiques et privilèges qui ont estés accordés à ces bénéfices par tous les roys depuis leurs fondations, qui est plus de sept cent années, jusqu’à présent, ce qui se prouve encore par plusieurs célèbres histoiriens, entre autre par Duchesne, historiographe du Roy, qui au 4e tome de son histoire de France en fait amplement mention, Helegend, religieux de l’abbaye de Fleury sur Loire de l’ordre de saint Benoist, en 77e page de l’Epitome ou abrégé qu’il a fait de la vie du roy Robert, dit que le monastère et l’église de saint Germain, de saint Vincent et l’ancienne chapelle de saint Gilles en la forêt de Laye sont réputés estre fondés par le roy Robert, de plus le père Mabillon, religieux bénédictin, en la 284e page de son traité des bulles et lettres patentes, dit que l’église et le chasteau de Saint Germain dans la forest de Laye, séjour délicieux des roys de France, semblent avoir pour autheur le roy Robert, qui fit construire le monastère joignant la ville qu’il appelle royalle en l’honneur de saint Germain et que le roy Henry premier, son fils, la nommoit dans ces tiltres petitte abbaye scitué en al forest de Laye fondée par le roy Robert, son père.
<lb/>Il est très constant que le prieur et les religieux tirés de l’abbaye de Coulombs de l’ordre de saint Benoist au diocèse de Chartres, qui ont demeurés et deservi l’église du prieuré de Saint Germain en Laye, ont toujours esté libres et exempts de toutes redevances, mesme ont joui du droit de la juridiction spirituelle et justice temporelle, haute, moyenne et basse, [f. 25v] avec la seigneurie directe dans tout ledit lieu, avec les droits de lots et ventes des mutations des maisons, d’héritages, et d’autres redevances dont les seigneurs hauts justiciers jouissent, ayant leurs officiers établis pour rendre la justice comme bailly, procureur fiscal, greffier, sergens, voyers et autres officiers establis pour la conservation des droits y attribués, avec le droit de fourches patibulaires posées vers le village de Fourqueux. Suivant tous ces beaux droits, tous les prieurs de Saint Germain en Laye, tant réguliers que commandataires séculiers, ont toujours eut le droit de porter le titre, le nom et la qualité de seigneurs spirituels et temporels de Saint Germain en Laye, et n’étant de nul diocèse sans aucune contradiction jusqu’à la réunion qui en a esté faite à l’archevesché de Paris en l’année 1670.
<lb/>Nous disons que, dans le temps de la fondation du prieuré de Saint Germain en Laye faite par le roy Robert, outre les biensfaits qu’il luy a donnée et ceux de ses successeurs roys qui luy ont octroyé et augmenté plusieurs droits, mesme pour continuer et augmenter les prières et le service divin à leurs intentions par une communauté de six religieux bénédictins qui estoient demourans dans ledit prieuré, dont l’un étoit prieur ou supérieur, comme il a été expliqué cy devant, le tout s’étant très bien observé et exécuté avec édiffication pendant un très longtemps qu’il y a eu une communauté de ses religieux, fidels observateurs de leurs règles, mais comme cette communauté estant diminuée par le mauvais temps des guerres survenus en France, ce qui a esté cause que ce bénéfice étant tombé mesme en commande qu’il y a eu des prieurs nommés commendataires séguliers, dont quelqu’uns ont estés mesme gens d’épée, chevaliers de l’ordre de saint Lazare qui ont négligé de remplir ledit monastère de religieux à mesure qu’ils sont [f. 26] decedez pour y continuer le divin service comme par le passé, en telle manière que cette communauté ayant été réduite même à un seul religieux nommé prieur pendant près d’un siècle, jusqu’à dom Lefebvre, dernier prieur régulier religieux de Saint Martin des Champs de Paris, qui en a jouy jusqu’à son déceds arrivé vers l’année 1664, ce bénéfice ayant esté conféré à un prieur commandataire qui faisoit acquitter les prières et charges du prieuré par le vicaire perpétuelle ou curé de la parroisse dudit lieu de Saint Germain, qui furent réduites seullement à dire ou célébrer à l’avenir les matines journaliers et une messe basse tous les dimanches de l’année dans le chœur de la ditte parroisse, au grand autel, après la grande messe des dimanches de l’année, avec l’apersion de l’eau bénite autour de l’église en chantant ensuitte le Domine salvum fac regem, avec l’Oremus que sumus etc. pour le roy régnant et le De Profondis pour les roys décédez, bienfaicteurs de cette église, estant les seulles charges que les prieurs et curez sont obligée de dire ou faire céllébrer comme titulaires de ces deux bénéfices réunis ensemble sans en estre séparés pour quelque cause que ce soit.
<lb/>Les prieurs et religieux du prieuré de Saint Germain en Laye ont tousjours jouy cy devant de la justice spirituelle et temporelle comme seigneurs dans toutte l’étendue du tairitoire dudit Sainct Germain en Laye, ne relevant d’auqun archevesque ny evesque de France, seullement du sainct siège apostolique de Rome comme estant de nul diocèsse. Le sainct père le pape nommoit de sa part un grand vicaire pour administrer et régir le spirituel dans cette parroisse royalle, ce quy c’est observé tousjours jusqu’à monsieur de Coiallin, evesque d’Orléans et premier olmonier du roy Louis quatorze, quy a esté le dernier grand vicaire nommé du sainct siège de Rome, mais estant survenus plusieurs différends et discutions entre le prieur et le curé ou vicaire perpétuel pour quelques redevances ou autres droits consernante la ditte parroisse, c’est ce quy a donné occasion à messieurs de Perefix, archevesque de Paris, et à Ferdinand [f. 26v] de Neufville, evesque de Chartres, de prétendre que la juridiction spirituelle dans ledit lieu de Saint Germain en Laye qu’il disoient estre réciproquement scitué dans les limites de leur diocèze, de sorte que sur le différent qui étoit entr’eux pour la dépendance de laditte cure dudit lieu, le roy Louis quatorze voulant faire terminer leur différent qu’il y avoit plusieurs siècles qui duroit, voulut nommer des commissaires pour estre rendu sur leurs rapport arrest du conseil d’Estat de Sa Majesté, où elle voulu mesme présider en personne, ainsy qu’il ensuit :
<lb/>Arrest du conseil d’Etat du Roy pour la réunion de la parroisse de Saint Germain en Laye à l’archevesché de Paris en 1670
<lb/>Veu au Conseil du Roy, Sa Majesté y étant l’arrêt rendu en iceluy le 26e jour de may 1669 par lequel sur le différend qui est entre le sieur archevesque de Paris et le sieur évêque de Chartres pour raison de la dépendance de la cure de Saint Germain en Laye, auroit été ordonné que lesdits archevêque de Paris et évêque de Chartes remetteroient es mains du sieur Boucherat, conseiller ordinaire es conseils de Sa Majesté, leurs titres, mémoires et pièces justificatives pour, après en avoir communiqué aux sieurs de Morangis, évesque d’Usez et de Seez, et Poncet, estre à son rapport ordonné ce qu’il appartiendra pour raison imprimé d’une transaction du 20 avril 1163 passée entre Maurice, évêque de Paris, d’une part, et Roger, abbé de Coulombs, et ses religieux, d’autre, au sujet de la juridiction du monastère de Saint Germain en Laye et de la parroisse du mesme lieu par laquelle il auroit été ordonné que le monastère et la chapelle de saint Gilles et les peuples de toute la parroisse seroient obligés de se servir du cresme et des saintes huiles [f. 27] de l’Eglise de Paris, et qu’il conféreroit les ordres sacrés aux clers de laditte parroisse, que ledit abbé recevroit pareillement de l’Eglise de Paris la charge des âmes et que tous ses successeurs seroient obligés, dans l’année de leur bénédiction, d’en demander l’investiture, et en cas de délay qu’il en jouiroit à l’ordinaire, que ledit abbé pourroit aussy faire de laditte cure par un prestre des environs de Paris, du Pecq ou de Mareil, et que s’il ne s’ans trouvoit de capable, qu’il en pourroit prendre où bon luy sembleroit, que les causes de mariages seroient terminées en présence de l’évêque de Paris, auquel et à ses successeurs ledit abbé, pour marque de sa dépendance et de sa somission, seroit tenu leur donner à chacun d’eux un bezant dans la première année de sa création, acet de prise possession du 18e mai 1509 à cause de la permutation de la chapelle Saint Fiace des Loges en la forest de Laye, compte rendu par Edme Bernard, commis à la recette de décimes et subventions du diocèze de Paris le 24e juillet 1610 dans lequel le prieur de Saint Germain en Laye est compris es registres, contenant le département fait le douze octobre 1628 des décimes tant ordinaires qu’extraordinaires sur les bénéfices du diocèze de Paris dans lequel le dit prieuré de Saint Germain en Laye est pareillement compris, certificat du notaire apostolique et greffier de la chambre éclésiastiques du diocèze de Paris du 3e aoust 1669 que le peirur de Saint Germain en Laye y avoit toujours esté couché sur le roole des décimes  dudit diocèse, deux cahiers de plusieurs extraits de tonsure et d’autres ordres administrés es années 1583, 1584, 1589, 1606 et 1626 à ceux du bourg de Saint Germain en Laye comme étans du diocèze de Paris, acte de consécration de l’église des récolets de Saint Germain par Jean François de Gondy, archevesque de Paris, du 7 septembre 1625, trois provissions et visa du prieur de Saint Germain et du curé expédiés [f. 27v] par ledit sieur evesque de Paris le 26 may et 23 juin 1664 et 10e juin 1667, acte de notoriété des plus anciens dudit Saint Germain en Laye en date du 22 febvrier dernier sur la scituation et continuation du chemin qui conduit dudit lieu à Versailles, carte figuré de la situation dudit Saint Germain, de la forest de Laye et des chemins des environs avec l’explication de laditte carte, deux actes des années 1075 et 1124, l’un de Philippe premier et l’autre de Louis sixième, roys de France, desquels il résulte que le prieuré de Saint Germain en Laye est de la fondation de Robert, aussy roy de France, quatre extraits des registres du diocèze de Chartre de l’an 1510 par lesquelles il paroist que les graduez avoient tous le tiers des bénéfices et le troisième bénéfices vacant et que, sur le refus fait par l’abbé de Coulombs de conférer aux graduez qui luy demandoient le prieuré de Saint Germain en Laye, auroient eu recours audit évêque de Chartres, qui y avoit pourveu par le droit de dévolution, autre extrait du secrétaire dudit diocèse de Chartres des provissions données le 22 mars 1550 à un gradué de la cure de Saint Germain, autre extrait dudit secrétaire du diocèse de Chartres du 25 aoust 1468 par lequel il parroist que ledit sieur évesque de Chartres, faisant les ordres à Poissy, Pierre Lejeune dudit Saint Germain en Laye auroit la tonsure, autre extrait dudit secrétariat du 13e mars 1472 par lequel il parroist que les nommés  du Tillet, Olivier, Hautenier, Monsigot et Lesueur de Saint Germain en laye ont receu la tonsure dudit sieur évesque de Chartres, autre extrait du mesme secrétariat du 17 décembre 1474 par lequel fait mention que Pierre Lejeune dudit Saint Germain en Laye a receu l’ordre d’acolite dudit sieur évesque de Chartres, autre pareille extrait de l’an 1475 portant que ledit Lejeune auroit pris le sous diaconat et la prêtrise audit Chartres, autre extrait dudit secrétariat de l’an 1538 par lequel il paroist que Gilles et [f. 28] Nicolas Chedeville, Robert Garoche, Germain et Guillaume Julienne de Saint Germain en Laye ont esté tonsurés par le sieur évesque de Chartres, outre pareil extrait des lettres de tonsure données en 1540 par ledit sieur évesque de Chartres à Mathieu Cagnyé dudit Saint Germain en Laye, permission donnée par ledit sieur évesque de Chartres au sieur évesque de bayeux de faire bastir un couvent de célestins à Eclimont dattée apud Sanctum Germanum in Laya nostra diocesis Carnotentis 1° mensis julii 1547, autre extrait des registres dudit diocèze de Chartres du 22e février 1493 par lequel il paroist que le sieur évesque de Chartres a donné la tonsure à Jean Delespine dudit Saint Germain en Laye, autre extrait de tonsure du 13 mars 1540 donnée par ledit évesque de Chartres à Laurent Billemont dudit Saint Germain en Laye, cahier d’autres extraits dattées et expédiés par les sieurs évesque de Chartres étant à Saint Germain en Laye, avec une permission donnée à un prêtre étranger de célébrer et de servir dans ledit diocèse pendant deux ans, et des lettres octroyées à des religieux augustins dattées de Saint Germain en Laye avec ces mots : nostrae Carnotentis diocesis, procès verbal de compulsoire des susdits extraits fait en la présence du procureur dudit sieur archevêque de Paris du 30 may 1639 et jours suivants, un cahier d’écritures faites par le sieur d’Estempes, évêque de Chartres, contenant les contredits à la production cy devant faite par ledit sieur de Gondy, archevêque de Paris, à la réponce au factum par luy fait pour raison de la dépendance de laditte cure de Saint Germain en Laye, mémoire et instruction des droits que ledit sieur d’Estampes, évêque dudit Chartres, prétendoit avoir à laditte cure par lequel il conclud à ce qu’il soit conservoit au droit d’exercer tous droits, pouvois, fonctions et juridiction épiscopale dans toutes l’étendue dudit bourg de Saint Germain en Laye, déclare ledit prieuré et cure dudit [f. 28v] lieu estre assis au dedant dudit diocèse de Chartres, et à cause de ce tenus et obligez de reconnoître ledit sieur évêque de Chartre pour leur diocézain, et non ledit sieur archevesque de Paris, requestre de messire Ferdinand de Neuville, évêque dudit Chartres, tendante à ce qu’il plût à Sa Majesté de luy donner acte de ce pour contredit à la production dudit sieur archevesque de Paris il emploioit le contenu en laditte requeste et qu’il luy fut permis d’ajouter à sa production une sentence de l’officialité dud. Chartres du 23e febvrier 1665 portant que Nicolas Cagnyé, curé dudit Saint Germain, prendroit le visa dudit sieur évêque de Chartres et, jusqu’à ce, qu’il seroit interdit de ses fonctions curiales, commission dudit official du 16e may audit an 1666 pour informer des contraventions faites par ledit Cagnyé à l’exécution de laditte requeste ou sentence, requestre présentée par ledit Cagnyé audit évêque de Chartres afin d’obtenir de luy, nonobstant laditte sentence, des lettres d’institution pour régir et administrer laditte cure, le visa octroyé par ledit sieur évesque de Chartres audit Cagnyé le 29e juin audit an 1665, mandement dudit sieur évesque du 8e dudit mois de juin, suivant lequel ledit Cagnyé auroit signé le formulaire, certificat de Jean Barbier, curé de Maule et archiprestre du doyenné de Pinserais du 11 octobre 1669 qu’il a eu en sa possession plusieurs mémoires et rooles contenant les noms des parroisses qui dépendent dudit doyenné qui ont pris et renouvellé les saintes huilles audit Maule pour l’administration des sacremens es années 1602, 1603, 1609, 1616, 1622, 1627 et 1628, entre lesquelles celle de Saint Germain étoit aussy comprise, autre requestre de messire Hardouin de Perefix, archevesque de Paris, de contredit à la production dudit évêque de Chartres à ce qu’il soit maintenu et gardé, et ses successeurs à perpétuité, [f. 29] au droit diocésain sur le prieuré et parroisse de Saint Germain en Laye, avec déffense audit évesque de Chartres de s’y troubler, et de luy permettre d’ajouter à sa production un extrait du grand pastoral de l’Eglise de Paris, et de la donnation faite par Henry de Bourbon, prince de Condé, es mains du cardinal de Gondy, évêque de Paris, en l’église dudit Saint Germain en Laye le 17 janvier 1596, deux cahiers d’extraits tirés des registres du secrétariat de l’archevêché de Paris pour justifier comme les ordres ont été administrés à ceux dudit Saint Germain en Laye par l’archevêché de Paris es années 1589, 1601, 1611, 1614, quatre actes passés entre Maurice, évêque de Paris, es années 1169, 1170, 1187, 1192 par lequel il paroist qu’il a exercé le pontificat de laditte église environ l’an 1160 et plusieurs années suivantes, autre requeste dudit sieur évêque de Chartres de contredit à la production nouvelle et de salvation aux contredits dudit sieur archevesque de Paris, autre requeste dudit sieur évesque de Chartres à ce qu’il luy fût permt d’ajouter à sa production deux extraits du secrétariat dudit évêché du 7e juillet 1464 et 22e aoust 1468 par lesquelles il paroist que le sieur d’Illiers, évêque dudit Chartres, faisant ses visites dans la chapelle Saint Fiacre des Loges de son diocèse, avoit receu des plaintes contre le prieur et le clerc dudit Saint Germain en Laye, deux autres extraits dudit secrétariat des 27e juillet 1464 et 4 aoust 1473 par lesquells il paroist que le sieur évêque de Chartres a visité l’abbaye de Coulombs, permission donnée par le sieur Lescot, évêque dud. Chartres, aux religieux de l’abbaye de Saint Maur du 22e novembre 1642 au pied d’une requeste à luy présentée pour établir entre eux une communauté en l’abbaye de Coulombs, certificat du doyen rural de Mante, cy devant curé de Maule au diocèse de Chartres, du 3 janvier 1665 qu’il a eu laditte qualité de curé de Maule, distribué [f. 29v] pendant quatre ans les saintes huiles aux curés de Poissy et de Saint Germain en Laye, autres extraits des registres de l’officialité de Chartres des 16 et 18e septembre 1388 d’un jugement par lequel Simon Lecharpentier dudit Saint Germain en Laye auroit esté condamné envers le chapitre de Notre Dame de Poissy à la somme de quarente sols, deux autres extraits dattées des 23e décembre et 30e mars 1475 par lesquels il parroist que Pierre Lejeune dudit Saint Germain auroit receu dudit sieur d’Illiers, évêque de Chartres, les ordres de diacre et de prestrise, autres extraits dudit secrétariat par lesquels il parroist aussy que ledit sieur d’Illiers a donné la tonsure à Jean Dreux et l’ordre de prêtrise à Pierre Morsalaine dudit Saint Germain en Laye, autre pareil extrait daté du 19 mars 1639 portant que Claude Guignard et Claude Garnier, originaires dudit Saint Germain en Laye, auroient receu la tonsure dudit sieur évêque d’Ardenne par permission du sieur d’Estampes, évêque dudit Chartres, cahier de plusieurs extraits d’actes tirés dudit secrétariat de l’évêché dudit Chartres des années 1464 et autres suivantes, desquelles il résulte que tous ceux qui estoient admis à la tonsure étoient certifiés être nés en légitime mariage par ceux qui les présentoient, extraits des comptes décimes dudit diocèse de Chartres des années 1518, 1541, 1544 et 1567 dans lesquelles le prieuré de Saint Germain en Laye est compris, information du 6e juin 1614 faite par l’official dudit Chartres de la pauvreté de Denis Aubel et de Mathurin Lethrosme dudit Saint Germain en Laye, commission dudit official du 16e may 1617 pour informer du contenu es lettres de dispence de mariage obtenues par lesdits Aubel et Lethrosne, l’information du 6e septembre 1618 faite en conséquence de laditte commission, conclusions du procureur de laditte officialité et sentence [f. 30] d’entérinement de laditte dispence de mariage desdits Aubel et Lethrosme rendu par ledit official le 6e may 1619, imprimé du factum fait par le sieur de Gondy, archevêque de Paris, contre ledit sieur d’Estempes, évêque dudit Chartres, au sujet de la présente contestation, autre requeste dudit sieur archevesque de Paris servant de réponce aux requestes dudit sieur évêque de Chartres, autre requeste dudit sieur évêque de Chartres pour répondre à celle dudit sieur archevêque de Paris à ce qu’il luy fût permis d’ajouter à sa production des lettres de compulsoires obtenus par led. archevesque le 5 avril 1670, exploits d’assignation donnés à sa requeste le 28e may ensuivant audit sieur évêque de Chartres à comparoir à la maison abbatial de Coulombs pour voir compulser les pièces dont il avoit besoin en la présente instance, procès verbal fait par Philippe, huissier au Châtelet de Paris, le 30 jour dudit mois de may de compulsoire de la transaction du 28 avril 1163 cy devant énoncée avec la bulle de confirmation et homologation des pièces d’icelle et des commissions perpétuelles de la vicairerie dudit Saint Germain en Laye, procuration de l’abbé de Coulombs du 24e octobre 1457 pour instituer un official, un promoteur et autres officiers en spiritualités dans le bourg dudit Saint Germain en Laye, contract de donation faite par le prieur dudit Saint Germain en Laye où il se dit de nul diocèze du 13e septembre 1555 de plusieurs places pour l’accroissement de l’église dudit lieu, deux actes de signatures expédiées à Rome es années 1664 et 1666 portant que ledit lieu de Saint Germain en Laye du diocèse de Paris ou de nul diocèse, autre requeste dudit sieur évêque de Chartres pour contredit à la production nouvelle dudit sieur archevesque de Paris à ce que, sans s’arrester à icelle conclusions par luy prises, luy soient adjugés, Ouy le rapport du sieur de Boucherat, conseiller ordinaire du Roy en ses conseils, après en avoir communiqué aux sieurs évêques d’Usez et de [f. 30v] Seez, et Poncet, aussy conseillers ordinaires esdits conseils, et tout considéré, le Roy étant en son conseil a maintenu et gardé, maintient et garde ledit sieur archevêque de Paris et ses successeurs archevêques en tous les droits, pouvoirs, fonctions et juridiction diocézains dans toute l’éytendue du prieuré, bourg et parroisse et territoire de Saint Germain en Laye, faisant Sa Majesté déffense audit évesque de Chartres et ses successeurs de les troubler en tous lesdits droits, fonctions et juridiction. Fait au conseil d’Etat du Roy, Sa Majesté y étant, tenu à Saint Germain en Laye le quinzième jour de septembre 1670.
<lb/>Ensuitte de cet arrest, monsieur de Perefix, cy devant évêque de Rodez et précepteur du Roy, lors archevêque de Paris, ayant esté maintenu en la possession de la dépendance de la cure de Saint Germain en Laye, le premier novembre en laditte année 1670, jour et fête de tous les saints, prit la possession à luy accordée de tout le territoire de la dépendance de laditte parroisse et dudit prieuré, ce qu’il fit par un service solemnel où il porta processionnellement le saint sacrement dans toute l’étendue des rues dudit lieu, qui étoient tapissées et ornées ainsy que le jour de la fête de Dieu, à laquelle cérémonie et procession le roy Louis quatorze assista avec toute l’édiffication et dévotion d’un prince aussy pieux, accompagné des reynes Anne d’Autriche, sa mère, et de Marie Thérèse, sa femme, et de toute leur cour. Ainsy l’église du prieuré et de la parroisse de Saint Germain en Laye, qui depuis leur fondation ne relevoient d’aucun évêché, seulement de l’église de Rome, se trouvent maintenant soumise et réunie à l’usage de l’archevêché de Paris.
<lb/>
<lb/>[f. 33] Il sera aussi remarqué, quoyque la réunion pour la dépendance des bénéfices tant du prieuré que de la cure de Saint Germain en Laye ayent été faite et réunis à l’archevêché de Paris, mais la nommination des bénéfices du prieuré et de la cure appartenoit toujours à l’abbé de Coulombs comme cy devant, ce qui obligea le Roy Louis XIII, qui voulut que cette nomination luy fut dévolue et à ses successeurs roys, estant scituez dans les limites de sa maison royalle, accorda au sieur abbé de Coulombs et aux religieux le prieuré d’Essonne près de Corbeil pour l’indemniser de la nomination desdits bénéfices de Saint Germain en Laye. Par cette échange, les roys seront collateurs de ces bénéfices pouor n’estre jamais séparées à l’avenir, pour quelque cause que ce soit, afin qu’il n’arive plus aucunes contestations comme par le passée entre les abbez de Coulombs, prieurs et curés, pour les droits, honneurs, prérogatives et nominations desdits bénéfices dudit prieuré et cure de Saint Germain en Laye.
<lb/>Ediffication de l’église et des bâtiments du prieuré
<lb/>Nous remarquons que les bâtiments de l’égluse et du monastère du prieuré royal de Saint Germain en Laye ayants esté faits du règne du roy Robert, il ne faut pas douter qu’il n’y eut bâtit aussy des logemens convenables pour une communauté de religieux de l’ordre de saint Benoist et mesme assez spacieux pour loger dans des temps revenant des campagnes, pour y estre en repos, ainsy qu’on fait plusieurs roys ses successeurs au royaume jusqu’au roy Louis sixième dit le Gros, auparavant la construction du vieux chasteau dudit lieu faite vers l’an 1124, tant pour une forteresse que pour une maison royalle où il s’y est passé dans la suitte plusieurs lettres patentes, édites, traittés de paix et hommages pendant les règnes des roys jusqu’à celuy du roy Phillippes de Vallois l’an 1346. Mais comme toutes les choses de ce monde sont sujettes aux révolutions des temps, c’est ce qui est arrivé à ceux de l’église du monastère et du château de Saint Germain en Laye, lesquels furent détruits entièrement par l’incendie faite et exitée par Edouard 3e, roy d’Angleterre, [f. 33v] qui decendit en France avec le prince de Galles son fils dans douze neffes sur mer en l’année 1346 avec une grande armée, ariva à La Hogue en Normandie, assiégea Caen qu’il prit d’assaut, où estoit le comte d’Eu, connestable de France, avec 160 chevalliers et 1200 hommes d’armes, ensuitte fut à Fallaise, Lizieux et Rouen et au Pont de l’Arche. Les Anglois ayant passé la rivière de Seyne vinrent à Vernon, Mante, Meulanc et Pontoyse. Edouard fut camper à Poissy d’où il envoya le prince de Galles brusler tous les bâtiments sans exception, même des églises, chasteaux comme de Saint Germain en Laye et tous les autres lieux jusqu’aux portes de Paris, brûlant tout le pays, Vaux de Gallie, Saint Clou et la maison de Ruel apartenante à l’abbaye de Saint Denis, mais Edouard ayant seu que le roy Philipes de Valois venoit avec une armée. Tous les bâtiments ruynés estants demeurés un temps sans estre rétablis pendant ces fâcheux temps des guerres, principalement les églises du prieuré et de la parroisse dudit lieu, qui ont estés rebastis par les charités des roys regnants et des peuples dudit lieu, ainsy qu’il se voit dans les registres de cette parroisse, et mesme il est remarqué que les roys Louis douze, François premier, Henry second, qui a donné quelque somme pour des rétablissements à cette église, Charles neuf, Henry 3, Henry quatre, Louis 13 et nottament le roy Louis 14. On remarque que le roy Charles 9 qui luy a donné 3000 l. à prendre sur les bois de la forest de Laye, ensuite Henry 3e luy a aussy fait don d’une pareille somme de 3000 l. à recevoir sur la vente des bois de la forest de Cruye, à présent de Marly, suivant leurs lettres patentes de donnation dattées à Saint Germain en Laye en l’année 1578. Luy ayant mesme accordé plusieurs exemptions et privilèges dont cette église jouy encore à présent mentionnées dans les patentes et arrêts qui en ont étées expédiées et transcripts sur les registres de l’église de la ditte parroise. L’on voit aussy qu’il y a eut plusieurs autres princes, princesses et personnes de la première qualité qui y ont faits aussy des bienfaits, entr’autres monseigneur Henry de Bourbon, prince de Condé, lorsqu’il fit sa profession de foy dans cette église de Saint Germain en Laye le 25e janvier 1596, en présence du roy Henry 4 et de toute la cour, qui fit présent à cette église d’un très magnifique et très riche ornements d’églis complet [f. 34] qui avoit servy à cette cérémonie, avec une gratification à l’œuvre digne d’un prince aussy généreux, ainsy que fit Anne de Montmorency, quy fut marié à Saint Germain en Laye le 10e de janvier 1526 avec Madelaine de Savoye.
<lb/>Nous ajouterons à tous les dons cy devant rapportez que ceux du roy Louis quatorze, surnommé le grand par ses rares qualités, qui peuvent surpasser tous ceux des règnes précédans, tant en magnificence qu’en libéralités, principalement pour la restauration et construction de plusieurs églises, chapelles, hôpiteaux et monastères de son royaume, ainsy de l’église royal de Saint Germain en Laye du cresme de laquelle il avoit esté baptisé comme il se voit par les registres de cette parroisse, luy ayant accordé et donné en plusieurs fois plus de 250000 l. pour y être employées en différentes nécessités avec toutes les exemptions dont peuvent jouir les églises les plus privilégiées de son royaume, notamment quand le malheur qui arriva le 12 septembre de l’année 1681 de la principalle chute de l’église, qui tomba de vieillesse et de caducité. Le Roy estant lors à Fontainebleau ayant apris cette fâcheuse nouvelle par le sieur Antoine, officier de sa chambre, lors premier marguillier en exercice, de l’ordre de Sa Majesté, avec le sieur Ferrand ; sur quoy Sa Majesté ordonna à monsieur de Colbert, ministre et secrétaire d’Etat, surintendant des Bâtimens de France, de se transporter incessament à Saint Germain en Laye pour visitter l’état de la chute de cette église et voir ce qu’il estoit nécessaires pour son rétablissement. Ce ministre s’y estant transporté pour en faire son rapport à Sa Majesté, laquelle luy auroit ordonné de faire incessament tout ce qu’il conviendroit pour sa réparation et mesme pour son augmentation, cette église estant très petite. Les choses estans aynsy résolues, lesdits sieurs Antoine et Ferrand pour cet effet furent trouver le sieur de Soleux, chevalier de l’ordre de Saint Lazare, dernier prieur commandataire de ce monastère, pour le prier de vouloir bien aussy concourir à l’agrandissement de l’église de son prieuré et de la parroisse, comme avoient fait [f. 34v] cy devant les prieures ses prédécesseurs, ne le pouvant faire sans qu’il voulut bien leur accorder quelque terrain dans la cour de son prieuré, ce que ledit sieur de Soleux leur accorda volontiers, scachant mesme que cela feroit plaisir au Roy, qui en avoit été informé. Ayant ceddé vingt trois toises de longueur sur quatre toises de largeur dudit terrain dans laditte cour pour cet agrandissement, et comme ledit sieur de Soleux leur représenta qu’il n’étoit qu’usufruitier de son bénéfice et qu’il n’en pouvoit engager ny aliéner aucuns fonds sans une reconnoissance, il fut nécessaire pour cet effet de passer un acte devant le sieur de Fonteny, notaire dudit lieu, entre ledit sieur prieur, lesdits sieurs Jean Antoine et François Ferrand, marguilliers en charge, avec le sieur curé et anciens marguilliers, stipulans pour la fabrique ; par ledit acte, passé le 18e mars 1681, la parroisse c’est obligée de faire dire et célébrer à perpétuité dans laditte église une messe haute tous les premiers jours des moys de may, feste de saint Jacques et de saint Philippe, à son intention et à celles de ses successeurs prieurs, avec une reconnoissance de dix sols de rente annuelle. En mesme temps, ce transporta sur les lieux monsieur Colbert, qui donna ses ordres au sieur Mansard, premier architecque des Bâtimens du Roy, dont la grande capacité a estée très connue dans ce royaume, qui a bien voulu prendre les soins des bastimens pendant près de six années, avec lesdits sieurs Antoine et Ferrand, qui furent continués en laditte fonction de marguilliers, de l’ordre exprès du Roy, pour avoir soins pendant le tems des bâtiments et des interests de la fabrique de laditte église.
<lb/>La première pierre fondamentale du bâtiment de la nouvelle église fut posée au mois de mars 1682 par M. le duc de Noailles, pair de France, gouverneur de Perpignan et premier capitaine des gardes de Sa Majesté au nom [f. 37] du Roy, qui estoit lors absent de Saint Germain, laquelle pierre fut posée en grande cérémonie sous le jambage du pillier de la petite porte qui conduit de l’église dans le prieuré. Sous cette pierre furent mises trois médailles d’argent pour en conserver la mémoire à la postérité, scavoir deux d’argent doré où sont gravées les effigies du Roy et de la Reyne Marie Thérèsse, et l’autre de plomb fort grande où sont aussy gravées le nom, les qualités de monsieur le duc de Noailles et, sur le revers d’icelle médaille, ceux desdits sieurs Antoine et Ferrand, marguilliers en charges, avec cette déclaration que cette église a été rétablie et rebâtie du règne et des biensfaits du roy Louis quatorze, dit le Grand, en l’année 1682.
<lb/>Après que tous les bastiments de toute l’église furent achevés, Sa Majesté le fit sçavoir à monsieur l’archevesque de Paris pour en faire la bénédiction. Le service divin se faisoit alors dans les salles de l’hospital des pauvres malades de la charité de ce lieu. Ensuitte, messire François de Harlay Chanvalon, duc et pair de France, archevesque de Paris, se transporta de l’ordre du Roy le 10 avril 1689 à Saint Germain en Laye, assisté de tout son clergé, pour y faire l’auguste cérémonie de laditte bénédiction qui se fit en présence de M. le duc de Noailles, encore député par Sa Majesté, absente de ce lieu, pour y assister en son nom, qui estoit la veille du dimanche des Rameaux en ladite année. La cérémonie se passa avec une grande solemnité, à l’extrême joye de tous les peuples de Saint Germain en Laye, de voir ce saint lieu relevé par la piété et les charités du roy Louis quatorze.
<lb/>Et ensuitte, lesdits sieurs Antoine et Ferrand, [f. 37] marguilliers, pour reconnoistre toutes les bontés et liberalités que le Roy avoit bien voulu avoir pour le rétablissement de cette église royalle, auroient délibéré par l’assemblée faite du sieur curé, tous les anciens marguilliers, de fonder pendant le règne de Sa Majesté, à son intention, tous les cinquième des mois de septembre, jour de son heureuse naissance dans ce lieu, une procession général, autour de la ville, du curé avec son clergé en chapes à neuf heures du matin, ensuite une grande messe haute avec le salut à six heures du soir, et l’exposition du saint sacrement, avec un feu devant la porte de laditte église, le tout annoncé par le son de la grosse cloche pendant un quart d’heure. Cette fondation ayant esté approuvée, confirmée et homologuée par monsieur l’archevesque de Paris suivant son mandement du septième may 1689 par lequel il exhorte les peuples dudit lieu de Saint Germain d’assister à cette cérémonie avec toute l’édification requise et d’adresser leurs vœux et prières à Dieu pour attirer les grâces du Ciel sur la sacrée personne de Sa Majesté, et mesme pour en marquer le zèle et la vénération de cette cérémonie, ledit seigneur archevesque voulut la faire toute entière le premier en personne, et mesme alluma le feu devant l’église en ses habits pontificaux, en présence de monsieur le marquis de Monchevreuil, lors capitaine et gouverneur de ce lieu, et pour en conserver la mémoire, Sa Majesté ordonna au sieur Mansart, son premier architeque, de faire le modèl cy après représenté qui contiendra laditte fondation, qui sera possée dans le cœur de l’église parroissiale dudit Saint Germain en Laye, ce qui s’est très exactement observé, et mesme pendant tout le temps que le roy et la reyne d’Angletterre ont fait leur séjour audit lieu depuis l’année 1689, qui ont toujours voulu assister à cette cérémonie par une dévotion toute particulière et par reconnoissance envers le roy Louis quatorze, leur auguste [f. 40] bienfaiteur et protecteur, mais comme il est marqué dans laditte fondation qu’après qu’il aura pleu à Dieu de disposer du Roy que la fondation cy devant faite sera changé à célébrer le jour de son déceds, qui est arrivé à Versailles le premier septembre 1715, à dire dans ladite église une messe haute de requiem toutes les années le premier septembre, et qui s’exécute très ponctuellement à l’intention de ce grand roy.
<lb/>Oultre tous les biensfaits que nous avons cy devant esnoncés que le roy Louis quatorze a faits tant à l’église qu’à la ville ou bourg de Saint Germain en Laye pendant le cours de son glorieux règne, ayant voulu encorre procurer le repos et la paix entre les officiers de la prevosté dudit lieu au sujet de la justice temporelle que possédoient les prieurs du prieuré dans une partie dudit bourg de Saint Germain en Laye, ce qui causoit journellement des différens et des disputes avec les officiers de laditte justice dudit prieuré et de ceux de la prevosté et du domaine, il fut fait un accord avec le sieur François de Converset, qui possédoit le prieuré réuny à la cure avec les autres parties, par lequel accord, fait de l’ordre du Roy, par lequel Sa Majesté accorda deux mille livres par forme de récompense à recevoir touttes les années par le prieur et curé, ses successeurs, sur les fiefs et aumônes de Paris, le tout confirmé par arrest et lettres patentes du 18e jour de décembre 1690.
<lb/>Le Roy voulant aussy qu’outre la somme qu’il avoit donné pour le nouveau bâtiment de l’église la fabrique se resenty aussy d’une augmentation de ses liberalités, parce qu’elle s’estoit obérrée de quelqu’uns de ses fonds pour la réédification d’une partie des bâtiments de l’église, Sa Majesté, par sa bonté, luy a accordé quinze cent livres de pension annuelle pour la dédommager [f. 40v] de ses fonds aliénés, avec l’exemption des droits d’amortissement ainsy que le feu roy Louis treize luy avoit accordé durant son règne. C’est pourquoy, en reconnoissance de ses nouveaux biensfaits, les sieurs curé et marguilliers ont fait une nouvelle fondation de prières pour le Roy et de ses successeurs biensfaicteurs de cette église, De l’exaudiat, qui sera chanté à toutes les grandes messes de parroisse des dimanches et festes de l’année à l’intention de Sa Majesté et des roys régnants, ainsy qu’il se pratique dans l’église cathédrale de Chartres, qui a cette belle dévotion de temps immémorial.
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<lb/>Le vieux chasteau de Saint Germain en Laye
<lb/>L’incertitude de celuy de nos anciens roys qui a fait construire et bastir le vieux château de Saint Germain en Laye a fait naître une diversité d’opinions parmy nos historiens. Quelqu’uns ont cru que le roy Charles cinquiesme, dit le Sage, fils du roy Jean, en avoit fait jetter les premiers fondements dans son premier avènement à la couronne l’an 1364. Mais cette première opinion ne peut pas passer pour bien certaine et constante, puisque d’ailleurs nous avons un très emple et très assuré témoignage que depuis l’an 1020 ou 1026, que l’on voit que le roy Robert fonda et dotta l’église et monastère du prieuré de Saint Germain en Laye où les roys ses descendans faisoient leurs séjours devant l’édification du château de Saint Germain en Laye.
<lb/>[f. 42] Dextruction du monastère et du château de Sainct Germain en Laye par les Anglois en 1346
<lb/>Il est remarqué dans l’histoire de France du sieur Nicolles Gilles, nottaire secrétaire du roy François premier en 1531 qu’Edouard troisième du nom, roy d’Angleterre, descendit en France avec le prince de Galles, son fils, dans douzes neffes sur mer avec une nombreuse armée compossée de touttes sortes de nations. En l’année 1346, étant descendu et débarqué au porte de La Hogue en Normandie, ensuitte fut assiéger la ville de Can, qu’il prit d’assaut, où estoit le conte d’Eu, connestable de France, quy la deffendit très vaillament, après fut à Fallaise, à Lizieux, à Rouen et au Pont de l’Arche, quy se rendirent très facillement estant dénuées de garnisons de trouppes, y ayant passé la rivière de Seyne sans auqune résistance, se rendirent maistre de Vernon, de Mante, du fort de Meulans et Pontoise. Ensuitte Edouard vint camper à Poissy, où il séjourna six jours avec son armée, après avoir piller et brusler toutes les villes et villages où il avoient passé, ayant envoyé le prince de Galles avec un détachement de son armée faire le dégats dans tout le pays jusqu’aux portes de Paris, brûlant, pillant et dessollant toutes les villes, bourgables, villages et tous les autres lieux, où l’on y voyoit que feu et flames et dessolation, n’ayant pas épargné même le château royal nommé de la Montjoye, séjour délissieux des roys de France où le roy Clovis et la reyne Clotide, sa famme, y faisoient leur demeure scitué près de l’abbaye royal de Joyenval, dans la forest de Cruye, ainsy que les châteaux de Poissy où le roy saint Louis avoit pris naissance, comme le monastère et château royal de Saint Gemain en Laye urent le même sort d’estre entièrement détruits par le feu ainsy que Saint Clou, Ruel, quy appartient à l’église de Saint Denis, et Marly, qui appartenoit à la maison de Montmorency, même les châteaux de retz, fondateurs de l’abbaye de Joyenval, celuy de Sainte James, de Montegut, d’Egremont, de Forqueux et de celuy d’Annemont, avec toutes les fortes tours des environs comme de Ponsy et des Payens et autres forteresses jusqu’à Paris, n’ayant espargné de ses incendie que la belle esglise et monastère du prieuré de Poissy bâtit à la mémoire du roy saint Louis, où il avoit pris naissance en l’année 1215. [f. 42v] Mais Edouard ayant apris que le roy Phillipes de Vallois sortoit de Paris avec une armée compossée des personnes de la première qualité et de beaucoup de nobleses de son royaume, ce qui donna occasion à Edouard et à son fils, prince de Galles, d’abandonner leur camp de Poissy, ils passèrent sur le pont de pierre qu’il rompit derrière luy pour n’estre pas poursuivy. C’étant retiré vers Bauvais avec son armée chargée d’une infinité de dépouilles des lieux qu’ils avoient ruynez, dessollées et brûlées, furent à un lieu nommé Blanquetac ; y ayant passé la rivière de Somme pour se rendre à Braye quy est assée proche la forrest de Crécit, où le roy Phillippes y arriva le poursuivant de près avec son armée, où les deux armée se trouvèrent en présence le samedy 26 jour d’aoust de l’année 1346, où la bataille sanglante et très malheureuse de Crécy se donna, que le roy Phillipes perdit entièrement, n’ayant pas voulut croire les avis de ses généraux de la remettre au lendemain, que ses troupes estant très fatiguées de la longue marche qu’ils avoient faites, où il mourut la plus grande partie de la noblesse et de la chevallerie de France, comme Charles de Luxambour, roy de Bohaime, Charles de Vallois, conte d’Alençon, frère du roy Philippes, le duc de Loraine, les contes de Blois, de Flandres, de Harcourt, de Sancere et de Viennes et de bien autres chevaliers et écuyers au nombre de plus de 1500 avec plus de vingt mil hommes d’armes tueez sur le champ de bataille, tant de cavallerie qu’infanterie, et se remarque aussy que le corps dudit conte d’Allençon fut porté aux jacobins de Paris et avec luy les corps des enfans de cinquante chevallier de ses terres quy furent tueez à cette bataille à ses cottée, et pour en conserver la mémoire lesquelles sont figurées autour du tombeau de marbre dudit conte d’Allençon dans l’église desdits jacobins.
<lb/>Mais comme il y a eu plusieurs oppinions de quelques historiens modernes sous le quelque roy de France a esté construit la première fondation du vieux château de Saint Germain en Laye, il y en a quy ont crut que c’estoit le roy Charles cinquième, dit le Sage, et d’autres que c’est le roy François premier, ce quy ne peut se prouver puisque l’on voit qu’ils n’y ont faits que des réparations et ogmentations, comme il est fait mention dans la suitte de cette histoire. Mais la preuve que c’est le roy Louis sixième dit le Gros quy est le premier fondateur du vieux château dudit Saint Germain par une charte de ce roy de l’année 1122 cy devant écritte, et ce quy est aussy confirmé encorre dessus une sépulture possée [f. 45] dans l’église du prieuré d’Annemont proche Poissy, d’un messire Robert de Meudon qui se qualifie de grand queux du roy Philippes le Long et de concierge du chasteau de Saint Germain en Laye, décédé l’an 1320. Ainsy il est prouvé que ce n’est pas le roy Charles cinquiesme ny François premier quy ont fait construire le premier bâtiment du chasteau puisqu’il se remarque que le roy Jean, père de Charles cinquième, demeuroit dans ledit chasteau de Saint Germain en Laye puisqu’il y naquit deux filles, la première nommée Marie le douze septembre 1344 et l’autre nommée Agnès le neufvième de septembre 1345, qui sont enterrées dans l’église des Jacobins de Paris, mais ce château ayant été ruiné et brûlé en 1346, du règne de Philippes de Vallois, ayeul du roy Charles cinquiesme.
<lb/>Il peut estre bien vray que le chasteau vieux de Saint Germain en Laye ayant été pris, brûlé et ruyné par les Anglois, enciens ennemis de la France, comme il a esté dit cy devant, estant demeuré en cet état jusqu’au règne du roy Charles Ve, fils du roy Jean, ayant reconnu que ce chasteau ruiné estoit scitué dans un lieu très avantageux pour empescher même les fréquentes courses que faisoient alors des brugands et voleurs dont la France estoit remplie, fit rebâtir ce château sur quelques anciens fondemens restés, vers l’année 1367, comme il s’est remarqué dans quelques anciens regisres de la Chambre des comptes de Paris, qui font mention que le roy Charles cinquième a fait réédiffier le château de Saint Germain en Laye et même paér des ancienens chartes, manuscrits et autres escrits tirés de plusieurs historiens, comme dans le cartulaire de la bibliotecque de l’abbaye de Saint Germain des Prés, de Paris, qui marquent positivement que le chasteau de Saint Germain en Laye a esté refait et rebâti et augmenté de bâtiments depuis ses fondemens par le roy Charles Ve du nom, surnommé le Sage, ce qui est aussy confirmé par plusieurs autres autheurs, [f. 45v] chartes, lettres patentes d’anciens et nouveaux historiens dignes de foy qui en ont escrit et traité très amplement, aussy par des mémoires tirées de la Chambre des comptes de Paris données par Henry sixième, roy d’Angleterre, le 24e jour de may l’an 1428, prenant mesme la qualité de roy de France vers la sixième année d’après le déceds du roy Charles sixiesme, père du roy Charles septiesme, régnant pour lors. Ces lettres patentes furent accordées sur une requeste présentée audit roy Henry par les prieur et religieux de Saint Germain en Laye pour être payez de la rente ou redevance annuelle qui leur étoit deubs de vingt un livres parisis qu’ils avoient droit de prendre et percevoir toutes les années sur la recepte de Paris pour la compensation de certains héritages et terrains provenans des jardins de leur monastère qui avoient été pris pour l’édifice du bâtiment du vieux château, de l’ordre du roy Louis sixième dit le Gros ; par cette requeste, les religieux exposoient le refus que les gens des Comptes et les trésoriers de Paris faisoient de ls faires payer par le receveur du Domaine de Paris, disant que Saint Germain en Laye étoit de la conqueste faite par Jean, duc de Bedfort, onlcue dudit roy Henry, roy d’Angleterre, et qu’il falloit s’adresser à luy pour en avoir auparavant son agrément, ce qui fut fait. Lesdits prieur et religieux obtinrent des lettres patentes dudit roy Henry dans lesquelles il traite ledit seigneur duc de Bedfort de : très cher oncle régent de notre royaume de France, par icelles ordonnent ausdits trésoriers et gens des Comptes de Paris de faire incessament payer lesdits prieurs et religieux de tout leur deu afin que le divin service et les prières ne fussent point différez à l’avenir. Il est à remarquer que le duc de Bedfort estant à Rouen y mourut ensuitte, le 15 décembre 1435, [f. 46] fort regretté comme un homme d’un grand mérite et très pieux. Depuis ce temps, cette redevance de vingt une livres parisiis a été toujours payés toutes les années aux prieurs dudit prieuré, tant séculiers que commandataires, jusqu’à présent, ce qui se justifie par une de leur quittance donnée sous le scel dudit prieuré le 23 juin 1428 pour la somme de vingt une livres parisiis à cause du terrain pris pour l’édifice du chasteau et basse cour de Saint Germain en Laye.
<lb/>On remarque aussy que le père Mabillon, religieux bénédictin, célèbre historien, fait mention, dans son traité qu’il a fait des bulles et lettres patentes, dit que Saint Germain, lieu des délises des roys de France, que le roy Robert est l’auteur et le fondateur de la belle église et du monastère dudit lieu, où il y avoit une petitte chapelle bastie en l’honneur de saint Gilles, et aussy que le château dudit lieu tient sa première construction du roy Louis sixiesme dit le Gros. Il est encore justiffié par plusieurs actes de donnations qui ont estés passées et dattées dans le château de Saint Germain en Laye pendant le règne du roy Charles cinquiesme et de la reyne Jeanne de Bourbon, sa femme, comme il le parroist par plusieurs édits, lettres patentes, actes et donnations passés et dattés dans ledit chasteau pendant son règne et de laditte reyne Jeanne de Bourbon, sa femme, nottament une donation faite par ledit roy à un gentilhomme nommé Aschit du village du Pecq d’une espère d’isle ou gor sur la rivière de Seine, proche ledit lieu du Pecq, laditte donnation et acte a estée passée en l’année 1368, laquelle a esté extraite des archives de l’abbaye de Coulombs, ce qui a esté continué par les roys Louis sept, Phillippe dit Auguste, Louis huitième, saint Louis, Phillippes de Vallois et autres roys, qui ont demeuré dans des temps dans ledit chasteau de Saint Germain en Laye.
<lb/>[f. 46v] Il se remarque encorre l’une des plus anciennes choses qui s’est passée dans le château vieux de Saint Germain en Laye après son édification, est un traité de paix qui y fuf fait et conclud en l’année 1170 entre le roy Louis septième dit le Jeune et Henry, roy d’Angleterre, qui estoient en grand guerre ensemble. Par ce traité, il fut dit entre autres choses que le fils aisné d’Henry, nommée aussy Henry, feroit hommage audit roy Louis de la duché de Normandie, des comptés de Touraine, du Maine, d’Anjou et de la charge de grand sénéchal, et son second fils, nommé Richard, feroit aussy hommage audit roy Louis de la duché d’Aquitaine. Ce traicté remit très bien la bonne intelligence entre les deux roys et rétably même le repos public entre les deux peuples des deux nations, ce qui donna mesme occasion audit roy Louis sept de faire le voyage d’Angleterre, soit pour visiter par dévotion le tombeau de saint Thomas, archevesque de Cantorbery, qui y avoit esté martirisé le 29 mars 1170, qui estoit en grande vénération en Angleterre. Ledit roy Louis septième partit de Saint Germain en Laye au mois de novembre en la mesme année pour se rendre en ce royaume d’Angleterre où il fut receu très magnifiquement par le roy Henry pendant le séjour qu’il y fit.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Nous voyons encore que le mesme roy Philiippes Auguse avoit accoutumé de faire quelques fois des séjours [f. 48] dans le chasteau de Saint Germain, où il y tomba malade au mois de septembre de l’année 1222 et qu’il y fit mese son testament, par lequel il choisy pour les exécuteurs Guérin, évesque de Senlis, et messire Barthélemy de Roye, grand chambrier de France, par lequel il lègue entre autre chose 50000 l. parisiis pour restituer les torts et forfaits qu’il peut avoir causé aux campagnes des guerres pendant ses voyages de la Terre sainte, outre il donne à la reyne Isabeau, sa femme, 10000 l., plus à monsieur Phillippes de France, son fils puisné, 2000 l. parisiis, et à ses officiers domestiques, tant grand que petit, 1500 marcs d’argent, comm’aussy donne quelques sommes d’argent pour le secours de la Terre sainte qui lors étoit en grande combustin.
<lb/>Nous avons jugé qu’il estoit aussy à propos de faire icy une petite mention des choses les plus mémoirables qui se sont passées de temps en temps dans le chasteau de Saint Germain en Laye, où l’on remarque que, quoyque le roy saint Louis eut pris naissance dans la ville de Poissy l’an 1215, où il demeuroit ordinairement, il ne laissoit pas néantmoins de venir faire quelques fois des petits séjours à Saint Germain, comme il parroist par beaucoup d’actes et escrits pour des donnations et privilèges qu’il y a accordé de temps en temps, scavoir un du mois d’avril 1228 et un autre de l’an 1230, lesquelles sont signées de sa propre main, où il est expliqué que pour le remède et repos des âmes du roy Louis huitiesme, son père de claire mémoire, et de la reyne Blanche, sa mère, et de la sienne, il quitte et descharge les habitans dudit Saint Germain en Laye, ses justiciables et ceux des moines du monastère dudit lieu, du village du Pecq, de la vallée de Fillancourt et autres lieux qui en dépendoient, de fournir à l’avenir [f. 48v] le grand nombre de lits, matelats, cousinets et beaucoup d’autres ustancils qu’ils estoient obligés de donner toutes les fois que les roys couchoient et séjournoient audit lieu de Saint Germain, évalués au nombre de quarente lits, tout complets, pour les gens de leur suitte, qu’un nommé Regnault dit l’Archer les avoit obligées de les fournir. Ils en furent deschargés, exemptés et dispensés de laditte redevance par lesdites lettres patentes du roy saint Louis susdattées ny de fournir à l’avenir aucune autre chose pendant les séjours que les roys feroient dorénavant tant dans le monastère du prieuré que dans le château de Saint Germain en Laye, à la charge seulement d’adresser des vœux et prières journalières pour obtenir de Dieu la rémission et le rachapt des âmes du feu roy son père, de la reyne sa mère et de la sienne.
<lb/>Il se voit aussy par d’autres lettres patentes du mesme roy saint Louis données signées et dattées de Saint Germain en Laye au mois d’octobre 1231 et de son règne vers l’an troisième, où l’on voit encore que ledit Regnault dit l’Archer, qui avoit été officier domestique du feu roy Philippes Auguste, son grand père, qui demeuroit dans ledt lieu proche l’hôpital de saint Eloy où il possédoit une maison assée considérable avec un petit fief qui porte encorre à présent le nom de Larchère, lequel assigne et laigue une rente annuelle sur tous ses biens à la chapelle dudit saint Eloy dans le même hopital, c’est à présent le lieu où son establis les RR.PP. recollez par le roy Louis treize vers les années 1620 ou 1621, leur ayant accordé tout le tairain, les bâtiments quy dépendoit de cet ôpital avec quelque somme d’argent pour les réparations nécessaires pour leur establissement dans ce lieu ainsy que le sieur de Franciny, florentin, estant venu à Saint Germain de l’ordre du roy Henry 4e et de Maris de Médecis, sa femme, lors qu’ils faisoient bâtir le château neuf de ce lieu, pouor construire les plus belles grottes quy c’estoient encorre pas veues dans toute l’Europe, lequel Francin estoit le plus céllèbre dans ses sortes d’ouvrages, volut aussy donner auxdits PP. recollez une somme pour bâtir leur église [f. 50] très considérable, y ayant mesme sa sépulture et de toutte sa famille par reconnoissance de ce bienfait. Enuitte le roy Louis treize fit faire la sérémonie de consécration de leur église par messire Jean Françoisde Gondy, archevesque de Paris, le septième septembre 1626, où Sa Majesta assista en personne, avec toute sa court, mais la donnation sy devant faire par ledit Regnault l’Archer se voit approuvée dudit roy saint Louis par lesdittes lettres patentes signées de sa propre main afin qu’elles fussent plus stables, perpetuelles et authentiques, mais comme laditte rente annuelle étoit donnée à laditte chapelle de saint Eloy, qui estoit déservie soit par le vicaire perpétuel du prieur ou des religieux du prieuré dudit lieu, qui estoient chargés d’acquitter les charges portées par laditte fondation, scavoir des prières pur le repos des âmes des roys Philippe Auguste, maître dudit l’Archer, du roy saint Louis et du roy Louis huitième son père, ce qui c’est exécuté jusqu’à l’établissement du couvent desdits récolets. Ensuitte, les prières et services fondées furent transférés dans l’église de la parroisse de ce lieu pour y être acquittées et continuées ainsy que dans lad. chapelle de saint Eloy. Le roy saint Louis fit une rigoureuse ordonnance estant à Saint Germain en Laye, le 2 janvier 1257, par laquelle il déffend très expressément les guerres permises et dues qui se faisoient alors entre particuliers pour la moindre querelle, ce qui causoit bien des désordres partout dans le royaume, principallement dans la noblesse.
<lb/>Ledit roy saint Louis étant à Saint Germain en Laye, l’empereur de Constantinople et Baudouin, son gendre, luy donnèrent et envoyèrent leur consentement pour retirer plusieurs saintes reliques que l’on gardoit très soigneusement audit Contantiniople, lesquelles [f. 50v] avoient été engagées par ledit empereur aux Vénitiens pour une somme assés considérable, pour les urgentes affaires et nécessités de l’empire. Laditte somme convenue ayant été payez par le roy saint Louis, lesdites religiques luy furent délivrés suivant les lettres du consentement dudit empereur et de Baudouin, son gendre, signées de leurs propres mains, dattées de Saint Germain en Laye au mois de juin l’an 1247. Lesdittes reliques furent mises en dépost pouor estre gardées dan l’église de la Sainte Chapelle du Pallais à Paris, bastie par ledit roy saint Louis vers les années 1230 ou 1239, suivant l’escrit qui en fait mention qui est posé dans laditte église de la Sainte Chapelle de Paris.
<lb/>Il se voit aussy que la reyne Marguerite, femme du roy saint Louis, étant lors au château de Saint Germain en Laye audit mois 1247, fit un acte et promesse par laquelle elle déclare qu’elle n’ira jamais contre les clauses et conditions qui seront déclarées au testament du roy son mary, en quelque lieu et temps qu’il sera fait.
<lb/>Nous remarquons aussy que le roy Louis dixième dit Hutin, décédé au château de Vincennes en l’année 1318, étant dans le chasteau de Saint Germain en Laye en l’an 1315, on donna une assemblée de notables de son royaume pour y faire un règlement général tant pour la justice que pour la police du royaume, qui étoient alors bien déréglées. Entre autres personnes, il fut choisy le chancellier pour président avec douze conseillers d’Eglise et autres tirées du parlement de Paris, et les évêques de Mande, de Soissons avec les abbez de Saint Denis en France, de Saint Germain des Prez de Paris, ce quy rendit et remit un très bon ordre dans ce royaume, qui estoient bien déréglées.
<lb/>[f. 52] Il est remarqué que le roy Philippe cinquiesme dit le Long, étant dans le château de Saint Germain en Laye au mois de janvier 1326, fit quatre ordonnances, la première conformément à la loy salique par laquelle les femmes ne peuvent succéder au royaume de France ; la seconde en faveur des confesseurs des roys qui leur donnent pouvoir de commander et de leurs proposer les lettres des bénéfices du royaume vaccans ; la troisième en faveur du grand aumônier de France pour la distribution des dons et aumônes royales, ce qui appaisa les contestations entre le confesseur du Roy et le grand aumônier ; la quatrième ordonnance fut en manière d’un règlement aussy fait en laditte année 1326 et mois de juin touchant des prérogatives de la charge de grand chambellan de France, lesquelles ordonnances furent aussytost vériffiées au parlement de Paris.
<lb/>Il est aussy fait mention que le roy Philippe de Valois, sixième du nom, qui logeoit très souvent dans le vieux château de Saint Germain en Laye, y fit aussy plusieurs ordonnances au mois d’avril 1341, entr’autres une en faveur de l’abbaye de Saint Denis en France pour la conservation de ses privilèges qu’on vouloit contester à ce royal monastère.
<lb/>On remarque aussy que le roy Charles sixième, étant dans le château de Saint Germain en Laye, voulant tenir un grand conseil pour raison de l’attentat fait en la [f. 52v] personne du connestable de Clisson, son favory, mais le seigneur de Craon, favorisé des seigneurs de La Rivière et de Nouyant, empeschèrent que cette assemblée n’eut d’effet, laquelle étoit faite pour ordonner le chastiment d’une sy méchante action, ayant par leurs autorités et factions empesché mesme que nulles personnes n’entrassent pendant ce temps là dans le château, y tenant le Roy et le Conseil comme détenus, ce qui causa dans la suite beaucoup de désordres dans la cour du roy Charles sixième.
<lb/>Il est à remarquer encorre une chose assés mémorable à décrire dans ces mémoires, qui est que le roy Charles 6e étant dans le château de Saint Germain en Laye pour y faire une assemblée de tout son conseil, où il se trouva en personne le 15 juillet 1390, afin de procéder à quelque affaires importantes du royaume, entre autres pour faire des impositions très extraordinaires sur le clergé et sur le peuple, dans le mesme temps qe l’on délibéra l’exécution de cette taxe, il s’éleva subitement un nuage très noir dans lequel il parrut de très grandes éclares accompagnées d‘un si terrible tonnere avec un si violent foudre de vent que l’ont crut que le château alloit s’abîmer de fond en comble : ainsy ce mauvaise présage causa une si grande consternation dans l’assemblée et mesme dans tout le pais du royaume, ce qui fit changer cette résolution, qui aux rapports de quelques historiens n’estoit pas apparemment trop juste ny fort équitable, ce qui avoit esté prédit mesme quelques jours auparavant par un bon hermite, qui étoit venu trouver le roy Charles six pour le détourner de ce dessein.
<lb/>En l’année 1419 du règne dudit roy Charles 6e, les Anglois s’emparèrent du fort de Meulan, de Poissy et du château de Saint Germain en Laye, où ils mirent un [f. 55] capitaine anglois nommé Talbot pour en estre le gouverneur de la part du roy d’Anglettre, qu’ils gardèrent jusqu’en l’année 1437 que le roy Charles 7e, qui succéda au roy Charles 6e son père, le rachepta d’une somme d’argent qui fut délivrée audit Tailbot, gouverneur pour les Anglois, qui remit ledit chasteau entre les mains du roy Charles sept, quy en pourveut Artus de Bretagne, conte d’Enrichemont, connestable de France en 1425, quy mourut en 1458. Ce château fut repris les Anglois et fut rendu à la France à la paix quy fut faire en l’année 1440.
<lb/>L’on remarque encorre que sous le règne du roy Charles 7e, l’an 1453 ou 1454, il arriva une chose fort étrange en la personne de messire Guillaume Edelinne, religieux bénédictin, lors prieur du monastère de Saint Germain en Laye, docteur de Sorbonne de Paris, lequel étoit du pais vaudois et avoit esté auparavant religieux augusin. Il fut accusé de sortilège, d’assister très souvent au sabath nocturne avec les diables, lequel abusoit mesme d’une femme de qualité par magie et pacte, ayant été prit et convaincu par plusieurs tesmoins. Il fut condamné et presché publiquement par sentence de l’evêque d’Evreux et des commissaires nommez avec luy pour cet effet à une prison perpétuelle, laditte sentence fut exécuttée en l’année 1455.
<lb/>On remarque aussy que le roy Louis onzième venant à Saint Germain en Laye pour y résoudre quelques affaires importantes de son royaume en l’année 1479, fit un don très considérable à un nommé Coctier, son médecin, en qui il avoit une entière confiance pour sa santé, luy octroya le revenu du domaine de Saint Germain en Laye avec la châtellenie de Poissy et de Triel, que possédoit auparavant Jean d’Ailly, vidâme d’Amiens, ce qui surprit bien des personnes de la cour, à cause d’un avantage si considérable que le Roy faisoit à une telle personne.
<lb/>[f. 55v] En l’année 1514, le 14e may, fut célébré dans la chapelle du chasteau de Saint Germain en Laye le mariage de madame Claude de France, fille du roy Louis XIIe, et de la reyne Anne de Bretagne, avec François d’Orléans, comte d’Angoulême et depuis roy de France sous le nom de François premier. Ce mariage fut fait avec une grande solemnité peu de temps après la mort de laditte reyne Anne de Bretagne, arrivé au château de Blois le 9e janvier de l’année 1513, où l’on y remarqua que les mariés estoient l’un et l’autre vêtus de noir, à l’exemple du roy Louis douze qui étoiet en deuil de la Reyne, sa femme, dont le corps ayant demeuré en dépost dans la chapelle dudit château de Blois, où il fut visité par dévotion comme un corps saint jusqu’en l’année 1526, qu’il fut porté en grande cérémonie, de l’ordre du roy François premier, dans l’abbaye de Saint Denis en France, où il luy fut fait une pompe funèbre des plus magnifique. Ensuitte, laditte reyne Claude de France, fille du roy Louis douxième et d’Anne de Bretagne, décéda aussy à Blois le 20e de juillet de l’année 1524, très regretée, âgée de 25 ans.
<lb/>Comme le roy François premier faisoit sa principalle demeure dans le château de Saint Germain en Laye, fit élever le bâtiment de pierre et de brique de hauteur de la tour ancienne où estoit possée une guéritte de plomb où il y avoit une grosse horloge dessus. L’on remarque, pendant les séjours que ce grand roy a fait dans ce château de Saint Germain, il y est arrivé plusieurs naissances de ses enfans, savoir de deux fils et deux filles, l’aisné fils fut nay le dernier mars de l’année 1518 et fut baptisé dans la chapelle du château le 25 juillet 1519 et tenu sur les fonds par Henry huitième, roy d’Angleterre, avec [vide], fut nommé Henry, qui fut ensuitte roy de France, second du nom, quy eut le malheur d’avoir esté blessé par Gabriel, conte de Mongommery, capitaine de sa garde écossoyse, par une éclat de lance dans un oeuil au tournois qu’il se fit à Paris, dont il mourut au pallais dit des Tournelles, où est bâtit la place Royalle de présent, le vendredy trentième de juillet de l’année 1559.
<lb/>[f. 57] L’on remarque qu’il se fit à cette naissance de grande resjouissance dans le royaume, et pour en conserver la mémoire, il fut élevée et dressée une piramide de pierre dans la place devant l’église de la parroisse dudit Saint Germain en Laye en la mesme année 1518, ornée d’une couronne royale dorée soutenue d’un globe, au haut de laditte piramide, avec les chiffres et rmoiries, laquelle estoit entourée d’un balustre de grandes pierres hautes de trois pieds en forme d’un bassin quarré avec trois rangs de marches qui en foisoit tous le circuit ainsy qu’elle est représentée ycy, d’où il sortit tout le jouir de cette naissance une fontaine de vin en abondance, ce qui c’est très ponctuellement observé à toutes les naissances des premiers dauphins enfans de France, notament à l’heureuse naissance du roy Louis 14e, qui arriva en ce lieu le 5e septembre 1638, ensuite au baptesme de monseigneur Louis, premier dauphin de France, qui fut fait dans la cour du vieux château de Saint Germain en Laye le 24e mars 1668 avec une magnificence extraordinaire, mesme en dernier lieu à la naissance de monseigneur Louis de France, duc de Bourgogne, nay à Versailles le 6e aoust de l’année 1682, père du roy Louis quinze à présent reignant.
<lb/>Le dixième jour d’aoust 1520 naquit aussy dans le vieux château de Saint Germain en Laye madame Magdelaine de France, première fille du roy François 1er. Elle fut baptisée dans la chapelle dudit château avec grande sérémonie, laquelle fut mariée à Jacques cinquiesme, roy d’Ecosse, le premier janvier 1535. Elle y décéda en l’année 1546, au grand regret des roys son père et son mary.
<lb/>Le 22e janvier 1522, sur les neuf heures du matin, [f. 57v] naquit Charles de France, fils second du roy François premier, aussy dans le vieux chasteau de Saint Germain, fut baptisé dans la chappelle dudit chasteau. Il fut pourveu de la duché d’Orléans, d’Angoulesme et de Chastelleraud, pair et grand chambrier de France, gouverneur de Champagne et Brie. Ayant conquit Luxembourg, il mourut d’une pleurerie en l’abbaye de Fermoutier le neufvième septembre 1545, d’où son corps fut porté à Saint Denis en France.
<lb/>Le cinquiesme juin 1523 naquit aussy dans le chasteau vieux de Saint Germain en Laye madame Marguerite de France, duchesse de Berry, fille du roy François premier, fut baptisée dans la chappelle dudit chasteau et mariée le neuf juillet 1559 avec Emanuel Philbert, duc de Savoye. De ce mariage et celuy de sa nièce Isabelle, reine catholique, contribuèrent beaucoup à rétablir la paix entre eux et avec les princes chrétiens de l’Europe. Elle décédda Turin le 14 septembre 1574.
<lb/>En l’année 1521, le roy François premier fit à Saint Germain un édit, le dernier jour de janvier, par lequel il créa la chambre des enquestes du parlement de Paris.
<lb/>Ledit roy François premier, étant aussy à Saint Germain en Laye, au mois de juin 1523, y donna un acte ou arrest authentique pour la confirmation des droits et privilèges de l’abbaye de Saint Denis en France, que l’on vouloit encore disputer, voulant maintenir par là les droits que cette abbaye royale qu’elle avoit obtenus de tous temps de la piété des roys de France, ses prédécesseurs.
<lb/>On remarque encore que le roy François premier [f. 59] estant à Saint Germain en Laye, après avoir fait l’accord pour satisfaire à sa rançon, partit de ce lieu pour aller aux frontières d’Espagne afin de ramener messieurs les princes ses enfans, qui y estoient en ôtage pour laditte rançon, où ils arrivèrent audit Saint Germain le 29e juin 1526, ce qui donna une très grande joye à tous les peuples du royaume, où l’on fit de grande réjouissances.
<lb/>Le 2 juillet 1527, fut célébré dans la chapelle du vieux chasteau de Saint Germain en Laye le mariage d’Henry, roy de Navarre, avec madame Margueritte d’Orléans, duchesse d’Alençon et de Valois, sœur du roy François premier, avec grandes cérémonies et alégresses. Elle mourut en Bigorre le 21 décembre 1549. De ce mariage est issue Jeanne d’Albret, reyne de Navare, mère de Henry quatre, roy de France et de Navarre.
<lb/>Le roy François premier, étant à Saint Germain en Laye, fit une ordonnance au mois de juin 1534 pour lever sept légions de six mille hommes chacun dans les duchez de Normandie, Bretagne, Bourgogne, Champagne, Picardie, Provence, Languedoc et Guienne, lesquelles toutes ensemble pouvoient composer quarente à cinquante mille hommes. Ces levées furent faites en très peu de temps, pour s’opposer aux entreprises que vouloit fait l’Empereur Charles cinquième sur le royaume de France.
<lb/>Le premier mars 1545, le roy François premier, étant dans le chasteau de Saint Germain en Laye, fit une autre ordonnance très mémorable sur la plainte générale de la plus grande partie des curés et autres eclésiastiques du royaume, sur ce que plusieurs particuliers ne vouloient [f. 59v] plus payer les droits de dixmes à eux deus, ce qui causoit un très grand désordre, mesme dans les parroisses par la désertation que les curés et prestres faisoient de leur bénéfices, cures, où le service divin n’étoit plus fait, surtout dans les villages et petites villes du royaume. Sur cette plainte, le Roy ordonna très expressément par ses lettres patentes en forme de règlement que nul propriétaire des héritages ne pouvoit s’exempter à l’avenir de payer les droits de dixmes où elles sont deubs ny enlever aucune gerbe de grains des champs cy après que les dixmes ne fussent acquittées et payées, conformément à ce qui avoit esté ordonné au concile de Carthage. Cette belle ordonnance remit en peu de temps le service et l’office divin rétablis dans toutes les parroisses et autres lieux eclésiastiques subjettes à ce droit.
<lb/>Le roy François premier s’étant trouvé très mal dans le chasteau de La Muette scitué dans la forest de Saint Germain en Laye le 12e du mois de mars 1547, en partit pour aller au chasteau de Rambouillet, où il alloit souvent pour y changer d’air, où sa maladie s’augmenta si fort qu’il y mourut le 30e dudit mois de mars en l’année 1547, d’une maladie de langueur. Son corps fut exposé pendant un temps dans le monastère de l’abbaye des filles religieuses de Haute Brière proche de la ville de Monfort l’Amaury, et son cœur fut déposé dans laditte église, sous une colomne de marbre comme il sera fait au château de La Muette cy après.
<lb/>Henry 2e, son fils, qui luy succéda au royaume l’an 1547, ayant aussy beaucoup d’inclination pour le lieu de Saint Germain en Laye où il avoit pris naissance le 31 mars 1518, voulut en faire aussy sa demeure la plus ordinaire, où plusieurs de ses enfans y ont esté nayez, entre autre Louis, duc d’Orléans, [f. 60] son deuxième fils qui y naquit le 3 février 1548, qui mourut à Mante le 24e octobre 1550, ayant esté baptisé dans la chappelle du château au mois de may en laditte année 1548.
<lb/>On remarque aussy dans plusieurs histoires de France qu’il se fit un notable duel publique à Saint Germain en Laye peu après la mort du roy François premier sous le règne du roy Henry 2e, son fils, qui mérite un petit détail. Comme dans ce temps là les duels et combats entre particuliers étoient comme permis et en usage, il s’en fit un très mémorable entre les sieurs Guy Chabot, fils du sieur de Jarnac, et François de Vivonne, seigneur de La Chataigneraye en Poitou, ayant eu ensemble quelques fâcheuses paroles pour un démenti, en présence du roy Henry, au sujet de la belle mère du sieur de Jarnac, lequel en demanda au roy le combat ordinaire, qui luy fut accordé par sa Majesté. Le jour fut prit pour le combat au 16 juillet 1548 et le lieu fut désigné dans le pré au devant le vieux chasteau dudit lieu. Pour cet effet, il fut construit un champs de bataille quarré, clos de planches, où il y avoit deux loges couvertes aux deux costez, avec plusieurs amphithéâtres de planches autour pour placer les spectateurs. L’heure du combat fut prise peut après le dîner du Roy, qui s’y trouva avec la Reyne et tous les seigneurs et dames de sa cour, qui se placèrent sur les échaffauts que l’on leur avoit préparés. Aussitost que le siginal fut donné, arrivèrent les deux combatans, saluant Leurs Majestés et tous les spectateurs, qui se mirent séparément dans leurs loges où, après s’estre visité l’un et l’autre leurs amres, scavoir l’épée, le poignard et le brassard, ensuite ayant choisy leurs parains avec leurs écuyers, qui les visitèrent, pour voir s’ils n’avoient point d’autres armes, après le Roy ordonna au héraut d’arme de crier le combat par un signe de la main, ce qu’il fit en ces termes : De par le Roy, laissés aller les villans combatans, et sur peine de la vie qu’il ne [f. 60v] soit fait aucun signe de la main, du pied, de l’œil, de la voix, de tousser, ny autres chosses pareils, en faveur ny de l’un ny de l’autre des combatans. Ce discours finy, La Chataigneraye, l’un des combatans, sortit le premier de sa loge, comme agresseur, et ensuitte Jarnac de la sienne, lesquels s’étant approchés l’un de l’autre d’un pas fort grave et assuré, en se donnant quelque coups d’estocade sans se toucher, mais arriva que La Chataigneraye, qui s’étoit avancé un peu trop la jambe droite, fut éjarté d’un coup d’épée que luy donna Jarnac, qui l’ayant terrassé et le tenant sous luy, se tourna vers le Roy, luy demandant s’il avoit assez satisfait à son honneur : ce que Sa Majesté approuva fort, et aussytost le Roy appella messire Anne de Montmorency, connétable de France, qui étoit présent, qu’il appelloit très souvent son compère par la grande amitié qu’il avoit pour luy et de ses grandes qualités, pour prendre son avis sur cette affaire, mais pendant ce discours La Chataigneraye, se voulant débarasser et relever par force de dessous Jarnac qui le désarma et qu’il l’auroit achevé de tuer si le Roy n’eut crié en jetant son bâton dans le champ pour faire le signe du hola. Ensuite, Jarnac ayant esté déclaré sur le champ le vainqueur tout d’une voix, en ayant receu les compliments de toute l’assemblée, mais aussitost La Chataigneraye fut emporté sur l’heure fort blessé, dont il mourut quelques jours après le combat, tant de ses blessures que de n’avoir pas mesme voulu souffrir estr pensé, étant très outré de douleur d’avoir été vaincu devant le Roy et de toute sa cour, dont Sa Majesté parut sy vivement touchée d’avoir esté tesmoins d’un si triste spectacle qu’elle protesta sur l’heure, devant toute l’assemblée, de ne jamais permettre ny souffrir ces sortes de duels et combats publics, comme une chose très odieuse mesme contre la religion chrestienne. Et comme la coutume étoit que le [f. 62] vainqueur portoit ou faisoit porter les armes dont il avoit vaincu son adversaire dans l’église du lieu où s’étoit donné le combat, mais la belle mère de Jarnac, pour l’honneur de laquelle il s’étoit donné, proposa au Roy de luy permettre de porter elle mesme les armes de son fils en l’église de Notre Dame de Paris pour y estre gardées comme une chose très honorable pour sa famille, ce qui ne luy fut point accordé, le Roy voulant abollir ses sortes de combats sy détestables.
<lb/>En l’année 1561, le 23e jour d’aoust, le roy Charles neuf, étant à Saint Germain en Laye, y fit plusieurs ordonnances, entr’autres l’accord très important entre le duc de Guise et le prince de Condé, qui étoient ennemis iréconciliables par plusieurs grands différents qu’ils avoient journellement ensemble. Cet accord avoit été projeté auparavant par le Roy et la reyne Catherine de Médicis, sa mère, afin que lesdits ducs de Guise et prince de Condé purent assister au coloque de Poisy qu’ils avoient résolu de tenir le 4e septembre ensuivant, où Théodoze de Bese, fameux ministre des religionnaires, avoit été mandé par le prince de Condé, quy voulut le faire prescher publiquement dans son appartement du chasteau de Saint Germain en Laye sans la permission du Roy, au préjudice de la religion catholique. Ce Théodoze de Bese fit avec une effronterie qui n’étoit pas permises, ce qui surprit bien toute la cour, voyant que le Roy et la Reyne avoient souffert cette hardisses non permise, mesme dans une maison royalle.
<lb/>Le 29e dudit mois d’aoust en la mesme année 1561, le roy Charles 9e convoqua une grande assemblée du clergé de France à Saint Germain en Laye pour délibérer des affaires qui se devoient traiter audit coloque de Poissy indiqué au 4e septembre ensuivant, dont il sera fait mention cy [f. 62v] après à l’article de l’abbaye de Poissy, où le colloque c’est tenu.
<lb/>Et cette assemblée étoit aussy faite pour obtenir quelques sommes d’argent du clergé, afin de subvenir et aider à rachepter une partie des domaines royalles qui avoient estés engagés sy devant par les urgentes affaires du royaume, où il fut accordé au Roy par laditte assemblée une somme très considérable pour ce temps là, qui étoit de 160000 l. par chacun an durant deux triennes.
<lb/>Le 27e janvier 1562, le roy Charles neuf, étant à Saint Germain en Laye, après que l’assemblée du coloque de Poissy fut rompue, fit convoquer une autre assemblée des notables du royaume au sujet de ce qui c’estoit passé audit coloque, dans laquelle fut résolue le traité sy fameux nommé l’édit de Janvier, par lequel il estoit stipulé entr’autres articles qu’il seroit permis aux religionnaires d’avoir des presches dans tous les fauxbourges des villes closes du royaume, ce que l’on fut obligé de leur accorder pour prévenir les plus grands malheurs qui menaçoient l’Etat et la religion catholique en France. Cet édit causa une grande joye à la reyne Catherine de Médicis, mère de sa Majesté, qui voulut même prendre la commission de porter cet édit au parlement de Paris, pour y estre vérifié et enregistré, qui ne put l’estre que le 6e du mois de mars suivant, à cause des contestations qu’il y eut pour cette fameuse vérification, ce qui remit bien la tranquilité parmy les peuples du royaume des deux religions, lequel édit a esté ensuitte révoqué en l’année 1685 par le roy Louis 14e et leurs presches furent tous démollis.
<lb/>En laditte année 1562, on découvrit aussy une grande conspiration contre la personne du roy Charles neuf et contre son Etat, formée par le dame de Roye, mère du [f. 63] prince de Condé, par le nommé Jérosme Grollot, bailly de la ville d’Orléans, qui étoit un homme de crédit et d’intelligence avec les religionnaires. Ils furent découverts et arrestez de l’ordre exprès du Roy par les nommés Renouart et Carouge dans le chasteau d’Hancy en Picardie, appartenant à laditte dame de Roye ; ensuitte furent conduits prisonniers dans le chasteau de Saint Germain en Laye, que l’on regardoit en ce temps là comme plus seur qu’aucun du royaume, où ils furent détenus et gardées pendant quelques années.
<lb/>Le 22e avril 1562, le cardinal François de Tournon mourut dans le vieux chasteau de Saint Germain en Laye âgé de soixante treize ans. Il estoit un homme très vertueux et d’un très grande mérite par toutes ses belles qualités, ayant deffendu très fortement la religion catholique, apostolique et romaine durant les règnes de François premier, Henry second, François second et Charles neuf, principallement au colloque de Poissy où il présida avec une grande élocquance et réputation, s’y étant donné bien du mouvement, ce qui fut cause en partie de sa mort, par les fatigues tant de l’esprit que du corps qu’il s’y donna, pour confondre bien des ennemis de la religion catholique. Le roy Charles 9e en fut sy touché, par la grande considération qu’il avoit pour ce scavant prélat, qu’il voulut assister à sa mort, le considérant comme l’un de ses meilleurs sujettz. Ce cardinal avoit esté pourvue des plus grande bénéfices du royaume, dont il jouissoit comme un homme de bien et charitable doit faire des biens de l’Eglise, et de son caractère. L’on remarque qu’il avoit esté doyen des cardinaux, archevêque d’Ambrun, d’Auch, de Bourges, de Lion et abbé des abbayes de Tornus, d’Ambronay, de la Chaise Dieu, d’Aisnay, de Saint Germain des Prez et de Saint Antoine de Paris. Son corps fut porté de Saint Germain en Laye en grande cérémonie à [f. 63v] Tournon pour y estre inhumé dans le tombeau de ces ancestres.
<lb/>En l’année 1570, le onziesme du mois d’aoust, le roy Charles 9e, étant à Saint Germain en Laye, fit un autre édit par lequel il permettoit la liberté de consience dans tout son royaume, ce qui luy procura l’aliénation de la somme de cent mil écus d’or à lever sur tout le différent clergé de France, en ayant grand besoin. Cet édit fut publié mesme à la grande joye des religionnaires, qui l’avoient depuis longtemps sollicité et désiré. Cela remit bien la tranquilité parmy tous les peuples du royaume de l’une et de l’autre religion.
<lb/>En l’année 1574, le 10e mars, led. roy Charles 9e étant au Louvre, à Paris, avec la Reyne mère et Elizabeth d’Autriche, sa femme, et le duc d’Alençon, furent obligez de se venir sauver toute la nuit dans le chasteau de Saint Germain en Laye, comme l’asile le plus assuré de leur royaume en ce temps là, estant persuadés de tous costez par la ligue et faction des religionnaires, où ils demeurèrent dans ce lieu pendant quelques temps. Mais y ayant appris encorre une autre trahison qui se tramoit par les nommés François de La Noue, dit Bras de fer, gentilhomme breton, et Guitry Chaumont, religionnaire, pour y enlever le Roy et les Reynes, avec deux cent chevaux d’armes qu’ils avoient levées, cette entreprise ayant estée découverte par les émissaires de la Reyne mère Catherine de Médicis, ce quy les obligea de quitter Saint Germain, s’y tenant pas très en sûreté, pour aller occuper le chasteau de Vincennes, croyant y estre plus sûrement, où le roy Henry de Navarre se transporta aussitost pour se justifier de l’accussation que l’on avoit formée faussement contre luy, d’avoir [f. 65] fait faire cette entreprise contre la personne du Roy et de la famille royalle, et pour preuve de son innocence, il en donna sa déclaration par un écrit signé de sa propre main le 15e du mesme mois de mars de laditte année 1574, ce qui le remit très bien dans les bonnes grâces du Roy et des Reynes, à la joye de toute leur cour.
<lb/>En l’année 1583, le roy Henry 3e étant dans le chasteau de Saint Germain en Laye, fit une très grande assemblée des plus notables de son royaume touchant la réformation du clergé, de la noblesse et de la justice, qui estoient beaucoup déréglée. Le Roy étably pour cet effet quatre conseils choisis des trois Etats, ce qui remit bien les bonnes mœurs dans tout le royaume de France.
<lb/>Il est à remarquer qu’en laditte année 1583, vers le mois de septembre, la reyne Catherine de Médicis, veuve du roy Henry second et mère du roy Charles 9e, étant à Saint Germain en Laye, luy prit envie de faire tirer son horoscope par Michel Nostradamus, grand mathématicien et médecin du Roy, son fils, ce qu’il ne voulut point faire par respect et crainte. Mais Sa Majesté luy ayant commandé absolument, ayant obéy, il lui prédit qu’elle mourroit bientost et luy assistée soit à Saint Germain, ou avec saint Germain, ce qui fut mesme la cause qu’elle quitta aussytost ce lieu et fut habiter le chasteau de Blois, où elle tomba malade peu de temps après et y mourut d’une maladie très languissante le 5e janvier 1589, âgée de 70 ans. ce fut entre les bras d’un nommé monsieur de Saint Germain, évêque de Nazareth, homme d’une sainte vie et prédicateur ordinaire du Roy, qui l’assista à la mort. Ainsy la prédication de Nostradamus se trouva comme véritable.
<lb/>[f. 65v] Au mois de mars 1597, le roy Henry quatre voulant faire aussy son plus grand séjour à Saint Germain en Laye, y pensa estre enlevé de nuit dans le chasteau vieux dudit lieu par la faction de la Ligue et du roy d’Espagne, mais cela fut découvert très à propos pour éviter ce danger.
<lb/>Le 17 de novembre 1611, mourut dans le chasteau de Saint Germain en Laye N., duc d’Orléans, second fils du roy Henry quatre, âgé d’environ quatre ans, nay au chasteau de Fontainebleau le 16e jour d’avril 1607, n’ayant esté qu’ondoyé. Son corps fut porté en l’abbaye de Saint Denis en France, son cœur au monastère des célestins de Paris dans la chapelle des ducs d’Orléans, et les entrailles furent inhumées devant le grand autel dans le sanctuaire de l’église parroissialle dudit lieu de Saint Germain en Laye.
<lb/>En l’année 1640, le 21 du mois de septembre, naquit dans le vieux chasteau de Saint Germain en Laye Philippes de France, duc d’Anjou, ensuitte duc d’Orléans, 2e fils du roy Louis treize et d’Anne d’Autriche, fut baptisé dans la chapelle dudit lieu le 22 dudit mois de septembre 1640, décédé à son chasteau de Saint Clou subitement le sixième du mois de juin 1701, âgé de soixante un ans, estant un très bon prince.
<lb/>En l’année 1648, le 13e octobre, a estée naiee dans le chasteau vieux de Saint Germain en Laye Françoise Magdelaine, fille de Gaston, duc d’Orléans, frère de Louis treize. Elle fut mariée avec Charles Emmanuel, duc de Savoye, le quatrième de mars en l’année 1663. Elle décédda à Turin en l’année.
<lb/>En l’année 1634, le 21e octobre, le roy Louis 13e, étant à Saint Germain en Laye, accepta l’entrevue de monsieur [f. 68] Gaston, duc d’Orléans, son frère, dont il estoit mécomptant, que l’on avoit ménagée, pour y venir le trouver, où ils se reconcilièrent ensemble, dont toute la cour parut d’une grande joye de voir la réunion de ses deux princes.
<lb/>Le 29e mars 1641, le roy Louis 13e, étant encorre dans le mesme lieu, y fit et conclud le traité avec Charles, duc de Lorraine, qui vouloit livrer la ville de Nancy aux Impériaux, par lequel il céda au Roy partie de ses Estats, dont il estoit dépouillé, à la charge que le Roy l’en feroit remettre en possession, où il y avoit aussy plusieurs autres articles mentionnés audit traité, que ledit duc de Lorraine confirma par le serment qu’il en fit ainsy qu’il ensuit :
<lb/>Le mardy 2e jour d’avril 1641, en la présence de très haut, très excellent et très puissant prince Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, étant dans la chapelle de son château et maison royalle de Saint Germain en Laye, après les vespres de Sa Majesté solemnellement dites, nous Charles, par la grâce de Dieu duc de Lorraine, marquis chef duc de Calabre, Bar, Sueldret etc., ayant assisté ausdites vêpres, avons prêté le serment de l’observation du traicté conclu entre le cardinal duc de Richelieu, pair de France, au nom de Sa Majesté, et nous, à Paris le vingt neufvième jour de mars dernier. Fait et signé dans laditte chapelle du chasteau de Saint Germain en Laye ledit jour mardy 2e jour d’avril 1641.
<lb/>Il est à remarquer que, le Roy etant décedé dans le chasteau neuf de Saint Germain en Laye le 14e may 1643, la cour abandonna aussytost ce lieu et la reyne Anne d’Autriche, mère du roy Louis 14e, ayant [f. 68v] estée declarée régente du royaume pendant la minorité du Roy son fils, trouva à propos de quitter le séjour de Saint Germain en Laye de l’avis de son conseil, de mener Sa Majesté à Paris pour y estre plus en état à donner ses ordres aux affaires de son royaume, qui étoient lors bien dérangées, principallement par les continuelles guerres civilles tant qu’au-dedans qu’au dehors du royaume depuis plusieurs temps, y ayant demeuré l’espace de six années dans des brouilleries continuelles, en telle manière que, le Roy ny la Reyne ne se trouvant point trop an sureté dans Paris par l’apréantion d’un soulèvement prochain dans cette ville, trouverent très à propos d’ans sortir la nuit du sixième de janvier, feste des roys, de l’année 1649, pour revenir se réfugier dans le vieux château de Saint Germain en Laye, où il y avoit des fossez très profonds pour y estre plus en suretté qu’à Paris, y ayant esté quelques années. Pendant ce temps, les brouilleries s’ogmentèrent sy considérablement dans Paris par des malintentionnées pour l’Estat et le gouvernement du royaume que Leurs Majestez et touttes leurs court furent encorre obligez de quitter Saint Germain, n’y estant pas en suretté, pour aller à Pontoise, où le parlement de Paris fut transferay par une déclaration du Roy en l’année 1652, et pour y estre plus en suretté, l’on fit rompre les ponts du Pecq et celluy de Poissy. »
<lb/>En l’année 1656, Christine, reyne de Suede, ayant quitté son royaume pour la religion catholique, apostholique et romaine, estant arrivée à Paris, y ayant sejourné quelques mois, voulu voir quelques maisons royalles comme Fontainebleau et Saint Germain en Laye, où elle fut receue de la part du Roy très magnifiquement par le marquis de Beaumont, lors capitaine de Sainct Germain en Laye. Ensuitte, elle partit pour séjourner à Rome, étant déceddée en l’année [vide].
<lb/>L’on remarque aussy que la reyne Anne d’Autriche, mère du roy Louis 14e, etant décedée au chasteau du Louvre à Paris le 20e janvier 1666, le roy Louis quatorze, son fils, se détermina de faire sa principale demeure dans les chasteaux de Saint Germain en Laye, ainsy qu’avoit fait le feu roy Louis treize, son père, ayant trouvé ce lieu où il avoit pris naissance le plus commode du royaume pour ses plaisirs, ne désirant [f. 72] plus retourner à Paris par les chagrins qu’il y avoit eus cy devant pendant sa minorité, y ayant plusieurs ordonnances et traicté pendant le sejour que Sa Majesté a fait dans ce lieu comme plusieurs naissances qui y sont arrivez de quelques princes et princesse sesenfans, dont il sera fait mention cy après de ceux quy ont estez nayez à Saint Germain en Laye.
<lb/>La premiere de ces naissances dans ce lieu a esté celle de madame Marie Thérèze de France, fille du Roy et de la reyne Marite Thérèze d’Autriche, laquelle arriva le 3e janvier 1667, à dix heures et demye du soir. Cette princesse fut baptisée dans la chapelle du chasteau vieux de ce lieu, et tenue sur les fonds par M. Philippe de France, duc d’Orléans, frère unique du Roy, avec madame la duchesse douairière d’Orléans. Elle décéda audit lieu le premier mars 1672. Son corps fut porté à l’abbaye de Saint Denis en France et son cœur au Val de Grâce de Paris le 3e dudit mois de mars de laditte année 1672 avec les cérémonies accoutumées des Enfans de France.
<lb/>Le 5e aoust 1671, sur les huit heures du matin, laditte reyne accoucha dans le chasteau de Saint Germain en Laye de monsieur Philippe de France, duc d’Anjou et second fils dudit Roy. Ce prince mourut audit lieu le 10 juillet 1672. Son corps fut porté à Saint Denis en France et son cœur au Val de Grâce, avec les cérémonies des princes du sang.
<lb/>Le mardy 14e jour de juin 1672, laditte reyne accoucha dans le vieux chasteau de ce lieu de maison Louis François de France, second duc d’Anjou, 3e fils du Roy, qui estoit pour lors à la campagne d’Holande, qui avoit déclaré la Reyne régente du royaume en son absence. Ce prince ne fut qu’ondoyé par monsieur le cardinal [f. 72v] de Bonzy, premier aumônier de la Reyne, jusqu’au retour du voyage du Roy, qui le fit baptiser dans la chapelle dudit chasteau étant malade à l’extrémité, dont il mourut audit lieu le vendredy 14e novembre en laditte année 1672 sur les dix heures du soir. Son corps a esté porté à Saint Denis en France et son cœur au Val de Grâce de Paris.
<lb/>Le dimanche 15e may 1667 fut célébré le mariage de la princesse Elizabeth, fille de Gaston, duc d’Orléans, qui fut fait dans la chapelle du vieux chasteau de Saint Germain en Laye avec Louis Joseph, duc de Guise, où le roy Louis quatorze assista avec la Reyne et toute leur court, lequel est décéddé à Paris le 31e juillet 1671, âgé de 21 an sans enfans.
<lb/>Le traité très considérable de paix qui fut conclu à Saint Germain en Laye le 22e février 1679 entre Sa Majesté, l’Empereur, le roy de Suède, les élécteurs de Brandebourg et autres princes intéressez, dont la ratification fut signée audit lieu le 29e du mois de juin suivant, ce qui donna une extrême joye à toute l’Europe.
<lb/>Le premier janvier 1682, le roy Louis 14e, étant à Saint Germain en Laye, fit la cérémonie de faire recevoir monseigneur Louis de France, premier dauphin, son fils aisné, chevalier de l’ordre du Saint Esprit, lequel avoit esté nay à Fontainebleau le premier novembre 1661, ce qui ce fit avec grande magnificence, où il fut remarqué que monseigneur le Dauphin étoit habillé de toile d’argent avec des chausse retroussées où tenoient des bas de soye blancs, des escarpins aussy de toile d’argent, les mules de velours noir, la toque de mesme etoffe et le cordon du chapeau entouré de gros diamans retroussé par le costé avec un bouquet de plumes blanches. Son dit capot étoit de velours noir doublé d’une toile [… page manquante].
<lb/>[…] [f. 76] de 600000 l. à recevoir par année sur son trésor royal, ce qui leur a esté continué et payé jusqu’à leur déceds, dont nous ferons quelques mentions cy après.
<lb/>Le roy et la reyne d’Angleterre, estant dans le vieux chasteau de Saint Germain en Laye, leur naquit le vingt huitiesme juin lan 1692 Marie Louise, princesse d’Anglettere, fille dudit Jacques deuxième, roy d’Angleterre, et de Marie Eléonore, duc de Modène, sa femme. Elle fut baptisée dans la chapelle du vieux château le 23e aoust suivant et tenue sur les fonds par le roy Louis 14e avec madame la duchesse d’Orléans, femme de monsieur Philippes, duc d’Orléans. Cette jeune princesse décéda audit Saint Germain le 18 avril 1712 à neuf heures du matin de la petite vérole, aagée d’environ 20 années, estant doué des plus belles qualités qu’une princesse de son rang et de son âge pouvoit avoir. Elle fut regrettée unanimement de tout le monde, principalement de la cour de France. Son corps a esté portée en dépost avec celuy du roy son père aux bénédictins anglois de Paris et son cœur aux religieuses de Chalioit près Paris. Ses entrailles frent ensépulturée dans le cœur de la parroisse de ce lieu de Saint Germain en Laye, où fut possée une inscription sur un marbre blanc.
<lb/>Le vendredy 16e septembre 1701, mourut aussy dans le vieux château de Saint Germain en Laye ledit Jacques, 2e roy d’Angleterre, âgé d’environ 68 ans et quelques mois, après une longue maladie. Sa mort fut toute exemplaire par sa grande charité et piété. Le roy Louis quatorze le visitoit souvent pendant son séjour et mesme pendant sa dernière maladaie, lors mesme qu’il receut les sacrements de l’Eglise plusieurs fois, avec une grande [f. 76v] dévotion. Le Roy, pour luy marquer aussy la considération qu’il avoit pour sa personne et pour sa famille royalle, il voulut par avance reconnoistre Jacques, prince de Galles, son fils, roy d’Angleterre en cas que Dieu disposa de luy.
<lb/>Après que ce roy fut expiré, son corps fut ouvert et mis dans un cercueil de plomb avec une inscription dessus ainsy qu’il est accoutumé, et fut porté avec cérémonie au couvent des pères bénédictons anglois de Paris, pour y estre seulement gardé en dépôt dans l’une de leurs chapelles, et son cœur aux religieuses de Chaillot, proche Paris. Une partie de ses entrailles qui ont esté inhumées dans le chœur de la parroisse de Saint Germain en Laye, devant le grand autel, sous une tombe de marbre blans avec une inscription dessus.
<lb/>Nous dirons qu’après tous les malheurs qui sont arrivez sy devant dans cette famille royalle, l’une des plus considérable a estée la perte que leurs bons sujets ont faite par la mort de cette reyne d’Angleterre, qui estoit demeurée seulle dans le château de Saint Germain en Laye, qui y décéda le 7e jour de may 1718, âgée d’environ 60 ans, d’une piété et d’une vertu très exemplaire et sy charitable jusqu’à se refuser mesme ses plus grands besoins pour soulager les pauvres des deux nations angloise et françoise. Le corps de cette princesse a esté mis dans un cercueil de plomb et porté dans l’église des religieuses de Sainte Marie de Cahillot, proche Paris, suivant son intension. Ses entrailles ont aussy estée mises dans le chœur de la parroisse dudit lieu de Saint Germain en Laye, près de ceux du roy son mary et de la princesse leur fille, où il a esté possé des inscriptions dessus de marbre blanc.
<lb/>
<lb/>Apres avoir fait le récit de l’ancienneté du vieux chasteau de Saint Germain en Laye, nous fairons [f. 78] description de ses bastiments, qui sont les plus anciens de toutes les maisons royalles apres celle de Compiègne, que l’on dit avoir estée construite par le roy Charles le Chauve vers l’année 846, ensuitte celle de Saint Germain en Laye par le roy Louis 6e dit le Gros l’an 1122, celle de Fontainebleau, bâtie par le roy Louis 7e dit le Jeune ou le Pieux, l’an 1160, le vieux Louvre de Paris par le roy Philippes second, surnommé Auguste, Dieudonné et le Conquerant, vers l’année 1192, Vincennes et la Bastille de Paris par le roy Charles cinq en l’année 1350, les chasteaux de Chambord, Madry, Limours, Follembray, Villiers Costraits, La Muette dans la forest de Saint Germain en Laye et quelque chose au vieux Louvre de Paris ont esté basties par le roy François premier, le chasteau de Blois par le roy Louis 12e, les roys Henry second et Charles neuf ont fait aussy quelques augmentations au vieux Louvre et à Saint Germain en Laye, ensuitte le roy Henry quatre fit bastir les chasteaux d’Anet, Monseaux, une partie du Louvre avec la grande gallerie du costé de la riviere de Seine, comm’aussy le chasteau neuf de Saint Germain en Laye en l’année 1602, ensuitte le roy Louis treize fit bastir le petit château de Versailles vers les années 1627 ou 1628.
<lb/>Description des bâtiments du vieux château de Saint Germain en Laye
<lb/>Ce chateau fut construit en manière d’un grand corps de batiment peu élevé où il y avoit deux grosses tours quy exeddoient par dessus ledit batiment, bien bâtie de pierres taillée, avec un fort rempart quy faisoit tout le tour du chateau, où il y avoit des creneaux, meurtrières, abavants et autres instruments de guerre dont l’on se servoit lorsque l’artillerie ny la poudre à cannon n’estoient pas encore en usage en France, ce quy se prouve par un tiltre de la chambre des comptes de Paris datté de l’année 1329, quy fait mention que le premier grand maistre de l’artillerie quy a poceddé cette charge estoit Jean de La Louppe, qu’il l’a exercée plusieurs années. Tous les bâtiments en général estoient entourées d’un large et profond fossé sec, revestu aussy de pierre ainsy qu’à une des meillieurs places et plus fortes du royaume de France, et même le roy Phillipes dit de Vallois la regardoit ainsy, qu’y venoit habitter ce château au retour des conquestes qu’il faisoit, croyant y estre plus en sureté qu’acune autre du royaume. La court de cette forteresse este assée extraordinaire, n’estant ny [f. 78v] carrée ny ronde et en ovalle, sans auqune cimétrie, ce quy a fait croire qu’elle pouvoit ressembler à quelque lettres de l’alphabet gothique comme en forme d’un B ou à d’autres choses parreilles. Cette court este aussy aurientée de façon qu’il y a tousjours dans la moitié d’icelle du soleil et de l’ombre dans les belles saisons de l’année.
<lb/>L’on remarque que ce chasteau ou une maison royalle a estée toujours tres fraiquentée des roys de France depuis sa premiere construction faite par Louis sixième dit le Gros vers l’année 1122, ayant subsisté en même estat jusqu’au reigne du roy Phillipes sixième, surnommé de Vallois, que les Anglois brûlèrent et détruisirent entièrement ce château ou forteresse de Saint Germain en Laye, en l’année 1346, estant demeuré ruyné [vide] le prieuré quy est dans ledit lieu. Même jusqu’au roy Charles cinquième dit le Sage, ayant trouvé la scituation très belle et advantageuse, prit le dessein de faire rebâtir ce chateau sur les mêmes fondements quy n’avoient pas estez destruits, comme les deux grosses tours quy estoient aux costez du dit batiment, dans lesquelles estoient demeurée des anciens logements, que le roy Charles les voulut ocupper pendant que le bâtiment qu’il faisoit faire au chateau fut achevé vers l’année 1366, sur laquelle tour il fit construire une haute guéritte couverte de plomb où il y fut mise une horloge avec une cloche quy se peut entendre de toutte la forrest lorsqu’il y chassoit, ce qu’il a continué jusqu’à son déceds, arrivé au chateau de Beauté sur Marne près Vincennes le 16e de septembre de l’année 1380. Ce chateau estant demeuré rebaty, il fut même occuppé ensuitte des roys de France en l’estat qu’il estoit alors jusqu’au roy François premier, quy aymoit les bâtiments et les forrests, prit le dessein de pouvoir faire ogmenter le vieux bâtiment du château de Saint Germain. Sa court estant bien plus nombreuse que sy devant, ny ayant pas assez de logements, il fut résolut pour set effect d’éllever tout le batiment vieux de la hauteur des tours restées de l’incendie fait cy devant en l’année 1346 [f. 80]  du regne du roy Phillippes de Vallois par Edouard, roy d’Angleterre, dont nous avons fait mention cy devant. Tout le haut dudit batiment est vouté en arcade cintrée, couvert par-dessus de grands dalles de pierres plates qui forme comme une terrasse à se promener, estant entourrée d’un ballustre de pierre tournées, avec des pillastres de distance égalles où sont gravées en relief des armes de France avec des FF et des sallemandres couronnées, qui etoient les devise et chiffre du roy François premier, ainsy qu’ils sont aussy aux grandes cheminées de briques qui excèdes par dessus cette terrasse, qui se voyent de tres loing, ce qui fut mesme esprouvé par le roy Henry quatre, qui étoit alors logé dans ledit chasteau, voulut en faire l’expérience, pour cet effet fit faire un feu dessus laditte terrasse dans une nuit fort obscure, dont la lumiere fut veue du chasteau de Monceaux, éloignés de pres de quinze lieux, où estoit lors madame Gabrielle d’Etrées. Il sera remarqué qu’end l’année 1689 que le tonnerre et le feu du ciel tomba sur l’ancienne guéritte du hault de la tour dudit château où estoit possée l’orloge, laquelle fut consommée entièrement et fut rétablye par l’ordre du roy Louis 14 ainsy qu’elle se voit à présent.
<lb/>Les appartements de ce chasteau sont composées en trois étages principaux, les uns sur les autres. Ceux du rez de chaussée sont pour y loger quelques personnes destinés pour le service du Roy et de la Reyne, où il y a des entresolles, qui servent aussy de logement tres commodes, y ayant à chacuns des cheminée avec des balcons. Le premier et grand estage où sont les appartements du Roy, de la Reyne, des princes et princesses, avec les salles des gardes du corps, le tout sans beaucoup de magnificence, même sans sculpture, pintures ny dorures, seulement lembrisées de bois peint avec quelques fillets d’or, et des tableaux seullement dans les appartements du Roy et de la Reyne, où il y a plusieurs escalliers de desgagements. Au premier estage, du costé de la parroisse, il y a une grande salle, la plus spacieuse [f. 80v] des maisons royale, pour y faire representer des comédies, opéras, ballets et balles. Elle est voûtée de pierre en arcades d’une grande hauteur en compartiments de bricques, y ayant un emphitéatre autour de menuiserie où il peut tenir un très grand nombre de personne très commodément, laquelle salle a bien servie du règne de Louis quatorze, qui aimoit bien toutes les représentations pendant tout le temps qu’il a occupé ce château, ayant fait venir de tous les lieux les plus éloignées les plus espérimentées dans ce genre de divertissemens comme des décorations de théâtre, avec des extraordinaires machines, des oppérats dont l’on n’avoit encorre veues dans le royaume. Le Roy aymoit passionnent ces divertissements, même touttes sortes de commédie, soit françoise, espagnolle et l’itallienne, par préference aux autres, ce quy donna occasion à monsieur le cardinal Mazarin, premier ministre d’Estat, quy estoit italien, de proposer à Sa Majesté de faire venir de Rome quelques bons acteurs de la commédie itallienne, quy surpasse tous ceux des autres pays. Quelque temps apres, il en ariva trois ou quatre suivant l’ordre de monsieur le cardinal, entre autre un nommé Escarmouche, tres célèbre, ainsy qu’il est depint ysy, dans ce genre de divertissement. Estant venu jouer son personnage à Saint Germain, le Roy en ayant esté très comptant et sy satisfait de luy, qu’il luy donna d’une pension de mil livres par an, sans ses droits comme les autres acteurs de cette commédie, que Sa Majesté luy a continuée jusqu’à sa mort, arrivée à Paris estant agé près de cent années.
<lb/>De plain pied de cette court du vieux chateau est une très ancienne chapelle, laquelle avoit estée detruite avec le château en l’année 1346 du reigne du roy Philippes dit de Vallois, ensuitte elle fut rebâtie par le roy Charles cinquiesme, sans auquens embellissements que la seule cimplicité, comme estoient les anciennes églises bâties, estant construite de pierre et voustée en arquade d’une grande hauteur. Elle peut contenir de longeur [vide] sur [vide] de largeur, estant demeurée en ce meme estat jusqu’au reigne du roy Louis treize dit le Juste. Elle estoit dédiée enciennement en l’honneur de [f. 81] Jean Baptiste, auquel jour et fête le clergé de la parroisse de Saint Germain alloit cy devant tous les ans en procession par dévotion. Cette chapelle étoit demeurée sans beaucoup de décoration jusqu’au règne du roy Louis 13e, dit le Juste, qui la fit decorer vers l’année 1639 par une piété tres singulière, mesme pour remercier Dieu de la grâce qu’il luy avoit faite de luy avoir donné un Dauphin après vingt deux ans et quelque mois de son mariage, fait à Bourdeaux en l’année 1615, voulut rendre cette chapelle la plus magnifique de touttes ses maisons royalles, n’y ayant rien épargné en dorrure, peinture, sculpture et autres ornemens ainsy qu’il sera fait mention cy apres.
<lb/>Le grand autel est composé d’ordre corinthien, soutenu par quatre belles et grosses colomnes de marbre noir très bien et délicatement cizelés et façonnez avec leurs chapiteaux et basses de marbre blancs. Au milieu de l’autel, il y a un tres grand tableau dans une riche bordure dorée qui représente une sainte Scène de Notre Seigneur, d’une grande beauté, fait par l’excelent peintre le Poussin, estimé d’un grand prix. Au dessus du frontispice, il y a un autre tableau représentant une sainte Trinité d’une manière très singulière, fait par le sieur Vouet, premier peintre du Roy et de l’académie royale. Aux deux costés dudit frontispice, il y a deux anges de stuc blancs au naturel soutenans les ecussons des armes de France et de Navarre.
<lb/>Le chœur de cette chapelle est separé de la nef par une très belle grille de fer dorée qui renferme ledit chœur, où il y a deux petites chapelles, l’une à droite et [f. 81v] l’autre sur la gauche, pratiquée dans l’epaisseur des murs. Les autels sont de menuiserie tres bien dorées, où il y a deux tableaux faits par ledit sieur Voit, celuy à droite represente saint Louis faisant l’ausmone et l’autre à gauche est sainte Anne, dont la Reyne portoit le nom, avec la sainte Vierge. Toute la voûte est dorée et peinte par compartiments avec des tableaux de l’histoire du vieux Testament, y ayant autour plusieurs tribunes qui sont de plain pieds des appartements hauts. Dans celle du bout de lad. chapelle, il y a de tres belles et bonnes orgues.
<lb/>La sacristie est de plain pied du chœur, très commode pour renfermer dans des armoires les riches et tres beaux ornements et meubles d’Eglise, avec les vases sacrés, qui sont d’or et d’argent vermeil doré, d’une belle orphèverie très particuliere, principalement la grande croix, les deux chandelliers, les pots à bouquets et la belle lampe d’une façon non commune, le tout sont d’une grande pesanteur fait par les soins de monsieur de Noyers, lors secrétaire d’Etat et surintendant des Bâtiments du Roy.
<lb/>Il sera remarqué qu’une partie de l’argenterie de cette chapelle a estée vollée plusieurs fois de notre temps. La premiere fut volée la veille de la feste des Roys l’an 1652 par trois voleurs, dont l’un qui étoit du village de Neuilly, proche Paris, où ils avoient porté leurs vols, etant pris fut éxecuté devant la porte du château et ses complices s’étant sauvez. Il n’y eut que peu de chose de perdu de ce premier vol.
<lb/>Le second vol fut fait le 20 janvier 1674, lorsque le Roy estoit dans le chasteau de Saint Germain, par le sieur de Courcelles, homme même de qualité, qui prit la belle lampe la nuit [f. 82] avec la croix qui estoit sur l’autel, les emporta pour aller à la ville de Cambray, qui alors n’etoit point à la France, pour se refugier et pour estre en sûreté. Mais, ayant esté pris sur le chemin de Liencourt, où il fut arresté et mené à Paris, où son proces luy fut fait tant pour cette action que pour d’autres affaires. Il fut condamné d’avoir la teste tranchée, ce qui fut éxecuté de nuit, devant la croix du Tiroir, à Paris, en la mesme année 1674.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette chapelle royalle du vieux chasteau de Saint Germain en Laye estoit deservie cy devant par les religieux du prieuré d’Hannemont, quy sont de l’ordre de Sainte Geneviefve. Après que le roy Charles cinquiesme, surnommé le Sage, ut fait achever démollir les restes de l’ancienne chapelle du vieux château de Poissy, qui estoit abandonné depuis plusieurs années, et le roy Charles ne voulant pas que le service divin fut supprimé, quy se faisoit dans cette ditte chapelle de Poissy, le transféra avec les religieux d’Hannemont dans la chapelle du vieux château de Sainct Germain en Laye, qu’il l’avoit faite rebâtir de neuf vers l’année 1367, où lesdits religieux d’Hannemont l’ont deservie avec assiduité jusqu’au reigne du roy Henry quatrième, pendant lequel est arrivé de très cruelles guerres quy ont duré plusieurs année dans le royaume. Ce monastère d’Hannemont ayant suivy le même sort que la pluspart des autres petis bénéfice, quy ont souffert plusieurs pillages et l’incendie, ce quy arrive tres souvent dans ces malheureux temps, et pour éviter ce qu’il pouvoit arriver audit prieuré d’Hannemont, d’avoir esté comme abandonné, rédhuit à un seul religieux pour garder seullement de l’incendie, ce quy a fait qu’il n’y avoit plus de communauté des ses religieux pour deservir laditte chapelle de Saint Germain comme par le passé. Estant demeurée sans auqun service divin, elle demeura fermée en l’absence du roy Henri 4e dans le chateau de ce lieu, ce quy se continua jusqu’à son déceds arrivé le 14e de may 1610. Ensuitte, le roy Louis 13e, son fils, quy y faisoit sa demeure, fit décorrer cette chapelle suivant un veu qu’il avoit fait à Dieu que, s’il luy plaisoit de luy donner un dauphin, quy feroit décorrer cette chapelle ain[si] qu’elle se voit à present, y ayant aussy fondé un chapellain avec deux enfans de chœur, lequ[el] seroit obligé de célebrer la sainte messe tous les jours de l’année avec un petit salut à 4 o[u 6] heures du soir à leurs intentions ainsy qu’il sera plus au long expliqué cy après, et comme [f. 82v] néantmoins que ledit chapelain et clercs seroient sous la direction du grand aumônier de France, qui est supérieur de toutes les chapelles des maisons royalles, comm’aussy à la nomination du Roy et de ses successeurs roys, ce qui c’est observé jusqu’en l’année [vide] que le roy Louis quatorze, voulant aussy concourir à la pieté du roy Louis treize, son père, et pour estre participant aux prières qui se faisoient dans cette chapelle royalle, où il avoit receu le saint bapteme, voulut augmenter cette première fondation de deux prestres au lieu des deux petits clercs, lesquels avec ledit chapelain seroient obligés de célébrer seullement deux messes basses tous les jours de l’année avec le petit salut à l’intention des rois Louis 13e, de Louis quatorze et de leurs successeurs roys, que les deux nouveaux prestres seroient obligés mesme d’obéir audit chapelain dans toutes les fonctions du service divin nécessaires dans laditte chapelle royalle comm’aussy sous la direction du grand aumônier de France, de même à la nommination du Roy et de ses successeurs roys de France, ce qui c’est éxecuté jusqu’à présent très ponctuellement avec édiffication suivant lesdittes fondations sy dessus, comme l’on a fait mention de plusieurs baptesmes quy se sont faits dans cette capelle royalles, principallement celuy du grand roy Louis quatorze et de Philippes de France, duc d’Anjou, son frère unique, quy a esté ensuitte du d’Orleans, avec beaucoup d’autres princes et princesses du sang royal quy y ont receu le sainct baptesme avec édiffication, ce quy donna aussy l’occasion au roy Louis quatorze, y ayant receu le mesme sacrement, voulut aussy faire baptiser Louis, dauphin de France, son premier fils, mais voulant que cette belle cérémonie fut faite avec une très grande magnificence, et que cette chapelle sse trouvent trop petite, ce qui fit prendre le dessein au Roy de la faire dans la court du vieux château, laquelle fut couverte par le haut de tappisseries soustenues de gros cordages quy traversoient toutte la ditte court, laquelle estoit ornée d’argenterie avec les plus riches meubles du garde meuble royal, ainsy que les fenestres où il y avoit des balcons. [f. 84] Les fonds baptismaux qui servirent à cette cérémonie estoit une tr[es] grande cuvette d’argent pessante plus de trois à quatre cens marcs, quy fut possée da[ns] le millieu de laditte cour ou salle. La sérémonie du baptesme fut commencée sur les […] heurs du matin, le vingt quatrième de mars en l’année 1668, monseigneur le Dauphin ayant l’âge d’environ huict année. Il fut teneu sur les f[onds] par le cardinal de Vandosme, legat allateray envoyé pour cet effect [par] nostre saint père le pape pour tenir en son nom monseigneur [le] Dauphin avec madame la princesse de Conty, niesse de Jule Maza[rin], cardinal et premier ministre d’Estat, l’ayant nommé Louis. L’on peut [dire] que cette sérémonie fut la plus célèbre et somptuse que touttes les aut[res] quy ont estez faittes cy devant, ce quy y avoit attiré beaucoup de pleup[le] des villes du royaume en sy grand nombre de personnes de toute âge [et] de qualiteez que les avenues du chateau et même du bourg de Saint Germain ne pouvoient contenir pour y pouvoir passer ny aprocher du château, ce quy priva beaucoup de personnes de n’avoir peu voir cette belle et auguste ceremonie.
<lb/>Nous avons aussy jugé très à propos de faire aussy mention que pendant [le] grand reigne du roy Louis quatorze, il a receu plusieurs ambasadeurs estr[angers] dans ses châteaux de Saint Germain en Laye, où il fesoit sa plus fréquente demeu[re]. Il y receut un ambasadeur en l’année 1670 de la part du roy d’Arda, puissant de la Guiniée, et de la Moscovie pour faire un traité avec [le] Roy d’un commerce ensemble, ce quy fut accepté. Cet ambassadeur fut très bien receu et bien regallé de l’ordre de Sa Majesté tout le temps qu’il séjourna dans le royaume.
<lb/>En la même année 1670, Sa Majesté, estant à Saint Germain en Laye, au mois de septembre, des ambasadeurs de la part du roy de Maroc p[our] faire un traitté d’aliance ensemble, ce quy fit accepté, le Roy les ay[ant] fait beaucoup de polliteses et fait regaller tout le temps qu’ils de[meurèrent] dans son royaume, et firent à Sa Majesté des présens des plus belles foururres de leurs pais.
<lb/>De plus en cette année 1670, le roy Louis quatorze estant à Saint Germain en Laye, Casimir, roy de Pollogne, luy envoya un envoyé pour demand[er] à Sa Majesté une retraite dans son royaume, lequel l’avoit quitté par u[ne] pure dévotion et voulant estre en repos le reste de ses jours, estant demeuré […]. Sa Majesté luyt accorda volontiers sa demende et voulut même pourvoir à [sa] subsistance, luy donna le revenu abbatialle de l’abbaye de Saint Germain [des] Prez à Paris, quy estoit vaccante, quy est très considérable, de surplus luy donna une pension annuelle de trente mil livres sur son trésor ro[yal], que ce roy de Pologne a jouy jusqu’à son décedz arrivé dans saditte abbate de [Saint] Germain le [vide] du mois de [vide] 16[vide], où se voit son tombeau.
<lb/>[f. 84v] En l’année 1673, le Roy receut à Saint Germain en Laye plusieurs autres ambasadeurs comme du roy de Tunis, pour luy demender la paix, estant en très grande guerre ensemble par les grandes pirateries qu’ils faisoient sur mer. Sa Majesté voulut bien luy accorder à plusieurs conditions. Une des plus principalles estoit que le roy de Tunis fairoit rendre sans auqune ranson tous les esclaves chrétiens françois et des autres nations qu’ils avoient pris sur la mer, ce quy fut exécuté et rendit le commerce très libre et en sûreté.
<lb/>L’on remarque aussy que plusieurs grands seigneurs turcs ont même envoyez des ambasadeurs aux roys de France, nottament au roy Louis quatorze. La première fut en l’année 1644 par l’ambaseur du Grand Seigneur reignant lors en Turquie, pour féliciter le Roy sur on advèment à la Couronne de France. Sa Majesté en receut un autre en 1689 du Grand Seigneur reignant, quy envoya un Aga nommé Mahemet sur les grandes conquestes que le Roy alors faisoit, quy estoient répendues par touttes les contrez des plus éloigneez du monde, et luy fit de beau compliment qu’il fit à Sa Majesté, ainsy qu’il est mentionné au bas de son porteray et de celluy de son fils.
<lb/>Mais après que nous avons fait cy devant un récit d’une partie des envoyez ou ambasadeurs que le roy Louis quatorze a receus en plusieurs lieux, comme à Paris, Versailles et à Sainct Germain en Laye, que l’on peut dire des plus extrémitez de la terre habitable qu’auquns roys de France cy devant n’en avoist receu de sy éloignez comme du roy de Siam, quy envoya à Sa Majesté trois personnes de distintion et des plus qualiffiez de son royaume, que l’on nomme des mandarains, quy arrivèrent en France après avoir estez plus d’une année à faire leur voyage, estant arrivez à Paris, où ils firent leur entrée quy fut très magnifique le 12 d’aoust de l’année 1686. Ses mandarains estoient venus de la part de leur maistre faire un traité de commerce avec le Roy, qui fut accepté avec joye. Sa Majesté les ft régaller tout le temps qu’ils furent dans le royaume, l’espasse de plus d’une année, ayant voulu voir une partie des grandes villes et touttes les maisons royalles du royaume. Ayant finy leurs voyage, où ils avoient receus tous les honneurs que l’on pouvoit faire à la personne même du Roy, ayant estez régalleez pendant le séjour qu’ils firent dans les châteaux de Sainct Germain en Laye, de l’ordre de Sa Majesté, par le marquis de Montchevreuil, capitaine dudit Sainct Germain, ayant trouvé la scituation de cette maison royalle l’une des plus advantageuses qu’oqune autres du royaume de France, nous avons trouvé nécessaire pour la curiosité d’avoir mis cy après les porterais de ces trois mandarains.
<lb/>[page manquante]
<lb/>[f. 90] […] et forests, lesquels avoient esté en grandes désordres durant plusieurs années et même pendant la minorité du Roy. Cet édit en fut vériffié au parlement de Paris au mois d’aoust en l’année 1669, où l’on pourra estre informé plus au long l’estat de ces forests de Saint Germain en Laye par les plans cy après.
<lb/>Quelque temps après, messire Pierre Séguier, personne d’un grand mérite et d’une grande intégrité dans la charge de chancellier et garde des sceaux de France, ayant servy pendant toute la minorité du roy Louis quatorze et pendant son règne l’espace de plus de cinquante à soixante années, avec un grand zel, étant décéddé dans l’hostel de la Chancellerie de France de Saint Germain en Laye au mois de septembre 1672, âgé de quatre vingt six ans ou environ.
<lb/>Après le déceds du chancelier Séguier, le Roy pourveu de cette charge, à Saint Germain en Laye, messire Estienne d’Aligre, qui estoit conseiller d’Etat depuis un très nombres d’année, lequel a exercée cette grande charge avec une grande probité, jusqu’à sa mort arrivée à Versailles le [vide].
<lb/>
<lb/>Description du château neuf de Saint Germain en Laye et de ses dependances
<lb/>Le château neuf de Saint Germain en Laye n’est séparé du vieux que d’environ deux cent toises par une espèce de prairie gazonnée très spatieuse séparée en [f. 90v] quatre compartimens par une grande chaussée de pavé qui conduit audit château et aux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche. On tient que le roy François premier en avoit fait jetter les premiers fondemens de ce château qui estoient demeurées imparfaits jusqu’au règne du roy Henry quatre et de la reyne Marie de Medicis, sa femme, ayant trouvé la scituation très belle et avantageuse tant pour le bon air que la belle veue du costé du soleil levant, ce qui les détermina, vers l’année 1601 et les suivantes, de fraire construire ce chasteau neuf.
<lb/>Nous commencerons le bâtiment par le portail où est la grande porte d’entrée. Il est soutenu par douze colomnes arrondies très grosses scitué en face du vieux château de ce lieu, qui sont d’une pierre très dures et cizelées et taillées en compartiments de broderies, lesquelles colomnes soutiennent une terrasse dessus la porte entourrée d’un apuis de balustres de pierres tournées et des pillastres de distance égalles où sont gravez les chiffres et les armes de France, du Roy et de la Reyne. Au dessous de cette terrasse, il y a un vestibule qui met la grande porte à couverte où l’on se peut mettre à l’ombre du soleil et à couvert de la pluye.
<lb/>De cette porte, l’on entre dans la cour principalle du chateau, qui est de cimétrie et d’une figure exagonne à pans. Les bastiments sont construits en plusieurs sortes de pavillons quarrées couverts d’ardoise et plomb. Les murs sont bastis de pierres de tailles avec des compartimens de briques, n’y ayant qu’un seul étage, mesme lambrisé. Les appartemens du Roy et de la Reyne sont de plain pied de la cour, d’où l’on entre dans une grande salle des gardes du Roy, qui est lambrissée de menuiserie peinte et plafonnée, où il y a plusieurs tableaux d’histoire autour. Cette salle separe les deux plus beaux appartements, égaux, du château, qui sont très magnifiques [f. 91] pour ce temps. Celuy à main droite est l’appartement de la reyne Marie de Médicis, estant composé de plusieurs grandes pièces de plain pied richement dorrée et peinte en ornements d’une manière extraordinaire, ains que les plancher, accompagnez d’une très belle gallerie, qui sert comme d’un grand cabinet, qui peut contenir la longueur de […] sur […] de largeur, qui compose la moitié de la face du chasteau du costé de la belle beue du soleil levant. Cette gallerie est plafonnée, lembrissée et peinte d’ornements très fins avec plusieurs tableaux entre les croisées qui représentent au naturel plusieurs villes et des paysages très beaux. Cet appartement ayant esté occupé en dernier temps par la reyne Anne d’Autriche, mère du roy Louis quatorze, où cette reyne y tomba malade le troisième jour d’aoust en l’année 1665, d’une maladie très dangereuse, voulut avoir la consolation d’y recevoir les très saints sacrements de l’Eglise, ce qu’elle receue avec une piété et toute l’édiffication d’une aussy pieuse princesse, en mesme temps y voulut faire son dernier testament, dont l’on pourra voir quelques articles cy après transcripts, espérant que cela pourra faire plaisir aux lecteurs qui pourront mesme y prendre part.
<lb/>Testament de la reyne Anne d’Autriche
<lb/>En présence de Henry de Guénégaud et Michel Le Tellier, nottaires et secrétaires du Roy, maison et couronne de France, secrétaires d’Etat, des commendemens et finances de Sa Majesté, et commandeurs de ses ordres, soussignés, très haute, très excellente et pieuse princesse Anne, par la grâce de Dieu rayne de France et de Navarre, mère du [f. 91v] Roy, estant au lit, malade, dans le chasteau neuf de Saint Germain en Laye, etc.
<lb/>Item ordonne que son corps soit porté dans l’église de l’abbaye de Saint Denis en France et mis auprès de celuy du roy Louis treize, de glorieuse mémoire, son seigneur et mary, après néantmoins que son cœur mesme aura été tiré par le côté, sans autre ouverture de son corps, ce qu’elle défend expressément, pour être sondit cœur porté dans l’abbaye du Val de Grâce scize au fauxbourg Saint Jacques de la ville de Paris et mit dans la chapelle de Sainte Anne de laditte abbaye, voulant Sa Majesté que ses funérailles soient faites sans aucune pompe ny cérémonies, et que ceà quoy la despence en pourroient monter soit employé aux pauvres et à faire faire des prières pour le repos de son âme.
<lb/>Item laditte dame reyne veut et ordonne que les reliques et reliquaires qui sont dans son oratoire près de sa chambre au château du vieux Louvre à Paris soient transportés en laditte abbaye du Val de Grâce et remis es mains des abbesse et religieuses dudit monastère, lesquelles s’en chargeront au pied de l’inventaire qui en sera dressé par les exécuteurs du présent testament.
<lb/>Item laditte dame reyne supplie aussy le Roy d’avoir agréable de faire valoir ce qui reste deu des deux cent mille livres dont il a ordonné le fond en la présente année 1665 pour les bâtimens du Val de Grâce, et de vouloir encore faire un pareil fond de deux cent mille livres en l’année prochaine 1666 pour parrachever lesdits bastiments de laditte ababaye et monastère du Val de Grâce de Paris.
<lb/>[f. 94] Item veut et ordonne laditte dame reyne qu’en lad. abbaye du Val de Grâce il soit célébré à perpétuité par chacun jour une messe basse à son intention en l’une des chapelles de laditte église, qu’à cet effet il sera passé un contract de fondation de laditte messe par lesdits exécuteurs avec lesdites abbesses et religieuses, aux conditions qu’ils aviseront.
<lb/>Item laditte dame reine supplie le Roy de trouver bon qu’elle commette l’exécution du présent testament aux sieurs Colbert, conseiller au conseil royal, intendant des finances, d’Argouges, premier président du parlement de Bretagne, Tubeuf, président en la chambre des comptes à Paris, et aussy Le Tellier, secrétaire d’Etat.
<lb/>Et le onzième dudit mois d’aoust et an, cette reyne voulut quitter ledit lieu de Saint Germain en Laye, où toute la cour estoit, pour aller en droiture au Val de Grâce, mais le Roy son fils luy en ayant mesme dissuadé par ses intantes prières pour aller au vieux Louvre de Paris, ce qu’elle ne peu luy refuser pour estre plus proche de sa personne, mais y estant arrivée après plusieurs jours de sa grande maladie, qui augmenta considérablement de jour à autre jusqu’au vendredy six heures du matin, le 20 janvier 1666, qu’elle mourut d’une mort que l’on peut dire des justes, âgée de soixante quatre ans quatre mois. Son corps fut porté à Saint Denis et son corps au Val de Grâce de Paris, suivant ce qui est porté audit testament. Sur son cercueil fut escrit sur une lame de cuivre doré ces mots : Et soror et conjux et mater nataque Regnum, nullam quam tanta fuit.
<lb/>
<lb/>Après avoir fait le récit de l’appartement de [f. 94v] la Reyne du costé droit de la salle des gardes du Roy, nous ferons aussy celuy du Roy, qui est à gauche, composé des mesmes quantité de pièces et une pareille gallerie de longeur et largeur pareille, avec des tableaux de l’histoire de Diane dans des bocages. C’est dans l’un de ses appartements q’il est arrivé l’heureuse naissance du roy Louis 14e le 5e septembre 1638, sur les onze heures vingt deux minuttes avant midy. Jamais naissance n’avoit esté tant désirée après de vingt deux ans du mariage du roy Louis 13e surnommé le Juste avec la reyne Anne d’Autriche, qui avoit esté fait dans la ville de Bourdeaux en l’an 1615. Nous avons creu nécessaire de mettre ycy les porterais des diférans âges du roy Louis 14me.
<lb/>C’est aussy dans le mesme appartement du château qu’est arrivé le déceds dudit roy Louis 13e le jeudy 14e may 1643, feste de l’Acension, âgé de 41 ans sept mois 18 jours, après une maladie de 82 jours dont sera fait mention cy après. Tous les autres appartements dessus ceux du Roy et de la Reyne, où il n’y a qu’un seul estage, mesme lambrisé, assées commodes pour y loger les personnes de la première qualité de la court.
<lb/>Aux deux costées de la principalle court du château, il y a deux autres basses courts où se voit plusieurs bâtimens en pavillons où sont de plain pied touttes les cuisines et offices et des logements pour les officiers et autres personnes près de Leurs Majestez, avec les logements des concierges du chasteau et des volliers qui sont scituez sous lesdittes galleries, où estoient nourris plusieurs sortes d’animeaux et oyseaux rares venus des pays les plus éloignés, qu’ils se voyoient desdits appartements. Ces galleries, enfermées dans un espèce de préau où il y avoit des bassins de plomb pour les abrever d’une très belle eau de fontaine, ce que le roy Henry quatre aimoit très fort.
<lb/>[f. 97] En sortant de la salle des gardes du costé de la belle veue, il y a une très belles terrasse qui compose troutes la face du château, très haute, bien bastie, et ornée sur le devant en compartiment de pierres cizellées avec de la bricques et des niches cittrée à mettre des figures. Aux costez de cette terrasse, il y a deux grands pavillons carrés. Dans celuy à main gauche, c’est une assez belle chapelle voûtée de pierre couverte en écailles d’ardoise et plomb en rond avec une croix dessus entouttées d’un balustre de pierre tournées et des pillastres où sont gravez les armes de France. Cette chapelle n’est pas bien ornée au dedans, qu’un lambry de menuiserie et quelques fillets d’or, avec un autel très simple au milieu duquel estoit un tableau représentant une Résurection de Notre Seigneur. Le pavé de cette chapelle estoit des carreaux de marbres blancs et noirs où l’on ne disoit la messe que lorsque le Roy ou la Reyne estoient à Saint Germain, étant fermée en leurs absence. Il y avoit dessous même un salon très bien enrocaillé, des plus belles et fine rocailles, garnis de tables de marbre, lusres de cristal et autres ornements pareils. C’est où le Roy et la Reyne s’alloient divertit les après dîner dans les grandes challeurs de l’esté avec leur cour, pour jouir aussy de la belle veue que l’on peut dire estre la plus parfaite du royaume.
<lb/>L’autre pavillon à gauche est d’une mesme structure de simétrie et d’ornements comme la chapelle du Roy, n’ayant pas estée achevée en dedans, n’a servy depuis que pour des logements pour des officiers de la cour. Ces pavillons estoient détachées du corps du château et de plain pied d’une très belle terrasse quy contient toutte la face du château, quy y avoient communication par deux gallerie voûtée en plattes forme avec des pilliers [f. 97v] de distance égalle cintreez par le haut à jour pour faire la communication à couvert des appartements du château.
<lb/>De cette première terrasse où sont les chapelles, l’on descendoit sur une seconde, par deux rampes égales en manière d’un demy rond, dans le milieu duquel étoit un grand bassin, qui étoit en forme d’un croissant. Dans son milieu, il y avoit sur un pied destail une figure de bronze verte d’un Mercure de grandeur plus que naturelle d’où sortoit un gros bouillon d’eau de dessous ses pieds qui tomboit dans une grande cuvette de marbe jaspé, soutenue par quatre dauphins de bronze verte, qui jestoient l’eau par leur meuseaux dans ce bassin entouré de pillastres. Cet endroit étoit très agréable. Cette figure de Mercure estoit des plus belle, laquelle avoit esté apportée de Florence en Italie et donné  à la reyne Marie de Médicis par rareté, et depuis elle, avec les autres figures de bronzes, ont été portée à Versailles lorsque cet endroit a été détruit et refait depuis en 1660 sur un autre dessein sans bassin, ainsy qu’il est à présent. Au deux costés et du plain pied de ce bassin, il y a une grande longue et haute terrasse revestue sur le devant de pierres et briques par compartiments, sur lesquels il y avoit deux jolies petits jardins de cimétris plantés en parterre de bouis en broderie. Dans leur milieu étoit deux bassins de pierres taillées à pans cordonnées, au milieu desquels bassins il y avoit sur un très beau pied destail, sur lequel estoit posé un autre grand bassin taillé en coquilles. Dans son milieu, il y avoit une figure d’un ange debout de bronze qui portoit sur sa teste une couronne royalle, du milieu de laquelle sortoit un gros bouillon d’eau. Le tout estoit soutenu d’un pied destail orné de deux sattires de bronze quy jestoient de l’eau par leurs bouches dans le bassin.
<lb/>[f. 103] De ce lieu, on descendoit sur la troisième terrasse, qui estoit aussy très longue, spatieuse et voûtée, sous laquelle il y avoit plusieurs belles grottes qui estoient les plus belles qui c’estoient encore veues dans ce royaume, dont nous avons trouvé à propos d’en faire ycy un petit détail pour en conserver seulement la mémoire. La première estoit soutenue sur le devant d’un mur par des gros pilliers quarrées cintrez en portique en arcades à jour pavée de carreaux de marbre blancs et noirs, et sur le derrière d’un mur de briques avec des pillastres de pierres cizelées en broderies très délicates avec des compartiments de briques de distance égalle, avec des consoles de scupture, sur lesquelles il y avoit des bustes et vasses de marbres de plusieurs couleurs.
<lb/>Au bout de cette gallerie, à droit, on entroit dans un grand salon tout enrocaillé de rocailles fines nommée la grotte de Neptune, dieu de la mer. Cette figure étoit possée dans une niche représenté dans un char tiré par quatre chevaux marins accompagné de plusieurs monstres et poissons marins jestans de l’eau dans une grande cocquille de marbre jaspé de noir entouré en manière de glassons. Les murs de la grotte estoient ornée de roccailles des plus rarres, quy représentoient plusieurs figures et monstres marins. Le pavvé estoit de quoquilage d’où sortoit un infinité de petis gests d’eau soustairains comme une pluye d’orrage quy mouilloient bien les spectateurs lors que les portes en estoient fermée par une grille de fert.
<lb/>En sortant de ce salon ou grotte de Neptune, l’on entroit dans celle d’Orphée où cette figure estoit d’une bronze très belle, de grandeur naturelle, placée dans un bocage au milieu d’un beau désert, assis sur un rocher tenant une lyre dont il jouoit plusieurs airs distinguez en remuant même la teste et les bras d’une manière très surprenante, [f. 103v] ce qui exitoit plusieurs animeaux tant féroces que reptits à venir paroistre les uns après les autres en sortant de leurs cavernes et lieux souterains, comme lions, léopards, tigres, loups, renards, bouques, cerfs, sangliers et autres sortes de bestes avec des serpens, lézards et autres reptils. Cette grotte estoit dans un très beau bocage verdoyant entouré de rochers, d’où sortoit une infinité de gests et naples d’eau qui tomboient dans un grand bassin quarré, faisant en sortant d’iceluy comme des glaçons. Et ce qui estoit très charmant, c’étoit les chants et les ramages de pluseurs sortes et différens oyseaux, entr’autres le rossignol et le coucou se faisoient entendre par dessus les autres. Tout ce beau lieu étoit orné des plus fines rocailles ainsy que toutes les autres grottes, avec une infinité de jets et bouillons d’eau qui en sortoient de tous les costés du sallon.
<lb/>Dans ce mesme lieu, il y avoit une grotte à costé nommée des flambeaux, qui ne se voyoit qu’à la lumière. Un théâtre, qui estoit clos sur le devant d’une grande toile peint,e laquelle se levoit lorsqu’on vouloit en avoir le plaisir, on y voyoit paroistre plusieurs changements de décorations les unes après les autres. Dans le premier, la mer paroissoit en deux différentes manières en temps calme avec des isles verdoyantes éclairées des rayons d’un soleil levant ; dans le milieu étoit un dauphin couronné par deux dieux marins nageant sur les eaux ; au dessus étoient plusieurs figures dans des nuées jouans de plusieurs instruments à la descente d’une figure représentant monsieur le Dauphin assis dans un char de triomphe accompagné de plusieurs autres petites figures célestes avec des syraines, nimphes et autres poissons marains ayant la forme humaine, luy faisant compagnie et leur court.
<lb/>Ensuitte, l’on y voyoit la mer agittée, des vaisseaux brissez contre des rochers avec un furieux orrage. Le tonnerre s’y faisoit entendre, meslé d’éclaires très fréquentes, ce quy surprenoit bien tous les spectateurs.
<lb/>[f. 104] La troisième décoration, la terre se voyoit avec toutes la beauté du printemps et de l’automne, ornée de fleurs et des fruits, avec des bastimens champêtres et des chasteaux de plaisance, et par un beau trait de perspective se voyoit distinquement le très beau château neuf de Saint Germain en Laye, comme au naturel, avec les jardins dans lesquels parroissoient plusieurs petites figures comme du Roy, de la Reyne, accompagnés de leur cour, qui s’y promenoient.
<lb/>La quatrième décoration, le théâtre se changoit en un affreux désert, dans le milieu duquel estoit une belle figure d’une fée de grandeur humainre qui tenoit à sa main un luth, dont elle jouoit. Autour de laquelle paroissoient plusieurs animeaux féroces et autres bêtes reptiles et insectes qui habitent les déserts, paroissans comme apprivoisés par cette mélodie.
<lb/>A l’autre bout de la mesme gallerie de la grotte d’Orphée, il y avoit un pareil avant salon très bien enrocaillé de toutes parts, où il y avoit dans une arcade une grande figure d’un dragon gettant un bouillon d’eau par sa gueille dans un bassin de marbre entouré en manière de glassons. Il se voyoit aussi dans se sallon, dans des niches très bien ornées, quatre grandes figures de stuc peintes au naturel quy représentoient les quatre vertus cardinales qui sont la prudence, la justice, la force et la tempérance, tenant chacune à leur main leur simbole. Du costé droit du sallon estoit un gros rocher au bout duquel estoit une figure d’un Bachus de bronze, assis sur un tonneau, qui tenoit à sa main une coupe d’où sortoit un très gros bouillon [f. 104v] d’eau qui tomboit par des petits conduits souterrains le long dudit rocher, qui faisoit mouvoirs plusieurs petites figures de bronze différentes, comme forgerons, remouleurs, tisserans et autres sortes d’ouvriers, qui faisoient chacun la fonction de leur métier, fort au naturel, avec des moulins à vent et d’eau, le tout se mouvoit que par le seul mouvement des eaux qui tomboient dans un magnifique bassin de marbre noir, faisant une très belle nape d’eau.
<lb/>De cet avant salon, on entroit dans la grotte de Persée, qui estoit aussy très belle, où l’on y voyoit la figure d’un Persée plus grande que le naturel, qui descendoit du haut de la voûte tenant en sa main une espée nue venant pour frapper un grand dragon quy sortoit d’un bassin plain d’eau. L’ayant frappé de plusieurs coups, il disparoissoit au fond de l’eau en faisant un grand bruit de tout son corps. A costé dudit bassin estoit une très belle figure de marbre blanc d’une Andromède au naturel, qui estoit attachée par les bras à un rocher avec des chaînes de fer, que Persée vouloit délivrer, ce qui s’exécutoit si bien que les spectateurs en estoient très surpris. Tout ce lieu estoit très charmant et décoré de tout ce qui peu contenter la veue tant en rocailles fines et autres choses très belle dans ses sortes d’ouvrages. Cette grotte a eu le malheur d’avoir estée détruitte devant les autres du château.
<lb/>En deçendant des terrasses, l’on entroit dans une autre gotte nommée la Demoiselle, quy estoit assise au millieu d’icelle sur un bant en carré de marbre de plusieurs couleurs habillée à l’encienne mode, laquelle jouoit des orgues sur un clavesin plusieurs différends airs, sy bien que quelques organistes y estoient comme très supris et qu’ils ne jouoient que par le seul mouvement des eaux. Cette grotte estoit ornée de figures et de scupture ainsy qu’elle est dépinte cy après. De plus, il y avoit une belle et grande [f. 105] table de marbre blant d’où sortoit du milieu un gros bouillon d’eau qui, en tombant par de petits pertuits différents d’icelle, formoit comm une cage à perroquet. Après avoir fait la description de touttes ses belles grottes, nous ferons connoistre aussy que toutes les machines qui les faisoient mouvoirs ne provenoient que par la seule eau d’un grand réservoir souterrain fait au dessus du chasteau neuf, vousté, proche le jeu de pomme.
<lb/>Les dessins de ces grottes ont été communiquez par M. de Franciny, quy les avoit inventés.
<lb/>Au bas de touttes les terrasses du château, il y a un grand jardin très spacieux en veue de la rivière de Seyne, planté en quatre grands compartiments de bouis d’une broderie très belle. Dans chaque millieu est représenté les chiffres du Roy et de la Reyne, et dans le centre des quatre quarrées dudit parterre il y avoit un grand bassin où estoit une piramide d’où sortoit plusieurs jets d’eau, qui faisoient des nappes et bouillons très magnifiques ainsy qu’il est représenté cy devant.
<lb/>En décendant de ce jardin, qui n’est séparé du jardin bas que par une petite terrasse d’environ de trois pieds de hauteur, à l’entrée d’iceluy il y avoit une place où devoit estre placé le cheval de bronze sur lequel devoit estre posé la figure du roy Henry quatre, ayant esté fait à Venise, lequel ayant resté au mesme endroit plusieurs années sans estre élevé ny mit en place jusqu’à l’année 1630, que monsieur le cardinal de Richelieu, pre ministre d’Estat, proposa au roy Louis treize de le faire transporter dans la place Royalle de Paris, que l’on achevoit de bastir, au lieu où estoit placé [le] pallais no[mmé] des Tourn[elles], ce qui fut fait en laditte année, où a esté posé se cheval et dessus l’effigie de ce grand roy Louis treize, ce qui fait un très belle ornement dans cette place, estant une magnifique ouvrage et un très beau morceau, fondu en bronze verte.
<lb/>[f. 105v] Ce parterre est séparé par les costées de deux terrasses haute voûtées par-dessous et pavez dessus de grands pierres où l’on se peut promener, estant entourées de pillastres et balustres de pieres tournées, lesquelles avoient communication par haut à deux grand et gros pavillons quarrez couverts d’ardoise et plomb où il y a plusieurs logements, entr’autres celuy à droite est pour les jardiniers, et celuy à gauche pour les peintres du château, ayant aux costés deux bosquets plantés en cimétrie d’ormes et autres sortes de bois, qui font un belle ombrage pour se promener pendant les challeurs de l’esté, où il y a une porte d’entrée gardée par un portier.
<lb/>Tout au bas des jardins, il se voit un très grand enclos sans agrément qui s’étend jusqu’à la rivière de Seine, où il se devoit avoir aussy deux pareilles pavillons en cimétrie de ceux qui servent aux jardiniers et peintres du château, qui n’ont point estés faits, estant demeurés imparfaits, n’y ayant seullement que les fondements desdits pavillons. Tout le reste de ce grand tairain est demeuré qu’end manière d’une prairie et d’un grand verger planté d’arbres fruitiers et en des espaliers contre les murs, où il croit de très bons fruits de toutes les espèces qui estoient présentez au Roy dans les saisons de l’année. Dans le milieu du terrain de ce jardin, il y a une espèce de terrasse très haute, voûtée par-dessous, qui le traverse par-dessous d’un bout à l’autre, pour servir à passer lorsque la rivière de Seine est débordée. N’ayant d’autre passages pour les habitans du Pecq pour aller faire valloir leurs héritages et pour aller aux villages de Carrière, du Mesnil le Roy, de Maisons et des autres lieux circonvoisins, le roy Henry quatre voulut ordonner ce grand ouvrage pour la seulle commodité et utilité des peuples de ses lieux.
<lb/>[f. 111] De plain pied de la gallerie des appartemens de la Reyne, l’on sortoit dans un jardin, lequel a esté changé et planté plusieurs fois à la place d’une vieille futaye de chaines qui fut abbatue vers l’an 1674, nommé à présent le boulaingrin, qui fut nommé ainsy par feue madame Henriette, princesse d’Angleterre, première femme de feu monsieur Philippes de France, duc d’Orléans. Cette princesse étoit lors logée dans le château neuf, dans le temps que le Roy faisoit changer se jardin, sur un autre dessein, laquelle proposa à Sa Majesté de le vouloir construire à l’instar de ceux d’Angleterre. Ses jardins sont très espassieux, avec beaucoup de grands parterres plantés en touttes sortes de broderies avec des gassons entourrées d’arbrisseaux vers, dans des plattes bandes de bouis, avec des fleures entourrées de bosquets de bois taillis et des allées de maronniers d’Inde et d’ormes allées, ce qui fut exécuté de l’ordre du Roy. Ce jardin est soutenu sur le devant d’une très haute terrasse revêtue de pierres d’où l’on découvre la plus belle veue du royaume. Ce petit jardin estoit aussy l’une des plus fréquantes promenades de feue la Reyne, femme du roy Louis quatorze, lorsqu’elle estoit demeurante à Sainct Germain en Laye.
<lb/>A l’autre costé de la gallerie des appartements du Roy, il y avoit aussy un autre jardin qui avoit esté planté en muriers blancs et noirs de l’ordre du roy Henry quatre pour en voir les feuilles pour nourrir les vers à soye dont le Roy se faisoit plaisir d’en avoir le soin luy mesme dans un de ses cabinets de ce château, ce jardin ayant même subsisté ainsy jusqu’en l’année 1675 que, le roy Louis quatorze faisant construire la grande terrasse, il fallut ruiner ce jardin pour y faire le passage.
<lb/>[f. 111v] En finissant toute le récit de tout ce qui contient du château neuf, où nous avons fait connoistre par ses beautés que le roy Henry quatre et la reyne Marie de Médicis, sa femme, qui aymoient ce lieu, n’avoient rien épargné pour rendre cette maison royalle la plus belle et magnifique du royaume, ayant pour cet effet fait venir de tous les royaumes les plus éloignées et expérimentez, ouvriers en toutes sortes d’arts, soit en dorure, peinture, scupture, architecture, mesme des mécaniques pour les machines mouvantes dont on a descrit cy devant, qui estoient dans les belles grottes et fontaines inventés par le sieur de Franciny, Florentin que la reyne fit venir de Florence en Italie. Toutes ces choses ont duré toujours en très bon estat tout le règne du roy Louis treize, mais son déceds étant arrivé, ayant lissé le roy Louis quatorze très jeune dans un très malheureux temps de guerres tant au dheors qu’au dedans de son royaume pendant sa minorité, qui estoit bien traversée de toute manières, n’ayant pas même beaucoup de fonds que pour soutenir cette guerre ny pour les entretiens ordinaire des maisons royalles, principalement celle du château neuf de Saint Germain en Laye et en particulier toutes les belles grottes, terrasses, bassins, statues, jardins et touttes autres choses, qui avoient causées une dépenses inombrable, qui ont périt faute d’avoir estées entretenues de réparations seullement pendant la minorité du roy Louis quatorze, ainsy qu’il a esé dit cy devant, qui seront inréparables dans la suite des temps, et mesme n’en sera plus faite de mention cy après que par les histoires des personnes qui en auront escrit, ce qui se pourra jusiffier aussy par le plan général cy devant joint, où l’on pourra connoistre le véritable estat de la scituation et de la [f. 112] beauté de cette belle maison royalle, et sy elle avoit estée toute achevée du règne du roy Henry quatre, mais il est arrivé le déceds de ce grand prince, estant survenu le 14e may 1610, elle est demeurée imparfaite de tout ce que nous n’avons point fait de mention dans les récits des choses qui regarde ce château royal, qui demeureront dans un oublit perpétuel, ce qui peut faire resouvenir que toutes les plus belles choses du monde sont périssables, quelques précautions que l’on y prenne.
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<lb/>Jardins du vieux château
<lb/>Et en face du vieux château de Saint Germain en Laye, du costé de la forests, le roy Louis quatorze fit construire un nouveau jardin à la place d’un ancien qui y estoit depuis le règne du roy François premier, où il y avoit un pareil bassin et gerbe d’eau ainsy qu’il est cy devant représenté. Ce jardin fut replanté en 1674 par le sieur Le Nostre, l’un des plus expérimentez pour tous les jardinages qui se faisoient dans ce temps, estant construit en deux grandes pièces de bouis en broderie très belle avec trois bassins et jets d’eau et des allées de marronniers d’Indes autour des plattes bandes garnis d’arbrisseaux vers et de fleurs, séparées par une allée de dix toises de large qui conduit à la grande route des Loges de la forest.
<lb/>A costé de ce jardin se voit un autre jardin planté à la place d’une futaye, en l’année 1675, d’iffes et d’épissiats par simétries, tous façonnés et taillées en plusieurs sortes de figures, et des gasons qui font une belle et agréable promenade avec une terrasse sur le devant de la belle veue de 4 pieds de hautheur. Il fut nommé le jardin de madame la dauphine de Bavière, femme de monseigneur le Dauphin, premier fils du roy Louis quatorze, lorsqu’elle estoit à Saint Germain, que l’on plantoit [f. 112v] ce jardin, qui est séparé du costé du chasteau neuf par une très longue et grande grille de fert bien ornée et peinte en vert. L’on tient que la dépense d’icelle en a monté à 30000 l.
<lb/>Comme nous avons parlé cy dessus de la route qui conduit au monastère des Loges, dont nous ferons le détail cy après, cette route peut avoir mille à douze cent toises de longueur sur vingt quatre ou trente de largeur. Elle fut persée dans la forest en l’année 1675 pour découvrir la veue du vieux château et fut plantée de deux rangées d’ormes, ce qui fait une très belle promenade dans la forest pour aller à se monastère et dans la maison nommée des Loges.
<lb/>Il se voit une autre route de traverse à costé d’icelle, du grand jardin, laquelle conduit sur la belle et grande terrasse qui fut faite et bastie vers l’année 1676, ce qui est l’une des plus belles choses que le roy Louis quatorze ayt fait faire de son règne à Saint Germain en Laye, estant revestue de pierres sur le devant de la belle veue d’une grande hautheur, et du costé du petit parc d’une palissade de charmille garnie d’ormes, de distance égalle. Elle peut avoir mil ou douze cent toises de longueur sur quatorze à quinze toises de largeur. Le Roy avoit projetté de faire encorre, pour son embellissement, construire un jeu de mail au bas de cette terrasse, qui auroit esté le plus beau mail du royaume, ce qui n’a pas esté exécuté par l’absence de Sa Majesté audit lieu de Saint Germain en Laye. Cette terrasse fut construite dans le terrain du petit parc, lequel peu contenir 416 arpens tant en futaye que taillis, qui ont estés abbatues pour un temps, estant à leur retour, ayant dépéris par les grands hivers survenus en France. Ce tairrain a esté replanté d’ormes ainsy qu’il se voit à présent. L’on tient que ce petit parc fut clos de murs du règne du roy François premier, vers l’année 1540.
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<lb/>[f. 114] Chappelle royalle du parc de Saint Germain en Laye
<lb/>Il y avoit aussy dans le petit parc de Saint Germain en Laye une très ancienne chapelle, dont on a peu scavoir par qui elle avoit estée bastie. Elle estoit dédiée en l’honneur de Saint Michel archange, titulaire de ce royaume de France, ainsy qu’il sera expliqué plus au long dans la fondation cy après transcriptes. Cette chapelle estant tombée en ruyne plusieurs fois, mesme du temps du roy Henry quatre, qui la fit réparer vers l’année 1602, qui avoit une grande dévotion et confiance à se saint protecteur du royaume de France, et pour aussy que messieurs les princes ses enfans fussent entendre la sainte messe du château neuf, où ils étoient élevés pendant les beaux jours de l’esté de l’année, et après l’on leur aportoit leur désjeuner devant la porte de la chapelle sur une grande table de pierre, sous un gros chesne. Ensuitte, ils jouoient au mail qui estoit devant laditte chapelle pour les recréer. Cette chapelle a duré pendant tout le règne du roy Louis treize en bon estat, mais après son déceds, elle estoit mal entretenue de réparations pandant les grandes guerres, étante tombée. La reyne Anne d’Autriche, mère du roy Louis quatorze et régente du royaume pendant sa minorité, elle rolut de faire rétablir cette chapelle et de la fonder de quatre cent livres annuelles en l’année 1649, désirant que le service divin y fut fait et rétabli, ne voulant pas aussy que cette [f. 114v] ancienne chapelle fut absolument anéantie. Y ayant fait cette fondation, du consentement du Roy son fils, suivant ce qui est signalé dans ycelle cy après transcrite, avec les charges et prières dont le chapelain estoit obligé d’acquitter, qui fut le sieur Levasseur qui en fut pourveu le premier, qui les a acquitées et déservie laditte chapelle pendant un temps. Mais il est arrivé ainsy qu’au château neuf que, pendant les grandes guerres que le Roy avoit à soutenir dans ce temps, n’ayant pas esté en estat de faire aucune réparaiton mesme aux maisons royalles, ce qui est arrivé aussy à cette chapelle, qui est tombée en ruine en telle manière que ledit chapellain Levasseur a esté obligé de célébrer les messes et services fondées de les aquitter à Poissy, où il estoit chanoine de l’église de la parroisse dudit lieu, ce qu’il a fait jusqu’à sa mort, arrivée vers l’année 1675, ce qui obligea le roy Louis quatorze, pour ne pas abollir cette fondation des prières d’en transporter le tiltre et le fond à l’hôpital des pauvres malades de la charité de Saint Germain en Laye, à la charge néantmoins que le chapellain qui assistera les pauvres malades d’iceluy acquitera ponctuellement les charges et prières mentionnées dans laditte fondation à l’intention du Roy et de ses successeurs roys de France. Cette belle chapelle ayant estée détruite entièrement, les débris et mathéreaux du bâtiment étans demeurée sur le lieu plusieurs années, estans enlevée et pris en telle manière que l’on fut obligé de les vendre en l’année 1725 au profit dudit hôpital des pauvres malades de ce lieu, que le service divin d’icelle chapelle y avoit esté aussy transféré, n’y ayant plus resté auqune marque que la seulle plsse où elle étoit construite, où l’on y devoit mettre une croix pour le respect du sainct sachrifice de la messe quy y avoit esté célébré d’un temps immémorial, ainsy que le feu roy Louis quatorze faisoit quand on estoit obligé de faire destruire des églises de parroisse ou chapelles, pour en conserver la mémoire. Ainsy passe les choses de se monde, telles grandes précausions que l’on puisse prendre pour l’avenir.
<lb/>[f. 115] Fondation de l’ancienne chapelle royalle du parc de Saint Germain en Laye faite en l’année 1649
<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, salut. Les grâces et faveurs du ciel que nous et notre état avons visiblement receus de la main toute puissante de Dieu depuis notre avènement à cette Couronne par l’intercesson du prince des anges, saint Michel, patron titulaire de France, nous oblige de rechercher toutes sortes de moyens pour luy rendre et faire rendre à toujours de continuelles actions de grâces à la divine bonté, pour marque perpétuelle à la postérité de notre reconnoissance. Considérant que la chapelle anciennement construite par les roys nos prédécesseurs dans le parc de notre vieux château de Saint Germain en Laye, attenant au grand jeu de mail d’iceluy, se trouve déserte et mesme entièrement abandonnée, qu’il n’y a aucun chapellain de fondé pour la déservir, ce qui est cause que dès longtemps le culte divin en est tout à fait retiré, nous, suivant le mouvemens de piété et de gratitude envers Dieu, dans lesquels il plaît à la Reyne régente, notre très honorée dame et mère, de nous nourrir et élever de tous les bienfaits que nous en avons receus [f. 115v] et recevons journellement par l’entremise de ce grand protecteur, nous avons cru ne pouvoir rien faire qui plut à la Majesté divine que de faire rétablir incessament ladite chapelle et de fonder un chapelain en icelle pour y célébrer le saint sacrifice de la messe et y chanter des louanges jusqu’à la fin des siècles afin d’obtenir de plus en plus les bénédictions du ciel sur notre personne et sur notre Etat, scavoir faisons que nous, pour ces causes et autres bonnes pieuses considérations à ce nous mouvans, de l’avis de la reyne régente notre très honnorée dame et mère, voulons et ordonnons premièrement que les réparations nécessaires pour remettre en bon estat laditte chapelle de notre parc de Saint Germain en Laye soient faites avec toute la diligence et solidité posible et qu’ensuitte il soit mit un tableau sur l’autel d’icelle, dans le haut duquel il sera représenté le Sauveur du Monde dans le throsne de sa gloire, plus bas et à costé saint Michel archange, et au dessus et à costé notre ange gardien luy présentant notre personne et nos actions de grâces, pour les offrir et les faire agréer à la personne de Dieu, et pour faire en laditte chapelle le service divin, il soit fondé et étably comme par ces présentes signées de notre main, du mesme avis de la Reyne régente nous fondons et établissons un chapelain avec l’établissement d’iceluy quatre cens livres de rente à perpétuité à prendre en la recette générale de nos bois en la généralité de Paris ; ordonnons que pour cet effet laditte somme soit doresnavant employé dans les estats généraux d’icelle au chapitre des fiefs et aumônes par toutte préférence à toutes charges, mesme à la partie de l’épargne, excepté deux mille livres de fondation du chapelain de la chapelle de notre vieux chasteau de Saint Germain en Laye [f. 116] assignez sur ledit fonds, et sans aucun retranchement ny dminution, pour quelques causes que ce soit, attendu la nature de laditte fondation, duquel chapelain nous nous sommes réservez et réservons et à nos successeurs rois la nommination, collation et provision, de plain droit, sans qu’il puisse résigner ledit bénéfice ny en avoir aucun qui ait charge d’âmes ny qui l’oblige à résidence ny autre sujection, voulons que ledit chapelain soit tenu de dire une messe basse tous les dimanches, mecredis et samedis de l’année à neuf heures du matin tant en hyver qu’en esté, comme aussy de dire à haute voix à la fin de chacune masse l’antienne de saint Michel, Princeps glorissime Michael etc., et l’oraison Deus qui miro ordine angelorum, avec l’antienne de l’Ange gardien, Sancti Angeli cusodes etc., et le verset Inconspectu angelorum etc., l’oraison Deus quy inefabily providentia, et ensuitte le Domine salvum fac Regem, par trois fois, et l’Oremus quaesumus omnipotens Deus ut famulus tuus Rex noster Ludovicus etc., et d’offrir à Dieu le saint sacrifice de la messe pour la paix entre les princes chrétiens, le repos de notre Estat et la tranquilité de noetre Eglise, nous obligeant pour nous et nos successeurs rois à donner une chasuble, un aube, deux napes, une croix, un calice, deux burettes, deux chandelliers, une clochette, un missel, un pupitre, un canon et les autres ornemens nécessaires audit chapelain pour dire la sainte messe, avec une armoire pour les serrer, tant pour la première fois de l’institution de laditte chapelle qu’à l’avenir lorsque ceux que nous aurons donnés seront usez, lesquels meubles ledit chapelain sera tenu de conserver soigneusement et de fournir deux cierges de cire blanche de deux livres chacun pour estre allumez dans les chandelliers à chaque costé de l’autel pendant les mesmes et oraisons, comme aussy le pain, le vin pour lesdittes messes, faire blanchir [f. 116v] les linges en sorte qu’ils soyent toujours blancs, et de tenir laditte chapelle toujours propore et nette, sans pouvoir estre dispensé de faire le divin service pour quelqe cause que ce soit, dont il certifira, en cas que ce soit pour maladie ou absence nécessaire, à quelqu’un des supérieurs cy après nommez, faisant cependant lesdittes messes, antiennes, ressets et oraisons. Pour cet effet, voulons et ordonnons que laditte somme de quatre cent livres soit payée audit chapelain pour chacun an de quartier en quartier par les receveurs généraux de nos bois en la généralité de Paris, chacun en année d’exercice, sur ses simples quittances, moyennant qoy ils en seront et demeureront bien et valablement deschargez, et laditte somme de quatre cens livres passée en leurs comptes par nos amez et féaux conseillers les gens de nos comptes de Paris, ausquels mandons ainsy le faire sans difficulté. Entendons que ledit chapelain soit soumis à notre grand aumônier et, à son absence, conséquement au plus ancien de nos aumôniers, et encore en leur absence au chapelain de la chapelle de notre vieux château dudit Saint Germain en Laye, et s’il venoit à donner quelque sujet de plainte ou de scandale, ou en quelque manière que ce soit à se départir ou relacher de la piété et pureté de vie et mœurs et bonne conduire requise à des personnes de cette profession, qu’il soit sujet aux repréhensions et corrections des personnes de cette profession de notre grand aumônier, ou plus ancien de nos aumôniers ordinaires, encore à leurs absence audit chapelain de la chapelle de notre vieux chasteau de Saint Germain en Laye. Ordonnons que ledit chapelain jouira des mesmes privilèges, libertez, franchses et immunités que nos chapelains ordinaires de notre chapelle actuellement étant auprès de notre personne, encorre qu’il ne soit sy particulièrement [f. 118] exprimé, sy donnons en mandement à nos amez et feaux conseillers les gens tenans notre cour de parlement, chambre des comptes et trésoriers généraux de France au bureau de nos finances à Paris que ces présentes ils ayent à faire lire, publier et enregistrer, et du contenu en icelle faire jouir et user plainement et paisiblement ledit chapelain de laditte chapelle du parc de notre vieux chasteau de Saint Germain en Laye sans luy faire ny souffrir estre troublé ny mesme empeschement au contraire. Car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons faire mettre notre scel à cesdites présentes, sauf en autre chose notre droit et l’autruy en tout. Donné à Saint Germain en Laye au mois de mars l’an de grâce mil six cent quarante neuf, et de notre règne le sixième. Signé Louis, et sur le reply Par le Roy et la Reyne régente, sa mère, présente, de Guénégaud.
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<lb/>[f. 118v] Petit château du Val
<lb/>Le petit chasteau du Val, qui est au bout de la grande terrasse dans le petit parc de Saint Germain en Laye, est scitué dans la plaine nommée le Val, où il y avoit cy devant une futaye qui fut coupée vers l’an 1602, du règne du roy Henry quatre, lorsque monsieur de Frontenac estoit capitaine des chasses de saint Germain en Laye, à qui le bois fut donné par le Roy en gratification. Cette coupe de bois de futaye fut faite pour découvrir la veuve de cette ancienne maison royalle, dont le bâtiment n’étoit basty dans ce temps qu’en manière d’un gros pavillon quarré, couvert de tuiles, sans autres appartemens qu’un grand salon voûté très spacieux, de plain pied de la court, qui estoit peint en dedans sur les murs de plusieurs sortes de chasses au naturel dans des bocages. C’étoit dans ce lieu où les roys et les princes faisoient ordinairement des repas aux retours des chasses dans la forest ou dans le parc. Les offices et cuisines estoient voûtées dessous le pavillon, sans aucuns autres appartements dessus que dans une espèce de basse cour où estoient les logements du concierge, avec celuy d’un jardinier fruitier qui estoit très espassieux, dont les fruits estoient portées au Roy et à monsieur le capitaine de Saint Germain. Ce château ayant esté subsisté en cet état jusqu’en l’année 1676, que le roy Louis quatorze voulut faire rebastir ce château sur un plus joly dessein, comme il se voit à présent. Le bâtiment vieux fut abbatu entièrement, [f. 119] où il fut construit le nouveau sous les ordres de monsieur de Colbert, surintendant des Bastiments du Roy, exécutées sur les desseins du sieur Mansart, permier architecte de Sa Majesté. Ce petit chasteau fut basti en très fort peu de temps, suivant les désirs qu’avoit le Roy pour s’y aller promener et divertir avec la Reyne et les dames de sa court. Nous dirons que les appartements de ce nouveau château sont tous par bas sans aucun estage. De la coure, l’on entre dans un grand salon quarré voûté, en veue du jardin par des grandes portes svistrées. Le salon sépare deux petits appartements composez de plusieurs pièces très commodes, mesme pour toutes les saisons de l’année et en hyvert, ayant dans l’un un poesle inconnu pour réchauffer ces appartements. De l’autre costé dudit salon, il y a l’appartement de monsieur le capitaine de Saint Germain, qui estoit mesme occupé par monsieur le duc du Lude, lors capitaine de ce lieu, quand le Roy n’estoit point à Saint Germain. Il y a à costé du chasteau une espèce de basse court où sont les offices, cuisines, écuries et le logement du concierge, qui a aussy la direction de tous les portiers des portes des entrées dudit petit parc.
<lb/>La principale court du chasteau n’est pas extrêmement grande. Elle este entourée d’une grande et haute grille de fert à jour peinte en vert, possée sur un appuy de pierres d’environ trois pieds de hauteur. Tout le bastiment du chasteau est couvert d’ardoise et plomb très proprement construit, et en dheors avec quelques bustes de marbre blanc posées sur des consolles. Les jardins ne sont pas très magnifiques, la pluspart plantez en arbres fruitiers avec une belle allée d’ormes en face de la porte du sallon, qui fait une belle promenade soutenue d’une terrasse revestue de pierres du costé de la belle veue. Tout ce jardin est entouré d’un grand mur où [f. 119v] il y a de très beaux espalliers d’arbres de toutes sortes de fruits, qui sont portées au Roy et à monsieur le capitaine de Saint Germain en Laye dans les saisons de l’année. En finissant le récit de ce petit chasteau, nous dirons que c’estoit l’une des plus fréquentes promenades que feue la Reyne faisoit lorsqu’elle estoit à Saint Germain, avec toutes les dames de sa court.
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<lb/>Le monastère et convent des Loges
<lb/>Le monastère et convent des Loges est scitué dans le milieu de la forest de Saint Germain en Laye, au bout d’une grande route plantée en ormes, qui fut faite dans icelle vers l’année 1675, qui est en face du vieux château. Elle a environ vingt quatre toises de largeur sur toute sa longueur. Ce convent étoit anciennement en tiltre d’un bénéfice ou prieuré assez considérable, dont on ne peut découvrir le temps de sa fondation ny de son revenu et de quel ordre étoit les religieux qui y demeuroient. Il se voit seulement des donnations faite sà ce monastère, l’une du roy Philippes le Bel de vingt cinq livres parisis de rente annuelle à recevoir sur l’estat du domaine de la généralité de Paris, et une confirmation du roy Charles sept, à la charge d’une basse messe tous les premiers dimanches des mois de l’année. Le seul titre dudit prieuré en a demeuré seullement à un [f. 121] bon religieux nommé Alexis, augustin deschaussé, qui demeuroit audit lieu des Loges, qui en fut pourveu par le roy Louis quatorze le 24e mars 1684 sous le nom du prieuré de Saint Fiacre des Loges en la forest de Laye. Ce bénéfice ou prieuré et ses dépendances sont scituez dans les limites de la paroisse de Saint Germain en Laye, ainsy que tous le terrain en général de lad. forest de Laye, ce qui est justiffié encore par une permutation de ce prieuré de Saint Fiacre des Loges faite le 18e my 1509, du règne de Louis douxième, mentionné dans l’arrest rendu le 15e septembre 1670 pour la réunion de la cure de la paroisse de Saint Germain en Laye à l’archevêché de Paris. Mais comme ce prieuré étoit demeuré cy devant comme abandonné et ruyné, soit par les guerres ou autrement, les tiltres et enseignemens en ont estez détournez, perdus ou bruslez, et mesme les bâtiments détruits, les religieux qui y estoient l’ayant mesme quitté et abandonné pour se retirer dans d’autres convents du royaume.
<lb/>Ce monastère estant ainsy demeuré ruiné et comme inhabitable pendant un très long temps, les bâtiments c’étans démolis faute d’avoir estez entretenus, même la pluspart des démolitions volez ou portez ailleurs, n’en ayant resté à peine que ceux de la petite chapelle de Saint Fiacre, qui estoit mesme en partie découverte de thuilles. Le tout étant demeuré ainsy sans estre habité, ce qui donna occasion à un bon hermite nommé frère René de s’établir dans les ruines de ce lieu, pour cet effet il se pratiqué un petit logement avec un petit jardin proche de cette chapelle de Saint Fiacre, dont il avoit le soing. Cet hermitte ne vivoit que des charitez des bonnes personnes qui le visitoient dans son hermitage, mesme du roy Louis treize, qui le considéroit fort par sa bonne vie et ses mœurs, qui estoient [f. 121v] bien régléées. Ce prince luy faisoit ordinairement des charitées lorsqu’il le recontroit dans la forest, soit à la chasse ou à la promenade. Mais cet hermitte étant dans la suitte devenu très infirme et caducte jusqu’à ne pouvoir presque plus marcher pour aller à la questre, ce qui l’obligea à demander au roy Louis treize la permission de pouvoir s’associer quelques religieux ou autres hermites pour demeurer avec luy pour le solliciter dans ses besoins, ce que Sa Majesté refusa absolument, soit qu’elle hapréhenda pour bien des raisons, ne voulant pas qu’une nombreuse communauté de religieux s’établit dans la forest, mais cet hermitte ayant tant importuné le Roy qu’il luy octroya, mesme à la prière de la Reyne, sa demande de choisir quelques personnes qu’il voudroit et qu’il luy conviendroit pour demeurer avec luy, mais que ce fut en petit nombre, cet hermitte ayant jetté les yeux sur deux petits religieux augustins deschaussez, très nouveaux en France, vers l’année 1630 ou 1632, lesquels ayant demeuré avec ledit frère René, hermitte, quelques années en bonne intelligence, et comme il arive très souvent dans de pareilles communautez que l’on n’est pas toujours très bien d’accord ensemble et même en bonne intelligence les uns avec les autres, c’est ce qui est arrivé dans cette petitte communauté, soit que ledit frère René, hermite, ne fut pas bien nourrit, soigné ou secourut dans ses besoins, se répentit du choix qu’il avoit fait, soit par une extraordinaire condite ou mauvaise humeur, incommodités qui survient très souvent aux vieilles personnes, ce qui obligea ledit frère René à s’en plaindre au roy Louis treize, estant dans la forest, qui ne voulut plus l’écouter, n’ayant pas voulu suivre ses conseils de ne point associer personnes avec luy. Ensuite, ce pauvre hermitte fut contraint de demeurer avec ces religieux pour les servir, mesme aux jardins, ce qu’il [f. 122] a fait jusqu’à son déceds arivé vers l’année 1644 ou 1645, et fut enterré dans l’ancienne chapelle de Saint Fiacre desd. Loges, âgé de près de quatre vingt ans.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>L’on remarque qu’après le déceds du roy Louis 13e, qui arriva le 14 de may de l’année 1643, il s’établit peu à peut une assez nombreuse communauté de ses religieux augustins aux Loges, mesme par la protection de la feue reyne Anne d’Autriche, mère du Roy et régent du royaume, ayant conçue une très bonne volonté pour les religieux de ce monastère, le visitant souvent par une dévotion qu’elle avoit à la chapelle de Saint Fiacre, leur faisoit souvent mesme des charitez de temps en temps pour leur ayder à bastir leurs église et les autres bastiments de ce monastère, et après qu’ils furent en partis bastis, ce qui donna occasion à cette princesse d’y aller entendre le service divin plus souvent, aux grandes festes de l’année, elle y fit bastir mesme un petit pavillon destaché pour s’y aller reposer après avoir entendu le divin office, ce qu’elle a continuée jusqu’à son déceds, lorsqu’elle estoit à Saint Germain en Laye. Mais depuis ce temps, ce monastère c’est encorre bien augmenté tant en bastiments qu’and communauté de religieux, aussy par les bontez et charitez du roy Louis quatorze, particulièrement pour leur avoir accordé la démolition en partie du vieux château de La Muette, ains qu’il en sera fait mention cy après, pour parachever tous leurs bastiments, ainsy qu’ils sont à présent, principalement leur église qui est très proprement bastie, où il y a une nouvelle chapelle bastie en l’honneur de saint Fiacre, à la place de l’ancienne qui a estée entièrment démolie, laquelle en estoit séparée et fut réunie dans la nouevlle église desdits religieux, où le sieur curé de Saint Germain en Laye a le mesme droit qu’il [f. 122v] avoit cy devant d’aller en procession toutes les années dans l’ancienne chapelle de Saint Fiacre (comme estant dépendante de sa cure, ainsy que tout le terrain de la forest de ce lieu), pour y célébrer le service divin les 30e jour du mois d’aoust, jour et festes de saint Fiacre, ce qui s’est observé pendant quelques années. Mais il arriva ensuitte quelques contestations entre ledit curé et marguilliers de laditte paroisse avec les religieux de ce monastère pour raison de quelques droits des aumônes et questes qui se faisoient dans laditte église et la chapelle de Saint Fiacre, sur quoy il fut fait un accord ou transaction, même par l’entremise et charité de la reyne Anne d’Autriche, mère du Roy, le 16e aoust 1656. Par ledit acte, il est stipulé entr’autres choses que le sieur curé et les marguilliers de la fabrique de la parroisse de Saint Germain en Laye sont maintenus en la pocession et droit curial dans l’église et chapelle de Saint Fiacre des Loges, soit qu’elle fut enclose dans l’église du monastère desdits religieux augustins deschaussez, lesquels seroient obligez de recevoir le sieur curé et tout son clergé la veille et le jour de saint Fiacre, 30e d’aoust, toutes les années pour y célébrer l’office divin ainsy qu’il s’étoit fait par le passé, que les questes, droits et autres choses des aumônes qui seroient perceus lesdits jours seroient partagez par moitié entre lesdits religieux et l’œvre de la paroisse de Saint Germain en Laye, et l’on demeura aussy d’accord que le titre dudit prieuré seroit aussy transféré dans laditte nouvelle chapelle et que les démolitions des bâtiments de laditte vieille chapelle de Saint Fiacre appartiendroient ausdits religieux des Loges pour estre employées à bastir la nouvelle chapelle de Saint Fiacre dans leur église, ce qui les a mis bien d’accord depuis ce temps.
<lb/>[f. 123] A costé de ce monastère, il y a un grand ancien bâtiment où sont plusieurs logements. C’étoit dans ce lieu où se rendoit anciement la justice des eaux et forests de Saint Germain en Laye, où étoient gardés mesme les tiltres, archives, papiers et enseignements concernant laditte maîtrise et grurie, lesquels ont estez transférez depuis, soit à cause du mauvaise temps des guerres civiles ou autrement, dans la chambre de l’auditoire de la justice de la prévosté de Saint Germain, où la justice de laditte maîtrise se tient à présent tous les samedis de l’année.
<lb/>Les bastiments de ce lieu et les jardins sont à présent en assez bon estat à cause des réparations et augmentations qui y ont estez faites depuis plusieurs années par les maistres particuliers de cette maistrise, à qui ce domaine dépend et appartient d’un temps immémorial.
<lb/>Il se tient aussy dans la place devant le lieu et de l’église desdits Loges une nombreuse assemblée ou foire le 30e aoust, feste de saint Fiacre, toutes les années, où il s’y trouve une très grande affluence de peuples des environs du pays.
<lb/>
<lb/>[f. 123v] L’ancien château de La Muette
<lb/>On voit dans l’extrémité de la forest de Saint Germain en Laye les ruines du château de La Muette, nommé ainsy à cause que tous les équipages des chasses et des escuries y logeoient ordinairment. L’on tient que le bastiment de ce château fut fait et basty par le roy François premier vers les années 1525 ou 1530, lequel aimoit mieux à faire bastir des maisons royalles dans des lieux escartez dans des forests, comme il en a fait plusieurs dans quelques cantons du royaume, ce qui luy donna occasion d’y faire construire le château de La Muette, dans la belle forest de Saint Germain en Laye, pour y avoir le plaisir de l’abitter dans des saisons de l’année lorsqu’il chasseroit dans cette forest, qui estoit la plus commode qu’auqune autre des maisons royalles.
<lb/>Les bastiments de ce château estoient assés considérables en ce temps en manière d’un très grand pavillon quarré, fort exaucé, qui pouvoit avoir trente à quarente toises de touttes faces, entouré d’un large et profond fossé sec, revêtu des deux costez de pierres et de briques, avec quatre tourelles aux encognures, voustez et couvertes de pierres. La court estoit assé grande pour ce temps, où il y avoit une chapelle assée belle et un grand puis au milieu de cette court, la grande entrée du [f. 126] château, où il n’y avoit qu’un pont levis avec le logement du concierge à costé de laditte porte d’entrée, qui estoit en face d’une grande route de la forest qui conduisoit jusqu’au vieux château de Saint Germain, laquelle se nomme encore aujourd’huy la route de La Muette, où il n’y avoit auqun jardinage que le naturel.
<lb/>Les appartements de ce château étoient très simplement ornées tant en dedans qu’en dheors, où il y avoit les armes gravées de France avec des FF et des salmandres couronnées, simboles et devises du roy François premier, ainsy qu’il mettoit à toutes les maisons royales qu’il faisoit bastir dans le royaume. Ce grand pavillon estoit couvert en platte forme de grandes pierres dures, où il y avoit un petit jeu de paulme dessus, couvert, où les personnes de la cour jouoient ainsy que le Roy, lorsqu’ils n’alloient pas à la chasse. Cette terrasse estoit entouré d’un balustre de pierres tournées. Il y avoit en distance égalle des pillastres très bien gravées de relief avec les armoiries dudit roy François premier. Tous les appartemens du niveau de la court, où il n’y avoit que plusieurs grandes salles à manger et pour des assemblées et jouer, avec les salles des gardes du corps, les appartements du Roy et pour les personnes de distinction de la court estoient tous au premier estage, au dessus duquel il y avoit plusieurs chambres pour loger les officiers pour le service de Sa Majesté et autres personnes de sa suitte. Lesdits appartements en général n’estoient ornées que de menuiserie fort simple sans aucune dorrure ny peinture, que des tableaux de chasses. Toutes les offices, cuisines et autres pièces estoient voustez, dessous tout le grand pavillon, estoit aussy très proprement voûtée en arcades de pierres et briques avec plusieurs escalliers dégagées, n’y ayant aucune autre court au dheors ny jardins, que des écuries et chenils, sans cimétrie, au dessus desquels estoient des logements pour les officiers des équipages des chasses et des escuries, quy estoient séparrées du corps du château.
<lb/>[f. 126v] L’on remarque que cette maison royale a subsisté en très bon estat depuis le roy François premier et mesme pendant les roys ses descendans jusqu’au règne du roy Louis quatorze, estant demeuré mineur dès son enfance sous la régence de la reyne Anne d’Autriche, sa mère, et que tout son royaume estoit dans ce temps comme en combustion par les grandes guerres qui duroient depuis un très long temps tant en dedans qu’en dheors de ses Estats, ainsy qu’il a déjà esté dit cy devant, ce qui a fait que l’on n’estoit point aussy en estat de pouvoir entretenir aucunes des maisons royalles, principallement ce chasteau de La Muette dans la forest de Saint Germain, ce qui a peu contribuer en partye qu’il c’est ruyné dans la suitte en telle façon que quelques officiers des chasses et le concierge qui y demeuroient furent obligez mesme de sortir de ce chasteau, n’y estant pas en seureté, et demeuré comme inabitable jusque vers l’année 1663, que le Roy, qui estoit alors à Saint Germain, qui prenoit grand plaisir à la chasse du lièvre avec des petits chiens courans qu’il faisoit eslever pour chasser dans le petit parc de ce lieu, Sa Majesté le trouvent trop peut étendue pour y avoir le plaisir qu’il vouloit avoir à cette chasse, l’ayant témoigné à monsieur Rosse, maître particulier des Eaux et forests de cette maîtrise, pour en effet donnèrent leur avis, que pour parvenir à l’agrandissement de ce petit parc du costé de La Muette et pour éviter la dépence pour la construction des murs qu’il conviendroit faire, proposèrent au Roy d’abatre ce vieux chasteau de La Muette, presque ruiné, pour en prendre les démolitions des pierres et briques pour en faire l’augmentation desdits murs du parc. Cet advis fut ainsy résolu, et l’on y mit ausitost une très grande quantité d’ouvriers, que tout le bâtiment fut entièrement démoly en très peu de temps. La charpente, la ferrure, la menuiserie des lambris, [f. 127] portes et autres sortes de choses pareils restées furent données aux religieux des Loges pour leur servir aux bastiments de leurs église et monastère.
<lb/>Mais il arriva qu’à peine ce château fut il démolly qu’il fut donné un autre avis au Roy, par d’autres personnes de la court, soit pour contrecarer les premiers, ainsy qu’il arrive très souvent dans la court des roys et princes, qu’au lieu de faire cet agrandissement du petit parc du costé de La Muette, qu’il seroit plus à propos de clore entièrement de murs toute la forest depuis Saint Germain jusqu’à Poissy du costé du prieuré d’Hannemont, pour n’en faire qu’un grand parc, ce qui fut fait et exécuté très promptement en l’année 1668, où il fut fait plusieurs portes audit nouveau mur, gardées par des suisses, portiers, tous les mathereaux et démolitions de pierre et briques de ce château de La Muette étant demeurées sur le mesme lieu plusieurs années, inutils, qui ont estées enlevées et pris peu à peu, en telle façon qu’il n’en est demeuré aucun sur le lieu à présent que la seulle place, que l’on a peyne mesme à reconnoistre où estoit placé le bastiment de ce château. Ainsy passe touttes les chosses de ce monde.
<lb/>C’est une réflexion à faire qu’il est quelques fois très dangereux à ceux qui aproche les personnes des roys et princes, tels conditions qu’ils soient, de ne leurs pas donner des avis très légèrement pour leur faire la court sans y avoir bien réfléchy et pensé. C’est ce qui est arrivé au sujet de la detruction du château de La Muette, dont le roy Louis quatorze s’en est bien repenty d’y avoir consenty sy légèrement. Il en témoigna mesme ensuitte son resentiment avec beaucoup de chagrin à ceux qui luy avoient donné cet avis et mesme pour la dépense que l’on avoit faite pour la destruction de cette maison royalle, quy auroit peu suffire pour son antière réparation, laquelle auroit estée très nécessaire dans la suitte pour se retirer dans les mauvais temps, quy arive en des saisons de l’année d’y faire les retours des chasses.
<lb/>[f. 127v] L’on remarque aussy que ce chasteau de La Muette a esté la dernière demeure que le grand roy François premier ait occupé de sa vie, y ayant tombé malade d’une maladie dangereuse le 17e du mois de mars en l’année 1547, lequel voulut mesme quitter ce lieu charmant pour changer d’air, suivant les avis des médecins, d’où il fut choucher au village de Villepreux, ensuitte au château Dampiere, de là à Limours, château qu’il faisoit bastir, puis à Rochefort, et enfin à Rembouillet, où sa maladie augmenta de telle sorte de jour en jour qu’il y mourut le 30 dudit mois de mars de laditte année 1547, âgé de 53 ans, ayant régné 32 années trois mois un jour, étant regretté unanimement de tous les peuples de son royaume. Son corps fut porté en dépost dans l’abbaye des religieux de Haute Brierres, proche la ville de Montfort l’Amaury, pour estre porté ensuitte dans l’abbaye de Saint Denis en France, assistères à ses [fu]nérailles onze [ca]rdinaux et plus de [qu]arentes prélats. Son cœur fut possé sous une colomne de marbre dans laditte abbaye de Haute Brierres.
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<lb/>Carte de la réformation de la forest de Saint Germain en Laye en 1662
<lb/>La forest de Saint Germain en Laye est l’une des plus belles du royaume pour ce qu’elle contient par sa scituation, qui est très agréable [f. 129] et avantageuse pour les plaisirs de la chasse et de la promenade. Le terrain est très uny, comme sablonneux, sans montagne ny vallée. Elle ne contenoit cy devant que 5198 arpens 45 perches suivant l’ancien arpentage qui en a esté fait du bornage en l’année 1662 par monsieur de Barrillon, commis par le roy Louis 14e pour la réformation des Eaux et forests de la maîtrise de ce lieu, mais par les acqusitions que Sa	Majesté a faite depuis, elle contient à présent 5714 arpens quarente cinq perches, tant en futaye que de bois taillis, suivant même le dernier arpentage fait par le sieur Carron, arpenteur d’icelle maîtrisse, en l’année 1687. Ces acquisitions ont estées faites avec plusieurs particuliers qui possédoient des bois taillis dans cette forest, scavoir le prieuré d’Hannemont, le prieuré royal des dames religieuses de Poissy, de monsieur de Maisons, de monsieur d’Exvilly, seigneur de Fresne, et d’autres personnes qui y en avoient aussy. Tous lesdits bois cy dessus ont estées échangées pour les bois de la petite forest des Alluets le Roy, qui contenoit environ 848 arpens 55 perches de bois taillis, avec les anciens balliveaux dessus, laquelle forest appartenoit au domaine royalle. Il sera remarqué que le restant desdits bois des Alluets ont estées eschangées aussy, pour des personnes qui en posséddoient dans la forest de Marly, et par ces échange toutes les deux forets de Saint Germain en Laye avec celle de Marly appartiennent à présent en total au domaine royal.
<lb/>La tradiction veut que ce qui peut avoir donné le nom de la forest de Laye, l’on tient que c’estoit la grande quantité de sangliers et laye qui y estoient toujours, sy plaisant très fort auparvant que cette forest fut close de murs, y venans de toutes les pays circonvoisins. Elle estoit aussy dans ce temps bien plus étendue et garnie [f. 129v] de bois de fustaye et taillis, quy sont en partis perries, soit par les grands hivers qu’il a fait depuis plusieurs année, ou par la trope grande quantité de bestes fauves quy y estoient, aussy que des bestes omailles, au nombre de plus huict cens vaches quy paissoient journellement dans ladittre forrest par un droit d’usage que plusieurs lieux circonvoisins jouissoient de cet advantage, outre ce droit l’on avoit souffert une prodigieuse quantité de de lappins, soit par interrest ou négligence des officiers propossez pour la conservation et interest de la forrest, principallement pendant la minorité du roy Louis quatorze, quy estoit bien traversée par les guerres civilles des années 1649 et 1652 dans tout le royaume ou la lissance estoit comme permise, ce quy a causé une infinité de malverssations faites dans cette forrest, ce quy l’a rédhuite en partie en l’estat qu’elle est maintenant, nonobtant les soins que Sa Majesté a eu d’en ordonner des couppes extraordinaires des futayes et taillis quy estoient [sur] leur retour pour les rajeunir et d’en faire planter aux lieux vuides de bois.
<lb/>L’on remarque, nonobstant ces malheureuses scituations, que cette forest quy se trouve encore l’une des plus agréables du royaume, estant entourée de la rivière de Seine qui luy sert comme d’un beau canal, et nécessaire pour abrever le gros gibier, avec beaucoup de marres d’eau qui y sont en plusieurs endroits, ce qui a fait qu’elle a estée très chérye cy devant par les roys depuis près de cinq à six cent années, jusqu’au roy Louis quatorze, qui y a pris aussy ses plus grands plaisirs pendant tout son règne, n’ayant rien épargné pour l’augmenter et la conserver, voulut mesme la faire clore de murs en l’année 1668 pour empescher les désordres qui s’y commettoient, tant dans les chases que dans les bois, et pour empescher aussy que les bestes fauves et sangliers et autre gibier n’en sortissent. Mais le Roy, ne voulant pas supprimer les principaux passages quy estoient dans dans cette forest, ordonna qu’il seroit fait aux dits murs vingt cinq portes quy seroient gardées par des suisses quy auroient quatre cens livres par année, quy dépenderoient de monsieur le capitaine et gouverneur de Sainct Germain en Laye.
<lb/>[f. 131] Le Roy voulut aussy, après avoir faitte cette closture de la forest, en oster ce qui contribuoit à son dépérissement, causé par une trop grande quantité de bestes aumailles et vaches qui paissoient journellement dans icelle ; ne voulant pas néantmoins frustrer ceux qui avoient ce droit d’un temps immémorial, Sa Majesté fit des acquisitions de prairies et autres terrains propres pour des pâturages, qui leurs furent délivrées et partagées à proportion du droit qu’ils avoient, pour la quantité de bestes qu’ils devoient mettre dans laditte forest, pour y paistre, scavoir les habitans de Saint Germain en Laye, les villages de Carrière sous le bois de Laye, du Menil le Roy, de Maisons, d’Achèrs, de Garennes, de Chambourcy et du prieuré royal d’Hannemont, dont ces terrains cy dessus nommeez se sont montées par cette acquisition à une somme de près de 150000 l. que Sa Majesté a fait payer comptant à tous les particuliers qui les poccedoient à la charge néantmoins que ces terrains cy dessus acquerits pour estre toujours destinées pour des pâtures qu’il ne soit point permit ausdits usages habitans de vendre ny échanger, engager ny défricher lesdits terrains cy dessus pour aucune cause que ce soit, à peyne de nullité de cette récompense.
<lb/>L’on a trouvé à propos, après avoir fait une emple description de cette forest de Saint Germain en Laye, qu’il seroit nécessaire aussy de faire mention des choses qui y sont les plus remarquables et qui s’y sont passées et peut estre nécessaires pour ceux qui sont obligez d’aller dans laditte forest. Nous commencerons par les croix qui sont possées dans différents endroits de cette forest, au nombre de neuf. La première est celle qui se nomme la croix Pucelle, dans le vieux chemin de Saint Germain à Poissy. L’on dit qu’il y fut assasinée une fille vers l’année 1542. Il y a [f. 131v] la croix nommée de Laye, ors de la forest de Saint Germain, du costé de Chambourcy, la croix de Berry dans le millieu de la route de la Muette, où le nommé de Berry, marchand à Poissy, fut tué, la croix du Pas du Roy, qui a estée détruite de caducitée, où il y a à présent un poteau avec une pierre gravée d’un pied que l’on dit estre celuy du roy François premier possée sur le chemin de Poissy à Maisons, la croix Dauphine possée sur la grande route de Garennes de l’ordre du roy François premier à la naissance de son second fils Henry, nay à Saint Germain en Laye le 31e mars l’an 1518. Il y a la croix de Saint Simon, possée sur le grand chemin de Saint Germain à Conflans par monsieur le duc de Saint Simon en l’année 1635 lorsqu’il était capitaine de Saint Germain en Laye, la croix de saint Louis possée de l’ordre du roy Louis treize l’an 1640 au bout de la route de Poissy, et dans le milieu de laditte route de Poissy est la croix de Monchevreuil posée par monsieur le marquis de Monchevreuil, capitaine et maître particulier de la maîtrise de Saint Germain en l’année 1690, lequel a fait paver et élargir cette route qu’il a rendue bien plus pratiquable qu’elle ne l’estoit auparavant, et la dernière croix qui fut possée dans la forest est celle du Maine, mise au bout d’icelle forest sur le grand chemin de Conflans et de la ville de Pontoise de l’ordre du roy Louis quatorze en l’an 1709, mise en faveur de Louis Auguste de Bourbon, prince légitimé, duc du Maine, né à Versailles le 31e mars 1670, lequel chassoit très souvent le cerf dans cette forest.
<lb/>Nous dirons et ferons sy mention d’un accident très considérable quy est arrivé en la personne de Louis, marquis de Beaumont, quy étoit maistre particulier des forrests de Saint Germain en Laye, y fut assasiné dans l’une des routtes des ventes de Maisons le premier jour du mois de may en l’année 1660 par deux genstilhome avec il avoit eu cy devant plusieurs différends. Après avoir fait ce funeste coup, se sauvèrent en Angleterre où ils sont [f. 132] décédés, leurs procés ayant esté fait et instruit de l’ordre exprès du Roy, estant mesme absents de Saint Germain, quy furent condamnés d’estre rompus vifs et qu’il seroit pris sur tous leurs biens une sommes pour faire bâtir une chapelle au mesme endroit où ils avoient commis ce meutre, qu’il y seroit fondé des prières à Dieu pour le repos de l’âme dudit deffunt sieur de Beaumont et qu’en attendant qu’elle fût basie, qu’il seroit mis une croix où il fut assassiné, ce qui fut exécuté par une croix de fert qui fut possée sur un gros chesne estesté par le haut proche de ce lieu, scitué dans les dittes ventes de Maisons de la forest dudit Saint Germain. Cette croix ayant subsisté pendant plusieurs années en cet endroit, soit que le chesne où elle estoit possée fut périt par caducité ou que l’on lait abattu ou vollée et mesme pour en faire perdre la mémoire dans la suite, et aussy que l’arrest de condamnation n’a point esté exécuté, les criminels n’ayants aucuns biens de patrimoine en France, ce qui a fait que rien n’a esté fait de ce qui est porté par ledit arrest et procez de la condamnation de ses assasinateurs. Nous ferons seullement que ledit feu sieur de Beaumont a esté enterré dans le chœur de l’église de la parroisse dudit Saint Germain en Laye de l’ordre expresse du Roy, avec une pompe funèbre très magnifique, par la grande considération que Sa Majesté avoit pour la personne dudit sieur de Beaumont et de ses grands services, même pendant les guerres, commandant la cornette blanche.
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<lb/>La capitainerie de Saint Germain en Laye
<lb/>Cette capitainerie de Saint Germain en Laye est une des plus anciennent de toutes celles des maisons [f. 132v] royalles, et l’une des plus honnorables par sa grande estendue de pays, ayant près de dix lieues de longueur sur environ cinq à six de largeur, ayant estée augmentée en différents temps par les roys François premier, Henry second son fils, Henry quatre, Louis 13e et par le roy Louis quatorze, ainsy qu’il est fait mention dans l’arrest cy après transcript des limittes de cette capitainerie.
<lb/>L’on remarque qu’anciennement les capitaines de Saint Germain en Laye, quoyqu’ils fussent qu’une qualité distinguez, ne se qualiffoient cy devant seullement que de concierge du château et de Saint Germain en Laye, comme il est justiffié par une inscription gravée sur une tombe de pierre d’un nommé messire Robert de Meudon, lequel estoit d’une grande qualité. Cette tombe est possée dans l’église du prieuré d’Hannemont scituée proche de ce lieu de Saint Germain, lequel ne prend que la qualité de concierge de Saint Germain en Laye, sous le règne du roy Philippes cinquième dit le Long, ainsy qu’il est mentionnée plus au long dans la description dudit monastère d’Hannemont, et que suivant quelqu’autres oppinions d’historiens qui marque que cette capitainerie ne s’étendoit du règne de François premier que sur le bourg et château de Saint Germain en Laye, sur les forests dudit lieu et de Cruye, à présent Marly, sur la ville et pont de Poissy et des environs cy dessus nommées.
<lb/>Nous ferons mention que cette belle charge de capitaine et gouverneur de Saint Germain en Laye a estée toujours possédée par des personnes d’une distinction très particulière, dont nous ferons mention de quelqu’uns quy sont à nostre connoissance. Le plus ancien est Guillaume, sire de Montmorency, seigneur d’Escouen, de Chantilly [f. 133] et autres lieux, quy pocéddoit la capitainerie de Saint Germain en Laye avec celle de Vincennes et de la bastille de Paris, chevallier d’honneur de Louise de Savoye, mère du roy François premier, lequel décédda en 1531, ensépulturé dans l’église de Saint Martin de Montmorency.
<lb/>Ensuitte la capitainerie de Saint Germain en Laye fut donnée à Pierre de Ruthie, gentilhomme ordinaire de la chambre du roy Louis douzième et lieutenant de sa vénerie, nepveu de Bernard de Ruthie, grand osmonier de France, abbé de Pontlevoy, quy avoit beaucoup de crédit, lequel décédda en 1556. Ensuitte la capitainerie de Saint Germain, de Piere de Ruthie, fut donnée à Jean de Lassalle, son nepveu, seigneur de Carriers sous le bois de Laye, ainsy qu’il est fait mention dans leur épitaphe possée dans l’église de la parroisse de Saint Germain cy après décripte :
<lb/>A la postérité
<lb/>Passant, arreste un peu et lit, et pense à ce que tu lit et prie Dieu pour celuy pour qui tu lis. Son nom est Jean de La Salle, seigneur de Carrières, sa qualité écuyer ordinaire de l’écurie du Roy et par un long temps capitaine de Saint Germain en Laye, Sainte Jame et La Muette. Veut tu scavoir comme il en fut pourveu par le sieur Pierre de Ruthie, son oncle, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, lieutenant de la vénerie, gouverneur de Moléon, capitaine du château neuf de Bayonne et de Saint Germain en Laye, étant décédé, le grand roy François premier menda Jean de La Salle, son frère aîné, qui étoit à Thurin commandant une compagnie de gens de pieds, luy bailla cette place de Saint Germain en Laye qu’il garda très longtemps, et fut gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy. Après son déceds, qui fur en IIIIxx, le roy Henry IIIe en pourveu son frère, qui fit en ce lieu, qui par le roy Henry quatre en receu récompense. Désire tu, passant, scavoir davantage de sa vie ; il a vécu en la crainte de Dieu, toujours sa [f. 133v] foy catholique conforme à la sainte doctrine. Il est mort âgé de IIIIxx XIIII ans, sans jamais avoir eu le cœur pressé d’embition ny d’avarice, et pour avoir échappé honorablement un sy périlleux passage, il mourut le XVIe d’octobre mil VIc XII. Priez Dieu pour luy.
<lb/>Au bas de cette épitaphe est écrit :
<lb/>J’ay vécu quand vescu l’antique probitté ;
<lb/>Je mourut quand mourut l’antique piété,
<lb/>Passant, à mon bonheur porte tu point d’envie,
<lb/>Au monde j’ay vescu autant que je pouvois,
<lb/>Au monde je suis mort autant que je devois,
<lb/>Je ne puis regreter ny ma mort ni ma vie.
<lb/>Après les décedz de Pierre de Ruthie et de Jean de La Salle, Antoine de Buade, sieur de Frontenac, baron de Palluau, premier maistre d’hôtel du roy Henry quatre, quy luy donna la capinerie de Saint Germain en Laye. Ensuitte le roy Louis treize le fit chevallier de l’ordre du Saint Esprit, à la promotion faite aux Grands Augustins à Paris le 31e décembre 1619. Le sieur de Frontenac étant décéddé, le roy Louis treize pourveu Claude de Saint Simon, sieur de Veaux, de la capitainerie de Saint Germain en Laye vers 1631, ayant ensuitte acquis les bonnes grâces de Sa Majesté, l’honora de l’ordre du Saint Esprit à la promotion faite à Fontainebleau le 14e de may 1633. Dans la suitte, fut premier gentilhomme de sa chambre et de premier écuyer de sa petitte écurye, ayant exerceez ses charges avec grand honneur jusque au décedz de se grand roy arrivé à Saint Germain le 14e de may 1643, l’ayant gardée quelques années, ensuitte s’étant demis de la capitainerie de Saint Germain en Laye en faveur de René de Longueil, seigneur de Maisons sur Seyne, surintendant des Finances ; l’ayant poccéddée quelques années, s’en démit en faveur de Jean de Longueil, son fils, chancellier de la reyne Anne d’Autriche, mère du roy Louis quatorze, régente du royaume ; ensuitte s’étant démis de la ditte capitainerie de Saint Germain en Laye en faveur de Louis, marquis de Beaumont, quy commendoit la compagnie de la cornette blanche par un traité fait entr’eux vers l’année 1652, ayant poccéddée laditte capitainerie de Saint Germain avec un très grand agrément du roy Louis 14 jusqu’end l’année 1660, qu’il fut assasiné dans la forrest de ce lieu et fut ensépulturé dans le cœur de la parroisse de Saint Germain, très honorablement. Cete capitainerie fut vacante par l’absence du Roy, quy estoit à Saint Jean de Luz pour son mariage, elle ne fut donnée qu’à son retour au marquis de Richelieu, en l’an 1661, quy estoit bien dans les bonnes grâces de Sa Majesté [f. 134] en telle manière que l’on le regardoit comme son favory, quy ne pocéda cette belle capitainerie de Sainct Germain en Laye qu’environ dix huict mois, estant décéddé à Paris en 1662, fut ensépulturé dans l’église de Sorbonne avec ses ancêtres.
<lb/>Après le déceds du marquis de Richelieu, le roy Louis quatorze donna la capitainerie de Saint Germain en Laye à Henry d’Aillion, conte du Lude, grand maisre de l’artillerie de France, moyennant quelque récompense pour madame la marquise de Richelieu, sa veufve. Sa Majesté l’honora ensuitte de l’ordre du Saint Esprit en l’année 162 et fut duc, ensuitte pair de France. Il mourut à l’Arsenal à Paris, très âgé, en l’année 1683, et très regretté de Sa Majesté pour ses rarres qualitez.
<lb/>Le décedz du duc du Lude estant arrivé, le roy Louis quatorze donna la capitainerie de Sainct Germain en Laye à Henry, marquis de Moncheveuil, de l’ancienne famille de Mornay, et luy donna aussy la charge de maistre particulier des Eaux et forests dudit lieu, quoyque Sa Majesté l’avoit supprimée cy devant par arrest de son Conseil, luy ayant donnée qu’end commission, ainsy qu’elle s’exerese à présent. Sa Majesté l’honora ensuitte de l’ordre du Saint Esprit à la promotion faite à Versailles en l’année 1689. Il décédda très âgé à Saint Germain en Laye d’une aploplexie en l’année [vide].
<lb/>Le déceds du marquis de Monchevreuil estant arivé, le conte de Monray, son fils, se mit en pocession seullement de la capitainerie de Saint Germain en Laye en vertu de la survivance que monsieur le marquis de Monchevreuil, son père avoit obtenue cy devant de Sa Majesté, à l’exception de la maistrise des Eaux et forrests dudit lieu. Ledit conte de Mornay ayant jouy quelques années de laditte capitainerie, estant décéddé à Paris d’une maladie assez imprévue en l’année 17[vide] âgé d’environ [vide].
<lb/>Le déceds du roy Louis quatorze étant survenu à Versailles le premier de septembre 1715, le roy Louis quinze estant mineur soubs la régence de monseigneur le duc d’Orléans, régent du royaume, la capitainerie fut donnée à [vide], duc de Noailles, capitaine de la première compagnie des gardes du corps du Roy, avec sa survivance pour le conte d’Aguien son fils aisné.
<lb/>[f. 134v] Nombre et les nons des officiers de laditte capitainerie de Saint Germain en Laye en cette année 1727
<lb/>Premièrement, il est fait mention dans l’ancien estat de la capitainerie de Saint Germain en Laye le nombre et les noms des officiers d’icelle, dont nous ferons le destail de ceux quy en sont pourveues en cette année 1727.
<lb/>Premièrement, M. le duc de Noailles, capitaine et gouverneur de Saint Germain en Laye ; le lieutenant, [vide] d’Exvilly, seigneur de Fresnes ; le sous lieutenant, [vide] de Conguet, conseiller au parlement de Paris ; le procureur du Roy, André George Le Grand et prevost de Saint Germain en Laye ; le greffier nommer ; deux gardes rachasseurs avec douze gardes à cheval et vingt huict gardes à pied quy sont dispersez dans touttes l’estendue de laditte capitainerie, quy sont obligez de venir faire leurs raports aux audiances quy se tiennes tous les lundis des sepmaine à l’hôtel de monsieur le capitaine de Saint Germain.
<lb/>Il sera remarqué qu’il fut estably par le roy Louis treize un sous lieutenant avec deux gardes chasses pour garder le gibier des environs de Versailles lorsque Sa Majesté ut fait bâtir le petit château, quy faisoient leurs raports à l’audiance de laditte capitainerie de Saint Germain comme en dépendans, quy ont esteez supprimez ensuitte par le roy Louis quatorze vers l’année 1665. Le sous lieutenant estoit le chevalier de Vaugien, quy fut rambouré de saditte charge et les deux gardes chasses furent incorporez avec les autres gardes de laditte capitainerie de Saint Germain.
<lb/>De plus, il fut créé par le roy Louis quatorze en l’année 1688 un inspecteur de la capitainerie et de la maistrise des Eaux et forrests par un brevet de Sa Majesté en ladite année 1688 en faveur de Jean Antoine, son porte arquebuse. Le décedz du feu roy Louis quatorze arrivé à Versailles le premier de septembre 1715, Sa Majesté Louis quinze, à présent régnante, a bien voulut confirmer ledit Antoine dans ses commissions d’inspecteur en récompense de ses services actuels par un arrest et lettres patentes de son Conseil donnée au chasteau de Meudon le [vide].
<lb/>[f. 135] Le déceds du roy Louis quatorze estant arrivé à Versailles en l’année 1715, il fut ogmenté plusieurs officiers nouveaux de la capitainerie de Saint Germain en Laye, soit par achapt ou autrement, sous la minorité du roy Louis quinze à présent régnent, de l’hotorité e monseigneur le duc d’Orléans, régent du royaume de France. Nous n’avons pas jugé d’en faire mention ysy, comme estant ordinairement subjets d’estre dans la suite réformeez ainsy qu’il est arrové du reigne du feu roy Louis quatorze, de glorieuse mémoire, n’ayant voulut que ceux quy estoient pourveus dans l’ancien estat de laditte capitainerie.
<lb/>Arrest du conseil d’Estat du Roy pour le règlement des limittes de la capitainerie de Saint Germain en Laye donné au mois de mars de l’année 1679
<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roy de France et de Navarre, à tous présens et à venir, salut. Les différentes contestations qui sont survenue depuis quelques années au sujet des limittes de la capitainerie des chasses de Saint Germain en Laye nous [f. 135v] ayant portés à rechercher les moyens de faire cesser lesd. contestations à l’avenir, nous nous serions fait représenter les édits et déclarations faites sur ce sujet par les roy nos prédécesseurs, et aurions reconnu qu’encore bien que le roy Henry le Grand, nostre ayeul, de glorieuse mémoire, ait expliqué l’étendue de laditte capitainerie de Saint Germain par son édit du mois de juillet 1607, néantmoins parce qu’il s’est contenté d’en régler les limittes par les principeaux villages, buissons et plaines de laditte capitainerie renferme, sans expliquer plus au long jusqu’où son intention étoit de l’étendre, il est arrivé que l’entreprise de plusieurs seigneurs voisins que cette description, qui suffisoit en 1607 parce que l’usage et la possession où les capitaines étoient de placer leurs gardes à déffendre la chasse expliquoit assez son intention, est devenue inutile et que, quelques capitaines ayant négligé de faire garder la mesme estendue, elle se trouve plus reserrée que mesme nous le souhaittons pour notre plaisir, ceux qui entreprennent de chasser dans les extrémitez de la capitainerie s’excusant sur l’obmission qu’ils croyent qui en a esté faite par ledit édit de 1607 d’en marquer la circonférence par des bornes immuables qui ne puissent plus laisser de douet, c’est pourquoy nous avons résolu de régler de nouveau l’étendue de laditte capitainerie, afin qu’étant connue à un chacun, nos réglements et ordonnances sur le fait des chasses y soient inviolablement observez. A ces causes, de notre plaine puissance et authorité royale, nous avons par ces présentes et édit perpétuel et irrévocable très expréssement prohibé et défendue à tous seigneurs, gentilshommes, justiciers et autres, de quelque qualité et condition qu’ils soient, de chasser ny faire chasser dans l’étendue de la capitainerie de Saint Germain en [f. 137] Laye, à commencer depuis la ville de Mante jusqu’à Meulan au-delà de la Seine, montant le long du vallon et ruisseau jusqu’au village de Sagy, et dudit Sagy jusqu’à celuy du Lieux sur Oyse, et tout ce qui est renfermé dans la péninsule que laditte rivière fait jusqu’à l’église d’Eragny, et de là droit à Montagny et à Franconville et Sanois, passer la Seine à Argenteuil le long du grand chemin qu’on appelle jusqu’au bac d’Anière, ce qui est au-delà du grand chemin, qu’on appelle la plaine de Genevillier, demeurante comme il a été par le passé, à quoy nous ne voulons innover, en commun entre laditte capitainerie de Saint Germain en Laye et celle de la Varenne du Louvre et parc de Boulogne ; depuis ledit bac, suivre la rivière de Seyne jusqu’au chemin qui monte le long du mur de Moulineaux et Meudon, le long du parc dudit Meudon, jusqu’à Plessis Piquet, de là à Verrière, le pont Saint Antony à Massy et à Palaisseau, et puis le long de la rivière d’Iette par la Guillioterie et petit moulin jusqu’au petit ruisseau qui est au dessous de Château fort et remontant ledit ruisseau à la ravine d’entre Voisins à Broussy le long du valon et des bois par les granges, suivre les estangs et suisseau de Port Royal, laissant l’abbaye et le château de Vaumeusnier à la gauche, passer par Villedieu La Boissière et suivant le ruisseau d’Elencourt au moulin neuf, La Richardière, Chenevière et Nauple, retournant à la ville de Mante par le bas de la Pissotte, Saulmarsais, Marc Thoiry, Petitmont, Goupillière, Harcheville, Saint Corantin, Le Rosay, Villiers et Mante la ville. Voulons que tout ce qui est compris dans lesdites limites compose laditte capitainerie de Saint Germain en Laye et que les capitaines puissent placer leurs gardes dans toute laditte étendue sous les mesmes deffences à peines portées par l’édit de 1607 et par notre ordonnance du mois d’aoust 1669 contre les contrevenans. Sy donnons en mandement à nos amez et loyaux conseillers [f. 137v] les gens tenant notre cour de parlement et cour des Aydes à Paris que ces présentes ils ayent à faire lire, publier ou registrer, le contenu en icelles garder et observer sans permetre qu’il y soit contrevenu, nonobstant tous édits, déclarations, concessions, réglements et autres choses à ce contraires, ausquelles nous avons pour cet égard dérogé et dérogeons par cesdites présentes. Car tel est notre plaisir. Et afin que ce soit chose stable à toujours, avons fait mettre notre scel à cesdites présentes. Donné à Saint Germain en Laye l’an de grâce 1679, au mois de mars, et de notre règne le trente sixième.
<lb/>Signé Louis, et sur le reply Par le Roy, Colbert. Visa, Le Tellier, pour augmentation de la capitainerie de Saint Germain en Laye, et scellé du grand sceau de cire verte en lacs de soye verte et rouge.
<lb/>Registré ouy ce requérant le procureur général du Roy, celon sa forme é teneur, à Paris, en parlement, le treizième arvil mil six cens soixante dix neuf. Signé Jacques et collationné à l’original par nous conseillier secrétaire du Roy, maison, couronne de France et de ses finances. Signé Jonquiers aveque paraphe. Leu et stipulé, l’audiante tenante, en laditte capitainerie de Saint Germain en Laye et enregistré pour y avoir recours le lundy vingt un avril mil six cens soixante dix neuf. Signé Gramond, greffier.
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<lb/>[f. 138] La maistrise des Eaux forrests de Sainct Germain en Laye
<lb/>Cette maistrise este une des plus anciennes du royaume de France, ainsy qu’il est fait mention dans l’histoire de France et des grands officiers de la Couronne faite par le R.P. Anselme, religieux augusin, en l’année 1674, au chapitre des grands maistres des Eaux et forrests de France, qu’Etienne Bienfait pocédoit cette charge du reigne du roy Philippe dit le Bel, ce quy se prouve par deux comptes qu’il avoit rendus à la chambre des comptes de Paris, l’un en 1294 et en 1302.
<lb/>La maistrise de Saint Germain en Laye dépend du département de l’Ile de France, l’une des dix huict que l’on a establis dans toute l’estendue du royaume, d’où dépend unzes maistrises et quelques gruries des Eaux et forrests, savoir celles de Paris, Saint Germain en Laye, Fontainebleau, Dreux, Sezanne, Crécy, Châteauneuf en Thimerais, Provins, Sens, Auxers et Montfort l’Amaury, lequel a esté supprimé avec celle de Mante, Meulans et Pontoise, quy ont estée réunies à la maistrise de Saint Germain en Laye par la réformation quy fut faicte en l’année 1669.
<lb/>Nous ferons mention des noms des officiers quy exerce leurs offices en laditte maîtrise en cette présente année 1728. Le grand maistre est Alexandre de La Falluère, au département de l’Ile de France, don dépend laditte maîtrise de Saint Germain en Laye, le maistre particulier est [vide] Magueux, le lieutenant André George Legrand, le procureur du roy Guillaume François [vide], le garde marteau Jean Baptiste Vamine, le greffier Jean François Cleramboust, deux arpenteurs Charles Daufrene et Charles Armand, dix gardes y compris le garde général et le garde de pesche, lesquels sont dispersez dans l’estendue de laditte maistrise pour garder les malversations quy pouroient arriver dans les bois et des rivières quy dépendent de cette maistrise. De plus, il fut créé par le feu roy Louis quatorze en l’année 1668 un inspecteur général de la capitainerie des chasses et de la maistrise de Saint Germain en faveur de Jean Antoine, son porte arquebuse, pour veiller sur ce quy dépenderoit de sa fonction, Sa Majesté Louis 15e, à présent régnante, luy a confirmer sa fonction après le décedz du feu roy, arrivé le premier de septembre 1715 par arrest et lettres pattentes de son Conseil données au château de Meudon en l’année 17[vide]. Les officiers de cette maistrise tiennent leurs audiances tous les samedies dans l’auditoire de la prévosté royalle dudit lieu de Saint Germain en Laye.
<lb/>[f. 138v] Nombre des bois qui dépendent de la maistrise de Sainct Germain en Laye
<lb/>Premièrement, le parc tenant au vieux chasteau contient 416 arpents, quy estoit cy devant un bois de haute fustaye quy a dépérie par caducité, ayant esté en partie abatue pour y replanter des ormes.
<lb/>La forest nommée de Laye contient à présent 5714 arpents 45 perches par les acqusions que le feu roy Louis quatorze a faite des bois que pocéddoient plusieurs particuliers dans laditte forest de Saint Germain en Laye.
<lb/>La forest de Cruye, nommée à présent de Marly, ne contenoit cy devant que 1178 arpents 60 perches de bois, la pluspart taillis, ayant estée très ogmentée depuis que le feu roy Louis quatorze a fait bastir le chasteau de Marly.
<lb/>La forest nommée des Alluez le Roy contenoit 848 arpents de bois taillis quy ont estéez échangée cy devant par le feu roy Louis quatorze pour des bois taillis que pocéddoient plusieurs particuliers dans les forrests de Saint Germain et de Marly.
<lb/>Les bois taillis de la garrenne du Vésinet contiennent environ 1009 arpents, tant plains que vides.
<lb/>Les buissons de la Vallée pierreuse, la Mantonnière et la Cornière font ensemble 17 arpents 25 perches de bois taillis seullement.
<lb/>Total de tous les bois quy dépendent de laditte maistrise de Saint Germain en Laye monte à 9184 arpents 45 perches, tant de bois de haute futtaye que taillis.
<lb/>Nous avons jugé à propos, pour la curiosité des lectheurs, de leurs faire connoistre le nombre des départements quy ont estées créez dans toute l’estendue du royaume de France pour régir en général touttes les forrests et les rivières quy en dépendent. Ces départements sont au nombre de dix huict, où il y a plusieurs maistrise avec des gruries establies dont nous ne ferons auqune mention en destail. Noms des départements : premièrement l’Isle de France, le Vallois, le Blaissois et Berry, la Picardie, l’Artois et Flandre, le Hainaut, Caen, Allençon, la Champagne, la Bourgogne, le Messain, l’Alsace, la Touraine, le Poitou, la Bretagne, le Lionnois, le Languedoc et la Guyenne, dont le produit en général peut monter années communes à la somme de 1996387 l. suivant les extraits et les mémoires quy ont estéez communiquez chez M. Dodun, lors contrôlleur général des Finances. »</p>
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                <p>Publié</p>
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                <geogname>Domaine</geogname>
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                <name id="atom_3391_actor">Collection des manuscrits de littérature classique</name>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Donation par Philippe Auguste aux religieuses de Saint-Cyr de la dîme du pain et du vin dépensés par le couple royal pendant leurs séjours à Saint-Germain-en-Laye et à Poissy</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 12267, f. 201-201v</unitid>
                <unitdate normal="1185/1186" encodinganalog="3.1.3">entre le 21 avril 1185 et le 12 avril 1186</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« Philippus Dei gratia Francorum rex. Noverint universi ad quos littere presentes pervenerint quod moniadibus Sancti Cyrici, ob anime nostre et anime patris nostri remedium, donavimus decimam in perpetuam habendam totius panis et vini quo nos et regina expendemus apud Sanctum Germanum in Loya aut apud Pissiacum, dum ibidem fuerimus. Quot ut ratum sit atque firmum, presens scriptum sigilli nostri auctoritate communimus. Datum apud Sanctum Germanum in Loya, anno ab incarnatione Domini M C LXXXVo. »</p>
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                <p>Henri-François Delaborde, Recueil des actes de Philippe Auguste, roi de France, t. I, Paris, Imprimerie nationale, 1916, p. 182, n° 150.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 27.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509627c/f409.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes royaux</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 9017</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 5] [Recepta et expensa anno MCCXXXIIII, inter candelosam et ascensionem]<lb/>[…]<lb/>[Expensa]<lb/>Itinera<lb/>[…]<lb/>[19 mars 1234] Apud Sanctum Germanum in Laia, die dominica ante Annunciationem beatae Mariae, computume fuit de XII diebus ad vadia, XIIc XXXVIII l. X d.<lb/>[…]<lb/>[entre le 21 avril et le 1er mai 1234] Apud Sanctum Germanum, computatum fuit de vigila Paschae et de die ad vadia, IIIIc XLVI l. II d. minus<lb/>[…]<lb/>[f. 6] Dona et Hernesia<lb/>[…]<lb/>[2 février 1234] Pro sale et vectura dammarum captarum in foresta Layae, L s. per Petrum de Villari<lb/>[…]<lb/>[f. 7] [entre le 20 et le 23 mars 1234] Johannes Marqueri, pro expensis, quando ivit ad reginam Cipri pro veniendo ad parlamentum Sancti Germani, XXV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 8] [entre le 7 et le 14 avril 1234] Pro tribus albis apud Sanctum Germanum, Lorriacum et Albigniacum, LXXV s. teste elemosinario<lb/>[…]<lb/>[entre le 7 et le 14 avril 1234] Consergerius Sancti Germani, pro expensis, quando ivit ad comitem Pontivi pro treugis prorogandis, L s. teste magistro Johanne<lb/>[…]<lb/>[f. 9] [27 avril 1234] Portus de Charlevenne et batelli a ponte Charonne usque ad Sanctum Germanum, XLV s. teste Hugone scutifero, die Jovis post Pascha<lb/>Elemosina inter Parisius et Sanctum Germanum per Herbertum scutiferum et Hugonem, XXXVII s. VII d.<lb/>Pro salmone qui qui aportatus reginae eodem die, XXX s. teste Hugone scutifero<lb/>[…]<lb/>[f. 12] [entre le 29 et le 31 mai 1234] Pro sejorno equorum apud Parisius, Meledunum, Sanctum Germanum et Caprosiam, LVI l. II s. »</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph-Daniel Guigniaut et Natalis de Wailly, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXI, Paris, Imprimerie impériale, 1855, p. 228, 229, 233, 234, 235, 238 et 245.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 31.</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 9017</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 17] Compotus praepositorum anno Domini millesimo ducentesimo tricesimo quarto, mense Junio, de termino Ascensionis<lb/>Parisius […]<lb/>Expensa […]<lb/>Domus Dei de Sancto Germano, de dono pro paschasio, LXVII s. et dimidum.<lb/>[…]<lb/>Consergius Sancti Germani in Laya, IIII s. per diem, de eodem termino, XXVII l.<lb/>Capella Sancti Germani in Laya, pro medietate, VII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 23] [Compotus ballivorum Franciae anno Domini millesimo CC tricesimo quarto]<lb/>[…]<lb/>[f. 27] Consergius Sancti Germani in Laya.<lb/>Recepta.<lb/>De Templo, IIIIxx XIIII l.<lb/>Expensa.<lb/>Pro novo essarto, muro faciendo, domibus regis reparandis, XXXI l. XIII s.<lb/>Pro aliis operibus, XXVII l. VII s.<lb/>Pro factione vinearum, XXXV l.<lb/>Summa, IIIIxx XIIII l. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 566, 572 et 578.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 29, 37 et 112.</p>
              </bibliography>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 9017</unitid>
                <unitdate normal="1239/1239" encodinganalog="3.1.3">31 mai-27 octobre 1239</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 33] Itinera, dona et hernesia anno Dominci MCCXXXIX, inter Ascensionem et Omnes Sanctos<lb/>[…]<lb/>Itinera<lb/>[…]<lb/>[31 mai 1239] Apud Sanctum Germanum in Laya, die Martis post quindenam Penthecoustes, computum fuit de IX diebus ad vadia, mille XVI l. IIII s. VII d.<lb/>[…]<lb/>[19 juin 1239] Apud Sanctum Germanum in Laye, Dominica ante sanctum Johannem Baptistam, computum fuit de VIII diebus ad vadia, IXc LII l. VI s. X d.<lb/>[…]<lb/>[Dona et hernesia]<lb/>[…]<lb/>[f. 35] [entre le 20 et le 23 mai 1239] Pro octo candellariis positis in capella Sancti Germani in Laia, VIII l. teste Adam de Mellento.<lb/>[…]<lb/>[f. 34] [30 mai 1239] Terricus Tocheboef, pauper miler, de dono, ad Sanctum Germanum, die Lunae post quindenam Penthecoustes, X l. teste Guillelmo de Braia.<lb/>[…]<lb/>[entre le 30 mai et le 1er juin 1239] Quidam homo de Pissiaco, de dono pro so equo perdito in servitio juvenis reginae, IIII l. teste consergio Sancti Germani.<lb/>[…]<lb/>[1er juin 1239] Moniales nigrae de Foissiaco versus Trecas, de dono, ad Sanctum Germanum, die Mercurii post quindenam Penthecoustes, X l. teste Guillelmo de Braia.<lb/>[…]<lb/>[entre le 1er et le 6 juin 1239] Castellanus de Sancto Germano, pro custodia minutarum avium pro VIxx XVI diebus a die Cinerum usque ad sanctum Johannem Baptistam, per diem, VIII d., IIII l. X d. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 35] [entre le 1er et le 6 juin 1239] Pro vadiis magistri Galteri, clerici imperatoris, ad Sanctum Germanum, septimana ante sanctum Barnabam, per Odardum de Villaribus, LXVI s.<lb/>[…]<lb/>[6 juin 1239] Portus de Pecco juxta Sanctum Germanum in Laya, die Lunae ante sanctum Barnabam, per Dinisotum, scutiferum, XLVI s.<lb/>[…]<lb/>[f. 36] [19 juin 1239] Domina de Boumez, de dono, ad Sanctum Germanum, Dominica ante sanctum Johannem, pro suis vadiis, X l. teste Guillelmo de Braia<lb/>[…]<lb/>[21 juin 1239] Quaedam femina de Chaciaco, quae petebat unum furnum apud Chaciacum, de dono, die Martis ante sanctum Johannem, apud Sanctum Germanum, XL s. teste domino Petro, capellano.<lb/>Herbertus de Lions, avicularius, qui attulit esperverium, eadem die, apud Sanctum Germanum, de foresta de Lions, XL s. teste Petro Juveni.<lb/>Et pro uno torcello quem similiter apportavit, XL s.<lb/>[…]<lb/>[21 ou 22 juin 1239] Castellanus de Sancto Germano, de dono ad suam filiam maritandam, XLII l. teste rege.<lb/>[…]<lb/>[21 ou 22 juin 1239] Quidam vetus homo qui venit ad regem de Hispania, ad Sanctum Germanum, pro sua infirmitate, de dono, XX s., teste Dinisoto, scutifero.<lb/>[…]<lb/>[22 juin 1239] Portus de Comflans, die Mercurii ente Sanctum Johannem, et batelli a Parisius usque ad Autolium, quando rex veniebat ad Sanctum Germanum, et elemosinae per Dinisotum, scutiferum, inter Sanctum Germanum et Pontisaram, CX s.<lb/>[…]<lb/>[entre le 24 et le 29 juin 1239] Odo de Cormalliis, de dono, septimana ante sanctum Johannem, pro sua infirmitate, ad Sanctum Germanum, C s. teste Guillelmo de Braia.<lb/>[…]<lb/>[f. 39] [17 juillet 1239] Item, pro expensa domini Caroli, pro tribus diebus a Sanctum Germanum, quando Rex venit a Medonta ad Pontisaram, Dominica ante Magdalenam, per magistrum Martinum, XIIII l. V s. VII d.<lb/>Et pro expensa suorum equorum de III diebus, XXIIII s. VI d.<lb/>Chatellons de Sancto Germano, pro custodia IIII falconum Januensium, pro XX diebus usque ad Magdalenam, et pro XVII esperveriis de eodem termino, XXXIII s. IIII d.<lb/>Et pro custodir aliarum minutarum avium de uno mense usque ad eundem terminum, XXIII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[22 ou 23 juillet 1239] Elemonsinae per Dinisium, scutiferum, inter Pontisaram et Sanctum Germanum, die Mercurii ante Magdalenam, et a Sancto Germano usque Parisius, ipsa die Magdalenae, LIIII s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[entre le 23 et le 25 juillet 1239] Pro collariis qui apportaveruynt dominum Carolum a Sancto Germano usque ad Vicenas, XXVII s. per Dinisium, scutiferum.<lb/>[…]<lb/>[entre le 28 et le 31 juillet 1239] Consergius Sancti Germani, pro sua roba aestatis, L s.<lb/>[…]<lb/>[f. 42] [entre le 7 et le 9 septembre 1239] Hugo Anglicus, qui fuit nuntius, tunc de dono, ad Sanctum Germanum, LX s. teste G. de Braia.<lb/>[…]<lb/>[entre le 7 et le 9 septembre 1239] Chatellons de Sancto Germano, pro custodia unius falconis et pro duobus esperveriis de XLVII diebus a Magdalena usque ad Nativitatem beate Mariae, et pro uno alio falcone de XXXIII diebus usque ad eundem terminum, XXV s. VI d.<lb/>Et pro tribus falconibus de Januis et uno hostorio de XX diebus, et pro tribus hostoriis de III diebus usque ad eundem terminum, XVIII s.<lb/>[…]<lb/>[entre le 7 et le 9 septembre 1239] Subcapellanus de Sancto Germano, de dono, XX s. teste Petro Juveni.<lb/>[f. 45] [entre le 21 et le 27 octobre 1239] Pro una stola broudata ad capellam Sancti Germani, IIII l.<lb/>[…]<lb/>[entre le 21 et le 27 octobre 1239] Pro una paratura toalliae altaris, LX s.<lb/>[…]<lb/>[f. 46] [entre le 21 et le 27 octobre 1239] Pro fornatura de custodiis capellae Sancti Germani, LXXII s.<lb/>[…]<lb/>[vers le 27 octobre 1239] Pro sejorno equorum, videlicet Parisius, Meleduni, Sancti Germani et alibi, LXXIII l. XVII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 48] [Equi]<lb/>Consergius Sancti Germani in Laia, pro roncino, X l. teste Dinisio. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 586, 590, 592, 594, 595, 598, 599, 603, 609 et 612.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes royaux</unittitle>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« [Computus praepositorum et ballivorum Franciae, de termino Ascensionis, anno Domini MCCXLVIII]<lb/>[…]<lb/>[f. 57v] Consergius Sancti Germani in Laya<lb/>Recepta.<lb/>De Templo, CVIII l. XIIII s. II d.<lb/>Expensa.<lb/>Pro factione vinearum, IIIIxx X l.<lb/>Pro operibus, XVIII l. XIIII s. II d.<lb/>Summa, CVIII l. XIIII s. II d. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph-Daniel Guigniaut et Natalis de Wailly, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXI, Paris, Imprimerie impériale, 1855, p. 282.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 112.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le compte des dépenses des métiers de l’Hôtel du roi</unittitle>
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                <unitdate normal="1282/1284" encodinganalog="3.1.3">2 juillet 1282-22 septembre 1284</unitdate>
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                <p>« [tablette 1 recto]<lb/>[Vinum]<lb/>[…]<lb/>Item, jovis post octabas S. Johannis [2 juillet 1282], apud Sanctum Germanum : [160 l.]<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[Item, mar]tis post S. Martinum estivalem [7 juillet 1282] apud Sanctum Germanum : 160 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, pro Johanne Poucin : 73 l. 11 s. 10 d.<lb/>ad mutuum ipsius Johannis in qu[intis tabu]lis<lb/>[…]<lb/>Item, martis in crastino S. Clementis [24 novembre 1282] apud S. Germanum : 80 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, sabbato ante S. Andream [28 novembre 1282], apud S. Germanum : 160 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 1 verso]<lb/>Item, Hebertus, lune post Can[delosam] [7 février 1284] apud Sanctum Germanum : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, Herbertus, mercurii in octabis Candelose [9 février 1284] : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, de guarnisionibus [Johann]is de Ays : 16 l.<lb/>[…]<lb/>Item, dominica post octabas [Candelose] [13 février 1284] apud [Sanctum Ger]manum : 200 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[Coquina]<lb/>[…]<lb/>[tablette 2 verso]<lb/>Item, sabbato ante S. Clementem [14 novembre 1282], apud Sanctum Germanum : 240 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, jovis ante S. Andream [26 novembre 1282], apud Sanctum Germanum : 240 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 3 verso]<lb/>Item, lune post Candelosam [7 février 1284], apud Sanctum Germanum : 300 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, veneris post octabas Candel. [11 février 1284], apud Sanctum Germanum : 256 l. 14 s. 11 d.<lb/>cum misiis et roba O.S. vadiis Candel. et dono Stephani Hermeri de via Tholose<lb/>Item, dominica post octabas Candel. [13 février 1284], apud Sanctum Germanum : 200 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, lune post octabas Pasche [17 avril 1284], apud Sanctum Germanum : 300 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, dominica in festo sancti Georgii [23 avril 1284], apud Sanctum Germanum : 260 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, mercurii sequenti [26 avril 1284], ibidem : 160 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, veneris sequenti [28 avril 1284], ibidem : 160 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 4 recto]<lb/>Item, sabbato post S. Bartholomeum [26 août 1284], apud Sanctum Germanum : 200 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, dominica [sequenti] [27 août 1284], ibidem : 500 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, dominica post festum b. Egidii et Lupi [3 septembre 1284], apud Sanctum Germanum in Laya : 160 l.<lb/>per Martinum<lb/>[…]<lb/>Item, dominica post Nat. b. Marie [10 septembre 1284], apud Sanctum Germanum : 180 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, jovis in Exaltatione s. Crucis [14 septembre 1284], [apud Sanctum] Germanum : 300 l.<lb/>per Marcellum, me existente ad compotum Johannis d’Ays<lb/>Item, lune sequenti [18 septembre 1284], ibidem : [400 l.]<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 5 recto]<lb/>[Cera]<lb/>[…]<lb/>Item, lune in festo s. Clementis [23 novembre 1282], apud Sanctum Germanum : 300 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 5 verso]<lb/>Item, lune post Candelosam [7 février 1284], apud Sanctum Germanum, Nicholaus : 84 l. 2 s. 0 d.<lb/>per Marcellum, cum misiis O.S. preteritorum<lb/>Item, per Nicholaus de Pontisara, a Templo per litteram factam apud Sanctum Germanum, veneris post octabas Candelose [11 février 1284] : 400 l.<lb/>[…]<lb/>Mercurii post Nat. b. Marie [13 septembre 1284], apud Sanctum Germanum, Nicholaus : 372 l. 5 s. 10 d.<lb/>cum misiis Ascen. Preterite et expensis obitus Meleduni revocatis per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 7 recto]<lb/>[Avena]<lb/>[…]<lb/>Item, jovis ante S. Andream [26 novembre 1282], apud Sanctum Germanum : 180 l.<lb/>per Marcellum, Dyonisius scutifer<lb/>[…]<lb/>[tablette 7 verso]<lb/>Item, Johannes de Castellario, lune post Candelosam [7 février 1284], apud Sanctum Germanum : 200 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, sabbato post octabas Candelose [12 février 1284], apud Sanctum Germanum : 240 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, mercurii post octabas Pasche [19 avril 1284], apud Sanctum Germanum : 240 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, Dyonisius et Johannes Catus, dominica post S. Marcum [30 avril 1284], ibidem : 240 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 8 recto]<lb/>Item, dominica post S. Bartholomuem [27 août 1284], apud Sanctum Germanum : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Dominica post festum s. Egidii [3 septembre 1284], apud Sanctum Germanum : 100 l.<lb/>per Martinum – habuit Dionisius et Johannes Ca[tus]<lb/>[…]<lb/>Mercurii post N. b. Marie [13 septembre 1284], apud Sanctum Germanum, Johannes de Castellario : 200 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, Johannes de Castellario, martis [ante S. Math]eum [19 septembre 1284], [apud S]anctum Germanum : 200 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, veneris in crastino S. Mathei [22 septembre 1284], [apud Sanctum] Germanum, Rogerus cum clericis : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>[tablette 9 verso]<lb/>[Forraria]<lb/>[…]<lb/>Item, Guillotus nepos magistri Roberti, jovis ante S. Andream [26 novembre 1282], apud Sanctum Germanum : 60 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, veneris post octabas Candelose [12 février 1283], apud Sanctum Germanum : 100 l.<lb/>per Marcellum et magistrum Michaelem<lb/>[…]<lb/>[tablette 10 recto]<lb/>Item, veneris post octabas Candelose [11 février 1284], apud Sanctum Germanum, Guillelmus de Pontisara et clericus : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, lune post octabas Candelose [14 février 1284], apud Sanctum Germanum : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>[…]<lb/>Item, Jacobus clericus, jovis post octabas Pasche [20 avril 1284], apud Sanctum Germanum : 100 l.<lb/>per Marcellum<lb/>Item, dominica post S. Marcum [30 avril 1284], ibidem : 100 l.<lb/>per Marcellum »</p>
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                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 430, 431, 432, 434, 435, 437, 441, 442, 443, 444, 449, 451, 452, 455, 458, 459, 463 et 465.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Élisabeth Lalou, Les comptes sur tablettes de cire de la chambre aux deniers de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel (1282-1309), Paris, De Boccard, 1994 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. VIII), p. 150, 152, 159, 167, 175 à 177, 180, 181, 193, 197, 199, 206, 212 à 215, 223, 227 et 228.</p>
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                <p>« [tablette 2 verso]<lb/>[De 3200 l. a] templo per litteram factam Pontisare, veneris post Pascha [14 avril 1284], habui :<lb/>Johannes […] sequenti, in septimis tabulis : 200 l.<lb/>Item, lune sequenti [17 avril 1284], ibi [apud Sanctum Germanum] pro coquina : 300 l.<lb/>Item, tunc ibi : [100 l.]<lb/>[de quibus :] [Elem]os[inarius] apud Pontisaram, pro die Pasche : 52 l. 13 s. 8 d.<lb/>et ego : 47 l. 6 s. 4 d.<lb/>[Item, tunc ibi] : [200 l.]<lb/>de quibus : pro vino : 160 l.<lb/>Mag. Julianus aurifaber, ad hernesia : […] l.<lb/>Dominus Montis Morenciaci, pro vadiis diei Pasche : 31 l. 19 s. 8 d.<lb/>et ego : […] l. 0 s. [4] d.<lb/>Item, martis sequenti, ibi : 200 l.<lb/>de quibus : pro pane : 160 l.<lb/>et ego : 40 l.<lb/>[Summa :] [1000 l.]<lb/>Item, tunc ibi : 100 l.<lb/>de quibus : Martinus Parvus, pro vadiis Ascen. : 20 l. 11 s. 2 d.<lb/>[…]ur., pro pallio : 9 l. 15 s. 0 d.<lb/>et ego : 69 l. 12 s. 10 d.<lb/>Item, mercurii [sequenti] [19 avril 1284] : [300 l.]<lb/>de quibus : pro avena : 240 l.<lb/>Bateste, mutuo suo : 10 l.<lb/>et ego : 50 l.<lb/>[Item, jovis sequenti] [20 avril 1284], pro forraria : 100 l.<lb/>P. de Chambliaco, ad hernesia, pro negociis privatis : 100 l.<lb/>[pro…] capellano domine Blanche<lb/>Item, dominica in festo S. Georgii [23 avril 1284], apud [Sanctum Germanum] : 300 l.<lb/>de quibus : pro coquina : 260 l.<lb/>Colardus Doay, mutuo suo, lune sequenti [24 avril 1284] : […]<lb/>[…] Bogelli, luparius, tunc ibi mutuo suo : 100 s.<lb/>Venatores mutuo suo die s. Ma[rci] [25 avril 1284] : […]<lb/>et ego : 10 l.<lb/>Item, mercurii post S. Marcum [26 avril 1284], ibi : 300 l.<lb/>de quibus : Panis : [160 l.]<lb/>Petrus de Chambliaco, per Cornutum, ad mutuum un septimis tabulis : 32 l.<lb/>[… ad] vadia Pasche, in dictis tabulis ad debitum et pro roba filii sui : 34 l.<lb/>[…]nero, jovis sequenti [27 avril 1284] mutuo : 18 l. 16 s. 0 d.<lb/>Item, P. de Chambliaco, tunc ad […] : [9 l. 9 s. 8 d.]<lb/>et ego : 45 l. 14 s. 4 d.<lb/>Summa ab alia : 1200 l.<lb/>[Item, veneris pos]t S. Marcum [28 avril 1284], apud S. Germanum : 400 l.<lb/>de quibus : pro coquina : 160 l.<lb/>pro vino : [160 l.]<lb/>[pro] pane : 80 l.<lb/>Item, dominica post S. Marcum [30 avril 1284], ibi pro forraria : 100 l.<lb/>Item, tunc ibi : [100 l.]<lb/>[de quibus :] Bateste, Senglarius, Bernardus Favoille, Poncius de Monte Rodat et Rad. de [Bosco Galteri], [pro] residuo vadiorum Ascen. : 97 l. 0 s. 7 d.<lb/>et ego : 0 l. 59 s. 5 d.<lb/>Item, tunc ibi : [300 l.]<lb/>de quibus : pro avena : 240 l.<lb/>Mag. Dyonisius de Aurelianis, lune sequenti [1er mai 1284], mutuo : 8 l.<lb/>Joh. [… ad] mutuum suum : 30 l.<lb/>et ego : 22 l.<lb/>[Item, martis] sequenti [2 mai], ibi elemosinarius, in compoto suo : 100 l.<lb/>Summa : 1000 l.<lb/>Summa : 3200 l.<lb/>[…]<lb/>[tablette 14 recto]<lb/>De 2000 l. quas cepi nomine meo, pro balistariis pagandis, per litteram factam apud Vicenas, martis ante Cathedram sancti Petri [19 février 1286], habui :<lb/>Mercurii sequenti [20 février 1286], Parisius : 1600 l.<lb/>per Marcellum, de quibus : […]<lb/>Philippus Danyel de Sancto Germano, ad debitum in nonis tabulis per uxorem suam : 100 s.<lb/>[…]<lb/>[tablette 16 recto]<lb/>Item, Templum de termino Omnium Sanctorum octogesimo quarto<lb/>[…]<lb/>Item, a Templo, per litteram factam apud Sanctum Germanum, martis post Nat. b. Virginis [12 septembre 1284] : 3200 l.<lb/>per P. de Meleduno<lb/>Item, Johannes de Castellario, per litteram factam tunc ibidem : 800 l.<lb/>ad misias scutiferie<lb/>[…]<lb/>Item, a Templo, per litteram factam apud Sanctum Germanum, martis ante S. Matheum [19 septembre 1284] : 2000 l.<lb/>per Marcellum qui ivit pro eis<lb/>Item, a Templo, per litteram quam Johannes Poucin fecit fieri, mercurii in vigilia S. Crucis [13 septembre 1284], me existente ad compotum Johannis d’Ays : 2000 l.<lb/>per P. de Meleduno de quibus tradidit domino G. de Bearnio 1500 l. »</p>
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                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 497.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Élisabeth Lalou, Les comptes sur tablettes de cire de la chambre aux deniers de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel (1282-1309), Paris, De Boccard, 1994 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. VIII), p. 17-19, 125, 129, 131 et 132.</p>
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                <p>[f. 1v] Computus ballivorum Franciae de termino Omnium Sanctorum, anno [millesimo ducentesimo] octogesimo quinto<lb/>[…]<lb/>[f. 1] Monachi Sancti Germani in Laya, pro medietate, VII l.<lb/>[…]<lb/>Personae XLIIII cuilibet XII d. per diem, de hoc termino, cuilibert VI l. XVII s.<lb/>[…]<lb/>Concergius Sancti Germani in Laye<lb/>[…]<lb/>[f. 8] Expensa Sancti Germani in Laya<lb/>Pro gagiis fontenarii, pro tertio, VI l.<lb/>Pro merreno empto pro priore Sancti Germani in Laye<lb/>Pro merreno empto pro torculario de Musterolo, XIII l.<lb/>Item pro vectura et operaria trium torcularium, XXII l. XIX s. I d.<lb/>Pro operibus Nigellae et fonte, LII s.<lb/>Pro operibus Magni Castelleti, XIX l. IX s V d.<lb/>Pro operibus Parvi Castelleti et muris ibidem retinendis et sustinendis, XXV l. XI s. VI d.<lb/>Pro operibus Longi Campi per magistrum Odonem de Musterolo, XVIII l. XVIII s. VI d.<lb/>Pro operibus domorum Vallium, XV s.<lb/>Pro operibus domorum Sancti Germani in Laya, LVII l. XIII s. IIII d.<lb/>Item per concergium, XVIII l. IX s. III d.<lb/>Pro operibus domorum de Livriaco, VII l. V s.<lb/>Pro torcularibus de Livriaco, pro merreno et vectura, et operaria, XVI l. XI s. VI d.<lb/>Pro patibulo Parisiensi, pro carpentaria et maconaria, IIc XXX l. XX d. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 623 à 626 et 643.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 32-33 et 113.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes ordinaires de l’Hôtel du roi</unittitle>
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                <p>« [tablette 4 verso]<lb/>Lune sequenti [27 novembre], apud Sanctum Germanum in Laia, et regina<lb/>Panis : 25 l. 18 s.<lb/>dinerium : 18 s.<lb/>regine : 12 s.<lb/>vectura : 74 s. 4 d.<lb/>vadia : 16 s. 9 d.<lb/>Vinum : 70 l.<lb/>scancionaria : 56 s.<lb/>vectura : 65 s. 10 d.<lb/>vadia : 16 s. 1 d.<lb/>garnisio : 2 mod.<lb/>Coquina : 98 l. 16 s.<lb/>rex et regina : 36 l. 10 s. 9 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Cera : 48 l. 18 s. 9 d.<lb/>fructus : 8 l. 16 s. 6 d.<lb/>vectura : 35 s. 6 d.<lb/>regine : 72 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 32 l. 16 s.<lb/>fenum : 7 l. 18 s.<lb/>literia : 7 l. 13 s.<lb/>marescalcia : 32 s.<lb/>vectura : 22 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 28 l. 9 s.<lb/>regina : 64 s.<lb/>liberi : 4 l. 8 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Martis sequenti [28 novembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 28 l. 8 s. 5 d.<lb/>vectura : 56 s. 8 d.<lb/>clerici : 6 s. 4 d.<lb/>vadia : 16 s. 9 d.<lb/>Vinum : 54 l. 0 s. 11 d.<lb/>scancionaria : 55 s.<lb/>vectura : 45 s. 6 d.<lb/>vadia : 16 s. 1 d.<lb/>garnisio : 5 mod. 8 sext.<lb/>cellarium Pissiaci : 15 mod. 6 sext.<lb/>Coquina : 115 l. 6 s. 6 d.<lb/>rex et regina : 25 l. 19 s. 7 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Cera : 47 l. 2 s. 6 d.<lb/>fructus : 8 l. 12 s. 10 d.<lb/>vectura : 21 s. 5 d.<lb/>regine : 56 s. 8 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 31 l. 18 s. 4 d.<lb/>fenum : 7 l. 13 s. 6 d.<lb/>marescalcia : 33 s. 8 d.<lb/>vectura : 32 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 26 l. 12 s. 4 d.<lb/>regina : 4 l. 5 s.<lb/>liberi : 24 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Mercurii vigilia Sancti Andree [29 novembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 25 l. 6 s. 6 d.<lb/>dinerium : 13 s.<lb/>regine : 15 s.<lb/>mappe : 5 s.<lb/>vadia : 16 s. 9 d.<lb/>Vinum : 22 l. 4 s. 3 d.<lb/>scancionaria : 41 s. 6 l.<lb/>vectura : 40 s.<lb/>vadia : 17 s. 6 d.<lb/>garnisio : 5 mod. 4 sext.<lb/>expense magistrorum per 3 dies apud Asnerias : 16 l. 15 s. 3 d.<lb/>Coquina : 97 l. 8 s. 9 d.<lb/>rex et regina : 50 l. 12 s. 6 d.<lb/>vadia [ut supra]<lb/>Cera : 32 l. 17 s. 9 d.<lb/>fructus : 8 l. 6 s.<lb/>vectura : 5 s. 9 d.<lb/>vadia : 8 s. 1 d.<lb/>Avena : 32 l. 12 s. 6 d.<lb/>fenum : 6 l. 18 s. 9 d.<lb/>marescalcia : 31 s. 4 d.<lb/>vectura : 28 s. 10 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 25 l. 12 s. 4 d.<lb/>regina : 78 s.<lb/>liberi : 28 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Jovis, festo sancto Andree [30 novembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 34 l. 0 s. 3 d.<lb/>dinerium : 7 s.<lb/>vectura : 43 s. 9 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>expense magistrorum per 3 dies apud Asnerias : 8 l. [13 s. 10 d.]<lb/>Vinum : 80 l.<lb/>scancionaria : 60 s.<lb/>vectura : 54 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>[cellarium] : 16 [mod. 6 sext.]<lb/>[tablette 5 recto]<lb/>Coquina : 128 l. 10 s. 11 d.<lb/>rex et regina : 33 l. 19 s. 4 d.<lb/>expense magistrorum : 33 l. 9 s. 2 d.<lb/>Cera : 50 l. [10] s. 11 d.<lb/>fructus : 8 l. 16 s.<lb/>vectura : 18 s. 9 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>expense magistrorum : 13 l. 12 s. 8 d.<lb/>Avena : 30 l. 18 s. 10 d.<lb/>Fenum : 7 l. 15 s. 4 d.<lb/>marescalcia : 28 s. 4 d.<lb/>vectura : 26 s. 7 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 25 l. 16 s. 4 d.<lb/>regina : 76 s.<lb/>liberi : 31 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>expense magistrorum apud Asnerias : 4 l. 16 s. 0 d.<lb/>Veneris post Sanctum Andream [1er décembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 23 l. 2 s. 9 d.<lb/>vectura : 23 s. 8 d.<lb/>vadia : 16 s. 9 d.<lb/>Vinum : 65 l. 17 s. 9 d.<lb/>scancionaria : 43 s. 3 d.<lb/>vectura : 49 s. 6 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>garnisio : 2 mod. 2 sext.<lb/>Montispessulani : 1 mod. 8 sext.<lb/>cellarium Pissiaci : 9 mod.<lb/>Coquina : 98 l. 17 s. 6 d.<lb/>rex et regina : 40 l.<lb/>vadia : 28 s. 9 d.<lb/>Cera : 41 l. 12 s. 3 d.<lb/>fructus : 8 l. 15 s.<lb/>vectura : 15 s. 4 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 31 l. 14 s. 5 d.<lb/>fenum : 6 l. 18 s. 11 d.<lb/>marescalcia : 32 s.<lb/>vectura : 34 s. 8 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 26 l. 11 s. 10 d.<lb/>regina : 78 s.<lb/>liberi : 27 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Sabbato sequenti [2 décembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 29 l. 14 s.<lb/>vectura : 21 s. 6 d.<lb/>mappe : 4 s.<lb/>vadia : 12 s. 9 d.<lb/>Vinum : 69 l. 7 s.<lb/>scancionaria : 48 s. 6 d.<lb/>vectura : 60 s. 2 d.<lb/>vadia : 15 s. 6 d.<lb/>garnisio Montispessulani : 2 mod. 4 sext.<lb/>cellarium Pissiaci : 7 mod. 4 sext.<lb/>Coquina : 100 l.<lb/>rex et regina : 44 l. 0 s. 12 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Cera : 51 l. 12 s. 11 d.<lb/>fructus : 8 l. 12 s. 6 d.<lb/>vectura : 12 s. 8 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 30 l. 12 s. 7 d.<lb/>fenum : 7 l. 3 s. 4 d.<lb/>marescalcia : 33 s. 11 d.<lb/>vectura : 28 s. 9 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 26 l. 6 s. 4 d.<lb/>regina : 75 s.<lb/>liberi : 28 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Dominica sequenti, post Sanctum Andream [3 décembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 31 l. 3 s. 7 d.<lb/>vectura : 23 s. 8 d.<lb/>dinerium : 8 s.<lb/>vadia : 16 s. 9 d.<lb/>Vinum : 76 l. 18 s. 6 d.<lb/>scancionaria : 53 s. 3 d.<lb/>vectura : 62 s. 16 d.<lb/>vadia : 15 s. 6 d.<lb/>garnisio Montispessulani : 2 mod. 6 sext.<lb/>Coquina : 120 l. 42 s. 1 d.<lb/>rex et regina : 21 l. 6 s. 8 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Cera : 47 l. 2 s. 6 d.<lb/>fructus : 8 l. 9 s. 6 d.<lb/>vectura : 15 s. 3 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 29 l. 13 s. 7 d.<lb/>fenum : 7 l. 14 s.<lb/>literia : 76 s.<lb/>marescalcia : 32 s.<lb/>vectura : 28 s. 4 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 25 l. 14 s. 4 d.<lb/>regina : 4 l. 5 s.<lb/>liberi : 28 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Lune sequenti [4 décembre], ibidem, et regina<lb/>Panis : 29 l. 12 s. 7 d.<lb/>vectura : 28 s.<lb/>ligna : 4 s.<lb/>regine : 13 s. 8 d.<lb/>vadia : 13 s. 11 d.<lb/>Vinum : 74 l. 12 s. 11 d.<lb/>scancionaria : 42 s. 9 d.<lb/>vectura : 53 s. 10 d.<lb/>vadia : 14 s. 5 d.<lb/>Coquina : 96 l. 7 s. 6 d.<lb/>rex et regina : 28 l. 6 s. 11 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Cera : 50 l. 2 s. 11 d.<lb/>fructus : 8 l. 14 s. 8 d.<lb/>vectura : 6 s. 4 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 7 l. 14 s.<lb/>fenum : 6 l. 17 s. 8 d.<lb/>marescalcia : 32 s. 6 d.<lb/>vectura : 28 s. 8 d.<lb/>avena garnisio Pissiaci : 5 mod. : 7 s. 6 d. 22 l. pro sext<lb/>Camera : 25 l. 19 s. 10 d.<lb/>regina : 78 s.<lb/>liberi : 28 s.<lb/>vadia ut supra »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 520.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Élisabeth Lalou, Les comptes sur tablettes de cire de la chambre aux deniers de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel (1282-1309), Paris, De Boccard, 1994 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. VIII), p. 495-500.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 28.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un compte comprenant des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 9069, p. 849-850</unitid>
                <unitdate normal="1320/1321" encodinganalog="3.1.3">9 septembre 1320-14 septembre 1321</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 849] Compotus magistri Petri de Burgo Dolensi de operibus regalibus factis Parisius, Pissiaci, apud Sanctum Germanum in Laya, apud Vicennas, et alibi circa Parisius, a nona Septembris M° CCC° XX° usque ad decimam quartam [p. 850] Septembris M° CCC° XXI°, redditus sexta Maii M° CCC° XXII°. Debentur ei LIX l., etc. Tamen habuit cedulam testimonialem a pluribus personis pro ipso, XIIc LXXIII l. XII s. V d. par. Signantur ibi plura recuperanda super magistrum Nicolaum Le Loquetier, plures denario tradi pro sepultura regis Philippi Magni, et super magistrum Petrum de Valenciennes, X l. par., et super Guerran Le Chaufourier, X l. V s. de calce ad valorem dicte summe. Et plura aliqua alia signantur ibi corrigenda et recuperanda. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Charles-Victor Langlois, Inventaire d’anciens comptes royaux dressé par Robert Mignon sous le règne de Philippe de Valois, Paris Imprimerie nationale, 1899, p. 274, n° 2195.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 115.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un compte portant sur des travaux aux Loges dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 9069, p. 855</unitid>
                <unitdate normal="1323/1323" encodinganalog="3.1.3">1323</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Compoti duo Henrici de Meudono, primus de operibus logiarum Laye anno M° CCC° XXIII°, alius de misiis pro bichatis regis anno M° CCC° XXIV°, redditi quarta die Junii M° CCC° XXXVIII°. Corriguntur fines. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Charles-Victor Langlois, Inventaire d’anciens comptes royaux dressé par Robert Mignon sous le règne de Philippe de Valois, Paris Imprimerie nationale, 1899, p. 276, n° 2206.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 51.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la confirmation par Charles V du don aux religieuses de Saint-Cyr de la dîme du pain et du vin dépensés par le couple royal pendant leurs séjours à Saint-Germain-en-Laye et à Poissy</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">12</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 12267, f.  201v</unitid>
                <unitdate normal="1366/1366" encodinganalog="3.1.3">1366</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La confirmation du roy Charles 5 dit le Sage du don que le roy Philippe avoit fait l’an 1185 de la dixme du pain et du vin cy dessus, laquelle confirmation est dattée de l’année 1366, la 3e année de son regne, et est en original à Saint Cyr. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Charles V</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10509627c/f410.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mandement ordonnant le transfert dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye des services fondés au château de Poissy, détruit par ordre du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 17048, p. 665-667</unitid>
                <unitdate normal="1367/1367" encodinganalog="3.1.3">9 septembre 1367</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 665] Charles, par la grace de Dieu roy de France, a tous ceux qui ces presentes lettres verront, salut. Scavoir faisons que comme ou chastel qui nagueres etoit a Poissy, lequel pour certaines causes avons fait detruire et demolir du tout, eust une chapelle fondee d’ancienneté, laquelle les religieux de Hanemont de l’ordre du Val des Escoliers de les Poissy, estoient detenus de servir et y faire celebrer certains services divins et a cette cause devoient prendre et avoir certeines rentes sur nostre recepte du lieu et ailleurs, avec aucuns droits en nostre hostel selon ce que par nos predecesseurs fut ordoné, nous qui, pour la destruction dudit chastel, ne voulons led. service estre cassé ou amenri ne l’intention des fondeurs estre par ce defraudee, avons du consentement desdits religieux et a leur requeste ordonné et ordenons par ces presentes que lesdits services soient doresnavant faits et celebrez en la chapelle de nostre chatel de Saint Germain en Laye tout en la manière que ils devoient estre faits en la chapelle dessusd. jusqua tant qu’autrement en sera par nous ordonné, et voulons et nous plaist que en faisant iceux services, iceux religieux ayent, preignent et perçoivent entierement et sans difficulté les rentes et droits qu’ils doivent prendre et avoir pour la fondation de nosdits predecesseurs tout ainsy comme ils ont usé et accoutumé de les prendre et avoir quant ils faisoient lesd. services aud. chatel de Poissy.<lb/>[p. 667] Mandons au receveur de Paris present et à venir et à tous autres à qui il peut appartenir que par cette manière leur soit delivrés sens autre mandement attendre et que paisiblement les en laissent et facent joyr et user, nonobstant l’ordonnance et mutation dessusd. et quelconques autres choses a ce contraires, et ce que delivré et payé leur en sera nous voulons estre alloyé es comptes du payement sans contredit aucun. En temoin de ce nous avons fait mettre nostre scel a ces lettres. Donné a Saint Germain en Laye le 9 jour de septembre l’an de grace 1367 et de nostre regne le 4e. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives nationales, K 191, pièce 211 (dossier 10, pièce 6)</p>
              </altformavail>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 199, n° 407.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les messes célébrées dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Latin 17048, p. 661-663</unitid>
                <unitdate normal="1384/1384" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1384</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 661] Charles, par la grace de Dieu roy de France, a nos amez et feaux gens de nos comptes a Paris, salut et dilection. Complains se sont a nous griesvement les religieux, prieur et convent de l’eglise de Nostre Dame de Hennemont lez Saint Germain en Laye comme ja pieça de moult long et ancien temps ilz, comme nos chapelains, aient fait le service divin en la chapelle ou chastel de Poissy, laquelle ja piece par le faict et occasion de nos guerres fut detruite avec le chastel et depuis par permission, ordenance de nostre tres cher seigneur et pere, dont Dieux ait l’ame, aient esté translatés, annexés et unis a la chapelle de nostre chastel de Saint Germain en Laye, en laquelle ils ont toujours continué et continuent en faisant chacun jour ledit service en livrant le luminaire en ycelle sans interruption ne deffaut aucun, en laquelle chapelle de Poissy lesdits religieux chapeleins avoient et prenoient de plein droit et fondation roialle les offrandes et tout le baise main, et semblablement, attendue lad. translation et union, ils les doivent et peuvent prendre en lad. chapelle dudit Saint Germain, et combien que le premier chapelain de lad. chapelle qui, de sa fondation, doit celebrer ou faire celebrer en lad. chapelle trois messes la semaine et aussi livrer luminaires, cierges et torches pour lesd. messes et pour la levation du benoist saint sacrement, dont il prend pour ce faire certaine somme d’argent et quantité de cire en nostre recepte de Paris, que nemoins iceluy premier chapelain n’y chante ne n’y fait chanter, passez sont trois ans ou environ, et encores nonobstant ce s’efforce de prendre et percevoir et avoir ycelles offrandes et baisemains contre droit et raison et au grand grief, prejudice et grant charge d’iceux religieux qui lesdites messes dient en icelle chapelle chacune semaine continuellement, et aussi en faisant icelles messes quierent du leur propre la cire et luminaire qui y appartient, combien qu’ils soient petitement fondés et fort grevez tant des bestes sauvages de la forest comme de gens d’armes passans par le pays, par quoy ils ne pourroient bonnement trouver ne livrer ledit luminaire, comme ils ne soient a ce aucunement tenuz dont ils sont moult chargiés et dommangés, et seroient encores plus se par nous ne leurs estoit sur ce pourveu de remede convenable, et mesmement que par privilege en tous chateaux et hostels roiaux aucun n’a droit de prendre aucune des choses dessusdites fors les chappelains ou chappelain celebrant et faisant esdits lieux continuelle residence, si comme ils dient, requerant sur ce nostre gracieuse provision. Pourquoy nous, ces choses consideré, attendu aussy que qui desert a l’autel de l’autel doit vivre, inclinans a leur sipplication, vous mandons et enjoignons expressement, en commettant, se metier est, que se souverenement et de plein appellez ceux [p. 667] qui pour ce seront a appeller, il vous appert les choses dessus dittes estre vrayes, faittes faire commandement audit premier chappelain de ladite chapelle de Saint Germain qu’il baille et face bailler et delivrer le luminaire, torche, cierges et autres choses qu’il doit bailler et delivrer pour faire ledit service divin, et ou cas qu’il en soit reffusans, contredisans ou dilayans, faites icelles choses delivrer et bailler aux dessusdits religieux ou a celuy ou ceulx qui deserviront a laditte chapelle en contraignant a ce tous ceux qui pour ce seront a contraindre en telle manière que ledit service y puisse etre fait et accomply. Car ainsy le voulons estre fait et ausdits religieux l’avons octroyé et octroyons de grace especial par ces presentes pour consideration des choses desssudites se mestier est. Donné audit lieu de Saint Germain en Laye le 2d jour de novembre l’an de gace mil CCC IIIIxx et quatre et le quint de nostre regne. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Clairambault</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.5</unitid>
              <unitdate normal="1314/1692" encodinganalog="3.1.3">1314-1692</unitdate>
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        26 pièces    </physdesc>
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                <persname id="atom_4785_actor">Clairambault, Pierre</persname>
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            <bioghist id="md5-97aa2b734518cd2665b24b89a07fdfd3" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Généalogiste des Ordres du roi.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_4785_actor">Clairambault, Pierre </persname>
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            <custodhist encodinganalog="3.2.3">
              <p>Pierre Clairambault (1651-1740) était généalogiste des Ordres du roi sous Louis XIV puis Louis XV, depuis 1698. Les familles s’adressaient à lui pour obtenir leur généalogie, avant de se présenter à Charles d’Hozier, juge d’arme, pour avoir leurs armoiries.<lb/><lb/>Attaché à la rédaction du Catalogue général de la noblesse, Clairambault eut entre les mains les pièces d’archives qui constituèrent le Cabinet des Ordres (à ne pas confondre avec le Cabinet des titres). En 1676, puis en 1693, il prêta son concours à Bossuet, puis Fénelon, pour l’instruction historique des enfants de France, et  fit un grand nombre de copies et d’extraits d’ouvrages de la Bibliothèque royale et des archives de la Cour des Comptes, aujourd’hui détruites. Ces copies et extraits, accompagnés d’originaux du XVIe et du XVIIe siècle, ne représentaient pas moins de 141 volumes dont 140 sont conservés dans la collection sous les cotes 312-452. Composant des recueils, il leur adjoignit les mémoires des Guise et de Colbert, ainsi que les papiers de l’historien Jean Le Laboureur. En 1755, quinze ans après la mort de Clairambault (survenue le 14 janvier 1740), son neveu et successeur céda le Cabinet à l’Ordre du Saint-Esprit. Déposé en 1772 au couvent des Grands-Augustins,  où il était ouvert au public, le Cabinet fut transporté à la Bibliothèque royale en mai 1792 sur ordre du Directoire. Peu de temps après, un décret de l’Assemblée nationale condamna au feu plus de la moitié du Cabinet des Ordres. Le 18 juin 1792, on brûla ainsi place Vendôme 600 volumes de la collection de Clairambault, dont il ne  subsiste aujourd’hui que 1354 volumes.</p>
            </custodhist>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>LAUER Philippe,  Catalogue des manuscrits de la collection Clairambault, 3 tomes, chez Ernest Leroux, Paris, 1932.</p>
            </bibliography>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Reçu du coffre des joyaux de la fille du roi donné à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 10, p. 591, pièce 81</unitid>
                <unitdate normal="1314/1322" encodinganalog="3.1.3">vers 1314-1322</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>On ne sait si la princesse Jeanne était la fille de Louis X le Hutin (1314-1316) ou celle de Philippe V (1314-1316), mariée en 1318 avec le duc de Bourgogne.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Marguerite des Barres, dame de Bouville, faison savoir a touz que nous avons eu et receu de Pierre des Essartz, argentier le Roy mon seigneur, un coffre pour mettre les jouiaux ma dame Jehanne, fille du Roy de France mon seigneur, et un esprevier de toile blanche pour ma dite dame. En tesmoing de ce j’ai scellé ceste cedule de mon scel. Escript a Saint Germain en Laye VIII jours de fevrier. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000261p/f23.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte donné par Charles V en son château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 58, p. 4419, pièce 54</unitid>
                <unitdate normal="1368/1368" encodinganalog="3.1.3">22 août 1368</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_44679_actor">Charles V</persname>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Charles, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaulx conseiller les generaulx tresoriers a Paris des aides ordenez pour la delivrance de nostre tres cher seigneur et père, dont Dieu ait l’ame, salut et dilection. Pour certaines et secretes besoignes nous envoyons hastivement nostre amé huissier d’armes Guillaume Arnaut de Lahas par devers nostre tres cher et tres amé frere le duc d’Anjou et nostre tres cher cousin le conte d’Armagnac, et vous mandons et estroitement enjoignons que tantost et sans delaiz ces lettres veues vous par Jehan Luissier, receveur general des diz aides, faites bailler et delivrer a nostre dit huissier d’armes, pour faire ses despens ou dit voyage, la somme de cinquante franz d’or, et par rapportant ces presentes tant seulement sanz autre quittance ou descharge quelconques, nous voulons les diz L franz estre alloez es comptes dudit Jehan Luissier par noz amez et feaulx les genz de nos comptes a Paris, nonostant ordenances ou deffenses a ce contraire. Donné en nostre chastel de Saint Germain en Laye le XXIIe jour d’aoust l’an de grace mil CCC LXVIII, et le quint de nostre regne.<lb/>Par le Roy<lb/>J. de Saint Martin »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_44679_actor">Charles V </persname>
                <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 234, n° 463.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118 et 123.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000293n/f19.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée pour des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 72, p. 5595, pièce 25</unitid>
                <unitdate normal="1380/1380" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1380</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tout que je Guillaume de Maulle, paieur des œuvres du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de Françoys Chanteprime, receveur general des aidez ordennez pour la geurre, la somme de VIIIc frans d’orz pour ce present mois de juillet pour tourner et convertir es dictes œuvres sur un mandement du Roy nostre sire faisant mancion de la somme de quatre mil frans d’orz donné le XVIe jour de may dernier passé, de laquelle somme de de VIIIc frans d’or dessus dicte je me tieng pour bien paié et en quitte a tousjours le Roy nostre dit seigneur, ledit receveur et tous autres a qui il appartient. En tesmoing de ce, j’ay scellé ceste presente quittance de mon propre seel le XIIe jour de juillet l’an mil CCC IIIIxx.<lb/>G. de Maule »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000207w/f17.item</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée pour des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 72, p. 5593, pièce 24</unitid>
                <unitdate normal="1380/1380" encodinganalog="3.1.3">12 août 1380</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tous que je Guillaume de Maule, paieur des œuvres du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de Françoys Chanteprime, receveur general des aidez ordonnez pour la guerre, la somme de VIIIc frans d’orz pour ce present mois d’aoust pour tourner et convertir es dictes œuvres sur un mandement du Roy nostre sire faisant mancion de la somme de IIIIm frans d’or donné le XVIe jour de may l’an mil CCC IIIIxx, de laquelle somme de de VIIIc frans d’or dessus dicte je me tienz pour bien paié et en quitte le Roy nostre sire, ledit receveur et tous autres a qui il peut et doit appartenir. En tesmoing de ce, j’ay scellee ceste presente quittance de mon propre seel le XIIe jour d’aoust l’an dessus dit.<lb/>G. de Maule »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000207w/f16.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rôle d’une montre tenue à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 14, p. 944, pièce 172</unitid>
                <unitdate normal="1382/1382" encodinganalog="3.1.3">1382</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La monstre de messire Guillaume Le Bignot, chevalier bachelier, et de neuf escuiers de sa chambre, receue a Saint Germain en Laye le IXe jour de m[…] l’an mil CCC IIIIxx et deux<lb/>Le dit messire Guillaume<lb/>Esclanet de Boscherville<lb/>Loys de Tournebu<lb/>Commet de Couronne<lb/>Olivier du Mesnil<lb/>Guillaume du Val<lb/>Compaignon du Fay<lb/>Guillin du Val<lb/>Jehan de Launoy<lb/>Jaquet de Breteville »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 159.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000210c/f41.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le concierge du château de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 53, p. 4043, pièce 151</unitid>
                <unitdate normal="1397/1397" encodinganalog="3.1.3">1er décembre 1397</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tous que je Le Galoys de Guiry, escuier, concierge du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de honnorable homme et saige Guillaume Ame, receveur de Paris, la somme de onze livres huit solz parisis qui deubz m’estoyent a cause des gaiges de mon dit office pour les termes de la Chandelleur IIIIxx et XVI et Ascension IIIIxx et dix sept dernier passés, de laquelle somme de XI l. VIII s. p. je me tieng pout content et en quitte led. receveur et tous autres. Donné soubz mon seel le premier jour de decembre l’an mil CCC IIIIxx et dix sept. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90002979/f42.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le concierge du château de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 53, p. 4043, pièce 152</unitid>
                <unitdate normal="1399/1399" encodinganalog="3.1.3">25 novembre 1399</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tous que je Pierre de Guiry dit Le Galoys, escuier, concierge du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de honnorable homme et saige Jehan de la Cloche, receveur de Paris, la somme de six livres dix sept solz parisis qui deue m’estoit a cause des gaiges de mon dit office pour le terme de Toussains dernier passé, de laquelle somme de VI l. XVII s. p. je quitte led. receveur et tous autres. Donné souz mon seel le XXVe jour de novembre l’an mil CCC IIIIxx XIX. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
              </bibliography>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90002979/f42.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le concierge de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 56, p. 4297, pièce 156</unitid>
                <unitdate normal="1400/1400" encodinganalog="3.1.3">28 juin 1400</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tuit que je Pierre de Guyry dit le Galais, escuier, concierge du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de honorable homme et saige Jehan de la Cloche, receveur de Paris, la somme de onze livres huit solz parisis qui deubz m’estoient a cause des gaiges de mon dit office pour les termes de Chandeleur et Ascencion derniers passés, de la quelle somme de XI l. VIII s. p. je quicte ledit receveur et tous autres. Donné soubz mon scel le XXVIIIe jour de juing l’an mil CCCC.<lb/>Guiry »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000281f/f51.item</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 56, p. 4299, pièce 159</unitid>
                <unitdate normal="1401/1401" encodinganalog="3.1.3">16 novembre 1401</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tuit que je Pierre de Guyry dit le Galoys, escuier, concierge du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de Jehan de la Cloche, receveur de Paris, la somme de onze livres huit solz parisis qui deubz m’estoit a cause des gaiges de mon dit office pour le terme de Chandeleur et Ascencion derniers passez, de la quelle somme de XI l. VIII s. p. je me tieng pour content et bien paié et en quicte ledit receveur et touz autres. Donné souz mon scel le XVIe jour de novembre l’an mil quatre cens et un. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 56, p. 4299, pièce 160</unitid>
                <unitdate normal="1402/1402" encodinganalog="3.1.3">21 décembre 1402</unitdate>
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                <p>« Sachent tuit que je Pierre de Guyry dit le Galois, escuier, consierge du chastel de Saint Germain en Lay, confesse avoir eu et receu de honnorable homme et saige Jehan Bourteau, receveur de Paris, la somme de six livres dix sept solz parisis qui deubz m’estoient a cause des gaiges desserviz ou dit office pour le terme de Toussains dernier passé, de la quelle somme de VI l. XVII s. p. je me tiens pour comptant et en quicte ledit receveur et tous autres. Donné soubz mon scel le XXIe jour de decembre l’an mil CCCC et deux. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000281f/f52.item</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 56, p. 4299, pièce 161</unitid>
                <unitdate normal="1408/1408" encodinganalog="3.1.3">10 juin 1408</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tuit que je Pierre de Guiry dit le Galoys, escuier, concierge du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de honnorable homme et saige Pierre Sovin, secretaire du Roy nostre sire et receveur de Paris, la somme de onze livres huit solz parisis qui deubz m’estoient a cause de mes gaiges desserviz en mondit office pour les termes de Chandeleur et Ascencion darrenierement passez, de la quelle somme de XI l. VIII s. p. je quitte ledit receveur et touz autres. Donné soubz mon scel le Xe jour de juing l’an mil CCCC et huit. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000281f/f52.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 159, p. 4455, pièce 57</unitid>
                <unitdate normal="1432/1432" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1432</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tout que nous Loys d’Espoy, chevalier, capitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general de Normandie, la somme de huit cens trente deux livres sept solz unze deniers tournois en prest et payement des gages et regards de nous, deux autres hommes d’armes a cheval, trois a pié et de dix huit hommes de trait de nostre retenue pour la sauvegarde dud. lieu de Saint Germain pour les cinq pars de deux quartiers d’an commençans le XXXe jour de mars et finis le XXVIIIe jour de septembre darrenier passez incluz, desservis par iceulx deux quartiers dont deux monstres ont esté faites, la premiere le XXVIIe jour de juing darrenier passé et l’autre le second jour dud. mois de septembre, en laquelle somme sont comprins dix livres sept solz tournois qui rabatus nous ont esté par led. receveur general pour certaines guaingues de guerre faites par aucuns des gens de nostre retenue dud. Saint Germain et de nostre capitainerie de Poissy, les parties contenues en certaine certification par nous sur ce baillee, lesquelles gens d’armes et de trait nous prometons bien et deuement payer de leursd. gaiges et regards pour lesd. cinq pars d’iceulx deux quartiers et chacun d’iceulx par testes sans fraude, et la VIe partie desd. gages et regars desd. deux quartiers selon l’ordonnance du Roy nostre sire et de monseigneur le regent est demeuree en reste. De laquelle somme de VIIIc XXXII l. VII s. XI d. t. nous sommes contens et bien paiez, et en quitons par ces presentes le Roy nostredit seigneur, led. receveur et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ces presentes de nostre scel le XIIe jour de novembre l’an mil CCCC et trente deux.<lb/>Gadez »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.
<lb/></p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9001002f/f41.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 159, p. 4457, pièce 60</unitid>
                <unitdate normal="1434/1434" encodinganalog="3.1.3">8 novembre 1434</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Loys d’Espoy, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Michiel Durant, receveur general de Normandie, la somme de sept cens soixante deux livres six solz six deniers tournois en prest et paiement des gaiges et regards de nous, deux lances a cheval, sept a pié et trente archers de nostre retenue pour la sauvegarde, seurté et deffense dud. lieu de Saint Germain desserviz pour ung quartier d’an commencé le XXIXe jour de juing CCCCXXXIIII et fini le XXVIIe jour de septembre ensuivant derrenier passé tous incluz, dont monstres ont esté faites avec les gens de nostre retenue de Poissy le XXVIe jour d’aoust aussi derrenier passé par devant Lienard Legendre, lieutenant du prevost de Poissy, et Raoulin Chaalon, sergent audit lieu, present Jehan Patrillat, contreroleur de lad. garnison, ad ce commis, en laquelle somme sont compris, qui rabatu nous ont esté par led. receveur general, soixante quinze livres neuf solz six deniers tournois pour les gaiges et regard dud. contreroleur comme lance a cheval et ses deux archers, qui sont du nombre dessusd., desserviz par led. quartier d’an, lesquelz contreroleur et sesd. deux archers seront paiez par led. receveur general ainsi qu’il appartiendra, toutes lesquelles gens d’armes et de trait, excepté led. contreroleur et sesd. deux archers, nous promectons paier bien et deuement, sans fraude, chacun par teste, de leursd. gaiges et regards pour led. quartier d’an, et avec ce certiffions que durant icellui quartier toutes lesd. gens d’armes et de trait ont bien et deuement servy le Roy nostre seigneur a la garde, tuission et deffense de lad. place et autrement, et que par eulx n’ont esté faictes aucunes vacacions ne faultes de service durant icellui, ne aussi aucuns gaings de guerre en prinse de prisonniers, chevaulx, bestaulx en butins ne autrement, dont au Roy nostre dit seigneur ne a nous appartreigne aucun droit. De laquelle somme de VIIc LXII l. VI s. VI d. t. nous nous tenons pour content et bien paié et en quictons le Roy nostred. seigneur, led. receveur general et tous autres. En tesmoing de ce, nous avons scellé ces presentes du scel de noz propres armes le VIIIe jour de novembre l’an mil CCCC trente quatre. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Germain Demay, Catalogue des sceaux de la collection Clairambault à la bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1885, t. I, p. 359, n° 3397.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour les gages de ses hommes accompagnant le régent</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 134, p. 2052, pièce 122</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous Jehan, sire de Talbot et de Furnevalle, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Michiel Durant, receveur general de Normendie, la somme de deux cens quatre vingtz dix sept livres dix huit solz quatre deniers tournois en prest et paiement des gaiges et regars de dix lances a cheval, archers a cheval de nostre retenue aud. lieu de Saint Germain, a desserviz pour un mois pour acompaigner et conduire monseigneur le gouvernant et regent de France, duc de Bedford, ou voyage qu’il fait presentement de Rouen a Paris, dont monstres ont esté faittes a Mante le jour d’uy par devant Guillaume Hermen, escuier, et Raoulin Fonice, a ce commis, de laquelle somme de IIc IIIIxx XVII l. XVIII s. IIII d. t. nous nous tenons pour contens et bien paiez et en quictons le Roy nostred. seigneur, led. receveur general et tous autres, tesmoings nostre scel cy mis le XIIIIe jour de decembre l’an mil CCCCXXXIIII »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 201, p. 8425, pièce 25</unitid>
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                <p>« Sachent tout que nous François de Surienne dit l’Arragonnois, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu Pierre Bailli, receveur general de Normendie, la somme de sept cens livres tournois a nous ordonnee prendre et avoir des deniers de lad. recepte pour nous aider a supporter les fraiz et despens que avons faiz a cause de l’entretenement de soixante hommes d’armes a cheval et de soixante archers de nostre retenue pour la sauvegarde dudit lieu de Saint Germain et de plus grand nombre de gens de guerre que avons euz et entretenuz depuis le IIIIe jour de mars darrenier passé includ jusques au XIXe jour de ce present mois exclud en attendant que peussions avoir delivrance de ladite place de Saint Germain pour en prendre la possession comme il appartenoit. Ce paiement a nous fait par led. receveur par vertu des lettres du Roy nostre sire sur ce donnees le XXVIIe jour de ce present mois, expediees par les tresoriers de Normandie, de laquelle somme de VIIc l. t. nous sommes contens et bien paiez et en quictons par ces presentes le Roy nostre sire, led. receveur general et tous autres. En tesmoingt de ce j’ay signé ces presentes de mon seing manuel et scellé de mon scel le XXVIIIe jour de may l’an mil CCCC trente neuf.<lb/>F. L’Aragonoys »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 201, p. 8427, pièce 27</unitid>
                <unitdate normal="1439/1439" encodinganalog="3.1.3">20 octobre 1439</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tous que nous François de Surienne dit l’Arragonnois, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessns avoir eu et receu de Pierre Bailli, receveur general de Normendie, la somme de trois cens livres tournois en prest et payement des gaiges de soixante hommes d’armes a cheval sans regards, nostre personne non comprise, et de soixante archers de nostre retenue pour la sauvegarde dudit lieu de Saint Germain, desserviz par dix jours commençans le XIXe jour de juing darrenier passé et finis le XXVIIIe jour d’icellui mois incluz, dont monstres ont esté faictes le XIXe jour de may aussi darrenier passé par devant Jehan de Secaulx, lieutenant de Guillaume Sider, escuier, nagaires cappitaine dudit Saint Germain, et Andry de Villiers, contrerolleur de la garnison d’icellui lieu de Saint Germain, a ce commis, en laquelle somme sont compris qui rabatus nous ont esté par ledit receveur vint six solz huit deniers tournois pour vacacions et faultes de services faictes par plusieurs desd. gens d’armes et de trait, les parties contenues ou contrerolle sur ce fait par ledit contrerolleur, item six livres traize solz quatre deniers tournois a quoy montent les gaiges dudit contrerolleur au pris appartenant a lance a cheval sans regart et de deux archers de sa compaignie du nombre dessusd. desserviz par lesd. X jours dont il sera paié a part par ledit receveur en la maniere acoustumee, et est assavoir que tant sur la somme de IIIc l. t. dessusd. que sur autres sommes qui deues nous estoient ledit receveur nous a semblablement rabatu deux cens quatre vings dix neuf livres trois solz quatre deniers tournois par l’ordonnance de messieurs les tresoriers de Normendie pour partie de la somme de IIIc IIIIxx LXV l. t. a nous paiee par led. receveur pour entretenir les gens de nostre compaignie ou voyaige que nous avons fait ou mois d’aoust darrenier passé en la compaignie de messieurs de Somerset et de Dorset pour le secours de Meaulx lors assegé par les adversaires du Roy nostre seigneur, et du surplus d’icelle somme de IIIc IIIIxx LXV l. t., montant IIIIxx XV l. XVI s. VIII d. t., ne nous a esté fait aucun rabaiz par l’ordonnance desd. tresoriers pour ce que a tant montent les regards pour XV jours de quarante lances a cheval que nous avons menez aud. secours et plus grant nombre de lances oultre les archers, lesquelz selon nostre endenture de lad. cappitainerie doivent prendre gaiges et regards entiers quant ils servent aux champs le Roy nostred. seigneur, lesquelles gens d’armes et de trait, excepté lesd. contrerolleur et ses deux archers, nous promectons bien et deuement paier de leursd. gaiges et chacun d’eulx par testes sans fraulde, de laquelle somme de trois cens livres tournois nous sommes contens et bien paiez et en quictons par ces presentes le Roy nostred. seigneur, led. receveur general et tous autres. En tesmoin de ce, nous avons scellé ces presentes de nostre scel le XXe jour d’octobre l’an mil CCCC trente neuf.<lb/>De Villiers »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 201, p. 8427, pièce 26</unitid>
                <unitdate normal="1439/1439" encodinganalog="3.1.3">17 décembre 1439</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tous que nous François de Surienne dit l’Arragonnois, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Bailli, receveur general de Normandie, la somme de deux mil sept cens livres tournois en prest et paiement des gaiges de soixante hommes d’armes a cheval et soixante archers de nostre retenue a nous ordonnés pour la seurté et sauvegarde dudit lieu de Saint Germain desserviz a icelle sauvegarde par trois mois comptez pour quatre vings dix jours commençant le XXIXe jour de juing et finiz le XXVIIIe jour de septembre ensuivant derrenier passez inclux, dont monstres ont esté faictes le VIIIe jour de juillet aussi derrenier passé par devant François de Marin et Andry de Villiers, contreroleur des gens gens d’armes et de trait de la garnison d’icelui lieu ad ce commis, en laquelle somme sont compris six livres treize solz quatre deniers tournois qui rabatus nous ont esté par led. receveur general pour vacacions et faultes de services faictes par aucuns desd. gens d’armes et de trait, les parties contenues ou contrôle sur ce fait par ledit controleur, et soixante livres tournois a quoy montent les gaiges dud. contreroleur au pris appartenant a homme d’armes a cheval sans regard et de deux archers de sa compaignie du nombre dessusdit, desserviz par lesd. IIIIxx X jours, dont il sera paié a part par ledit receveur general en la manière acoustumee, lesquelles gens d’armes et de trait, exepté led. contreroleur et deux archers, nous promettons bien et deuement paier de leursd. gaiges et chacun d’eulx par testes sans fraulde. De laquelle somme de deux mil sept cens livres tournois nous sommes content et bien paiez et en quittons par ces presentes le Roy nostre sire, led. receveur general et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ces presentes de nostre scel le XVIIe jour de decembre l’an mil CCCC trente et neuf.<lb/>De Villiers »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 201, p. 8431, pièce 31</unitid>
                <unitdate normal="1440/1440" encodinganalog="3.1.3">30 mars 1440</unitdate>
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                <p>« Sachent tous que nous Françoys de Surienne dit l’Arragonnoyz, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Baille, receveur general de Normendie, la somme de deux mil sept cens livres tournois en prest et paiement des gaiges de soixante hommes d’armes a cheval et soixante archers de nostre retenue a nous ordonnee pour la seurté et sauvegarde dudit lieu de Saint Germain desserviz a icelle sauvegarde par trois mois commençans le XXIXe jour de septembre et finis le XVIIIe jour de decembre darrenier passé incluz dont monstres ont esté faictes le XXIIe jour de novembre aussi darrenier passé par devant Robert Hedouys et Andry de Villiers, contrerolleur de la garnison dud. lieu de Saint Germain, a ce commis, en laquelle somme sont compris qui rabatus nous ont esté par ledit receveur quinze livres traize solz quatre deniers tournois pour vacacions et faultes de services faictes par plusieurs desd. gens d’armes et de trait, les parties contenues ou contrerolle sur ce fait par led. contrerolleur, et soixante livres tournois pour les gaiges dudit contrerolle au pris appartenant a lance a cheval et de deux archers de sa compaignie du nombre dessusd. desserviz par lesd. trois mois, dont il sera paié a part par ledit receveur en la manière acoustumee, lesquelles gens d’armes et de trait nous promectons bien et deuement pair de leursd. gaiges et regars et chacun d’eulx par testes sans frauldes. De laquelle somme de IIm VIIc l. t. nous sommes contens et bien paiez et en quictons par ces presentes le Roy nostre sire, ledit receveur general et tous autres. En tesmoing de ce, nous avons scellé ces presentes de nostre scel le penultieme jour de mars aprez Pasques l’an mil CCCC quarante.<lb/>De Villiers »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1440/1440" encodinganalog="3.1.3">29 juin 1440</unitdate>
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                <p>« Sachent tous que nous François de Surienne dit l’Arragonnoys, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Baille, receveur general de Normendie, la somme de deux mil sept cens livres tournois en prest et paiement des gaiges de soixante hommes d’armes a cheval et soixante archers de nostre retenue pour la sauvegarde dud. lieu de Saint Germain desserviz par trois mois començans les XXIXe jour de decembre et finis le XXIXe jour de mars darrenier passez incluz, dont monstres ont esté faictes le IIIe jour dudit mois de mars par devant Robert Hedouyn et Andry de Villiers, contrerolleur de la garnison dudit lieu de Saint Germain, a ce commis, en laquelle somme sont comprins qui rabatus nous ont esté par ledit receveur c’est assavoir soixante quatorze livres tournois pour vacacions et faultes de services faictes par plusieurs desd. gens d’armes et de trait, les parties contenues ou contrerolle sur ce fait, et soixante livres tournois pour les gaiges dudit contrerolleur et de deux archers de sa compaignie du nombre dessusd. desserviz par lesd. trois mois dont il sera paié a part par led. receveur general en la manière acoustumee, lesquelles gens d’armes et de trait, excepté ledit contrerolleur et ses deux archers, nous prometons bien et deuement paié de leursd. gages et chacun d’eulx par testes, sans fraulde, de laquelle somme de IIm VIIc l. t. nous sommes contens et bien paiez, et en quictons par ces presentes le Roy nostre sire, ledit receveur general et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ces presentes de nostre scel le penultieme jour de juing l’an mil CCCC et quarante.<lb/>De Villiers »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses frais</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 201, p. 8429, pièce 29</unitid>
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                <p>« Sachent tous que nous François de Surienne dit l’Arragonnoys, chevalier, cappitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Baille, receveur general de Normendie, la somme de deux cens cinquante livres tournois a nous ordonnee par le Roy nostre sire pour deux quartiers d’an commançans le XXIXme jour de septembre et finis le XXIXe jour de mars darrenier passez incluz pour nous aider a supporter les fraiz et missions que faire nous a convenu a cause de nostre charge dudit lieu de Saint Germain au pris de Vc l. t. par an, de laquelle somme de IIc L l. t. nous sommes contens et bien paiez et en quictons par ces presentes le Roy nostred. seigneur, led. receveur general et tous autres. En tesmoing de ce, nous avons scellé cesd. presentes de nostre scel le penultieme jour de juing l’an mil CCCC et quarante.<lb/>De Villiers »</p>
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                <p>« Sachent tous que nous Françoys de Surienne, chevalier, capitaine de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Baille, receveur general de Normandie, la somme de trois cens quarante livres tournois en prest et paiement sur ce qu’il nous peult et pourra estre deu a cause des gaiges des gens d’armes et de trait de nostre retenue pour la sauvegarde et deffence dud. lieu de Saint Germain, de laquelle somme de trois cens quarante livres tournois nous sommes contens et bien paiez et en quittons le Roy nostre sire, led. receveur general et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellees ces presentes de nostre scel le vintiesme jour de septembre l’an mil CCCC quarante.<lb/>De Villiers »</p>
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                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 62, p. 4821, pièce 195</unitid>
                <unitdate normal="1444/1444" encodinganalog="3.1.3">24 novembre 1444</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Je Thugdual de Kermoisan dit Le Bourgeois, capitaine de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de maistre Antoine Ragnier, tresorier des guerres du Roy nostre sire, la somme de deux cens livres tournois que led. seigneur m’a ordonné estre baillee et delivree par led. tresorier pour le paiement et gaiges des genz d’armes et de trait que je tiens en garnison soubs moy en lad. place pour la seureté, garde et deffense d’icelle alentour des Angloiz de demy an commençant le premier jour du mois d’octobre derrenier passé, de laquelle somme de IIc l. t. je me tiens pour content et en quicte le Roy nostred. seigneur, sond. tresorier des guerres et tous autres qu’il appartient, tesmoing mon signe manuel cy mis avecques le seel de mes armes le XXIIIIe jour du mois de novembre l’an mil CCCC quarente et quatre.<lb/>Le Bourge. De Kermoysan »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000287x/f45.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 62, p. 4821, pièce 196 18 janvier 1450</unitid>
                <unitdate normal="1450/1450" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1450</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Je Thugdual de Kermoisen dit Le Bourgois, capitaine de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de maistre Anthoine Ragnier, tresorier des guerres du Roy nostre sire et commis a la recepte generale de l’ayde mis sus ou lieu des appatz, la somme de cent livres tournois a moy ordonnee par led. seigneur pour la garde de lad. place pour demi an commençant le premier jour de juillet et finissant le derrenier jour de decembre derrenier passé, de laquelle somme de C l. t. je suis content et en quicte led. receveur general et tous autres, tesmoing le seel de mes armes cy mis avec mon signe le XVIIIe jour du mois de janvier l’an mil CCCC quarente neuf.<lb/>Le Bourge. De Kermoysan »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 160.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000287x/f45.item</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention écrite par Colbert d’une visite de Louis XIV à Saint-Germain</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">24</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 485, f. 14v</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">22 octobre 1663</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Extrait des « Particularitez secrettes de la vie du Roy par M. Colbert ».</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_48329_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-649f038d67845bd2522659a1aa6d1eaf" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le lundy 22, le Roy a conduit les Reynes à Saint Germain, pour leur faire voir les grands ouvrages qu’il fait faire pour le restablissement de cette maison, et Leurs Majestés sont retournées ensuite à Paris pour tout l’hyver. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_48329_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 345</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9000711h/f14.item</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’envoi d’avoines à Saint-Germain-en-Laye par ordre du roi</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">25</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 461, f. 615</unitid>
                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">7 juin 1679</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette missive fait partie des dépêches adressées par Colbert aux commissaires départis dans les provinces.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A M. Le Blanc, dud. jour 7 juin<lb/>Monsieur,<lb/>Sur ce qui a esté raporté au Roy qu’il n’y avoit point d’avoines sur les ports de Paris et Saint Germain, Sa Majesté m’a ordonné de vous le faire scavoir et en mesme temps qu’Elle souhaite que vous vous informiez s’il y en a beaucoup à Rouen et que vous donnez les ordres necessaires pour en faire venir à Paris, à Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Déclaration donnée par Jacques II d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">26</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Clairambault 1175, f. 27-28v</unitid>
                <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1692</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_46798_actor">Jacques II</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-73b6fcae7a2dc8cc0d1cfb8580bab789" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi d'Angleterre.<lb/>Fils de Charles Ier, roi d'Angleterre, et d'Henriette-Marie de France, frère cadet de Charles II, après lui roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande en 1685.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 27] Déclaration du roy de la Grande Bretagne à tous ses fideles sujets pour leur commander de l’assister contre le prince d’Orange et ses adhérents,<lb/>Jacques roy,<lb/>Comme le roy tres chretien, en exécution de plusieurs promesses obligeantes qu’il nous avoit faites de nous donner, aussitost que l’est de ses affaires le lui permettroit, de puissants secours pour le recouvrement de nos royaumes, nous a enfin mis en estat de l’entreprendre presentement, en nous prestant, pour executer ce dessein, un nombre aussi considerable de ses troupes qu’il en falloit pour delier les mains de nos sujets, leur donner moyen de retourner seurement à leur devoir, et de se rendre sous nostre etendard, neanmoins, selon la priere que nous lui en avons faite, il n’a pas jugé à propos, à moins qu’il ne fut necessaire dans la suite, d’envoier ses forces si nombreuses qu’elles pussent faire naitre quelque apprehension dans l’esprit de nos bons sujets, comme s’il avoit dessein d’entreprendre seul cet ouvrage, de leur oster entierement des mains, et enfin de priver les veritables Anglois de la part qu’ils peuvent esperer en une action aussi glorieuse que le retablissement de leur roy legitime et de l’ancien gouvernement du royaume. C’est aussi par ce meme motif que nous promettons par ces presentes de renvoyer toutes ces troupes etrangeres aussitost que nous seront retablis entierement dans la paisible possession de nos royaumes, et cependant de les faire vivre avec tant d’ordre et de discipline qu’aucun de nos sujets ne recevra le moindre dommage en sa personne ou en ses biens ni des officiers ni des soldats.<lb/>L’affaire qui nous amene parle assez d’elle mesme, et nous ne croyons pas qu’il soit besoin d’en dire autre chose, sinon que nous venons à dessein de soutenir la justice de nos droits, et pour delivrer nos peuples de l’oppression qui les accable. Cependant, quand nous considerons ce grand nombre de nos sujets qui se sont malheureusement laissez entrainer dans la derniere revolution, ayant esté surpris par les artifices des mechants et particulierement par la declaration du prince d’Orange à laquelle alors on ajouta aisement foy, et qui depuis a paru notoirement fausse en tout ce qu’elle contenoit, autant dans les faits qui ont esté evidemment convaincus de fausseté que dans les promesses qu’il n’a jamais eu intention d’executer, pour empecher à l’avenir de semblables surprises et ouvrir autant qu’il depend de nous les yeux de nos sujets, nous voulons bien leur exposer toute l’affaire le plus clairement et brievement qu’il sera possible, afin qu’ils ne puissent desormais s’excuser sur la surprise ni justifier, sous pretexte d’ignorance, les mauvaises demarches qu’ils pourroient faire dans la suite, au prejudice de leur bonheur particulier et de celui de leur patrie.<lb/>C’est pourquoi, afin de reprendre la chose dans son origine, on ne peut avoir oublié qu’aussitost que nous eusmes des avis certains que le prince d’Orange avoit pris la resolution denaturée d’envahir nos royaumes avec toutes les forces des Provinces Unies, nous tachames de pourvoir le mieux qu’il estoit possible à nostre defense. Nous croyons en estre venu à bout, ayant mis nostre flote et nostre armée en tel estat que, quoique Sa Majesté tres chretienne, qui voyoit le fonds de [f. 27v] ce dessein formé egalement contre nous, contre lui et contre la paix de l’Europe, nous offrist des secours considerables par terre et par mer, nous crumes qu’il n’etoit pas alors necessaire de les accepter, resolus apres nous estre remis à la protection de Dieu de nous reposer entierement sur le courage et la fidelité de nostre armée angloise, que nous avions formée avec tant de soin et engagée à nous bien servir avec tant de marques de nostre tendresse.<lb/>Nous estant donc ainsi preparez à repousser la force par la force, nous pensames ensuite à donner à nos bons sujets toute la satisfaction qu’ils pouvoient raisonnablement souhaiter, tachant à les detromper et à leur faire connoitre, lorsqu’il estoit encore temps de prevenir le malheur avec assez de facilité, qu’ils exposoient leur patrie à une ruine totale s’ils se laissoient seduire par les vains pretextes dont le prince d’Orange coloroit son invasion.<lb/>Quoiqu’il en soit, on estoit alors tellement infatué qu’on ne nous crut que lorsqu’il n’estoit plus temps. Il fut bien tost obligé de lever le marque, quoique par degrez, et il parut assez clairement que son dessein n’etoit pas la reformation du gouvernement, de laquelle cependant il n’avoit aucun droit de se meler, mais qu’il pensoit à le renverser entierement et à satisfaire son ambition en s’elevant sur les ruines de la nation angloise. Le poison se repandit pour ainsi dire dans les parties vitales du royaume et dans toute nostre armée, dans nostre cour et dans nostre famille. Nos serviteurs les plus proches de nostre personne, et qui avoient reçu plus de graces de nous, en furent infectez, et mesme nos propres enfans n’en furent par exempts. En mesme temps, nostre armée desertoit tous les jours. D’un autre costé, les tumultes et les desordres augmenterent tellement dans toutes les parties du royaume, et quelques temps apres la revolution alla si loin que nous nous trouvames entierement au pouvoir de nos ennemis, ayant esté d’abord confinez par eux dans nostre propre palais, d’où ensuite nous fumes rudement tirez par force, sous une garde d’etrangers. Alors, nous souvenant du sort de quelques uns de nos predecesseurs reduits à pareilles circonstances, et reconnoissant le peril où nous estions, nous comprimes qu’il estoit temps de pourvoir à la seureté de nostre personne. Nous l’executames heureusement en nous echappant des gardes qui nous avoient esté donnez à Rochester et en nous retirant en France, qui estoit la seule partie de l’Europe où nous pouvions trouver une retraite assurée, afin de nous conserver pour en temps et une occasion plus favorable, semblable à celle qui, par la benediction de Dieu, nous est offerte presentement.<lb/>Il est difficile de comprendre sur quelle maxime de droit, ou de sens commun, la faction du prince d’Orange en Angleterre a pretendu traiter d’abdication cette retraite, par laquelle nous nous sommes echapez des mains de nos ennemis. Ce mot, quand il est appliqué aux princes souverains, n’a jamais esté en usage que pour signifier une resignation libre et volonitaire de la couronne, comme ont esté celles de l’empereur Charles V et de la reine Christine de Suede. Il est encore plus etrange que sur un aussi foible fondement, une compagnie assemblée contre toutes les loix, composée de gens qui, de leur propre aveu, avant de s’estre eux-mêmes declarez parlement, n’avoient aucune autorité, pas mesme à l’egard des affaires du moindre particulier, ayent entrepris de detruire la constitution entiere du gouvernement, de rendre elective une ancienne monarchie hereditaire ; qu’ensuite, s’attribuant le doit d’election, ils ayent procedé à establir la successionà la couronne d’une maniere si ridicule et si extravagante. Tous ces faits, qu’il est inutile de repeter, ne sont que trop connus de tout le monde, au grand reproche de la nation angloise, et les fondemens sur lesquels un procedé si extraordinaire a esté appuyé sont trop vains et trop frivoles pour meriter qu’on les refute. Chaque particulier possedant du bien en Angleterre est capable de faire sur ce sujet ses propres observations, et en l’examinant un peu mieux qu’on n’a fait jusqu’à present, il reconnoitra qu’aucun ne peut estre assuré de la paisible possession de son bien si le Roy mesme ne possedoit pas la Couronne à un meilleur titre.<lb/>Il y a quelques gens qui, n’ayant pas un seul mot à dire pour justifier un tel procedé, prennent neanmoins beaucoup de peine à montrer qu’il estoit comme necessaire, et à faire voir les bons effets qu’on devoit attendre d’une si mauvaise cause. Nous ne doutons pas neanmoins que la Nation n’ait deja, après un calcul exact, bien consideré les merveilles qu’on auroit pu faire avec moins de sang anglois repandu que celui dont on s’est joué, pour ainsi dire, dans cette qurelle, que dans les trois dernieres années il y a eu tant de vaisseaux de guerre perdus ou detruits qu’on en auroit pu former une flotte considerable, que dans ce mesme espace de temps on a plus tiré d’argent des bourses de nos sujets que dans des regnes entiers de plusieurs de nos predecesseurs mis ensemble, que mesme cet argent n’a pas esté comme autrefois depensé dans le pais mais qu’au lieu de rouler dans le commerce, il a esté transporté en especes hors du royaume et perdu à jamais pour la Nation. Quand on examinera ces articles, et plusieurs autres semblables, on trouvera au bout du compte que le remede a esté beaucoup pire que le mal pretendu, et que le royaume n’a pas beaucoup gagné au change.<lb/>Apres avoir examiné le passé, la premiere reflexion qui se presente est sur ce qu’on doit attendre pour l’avenir, sur quoi il n’y a point de jugement plus seur que celui qui se peut faire en reflechissant sur le passé. Si on se regle sur le temparement, l’humeur, la conduite et les maximes de l’usurpateur, aussi bien que sur les demarches qu’il a déjà faites, lorsqu’il sembloit estre encore obligé [f. 28] à ne pas donner du degout au peuple, si on ajoute que toute usurpation ne peut jamais estre soutenue que par la fraude et la violence, qui ont d’abord servi à l’etablir, il y a tout sujet de croire que le commencement de cette tyrannie, ainsi que les cinq premieres années du regne de Neron, en auront esté la partie la plus douce, que tout ce qu’on a souffert jusqu’à present n’est que le commencement des miseres que doivent attendre et que pourront ressentir ceux mesmes qui ont esté les principaux prometeurs de la revolution, puisqu’ils peuvent vivre assez longtemps pour sentir les suites d’un gouvernement illegitime et tyrannique qu’ils ont eux mesmes establi dans le royaume.<lb/>Mais il n’en faut pas demeurer là : toutes personnes sages et tous les gens de bien doivent songer à leur posterité, et par cette raison se souvenir que si Dieu par un jugement tres severe sur ces royaumes, en consequence de toutes les rebellions et les parjures dont ils sont coupables, permettoit que l’usurpation continuast si longtemps que nous ne fussions pas retablis durant notre vie, cependant le titre incontestable à la Couronne nous survivroit en la personne de notre tres cher fils le prince de Galles, notre heritier presomptif, et en celles de ses descendans. A leur defaut, il pourroit estre conservé dans la posterité des autres enfans que nous esperons, avec beaucoup de raison, laisser apres nous, la reine nostre espouse estant presentement grosse. Tous ceux qui sont informez des longues et sanglantes querelles entre les maisons d’York et de Lancastre comprennent aisement quelles en pourroient estre les consequence. Quiconque lira l’histoire de ces temps là et y verra comme sur un theatre la representation de tous les malheurs de la guerre civile, les vexations continuelles que les peuples avoient à souffrir par les pillages et les quartiers, et la ruine de tant d’illustres maisons par des condamnations et des executions frequentes, l’affoiblissement general du royaume au-dedans, la perte de tous les avantages qu’on auroit pu lui procurer au dehors, sera obligé de conclure que ce sont là les suites ordinaires des divisions, ausquelles un Estat est necessairement exposé lorsqu’il y a des contestations hereditaires entre des possesseurs injustes et ceux qui sont depouillez nonobstant la justice de leurs droits.<lb/>A ces considerations, il en faut ajouter une autre, qui doit estre d’un tres grand poids à l’egard de tous les chrestiens. C’est l’estat malheureux de l’Europe engagée presque partout dans la guerre, lorsqu’il y avoit de plus grandes esperances de succez contre l’ennemi commun, et les plus belles apparences d’etendre les bornes de l’empire chretien qu’il n’y en a eu en aucun siecle depuis la decadence de l’empire romain. Il y a si peu de sujet d’esperer la paix generale avant notre retablissement qu’on ne peut mesme former aucun projet raisonnable de traité. Mais la chose deviendroit facile apres notre retablissement, puisque nous serions en estat d’offrir notre mediation et d’employer tous les offices possibles aupres de Sa Majesté tres chretienne pour l’obtenir.<lb/>Comme donc nous venons remplis de si bonnes intentions, et avec une si bonne cause, dont la justice des fondée sur toutes les loix divines et humaines, que la paix de l’Europe et celle de nos royaumes, et que leur prosperité presente et à venir dependent en quelque manière du succez de nostre entreprise, nous esperons trouver tres peu d’opposition, et qu’au contraire tous nos fideles sujets, selon leur devoir et leur serment de fidelité, se joindront à nous et nous assisterons de tout leur pouvoir comme nous le commandons et les en requerons par ces presentes.<lb/>Nous defendons tres expressement à tous et chacun de nos sujets de soutenir la presente usurpation, en exigeant ou en paiant aucune des taxes imposées depuis peu sur la Nation contre toutes les loix, ou quelque partie de nostre revenu, ou de contribuer en aucune manière à faire subsister la presente usurpation. Et afin de ne rien omettre de tout ce qui peut paroitre propre à ramener tous nos sujets à nostre service, en sorte que s’il est possible nous n’ayons à faire qu’à l’usurpateur et à ses troupes etrangeres, afin pareillement que personne par desespoir d’obtenir le pardon de ce qu’il peut avoir fait cy devant ne continue dans sa rebellion, nous declarons et promettons en parole de roi que tous ceux qui, retournant promtement à leur devoir, nous en donneront des marques signalées comme en se saisissant et remettant entre nos mains quelqu’une de nos places fortes, nous amenant quelques vaisseaux de guerre, des troupes de l’usurpateur ou quelques autres qu’ils auront eux-mêmes levées et armées, ou qui par quelque service signalé, conformement à leur pouvoir et à leur estat, donneront des preuves manifestes de la sincerité de leur repentance, non seulement obtiendront aussitost des lettres de pardon sous le grand sceau d’Angleterre, mais seront aussi considerez et recompensez par nous selon l’importance de leurs services. Nous exceptons neanmoins les personnes suivantes : le duc d’Ormond, le marquis de Winchester, le comte de Sunderland, le comte de Bath, le comte de Danby, le comte de Nottingham, mylord Neuport, l’eveque de Londres, l’eveque de S. Asaph, mylord de Lamere, mylord Wiltshire, mylord Colchester, mylord Cornbury, mylord Dunblane, Jean lord Churchill, le chevalier Robert Howard, le chevalier Jean Worden, le chevalier Samuel Grimston, le chevalier Estienne Fix, le chevalier George Treby, le chevalier Basile Dixwell, le chevalier Jacques Oxenden, le docteur Tillotson, doyen de Cantorbery, le docteur Gilbert Burnet, François Russel, Richard Levison, Jean Trenchard, escuiers, Charles Duncomb, bourgeois de Londres, Edward Napleton, Hunt Pescheur et tous les autres qui nous firent plusieurs indignitez personnelles à Feversham, comme aussi tous ceux qui comme juges, jurez ou en quelque autre manière ont eu part au meurtre barbare du sieur Jean Ashton et du sieur Cross, ou de tous ceux qui ont esté injustement [f. 28v] condamnez et executez à cause de leur fidelité envers nous, et tous les espions et ceux qui ont trahi nos conseils durant nostre absence d’Angleterre.<lb/>Pour tous les autres qui apres nostre debarquement ne prendront point les armes contre nous et qui ne feront aucun acte ou chose tendante à s’opposer à nostre retablissement, à l’exception des personnes cy dessus nommées, nous promettons de pourvoir à leur seureté au premier parlement que nous avons dessein de convoquer avec toute la diligence possible par un acte general d’amnistie, afin que les esprits de tous nos sujets puissent estre tranquilles et en repos, comme leurs personnes et leurs biens seront en une seureté inviolablement sous nostre gouvernement.<lb/>Bien entendu neantmoins que tous les magistrats, qui pretendent profiter de la grace du pardon que nous leurs offrons, aussitost qu’ils auront connoissance de nostre debarquement, feront quelque demonstration publique de leur fidelité envers nous et de leur soumission à nostre autorité et qu’ils publieront ou feront publier nostre presente declaration aussitost qu’elle sera venue entre leurs mains, comme aussi que tous les geoliers mettront incessamment en liberté toutes les personnes commises à leur garde à cause de leur fidelité et affection envers nous, à faute de quoi ils seront exclus du pardon.<lb/>Nous declarons de plus par ces presentes que tous les officiers et soldats de terre et de mer engagez presentement au service de l’usurpateur qui, apres avoir scu notre arrivée avant que d’avoir esté engagez en aucun combat ou rencontre contre nos troupes, quitteront ce service illegitime et retourneront à leur devoir non seulement obtiendront leur pardon, mais qu’ils seront entierement satisfaits et payez des arrerages qui leur sont dus par l’usurpateur. Et afin que les etrangers qui ont esté amenez dans ce royaume, ou en corps ou qui y sont venus comme particuliers pour prendre parti quand l’occasion s’en presenteroit, s’opposer à nostre retour et faire durer l’oppression de nostre peuple, ne tombent pas dans le desespoir, nous promettons que tous ceux d’entre eux qui, avant que de s’engager en aucun combat contre nos troupes, mettront bas les armes et accepteront la grace promise par cette presente declaration, seront payez des arrerages qui leur seront dus et qu’on aura soin de les transporter en leur pais ou partout ailleurs selon qu’ils pourront raisonnablement souhaitter.<lb/>Nous declarons de plus et promettons par ces presentes que nous protegerons et maintiendrons l’eglise anglicane, selon qu’elle est maintenant establie par les loix, en tous ses droits, privileges et possessions, et qu’en cas de vacance des evechez et autres dignitez et benefices à nostre disposition, on aura soin de les remplir des plus dignes sujets de sa communion.<lb/>Comme aussi il y a eu plus de tumultes et de rebellions excitées dans toutes les nations pour la religion que sous toutes sortes d’autres pretextes joints ensemble, et plus en Angleterre que dans tout le reste du monde, afin de reconcilier avec le gouvernement ceux qui ont des opinions differentes touchant la religion et les accoutumer à ne le regarder plus comme ennemi mais leur faire connoitre qu’ils sont egalement interessez aussi bien que tous les autres sujets leurs compatriotes à sa conservation, parce qu’ils en seront egalement bien traitez, estant aussi persuadez que la liberté de conscience est tres conforme aux loix et à l’esprit de la religion chretienne, qu’elle peut aussi beaucoup contribuer à la richesse et à la prosperité de nos royaumes, attirant des hommes de toute nation et de toute creance à venir negocier, et s’etablir parmi nous, pour toutes ces raisons nous sommes resolus de recommander fortement à nostre parlement d’etablir la liberté de conscience d’une manière si avantageuse qu’elle puisse attirer une benediction de longue durée sur ce royaume.<lb/>Enfin, nostre principal soin sera de tacher, par l’avis et l’assistance de nostre parlement, de reparer les breches et de guerir les playes causées par les dernieres revolutions, de retablir le commerce en faisant executer activement l’acte touchant la navigation, qui a esté violé depuis peu en tant de manieres en faveur des etrangers, de remettre nostre flote et les magasins en aussi bon estat que nous les avions laissez, de chercher des meilleurs moyens de retablir la richesse dans le royaume et d’y faire revenir les especes dont il a esté depuis peu si fort epuisé. Enfin, nous emploierons avec plaisir le reste de nostre regne, selon le dessein que nous en avions à nostre avenement à la Couronne, à chercher et à executer tout ce qui pourra contribuer à retablir la grandeur de la monarchie angloise sur ses anciens et veritables fondemens, qui sont l’interest commun et l’affection du peuple.<lb/>Apres avoir ainsi taché de repondre à tout ce qu’on pourroit objecter et de donner à toutes sortes de personnes, de quelque rang qu’ils soient, la satisfaction que nous avons jugée la plus raisonnable, nous avons celle d’avoir fait tout ce qui dependoit de nous, quel que puisse estre l’evenement, sur lequel nous nous remettons avec une entiere resignation à ce que Dieu, dont les jugemens sont equitables, voudra en ordonner. Que si d’un autre costé quelques uns de nos sujets demeurent assez obstinez pour paroitre en armes contre nous, comme ils meriteront d’estre traitez selon toute la rigueur de nostre justice, apres avoir refusé des offres de pardon, telles que celles cy, ils seront aussi responsables devant Dieu de tout le sang repandu, de tous les malheurs et des desordres dans lesquels le Royaume pourra tomber par leur opposition deraisonnable et desesperée. Donné à nostre cour à S. Germain le vingtieme avril, l’an huitieme de nostre regne. Per ipsum regem manu propria. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46798_actor">Jacques II </persname>
                <subject>Jacobites</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9001019q/f33.item</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Italien</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.4</unitid>
              <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">1584</unitdate>
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        2 pièces    </physdesc>
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                <name id="atom_15643_actor">Fonds italien</name>
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              <p>Publié</p>
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              <name role="Producteur" id="atom_15643_actor">Fonds italien </name>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l'ambassadeur de Venise concernant la venue du roi au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, It. 1733, f. 477</unitid>
                <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1584</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Document aimablement signalé et communiqué par Monique Chatenet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [...] et hora stiamo aspettando quello che pîacerà le commissioni dell’Eccellentisismo Senayo ;  il che non cerdemo che possa esser prima che doppo l’arrivo di S. M. in San Germano, dove fa preparare alcuni stantie più all ‘uso d’Italia, che di questo paese, dovendo essere cinque o sei l’una dentro l’altra, guarnite de finissime razzi con letti di seta et oro, con portieri particulari ognuna di esse, persone di qualcho conto, che habbiano cura che non vi entri cosi ognuno undifferentemente, perchè si stià con più decoro. Questi portieri si muteranno ogni tre mesi, et per loro mercede haveranno un vestimento di veluto con una collana di duecento scudi da tenere al collo mentre durerà il tempo del loro servicio. Et sicome si parte in ciò S. M. dall’ordinario, volendo questa apparentia di maggior grandezza, così ha regolato ancora li gentilhuomini della camera, riducendoli di quattrocento che prima erano, al numero di quatroventi, trenta per quartieri, accrescendo la loro provisione da duecento fino a seicento scudi per uno, ma con obligo di seguitar sempre la persona sua in ogni luoco con due cavalli da guerra ; il che sarà eseguito, oltrte che rappresentarà maggior splendore, conforme alla grandezza d’un tanto Re, servirà ancora pêr maggior sicurità della Maestà Sua [...]. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Henri III</persname>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l'ambassadeur de Venise signalant que la venue du roi au château de Saint-Germain-en-Laye a été retardée par les travaux en cours</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, It. 1733, f. 481</unitid>
                <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1584</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Document aimablement signalé et communiqué par Monique Chatenet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La tardanza dell’ espeditione della fabbrica in San Germano fa differito l’andata di S. M. in quel luogo fino hieri sera, che finalmente vi si ridusse, havendosi trattenuto questo tempo per il più al bosco di Vicenna. Attende hora a far assegnar li allogiamenti secondo il Suo gusto, et particurlarmente ha voluto destinare alli cardinali Borbon et Vandomo, et a tutti i signori di Guisa, nonostante che ognun di questi sia assente, et forse per non venir così persto in corte. Tutti gli ambasciatori intano per l’audienza che forse potrà esserne assegnata la settimana che viene, se la corte sarà in ordine. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Henri III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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            </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Cinq cents de Colbert</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.6</unitid>
              <unitdate normal="1124/1613" encodinganalog="3.1.3">1124-1613</unitdate>
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        69 pièces    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_3724_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
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              <note>
                <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Recueils déjà constitués de façon homogène dans la bibliothèque de Colbert.<lb/><lb/>Regroupés en cinq cents volumes, d’où le nom de la collection, ces manuscrits originaux, copies et imprimés concernent les activités de Colbert en tant qu’homme d’état.<lb/>Ils consistent en actes, correspondances politiques et diplomatiques, inventaires, rapports et mémoires datables du XIIIe à la fin du XVIIe siècle et intéressent les sujets suivants: histoire de France et en particulier tout ce qui touche à la royauté, relations avec les autres pays, affaires religieuses, commerce et industrie, marine.</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_3724_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
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            <custodhist encodinganalog="3.2.3">
              <p>Les manuscrits de la bibliothèque de Colbert furent vendus à la Bibliothèque du roi par le petit-fils de Colbert, le comte Charles-Eléonor de Seignelay, en 1732.<lb/>Les manuscrits anciens et 'de science' furent versés dans les séries générales du département ; les manuscrits modernes furent répartis en 2 séries : Cinq cents et Mélanges.</p>
            </custodhist>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k209164r</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Lydia Mérigot et Pierre Gasnault, Les catalogues du département des manuscrits. Manuscrits occidentaux, Paris, Bibliothèque nationale, 1974. </p>
            </bibliography>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Confirmation par Louis VI des donations faites par ses prédécesseurs au prieuré de Saint-Germain-en-Laye, première mention de la résidence royale de ce lieu</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents de Colbert 157, f. 127</unitid>
                <unitdate normal="1124/1124" encodinganalog="3.1.3">1124, après le 3 août</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="lat">latin</language>
                </langmaterial>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_47544_actor">Louis VI</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-f3adcc854b8cbb982adbd41c380b17cc" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi de France de  1108 à 1137.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« In nomine Sanctae et Individuae Trinitatis, ego Ludovicus, Dei gratia Francorum rex, universis Dei Eclesiae cultoribus, tam posteris quam instantibus et praecipue successoribus nostris, Francorum regibus, certum haberi, firmum teneri volumus, quod universa beneficia quae antecessores nostri, Francorum reges, ecclesiae Beati Vincentii et Sancti Germani de Leia, videlicet Robertus rex, qui ecclesiam ipsam a fundamento fundavit, et Henricus rex, filius ipsius, et Philippus, pater noster, contulerunt vel in posterum quilibet concessuri vel donaturi sunt, et nos bona voluntate et utili concedimus et firmamus :<lb/>In primis totam villam praedictae ecclesiae adjacentem, omnino liberam et quietam, cum sanguine et latrone et omnibus forisfactis in corpore villae factis sive omnibus consuetudinibus de corpore villae moventibus ; omnem quoque decimam vini et annonae meae et avenae quae attinent ad cellarium vel granarium Pissiaci, id est de Trel et de Charlavana et de ipso Pissiaco, et decimam Alvers, et annonae et leguminum et avenae undecumque sit ; similiter et decimam et annonae meae et avenae et leguminum de Aquilina et omnium crescentiarum mearum, si quae in ea fuerint factae ; molendinum quoque Filiolicurtis et unum modium annonae habendum perpetuo, unoquoque anno, de molendino quem pacto tali Columbenses monachi concesserunt fieri super stagnum Sancti Germani de Leia Bartholomeo de Fulcoio ; terram etiam Gaudine ; similiter et brancas de Leia, quantum necesse fuerit ad focum monachorum, necnon et mortuum lucum, quantum sufficit ad usum monachorum et hospitum suorum, et pasturam totam pecoribus monachorum et etiam hospitum suorum et, ut monachi centum porcos habeant libere discurrentes per totam Leiam tempore glandium ; vivum etiam nemus, quantum fuerit necessarium ad aedificia monachorum, vel nova facienda vel vetera reparanda ; Galterium quoque colibertum et omnem ejus posteritatem et quinque hospites apud Ruoldicurtem. Haec omnia benigne concedimus monachis Columbensibus Deo Sanctoque Germano servientibus.<lb/>Quae ne in posterum alicujus malivoli possint invidia infirmari vel vetustate deleri, nostri nominis karactere et sigillo signari et corroborari precepimus.<lb/>Actum publice apud Sanctum Germanum, presentibus episcopis nostris, Carnotensi videlicet Gaufredo et Manasse Meldensi cum clericis suis, abbate scilicet Santi Stephani de Valeia et Hugone de Leugis praeposito et Galterio de Bonavalle archidiacono et aliis multis. Data per manum Stephani cancellarii, anno Incarnati Verbi millesimo centesimo vicesimo quarto, regni vero nostri decimo septimo, Adelaidis reginae decimo.<lb/>Astantibus in palatio nostro quorum nomina subtitulata sunt et signa.<lb/>S. Stephani dapiferi, S. Gisleberti buticularii, S. Hugonis constabularii, camerario nullo. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_47544_actor">Louis VI </persname>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Ville</geogname>
              </controlaccess>
              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives nationales, T* 671.6, f. 6-6v et 67v<lb/>Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Latin 11839, p. 5<lb/>Archives nationales, JJ 199, f. 388v, n° 605<lb/>Archives nationales, JJ 232, f. 26v, n° 82<lb/>Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Latin 17048, p. 653<lb/>Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, N.a.f. 22990, pièce 24</p>
              </altformavail>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph Depoin, Le prieuré de Saint-Germain-en-Laye, origines et cartulaire, Versailles, Cerf et Cie, 1895, p. 15-16, n° III.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jean Dufour, Recueil des actes de Louis VI, roi de France (1108-1137), Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, 1992-1994, t. I, p. 466-470, n° 221.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 11.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant des visites à ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 46v-47</unitid>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre est copiée dans un registre rassemblant la correspondance de la reine dans les années 1601 et 1602.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>J’ay appris par les lettres que le sieur baron du Tour m’a rendues de vostre part et par celles que vous avez encores depuis escrittes au Roy mon seigneur et mesmes par ce que led. baron m’a dict de bouche la continuation de la bonne disposition de mon fils. J’espere que nous l’irons bientost voir pour reconnaistre occulairement ce que nous apprenons maintenant par la bouche d’autruy. Cependant, je vous prie d’en prendre tousjours le mesme [f. 47] soing que vous avez accoustumé. Je ne doute point qu’il ne soit visité par plusieurs sortes de personnes, sur quoy je vous diray qu’il me semble à propos que vous permetiez l’entrée et la liberté de le voir aux seigneurs, dames, gentilhommes et autres personnes de qualité mais non d’autres, et ayez tousjours egard que ceux à qui vous donnerez cette permission en usent avec l’ordre et le respect que luy est deub, comme je ne doubte point que vous ne sachiez bien faire. Aussi m’en remets de du tout sur vous, et prie Dieu etc. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis donnant des nouvelles de ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 1</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre est copiée dans un registre rassemblant la correspondance de la reine dans les années 1601 et 1602.</p>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Au Roy<lb/>Monseigneur,<lb/>Je vous escrivis hier de Saint Germain en Laye en responce de celle qui m’y fust rendue de vostre part, et vous manday comme j’ay trouvé nostre fils en fort bonne santé, Dieu mercy, et aussi comme nos autres enfans se portent tres bien. J’en partis apres disner et m’en vins en cette ville ou j’arrivay de bonne heure, encores que par les chemins je feusse montée sur une hacquenée pour faire courir des lievres, dont il en feust pris quatre ou cinq en ma presence. J’ay esté bien aise d’aprende par vostre derniere vostre bonne disposition, et attendray vostre retour en cette ville, si vous ne me commandez de me rendre ailleurs. Et sur ce, attendant de vos nouvelles, je vous baiseray tres humblement les mains, vous suppliant me conserver en vos bonnes graces, comme estant etc. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la prolongation du séjour du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 126</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">16 octobre 1603</unitdate>
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                <note>
                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Je croy qu’il aura esté bien à propos de differer le partement de mon fils et de le laisser encore pour quelque temps à Saint Germain. C’est pourquoy j’ay bien volontiers favorisé la resolution qui en a esté prise. Vous m’avez faict plaisir de me mander de ses nouvelles et de mes autres enfans. Je vous prie de continuer tousjours à m’en faire scavoir. Le Roy mon seigneur a commencé sa diette et se porte bien, Dieu mercy, et moy aussi. C’est ce que je vous escriray pour cette heure, priant Dieu etc. De Fontainebleau ce XVIe octobre 1603. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_47610_actor">Marie de Médicis </persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant l’envoi de portraits du dauphin depuis Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 134-134v</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">16 novembre 1603</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note>
                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Ce porteur est arrivé trop tard de deux jours pour envoyer le portraict de mon fils à ma sœur la duchesse de Mantoue par l’occasion qui s’en presentoit. J’ay esté bien aise neantmoins d’avoir les deux qu’il m’a apportez, encores qu’il me semble que le peintre en a faict les visages un peu grossiez et bouffiz, et qu’il est plus beau que ne sont lesd. portraicts. Toutesfois, je ne laisseray de les garder comme [f. 134v] estans assez ressemblans pour les envoyer à Florence et à Mantoue par les premieres commoditez qui s’offriront, et feray satisfaire le peintre lorsque nous serons à Paris. Je vous differer jusques au printemps pour en faire faire d’autres, esperans qu’entre cy et là, Dieu aydant, il deviendra tousjours plus grand et plus beau. Le sieur du Laurens, mon premier medecin, qui partit hier pour vous aller trouver, vous aura dict toutes nouvelles de deçà et nos intentions sur le subject de son voiage, qui m’empesche d’y rien adjouster. Bien vous diray je que je seray bien aise d’estre souvent advertie de l’estat de la santé de mon fils, apres que l’on luy aura osté le laict. C’est pourquoy je vous prie de vous en souvenir, et sur ce je prie Dieu etc.  De Fontainebleau ce XVIe novembre 1603. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant le sevrage de sa fille à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 229v-230</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>J’ay veu ce que vous m’escriviez par vostre lettre du doubte où vous estes de sevrer presentement ma fille et des considerations pour lesquelles vous pensez estre à propos de retarder encores, avec l’advis que vous en avez pris de ma sage femme. Je croy que vous aurez aussi pris pour cet effect celuy de mons. Hereouard. J’ay le tout communicqué à messieurs de La Riviere et du Laurens, et par leur oppinion je vous diray que je trouve bon que vous attendiez à la faire, savoir jusques à Pasques, si entre cy et là il n’arrive chose qui donne subject de changer cette resolution. Partant, vous direz à sa norrice qu’elle continue à faire [f. 230] son devoir jusques à ce temps là, et me manderez toutes nouvelles par ce porteur de mon fils, de mad. fille et de nos autres enfans. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 174v-175</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Vous me faictes plaisir de me tenir particulierement advertie des accidens qui arrivent à mes enfans, soit bons ou mauvais. J’en esté bien aise d’apprendre par vostre lettre que mon fils se porte mieux, et marrie de ce qui est survenu à ma fille, mais je veux croire qu’elle [f. 175] ne procede que de la douleur de ses dents, qui sont prestes à perser, et que cela se passera incontinent. Je ne met point en doubte le soing que vous y apportez, car les effects me le tesmoignent assez, mais je ne me puis empescher de les vous recommander tousjours. Je ne vous escriray rien par celle cy de leur partement de Saint Germain pour venir icy, parce que le Roy mon seigneur, qui est allé du costé de Paris, faict estat de les voir, et reconnoistra luy mesme la disposition en laquelle ilz seront, pour sur ce en donner sa volonté, à laquelle je me remets entierement. Et pour fin de celle cy je vous prieray de continuer à me faire scavoir de leurs nouvelles, comme je prie aussi ce Createur etc. De Fontainebleau ce XI may 1604. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la punition au fouet du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 275</unitid>
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                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>J’ay appris par le sieur de Monglat que mon fils le Dauphin commence à rentrer en ses opiniastretez accoustumées et qu’il ne se soucie plus du maçon ny de toutes les menaces que l’on luy peult faire. Si cela est et que l’on le juge qu’en luy donnant un peu le fouet, cela luy fasse passer son opiniastreré, je trouveray plus à propos que l’on en vienne là que de le retrouver en cette mauvaise humeur. Mais je suis d’advis que ce soit avec tant de circonspection que la collere qu’il en pourroit prendre ne luy engendre aucune maladie. En quoy je scay que vous apporterez tant de prudence que je m’en remets bien à vous, et ne vous en veux faire plus particulire recommandation, seullement je vous diray que vous me ferez tousjours plaisir de me mander souvent des nouvelles de luy et des autres. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Monsieur,<lb/>La Reyne est aucunement en peine de ce que [f. 275v] monsieur de Monglat luy a dict que monseigneur le Dauphin se remettoit en ses opiniastretez accoustumées et qu’il ne se soucioit plus ny du maçon ny de toutes les menaces que l’on luy scavoit faire, et sur cela led. sieur de Monglay demande permission à la Reyne pour madame de Monglat de le fouetter quand ces humeurs là le tiendront. Là-dessus Sa Majesté escrit à lad. dame de Monglat qu’elle trouve bon qu’elle le fouette, mais que ce soit avec tant de circonspection que la colere qu’il en pourroit prendre ne luy engendre aucune maladie. Sa Majesté, estant un peu faschée de cette nouvelle, m’a commandé de vous en escrire particulierement et vous dire de sa part que vous luy ferez plaisir de luy mander à Elle mesme ou à moy pour luy representer ce qui en est, et si mond. seigneur est si opiniastre et si vous jugez à propos que l’on le fouete, ou bien comme quoy vous voulez qu’on le traicte pour ce regard, Sa Majesté m’ayant tesmoigné qu’elle recevra avec beaucoup de contentement les nouvelles qui en viendront de vous et le remere que vous mesmes y jugerez le plus convenable, et mesmes Elle n’a trouvé à propos de vous en escrire elle mesme, mais m’a commandé de le faire en mon nom, affin que mad. dame de Monglat n’en prenne ombrage. J’attendray donc sur cela de vos nouvelles pour les presenter à Sa Majesté etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la punition au fouet du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>J’ay esté bien aise d’entendre les nouvelles de mon fils que ce porteur m’a dictes en me rendant les lettres dont l’avez chargé, et ce soir j’ay celles que mon laquay m’a raportées de vostre part. Je vous prie de continuer à m’en faire scavoir le plus souvent que vous pourrez, et usez de toutes sortes de moiens dont vous vous pourrez adviser pour faire passer à mond. fils ses fantaisies et humeurs opiniastres auparavant que d’en venir au fouet, qui est le dernier remede qu’il y faudra apporter, et principallement en cette saison qui est chaude et en laquelle il se pourroit esmouvoir de colere, comme il fit estant icy l’année derniere. Au surplus, je suis d’advis [f. 277] que vous le faciez desloger du chasteau neuf pour le remectre au viel avec toute la suite, afin que quand le Roy mon seigneur et moy iron par delà, nous trouvions la place vuide aud. chasteau neuf et y puissions loger. C’est ce que j’ay à vous escrire pour cette heure. Priant Dieu etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant les précautions à prendre pour la santé de ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 86, f. 273</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>J’ay receu les lettres que vous m’avez escrites et ay veu ce que vous me mandez de la santé et bonne disposition de mon fils, de ma fille et de nos autres enfans. Vous me ferez plaisir de continuer à m’en faire scavoir des nouvelles et vous diray que parce que nous sommes icy advertis qu’il court force maladies, et de petite vérolle, rougeolle et mesmes de contagion à Paris et aux bourgs et villages des environs de Saint Germain, je suis d’advis que l’on prenne doresnavant garde quelle sorte de personnes aborderont aud. Saint Germain, et specialement ceux qui aprocheront de mon fils et de nosd. enfans, afin que par ce moien l’on empesche que telles maladies ne s’y engendrent. A quoy je scay que vous aurez tel soing que je ne vous en fera plus particulierement recommandation. Et sur ce etc. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 25v-26</unitid>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>J’ay esté bien aise d’entendre [f. 26] des nouvelles de la santé de mes enfans, qui me sont tousjours tres agreables. Mais vous ne me mandez rien de quelque mesnage que vous avez faict en leur despence depuis mon partement, dont l’on m’a ces jours cy escript et voulu faire quelques plainctes, ausquelles je vous diray que je n’ay voulu avoir aucun esgard, m’asseurant que vous n’auriez rien faict en cela qui ne soit bien à propos. C’est pourquoy je m’en repose entierrement sur vous. En effect, continuez à me bien servir comme vous avez tousjours faict et vous asseurez que je n’escouteray poinct les mauvais offices que l’on vous voudroit rendre. Nous voilà tantost sur nostre partement de ce lieu pour retourner vers vous. Je croy que ce ne sera pas sans vous aller veoir bientost, cependant je prie Dieu etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant une visite de la marquise de Verneuil à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 33v-34</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Vostre lettre du XVI me fust rendue hier seullement, par où j’ay apris que la marquise faisoit desseing d’aller des le soir mesme à Saint Germain, tellement que je croy que ce voiage avoit esté faict lors de la reception de celle cy, et attendz des nouvelles de ce qui s’y sera passé. Mais en effect, j’auray à plaisir que, quand elle yra, elle ne voye ny mon filz ny mes filles, et me ferez service agreable d’y tenir la main. Je suis bien aise que tous se portent bien. Continuez à m’en mander [f. 26] des nouvelles, sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant un accident survenu lors de son retour de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 55</unitid>
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                <p>« Mon cousin,<lb/>J’ay receu  à particulier tesmoignage de la devotion que vous avez en mon endroict l’office que ce porteur m’a faict, me venant visiter de vostre part, sur l’occasion ou danger que je recourrus dernierement à mon retour de Saint Germain en Laye, qui fut à la verité tress grand, et duquel Dieu m’a voulu preserver et outre ce me faire la grace de recongnoistre sur ce subject la bienveillance de mes amis et serviteurs, entre lesquelz je vous tiens des principaulx et vous remercye du soing que vous avez de ma santé et conservation, et vous prie de croire que aux occasions qui se presenteront j’auray tousjours le ressentiment que je doibz à l’affection et bonne volonté que vou me portez. Priant etc. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 131v-132</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay esté bien aise d’apprendre par voz lettres et que par ce que le sieur de Frontenac m’a rapporté de bouche que mon filz le Dauphin et tous noz enffans soient en bonne santé et que le changement de lieu ne leur ayt poinct apporté d’incommodité. Je scay combien vostre soing y est utille, et la peine et assiduité que vous y rendez continuellement. Je vous prie de ne vous en lasser poinct et de croire que je m’employeray tousjours à ce que voz services soient recongneuz [f. 132] selon le merite d’iceulx et y tiendray la main en toutes occasions qui se presenteront pour vous et les vostres. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 138</unitid>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous m’avez faict plaisir de me tenir soigneusement advertie de l’estat de la malladie et depuis de la guarison et santé de mon filz le duc d’Orleans. J’ay tout contentement du soing que vous en avez pris et vous prie de continuer tousjours de mesme, tant en son endroict qu’envers tous les autres. J’espere, suivant ce que vous me mandez, que le voila du tout hors de sa malladie, dont je me resjouy, et de ce que tout le reste se porte bien. Vous m’en manderez tousjours des nouvelles aux occasions qui s’en presenteront, cependant je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay veu ce que m’escrivez de la malladie de mon filz. J’espere que ce ne sera rien. Vous me faictes neantmoings plaisir de me tenir curieusement advertie de toutes occurrences semblables. J’ay receu beaucoup de desplaisir de la maladie de mademoiselle Piolant et suis bien aise qu’elle se porte mieux. Mandez moy sy luy empire et en quel estat elle se trouverra et prenez tousjours soing de toute la bande. Sur ce je prie Dieu, Madame de Montglat, qu’il vous aye en sa garde de etc. »</p>
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                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay receu les deux lettres que vous [f. 160v] m’avez escrittes. J’ay esté bien aise de veoir par l’une la bonne resolution que prend vostre filz. Vous l’y debvez conforter de vostre costé comme nous ferons aussy du nostre. J’ay aussy eu bien agreable ce que vous me mandez par l’autre des actions et comportemens de mon filz, qu’il se ramenera à la douceur et au respect qu’il doibt. Je scay que vous y apporterez ce qui est de vostre debvoir et demeure entierement satisfaicte de vous et du soing que vous prenez de luy et des autres. Je suis bien aise de ce qu’ilz sont tous en bonne disposition. Lorsque l’on parlera de faire l’estat des officiers de mon filz, à quoy l’on n’a poinct encores pensé, je me souviendray de la priere que vous me faictes. Continuez à me faire scavoir de voz nouvelles. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <persname id="atom_47635_actor">Marie de Médicis</persname>
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                <note>
                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay esté bien aise d’apprendre par voz lettres la bonne disposition de tous noz enffans, et speciallement que mon filz le Dauphin se rende tousjours moings oppiniastre. Je ne doubte poinct que vous n’y apporterez ce qui est de vostre [f. 163v] pouvoir et vous en prie car ceste qualité m’est desplaisante en luy et l’on m’a dict qu’il en tient tousjours un peu et mesmes qu’il n’y a pas longtemps qu’il le feit parroistre en vostre presence mesme. Mais il fault que le temps corrige cela avec le soing que l’on en prendra. Je vous recommande le tout et prie Dieu qu’il vous conserve avec toute vostre trouppe etc. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant le sevrage de Chrétienne de France</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 171v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay vu ce que vous m’escrivez touchant ma fille Chrestienne, à quoy je ne vous puis faire autre responce sinon que si vous jugez que sa norrice n’ait plus de laict, il se fault resoudre à la sevrer, ce que je desirerois neantmoings que l’on peust differer quelques sepmaines jusques à ce que ce froid soit passé. C’est à vous à considérer sy cela se peult faire sans ce prejudice de sa santé, dont je me remetz sur ce que vous verrez estre pour le mieux et m’en manderez soigneusement des nouvelles et de tous noz autres enffans. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant l’arrivée du médecin des Enfants de France à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 245</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je vous escris ce mot par Lemaitre, present porteur, que le Roy mon seigneur a retenu pour servir de medecin aupres de noz enffans lorsque mon filz le Dauphin sera separé, et parce qu’il est bien à propos qu’il s’instruise quelque temps avec Herouard des humeurs et complexions de mesd. enffans et de le leur forme de vivre, il s’en va des à present aupres d’eulx pour y resider. Vous l’y recevrez doncques et prendrez son conseil et advis avec celluy dud. Herouard aux occasions qui se presenteront pour la santé de mesd. enffans. Lesquelz, apres vous avoir recommandé à l’accoustumé, je prie Dieu qu’il conserve et vous aussy en sa sainte garde etc. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 272v-273</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je suis advertie que la seconde norrice qui est retenue pour mes derniers enffans est de present à Saint Germain en Laye et que mesmes elle se laisse veoir par plusieurs de ceulx qui sont pres de mesd. enffans, ce qui donne du soubçon et de la jaloussie aux autres norrices qui norrisent [f. 273] à present mesd. enffans, et parce que je croy qu’elles sont telles que l’on l’en peult desirer et que je recongnois que mesd. enffans se portent fort bien de leur norriture, je ne veux pas qu’elles n’ayent aucun subject qui les puisse fascher, ennuyer ny mettre en umbrage, c’est pourquoy je suis d’advis que vous commandiez à lad. seconde norrice de partir de Saint Germain en Laye et de venir demeurer en ceste ville ou en tel autre lieu que bin luy semblera, pourvey que ce ne soit aud. Saint Germain ny aux environs. Car quand l’on scaura le lieu où elle se retirera, l’on l’envoyera tousjours bien querir sy l’on en a besoing. Vous y donnerez donc ordre. Je vous envoye ce laquais expres, qui me rapportera toutes nouveelles de delà, et sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 240v-241</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous m’avez faict plaisir de me donner advis de ce qui est arrivé à mon filz le Dauphin, et encores que j’espere que ce ne sera rien, j’ay esté bien ayse d’en estre advertye et auray bien agreable que vous me faciez scavoir bien [f. 241] soigneusement tous les evenemens qui arriveront à luy et à tous mes autres enfans. Quelc’un m’a dit que la norrice de mon filz d’Orleans a l’aleine mauvaise, prenez y garde sans qu’elle s’en appercoive et me mandez ce que vous en apprendrez. Je vous les recommande tous et prie qu’il vous ayt et eulx tous en sa saincte garde etc. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant le départ du dauphin de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 286-286v</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note>
                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Le Roy mon seigneur et moy [f. 286v] avons enfin resolu de faire venir nostre filz le Dauphin. Je vous escris celle cy affin que vous vous disposiez à le nous amener samedy prochain, et ferez venir avec luy les personnes nommées dans le mémoire que je vous envoye, lesquelz nous avons retenu à son service, et n’en amenez poinct d’autres. Vous y donnerez donc ordre, me remettant au sieur de Souvré de vous faire plus particulierement entendre noz intentions et resolutions, et prie Dieu etc. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_47637_actor">Marie de Médicis </persname>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant un voyage de sa fille aînée</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 288-288v</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Amenez demain icy ma fille aisnée avec mes filles de Vendosme et de Verneuil, et laissez tous mes autres enffans à Saint Germain. Ne faictes venir avec elles autres personnes sinon, avec ma fille, mademoiselle Riollant, avec ma fille de Vendosme, [f. 286v] d’Agre et une personne pour la servir, et aultant avec ma fille de Verneuil, sans avoir suitte ny equipage que un lict pour chacune de mesd. filles, car elles n’y sejourneront que jusques à lundy, et je feray que le Roy mon seigneur les nourrira pendant ce temps là. J’envoye le sieur de Villiers, mon escuier d’escurie, avec les carrosses et charroy necessaires pour cest effect, et qui les conduira par le chemin. Sur lequel me remectant, je prie etc. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la vaisselle d’argent utilisée par le dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 294</unitid>
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                  <p>Épouse Henri IV, roi de France, en 1600. Reine de France de 1600 à 1610. Régente de 1610 à 1614</p>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Le Roy mon seigneur a desiré que je vous fasse scavoir que son intention est que la vaisselle d’argent qui servoit à mon filz le Dauphin serve doresnavant à noz autres enffans, n’entendant pas que vous la teniez comme vostre. Vous en userez selon sa volonté et n’estant celle cy pour autre subject, je prie Dieu etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la santé du duc d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 301v-302</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous me faites plaisir de [f. 302] me faire souvent scavoir des nouvelles de mes enffans et de m’avoir mandé l’estat de la disposition de mon filz d’Orleans puisque sa medecine luy a proffité. J’espere qu’il se portera bien lorsque ses dens seront achevées de percer. Continuez à m’en escrire des nouvelles aux occasions qui s’en presenteront. Je les vous recommande et prie Dieu, Madame de Montglat, qu’il vous conserve avec eulx en sa saincte garde etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant des soins à apporter au duc d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Monsieur Hautin,<lb/>Encores que je sache les incommoditez que vous avez en vostre personne, neantmoings la particuliere confiance que j’ay en vostre suffisance et experience me faict vous prier de vous acheminer à Saint Germain en Laye à toutes les fois que madame de Montglat le vous mandera pour pourveoir à la santé de mon filz le duc d’Orleans, surmontant pour cest effect les difficultez que vous en pouvez avoir et apportez tout ce que vous pourrez pour le recouvrement de l’entiere guarison de mond. filz, considerant s’il ne sera poinct bien à propos de luy faire un cothere ainsy que je l’ay autresfois proposé. Le sieur du Laurens [f. 307v] avoit trouvé à propos et mandé par delà qu’il estoit d’advis que l’on luy feit prendre les matins pour premiere nourriture et auparavant les baings qui luy ont esté ordonnez du laict de chevre pour le refraischir, mais il ne scavoit pas encores lors les incommoditez qu’il a eues depuis. Vous adviserez s’il sera à propos qu’il en use et prendrez curieusement garde à tout ce qui sera necessaire pour sa santé. Je vous en prie et de croire que je recongnoistray à vostre contentement les services que vous rendez en cette occasion. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Monsieur Le Maistre,<lb/>Prenez soigneusement garde à tout ce qui sera necessaire pour la santé de mon filz le duc d’Orleans et s’il eschet quelque accident extraordinaire, donnez un advis au sieur Hautain, medecin, affin que s’il est besoing il se rende à Saint Germain pour le veoir, ou pour le moings qu’il vous face scavoir son advis, lequel je desire estre suivy. Escrivez aussy à toutes occasions au sieur du Laurens ce qui se passera affin que par ce que vous menderez je sois informée de l’estat de la disposition de mond. filz et qu’il vous puisse aussy mander ce qu’il luy [f. 308] en semblera. Priant etc. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 308</unitid>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je suis tousjours en peine de la santé de mon filz d’Orleans. Mendez m’en des nouvelles à toutes occurrences et à toutes les fois que vous jugerez estre necessaire. Envoyez querir monsieur Hautin, medecin, par l’advis duquel je desire que l’on se gouverne, et, s’il y va bientost, proposez luy et à monsieur Le Maistre de faire faire ung cothere à mond. filz affin qu’ilz advisent s’il seroit à propos, et leur parlez aussy de l’oppinion que monsieur du Laurens avoit de luy faire prendre les matins du laict de chevre pour premiere nourriture affin de le raffraichir. Je me remets du surplus sur le soing et la vigilance que je scay que vous y apporterez. Priant Dieu etc. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant l’usage pour ses enfants du Château-Neuf à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay receu aujourd’huy seullement voz lettres du XXX du passé. Je suis bien aise de ce que mon filz le duc d’Orleans se porte de mieux en mieux et que tout noz enffans soient en bonne santé. Vous faictes bien de prendre garde que ceulx qui les approchent n’aillent plus dans le bourg puisqu’il y a de la petite verolle. Au surplus, le Roy mon seigneur trouve bon, sy vous trouvez qu’il soit à propos pour leur santé, que vous les faciez loger pour quelque temps au bastiment neuf, mais c’est à condition qu’ilz n’entreront poinct dans le petit jardin, ou ilz y entrent que vous en particulier nous respondiez de tous le fruictz qui y sont et speciallement [f. 314] des abricotz, desquelz l’on a sceu le conte, affin que vous preniez soigneusement garde qu’il n’y entre personne que ceulx dont vous serez bien asseurée. Car je vous dis encore une fois que s’il s’y ceuille seullement ung abricot, quand ce seroit par noz enffans propres, nous nous en prendrons à vous en vostre particulier. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la visite d’un ambassadeur à ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 326-326v</unitid>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Le sieur Pierre Guichardin, ambassadeur de mon cousin le grand duc de Toscane doibt aller dans un jour ou deux à Saint Germain pour veoir mes enffans, dont je vous ay bien voulu advertir [f. 326v] affin que vous le receviez avec l’honneur deub à sa qualité et que vous donnerez ordre que ceulx qui sont ordonnez au service de mesd. enffans vous assistent en cette occasion. Continuez à nous mandez de voz nouvelles, sur ce je prie etc. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 87, f. 339v-340</unitid>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Le Roy mon seigneur et moy trouvons bien à propos que vous meniez noz enffans loger au bastiment neuf de Saint Germain pour y loger quelque temps affin de les faire changer d’air et les esloigner davantage des malades, cependant vous donnerez [f. 340] ordre de faire nettoyer le vieil chasteau et aurez tousjours soing de nous faire scavoir de leurs nouvelles. Sur ce je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous me faites plaisir de me mander souvent des nouvelles de mes enffans. Je ne suis pas d’advis que l’on baille plus de laict de chevre à mon filz le duc d’Orleans puisque l’on recongnoist qu’il ne luy proffite pas. Au surplus, j’ay esté priée par le sieur de Bressieu de trouver bon que ce peintre qui a desjà faict des portraictz de mes enffans en feist ung de ma fille aisnée pour porter en Angleterre, ce que je luy ay accordé, et ne ferez difficulté de laisser faire led. portraict par ce peintre, [f. 342] lequel en aura encores d’autres à faire par mon commandement. Cependant, je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Le Roy mon seigneur et moy avons donné charge au sieur de Bethune de s’en aller à Paris y veoir monsieur Hautin et de là à Saint Germain en Laye sur le subject de ce que vous m’avez escrit touchant ce cothere que l’on est d’advis d’apposer à mon filz le duc d’Orleans. Vous scaurez donc par luy nostre intention pour ce regard et toutes autres nouvelles de deçà, sur lequel m’en remectant, je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Une lettre à madame de Montglat par Aymé Dieu, chirurgien, que la Royne envoye par delà pour veoir monsieur d’Orleans et luy accommoder ung bandage qui luy soit plus propre et commode que celluy que l’on luy a baillé. »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Puisque mon fils d’Orleans a son flux de vente, je suis d’advis qu’il ne bouge de Saint Germain. Touttefois, l’on verra comment il s’en portera entre cy et un jour ou deux. Cependant, il sera à propos que vous teniez touttes choses preparées pour faire partir lundy prochain mes autres enfans avec leur suitte et equipage necessaire et les filles qui sont de leur ballet, et neantmoings vous ne vous acheminerez point que vous n’ayez encores de mes lettres ou du Roy mon seigneur, [f. 6v] comme aussy j’espere que vous me ferez scavoir de leurs nouvelles affin que, suivant cela et le temps qu’il fera, je vous mande la derniere resolution que nous prendrons. Et sur ce, je prie Dieu etc. »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je vous envoye avec le sieur de Villiers l’un des mes escuyers, les littieres, carrosses, charrettes et mulets qui vous peuvent estre necessaires. Vous donnerez ordre de faire partir et venir samedy mes filles et mon fils d’Anjou, et amenez avec eux le moings de suicte et de bagage que faire ce pourra. Car aussy bien n’y demeureront ilz que sept ou huict jours au plus. Mon fils d’Orleans et ma petite fille demeureront à Saint Germain, et ordonnerez de ce ui leur sera besoing pendant vostre absence. Sur ce je prie etc. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 78v-79</unitid>
                <unitdate normal="1610/1610" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1610</unitdate>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay esté bien aise d’apprendre par vos lettres que mes enfans soient en bonne disposition et particulierement que mon fils le duc d’Orleans, nonobstant ses dents et le vomissement qu’il a eust, se [f. 79] porte tousjours de bien en mieux. Continuez à m’en mander des nouvelles. Je parts demain pour m’acheminer à Reims, d’où je me prometz d’estre de retour dans la fin de ce mois. Je les vous recommande pendant ce voiage, vous priant d’avoir le soing et prendre garde à tout ce qui sera de leur santé, affin que je les retouve à mon retour au mesme estat que je les ay laissez, et auquel temps j’adviseray à vous donner quelque contentement sur ce que vous me demandez par une des vostres. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Monceaux le Xe jour d’octobre 1610.<lb/>A madame de Montglat, gouvernante de mes enfants »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 79v-80</unitid>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay depuis mon partement de Monceaux receu une de vos lettres, laquelle m’a donné toutte asseurance de la bonne disposition de tous mes enfans, dont je loue Dieu. Vous continuerez tousjours à les exerter avec le mesme soing et dilligence que vous y avez jusques icy apporté. J’ay esté bien aise que le page que je vous ay envoyé pour mon fils le duc d’Orleans [f. 80] face son debvoir de le servir. Je m’achemine tousjours pour gaigner la ville de Rheims, d’où je vous manderay des nouvelles et me ferez plaisir de me faire aux occasions scavoir de celles de mesd. enfans. Priant Dieu etc.<lb/>A Fere en Tardenois le XIIe jour d’octobre 1610.<lb/>A madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 82-82v</unitid>
                <unitdate normal="1610/1610" encodinganalog="3.1.3">18 octobre 1610</unitdate>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous ne sauriés me mander des nouvelles [f. 82v] plus agreables que celles où vous me donnerés asseurance de la bonne disposition de tous mes enfans. Je ne doubte point que vous n’aporterés pour eulx tout le soing et toute l’affection qui est necessaire pour leur gouvernement. Je vous les recommande tousjours. Nous avons achevé en cette ville touctes les ceremonies du sacre du Roy monsieur mon filz, dont je demeure bien contente, et croy que demain je departiray pour m’acheminer vers la ville de Paris, où je me rendray, Dieu aidant, dans sept ou huict jours. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Reims le XVIIIe jour d’octobre 1610.<lb/>A madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 83-83v</unitid>
                <unitdate normal="1610/1610" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1610</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>La bonne disposition en laquelle sont mes tous mes enfans et l’esperance qu’ilz donnent en leur aage me faict d’autant plus augmenter le desir que j’ay de les veoir. Ce sera bientost, Dieu aydant. Je suis bien ayse que ma fille aisnée face cas des lettres que je luy escris, et luy scay bon gré de celles [f. 83v] qu’elle m’a envoyée, à laquelle pour ceste heure je ne feray poinct de responce, me remectant pour cela à ce que vous luy direz de bouche attendant mon retour à Paris. Je prie Dieu etc.<lb/>A Monceaux le XXVIe jour d’octobre 1610.<lb/>A madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 133-133v</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">12 février 1611</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous me faictes plaisir de me mander souvent des nouvelles de mes enfans, et suis bien aise qu’ils soient tous en bonne disposition. Continuez tousjours à les bien gouverner, y apportant le mesme soing et la mesme conduicte que vous avez faict jusques icy. Je vous envoye la lettre que ma fille doit mander à ma sœur la duchesse de Mantoue en responce de celle que luy a rendue de sa part le sieur Guiscardi. Vous la luy ferez escrire pour la renvoyerf par apres à mon secretaire, et luy direz que, si je puis, je les iray [f. 133v] bientost voir. Cependant, je desire qu’elle m’escrive pour voir à quoy elle employe le temps et comment elle et ses freres et sœurs se portent, comme aussi vous que vous me mandiez de leurs nouvelles. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Paris le XIIe fevrier 1611.<lb/>A madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 136</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">20 février 1611</unitdate>
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                <p>« Ma fille,<lb/>Je suis bien aise que vous m’ayez mandé de vos nouvelles et de celles de vos freres et sœurs, et d’entendre que vous soyez tous en bonne disposition. Continuez à faire bien honnestement vos exercices ordinaires, affin que lorsque vous serez pres de moy je reconnoisse que vous ayez bien employé le temps pendant que vous avez esté de par delà. Je prie Dieu etc.<lb/>De Paris le XXe fevrier 1611.<lb/>Vostre bonne mere<lb/>Marie<lb/>A ma fille »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 154</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">4 avril 1611</unitdate>
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                <p>« Ma fille,<lb/>J’ay eu bien agreable le present de mousserons que vous m’avez envoyé. Mais ce qui me contente davantage, c’est d’apprendre souvent de vos nouvelles. Je vous recommande de vos petits exercices et surtout la crainte et l’honneur de Dieu, que je prie etc.<lb/>A Fontainebleau le Xe avril 1610.<lb/>A ma fille »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la visite d’un ambassadeur à ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Comme j’ay appris que l’ambassadeur des archiduc et archiduchesse de Flandres faisoit estat, avant que de s’en retourner, d’aller à Saint Germain et y mener sa femme, pour de leur part visiter ensemblement ma fille aisnée et mes autres enfans et prendre congé d’eux, j’ay bien voulu vous faire celle cy pour vous en donner avis et vous dire que vous ayez à les recevoir dignement de delà en leur faisant le meilleur traictement qu’il vous sera possible. Le sieur de Bonneuil les y doibt accompagner, lequel vous advertira du jour de leur arrivée. Il vous rendra une bague que je luy ay baillée pour mad. fille aisnée, laquelle je desire qu’elle donne en son nom à l’ambassadrice, la priant de la recevoir en bonne part et la garder pour une souvenance d’elle. Vous prendrez garde que mad. fille s’acquicte joliment de ses complimens en leur endroict en leur demandant nouvelles de la santé desd. archiduc et archiduchesse, et les priant de leur faire de sa part ses affectionnées recommandations. Au surplus, led. ambassadeur m’ayant priée de trouver bon qu’il fist faire de delà les portraicts d’aucuns de mes enfans pour les faire [f. 155v] emporter, je luy ay bien volontiers accordé cette faveur, affin que par cy apres s’il y envoye de delà quelque peintre pour cet effect, vous luy donniez permission de faire en vostre presence lesd. portraicts à son contentement. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le XIe avril 1611. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 158-158v</unitid>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vous me faictes bien plaisir de me donner advis à poinct nommé de la disposition de ms enfans, estant [f. 158v] neantmoings marrie des apparences de maladie que vous jugez à ma fille Chrestienne. Si vous voyez que cela continue et que l’on descouvre quelques signes de petite verolle ou rougeolle, je trouve bon que vous meniez avec vous tous les autres au chasteau neuf. C’est en cas que la maladie fust toute evidente, car autrement j’attendray de vos nouvelles pour vous mander sur cela ma volonté. Vous donnerez ordre à tout ce qu’il faudra pour cela et que ma fille soit bien assistée et secourue en cet accident. Sur ce etc.<lb/>A Fontainebleau le XVe avril 1611 »</p>
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                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1611</unitdate>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay esté priée par le sieur marquis de Botti, ambassadeur de mon cousin le grand duc de Toscane, de luy permettre, s’en retournant en Italie, d’emporter avec luy les portraicts d’aucuns de mes enfans, ce que luy ayant tres volontiers accordé, je vous fais celle cy à ce que vous ayez à recevoir de delà le peintre qu’il vous envoyera pour cet effect et que par ce moyen il puisse prendre le temps et le loisir en voyant mesd. enfans de travailler à leurs portraicts en vostre presence et avec plus de commodité, en quoy vous me ferez service bien agreable. Priant Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau etc. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 160-160v</unitid>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay receu la lettre qui m’a esté envoyée de vostre part par le sieur de Bonneuil, par laquelle je reconnois bien le soing que vous prenez que ma fille Chrestienne soit bien traictée et assistée en sa maladie, ayant pour cela faict venir aupres d’elle le sieur Haultin, medecin. C’est chose que j’ay eu bien agreable, et que par son advis vous ayez faict demeurer mes autres enfans au viel chasteau en les faisant changer de logements, d’où ils ne puissent encourir aucun danger, nonobstant que je vous eusse mandé de les mener au chasteau neuf si vous l’eussiez trouvé necessaire. Je vous prie d’y avoir tousjours l’œil, et mesme si vous voyez qu’il y ayt trop de monde aupres d’eux et que par la frequentation des uns et des autres il y eust quelque danger de prendre cette maladie, de retenir seulement [f. 160v] aud. chasteau avec mesd. enfans ceux qui seront necessaires pour leur service, faisant loger pour quelque temps en autre lieu les autres enfans avec leur suite jusques à ce que mad. fille Chrestienne soit entierement guerie. Dont me reposant sur vous je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le XIXe avril 1611 »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 165</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1611</unitdate>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay tant confiance en vostre personne et au soing que vous prenez ordinairement pour ce qui est de tous mes enfans que je m’asseure que vous n’oublierez rien pour assister et traicter mon fils d’Anjou ainsi que vous et le medecin Le Maistre le trouverez à propos pour la guerison de sa maladie. Mandez moy souvent de ses nouvelles et de la santé de mes autres enfans. Je suis marrie que la dame de Saint Georges, vostre fille, ay participé à cette sorte de maladie, sperant neantmoins que les uns et les autres s’en porteront bien par le bon ordre que vous y apporterez. Faictes mes recommandations à ma fille l’aisnée et à tous les autres, et leur dictes que je fais estat de m’en retourner bientost à Paris pour y faire le dernier jour de l’an du feu Roy mon seigneur. Ce sera pour estre pluspres d’eux et de vous, et en intention de les aller trouver bientost apres. Je ne vous diray autre chose de ce qui se passe en ce lieu, me remettant à ce porteur, l’un des vostres, de vous entretenir de toutes nouvelles. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le XXVe avril 1611<lb/>Madame de Montglat, gouvernante etc. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis à l’une de ses filles à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 175</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1611</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ma fille,<lb/>Comme j’ay veu par vostre lettre que vous estes bien aise d’entendre de mes nouvelles, et parce que m’en a raporté la dame de Montglat, j’ay aussi bien agreable que vous m’escriviez souvent pour me mander des vostres et de celles de vos freres et sœurs. J’espere vous aller voir dans peu de jours et desire vous trouver bien sage et scavante, comme vous devez prendre la peine et vous estudier pour la devenir. C’est ce que je vous recommande, et sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Paris le XVIIe may 1611. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 194v-195</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1611</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay esté bien aise d’entendre de vos nouvelles, de mes enfans et de leur bonne disposition, et vous diray sur ce que vous m’escrivez que je veux bien volontiers accorder à ma fille aisnée la permission qu’elle desire pour reciter sa comedie, dont elle doibt bien apprendre les vers, ayant intention d’aller dans peu de jours à Saint Germain pour voir si elle s’en acquitera bien et si elle les aura bien retenus. Vous l’en [f. 195] advertirez de ma part, affin qu’elle se dispose à bien faire, et surtout qu’elle employe bien le temps à servir Dieu et faire ses exercices ordinaires, affin qu’estant de delà je m’apperçoive qu’elle ayt bien prouffité et que je la trouve bien sage. L’on m’a aussi parlé d’un baptesme que vous desirez faire d’une fille de la sœur de la nourrice du Roy monsieur mon fils, que l’on veult faire tenir sur les fonds par ma fille Chrestienne et mon neveu le marquis de Verneuil. Je trouve bon qu’il se face. Vous prendrez garde neantmoins qu’aux ceremonies qui s’y feront toutes choses soient gardées et observées selon l’ordre et la dignité requise en telle occasion. Sur ce etc.<lb/>A Paris le XXXe juin 1611<lb/>Madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 197v</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">5 juillet 1611</unitdate>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je reçois du contentement d’apprendre que mes enfans continuent tousjours à se bien porter. Vous me ferez plaisir de me mander souvent de leurs nouvelles, et de m’advertir de tout ce qui se passera, tant pour leur particulier que pour les autres qui sont aupres d’eux, affin que s’il se presente quelque chose de nouveau de delà, j’y donne l’ordre qu’il sera requis en cette occasion. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Paris le Ve juillet 1611<lb/>Madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 205</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1611</unitdate>
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                <p>« Madame la marquise d’Ancre,<lb/>Le desir que j’ay d’entendre de vos nouvelles me faict vous depescher ce laquay affin de m’en rapporter au plustost, et cependant je vous fais celle cy par son occasion pour vous faire scavoir des miennes et de ma bonne dispostion, et aussi pour vous donner advis de mon arrivée en ce lieu il y a deux jours avec le Roy monsieur mon fils, où nous pourrons sejourner jusques à ce que la commedie que ma fille aisnée et autres doibvent reciter soit representée, qui sera pour dimanche prochain. J’avois icy bonne compagnie, mais elle a esté ce jourd’huy augmentée par la cousine de mon cousin le comte de Saint Pol et pleusieurs autres gentilhommes, et vous diray que je suis bien contente, tant pour m’avoir donné toute satisfaction de ce qui s’estoit passé que pour voir maintenant les affaires qui sont de ce costè là entierement accommodées à mon contentement. Je me recommande à vous et prie Dieu etc.<lb/>A Saint Germain en Laye le XXVIIIe juillet 1611<lb/>A Madame la marquise d’Ancre, ma dame d’atour »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant une comédie à tenir dans la salle du Château-Vieux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 207v</unitid>
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                <p>« Monsieur Delafons,<lb/>Je vous faict celle cy pour vous dire qu’estant encores de besoing de quelques pieces de tapisserie pour mettre devant toutes les fenestres de la salle où se doit jouer la comedie, lesquelles se doibvent boucher à cause des flambeaux qui s’alumeront en plein jour, vous ne failliez incontinant d’en faire apporter au plustost en ce lieu jusques à la quantité de duze ou quinze pieces, des moiennes et des plus usées, pour servir à l’effect que dessus. A quoy m’asseurant que vous apporterez tout le soing et la diligence qui est requise en cet affaire, je ne la feray plus longue que pour prier Dieu etc.<lb/>A Saint Germain en Laye le XXXe juillet 1611<lb/>A monsieur Delafons, intendant des meubles du Roy monsieur mon fils »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 209-209v</unitid>
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                <p>« Madame la marquise d’Ancre,<lb/>J’ay esté bien aise d’entendre de vos nouvelles par le retour du sieur de Marillac et que vous vous soyez si bien trouvée de vos eauesqu’elles vous ayent aydé à recouvrer entierement vostre santé. Il n’y a rien, apres que vous les aurez achevé de prendre, qui retarde vostre retour, tellement que desormais je vous attendray dans peu de jour. Faictes que ce soit le plustost que vous pourrez pour le desir que j’ay de vous voir. Cependant, je vous diray comme la comedie de ma fille fust hier recitée en bonne compagnie, où elle [f. 209v] fist si bien et si jentiment et toutes les autres qui en estoient que j’en demeuray avec beaucoup de satisfaction et de contentement. Et apres vous avoir asseuré de la continuation de ma bonne disposition, comme aussi de mes bonnes graces et parfaicte amitié en vostre endroict, je prieray Dieu etc.<lb/>De Sainct Germain le IIe aoust 1611 »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je suis bien aise que mon fils d’Orleans commence à se guerir de son rume et que mon fils d’Anjou et mes deux filles aisnées s’entretiennent toujours en bonne [f. 229] santé. Mais sur ce que j’ay reconneu par vostre lettre et par ce que m’en a faict le sieur Petit que ma petite fille se trouve indisposée de la fiebvre qui l’a reprise, je vous despeche ce laquay expres pour m’en rapporter nouvelles et me scavoir et dire au vray l’estat de sa maladie pour laquelle je donneray cependant ordre que le medecin Haultin vous aille trouver pour la voir et assister au temps que vous me manderez qu’il en sera besoing. Prenez donc le soing que mad. fille me manque d’aucune chose qui puisse apporter quelque remede et soulagement à son mal, et m’en mandez des nouvelles. Et, en attendant, je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau etc.<lb/>A madame de Montglat, gouvernante de mes enfans »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">58</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 228v-229</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1611</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Vos lettres des VII et IXe de ce mois m’ont esté rendues, par lesquelles j’ay esté soulagée de l’apprehension que j’avois que mes enfans deussent avoir quelque mal, et particulierement ma petite fille, dont les nouvelles que j’avois receues de sa maladie me metoient aucunement en peine. Je suis bien aise d’entendre maintenant que les uns et les autres soient en bonne disposition. Prenez en tousjours le soing, affn que s’il leur arrive quelque disgrace ou inconvenient, ils soient assistez et secourus avec toute l’addresse et diligence qu’il se doibt. Continuez donc comme vous avez tousjours bien faict et me mandez souvent des nouvelles de mesd. enfans, ausquels vous direz particulierement de ma part que je me recommande bien à eux et que je les aymeray tousjours bien, pourveu bien sages. J’escris à ma fille aisnée pour l’entretenir tousjours en son devoir et pour luy donner davantage de subject de me mander souvent de ses nouvelles. Je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le Xe octobre 1611 »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant la santé du duc d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 246v</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1611</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’estois en peine de la santé de mon fils d’Orleans lorsque Jollicoeur m’a presenté vostre lettre, par laquelle j’en ay appris des nouvelles, et pour ce que je desire de temps à autre estre advertie du succes de sa maladie, je vous envoye expressement ce laquay pour m’en rapporter et me scavoir dire commnt il se sera dudepuis trouvé. Vous m’en escrirez donc bien au long, et en attendant je prie Dieu etc.<lb/>A Paris le Xe novembre 1611 »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 247v-248</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">15 novembre 1611</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame la marquise d’Ancre,<lb/>Comme je voy que la maladie de mon fils le duc d’Orleans continue tousjours, je fais aussi estat de l’envoyer à Paris pour le loger à mon hostel de Luxembourg. C’est pourquoy je vous ay despesché ce laquay expressement pour vous prier de donner ordre au plus tost que faire ce pourra à faire reparer et accommoder tout ce qui sera necessaire pour son logement et de ses officiers aud. lieu. Il faudra y apporter de la diligence car je suis en volonté de le faire transporter d’icy apres demain. Je vous diray cependant comme mond. fils s’estant hier [f. 248] trouvé plus mal qu’auparavant, je le fis seigner au soir tout tard, dont il se porte maintenant assez bien, ce qui me donne encores esperence de mieux. Je me recommande à vous et prie Dieu etc.<lb/>A Saint Germain, le XVe novembre 1611 »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 248v-249</unitid>
                <unitdate normal="1611/1611" encodinganalog="3.1.3">25 novembre 1611</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>L’on m’a faict entendre ce que vous avez escrit de deça de la maladie de rume de mon fils, dont il s’est depuis peu ressenti et des petits remedes que vous y avez aussitost faict apporter, ensemble ce qui est survenu à ma fille Chrestienne, ce qui ne sera pas, Dieu aydant, grand-chose. J’ay voulu pourtant envoyer de delà le sieur Herouart, premier medecin du Roy monsieur mon fils, pour les visiter et assister, et pour scavoir au vray ce qui s’est passé en leur indisposition, luy ayant commandé d’y prendre garde et de vous dire qu’ayant pris resolution de faire dans peu de jours venir tous mes enfans en cette ville et desirant cependant que mond. fils soit aupres de moy le plustost que faire se pourra affin de le voir et le faire soigner avec plus de commodité, j’envoye pour cet effect l’un de mes carrosses avec led. sieur Herouart pour demeurer aupres de luy, en attendant que vous ayez une littiere et un chariot de bagage, qui y arriveront incontinant apres, pour l’amener avec tout son petit equipage. Vous donnerez [f. 249] donc ordre que tout soit preparé pour cela. Mais pour ce que mon intention est que mond. fil vienne avec peu de personnes, je vous en prescriray le nombre qui seront cinq en tout, ascavoir la Sauvat, sa norrice, Sauvat le fils qui le sert à table, celuy qui le porte et une femme pour le servir, pour le logement et norriture desquels je feray donner ordre de deça, voulant que le reste de ses officiers et tout autre bagage demeurent de delà, en attendant que je face tout venir avec mesd. enfans. Me remettant aud. sieur Herouart de vous faire plus particulierement entendre ce qui est de ma volonté pour cela, priant Dieu etc.<lb/>A Paris le XXVe novembre 1611 »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 187-187v</unitid>
                <unitdate normal="1613/1613" encodinganalog="3.1.3">vers le 1er octobre 1613</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Ce sera tousjours un grand contentement d’entendre souvent des nouvelles de mes enfans, et vous scay bon gré du soing que vous en prenez. Je suis bien aise que mon fils d’Anjou aye repris à present sa premiere disposition, ainsi que l’on me l’a rapporté et que vous me l’escrivez par vostre lettre de ce jourd’huy. Mais pour ce que je croy que le changement d’air ne luy peult apporter que du bien et du soulagement pour la manutention de sa santé comme pour celle des autres, et que mesmes je reconnois qu’à cause des ouvriers qui travaillent au Louvre ils recoivent beaucoup d’incommoditez, je vous ay faict celle cy sur la resolution que j’ay prise de les envoyer avec vous à Saint Germain en Laye pour y loger au chasteau neuf, à ce que vous vous teniez preste pour les y mener et faire conduire au plus tost avec tout leur train et equipage. Se pour cet effect vous avez besoin, outre les commoditez que vous pouvez avoir à Paris, de quelques mulets et charretes pour [f. 188v] mener leur bagage, vous me le fairez scavoir diligemment affin que j’y face donner ordre. J’attends donc de vos nouvelles et sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le jour d’hier au soir 1613 »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 188-188v</unitid>
                <unitdate normal="1613/1613" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1613</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Puisque par les marques et observations que [f. 188v] vous faictes de ce qui se passe en suite de la petite indisposition de mon fils, vous reconnoissez qu’il s’en trouve tousjours de mieux en mieux, je croy qu’il n’y aura plus, Dieu aydant, aucun inconvenient de le mener à Saint Germain en Laye. C’est pourquoy, ayant receu la vostre par le medecin Le Maistre en responce de celle que je vous escrivois pour vous en dire ma resolution, je vous ay encores faict celle cy pour la vous confirmer et vous dire que je desire que, s’il n’arrive autre accident à mon fils ou empeschement suffisant pour retarder ce voiage, que vous vous teniez prests pour y aller coucher avec mes autres enfans et toute vostre bande samedy prochain. J’ay donné ordre, suivant ce que vous m’escrivez, de vous faire avoir les mullets et les charrettes du Roy monsieur mon fils, qui seront pour cet effect demain par delà. Si vous avez besoin d’autre equipage plus grand, comme je ne le croy pas, vous y en trouverez aisement. Tenez vous donc preste pour ce voyage. Et sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau etc. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unitdate normal="1613/1613" encodinganalog="3.1.3">5 octobre 1613</unitdate>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Encores que je reconnoisse bien par vos deux dernieres lettres et par celles des sieurs Delorme et Hautin que mon fils d’Anjou, à cause de son flux de ventre, et mesmes ma fille à cause de la petite indisposition de vers qui lui est survenue, ne soient pas maintenant en assez bon estat de les metre par les chemins pour aller à Saint Germain en Laye, où j’ay deliberé qu’ils voisent pour un peu de temps, j’ay voulu vous dire par celle cy que, continuant en la resolution que j’en ay prise, je desire que vous soiez tousjours disposée de les mener tous avec leur suite incontient que la santé des uns et des autres le pourra permectre. Je croy que les maladies n’en sont pas grandes, de sorte que le vente de mon fils estant remis et raffermy, vous pourrez accomplir ce petit voyage. J’en attends encores de vos nouvelles. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le Ve octobre 1613 »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 189v-190</unitid>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Je reconnois bien par vos deux dernieres lettres des V et VIe de ce mois que mon fils d’Anjou n’est [f. 190] point encores du tout remis de son petit flux de ventre, toutesfois je ne fais pas grand estat de cette maladie puisque vous me mandez qu’elle diminue de jour en jour, et mesmes que vous n’en conjecturez à l’advenir que du bien et de l’alegement pour la conservation de sa santé. Vous faictes bien d’avoir sur cela encores retardé vostre partement, desirant que vous ne le faciez jusques à ce que soit entierement guerie. Je suis d’advis cependant que, si sa santé le permet, que vous le meniez promener dehors par le beau temps, affin de l’accoustumer peu à peu à l’air, et quand il aura à faire ce voiage il n’en soit aucunement incommodté. Dont me reposant sur vostre soing et prudence accoustumée, je ne la feray plus longue que pour prier Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau etc. »</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Puisque mon fils d’Anjou est maintenant en bon estat de sa santé et que vous la reconnoissez estre telle [f. 190] qu’il n’y a plus d’inconvenient de luy fair prendre l’air, je trouve bon que vous partiez des jeudy prochain pour vous en aller avec toute vostre compagnie à Saint Germain ainsi que vous me le mandez. Vous donnerez ordre à tout ce qu’il vous sera necessaire pour cet equipage en sorte qu’il le face heureusement comme je le desire. J’approuve bien que vous le meniez promener par aucunes des grandes rues de Paris affin de donner ce contentement au peuple de le voir sain et gaillard, mais aussi desiré je qu’il ne s’y arreste point, à cause du mauvais air et des maladies qui y courent. Je suis bien aise que ma fille Crestienne se porte aussi bien. Recommandez moy à eux tous et leur dictes de ma part que je desire qu’ils soient tous bien sages et que cela estant je les aimeray tousjours bien comme leur bonne mere. Sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau etc. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Marie de Médicis concernant le départ de ses enfants pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 192v</unitid>
                <unitdate normal="1613/1613" encodinganalog="3.1.3">10 octobre 1613</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay veu la lettre que vous m’avez escrite dattée d’hier à midy. Je croiois que vous estiez partie pour aller à Saint Germain, comme je le vous avois escrit. Mais j’apprens que vous estes encores à Paris. Si la santé de mon fils vous retarde, comme vous me mandez qu’il fit encore trois scelles le jour precedent, je le trouve bon. Mais s’il se porte bien, je desire que vous partiez sans aucun retardement pour vous acheminer aud. Saint Germain, et que la consideration du petit Moret ne vous empesche car son indisposition n’a rien de commun avec ce qui est de la conservation de mes enfans, que je desire prendre l’air devant l’entrée de l’hiver, et s’il n’y a assez de charroy pour une fois, faictes leur faire deux voyages. C’est ce que je vous puis escrire en response de vostre lettre. Prians etc.<lb/>A Fontainebleau le Xe octobre 1613 »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Education des princes</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 193</unitid>
                <unitdate normal="1613/1613" encodinganalog="3.1.3">11 octobre 1613</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Encores que j’ay grandement desiré que mes enfans allassent à Saint Germain, neantmoins vous avez bien faict de ne partir pas puisque mon fils a eu encores de la fiebvre et son catherre comme vous me le mandez par vostre lettre dattée d’hier au matin. Je vous envoye ce courrier expres affin qu’il me rapporte ce soir des nouvelles de mond. fils et ne delaisserez apres cela de m’en faire scavoir par les voyes ordinaires de la poste. Je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le vendredy midy XIe octobre 1613 »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Cinq cents Colbert 88, f. 193v</unitid>
                <unitdate normal="1613/1613" encodinganalog="3.1.3">14 octobre 1613</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce voyage à Saint-Germain-en-Laye fut finalement annulé, Marie de Médicis s’étant rendue à Paris pour constater l’état de santé de son fils, qui fut peu après atteint de petite vérole.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Madame de Montglat,<lb/>J’ay eu ce matin les lettres que vous m’escrivites hier apres le disner de mon fils, par lesquelles je voy qu’il se porte tous les jours de mieux en mieux, dont je me resjouis. Cela estant, je reprens mon opinion de le faire aller avec ses sœurs à Saint Germain en Laye pour y passer le reste de ses beaux jours, car il ne se peult que l’air ne soit maintenant bien corrompu au Louvre à cause des remuement que l’on faict aux fossez et des autres maladies qui sont par la ville et aux environs du Louvre. Partant, je suis d’advis que vous vous disposiez et prepariez toutes les choses pour les faire partir jeudy pour vous rendre le soir à Saint Germain sans plus de retardement, si ce n’estoit qu’il arrivast quelque nouvel accident en la santé de mond. fils qui fust considerable pour vous arrester. Dont vous continuerez à me faire scavoir de jour à autre des nouvelles. Et sur ce je prie Dieu etc.<lb/>A Fontainebleau le XIIIIe octobre 1613 »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mélanges Colbert</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.7</unitid>
              <unitdate normal="1662/1681" encodinganalog="3.1.3">1662-1681</unitdate>
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        96 pièces    </physdesc>
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                <persname id="atom_3726_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
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              <note>
                <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Pièces intéressant l'histoire religieuse et diplomatique, les questions administratives et judiciaires, dont le recueil des minutes de lettres de Mazarin.<lb/>Correspondance de Colbert de 1661 à 1674.<lb/>Documents administratifs et financiers.<lb/>'Chartes de Colbert'.</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_3726_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
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            <custodhist encodinganalog="3.2.3">
              <p>Les manuscrits de la bibliothèque de Colbert furent vendus à la Bibliothèque du roi par le petit-fils de Colbert, le comte Charles-Eléonor de Seignelay, en 1732.<lb/>Les manuscrits anciens et 'de science' furent versés dans les séries générales du département ; les manuscrits modernes furent répartis en 2 séries : Cinq cents et Mélanges.</p>
            </custodhist>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2091654
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k209166h</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Lydia Mérigot et Pierre Gasnault, Les catalogues du département des manuscrits. Manuscrits occidentaux, Paris, Bibliothèque nationale, 1974. </p>
            </bibliography>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 264</unitid>
                <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">janvier-septembre 1662</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 50] Aud. Le Begue [Charles Le Begue, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de cent mil livres ordonnée pour employer au fait de sad. charge, scavoir XXXIm l. au payement du prix de la maison achetée de la damoiselle Lhuillier pour le bastiment du Louvre, XVIm l. pour parfaire les XXXVIm l. accordez par advances aux entrepreneurs dud. bastiment du Louvre, et LIIIm l. pour commencer les ouvrages à faire tant au chasteau de Fontainebleau, Versailles, Saint Germain en Laye, palais Royal et autres maisons royales pendant la présente année 1662, y compris les frais, cy : Cm l.<lb/>[…]<lb/>A luy, la somme de treize cens mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge tant au bastiment neuf du Louvre et Versailles, [f. 50v] achapts de maisons que accommodements du palais des Tuilleries, palais Royal, Fontainebleau, Saint Germain en Laye que autres despences extraordinaires à faire pendant lad. année 1662, y compris les gages des officiers et entretenemens ordinaires et les taxations, cy : XIIIc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 167] Aud. Bourlon [Pierre Bourlon, trésorier des veneries, toiles de chasses et fauconnerie], la somme de sept cens cinquante livres que Sa Majesté a ordonnée pour délivrer, scavoir VIc l. à Jean de Medeville, maistre tailleur d’habits à Paris, pour son paiement et remboursement de treize casaques des couleurs de Sa Majesté qu’il a livrées à treize gardes des bois, eaues et forests de Sainct Germain en Laye, et CL l. à Pierre de Laguerre, bourgeois de Paris, à luy aussi ordonnées par Sad. Majesté pour son paiement et remboursement de treize pieux qu’il a fournis aux susd. treize agrdes des bois, eaues et forests de lad. forest, cy VIIc L l.<lb/>[…]<lb/>[f. 223v] Au sieur Legrend, exempt des gardes de la prevosté de l’hostel, et à deux archers de lad. prevosté, la somme de six vingt livres que Sa Majesté luy a ordonné pour s’estre transportez par ordre de Sad. Majesté et avoir esté employez pendant six jours à faire conduire à Saint Germain en Laye des bateaux chargez d’avoine [f. 224] et d’autres necessitez pour la suite de Sad. Majesté, cy : VIxx l.<lb/>[…]<lb/>[f. 286] Aud. d’Aligre [Michel d’Aligre, tresorier des Menus Plaisirs du Roy], la somme de deux cens trente quatre livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au payement tant des carrosses qui ont conduit les comediens à Saint Germain en Laye que des charrettes qui ont porté leurs hardes suivant les parties arrestées par le sieur duc de Mortemart, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, cy : IIc XXXIIII l.<lb/>A luy, la somme de quatre cens quarante une livres dix sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour le payement du logement des soubz maistres, chantres de la musique de la chapelle de Sa Majesté, et de vingt neuf licts qui ont servy pour les coucher pendant un mois de sejour qu’ils ont faict au lieu de Saint Germain escheu le XXIIe juillet dernier, à raison de XV l. X s. pour chacun lict, cy : IIIIc XLI l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 286v] A luy, la somme de quatre cens quatre vingts seize livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au faict de sa charge, mesme au payement du second mois du logement et licts des soubz maistres, chantres et enfans de la chapelle de Sa Majesté à Saint Germain, qui est escheu au XXIIe du mois passé, sur le pied de XXXII licts, à raison de XV l. X s. par mois pour chacun lict et logement, cy : IIIIc IIIIxx XVI l.<lb/>[…]<lb/>[f. 287v] A luy [Claude Fauverel, commis par le Roy à l’exercice de la charge de me Pierre Cirano, tresorier des offrandes du Roy], la somme de trois cens trente huict [f. 288] livres neuf sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au faict de sad. commission, mesme pour la despence des pains benits rendus par Sad. Majesté en l’eglise du Pecq proche de Saint Germain le jour de la feste de la Madelmaine de la presente année, cy : IIIc XXXVIII l. IX s.<lb/>[…]<lb/>[f. 344] Au capitaine Legrand, exempt des gardes du Roy en la prevosté de son hostel, la somme de [f. 344v] deux cens quarante livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour avoir vacqué pendant douze jours tant à assister les marechaux des logis et fourriers de Sa Majesté à auctoriser la craye pour les logements de Saint Germain en Laye que pour se transporter le long de la riviere de Seine pour faire voicturer aud. Saint Germain en Laies les bateaux chargez d’avoine et autres choses necessaires pour la fourniture de la maison, cour et suite de Sa Majesté, cy IIc XL l. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le passage du roi par le pont de Neuilly</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 109 bis, f. 921-922</unitid>
                <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">22 juillet 1662</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                  <persname id="atom_48205_actor">Ratabon, Antoine (de)</persname>
                </origination>
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                <note>
                  <p>Conseiller du roi<lb/>Surintendant général des bâtiments du Roi</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur,<lb/>Monsieur Berryer a parlé à messieurs les interessez des gabelles, qui sont tous prestz à signer l’oblugation pour l’hostel d’Espernon en la forme qu’on la désirera. Madame la comtesse de Fleix, qui estoit venue icy cette apres disnée avec la Reyne mere, y est demeurée pour signer demain le contract, si bien, Monsieur, qu’il ne reste plus qu’à reformer l’ordonnance de fonds et y comprendre les interestz des IIIc IIIIxx IIIIm Vc XVI l. par proportions de temps, et les taxations du trésorier, comme vous l’avés trouvé bon. Je vous la renvoye, Monsieur, avec le calcul de ce à quoy montent les interests et taxations. Je vous supplie tres humblement d’avoir agreable de commander qu’on me l’a renvoie au plus tos, afin de mettre la derniere main à cette affaire.<lb/>Le Roy en passant hier à Neuilly trouva que le pont trembloit. Et la reyne d’Angleterre tesmoingna ensuitte à Sa Majesté qu’il estoit en tres mauvais estat. Elle m’envoya commander par un de ses gardes du corps d’y aller ce matin avec beaucoup de charpentiers pour reconoistre le mal et y faire travailler sur le champs. M. Le Vau, M. Warin, M. Petit, le bonhomme Dublet, Bruand, maitre des œuvres de charpenterie, Bergeron, entrepreneur du Louvre, y sont venus avec moy, et j’y aurai mené Villedot s’il eust esté en cette ville. Nous avons trouvé que tout le pont en general ne vault pas grand argent, qu’il est absolument necessaire de travailler, et promptement, à quelques reparations qui sont indispensables, et particulierement à mettre trois poutres au lieu de pareil nombre qui sont cassées, sept ou huit grand poteaux et contrefiches, remoiser et mettre des liens à touttes les travées, et rechercher le couchy de celles qui sont les plsu ruinées, moyenant quoy il n’y aura rien à craindre de quelque temps. Mais sans cella, tous demeurent d’accord, mesmes le maitre du pont et un charpentier assez entendu qui s’est trouvé sur le lieu, qu’il n’est pas en estat de pouvoir subsister. J’ay esté puis voir madame de Schomberg et luy dire l’estat des choses, mais ne l’ayant pas trouvée chez elle, elle m’a envoié deux heures apres un gentilhomme de ses parens en qui elle se confie de touttes ses affaires, pour m’asseurer qu’elle fera executer ponctuellement et le plus diligemment qu’il sera possible tout ce que l’on ordonnera. Sur quoy jay vu qu’il suffisoit d’ordonner au maitre des œuvres, en la presence dud. gentilhomme, et au charpentier des lieux de mettre demain douse charpentiers en besongne avec dix manœuvres, et lundy vingt et autant de manœuvres, pour faire tout ce qui est prescrit dans un mémoire qui leur a esté donné, ce qui leur sera d’autant plus aisé que la pluspart du bois necessaire se trouve tout amassé depuis longtemps sur les lieux. Le maistre des œuvres m’a donné sa parolle precise de n’y pas manquer. Je vous importune de tout ce detail, Monsieur, afin que si vous este d’avis d’en informer le Roy (qui en peut estre en peine), vous le puissiez faire. Les tresoriers de France avoient donné une ordonnance dattée du jour d’hier portant ordre aud. maitre des œuvres de travailler au pont dans trois jours à peine de cent livres d’amande, et trois jours apres de constraincte par corps. Voilà les propres termes.<lb/>Je suis avec plus de respect et de passion que personne au monde, Monsieur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>Ratabon<lb/>A Paris, ce 22 juillet 1662 »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_48205_actor">Ratabon, Antoine (de) </persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 265</unitid>
                <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">octobre-décembre 1662</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 13] A luy  [Pierre Turlin, tresorier de l’Argenterie], la somme de six mil neuf cens quatre vintz huit livres dix sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes au payement de cinq paremens d’autel complets, y compris les chasubles, voiles de calices et autres ornements, ensemble le renouvellement de touttes sortes de linges et passemens, que Sa Majesté a commandé estre fait pour la chapelle de Saint Germain en [f. 13v] Laye, et icelle somme dellivrer scavoir au sieur Leduc, marchand de soye, XIIIIc XV l. X s. pour brocard d’or et d’argent, velours et autres estoffes qui ont servy à faire les paremens, XVc LXVI l. XIII s. au sieur Cosquino, marchant passementier, pour fournitures de dentelles, passements, franges, crespines d’or et d’argent, au sieur Leclerc, brodeur, M IIIIxx l. XIIII s. pour la broderie de plusieurs escussons des armes du Roy, fournitures et façons desd. paremens, au sieur Barat, marchant de dentelles, XIIIc XXV l. VII s. pour diverses dentelles qu’il a fournies pour garnir les aubes, napes et surpelis, et à la ame de Loches, lingere, XVc l. VI s. pour les thoilles, fournitures et façons de tout ledit longe, cy VIm IXc IIIIxx VIIII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 19v] A luy [Michel d’Aligre, tresorier des Menus Plaisirs], la somme de quatre cens quatre vingtz seize livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes au paiement du troisieme mois des logemens et licts des sous maistres, chantes et pages de la chapelle de Sa Majesté à Saint Germain en Laye, qui est escheu au 22e du mois de septembre dernier passé, sur le pied de XXXII logemens, à raison de X s. pour chacun par jour, cy : IIIIc IIIIxx XVI l.<lb/>[…]<lb/>[f. 20v] Audit d’Aligre, la somme de neuf cens dix sept livres que Sa Majesté a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle dellivrer, savoir IIIIc LVI l. au nommé Aubin pour son paiement des chandelliers de cristal qu’il a fournis tant à la chambre de Sa Majesté qu’à la galerie des comediens pendant huict jours, LIII l. au nommé Hertie, menuisier, pour des perches et autres fournitures qu’il a faites pour suspendre lesdits chandelliers dans lad. chambre et gallerie pour la representation des comedies, et IIIIc VIII l. pour le paiement des carrosses et chariots qui ont esté fournis pour conduire les comediens françois au lieu de Saint Germain en Laye, cy : IXc XVII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 21] Audit Daligre, la somme de douze mil livres que Sa Majesté a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à la trouppe des comediens françois, à eux ordonnée par Sa Majesté pour le service extraordinaire qu’ils ont rendu à Saint Germain en Laye pendant le sejour de Sa Majesté, cy XIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 23v] A luy, la somme de huict cens soixante neuf livres huict sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes icelle dellivrer aux desnommez cy apres pour le debris et loyer du logement qui a esté occupé dans leurs maisons pendant le sejour de IIIIxx XII jours que Sa Majesté a fait à Saint Germain [f. 24] en Laye l’année derniere, scavoir au sieur Legrand, la somme de CX l. VIII s. pour l’attache de XXIIII chevaux, à raison de XXIIII s. par jour, à la dame Lemaire, pareille somme de CX l. VIII s. pour pareille attache de XXIIII chevaux, au maistre de l’Image Nostre Dame, IIc LVII l. XII s. pour l’attache de six chevaux et le loier de cinq chambres garnies de deux licts chacune à raison de LVI s. par jour, au maistre de l’Image Sainte Catherine, IIc LXXVI l. pour l’attache de dix chevaux et le loier de cinq chambres à raison de III l. par jour, et au sieur Dumesnie, CXV l. pour l’attache de XXV chevaux à raison de XXV s. par jour, le tout pendant ledit temps de IIIIxx XII jours de sejour que Sa Majesté a fait audit Saint Germain, cy : VIIIc LXIX l. VIII s. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 266</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">janvier-juin 1663</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« [f. 77v] A luy [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de soixante mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadite charge, mesmes pour la continuation des despences à faire pour les bâtiments du Louvre, Saint Germain et Versailles, y compris en ladite somme les taxations à raison de III d. pour livre, cy : LXm l.<lb/>A luy, la somme de quarente mil livres que Sa [f. 78] Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadite charge, mesmes pour la continuation des despences à faire pour les bastimens des chasteaux du Louvre, Versailles et Saint Germain en Laye, compris en ladite somme les taxations dudit Delaplanche à raison de III d ; pour livre, cy : XLm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 175] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy, [f. 176] la somme de soixante dix mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes à la continuation des despences à faire aux bastimens des chasteaux du Louvre, Versailles et Sainct Germain, compris les frais dudit Delaplanche à raison de III d. pour livre, cy : LXXm l.<lb/>Audit Delaplanche, la somme de cent huict mil six cens soixante livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au faict de sa charge, mesmes à la continuation des despences à faire aux bastimens des chasteaux du Louvre, Versailles et Sainct Germain, compris les frais dudit Delaplanche, à raison de III d. pour livre, cy CVIIIm VIc LX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 177] Audit Delaplanche, la somme de quarante mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Versailles et Sainct Germain, y compris les taxations dudit Delaplanche à raison de VI d. pour livre, cy XLm l.<lb/>A luy, la somme de cent soixante cinq mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée [f. 177v] pour employer au fait de sa charge, mesmes à la continuation des depences à faire aux bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain et Versailles, y compris les taxations à raison de VI d. pour livre, cy CLXVm l.<lb/>Audit Delaplanche, la somme de cinq cens mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes pour la continuation de la despence à faire pour les bastimens des chasteaux du Louvre, Versailles et Saint Germain, compris en ladite somme les taxations dudit Delaplanche à raison de VI d. pour livre, cy : Vc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 210v] Aux nommez Guillaume Arnoud, officier de la vennerie du Roy, Allain Legrand, capitaine exempt de la prevosté de l’Hostel, et Nicolas Lestalleville, archer de ladite prevosté, la somme de mil cinquante huict livres que Sa Majesté leur a ordonnée, scavoir VIIc XIII l. audit Arnoud, tant en consideration de ses services en deux voiages qu’il a faicts à Rouen accompagné de deux hommes pour recevoir et gouverner les dains et autres animaux qui ont esté envoyez à Sadicte Majesté par le roy de la Grande Bretagne que pour la nourriture desdicts animaux et les conduire dans les parcs de Saint Germain, Versailles et Boulogne, à quoy il a vacqué pendant XLV jours, IIc XXX l. aud. Legrand, exempt, pour avoir esté à Rouen par ordre de Sadite Majesté et assisté ledit Arnoud dans la conduitte desdits animaux, à quoy il a vacqué pendant vingt trois jours à raison de dix livres [f. 211] par jour, et CXV l. audit Lestaalleville, archer, qui a pareillement esté commandé pour faciliter la conduittes desdits animaux, et qui y a aussi vacqué pendant XXIII jours à raison de V l. par jour, cy : M LVIII l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 115, f. 553-554</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">11 avril 1663</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Saint Garmin, ce 11e avril 1663<lb/>Monsieur,<lb/>Je fut dimanche dernier pour avoir l’honneur de vous rendre compte de mon voyage de Versailles et de Saint Garmin, et recepvoir vos commandement, mais estant pressé de retourner le mesme jour, je ne put avoire ce bonheur : ce sera, s’il vous plais, pour dimanche prochin. Cependant, mon frere vous aura dict comme le Roy fut assé satisfait des advances des ouvrages de Versailles et le temoigna en disant deux ou trois fois que l’orangerie s’avançoit.<lb/>A vous dire le vray, le caot de tout ce melanges d’ouvrages se desbroulle et de jour en jour on vera croisre quellques choses de nouveau. Reste à y faire un tour de temp en temp pour y donner les ordres necessaire.<lb/>Cependant, j’ay planté mon piquet à Saint Garmin pour desbrouiller encor un aultre caot des logements et apartements du château vieux et neuf, bien plus mellangé et confus que les ouvrages de Versaille, comme vous pourés cognoiste par le memoire que mon frerre vous aura montré, mais bien esloigné de la despence de ceux de Versaille, n’estant que des racommodements, lesquelles je faicts acomoder avec tout le plus grand menage que je puis faire et avec la plus grande dilligence possible, car nous n’avons point de temp à perdre.<lb/>Et s’il vous plais, Monsieur, je m’intruiray un peu plus que je ne suis de touttes les aultres ouvrages, tant pour la descente du grand escallier que des terrasse et jardinages, pour vous informer particullierement de tout ce quy ce passera. Et pour ce faire, il faudroit, scauve vostre meilleur advis, qu’il ne fissions rien que de consert ensemble.<lb/>Monsieur Le Noste est ycy avec plusieur ouvriers pour faire le parterre en face du bout de la grande gallerie de l’apartement du Roy, où estoit un plan de preniers, lesquels on a abatus. La terres est esplanie et on commencera demin jeudy à planter le buis.<lb/>Le sieur Villedot cadet est aussy ycy avec cinq cens ouvriers environ. Il faict faire la fondation du gros mur pour soutenire led. parterre que faict faire le sieur Le Noste. Elle n’est que à demy fouillé dans la fondation.<lb/>Il faict demolire en delligence le grand escallier du fer à cheval de la descente du chasteau neuf.<lb/>Nous fessons travailler à tous les acomodements des logements des deux chateaux où il y a plussieurs massons. Je ne puis vous en dire davantage, car il n’y a encor rien d’achevez mais je pense que la semainne ne ce passera pas sans achever quelque chosse et dimanche j’oray l’honneur de vous l’aller dire.<lb/>Cependant, il vous plaira, sy vous le trouvé bon, de me faire scavoire vostre volonté que j’executeray autant vien que il me sera possible et avec autant de zel et d’efection que je suis, Monsieur, vostre tres heumble et tres obeisant serviteur serviteur et obligé.<lb/>Levau le jeune »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Le Nôtre, André</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 447.
<lb/>
<lb/>Aurélia Rostaing, André Le Nôtre, dessinateur de jardins, et les jardins français du XVIIe siècle, thèse sous la direction de Bertrand Jestaz, EPHE, 2004, t. I, p. 127.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 139-1</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 115, f. 590-591</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1663</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Saint Garmin, ce dimanche 15e avril 1663<lb/>Monsieur,<lb/>Madamme Villedot la mer est morte, ce quy est causse que les sieurs Villedot ne peuvent estre ycy demin, et comme il n’y aura personne, je ne partiray pas aujourd’huy de Saint Garmin, afin de donner ordre partour.<lb/>Tous les logement que nous avons commencé sc’avance beaucoup, mais il n’y a encor rien d’achevez entieremnt. Il y a bien à chacun logement quelque chosse de finy, mais se seroit vous air un destail quy vous pouroit estre ennuyeux. Quant il y aura un apartement entierrement finy, je vous en donneray avis.<lb/>Le fer à cheval qui descendoit du château dans la premiere terrasse est quassy tout desmoly et les voultes aussy quy portoient led. perron.<lb/>La fondation du gros mur pour revestire le jardin en parterre que faict monsieur Le Noste à la place du plans des preniers n’est pas encor tout à faict fouillée, et je ne scay quand on trouvera la bonne terres pour la bonne fontation. C’est à quoy je prendrai garde que elle soit bien fondé.<lb/>Et aussy que l’on la remplisse de bons mattereaux car ceux de ce pays cy ne sont pas tous bons et je vois desja que l’on ne prend pas grande precaution à les bien choissire, ins au contrere. J’auray l’honneur de vous en n’entretenire.<lb/>Comme aussy pour de la pierre que l’on prend dans l’isle de Neully et aux environs.<lb/>Monsieur Le Noste a fort advancé son parterre en terrasse. Il y en a les deux tierre d’esplany, pres à planté, et un tierre planté de buis et gason.<lb/>Je suis, Monsieur, vostre tres heuble et tres obeissant serviteur.<lb/>Levau le jeune »</p>
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                <persname role="subject">Le Nôtre, André</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Aurélia Rostaing, André Le Nôtre, dessinateur de jardins, et les jardins français du XVIIe siècle, thèse sous la direction de Bertrand Jestaz, EPHE, 2004, t. I, p. 127.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 140.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 115 bis, f. 788-788v</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">1er mai 1663</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Saint Germain, ce 1er may 1663<lb/>Monsieur,<lb/>Je ne puis avoir le bonheur de vous joindre dimanche dernier pour recepvoir l’honneur de vos commandements, vous rendre compte de ce quy ce passe ycy et vous supplier de de me dire si il vous plait comme dessiré que j’agisse dans cette employ avec les sieurs Villetot. A presant que l’on a commencé à fonder et massonner partout, c’est ce quy m’a faict retourner plus promptement que je ne croyés sans avoir l’honneur de vous voire, pour leur trasser et leurs faire commencer touttes leurs dits ouvrages.<lb/>Mais auparavant, je vous demande escusse sy je prend la liberté de m’espliquer avec vous sy dessiré que il esxecutte leurs marché ponctuellement, dans lequelle il sont obligé de ne mettre que de la pierre de taille dure de Saint Cloud ou d’Arcuelle, et pour pierre tandre du vergelé ou Saint Leu avec du bon moilon et bon sable.<lb/>Cependant, il fons venire avec la pierre dure dud. Saint Cloud et d’Arceuelle plussieurs aultres pierres de Nanterre et aultre lieux circonvoisins. Sy lad. pierre dure ce trouvoit aussy bonne, je n’y trouveroit rien à dire, mais il y a de la diferance, elle est bonne, mais l’autre est bien meilleur.<lb/>Il mette en œuvres aussy toutte sorte de moilon quy font tiré sur le lieu, dont il y en a de tandre quy ne peut estre bon que à certainne ouvrages, lequelle je vouderois que l’on resserva pour ycelle, et le plus dure quy est le meilleur et tres bon pour les bonnes ouvrages, ce que j’ay peinne à obtenire.<lb/>Il employe le sable quy ce trouve sur le lieu quy pour cela n’en n’est pas meilleur. Je veray avec eux d’en trouver de meilleur dans lesd. lieux, au moins le choissire pour ne pas prendre le premier venu.<lb/>Je ne scay pas tout à faict ce que porte leur marché, mais pour des certainnes ouvrages quy sont à faire, il seroit tres necessaire d’en avoir de celuy de river. Il feroit de la peinne à le monter, et puis c’etz tout.<lb/>Toutte cest observations sont tres essencielle selon mon sentiment puisque la ruinne desd. ouvrages desja faicts ne sont arivée que par la faulte des bons mattereaux, ce quy ce recognois encor par tout le château, temoins la gallerie et terrasse quy va à la chappelle, que je faict estoyer, crinte que elle ne tombe devant que l’on la retablisse.<lb/>Ainssy il paroit que ceux quy ont faict autrefois lesd. ouvrages ont mis touttes pierres en œuvres sans y rien considerer, ce de quoy il ce fault coriger, et la crinte que j’ay que cetz messieur les entrepreneurs ne les y misse me faict prendre la ardiesse de leurs en comuniquer mon sentiment.<lb/>Mais auparavant, je vous supplie, Monsieur, de m’escusser sy je prend encor la liberté de vous en demander un ordre espres et de vostre volonté, car je leurs suis trop soubmis et trop foible pour leurs rien communiquer et disputter sans l’apuis et la forces de vos commandements, n’estant pas des entrepreneurs du commun.<lb/>Ainsy, Monsieur, je remest le tout à vostre bon jugement, an atandant l’honneur de vos commandements. Je suis vostre tres hinble et tres obeisant serviteur.<lb/>Levau »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1663</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 13] Audit [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil six cens une livres huict sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadite charge, mesmes icelle deslivrer aux desnommez cy apres, scavoir à la dame Verbeck IIIm Vc I l. VIII s. pour son payement de deux seringues d’argent pour jetter des eaues de senteurs pesans deux marcs cinq gros un deuxiesme à XL l. le marc, qui ont esté mises dans le garde meuble du chasteau de Vincennes [f. 13v] et de deux chapelles d’argent vermeil doré concistantes en deux croix, quatre chandeliers, deux bassins, quatre burettes, deux calices, deux pattennes et une lampe pesans ensemble LII marcs deux onces deux gros à LIIII l. le marc, ensemble du racomodage de l’argenterie de la chapelle Saint-Roch et de trois missel, deux canons, deux evangiles et deux lavabo couverts de maroquin enluminez avec deux pulpitres, cinq chassis pour tendre les paremens d’autel et deux tringles de fer, avec quatre pittons pour suspendre les rideaux des chapelles, lesquelles deux chapelles et autres ornemens ont esté portez par l’ordre de Sadite Majesté en son chasteau de Saint Germain en Laye, et à Suzanne Louvrin, C l. pour deux grands bouquets de fleurs avec un estuy pour les mettre, qui ont esté pareillement portez en ladite chapelle de son chasteau de Saint Germain en Laye, cy : IIIm VIc I l. VIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 23] Audit Olivier, la somme de trois cens vingt quatre livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle deslivrer au sieur Valdor, marchand, pour son payement de deux pieces de tapisserie de cuir doré, fabricque d’Holande, contenant douze lez de six aunes de tour sur trois aunes de hauteur, faisans XVIII aunes en carré, à raison de XVIII l. l’aune, qu’il a livré pour le service de Sa Majesté et qui ont esté portez par son ordre en son chasteau de Saint Germain en Laye pour augmenter une tenture de mesme tapisserie de cuir doré, cy IIIc XXIIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 138] A [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de quinze mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des despences à faire pour les bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain et Versailles, compris en ladite somme les taxation dudit Delaplanche à raison de VI d. pour livre, cy : XVm l. »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 311, f. 160-183v</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 160] Chasteau de Saint Germain, scavoir<lb/>Maçonnerie du grand escalier en terrasse<lb/>Du premier mars 1664<lb/>Aux sieurs Guillaume et Anthoine Villedo et François Bricart, à compte des ouvrages de maçonnerie des terrasses de Saint Germain : 14000 l.<lb/>Du 20e may<lb/>A eux, à comptes des ouvrages de maçonnerie par eux faicts aux terrasses de Saint Germain, cy : 12000 l.<lb/>Du 14e juin<lb/>A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. lieu de Fontainebleau : 11000 l.<lb/>Du 15 juin<lb/>A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. lieu de Saint Germain : 5500 l.<lb/>Du dernier juin<lb/>A Tristan Lespine, pour ouvrages de masonnerie par luy fait aud. lieu de Saint Germain : 450 l.<lb/>Du 22e septembre<lb/>A François et Guillaume Villedo et Bricart, à compte de leursd. ouvrages, cy : 10000 l.<lb/>A eux, idem : 8500 l.<lb/>[f. 160v] Du 22 septembre 1664<lb/>A Tristan Lespine, maçon, à compte des ouvrages qu’il fait au vieux chasteau de Saint Geamin, cy : 200 l.<lb/>A luy, idem : 800 l.<lb/>Du 25e dud.<lb/>A Guillaume et François Villedo et Antoine Bricart, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits aud. lieu : 8000 l.<lb/>A Tristan Lespine, pour parfait paiement des menues ouvrages par luy fait aud. lieu : 366 l.<lb/>A Lespine et Larue, à compte des reparations par eux faites au vieux chasteau de Saint Germain : 1800 l.<lb/>Du 14e octobre<lb/>A eux, à compte des reparations qu’ils font au vieu chasteau de Saint Germain : 900 l.<lb/>A Guillaume et François Villedo et Antoine Bricart, à compte idem : 9000 l.<lb/>Du XXIIIe decembre<lb/>A eux, à compte du restablissement des terrasses et grottes de Saint Germain : 10000 l.<lb/>Ausd. Lespine et Larue, maçons, à compte des ouvrages et reparations de maçonnerie du vieu chasteau de Saint Germain : 1000 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>Ausd. Villedo et Bricart, à compte du restablissement des terrasses et grottes de Saint germain : 6000 l.<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des ouvrages et reparations par eux faits au vieu chasteau de Saint Germain : 400 l.<lb/>Du 17 mars 1665<lb/>A eux, à compte de leursd. ouvrages du chasteau du Louvre : 300 l.<lb/>[f. 161] Ausd. Villeo et Bricart, à compte de leurs ouvrages de Saint Germain en Laye : 4000 l.<lb/>A Tristan Lespine, maçon, à compte des reparations par luy faites au pourtour des murs du petit parc dud. lieu : 200 l.<lb/>Du 1er aoust<lb/>A luy, idem : 50 l.<lb/>[Total :] 104466 l.<lb/>[f. 164] Reparations de maçonnerie de Saint Germain<lb/>[vide]<lb/>[f. 167] Charpenterie de Saint Germain en Laye<lb/>Du 14e juin 1664<lb/>A Dufay, charpentier, pour plusieurs ouvrages de charpenterie par luy fait à Saint Germain : 198 l.<lb/>Du 22e septembre<lb/>Aud. Dufay, à compte de sesd. ouvrages de Saint Germain, cy : 250 l.<lb/>A luy, idem : 800 l.<lb/>A Pierre Bastard, charpentier, pour son paiement de deux poutres qu’il a fournis aud. lieu, cy : 500 l.<lb/>Du 25e dud.<lb/>A Dufay, charpentier, à compte du restablissement des deux ponts levis dud. lieu de Saint Germain : 300 l.<lb/>Du 14e octobre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie par luy faits pour le restablissement desd. ponts : 1200 l.<lb/>Du XXIIIe decembre<lb/>Aud. Dufay, charpentier, à compte de sesd. ouvrages de Saint Germain en Laye : 1000 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, à compte du restablissement des ponts levis des chasteaux de Saint Germain en Laye : 1700 l.<lb/>Du 19 mars 1665<lb/>A luy, à compte de sesd. ouvrages des chasteaux dud. lieu : 1000 l.<lb/>[Total :] 6948 l.<lb/>[f. 169] Menuiserie de Saint Germain<lb/>Du 14e juin 1664<lb/>A Adrien Million, menuisier, pour ouvrages de menuise par luy fait aud. lieu : 412 l. 5 s.<lb/>Du VIIe septembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie par luy fait à Saint Germain : 100 l.<lb/>Du 23e decembre<lb/>Aud. Million, à compte de sesd. ouvrages du chasteau de Saint Germain : 100 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie du chasteau de Saint Germain en Laye : 100 l.<lb/>Du 17e mars 1665<lb/>A luy, à compte de ses ouvrages de menuiserie dud. lieu : 350 l.<lb/>[Total :] 1062 l. 5 s.<lb/>[f. 172] Peintures, ornemens et vitreries de Saint Germain<lb/>Du 14e juin 1664<lb/>A Poisson, pour menues ouvrages de peinture faictes à Saint Germain : 72 l. 5 s.<lb/>A Robert Morel, vitrier, pour ouvrages de vitrerie par luy fait : 333 l. 3 s.<lb/>A Boutray, serrurier, pour ouvrages de serrurerie par luy fait : 412 l. 4 s.<lb/>Du VIIe septembre<lb/>A Jean Poisson, peintre, à compte des ouvrages par luy faits aux chasteaux de Saint Germain : 50 l.<lb/>A Boutray, à compte des ouvrages de serrurerie par luy faits aux chasteaux de Saint Germain : 60 l.<lb/>A Baptiste, sculpteur, à compte des ouvrages qu’il fait à la façade des terrasses de Saint Germain : 200 l.<lb/>Du 14 octobre<lb/>A Lherminier, pour les reparations de plomberie par luy faites à la terrasse de Saint Germain : 185 l. 5 s.<lb/>A Baptiste le Romain, à compte des ouvrages de sculpture qu’il fait aud. lieu : 800 l.<lb/>A Louis Boutray, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait au chasteau neuf de Saint Germain : 100 l.<lb/>Du 23 decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 450 l.<lb/>[f. 172v] Du 22e decembre 1664<lb/>A Vautrin, sculpteur, à compte des ouvrages de sculpture par luy faits au vieu chasteau de Saint Germain : 200 l.<lb/>A Poisson, à compte des ouvrages de peinture par luy faits aux chasteaux de Saint Germain : 150 l.<lb/>A Baptiste le Romain, sculpteur, à compte des ouvrages qu’il fait à la façade des terrasses de Saint Germain : 300 l.<lb/>A Pierre Morel, vitrier, à compte des ouvrages par luy faits aux chasteaux de Saint Germain en Laye : 150 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A Gilles Le Roy, à compte des ouvrages de plomberie des chasteaux de Saint Germain en Laye : 1000 l.<lb/>A Louis Boutrais, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait ausd. lieux : 200 l.<lb/>A Baptiste Tuby dit le Romain, à compte des ouvrages de sculpture par luy faits à la façade des terrasses de Saint Germain : 300 l.<lb/>A Jean Poisson, peintre, à compte de ses ouvrages du vieil chasteau de Saint Germain : 100 l.<lb/>A Denis Morel, vitrier, à compte des ouvrages de vittrerie des chasteaux de Saint Germain : 100 l.<lb/>A Leonnard Padelin et Jean Varisse, ramonneurs de cheminée, à compte de ce qu’ils ont fait ausdits lieux : 100 l.<lb/>Du 17 mars 1665<lb/>Aud. Boutray, serrurier, à compte de sesd. ouvrages de Versailles : 450 l.<lb/>A Pasquier, pour son paiement d’un chanbranle et d’un fouyer de marbre : 190 l.<lb/>[f. 173] A Jean Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il a fait à Saint Germain : 100 l.<lb/>A Voitrin, sculpteur, pour parfait paiement des balustrades dud. lieu : 241 l.<lb/>A Tolmay, vuidangeur, pour son paiement des fosses qu’il a faites aud. lieu : 803 l.<lb/>[Total :] 7046 l. 17 s.<lb/>[f. 176] Couvertures de Saint Germain<lb/>Du dernier decembre 1664<lb/>A Charles Juon, couvreur, à compte des couvertures au chasteau neuf de Saint Germain en Laye : 300 l.<lb/>A luy, à compte des ouvrages de couverture dud. lieu de Saint Germain : 2500 l.<lb/>[Total :] 2800 l.<lb/>[f. 178] Entretenement des grandes terrasses de pierre dure du vieux chasteau de Saint Germain<lb/>[f. 180] Jardinages de Saint Germain<lb/>Du 20e may 1664<lb/>A Jean Delalande, pour son remboursement de pareille somme par luy avancée pour le paiement des ouvriers qui ont travaillé au jardin neuf du petit bois du chasteau de Saint Germain, cy : 345 l. 15 s.<lb/>Du 22e septembre<lb/>A Denis Delamalle, à compte des enlevemens des immondices du pourtour des murs du parc de Saint Germain, cy : 200 l.<lb/>Du 23e decembre<lb/>Aux sieurs Guillaume, François Villedo et Antoine Bricard, à compte des fouilles et transports de terre qu’ils ont fait faire dans l’allée du perron du jardin du boullingrain : 1400 l.<lb/>A Soulaigre, pour avoir fait sabler la terrasse de l’appartement du Roy aud. lieu : 170 l.<lb/>A Jean Delalande, pour avoir fait venir 60 bastelées de sable et l’avoir répandu dans le jardin du boullingrain du chasteau neuf de Saint Germain en Laye : 180 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>Ausd. Villedo et Bricard, pour leur parfait paiement des fouilles et transport de terre pour l’aplanissement de l’allée en face du jardin du boullingrain : 1012 l.<lb/>[f. 180v] Du 17e may 1665<lb/>A Jean Delalande, pour le paiement des gens qui ont remply la glaciere de Saint Germain : 60 l.<lb/>Du 4 juin aud. an<lb/>A Gosselin et Duchesne, terrassiers, pour leur payement d’avoir enlevé les immondices de Saint Germain : 96 l. 15 s.<lb/>[Total :] 3464 l. 10 s.<lb/>[f. 182] Plans et avenues des chasteaux de Sainct Germain en Laye<lb/>Du 20 septembre 1665<lb/>A Roch Gaullard, pour son paiement d’avoir labouré vingt six arpens de menu plan dans les avenues des chasteaux de Saint Germain en Laye : 78 l.<lb/>A Morice Breton, pour avoir labouré quatorze arpens 86 perches de menu plan : 44 l. 10 s.<lb/>A Estienne Caffon, à compte de deux arpens quatre perches qu’il a palnté dans lesd. avenues : 60 l. 18 s.<lb/>A Barthellemy Jouan, pour son paiement d’avoir planté trois arpens 72 perches : 112 l.<lb/>A François Gignet, pour son paiement d’avoir fouillé 890 thoises de fossés : 99 l.<lb/>A Lalande, à compte des arbres qu’il a livrez pour planter dans lesd. avenues : 3500 l.<lb/>A Nicolas Morsant, pour son paiement de 74 milliers de menu plan pour planter lesd. avenues : 203 l. 10 s.<lb/>A Lalande, pour plusieurs allignemens par luy tirez pour planter lesd. avenues : 150 l.<lb/>[f. 182v] A Laurent Estienne, pour avoir vacqué pendant 4 mois aux plans desd. avenues : 400 l.<lb/>A Pierre Fleury, pour avoir planté 103 arpens 60 perches de menu plan : 1866 l.<lb/>Aud. Lalande, à compte des plans par luy fournis et à fournir pour planter lesd. avenues : 11500 l.<lb/>A Jean Duperet, pour son paiement de 78 milliers de menu plan : 187 l.<lb/>A Estienne Cavé, pour son paiement de la quantité de 57 milliers de menu plan : 131 l. 10 s.<lb/>A Pierre Liard, tant pour luy que pour luy que pour la veuve Vaugannier, pour leur paiement de 39 milliers 300 de menu plan : 108 l.<lb/>A Jean Dereine, pour son paiement de 34 milliers de chastaigniers : 161 l. 10 s.<lb/>A Guillaume Cavé, pour son paiement de 19 milliers 500 de menu plan : 62 l. 7 s. 6 d.<lb/>A Nicolas Morsan, tant pour luy que pour Jean Laisné, pour avoir planté 29 arpens 50 perches de menu plan : 531 l.<lb/>A Georges Vaillaud, pour son paiement de 104 milliers de menus pieds d’arbres : 208 l.<lb/>A Philippes Boubé, pour son paiement de 172 milliers de menus plans : 380 l.<lb/>A Robert Le Rat, pour son paiement de 71 milliers de menu plan : 177 l.<lb/>A Thomas Vitry, pour son paiement de 75 milliers de chastaigniers : 434 l. 10 s.<lb/>[f. 183] A Thomas Vitry, pour son paiement de 48 milliers 200 de menus plans : 289 l.<lb/>A luy, pour son paiement de 18 milliers un cent de chastaigniers pour planter lesd. avenues : 90 l. 12 s.<lb/>A Bloquiere, Marie et Rullier, pour leur paiement de 933 milliers de menus plans : 2237 l.<lb/>A Jacques Ravet, pour son paiement de 773 milliers de menus plans : 1932 l. 10 s.<lb/>A Pierre Dreux, pour avoir planté et rayonné 26 arpens de menus plans : 416 l.<lb/>A luy, pour son paiement de 822 milliers de menus plans pour lesd. avenues : 2050 l.<lb/>A Jean Goupy et Jean Bertin, pour avoir planté huict arpens 96 perches de menu plan : 881 l.<lb/>A Raoullin Millet, pour son paiement de 21 milliers 300 de chastaigniers pour lesd. avenues : 129 l. 18 s.<lb/>A Louis Delespine, pour avoir planté trente arpents de menus plans pour lesd. avenues : 1200 l.<lb/>A Jean Berthin et René Richard, pour avoir planté trois arpens treize perches de menu plan : 125 l.<lb/>A Robin Mallard, pour avoir planté sept arpens cinquante cinq perches de menu plan : 136 l.<lb/>A Maurice Breton, pour avoir planté 14 arpens 86 perches de terre : 267 l.<lb/>A Paul As et Denis du Lary, pour 43 arpens 86 perches qu’ils ont planté dans lesd. avenues : 789 l. 10 s.<lb/>[f. 183v] A Paul As, pour son paiement d’avoir livré 10 milliers 500 de menus plans : 35 l.<lb/>A Louis Meslin, pour son paiement de 1633 milliers 500 de menus plans : 4081 l. 5 s.<lb/>A Charles Thibout, pour 144 milliers de menu plan qu’il a livrés pour lesd. avenues : 360 l.<lb/>A Roch Gaullard, pour son paiement de 332 milliers 380 de menu plan pour lesd. avenues : 1283 l.<lb/>A Jean Leseigle, Robert Picot et Jullien Goyer, à compte des fosses qu’ils ont faits le long desd. avenues : 600 l.<lb/>A Jean Thuilleau, pour son paiement de 203 milliers 500 de menus plans : 758 l. 15 s.<lb/>A Mathieu Villain et Pierre Beaugrand, pour avoir planté cinquante deux arpens et demy de menu plan : 945 l.<lb/>A Gignet, Lesieur et Adam, pour avoir fait 185 toises de fossés le long desd. avenues : 92 l. 10 s.<lb/>A Laurent Estienne, pour le paiement des gens qui ont travaillé à abattre et arracher les arbres qui se sont rencontrées dans l’alignement desd. avenues : 16999 l.<lb/>A Jean Previlly et Louis Frucher, tant pour eux que pour leurs compagnons, pour avoir planté III arpens 72 perches de menu plan : 2011 l. 10 s.<lb/>[Total :] 58104 l. 5 s. 6 d. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 268</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">janvier-juin 1664</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 26] Aud. [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie], la somme de quatre mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sadicte charge, mesmes icelle delivrer à la dame Verbek pour son paiement de deux grands miroirs qu’elle a fournis pour le service du Roy et qui ont esté portez au chasteau de Saint Germain en Laye par l’ordre de Sadicte Majesté, cy : IIIIm l.<lb/>[f. 26v] Aud. Turlin, la somme de cinq mil cinq cens livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Louis Metels, tapissier, pour son paiement de deux tentures de tapisseries de verdures de Bruxelles tres fines, l’une à bordure fond d’or de deux aunes de hault et XVII aunes trois quarts de tour en huit pieces, et l’autre de deux aunes un quart de hault et de quatorze aunes et demie de tours ou environ en six pieces, qu’il a livrées pour le service de Sad. Majesté et qui ont esté portées au chasteau de Saint Germain en Laye, cy : Vm Vc l.<lb/>Aud. Turlin, la somme de trois mil cens trois livres neuf sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au faict de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux desnommez ci apres pour leur paiement des fournitures et façons d’un meuble de brocart d’argent et incarnadin que Sa [f. 27] Majesté a ordonné estre fait pour servir dans son cabinet de Saint Germin en Laye, scavoir à Leduc et Carpentier, marchands de soie, IIm IIIIc IIIIxx XVIII l. I s. pour XLIIII aunes quartier et demy de brocart d’argent et incarnadin matte à L l. l’aune, XX aunes et demy de taffetas d’Angleterre incarnadin et blanc à VII l. l’aune, VII aunes de brocart de soie fond incarnadin brodé de plusieurs couleurs à XIIII l. l’aune, dix aunes de taffetas vert de Lyon à III l. VIII s. et six aunes de taffetas d’Angleterre incarnadin et blanc à VI l. VI s., à Coquino, marchand passementier, IIIIc XX l. pour XVII aunes de frange, XXIIII aunes de molet, quatr’aunes et un quart de galon et deux glands, le tout d’argent fin, pesant ensemble IIIIxx XIIII onces sept gros à IIII l. l’once, compris huit aunes de frangeron double et sept aunes de petit frangeon simple or et argent, et pesant IX onces à IIII l. X s. l’once, pour [f. 27v] quatre petits carreaux pour servir à l’escarpolette, et à Du Lu, tapissier, IXxx VI l. VIII s. pour ses fournitures et façons du susd. meuble, cy IIIm CIII l. IX s.<lb/>[…]<lb/>[f. 262] Aux nommez Cholet et Hervé, archers de lad. prevosté de l’Hostel et grande prevosté de France, la somme de huict vingt dix livres que Sa Majesté leur a ordonnée pour le service par eux rendu pendant dix sept jours qu’ils ont vacqué à aller querir les habitans des communautez qui ont travaillé à combler la garenne du Vizinée à Saint Germain en Laye à raison de V l. à chacun par jour, cy : VIIIxx X l.<lb/>[…]<lb/>[f. 265v] A trois mareschaux des logis, un fourier du corps et dix fouriers ordinaires, la somme de dix sept cens vingt livres que Sa Majesté leur a ordonnée pour leurs extraordinaires pendant XX jours emploiez au dernier voiage de Sa Majesté à Saint Germain en Laye, à compter depuis le quatriesme jusques au XXIIIIe mars, qui est à raison de IIIc l. à chaque mareschal des logis, C IIIIxx l. au fourier du corps, et CL l. à chaque fourier ordinaire par mois ainsi qu’il est acoustumé, cy : XVIIc XX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 536] A [Antoine Le Menestrel, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de trzei cent vingt sept livres seize sols dix deniers que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle de XIIIc XI l. IX s. au paiement des despences necessaires pour faire la haye et fossez de la vente aux Prestres et de la garenne du Visinet à Saint Germain [f. 536v] en Laye, et XVI l. VII s. X d. pour les taxations dudit Le Menestre, cy : XIIIc XXVII l. XVI s. X d.<lb/>Audit Le Menestrel, la somme de quatre mil cent trente quatre livres trois deniers que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sad. charge, mesmes celle de IIIIm IIIIxx XIX l. XIX s. VI d. aux despences necessaires à faire pour le recepage de la garenne de Vizinet et de la haye aux Prestres à Saint Germain en Laye, et LI l. IX d. pour les frais et taxations dud. Le Menestrel à VI d. pour livre, cy : IIIIm CXXXIIII l. III d.<lb/>[…]<lb/>[f. 539v] Audit Le Menestrel, la somme d’unze mil deux cens soixante dix neuf livres cinq sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au faict de sa charge, mesmes celle de XIm CXL l. à l’achapt des arbres que l’on plante dans le lieu appellé ci devant la garenne du Visinet pour la decoration du château de Saint Germain en Laye, et CXXXIX l. pour les taxations dudit Le Menestrel à VI d. pour livre, cy : XIm IIc LXXIX l. V s.<lb/>[…]<lb/>[f. 569] A frere Fermin de Sainte Marine, religieux augustin deschaussé et procureur du couvent des Loges de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres que Sa Majesté a ordonnée estre mise en ses mains pour lesd. religieux dudit couvent des Loges, de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : IIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’envoi d’outils pour les travaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 119 bis, f. 992-993</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">19 mars 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <persname id="atom_47542_actor">Le Vau, Louis</persname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« J’envoye les hoyaux qu’on a peu recouvrer par la diligence de ceux qui ont esté employez à cette fin des six heures du matin, mais d’autant que par le biller il n’est faict mention que de hoyaux au nombre de 500, et qu’on n’en a trouvé de faictz en si grande quantité, nous y avons adjousté d’autres outilz de la nature propre pour travailler en terre comme des picqz et pioches ou feuilles de sauge, jusques au nombre de 29, et des hoyaux 392. Que si ces picqz et feuilles de sauge peuvent servir, on n’en manquera pas pour un autre voyage. Sinon les taillandiers continueront à faire des hoyaux comme quelqu’uns font à present pour les envoyer le plus promprement que faire se pourra.<lb/>Cependant, on faict travailler aussy quelques charons pour les manches jusques au nombre des 500 demandé.<lb/>En cas que les picqz et pioches qu’on envoye presentement ne sont propres, on les renvoyera par le chartier, et nous les rendrons aux marchans.<lb/>Il y a plusieurs charons et taillandiers qui refusent à travailler aujourd’huy à cause de la feste.<lb/>Monsieur Pasterl travaille diligemment à faire achever l’apartement de monsieur le marechal de Grammont, sur l’esperance d’avoir de l’argent. Il fournit la massonnerie et charpenterie, le tout fort avancé pour est parachevé dans 15 jours. S’il plaist à Monseigneur de luy envoyer un billet de 4000 livres, son ouvrage montera bien à 7000 livres ou environ. Le menuisier, serurier et vitrier feront la mesme diligence.<lb/>Le present porteur est fort adroict, fidele et agissant aux employs qu’on luy donné, comme il a faict en cette occasion. Il nous servoit utillement à la garde du magazin des ferailles, plomb, bois et autres demolitions qu’on y reserroit pendant les années 60 et 61 que j’ay faict travailler à journées au bastiment du Louvre soubz les ordres de monsieur Ratabon. Ce fut luy seul qui saisit quattre volleurs chargez de plomb de la grande gallerie, à deux heures du matin, l’ayant commis d’y veiller toutes les nuictz comme il fit durant trois mois. Il mena adressement ces volleurs dans son magazin et les conduisit apres avec ayde dans les prisons de Fort l’Evesque, dont ilz ont esté relaschez sans punition exemplaire.<lb/>Depuis ce mémoire escrit, on a tant chercgé par tous les quartiers de Paris qu’on a trouvé les 500 hoyaux, mais on n’a peu en emmancher que le nombre de 392, et 29 pioches et picqz. Demain on envoyera le reste dans un tombereau.<lb/>Le 19e mars »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée au revers : « Monsieur Le Vau, 19 mars 1664 ».</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_47542_actor">Le Vau, Louis </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à la garenne de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">12</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 119 bis, f. 1114-1114v</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">24 mars 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous faisons faire aux paysans les jours ouvrables ce que je vous avois promis leur faire les festes et dimanche. Je ne croyois pas la chose sy pressée. Je faisois mon compte que, dans trois moys, sans incommoder ny faire crier les peuples, quy ont tant à faire presentement aux vignes et quy gaignent jusques à 24 solz par jour, de les y faire venir de bon cœur les jours de feste, et de rendre la garenne en estat, que le Roy y pourroit courre au peril de ma vie en toutte seuretté, et pour cet effect je m’estoit proposé, pendant un temps, de me trouver le vendredy matin au bout du pont du Pec et faire passer toutz les bœufs quy viennent de Poissy dans la pleine, cela auroit affermy les terres remuées, et où un bœuf auroit passé, un cheval y pourroit bien passer. La voye que monsieur Mascarany a prise de les y faire travailler toutte la sepmaine est beaucoup plus courte, car je croy que nous n’y serons pas plus de trois sepmaines, mais quand cela sera tout labouré, il faudra bien trois moys pour laisser rafermir les terres.<lb/>Le jour que vous este party, j’estoit à Acheres au lict avec fiebvre.<lb/>Presentement, je coucheray à Saint Germain et je vous asseure que tout ce que vous me commanderés sera faict, et que tout ce que je vous prometteray sera executté punctuellement.<lb/>Je vous avoue que mon esprist n’est pas de faire le necessaire à contre temps, et que je me contente de songer aux choses utilles, et les faire faire quand on me l’a ordonné. Le sieur Haudeaux a osté les bucherons quy estoient à la haye aux Prestres et a tout mis en Vezinet.<lb/>A Saint Germain, le 24e mars 1664<lb/>Cuvyer »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à la garenne de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 119 bis, f. 1125-1126</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1664</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Saint Germain en Laye, ce 25 mars 1664<lb/>L’on commença hier à travailler au recepage de la garenne du Vezinet avec 130 boscherons ou vignerons, y compris les cinquante de Brie. La chose n’ira pas si viste que l’on s’estoit imaginé, attendu que le bois ayant esté brouté depuis plusieurs années, il a fallu decouvrir les cepées et couper le rejet jusques sur la racine. Comme il ne se trouve point de souches à receper et qu’ainsy ce recepage est aussy aisé que la coupe de la vigne, l’on doit y mettre demain deux cens vignerons, lesquels monsieur Hodeau assure faire aussy bien en cet endroit que les gens qu’il a fait venir de Brie. C’est pourquoy on les doit faire travailler dans la vente aux Prestres, où il n’y a que des souches à receper. L’on ne perdra point de temps pour achever l’un et l’autre recepage. Mais comme celuy de la vente aux Prestres seroit sans effect si les cantons recepez ne sont bien fermez, l’on n’en recepera qu’autant que l’on estimera en pouvoir fermer entre cy et ce que le bourgeon paroisse.<lb/>Je fis travailler hier cinquante paysans de Ruel à combler et ruiner à fonds entierement les terriers qui sont où il y a du bois dans la garenne du Vezinet, estant absolument necessaire que ces terriers soient ruinez entierement et qu’on n’y touche plus avant que le bourgeon paroisse.<lb/>Je vous suplie tres humblement, Monsieur, d’avoir la bonté de me faire scavoir si vous avez pour agreable que je me serve toujours des hommes de corvée pour achever de ruiner ce canton de garenne.<lb/>On auroit besoin de cent serpettes plus fortes et plus grandes que celles qui ont esté envoyées par monsieur Perrault. Il faudroit, s’il vous plaist, ordonner qu’on les commandast à plusieurs couteliers afin qu’on les eust demain au soir, la chose estant pressée et estant impossible de bien faire travailler sans cela.<lb/>Mascranni de Montangle »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux à la garenne de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 120, f. 44</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Saint Germain, ce 1er avril 1664<lb/>Le mauvais temps qu’il a faict depuis huict heures du matin nous a obligé de congedier les ouvriers sur le midy. Il y avoit hier prez de sept cens vignerons employez au racepage de la garene du Vezinet, sans compter vingt des baucherons venus de Brie qu’on envoya travailler dans la vente aux Prebstres. Nous esperons, si le mauvais temps ne continue pas, que l’un et l’autre racepage seront achevez à la fin de la semaine prochaine. J’attendray vos ordres touchant un fossé qu’on estime debvoir estre fait depuis le pont jusquez au lieu où finit le bois le long du grand chemin, comme aussy sur la proposition qui m’a esté faitte par monsieur Odeau de faire semer du gland dans les terriers qui ont esté bouleversez et où il y a des grandz vuides. Il assure qu’il y viendrat fort bien, on en trouverat dans les environ de Saint Germain à un escu le septier.<lb/>Il me reste fort peu d’argent pour payer les baucherons et je crois qu’il faudrat a peu prez deux mille livres pour parachever cette besogne.<lb/>Mascranni de Montangle »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Forêt</geogname>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une expertise réalisée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 121, f. 424</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">21 juin 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée à Colbert par Charles Perrault, contrôleur des Bâtiments.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Paris, le 21 juin<lb/>J’ay envoyé partout les lestres qu’il a plu à Monsieur de m’adresser, et pour ne pas retarder le courier je remets à ce soir rendre compte à Monsieur de la visite qui fust faite hier à Saint Germain et dont les experts dressent presentement leurs proces verbal, et de Duretal dont j’ay receu nouvelles. »</p>
              </scopecontent>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant une inspection menée dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 122, f. 519-520</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">13 juillet 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monseigneur,<lb/>J’ay executté le premier ordre que vous m’avez envoyé pour le valet de pied du Roy une heure apres qu’il m’a esté rendu.<lb/>Je vous envoye, Monseigneur, la visitte que j’ay faictte, comme vous me l’avez commandé. Je vous marque la quantité, les noms des lieux où il en faut arracher, parce que sy vous les nommés au Roy, il se recognoistra bien. Au surplus, il n’y a rien de plus necessaire à ffaire, attendu le peril qu’il y a de passer dans un terrin tout plein de chicotz à 4 doitz de terre, couppés en pointe d’espée et quy ne se voyent plus à cause du reject qu’ils ont poussé. Enfin, Monseigneur, il n’y a poinct de cheval quy y puisse entrer, ny d’homme quy y tombe, quy ne soit en danger de sa vie.<lb/>Tout est presentement calme dans la forestz. Je travaille à cognoistre ceux quy sont coutumier, pour leur faire la guerre dans la saison. Je descouvre toutz les jours qu’il y a des gens quy sont riches des cerceaux et des futallies qu’ils font faire des boys de Cruye. J’ay du monde pour les y prendre, le sieur Moyer estoit party.<lb/>Je suis, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>Cuvyer<lb/>A Saint Germain, ce 13e juillet 1664 »</p>
              </scopecontent>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant un incident survenu dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 122, f. 571-571v</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monseigneur,<lb/>Un soldat nommé Deslauriers, de la compagnie de monsieur d’Ortye, a esté assez insolent de prendre le receveur des amandes dans le boys à son avantage, et luy a faict rendre une amande à laquelle je l’avois condempné, et apres luy avoir donné mil coups et mis tout en sang, fit mil execrations, qu’il le tueroit s’il en parloit et qu’ils estoient seize soldatz dans Poissy quy periroient les uns avec les aultres. Aussytost, je suis monté à cheval pour le faire prendre, estant resolu d’en faire une exemple sy considerable, que tout du moings je pretends le faire aller aux galeres. J’ay faict faict faire des deffenses dans Poissy de le recevoir dans pas une maison, et comme je croy qu’il s’est sauvé dans sa compagnie, il seroit à propos de le faire prendre et casse. Ils sont quinze ou seize qui volent impunement les paysans quy vont au marché et tout l’hyver vivent du boys de la forestz. Je leur donneray mil coups. Le Roy en a ouy parler trois ou quatre foys et a commandé à leurs officiers de les casser, et memes m’en a aussy parlé. Je vous asseure, Monseigneur, qu’ils ont affaire à un homme quy ne leur pardonnera pas. Ils disent qu’ils me turont, ils feront bien de me prevenir.<lb/>Je suis, Monseigneur, vostre tres humble serviteur.<lb/>Cuvyer<lb/>A Saint Germain, ce 19e juillet 1664 »</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre proposant un mastic pour l’entretien des terrasses de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 123, f. 137-138</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">6 août 1664</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monseigneur<lb/>L’homme que monsieur Perrault vous a parlé pour les terraces de Saint Germain prend la liberté de vous escrire pour ce donner à connoistre. Les ouvrages qu’il veult entreprendre, les fera bien. Le secret qu’il sayt pour enpescher de pourir les toilles, il le sayt bien. Qu’il vous plaise qu’il face veoir son ouvrage contre l’ouvrage des autres. Vous pouvés vous faire informer à monsieur le mareschal de la Ferté, comme j’ay couver son orangerie de masticq, mesmes monsieur Perrault luy mesme avec monsieur Le Veau on pris la peyne de la venir veoir et l’on visitée desus et desoubs. Il ne s’y est pas trouvé une gouste d’eau. Les personnes qui font les terrases n’on apris à faire le masticq que de luy qui est, Monseigneur, vostres tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>François Laguaist, faiseur de masticq demeurant rue Neufve Saint Martin, à l’image Sainte Anne<lb/>De Paris, ce 6e aoust 1664<lb/>Monseigneur, il vous plera me mander sy vous avés agreable que je me donne l’honneur de vous allé trouver à Fontainebleau vous faire connoistre mon travail. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 123, f. 347-348</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">15 août 1664</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Paris, le 15e août 1664<lb/>[…]<lb/>Sainct Germain<lb/>Les sieurs Villedo travaillent presentement avec deux cens ouvriers à la perfection de leurs ouvrages, particulierement à l’achevement des deux voultes rampantes aux deux bouts de la grande gallerie des terrasses. Je faits desbitter la pierre d’Harcoeuil pour les bandes des rempes desdittes terrasses, et pour achever les marches du perron du boulaingrain, en attandant que monsieur Le Vau aye le loisir d’y faire un tour pour resoudre les pentes desdittes terrasses. On cherrie force pierre de Montesson et pierre de Saint Leu pour la construction des corps de garde. Je vous prie de mander si on laissera employer de laditte pierre de Montesson. Lesdits sieurs Villedo se plaicgnent tousjours qu’ils ne recoivent assés d’argent pour entretenir leurs ouvriers et payer la pierre qui arrive tous les jours pour employer à leurs ouvrages, c’est pourquoy vous ordonnerés, s’il vous plaist, au sieur Bornard de prendre son temps pour achever leur toisé et de voir ce qui leur peut estre deub.<lb/>La reparation de la balustrade que vous m’avez commendé de faire restablir sera bien advancée dans la fin de la semaine prochaine, cependant que je faits travailler au restablissement et rejoinctoyement de touttes les dalles qui couvrent le chasteau vieil, ce que je faits faire avec curiosité et utilité. Je croi que ceste reparation vous donnera contentement et que Sa Majesté ne manquera pas de monter sur lesdittes dalles, quand Elle scaura la reparation que vous y aurés fait faire.<lb/>Sa Majesté n’aura pas moins de contentement de voir la balustrade du petit jardin en terrasse achevée comme elle est, faisant mesme un ornement agreable au dehors.<lb/>Le maneige ensuitte contentera Sa Majesté, pourveu qu’on fasse oster le bois à brusler et quelques futailles qui sont au dedans, avec force fourage et paille, ce lieu estant bien ne peut donner du divertissement à Sa Majesté quand Elle luy plaira faire faire maneige et faire exbas ses chevaux. Dans quinze jours ouvrables, on peut se servir dudit maneige.<lb/>L’entrée du chasteau vieil est reparée, en sorte qu’il n’i aura de longtemps rien à refaire. J’ay fait mettre les pieces de charpenterie qui manquoit au pont et fait repaver le tout fort proprement.<lb/>J’ay faict restablir la menuiserie des parquetz et lambris de la chembre et antichembre du Roy et des trois salles des gardes de Leurs Majestez, et faict mettre des cornices aux lambris partout où il en manquoit, et ay fait le tout bien nettoyer.<lb/>Le nommé Larue, masson de Saint Germain avec lequel monsieur Perrault a fait marché de la chappe de ciment qu’il fault faire au dessus de la voulte de la gallerie basse des terrasses commencera à travailler lundi prochain. Les sculpteurs qui doibvent travailler aux chapiteaux et consolles qui sont au-dedans de laditte gallerie travailleront aussi lundi prochain.<lb/>Touttes les herbes qui estoist au dedans de la cour et au dehors sur les fossez, terrasses et ballecons sont presque ostées. Je vous avois mandé par ma derniere que j’avois establi mon fils à Saint Germain lundi dernier pour prendre garde et me faire rapport de tout ce qui se passera en mon absence, sans touttefois vous estre à charge d’un denier ny à Sa Majesté. Je vous supplie de me mander si vous [avez] agreable qu’il y demeure.<lb/>Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Aurélia Rostaing, André Le Nôtre, dessinateur de jardins, et les jardins français du XVIIe siècle, thèse sous la direction de Bertrand Jestaz, EPHE, 2004, t. I, p. 128.
<lb/>
<lb/>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 141.</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 126, f. 145-145v</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1664</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_47541_actor">Le Vau, Louis</persname>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Saint Germain, ce 4e descembre 1664<lb/>Monseigneur,<lb/>Depuis que je suis à Saint Germain pour trasser et faire planter les routtes et allées, je ne vous ay point fait scavoir l’estat de touttes choses, croyant bien que monsieur de Mascarany n’a pas manqué de vous l’aprendre. Néanmoins, voyant la continuation du bon temps à planter pour favoriser vos intentions, je vous puis assurer que j’aporteray tous mes soings possibles et aplications necessaires pour achever cette année tout ce que nous avons commencé, pourvu qu’il n’arive point de gellée. Le tout sc’avance fort en for bon ordre, chacun en son particullier y contribue autant qu’il peuvent. Sy vous fussiés venu hyer mecredy, vous y auriés trouvé beaucoup de changement dedepuis vostre dernier voyage, lequel je vous diré plus particullierement à mon retour.<lb/>Cependant la massonnerie des corps de garde du château est faict et l’antablement entierement possé. L’on y posse presantement la charpenterie et la semainne quy vient le couvreux y poura commencer à les couvrire, c’est à quoy je m’apliqueray le reste de cette année pour les faire achever, avec nos routtees et allées dans la garanne, puisque, Dieu mercy, nos pontz et chaussées sontz faicttes et finie et hors de peril pour cette année. J’en donneray un mémoire en detail à monsieur de Mascarany pour vous le faire voire quand il vous plaira.<lb/>Cependant, il vous souviendra, s’il vous plais, que vous m’avez commandé il y a quelque temp de travailler au dessingt de la grande gallerie du Louvres, ce que je faict à presant que tous mes voyages sont resduictz de Paris à Saint Germain, et vous en feray voire dans peu de jour le projet de mon desseing, sy vous le trouvé bon.<lb/>Et sy vous avez agreable, je vous entretiendray du modelle du Louvre que j’ay vu cest jours passée par vostre ordre, et comme il y a environ deux ans que je travaillay à un dessingt de la grande façade, qu’il vous plust me faire faire, je vous le representeray, s’il vous plais, et vous puis dire par avance que vous y trouveriés peut estre des chosses quil vous pouroient satisfaire et desquelles on ce pouroit servire, sans touttefois avec aucun dessingt de desplaire à mon frerre, pour lequel j’ay tout le respec que je luy doict. Mais quand il s’agit du service du Roy et de vostre gloire, je me sens obligé de vous faire voire tout ce que mon travaille et mon industrie me donne de lumiere dans mon art et dans le zel et l’afection que j’ay de me rendre capable de meriter d’estre toute ma vie, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur et obligé serviteur.<lb/>Le Vau le jeune »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_47541_actor">Le Vau, Louis </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 312, f. 85-101</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 85] Chasteau de Saint Germain<lb/>Maçonnerie<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A Guillaume et François Villedo et Antoine Bricard, entrepreneurs de la maçonnerie de Saint Germain, à compte : 7000 l.<lb/>Du 11 juin<lb/>A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font au chasteau de Saint Germain en Laye : 9000 l.<lb/>A Tristan Lespine et Charles Delarue, à compte du restablissement des murs du parc dud. lieu : 485 l.<lb/>A eux, à compte du restablissement des couvertures des escaliers du vieil chasteau : 1750 l.<lb/>A Pierre Hamelin, maçon, à compte d’avoir carellé le jeu de paulme de Saint Germain : 300 l.<lb/>Du 4 juillet<lb/>Ausd. Villedo et Bricard, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font au chasteau de Saint Germain : 8000 l.<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des terrasses et couvertures du vieu chasteau de Saint Germain : 1900 l.<lb/>[f. 85v] Du 24 juillet 1665<lb/>Ausd. François et Guillaume Villedot et Antoine Bricard, à compte de leursd. ouvrages : 5600 l.<lb/>A Tristan Lespine et Charles Delarue, à compte de divers ouvrages de maçonnerie qu’ils font aud. lieu : 1600 l.<lb/>Du premier septembre<lb/>Ausd. Villedot et Bricart, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 3000 l.<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des reparations de maçonnerie qu’ils font aud. lieu : 800 l.<lb/>Du 4 decembre<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des reparations de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 1900 l.<lb/>A eux idem : 700 l.<lb/>Ausd. François et Guillaume Villedo et Antoine Bricard, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font aux terrasses de Saint Germain : 1500 l.<lb/>A Pierre Hamelin, maçon, pour son paiement d’avoir repavé le jeu de paulme dud. lieu : 332 l.<lb/>Du 10 decembre<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des reparations de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 1750 l.<lb/>Du 26 decembre<lb/>A eux idem : 1100 l.<lb/>Aud. Lespine, à compte des reparations de maçonnerie qu’il fait au vieil chasteau de Saint Germain en Laye : 200 l.<lb/>[f. 86] Du dernier decembre 1665<lb/>Ausd. Lespine et Larue, maçons, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils ont faits en divers endroits de Saint Germain : 600 l.<lb/>Dud. jour<lb/>Ausd. Villedo et Bricart, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils ont fait aux grottes de Saint Germain : 12000 l.<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des ouvrages et reparations de maçonnerie qu’ils font en divers endroits dud. lieu : 300 l.<lb/>Du 24 avril 1666<lb/>A eux idem : 1300 l.<lb/>[Total :] 61117 l.<lb/>[f. 87] Reparations de maçonnerie de Saint Germain en Laye<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A Tristan Lespine et Romain Delarue, maçons, à compte des reparations des hautes terrasses que pour celles des murs de closture de Saint Germain : 500 l.<lb/>[f. 89] Charpenterie de Saint Germain en Laye<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A René Dufay, charpentier, à compte des ouvrages qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 1000 l.<lb/>Du 12 juin<lb/>A luy, idem : 1300 l.<lb/>4 juillet<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie par luy faits et à faire aux chasteaux de Saint Germain : 900 l.<lb/>Du 24 dud.<lb/>A luy, idem : 700 l.<lb/>Du premier septembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait aud. lieu : 800 l.<lb/>Du 4 decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain en Laye : 600 l.<lb/>A luy idem : 300 l.<lb/>Du 10 decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie par luy faits aux chasteaux de Saint Germain : 300 l.<lb/>A luy, idem : 800 l.<lb/>[f. 89v] Du 24 avril 1666<lb/>A René Dufay, charpentier, à compte des ouvrages qu’il a faits en divers endroits des chasteaux de Saint Germain : 550 l.<lb/>[Total :] 7250 l.<lb/>[f. 91] Menuiserie de Saint Germain en Laye<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A Adrien Millot, menuisier, à compte de ses ouvrages de Saint Germain : 850 l.<lb/>A Charles Lavié, menuisier, idem : 3000 l.<lb/>Du 12 juin<lb/>A Adrien Mulot, menuisier, à compte de ses ouvrages de Saint Germain : 900 l.<lb/>A Charles Lavié, idem : 5600 l.<lb/>4 juillet<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 2200 l.<lb/>Du 24e dud.<lb/>Aud. Milot, menuisier, à compte des ouvrages qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 550 l.<lb/>Aud. Lavier, à compte des ouvrages qu’il fait tant à Versailles qu’à Saint Germain, cy pour nota la somme de 2700 l. [dans la marge :] enregistré cy devant fol. 65<lb/>Du premier septembre<lb/>A Adrien Mulot, menuisier, à compte des ouvrages qu’il fait à Saint Germain en Laye : 300 l.<lb/>Aud. Lavié, menuisier, idem : 300 l.<lb/>Du 4 decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait aud. lieu : 500 l.<lb/>[f. 91v] Aud. Lavié, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain en Laye : 2300 l.<lb/>Du 10 decembre 1665<lb/>A luy, à compte des ouvrages qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 1300 l.<lb/>A Adrien Millot, menuisier, à compte des ouvrages qu’il fait aud. lieu : 200 l.<lb/>Du 26 decembre<lb/>Aud. Lavié, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il faut au chasteau de Saint Germain : 500 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, idem : 1000 l.<lb/>Du 19 janvier<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait aud. lieu : 800 l.<lb/>A Mulot, menuisier, idem : 700 l.<lb/>Du 24 avril 1666<lb/>A luy, idem : 500 l.<lb/>Aud. Lavié, menuisier, à compte des ouvrages qu’il fait aud. lieu : 600 l.<lb/>[Total :] 22100 l.<lb/>[f. 93] Peintures, sculptures et ornemens de Saint Germain<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A Jean Poisson, peintre, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 800 l.<lb/>A Jean De Launay, rocailleur, pour emploier en achapt de coquillages pour les grottes de Versailles et de Saint Germain, la somme de 1000 l., cy pour nota 1000 l. [dans la marge :] enregistré cy devant fol. 68v°<lb/>Du 12 juin<lb/>A Jean Poisson, à compte des ouvrages de peinture des chasteaux de Saint Germain en Laye : 850 l.<lb/>A Jean Disses, à comptes des toesles de mastic qu’il fait pour les terrasses de Saint Germain : 1000 l.<lb/>A André Mottelet, froteurs de parquet, à compte des ouvrages qu’il fait aud. lieu : 180 l.<lb/>Du 4 juillet<lb/>A luy, idem : 60 l.<lb/>A Pierre et Nicolas Mesnard, marbriers, à compte des ouvrages de pavé de pierre de Caen et de liais de la gallerie des grottes de Saint Germain : 1500 l.<lb/>A Jean Colot, fondeur, pour parfait paiement des ouvrages par luy faits à Saint Germain en l’année 1662 : 280 l.<lb/>A Jean Disses, à compte des toisles de mastic qu’il doibt mettre aux terrasses dud. lieu : 1400 l.<lb/>[f. 93v] Du 24 juillet 1665<lb/>A Baptiste Tuby, sculpteur, à compte des ouvrages de sculpture qu’il fait aux grottes et terrasses de Saint Germain : 500 l.<lb/>A Jean Poisson, peintre, à compte des peintures qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 200 l.<lb/>A Pierre et Nicolas Mesnard, marbriers, à compte des pierres de Caen et de liais qu’ils font à la gallerie des grottes de Saint Germain : 400 l.<lb/>Du premier septembre<lb/>A Jean De Launay, rocailleur, pour parfait paiement des coquillages qu’il a fait venir tant pour les grottes de Saint Germain que pour celles de Versailles : [rayé :] 1290 l. [dans la marge :] enregistré cy devant fol. 70<lb/>A Jean Disses, fontainier, à compte des ouvrages de mastic qu’il doibt faire sur la gallerie de Saint Germain, cy : 2000 l.<lb/>A Pierre et Nicolas Mesnard, à compte des ouvrages de pavé qu’il fait à la gallerie des grottes dudict lieu : 400 l.<lb/>A Jean Poisson, peintre, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait à Saint Germain : 200 l.<lb/>Du 4 decembre<lb/>A Jean Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il a faits ausd. lieux : 200 l.<lb/>A Tuby, sculpteur, à compte des ouvrages de sculpture qu’il faut aux grottes et terrasses dud. lieu : 300 l.<lb/>Aud. Poisson, peintre, idem à compte de sesd. ouvrages : 200 l.<lb/>A Pierre et Nicolas Mesnard, marbriers, à compte des ouvrages de pavé de pierre de Caen et de liais qu’ils font à la gallerie des grottes de Saint Germain : 1300 l.<lb/>[f. 94] A Jean Disses, fontainier, à compte des ouvrages de mastic qu’il fait à la gallerie des grottes de Saint Germain : 5000 l.<lb/>A luy, idem : 6600 l.<lb/>A Gilles Martinot, horloger, pour avoir retably l’orloge de Saint Germain et y avoir mis une pendule, la somme de : 500 l.<lb/>A Colot, fondeur, pour plusieurs robinets et agraffes de cuivre par luy fournis pour led. lieu : 203 l. 2 s.<lb/>Du 10 decembre 1665<lb/>A Jean Disses, fontainier, à compte des ouvrages de mastic qu’il fait à la gallerie des grottes de Saint Germain : 4700 l.<lb/>A Pierre et Nicolas Mesnard, marbriers, pour parfait payement de pavé de pierre de Caen et de liais qu’ils ont faits dans les galeries des grottes dud. lieu : 366 l.<lb/>Du 26 decembre<lb/>A Jean Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait aud. lieu : 200 l.<lb/>Du 5 febvrier 1666<lb/>Au sieur Errard, pour son parfait paiement des ouvrages de peinture et dorure qu’il a faites à Saint Germain en Laye : 2406 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>Aud. Disses, à compte des ouvrages de ciment et de mastic qu’il a faits aux grottes dud. lieu, la somme de : 1000 l.<lb/>[f. 94v] Du 29 janvier 1666<lb/>A Mottelet, pour le frotage des planchers de plusieurs appartemens de Saint Germain : 186 l.<lb/>A Jean Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il a faits aud. lieu : 300 l.<lb/>Du 24 avril 1666<lb/>A luy, idem : 300 l.<lb/>[Total :] 33531 l. 2 s.<lb/>[f. 95] Couvertures et plomberies<lb/>Du 21 juin 1665<lb/>A Gilles Le Roy, plombier, à compte des ouvrages qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain en Laye : 2200 l.<lb/>A Charles Juon, couvreur, à compte des ouvrages qu’il fait aud. lieu : 600 l.<lb/>Du 4 juillet<lb/>A luy, à compte des ouvrages qu’il fait tant au chasteau du Louvre qu’à Saint Germain, cy pour nota 6600 l. [dans la marge :] enregistré cy devant f. 20<lb/>Du 4 decembre<lb/>A Charles Juon, couvreur, à compte des ouvrages qu’il a faits au jeu de paulme de Saint Germain : 1000 l.<lb/>[Total :] 3800 l.<lb/>[f. 96] Jardinages de Saint Germain et autres menues despences<lb/>Du 22e may 1665<lb/>A Gilles Duval, terrassier, pour parfait paiement d’avoir enlevé les terres et arraché les espines le long des murs du petit parc : 108 l.<lb/>A Claude Maron, terrassier, pour les vidanges des terres des fossez du vieu chasteau de Saint Germain : 1182 l. 11 s. 6 d.<lb/>Du 12 juin<lb/>A Louis Delalande, à compte des grands plans qu’il a entrepris faire au lieu cy devant appellé la garenne du Vezinet à Saint Germain en Laye : 3000 l.<lb/>Aud. Maron, à compte de sesd. ouvrages de Saint Germain en Laye : 1412 l. 18 s. 4 d.<lb/>Du 4 juillet<lb/>A Jean Delalande, pour plusieurs reparations qu’il a faittes dans le jardin du boullingrin : 150 l.<lb/>A Edme Boursault, terrassier, pour le paiement des ouvriers qui ont emporté les immondices de Sainct Germain : 90 l. 10 s.<lb/>Du 24 juillet<lb/>Aud. Lalande, à compte du pris des arbres qu’ils ont planté et doivent planter au lieu cy devant apellé la guarenne du Vezinet : 2000 l.<lb/>[f. 96v] Du 4 decembre 1665<lb/>Aud. Lalande, jardinier, pour avoir resablé de sable de riviere le jardin en gazon de Saint Germain, la somme de : 473 l. 2 s.<lb/>A Edme Boursaut, terrassier, pour le paiement des ouvriers qui ont levé le pavé et osté les terres de dessus la voute de la gallerie des grottes de Saint Germain : 435 l. 10 s.<lb/>A luy, pour le paiement des ouvriers qui ont travaillez au restablissement des murs du petit parc de Saint Germain et autres menues ouvrages, la somme de : 258 l. 10 s.<lb/>A Henry Soulaigre, consierge du vieux chasteau de Saint Germain, pour le nettoyement dud. chasteau, des fossés et de la cour des cuisines depuis le 21 juin jusqu’au 11 aoust ensuivant : 288 l.<lb/>Du 10 decembre<lb/>Aud. Lalande, pour l’entretenement des oranges qui luy ont esté mis entre les mains au mois de septembre de la presente année jusqu’au premier janvier de l’année prochaine : 200 l.<lb/>A Jean Baptiste et Louis Delalande, pour employer aux grands plants des avenues de Saint Germain en Laye : 3000 l.<lb/>A Edme Boursaut, terrassier, pour le paiement des ouvriers qui ont travaillé au restablissement des murs du petit parc de Saint Germain et autres menues ouvrages : 258 l. 15 s.<lb/>[f. 97] Du 26 decembre 1665<lb/>A Edme Boursaut, pour le restablissement des murs du parc de Saint Germain : 234 l. 17 s.<lb/>A Disses, fontainier, à compte des ouvrages de ciment qu’il fait aux grottes dud. lieu : 3200 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A Jacques Liard, pour avoir pris la quantité de 985 taupes qu’il a prises : 172 l. 7 s.<lb/>A Leonnard Aubry, paveur, pour les reparations qu’il a faites à Saint Germain pendant l’année 1664 : 376 l.<lb/>Du 25 janvier 1666<lb/>Au sieur Moyer, pour le regarnissement des plans qui ont esté faits l’année derniere dans la plaine de Vezinet : 6000 l.<lb/>A Julienne, pour le paiement des charpentiers qui travaillent à faire des palais pour la closture des plans de Saint Germain : 800 l.<lb/>A Edme Boursaut, pour avoir fait empailler la glaciere du chasteau neuf de Saint Germain : 99 l.<lb/>A Tessier, pour son parfait paiement de 2 poesles pour l’orangerie de Saint Germain : 110 l.<lb/>A Lalande, à compte des grands plans qu’il fournit dans la plaine du Vezinet : 1000 l.<lb/>Du 24 avril<lb/>A luy, pour son remboursement de pareille somme d’avoir fait restablir la glaciere de Saint Germain : 139 l. 1 s.<lb/>[f. 97v] A François Tolmay, vuidangeur, pour son paiement de plusieurs ouvrages faits à Saint Germain : 160 l.<lb/>A Jean Disses, à compte des ouvrages de ciment, patte et marches par luy faits aux grottes de Saint Germain : 1000 l.<lb/>Du 4 juin 1666<lb/>A Jean Baptiste Delalande, à compte des plans que le Roy fait faire dans la plaine de Vezinet à Saint Germain : 1000 l.<lb/>Au sieur Jullien, pour employer au paiement des charpentiers, scieurs de long et autres ouvriers qui travaillent à faire des palis pour la closture des plans que Sa Majesté fait faire dans la forest de Saint Germain : 2200 l.<lb/>Au sieur Moyer, pour emploier aux menues plans que Sa Majesté a fait faire sur les costes d’Acheres et dans la plaine de Vezinet à Saint Germain : 2000 l.<lb/>Du 17 juillet<lb/>A Jacques Ravet, à compte de 1351 milliers de menu plan qu’il a fournis pour planter à la haye aux prestres, vente de Bourbon, scize en la forest de Saint Germain : 661 l. 3 s. 6 d.<lb/>A Jean Forest, vigneron, idem à compte de quatre arpens 82 perches de menu plan : 168 l. 10 s.<lb/>[f. 100] Du 17 juillet 1666<lb/>A Jean Duvivier, André Leger et Jean Coulon, vignerons, à compte de trois arpens vingt cinq perches de menu plan qu’ils ont planté dans la vente de Bourbon à Saint Germain en Laye : 101 l. 10 s.<lb/>A Jean Gouy, René Richard et autres pour avoir labouré 138 arpens 60 perches de menu plan : 415 l. 10 s.<lb/>A Jean Frade et Paul Has, vignerons, pour 87 arpens 86 perches de menu plan : 266 l.<lb/>A Charles Ravet, pour avoir fait planter la quantité de 25 arpens 6 perches de menu plan : 1002 l. 8 s.<lb/>A Nicolas Morceau, idem de 15 arpens 6 perches de menu plan qu’il a planté à la Haye ayux Prestres : 417 l. 7 s. 6 d.<lb/>A Jumel, souverain et Rabilly, pour avoir fait la quantité de 242 thoises de fossés à Saint Germain dans la vente de Bourbon : 121 l.<lb/>A Louis Meslin, à compte de 15 arpens 17 perches qu’il a fait planter au lieu cy devant appellé la garenne de Vezinet : 270 l.<lb/>[f. 100v] A Jean Jumel, vigneron, pour avoir faict la quantité de 820 thoises de fossés à la vente de Bourbon : 137 l. 15 s.<lb/>A Martin Garoche et François Levasseur, idem de 1322 thosies de fossé : 132 l. 4 s.<lb/>A Jean Peully et Louis Foucher, pour avoir fait les premiers labours de III arpens 72 perches de menu plan : 335 l.<lb/>A Barthelemy Nerville, vigneron, pour avoir planté 4 arpens 86 perches de menu plan aud. lieu : 87 l.<lb/>A Jean Piteux et Louis Pusier, idem de 42 arpens 12 perches de menu plan aud. lieu : 758 l. 4 s.<lb/>A Pierre Thuileau, pour avoir planté 42 arpens 46 perches de menu plan : 660 l. 16 s.<lb/>A Baptiste Delalande, à compte des fossés qu’il a fait faire tant à l’entour de la grznde demue lune que le long de la route : 590 l.<lb/>Au sieur Estienne, pour les voiages et autres menus frais qu’il a fait pendant les années 1664 et 16665 qu’il a eu l’œil sur les ouvriers qui ont travaillé ausd. plans, la somme de : 236 l. 13 s.<lb/>A Jacques Depoix, pour son paiement d’avoir livré en l’année 1664 la quantité de 17 milliers 700 de menus plans : 101 l. 10 s.<lb/>A Gilles Giroust, pour 190 milliers de menu plan qu’il a livré pour planter aud. lieu : 382 l. 2 s.<lb/>A Claude Bellier et François Lavechef, à compte de 8 allignemens qu’ils ont pris pour faire les allées : 135 l.<lb/>[f. 101] A Mathurin Laborde, pour avoir fait la quantité de 1089 thoises de fossés pour claure la vente de Bourbon : 544 l. 10 s.<lb/>A Noel Odeau, pour son paiement de 382 milliers un cent de menu plan qu’il a livré pour estre planté au lieu cy devant appellé la garenne de Vezinet : 1041 l. 10 s.<lb/>A Laurent Estienne, pour le paiement des ouvriers qui ont travaillé tant à planter du menu plan au lieu cy devant appellé la garenne de Vezinet que pour les labours, cy : 4633 l.<lb/>[Total :] 12368 l. 19 s. 6 d.<lb/>[f. 98] Serrurerie de Saint Germain<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A Louis Boutrais, serrurier, à compte des ouvrages de serrurerie de Saint Germain : 850 l.<lb/>Du 12 juin<lb/>A luy, idem : 1050 l.<lb/>Du 24 juillet<lb/>A luy, idem : 600 l.<lb/>Du premier septembre<lb/>Aud. Boutrais, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait en divers endroits dud. chasteau : 700 l.<lb/>Du 4 decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain en Laye : 300 l.<lb/>A luy, idem : 300 l.<lb/>A Mathurin Le Breton, pour trois portes de fer qu’il a faites aux arcades de la terrasse d’en hault de Saint Germain : 900 l.<lb/>Du 10 decembre<lb/>Aud. Boutrait, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il a faits en divers endroits des chasteaux de Saint Germain : 700 l.<lb/>A luy, idem à compte : 900 l.<lb/>[f. 98v] Du XI janvier 1666<lb/>A Louis Boutrais, serrurier, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait à Saint Germain : 800 l.<lb/>Du 24 avril<lb/>A luy, idem : 600 l.<lb/>[Total :] 7700 l.<lb/>[f. 99] Vitrerie des chasteaux de Saint Germain<lb/>Du 22 may 1665<lb/>A Robert Morel, vitrier, à compte des ouvrages de vitrerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 700 l.<lb/>Du 12 juin<lb/>A luy, idem : 550 l.<lb/>Du 24 juillet<lb/>A luy, idem : 550 l.<lb/>Du premier septembre<lb/>A Robert Morel, vittrier, à compte de sesdits ouvrages de Saint Germain : 550 l.<lb/>Du 4 decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de vittrerie qu’il a faits en divers endroits dud. lieu : 200 l.<lb/>Du VIII janvier 1666<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>Du 24 avril<lb/>A luy, à compte de sesd. ouvrages des chasteaux de Saint Germain : 550 l.<lb/>[Total :] 3500 l. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 270</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">janvier-juin 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 19v] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de mil soixante cinq livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer au sieur Vigarani, inventeur des machines de theatre et balets, pour pareille somme qu’il a advancée pour faire dresser un theatre des comedies dans la gallerie de l’appartement de la Reine à Saint Germain en Laye, cy : MLXV l.<lb/>[…]<lb/>[f. 137] A me Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de deux millions de livres que Sa [f. 137v] Majesté luy a ordonnée pour emploier au faict de sadicte charge, mesmes au paiement des despences que Sa Majesté a ordonné estre faites pour la continuation de ses bastimens en ses chasteaux du Louvre, Vincennes, Fontaineblau, Saint Germain et Versailles pendant la presente année 1665, compris en lad. somme les taxations dudit Le Besque à raison de III d. pour livre, cy : II millions de livres<lb/>[…]<lb/>[f. 158] Au capitaine Miette, exempt de la prevosté de l’Hostel, la somme de six cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour avoir esté avec deux archers de lad. prevosté de Saint Germain en Laye dans toutes les villes estant sur la riviere de Seine jusques en celle de Rouen et en cells de la riviere d’Oyse jusques à Chauny, et en celles de la riviere d’Aisnes jusques à Soissons, pour faire charger et amener jusques au port de Saint Germain plusieurs batteaux chargez de foin, avoine et bois, et pour son retour, le tout à ses journées de cheval, cy : VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 181] Aux religieux recollets de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté luy a fait don pour leur donner moien de subsister pendant la presente année, cy : IIIc l.<lb/>Ausd. religieux recollets de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté luy a fait don pour leurs donner moyen de subsister pendant ladicte presente année, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 181v] Aux religieux augustins deschaussez des Loges pres Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leyr ayder à vivre pendant la presente année 1665, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 208v] Au sieur Delagrange, maitre particulier des Eaues et forests de Saint Germain en Laye, la somme de quinze cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour ses appointements extraordinaires en lad. qualité durant les six premiers mois de la presente année [f. 209] mil six cens soixante cinq à raison de IIc L l. par mois, cy : XVc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 129, f. 168</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">5 mai 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Du mardy 5e may 1665<lb/>Le pallier de la seconde rampe des terrasses neufves est presque restably, et j’espere que dans la journée led. pallier et celuy du grand peron du boulingrin seront restablys.<lb/>Les deux dernieres travées de l’attique qui restoient à restablyr seront aujourd’huy achevées à deux heures apres midy au plus tard. On va desmonter la 3e travée du mesme costé, où il se trouve encore des pierres gastées par les gellées, qu’on restablyra aussytost.<lb/>On continue le restablissement de la corniche de l’ordre dorique. J’espere faire lever aujourd’huy les deux cloisons de charpenterie du bastiment de Lalande, pour ensuitte achever de garny de sollives le plancher du premier estage. Le mur de la serre dud. bastiment est eslevé de cinq piedz et demy. Il y a dix maçons en plastre qui commencerent hier à eslever le second estage du bastiment de monsieur Delagrange.<lb/>Il y a quinze limosins maçons et huict maneuvres qui travaillent incessemment à achever de restablyr les ciments des terrasses du vieil chasteau. J’espere qu’ils finiront dans la semaine, et cependant, Monseigneur, j’auray soin particulier qu’il ne se fasse point de bruict sur lesd. terrasses, ainsy que je vous le promis hier par mon memoire que l’on vous presenta.<lb/>Cette ouvrage là est fort longue parce qu’il faut tousjours repasser les joinctz jusques à ce que le ciment aye faict corps.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 129 bis, f. 488-489</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Du dimanche 17e may 1665<lb/>J’ay ce matin veu madame de la Motte, suivant vostre ordre, qui m’a faict veoir plusieurs fractions au lambrys de plastre de la voulte de la gallerye qui conduict au jardin du boulingrin, de laquelle voulte il tomba l’autre jour un plastras de la grosseur d’un œuf proche de monseigneur le Dauphin. Je feray demain sonder lad. voulte au droit desd. fractions pour restablyr ce qui se trouvera en danger.<lb/>Messieurs les gentilhommes de la chambre ont faict faire un theatre pour les comedies dans l’autre gallerye, du costé du parc. Pour cet effect, il a fallu desmonter le lambrys de menuiserie de deux tremeaux pour conserve les tableaux qui y estoient. L’enduit de plastre au derriere dud. lambrys s’en est trouvé tout ruiné. Ils en demandent le restablissement. Il plaira à Monseigneur d’en ordonner.<lb/>Le sieur Lalande m’a ce matin dict que la Reine demanda hier quatre bancz pareils à ceux qui sont au boulingrin pour placer dans l’allée de la face du parterre dud. jardin, outre les deux bancz et la table portative que Sad. Majesté a demandé pour mettre la colation.<lb/>Je remarquay hier que les cochers meinent leurs carrosses dans l’abbreuvoir pour les laver, ce qui ruine tout le pavé dud. abbreuvoir. Pour y remedier, il seroit necessaire de mettre une barriere à l’entrée d’iceluy.<lb/>Monsieur de Bornard fist hier la visitte des ouvrages de messieurs les entrepreneurs en ma presence, où je luy fis observer les deffautz que j’y ay remarqué.<lb/>La ballustrade au dessus du quarré d’ordre dorique est restablye, à la reserve d’un seul appuys. Il reste à restablyr une des petittes rampes au bas du retour de l’attique et tous les briquetages des terrasses, à quoy l’on travailla hier, et à faire le ravallement des deux gros murs qui soustiennent les terres au devant dud. jardin du boulingrin.<lb/>Messieurs les entrepreneurs m’ont promis aujourd’huy qu’ils mettront demain vingt tailleurs de pierre pour achever la ballustrade des deux grandes rampes, scavoir dix pour chacune rampe. Je les iray demain veoir entrer en besogne, pour vous rendre conte de la quantité des ouvriers qu’ils y auront mis. Je leur ay dict que vous estiez bien mal satisfaict de leur negligence.<lb/>Le charpentier fist hier lever la ferme du bastiment de monsieur Delagrange, qu’il garnira de pannes et de chevrons quand les pignons seront à hauteur.<lb/>Led. sieur Dufay a aussy levé une des fermes du bastiment du sieur Lalande.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Boulingrin</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 130, f. 251-252</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">17 juin 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le samedy 17 juin 1665<lb/>Terrasses<lb/>Les deux travées de ballustrades droictes au bout des deux rampes ne sont pas encores achevées. Il reste à y mettre les appuys qui arriveront aujourd’huy de la carriere, où il a fallut aller, n’ayant point de raison du carrier. Je presse tousjours et faicts entendre à ces messieurs que leur longueur ne vous plaist pas, mais ils ne s’en tourmentent pas devantage.<lb/>Je fais lever l’antien thuyau de la gallerye des grottes que je fais serrer pour en disposer comme monsieur Perault le trouvera bon.<lb/>Messieurs de Grandmaisons et Francines ont resolu qu’ils ne se serviront plus de lad. gallerye pour le passage de leurs thuyaux, et qu’il faudra faire un reservoir d’eaue au droit des fontaines qui sont où estoient cy devant les parterres du Mercure, dont ils feront passer leursd. thuyaux directement par les murs qui soustiennent les voutes rampantes. C’est pourquoy je fais travailler le marbier à poser son pavé sans aucune subjection.<lb/>Bastiment de monsieur Delagrange<lb/>Les ravallements des chambres dud. bastiment s’avancent fort, à la reserve de ceux de l’aisle en retour, où l’on se met à mesre que l’on finist dans le corps de logis de devant. Monsieur Villedo me dict hier qu’il esperoit que le carreau qu’il faict venir pour led. bastiment arrivera aujourd’huy et qu’il fera lundy carreler le tout en diligence. L’escallier est posé en la hauteur du 1er estage, les maçons commencent à le hourder. Il reste à faire le passage de la cave où l’on va travailler. Le sieur Dufay me promest que vandredy prochain il aura achevé toutte la charpenterie dud. bastiment. Je presse le sieur Lavier de nous envoyer sa menuiserie. Monsieur Perault m’a mandé que dans cette semaine il l’envoyeroit incessemment. Je mande aud. sieur Perault que je n’ay point encores eu de ses nouvelles, affin qu’il le fasse presser.<lb/>Fossez<lb/>Il y a deux hommes qui travaillent à oster et desraciner les herbes du pourtour des murs des fossez et du chasteau vieil. Il se trouve des racines aussy grosses que le bras, qu’on ne scauroit tirer sans desmolyr les pierres. Je fais hacher lesd. racines affin de les faire mourir.<lb/>Monsieur Perault a envoyé les jasmins et cyprez pour le boulingrin, ainsy que vous avez ordonné, et a envoyé 82 caisses neufves pour lesd. jasmins.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">26</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 271</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 17v] Audit [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de dix sept cens quatre vingts huict livres quatre sols six deniers que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur paiement de ce qu’ils ont livré par l’ordre de Sa Majesté pour les ornemens, linges et argenterie de la chapelle et oratoire de l’appartement de la reine mere au chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir à Leduc, marchand de soie, IIIIc LXIIII l. I s. pour 24 aunes et demie de toile fonds d’argent de trois couleurs à XII l. l’aune pour faire la chabuble et tout l’ornement de l’oratoire, 4 aunes de taffetas d’Angleterre couleur de cerise à VII l. VII s. l’aune pour doubler, 29 aunes de taffetas de Tours blanc à IIII l. XVII s. l’aune pour faire des rideaux, à Le Vasseur, marchand passementier, VIIxx XI l. XVII s. VI d. [f. 18] pour XXVII onces de dentelle d’argent pour ledit oratoire à V l. XII s. VI d. l’once, à Leclerc, brodeur, CVIII l. pour la broderie de deux armes pour le devant d’hostel à XXV l. piece, deux autres moiennes armes pour la chasuble à XVIII l. piece, trois aunes de toille rouge pour doubler à XX s. l’aune, XV l. pour les façons et IIII l. pour le port de lad. chapelle de Paris à Saint Germain, à Le Brun, marchand, IIIc XXX l. pour un tapis de Turquie servant de parterre de six aunes de long sur trois aunes de large, à la dame de Loches, lingere, VIIxx XV l. V s. pour dix aunes de toille d’Hollande à V l. X s. l’aune pour faire une aube, deux amietes, six purificatoires et six servietes à essuyer les mains et une nape à mettre sur l’autel, demie aune de toille de Baptiste pour un corporallier à IIII l. X s. l’aune, trois aunes de toille blanche pur deux napes de dessoubs à XXV s. l’aune, V aunes et demie de dentelles de Flandres à VIII l. l’aune pour garnir l’aube et la nappe de dessus, une aune d’autre [f. 18v] dentelle à XL s. l’aune, deux aunes et demie d’autre dentelle pour le corporallier à IIII l. l’aune, 29 aunes et demie de petite dentelle pour les purificatoires et serviettes à X s. l’aune, compris IIII l. pour une ceinture d’aube, XXIIII s. pour des glands et du ruban et V l. X s. pour les façons dud. linge, à Loire, orfebvre, Vc LXXIX l. pour une croix, deux chandeliers, un calice et sa patenne, deux burettes, un bassin, une sonnette et une boete à pain, le tout d’argent blanc, pesant XV marcs une once sept gros, à raison de XXXVIII l. le marc, cy XVIIc IIIIxx VIII l. IIII s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 19] Audit Olivier, la somme de dix neuf cens soixante une livres huit sols quatre deniers que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au faict de sadicte charge, mesmes [f. 19v] icelle dellivrer aux desnommez cy apres pour leur paiement des fournitures par eux faictes pour le service de Sa Majesté, scavoir à Claude Reverend, marchand tapissier, VIIc L l. pour une tenture de tapisserie de cuir doré d’Hollande fonds blanc relevé d’or avec couleurs de XX aunes de tour sur deux aunes deux tiers de hault qui sert dans le grand cabinet de la reine mere du Roy en son appartement de Saint Germain en Laye, IIc L l. à Mestail, autre tapissier, aussi pour une tenture de tapisserie de cuir doré de XVI aunes et demie de tour sur deux aunes de hault avec quatre dessus de porte qui sert dans l’antichambre du mesme appartement, à Le Brun, marchand, Vc IIIIxx II l. XIII s. IIII d. pour XXXVII aunes de brocatelle de Venise à XIIII l. l’aune pour faire une tapisserie qui sert dans la garderobbe du mesme appartement et un grand parterre de jonc de Portugal de trois couleurs, et à la dame Verbek IIIc LXXVIII l. XV s. pour deux encensoirs et deux navettes avec leurs chesnettes et cuilleres, le tout d’argent pesant dix marcs quatre onces un gros et demy [f. 20], à XXXVI l. le marc, pur servir dans la chapelle de Saint Germain en Laye, cy : XIXc LXI l. VIII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 29v] Audit [Michel Daligre, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre de Sa Majesté], la somme de trois mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à la troupe des comediens françois qui estoient à la cour et suite de Sad. Majesté qu’Elle leur a ordonnée à compte de leurs appointemens extraordinaires à cause de leur sejour à Saint Germain en Laye, cy : IIIm l.<lb/>A luy, pareille somme de trois mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à lad. troupe des comediens françois de Sa Majesté qu’Elle leur a accordée pour leurs appointements extraordinaires à cause de leur sejour à Saint Germain à la suite de la cour pendant le mois de juillet de la presente année 1668, cy : IIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 30] A luy, la somme de six cens soixante livres que Sa Majesé luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer au nommé Legrand pour son paiement du logement occupé et du debris fait en sa maison par la troupe des comediens espagnols pendant le sejour que Sa Majesté a faict en son chasteau de Saint Germain en Laye en la presente année 1665, cy VIc LX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 33] Audit Daligre, la somme de quinze cens quatre vingts livres seize sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadite charge, mesmes icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur payement de plusieurs voitures de meubles, louages de chevaux, carrosses et mulets qu’ils ont fournis par l’ordre et pour le service de Sa Majesté, scavoir à La Vigne C l. pour le louage de cinq carrosses à quatre chevaux qu’il a fournis pour conduire la troupe des comediens espagnols à Saint Germain en laye, à Blavet, maistre des coches d’Orleans, IIIIc IIIIxx XV l. X s. pour CXIII journées de chevaux de selle qui ont servy à porter les gens du cavalier Bernin et ceux qui ont esté ordonnez pour son traitement depuis Lyon jusques à Paris à raison de III l. X s. par jour [f. 33v] pour chacun cheval, compris deux journées d’un carrosse à six chevaux pour mener les femmes de monseigneur le Dauphin de Paris à Saint Germain en Laye à raison de XXX l. par jour et deux autres journées d’un carrosse à quatre chevaux à XX l. par jour, à Tessier, muletier, IIIIxx IIII l. pour le louage d’une littiere à trois mulets pendant sept jours à XII l. par jour qui a servy au cavalier Bernin depuis Briarre jusques à Paris, à Tourné, voiturier, IIIIc V l. pour CXV journées de chevaux de charettes à III l. X s. par jour qui ont servi à mener le bagage des comediens espagnols et les tapisseries de la Couronne à Saint Germain en Laye et rapporter lesdites tapisseries au gardemeuble à Paris, à Vielle, autre voiturier, IIc IIIIxx XIX l. X s. pour XXVI journées et demie d’une charrette à trois chevaux et deux journées et demie d’une autre charrette à deux chevaux à raison de III l. X s. pour chacun cheval qui ont servy à voiturer des meubles de Paris aux chasteaux de Saint Germain et Versailles, à Jean Petau, frotteur de planchers, tant pour luy que pour ses compagnons, VIIIxx II l. pour avoir [f. 34] frotté tous les appartements dud. Saint Germain en Laye, compris XII l. pour ceux de l’hostel de Frontenac servant au logement du cavalier Bernin, et à Gabriel Demarets, reveveur des cochers de Lion, XXXIIII l. XVI s. pour la voiture de Lion à Paris de deux caisses de pierres et galanteries que Sa Majesté a fait venir de Florence pour son service, cy : XVc IIIIxx l. XVI s.<lb/>A luy, la somme de huict cens six livres XV s. que [f. 33v] Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au faict de sa charge, mesmes icelle delivrer aux officiers de fruicterie de fruicterie du quartier d’avril, que Sa Majesté leur a ordonnée pour l’entier paiement des cires par eux fournies, scavoir IIIIc LVII l. XII s. pour les flambeaux et bougies distribuez le jour de la Feste Dieu, et IIIIc LIII l. III s. pour les comedies qui ont esté representées devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain en Laye pendant lesd. quartiers, cy : VIIIc X l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 35v] Audit [Claude Faverel, tresorier des offrandes et aumosnes du Roy], la somme de quatre cens quatre vingts six livres dix sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences faictes pour le pain bénit qui a esté rendu au nom de monseigneur le Dauphin dans l’eglise parroissialle de Saint Germain en Laye le dimanche XIIIIe juin 1665, cy : IIIIc IIIIxx VI l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 64] A me Antoine Le Menestrel, aussi tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de deux mil quatre cens vingt livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des grands et menus plans que Sa Majesté a fait faire à Saint Germain en Laye au lieu cy devant appellé la garenne de Vesinet, y compris les taxations dudit Le Menestrel, cy : IIm IIIIc XX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 72] A Claude Trichot dict Grandval, garde des aires de la forest du Val de Rognon et Grand Trempé, la somme de trois cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée tant pour la garde desd. aires que pour avoir aporté à Sad. Majesté à Saint Germain en Laye les oyseaux qui en sont provenus la presente année, y compris son voiage, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 72v] A Laurens du Ronsoy, garde des aydes de la forests de Rets, la somme de trois cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour la garde desd. ayres et pour avoir aporté aud. Saint Germain les oyseaux qui en sont provenus, y compris son voiage et retour, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 80v] Au nommé Melin, marchand de drap au bourg Saint Germain en Laye, la somme de cent cinquante livres de laquelle Sa Majesté luy a fait don, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 260v] Audit [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de quatre vingts mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences à faire pour la continuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain et Versailles pendant l’année 1665 suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, compris en lad. somme les taxations dud. Le Besque à VI d. pour livre, cy IIIIxx m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 262v] A luy, la somme de cinquante mil six cens vingt cinq livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes [f. 263] celle de Lm l. au paiement eds despences à faire pour la continuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain et Versailles, et VIc XXV l. pour les taxations dud. Le Begue à III d. pour livre, cy : Lm VIc XXV l.<lb/>[…]<lb/>[f. 276v] A Esteinne Bonnichon, pour les recolets de Saint Germain en Laye, la somme de cens cinquante livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 345v] Au sieur Delagrange, commis à l’exercice de la charge de maitre particulier des Eaues et forests de Saint Germain en Laye, la somme de quinze cens livres que Sa Majsté luy a ordonnée pour ses appointemens extraordinaires durant les six derniers mois de lad. année, cy : XVc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 348v] Au sieur Delabarre, organiste de la chapelle du Roy, la somme de sept cens soixante huict livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour son remboursement de pareille somme qu’il a advancée pour faire porter pendant les années 1661 et 1662 les orgues de lad. chapelle tant à Fontainebleau et à Saint Germain qu’en plusieurs eglises de Paris, cy : VIIc LXVIII l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">27</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 130 bis, f. 979-980</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le lundy VI juillet 1665<lb/>J’ay ce matin esté veoir monsieur Perault avant de partyr de Paris. Il m’a chargé de ces desseins et de ce mémoire. Mais je suis arrivé icy une heure trop tard pour les presenter à Monseigneur.<lb/>Aussytost que j’ay esté arrivé, j’ay faict mettre une dosse estoitte sur le petit pont levis du vieil chasteau à la place de celle qui estoit pourrye et ay visitté les autres dosses qui se sont trouvées bonnes.<lb/>Le sieur Batiste, sculpteur, me promist hier qu’il viendroit aujourd’hui travailler aux consolles qui sont soubz les corniches des portes des deux boutz de la gallerye des grottes. Il n’est pas encore venu. J’en ay donné advis à monsieur Perault par une lettre.<lb/>J’ay esté veoir le sieur Bretton, serrurier, pour veoir en quel estat sont les trois portes de fer qu’il faict pour le cabinet des terrasses neufves. Il m’a monstré les herses au dessus desd. portes et quelques anses de pannier pour orner les portes et m’a promis de les livrer dans trois semaines, qui est un temps bien bref.<lb/>On me dict hier à Paris que monsieur Francines estoit party pour venir icy donner ordre pour faire travailler à sa chape de ciment. Il n’est pas encores venu. J’en ay aussy escrit aud. seur Perault. L’on esteinct la chaux et on descharge le ciment.<lb/>J’ay esté chez le sieur Lavier, auquel j’ay donné un mémoire de ce qui manque au bastiment de monsieur Delagrange. J’ay veu touttes les portes collées et prestes à faire les emboistures, et les quatre croisées fort advancées. Il m’a asseuré de les envoyer vendredy au plus tard. S’il ne me manque pas, j’espere que l’on finyra led. bastiment dans cette semaine.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 130 bis, f. 1081-1082</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">31 juillet 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Saint Germain, le vandredy dernier juillet 1665<lb/>Monsieur Francines est arrivé ce matin et m’a dict que le subject de son retardement a esté pour faire provision de matereaux affin de pousser son ouvrage et ne la point discontinuer quand il l’aura commencée. Il m’a dict qu’il dict hier à monsieur Perault qu’il ne la pouvoit commencer que jeudy prochain où il aura des matereaux pour travailler tout de bon. Cependant, il m’a dict de faire oster le pavé et les terres au dessus de la voulte jusques à la maçonnerie, ce que je faictz depuis lundy avec cinq hommes, dont je feray augmenter le nombre lundy prochain affin que cela ne retarde point l’ouvrage.<lb/>Il a faict descharger une battellée environ de cinquante muidz de ciment au port du Pec, qu’il faict charier aux terrasses avec deux voictures. Il a faict esteindre cinq muidz et demy de chaux et m’a dict qu’il a parlé à un chaufournier pour en faire cuire sur le lieu. Il m’a monstré du caillou qu’il faict charyer dans un batteau à Croissy, qui est bien net et bien choisy. Je prendray garde que le tout soit de mesme.<lb/>Le sculpteur travaille aux consolles des portes de la gallerye des grottes.<lb/>Bastiment de monsieur Delagrange<lb/>J’attendz la menuiserie du sieur Lavier et du plomb pour garnyr deux lucarnes qu’il a fallu ouvrir sur la rue. Je feray lundy garnyr touttes les croisées de vittre, affin de rendre led. bastiment en estat d’y pouvoir loger.<lb/>J’ay faict paver l’escuerye et faict hausser les mangeoires et ratteliers qui estoit trop bas d’un pied. On travaille à mettre des potteaux et faire une soubzpente de menuiserie dans lad. escurye.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la réalisation des grilles des terrasses de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">29</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 131, f. 320</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">10 août 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le lundy 10e aoust 1665<lb/>J’ay ce matin esté chez le serrurier qui travaille aux trois portes de fer des terrasses, qui m’a dict qu’il ne les pouvoit livrer que dans quinze jours. Il m’en a monstré le dessein, et ay remarqué que les fesant ouvrir dans toutte la largeur de leurs ouvertures comme il est marqué sur le dessein, cela embarrasseroit et avanceroit trop dans le cabinet, lesd. ouvertures ayant 8 p. de large chacune, qui est quattre piedz pour chaque vanteau. J’ay veu ensuitte monsieur Le Vau et luy ay demandé s’il ne trouveroit pas à propos de ne donner auxd. portes de fer que six piedz d’ouverture et laisser un pied de chaque costé, dont les barreaux montans seroient fixes. Il m’a dict que led. serrurier luy apporta led. dessein et qu’il verroit ce qu’il s’y pourroit faire.<lb/>L’on a travaillé aujourd’huy, avec la permission de monsieur le curé de Saint Germain l’Auxerrois, à descombrer les desmolitions du vieil Louvre.<lb/>L. Petit »</p>
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                <persname role="subject">Le Vau, Louis</persname>
                <persname role="subject">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le départ de la cour et l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 131, f. 352-353</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">12 août 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le mercredy 12e aoust 1665<lb/>Je fis hier au matin, auparavant le despart de la cour, un inventaire general de toutte la menuiserie, vieille et neufve, qui estoit dans les offices, tant du chasteau neuf que du vieil chasteau, que j’ay faict signer à chaque officier commandant auxd. offices, lequel inventaire, apres en voir tiré la coppie vers moy, j’ay mis entre les mains de monsieur Soulaigre pour ce qui regarde le vieil chasteau, et de monsieur Bertin pour le chasteau neuf, affin que, se faisant rendre les clefs, ils se fissent aussy rendre conte de lad. menuiserie.<lb/>Le prompt despart de la cour, qui se faict presque en une journée, cause bien de l’embarras et, quelque vigilance qu’on apporte, il est impossible d’eviter la fripponnerie des gens qui emportent jusques au serrures de dedans les appartementz. Je n’ay point voulu permettre que les particuliers qui se sont faict accommoder à leurs despens ayent enlevé aucune plancher ny tablette, et leur ay fait entendre que, soubz ce pretexte, on enleveroit tout ce qui est dans les chasteaux sans aucun ordre.<lb/>Il y en avoit qui fesoient venir des personnes, à qui ils donnoient des tablettes et autre menuiserie. J’ay chargé le portier de bien prendre garde à tout ce qui sort, quoyque monsieur Soulaigre et sa famille y prennent exactement garde.<lb/>Monsieur Francines a quatre atteliers qui travaillent incessemment et me promet que cette semaine il ne luy restera plus qu’une des deux grandes rampes et qu’il pretend parachever dans la semaine prochaine. Je croy que lesd. ouvrages de ciment ne se peuvent faire avec plus de soin que celuy qu’on y apporte pour la bonté du travail.<lb/>Les marbriers adousissent leur pavé blanc et noir avec des pavez de graiz. Ils vont travailler aux soeuils des trois portes où l’on doit poser les portes de fer que l’on faict pour le cabinet des terrasses, lesquels seuils je leur ay dict de faire dans l’attelier de messieurs les entrepreneurs, dont ils se sont accommodez ensemble de la longueur necessaire. Pour ce qui est du 3e seuil, et des trois autres qu’il faut, tant pour la porte d’entrée que porte des deux boutz de la gallerye des grottes, il n’y a point icy de pierre d’Arcueil assez grande pour les faire. C’est pourquoy, Monseigneur, si vous le trouvez bon, ils en feront venir du banc dur de Montesson pour lesd. quatre soeuils restans, de laquelle pierre la pluspart des marches des perrons sont composez, ou bien ils en feront encore venir d’Arcueil.<lb/>Je feray demain un mémoire de ce qu’il y aura à reparer dans les principaux appartemens des deux chasteaux si led. sieur Soulaigre n’est plus dans l’embarras des desmenagemens.<lb/>[L. Petit] »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">31</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 131, f. 462</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">18 août 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Du mardy 18e aoust 1665 à deux heures apres midy<lb/>Il ne reste presentement à faire de la chape de ciment que les deux tiers de la rampe du costé du Pec. Je ne voulus pas permettre hier au matin de travailler à lad. chape, à cause de la pluye. Je presse monsieur Francines de commencer au plus tost à mettre son mastic, auquel on pouvoit travailler des hiers. Il me dict qu’il fera demain ou jeudy au plus tard venir ses chaudieres qui sont à Versailles et qu’il fera aussytost travailler.<lb/>Le marbrier a faict venir hier de Paris une pierre de liaiz de 8 à 9 p. de long pour faire les soeuils des trois portes du cabinet des terrasses. Il a mis en place celuy de la 1ère porte de la grande gallerye des grottes et achevé le pallier au haut du peron, le tout de pierre de liaiz des antiennes demolitions. Le sculpteur travaille à la 4e consolle des portes qui sont aux deux boutz de lad. gallerye.<lb/>Je fais travailler aux reparations necessires à faire aux principaux appartements des deux chasteaux, conformement au mémoire que je presentay dimanche dernier à Monseigneur.<lb/>J’attendz la menuiserie que le sieur Lavier me promist dimanche de m’envoyer aujourd’huy pour le bastiment du sieur Lalande.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 131 bis, f. 776-777</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">30 août 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le dimanche 30e aoust 1665<lb/>On n’a peu travailler qu’une journée et demye de la semaine derniere aux ouvrages de mastic à cause du mauvais temps, pour ce que je ne permets pas qu’on y travaille apres la pluye, que l’aire de ciment ne soit bien sec pour recevoir led. mastic. On establyt hier un second astelier pour led. mastic. C’est pourquoy on avancera beaucoup la semaine prochaine si nous avons du beau temps.<lb/>Il y a deux travées de mastic achevées, les paveurs travailleront lundy au pavé.<lb/>Il y a 29 ouvriers qui travaillent au restablissement des culs de four et thuyaux de cheminées du vieil chasteau, scavoir 10 maçons, 14 manœuvres, 4 tailleurs de pierre et un appareilleur.<lb/>On achevera demain le cul de four qui est à la face qui regarde le chasteau neuf. On restablyt aussy un autre cul de four en forme d’auvent joignant la chapelle à la face de l’abbreuvoir. On a enfesté deux des cheminées qui sont du costé du chasteau neuf, où l’on observera la pante en dehors. Il reste à les peindre et ravaller.<lb/>Les sieurs Lespine et La Rue m’ont promis d’arrester tous les ouvriers qu’ils pourront trouver pour diligenter lesd. ouvrages.<lb/>Le sieur Lavier nous a envoyé partye de la  menuiserie du bastiment du sieur Lalande, que je feray ferrer demain.<lb/>Le sieur Boutraict fist hier venir du fer pour travailler à la porte de fer que Monseigneur a ordonné este faite au bas des terrasses du chasteau neuf vers l’eglise du Pec.<lb/>J’escrit à monsieur Perault et le prie de faire advertyr le sieur Bretton affin qu’il nous envoye demain les trois portes de fer du cabinet des terrasses.<lb/>Je le prie aussy de donner ordre à messieurs Villedo de faire oster les pierres et immondices qui sont restées tant dans la cour que devant le bastiment de monsieur Delagrange.<lb/>[L. Petit] »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 132, f. 322-323</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">6 octobre 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le mardy matin 6e octobre 1665<lb/>Chasteau neuf<lb/>Monsieur Francines est icy et se tient fort assidu à ses ouvrages. Je le presse d’augmenter le nombre de ses scieurs de pierre qui sont presentement au nombre de cinq, affin de diligenter les bandes de liaiz qui doivent soustenir le pavé des rampes des terrasses. J’en fis hier partyr quatre de Paris avec des scies, avant que de venir, lesquels travailleront aujourd’hui.<lb/>Il y a la valleur de la moicité de la platteforme pavée et led. sieur Francines me promest, en cas que le beau temps continue, que dans cette semaine lad. platteforme sera entierement pavée.<lb/>Chasteau vieil<lb/>Il reste à restablyr huict souches de cheminée dont il y en a quatre eschaffaudées.<lb/>On travaille au restablissement du puidz dud. chasteau.<lb/>Je fus avant hier chez le sieur Lavier qui avance fort la menuiserie des huict grands chassys à papier qu’il faict pour l’orangerie. Il me promist qu’il feroit commencer hier à travailler à la menuiserie des contreventz et que lundy prochain il nous envoyera toutte lad. menuiserie.<lb/>Je faicts restablyr une petitte salle derriere lad. orangerie qui est la cheminée par laquelle on eschauffe les fourneaux pour la conservation des orangers.<lb/>Le sieur Lalande fera venir icy (s’il plaist à Monseigneur) celuy qui a autrefois faict lesd. fourneaux pour les restablyr. Led. sieur Lalande fict qu’il y a un fourneau à l’hostel de Frontenac à Paris qui est fort propre pour sad. serre.<lb/>Mon père m’envoya hier au soir les gens qui ont faict l’aire de l’orangerie de Versailles, que je vais faire travailler le plus promptement qu’il me sera possible.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les consignées données par Le Vau pour les travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 132 bis, f. 556</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">19 octobre 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Paris, le lundy 19e octobre 1665 au matin<lb/>Monsieur Le Vau n’estant revenu de la campagne qu’hier fort tard, je ne l’ay peu veoir que ce matin et ay mené le serrurier de Saint Germain avec moy, auquel led. sieur Le Vau a donné à entendre comme il pretend que la tolle soit employée sur les souches des cheminées du vieil chasteau. J’ay veu laditte tolle qui n’est proprement que des focilles de fer blanc qui ne sont point blanchyes et qui cousteront plus à employer qu’elles ne vallent.<lb/>Je vays partyr pour Saint Germain pour faire couvrir une desd. cheminées. Le serrurier y faict porter la susd. tolle ou au moins, s’il ne trouve pas de commodité, il en portera ce qu’il faut pour une cheminée affin que Monseigneur puisse veoir apres demain l’effect d’icelle.<lb/>L. Petit »</p>
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                <persname role="subject">Le Vau, Louis</persname>
                <persname role="subject">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 132 bis, f. 868</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">30 octobre 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Versailles, le 30e octobre 1665<lb/>Monsieur Perrault a eu grand soing de m’envoyer l’ordre pour faire continuer le travail du sieur Delaulnay dont le Roy fut fort satisfait à son dernier voyage. J’ay esté ce jourd’huy de grand matin avec ledit Delaulnay à Meudon et ay fait cherier une partie de la terre d’Hollande que nous avons trouvé dans une des caves dudit chasteau, de sorte que il n’a presentement aucun subject de retarder son ouvrages, ausquelles pouvant travailler incessament je croy qu’il seroit necessaire de boucher les arcades pour y travailler pendant les froidures.<lb/>Mondit sieur Perrault n’a pas aussy manqué de faire presser le serrurier pour l’achevement du petit escaillier de la pompe, qui sera sur le lieu mardy, lequel feray aussitost pozer.<lb/>Le rondeau du jardin bas est achevé, tant pour la pierre que glaize. On travaille à glaizer l’aultre bassin.<lb/>Les deux tierres de gazon d’un des costez du parterre du jardin bas est pozé.<lb/>Tous nos ouvrages finissent, et croi que dans la fin du moy prochain nous n’aurons plus rien à faire qu’à remplir nos glassieres.<lb/>Tous les ouvrages que vous avez ordonné de faire à Saint Germain sont achevés, et le tout fort propre et net, mesme les fossés du chasteau vieil où il ne se voit aucune petitte herbe, et dressés au ratteau, les terrasses haultes dudit chasteau vieil fort nettes, l’orangerie, les cours et les terrasses des grottes fort propres, et ne reste pluq qu’à achever la rempe du bout de la gallerie du costé du Pec, que le sieur Francine fera achever dans la semaine apres les festes.<lb/>Je voy mon fils (à la fin de la semaine prochaine) sens occupation audit Saint Germain (sens nouvel ordre), ce qui me faict tres humblement vous supplier de le continuer, soit dans les bastiments, ou dans quelqu’autre employ qu’il vous plaira, et se rendra capable (cependant qu’il est en halaine) de s’en acquitter avec grand soing, diligence et fidelité.<lb/>Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Orangerie</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 132 bis, f. 886-887</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le dernier octobre 1665<lb/>Chasteau neuf<lb/>La rampe des terrasses du costé du Pec n’a peu estre achevée cette semaine. Il reste encores sept bandes de pierre de liaiz à poser, que l’on posera dans les deux premiers jours ouvrables de la semaine prochaine, de sorte que dans lad. semaine on finira aussy le pavé de lad. rampe.<lb/>Les gelées commencent à estre un peu fortes le matin, mais le seoin que j’ay de ne faire travailler qu’au soleil levé et de faire couvrier le soir les ouvrages qui ont esté faictes pendant le jour empesche le desordre qu’elles y pourroient faire.<lb/>Touttes les arcades de la gallerye des grottes sont fermées. J’ay faict nettoyer lad. gallerye.<lb/>Le couvreur de chaume m’a ce matin promis de venir le lendemain des festes pour reparer la couverture de la glassiere.<lb/>Le serrurier travaille au ceintres de fer que Monseigneur a ordonné pour soustenir les cabinetz du boulingrin.<lb/>Chasteau vieil<lb/>Les ouvrages des terrasses sont entierement finyes et lesd. terrasses fort nettes.<lb/>J’ay faict oster les herbes et ratteler entierement le fossé dud. chasteau qui est aussy fort propre.<lb/>Le vittrier a garny touttes les croisées de l’orangerie, scavoir les vieilles croisées des abbajours de verre et les autres de papier double.<lb/>L’on acheve aujourd’huy de poser les contreventz.<lb/>Le sieur Lalande fait charier de la feugere pour lad. orangerie.<lb/>Je tascheray la semaine prochaine de faire achever les breches des murs du parc.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 133, f. 324-325</unitid>
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                <p>« De Saint Germain, le samedy 14e novembre 1665 à midy<lb/>Je continuois la visitte du plant dans la garenne de Vezinet mercredy dernier lorsque Monseigneur est venu à Saint Germain.<lb/>Je croy que mon père aura escrit un memoire à mond. seigneur de l’estat où il trouva jeudy dernier led. plant.<lb/>Il se trouve 6373 arbres mortz dans touttes les routes de lad. garenne, dont il y en a 3288 dont les troux sont preparez pour en replanter d’autres, lesd. troux partye de 4 p. et partye de 3 p. ½ seulement de diametre. [dans la marge : Le marché porte qu’ils seront fait de 5 p. de diametre.]<lb/>Pour ce qui est de la qualité dud. plant, il s’en trouve beaucoup et prez des deux tiers qui n’ont que 3 poulces ½ et quatre poulces de gros, qui ont neantmoins assez proffité et particulierement dans la route qui conduit à Chatou. J’en ay veu quelqu’uns qui n’ont que trois poulces de gros dans le melieu de la tige. Tous led. plant n’a que 6 p. ½ et 7 p. de tige et n’a receu jusques à present aucun labour depuis qu’il a esté fait. [dans la marge : Le marché porte qu’ils seront de 5, 6, 7, 8 et 9 poulces de gros et de 8 à 10 p. de haut, et qu’on leur donnera 3 labours par an.]<lb/>Le plant des trois routes qui partent de la demy une et finissent à l’ormeraye vers l’isle La Loge est presque tout mort.<lb/>Presque tous les tillotz en general ont repris mais n’ont poussé que des petits jetz dont il y en a plusieurs qui se seichent par le bout desd. jetz.<lb/>Le sieur Batiste Delalande m’a dict qu’il attendoit de jour à autre de fort beau plant d’eschantillon que son fils faict venir pour restablyr lesd. routes.<lb/>Je le presse de faire preparer tous les troux. Il a huict hommes qui y travaillent.<lb/>Je croy que moin père aura donné advis à mondit seigneur que l’on a laissé plusieurs troux dans lesd. routes provenans de l’arrachement des troncz d’arbres. Je me suis informé dud. sieur Lalande, à qui il se faut addresser. Il ne m’en a peu rien dire.<lb/>Prez des deux tiers du petit plant est mort et la plus part de ce qui est rechappé est fort chetif et n’a receu aucun labour, aussy bien que le grand plant.<lb/>J’ay faict voir aux entrepreneurs du plant des routes, leur marché, et leur ay faict entendre que l’intention de mondit seigneur estoit qu’il fust suivy de poinct en poinct, à quoy je tiendray la main.<lb/>La gargouille et les deux amortissements sur les terrasses du vieil chasteau sont restablys. On avoit differé à poser lesd. amortissements à cause du grand qui a continué.<lb/>On advance fort le restablissement des couvertures.<lb/>Monsieur Francines faict achever de paver les costez au retours du grand peron et a faict couvrir touttes ses ouvrages de fougere et de recouppes.<lb/>L’on a garny l’un des cabinetz du boulingrin de trois ceintres de fer pour soustenir le berceau, ainsy que mond. seigneur l’a ordonné. Les trois autres seront fait dans la semaine prochaine.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 133, f. 388-389</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le mardy au soir 17e novembre 1665<lb/>Le sieur Baptiste Delalande eust hier nouvelle de son fils que les 3600 piedz d’ormes et tillotz qu’il fait venir pour le restablissement des routes de la garenne de Vezinet arriveront icy jeudy prochain et m’a asseuré qu’il en afit encores venir autres 3000 piedz des environs de Melun. Cependant je le presse de preparer tous les troux pour les planter, dont il y en a 3600 faits, et de faire labourer tout son plant, qui n’a jusques à present receu aucun labour.<lb/>Pour cet effect, il n’a que six hommes qui travaillent et qui ne peuvent pas faire assez de diligence. C’est pourquoy j’ay adverty les entrepreneurs que s’ils ne veullent faire travailler, que je mettray des ouvriers à leurs despens.<lb/>Je faict commencer par la route de Chatou pour ensuitte pousser à bout touttes les autres routes les unes apres les autres, et feray un estat de la quantité et grosseur des arbres qui seront plantez dans chacune route, et ne permettray pas qu’il en demeure aucune imparfaite, ou il reste des arbres de mauvaise venue.<lb/>Je verray demain le sieur Meslin, habitant de ce lieu, qui est celuy qui a fait desraciner les troncz d’arbres dans lesd. routtes, affin qu’il fasse au plus tost remplyr les troux. On m’a dict qu’il sera demain de retour de Paris.<lb/>Les couvreurs continuent le restablissement des couvertures. Je faictz restablyr la fermeture de deux souches de cheminées du chasteau neuf, l’une de pierre et l’autre de brique, qui tomberent samedy dernier.<lb/>Les breches des murs du parc sont restablyes.<lb/>Les paveurs achevent le pavé du retour du grand peron des terrasses neufves du costé du pec, l’autre retour est pavé et couvert.<lb/>Le sieur Lavier a envoyé la porte du jardin de l’orangerie et la double porte pour la serre d’icelle que je faicts ferrer et mettre en place.<lb/>Les chesneaux de fer blanc au pourtour du bastiment de l’escuerye (qui servent pour donner de l’eaue à la cisterne pour la comodité de lad. escuerye) sont en mauvais estat, ce qu’il faudroit restablyr pour le service de lad. cisterne. Il y a aussy onze thoises du mur du jardin à restablyr à la hauteur de 4 p. et une porte pour fermer led. jardin. Il plaira à Monseigneur d’en ordonner.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Orangerie</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <unitid encodinganalog="3.1.1">39</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 134 bis, f. 849</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">31 décembre 1665</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le jeudy matin dernier decembre 1665<lb/>Aussytost que je donnay dimanche au soir l’ordre de Monseigneur au sieur Lestelle, il me fist donner quatre gardes de la cappitainerie pour obliger les habitans à la corvée qu’ils font pour emplyr la glaciere.<lb/>On ne commença que lundy à y travailler à cause des difficultez que faisoit led. sieur Lestelle de donner les ordres accoustumez.<lb/>J’ay pris quatre hommes de journée pour bien empailler la glace, la rompre et jetter de l’eau dessus pendant qu’on a emply lad. glaciere, qui fust remplye hier au soir, lesquels quatre hommes continueront aujourd’huy de rompre la glace du feste et de jetter de l’eaue dessus pour faire une crouste de glace d’une piece, comme l’on fist l’année derniere. Et ne partiray d’icy que cela ne soit faict.<lb/>Les dix huict cens piedz d’arbres que le sieur Baptiste Lalande a faict arracher pour achever le restablissement des routes de Vezinet estoient encores au Pontaverre (où ils ont esté arrachez) lorsque la gellée a commencé, et les a fait couvrir de deux piedz de terre pour les conserver. Je ne manqueray de me trouver icy pour les visitter lorsqu’ils arriveront, affin qu’ils n’en plantent point qui ayent esté gellez.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 313, f. 75-87v</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">1666</unitdate>
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                <p>« [f. 75] Chasteau de Saint Germain<lb/>Maçonnerie<lb/>Du 15 juillet 1666<lb/>A Tristan Lespine et Charles Delarue, maçons, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits aux chasteaux vieux et neuf de Saint Germain : 1300 l.<lb/>Aud. Lespine, pour le paiement des maneuvres qui ont travaillé au restablissement des breches au pourtour des murs du parc de Saint Germain depuis le 20 mars jusqu’au 24e avril : 416 l. 16 s.<lb/>Du 24 aoust<lb/>A Jean Delaflesche, pour son parfait paiement des reparations de maçonnerie par luy faictes au Val de Saint Germain en l’année 1663 : 600 l.<lb/>Du 6 octobre<lb/>Ausd. Delespine et Larue, à compte des ouvrages de maçonnerie par eux faits au chasteau de Saint Germain : 500 l.<lb/>Du 7 decembre<lb/>A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A eux, idem : 500 l.<lb/>Du 19 febvrier 1667<lb/>A eux, idem : 600 l.<lb/>[f. 75v] Du 15e mars 1667<lb/>Ausd. Lespine et Larue, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 600 l.<lb/>Du 9e may<lb/>A eux, à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils font à Saint Germain : 500 l.<lb/>Total : 5516 l.<lb/>[f. 76] Charpenterie de Saint Germain<lb/>Du 15 juillet 1666<lb/>A René Dufay, charpentier, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait à Saint Germain : 400 l.<lb/>Du 24 septembre<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>Du 3 novembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 400 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>Du 9e may 1667<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait à Saint Germain : 300 l.<lb/>Total : 1900 l.<lb/>[f. 77] Menuiserie de Saint Germain<lb/>Du 28 may 1666<lb/>A Charles Lavié, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 1000 l.<lb/>Du 15 juillet<lb/>A luy, idem : 3200 l.<lb/>A Adrien Milot, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>A Michel Salle, menuisier, pour son paiement des ouvrages qu’il a faits à l’appartement de M. Le Tellier au chasteau de Saint Germain : 136 l.<lb/>Du 24 aoust<lb/>Aud. Lavié, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 600 l.<lb/>Du 24 septembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 800 l.<lb/>Aud. Milot, à compte des ouvrages de menuiserie par luy fait aux chasteaux de Saint Germain : 300 l.<lb/>A luy, idem : 300 l.<lb/>[f. 77v] Du dernier decembre 1666<lb/>A Milot, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il a fait aux chasteaux de Saint Germain : 800 l.<lb/>Du 15e mars 1667<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>Du 9e may<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il fait à Saint Germain : 300 l.<lb/>Total : 8336 l.<lb/>[f. 78] Peinture, sculpture et ornemens de Saint Germain en Laye<lb/>Du 15 juillet 1666<lb/>A Jean Poisson, peintre, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait à Saint Germain : 400 l.<lb/>A Jean Disses, fontainier, à compte des ouvrages de ciment et de mastic qu’il fait sur les voutes des galleries des grottes de Saint Germain : 2000 l.<lb/>Du 24 aoust<lb/>A luy, idem : 2500 l.<lb/>Du 24 septembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de ciment et de mastic qu’il fait sur les voutes des grottes dud. lieu : 1000 l.<lb/>Aud. Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait à Saint Germain : 400 l.<lb/>Du 3 novembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 150 l.<lb/>Du 19 febvrier 1667<lb/>Aud. Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 800 l.<lb/>Total : 7250 l.<lb/>[f. 80] Couvertures<lb/>[f. 81] Plomberies<lb/>[f. 82] Jardinages de Saint Germain en Laye<lb/>Du 28 may 1666<lb/>A Jean Delalande, jardinier du vieil chasteau de Saint Germain, pour plusieurs despences qu’il a faictes dans le jardin et parc de Saint Germain : 288 l.<lb/>A Edme Boursaut, pour le paiement des ouvriers qui ont travaillez à Saint Germain aux fouilles et transports de terre depuis le XV mars dernier jusqu’au XXVIIe du mesme mois : 124 l.<lb/>A Jean Delalande, jardinier du chasteau neuf de Saint Germain, pour avoir fait sabler touttes les allées et jardin potager estant dans l’enclos du petit bois : 302 l. 4 s.<lb/>Du 3 novembre<lb/>A François Toulmé, pour avoir nettoyé les deux fosses à privé du commun du Roy : 165 l.<lb/>Du 7 decembre<lb/>A Paul La Hache, pour paiement des ouvrages de pavé de grais qu’il a faits à Saint Germain : 76 l. 10 s.<lb/>Du dernier dud.<lb/>A Martin Cottart, pour menues despences qu’il a faites à Saint Germain depuis le 17 octobre jusqu’au dernier dud. mois : 203 l. 2 s. 5 d.<lb/>[f. 82v] Du 19 febvrier 1667<lb/>A Jean Delalande, pour plusieurs menues despences qu’il a faictes dans le jardin du boulingrin à Saint Germain en Laye : 378 l.<lb/>Total : 1536 l. 16 s. 5 d. »<lb/>[f. 85] Serrurerie de Saint Germain<lb/>Du 28 may 1666<lb/>A Louis Boutrait, serrurier, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait à Saint Germain : 600 l.<lb/>Du 15 juillet<lb/>A luy, idem : 800 l.<lb/>A Louis Guillemau, pour son parfait paiement des ouvrages de serrurerie qu’il a faits à l’apartement de M. Le Telier au chasteau de Saint Germain : 43 l. 12 s. 6 d.<lb/>Du 24 septembre<lb/>Aud. Boutrait, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait à Saint Germain : 400 l.<lb/>Du 3 novembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aud. lieu : 300 l.<lb/>Du 7 decembre<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>Du dernier dud.<lb/>A luy, idem à compte : 800 l.<lb/>Du 19 febvrier 1667<lb/>A luy, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 1000 l.<lb/>[f. 85v] Du 15e mars 1667<lb/>Aud. Boutrait, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 400 l.<lb/>Total : 4743 l. 12 s. 6 d.<lb/>[f. 86] Vitrerie de Saint Germain<lb/>Du 15 juillet 1666<lb/>A Robert Morel, vitrier, à compte des ouvrages de vittrerie qu’il fait aud. chasteau : 600 l.<lb/>Du 7 decembre<lb/>A luy, idem : 300 l.<lb/>A luy, à compte desd. ouvrages : 300 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, à compte idem : 200 l.<lb/>Du 15e mars 1667<lb/>A luy, à compte de sesd. ouvrages : 400 l.<lb/>Total : 1800 l.<lb/>[f. 87] Parties extraordinaires des chasteaux de Saint Germain en Laye<lb/>Du 28e may 1666<lb/>A Charles Jullien, demeurant à Poissy, pour le paiement des charpentiers, scieurs de long et autres ouvriers qui travaillent à faire l’espalier necessaire pour la closture des plans que le Roy fait faire dans la forest de Laye : 2000 l.<lb/>A Charles Moyer, prevost de Poissy, pour emploier aux menues plans que Sa Majesté fait faire dans la forest de Laye : 3000 l.<lb/>Du 15 juillet<lb/>A luy, idem : 6000 l.<lb/>Aud. Jullien, à compte des ouvrages qu’il fait faire dans la forest de Saint Germain : 3000 l.<lb/>Du 24 septembre<lb/>Au sieur Soulaigre, pour avoir nettoyé pendant quatre mois que la cour a sejourné à Saint Germain le vieil chasteau dud. lieu : 300 l.<lb/>A Jean Delalande, pour parfait paiement de la despence qu’il a faitte à empailler la glaciere de Saint Germain depuis 1657 jusques 1664 : 400 l.<lb/>[f. 87v] A Jean Baptiste Delalande, la somme de 1500 l., scavoir 600 l. comptant et le surplus en deux paiemens de trois en trois mois pour dedommagement des bastimens qu’il avoit fait construire proche l’orangerie qui ont esté demolis pour bastir le logis de la surintendance des Bastimens, cy : 1500 l.<lb/>Du 19 febvrier 1667<lb/>Au sieur Mpyer, pour employer aux grands et menus plans que Sa Majesté fait faire dans la forest de Laye : 6000 l.<lb/>A Leonnard Aubry, pour parfait paiement des ouvrages de pavé qu’il a fait à Saint Germain : 919 l.<lb/>Du 15e mars<lb/>Au sieur Petit, commis à la conduite des bastimens de Saint Germain, pour diverses despences qu’il y a faites : 242 l. 18 s. 8 d.<lb/>A luy, idem : 279 l. 8 s. 6 d.<lb/>Total : 23641 l. 7 s. 2 d. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <p>« [f. 17v] A [Michel d’Aligre, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de sept mil cent vingt livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences cy apres, scavoir IIIm XVI l. pour fourniture de sieges, tapisseries et louage de chandeliers de cristal et autres despences faites aux comedies qui ont esté representées devant Sa Majesté pendant son sejour à Saint Germain en Laye l’esté dernier et IIIIm CIIII l. pour, avec VIm l. dont a esté desjà fait fonds en ses mains au mois de septembre dernier [f. 18] pour l’effect cy apres faire celle de VIIm CXX l. pour le parfait paiement des despences faictes pour les rejouissances de Versailles pendant ledit mois de septembre dernier : VIIm CXX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 284v] A [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastiments du Roy], la somme de huict cens quarente huit livres quatre sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des reparations necessaires à faire dans les offices de la maison de la Reyne [f. 285] tant au chasteau du Louvre qu’en celuy de Saint Germain en Laye suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, et X l. IX s. pour les frais dud. tresoriers à raison de III d. pour livre, cy : VIIIc XLVIII l. III s.<lb/>Audit Delaplanche, la somme de douze cens mil livres que Sa majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences à faire tant pour la continuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain, Versailles et Fontainebleau qu’autres des maisons royalles pendant le courant de la presente année 1666 suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, conseiller du Roy en ses conseils, surintendant et ordonnateur general des Bastiments, arts et manufactures de France, compris en lad. somme les frais et taxations dud. tresorier à raison de II d. pour livre, cy : XIIc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 310v] Aux religieux augustins dechaussez des Loges de la forest de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne pendant la presente année pour leur ayder à subsister, cy : IIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">42</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 136, f. 479-480</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">25 février 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le jeudy 25 febvrier 1666<lb/>Le sieur Lalande travaille avec deux bandes de planteurs à planter les 900 arbres qui arriverent avant hier. Il me promit que dans 10 jours au plus tard, il en aura 1500 pour achever son restablissement.<lb/>Il presse fort monsieur Mascrany pour toucher de l’argent pour lesd. reparations. Je luy ay dict qu’il ne doit rien esperer que sondit restablissement ne soit achevé, conformement à son marché, et que je ne l’aye examiné.<lb/>J’ay esté tout le matin aud. Vezinet pour les voir travailler et ay donné advis à monsieur Cuvier du desordre, que les vaches et bestes qui pasturent dans la plaine sans estre conduittes font dans les plants des routes, se frottant contre les arbres et les renversant, et mesmes luy ay donné advis de deux ormes repris que l’on a de nouveau couppé sur le pied dans la route de Certrouville. Il m’a promis d’y veiller incessemment et m’a dict que c’estoit de son faict particulier.<lb/>Madame me vient de dire que l’on ne poura travailler que sur les quatre heures et demye au faux plancher que Monseigneur m’a ordonné. J’auray soin de le faire diligenter.<lb/>J’ay mené hier au soir monsieur Villedo sur les terrasses du chasteau neuf. Il m’a promis que dans la semaine prochaine, il fera restablyr ce que les dernieres gellées ont gasté.<lb/>Monsieur Perault m’a envoyé plusieurs partyes d’ouvriers pour les veriffier sur le lieu, à quoy je travailleray affin que quand il viendra, il les puisse plus facilement visiter.<lb/>L. Petit<lb/>L’on a donné ce matin un ordre de mondit seigneur addressant à mon pere. Je luy ay aussytost envoyé. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 136, f. 537</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">27 février 1666</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Saint Germain, le samedy 27e febvrier 1666<lb/>Le sieur Lalande achevera aujourd’huy de faire planter les 900 piedz d’arbres qu’il a faict venir. J’ay envoyé au lieu où led. Lalande faict arracher lesd. arbres et l’on m’a dict qu’il n’avoit point donné ordre d’en arracher davantage, quoy qu’il m’aye asseuré qu’il en faisoit encores venir 1500. Je luy ay dict que j’en donnerois advis à Monseigneur, ce qui l’a obligé de faire partyr son fils ce matin pour y faire travailler.<lb/>J’accompagnay hier monsieur Cuvier dans touttes les routes de Vezinet, qui m’a promis de prendre un soin particulier de tout le plant de lad. pleine.<lb/>Je feray achever ce soir le plancher de la chambre de mondit seigneur. Madame m’ordonna hier de faire travailler les menuisiers sur les six heures du soir.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 275</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 46] Audit [Michel Daligre, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de trois mil cent quatre vingts sept livres dix sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux desnommez cy apres que Sa Majesté leur a ordonnée pour leur paiement des logemens et escuries qu’ils ont fournies pour le service du Roy pendant son sejour à Saint Germain en Laye depuis le 24 janvier 1666 jusques et compris le 27 may ensuivant faisant 125 jours, scavoir à la damoiselle de Fonteny VIc IIIxx VII l. X s. pour le loier pendant lesd. 125 jours d’une escurie à 60 chevaux, cinq chambres et dix lits à raison de V l. X s. par jour pour le tout, IIc III l. II s. VI d. à Lalande pour une escurie à 30 chevaux et un grenier à raison de XXXII s. par jour, IIIc LXVIII l. XV s. au sieur Dumesnil, medecin, pour 3 escuries à 44 chevaux, deux greniers et cinq remises [f. 46v] de carosses à LIX s. par jour, Vc XII l. X s. à Ravet pour une escurie à 12 chevaux, cinq chambres et quatre cabinets garnis de XIIII lits à IIII l. II s. par jour pour le tout, Vc IIIIxx I l. V s. à Garnier pour une escurie à 13 chevaux, six chambres et un cabinet garnis de 14 lits à IIII l. XIII s. par jour pour le tout, IIIIc V l. X s. à la veuve Germain pour une escurie à XXX chevaux, deux greniers et deux chambres garnies de huit lits à III l. V s. par jour, et IIIIc XXVIII l. II s. VI d. à Menant pour une escurie de 60 chevaux, un grenier, trois remises de carrosses à III l. VI s. VIII d. par jour, cy : IIIm C IIIIxx VII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 48] Audit Daligre, la somme de quinze cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadicte charge, mesmes icelle delivrer à Silvestre, graveur, pour son paiement de cinq planches qu’il a gravées en eaue forte par l’ordre et pour le service de Sa Majesté, dont trois desdictes planches representent une veue generalle et en perspective du chasteau de Fontainebleau, et les deux autres un plan du chasteau de Saint Germain en Laye et du chasteau de Versailles et des environs, à raison de IIIc l. pour chacune, cy : XVc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 274</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 25v] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil six cens soixante seize livres quinze sols huit deniers que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sad. charge, [f. 26] mesmes icelle delivrer aux denommez cy apres pour leur paiement des ouvrages qu’ils ont livrez par l’ordre et pour le service de sa maison pour meubler de deuil partie de son appartement du chasteau de Saint Germain en Laye à cause du dueil de la reine mere, scavoir à Duc et Marsollier, marchands de soie, XIIIIc XLI l. IIII s. pour son paiement de 59 aunes 5/8 de drap d’Holande violet à XX l. l’aune pour faire des paravans et des portieres, deux aunes de toiles d’argent de trois couleurs pour achever un parement d’autel à XII l. XII s., trois quarts de violet pour une chaire de commodité à XXII l., et 18 aunes de damas de Gennes rouge cramoisy pour des rideaux au cabinet du conseil à XI l. XI s. l’aune, à La Balle, marchand drapier, IIc VI l. VI s. VIII d. pour 4 aunes ½ de fin drap du sceau escarlatte à XVI l. pour la chambre de Sad. Majesté, 24 aunes de serge de Londres blanche à IIII l., une aune 2/3 de serge verte pour une porte à [f. 26v] V l. l’aune, et XX aunes de serge d’Aumale rouge pour doubler la tapisserie du conseil à XXX s. l’aune, à Buffet, autre marchand drapier, XVc LXXIII l. XV s. pour 189 aunes et demie de serge à deux envers noire à V l. X s. pour tapisser la salle des gardes, 93 aunes de serge de Saint Lo blanche à V l. X s. et XX l. pour deux voiages à Saint Germain, à Henri, tapissier, IIc XIX l. pour 50 aunes de toile à XX s. pour des rideaux à la gallerie du vieil chasteau, rubans, broquette et façons, compris sept tables brisées à XII l. pièce et façon et menues fournitures de la tapisserie de deuil de la salle des gardes, à Nauroy, autre tapissier, IIc XXXVI l. X s. pour seize feuilles de paraventes, XXIIII milliers de clouds violets et autres menues fournitures et racommodage de meubles, cy : IIIm VIc LXXVI l. XV s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 30v]<lb/>Audit Olivier, la somme de six mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes pour le continuation des despences à faire pour les habits et autres despences qui seront faites pour le balet que Sa Majesté fait danser à Saint Germain en Laye, et ce outre XIXm l. qui luy ont esté cy devant ordonnez pour le mesme effect, cy : VIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 34] Audit [Michel Daligre, tresorier des Menus plaisirs et afaires de la Chambre du Roy], la somme de dix neuf cens trente neuf livres cinq sols six deniers que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez cy apres pour leur paiement du louage des escuries, greniers, chambres et remises de carrosses qu’ils ont fournies pour le service du Roy pendant son sejour à Saint Germain en Laie depuis le 19 avril 1665 jusques et compris le 14 aoust ensuivant, scavoir à Lalande, l’un des jardiniers du Roy, IIIc LIII l. XVIII s. un d. pour le louage d’une escurie de 28 chevaux à raison d’un sol pour l’atache de chaque cheval par jour, un grenier à mettre du foing à II s. VI d. par jour et deux corps de logis [f. 34v] vuides contenans contenans unze pieces à II s. VI d. chacune, à Dumesnil, medecin, IIIc XXXVI l. VII s. VI d. pour une escurie de 45 chevaux, un grenier et cinq remises de carrosses, à Jacques Garnier, maitre de l’Image Notre Dame, IIIc LXXVII l. VI s. VI d. pour cinq chambres et dix licts à raison de cinq sols par jour pour chacun lict, une escurie à dix chevaux, une remise de carosse et un grenier, à Antoine Ravet, maitre de l’Image Sainte Catherine, IIIIc LXVIII l. pour une escurie à dix chevaux, cinq chambres, 4 cabinets et 14 licts à cinq sols par jour pour chacun, au sieur de Silancourt, VIxx XI l. XII s. VI d. pour une escurie à 20 chevaux et un grenier, et à Noel Menant, maitre du Lievre d’or, IIc LXXII l. VI d. pour deux escuries à 40 chevaux, un grenier et deux remises de carrosse, le tout pendant led. temps, cy : XIXc XXXIX l. V s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 36] Audit Daligre, la somme de six cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer [f. 36v] au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à Silvestre, graveur, pour son paiement de deux planches qu’il a gravées en eaue forte par l’ordre de Sa Majesté et pour son service, la premiere representant une veue du chasteau de Saint Germain en Laye du costé de la riviere, et la seconde une veue de la cour des Fontaines de Fontainebleau avec le jardin de l’estang, à raison de IIIc l. chacun, cy : VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 37] A luy, la somme de douze cens quarante huit livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur de Beaumont, chapelain de la chapelle du chasteau de Saint Germain en Laye pour remboursement de pareille somme qu’il a desboursée pour le luminaire extraordinaire, blanchissage du linge, pain à chanter, vin des messes et autres despences qu’il a faictes pour lad. chapelle pendant le séjour du Roy audit lieu es années MVIc soixante deux et 1665, cy : XIIc XLVIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 42] Audit Daligre, la somme de cinq cens quarante cinq livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur Vigarani, inventeur des machines de theatres et balets, pour son remboursement de pareille somme qu’il a paiée pour la despence faicte pour dresser et conduire le theatre des comedies dans le chasteau vieux de Saint Germain en Laye le XXIIIIe octobre 1666, cy : Vc XLV l.<lb/>[…]<lb/>[f. 42v] Aud. Daligre, la somme de trois mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesme icelle delivrer à la troupe des comediens françois, à compte des apointements extraordinaires que Sa Majesté leur a accordés pour jouer devant Elle à Saint Germain en Laye, cy : IIIm l.<lb/>A luy, la somme de six mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour avec XVm l. que Sa Majesté a cy devant ordonné faire XXIm l. à compte des despenses à faire pour le ballet qu’Elle veut faire danser dans la salle du vieux chasteau de Saint Germain en Laye pendant le mois de novembre 1666, cy : VIm l.<lb/>A luy, la somme de huict mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour avec XXIm l. qui luy ont esté cy devant ordonnez faire XXIXm l. pour les despences dud. balet, cy : VIIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 45] Audit Daligre, la somme de trois mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux comediens françois à compte de leurs apointemens extraordinaires pendant le sejour du Roy à Saint Germain outre pareille somme qui leur a esté ordonnée au mois de novembre 1666, cy : IIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 375] Audit [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastiments du Roy, arts et manufactures de France], la somme de deux cens mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des despences à faire pour les bastiments des chasteaux du Louvre, Saint Germain et Versailles pendant l’année MVIc soixante six, compris les frais dud. tresorier à raison de II d. pour livre, cy : IIc m l. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux aux ponts du Pecq et de Chatou et à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 139, f. 226-227</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">14 août 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le samedy 14e aoust 1666<lb/>Maistre Paul Charpentier commença jeudy à faire battre des pieux au pont de Chatou, et en a battu quattre de deux pallées qui sont entrez de huict à neuf piedz en terre, et s’estans trouvez de la hauteur necessaire pour construire les arches, on a esté contrainct de cesser de les battre, quoyque les derniers coups de hye les ayent encores faict enfoncer d’un grand poulce à chaque fois. Lesd. pieux qui servent à l’une des deux arches navigantes n’ont que 39 p. de long et en devroient avoir au moins 45 p. (d’autant que le marché porte que les pieux seront donnez des longueurs necessaires et battus au reffus de la hye).<lb/>De sorte que led. Charpentier, voyant que je le voulois obliger de dresser des pieux de plus grande longueur, a fait cesser le travail, disant qu’il ne luy falloit point monstrer son mestier.<lb/>Il se trouve que des vieux pieux, il y en a qui ont esté enfoncez de 11 p. dans terre et les autres de 8 à 8 p. ½, et neantmoins l’ouvrage en a esté tres mauvais.<lb/>J’ay escrit à monsieur de Paris qu’il est de consequence de ne point perdre de temps à agir contre led. Charpentier qui nous fera perdre par son obstination le temps propre pour travailler, qui nous presse extraordinairement.<lb/>Le sieur Duchauffour a garny 7 travées de poutres au pont du Pecq et a commencé aujourd’huy à appliquer le couchis sur les travées du milieu pour y porter le sable et cailloux des arbres qu’il va presentement restablyr, qui sont celles qui estoient restées dans le milieu du pont. Il commencera la semaine prochaine à faire preparer des moises pour le bas des pallées restablys.<lb/>Je feray remettre en place les tableaux et corniches des lambrys de la gallerye des villes lorsque Monseigneur l’aura ordonné.<lb/>Monsieur de Grandmaisons n’a que deux hommes qui travaillent par espaullée au restablissement des fontaines et ne l’auront achevé de 15 jours.<lb/>Les jardiniers ont grande necessité d’eaue.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 140, f. 365-366</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">13 septembre 1666</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Paris, le lundy 13e septembre 1666<lb/>Je croy que monsieur Mascranny aura rendu conte à Monseigneur de l’estat où il a trouvé les ouvrages des pontz.<lb/>Celuy de Chatou est abandonné depuis huict jours et n’ayant point de responce de monsieur de Paris sur les plaintes que je luy en ai faicts incessemment, je suis venu icy où l’on m’a dict qu’il estoit party des le matin pour aller recevoir des ouvrages sur le chemin d’Orleans et qu’il ne reviendra de quatre jours. Ce qui m’a obligé d’aller trouver monsieur Hachette, auquel j’ay dict qu’il ne se faut point arrester aux promesses de Charpentier qui faict semblant de se beaucoup tourmenter pour avoir des bois et pieux necessaires pour ledict pont, et cependant ne s’en met point en peine, et qu’il y a plus de huict jours que je luy ay dict que le sieur Odeau en a quantité à Dangu, proche Saint Clair (sur la priere qu’il m’avoit fait de m’informer où il en pourroit trouver) et qu’il neglige d’y envoyer.<lb/>Led. sieur Hachette m’a dict qu’il alloit faire une ordonnance contre led. Charpentier et qu’il rendra conte à Monseigneur des ordres qu’il doit donner pour ce sujet.<lb/>L’ouvrier à qui led. sieur de Paris donna ordre mardy dernier de me venir trouver pour avoir des dosses pour garnir les pallées de la chaussée de Saint Germain n’est point venu. J’en ay aussy parlé aud. sieur Hachette affin qu’il donne ordre aud. restablissement.<lb/>Je faicts restablyr les lambrys de la gallerye des villes et remettre les tableaux en leur place.<lb/>Je prends tous les jours quelques heures pour veriffier les partyes des ouvriers, ce que je faicts avec beaucoup d’exactitude, affin que, quand monsieur Perault viendra, il les puisse examiner avec plus de facilité.<lb/>L. Petit<lb/>Le sieur Du Chauffour m’a promis ce matin que mercredy il augmentera le nombre de ses ouvriers. Il n’y en a presentement que 22 ouvriers ; Il m’a dict qu’il alloit achetter deux batteaux pour moiser les pallées par le bas et qu’il donnera ensuitte ordre pour se servir des trois qu’il a achetté. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux au pont de Chatou</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 140, f. 402</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">15 septembre 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« De Saint Germain, le mercredy 15e septembre 1666<lb/>J’escris encores à monsieur de Paris qu’il ne se faict rien au pont de Chatou et que Charpentier l’amuse de ses parolles et ne se met point seulement en peine de faire venir aucun bois, que, sur ce que led. Charpentier alleguoit qu’il ne pouvoit trouver de pieux, je luy ay indiqué le sieur Odeau qui en a à Dangu de tres beaux, et il neglige de les aller veoir depuis 15 jours que je luy en ay donné l’advis. Monsieur Hachette me promet lundy de faire une ordonnance contre luy pour l’obliger d’executer son marché, mais cela n’a de rien servy. Il est presque impossible que led. pont se restablisse avant l’hiver.<lb/>J’attendz Du Chauffour qui est allé achetter deux batteaux à Paris pour travailler à mettre les moises basses. Il n’a encores icy que 22 ouvriers. Il m’a promis qu’à son retour il usera de diligence.<lb/>J’ay aussy escrit aud. sieur de Paris que celuy à qui il a donné ordre de restablyr les pallées qui soustiennent les terres sur la chaussée n’y travaille point et ne m’est pas venu trouver pour avoir des dosses comme il luy avoit dict.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 140, f. 483-484</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">24 septembre 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le vendredy 24e septembre 1666<lb/>Monsieur de Paris fist hier matin la visitte de la chaussée de Saint Germain et des pont du Pec et de Chatou. Je ne le peus veoir pour ce qu’il arriva au Pec dans le temps que je remontois à Saint Germain pour luy faire scavoir par la lettre que je luy escrivis le peu de diligence de Du Chauffour.<lb/>Led. Du Chauffour n’a que 25 ouvriers, qui n’est pas la moitié de ce qu’il devroit avoir. Il faisoit de belles promesses avant que de toucher son argent, dont on ne voit point les effectz. J’en escris encores presentement aud. sieur de Paris afin qu’il agisse contre led. Du Chauffour.<lb/>Il y a presentement 49 ouvriers au pont de Chatour qui travaillent à mettre les jougs neufs sur la 2e, 3e et 4e pallée du costé du village dont les pieux sont battus. Ils mirent hier l dernier pieu de la 3e pallée du costé de l’isle.<lb/>De sorte que l’estat dud. pont est tel :<lb/>Les quatre premieres pallées du costé du village ont esté desmollyes et sont restablyes.<lb/>Le joug au dessus de la 1ere pallée est posé et la travée portée d’un costé par la cullée et de l’autre costé par lad. 1ere pallée est garnye de six poutres qui ne sont point encores à demeure, d’autant que les soubz poutreaux sur lesquels lesd. poutres doivent poser ne sont pas encores en place.<lb/>J’espere que les jougs des 2e, 3e et 4e pallées aussy du costé du village seront demain en place.<lb/>Il n’y a rien de faict aux 5e, 6e, 7e, 8e et 9e pallées suivantes.<lb/>Il y a six pieux battus à chacune des 10e et 11e pallées.<lb/>L’on battra aujourd’huy le dernier pieu de quatre qu’il a fallu mettre à la 12e pallée.<lb/>Il ne se fera rien à la 13e et dernière pallée, que mettre des moises, eschantignolles et liens.<lb/>Les deux pallées de pieux qui ont esté mises sur la chaussées pour retenir les terres ne sont pas encores restablyes. Je croy que led. sieur de Paris à ce matin donné ordre pour led. restablissement.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 141 bis, f. 547-548</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">20 octobre 1666</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« De Saint Germain, le mercredy matin 20e octobre 1666<lb/>Il est impossible de se pouvoir trouver au lever de Monseigneur parce que la porte du chateau ne s’ouvrent qu’à cinq heures et demy ou à six heures.<lb/>Il arriva hier au soir deux trains de bois de differentes longueurs pour l’achevement du pont du Pec outre les deux battellées qui arriverent vendredy dernier. L’on m’a escrit que le sieur Poictevin faict debiter beaucoup de couchis qu’il envoyera au premier jour.<lb/>Il y a encores 4 pieux à mettre en fiche, dont il m’a paru y en avoir trois dans les trains derniers arrivez que l’on employent au plus tost.<lb/>On descouvre deux travées de poutres pour mettre un jour à la place de celuy qui est pourry à la 21 pallée. J’espere que led. joug sera en place cette semaine et quelques poutres remises en place.<lb/>L’on redresse aussy la derniere pallée qui estoit demeurée dans le melieu du pont et pour cet effect l’on travaillera aujourd’huy à la desgarnyr aussy de poutres. J’attendz le sieur Poictevin.<lb/>J’escrivis hier au sieur Charpentier de venir au plus tost pour faire couper les pieux qui luy sont necessaires à Joyenval. Il est trop negligent. J’en avois escrit avant-hier à monsieur de Paris, mais on me mande qu’il est allé sur les chemins de Lion et de Troyes.<lb/>L’on m’asseura hier que led. Charpentier arrivent aujourd’hui à Chatou. C’est pourquoy je le pourray envoyer aud. Joyenval avec les officiers.<lb/>J’ay donné ordre à la menuiserie que Monseigneur commanda hier de faire, scavoir deux croisées au vieil chasteau et une porte dans la gallerye des grottes au chasteau neuf.<lb/>L’on travailla hier fort tard à la salle de la comedie. Elle avance fort. J’acheveray aujourd’huy de faire accommoder les vittres.<lb/>J’ay esté voir monsieur Mascranny qui m’a dict que c’est monsieur Moyé qui doit aussy restablir les routes de Vezinet et qu’il scait où prendre ses plants, qu’il n’en donne point advis aux Lalande pour les faire travailler à faire les troux.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le dimanche 24e octobre 1666<lb/>Le sieur Charpentier fust hier à Joyenval marquer les pieux qui luy manquent et attend presentement que l’arrest soit venu pour les abbattre, sans lequel il ne peut rien faire.<lb/>Je viens de veoir maistre Pascal, qui m’a dict que monsieur de Mascranny l’a envoyé lever chez monsieur Bechameil et qu’on l’aura ce soir. C’est pourquoy j’escris à Charpentier qui est party ce matin d’icy de revenir au plus tost affin de ne plus perdre de temps.<lb/>Led. Charpentier n’a que 50 ouvriers et s’il n’a bientost lesd. pieux, il faudra de necessité qu’il en diminue le nombre. Je ne luy donne point de repos.<lb/>Il y avoit hier 69 ouvriers au pont du Pec et le sieur Poictevin m’asseura que tout le bois necessaire pour l’achevement dud. pont sera icy dans la semaine, mesmes tout le couchis. Il a icy une bonne partye dud. bois et prie Monseigneur de luy vouloir ordonner quelque argent pour luy donner lieu de continuer et diligenter led. ouvrage, n’ayant encores rien receu.<lb/>Mon pere arrivoit de Versailles icy quand Monseigneur luy a ce matin envoyé un billet et s’en est retourné aussytost, et m’a dict qu’il croyoit trouver encores le sieur Joly audit Versailles.<lb/>Je fis hier visitter les poutres et sollives qui soustiennent le plancher de la salle du bal, crainte d’accident, comme il y a longtemps que lad. salle n’a esté frequentée. Elles se trouvent bonnes.<lb/>Je vis hier monsieur Moyé, qui dict qu’il attend l’ordre de commencer le plant des routes de Vezinet. Je croy que Monseigneur trouvera bon qu’il travaille à ce restablissement sans differer davantage.<lb/>Il est impossible de se trouver au lever de mondit seigneur pour ce que les portes du chasteau ne s’ouvrent qu’à prez de six heures.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux aux ponts du Pecq et de Chatou</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 142 bis, f. 553-554</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1666</unitdate>
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                <p>« De Saint Germain, le jeudy au soir 9e decembre 1666<lb/>Je ne peus hier venir à bout des ouvriers à cause de la feste de Nostre Dame.<lb/>Il ne reste plus que quatre poutres à lever, mettre le couchis et pieces de pont de quatre travées, et mettre les potteaux sur quatre travées et demy pour rendre le pont de Chatou en estat de passer les carrosses.<lb/>Je tascheray que dans les deux derniers jours de cette semaine, lesd. quatre poutres soient levées et le couchis garny et les pieces de pont sur touttes les travées, de sorte que j’espere que dans le 15e au plus tard on y pourra passer.<lb/>Le sieur de la Chapelle, capitaine des guides, faict faire un pont de bacs à Chatou pour passer l’infanterie qui se doit rendre demain à la pleine d’Ouille pour faire reveue et pour cet effect a faict venir huict bacs de Maisons, Bezons, Argenteuil, Surone et autres lieux, sur quoy je l’aye adverty qu’en faisant trois quartz de lieue de chemin, toute l’infanterie et cavalerie se pourroit rendre dans lad. pleine en passant par la chaussée et par le pont du Pec.<lb/>J’escris à monsieur de Paris et à Poictevin que je ne vois plus icy. J’ay beau me tourmenter et leur escrire, cela ne faict point d’effect. Cependant, il n’a que 38 ouvriers qui travaillent et n’a qu’une batterie dont il se sert pour battre ses pieux de deffences, et deux atteliers aux moises. Il n’y a pas un pieu de briseglaces moisé ny aucun joug posé sur iceux et ne s’en met pas en peine.<lb/>Je luy ay escrit et luy escris encores que Monseigneur entend que, si faute de sa diligence led. pont du Pec vient à manquer, il en sera responsable.<lb/>Monsieur Moyé fait venir des grands plantz qui doivent arriver samedy pour achever le restablissement des routes de Vezinet. Je donnay avant hier les deux desseins de monsieur Le Notre (pour faire des pepinieres d’ormes) à monsieur Mascranny pour les faire executer.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements pour des travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 315, f. 100-118v</unitid>
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                <p>« [f. 100] Chasteau de Saint Germain<lb/>Maçonnerie<lb/>Du 2 juillet 1667<lb/>A Tristan Lespine et Charles Delarue, à compte des reparations de maçonnerie qu’ils ont faits aux chasteaux de Saint Germain : 800 l.<lb/>Du 29 dud.<lb/>A eux, idem : 500 l.<lb/>Aud. Delarue, à compte des menues ouvrages de maçonnerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>A Jean Delafleche, pour son parfait paiement des ouvrages de maçonnerie qu’il a fait au Val : 400 l.<lb/>Du 28 octobre<lb/>Aud. Delarue, idem à compte : 600 l.<lb/>A la veufve Lespine, idem : 500 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>Aud. Delarue, idem à compte de sesd. ouvrages : 1000 l.<lb/>Du 19 febvrier<lb/>A la veuve Lespine, idem à compte : 400 l.<lb/>Du 17 mars<lb/>Aud. Larue, à compte des ouvrages et reparations de maçonnerie qu’il a faits aud. lieu : 500 l.<lb/>Du 12 may<lb/>A la veuve dud. Lespine, à compte desd. ouvrages faict par led. Lespine ausd. chasteaux : 300 l.<lb/>Du 21 dud.<lb/>Aud. Larue, à compte des ouvrages et reparations de maçonnerie qu’il a faits ez chasteaux de Saint Germain : 1100 l.<lb/>[Total :] 6600 l.<lb/>[. 102] Charpenterie de Saint Germain<lb/>Du 2 juillet 1667<lb/>A René Dufay, charpentier, à compte des ouvrages de charpenterie des chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>A luy, idem : 500 l.<lb/>Du 28 octobre<lb/>A luy, idem à compte : 400 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages et reparations de charpenterie qu’il a faits aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>Du 19 febvrier<lb/>A luy, idem : 500 l.<lb/>Du 17e mars<lb/>A luy, à compte des ouvrages de charpenterie qu’il fait à Versailles : 400 l.<lb/>[Total :] 2800 l.<lb/>[f. 104] Menuiserie de Saint Germain<lb/>Du 25 may 1667<lb/>A Adrien Millot, menuisier, pour une cloison de sapin et une souspente qu’il a faite au chasteau de Saint Germain : 32 l.<lb/>Du 12 juin<lb/>A Lavier, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il a fait à Saint Germain : 1000 l.<lb/>Du 2 juillet<lb/>Aud. Millot, idem : 400 l.<lb/>Du 28 octobre<lb/>A luy, idem : 900 l.<lb/>Du dernier decembre<lb/>A luy, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il a fait aux chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>Aud. Lavier, menuisier, idem : 1000 l.<lb/>Du 9 janvier 1668<lb/>A luy, idem : 800 l.<lb/>Du 17 mars<lb/>A Adrien Millot, à compte de sesd. ouvrages : 400 l.<lb/>Du 21 may<lb/>Aud. Lavier, menuisier, à compte des ouvrages de menuiserie qu’il a fait ez chasteaux de Saint Germain : 800 l.<lb/>[Total :] 5832 l.<lb/>[f. 106] Peinture, sculpture et ornemens de Saint Germain<lb/>Du premier may 1667<lb/>A Mesnard, marbrier, pour son parfait paiement des ouvrages qu’il a faits tant à Saint Germain en Laye qu’au Palais Royal : 343 l.<lb/>Du 28 octobre<lb/>A Jean Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il a fait ez chasteaux de Saint Germain : 400 l.<lb/>A Claude Muzard, à compte des ouvrages de masticq qu’il a fait tant à Saint Germain qu’à Versailles : 1000 l.<lb/>Du 12 may 1668<lb/>Aud. Poisson, peintre, à compte desd. ouvrages de peinture des chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>Du 21 may<lb/>Aud. Menard, marbrier, pour son paiement d’un chambranle et d’un foyer de marbre qu’il a fait et posé en l’appartement du Roy : 232 l.<lb/>A Mottelet, pour avoir frotté et mis en couleur les planchers des appartemens desd. chasteaux : 256 l. 5 s.<lb/>Du 9 juillet<lb/>Aud. Poisson, à compte des ouvrages de peinture qu’il a fait ezd. chasteaux de Saint Germain : 400 l.<lb/>[Total :] 3131 l. 5 s.<lb/>[f. 108] Couverture de Saint Germain<lb/>[f. 110] Plomberie de Saint Germain<lb/>[f. 112] Jardinage de Saint Germain<lb/>Du premier may 1667<lb/>Au sieur Petit, pour le paiement des gens de journée qui ont fait des fossés pour la conservation des plans des advenues de Saint Germain : 202 l.<lb/>Du 29 juillet<lb/>Aux ouvriers qui ont travaillé dans le jardin du boullingrin à arracher les pallissades mortes, faire les tranchées pour en replanter de nouvelles : 200 l.<lb/>Du 9 janvier 1668<lb/>A eux, pour plusieurs menues ouvrages qu’ils ont fait aux chasteaux de Saint germain : 312 l.<lb/>A Jean Delalande, tant pour l’empaillement de la glaciere que pour le retablissement des allées du boullingrin : 487 l.<lb/>Du 21 may<lb/>A luy, pour son paiement des despences extraordinaires qu’il a faits tant à l’orangerie qu’au jardin du vieil chasteau de Saint Germain : 429 l. 15 s.<lb/>Du 9 juillet<lb/>Au sieur Moyer, pour l’achapt et voiture de 3200 ormes à remplacer dans les plans de Vezinet : 2000 l.<lb/>A luy, pour le paiement des plans que Sa Majesté fait faire tant aud. lieu de Vezinet que plaine Saint Denis, la somme de : 12889 l.<lb/>[Total :] 16519 l. 15 s.<lb/>[f. 114] Serrurerie de Saint Germain<lb/>Du premier may 1667<lb/>A Louis Boutrais, à compte des ouvrages de serrurerie qu’il fait à Saint Germain : 400 l.<lb/>Du 25 may<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>A luy, à compte de sesd. ouvrages : 400 l.<lb/>Du 28 octobre<lb/>A luy, à compte de sesd. ouvrages : 600 l.<lb/>A luy, idem : 800 l.<lb/>Du 9 janvier 1668<lb/>A luy, à compte des ouvrages et reparations de serrurerie par luy faits ez chasteaux de Saint Germain : 500 l.<lb/>Du 19 febvrier<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>Du 17 mars<lb/>A luy, idem à compte de sesd. ouvrages : 500 l.<lb/>Du 21 may<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>[Total :] 4400 l.<lb/>[f. 115] Pavé de Saint Germain<lb/>Du 28 octobre 1667<lb/>A Antoine Vatel, paveur, à compte des ouvrages qu’il fait à Saint Germain : 1000 l.<lb/>A luy, idem : 1000 l.<lb/>A Aubry, paveur, pour parfait paiement des ouvrages qu’il a fait aud. lieu en 1663 : 1013 l. 9 s. 4 d.<lb/>Du 9 janvier 1668<lb/>Aud. Vatel, paveur, à compte idem : 1000 l.<lb/>[Total :] 4013 l. 9 s. 4 d.<lb/>[f. 116] Vitrerie de Saint Germain<lb/>Du 25 may 1667<lb/>A Jean Morel, à compte des ouvrages de vittrerie qu’il fait aux chasteaux de Saint Germain en Laye : 200 l.<lb/>A luy, idem : 500 l.<lb/>Du 17 mars 1668<lb/>A luy, à compte des ouvrages et reparations de vittrerie qu’il a fait ez chasteaux de Saint Germain : 400 l.<lb/>Du 21 may<lb/>A luy, idem : 400 l.<lb/>[Total :] 1500 l.<lb/>[f. 118] Parties extraordinaires de Saint Germain<lb/>Du 25 may 1667<lb/>A Henry Soulaigre, pour avoir entretenu et sablé le petit jardin en terrasse joignant l’appartement du Roy pendant l’année 1663 : 110 l.<lb/>Du 12 juin<lb/>Aux gens de journée qui ont enlevé les immondices, voiturer du sable et des recoupes, nettoyer les neiges sur les terrasses des grottes de Saint Germain et autres menues ouvrages : 328 l.<lb/>A eux, pour plusieurs menues ouvrages qu’ils ont fait aux chasteaux de Saint Germain : 380 l. 10 s.<lb/>Du 10 aoust<lb/>A eux, idem : 187 l. 9 s.<lb/>A Papillon, pour avoir fait des tranchées pour la conduite des eaux de la cuisine bouche du Roy à Saint Germain : 81 l.<lb/>A Muzard, à compte des ouvrages de masticq qu’il a fait ez chasteaux de Saint Germain et de Versailles : 1000 l.<lb/>Du 28 octobre<lb/>A Duhanois, cordier, pour son paiement d’une escarpolette qu’elle a fournie à Saint Germain : 52 l. 4 s.<lb/>Du dernier decembre<lb/>Au nommé Varissa, pour son paiement de 191 cheminées qu’il a ramonnées ez chasteaux de Saint Germain : 114 l. 12 s.<lb/>[f. 118v] Du 19 febvrier 1668<lb/>Aud. Soulaigre, pour avoir fait nettoyer les fossés du vieil chasteau de Saint Germain : 521 l. 10 s.<lb/>A Bertin, pour avoir fait nettoyer les cours du chasteau neuf de Saint Germain : 68 l. 12 s.<lb/>[Total :] 2843 l. 16 s. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 276</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« [f. 19] Audit [Michel Daligre, tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de six mil livres pour employer au fait de sa charge, mesmes pour la continuation de la nourriture des danseurs et autres despences à faire pour le balet des Muses que Sa majesté a fait danser à Saint Germain, et ce outre XXVIm l. que Sa Majesté luy a cy devant ordonnez pour le mesme effect, cy : VIm l.<lb/>Audit Daligre, pareille somme de six mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour la continuation de la nourriture des danseurs et autres despences à faire pour le balet des Muses que Sa Majesté a fait danser à Saint Germain et ce outre XXXIIm l. qui luy ont esté cy devant ordonnez pour le mesme effect, cy : VIm l.<lb/>A luy, la somme de huict mil livres pour employer au fait de sa charge, mesmes pour la continuation de la despence à faire pour la nouriture, voiture et logemens des musiciens, danseurs et autres personnes qui dansent au balet que Sa Majesté a faict danser à Saint Germain en Laye et autres despenses outre les fonds cy devant ordonnez, cy : VIIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 20] A luy, la somme de six mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée à compte de la nouriture et voiture des musiciens, danseurs et autres personnes qui servent au balet que Sa Majesté fait danser à Saint Germain et autres despences à cause de l’augmentation d’iceluy, et ce outre ce qui luy a esté cy devant ordonné, cy : VIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 22v] Audit Daligre, la somme de cent quatre vingts douze livres deux sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour delivrer au nommé Filancourt, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à XXIIII chevaux et un grand grenier qui ont esté occupez pour le service de Sa Majesté aud. Saint Germain en Laie depuis le 27 janvier 1666 jusques et compris le 20 may ensuivant, à raison d’un sol par jour pour chaque cheval et de dix sols du grenier, cy : C IIIIxx XII l. II s.<lb/>[…]<lb/>[f. 23] Audit Daligre, la somme de dix huict cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour delivrer à Silvestre, graveur, pour son paiement de huict planches qu’il a gravées pour le service du Roy, scavoir deux planches representans le profil de la ville de Mets, deux autres representans la veue de Marsal, une autre representant la façade de la cour du Cheval blanc du château de Fontainebleau, à raison de IIIc l. chacune, et trois autres des plans des chateaux de Vincennes, Versailles et du chasteau neuf de Saint Germain en Laye à raison de C l. piece, cy : XVIIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 236v] A [Antoine Le Menestrel, tresorier des Bastimens du Roy, arts et manufactures de France], la somme de quinze cens mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes aux despences à faire pour la [f. 237] continuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain, Versailles, Fontainebleau et autres maisons royalles pendant le courant de lad. année 1667 suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, compris en lad. somme les frais et taxations dudit Le Menestrel à raison de II d. pour livre, cy : XVc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 268] Aux religieux recolets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres, de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne pour leur aider à vivre, cy : IIIc l.<lb/>Auxd. religieux recolets de Saint Germain, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leur aider à vivre, cy : IIIc l.<lb/>Ausd. religieux recolets de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leur aider à vivre : IIIc l.<lb/>Aux religieux deschaussez du couvent des Loges pres Saint Germain, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leur aider à vivre, cy : IIIc l.<lb/>Auxd. religieux du couvent des Loges, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 357] Au porteur d’une autre ordonnance, la somme de quinze cens livres que Sa Majesté a ordonnée estre mise en ses mains pour emploier à l’entretenement de dix filles de la Charité qui servent les malades ez hospitaux des villes de Mets et Jourdan, Saint Germain en Laye et Fontainebleau, scavoir VIc l. pour quatre desdictes filles dans l’hospital de ladicte ville de Mets, IIIc l. pour deux desdictes filles en ladicte ville de Dourdan, pareille somme de IIIc l. pour deux autres desdictes filles dans l’hospital dud. lieu de Saint Germain en Laye, et pareille somme de IIIc l. pour deux autres desdictes filles dans ledict lieu de Fontainebleau, le tout jusques au dernier jour d’aoust 1667, cy : XVc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux aux ponts du Pecq et de Chatou</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">55</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 144, f. 107-108</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">6 mai 1667</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le vendredy 6e may 1667<lb/>Le sieur Charpentier, ne pouvant tirer d’argent de monsieur Portail, est contrainct d’abandonner l’ouvrage. J’en ay escrit plusieurs fois à monsieur de Paris, et mesmes encores hier au soir. Il me promet depuis plus de 15 jours d’y donner ordre, et de venir visiter le vieux pont de Chatou. Cependant il n’en fait rien et ne donne point aussy ordre que le sieur Poictevin acheve de boulonner et cheviller la charpente du dessoubz du pont du Pec et travaille à mettre les pieux de deffences.<lb/>L’on avance fort le labour des plants des routes. Ils sont fort beaux et la pepiniere d’ormes vient fort bien, et quoyque le temps parroisse fort sec, il y a de l’humidité dans la terre. Les petits plants viennent aussy beaux, mais le gland qui a esté semé ne leve en aucune façon. Je croy qu’il seroit bon de bien laisser meurir le gland sans gauler les arbres pour l’abattre, comme l’on a faict, et de le conserver pendant l’hyver pour le semer au mois de mars pour ce que les mulotz et corneilles les vont manger pendant l’hyver.<lb/>Le sieur Marchand faict restablyr la chaussée du Pec. Je dis mardy dernier au sieur Aubry que Monseigneur vouloit faire restablyr le pavé des chasteaux, lequel me dict que monsieur Vatel en avoit receu l’ordre. Led. sieur Vatel commence à faire descharger du pavé pour cet effect affin d’y faire travailler aussytost apres le depart du Roy.<lb/>Je croy que Monseigneur trouvera bon que l’on fasse une chaussée de pavé depuis la sortye du petit pont levis jusques à la porte du jeu de paume, la cour estant fort incommodée des boues qu’il y a en temps de pluye.<lb/>Il seroit aussy necessaire pour la conservation des murs du fossé du vieil chasteau d’y faire un revers de pavé au pourtour de 2 toizes ½ à 3 toizes, d’autant que la maçonnerie du massif se descouvre en plusieurs endroictz.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Le Vésinet</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 277</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1667</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 23v] Audit [Pierre Turlin, tresorier de l’Argenterie du Roy], la somme de six mil livres pour emploier au paiement des frais et despenses à faire pour le petit balet qui a esté dansé dans la salle du château de Sainct Germain en Laye, cy : VIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 26] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, aussi tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de sept mil livres pour la continuation de la despence à faire pour le balet des Muses que Sa Majesté a fait danser à Saint Germain outre XXVIIIm l. à luy ordonnez pour le mesme effect, cy : VIIm l.<lb/>A luy, la somme de six mil livres pour employer au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des despences à faire pour les habits et autres choses necessaires pour le balet que Sa Majesté a fait danser à Saint Germain, et ce outre les fonds qui luy ont esté cy devant ordonnez pour le mesme effect, cy : VIm l.<lb/>A luy, pareille somme de six mil livres pour la continuation des despences à faire pour les habits et autres choses necessaires pour le balet que Sa Majesté a fait danser à Saint Germain [f. 26v] en Laye, et ce outre les fonds qui luy ont esté cy devant faits pour le mesme effect, cy : VIm l.<lb/>Audit Olivier, la somme de deux mil livres pour delivrer au sieur Vigarani, inventeur des machines de theatre et balets, à compte des despences necessaires à faire pour les embelissemens et decorations du theatre de la salle du château de Saint Germain à cause de l’augmentation au balet des Muses, cy : IIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 32v] A [Michel Daligre, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de trois mil huit cens trente sept livres quinze sols pour delivrer aux denommez cy apres pour leur paiement du louage des chambres, escuries, greniers et remises de carosses qu’ils ont fournies pour le logement de la petite escurie pendant le sejour que Sa Majesté a fait à Saint Germain, scavoir à la damoiselle de Fonteny, à l’Ours XIIc XXXIX l. pour 8 chambres garnies de deux lits chacun à raison de V s. la chambre et II s. VI d. chacun lict, deux escuries de XXX chevaux à un sol pour l’atache de chacun cheval, deux greniers à II s. VI d. chacun et trois remises à I s. la piece par jour, le tout pour 210 jours, à Charles Ravet, à l’Ours VIIxx XVII l. X s. pour six lits pendant led. temps, à Antoine Ravet à Sainte Catherine, VIIc L l. pour 12 lits, quatre chambres, trois cabinets à II s. VI d. chacun, et escurie pour 14 chevaux pendant lesd. 210 jours, à Garnier, maitre de l’Image, VIc LI l. pour dix lits cinq [f. 33] cinq chambres et une escurie à 12 chevaux pendant ledit temps, à Dumesnil, à l’hostel de Richelieu, IIIIc LI l. X s. pour deux escuries à XXXV chevaux, deux greniers et trois remises de carosses, à Menant, au Lievre d’or, Vc XLVI l. pour 3 escuries de 45 chevaux, deux greniers et deux remises aussi pendant ledit temps, et à Lalande, XLII l. XV s. pour deux escuries à XXVI chevaux et un grenier pendant XV jours, cy : IIIm VIIIc XXXVII l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 232] Audit [Anthoine Le Menestrel, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de deux cens quarente mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes au paiement de la despence à faire pour la continuation des bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain, Fontainebleau, Versailles et autres maisons royalles pendant l’année 1667 suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, compris en lad. somme les taxations dud. Le Menestrel à II d. pour livre, cy : IIc XLm l. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 278</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">octobre-décembre 1667</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 10] A [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil une livres douze sols pour employer au fait de sad. charge, mesmes pour avec VIm l. qu’il a cy devant receue suivant l’ordonnance du 12 octobre 1667 faire celle de IXm l. pour le parfait paiement des frais et despences qui ont esté [f. 10v] faictes pour le balet que Sa Majesté a fait danser dans la salle du vieux chateau de Saint Germain sur la fin d’octobre 1667 suivant les memoires et parties arrestées par le sieur comte du Lude, premier gentilhomme de la chambre du Roy, cy : IIIm I l. XII s.<lb/>[…]<lb/>A me Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, aussi tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de vingt neuf mil huit cens trente quatre livres sept sols que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour avec XLIXm l. dont a esté cy devant fait fonds en ses mains d’une part, et LXXm CLXIII l. VIII s. entre les mains du tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre me Michel Daligre d’autre pour l’effect cy apres, faire CXLVIIIm l. IXc IIIIxx XVII l. XV s. pour le parfait paiement des despences faictes pour le bals des Muses que [f. 11] Sa Majesté a fait danser dans la salle du vieux chateau de Saint Germain en Laie durant le carnaval de l’année 1667, le tout suivant l’estat desd. despences arresté par le sieur duc de Mortemart, premier gentilhomme de la chambre, le XXe avril 1667, cy : XXIXm VIIIc XXXIIII l. VII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 11v]<lb/>Aud. [Michel Daligre, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], pareille somme de quinze cens livres pour le paiement tant du logement des soubs maitres et chantres de la musique de la chapelle du Roy que des frais extraordinaires qu’ils ont esté obligez de faire pendant les mois de may, septembre et octobre 1667 que Sa Majesté a sejourné audit Saint Germain, cy : XVc l.<lb/>A lui, la somme de dix mil quatre vingts cinq livres dix huit sols pour employer au paiement des despences faites pendant le quartier d’octobre 1666, scavoir IIIm CLXIX l. pour les despences du petit balet de l’Invincible dansé dans la salle du vieux chasteau de Saint Germain, VIm IXc XVI l. XVIII s. pour celles faictes tant pour les voitures de la ville de Paris aud. lieu des comediens françois, espagnols et italiens avec leurs hardes que pour le logement et fournitures [f. 12] de bougies et cires pour les comedies qu’ils ont representées devant Sa Majesté et sa cour et suitte pendant led. quartier d’octobre 1667, le tout suivant l’estat desd. despences arresté par le sieur duc de Mortemart, premier gentilhomme de la chambre du Roy, le 15 mars 1667, cy : Xm IIIIxx V l. XVIII s.<lb/>Audit Daligre, la somme de dix huict mil cent soixante trois livres huit sols pour avec LIIm l. dont il a esté ci devant fait fonds en ses mains d’une part et LXXVIIIm VIIIc XXXXIIII l. VII s. entre les mains du tresorier general de l’Argenterie me Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, d’autre, pour l’effect cy apres, faire CXLVIIIm IXc IIIIxx XVII l. XV s. pour le parfait paiement des despences faites pour le balet des Muses dansé à Saint Germain en Laie durant le carnaval 1667, le tout suivant l’estat desd. despences arresté par led. sieur duc de Mortemart le XXe avril 1667, cy : XVIIIm CLXIII l. VIII s.<lb/>A lui, la somme de quatre mil sept cens quarente trois livres seize sols dix deniers pour delivrer aux denommez cy apres pour leur paiement des broderies, marchandises par eux fournies [f. 12v] et autres despences par eux faites pour le service de Sa Majesté pendant les six premiers mois 1667, scavoir VIIc LXXII l. XVII s. VI d. à Clinchamp, chef de fruiterie, pour toutes les cires fournies aux bals et comedies pendant le quartier de janvier 1667, IIc L l. pour l’amphiteatre qui a esté fait dans la chapelle du château de Saint Germain en Laye pour placer les deux musiques de la chambre et de la chapelle de Sa Majesté durant la semaine saincte, CX l. au nommé Lavigne pour le louage de dix carrosses à deux chevaux à XI l. chacun pour mener lad. musique de la chambre de Paris à Saint Germain, XL l. au sieur Bosny pour le port et rapport de tous les instrumens de musique, LXIIII l. pour les cires fournies en la chapelle dud. château de Saint Germain pendant la semaine saincte, XXI l. au sieur Wertelet, chapelain, pour 7 aunes de taffetas blanc à III l. l’aune pour servir à l’adoration de la croix en lad. chapelle, CXXX l. XIIII s. à Hauroy, tapissier ordinaire de la chambre, pour avoir racommodé des meubles de lad. chambre au mois de febvrier 1667, VIIc LXXVI l. à Dallemagne, brodeur, pour une augmentation de broderie d’or et autres ajustements à une housse de cheval pour le Roy, XIIc LXII l. [f. 13] à Jean Picart et Pierre Marchais, cofretiers, pour les malles, fourreaux et autres choses qu’ils ont fournies pour le service de Sa Majesté, VIc VII l. X s. pour fourniture de deux lits de veille pour les premiers valets de chambre de Sa Majesté et Vc IIIIxx XIX l. pour fourniture de deux autres lits de veille pour les premiers valets de garderobbe, le tout suivant les parties arrestées par le sieur comte du Lude, premier gentilhomme de la chambre, cy : IIIIm VIIc XLIII l. XVI s. VI d.<lb/>Aud. Daligre, la somme de quatorze mil deux cens quarente une livres sept sols pour le parfait paiement des despences qui ont esté faictes à cause du balet que Sa Majesté a fait danser dans la salle du vieux château de Saint Germain sur la fin du mois d’octobre 1667 suivant les parties arrestées par led. sieur comte du Lude, cy : XIIIIm IIc XLI l. VII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 13v] A lui, la somme de quinze cens livres pour delivrer aux nommez Duprond, Saint André, Arenald, Paysan, Vagnart, Favier, Mahieu de Chicanneau de Saire le second, et Frignac, maitres à danser, laquelle Sa Majesté leur a accordée pour leur recompense d’avoir dansé dans le balet qu’elle a fait danser à Saint Germain en Laye au mois d’octobre 1667 à raison de CL l. chacun, cy : XVc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">janvier-septembre 1668</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 10] Audit [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de dix mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences à faire pour le baptesme de monseigneur le Dayphin, cy : Xm l.<lb/>A luy, pareille somme de dix mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences à faire pour la ceremonie du baptesme de mondit seigneur le dauphin, cy : Xm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 14v] A [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de sept cens cinquante livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadicte charge, mesmes pour avec celle de ML l. dont a esté cy devant fait fonds faire XVIIIc l. pour le parfait paiement des despences faites par le sieur Vigarani pour le theatre qui a esté dressé dans l’antichambre du palais des Tuilleries pour danser le balet du carnaval et pour le transport dud. theatre au chasteau de Saint Germain suivant le mémoire arresté par le sieur duc de Crequi, premier gentilhomme de la chambre, cy : VIIc L l.<lb/>[…]<lb/>[f. 15] A luy, la somme de deux mil neuf cens soixante dix livres pour delivrer aux denommez cy apres, scavoir à Blavette IIIc I l. pour le louage des carosses qu’il a fournis tant pour mener à Saint Germain en Laye les femmes de monseigneur le Dauphin et de Madame, et la troupe des comediens espagnols, que pour le port de Bourdeaux à Paris de dix caisses pour le service de la Reyne, à Hureau, lapidaire, IIIIc XL l. tant [f. 15v] pour le port et raport de plusieurs chandeliers de cristal de Paris à Saint Germain depuis le commencement du mois de novembre 1667 jusques au 10e avril 1668 que pour le racomodage desd. chandeliers, à Vieille, voiturier par terre, M IIIIxx XVIII l. pour 122 journées de charettes à trois chevaux qu’il a fournis depuis le XXe janvier 1668 jusques au 10 avril ensuivant tant pour porter et raporter des meubles de Paris à Saint Germain pour le service du Roy, y compris ceux qui ont esté portez pour le baptesme de monseigneur le Dauphin, que pour voiturer audit Saint Germain le bagage des comediens espagnols, et à Cosquinot, garde meuble de la Couronne, XIc XXXI l. XIIII s. pour son remboursement tant des journées de tapissiers et portefaix extraordinaires qu’il a emploiez pour le service du Roy et pour la ceremonie du baptesme de mondit seigneur le Dauphin que pour autres menues despences faites au subject de lad. ceremonie, cy : IIm IXc LXX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 182] A Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de quinze cens mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences à faire pour la continuation des chasteaux du Louvre, Saint Germain, Versailles, Fontainebleau et autres maisons royalles pendant le courant de la presente année 1668 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en ses conseils, controleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastimens, arts et manufactures de France, compris les taxations dud. Le Begue à II d. pour livre, cy : XVc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 207] Aux religieux recolets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leur aider à vivre, cy : IIIc l.<lb/>[f. 207v] Auxd. religieux recolets dud. Saint Germain, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a encores fait don, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 208] Aux religieux augustins des Loges de la forest Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leur donner moyen de subsister pendant la presente année 1668, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 226v] Au sieur de Sainctot, la somme de mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour le service extraordinaire qu’il a rendu à la ceremonie du [f. 227] baptesme de monseigneur le Dauphin et pour le dedommager des pretentions qu’il pouvoit avoir sur les choses qui ont servy à lad. ceremonie, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 232] A un exempt, un fourir et à vingt suisses de la garde du corps du Roy, la somme de soixante quatorze livres que Sa Majesté leur a ordonnée pour le service extraordinaire par eux rendu aux barrieres que Sa Majesté a fait faire pour empescher le desordre le jour de la ceremonie du baptesme de monseigneur le Dauphin, cy : LXXIIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 286] A [Thomas Bernin, sieur de La Peraudiere, commis à l’exercice de la charge de maitre de la chambre aux deniers du Roy], la somme de quatre vingts cinq mil quatre cens six livres treize sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au faict de sa commission, mesmes pour avec VIxx m VIIIc IIIIxx XI l. dont a esté fait fonds en ses [f. 286v] mains pour l’effect cy apres faire celle de IIc VIm IIc IIIIxx XVII l. XIIII s. I d. pour le parfait paiement des despenses extraordinaires faites en lad. chambre aux deniers pendant le quartier de janvier, febvrier et mars 1668, scavoir […] IIIm IIIIc LXII l. V d. pour la despence du festin donné à la Reyne, à monseigneur le cardinal de Vandosme, legat a latere, et princesses de la cour pour la ceremonie du baptesme le samedy XXIIIIe [f. 287] dudit mois, et Vm VIc XXIX l. I s. pour le traitement particulier fait aud. sieur cardinal, cy : IIIIxx Vm IIIIc VI l. XIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 301] Audit [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy] ; la somme de six mil trois cens quarante quatre livres unze sols six deniers pour delivrer aux denommez cy apres pour leur paiement des marchandises et ouvrages qu’ils ont livrées par l’ordre et pour le service de Sa Majesté es chasteaux de Saint Germain en Laye et Versailles, scavoir à Duc et Marsollier, marchands de soie, IIm IIc VI l. II s. IX d. pour leur paiement de 59 aunes ¼ de tabis aurore et blanc pour des housses à IIII l. XV s. l’aune, 38 aunes ½ quart de gros tabis blanc à VIII l. VIII s. l’aune pour le meuble de satin de la Chine, 60 aunes ½ de taffetas de Florence à X l. l’aune pour les housses et doubleures du meuble de satin incarnadin, 39 aunes ¾ de taffetas de Lion incarnadin à III l. XVI s. l’aune, 21 aunes 2/3 de mesme taffetas à III l. X s., 2 aunes de taffetas à III l., 7 aunes ¾ de taffetas d’Angleterre blanc à V l., VI aunes ½ tiers de damas de Luques blanc à VI l. l’aune pour des rideaux de fenestres, 2 aunes ¼ de [f. 301v] riche brocart or, argent et bleu pour deux carreaux, et 118 l. 15 s. pour eschantillons de brocart or et argent, à Lebrun, marchand, XVIIIc IIIIxx VI l. IX s. V d. pour 64 aunes de brocatelle de Venise brochée pour la tapisserie du cabinet du Roy à Saint Germain à XIII l. X s. l’aune, 270 aunes ½ de brocatelle de soie de diverses couleurs pour deux tentures de tapisserie pour un cabinet et garderobbe à III l. VI s. l’aune, 19 aunes de satin de Bruges à 22 s. pour 2 matelas et 8 aunes ½ de tapisserie à XLV s. l’aune, compris IIIIxx IX l. XVI s. pour les profils des estoffes à raison de 5 pour 100, à Mathelin, menuisier, CXIIII l. pour un bois de lit d’ange et son chassis, six bois de fauteuils, 16 bois de sieges plians, une table et cinq journées d’ouvriers, le tout pour le cabinet de Sa Majesté […] [f. 302] cy : VIm IIIc XLIII l. XI s. VI d.<lb/>[…]<lb/>Audit Olivier, la somme de seize cens huit livres quinze sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour avec celle de XXIm VIIc LXII l. VI s. VIII d. qu’il a cy devant receue faire celle de XXIIIm IIIc LXXI l. I s. VIII d. pour le parfait et entier paiement des despences que Sa Majesté a commandé estre faites pour la ceremonie du baptesme de monseigneur le Dauphin, scavoir à [vide], tailleur, [f. 302v] IIIIc XLI l. pour ses menues fournitures et façons d’habits qui ont servy à lad. ceremonie, à Gresle, marchand mercier, Vm LXVII l. XV s. pour fournitures de ruban d’or et d’argent, et couleurs et bas de soie, à Lenoir, plumassier, IIc l. pour fournitures et racommodages de plumes, et IIIIc l. pour supleer au manque de fond qui s’est fait par erreur de calcul dans l’ordonnance de XXIm VIIc LXII l. VI s. VIII d. cy devant expediee, cy : XVIc VIII l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 306v] A [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de quinze cens trente quatre livres seize sols pour employer au faict de sadicte charge, mesmes mesmes celle de XIc LXX l. au paiement [f. 307] paiement de la despence faicte pour le Te Deum chanté en l’eglise Nostre Dame de Paris pour rendre grace à Dieu de la conqueste de la France Comté, et IIIc LXIIII l. XVI s. pour autre despence faite en la chapelle du vieux chasteau de Saint Germain pour les Tenebres au mois de mars 1668, cy : XVc XXXIIII l. XVI s.<lb/>[…]<lb/>[f. 309] Audit Melique, la somme de cinq mil deux cens quatre vingts dix livres deux sols pour avoir, avec celle de XXIIIm VIIIc IIIIxx l. qu’il a cy devant receue faire XXIXm CLXX l. II s. pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences que Sa Majesté a commandé estre faictes pour la ceremosnie du baptesme de monseigneur le Dauphin, scavoir à Hertier, menuisier, XIIIc l. pour avec IIIm IIc l. qu’il a receue faire IIIIm Vc l. pour son parfait paiement de toute la menuiserie par luy fournie pour la dite ceremonie, à Leroux et Norroy, tapissiers, XIIIc IIIIxx XIII l. X s. pour, avec IIIIc l. qu’ils ont receues, faire XVIIc IIIIxx XVII l. X s. pour les menues fournitures, façons, louages  de bannes et autres despences par eux faites, à Lepage, cirier, XIIc XLII l. XII s. pour toutes les cires et flambeaux de poing qu’il a fourny avec XVIIIc l. qu’il a cy devant receus, à Clinchamp, IIc l. pour ses salaires et nouritures pendant le temps que l’on a travaillé aux preparatifs de ladicte ceremonie, à Gissey, C l. aussi pour ses [f. 309v] salaires, vacations et nouritures pednant ledit temps, à Baptiste Lullij, IIc l. pour pour le paiement de ses copistes et autres copistes, IIc l. pour la ceremonie, maçonnerie et serrurerie, et VIc XLIX l. pour plusieurs journées d’ouvriers qui ont travaillé pour lad. ceremonie, cy : Vm IIc IIIIxx X l. II s.<lb/>[…]<lb/>[f. 310] A [Michel Daligre, aussi cy devant tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de neuf cens vingt livres dix sols que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux particuliers cy apres nommez pour leur paiement des logemens et escuries qu’ils ont fourni pour le service de Sa Majesté à Saint Germain en Laye depuis le 7 septembre 1667 jusques au XIe novembre ensuivant, scavoir IIc XLVIII l. VIII s. au maitre de l’Image Sainte Catherine pour le loyer de 5 chambres, [f. 310v] quatre cabinets, dix lits et une escurie à 12 chevaux pendant 54 jours à raison de VIII s. par jour pour une chambre à un lict, et I s. pour l’atache de chacun cheval par jour, C IIIIxx XV l. XV s. au maitre de l’Image Notre Dame pour 5 chambres, un grenier et une escurie à dix chevaux à lad. raison et pendant led. temps, CIII l. XIX s. au sieur Dumesnil, medecin, pour une escurie à 30 chevaux, un grenier et trois remises de carrosses pendant ledit temps, LXI l. X s. VI d. au maitre du Lievre d’or pour deux escuries à 45 chevaux, un grenier et trois remises de carosses pendant XXIIII jours à LIII s. VI d. par jour, IIIIxx VIII l. V s. VI d. au sieur Lyot pour semblables logemens pendant 33 jours à la mesme raison, CXI l. V s. à la damoiselle de Fonteny pour une escurie à 30 chevaux, un grenier, deux remises de carosses, six chambres et six lits pendant 21 jours à V l. V s. par jour, XVI l. XVI s. à Charles Ravet pour deux lits garnis et 12 draps pendant ledit temps, et IIIIxx XIIII l. X s. à Estienne Delagarde pour une escurie à vingt six chevaux, quatre [f. 311] chambres et trois lits pendant 35 jours à raison de LIIIII s. par jour, cy : IXc XX l. X s. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’entretien du grand cours de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 147, f. 583-584</unitid>
                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">17 mars 1668</unitdate>
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                <p>« A Paris, ce 17 mars 1668<lb/>Il m’a est mis un placet de vostre part au nom de monsieur Maseline, plombier, pour vous informer du faict. Je vous dirai, Monseigneur, que le grand cours des fontaines de Saint Germain, n’estant que de poterie et fort vieux, estoit fort souvant en desordre, de sorte que le sieur de Beaumont, ayant esté capitaine de Saint Germain, à la persuasion des habitans osta un nomé Pierre Le Roux, pourveu du Roy, qui en avoit l’entretien, et en fut mis un par les habitans de leurs auctorité privée, lequel par son incapacité ruina entieremant ce qui estoit de plus caduc. Saint Germain ayant esté longtemps sans estre habité du Roy on eust paine à remedier à ceste violance, quelque plainte qu’on en ait peu faire. Mais le retour du Roy aud. Saint Germain fesant aprehender aux habitans que Sa Majesté ne leurs fit porter les frais de ce desordre et voyant qu’ils estoient demeuré redevable de beaucoup d’années de leurs taille et que celle qu’ils avoint payée pour le pretendu entretien du cours l’avoit esté contre les formes et sans mes certificats, vinrent suplier monsieur Ratabon, pour lors surintendant des Batimans, de vouloir les aider en la refection du grand cours des eaus. Et fut faict pour ce une descente, en presence des habitans, par les officiers des Batimans, et moy presant, où l’on fit un estat de ce qu’il y avoit à faire. Monsieur de Rabaton fit doner par le Roy une somme de [vide] à Mazeline, maistre plombier, qui en avoit eu l’adjudication. Les habitans donerent partie de ce qu’ils avoint entre leurs mains de l’arjean de la taille qu’ils doivent payer par un acomodemant, au lieu du resceveur des tailles, à celuy qui a l’entretien du cours des fontaines, de sorte que l’argeant doné tant par le Roy que par les dits habitans n’ayant pas sufi, le dit Mazeline, au refus d’iceux, leurs a intenté procès pour raison dudit payemant. Voila l’esclarsissemant entier de ce que vous desirés. Reste au Roy à prononcer s’il veult que l’argean soit pris en ses cofres ou sur lesdits habitans pour satisfaire audit Mazeline. C’est, Monseigneur, vostre tres humble et tres obeissant serviteur<lb/>De Francini Grandmaison »</p>
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                <subject>Cours des fontaines</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des plantations au Vésinet et des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Mélanges Colbert 148 bis, f. 754-755</unitid>
                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">22 septembre 1668</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« De Saint Germain, le 22e 7bre 1668<lb/>Je faictz un mémoire de la despence à quoy pourroit monter les ouvrages et reparations que Monseigneur a ordonné de faire, tant au jeu de paume, chancellerie et vollieres du chasteau neuf, qu’à l’appartement de monsieur Le Tellier, et augmentation à faire dans les dedans du logement de monsieur de Louvois, tant pour la maçonnerie, charpenterie, menuiserie et serrurerie que pavé de graiz, pour le faire voir à monsieur Perault.<lb/>J’ay faicts cesser les ouvrages des fossez que monsieur Mascranny avoit ordonné de faire au Vezinet pour la conservation des plantz et ay faict thoiser lesd. ouvrages en ma presence. Il se trouve 440 thoises de gossez neufs de 6 pieds de haut et 9 pieds d’ouverture par en haut et 3 pieds par en bas, et 591 thoises de vieux fossez de 3 pieds d’ouverture eslargis de mesme que ceux cy dessus, scavoir les fossez neufs à raison de 20 s. la thoise et les autres à 15 s., par marché faict par mond. sieur de Mascranny, vallent ensemble 883 l. 5 s., sur quoy les entrepreneur desd. fossez ont receu 650 l. Il leur lreste deu 223 l. 5 s. pour leur parfaict payement desd. ouvrages, que j’ay prié monsieur Perault de leur faire payer.<lb/>J’espere que l’on commencera mardy prochain la visitte des petits plantz. Je presse monsieur Cuvier pour y travailler. Il me dict que Monseigneur a trouvé bon qu’il acheve auparavant la visitte qu’il faict dans la forest.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 31v] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesmes à compte des despences du balet que Sa Majesté a fait danser dans le château de Saint Germain en Laie au mois de novembre 1668, cy : IIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 32] A [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de cinq mil sept cens dix livres pour, avec Vm l. cy devant receue [f. 32v], faire Xm VIIc X l. que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sadicte charge, mesmes icelle delivrer aud. Blavette, maitre des carrosses d’Orleans, pour son parfait et entier paiement du louage de carrosses, charettes et chevaux de selle qu’il a fournis pour amener de Bordeaux en la ville de Paris les ambassadeurs de Moscovie avec leur suite et bagage et les avoir conduits deux fois au château de Saint Germain en Laie à l’audience de Sa Majesté, scavoir VIIm VIc XX l. pour le louage de huit carrosses à six chevaux pendant 31 jours et trois autres carrosses à six chevaux pendant deux jours à raison de XXX l. par jour pour chacun carrosse, VIIIc IIIIxx VIII l. pour le louage de deux charettes à quatre chevaux pendant 31 jours à raison de XII l. par jour pour chacune, et IIm IIc II l. aussi pour le louage de 22 chevaux de selle pendant 31 jours et XXVI 	autres chevaux de selle pendant deux jours à raison de III l. pour chacun, cy : Vm VIIc X l.<lb/>[…]<lb/>[f. 35] A luy, la somme de six mil quatre vingt seize livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à Blavette, maitre des carrosses d’Orleans, pour son parfait paiement des carrosses et chevaux qu’il a louez pour servir aux ambassadeurs de Moscovie, scavoir IIIIm IIIc XX l. pour le louage de six carrosses et trois chariots à six chevaux pendant 14 jours pour conduire lesd. ambassadeurs [f. 35v] et leur esquipage de Paris à Calais et le retour, et de six autres chevaux carrosses à six chevaux pendant trois jours pour les mener à Saint Germain en Laie, Versailles et autres promenades pendant leur sejour à Paris, à raison de XXX l. par jour chacun carrosse et chariot, et XVIIc LXXVI l. pour le louage de 37 chevaux de selle pendant 16 jours, scavoir deux jours pour aller à Versailles et à Saint Germain, et 14 jours pour aller à Calais et revenir, à raison de III l. par jour pour chacun cheval, cy : VIm IIIIxx XVI l.<lb/>[…]<lb/>[f. 38v] A luy, la somme de quatre mil cent quinze livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux officiers de fruicterie de Sa Majesté pour le paiement de la cire par eux fournies pour les bals, representations de comedies et ballets dansez au château de Saint Germain en Laie, scavoir IIIm LIIII l. XVIII s.  ) ceux du quartier de janvier et MLX l. XVIII s. à ceux du quartier d’avril, le tout pour lesd. fournitures de cire suivant les parties arrestées par led. sieur duc de Créquy, cy : IIIIm CXV l.<lb/>[…]<lb/>[f. 174v] A me Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de soixante mil cinq cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des despences à faire pour la continuation des batimens des chateaux du Louvre, Saint Germain en Laie, Versailles, Fontainebleau et autres maisons royalles pendant le courant de l’année 1668 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en tous ses conseils, controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general desdicts Batimens, arts et manufactures de France, y compris les taxations dud. Le Besgue à raison de II d. pour livre, cy : LXm Vc l.<lb/>A luy, la somme de quatre vingts mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes au paiement des despences à faire pour la continuation des bastimens des chateaux du Louvre, Saint Germain, Versailles, Fontainebleau et autres maisons royalles pendant l’année 1668 suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, y compris les taxations dud. Le Besgue à raison de II d. pour livre, cy : IIIxx m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 176v] Audit Le Besgue, la somme de mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes à l’achapt d’une maison pour servir au logement des malades de la charité de Saint Germain en Laye suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 242] Au sieur marquis de Gesvres, capitaine des gardes du corps du Roy, la somme de mil livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour le service extraordinaire qu’il a rendu à la ceremonie du Te Deum que Sa Majesté a fait chanter en sa presence en l’eglise de Saint Germain en Laye pour rendre graces à Dieu de l’heureuse naissance de monseigneur le duc d’Anjou, cy : M l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">janvier-juin 1669</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 9] A me Jean Baptiste Dufin, commis à l’exercice de pareille charge de tresorier des escuries du Roy, la somme de trois mil huict cens cinq livres sept sols trois deniers à lui ordonnée pour emploier au fait de sa commission, mesmes icelle delivrer aux particulier habitans de Saint Germain en Laie cy apres nommez pour le loier des logemens et escuries à eux appartenans qui ont esté ocupez par les officiers et chevaux de la petite escurie de Sa Majesté pendant son séjour dudit lieu depuis le XXIIe janvier jusques au VIIe novembre 1668, exceptez les mois de fevrier et octobre, scavoir VIIc XXVII l. XIII s. au sieur Dumesnil, medecin, [f. 9v] pour le loyer de deux escuries pour 48 chevaux, cinq remises de carosses et deux greniers a raison de III l. III s. par jour pour le tout, Vc XXXI l. VI s. au sieur Leau pour deux escuries pour 40 chevaux et trois remises de carosses à raison de XLVI s. par jour, VIIIc VIII l. X s. au sieur Ravet pour cinq chambres, trois cabinets et XI lits à raison de III l. X s. par jour, X l. audit Ravet pour une escurie à 8 chevaux qui a esté occupée depuis le 22 janvier jusques au XXXe et depuis le 21 octobre jusques au 7 novembre, VIIc XVI l. au seur de Laborde pour cinq chambres et XI lits à raison de III l. II s. par jour, XIIII l. VI s. audit de Laborde pour une escurie à 12 chevaux et un grenier qui ont esté occupez pendant un mois, et VIc IIIIxx XVI l. VI s. IX d. pour une escurie pour 26 chevaux, une remise de carosse et un grenier à raison de XXIX s. VI d. par jour, le tout suivant le certificat du sieur marquis de Beringhen, premier escuier de lad. petite escurie, et la taxe faicte par le grand prevost de l’hostel du roy, cy : IIIm VIIIc V l. VII s. III d.<lb/>[…]<lb/>[f. 26] Audit [Nicolas Melique, tresorier des Menus plaisirs et affaires de la chambre du Roy], pareille somme de trois mil livres à lui ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à la trouppe des comediens françois jouant au palais Royal, à eux accordée à cause des representations par eux faictes au balet dansé au chasteau de Saint Germain en Laie en l’année 1667, cy : IIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 34] A [René Bourlon, tresorier des veneries et fauconneries du Roy], la somme de cinq mil livres à lui ordonnée pour emploier au fait de sadite charge, mesmes icelle delivrer au sieur comte du Lude, capitaine du chasteau de Saint Germain en Laie, pour le paiement de 47 casaques des couleurs et livrées de Sa Majesté pour les officiers et gardes chasses et plaisirs de lad. capitainerie, scavoir IIIc l. pour celle dud. sieur comte du Lude, capitaine, IIc XX l. pour celle du lieutenant, VIIxx X l. pour celle du soubs lieutenant, VIxx l. pour celle du procureur du Roy, CX l. pour celle du greffier et IIIIm l. pour celles des 2 rechasseurs dix gardes à [f. 34v] cheval, XXVIII gardes à pied et pour le garde du parc à raison de C l. chacune, cy : Vm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 225] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de deux millions quatre cens vingt mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle de II millions IIIIc m. l. au paiement de la continuation des bastimens à faire aux chasteaux du Louvre, Saint Germain en Laie, Versailles, Fontainebleau et autres maisons roialles pendant lad. année 1669 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en tous ses conseils, surintendant et ordonnateur general des des Bastimens, arts et manufactures de France, et XXm l. pour les taxations dudit Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : II milllions IIIIc XXm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 230] Audit Delaplanche, la somme de deux cens mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences à faire pour les reparations et augmentations tant des bastimens, terrasses, balcons et autres ouvrages que Sa Majesté fait faire pour l’augmentation et embelissement des appartemens de ses chasteaux de Saint Germain en Laye que pour une escurie dans le manege, remises de carrosses, logemens au dessus desd. remises, et restablissement de l’abbreuvoir commun dud. lieu de Saint Germain et du jeu de paulme du chasteau, suivant les ordonnances dud. sieur Colbert, y compris les taxations, cy : IIc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 233] Audit Delaplanche, la somme de trois cens deux mil cinq cens livres à lui ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle de IIIc m l. à compte et pour la continuation des despences à faire pendant lad. année 1669 tant à Saint Germain en Laie pour les ouvragesde la grande terrasse du boulingrin, aux escuries du manege, à l’abreuvoir, et au vieil chasteau, et pour le quay à construire le long du cours du parc, que pour l’arc de triomphe que Sa Majesté fait faire à Paris hors la porte Saint Antoine et pour les marbres qu’Elle fait venir de Gennes, des Pirenées, du pays de Provence et Bourbon pour emploier aux nouveaux edifices de son chasteau [f. 233v] u Louvre et autres lieux, suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et IIm Vc l. pour les taxations du sieur tresorier à raison de II d. pour livre, cy : IIIc IIm Vc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 259] Aux religieux augustins deschaussez du couvent des Loges de la forest de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres dont Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 334] Au capitaine Miette, exempt desd. gardes de la prevosté de l’hostel, la somme de cent vingt quatre livres dix sols pour avoir esté par ordre de Sa Majesté avec deux gardes de lad. prevosté à Saint Germain en Laye et y avoir vaqué pendant six jours pour retirer des particuliers proprietaires des maisons dud. lieu leurs contracts d’acquisitions pour estre representez à Sa Majesté, à raison de X l. [f. 334v] par jour audit exempt et de V l. à chacun desd. archers, y compris IIII l. X s. pour les frais de la publication de l’ordre de Sa Majesté audit lieu de Saint Germain, pour raison de ce cy : CXXIIII l. X s. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 283</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1669</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 26] Au porteur d’une autre ordonnance, pour les dames de la charité de Saint Germain en Laye, la somme de mil livres que Sa majesté leur a ordonnée pour leur donner moien de faire bastir une maison destinée pour recevoir les malades dud. lieu, cy : M l. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 282</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 16v] A lui [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte de la despence à faire pour les [f. 17] machines et decorations du theatre de la salle des balets du chasteau de Saint Germain en Laie pour y representer la comedie de la princesse d’Elide, cy : IIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 19] Aud. Olivier, la somme de trois mil cent trente sept livres quinze sols à lui ordonnée pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci aprez pour leur paiement des fournitures par eux faictes pour un meuble de cabinet que Sa Majsé a ordonné estre fait pour servir à madame la duchesse d’Orleans au chasteau neuf de Saint Germain en Laie, scavoir à Duc et Marsollier, marchands de soie, MXXXIII l. VIII s. IX d. pour 12 aunes ¾ de brocart nué fonds d’argent à XXX l. X s. l’aune, 33 aunes ½ de taffetas d’Angleterre incarnat et blanc à V l. VII s. VI d. l’aune, 38 aunes ¾ de serge de Londres pour faire [f. 19v] des housses à IIII l. XV s. l’aune, 48 aunes ¾ de taffetas aurore et blanc pour faire des housses à 17 sieges et trois carreaux de brocart de la chambre de la Reine et autres menues fournitures, à Levasseur, marchand passementier, XVIIc XXIX l. IX s. pour 14 aunes de grande dentelle d’or et d’argent pesant 116 onces à VIII l. IIII s. l’once pour la frise de la tapisserie dudict cabinet, 31 aunes ½ de molet, 35 aunes de frange, 4 aunes ½ de galon et 8 glands aussi d’or et d’argent pour garnir le lit de repos et les sieges, pesans ensemble 172 onces 7 gros à IIII l. XVIIII s. l’once, et à Jouan, tapissier, IIIc LXXIIII l. XVIII s. pour les fournitures et façons dud. meuble, cy : IIIm CXXXVII l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 23] A lui, la somme de dix huit mil [f. 23v] cinq cens vingt quatre livres dix huit sols un denier pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres pour leur paiement des fournitures par eux faictes par l’ordre du Roy et pour le service de la Reine, scavoir à Duc et Marsollier, marchands de soye, IXm Vc IIIIxx III l. XI s. VI d. pour 87 arunes ¾ de brocart fonds vert à fleurs d’or et d’argent à LX l. X s. l’aune, 46 aunes 5/8 de brocart fond rouge à fleurs d’or à XLII l. l’aune, 21 aunes trois quart de brocart fond couleur de ponceau à fond d’or et d’argent à LXI l. l’aune, 57 aunes 3/8 de taffetas rouge pour faire des housses à V l. V s. l’aune, 22 aunes 1/8 de taffetas de Florence vert aussi pour faire des housses à VIII l. l’aune et 74 aunes 1/8 de damas blanc pour faire des rideaux à VI l. XV s. l’aune, le tout pour faire trois tapisseries et trois meubles avec [f. 24] leurs housses de taffetas et des rideaux de fenestres dans les deux cabinets et l’oratoire de la Reine au chasteau de Saint Germain en Laye, à Gautier, autre marchand de soie, VIIIc IIIIxx VI l. XIII s. IIII d. pour 12 aunes deux tiers de brocart d’or et d’argent pour achever le meuble de lad. oratoire à LXX l. l’aune, à Levasseur, marchand passementier, Vm VIIIc LXV l. XIX s. III d. pour 138 aunes ¼ de frange, 128 aunes de molet et 28 poires ou glands, le tout d’or et d’argent, pesant 886 onces 7 gros à raison de IIII l. X s. l’once, 51 aunes ¼ de molet et 29 aunes ½ de frange d’or pesans ensemble 248 onces 1 gros d’or à V l. l’once, 25 toises de gros cordon cablé de soie de Tours pesans 520 onces à XVI s. l’once, et autres menues fournitures tant pour lesd. cabinet et oratoire que pour un meuble fait [f. 24v] pour la grande chambre de la Reyne à Saint Germain, à Lebrun, autre marchand, MXXXVIII l. XIIII s. pour 813 aunes de petites estoffes à XXIIII s. l’aune et 5 aunes de ligature à III l. VIII s., le tout pour tapisser des passages à Saint Germain, et à Henri, tapissier, XIc l. tant pour ses façons et fournitures desdits trois meubles avec leurs tapisseries que pour plusieurs garnitures de sieges, fermes, doubleures de tapisserie des rinceaux et autres menues fournitures et racommodages, le tout pour le service du Roy et de la Reyne, cy : XCVIIIm Vc XXIIII l. I d.<lb/>[…]<lb/>[f. 32v] Audit Olivier, la somme de quinze cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes à compte de la despence à faire à cause du balet et divertissement de Chambort que sa Majesté a ordonné estre dansé et representé dans la salle du vieux chasteau de Saint Germain en Laye, cy : XVc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 41v] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de deux mil deux cens quarante sept livres un sols pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement tant d’un theatre avec decoration de feuillees, nourriture de comediens, louage de carrosses qu’autres depences faictes pour trois representations de comedies qui ont esté faictes par ordre de Sa Majesté dans la galerie du chasteau neuf de Saint Germain en Laie pendant les mois de juillet et aoust 1669 suivant l’estat qui en a esté arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, cy : IIm IIc XLVII l. I s.<lb/>[…]<lb/>[f. 43v] Aud. Melique, la somme de douze mil vingt une livres quatorze sols pour, avec celle de XIIm l. qu’il a cy devant receue, faire XXIIIIm XXI l. XIIII s. pour le parfait paiement des despences que Sa Majesté a ordonné estre faictes en ses Menus pour le balet de la comedie de la princesse d’Elide suivant l’estat qui en a esté arresté par led. sieur duc de Saint Aignan, cy : XIIm XXI l. XIIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 44] Aud. Melique, la somme de dix mil livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur Vigarani, inventeur de machines de theatre et balets, à compte de la despence à faire pour le theatre, machines et decorations, charpente, eschaffaux et autres ouvrages necessaires pour la comedie et balet que Sa Majesté a fait danser dans la salle des balets de Saint Germain en Laie sur la fin du mois de janvier 1670 suivant l’estat arresté par led. sieur duc de Saint Aignan, cy : Xm l.<lb/>A lui, la somme de six mil livres pour [f. 44v] emploier au fait de sa charge, mesmes à compte de la despence à faire pour le balet et comedies que Sa Majesté a fait danser au mois de janvier 1670 au chasteau de Saint Germain en Laie, cy : VIm l.<lb/>Aud. Melique, la somme de neuf cens quinze livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à Briocher, joueur de marionnettes, que Sa Majesté lui a ordonnée pour le sejour qu’il a fait à Saint Germain en Laie pendant les mois de septembre et octobre 1669 pour divertir les Enfans de France, à raison de XV s. par jour, cy : IXc XV l.<lb/>A lui, la somme de quatre cens cinquante livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer au sieur Briocher, joueur de marionnettes, pour le sejour qu’il a fait à Saint Germain [f. 45] en Laie pendant le mois de novembre 1669 pour divertir les Enfans de France, à la susd. raison, cy : IIIIc L l.<lb/>[…]<lb/>A lui, pareille somme de quinze cens livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement du logement des soubs maistres et chantres [f. 45v] de la musique de la chapelle du Roy et des frais extraordinaires qu’ils ont faicts pendant les mois d’octobre et novembre 1668, may et juin 1669 que Sa Majesté a sejourné à Saint Germain en Laie, cy : XVc l.<lb/>Aud. Melique, pareille somme de quinze cens livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux soubs maistres et chantres de la chapelle du Roy à eux ordonnée pour le paiement du loyer de leur logement et autres frais extraordinaires faits durant le sejour de Sa Majesté à Saint Germain en Laie pendant le quartier de juillet 1669, cy : XVc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 47] Aud. Melique, la somme de deux mil soixante unze livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à Golle, ebeniste, IIIIc XXXV l. pour avoir, avec tous ses garçons, aidé à transporter de Paris à Saint Germain et de Saint Germain à Paris plusieurs [f. 47v] tables et cabinets, avoir racommodé ceux qui se sont rompus, et les netoyer et repolir, et avoir fait plusieurs brancats pour cet effet, à Dominico Cuccy, autre ebeniste, LV l. pour avoir fait six brancarts et avoir aussi aidé à conduire des cabinetz, et à Vieille, voiturier, XVc IIIIxx I l. pour 125 journées de louage de charettes à deux chevaux à raison de VI l. par jour qu’il a fournis pour le service du Roy depuis l 30 aoust jusques et compris le 16 decembre 1669, cy : IIm LXXI l.<lb/>[…]<lb/>[f. 49] A lui [Claude Faverel, tresorier des offrandes et aumosnes du Roy], la somme de sept cens quarente livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes 	au paiement de la despence qui a esté faicte pour les pains benits qui ont esté rendus au nom de Sa Majesté led. jour et feste de Toussaincts de l’année 1669 en l’eglise et parroisse de Saint Germain en Laye, cy : VIIc XL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 261v] Audit [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de cent mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des despences à faire tant pour les bastimens de Saint Germain en Laye, terrasse et quay du cours, que [f. 262] pour l’arc de triomphe qui se fait hors la porte Saint Antoine à Paris, et pour l’achapt des marbres que Sa Majesté fait venir de Gennes, des Pirenées, de Provence et de Bourbon pour employer aux edifices du palais du Louvre et autres lieux, suivant les ordonnances du sieur Colbert, compris en ladite somme de Cm l. les taxations dud. Delaplanche à II d. pour livre, cy : Cm l.<lb/>Audit Delaplanche, la somme de cent mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour la continuation des despences à faire tant pour lesd. bastimens de Saint Germain en Laie, terrasses et quay du cours que pour l’arc de triomphe qui se fait hors la porte Saint Antoine à Paris, et pour l’achapt des marbres que Sa Majesté fait venir de Gennes, des Pirennées, de Provence et de Bourbon pour emploier aux edifices [f. 262v] des maisons royalles, outre les fonds ci devant faits, suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, y compris en lad. somme de Cm l. les taxations dud. Delaplanche à II d. pour livre, cy : Cm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 374v] Aux nommez Lefebvre et Pierre Balagni, fermiers du pont du Pecq, la somme de mil livres à eux accordée pour le desdommagement du passage de ceux qui vont à Saint Germain à la cour et suite de Sadicte Majesté pendant ladicte année 1669, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 377] Aud. [capitaine Fournier, exempt de lad. prevosté de l’Hostel], et à deux gardes, la somme de huict cens quarente livres pour leurs vacations d’avoir esté pendant six semines du quartier [f. 377v] de juillet 1669 tant le long des rivieres de Seine et de Marne, faire charger et conduire des batteaux de foin, avoines, bois et autres denrées pour la subsistance de la cour et suite de Sa Majesté à Saint Germain en Laie, que le long de la Loire pour faire venir les mesmes denrées au port de Saint Dié pendant le sejour de Sa Majesté au chasteau de Chambort, cy : VIIIc XL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 378] Au capitaine Prevost, exempt de la prevosté de l’Hostel, la somme de trois cens quatre vingts douze livres à lui ordonnée, scavoir IIIc l. pour avoir vacqué pendant son quartier de service à expulser de la cour et suitte du Roy les gueux, mendians et gens sans adveu, et IIIIxx XII l. tant pour la nourriture de ceux qu’il a detenus dans les prisons de Saint Germain en Laie et ailleurs pendant led. quartier, que pour le louage des charettes et autres frais qu’il a faits pour les conduire dans l’hospital general de la ville de Paris, cy : IIIc IIIIxx XII l.<lb/>Aud. capitaine Prevost et à 2 gardes, la somme de sept cens quatre vingts livres à eux ordonnée pour avoir vaqué par ordre de Sa Majesté le long des rivieres de Seine et d’Oise pour faire descendre ou monter jusqu’à Saint Germain en Laie tous les bateaux chargez de foin, avoine et autres [f. 378v] denrées pour la subsistance de sa cour et suitte depuis le 22 may jusques et compris le dernier juin 1669, faisant XXXIX jours à raison de X l. par jour pour led. exempt et V l. à chacun desd. gardes, cy : VIIc IIIIxx l.<lb/>[…]<lb/>[f. 381] Aux nommez Gabriel Bontemps, [f. 382] Jean Macqueré et Louis Carpentier, habitans de la paroisse de Croissy, la somme de cent cinquante livres à eux accordée pour leur desdommagement de la perte qu’ils ont faicte de la recolte de deux arpens de terre à cause des bains du Roy pendant les années 1668 et 1669, cy : CL l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’adjudication de la grande terrasse et l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 154, f. 115-116</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1669</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« De Saint Germain, le 12e juillet 1669<lb/>J’ay adverty les entrepreneurs qui travaillent dans Saint Germain qu’ils seront tous receus au rabais pour les ouvrages des terrasses et leur en ay donné le devis. Il y en a cinq qui se presentent, dont il y en a deux qui sont allez aujourd’hui trouver monsieur Perault à Paris, dont l’un est le frere du sieur Hanicle, l’autre est un nommé Bulé de Saint Germain.<lb/>Les trois autres m’ont donné chacun un mémoire par escrit qu’ils ont signé, que j’envoyeray demain par homme exprès à monsieur Perault.<lb/>Pour le mur de la grande terrasse<lb/>Le sieur Dorbay demande 42 l. de la thoise cube<lb/>Le sieur La Rue, 41 l.<lb/>Le sieur Hennequin, 40 l.<lb/>Pour le mur d’allignement avec celuy du boulingrin, qui sera construit de quatre assize de pierre dure du pays, il sera payé à la thoise quarrée de six piedz en quarré sur son espesseur de 4 p.<lb/>Le sieur Dorbay en demande 53 l.<lb/>Le sieur La Rue, 52 l.<lb/>Le sieur Hennequin, 65 l.<lb/>La fondation sera aussy payé à la thoise quarrée sur 5 p. ½ d’espesseur.<lb/>Le sieur Dorbay la faict pour 30 l.<lb/>Le sieur La Rue, 30 l.<lb/>Le sieur Hennequin, 40 l.<lb/>sans comprendre la fouille des terres.<lb/>Je leur ay dict de se trouver tous dimanche au matin chez monsieur Perault pour conclure ce marché.<lb/>J’ay dressé le conte du sieur Moyer que je luy ay mis entre les mains pour le terminer. Je le fus trouver hier, où je le fis demeurer d’accord des principaux articles, et luy ay fait apostiler de sa main sur led. conte en marge de chaque article, de sorte qu’en luy accordant presque le tout suivent ses apostils, il demeure redevable de 19705 l.<lb/>Les stucateurs acheveront demain la sculpture du dedans du vestibulle et acheveront mercredy les trois autres platfondz dud. vestibulle.<lb/>Je ne fais pas encores gratter la tour de l’horloge du costé de la terrasse du Roy comme monsieur Le Brun le demande, pour ce qu’il m’a dict qu’il falloit attendre que les peintres qui travaillent au portique et à la base de la colonne ayent achevé et couvert leur ouvrage.<lb/>Monsieur Le Brun promet que les peintres et doreurs auront entierement achevé le petit appartement du Roy la semaine prochaine.<lb/>Je feray demain achever de poser les deux contrecœurs de cuivre aux cheminées dud. appartement.<lb/>J’ay faict ce matin poser le thuyau au milieu du plancher de la petitte grotte dud. appartement. Le Roy l’a fait esprouver devant luy apres son lever.<lb/>Le mur de terrasse du boulingrin advance, il n’y a plus que six piedz de maçonnerie à eslever. Il y a 307 hommes qui y travaillent et quarent huict ouvriers à la terrasse du jardin du sieur Belier. Les quatre assizes de pierre sont presque eslevées dans la longueur dud. jardin.<lb/>Les paveurs ont commencé aujourd’huy de travailler à la continuation du pavé des escueryes. Il ne sont encores que trois paveurs.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 154, f. 167-168</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">15 juillet 1669</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le 15e juillet 1669<lb/>Je fus hier voir monsieur Le Vau, qui m’a promis qu’il viendra icy demain ou apres demain pour mettre les plans des terrasses du parc entre les mains de Monseigneur, pour y pouvoir travailler avec la diligence qu’il luy plaira d’ordonner. Il m’a promis de resoudre en mesme temps si, dans dans l’achevement du mur de terrasse du boulingrin, il se continuera une saillye ou cordon comme dans le commencement dud. mur fait cy devant par monsieur Villedo, d’autant que mond. sieur Le Vau a donné ordre que le mur que l’on faict, du costé du parc, d’allignement aud. mur de terrasse du boulingrin soit eslevé à la mesme hauteur que l’autre, sans cordon ny saillye.<lb/>J’ay aussy veu monsieur Perrault, à qui j’avois envoyé les offres qui ont esté faictz, mais comme ceux qui ont fait lesd. offres ne se sont pas tous trouvé à Paris, mond. sieur Perault n’a encores rien conclu, pour voir s’ils viendront encores au rabais. Je les ay adverty (aussy tost que j’ay esté arrivé) d’aller faire leurs derniers offres.<lb/>J’espere que dans quinze jours le mur de terrasse du boulingrin sera achevé.<lb/>Je metz le compte de monsieur Moyer en estat que Monseigneur puisse ordonner sur les articles auxquels il ne s’accorde pas.<lb/>Le mareschal de l’escurye ira aujourd’huy se loger à la forge du manege, et l’on mettra aujourd’huy 45 chevaux dans la nouvelle escurye dud. manege, qui advance fort.<lb/>Je faictz presentement eschaffauder les peintres qui doivent travailler au vestibulle entre les deux terrasses de Sa Majesté. Les stucateurs auront entierement achevé mercredy au soir.<lb/>L. Petit »</p>
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                <persname role="subject">Le Vau, Louis</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 284</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">janvier-juin 1670</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 15v] Aud. [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatre mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences à faire pour le bals et comedies que Sa Majesté a ordonné estre representés au chasteau de Saint Germain, cy : IIIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 23] Aud. Turlin, la somme de douze mil huict cens huit livres deux sols pour emploier au fait de sad. charge, mesmes pour avec IIIIm l. qu’il a ci devant receus faire XVIm VIIIc VIII l. II s. pour le parfait paiement des despences faites pour le grand balet qui a esté dansé devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain en Laie depuis le 26 febvrier jusques au 9 mars de la presente année 1670, cy : XIIm VIIIc VIII l. II s.<lb/>[…]<lb/>[f. 32] A lui [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de mil quatre vints douze livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer au sieur Vigarani, gentilhomme modenois, inventeur de machines de theatre et balets, à lui ordonnée pour la despence d’une gallerie qui a esté dressée à costé du theatre du vieux chasteau de Saint Germain, cy : M IIIIxx XII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 33v] Aud. Melique, la somme de dix mil livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes à compte des despences à faire pour la nourriture des comediens et autres gens d’augmentation qui ont servi au grand balet que Sa Majesté a ordonné estre dansé au chasteau de Saint Germain et autres despences, cy : Xm l.<lb/>A lui, la somme de dix mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer au sieur Vigarani pour son parfait paiement des despences du theatre, machines, decorations, charpente et eschaffaux qui ont esté faicts pour le grand balet qui a esté dansé devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain en Laie au mois de febvrier 1670, cy : Xm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 34v] A lui, la somme de quinze cens livres pour emploier au fait de sa charge, mesme icelle delivrer aux soubs maistres et chanoines de la chapelle du Roy, à eux ordonnée pour leur paiement du loyer de leur logement et autres frais extraordinaires faits pendant le sejour de Sa Majesté à Saint Germain en Laie pendant le quartier d’octobre 1669, cy : XVc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 37] A lui [François Chapelain, tresorier des offrandes et aumosnier du Roy], la somme de quatre cens cinquante trois livres dix sols pour le paiement des despences faites pour les pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin le jour des Roys 1670 en l’église parroissialle de Saint Germain en Laie, cy : IIIIc LIII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 286v] A me Antoine Le Menestrel, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de seize cens treize mil trois cens trente trois livres six sols huict deniers pour emploier au fait de sa [f. 287] charge, mesmes celle de XVIc m l. à la continuation de la despence à faire pour les bastimens du palais du Louvre et chasteaux de Saint Germain en Laye, Versailles, Fontainebleau et autres maisons royalles pendant lad. année 1670 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en ses conseils, surintendant et ordonnateur general des Bastimens, arts et manufactures de France, et XIIIm IIIc XXXIII l. VI s. XIII d. pour les taxations dud. Le Menestrel à raison de II d. pour livre, cy : XVIc XIIIm IIIc XXXIII l. VI s. VIII d.<lb/>Aud. Le Menestrel, la somme de quatre cens quatre vingt six mil trois cens livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement de la continuation des despences à faire pendant l’année 1670 pour les bastimens du palais du Louvre, chasteaux de Versailles, Saint Germain en Laye, Fontainebleau et autres maisons royalles, suivant les [f. 287v] ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, compris en lad. somme les taxations dud. Le Menestrel à raison de II d. pour livre, cy : IIIIc IIIIxx VIm IIIc l.<lb/>Aud. Le Menestrel, la somme de dix neuf cens mil trois cens soixante six livres treize sols quatre deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes pour avec XVIc XIIIm IIIc XXXIII l. VI s. VIII d. d’une part et IIIIc IIIIxx VIm IIIc l. d’autre dont a esté fait fonds en ses mains pour l’effect cy apres faire la somme de IIII millions de livres pour la continuation des despences à faire pendant l’année 1670 pour les bastimens du palais du Louvre, chasteaux de Saint Germain, Versailles, Fontainebleau et autres maisons royalles suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, compris les taxations dudit Le Menestrel à raison de II d. pour livre, cy : XIXc m IIIc LXVI l. XIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 294v] Aud. Le Menestrel, la somme de cinq mil deux cens vingt livres deux sols dix deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir à Besnard, peintre, IIm VIIIc l. pour son paiement de deux tableaux en mignature à raison de XIIIIc l. piece, à Ecment, autre peintre, VIc l. aussi pour deux tableaux en mignature à IIIc l. piece, à Merlin, orfevre, XIIc LXXII l. pour 7 bordures de tableaux garnies d’argent et autres menues fournitures, et à La Baronniere, peintre, Vc V l. pour la peinture et fourniture par lui faicte de six piedsdestaux et en avoir argenté 14 autres pour la gallerie du chasteau neuf de Saint Germain où Sa Majesté a donné audience à l’envoyé turc, le tout suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XLIII l. II s. X d. pour les taxations dud. Le Menestrel, cy : Vm IIc XX l. II s. X d.<lb/>[…]<lb/>[f. 336] Aux religieux du couvent des recolets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres, de laquelle somme Sa Majesté leur a fait don, cy : IIIc l.<lb/>A eux, pareille somme de trois cens livres à eux accordée par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 337] Aux religieux augustins du couvent des Loges pres Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres dont Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 421] Aux huissiers de la chambre du Roy, pareille somme de cent cinquante livres pour avoir porté les masses devant Sa Majesté à la procession qui a esté faicte au chasteau de Saint Germain en Laie le dimanche des Rameaux 1670, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 441] Aud. [capitaine Fournier, exempt de la grande prevosté de l’Hostel et grande prevosté de France], la somme de cent cinquante livres pour avoir vacqué [f. 441v] avec deux gardes le long des rivieres de Seine et Oyse pendant le mois de novembre 1669 à faire charger des batteaux de foin et avoine et iceux faire descendre et monter au port du Pecq pour la subsistance de la cour et suite de Sa Majesté, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 442] Aud. Fournier, la somme de trois cens livres pour avoir vacqué pendant 15 jours du quartier de janvier 1670 avec deux gardes le long des rivieres de Seine, Oise et Marnes pour faire charger sur des bateaux du bois, foin, avoine et autres denrées et les faire conduire sur le port du Pecq pour la subsistance de la cour et suite de Sa Majesté, cy : IIIc l. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 285</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1670</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 33v] A me Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, aussi tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de dix neuf mil sept cens soixante seize livres deux sols pour, avec XVIm l. qu’il a ci devant receus, faire celle de XXXVm VIIc LXXVI l. II s. pour le parfait paiement de la despence faicte en lad. argenterie pour le balet qui a esté dansé devant Sa Majesté au vieux chasteau de Saint Germain en Laie au mois de febvrier 1670 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre du Roy, cy : XIXm VIIc LXXVI l. II s.<lb/>[…]<lb/>[f. 39] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de neuf cens vingt quatre livres pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Edme vieille, voiturier par terre, pour son paiement du louage de 80 journées de charettes à trois chevaux, à raison de IX l. pour chacune, et de 34 journées de charettes à deux chevaux, à raison de VI l. pour chacune, pour porter et raporter des meubles de Paris es chasteaux de Saint Germain à Versailles et de Versailles à Saint Germain depuis le premier juillet jusques et compris le XIIIe septembre 1670, le tout par ordre et pour le service du Troy, cy : IXc XXIIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 40v] Aud. Melique, la somme de quinze mil deux cens cinquante deux livres dix sols pour, avec XVIm l. qu’il a ci devant receus, faire celle de XXXIm IIc LII l. X s. pour le parfait paiement des despences faictes aux Menus de la chambre du Roy pour le balet qui a esté dansé devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain en Laie au mois de febvrier 1670 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre, cy : XVm IIc LII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 183] Aud. [Antoine Le Menestrel, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de mil huit livres six sols huit deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer M l. aux peres recolets de Saint Germain en Laie, de laquelle somme Sa Majesté leur a fait don pour leur donner moien d’acroistre leur eglise, et ce outre IIIm l. que Sa Majesté leur a desjà accordé pour le mesme effect suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations à II d. pour livre, cy : MVIII l. VI s. VIII d.<lb/>[f. 183v] Aud. Le Menestrel, la somme de mil huit livres six sols huit deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer M l. ausdits religieux recolets de Saint Germain en Laie pour emploier au paiement des despens à faire pour l’agrandissement de leur eglise suivant les ordonnances dud. sieur Colbert, et VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations à II d. pour livre, cy : MVIII l. VI s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 265] Au nommé Soulegre, consierge du vieux chasteau de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres à lui acordée par gratification en consideration de la modicité de ses gages pour l’entretenement de l’horloge dud. chasteau, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 275] Aud. [capitaine Prevost, exempt des gardes de la prevosté de l’Hostel et grande prevosté de France], la somme de douze cens livres pour avoir vaqué pendant deux mois, avec deux gardes, pour arrester tous les mandians et vagabons qui estoient à Saint Germain en Laie ou sur les grands chemins des environs et les avoir conduits à l’hospital general de la ville de Paris, cy : XIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 25] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de treize cens soixante trois livres neuf sols pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres pour leur paiement des marchandises par eux fournies pour le service du Roy, scavoir à Gresle, marchand, IIIc XL l. IX s. pour 30 toufes de rubans de soie, or et argent à XV l. la 12aine, 6 douzaines de petits rubans d’argent à L s. la douzaine, 6 douzaines de ruban large de soie à V l. la douzaine, deux 12aines 4 aunes de rubans à III l. la douzaine, et autres menues fournitures, à Golle, ebeniste, IIIc XXX l. pour 2 pulpitres d’ebene et une grande armoire de bois [f. 25v] d’Allemagne pour monseigneur le Dauphin, à Labouret, orfevre, CLVIII l. pour V petits pots et bouquets d’argent pesans 4 marcs V gros y compris la façon desd. pots, à Lemire, IIIIxx V l. pour fournir de fil d’or et d’argent pour attacher les filigrannes de le petite chambre du Roy au chasteau de Saint Germain, et à Pezart, marchand clincaillier, IIIIc L l. pour 8 grilles de feu, 24 chandeliers de cuivre et 51 garnitures de feu composées de pelles et pincettes, le tout pour le service du Roy : XIIIc LXIII l. IX s.<lb/>[...]<lb/>[f. 160] A me Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy, [f. 160v] la somme de qauatre millions huit cens quarente quatre mil cinq cens livres pour emploier au fait de sa charge, scavoir […] [f. 161v] IIIc XVm l. pour la continuation des murs de la grande terrasse de Saint Germain et ports de terres, balcons à faire autour du chasteau, jardinage et reparations, IIc m l. pour l’achevement de l’aqueduc des eaues de Marly et conduite desd. eaues jusques au chasteau de Saint Germain […], le tout suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en tous ses conseils, controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Bastimens, arts et manufactures de France, compris en lad. premiere somme les taxations dud. Le Besgue à raison de II d. pour livre, cy : IIII millions VIIIc XLIIIIm Vc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 187v] Aux religieux recolets du couvent de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres, de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>Ausd. religieux du couvent des recolets de Saint Germain en Laie, trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a encores fait donc par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 188] Aux augustins deschaussez du couvent des Loges pres Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres dont Sa Majesté leur a fait don par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 257] Au directeir de l’hospital de la charité de Saint Germain en Laye, la somme de cent cinquante livres ordonnée estre [f. 257v] mise en ses mains pour la subsistance et entretenement pendant la presente année 1671 d’une troisieme fille augmentée par ordre de Sa Majesté pour servir les pauvres malades dud. hospital, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 303] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Estienne Jehannot, sieur de Bartillat, conseiller ez conseils de Sa Majesté et garde de son tresor royal de paier et delivrer comptant ou assigner par ses quittances durant le quartier de juillet, aoust et septembre de la presente année mil six cens soixante unze aux personnes selon et ainsy qu’il ensuit<lb/>[…]<lb/>[f. 319v] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de douze cens cinquante six livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle dellivrer à Blavette, maistre des coches d’Orleans, pour son paiement de XIX journées de carrosses à six chevaux qu’il a fournis tant pour mener les femmes de chambre de monseigneur duc d’Anjou et de Madame et les comediens espagnols à Saint Germain en Laye que pour avoir mené à Diepe et ramené trois filles de la Reyne, à raison de XXX l. par jour, y compris VIc IIIIxx VI l. pour avoir ramené le sieur Mugos, chirurgien de lad. dame Reyne et deux Espagnols de la frontiere [f. 320] d’Espagne en la ville de Paris, les avoir nourry et voituré leur bagage, cy : XIIc LVI l.<lb/>Aud. Melique, la somme de deux cens vingt sept livres dix sols pour emploier au faict de sa charge, mesmes icelle delivrer à Pierre Couturier dit Montargis pour avoir sejourné à Saint Germain en Laye pendant les mois d’avril, may et juin de la presente année 1671, faisant 91 jours, et avoir vacqué tant à gouverner la machine de la petite armée d’argent de monseigneur le Dauphin qu’à nettoyer les fusils et autres armes à les tenir en estat, à raison de L s. par jour, cy : IIc XXVI l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 393v] A me Louis Lecosquino, garde general des meubles de la Couronne, la somme de quatre mil huict cens cinquante trois livres quatre sols pour le paiement des despences que Sa Majesté a ordonné estre faictes dans led. garde meuble pendant les six premiers mois de la presente année 1671, scavoir IXc l. pour les gages de nourriture de trois garçons, VIIc L l. pour trois portefaix, IIc L l. pour un portefaix extraordinaire qui a incessamment travaillé aud. garde meuble pendant led. [f. 394] temps, et IIm IXc LIII l. pour journées de tapissiers, porteurs, ouvriers et autres menues despences faictes pour ports et raports de meubles tant lors du deslogement de Sa Majesté du pallais des Tuilleries, repetitions et representations du grand ballet, logement de la cours Saint Germain, procession de la feste Dieu que pendant le voiage que Sa Majesté a fait en Flandres et generallement pour toutes despences dud. garde meuble pendant lesd. six premiers mois, cy : IIIIm VIIIc LIII l. IIII s. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>« [f. 27] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de dix mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour [f. 27v] emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences à faire pour le balet que Sa Majesté veut faire danser devant Elle au chasteau de Saint Germain en Laue au mois de novembre 1671, cy : Xm l.<lb/>Aud. Olivier, la somme de vingt mil livres pour, avec Xm l. qu’il a ci devant receus, faire XXXm l. que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sad. charge, mesmes à compte des despences faites pour le balet que Sa Majesté a fait danser devant Elle au chasteau de Saint Germain en Laye, cy : XXm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 33] A lui, la somme de treize cens trente deux livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer, scavoir XIIc LX l. aux 24 violons du Roy pour avoir esté 35 jours à Saint Germain en Laie pour servir au balet des balets que Sa Majesté a fait danser [f. 33v] devant Elle à raison de XXX s. par jour à chacun, et LXXII l. à Dumanoir, repetiteur, qui fait le 25e violon, pour y avoir esté 48 jours, à raison de XXX s. par jour, cy : XIIIc XXXII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 34] Aud. Melique, la somme de deux mil trois cens trois livres pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à Blavette, maistre des coches d’Orleans, VIIIc XXX l. pour le louage de cinq journées de carrosses à 6 chevaux qu’il a fournis pour mener trois fois les femmes de chambre de Madame du chasteau de Saint Germain en Laye en celuy de Versailles et les avoir ramenées deux fois de Versailles à Saint Germain depuis le 29 juillet jusque [f. 34v] au 7 novembre 1671 à XXX l. par jour et le louage d’un carosse à 4 chevaux depuis le 28 septembre jusqu’au 31e octobre 1671, faisant en tout 34 jours à raison de XX l. par jour pour avoir mené la damoiselle du Ludre, l’une des filles de la Reine, à Sainte Reyne et l’aboir ramenée, le tout par ordre du Roy […] [f. 35], cy : IIm IIIc III l.<lb/>[…]<lb/>[f. 37] A [Pierre Bourlon, tresorier des Venneries et fauconneries du Roy], la somme de trois mil six cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur comte du Lude, capitaine du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir XVIIIc l. pour les gages et entretenement d’un faisandier que Sa Majesté a ordonné estre estably dans la [f. 37] maison du Val du parc dud. chasteau et pareille somme de XVIIIc l. aussi pour les gages et entretenement de quatre renardiers et deux valets de limiers pour le loup que Sa Majesté a ordonné estre pareillement establis dans lad. capitainerie à raison de IIIc l. chacun pendant lad. année 1671, cy : IIIm VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 182] A [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de mil huit livres six sols huit deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer M l. aux religieux recolets de Saint Germain en Laye pour leur donner moien de continuer le bastiment de leur eglise, et VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. Le Begue, cy : MVIII l. VI s. VIII d. »</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 38v] A la dame duchesse de Schomberg, la somme de quinze cens livres que Sa Majesté luy a ordonnée pour son desdommagement du passage des officiers de sa cour et suite sur le pont de Neully pendant le sejour que Sa Majesté fait en son chasteau de Saint Germain en Laye pendant l’année 1671, cy : XVc l.<lb/>Au sieur Portail, conseiller au parlement de Paris, la somme de mil livres que Sa Majesé luy a ordonnée pour son desdomagement du passage des officiers de sa cour et suite sur le pont de Chatou pendant le sejour qu’Elle a fait à Saint Germain en Laye lad. année 1671, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 159v] Aud. [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de dix neuf cens cinquante six livres trois sols quatre deniers pour employer au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer aux cy apres desnommez celle de XIXc XL l. à eux ordonnée pour leur paiement du prix et non jouissance des terres et heritages scizes à Carriere soubs le Bois dont ils estoient proprietaires, acquises au profit de Sa Majesté pour servir à la grande terrasse qu’Elle a fait construire depuis le chasteau de Saint Germain en Laye le long du parc jusques audit lieu de Carriere, scavoir XIIIc IIIIxx l. à Jaques Dufour, vigneron aud. Cariere, pour un arpent de vigne en une piece acquis au profit du Roy par contract du troisiesme juin 1672, et Vc LX l. à [f. 160] Charles Fanis, garde de la forest dud. Saint Germain en Laye, au nom et comme procureur de Charles de Launay, dud. lieu, pour 76 perches d’heritages en quatre pieces par contract du 24 may 1672, suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XVI l. III s. IIII d. pour les taxations dud. tresorier à raison à raison de II d. pour livre, cy : XIXc LVI l. III s. IIII d. »</p>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 289</unitid>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 30v] A lui [Pierre Olivier, seigneur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de dix mil livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes à compte des despences du balet des balets que Sa Majesté a fait danser devant Elle au chasteau de Saint Germain en Laye, cy : Xm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 31] A luy, la somme de deux mil neuf cens quatre vingts treize livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à Claude Legrand, menuisier, IIc IIIIxx XVI l. pour un billart tout garni, mesmes d’une couverture de peau par-dessus, qu’il a fourny pour monseigneur le Dauphin, à Golle, ebeniste, XVIIIc l. pour un bureau de marqueterie garny de plusieurs tiroirs qu’il a fourny pour le service du Roy, à Dupré, doreur, IIIIc l. pour avoir doré d’or bruny six fauteuils, un lit de repos, une table, six bordures de tableaux et autres menues fournitures et ouvrages [f. 31v] de menuiserie pour le service du Roy, et à Lemire, orfevre, IIIIc XL l. tant pour avoir racommodé un grand miroir de filigranne et l’avoir mis en estat de servir que pour avoir blanchi et racomodé 39 pieces d’argenterie qui servent dans les appartemens du Roy et de la Reyne à Saint Germain en Laye, cy IIm IXc IIIIxx XIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 34] A lui [Nicolas Melique, tresorier des Menus plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de quinze cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à lad. troupe des comediens du palais Royal à eux ordonée par gratification à cause du sejour qu’ils ont fait à Saint Germain en Laye pendant le carnaval de la presente année 1672, cy : XVc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 36v] Aud. Melique, la somme de sept cens soixante cinq livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer scavoir celle de VIIc XX l. aux 24 violons du Roy pour avoir esté 20 jours à Saint Germain en Laye pour servir au balet des balets que Sa Majesté a fait danser devant Elle à raison de XXX s. par jour pour chacun et XLV l. à Dumanoir, repetiteur, qui fait le 25e violon, pour avoir vaqué pendant 30 jours aux repetitions scavoir dix jours à Paris et 20 jours à Saint Germain en Laye, cy : VIIc LXXV l.<lb/>[…]<lb/>[f. 41] Aud. [François Chapelain, tresorier des offrandes et aumosnes du Roy], la smme de cinq cens soixante dix livres trois sols pour le paiement de la despence faite pour les pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin en l’eglise parroissialle de Saint Germain en Laye le premier may 1672, cy : Vc LXX l. III s.<lb/>[…]<lb/>[f. 48v] Aud. [François Duvau, tresorier general de la maison de la Reine], la somme de mil quatre vingts dix sept livres deux sols pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Antoine Ravet, maistre de l’hostellerie de l’image Sainte Catherine de Saint Germain en Laie, pour son paiement du louage de six chambres, 14 lits et une escurie à six chevaux qu’il a fournis pour les escuries de lad. dame Reine pendant 207 jours à diverses fois à raison de V s. par jour pour chacune desd. chambres, V s. pour chacun desd. lits et I s. pour l’atache de chaque cheval, le tout pendant l’année 1671, cy : M IIIIxx XVII l. II s.<lb/>[…]<lb/>[f. 223] Aud. [François Sebastien Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de trente six mil deux cens dix neuf livres dix sept sols trois deniers pour employer au fait de sa charge, mesmes d’icelle delivrer XXXVm IXc XX l. X s. VI d. à la dame duchesse de Verneuil pour son paiement d’une maison qu’elle a vendue à Sa Majesté appellée la Religion scituée à Saint Germain en Laye, rue [f. 223v] de Pontoise, tant pour le prix de l’acquisition par elle faite que pour les augmentations et reparations qu’elle y a fait faire depuis lad. acquisition, et IIc IIIIxx XIX l. VI s. IX d. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : XXXVIm IIc XIX l. XVII s. III d.<lb/>Aud. Delaplanche, la somme de neuf cens soixante quatre livres deux deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes d’icelle delivrer IXc LVI l. X s. IX d. au sieur de Pomponne, conseiller du Roy en ses conseils, secretaire d’Estat et des commandements de Sa Majesté, pour son remboursement de pareille somme qu’il a emploiée pour les reparations qu’il a esté obligé de faire à son appartement de la cour des cuisines du chasteau de Saint Germain en Laye, et VII l. XIX s. V d. pour les frais et taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : IXc LXIIII l. II d.<lb/>[f. 224] Aud. Delaplanche, la somme de cinq mil huit cens soixante dix sept livres quinze sols pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle delivrer Vm VIIIc XXIX l. III s. V d. aux particuliers cy apres nommez pour le paiement du prix et non jouissance des terres et vignes dont ils estoient proprietaires, acqises au profit de Sa Majesté à cause de la grande terrasse du parc de Saint Germain en Laye, scavoir à la veuve de feu Jean Hequet celle de VIc IIIIxx III l. VII s. pour le prix principal à elle appartenant, à Jean François Hequet, VIIIc XXXIII l. XVII s. VI d. pour 74 perches ½, à Jean Lefebvre VIc XXII l. pour 60 perches ½, à Charles Laisné, CLXXII l. X s. pour un quartier, à René Bailly, IIc IIIIxx I l. XV s. pour 24 perches ½, à Claude Le Gresle, IIIc LX l. VI s. pour 32 perches ¾, à Marin Rafron CLV l. XVI s. V d. pour 16 perches ¾, à [f. 224v] la veuve Denis Heurtier CIII l. X s. pour 10 perches, à Claude Mercier LXII l. II s. pour 6 perches, à Henri Gentil IIIIxx XV l. XIIII s. IX d. pour neuf perches ¼, à Noel Pintret XLIII l. II s. VI d. pour 4 perches demy tiers, à Gilles Pequet CLVII l. XI s. pour 17 perches, à Jean Olivier IIIc XXVIII l. VI s. VI d. pour 29 perches, à Pierre Heurtier Vc XXI l. VI s. V d. pour 48 perches, à Jean Delalande IIc LI l. XI s. III d. pour 23 perches ½, à la veuve Beaufranc LXX l. III s. pour six perches et demie, à Denis Fournier CLVIII l. XIII s. pour 17 perches ¼, à Claude Jolly XXIIII l. III s. pour trois perches ½, à Charles Mercier IIc LXXII l. XIIII s. VIII d. pour 29 perches, à Jacques Michée IIc XXXIII l. IX s. pour 26 perches, à Jean Heurtier pour six perches ½ LXV l. XIX s. IIII d., à la veuve François Richer CLXXV l. XIX s. pour 17 perches, et à Charles Soret CLV l. V s. pour 15 perches, le tout [f. 25] suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert et XLVIII l. XI s. VI d. pour les taxations dud. tresorier à II d. pour livre, cy : Vm VIIIc LXXVII l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 225v] Aud. Delaplanche, la somme de seize mil quatre cens soixante seize livres treize sols sept deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes XVIm IIIc XL l. X s. II d. aux particuliers cy apres denommez pour leur paiement du prix des prez, vignes, terres et heritages dont ils estoient proprietaires, acquis au profit [f. 226] de Sa Majesté pour servir à la construction de la terrasse au long du parc dud. chasteau de Saint Germain en Laie, scavoir à Jean Delinet IIc IIIIxx XIII l. XV s. pour 25 perches ½ de terre, à Jean Guerard IIc LXXVI l. pour 23 perches de vigne, à Estienne Thomas CLI l. XVI s. pour 21 perches ½, à Charles Fanis, IIc XV l. VII s. III d. pour 20 perches ¼, aux heritiers Nicolas Delagarde CLIII l. III s. VI d. pour 14 perches demy quart, à Estienne Delagarde XIIIc XL l. XIII s. pour 95 perches un quart, à Martin Baron VIxx l. VI s. III d. pour 11 perches ½ demy quart, à Michel Pierre C IIIIxx VIII l. pour 18 perches de terre, aud. Michel Pierre IIc IIIIxx XIII l. V s. pour 25 perches ½, à Jean Dubreilh IIc XXXII l. XI s. IX d. pour 20 perches, à Piere Harouard CXV l. pour demy quartier, à Samson Beaufranc IXc IIIIxx XIIII s. VI d. pour un arpent 23 perches ½, à la veuve Nicolas Belsure IIIIc XLV l. XVIII s. I d. [f. 226v] pour 47 perches, à Vincent Le Greslé CLXXV l. XIX s. pour 17 perches, à Jean Hecquet VIxx l. III s. VI d. pour 11 perches et demie, à Jean Raffron le jeune IIc XVIII l. X s. pour 22 perches, à Nicolas Lamoureux VIc II l. pour 47 perches 1/3, à Jullien Harouard LXXIIII l. VII s. IIII d. pour 7 perches 1/6, à Jean Rousseau IIc LV l. III s. VI d. pour 27 perches ½, à Jean Thomin IIc IIIIxx VIII l. V s. IIII d. pour 31 perches 1/3, à Pierre Bailly VIIc XLV l. XII s. X d. pour 70 perches, à Jean Grandhomme CLX l. VIII s. VI d. pour 20 perches ¾, à la veuve Claude Salle LIX l. XVI s. pour six perches ½, à Jacques Audesseau CXIII l. XVII s. pour 11 perches, à Marie Bailly CXLIII l. XV s. pour un quart de pré, aux heritiers de Jacques Prieur LXXII l. IX s. pour 7 perches, à Claude Sallé IIIc LXII l. V s. pour 45 perches, à François Lejeune CLXV l. pour 15 perches ¾, à la veuve Dimanche Montaudouin CLVI l. X s. VI d. pour 15 perches demy quart, [f. 227] à Nicolas et Vincent Jourdain IIIIxx XII l. pour 10 perches, à Jean Rafron IIc III l. pour 21 perches, à Nicolas Dubois CXLIII l. XV s. pour 18 perches ¾, à Philipes Rafron VIc IX L. IIII s. III d. pour 64 perches ½, à la veuve Germain Guiot CXLIII l. XV s. pour demy quartier, à François Burez CXXXVIII l. pour 20 perches, à Guillaume Thomin C IIIIxx VII l. pour 16 perches 2/3, à Pierre Lejeune CXLVII l. IIII s. pour 16 perches, à Matthieu Mercier LXIIII l. VIII s. pour 7 perches, à la veuve Antoine Delarue IIc XXIIII l. XVI s. VI d. pour 25 perches ½ de terre, à François Dubret LXXI l. III s. VI d. pour 7 perches moins demy quart, à Charles Delarue CXI l. IIII s. pour 11 perches de terre, à Nicolas Lamoureux LVI l. VII s. pour 7 perches, à la veuve François Lanson CXV l. pour 10 perches, à la veuve Sébastien Pierre VIc III l. XV s. pour 70 perches ½, à Jullien Hors C l. XIII s. pour demy quartier [f. 227v] de terre, à Estienne Grivet CXIX l. I s. pour 11 perches ½, à Claude Fremin XXXI l. I s. pour quatre perches ½, à la veuve Vincent Deguigni IIIc IIIIxx XIX l. pour demy arpent, à Jacques Marchans CLXXIIII l. pour 25 perches, à la veuve Claude Gombaut XVIIIc XXX l. pour trois arpens, à Estienne Davole IIm LVI l. pour deux arpens 66 perches ¼, à Louis de Lasseré C IIIIxx XVI l. X s. pour 22 perches de terre, et CXXXVI l. III s. V d. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : XVIc IIIIc LXXVI l. XIII s. VII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 278] Aux religieux recolets de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres dont Sa Majesté leur a fait don, cy : IIIc l.<lb/>Ausd. recolets de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres en don, cy : IIIc l.<lb/>[f. 276] A une troisieme fille d’augmentation pour servir les malades de l’hospital Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres en don, cy : CL l.<lb/>[f. 276v] Aux petits peres augustins des Loges de la forest Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres en don, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 357] Mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année derniere mil VIc soixante douze<lb/>[…]<lb/>[f. 376v] A lui [René Bourlon, tresorier general des venneries et fauconneries du Roy], la somme de trois mil six cens livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer au sieur comte du Lude, gouverneur et capitaine des chasses du chasteau de Saint Germain en Laie, scavoir XVIIIc l. pour l’entretenement d’un faisandier au Val du parc dud. chasteau et XVIIIc l. pour l’entretenement [f. 377] de quatre renardiers et 2 valets de limiers pour le loup, cy : IIIm VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 442] A luy [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de sept mil sept cens soixante quatre livres trois sols quatre deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes celle de VIIm VIIc l. au paiement des despences à faire pour le restablissement du jardin du boulingrin, reparation et entretien du buis du grand parterre du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir IIIm IIIc l. pour le treillage de fer, IIIIc L l. pour les seuils de pierre et pour poser le fer des portiques, XIXc l. pour le treillage d’eschalats, VIIIc l. pour les rigolles à faire et à remplir en plantant les cypres, restablir les allées avec les coupes et sable de riviere, XIIc l. pour le restablissement et entretien du buis dud. grand parterre, le tout suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et LXIIII l. III s. IIII d. pour les taxations, cy : VIIm VIIc LXIIII l. III s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 486] A Soulaigre, concierge du chasteau de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté lui a fait donc, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 497] Au directeur de l’hospital de la charité de Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres que Sa Majesté a ordonné estre mise en ses mains pour la subsistance et entretenement pendant l’année 1672 d’une troisieme [f. 497v] fille augmentée aud. hospital pour servir les pauvres malades ainsi qu’il est acoutumé, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 542] A me Louis Le Cosquino, garde general des meubles de la Couronne, la somme de trois mil huit cens soixante huit livres trois sols pour le paiement de la despence que Sa Majesté a ordonné estre faicte dans led. garde meuble pendant les six premiers mois de lad. année 1672, [f. 542v] scavoir IXc l. pour les gages et nourriture de trois garçons, VIIc L l. pour trois portefaix, IIc L l. pour un portefaix extraordinaire qui a incessamment travaillé aud. garde meuble pendant led. temps, et XIXc LXVIII l. III s. pour diverses menues despences faites pour ports et raports de meubles dans les maisons roialles de Saint Germain et Versailles, logement de l’ambassadeur d’Espagne, ouvrages de serrurie faits pour led. garde meuble depuis le 26 aoust 1671 jusques au mois de juin 1672, journées de tapissiers et porteurs extraordinaires qui ont travaillé pour les deux festes Dieu tant à Paris qu’audit Saint Germain, et generalement pour toutes les despences dud. garde meuble pendant lesd. six premiers mois, cy : IIIm VIIIc LXVIII l. III s. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <p>« [f. 16] A lui [Pierre Turlin, tresorier de l’Argenterie du Roy], la somme de dix huict cens livres dix sols pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à la dame Demouy VIIc LXII l. pour son paiement d’une tapisserie de verdure de Flandres en six pieces contenant 20 aunes de cours sur 2 aunes ¾ de haut pour servir dans la salle du premier maistre d’hostel de la Reyne, à Gascart, maistre paumier, IIIc l. pour son paiement d’un billart, à Legrand, menuisier, IIIc l. pour un autre billart, ensemble pour l’avoir [f. 16v]  garny et en avoir acommodé un autre à Saint Germain, et à Laballe, marchand drapier, IIIc IIIIxx VIII l. X s. tant pour le drap fourny pour couvrir lesd. billars que pour autre drap et serge de Londres pour faire des rideaux et garnir des portes, le tout fourny et livré pour le service du Roy, cy : XVIIIc l. X s.<lb/>Aud. Turlin, la somme de mil livres pour delivrer à Laroue, miroitier, pour dix plaques à miroir des deux costez et à quatre bobesches avec ornemens de cuivre doré qu’il a fournis par ordre et pour le service du Roy pour servir à esclairer le billart du chasteau de Saint Germain, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 17] A lui [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de cinq mil trois cens cinquante cinq livres VII sol neuf deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres, scavoir à Marcadé, orfevre, XIIIIc IIII l. XIIII s. pour son paiement d’un calice, une patene et deux burettes d’argent pour servir à la chapelle de Triannon, pesant [f. 17v] le tout ensemble 4 marcs 3 onces 6 gros à raison de XL l. le marc, un miroir d’argent pesant 15 marcs à XLVII l. V s. le marc, et Vc XVIII l. X s. tant pour le blanchissage et racommodage de 51 pieces d’argenterie du chasteau de Versailles que pour les journées de lui et de ses garçons qui y ont travaillé, à Ballin, aussi orfevre, IIc XIIII l. pour deux encriers et deux poudriers d’argent pesant cinq marcs à raison de XLII l. XVI s. le marc, à Levasseur, marchand passementier, XVc XIII l. VII s. IX d. pour 336 onces 3 gros ½ de frange, frangeon, molet, houpes et glands d’or et d’argent à IIII l. X s. l’once pour garnir un meuble du cabinet du chasteau de Saint Germain, à Petit, tapissier, IIIIc LXXIX l. pour avoir racommodé plusieurs meubles de Versailles, refait 54 matelas où il a fourny la laine, bourrelanisse et laveton, compris CXIII l. pour 38 journées de deux garçons qui ont travaillé pendant led. temps aud. chasteau à raison de III l. par jour, à Henri, tapissier, IIc IIIIxx X l. pour ses fournitures [f. 18] et façons d’un meuble de cabinet de damas vert pour le chasteau de Saint Germain, à Pezart, clincailler, VIc XXI l., sçavoir CXXX l. pour 13 feux composez de pelles, pincettes et tenailles à X l. la piece, IIc LXX l. pour 12 grilles à XXII l. XII s. la piece, XLV l. pour 9 bras de cuivre doré, et CLXXVI l. pour avoir racomodé plusieurs ustancilles, à Blancherie, peintre, IIIc XXX l. pour un tableau d’une Vierge en mignature, et à Montarsy, orfevre, Vc III l. pour fournitures et façon d’une croix de diamans une espée et d’une canne, le tout fait et fourny par l’ordre et pour le service du Roy, cy : Vm IIIc LV l. I s. IX d.<lb/>[…]<lb/>[f. 18v] Aud. Olivier, la somme de dix mil sept cens dix neuf livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes [f. 19] icelle delivrer à Lobel, tapissier, pour son paiement d’un meuble peint de diverses crotesques façon de la Chine sur un fond blanc avec une lame d’argent composé d’une tapisserie de 13 aunes ½ de tour sur 3 aunes ½ de haut, un lit d’ange garni de campane et de dentelle de point d’Espagne, deux fauteuils, dix sieges plians, une table et deux gueridons, le tout d’un dessein extraordinaire, peint, doré et enrichi de sculpture, compris IIc XIX l. pour plusieurs menues despences par lui fournies pour le service du Roy, cy : Xm VIIc XIX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 25] Aud. [Nicolas Melique, tresorier general des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de treize cens quatre vingts six livres pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Vieille, voiturier par terre, pour son paiement de 154 journées de charettes à 3 chevaux tant pour porter et raporter des meubles de Paris es chasteaux de Saint Germain et Versailles depuis le 7e octobre jusques au dernier decembre 1672 que pour avoir porté et raporté des meubles au chasteau de Compiegne à raison de IX l. par jour, le tout par l’ordre et pour le service du Roy, cy : XIIIc IIIIxx VI l.<lb/>[…]<lb/>[f. 104] A luy [Antoine Lemenestrel, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de six cens mil livres que Sa Majesté lui a ordonnée pour emploier au fait de sadite [f. 104v] charge, mesmes au paiement des gages des officiers des bastimens des maisons royalles du Louvre, les Tuilleries, Saint Germain en Laye, Versailles, Vincennes, Monceaux et Fontainebleau, ensemble des entretenemens desd. bastimens, et à quelques menues ouvrages à faire dans les parcs de Versailles, le tout pendant la presente année 1673 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en tous ses conseils, surintendant et ordonnateur general des Bastimens, arts et manufactures de France, et compris en lad. somme les frais et taxations dud. Lemenestrel à raison de II d. pour livre, cy : VIc m l.<lb/>[…]<lb/>[f. 107] Aud. [Sebastien François Delapanche, aussi tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de huict cens quatre livres treize sols pour emploier au faict de sadite charge, mesmes d’icelle delivrer à Soulaigre, concierge du vieil chasteau de Saint Germain en Laye VIIc IIIIxx XVIII l. pour son paiement des despences par lui faites pour le netoyement dud. chasteau pendant les six derniers mois de l’année 1673 et VI l. XIII s. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : VIIIc IIII l. XIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 193] Aux recolets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres en don et aumosne, cy : IIIc l.<lb/>Ausd. recolets de Saint Germain en Lie, pareille somme de trois cens livres en don et aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 193v] Aux petits peres augustins des Loges de la forest de Saint Germain en Laie, la somme de trois cens livres en don et aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 267] Aud. [capitaine Prevost, aussi exempt de lad. prevosté de l’Hostel], la somme de soixante dix livres pour avoir conduit de Saint Germain en Laye unze pauvres à [f. 267v] l’hospital general de la ville de Paris dans une charrette qu’il a fournie pendant le mois de decembre 1672, cy : LXX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 277v] Au sieur Cuvyer, commis à l’exercice [f. 278] de la charge de maistre particulier des Eaues et forests de la maistrise de Saint Germain en Laye, la somme de deux cens vingt trois livres à lui accordée pour son remboursement de pareille somme qu’il a donnée, scavoir celle de LXXIII l. à 12 suisses qui ont gardé la forest de Laie pendant le mois de janvier 1666 et celle de CL l. pour le paiement de 8 mousquets qui ont esté donnez à quatre gardes de lad. forest de Laie pour veiller à sa conservation, cy : IIc XXIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 278v] A la trouppe des comediens du Marais de la ville de Paris, la somme de mil livres à eux ordonnée pour avoir esté de Saint Germain en Laie representer devant Elle les comedies de Pulcherie et de l’Ambigu comique, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 324] Mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année derniere mil six cens soixante treize<lb/>[…]<lb/>[f. 349] Aud. Turlin, la somme de six sept cens quatre vingt trois livres pour employer au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer à Gole, ebeniste, pour son paiement d’un bureau de bois d’Allemagne à compartimens d’ebene avec bases, chapiteaux et autres ornemens de cuivre doré qu’il a livré pour le service du Roy, deux cabinets de marqueterie de cedre et d’ebene pour mettre des medailles et pour avoir racommodé plusieurs des tables et cabinets de Sa Majesté tant à Paris qu’ez chaseaux de Saint Germain et Versailles, le tout par l’ordre de Sa Majesté, cy : XVIIc IIIIxx III l. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la répartition de plantes entre les demeures royales</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 163, f. 388-388v</unitid>
                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">11 mars 1673</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« A Paris, ce XI mars 1673<lb/>Je trouvay hier le chemin dans l’avenue de Versailles, à l’endroit où le pavé finit, tellement rompu que j’ay donné ordre au sieur Aubry d’aller sur le champ faire remplir deux ou trois trous, où les coches et les carrosses demeuront embourbés, avec du moislon qui est là, proche, et je luy ay dit de ne laisser pas d’y travailler demain, quoy qu’il soit dimanche, ce travail estant d’une necessité absolue et de nature à pouvoir y travailler le dimanche, parce qu’il s’agit de retirer du bourbier des chevaux qui n’en peuvent sortir.<lb/>Je n’ay pu faire avec monsieur Ballon la distribution des oignons de tubereuses qui sont venues de la part de monsieur Arnoul, parce qu’il est allé à Saint Germain. J’en ay envoyé trois quaisses à Versailles, adressées à monsieur Lefebvre, à qui je mande de les compter et les delivrer à monsieur Le Bouteux, si ce n’est que Monseigneur juge à propos d’en donner quelque uns à monsieur Marin pour l’orangerie. J’ay retenu la quatrieme quaisse pour les Thuilleries, la pepiniere et Seaux. Je ne croy pas qu’il faille en envoyer à Saint Germain, que lorsqu’elles seront levées et prestes à fleurir.<lb/>Monseigneur m’a ordonné de le faire souvenir que monsieur Arnoul luy a envoyé une quaisse de congelations assés grande, dans laquelle il n’y avoit presque rien et une autre grande quaisse où il n’y avoit que deux branches de cedre sans feuilles et dont le bois estoit mort avant qu’on le coupast. Ces sortes de choses doivent estre envoyées mieux conditionnées et dans de moindres quaisses, ou en plus grande quantité.<lb/>Monseigneur se souviendra, s’il luy plaist, de faire toucher quelque fons au tresorier pour les ouvriers les plus pressés. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">8 juillet 1673</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« De Saint Germain, le 8e juillet 1673<lb/>Monsieur Dorbay vint hier icy et donna les mesures necessaires pour commencer l’ouvrage de la terrasse en face du parterre du vieux chasteau, de sorte que l’on a aujourd’huy commencé de travailler à la maçonnerie de la fondation du costé du petit pont, et l’on continue de fouiller les terres du reste des fondations et pour faire la maçonnerie du massif au dessoubz des marches.<lb/>Je dis hier aud. sieur Dorbay la difficulté qu’il y avoit de tirer suffisamment des pierres de marches des qualitez et longueures necessaires pour diligenter et bien faire l’ouvrage de lad. terrasse, attendu les deffences que monsieur de Lestelle a faict de par le Roy aux carriers de Montesson de ne plus tirer de pierres du costé de la peine au delà de la borde où Monseigneur a ordonné de faire les nouvelles remises.<lb/>J’ay ce matin veu led. sieur de Lestelle qui m’a dict qu’il permettra auxd. carriers d’en tirer pour le service du Roy seulement, pourveu qu’ils ne fassent point de nouvelle entrée et ouverture, qui est la permission que le sieur La Rue, entrepreneur, a demandé.<lb/>A l’esgard de l’appartement de madame de Montespan, les menuisiers ne font pas de diligence. Le parquet n’est pas encores entierement achevé. Ils ont deux garçons qui travaillent à poser le vieux lambrys et platfondz dans la petitte chambre, et envoyerent icy mardy dernier une voye de menuiserie qui sont deux croisées et la menuiserie du lambrys entre les deux dosseretz qui ont esté retaillez dans l’enfoncement vers la gallerye blanche.<lb/>Lesd. menuisiers disent qu’il ne tient pas à eux mais aux sculpteurs, ce qui faict que led. sieur Dorbay m’a dict qu’il alloit retrancher une partye de la sculpture.<lb/>Les couvreurs travaillent à couvrir le petit bastiment que l’on faict pour les cuisines de madame de Montespan.<lb/>Monsieur Cuvier et moy allasmes avant-hier voir ensemble le restablissement que je faicts faire par ordre de Monseigneur aux pallys de la forest. Les herbes sont si hautes qu’elles couvrent lesd. plants de deux piedz en plusieurs endroictz. Mais comme Monseigneur ne veut pas faire la despence de les faire nettoyer, monsieur Cuvier m’a dict qu’il seroit bon de proposer à Monseigneur et de scavoir s’il auroit agreable que l’on en fasse nettoyer une partye dans la vente de Bourbon le long de la routte qui conduit à la Muette, sur deux cens pas de proffondeur seulement, affin que le Roy et le public voyent comme cela reussit.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le 6e aoust 1673<lb/>Le mur de la terrasse en face du parterre est à hauteur et preste à recevoir un socle ou une tablette depuis la porte du petit pont du vieux chasteau jusques au peron.<lb/>La fondation dud. peron est à hauteur du rez de chaussée des terres en toutte sa longueur et largeur.<lb/>La maçonnerie de la fondation du mur de lad. terrasse de l’autre costé dd. peron avance fort et mesme l’on a commancé de poser la 1ere assise de pierre au dessus de lad. fondation.<lb/>Il y a encores le mesme nombre de 104 ouvriers qui travaillent à lad. terrasse.<lb/>Le sieur Burette, qui est l’un des maitres menuisiers qui travaillent à l’appartement de madame de Montespan, est demeuré icy toutte la semaine pour faire poser la menuiserie de l’appartement de maditte dame de Montespan (dont la derniere voye arriva hier au soir) et m’a promis que mercredy au soir toutte la menuiserie dud. appartement sera en place, à la reserve de la menuiserie de l’antichambre seulement, qu’il achevera de poser dans la semaine.<lb/>Le sieur Cotel, peintre, est venu icy avec deux hommes qui ont commencé d’imprimer de blanc la grande chambre d’alcauve et marquer de jaune les endroictz qu’il faudra dorer. Il emporta jeudy la mesure de tous les panneaux pour travailler aux ponsifs et m’a dict que demain il envoyera nombre d’ouvriers pour diligenter les ouvrages de peinture.<lb/>A l’esgard du bastiment que l’on faict pour les cuisines, il ne reste plus qu’à paver le rez de chaussée, achever de carreler les chambres qui sont fort avancées, à poser la menuiserie des croisées desd. chambres, celles d’em bas estant en place, et poser la menuiserie des portes que le sieur Lavier me doit envoyer demain.<lb/>L’on commence d’oster les pierres et le bois de charpente de la place qui est entre le jeu de paume et le chasteau, ainsy que Monseigneur l’a ordonné, et feray en sorte que dans la fin du mois la place sera entierement desbarassée desd. matereaux.<lb/>J’ay faict restablyr les troux qui estoient restez au dessoubz du ballecon du petit appartement du Roy ainsy que Monseigneur l’a ordonné.<lb/>J’ay faict restablyr les thuyaux qui servent aux grottes du petit appartement du Roy, lesquels sont presentement en bon estat, et tous les jetz d’eaue font tres bien leur effect. Les registres se tirent aussy avec facillité.<lb/>Le sieur Briot viendra demain avec un homme pour nettoyer et mettre en bon estat touttes les glaces de miroir dud. appartement.<lb/>Il plaira à Monseigneur d’ordonner s’il trouve bon que l’on nettoye presentement les vittres des appartements de Leurs Majestez ou si l’on attendra leur retour.<lb/>Je vous supplie tres humblement, Monseigneur, de vouloir bien me continuer la grattification de 900 l. d’appointement extraordinaire pour l’année derniere 1672, ainsy qu’il vous a pleu de m’accorder les precedentes années, et de considerer que je n’ay rien au monde pour subsister que les appointements de ma commission.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 166, f. 51</unitid>
                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">5 octobre 1673</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« Je suis obligé, Monseigneur, de vous donner advis que sy vous ne voullez pas faire la despence, cette année, de faire amasser du gland pour semer, qu’il y en a dans la forestz pour faire la vente d’une glandée, quy produira de l’argent au Roy et quy sera perdu, car pour les bestes fauves il en reste suffisamment dans les taillis que l’on ne peust ramasser. Le temps prese d’avoir vostre ordre, et mesme cela devroit estre faict, à cause des grands ventz quy font tout tomber, non seullement le grand mais le boys sec. Je me suis donné l’honneur de vous escrire sur le faict des ventes, pour scavoir sy vous approuvez le retardement que j’en ay faict.<lb/>Berryer<lb/>A Saint Germain, ce Vme octobre 1673 »</p>
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                <geogname>Forêt</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 166 bis, f. 529-530</unitid>
                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">6 décembre 1673</unitdate>
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                <p>« De Saint Germain, le 6e decembre 1673<lb/>J’ay faict travailler tous ces jours passez et faict veiller jusques apres minuict aux ouvrages que Sa Majesté a ordonné de faire chez madame de Montespan, lesquels ouvrages ont esté entierement achevez hier au soir. Le Roy et madite dame sont fort contans de mes soins.<lb/>Madite dame est aussy fort satisfaire du jet d’eaue qui est au milieu du jardin de l’un des ballecons de sa chambre. Elle prend bien du plaisir de les faire jouer. Elle m’a recommandé de continuer de prendre soin qu’il ne manque point d’eaue au reservoir, affin que led. jet d’eaue joue quand elle voudra, de quoy je prendray soin.<lb/>J’ay desmonter, par ordre du Roy, et faict porter au magasin la menuiserie des tables et chassy que j’ay cy devant faict poser, par ordre de Monseigneur, dans la salle des ballais pour ranger la petite armée et attacher les cartes geographiques de monseigneur le Dauphin, affin de rendre lad. salle en estat de jouer la comedie.<lb/>Je faicts aussy raccommoder les vittres de lad. salle pour empescher les ventz qui incommoderoient Sa Majesté.<lb/>Je fais travailler aux accomodementz que Monseigneur m’a ordonné de faire à l’appartement de madame la comtesse de Saint Aignan et prendray soin de faire diligenter cet ouvrage.<lb/>J’ay oublié de donner advis à Monseigneur que les plombs des terrasses des appartements de Leurs Majestez ont esté restablyes avant le retour de Versailles à Saint Germain, nonnobstant l’incommodité de la gellée qui avoit entierement gellé les terres. La recherche en a esté si bien faicte qu’on n’y a point reconneu aucune faute depuis le desgel.<lb/>J’ay aussy oublié de donner advis à Monseigneur que, de la gellée qu’il a fait avant le retour de Sa Majesté, j’ai fait emplyr une glaciere qui estoit toutte vuide à la hauteur de dix huict piedz, de sorte qu’il ne s’en faut que quatre piedz de haut qu’elle ne soit pleine.<lb/>Madame de Montespan m’a ce matin chargé de dire à Monseigneur qu’elle souhaitteroit fort avoir de l’eaue dans ses nouvelles cuisines, et mesmes en a depuis parlé à madame Colbert pour le dire à Monseigneur. Je luy ay dict que je le diray à mondict seigneur.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>« De Saint Germain, le 6e decembre 1673<lb/>J’ay faict travailler tous ces jours passez et faict veiller jusques apres minuict aux ouvrages que Sa Majesté a ordonné de faire chez madame de Montespan, lesquels ouvrages ont esté entierement achevez hier au soir. Le Roy et madite dame sont fort contans de mes soins.<lb/>Madite dame est aussy fort satisfaire du jet d’eaue qui est au milieu du jardin de l’un des ballecons de sa chambre. Elle prend bien du plaisir de les faire jouer. Elle m’a recommandé de continuer de prendre soin qu’il ne manque point d’eaue au reservoir, affin que led. jet d’eaue joue quand elle voudra, de quoy je prendray soin.<lb/>J’ay desmonter, par ordre du Roy, et faict porter au magasin la menuiserie des tables et chassy que j’ay cy devant faict poser, par ordre de Monseigneur, dans la salle des ballais pour ranger la petite armée et attacher les cartes geographiques de monseigneur le Dauphin, affin de rendre lad. salle en estat de jouer la comedie.<lb/>Je faicts aussy raccommoder les vittres de lad. salle pour empescher les ventz qui incommoderoient Sa Majesté.<lb/>Je fais travailler aux accomodementz que Monseigneur m’a ordonné de faire à l’appartement de madame la comtesse de Saint Aignan et prendray soin de faire diligenter cet ouvrage.<lb/>J’ay oublié de donner advis à Monseigneur que les plombs des terrasses des appartements de Leurs Majestez ont esté restablyes avant le retour de Versailles à Saint Germain, nonnobstant l’incommodité de la gellée qui avoit entierement gellé les terres. La recherche en a esté si bien faicte qu’on n’y a point reconneu aucune faute depuis le desgel.<lb/>J’ay aussy oublié de donner advis à Monseigneur que, de la gellée qu’il a fait avant le retour de Sa Majesté, j’ai fait emplyr une glaciere qui estoit toutte vuide à la hauteur de dix huict piedz, de sorte qu’il ne s’en faut que quatre piedz de haut qu’elle ne soit pleine.<lb/>Madame de Montespan m’a ce matin chargé de dire à Monseigneur qu’elle souhaitteroit fort avoir de l’eaue dans ses nouvelles cuisines, et mesmes en a depuis parlé à madame Colbert pour le dire à Monseigneur. Je luy ay dict que je le diray à mondict seigneur.<lb/>L. Petit »</p>
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                <p>« [f. 5] Aud. [Guillaume Guyon, tresorier general des Escuries du Roy], la somme de trois mil trente huict livres dix sols pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Charles Ravet, maistre hostelier du Grand cerf à Saint Germain en Laye, pour son paiement du loyer de plusieurs chambres, lits et escuries qu’il a fourny pour la petite escurie du Roy a diverses fois depuis le premier mars 1672 jusques au 17 janvier 1674, à raison de V s. par jour pour chacune chambre, V s. pour chacun lit, et un sol pour l’atache de chacun cheval, le tout suivant les prix ordinaires et l’estat desd. logements arresté par le sieur de Beringhen, premier escuier de la petite escurie du Roy, cy : IIIm XXXVIII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 13] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatorze mil huict cens quarante cinq livres unze sols cinq deniers pour emploier au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux cy apres nommez pour leur paiement de deux meubles de velour bleu, dont l’un en broderie, par eux faits et fournis par ordre du Roy pour servir au chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc et Marsolier, marchands de soie, IIm IXc LXXIX l. V s. pour 99 aunes de velours bleu plain à raison de XIIII l. X s. l’aune, 60 aunes de mohaire d’or à IX l. X s. l’aune, 100 aunes de damas blanc à V l. X s. l’aune, 37 aunes ½ de tafetas d’Angleterre pastel et blanc à IIII l. X s. et 60 aunes de taby bleu à IIII l. V s., le tout pour [f. 13v] faire le lit, sieges, lit de repos et la suite desd. meubles avec les rideaux de fenestres, à Gautier, autre marchand de soye, IIIIc IIIIxx XV l. pour 27 aunes ½ de velours de Gennes bleu turquin qu’il a aussi fourni pour achever lesd. deux meubles à raison de XVIII l. l’aune, à La Balle, marchand drapier, VIc X l. XIII s. IIII d. pour 24 aunes ¾ de drap d’Angleterre bleu à raison de XVIII l. l’aune, 4 aunes 1/3 de ratine d’Hollande couleur de feu à XIIII l. l’aune, et 23 aunes de serge de Londres rouge à IIII l. X s. l’aune pour faire l’entour du lit et les housses, à Le Brun, marchand, Vc X l. X s. pour 8 aunes ¼ de brocatelle de Venise de plusieurs couleurs à VIII l. l’aune, 322 aunes d’etoffe à leurs de file et laine à XX s. l’aune pour tapisser des passages, et CXXII l. X s. pour une couverture de satin de la Chine [f. 14] à grandes fleurs de deux aunes 1/3 de long, à Levasseur, marchand passementier, VIm XLVI l. I s. pour 297 onces 7 gros de pente de tres riche campanne en poinct de France garnies de campannelles et boutons garnis d’olives et poires d’or, le tout à raison de VII l. V s. l’once, 732 onces 6 gros de grande et moienne frange, molet, galon, poires pour des carreaux, houppes et cordons garnis de houpons, le tout d’or, à V l. V s. l’once, et 20 onces 4 gros de soye à coudre à XXIIII s. l’once, à Messier et Lallemand, brodeurs, XVIIc LVI l. XIII s. IIII d. pour avoir brodé d’un cordonnet d’or 42 aunes 2/3 d’estoffes desd. meubles consistant en 12 carreaux, 2 grands fauteuils, 4 plus petits fauteuils, un tapis de table et 2 traversins, à raison de XL l. l’aune, compris L l. pour les desseins qu’ils ont faicts, à Delange, plumassier, IIIIc l. pour une garniture de plumes blanches tres fines garnie de 84 plumes et de 4 aigrettes pour servir au meuble de chambre, à Matelin, menuisier, IIc IX l. pour avoir fait un bois de lit, un autre pour un lit de repos, 9 fauteuils, 10 sieges plians et 2 portes carreaux, à Labaronniere, peintre, IIc XXXVI l. pour une table enrichie de sculpture et dorure qu’il a fournie, à Dupré, doreur, IIIc LXX l. pour avoir peint et doré 12 fauteuils, 10 sieges plians, 2 portes carreaux et un lit de repos, à Leroux, tapissier, IXc LXXV l. pour les fournitures et façons desd. deux meubles, et à Marcadé, orfevre, IIc LVII l. VIII s. IX d. pour une garniture de grille d’argent cizelé pesant 6 mars 5 onces 7 gros à XXXVII l. le marc, y compris XV l. pour le fer de lad. grille, cy : XIIIIm VIIIc XLV l. XI s. V d.<lb/>[…]<lb/>[f. 24] Aud. [Pierre Turlin, aussi tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de deux mil huict cens vingt cinq livres dix neuf sols pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez cy apres, scavoir à Marcadé, orfevre, IIm IIc VI l. XIX s. pour son paiement d’une cuvette d’argent blanc avec ses pieds et deux anneaux qu’il a livré pour le service de monseigneur le Dauphin pesant 34 marcs 5 onces 7 gros à raison de XXXIII l. le marc, deux tasses couvertes vermeil doré pesans ensemble 4 mars à raison de XLV l. [f. 24v] le marc, l’une pour servir à M. le duc de Vermandois et l’autre pour mademoiselle de Blois, enfans naturels de Sa Majesté, compris VIIIc LXXIX l. XII s. tant pour le blanchissage et racommodage de 180 pièces d’argenterie des chasteaux de Saint Germain et Versailles que pour les journées des garçons et ouvriers qui y ont travaillé, à Lemire, autre orfèvre, VIIxx XI l. tant pour avoir blanchi et ressoudé 36 pieces de l’argenterie de Sa Majesté que pour y avoir fourny 4 onces d’argent, à Pezart, clincailler, IIc IIIIxx XII l. pour six plaques de cuivre, six grilles de fer et six feux aussi de fer, et à Leroy, serrurier, CLXXVI l. pour avoir fourni au garde meuble du chasteau de Vincennes plusieurs ouvrages de serrurerie de serrurie, le tout par l’ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IIm VIIIc XXV l. XIX s.<lb/>[…]<lb/>[f. 28] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de six cens cinquante livres dix sols pour emploier au fait de sad. charge, mesmes d’icelle delivrer à Vielle, voiturier, IIc XXVIII l. X s., scavoir C IIIIxx l. pour 20 journées de louage de charettes à 3 chevaux à raison de IX l. par jour et XLVIII l. pour 8 journées de louage de charettes à deux chevaux à raison de VI l. par jour pour porter et raporter des meubles dans les chasteaux de Saint Germain et Versailles depuis le quatrieme decembre 1673 jusques et compris le 2e mars 1674, à Blancherie, peintre, IIIc IIIIxx V l. pour son paiement d’un tableau en mignature representant une Vierge qui tient le petit Jesus, avec sa bordure de bois doré et garnie d’une glace, qu’il a livrée par ordre du [f. 28v] Roy pour servir au chasteau de Saint Germain en Laye, et à Melique, menuisier, XLV l. X s. pour plusieurs ouvrages de menuiserie qu’il a faits au chasteau de Vincennes, cy : VIc LVIII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 32] A lui [François Chapelain, tresorier des offrandes, aumosnes et devotions du Roy], la somme de six cens livres pour emploier au fait de sa charge, mesmes au paiement des pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin en l’eglise parroissialle de Sainct [f. 32v] Germain en Laye le VIIe jour de janvier de ladicte année 1674, cy : VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 38] A lui [François Duvau, tresorier general des maison et finances de la Reine], la somme de cinq cens dix livres deux sols six deniers pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer à Anthoine Cagnié, habitant de Saint Germain en Laye, pour son paiement de quatre chambres, plusieurs lits, une salle, [f. 38v] une cuisine et une cave qu’il a fourny pour les escuries de la Reine depuis le premier avril 1673 jusques au VIe avril 1674 à diverses fois à raison de V s. pour chacune chambre, cinq sols pour chaque lit, chambre, salle et cuisine, et II s. VI d. pour la cave, le tout par jour ainsi qu’il est acoutumé, cy : Vc X l. II s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 116v] A luy [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de sept mil huict cens quatre vingts cinq livres sept sols six deniers pour employer au fait de sad. charge, mesmes d’icelle delivrer VIIIm VIIIc XX l. IIII s. II d. aux particuliers  denommez cy apres pour le remboursement des terres dont ils estoient proprietaires, comprises dans le parc aux lievres fait pour les plaisirs [f. 117] de monseigneur le Dauphin au bout de la grande terrasse du parc de Saint Germain en Laye suivant l’arpentage et estimation qui en a esté faite le 3e aoust 1673, scavoir au sieur Fanis, pour son remboursement de six perches ¼ de vignes, LXII l. X s., à Guillaume Thomin, pour six perches ½, LXV l., à Jean Delaunay, pour 9 perches 2/3, IIIIxx XVI l. XIII s. IIII d., à la veuve Horest, pour 9 perches moins 1/16, IIIIxx IX l. VII s. VI d., au sieur Olivier, pour 17 perches ¾, CLXXVII l. X s., à la veuve Montaudin, pour 38 perches de vigne, IIIc XLII l., à Jacques Odessau, pour 27 perches ¼, IIc CXLV l. V s., à Germain Guiot, pour 19 perches 3/8 de bourgongne, CXVI l. V s., à la veuve Montaudin, pour 55 perches moins 1/16, Vc XLIX l. VII s. VIII d., au sieur Olivier, pour 31 perches ¾, IIc IIIIxx V l. XV s., au sieur Fanis, pour 8 perches trois quarts, LXXVIII l. XV s., [f. 117v] au sieur Lalande, pour 24 perches ¾ ½, CXLIX l. V s., au sieur Cagneu, pour 26 perches moins 1/16, CLV l. XII s. VI d., à lui pour 175 perches 1/8, ML l. XV s., à Jacques Caffaux, pour 31 perches 5/8, CIIIIxx IX l. XV s., à Charles Delaunay, pour 29 perches 1/8 de vignes, IIc IIIIxx XI l. V s., à la veuve Horest, pour 17 perches moins 1/8, CLXVIII l. XV s., à François Heurtier, pour six perches 1/8, CXXXI l. V s., à Honnoré Bulletin, pour 6 perches ¼, LXII l. X s., audit Guyot, pour 6 perches ¼, LXII l. X s., à Michel Charpentier, pour 12 perches ½, VIxx V l., aud. Fanis, pour 18 perches 3/16, CIIIIxx I l. XVII s. VI d., à Jacques Bazonel, pour 21 perches ¾ ½, IIc XVIII l. XV s., à lad. Montaudin, pour 22 perches 1/12, IIc XX l. XVI s. VIII d., à elle, pour 16 perches de bourgongne, [f. 118] IIIIxx XVI l., à Jacques Dufour, pour 18 perches de vigne, C IIIIxx l., à lui, pour 16 perches de bourgongne, IIIIxx XVI l., à la dame de Carriere, pour 89 perches de bois taillis, XIIc XLVI l., au sieur de Monerif, pour les lots et ventes et l’amortissement de son fief de Saint Pierre enfermé dans ledit parc contenant 213 perches ½ de vignes et bourgongne, IIc LXXII l. V s., à lad. dame de Carriere, pour 70 perches 2/3 de bourgongne servant de passage à Sa Majesté pour aller du Val à Carriere, IIIIc XXIIII l., et encores à lad. dame de Carriere pour 44 perches ½ desd. terres qui servent de chemin aux paysans enfermés dans led. parc, le tout suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et LXV l. III s. IIII d. pour les taxations au d. pour livre, cy : VIIm VIIIc IIIIxx V l. VII s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 217v] Ausd. huissiers de la chambre du Roy du quartier de janvier 1674, pareille somme de cent cinquante livres à eux ordonnée pour avoir porté les masses devant Sa Majesté à la ceremonie qui s’est faite au chasteau de Saint Germain en Laie le jour de la purification de lad. année, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 224v] Aux religieux recolets de Saint Germain en Laye, la somme de quatre cens livres, [f. 225] de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour leur donner moien d’achepter de nouveaux linges pour leur sacristie, cy : IIIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 248] Aux recolets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait aumone, cy : IIIc l.<lb/>A eux, pareille somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a encores fait aumone, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 248v] Aux augustins deschaussez des Loges de la forest de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>A l’hospital de Saint Germain en Laie, la somme de cent cinquante livres pour la pension d’une troisiesme fille de la charité, cy : CL l.<lb/>[…]<lb/>[f. 335] Aud. sieur Tournier, [lieutenant des gardes de la prevosté de l’Hostel], la somme de deux mil deux cens trente deux livres pour ses vacations, celles de son greffier et de plusieurs gardes de lad. prevosté qui ont esté emploiez pour la perquisition du vol commis dans la chapelle du chasteau de Saint Germain en Laie, scavoir pour huict gardes pendant 4 jours, pour un garde pendant deux jours, pour quatre autres gardes pendant trois jours, pour six autres gardes pendant 4 jours, pour deux autres gardes pendant 24 jours, pour trois gardes pendant 15 jours, pour trois autres gardes pendant 17 jours, pour huict gardes pendant deux jours, pour un autre garde pendant trente jours, pour avoir fourny de voitures, logé et nouri deux habitans de Saint Germain pendant trois jours, avoir fourny deux carrosses de Paris à Saint Germain pour la nouriture de trois prisonniers pendant 15 jours, pour le loyer de [f. 335v] trois chambres pendant lesd. 15 jours et pour les vacations dud. sieur Tournier et de son greffier pendant trente trois jours, cy : IIm IIc XXXII l.<lb/>Aud. sieur Tournier, la somme de quatre cens livres pour avoir vaqué avec deux gardes de lad. prevosté depuis le troisiesme jusques et compris le 18 juillet le long des rivieres de Seine et d’Oise pour faire venir des batteaux de foin et d’avoine au port du Pecq, cy : IIIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 369] Mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année MVIc soixante et quatorze<lb/>[…]<lb/>[f. 388v] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatre mil sept cens quarante cinq livres dix [f. 389] neuf sols dix deniers pour employer au fait de sad. charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres pour leur payement des fournitures par eux faites par ordre et pour le service du Roy tant en son garde meuble qu’au chasteau de Saint Germain en laye, scavoir à Duc, marchand de soie, VIIc LXVIII l. pour 12 aunes de tafetas d’Angleterre ponceau à VIII l. l’aune, 17 aunes de satin de Florence vert à VII l. l’aune, 28 aunes ½ de tafetas rouge à V l. l’aune, 86 aunes ½ de tafetas d’Angleterre aurore, blanc et vert à IIII l. X s. l’aune, et 5 aunes de tafetas d’Angleterre vert à IIII l. V s. l’aune, le tout pour faire des housses de tabourets et des sachets pour perruques, à Levasseur, marchand passementier, VIIIc LXVIII l. XIX s. X s. pour 94 onces 4 gros de galin et molet d’or à V l. V s. l’once, 15 onces 4 gros de galon tout argent à IIII l. l’once, 109 onces de cordon de soie blanche et soie à coudre de plusieurs couleurs à XXVI s. l’once, et 123 onces 2 gros de cordon de soie rouge cramoisy à XVIII s. l’once, le tout pour galonner et [f. 389v] border des rideaux, pendre une lampe de la chapelle du chasteau de Versailles, et border 4 tapis de cuir dud. ch	asteau, à Leroux, tapissier, IXc IIIIxx l. tant pour ses fournitures, façons de 17 rideaux de fenestres, 66 housses pour des fauteuils, tabourets et escabeaux, racommodages de plusieurs autres meubles du chasteau de Saint Germain, que pour son paiement de trois grands matelas de futaine garnis de merelaine, un traversin de basin rempli de duvet, et six tapis de peaux façon de maroquin, à Doublet, tapissier, CLXXIII l. pour avoir destaché et netoyé les deux meubles de campagne de monseigneur le Dauphin, et racomodé 4 matelas et autres meubles, que pour avoir fourni la laine, crin et laveton necessaire, à Monnault, cofretier, CX l. tant pour son paiement de 38 malles qu’il a fourny pour mettre les meubles de campagne de mondit seigneur le Dauphin que pour un estuy de chapeau et racommodage par lui fait de quatre grands coffres du garde meuble du Roy à Paris, à Matelin, menuisier, CIIIIxx V l. pour 12 formes de bois de noyer [f. 390] garnies de housses d’ouvrages de la Savonnerie à raison de IX l. la piece, et pour avoir racommodé 20 autres formes dud. chasteau de Saint Germain, restably cinq tabourets et fourni deux paires d’échelles brisées, à Villiers, tapissier, VIIc l. pour avoir doublé et recousu tous les relais d’une tenture de tapisserie en 7 pieces representant le père de famille, à Ferrault, autre tapissier, VIIxx X l. pour avoir cousu les trous et racomodé un quartier de pouriture de deux pieces de tapisserie representant l’histoire des Sacremens, et à Henri, tapissier, VIIIc XI l. tant pour fournitures et façons de deux meubles de damas aurore et blanc pour servir aux ambassadeurs, avoir fourni quatre matelas de laine, deux sommiers de crin, deux traversins garnis de duvet, que pour 2 couvertures de laine blanche, et racommodage de six matelas, le tout fait et fourni par ordre et pour le service du Roy, cy : IIIIm VIIc XLV l. XIX s. X d.<lb/>[…]<lb/>[f. 390v] Aud. Olivier, la somme de trois mil quarante neuf livres dix sols pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez cy apres, savoir à Merlin, orfevre, MXLVIII l. pour avoir blanchi, demonté [f. 391] et remonté 4 grands miroirs, 15 vases, 12 chenets, six chandeliers et autres pieces d’argenterie, mesmes y avoir fourni 2 marcs 5 onces d’argent, le tout pour servir dans le chasteau de Saint Germain en Laie, à Debonnaire, autre orfevre, IIc l. pour avoir blanchi 4 grands gueridons et deux petits, à Lobel, serrurier, XVIc XXXVII l. X s. pour avoir fait 24 chandeliers, scavoir 2 de bronze dorez au feu et le reste de fer poli, 59 goujons et autres fournitures pour le chasteau de Versailles, à Labaronniere, doreur, LIIII l. pour la dorure de six desd. chandeliers de fer, et à Bailly, autre doreur, CX l. pour avoir verni deux gueridons, V enfans et six petites testes de maures qui sont dessus, cy : IIIm XLIX l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 392v] Aud. Olivier, la somme de quatre mil six cens quatre vingts dix livres dix sols six deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes icelle delivrer aux denommez ci apres pour leur paiement des fournitures par eux faites par ordre et pour le service du Roy, scavoir à Herault, faiseur de cuir doré, IIIIc LXV l. VII s. VI d. pour une tapisserie de cuir doré, fonds blanc à compartimens de fleurs d’or relevées en bosse contenant 27 aunes ½ de cours sur 3 aunes ½ de haut, faisant 97 aunes en carré, à raison de IIII l. XV s. l’aune, à Philipes, autre faiseur de cuir, IIIc IIIIxx VIII l. pour une tapisserie de cuir doré fonds vert à compartiment d’or et d’argent [f. 393] de 26 aunes ½ de cours sur 3 aunes ½ de haut faisant, y compris un dessus de cheminée, 97 aunes en carré, à raison de IIII l. l’aune, à Le Brun, marchand, CXLV l. VIII s. pour 2 tapis de joncs de Portugal de 4 aunes ¾ de long sur 2 aunes ½ de large, une couverture piquée blanche de 2 aunes ½ de long pour le service de monseigneur le Dauphin, et 30 aunes d’estoffe, fil et laine à grandes fleurs, pour tapisser la montée du chasteau de Saint Germain en Laie, que pour y avoir fourny 11 onces 3 gros d’or fin, à Balland, brodeur, IIIIxx XIII l. pour la broderie par luy faite sur deux rideaux de lits peints sur un gros de Tours, à Villiers, tapissier, Vc L l. pour avoir doublé de toile, recousu les relais et garny de surfaix une tenture de tapisserie en six pieces representans les Elemens, [f. 393v] à Doublet, autre tapissier, XVIII l. tant pour avoir racommodé et doublé trois tentures de tapisserie fabrique de Beauvais, l’une en sept pieces representant les veues de Saint Cloud, et les deux autres en 6 pieces, chacune de verdure de personnages, que pour avoir restabli six matelas et y avoir fourni 75 aunes de futaine, et à Ferrault, autre tapisserie, Vc IIIIxx IIII l. V s. pour avoir racommodé une tenture de tapisserie en 10 pieces representant l’histoire d’Abraham, en avoir rentrait tous les troux, recousu les relais, l’avoir doublée par bandes tant plain que vuides, mis des surfaix, et l’avoir rubannée tout autour, et avoir restabli six autres pieces de tapisserie qui estoient pourries et rompues, le tout par ordre et pour le service du Roy, cy : IIIIm VIc IIIIxx X l. X s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 480] A me Charles Le Begue, tresorier general des Bâtimens du Roy, la somme de quatre cens quatre vingts quatorze mil quatre cens dix neuf livres dix sept sols neuf deniers pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle de IIIIc IIIIxx Xm IIIx XXXIII l. XV s. V d. au paiement de plusieurs ouvrages faits et à faire en divers endroits tant de Versailles, Saint Germain en Laie qu’autres lieux dont il n’a esté ci devant fait donds, scavoir pour le pavé du parterre d’eau de Versailles, Xm IIIIc l., pour la peinture du grand escalier dud. Versailles, par estimation, XXm l., pour les marches de marbre dud. escalier, qui montent à XIIm LXXVIII l. sur quoi on desduit IIIm l., dont il a esté fait fonds, supposant que lesd. marches [f. 480v] seroient de pierres de liais, reste à faire fonds de IXm LXXVIII l., pour la couverture dud. escalier, qui consiste en glacis de miroirs et un chassis de fer pour les porter, VIm CL l. , pour les tableaux des plats fonds des grands appartemens dud. Versailles, XXIIIIm l., pour les monstres marins de la teste du canal dud. lieu, IIIIm l., pour le parfait paiement de tous les ouvrages du labirinthe, XXm CLVI l., pour le transport et plantage des ifs et peciais de l’allée roiale dudit lieu, compris les caisses, XIIIIm IXc LII l. IIII s. II d., pour achever l’apartement du sieur prince de Marcillac et celuy des filles d’honneur aud. Versailles, Vm X l. XVII s., pour 100 vases de cuivre, y compris la peinture, Vm l., pour le modelle du labirinthe de Versailles, par estimation, Xm l., pour 12 devant de cheminées dudit lieu, M l., pour le pavé de la terrasse dud. chasteau de Versailles et restablissement du bassin, IIIm CI l. VI s., pour la conduite du plomb des cinq moulins de la montagne dud. lieu, IIc XXIIm VIIIc l., pour les festes et illuminations de Versailles, [f. 481] XLm l., pour les XI grilles de fer doré de dessoubs la terrasse dud. lieu, IXm IXc l., pour la fontaine de l’isle royalle dud. Versailles, par estimation, XXXm l., pour l’achevement des offices de madame de Montespan à Saint Germain en Laie, XIm l., pour l’augmentation du corps de gardes françois dud. chasteau de Saint Germain, Xm l., pour la chancellerie dud. Saint Germain, suivant les parties arrestées, Vm VIIc IIIIxx V l. IX s. III d., pour les murs de clôture du bois de Boulogne, Xm l., pour les murs de la pepiniere du Roulle, IIIm l., pour achever le pavé de l’observatoire, Xm l., pour l’achevement de l’autel des Petits Peres, Vm l., le tout suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, surintendant des Bastimens du Roy, et IIIIm IIIIxx VI l. II s. IIII d. pour les taxations dud. Le Besgue, à raison de V d. pour livre, cy : IIIIc IIIIxx XIIIIm IIIIc XIX l. XVII s. IX d.<lb/>[…]<lb/>[f. 488v] A me Antoine Lemenestrel, aussi tresorier general des Bastimens du Roi, la somme de deux cens dix sept mil quatre vingts six livres six sols pour emploier au fait de sa charge, mesmes celle de IIc XVm IIc IIIIxx XII l. IIII s. au paiement des despences ci apres, que Sa Majesté a ordonné estre faites tant à Versailles qu’autres maisons roialles, et autres ouvrages pendant l’année 1673 par augmentation, et non comprises dans l’estat de fond ci devant expedié, scavoir pour le nouveau chemin dud. Versailles, IIIIm VIIc l., et pour le transport des terres fait dans la principalle avenue dud. Versailles, IIIIm IIc l., pour les remises faites dans la plaine de Saint Denis, IIIIm VIc l., et pour les tapisseries sur de la toille d’argent, Vm IIc [f. 489] XVI l. IX s., pour l’aune de marbre pour le cabinet des bains, IXm l., pour les plombs qui ont esté acheptez pour les fontaines de Versailles, ornemens et labirinte et autres ouvrages, XXIIIm IXc LII l. XV s., pour le marbre que l’on fait venir de la Sainte Baume, XIXc LV l., pour le restablissement du portail de Vincennes, M l., pour les plans à faire à Saint Germain en Laye, IIm VIc l., pour les cagests et tiroirs du cabinet des parfums de Triannon, XIXc XX l., pour le pied destail du groupe du milieu de la grotte, XIIIc l. pour la terrasse que l’on fait à Saint Germain, Xm Vc l. pour changer la pente de la grande terrasse dud. lieu, IIIm VIc l. pour les conduites de plomb que l’on a fait aux bassins, IIIIm Vc l. pour le pavé que l’on a fait vers le tripot pour entrer dans la cour, M l. pour les chaines du sieur de Francines, y compris le bastiment noeuf que l’on a fait pour les pompes derriere la grotte qui elevent l’eau du reservoir bas dans celuy au dessus de la grotte, XXXIm Vc l. pour les [f. 489v] despences extraordinaires et impreveues faites pendant lad. année 1673, LIXm CIIIIxx IIII l. pour la despence faite à l’observatoire, XIm IXc XIIII l. pour les reparations faites dans les maisons roialles, XIm VIIIc IIIIxx VI l. pour diverses autres despences qui ont esté faites en plusieurs autres endroits, XXIm VIIc LXIIII l. et XVIIc IIIIxx XIIII l. pour les taxations dud. Lemenestrel à raison de II d. pour livre, cy : IIc XVIIm IIIIxx VI l. VI s.<lb/>[…]<lb/>[f. 654] Au capitaine Monticourt, aussi exempt de la prevosté de l’Hostel, la somme de trois cens livres pour avoir vaqué pendant 15 jours avec 2 desd. gardes le long des rivieres de Seine et d’Oise pour faire venir des batteaux chargez de foin et d’avoine à Saint Germain en Laye, cy : IIIc l.<lb/>Au capitaine Desnoiers, aussi exempt de lad. prevosté de l’Hostel, la somme de trois cens quatre vingts livres pour avoir vaqué pendant 19 jours, depuis le 24 octobre, avec deux gardes le long des rivieres de Seine et Oise pour faire venir au port du Pecq des batteaux chargez de foin, avoine, bois et autres denrées, cy : IIIc IIIIxx l.<lb/>[…]<lb/>[f. 655v] Au sieur Portail, conseiller au parlement de Paris, la somme de mil livres à lui ordonnée pour son desdommagement du passage des officiers du Roi et [f. 656] de la cour et suite de Sa Majesté sur le pont de Chatou pendant l’année 1674, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 659] A Margueritte Chetif, sœur de la Charité de Paris, la somme de quinze cens livres ordonnée estre mise en ses mains pour la subsistance de dix filles de la Charité establies par ordre du Roy à Saint Germain en Laie, Fontainebleau, Mets et Dourdan pendant l’année 1674, à raison de VIIxx X l. chacune, cy : XVc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 296</unitid>
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                <p>« [f. 616v] A me Pierre Ollivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de soixante dix sept mil cent soixante trois livres seize sols six d. pour, avec LXXIIm l. dont a esté fait fonds par ordonnances des 27 et 8 octobre 1674, 12 janvier et 12 febvrier 1675, faire celle de [f. 617] CXLIXm l. CLXXIII l. XVI s. VI d. pour employer au fait de sa charge, mesme au parfait payement des depenses que Sa Majesté a ordonnées estre faites pour l’opera de Thezée qu’Elle a fait representer devant Elle l’hiver de lad. année 1675 au chasteau de Saint Germain en Laye suivant le cahier qui en a esté arresté par le sieur duc d’Aumont, premier gentilhomme de la Chambre, cy : LXXVIIm CLXIII l. XVI s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 624v] Audit [Pierre Gabelin, commis à l’exercice de la charge de tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de trois mil trois cens soixante dix livres [f. 625] neuf sols huit deniers pour employer, scavoir XIIIc XLIX l. XIII s. VIII d. au payement du bal fait à Saint Germain en Laye le 26 febvrier 1675 et autres menues despenses, XVIc XX l. XVI s. au payement de la despence faite pour la procession du jour de la feste Dieu XIII juin 1675 à Saint Germain en Laye, et IIIIc l. pour la depense du Te Deum chanté en l’eglise cathedralle de Paris le premier juillet aud. an à cause de la prise des villes de Dinan, Huy et Limbourg, le tout suivant les cahiers arrestez par le sieur duc de Gesvres, pair de France, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, cy : IIIm IIIc LXX l. IX s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 626v] Audit Gabelin, la somme de trois mil deux cens soixante deux livres dix sols pour icelle delivrer, scavoir IIIm CXXXII l. aux vingt quatre joueurs de violon ordinaires de la chambre pour avoir esté à Saint Germain en Laye pour servir au ballet de Thezée que Sa Majesté a fait danser devant Elle depuis le 3e [f. 627] decembre 1674 jusqu’au 27e febvrier 1675, faisant en tout 87 jours à raison de XXX s. par jour à chacun, et à Dumanoir, repetiteur, faisant le XXe violon, CXXX l. X s. pour y avoir esté pendant led. temps à la mesme raison de XXX s. par jour, cy : IIIm IIc LXII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 645] Audit [François Duvau, tresorier general des Maison et finances de la Reyne], la somme de trois mil deux cens cinquante neuf livres douze sols six deniers pour icelle delivrer à Louis Guillon de Fonteny, demeurant à l’enseigne de l’Ours à Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de dix chambres, vingt licts, une salle, deux greniers, cinq remises de carrosse et trois escuries pour cinquante chevaux qu’il a fournis pour le service de ladite dame Reyne depuis le premier janvier mil six [f. 645v] cens soixante quatorze jusques et compris le dix neuf avril audit an, et depuis le premier juillet jusques et compris le dernier de decembre de lad. année, à raison de cinq sols par jour pour chacune chambre, chacun lit et pour ladite salle, deux sols six deniers pour chacun grenier et chacune remise de carrosse, et un sol pour l’attache de chacun cheval, cy : IIIm IIc LIX l. XII s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 869v] Au nommé Jourdin, maitre maçon à Saint Germain en Laye, la somme de cent livres à luy ordonnée pour son payement des ouvrages de maçonnerie qu’il a faits en l’année 1672 aux escuries de la Reyne audit Saint Germain suivant les certificats du sieur marquis d’Hautefort, son premier escuyer, cy : C l. »</p>
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                <p>« [f. 11v] A [Pierre Ollivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de sept mil cinq cens soixante neuf livres dix deniers pour icelle delivrer aux denommez cy apres pour leur payement des fournitures par eux faites par l’ordre de Sa Majesté et pour son service tant ez chateaux de Saint Germain en Laye, Versailles et Vincennes qu’en celuy de Clagny, scavoir à Duc et à Marsollier, marchands de soye, IIm IIc XII l. XV s. pour 9 aunes de mohaire blanche à raison de VIII l. X s. l’aune, 130 aunes de damas de Gennes à VIII l. XV s. l’aune, 213 ½ de tafetas d’Angleterre de [f. 12] plusieurs couleurs à IIII l. X s. l’aune et 20 aunes de tafetas d’Avignon blanc à 38 sols l’aune, le tout pour faire partie d’une tapisserie pour servir au chasteau de Versailles, des housses de fauteuils et doubler des rideaux de fenestres, à Laballe, marchand drapier, XVc V l. XII s. VI deniers pour 800 aunes de serge d’Aumalle blanche à 24 sols l’aune pour mettre dans des tapisseries de broderie blanche, vingt aunes de serge de Londres escarlatte à CX s. l’aune, 114 aunes de serge de Londres verte à quatre livres six sols l’aune, 104 aunes ½ de revesche de Sigovie aurore à XL s. l’aune, 15 aunes 7/8 de drap de Berry à IX l. l’aune et XXIX l. XVII s. VI d. pour autres menues fournitures, le tout pour faire des sieges aux meubles des enfans naturels de Sa Majesté les ducs du Maine et comte de [f. 12v] Vexin, et faire des rideaux pour les appartemens de Saint Germain en Laye, à Le Brun, marchand tapissier, IIc XXII l. XVI s. pour V aunes de brocatelle de Venize cramoisy pour faire un tapis pour le chateau de Versaills à raison de X l. X s. l’aune, 47 aunes de brocatelle, fil et soye, fonds rouge, aurore et blanc, pour des carreaux pour servir aux bals de Thezée à III l. VIII s. l’aune, à Le Vasseur, marchand passementier, XIXc IIIIxx X l. XIX s. IIII d. pour 39 onces 7 gros de frange et molet d’or à CV sols l’aune, 333 onces ½ gros de passement, frange, frangeon, mollet et glands d’or et d’argent à IIII l. X s. l’once, 16 onces de molet d’argent à IIII livres l’once, 4 onces 2 gros de cordon or, argent et soye à III l. X s. l’once, 118 onces 2 gros de galon rouge de soye cramoisy à 28 sols l’once, 247 onces 7 gros de soye à coudre à 24 s. l’once, le tout tant pour border et [f. 13] galonner trois tapis de pied de velours, 4 carreaux, 16 sieges pliants, 1 fauteuil, 12 formes d’estofe de la Savonnerie que pour pendre deux plaques et deux fournimens, à Doublet, tapissier, VIIc L l. XVIII s. pour des fournitures et façon de 29 carreaux garnis de plume et duvet pour servir dans la salle des comedies du chasteau de Saint Germain, 28 sieges pliants, 12 fauteuils et pour raccommodage de quelques meubles, à Pezard, quinquailler, IIIc LVII l. pour douze grosses grilles à 22 l. la pièce, 12 pelles et tenailles à 7 l. 15 le feu qu’il a fourny pour servir au chateau de Clagnyn et à Du Ru, garde des meubles du château de Vincennes, Vc XXIX l. tant pour plusieurs menues depenses qu’il a faites à entretenir en estat les appartemens dudit chasteau que pour raccommodage de meubles et journées de garçons qui ont servy à tendre et detendre des meubles dans ledit [f. 13v] chateau pendant les années 1672, 1673 et 1674, cy : VIIm Vc LXIX l. X d.<lb/>[…]<lb/>[f. 18] A [Pierre Gobelin, commis à la charge de tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de dix huit mil cinq cens quatre vingts neuf livres quatre sols sept deniers pour employer au fait de sa commission, mesmes au payement des cires et autres fournitures qui ont esté faites par les officiers de fruiterie du quartier de janvier, fevrier et mars 1675 pour toutes les repetitions et representations de l’opera de Thezée que Sa majesté a fait chanter devant Elle l’hiver dernier en son chasteau de Saint Germain en Laye, cy : XVIIIm Vc IIIIxx IX l. IIII s. VII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 97] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de trois cens deux mil cinq cens livres à luy ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesme celle de IIIc m l. à compte des depenses à faires es maisons royalles pendant la presente année 1675 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller ordinaire au conseil [f. 97v] royal et ez conseils du Roy, controlleur general des Finances, surintendant et ordonnateur general des Batimens, arts et manufactures de France, et IIm Vc l. pour les frais et taxations dudit Delaplanche, à raison de deux deniers pour livre, cy : IIIc IIm Vc l.<lb/>Aud. Delaplanche, la somme de treize cens quatre vingts sept mil quatre cens soixante dix livres treize sols quatre deniers pour employer au fait de sa charge, mesme XIIIc LXXVIm l. pour, avec IIIc m l. dont a esté fait fonds par ordonnance du 16 mars dernier, faire celle de XVIc LXXVIm l. au payement des depenses des Batiments pendant l’année 1675 suivant les ordonnances dud. sieur Colbert, dont il y en a VIIIc XLIIIm IXc l. pour les depenses à faire à Versailles […], [p. 99v] XLm l. pour plusieurs ouvrages et reparations à faire au aux chateaux de Saint Germain, Vm Vc l. pour une faisanderie qui se fait à Saint Germain […] [f. 100v] et XIm IIIIc LXVI l. XIII s. IIII d. pour les taxations dudit Laplanche à raison de deux deniers pour livre, cy : XIIIc IIIIxx VIIm IIIIc LXVI l. XIII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 147v] Aux religieux augustins dechausez dits Petits Peres des Loges de la forest de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres, de laquelle Sa Majesté leur a fait don par aumosne pour leur donner moyen de subsister pendant leur chapitre intermede tenu pendant le mois de may de la presente année, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 155v] Aux augustins dechaussez des Loges de la forest de Saint Germain, la somme de trois cens livres par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>Aux recollets de Saint Germain en Laye, pareille somme de trois cens livres par aumosne, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 235] Au sieur Dumesnil, medecin, la somme de six cens livres à luy accordée par gratification en consideration du soin qu’il prend tant des officiers des maisons royalles que des malades de la charité de Saint Germain en Laye, cy : VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 316] Mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de la presente année mil six cens soixante quinze<lb/>[…]<lb/>[f. 365v] Audit [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de France], la somme de trente sept mil trois cens huit livres seize sols huit deniers pour d’icelle emploier XXXVIIm l. au paiement des depenses du bastiment que Sa Majesté a ordonné estre fait au lieu apellé le Val dans la forest de Saint Germain [f. 366] en Laye suivant les ordonnances dud. sieur Colbert, et IIIc VIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. tresorier à raison de deux deniers pour livre, cy : XXXVIIm IIIc VIII l. VI s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 504] Au nommé Charles Ravet, maitre de la maison dite le Grand Cerf à Saint Germain en Laye, la somme de quatorze cens soixante quinze livres dix sols à luy ordonnée pour le loyer des logemens qu’il a fournis pour la petite escurie depuis le premier [f. 504v] janvier 1674 jusqu’au mois de may 1675 à diverses fois à raison de cinq sols pour chacune chambre, cinq sols pour chacun lit et un sols pour l’attaché de chacun cheval, cy : XIIIIc LXXV l. X s. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 297</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 611] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller ez conseils de Sa Majesté, garde de son tresor royal, de payer et delivrer comptant ou assigner par ses quittances pour les restes de l’année mil six cens soixante seize […]<lb/>[…]<lb/>[f. 623] A me Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de deux mil deux cens quatre vingts huit livres six sols huit deniers pour employer au fait de sa charge, mesme icelle delivrer aux desnommez cy apres pour des ornements d’eglise qu’ils ont faits et fournis par ordre du Roy et pour son service dans la chapelle du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir à Leduc, marchand de soye, CXL l. XVI s. VIII d. pour 5 aunes de taffetas d’Angleterre violet à raison de V l. l’aune, IIII aunes de tafetas rouge à IIII l. XV s. l’aune, 18 aunes ¾ de tafetas vert et blanc à [f. 623v] IIII l. IIII s. l’aune, 1/8 de veloux violet et blanc à raison de XVIII l. l’aune, 2/3 de satin plein de VIII l. XV s. l’aune, et X l. pour une aune de gros de Naples, le tout pour restablir et mettre en estat de servir neuf chasubles, à Barreau, marchand passementier, IIIIc l. pour 20 aunes de passement et 27 aunes de dentelle d’or, 10 aunes de passement, 19 aunes de dentelle et 25 aunes de galon or et argent, et 17 aunes de dentelle d’argent, le tout à plusieurs prix et de divers poids pour border et chamarrer lesd. neuf chasubles, à Delaistre, chasublier, CXV l. pour les fournitures et façon desd. chasubles, à Gilbert, marchand linger, Vc IIIIxx III l. pour 80 aunes de toille baptiste à raison de IIII l. l’aune, 63 aunes de toille baptiste à XLVIII s. l’aune, 6 aunes 1/3 de toille commune à XXII s., 12 ceintures de toille à III l. la piece, le tout pour faire 18 aubes, 18 amicts, 6 napes, 24 [f. 624] purificatoires, 24 essuye mains et 12 corporaux, compris LXVII l. X s. pour les façons de tous lesd. ouvrages, à Plumet et Brillon, autres marchands lingers, IIIIc IIIIxx XIX l. X s. pour plusieurs sortes de dentelles blanches qu’il ont fournies pour border et chamarrer tous les linges cy dessus à divers prix, et à Noroy et Potié, tapissiers, Vc L l. pour un tapis et trois careaux de velours rouge garnis de frange et galon d’or et d’argent, cy : IIm IIc IIIIxx VIII l. VI s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 700v] Aud. [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens de Sa Majesté, arts et manufactures de France], la somme de cent soixante un mil trois cens trente trois livres six sols huit deniers pour d’icelle employer CLXm l. au parfait payement des despenses faites pour les bastimens des maisons royalles pendant l’année 1676, savoir […] XXXm l. pour les ouvrages de maçonnerie du bâtiment [f. 701] et jardin du Val suivant les ordonnances particulières dud. sieur Colbert […], cy : CLXIm IIIc XXXIII l. VI s. VIII d.<lb/>Aud. Lebesgue, la somme de vingt deux mil soixante quinze livres sept sols six deniers pour d’icelle employer XXIm VIIIc IIIxx XII l. XIX s. au remboursement des proprietaires des terres et heritages acquis au profit du Roy qui se trouvent compris dans le dessein du jardin de la maison que Sa Majesté a fait bastir au Val lez Saint Germain en Laye, tant pour le prix principal que pour les non jouissances desd. terres et heritages, le tout suivant les contrats d’acquisition passez par devant notaires, l’estat de liquidation arresté au conseil royal des Finances le 18 juillet 1676, l’arrest du conseil d’Estat dud. jour et les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et C IIIIxx II l. VIII s. X d. pour les taxations dud. tresorier à II d. pour livre, cy : XXIIm LXXV l. VII s. X d.<lb/>[…]<lb/>[f. 734v] Aux religieux recollets de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres que Sa Majesté leur a accordée pour payer les frais de l’assemblée qui se fait dans leur couvent de tous les superieurs de la province de Paris ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 782v] Au sieur de Beaumont, chapelain de la chapelle du chasteau de Saint Germain, la somme de six cens livres par gratification en consideration de quelques menues despenses qu’il a esté obligé de faire pendant plusieurs années lors du sejour de Sad. Majesté aud. chasteau, cy : VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 795] Au sieur Portail, conseiller du Roy en sa cour de parlement, la somme de mil livres à luy accordée par gratification à cause du passage du pont de Chatou des officiers de la Maison, court et suite de Sad. Majesté pendant lad. année 1676 ainsi qu’il est accoutumé, cy : M l. »</p>
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                <p>« [f. 23v] A me Pierre Ollivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy, la somme de neuf mil cinq cens soixante neuf livres dix sept solz sept deniers pour icelle delivrer aux denommez cy apres, savoir à Marcadé, orfevre, […] [f. 24] Vc IIIIxx XVI l. X s. pour avoir blanchy, ressoudé et racommodé 302 pieces d’argenterie du chasteau de Saint Germain en Laye et y avoir fourny deux marcs 6 onces 4 gros d’argent […], cy : IXm Vc LXIX l. XVII s. VII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 25v] A [Jean de la Vallette, commis à la charge de tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de dix sept cens cinquante livres dix neuf sols pour icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir à Gole, ebeniste, IIIc XXXV l. pour trois voffres forts de bois de chesne couverts d’une racine de noyer de vingt cinq pouces de longueur et 18 de largeur et pour avoir nettoyé et racommodé avec quatre garçons plusieurs meubles d’ebene et marquetterie dans les chasteaux de Saint Germain et Versailles […] [f. 26v], cy : XVIIc L l. XIX s.<lb/>[…]<lb/>[f. 29v] A [François Chapelin, tresorier des offrandes et aumosnes de Sa Majesté], la somme de six cens quarente neuf livres seize sols pour emploier au paiement de la despense qui a esté faite pour les pains benits qui ont esté rendus au nom du Roy en l’eglize parrochialle de Saint Germain en Laye le VI janvier 1676 suivant les parties qui ont esté arrestées par le sieur abbé Ladvocat, l’un des aumosniers de Sa Majesté, cy : VIc XLIX l. XVI s.<lb/>A luy, la somme de cinq cens quatre [f. 30] vingts neuf livres quinze sols pour emploier au paiement de la despense des pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin en lad. eglize parrochialle de Saint Germain en Laye le XIX janvier 1676 suivant les parties qui en ont esté arrestées par M. le cardinal de Bouillin, grand aumosnier de France, cy : Vc IIIIxx IX l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 32] Aud. [Jacques de Manse, tresorier des vennerie, fauconnerie et toilles de chasse de Sa Majesté], la somme de trois mil six cens livres pour icelle delivrer au sieur duc du Lude, gouverneur et capitaine des chasses du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir XVIIIc l. pour l’entretenement d’un faisandier au Val du parc dud. chasteau et XVIIIc l. pour l’entretenement de quatre renardiers et deux vallets de limiers pour le loup pendant l’année 1676 ainsy qu’il est accoustumé, cy : IIIm VIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 104v] A me Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de Sa Majesté, la somme de deux millions quatre vingts quinze mil quatre cens quarente six livres sept sols neuf deniers pour emploier au faict de sa charge, mesme celle de II millions LXXVIIIm LXXVIII l. XIII s. au paiement des despenses cy apres mentionnées pour les bastimens de Sa Majesté pendant l’année 1676 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en ses conseils, controlleur general des Finances, [f. 105] surintendant et ordonnateur general des Bastimens, arts et manufactures, dont […] [f. 106v] XXXm l. pour les reparations à faire à Saint Germain, Fontainebleau, Vincennes, Compiegne et autres maisons royalles, […] [f. 107v] XXm l. pour les ouvrages du bastiment du Val […], cy : II millions IIIIxx XVm IIIIc XLVI l. VII s. IX d.<lb/>[…]<lb/>[f. 170v] Aux religieux augustins deschaussez du couvent des Loges de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres de laquelle Sa Majesté leur a fait don pour subvenir à leur subsistance ainsy qu’il est accoustumé : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 180v] Aux peres recollets du fauxbourg Saint Laurent et Saint Germain en Laye, la somme de neuf cens livres par aumosne, cy : IXc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 314] Au sieur comte de Vermandois, admiral de France, la somme de dix huict mil livres que Sa Majesté luy a accordée pour emploier en l’achapt d’une maison scize à Saint Germain en Laye qui a appartenu à la dame duchesse de La Valiere suivant l’ordonnance du XIe avril 1676, cy : XVIIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 325] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller ez conseils de Sa Majesté, de payer et delivrer comptant ou assigner par ses quittances pendant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année mil six cens soixante seize […]<lb/>[…]<lb/>[f. 335] Aud. [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de neuf mil cinquante deux livres quatre sols pour icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur paiement des fournitures par eux faites par l’ordre et pour le service de Sa Majesté pour le chasteau de Saint Germain, scavoir à Duc, marchand de soye, VIIc XXXIII l. XVIII s. pour unze aunes de velours de Gennes vert à raison de XX l. l’aune, 3 aunes ½ de velours vert à XIX l. l’aune, 2 aunes ¼ de satin de Florence incarnadin à IX l. l’aune, 71 aunes de taffetas d’Angleterre couleur de paille et vert à III l. VIII s. l’aune [f. 335v] et 27 aunes de taffetas vert à IIII l. V s., le tout pour faire des housses de sieges plians, couvrir une table à jouer, faire des dessus pour les cassettes de Sa Majesté, une housse pour un lict de point de France et couvrir un bureau pour la Reyne, à Laballe, marchand drapier, Vc IIIIxx I l. X s. pour 45 aunes ½ de drap de Bercy escarlatte à raison de IX l. l’aune, 12 aunes ½ de serge de Saint Lo rouge à V l. XVII s. l’aune, 13 aunes de serge de Londres verte à IIII l. l’aune et 12 aunes de serge de Londres rouge cramoisy à IIII l. l’aune, le tout pour faire dix portieres, deux dessus de portes et des housses de tabourets, à Le Brun, marchand tapissier, CII l. VII s. pour 32 aunes de ligature de soye verte pour faire vingt cinq carreaux pour servir au ballet d’Atis [f. 336] à III l. VI s. l’aune, à Levasseur, marchand passementier, VIIIc LXXI l. XIX s. IX d. pour 189 onces 7 gros de frange, mollet et galon d’or et d’argent à raison de IIII l. X s. l’once et 84 aunes de galon rouge cramoisy à IIII s. l’aune, le tout pour order et galonner un tapis de table de velours vert, six portieres de drap rouge et autres meubles de messieurs les duc du Maine et comte de Vexin, à Gole, ebeniste, VIc l. scavoir IIIIc XX l. pour un grand bureau de bois d’Allemagne à compartimens d’ebeine soustenu de huict colonnes et garny de huict tiroirs, de cinq pieds de hault sur deux pieds ½ de large et une table à jouer de bois de pallissante massif, et C IIIIxx l. pour une grande armoire de bois d’Allemagne à corniches [f. 336v] et compartimens d’ebeine garnie de tablettes pour mettre des livres, haute de six pieds ½ sur quatre pieds de large, à Mathelin, menuisier, Vc XXXV l. pour 10 douzaines de tabourets, 24 sieges plians, deux fauteuils, 12 feuilles de paravent et six eschelles brisées, à Marcadé, orfevre, CLV l. V s. III d. pour une bourse d’argent vermeil doré à mettre au milieu d’une table à jouer pesant 3 marcs 2 onces 3 gros ½ à XLVI l. le marc, à Laroue, miroitier, IIIc XLVI l. tant pour son paiement de quatre bordures de miroirs de bois de noyer de Grenoble avec des plaques de cuivre d’une glace de 22 pouces de hault sur 18 de large, que d’avoir racommodé plusieurs girandolles et miroirs dans le chasteau de Saint Germain en Laye, à Pezard, quincallier, [f. 337] IIIc XXII l. pour avoir nettoyé, polly et ressoudé 46 grilles de fer, 54 tenailles, 50 pelles, 13 puisettes et une paire de chevrettes et avoir fourny le fer necessaire pour remettre le tout en bon estat, à la veuve Henry, tapissier, IIIIc IIIIxx XV l. pour avoir doublé de toille, recousu les relais, garnis de surfaix et rentrait une tenture de tapisserie de dix pieces representant les muses, et à Doublet, autre tapissier, IIIIm IIIc IX l. IIII s., scavoir IIIm l. que Sa Majesté luy a accordée d’augmentation pour avec XIm l. à luy ordonnée l’année 1675 faire XIIIIm l. pour son parfait paiement de soixante pieces d’ouvrages de broderie à fleurs d’or et soye pour faire un meuble complet et XIIIc IX l. IIII s. pour racommodages de [f. 337v] plusieurs meubles tant pour Saint Germain, Paris que Fontainebleau, fourniture et façons de deux tapis de table, douze feuilles de paravent, 22 housses de sieges plians, dix portieres, 29 rideaux, 25 carreaux, quatre matelas, un sommier de crin et autres meubles dud. chasteau de Saint Germain, y compris plusieurs voiages et journées de garçons, le tou faict et fourny par l’ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IXm LII l. IIII s.<lb/>Aud. Turlin, tresorier general de l’Argenterie, la somme de sept mil neuf cens vingt neuf livres treize sols quatre deniers, pour icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur paiement d’un meuble de damas bleu turquin garny de campannes, frange et molet [f. 338] de passementerie d’or et d’argent et d’autres meubles faits par ordre de Sa Majesté pour servir dans aucuns appartemens de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc, marchand de soye, MXXV l. pour 115 aunes de damas de Gennes bleu à raison de VIII l. X s. l’aune et 12 aunes de taffetas à IIII l. l’aune, à Le Brun, marchand tapissier, XXI l. XV s. pour 4 aunes de damas de Flandres aurore et bleu à raison de III l. l’aune et 3 aunes de moquette fonds bleu à III l. V s. l’aune pour faire une niche de chien, à Laballe, marchand drapier, IIIc LXIX l. pour 20 aunes et demie de fin drap façon d’Espagne bleu à XVIII l. l’aune, à Levasseur, marchand passementier, IIIm VIIc LVII l. XVIII s. IIII d.  pour 437 [f. 338v] onces 7 gros de frange de diverses hauteurs, molet et galon d’or à raison de 6 l. V s. l’once, 189 onces 6 gros pour une campane d’or très riche de pieces de raport, 12 boutons et six boutonnieres à VII l. VIII s. l’once et XXVIII l. pour 4 pommes de lict couvertes de damas et chamarées de galon d’or, à Mathelin, menuisier, IIc XXXVI l. pour un bois de lict avec les ferremens necessaires, 3 licts de veille, 12 roulettes pour servir ausdits licts de veille, cinq fauteuils, 12 tabourets et 5 escrans avec leurs chasss et leurs pieds, à Dupré, doreur, CXXXVIII l. pour avoir peint et doré cinq grands fauteuils, 18 chaires, 12 tabourests et un escran, à Delange, plumassier, Vc l. tant pour [f. 339] une graniture de six douzaines de plumes blanches et quatre bouquets d’aigrettes pour servir au lict dud. meuble que pour avoir reblanchy 8 autres bouquets d’aigrettes et sejourné quelques jours à Saint Germain pour monter lesd. plumes, et à Doublet, tapissier, XVIIIc IIIIxx II l. pour ses fournitures et façon dud. meuble et d’un autre meuble de satin bleu mourant garny d’un point d’Espaigne, comm’aussy pour avoir faict decrasser et reblanchir 30 rideaux de fenestre, faict plusieurs housses des meubles et en avoir racommodé plusieurs autres qui servent dans led. chasteau de Saint Germain, cy : VIIm IXc XXIX l. XIII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 533] A dix filles de la Charité establies par ordre de Sa Majesté à Saint Germain en Laye, Fontainebleau, Metz et Dourdan, la somme de quinze cens livres pour leur [f. 533v] subsistance pendant lad. année 1676 à raison de CL l. chacune ainsy qu’il est accoustumé, cy : XVc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux au château du Val</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 173, f. 192</unitid>
                <unitdate normal="1676/1676" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1676</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le samedy au soir 7e mars 1676<lb/>Il y a presentement 31 maçons limosins qui travaillent à la maçonnerie des terrasses du jardin du Val. J’en feray augmenter le nombre autant qu’il me sera possible à mesure qu’ils arriveront.<lb/>Je tascheray de faire entierement arraser dans huict jours ouvrables les murs de la terrasse an face des cainets du bastiment du Val.<lb/>Monsieur Le Nostre doit venir icy lundy pour passer toute la semaine à faire planter. Je prends soin pour cet effect de faire dresser les terres du jardin bas et d’achever de faire porter les terres necessaires. Il y a 196 terrassiers, tant hommes que femmes, qui y travaillent.<lb/>Le sieur Bailly qui travaille aux tables de cuivre du poesle promet de les rendre touttes en place dans la fin de la semaine prochaine.<lb/>Piau continue de faire travailler à six forges aux ouvrages des deux portes de fer de la cour dud. bastiment. Je feray mon possible pour les faire poser dans la fin de la semaine prochaine.<lb/>J’ay faict remplyr le trou qui s’estoit faict dans la place de l’octogone, au bout de la grande terrasse du parc, ainsy que Monseigneur me l’a ordonné.<lb/>Je faicts aussy travailler à remplyr les fontys de carrieres au dehors du mur de la grande terrasse.<lb/>Sitost que les sieurs Mansard et Bergeron seront là, je ne manqueray pas de leur faire faire un rapport en forme de l’estat des carrieres qui ont cy devant esté ouvertes soubs lad. grande terrasse.<lb/>Monsieur Perrault m’a mandé de l’aller demain trouver à Paris avec le sieur La Rue, maçon, ce qui m’oblige d’y aller.<lb/>J’iray par le mesme moyen chez le sieur Lavier affin qu’il envoye incessemment les grosses tables de cuisine necessaires pour la cuisine Bouche au Val.<lb/>L. Petit »</p>
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                <persname role="subject">Le Nôtre, André</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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                <p>Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, 2008, t. </p>
              </bibliography>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 300</unitid>
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                <p>« [f. 533] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de cinq mil huit cens une livres douze sols six deniers pour icelle delivrer aux cy apres nommez pour leur paiement de plusieurs fournitures de meubles faites pour le chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir à Le Duc, marchand de soye, IIm IIc IIIIxx XIII l. XV s. pour 2 aunes ¼ de velours rouge pour des bourlets à XX l. l’aune, 51 aunes ½ de velours bleu turquin pour un lit de repos, 2 carreaux et 1 dessus de bureau à XVIII l. X s. l’aune, 15 aunes de velours rouge cramoisy pour 12 grands sieges plians à XXI l. l’aune, 15 aunes de velours vert pour couvrir une table à jouer à XVI l. l’aune, XI aunes de ratine d’Holande pour 2 couvertures de lits à XIIII l. l’aune, 12 aunes de damas de Gennes vert à VIII m. X s. l’aune, 59 aunes de tafetas violet et rouge pour des cadres et des housses à 24 tabourets à V l. l’aune, et 47 aunes ½ de tafetas d’Angleterre pour des envelopes de traversins, couvrir une table et faire 3 portieres à IIII l. l’aune, à Laballe, marchand drapier, VIIIc IIIIxx IIII l. V s. pour 4 aunes de drap de Valogne vert à VII l. l’aune, 1 aune de drap vert façon d’Espagne à XVIII l. l’aune, 78 aunes de serge de Londres escarlate [f. 533v] d’Holande à V l. X s. l’aune pour faire des entours de housses de lit et des housses de sieges, huit aunes de serge de Londre couleur de feu pour des housses de fauteuils à IIII l. X s. l’aune, 26 aunes de serge de Londres pour couvrir 25 grands miroirs à IIII l. V s. l’aune, et 130 aunes de frise de Sigovie aurore pour envelopper des meubles de brocat à XL s. l’aune, à Lebrun, marchand tapissier, IIIc LXVIII l. X s., scavoir IIIIxx I l. pour 90 aunes d’etoffe fil et laine à grandes fleurs rouge et blanc à XVIII s. l’aune pour faire 2 lits de garderobe, et IIc IIIIxx VII l. X s. pour 2 couvertures de satin de la Chine blanc de 2 aunes ½ de long, chacune à CXLIII l. X s. la piece, à Dupré, doreur, IIIIxx XV l. pour avoir peint et doré 24 tabourets et 12 grandes chaises et autres menus ouvrages, à Delange, plumassier, CLXV l. pour avoir blanchi et racommodé 12 garnitures de plumes avec leurs aigrettes servant aud. chasteau de Saint Germain, y compris les journées de son garçon pour les remonter, et à Marcadé, orfevre, XIXc IIIIxx XV l. XII s. VI d. pour une petite grille à 2 bareaux pour servir dans le cabinet de la Reyne et un chandelier d’argent à 4 branches, pesant ensemble 27 marcs 6 gros à raison de XXXVI l. le marc, y compris le fer de lad. grille et le blanchissage et racommodage de 452 pieces d’argenterie où il a fourni 7 marcs ½ d’argent, le tout fait par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : Vm VIIIc I l. XII s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 539] A [Jean de la Valette, commis à l’exercice de la charge de tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la chambre du Roy], la somme de dix neuf mil trois cens quarante huit livres dix sept sols pour employer au paiement des cires et autres choses qui ont esté fournies par les officiers de la fruiterie pour les repetitions et representations de l’opera d’Isis qui ont esté representées devant Sa Majesté en son chasteau de Saint Germain en Laye pendant les mois de janvier et febvier 1677 [f. 539v] suivant les parties arrestées par le sieur duc de Crequy, premier gentilhomme de la chambre, cy : XIXm IIIc XLVIII l. XVII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 580] A [Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de France], la somme de quatre mil sept cens vingt neuf livres cinq sols pour d’icelle employer IIIIm VIc IIIIxx X l. III s. IIII d. au remboursement des terres et heritages compris dans  le jardin du bastiment du Val lez Saint Germain en Laye dont les particuliers [f. 580v] cy apres nommez estoient proprietaires, scavoir IIIIc XXIII l. à François Buret, demeurant à Carrieres sous le Bois, pour 23 perches ½ de terre plantée en vigne et autres fruitiers, XIc XXVII l. XIX s. II d. à Charles Delaunay, demeurant aud. Carriere, pour un arpent 27 perches ½ de terre plantée en vigne, bourgongne et semée en orge faisant partie de plusieurs pieces de terre qui luy appartiennent, XLVI l. V s. à François Bertin et Jean Thomin demeurans aud. Carriere pour 4 perches ½ demy quart de terre plantée en vigne et arbres fruitiers, VIIc LXXV l. VII s. VI d. au sieur de la Neuville, garde de Sa Majesté demeurant aud. Carieres, pour 77 perches ½ demy tiers de terre plantée en vigne, bourgongne et semée en orge, faisant partie de diverses pieces de terre qui luy appartiennent, Vc LI l. XIIII s. II d. aud. Bertin pour 48 perches 1/24 de terre plantée en vigne et arbres fruitiers en diverses pieces qui luy appartiennent, VIIc IX l. X s. à Baptiste Crosnier, demeurant aud. Cariere, pour 76 perches de terre plantée en vigne et Bourgongne en diverses pieces, LXI l. XVII s. VI d. à la damoiselle Bataille demeurant à Paris pour 5 perches ½ demy quart de terre plantée en arbres fruitiers faisant partie d’une plus grande piece de terre, IIIc XXIIII l. à Denis Garnier pour 27 perches de terre plantée en vigne, IIc LXXII l. X s. à Jacques Caffaud pour 24 perches ¼ de terre plantée en vigne, IIIIxx XVI l. [f. 581] aux heritiers de Louise Thomin pour 8 perches de terre plantée en vigne, CXIIII l. au sieur de la Guipiere pour 9 perches ½ de terre, VIxx l. à Jean Morice pour 10 perches et LXVIII l. à Jean François pour 5 perches 2/3 de terre, le tout suivant l’arpentage et estimation qui en a esté faite et les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XXXIX l. I s. VIII d. pour les taxations dud. Delaplanche à 2 d. pour luvre, cy : IIIIm VIIc XXIX l. V s.<lb/>Aud. Delaplanche, la somme de douze mil quatre cens soixante quatre livres dix neuf sols un denier pour d’icelle employer XIIm IIIc LXI l. XVIII s. IX d. au payement des ouvrages et reparations de pavé de grais qui ont esté faits tant dans les cours des chasteaux de Saint Germain en Laye que dans le bourg dud. lieu pendant 1677 suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et CIII l. IIII d. pour les taxations dud. tresorier à 2 d. pour livre : XIIm IIIIc LXIIII l. XIX s. I d.<lb/>[…]<lb/>[f. 581v] Aud. Delaplanche, la somme de quatorze cens quarante trois livres dix huit sols huit deniers pour d’icelle delivrer à Lemaire, fayancier, XIIIIc XXXII l. pour son payement de plusieurs pieces de pourcelaines qu’il a fournies pour mettre dans les appartemens du chasteau de Saint Germain en Laye, scavoir 2 grands vases à figures, six buires de diverses grandeursd et façons, six urnes à pans de plusieurs couleurs, 17 pots tant à figures que couverts et de forme de moutardier, 7 vinaigriers de diverses formes, 26 callebasses, 43 gobelets de plusieurs grandeurs, 10 rouleaux de couleur teintée, deux fuseaux et 14 bouteilles de diverses formes et grandeurs, le tout suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XI l. XVIII s. VIII d. pour les taxations dud. tresorier à 2 d. pour livre : XIIIIc XLIII l. XVIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 592v] Aux peres recollets du fauxbourg Saint Laurent et de Saint Germain en Laye, la somme de neuf cens livres, cy : IXc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 593] Aux augustins deschaussez des Loges de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres, cy : IIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 299</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« [f. 115v] A me Sébastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de Sa Majesté, la somme de dix neuf cens quarante trois mil cinquante huict livres six sols huict deniers pour employer au faict de sa charge, mesmes […] [f. 118] Lm l. pour les ouvrages et réparations [f. 118v] à Saint Germain en Laye, Fontainebleau, Vincennes, Compiègne et autres maisons royalles, XXX m l. pour les ouvrages et augmentations à faire au jardin du Val les Saint Germain en Laye, […] [f. 119] et Cm l. pour les despences extraordinaires et impreveues, et XVIm LVIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. tresorier à raison de II d.  pour livre, cy : XIXc XLIIIm LVIII l. VI s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 301] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller du Roy ez conseils de Sa Majesté, garde de son tresor royal, de payer et delivrer comptant ou assigner par ses quittances pendant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année mil six cens soixante dix sept […]<lb/>[…]<lb/>[f. 317] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de seize cens quatre vingts quinze livres quinze sols quatre deniers pour icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir IIIc L l. à Delaunoy, tapissier, pour avoir doublé de toille, rentrait les trous, repris les relais d’une tenture de tapisserie verdure fabrique de Beauvais en 7 pieces de 24 aunes de cours sur 3 aunes de hault [f. 317v] et l’avoir rubanné partout où besoing a esté, IIIc XXXIII l. à Ferault, autre tapissier, pour avoir pareillement doublé de toille et racommodé deux tentures de tapisserie aussi verdure fabrique de Beauvais en 13 pieces de 38 aunes de cours sur 2 aunes 2/3 de hault, IIIc LIX l. XV s. IIII d. à Gilbert, marchand linger, pour 106 aunes de toille de diverses qualitez par luy fournies pour servir à faire des ornemens de linge nécessaires pour la chappelle de Saint Germain en Laye specifiez cy apres, scavoir 6 surplis, 18 amicts, quatre grandes napes d’autel, 6 autres petites napes, 12 essuymains, une douzaine de torchons, 7 tours d’autel et autres fournitures, et VIc LIII l. à Golle, ebeniste, scavoir IIc XX l. pour une table bleue façon de lapis ornée de festons et fleurs et de bronse bruny pour servir dans le cabinet dudit chasteau de Saint Germain en Laye, IIc XVI l. pour six autres tables de bois de noyer accompagnées chacune d’une paire de gueridons aussi de bois de noyer à raison de XXXVI l. la piece, et IIc XVII l. pour plusieurs journées de luy et de trois garçons qui ont travaillé à remettre en estat plusieurs [f. 318] meubles du chasteau de Versailles compris quelque racommodage de table et gueridons, cy : XVIc IIIIxx XV l. XV s. IIII d.<lb/>Aud. de Prelabbé, la somme de dix huit cens cinquante livres pour icelle delivrer à Golle, ebeniste, pour son payement d’un grand bureau de six pieds de long orné de marqueterie de cuivre doré et d’estain gravé, d’un autre bureau de bois d’Allemagne à compartimens d’ebeine, deux gueridons de marqueterie de fleurs au naturel avec leurs bases et chapiteaux de cuivre doré, d’une table et deux gueridons de bois de noyer et pour plusieurs racommodages de tables, cabinets, chandeliers et autres meubles, le tout pour servir dans ses appartements du château de Saint Germain en Laye : XVIIIc L l.<lb/>[…]<lb/>[f. 331] Aud. [François du Vau, tresorier general des maison et finances de la Reyne], la somme de deux mil cinq cens quatre vingts dix livres neuf sols pour delivrer à Antoine Ravet, hoste de l’Image Sainte Catherine à Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de huit chambres, seize lits et une escurie à six chevaux qu’il a fournis aux officiers de l’escurie de lad. dame Reyne depuis le premier janvier jusqu’et compris le XIII juillet 1676, et depuis le IX novembre jusqu’au dernier jour de may 1677, faisant 397 journées à raison de VI l. VI s. pour chacune, ensemble pour une chambre et deux lits depuis led. jour XIII juillet 1677 jusqu’au 9 novembre aud. an 1677, faisant 119 jours à raison de XV s. pour chacun, le tout sur le pied de V s. pour chacune chambre, V s. pour chacun lit et I s. pour l’attache de chacun cheval, cy : IIm Vc IIIIxx X l. IX s.<lb/>A luy, la somme de huict cens quatre vingts six livres dix sols pour delivrer à Antoine Caigné, habitant de Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de deux chambres et quatre lits qu’il a fournis pour les officiers des [f. 331v] escuries de lad. dame Reyne depuis le XIIII juillet 1676 jusqu’au IX novembre de lad. année, faisant 120 jours, ensemble six chambres, six lits, une cuisine et une cave depuis led. jour 9 novembre jusqu’au dernier jour de may 1677, faisant 202 jours, à raison de XXX s. par jour pour les 120 premiers et de III l. X s. pour les 202 autres, le tout sur le pied de V s. pour chacune chambre, V s. pour chacun lit, V s. pour la cuisine et V s. pour la cave, cy : VIIIc IIIIxx VI l. X s.<lb/>Aud. du Vau, la somme de quatre mil soixante livres douze sols six deniers pour delivrer à Louis Guillon de Fonteny, maitre de la maison où pend pour enseigne l’Ours à Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de 10 chambres, XX lits, une salle, deux greniers, cinq remises de carrosse et trois escuries à cinquante chevaux qu’il a fournis pour le service de lad. dame Reyne pendant l’année entiere 1676 à raison de XI l. XI s. VI d. par jour et de V s. pour chacune chambre, chacun lit et pour la salle, II s. VI d. pour chacun grenier et chacune remise, et I s. pour l’attache de chacun cheval, cy : IIIIm LX l. XII s. V d.<lb/>[…]<lb/>[f. 430v] Aux religieux augustins deschaussez du couvent des Loges, pareille somme de trois cens livres à eux accordée pour leur subsistance pendant l’année 1677, cy : IIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’avancée des travaux au château du Val, au Château-Vieux et dans le domaine de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 175, f. 253-254</unitid>
                <unitdate normal="1677/1677" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1677</unitdate>
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                <p>« De Saint Germain, le 26 septembre 1677<lb/>Il n’y a plus que les journalliers qui travaillent à la fouille et transport des terres du fossé que l’on faict au pied du glacys à la gauche de la principalle allée du jardin du Val pour l’escoulement des eaues de pluyes et ravines. On travaille à la maçonnerie du petit mur pour contretenir les terres de la couppe dudit glacys. Il n’y a que six limosins qui y ont travaillé la semaine derniere, dont on augmentera le nombre cette semaine autant que l’on pourra.<lb/>On continue aussy de poser la tablette au dessus du mur de terrasse dud. jardin, et la maçonnerie de l’enfoncement en forme de cabinet qui se faict au bout du mur de closture de l’allée haute à la face et en la largeur de l’allée en retour du bout de la principalle allée. J’envoye le sieur La Rue à monsieur Le Nostre pour prendre sa resolution touchant le dessein de la face dud. cabinet affin de l’achever.<lb/>On travaille à fonder le mur du demy rond au bout de la principalle allée du jardin faict au droict du retour de l’allée vers le puids.<lb/>On continue aussy de dresser les terres des platte bandes et allées haute et basse de la continuation dudit jardin et de passer à la claye les terres des rigolles le long du nouveau mur de closture pour les espalliers.<lb/>On continue aussy de travailler aux treillages d’eschalatz pour les nouveaux espalliers.<lb/>Si tost qu’il sera venu un peu de pluye, je feray labourer et dresser les terres entre l’allée haute et l’allée basse dud. nouveau jardin, d’autant que la terre est si battue et serrée à cause de la secheresse qu’on ne pourroit faire ce travail qu’avec bien de la despence. Je feray marché à l’arpent pour labourer lesd. terres.<lb/>Le charpentier avance de taille la charpenterie du nouveau maneige. On ne commencera que samedy prochain de lever cette charpenterie, attendu qu’il faut qu’elle soit toutte taillée avant de la poser. Il y a seize charpentiers et huict maneuvres qui y travaillent incessemment. Je feray en sorte que cette ouvrage soit achevée à la Toussaint.<lb/>Les glacys que Monseigneur a ordonné de faire pour aller dans le parcq par l’antienne allée du bois à costé du grand parterre du vieux chasteau sont achevez, comme aussy la maçonnerie de la porte que l’on a ouverte dans le mur de closture qui separe le jardin d’avec le parcq. Je feray poser dans cette semaine la menuiserie de la porte.<lb/>Le petit mur de terrasse en face du petit pont de l’apartement du Roy est achevé. De neuf marches qu’il y aura au peron dud. mur, il y en a six posées, de sorte que dans cette semaine cette ouvrage sera achevée.<lb/>Le sieur Lavier n’envoyer qu’hier la menuiserie de l’oratoire de la Reine. Le stucateur achevra l’ornement du platfonds de lad. oratoire mardy et aussytost l’on posera lad. menuiserie. J’attends la menuiserie de la cheminée du cabinet, dont le foyer et chambranle de marbre sont en place.<lb/>On pose les aiz du plancher de la salle des gardes de la Reine.<lb/>On restablyt le pavé de liaiz de la ballustrade en saillye qui conduit de la salle des gardes du Roy à la salle des gardes de la Reine, dont les dosses au dessoubz estoient entierement pourryes.<lb/>On avance fort tous les restablissementz et je faicts travailler à nettoyer les vittres des croisées et chassys d’hyver.<lb/>On commencera demain de reparer les breches du mur de la forest. On voicture incessement des matereaux sur les lieux pour cet effect.<lb/>Monsieur d’Ecquevilly me manda hier au soir par un billet que le Roy luy a dit de s’addresser à moy pour fournyr quatre caissons doubles pour mettre des cerfs pour les conduire du bois de Boulogne au parcq de Versailles pour le retour du Roy, et quarente sollives dont il a besoin pour cet effect. Je luy au faict responce qu’il me faut un ordre de Monseigneur, et que, pour ne pas retarder le service, il peut donner ordre de les faire faire, et que si Monseigneur en aggrée cette despence, il en ordonnera le payement.<lb/>On acheve de battre le 3e et dernier pieu à mettre par soubz œuvre au pont du Pec. On travaille fortement à moiser les nouvelles pallées et restablyr les moises des autres pallées. On travaille au 3e brize glace dudit pont. Il reste à faire dix autres brize glaces aud. pont, quoy que les sieurs Bruand et Cliquin ayent trouvé necessaire d’en augmenter quatre plusqu’il n’y en avoit cy devant. Le sieur Poitevin, entrepreneur, n’a ordre de monsieur de Linieres que d’en augmenter un, et à l’esgard du pont de Chatou, de mettre un seul pieu en contrefiche pour brize glace ainsy qu’il y en avoit cy devant, quoy qu’il ay testé jugé necessaire d’y en mettre comme au pont du Pecq.<lb/>J’escris aud. sieur de Linieres que Monseigneur m’ordonne de tenir la main à ce que l’on prenne touttes les precautions necessaires pour lesd. brize glaces. En cas qu’il n’y donne point ordre, j’en donneray advis à Monseigneur.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château du Val</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Domaine</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Paris, Picard, 2008, t. II, p. 171.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le manège du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">89</unitid>
                <unitdate normal="1677/1677" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1677</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De Saint Germain, le 3e decembre 1677<lb/>Monsieur le duc de Montauzier m’a envoyé chercher et m’a demandé pourquoy on ne met pas des rideaux de thoille au pourtour du nouveau maneige de monseigneur le Dauphin. Et sur ce que je luy ay dict que je n’en ay encores pas entendu parler ny eu d’ordre, il m’a chargé de supplier tres humblement Monseigneur de sa part de prendre l’ordre du Roy, Sa Majesté ayant dict qu’elle en parleroit à Monseigneur.<lb/>L. Petit »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
                <geogname>Manège</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 301</unitid>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 6] A [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de deux mil livres pour employer au fait de sa charge, mesmes à compte des despenses faites pour les opera qui sont representez devant Sa Majestez à Saint Germain en Laye, cy : IIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 11] Audit [Maurice du May, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de deux mil cent trente sept livres dix sols pour employer au fait de sa charge, mesme icelle delivrer aux vingt cinq joueurs de violon ordinaires de la Chambre du Roy pour leur nourriture depuis le XII decembre 1677 jusques au sixiesme febvrier 1678 qu’ils ont servy tant aux repetitions qu’aux representations des 4 operas d’Alceste, Thesée, Athis et Cadmus qui ont esté faites devant Sa Majesté à Saint Germain en Laye faisant 57 journées, à raison de IIIIxx V l. X s. et de XXX s. pour chacun par jour, cy : IIm CXXXVII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 12v] A [François Chapellain, tresorier des offrandes et aumosnes du Roy], la somme de six cens neuf livres douze sols pour le paiement de la despense [f. 13] qui a esté faite pour les pains benits qui ont esté rendus au nom de Sa Majesté en l’eglise de Saint Germain en Laye le premier jour de l’an 1678 suivant les parties certifiées par le sieur Ladvocat, l’un des aumosniers du Roy, cy : VIc IX l. XII s.<lb/>Audit Chapelain, la somme de cinq cens trente sept livres quatorze sols pour employer au paiement de la despenses des pains benits qui ont esté rendus au nom de monseigneur le Dauphin le 9 janvier 1678 en l’eglise paroissialle dudit Saint Germain en Laye suivant l’estat certifié par le sieur evesque d’Orléans, premier aumonsier de Sa Majesté, cy : Vc XXXVII l. XIIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 64v] A me Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de trois millions trois cens quatre vingts dix neuf mil quatre cens quarente livres unze sols à luy ordonnée pour employer au fait de sa charge, mesme […] [f. 67v] XIIm l. pour les ouvrages et reparations à faire à Saint Germain, le Val, Vincennes et autres maisons royales […], cy : III millions IIIc IIIIxxx XIXm IIIIc XL l. XI s.<lb/>[…]<lb/>[f. 247] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Estienne Jehannot, sieur de Bartillat, conseiller au conseil d’Estat de Sa Majesté et garde de son tresor royal, de payer comptant ou assigner par ses quittances durant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année derniere mil six cens soiixante dix huit […]<lb/>[…]<lb/>[f. 266] A [Jean Martial de Fenis, tresorier des veneries et fauconneries du Roy], la somme de cinq mil huit cens soixante livres pour icelle delivrer au sieur duc du Lude pour le paiement des casques des livrés du Roy que Sa Majesté a ordonnées estre faites pour les officiers de la capitainerie du chateau de Saint Germain en Laye à raison de IIc L l. pour celle du capitaine, IIc l. pour celle du lieutenant, C l. pour celle du procureur de [f. 266v] Sa Majesté, IIIIxx l. pour celle du greffier et IIIIxx X l. aussy pour chacune des 58 autres casaques, scavoir 3 pour 3 rachasseurs, 48 pour les gardes tant à pied qu’à cheval, une pour le faisandier du chasteau du Val du parc de Saint Germain, 4 pour les renardiers et deux pour les vallets de limiers pour le loup, cy : Vm VIIIc LX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 267] Aud. [François du Vau, tresorier general des maison et finances de la Reyne], la somme de sept cens quarante cinq livres dix sols pour icelle delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour son paiement du loyer de six chambres, une salle, une cuisine, une cave et sept lits qu’il a fournis pour les officiers de l’escurie de maditte dame Reyne depuis le quinze novembre 1677 jusques au VIIe febvrier 1678, faisant 84 jours à raison de III l. XVII s. VI d. pour chacun jour, ensemble pour une salle, deux chambres et sept lits depuis le dernier may jusqu’audit jour 15 novembre 1677, faisant 168 journées à raison de II l. X s. chacune le tout sur le pied de V s. pour chacune chambre, V s. pour chacun lit, V s. pour la salle, V s. pour la cuisine et II s. VI d. pour la cave, cy : Vc XLV l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 267v] A luy, la somme de quatre mil soixante livres douze sols six deniers pour icelle delivrer à Louis Guillon de Fonteny, maitre de la maison où pend pour enseigne l’Ours à Saint Germain en Laye pour son paiement du loyer de 10 chambres, 20 lits, une salle, deux greniers, 5 remises de carosse et 3 escuries à 50 chevaux qu’il a fournies pour le service de la Reyne pendant [f. 268] l’année entière à raison de XI l. XI s. VI d. par jour et de V s. pour chacune chambre, chacun lit et pour la salle, II s. VI d. pour chacun grenier et chacune remise et un sols pour l’attache de chacun cheval, cy : IIIIm LX l. XII s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 336v] Aux recolets du fauxbourg Saint Laurent et de Saint Germain en Laye, la somme de neuf cens livres par aumosne, cy : IXc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 337v] Aux augustins deschaussez des Loges de la forest de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres par aumosne, cy : IIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 304</unitid>
                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">1679</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 7] Aud. [Jean Delavalete, tresorier general des escuries de Sa Majesté], la somme de dix sept cens vingt huit livres pour icelle delivrer à Charles Ravet, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer de quatre chambres et XI lits et des escuries à mettre 60 chevaux qu’il a fournis tant pour les officiers de la petite escurie que pour le service de monseigneur le Dauphin depuis le 12 decembre 1678 jusqu’au 26 aoust ensuivant à raison de VI l. XV s. par jour et de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lit et un sol pour l’attache de chaque cheval, ainsi qu’il est accoutumé, cy : XVIIc XXVIII l.<lb/>A luy, la somme de sept cens cinquante livres [f. 7v] huit sols pour icelle delivrer à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer de quatre chambres, six licts et un grenier qu’il a fournis pour les officiers de la grande escurie du Roy depuis le 12 decembre 1678 jusqu’au 26 aoust 1679 et pour le loyer de ses escuries à 30 chevaux depuis led. jour 12 decembre 1678 jusqu’au 26 may ensuivant à raison de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lit, II s. pour le grenier et I sol pour l’atache de chaque cheval par jour, ainsi qu’il est accoutumé, cy : VIIc L l. VIII s.<lb/>Aud. Delavalette, la somme de quatre cens quatre vingts dix livres pour icelle delivrer au nommé Lehault, habitant du Pecq, scavoir IIIIc XL l. pour le loyer des escuries et greniers qu’il a fourny pour le service de Sa Majesté depuis le premier juillet jusqu’au 25 aoust 1679 et L l. pour les croisées qu’il a fait faire ausd. escuris par ordre du comte d’Armagnac, grand escuier de France, cy : IIIIc IIIIxx X l.<lb/>A luy, la somme de deux cens livres pour icelle delivrer à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer des chambres qu’il a fournies pour les pages de la grande escurie depuis le 26 may jusqu’au 26 aoust 1679, cy : IIc l.<lb/>A luy, la somme de trois cens quatre vingts une [f. 8] livres pour icelle delivrer à la veuve Allardin, ou lieu de Saint Germain en laye, pour le loyer des escuries qui ont esté occupées dans sa maison depuis le 12 decembre 1678 jusqu’au 23 aoust 1679 pour les 30 chevaux de monseigneur le Dauphin à raison d’un sol par jour pour l’attache de chaque cheval ainsi q’il est accoutumé, cy : IIIc IIIIxx I l. »</p>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« [f. 5] Aud. [Jean de la Valette, tresorier general des escuries du Roy], la somme d’unze cens quatre vingts cinq livres pour delivrer à Charles Ravet, maitre de l’hostellerie du Grand Cerf de Saint Germain en Laye, pour le loyer des chambres, lots et escuries qu’il a fourny pour la petite escurie, scavoir C IIIIxx IIII l. pour 2 chambres et six lits pour les cochers de Sa Majesté depuis le premier mars jusqu’au dernier may 1677, VIc LVIII l. pour sept chambres et huit lits pour les officiers de lad. escurie et pour l’attache de 40 chevaux depuis le 14 novembre 1677 jusqu’au 17 febvrier 1678 et IIIc XLIII l. pour six lits fournis aux cochers depuis le 14 avril jusqu’au 22 aoust 1678 et l’attache de 40 chevaux pendant led. temps, le tout à raison de V s. par jour pour chaque chambre, [f. 5v] V s. pour chaque lit et I s. pour l’attache de chaque cheval ainsi qu’il est accoutumé : XIc IIIIxx V l.<lb/>[…]<lb/>A [Georges Danetz de Melun, autre tresorier des ecuries en exercice en 1678], la somme de quatre cens quatre vingts quatre [f. 5v] livres seize sols pour delivrer scavoir à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, IIIIc XII l. XVI s. pour le loyer de ses escuries à 30 chevaux, trois chambres, un lit et un grenier occupez pour le service du Roy depuis le 15 novembre 1677 jusqu’au 7 janvier 1678, depuis le 7 avril jusqu’au 12 may 1678 et depuis le 3 juin jusqu’au 18 aoust de lad. année 1678 à raison de V s. pour chacune chambre, V s. pour le lit, II s. pour le grenier et I s. pour l’attache de chaque cheval, et aux nommez Grouet et Mortillon, habitans de Fontainebleau, LXXII l. pour le loyer de leurs escuries occupez par 30 chevaux de monseigneur le Dauphin depuis le 22 aoust jusqu’au 10 octobre 1678 à lad. raison d’un sol pour l’attache de chaque cheval ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIIIc IIIIxx IIII l. XVI s.<lb/>[…]<lb/>[f. 9] Aud. [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatre mil six cens vingt neuf livres dix sols six deniers pour delivrer à Marcadé, orfevre, pour son payement des pieces d’argenterie cy apres, scavoir IIIm IXc XXIIII l. VII s. VI d. pour 2 chandeliers d’argent à six branches avec des marques et autres ornemens à l’antique pour servir dans la salle du billard [f. 9v] du château de Saint Germain en Laye, pesant ensemble 100 marcs 5 onces à raison de XXXIX l. le mars, VIc XLIII l. XV s. pour deux petits chenets d’argent composez de deux vases sur des pieds destaux avec des ornemens antiques pesant ensemble 16 mars 2 onces à raison de XXIX l. le marc, compris X l. pour les fers desd. chenets, et LXI l. VIII s. tant pour avoir blanchi, resoudé et racommodé 16 pieces d’argenterie dud. château de Saint Germain en Laye, fourny une once 4 gros d’argent, que pour avoir doré entierement et racomodé une burette d’argent, le tout par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IIIIm VIc XXIX l. X s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 15] Aud. [Maurice du May, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de deux mil livres pour delivrer aud. Allard pour gratification en consideration du divertissement qu’il a donné à Sa Majesté avec sa trouppe de sauteurs à Saint Germain en Laye le 25 janvier 1679, cy : IIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 55] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens du Roy, arts et manufactures de France, la somme de quatre mil trente trois livres six sols huit deniers, pour d’icelle delivrer IIIIm l. aux particuliers cy apres nommez pour leur remboursement des murs et espaliers des jardins dont ils estoient [f. 55v] proprietaires et qui ont esté abatus à cause de celuy que Sa Majesté a fait faire au Val lez Saint Germain en Laye, savoir IIm XXXI l. VI s. I d. à la dame de Carrieres et XIXc LXVIII l. XIIII s. XI d. à la veuve Olivier, suivant l’estimation qui en a esté faite et les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XXXIII l. VI s. VIII d. pour les taxations dud. tresorier à II d. pour livre, cy : IIIIm XXXIII l. VI s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 87v] Au frere Damien, recolet, la somme de trois cens livres ordonnée estre mise en ses mains pour employer en achapt d’ornemens de sacristie pour les recollets de Saint Germain, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 94v] A Marie Lallemande, pauvre veuve de Saint Germain en Laye, la somme de soixante livres par don, cy : LX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 95] Au sieur Legrand, procureur du Roy en la justice de Saint Germain en Laye, la somme de deux cens livres pour avoir vacqué pendant 2 mois a faire enlever les terres de la porte de Mareil dud. lieu, cy : IIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 95v] Au nommé Soulaigre, concierge du vieux château de Saint Germain en Laye, la somme de trois [f. 96] cens livres par gratification ordinaire pour l’année 1679, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 102] Aux peres augustins deschaussez des Loges de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres, cy : IIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 309] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé et ordonné à me Gedeon du Metz, conseiller ez conseils de Sa Majesté, garde de son tresor royal, de paier et delivrer comptant ou assigner par ses quittances durant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année M VIc soixante dix neuf […]<lb/>[…]<lb/>[f. 326v] A [Pierre Turlin, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de deux mil huit cens vingt sept livres treise sols pour icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir à Golle, ebeniste, MIX l. pour 6 tables de bois de noyer et d’ebeine ornées de marqueterie de differentes fleurs avec 12 gueridons de mesme, compris LXVII l. pour raccommodage de 2 bureaux, d’une table et de 2 gueridons, et quelques journées de [f. 327] luy et de ses garçons qui ont travaillé aud. château de Fontainebleau, à Villiers, tapissier, Vc LXX l. pour avoir recousu les relais, doublé de toille blanc et garny de surfaix une tenture de tapisserie de 3 aunes ¾ de hault sur 43 aunes de cours representant l’histoire de Josué en 8 pieces, à Ferrault, autre tapissier, IIIIc II l. pour avoir refait les trous, recousu les relais et toutes les toilles, garnies de surfaix et rubanné les costez d’une tenture de tapisserie de 4 aunes ¼ de hault sur 40 aunes de cours representant l’histoire de Pastor Fido en 8 pieces, à Herault, peintre, LVII l. pour 2 tableaux representant des pots de fleurs pour servir à la chambre des Parfums dudit château de Saint Germain en Laye, et à Duru, garde des meubles du château de Vincennes, VIIc IIIIxx IX l. XIII s. pour plusieurs menues despenses qu’il a faites pour journées de garçons et racommodages de meubles dudit château pendant les années 1677 et 1678 et 1679, le tout par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IIm VIIIc XXVII l. XIII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 327v] Aud. Turlin, la somme de trente deux mil cent quarente sept livres douze sols quatre deniers pour icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur payement d’un meuble complet de contretaille de velours rouge cramoisy et satin jaune en broderie qu’ils ont fait par ordre et pour le service de Sa Majesté pour servir dans un des appartemens du château de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc, marchand de soye, VIm Vc LXII l. I s. X d. pour 157 aunes ¼ de velours rouge cramoisy à raison de XXIIII l. l’aune, 33 aunes de damas de Gennes rouge à XI l. II s. VI d., 43 aunes de damas blanc à V l. X s. l’aune, 91 aunes 5/8 de satin de Florence blanc à VIII l. XV s. l’aune, 15 aunes de ratine de Hollande blanche à VIII l. X s. l’aune, [f. 328] 7 aunes de ratine couleur de feu à XIII l. X s. l’aune, 126 aunes de gros de Tours cramoisy à VII l. l’aune, 57 aunes de tafetas rouge cramoisy à IIII l. Xv s. l’aune et 2 aunes de taffetas d’Angleterre blanc à IIII l. l’aune, le tout pour faire led. meuble et sa suite, à Titon, brodeur, Vm IXc XXXII l. X s. pour 98 aunes 7/8 de contretaille en broderie d’argent par luy faite pour les meubles à raison de LX l. l’aune de drap de soye, à Levasseur, marchand passementier, XVIIm CLXXVII l. V s. pour 12 aunes 1/12 de riche campanne d’argent à raison de IIIc XI l. VI s. l’aune, 88 aunes ¼ de satin enrichi de broderie or et argent à LXVIII l. VIII s. VIII d. l’aune, 23 aunes ¾ de contretaille en broderie d’argent à XXX l. l’aune, 1533 onces 7 gros de frange et molet d’argent à IIII l. l’once, 16 onces 3 gros de bouquets garnis d’argent trait à VI l. XIII s. VI d. l’once et IIc XLVI l. II s. I d. pour plusieurs menues fournitures, le tout pour border, chamarrer et garnir led. meuble, à Mathelin, menuisier, CXX l. pour un bois de lit, 4 fauteuils, 12 sieges plians, un pied d’escran et une chaise à layette, à Dupré, doreur, CLVI l. pour [f. 328v] avoir peint et doré 4 fauteuils, 12 sieges plians et un escran, à Demange, plumassier, VIIIc l. pour quatre bouquets de plumes bkanches avec leurs aigrettes, et à Bon, tapissier, XIIIIc l. pour ses fournitures et façon dud. meuble consistant en un lict, 12 sieges plians, quatre fauteuils, quatre carreaux, un escran, une tenture de tapisserie, 3 rideaux de fenestre, 4 portieres et une chaise à layette, cy : XXXIIm CXLVII l. XII s. IIII d.<lb/>Aud. Turlin, la somme de treize mil huit cens livres huit sols dix deniers pour icelle delivrer aux desnommez cy apres pour leur payement de plusieurs fournitures de meubles par eux faites par ordre du Roy pour servir dans un des appartemens du château de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc, marchand de soye, IIm IXc IIIIxx IX l. X s. pour 92 aunes 2/3 de celours de Gennes vert à raison de XXIIII l. l’aune, 34 aunes de damas blanc à V l. X s. l’aune, 45 aunes de gros de Tours rouge cramoisy à VII l. l’aune, 64 aunes ½ de tafetas d’Angleterre vert à IIII l. l’aune et une aune de mohaire bleue à V l. X s. l’aune, le tout pour faire une tapisserie, un lit de repos, un tapis, des sieges et des [f. 329] rideaux de fenestre, à Le Brun, marchand tapissier, IIIm Vc IIIIxx XIX l. XIIII s. pour 55 aunes 3/8 de brocatelle de Venize de diverses couleurs à XXIII l. II s. l’aune, 42 aunes 2/3 de brocat en bordure à XVIII l. XVIII s. l’aune, 110 aunes de brocatelle de Venize à V l. V s. l’aune, 150 aunes de damas de Flandres à III l. III s. l’aune, 104 aunes de ligature de fil et laine à XXV s. III d. l’aune et 394 aunes ½ d’estoffe fil et laine à XVIII s. X d. l’aune, le tout pour faire trois tentures de tapisseries, six sieges, un tapis de table et autres meubles, à Delaballe, marchand drapier, Vc XIII l. IIII d. pour 42 aunes de serge de Londres à raison de V l. X s. l’aune, 20 aunes de frise à XL s. l’aune et 173 aunes de serge d’Aumale à XXVIII s. l’aune pour faire des housses, à Levasseur, marchand passementier, Vm CXXXIX l. XIIII s. X d. pour 929 onces un gros de frange, molet et galon d’or à raison de V l. V s. l’once et 58 onces un gros ½ de frange, galon et mollet d’or et d’argent à IIII l. X s. l’once, le tout pour border, galoner et garnir le meuble de velours vert et de brocart or et argent, à Mathelin, menuisier, CXXXV l. pour 2 bois de lit, 24 sieges plians, [f. 329v] 2 fauteuils et une table, à Dupré, doreur, CXXIIII l. pour avoir peint et doré 24 sieges plians, 2 fauteuils, et à Doublet, tapissier, XIIc IIIIxx IX l. V s. pour ses fournitures et façon de quatre tentures de tapisserie de diverses estoffes, un lit de repos, 2 portieres, 2 fauteuils, 6 sieges plians, quatre carreaux, un escran, 2 tapis de table, 4 matelats, 2 traversins, 2 sommiers et 4 couvertures de laine blanche, cy : XIIIm VIIIc l. VIII s. X d.<lb/>[…]<lb/>[f. 351v] Aud. [François Duvau, tresorier general des maison et finances de la Reyne], la somme de deux mil quatre cens vingt livres pour icelle delivrer à Charles et Adrien Girard pour le loyer des chevaux qu’ils ont fourny pour le service de lad. dame Reyne pour le voiage de Saint Germain suivant l’estat arresté par le sieur marquis d’Hautefort, premier escuier de lad. dame, cy : IIm IIIIc XX l.<lb/>[…]<lb/>[f. 352] Aud. Duvau, la somme de dix sept cens seize livres quinze sols pour icelle delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer de huit chambres, 10 lits, une salle, une cuisine et une cave qu’il a fourny pour les escuries de lad. dame reyne depuis le 7 febvrier 1678 jusqu’au premier janvier 1679, faisant 327 jours, à raison de V s. par jour pour chacune desd. chambres, lits, cuisine, cave et salle ainsi qu’il est accoutumé, cy : XVIIc XVI l. XV s.<lb/>A luy, la somme de quatre mil soixante livres douze sols six deniers pour delivrer à Louis Guillon de Fonteny, maitre de la maison où pend pour enseigne l’Ours au lieu de Saint Germain en Laye pour son payement du loyer de 10 chambres, 20 licts, une salle, 2 greniers, 5 remises de carrosses et 3 escuries à 50 chevaux, qu’il a fournis pour l’escurie de lad. dame Reyne pendant l’année entiere 1678 à raison de XI l. XI s. VI d. par jour et de V s pour chacune chambre, chacun lit et pour la salle, II s. VI d. pour chacun grenier et chacune remise de carrosse et un sol [f. 352v] pour l’attache de chacun cheval cy ladite somme de : IIIIm LX l. XII s. VI d.<lb/>Aud. Duvau, la somme de deux cens soixante dix sept livres quatre sols pour delivrer au sieur de Morensaye, proprietaire de la maison du Pressoir à Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à 24 chevaux, greniers et une forge qui ont esté occupez pour le service de lad. dame Reyne depuis le premier janvier jusqu’au 7 febvrier 1678 et depuis le 7 avril jusqu’au 22 aoust de la mesme année, à raison de XXXI s. VI d. par jour ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIc LXXVII l. IIII s.<lb/>A luy, la somme de deux mil vingt six livres trois sols pour delivrer à Antoine Ravet, maitre du logis de l’Image Sainte Catherine de Saint Germain en Laye, scavoir XIXc XXXI l. pour le loyer de huit chambres et 26 licts, une escurie à 12 chevaux et une salle occupez par les officiers de l’escurie de lad. dame Reyne depuis le 15 octobre 1678 jusqu’au 25 juillet 1679, faisant en tout 282 journées à raison de VI l. XVII s. par jour et de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lict, XII s. pour l’escurie et V s. pour la salle [f. 353] et IIIIxx XV l. III s. pour le loyer d’une autre escurie à six chevaux et 2 remises de carrosse qui ont aussi esté occupez dans ladite maison pour le service de lad. dame Reyne depuis le premier febvrier jusqu’aud. jour 25 juillet 1679, faisant 173 jours à raison de VI s. pour l’escurie et II s. VI d. pour chaque remise, cy : IIm XXVI l. III s.<lb/>A luy, la somme de neuf cens cinquante livres V s. pour delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer de huit chambres, 10 lits, une cuisine, une cave qui ont esté occupez par les officiers de ladite dame Reyne depuis le premier janvier jusqu’au dernier juin 1679, faisant 181 jours à raison de V l. X s. par jour et de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lit, V s. pour la sale, V s. pour la cave et V s. pour la cuisine, ainsi qu’il est accoutumé, cy : IXc L l. V s.<lb/>[…]<lb/>[f. 379v] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de France, la somme de six millions deux cens soixante dix huit mil cent soixante quatre livres treise sols deux deniers, pour d’icelle employer VI millions IIc XXVIm IIc LXXIX l. au payement des ouvrages des bastimens mentionnées cy apres pendant l’année 1679 suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, conseiller du Roy en ses conseils, surintendant et ordonnateur general des Bastiomens de Sa Majesté, arts et manufactures de France, scavoir […] [f. 382v] IIIIc IIIIxx Vm l. pour les depenses de Saint Germain et autres maison royalles, scavoir LXXVm l. pour les ouvrages et reparations à faire à Saint Germain, le Val, Monceaux, Vincennes et autres maisons royalles, Xm l. pour regaler et achever l’advenue des Loges dans la forest de Saint Germain, IIc m l. pour employer à compte de ce qui est deub aux ouvriers qui ont travaillé les années précédentes […], cy : VI millions IIc LXXVIIIm CLXIIII l. XIII s. III d.<lb/>[f. 383] Aud. Delaplanche, la somme de cent cinquante un mil deux cens cinquante livres pour d’icelle employer CLm l. à compte des murs de maçonnerie, escarpemens et autres ouvrages à faire pour enclorre le nouveau parc que Sa Majesté a ordonné estre fait dans la forest de Saint Germain en Laye suivant les ordonnances particulieres dud. sieur Colbert, et XIIc L l. pour les taxations dud. tresorier à raison de 2 d. pour livre : CLIm IIc L l.<lb/>[…]<lb/>[f. 416] Aux augustins deschaussez du couvent des Loges prez Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres en consideration des despenses extraordinaires qu’ils ont esté obligez de faire pour la tenue de leur chapitre pendant l’année 1679, cy : IIIc l. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle du trésor royal</unittitle>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« [f. 2v] A [Georges Danes de Melun, tresorier general des escuryes du Roy] la somme de sept cens quatorze livres pour icelle dellivrer à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à 30 chevaux, 5 chambres, [f. 3] un grenier et 9 licts qu’il a fournis pour les officiers et pages de la grande escurie depuis le 10 octobre jusqu’au 26e febvrier derniers 1680 à raison d’un solde pour l’attache de chaque cheval, V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lit et II s. pour le grenier par jour, cy : VIIc XIIII l.<lb/>Audict Danets, la somme de cent quatre vingts quatorze livres pour dellivrer à la veuve Hallardin, habitante de Saint Germain en Laye, pour le loyer de ses escuries qui ont esté occupées par XXX chevaux de monseigneur le Dauphin depuis le 12e octobre jusqu’au 24 febvrier dernier à raison d’un sol pour chaque cheval, cy : CIIIIxx XIIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 12v] A [François Duvau, tresorier general des Maison et finances de la Reyne], la somme de quatre cens soixante seize livres trois sols pour icelle delivrer au sieur de Morensaie, maitre de la maison du Presoir à Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à 24 chevaux, 2 greniers et une forge qui ont esté occupez pour le service de madite dame depuis le 15 octobre 1678 jusqu’au 24e aoust 1679 à raison de XXXI s. VI d. par jour, cy : IIIIc LXXVI l. III s.<lb/>[…]<lb/>[f. 54v] A [Charles Le Besgue, tresorier general des Bastimens du Roy], la somme de six millions six cens soixante dix huit mil sept cens quatre vingts seize livres treize sols quatre deniers pour employer au fait de sa charge, mesmes celle de VI millions VIc XXIIIm VIc l. pour, avec celle de VIc m l. dont a esté cy devant fait fonds, faire VII millions IIc XXIIIm VIc l. à quoy montent les despences que Sa Majesté a ordonné estre faites pour ses bastimens pendant l’année 1680, scavoir […] [f. 57] Cm l. pour achever la closture du nouveau parc de Saint Germain, XLm l. pour la nouvelle pompe, conduite et reservoirs des eaues pour ledit chasteau de Saint Germain […], cy : VI millions VIc LXXVIIIm VIIc IIIIxx XVI l. XIII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 57v] A luy, la somme de six mil cinquante livres pour employer a fait de sa charge, mesmes d’icelles dellivrer VIm l. au sieur Laville, gentilhomme liegeois, tant pour la despence qu’il a faite pendant led. temps qu’il a esté à construire une machine pour eslever l’eaue sur la terrasse du château de Saint Germain en Laye que par gratiffication suivant [f. 58] les ordonnances dudit sieur Colbert, et L l. pour les taxations dudit Le Besgue, cy : VIm L l.<lb/>[…]<lb/>[f. 292] Roolle de plusieurs parties et sommes de deniers que le Roy a commandé à me Estienne Jehannot, sieur de Bartillat, conseiller ez conseils de Sa Majesté et garde de son tresor royal, de payer comptant ou assigner par ses quittances durant les mois de juillet, aoust, septembre, octobre, novembre et decembre de l’année derniere mil six cens quatre vingts<lb/>[…]<lb/>[f. 296v] A [Georges Danets de Melun, tresorier general des escuries du Roy], la somme de dix sept cens quarente six livres dix sept sols six deniers pour icelle delivrer à Charles Ravet, me de la maison du Grand Cerf à Saint Germain en Laye, pour le loyer de sept chambres, deux cabinets, une cuisine et 16 lits pour les officiers de la petite Escurie, et des escuries pour 60 chevaux tant de lad. petite Escurie que de celle de [f. 297] monseigneur le Dauphin depuis le 10 octobre 1679 jusqu’au 13 mars 1680 à raison de V s. par jour pour chaque chambre et chacun lict, II s. VI d. pour chacun cabinet et la cuisine, et I s. pour l’attache de chacun cheval, cy : XVIIc XLVI l. XVII s. VI d.<lb/>[f. 313v] Aud. [Pierre Olivier, sieur de Prelabbé, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de trois mil sept cens vingt huit livres douze sols neuf deniers pour dellivrer aux desnommez cy apres pour leur fourniture de meubles par eux faicts par ordre du Roy pour servir au château de Saint Germain en Laye, scavoir à Duc, marchand de soye, XVc LXXI l. IX s. II d. pour 26 aunes ½ de velours de Gennes rouge cramoisy et vert à raison de XXIIII l. l’aune, 8 aunes ½ de velours rouge cramoisy à XXII l. l’aune, 10 aunes de damas de Girolles blanc à IX l. II s. VI d. l’aune, 15 aunes ¾ de taffetas de Florence bleu à V l. l’aune, 139 aunes de taffetas d’Angleterre aurore, bleu et vert à IIII l. l’aune, et 2 aunes ¼ de satin de Florence vert à VIII l. X s. l’aune, le tout pour faire six carreaux, six feuilles de paravant, deux escrans, un rideau de fenestre et plusieurs housses de sieges, à Lebrun, marchand, C IIIIxx VII l. pour 55 aunes de mocquette double fonds vert et violet pour couvrir des tabourets et faire deux tapis à raison de III l. VIII s. l’aune, à Laballe, marchand drapier, LXXVIII l. III s. VI d. pour 5 aunes 5 huitiemes de drap d’Espagne vert pour couvrir [f. 314] un billard à XIIII l. l’aune, à Levasseur, marchand passementier, Vc VIII l. I d. pour 25 onces 2 gros ½ de frangeon double or et 	argent à IIII l. X s. l’once, et 281 ½ onces de cordon à la jatte de soye verte, rouge et cramoisy à XXVIII s. l’once, le tout pour garnir V carreaux de velours et pendre des miroirs et chandelliers au chasteau de Saint Germain en Laye, à Mattelin, menuisier, IIIIxx IIII l. pour 42 tabourets à pains d’un pied ½ de haut à XL s. la piece, à Doublet, tapissier, XIIIc l. pour ses fournitures et façons de six carreaux de velours rouge et 42 tabourets, pour 36 peaux vertes pour couvrir un billard, 3 grands mattelas de laine, un traversin et pour un petit meuble complet de satin rayé fonds cramoisy doublé de taffetas qu’il a fourny pour les ambassadeurs, le tout par l’ordre et pour le service du Roy, cy : IIIm VIIc XXVIII l. XII s. IX d.<lb/>[…]<lb/>[f. 323] A [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de mil soixante dix sept livres quinze sols neuf deniers pour icelle dellivrer aux officiers de la fruiterie du Roy qui ont servir le quartier de janvier 1680 pour leur payement des cires qu’ils ont fournys pour la representation de la tragedie d’Iphigenie à Saint Germain en Laye et de 3 comedies italiennes à Villers Coterests pendant ledit quartier, cy : M LXXVII l. XV s. IX d.<lb/>[…]<lb/>[f. 326] A [Louis Lepetit, sieur de la Vaux, commis à l’exercice de la charge de tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de quatre mil cinq cens quatre vingts dix livres pour icelle delivrer aux 25 joueurs de violon de la chambre du Roy pour leur nourriture [f. 326v] pendant 124 journées qu’ils ont servy tant pendant l’année 1679 qu’en l’année 1680 aux ballets et autres divertissemens faits à Saint Germain en Laye à raison de XXX s. par jour chacun, cy : IIIIm Vc IIIIxx X l.<lb/>[…]<lb/>[f. 327] Aud. Lepetit, la somme de deux mil soixante huit livres pour d’icelle delivrer au sieur Raguin, officier de fruiterie du Roy, XVc IIII l. pour 470 flambeaux de cire blanche qu’il a fournies pour les prossions faites à Saint Germain en Laye les jours des festes Dieu 1679, et à Leblanc, peintre, Vc LXIIII l. pour 940 escussons des armes du Roy pour lesd. flambeaux, cy : IIm LXVIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 330v] A [François Duvau, tresorier general des Maison et finances de la Reyne], la somme de quinze cens quarente cinq livres sept sols six deniers pour icelle delivrer à Antoine Cagné, habitant de Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de 8 chambres et 10 lits, une salle, une cuisine et une cave qui ont esté ocupez par les officiers de la Reyne depuis le premier juillet 1679 jusqu’au 12 may 1680 à raison de V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lit et sept sols six deniers pour la cuisine, la salle et la cave, cy : XVc XLV l. VI s. VI d.<lb/>[…]<lb/>[f. 331] A luy, la somme de deux mil huit livres dix sols pour icelle delivrer à Antoine Ravet, maitre du logis de l’Image Sainte Catherine à Saint Germain en Laye, pour son payement du loyer de 8 chambres, 16 lits, une salle et une escurie à 15 chevaux qui ont esté occupez pour l’escurie de la Reyne depuis le 25 juillet 1679 jusqu’à 12 may 1680 à raison de V s. par jour pour chaque chambre, V s. pour chaque lit, II s. VI d. pour la salle et XV s. pour l’escurie : IIm VIII l. X s.<lb/>[…]<lb/>[f. 380] Aux recolets du fauxbourg Saint Laurent et à ceux de Saint Germain en Laye, la somme de mil livres, cy : M l. »</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’état des jardins de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Ce 3e may 1680<lb/>J’allay hier visiter tous les entretenemens de Saint Germain.<lb/>Celuy du boulingrin est en bon estat.<lb/>Celuy du jardin des canaux et colines n’est pas en si bon estat, Lavechef dit que c’est à cause de la pluie et qu’il le sera au plus tost.<lb/>Celuy du grand parterre est en tres bon estat.<lb/>Celuy des palissades de mesme.<lb/>Celuy des orangers, Lalande tire presentement les orangers de la serre.<lb/>Le jardin nouveau, le tour de gazon est fait, il ne reste plus qu’à gazonne les dedans, ce qui se fait presentement.<lb/>Je pars à 6 heures du soir pour aller à Versailles, faire tout preparer pour demain que le Roy y doit aller.<lb/>J’ay fait accommoder les chemins d’icy à Versailles.<lb/>Tous les extraits des entretenemens sont faits.<lb/>J’ay travaillé aujourd’huy aux ordres de la semaine, je les porte à Versailles afin de les mettre en estat de les envoyer dimanche à mon père.<lb/>D’Ormoy »</p>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 564.</p>
              </bibliography>
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                <p>« [f. 10] A [Georges Danetz de Melun, autre tresorier general des escuries du Roy], la somme de trois cens six livres douze solz pour delivrer à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer cinq chambres et un grenier, huit lits et une escurie à 30 chevaux, qui ont esté occupées pour le service de Sa Majesté depuis le 17 mars jusqu’au 17 may de l’année derniere à raison de 5 sols par jour pour chaque chambre, cinq sols pour chaque lit, II s. pour le grenier et un sol pour l’attache de chaque cheval, cy : IIIc VI l.<lb/>[…]<lb/>[f. 10v] Aud. Danetz, la somme de six vingts livres pour icelle delivrer à la veuve Allardin du lieu de Saint Germain en Laye pour son payement du loyer d’une escurie à trente chevaux, une chambre et un cabinet qui ont esté occupez pour le service de monseigneur le Dauphin depuis le 18 mars jusqu’au 13 may et depuis le 8 jusqu’au 13 juillet de l’année 1680 à raison de XXX s. par jour pour lad. escurie et X s. pour lesd. chambre et cabinet, cy : VIxx l.<lb/>[…]<lb/>[f. 17v] Aud. [Pierre Turlin, commis à l’exercice de la charge de tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de deux mil deux cens quatre vingts dix sept livres quinze sols pour icelle delivrer aux desnommez cy apres, scavoir à Golle, ebeniste, XIc VI l. tant pour trois tables à escrire enrichies de sculptures, figures de bois doré avec chacune sa cassette et escritoires entaillées dessus pour servir au chasteau de Saint Germain en Laye, une table de bois de palissante et 2 tiroirs pour monseigneur le Dauphin que pour un coffre de toilette de bois violet avec son pied pour le service de la Reyne, compris IIIIc LXVI l. pour XI journées de luy et 80 joçurnées de ses garçons employez à nettoyer, raccommoder et placer des tables, gueridons et autres meubles desd. chasteaux de Saint Germain et Versailles, à Laroue, miroitier, VIIc LXII l., scavoir IIc XVI l. pour trois miroirs de 24 pouces de hault à bordure de bois de noyer avec des coings de cuivre cisellé à raison de LXXII l. la piece, [f. 18] LXVI l. pour un autre miroir de 22 pouces de hault à bordure de glace, CLX l. pour une glace de 32 pouces enchassée dans une grande bordure d’argent, CLXXVI l. pour 9 glaces de plusieurs hauteurs pour servir à des plaques et CXLIIII l. pour le restablissement et racommodages de plusieurs autres miroirs dud. chasteau de Saint Germain en Laye, à Fouache, menuisier, IIc LXXI l. pour 7 caisses de bois de plusieurs grandeurs, 10 chassis, 2 portes, 7 planches et autres ouvrages de menuiserie par luy faits et fournis au garde meuble de Paris, et à Audivert, serrurier, CLVIII l. XV s. pour 2 serrures à ressors, plusieurs pitons, tringles, crochets, pentures, crampons, targettes, gonds et autres ferremens necessaires qu’il a fournis aud. garde meuble depuis le 8 juillet 1680 jusqu’au dernier decembre ensuivant, le tout par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : IIm IIc IIIIxx XVII l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 18v] Aud. Turlin, la somme de seize mil livres pour employer à compte des despenses faites pour la presentation du ballet du Triomphe de l’Amour qui a esté dansé devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain en Laye le carnaval dernier, cy : XVIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 23] A [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre du Roy], la somme de neuf mil livres pour employer à compte des despenses faites pour la representation du ballet du Triomphe de l’Amour qui a esté dansé devant Sa Majesté dans son chasteau de Saint Germain en Laye le carnaval dernier, cy : IXm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 24v] A me François Chapelain, autre tresorier des Offrandes et aumosnes de Sa Majesté, la somme de douze cens livres pour employer au payement de la depense qui a esté faite le 24 decembre 1680 pour le touchement des malades d’escrouelles à Saint Germain en Laye, cy : XIIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 30v] A [François Duvau, tresorier general des Maison et finances de la Reyne], la somme de treize cens quarente huit livres pour icelle delivrer à Antoine Caigné, habitant de Saint Germain en Laye pour le loyer d’une salle, une [f. 31] cuisine, une cave, huit chamabres et 10 licts qui ont esté occupez par les officiers de l’escurie de ladite dame reyne depuis le 12 may jusqu’au dernier decembre 1680, cy : XIIIc XLVIII l.<lb/>Aud. Duvau, la somme de deux mil deux cens livres pour icelle delivrer à Antoine Ravet, habitant de Saint Germain, pour son payement du loyer de huit chambres, seize lits, une salle, une remise de carrosse et une escurie à seize chevaux qui ont esté occupez pour le service de lad. reyne depuis le 12 may de l’année derniere 1680 jusqu’au 11 du mois de mars de la presente année 1681 à raison de V s. par jour pour chaque chambre, chaque lict, la salle de la remise, et un sol pour l’attache de chaque cheval, ainsi qu’il est accoutumé, cy : IIm IIc l.<lb/>[…]<lb/>[f. 115v] Aux recollets du fauxbourg Saint Laurent et aux recollets de Saint Germain en Laye, la somme de mil livres, scavoir IIIIc l. pour le couvent de Paris et VIc l. pour celuy de Saint Germain, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 116v] Aux peres augustins deschaussez des Loges de Saint Germain en Laye, la somme de trois cens livres, cy : IIIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Mélanges Colbert 307</unitid>
                <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">juillet-décembre 1681</unitdate>
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                <p>« [f. 5v] A [Christophe Dalmas, tresorier general des escuries du Roy], la somme de sept cens vingt sept [f. 6] livres douze solz pour icelle dellivrer à Jacques Dufresne, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer d’une escurie à XXX chevaux, deux chambres vuides, un grenier, deux chambres garnies, une autre chambre à cinq lits et trois autres licts qui ont esté occupez pour le service du Roy par les officiers des escuries depuis le premier decembre 1680 jusques au XVIe avril 1681 à raison de V s. chaque chambre, V s. chaque lict, II s. pour le grenier et I s. par jour pour l’attache de chaque cheval ainsy qu’il est accoustumé, cy : VIIc XXVII l. XII s.<lb/>Aud. Dalmas, la somme de quatorze cens soixante huict livres quatre solz pour delivrer à Charles Ravet, habitant de Saint Germain en Laye, pour le loyer des chambres et escuries qui ont esté occupées pour le service de Sa Majesté, scavoir une escurie à LX chevaux, sept chambres, un cabinet, une cuisines et seize licts, depuis ce VIIIe jusques au XIIIe juillet 1680 [f. 6v] et une escurie à LXX chevaux et pareil nombre de chambres, lits, cabinets et cuisine depuis le premier decembre 1680 jusqu’au XXX avril 1681 à raison d’un sol par jour pour l’attache de chaque cheval, V s. pour chaque chambre, V s. pour chaque lots, II s. pour la cuisine et II s. pour le cabinet par jour ainsy qu’il est accoustumé, cy : XIIIIc LXVIII l. IIII s.<lb/>Aud. Dalmas, la somme de deux cens soixante huict livres cinq solz pour icelle dellivrer à la veuve Allardin de Saint Germain en Laye pour le loyer d’une escurie à XXX chevaux, une chambre et un cabinet qui ont esté occupez pour le service de Sa Majesté depuis le 2e decembre 1680 jusqu’au 16e avril 1681 à raison de XXX s. par jour pour l’escurie et X s. pour la chambre et le cabinet par jour ainsy qu’il est accoustumé, cy : IIc LXVIII l. V s.<lb/>[…]<lb/>[f. 14v] Aud. [Pierre de Soubeyran, tresorier general de l’Argenterie du Roy], la somme de quatorze mil cent quatre vingts neuf livres dix huict solz dix deniers pour icelle delivrer aux denommez cy apres pour leur payement de plusieurs fournitures de meubles par eux faites pour les appartemens du chasteau de Saint Germain, scavoir à Le Duc et Marsollier, marchands de soye, IIIIm Vc XXXI l. XV s. X d. pour 99 aunes 1/3 de velours de Gennes vert à 24 l. l’aune pour faire une tapisserie et trois portieres pour le cabinet de monseigneur le Dauphin, 4 aunes ½ de velours rouge à XXIII l. X s. l’aune et 24 aunes 1/6 de velours bleu à XXI l. l’aune pour faire des fauteuils, sieges plians, et des tapis de table, 36 aunes de damas de Gennes rouge cramoisy de Girolles à XI l. V s. l’aune pour faire une tapisserie pour le petit cabinet du Roy, 9 aunes de damas de Gennes vert à IX l. l’aune et 30 aunes de damas de Luques blanc à V l. V s. l’aune pour faire des rideaux de [f. 15] fenestres, 56 aunes 5/6 de gros de Tours rouge cramoisy à VII l. l’aune pour garnir des armoires, 96 aunes ¾ de taffetas d’Angleterre vert et bleu turquin à IIII l. l’aune et 9 aunes ½ de tabis vert d’une aune de large à VIII l. X s. l’aune pour faire des housses de sieges, et 3 aunes de satin vert à VIII l. X s. l’aune pour doubler des pantes, à Levasseur, marchand passementier, VIm VIc V l. XI s. pour 68 aunes 1/3 de frange, 117 aunes de mollet, 431 aunes de gallon et huict tresses, le tout d’or pur, pezant 779 onces à V l. V s. l’once, 410 aunes de galon, 39 aunes de mollet et 4 tresses, le tout or et argent, pezant 408 onces 2 gros à 4 l. 10 s. l’once, 5 aunes ½ de grande et riche dantelle or et argent pezant 39 onces 7 gros à VIII l. XV s. l’once, 400 aunes de cordon de soye blanche pezant 229 onces 2 gros à XXVI s. l’once et 210 aunes de galon de soye verte à III s. l’aune, le tout pour garnir les meubles cy dessus et pour border et galonner douze [f. 15v] feuilles de paravant, et à Doublet, tapissier, IIIm LII l. XII s. pour fournitures et façons d’une tapisserie de velours, une de damas, 3 portieres, 16 fauteuils, 36 sieges plians, 12 grands tabourets, 42 feuilles de paravant, 36 carreaux, 2 lits de repos, 4 tapis de table, 2 niches de chiens, fourny 5 matelas, un traversin, 12 peaux bleues pour des tapis de table, racomodage de 5 matelas et d’autres menus meubles, le tout fait et fourny par l’ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : XIIIIm C IIIIxx IX l. XVIII s. X d.<lb/>[…]<lb/>[f. 26v] A luy, la somme de quatre mil livres pour employer à compte des depenses faites pour la representation que Sa Majesté a ordonnée estre faite dans le chasteau de Saint Germain des ballets et comedies de Pourceaugnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : IIIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 29v] Aud. de Soubeyran, la somme de sept mil trois cens cinq livres XVI s. V d. pour icelle dellivrer aux denommez cy apres pour leur payement de plusieurs fournitures de meubles par eux faites par ordre du Roy pour servir dans les appartements du chasteau de Saint Germain en Laye [f. 30] et Versailles, scavoir à Duc et Marsollier, marchands de soye, IIIm IIc XXIX l. XV s. II d. pour 28 aunes ½ de veloours de Gennes rouge cramoisy à raison de XXV l. l’aune, 7 aunes ¾ de velours vert à XXIII l. l’aune, 4 aunes ½ de velours bleu à XVIII l. l’aune, 18 aunes ½ de brocart tout argent fillé à XXXI l. X s. l’aune, 55 aunes de gros de Tours rouge cramoisy à VII l. V s. l’aune, 14 aunes de damas de Gennes vert et bleu à IX l. l’aune, 18 aunes de damas rouge cramoisy à XI l. II s. III d. l’aune, 4 aunes 2/3 de tabis tres fort à VIII l. X s. l’aune, 26 aunes de tabis rouge cramoisy et violet à V l. V s. l’aune, 51 aunes de taffetas d’Angleterre rouge cramoisy à V l. l’aune, 9 aunes de taffetas violet et vert à IIII l. l’aune, 81 aunes 5/8 de taffetas vert, bleu et blanc à III l. XV s. l’aune, et 100 aunes de taffetas d’Avignon aurore à XXXV s. l’aune, le tout pour faire 6 fauteuils, 18 sieges plians, une chaise de commodité, 2 tapis de table, deux carreaux, une [f. 30v] housse de chenet, des housses de sieges, garnir une armoire et restablir des feuilles de paravans et autres meubles, à La Balle et Charon, marchands drapiers, XIc LXXVI l. pour 19 aunes de drap vert pour couvrir des billards à raison de XIIII l. l’aune, 60 aunes de serges de Londres escarlatte et rouge cramoisy pour faire des housses de sieges à V l. III s. IIII d. et 300 aunes de frise aurore pour enveloper deux meubles l’un de brocart, or et argent, et l’autre de velours rouge à XL s. l’aune, à Lebrun, marchand tapissier, XIIIIc LXX l. pour 70 aunes de brocatelle de Venise fonds jaune et rouge pour faire une tapisserie de cabinet au chasteau de Versailles à raison de XXI l. l’aune, à Levasseur, marchand passementier, VIIIc IIIIxx XIIII l. I s. III d. pour 198 onces 5 gros ½ de galon et tresses pour galonner des paravants de velours rouge et vert à IIII l. X s. l’once, à Mathelin, menuisier, IIc IIIIxx XVI l. pour un grand bois de lict, [f. 31] trois autres licts de repos, 3 fauteuils, 36 sieges plians, 4 tabourets, une table, trois chaises à layettes et 12 chaises brisees, et à Cucci, ebeniste, IIc XL l. pour 5 plaintes dorées d’or moulu en forme de terrasse enrichies de coquilles, feuilles et autres ornemens pour servir à mettre des figures d’argenterie dans un des appartemens du chasteau de Versailles, le tout fait et fourny par ordre et pour le service de Sa Majesté, cy : VIIm IIIc V l. XVI s. V d.<lb/>[…]<lb/>[f. 34v] A luy, la somme de deux mil livres pour, avec IIIIm l. dont a esté cy devant fait fonds, faire VIm l. pour employer à compte de la depense faite pour la representation aud. chasteau de Saint Germain en Laye des comedies de Poursougnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : IIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 41] Aud. [Nicolas Melique, tresorier des Menus Plaisirs et affaires de la Chambre de Sa Majesté], la somme de deux mil trois cens quatre vingts trois livres quinze solz pour, avec celle de deux mil livres dont il a esté cy devant fait fonds, faire IIIIm IIIc IIIIxx III l. XV s. pour le parfait payement de la depense qui a esté faite pour quinze comedies qui ont esté representées devant Sa Majesté au chasteau de Saint Germain et pour un bal en masque le jour du mardy gras et autres menues depenses, le tout suivant les parties arrestées par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre de Sa Majesté, cy : IIm IIIc IIIIxx III l. XV s.<lb/>[…]<lb/>[f. 45] A luy, la somme de mil livres pour, avec IIm l. d’une part et IIm IIIc IIIIxx III l. XV s. d’autre dont a esté cy devant fait fonds, faire Vm IIIc IIIIxx III l. XV s. pour employer à l’entier et parfait payement des depenses qui ont esté faites pour un bal et quinze comedies qui ont esté representées devant Sa Majesté dans le chasteau de Saint Germain en Laye pendant le mois de janvier et fevrier 1681 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Saint Aignan, premier gentilhomme de la chambre, cy : M l.<lb/>[…]<lb/>[f. 46] A luy, la somme de huict mil livres pour employer à compte des depenses faittes pour la representation que Sa Majesté a ordonnée estre faite au chasteau de Saint Germain en Laye des balets et comedies de Pourceaugnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : VIIIm l.<lb/>A luy, la somme de quatre mil sept cens quarante neuf livres dix sept solz pour, avec XXXVIIIm l. dont Sa Majesté a cy devant fait fonds, faire XLIIm VIIc XLIX l. XVII s. pour employer au parfait payement de la depense faite pour le ballet du Triomphe de l’Amour qui a esté dansé devant Sa Majesté à Saint Germain en Laye pendant les mois de janvier et febvrier 1681 suivant l’estat arresté par le sieur duc de Créquy, premier gentilhomme de la chambre, cy : IIIIm VIIc XLIX l. XVII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 47v] Aud. Melique, la somme de quatre mil cinq cens quatre vingts trois livres douze solz six deniers pour employer au payement de la depense qui a esté faite pour la demolition du theatre du Triomphe de l’Amour et renouvellement de celuy de Proserpine à Saint Germain, et restablissement de celuy de Fontainebleau suivant l’estat qui en a esté arresté par le sieur duc de Crequy, premier gentilhomme de la chambre, cy : IIIIm Vc IIIIxx III l. XII s.<lb/>[…]<lb/>[f. 48] Aud. Melique, la somme de huict mil livres pour employer à compte des depenses faites pour la representation de l’opera d’Atis dans le chasteau de Saint Germain en Laye, cy : VIIIm l.<lb/>A luy, la somme de quatre mil livres pour, avec VIIIm l. dont a esté cy devant fait fonds, faire XIIm l. pour la representation dans led. chasteau des comedies de Pourceaugnac et du Bourgeois gentilhomme, cy : IIIIm l.<lb/>[…]<lb/>[f. 123] A me Sebastien François Delaplanche, tresorier general des Bastimens, arts et manufactures de Sa Majesté, la somme de deux millions neuf cens huict mil six cens dix livres neuf solz deux deniers, pour d’icelle employer II millions VIIIc LXXIIIIm VIc LV l. au payement des maisons royalles, ornemens, reparations et entretenemens desd. maisons pendant lad. année 1681 et autres depenses ainsy qu’il ensuit, scavoir […] [f. 125] IIIIc LXVIm l. pour les depenses de Saint Germain, Marly et [f. 125v] autres maisons royalles, scavoir XXm l. pour achever le nouveau jardin de Saint Germain en Laye et la grille qui le doit fermer, XXm l. pour les depenses extraordinaires du chasteau de Saint Germain, VIm l. pour achever la pompe du moulin de Palfour […], cy : II millions IXc VIIIm VIc X l. IX s. II d.<lb/>Aud. Delaplanche, la somme de six cens [f. 126] quatre vingts quinze mil sept cens cinquante livres pour d’icelle employer VIc IIIIxx Xm l. au payement des depenses cy apres faites suivant les ordonnances particulieres du sieur Colbert, scavoir IIc m l. pour les fondemens et eslevation de huict pieds au dessus du rez de chaussée des quatre pavillons que Sa Majesté a resolu de faire aux quatre aisles de son chasteau de Saint Germain par estimation, XXXm l. pour le bastiment à faire pres du grand escallier du chasteau de Versailles pour servir de chapelle, Lm l. pour l’achevement des ouvrages du chasteau de Chambord et le bastiment des escuries pour trois cens chevaux, XLm l. pour achever la grande piece d’eaue au dessous de l’orangerie de Versailles outre LXm l. et fonds, fait IIc m l. pour les parfaits payemens de tous les ouvrages faits [f. 126v] les ouvrages faits les années dernieres, XLm l. pour continuer les ouvrages des estangs des Gressets, des Maroettes et de Vaucresson, Xm l. pour les ouvrages du chasteau de Clagny outre XXm l. de fonds cy devant fait et IIIIxx m l. pour la balustrade d’argent pour la chambre du Roy et Vm VIIc L l. pour les taxations dud. Delaplanche à raison de II d. pour livre, cy : VIc IIIIxx XVm VIIc L l.<lb/>[…]<lb/>[f. 233] A Soulaigre, concierge du chasteau de Saint Germain en Laye, la somme de huit cens quatre vingts quatorze livres pour le netoyement des salles des gardes, escaliers, cours et lieux communs dud. chasteau pendant les six premiers mois 1681, scavoir IIIc LX l. pour 2 hommes qui ont servy aud. nettoyement pendant led. temps à raison de XX s. chacun par jour, CXLIIII l. à deux femmes pendant quatre mois faisant CXX jours à raison de XII s. chacune par jour, IIc LXX l. pour un cheval qui a  [f. 233v] servy à porter les immondices pendant lesd. six mois, à XXX s. par jour, et CXX l. pour fournitures de ballets, pelles, ratissoires, sceaux et autres ustancilles necessaires pour led. nettoyement, cy : VIIIc IIIIxx XIIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 238v] Au sieur du Mesnil, medecin, la somme de six cens livres par gratification en consideration du soin qu’il a pris des malades de la charité de Saint Germain pendant l’année 1680, cy : VIc l. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pièces originales</unittitle>
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              <note>
                <p>Archives des juges d’armes du roi, qui ont rassemblé au cours des XVIIe et XVIIIe siècles des originaux et copies de pièces présentant un intérêt généalogique.</p>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mandement donné à Saint-Germain-en-Laye pour le paiement d’éperviers apportés au roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1954, dossier 44798 (Meudon), pièce 4</unitid>
                <unitdate normal="1339/1339" encodinganalog="3.1.3">1er août 1339</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Henry de Meudon, chevalier le Roy nostre sire, maistre enquesteur des Eaues et forés d’icelui seigneur par tout son roiaume et de celles de nostre seigneur le duc de Normendie, au receveur de Dansjont en Passeis ou a son lieutenant, salut. Savpoir vous faisons que Huet Picart a rendu a court devers le Roy dix esperviers vis et sept mouches vis, huit esperviers mors en chemin et sept mouches mors semblablement, si vous mandons de par le Roy nostre sire que tous les despens faiz par le dit Huet et par ceux qui aporterent les diz esperviers et mouches en venant a court et en demourant illec et en retournant au pais vous compté sanz nul delai au dit Huet et paiez en la maniere que autrefoiz avés accoustumé sanz attendre nul autre mandement sur ce. Donné a Saint Germain en Laie le premier jour d’aoust l’an mil CCC trente neuf. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 44.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte donné par Charles V à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 396, dossier 8742 (Boistel), pièce 6</unitid>
                <unitdate normal="1366/1366" encodinganalog="3.1.3">3 août 1366</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Charles, par la grace de Dieu roy de France, a noz amez et feaulx conseiller les gens de noz comptes a Paris, salut et dilection. Comme Philippe Gillier, naguieres tresorier de nostre Dauphiné, nous soit tenus a cause de certaines receptes par li faictes du nostre en plusieurs et grans sommes de deniers desquelles il n’a pas rendu compte et pour ce que le dit Philippe n’est pas puissans de nous satisfaire a present des dictes sommes, nous pour ce avons prins en rabat et deduction de ce qu’il nous peut devoir une maison avecques toutes ses appartenances et appendances que le dit Philippe avoit de son conquest en la ville et tiroir de Monsteul lez le boys de Vincennes, laquelle nous avons donnee a nostre amé filleul Charles Boitel, filz de nostre amé eschançon Jehan Boitel, parce que la dite maison et appartenances ont esté prises par les bonnes gens du pays en la presence de Laurens du Molinet, nostre receveur de Paris, et Pierre Gillebert, examinateur de par nous en nostre Chastellet de Paris, a la somme de huit cens sept livres cinq solz parisis, lesquelz y ont esté commis de par nous et de par vous. Si vous mandons et commandons que vous delivriez et faictes delivrer a nostre dit filleul sa dite maison et appartenances quelconques, lesquelz maison et appartenances ont esté criez et subhastez solempnelement tant a Monsteul comme en nostre Chastellet de Paris es lieux accoustumés a faire telz choses, oultre laquelle somme l’on ne peut avoir trouvé personne qui plus en voulist donner si comme nous avons entendu, et lien bailliés ou faites bailler decret en la manière qu’il appartient et est accoustumé, lequel nous confermerons se mestier est et nous en sommes requis. Et de nostre dit don le faictes mettre en possession et saisine et faictes joir paisiblement comme du sien propre, et toutefois deduisiés au dit Philippe de ce en quoy il peut estre tenus a nous la dite somme de huit cens sept livres cinq solz parisis, car nous le voulons ainsi estre fait. Nonobstant quelconques ordonances, mandemens ou deffenses a ce contraires. Donné a Saint Germain en Laye le VIe jour d’aoust l’an de grace mil CCC LX et six et de nostre regne le tiers.<lb/>Par le Roy<lb/>N. de Benes »</p>
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                <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 165, n° 334.
<lb/>
<lb/>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118 et 138.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye pour des pièces d’artillerie</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1954, dossier 44798 (Meudon), pièce 11</unitid>
                <unitdate normal="1366/1366" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1366</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tous que nous Jehan de Meudon, chevalier, capitaine pour le Roy nostre sire de son chastel de Saint Germain en Laie, confessons avoir eu et receu de Richart de Brumare, garde du clos des galees de Rouen, douse arbalestes, dis a un pié, douse baudres, douses panes et six milliers de viretons en douse coffres de l’artillerie que le dit Richars avoir par devers li en garde pour la gare et defense dudit chastel, de laquelle artillerie nous nous tenons a bien paiés pour le Roy nostre dit seigneur et en quittons et clamons quitte le dit Richart et tous autres, a qui quittance en puet et doit appartenir. Donné soubs nostre scel l’an de grace mil CCC soixante et six le IXe jour de novembre. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 123.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1954, dossier 44798 (Meudon), pièce 12</unitid>
                <unitdate normal="1372/1372" encodinganalog="3.1.3">24 février 1372</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tous que nous Jehan de Meudon, chevalier, capitaine et chastelain du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu de Jehan Luissiet, receveur general des aides ordonnees sur le fait de la gueur, la somme de six vins et quatorze frans d’or pour mes gaiges au fuer de IIIc L frans d’or par an, sur l’annee qui commence au premier jour d’avril CCCLXX et qui fenira le premier jour d’avril prochain venant CCCLXII apres Pasques et qui sont desservis pour tout le temps passé jusques au premier jour de cest present mois de fevrier, de laquelle somme de six vins quatorze frans dessus dit je me tieng pour bien cntens et paié, et en quitte le Roy nostre sire, ledit receveur general et tous autres. Donné soux mon scel le XXIIIIe jour de fevrier  l’an MCCCLXI. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du concierge du château de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1954, dossier 44798 (Meudon), pièce 13</unitid>
                <unitdate normal="1373/1373" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1373</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tout que nous Jehan de Meudon, chevalier, concierge du chastel de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de honnorable homme et saige Lorens du Moulinet, receveur de Paris, la somme de six livres dix et sept solz parisis qui deuz nous estoient pour car des gaiges de la dite conciergerie pour ce presnt terme de Toussaint CCCLXXIII, desquelx VI l. XVII s. p. dessus diz nous quittons le dit receveur et touz autres. Escript soubz nostre scel le XXVIe jour d’ottobre MCCCLXXIII. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une somme destinée aux travaux menés au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1894, dossier Maule, pièce 7</unitid>
                <unitdate normal="1377/1377" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1377</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tuit que je Guillaume de Maule, paieur des euvres du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu des deniers des coffres du Roy nostre sire par les mains de Raoul Campion, nagueres receveur general des deniers ordenez a lever pour le vuidement du fort de Saint Sauveur le Viconte, la somme de mile frans d’or en deduction ou rabat de deux mile frans que le Roy nostre dit seigneur a euz et receuz de lui des deniers ordenez pour le dit vuidement, de laquelle somme de mile frans pour convertir es euvres du dit chastel je me tieng a bien paié et en quitte le Roy nostre dit seigneur, le dit Raoul et tous autres a qui quittance en puet ou doit appartenir. En tesmoing de ce j’ay scellé ceste quittance de mon propre scel le XXIIIe jour de juillet l’an mil CCC soixante dix et sept.<lb/>G. de Maule »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance du capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1954, dossier 44798 (Meudon), pièce 13</unitid>
                <unitdate normal="1377/1377" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1377</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tout que nous Jehan de Meudon, chevalier, capitaine du chastel de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de François Chanteprime, receveur general des aides ordennees pour la gueur, la somme de cent cinquante frans d’or en rabat, deduction de IIIc L frans pour mes gaiges d’un an commancé le premier jour de janvier CCCLXXVI a cause de la dite cappitainerie ainsi que par mandement du Roy nostre sire sur ce fait peut apparoir, de laquelle somme de cent cinquante frans d’or dessus dite je me tiens pour content et bien paiez et en quicte le Roy nostre dit seigneur, le dit receveur general et tous autres. Donné soubz nostre scel le IIIIe jour de decembre l’an mil CCCLX dix sept. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une somme destinée aux travaux menés au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1894, dossier Maule, pièce 8</unitid>
                <unitdate normal="1378/1378" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1378</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tuit que je Guillaume de Maule, paieur des euvres du chastel de Saint Germain en Laye, confesse avoir eu et receu des generaulx conseillers a Paris sur le fait des aides pour la guerre par la main de Francois Chantepume, receveur general des diz aides, la somme de huit cens frans d’or pour ce present mois de mars, pour tourner et convertir es euvres du dit chastel, de laquelle somme de VIIIc frans dessus diz je m’en tien a bien paié et en quitte les diz generaulx, le dit receveur et tous ceulx a qui quittance ce en peut et doit appartenir. En tesmoing de ce j’ay scellee ceste quittance de mon propre scel le VIIe jour du dit mois de mars l’an mil trois cens LX dix et sept.<lb/>G. de Maule »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 118.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 492, dossier 11046 (Branche), pièce 2</unitid>
                <unitdate normal="1422/1422" encodinganalog="3.1.3">27 novembre 1422</unitdate>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sachent tout que nous Philippe Branche, chevalier, capitaine de Saint Germain en Laye, cognoissons avoir eu et receu de noble homme Richart Vvydeville, escuier, tresorier general de Normendie, par voye d’apprest sur les gaiges de nous et des gens d’armes et archiers sur la sauvegarde dud. lieu de Mon[joie] la somme de six vings livres tournois par les mains de Robert Bion, nostre serviteur, de laquelle somme de VIxx l. t. nous nous tenons pour content et en quictons ledit escuier et tous autres a qui quictance en peut ou doit appartenir, tesmoin nostre scel cy mis le XXVIIe jour de novembre l’an mil CCCC vingt et deux. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 492, dossier 11046 (Branche), pièce 4</unitid>
                <unitdate normal="1423/1423" encodinganalog="3.1.3">1er mai 1423</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tout que nous Phelippe Branche, chevalier, capitaine de Montjoie et de Saint Germain, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general des finances de Normandie, la somme de deux cens livres tournois en prest et paiement sur ce qui nous peut estre du des gaiges et regars de nous et des gens d’armes et de trait de nostre compagnie ordonnez pour la garde desdiz lieux de Saint Germain et Monjoie, ce prest et paiement fait par vertu des lettres de garand de mons. le regent le royaume de France, duc de Bedfort, donnees le XIIIe jour d’avril dernier passé, expediees par le tresorier et gouverneur general desd. finances, de laquelle somme de IIc l. t. nous nous tenons pour content et en quictons le Roy nostre seigneur, mond. s. le regent, led. Pierre Surreau et tous. En tesmoing de ce, j’ay scellees ces de nostre scel le premier jour de may l’an mil CCCC vint et trois. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 492, dossier 11046 (Branche), pièce 3</unitid>
                <unitdate normal="1424/1424" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1424</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tout que nous Phellippe Branche, chevalier, nagueres bailly et capitaine de Mante, de Montjoie et Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general des finances de Normandie, la somme de deux mil livres tournois, monnoie a present courant, VI oubles pour X d. t., en prest et paiement et sur ce qui nous est deu pour trois quarts d’an commençans au Noel mil CCCC et vint deux et finans a la Saint Michel ensuivant mil CCCC vint trois darrenier passez des gaiges et regars de nous, cinq autres hommes d’armes a cheval et partie des archiers pour l’enforcement dudit bailliage de Mante, IIII autres hommes d’armes a cheval, quatre hommes d’armes a pié et partie des archiers que nous avons tenus durant lesdiz III quart d’an pour la sauvegarde desdiz lieux de Montjoie et Saint Germain en Laye, et poour les gaiges et regars de XII autres hommes d’armes a cheval, dix hommes d’armes a pié et XXIX archiers par nous tenus pour la sauvegarde de ladite ville de Mante par IIIIxx III jours commençant le VIIIe jour de juillet mil CCCC vint trois et finans le XXVIIIe jour de septembre ensuivant, tous inclus, que noz endentures finerent, lequel prest et paiement ledit receveur general nous a fait par vertu de trois lettres de garans de monseigneur le regent le royaume de France, duc de Bedfort, donnees le deux premieres le VIe jour de septembre l’an mil CCCC et vint trois et l’autre le XXVIIe jour dudit mois ensuivant darrenier passé, sur lesquielx gaiges et regars mons. le tresorier de Normande par ses lettres de expedicion donnees le XIXe jour de ce present mois mande audit receveur general que, oultre et par dessus la somme de VIIc l. t. que pieça nous avoit paié sur noz diz gaiges et regars et de nosdits gens, il nous paiast ladite somme de IIm l. t. dessusdite, de laquelle somme nous noz tenons pour content et bien paiez et en quittons le Roy nostre seigneur, mondit seigneur le regent, ledit receveur et tous autres. En tesmoing de ce nous avons scellé ces presentes lettres de nostre signet le XXIIe jour de mars l’an mil quatre cens et vint trois. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance donnée par le capitaine de Saint-Germain-en-Laye pour ses gages et ceux de ses hommes</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1473, dossier 33404 (Hanforde), pièce 2</unitid>
                <unitdate normal="1424/1424" encodinganalog="3.1.3">27 août 1424</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sachent tout que nous Jehan Hanforde, chevalier, capitaine de Montjoye et de Saint Germain en Laye, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur general des finances de Normandie, la somme de deux cens vint et six livres dix huit solz deux deniers tournois en prest et paiement des gaiges et regars de nous, IIII aultres hommes d’armes a cheval, trois hommes d’armes a pié et XXIIII archiers de nostre compagnie desservis a la garde, seurté et deffense desdites places pour le tiers mois d’un quartier d’an commençant le IXe jour de janvier l’an mil IIIIc XXIII dernier passé, ce prest et paiement a nous fait par vertu des lettres de garand de mons. le regent le royaume de France, duc de Bedford, donnees le XXIIe jour de mars mil CCCCXXIII dernier passé, expediees par le tresorier et gouverneur general desd. finances, de laquelle somme de IIc XXVI l. XVIII s. II d. t. dessusdite nous nous tenons pour contens et bien paiez et en quittons le Roy nostre sire, mondit seigneur le regent, ledit receveur general et tous autres. En tesmoins de ce, nous avons scellé ceste presente quittance du scel de noz armes le XXVIIe jour d’aoust l’an mil CCCC vint et quatre. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des ouvrages de serrurerie entrepris pour le roi au Château</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1569, dossier 35991 (Jaquelin), pièce 5</unitid>
                <unitdate normal="1595/1595" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1595</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En la presence de moy Lois Ferrand, nottaire et tabellion roial à Sainct Germain en Laye, fut present en sa personne Estienne Hotot, serrurier demeurant aud. Sainct Germain, lequel a confessé avoir eu et receu comptant de messire Jehan Jacquelin, tresorier general des Bastimens du Roy, la somme de soixante six escus deux tyers sur estanmoings de la serrurerye qu’il convient faire et fournir au nouvel bastiment et ediffice que Sa Majesté fait faire au bout de son parc du chasteau dud. Sainct Germain, dont et de laquelle somme de LXVI escus II tiers led. Hotot c’est tenu et tient comptant et en a quicté et quicte led. sieur Jacquelin, tresorier susd., et tous autres. Promectant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé aud. Sainct Germain es presences de Guillaume Billier et Jehan Delastre le jeune, tesmoins, le vingt huictiesme jour de octobre mil Vc IIIIxx quinze avant midy es estude.<lb/>Delastre, Hotot, Ferrand<lb/>Billier »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance pour des travaux pour le plafond de la salle du roi au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1563, dossier 35815 (Jacquelin), pièce 23</unitid>
                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1597</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Me Jehan Jacquelin, tresorier et paieur des œuvres, ediffices et bastimens du Roy, nous vous mandons que des deniers ordonnez pour emploier aux bastimens du chasteau de Saint Germain en Laye dont nous avons la charge et surintendance, vous paiez, baillez et delivrez comptant à Jehan Savignac, maitre tourneur en bois demeurant rue Saint Denis, parroisse Saint Leu, la somme de unze escuz sols quarente solz tournois que nous luy avons ordonné et ordonnons par ces presentes sur estanmoings des borses et culz de lampes de  bois blanc par luy faictz et fourniz pour servir au plat fondz de la salle du Roy au bastiment neuf dans le parc de Saint Germain en Laye, et rapportant par vous ces presentes avec quictance dud. Jehan Savignac sur ce suffisante seullement, lad. somme de XI escuz XL sols tournois sera passée et alloué en la despence de vostre compte et rabattue de vostre recepte partout où il appartiendra sans difficulté. Faict le septiesme jour mars mi Vc quatre vingtz dix sept.<lb/>Fourcy<lb/>Controllé et enregistré au controlle general des Bastimens du Roy le VIIe jour de mars mil Vc IIIIxx dix sept.<lb/>DeDonon »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 38.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une somme destinée aux travaux dans des résidences royales dont Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1563, dossier 35815 (Jacquelin), pièce 24</unitid>
                <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1599</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Je Jehan Jacquelin, tresorier des Bastimens du Roy et commis en l’année derniere à l’exercice dud. office, confesse avoir receu comptant de me Charles Germain, receveur des tailles en l’eslection de Senlys, la somme de troys cens quarante sept escuz douze solz huict deniers tournois en francs, escus, quartz escus, VIxx escus et le reste douzains et monnoye sur ce qu’il peult debvoir des deniers provenans de la distraction du sold pour escu du droict attribué aux collecteurs des tailles des parroisses de lad. eslection tant à cause du principal de la taille, creues y joinctes que autres creues extraordinaires levées en lad. eslection durant lad. année derniere M Vc IIIIxx dix huict, lad . somme à moy ordonnée pour convertir et emploier au faict de mond. office, mesmes à la despence faicte en lad. année aux bastimens du Louvre, Saint Germain en Laye et pallais des Thuilleries, de laquelle somme de IIIc XLVII escus XII s. VIII d. tournois je me tiens contant et en quitte led. Germain, receveur susd., et tous autres. Faict le quinziesme jour de janvier mil Vc quatre vingtz dix neuf.<lb/>Quictance de la somme de trois cens quarante sept escuz sol douze sol huict deniers tournois<lb/>Jacquelin »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour une somme destinée aux travaux dans des résidences royales dont Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1563, dossier 35815 (Jacquelin), pièce 25</unitid>
                <unitdate normal="1601/1601" encodinganalog="3.1.3">16 novembre 1601</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="fre">français</language>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Je Jehan Jacquelin, tresorier des Bastimens du Roy et commis en la presente année à l’exercice dud. office, confesse avoir receu comptant de me Estienne Puget, conseiller dud. seigneur et tresorier de son Espargne, la somme de quatre mil escuz sol en [vide] restant à payer des neuf mil escuz dont j’aurois esé assigné sur l’advance que font les fermiers du seel du Lyonnois, icelle somme à moy ordonnée pour convertir et employer au faict de mond. office, mesmes à la despence des bastimens des chasteaux du Louvre, Saint Germain en Laye, grande gallerie et pallais des Thuilleries, de laquelle premiere somme de IIIIm escuz sol je me tiens content et en quicte led. sieur Puget, tresorier de l’Espargne susd., et tous autres. Faict le XVIe jour de novembre mil six cens ung.<lb/>Quictance de la somme de quatre mil escuz sol<lb/>Jacquelin »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Autorisation d’examiner la filiation d’un gentilhomme anglais accordée par Jacques II à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, P.O. 1569, dossier 35995 (Jaquenot), pièce 2</unitid>
                <unitdate normal="1694/1694" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1694</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                  <language langcode="eng">anglais</language>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« James R<lb/>Whereas wee are informed that one John Jaquenot or Jackson, ecuier, sieur des Auches, originally of Four, kingdom of England, has served in the troopes of the most Christian King severall yeares, first in the horse guards and after as captain of frotte, haveing uppon all occasions behaved himself as a gentleman and good officer as appears by the certificats of his superiour officers which have beene produced to us and whereas wee are allwayes willing to encourage vertue and honour in all persons and particularly in those who being descended of gentlemen doe nothing to derogate from theire extraction, uppon humble application made to us by the foresaid John Jackson, sieur des Auches, desireing that he may be authorized to beare the arms of the family of Jackson of Hickleton in Yorkshire, baronet, whereof he pretends to be a cadet, wee doe therefore hereby authorize you, our herald at armes, to examin his pretentions to the said arms and according, as it shall appeare to you that he is descended of the said family, to grant him the arms thereof with the distinctions that are proper and what other authentick certificat belongs to your charge to give and is usuall in such cases to intille him to beare the said arms with the distinctions a foresaid, and for soe doeing this shall be your warrant. Given at our courte at Saint Germains this twelfth day of may 1694 and in the tenth year of our reigne.<lb/>To our trusty and well beloved James Terry, our atlone herald at armes<lb/>By His Majesty command,<lb/>Melfort »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Baluze</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.9</unitid>
              <unitdate normal="1305/1639" encodinganalog="3.1.3">1305-1639</unitdate>
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        2 pièces    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_4783_actor">Baluze, Etienne</persname>
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              <note>
                <p>Né à Tulle et mort à Paris, Étienne Baluze fut bibliothécaire de Colbert à partir de 1667, professeur de droit canonique au Collège de France, inspecteur du Collège royal, annotateur et éditeur des œuvres de saint Cyprien</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_4783_actor">Baluze, Etienne </persname>
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              <p>http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1920_num_81_1_448641</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle des baillages de France pour le terme de l’Ascension 1305</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Baluze 394, pièce 695</unitid>
                <unitdate normal="1305/1305" encodinganalog="3.1.3">1305</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>« [f. 4] Robertus, barbitonsor Regis, et Ysabellis, ejus uxor, pro custodia jardini Regis de Sancto Germano in Laya, pro duobus tertiis : VI l. XII s. IIII d.<lb/>[…]<lb/>[f. 12] Domania apud Sanctum Germanum in Laya<lb/>De stallis boulengerie et carnificerie, pro toto : XVI l.<lb/>De vendis ibidem : XXVIII l. XII s.<lb/>De explectis ibidem, per prepositum : LXX s.<lb/>De expletis foreste Laye et Cruye, per concergium : XL s.<lb/>[…]<lb/>[f. 13] Misie Sancti Germani in Laya<lb/>Pro vadiis prepositi, pro duobus tertiis : VIII l.<lb/>Pro bannis Regis clamandis : IIII s.<lb/>Panis prisionum : LVI s. VIII d.<lb/>[…]<lb/>Opera Sancti Germani in Laya<lb/>Pro misiis concergii, ad hunc terminum : XL l. XV s. X d.<lb/>Pro domibus ibidem cooperiendis, per cedulam concergium : XVII l. X s.<lb/>Pro carpentaria, per eumdem : XII l. VIII s. IIII d.<lb/>Pro lathomis, per eumdem : X l. XVIII s. VIII d.<lb/>Pro latrinis recerchandis et evacuandis : X l. XVIII s.<lb/>[dans l’interligne :] Pro vitreis reparandis, per magistrum Radulphum, verrarium : XIX l. XVIII s.<lb/>[…]<lb/>Pro vadiis fontenarii Sancti Germani in Laya, pro II tertiis : XII l.<lb/>[…]<lb/>Pro oblito computato de vadiis fontenarii Sancti Germani in Laye ad Ascensionem CCCIII° pro II tertiis : XII l.<lb/>Pro non computato ad Ascensionem preteritam de IIIc &amp; XXX porcis positis per Regem in pessona Laye, XII s. pro quolibet porco, relatu Roberti de Meudono : IXxx XVIII l.<lb/>[dans l’interligne :] Non ostendit litteras Regis super mandato. Dicebat tamen quod Robertus de Meuduno habenat. »</p>
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                <subject>Ville</subject>
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                <p>Robert Fawtier et François Maillard, Comptes royaux (1285-1314), t. I, Paris, Imprimerie nationale, 1953 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. III), p. 179, n° 3781, p. 209, n° 4272 à 4275, p. 215, n° 4409 à 4411, p. 216, n° 4436 à 4441, p. 217, n° 4463 et p. 220, n° 4526 et 4527.
<lb/>
<lb/>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 29, 33, 37, 40, 46, 113 et 114.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compte rendu du procès de Bernard de Nogaret de La Valette présidé par le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Baluze 215, f. 53-55</unitid>
                <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">9 février 1639</unitdate>
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        1 manuscrit    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 53] La seance de l’assemblée faicte à Saint Germain en Laye le vendredy 9e febvrier 1639<lb/>Le Roy<lb/>A la main droicte de Sa Majesté estoient :<lb/>M. le cardinal duc de Richelieu<lb/>M. le duc d’Usez<lb/>M. le duc de la Rochefoucault<lb/>M. Bouthillier, surintendant des Finances<lb/>M. Léon Brulart, conseiller d’Estat<lb/>M. Aubry, conseiller d’Estat<lb/>M. Le Bret, conseiller d’Estat<lb/>M. Talon, conseiller d’Estat<lb/>A la main droicte de Sa Majesté estoient :<lb/>Monsieur le chancelier<lb/>M. le mareschal de Saint Luc<lb/>M. le president Lejay, premier du parlement de Paris<lb/>M. le president de Bellievre<lb/>M. le president de Novion<lb/>M. le president de Mesmes<lb/>M. le president Bailleul<lb/>M. le president Seguier<lb/>M. Pinon, doyen de la Grande chambre<lb/>Au bas bout de la table estoient messieurs les rapporteurs de Machault et de la Poterie, conseillers d’Estat.<lb/>Derriere messieurs les rapporteurs estoient assis sur un banc messieurs les secretaires d’Estat et monsieur de la Ville aux Clercs servoit de greffier.<lb/>Il y eut de grandes contestations pour les seances. On dit à messieurs du parlement qu’on les avoit appellez à cette assemblée comme conseillers d’Estat et non comme estants du corps du parlement.<lb/>La pluspart des dessus nommez furent d’advis du decret de prise de corps. Les autres de le renvoyer au parlement. Aucuns d’adjournement personel.<lb/>[f. 53v] Les chefz de l’accusation sont : la trahison à Fontarabie, lascheté, communication avec les estrangers, sortie hors du royaume sans permission de Sa Majesté, luy duc de La Vallette estant pourveu de la charge de colonel d’infanterie françoise, une des premieres charges de la Couronne, estant aussy receu en survivance du gouvernement de Guyenne et gouverneur en effect, et encor estant chevallier des ordres du Roy.<lb/>Du 9 febvrier 1639<lb/>Jeudy au soir, on envoya à neuf heures les informations à M. le procureur general avec ordre expres de tenir les conclusions prestes et demander un decret de prise de corps pour envoyer le tout le lendemain vendredy à sept heures du matin. Le mesme vendredy, les presidents du parlement, hors M. de Bullion, excusé par maladie, et Monsieur Pinon, doyen, furent mandez de se trouver à Saint Germain, où, estant arrivez apres le disnez, M. de la Ville aux Clercs leur alla dire de la part de Sa Majesté qu’ilz n’estoient mandez que comme conseillers d’Estat et qu’Elle vouloit qu’ilz prissent seance selon l’ordre de leurs brevetz du Conseil. Ilz dirent qu’ilz ne se paroient point et qu’ilz n’avoient point leurs brevetz. Monsieur de la Ville aux Clercs estant allé rendre responce, Nogent vint pour les faire partir, disant que le Roy se faschoit d’attendre. Personne ne dist mot. Enfin, M. de la Ville aux Clercs, estant revenu, dict que le Roy leur donneroit seance et rang sans se separer. Ilz allerent dans le chasteau, où le Roy leur dist qu’il les avoit mandez comme conseillers d’Estat et que pour ceste fois il les feroit seoir ensemble, mais qu’à la premiere fois il vouloit qu’ilz y prissent seance de conseillers d’Estat. L’ordre de la seance fut comme cy dessus. Tout le monde assis, le Roy leur dist qu’il estoient mandez pour le proces du duc de La Vallette, dont ilz entendroient le merite par le rapport qui leur en seroit faict.<lb/>Sur ce que, premier qu’entrer plus avant le premier president [f. 54] president avoir desjà conferé avec les autres, prit la parolle et dist qu’il supplioit le Roy de les dispenser d’opiner en ce lieu et qu’ilz debvoient dire leur advis dans le parlement, s’il plaisoit au Roy y renvoyer l’affaire, selon les ordonnances, et s’estendit en prieres et remonstances. Le Roy l’interrompit et luy dist qu’il ne vouloit pas cele, qu’ilz faisoient les difficiles et les tuteurs, qu’il vouloit que l’on opinast au proces et qu’il estoit le maistre, qu’il estoit indigne du renvoy, que c’estoit un abus de dire qu’il ne peust faire le procez où il voudroit aux pairs de France, deffendent de parler. Les rapporteurs sur cela ayant discouru longtemps et mal, conclurent au decret. Le Roy, demandant les advis, dit à M. Pinon : Opinez. Lequel commença disant que, depuis 54 ans qu’il avoit l’honneur de servir dans le parlement, il n’avoit point veu d’affaire de telle importance, qu’il consideroit M. de La Vallette comme ayant eu l’honneur d’espouser la sœur naturelle du Roy et comme duc et pair, qu’il supplioit le Roy de le renvoyer au parlement. Le Roy l’interrompit et luy dist : Opinez. Il repliqua : Je suis d’advis de le renvoyer au parlement. Le Roy lui dist : Ce n’est pas opiner, je ne veux pas cela. Il repliqua enor : Sire, dans l’ordre de la justice, un renvoy est un advis legitime. Lors le Roy, en colere : Opinez au fond, ou je scay bien ce que je dois faire. La responce fut : Sire, puisque Votre Majesté le commande, je suis d’advis des conclusions. Monsieur le president de Nemont dist ensuitte : Je suis d’avis des conclusions par le commandement du Roy. Le president Seguier de mesme. Le president Le Bailleul, qui avoit ouy qu’en prenant place M. le cardinal avoit dict qu’il estimoit que la bonté du Roy seroit si grand que, premier qu’aller plus avant contre M. de La Vallette, il le manderoit encore une fois, ne croyant pas que le mander du Roy deust estre un decret, pensa s’echauffer disant qu’il estoit d’avis de l’ouverture de M. le cardinal. M. le chancelier luy dist : M. le cardinal n’a pas opiné. Je le scay bien, aussy n’ay je parlé que [f. 54v] de l’ouverture et non pas de l’advis. M. le cardinal luy dist : Ne vous couvrez pas de mon manteau, je ne vous le donnerois pas ainsy. Il fut contrainct par commandement expres d’estre d’advis des conclusions. Le president de Mesmes passa sans dire mot. Le president de Novion, apres avoir discouru qu’on n’avoit dict ny l’aage ny le nom des tesmoins, que ce proces estoit sans forme à parler des procedures criminelles, et que le Roy eust dict : Il est vray, il dict : Vray, fut d’advis d’adjournement personel, disant qu’en conscience, ne pouvant opiner où il estoit, et estant forcé par le commandement du Roy, il iroit à l’advis le moins rude qu’il pourroit pour moins charger sa conscience. Le president de Bellievre le prit de plus haut et, apres avoir parlé du renvoy de la justice, dit qu’il ne pouvoit prendre d’autre adis qe de renvoyer l’affaire au parlement. Le Roy le pressa d’opiner. Il luy fit en peu de mots un discours qui a esté trouvé beau, disant qu’en ceste affaire, il voyoit une chose estrange, un prince opiner au proces d’un criminel de ses subjectz, que les Roys ne s’estoient reservé que les graces et renvoyé les condemnations à leurs officiers. Et Votre Majesté, dit il, voudroit Elle bien veoir sur la sellette devant Elle un homme qui, par son jugement, iroit dans une heure à la mort, que la face du prince et sa veue seule, qui donnoit les graces, ne pouvoit porter cela, que sa seule veue levoit les interdictions de l’Eglise et que jamais personne ne debvoit sortir que contenant de devant le prince. Remonstra au reste l’inconvenient de troubler des juges devant le Roy et ne laisser la liberté des opinions. Le Roy, l’ayant escouté paisiblement, luy dict : Opinez au fond. La responce : Sire : je ne puis prendre autre advis et le mien est cathegorique. Monsieur le chancelier, ayant pris la parole pour luy, dist qu’il falloit prendre un advis cathegorique. Monsieur de Bellievre [f. 55] repliqua : Monsieur, si ce n’est que pour mon instruction que vous voulez parler, ce n’est que temps perdu. Et demeurant ferme en son advis. Ensuitte, le premier parla du renvoy comme les autres, il opina du decret. Apres le Roy fit opiner les conseillers d’Estat, dont on a remarqué que M. Le Bret allegua la façon de faire des proces du Turc, et M. de Leon les exemples des procedures les plus violentes d’Allemagne. Apres messieurs du Conseil, opina M. de Saint Luc puis les ducs presens, M. le chancelier, M. le cardinal, puis le Roy en se levant.<lb/>Estant levé, le Roy appella les presidents et leur dist : Vous me desobeissez tousjours, je suis malcontent de vous, et vous hay. Tous ceux qui disent que je ne puis faire le procez aux ducs et pairs que devant le parlement sont des ignorants indignes de leurs charges. Je ne scay si je n’y en commettray point d’autres. Je veux estre obey. Je vous feray bien cognoistre que tous les privileges n’ont de fondement que mauvais usage. Je n’en veux plus ouyr parler. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
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                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90028295/f98.item</p>
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                <p>Géographe et historiographe du roi</p>
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                <p>Fils d'André Duchesne</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la prise du château de Saint-Germain-en-Laye par les Anglais</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Duchesne 48, f. 110</unitid>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 63] La chronique d’Alençon, escripte par Perceval de Caigny, escuyer d’escuerie du duc d’Alençon<lb/>[…]<lb/>[f. 110] La prinse de Saint Germain en Laye<lb/>En icelui an MCCCCXXXVIII, le XVIII jour du mois de decembre, fut le chasteau de Saint Germain en Laye, a V lieues de Paris, prins par la porte, de VIII ou X Englois, par deffault de garde de X ou XII meschans Bretons que le conestable y tenoit, qui ne pouvoit avoir assés place pour bailler a ses gens. Et ne lui chaloit quel tort il feist aux chevaliers et escuiers d’autre pais, mais qu’il peust avoir places pour eslever ses gens en nom et en estat, et moult de maux en sont venus durant ces presentes guerres, et de la perte d’icelle place, et du gouvernement du connestable, en ladite ville de Paris et ailleurs, estoient tres mal contens de luy ceulx de Paris. »</p>
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                <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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<lb/>
<lb/>Chroniques de Perceval de Cagny, éd. Henri Moranvillé, Paris, Renouard, 1902, p. 256-257.</p>
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                <p>Garde de la bibliothèque du roi.</p>
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                <p>Garde de la bibliothèque du roi.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la conversion du prince de Condé, installé au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Dupuy 63, f. 9-9v</unitid>
                <unitdate normal="1596/1596" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1596</unitdate>
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                <p>« Sire,<lb/>Suivant se qu’il a pleu à Votre Majesté commander à M. le cardinal de Gondy et à moy par vos lettres du 2 de se mois sur la conversion de monseigneur le prince de Condé, je luy diray que led. sieur cardinal ariva issi lundy pour commanser se bon heure, et pour set efect il voulut que madame la Princesse vit les lettres que Votre Majesté luy en escripvai, a sette fin que par icelles elle sust sa volonté et par mesme l’exorta de aider à set acte si tant fust que mond. seigneur le Prince se randist durest, se qu’elle a fort volontiers embrasé comme je voy qu’elle fait generalemant tout se qu’elle entant de ses royales volontés, ausquelles elle norit si exactement monseigneur son fils qu’il sufist que l’on luy die que vous le voulez ainsi pour qu’il obeise à tout se que l’on veust de luy. Donc, Sire, monsieur le cardinal par sa propre bouche a commansé à l’instruire, à quoy il l’a bonne si fasile et obeisant qu’il a ausitaust pris les proposisions et remonstranses que l’on luy a faictes et pris resolusion d’aller à l’eglise, ou il a fort resoluemant receu les seremonies dues et acoustumees en tel quas, aiant aussi devotemant oui la messe comme s’il y husté acoustumé des sa naisanse, et comme il est d’un fort bel esprit et curieus de savoir, il s’est informé de la reson et cause de toute les seremonies, les observant aussi pontuelement comme s’il y hust esté preparé de longtemps. Il s’est trouvé à set acte forse jans pasagers et tout le peuple de se lieu, qui a sete oquasion ont beni Vostre Magesté et prié Dieu pour Elle pour une action tant digne d’Elle, et suivant se que Votre Majesté me connandoit de luy donner un homonnier et un chapelin, connoisant un docteur fort honneste homme, de bonnes meurs et fort fidele et afectionné serviteur de Votre Majesté, comme le tesmougne ses escrips, je l’ay prié de venir asisté issi pour continuer à l’instruire de plus fort en plus fort à rendre l’honneur qu’il doit à Dieu et à Votre Majesté, de laquelle il reçoipt tant de faver, honneur et bien qui est la creanse que je pretans luy donner le tamps qu’il luy plaira que je soie aupres de luy. Le docteur se nomme Filsac et est chanoyne à Notre Dame de Paris. Je suplie aussi bien humblemant Votre Majesté de me faire tan d’honneur et grace de me donner le ieur de La Boderie pour estre aupres de monseigneur le Prince, parse que je le say plin de toute fidelité et confianse, et je tiendray cete grace fort particuliere parse que le connoisant comme je le connoes, tres capable, il me soulagera infiniemant pour l’institusion de mond. seigneur le Prince, estant fort inteligant des bonnes lettres, ausi que je say qu’il ne aderera jamais à aultre cause que à se qui sera de son roial service et de quoy j’en ay l’experianse aus affayres où il a esté emploié aupres de moy.<lb/>Sire, je prie Dieu de donner à Votre Majesté avecque acroesemans d’estas et en tres bonne saincté, tres longue et tres hureuse vie.<lb/>De Saint Germain en Lay ce 18e janvier 1596<lb/>De Vostre Serenissime et Royale Majesté le tres humble et tres obeisant subget et serviteur.<lb/>De Vyvonne, marquis de Pisany »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53069062j/f29.item</p>
              </bibliography>
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          </c>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Moreau</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6.3.12</unitid>
              <unitdate normal="1366/1535" encodinganalog="3.1.3">1366-1535</unitdate>
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        2 pièces    </physdesc>
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                <persname id="atom_4791_actor">Moreau, Jacob-Nicolas</persname>
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            <bioghist id="md5-1b56b78c03362f159b142cdc5ff7b548" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Né à Saint-Florentin, mort à Chambourcy près de Saint-Germain-en-Laye, Jacob-Nicolas Moreau fut avocat puis conseiller à la cour des aides de Provence, bibliothécaire de la reine Marie-Antoinette, enfin historiographe de France.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_4791_actor">Moreau, Jacob-Nicolas </persname>
            </controlaccess>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres royales déchargeant les habitants de Saint-Germain-en-Laye de l’aide destinée au fort de Mantes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Moreau 1430, f. 187-187v </unitid>
                <unitdate normal="1366/1366" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1366</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette analyse fait partie d’un recueil de « Notices de diverses ordonnances des rois de France dont les originaux sont conservés dans la bibliothèque des religieux de Saint Martin des Champs à Paris ».</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Vidimus des lettres de Charles cinq, 1366, 9 novembre, adressées à Robert de Maulle, receveur des aides ordonnées être levées sur chaque feux à sept lieues pres et environ de la ville de Mante pour le fort d’icelle ville, par lesquelles il luy mande qu’ayant egard à l’humble supplication des habitants des villes de Saint Germain en Laye, de Maroil sous Mailly, de Fourque et de la paroisse de Saint Liger en Laye, Sa Majesté, de son authorité royale, décharge lesdits habitants de l’aide de 6 d. parisis imposés sur chaque feux pour chaque semaine, et cela autant par égard pour leur pauvreté que parce ils ne peuvent avoir, eux ny leurs biens, aucun refuge au dit fort de Mantes, éloigné de sept lieux desdittes villes et paroisses, que leur propre refuge est au chastel de Saint Germain en Laye, où ils font le guet chacun à leur tour la nuit.<lb/>Donné à Saint Germain en Laye le 9e novembre 1366 et de notre règne le tiert<lb/>Vidimé par Guillaume de Maulle, prevost de Saint Germain en Laye, le 21e de novembre 1366, p. Michel, p. Fosse, avec paraphe.<lb/>Collation faitte »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léopold Delisle, Mandements et actes divers de Charles V (1364-1380) recueillis dans les collections de la Bibliothèque nationale, Paris, Imprimerie nationale, 1874, p. 175, n° 358.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte pontifical concernant la juridiction spirituelle sur Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BnF">Manuscrits, Moreau 791, f. 168-169</unitid>
                <unitdate normal="1535/1535" encodinganalog="3.1.3">13 octobre 1535</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 manuscrit    </physdesc>
                <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                  <language langcode="fre">français</language>
                </langmaterial>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Paul, evesque, serviteur des serviteurs de Dieu, a noz amez filz en Jesus Christ Charles Bousineau, Gilles et Guillaume Jondars, chanoines de l’eglise de Chartres, salut et apostolique benediction. Le venerable Radulphe Pius de Savoye, nostre frere, evesque, prelat de Faens et nostre domestique au monastere de Colombis, ordre de Sainct Benoist, diocese de Chartres, et noz bien aymés filz Guillaume Taillebois, prieur de Sainct Germain en Laye, dud. ordre de Sainct Benoist, de nul diocese, tous deux respectivement perpetuelz commendataires et ensemble le couvent dud. monastere, nous ont remonstré par leur requeste et supplication que encores que led. prioré de Sainct Germain en Laye ne soit d’aucun diocese et depende du susd. monastere, qu’il y ait au mesme lieu ung chasteau royal basto où les Roys de France ont accoustumé de faire quelques fois leur sejour, comme encores a present nostre tres cher filz en Jesus Christ Françoys, roy de France, y sejourne quelques fois, et qu’une grande multitude de peuple soit demeurant aud. lieu et es environs d’icelluy, qu’il y ait en iceluy un vicaire perpetuel deservant l’eglise parrochiale ou le perpetuel vicaire d’icelle separé dud susd. prioré ou de son eglise et fondé dans l’eglise d’icelluy, qui aye le soing des ames des parroissiens d’icelle, et que au prieur ou perpetuel commendataire d’icelluy prieuré qui en sera en possession compete et appartient toute sorte de jurisdiction spirituelle en icelluy lieu et en ses destrois selon l’ancienne et approuvee coustume, paisiblement et legitimement jusques a huy prescripte et observee sur les habitans dud. lieu, comme les ordinaires des autres lieux ont et exercent en leurs cités et dioceses, constituant sur iceulx ung official, promoteur, tabellion ou greffier et autres offiiciers qui exercent lad. jurisdiction spirituelle, puissent et doibvent ouir toutes sortes de causes, meues et a mouvoir tant entre les habitans dud. Sainct Germain en Laye subjects dud. prieur ou perpetuel commendataire, que contre eux, et icelles juger et decider, puissent aussy communier, absoudre, suspendre, promulguer sentences, condemner, emprisonner, punir et en somme faire et exercer toutes autres choses qui dependent et appartiennent a la jurisdiction spirituelle des lieux ordinaires, puissent en outre deputer et avoir prisons pour emprisonner les delinquans si le cas y estchet, donner et promouvoir aux sainctes ordres tant de clericature que de quatuor minores, diacre et sous diacre, mesmes de prestrise tous qui se presenteront pourveu qu’ilz soyent natifs de Sainct Germain en Laye, et leur donner lettres de dimissoire a cest effect, et cognoistre tant par soy que par son official des causes matrimoniales et empeschemens exprimés et allegués en icelles, dissoudre les mariages contractés contre l’interdiction et prohibition de l’Eglise, et finalement encores que le susdit vicaire perpeutel puisse prendre le cresme et sainct huile de quelque prelat que ce soit a son chois, et aye accoustumé de tout temps, doibve et puisse faire tout ce que dessus, gerer et exercer tant par soy que par ses officiaux, et que tant luy que les habitans dud. Sainct Germain en Laye et terroir d’icelluy ne soyent subjectz a aucune jurisdiction spirituelle sinon a celle du susd. prieur ou commendataire perpetuel, et que nul archevesque, evesque ou autre juge ordinaire quelconque ne puisse promulguer sentence d’excommunication sur les susdictz vicaire perpetuel et habitans, exercer aucune visitation sur iceulz ny sur le prieur commendataire perpetuel ny leur imposer subside ou collecte quelconque et generalement puissent en façon que ce soit exercer aucune jurisdiction sur iceux, toutesfois quelques ordinaires des lieux, leurs officiaux et juges, mesmes certains clercs et laiques, s’efforceans de s’attribuer la jurisdiction appartenant comme dict est et competente aud. prieur ou commendataire perpetuel et la luy oster, ont inquieté en diverses façons, molesté et empesché, inquietent, molestent et empeschent, et se vantent encore a present de inquieter, molester et empescher le susdict Guillaume Taillebois, commendataire perpetuel du susd. prieuré, son official, promoteur et autres par luy deputez pour exercer la jurisdiction qui luy appartient, mesmes se sont ingerez d’exercer jurisdiction tant sur luy que sur lesd. habitans et cognoistre des causes susdictes, ce qui tourne au grand prejudice et charge du susd. Radulphe de Savoye et Guillaume Taillebois, commendataires, comme aussy au desavantage des susd. couvent, monastere et prioré, c’est pourquoy de la part d’iceux avons esté humblement suppliez de commette quelques gens de biens pour ouir, cognoistre, decider et terminer toutes et chacunes les causes et procés qu’ilz entendent mouvoir contre les ordinaires des lieux, leurs officiaux, juges et autres clercs et laicques susdicts, et contre tous ceux qui y penseront avoir interest en tout ou en partie touchant les susdictes entreprises, inquietations, molesties et empeschemens faictes ou a faire, et autres choses qui seront deduites plus a plein avec tous et ung chacuns leurs incidens et dependances, et autrement que nous daignassions leur pourvoir de nostre benignité apostolique sur tout ce que dessus, nous doncques, inclinans a icelle supplication, mandons a vostre discretion par ce rescript apostolique que nous ensemblement ou l’ung de vous, appellés ceux qui seront a appeler, vous oyez toutes et unes chacunes les susdictes causes, avec tous et ungs chacuns leurs incidens et dependances, et ayans ouy et meurement consideré tout ce qui sera proposé d’ung costé et d’autre, vous les terminiés et decidiez de nostre authorité, faisant observer et garder inviolablement ce que vous aurez ordonné par censures ecclesiastiques, et contraigniez par semblable censure tous ceux qui refuseroyent a porter tesmoignage de verité, ou par hayne ou par faveur ou par crainte, et neantmoins vous donnons et concedons de l’authorité susdicte et par la teneur des presentes pleine et entiere licence et faculté de citer et faire inhibitions tans aux ordinaires des lieux, leurs officiers et juges, que autres clercs et laiques, et tous ceux qui y penseront avoir interest en tout ou en partie, vous ayant apparu legitimement que le prieur ou commendataire perpetuel soit en paisible possession de l’exercice de la susdicte jurisdiction et que tant luy que ses predecesseurs ayent eu et ayent ayent exercé et exercent librement et licitement icelle et leur aye de tout temps appartenu, et en outre de descerner et declarer ainsi que le cas le requerra et que verrés bon estre, mesmes de lier et empescher par censure ecclesiastique et autres remedes de droit tous contredisans, vantans et empeschans, de quelque dignité, grade, estat et condition qu’ilz soyent, mesmes archevesques et evesques, en appellant, si besoing est, l’aide et secours du bras seculier, si ainsi en tout ce que dessus est dict le deviez faire pour le merite et la cause, nonobstant toutes autres constitutions apostoliques a ce contraires, et particulierement de Boniface huictiesme, pape, nostre predecesseur, pour une diete et du concile general, pourveu que par l’authorité des presentes les parties ne puissent estre detenues plus de trois diettes, et nonobstant que par le Sainct Siege soit indult et concedé aux ordinaires des lieux, a leurs officiaux et juges, et autres clercs et laiques susdictz et tous autres en tout ou en partie, de ne pouvoir estre interdictz, suspendus, excommunniez ou tirés en jugement hors ou dedans certains lieux pourveu que lettres de leursd. concessions ne soit faict pleine et expresse mention de mot a mot du present indult. Donné a Rome en la maison de sainct Pierre l’an de l’incarnation de nostre seigneur mil cinq cens trente cinq, le troisiesme des ides d’octobres, le premier an de nostre pontificat, avec le scel. »</p>
              </scopecontent>
            </c>
          </c>
        </c>
      </c>
      <c level="subfonds">
        <did>
          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Médiathèque de l'Architecture et du patrimoine</unittitle>
          <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">7</unitid>
          <unitdate normal="1862/1908" encodinganalog="3.1.3">1862-1908</unitdate>
          <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        99 pièces    </physdesc>
          <repository>
            <corpname>Médiathèque du patrimoine et de la photographie</corpname>
            <address>
              <addressline>11 rue du Séminaire de Conflans</addressline>
              <addressline>Charenton-le-Pont</addressline>
              <addressline>Île-de-France</addressline>
              <addressline>France</addressline>
              <addressline>94220</addressline>
              <addressline>Téléphone : 0140157657</addressline>
              <addressline>Fax : 0140157575</addressline>
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          </repository>
          <note type="sourcesDescription">
            <p>http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/index.html</p>
          </note>
          <origination encodinganalog="3.2.1">
            <corpname id="atom_5367_actor">Commission des Monuments historiques</corpname>
          </origination>
        </did>
        <bioghist id="md5-c713c23fca1409a107a7c250ac132e0d" encodinganalog="3.2.2">
          <note>
            <p>Le premier inspecteur des Monuments historiques fut Ludovic Vitet (1802-1873), nommé par François Guizot en novembre 1830. Devenu secrétaire général du ministère du Commerce en 1834, Ludovic Vitet choisit Prosper Mérimée pour lui succéder mais devint le premier président de la Commission des Monuments historiques créée en septembre 1837.</p>
          </note>
        </bioghist>
        <odd type="publicationStatus">
          <p>Publié</p>
        </odd>
        <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
          <p>Les fonds du département des archives et de la bibliothèque sont issus de l'activité du service du Patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication (Monuments historiques, Espaces protégés, Archéologie, Ethnologie, Inventaire). Leur origine remonte à la création de la Commission et du service des Monuments historiques dans les années 1830.<lb/><lb/>La MAP collecte, traite et communique l'ensemble des archives intermédiaires du service du Patrimoine. On y trouve des documents relatifs à l'histoire des services des Monuments historiques et de l'Archéologie (organisation, personnel, réglementation, périodes de guerre), mais aussi des dossiers administratifs, techniques et scientifiques sur :<lb/>- la protection et la restauration des édifices, des jardins et des objets mobiliers ;<lb/>- la mise en place et le suivi des espaces protégés (abords, secteurs sauvegardés, zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine) ;<lb/>- les dossiers des sites archéologiques et rapports de fouilles.<lb/><lb/>La MAP conserve les avis et rapports de l'inspection générale des Monuments historiques depuis 1831 et les archives de la Commission des Monuments historiques depuis 1837. Les procès-verbaux de la commission pour la période 1848 à 1950 sont publiés en ligne.<lb/><lb/>La MAP recueille les archives des architectes en chef des Monuments historiques indispensables à la connaissance des restaurations effectuées sur les édifices protégés.<lb/><lb/>La MAP conserve 170 000 plans, dont 44 000 aquarellés : relevés et projets dressés par des architectes ou plans établis par des entrepreneurs à l'occasion des restaurations sur les monuments historiques. Datant pour les plus anciens des années 1830, ils constituent une documentation irremplaçable sur les édifices protégés français. La majorité des plans suit un classement géographique par département, commune et édifice : cote 0082/N° de département.</p>
        </scopecontent>
        <controlaccess>
          <corpname role="Producteur" id="atom_5367_actor">Commission des Monuments historiques </corpname>
        </controlaccess>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbaux de la commission supérieure des Monuments historiques</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">7.1</unitid>
            <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015</unitid>
            <unitdate normal="1880/1907" encodinganalog="3.1.3">1880-1907</unitdate>
            <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        13 pièces    </physdesc>
            <origination encodinganalog="3.2.1">
              <corpname id="atom_5366_actor">Commission des Monuments historiques</corpname>
            </origination>
          </did>
          <bioghist id="md5-c713c23fca1409a107a7c250ac132e0d" encodinganalog="3.2.2">
            <note>
              <p>Le premier inspecteur des Monuments historiques fut Ludovic Vitet (1802-1873), nommé par François Guizot en novembre 1830. Devenu secrétaire général du ministère du Commerce en 1834, Ludovic Vitet choisit Prosper Mérimée pour lui succéder mais devint le premier président de la Commission des Monuments historiques créée en septembre 1837.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>Les procès-verbaux de la commission sont conservés à la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine dans les séries 0080/15 (originaux) et 0080/16 (minutes - ou doubles - lorsqu'ils existent).</p>
          </scopecontent>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_5366_actor">Commission des Monuments historiques </corpname>
          </controlaccess>
          <custodhist encodinganalog="3.2.3">
            <p>En 1875, Viollet-le-Duc proposa d'insérer au Journal officiel des résumés des procès-verbaux de la Commission des Monuments historiques. Cette proposition, approuvée par la Commission elle-même, resta cependant sans suite. En 1883, le projet de publication d'un résumé annuel ne fut pas davantage suivi d'effet.<lb/><lb/>En 1979, Françoise Bercé fit paraître aux éditions Picard, Les premiers travaux de la Commission des monuments historiques 1837-1848 : procès-verbaux et relevés d'architectes. En 453 pages et 177 figures l'auteur publia une sélection - ou des extraits - des procès-verbaux de la Commission, dans la mesure où ils avaient été conservés.<lb/><lb/>Trente-cinq ans plus tard en 2014, paraît la suite de ces procès-verbaux, non sur une dizaine d'années mais sur un siècle. A la fin du XXe siècle, une édition papier, conforme aux traditions savantes, était seule possible mais la poursuivre était inenvisageable, aucun éditeur ne pouvant supporter le coût vertigineux d'une telle publication.<lb/><lb/>Les procès-verbaux de la Commission des Monuments historiques représentent sur plus de 100 ans (1848-1950), plus de 1000 séances sur 5 000 pages. Ils concernent 18 000 édifices, et citent plusieurs milliers de personnes.<lb/><lb/>Seul le recours à Internet et à l'édition électronique pouvaient permettre à un large public de consulter une telle masse de documents.<lb/><lb/>Cette édition, qui est le fruit d'un long travail au sein de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, service à compétence nationale du ministère de la Culture, permet ainsi d'avoir accès à l'une des premières sources d'information sur l'histoire du Patrimoine en France.</p>
          </custodhist>
          <bibliography encodinganalog="3.5.4">
            <p>Les procès-verbaux de la commission pour la période 1848 à 1950 sont publiés en ligne : http://elec.enc.sorbonne.fr/monumentshistoriques/</p>
          </bibliography>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de la commission des Monuments historiques concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/011, p. 198-199</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">21 février 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 198] M. Ruprich-Robert donne lecture d'un premier rapport concernant les modifications proposées par M. Lafollye, architecte, au projet de M. Millet. Ces modifications ont pour objet de donner satisfaction aux besoins du service, mais elles présentent des inconvénients sérieux que M. le rapporteur croit devoir signaler, tout en estimant qu'il n'y a pas lieu de s'opposer au dit projet, mais sous toutes réserves relativement à d'autres propositions qui font l'objet d'un deuxième rapport.<lb/>Conformément à l'opinion de M. le rapporteur, la commission émet l'avis qu'il n'y a pas lieu de modifier les dispositions établies par M. Millet, en ce qui concerne la bibliothèque du musée, le salon et le cabinet du conservateur.<lb/>Quant à l'appartement du conservateur qui devait trouver place dans un étage complémentaire à établir dans l'entresol du premier étage, M. de Mortillet soulève une question préjudicielle. D'après les plans primitifs de M. Millet, le château ne devait pas contenir de logement. L'entresol en question serait dès lors employé comme annexe de la bibliothèque au-dessous de laquelle il est placé.<lb/>Sur la proposition de M. le président, la commission émet le vœu qu'on s’en tienne au plan primitif de l'architecte et que le château soit consacré tout entier au Musée.<lb/>M. Ruprich-Robert fait connaître dans son deuxième rapport les propositions de M. Lafollye.<lb/>Conformément à l'avis de M. le rapporteur la Commission repousse les deux premières propositions, consistant dans la suppression :<lb/>1° de la tour construite dans [p. 199] l'angle formé par l'un des côtés de la Cour et de la Chapelle, dont elle recouvre la première travée<lb/>2° de l'entrée avec pont-levis ménagée sous l'appartement projeté du conservateur<lb/>Les deux autres, consistant dans la suppression, dans le projet, d'une sacristie qui serait placée à l'extérieur, devant la première travée de la nef, et dans le rétablissement des deux portes situées dans cette travée, sont adoptées.<lb/>La commission est en outre d'avis de demander à l'architecte un projet de restauration de la porte XIIIe siècle de la chapelle retrouvée presque intacte sous l'escalier.<lb/>M. Lafollye, introduit dans la salle des séances, fait connaître l'état d'avancement des travaux.<lb/>La question lui est posée de savoir si l'on pourrait loger le conservateur dans quelque partie du château autre que celle prévue au projet.<lb/>Sans rien changer à l'avis qu'elle vient d'émettre, la commission invite MM. Ruprich-Robert et Lafollye à faire sur place un nouvel examen et à s'entendre, s'il y a lieu, pour présenter une nouvelle proposition dans ce sens à la prochaine séance. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
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            <did>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/012, p. 64-65</unitid>
              <unitdate normal="1884/1884" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1884</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 64] La commission est appelée à donner son opinion sur le projet d'achèvement de la couverture en plomb de la flèche [p. 65] de la chapelle. Le projet indique l'adoption par l'architecte d'un style d'architecture se rapprochant plus du XVe siècle que du XIIIe siècle, époque de la construction de la chapelle.<lb/>M. Bruyerre, rapporteur, est d'avis de s'en rapporter au projet de M. Millet, étudié dans le style du XIIIe siècle, et de demander une étude dans ce sens à M. Lafollye avec détails à plus grande échelle.<lb/>La Commission, sur la présentation des dessins de MM. Millet et Lafollye, propose d'inviter ce dernier à se reporter à l'esquisse en petit de M Millet, qu'il ne devra toutefois considérer que comme un croquis, et à en étudier le détail. Il devrait, en outre, simplifier le projet de crête. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/012, p. 176-177</unitid>
              <unitdate normal="1885/1885" encodinganalog="3.1.3">11 décembre 1885</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 176] M. Bruyerre, rapporteur, place sous les yeux de la Commission le nouveau projet de flèche dressé par M. Lafollye pour la [p. 177] chapelle du château.<lb/>Bien que l'architecte ait modifié son projet primitif en adoptant le style de décoration du XIIIe siècle, la commission est d'avis qu'il y a lieu de le modifier encore en se rapprochant davantage du projet de Millet et en rentrant autant que possible dans le caractère de sa composition. M. Lafollye devrait être en conséquence invité à présenter une nouvelle étude avec détails à l'appui. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/012, p. 276</unitid>
              <unitdate normal="1887/1887" encodinganalog="3.1.3">6 avril 1887</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. de Mortillet fait part à la commission du désir qu'aurait la Ville de Saint-Germain de voir la chapelle du château terminée en 1889.<lb/>M. le président lui répond qu'il est nécessaire de connaître au préalable le chiffre de la dépense pour l'achèvement de la restauration, afin de faire au besoin une demande de crédit. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de la commission des Monuments historiques concernant des fouilles entreprises au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">5</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/013, p. 84-88</unitid>
              <unitdate normal="1889/1889" encodinganalog="3.1.3">25 janvier 1889</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. le président rappelle qu’à la date du 30 novembre dernier, M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, en faisant connaître au président de la commission que des fouilles avaient été exécutées par lui dans la cour du château, s'était mis à la disposition de cette assemblée pour les lui faire visiter. Il expose que la commission s'étant rendue à cette invitation le 5 décembre suivant, l'administration des Beaux-Arts avait correspondu à ce sujet avec M. Lafollye pour lui faire connaître l'avis de la commission, que M. le directeur des Bâtiments civils, après avoir demandé communication de cette correspondance et du procès-verbal de la séance du 30 novembre, avait prié son collègue, par lettre du 15 janvier, de vouloir bien à l'avenir user de son intermédiaire lorsqu'il aurait à correspondre avec les architectes des Bâtiments civils.<lb/>M. le directeur des Beaux-Arts dit qu'il a voulu s’entourer des avis de la commission avant de répondre à son collègue, mais qu'il lui a déjà toutefois fait connaître son [p. 85] opinion personnelle qui est que la commission, ayant un rôle de contrôle et une responsabilité, lui semblait devoir être mise à même de les exercer au moyen d'une correspondance directe, que d'ailleurs il n'avait fait cela que suivre son précédent en vigueur depuis 1862, époque où ont commencé les travaux du château de Saint-Germain. Empruntant un exemple à ce qui se passe dans le service de l'enseignement du dessin où son administration correspond directement avec des fonctionnaires relevant des divers services de l'Instruction publique, M. le directeur estimait qu'il n'avait pas outrepassé son droit.<lb/>M. le directeur des Bâtiments civils, invité à assister à la séance, a déclaré qu'il préférait s'abstenir. Il a adressé au directeur des Beaux-Arts une lettre dont M. le président donne lecture et dans laquelle il expose que, prêt à recourir à la haute compétence de la commission chaque fois qu'une occasion se présentera de faire appel à ses lumières, il ne saurait admettre que l'avis de la commission puisse être demandé en dehors de lui, au sujet d'affaires ressortissant à son service par un architecte nommé sur sa seule proposition et ne relevant que de lui au point de vue administratif.<lb/>M. le président déclare en terminant qu'il croit que les intérêts de la commission sont en jeu et qu'il importe d'empêcher que le service des Monuments historiques ne devienne à ce point de vue une annexe des Bâtiments civils, au lieu de conserver son autonomie et sa raison d'être.<lb/>MM. Lisch, de Baudot, Paul Boeswillwald citent les exemples du palais de justice à Dijon, de la chapelle du château de Vincennes, des remparts de la Cité de Carcassonne, qui ressortissent le premier au département de l'Intérieur, les deux autres à celui de la Guerre, et pour la restauration desquels l'administration transmet directement toutes les instructions aux architectes sans que [p. 86] les départements affectataires élèvent aucune prétention contraire, bien qu'ils participent à la restauration par une part contributive souvent plus considérable que celle des Beaux-Arts.<lb/>M. Boeswillwald, relevant ce motif exprimé par M. le directeur des Bâtiments civils que la nomination de l'architecte de Saint-Germain avait eu lieu sur sa seule présentation, croit qu'il y a lieu d'exprimer un regret à ce sujet de même que pour l'architecte de Pierrefonds et estime que la commission aurait dû être consultée.<lb/>M. Proust est d'avis de se reporter en cette affaire à la doctrine de la Commission des Monuments historiques. Il rappelle que la question de principe a été posée dès 1848 lorsque M. Mérimée, inspecteur général, dans un rapport au citoyen ministre, demanda que les palais nationaux classés parmi les Monuments historiques fussent rattachés à ce service. Il rappelle que ce rattachement fut opéré sous l’Empire par arrêté du 8 mai 1858 pour la Sainte-Chapelle et la basilique de Saint-Denis et que, lorsque la restauration de Saint-Germain et de Pierrefonds fut entreprise sous la haute direction de la commission des Monuments historiques, ce fut par esprit de justice que le directeur des Bâtiments civils fut admis comme membre de droit de cette assemblée afin d'être en situation de défendre ses intérêts devant elle. Il désire qu'on expose la question au ministre dans toute son étendue. Il constate que la direction des Bâtiments civils n'adresse pas de communication à la direction des Beaux-Arts et que, si M. Lafollye ne se fût pas adressé directement au président de la commission, [p. 87] celle-ci eût ignoré les fouilles. A propos de la Porte Saint-Denis, dont les sculptures sont en ce moment couvertes d'affiches, il constate que la direction des Bâtiments civils ne s'inquiète pas de l'intérêt artistique des monuments et est impropre à les protéger. Il conclut à la nécessité de revenir au principe posé en 1848 et propose d'émettre un vœu en faveur du rattachement des palais nationaux au service des Monuments historiques.<lb/>M. le directeur des Beaux-arts dit qu'il avait eu, comme chef de cabinet du ministre, à étudier un rattachement de cette nature, qui, après sa nomination à la direction des Beaux-Arts, a paru sur le point d'aboutir. Il ne peut que partager absolument les appréciations de la commission. Il estime enfin que, si la divergence de vue entre les deux directions devait continuer, il y aurait lieu de porter la question devant le ministre.<lb/>M. de Baudot reprend l'exemple de la porte Saint-Denis au point de vue de la restauration elle-même et rappelle qu'il n'a pas été tenu compte des observations de la commission qui avait condamné l'emploi du ciment métallique. Il ajoute l'exemple de la tour du Vertbois dont la restitution est devenue une transformation dans les mains de l'architecte des Bâtiments civils et qui par suite a perdu tout son intérêt.<lb/>M. le directeur résume le débat et précise les points dont il entend faire la base de sa réponse à M. le directeur des Bâtiments civils :<lb/>1° sur le droit pour l'administration des Beaux-Arts de correspondre directement avec l'architecte,<lb/>2° exemples tirés des relations de la commission avec les autres services ministériels,<lb/>3° regrets de la commission de n'avoir pas [p. 88] été consultée pour la nomination de M. Lafollye.<lb/>M. Kaempfen croit à ce sujet qu'il y aurait lieu d'exprimer, non pas un regret, mais un vœu, pour qu'à l'avenir les architectes soient nommés sur l'avis de la commission.<lb/>M. Lisch rappelle dans quelles conditions sa nomination a été faite pour le château de Pierrefonds, la commission n'a pas été consultée.<lb/>M. Proust fait observer qu'elle l'avait été pour la nomination de MM. Viollet-le-Duc et Ouradou, prédécesseurs de M. Lisch.<lb/>M. Lisch se déclare prêt à offrir sa démission en raison de ces circonstances.<lb/>La commission se rallie à l'idée de vœu.<lb/>Enfin M. le directeur offrirait de porter la question devant le ministre dans le cas où l'accord ne se ferait pas avec son collègue. La prochaine séance est fixée au vendredi suivant. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de la commission des Monuments historiques concernant la nomination de Daumet comme architecte du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/013, p. 180-181</unitid>
              <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">7 février 1890</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 180] M. Antonin Proust demande à entretenir la commission de la nomination de M. Daumet comme architecte du Château de Saint-Germain.<lb/>M. le directeur des Beaux-Arts s'est entretenu de la question avec son collègue des Bâtiments civils, qui demande à être entendu.<lb/>M. Proust, obligé de quitter la séance, tient à rendre compte auparavant, et en tout état de cause, de la démarche qu'il a faite, avec M. Jules Roche, auprès du ministre. Il apprenait dans cette visite que la nomination avait été faite le jour même de la démission de M. Lafollye et sans que la commission ait été consultée. Il tient à constater cette manière de procéder à cause des fâcheuses conséquences qu'elle pourrait avoir au point de vue de la conservation bien entendue des Monuments historiques.<lb/>M. le directeur s'est d'autant plus préoccupé de la question qu'il n’a pas oublié l'incident qui s'est produit l'année dernière au sujet des fouilles dans la cour du château, mais son collègue M. le directeur des Bâtiments civils [p. 181] croit avoir agi dans la plénitude de son droit et distingue entre la situation des deux châteaux de Saint-Germain et de Pierrefonds.<lb/>En l'absence de M. J. Comte, M. le directeur des Beaux-arts propose de remettre la discussion à la prochaine séance. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de la commission des Monuments historiques concernant la nomination de Daumet comme architecte du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/013, p. 190-191</unitid>
              <unitdate normal="1890/1890" encodinganalog="3.1.3">14 février 1890</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 190] M. Antonin Proust demande qu'on rétablisse au procès-verbal les termes dont il s'est servi au sujet de la nomination de l'architecte du château de Saint-Germain, à savoir que M. Jules Roche et lui se sont rendus chez le ministre pour lui rappeler les précédents, qu'ils ne l'ont pas rencontré, mais qu’au ministère ils ont appris que M. Lafollye, architecte, avait été remplacé le jour même de sa démission. M. Proust n’a pas entendu discuter la question devant la Commission, il s'est borné à lui faire une communication et il tient à ce qu'elle soit insérée au procès-verbal.<lb/>M. le président invite le secrétaire à donner de nouveau lecture du passage du procès-verbal. Après cette lecture, M. le président croit retrouver au procès-verbal ce que vient d'exposer M. Proust. M. Proust n'est pas de cet avis.<lb/>M. le directeur des Bâtiments civils prend la parole pour établir qu'il n'a agi que conformément aux précédents. Il rappelle que la nomination de M. Lafollye a été faite par le ministre des Travaux publics sans consulter son [p. 191] collègue des Beaux-Arts. Il donne lecture de l'arrêté de nomination. La situation n'a pas changé. Le directeur des Bâtiments civils n'avait pas à consulter la commission. Il n'aurait eu, dans tous les cas, qu’à consulter son collègue, il n'a pas cru devoir le faire.<lb/>Tout autre, ajoute-t-il, est la situation qui existe au château de Pierrefonds où M. Ouradou fut nommé par le ministre des Beaux-Arts avec l'adhésion du ministre des Travaux publics. Il donne lecture de la lettre d'avis qui montre l'entente intervenue alors entre les deux ministres et rappelle la nomination de M. Lisch qui s’est également faite après entente préalable entre les chefs des deux services. La conclusion est que le successeur de M. Lafollye a été nommé régulièrement et conformément aux précédents.<lb/>A la suite de ces explications, M. Darcel et M. de Lasteyrie relèvent la contradiction qui existe dans les manières de procéder pour deux monuments qui se trouvent dans une situation identique.<lb/>M. le directeur des Bâtiments civils répond qu'il n'a pas à apprécier les motifs qui ont pu amener cette différence entre les manières de procéder. Il tenait seulement à ce qu’il fût bien constaté qu'il avait agi conformément aux précédents, qu'il n'eût pu même agir autrement qu'il n'a fait.<lb/>M. le président considère qu'avant lecture du procès-verbal en séance, extrait devra en être communiqué à M. Antonin Proust et à MM. les directeurs des Bâtiments civils et des Beaux-Arts. »</p>
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              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/014, p. 205-206</unitid>
              <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1894</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 205] M. le ministre des Travaux publics a fait connaître qu'il serait nécessaire de pourvoir à bref délai à la réfection de la tourelle d'escalier située dans la cour du château et, considérant cette opération comme intimement liée à la restauration de la chapelle, a transmis à son collègue des Beaux-Arts un nouveau projet étudié par M. Daumet en vue de l'exécution des travaux en le priant de le soumettre à l'examen de la commission.<lb/>M. Selmersheim, rapporteur en ce qui concerne la partie du projet relative à la restauration de la porte de la chapelle du XIIIe siècle et de l'escalier de la Renaissance contigu, est d'avis d'écarter les propositions de l'architecte, dont le résultat serait de faire disparaître l’œuvre de la Renaissance pour faire place à une porte neuve, et d’inviter l'architecte à dégager autant que possible les restes du Moyen Âge en les laissant dans l'état fruste où ils ont été trouvés et à respecter la disposition ancienne.<lb/>M. l’inspecteur général indique en même temps comment une autre porte reproduisant les éléments de la première pourrait être établie dans la travée correspondante au sud où subsistent deux assises des piédroits d'une porte semblable.<lb/>Pour l'achèvement de la restauration de la chapelle, M. le ministre des Travaux publics rappelle que l'administration des Beaux-Arts s’est engagée à prendre à sa charge la moitié de la dépense et que, d'après les comptes arrêtés en 1881, une somme de 58 478 francs resterait lui incomber de ce chef. Mais le nouveau devis de M. Daumet évalue à 276 172 francs cette partie de l'entreprise, soit une nouvelle dépense de 200000 francs à partager par moitié entre les deux départements. Sans contester la valeur [p. 206] des raisons qui, d’après l'architecte, justifient cette augmentation de la dépense, M. l'inspecteur général estime que, si l'administration des Beaux-Arts doit remplir les conditions de l'engagement pris par elle en 1874 pour payer sa part contributive dans la dépense de l'ancien devis, elle ne peut s’engager dans les mêmes conditions pour l'avenir qu’autant qu'il sera bien entendu qu'elle exercera directement, comme par le passé, son contrôle sur les travaux.<lb/>M. le directeur des Bâtiments civils demande ce qu'on doit entendre par le contrôle direct. Il est loin de s'y refuser puisqu’il a soumis le projet à l'examen de la commission, mais il ne peut concevoir que l'architecte reçoive de deux ministres des ordres qui pourraient être contradictoires.<lb/>M. de Baudot fait ressortir toute la différence qui existe entre voter l'approbation d'un projet ou en surveiller l'exécution : c'est à ce moment que s’exerce véritablement et utilement le contrôle.<lb/>M. le président entend que ce contrôle doit être exercé par l’inspecteur général des Monuments historiques, qui se concerterait avec l’inspecteur général des Bâtiments civils, pourrait visiter le chantier et, au besoin, arrêter les travaux s'il ne les jugeait pas conformes à l’esprit de la commission.<lb/>M. le directeur des Bâtiments civils déclare accepter dans ces conditions le contrôle de la commission. Sur la demande de M. le directeur des Bâtiments civils, en ce qui concerne les 58000 francs restant dus sur le crédit des Monuments historiques, la commission est d'avis d'en répartir le paiement sur deux exercices, soit 30000 francs sur 1895 et le reste sur 1896. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/014, p. 294-295</unitid>
              <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1895</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 294] M. Daumet donne connaissance à la commission des plans dressés en vue de l'ouverture de la rose du pignon ouest de la chapelle.<lb/>Après une observation de M. Paul Boeswillwald qui ne croit pas qu'il soit indispensable de faire apparaître la rose dans la salle François Ier, M. le directeur des Beaux-Arts demande s'il ne conviendrait pas plutôt d'essayer de reconstituer le bâtiment tel qu'il était du temps de François Ier.<lb/>MM. Paul Boeswillwald et Gonse sont de l'avis de M. le directeur des Beaux-Arts et insistent sur les inconvénients de mélanger deux styles, alors qu'au contraire on peut les compléter chacun.<lb/>M. le directeur des Beaux-Arts souhaiterait qu'on se bornât à reconstituer la salle de Mars dans l'aspect qu'elle avait sous François Ier, y compris le pan-coupé, quitte à ne pas exposer la colonne Trajane.<lb/>M. Gonse préconise la solution indiquée par M. le directeur des Beaux-Arts et la commission, d'accord avec M. Daumet lui-même, émet l'avis qu’il y a lieu de conserver les dispositions résultant des adjonctions de la Renaissance, c'est-à-dire de laisser subsister le mur construit au XVIe siècle devant la rose, en le [p. 295] consolidant de telle sorte que le réseau puisse être restauré et dégagé à moitié de son épaisseur, comme cela a été fait pour les deux fenêtres aveugles du chevet. Elle a émis en outre le vœu que les deux dernières travées de la salle de Mars soient restaurées en rétablissant le pan coupé marqué sur le plan de Androuet du Cerceau, c’est-à-dire en supprimant l'équarrissement de la pièce exécutée sous Louis XIV, quand on construisit le pavillon occupé aujourd'hui par le personnel du musée.<lb/>Second projet : restauration de la porte du XIIIe siècle, enclavée dans la tourelle de la Renaissance.<lb/>M. le directeur des Beaux-Arts voudrait que pour la discussion de ce second projet, la commission se plaçât sur le même terrain que pour la discussion du premier.<lb/>M. Gonse demande si l'on peut parvenir à dégager la porte.<lb/>M. Selmersheim répond qu'on peut la dégager, mais pas s'en servir. D'ailleurs, ajoute-t-il, déjà à la Renaissance, on avait supprimé la porte ancienne.<lb/>Après une observation de M. Boeswillwald qui estime qu'il convient de laisser la porte ancienne telle quelle, en se contentant de la consolider, M. le directeur des Beaux-Arts consulte la commission qui émet l'avis que la baie dont il est question doit être consolidée, mais non pas restaurée, attendu que, vu son état, une restauration équivaudrait à une reconstruction. Elle sera murée et la restauration de la tourelle sera faite en dégageant autant que possible cette substruction afin qu'elle puisse être vue et étudiée par les visiteurs et les artistes. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/014, p. 296</unitid>
              <unitdate normal="1896/1896" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1896</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« M. Daumet demande également à la commission de revenir sur sa décision de murer la porte du XIIIe siècle enclavée dans la tourelle Renaissance au château de Saint-Germain.<lb/>Après une observation de M. Lisch qui pense aussi qu’il serait peut-être plus intéressant de laisser la porte dans son ensemble que de la murer, la commission est d'avis qu’il convient de laisser M. Daumet examiner à nouveau la question. »</p>
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              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/017, p. 39</unitid>
              <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1899</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« La commission, sur la proposition de MM. les inspecteurs généraux des Monuments historiques et des Bâtiments civils, est d’avis d'inviter M. Daumet, architecte du château de Saint-Germain, à procéder à l'exécution du projet rédigé en 1879 par Millet en vue de la restauration de cet édifice. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">25 janvier 1907</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. l’inspecteur général architecte Daumet soumet deux propositions relatives :<lb/>1° au non-achèvement de la flèche de la chapelle<lb/>2° à la translation du cadran situé au sommet du donjon de Charles V dans l'encadrement préparé au 17e siècle au 1er étage au-dessus de la porte d'entrée.<lb/>La commission approuve ces propositions et, sur la demande de Pascal, elle émet le vœu que la municipalité fasse disparaître le petit chalet situé devant le château. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">10 mai 1907</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. l'Inspecteur général Selmersheim propose l'approbation d'un devis s'élevant à 55140 francs 47 présenté par M. l'architecte Daumet pour achever la restauration du château de Saint-Germain.<lb/>La Commission adopte les conclusions du rapport de M. Selmersheim. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Restauration d’édifice des Yvelines, série générale</unittitle>
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            <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078</unitid>
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        86 pièces    </physdesc>
            <note type="sourcesDescription">
              <p>La Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. Archives et fonds photographiques, Ministère de la Culture et de la Communication, Néo-Typo, Besançon, 2001.</p>
            </note>
            <origination encodinganalog="3.2.1">
              <corpname id="atom_5284_actor">Commission des Monuments historiques</corpname>
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            <note>
              <p>Le premier inspecteur des Monuments historiques fut Ludovic Vitet (1802-1873), nommé par François Guizot en novembre 1830. Devenu secrétaire général du ministère du Commerce en 1834, Ludovic Vitet choisit Prosper Mérimée pour lui succéder mais devint le premier président de la Commission des Monuments historiques créée en septembre 1837.</p>
            </note>
          </bioghist>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
            <p>Les dossiers de cette série générale sur les immeubles contiennent :<lb/>- des documents relatifs à la protection ;<lb/>- des documents relatifs à la propriété (mutation, affectation) ;<lb/>- des archives sur les travaux : devis, rapport des architectes et des inspecteurs, pièces de comptabilité (attachements figurés et fiches comptables) ;<lb/>- des réceptions de chantiers : factures des entreprises et attachements figurés ;<lb/>- de la correspondance générale : intervention, historique ;<lb/>- des documents provenant du casier archéologique.</p>
          </scopecontent>
          <controlaccess>
            <corpname role="Producteur" id="atom_5284_actor">Commission des Monuments historiques </corpname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de la commission des Monuments historiques concernant le parti de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1862</unitdate>
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              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Commission des Monuments historiques<lb/>Extrait du procès-verbal de la séance du 28 mars 1862<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Son Excellence monsieur le Ministre, président<lb/>Présents : MM. Marchand, de Sanlcy, de Guilhermy, Beulé, Boeswillwald, Courmont, Duban, de Laborde, Labrouste, de Longpérier, de Nieuwerkerke, Questel, du Sommerard, Vaudoyet, Viollet-le-Duc<lb/>M. de Cardaillac, chef de la division des Bâtiments civils, est admis à la séance.<lb/>Le procès-verbal de la dernière séance, dont il est donné lecture, est adopté sans observation.<lb/>Son Excellence ouvre la séance et annonce à la commission qu’elle l’a réunie spécialement à l’effet d’avoir son avis sur le parti qu’il convient d’adopter pour la restauration du château de Saint-Germain et son appropriation à l’installation d’un musée.<lb/>Deux projets sont en présence : l’un consiste dans la restauration du château pure et simple, tel qu’il existe aujourd’hui, l’autre comprend la suppression des quatre pavillons ajoutés sous Louis XIV et la restauration du château suivant le caractère qu’il avait à l’époque de François 1er.<lb/>Son Excellence ayant exprimé le désir d’entendre l’architecte auteur de ces projets, M. Millet est introduit. M. le Ministre déclare que, si dans le choix proposé, la question financière est à prendre en considération, elle ne doit pas du moins influencer la commission d’une façon déterminante.<lb/>M. Millet est invité à faire la lecture de son rapport. Après cette lecture, Son Excellence demande à la commission si, d’après la connaissance qu’elle possède de la question, elle croit pouvoir procéder à la discussion.<lb/>M. Viollet-le-Duc, prenant la parole, est d’avis de juger immédiatement la question. Il regarde comme très fâcheuses les annexions faites au château de Saint-Germain au commencement du règne de Louis XIV. Suivant lui, ces pavillons sont d’une mauvaise architecture. Se trouvant en saillie, ils masquent par l’effet de la perspective la partie la plus intéressante du château. Ils tiennent dans l’ombre des façades et rendent complètement obscures les pièces situées aux extrémités. Cette obscurité, qui avait des inconvénients lorsque l’on voulait habiter le château, en aurait de bien plus grands lorsqu’il s’agirait d’en faire un musée. On se verrait alors dans la nécessité de conserver de grandes pièces sans pouvoir les utiliser. M. Viollet-le-Duc pense que l’entretien de ces pavillons serait énorme, à cause de leur construction vicieuse et de leur mauvaise disposition, qui est un obstacle à l’écoulement des eaux. Ils n’ont, d’ailleurs, jamais été terminés et ne font pas corps avec la construction primitive.<lb/>En les supprimant, on aurait économie quant à la restauration et quant à l’entretien. L’appropriation projetée se ferait dans des conditions plus favorables. Les différentes parties du château seraient, sans exception, propres à l’installation d’un musée. L’architecture de François 1er reprendrait sa véritable importance et l’on dégagerait l’une des plus jolies chapelles qui se puissent voir. Car, si ce n’étaient les constructions qui l’entourent de toutes parts et qui l’empêchent d’être aperçue, elle exciterait non moins d’admiration que la Sainte-Chapelle de Paris.<lb/>M. de Longpérier est d’un avis contraire. Il verrait avec peine qu’on détruisit ces pavillons qui sont peut-être le seul spécimen que nous possédions de l’architecture de Louis XIV. Il pense qu’il faut respecter une construction dès que son architecture porte le caractère d’une phase quelconque de l’art. C’est, à ses yeux, un legs qu’il ne nous appartient pas de retirer de la succession qui reviendra aux générations suivantes. Il demanda au moins que la commission réfléchisse longuement avant de prendre une détermination sur laquelle il ne serait plus possible de revenir, alors qu’on regretterait peut-être de l’avoir prise.<lb/>M. Duban prend la parole et déclare qu’il se rallierait à l’avis de M. de Longpérier si l’architecture de ces pavillons appartenait au style de Louis XIV, mais, comme ce n’est qu’une mauvaise imitation de celle du siècle précédent, il ne se fait aucun scrupule de demander leur suppression, dont le résultat sera de rendre au château son véritable caractère. M. Duban fait observer à la commission que, si l’on se représente cette résidence avant les annexes faites par Louis XIV, on la trouve admirablement située par rapport à tout ce qui l’environnait. On n’en peut dire autant de son état actuel. Les pavillons ajoutés font qu’il n’existe plus entre le château et la ville l’espace suffisant pour l’agrément des lieux. On est donc, à son avis, invinciblement amené à souhaiter une restauration qui rendrait à ce château sa forme originelle.<lb/>M. le comte de Laborde partage l’opinion de M. Duban et croit qu’il appartient à la commission de rétablir le caractère propre des édifices. C’est d’ailleurs un principe qu’elle a suivi jusqu’alors et il semble que ce soit, moins que jamais, l’occasion de s’en écarter.<lb/>M. le Ministre se place à deux points de vue différents pour envisager la question. Au point de vue de l’art, la restauration du château dans le caractère primitif paraît être préférable. Mais ces constructions ajoutées par Louis XIV n’ont-elles pas au point de vue de l’histoire un intérêt qui font souhaiter leur conservation.<lb/>M. Viollet-le-Duc pense que le véritable château de Saint-Germain n’est pas celui qui existe, mais bien celui qui existait sous François 1er. A cette époque, le monument était complet. Il est resté tel pendant un siècle et demi et les pavillons ajoutés n’ont servi qu’à le rendre habitable. Les considérations qui ont fait respecter à Fontainebleau toutes les parties du château, quelque que soit l’époque à l’époque à laquelle elles appartenaient, ne pourraient être invoquées en cette circonstance. Car autre chose est une construction qui, se transformant et s’augmentant successivement, garde dans chaque partie le caractère propre d’une époque, ou d’une construction qui est le fait d’une seule conception et que des adjonctions maladroites sont venues défigurer.<lb/>M. Beulé envisage la question au point de vue de l’archéologie. Autant il serait d’avis de respecter un monument authentique de Louis XIV, autant il est prêt à condamner ce qui n’est qu’une contrefaçon d’un style d’architecture. Là où des additions fâcheuses sont venues altérer la pureté de style d‘un édifice, l’archéologie ne peut intervenir contre le rétablissement de l’état primitif. M. Beulé croit donc être l’interprète des archéologues en demandant la restauration du château suivant les dispositions qui datent de François 1er.<lb/>La discussion paraissant épuisée, M. le ministre annonce qu’il va recueillir les voix pour ou contre la suppression des pavillons.<lb/>La suppression est adoptée à l’unanimité moins une voix.<lb/>M. le comte de Laborde croit devoir insister pour que la discussion qui vient d’avoir lieu laisse complètement réservé l’examen par la commission de celui des projets qui a prévalu.<lb/>Son Excellence répond que son intention est de ne rien arrêter quant à l’exécution de ce projet sans prendre l’avis de la commission. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel</persname>
              <persname role="subject">Longpérier, Adrien (de)</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Archives nationales, F21 859</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Procès-verbal d’une séance de la commission des Monuments historiques concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Commission des Monuments historiques<lb/>Extrait du procès-verbal de la séance du 23 mai 18962<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>M. Viollet-le-Duc, rapporteur :<lb/>Conformément au désir exprimé par la commission dans l’une de ses dernières séances, le projet préparé par M. Millet pour la restauration de ce château est l’objet d’un examen. Le rapporteur approuve complètement ce projet. L’architecte, à son avis, s’est conformé de tous points aux ensembles donnés par les gravures anciennes représentant le château de Saint-Germain avant les adjonctions de Louis XIV. Quand à la dépense, elle ne lui paraît pas pouvoir être autrement estimée que par un devis sommaire.<lb/>Le bureau de contrôle de l’administration des Bâtiments civils, en prévoyant pour la restauration une somme plus élevée que celle prévue par M. Millet, ne s’est peut-être pas approché davantage de la vérité.<lb/>Pour pouvoir faire une estimation présentant de la certitude, il faut savoir dans quel état l’on trouvera les parements de l’édifice après la démolition des gros pavillons.<lb/>M. le président demande quelle devra être l’importance des allocations annuelles pour l’exécution des travaux.<lb/>Le moyen le plus simple et le plus économique de procéder à cette restauration serait, suivant l’avis de M. Viollet-le-Duc, d’allouer chaque année une somme suffisante pour tenir un chantier ouvert sans interruption. Pour cela, il suffirait de 150000 ou 200000 francs sur chaque exercice.<lb/>M. de Laborde revient sur l’observation qu’il avait faite au sujet de l’annexe proposée pour la chapelle et devant servir de sacristie. Il verrait avec peine qu’on ajoutât quelque-chose qui ne fût pas indispensable.<lb/>M. Millet est admis à la séance pour prendre part à la discussion sur ce point. Cet architecte déclare que l’annexe est une simple proposition au maintien de laquelle il n’accorde pas d’importance, d’autant que la chapelle communique avec des pièces voisines dont l’une d’elles pourrait au besoin servir de sacristie.<lb/>La commission, après avoir décidé que cette question serait réservée, approuve les conclusions du rapporteur. »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport de Viollet-le-Duc sur le projet de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_46278_actor">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel</persname>
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                <p>Architecte.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Rapport à la commission par M. Viollet-le-Duc sur le projet préparé pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Séance du 23 mai 1862<lb/>Dans une précédente séance, la commission, sur la demande de Son Excellence le ministre d’Etat a émis à l’unanimité moins une voix l’avis que le château de Saint-Germain-en-Laye devait être restauré conformément à ses dispositions primitives, c’est-à-dire en supprimant les gros pavillons ajoutés aux angles de cet édifice sous le règne de Louis XIV. Il s’agit aujourd’hui d’examiner en détail les projets des architectes et de donner un avis favorable à ces projets, s’il y a lieu, ou de les modifier suivant les observations auxquelles ils pourraient donner lieu, afin de passer à l’exécution. En se reportant aux gravures anciennes représentant le château de Saint-Germain avant les adjonctions de Louis XIV, on peut reconnaitre que M. Millet s’est conformé en tous points aux ensembles donnés par ces vues. D’ailleurs, en démolissant les pavillons, il n’est pas douteux que l’architecte trouvera des amorces des constructions qu’ils englobent et masquent. La sagacité bien connue de l’artiste chargé de ce travail est une garantie contre toute opération qui pourrait dénature l’ancien caractère de l’édifice. Ainsi, par exemple, les gravures de Du Cerceau indiquent aux angles saillants des bâtiments des tourelles cylindriques tandis que les gravures d’Israël Silvestre et celles de Pérelle montrent ces mêmes tourelles prysmatiques. M. Millet a adopté ce dernier parti et je pense qu’il est dans le vrai, mais il est évident que l’enlèvement des pavillons laissera voir les arrachements des ces tourelles et il suffira qu’un de ces arrachements donne une saillie de quelques centimètres pour savoir si ces tourelles primitives étaient cylindriques ou prismatiques. Il y a tout lieu de croire que dans les matériaux de démolition même, on trouvera, ainsi que cela se présente toujours, des fragments des constructions primitives.<lb/>L’ensemble du projet me paraissant satisfaisant, reproduisant des figures si connues conservées par les gravures anciennes, il me parait qu’il est nécessaire de laisser à l’architecte une certaine latitude quant à l’exécution des détails.<lb/>Rarement, il faut le reconnaître, une restauration est présentée avec autant de renseignements à l’appui, rarement un travail préparatoire est aussi clairement exposé. Je conclus donc à l’approbation du projet.<lb/>E. Viollet le Duc<lb/>La commission approuve les conclusions du rapporteur en faisant toutefois une réserve au sujet de l’annexe ou sacristie que l’architecte propose de faire à la chapelle. Cette construction ne lui paraissant pas être indispensable, elle est d’avis de ne pas la comprendre dans le projet. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46278_actor">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel </persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Extrait d’une délibération de la commission des Monuments historiques concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Extrait de la délibération de la commission des Monuments historiques dans la séance du 23 mai 1862<lb/>La commission est d’avis que M. Millet, architecte chargé de préparer un projet de restauration du château de Saint-Germain, s’est conformé de tous points aux ensembles donnés par les gravures anciennes représentans le château avant les adjonctions de Louis XIV. Elle reconnait qu’une certaine latitude doit être laissée à l’architecte quant à l’exécution des détails. Un seul point dans le projet lui parait devoir faire l’objet d’une observation. Elle n’approuve pas l’annexe proposée pour la chapelle et devant servir de sacristie. Cette construction n’étant pas indispensable et pouvant d’ailleurs être ajoutée, s’il y a lieu, après l’achèvement de la restauration, la commission propose de ne pas la comprendre parmi les travaux à exécuter.<lb/>Il résulte de la discussion sur le mode à suivre pour la répartition des allocations annuelles qu’il est dans l’intérêt et pour l’économie de l’entreprise que la somme allouée chaque année soit assez considérable pour tenir constamment ouvert un chantier d’une certaine importante.<lb/>Quant à la dépense, elle parait ne pouvoir actuellement être estimée que par un devis sommaire.<lb/>La démolition des pavillons et le travail d’une année seulement pourront jeter du jour sur les évaluations. Jusqu’à présent, rien ne parait prouver que celles du bureau des Bâtiments civils soient plus rapprochées de la vérité que celles de M. Millet.<lb/>Le chef de bureau, secrétaire de la commission »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0080/015/0010, p. 145</unitid>
              <unitdate normal="1873/1873" encodinganalog="3.1.3">19 décembre 1873</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« L'administration des Bâtiments civils demande le concours du service des Monuments historiques pour hâter l'achèvement des restaurations entreprises dans la chapelle. Le devis de la dépense s'élève à 236548 francs 10. On pourrait allouer 100 000 francs sur 4 exercices.<lb/>Adopté »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">3 mars 1878</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de la chapelle de saint Louis<lb/>Extrait du devis général en date du 22 février 1862<lb/>Travaux à exécuter par les soins et aux frais du ministère des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Construction d’un éperon de 2.00*1.00 et sur 20 m. 00 de hauteur, produit : 40.000<lb/>7 éperons semblables, cubant : 280.000<lb/>Les murs en soubassement de 30.00 de longueur sur 10.00 de hauteur et sur 1.50 : 450.000<lb/>Les murs de la petite sacristie de 16.00 de développement sur 10.00 et sur 0.60 d’épaisseur, cubant : 96.000<lb/>La pyramide de 4.00 sur 4.00 et sur 3.00 : 48.000<lb/>Les meneaux en pierre d’une grande croisée de 4.50 sur 9.00 et sur 0.50 et cubant : 20.250<lb/>2 semblables : 40.500<lb/>Une croisée du rond-point de 3.00 sur 9.00 et sur 0.50 cubant : 13.500<lb/>3 semblables : 40.500<lb/>Cube total : 1028.750<lb/>Dont en riche de Saint-Nom, cubant 350.000 à raison de 120 f. 00 : 42000 f. 00<lb/>Et en banc royal de Conflans, cubant ensemble 380.000 à raison de 110 f. 00 le mètre : 41800 f. 00<lb/>Le surplus en moellon et mortier de chaux hydraulique cubant 298.750 à raison de 18 f. 00 le mètre : 5377 f. 50<lb/>Taille de parements vus et layés sur pierre de Saint-Nom d’une surface de 2977 m. 833 à raison de 7 f. 00 le mètre superficiel : 20844 f. 83<lb/>1er total : 110022 f. 33<lb/>Les honoraires de l’architecte, calculés à raison de 5 % : 5501 f. 11<lb/>Les honoraires de l’inspecteur et du vérificateur, calculés à raison de 2 et ½ pour cent et pour les 2 agents : 2750  f. 56<lb/>Frais de direction : 8251 f. 67<lb/>Total du présent devis : 118274 f. 00<lb/>L’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, ce 3 mars 1874<lb/>Approuvé,<lb/>Le 25 mai 1874<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>A. de Cumont »</p>
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            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <altformavail encodinganalog="3.5.2">
              <p>Archives départementales des Yvelines, 51 T 3</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1874</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 5 mars 1874<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue<lb/>J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser le 11 de ce mois pour m’annoncer que vous vouliez bien prendre à la charge du crédit des Monuments historiques la moitié des dépenses que nécessitera la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et qui sont évaluées, en totalité, au devis général, à la somme de 236548 francs.<lb/>En conséquence, vous fixez la part contributive de votre département à la somme de 118274 f., divisée en quatre annuités à partir de 1874.<lb/>Je vous remercie, Monsieur le Ministre et cher collègue, de vouloir bien contribuer à l’exécution des travaux dirigés, depuis plusieurs années, par mon administration, pour restaurer le château de Saint-Germain.<lb/>J’informer M. Millet, architecte, de la décision que vous avez prise et je l’invite à prescrire immédiatement les mesures nécessaires pour commencer la restauration de la chapelle.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, l’assurance de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>C. de Larcy »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Millet concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1876/1876" encodinganalog="3.1.3">18 février 1876</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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                <persname id="atom_46281_actor">Millet, Eugène</persname>
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              <note>
                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser dans ce pli 2 copies, dont une sur timbre, de la soumission souscrite par M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, pour la restauration de la chapelle du XIIIe siècle du château de Saint-Germain-en-Laye et s’appliquant à l’année 1876 aussi bien qu’aux exercices suivants.<lb/>Les ouvrages de l’an dernier ont mis à découvert 3 petites travées de l’abside sur la rue du Château-Neuf, qui sont entièrement restaurées. J’ai l’honneur de solliciter auprès de vous, Monsieur le Ministre, l’approbation de sa soumission afin de pouvoir continuer les opérations.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_46281_actor">Millet, Eugène </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’organisation d’une exposition au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1878</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <note type="generalNote">
                <p>Le ministre de l’Instruction publique répondit le 15 avril qu’il ne voyait aucun inconvénient à ce que l’autorisation soit accordée.</p>
              </note>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>J’ai l’honneur de vous communiquer, ci-joint, avec l’avis de l’architecte, une demande formée par M. Reinach, président de la société des fêtes de Saint-Germain-en-Laye, pour obtenir l’autorisation d’organiser dans la partie du château laissée encore inoccupée par le musée gallo-romain une exposition locale de peinture et de sculpture pendant la durée de l’exposition universelle.<lb/>Je vous prie, Monsieur le Ministre et cher collègue, de vouloir bien examiner cette demande et de me faire connaître si vous verriez, en ce qui concerne les intérêts que votre ministère représente plus spécialement, aucun inconvénient à ce que cette autorisation fût accordée.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>C. de Freycinet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Reinach, Salomon</persname>
              <subject>Musée</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Millet concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">10</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">25 août 1878</unitdate>
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              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_46714_actor">Millet, Eugène</persname>
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            <bioghist id="md5-2841d2cbef4715be243ba7c710817dc7" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Paris, ce 25 août 1878<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le 3 mars 1874, nous avions l’honneur de vous présenter un devis s’élevant à la somme de 118274 f. 00 pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye et, le 9 mars suivant, vous vouliez bien m’informer que votre département concourrait à cette restauration pour la dite somme de 118274 f. 00.<lb/>Lorsque nous avons fait ce devis, nous espérions pouvoir conserver presque tous les meneaux des trois grandes croisées sur la cour. Mais nous avons constaté de telles ruptures lors du démontage de ces meneaux que nous nous sommes vu dans la nécessité de reconstruire en presque totalité. Les dites ruptures étaient causées par les scellements des fers à vitraux et nous avons dû remédier, pour l’avenir, à ces inconvénients en substituant le cuivre rouge au fer pour les parties qui s’engagent dans la pierre.<lb/>Par suite du mauvais état des fondations et des difficultés que nous avons rencontrées dans la démolition des anciens bâtiments enclavant la chapelle, nous avons été entraînés à faire de nombreux travaux de consolidation qui sont venus augmenter considérablement la dépense.<lb/>De plus, nous n’avions pas prévu dans le devis sus-mentionné le dallage, la construction du comble et de la flèche, les vitraux etc., tous travaux qui sont indispensables aujourd’hui pour parfaire la complète restauration de ce charmant monument historique.<lb/>Nos ressources sont épuisées et nous sommes forcé de recourir à nouveau à la sollicitude de votre administration des Monuments historiques et nous joignons à ce rapport un devis complémentaire des travaux à exécuter dans la belle chapelle de saint Louis, appartenant au XIIIe siècle, et dans lequel nous faisons entrer l’administration des Monuments historiques pour 131226 francs 89 centimes, moitié de la dépense totale.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>Eugène Millet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_46714_actor">Millet, Eugène </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis complémentaire pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">25 août 1878</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <langmaterial encodinganalog="3.4.3">
                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Cultes et des beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de la chapelle de saint Louis<lb/>Devis complémentaire des travaux à exécuter par les soins et aux frais de l’administration des Monuments historiques<lb/>Construction d’un éperon de la chapelle en roche de Saint-Nom et banc royal de Conflans avec garnissage en maçonneries de moellons hourdées en mortier de chaux hydraulique, estimée d’après ceux déjà exécutés : 15126.00<lb/>1 semblable : 15126.00<lb/>Construction d’une pile d’angle intérieure, estimée compris parements et d’après celles déjà construites à : 2600.00<lb/>1 semblable : 2600.00<lb/>Construction d’une grande croisée et d’un mur de soubassement au-dessous, y compris l’arcature inférieure, estimée à : 6137.00<lb/>2 semblables : 12274.00<lb/>Serrurerie de ces trois croisées, fers à vitraux avec pannetons, clavettes, tôles, barlottières et scellements en cuivre rouge, estimé à la somme de : 4500.00<lb/>Construction de la rose, compris parements droits et moulurés, armatures des vitraux, estimée à : 30548.00<lb/>Le dallage de la chapelle d’une surface de 225.00 à raison de 40 francs le mètre : 9000.00<lb/>Achèvement de la sculpture comprenant la corniche à crochets, les 2 gargouilles, les chapiteaux des piles intérieures de l’arcature inférieure des croisées et de la rose, estimé à : 6800.00<lb/>Achèvement de la charpente du comble en bois de chêne de choix, lavé à la scie sur les 4 faces et exactement à vives arêtes, cubant ensemble 27 stères 348, à raison de 210 f. 00 la stère : 5743.08<lb/>Voligeage en sapin de 0.027 mil. d’épaisseur, surfaces 285.00 à 5.00 le mètre superificiel, compris tasseaux : 1425.00<lb/>Couverture du comble en plomb de 0 m. 0025 d’épaisseur, surface développée 340.00 pesant 28.40 le mètre, poids 9.656 k. à raison de 1 f. 50 le kilogramme, compris façon et pose : 14484.00<lb/>Crête de faitage en plomb dudit comble d’une longueur de 18 m. 00 à raison de 400 f. le mètre linéaire, compris façon et pose : 7200.00<lb/>Couverture de la flèche en plomb de 0.0025 pesant 28 k. 40 le mètre, surface de la plomberie 250.00 et pesant 7.100 kilog. à 5.00 le kilogramme, compris façon et pose : 35500.00 ; décoration de la flèche, gargouilles, fleurons, couronne et chapiteau, estimé à : 2450.00 : 37950.00<lb/>Les portes de la chapelle, la porte de la sacristie et les petits châssis en chêne de choix estimées ensemble à la somme de : 500.00<lb/>La peinture des fers à vitraux et des menuiseries estimées ensemble à : 300.00<lb/>Vitrerie de l’ensemble des croisées et de la rose, compris les croisées aveugles, surface 420 m. 00, dont 109 m. 00 de vitraux légendaires à 350 f. 00 le mètre : 38150.00 ; le surplus en verre double verdâtre de tons différents montés en plomb à compartiments avec bandes en grisaille au pourtour, surface 311.00 à 80 francs le mètre : 24880.00 ; plus-value d’étamage des croisées aveugles, estimée à : 8800.00 : 71830.00<lb/>Ensemble : 244143 f. 08<lb/>Dont ½ pour l’administration des Monuments historiques : 122071.54<lb/>Honoraires de l’architecte à 5 p. % : 6103.57<lb/>Honoraires de l’inspecteur et du vérificateur à 2 ½ % pour ces 2 agents : 3051.78<lb/>Frais de direction : 9155.35<lb/>Total du présent devis : 131226 f. 89<lb/>L’architecte soussigné<lb/>Eugène Millet<lb/>Paris, le 25 août 1878<lb/>Approuvé, le 24 août 1878<lb/>Le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des beaux-Arts<lb/>A. Sardoux »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Nomination de Joseph-Auguste Lafollye comme architecte du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1879</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Arrêté<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Vu l’avis du directeur des Bâtiments civils et des Palais nationaux,<lb/>Sur la proposition du directeur du cabinet et du personnel,<lb/>Arrête :<lb/>M. Lafollye (Joseph Auguste), architecte du palais de Compiègne, est nommé architecte du palais, des parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye, décédé.<lb/>Cette disposition aura son effet à dater du 16 avril.<lb/>Paris, le 7 avril 1879<lb/>Signé : de Frecynet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux réalisés par l’architecte Millet à la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">13</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1879</unitdate>
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                <persname id="atom_46693_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain, 25 juillet 1879<lb/>A monsieur le ministre de l’Instruction publique<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli un décompte et un certificat de réception tous deux en double expédition, dont une sur timbre, ainsi que quatre certificats de payement en double expédition. Toutes ces pièces sont relatives aux travaux de restauration exécutés sous la direction de M. Millet à la chapelle Saint-Louis du château de Saint-Germain-en-Laye pendant les exercices 1876, 1877 et la première partie de l’exercice 1878.<lb/>Leur ensemble constate, tant en travaux qu’en frais de direction, une dépense totale de 68274 f. 00 à l’aide de laquelle ont été exécutées toutes les reconstructions du mur sud de la chapelle depuis le sommet de l’abside jusqu’au sixième contrefort. Elle comprend aussi la reconstruction des croisées comprises entre les contreforts de ce mur, celle de l’arcature, des piliers intérieurs et des deux oratoires, enfin la construction des murs du petit fossé de la chapelle du côté de la cour, celle de l’égout sous la chapelle, ainsi que des épuisements nécessités par la fouille du puits qui reçoit les eaux du comble.<lb/>Le crédit accordé s’élevant à 118274 f. 00 et cette somme devant être dépensée par annuités de 25000 f. chacune, M. Millet avait déjà fourni, pour les exercices 1874 et 1875, un premier décompte s’élevant à 50000 f. 00<lb/>Il restait donc pour les exercices 1876, 1877 et une partie de 1878 la somme de 68274 f. 00<lb/>Ce sont les pièces comptables de cette dépense que j’ai l’honneur de soumettre aujourd’hui à votre approbation.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’inspecteur Eugène Choret<lb/>Vu par l’architecte soussigné<lb/>A. Lafollye<lb/>P.S. Il est à remarquer que la dépense pour chaque année ayant été fixée à 25000 f., il ne restait plus pour 1878 que la somme de 18274 f. Dans le but de compléter l’annuité de 25000 f. pour cet exercice, M. Millet préleva une somme de 6726 f. sur le crédit de 50000 f. accordé par Monsieur le Ministre en 1878. Cette somme de 6726 f. fait l’objet d’un autre décompte dont j’ai l’honneur de soumettre également, mais dans un envoi séparé, toutes les pièces de comptabilité à l’approbation de Monsieur le Ministre. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46693_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Certificat de réception des travaux réalisés par l’architecte Millet à la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1879</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Département de Seine-et-Oise<lb/>Ville de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Restauration de la chapelle Saint-Louis du château<lb/>Exercices 1876, 1877, 1878<lb/>Certificat de réception des travaux exécutés par M. Morin Bigle, entrepreneur demeurant à Saint-Germain-en-Laye, rue Neuve-d’Hennemont, n° 12, pour la restauration de la dite chapelle, pendant les trois exercices ci-dessus.<lb/>L’an mil huit cent soixante-dix-neuf, le 25 juillet, nous soussigné architecte du gouvernement chargé de la restauration du château de Saint-Germain et de la chapelle Saint-Louis qu’il renferme avons procédé, en présence de l’entrepreneur, à la réception définitive des travaux de maçonnerie qu’il a exécutés pour la dite restauration pendant les exercices 1876, 1877 et 1878.<lb/>Après avoir examiné ces travaux dans toutes leurs parties, nous avons constaté qu’ils avaient été exécutés en matériaux de bonne qualité, taillés et mis en œuvre avec soin et suivant les règles de l’art, et conformément aux plans et aux détails dressés par monsieur Millet, alors architecte de l’édifice.<lb/>En conséquence, nous avons été d’avis qu’il y avait lieu de prononcer la réception définitive des travaux dont il s’agit, et à cet effet nous avons dressé le présent procès-verbal que nous avons signé.<lb/>Fait à Saint-Germain-en-Laye le 25 juillet 1879.<lb/>L’architecte du château<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant les documents de l’architecte Millet sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">18 octobre 1879</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain, 18 octobre 1879<lb/>A Monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joints les renseignements que vous me demandez par votre lettre du 10 courant.<lb/>Je crois devoir exposer à Monsieur le Ministre que pour pouvoir lui donner ces renseignements, j’ai dû les demander à l’entrepreneur lui-même, M. Morin Bigle, attendu que les héritiers de M. Millet ont gardé toutes les pièces de comptabilité qui se trouvaient chez lui lors de son décès.<lb/>Au moment où j’ai reçu la lettre de Monsieur le Ministre, j’allais l’informer qu’après avoir pris possession de mon service, j’ai écrit, en mai dernier, à M. Naples, neveu de M. Millet, de vouloir bien me remettre les pièces et les dessins relatifs au château de Saint-Germain et qui étaient restés chez son oncle.<lb/>Ma lettre ayant été suivie d’une réponse que je joins à cet envoi et dans laquelle M. Naples semblait rendre les inspecteurs des deux agences responsables des pièces qui pouvaient manquer, j’ai fait procéder au recollement des dessins et des pièces de comptabilité qui se trouvaient à l’agence du château et à l’agence des parterres et des terrasses.<lb/>J’ai constaté que, sur 331 dessins numérotés, il en manquait 53 dont l’état est ci-joint.<lb/>Renseignements pris, que quelques-uns de ces dessins ont été détruits dans un incendie qui a éclaté chez le maître menuisier et qu’une autre partie, envoyée à l’exposition de Londres, n’était pas revenue à l’agence et qu’elle était restée dans les cartons de M. Millet à Paris.<lb/>J’ai été informé en même temps que M. Millet conservait à Paris toutes les minutes des lettres adressées à l’architecte soit par les travaux publics, soit par les Beaux-Arts, et qu’il conservait également à Paris le livre de comptabilité relatif aux crédits alloués pour les travaux de la chapelle par le comité des Monuments historiques, ainsi que les pièces contentieuses comprenant les minutes des contrats et des baux passés entre l’Etat et la compagnie des chemins de fer de l’Ouest.<lb/>J’ai écrit à M. Naples et Selmersheim le 27 septembre dernier pour leur demander de nous communiquer, pour en faire des calques, les feuilles de dessins dont M. Millet avait les doubles à Paris, désireux que j’étais de compléter l’œuvre du maître qui doit exister intacte dans les archives du château. Je leur ai demandé aussi d’échanger les lettres administratives originales adressées à l’architecte contre les copies qui peuvent se trouver dans les bureaux des agences, et enfin de nous remettre les pièces concernant le contentieux et la comptabilité.<lb/>Ma demande étant restée sans réponse, je viens vous prier, Monsieur le Ministre, de vouloir bien intervenir auprès des héritiers de M. Millet pour que les dessins ainsi que les pièces comptables appartenant à l’administration soient restituées aux deux agences, celle du château et celle des parterres et terrasses.<lb/>Je suis avec un profond respect, Monsieur le Ministre, votre tout dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »<lb/><lb/>A cette lettre est joint :<lb/>« Saint-Germain, le 18 octobre 1879<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Etat des feuilles de dessein qui manquent au bureau de l’agence du château<lb/>Feuille n° 23. Détails de la façade nord<lb/>53. 1ère poutre de l’entresol du bâtiment nord<lb/>63, 64, 65. Couronnement de la tourelle des cabinets d’aisances, croisées de cette tourelle<lb/>69, 70. Arcs-boutants supérieurs du donjon.<lb/>75. Souche de cheminées de la salle des fêtes.<lb/>89. Epi du pavillon de l’horloge<lb/>91. Parquet du 1er étage du donjon et du bâtiment nord<lb/>100. Croisées du donjon<lb/>101, 103, 104, 107. Croisées du bâtiment nord, au premier étage et à l’entresol<lb/>108. Croisées de l’entresol et du 2ème étage du bâtiment nord<lb/>112, 114, 115. Logement du concierge<lb/>117, 118. Portes du 1er étage du donjon et du bâtiment nord<lb/>121, 122. Croisées de l’étage ci-dessus<lb/>127.<lb/>131. Grande porte vitrée du logement du concierge<lb/>133. Porte du 2ème étage du bâtiment nord<lb/>135. Boiseries du logement du concierge<lb/>137. Crémones du 1er et du 2ème étage du bâtiment nord<lb/>138. Voûte de la 2ème salle du 2ème étage du bâtiment nord<lb/>139. Boiseries du 1er étage du donjon et du bâtiment nord<lb/>149. Atres des cheminées du bâtiment nord<lb/>160. Porte du salon du concierge<lb/>161. Armoires du salon du concierge<lb/>212, 212 bis, 212 ter. Terrasse-trottoir du parterre devant la façade nord du château<lb/>252. Donjon, bibliothèque du 1er étage<lb/>253. Vases de la terrasse-trottoir devant la façade nord<lb/>258. Nivellement des fossés<lb/>259. Bâtiment nord, 2ème étage, salle à 3 croisées : vitrines adossés aux contreforts<lb/>264. Pavillon sud-est, couronnement de l’angle sur la cour<lb/>268.<lb/>273, 274. 3 photographies remises à M. Morin en remplacement de ces 2 feuilles<lb/>281. Porte sur la façade sud<lb/>285. Soubassement de la chapelle<lb/>290. Armature en fer des vitraux de la croisée centrale de l’abside de la chapelle<lb/>291. Cave et tuyaux de chaleur du calorifère du bâtiment sud<lb/>319, 320. Bâtiment nord, 1er et 2ème étage, salle à 4 croisées, détails des vitrines adossées<lb/>321, 322. Détails de maçonnerie concernant la passerelle sur la rue Thiers<lb/>Vu, l’architecte<lb/>Saint-Germain, le 18 octobre 1879<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46289_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
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            <relatedmaterial encodinganalog="3.5.3">
              <p>Une lettre similaire adressée le même jour au ministre des Travaux publics est conservée aux Archives nationales, F21 6310.</p>
            </relatedmaterial>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 22 janvier 1880<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>J’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint deux projets dressés par M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain pour la continuation des travaux de restauration de cet édifice.<lb/>Le premier de ces projets a pour objet de modifier et de compléter les dispositions prises par M. Millet pour l’installation de la bibliothèque et du logement du conservateur du musée.<lb/>Le second est relatif aux restaurations de la chapelle et présente un grand intérêt archéologique. M. Lafollye propose de démolir la tourelle située au nord, dans l’angle rentrant formé par la rencontre de la chapelle et du bâtiment ouest, afin de démasquer une porte du XIIIe siècle qui formait, dans la première travée, l’entrée de la chapelle, et de découvrir en même temps la verrière qui surmonte cette porte.<lb/>Je vous prie de faire examiner ces projets et de le les renvoyer le plus tôt possible avec votre avis, car ils présentent une grande urgence.<lb/>J’ajouterai qu’il me paraitrait y avoir un grand intérêt à inviter la commission des Monuments historiques à déléguer quelques-uns de ses membres pour examiner sur place, de concert avec les membres du conseil des Bâtiments civils, les propositions de M. Lafollye.<lb/>Il pourrait s’établir ainsi, entre les deux services, un accord qui serait très profitable à la bonne et prompte solution de cette affaire.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>Sadi Carnot »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée : « Viollet-le-Duc, urgent »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant la restauration de la tour d’escalier de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">6 février 1880</unitdate>
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                <persname id="atom_46294_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A monsieur Ruprich-Robert<lb/>Paris, le 6 février 1880<lb/>Monsieur et cher Maître,<lb/>Je n’ai reçu que cet après-midi la réponse de M. Choret, et je m’empresse de vous la transmettre.<lb/>« Pour ce qui est de la porte de la chapelle, du côté du fossé, lorsque les démolitions en ont fait découvrir les traces, on n’a trouvé que les assises d’ébrasement portant moulures et qui affleurent le dessus du banc. Au-dessus, il n’y avait plus de traces de porte, le bouchement ayant été fait à plein mur avec arrachement dans les deux jambages. »<lb/>Il ressort évidemment de la ligne de raccord que l’on voit dans l’escalier, et que vous avez remarqué, que cette tour n’entrait pas dans le plan primitif. La salle de Mars était construite quand il a été exécuté.<lb/>Il y a quelques jours que l’on avait terminé le piochement des enduits que j’y avais ordonné pour que la commission puisse voir l’état de la tour et, préoccupé de la porte, ce détail ne m’avait pas encore frappé. Il est vrai que les murs ne sont à nus que depuis huit jours à peine.<lb/>Les linteaux en dalles allaient jusqu’aux archivoltes de la porte. J’en fait briser la dernière dalle pour dégager l’archivolte. Ceci vient encore à l’appui de l’opinion que vous avez émise que la porte de la chapelle a servi un certain temps de passage pour aller à la chapelle, et la porte qui fut pratiquée dans la travée à côté ne remonte guère qu’à Louis XIII.<lb/>Si vous avez besoin de quelque renseignement, je me tiens à votre disposition.<lb/>Veuillez agréer l’assurance de mes meilleurs sentiments.<lb/>A. Lafollye<lb/>Monsieur Millet ne connaissait qu’une partie de la base du piédroit de la porte sous l’escalier. Il se réservait de la dégager à son retour, et connaissant sa religion pour la chapelle, il est certain qu’il aurait voulu la restaurer. »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la compétence des Monuments historiques sur les travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">8 février 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Paris, le 8 février 1880<lb/>Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat,<lb/>Vous avez bien voulu me charger de visiter le château de Saint-Germain-en-Laye et d’examiner les propositions faites par M. l’architecte Lafollye en vue de modifier les plans de M. Millet ainsi que d’autres dispositions existantes.<lb/>Avant d’émettre un avis à ce sujet, permettez-moi, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, d’appeler votre attention sur un point de la lettre de M. le ministre des Travaux publics, en date du 22 janvier dernier, et qui m’a semblé devoir être éclairé avant toute décision de votre part.<lb/>Cette lettre contient la proposition suivante : « J’ajouterai qu’il me paraitrait y avoir un grand intérêt à inviter la commission des Monuments historiques à déléguer quelques-uns de ses membres pour examiner sur place, de concert avec le conseil des Bâtiments civils, la proposition de M. Laffolye. Il pourrait s’établir ainsi, entre les deux services, un accord qui serait très profitable à la bonne et prompte solution de cette affaire. »<lb/>Ayant examiné sur place avec l’architecte les propositions dont il s’agit, il m’a paru, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, que la commission des Monuments historiques pourrait y faire quelques objections et qu’il en naitrait peut-être certains désaccords entre les représentants des deux ministères. Il serait alors difficile de les trancher, si au préalable vous n’aviez pas, avec M. le ministre des Travaux publics, établi d’une façon bien nette quel est le principe en vertu duquel chaque service aura à se prononcer, en un mot où est la ligne de démarcation de compétence de chacun d’eux.<lb/>La situation qui se présente offre un grand nombre de précédents et il en est résulté des conflits restés sans solution. Permettez-moi, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, de vous rappeler les affaires actuellement pendantes des statues de Saint-Ouen de Rouen avec la fabrique paroissiale, du Mont Saint-Michel avec les ingénieurs des travaux publics, du Palais de justice de Dijon avec la magistrature et le conseil général de la Côte-d’Or, etc. Pour le château de Saint-Germain, ne serait-il pas préférable, au lieu de réunir au début sur les lieux des membres des deux services plus ou moins jaloux de leurs attribution et parlant tous en leur nom personnel, de soumettre mon rapport à la commission des Monuments historiques, qui l’approuvera ou le modifiera, mais qui, en tous cas, vous présentera une opinion bien fondée qui serait communiquée au service des Bâtiments civils, lequel discutera vos propositions et fera connaître son avis. C’est ainsi, seulement, me semble-t-il, qu’une discussion pourrait être véritablement sérieuse et féconde.<lb/>Quant au principe général, qui est la seule raison d’être du service des Monuments historiques, et, aussi bien afin d’éviter les difficultés présentes que celles à venir, et nous sommes menacés d’en voir surgir bien d’autres, il me parait qu’il serait opportun, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, de détruite toute confusion et d’affirmer au moyen d’instructions et de règlement la compétence et la prépondérance de la commission des Monuments historiques toutes les fois qu’elle ne dépassera pas sa mission. Il y a presque toujours plusieurs moyens de donner satisfaction aux exigences des autres administrations, tandis qu’il n’y a qu’une seule manière de conserver un Monument historique, c’est de n’en pas altérer l’intégrité, autrement le but de notre beau et noble service ne serait plus qu’un leurre.<lb/>Permettez-moi, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, de vous soumettre ces quelques réflexions et de vous demander votre appui en leur faveur.<lb/>J’ai l’honneur d’être, avec le plus profond respect, Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat, votre très humble et très obéissant serviteur.<lb/>L’inspecteur général des Monuments historiques<lb/>Ruprich Robert »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée : « J’approuve les conclusions du présent rapport » et, plus loin, « Viollet-le-Duc ».</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <persname role="subject">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Liquidation de la dépense des travaux réalisés sous la direction de l’architecte Millet au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">19</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">12 février 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Paris, le 12 février 1880<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Liquidation de la dépense des travaux exécutés sous la direction de M. l’architecte Millet<lb/>M. l’architecte Lafollye actuellement chargé de la direction des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye a produit le compte dressé par l’inspecteur, M. Choret, des travaux de M. Millet, architecte décédé.<lb/>Le compte est divisé en 2 parties. La première comprend les dépenses faites en vertu de la soumission approuvée le 22 février 1876 pour une somme de 6511 f., l’autre le commencement sous la direction de M. Millet des travaux objet d’une nouvelle soumission de 52000 f. approuvée le 18 octobre 1878.<lb/>Le montant des dépenses qui embrassent les exercices 1876, 1877 et 1878 s’établit ainsi selon les comptes révisés :<lb/>1° Travaux se rapportant à la soumission approuvée le 22 février 1876<lb/>Montant des travaux exécutés par le sieur Marin Bigle, soumissionnaire : 63479 f. 80<lb/>Honoraires des architecte et inspecteurs : M. Millet, architecte, 5,70 : 3173 f. 99<lb/>M. Choret, inspecteur, 1,25 : 793 f. 50<lb/>M. Débrie, inspecteur, 1,25 : 793 f. 50<lb/>Total de la dépense : 68240 f. 79<lb/>Acomptes payés, selon les certificats dressés par l’inspecteur<lb/>Montant des travaux exécutés par le sieur Marin Bigle, soumissionnaire : 56511 f. 62<lb/>Honoraires des architecte et inspecteurs : M. Millet, architecte, 5,70 : 1162 f. 79<lb/>M. Choret, inspecteur, 1,25 : 290 f. 70<lb/>M. Débrie, inspecteur, 1,25 : 290 f. 70<lb/>Total de la dépense : 58255 f. 81<lb/>Solde restant dû sur cette entreprise qui est terminée<lb/>Montant des travaux exécutés par le sieur Marin Bigle, soumissionnaire : 6968 f. 18<lb/>Honoraires des architecte et inspecteurs : M. Millet, architecte, 5,70 : 2011 f. 20<lb/>M. Choret, inspecteur, 1,25 : 502 f. 80<lb/>M. Débrie, inspecteur, 1,25 : 502 f. 80<lb/>Total de la dépense : 9984 f. 98<lb/>2° Travaux commencés sous la direction de M. Millet se rapportant à la soumission du 18 octobre 1878 (il n’a été payé aucun acompte)<lb/>Montant des travaux exécutés par le sieur Marin Bigle, soumissionnaire : 4573 f. 00<lb/>Honoraires des architecte et inspecteurs : M. Millet, architecte, 5,70 : 228 f. 65<lb/>M. Choret, inspecteur, 1,25 : 57 f. 16<lb/>M. Débrie, inspecteur, 1,25 : 57 f. 16<lb/>Total de la dépense : 4915 f. 97<lb/>Montant des sommes à payer sur les travaux dirigés par M. Millet<lb/>Montant des travaux exécutés par le sieur Marin Bigle, soumissionnaire : 11541 f. 18<lb/>Honoraires des architecte et inspecteurs : M. Millet, architecte, 5,70 : 2239 f. 85<lb/>M. Choret, inspecteur, 1,25 : 559 f. 96<lb/>M. Débrie, inspecteur, 1,25 : 559 f. 96<lb/>Total de la dépense : 14900 f. 95<lb/>La somme de 14790 f. 95 est imputable sur l’exercice 1878<lb/>Le contrôleur des travaux<lb/>Gautier »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">3 mars 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, 3 mars 1880<lb/>A Son Excellence le ministre des Beaux-Arts, Paris<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Je viens appeler votre sollicitude sur les travaux de réédification de la chapelle du château de Saint-Germain, qui, s’ils devaient se terminer d’après le plan en cours d’exécution, donneraient une singulière idée du goût français.<lb/>Du côté de la place, on a conservé pur notre architecture ogival avec ses lignes irréprochables. L’effet en est charmant et pour celui qui possède le moindre sentiment des choses simples et belles, il doit être heureux de voir l’art si bien compris. Pourquoi ne pas avoir suivi le même style du côté de la cour, qui s’imposait tout naturellement ? C’était tellement rationnel que la question reste indiscutable.<lb/>On a eu la malheureuse idée, Monsieur le Ministre, de faire des contreforts et une espèce de couronnement qui détruisent l’effet de l’ensemble de la chapelle, un hors d’œuvre qu’il fallait respecter. N’imitons pas le vandalisme de Louis XIII dont les constructions sont heureusement détruites.<lb/>Le plan qu’on suit maintenant est peut-être du dernier empire. Est-ce un motif pour le suivre ? Nous avons eu à réformer tant de choses de ce malheureux règne que nous sommes engagés moralement à persister dans cette voie.<lb/>Je pense, Monsieur le Ministre, et mon opinion n’est pas isolée, qu’on ne peut hésiter à faire disparaître des constructions qui pourraient faire supposer que nous sommes en pleine décadence.<lb/>Quand il s’agit d’un monument public de cette importance, rappelant des souvenirs historiques d’une des plus brillantes époques de l’art, il ne doit pas être permis sous un gouvernement comme celui que nous possédons de se livrer aux fantaisies que nous avons sous les yeux.<lb/>Prouvons à tous que notre jeune République s’inspire d’idées grands et nobles en édifiant des monuments irréprochables et en dehors de toute critique. Nous sollicitons assurément les suffrages des gens d’esprit, ainsi que ceux dont l’intelligence est portée vers le bien et le beau.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.<lb/>Bédie<lb/>Rentier, rue du Viel-Abreuvoir, n° 11, Saint-Germain-en-Laye »<lb/><lb/>Cette lettre est annotée : « Viollet-le-Duc »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement des logements de fonction au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">5 mars 1880</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Rapport lu à la séance de la commission du 5 mars 1880<lb/>Paris, le 3 mars 1880<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>En conséquence du vœu émis par la commission des Monuments historiques dans sa dernière séance, je me suis rendu à Saint-Germain avec M. l’architecte Lafollye afin de voir s’il serait possible d’y trouver un emplacement convenable pour l’appartement du conservateur, une salle de conférences près de la bibliothèque et des logements suffisants pour les gardiens du château.<lb/>De l’examen que j’ai fait, il est résulté que l’appartement du conservateur pourrait trouver sa place dans l’entresol du rez-de-chaussée, dont les dimensions sont plus considérables que celles de l’appartement projeté au-dessus, puisqu’il y faut joindre la surface correspondant à la bibliothèque (cet entresol est destiné aujourd’hui au magasin des livres et à deux surveillants) et que le premier étage deviendrait par ce moyen bien assez vaste pour y établir la salle des conférences et le magasin des livres.<lb/>Quant aux logements des employés, il serait également facile d’en trouver dans les bâtiments actuels le nombre de trois qui a été jugé nécessaire. En effet, le logement placé au rez-de-chaussée de l’aile de la bibliothèque ne peut être occupé par un concierge, car la porte de la passerelle sera généralement fermée, et il peut être donné à un surveillant. D’un autre côté, lorsque le bâtiment Louis XIV formant pavillon au sud du château sera démoli, il restera disponible sur la façade nouvelle, à l’entresol et, au besoin, dans un autre entresol qu’on peut créer au premier étage, deux autres logements de gardiens très convenables.<lb/>Un seul service, dans ces conditions, serait sacrifié, c’est celui des ateliers. Mais n’y a-t-il pas à prendre, dès le principe, à ce sujet un parti définitif : doit-on laisser les ateliers dans le château ? L’inconvénient qui résulterait de leur isolement du château serait, d’une part, le manque de surveillance immédiate du conservateur sur les objets qui y seraient transportés, et, d’autre part, le désagrément des transports par la ville, qui peuvent être assez fréquents. Ces observations paraissent fondées.<lb/>Mais, d’un autre côté, il faut dire que l’emplacement projeté à la vénerie pour les recevoir n’est situé qu’à 300 mètres environ du château, qu’il est beaucoup plus étendu que les ateliers actuels, et muni, sinon des installations nécessaires, au moins de bâtiments plus convenables et mieux éclairés, que les objets plus grands y peuvent être introduits comme, par exemple, les tambours en métal de la colonne Trajane, que la fumée et la mauvaise odeur provenant des opérations de galvanoplastie ne se répandraient pas dans le musée, et enfin que les ouvriers n’auraient plus en général d’accès dans l’intérieur du château. Enfin, à la rigueur, un petit atelier ou dépôt pourrait être conservé au rez-de-chaussée, au-dessous des logements des gardiens dont il vient d’être question.<lb/>Devant ces considérations, il m’a paru que la commission accepterait peut-être de préférence ce dernier parti qui consiste à éloigner du palais les ateliers.<lb/>Dans ce cas, j’aurais l’honneur de lui proposer de demander à M. Lafollye une étude nouvelle des distributions de l’entresol et du 1er étage, destinés l’un au conservateur, l’autre à la bibliothèque et à la salle des conférences, montrant également la disposition des logements des surveillants.<lb/>Ruprich Robert<lb/>La commission émet le vœu d’entendre le conservateur, avec qui M. Millet s’était concerté pour dresser les plans. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les portes de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">29 mars 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Portes de la chapelle<lb/>La porte de la chapelle du temps de saint Louis était en A, sous la première fenêtre du côté nord. Elle fut masquée plus tard, mais non entièrement bouchée, par la tourelle de François Ier construite en C. Cette porte servit encore du temps de François Ier. On y descendait de la cour à l’aide de quelques marches, en passant sous l’escalier de la tourelle.<lb/>Plus tard, la cour résidant très souvent à Saint-Germain, cette entrée fut jugée peu digne des hôtes du château à cause de son exiguïté et c’est alors qu’on construisit la 2ème porte, celle marquée B sur le plan. Ce travail a été probablement exécuté sous Henri II, si ce n’est même à la fin du règne de son père.<lb/>Cette porte B fut établie, comme celle de saint Louis, de plein pied avec le sol primitif de la chapelle. Elle fut percée dans le soubassement de la fenêtre adjacente et dans l’axe de celle-ci. On lui donna plus de largeur qu’à la première et sans doute aussi un aspect monumental dans le style de la Renaissance. Mais comme alors le sol du rez-de-chaussée du château était beaucoup plus élevé, on descendait de la cour vers cette porte au moyen d’un perron qui se trouve figuré dans le plan d’Androuet du Cerceau.<lb/>Plus tard encore, le château étant plus rarement habité par la cour, et par suite mal entretenu, afin d’obvier aux inconvénients qui résultaient pour la chapelle de sa situation en contrebas de la cour, on résolut d’en exhausser le sol à la hauteur de celle-ci. Mais alors il fallut relever la porte B, ce que l’on fit en la maintenant dans  le même plan vertical que la première et toujours dans l’axe de la fenêtre située au-dessus. Il est probable que ce travail fut exécuté après les guerres de Religion, soit à la fin du règne de Henri IV, ou plutôt sous Louis XIII, ce que l’on saurait avec exactitude en consultant les archives nationales.<lb/>29 mars 1880<lb/>Eugène Choret »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement du logement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1880</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Du 24 avril 1880<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat<lb/>A M. Lafollye, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai l’honneur de vous faire connaître la décision que j’ai prise, sur l’avis de la commission des Monuments historiques, au sujet du logement du conservateur du musée de Saint-Germain. A la suite de l’examen de la sous-commission que j’ai désignée à l’effet de rechercher sur place un emplacement pour cette destination, j’ai cru devoir rejeter la proposition d’établir le logement dont il s’agit soit à l’entresol du rez-de-chaussée, qui ne serait point suffisamment éclairé et dont la distribution laisserait à désirer, soit au premier étage, parce que la division en deux de la hauteur de l’étage ancien, au moyen d’en plancher en fer qui couperait les baies, altérerait l’aspect de cette partie du monument et ne donnerait au point de vue de l’habitation qu’un résultat peu satisfait.<lb/>Les parties disponibles au deuxième étage du château m’ont paru pouvoir être facilement appropriées aux exigences de la situation et offrir les meilleures conditions pour la distribution d’un appartement. Elles occupent un assez vaste espace et comme elles ne sont pas encore reconstruites, la disposition voûtée qui ne se prête point à cette distribution pourrait être abandonnée et ne pas être rétablir dans la reconstruction. Elle serait maintenue toutefois pour la première salle actuellement existante qui serait comprise dans l’appartement.<lb/>Je vous prie, en conséquence, de vouloir bien étudier un projet dans le sens que viens de vous indiquer et auquel M. le conservateur du musée, qui a accompagné la sous-commission dans sa visite du château, a d’ailleurs donné son assentiment.<lb/>En ce qui concerne la salle des conférences, il sera facile de l’établir au rez-de-chaussée, à droite de l’entrée du château, dans l’espace occupé en ce moment par les ateliers de moulage etc., qui seront transférés à la vénerie.<lb/>Conformément à l’avis de la commission, j’ai décidé en outre qu’il y avait lieu de conserver la tourelle de François I située au nord, dans l’angle rentrant formé par la rencontre de la chapelle et du bâtiment ouest, de dégager le plus possible la porte du XIIIe siècle donnant entrée à la dite chapelle, et d’abandonner le projet de sacristie qui n’a plus de raison d’être aujourd’hui. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant l’aménagement du logement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">20 mai 1880</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 20 mai 1880<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>Conformément aux instructions contenues dans la lettre que vous avez bien voulu m’adresser le 24 avril dernier, je me suis empressé d’étudier un projet pour aménager le 2e étage du bâtiment sud du château pour y installer le logement du conservateur du musée.<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint le projet comprenant deux dispositions.<lb/>Dans la première, le salon comprend deux des travées voûtées et les chambres à coucher sont placées près de l’escalier de droite, particulièrement affecté au logement du conservateur.<lb/>Dans la 2e, au contraire, les salles voûtées sont aménagées en chambre à coucher et le salon est placé près de l’escalier.<lb/>Dans les deux projets, le cabinet du conservateur est au premier étage, à proximité de l’escalier qui dessert le logement. Un petit salon destiné à recevoir les boiseries du temps de Louis XIV emmagasinées à la vénerie vient à la suite. Enfin, une pièce qui pourrait servir pour des commissions est annexée à la bibliothèque qui occupe le reste de l’étage.<lb/>Le dossier que j’adresse à M. le Ministre comprend :<lb/>1° deux plans du 2e étage (logement du conservateur)<lb/>2° un plan du 1er étage avec le cabinet du conservateur<lb/>3° le plan du 1er étage dressé par M. Millet<lb/>4° le plan du 1er étage et de l’entresol proposé en dernier lieu par l’architecte (18 janvier)<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46304_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant l’aménagement du logement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1880</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint-Germain, le 6 juillet 1880<lb/>Monsieur l’Inspecteur général,<lb/>En faisant contrecoller les dessins de M. Millet pour les conserver, j’ai retrouvé il y a quelques jours un plan contenant le relevé d’un escalier dont les accès étaient pratiqués dans le mur occidental du pavillon sud-est et qui deservait tous les étages du bâtiment sud. Cet escalier fut bouché par Hardouin-Mansard quand il construisit le gros pavillon de l’angle sud-est aujourd’hui démoli, et remplacé par un escalier beaucoup plus grand qui remplissait le même but.<lb/>Je dois dire d’abord que tout le 1er étage du bâtiment sud était entresolé depuis l’angle sud-est jusqu’à la chapelle au moment où commencèrent les travaux de restauration du château, c’est-à-dire en 1862.<lb/>A cette époque, des traces de baies bouchées à chaque étage de l’angle sud-est engagèrent M. Millet à faire des sondages qui mirent à découvert l’escalier dont je parle. Cet escalier montait de l’entresol au 1er étage, du 1er étage à un second entresol pris aux dépens du 1er étage, de ce second entresol au 2e étage, et enfin il y avait encore les premières marches d’une dernière révolution conduisant sur la terrasse en pierre qui couronnait le château du temps de François 1er.<lb/>Si vous rapprochez ce renseignement d’un autre non moins positif qui est fourni par l’existence des parties de poutres encore visibles, sciées à quelques centimètres de la face intérieure du mur du bâtiment sud et vers la chapelle, il est facile d’établir d’une manière péremptoire que tout le 1er étage du bâtiment sud était entresolé et cela du temps de François 1er. Ce qui le prouve, ce sont les moulures des poutres dont les portées sont encore visibles et surtout les portes de l’escalier que je signale, dont la construction est antérieure aux travaux exécutés par Hardouin-Mansart. Louis XIV fit remplacer l’escalier de François 1er par un autre situé à sept mètres plus loin dans son gros pavillon, et il conserva l’entresol du bâtiment sud, tel qu’il avait été établi sous François 1er.<lb/>De ce qui précède, il résulte donc :<lb/>1° que tout le 1er étage du bâtiment sud était entresolé du temps de son fondateur, c’est-à-dire François 1er.<lb/>2° qu’Hardouin-Mansart, au temps de Louis XIV, respecta cette disposition tout en murant l’escalier de François 1er pour en construire un autre remplissant les mêmes conditions dans son gros pavillon de l’angle sud-est.<lb/>3° que M. Millet, après la démolition du pavillon de Louis XIV, avait reconnu aussi comme indispensable l’existence d’un escalier vers l’angle F, qu’il a construit pour cela l’escalier C et qu’il n’a supprimé l’entresol du 1er étage que dans la partie M occupée par la bibliothèque du musée, le conservant, ainsi que son projet l’indique, dans la partie occupée par le logement du conservateur.<lb/>Il faut remarquer en outre que, pour gagner de la hauteur dans les étages de ce bâtiment ainsi entresolé, M. Millet, abandonnant le principe des planchers en bois, avait adopté les planchers en fer et avait aussi augmenté la hauteur des croisées pour avoir plus de jour et plus d’air dans les pièces d’entresol. Les fenêtres des autres façades n’ont que 4 m. 43 au lieu de 4 m. 75 qu’il a données aux fenêtres de ce corps de bâtiment.<lb/>Il faut remarquer d’ailleurs, M. l’Inspecteur général, qu’il serait toujours possible de supprimer le plancher intermédiaire si plus tard on supprimait le logement du conservateur, sans rien changer à l’ordonnance de l’étage. Tandis que supprimer les voûtes du 2e étage pour faciliter l’établissement d’un appartement moderne serait une chose très regrettable, puisqu’elle aurait pour conséquence d’interrompre la magnifique ordonnance des voûtes du 2e étage, de modifier le système de construction du temps, et de retirer à ce monument un des principaux caractères de son originalité, caractère que nous avons surtout mission de respecter et de conserver.<lb/>Lorsque j’ai eu l’honneur d’entendre vos observations à ce sujet, j’étais nouvellement chargé du service et j’ignorais encore les différentes circonstances qu’une étude plus approfondie du château m’a fait connaître.<lb/>Je tiens à votre disposition les différents relevés et les carnets de l’inspecteur de M. Millet qui est encore le mien. Ces relevés et ces carnets servaient à M. Millet pour l’étude de ses projets de restauration et j’ai pensé qu’il vous serait agréable de prendre connaissance de tous ces faits qui ne pouvaient être connus que de ceux qui ont suivi dès l’origine les travaux de restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Je suis avec respect, Monsieur l’Inspecteur général, votre tout dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_46308_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <persname role="subject">Hardouin-Mansart, Jules</persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement du logement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">26</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1880</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat à M. Lafolly, architecte<lb/>Monsieur,<lb/>J’ai soumis à l’examen de la commission des Monuments historiques les deux plans que vous avez dressés en vue de l’installation de l’appartement du conservateur au musée de Saint-Germain au deuxième étage du bâtiment sud du château. Je lui ai donné en même temps connaissance de votre rapport au sujet de l’escalier ancien dont avez retrouvé le relevé dans les dessins de M. Millet et qui semblerait indiquer l’existence d’un entresol au premier étage.<lb/>La commission a écouté avec intérêt cette communication, mais elle a considéré que, fût-il absolument prouvé que cette disposition eût autrefois existé, les raisons qui l’avaient fait écarter lors de la discussion sur l’emplacement que devait occuper l’appartement du conservateur n’en subsisteraient pas moins, c’est-à-dire qu’au point de vue de l’habitation cette disposition ne donnerait jamais un résultat satisfaisant. La commission a, en conséquence, maintenu sa première proposition et, passant à l’examen de vos projets, elle s’est déterminé en faveur de celui qui place les chambres à coucher dans la salle voûtée et le salon près de l’escalier.<lb/>En conséquence, j’ai adopté ce dernier projet et je prie M. le ministre des Travaux publics de vouloir bien en autoriser l’exécution. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’aménagement du logement du conservateur et la restauration de la chapelle au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">27</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">25 octobre 1880</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A Monsieur le Président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 25 octobre 1880<lb/>Monsieur le Président du Conseil et cher collègue,<lb/>Par une dépêche que vous avez adressée à mon prédécesseur le 1er mai dernier, vous avez fait connaître les dispositions, qu’après avis de la commission des Monuments historiques, vous avez pensé devoir adopter sur les nouveaux projets présentés par M. l’architecte du château de Saint-Germain 1° pour l’appartement destiné à M. le conservateur du musée installé dans le palais, 2° pour la restauration de la chapelle.<lb/>Sur le premier point, vous avez déclaré que vous aviez invité M. Lafollye à étudier un projet consistant à reporter le logement du conservateur du 1er au 2e étage de la partie sud du château.<lb/>M. Varroy, de son côté, a par lettre du 15 du même mois demandé à cet architecte de hâter le plus possible l’étude de ce projet, de façon à pouvoir, après qu’il vous aurait été soumis, en saisir, à bref délai, le conseil général des Bâtiments civils, qui avait déjà étudié cette question sans la résoudre, parce qu’il lui avait paru qu’elle devait être examinée au préalable par votre administration.<lb/>Le nouveau projet que vous avez demandé à M. Lafollye vous a été adressé par cet architecte le 20 mai dernier. Vous avez bien voulu le renvoyer à mon administration le 17 juillet suivant en faisant connaître que la commission des Monuments historiques et vous-même y donniez un complet assentiment.<lb/>Quant au deuxième projet de M. Lafollye, qui est relatif à la restauration de la chapelle, ce projet comportant la démolition de la tourelle de François 1er située au nord, dans l’angle rentrant formé par la rencontre de la chapelle et du bâtiment neuf, il ne vous a pas paru que cette démolition fut nécessaire : la cour de la chapelle ne pourrait qu’y perdre, au point de vue de son caractère et de la vérité historique. Vous avez été d’avis dès lors qu’il y avait lieu de la conserver.<lb/>Dans cette situation, le conseil général des Bâtiments civils a été saisi à nouveau de l’examen de cette affaire dans sa séance du 10 août 1880.<lb/>En ce qui concerne les travaux de restauration de la chapelle, le conseil n’a pas élevé d’objection contre le parti adopté par la commission des Monuments historiques. Mais il n’en a pas été de même pour ce qui est relatif à l’appartement du conservateur. Il a rejeté le nouveau projet daté du 27 décembre 1879. A l’appui de ses conclusions, le conseil a fait remarquer que le projet qui transporte au 2e étage l’appartement du conservateur du musée présente plusieurs inconvénients sérieux : au point archéologique, il fait disparaître dans une notable partie de l’aile sud les voûtes monumentales qui régnaient sans exception sur toute l’élévation du château ; au point de vue du service du musée, il fait perdre aux collections quatre salles du 2e étage, qui devaient être occupées par des monuments ou des objets appartenant à l’époque mérovingienne, placés logiquement à la suite des salles consacrées à cette époque et qui sont installées au même étage du bâtiment est.<lb/>Enfin, la suppression de l’entresol du 1er étage ne se justifie pas puisqu’il résulte des renseignements fournis par l’architecte que cet entresol, exprimé sur les façades par des fenêtres plus élevées que les autres, date bien de la construction du château. En supprimant l’entresol, on perd d’ailleurs des surfaces importantes. J’ajouterai que M. le conservateur du musée de Saint-Germain repousse d’ailleurs énergiquement, au point de vue de la bonne installation des collections confiées à sa garde, les modifications qu’on veut apporter au projet primitif régulièrement approuvé.<lb/>Dans ces conditions, il y a désaccord entre la commission des Monuments historiques, d’une part, le conseil des Bâtiments civils, l’architecte du château et le conservateur du musée d’autre part. Je pense que la question ainsi controversée ne pourrait être tranchée que par une commission composée à la fois des inspecteurs des Bâtiments civils, des inspecteurs généraux des Monuments historiques et de un ou deux fonctionnaires de l’administration des Musées.<lb/>Mais, pour éviter de plus longs retards dans l’exécution des travaux entrepris pour la restauration du château, je serais disposé, en ce qui me concerne, à accueillir favorablement une proposition nouvelle qui vient de m’être adressée par l’architecte et qui consisterait à loger le conservateur du musée dans les bâtiments de la vénerie, au 1er étage, au-dessus des ateliers de moulage. Les études auxquelles M. Lafollye s’est livré permettent d’avoir, dès à présent, la certitude que l’on pourrait trouver une installation spacieuse et parfaitement convenable dans cette dépendance du château. Toutefois, avant de donner des instructions à l’architecte pour qu’il poursuive plus avant l’étude de ce projet, je désirerais, Monsieur le Président du Conseil et cher collègue, avoir votre avis et savoir si vous seriez disposé à accueillir cette proposition.<lb/>Je vous prierais donc de vouloir bien me faire parvenir votre réponse dans le plus court délai possible.<lb/>Agréer, Monsieur le Président du Conseil et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Sadi Carnot »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement du logement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">30 octobre 1880</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Rapport de la commission par M. Boeswillwald sur les travaux projetés au château de Saint-Germain<lb/>Séance du 30 octobre 1880<lb/>En présence de la proposition faite par le ministre des Travaux publics de loger le conservateur du musée en dehors du château, dans le bâtiment de la vénerie, la commission n’a plus de raisons pour insister en faveur du projet qu’elle avait d’abord adopté lorsqu’il était question d’établir ce logement dans le château même. Elle est d’avis toutefois de se désintéresser de cette affaire du moment où l’installation d’un logement dans un monument historique n’est plus en question et de laisser à l’administration le soin de statuer sur la proposition du ministre des Travaux publics. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Musée</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant les archives photographies sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">29</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">12 février 1880</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
              </langmaterial>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_46979_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              </origination>
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            <bioghist id="md5-8fa376002f9ff2a777698f43f57716cd" encodinganalog="3.2.2">
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                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. Ruprich Robert<lb/>Paris, le 12 février 1880<lb/>Monsieur l’Inspecteur général,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint le plan que vous m’avez demandé dans votre lettre du 8 février.<lb/>Veuillez me permettre de saisir cette circonstance pour vous exposer que M. Millet avait fait faire pendant le cours des travaux nombre de vues photographiques du château et des parties du château, avant et après les travaux de restauration. Je n’ai trouvé dans les archives de l’agence aucune de ces photographies.<lb/>Les héritiers de M. Millet ont bien voulu, à la suite de mes demandes, me remettre les dessins de M. Millet et une partie des pièces écrites qui étaient restées dans le cabinet du maître. Mais il ne m’a été remis aucune de ces photographies.<lb/>Or ces photographies sont du plus grand intérêt, ce sont des documents authentiques de l’histoire de la restauration du château. A ce titre, je vous prie de vouloir bien informer le comté des Monuments historiques de ce fait, afin qu’il puisse obtenir des héritiers de M. Millet qu’un exemplaire de ces photographies soit déposé dans les archives des Monuments historiques pour que l’on puisse les connaître et les consulter.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur l’Inspecteur général, l’expression de mes sentiments très dévoués.<lb/>A. Lafollye<lb/>Architecte du château de Saint-Germain »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46979_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">21 février 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Rapport à la commission par M. Ruprich-Robert, inspecteur général, sur les modifications proposées en ce qui concerne la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise<lb/>Séance du 21 février 1880<lb/>M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, fait une seconde proposition de travaux qui intéresse particulièrement la chapelle élevée au treizième siècle.<lb/>Si les changements de distribution déjà soumis à M. le ministre des Beaux-Arts ont eu pour objet de donner satisfaction aux exigences d’une affectation relevant directement du ministère des Travaux publics, et si ces changements sont admis, il n’en sera sans doute pas de même quand il s’agira de la conservation proprement dite du monument et que cette conservation sera compromise. Nous pensons que les décisions de la commission des Monuments historiques et de M. le ministre des Beaux-Arts, quelles qu’elles soient, ne visant que cette question devront être suivies de point en point, la dite commission étant, en effet, dans ce cas, seule compétence. En principe, pensons-nous, il en doit toujours être ainsi. Si les dispositions d’un édifice classé ne pouvaient être appropriées à un service déterminé qu’en manière d’après coup et étaient insuffisantes, il serait préférable de renoncer à cette destination qui peut toujours trouver satisfaction ailleurs, tandis qu’il n’y a qu’un moyen de conserver un monument classé, c’est de le respecter et cela dans les limites tracées par la commission compétente.<lb/>Nous arrivons au projet.<lb/>On sait que la chapelle du château de Saint-Germain a été enclavée au seizième siècle et depuis dans des bâtiments d’un tout autre style et qu’elle forme le cinquième côté d’un pentagone irrégulier. En élevant ces constructions, l’architecte de François 1er plaça, dans trois des angles de cette cour, des tours contenant des escaliers. L’une de ces tours fut construite dans l’angle formé par l’un des côtés de la cour et la chapelle, dont elle recouvre la première travée. La façade occidentale de la chapelle et sa magnifique rosace furent aveuglées, ainsi que deux travées de l’abside à cinq pans. Il est certain que l’on peut considérer ces adjonctions comme des mutilations, mais dans la restauration générale entreprise aujourd’hui, est-il raisonnable de les faire disparaître en totalité, ou même en partie ? Telle est la question que soulève le projet de M. Lafollye, qui pense que la tour placée contre la première travée de la nef doit être supprimée.<lb/>Voici l’exposé de sa proposition :<lb/>« M. Millet, dit-il, avait l’intention de restaurer la tour N (voir le plan) dans laquelle on a retrouvé en 1877 l’ancienne porte d’entrée de la chapelle (on savait depuis 1862 qu’elle devait se trouver à cet endroit). La vis que renferme cette tour dessert l’entresol et le 1er étage, dont la salle de Mars ou grande salle du palais, est desservie par trois escaliers. Ce corps de bâtiment devant être transformé en salle de musée, la vis N deviendrait inutile et sa suppression permettrait 1° de restaurer l’ancienne porte de la chapelle retrouvée presque intacte dans l’escalier, 2° de restituer la verrière au-dessus dans toute la largeur de la travée, 3° de donner une fenêtre de plus à la façade en retour sur la cour. »<lb/>Nous ne serions pas d’avis d’approuver la proposition de M. Lafollye et de démolir la tour dont il s’agit, parce que 1° l’architecte M. Millet, qui a commencé la restauration du château, a pris, avec raison, le parti de conserver la chapelle du 13e siècle et toutes les constructions du temps de François 1er, à l’exception de toutes autres adjonctions, 2° que cette cour François 1er forme un très bel ensemble qu’il faudrait bien se garder d’appauvrir par une destruction de ce genre, 3° que l’entrée de la chapelle, au 13e et au 16e siècles, a toujours été placée au même endroit, c’est-à-dire que si la construction de la tour a mutilé l’architecture de cette porte, le passage sous l’escalier n’en a pas moins été conservé, que ce n’est que sous Louis XIV qu’il a été bouché et remplacé par une autre porte dans la travée à côté, 4° que la suppression de la tour ne suffirait pas à rendre à la chapelle son aspect primitif, puisqu’il existe, sur d’autres points, des additions que l’on ne peut se dispenser d’accepter, 5° enfin que la conservateur ne peut nuire à la destination nouvelle.<lb/>Nous avons donc l’honneur de proposer à la commission de demander à l’architecte un projet de restauration de la porte du 13e siècle en s’attachant à rendre apparente dans l’escalier sa belle architecture extérieure, ce qui, nous le reconnaissons, pourra présenter quelques difficultés d’étude, mais ne nous a pas paru impossible, et de remanier l’état de situation qu’il a présenté et duquel il résulte un boni de 20000 f. sur les dépenses qu’entrainerait le projet de M. Millet.<lb/>Quant à la suppression, dans ce projet, d’une sacristie qui devait être placée à l’extérieur, devant la 1ère travée de la nef au sud, et au rétablissement de l’ancienne porte retrouvée qui occupait cette travée, nous serions d’avis d’adopter cette proposition. En effet, d’une part, cette sacristie serait aujourd’hui sans utilité, et, d’autre part, le sol extérieur ayant été abaissé de plusieurs mètres pour créer le fossé de la nouvelle enceinte, le balcon dont parle M. Lafollye n’étant que la continuation de la galerie ou passage adopté par M. Millet dans les autres travées, galerie traitée en style du 16e siècle, il n’y aurait pas à craindre que l’usage primitif de cette porte fut confondu avec le nouvel état de choses.<lb/>Enfin, M. Lafollye touche un 3e point sur lequel nous différons d’opinion avec lui. La restauration du château, dit-il, n’ayant pas un caractère absolument archéologique, l’affectation des bâtiments à un musée ayant restreint le personnel logé à quelques employés, il semble que l’entrée avec pont-levis ménagée sous l’appartement du conservateur, très rapprochée de la porte principale, pourrait être supprimée sans inconvénient. Nous ne le croyons pas. Toutes les distributions adoptées pour le logement du concierge, qui sont exécutées et qui devront être conservées, ne pourraient plus s’expliquer si le pont-levis était supprimé, et il serait absolument regrettable d’ailleurs de faire disparaître, sans qu’on puisse justifier la raison de ce changement, des dispositions anciennes, restituées et pleines d’intérêt.<lb/>Des propositions faites par M. Lafollye, il me semble donc, ainsi que nous l’avons dit plus haut, que les seules qui puissent être acceptées par la commission sont le rétablissement des deux portes de la chapelle situées dans la 1ère travée au sud et au nord, en tenant compte des observations qui ont été développées dans le cours du présent rapport.<lb/>18 février 1880<lb/>Ruprich Robert<lb/>Conclusions adoptées »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant l’aménagement de l’appartement du conservateur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1880/1880" encodinganalog="3.1.3">21 février 1880</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Rapport à la commission par M. Ruprich-Robert sur le château de Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise<lb/>Séance du 21 février 1880<lb/>M. le ministre des Travaux publics communique à son collègue M. le ministre des Beaux-Arts un projet de M. Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, qui a pour objet d’apporter des modifications à celui de M. Millet, dont plusieurs parties sont déjà exécutées.<lb/>M. Lafollye fait remarquer que les plans laissés par son prédécesseur ne donnent que la disposition de la bibliothèque du musée, du salon du conservateur, et de son cabinet de travail. L’étage complémentaire devait être établi dans l’entresol du 1er étage, mais ce plan n’a pas été produit. Il a paru au nouvel architecte que la distribution de M. Millet présentait différents inconvénients et il en propose une nouvelle.<lb/>Il faut dire que la grosse construction de la bibliothèque du musée est achevée. On serait alors obligé de détruire le mur en pierre élevé par M. Mille et voici les raisons sur lesquelles on appuie cette proposition : la salle n’est éclairée que d’un seul côté, l’antichambre qui la précède est en partie occupée par l’escalier qui conduit au dépôt des livres, et la dite salle, après ces changements, aurait, dit-on, une largeur en harmonie avec sa destination. Nous ne pensons pas qu’il y ait un véritable avantage à supprimer ce mur, que l’éclairage d’une bibliothèque soit meilleur avec des fenêtres des deux côtés opposés, que les murs, coupés chacun par trois ouvertures, ainsi que cela aurait lieu, vaille, pour y établir des rayons, un mur plein et continu, ni que l’escalier de service dont il a été question rende l’antichambre de la salle véritablement bien incommode. Et de plus, si l’on considère qu’il y a une dépense faite, il serait peut-être plus sage d’engager le conseil des Bâtiments civils à ne pas se déjuger à si peu de temps d’intervalle en faisant disparaître un mur nouvellement construit.<lb/>M. Lafollye reporte encore le cabinet du conservateur à la place du salon projeté parce que ce dernier a son entrée directe sur l’escalier, ce qui est en effet regrettable. Mais dans la première disposition, le cabinet de travail est situé près de la bibliothèque, ce qui est bien un avantage pour un lettré, et il est accompagné de closets qui ont disparu dans le nouveau projet pour être reporté à l’entresol au-dessus, ce qui est fâcheux. Enfin, le public pouvait se rendre au cabinet du conservateur, et même à son appartement, par l’escalier d’honneur, tandis que l’autre escalier n’étant plus que particulier, l’inconvénient de l’entrée directe par le salon devenait moindre. Dans le premier projet, les approvisionnements de la cuisine doivent passer par le salon ou par l’escalier d’honneur, ce qu’il faudrait pouvoir éviter.<lb/>Sans insister plus longtemps sur les changements réclamés et qui ont pour résultat de produire quelques avantages, mais aussi des inconvénients sérieux, nous sommes d’avis de signaler les uns et les autres à M. le ministre des Travaux publics.<lb/>En résumé, ces diverses manières de donner satisfaction aux besoins des services n’ayant pas d’action directe sur la conservation proprement dite du monument historique, nous ne pensons pas qu’il y ait lieu de s’opposer à l’exécution du projet de M. Lafollye, mais nous faisons toute réserve quant aux autres propositions non indiquées ici, pour lesquelles les compétences nous semblent appartenir uniquement à la commission des Monuments historiques et qui sont examinés dans notre second rapport.<lb/>16 février 1880<lb/>Ruprich Robert<lb/>Conclusions adoptées »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Soumission pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1881/1881" encodinganalog="3.1.3">3 août 1881</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Restauration du château de Saint-Germain<lb/>Travaux de couverture<lb/>Nous soussignés, Gayet, Gauthier et Cie, entrepreneurs de couverture et plomberie, demeurant rue de Chazelles, n° 25, à Paris, après avoir pris connaissance de la nature et de l’importance des travaux à exécuter pour l’achèvement de la couverture de la chapelle du château de Saint-Germain, évalués à trente mille francs,<lb/>Nous obligeons et nous engageons envers M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts à exécuter les dits travaux aux prix de la série des Bâtiments civils, édition 1877, sur lesquels nous souscrivons au rabais de quinze francs pour cent francs.<lb/>Les frais de timbres, d’enregistrement et de copies auxquelles la présente soumission pourra donner lieur seront à notre charge.<lb/>Paris, le 3 août 1881<lb/>Signé : Gayet, Gauthier et Cie<lb/>Vu,<lb/>Le contrôleur des travaux<lb/>Paris, le 6 septembre 1881<lb/>Signé : Gautier<lb/>Approuvé,<lb/>Paris, le 17 septembre 1881<lb/>Le président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts,<lb/>Pour le ministre, et par délégation, pour le sous-secrétaire d’Etat,<lb/>Le secrétaire général<lb/>Signé : H. de Ronchaud »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les paiements pour les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1883/1883" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1883</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Palais-Royal, le 1er mars 1883<lb/>Rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre<lb/>Les travaux exécutés en 1881-1882 pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye se sont élevés à la somme de : 27288 f. 71 c.<lb/>Qui se répartissent comme il suit :<lb/>Maçonnerie : 15149 f. 25 c.<lb/>Charpente : 3405 f. 98 c.<lb/>Couverture : 6625 f. 78 c.<lb/>Serrurerie : 203 f. 84 c.<lb/>Total des travaux : 25384 f. 85 c.<lb/>Honoraires de l’architecte à 5 % : 1269 f. 24 c.<lb/>Honoraires de l’inspecteur, 1,25 % : 317 f. 31 c.<lb/>Honoraires du vérificateur, 1,25 % : 317 f. 31 c.<lb/>Total de la dépense : 27288 f. 71 c.<lb/>Sur cette somme, il a été payé déjà : 14076 f. 28 c.<lb/>De sorte qu’il reste dû : 13212 f. 43 c.<lb/>Dont je vous prie de vouloir bien autoriser le paiement en revêtant de votre signature le projet d’arrêté ci-joint.<lb/>Agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respect.<lb/>Le directeur des Beaux-Arts<lb/>A. Kaempfen »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">34</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1883/1883" encodinganalog="3.1.3">9 juillet 1883</unitdate>
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                <persname id="atom_46978_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <p>Architecte</p>
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            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 9 juillet 1883<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint un projet relatif à l’achèvement de la couverture en plomb de la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain.<lb/>La charpente de la flèche établie en 1868 a été seulement voligée. La volige, exposée depuis cette époque à toutes les intempéries, est aujourd’hui en partie pourrie. Il est urgent de la remplacer pour protéger la charpente. De plus, le pavillon du bâtiment sur la rue Thiers qui touche à la chapelle étant terminé, le moment est venu de finir la flèche restée inachevée et qui par suite fait un mauvais effet au milieu de constructions complètement achevées, par la pose des plombes qui doivent protéger les bois et les décorer.<lb/>La chapelle est classée et jusqu’à présent le département des Monuments historiques a participé pour moitié dans les dépenses des travaux exécutés à ce moment. Il y a lieu, en présentant le projet à la commission des Monuments historiques, de lui demander ce même concours pour l’exécution du projet ci-joint.<lb/>Bien que les travaux de plomberie ne pourront être commencés que dans le prochaine exercice 1884, l’adoption du projet nous presse. Il faut que tous les motifs d’ornementation soient étudiés et dessinés bien à l’avance, pour que l’on puisse faire en temps utile les modèles et les moulages à livrer au plombier.<lb/>La dépense relative à ces travaux s’élèvera à 48912 f. Elle peut être répartie en deux exercices et s’élèvera annuellement à environ 12000 f. pour chaque département, Monuments historiques et Bâtiments civils.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46978_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1884/1884" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1884</unitdate>
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                <persname id="atom_46975_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 5 janvier 1884<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, conformément à vos instructions, le projet de décoration en plomb de la flèche en charpente de la chapelle de Saint-Germain, modifié suivant les observations du comité des Monuments historiques.<lb/>Le style de la décoration est XIIIème siècle, les moulures, crochets, gargouilles du monument serviront de types pour l’exécution des modèles de la couverture de la flèche.<lb/>Les dessins, qui se composent d’une feuille d’ensemble à l’échelle de 0,02 cent. et d’une feuille de détails à 0,10 cent. sont accompagnés d’un devis de la dépense, qui dans le nouveau projet ne s’élèverait qu’à la somme de 33152 f. 58 cent., y compris les imprévus et les honoraires de l’architecte. Cette dépense est répartie entre les deux services des Palais nationaux et bâtiments civils, et des Monuments historiques.<lb/>Ce travail ferait l’objet de deux annuités. Dans la première (1885), on ferait les modèles et on préparerait les matériaux. La mise en place s’effectuerait dans la seconde annuité 1886 et la dépense par suite pourrait être répartie en deux exercices.<lb/>Il est temps de couvrir les bois de la flèche, qui sont exposés aux intempéries depuis plus de dix ans, et de terminer cette partie de la chapelle qui se relie aux bâtiments du sud du château, sur la rue Thiers, qui sont complètement terminés.<lb/>Dans l’état actuel, la flèche en bois fait une tâche fâcheuse au milieu des constructions achevées.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué et obéissant serviteur.<lb/>A. Lafollye<lb/>Architecte des Bâtiments civils attaché à la commission des Monuments historiques »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46975_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1884/1884" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1884</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Rapport de la commission par M. Bruyerre sur la couverture de la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye, Seine-et-Oise<lb/>Séance du 28 mars 1884<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye a adressé à M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts un rapport et un projet relatifs à l’achèvement de la couverture en plomb de la flèche de la chapelle établie en 1868 et recouverte provisoirement de voliges en partie pourries.<lb/>Il demande l’avis de la commission sur son projet, et son concours pour la moitié de la dépense, c’est-à-dire pour la somme de 24456 f. 00 en deux annuités.<lb/>Le projet indique l’adoption par l’architecte d’un style d’architecture se rapprochant plus du XVe siècle et que XIIIe siècle, époque de la construction de la chapelle.<lb/>L’architecte prétend que cette flèche n’existait pas dans l’origine et qu’il suffirait d’étendre une crête dans le style de la chapelle et qu’ainsi la flèche s’harmoniserait mieux avec les constructions voisines élevées par François Ier.<lb/>J’ai demandé s’il n’existait pas des dessins du projet de Millet autres que la gravure publiée par Sauvageot. M. Lafollye m’a déclaré qu’il ne possèdent rien de plus complet.<lb/>M. Viollet-le-Duc a fait rechercher les dessins de l’architecte Millet qui existent dans les archives. Les uns sont à une échelle un peu petite, les autres n’indiquent que des arrachements de la flèche, mais ils suffisent pour indiquer que l’intention de Millet était de décorer cette flèche, dont il a construit la carcasse, dans le style de la chapelle.<lb/>J’avais pensé à demander à M. Lafollye de présenter une étude dans le caractère du XIIIe siècle mais, d’un autre côté, l’administration savait que M. Selmersheim avait conservé un certain nombre de dessins et d’esquisses de son maître, dont il a été le collaborateur assidu, et qui a bien voulu en communiquer un certain nombre, de  sorte que nous pouvons comparer le projet XIIIe siècle de Millet avec le projet XVe de l’architecte actuel.<lb/>La commission pourrait ainsi donner son avis sur le style à adopter, de sorte que M. Lafollye pourrait ensuite étudier des projets définitifs, ainsi qu’il l’a demandé.<lb/>Nous pensons donc que la flèche et la crête devraient être décorées, mais très simplement, dans le style du XIIIe siècle, et nous proposons de demander à M. Lafollye de présenter une nouvelle étude et des détails à assez grande échelle pour que le caractère en puisse être facilement apprécié.<lb/>Paris, le 27 mars 1884<lb/>Bruyerre »</p>
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              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les peintures de la voûte de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1884/1884" encodinganalog="3.1.3">entre août et novembre 1884</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Rapport de la commission par M. du Sommerard, directeur du musée de Cluny, sur des peintures exécutées par Simon Vouet pour la décoration de la chapelle du château de Saint-Germain<lb/>Une note émanant de la direction des Beaux-Arts et qui était adressée au bureau des Monuments historiques appelait l’attention de la commission sur les vestiges des peintures exécutées par Simon Vouet pour la décoration de la chapelle du château de Saint-Germain.<lb/>D’après cette note, M. Lafollye, architecte du monument, aurait signalé trois de ces peintures consistant en grands médaillons entourés d’arabesques sur fond d’or et représentant des scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament comme étant encore en bon état de conservation, et il aurait ajouté que, ces médaillons devant disparaitre par suite des travaux entrepris pour la restauration de la chapelle, il conviendrait d’en assurer la conservation. M. le directeur des Beaux-Arts pensait dès lors qu’en raison de l’intérêt historique que présentent ces restes d’une œuvre considérable du premier peintre de Louis XIII, il y aurait lieu d’examiner s’il ne serait pas possible d’enlever ces médaillons et de les transporter au musée de Cluny, le musée du Louvre ayant, par un rapport en date du 7 août, refusé l’offre qui lui était faite de ces restes intéressants.<lb/>La note de la direction des Beaux-Arts m’ayant été transmises afin que j’en face l’objet d’un rapport à la commission, j’ai vu immédiatement M. Lafollye pour m’entendre avec lui sur les moyens d’exécution. Mais M. l’architecte du château de Saint-Germain-en-Laye m’a déclaré de prime abord qu’il était matériellement impossible d’enlever les peintures qui sont adhérentes à la muraille, que pour le tenter, il faudrait faire des frais considérables, lesquels ne donneraient qu’un résultat insignifiant, les peintures se trouvant dans un état déplorable. Ce ne sont plus que des traces qui, à son avis, ne pourraient supporter l’opération difficile qu’il faudrait leur faire subir pour les détacher du mur. Il s’occupe de relever ce qui est encore visible et d’en former un ensemble de copies qui rappelleront l’état actuel, tout en conservant en place, s’il lui est possible, ce qui a pu échapper à l’effet du temps.<lb/>En présence de cette déclaration de M. Lafollye, j’estime qu’il y a lieu de laisses les choses en l’état et de ne pas tenter un déplacement aussi délicat qu’il serait dispendieux et dont la réussite serait problématique dans l’état où se trouvent aujourd’hui les peintures.<lb/>E. du Sommerard »</p>
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              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur le rôle de la commission des Monuments historiques dans la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1885/1885" encodinganalog="3.1.3">après 1885</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Dans sa séance du 19 décembre 1873, la commission des Monuments historiques était d’avis que le service des beaux-Arts participât à la dépense du château de Saint-Germain, et le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts écrivait à son collègue des Travaux publics le 11 février 1874 :<lb/>« La commission des Monuments historiques, dont l’attention a été récemment appelée sur les importants travaux que notre département fait exécuter au château de Saint-Germain a exprimé le désir que mon administration contribuât pour une part à hâter l’achèvement de cette entreprise en concourant à  la restauration de la chapelle qui figure dans le devis général pour une somme de 236548 f. »<lb/>Cette part était fixée à la moitié soit 118274 f. et un devis spécial de pareille somme était extrait du devis général et approuvé le 25 mai 1874 par M. le ministre des Beaux-Arts. C’est le même ministre qui nommait l’inspecteur et le vérificateur des travaux.<lb/>De 1874 à 1877, 100000 f. furent ordonnancés sur le crédit des Monuments historiques.<lb/>En 1878, un devis complémentaire de 262452 f. était présenté par M. Millet et approuvé par la commission des Monuments historiques qui fixait comme précédemment sa part contributive à la moitié soit 131226 f. 89.<lb/>De 1879 à 1882, une somme de 92882 f. 26 a été ordonnancée.<lb/>M. Lafollye ayant succédé en 1879 à M. Millet décédé, le ministre des Travaux publics, communiquait au ministre des Beaux-Arts le 22 janvier 1880 deux projets d’un nouvel architecte relatifs l’un à l’installation de la bibliothèque et au logement du conservateur du musée gallo-romain dans le 2e étage du bâtiment sud, l’autre à la restauration de la chapelle.<lb/>A la suite de deux rapports de l’inspecteur général des Monuments historiques M. Ruprich Robert en date du 21 février 1880 et d’une visite de la commission au château de Saint-Germain en date du 12 avril suivant, le ministre des Beaux-Arts répondait au ministre des Travaux publics pour lui notifier les notifications notifiées par la commission, et à M. Lafollye dans le même sens.<lb/>En demandant le renvoi des pièces de ces deux affaires, le ministre des Travaux publics écrivait le 30 juin 1880 :<lb/>« Ce projet devra, avant que l’exécution n’en soit entreprise, être examiné par le conseil des Bâtiments civils et je vous serais obligé de me le renvoyer sans retard, autrement il serait impossible d’utiliser cette année le crédit spécialement affecté à la continuation des travaux. »<lb/>C’était reconnaître que ces travaux, concernant non seulement la chapelle, mais encore l’appropriation d’un logement situé au 2e étage du bâtiment sud, ne pouvaient être exécutés sans l’approbation des Monuments historiques.<lb/>Après une correspondance directe échangée entre le directeur des Beaux-Arts et l’architecte, le projet approuvé par la commission était retourné au ministre des Travaux publics.<lb/>Ce dernier faisait connaître le 25 octobre 1880 au ministre des Beaux-Arts que le projet du logement du conservateur avait été à son tour modifié par le conseil des Bâtiments civils qui, ajoutait-il, « avait déjà étudié cette question sans la résoudre parce qu’il lui avait paru qu’elle devait être examinée au préalable par votre administration. »<lb/>Il proposait de loger le conservateur dans le bâtiment de la vénerie.<lb/>La commission des Monuments historiques, consultée, était d’avis de se désintéresser de cette affaire du moment que l’installation d’un logement dans un monument historique n’était plus en question, et le ministre des Beaux-Arts donnait, le 10 novembre 1880, son assentisement à ce nouveau projet qui conciliait le rétablissement des dispositions primitives avec les exigences de l’installation du conservateur.<lb/>Depuis 1880 jusqu’à ce jour, une correspondance suivie n’a cessé d’être échangée entre le directeur des Beaux-Arts et M. l’architecte Lafollye au sujet de la restauration de la flèche de la chapelle, dont la commission n’a pas approuvé ces deux projets qui lui ont été soumis dans les séances des 28 mars 1884 et 11 décembre 1885. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1885/1885" encodinganalog="3.1.3">11 décembre 1885</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Rapport de la commission par M. Bruyerre, inspecteur général, sur un projet de flèche pour la chapelle du château de Saint-Germain (Seine-et-Oise)<lb/>Séance du 11 décembre 1885<lb/>Dans une précédente séance, la commission des Monuments historiques a examiné un projet de décoration en plomberie pour la flèche en charpente élevée par Millet sur la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Elle a demandé que le projet en style du XVe siècle présenté par M. Lafollye soit modifié autant que possible dans l’esprit du projet de Millet.<lb/>M. Lafollye a présenté un nouveau projet et, dans sa séance du 11 décembre, la commission a demandé qu’un nouveau projet soit étudié par l’architecte, en se rapprochant plus qu’il ne l’a fait du projet de Millet.<lb/>M. Lafollye devra donc être invité à présenter une nouvelle étude avec détails à l’appui.<lb/>Paris, 11 décembre 1885<lb/>Bruyerre »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1886/1886" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1886</unitdate>
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                <persname id="atom_46977_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Paris, le 1er mars 1886<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Conformément à vos instructions, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint deux nouvelles études de la couverture de la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye ;<lb/>Ces études se rapprochent sensiblement des projets dressés par M. Millet, mon prédécesseur, en 1873 et en 1877.<lb/>J’ai joint au dossier le dessin de la charpente de la flèche, qui a été exécutée en 1877 par M. Millet, la photographie du projet dressé en 1873 (voir l’ensemble au portefeuille des Monuments historiques) et le projet dressé en 1877.<lb/>Je prie M. le Ministre de vouloir bien présenter les deux nouvelles études au comité des Monuments historiques dans un délai rapproché afin que je puisse dès cette année préparer les dessins des modèles pour les travaux de plomberie.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46977_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Lafollye concernant la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 20 décembre 1886<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Le conseil municipal de Saint-Germain, dans une de ses dernières séances, a exprimé le vœu de voir les travaux de restauration de la chapelle terminés pour 1889.<lb/>Dans le cas où le vœu émis par le conseil parviendrait à M. le Ministre, il serait nécessaire pour y répondre d’être en possession du projet.<lb/>Je viens en conséquence prier M. le Ministre de vouloir bien demander au comité des Monuments historiques s’il a examiné le projet de restauration de la flèche de la chapelle, modifié selon ses instructions, que j’ai adressé à l’administration le 3 février dernier.<lb/>J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Ministre, votre très dévoué serviteur.<lb/>A. Lafollye »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_46976_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du 18 janvier 1887<lb/>M. le directeur à M. Lafollye, architecte<lb/>M., La commission des Monuments historiques, à l’examen de laquelle j’ai soumis les deux nouvelles études que vous m’avez adressées en vue de la couverture de la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain, a exprimé l’avis que, tout en adoptant le style de la décoration du XIIIe siècle, vous n’étiez pas entré suffisamment dans le caractère de la composition de votre prédécesseur, M. Millet. Elle a pensé en conséquence que le mieux étoit de développer votre idée personnelle, en continuant, bien entendu, à donner le caractère du XIIIe siècle à votre composition.<lb/>Je vous invite à vous conformer à cette opinion. »</p>
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              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant des fouilles entreprises au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">43</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1888/1888" encodinganalog="3.1.3">6 décembre 1888</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Rapport de la commission par M. Selmersheim, inspecteur général, sur les fouilles faites au château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>La visite faite par la sous-commission déléguée le 5 décembre 1888 à Saint-Germain-en-Laye pour examiner les fouilles faites par M. l’architecte Lafollye dans la cour du château n’a pas donné le résultat auquel on s’attendait :<lb/>L’architecte a remis au jour les substructions découvertes par feu Millet en 1873 dont nous avons l’honneur de communiquer le relevé et le plan, a déblayé plus complètement la partie centrale près du degré descendant aux caves, a trouvé quelques débris provenant d’une porte du XIVe siècle et des gargouilles qui se trouvaient placés dans une maçonnerie sous une marche, mais en somme n’a pas découvert dans la cour de traces pouvant faire supposer qu’un bâtiment existait en retour, au sud, derrière le chevet de la chapelle.<lb/>Par contre, une démolition pratiquée dans l’ébrasement de la 1ère fenêtre du rez-de-chaussée près la porte d’entrée dans le bâtiment ouest a mis en lumière une embrasure d’archère avec la trace de son glacis, ce qui tendrait à démontrer que les constructeurs de la Renaissance ont suivi de ce côté le périmètre de l’ancien château, dont ils auraient noyé les substructions dans les nouvelles maçonneries quand, pour le reste des bâtiments, ils ont abandonné complètement l’ancien plan.<lb/>Mais, pour se prononcer d’une manière certaine sur l’existence de cette aile occidentale, il faudrait faire des sondages dans les caves et en d’autres points du rez-de-chaussée de ce bâtiment. Il serait à désirer aussi que le plan des substructions existant sous le sol de la cour fût tracé, quand on fera le pavage, au moyen de pavés plus foncés.<lb/>Paris, le 6 décembre 1888.<lb/>Selmersheim »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la photographie d’un plan des fouilles faites au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">44</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1891/1891" encodinganalog="3.1.3">19 juillet 1891</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Musées nationaux<lb/>Musée de Saint-Germain<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Le 19 juillet 1891<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Etant chargé par monsieur le conservateur du musée de Saint-Germain de réunir les documents relatifs à l’histoire du château, j’ai l’honneur de solliciter la communication du plan du château de Saint-Germain remis à la commission des Monuments historiques par M. Lafollie, architecte. Ce plan, où sont consignés les résultats des fouilles faites pour retrouver les traces des constructions de Charles V, presque entièrement détruites aujourd’hui, serait remis à l’administration du musée, qui le ferait photographier dans ses ateliers, et vous serait restitué immédiatement. Les précautions les plus minutieuses seront prises pour assurer la conservation de ce document.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’hommage de mon respectueux dévouement.<lb/>F. de Villenoisy<lb/>Attaché libre au musée de Saint-Germain »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">45</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1894</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A Monsieur le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Paris, le 6 juin 1894<lb/>Monsieur le Ministre et cher collègue,<lb/>Au cours de ces dernières années, l’architecte du château de Saint-Germain, M. Daumet, a signalé à diverses reprises la nécessité de continuer la restauration du château commencée en 1862 et suspendue en 1881, faute de crédits.<lb/>Mon prédécesseur avait le projet de reprendre cette opération et de demander à cet effet l’inscription d’une allocation spéciale au budget d’un des prochains exercices.<lb/>Mais il résulte des renseignements qui me sont fournis que, s’il est possible d’ajourner encore la réalisation d’une partie du programme arrêté entre nos deux départements, la réfection de la tour située dans la cour du château présente un caractère d’urgence tel qu’il y aurait danger à en différer plus longtemps l’exécution. En effet, malgré les étais qu’on a fait placer autrefois, on constate dans certaines parties de la tour des indices inquiétants : le noyau de l’escalier se déverse et s’écrase de nouveau, les anciennes crevasses qui avaient été soigneusement calfeutrées se sont rouvertes, en s’élargissant de quelques millimètres.<lb/>Il est donc de toute nécessité, Monsieur le Ministre et cher collègue, de pourvoir à bref délai à la réfection de la tour dont il s’agit. Or, à cette opération est intimement liée celle qui a pour objet la restauration de la chapelle et toutes deux devant être poursuivies simultanément, M. l’architecte Daumet insiste pour qu’une décision soit prise le plus tôt possible.<lb/>En ce qui concerne la restauration de la chapelle, votre administration s’était engagée, par lettre du 11 février 1874, à prendre à sa charge la moitié de la dépense sur le crédit du service des Monuments historiques. D’après les comptes arrêtés en 1881, une somme de 58478 francs resterait aujourd’hui lui incomber de ce chef, le service des Bâtiments civils ayant encore, de son côté, à faire face à une dépense de 16053 francs. Mais le nouveau devis dressé par M. Daumet évalue les travaux d’achèvement à 276172 francs, soit, en dehors des chiffres précités, une nouvelle somme de 200000 francs environ à partager par moitié entre nos deux départements.<lb/>Cette augmentation s’explique par les raisons suivantes : au moment où la restauration a été entreprise, la chapelle, abandonnée depuis des siècles, était dans un état de mutilation qui ne permettait pas de formuler des évaluations avec la précision désirable. C’est seulement au cours des travaux qu’on a pu apprécier exactement l’étendue des détériorations. Aujourd’hui, en prenant pour base les travaux effectués, en s’appuyant sur les chiffres des mémoires réglés, on est à même de se rendre compte de ce qui reste à faire. De plus, il a fallu, dans le nouveau devis, tenir compte du renchérissement de la main d’œuvre, dont les prix présentent un écart sérieux avec ceux qui avaient été admis lors de l’établissement des devis primitifs.<lb/>Dans cette situation, j’ai l’honneur de vous transmettre le projet étudié par M. Daumet, en vous priant de le soumettre à l’examen de la commission des Monuments historiques.<lb/>Je vous serai obligé de vouloir bien, en me donnant connaissance de l’avis émis par cette commission, me faire savoir quelle somme il vous sera possible d’attribuer cette année et l’année prochaine à l’achèvement des travaux dont il s’agit.<lb/>Agréez, Monsieur le Ministre et cher collègue, les nouvelles assurances de ma haute considération.<lb/>Le ministre des Travaux publics<lb/>Louis Barthou »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">46</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1894</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Rapport de la commission par M. Selmersheim, inspecteur général, sur un projet de restauration concernant la chapelle du château de Saint-Germain et la tourelle y attenant<lb/>Séance du 9 novembre 1894<lb/>Monsieur le ministre des Travaux publics soumet à l’approbation de son collègue des Beaux-Arts un projet de restauration relatif à la chapelle du château de Saint-Germain, dont les travaux sont interrompus, faute de ressources, depuis 1881. Ce projet comprend :<lb/>1° La restauration de la tourelle d’escalier du XVIe siècle contiguë à la chapelle dont l’estimation est de 64575 f. 00<lb/>2° L’achèvement de la restauration de la chapelle proprement dite évaluée à 276172 f. 00<lb/>Ensemble : 340747 f. 00<lb/>M. le ministre des  Travaux publics, se basant sur la lettre du 11 février 1874 par laquelle l’administration des Monuments historiques s’est engagée à concourir par moitié dans les réparations de la chapelle, demande que le projet soit soumis à l’examen de la commission des Monuments historiques, afin que l’administration des Beaux-Arts fasse connaître quelle somme elle pourra consacrer à la restauration dont il s’agit.<lb/>Relativement à la première partie du projet, c’est-à-dire la restauration de la porte de la chapelle du XIIIe siècle et de l’escalier de la Renaissance contigu, M. l’architecte Daumet prévoit la reconstruction de cette porte pour être remise en usage, et l’établissement d’une espèce de vestibule voûté disposé en avant dans le périmètre de la tourelle et dont le résultat sera la suppression complète de la première révolution de l’escalier. Cette conception aura pour conséquence l’annihilation de l’œuvre de la Renaissance au profit d’une porte neuve (car l’ouverture actuelle est dans un tel état de dégradation qu’on ne peut la rendre à son ancienne destination sans la refaire) et cette solution ne donnera pas plus satisfaction aux intérêts archéologiques qu’aux besoins matériels, puisque la Renaissance a créé, à la travée voisine, une porte, qui a été restaurée par Millet, et sert d’entrée directe et commode à la chapelle.<lb/>On comprendrait que l’architecte ait cherché à dégager autant que possible, et cela paraît facile, ces restes du Moyen Âge, pour que le public puisse les voir, mais à la condition qu’ils restent dans l’état fruste où on les a trouvés, et que la disposition ancienne de l’escalier ne soit pas modifiée. Nous avons l’honneur de proposer à la commission de se rallier à cette proposition, d’autant plus que si le besoin se fait absolument sentir de restituer la composition de cette porte, on peut donner libre cours à cette idée dans la travée correspondante au sud, où il subsiste deux assises des piédroits d’une porte semblable, qu’il est possible de compléter en copiant les éléments de celle au nord et qui servira de communication avec l’aile sud-ouest du château.<lb/>Relativement à l’achèvement de la restauration de la chapelle, Monsieur le ministre des Travaux publics rappelle que d’après les comptes arrêtés en 1881 une somme de 58478 f. 00 resterait à la charge du service des Monuments historiques pour épuiser les prévisions du devis à la coopération duquel cette administration s’est engagée, et que le service des Bâtiments civils n’aurait que 16053 f. 00 à dépenser de ce chef, mais que le nouveau devis dressé par M. Daumet évalue les travaux d’achèvement à 276172 f., on doit, en dehors des chiffres précités, une nouvelle somme de 200000 f. environ à partager par moitié entre les deux départements, ce qui porterait la part contributive du budget des Beaux-Arts à 160000 f. environ.<lb/>Monsieur le Ministre justifie l’augmentation de 200000 f. sur les primitives évaluations par le fait qu’à l’époque de la rédaction du premier devis par Millet, il était difficile de se rendre un compte exact de la dépense nécessaire à cette restauration, et que le renchérissement de la main d’œuvre depuis 1881 contribue à cette augmentation.<lb/>Sans contester la valeur de ces arguments, on peut faire remarquer que, si l’administration des Beaux-Arts doit remplir les conditions de son engagement de 1874 en ouvrant le crédit nécessaire à l’extinction de sa part contributive sur l’ancien devis, elle ne peut s’engager sur le nouveau devis que s’il est bien entendu qu’elle conservera une large part dans la direction de l’entreprise et exercera librement son contrôle.<lb/>Pour nous résumer, nous avons l’honneur de proposer à la commission de décider la modification du projet de restauration de la tourelle et de la porte de la chapelle suivant les indications développées plus haut, pour l’achèvement de la restauration de la chapelle de voter le crédit de 58478 f. 00, montant de la part contributive du service des Beaux-Arts sur le devis primitif, et de subordonner la participation du même service aux nouvelles dépenses au libre exercice du contrôle direct de la commission sur les dits travaux.<lb/>Paris, le 8 novembre 1894.<lb/>Selmersheim<lb/>Les conclusions du présent rapport ont été adoptées par la commission »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">47</unitid>
              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">7 octobre 1895</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_48640_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              </origination>
            </did>
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                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 7 octobre 1895<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Par mon rapport en date du 3 septembre dernier, j’ai eu l’honneur d’exposer à Monsieur le Ministre des travaux publics, qui a dû transmettre ce rapport à la direction des Beaux-Arts, qu’il paraissait nécessaire que la commission des Monuments historiques voulut bien examiner à nouveau la question relative à la remise en usage de la porte originaire de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye, porte masquée par un escalier à l’époque de François Ier, et je demandais aussi que la commission donnât un avis à propos du rétablissement de la rose englobée dans le mur d’une salle monumentale contiguë, dite la salle de Mars.<lb/>Depuis, les travaux en cours m’ont amené à faire des sondages à la base du mur portant le pignon de la chapelle. Ces sondages ont révélé qu’un escalier avait existé à l’angle sud-ouest de ce mur : les traces en subsistent non seulement à son ancien départ, près la baie côté des fossés, mais encore à sa partie supérieure, où l’on trouve en place une pierre portant trace du circulaire de l’escalier, ainsi qu’une tête d’homme grandeur nature dans un bel état de conservation. Ces faits nouveaux motiveront l’intérêt de la commission et elle aurait à examiner la remarque suivante : si on s’en tenait à l’exécution du projet tel qu’il a été conçu par M. Millet, on ne pourrait restaurer la rose qu’en la laissant aveuglée, à cause du mur terminal de la salle de Mars qui se bute contre cette rose, ainsi que les planchers des étages inférieurs à cette salle. La remarquable disposition de la rose de la chapelle de Saint-Germain est signalée dans le Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècles, les restes mutilés ont une importance telle qu’il parait désirable de les démasquer du côté de la salle de Mars et de ses étages inférieurs. Ce dégagement pourrait s’opérer eu augmentant d’une travée en longueur cette salle, qui d’ailleurs semble avoir été interrompue dans son achèvement ou mutilée à l’époque où ont été construits les pavillons condamnés à disparaître au projet de restauration. Ce projet ne serait modifié que dans une mesure peu importante, l’ensemble n’en serait pas troublé. On peut même admettre que cette partie de la salle montant de fond, depuis le sol de la chapelle jusqu’aux voûtes de l’ancienne salle augmentée en longueur d’une travée, serait d’un effet pittoresque avec ses galeries entourant l’espace laissé libre. Là pourrait trouver place une pièce du musée importante en hauteur à exposer aux yeux du public.<lb/>Le dégagement de la rose, le rétablissement des contreforts de l’escalier dont les traces viennent d’être retrouvées mériteraient un intérêt nouveau : l’escalier reconstruit desservirait le comble de la chapelle, les chêneaux et le passage à hauteur des fenestrages.<lb/>On pourrait, au-dessus de la rose, faire paraître la corniche à crochets, continuer la galerie ajourée, la partie de rampe du pignon et l’oculus libé qui a dû occuper le tympan.<lb/>Si vous admettez, Monsieur le Ministre, ma proposition, je vous demande de vouloir bien en saisir la commission des Monuments historiques et de renvoyer le présent rapport au bureau compétent, qui très probablement m’appellera sur place à développer les propositions qui précèdent.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_48640_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0071</unitid>
              <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1895</unitdate>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Rapport de la commission, par M. Selmersheim, inspecteur général, sur le château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>[dans la marge :] Ce rapport n’a pas été lu à la séance<lb/>Monsieur l’architecte Daumet adresse deux rapports à monsieur le ministre des Beaux-Arts relatifs à des modifications à apporter au projet de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain et demande qu’une délégation de la commission des Monuments historiques se rende sur place pour examiner le bien fondé de ces propositions.<lb/>La première modification proposée au projet approuvé est la répétition de celle faite en 1894 quand on a demandé le concours du département des Beaux-Arts à l’achèvement de la restauration de la chapelle. M. Daumet insiste pour qu’on reconstruise la porte du XIIIe siècle condamnée par l’escalier en tourelle de la Renaissance, qu’on en rendre l’usage au public en supprimant une révolution de l’escalier de François Ier et qu’on supprime l’entrée directe de la chapelle rétablie par les soins de Millet.<lb/>Nous rappellerons à la commission que dans sa séance du 9 novembre 1894, elle a donné un avis très net en faveur de l’intégrité de l’escalier de la Renaissance, estimant que la porte du XIIIe siècle, dans son état de dégradation, ne pouvait pas être restaurée, et qu’il convenait de consolider seulement ces restes curieux en les dégageant autant qu’il serait possible pour l’édification du public et des artistes. Nous espérons qu’une constatation sur place ne fera que confirmer la commission dans sa détermination.<lb/>La seconde proposition de l’architecte est relative à la rose du pignon ouest de la chapelle, actuellement aveuglée par le bâtiment de la Renaissance contenant la salle des fêtes. M. Daumet, séduit par l’aspect que pourrait avoir ce magnifique réseau, s’il était à jour, propose de le dégager en agrandissant d’une travée la salle de Mars pour faire disparaître le mur de refend placé au droit du fenestrage, et en supprimant dans la largeur de 3 travées les planchers du rez-de-chaussée et de l’entresol qui tous deux coupent la rose, de telle sorte que la salle de Mars resterait dans son état normal dans 7 travées, mais dans les trois dernières aurait toute la hauteur du bâtiment, c’est-à-dire 21 mètres. On démolirait le mur du XVIe siècle masquant la rose jusqu’à la naissance des voûtes qu’il supporte, et le réseau vitré prendrait son jour sur la salle des fêtes ainsi modifiée, dont l’emplacement montant de fond pourrait être utilisé pour placer une pièce du musée importante en hauteur, comme le moulage de la colonne Trajane par exemple.<lb/>Monsieur Daumet ne produit pas à l’appui de cette proposition les tracés graphiques qui pourraient éclairer la commission au point de vue technique de la possibilité matérielle de ce projet, mais nous nous sommes rendu sur place et avons reconnu que le fait seul de porter la retombée des lourdes voûtes des 3 travées de la salle du XVIe siècle sur une plate-bande ou un poitrail de 10 mètres de portée était une impossibilité, tant au point de vue pratique qu’à celui de l’aspect, condamnant cette conception. Mais, en dehors de cette considération, on peut se demander s’il convient de détruire l’harmonie et l’intégrité de l’œuvre de la Renaissance au profit de celle du XIIIe siècle, ce qui n’a jamais été tenté jusqu’ici, et s’il ne faut pas au contraire laisser subsister le fait historique de l’aveuglement de la rose en dégageant son réseau dans la mesure du possible comme cela a été pratiqué déjà pour les 2 fenêtres du chevet murées par le bâtiment sud du château. Notre opinion est bien nette à cet égard, mais nous serions heureux qu’elle fût confirmée par l’autorité de la commission toute entière, après examen sur place des propositions de monsieur l’architecte Daumet.<lb/>Paris, le 17 novembre 1895<lb/>Selmersheim »</p>
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              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1897/1897" encodinganalog="3.1.3">11 février 1897</unitdate>
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                <persname id="atom_48672_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Paris, le 11 février 1897<lb/>Rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Chargé de diriger les travaux d’achèvement de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain, j’avais l’année dernière réclamé l’examen par la commission des Monuments historiques de propositions relatives à la reconstruction de la rose du pignon de la chapelle, pignon aujourd’hui masqué par des constructions datant de l’époque de François Ier et modifiées profondément au XVIIe siècle.<lb/>Ces constructions conçues sans préoccupation de conserver l’une des œuvres les plus intéressantes du Moyen Âge ont eu pour fâcheuses conséquences la dislocation de la rose, dont toutes les parties constitutives subsistent, mais ont été englobées dans le mur qui sépare la chapelle de la salle dite de Mars. Un des dosserets portant la voûte de cette salle a tranché les réseaux de la rose. Enfin le mur pignon correspondant à l’extrémité de cette salle et d’autres adjonctions ont achevé encore de mutiler un motif de décoration que Violet-le-Duc cite dans son Dictionnaire comme l’un des exemples les plus remarquables de l’art ogival.<lb/>J’avais proposé de dégager la rose en créant en avant et aux dépens de la salle de Mars un assez vaste espace, afin que les visiteurs du musée puissent juger de la beauté de l’œuvre reconstituée avec tous ses détails. Cette tentative était, je l’ai reconnu, d’une réalisation difficile. La proposition a été faite de s’en tenir au projet consistant à reconstruire la rose en l’isolant du mur qui l’aveugle, ce qui paraîtrait, peut-on craindre, un mode insuffisant de rendre à la rose toute sa valeur. La difficulté de réduire à une faible section le dosseret de voûte qui supporte l’arc doubleau de la voûte de la salle de Mars était aussi un motif pour rechercher une autre solution.<lb/>Malgré les remarques qui précèdent, la commission, après examen, a décidé qu’il y avait lieu de reconstituer la salle de Mars dans son état primitif, c’est-à-dire telle que l’indique le plan de Du Cerceau. Ce plan comportait à l’époque de la publication des « Plus excellents bâtimens de France » une déformation des deux dernières travées de voûte par la forte obliquité du mur ouest, obliquité qui a disparu lors de la construction au XVIIe siècle de tout un corps de bâtiment qui doit être démoli à son tour.<lb/>En étudiant la solution dans le sens de la décision prise de rétablir la salle avec ses déformations, j’ai dû rechercher si on pouvait le faire avec sûreté. Les murs, les voûtes ont été refaits, on est donc en présence que de gravures très précieuses en ce qui concerne le plan, mais très vagues pour la façade. Doit-on refondre un bâtiment dont la plupart des éléments ont disparu ? Doit-on rétablir des déformations qui, si elles existaient, seraient à respecter, mais qui ne donneraient que des effets d’irrégularité sans charme ? Doit-on passer à l’exécution sans examiner une hypothèse consistant à limiter la longueur de la salle de Mars aux travées intactes et d’origine de cette salle, en ne reconstruisant par les deux travées frappées de déformation.<lb/>A mon avis, Monsieur le Ministre, il faudrait renoncer à rétablir ces deux travées. Un grand avantage résulterait de la limitation de la longueur de la salle de Mars : le mur d’extrémité de cette salle formerait façade de retour, il tiendrait lieu d’un mur de refend percé d’arcades et de portes prévues au projet approuvé.<lb/>On a déjà renoncé à reconstruire à neuf sur un tout autre plan l’énorme bâtiment du XVIIe siècle qui doit disparaître. La limitation en longueur de la salle de Mars réduite à ses travées d’origine et subsistant encore ainsi que le renoncement à refaire un bâtiment tronqué d’obliquité aurait pour conséquence de rendre apparente la façade de la chapelle, par conséquent aussi la rose en son entier, enfin tout le pignon que la forme du comble détermine sûrement. On remettrait enfin en honneur une façade dont les principaux sont encore en place et qui, restaurée ou plus exactement reproduite, donnerait un intérêt très vif à cette partie du château.<lb/>Le mur prévu aux dessins dressés par M. Millet pour limiter la salle de Mars comportait une cheminée monumentale. Le plan de Du Cerceau ne renseigne pas à cet égard. Il serait plus simple de faire ce mur plein pouvant recevoir une décoration picturale ou le tableau représentant « l’Age de pierre » de Cormon dont le sujet est si bien approprié au musée gallo-romain à la place qu’il occupe déjà.<lb/>Je dois ajouter, Monsieur le Ministre, que les propositions qui précèdent sont simplificatives, si elles adoptées un amoindrissement de dépense considérable en résulterait. Les pièces servant au musée sont déjà nombreuses, les restaurations des étages inférieurs à la salle de Mars ajouteront des surfaces considérables à celles déjà disponibles et on peut prévoir qu’elles suffiront amplement à contenir les objets qui s’ajoutent aux collections et s’y ajouteront dans l’avenir.<lb/>Afin de rendre sensibles les propositions que je croix devoir faire, je joins au présent rapport des dessins comparatifs entre ce que serait le château restauré en prenant les indication de l’ouvrage de Du Cerceau comme devant être reproduites, et les modifications que des études attentives m’ont suggérées.<lb/>J’espère, Monsieur le Ministre, que la commission des Monuments historiques ne verra dans ma nouvelle proposition que le désir de voir remettre en évidence et telle qu’elle a été conçue la rose de la chapelle de Saint-Germain, œuvre remarquable, d’un caractère authentique indiscutable, et non une reconstitution problématique de l’extrémité de façade dont tout vestige a disparu. Si vous en jugez ainsi, je vous propose, Monsieur le Ministre, de renvoyer l’examen des dessins et des motifs marqués à la commission, qui pourrait m’entendre avant de prendre une décision sur une question dont la solution imposé à la suite des travaux en cours d’exécution.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48672_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Salomon Reinach concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), le 16 février 1897<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Permettez-moi d’attirer toute votre attention – celle du savant plus encore que celle de l’homme d’Etat – sur un grave danger qui menace l’avenir du musée de Saint-Germain.<lb/>La commission des Monuments historiques, cédant à des idées d’ordre esthétique, et sans la moindre considération sur le contenu présent et futur du musée, est à la veille de faire mettre à exécution une décision funeste pour nos collections.<lb/>Il s’agit de l’achèvement du château du côté de la chapelle de saint Louis.<lb/>Feu Millet avait conçu un plan qui, bien que sacrifiant une bonne partie de la surface couverte disponible, avait le mérite de laisser intacte la salle de Mars et de ménager, derrière elle, certains locaux qui pourraient être employés utilement.<lb/>La commission substitue à ce plan celui d’Androuet du Cerceau, qui mutile abominablement la salle de Mars et place derrière une pièce pentagonale impossible à utiliser.<lb/>M. Daumet présente, de son côté, un projet digne du grand artiste qu’il est, qui dégage la rose de la chapelle comme au temps de saint Louis, mais qui mutile la salle de Mar, construite par François Ier, et diminue de plusieurs centaines de mètres carrés la surface disponible pour nos collections.<lb/>Voici trois croquis sommaires pour vous éclairer.<lb/>1° Plan de Millet<lb/>[dessin]<lb/>2° Plan de Du Cerceau (commission des Monuments historiques)<lb/>[dessin]<lb/>La partie ombrée est la surface perdue par comparaison avec le projet de Millet. La salle placée derrière la salle de Mars serait perdue aussi, ne pouvant servir que de magasin, et encore !<lb/>3° Projet de M. Daumet<lb/>[dessin]<lb/>La partie ombrée est la surface perdue par comparaison avec le projet de Millet. Sur trois étages. Vous voyez ce que cette surface sacrifiée peut représenter de vitrines et de collections !<lb/>En principe, les architectes s’occupent de l’aspect des bâtiments. Trouver de la place pour des collections futures n’est pas leur affaire. Mais les conservateurs de musées, qui savent combien le Louvre est à l’étroit, qui connaissent le nombre de belles collections privées dont l’Etat est appelé, un jour ou l’autre, à hériter, ont le devoir de pousser un cri d’alarme, de remuer ciel et terre quand on vient diminuer arbitrairement et à tout jamais la surface couverte réservée aux collections.<lb/>Je pense que le plan de Millet lui-même est mauvais, parce que la partie ABCD (fig. 1) est trop restreinte. Sur la fig. 1, la partie teintée en bleu marque la surface couverte ajoutée par Mansart que le plan de Millet sacrifie. Je veux bien qu’on en sacrifie une partie pour que l’esthétique soit contente,  mais il faut que le sacrifice soit aussi restreint que possible. On peut chercher quelque-chose suivant la donnée que voici :<lb/>[dessin]<lb/>Je sais bien que ce pavillon A n’existe ni dans le plan de Louis XIV, ni dans celui de François Ier, mais le terrain existe, il est propriété de l’Etat, et l’on demandera compte, vers 1950, à ceux qui, pouvant l’utiliser pour le musée des Antiquités nationales, l’ont sacrifié à des préoccupations d’esthétique, ces mêmes préoccupations qui ont donné naissance à la plus grande folie de l’architecture contemporaine, le charmant et inutilisable musée Galliera.<lb/>Je vous en prie, Monsieur le Ministre, voyez comment on peut donner suite à cette lettre. Les commissions ne sont point souveraines, mais consultatives. Il n’y a pas que les architectes, il y a les archéologues. Songez que le mal, une fois fait, sera irréparable !<lb/>Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.<lb/>Salomon Reinach<lb/>Conservateur adjoint »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Monsieur le directeur des Beaux-Arts<lb/>Palais-Royal, le 10 juin 1897<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Permettez-moi d’insister près de vous afin que la demande que j’ai eu l’honneur de vous adresser le 11 février dernier tendant à l’examen de modifications que je propose à des résolutions prises par la commission des Monuments historiques pour la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain soit suivie d’effet.<lb/>Les modifications dont je faisais valoir l’intérêt dans un rapport auquel étaient joints des dessins devraient, vous le jugerez probablement ainsi, Monsieur le Directeur, être examinés par les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, attendu qu’il s’agit d’un édifice ressortissant des deux services.<lb/>Les travaux de restauration autorisés sont en cours d’exécution. Leur continuation nécessitera sous peu la décision nouvelle que je sollicite. Je vous prie, Monsieur le Directeur, de hâter cette décision afin que les crédits soient employés en saison favorable.<lb/>Je vous présente, Monsieur le Directeur, etc.<lb/>L’architecte des parterres et du château de Saint-Germain<lb/>Signé : Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48641_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« M. Paté, chef du bureau des Monuments historiques<lb/>Paris, le 17 août 1897<lb/>Cher Monsieur,<lb/>J’ai fait faire des calques des dessins que vous avez bien voulu me confier et qui étaient joints à mon rapport du 11 février dernier proposans des modifications à l’achèvement de la restauration de la chapelle du château de Saint-Germain.<lb/>Voulez-vous bien recevoir mes remerciements et joindre ces dessins à mon rapport.<lb/>Votre bien dévoué,<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48643_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 16 mai 1898<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Permettez-moi de rappeler qu’à la date du 17 février 1897, j’ai demandé, par un rapport motivé, accompagné de dessins, qu’une décision soit prise à propos du dégagement de la façade de la chapelle.<lb/>Je pense, Monsieur le Ministre, qu’il est nécessaire, avant de présenter un rapport à la commission des Monuments historiques, qu’une conférence ait lieu entre les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, afin d’examiner les propositions que je fais sur la très importante décision à prendre au sujet de la suite à donner aux travaux.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Signé : Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48636_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">54</unitid>
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              <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">13 novembre 1898</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 13 novembre 1898<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Permettez-moi de rappeler qu’à la date du 17 février 1897, j’ai demandé, par un rapport motivé, accompagné de dessins, qu’une décision soit prise à propos du dégagement de la façade de la chapelle.<lb/>J’ai renouvelé cette demande à la date du 26 mai 1898.<lb/>Je pense, Monsieur le Ministre, qu’il est nécessaire et de plus urgent, à cause de l’état d’avancement des travaux, avant de présenter un rapport à la commission des Monuments historiques, qu’une conférence ait lieu entre les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, afin d’examiner les propositions que je fais sur la très importante décision à prendre au sujet de la suite à donner aux travaux.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Signé : Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48639_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1898/1898" encodinganalog="3.1.3">5 décembre 1898</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_48642_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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              <note>
                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 5 décembre 1898<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait connaître que M. le rapporteur du budget des Beaux-Arts a exprimé le désir de voir hâter l’achèvement des travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye afin qu’en 1900 les échafaudages aient disparu, et vous me demandez de vous renseigner afin d’être à même de répondre à M. le rapporteur.<lb/>J’ai l’honneur de vous informer qu’on peut estimer qu’avec une somme de 150000 francs inscrite au budget de 1899, moitié sur les fonds des Monuments historiques et moitié sur ceux des Bâtiments civils, on pourrait achever le pignon de la chapelle, sa toiture, reproduire la ose dont tous les détails subsistent, clore les fenestrages et la rose par des vitraux en verre blanc enchâssé en plomb, exécuter le dallage et enfin mettre la chapelle en état de recevoir les objets du musée qui lui sont destinés.<lb/>Cette question m’amène, Monsieur le Ministre, à vous renouveler la demande que j’ai faite le 17 février 1897 d’un examen nouveau de questions de principe, relativement au maintien de l’état actuel de constructions anciennes remaniées qui masquent la rose, ou au dégagement de cette partie très belle et très décorative de la chapelle, afin de lui rendre l’aspect extérieur qu’elle a eu à son origine.<lb/>Une résolution prise à ce sujet au cours d’une visite sur place des inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, puis soumise à la commission, permettrait de donner au travail d’achèvement de la chapelle l’impulsion que réclame M. le rapporteur du budget des Beaux-Arts.<lb/>Cet achèvement comprendrait encore, en plus des travaux dont je viens de faire l’énumération, la décoration de la flèche, qui nécessiterait un supplément de crédit de 30000 francs sur la dépense évaluée plus haut.<lb/>J’ai l’honneur etc.<lb/>Signé : Daumet »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48642_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de l’architecte Daumet concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1899</unitdate>
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                <persname id="atom_48644_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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              <note>
                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Saint-Germain-en-Laye, le 27 avril 1899<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Permettez-moi, à l’approche du moment où les travaux de restauration du château de Saint-Germain vont pouvoir être repris, de vous rappeler la demande que j’ai faite le 17 février 189 d’un examen nouveau des questions de principe relativement au maintien de l’état actuel de constructions anciennes remaniées qui masquent la rose de la chapelle du château ou au dégagement de cette partie très belle et très décorative de la chapelle afin de lui rendre l’aspect extérieur qu’elle a eu à son origine.<lb/>Une résolution prise à ce sujet au cours d’une visite sur place des inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques, puis soumise à la commission, permettrait de donner au travail d’achèvement de la chapelle l’impulsion qu’a réclamée cette année M. le rapporteur du budget des Beaux-Arts.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Signé : Daumet »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_48644_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
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              <unitdate normal="1899/1899" encodinganalog="3.1.3">30 mai 1899</unitdate>
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                <persname id="atom_48646_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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              <note>
                <p>Architecte</p>
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            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Monsieur le directeur des Beaux-Arts<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 30 mai 1899<lb/>Monsieur le Directeur,<lb/>Vous avez bien voulu fixer au 11 juin prochain votre visite au château de Saint-Germain, en invitant messieurs les inspecteurs généraux des Bâtiments civils et des Monuments historiques à vous accompagner pour l’examen des questions soumises à votre administration à propos de la chapelle de ce château. J’ai l’honneur de vous rappeler que l’heure du départ de la gare Saint-Lazare a été fixée à 9 heures 50 pour arriver à Saint-Germain à 10.34 et qu’après l’examen des travaux en cours, j’aurai le très grand plaisir, ainsi que madame Daumet, de vous recevoir à déjeuner avec mes confrères.<lb/>Je vous ai proposé, Monsieur le Directeur, de revenir vers Paris en prenant le train du chemin de fer de Saint-Germain à la place de l’Etoile en vous arrêtant à Marly-le-Roi afin de juger de l’urgence de travaux à faire pour rétablir en état de conservation l’abreuvoir si justement célèbre. […]<lb/>Je vous rappelle enfin, Monsieur le Directeur, que M. l’inspecteur général M. Selmersheim n’étant pas présent après la séance du conseil où ses collègues ont été avisés du rendez-vous fixé par moi et qu’il serait utile d’adresser aux inspecteurs généraux une convocation régulière.<lb/>Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments les plus dévoués.<lb/>L’architecte du château et des parterres de Saint-Germain<lb/>Daumet »<lb/><lb/>Une note jointe à une autre lettre dans le même carton porte : « Pièces à réintégrer dans le dossier de Saint-Germain, la solution de la restauration de l’angle sud-ouest du château ayant été décidée sur place le 11 juin 1899 par les inspecteurs généraux des Bâtiments civils t des Monuments historiques en conformité au projet Millet ».</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48646_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1901/1901" encodinganalog="3.1.3">11 février 1901</unitdate>
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                <language langcode="fre">français</language>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_48541_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-185be228c817c11f7576d586dc7262aa" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>République française<lb/>Saint-Germain, le 11 février 1901<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez informé, à la date du 30 janvier dernier, que le service des Monuments historiques venait de faire savoir « qu’il résulte d’un nouvel examen du dossier relatif à la participation dans les dépenses de restauration du château de Saint-Germain que la somme de 25000 francs allouée en 1900, forme le solde de sa contribution, fixée à 160000 francs environ, et qu’en conséquence il n’y a pas à prévoir le versement en 1901 ».<lb/>Permettez-moi de rappeler, Monsieur le Ministre, que sur votre demande j’ai fourni à la date du 26 novembre dernier une série de renseignements relatifs aux travaux d’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain, parmi lesquels un devis résumé des travaux restant à faire pour le complet achèvement de la restauration de cet édifice, se décomposant ainsi qu’il suit :<lb/>Démolition du pavillon sud-ouest : 22901 f. 21<lb/>Maçonnerie : 456856,88<lb/>Charpente : 58793,00<lb/>Couverture : 45360,00<lb/>Menuiserie : 64571,29<lb/>Serrurerie : 35046,00<lb/>Fumisterie : 7150,00<lb/>Peinture : 31728,96<lb/>Pavage : 9850,00<lb/>Sculpture : 27830,00<lb/>Paratonnerres : 2860,00<lb/>Horlogerie et divers : 5500,00<lb/>Ensemble : 768447,34<lb/>Imprévus : 76844,73<lb/>Ensemble : 845292,07<lb/>Honoraires à 5 % : 42264,60<lb/>Total de la dépense restant à faire : 887556,67<lb/>Somme qui comprend la construction d’un bâtiment entièrement neuf, dont la valeur peut être estimée à 400000 francs environ ; le surplus (487556 f. 67 centimes) sera dépensé pour la restauration de la partie classée comme monument historique.<lb/>A mon avis, Monsieur le Ministre, il y aurait lieu de continuer à faire contribuer la commission sur les fonds dont elle dispose chaque année, dans les rapports établis pour la restauration de la chapelle, c’est à dure de moitié environ du crédit de 50000 francs alloué par les Bâtiments civils sur les fonds de grosses réparations. Il y a lieu d’observer que, par suite de l’intérêt que porte à l’œuvre M. Berteaux, député de Seine-et-Oise, et sur sa proposition appuyée par M. Berger, rapporteur du budget des Beaux-Arts, un crédit annuel et spécial de 50000 francs a été voté à la Chambre pour hâter l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain, commencée il y a près de 40 années.<lb/>Vous m’avez fait parvenir l’avis, Monsieur le Ministre, que, pour 1901, la commission des Monuments historiques ne participerait plus aux dépenses et que le service des Bâtiments civils mettrait à ma disposition un crédit de 100000 francs comprenant certainement 50000 francs à prélever sur le crédit des grosses réparations des Bâtiments civils et le crédit supplémentaire de 50000 francs inscrit au budget de l’Etat comme je l’ai dit plus haut.<lb/>Il semble que le service des Monuments historiques, qui est intervenu jusqu’alors pour moitié des dépenses dans la restauration des parties classées de l’édifice, ne saurait se désintéresser de l’achèvement de l’œuvre entreprise avec son concours. Aussi, je crois devoir vous proposer, Monsieur le Ministre, de décider que le service des Monuments historiques continuera à participer jusqu’à la fin des travaux de restauration de la partie classée du château, dans la proportion admise de 25000 francs, dans la dépense imputée chaque année sur les ressources des Bâtiments civils pour et jusqu’à l’achèvement de la partie ancienne en cours de travaux, comprenant tout le bâtiment de la salle de Mars, au moyen de l’allocation de crédits annuels, égaux si possible, au minimum de la moitié à ceux que le service des Bâtiments civils met à ma disposition.<lb/>J’ai l’honneur etc.<lb/>Signé : Daumet »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48541_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1901/1901" encodinganalog="3.1.3">17 octobre 1901</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Chambre des députés<lb/>Commission du budget<lb/>Paris, le 17 octobre 1901<lb/>Monsieur Roujon, directeur des Beaux-Arts, rue de Valois<lb/>Cher Monsieur Roujon,<lb/>En vous remerciant de votre promesse de nous donner de nouveau l’an prochain pour le château de Saint-Germain nos trente mille francs (en dehors de l’allocation de cent mille francs des Bâtiments civils), je viens vous prier de vouloir bien nous faire restituer, dès cette année, tout ou partie de la susdite allocation de trente mille francs.<lb/>Les autres crédits sont épuisés et il faudrait, sans cela, fermer le chantier en grande partie, au plus grand détriment des ouvriers, qui se trouveraient sans ouvrage et ne pourraient, en ce moment, en trouver dans la région.<lb/>Croyez, cher Monsieur Roujon, à mes meilleurs sentiments<lb/>Maurice Berteaux »<lb/><lb/>Annoté au crayon : « 28 octobre. M. Paté. Répondre regrets pour cette année, promesse formelle pour l’an prochain. Roujon »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 26 octobre 1901<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>La commission du budget ayant relevé de 300000 francs l’allocation à attribuer, pour le prochain exercice, au service des Monuments historiques, et en prévision de l’acceptation de cette augmentation par les Chambres, j’ai l’honneur de vous proposer de rétablir, en 1902, la subvention que le service des Monuments historiques a fournie jusqu’à l’année dernière pour la restauration du château de Saint-Germain, et qu’elle a supprimé en 1901 seulement, faute de ressources, et d’inscrire dans votre répartition des fonds du budget de 1902 une somme de 30000 francs pour la continuation de la restauration de cet édifice.<lb/>J’ai l’honneur etc.<lb/>Signé : Daumet »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le financement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Chambre des députés<lb/>Paris, le 7 juin 1902<lb/>Monsieur Roujon, directeur des Beaux-Arts<lb/>Personnel<lb/>Cher Monsieur Roujon,<lb/>Les crédits pour le château de Saint-Germain ne sont pas encore répartis, il en résulte que les travaux ne peuvent pas prendre le développement qu’il serait nécessaire de leur donner à cette saison de l’année.<lb/>Vous savez combien j’attache de prix à tout ce qui est de nature à hâter la restauration de ce spécimen unique de notre architecture, aussi vous serai-je bien reconnaissant de faire de suite le nécessaire et d’y comprendre les 30000 francs que vous m’avez promis sur les crédits des Monuments historiques.<lb/>Bien à vous,<lb/>Maurice Berteaux<lb/>P.S. Je vous exprime le désir, que je vous prie de vouloir bien examiner avec M. Daumet et qui est celui de toute la population de Saint-Germain, à savoir que la façade soit terminée cette année. Les crédits, si nous avons comme il est convenu en tout 130000 francs, le permettraient, et il resterait encore une portion de crédits pour commencer les intérieurs. »<lb/><lb/>Annoté au crayon : « 11 juin 1892. M. Paté. A faire répondre d’urgence, c’est un engagement formel. Roujon »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1902/1902" encodinganalog="3.1.3">23 juin 1902</unitdate>
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                <persname id="atom_48544_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Château et parterre et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 23 juin 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous m’avez fait l’honneur de m’informer le 6 juin courant que vous aviez alloué sur les crédits affectés aux grosses réparations des Bâtiments civils et des Palais nationaux une somme de 100000 francs pour la continuation de la restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Le 12 de ce même mois, je vous adressais une proposition pour la répartition par entreprise de la somme mise à ma disposition.<lb/>Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de rappeler que le 26 octobre dernier, j’adressais à votre prédécesseur une demande de participation annuelle de 30000 francs sur les crédits de l’exercice dont dispose le service des Monuments historiques, afin d’activer les travaux de ce monument classé depuis l’origine de la restauration dont il s’agit. La participation a déjà eu lieu en ce qui concerne la restauration de la chapelle du château et des parties qui l’avoisinent.<lb/>L’œuvre entreprise par l’architecte, M. Millet, en 1862, a été continuée sur ses plans ; la tâche qui reste à accomplir pour l’achèvement est encore considérable.<lb/>Le devis que je vous adresse à titre de renseignement est extrait du devis dressé à l’origine ; il ne comprend que ceux des travaux restant à exécuter pour l’achèvement. Il s’élève à 960397 francs, compris majoration correspondant à l’augmentation des prix de la main d’œuvre et des matériaux depuis l’époque où il a été dressé, et compris imprévu et frais de direction.<lb/>On peut supposer toutefois, Monsieur le Ministre, que certaines simplifications pourront réduire la dépense, défalcation faite de matériaux réemployables et de travaux déjà exécutés à ce jour, à environ 900000 francs.<lb/>Si on appliquait le taux de moitié pour la participation des Monuments historiques comme cela a eu lieu pour la chapelle, ce serait 450000 francs que devrait fournir la commission. Mais en se plaçant au point de vue d’une contribution limitée aux seules parties anciennes à restaurer, notamment le bâtiment de la salle de Mars construit à l’époque de François Ier, on peut admettre, Monsieur le Ministre, que les dépenses dans lesquelles le service des Monuments historiques participerait seront afférentes aux travaux nécessaires pour l’achèvement de la flèche de la chapelle et à la restauration intérieure et extérieure du bâtiment sur la place du Château, contenant des galeries remarquables au rez-de-chaussée et à l’entresol, et cette salle de Mars, l’une des plus renommées parmi celles de nos monuments français, construction importante par sa dimension, la beauté de son caractère, la décoration majestueuse que lui a donné son constructeur.<lb/>Les travaux comprendront la restauration complète de cette salle, la réfection de son plancher bas, de ses combles actuellement à l’état de ruine, enfin le complément de la décoration de la salle elle-même, destinée à contenir les objets les plus remarquables du musée des Antiquités nationales ;<lb/>Si votre administration, Monsieur le Ministre, admettait les bases de participation de moitié pour le bâtiment de la salle de Mars, une entente pourrait s’établir entre les bureaux compétents des Bâtiments civils et des Palais nationaux, et des Monuments historiques pour l’établissement de comptes séparés pour chacun de ces bureaux ; ces comptes ne comporteraient que des travaux afférents aux parties de bâtiments pour lesquelles la participation des Monuments historiques est justifiée. Mais il résulterait de l’application de ce mode des complications inhérentes à des travaux déjà commencés et l’obligation de faire le rappel d’une contribution arriérée assez importante, que l’on peut estimer à 60000 francs à rembourser aux Bâtiments civils, et afin de donner une plus vive impulsion aux travaux, l’obligation de fournir des allocations indéterminées jusqu’à la fin des travaux du bâtiment dont il est question, suivant leur avancement.<lb/>Il paraitrait plus simple de fixer une somme pour participation annuelle, sous forme de fonds de concours, pendant un nombre d’années à déterminer ; ce serait le mode le plus facile de régulariser les versements à faire, et de compenser les avances faites.<lb/>Si la direction des Beaux-Arts acceptait ce second mode d’opérer, on pourrait donner aussi satisfaction au désir exprimé de hâter l’achèvement des travaux du château en entreprenant la construction du dernier pavillon sud-ouest, prévu au projet de M Millet et dont les dépenses seraient à supporter par les Bâtiments civils, puisqu’il s’agirait d’un bâtiment entièrement nouveau destiné aux agrandissements du musée.<lb/>Pour l’année 1902, attendu l’époque où les travaux de l’exercice ont pu être commandés aux entrepreneurs, on peut admettre que la somme à fournir par les Monuments historiques pour contribuer aux dépenses de l’exercice ne saurait dépasser 20000 francs. Pour les exercices suivants, la contribution serait élevée à 30000 francs jusqu’à l’achèvement de la restauration du bâtiment de la salle de Mars, et même au-delà, jusqu’à ce que le quantum de la participation consentie soit atteint, pour compenser les avances faites par les Bâtiments civils avant que cette participation soit possible, sur les crédits dont disposera désormais la commission des Monuments historiques<lb/>Il ne semble pas, Monsieur le Ministre, que mes propositions présentent des difficultés d’application, notamment la dernière, par la constitution d’un fond de concours temporaire, solution qui paraît la plus simple en l’espèce.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur.<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48544_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1902/1902" encodinganalog="3.1.3">2 août 1902</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Commission des Monuments historiques<lb/>Rapport de la commission par M. Selmersheim, inspecteur général, sur la restauration du bâtiment ouest du château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Le devis estimatif soumis à l’approbation par monsieur l’architecte Daumet est extrait du devis général s’élevant à 960397 f. 06 rédigé pour l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, c’est-à-dire la réparation du bâtiment ouest, la construction du pavillon sud-ouest, l’aménagement intérieur et le mobilier. Cet extrait vise spécialement les travaux de restauration auxquels le service des Monuments historiques peut concourir ; il s’élève à 516018 f. 20.<lb/>Quoique depuis 1862, début de l’entreprise du château de Saint-Germain, le service des Monuments historiques n’ait participé financièrement qu’à la restauration de la chapelle du XIIIe siècle, les parties de la Renaissance ayant toujours été à la charge de l’administration des Bâtiments civils, nous pensons qu’en vue de terminer le plus rapidement possible cette restauration, le crédit des Monuments historiques peut intervenir et nous proposons, avec l’approbation du devis de 516018 f. 20, une allocation ferme de 1/3 de la dépense, soit 172006 f. 06, de 25000 f. 00 à partir de 1902 et la 7e de 22006,06.<lb/>Paris, le 2 août 1902<lb/>Selmersheim »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1902/1902" encodinganalog="3.1.3">4 septembre 1902</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 4 septembre 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez bien voulu, sur ma proposition, décider qu’une allocation prise sur les fonds du service des Monuments historiques serait affectée à l’achèvement de la restauration du château, concurremment avec les crédits que le service des Bâtiments civils met dans ce but, chaque année, à ma disposition.<lb/>Je vous ai adressé à la date du 23 juin dernier un rapport sur cette question, avec un devis des dépenses restant à faire, s’élevant à la somme de 960397 f. Le service des Monuments historiques a fait l’examen de ce devis, l’a réduit à la somme de 516018 f. 20 c. par suite du retranchement qu’il a fait de tous les travaux ne s’appliquant pas à la remise en état de parties de constructions ayant existé, et a promis sa participation pour un tiers dans les dépenses.<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que la subvention promise ne m’a pas encore été notifiée, et je vous demande, en raison de l’époque avancée de l’année, de vouloir bien la faire mettre sans retard à ma disposition.<lb/>J’ai l’honneur d’être etc.<lb/>Signé : Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48543_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Minute de lettre du 16 septembre 1902<lb/>Pour le ministre, le directeur à M. Daumet, architecte, membre de l’Institut<lb/>Monsieur,<lb/>Par une lettre du 4 de ce mois, vous m’avez rappelé que mon administration vous avait donné l’assurance qu’elle affecterait à la restauration du château de Saint-Germain, sur le crédit des Monuments historiques, une nouvelle allocation de 172000 francs, à prélever tant sur la dotation de l’exercice en cours que sur celles des cinq ou six exercices subséquents. Vous m’avez demandé en même temps de vous notifier officiellement cette promesse et de mettre le plus tôt possible à votre disposition l’annuité qui doit être imputée sur le budget de 1902.<lb/>Je m’empresse de vous confirmer mon intention de consacrer aux travaux que vous avez nouvellement entrepris au château de Saint-Germain l’allocation précitée de 172000 f. J’ajoute que je suis prêt à faire ordonnancer au premier jour, sur le crédit des Monuments historiques, la somme que peuvent exiger les dépenses de la présente année. D’après vos indications, cette somme serait d’environ 20000 f. Je la porterai, si vous le jugez nécessaire, à un chiffre supérieur, 25000 francs par exemple.<lb/>Mais je ne pourrai ni ouvrir régulièrement l’allocation de 172000 f. ni par suite prescrire l’ordonnancement que vous me demandez tant que l’affaire n’aura pas été engagée dans la forme que mes bureaux vous ont fait connaître et à laquelle vous avez bien voulu donner votre adhésion. Au cours de vos conférences avec les représentants de mon administration, il a été expressément convenu que cette fois le service des Monuments historiques cesserait de confondre ses fonds avec ceux du service des Bâtiments civils et qu’en conséquence les travaux à la charge du premier de ces services feraient l’objet d’un devis, d’une allocation, de marchés, de paiements, enfin d’une liquidation entièrement distincts des opérations suivies par le bureau des Bâtiments civils.<lb/>Ce point une fois réglé, M. l’inspecteur général Selmersheim, après avoir étudié les deux devis généraux que vous lui avez successivement communiqués, en a extrait, d’accord avec vous, les éléments d’un devis spécial de 127006 f. 06 (chiffre approché bien entendu), dont la dépense serait supportée par le budget des Monuments historiques. Il vous a ensuite remis ces documents en vous priant d’établir deux exemplaires de ce devis spécial, destinés à recevoir mon approbation et à devenir la base administrative de l’affaire.<lb/>Je vous serais obligé, Monsieur, de me faire parvenir ces deux exemplaires le plus tôt possible. C’est parce que je ne les ai pas encore entre les mains que la question est demeurée en suspens. Vous voudrez bien y joindre (en deux exemplaires également, dont un sur papier livre) des marchés correspondant aux travaux prévus. Ces marchés, souscrits par les entrepreneurs qui travaillent sous vos ordres au château de Saint-Germain, doivent comporter un cahier des charges unique qui servira pour toutes les entreprises, une soumission pour chaque entrepreneur et une série de prix pour chaque espèce de travaux, cette dernière pièce pouvant être remplacée par un simple renvoi à la série des Bâtiments civils si, comme je le suppose, cette série est celle qui sert de base aux règlements des dépenses du chantier.<lb/>Dès que je serai en possession de ces documents, je les approuverai et prendrai les différentes mesures que comportent des paiements prochains. Vous pourrez me proposer peu de jours après, dans les limites d’une somme de 20 à 25000 francs, la délivrance d’acomptes pour les ouvrages faits en 1902.<lb/>Afin de hâter autant que possible l’accomplissement des formalités ci-dessus, je vous fais adresser avec la présente dépêche les imprimés nécessaires à la rédaction du devis, à la passation des marchés et à l’établissement des certificats d’acompte ainsi que les états d’honoraires.<lb/>Je vous serai obligé de me faire connaître le nom et l’adresse de l’inspecteur des travaux. Vous voudrez bien m’indiquer en outre s’il est d’usage de faire payer directement les dépenses du château de Saint-Germain à Paris, par la caisse courante du Trésor, ou bien si les paiements s’effectuent par l’entremise de la préfecture et de la trésorerie générale de Seine-et-Oise. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 octobre 1902<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Comme suite à votre lettre en date du 16 septembre courant relative à l’allocation de crédits par le service des Monuments historiques pour l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, j’ai l’honneur de vous transmettre les pièces que vous me réclamez pour pouvoir donner suite à cette affaire, devis et marchés en double expédition.<lb/>En ce qui concerne le choix des entrepreneurs, je vous propose d’employer ceux qui travaillent déjà au château de Saint-Germain pour le service des Bâtiments civils, savoir :<lb/>MM. Morin, entrepreneur de maçonnerie<lb/>Laubeuf, entrepreneur de charpente<lb/>Monduit fils, entrepreneur de couverture<lb/>Hoffmann, entrepreneur de menuiserie<lb/>Moutier, entrepreneur de serrurerie<lb/>Fossey, entrepreneur de peinture<lb/>Corbel, entrepreneur de sculpture<lb/>Je vous propose aussi de charger de l’inspection des travaux M. Choret, demeurant place de Pontoise n° 28 à Saint-Germain-en-Laye, qui est depuis longtemps déjà inspecteur des travaux du château pour le service des Bâtiments civils, et qui a été employé à diverses reprises, en cette même qualité, par le service des Monuments historiques, à la restauration des églises de Mareil Marly, d’Orgeval, de Feucherolles et de Louveciennes.<lb/>Quant aux payements, je vous propose de les faire effectuer, ainsi que cela a lieu pour les travaux des bâtiments civils, par l’entremise de la préfecture et de la trésorerie générale de Seine-et-Oise.<lb/>Enfin, je vous informe que je vous fournirai avant la fin de l’année des décomptes de travaux accompagnés de notes d’honoraires dont le montant approchera la somme de 25000 francs que vous voulez bien mettre à ma disposition sur le présent exercice.<lb/>J’ai l’honneur d’être, Monsieur le Ministre, votre dévoué serviteur »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis pour les travaux de restauration financés par les Monuments historiques au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1902/1902" encodinganalog="3.1.3">13 octobre 1902</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Direction des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Travaux de conservation et de restauration des monuments historiques<lb/>Département de Seine-et-Oise<lb/>Commune de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Devis descriptif et estimatif des travaux de diverses natures à exécuter pour la restauration du bâtiment ouest du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Maçonnerie<lb/>Chemin de ronde<lb/>Mur de face, gargouille et chéneaux<lb/>Vergelé ferré de Saint-Maximin : [quantités :] 30,000 ; [prix :] 72,65 ; [sommes :] 2179,50<lb/>Taille de vergelé ferré de Saint-Maximin : [quantités :] 30,000 ; [prix :] 2,35 ; [sommes :] 493,50<lb/>Roche de Saint-Nom, banc bas : [quantités :] 9,000 ; [prix :] 130,00 ; [sommes :] 1170,00<lb/>Taille de roche de Saint-Nom, banc bas : [quantités :] 9,000 ; [prix :] 130,00 ; [sommes :] 1170,00<lb/>Balustres : [quantités :] 120 ; [prix :] 14,40 ; [sommes :] 1728,00<lb/>Pilastres : [quantités :] 12 ; [prix :] 55,00 ; [sommes :] 660,00<lb/>Petits vases : [quantités :] 12 ; [prix :] 95,70 ; [sommes :] 1148,40<lb/>Voûtes de la salle de Mars, de très grande hauteur (en plan)<lb/>33,00*10,00 : [quantités :] 330,000 ; [prix :] 200,00 ; [sommes :] 66000,00<lb/>Hors comble<lb/>1 souche de cheminée en briques : [quantités :] 1 ; [prix :] 4400,00 ; [sommes :] 4400,00<lb/>Le sellement des lambourdes, aires, calfeutrement : 400,00, à 150/100 de légers : 600,00<lb/>Trous, scellements, etc. pour 20 croisées à l’entresol de chaque 5 m. 00, ensemble : 100,00<lb/>Idem, 3 portes : 15,00<lb/>Au 1er étage<lb/>Pour 32 croisées, trous et scellements etc. : 160,00<lb/>Enduits sur murs : 100,00<lb/>Ensemble : [quantités :] 1240,00 ; [prix :] 3,85 ; [sommes :] 4774,00<lb/>Total maçonnerie : 83768 f. 40 c.<lb/>Charpente<lb/>Les étaiements divers produisant : [quantités :] 150 st. 00 ; [prix :] 35,50 ; [sommes :] 5325,00<lb/>Les cintres, compris poteaux, avec montage, pose et dépose (prix moyen) : [quantités :] 100 st. 00 ; [prix :] 53,50 ; [sommes :] 5350,00<lb/>Total charpente : 10675 f. 00 c.<lb/>Couverture<lb/>La couverture du comble en zinc n° 16, feuilles de 0,50 de largeur à ressauts arrondis, surface : [quantités :] 350,00 ; [prix :] 45,00 ; [sommes :] 15750,00<lb/>Total couverture : 15750 f. 00<lb/>Menuiserie<lb/>Pour les différents étages<lb/>Portes à deux vantaux : [quantités :] 11 ; [prix :] 374,00 ; [sommes :] 4114 f. 00<lb/>Portes à un vantail : [quantités :] 7 ; [prix :] 170,50 ; [sommes :] 1193,50<lb/>Porte principale à l’ouest en chêne de choix : [quantités :] 1 ; [prix :] 3300,00 ; [sommes :] 3300,00<lb/>Porte en face sur la cour : [quantités :] 1 ; [prix :] 1320,00 ; [sommes :] 1320,00<lb/>Total menuiserie : 9927 f. 50 c.<lb/>Serrurerie<lb/>Un plancher en fer I d’une surface de : [quantités :] 328,00 ; [prix :] 16,00 ; [sommes :] 5248 f. 00<lb/>Quincaillerie et ferrures de façon, les ferrures de 9 croisées du rez-de-chaussée du côté du fossé : [quantités :] 9 ; [prix :] 101,20 ; [sommes :] 910,80<lb/>Total serrurerie : 6158 f. 80<lb/>Peinture<lb/>Surface : [quantités :] 200,00 ; [prix :] 12,00 ; [sommes :] 2400 f ; 00<lb/>Total peinture : 2400 f. 00<lb/>Sculpture<lb/>Salle de Mars<lb/>Pendentifs : [quantités :] 35 ; [prix :] 88,00 ; [sommes :] 3080 f. 00<lb/>Culs de lampe de retombées des nervures des voûtes : [quantités :] 8 ; [prix :] 385,00 ; [sommes :] 3080 f. 00<lb/>Restauration des autres culs de lampe, ensemble : [quantités :] 8 ; [prix :] 165,00 ; [sommes :] 1320,00<lb/>Total sculpture : 7480 f. 00<lb/>Achèvement de la flèche et de la crête de la chapelle<lb/>Charpente : 1840,30<lb/>Plomberie : 7523,00<lb/>Total : achèvement de la flèche et de la crête de la chapelle : 9363 f. 30<lb/>Récapitulation :<lb/>Maçonnerie : 83768 f. 40 c.<lb/>Charpente : 10675,00<lb/>Couverture : 15750,00<lb/>Menuiserie : 9927,50<lb/>Serrurerie : 6158,80<lb/>Peinture : 2400,00<lb/>Sculpture : 7480,00<lb/>Achèvement de la flèche et de la crête de la chapelle<lb/>Charpente : 1840,30<lb/>Plomberie : 7523,00<lb/>Total : 145523 f. 00<lb/>Somme à valoir pour imprévus : 14482,58<lb/>Montant des travaux : 160005,58<lb/>Honoraires de l’architecte, 5 p. %, ci : 8000 f. 28<lb/>Honoraires de l’inspecteur, 2 ½ p. %, ci : 4000,14<lb/>[Total :] 12000,42<lb/>Total de la dépense : 172006 f. 00 c.<lb/>Récapitulation par chapitres du devis des travaux de restauration du bâtiment ouest du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Maçonnerie : [montant des travaux :] 83768,40 ; [imprévus :] 8378,84 ; [honoraires :] 6910,89 ; [total :] 99056,13<lb/>Charpente : [montant des travaux :] 12515,00 ; [imprévus :] 1251,53 ; [honoraires :] 1032,51 ; [total :] 14799,34<lb/>Couverture et plomberie : [montant des travaux :] 23273,00 ; [imprévus :] 2327,30 ; [honoraires :] 1920,02 ; [total :] 27520,32<lb/>Menuiserie : [montant des travaux :] 9927,50 ; [imprévus :] 992,75 ; [honoraires :] 819,02 ; [total :] 11739,27<lb/>Serrurerie : [montant des travaux :] 6158,80 ; [imprévus :] 615,88 ; [honoraires :] 508,10 ; [total :] 7282,78<lb/>Peinture : [montant des travaux :] 2400,00 ; [imprévus :] 240,00 ; [honoraires :] 198,00 ; [total :] 2838,00<lb/>Sculpture : [montant des travaux :] 7480,00 ; [imprévus :] 678,29 ; [honoraires :] 611,87 ; [total :] 8770,16<lb/>Totaux : [montant des travaux :] 145523 f. 00 c. ; [imprévus :] 14482 f. 59 c. ; [honoraires :] 12000 f. 41 c. ; [total :] 172006 f. 00 c.<lb/>Le présent devis descriptif et estimatif montant à la somme de cent soixante-douze mille six francs 00 centimes dressé par l’architecte soussigné<lb/>A Saint-Germain-en-Laye, le [vide] 1902<lb/>Daumet<lb/>Approuvé le 13 octobre 1902<lb/>Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Pour le ministre et par délégation<lb/>Le directeur des Beaux-Arts<lb/>Membre de l’Institut<lb/>Roujon »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1904/1904" encodinganalog="3.1.3">18 avril 1904</unitdate>
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                <persname id="atom_48560_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 18 avril 1904<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Comme suite à vos lettres en date du 29 mars dernier et du 12 avril courant relatives à l’emploi et à la répartition du crédit de 30000 francs que vous avez mis à ma disposition pour la continuation en 1904 de la restauration du château de Saint-Germain, j’ai l’honneur de vous informer que, conformément aux indications de ma lettre en date du 16 mars dernier, j’ai l’intention de faire exécuter des travaux de maçonnerie jusqu’à concurrence d’une somme de 25000 francs, pour lesquels il y aura lieu de faire signer une soumission à l’entrepreneur qui sera chargé de leur exécution et que je désignerai sous peu. Le reste du crédit de 30000 francs sera absorbé par le payement des honoraires et par l’exécution de travaux autres que ceux de maçonnerie, qui ont fait l’objet de soumissions en 1902.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48560_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">11 mars 1906</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 11 mars 1906<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre lettre en date du 6 mars courant relative aux travaux exécutés sur les fonds des Monuments historiques pour l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Permettez-moi de rappeler que le devis de 172006 francs présenté à votre administration et approuvé le 13 octobre 1902 par M. Roujon, alors directeur des Beaux-Arts, a été établi pour la majeure partie au moyen d’extraits faits dans les mémoires réglés d’entrepreneurs relatif à des travaux de même nature que ceux qui sont aujourd’hui en cours d’exécution, et que les prix qui figuraient au devis de 172006 f. sont, à de très rares exceptions près, ceux qu’on a payés précédemment aux entrepreneurs, déduction faite du rabais consenti par eux. Il n’y a donc pas lieu de réduire le chiffre de 172006 f. 00 du montant du produit des rabais consentis par les divers entrepreneurs ; les dépenses effectuées pendant les quatre derniers exercices s’élevant, sauf erreur de ma part, à 116750,07, l’allocation qui reste à fournir par les Monuments historiques est de 55255 f. 93 et non de 37154 f. 50.<lb/>C’est bien ainsi que je l’expose que cela avait été arrêté par M. le directeur des Beaux-Arts, lequel avait décidé que la restauration du château de Saint-Germain serait poursuivie au moyen d’une double allocation annuelle de fonds, l’une de 100000 francs fournie par le service des Bâtiments civils, l’autre de 30000 francs fournie par le service des Monuments historiques. En ce qui concerne la participation de ce dernier service, M. le directeur des Beaux-Arts s’exprimait ainsi qu’il suit dans sa lettre du 13 octobre 1902 : « la dépense de ces travaux est couverte par une allocation égale au montant du devis, que j’accorde sur le crédit des Monuments historiques. Cette dépense sera répartie sur six exercices environ, à partir de 1902, soit approximativement une somme de 30000 f. par année ».<lb/>Si cet engagement n’était pas maintenu, je ne pourrais, faute de ressources, terminer la partie de travail à laquelle le service des Monuments historiques a bien voulu s’intéresser, et pour l’achèvement duquel il a voté des fonds.<lb/>Je vous demande en conséquence de vouloir bien affecter en 1906 une somme de 30000 francs et en 1907 une somme de 25255 f. 93 c., qui me permettront de mener à bonne fin le travail entrepris.<lb/>En ce qui concerne les marchés nouveaux à passer avec les entrepreneurs, il n’est utile pour le moment d’en passer qu’avec MM. Prévost et Chatignoux, entrepreneurs de maçonnerie, pour une somme de 9000 francs.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48540_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Devis de restauration du pont d’accès du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1906</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Devis des travaux à exécuter pour la restauration du pont donnant accès à la principale entrée du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Démi dépose de pierre avec rangement et transport, démi démolition des maçonneries<lb/>Garde-corps<lb/>Tablettes dessus<lb/>2*17,00*0,65 : 22,10<lb/>Sur 0,15 : 3,315<lb/>Au-dessous<lb/>2*17,00*0,55 : 18,70<lb/>Sur 0,80 : 14,960<lb/>Au-dessous, dans la hauteur du saut de loup<lb/>2*18,00*5,00, réduit : 180,00<lb/>A déduire :<lb/>Vide vers façade du château<lb/>Partie basse 3,35*1,30 : 4,35<lb/>Surface d’un ½ cercle de 1,675 de rayon : 4,40<lb/>Au double pour 2 faces : 17,50<lb/>Reste : 162,50<lb/>Sur 1,00 : 162,500<lb/>Cube : 180,775<lb/>A 7 f. 80 c. le mètre, prix réduit : 1409 f. 90<lb/>Reconstruction en roche neuve dure de Saint-Maximin à balcons<lb/>2*18,00*4,00 de hauteur sous le bandeau, produit : 144,00<lb/>Déduire :<lb/>Passages<lb/>Celui vers la façade du château, surface ci-dessus : 8,75<lb/>Celui vers la place, surface d’un ½ cercle de 6 m. 75 de diamètre : 17,83<lb/>Ensemble : 26,58<lb/>Au double pour les 2 faces : 53,16<lb/>Reste : 90,84<lb/>Sur 1 m. 15 réduit d’épaisseur, compris reprises en raccord avec les voûtes conservées : 100,378<lb/>Saillies pour pilastres<lb/>2*1,75 : 3,50<lb/>2*1,25 : 2,50<lb/>Ensemble : 6,00<lb/>Sur 4,00 : 24,00<lb/>Sur 0,30 : 7,200<lb/>Arcs extradosés en plus value, développant : 6,85<lb/>17,15<lb/>Ensemble : 24,00<lb/>Sur 1,00 : 24,00<lb/>Sur 0,50 : 12,000<lb/>A 21 f. 45 c. le mètre en plus value : 257,40<lb/>Cintrage des arcs<lb/>10,60<lb/>8,25<lb/>Ensemble : 18,85<lb/>Sur 1,00 : 18,85<lb/>2 fois : 37,70<lb/>A 10 f. 00 le mètre : 377 f. 00<lb/>Cube : 107,578<lb/>A 115 f. 80 le mètre : 12457,53<lb/>Montage à 3 m. 00 réduit : 107,578<lb/>A 2 f. 75 c. le mètre : 295,84<lb/>Taille des parements, trous, entailles et ravalement avec brettures, même cube : 107,578<lb/>A 6 f. 50 de taille par mètre : 699,26<lb/>A 10 f. 25 c. le mètre : 7167,42<lb/>Ensemble : 21965,09<lb/>Moins le rabais de 22 f. 15 % consenti par l’entrepreneur : 4865,27<lb/>Reste : 17099,82<lb/>Imprévu, 1/10 : 1709,98<lb/>Ensemble : 18809,80<lb/>Honoraires de l’architecte, de l’inspecteur et du vérificateur à 7,50 % : 1410,74<lb/>Montant du devis : 20220 f. 54<lb/>Le présent devis dressé par le soussigné architecte du château<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 7 juillet 1906<lb/>Pour l’architecte empêché, et par ordre<lb/>L’inspecteur<lb/>H. Choret »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration du pont d’accès du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1906</unitdate>
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                <persname id="atom_48623_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <p>Architecte</p>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 juillet 1906<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts, bureau des Monuments historiques<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli le devis estimatif des travaux à exécuter pour la restauration de la partie inférieure du pont donnant accès à la principale entrée du château de Saint-Germain depuis les fondations jusqu’au-dessous de l’assise du bandeau de couronnement portant le socle de la balustrade. La dépense s’élève à 20220 f. 54 c.<lb/>Les travaux consisteront uniquement ne maçonneries, ils seront terminés longtemps avant la fin de l’année courante. Ils seront exécutés par les entrepreneurs MM. Prévost et Chatignoux, qui ont déjà signé une soumission pour les travaux de restauration à faire au château de Saint-Germain en 1906 sur les fonds des Monuments historiques.<lb/>Je suppose que cette soumission est suffisante. Les entrepreneurs Prévost et Chatignoux, qui auront exécuté des travaux pour une somme supérieure au montant de leur soumission, devront comme d’usage verser à fin d’exercice au Trésor le complément de droits correspondant à l’excédent de dépenses.<lb/>Dans le cas où, contrairement à ce que je crois, un nouveau marché serait indispensable, je vous prie de m’en informer : je le ferai établir aussitôt et vous l’adresserais.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48623_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration du pont d’accès du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">21 juillet 1906</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-secrétariat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Minute de lettre du 21 juillet 1906 à M. Daumet, architecte<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint l’autorisation d’entreprendre au château de Saint-Germain-en-Laye les travaux supplémentaires que vous m’avez demandé par votre lettre du 7 juillet courant.<lb/>Cette nouvelle entreprise devant être réglée séparément, je vous serais très obligé de vouloir bien m’adresser un marché spécial pour ces travaux ainsi qu’un deuxième exemplaire du devis. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">10 août 1906</unitdate>
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                <persname id="atom_48545_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <p>Architecte</p>
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            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 10 août 1906<lb/>Monsieur,<lb/>Un point me préoccupe dans la lettre que vous m’avez adressée à la date du 3 août courant :<lb/>« L’administration exige maintenant que les dépenses réellement faites, c’est-à-dire imputables sur les fonds d’un exercice, non seulement n’excèdent pas les crédits, mais ne consomment pas les rabais. »<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que cette question a été posée et résolue dans un sens différent en ce qui concerne les travaux de restauration du château de Saint-Germain : vous pourrez vous en rendre compte par la lecture des lettres dont je donne ci-dessous les dates :<lb/>Lettre de l’architecte du 14 février 1906<lb/>Lettre ministérielle du 6 mars 1906<lb/>Lettre de l’architecte du 11 mars 1906<lb/>Lettre ministérielle du 20 mars 1906<lb/>Le crédit annuel de 30000 francs affecté par le service des Monuments historiques au payement des travaux exécutés au château de Saint-Germain est du reste entièrement dépensé, ou peu s’en faut, à l’heure actuelle, et sous peu vous en recevrez le décompte.<lb/>En procédant ainsi, je n’ai fait que me conformer aux précédents : voici le détail des dépenses faites pendant les divers exercices depuis l’ouverture du crédit annuel de 30000 f. :<lb/>1902 : 25732 f. 04<lb/>1903 : 31565 f. 94<lb/>1904 : 29998 f. 11<lb/>1905 : 29453 f. 98<lb/>Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués.<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48545_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la restauration de la chapelle et le déplacement de l’horloge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1" countrycode="FR" repositorycode="/">74</unitid>
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              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">12 octobre 1906</unitdate>
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                <persname id="atom_48553_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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            <bioghist id="md5-185be228c817c11f7576d586dc7262aa" encodinganalog="3.2.2">
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterre et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 12 octobre 1906<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>En 1902, le soussigné, avant la reprise des travaux d’achèvement du château de Saint-Germain, avait développé les dessins dressés par son avant prédécesseur M. Millet afin de revêtir de plomberie d’art la flèche de la chapelle, dont la charpente seule est en place sur la croupe de cette partie de l’important édifice.<lb/>Quoique l’exécution ait été proposée pour cet ouvrage, aucun crédit n’était disponible. L’ajournement s’imposait et, d’ailleurs, convenait-il de poursuivre l’achèvement d’une pareille œuvre, dans l’indécision où l’on était de la destination de la chapelle.<lb/>Plus tard, des ressources nouvelles furent mises à la disposition du soussigné ; elles s’appliquèrent au plus urgent, la continuation de la restauration des deux dernières travées de la chapelle, la reconstruction partielle de l’escalier datant de François Ier qui y est attenant et dont l’état de dégradation confinait à la ruine.<lb/>Ces travaux terminés, le conservateur du musée fit approprier la chapelle en division spéciale d’archéologie funéraire gallo-romaine ; on y plaça aussi des fragments provenant du château du Moyen Âge ainsi que des restes de sculptures d’un beau caractère retrouvés dans des démolitions et mal abrités dans les fossés du château, destination bien appropriée et excluant par conséquent tout retour de la chapelle à l’usage du culte, qui seul aurait pu légitimer, dans une certaine mesure, la construction d’une flèche munie de cloches, flèche qu’aucun document authentique ne fait présumer comme ayant été l’une des décorations de l’œuvre du XIIIème siècle, travail qui nécessiterait des frais de modèle et de plomberie d’importance considérable pour un motif qui ne figurait pas au projet dressé en 1862 en vue de la restauration par l’éminent architecte.<lb/>Le soussigné pense qu’il peut être proposé de ne pas achever un travail purement décoratif, dont la charpente est exécutée, couverte provisoirement en voliges, et dont seules la croix et ses armatures métalliques sont en place actuellement. Le travail de suppression serait peu important comme dépense.<lb/>Une autre proposition peut être faite, en conformité avec l’opinion actuelle, si justement établie, de ne pas supprimer dans les édifices anciens les adjonctions ayant un caractère d’art et de les remettre au contraire en état de conservation ; tel est l’entourage décoratif de l’ancien cadran d’horloge qui surmonte l’entrée du château devenu musée ; l’ampleur du motif datant du 17ème siècle précise l’époque où l’édifice avait été profondément modifié et non sans grandeur ; le soussigné pense que le cadran de l’horloge appliqué sur la tour dite « le donjon » serait mieux à la place qu’il occupait autrefois ; il propose donc de le repose dans son ancien encadrement. Le parement du mur du donjon serait complété et l’aspect extérieur de cette partie, la plus ancienne et la plus sévère du château, reprendrait sa simplicité d’origine.<lb/>Le soussigné propose à Monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts de renvoyer aux inspecteurs généraux des deux services des Bâtiments civils et des Palais nationaux, et des Monuments historiques l’examen des deux propositions mentionnées au présent rapport et de prendre des déterminations en vue de ce qu’il convient de faire définitivement.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48553_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur la restauration de la chapelle et sur le déplacement de l’horloge du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1906/1906" encodinganalog="3.1.3">19 décembre 1906</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Commission des Monuments historiques<lb/>Rapport à la commission par M. Selmersheim, inspecteur général, sur le château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Séance du comité du 7 janvier 1907<lb/>Monsieur l’architecte Daumet soumet à l’approbation 2 propositions relatives au château de Saint-Germain-en-Laye, savoir :<lb/>1° la suppression de la flèche de la chapelle,<lb/>2° la translation du cadran situé au sommet du donjon de Charles V dans l’encadrement préparé au XVIIe siècle au 1er étage au-dessus de la porte d’entrée.<lb/>Relativement à la flèche, M. l’architecte du château expose que la chapelle est affectée, par le service de conservation du musée, en division spéciale d’archéologie funéraire gallo-romaine, et en dépôt de fragments sculptés retrouvés lors de la restauration. Cette décision excluant tout retour de la chapelle à l’usage du culte, il lui paraît inutile de terminer cette œuvre décorative dont l’exécution serait coûteuse : il propose en conséquence la dépose de cette charpente et le rétablissement du comble dans sa forme générale.<lb/>Pour le cadran de la façade ouest, M. Daumet fait valoir qu’au XVIIe siècle, lors des grands changements et agrandissements exécutés au château de Saint-Germain, un encadrement composé de volutes et de draperies fut préparé pour recevoir un cadran, lequel encadrement existe encore au-dessus de la porte principale du château. Il propose de reporter le cadran édifié par Millet au sommet de la tour du XIVe siècle dans cet emplacement, estimant que le rétablissement du parement de la tour rendrait à cette partie, la plus sévère du château, sa simplicité d’origine.<lb/>Relativement à la première proposition, il y a lieu de convenir avec l’architecte que l’achèvement de la flèche de la chapelle ne présente guère d’intérêt, étant donné l’affectation actuelle de ce monument. Les motifs qui avaient guidé Millet dans cette conception étaient d’ordre traditionnel, et inspirés par les exemples similaires existant sur quelques monuments du Moyen Âge. Nous nous rangeons volontiers à l’avis de la suppression de cette charpente et à la continuation du comble, dont le chevet pourra recevoir la croix en fer édifiée au sommet de la pyramide.<lb/>Pour le cadran, notre avis est qu’il serait fâcheux de supprimer la conception de Millet, d’abord parce que cette applique ne nuit pas à « la simplicité d’origine » que prône M. Daumet, et que la proximité de l’horloge, placée en arrière, assure son bon fonctionnement, ensuite parce que le cadran en lave émaillée est de dimension beaucoup plus restreinte que l’espace fourni par l’entourage XVIIe siècle, ce qui rend son adaptation difficile. On peut faire valoir d’autre part que l’éloignement du mécanisme, placé dans une petite construction en arrière du donjon, est une autre difficulté.<lb/>Enfin, n’est-il pas permis de regretter l’obstruction d’une fenêtre primitive de la façade ouest pour une décoration d’un médiocre intérêt, rompant l’harmonie de cette façade ?<lb/>Notre avis est qu’il convient de laisser subsister le cadran à la place prévue par le précédent architecte, et qu’il ne paraît y avoir aucun inconvénient à supprimer la décoration du XVIIe siècle dont le type similaire existe dans la cour, sur la tourelle sud-ouest.<lb/>Paris, le 19 décembre 1906<lb/>Selmersheim »</p>
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              <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
              <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_48620_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 13 février 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur les conséquences des résolutions prises récemment par la commission des Monuments historiques, relativement à l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain ; elles apportent une si complète modification au projet d’origine, pour ce qui concerne la chapelle de cet édifice, que le devis de 172006 francs sur lequel a été établie l’opération engagée en 1902 ne correspond plus, en aucune façon, aux nouvelles décisions. C’est pourquoi je vous propose de considérer cette première opération comme ayant pris fin, et de la remplacer par une nouvelle, basée sur le devis ci-inclus, montant à la somme de 55140 f. 47.<lb/>Pour le cas où vous accepteriez cette proposition, je vous demande de vouloir bien m’allouer en 1907, sur les fonds des Monuments historiques, un dernier crédit de 55140 f. 47 qui permettra de terminer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, entreprise il y a près d’un demi-siècle.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48620_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la participation financière des Monuments historiques à la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1907</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Sous-Secrétariat d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Minute de lettre du 28 mars 1907<lb/>Note pour le bureau des Bâtiments civils et des Palais nationaux<lb/>En réponse à la note du 11 de ce mois, le chef de bureau soussigné a l’honneur de faire connaître à son collègue, Monsieur Caux, que la somme de 172006 f. réservée dès 1902 sur le crédit des Monuments historiques pour la restauration du château de Saint-Germain a été employée jusqu’à concurrence de 146415 f. 66.<lb/>Il reste dont actuellement un disponible de 25590 f. 34, sur lequel il y a lieu toutefois de déduire les rabais consentis par les entrepreneurs. Ces rabais se montent à 22631 f. 98 et, de ce fait, la somme nette qui reste réservée sur le crédit primitif de 172006 f. est réduite à 2958 f. 36.<lb/>M. l’architecte Daumet a d’ailleurs reçu tous les renseignements utiles à cet égard. Ces renseignements sont en effet contenus dans le bordereau de liquidation partielle des travaux de l’édifice qui lui a été transmis le 2 février dernier.<lb/>Le soussigné croit devoir ajouter que par dépêche du 20 mars 1906 M. l’architecte Daumet a été informé que, dans le cas où le programme des travaux nécessiterait l’emploi intégral des fonds réservés sur le crédit des Monuments historiques, il aurait à soumettre pour 1907 un devis des ouvrages complémentaires dont le montant ne saurait être supérieur aux rabais précités de 22631 f. 98 consentis par les divers entrepreneurs. »</p>
            </scopecontent>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">26 avril 1907</unitdate>
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                <persname id="atom_48615_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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              <note>
                <p>Architecte</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 26 avril 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Par une lettre en date du 13 février dernier, j’ai eu l’honneur d’appeler votre attention sur les conséquences des résolutions prises par la commission des Monuments historiques, relativement à l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain.<lb/>Je vous ai signalé que le devis de 172006 francs établi pour la restauration de cet édifice devait être considéré comme ayant pris fin et remplacé par un autre montant à 55140 f. 47, dont je vous ai adressé la copie, établie d’après les nouvelles résolutions prises par la commission des Monuments historiques.<lb/>Comme le tiers de l’année est déjà écoulé, je vous demande de vouloir bien me notifier dans le plus court délai possible l’allocation du crédit de 55140 f. 47 qui m’est nécessaire pour pouvoir terminer cette année la restauration qui m’est confiée.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48615_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport sur les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique, des Beaux-Arts et des Cultes<lb/>Commission des Monuments historiques<lb/>Rapport à la commission par M. Selmersheim, inspecteur général, sur l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>Séance du 10 mai 1907<lb/>Monsieur l’architecte Daumet soumet à l’approbation un devis estimatif s’élevant à 57140 f. 47 destiné à terminer la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye commencée en 1862.<lb/>Cette estimation comprend les travaux suivants :<lb/>Pour la maçonnerie, quelques reprises aux soubassements et aux fenêtres du rez-de-chaussée de la façade ouest ; l’établissement d’une clôture en pierre à l’entrée de la galerie à droite du passage à voitures ; le démontage et la repose en nouvel emplacement du cadran extérieur de l’horloge ;<lb/>Pour la charpente, la démolition de la flèche de la chapelle ;<lb/>Pour la couverture, les raccords du comble après l’enlèvement de la flèche ;<lb/>Pour l’horlogerie, le changement de l’emplacement de l’horloge ;<lb/>Enfin divers travaux de menuiserie et de serrurerie.<lb/>La commission, dans sa séance du 25 janvier dernier, ayant décidé la plupart de ces travaux, nous proposons l’approbation du devis en question, par lequel on terminera la restauration du château de Saint-Germain et dont les fonds pourront être à la charge du service des Monuments.<lb/>Paris, 8 mai 1907<lb/>Selmersheim »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">24 mai 1907</unitdate>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Minute de lettre du 24 mai 1907<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, architecte<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, sur l’avis de la commission des Monuments historiques, je viens d’approuver à la date de ce jour le devis de 55140 f. 47 que vous avez dressé en vue de l’achèvement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>M. le ministre a décidé, sur ma proposition, de mettre la dépense prévue à la charge du budget des Beaux-Arts (Monuments historiques). Cette dépense est imputée sur l’exercice 1907 jusqu’à concurrence de 25000 f. En conséquence, je vous adresse sous ce pli l’autorisation d’entreprendre les travaux.<lb/>Vous voudrez bien me faire parvenir, en même temps que les pièces nécessaires à la mise en train des ouvrages, un deuxième exemplaire de votre projet.<lb/>Je dois ajouter que les travaux du devis de 172006 approuvé le 13 octobre 1902 sont considérés comme terminés et que, dans ces conditions, le reliquat non employé de l’allocation réservée sur le budget des Beaux-Arts pour leur exécution est compris dans l’allocation du nouveau devis.<lb/>Signé : Dujardin-Beaumetz »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">7 août 1907</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 7 août 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser sous ce plu les soumissions en double expédition à faire signer, compris imprévus, à :<lb/>MM. Prévost et Chatignoux, entrepreneurs de maçonnerie : 14503 f. 68<lb/>Laubeuf, entrepreneurs de charpente : 5324,00<lb/>Monduit, entrepreneur de plomberie : 10890,00<lb/>Hoffmann, entrepreneur de menuiserie : 8479,35<lb/>Moutier, entrepreneur de serrurerie : 8706,44<lb/>Beauvais, horloger : 4400,00<lb/>Pour l’exécution des travaux prévus au devis de 55140,47 approuvé le 24 mai 1907, ces travaux devant s’exécuter en 1907 jusqu’à concurrence d’une somme de vingt-cinq mille francs, et le reste sur les exercices suivants.<lb/>Les domiciles des entrepreneurs sont les suivants :<lb/>Prévost et Chatignoux à l’Isle-Adam (Seine-et-Oise)<lb/>Monduit, rue Poncelet 31 à Paris<lb/>Laubeuf, Hoffmann, Moutier et Beauvais à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise)<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet<lb/>P.S. Me référant à l’article 18 du décret du 18 novembre 1882 qui autorise votre administration à traiter de gré à gré avec les entrepreneurs pour l’exécution des travaux d’ordre spécial comme celui dont il s’agir, je propose de confier les travaux d’horlogerie à M. Beauvais, depuis fort longtemps horloger du château de Saint-Germain. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 11 novembre 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>J’ai l’honneur de vous demander de vouloir bien mettre à ma disposition en 1908, sur les fonds des Monuments historiques, un crédit de 11000 francs pour l’achèvement de la restauration du château, cette somme étant destinée à faire la crête au-dessus du faîtage de la chapelle.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48619_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Minute de lettre du 24 mai 1907<lb/>Le sous-secrétaire d’Etat des Beaux-Arts à M. Daumet, architecte<lb/>En réponse à votre lettre du 11 novembre dernier, j’ai l’honneur de vous informer qu’une somme de 11000 f. sera réservée en 1908 sur les crédits des Monuments historiques pour les travaux à exécuter à la chapelle du château de Saint-Germain.<lb/>Je vous serai très obligé de me faire parvenir une deuxième expédition de votre devis approuvé le 24 mai 1907 et qui s’élève à 55140 f. 47. »</p>
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              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre et copie de devis concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitid type="alternative" label="MAP">0081/078/0072</unitid>
              <unitdate normal="1907/1907" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1907</unitdate>
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                <persname id="atom_48651_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 30 novembre 1907<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>Monuments historiques<lb/>Comme suite à votre lettre du 28 novembre courant, j’ai l’honneur de vous adresser sous ce pli la nouvelle expédition du devis de 55140 f. 47 c. que vous demandez.<lb/>Je profite de ma lettre pour vous informer que la somme de 11000 francs que j’ai demandée et que vous voulez bien mettre à ma disposition pour travaux à exécuter en 1908 à la chapelle du château de Saint-Germain sera employée uniquement en travaux de plomberie, que je me propose de confier, comme par le passé, sous réserve de votre approbation, à M. Ph. Monduit, entrepreneur de cette spécialité, rue Poncelet 31 à Paris.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/><lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Monuments historiques<lb/>Devis des travaux de diverses natures à exécuter pour l’achèvement de la restauration<lb/>Maçonnerie, Prévost et Chalignaux<lb/>Restauration des soubassement des façades du château en banc royal de Saint-Maximin<lb/>4,00*3,00 : 12,00<lb/>5,00*2,10 : 10,50<lb/>7,60*2,25 : 17,10<lb/>[Total :] 39,50*0,40 réduit : 15 m. 840<lb/>A 90 f. le m. cube : 1425 f. 60<lb/>Refouillements, parements, ravalements, même cube : 15,840<lb/>A 11 m. 00 de taille p. m. : 174,24<lb/>A 4 f. 20 le m. : 731,81<lb/>Pose en reprise par incrustements, idem cube : 15 m. 840<lb/>A 9 f. 60 le m. : 152,06<lb/>Carrelage des salles du rez-de-chaussée en carreaux céramiques fournis et posés sur ciment sur forme en béton de gravillon et ciment de Poilland avec repiquage, dressement et nivellement du sol, surface : 514 m. 77<lb/>A 19 f. 00 le m. : 9780,63<lb/>Clôture à droite de l’entrée du vestibule du rez-de-chaussée<lb/>Socle : 5,45*0,55 : 2,98<lb/>*0,55 : 1,606<lb/>Au-dessus : 5,45*1,65 :8,99<lb/>*0,35 : 3,146<lb/>Entablement : 5,45*0,60 : 3,27<lb/>*0,50 : 1,635<lb/>[Total :] 6 m. 387<lb/>A 115 f. 80 le m. cube : 739,61<lb/>Moulage, cube : 6,387<lb/>A 3 f. 15 le m. cube : 20,13<lb/>Taille des parements, ravalements et moulures, cube : 6,387<lb/>A 20 m. 00 p. mètre : 127,74<lb/>A 10 f. 25 le m. : 1309,33<lb/>Baies du rez-de-chaussée en façade sur la place du Château<lb/>6 semblables<lb/>Voûtes en briques de Feucherolles de 0,22 et chaux :<lb/>6 fois 3,30*2,10 : 41,58<lb/>A 15 f. 00 le m. : 623,70<lb/>Enduit en plâtre à l’intrados<lb/>Cube : 41 m. 58 à 0 m. 57 courant : 23,91<lb/>Enduits de piédroits, trous, scellements, calfeutrements : 30,00<lb/>Ensemble : 53,91<lb/>A 3 f. 85 le m. : 207,55<lb/>Démontage du cadran du donjon et pose en son nouvel emplacement, évalué, compris échafaudages pour la dépose et pour la repose et reprise des murs à l’emplacement de l’ancien cadran : 778,46<lb/>Ensemble : 15768,88<lb/>Moins rabais de 22,15 % : 3492,81<lb/>Total maçonnerie : 12276 f. 07 c.<lb/>Charpente Laubeuf<lb/>Démontage de la flèche de la chapelle en utilisant les bois à l’Etat pour les échafauds et raccords de la charpente à la suite de la suppression de la flèche : 5500,00<lb/>Moins rabais de 12 % : 660,00<lb/>Total charpente : 4840,00<lb/>Couverture Ch. Monduit<lb/>Raccords de couverture après la suppression de la flèche de la chapelle : 1500,00<lb/>Crête de la chapelle : 9500,00<lb/>Ensemble : 11000,00<lb/>Rabais de 10 % : 1100,00<lb/>Total couverture : 9900,00<lb/>Horlogerie<lb/>Changement de l’emplacement de l’horloge du château avec toutes modifications et fournitures nécessaires : 4000,00<lb/>Serrurerie<lb/>Achèvement des ferrages restant à exécuter sur fossé<lb/>4 croisées à 2 vantaux à 60 f. 00 : 240,00<lb/>3 portes à 142 f. 00 : 426,00<lb/>Rez-de-chaussée<lb/>1 porte à 4 vantaux : 250,00<lb/>3 portes croisées à 138 f. 00 : 414,00<lb/>3 portes intérieures à 2 vantaux à 138 f ; 00 : 414,00<lb/>4 portes intérieures à 1 vantail à 120 f. 00 : 480,00<lb/>1 grande croisée à 4 vantaux : 250,00<lb/>Tourelle<lb/>6 portes à 1 vantail à 120 f. : 720,00<lb/>Entresol<lb/>2 portes à 1 vantail à 120 f. : 240,00<lb/>1er étage<lb/>3 portes à 1 vantail à 120 f. : 360,00<lb/>2e étage<lb/>3 portes à 1 vantail à 120 f. : 360,00<lb/>Terrasse<lb/>2 portes à 1 vantail à 120 f. : 240,00<lb/>Porte à 2 vantaux de la salle des gardiens : 138,00<lb/>Porte d’entrée du château avec un guichet ouvrant : 3,15*4,43 : 13,95<lb/>A 220 f. le m. : 3069,00<lb/>Modification à la croix de la flèche de la chapelle : 200,00<lb/>Œil-de-bœuf au-dessus de l’entrée principale du château<lb/>Grille en fer forgé et feuillard en tôle : 1000,00<lb/>Garde-corps au-devant du fossé de la chapelle sur la cour : 500,00<lb/>Ensemble : 9301,00<lb/>Moins rabais de 15 % : 1395,15<lb/>Total serrurerie : 7905,85<lb/>Menuiserie Hoffmann<lb/>Achèvement des menuiseries<lb/>4 croisées à 2 vantaux à 60 f. : 240,00<lb/>3 portes à 1 vantail à 50 f. : 150,00<lb/>Rez-de-chaussée<lb/>Porte du vestibule à 4 vantaux : 450,00<lb/>3 portes intérieures à 2 vantaux avec impostes : 650,00<lb/>2 portes intérieures à 2 vantaux : 250,00<lb/>4 portes intérieures et extérieures à 1 vantail, à 50 f. 00 l’une : 200,00<lb/>Pour la grande baie sur courette : 500,00<lb/>Stylobates, calfeutrements, moulures : 900,00<lb/>Tourelle<lb/>Sicles des marches : 350,00<lb/>6 portes sur paliers de repos fermant les réduits : 250,00<lb/>Entresol<lb/>Poteaux, stylobates, portes, moulures : 950,00<lb/>1er étage, même travail : 950,00<lb/>Lambris, chambranle de la tourelle : 1500,00<lb/>2e étage, stylobates et portes : 350,00<lb/>Terrasse, 2 portes à 37,50 l’une : 75,00<lb/>Ensemble : 8565,00<lb/>Rabais de 10 % : 856,50<lb/>Total menuiserie : 7708,50<lb/>Ensemble : 46630,42<lb/>Imprévu : 4663,04<lb/>Ensemble : 51293,46<lb/>Honoraires de l’architecte, de l’inspecteur et du vérificateur, calculés à 7 f. 50 % : 3847,0<lb/>Montant du devis : 55140 f. 47 c.<lb/>Le présent devis dressé par le soussigné architecte du château<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 13 février 1907<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48651_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Architecte</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 19 mars 1908<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain à monsieur le Sous-Secrétaire d’Etat des Beaux-Arts<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser ci-contre ma proposition pour la répartition du crédit de 11000 [rayé, remplacé par : 4300] francs dont j’ai fait la demande au service des Monuments historiques pour l’achèvement en 1908 de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>L’architecte du château de Saint-Germain<lb/>Daumet<lb/><lb/>Château de Saint-Germain<lb/>Monuments historiques<lb/>Devis des travaux de grosses réparations à exécuter en 1908 pour l’achèvement de la restauration du château<lb/>Couverture<lb/>Achèvement de la partie supérieure de la toiture de la chapelle : 4000 f. 00<lb/>[rayé :] Peinture décorative dans la tourelle du pavillon sud-ouest à exécuter par M. Albert Girard : 4000,00<lb/>[rayé :] Bordure ornementale dans cette même tourelle : 1500,00 [annoté :] Travail ne concernant pas les Monuments historiques<lb/>Divers, pour échafaudage : 750,00<lb/>[Total :] 4750,00<lb/>Honoraires, 7,50 f. % : [rayé : 750, remplacé par :] 356,25<lb/>Total du devis : [rayé : 11000,00, remplacé par :] 4356,25<lb/>Le présent devis dressé par le soussigné, architecte du château<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 19 mars 1908<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48621_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux de restauration de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1908/1908" encodinganalog="3.1.3">15 avril 1908</unitdate>
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                <p>Architecte</p>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Beaux-Arts<lb/>Château et parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Bureau de l’architecte<lb/>République française<lb/>Saint-Germain-en-Laye, le 15 avril 1908<lb/>Cher Monsieur,<lb/>Vous avez bien voulu me confier les propositions du 19 mars dernier, enregistrées le 23. J’ai fait au crayon les suppressions et avais pensé tout d’abord à reproduire une nouvelle expédition, mais je me suis avisé, attendu les mentions administratives.<lb/>Le crédit à fournir se résume à la couverture du faîtage de la chapelle, soit pour les Monuments historiques 4356,25, laissant un boni sur les prévisions. Vous pourrez, cher Monsieur, modifier les chiffres à l’encre rouge commis au contrôle.<lb/>Veuillez recevoir, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.<lb/>Daumet »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_48622_actor">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré </persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Plans d’édifice des Yvelines</unittitle>
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            <p>Publié</p>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Photographies de monuments des Yvelines</unittitle>
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            <p>Publié</p>
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          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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          <note>
            <p>Le musée Gallo-Romain est créé par décret impérial le 8 mars 1862 ; Claude Rossignol, directeur des archives de la Côte-d'Or, est nommé directeur, et Philibert Beaune est désigné peu après attaché à la conservation. Comme les musées de Versailles et du Luxembourg, le musée appartient à la seconde conservation des Musées impériaux. A sa création le musée ne conserve aucune collection et ne répond à aucun projet scientifique officiel. Dès 1864, Auguste Jean-Baptiste Verchère de Reffye, officier d'intendance de Napoléon III, propose à l'empereur un projet novateur. Le 1er avril 1865, la première réunion de la Commission consultative pour l’organisation du musée se réunit sous la présidence du Comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts. Cette Commission regroupe de grands noms de l’archéologie, de la paléontologie, de la géologie, de la numismatique, de l'épigraphie et de l'architecture comme Alexandre Bertrand, Édouard Lartet, Félix de Saulcy. La commssion ratifie le projet initial de Verchère de Reffye. Dès août 1866, Alexandre Bertrand assure la direction du musée, alors que Claude Rossignol est écarté.<lb/>En 1866, il est précisé que « le musée de Saint-Germain a pour but de centraliser tous les documents relatifs à l’histoire des races qui ont occupé le territoire de la Gaule depuis les temps les plus reculés jusqu’au règne de Charlemagne ; de classer ces documents d’après un ordre méthodique ; d’en rendre l’étude facile et à la portée du public ; de le publier et d’en propager l’enseignement ».<lb/>Le Musée des Antiquités nationales est donc le premier musée consacré entièrement à l’archéologie du territoire national.<lb/>Les sept premières salles sont inaugurées par l’Empereur le 12 mai 1867, lors de l'exposition universelle.<lb/>Quarante-quatre salles sont ouvertes au public en 1907.<lb/><lb/>La naissance du musée et son développement est inséparable de celle de la Commission de Topographie des Gaules et de l'action des sociétés savantes. Parmi les toutes premières collections à être entrées figurent celles de Jacques Boucher de Perthes, considéré comme le père de la préhistoire, qui révélèrent, au milieu du XXe siècle, l’existence d’hommes préhistorique antérieure aux Gaulois.<lb/>L’essor de la préhistoire française connait par la suite une extraordinaire expansion, grâce au travail de Gabriel de Mortillet, attaché de la conservation au musée et père de la chronologie préhistorique, qui fit entrer de très nombreuses séries archéologiques de référence au musée. On doit également à Édouard Piette la plupart des pièces d’art paléolithique conservées au musée.<lb/>Dans l’entre deux guerres, Henri Hubert concevoit une refonte complète des collections du musée, en leur adjoignant une section d’archéologie comparée, faisant notamment appel aux découvertes de l’Extrême Orient.<lb/>Les grands archéologues du XXe siècle ont contribué à l’enrichissement et à l’étude des collections, comme en particulier l’Abbé Breuil, Louis Capitan, Henri et Jacques de Morgan, l’Abbé Cochet, Joseph Déchelette, et bien d’autres encore.<lb/>Des collections nouvelles continuent d’entrer à Saint-Germain. Elles proviennent des recherches actuelles menées en France ou à l’étranger, comme l’extraordinaire série d’objets de Nouvelle-Guinée, collectée parPierre Pétrequin, ou encore d’importantes fouilles de sauvetage, comme l’exceptionnel mobilier des tombes à char gauloises de l’aéroport de Roissy découvert en 1995.</p>
          </note>
        </bioghist>
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          <p>Publié</p>
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          <name role="Producteur" id="atom_17751_actor">Musée d'Archéologie nationale - Domaine national de Saint-Germain-en-Laye </name>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fonds du Domaine</unittitle>
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                  <p>« Château de Saint-Germain-en-Laye
<lb/>Journal des travaux de 1870 à [vide]
<lb/>Château de Saint-Germain-en-Laye
<lb/>
<lb/>[p. 1] 1870
<lb/>[article rayé :] 4 janvier
<lb/>Vieux bois de charpente provenant des démolitions de l’angle sud-est, livré en compte à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, savoir :
<lb/>Un toisé de 3,40*3,40*1,10 réduit, produit : 12 st. 716
<lb/>Deux morceaux de vieilles poutres de ensemble 5,20*0,40*0,33, produit : 0 st. 686
<lb/>Ensemble : 13 st. 402
<lb/>Livré à M. Berthier treize stères quatre cent deux millistères de vieux bois de charpente
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 13 st. 402. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1870, [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>4 janvier
<lb/>Remis à M. Berthier la feuille 217 concernant le plafond du 1er étage au pavillon nord-est
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>4 janvier
<lb/>Remis à M. Berthier la feuille 170 concernant le plafond de la 1ère salle du bâtiment est, près le pavillon nord-est, au 1er étage
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>5 janvier
<lb/>On termine les travaux de terrassements sur le parterre. Il ne reste plus à exécuter que le règlement des déblais et des remblais.
<lb/>Continuation des travaux de maçonnerie à l’angle sud-est, et sur le parterre.
<lb/>
<lb/>[p. 2] 10 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles nos 243 et 244 concernant l’escalier de l’angle sud-est de la cour.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>15 janvier 1870
<lb/>Remise à M. Morin-Bigle les feuilles 245 et 246 concernant l’escalier de l’angle sud-est de la cour.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>16 janvier
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 14 janvier 1870 indiquant qu’un crédit de 15979 f. 00 est accordé pour des travaux d’entretien à exécuter  au château pendant l’exercice 1870.
<lb/>[dans la marge :] Crédit de l’entretien pour 1870 : 15979 f. 00 (décision du 24 décembre 1869).
<lb/>
<lb/>19 janvier
<lb/>On pose la 10e assise de la tourelle de l’angle sud-est. On commence les fouilles pour les fondations de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On continue la pose des tablettes de couronnement du mur de terrasse sur le parterre au devant de la façade nord.
<lb/>
<lb/>25 janvier
<lb/>Les travaux sont interrompus par la gelée.
<lb/>
<lb/>26 janvier
<lb/>Remis à M. Berthier une feuille de dessin indiquant la disposition du parquet au 1er étage du pavillon nord-est et dans la salle adjacente du bâtiment est.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[p. 3] 29 janvier
<lb/>On termine la pose des portes et des croisées de la salle à 4 croisées au 1er étage du bâtiment nord. Les croisées sont également posées au 2ème étage et à l’entresol dans les salles à 4 croisées. Elles sont aussi posées et tous les étages du pavillon nord-est.
<lb/>Dans la tourelle de l’angle nord-est, le plafond en menuiserie est posé au 1er étage.
<lb/>A l’entresol, les croisées sont vitrées du côté des fossés depuis l’escalier d’honneur jusques y compris la 4ème croisée de la façade est.
<lb/>Au 1er étage, dans la salle à 4 croisées, et dans la petite salle à côté, les croisées sont vitrées sur la façade nord.
<lb/>Au 1er étage, dans la salle à 4 croisées et dans la petite salle à côté, les croisées sont vitrées sur la façade nord.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>On commence la construction de la fosse du fossé sud, près l’angle sud-est.
<lb/>On continue la restauration de l’escalier de l’angle nord-est. Les marches neuves sont posées jusqu’à hauteur de l’entresol, moins le palier.
<lb/>On continue la construction du mur-terrasse dans le parterre, en avant de la façade nord.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 247 et 248 concernant la cheminée du 1er étage du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>On continue la construction de la fosse du fossé sud vers l’angle sud-est. On construit le caniveau de l’urinoir.
<lb/>On continue la vitrerie dans le bâtiment nord et le pavillon nord-est, et on commence le plafond en menuiserie au 1er étage dudit pavillon.
<lb/>
<lb/>[p. 4] 9 février
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 249 contenant les détails de la cheminée du 1er étage pavillon nord-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 12 février
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, vieux fer provenant des démolitions de l’angle nord-est, un poids de : 2300 k.
<lb/>A réduire 4 % de déchet : 92
<lb/>Reste : 2208 k.
<lb/>[dans la marge :] Vieux fer en compte : 2208 k. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1870 [signé :] Eugène Millet
<lb/>Et vieille fonte, même provenance : 800 k.
<lb/>A déduire 4 % de déchet : 32
<lb/>Reste : 768 k.
<lb/>[dans la marge :] Vielle fonte en compte : 768 k. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1870 [signé :] Eugène Millet
<lb/>Livré à M. Moutier deux mille deux cent huit k. vieux fer et huit cent soixante-huit k. vieille fonte
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>
<lb/>19 février 1870
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 250 contenant les détails de la cheminée du 2e étage du pavillon sud-est
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>27 février
<lb/>On termine la pose des plafonds en bois dans le pavillon nord-est.
<lb/>On reprend la construction de la fosse dans le fossé sud vers l’angle sud-est ainsi que la construction du mur de terrasse sur le parterre, parallèle à la façade nord.
<lb/>
<lb/>[p. 5] 1er mars
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 251 concernant la construction du portique des 2 magasins du bâtiment sud.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>8 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 7 mars 1870 annonçant qu’un crédit de 200000 f., affecté aux grosses réparations du château, a été ouvert pour l’exercice 1870.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations, crédit de : 200000 f.
<lb/>
<lb/>13 mars
<lb/>On termine la construction du mur de terrasse sur le parterre. On commence le règlement des terres.
<lb/>
<lb/>22 mars
<lb/>On termine le règlement des terrassements sur le parterre. On commence la construction de la fondation sous le bahut de la partie de grille joignant le mur du fossé à l’angle nord-ouest.
<lb/>On termine la pose des marches neuves de l’escalier de l’angle nord-est.
<lb/>La restauration du mur du bâtiment sud, côté du fossé et vers l’angle sud-est, est élevée jusqu’à hauteur du sol du rez-de-chaussée. Il en est de même de la construction de la tour sud-est.
<lb/>Au pavillon nord-est et dans les salles adjacentes, la vitrerie est terminée à l’entresol et au 1er étage. Il en est de même au 2ème étage à l’exception de la salle de la tour nord-est et de la première salle du bâtiment est.
<lb/>A rez-de-chaussée du bâtiment sud, on commence la fouille pour la fondation des colonnes du magasin adjacente à [p. 6] l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>30 mars
<lb/>A rez-de-chaussée du bâtiment sud, on remplit les fondations des deux colonnes du magasin et on commence à poser les bases.
<lb/>
<lb/>1er avril
<lb/>On commence le travail nécessaire au raccordement de la terrasse du parterre parallèle à la façade nord, avec le trottoir de la place du château.
<lb/>On continue la restauration du mur du bâtiment sud, côté du fossé, vers l’angle sud-est.
<lb/>Continuation de la vitrerie à l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>1er avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant l’approbation des soumissions de MM. Morin-Bigle, Béché, Tellier, Monduit et Béchet, Berthier, Moutier, Ferrari, Louis dit Larible, Corbel et Libersac pour l’exécution des travaux de grosses réparations de l’exercice 1870.
<lb/>
<lb/>2 avril
<lb/>Remis à M. Berthier la feuille n° 252 concernant la bibliothèque de la salle au 1er étage au donjon.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>6 avril
<lb/>Bâtiment sud, façade sur le fossé, vers l’angle sud-est, la restauration est montée jusqu’à hauteur de la naissance des croisées du rez-de-chaussée, à l’exception des deux baies attenant la tourelle, qui ne sont restaurées que jusqu’à la hauteur des appuis.
<lb/>
<lb/>[p. 7] 9 avril
<lb/>Remis à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, une feuille de dessins concernant les détails de la balustrade à établir sur le mur de terrasse du parterre parallèle à la façade nord.
<lb/>Remis également un détail du plancher en fer à établir dans la salle du bâtiment sud, adjacente à l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>
<lb/>9 avril
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle une feuille de dessin concernant l’arrangement des croisées du magasin à rez-de-chaussée sous la bibliothèque.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 avril
<lb/>Vergelé livré en compte à M. Morin-Bigle et provenant des démolitions du rez-de-chaussée du bâtiment sud, vers l’escalier de l’angle sud-est, 
<lb/>4 morceaux de chaque 0,55*0,35*0,30, produit : 0,246
<lb/>1 de 0,90*0,50*0,32, produit : 0,144
<lb/>1 de 1,00*0,53*0,38, produit : 0,201
<lb/>1 de 1,00*0,50*0,20, produit : 0,100
<lb/>1 de 1,00*0,45*0,28, produit : 0,126
<lb/>1 de 1,00*0,40*0,45, produit : 0,180
<lb/>1 de 0,85*0,60*0,37, produit : 0,187
<lb/>3 de chaque 0,55*0,35*0,35, produit : 0,202
<lb/>1 de 1,00*0,28*0,33 : 0,092
<lb/>Ensemble : 1,478
<lb/>A déduire un déchet de 15 p. % : 0,222 
<lb/>Reste : 1 m. 256
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur [p. 7] de maçonnerie, un mètre cube deux cent cinquante-six décimètres cubes de pierre vergelé.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 1 m. 256. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 1,256. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 16 avril
<lb/>Livré en compte à M. Morin-Bigle trois morceaux de roche provenant des démolitions du bâtiment sud, savoir :
<lb/>Un de 1,60*0,40*0,25, produit : 0,160
<lb/>Un de 0,45*0,40*0,38, produit : 0,068
<lb/>Un de 0,35*0,30*0,40, produit : 0,042
<lb/>[Total :] 0,270
<lb/>Déchet 25 p. % : 0,039
<lb/>Reste à compter livré en compte : 0 m. 231
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 0 m. 231. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,231. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Livré en compte trois morceaux de vergelé provenant des mêmes démolitions, savoir
<lb/>Un de 0,70*0,70*0,55, produit : 0,270
<lb/>Un de 0,35*0,42*0,25, un de 0,70*0,35*0,28, produit : 0,110
<lb/>[Total :] 0,380
<lb/>Déchet de 15 p. % : 0,037
<lb/>Reste à compter livré en compte : 0 m. 343
<lb/>[dans la marge :]  Vergelé livré en compte : 0,343. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,343. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, a reçu deux cent trente et un décimètres cubes de roche et trois cent quarante-trois décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions du bâtiment sud.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[p. 9] 20 avril
<lb/>A la tourelle de l’angle sud-est, on pose la 22ème assise.
<lb/>Sur la façade est, on termine la reconstruction de la croisée du rez-de-chaussée adjacente à la tourelle sud-est. Sur la façade sud, la reconstruction de la 3ème et de la 4ème croisée du rez-de-chaussée à partir de la dite tourelle est terminée.
<lb/>Dans le rez-de-chaussée du bâtiment sud, au dessous de la bibliothèque, les 4 pieds en roche recevant les 3 arcs en pierre sont terminés, y compris la pose des sommiers.
<lb/>On continue la restauration intérieure de l’escalier de l’angle nord-est.
<lb/>On commence la pose des dés recevant les vases du mur-terrasse sur le parterre.
<lb/>
<lb/>23 avril
<lb/>On pose les arcs de la salle à rez-de-chaussée sous la bibliothèque dans le bâtiment sud.
<lb/>Dans ce fossé sud, on construit le quatrième contrefort à la suite de la tourelle sud-est.
<lb/>On continue la restauration intérieure de la cage de l’escalier nord-est.
<lb/>On pose les dés du mur-terrasse parallèle à la façade nord sur le parterre.
<lb/>
<lb/>4 mai
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 253 contenant les détails des vases du mur-terrasse sur le parterre en face la façade nord.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 mai
<lb/>Vergelé livré en compte à M. Morin-Bigle et provenant du chemin de ronde du bâtiment sud :
<lb/>[p. 10] Savoir, un morceau de 0,75*0,36*0,33 : 0,089
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40*0,33 : 0,106
<lb/>Un morceau de 0,70*0,36*0,40 : 0,101
<lb/>Un morceau de 0,55*0,36*0,45, un morceau de 0,80*0,36*0,45 : 0,216
<lb/>Un morceau de 1,00*0,35*0,15 : 0,053
<lb/>Un morceau de 0,95*0,35*0,45 : 0,143
<lb/>Un morceau de 0,85*0,32*0,20 : 0,054
<lb/>Un morceau de 0,72*0,36*0,30 : 0,078
<lb/>Un morceau de 0,90*0 ,37*0,40 : 0,133
<lb/>Un morceau de 1,20*0,36*0,30 : 0,129
<lb/>Un morceau de 1,10*0,36*0,35 : 0,120
<lb/>Un morceau de 0,50*0,36*0,30 : 0,054
<lb/>Un morceau de 0,85*0,36*0,42 : 0,130
<lb/>Un morceau de 0,75*0,36*0,30 : 0,081
<lb/>Un morceau de 1,00*0,36*0,35 : 0,126
<lb/>Un morceau de 1,00*0,36*0,40 : 0,144
<lb/>Un morceau de 0,80*0,43*0,37, un morceau de 0,60*0,36*0,37, un morceau de 0,75*0,36*0,37 : 0,307
<lb/>Un morceau de  0,90*0,36*0,40 : 0,129
<lb/>Un morceau de 0,75*0,34*0,38 : 0,099
<lb/>Un morceau de 0,65*0,36*0,34 : 0,078
<lb/>Un morceau de 1,00*0,37*0,45 : 0,166
<lb/>Un morceau de 0,70*0,37*0,45 : 0,117
<lb/>Un morceau de 0,70*0,35*0,60 : 0,147
<lb/>Un morceau de 1,15*0,36*0,60 : 0,253
<lb/>Un morceau de 1,15*0,36*0,60 : 0,253
<lb/>Un morceau de 0,80*0,35*0,50 : 0,140
<lb/>Un morceau de 0,95*0,40*0,40 : 0,152
<lb/>Un morceau de 0,83*0,45*0,37 : 0,141
<lb/>Un morceau de 1,00*0,37*0,50 : 0,185
<lb/>Un morceau de 0,75*0,35*0,55 : 0,148
<lb/>Un morceau de 0,70*0,37*0,54 : 0,140
<lb/>Un morceau de 0,65*0,37*0,43 : 0,104
<lb/>[p. 11] Trois morceaux de 1,40*0,37*0,55 : 0,280
<lb/>[Total :] 4,591
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,689
<lb/>Reste à compter : 3 m. 902
<lb/>Vergelé livré en compte trois mètres cubes neuf cent deux décimètres cubes
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 3 m. 902. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 3,902. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>7 mai
<lb/>Dans le bâtiment sud, on commence la construction de la portion de fosse d’aisances comprise sous le bâtiment.
<lb/>Les arcs du rez-de-chaussée sous la bibliothèque sont terminés et la maçonnerie est arrasée pour recevoir le plancher en fer.
<lb/>On commence la restauration des arêtes d’abrasement des baies sur la cour.
<lb/>
<lb/>14 mai
<lb/>Continuation de la restauration des baies du rez-de-chaussée du bâtiment sud. on restaure également celles du côté du fossé.
<lb/>On démolit les mâchicoulis du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>17 mai
<lb/>Continuation des travaux précédents et des fondations de la cage d’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On commence la sculpture des vases à poser sur le mur-terrasse du parterre (2 sculpteurs).
<lb/>
<lb/>24 mai
<lb/>On reprend la construction de la tourelle de l’angle sud-est. On pose la 23ème assise et [p. 12] on se dispose à poser les corbeaux des mâchicoulis compris entre cette tourelle et le premier contrefort des fossés, sur la façade est.
<lb/>
<lb/>28 mai
<lb/>Dans le bâtiment sud, on termine la restauration des arcs d’ébrasement des croisées au rez-de-chaussée du côté des fossés, dans la salle située sous la bibliothèque.
<lb/>Sur la façade du côté du fossé, on pose la première assise des corbeaux de mâchicoulis au-dessus des baies ci-dessus.
<lb/>On continue la construction de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>31 mai
<lb/>Bâtiment est, façade sur le fossé, on pose la 3ème assise des corbeaux des mâchicoulis entre la tourelle de l’angle sud-est et le premier contrefort du fossé à partir de cette tourelle.
<lb/>Bâtiment sud, façade sur le fossé, on commence la pose de la 3ème assise des corbeaux des mâchicoulis entre le 1er et le 4ème contrefort à partir de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>On se dispose à mettre en place le plancher en fer au-dessus du rez-de-chaussée du bâtiment sud dans la salle au-dessous de la bibliothèque et dans les deux salles adjacentes.
<lb/>On continue la construction de la tourelle de l’angle sud-est. On pose la 27ème assise.
<lb/>
<lb/>7 juin
<lb/>On pose la 4ème assise des corbeaux des mâchicoulis de la façade sud entre le 2ème et le 4ème contrefort des fossés sur la façade sud.
<lb/>On dépose les grands chevalements des contreforts nos 3 et 4 du bâtiment est sur la cour, et on les [p. 13] pose aux contreforts nos 3 et 4 sur la cour dans le bâtiment sud.
<lb/>Dans le bâtiment sud, on pose le 1er plancher en fer au-dessus du magasin au rez-de-chaussée.
<lb/>
<lb/>11 juin 1870
<lb/>Remis à M. Morin la feuille 254 de l’angle sud-est, dessin d’ensemble.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>13 juin
<lb/>On pose la 28ème assise à la tourelle de l’angle sud-est au bâtiment sud. On démolit la voûte du 2ème étage au-dessus de la cage de l’escalier.
<lb/>
<lb/>23 juin
<lb/>Dans le bâtiment sud, on pose les deux premières assises de chacun des contreforts nos 2, 3, 4, 5 et 6 au-dessus du chemin de ronde. On pose également les deux assises en riche au-dessus des mâchicoulis en face lesdits contreforts.
<lb/>On fait le hourdis des planchers en fer posés dans ce bâtiment au-dessus du rez-de-chaussée.
<lb/>On commence la pose des deux colonnes en pierre au-dessous de la bibliothèque, dans la hauteur de l’entresol.
<lb/>
<lb/>25 juin
<lb/>Les deux colonnes de l’entresol du bâtiment sud sont montées jusqu’à hauteur des assises portant les retombées des arcs.
<lb/>[dans la marge :] 29 juin. La sculpture des vases du mur-terrasse sur le parterre est terminée.
<lb/>
<lb/>3 juillet
<lb/>Au bâtiment est, on reprend la restauration du 3ème contrefort sur la cour, à partir de la tour d’escalier nord-est.
<lb/>Au bâtiment sud, on démolit les planchers [p. 14] au droit de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On achève les colonnes supportant les arcs à l’entresol au-dessous de la bibliothèque.
<lb/>Sur le chemin de ronde, même bâtiment, on continue la construction des contreforts 2, 3, 4, 5 et 6.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 juillet
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à M. Morin-Bigle et provenant des élargissements des baies du bâtiment sud
<lb/>Vergelé
<lb/>10 morceaux de chaque 0,65*0,55*0,37, produit : 1,323
<lb/>8 morceaux de chaque 0,45*0,25*0,30, produit : 0,270
<lb/>8 morceaux de chaque 0,80*0,55*0,50, produit : 1,760
<lb/>[Total :] 3,353
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,503
<lb/>Reste : 2 m. 850
<lb/>[dans la marge :] Vergelé en compte : 2 m. 850. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 2,850. [Total :] 0,000 [signé :] Eugène Millet
<lb/>Roche
<lb/>Un morceau de 0,65*0,25*0,60, produit : 0,098
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,015
<lb/>Reste : 0 m. 083
<lb/>[dans la marge :] Roche en compte : 0 m. 083. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,083. [Total :] 0,000 [signé :] Eugène Millet
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle deux mètres cubes huit cent cinquante décimètres cubes de vergelé et quatre-vingt-trois décimètres cubes de roche
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>9 juillet
<lb/>Au bâtiment est, les contreforts 5, 6, 7 et 8 du côté du fossé sont construits jusques et y compris la retombée des arcs du chemin de ronde. On construit le mur au-dessus des mâchicoulis en face lesdits contreforts. Il est élevé jusqu’à hauteur des appuis des croisées.
<lb/>Au bâtiment sud, les arcs de l’entresol, au-dessous de la bibliothèque, sont construits.
<lb/>
<lb/>[p. 15] [article rayé :] 9 juillet
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à M. Morin-Bigle et provenant de la démolition du mur de refend du bâtiment sud au droit de l’escalier de l’angle sud-est, savoir :
<lb/>10 morceaux de chaque 0,65*0,52*0,38 : 1 m. 284
<lb/>10 morceaux de chaque 0,65*0,68*0,38 : 1 m. 680
<lb/>6 morceaux de chaque 0,65*0,27*0,30 : 0,316
<lb/>Ensemble : 3 m. 280
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 0,492
<lb/>Reste : 2 m. 788
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle deux mètres cubes sept cent quatre-vingt-dix-huit décimètres cube de vergelé.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé en compte : 2 m. 988. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 2,788. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>11 juillet
<lb/>Reçu de M. Gillet, fabricant de carreaux de lave émaillée, deux caisses contenant chacune 24 carreaux, en tout 48, destinés aux contreforts des bâtiments sud et est.
<lb/>
<lb/>17 juillet
<lb/>On pose le plancher en fer de l’entresol, dans le bâtiment sud, au-dessus des arcs en pierre déjà construits, et au-dessus du passage du gardien des travaux.
<lb/>On commence la pose du dallage à rez-de-chaussée de la tourelle d’escalier à l’angle nord-est de la cour.
<lb/>On se dispose à continuer la pose des bordures du trottoir de la cour, au pied du bâtiment nord.
<lb/>
<lb/>[p. 16] [article rayé :] 25 juillet
<lb/>Vergelé livré en compte à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>10 morceaux de chaque 0,60*0,35*0,30 : 0,630
<lb/>5 morceaux de chaque 0,60*0,52*0,30 : 0,468
<lb/>4 morceaux de chaque 0,60*0,60*0,28 : 0,403
<lb/>Ensemble : 1,501
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 0,225
<lb/>Reste : 1 m. 276
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle un mètre cube deux cent soixante-seize décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 1,276. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 1,176. [Total :] 0,000 [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 1er août
<lb/>Roche livrée en compte à M. Morin-Bigle, savoir :
<lb/>6 morceaux de chaque 0,70*0,70*0,40 : 1,176
<lb/>9 morceaux de chaque 1,10*0 ;30*0,35 : 1,039
<lb/>[Total :] 2,215
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 0,332
<lb/>Reste : 1 m. 883
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle un mètre cube huit cent quatre-vingt-trois décimètres cubes de roche provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 1,883. Déduit au mémoire n° 16 exercice 1872 : 1,883. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 3 août 1870
<lb/>Commandé à M. Filloche 100 lampions [p. 17] gros modèle dit des Ministres de 0,20 c. de diamètre pris à l’extérieur des tenons.
<lb/>Commandé aussi à M. Hamet, cirier, 100 bougies pour les lanternes d’illumination, les bougies de 30 mil. de diamètre et de 0,15 de longueur.
<lb/>
<lb/>5 août
<lb/>Au bâtiment sud, le mur du chemin de ronde est construit jusqu’à hauteur des retombées des arcs des contreforts n° 3, 4, 5 et 6.
<lb/>Au bâtiment est, le chemin de ronde est construit et les gargouilles sont posées en face des contreforts n° 5, 6, 7 et 8 ainsi que les assises de bandeaux recevant les arcs en briques.
<lb/>On reprend les travaux de construction de la cage d’escalier de l’angle sud-est et de la fosse située au-dessous.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 12 août
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, quatre mille cinquante kilogrammes de vieux fers et mille kilogrammes de vieilles fontes provenant des démolitions de l’angle sud-est,
<lb/>Ci vieux fers : 4050 k.
<lb/>Vieille fonte : 1000 k.
<lb/>Ensemble : 5050 k.
<lb/>A déduire 4 p. % déchet, savoir 
<lb/>Vieux fer : 4050 k.
<lb/>Déchet : 162 k.
<lb/>Reste : 3888 k.
<lb/>[p. 18] Vieille fonte : 1000 k.
<lb/>Déchet de 4 p. % : 40
<lb/>Reste : 960 k.
<lb/>Livré à M. Moutier neuf cent soixante kilogrammes de vieille fonte et trois mille huit cent quatre-vingt-huit kilogrammes de vieux fer.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 3888 k. Vieille fonte : 960 k. Ensemble : 4848 k. Déduit au mémoire n° 4 exercice 1870 : 4848 k. Reste : 0.000.
<lb/>
<lb/>24 août
<lb/>Sur la façade sud, on pose l’assise de corniche du chemin de ronde en face les contreforts n° 2, 3, 4, 5 et 6.
<lb/>On construit les murs de la cage de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On fait les enduits des murs de l’intérieur de la tourelle de l’escalier nord-est.
<lb/>Dans le bâtiment nord-est, on pose la corniche du 1er étage, en face la cheminée, dans le salon à 4 croisées.
<lb/>
<lb/>29 août 1870
<lb/>Il est décidé que les salles à 4 croisées du bâtiment nord, adjacentes à l’escalier d’honneur, à l’entresol, au 1er étage et au 2e étage, seront disposées pour former une ambulance destinée aux blessés. Il en est de même pour chacune des trois petites salles à une croisée à la suite des précédentes. On fera des aires en plâtre sur le plancher de ces salles et il sera établi des cabinets d’aisances à chaque étage, dans les baies qui mettent en communication les petites salles avec celles du pavillon nord-est.
<lb/>On commence immédiatement les travaux indiqués ci-dessus.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[article de la main d’Eugène Millet :] 6 septembre 1871
<lb/>Ordre est donné à M. Morin-Bigle de reprendre les ouvrages de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye
<lb/>
<lb/>[p. 19] [article de la main d’Eugène Millet :] 8 septembre 1871
<lb/>M. Béché commence le pavage en vieux pavés du fond de la cour, au droit de la tourelle de l’escalier, pour adosser et maintenir les bordures des trottoirs.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 9 septembre
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille de détails n° 255 concernant l’ensemble du sommet de l’escalier de l’angle sud-est et du bâtiment méridional
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>11 septembre
<lb/>On redresse les bordures du trottoir au pied de la tourelle de l’escalier de l’angle nord-est et on répare les joints du trottoir au pied du bâtiment nord.
<lb/>On commence la fouille pour la reprise des fondations du 2ème contrefort du bâtiment sud sur la cour.
<lb/>
<lb/>12 septembre
<lb/>On reprend la construction du mur du fond de la cage d’escalier du bâtiment sud.
<lb/>Le pavage au droit de la tourelle de l’escalier de l’angle nord-est est terminé. Il en est de même de la réparation en joints du trottoir du bâtiment nord, côté de la cour.
<lb/>
<lb/>13 septembre
<lb/>Les contreforts nos 5, 6, 7 et 8 du bâtiment est du côté des fossés sont construits jusques et y compris la corniche formant appui du 1er étage, à l’exception du contrefort n° 7 à qui il reste deux assises [p. 20] à poser.
<lb/>
<lb/>16 septembre
<lb/>Sur la façade est, bâtiment est, les deux assises complétant la hauteur du 7ème contrefort jusque y compris l’assise formant appui du 1er étage sont posées.
<lb/>On cintre la voûte du cabinet d’aisances du rez-de-chaussée du château située à gauche de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>19 septembre
<lb/>On commence la pose des assises basses de la cage de l’escalier sud-est.
<lb/>
<lb/>22 septembre
<lb/>On continue la construction de l’escalier sud-est. Les deux assises du contrefort n° 7, façade en sont posées. Le contrefort est arrasé à la même hauteur que les autres.
<lb/>On continue les fouilles au pied du 2ème contrefort, bâtiment sud, côté de la cour.
<lb/>
<lb/>28 septembre
<lb/>Au pied du 2ème contrefort du bâtiment sud, côté de la cour, on construit un massif en moellon et mortier de chaux hydraulique pour la reprise de la butée des fondations dudit contrefort.
<lb/>On construit également un contremur formant reprise de la fondation du mur du bâtiment sud, côté de la cour, au droit de la 3ème baie.
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Achèvement des reprises mentionnées à la date du 28 septembre.
<lb/>
<lb/>[p. 21] 5 octobre
<lb/>On commence la pose du comble provisoire au-dessus de la cage d’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>Au bâtiment sud, côté du fossé, on pose les 2 premières assises au-dessus du chemin de ronde à chacun des contreforts n° 2, 3, 4, 5 et 6.
<lb/>
<lb/>7 octobre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 5 octobre en date du 5 octobre 1871 annonçant qu’un crédit de 8473 est ouvert pour l’entretien des bâtiments du château pendant l’année 1871.
<lb/>[dans la marge :] Entretien 1871, crédit de 8473 f. 00
<lb/>
<lb/>7 octobre
<lb/>Remis à M. Choret 381 f. 65 pour les 3 traitements de septembre 1871.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>7 octobre
<lb/>Remis à MM. Bague et Chevallier 181 f. 65 pour les 2 traitements de septembre 1871.
<lb/>[signé :] Bague. Chevallier
<lb/>
<lb/>14 octobre
<lb/>On commence les fouilles de la galerie destinée à conduire les eaux de la citerne de la cour dans le fossé ouest.
<lb/>On pose les cintres en charpente pour la continuation des voûtes et chemin de ronde sur le fossé est.
<lb/>On travaille à la couverture en zinc du comble provisoire vers l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[p. 22] 18 octobre
<lb/>Commencement de la construction des voûtes au chemin de ronde du bâtiment est, entre les 2ème et 3ème contreforts.
<lb/>On reprend la construction de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>Les reprises au nord des contreforts n° 1, 2 et 3 du bâtiment sud sur la cour sont terminées.
<lb/>On achève les fouilles de la galerie conduisant les eaux de la citerne de la cour dans le fossé ouest.
<lb/>
<lb/>23 octobre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un crédit de 100000 f. est accordé pour les travaux de grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain pour l’exercice 1871. La date de cette lettre est du 21 octobre 1871.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations exercice 1871, crédit de 100000 f.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 3 novembre
<lb/>Payé le mois d’octobre des traitements de chacun et remis
<lb/>A M. Choret : 200,00
<lb/>A M. Bague : 91,65
<lb/>A M. Chevalier : 90,00
<lb/>Total : 381,65
<lb/>[signé :] Bague, Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>On commence la pose des lambourdes dans la salle du 1er étage du bâtiment nord, à la suite de l’escalier d’honneur.
<lb/>On termine la construction des voûtes du chemin de ronde du bâtiment est.
<lb/>Continuation de la construction de l’escalier sud-est.
<lb/>[p. 23] On commence la reprise du contrefort de la cour situé à droite de la porte de cet escalier.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 novembre
<lb/>Bois de démolition des vieilles charpentes livré en compte à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, savoir :
<lb/>Trois morceaux de poutres de ensemble 11 m. 60 de longueur sur 0,40 et 0,40, produit : 1 st. 856
<lb/>Un tas de vieilles solives de 1,15*3,20*3,00 : 11,040
<lb/>Ensemble : 12 st. 896
<lb/>Livré en compte à M. Berthier douze stères huit cent quatre-vingt-seize millistères de vieux bois de chêne provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Bois en compte : 12 st. 896. Déduit du mémoire n° 1 de 1872.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 8 novembre 71
<lb/>Commandé à M. Gilbert, marchand de bois
<lb/>1500 k. de charbon de Charleroy
<lb/>4 stères de bois 2 traits (3 morceaux)
<lb/>Le doit remettre pour M. Bague, gardien du château.
<lb/>
<lb/>10 novembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 8 courant indiquant que la répartition proposée pour l’emploi des 100000 f. alloués pour les grosses réparations en 1871 a été approuvée.
<lb/>
<lb/>17 novembre
<lb/>La gelée arrête les travaux de restauration en ce qui concerne la maçonnerie.
<lb/>Le menuisier continue la pose des lambourdes dans le bâtiment nord.
<lb/>
<lb/>[p. 24] 25 novembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 24 novembre approuvant les soumissions des entrepreneurs pour les travaux à exécuter sur l’exercice 1871.
<lb/>
<lb/>25 novembre
<lb/>On démolit le plancher haut du 1er étage du bâtiment sud, au-dessus de la bibliothèque, pour construire le mur parallèle à la façade au-dessus des arcs de l’entresol et du rez-de-chaussée.
<lb/>On continue la pose et le scellement des lambourdes du bâtiment nord.
<lb/>La construction de l’escalier de l’angle sud-est est toujours suspendue à cause de la gelée.
<lb/>
<lb/>30 novembre
<lb/>On reprend les travaux de maçonnerie interrompus par la gelée.
<lb/>Au bâtiment est, côté du fossé, on pose les assises des contreforts n° 5, 6, 7 et 8 situés au-dessus de l’assise de corniche formant appui du 1er étage.
<lb/>Continuation de la construction de l’escalier de l’angle sud-est ainsi que de la galerie conduisant les eaux de la citerne de la cour dans le fossé ouest.
<lb/>
<lb/>2 décembre
<lb/>Les travaux sont de nouveau suspendus par la gelée.
<lb/>
<lb/>6 décembre
<lb/>Payé le mois de novembre à l’agence du château et remis à
<lb/>M. Choret : 200 francs
<lb/>M. Bague : 94,66
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>Total : 381,66
<lb/>[signé :] Bague, Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>[p. 25] [article de la main d’Eugène Millet :] 13 décembre 1871
<lb/>Remis à M. Berthier le détail n° 139 concernant les stylobates, les baguettes d’angles avec vases, cymaises et corniches du soubassement des salles du château.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>14 décembre
<lb/>La fin de la gelée permet de reprendre les travaux momentanément interrompus.
<lb/>
<lb/>19 décembre
<lb/>On continue la construction de l’escalier de l’angle sud-est ainsi que celle des contreforts de la façade est et de la façade sud du côté des fossés.
<lb/>On continue à sceller les lambourdes au 1er et au 2ème étage du bâtiment nord ans les salles à l’est de l’escalier d’honneur, dans le pavillon nord-est et dans la première salle du bâtiment est adjacente à ce pavillon, à chacun de ces deux étages.
<lb/>On continue le travail de l’écoulement des eaux de la citerne de la cour dans le fossé ouest.
<lb/>On travaille au percement du mur sur le fossé ouest pour le passage du tuyau de conduite de ces eaux.
<lb/>La reprise du premier contrefort de la cour, bâtiment sud, à partir de l’angle sud-est, est élevée jusqu’à hauteur de l’entresol.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 23 décembre 1871
<lb/>Rappel à M. Morin-Bigle à l’égard du grand mur devant séparer la bibliothèque du couloir au 1er étage du bâtiment sud. Ce mur doit s’élever dans un court délai où [p. 25] il serait fait en briques suivant ce qui avait été décidé tout d’abord.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[article de la main d’Eugène Millet :] 6 janvier 1872
<lb/>Remis à M. Choret 381,65 pour traitements de décembre 1871
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>Savoir :
<lb/>A M. Choret : 200 f.
<lb/>A M. Bague : 91,65
<lb/>A M. Chevallier : 90,00
<lb/>[signé :] Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 10 janvier
<lb/>Pierre reprise en compte par M. Morin et provenant de la démolition du pavillon sud-est
<lb/>Pierre tendre :
<lb/>Un morceau de 0,80*0,60*0,65 : 0 m. 312
<lb/>Un morceau de 0,90*0,40*0,35 : 0,126
<lb/>Un morceau de 0,90*0,70*0,60 : 0,441
<lb/>Un morceau de 0,60*0,60*0,35 : 0,126
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,60 : 0,240
<lb/>Un morceau de 0,90*0,55*0,52 : 0,257
<lb/>[Total :] 1,502
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 0,225
<lb/>Reste : 1 m. 277
<lb/>Livré à M. Morin Bigle un mètre cube deux cent soixante-dix-sept décimètres cubes de vergelé provenant de la démolition ci-dessus.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 1 m. 277. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 1,277. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 27] 10 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 256 s’appliquant à la partie haute de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>12 janvier
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 11 janvier par laquelle il est donné avis qu’une indemnité a été accordée au personnel de l’agence des travaux, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200 f.
<lb/>A M. Chevallier : 100 f.
<lb/>A M. Bague : 100 f.
<lb/>[Total :] 400 f. 00
<lb/>Ces 400 f. seront imputés sur le crédit qui a été alloué en 1871.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 janvier
<lb/>Pierre reprise en compte par M. Morin et provenant des démolitions de contreforts vers l’angle sud-est.
<lb/>Roche :
<lb/>2 morceaux chaque 0,95*0,70*0,40 : 0 m. 532
<lb/>2 morceaux chaque 0,80*0,40*0,40 : 0,256
<lb/>1 morceau 0,80*0,35*0,38 : 0,106
<lb/>1 morceau 0,80*0,50*0,38 : 0,152
<lb/>[Total :] 1,046
<lb/>A déduire les déchets de 15 p. % : 0,157
<lb/>Reste : 0,889
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle huit cent quatre-vingt-neuf décimètres cubes de roche provenant des démolitions ci-dessus.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte, ci : 0 m. 889. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,889. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 28] 13 janvier
<lb/>Continuation de la construction de l’escalier de l’angle sud-est et du mur du 1er étage du bâtiment sud au-dessus des arcs des étages inférieurs.
<lb/>La construction des contreforts n° 5, 6, 7 et 8 du bâtiment est du côté du fossé est élevée jusques et y compris l’assise d’architrave au-dessous de celle formant frise sous l’appui du 2ème étage.
<lb/>Au pavillon sud-est, l’excédant d’épaisseur à donner au mur séparant le pavillon du bâtiment est est construit jusqu’à la moitié de la hauteur du 2ème étage.
<lb/>On pose la cheminée du premier étage dans le pavillon sud-est.
<lb/>Continuation du percement du mur du bâtiment ouest pour l’écoulement des eaux de la citerne de la cour dans le fossé ouest.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 janvier
<lb/>Pierre livrée en compte à M. Morin et provenant des démolitions faites vers l’angle sud-est.
<lb/>Roche :
<lb/>Un morceau de 0,95*0,30*0,30 : 0,086
<lb/>Un morceau de 0,65*0,40*0,35 : 0,091
<lb/>Un morceau de 0,75*0,40*0,40 : 0,120
<lb/>Un morceau de 1,20*0,30*0,30 : 0,108
<lb/>Un morceau de 0,80*0,35*0,32 : 0,090
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,32 : 0,192
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,35 : 0,140
<lb/>Un morceau de 1,00*1,60*0,35 : 0,210
<lb/>Un morceau de 0,80*0,65*0,40 : 0,208
<lb/>Un morceau de 0,65*0,45*0,55 : 0,293
<lb/>Un morceau de 0,70*0,25*0,25 : 0,044
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,22 : 0,099
<lb/>[p. 29] Un morceau de 1,00*0,30*0,22 : 0,066
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,40 : 0,216
<lb/>Un morceau de 0,40*0,40*0,40 : 0,064
<lb/>Un morceau de 0,95*0,60*0,40 : 0,228
<lb/>Un morceau de 0,80*0,75*0,45 : 0,270
<lb/>Un morceau de 0,65*0,45*0,60 : 0,176
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,35 : 0,074
<lb/>Deux morceaux chaque 0,80*0,30*0,32 : 0,154
<lb/>Un morceau de 0,50*0,35*0,40 : 0,070
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,30 : 0,072
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,40 : 0,096
<lb/>Ensemble : 3,167
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,477
<lb/>Reste : 2 m. 690
<lb/>Livré à M. Morin deux mètres cubes six cent quatre-vingt-dix décimètres cubes de pierre de taille riche provenant des démolitions ci-dessus.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte, ci : 2 m. 690. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1870 : 2,690. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] Le 13 janvier 1872
<lb/>Remis à M. Choret la somme de 381 f. 65 (200,00+91,65+90) pour le payement du mois d’août 1871.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>13 janvier
<lb/>Reçu au bureau un plan portant le n° 258 et concernant le nivellement des fossés.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[p. 30] 13 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille de dessin n° 257 concernant la partie supérieure de l’escalier de l’angle sud-est de la voûte de la loge et de la voûte de la petite salle donnant accès à la loge.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>13 janvier
<lb/>Remis à M. Berthier la feuille n° 259 concernant les vitrines adossées aux contreforts dans la salle à 3 croisées au 2ème étage du bâtiment nord.
<lb/>Remis en outre trois feuilles de dessins concernant des étiquettes des vitrines du musée.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>20 janvier
<lb/>Continuation de la construction de l’escalier de l’angle sud-est et des petites pièces adjacentes.
<lb/>La cheminée du 1er étage dans le pavillon sud-est est montée jusques et y compris l’assise de corniche de l’ordre inférieur.
<lb/>
<lb/>27 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 260 concernant les voûtes du sommet de l’escalier de l’angle sud-est et divers détails accessoires.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle.
<lb/>
<lb/>27 janvier
<lb/>Remis à M. Berthier deux feuilles de dessins portant les n° 214 bis et 230 bis concernant les portes de l’entresol et du 1er étage de la tourelle de l’escalier de l’angle nord-est sur la cour.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[p. 31] [article de la main d’Eugène Millet :] 28 janvier 1872
<lb/>Demandé à M. Béché et Dumoy de la terre végétale pour changer la plate-bande du fossé de l’angle nord-est du château. Cette fourniture sera faite sur le crédit d’entretien.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>La construction de l’escalier de l’angle sud-est est montée jusqu’à l’avant dernier palier.
<lb/>Le mur en pierre établi sur les arcs du rez-de-chaussée et de l’entresol du bâtiment sud est élevé jusqu’à la hauteur du plancher haut du 1er étage.
<lb/>La construction des contreforts extérieurs du bâtiment est portant les nos 5, 6, 7 et 8 est élevée jusques et y compris l’assise de corniche formant appui du 2e étage. Cette construction est suspendue pour être reprise ultérieurement.
<lb/>Dans la salle à 4 croisées du 1er étage, même bâtiment, on construit les arcs d’ébrasement des croisées sur le fossé.
<lb/>On reprend la construction des contreforts n° 2, 3, 4, 5 et 6 du bâtiment sud, du côté du fossé.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 3 février
<lb/>Parmi les pierres de vergelé livré précédemment en compte à M. Morin, une partie ne pouvant pas être employées comme pierre de taille, et, de plus, le vieux moellon appartenant à l’Etat faisant défaut sur le chantier, afin d’éviter la fourniture de moellon neuf, une partie de ces pierres sont débitées en moellon. Elles donnent un cube de 11,70*2,25*1,10, produit : 28 m. 958
<lb/>Déchet 15 % (pareil à celui déduit à l’entrepreneur) : 3,344
<lb/>Reste : 25 m. 614
<lb/>Ce cube sera à diminuer du total du vergelé livré en compte à l’entrepreneur jusqu’à ce jour.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Nota. Ce cube de 25 m. 614 a été déduit à la page 56 et à la page 60. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 32] 3 février
<lb/>Remis à M. Choret trois cent quatre-vingt-un francs six centimes, déduction faite des timbres de décembre et de janvier, pour les appointements de l’agence du château pour le mois de janvier 1872.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>Remis à MM. Bague et Chevallier leurs appointements de janvier 1872, savoir :
<lb/>A M. Chevallier : 89 f. 80
<lb/>A M. Bague : 91 f. 46
<lb/>Ensemble : 181 f. 26 c.
<lb/>[signé :] Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>3 février
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 261 concernant le bâtiment sud et les murs de refend de la bibliothèque et du cabinet du conservateur.
<lb/>Remis aussi la feuille n° 262 s’appliquant aux deux cheminées du 2ème étage sur ces mêmes murs de refend.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>3 février
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles A2 et C2 concernant le prolongement des vitrines du 2ème étage.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 10 février 1872
<lb/>Remis à M. Choret pour les gratifications [p. 33] accordées :
<lb/>A M. Choret : 200,00
<lb/>A M. Bague : 100,00
<lb/>A M. Chevallier : 100,00
<lb/>Total : 400,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 15 février
<lb/>Roche livrée en compte à M. Morin-Bigle et provenant des démolitions de l’angle sud-est :
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,38 : 0,152
<lb/>Deux morceaux de chaque 0,95*0,70*0,40 : 0,532
<lb/>Deux morceaux de chaque 0,80*0,40*0,40 : 0,256
<lb/>Un morceau de 0,80*0,35*0,38 : 0,106
<lb/>Un morceau de 0,40*0,70*0,75 : 0,210
<lb/>Un morceau de 0,95*0,30*0,30 : 0,086
<lb/>Un morceau de 0,65*0,40*0,35 : 0,091
<lb/>Un morceau de 0,75*0,40*0,40 : 0,120
<lb/>Un morceau de 1,20*0,30*0,30 : 0,108
<lb/>Un morceau de 0,80*0,35*0,22 : 0,062
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,30 : 0,180
<lb/>Un morceau de 0,80*0,35*0,50 : 0,140
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,35 : 0,210
<lb/>Un morceau de 0,80*0,65*0,40 : 0,208
<lb/>Un morceau de 0,65*0,45*0,55 : 0,161
<lb/>Un morceau de 0,70*0,25*0,25 : 0,044
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,22 : 0,099
<lb/>Un morceau de 1,00*0,30*0,22 : 0,066
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,40 : 0,216
<lb/>Un morceau de 0,40*0,40*0,40 : 0,064
<lb/>Un morceau de 0,80*0,75*0,45 : 0,270
<lb/>Un morceau de 0,65*0,45*0,60 : 0,176
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,35 : 0,074
<lb/>[p. 34] Un morceau de 0,80*0,30*0,32 : 0,077
<lb/>Un morceau de 0,80*0,30*0,32 : 0,077
<lb/>Un morceau de 0,50*0,35*0,40 : 0,070
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,30 : 0,072
<lb/>Un morceau de 0,60*0,44*0,40 : 0,106
<lb/>Ensemble : 4,033
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,605
<lb/>Reste : 3,428
<lb/>Livré à l’entrepreneur de maçonnerie trois mètres cubes quatre cent vingt-huit décimètres cubes de pierre de taille roche provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte à l’entrepreneur : 3,428. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 3,428. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Vergelé livré en compte et provenant des mêmes démolitions :
<lb/>Un morceau de 1,20*0,60*0,45 : 0,324
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,40 : 0,240
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,40 : 0,200
<lb/>Un morceau de 0,80*0,80*0,40 : 0,200
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,45 : 0,270
<lb/>Un morceau de 1,10*0,60*0,50 : 0,330
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,58 : 0,348
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,50 : 0,324
<lb/>Un morceau de 0,75*0,55*0,40 : 0,165
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40*0,40 : 0,128
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,40 : 0,096
<lb/>Un morceau de 0,95*0,75*0,55 : 0,390
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,60 : 0,270
<lb/>Un morceau de 0,70*0,35*0,40 : 0,098
<lb/>Un morceau de 0,50*0,40*0,35 : 0,070
<lb/>[p. 35] Un morceau de 1,00*0,30*0,32 : 0,096
<lb/>Un morceau de 0,65*0,35*0,32 : 0,228
<lb/>Un morceau de 0,60*0,55*0,35 : 0,116
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,35 : 0,074
<lb/>Un morceau de 1,00*0,40*0,40 : 0,160
<lb/>Un morceau de 1,00*0,40*0,38 : 0,152
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,38 : 0,091
<lb/>Un morceau de 0,85*0,55*0,65 : 0,303
<lb/>Ensemble : 4,729
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,709
<lb/>Reste : 4,020
<lb/>Livré à l’entrepreneur de maçonnerie quatre mètres cubes vingt décimètres cubes de pierre de taille vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 4,020. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 4,020. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet 
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 17 février
<lb/>Vergelé livré en compte à l’entrepreneur et provenant des démolitions de l’angle sud-est, savoir :
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,40 : 0,096
<lb/>Un morceau de 0,80*0,80*0,60 : 0,384
<lb/>Un morceau de 0,50*0,40*0,35 : 0,070
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,30 : 0,150
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,45 : 0,108
<lb/>Un morceau de 0,85*0,60*0,45 : 0,230
<lb/>Un morceau de 0,75*0,55*0,50 : 0,206
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,55 : 0,220
<lb/>Un morceau de 1,20*0,60*0,60 : 0,432
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,40 : 0,200
<lb/>[p. 36] Un morceau de 1,05*0,50*0,40 : 0,210
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,42 : 0,210
<lb/>Un morceau de 0,95*0,56*0,43 : 0,228
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,40 : 0,180
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,45 : 0,225
<lb/>Un morceau de 0,85*0,50*0,50 : 0,213
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,40 : 0,200
<lb/>Un morceau de 0,60*0,50*0,35 : 0,105
<lb/>Un morceau de 0,80*0,80*0,60 : 0,384
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,40 : 0,160
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60*0,50 : 0,300
<lb/>Un morceau de 1,20*0,45*0,50 : 0,270
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,45 : 0,180
<lb/>Un morceau de 0,80*0,30*0,40 : 0,096
<lb/>Un morceau de 0,95*0,50*0,55 : 0,124
<lb/>Un morceau de 0,76*0,50*0,50 : 0,190
<lb/>Un morceau de 1,10*0,45*0,45 : 0,223
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,45 : 0,225
<lb/>Un morceau de 0,80*0,70*0,40 : 0,224
<lb/>Ensemble : 6,043
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 0,906
<lb/>Reste : 5,137
<lb/>Livré à l’entrepreneur de maçonnerie cinq mètres cubes 137 décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 5,137. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 5,137. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 21 février
<lb/>Livré à l’entrepreneur de maçonnerie quatre morceaux de vergelé provenant des démolitions d l’angle sud-est, de chaque 1,00*0,60*0,40, produit : 0 m. 960
<lb/>[p. 37] A déduire 15 p. % de déchet : 0,144
<lb/>Reste : 0 m. 816
<lb/>Vergelé livré en compte huit cent seize décimètres cubes.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte, ci : 0,816. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,816. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>21 février
<lb/>Au bâtiment est, on pose les assises de bases au-dessus des appuis du 2ème étage. Les appuis de ces baies sont posées et les croisées du 1er étage sont restaurées entre les contreforts 4 et 5, 5 et 6, et 7 et 8. Les arcs d’ébrasement de ces baies sont construits, ainsi que ceux des croisées sur la cour, dans la salle à 4 croisées.
<lb/>Dans le pavillon sud-est, on commence la pose de la corniche au-dessus de la cheminée du 1er étage.
<lb/>Dans le bâtiment sud, on continue la construction des murs de la cage d’escalier dans la hauteur du 2e étage.
<lb/>Le plancher haut de la bibliothèque est hourdé.
<lb/>On pose la huitième assise au-dessus des bases des contreforts n° 2, 3, 4, 5 et 6 de la façade sud.
<lb/>On commence la pose du parquet dans la salle du 1er étage du bâtiment nord, à l’est de l’escalier d’honneur. On continue le carrelage de l’entresol.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 22 février
<lb/>Vergelé livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie et provenant des démolitions de l’angle sud-est, savoir :
<lb/>Un morceau de 1,05*0,55*0,55 : 0,318
<lb/>Un morceau de 0,70*0,55*0,45 : 0,173
<lb/>[p. 37] Un morceau de 0,55*0,55*0,40 : 0,121
<lb/>Un morceau de 1,00*0,35*0,25 : 0,088
<lb/>Deux morceaux de chaque 0,75*0,65*0,25 : 0,244
<lb/>Un morceau de 0,55*0,50*0,50 : 0,138
<lb/>Un morceau de 0,35*0,70*0,45 : 0,268
<lb/>Un morceau de 0,70*0,55*0,45 : 0,173
<lb/>Un morceau de 0,60*0,50*0,60 : 0,180
<lb/>Un morceau de 1,00*0,67*0,65 : 0,436
<lb/>Un morceau de 0,75*0,35*0,50 : 0,132
<lb/>Un morceau de 1,05*0,55*0,45 : 0,260
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,60 : 0,240
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,55 : 0,297
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,50 : 0,250
<lb/>Un morceau de 0,75*0,50*0,55 : 0,206
<lb/>Un morceau de 0,40*0,50*0,55 : 0,110
<lb/>Un morceau de 0,80*0,60*0,40 : 0,192
<lb/>Un morceau de 0,60*0,45*0,35 : 0,095
<lb/>Un morceau de 0,90*0,65*0,40 : 0,234
<lb/>Un morceau de 0,55*0,40*0,50 : 0,110
<lb/>[Total :] 4,265
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,640
<lb/>Reste : 3,625
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, trois mètres cubes six cent vingt-cinq décimètres cubes en pierre de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 3,625. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 3,625. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>28 février
<lb/>On continue le parquet dans la salle du 1er étage du bâtiment nord à l’est de l’escalier d’honneur.
<lb/>[p. 39] Au 2e étage du pavillon sud-est, on pose la cheminée.
<lb/>Au 1er étage du même pavillon, on construit les jambages de la porte qui donne accès de ce pavillon dans la galerie conduisant à l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>Continuation de la partie supérieure de cet escalier dans la hauteur du 2ème étage.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 28 février
<lb/>Roche provenant des démolitions de l’angle sud-est livrée en compte à l’entrepreneur, savoir :
<lb/>Un morceau de 0,45*0,45*0,25 : 0,051
<lb/>Un morceau de 1,75*0,33*0,27 : 0,156
<lb/>Un morceau de 0,40*0,40*0,30 : 0,048
<lb/>Un morceau de 0,50*0,40*0,30 : 0,060
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,55 : 0,297
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,50 : 0,120
<lb/>Un morceau de 0,55*0,25*0,35 : 0,048
<lb/>[Total :] 0,780
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,117
<lb/>Reste : 0,663
<lb/>Livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie six cent soixante-trois décimètres cubes de roche provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte à l’entrepreneur : 0,663. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,663. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet 
<lb/>Vergelé livré en compte et provenant des mêmes démolitions, savoir :
<lb/>Deux morceaux de chaque 0,55*0,30*0,30 : 0,099
<lb/>[p. 40] Un morceau de 0,60*0,50*0,25 : 0,075
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40*0,35 : 0,112
<lb/>Un morceau de 0,80*0,25*0,25 : 0,050
<lb/>3 morceaux de chaque 0,40*0,40*0,34 : 0,163
<lb/>Un morceau de 0,50*0,65*0,39 : 0,203
<lb/>Deux morceaux de chaque 0,65*0,40*0,34 : 0,177
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,40 : 0,216
<lb/>Un morceau de 0,50*0,35*0,40 : 0,070
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,40 : 0,084
<lb/>Un morceau de 1,00*0,45*0,65 : 0,293
<lb/>Un morceau de 1,20*0,40*0,45 : 0,216
<lb/>Un morceau de 0,75*0,50*0,45 : 0,169
<lb/>Un morceau de 0,80*0,55*0,50 : 0,220
<lb/>Un morceau de 0,60*0,30*0,35 : 0,063
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,40 : 0,216
<lb/>Un morceau de 0,60*0,40*0,40 : 0,096
<lb/>Un morceau de 1,20*0,75*0,50 : 0,450
<lb/>Un morceau de 0,60*0,50*0,20 : 0,060
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,20 : 0,080
<lb/>Un morceau de 0,75*0,40*0,35 : 0,105
<lb/>Un morceau de 0,60*0,50*0,50 : 0,150
<lb/>Un morceau de 0,50*0,40*0,55 : 0,110
<lb/>Deux morceaux de chaque 0,60*0,50*0,50 : 0,300
<lb/>Un morceau de 0,95*0,50*0,40 : 0,190
<lb/>Un morceau de 0,90*0,40*0,30 : 0,108
<lb/>Un morceau de 1,10*0,25*0,60 : 0,165
<lb/>Un morceau de 0,60*0,50*0,55 : 0,165
<lb/>Un morceau de 0,90*0,30*0,50 : 0,135
<lb/>Un morceau de 1,60*0,50*0,55 : 0,440
<lb/>[Total :] 4,980
<lb/>A réduite 15 p. % de déchet : 0,767
<lb/>Reste : 4,233
<lb/>Livré à l’entrepreneur de maçonnerie quatre mètres cubes deux cent trente-trois décimètres [p. 41] cubes de pierre de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 4,233. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 4,2333. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>2 mars
<lb/>Remis à M. Choret pour les traitements de l’agence pendant le mois de février 1872 la somme de trois cent quatre-vingt-neuf 65 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>Remis à Chevallier pour le mois de février quatre-vingt-six francs.
<lb/>[signé :] Chevallier
<lb/>Remis à Bague pour le mois de février quatre-vingt-onze f. 65 c.
<lb/>[signé :] Bague
<lb/>
<lb/>2 mars
<lb/>Vergelé livré en compte et provenant des démolitions du pavillon sud-est :
<lb/>Un morceau de 0,80*0,60 : 0,48
<lb/>Un morceau de 0,55*0,40 : 0,22
<lb/>Un morceau de 0,30*0,40 : 0,12
<lb/>[Ensemble :] 0,82*0,55 : 0,451
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60 : 0,54
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50 : 0,25
<lb/>Un morceau de 0,65*0,25 : 0,16
<lb/>Un morceau de 0,75*0,50 : 0,38
<lb/>Un morceau de 0,55*0,40 : 0,22
<lb/>Un morceau de 0,50*0,20 : 0,10
<lb/>Un morceau de 0,80*0,80 : 0,64
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60 : 0,60
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50 : 0,40
<lb/>[Ensemble :] 3,29*0,35 : 1,152
<lb/>[p. 42] Un morceau de 0,80*0,60 : 0,48
<lb/>Un morceau de 0,60*0,45 : 0,27
<lb/>Un morceau de 0,95*0,40 : 0,38
<lb/>Un morceau de 1,00*0,40 : 0,40
<lb/>Un morceau de 0,80*0,60 : 0,48
<lb/>Un morceau de 0,70*0,50 : 0,35
<lb/>Un morceau de 0,50*0,50 : 0,25
<lb/>Un morceau de 0,60*0,50 : 0,30
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60 : 0,60
<lb/>Un morceau de 1,00*0,55 : 0,55
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50 : 0,50
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40 : 0,32
<lb/>Un morceau de 1,00*0,70 : 0,70
<lb/>Un morceau de 0,65*0,60 : 0,39
<lb/>Un morceau de 0,50*0,40 : 0,20
<lb/>[Ensemble] : 6,17*0,30 : 1,851
<lb/>Un morceau de 0,70*0,60 : 0,42
<lb/>Un morceau de 0,55*0,45 : 0,25
<lb/>Un morceau de 0,65*0,50 : 0,33
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50 : 0,40
<lb/>Un morceau de 1,15*0,55 : 0,63
<lb/>[Ensemble :] 2,03*0,40 : 0,812
<lb/>Un morceau de 0,90*0,40 : 0,36
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60 : 0,54
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50 : 0,45
<lb/>Un morceau de 1,20*0,50 : 0,60
<lb/>[Ensemble :] 1,95*0,45 : 0,878
<lb/>Un morceau de 0,70*0,40 : 0,28
<lb/>0,28*0,20 : 0,56
<lb/>Un morceau de 1,10*0,80 : 0,88
<lb/>Un morceau de 0,60*0,55 : 0,33
<lb/>Un morceau de 0,85*0,55 : 0,46
<lb/>[Ensemble :] 1,67*0,50 : 0,835
<lb/>Un morceau de 0,85*0,60 : 0,38
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60 : 0,54
<lb/>Un morceau de 0,70*0,45 : 0,32
<lb/>Un morceau de 0,60*0,55 : 0,33
<lb/>Un morceau de 0,60*0,45 : 0,27
<lb/>Un morceau de 0,90*0,80 : 0,72
<lb/>[Ensemble :] 2,56*0,25 : 0,640
<lb/>[p. 43] Un morceau de 1,15*0,65 : 0,75
<lb/>Un morceau de 1,00*0,60 : 0,60
<lb/>[Ensemble :] 1,35*0,55 : 0,743
<lb/>Un morceau de 1,05*0,60*0,60 : 0,378
<lb/>[Total :] 7,796
<lb/>A déduire déchet 15 p. % : 1,169
<lb/>[Reste :] 6 m. 627
<lb/>Livré à l’entrepreneur de maçonnerie six mètres cubes six cent vingt-sept décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 6,627. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 6,617. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>9 mars
<lb/>Sur le fossé sud, on pose l’assise comprenant la naissance des arcs des pilastres des contreforts n° 2, 3, 4, 5 et 6 du bâtiment sud.
<lb/>On continue le parquet du 2ème étage et le carrelage de l’entresol du bâtiment nord, dans les deux pièces à la suite de l’escalier d’honneur.
<lb/>Continuation de la partie supérieure de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 mars
<lb/>Livré en compte à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, en vieux bois de charpente impropre à la reconstruction, un cube de 2,55*1,10*3,20 : 8 m. 960
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 8 st. 960. Déduit mémoire n° 1 année 1872.
<lb/>
<lb/>[p. 44] 27 mars
<lb/>On construit les frontons des croisées du 1er étage du bâtiment sud entre les contreforts n° 2, 3, 4, 5 et 6.
<lb/>On construit de même ceux des croisées sur la cour au 1er étage du même bâtiment, entre les contreforts 1, 2, 3 et 4.
<lb/>Continuation de la construction de la partie supérieure de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>A l’entresol du bâtiment nord, on reprend le carrelage, et au 2e étage du bâtiment nord on continue le parquet.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 27 mars
<lb/>Vergelé livré en compte à l’entrepreneur et provenant des démolitions faites dans le mur oriental de la bibliothèque du 1er étage du bâtiment sud.
<lb/>3 morceaux chaque 0,80*0,50*0,30 : 0,360
<lb/>7 morceaux chaque 0,35*0,25*0,40 : 0,245
<lb/>1 morceau de 0,55*0,45*0,25 : 0,062
<lb/>[Total :] 0,667
<lb/>A déduire déchet de 15 p. % : 0,100
<lb/>Reste : 0 m. 567
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle cinq cent soixante-sept décimètres cubes de vergelé.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 0,567. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,567. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 28 mars
<lb/>Vieux fers et vieille fonte provenant des démolitions de l’angle sud-est livré en compte à l’entrepreneur de serrurerie, savoir :
<lb/>Vieux fers : 5500 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 220
<lb/>Reste : 5280
<lb/>[p. 45] Vieille fonte : 600 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 24
<lb/>Reste : 576
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, cinq mille deux cent quatre-vingt kilog. vieux fers et cinq cent soixante-seize kilog. vieille fonte.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 5280 k. Vieille fonte : 576. [Total :] 5856. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1872 : 5856. [Total :] 000.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Bâtiment sud, façade sur le fossé, on pose l’assise de corniche formant appui du 2e étage sur les contreforts nos 2, 3, 4, 5 et 6 à partir de l’angle sud-est. On pose aussi l’assise de bases au-dessus de cette assise sur lesdits contreforts.
<lb/>On pose également les appuis des croisées au 2e étage entre les contreforts ci-dessus.
<lb/>On continue le parquet et le carrelage au 2e étage et à l’entresol du bâtiment nord, à l’est de l’escalier d’honneur.
<lb/>On continue la construction de la partie haute de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Reçu de M. Millet la somme de trois cent quatre-vingt-un francs 65 c. (-0 f. 30 c.) : 381 f. 35 c. pour les traitements du mois de mars 1872.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>Remis le traitement du mois de mars 1872 à M. Bague et Chevallier, savoir :
<lb/>Bague : 91 f. 55 c.
<lb/>Chevallier : 89,90
<lb/>[Total :] 181 f. 45 c.
<lb/>[signé :] Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>[p. 46] [article de la main d’Eugène Millet :] 6 avril 1872
<lb/>Ordre donné à tous les entrepreneurs d’avoir à hâter la production de leurs mémoires 1872 des gros travaux et de l’entretien.
<lb/>
<lb/>17 avril
<lb/>On continue le carrelage à l’entresol du bâtiment nord à l’est de l’escalier d’honneur.
<lb/>On continue la construction de la partie haute de la cage de l’escalier de l’angle sud-est et des parties adjacentes.
<lb/>On construit la cheminée du 2ème étage du bâtiment sud, au-dessus de la bibliothèque.
<lb/>On pose les cintres pour la démolition des voûtes de l’ancien pavillon sud-est.
<lb/>
<lb/>19 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 17 courant annonçant qu’un crédit de 100000 f. est accordé pour les travaux de grosses réparations du château de Saint-Germain pendant l’exercice 1872.
<lb/>La décision est du 10 avril 1872.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations, exercice 1872, crédit de 100000 f., décision du 10 août 1872
<lb/>
<lb/>28 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 26 avril 1872 annonçant qu’un crédit de 10900 f. est ouvert pour l’exercice 1872 pour le paiement des travaux d’entretien dudit exercice.
<lb/>[dans la marge :] Entretien, exercice 1872, crédit de 10900 f., décision du 12 avril 1872
<lb/>
<lb/>1er mai
<lb/>On commence la pose des arêtiers de la voûte au-dessus de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>Sur la façade sud, on pose les gargouilles des contreforts nos 2, 3, 4, 5 et 6 du côté du fossé.
<lb/>
<lb/>[p. 47] 3 mai
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 2 mai approuvant la répartition du crédit de 100000 f. alloué pour les grosses réparations à exécuter en 1872 et demandant l’envoi des soumissions des entrepreneurs.
<lb/>
<lb/>3 mai
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à l’entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>Vergelé :
<lb/>Un morceau de 0,95*0,60*0,40 : 0,228
<lb/>Un morceau de 0,90*0,60*0,60 : 0,324
<lb/>Un morceau de 0,80*0,65*0,60 : 0,312
<lb/>Un morceau de 0,95*0,35*0,60 : 0,200
<lb/>Un morceau de 0,80*0,70*0,28 : 0,157
<lb/>Un morceau de 0,95*0,60*0,40 : 0,228
<lb/>Un morceau de 0,75*0,45*0,20 : 0,068
<lb/>Un morceau de 1,10*0,70*0,50 : 0,385
<lb/>Un morceau de 1,10*0,70*0,45 : 0,347
<lb/>Un morceau de 1,10*0,60*0,42 : 0,277
<lb/>7 morceaux de chaque 0,80*0,55*0,40 : 1,232
<lb/>2 morceaux de chaque 0,50*0,40*0,40 : 0,160
<lb/>2 morceaux de chaque 0,75*0,35*0,25 : 0,131
<lb/>2 morceaux de chaque 0,50*0,35*0,30 : 0,105
<lb/>Un morceau de 1,00*0,45*0,30 : 0,135
<lb/>14 morceaux de chaque 0,65*0,60*0,35 : 1,911
<lb/>10 morceaux de chaque 1,00*0,50*0,45 : 2,250
<lb/>11 morceaux de chaque 0,60*0,40*0,50 : 1,320
<lb/>[Total :] 9,770
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 1,466
<lb/>Reste à compter : 8 m. 304
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, huit mètres cubes trois cent quatre décimètres cubes de pierre vergelé provenant de la démolition du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vergelé en compte 8 m. 304. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 8,304. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 48] 3 mai
<lb/>Reçu de monsieur Millet la somme de trois cent quatre-vingt-un francs 65 c. (-0 f. 30) pour les traitements du mois d’avril 1872.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>Remis les traitements du mois d’avril 1872 
<lb/>A M. Bague : 91 f. 55 c.
<lb/>A M. Chevallier : 89,90
<lb/>[Total :] 181 f. 45 c.
<lb/>[signé :] Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 5 mai
<lb/>Pierre de taille roche livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>Un morceau de 0,70*0,30*0,40 produit : 0 m. 084
<lb/>22 morceaux de chaque 0,65*0,60*0,40 produit : 3,432
<lb/>Ensemble : 3 m. 516
<lb/>A déduire le déchet de 15 p. % : 0,527
<lb/>Reste à compter : 2 m. 989
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, deux mètres cubes neuf cent quatre-vingt-neuf décimètres cubes de roche provenant des démolitions du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Roche en compte : 2 m. 989. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 2,989. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>7 mai
<lb/>On commence la construction des triangles en briques de la voûte au-dessus de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On commence la pose de l’assise de corniche du bâtiment sud, du côté du fossé, [p. 49] au-dessus des contreforts nos 2, 3, 4, 5 et 6.
<lb/>Continuation du carrelage de l’entresol vers l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 8 mai
<lb/>Les soumissions seront souscrites sur papier timbré. La minute sur papier libre restera au bureau et sera bien entendu signée des entrepreneurs comme la soumission elle-même. Les chiffres des ouvrages soumissionnés seront portés sur les soumissions afin de détacher les droits à payer.
<lb/>[dans la marge :] Rédaction des soumissions
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 10 mai 1872
<lb/>L’on ajoutera à ce qui est dit ci-dessus à l’égard des soumissions qu’on ne doit pas unir le cahier des charges particulières. Pour faire engager les entrepreneurs toutefois, le cahier des charges particulières sera daté et signé chaque année par les entrepreneurs.
<lb/>[dans la marge :] Rédaction des soumissions
<lb/>
<lb/>15 mai
<lb/>On commence la pose des chéneaux au-dessus de l’entablement du bâtiment sud du côté des fossés au-dessus des contreforts nos 2, 3, 4, 5 et 6.
<lb/>La voûte au-dessus de l’escalier de l’angle sud-est est terminée.
<lb/>La démolition du pavillon sud-est (François Ier) est descendue jusqu’au plancher d’entresol du 2ème étage.
<lb/>Les maçonneries de la rampe du fossé sud sont terminées.
<lb/>
<lb/>25 mai
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles portant les nos 263 et 264 comprenant le couronnement de l’angle sur la cour devant le pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[p. 50] 29 mai
<lb/>On continue le carrelage de l’entresol vers l’angle nord-est.
<lb/>On termine les enduits de la partie supérieure de l’escalier vers l’angle sud-est.
<lb/>On commence la restauration du [vide] contrefort du bâtiment sur, sur la cour.
<lb/>La démolition du mur du pavillon sud-est (François Ier) est descendue à la hauteur du 2ème étage. Les gravois sont employés à l’établissement de la rampe de service conduisant du chantier des tailleurs de pierre dans le fossé sud.
<lb/>
<lb/>1er juin
<lb/>On termine les enduits des 3e, 4e et 5e travées du bâtiment sud, côté des fossés, dans la hauteur du 1er et du 2e étage.
<lb/>La démolition du mur sud du pavillon sud-est (François Ier) est descendue jusqu’au plancher bas du 1er étage.
<lb/>On commence la pose des portes du bâtiment nord donnant dans l’escalier d’honneur, à l’est.
<lb/>
<lb/>1er juin
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 265 formant le couronnement de l’angle sur la cour devant le pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 1er juin 1872
<lb/>Il est ordonné à M. Morin-Bigle de ne faire sortir du chantier du château pour des travaux particuliers. En un mot, une fois les matériaux rentrés dans le chantier du château, ne peuvent être portés ailleurs. M. Morin doit avoir un chantier à lui pour ses travaux particuliers.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[p. 51] 5 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle du 3 juin 1872 autorisant l’établissement d’un filtre Bourgoise pour l’eau livrée au personnel logé.
<lb/>Cette dépense est imputée sur le crédit affecté à l’entretien des Bâtiments civils, exercice 1872.
<lb/>
<lb/>5 juin
<lb/>Reçu de M. Millet la somme de trois cent quatre-vingt-un francs 65 c. pour traitement du mois de mai 1872.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>Remis à M. Bague son traitement du mois de mai 1872, savoir : 91 f. 65 c.
<lb/>Remis à Chevallier : 90,00
<lb/>[Total :] 181 f. 65 c.
<lb/>[signé :] Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>5 juin
<lb/>On commence les maçonneries des reprises au pied du 5e contrefort de la cour, bâtiment sud.
<lb/>On pose les marches à rez-de-chaussée de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On pose les portes des salles de l’entresol, du 1er étage et du 2e étage à l’est de l’escalier d’honneur et donnant accès sur cet escalier.
<lb/>On commence le parquet du 1er étage de la tourelle de l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 12 juin
<lb/>Pierre livrée en compte à M. Morin-Bigle et provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>Roche :
<lb/>3 morceaux de chaque 0,55*0,95*0,50 : 0,784
<lb/>11 morceaux de chaque 0,85*0,30*0,55 : 1,543
<lb/>2 morceaux de chaque 0,70*0,30*0,40 : 0,168
<lb/>[p. 52] Un morceau de 1,05*0,80 : 0,84
<lb/>3 morceaux de chaque 1,20*0,50 : 1,80
<lb/>1 de 1,60*0,80 : 1,28
<lb/>1 de 1,80*0,45 : 0,81
<lb/>1 de 1,80*0,30 : 0,24
<lb/>1 de 0,80*0,80 : 0,64
<lb/>1 de 1,40*0,60 : 0,84
<lb/>2 de chaque 1,20*0,60 : 1,44
<lb/>2 de chaque 1,00*0,55 : 1,10
<lb/>[Ensemble :] 8,99*0,20 : 1,798
<lb/>[Total :] 4,293
<lb/>A déduire déchet de 15 p. % : 0,644
<lb/>Reste livré en compte : 3 m. 649
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 3,649. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 3,649. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Vergelé :
<lb/>3 morceaux de chaque 0,80*0,50*0,50 : 0,600
<lb/>4 morceaux de chaque 1,00*0,35*0,30 : 0,420
<lb/>12 morceaux de chaque 0,80*0,50*0,45 : 2,160
<lb/>16 morceaux de chaque 0,65*0,60*0,45 : 2,816
<lb/>20 morceaux de chaque 1,00*0,35*0,32 : 2,240
<lb/>20 morceaux de chaque 1,00*0,45*0,35 : 3,150
<lb/>12 morceaux de chaque 0,65*0,50*0,55 : 2,145
<lb/>20 morceaux de chaque 1,00*0,40*0,37 : 2,960
<lb/>35 morceaux de chaque 0,80*0,40*0,35 : 3,920
<lb/>6 morceaux de chaque 0,60*0,45*0,45 : 0,729
<lb/>[Total :] 21,140
<lb/>A déduire 15 p. % : 3,171
<lb/>Reste livré en compte : 17,969
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle trois mètres cubes six cent quarante-neuf décimètres cubes de roche et dix-sept mètres cubes neuf cent soixante-neuf décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 17 m. 969. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,066. Reste : 17,903. Déduit au mémoire n° 9 exercice 1872 : 17,903. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 53] 14 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 13 juin 1872 contenant l’approbation des soumissions souscrites pour la continuation des travaux de grosses réparations pendant l’exercice 1872.
<lb/>
<lb/>15 juin
<lb/>On continue la démolition du pavillon sud-est (François Ier). Cette démolition est descendue jusqu’à moitié de l’entresol.
<lb/>On continue la pose du parquet au 2ème étage de l’angle nord-est. A l’entresol du même angle, on termine le carrelage.
<lb/>On pose le palier du rez-de-chaussée au bas de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>23 juin
<lb/>La démolition du pavillon de François Ier à l’angle sud-est est descendue jusqu’au plancher bas de l’entresol. On commence à percer la voûte du pont pour le passage du tuyau devant conduire l’eau dans le filtre.
<lb/>
<lb/>28 juin
<lb/>Modèle de prise en charge à inscrire sur l’expédition timbrée des mémoires où sont porté les diverses fournitures faites :
<lb/>L’architecte soussigné reconnait avoir reçu les fournitures ci-dessus détaillées et déclare prendre en charge les objets désignés sous les nos [vide] et les avoir portés à l’inventaire sous les nos [vide].
<lb/>[dans la marge :] Modèle de prise en charge
<lb/>
<lb/>29 juin
<lb/>La pose du filtre est terminée.
<lb/>On continue la démolition du pavillon François Ier angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[p. 54] [article de la main d’Eugène Millet :] 7 juillet 1872
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevalier les traitements de juin 1872, savoir :
<lb/>M. Choret : 200,00
<lb/>M. Bague : 91,66
<lb/>M. Choret : 90,00
<lb/>Total : 381,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 12 juillet
<lb/>Pierre de roche provenant des démolitions de l’angle sud-est et livrée en compte à l’entrepreneur de maçonnerie :
<lb/>Un morceau de 0,85*0,50*0,33 : 0,142
<lb/>Un morceau de 1,00*0,70*0,33 : 0,132
<lb/>Un morceau de 1,20*0,70*0,23 : 0,193
<lb/>Un morceau de 1,05*0,65*0,41 : 0,279
<lb/>Un morceau de 1,08*0,80 : 0,86
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35 : 0,21
<lb/>Un morceau de 0,60*0,45 : 0,27
<lb/>[Ensemble :] 1,34*0,40 : 0,536
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,35 : 0,158
<lb/>Un morceau de 1,15*1,00*0,50 : 0,575
<lb/>Un morceau de 0,85*0,38*0,60 : 0,194
<lb/>Un morceau de 0,65*0,20*0,32 : 0,042
<lb/>Un morceau de 0,50*0,45*0,34 : 0,077
<lb/>Un morceau de 2,20*0,60*0,13 : 0,172
<lb/>[Total :] 2,500
<lb/>A déduire déchet de 15 p. % : 0,375
<lb/>Reste : 2 m. 125
<lb/>Livré en compte à M. Morin-Bigle deux mètres cubes cent vingt-cinq décimètres cubes de roche provenant des démolitions de l’angle sud-est du château.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 2 m. 125. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1872 : 0,229. Reste : 1,896. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1872 : 1,896. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 55] [article rayé :] 13 juillet
<lb/>Vieux fers et vieille fonte livrés en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie :
<lb/>Vieux fers : 4800 k.
<lb/>Vieille fonte : 100
<lb/>[Total :] 4900 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 196
<lb/>Reste : 4704 k.
<lb/>Livré quatre mille sept cent quatre k. vieux fer et vieille fonte provenant des démolitions à l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 4704 k. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1872 : 4704. [Total :] 0,000
<lb/>
<lb/>13 juillet
<lb/>On commence les constructions des murs du pavillon sud-est du côté des fossés dans la hauteur du rez-de-chaussée.
<lb/>
<lb/>20 juillet
<lb/>La construction du parement intérieur des murs de l’angle sud-est dans le pavillon est élevée jusqu’à la hauteur du niveau général. Il en est de même des baies sur les deux fossés.
<lb/>On termine la fouille du contrefort adossé au mur du bâtiment sud dans le même pavillon.
<lb/>
<lb/>27 juillet
<lb/>Pavillon sud-est, rez-de-chaussée : la partie de la façade sud, attenant à la tourelle d’angle, est montée jusqu’à hauteur de la première assise des mâchicoulis.
<lb/>
<lb/>31 juillet
<lb/>Pavillon sud-est, rez-de-chaussée : la façade sur le fossé sud est bâtie jusques et y compris la 2ème allée des corbeaux des mâchicoulis.
<lb/>[p. 56] On commence la pose des arcs d’ébrasement des trois croisées.
<lb/>
<lb/>3 août
<lb/>Pavillon sud-est, rez-de-chaussée, on pose la dernière assise des corbeaux des mâchicoulis sur le fossé sud. La construction des arcs d’ébrasement au-dessus des baies est terminée.
<lb/>
<lb/>3 août
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier les traitements de juillet 1872, savoir :
<lb/>M. Choret : 200 f. 00
<lb/>M. Bague : 91,66
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>Total : 381,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>10 août
<lb/>L’angle sud-est est arrasé à hauteur du plancher de l’entresol.
<lb/>On reprend la restauration des contreforts du bâtiment sud, sur la cour, au-dessus du 1er étage.
<lb/>Continuation du parquet à l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 août
<lb/>Vergelé livré en compte à M. Morin-Bigle :
<lb/>15 morceaux de chaque 0,25*0,85*0,55 : 5,955
<lb/>43 morceaux de chaque 0,85*0,50*0,45 : 8,213
<lb/>13 morceaux de chaque 0,85*0,60*0,28 : 1,856
<lb/>[Total :] 16,024
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 2,404
<lb/>Reste : 13 m. 620
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[p. 57] Livré à M. Morin-Bigle treize mètres cubes six cent vingt décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé en compte : 13 m. 620. Déduit au mémoire n° 9 exercice 1872 : 9,721. Reste : 3,899. Débité en moellon (note du 3 février 1872) : 3,899. [Total :] 0,000. [signé :] Eug. Millet
<lb/>
<lb/>31 août
<lb/>La restauration de l’angle sud-est comprenant la tourelle et les deux parties de façades adjacentes est élevée jusqu’à la hauteur des linteaux des croisées du chemin de ronde de l’entresol.
<lb/>A l’angle nord-est des fossés, on transporte la terre nécessaire au prolongement du jardin planté dans le fossé nord.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 31 août
<lb/>Livré en compte à M. Berthier 40 solives vieilles provenant des démolitions de l’angle sud-est, de chaque 2,20 réduit sur 0,17 et 0,12, produit pour 40 : 1 stère 795
<lb/>Livré à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, un stère neuf cent cinquante-deux millistères de bois de chène.
<lb/>[signé :] Berhier
<lb/>[dans la marge :] Bois pris en compte, ci : 1 st. 795. Déduit au mémoire n° 1 1872.
<lb/>
<lb/>7 septembre
<lb/>La restauration de l’angle sud-est est élevée jusques et y compris les arcs des baies de l’entresol du côté des fossés. La tourelle est montée à hauteur des linteaux de la porte.
<lb/>On commence la fouille de deux contreforts au fossé sur la façade sud, savoir celui du pavillon et celui de l’est.
<lb/>
<lb/>[p. 58] 7 septembre
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 266 et 267 et un carnet d’appareil concernant le 1er étage de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>11 septembre
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier les traitements du mois d’août 1872, savoir :
<lb/>M. Choret : 200 f.
<lb/>M. Bague : 91,66
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>Total : 381,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>25 septembre
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 268 concernant les détails de la travée de la chapelle à gauche de celle du milieu (abside de la chapelle).
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 30 septembre 1872
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 269 concernant la cheminée du 2e étage de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[p. 59] 1er octobre
<lb/>Dans le fossé sud, on pose la première assise de chacun des contreforts nos 6 et 7 des fossés à partir de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>A cette tourelle, on pose la 1ère assise au-dessus de l’assise de corniche du chemin de ronde.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 4 octobre 1872
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevalier les traitements de septembre, savoir :
<lb/>M. Choret : 200,00
<lb/>M. Bague : 91,66
<lb/>M. Chevalier : 90,00
<lb/>Somme : 381,66
<lb/>[signé :] Bague, Chevallier, Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 2 octobre
<lb/>Roche livrée en compte à l’entrepreneur de maçonnerie, ladite provenant des démolitions de l’angle sud-est, savoir :
<lb/>8 morceaux de 0,36*0,35*0,35 : 0,353
<lb/>Un morceau de 1,25*0,30*0,46 : 0,173
<lb/>Un morceau de 1,95*0,55*0,15 : 0,163
<lb/>Un morceau de 1,45*0,35*0,58 : 0,294
<lb/>2 morceaux de chaque 1,80*0,50*0,11 : 0,198
<lb/>1 morceau de 0,45*0,30*0,50 : 0,067
<lb/>1 morceau de 1,10*0,45*0,27 : 0,134
<lb/>1 morceau de 0,50*0,25*0,50 : 0,062
<lb/>1 morceau de 0,75*0,45*0,42 : 0,142
<lb/>1 morceau de 0,75*0,55*0,45 : 0,186
<lb/>1 morceau de 0,55*0,40*0,60 : 0,132
<lb/>1 morceau de 1,10*0,58*0,25 : 0,160
<lb/>1 morceau de 0,80*0,55*0,45 : 0,198
<lb/>[p. 59] Un morceau de 0,70*0,50 : 0,35
<lb/>Un morceau de 0,65*0,32 : 0,21
<lb/>Un morceau de 0,85*0,75 : 0,64
<lb/>[Ensemble :] 1,20*0,55 : 0,660
<lb/>2 morceaux de chaque 0,44*0,45 : 0,40
<lb/>1 morceau de 1,00*0,40 : 0,40
<lb/>[Ensemble :] 0,80*0,45 : 0,360
<lb/>1 morceau de 1,10*0,40*0,15 : 0,066
<lb/>Ensemble : 3,346
<lb/>A déduire un déchet de  15 p. % : 0,502
<lb/>Reste : 2 m. 844
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, deux mètres cubes huit cent quarante-quatre décimètres cubes de pierre de taille roche provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 2 m. 844. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1872 : 2,844. [Total :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>6 octobre 1872
<lb/>1er nettoyage du filtre par le renversement des robinets.
<lb/>
<lb/>13 octobre
<lb/>On bouche le vide de la première travée de l’abside de la chapelle à gauche, du côté de la cour, dans la hauteur de l’entresol et du 1er étage.
<lb/>
<lb/>15 octobre
<lb/>A la tourelle de l’angle sud-est, on pose l’assise formant appui du 1er étage.
<lb/>
<lb/>[p. 61] [article rayé :] 16 octobre
<lb/>Vergelé livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>5 morceaux de chaque 1,00*0,50*0,26 : 0,650
<lb/>15 morceaux de chaque 1,05*0,60*0,45
<lb/>3 morceaux de chaque 0,65*0,60*0,45
<lb/>2 morceaux de chaque 0,60*0,50*0,45
<lb/>[Ensemble :] 5,049
<lb/>1 morceau de 0,70*0,25*0,40 : 0,070
<lb/>1 morceau de 1,15*0,48*0,40 : 0,221
<lb/>1 morceau de 0,80*0,60*0,45 : 0,216
<lb/>19 morceaux de chaque 0,68*0,55*0,40 : 2,842
<lb/>17 morceaux de chaque 1,00*0,55*0,45 : 4,208
<lb/>16 morceaux de chaque 1,00*0,85*0,50 : 6,800
<lb/>14 morceaux de chaque 0,75*0,75*0,45 : 3,572
<lb/>14 morceaux de chaque 1,10*0,60*0,55 : 5,082
<lb/>[Total :] 28,710
<lb/>A déduire 15 p. % de décret : 24,306
<lb/>Reste à compter : 24 m. 404
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, vingt-quatre mètres cubes quatre cent quatre décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte, ci : 24 m. 404. Débité en moellon (voir la note du 3 février 1872) : 21 m. 715. Reste : 2,689. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 2,689. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>23 octobre
<lb/>Les barrières sont reculées dans les fossés est et ouest pour clore les parties de ces fossés livrées au jardinier.
<lb/>A la tourelle de l’angle sud-est, on pose l’assise des bases au-dessus de l’assise formant appui du 1er étage.
<lb/>
<lb/>[p. 62] 30 octobre
<lb/>La restauration de l’angle sud-est est élevée jusques et y compris la 3ème assise au-dessus des appuis du 1er étage.
<lb/>
<lb/>31 octobre
<lb/>La baie mettant en communication la galerie intérieure de la chapelle avec le palier de l’entresol de l’escalier du pavillon de la chapelle est bouchée.
<lb/>On prépare et on taille les pierres pour la reconstruction de l’arcature dans la 1ère travée de l’abside à gauche de la travée du milieu et pour la restauration des deux piliers adjacents.
<lb/>
<lb/>9 novembre
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier les appointements du mois d’octobre 1872, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200,00
<lb/>A M. Bague : 91,66
<lb/>A M. Chevallier : 90,00
<lb/>Total : 381,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>9 novembre
<lb/>A la tourelle de l’angle sud-est, on pose la cinquième assise au-dessus du 1er étage, laquelle assise contient le linteau de la porte de la tourelle.
<lb/>
<lb/>[p. 63] 30 novembre
<lb/>La construction de la tourelle de l’angle sud-est est élevée jusqu’à la naissance des croisées du 1er étage.
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier des appointements au mois de novembre 1872, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200,00
<lb/>A M. Bague : 91,66
<lb/>A M. Chevallier : 90,00
<lb/>Ensemble : 381,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>7 décembre
<lb/>On pose l’assise au-dessus des arcs en briques des baies de la tourelle sud-est.
<lb/>Dans le pavillon sud-est, les constructions sont élevées à la même hauteur.
<lb/>
<lb/>15 décembre
<lb/>Le pavillon et la tourelle d’angle sud-est sont montés jusqu’à la pointe des frontons des croisées et la tourelle.
<lb/>
<lb/>27 décembre
<lb/>On pose l’assise de corniche du 1er étage du pavillon sud-est. La tourelle attenante est élevée à la même hauteur.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 64] 1873
<lb/>4 janvier
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier la somme de 381 f. 65 pour appointements du mois de décembre 1872, savoir :
<lb/>M. Choret : 200 f.
<lb/>M. Bague : 91,65
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>Total : 381 f. 65 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>4 janvier
<lb/>La restauration de l’angle sud-est est élevée jusqu’à la hauteur de l’assise de frise du 1er étage de la tourelle. Les arcs intérieurs au-dessus des grandes baies du pavillon sont ceintrées.
<lb/>
<lb/>8 janvier
<lb/>On pose les chainages de la tourelle sud-est à la hauteur du plancher bas du 2e étage.
<lb/>Dans la chapelle, le 2e pilier de l’abside à gauche est étayé et on se dispose à restaurer ce pilier.
<lb/>
<lb/>8 janvier
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 4 janvier annonçant qu’une indemnité de 200 f. est accordée à l’inspecteur des travaux.
<lb/>Réception de deux autres lettres ministérielles en date du même jour annonçant au concierge et au gardien des travaux qu’il est alloué à chacun d’eux une indemnité de 50 francs.
<lb/>Ces 300 francs seront imputés sur le crédit alloué en 1872.
<lb/>
<lb/>[p. 65] 11 janvier
<lb/>On commence la restauration du 2e pilier à gauche de l’axe de la chapelle, vers l’est.
<lb/>
<lb/>24 janvier
<lb/>Le pavillon et la tourelle de l’angle sud-est sont arrasés à la hauteur de l’assise formant appui du 2e étage.
<lb/>Le pilier n° 2 à gauche de l’axe de la chapelle, vers l’est, est restauré.
<lb/>
<lb/>28 janvier
<lb/>La gelée suspend la reconstruction de l’angle sud-est. Les maçonneries sont recouvertes de paillassons et le travail est arrêté.
<lb/>On commence les enduits dans la salle à trois croisées à l’est de l’escalier d’honneur, à rez-de-chaussée du bâtiment nord.
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>Les enduits dont il est question à la date du 28 janvier dernier sont terminés.
<lb/>On construit l’arc d’ébrasement au-dessus de la 3e croisée de l’entresol, bâtiment est, du côté de la cour.
<lb/>On étaie dans la chapelle le pilier à droite de celui déjà restauré.
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier la somme de 381 f. 65 c. pour appointements du mois de janvier 1873, savoir :
<lb/>M. Choret : 200,00
<lb/>M. Bazire : 91,65
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>[Total :] 381 f. 65
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>[p. 66] 7 février
<lb/>Dans la chapelle, on commence la restauration du pilier à droite de celui déjà restauré, c’est-à-dire du premier pilier de l’abside à gauche de l’axe.
<lb/>
<lb/>8 février
<lb/>Remis à M. Choret la somme de trois cents francs pour gratifications de fin d’année 1872, savoir :
<lb/>MM. Choret : 200 f.
<lb/>Bazire : 50
<lb/>Chevallier : 50
<lb/>[Total :] 300 f.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>17 février
<lb/>Le 2e pilier de la chapelle est restauré. On reprend les jambages d’ébrasement des croisées de l’entresol dans le bâtiment est.
<lb/>
<lb/>21 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un crédit de 100000 f. est ouvert pour continuer les travaux des grosses réparations du château de Saint-Germain pendant l’exercice 1873.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations, crédit de 100000 f. pour l’exercice 1873, décision du 21 janvier 1873
<lb/>
<lb/>26 [février]
<lb/>La restauration des jambages d’ébrasement des croisées de l’entresol dans le bâtiment est est terminée. Les arcs au-dessus de ces croisées sont terminés également.
<lb/>
<lb/>[p. 67] 5 mars
<lb/>Dans le bâtiment est, à l’entresol, on commence la pose des corniches à droite et à gauche de la cheminée.
<lb/>On termine le dallage du pallier de l’escalier nord-est, à rez-de-chaussée.
<lb/>Dans le bâtiment  nord, on pose les bandes de dalles en roche dans la salle à 3 croisées du rez-de-chaussée, à l’est de l’escalier d’honneur.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 5 mars 1873
<lb/>Remis pour traitements du mois de février 1873 les sommes suivantes :
<lb/>A monsieur Choret : 200,00
<lb/>A monsieur Bague : 91,65
<lb/>A monsieur Chevallier : 90,00
<lb/>[Total :] 381,65
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>13 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un crédit de 12500 f. est alloué pour l’entretien du château pendant l’exercice 1873. Cette décision est du 11 mars 1873.
<lb/>[dans la marge :] Entretien 1873. Crédit alloué : 12500 f. 00. Décision du 11 mars 1873.
<lb/>
<lb/>13 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle approuvant la répartition proposée des 100000 f. alloués pour grosses réparations pendant l’exercice 1873 et demandant les soumissions par nature d’ouvrage.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 16 mars 1873
<lb/>Prête à M. Monduit les feuilles 51, 144 et 185. Prêté aussi un croquis de la voûte de la salle à 3 croisées du bâtiment nord. (Les dessins rendus par M. Monduit.)
<lb/>
<lb/>[p. 68] [article de la main d’Eugène Millet :] Le 16 mars 1873
<lb/>L’enregistrement des soumissions est de 1 f. 00 c. du mille et il n’y a pas de droit inférieur à 3 francs. Le droit est ainsi arrangé :
<lb/>De 1000 francs à 5000 : 5,00
<lb/>De 5000 à 10000 : 10,00
<lb/>De 10000 à 20000 : 20,00
<lb/>De 20000 à 40000 : 40,00
<lb/>De 40000 à 60000 : 60,00
<lb/>Et ainsi de suite par 20 mille francs.
<lb/>[dans la marge :] Soumissions
<lb/>
<lb/>18 mars
<lb/>On pose les cintres pour les démolitions des arcs de la salle à 4 croisées au 2ème étage du bâtiment est.
<lb/>On restaure les roses des deux croisées bouchées à gauche de l’axe dans l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>24 mars
<lb/>On commence les fouilles de l’aqueduc devant conduire les eaux de la citerne de la cour dans le fossé nord.
<lb/>On se dispose à reprendre les travaux de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 25 mars 1873
<lb/>[coupe et plan devant l’escalier l’honneur, annotés :] La continuation de ce mur sera facile à restaurer en creusant un peu dans le pavage et vers le couchant.
<lb/>
<lb/>[p. 169] [article de la main d’Eugène Millet :] 25 mars 1873
<lb/>En creusant dans la cour pour faire la galerie devant conduire des eaux de la citerne dans le fossé nord du château, l’on rencontre un pan de mur de la construction du 14e siècle ayant les dimensions indiquées dans le croquis ci-dessus. Le mur a son parement et sa moulure de socle tournés vers le nord.
<lb/>Dans cette fouille, l’on trouve un chaperon de mur et une gargouille du 14e siècle.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>On commence la construction de l’aqueduc devant conduire les eaux de la citerne de la cour dans le fossé nord.
<lb/>On pose l’arcature de la chapelle dans la travée comprise entre les deux piliers entamés.
<lb/>
<lb/>5 avril
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier les appointements du mois de mars 1873 :
<lb/>M. Choret : 200,00
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>M. Bague : 91,65
<lb/>[Total :] 381 f. 65 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Bague, Chevallier
<lb/>
<lb/>9 avril
<lb/>Dans le parcours de la cour du château, l’aqueduc destiné à conduire les eaux de la citerne dans le fossé nord est construit jusqu’à la naissance de l’arc.
<lb/>Dans le bâtiment est, les voûtes en briques de la salle à 4 croisées du 2ème étage sont démolies. Il ne reste à démolir que les arcs doubleaux et les arêtiers.
<lb/>
<lb/>[p. 70] [article rayé :] 12 avril
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>Roche :
<lb/>Un morceau de 0,85*0,50*0,33 produit : 0 m. 139
<lb/>Un morceau de 1,00*0,40*0,33 produit : 0,132
<lb/>Un morceau de 1,20*0,70*0,23 produit : 0,193
<lb/>Un morceau de 1,05*0,65*0,41 produit : 0,279
<lb/>Un morceau de 1,08*0,80*0,40 produit : 0,344
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,40 produit : 0,084
<lb/>Un morceau de 0,60*0,45*0,40 produit : 0,108
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,35 produit : 0,158
<lb/>Un morceau de 1,15*1,10*0,50 produit : 0,575
<lb/>Un morceau de 0,85*0,38*0,60 produit : 0,192
<lb/>Un morceau de 0,65*0,20*0,32 produit : 0,041
<lb/>Un morceau de 0,50*0,45*0,34 produit : 0,076
<lb/>Un morceau de 1,20*0,60*0,10 produit : 0,172
<lb/>Un morceau de 0,65*0,40*0,30 produit : 0,078
<lb/>Un morceau de 0,98*0,40*0,30 produit : 0,108
<lb/>Un morceau de 0,80*0,32*0,45 produit : 0,113
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40*0,38 produit : 0,122
<lb/>Un morceau de 1,50*0,30*0,38 produit : 0,171
<lb/>Un morceau de 1,00*0,65*0,30 produit : 0,195
<lb/>Un morceau de 0,70*0,60*0,30 produit : 0,126
<lb/>Un morceau de 0,70*0,55*0,32 produit : 0,121
<lb/>2 morceaux chaque 0,70*0,35*0,40 produit : 0,196
<lb/>1 morceau de 0,70*0,40*0,35 produit : 0,098
<lb/>Un morceau de 0,65*0,45*0,40 produit : 0,116
<lb/>Un morceau de 0,65*0,30*0,40 produit : 0,080
<lb/>Un morceau de 0,50*0,30*0,50 produit : 0,075
<lb/>Un morceau de 0,70*0,30*0,32 produit : 0,067
<lb/>Un morceau de 0,55*0,40*0,30 produit : 0,066
<lb/>2 morceaux chaque 0,55*0,40*0,40 produit : 0,176
<lb/>2 morceaux chaque 0,65*0,35*0,40 produit : 0,180
<lb/>1 morceau de 1,40*0,45*0,35 produit : 0,220
<lb/>Un morceau de 0,65*0,40*0,25 produit : 0,065
<lb/>[p. 71] Un morceau de 0,70*0,55*0,20 produit : 0,076
<lb/>Un morceau de 0,70*0,25*0,40 produit : 0,072
<lb/>Un morceau de 0,48*0,48*0,20 produit : 0,046
<lb/>Un morceau de 0,75*0,53*0,30 produit : 0,120
<lb/>Un morceau de 1,65*0,40*0,58 produit : 0,383
<lb/>Un morceau de 0,80*0,30*0,42 produit : 0,101
<lb/>Un morceau de 1,40*0,50*0,28 produit : 0,156
<lb/>Un morceau de 0,65*0,28*1,38 produit : 0,248
<lb/>Un morceau de 1,00*0,30*0,40 produit : 0,120
<lb/>Un morceau de 0,65*0,50*0,30 produit : 0,098
<lb/>Un morceau de 0,70*0,35*0,35 produit : 0,086
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,35 produit : 0,074
<lb/>Un morceau de 0,85*0,35*0,22 produit : 0,066
<lb/>Un morceau de 1,00*0,40*0,32 produit : 0,128
<lb/>Un morceau de 0,85*0,45*0,38 produit : 0,174
<lb/>Un morceau de 0,90*0,30*0,35 produit : 0,094
<lb/>Un morceau de 0,55*0,40*0,55 produit : 0,121
<lb/>Un morceau de 1,10*0,40*0,25 produit : 0,110
<lb/>[Total :] 7,139
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 1,071
<lb/>Reste : 6 m. 068
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle six mètres soixante-huit décimètres cubes de roches provenant des démolitions des contreforts de la cour.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 6 m. 068. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1872 : 6,068. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Millet.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 12 avril
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>Vergelé
<lb/>Un morceau de 0,90*0,45*0,55 produit : 0,225
<lb/>[p. 72] Un morceau de 0,90*0,45*0,45 produit : 0,182
<lb/>Un morceau de 0,80*0,25*0,50 produit : 0,100
<lb/>Un morceau de 0,90*0,70*0,40 produit : 0,252
<lb/>Un morceau de 1,10*0,30*0,53 produit : 0,175
<lb/>3 morceaux de chaque 0,90*0,26*0,32 produit : 0,224
<lb/>Un morceau de 0,70*0,50*0,35 produit : 0,228
<lb/>Un morceau de 0,90*0,90*0,35 produit : 0,284
<lb/>Un morceau de 0,90*0,55*0,40 produit : 0,200
<lb/>Un morceau de 0,80*0,35*0,35 produit : 0,098
<lb/>Un morceau de 0,60*0,45*0,35 produit : 0,094
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40*0,45 produit : 0,144
<lb/>Un morceau de 0,80*0,45*0,35 produit : 0,126
<lb/>Un morceau de 0,75*0,40*0,30 produit : 0,090
<lb/>Un morceau de 0,90*0,45*0,28 produit : 0,013
<lb/>Un morceau de 0,90*0,55*0,30 produit : 0,150
<lb/>[Total :] 2,644
<lb/>Déchet de 15 p. % : 0,397
<lb/>Reste : 2 m. 247
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle deux mètres cubes deux cent quarante-sept décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vergelé en compte : 2 m. 247. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 2,247. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>12 avril
<lb/>On termine la démolition de la voûte de la salle à 4 croisées du bâtiment est.
<lb/>L’arc fermant l’aqueduc qui conduit l’eau de la citerne de la cour dans le fossé nord est terminé. On termine également la chape en mortier au-dessus de cet arc.
<lb/>
<lb/>[p. 73] [article rayé :] 12 avril
<lb/>Vieille roche provenant de la démolition du pavillon sud-est livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie, savoir :
<lb/>Vergelé :
<lb/>15 morceaux de chaque 0,80*0,70*0,55 : 4 m. 004
<lb/>5 morceaux de chaque 1,00*0,65*0,40 : 1,300
<lb/>18 morceaux de chaque 0,80*0,75*0,38 : 4,104
<lb/>22 morceaux de chaque 1,10*0,45*0,45 : 4,901
<lb/>19 morceaux de chaque 0,60*0,50*0,30 : 1,710
<lb/>19 morceaux de chaque 0,70*1,20*0,42 : 6,703
<lb/>[Total :] 22,722
<lb/>Déchet de 15 p. % : 3,408
<lb/>Reste : 19 m. 314
<lb/>[dans la marge :] Vergelé en compte : 19,314. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 9,152. Reste : 10,162. Déduit au mémoire n° 6 exercice 1875 : 1,084. Reste : 9,078. Déduit au mémoire n° 9 exercice 1875 : 0,189. Reste : 8,889. Déduit au mémoire n° 12 exercice 1875 : 1,255. Reste : 7,634. [signé :] Eugène Millet. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1876 : 4,891. Reste : 2 m. 743. Déduit au même mémoire : 2,743. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet.
<lb/>Roche :
<lb/>7 morceaux de chaque 1,40*0,60*0,35 : 2,058
<lb/>1 morceau de 0,45*0,40*0,35 : 0,063
<lb/>3 morceaux de 0,55*0,50*0,35 : 0,289
<lb/>[Total :] 2,410
<lb/>Déchet de 15 p. % : 0,362
<lb/>Reste : 2,048
<lb/>[dans la marge :] Roche en compte : 2,048. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1872 : 2,048. Reste : 0,000.
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle dix-neuf mètres trois cent quatorze décimètres cubes de vergelé et deux mètres cubes et quarante-huit décimètres cubes de roche, le tout provenant des démolitions du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[p. 74] [article de la main d’Eugène Millet :] 12 avril 1873
<lb/>Demandé à M. Béché 20 mètres de sable de rivière (sable de rivière) pour la petite terrasse devant le château.
<lb/>Demandé aussi 8 mètres de pareil sable pour les fossés.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 19 avril 73
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 270 concernant les voûtes de la salle du premier du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>23 avril
<lb/>On reprend la construction de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>On commence la construction des jambages des croisées sur le fossé, au 2e étage du bâtiment est, dans la salle à 4 croisées.
<lb/>On achève la construction de la partie d’aqueduc comprise entre la citerne et la cour et le bâtiment nord. Le regard auprès de l’ancien puits de la cour est terminé.
<lb/>
<lb/>24 avril
<lb/>Réception d’une lettre  ministérielle en date du 19 avril contenant l’approbation des soumissions souscrites par les entrepreneurs pour les grosses réparations à exécuter pendant l’exercice 1873.
<lb/>
<lb/>26 avril
<lb/>Au bâtiment est, sur la façade des fossés, on pose l’assise au-dessus des bases du 2e étage des contreforts n° 5, 6, 7 et 8.
<lb/>
<lb/>[p. 75] 7 mai
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>M. Choret : 200 francs
<lb/>M. Bague : 91,66
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>10 mai
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 271 concernant le couronnement du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 12 mai 1873
<lb/>[plan des découvertes faites dans la cour du côté opposé à l’entrée principale]
<lb/>En fouillant dans la cour pour établir le pavage [p. 75] dans l’angle sud-est, on rencontre des constructions de Charles V indiquées dans le croquis ci-contre. Dans l’axe de la salle se trouve un âtre de cheminée fait avec des tuiles posées de champ formant le damier indiqué. Les tuiles mises en œuvre sont émaillées couleur jaune et il semblerait que cet âtre est fait avec des rebuts de tuiles.
<lb/>Les restes du vieux château, après avoir été dessinés, sont enterrés à nouveau et seront toujours faciles à retrouver sous le pavage nouveau de la cour.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 14 mai 1873
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 272 concernant le couronnement du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 14 mai 1873
<lb/>[plan des découvertes faites dans la cour]
<lb/>La voûte en cul-de-four moderne couronnant la tourelle d’escalier de Charles V étant en mauvais état, l’on découvre cette tourelle sous le pavage de la cour.
<lb/>
<lb/>[p. 77] [article de la main d’Eugène Millet :] 17 mai 1873
<lb/>[plan partiel des découvertes faites dans la cour]
<lb/>Ce croquis indique la place de la tourelle d’escalier Charles V avec les bâtiments François Ier.
<lb/>[plan partiel des découvertes faites dans la cour]
<lb/>Fragment de dallage à 2,16 m. en contrebas du repère général. Le parement de ce dallage porte la trace d’incendie.
<lb/>
<lb/>21 mai
<lb/>La construction de la tourelle de l’angle sud-est est élevée jusqu’à la naissance des arcs des croisées du 2ème étage.
<lb/>Sur la façade est, on pose l’assise des arcs au-dessus des impostes dans les contreforts n° 5, 6, 7 et 8.
<lb/>On fait le pavage provisoire de la cour vers l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>[p. 78] 24 mai
<lb/>Au bâtiment est, on pose l’assise de corniche du côté du fossé.
<lb/>On construit l’arc en briques au-dessus de la baie mettant en communication le pavillon avec la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>30 mai
<lb/>Continuation de la restauration de la partie supérieure du bâtiment est et du pavillon sud-est.
<lb/>On commence la restauration de la porte basse de l’escalier de Charles V situé dans la cour du château.
<lb/>
<lb/>4 juin
<lb/>Remis à M. Choret, Bague et Chevallier les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200 f. 00
<lb/>A M. Bague : 91,65
<lb/>A M. Chevallier : 90,00
<lb/>[Total :] 381,65
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Bague
<lb/>
<lb/>11 juin
<lb/>On termine les arcs formerets de la salle du pavillon sud-est, au 2e étage.
<lb/>Les arcs des croisées du 2e étage de la tourelle de l’angle sud-est sont cintrés.
<lb/>On termine la calotte en meulière au-dessus de l’escalier de Charles V dans la cour du château.
<lb/>
<lb/>[p. 79] 14 juin
<lb/>Continuation de la restauration de l’angle sud-est.
<lb/>On démolit la balustrade du côté de la cour au-dessus du bâtiment sud, à partir du pavillon sud-est, jusques et y compris l’escalier neuf.
<lb/>
<lb/>18 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 16 juin 1873 de laquelle il résulte qu’un secours de 300 f. est accordé à madame Bague, veuve du concierge de l’entrée principale du château.
<lb/>Cette somme sera imputée sur le crédit alloué pour les grosses réparations du château pendant l’exercice 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 juin
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie :
<lb/>Vieux fers et vieilles ferrailles : 4700 k.
<lb/>Vieille fonte : 100
<lb/>[Total :] 4800
<lb/>Déchet de 4 p. % : 192
<lb/>Reste : 4608 k.
<lb/>Livré en compte à M. Moutier quatre mille six cent huit k. de vieux fers et vielle fonte provenant des démolitions de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 4608 k. [de la main d’Eugène Millet :] Déduit au mémoire n° 2 exercice 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 juin
<lb/>Livré en compte à M. Morin-Bigle : trois mille neuf cent soixante-dix vieilles tuiles de pays et 37 faitières provenant des découvertures de l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vieilles tuiles en compte : 3970, faitières : 37. Déduit au mémoire n° 6 de l’exercice 1874. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 80] 21 juin
<lb/>Réception d‘une lettre ministérielle annonçant que le sieur Chevallier, jusqu’alors gardien des travaux, a été nommé concierge du château, en remplacement du sieur Bague, décédé.
<lb/>Son traitement sera de 1000 f. et courra à partir du 1er juillet 1873. Il sera imputable sur le crédit affecté aux travaux de grosses réparations.
<lb/>
<lb/>27 juin
<lb/>A la tourelle de l’angle sud-est, on pose la corniche intérieure de la salle du 2ème étage.
<lb/>Au bâtiment est, on complète l’assise des chéneaux du côté du fossé. Au même bâtiment, du côté de la cour, on restaure les contreforts dans la hauteur du 2ème étage. On construit les croisées du même bâtiment au même étage et sur la cour, entre les contreforts n° 3 et 4 et l’encognure sud-est.
<lb/>On termine la pose des tuyaux en fonte destinés à conduire les eaux de la citerne de la cour dans le fossé ouest.
<lb/>
<lb/>3 juillet
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle donnant avis que M. Boucheron et Touvenelle ont été choisi comme entrepreneurs de charpente, en remplaçant M. Tellier, décédé.
<lb/>
<lb/>5 juillet
<lb/>On achève la pose des dalles du trottoir de la cour au pied du bâtiment est.
<lb/>On continue la construction de la partie supérieure de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[p. 81] 9 juillet
<lb/>Au 2ème étage du bâtiment est, on pose les arcs doubleaux de la salle à 4 croisées.
<lb/>A l’extérieur, sur la cour, on construit les arcs compris entre les contreforts, au-dessous de l’assise des corniches.
<lb/>On remplace les parties de dallage cassées sur le trottoir du bâtiment nord, côté de la cour.
<lb/>On termine la construction des trottoirs de la cour depuis l’angle nord-est, jusques et y compris l’escalier neuf de l’angle sud-est.
<lb/>On a vidé et nettoyé la citerne de la cour. On enduit les deux pignons et les piédroits en retour sur 1 m. 00 de longueur.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 12 juillet 1873
<lb/>Remis les traitements suivants pour le mois de juin 1873 :
<lb/>M. Choret : 200,00
<lb/>M. Chevallier : 90,00
<lb/>Total : 290,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>16 juillet
<lb/>Au 2ème étage du bâtiment est, dans la salle à 4 croisées, on a terminé la pose du 3ème arc-doubleau et celle des arêtiers de la 1ère travée à partir du pavillon nord-est. On commence la pose des arêtiers de la 2ème travée.
<lb/>
<lb/>19 juillet
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant la nomination du sieur Foirier, ancien concierge des Tuileries, au poste de gardien des travaux. Le traitement du sieur Foirier est fixé à 1000 f. à prendre sur le crédit des gros travaux.
<lb/>
<lb/>[p. 82] [article de la main d’Eugène Millet :] 19 juillet 1873
<lb/>Arrivée et prise de poste du concierge des travaux par le sieur Foirier, ancien concierge des Tuileries.
<lb/>Par suite, ce même jour, le sieur Chevallier prend possession du logement de concierge de la porte principale.
<lb/>
<lb/>23 juillet
<lb/>On termine la pose des arêtiers de la salle à 4 croisées au 2e étage du bâtiment est.
<lb/>
<lb/>26 juillet
<lb/>On reprend la pose de la corniche du bâtiment est du côté de la cour.
<lb/>On construit les 4 premiers arcs au-dessus des croisées du 2e étage sr la cour, dans le bâtiment sud. On monte en même temps les contreforts compris entre lesdits arcs, comptés à partir de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>6 août
<lb/>On pose les gargouilles et la corniche du bâtiment sud sur la cour au droit de l’escalier de l’angle sud-est.
<lb/>On pose la 3e assise du mur occidental du pavillon sud-est au-dessus du chéneau du comble du bâtiment sud.
<lb/>On pose la 2e assise au-dessus de la corniche intérieure du 2e étage de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>6 août
<lb/>Payé à M. Choret, Chevallier et Foirier les appointements du mois de juillet, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200,00
<lb/>A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A M. Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 83] [article de la main d’Eugène Millet :] 9 août 1873
<lb/>Donné l’ordre à M. Videt d’avoir à reprendre le mobilier chez le concierge Foirier avant le 19 courant afin de ne donner qu’un mois de location.
<lb/>
<lb/>16 août
<lb/>On commence la construction des voûtes en briques de la salle du 2e étage du pavillon sud-est et celles de la salle à 4 croisées du bâtiment est, au même étage.
<lb/>On commence la construction des murs du pavillon sud-est au-dessus des chéneaux des bâtiments sud et est.
<lb/>
<lb/>23 août
<lb/>Continuation des travaux commencés le 16 août.
<lb/>
<lb/>5 septembre
<lb/>Payé à M. Choret, Chevallier et Foirier les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret, 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A. M. Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 septembre
<lb/>On continue la construction des voûtes en briques du pavillon sud-est et du bâtiment est.
<lb/>La construction des murs du pavillon sud-est est élevée jusqu’à l’assise d’architrave de de pavillon.
<lb/>
<lb/>12 septembre
<lb/>On pose les cintres pour la construction de la voûte en moellons au-dessus de la salle du 2e étage de la tourelle sud-est.
<lb/>On termine les voûtes en briques du pavillon sud-est. On termine également celles des deux premières [p. 84] travées du bâtiment est à partir du pavillon.
<lb/>Vers l’angle nord-ouest, dans le fossé, on établir le dolmen trouvé auprès de Conflans-Sainte-Honorine.
<lb/>
<lb/>17 septembre 1873
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 21 août rappelant aux architectes chargés de la direction des travaux exécutés pour le compte de l’Etat qu’il est interdit de faire travailler les ouvriers les dimanches et les jours de fête reconnus par la loi.
<lb/>
<lb/>19 septembre
<lb/>On commence la découverture du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>20 septembre
<lb/>Le plomb provenant de la découverture du pavillon de la chapelle est descendu et rentré en magasin.
<lb/>Au 2e étage du bâtiment est, il ne reste plus à construire que six triangles en briques pour avoir terminé les voûtes de la salle à 4 croisées.
<lb/>A la tourelle de l’angle sud-est, on pose les gargouilles.
<lb/>Au pavillon sud-est, l’assise formant encorbellement extérieur de la souche de cheminées est posée.
<lb/>
<lb/>22 septembre
<lb/>On commence la dépose du comble du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>25 [septembre]
<lb/>On commence la dépose des plombs de la couverture de la chapelle.
<lb/>On termine les voûtes de la salle à 4 croisées [p. 85] du bâtiment es au 2e étage.
<lb/>
<lb/>27 [septembre]
<lb/>Tous les plombs de la couverture de la chapelle sont descendus et rentrés en magasin.
<lb/>On pose l’assise de corniche de la tourelle sud-est.
<lb/>
<lb/>4 octobre
<lb/>Le pavillon de la chapelle est démoli jusqu’au niveau du plancher supérieur.
<lb/>Le comble au-dessus de la chapelle est également démoli.
<lb/>On termine la pose des chéneaux du pavillon sud-est.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 octobre
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, cent cinquante kilog. de vieille fonte, ci : 150 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 6
<lb/>Reste, veille fonte : 144 kilog.
<lb/>Et sept mille deux cent cinquante kilog. de vieux fers, ci : 7250 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 290
<lb/>Reste vieux fers : 6960 kilog.
<lb/>Livré à M. Moutier cent quarante quatre kilog. de vieille fonte et six mille neuf cent soixante kilog. de vieux fers provenant des démolitions du pavillon de la chapelle.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieille fonte livrée en compte : 144 k. Vieux fers livrés en compte : 6960 k. Déduits au mémoire n° 2 de 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 87] 8 octobre
<lb/>On termine la pose des chéneaux de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>On monte la charpente du comble du bâtiment est.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 10 octobre
<lb/>Remis les traitements suivants du mois de septembre 1873 :
<lb/>A M. Choret : 200,00
<lb/>A M. Chevallier : 83,30
<lb/>A M. Foirier : 83,30
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>10 octobre
<lb/>La charpente du comble du bâtiment est est posée, à l’exception de la croupe du côté sud.
<lb/>On construit la souche de cheminée du pavillon sud-est au-dessus du chéneau du pavillon.
<lb/>On construit celle de la tourelle sud-est au-dessus du chéneau de la tourelle.
<lb/>Continuation de la démolition du pavillon de la chapelle et de la surélévation de la chapelle.
<lb/>
<lb/>[dans la marge :] 18 octobre
<lb/>Approbation de la soumission Morin pour la démolition du pavillon Louis XIV près l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>27 octobre
<lb/>La souche de cheminée du pavillon sud-est est construite jusqu’à hauteur des couronnements des deux contreforts en briques.
<lb/>Celle de la tourelle sud-est est construite jusqu’à l’assise de corniche.
<lb/>Les balustres de ce pavillon et de cette tourelle sont encore en place.
<lb/>Le charpentier commence la pose de la croupe sud du comble du bâtiment est.
<lb/>La démolition de la surélévation de la chapelle est faite jusqu’à 1 m. 00 environ [p. 87] au-dessus du plancher qui recouvre les voûtes.
<lb/>
<lb/>5 novembre
<lb/>Remis les traitements suivants du mois d’octobre 1873, savoir :
<lb/>M. Choret, 200 f. 00
<lb/>M. Chevallier : 83,30
<lb/>M. Foirier : 83,30
<lb/>Total : 366,60
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 novembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle qui autorise la fourniture de 8 stères de vieux bois de démolitions à faire à chacun des deux concierges, ainsi que le sciage de ce vieux bois. Elle autorise aussi la fourniture de 1500 k. de charbon de terre à faire par le sieur Gilbert à Chevallier, concierge du château.
<lb/>
<lb/>11 novembre
<lb/>La souche de cheminée du pavillon sud-est et celle de la tourelle adjacente sont terminées.
<lb/>On complète la pose des tablettes de la balustrade.
<lb/>On commence la construction des deux premières souches de cheminées du bâtiment sud, à partir de l’angle sud-est.
<lb/>Les couvreurs font le voligeage du comble du bâtiment est.
<lb/>
<lb/>15 novembre
<lb/>La couverture en zinc du bâtiment est est commencée.
<lb/>On continue la construction des deux premières souches de cheminées du bâtiment sud.
<lb/>On pose le comble provisoire au-dessus de la chapelle.
<lb/>
<lb/>[p. 88] [article de la main d’Eugène Millet :] Le 15 novembre 1873
<lb/>Recommandation est faite à M. Choret d’exiger qu’un sceau d’eau soit placé près chaque fourneau de plombier-zingueur, et pour éteindre les fourneaux le soir, et pour parer aux accidents.
<lb/>Prière est faite aussi à M. Choret d’exiger que chaque soir une visite soit faite sur les combles par le gardien des travaux après la sortie des ouvriers, chaque soir, pour s’assurer que les fourneaux sont bien éteints.
<lb/>
<lb/>19 novembre
<lb/>On continue la couverture du bâtiment est, conformément aux prescriptions ci-dessus.
<lb/>On pose les chevrons du comble provisoire de la chapelle.
<lb/>Les deux premières souches de cheminées du bâtiment sud sont montées jusqu’à hauteur du couronnement des petits contreforts latéraux.
<lb/>
<lb/>21 novembre
<lb/>Nettoyage du filtre exécuté pour la 3ème fois.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 22 novembre
<lb/>Livré à M. Monduit, entrepreneur de plomberie et de couverture, un poids de vieux plomb provenant des démolitions du pavillon de la chapelle, s’élevant à : 1500 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 60
<lb/>Reste livré en compte : 1440 k.
<lb/>Reçu en compte quatorze cent quarante kilog. de vieux plomb provenant des démolitions du pavillon de la chapelle.
<lb/>[signé :] Monduit, Bochet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1440 k. Déduit aux mémoires n° 2 et 3 exercice 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 89] 22 novembre
<lb/>Continuation de la couverture du bâtiment est.
<lb/>Le chevronnage du comble provisoire au-dessus de la chapelle est terminé.
<lb/>Il ne reste plus à poser que l’assise de couronnement aux deux premières souches de cheminées du bâtiment sud, à partir du pavillon sud-est.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 25 novembre
<lb/>Vieux bois provenant des démolitions de l’angle sud (pavillon de la chapelle, et couverture de la chapelle) livré en compte à l’entrepreneur de la couverture, un poids brut de ci : 2000 k.
<lb/>A déduire, déchet de 4 p. % : 80
<lb/>Reste net : 1920 kilog.
<lb/>Reçu en compte dix-neuf cent vingt kilogrammes de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Monduit, Bochet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb en compte, ci : 1920 k. Déduit aux mémoires n° 2 et 3 année 1874.
<lb/>
<lb/>26 novembre
<lb/>Continuation de la couverture du bâtiment est.
<lb/>On commence le voligeage du comble provisoire au-dessus de la chapelle.
<lb/>On pose l’assise de couronnement des deux premières souches de cheminées du bâtiment sud à partir de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 29 novembre
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle 3 photographies remplaçant les feuilles de détails 273 et 274.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[p. 90] [article rayé :] 3 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, un poids brut de vieux plomb s’élevant à : 3740 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 149,6
<lb/>Reste en compte : 3590 k. 4
<lb/>Reçu en compte trois mille cinq cent quatre-vingt-dix kilog. 4 hectogrammes.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 3590 k. 4. Déduit aux mémoires n° 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>3 décembre
<lb/>Remis les traitements du mois de novembre :
<lb/>MM. Choret : 200
<lb/>Chevallier : 83,30
<lb/>Foirier : 83,30
<lb/>Total : 366,60
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 9 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, un poids brut de 1810 kilog. de vieux plomb, ci : 1810 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 72,4
<lb/>Reste livré en compte : 1737 k. 6
<lb/>Reçu en compte dix-sept cent trente sept kilog. 6 hect. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1737 k. 6. Déduit aux mémoires n° 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>10 décembre
<lb/>On pose le comble du bâtiment sud au-dessus de l’escalier neuf.
<lb/>[p. 91] On commence le montage des bois du comble du pavillon sud-est.
<lb/>On reprend la décoration du pavillon de la chapelle.
<lb/>On termine la couverture du comble provisoire au-dessus de la chapelle.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 13 décembre 1873
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 275 concernant la base de la tourelle du pavillon sud contre l’abside de la chapelle. Remis aussi un carnet d’appareil des 28 premières assises ;
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 15 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, un poids total de 1600 kilog. de vieux plomb provenant des démolitions de la chapelle, ci : 1600 k.
<lb/>Déduire 4 p. % de déchet : 64
<lb/>Reste net : 1536 kilog.
<lb/>Reçu en compte quinze cent trente-six kilog. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1536 k. Déduit aux mémoires n° 1, 2 et 3 années 1873.
<lb/>
<lb/>16 décembre
<lb/>Ordre est donné à M. Béché de transporter environ cent mètres cubes de terre végétale provenant du parterre dans le fossé est du château. Ces transports seront payés à raison de 1 f. 50 c. le mètre cube.
<lb/>
<lb/>[p. 92] [article de la main d’Eugène Millet :] 17 décembre 1873
<lb/>Remis à M. Morin la feuille 276 concernant le logement du concierge et le vestibule au droit du petit pont en bois.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 19 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, un poids brut de 1250 k. de vieux plomb, ci : 1250 k.
<lb/>Déduit un déchet de 4 p. % : 50
<lb/>Reste net : 1200 k.
<lb/>Reçu en compte douze cent kilog. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1200 k. Déduit aux mémoires n° 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, 1821 k. de vieux plomb, ci : 1821 k.
<lb/>Déduire un déchet de 4 p. % : 72,84
<lb/>Reste net : 1748 k. 16
<lb/>Reçu en compte dix-sept cent quarante-huit kilog. 840 grammes de vieux plombs.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1748 k. 16. Déduit aux mémoires n° 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>20 décembre
<lb/>On continue les démolitions du pavillon de la chapelle et la couverture du pavillon sud-est ainsi que celle de la 1ère travée du bâtiment sud à partir de ce pavillon.
<lb/>
<lb/>[p. 93] [article rayé :] 22 décembre
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, un poids brut de vieux fers provenant des démolitions du pavillon de la chapelle de : 6100 k.
<lb/>Déduire déchets de 4 p. % : 244
<lb/>Reste net : 5856 k.
<lb/>Reste cinq mille huit cent cinquante-six kilog. de vieux fers.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers livrés en compte : 5856 k. Déduit au mémoire n° 8 de 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 24 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit et compagnie, entrepreneur de couverture, 1600 k. de vieux plomb, ci : 1600 k.
<lb/>Déduire déchet de 4 p. % : 64
<lb/>Reste net : 1536 k.
<lb/>Reçu en compte quinze cent trente-six kilog. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1536 k. Déduit aux mémoires n° 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 24 décembre 1873
<lb/>Remis à M. Morin la feuille n° 277 concernant l’escalier des gardiens près le vestibule du petit pont de la rue du Château-Neuf.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 27 décembre 1873
<lb/>Remis à M. Morin la feuille 278 donnant les [p. 94] détails de la loge du concierge. Remis aussi la feuille n° 281 donnant la porte d’entrée de la façade sud près le pont de bois. Remis aussi un carnet d’appareil concernant cette porte et les mâchicoulis au-dessus.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 27 décembre
<lb/>Livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, 2100 kilog. de vieux plombs provenant de l’angle nord-ouest, ci : 2100 k.
<lb/>A déduire le déchet de 4 p. % : 84
<lb/>Reste net : 2016 k.
<lb/>Reçu en compte deux mille seize kilog. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 2016 k. Déduit aux mémoires n° 1, 2 et 3 année 1873.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1874
<lb/>3 janvier
<lb/>Remis à M. Morin la feuille n° 279 donnant le détail des caves et de la fosse d’aisances du bâtiment sud, idem la feuille n° 280 donnant le détail des cheminées des 2 murs de refend du bâtiment sud, idem la feuille 282 donnant le détail de la cheminée de cuisine du concierge près le pont en bois.
<lb/>Remis aussi un carnet d’appareil s’appliquant à ladite cheminée.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[p. 95] [article rayé :] 5 janvier
<lb/>Bois livré en compte à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, et provenant des démolitions du pavillon de la chapelle :
<lb/>1° 3,50*1,80*0,50 : 3 st. 150
<lb/>2° 3,30*0,70*3,60 : 8,316
<lb/>3° 1,70*0,70*1,80 : 2,142
<lb/>4° 4,60*0,90*0,50 : 2,070
<lb/>5° 2,80*0,90*0,70 : 1,764
<lb/>Ensemble : 17,442
<lb/>Reçu en compte dix-sept stères quatre cent quarante-deux millistères de vieux bois de démolition.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois livré en compte : 17 st. 442. Déduit au mémoire n° 1 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 janvier
<lb/>Vieux plomb livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couvertures, un poids total de : 1600 kilog.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 64
<lb/>Reste net : 1536 kilog.
<lb/>Reçu quinze cent trente-six kilog. de vieux plomb provenant des démolitions de la chapelle et du pavillon de la chapelle.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1536 k. Déduit aux mémoires nos 1, 2 et 3 années 1873.
<lb/>
<lb/>7 janvier
<lb/>Remis les appointements du mois de décembre à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200 f.
<lb/>Chevallier, concierge : 83 f. 30
<lb/>Foirier, gardien : 83 f. 30
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 96] [article rayé :] 9 janvier
<lb/>Vieux bois provenant des démolitions du pavillon de l’abside de la chapelle livrés en compte à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie :
<lb/>16 poutres de chaque 4,20*0,35*0,33 : 7 st. 312
<lb/>8 poutres de chaque 1,80*0,22*0,22 : 0,697
<lb/>6 poutres de chaque 2,60*0,22*0,25 : 0,858
<lb/>Un toisé de 2,00*3,00*0,30 : 1,800
<lb/>Un toisé de 1,30*0,65*3,50 : 2,957
<lb/>Un toisé de 2,50*2,00*0,35 : 1,750
<lb/>Un toisé de 3,00*3,30*0,65 : 6,435
<lb/>Un toisé de 4,00*0,25*0,30 : 0,300
<lb/>Ensemble : 22,109
<lb/>Reçu vingt-deux stères cent neuf millistères de vieux bois.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 22 st. 109. Déduit aux mémoires nos 1 et 2 de 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 janvier
<lb/>Vieux plomb livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, un poids total de : 1600 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 64
<lb/>Reste net : 1536 kilog.
<lb/>Reçu en compte quinze cent trente six kilog. de vieux plomb provenant des démolitions du pavillon de la chapelle et du comble de la chapelle.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1536 k. Déduit au mémoire nos 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 97] 14 janvier
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 12 janvier dernier qui renouvelle l’ordre de suspendre tout travail au château les dimanches et jours de fêtes.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 16 janvier
<lb/>Vieux plomb livré en compte à M. Monduit, entrepreneur de couverture, un poids total de : 1600 k.
<lb/>Déchet de 4 p. % : 64
<lb/>Reste net : 1536 k.
<lb/>Reçu en compte quinze cent trente-six kilog. de vieux plomb provenant de la couverture de la chapelle et du pavillon adjacente à l’abside.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb livré en compte : 1536 k. Déduit aux mémoires nos 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>17 janvier
<lb/>On continue la couverture du pavillon de l’angle sud-est et des parties adjacentes.
<lb/>On continue la démolition du pavillon de Louis XIV adjacente à l’abside de la chapelle.
<lb/>On commence à former les lots de vieux bois destinés à être vendus.
<lb/>
<lb/>21 janvier
<lb/>On commence la construction de l’égout au-dessous du rez-de-chaussée du pavillon de François Ier derrière l’abside de la chapelle.
<lb/>On termine la couverture de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>[p. 98] 24 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les deux feuilles n° 283 et 284 donnant le plan du 1er étage du bâtiment sud près la chapelle et la partie basse de l’escalier en vis contre l’abside de la chapelle.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 27 janvier
<lb/>Livré à Mrs Monduit, Béchet et compagnie, entrepreneurs de couverture, 740 k. de vieux zinc provenant des démolitions de l’angle sud, ci : 740 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 29,60
<lb/>Reste net : 710 k. 40
<lb/>Reçu sept cent dix kilog. 4/10 de vieux zinc provenant des démolitions ci-dessus.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux zinc en compte : 710 k. 4. Déduit au mémoire n° 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 28 janvier
<lb/>Livré à Mrs Monduit, Béchet et compagnie, entrepreneurs de couverture, 1320 k. de vieux plomb provenant des démolitions de l’angle sud (chapelle et pavillon adjacent), ci : 1320 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 52,80
<lb/>Reste net : 1267 k. 20
<lb/>Reçu douze cent soixante-sept k. 2/10 vieux plomb provenant des démolitions ci-dessus.
<lb/>[signé :] Monduit, Béchet et compagnie
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb en compte : 1267 k. 2. Déduit aux mémoires nos 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 99] [article rayé :] 28 janvier
<lb/>Vieux bois livré en compte à MM. Touvenelle et Boucheron, entrepreneurs de charpente :
<lb/>3 morceaux de chaque 4,50*0,25*0,30 : 1 st. 014
<lb/>9 morceaux de ensemble 28,00*0,15*0,16 : 0,672
<lb/>Ensemble : 1 st. 686
<lb/>Reçu en compte un stère six cent quatre-vingt-six millistères de vieux bois de chêne.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 1 st. 686. Déduit au mémoire n° 3 exercice 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 29 janvier
<lb/>Livré à M. Monduit et Béchet, entrepreneurs de couverture, un poids brut de vieux plomb s’élevant à : 1000 kilog.
<lb/>Déchet de 4 p. % : 40
<lb/>Reste net : 960 kilog.
<lb/>Reçu en compte neuf cent soixante kilog. de vieux plomb.
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb en compte : 960 k. Déduit aux mémoires nos 1, 2 et 3 exercice 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 4 février
<lb/>Vieux bois livré en compte à M. Boucheron et Tourenelle, entrepreneurs de charpente :
<lb/>1 poutre de 7,00*0,30*0,30 : 0 st. 630
<lb/>13 solives de chaque 3,60*0,14*0,14 : 0,917
<lb/>16 solives de chaque 2,70*0,14*0,14 : 0,847
<lb/>16 solives de chaque 1,30*0,14*0,14 : 0,408
<lb/>Ensemble : 2,802
<lb/>Reçu en compte deux stères huit cent deux millistères vieux bois de chêne.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 2 st. 802. Déduit au mémoire n° 3 de 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 100] 4 février
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 300 f.
<lb/>Chevallier, concierge : 83,30
<lb/>Foirier, gardien : 83,30
<lb/>Ensemble : 366 f. 60
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>7 février
<lb/>On démolit la partie supérieure du pavillon de François Ier attenant à l’abside de la chapelle, depuis la couverture en dalles de ce pavillon jusqu’à la hauteur de la balustrade du bâtiment sud.
<lb/>On continue la démolition du pavillon de Louis XIV attenant au précédent.
<lb/>L’égout situé au-dessous du rez-de-chaussée du pavillon de François Ier ci-dessus est terminé. On commence la construction au-dessus dans la hauteur du rez-de-chaussée.
<lb/>
<lb/>11 février
<lb/>Les travaux de restauration sont suspendus à cause de la gelée.
<lb/>On continue les démolitions du pavillon de Louis XIV attenant à l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>13 février
<lb/>Continuation de la démolition.
<lb/>On reprend les travaux de restauration dans le rez-de-chaussée du pavillon de François Ier attenant à la chapelle.
<lb/>
<lb/>[p. 101] [article de la main d’Eugène Millet :] 14 février 1874
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles 285 et 286 et aussi un carnet d’appareil concernant les parties basses de la chapelle de saint Louis du château.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 21 février
<lb/>Bois livré en compte à l’entrepreneur de charpente provenant des démolitions du pavillons Louis XIV adjacente à l’abside de la chapelle :
<lb/>5,00*0,40*0,40 : 0 st. 800
<lb/>4,00*0,10*0,10 : 0,040
<lb/>5,00*0,10*0,10 : 0,050
<lb/>1,50*0,10*0,15 : 0,023
<lb/>19,50*0,10*0,14 (12 morceaux) : 0,273
<lb/>2,50*0,10*0,14 : 0,035
<lb/>24 fois 1,80*0,10*0,14 : 0,605
<lb/>17 fois 3,00*0,11*0,14 : 0,785
<lb/>6,00*0,20*0,25 : 0,300
<lb/>26 fois 3,00*0,11*0,14 : 1,201
<lb/>34 fois 1,70*0,11*0,14 : 0,890
<lb/>[Total :] 5 st. 002
<lb/>Reçu en compte cinq stères deux millistères de vieux bois de chêne provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 5 st. 002. Déduit au mémoire n° 3 de 1873.
<lb/>
<lb/>23 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle de laquelle il résulte qu’un crédit de 100000 f. est alloué pour [p. 102] l’exercice 1874 pour la continuation des travaux de restauration du château.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 24 février
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, des vieux fers et des vieilles fontes provenant des démolitions du pavillon Louis XIV adjacente à l’abside de la chapelle :
<lb/>Vieux fers, un poids de : 6600 k.
<lb/>4 p. % de déchet : 264
<lb/>Reste : 6336 k.
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 6336 k. Déduit au mémoire n° 2 année 1873.
<lb/>Vieille fonte : 150 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 6
<lb/>Reste : 144 k.
<lb/>[dans la marge :] Vieux fer en compte : 144 k.
<lb/>Reçu en compte six mille trois cent trente-six kilog. de vieux fers et cent quarante-quatre kilog. de vielle fonte.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>
<lb/>24 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle informant l’architecte qu’un crédit de 10500 f. est alloué sur l’exercice 1874 pour l’entretien du château (décision du 23 février 1874).
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 4 mars
<lb/>Remis à M. Choret, mois de février : 200 f. 00
<lb/>Remis à M. Chevallier, mois de février : 83 f. 33
<lb/>Remis à M. Foirier, mois de février : 83 f. 33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 103] [article de la main d’Eugène Millet :] 4 mars 1874
<lb/>Remis à M. Choret, indemnité : 200 f. 00
<lb/>Remis à M. Chevallier, indemnité : 50 f. 00
<lb/>Remis à M. Foirier, indemnité : 50 f. 00
<lb/>Total : 300 f. 00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>7 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 5 mars 1874 informant l’architecte du château que le ministre de l’Instruction publique affecte à la restauration de la chapelle du château une somme de 118274 f. payable en 4 annuités à partir de l’exercice 1874.
<lb/>Cette somme sera prélevée sur le crédit des Monuments historiques.
<lb/>
<lb/>14 mars
<lb/>On continue la démolition du pavillon Louis XIV adjacente à l’abside de la chapelle.
<lb/>La restauration du rez-de-chaussée du pavillon François Ier près l’abside de la chapelle est faite à l’intérieur jusqu’à hauteur du plancher haut. Il reste à construire la voûte en briques au-dessus du passage.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 14 mars
<lb/>Livré à Mrs Boucheron et Touvenelle 82 bouts de solives du vieux bois provenant des démolitions, de chaque 0,0 sur 0,14 réduits, et faisant ensemble une longueur de 212 m. 50, produit en cube : 2 stères 975
<lb/>Reçu deux stères neuf cent soixante-quinze millistères de vieux bois provenant des démolitions des parties adjacentes à l’abside de la chapelle.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 2 st. 975. Déduit au mémoire n° 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 104] 18 mars
<lb/>Il a été procédé à la vente des vieux bois provenant des démolitions des parties adjacentes à l’abside. Cette vente, faite par les soins du receveur de l’Enregistrement, a produit une somme totale de : 1383 f. 00 c., qui se compose comme suit :
<lb/>Lot n° 1 : 240 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 2 : 156 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 3 : 96 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 4 : 150 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 5 : 140 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 6 : 192 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 7 : 161 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 8 : 107 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 9 : 81 f. 00 c.
<lb/>Lot n° 10 : 60 f. 00 c.
<lb/>Total pareil : 1383 f. 00 c.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 21 mars 1874
<lb/>Remi à M. Berthier la feuille n° 101 donnant les détails des croisées du rez-de-chaussée vers les fossés du château.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 25 mars
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, 2725 k. de vieux fers provenant de la démolition du pavillon de l’abside de la chapelle, ci : 2725 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 109
<lb/>Reste net : 2616 k.
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 2616 k.
<lb/>Et 400 kilog. de vieille fonte provenant des démolitions du même pavillon, ci : 400 k.
<lb/>[p. 105] A déduire 4 p. % de déchet : 16
<lb/>Reste net : 384 k.
<lb/>[dans la marge :] Vieille fonte en compte : 384 k. Déduit au mémoire n° 2 de 1873.
<lb/>Reçu en compte deux mille six cent seize kilog. de vieux fers et trois cent quatre-vingt-quatre kilog. de vieille fonte provenant des démolitions du pavillon de l’abside de la chapelle.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] Ce 28 mars 1874
<lb/>Remis à M. Berthier la feuille n° 107 concernant les croisées du chemin de ronde à l’entresol.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>1er avril
<lb/>Continuation de la démolition du pavillon attenant à l’abside de la chapelle.
<lb/>Dans le pavillon de François Ier, on construit la voûte du rez-de-chaussée.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet, rayé :] 2 avril 1874
<lb/>Livré à Mrs Monduit, Béchet et compagnie, pour faire à peu près le payement des mémoires nos 1, 2 et 3 année 1873 :
<lb/>Vieux plomb pesant : 7974 k. 470
<lb/>Déchet 4 p. % : 318,980
<lb/>Reste : 7655,490
<lb/>Reçu en compte sept mille six cent cinquante-cinq kilogrammes 490 grammes.
<lb/>[signé :] Seichard
<lb/>[dans la marge :] Déduit aux mémoires nos 1, 2 et 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 106] 4 avril 1874
<lb/>Remis à M. Choret le mois de mars : 200,00
<lb/>Remis à M. Chevallier le mois de mars : 83,33
<lb/>Remis à M. Foirier le mois de mars : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 4 avril 1874
<lb/>[dans la marge :] Formule de prise en charge
<lb/>L’architecte soussigné reconnait avoir reçu les fournitures ci-dessus détaillées et déclare prendre en charge les objets désignés sous les numéros 1, 16 et 17, et les avoir portés à l’inventaire sous les numéros 11, 12 et 13.
<lb/>[dans la marge :] Formule de prise en charge.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 7 avril
<lb/>Livré à M. Boucheron et Touvenelle les vieux bois provenant du pavillon de l’abside et dont le détail suit :
<lb/>9 solives chaque 4,00 : 36 m. 00
<lb/>12 solives chaque 2,50 : 30,00
<lb/>Ensemble : 66 m. 00
<lb/>Et de chaque 0,11*0,15 produit : 1 st. 089
<lb/>Plus un tas de vieux bois, bout de solives, plateformes etc. de 2,50 sur 1,00 et 0,50 réduit : 1,250
<lb/>Ensemble : 2 st. 339
<lb/>Reçu deux stères trois cent trente-neuf millistères de vieux bois
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 2 st. 339. Déduit au mémoire n° 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 11 avril
<lb/>Livré à M. Filloche 863 k. 17 plomb brut
<lb/>Déduit 4 p. % de déchet : 34 k. 52
<lb/>Reste net : 828 k. 65
<lb/>[p. 107] Reçu huit cent vingt-huit kilog. 65 décagrammes de vieux plomb provenant des démolitions de l’abside de la chapelle.
<lb/>[signé :] A. Filloche
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 11 avril
<lb/>Vieux cuivre jaune provenant des robinets de l’ancienne salle de bains du pénitencier, livré en compte à M. Filloche, un poids de 57 kilog.
<lb/>Vieux cuivre rouge provenant de la chaudière de ladite salle de bains, un poids de 135 k., livré id. à M. Filloche.
<lb/>Reçu cinquante-sept kilog. de cuivre jaune et cent trente-cinq kilog. de cuivre rouge provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] A. Filloche
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 11 avril 1874
<lb/>Le mémoire n° 3 d’entretien de M. Filloche est soldé en rendant pour 397,25 de vieux plomb.
<lb/>Cette opération a été remplacée par la suivante :
<lb/>Rendu en compte 135 k. de cuivre rouge à raison de 1,25 : 168,75
<lb/>Rendu en compte 57 k. de cuivre jaune à raison de 1,50 : 62,70
<lb/>Rendu en compte vieux plomb pesant 393,702, déchet 4 p. % 15,748, [reste :] 377,954, à raison de 0 f. 44 c. : 166,30
<lb/>Total général : 397,75
<lb/>[signé :] A. Filloche
<lb/>[dans la marge :] Déduit au mémoire d’entretien n° 3 exercice 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 108] [article rayé :] 13 avril
<lb/>Livré en compte à M. Moutier un poids de vieux plomb s’élevant à : 4600 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 184
<lb/>Reste net : 4416 k.
<lb/>Reçu quatre mille quatre cent seize kilog. de vieux plomb
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb en compte : 4416 k. Déduit au mémoire n° 2 de l’année 1873 : 2955,363. Reste : 1480,637. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 1480,637. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 avril
<lb/>Livré en compte à monsieur Morin-Bigle un poids de vieux plomb s’élevant à : 5085 k.
<lb/>A déduire de 4 p. % de déchet : 203,40
<lb/>Reste net : 4881 k. 60
<lb/>Reçu quatre mille huit cent quatre-vingt-un kilog. 6 hectog. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Vieux plomb en compte : 4881 k. 600. Déduit au mémoire n° 6 exercice 1874. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>22 avril
<lb/>Réception d’une lettre de M. le ministre de l’Instruction publique et des Cultes désignant MM. Choret et Debrie comme chargés, le premier de la surveillance et le second de la vérification des travaux de restauration de la chapelle du château, et fixant à 1,25 p. % les honoraires de chacun de ces 2 agents.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 22 avril
<lb/>Livré à Mrs Boucheron et Touvenelle un cube de vieux bois de 4,00 de longueur sur 1,18 et 0,95 réduit, produit : 4 st. 488
<lb/>Reçu quatre stères 488 millistères vieux bois.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 4 st. 488. Déduit au mémoire n° 3 année 1873.
<lb/>
<lb/>[p. 109] 25 avril
<lb/>Envoi d’une lettre à monsieur le ministre des Travaux publics par laquelle il est demandé un secours de 200 francs pour Alphonse Mocquart, bardeur, qui a eu la jambe gauche cassée le 15 avril par la chute d’une barre de fer.
<lb/>
<lb/>30 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 26 avril 1874 contenant l’approbation des soumissions souscrites pour la continuation des travaux de restauration en 1874.
<lb/>
<lb/>6 mai
<lb/>Remis à M. Choret, mois d’avril : 200 f. 00
<lb/>Remis à M. Chevallier, mois d’avril : 83 f. 33
<lb/>Remis à M. Foirier, mois d’avril : 83 f. 33
<lb/>Total : 366 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>15 mai
<lb/>On continue les démolitions au pied de l’abside de la chapelle.
<lb/>On pose des chéneaux et les balustrades du chemin de ronde sur la façade sud dans la partie déjà restaurée.
<lb/>On termine la pose des chéneaux et des balustrades du chemin de ronde de la façade est.
<lb/>
<lb/>16 mai
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 287 et 287 bis concernant les détails des contreforts de la chapelle du côté de l’abside.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[p. 110] 26 mai
<lb/>On termine la pose des balustrades du chemin de ronde au droit des 6 premières travées du bâtiment sud, à partir de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>27 mai
<lb/>On commence les fondations de la tourelle de l’abside de la chapelle.
<lb/>On pose des vases au-dessus de la tourelle de l’angle sud-est.
<lb/>
<lb/>27 mai
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle qui approuve la soumission des sculpteurs Corbel fils, Chervet et Lagoule.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 30 mai 1874
<lb/>Remis à M. Choret la feuille n° 288 concernant le nivellement des fossés du château. Cette feuille sera copiée par l’entrepreneur, M. Morin-Bigle, pour en avoir un exemplaire à son bureau.
<lb/>
<lb/>3 juin
<lb/>Remis à M. Choret le mois de mai : 200,00
<lb/>Remis à M. Chevallier le mois de mai : 83,33
<lb/>Remis à M. Foirier le mois de mai : 83,33
<lb/>[Total :] 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 juin
<lb/>Remis à Mrs Boucheron et Touvenelle une feuille de dessins contenant les détails des cintres de la chapelle. Cette feuille n’est pas numérotée.
<lb/>[signé] Boucheron et Touvenelle
<lb/>
<lb/>[p. 111] 7 juin
<lb/>Il a été procédé à la vente des vieux moellons provenant des démolitions des parties adjacentes à l’abside de la chapelle. Cette vente, faite par les soins du receveur de l’Enregistrement, a produit une somme totale de 546 f. 00 c., savoir :
<lb/>1er lot : 140 f. 00 c.
<lb/>2ème lot : 20,00
<lb/>3ème lot : 66,00
<lb/>4ème lot : 38,00
<lb/>5ème lot : 86,00
<lb/>6ème lot : 90,00
<lb/>7ème lot : 90,00
<lb/>8ème lot : 16,00
<lb/>Total : 546,00
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 juin
<lb/>Vieille roche livrée en compte à l’entrepreneur de maçonnerie et provenant des démolitions du pavillon de la chapelle :
<lb/>Un morceau de 1,10*0,55*0,45 : 0,272
<lb/>Un morceau de 0,90*0,50*0,22 : 0,099
<lb/>2 morceaux de ensemble 0,35*0,75*0,60 : 0,157
<lb/>Un morceau de 1,00*0,45*0,30 : 0,135
<lb/>Un morceau de 1,00*0,55*0,40 : 0,220
<lb/>Un morceau de 0,50*0,80*0,25 : 0,100
<lb/>Un morceau de 0,85*0,40*0,30 : 0,102
<lb/>Un morceau de 0,45*0,50*0,45 : 0,101
<lb/>Un morceau de 0,70*0,40*0,25 : 0,090
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,25 : 0,053
<lb/>Un morceau de 0,65*0,30*0,30 : 0,059
<lb/>Un morceau de 0,60*0,35*0,35 : 0,073
<lb/>Un morceau de 0,45*0,30*0,25 : 0,034
<lb/>[p. 112] Un morceau de 0,75*0,40*0,50 : 0,150
<lb/>Un morceau de 0,85*0,40*0,40 : 0,136
<lb/>12 morceaux de chaque 0,80*0,45*0,45 : 1,944
<lb/>11 morceaux de chaque 0,75*0,60*0,35 : 1,733
<lb/>4 morceaux de chaque 0,70*0,40*0,20 : 0,224
<lb/>[Total :] 5,869
<lb/>Déchet de 15 p. % : 0,880
<lb/>Reste : 4 m. 989
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle quatre mètres cubes huit cent quatre-vingt-neuf décimètres cubes de roche.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vieille roche livrée en compte : 4 m. 989. Déduit au mémoire n° 6 exercice 1874 : 4,989. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet.
<lb/>
<lb/>15 juin
<lb/>La société centrale des architectes, sous la présence de M. Henri Labrouste, visite les travaux du château.
<lb/>
<lb/>19 juin
<lb/>La construction de la tourelle de l’abside de la chapelle est élevée jusqu’à la hauteur du rez-de-chaussée.
<lb/>
<lb/>1er juillet
<lb/>On pose les deux premières marches de l’escalier adossé à l’abside de la chapelle.
<lb/>La tourelle est construite jusqu’à l’assise au-dessous des corbeaux des mâchicoulis.
<lb/>
<lb/>1er juillet
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 289 contenant les détails de la piscine de [p. 113] la chapelle, plus un carnet d’appareil.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>4 juillet
<lb/>Remis les appointements du mois de juin à MM.
<lb/>Choret : 200,00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>Ensemble : 366 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 10 juillet
<lb/>Vieille roche livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie et provenant des démolitions de l’angle de la chapelle, savoir :
<lb/>Un morceau de 1,10*0,35*0,15 : 0 m. 058
<lb/>Un morceau de 0,65*0,30*0,25 : 0,049
<lb/>Un morceau de 0,80*0,40*0,20 : 0,064
<lb/>Un morceau de 1,40*0,40*0,35 : 0,116
<lb/>Un morceau de 0,80*0,30*0,30 : 0,072
<lb/>2 morceaux de chaque 0,50*0,30*0,20 : 0,060
<lb/>Un morceau de 1,50*0,50*0,25 : 0,113
<lb/>Un morceau de 0,70*0,40*0,50 : 0,140
<lb/>Un morceau de 0,50*0,40*0,30 : 0,060
<lb/>[Total :] 0,812
<lb/>A déduire 5 p. % déchet : 0,122
<lb/>Reste : 0,690
<lb/>Livré à M. Morin-Bugle six cent quatre-vingt-dix décimètres cubes de roche.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vieille roche livrée en compte : 0 m. 690. Déduit au mémoire n° 6 exercice 1874 : 0,690. [Reste :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 114] [article rayé :] 10 juillet
<lb/>Vergelé livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie et provenant des démolitions du pavillon à l’angle de la chapelle, savoir :
<lb/>6 morceaux de chaque 0,60*0,60*0,35 : 0,756
<lb/>4 morceaux de chaque 0,50*0,40*0,38 : 0,304
<lb/>18 morceaux de chaque 0,90*0,40*0,45 : 2,916
<lb/>13 morceaux de chaque 0,95*0,40*0,40 : 1,976
<lb/>Un morceau de 0,85*0,50*0,42 : 0,179
<lb/>Un morceau de 1,00*0,55*0,40 : 0,220
<lb/>Un morceau de 1,25*0,50*0,40 : 0,250
<lb/>Un morceau de 0,70*0,75*0,30 : 0,157
<lb/>Un morceau de 1,40*0,65*0,50 : 0,455
<lb/>Un morceau de 1,30*0,50*0,45 : 0,293
<lb/>Un morceau de 0,85*0,50*0,38 : 0,161
<lb/>Un morceau de 1,00*0,50*0,40 : 0,200
<lb/>[Total :] 7,867
<lb/>Déchet de 15 p. % : 1,180
<lb/>Reste : 6,687
<lb/>Livré en compte à M. Morin-Bigle six mètres cube six cent quatre-vingt-sept décimètres cubes de vergelé.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé vieux livré au compte : 6 m. 687. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1876. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>18 juillet
<lb/>La tourelle derrière l’abside de la chapelle est construite jusqu’à hauteur des mâchicoulis.
<lb/>
<lb/>25 juillet
<lb/>On démolit les constructions faites du temps de François Ier et de Louis XIV derrière l’abside de la chapelle de saint Louis. Ces démolitions mettent à découvert un banc extérieur situé entre les contreforts et [p. 115] à la même hauteur que le banc intérieur, ainsi que les chéneaux, la corniche, le bandeau au-dessus des anciens contreforts, les anciennes gargouilles placées au-dessus de ces contreforts, et enfin les meneaux de la croisée de l’abside situé dans l’axe de la chapelle.
<lb/>
<lb/>8 août
<lb/>Continuation des démolitions de l’abside de la chapelle [ajout de la main d’Eugène Millet :] et l’on retrouve la croisée près celle de l’axe, vers le sud.
<lb/>On construit la voûte de cave au-dessous du logement du concierge, et immédiatement à l’est de l’escalier.
<lb/>On reprend la construction au 2ème contrefort du fossé, à l’est de la tourelle de l’abside.
<lb/>
<lb/>8 août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet à MM.
<lb/>Choret : 200 f.
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>[Total :] 366 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 12 août
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à M. Morin
<lb/>Vergelé :
<lb/>20 morceaux chaque 1,00*0,40*0,37 : 2 m. 960
<lb/>10 morceaux chaque 1,30*0,50*0,22 : 1,430
<lb/>14 morceaux chaque 0,65*0,35*0,35 : 1,115
<lb/>24 morceaux chaque 0,60*0,80*0,30 : 3,456
<lb/>15 morceaux chaque 1,10*0,45*0,50 : 3,713
<lb/>11 morceaux chaque 0,60*0,30*0,30 : 0,594
<lb/>11 morceaux chaque 0,70*0,60*0,70 : 3,234
<lb/>[p. 116] 10 morceaux chaque 0,70*0,50*0,55 : 1,925
<lb/>20 morceaux chaque 0,90*0,35*0,40 : 2,520
<lb/>20 morceaux chaque 0,60*0,50*0,50 : 3,000
<lb/>26 morceaux chaque 0,55*0,50*0,40 : 2,860
<lb/>20 morceaux chaque 0,80*0,40*0,30 : 1,920
<lb/>25 morceaux chaque 0,80*0,40*0,40 : 3,200
<lb/>25 morceaux chaque 1,00*0,45*0,40 : 4,500
<lb/>38 morceaux chaque 0,70*0,35*0,25 : 2,327
<lb/>87 morceaux chaque 1,00*0,30*0,25 : 6,525
<lb/>60 morceaux chaque 0,90*0,50*0,35 : 9,450
<lb/>9 morceaux chaque 0,85*0,50*0,50 : 1,912
<lb/>2 morceaux chaque 0,70*0,50*0,40 : 0,280
<lb/>Ensemble : 56 m. 921
<lb/>Déduire déchet de 15 p. % : 8,538
<lb/>Reste : 48 m. 383
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 48,383. Déduit au mémoire n° 11 exercice 1876 : 44,863. Reste : 3,520. [signé :] Eugène Millet. Débité en moellon page 175 : 3,520. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>Roche :
<lb/>2 morceaux chaque 1,19*0,33*0,30 : 0,234
<lb/>2 morceaux chaque 0,85*0,30*0,28 : 0,142
<lb/>7 morceaux chaque 0,70*0,38*0,25 : 0,466
<lb/>61 morceaux chaque 1,15*0,40*0,30 : 8,418
<lb/>9 morceaux chaque 0,80*0,30*0,35 : 0,756
<lb/>1 morceau de 0,50*0,30*0,42 : 0,063
<lb/>1 morceau de 0,60*0,35*0,40 : 0,084
<lb/>Ensemble : 10,163
<lb/>Déduire déchet de 15 p. % : 1,524
<lb/>Reste : 8 m. 639
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 8,639. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 0,689. Reste : 7,950. Déduit au mémoire n° 4 exercice 1875 : 0,809. Reste : 7,141. Déduit au mémoire n° 6 exercice 1875 : 1,495. Reste : 5,646. Déduit au mémoire n° 7 exercice 1875 : 1,652. Reste : 3,994. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1875 : 0,466. Reste : 3,528. Déduit au mémoire n° 12 exercice 1875 : 2,602. Reste : 0,926. [signé :] Eugène Millet. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1876 : 0,926. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet.
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, quarante-huit mètres cubes de vergelé et huit mètres cubes six cent trente-neuf décimètres cubes de roche [p. 117] provenant des démolitions du pavillon Louis XIV adjacente à l’abside de la chapelle.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>20 août
<lb/>Le 2ème contrefort du fossé sud, à l’est de la tourelle de la chapelle, est élevé jusqu’à hauteur de la 1ère assise des corbeaux des mâchicoulis
<lb/>On termine l’escalier de la cave sous le logement du concierge.
<lb/>On commence la reprise des fondations du 1er contrefort de l’abside au nord de l’axe. Ces fondations, exécutées à l’extérieur, sont reliées à celles faites au mois de juillet à l’intérieur sous le pilier de l’abside au nord de l’axe.
<lb/>
<lb/>28 août
<lb/>Le raccordement de l’abside de la chapelle avec le pavillon de François Ier est monté jusqu’à la hauteur du rez-de-chaussée.
<lb/>A l’intérieur de la chapelle, on construit les massifs au-dessous du 1er et du 2e pilier au sud de l’axe dans l’abside.
<lb/>
<lb/>2 septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200 f.
<lb/>Chevallier, concierge : 83 f. 33 c.
<lb/>Foirier, gardien des travaux : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 118] 12 septembre
<lb/>L’escalier attenant à l’abside de la chapelle est construit jusqu’à la hauteur du petit chemin de ronde extérieur à la chapelle.
<lb/>A l’intérieur, on commence la restauration du 1er pilier de l’abside à droite de l’axe.
<lb/>Dans le bâtiment sud, le mur de refend compris entre la 6ème et la 7ème travée à partir de la chapelle est démoli jusqu’au plancher haut de l’entresol.
<lb/>
<lb/>26 [septembre]
<lb/>Le premier pilier au sud de l’axe, dans l’abside de la chapelle, est restauré. On continue la construction du passage conduisant de l’escalier attenant à l’abside au petit chemin de ronde extérieur. On pose le chevalement pour la reprise du 3ème pilier de l’abside au sud de l’axe.
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>On pose le linteau au-dessus du passage conduisant de l’escalier au petit chemin de ronde derrière l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>7 octobre
<lb/>On commence la reprise du 3ème pilier de l’abside au sud de l’axe de la chapelle.
<lb/>
<lb/>7 octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200
<lb/>Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 119] 20 octobre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un secours de 100 f. est accordé au sieur Mocquard, ouvrier blessé sur le chantier du château.
<lb/>Cette somme sera imputée sur le crédit alloué en 1874 pour les grosses réparations.
<lb/>
<lb/>21 octobre
<lb/>La restauration du 3ème pilier de l’abside au sud de l’axe de la chapelle est terminée.
<lb/>
<lb/>4 novembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’octobre à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 novembre
<lb/>On commence la fouille de la cour dans la 6ème travée du bâtiment sud, à partir de la chapelle. Au-dessous des dallages, on trouve un massif qu’on démolit en partie à la pioche, en partie à la pioche et au coin.
<lb/>On reprend la démolition du pavillon de Louis XIV attenant à l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>10 novembre
<lb/>La démolition du pavillon de Louis XIV attenant à l’abside est descendue jusqu’au plancher haut du 1er étage.
<lb/>On commence la reconstruction du 2ème pilier intérieur de l’abside au sud de l’axe de la chapelle
<lb/>
<lb/>[p. 120] 11 novembre
<lb/>Fondations d’une ancienne tourelle trouvée en faisant les fouilles des caves dans la 5ème et dans la 6ème travée (à partir de la chapelle) du bâtiment sud.
<lb/>[plan]
<lb/>
<lb/>[p. 121] 18 novembre
<lb/>Remis à monsieur Morin la feuille n° 290 concernant les armatures en fer pour les vitraux de la croisée centrale de la chapelle, et la feuille n° 291 concernant les détails de la cave et des tuyaux de chaleur du calorifère du bâtiment sud.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 novembre
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, cinq mille huit cent kilogrammes de vieux fers provenant des démolitions du pavillon de la chapelle et six cent kilogrammes de vieille fonte, savoir 5800 k. vieux fers, moins 4 p. %, reste : 5568 k.
<lb/>600 k. vieille fonte, moins 4 p. % : 576
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 5568 k. Déduit au mémoire n° 7 exercice 1874 : 658. Reste : 4910 k. Déduit au mémoire n° 5 exercice 1875 : 4910. Reste : 0000. Vieille fonte : 576 k. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 576. Reste : 0000. [signé :] Eugène Millet.
<lb/>
<lb/>25 novembre
<lb/>On continue la fouille des caves dans la 5ème et la 6ème travée du bâtiment sud à partir de la chapelle.
<lb/>A l’extérieur de la chapelle, on fait les démolitions nécessaires à la reconstruction du 1er contrefort au sud de la croisée centrale de l’abside.
<lb/>
<lb/>5 décembre
<lb/>On commence la reconstruction du 1er contrefort extérieur de l’abside de la chapelle, au sud de l’axe.
<lb/>
<lb/>5 décembre
<lb/>Remis les appointements du mois de novembre à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 122] 5 décembre 1874
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille 292 indiquant la cave du calorifère à construire dans le bâtiment est près l’escalier d’angle et indiquant aussi tous les tuyaux de chaleur.
<lb/>Remis aussi la feuille 293 donnant tous les détails de l’escalier conduisant du rez-de-chaussée au fossé est et à la cave du calorifère.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle.
<lb/>
<lb/>5 décembre
<lb/>A l’appui du mémoire n° 11 de M. Morin-Bigle concernant l’indemnité accordée au bardeur Mocquart, on envoie au ministère un rapport spécial concernant cette affaire, un certificat de médecin et 4 reçus de l’ouvrier.
<lb/>
<lb/>31 décembre
<lb/>Les travaux sont arrêtés à cause de la gelée.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1875
<lb/>2 janvier
<lb/>Payé les appointements du mois de décembre à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 janvier
<lb/>Reprise des travaux. On continue la construction des caves du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>[p. 123] [article de la main d’Eugène Millet :] 9 janvier 1875
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 294 donnant les couronnements de la chapelle de saint Louis. Remis aussi 1 carnet d’appareil donnant ces couronnements, la corniche et les chéneaux de cette chapelle.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>16 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 295 et 296 concernant les chéneaux de la balustrade de la chapelle.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 23 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 297, 298, 299, 300, 301 et 302 donnant les six châteaux-fleurons couronnant les éperons de la façade sud de la chapelle.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>28 janvier
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 26 janvier 1875 annonçant qu’un crédit de 11380 f. 00 est ouvert pour les ouvrages d’entretien à exécuter au château pendant l’exercice 1875.
<lb/>[dans la marge :] Entretien, 11380 f., décision du 26 janvier 1875.
<lb/>
<lb/>3 février
<lb/>Payé les appointements du mois de janvier et les indemnités pour l’année 1874, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 400 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 133 f. 33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 133 f. 33
<lb/>Total : 666 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>[dans la marge :] Traitement : 200 f. ; Indemnité : 200 f. ; [Total :] 400 f. Traitement : 83,33 f. ; Indemnité : 50,00 ; [Total :] 133,33. Traitement : 83,33 ; Indemnité : 50,00 ; [Total :] 133,33.
<lb/>
<lb/>[p. 124] 6 février
<lb/>Dans la chapelle, on pose l’arcature dans la travée centrale. A l’extérieur, le 1er contrefort au sud de l’axe est élevé jusqu’à hauteur du chaineau du chemin de ronde.
<lb/>Dans le bâtiment sud, on cintre les deux petites caves des gardiens sous le logement du concierge de la rue du Château-Neuf.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 février
<lb/>Pierre livrée en compte à l’entrepreneur, savoir :
<lb/>Roche :
<lb/>2 morceaux de chaque 0,80*0,55*0,30 : 0,264
<lb/>5 morceaux de chaque 1,00*0,50*0,50 : 1,250
<lb/>3 morceaux de chaque 1,00*0,58*0,40 : 0,696
<lb/>1 morceau de 1,55*0,38*0,25 : 0,148
<lb/>1 morceau de 1,00*0,45*0,37 : 0,167
<lb/>1 morceau de 0,76*0,32*0,30 : 0,073
<lb/>1 morceau de 0,42*0,32*0,30 : 0,040
<lb/>1 morceau de 1,00*0,60*0,37 : 0,222
<lb/>1 morceau de 0,70*0,40*0,35 : 0,098
<lb/>1 morceau de 0,70*0,45*0,35 : 0,110
<lb/>1 morceau de 0,95*0,55*0,35 : 0,183
<lb/>Ensemble : 3,251
<lb/>A déduire, déchet de 15 p. % : 0,488
<lb/>Reste : 2,763
<lb/>[dans la marge :] Livré en compte : Roche : 2 m. 763. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1876 : 2,763. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Vergelé :
<lb/>1 morceau de 0,65*0,50*0,60 : 0,195
<lb/>1 morceau de 0,80*0,40*0,60 : 0,192
<lb/>1 morceau de 0,68*0,65*0,65 : 0,287
<lb/>1 morceau de 0,70*0,65*0,25 : 0,114
<lb/>1 morceau de 0,85*0,65*0,65 : 0,359
<lb/>1 morceau de 0,90*0,65*0,65 : 0,380
<lb/>67 morceaux de chaque 0,80*0,70*0,35 : 13,132
<lb/>90 morceaux de chaque 0,60*0,50*0,50 : 13,500
<lb/>[p. 124] 118 morceaux de chaque 1,00*0,45*0,40 : 21,240
<lb/>Ensemble : 49,399
<lb/>Déchet de 15 p. % : 7,410
<lb/>Reste : 41 m. 989
<lb/>Livré à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, deux mètres cubes sept cent soixante-trois décimètres cubes de roche et quarante et un mètres cubes neuf cent quatre-vingt-neuf décimètres cubes de vergelé.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé : 41 m. 989. Débité en moellon voir page 175 : 15,500. Reste : 26,489. [signé :] Eug. Choret. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1879 : 10,728. Reste : 15 m. 761. Débité en moellon, voir page 208 : 15,761. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>20 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle du 15 février 1875 annonçant qu’un crédit de 100000 f. est alloué pour les grosses réparations du château pendant l’exercice 1875.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations : crédit de 100000 f., décision du 20 janvier 1875.
<lb/>
<lb/>3 mars
<lb/>Payé les appointements du mois de février à MM.
<lb/>Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>Foirier, concierge des travaux : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 126] 4 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle contenant l’approbation de la répartition faite du crédit de 100000 f. alloué pour les grosses réparations à exécuter au château pendant l’exercice 1875.
<lb/>
<lb/>12 mars
<lb/>Les caves du bâtiment sud sont terminées.
<lb/>Le 1er contrefort au sud de l’axe de la chapelle est reconstruit jusqu’à la 2ème assise au-dessus du linteau du passage extérieur.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 19 mars
<lb/>Vergelé livré en compte à l’entrepreneur de maçonnerie :
<lb/>1,00*0,50*0,40 : 0,200
<lb/>1,00*0,40*0,65 : 0,260
<lb/>0,60*0,55*0,45 : 0,148
<lb/>1,10*0,25*0,45 : 0,121
<lb/>1,00*0,32*0,50 : 0,160
<lb/>0,90*0,40*0,45 : 0,162
<lb/>0,70*0,50*0,40 : 0,140
<lb/>1,00*0,50*0,40 : 0,140
<lb/>1,00*0,50*0,40 : 0,200
<lb/>0,90*0,50*0,40 : 0,180
<lb/>0,90*0,35*0,45 : 0,139
<lb/>0,70*0,35*0,45 : 0,096
<lb/>0,60*0,60*0,30 : 0,108
<lb/>0,90*0,60*0,30 : 0,172
<lb/>0,85*0,40*0,40 : 0,200
<lb/>0,90*0,30*0,37 : 0,100
<lb/>0,50*0,40*0,35 : 0,070
<lb/>1,00*0,32*0,38 : 0,121
<lb/>0,70*0,35*0,38 : 0,095
<lb/>0,70*0,40*0,37 : 0,103
<lb/>[Total :] 2,911
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,436
<lb/>Reste : 2,475
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte à l’entrepreneur : 2 m. 475. Débité en moellon, voir page 208 : 2,475. Reste : 0,000.
<lb/>Roche livrée en compte idem :
<lb/>[p. 127] 2 morceaux de chaque 1,19*0,33*0,30 : 0,234
<lb/>2 morceaux de chaque 0,85*0,30*0,28 : 0,142
<lb/>[Total :] 0,376
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,056
<lb/>Reste : 0,320
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 0 m. 320. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1876 : 0,320. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Reçu en compte deux mètres cubes quatre cent soixante-quinze décimètres de vergelé et trois cent vingt décimètres cubes de roche.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>24 mars
<lb/>On reprend la construction de l’escalier attenant à l’abside de la chapelle. Cet escalier est construit jusqu’à une hauteur de 0 m. 50 c. au-dessus du sol de l’entresol.
<lb/>On commence la reprise de jambage de droite de la porte conduisant de cet escalier dans la cour.
<lb/>
<lb/>27 mars
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles nos 303 et 304 (plus un carnet d’appareil) concernant le sommet de l’escalier de l’abside de la chapelle et les terrasses du pavillon de la chapelle.
<lb/>Remis aussi la feuille n° 305 et un carnet d’appareil s’appliquant à la balustrade du couronnement de la travée d’axe de la chapelle.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>[p. 128] [article de la main d’Eugène Millet :] 3 avril 1875
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 306 et un carnet concernant le 1er étage de l’escalier de l’abside de la chapelle.
<lb/>Remis aussi la feuille n° 307 formant première étude du sommet du même escalier de l’abside de la chapelle.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Payé les appointements du mois de mars à M.
<lb/>Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>10 avril
<lb/>L’escalier derrière l’abside de la chapelle est construit jusqu’à hauteur du palier en 1er étage.
<lb/>
<lb/>16 avril
<lb/>Réception d’une lettre du ministère des Cultes et des Beaux-Arts en date du 15 avril, contenant l’approbation de la soumission de M. Morin-Bigle pour les travaux à exécuter à la chapelle du château pendant l’exercice 1875.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 17 avril
<lb/>Livré à M. Berthier, entrepreneur de maçonnerie, les quantités de vieux bois de chêne ci-dessous :
<lb/>[p. 129] Un cube de 3,00*2,00*0,55 réduit : 3 st. 300
<lb/>Sur 0,14 et 0,18 : 0,343
<lb/>[Total :] 3 st. 643
<lb/>Livré à M. Berthier, trois stères six cent quarante-trois millistères du vieux bois de chêne provenant des démolitions du pavillon de la chapelle et des parties adjacentes.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois livré en compte : 3 st. 643. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 3,643. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet.
<lb/>
<lb/>20 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 16 courant contenant l’approbation des soumissions relatives à la continuation des travaux de restauration pendant l’exercice 1875.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 2 mai
<lb/>Remis les traitements d’avril à M.
<lb/>Choret : 200,00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 mai
<lb/>On commence les fondations du 2ème contrefort de l’abside au sud de l’axe, à partir de la croisée centrale.
<lb/>
<lb/>8 mai
<lb/>Livré à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, les quantités de vieux bois [p. 130] de chêne, provenant des planchers du bâtiment est et donnant les cubes ci-dessous :
<lb/>3,00*2,20*1,05 : 6,930
<lb/>2,00*1,50*0,50 : 1,500
<lb/>2,40*2,40*1,15 : 6,624
<lb/>1,80*0,80*0,50 : 0,720
<lb/>Total : 15 st. 774
<lb/>Livré à M. Berthier quinze stères sept cent soixante-quatorze millistères de vieux bois de chêne, provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois livré en compte : 15 st. 774. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 15,774. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet.
<lb/>
<lb/>12 mai
<lb/>On pose la 2ème assise du 2e contrefort de l’abside au sud de l’axe de la chapelle, à partir de la croisée centrale.
<lb/>Tous les planchers anciens du bâtiment est sont déposés.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 15 mai
<lb/>Vieux bois provenant de la démolition des planchers du bâtiment est, livré en compte au charpentier, savoir :
<lb/>22 solives de chaque 3,00*0,11*0,14 : 2 st. 0,33
<lb/>1 tas de vieux bois de 6,00*1,50*0,50 : 4,500
<lb/>Et un de 6,00*2,00*0,50 : 6,000
<lb/>Total : 12 st. 533
<lb/>Livré à M. Boucheron et Touvenelle douze stères cinq cent trente-trois millistères de vieux bois de démolition.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois livré en compte : 12 st. 533. Déduit au mémoire […] exercice 1875 : 12,533. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 131] 22 mai 1875
<lb/>On procède à la vente des moellons provenant des démolitions du pavillon de la chapelle. Cette vente, faite à la criée par le receveur de l’Enregistrement, donne les résultats suivants :
<lb/>Le lot n° 1 est vendu : 117 f. 00
<lb/>Le lot n° 2 est vendu : 57 f. 00
<lb/>Le lot n° 3 est vendu : 114 f. 00
<lb/>Le lot n° 4 est vendu : 169 f. 00
<lb/>Le lot n° 5 est vendu : 131 f. 00
<lb/>Total : 588 f. 00
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>Remis les traitements du mois de mai, à
<lb/>M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>12 juin
<lb/>Le 2ème contrefort de l’abside au sud de l’axe de la chapelle à partir de la croisée centrale est monté jusqu’à hauteur du chaineau extérieur, au-dessous de la croisée.
<lb/>On reprend la construction du logement du concierge au rez-de-chaussée du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 22 juin
<lb/>Livré à M. Boucheron et Touvenelle 109 solives provenant des anciens planchers, ayant chacune 3 m. 20 de longueur réduite sur 0,13 et 0,18 d’équarissage moyen. Ces solives doivent être refaites au chantier de l’entrepreneur et réemployées dans [p. 132] les planchers du bâtiment est. Celles qui n’y trouveront pas leur place resteront à l’entrepreneur comme livrées en compte.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Compte soldé pour 0 st. 838 de vieux bois repris en compte par l’entrepreneur et déduits au mémoire n° 4 exercice 1875.
<lb/>
<lb/>28 juin
<lb/>Dans la chapelle, on a construit la piscine et on achève la pose de l’arcature au-dessus de ladite.
<lb/>On démolit la partie haute des murs du bas-côté sud à la suite des travées en cours de restauration afin de commencer la restauration des travées suivantes.
<lb/>Dans le logement du concierge, bâtiment sud, on pose l’assise moulurée recevant les sommiers de la voûte parallèle au fossé. On commence la pose des jambages des deux portes communiquant avec la pièce adjacente à l’est.
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis les traitements du mois de juin, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f ; 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>3 juillet
<lb/>Une collecte est organisée dans le chantier du château au profit du Midi. Les offrandes de l’architecte, de l’agence des travaux, des entrepreneurs et [p. 133] des ouvriers s’élèvent ensemble à la somme de : 205 f. 15 c.
<lb/>Cette somme est versée par l’architecte à la direction des Bâtiments civils et le reçu est classé au bureau du château parmi les pièces de l’exercice 1875, grosses réparations.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 10 juillet
<lb/>Livré en compte à M. Ferrari, entrepreneur de fumisterie, la vielle cloche du calorifère n° 1 situé dans la galerie derrière le logement du concierge du château.
<lb/>Poids de la cloche : 260 k.
<lb/>Déduire 4 p. % de déchet : 10,4
<lb/>Reste : 249 k. 6
<lb/>[dans la marge :] Livré en compte vieille fonte : 249 k. 6. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 entretien : 249,6. Reste : 0,000.
<lb/>Livré en outre vielle tôle : 22 k.
<lb/>Déduire 4 p. % de déchet : 0,88
<lb/>Reste : 21 k. 12
<lb/>[dans la marge :] Vieille tôle : 21 k. 12. Déduit idem entretien : 21,12. Reste : 0,000.
<lb/>Reçu deux cent quarante-neuf k. six hectog. de vielle fonte et vingt et un k. douze décag. De vielle tôle.
<lb/>[signé :] Ferrari
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 21 juillet
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurier, vieux plomb provenant des démolitions du pavillon de la chapelle : 1080 k.
<lb/>Déduire 4 p. % de déchet : 45,2
<lb/>Reste : 1036 k. 8
<lb/>Reçu en compte mille trente-six kilogrammes huit hectogrammes de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Moutier
<lb/>[dans la marge :] Livré en compte vieux plomb, ci : 1036 k. 8. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 1036,8. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[p. 134] 24 juillet
<lb/>Le 2ème contrefort de l’abside au sud de l’axe de la chapelle est construit jusqu’à hauteur des chapiteaux de la croisée. Le chemin de ronde et l’arc qui le supporte sont construits au droit de la 1ère croisée au sud de la croisée centrale. La cage de l’escalier adjacent à l’abside, ainsi que les marches dudit escalier, sont montées à la même hauteur que les deux contreforts au sud de l’axe.
<lb/>Continuation des travaux dans le logement du concierge, à rez-de-chaussée du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>30 juillet
<lb/>On commence les fouilles pour la reprise du 3ème contrefort de l’abside au sud de l’axe.
<lb/>Continuation du logement du concierge au rez-de-chaussée du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>4 août
<lb/>Remis les traitements du mois de juillet, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>21 août
<lb/>On pose l’assise de libage du 3ème contrefort au sud de l’axe de la chapelle et à partir de la croisée du milieu.
<lb/>On pose également la rose de ladite croisée.
<lb/>On dépose l’ancien plancher bas de l’entresol au-dessus du logement du concierge dans lme bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>[p. 135] [article rayé :] 24 août
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie :
<lb/>Vieux fers provenant des démolitions, un poids de : 3152 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 126,08
<lb/>Reste : 3025 k. 92
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers livrés en compte, ci : 3025 k. 92. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 3025,92. Reste : 0,000
<lb/>Vieille fonte provenant idem, un poids de : 530 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 21,20
<lb/>Reste : 508 k. 80
<lb/>[dans la marge :] Vieille fonte livrée en compte, ci : 508 k. 8. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1876 : 508,8. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Livré en compte trois mille vingt-cinq kilog. quatre-vingt-douze décagrammes de vieux fers et cinq cent huit kilog. huit hectogrammes de vieilles fontes à l’entrepreneur soussigné.
<lb/>[signé :] Paul Mortier
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 26 août 1875
<lb/>Remis à M. Morin la feuille n° 308 concernant l’oratoire dans l’arcature côté sud et aussi un carnet d’appareil.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>2 septembre
<lb/>Remis les traitements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00.
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 136] 13 septembre
<lb/>Livré en compte à M. Morin-Bigle, entrepreneur de maçonnerie, un cube de vieilles briques de pays provenant de la démolition d’une cloison de refend à droite de l’escalier d’honneur à rez-de-chaussée du bâtiment nord, savoir :
<lb/>Un cube de :
<lb/>1,20*1,20*0,45 : 0 m. 648
<lb/>Et 0,40*0,60*0,60 : 0,096
<lb/>Ensemble : 0,744
<lb/>Reçu sept cent quarante-quatre décimètres cubes de vieilles briques de pays.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>[dans la marge :] Briques de pays remis en compte : 0 m. 744
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 25 septembre
<lb/>Vieux bois provenant des démolitions de planchers attenant à la chapelle livrés en compte au charpentier, savoir :
<lb/>Une poutre chêne de 5,10*0,35*0,35 : 0,625
<lb/>2 poutres chêne ensemble 14,00*0,30*0,30 : 1,260
<lb/>2 solives ensemble 8,00*0,15*0,17 : 0,204
<lb/>Ensemble : 2 st. 089
<lb/>Reçu deux stères quatre-vingt-neuf millistères de vieux bois de chêne.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois de chêne livré en compte : 2 st. 089. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1875 : 2,089. [Reste :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Remis les traitements du mois de septembre, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>[p. 137] A Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 28 octobre
<lb/>Livré à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, 17 solives vieux bois provenant des démolitions du château et formant un cube de :
<lb/>3,00*0,80*0,55 produit : 1 st. 320
<lb/>Reçu de l’administration un stère trois cent vingt millistères de vieux bois provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 1 st. 320. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 1,320. [Reste :] 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 29 octobre 1875
<lb/>Livré à titre d’acompte aux sieurs Chevallier et Foirier le bois de chauffage dont le détail suit :
<lb/>S. Chevallier : 5 stères
<lb/>S. Foirier : 6 stères
<lb/>
<lb/>6 novembre
<lb/>Remis les traitements du mois d’octobre, savoir
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien des travaux : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>13 novembre
<lb/>On se prépare à poser les poutres des planchers du bâtiment est.
<lb/>
<lb/>[p. 138] 17 novembre
<lb/>[croquis]
<lb/>A la tourelle sud-est, la dalle A et les 2 vases B ont reçu 2 couches d’une dissolution de sulfate de cuivre (vitriol bleu) dans les proportions suivantes : 100 grammes de sulfate pour un litre d’eau. Pour les 2 vases et la dalle, il a été employé 3 litres de la dissolution ci-dessus.
<lb/>
<lb/>1er décembre
<lb/>Les 9 poutres du plancher du bâtiment est sont posées, ainsi que la travée du 1er plancher adjacentes au mur nord dudit bâtiment.
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>Remis les appointements du mois de novembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur, 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge du château : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien des travaux : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>On commence les fouilles pour le calorifère sous le bâtiment est, vers l’angle nord-est.
<lb/>On continue la pose des planchers de ce bâtiment.
<lb/>Les travaux de maçonnerie sont suspendus à cause de la gelée.
<lb/>
<lb/>[p. 139] 8 décembre
<lb/>On reprend la démolition du pavillon de la chapelle.
<lb/>Continuation des planchers et de la fouille ci-dessus.
<lb/>
<lb/>15 décembre
<lb/>Livré aux sieurs Foirier et Chevallier les quantités de vieux bois scié dont le détail suit :
<lb/>Au sieur Chevallier : 3 stères (total 8 st.)
<lb/>Au sieur Foirier : 1 stère (total 7 st.)
<lb/>Chevallier a reçu son compte, et il reste un stère à fournir à Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 18 décembre
<lb/>Vieux bois pris en compte par M. Thouvelle et Boucheron, et provenant des démolitions du château,
<lb/>Savoir 17 solives de chaque 2,10 sur 0,11 réduits et 0,15 produit : 0 st. 589
<lb/>Reçu cinq cent quatre-vingt-neuf millistères de vieux bois.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 0 st. 589. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1875 : 0,589. [Reste : 0,000]. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 18 décembre
<lb/>Vieux bois livré en compte à M. Berthier et provenant des démolitions du château, savoir :
<lb/>5 solives de chaque 3,20 : 16,00
<lb/>Et 13 solives de chaque 2,10 : 40,30
<lb/>Ensemble : 56,30
<lb/>Sur 0,11 réduits et 0,15 produit : 0 st. 929
<lb/>Reçu neuf cent vingt-neuf millistères de vieux bois.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 0 st. 929. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1875 : 0,929. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 140] 1876
<lb/>1er janvier
<lb/>Remis les appointements du mois de décembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83 f. 33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 janvier
<lb/>Les travaux sont interrompus à cause de la gelée
<lb/>
<lb/>14 janvier
<lb/>On termine la charpente des trois planchers du bâtiment est.
<lb/>Continuation de la démolition du pavillon de la chapelle.
<lb/>On continue les fouilles pour la construction du calorifère sous le bâtiment est vers l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>21 janvier
<lb/>On se prépare à poser le palier au niveau du 2ème étage dans l’escalier derrière l’abside de la chapelle.
<lb/>On commence la pose des croisées et des portes des 2 façades du bâtiment est.
<lb/>On continue la fouille du calorifère au-dessous de ce bâtiment.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 26 janvier
<lb/>Vieux bois livré en compte au charpentier et provenant de la démolition du pont de service du pavillon de la chapelle, savoir :
<lb/>[p. 141] 22 solives formant ensemble un cube de :
<lb/>3,00 sur 0,70 et 0,75 : 1 st. 575
<lb/>2 poutres chaque 7,00*0,23*0,35 : 1,127
<lb/>4 solives chaque 3,80*0,18*0,18 : 0,492
<lb/>8 madriers chaque 2,00 réduit *0,06*0,17 : 0,163
<lb/>Total : 3 st. 357
<lb/>Reçu trois stères trois cent cinquante-sept millistères de vieux bois.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois livré en compte : 3 st. 357. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1875 : 3,357. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>29 janvier
<lb/>On commence les constructions de la cave du calorifère du bâtiment est, attenant au pavillon nord-est.
<lb/>On pose le palier supérieur dans l’escalier adjacent à l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>29 janvier
<lb/>Lettre adressée au ministère pour demander la vente de 307 m. c. de vieux moellons, provenant de la démolition du pavillon de la chapelle, par l’administration des Domaines.
<lb/>
<lb/>31 janvier
<lb/>Il est livré à Chevallier, concierge du château, un stère de vieux bois.
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>Payé les appointements du mois de janvier, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 142] 5 février
<lb/>Payé pour gratifications les sommes dont le détail suit :
<lb/>A M. Chevallier : 50 f. 00
<lb/>A M. Foirier : 50,00
<lb/>Total : 100,00
<lb/>[signé :] Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>On commence la fouille du puits absorbant situé dans le fossé sud en face la chapelle.
<lb/>On continue la pose des croisées du bâtiment est.
<lb/>
<lb/>16 février
<lb/>On reprend les travaux qui avaient été interrompus par la gelée à partir du 9 février.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 16 février
<lb/>Vieux bois livré en compte à Mrs Boucheron et Touvenelle, savoir :
<lb/>22 solives chaque 3,30*0,14*0,15 : 1 st. 524
<lb/>2 poutres ensemble 8,60*0,22*0,22 : 0,416
<lb/>Total : 1 st. 940
<lb/>Reçu en compte un stère neuf cent quarante millistères de vieux bois de chêne provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Livré en compte : 1 st. 940. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 1,940. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[p. 143] [article rayé :] 28 février
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie :
<lb/>Vieux fers : 4965 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 198,60
<lb/>Reste : 4766 k. 40
<lb/>[dans la marge :] Vieux fer en compte : 4766 k. 40. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 4766,40. Reste : 0,000.
<lb/>Vieille fonte :
<lb/>460 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 18,40
<lb/>Reste : 441,6
<lb/>[dans la marge :] Vieille fonte en compte : 441 k. 60. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 441,60. Reste : 0,000.
<lb/>Vieille tôle : 90 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 3,60
<lb/>Reste : 86,40
<lb/>[dans la marge :] Vieille tôle en compte : 86 k. 40. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 86,40. Reste : 0,00.
<lb/>Reçu en compte quatre mille sept cent soixante-six kilog. quatre hectogrammes de vieux fers, quatre cent quarante et un k. six hectogrammes de vieille fonte, et quatre-vingt-six kilog. quatre hectog. de vieille tôle.
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>
<lb/>4 mars
<lb/>Payé les appointements du mois de février, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien des travaux : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 144] 10 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 8 courant annonçant l’approbation des soumissions souscrites pour la continuation des travaux de restauration pendant l’exercice 1876.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 11 mars 1876
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 309 concernant la fosse à établir le long de la chapelle côté sur la cour et l’égout à construire dans la chapelle pour la sortie des eaux.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>18 mars
<lb/>On procède à la vente de vieux moellons provenant des démolitions du pavillon de la chapelle. Cette vente faite à la criée par le receveur de l’Enregistrement donne les résultats suivants :
<lb/>Le lot n° 1 est vendu : 68 f. 00
<lb/>Le lot n° 2 est vendu : 46,00
<lb/>Le lot n° 3 est vendu : 40,00
<lb/>Le lot n° 4 est vendu : 15,00
<lb/>Le lot n° 5 est vendu : 43,00
<lb/>Le lot n° 6 est vendu : 33,00
<lb/>Le lot n° 7 est vendu : 28,00
<lb/>Le lot n° 8 est vendu : 70,00
<lb/>Total de la vente : 343 f. 00 c.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 18 mars 1876
<lb/>Demandé à M. Béché 50 tronçons de conduite en granit de 0,18*24*0,25.
<lb/>
<lb/>[p. 145] 18 mars
<lb/>On pose la vitrerie du bâtiment est.
<lb/>On continue la construction des dépendances du grand calorifère du bâtiment est près le pavillon nord-est.
<lb/>
<lb/>28 mars
<lb/>On commence la construction de la baie dans le 1er mur de refend à l’est du pavillon de la chapelle, à l’entresol du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>1er avril
<lb/>Payé les appointements du mois de mars, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 avril
<lb/>Remis à M. Choret, inspecteur, à titre de gratification, pour l’année 1875, la somme de trois cents francs.
<lb/>Reçu les 300 f. ci-dessus.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>22 avril
<lb/>Remis à M. Béché le détail du revers en pavé à établir dans le fossé au pied du bâtiment est et à l’angle sud-est.
<lb/>[signé :] Béché
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 29 avril 1876
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° [p. 146] 310 concernant le fossé le long de la chapelle sur la cour, vers le nord, et divers autres détails.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 3 mai
<lb/>Vieux bois provenant du comble provisoire de la chapelle et des démolitions adjacents livré en compte au charpentier, savoir :
<lb/>6 morceaux, ensemble 14,00*0,20*0,20 : 0 st. 560
<lb/>12 morceaux de chaque 2,70*0,12*0,15 : 0,583 (C)
<lb/>4 morceaux de ensemble 48,00*0,10*0,25 : 1,200
<lb/>13 morceaux de ensemble 156,00*0,12*0,25 : 4,680
<lb/>9 morceaux de chaque 1,40*0,12*0,12 : 0,181
<lb/>8 morceaux de chaque 2,30*0,09*0,12 : 0,199
<lb/>14 morceaux de ensemble 40,80*0,08*0,08 : 0,261
<lb/>17 morceaux de chaque 6,00*0,13*0,20 : 2,652
<lb/>1 morceau de 4,00*0,13*0,20 : 0,104
<lb/>27 morceaux de chaque 1,00*0,12*0,12 : 0,389
<lb/>20 morceaux de chaque 6,00*0,08*0,18 : 1,728
<lb/>17 morceaux de chaque 3,00*0,11*0,24 : 0,785 (C)
<lb/>Ensemble : 13,322
<lb/>Plus 61 m. 25 de chevrons de 0,07 sur 0,08 réduits : 0,343
<lb/>Total : 13 m. 665
<lb/>Dont en chêne les deux cubes marqués (C) de ensemble : 1,368
<lb/>Reste en sapin : 12 st. 297
<lb/>Livré en compte à M. Boucheron et Touvenelle douze stères deux [p. 147] cent quatre-vingt-six-sept millistères de vieux bois de sapin (à 20 f. 00 le stère) et un stère trois cent soixante-huit millistères de vieux bois de chêne (à 25 f. le stère).
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux chêne : 1 st. 368. Vieux sapin : 12 st. 297. [Total :] 13,665. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 13,665. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>6 mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 mai
<lb/>Vieux bois chêne livré en compte à l’entrepreneur de charpente, savoir :
<lb/>7 solives de chaque 2,65*0,12*0,15 : 0 st. 334
<lb/>13 solives de chaque 3,50*0,12*0,15 : 0,819
<lb/>Total : 1 st. 153
<lb/>Livré à l’entrepreneur de charpente un stère cent cinquante-trois millistères de vieux bois de chêne.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux chêne : 1 st. 153. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 1,153. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 17 mai
<lb/>Vieux bois livré en compte à l’entrepreneur de menuiserie, savoir :
<lb/>18 solives de chaque 1,70*0,11*0,16 : 0 st. 720
<lb/>50 solives de chaque 2,60*0,12*0,16 : 2,496
<lb/>[p. 148] 1 pile d’entrevous de 2,00 réduit sur 0,68 et 0,20 : 0,272
<lb/>7 entrevous de ensemble 13,80*0,20*0,02 réduit : 0,053
<lb/>Total : 3 st. 541
<lb/>Livré à l’entrepreneur de menuiserie trois stères cinq cent quarante-un millistères de vieux bois de chêne provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 3 st. 541. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 3,541. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 25 mai
<lb/>Pierre Livrée en compte à M. Morin-Bigle, savoir :
<lb/>Roche :
<lb/>Un morceau de 0,80*0,50*0,60 0 m. 240
<lb/>2 morceaux de chaque 0,90*0,48*0,38 : 0,328
<lb/>1 morceau de 0,90*0,55*0,60 : 0,297
<lb/>1 morceau de 0,80*0,70*0,40 : 0,224
<lb/>1 morceau de 0,80*0,50*0,40 : 0,160
<lb/>1 morceau de 0,90*0,60*0,57 : 0,308
<lb/>1 morceau de 0,95*0,30*0,17 : 0,048
<lb/>1 morceau de 0,80*0,30*0,17 : 0,041
<lb/>1 morceau de 1,00*0,60*0,60 : 0,360
<lb/>1 morceau de 0,60*0,32*0,17 : 0,033
<lb/>1 morceau de 0,75*0,31*0,17 : 0,040
<lb/>1 morceau de 1,30*0,30*0,17 : 0,066
<lb/>1 morceau de 0,60*0,25*0,30 : 0,045
<lb/>3 morceaux de chaque 0,40*0,20*0,30 : 0,072
<lb/>1 morceau de 0,45*0,30*0,30 : 0,041
<lb/>2 morceaux de chaque 0,50*0,25*0,30 : 0,075
<lb/>1 morceau de 0,45*0,23*0,30 : 0,031
<lb/>1 morceau de 0,50*0,20*0,30 : 0,030
<lb/>[Total :] 2,439
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 0,366
<lb/>Reste : 2 m. 073
<lb/>[p. 149] Livré à M. Morin-Bigle deux mètres cubes soixante-treize décimètres cubes de roche provenant des démolitions du château.
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 2 m. 073. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1876 : 2,073. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>
<lb/>26 mai
<lb/>Au sud de l’axe de la chapelle, on commence la reconstruction du 4ème pilier à partir de la croisée centrale.
<lb/>
<lb/>27 mai
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 311 et 312 donnant les détails de la porte de la chapell sur la cour.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle
<lb/>
<lb/>3 juin
<lb/>La restauration du 4ème pilier de la chapelle, au sud de l’axe et à partir de la croisée centrale, est terminée.
<lb/>
<lb/>3 juin
<lb/>A l’entresol du bâtiment est, on commence le carrelage de la pièce adjacente au pavillon nord-est.
<lb/>
<lb/>3 juin
<lb/>Remis les appointements de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 150] 22 juin
<lb/>A rez-de-chaussée du bâtiment sud, on construit la 1ère croisée à l’est du passage devant communiquer avec la rue du Château-Neuf.
<lb/>On construit le mur du puits au-dessus des solives en fer, ledit puits creusé dans le fossé sud, vers l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>5 juillet
<lb/>Remis les appointements du mois de juin, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 juillet
<lb/>En faisant la fouille du puits du fossé sud, vers l’abside de la chapelle, les déblais ont présenté la fouille géologique ci-contre :
<lb/>[dessin]
<lb/>La maçonnerie est montée jusqu’à 7 m. au-dessus des solives en fer.
<lb/>Le 15 juillet, la maçonnerie du puits est montée jusqu’à 8 m. 90 c. au-dessous du repère fossés.
<lb/>Le 29 juillet, la maçonnerie est montée jusqu’à 1 m. 50 au-dessous du sol projeté des fossés.
<lb/>[p. 151] [coupe géologique]
<lb/>
<lb/>[p. 152] [article rayé :] 8 juillet
<lb/>Livré à Mrs Boucheron et Touvenelle, entrepreneurs de charpente, 26 solives en chêne, vieux bois provenant des démolitions, savoir :
<lb/>11 de chaque 3,00*0,11*0,16 : 0 st. 581
<lb/>15 de chaque 1,80*0,11*0,16 : 0,475
<lb/>Total : 1 st. 056
<lb/>Reçu un stère cinquante-six millistères de vieux bois.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle.
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 1 st. 056. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 1,056. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret.
<lb/>
<lb/>8 juillet
<lb/>On reprend la construction de la tourelle située derrière l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>15 juillet
<lb/>A la tourelle derrière l’abside de la chapelle, on pose la 1ère assise de vergelé.
<lb/>
<lb/>29 juillet
<lb/>On termine la pose de la 2ème assise au-dessus de l’appui de la croisée de l’entresol dans la tourelle située derrière l’abside de la chapelle.
<lb/>La 1ère travée du chemin de ronde à la suite de la tourelle est élevée à la même hauteur.
<lb/>Au calorifère du bâtiment est, on termine la fouille de la cave au charbon du côté de la cour. Du côté du fossé, on a construit l’escalier montant à rez-de-chaussée jusqu’à la 7ème marche (hauteur du 1er palier).
<lb/>
<lb/>[p. 153] 2 août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet :
<lb/>A M. Choret : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A M. Foirier : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 9 août
<lb/>Vieilles pierres provenant des démolitions de la chapelle et des parties adjacentes livrées en compte à l’entrepreneur, savoir :
<lb/>Roche :
<lb/>10 morceaux de chaque 0,65*0,40*0,35 : 0 m. 910
<lb/>2 morceaux de chaque 1,00*0,80*0,50 : 0,800
<lb/>5 morceaux de chaque 1,00*0,70*0,35 : 1,225
<lb/>1 morceau de 0,80*0,70*0,35 : 0,196
<lb/>14 morceaux de chaque 0,75*0,55*0,40 : 2,310
<lb/>32 morceaux de chaque 1,00*0,45*0,25 : 3,600
<lb/>22 morceaux de chaque 0,85*0,50*0,45 : 4,207
<lb/>6 morceaux de chaque 1,20*0,45*0,50 : 1,620
<lb/>1 morceau de 0,60*0,45*0,32 : 0,086
<lb/>1 morceau de 2,00*0,50*0,22 : 0,220
<lb/>19 morceaux de chaque 1,00*0,35*0,30 : 1,995
<lb/>3 morceaux de chaque 0,80*0,50*0,35 : 0,420
<lb/>2 morceaux de chaque 0,70*0,40*0,36 : 0,202
<lb/>5 morceaux de chaque 0,60*0,22*0,35 : 0,231
<lb/>2 morceaux de chaque 0,55*0,20*0,36 : 0,079
<lb/>2 morceaux de chaque 0,60*0,25*0,35 : 0,105
<lb/>1 morceau de 0,85*0,60*0,48 : 0,245
<lb/>1 morceau de 1,10*0,60*0,50 : 0,330
<lb/>2 morceaux de chaque 0,45*0,25*0,28 : 0,063
<lb/>[p. 154] 2 morceaux de chaque 0,55*0,22*0,29 : 0,070
<lb/>2 morceaux de chaque 0,75*0,70*0,35 : 0,368
<lb/>1 morceau de 0,95*0,80*0,34 : 0,258
<lb/>1 morceau de 1,00*1,65*0,30 : 0,195
<lb/>1 morceau de 1,60*0,70*0,26 : 0,291
<lb/>2 morceaux de chaque 0,60*0,47*0,60 : 0,338
<lb/>Ensemble : 20,364
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 3,055
<lb/>Reste roche livrée en compte : 17 m. 309
<lb/>[dans la marge :] Roche livrée en compte : 17 m. 309. Déduit au mémoire n° 8 exercice 1876 : 3,412. Reste : 13,897. Déduit au mémoire n° 9 exercice 1876 : 3,533. Reste : 10,364. Déduit au mémoire n° 10 exercice 1876 : 10,364. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Millet
<lb/>Vergelé :
<lb/>46 morceaux de chaque 1,10*0,60*0,60 : 18,216
<lb/>203 morceaux de chaque 0,90*0,55*0,60 : 60,291
<lb/>Ensemble : 78,507
<lb/>A déduire 15 p. % de déchet : 11,776
<lb/>Reste vergelé livré en compte : 66 m. 731
<lb/>[dans la marge :] Vergelé livré en compte : 66 m. 761. Débité en moellon, voir page 208 : 41,760. Reste : 24 m. 971. Débité en moellon, voir page 208 : 13,175. Reste : 11,796. Débité en moellon, voir p. 211 : 11,798. Reste : 0,000. Compte sabré le 3 juin 1881.
<lb/>Reçu en compte dix-sept mètres cubes trois cent neuf décimètres cubes de roche et soixante-six mètres cubes sept cent trente et un décimètres cubes de vergelé provenant des démolitions du château.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[p. 155] 2 septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200 f.
<lb/>A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A M. Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 septembre
<lb/>Le caniveau conduisant les eaux de la cour dans le fossé sud, au-dessous de la chapelle, est construit au-dessous du mur sud de ladite chapelle.
<lb/>Le contrefort extérieur, immédiatement à l’est dudit caniveau, est construit jusqu’à hauteur du linteau du chemin de ronde extérieur.
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>Le caniveau dont il est parlé à l’article précédent est construit au-dessous du mur nord de la chapelle.
<lb/>On continue la construction de l’escalier du calorifère du bâtiment et la construction du 4ème contrefort de la chapelle, côté des fossés, à partir de l’axe.
<lb/>
<lb/>8 octobre
<lb/>Remis les appointements de septembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 156] 13 octobre
<lb/>La construction du contrefort de la chapelle dont il est question le 18 septembre est suspendue. On reprend la construction de la tourelle adjacente à l’abside de la chapelle. On pose l’assise qui affleure le lit de dessous des corbeaux supportant les arcs en briques du chemin de ronde.
<lb/>
<lb/>21 octobre
<lb/>La construction de la tourelle derrière l’escalier de la chapelle est montée jusqu’au-dessus du linteau de la croisée de l’entresol.
<lb/>
<lb/>22 octobre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 14 octobre approuvant la soumission du sieur Lemaître pour la fourniture de bois et de charbon à faire aux concierges. Recommandation est faite au sieur Lemaître de ne faire aucune fourniture avant l’approbation de sa soumission.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 24 octobre
<lb/>Vieux bois provenant de démolition livré en compte à MM. Boucheron et Touvenelle, entrepreneur de charpente :
<lb/>14 solives chaque 2,00 et 0,08*0,08 produit : 0 st. 179
<lb/>9 solives chaque 3,00 et 0,15*0,16 produit : 0,648
<lb/>10 solives chaque 2,00 et 0,08*0,10 produit : 0,160
<lb/>Vieilles marches, vieux limons, par bouts de 1 m. 00 de longueur sur ensemble 1,00 et 1,00 : 1,00
<lb/>Ensemble : 1 st. 987
<lb/>Reçu en compte un stère neuf cent quatre-vingt-sept millistères de vieux bois provenat des démolitions.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois livré en compte : 1 st. 987. Déduit au mémoire n° 5 exercice 1877 : 1,987. Reste : 0,000. [signé :] Eugène Choret
<lb/>
<lb/>[p. 157] [article rayé :] 24 octobre
<lb/>Vieux bois provenant des démolitions livré en compte à M. Berthier, entrepreneur de maçonnerie :
<lb/>9 solives de chaque 2,70 et 0,16*0,17 : 0 st. 661
<lb/>10 solives de chaque 2,10 et 0,08*0,10 : 0,168
<lb/>Ensemble : 0,829
<lb/>Reçu en compte huit cent vingt-neuf millistères de vieux bois provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 0 st. 829. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 0,829. [Reste :] 0,000.
<lb/>
<lb/>28 octobre
<lb/>On pose l’assise de corniche du chemin de ronde du bâtiment sud au-dessus de la travée à l’est de la tourelle de la chapelle.
<lb/>
<lb/>2 novembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’octobre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f.
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Poirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>4 novembre
<lb/>On a construit la voûte en briques au-dessus de la travée du chemin de ronde du bâtiment sud attenant à la tourelle de la chapelle. On pose l’assise de corniche et celle de la tourelle arrasant ladite corniche. Dans la chapelle, on construit l’égout qui la traverse du mur nord au mur sud.
<lb/>
<lb/>[p. 158] 11 novembre
<lb/>Les travaux de maçonnerie sont suspendus à cause de la gelée.
<lb/>
<lb/>17 novembre
<lb/>L’assise formant la 1ère corniche de la tourelle de la chapelle est posée et le chemin de ronde est arrasé jusqu’à hauteur de la balustrade dans la travée adjacente.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 20 novembre 1876
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 313 de l’ensemble du viaduc couronnant la chapelle sur le côté nord et réunissant les terrasses des bâtiments sud et ouest.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>28 novembre
<lb/>Le 4ème contrefort de la chapelle à partir du sommet de l’abside et du côté du fossé sud est restauré jusqu’à l’assise qui contient les premiers chapiteaux de la croisée.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 2 décembre 1876
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 314 et 315 concernant le sommet de l’escalier sis à l’abside de la chapelle de saint Louis.
<lb/>Remis aussi un carnet d’appareil accompagnant la feuille n° 314.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>Remis les appointements du mois de novembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien des travaux : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 159] 29 décembre
<lb/>On pose la gargouille au sommet du 4ème contrefort, côté des fossés, à partir de l’axe de l’abside.
<lb/>A la tourelle adjacente à l’abside, on pose la 1ère assise au-dessus de la 1ère corniche (assise contenant les bases des pilastres).
<lb/>
<lb/>30 décembre
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles n° 316 et 317 donnant toute la distribution des 4 étages du bâtiment méridional.
<lb/>[signé :] Morin-Bigle</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1877
<lb/>3 janvier
<lb/>Remis les appointements du mois de décembre 1876, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 6 janvier
<lb/>Livré à Mrs Boucheron et Touvenelle, entrepreneurs de charpente, le vieux bois de chêne ci-dessous, provenant des [p. 160] démolitions des parties adjacentes à la chapelle, savoir :
<lb/>36 solives de chaque 2,80*0,10*0,15 : 1,512
<lb/>26 bouts de solives de chaque 1,40*0,10*0,15 : 0,546
<lb/>3 bouts de poutre ensemble 6,00*0,30*0,35 : 0,630
<lb/>Total : 2 st. 688
<lb/>Livré à M. Boucheron et Touvenelle deux stères six cent quatre-vingt-huit millistères de vieux bois.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 2 st. 688. Déduit 	au mémoire n° 1 exercice 1877 : 2,688. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>13 janvier
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle la feuille n° 318 contenant les détails des cabinets d’aisances de l’entresol du bâtiment sud.
<lb/>[signé :] J. Morin
<lb/>
<lb/>13 janvier
<lb/>On commence la restauration du 4ème pilier intérieur de la chapelle, à gauche du sommet de l’abside (côté de la cour du château)
<lb/>
<lb/>20 janvier
<lb/>La restauration du pilier ci-dessus est terminée.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis les gratifications ci-dessous :
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 50 f. 00
<lb/>A M. Foirier, gardien : 50,00
<lb/>Ensemble : 100 f. 00
<lb/>[signé :] Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 161] 2 février
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 février
<lb/>On pose les contrefiches pour la reprise du contrefort du bâtiment est adjacente à la chapelle du côté de la cour.
<lb/>
<lb/>16 février
<lb/>On commence les enduits du 1er étage du bâtiment est, dans la salle à 4 croisées/
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 17 février
<lb/>Livré à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, une poutre en vieux bois provenant des démolitions de la chapelle et dont les dimensions sont les suivantes :
<lb/>5,00*0,28*0,25 produit : 0 st. 350
<lb/>Reçu trois cent cinquante millistères de vieux bois provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 0 st. 350. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 0,350. [Reste :] 0,000.
<lb/>
<lb/>21 février
<lb/>A l’entresol du bâtiment sud, on commence la construction destinée à compléter l’épaisseur [p. 162] du mur du pavillon adjacent à l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>28 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 27 février annonçant qu’un crédit de 15040 f. est ouvert pour les travaux d’entretien à exécuter au château pendant l’exercice 1877.
<lb/>Cette lettre annonce en même temps à l’architecte qu’à l’avenir les travaux d’entretien seront exécutés par les divers entrepreneurs d’après des soumissions souscrites par eux et contenant les rabais qu’ils consentent à subir sur la série des prix de l’administration des Bâtiments civils.
<lb/>[dans la marge :] Crédit d’entretien
<lb/>
<lb/>2 mars
<lb/>Remis les appointements du mois de février, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>7 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 6 mars annonçant qu’un crédit de 120000 f. est ouvert pour les grosses réparations à exécuter au château en 1877 et demandant la répartition de cette somme par natures d’ouvrages afin qu’on puisse procéder à la mise [p. 163] en adjudication de ces travaux.
<lb/>[dans la marge :] Crédit des grosses réparations
<lb/>
<lb/>20 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un secours de 200 francs est accordé à l’ouvrier Blondy, blessé durant les travaux du château, et que cette somme sera imputable sur le crédit mis en 1876 à la disposition de l’architecte pour les travaux de grosses réparations.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Remis les appointements du mois de mars, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f.
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle donnant avis à l’architecte que les entrepreneurs ordinaires du château auront à dresser des soumissions pour les travaux qui les concernent suivant la série de 1875 et conformément à ce qui a eu lieu les années précédentes.
<lb/>
<lb/>18 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle contenant l’approbation des soumissions souscrites pour les travaux d’entretien de l’exercice 1877.
<lb/>
<lb/>27 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant l’approbation des soumissions souscrites pour l’exécution des travaux de grosses réparations pendant l’exercice 1877.
<lb/>
<lb/>[p. 164] 2 mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 mai
<lb/>Livré en compte à Mrs Boucheron et Touvenelle deux stères trois cent soixante-dix millistères de vieux bois de chêne provenant des anciens planchers du bâtiment sud, savoir :
<lb/>24 solives de chaque 3,00*0,11*0,14 : 1 st. 109
<lb/>9 solives de chaque 2,30*0,11*0,14 : 0,319
<lb/>2 lambourdes chaque 5,50*0,10*0,16 : 0,176
<lb/>1 poutre de 5,80*0,33*0,40 : 0,766
<lb/>Total : 2 st. 370
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 2 st. 370. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 2,370. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>25 mai
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle une feuille sans numéro contenant les détails de la canalisation des fossés près de la chapelle, pour mener les eaux au puit perdu.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 25 mai
<lb/>Vieux bois livré en compte au charpentier et provenant des vieux [p. 165] planchers des bâtiment sud dans la partie adjacente au pavillon de la chapelle, savoir :
<lb/>11 solives chaque 3,00*0,16*0,11 : 0 st. 581
<lb/>1 lambourde de 5,50*0,18*0,10 : 0,095
<lb/>1 poutre de 3,30*0,35*0,110 : 0,462
<lb/>Ensemble : 1 st. 138
<lb/>Reçu 1 stère cent trente-huit millistères de vieux bois provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 1 st. 138
<lb/>Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 1,138. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 25 mai
<lb/>Vieux bois idem livré en compte au menuisier, savoir :
<lb/>11 solives chaque 3,00*0,16*0,11 : 0 st. 581
<lb/>1 lambourde de 5,00*0,15*0,15 : 0,113
<lb/>1 poutre de 2,10*0,35*0,40 : 0,294
<lb/>Ensemble : 0 st. 988
<lb/>Reçu neuf cent quatre-vingt-huit millistères de vieux bois provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 0 st. 988. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 0,988. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>Remis les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 166] 6 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que le crédit alloué pour les grosses réparations à faire au château pendant l’exercice 1877 est élevé de 120000 f. à 140000 francs, et que les 20000 f. accordés en plus du 1er crédit seront spécialement affectés à l’installation du musée gallo-romain.
<lb/>
<lb/>8 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que M. Fleurian est autorisé à prendre des vues photographiques dans le château de Saint-Germain et que cette autorisation est valable du 7 juin au 30 novembre 1877.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 15 juin
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie :
<lb/>Vieux fers : 4980 k.
<lb/>A déduire 4 p. % de déchet : 199,20
<lb/>Reste : 4780 k. 80
<lb/>[dans la marge :] Vieux fer en compte : 4780 k. 8. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 478,8. Reste : 000,0.
<lb/>Et vieille fonte : 300 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 12
<lb/>Reste : 288 k. 000
<lb/>[dans la marge :] Vieille fonte en compte : 288 k. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 288. Reste : 0.
<lb/>Accepté le compte ci-dessus
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>
<lb/>21 juin
<lb/>On commence la reconstruction du 2ème contrefort de la chapelle, côté de la cour, [p. 167] à partir du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis les appointements du mois de juin, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 200 f.
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>45 m. c. 758 de vergelé ferré portés au mémoire n° 11 de l’exercice 1876, grosses réparations, ont été transformés comme suit en vergelé ordinaire :
<lb/>Le prix du m. c. de vergelé ferré étant fixé en règlement à la somme de : 69 f. 80 c.
<lb/>Et ne devant être porté en règlement, comme vergelé ordinaire, qu’à la somme de : 62,85
<lb/>La différence due à l’entrepreneur, par mètre cube, est de : 6 f. 35
<lb/>Et pour 47 m. c. 758 il y a lieu de lui tenir compte d’une somme de : 290 f. 57
<lb/>La plus-value pour sommier en vergelé ferré est de 3 f. 00
<lb/>Et en vergelé ordinaire de : 2,65
<lb/>Différence due à l’entrepreneur par m. c. : 0 f. 35
<lb/>Et pour 0 m. c. 308, il faut tenir compte à l’entrepreneur d’une somme de : 0,10
<lb/>La plus-value d’arc extradossé en vergelé ferré étant de : 9 f. 55
<lb/>Et en vergelé ordinaire de : 8,55
<lb/>La différence due à l’entrepreneur par m. c. est de : 1,00
<lb/>[p. 168] 2 m. 071 de vergelé ferré pour arc extradossé à 1 f. 00 pour différence entre les deux prix de règlement : 2 f. 07
<lb/>La taille de vergelé ferré étant réglée à 2 f. 60 et celle du vergelé ordinaire à 2 f. 00, la différence pour m. sup. due à l’entrepreneur de 0,60 et pour 180,74 : 108 f. 44
<lb/>[article rayé :] Total des sommes dont il faut tenir compte à l’entrepreneur par suite de ladite transformation : 401 f. 18
<lb/>Or le prix de règlement du vergelé ordinaire est de : 62 f. 85
<lb/>Et celui du vergelé vieux : 15 f. 85
<lb/>La différence par m. c. est de : 47 f. 00
<lb/>Le nombre de m. c. corrrespondant à la somme de 401 f. 18 sera donc 401,18/47 : 8 m. c. 535
<lb/>Auquel il faut ajouter le cube transformé et une partie de vergelé ordinaire portée au même mémoire, donnant un cube de : 4,891
<lb/>Le cube total à déduire de ceux livré en compte à l’entrepreneur s’élève pour le mémoire n° 11 exercice 1876 à : 59 m. c. 184
<lb/>[dans la marge :] Ce cube 59 m. 184 a été déduit par quatre livraisons portées au mémoire n° 11 1876.
<lb/>
<lb/>7 juillet
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles n° 319 et 320 contenant les détails des vitrines adossées des 1er et du 2ème étage de la salle à 4 croisées du bâtiment nord à [p. 169] l’est de l’escalier d’honneur.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>14 juillet
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles E2 et F2 concernant les détails des vitrines adossées.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>2 août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>14 août
<lb/>Le contrefort du bâtiment sud adjacent à la chapelle, côté de la cour, est repris jusqu’à hauteur de l’assise d’archivolte des baies de l’entresol.
<lb/>
<lb/>16 août
<lb/>Mons. Tétreau, directeur des Bâtiments civils, visite les travaux du château.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 18 août
<lb/>Livré à Mrs Boucheron et Touvenelle 14 solives en vieux bois provenant des démolitions de chaque 2,60*0,11*0,15 produit : 0 st. 601
<lb/>Reçu six cent un millistères de vieux bois
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>[dans la marge :] Reçu vieux bois en compte : 0 st. 601. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 0,601. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>[p. 170] [article rayé :] 18 août
<lb/>Livré à M. Berthier en vieux bois des démolitions, savoir :
<lb/>21 solives chaque 2,80*0,11*0,15 : 0 st. 970
<lb/>2 bouts de poutres ensemble 5,60*0,30*0,32 : 0,538
<lb/>Total : 1,508
<lb/>Reçu un stère cinq cent huit millistères de vieux bois de chêne
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte : 1 st. 508. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1877 : 1,508. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>23 août
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 22 août 1877 annonçant que la soumission du sieur Colin relative à la construction des 3 paratonnerres de l’angle sud-est est approuvée.
<lb/>
<lb/>5 septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 septembre
<lb/>On reprend la construction de la tourelle attenant à l’abside de la chapelle.
<lb/>On continue les peintures dans les salles du bâtiment à l’est de l’escalier d’honneur (entresol, 1er et 2ème étage).
<lb/>
<lb/>[p. 171] 24 septembre
<lb/>A la chapelle, on commence la reconstruction du 6ème contrefort du côté des fossés, à partir du sommet de l’abside.
<lb/>On continue la construction de la tourelle de la chapelle, qui est élevée jusqu’à hauteur des clefs des croisées du 1er étage.
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, concierge : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 octobre
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle feuilles de dessin concernant les maçonneries de la passerelle mettant le château en communication avec la rue du Château-Neuf et un carnet d’appareil.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>27 octobre
<lb/>Remis à M. Morin la feuille n° 324 concernant la partie basse en viaduc pour la réunion des terrasses sur la face nord de la chapelle. Remis aussi un carnet d’appareil.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 27 octobre
<lb/>Livré en compte au fumiste :
<lb/>Vieille fonte (cloche et foyer) : 300 k. - 4 p. % : 288
<lb/>Vieille tôle (tuyaux) : 32 k. - 4 p. % : 30,72
<lb/>Reçu deux cent quatre-vingt-huit kilog. de vieille fonte et trente k. soixante-douze décag. de vieille tôle.
<lb/>[dans la marge :] Vieille fonte : 288 k. Vieille tôle : 30,72. Déduit au mémoire d’entretien.
<lb/>
<lb/>[p. 172] 3 novembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’octobre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>Remis à M. Morin-Bigle les feuilles n° 325 et 326 contenant les détails de la partie basse du viaduc pour la réunion des terrasses sur la façade nord de la chapelle (suite de la feuille 324).
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>On commence la construction du mur du petit fossé devant la façade de la chapelle sur la cour.
<lb/>
<lb/>[article de la main d’Eugène Millet :] 1er décembre 1877
<lb/>Remis à M. Bertrand les quatre clefs des salles des 4 étages donnant vers l’est sur l’escalier d’honneur.
<lb/>
<lb/>1er décembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 23 septembre contenant l’approbation de la soumission de M. Lemaitre relative à la fourniture de bois et de coke pour l’hiver de 1877-1878.
<lb/>
<lb/>[p. 173] 4 décembre
<lb/>Remis les appointements du mois de novembre, savoir :
<lb/>A M. Choret : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>19 décembre
<lb/>La tourelle adjacente à l’abside de la chapelle est montée jusqu’à hauteur des appuis des croisées du 2ème étage. La pose est interrompue par la gelée.
<lb/>A la chapelle, on coule en plomb les joints des meneaux de la grande croisée au-dessus de l’oratoire du côté des fossés.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1878
<lb/>3 janvier
<lb/>Remis les appointements du mois de décembre 1877, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f.
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>12 janvier
<lb/>Remis à M. Moutier la feuille 329 concernant la poutrelle recevant la maîtresse ferme et la flèche de la chapelle.
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>
<lb/>[p. 174] 19 janvier
<lb/>Remis à M. Boucheron et Touvenelle les feuilles portant les nos 327, 328 et 330 concernant des détails de la flèche de la chapelle.
<lb/>[signé :] Boucheron et Touvenelle
<lb/>
<lb/>26 janvier
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles au nombre de deux concernant la vitrine d’Alise.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 3 février
<lb/>Les moellons de vergelé ordinaire nécessaires à la construction de l’égout conduisant les eaux de la citerne de la cour dans le fossé sud faisant défaut, il a été débité en moellons un cube de vergelé en vieilles pierres livrées en compte à l’entrepreneur de maçonnerie et qu’il y a lieu de déduire des livraisons de pierre en compte qui lui ont été faites, savoir :
<lb/>60 morceaux de chaque 0,80*0,50*0,40 produit : 9,600
<lb/>30 morceaux de chaque 0,85*0,55*0,55 produit : 7,7,13
<lb/>30 morceaux de chaque 0,75*0,50*0,45 : 5,063
<lb/>[p. 175] A déduire le déchet de 15 p. % : 3,356
<lb/>Reste à déduire : 19 m. 020
<lb/>Ci dix-neuf mètres cubes vingt décimètres cubes à déduire des reprises en compte précédemment comptées.
<lb/>[signé :] A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Repris en compte annotés, savoir page 116 : 3 m. c. 520, page 124 : 15,500, total pareil : 19 m. c. 020. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>3 février
<lb/>Remis au concierge et au gardien les gratifications de l’année 1877, savoir :
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 50 f. 00
<lb/>A M. Foirier, gardien : 50,00
<lb/>Total : 100,00
<lb/>[signé :] Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>On reprend le 2ème contrefort sur la cour à la suite de la chapelle. On reprend aussi la pile à gauche de la porte d’entrée de la chapelle ainsi que le jambage de gauche de cette porte et le soubassement à gauche de la pile ci-dessus.
<lb/>
<lb/>2 mars
<lb/>Remis les appointements du mois de février, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 176] 2 mars
<lb/>Remis à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, une feuille sans numéro contenant les détails de la vitrine aux médailles d’Alise à placer dans la salle à 4 croisées du bâtiment nord.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>20 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 19 courant donnant avis que M. le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts demande qu’on exécute dans les trois salles à l’ouest de l’escalier d’honneur, à l’entresol du bâtiment nord, les travaux d’appropriation nécessaires pour que ces salles soient livrées au musée gallo-romain.
<lb/>
<lb/>29 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 27 courant donnant communication d’une demande faite par M. Reinach, président de la société des fêtes de Saint-Germain, pour obtenir l’autorisation d’organiser dans la partie du château laissée encore inoccupée par le musée gallo-romain une exposition locale de peinture et de sculpture pendant la durée de l’Exposition universelle.
<lb/>
<lb/>29 mars
<lb/>On commence les reprises des fondations du 3e contrefort du bâtiment sud, côté de la cour, et à partir de la chapelle.
<lb/>On commence la pose des meneaux de la grande croisée de la chapelle du côté de la cour.
<lb/>
<lb/>[p. 177] 1er avril
<lb/>Remis les appointements du mois de mars, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>13 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 11 avril annonçant que le crédit alloué pour les grosses réparations à exécuter pour 1878 s’élève à la somme de 130000 f. Cette somme soit comprendre les travaux à exécuter pour livrer au musée gallo-romain les 3 salles de l’entresol du bâtiment nord à l’ouest de l’escalier d’honneur.
<lb/>[dans la marge :] Exercice 1878. Crédit alloué pour les grosses réparations : 130000 f.
<lb/>
<lb/>15 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 13 avril annonçant que le crédit alloué pour les travaux d’entretien à exécuter au château en 1878 s’élève à la somme de 14640 francs.
<lb/>[dans la marge :] Exercice 1878. Crédit alloué pour l’entretien : 14640 f. 00
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 178] 17 mai
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle approuvant la répartition proposée pour l’emploi du crédit d’entretien et contenant l’approbation des soumissions souscrites par Mrs Berthier, Antoine, Morin-Bigle et A. Morin fils, Fillocue et compagnie, et Berthier, avec ordre de prescrire les mesures nécessaires pour l’exécution des travaux compris dans la répartition approuvée.
<lb/>
<lb/>3 juin
<lb/>Remis les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>4 juin
<lb/>On commence la pose de la charpente de la flèche.
<lb/>On commence aussi la reprise du contrefort n° 4 à partir de la chapelle du côté de la cour et appartenant au bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>22 juin
<lb/>Remis à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, une feuille sans numéro contenant les détails du piédestal du soldat romain.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[p. 179] 23 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 21 juin annonçant que le traitement de M. Choret, inspecteur, est élevé de 2400 f. à 3000 f. et que ladite mesure recevra son effet à partir du 1er juin de la présente année.
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis les traitements du mois de juin, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 366,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 juillet
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle approuvant la répartition du crédit de 130000 f. ainsi que les soumissions souscrites par les entrepreneurs actuellement chargés des travaux. Les rabais consentis par lesdites soumissions sont applicables aux prix de la série des Bâtiments civils édition 1877.
<lb/>
<lb/>13 juillet
<lb/>Remis à M. Moutier la feuille n° 331 concernant la croix de couronnement de la flèche de la chapelle de saint Louis.
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>
<lb/>14 juillet
<lb/>Livré en compte à M. Béché, entrepreneur de pavage, 2180 vieux pavés provenant des démolitions du château.
<lb/>
<lb/>[p. 180] [article de la main d’Eugène Millet :] 22 juillet 1878
<lb/>Lettre à classer à notre dossier du château, ladite de M. Joseph Reinach et concernant les oriflammes à l’extrémité des grands mâts.
<lb/>
<lb/>28 juillet
<lb/>Livré au gardien chef du musée gallo-romain un drapeau vieux remplaçant l’ancien hors de service.
<lb/>
<lb/>2 août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 300 (y compris 50 f. pour le mois de juin)
<lb/>M. Chevallier : 83,33
<lb/>M. Foirier : 83,33
<lb/>Ensemble : 466 f. 66 c.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>3 août
<lb/>On pose les contrefiches et le chevalement pour la reprise du 5ème contrefort sur la cour, bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>21 août
<lb/>On commence le voligeage du comble de la chapelle.
<lb/>
<lb/>4 septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 181] 27 septembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 27 août annonçant que la soumission de M. Collin pour le paratonnerre de la chapelle est approuvé et que la dépense sera imputée sur le crédit de 130000 f. ouvert pour l’exercice 1878, grosses réparations.
<lb/>
<lb/>28 septembre
<lb/>Réception d’une lettre du ministre de l’Instruction publique annonçant l’ouverture d’un crédit de 25000 f. à imputer sur l’exercice 1878 pour la restauration de la chapelle.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 30 septembre
<lb/>Livré à M. Monduit, entrepreneur de couverture, trois mille kilogrammes de vieux plomb, ci : 3000 k.
<lb/>A déduire déchet 4 p. % : 120
<lb/>Reste : 2880 k.
<lb/>Reçu en compte deux mille huit cent quatre-vingt kilog. de vieux plomb.
<lb/>[signé :] Pour MM. Monduit et C., Deslan
<lb/>[dans la marge :] Plomb livré en compte, ci : 2880 k. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1878 : 2880. Reste : 0,000. [signé :] Eug. Choret.
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 182] 27 octobre
<lb/>On commence la reprise du 5ème contrefort à partir de la chapelle, du côté de la cour et dans le bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>2 novembre
<lb/>Remis les appointements d’octobre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,334
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 4 novembre
<lb/>Pierre de roche livrée en compte à M. Morin :
<lb/>Dans la cour, 18 morceaux de chaque 0,85*0,70*0,50 : 5 m. 355 provenant des constructions entourant les sculptures façade sud et la baie au-dessous
<lb/>Dans le fossé, 25 morceaux de chaque 0,70*0,40*0,25 réduits : 2,450
<lb/>Et 20 fois 0,85*0,45*0,35 réduits : 2,678 provenant de la partie inférieure
<lb/>Et 12 fois 0,75*0,40*0,30 provenant des cabinets du pavillon sud-ouest
<lb/>Ensemble : 11,563
<lb/>Déchet : 15 p. % : 1,734
<lb/>Reste : 9 m. c. 829
<lb/>Reçu en compte neuf mètres cubes huit cent vingt-neuf décimètres cubes de roche.
<lb/>[signé :] P. P. Morin-Bigle et en mon nom personnel, A. Morin fils
<lb/>[dans la marge :] Pierre en compte, ci : 9 m. c. 829. Déduit au mémoire n° 9 exercice 1879 : 0,305. Reste : 9,524. Débité en moellon et déduit voir la page 208 : 9,524. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>[p. 183] 15 novembre
<lb/>Le contrefort n° 5 à partir de la chapelle, bâtiment sud sur la cour, est élevé à la hauteur du plancher de l’entresol.
<lb/>On termine le voligeage de la flèche de la chapelle et la couverture en plomb est faite sur toute la partie du comble déjà posée. Les gouttières en cuivre sont posées ainsi que le paratonnerre.
<lb/>
<lb/>18 novembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 16 novembre annonçant l’approbation de la soumission du marchand de bois Lemaître pour la fourniture à faire pour l’hiver de 1878-1879.
<lb/>
<lb/>3 décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>11 décembre
<lb/>M. Choret, inspecteur des travaux de restauration du château de Saint-Germain, est nommé officier d’académie.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 184] 1879
<lb/>2 janvier
<lb/>Remis les appointements du mois de décembre 1878, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 janvier
<lb/>Les travaux de maçonnerie sont tout à fait suspendus à cause de la gellée.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 29 janvier
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, quatre mille quatre cents kilog. de vieux fers et trois cent cinquante kilog. de vieille fonte.
<lb/>[dans la marge :] Voyez l’article ci-contre du 8 février
<lb/>
<lb/>1er février
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier 1879, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 185] [article rayé :] 8 février
<lb/>Pour les changements décidés après coup dans les ajustements de la croix sur la flèche de la chapelle, il a été employé 4 j. 7 de compagnon serrurier, homme de ville, à 7 f. 30 : 34 f. 31 c., somme dont il faut tenir compte à l’entrepreneur.
<lb/>Le prix du kilog. de vieux fer étant fixé à 0 f. 06, les 34 f. 31 ci-dessus représente un poids de : 572 k.
<lb/>La somme dont il s’agit sera donc payée à l’entrepreneur, savoir :
<lb/>Du poids de vieux fer livrés en compte le 29 janvier et s’élevant à : 4400 k.
<lb/>On retranche un poids de : 572 k.
<lb/>Reste à porter au compte de l’entrepreneur : 3828 k.
<lb/>En outre, il a reçu en compte le même jour 350 k. de vieille fonte.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, inspecteur, accepté ce compte ci dessus, Paul Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 3828 k. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1879 entretien : 3828 k. Reste : 0,000. Vieille fonte idem : 350 k. Déduit idem : 350 k. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>22 février
<lb/>Par dépêche télégraphique en date d’hier, nous sommes informés de la mort de M. Millet, arrivée à Cannes le 20 courant, à 2 heures de l’après-midi. Sur ce registre qui contient l’historique des travaux que nous avons exécutés sous ses ordres, nous ne pouvons que transcrire l’expression bien affaiblie de nos regrets et du respect que nous conserverons toujours pour sa mémoire.
<lb/>[signé :] Eug. Choret, inspecteur des travaux ; A. […], entrepreneur de couverture et plomberie ; Corbel et Chervel, sculpteurs ; Libersac, sculpteur ; Paul Moutier, entrepreneur de serrurerie ; Boucheron et Touvenelle, entrepreneurs de charpente ; Berthier, entrepreneur de menuiserie ; Louis dit Larible ; entrepreneur de peinture ; Béché, entrepreneur de pavage ; E. Delerie, vérificateur
<lb/>
<lb/>[p. 186] 2 mars
<lb/>Remis les appointements du mois de février, savoir :
<lb/>A M. Horet, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>15 mars
<lb/>On commence la reprise des croisées du rez-de-chaussée du bâtiment sud, du côté du fossé, à la suite et à l’est de la tourelle.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Remis les appointements du mois de mars, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 24 mars annonçant qu’un crédit de 19540 f. a été alloué pour l’exécution des ouvrages d’entretien du château pendant l’exercice 1879.
<lb/>[dans la marge :] Travaux d’entretien 1879 : 19540 f.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 28 mars annonçant qu’un crédit de 130000 f. a été alloué pour la continuation des travaux de restauration du château de Saint-Germain pendant l’exercice 1879 et [p. 187] prescrivant le prélèvement d’une somme de 30000 f. sur le crédit ci-dessus pour l’appropriation et le mobilier des salles du musée gallo-romain vers l’angle nord-est.
<lb/>[dans la marge :] Crédit des grosses réparations pour 1879 : 130000 f.
<lb/>
<lb/>10 avril
<lb/>M. Lafollye, architecte du château de Compiègne, est nommé architecte du château de Saint-Germain.
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Ensemble : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>On reprend la reconstruction du 3ème contrefort du bâtiment sud, côté de la cour, à partir de l’entresol.
<lb/>On commence la construction du 6ème contrefort de la chapelle, du côté des fossés.
<lb/>On continue la restauration de la façade sud. Cette restauration est montée jusqu’à hauteur du cordon au-dessus des mâchicoulis.
<lb/>
<lb/>[p. 188] 3 juin
<lb/>Remis les gratifications de 1878, savoir :
<lb/>A Chevallier, concierge : 50,00
<lb/>A Foirier, gardien : 50,00
<lb/>Total : 100,00
<lb/>[signé :] Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>3 juin
<lb/>Remis les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 juin
<lb/>On commence la reprise du 5ème contrefort du bâtiment sud, côté de la cour, à partir de la chapelle.
<lb/>
<lb/>30 juin
<lb/>On achève la construction des murs d’appui destinés à recevoir les grilles séparant les propriétés de la Cité Médicis du prolongement de l’avenue François Ier.
<lb/>
<lb/>1er juillet
<lb/>Remis les appointements du mois de juin, savoir :
<lb/>A M. Choret : 250,00
<lb/>A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A M. Foirier : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>15 juillet
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que pour cette année les travaux de menuiserie ne seront pas mis en adjudication et seront exécutés par M. Berthier.
<lb/>
<lb/>[p. 189] 1er août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet, savoir :
<lb/>A M. Choret : 250,00
<lb/>A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A M. Foirier : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>23 août
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle du 28 juillet contenant l’approbation des soumissions de Mrs
<lb/>Breton, charpentier, avec 26 p. % de rabais
<lb/>Moutier, serrurier, avec 7 p. % de rabais
<lb/>Robiche, peinture, avec 14 p. % de rabais
<lb/>Les rabais portant sur la série des Bâtiments civils, édition 1877.
<lb/>Ces soumissions sont relatives aux travaux de restauration, moins ceux de la chapelle retirés de l’adjudication.
<lb/>
<lb/>1er septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Ensemble : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 190] 1er octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>On commence la pose des meneaux de la croisée de la chapelle située en face de la porte.
<lb/>Le sixième contrefort de la chapelle, du côté des fossés, est élevé jusqu’à la hauteur de la corniche.
<lb/>
<lb/>31 octobre
<lb/>Remis à M. Morin une feuille de dessin relative au carrelage du corridor conduisant au cabinet d’aisances à rez-de-chaussée du bâtiment sud.
<lb/>[signé :] Morin père et fils
<lb/>
<lb/>4 novembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’octobre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 191] 4 novembre
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 24 octobre contenant l’approbation de la soumission de fourniture de bois et de coke par M. Lemaître pour l’hiver de 1879-1880.
<lb/>
<lb/>8 novembre
<lb/>On commence la reprise du contrefort de la chapelle attenant à la tourelle de l’angle sud-ouest sur la cour.
<lb/>On pose le comble provisoire au-dessus des 2 dernières travées de la chapelle.
<lb/>On continue la construction du mur du chemin de ronde du bâtiment sud, côté des fossés ;
<lb/>
<lb/>22 novembre
<lb/>Remis à Mrs Robiche, entrepreneurs de peinture et de vitrerie, et Breton, entrepreneur de charpente :
<lb/>Le procès-verbal de l’adjudication du 12 juillet 1879,
<lb/>Le cahier des charges générales pour les travaux des Bâtiments civils,
<lb/>Et le cahier des charges particulières concernant la restauration du château de Saint-Germain,
<lb/>De telle sorte que chacun de ces deux entrepreneurs a reçu une expédition des trois pièces ci-dessus.
<lb/>[signé :] E. Robiche, Breton Louis
<lb/>
<lb/>[p. 192] 3 décembre
<lb/>Remis les traitements du mois de novembre, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Ensemble : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 décembre
<lb/>Les travaux sont interrompus par la gelée</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1880
<lb/>3 janvier 1880
<lb/>On reprend les travaux que la gelée avait interrompus.
<lb/>On prépare les cintres pour les petites voûtes du chemin de ronde du bâtiment sud et pour la démolition des grandes voûtes du 2ème étage du même bâtiment.
<lb/>
<lb/>[p. 193] 18 janvier
<lb/>Les travaux sont interrompus par la gelée, sauf la pose des meneaux de la croisée de la chapelle sur le fossé sud et la démolition de la partie haute du bâtiment sud, vers le pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 22 [janvier]
<lb/>Livré en compte au fumiste sept cent soixante-dix-sept kilog. de vieille fonte provenant des cloches des deux calorifères du bâtiment nord, avec leurs barreaux, ci : 777 k.
<lb/>Déchet 4 p. % : 31,08
<lb/>Reste à compter : 745 k. 92
<lb/>[signé :] Approuvé, Ferrari
<lb/>[dans la marge :] Déduit au mémoire n° 1 entretien 1879
<lb/>
<lb/>3 février
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>7 février
<lb/>Remis à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, les deux feuilles n° 401 et 401 bis contenant les détails de la porte du grand escalier à droit de la cour (bâtiment sud).
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[p. 194] [article rayé :] 21 février
<lb/>Vieux bois de chêne provenant des démolitions du bâtiment sud, livré en compte à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, savoir :
<lb/>4 morceaux de poutre ensemble 11,00 sur 0,40*0,40 : 1 st. 760
<lb/>3 solives de chaque 3,65 sur 0,15*0,18 : 0,296
<lb/>13 solives de chaque 2,20 réduits sur 0,13*0,16 : 0,595
<lb/>7 solives de chaque 1,60 réduits sur 0,12*0,18 : 0,242
<lb/>17 solives de chaque 2,50 réduits sur 0,12*0,15 : 0,765
<lb/>Ensemble : 3,658
<lb/>Remis à valoir trois stères six cent cinquante-huit millistères de vieux bois provenant des démolitions.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>Livré en outre 2 solives de même provenance et de chaque 4 m. 00 sur 0,16*0,18 produit : 0 st. 230
<lb/>Reçu à valoir deux cent trente millisères.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Vieux bois en compte, ci : 3 st. 888. Déduit au mémoire n° 5 exercice 1879 : 3,888. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>1er mars
<lb/>Remis les appointements du mois de février, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Ensemble : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>Remis aussi les gratifications pour l’année 1879, savoir :
<lb/>[p. 195] A Chevallier, concierge : 50,00
<lb/>A Foirier, gardien : 50,00
<lb/>Ensemble : 100,00
<lb/>[signé :] Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 2 mars
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, le poids de vieux fers ci-dessous, savoir :
<lb/>Vieux fers : 526 k.
<lb/>Déduire 4 p. % : 21,04
<lb/>Reste : 504 k. 96
<lb/>Et en vieille fonte : 40 k.
<lb/>Déduire 4 p. % : 1,60
<lb/>Reste : 38,40
<lb/>Reçu en vieux fers cinq cent quatre k. quatre-vingt-seize décag. et en vieille fonte trente-huit k. quatre hectag.
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 504 k. 96. Vieille fonte : 38,40. Ensemble : 543,56. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1879 : 543,36. Reste : 0,000.
<lb/>
<lb/>6 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle indiquant qu’un crédit de 125000 f. 00 est ouvert pour les grosses réparations à exécuter au château de Saint-Germain pendant l’exercice 1880. Cette somme sera particulièrement affectée à la restauration de la chapelle et à celle du bâtiment sud.
<lb/>Cette lettre renferme aussi des instructions particulières relatives à l’adjudication des travaux de menuiserie et de maçonnerie.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations, crédit pour 1880, ci : 125000 f. 00. 24 février 1880
<lb/>
<lb/>[p. 196] 10 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un crédit de 19700 f. 00 est accordé au château de Saint Germain pour les travaux d’entretien à exécuter pendant l’exercice 1880.
<lb/>[dans la marge :] Entretien, crédit pour 1880 s’élevant à 19700 f. 00
<lb/>
<lb/>13 mars
<lb/>On pose l’assise de la corniche du chemin de ronde au-dessus de l’entresol du bâtiment sud, de sorte que la construction de ce chemin de ronde est actuellement terminée jusqu’à la balustrade, depuis l’angle sud-est du château jusqu’à la tourelle de la chapelle.
<lb/>On pose les cintres des arcs en briques recouvrant le chemin de ronde et destinés à recevoir le dallage formant balcon au premier étage.
<lb/>
<lb/>22 mars
<lb/>Remis à M. Morin, pour le porter chez M. Lafollye, le devis des travaux restant à exécuter au château et à la chapelle, s’élevant à 1897000 f.
<lb/>
<lb/>27 mars
<lb/>Les peintres continuent la peinture des salles de l’entresol à l’angle nord-est et de la salle du bâtiment est au même étage.
<lb/>
<lb/>30 mars
<lb/>Visite de la commission nommée par le comité des Monuments historiques et composée de MM. Boeswilwald, Ruprich-Robert, de Baudot, Darsy, Gauthier et Viollet-le-Duc.
<lb/>
<lb/>[p. 197] 3 avril
<lb/>Remis les appointements du mois de mars, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>6 avril
<lb/>Construction des arcs en briques du chemin de ronde de la façade sud, sur la rue Thiers.
<lb/>On pose les conduits en tôle pour l’air chaud du calorifère de l’angle nord-est. Cette pose est commencée depuis 6 jours.
<lb/>
<lb/>12 avril
<lb/>La maçonnerie de la porte de la chapelle est achevée. On termine la pose de l’arcature à l’intérieur et des appuis de la croisée au-dessus de la porte.
<lb/>Sur le chemin de ronde de la façade sud, on pose l’assise des chéneaux au-dessus des gargouilles.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 13 avril
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, un poids de vieux fers provenant des démolitions du bâtiment sud : 1650 k.
<lb/>Déchet à déduire 4 p. % : 66 k.
<lb/>Reste : 1584 k.
<lb/>Reçu à valoir quinze cent quatre-vingt-quatre k. de vieux fers.
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>[dans la marge :] Vieux fers en compte : 1584 k. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1880. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[p. 198] 17 avril
<lb/>Remis à M. Breton, entrepreneur de charpente, les feuilles à dessins n° 1 L et 2 L concernant les poutres des planchers du pavillon sud-est.
<lb/>[signé :] Breton Louis
<lb/>
<lb/>1er mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant l’approbation des pièces nécessaires à la mise en adjudication des travaux de menuiserie à exécuter pendant une période de 4 années pour une somme estimée à 40000 f.
<lb/>
<lb/>7 mai
<lb/>Au bâtiment sud, on pose l’assise des bases des contreforts au-dessus de l’appui du 1er étage, du côté des fossés.
<lb/>A la chapelle, on pose les meneaux de la grande croisée au-dessus de la porte sur la cour.
<lb/>Au pavillon nord-est, on termine le dallage de la salle du rez-de-chaussée. Les ébrasements sont carrelés en vieux carreaux de terre cuite.
<lb/>
<lb/>[p. 199] 24 mai
<lb/>Les peintres commencent les apprêts dans la salle du rez-de-chaussée de l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>Remis les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>24 juin
<lb/>La construction des contreforts du bâtiment sud du côté des fossés est élevée jusqu’à hauteur des appuis du 2ème étage.
<lb/>Continuation des menuiseries et des peintures de l’angle nord-est.
<lb/>Les charpentiers se préparent à la pose des poutres et des planchers de l’angle sud.
<lb/>
<lb/>1er juillet
<lb/>Remis les appointements du mois de juin, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles n° 402, 403, 404 et 405 concernant le mobilier de la salle du 1er étage du pavillon nord-est.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>[p. 200] 3 juillet
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles n° 406 et 407 concernant les détails des vitrines de la salle du 1er étage du pavillon nord-est.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>10 juillet
<lb/>Remis à M. Berthier et Moutier la feuille n° 408 concernant la disposition des vitrines dans la salle du 1er étage du pavillon nord-est.
<lb/>[signé :] Berthier, Paul Moutier
<lb/>
<lb/>12 juillet
<lb/>On reprend la restauration des contreforts du bâtiment sud du côté de la cour, à partir de l’entresol.
<lb/>
<lb/>25 juillet
<lb/>Les peintures du rez-de-chaussée du pavillon nord-est sont achevées.
<lb/>
<lb/>2 août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>[Total :] 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 201] 3 août
<lb/>Remis à M. Berthier les feuilles n° 409 et 410 relatives à la porte sur le fossé est.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>3 août
<lb/>Remis à M. Morin la feuille n° 411 concernant les modifications à apporter à la porte du comble du pavillon sud-est.
<lb/>
<lb/>4 août
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant qu’un crédit de 1450 f. est alloué en raison des travaux occasionnés par les rigueurs de l’hiver. Cette somme vient en augmentation du crédit alloué pour l’entretien en 1880.
<lb/>[dans la marge :] Entretien 1880. Crédit supplémentaire 1450 f. 00. 19700 [+] 1450 [=] 21150.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 14 août
<lb/>Livré à M. Breton, entrepreneur de charpente, 7 morceaux de sapin provenant des chevalements du bâtiment sud, savoir :
<lb/>1 de 2,20*0,29*0,30 : 0,191
<lb/>1 de 2,80*0,29*0,27 : 0,219
<lb/>1 de 2,60*0,33*0,33 : 0,283
<lb/>1 de 3,00*0,35*0,35 : 0,368
<lb/>1 de 2,65*0,33*0,33 : 0,291
<lb/>1 de 3,00*0,30*0,30 : 0,270
<lb/>1 de 4,60*0,28*0,28 : 0,461
<lb/>Total : 2 st. 083
<lb/>Reçu en compte deux stères quatre-vingt-trois millistères de bois de sapin provenant des démolitions.
<lb/>[dans la marge :] Sapin livré en compte : 2 st. 083. Déduit au mémoire n° 2 grosses réparations exercice 1885. Déduit au même mémoire 2 st. 070 pour menuiseries et boiseries provenant des démolitions de la Villa.
<lb/>
<lb/>[p. 202] 28 août
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 24 août annonçant que la soumission de M. Rouget relative à l’exécution des travaux de sculpture pendant les années 1880, 1881 et 1882 a été approuvée.
<lb/>
<lb/>1er septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 septembre
<lb/>Remis à M. Fauvel, caissier de M. Duval, notaire à Saint-Germain, pour la remettre à M. Bouzemont et Langlois, administrateurs des biens de l’Impératrice, la clef du cadenas fermant la grille de la maison dite Villa de Saint-Germain, place du Théâtre.
<lb/>[signé :] Fauvel
<lb/>
<lb/>29 septembre
<lb/>Remis à M. Berthier la feuille n° 412 contenant les détails des boiseries de la salle de l’angle nord-est au 1er étage.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>29 septembre
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles portant les [p. 203] nos 179, 180, 187 et 188 et une feuille concernant la distribution au 2ème étage du bâtiment sud, vers le pavillon de la chapelle.
<lb/>[signé :] A. Morin frères
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Remis à M. Berthier, entrepreneur de menuiserie, les feuilles portant les nos 414, 413, 415, 416 concernant les détails de menuiserie de la salle du 1er étage du pavillon nord-est.
<lb/>[signé :] P. M. Berthier, Hoffman
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 octobre
<lb/>Livré en compte à M. Berthier les bois ci-dessous provenant des démolitions de l’angle sud-est, savoir :
<lb/>Chêne :
<lb/>10 solives chaque 2,25 et 0,21*0,21 : 0 st. 992
<lb/>12 solives chaque 3,50 et 0,12*0,14 : 0,706
<lb/>2 de ensemble 6,00 et 0,08*0,10 : 0,096
<lb/>3 de ensemble 21,00*0,22*0,22 : 1,016
<lb/>4 de chaque 7,00 et 0,15*0,23 : 0,966
<lb/>2 de chaque 7,00 et 0,20*0,25 : 0,700
<lb/>Ensemble chêne : 4 st. 476
<lb/>[p. 204] Sapin :
<lb/>7 solives ensemble 23,00 et 0,19*0,19 : 0 st. 830
<lb/>Reçu en compte huit cent trente millistères de bois de sapin et quatre stères quatre cent soixante-seize millistères de bois de chêne, le tout provenant des démolitions du château.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>[dans la marge :] Bois livré en compte : chêne : 4 st. 476, sapin : 0,830, chêne à 30 f. le stère, sapin à 26 f., ensemble : 5,306. Déduit au mémoire n° 1 exercice 1880 : 5,306. Reste : 0,000
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’octobre, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>20 novembre
<lb/>Remis à Mons. Berthier les feuilles nos 417 et 418 concernant les modifications à apporter à la vitrine centrale de la salle à 3 croisées au 2ème étage du bâtiment nord.
<lb/>[signé :] Berthier
<lb/>
<lb/>20 novembre
<lb/>Remis à M. Morin frères les feuilles nos 419 et 420 contenant les détails des voûtes du 2e étage dans le pavillon de la chapelle et dans les pièces adjacentes du bâtiment sud jusqu’à l’escalier neuf.
<lb/>[signé :] A. Morin frères
<lb/>[dans la marge :] Rendues
<lb/>
<lb/>[p. 205] 10 décembre
<lb/>Remis les appointements du mois de novembre, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>11 décembre
<lb/>On continue la pose des planchers du pavillon sud-est. On continue la restauration du bâtiment sud et de la tourelle de la chapelle.
<lb/>On travaille aux peintures de l’angle nord-est ainsi qu’aux vitrines de cette partie du musée.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>5 janvier 1881
<lb/>Remis les appointements du mois de décembre 1880, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Ensemble : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 janvier
<lb/>Remis à M. Morin le détail du changement à apporter à la base de la cheminée du 1er étage, pavillon nord-est.
<lb/>[signé :] A. Morin frères
<lb/>
<lb/>[p. 206] 29 janvier
<lb/>Reçu de Mrs Boucheron et Touvenelle une lettre adressée à l’architecte du château dans laquelle ils reconnaissent avoir reçu de M. Breton, entrepreneur de charpente pour les grosses réparations, la valeur des bois d’étais et de cintres qu’ils ont dû laisser en œuvre au moment où M. Breton a été reconnu adjudicataire et dont ce dernier devait leur tenir compte, suivant les conditions de son cahier des charges.
<lb/>
<lb/>29 janvier
<lb/>On reprend les travaux de maçonnerie que la gelée avait interrompus depuis le 12 janvier.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 février
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles portant les nos 421, 422, 423, 424 et 425 contenant les détails des 2 cheminées à construire au 2ème étage du bâtiment sud, sur la rue Thiers, et la feuille n° 426 relative à la cheminée du 2ème étage du pavillon de la chapelle.
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>
<lb/>[p. 207] 2 mars
<lb/>Remis les appointements du mois de février, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>4 mars
<lb/>Les travaux de maçonnerie interrompus par la gelée pendant deux jours, reprennent leur cours d’exécution. On continue la restauration du bâtiment sud dans la partie attenant à la chapelle ainsi que la tourelle d’angle. La construction est élevée jusqu’à hauteur des chaînages du 2ème étage, sur la cour et sur les fossés.
<lb/>
<lb/>5 mars
<lb/>Remis à M. Morin frères la feuille n° 247 relative aux petites voûtes au-dessus du palier du 2ème étage de l’escalier attenant à la chapelle.
<lb/>[signé :] Morin frères
<lb/>
<lb/>8 mars
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 13 février 1881 annonçant qu’un crédit de 100000 f. est accordé pour les grosses réparations pendant l’exercice 1881 (décision du 3 février 1881).
<lb/>
<lb/>21 mars
<lb/>Le charpentier pose les cintres des grandes voûtes du 2ème étage dans la partie du bâtiment sud adjacente à la chapelle.
<lb/>
<lb/>[p. 208] 26 mars
<lb/>Remis à M. Breton la feuille nos 327 et 328 relative au comble de la chapelle.
<lb/>[signé :] Breton Louis
<lb/>
<lb/>2 avril
<lb/>Remis les appointements du mois de mars, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>15 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que par décision du 21 mars un crédit de 20500 f. a été alloué pour l’entretien du château pendant l’exercice 1881.
<lb/>[dans la marge :] Entretien 1881, crédit : 20500 f. Décision du 21 mars 1881.
<lb/>
<lb/>15 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 7 avril annonçant qu’un crédit de 11000 f. a été accordé à titre de supplément pour les travaux de grosses réparations à exécuter au château pendant l’exercice 1881.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations exercice 1881, supplément de crédit : 11000 f. Décision du 7 avril 1881.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 20 avril
<lb/>Faute de moellons, l’entrepreneur de maçonnerie a débité la vielle pierre qu’il a repris en compte, savoir :
<lb/>Roches :
<lb/>2,80 sur 2,00 et 2,00 de hauteur : 11 m. 200
<lb/>A déduire 15 p. % déchet : 1,680
<lb/>Reste : 9 m. 520
<lb/>[p. 209] Vergelé :
<lb/>1,88*2,17*1,20 : 4 m. c. 896
<lb/>1,90*2,15*1,20 : 4,902
<lb/>1,65*1,65 [et] 2,15*2,35 [ensemble]*1,05 : 8,164
<lb/>2,50*2,45*1,10 : 6,737
<lb/>2,65*1,60*1,30 : 5,512
<lb/>2,90*2,60*1,50 : 11,310
<lb/>3,55*1,85*1,55 : 10,180
<lb/>2,50*2,90*1,50 : 10,875
<lb/>2,50*2,40*1,50 : 8,000
<lb/>[Total :] 70 m. c. 576
<lb/>10,580 : -15 p. %
<lb/>59,996 reste
<lb/>A déduire du cube de pierre livrée en compte à l’entrepreneur un cube de roche s’élevant à 9 m. c. 520 et un cube de vergelé s’élevant à 59 m. c. 996
<lb/>[signé :] Eug. Choret, insp. ; accepté le présent compte, Morin frères
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 21 avril
<lb/>Vergelé débité en moellon par l’entrepreneur un cube de 4,00*2,50*1,55 produit : 15 m. c. 500
<lb/>A déduire 15 p. % : 2,325
<lb/>Reste : 13,175
<lb/>D’où résulte, à déduire à l’entrepreneur sur le vergelé livré en compte, un cube de 13 m. c. 175
<lb/>[signé :] l’insp. Eug. Choret ; accepté le présent compte, Morin frères
<lb/>
<lb/>21 avril
<lb/>Fourni par l’entrepreneur de maçonnerie un cube de moellon dur de 2,80*1,60*1,80 : 8 m. c. 064
<lb/>
<lb/>[p. 210] 2 mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 mai
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant un supplément de crédit de 3600 f. relatif à l’entretien, exercice 1881, et relatif à la construction de deux vitrines adossées au mur du pavillon nord-est et à la fourniture de stores sur la cour aux croisées du bâtiment nord.
<lb/>[dans la marge :] Exercice 1881, entretien, supplément de crédit : 3600 f. 00. Décision du 21 mars : 20500,00. Total : 24100,00
<lb/>
<lb/>19 mai
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que, par décision du 17 mai, relative aux travaux d’entretien à exécuter au château en 1881, les soumissions de Mrs Morin, Mesureur et Monduit, Berthier et Moutier ont été approuvés avec les rabais qui y sont mentionnés.
<lb/>
<lb/>25 mai
<lb/>Continuation des travaux de restauration du bâtiment sud et du pavillon de la chapelle ainsi que de la tourelle adjacente. Les travaux de maçonnerie sont élevés jusqu’à hauteur des chêneaux.
<lb/>On termine les vitrines du 1er étage du pavillon de l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>[p. 211] 1er juin
<lb/>Remis les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f.
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 3 juin
<lb/>Vieille pierre livrée en compte à M. Morin et débitée en moellon pour la construction, savoir :
<lb/>2,00*1,25*0,65 produit : 1,625
<lb/>1,20*1,10*0,90 : 1,188
<lb/>2,15*1,50*1,45 : 4,675
<lb/>2,00*1,80*1,40 : 5,040
<lb/>1,30*0,80*0,70 : 0,728
<lb/>1,30*0,80*0,60 : 0,624
<lb/>Ensemble : 13 m. c. 880
<lb/>A déduire 15 p. % : 2,082
<lb/>Reste : 11,798
<lb/>M. Morin restait déduit comme pierre livrée en compte le 9 août 1876 et d’après le compte établi le 21 avril 1881 : 11,796
<lb/>Différence : 0 m. c. 004
<lb/>Compte soldé à la date de ce jour.
<lb/>[signé :] Eug. Choret ; accepté ledit compte pour solde, Morin frères
<lb/>
<lb/>[p. 212] 15 juin
<lb/>Remis les gratifications de l’année 1880 aux agents désignés ci-dessous, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 300 f.
<lb/>M. Chevallier, concierge : 50
<lb/>M. Foirier, gardien : 50
<lb/>Ensemble : 400
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 juin
<lb/>On achève la pose de l’assise de chêneaux du bâtiment sud, côté des fossés. Les arêtiers et l’arc-doubleau du pavillon de la chapelle sont posés, ainsi que ceux de la travée adjacente dans le bâtiment sud. on commence le ravalement (briques et enduits en mortier) des parties restaurées du bâtiment sud du côté de la cour.
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis les appointements du mois de juin, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416 f. 66
<lb/>[signé] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 juillet
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que par décision du 18 juillet la soumission de M. Gaget, Gauthier et compagnie concernant la couverture des 2 pavillons [p. 213] et la construction de 2 réservoirs et approuvée.
<lb/>
<lb/>23 juillet
<lb/>On termine la construction des voûtes en briques du 2ème étage du pavillon de la chapelle, au-dessous du plancher en fer qui recevra le réservoir de ce pavillon. Ces voûtes en briques n’ont que 0,11 d’épaisseur.
<lb/>
<lb/>2 août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f.
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>25 août
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle du 24 août concernant la nouvelle organisation du service à partir du 16 août. M. Lafollye étant toujours architecte du château et des parterres et terrasses, ces deux services sont réunis en un seul dont M. Choret est l’inspecteur et M. Choret Henri le sous-inspecteur, aux appointements de 1800 f. De plus, M. Dupannier reste vérificateur des parterres et terrasses, et M. Debrie vérificateur du château.
<lb/>
<lb/>1er septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 214] 24 septembre
<lb/>Remis à M. Moutier la feuille n° 428 concernant le réservoir du pavillon de l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Choret Henri, sous-inspecteur, y compris la moitié du mois d’août : 225 f. 00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 641 f. 66
<lb/>[signé :] Choret, H. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>Séance du 15 octobre
<lb/>A suivre 1 : Plancher pour le réservoir du pavillon nord est commandé au 15 novembre.
<lb/>Idem 2 : Comble du pavillon de la chapelle : M. Morin en mesure de livrer au serrurier jeudi 20 octobre
<lb/>Idem 3 : Berthier : les amortissements des attiques de porte IIe salle
<lb/>Idem 4 : Morin : les chéneaux du pavillon en place pour mercredi
<lb/>Idem 5 : Fenêtres de l’agence : seront en place dans quinze jours, à suivre
<lb/>A faire de suite : Déplacement des solives en fer de l’ancienne bibliothèque
<lb/>Idem : Fumiste : tuyau de cheminée de la cuisine à changer
<lb/>Idem : [Fumiste :] de Mortillat, un tuyau pour le cabinet de travail
<lb/>Sculpture de la plaque : à suivre
<lb/>Charpentier : suivre la pose des combles
<lb/>Mons. Moutier : stores, à suivre
<lb/>
<lb/>[p. 215] Séance du 22 octobre
<lb/>Plancher pavillon : novembre
<lb/>Pavillon chapelle : montage du comble
<lb/>Berthier : absent (ouvrage)
<lb/>Fenêtres de l’agence : amortissements
<lb/>Commencé à hourder les planchers bas 1er étage pavillon chapelle et bibliothèque
<lb/>Fumiste : (conservateur et de Mortillat terminés)
<lb/>Comble de la chapelle : pour terminer, il reste la pose du chéneau en cuivre et la couverture du côté du comble et des faux combles en zinc (huit jours)
<lb/>Charpentier : comble du pavillon
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 29 octobre
<lb/>Livré à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie, quatre cents kilog. de vieux plomb pour les scellement de la balustrade de la terrasse.
<lb/>[signé :] Pour M. Moutier, Lacroix
<lb/>[dans la marge :] Employé vieux scellements de la balustrade de la terrasse : 400 k. de vieux plomb
<lb/>
<lb/>Séance du 29 octobre
<lb/>Pavillon chapelle : comble à suivre
<lb/>Berthier : peinture
<lb/>Morin : bahuts, planchers
<lb/>Gaget : chenaux chapelle terminés, et garnitures de protection
<lb/>Simoni : pose des appareils au musée
<lb/>Morin : préparer les plans des menuiseries pour le haut du pavillon sud
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’octobre, savoir :
<lb/>A M. Choret : 250 f. 00
<lb/>A M. Choret Henri : 150,00
<lb/>[p. 216] A M. Chevallier : 83,33
<lb/>A M. Foirier : 83,33
<lb/>Total : 566,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, H. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>Séance du 12 novembre
<lb/>M. Morin : nettoyer l’escalier de la chapelle, le chéneau de la chapelle sur la cour, l’escalier du comble et le passage au premier jusqu’au grand escalier.
<lb/>Pour lundi : de rapporter les plans de comble en même temps d’un pavillon exécuté en charpente.
<lb/>Grand comble : à terminer. La charpente est à pied d’œuvre.
<lb/>Menuisier : continuer à fermer les baies de la tourelle et du pavillon.
<lb/>
<lb/>19 novembre
<lb/>Ordre est donné à M. Morin de terminer les maçonneries des cheminées du pavillon de la chapelle jusqu’à 0 m. 30 c. au moins au-dessus de la couverture pour pouvoir donner de l’ouvrage au couvreur.
<lb/>
<lb/>2 décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre 1881 à MM.
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Choret Henri : 150 f. 00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>Total : 566 f. 66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, H. Choret, Chevallier, Foirier</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 217] 1er janvier 1882
<lb/>Remis les appointements de décembre 1881 à Mrs
<lb/>Eugène Choret : 250,00
<lb/>Henri Choret : 150,00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, H. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>4 janvier 1882
<lb/>Remis à M. Morin pour les porter à Paris à M. Lafollye les feuilles 295 et 305 relatives à la balustrade de la chapelle, côté extérieur.
<lb/>
<lb/>Séance du 7 janvier
<lb/>Installation du réservoir pavillon nord-est.
<lb/>M. Morin : trous et maçonnerie pour le portier.
<lb/>Touvenel : échafaudage, châssis et plan, fournir pour samedi des dessus de comble. 
<lb/>Larible : impression du fer.
<lb/>Moutier : portes en fer au rez-de-chaussée du fond de la cour.
<lb/>
<lb/>Séance du 23 janvier
<lb/>Moutier : système en tôle pour la cheminée de la tourelle angle sud-est.
<lb/>Touvenel : châssis.
<lb/>Voir sur place les modifications de la jambe de force.
<lb/>
<lb/>[p. 218] 2 février 1882
<lb/>Remis les appointements du mois de janvier :
<lb/>Choret Eugène : 250,00
<lb/>Choret Henri : 150,00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>Total : 566,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, H. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>4 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 27 janvier 1882 annonçant que par décision du 23 janvier un crédit de 20000 f. a été alloué pour l’entretien du bâtiment du château de Saint Germain pendant l’exercice 1882.
<lb/>[dans la marge :] Entretien, décision du 23 janvier 1882, crédit alloué, ci : 20000 f.
<lb/>
<lb/>8 février
<lb/>M. Morin est informé qu’il devra refaire à ses frais tous les plâtres qu’il exécute pendant la gelée s’ils viennent à en souffrir.
<lb/>
<lb/>11 février
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 27 janvier annonçant que par décision du 23 janvier une somme de 120000 f. est allouée pour la continuation des travaux de grosses réparations pendant l’exercice 1882, savoir :
<lb/>Gros-œuvre du bâtiment sud : 100000 f. 00
<lb/>Calorifère de l’angle nord-est : 15000 f. 00
<lb/>Mobilier du musée de l’angle nord-est : 5000 f. 00
<lb/>Total : 120000 f. 00
<lb/>[dans la marge :] Gros travaux, décision du 23 janvier 1882, crédit alloué ci : 120000 f.
<lb/>
<lb/>[p. 219] 11 février
<lb/>Continuation des travaux de couverture du pavillon de la chapelle.
<lb/>On fait les refouillements pour les parties des solives en fer du réservoir de l’angle nord-est.
<lb/>On scelle les lambourdes dans la salle du 2ème étage du pavillon de la chapelle. Les croisées de cette salle sont posées, scellées et vitrées, à l’exception de la croisée sur les fossés dont la vitrine manque.
<lb/>
<lb/>2 mars 1882
<lb/>Remis les appointements du mois de février à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250,00
<lb/>Choret Henri : 150,00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, H. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>18 mars
<lb/>On commence la pose de la balustrade supérieure du bâtiment sud.
<lb/>On termine le montage des fers portant le réservoir du pavillon nord-est.
<lb/>
<lb/>29 mars
<lb/>La balustrade du bâtiment sud est posée, moins la travée attenant au pavillon de la chapelle.
<lb/>Les augets du plancher supportant le réservoir de ce pavillon sont terminés.
<lb/>On continue la pose du plancher recevant le réservoir du pavillon nord-est.
<lb/>
<lb/>Monsieur Lafollye emporte la feuille de dessin portant le n° 288
<lb/>[annoté :] Rendu
<lb/>
<lb/>[p. 220] 1er avril
<lb/>Remis les appointements du mois de mars à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250,00
<lb/>Choret Henri : 150,00
<lb/>Chevallier : 83,33
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>Total : 566,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, H. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 avril
<lb/>Le plancher du réservoir du pavillon nord-est est posé et scellé.
<lb/>On reprend la construction des souches de cheminées du pavillon de la chapelle.
<lb/>On pose les vases et les couronnes royales de la balustrade du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>8 avril
<lb/>Réception de 2 lettres ministérielles, l’une du 31 mars, l’autre du 1er avril 1882, annonçant que MM. Block et Nissou, photographes, sont autorisés à prendre des vues photographiques dans les cours et à l’extérieur du château de Saint-Germain du 1er avril au 1er novembre 1882.
<lb/>
<lb/>17 avril
<lb/>Lettre du rappel à M. Morin pour débarrasser les augets du plancher du réservoir du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>18 avril
<lb/>Lettre au même pour le même objet.
<lb/>
<lb/>[p. 221] 3 mai
<lb/>Remis les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>A M. Chevallier, concierge : 83,33
<lb/>A M. Foirier, gardien : 83,33
<lb/>Total : 416,66
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>20 mai
<lb/>Remis les gratifications de fin d’année 1881, savoir :
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 200 f. 00
<lb/>A M. Foirier, gardien : 50,00
<lb/>Ensemble : 250,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Foirier
<lb/>
<lb/>20 mai
<lb/>On termine les souches de cheminée du pavillon de la chapelle.
<lb/>On commence le montage des tôles du réservoir d’angle nord-est.
<lb/>Ordre est donné à M. Breton, charpentier, d’étayer les contreforts du bâtiment sud sur la cour pour reprendre lesdits en sous-œuvre.
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>Remis les appointements de mai à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier (compris rappel) : 150 f. 00
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>Total : 483 f. 33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 222] 28 juin
<lb/>Le réservoir du pavillon nord-est est terminé ainsi que son terrasson. Les écoulements du comble dans le réservoir ne sont pas encore posé, ainsi que les raccords de boudin du comble et les portes d’eau. Les châssis en fer sont posés.
<lb/>Au réservoir du pavillon de la chapelle, les portes d’eau ne sont pas encore posés. Le reste est terminé.
<lb/>La souche de cheminée de la tourelle de ce pavillon est en cour de construction. On commence le briquetage au-dessus des assises de base.
<lb/>Les étais sont posés dans la cour pour la reprise des contreforts n° 6, 7 et 8 (à partir de la chapelle).
<lb/>On démolit la partie haute desdits contreforts et des 2 contreforts voisins.
<lb/>On fait les enduits du 1er étage et de l’entresol du pavillon sud-est.
<lb/>
<lb/>1er juillet 1882
<lb/>Ordre de commencer les préparatifs pour les illuminations du 14 juillet.
<lb/>Scellement des poteaux. Peinture des poteaux, à commencer par les grands poteaux.
<lb/>Peindre l’intérieur de la cheminée de la petite tourelle.
<lb/>Morin : cheminée de la chambre et salon Henri II, pierre de liais de Carrière-Saint-Denis.
<lb/>Profils grandeur d’exécution cheminée.
<lb/>Illuminations. Oriflammes. Desvaux neuf lampions (Vidal, Touvenel, Larible).
<lb/>Retrouver le dessin des illuminations, le faire controller et coller au bureau.
<lb/>
<lb/>[p. 223] 1er juillet
<lb/>Payé les appointements du mois de juin à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 100,00
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>4 juillet
<lb/>Remis à M. Morin le dessin de la cheminée de la tourelle du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>5 juillet
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle en date du 28 juin 1882 approuvant les soumissions concernant l’entretien souscrites par Mrs
<lb/>Morin Alexandre, maçonnerie : 8 p. % de rabais sur série 1881
<lb/>Mesureur et Monduit, couverture et plomberie : 8 p. % de rabais sur série 1881
<lb/>Serrurier, Paul Moutier : 5 p. % de rabais sur série 1881
<lb/>Menuiserie, Berthier : 5 p. % de rabais sur série 1881
<lb/>Peinture, Louis dit Larible : 8 p. % de rabais sur série 1881
<lb/>
<lb/>6 juillet
<lb/>Remis à Mrs Monduit et Mesureur les trois mémoires concernant les illuminations en 1881 dont 1 pour les parterres et les terrasses, et les 2 autres pour le château.
<lb/>
<lb/>25 juillet
<lb/>Remis à M. Morin le dessin des arcades au-dessus de la chapelle.
<lb/>
<lb/>29 juillet
<lb/>Ordre de M. l’architecte de faire scier le bois provenant des démolitions pour le chauffage du bureau de l’agence.
<lb/>
<lb/>[p. 224] 1er août
<lb/>Payé les appointements de juillet à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 100,00
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>12 août
<lb/>Par ordre de monsieur l’architecte, sortie du bureau du château et transport à la vénerie :
<lb/>1° d’une sculpture sur pierre (tête de femme) provenant de la chapelle
<lb/>2° des médailles trouvées aujourd’hui dans la fouille qu’on exécute au pied d’un des contreforts côté de la cour, 7ème à partir de la chapelle
<lb/>
<lb/>21 août (soir)
<lb/>Il n’y a qu’un seul maçon au chantier. Lettre à M. Morin pour en augmenter le nombre le lendemain matin.
<lb/>
<lb/>22 août (matin)
<lb/>Lettre de rappel à M. Morin : il n’y a toujours qu’un seul maçon au chantier.
<lb/>
<lb/>Le 21 août après-midi un ouvrier de M. Divary commence à nettoyer le chantier du fossé sud : arrachage des herbes, rangement des moellons, éclats de pierres, dressage du sol, etc.
<lb/>Le 22 août au matin, continuation du même travail.
<lb/>
<lb/>22 août
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles de dessin nos 200, 201, 227.
<lb/>[annoté :] Rendu 31 août 1882.
<lb/>
<lb/>23 août
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle du 3 août autorisant la construction de vitrines pour 5500 et accordant un crédit de pareille somme sur les grosses réparations.
<lb/>[dans la marge :] Grosses réparations, supplément de crédit de 5500 f. pour vitrines, décision du 3 août.
<lb/>
<lb/>[p. 225] 23 août
<lb/>Commencement de la reprise des contreforts du côté de la cour.
<lb/>
<lb/>2 septembre
<lb/>Payé les appointements du mois d’août, savoir : 
<lb/>A M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>A M. Chevallier : 100,00
<lb/>A M. Foirier : 83,25
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>8 septembre
<lb/>Livré en compte à M. Morin, entrepreneur de maçonnerie, 21 morceaux de pierre provenant des démolitions du bâtiment sud, principalement du contrefort n° 6 à partir de la chapelle, de chaque 0,50*0,40*0,40 réduits : 1 m. c. 680
<lb/>Déchet 15 p. % : 0,252
<lb/>Reste : 1 m. c. 428
<lb/>Dont en roche : 0,476
<lb/>Reste en vergelé : 0 m. c. 952
<lb/>Reçu en compte quatre cent soixante-seize décimètres cubes de roche et neuf cent cinquante-deux décimètres cubes de vergelé.
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>[dans la marge :] Vieille pierre livrée en compte : Roche : 0 m. c. 476 ; Vergelé : 0 m. c. 952.
<lb/>
<lb/>11 septembre
<lb/>Arrivée de 6 plaques de cheminée en fonte pesant ensemble 1500 kilogs.
<lb/>
<lb/>[p. 226] 30 septembre
<lb/>Rappel à M. Breton de la lettre du 29 septembre demandant qu’on étrésillonne pour la reprise d’une nouvelle pile.
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Lettre à M. Hoffmann pour déposer et reposer la croisée de M. Foirier.
<lb/>Lettre à M. Morin pour le travail de l’escalier du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>Rappel à M. Hoffmann de la lettre du 2 octobre.
<lb/>Payé les appointements de septembre à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250,00
<lb/>Chevallier : 0,00
<lb/>Foirier : 83,33
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>12 octobre
<lb/>Rappel à M. Morin de la lettre du 2 octobre relative aux dallages de l’escalier du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>23 octobre
<lb/>La reprise des contreforts 6, 7, 8 et 9 sur la cour à partir de la chapelle et appartenant au bâtiment sud est terminée dans la hauteur du rez-de-chaussée de ce bâtiment. On commence la restauration de la partie supérieure de ces 4 contreforts.
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>Lettre à M. Morin au sujet des dalles de l’escalier du pavillon de la chapelle qui ne sont pas encore commencés, pour lui demander des maçons pour faire des arcs et la partie supérieure des contreforts et pour demander la continuation des balustrades (pavillon de la chapelle).
<lb/>
<lb/>[p. 227] 4 novembre
<lb/>Remis à M. Morin 4 feuilles de dessin portant les nos [vide] concernant les détails de la cheminée Henri II.
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>
<lb/>9 novembre
<lb/>Remis à M. Morin la feuille de dessin n° 310.
<lb/>
<lb/>17 novembre
<lb/>Remis à M. Foirier pour son traitement d’octobre la somme de 79 f. 05.
<lb/>[signé :] Foirier
<lb/>
<lb/>23 novembre
<lb/>Remis à M. Morin la feuille de dessin n° 313.
<lb/>
<lb/>30 novembre
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles de dessin nos 421, 198, 310.
<lb/>
<lb/>2 décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Foirier : 79,15
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>5 décembre
<lb/>On commence la pose des dalles de couverture au-dessus de la tourelle derrière l’abside de la chapelle.
<lb/>
<lb/>31 décembre
<lb/>Remis les appointements de décembre à 
<lb/>[p. 228] Mrs Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Foirier : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1883
<lb/>4 janvier, matin
<lb/>Lettre à M. Morin pour lui demander de renvoyer au château 2 maçons qu’il en a retiré.
<lb/>
<lb/>4 janvier, soir
<lb/>Lettre au même, pour le même objet.
<lb/>
<lb/>5 janvier, matin
<lb/>Lettre au même, pour le même objet.
<lb/>
<lb/>17 janvier
<lb/>Remis à M. Morin, pour établir son mémoire, les nos 21, détail grandeur d’exécution des balustres du 1er étage côté cour, 83, 20, 57.
<lb/>Remis à M. Moutier 2 dessins sans numéros pour faire l’étude de son comble en fer.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis les appointements de janvier à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Foirier : 79,16
<lb/>
<lb/>22 février
<lb/>Remis à M. Morin les mémoires n° 3 de 1879, n° 5, 6, 6 bis de 1880.
<lb/>
<lb/>[p. 229] 3 mars
<lb/>Remis les traitements du mois de février, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 45,00
<lb/>M. Foirier, gardien : 79,16
<lb/>Total : 414 f. 16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>29 mars
<lb/>Bon pour transport de 50 m. de gravois par M. Morin.
<lb/>
<lb/>2 avril
<lb/>Remis les traitements du mois de mars, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250,00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 85,00
<lb/>M. Foirier, gardien : 79,16
<lb/>Total : 414 f. 16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>Et les gratifications pour exercice 1882, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 300 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 50,00
<lb/>M. Foirier, gardien : 40,00
<lb/>Total : 400,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>14 avril
<lb/>Remis à M. Morin la feuille de dessin n° 44 bis
<lb/>
<lb/>21 avril
<lb/>Remis à M. Morin un bon pour transport de 50 m. gravois.
<lb/>
<lb/>[p. 230] 2 mai 1883
<lb/>Remis les appointements d’avril à Mrs
<lb/>Choret : 250,00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Foirier : 79 f. 05
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>2 mai 1883
<lb/>Sortie du bureau d’un T ½ grand aigle que M. Lafollye envoye chercher.
<lb/>
<lb/>12 mai
<lb/>Arrivée de moulages du musée du Louvre :
<lb/>4 têtes
<lb/>1 face de trépied
<lb/>1 bout de guirlande
<lb/>1 plaque de cheminée
<lb/>
<lb/>14 mai
<lb/>Remis à monsieur Lafollye 2 feuilles de dessins de monsieur Millet portant l’une le n° 134 et l’autre sans numéro, toutes deux relatives à la porte du rez-de-chaussée de l’escalier de la tourelle de l’angle nord-ouest (côté cour).
<lb/>[annoté :] Rendu le dessin sans numéro.
<lb/>
<lb/>22 mai
<lb/>Remis à monsieur Lafollye cinq feuilles de dessins de monsieur Millet relatives à la flèche de la chapelle et portant les numéros 327, 328, 329, 330, 331.
<lb/>[annoté :] Rendu les feuilles 327, 328, 329, 331
<lb/>
<lb/>Le 19 mai 1883, sortie du bureau du château pour être portés chez monsieur Lafollye, sur son ordre, de divers carreaux, en terre et en faïence, portant dessins. Ces carreaux avaient été trouvés sur le chantier à différentes époques.
<lb/>
<lb/>Le 23 mai, sortie du bureau de 2 équerres et 1 pistolet, qui sont portés chez M. l’architecte.
<lb/>
<lb/>[p. 230] [article rayé :] 24 mai
<lb/>Remis à M. l’architecte un dessin sans n° de monsieur Millet indiquant une forme de comble du bâtiment nord.
<lb/>[annoté :] rendu
<lb/>
<lb/>24 mai
<lb/>Sortie du bureau de 1 planche grand aigle qui est portée chez M. l’architecte.
<lb/>
<lb/>Remis les appointements de mai à Mrs
<lb/>Choret, Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier
<lb/>2 juin 1883
<lb/>
<lb/>6 juin
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles de dessin nos 422, 423, 424, profils de la cheminée du 2e étage, 440, 438, 443, 442, 439, 434, ensemble et profils de la cheminée Renaissance.
<lb/>
<lb/>9 juin
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles nos 52, 70, 69, 71.
<lb/>
<lb/>12 juin 1883
<lb/>M. Moutier, Veuillez vous entendre avec l’entrepreneur de maçonnerie pour poser dans la salle qui fera suite (à droite) à la bibliothèque et désignée au plan général sous le nom de chambre de Louis XIV un plancher en fer, en fers T de 0,22 et espacés de 0 m. 50 c. Le dessus des fers sera posé à 0 m. 45 c. du niveau du parquet.
<lb/>[croquis annoté :] Fer T du commerce de 0,08 d’ailes, de 0,22 de haut ; lambourdes de 0,10 ; parquet 0,03.
<lb/>Recevez mes salutations empressées.
<lb/>Signé : Lafollye
<lb/>
<lb/>1er juillet
<lb/>Remis les appointements de juin à messieurs
<lb/>Choret : 250,00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis à M. Morin 1 bon pour transport de 60 m. gravois.
<lb/>
<lb/>[p. 232] 13 juillet
<lb/>Remis à M. Morin le dessin de l’auvent protégeant le dessus de porte Louis XIV dans le fossé sud.
<lb/>
<lb/>17 juillet
<lb/>Remis à M. Henry ses appointements du mois de juin.
<lb/>[signé :] Henry
<lb/>
<lb/>1er août
<lb/>Remis les appointements de juillet à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250,00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>13 août 1883
<lb/>Remis à M. Lafollye les feuilles de dessin nos 202, 203 (cheminée du 2e étage pavillon nord-est).
<lb/>
<lb/>22 août
<lb/>Remis à M. Morin 1 bon pour transport de 100 tombereaux de gravois.
<lb/>
<lb/>25 août
<lb/>Rendez-vous. Pesée des fers du comble du bâtiment sud. Lettres à Mrs Mesureur et Monduit et Gaget et Gauthier.
<lb/>
<lb/>1er septembre
<lb/>Remis les appointements d’août à Mrs
<lb/>Choret : 250,00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[p. 233] 29 septembre
<lb/>Situation des travaux de couverture du bâtiment sur la rue Thiers :
<lb/>Les fermes sont posées, reste à faire :
<lb/>1° Une couche minium sur les fermes, 2 couches sur les tuyaux.
<lb/>2° Prolongement des tuyaux de descente.
<lb/>3° Percement des trous d’aération.
<lb/>4° Placement de chevrons.
<lb/>5° Exhaussement de la cheminée du premier mur de refend à gauche contre le pavillon de la chapelle. (Nota : la cheminée doit être montée avec des contreforts comme les autres cheminées). [croquis]
<lb/>Nouvelle salle au 2e étage (pavillon)
<lb/>Peintures à continuer, les voûtes.
<lb/>Menuisiers, commencer la pose de menuiserie la semaine prochaine.
<lb/>
<lb/>3 octobre 1883
<lb/>Confié à M. Morin le mémoire n° 1 gros travaux exercice 1883.
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>Remis les appointements de septembre à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[p. 234] 17 octobre 1883
<lb/>L’entrepreneur de maçonnerie n’a pas d’ouvriers au mur de refend séparant la bibliothèque de la salle Louis XIV. Ordre lui est donné d’avoir à en remettre de suite.
<lb/>
<lb/>18 octobre 1883
<lb/>Lettre de rappel à M. Morin de l’ordre donné la veille et qui n’a pas été exécuté.
<lb/>
<lb/>[dans la marge :] 1er novembre
<lb/>Remis les appointements de octobre à Mrs
<lb/>Choret : 250,00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>28 novembre 1883
<lb/>Lettre à M. Morin pour remettre des ouvriers à monter le dernier mur de refend au bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>Lettre de rappel à M. Morin de l’ordre du 28 novembre.
<lb/>
<lb/>29 novembre
<lb/>Feuilles de dessin de M. Millet concernant la chapelle et remises à M. Lafollye : n° 301, 302, 305, 308, 309, 310, 311, 312, 324, 327, 328, 329, 331.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>[dans la marge :] 1er décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre à Mrs 
<lb/>Choret : 250,00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>19 décembre
<lb/>L’inspecteur est allé chercher à la machine de Marly six panneaux en chêne sculpté provenant de la porte du parc de Marly, savoir 4 panneaux en quart de cercle, un panneau rectangulaire et un tore. Ces six pièces ont été transportés au château et rangées par l’inspecteur dans le magasin aux sculpteurs, bâtiment sud.
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>20 décembre 1883
<lb/>Remis à M. Morin un bon de 50 tombereaux de gravois enlevés provenant du bâtiment sud.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 235] Année 1884
<lb/>1er janvier
<lb/>Remis les appointements de décembre 1883 à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chvallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>5 janvier
<lb/>Ordre est donné au menuisier de faire toutes les croisées et portes croisées de la façade du bâtiment sud, côté de la rue Thiers seulement.
<lb/>Ordre également de sceller les lambourdes dans la bibliothèque et la salle Louis XIV.
<lb/>Ordre au maçon de faire les balustrades sur le comble et au 1er étage (côté de la cour) bâtiment sud.
<lb/>Ordre de faire les voûtes au 2e étage du même bâtiment, à partir de la fin de janvier seulement.
<lb/>
<lb/>15 janvier
<lb/>Les ouvriers de M. Morin ont quitté le chantier. Ordre lui est donné de les y remettre.
<lb/>
<lb/>25 janvier
<lb/>Remis à M. Lafollye les feuilles de dessin nos 285, 287, 287 bis, 294, 296, 298 relatives à la chapelle.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Ordre à M. Rouget d’être samedi prochain au rendez-vous du château et d’achever rapidement les consoles en bois destinées à la salle du 2e étage du pavillon nord-est.
<lb/>Ordre à M. Larible de se trouver les samedis au rendez-vous du château, de refaire un vitrail cassé par l’ouragan et d’écrire à M. Robuche que M. Lafollye donnera ses travaux à un autre s’il n’est pas à Saint-Germain.
<lb/>Ordre à M. Hoffmann 1° d’amaigrir les pieds du petit meuble du 2e étage, 2° de s’occuper avec M. Maître d’avoir les mesures des étiquettes à mettre au grand meuble de la nouvelle salle du pavillon nord-est, 3° presser la salle Louis XIV pour les lambourdes, le parquet [p. 236] ainsi que les cadres des baies des fenêtres, 4° voir au château les nouveaux fragments de menuiserie rapportés de la machine de Marly et aller à Versailles pour voir s’il ne trouverait pas une porte de l’époque pouvant servir de modèle ; quand cela sera trouvé, avertir M. Lafollye.
<lb/>
<lb/>2 février 1884
<lb/>Remis les appointements de janvier à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>6 février 1884
<lb/>Lettres à Mrs Morin, Hoffmann et Moutier relativement aux travaux demandés par l’architecte par l’ordre du 2 courant.
<lb/>
<lb/>9 février 1884
<lb/>Lettre de rappel à M. Hoffmann pour la pose des lambourdes salle Louis XIV.
<lb/>
<lb/>15 février 1884
<lb/>Monsieur le Ministre,
<lb/>J’ai l’honneur d’exposer à Monsieur le Ministre, en réponse à la circulaire qu’il vient de m’adresser relativement aux travaux de peinture et de sculpture qu’il pourrait y avoir à faire au château de Saint-Germain, que la salle de Mars et la chapelle de saint Louis sont les seules parties du château où il y aura des peintures murales à faire. Mais comme les restaurations de la salle de Mars et de la chapelle sont subordonnées à la démolition du dernier pavillon Louis XIV, qu’il est même difficile de prévoir aujourd’hui à quelle époque on pourra entreprendre ces travaux, l’administration ne peut pour le moment qu’en prendre bonne note.
<lb/>Quant à des travaux de sculpture, je n’en prévois pas au château de Saint-Germain.
<lb/>J’ai l’honneur etc.
<lb/>Signé : Lafollye
<lb/>
<lb/>[p. 237] 15 février 1884
<lb/>Remis à M. Morin la feuille de dessin n° 60 (vase Millet).
<lb/>
<lb/>15 février 1884
<lb/>Ordre à Mrs Boucheron et Touvenelle, charpentiers, de réparer la palissade du fossé sud et celle de la cour.
<lb/>
<lb/>18 février 1884
<lb/>En exécution d’une lettre de M. l’architecte,
<lb/>Ordre à M. Morin de pousser très activement la construction des 2 têtes de cheminée, des voûtes et de la balustrade côté cour du bâtiment sud. Pour ce dernier travail, l’entrepreneur commandera de suite sa pierre.
<lb/>
<lb/>18 février 1884
<lb/>Remis à M. Bertrand 2 dessins (plan et façade et coupe) des ateliers à faire dans la Villa Saint-Germain.
<lb/>Remis à M. Morin 1 plan sous-sol et 1 plan rez-de-chaussée des bâtiments à faire dans la Villa Saint-Germain.
<lb/>
<lb/>21 février
<lb/>Rappel par lettre à M. Morin de l’ordre de service du 18 février.
<lb/>
<lb/>18 mars 1884
<lb/>Monsieur Joseph Morin
<lb/>Je prie M. Joseph Morin de prendre des mesures pour enlever les pierres et les gravois et plâtras qui lui appartiennent pour la fin du mois, le 30 mars courant.
<lb/>Passé ce délai, je profiterai de l’article du cahier des charges qui m’autorise à les faire déposer sur la voie publique sans avoir d’autre avis à vous donner.
<lb/>L’enlèvement des gravois st très pressé, attendu que nous allons nous occuper de l’installation du concierge du château dans l’emplacement présentement occupé par vos matériaux.
<lb/>Recevez etc.
<lb/>Signé : Lafollye
<lb/>
<lb/>[dans la marge :] Remis les appointements de févriers à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Foirier
<lb/>
<lb/>[p. 238] 27 mars 1884
<lb/>Monsieur Morin,
<lb/>Vous m’avez promis de mettre aujourd’hui des cimentiers à la réparation de la citerne du château (fossé nord) : il n’y a personne. Veuillez sans faute y mettre du monde demain matin.
<lb/>Veuillez aussi vous occuper de la construction des voûtes du 2e étage et finir les plâtres du rez-de-chaussée au bâtiment sud.
<lb/>Tous ces travaux sont réclamés instamment par M. l’architecte.
<lb/>Veuillez aussi donner des ordres à vos charretiers pour qu’ils chargent complètement leurs tombereaux à la Villa Saint-Germain. Aujourd’hui, 2 tombereaux ont été chargés en partie chez M. Strloz et le complément de leur charge a été fait à la Villa : cela ne peut amener que des complications ou des erreurs dans la délivrances des bons, ce qu’il faut éviter.
<lb/>Veuillez agréer etc.
<lb/>H. Choret
<lb/>
<lb/>28 mars 1884
<lb/>Rappel de la lettre précédente
<lb/>
<lb/>29 mars 1884
<lb/>Ordres de service :
<lb/>A M. Breton, de commencer le plafond de la salle Henri II.
<lb/>A M. Hoffmann, de parqueter les 3 salles du 1er étage et de continuer la restauration des boiseries de la salle Louis XIV.
<lb/>A M. Robiche, de faire la vitrine du bâtiment sud et le nettoyage de la salle du 2e étage et de la tourelle (pavillon nord-est), plus les impressions des ferrures et fermetures des croisées et portes croisées du bâtiment sud.
<lb/>A M. Hamel, de faire la restauration des ornements des boiseries Louis XIII et Louis XIV.
<lb/>
<lb/>[p. 239] 2 avril
<lb/>Remis les appointements de mars à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>8 avril
<lb/>Lettre à M. Morin pour qu’il renvoye au château les ouvriers qu’il a retirés et qui jointoyaient les cheminées du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>9 avril
<lb/>Rappel à M. Morin de la lettre du 8 courant.
<lb/>
<lb/>10 avril
<lb/>Rappel à M. Morin de la lettre du 8 courant.
<lb/>
<lb/>Séance du 12 avril
<lb/>Ordres donnés :
<lb/>1° Hofman : préparer des lambourdes pour les pièces de l’entresol destinées au nouveau bureau et les fenêtres.
<lb/>2° Morin : faire les plâtres du nouveau bureau, le carrelage de l’entrée.
<lb/>3° Robiche : passer les vitrages des fenêtres.
<lb/>4° Hofman : menuiserie du logement du concierge.
<lb/>Hofman : rendez-vous chez l’architecte jeudi.
<lb/>
<lb/>20 avril
<lb/>Monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts
<lb/>Monsieur le Ministre,
<lb/>En réponse à la circulaire que vous m’avez adressée en février dernier au sujet des ouvrages de peinture qu’il y aurait à faire au château, j’ai pensé depuis l’envoi de mon dernier rapport, et en cela d’accord avec M. le conservateur du musée de Saint-Germain, que l’on pourrait peindre [suite p. 242]
<lb/>
<lb/>29 avril
<lb/>Remis à M. Morin bon pour transport de 50 m. gravois.
<lb/>
<lb/>[p. 240] 2 mai
<lb/>Payé les appointements du mois d’avril, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 85,00
<lb/>M. Henri, gardien : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>Payé les appointements du mois de mai, savoir :
<lb/>M. Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>M. Chevallier, concierge : 85,00
<lb/>M. Henri, gardien : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>Séance du 7 juin 1884
<lb/>Bureau : le parquet est posé, fermer la porte en carreaux de plâtres ; plinthes : vieux bois autant que possible.
<lb/>Logement du concierge : sceller les lambourdes sur bitume.
<lb/>Donner à Larible de donner à la colle aux murs du bureau, et à M. Morin de blanchier la pierre des piles et de l’arc.
<lb/>Ateliers du musée :
<lb/>Les murs du pourtour sont montés jusqu’au niveau du rez-de-chaussée (linteaux en fer).
<lb/>Escalier à faire.
<lb/>M. Moulin est prévenu qu’à partir du 15 il pourra poser les solives fer.
<lb/>M. Choret donne au charpentier le calque du détail.
<lb/>
<lb/>14 juin
<lb/>Par décision de M. l’architecte, le sous-inspecteur ne doit donner aucun ordre sur le chantier.
<lb/>
<lb/>[p. 242] [suite de la lettre commencée p. 239] dans plusieurs salles des sujets et des attributs romains et gaulois, qui seraient d’une grande utilité pour les visiteurs, en mettant pour ainsi dire en couleur les pages d’histoire des mœurs et de la vie des Gaulois et des Romains, dont le rôle est si considérable dans notre histoire.
<lb/>Les deux salles rondes placées au premier et au second étage du bâtiment semblent tout disposées pour recevoir une décoration de ce genre.
<lb/>Ces peintures essentiellement décoratives seraient faites à la manière des peintures de Pompéi, simples de modèle et d’effet.
<lb/>La décoration serait divisée en deux parties : on encadrerait des panneaux entre les fenêtres, et au-dessus on ménagerait une frise.
<lb/>Dans la salle du premier étage, qui appartient à la première période de la série romaine, commençant à la conquête de la Gaule par César, on dessineroit des sujets tirés de l’arc d’Orange et autres monuments de la même époque, dans la frise des vases et ustensiles gallo-romains.
<lb/>Dans la salle du deuxième étage qui appartient à la série gauloise, on dessinerait dans les panneaux des artisans : la salle des métiers en fournirait les sujets et dans la frise on dessinerait des vases de type gaulois, des cimetières de la Marne, Aisne, etc.
<lb/>Ces peintures renseigneraient rapidement le public sur les coutumes et les mœurs des époques et lui permettrait de retrouver plus facilement dans les moulages des salles le complément des renseignements que contient le musée.
<lb/>Ces peintures simplement faites ne peuvent causer une grande dépense. Elle donnerait un attrait de plus à cette merveilleuse collection qui compose le musée gallo-romain de Saint-Germain-en-Laye.
<lb/>J’ai l’honneur etc.
<lb/>Signé : Lafollye
<lb/>
<lb/>[p. 243] 29 avril 1884
<lb/>Remis à M. Morin un bon pour transport de 50 tombereaux de gravois provenant du bâtiment sud et de la citerne du fossé nord.
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>Remis les appointements d’avril à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>4 mai
<lb/>Lettre à monsieur Lafollye pour l’informer que le fils de M. Bertrand, conservateur du musée, et quelques autres jeunes gens viennent prendre des leçons d’armes dans la salle du 2e étage comprise entre les pavillons nord-est et sud-est. Demande d’instruction.
<lb/>
<lb/>6 mai
<lb/>Lettre à M. Morin lui demandant de remettre au chantier du château les tailleurs de pierre qu’il en a retirés.
<lb/>
<lb/>29 mai
<lb/>Copie d’une lettre adressée à M. Morin :
<lb/>Toutes les fois qu’on fera des démolitions à la Villa Saint-Germain, les bons matériaux qui en proviendront, tels que bois de charpente, menuiserie, fers, zincs, plombs, fonte etc. devront être chaque soir, avant le départ des ouvriers du chantier, rentrés dans la cour du château. Seuls les moellons, meulières et pierres resteront sur place. Je vous prie de donner les ordres nécessaires pour qu’il en soit ainsi. Veuillez agréer etc.
<lb/>H. Choret
<lb/>
<lb/>Séance du 3 juillet 1884
<lb/>Château :
<lb/>Concierge : terminer le parquet.
<lb/>Bureau : on posera du papier gris dans les pièces ; les plinthes seront peintes bois foncé.
<lb/>Salle Louis XIV : état d’avancement : les lambris sont posés, sauf les dessus de porte et les côtés ; les boiseries seront en place pour le 14 juillet.
<lb/>Les pates pourront être mises en place après la fête.
<lb/>[p. 244] Ateliers du musée, état d’avancement des travaux :
<lb/>Les fondations et le sous-sol sont terminés depuis le 20 juin.
<lb/>Les murs en élévation sont aujourd’hui montés à la hauteur des assises en pierre qui supportent les linteaux.
<lb/>Le hourdis du plancher en fer est commencé, il sera presque terminé pour le 14 juillet.
<lb/>La charpente est prête à être posée, on commence ce travail du 16 au 20 courant.
<lb/>
<lb/>Ateliers du musée
<lb/>L’Etat faisant construire des ateliers pour le musée des Antiquités nationales dans le terrain dit Villa de Saint-Germain situé rue Thiers nos 1 et 3,
<lb/>Les soussignés,
<lb/>Lafollye, architecte du château de Saint-Germain, demeurant à Paris rue Richelieu n° 7,
<lb/>Et Louis Diris, architecte, demeurant à Saint-Germain, rue de Poissy, 87
<lb/>Le premier agissant comme expert pour le compte de l’Etat, et le second comme expert de M. Paqueron, propriétaire contigu de la Villa de Saint-Germain, se sont réunis les 5, 11 et 20 avril dernier à 3 heures du soir dans ladite propriété à l’effet de résoudre les différentes questions de mitoyenneté qui peuvent résulter des constructions que l’Etat dit élever sur son terrain.
<lb/>Ces constructions devant être adossées aux murs séparatifs des deux propriétés, les deux experts ont procédé à l’examen de ces murs. Ils ont constaté que la parte de mur indiquée par les lettres A et B sur le plan ci-joint est un mur de clôture ordinaire avec chaperon en plâtre à deux égouts. Il en résulte que le mur est mitoyen, ce qui est d’ailleurs mentionné dans les actes de propriété des parties. Ils ont constaté aussi que le mur n’a été construit que pour servir de séparation à deux jardins contigus et que, malgré son ancienneté, il peut encore [p. 245] longtemps servir de clôture mitoyenne au terrain de l’est et au terrain de M. Paqueron. Enfin, ils ont constaté également que le sommet du chaperon de ce mur s’élève à 0 m. 75 au-dessus du sol du rez-de-chaussée du bâtiment des ateliers que l’Etat se propose de construire.
<lb/>A partie du point B jusqu’au point H, c’est-à-dire jusqu’à l’encoignure du théâtre appartenant à la Ville de Saint-Germain, un bâtiment à usage d’écurie et de remise est adossé du côté de M. Paqueron au mur séparatif. Le comble de ce bâtiment est à deux pentes et le long peu incliné sur le terrain de l’est est disposé pour y laisser tomber librement les eaux qu’il peut recevoir, sans gouttière, ni chêneaux, ni tuyau de descente.
<lb/>Le droit que M. Paqueront aurait ainsi de faire écouler sur le terrain de l’Etat les eaux de ce long pan se trouve en effet établi et reconnu dans les titres des parties. De plus, le plancher haut de ce bâtiment est supporté par quatre poutres figurées sur le plan ci-contre aux points D, E, F et G. Ces poutres traversent le mur séparatif et les abouts en sont visibles du côté du terrain de l’Etat. Cette disposition est également établie et reconnue par les titres.
<lb/>Elévation des murs séparatifs du côté de l’Etat
<lb/>[dessin]
<lb/>Plan
<lb/>[dessin]
<lb/>[p. 246] Enfin vers le bâtiment du théâtre, il existe sur le comble une lucarne ayant jour autrefois sur le terrain de la Villa de Saint-Germain mais dont la baie a été bouchée par une cloison en plâtre.
<lb/>En examinant l’état de ce mur, les experts ont reconnu qu’il était loin d’avoir conservé sa verticalité dans toutes ses parties. Vers l’encoignure C par exemple, il surplombe de 0 m. 10 c. du côté de l’Etat. En approchant de la première poutre D, le suplément augment et, vers ce point, il atteint jusqu’à 0 m. 22, puis il devient nul un peu au-delà de la poutre E. Malgré cette déformation partielle, l’égout en ligne droite indique bien que ce mur ne formait qu’un seul alignement du point C au point H. Des sondes ordonnées par les experts ont permis d’établir le mouvement auquel a obéi le mur et on voit qu’il a subi une poussée constante due à la différence du niveau des deux sols, le terrain de la Villa étant beaucoup plus élevé que le sol de l’écurie. C’est cette poussée qui a produit les bouleversements et les hors d’aplomb figurés sur les coupes jointes au plan.
<lb/>Après ces examens et les constatations, les architectes soussignés sont tombés d’accord sur les points ci-dessous :
<lb/>1° La partie formant mur de clôture sera démolie et reconstruite aux frais de l’Etat, qui la surélèvera suivant ses besoins. S’il est nécessaire de donner à ce mur un excédent d’épaisseur en raison de la surélévation, cet excédent sera entièrement pris sur le terrain de l’Etat, de telle façon que la ligne mitoyenne actuelle ne soit pas déplacée, et après la reconstruction le nouveau mur sera mitoyen dans la hauteur qu’il a actuellement.
<lb/>2° Le mur de l’écurie depuis l’encoignure jusqu’à la 2ème poutre, s’il y a lieu, surplombant de 0,22 c. sera démoli et reconstruit à frais communs. Pendant l’exécution de ce travail, qui se fera du reste par parties, si les chevaux ne peuvent rester dans l’écurie, M. Lafollye s’est offert de les recevoir dans une des salles du rez-de-chaussée de la Villa de Saint-Germain. Tous les étais nécessaires à la reprise de ce mur seront aux frais de l’Etat, de manière que M. Paqueron n’ait à payer que la moitié des travaux de maçonnerie. Cependant, il est bien entendu que les frais de réinstallation de l’écurie sont à la charge de M. Paqueron.
<lb/>Comme le mur de l’écurie doit être surélevé en partie pour [p. 247] recevoir les constructions de l’Etat, un chéneau sera établi le long du mur pour recevoir les eaux de la couverture de M. Paqueron, qui seront conduites sur le terrain de la Villa. Ce travail sera entièrement exécuté par l’Etat et à ses frais, ainsi que l’entretien des chéneaux et tuyaux de descente.
<lb/>Et de tout ce qui précède ils ont dressé le présent procès-verbal pour servir au règlement des comptes qui seront à établir entre les parties après l’achèvement des travaux à exécuter par l’Etat.
<lb/>Saint-Germain-en-Laye le 20 juin 1884.
<lb/>Signé : Diris. Signé : Lafollye
<lb/>Nombre de vacations employées, y compris rédaction du compromis et du présent procès-verbal : 8 pour chacun expert.
<lb/>Papier timbré : 2 f. 40 c.
<lb/>Approuvé les conventions ci-dessus réglées par les experts, MM. Diris et Lafollye.
<lb/>Ce 25 juin 1884
<lb/>Signé : Paqueron.
<lb/>
<lb/>[article rayé :] Paqueron
<lb/>Vieux bois provenant de la Villa de Saint-Germain pris en compte par M. Breton, entrepreneur de charpente
<lb/>8 morceaux chêne chaque 3,70*0,20*0,21 : 1 st. 243
<lb/>4 morceaux chêne chaque 5,75*0,13*0,20 : 0,598
<lb/>4 morceaux chêne chaque 5,73*0,13*0,19 : 0,566
<lb/>11 morceaux chêne chaque 0,95*0,12*0,12 : 0,150
<lb/>8 morceaux chêne chaque 3,42*0,15*0,15 : 0,616
<lb/>16 morceaux chêne chaque 3,80*0,10*0,11 : 0,669
<lb/>12 morceaux chêne chaque 3,60*0,12*0,15 : 0,778
<lb/>3 morceaux chêne chaque 3,20*0,12*0,18 : 0,207
<lb/>2 morceaux chêne chaque 3,50*0,10*0,12 : 0,084
<lb/>15 morceaux chêne chaque 1,30*0,08*0,10 : 0,156
<lb/>48 morceaux chêne chaque 3,70*0,07*0,08 : 0,995
<lb/>Total : 6 st. 062
<lb/>L’entrepreneur de charpente soussigné reconnait avoit reçu à valoir six stères soixante-deux millistères de bois de chêne provenant des démolitions de la Villa de Saint-Germain.
<lb/>24 juillet 1884
<lb/>[signé :] Breton Louis
<lb/>
<lb/>[p. 248] Remis les appointements du mois de juin à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>1er août
<lb/>Remis les appointements du mois de juillet à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>23 août
<lb/>Remis à l’entrepreneur de maçonnerie la feuille de dessin n° 202 (bâtiment sud, cheminée du 2e étage).
<lb/>
<lb/>1er septembre
<lb/>Remis les appointements du mois d’août à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>1er octobre
<lb/>Remis les appointements du mois de septembre à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Le sous-inspecteur surprend M. Morin, entrepreneur de maçonnerie, sortant en fraude de la Villa Saint-Germain des tombereaux de terre végétale pour se les approprier.
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>2 tombereaux de terre végétale sont rapportés à la Villa par M. Morin.
<lb/>[p. 249] Le jardinier de la maison de la rue d’Ourches dans laquelle a été amenée la terre déclare qu’il a reçu 4 tombereaux.
<lb/>
<lb/>11 octobre
<lb/>Je prie M. Hoffmann de faire un socle pour une statue de la salle (à l’entresol) des dieux, de la même hauteur que les autres, à 0,05 de saillie de chaque côté.
<lb/>
<lb/>20 octobre
<lb/>Ordre est donné à M. Béché, entrepreneur de pavage, de faire autour du bâtiment neuf des ateliers du musée un revers en pavé de 0 m. 80 c. de largeur, plus 3 rangs de pavés formant ruisseau. M. Béché devra employer les pavés qui se trouvent sur le chantier de la Villa et ensuite ceux qui se trouvent au jardin fleuriste du parterre, et dont il fera le transport.
<lb/>
<lb/>2 novembre
<lb/>Remis les appointements d’octobre à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>10 novembre
<lb/>Monsieur Morin,
<lb/>Malgré les observations que j’ai faites à ce sujet à diverses reprises, on a de nouveau jeté des gravois dans la cave de la Villa Saint-Germain, qui est à découvert, recouvrant ainsi davantage les parties de murs non démolis. Il est bien entendu que vous devez faire, à vos frais, tous les déblaiements nécessaires à la complète démolition des maçonneries des caves. Quand vous serez pour faire ce travail, que je désire suivre, je vous serez obligé de me le faire savoir.
<lb/>Veuillez agréer etc.
<lb/>Signé : H. Choret
<lb/>
<lb/>[p. 250] [article rayé :] 15 novembre
<lb/>Livré en compte à M. Moutier, entrepreneur de serrurerie :
<lb/>Vieux fers : 1718 k.
<lb/>Vieille fonte : 150 k.
<lb/>Provenant des démolitions de la Villa de Saint-Germain.
<lb/>[signé :] Paul Moutier
<lb/>[dans la marge :] Livré en compte, vieux fer : 1718 k. Vieille fonte : 150 k. Ensemble : 1868 k. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1886. [signé :] Eug. Choret
<lb/>
<lb/>2 décembre
<lb/>Payé les appointements à Mrs
<lb/>Choret, inspecteur : 250 f. 00
<lb/>Chevallier, concierge : 85,00
<lb/>Henry, concierge : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[article rayé :] 3 décembre
<lb/>Le 19 août 1884, il a été livré en compte à M. Gaget, Gauthier et compagnie :
<lb/>1126 k. de vieux zinc, poids brut
<lb/>1688 k. de vieille fonte, poids brut
<lb/>38 k. de vieille tôle, poids brut
<lb/>48,500 vieux cuivre
<lb/>2,500 vieilles vis en cuivre
<lb/>[signé :] Eug. Choret
<lb/>[dans la marge :] Cette fourniture a été déduite du mémoire n° 2 exercice 1884.
<lb/>
<lb/>Le 4 juin 1884, livré en compte à l’entrepreneur de serrurerie : 3788 k. vieux fers.
<lb/>[dans la marge :] Livré en compte, vieux fers : 3788 k. Déduit au mémoire n° 2 exercice 1886. [signé :] Eugène Choret
<lb/>
<lb/>Le 13 août 1887, livré en compte à l’entrepreneur de serrurerie 1120 k. 500 de vieux fers.
<lb/>[signé :] Livré en compte, vieux fers : 1120 k. 500. Déduit 163,500 au mémoire n° 2 exercice 1886. Reste : 957 k. 000</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 251] Année 1885
<lb/>8 janvier
<lb/>Monsieur Morin,
<lb/>Vous savez que déjà des plaintes ont été adressées au ministère parce que vous fairiez tailler dans le chantier de l’Etat la pierre destinée à vos chantiers de ville. Vous savez aussi que monsieur Lafollye a eu à s’expliquer du fait à l’administration.
<lb/>Malgré les ennuis que vous avez suscités une première fois et sans craindre d’en créer de nouveaux, vous recommencez à vous servir pour vos affaires particulières du chantier de taille de pierre du château.
<lb/>Je vous prie de cesser tout travail de ce gendre : enlevez les pierres qui vous appartiennent et taillez les sur vos chantiers de la ville, mais non plus au château.
<lb/>J’informerai samedi monsieur Lafollye de l’ordre que je suis obligé de vous donner aujourd’hui.
<lb/>Veuillez agréer etc.
<lb/>H. Choret
<lb/>
<lb/>9 janvier
<lb/>Malgré la lettre précédente, M. Morin envoye de nouveau au château un ouvrier pour préparer de la pierre pour ses travaux de ville.
<lb/>
<lb/>10 janvier
<lb/>Par ordre de monsieur l’architecte, envoi d’une lettre à M. Morin pour lui réclamersa clef du chantier.
<lb/>
<lb/>15 janvier
<lb/>Demande de 6 manœuvres à M. Morin pour enlever la neige sur les terrasses du château.
<lb/>4 manœuvres font une demi-journée.
<lb/>
<lb/>16 janvier
<lb/>6 manœuvres font 1 journée au même travail.
<lb/>
<lb/>17 janvier
<lb/>4 manœuvres font ½ journée : 2 autres quittent le chantier à 8 h. ½ du matin ; après-midi, 4 hommes.
<lb/>
<lb/>3 janvier
<lb/>Payé les appointements de décembre 1884
<lb/>Choret, inspecteur : 250
<lb/>Chevallier, concierge : 85,00
<lb/>Henry, concierge : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[p. 252] 19 [janvier]
<lb/>4 hommes toute la journée à déneiger
<lb/>
<lb/>22 [janvier]
<lb/>3 journées au même travail
<lb/>
<lb/>23 [janvier]
<lb/>3 journées au même travail
<lb/>Fourniture des balais.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis les appointements de janvier à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>7 février
<lb/>Ordre 
<lb/>A M. Morin de faire des raccords de carrelage ou carreaux de l’administration dans les logements des sieurs Henry, portier, et Féraud, gardien du musée.
<lb/>A Mrs Boucheron et Touvenelle de faire des réparations aux portes d’entrée du chantier et à celle de la barrière du côté de Chevallier.
<lb/>A Mrs Gaget Gautier de faire dégorger les tuyaux qu’ils ont posés au bâtiment sud pour l’écoulement des eaux des toitures.
<lb/>A M. Moutier d’arranger un passe-partout pour qu’il puisse ouvrir les portes donnant sur les terrasses.
<lb/>A M. Larible de réparer un vitrail en plomb dans le pavillon sud-est au 2e étage.
<lb/>
<lb/>10 février
<lb/>Malgré les défenses faites à M. Morin à diverses reprises, un de ses ouvriers scie de la pierre dans le chantier du château pour ses travaux de ville. (Permission donnée par l’architecte).
<lb/>
<lb/>19 février
<lb/>Remis les gratifications pour l’année 1887 à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 300 f. 00
<lb/>Chevallier : 50,00
<lb/>Henry : 50,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[p. 253] 2 mars
<lb/>Remis les appointements de février à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>14 mars
<lb/>Ordre à M. Baillet de faire une réparation de gaz dans la cuisine de M. Bertrand.
<lb/>
<lb/>16 mars
<lb/>Lettre à M. Joseph Morin pour qu’il enlève les derniers matériaux et équipages.
<lb/>
<lb/>16 mars
<lb/>Remis à M. Pillot son plan pour qu’il en corrige les erreurs.
<lb/>
<lb/>28 mars
<lb/>Ordre
<lb/>A M. Baillet de réparer le réservoir placé sur le palier de M. Bertrand ainsi que le réservoir du cabinet d’aisances du 2e étage du musée.
<lb/>A M. Larible de fournir au portier Henry un morceau de cire à frotter.
<lb/>
<lb/>4 avril
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant que par décision du 24 mars 1885 un crédit de 60000 f. a été ouvert pour la continuation des ouvrages de grosses réparations.
<lb/>
<lb/>4 avril
<lb/>Remis les appointements de mars à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>10 avril
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre qui lui avait été donné le 4 avril par M. l’architecte d’avoir à débarrasser la cour du château des matériaux et du matériel appartenant à cet entrepreneur.
<lb/>
<lb/>[p. 254] 18 avril
<lb/>Ordre à M. Morin de faire le plafond et les plâtres des murs de la bibliothèque et de commander les bordures pour le trottoir de la cour.
<lb/>
<lb/>18 avril
<lb/>Lettre à M. Bertrand pour prendre rendez-vous pour le samedi suivant de 10 h. ½ à 11 h. ½ pour s’entendre au sujet de la disposition de la bibliothèque.
<lb/>
<lb/>18 avril
<lb/>Ordre à M. Moutier de réparer la serrure de la pièce où sont les boiseries Louis XIV en dépôt : les passe-partout n’ouvrent pas cette serrure.
<lb/>
<lb/>20 avril
<lb/>Lettre à M. Levêque pour lui demander de fournir à monsieur Lafollye des échantillons de papiers destinés à envelopper des rouleaux de dessins.
<lb/>Lettre à M. Breton pour lui demander d’abriter les bois qu’il vient de débiter dans la Villa Saint-Germain et qui sont exposés au soleil.
<lb/>
<lb/>22 avril
<lb/>Rappel à Mrs Morin et Moutier des ordres du 18 avril.
<lb/>
<lb/>22 avril
<lb/>Monsieur l’architecte,
<lb/>J’ai déjà eu l’honneur d’appeler votre attention sur l’écrasement qui se manifeste dans le noyau de l’escalier de la tourelle attenant à la chapelle. Je vous ai dit que les mouches en plâtre placées sur ce noyau étaient toutes fondues : ces fentes augmentent de jour en jour et je crois devoir vous signaler de nouveau ce fâcheux état. Veuillez agréer etc.
<lb/>Signé : Eug. Choret
<lb/>
<lb/>25 avril
<lb/>Lettre invitant M. Bournot, menuisier, à se trouver le samedi 2 mai à 2 h. ½ au bureau du château pour conférer avec M. l’architecte.
<lb/>
<lb/>1er mai
<lb/>Lettre à M. Morin au sujet des croisées de la Villa que ses ouvriers laissent ouvertes lorsqu’ils viennent charger du matériel et au sujet du remplacement d’un verre à l’une de ces croisées.
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de couper la palissade séparant le musée du chantier.
<lb/>
<lb/>2 mai
<lb/>Ordre à M. Moutier de fournir des vis nécessaires pour les 22 étiquettes du 1er étage, pavillon nord-est.
<lb/>
<lb/>[p. 255] 5 mai
<lb/>Remis à M. Morin un bon pour le transport de 50 tombereaux de gravois.
<lb/>
<lb/>5 mai
<lb/>Remis les appointements de avril à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>9 mai
<lb/>Ordre à M. Larible de prendre au musée et de peindre les écriteaux de la nouvelle salle du 1er étage.
<lb/>Rappel à M. Hoffmann de l’ordre du 2 mai.
<lb/>Ordre à M. Henry de nettoyer la salle du 1er étage dans laquelle sont déposées les boiseries.
<lb/>
<lb/>13 mai
<lb/>Ordre à M. Moutier de referrer la porte de la barrière séparant le chantier du musée.
<lb/>Au même endroit, ordre à M. Larible de peindre là où des coupements ont été faits.
<lb/>
<lb/>15 mai
<lb/>Ordre à M. Vidal de prendre les chaises du parloir de Chevallier pour les recouvrir, rien de plus.
<lb/>
<lb/>16 mai
<lb/>Ordre à M. Morin de faire une réparation aux plâtres de la cheminée de cuisine de M. Bertrand (manteau).
<lb/>
<lb/>23 mai
<lb/>Lettre à M. Baillet pour l’achèvement de son travail dans la cave du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>23 mai
<lb/>Lettre à M. Morin pour lui réclamer immédiatement le mémoire déjà demandé pour la clôture de l’exercice 1884 et au sujet de son absence au rendez-vous.
<lb/>
<lb/>30 mai
<lb/>Ordre à M. Breton d’ouvrir une trappe de 0,80 dans le plancher haut du rez-de-chaussée des ateliers du musée, à la Villa Saint-Germain, près la ferme du milieu.
<lb/>Ordre à M. Morin de faire les carrelages, les jointoyements sur briques, le remplacemnt de 2 carreaux cassés par ses ouvriers, le [p. 256] transport au château et rangement de bois scié, l’achèvement des plafonds et enduits des murs, et ensuite le scellement des lambourdes pour le parquet à la Villa Saint-Germain.
<lb/>
<lb/>2 juin
<lb/>Remis les appointements de mai à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>13 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle du 3 juin 1885 contenant l’approbation des soumissions suivantes qui concernent l’entretien 1885 :
<lb/>Maçonnerie : Morin (2500 f.), rabais 8 p. %
<lb/>Menuiserie : Hoffmann (2400 f.), rabais 5 p. %
<lb/>Peinture : Larible (1500 f.), rabais 8 p. %
<lb/>Pavage : Béché (1400 f.), rabais 9 p. %
<lb/>Sculpture : Hamel (4000)
<lb/>
<lb/>13 juin
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de poser une croisée au rez-de-chaussée du bâtiment sud, côté du fossé, et de rentrer en magasin l’autre croisée en attendant qu’on puisse la poser.
<lb/>Faire toutes les portes et croisées destinées à fermer les baies du rez-de-chaussée du bâtiment sud, côté de la cour : commencer par celles du logement du portier.
<lb/>Faire le siège d’aisances du logement du portier.
<lb/>Ordre à Mrs Mesureur et Monduit fils de se trouver le mercredi 17 courant à 4 h. au château et de se faire représenter tous les samedis au rendez-vous du château à 2 h. ½.
<lb/>Faire la plomberie du cabinet d’aisances du logement du portier.
<lb/>Ordre à M. Morin de poser un seuil en vieille pierre devant l’entrée du logement du portier.
<lb/>Reposer sur jambages en briques la pierre d’évier dans le nouveau logement du portier.
<lb/>A la Villa Saint-Germain, dans le hangar, de boucher tous les trous de boulins et de faire le jointoyement en mortier de chaux dans toute la hauteur des murs.
<lb/>[p. 257] Ordre à M. Robiche de peindre à l’huile les bois du hangar des ateliers du musée à la Villa Saint-Germain : ce travail ne s’exécutera que dans la matinée.
<lb/>Ordre à Mrs Gaget, Gautier et compagnie de se trouver le mercredi 17 courant à 14 h. au bureau du château pour s’entendre avec M. Lafollye au sujet de la continuation de la couverture du hangar des ateliers du musée et de l’ouverture d’un châssis sur la couverture des ateliers.
<lb/>Ordre à M. Miss de se rendre le lundi 15 courant dans la matinée chez M. Lafollye à la Vénerie.
<lb/>Ordre à M. H. Choret de demander à M. Maître de donner son billot pour le sceller dans les nouveaux ateliers du musée. Lui demander aussi s’il désire que les murs du sous-sol soient enduits. Prendre les dimensions de sa cheminée dans son cabinet pour l’installer dans le nouveau bâtiment des ateliers.
<lb/>
<lb/>18 juin
<lb/>Rappel à M. Morin des ordres du 30 mai et du 13 juin.
<lb/>Rappel à M. Hoffmann de l’ordre du 13 juin.
<lb/>
<lb/>19 juin
<lb/>Rappel à M. Morin des ordres du 30 mai et du 13 juin.
<lb/>Lettre à Mrs Morin et Breton au sujet de poteaux de hangar des ateliers du musée qui ne portent pas sur le milieu des dès en pierre placés au-dessus.
<lb/>
<lb/>20 juin
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de redresser ou changer le bâti de la porte d’entrée des ateliers du musée à la Villa Saint-Germain.
<lb/>Ordre à M. Morin de faire l’enduit en ciment du bas des murs du sous-sol des ateliers du musée à la Villa Saint-Germain, au-dessus en crépi en plâtre, et auparavant refaire la crevasse qui s’est ouverte dans le mur à gauche en faisant face au théâtre.
<lb/>
<lb/>2 juillet
<lb/>Remis les appointements de juin à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[p. 258] 4 juillet 1885
<lb/>Illuminations du 14 juillet
<lb/>Ordre à Mrs Morin de sceller les poteaux des illuminations sur les parterres, Mesureur Monduit de préparer les colonnes et les lampions, Arthur Hofman de préparer les planchettes pour garnir les balustrades, peintre, fournir et coller le papier sur le dessus des balustrades. Visite des oriflammes par Vidal.
<lb/>Château et ateliers
<lb/>Dessins à faire et calquer : 1° atelier de galvanoplastie, 2° raccord de plomb de la descente des combles et de la conduite des fosses.
<lb/>Travaux : ouverture de la trémie (atelier de galvanoplastie), dallage du sous-sol, cheminée du bureau de M. Maistre.
<lb/>
<lb/>11 juillet 1885
<lb/>Château : ensemble du plafond (remis à M. Morin).
<lb/>Continuation des illuminations.
<lb/>Villa : continuation des travaux.
<lb/>Sol du sous-sol des ateliers (cours d’exécution).
<lb/>A commencer le parquet des ateliers (à commencer).
<lb/>Cheminée à modillons simples dans le bureau du chef des ateliers, poêle derrière qui communique avec la cheminée.
<lb/>Sol salpêtré du hangard (en cours d’exécution).
<lb/>Faire transporter au chantier les bois inutiles à brûler et les placer à la place des vieux carreaux qui seront employés au sous-sol des ateliers (sous-sol).
<lb/>Vendre les lames de parquet.
<lb/>Vitrer le châssis du hangard.
<lb/>Remis les détails du plafond à M. Morin ainsi que le dessus du briquetage de l’atelier de photographie.
<lb/>
<lb/>18 juillet
<lb/>Bibliothèque
<lb/>Pose des tuyaux du calorifère dans les tranchées dans le mur.
<lb/>Villa
<lb/>Carrelage du sous-sol en cours d’exécution.
<lb/>Parquet en cours d’exécution.
<lb/>[p. 259] Béquet, lui rappeler de faire les joints.
<lb/>
<lb/>2 août
<lb/>Remis les appointements de juillet à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>1er septembre
<lb/>Remis les appointements d’août à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>16 septembre
<lb/>Ordre à M. Morin de boucher des trous sur les cheminées des salles 1, 2, 3, 4 du musée à l’emplacement des plaques de marbre.
<lb/>Ordre à M. Baillet de rechercher une fuite dans la salle de Mars et de faire la réparation.
<lb/>
<lb/>3 octobre 1885
<lb/>Bibliothèque
<lb/>Pose des ornements du plafond (continuation).
<lb/>Arrangement des portes de la chapelle, appropriation à la bibliothèque.
<lb/>Rendez-vous au sculpteur pour mouler les pièces qui manquent ;
<lb/>Sculpteur, prendre les attachements des journées du sculpteur qui prépare le chambranle et les portes à restaurer. Bon.
<lb/>Peinture de la salle Louis XIV. Masticage et enduits des boiseries.
<lb/>Menuiserie, appropriation dans les ébrasements entre les deux portes des vieilles portes cintrées du vieux château.
<lb/>Ebrasement des fenêtres de la salle Louis XIV [p. 260] en feuilles de sapin.
<lb/>Ordonnance des autres parties à suivre.
<lb/>Trois panneaux coupés par une cimaise.
<lb/>Bibliothèque
<lb/>Menuiserie, faire à la suite de la pose de portes les feuillets en sapin qui desservent les grands panneaux formant la décoration de la salle.
<lb/>Concierge
<lb/>Peinture des murs.
<lb/>Cuisine : peinture ton foncé à la hauteur de la fermeture de la boiserie, le reste à la colle.
<lb/>La chambre entièrement à l’huile ton bleuté gris.
<lb/>Parloir : toute la pierre à l’huile.
<lb/>Cabinet d’aisance : huile à la hauteur de la cimaise de la fermeture à voir, le reste à la colle.
<lb/>Petite chambre à la fenêtre à la suite : de même huile et colle.
<lb/>Le vitrage de la cloison du cabinet d’aisance en carreaux anglais qui ne sont pas transparents.
<lb/>Gaz : un bec au-dessous de l’arc qui sépare la cuisine du parloir.
<lb/>Un bec dans la pièce d’entrée.
<lb/>On remplacera deux des armoires dans le même logement, l’une dans la salle du parloir 2 portes, l’autre dans la chambre à coucher.
<lb/>
<lb/>3 octobre 1885
<lb/>Remis les appointements de septembre à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>[p. 261] 20 octobre
<lb/>Lettre à M. Morin
<lb/>Je viens vous demander de vouloir bien me dire si c’est par ordre de monsieur Lafollye que vous faites exécuter en ce moment des nettoyages dans les fossés du château, afin que dans ce cas je puisse tenir note du temps qui y est employé. Monsieur Lafollye ne m’a rien dit à ce sujet. Dans le cas où vous exécuteriez ce travail sans y être autorisé, il va sans dire que ce serait à vos frais. Veuillez agréer etc.
<lb/>[signé :] H. Choret
<lb/>
<lb/>1er novembre
<lb/>Remis les appointements d’octobre à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>7 novembre
<lb/>Ordre à M. Baillet de faire des recherches sur la couverture du bâtiment de la Villa Saint-Germain occupé par les employés du musée, et 2° de raccorder le compteur dans le nouveau logement de M. Henry.
<lb/>Ordre à M. Marcollo de réparer le poêle de M. Maître et 2° de poser les carreaux destinés à la cheminée de la salle Louis XIV aussitôt leur arrivée.
<lb/>
<lb/>24 novembre
<lb/>Remis à M. Lafollye les feuilles de dessins de M. Millet portant les nos 327, 328, 330, 331, plus une feuille de dessin communiquée à M. Lafollye par la commission des Monuments historiques n° 7110.
<lb/>
<lb/>28 novembre
<lb/>Séance et visite de travaux
<lb/>Ordres donnés :
<lb/>A M. Morin : de faire la cheminée de la prise d’air pour le calorifère du bâtiment sud afin d’éviter les éboulements qui se font dans la partie sur la cour qui n’est pas construite.
<lb/>M. Hofman et Moutier : pendre les portes de la bibliothèque et faire le seuil de la porte de la bibliothèque.
<lb/>Hofman : voir le parquet de la bibliothèque, qui a gonflé.
<lb/>M. Henri : refaire le relevé de la porte du château (de la salle de Mars, cour, côté de l’entrée, à 0,04 cent.).
<lb/>
<lb/>Remis à M. Morin un bon pour transport de 50 m. de gravois.
<lb/>
<lb/>[p. 262] Divers petits travaux d’entretien demandés par le conservateur : petits carreaux de fenêtre à remplacer (Larible), cheminée à boucher (M. Morin).
<lb/>
<lb/>2 décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier
<lb/>Henry
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>En fouillant l’emplacement de la nouvelle prise d’air du calorifère du bâtiment sud, on met à découvert les fondations figurées ci-dessous :
<lb/>[plan]
<lb/>AB parement de blocage
<lb/>AG, GH parements idem
<lb/>EF, FC, CD et DE parements en moellon taillé posé par assises réglées
<lb/>Le 7ème mur de refend à partir de la chapelle, construit au 16ème siècle, a été élevé sur la partie de mur FG qui peut-être date de la même époque, comme le reste de ces vieilles constructions.
<lb/>Le dessus des anciennes constructions ci-dessus est à 6 m. 22 au-dessous du niveau général.
<lb/>
<lb/>5 décembre
<lb/>Remis à M. Morin 1 bon pour enlèvement de 50 m. gravois.
<lb/>
<lb/>[p. 263] 7 décembre
<lb/>Ordre à M. Baillet de faire une réparation de couverture au-dessus de la salle de Mars.
<lb/>
<lb/>16 décembre
<lb/>Ordre à M. Morin de reprendre le travail de la cave du bâtiment sud, qu’il a interrompu sans motif.
<lb/>
<lb/>17 décembre
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre de la veille.
<lb/>
<lb/>23 décembre
<lb/>Ordres à Mrs Hoffmann et Moutier au sujet de la prompte mise en place des portes de la pièce du 1er étage du bâtiment est, près le pavillon nord-est, qu’on va livrer au musée.
<lb/>Ordre à M. Larible de fournir au portier Henry un morceau de cire à frotter et un torchon de laine.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>12 juin 1886
<lb/>Ordre de commencer les travaux d’installation de la colonne Trajane (la base).
<lb/>M. Morin et M. Touvenelle : 1° calculer la circonférence réelle du 1er fragment de la colonne, 2° exécuter suivant le plan un petit mur en meulière sur fondation en béton et avec couronnement en pierre dure de [vide]. Les bois formant le bâti seront imprimés en minium à 2 couches avant la pose des planches formant l’enveloppe extérieure. Ces planches seront aussi imprimées en minium à deux couches.
<lb/>Une forme en bois sera faite spécialement pour recevoir le congé et le filet reposant sur le bahut.
<lb/>
<lb/>[p. 264] Année 1886
<lb/>1er janvier
<lb/>Remis les appointements de décembre 1885 à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>6 janvier
<lb/>Bâtiment sud, entresol. Dans le bureau des travaux, chute d’une partie de plafond par suite de l’exécution d’enduits en plâtre sur des parties jointes à la chaux que l’entrepreneur n’avait pas fait gratter ou piquer.
<lb/>
<lb/>8 janvier
<lb/>Ordre à M. Henry de visiter les réservoirs au moment des gelées, de s’assurer que les trop-pleins fonctionnent et de ne pas laisser le niveau de l’eau s’élever plus haut que 0 m. 10 c. au-dessous du trop-plein.
<lb/>
<lb/>25 janvier
<lb/>Ordre à M. Morin de faire enlever des briques tombées d’une cheminée sur le comble du bâtiment sud-ouest (pavillon) et de faire nettoyer.
<lb/>
<lb/>26 janvier
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre de la veille.
<lb/>
<lb/>2 février
<lb/>Remis les appointements de janvier à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>9 février
<lb/>Communiqué la feuille 261 à M. Morin et la feuille 467.
<lb/>
<lb/>16 février
<lb/>Lettre à M. Morin relative à des tailles de pierres qu’il a fait faire au chantier du château pour des travaux de ville, malgré les défenses faites à plusieurs reprises.
<lb/>
<lb/>[p. 265] 1er mars
<lb/>Remis les appointements de février à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>1er mars
<lb/>Remis les gratifications pour l’année 1885 à Mrs
<lb/>Choret : 300 f. 00
<lb/>Chevallier : 50,00
<lb/>Henry : 50,00
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>20 mars
<lb/>Ordre
<lb/>A M. Hoffmann de revêtir en planches de 0,018 m. les vitrines de la salle 16, et de replanir le parquet de cette salle, après la peinture, de poser 2 anciens chambranles, dont l’un cintré par le haut aux 2 parements de la porte du cabinet du conservateur donnant sur le couloir, de poser des portes et chambranles aux baies de ce couloir donnant l’une sur l’escalier, l’autre sur la salle Henri II, de poser au 1er avril les lambourdes de toutes les pièces du 1er étage qui ne sont pas parquetées.
<lb/>A M. Moutier de poser des équerres dans la salle 16.
<lb/>A M. Morin de s’occuper de la bordure en granit du trottoir ainsi que du dallage en avant des contreforts, de recouper de 0,05 centimètres l’épaisseur du mur du corridor de l’antichambre de la bibliothèque.
<lb/>
<lb/>26 mars
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre du 20 mars.
<lb/>
<lb/>27 mars
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre du 20 mars.
<lb/>
<lb/>27 mars
<lb/>Commandé à M. Hoffmann trois étiquettes pour les vitrines de la nouvelle salle au 1er étage de l’angle nord-est.
<lb/>
<lb/>[p. 266] 27 mars
<lb/>Remis à M. Rouget les feuilles portant les nos 440, 442, 451, 436, 443, 441, 448 et le n° 451 bis.
<lb/>
<lb/>29 mars
<lb/>On commence les fouilles dans la cour pour la construction du trottoir au pied du bâtiment sud, depuis l’escalier carré jusqu’à la chapelle.
<lb/>A l’entresol du bâtiment sud, on commence les distributions et les enduits des logements de gardiens du musée.
<lb/>
<lb/>1er avril
<lb/>Ordre à M. Morin de reprendre les fouilles pour le trottoir de la cour, qu’il a interrompues.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Remis à M. Morin un bon pour l’enlèvement de 50 tombereaux de gravois.
<lb/>
<lb/>3 avril
<lb/>Ordre à Mrs Morin et Boucheron et Touvenelle de faire des devis pour l’installation des fragments de la colonne Trajane dans les fossés du château.
<lb/>
<lb/>10 avril
<lb/>Remis à M. Bertrand, conservateur du musée, cinq passe-partout.
<lb/>
<lb/>10 avril
<lb/>Remis les appointements de mars à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>17 avril
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de faire des étiquettes pour la salle du 1er étage du bâtiment est dont on finit la restauration, savoir :
<lb/>2 pour la grande vitrine centrale
<lb/>3 pour les autres vitrines
<lb/>[p. 267] 2 pour les portes
<lb/>Ordre à M. Morin de bûcher la frise de l’entablement de la salle de la bibliothèque : partir à 0 du bas pour arriver à 0,015 m. dans le haut.
<lb/>Ordre à M. Larible de nettoyer les verres des vitrines de la salle du 1er étage du pavillon nord-est, 2° d’installer son échafaudage roulant dans la bibliothèque.
<lb/>
<lb/>22 avril
<lb/>Rappel à M. Larible de l’ordre du 17 avril.
<lb/>
<lb/>5 mai
<lb/>Renvoyé au ministère l’inventaire des meubles signé par M. de Mortillet.
<lb/>
<lb/>5 mai
<lb/>Remis les appointements d’avril à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>17 mai
<lb/>Ordre à M. Baillet de supprimer une fuite au réservoir du pavillon de la chapelle.
<lb/>
<lb/>17 mai
<lb/>Lettre à M. Herscher
<lb/>Monsieur,
<lb/>Vous avez entendu les observations faites samedi par M. Lafollye au sujet des travaux du calorifère du bâtiment sud, commencés sans son ordre et qui ont été immédiatement interrompus. Aujourd’hui, vous envoyez au château une nouvelle fourniture de tuyaux en tôle. Je viens vous informer que je m’opposerai à tout travail concernant ce calorifère tant que je n’aurai pas reçu d’ordre de M. Lafollye. Veuillez donc vous mettre en règle de ce côté. Je ne procéderai à la pesé de vos tuyaux que lorsque l’ordre de commencer le travail aura été donné par le chef de service.
<lb/>Veuillez agréer etc.
<lb/>Signé : Eugène Choret
<lb/>
<lb/>[dans la marge :] 5 juin
<lb/>Remis les appointements de mai à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier
<lb/>
<lb/>Voir à la page 263 l’ordre de service du 12 juin.
<lb/>
<lb/>[p. 268] 16 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle contenant l’approbation de la soumission de M. Morin pour les travaux de maçonnerie de l’entretien avec un rabais de 8 p. % et l’approbation de la soumission de M. Philippe Monduit fils pour les travaux de couverture et de plomberie de l’entretien avec un rabais de 8 p. %.
<lb/>
<lb/>19 juin
<lb/>Ordre à M. Morin de sortir les gravois en excès dans les futurs logements de gardiens à l’entresol d’en bas, d’enlever les gravois qui sont dans la cour pour livrer la place au paveur, de faire les plâtres dans le cabinet du conservateur et dans le vestibule de ce cabinet.
<lb/>Ordre à M. Robiche d’imprimer les menuiseries de la bibliothèque.
<lb/>Ordre à M. Béché de faire le pavage de la cour au-devant du trottoir du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>23 juin
<lb/>Réception d’une lettre ministérielle annonçant l’approbation des soumissions suivantes :
<lb/>Maçonnerie : M. Morin, avec un rabais de 10 p. %
<lb/>Serrurerie : M. Moutier, avec un rabais de 7 p. %
<lb/>Menuiserie : M. Hoffmann, avec un rabais de 10 p. %
<lb/>Sculpture carton pierre : Mrs Haniel et compagnie, à régler par les agents de l’administration
<lb/>Sculpture pierre : M. Rouget, à régler idem
<lb/>Ces soumissions sont relatives aux travaux de restauration à exécution au château en 1886.
<lb/>
<lb/>26 juin
<lb/>Ordre à M. Morin de faire les trous des mâts, à la demande du charpentier, ainsi que les scellements en moellons de l’Etat, puis faire le descellement et le bouchement des trous (fête nationale) ; 2° déraser une cheminée sur le pavillon sud-ouest, faire les solins et raccords de plâtre sur ce pavillon ainsi que la mise en état de la partie supérieure de l’escalier ; 3° carrelage en vieux carreaux de l’Etat des 2 paliers de l’escalier carré qui se trouvent entre l’entresol et le 1er étage ; 4° nettoyages et jointoyements à la partie supérieure du bâtiment ouest (côté cour) ; 5° enduit des murs et corniche dans le cabinet du conservateur, ainsi que dans l’antichambre du cabinet.
<lb/>[p. 269] Ordre à Mrs Boucheron et Touvenelle de visiter et mettre en état, s’il y a lieu, les mâts destinés à la fête nationale.
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de poser à l’entresol, en face le bureau des travaux, une porte provisoire, en bois de l’Etat, 2° de modifier l’encadrement du foyer de la salle du 1er étage (bât. E) et de l’établir semblable à celui de la salle du pavillon nord-est au même étage.
<lb/>Ordre à M. Moutier de faire la fermeture d’un châssis dans l’escalier conduisant à la terrasse du pavillon de la chapelle.
<lb/>Ordre à M. Robiche de peindre 2 couches en même ton que les portes analogues, 1° la porte du réservoir du pavillon de la chapelle, 2° les 2 portes de l’escalier conduisant à la terrasse du pavillon de la chapelle, 3° un châssis dans cet escalier.
<lb/>
<lb/>1er juillet
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre du 26 juin
<lb/>Ordre de débarrasser d’ici le 14 juillet tous les matériaux et le matériel dont l’emploi n’est pas immédiat (cour et chapelle).
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>
<lb/>5 juillet
<lb/>Remis les appointements de juin à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>10 juillet
<lb/>Ordre à M. Henry de faire dorénavant l’enlèvement des herbes dans la cour.
<lb/>Ordre à M. Morin de débarrasser la cour, de sceller les portes et croisées au bâtiment sud, à la demande du menuisier, après avoir fait les entailles, de descendre dans le fossé les moellons qui sont dans la cour pour les fondations des supports de la colonne Trajane.
<lb/>Ordre à M. Béché d’enlever les pavés qui restent dans la cour et de trier les pavés de l’administration.
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de poser les portes et croisées au bâtiment sud, de démolir les cloisons de l’ancien logement de M. Henry, de poser ses champs dans la bibliothèque, de poser une porte provisoire de l’administration à la baie des cabinets du 1er étage du bâtiment sud.
<lb/>Ordre à M. Millet de poser le dallage des paliers du 1er étage de l’escalier carré.
<lb/>
<lb/>[p. 272] 17 juillet
<lb/>Ordre à Mrs Miss et Breton de se trouver le 21 courant à 2 h. ½ au château.
<lb/>Ordre à M. Morin de sceller les lambourdes dans le cabinet du conservateur ainsi que dans le vestibule et la tourelle attenant à ce cabinet (bâtiment sud, 1er étage).
<lb/>Ordre à M. Hoffmann 1° de poser les lambourdes dans le cabinet du conservateur ainsi que dans le vestibule et la tourelle attenant à ce cabinet (bâtiment sud, 1er étage), 2° de poser les chambranles au même endroit.
<lb/>Ordre à M. Rouget de poursuivre sans aucune interruption la sculpture de la cheminée Henri II.
<lb/>Ordre à M. Robiche de faire la peinture et la vitrerie des croisées et portes croisées dont on termine la pose au bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>5 août
<lb/>Remis les appointements du juillet à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>4 septembre
<lb/>Remis les appointements d’août à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>25 septembre
<lb/>Ordre à MM. Monduit et Touvenelle de faire les divers travaux de leur profession pour diminuer la hauteur du tambour destiné à recevoir des fragments de la colonne Trajane.
<lb/>Ordre à M. Morin de poser un foyer d’un seul morceau en pierre de Comblanchien à la cheminée de la salle Henri II.
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de poser les boiseries dans le cabinet du conservateur et de poser le parquet en chêne à l’anglaise dans les logements de gardiens (entresol du bâtiment sud).
<lb/>
<lb/>27 septembre
<lb/>Ordre à M. Monduit fils de réparer le réservoir du cabinet [p. 271] d’aisances du 1er étage du musée, salle 3, qui perd son eau.
<lb/>
<lb/>2 octobre
<lb/>Ordre à M. Hoffmann de poser les chambranles du cabinet du conservateur (bâtiment sud, 1er étage).
<lb/>Ordre à M. Larible d’assister au rendez-vous du samedi 9 octobre.
<lb/>Rappel à M. Morin de l’ordre de fournir le mémoire des démolitions exécutées en 1884 à la Villa Saint-Germain.
<lb/>
<lb/>9 octobre
<lb/>Ordre à M. Monduit fils de réparer la garde-robe du rez-de-chaussée du musée.
<lb/>Ordre à M. Monduit fils de réparer une croisée du logement du gardien Feraud.
<lb/>Ordre à M. Marcollo d’assister au rendez-vous du samedi 16 octobre.
<lb/>Remis les appointements de septembre à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>16 octobre
<lb/>Ordre à M. Vidal de poser des bourrelets aux portes et croisées du logement de M. Henry et à une croisée de l’entresol du bâtiment sud (bureau des travaux).
<lb/>Ordre à M. Monduit fils de faire une recherche sur la couverture du bâtiment de la Villa occupé par le personnel du musée.
<lb/>
<lb/>2 novembre
<lb/>Remis les appointements d’octobre à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 85,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry
<lb/>
<lb/>11 novembre
<lb/>Remis à M. Henry 2 stères de vieux bois à brûler à valoir sur la quantité qui lui est allouée.
<lb/>
<lb/>20 novembre
<lb/>Copie d’une lettre à M. Parfoury
<lb/>Monsieur,
<lb/>J’ai au château de nombreux fragments de marbre provenant d’anciennes cheminées Louis XIV, que je ne puis employer. Dans le cas où vous pourriez en avoir l’emploi, [p. 272] je vous prierais de venir les voir et, s’ils pouvaient vous convenir, vous en feriez une offre : le prix que vous m’en offririez viendrait en déduction sur le mémoire que vous avez à me fournir pour l’administration.
<lb/>Je vous présente etc.
<lb/>Signé : Lafollye
<lb/>
<lb/>6 décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Chevallier, Henry</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>1887
<lb/>3 janvier
<lb/>M. Eugène Choret, inspecteur des travaux, est nommé officier d’Instruction publique.
<lb/>
<lb/>8 janvier
<lb/>Remis les appointements de décembre 1886 à Mrs
<lb/>Choret : 250 f. 00
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Eug. Choret, Henry
<lb/>
<lb/>19 janvier
<lb/>M. Eugène Choret, inspecteur, reçoit de M. le directeur des Bâtiments civils la lettre suivante :
<lb/>Paris, 18 janvier 1887
<lb/>Monsieur,
<lb/>J’ai l’honneur de vous annoncer que par un arrêté en date de ce jour, pris sur ma proposition et conformément à votre demande du 4 de ce mois, M. le ministre vous a relevé de vos fonctions d’inspecteur à l’agence du château et des parterres et terrasses de Saint-Germain-en-Laye.
<lb/>En vous notifiant cette décision, je tiens à vous remercier des excellents services que vous avez rendus à l’administration et je suis heureux de vous faire savoir que M. le ministre vous a nommé inspecteur honoraire des Bâtiments civils et des palais nationaux. Il vous est, en outre, alloué une indemnité de 500 f. qui sera très prochainement ordonnancée à votre nom.
<lb/>Recevez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
<lb/>Le directeur des Bâtiments civils
<lb/>Signé : Jules Comte
<lb/>
<lb/>[p. 273] 19 janvier
<lb/>Conformément à la lettre ministérielle du [vide] courant, on livre à l’administration du musée 6 morceaux de chêne déposés dans le rez-de-chaussée du bâtiment est et provenant des démolitions, de chaque 3 m. de longueur environ et 0 m. 15 sur 0 m. 16 d’équarrissage moyen.
<lb/>
<lb/>1er février
<lb/>Remis les gratifications de fin d’année à Mrs
<lb/>Choret Eugène : 300 f. 00
<lb/>Chevallier : 50,00
<lb/>Henry : 50,00
<lb/>[signé :] Henry
<lb/>
<lb/>3 février
<lb/>Remis les appointements de janvier à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Henry
<lb/>
<lb/>5 février
<lb/>Remis une indemnité à
<lb/>M. Choret Eugène : 500 f. 00
<lb/>
<lb/>3 mars
<lb/>Monsieur Morin,
<lb/>En examinant le mémoire que vous avez produit pour les travaux concernant le 1er tronçon de la colonne Trajane, plusieurs points m’ont frappé, sur lesquels je ne suis pas d’accord avec vous : je vous serai obligé de vouloir bien me faire connaître vos observations sur chacun de ces points :
<lb/>1° le déblai provenant de la fouille a été jeté sur berge et non transporté à 1 relai ;
<lb/>2° la pierre de couronnement est en Comblanchien et non en Corgoloin ;
<lb/>3° il n’a pas été fait d’entailles dans la pierre pour recevoir le pied des poteaux en charpente ;
<lb/>4° il n’y a pas à vous compter un double transport pour les bâches mais un transport simple puisqu’elles sont encore en place : le 2e transport vous sera compté lorsque vous les enlèverez, en même temps que le supplément de location à partir du 1er janvier 1887.
<lb/>Veuillez agréer etc.
<lb/>[signé :] H. Choret
<lb/>
<lb/>[p. 274] 4 mars
<lb/>Remis les appointements de févier à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Henry
<lb/>
<lb/>6 avril
<lb/>Remis les appointements de mars à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>[signé :] Henry
<lb/>
<lb/>3 mai
<lb/>Remis les appointements d’avril à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>21 mai
<lb/>Remis à M. Herscher les feuilles portant les numéros 224, 229, 292, 164 et 2 feuilles appartenant à M. Morin (plans généraux du rez-de-chaussée et du 2e étage).
<lb/>
<lb/>1er juin
<lb/>Remis les appointements de mai à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>3 juillet
<lb/>Remis les appointements de juin à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>17 juillet
<lb/>Remis à M. Touvenelle les feuilles de dessin 445, 446, 447, 448 et 449, et le mémoire Breton n° 1 de l’exercice 1884.
<lb/>
<lb/>2 août
<lb/>Remis les appointements de juillet à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>[p. 275] 3 septembre
<lb/>Remis les appointements d’août à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>3 octobre
<lb/>Remis les appointements de septembre à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>2 novembre
<lb/>Remis les appointements d’octobre à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>Remis les appointements de novembre à Mrs
<lb/>Chevallier : 95,00
<lb/>Henry : 79,16
<lb/>
<lb/>13 décembre
<lb/>L’appareilleur Lhermite déclare qu’une dalle destinée au trottoir du bâtiment nord qui était dans le chantier le vendredi 9 décembre au soir en avait disparu le samedi 10 décembre.
<lb/>
<lb/>17 décembre
<lb/>Renseignement pris par l’inspecteur, il est reconnu que cette dalle a été cassée.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 276] 1889
<lb/>28 octobre
<lb/>Le fumiste et le plombier commencent l’aménagement des logements de l’entresol du bâtiment sud.
<lb/>Le terrassier commence les déblais à la Villa.
<lb/>
<lb/>29 octobre
<lb/>Le menuisier et le maçon commencent l’aménagement des logements de l’entresol du bâtiment sud.
<lb/>Le maçon commence à échafauder à la Villa.
<lb/>Les terrassiers terminent leur travail en ce dernier endroit.
<lb/>
<lb/>30 octobre
<lb/>Continuation des travaux dans les logements de l’entresol au bâtiment sud. M. Hersche envoye un ouvrier pour la partie des conduits de chaleur qui se trouve dans ces logements. Le maçon termine son travail : ses plâtras sont transportés dans les cuisines pour faire la forme des carrelages.
<lb/>A la Villa, continuation des échafaudages.
<lb/>On commence la fouille d’un nouveau tronçon de la colonne Trajane.
<lb/>
<lb/>31 octobre
<lb/>Logements de l’entresol des bâtiments sud. Le plombier finit son travail. M. Morin envoye un tailleur de pierre pour faire les ragréments et trous de pattes. Continuation du travail du menuisier et des fumistes.
<lb/>Villa : continuation des échafaudages.
<lb/>Colonne Trajane : continuation de la fouille.
<lb/>
<lb/>1er novembre
<lb/>Logements de l’entresol du bâtiment sud : continuation du travail de taille de pierre, de menuiserie et de fumisterie.
<lb/>Villa : continuation des échafaudages et dépouillement des façades sur jardin et pignon : sur le pignon, consolidation au moyen de plâtre (emploi de [vide] sacs). Installation d’un cabinet d’aisances provisoire et démolition du cabinet d’aisances du rez-de-chaussée. Démolition de l’alège de la croisée sur rue voisine de la propriété Rebours.
<lb/>Colonne Trajane : commencement du béton.
<lb/>
<lb/>[p. 277] 2 novembre
<lb/>Logements de l’entresol du bâtiment sud : continuation du travail de taille de pierre, de menuiserie et de fumisterie. M. Herscher termine son travail.
<lb/>Villa : continuation du dépouillement des façades sur jardin et pignon, percement dans ce dernier, sous comble ; sondes pour le futur passage de porte cochère, pour reconnaître la fondation d’un poteau et la portée des solives du plancher haut.
<lb/>Colonne Trajane : continuation du béton.
<lb/>
<lb/>3 novembre
<lb/>Les ouvriers de M. Marcolle travaillent seuls dans les logements de l’entresol du bâtiment sud.
<lb/>
<lb/>4 novembre
<lb/>Logements de l’entresol du bâtiment sud : continuation du travail de taille de pierre, de menuiserie et de fumisterie.
<lb/>Villa : commencement des étaiements. On fait l’alège de la porte sur rue, à convertir en fenêtre, en meulière neuve et chaux, 1,30 de long * 0,90 de haut et [vide] d’épaisseur.
<lb/>Colonne Trajane : on termine le béton.
<lb/>
<lb/>5 novembre
<lb/>Logements de l’entresol du bâtiment sud : continuation du travail de taille de pierre et de fumisterie. On commence l’installation de la conduite amenant l’eau de la pierre d’évier du sous-brigadier à l’égout.
<lb/>Villa : continuation des étaiements et de la fenêtre du rez-de-chaussée sur rue. On commence la découverture depuis la veille au soir, ainsi que le bâchage. On passe les linteaux du passage à voitures.
<lb/>Le travail est interrompu à la colonne Trajane.
<lb/>
<lb/>6 novembre
<lb/>Logements de l’entresol du bâtiment sud : les menuisiers reprennent leur travail, le fumiste interrompt le sien, le tailleur de pierre termine.
<lb/>Villa : on pose le filet en bois du passage à voitures sous le plancher haut et on remplace les linteaux du 2e étage sur cour.
<lb/>Le travail est interrompu à la colonne Trajane.
<lb/>
<lb/>7 novembre
<lb/>Logements de l’entresol du bâtiment sud : les menuisiers et serruriers posent les portes des logements. Le plombier continue l’installation de la conduite amenant l’eau de la pierre d’évier du sous-brigadier à l’égout. Le fumiste [p. 278] ne travaille pas.
<lb/>Villa : continuation des travaux de maçonnerie, reprises et remplacement des linteaux.
<lb/>Le travail est interrompu à la colonne Trajane.
<lb/>
<lb/>8 novembre
<lb/>Même situation que la veille sur les trois chantiers.
<lb/>
<lb/>2 décembre
<lb/>Il gèle légèrement, on continue les travaux extérieurs à la Villa.
<lb/>
<lb/>3 décembre
<lb/>Par suite de la gelée, tous les travaux extérieurs sont arrêtés à la Villa. On démolit la clôture sur les rue et place Thiers.
<lb/>
<lb/>4 décembre
<lb/>A la villa, avec l’agent voyer de la Ville, prise de l’attachement du terrain cédé par l’Etat à la Ville : ce terrain est la surface d’un triangle de 26 m. 29 de base et de 3 m. 99 de hauteur.
<lb/>
<lb/>10 décembre
<lb/>Dégel. Les travaux de maçonnerie ne sont pas repris, avis en est donné à l’architecte.
<lb/>
<lb/>24 décembre
<lb/>Remis en communication à M. Vivenot, commis de M. Gaget, le mémoire Monduit fils concernant les travaux exécutés en 1886 pour le 1er tronçon de la colonne Trajane, afin que cet entrepreneur se rende compte du travail à faire.
<lb/>On commence la pose du soubassement du mur bahut devant recevoir la grille de la Villa.
<lb/>
<lb/>25 décembre
<lb/>Le mémoire donné en communication à M. Gaget est rendu.
<lb/>
<lb/>28 décembre
<lb/>Forte gelée. Interruption de la pose de la pierre du soubassement du mur bahut de la grille de la Villa Saint-Germain.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 279] Année 1890
<lb/>21 janvier
<lb/>On commence le filage et l’encaustiquage des parquets dans les logements de l’entresol du bâtiment sud.
<lb/>On continue la réparation des plaques de la colonne Trajane.
<lb/>On achève les enduits du passage de la porte cochère à la Villa.
<lb/>
<lb/>22 janvier
<lb/>Même situation que la veille.
<lb/>A la Villa, on commence les fouilles pour le dallage en ciment du passage de porte cochère.
<lb/>
<lb/>23 janvier
<lb/>Les fenêtres ont terminé les 2 logements de l’entresol du bâtiment sud. Ils finissent l’escalier.
<lb/>A la Villa, on commence le dallage en ciment (trottoir de droite) dans le passage de porte cochère.
<lb/>
<lb/>28 janvier
<lb/>Notification de la démission de monsieur Lafollye.
<lb/>
<lb/>29 janvier
<lb/>Notification de la nomination de monsieur Daumet aux fonctions d’architecte du château et des parterres et terrasse de Saint-Germain-en-Laye.
<lb/>
<lb/>17 février
<lb/>Première visite de monsieur Daumet, qui prend possession du service.
<lb/>
<lb/>19 mars
<lb/>Les logements de l’entresol du bâtiment sud sont remis à MM. Poirot et Léger. Il leur est remis à chacun les clefs de la porte de la barrière établie dans la cour du château près de la fontaine ainsi qu’un exemplaire du règlement ci-dessous, approuvé par les chefs du service des Travaux du service du musée.
<lb/>Règlement pour le personnel du musée logé à l’entresol du bâtiment sud du château
<lb/>1° Il n’y aura pas d’autre accès à ces logements que par la rue Thiers, ce pourquoi il sera remis à chacun des employés du musée logés dans cette partie du château 2 clefs ouvrant la porte de la barrière établie près la fontaine de la cour. Ces clef seront uniquement destinées à permettre aux ménages [p. 280] de s’approvisionner d’eau, et ne donneront accès dans la partie du château occupé par le musée que seulement aux deux employés pour se rendre à leur service. En dehors des cas spécifiés ci-dessus, la porte de la barrière sera en tout temps fermée.
<lb/>2° Le bec de gaz établi dans l’escalier conduisant aux logements sera allumé chaque soir, à la tombée du jour, par le porter de la porte du château sur la rue Thiers, et sera éteint par lui à dix heures. La dépense occasionnée par cet éclairage sera supportée par le service des Travaux.
<lb/>3° Le nettoyage de l’escalier et du vestibule y donnant accès est à la charge des employés du musée.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 281] Année 1895
<lb/>Août
<lb/>Les travaux de grosses réparations sont repris.
<lb/>
<lb/>18 août
<lb/>Remise à M. Morin de la feuille de dessin n° 313, viaduc au-dessus de la chapelle (côté nord).
<lb/>
<lb/>19 août
<lb/>1er rendez-vous de l’architecte.
<lb/>
<lb/>19 août
<lb/>Remis à M. Morin les feuilles 285, 324 et le dessin d’ensemble de M. Millet, chapelle, 310, 84, 85, 61, 59, 58.
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>
<lb/>21 septembre
<lb/>On pose la première pierre pour la reprise des travaux sur le contrefort de la chapelle le plus proche de l’abside, côté cour.
<lb/>
<lb/>21 septembre
<lb/>La tourelle à l’angle de la chapelle et du bâtiment ouest est dérasée au niveau du chéneau des combles. On continue la dépose de pierre pour dégager la dernière travée de la chapelle, côté fossé, en contiguité du dernier pavillon.
<lb/>
<lb/>8 novembre
<lb/>On termine la reprise en sous-œuvre des fondations des de la pile de la chapelle côté fossé, voisine de la rose.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 282] Année 1896
<lb/>22 juin
<lb/>Remis à monsieur Morin 2 feuilles de dessins relatives à la restauration de la tourelle de la chapelle du côté de la cour.
<lb/>Remis au même les dessins portant les nos 78, 80, 81, 82 et 83.
<lb/>[signé :] A. Morin
<lb/>
<lb/>22 juin
<lb/>M. Morin rend à l’agence les feuilles nos 313, 324, 58 et 61.
<lb/>
<lb/>28 septembre
<lb/>M. Morin produit son 7ème mémoire de grosses réparations dans lequel figure un emploi de pierre appartenant à l’Etat.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>[p. 347] Répertoire des mémoires fournis par les entrepreneurs
<lb/>
<lb/>[p. 349] Château de Saint-Germain
<lb/>Inscription des mémoires
<lb/>Exercice 1870 (+ entretien -)
<lb/>Dates d’entrée, nos d’ordre, noms des entrepreneurs, demandes, dates d’envoi
<lb/>1870
<lb/>25 mars, 1, Morin Bigle maçonnerie, 10222 f. 63 c., 9 avril 1870
<lb/>25 mars, 2, Morin Bigle maçonnerie, 7481,91, 9 avril
<lb/>2 avril, 1, Moutier serrurerie, 8159,85, 9 avril
<lb/>2 avril, 3, Morin Bigle maçonnerie, 4835,72, 20 avril
<lb/>2 avril, 4, Morin Bigle maçonnerie, 4835,72, 20 avril
<lb/>5 avril, 1, Louis dit Larible peinture et vitrerie (mobilier), 759,40, 20 avril
<lb/>5 avril, 2, Louis dit Larible, peinture et vitrerie, 6303,82, 20 avril
<lb/>23 avril, 1, Berthier menuiserie, 2137, 78, 18 mai
<lb/>23 avril, 5, Morin Bigle maçonnerie, 8888, 64, 18 mai
<lb/>23 avril, 6, Morin Bigle maçonnerie, 10549, 92, 18 mai
<lb/>15 janvier, 2, Moutier serrurerie, 132,40, 21 mai
<lb/>15 janvier, 1, Monduit et Béchet couverture, 13294,01, 21 mai
<lb/>15 janvier, 1, Corbel sculpture, 1830,00, 21 mai
<lb/>15 janvier, 1, Vidal tapisserie (mobilier), 733,00, 21 mai
<lb/>25 mai, 7, Morin Bigle maçonnerie, 3573,82, 11 juin
<lb/>25 mai, 8, Morin Bigle maçonnerie, 8445,81, 11 juin
<lb/>25 mai, 9, Morin Bigle maçonnerie, 2884,46, 11 juin
<lb/>1er juin, 10, Morin Bigle maçonnerie, 7156,03, 29 juin
<lb/>25 juin, 11, Morin Bigle maçonnerie, 4546,24, 29 juin
<lb/>25 juin, 1, Tellier, charpente, 2792,65, 29 juin
<lb/>28 juin, 12, Morin Bigle maçonnerie, 4734,52, 23 juillet
<lb/>28 juin, 13, Morin Bigle maçonnerie, 3049,19, 23 juillet
<lb/>28 juin, 14, Morin Bigle maçonnerie, 7770,70, 23 juillet
<lb/>28 juin, 2, Tellier, charpente, 1242,75, 23 juillet
<lb/>28 juin, 3, Tellier, charpente, 4716,70, 23 juillet
<lb/>[p. 350] 31 mars, 1, Brocesse éclairage au gaz, 44,65, 27 août
<lb/>1er juillet, 2, Brocesse éclairage au gaz, 8,00, 27 août 
<lb/>15 juillet, 1, Tellier charpente, 3930,55, 17 juin 1871
<lb/>15 juillet, 1, Berthier menuiserie, 4226,39, 27 août
<lb/>20 juillet, 1, Gillet fourniture de lave de Volvic, 744,00, 3 septembre
<lb/>30 juillet, 3, Moutier serrurerie, 3244,00, 3 septembre
<lb/>4 août, 15, Morin Bigle maçonnerie, 3668,97, 3 septembre
<lb/>4 août, 16, Morin Bigle maçonnerie, 3152,43, 3 septembre
<lb/>20 août, 17, Morin Bigle maçonnerie, 8025,12, 3 septembre
<lb/>30 août, 2, Berthier menuiserie, 1338,53, 3 septembre
<lb/>1871
<lb/>10 janvier, 1, Béché balayage, 216,00, 17 juin 1871
<lb/>6 juin, 2, Berthier menuiserie, 462,00, 17 juin
<lb/>2 juin, 1, Moutier serrurerie, 460,04, 17 juin
<lb/>30 mai, 1, Ferrari fumisterie, 251,41, 17 juin
<lb/>15 février, 3, Brousse éclairage au gaz, 6,90, 17 juin
<lb/>15 février, 4, Brousse éclairage au gaz, 25,25, 17 juin
<lb/>2 juin, 2, Moutier serrurerie, 142,80, 17 juin
<lb/>18 juin, 4, Moutier serrurerie, 3788,19, 30 juin
<lb/>18 juin, 2, Vidal tapisserie (mobilier), 720,00, 30 juin
<lb/>18 juin, 2, Monduit et Béchet couverture, 1834,94, 30 juin
<lb/>22 janvier, 1, Monduit et Béchet couverture, 349,86, 28 juin
<lb/>18 juin, 2, Monduit et Béchet couverture, 269,45, 28 juin
<lb/>18 juin, 1, Louis dit Larible peinture, 120,33, 28 juin
<lb/>18 juin, 2, Louis dit Larible peinture, 109,74, 28 juin
<lb/>25 juin, 2, Tellier charpente, 117,38, 28 juin
<lb/>15 juin, 2, Béché pavage et fourniture de sable, 188,63, 28 juin
<lb/>25 juin, 4, Tellier, charpente, 4117,40, 30 juin
<lb/>15 juin, 1, Béché terrassements pavage et asphalte, 6544,46, 30 juin
<lb/>13 juillet, 18, Morin Bigle maçonnerie, 6987,93, 15 juillet
<lb/>13 juillet, 19, Morin Bigle maçonnerie, 5691,52, 15 juillet
<lb/>13 juillet, 20, Morin Bigle maçonnerie, 7508,75, 15 juillet
<lb/>13 juillet, 21, Morin Bigle maçonnerie, 6229,56, 15 juillet
<lb/>13 juillet, 22, Morin Bigle maçonnerie, 10843,99, 15 juillet
<lb/>13 juillet, 24, Morin Bigle maçonnerie, 15904,70, 15 juillet
<lb/>[p. 351] 14 juillet, 1, Libersac sculpture, 1465,00, 15 juillet
<lb/>14 juillet, 23, Morin Bigle maçonnerie, 5849,75, 31 juillet
<lb/>14 juillet, 1, Poisot jardinage, 362,20, 12 août
<lb/>14 juillet, 1, Levêque papeterie, 42,40, 12 août
<lb/>14 juillet, 1, Morin Bigle maçonnerie, 806,81, 12 août
<lb/>1er août, 2, Morin Bigle maçonnerie, 3748,44, 26 août
<lb/>1er août, 3, Morin Bigle maçonnerie, 290,50, 26 août
<lb/>1er août, 3, Berthier menuiserie, 417,73, 26 août
<lb/>Total des mémoires en demande pour 1870 : 248870,90
<lb/>1er septembre, 24, Morin Bigle maçonnerie, 12587,38, 2 septembre
<lb/>1er septembre, 25, Morin Bigle maçonnerie, 5866,74, 2 septembre
<lb/>28 octobre, 26, Morin Bigle maçonnerie, 4581,08, 28 octobre
<lb/>28 octobre, 27, Morin Bigle maçonnerie, 4491,40, 28 octobre
<lb/>Total définitif pour 1870 : 276397 f. 50 c.
<lb/>Le 30 octobre 1871
<lb/>[signé :] E. M[illet]
<lb/>
<lb/>[p. 352] Exercice 1871
<lb/>1871
<lb/>30 décembre, 1, Morin Bigle maçonnerie, 3170,48, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Collin horlogerie mécanique, 2060,00, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Tillier charpente, 1381,00, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Béché pavage, 598,00, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 2, Béché pavage, 216,00, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Tillier charpente, 941,80, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Berthier menuiserie, 188,69, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Delaisse horlogerie, 96,00, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 1, Gilbert bois et charbon, 159,00, 3 janvier 1872
<lb/>30 décembre, 2, Gilbert bois et charbon, 69,00, 3 janvier 1872
<lb/>1872
<lb/>6 janvier, 2, Morin Bigle maçonnerie, 5277,41, 20 janvier
<lb/>20 janvier, 3, Morin Bigle maçonnerie, 8301,23, 20 janvier
<lb/>10 février, 1, Antoine papetier, 116,55, 13 mars
<lb/>10 février, 1, Brousse fourniture de gaz, 23,90, 13 mars
<lb/>10 février, 2, Brousse fourniture de gaz, 6,15, 13 mars
<lb/>10 février, 3, Brousse fourniture de gaz, 19,50, 13 mars
<lb/>20 février, 4, Morin Bigle maçonnerie, 4877,23, 24 février
<lb/>20 février, 5, Morin Bigle maçonnerie, 3697,02, 24 février
<lb/>1er mars, 6, Morin Bigle maçonnerie, 3771,72, 2 mars
<lb/>1er mars, 2, Tellier charpente, 2198,25, 2 mars
<lb/>9 mars, 1, Ferrari fumisterie, 208,77, 13 mars
<lb/>9 mars, 2, Tellier charpente, 715,40, 13 mars
<lb/>18 mars, 1, Libersac sculpture, 1247,00, 23 mars
<lb/>18 mars, 1, Corbel sculpture, 1900,00, 23 mars
<lb/>18 mars, 7, Morin Bigle maçonnerie, 3940,20, 23 mars
<lb/>18 mars, 8, Morin Bigle maçonnerie, 3896,95, 23 mars
<lb/>6 avril, 1, Moutier serrurerie, 3083,99, 6 avril
<lb/>6 avril, 9, Morin Bigle maçonnerie, 4484,99, 6 avril
<lb/>6 avril, 1, Berthier menuiserie, 1604,79, 13 avril
<lb/>10 avril, 2, Moutier serrurerie, 1314,82, 13 avril
<lb/>10 avril, 1, Moutier serrurerie, 273,06, 13 avril
<lb/>12 avril, 1, Monduit et Béchet, 1391,03, 13 avril
<lb/>13 avril, 1, Morin Bigle maçonnerie, 3780,54, 13 avril
<lb/>[p. 353] 13 avril, 2, Berthier menuiserie, 4028,40, 13 avril 1872
<lb/>20 avril, 10, Morin Bigle maçonnerie, 6001,60, 3 mai
<lb/>20 avril, 11, Morin Bigle maçonnerie, 7234,29, 3 mai
<lb/>27 avril, 12, Morin Bigle maçonnerie, 2435,38, 25 mai
<lb/>15 mai, 1, Vidal tapisserie (mobilier), 720,00, 25 mai
<lb/>22 mai, 3, Berthier menuiserie, 1214,83, 25 mai
<lb/>22 mai, 4, Vidal tapisserie (mobilier), 546,53, 25 mai
<lb/>10 juin, 3, Tellier charpente, 1898,95, 16 juin
<lb/>15 juin, 13, Morin Bigle, 9717,01, 16 juin
<lb/>15 juin, 14, Morin Bigle, 7915,82, 16 juin
<lb/>Total pour l’exercice 1871 : 107723 f. 71
<lb/>Saint-Germain, 26 juin 1872
<lb/>[signé :] Eug. Choret »</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>Voir "zone des notes".</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Millet, Eugène</persname>
                <persname role="subject">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                <persname role="subject">Daumet, Pierre-Gérôme-Honoré</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant le rétablissement des jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 20 II</unitid>
                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1882</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée par l’architecte Lafollye.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_46943_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-8fa376002f9ff2a777698f43f57716cd" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur l’ingénieur en chef des chemins de fer de l’Etat (à Versailles)<lb/>Monsieur l’Ingénieur,<lb/>Les travaux de terrassement du rond-point me paroissent assez avancés pour que nous puissions songer à rétablir les jardins qui existaient avant l’exécution des travaux à faire pour le raccordement des deux gares de Saint-Germain.<lb/>Ces travaux, aux termes du contrat, qui sont la conséquence du tracé du chemin de fer de raccordement, ont été mis en principe à la charge des chemins de fer de l’Etat. Je viens vous demander de vouloir bien me donner rendez-vous le jour de la semaine prochaine qui vous conviendra le mieux pour que nous puissions examiner :<lb/>1° les travaux à exécuter, dont le tableau est ci-joint,<lb/>2° les moyens d’exécution pour que ces travaux soient fait d’une manière règlementaire et en dégageant toute participation de mon administration.<lb/>Tableau des travaux à exécuter :<lb/>1° Rétablissement de la grille des Loges.<lb/>2° Rétablissement du rosarium et des petits jardins.<lb/>3° Réfection de la corbeille centrale.<lb/>4° Remaniement du pavage devant la grille de la place de Pontoise.<lb/>5° La fermeture du côté droit de la gare, près la maison de l’inspecteur des forêts.<lb/>Veuillez agréer, Monsieur l’Ingénieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_46943_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Chemin de fer</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la pose de sculptures dans les parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 20 II</unitid>
                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">11 juin 1882</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée par l’architecte Lafollye.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_46944_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-8fa376002f9ff2a777698f43f57716cd" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Dans les propositions de budget que j’ai eu l’honneur de vous adresser pour l’exercice 1881 et que vous avez bien voulu maintenir, se trouve porté l’établissement de six piédestaux dans les parterres de Saint-Germain, et voici les circonstances qui ont motivé ma proposition :<lb/>Les parterres de Saint-Germain-en-Laye sont les seuls jardins publics de l’Etat qui ne soient décorés ni de vases ni de statues.<lb/>En 1880, j’ai eu l’honneur d’entretenir monsieur Barbey de Jouy de cette situation, et en raison de l’importance des parterres, de la faveur que le public fait à ces jardins, il m’avait promis de mettre à ma disposition :<lb/>1° 2 grands vases provenant du domaine de Trianon,<lb/>2° 4 statues alors en magasin.<lb/>Je suis allé voir avec lui les vases et les statues, et, pour me conformer à son désir, afin que ces objets d’art puissent être placés en sortant des magasins, j’ai compris dans mes propositions la construction de piédestaux.<lb/>Au moment de commencer le travail, je viens demander à Monsieur le Ministre de vouloir bien me faire savoir si les vases de Trianon et les statues sont restées sans destination et si ils peuvent être attribués aux parterres de Saint-Germain-en-Laye. Dès que j’aurai la réponse de Monsieur le Ministre, je prendrai les mesures nécessaires pour faire les piédestaux des vases et des statues.<lb/>Je suis etc. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_46944_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’épée d’un des gardiens des parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 20 II</unitid>
                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">17 juin 1882</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée par l’architecte Lafollye.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_46968_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-8fa376002f9ff2a777698f43f57716cd" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>Monsieur Porterie, le nouveau surveillant militaire que vous avez bien voulu attacher au service des parterres et terrasses de Saint-Germain, a dû, en quittant le service des Tuileries, rendre son épée à l’agence de ce service. Comme ses collègues de Saint-Germain sont armés d’une épée, je viens vous prier de vouloir bien ordonner qu’il en soit délivré également une à M. Porterie.<lb/>J’ai l’honneur etc. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_46968_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant les travaux réalisés dans les parterres du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 20 II</unitid>
                <unitdate normal="1883/1883" encodinganalog="3.1.3">7 octobre 1883</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_46958_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
                </origination>
              </did>
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                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A monsieur le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts<lb/>Monsieur le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous exposer que, pour arriver à équilibrer les dépenses et les crédits alloués pour l’exercice 1883, j’aurais besoin d’une augmentation de :<lb/>1° 800 f. pour solder les journées des jardiniers du parterre<lb/>2° et de 600 f. pour achever de payer les piédestaux qui forment aujourd’hui la tête de l’avenue Louis XIV des parterres.<lb/>La somme de 800 francs nécessaire aux journées de jardiniers est justifiée par les dépenses qu’il a fallu faire pour remettre les jardins en état après l’achèvement des travaux du chemin de raccordement des deux gares.<lb/>L’administration des travaux publics nous a remis le terrain nu ; il a fallu le travailler, refaire les bordures, replanter les gazons de tous les carrés pour qu’il y ait de l’unité dans les parterres.<lb/>Nous avons donc dû augmenter le nombre des ouvriers et les payer plus cher en mars et en avril, époque où les propriétaires remettent leurs jardins en état, où les ouvriers sont à cause de cela plus rares et où ils refusent de se contenter des prix courant du château.<lb/>Quant aux piédestaux, l’évaluation avait été faite d’après ceux qui ont été construits par M. Millet il y a plus de douze ans. Depuis cette époque, les matériaux et les journées ont augmenté et la dépense prévue s’est ainsi trouvée dépassée.<lb/>Je prie Monsieur le Ministre de vouloir bien, en m’accordant ces deux suppléments de crédit sur la réserve des Palais nationaux.<lb/>J’ai l’honneur etc.<lb/>Signé : Lafollye »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46958_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant des travaux de réparation à la grande terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 20 II</unitid>
                <unitdate normal="1886/1886" encodinganalog="3.1.3">30 juin 1886</unitdate>
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                  <persname id="atom_46940_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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              <bioghist id="md5-8fa376002f9ff2a777698f43f57716cd" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur le Ministre,<lb/>Vous avez bien voulu autoriser pour l’exercice 1886 les réparations les plus urgentes à exécuter au mur de soutènement de la grande terrasse de Saint-Germain-en-Laye. En donnant les ordres relatifs à ce travail, j’ai constaté que le tour d’échelle appartenant à l’Etat au pied de ce mur a été envahi par presque tous les riverains. Ils y ont déposé et amoncelé le long de ce mur des immondices de toute sorte, qui ne peuvent qu’augmenter les dégradations, qui permettent aux rodeurs d’escalader plus facilement la terrasse, et dont la présence rend en outre presque impossible les réparations projetées pour 1886.<lb/>De plus, plusieurs des bornes qui ont été placées il y a une quinzaine d’années pour limiter le domaine ont été enlevées. Il est urgent de les remplacer, l’Etat ne pouvant abandonner ses droits.<lb/>J’ai écrit aux maires des communes du Pecq et de Mesnil-Carrières, mais je crois que, pour obtenir un résultat favorable aux intérêts du domaine de l’Etat, il serait nécessaire que M. le Ministre des Beaux-Arts voulut bien en écrire à son collègue M. le Ministre des Finances, pour inviter le directeur des Domaines de Versailles à s’entendre avec l’architecte des Parterres et terrasses afin d’aviser aux mesures à prendre ici pour faire respecter le domaine de l’Etat par les riverains du mur de la terrasse et pour obliger les riverains à enlever les immondices qu’ils ont déposés au pied du mur, à nettoyer la place et à rétablir les bornages qui ont disparus.<lb/>J’ai l’honneur etc.<lb/>Signé : Lafollye »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46940_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’éventuel remplacement de l’entrepreneur de maçonnerie du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 21 II</unitid>
                <unitdate normal="1889/1889" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1889</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                  <persname id="atom_46969_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. Morin<lb/>Je viens vous rappeler la lettre que je vous ai adressée à la date du 6 du présent mois dans le but d’obtenir votre dernier mémoire de travaux arriérés, lettre dans laquelle je vous informais que, conformément aux instructions que j’ai reçues, je demanderais au ministre votre remplacement comme entrepreneur du château. Veuillez prendre bonne note que je ferai irrévocablement cette démarche lundi matin 29 courant si vous ne m’avez pas d’ici là donné complète satisfaction.<lb/>Veuillez agréer etc.<lb/>Signé : Lafollye »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_46969_actor">Lafollye, Joseph-Auguste </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport concernant les fouilles entreprises dans la cour du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 21 II</unitid>
                <unitdate normal="1889/1889" encodinganalog="3.1.3">entre le 25 juillet et le 3 août 1889</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_46985_actor">Lafollye, Joseph-Auguste</persname>
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                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le Ministre,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser le rapport sur les fouilles qui ont été faites dans la cour du château que vous me demandez dans votre lettre du 18 mars. J’y joins le plan des travaux exécutés dans la cour et des plans et coupes des sondages faits dans la fenêtre placée à gauche de la porte d’entrée du château, que je n’ai pu terminer qu’en juin, les ateliers ayant été occupés jusqu’en mai par des travaux d’exposition.<lb/>Les dessins ci-joints devant faire partie du portefeuille de l’agence, je prie M. le Ministre de vouloir bien me les retourner lorsqu’il le jugera convenable.<lb/>J’ai l’honneur d’être etc.<lb/>Signé : Lafollye<lb/>Les assises de créneaux, les gargouilles, nombre de carreaux ont été déposées dans le musée des moulages de l’agence des travaux.<lb/><lb/>Rapport<lb/>M. le Ministre,<lb/>Conformément aux instructions contenues dans votre lettre du 18 mars, j’ai poursuivi les fouilles qui avaient mis à découvert les marches supérieures H de l’escalier des caves dites de Charles V. Ce relevé a démontré que ces marches étaient en parfaite continuité avec les restes des marches inférieures H’ qui, couchées au ras du mur, n’existent plus ; un regard O exécuté en 1865 pour éclairer les caves empêche de suivre la trace de toutes les marches, au nombre de 30, restituées et teintées en jaune sur le plan ci-joint.<lb/>La disposition de l’escalier des caves de Charles V est celle que Viollet-le-Duc décrit dans son dictionnaire (tome V page 318), les marches sont encastrées dans les murs à chaque extrémité, et la voûte qui recouvre l’escalier est formée d’arcs-doubleaux, chaque arc correspondant à une marche. Ces arcs sont très bien appareillés, et la taille des claveaux ne laisse rien à désirer.<lb/>Nous avons constaté des traces d’incendie sur les marches supérieures et sur les murs d’échiffre de droite et de gauche.<lb/>Les premières marches de l’escalier émergent presque à fleur du sol (0,30). Nous avons trouvé au-dessous, à environ 3 mètres de profondeur, deux assises en pierre dure placées dans les remplissages comme moellons de démolitions. Ces assises doivent être les deux premières d’un montant de porte assez importante et richement décorée ; elle était ornée de colonnes, une des assises en donne le plan et la composition, l’autre le socle et les bases. Les profils d’une grande pureté et d’une bonne exécution appartiennent à la fin du XIVe siècle.<lb/>En raison de la place où on a trouvé ces assises, on peut croire que la porte dont elles faisaient partie servait d’entrée à l’escalier aboutissant à la cave ou grande galerie, où, à notre avis, a pu loger la garnison du château de Charles V. En effet, en supposant que la garnison eut occupé cette galerie, elle était en communication directe par la petite vis C avec la salle du rez-de-chaussée placée au-dessus de cette salle, laquelle devait elle-même communiquer avec le donjon du château K et le pose placé à la porte d’entrée P.<lb/>En continuant les fouilles au-devant de l’escalier, nous avons trouvé les fondations de la grande salle dont M. Millet en 1864 a relevé la cheminée D et la vis E. Nous avons mis à découvert les fondations du contrefort de l’angle. Une des deux pierres de la première assise en élévation de ce contrefort est encore en place.<lb/>Nous pensons que la construction se rattachant à la grande salle du fond de la cour et celles se rattachant aux caves de Charles V sont toutes deux du XIVe siècle, mais qu’elles ont été construites à quelques années de distance, celles de la grande salle la première.<lb/>Voici les différentes raisons qui nous font penser ainsi :<lb/>1° Les deux corps de bâtiments ne sont pas dans le prolongement l’un de l’autre.<lb/>2° La grande salle n’est pas fondée sur caves et il y a une différence de 0 m. 30 c. entre le seuil de cette salle (pris au palier de la vis E) et celui de la première marche H de Charles V.<lb/>3° La disposition des contreforts G G’ épaulant les angles de la grande salle permet de dire que, de ce côté, elle était isolée et que les constructions postérieures vinrent buter contre.<lb/>Enfin 4° le mur d’échiffre R de l’escalier à droite en descendant fait placage contre le mur de fondation Q.<lb/>La similitude des constructions, le caractère des mortiers, les marques des tâcherons, similaires sur les assises des deux corps de bâtiment confirment qu’ils sont tous deux du XIVe siècle et, en résumé, nous estimons que la grande salle avec cheminée (relevée par M. Millet) peut avoir été construite de 1335 à 1346 par Philippe de Valois, qui fit de fréquents séjours à Saint-Germain, et que l’autre corps de logis date de Charles V, qui régna de 1364 à 1380.<lb/>En même temps, nous avons mis à jour des murs LM se dirigeant dans la direction de l’aile nord du château et, dans l’angle d’une salle N dont nous n’avons que cette trace, nous avons trouvé un cul de lampe d gardant encore l’empreinte de l’arc ogival qu’il portait. Le profil de cet arc est identique à celui des arcs du donjon de Charles V.<lb/>L’examen du plan des deux parties relevées tant par M. Millet que par moi me portait à croire que, sur la face nord, le château de Charles V s’étendait au-delà de celui de François I, car d’une part la présence dans la salle voûtée N des murs LM qui se poursuivent sur le sol des salles du musée, les traces du mur S relevées dans le journal des travaux de l’agence, 1863, indiquant des constructions d’une double épaisseur, et d’autre part les ouvertures des fenêtres ab, la porte C de la vis E indiquent une cour dans laquelle se trouvait le puits F (la place du puits donne l’idée de l’importance de cette cour).<lb/>Par conséquent notre avis est que le mur du château faisant face aux parterres fut entièrement construit sous François Ier. C’était du reste l’opinion de M. Millet.<lb/>A droite de la grande salle XIVe siècle, nous avons trouvé :<lb/>Trois assises de créneaux dans le caractère du XIVe siècle (décrit par Viollet-le-Duc, dictionnaire, tome IV page 386) plus deux fragments de gargouilles trop mutilés pour que l’on puisse leur assigner une date certaine.<lb/>Le mur du château de François Ier du côté du nord (parterres) aurait pu nous donner des renseignements utiles par la taille des pierres et des moulures, l’appareil des fenêtres, etc… mais comme il est complètement restauré, notamment dans la partie qui pouvait nous éclairé, j’ai pensé à faire des recherches dans le mur de face du château (ouest) faisant face à l’église, qui n’a subi encore aucune restauration. J’ai fait au droit de la fenêtre A, en T, une fouille en puits ; le mur depuis sa fondation jusqu’aux mâchicoulis compris était d’un seul tenant : les lignes d’appareil filaient régulièrement avec des hauteurs d’assises réglées.<lb/>En faisant tomber les enduits des parements de cette fenêtre A, j’ai retrouvé, à gauche sous le revêtement des briques et des carreaux des pierres qui la masquaient, une meurtrière dont le tableau et le glacis sont presque intacts. Elle devait se trouver probablement dans le poste qui défendait la porte d’entrée.<lb/>J’ai établi un arc au-dessus du parement oblique (à gauche, voir le plan) pour laisser à jour à côté de la meurtrière et pouvoir se rendre compte de sa disposition.<lb/>J’ai sondé les fenêtres B B’. Je n’ai retrouvé aucune trace de meurtrière, mais au-dessus des arcs XVIe siècle j’ai mis à nu des assises portant moulures de 0 m. 18 c. de saillie et formant encorbellement sur le mur XIVe siècle qu’elles couronnaient à l’intérieur, au-dessus des mâchicoulis, tandis qu’à l’extérieur le mur devait être garni de créneaux. Ces moulures ont été coupées entre les piédroits des fenêtres percées au XVIe siècle pour éclairer les salles du rez-de-chaussée.<lb/>Ces découvertes conduisent donc à penser qu’il y avait probablement au XIVe siècle un poste à la porte du château, que le mur formant ce poste était placé près de la meurtrière, et que le mur d’enceinte de Charles V se continuait devant la chapelle qu’il contournait en laissant un passage libre pour aboutir à l’ancienne poterne V qui figure vers le plan de Du Cerceau ainsi que sur les plans levés à l’époque Louis XIV, avant la création des cinq pavillons.<lb/>Ces fouilles et ces sondages apportent, je crois, un peu de lumière sur la question restée encore sans solution de savoir si :<lb/>1° François Ier s’est servi entièrement des fondations du château construit par Charles V ou si<lb/>2° ou si François Ier a construit son château sur l’emplacement de celui de Charles V sans se servir des fondations ; enfin<lb/>3° si François Ier a construit une partie de son château sur de vieilles fondations, et l’autre partie sur de nouvelles.<lb/>Les relevés que j’ai faits, les conclusions que l’on peut en tirer, autorisent à prendre pour vraie la dernière de ces assertions : en un mot, les murs extérieurs depuis le donjon à l’ouest et au sud jusqu’à la poterne sont les murs du château reconstruit par Charles V, mais pour le bâtiment nord, il faut émettre des doutes, et penser comme M. Millet que ce mur a été élevé sur des fondations nouvelles. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant la relance des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 21 II</unitid>
                <unitdate normal="1889/1889" encodinganalog="3.1.3">3 août 1889</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le Conservateur du musée de Saint-Germain,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer, de la part de M. Lafollye, qu’il a expédié le 23 juillet dernier à la Direction des Bâtiments civils le dossier complet relatif au crédit de 49000 francs alloué pour travaux à faire pour le service du musée de Saint-Germain, et que depuis cette époque il a fait sans succès plusieurs démarches dans le but d’obtenir l’autorisation de commences ces travaux. Il vous prie de vouloir bien agir de votre côté de manière à arriver aussitôt que possible à un résultat.<lb/>Je vous prie d’agréer etc.<lb/>Signé : Choret »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre concernant l’éventuel une défaillance de l’entrepreneur de maçonnerie du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Domaine, 21 II</unitid>
                <unitdate normal="1889/1889" encodinganalog="3.1.3">14 août 1889</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. Lafollye,<lb/>J’ai l’honneur de vous informer que, à la demande du personnel du musée, qui a hâte de commencer son travail de la colonne Trajane, j’avais donné hier sur place l’ordre à M. Morin de faire ce matin un complément de carrelage dans la salle du rez-de-chaussée du château que doivent occuper les ouvriers du musée.<lb/>Malgré la promesse que m’avait faite l’entrepreneur, il n’y avait pas d’ouvriers ce matin. Je lui ai renouvellé mon ordre le jour même avant midi, de sorte qu’il lui fût possible d’envoyer à midi, à la reprise du travail, les ouvriers nécessaires. M. Morin a signé l’ordre de rappel lui-même et, à 4 heures, n’avait encore envoyé personne.<lb/>Comme ce travail ne peut subir de retards, en présence du mauvais vouloir de M. Morin, je m’adresse, ainsi que j’ai déjà dû le faire, à M. G. Monduit, entrepreneur de maçonnerie des parterres et terrasses.<lb/>J’ai le devoir d’appeler votre attention sur ce nouveau procédé de l’entrepreneur pour lequel l’impunité dont il a joui jusqu’ici semble être un encouragement.<lb/>Veuillez agréer etc.<lb/>Signé : Choret »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Collection des estampes (Domaine)</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">8.1.2</unitid>
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              <p>Publié</p>
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        </c>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fonds du Musée</unittitle>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Archives anciennes</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">8.2.1</unitid>
              <unitdate normal="1439/1680" encodinganalog="3.1.3">1439-1680</unitdate>
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        10 pièces    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <p>Pièces d'archives concernant le château de Saint-Germain-en-Laye acquises par le musée et portées sur l'inventaire de sa bibliothèque.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des armes fournies pour le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 7011</unitid>
                <unitdate normal="1439/1439" encodinganalog="3.1.3">3 juin 1439</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous Jehan, sire de Talbot et de Fournevall, mareschal de France, cappitaine de Meaulx, Craeily et Pontoise, confessons avoir eu et receu du Roy nostre seigneur par les mains de noble homme Guillaume Fforsted, escuier, maistre des ordonnances et artillieries du Roy nostred. seigneur en Normandie, les parties d’ordonnances et habillemens de guerre cy appres declairés, c’est assavoir trois grosses arballestes de bois de Roumenie, l’une servant pour tret de garrotz et les deux autres servant pour tret de doudame, quatre guyndatz chacun a double poullie, quatre guyndatz senglez, deux milliers de tret de doudame, trois milliers de tret de demy doudame et trois milliers de tret commun, quinze coffres ausquelz a esté mis icellui tret, cinquante livres de fil d’Envers, six milliers de chausse trappez enfonssez en deux barilz, quatre barilz de pouldre a canon, chacun baril contenant IIc L livres de lad. pouldre, et deux milliers de tourteaulx pour falotz enfonssez en deux queues, toutes lesquelles parties avoient esté ordonnez audit Fforsted nous estre delivrees par mandement du Roy nostred. seigneur donné le XXIIme jour de may derrain passé pour icelles estre emploieez en la garde, seureté et deffence desd. places de Meaulx, Craeily et Pontoise, excepté lesd. III arballestes et Vm d’icellui tret que retenons en nostre main pour et ou lieu de III autres arballestes et Vm d’icellui tret que ja pieça delivrasmes de nostre propre pour la sauvegarde, seureté et deffence de la place et forteresse de Saint Germain en Laye, de toutes icelles parties dessus declairees nous en tenons content et bien paié et de ce qui est ordonné pour les villes dessusd. nous promettons en rendre bon compte au Roy nostred. seigneur ou quant il appartiendra. En tesmoing de ce, nous avons fait mettre en ces presentes le seel de noz armez le tiers jour de juing l’an mil CCCCXXXIX. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Nicole Villa, « Petite chronique de Saint-Germain et de ses châteaux d’après les documents conservés à la bibliothèque du musée des Antiquités nationales », Antiquités nationales, n° 12/13, 1980/1981, p. 90-92.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des aumônes faites par le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 6728</unitid>
                <unitdate normal="1529/1529" encodinganalog="3.1.3">29 janvier 1529</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous Guillaume Tailleboys, prieur de Sainct Germain en Laye, et Nicole Tailleboys, curé d’icelluy lieu, confessons avoir eu et receu à raison des offrandes du Roy faictes a Saint Germain en Laye, de monsieur maistre Françoys Charbonnier, conseiller et tresorier des offrandes du Roy, par les mains de reverend pere en Dieu monsieur l’evesque de Lysieux, grand ausmonnier du Roy nostred. seigneur, pour les XVIIe, XVIIIe, XIXe, XX, XXI, XXII, XXIII, XXIIII, XXV, XXVI, XXVII, XXVIII, XXIX et XXXe jours du moys de novembre mil cinq cens vingt huit, qui sont XIIII jours, vallent vingt quatre livres dix s. t., de laquelle somme de vingt quatre livres dix s. t. en quictons led. tresorier et tous autres, tesmoings noz seings manuelz cy mys le vingt neufyesme janvier mil cinq cens vingt huit.<lb/>Tailleboys, Tailleboys »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Nicole Villa, « Petite chronique de Saint-Germain et de ses châteaux d’après les documents conservés à la bibliothèque du musée des Antiquités nationales », Antiquités nationales, n° 14/15, 1982/1983, p. 136-138.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre mentionnant un voyage du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 6729</unitid>
                <unitdate normal="1550/1550" encodinganalog="3.1.3">28 mars 1550</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« A Madame<lb/>Madame la duchesse de Touteville, contesse de Sainct Pol<lb/>Madame,<lb/>Je vous escripvis bien au long de Vallery et baillay mes lettres a ung personnaige qui m’en avoit apporté des vostres. Depuys, le Roy estant au logis Megret en la maniere acoustumee, seul, c’est a dire acompaigné de peu de gens, ung duc espaignol et ung syen filz luy sont venuz faire la reverence passans leur chemin de Flandres en Espaignes. Ilz ne s’asseuroyent point de la paix entre led. seigneur de l’Anglois jusques a ce qu’ilz ayent esté asseurez comme elle estoit ja publiee en Angleterre et Boullonnoys. Et, de faict, on dict qu’elle le sera icy demain. Monsieur d’Andelot est party ce matin pour aller devers l’Empereur de la part du Roy et le luy faire entendre. L’on commence ja a transporter ce que les Angloys peulvent par le traicté transporter. Soubdain que noz ostaiges seront a Calaix, ilz nous rendront Boullongne. Le Roy est allé en poste jusques a Sainct Germain pour y veoyr messeigneurs ses enffens. Monsieur le connestable est cependant a Escouan. Led. seigneur Roy et les dames arriveront demain en ceste ville ou nous ferons Pasques et se continue que par apres nous irons en Boullonnoys.<lb/>Au demeurant, Madame, j’ay ouy dire à mond. seigneur le connestable que ung homme de robbe longue provençal a esté devers l’Empereur pour luy donner des moyens de ce saisir de l’une des villes principalles de Provence. Et pour ce que led. seigneur Empereur ne luy feist bailler que cent escuz pour quelque recognoissance de voullanté qu’il avoit de luy faire service, se despita et, estant ainsy mal content, se desclaira a ung syen famillier, qui descouvrist l’entreprise, auquel feust commandé d’entendre les moyens que l’aultre avoit, ce qu’il feist, et amena l’entrepreneur a Fontainebleau, luy aisant acroire que s’il venoit dire des nouvelles a mond. seigneur le connestable, lesquelles il auroit sceues chez l’Empereur, qu’il ne s’en retourneroit sans present. Enfin, quand il en eust bien compté, il se mescontante encores de ce que l’on ne luy donnoit riens. Lors se deslibera empoisonner le Roy et mond. seigneur le connestable, se desclairant tousjours a sond. familier, qui l’accuse. Sur quoy ilz ont esté tous deux pris prisonniers.<lb/>Madame, je suplye le Createur vous donner tres heureuse et tres longue vye en parfaicte santé. De Paris, ce XXVIIIme jour de mars 1549,<lb/>Vostre tres humble et tres obeissant serviteur,<lb/>De La Goute »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Henri II</persname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre de paiement pour les frais d’une députation envoyée par la ville de Paris auprès du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 7266</unitid>
                <unitdate normal="1557/1557" encodinganalog="3.1.3">25 janvier 1557</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De par les eschevins de la ville de Paris, maistre François de Vigny, receveur du domaine de lad. ville, payez, baillez et delivrez des deniers de vostred. recepte a Nicolas Perrot, prevost des marchans de lad. ville, et maistre Jherosme Angenoust, procureur du Roy et d’icelle ville, la somme de trente livres tournois que nous leur avons ordonnee et odonnons par ces presentes pour leur sallaire, journees et vaccations d’un voiage par eulx faict devers le Roy estant a Sainct Germain en Laye, suivant la deliberation du conseil de lad. ville du premier jour de decembre dernier passé, pour luy faire entendre le dommaige que le connexe de la marchandise pouvoit avoir pour le decry des monnaies et pour les deffenses qui avoient esté faictes de ne tirer de bledz du pais de Picardie, aussi pour la suppression du greffe des insinuations, en quoy faisant ilz ont vacqué par l’espace de quatre jours, partans de cested. ville le sabmedy cinquiesme jour de decembre dernier passé et retourné le huictiesme jour dud. mois, qui est a raison de cent solz tournois pour led. prevost des marchans et de cinquante solz tournois pour led. procureur, par jour, en ce non comprins la despence qui leur a esté faicte de par lad. ville, et par rapportant ces presentes et quictance desd. Perrot et Angenoust, lad. somme de XXX l. t. vous sera allouee en voz comptes et rabatue de vostred. recepte dud. domaine partout ou il appartiendra. Donné au bureau de l’hostel de lad. ville le XXVe jour de janvier l’an mil cinq cens cinquante six.<lb/>Boursier, Du Ru, De Courlay, Messier »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Henri II</persname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Marché pour des ouvrages de menuiserie dans la basse-cour du château à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 7265</unitid>
                <unitdate normal="1581/1581" encodinganalog="3.1.3">6 mai 1581</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cet acte a été acquis par le musée à la vente du 16 décembre 1887, Eugène Charavay.
<lb/>En déficit, constaté en 2016. Une photocopie en est conservée aux Archives nationales, Minutier central, ét. XCVI, 1A.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Fut present en sa personne honnorable homme David Fournier, maistre menuisier à Paris, demeurant rue Sainct Honoré, paroisse Sainct Germain de l’Auxerrois, lequel recongneu et confessa avoir promis et promect au Roy nostre sire, absent, noble homme Baptiste Androict du Cerceau, architecte ordinaire de Sa Magesté et commis par Sadicte Magesté en l’absence de monseigneur le mareschal de Raiz pour ordonner toute la despence des ouvraiges de ses bastimens de Sainct Germain en Laye, à ce present, stipullant et acceptant par le commandement d’icelluy seigneur, et encore en la presence de noble homme Mederic de Donon, conseiller du Roy et contrerolleur general de sesdicts bastimens, de faire et parfaire bien et deuement au dict d’ouvriers et gens à ce congnoissans tous et chascuns les ouvraiges de menuiserye qu’il convient faire en la basse cour du chasteau dudict Sainct Germain en Laye, soit en huisseries, croysees, fenestres, portes et autres choses cy apres declarees, c’est assavoir faire tous et chascuns les huiz ferrés qu’il conviendra qu’on mette au premier estage du rez de chaussee de ladicte basse court, des longueurs et largeurs qu’il apartiendra, et de poulce et demy d’espoisseur, cellez à clefz et emboutez par les deux boutz, et ceulx des salles, chambres, garderobbes et cabinetz, de pareille façon et de quatorze lignes d’espoisseur.<lb/>Item toutes et chacunes les croisees, demy croisees, fenestres bastardes qu’il conviendra qu’on mette esdicts premier, second et troisiesme estage desdicts bastimens de largeur et haulteur qu’il conviendra, lesquelles fenestres, tant grandes que petites, seront reduittes à croisees entieres, à conter six vollez pour croisee, et en continuant et dyminuant au prorata, chacune croisee garnye de ses montants, basses traverses, fueillures et recouvrement, et faire le tout en bon bois, vif, secq, sans aulbier, loyal et marchant, le tout au dict d’ouvriers et gens à ce congnoissans, comme dict est. Ceste promesse faicte prix passé pour chacune desdictes portes et huisseries, l’une portant l’autre, de la qualité cy devant, la somme de trois escus d’or sol, et pour chacune desdictes croisees, en la forme que dict est, la somme de six escus d’or sol deux tiers, lesquels prix seront paiez audict Fournier au feur et ainsi qu’il fera lesdicts ouvraiges par le tresorier des Bastimens du Roy, sur lequel prix luy sera advancé par ledict tresorier des Bastimens dedans ce jourd’huy la somme de deux cent escus d’or sol, à commancer à faire besogner esdicts ouvraiges des lundy prochain et continuer sans distraire en la plus grande diligence que faire ce pourra, et y mettre bon et suffisant nombre d’ouvriers. Car ainsy. Promettant. Obligeant corps et biens comme pour les propres affaires du Roy. Faict et passé en ladicte maison et hostel dudict David Fournier sis rue Sainct Honoré comme dict est le sixiesme jour de may mil cinq cens quatre vingtz ung apres midy.<lb/>Androuet, de Donon<lb/>Fournier<lb/>Le Marchant, Briquet »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Henri III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Basse-cour</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Arthur de Boislisle, « Contrat de 1581 relatif aux ouvrages de menuiserie de la basse-cour du château de Saint-Germain », Revue archéologique, 3e série, t. XI, janvier-juin 1888, p. 214-220.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Nicole Villa, « Petite chronique de Saint-Germain et de ses châteaux d’après les documents conservés à la bibliothèque du musée des Antiquités nationales », Antiquités nationales, n° 16/17, 1984/1985, p. 135-139.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour le décor de la grotte d’Orphée au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 6726</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1603</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires soubzsignez, Thomas Francine, ingenieur du Roy, a confessé avoir receu comptant de noble homme maistre Jehan Jacquelin, tresorier des Bastimens du Roy, la somme de dix huict cens livres tournois en [vide] à luy ordonnée sur estantmoings des aornemens et decoration de la grotte de l’Orphée à Sainct Germain en Laie et materiaux qu’il y fournit et entretenement de ses hommes qui y travaillent, de laquelle somme de XVIIIc l. il se tient content et quicte led. sieur Jacquelin, tresorier, et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Faict et passé es hostelz desd. notaires le dix septiesme jour de septembre apres midy mil six cens trois, et a signé.<lb/>La soma di lire millaottocianto<lb/>Tomaso Francini<lb/>Chapelain, Le Vasseur »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Brevet de nomination du gouverneur de l’une des volières du Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 6666</unitid>
                <unitdate normal="1632/1632" encodinganalog="3.1.3">4 août 1632</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’huy IIIIe aoust M VIc trente deux, le Roy estant à Saint Germain en Laye, bien informé de la capacité et experience que Pierre Berthin, concierge et garde meuble de son chasteau neuf dud. Saint Germain en Laye a à la conduicte et nourriture des oyseaux et volatilles, Sa Majesté luy a accordé et faict don de la charge, conduicte et gouvernement de ses oyseaux et autres volatilles qui sont en l’une des volieres dud. chasteau neuf de Saint Germain, que nagueres souloit exercer Hippolite Chamouin dit Chambert et à present vaccante par son decedz et trespas, veult et entend Sad. Majesté que led. Berthin jouisse des mesmes gaiges, droictz, revenus, esmolumens et entretenement qu’avoit led. Chambert à cause de lad. charge, m’ayant à cette fin comandé de luy en expedier le present brevet qu’Elle a pour ce voulu signer de sa main et estre contresigné par moy, conseiller en son conseil d’Estat et secretaire de ses commandemens.<lb/>Louis<lb/>De Lomenie »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Attestation de paiement pour des travaux aux terrasses du Château-Neuf</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 6727</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">28 août 1669</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Je Sebastien François Delaplanche, escuier, conseiller du Roy, tresorier general de ses Bastimens, jardins, arts et manufactures de France soubzsigné, certiffie à tous qu’il appartiendra avoir payé pendant l’année de mon exercice 1663 aux sieur Guillaume et François Villedo et Antoine Bricard, associez, entrepreneurs des ouvrages de maçonnerie des perrons, terrasses et closture de Saint Germain en Laye, la somme de cent cinquante neuf mil livres à compte des ouvrages de maçonnerie qu’ils ont faicts ausd. perrons, terrasses et closture de Saint Germain en Laye, en foy de quoy j’ay signé la presente.<lb/>A Paris, le XXVIIIe aoust MVIc soixante neuf.<lb/>Pour certifficat seulement<lb/>Delaplanche »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Quittance pour des travaux dans l’appartement de mademoiselle de Blois à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 6203</unitid>
                <unitdate normal="1679/1679" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1679</unitdate>
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                <p>« En la presence des conseillers du Roy, notaires à Paris, soussignez, Estienne Le Hongre, sculpteur ordinaire du Roy, a confessé avoir receu comptant de Sebastien François de la Planche, escuyer, conseiller du Roy, tresorier general des Bastimens et jardins de Sa Majesté, arts et manufactures de France, la somme de trois cens quatre vingts quatre livres pour les ouvrages de sculpture et stuc qu’il a faits à l’appartement de mademoiselle de Blois à Sainct Germain en Laye. Dont etc. Quittant etc. Fait et passé es estudes etc. l’an mil six cens soixante dix neuf, le vingt huictiesme jour de juillet.<lb/>Le Hongre<lb/>Ferret, Moufle »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’événements survenus au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="MAN">Bibliothèque, 7013</unitid>
                <unitdate normal="1680/1680" encodinganalog="3.1.3">janvier 1680</unitdate>
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                <p>« De Saint Germain en Laye, le 5 janvier 1680<lb/>Le premier de ce mois<lb/>Feste de la Circoncision. Le Roy, accompagné des chevaliers de l’ordre du Saint Esprit, entendit dans la chapelle du vieux chateau la messe celebrée par l’archevesque d’Ambrun, evesque de Metz, commandeur des Ordres.<lb/>Le deuxiesme<lb/>Le baron Bielke, ambassadeur extraordinaire de Suede, eut audiance du Roy et le remercia de ce qu’il a obligé l’Electeur de Brandebourg à rendre au roy de Suede toutes les places qu’il avoit prises en Pomeranie.<lb/>De Paris, le 13 janvier 1680<lb/>Le duc de Crequi, premier gentilhomme de la chambre et gouverneur de cette ville, a eté choisy par le Roy pour aller en Baviere porter les presens de noces à madame la Dauphine et pour la conduire jusqu’à ce que elle soit arrivée en France.<lb/>Il partira aujourd’huy.<lb/>De Saint Germain en Laye, le 19 janvier 1680<lb/>Le quinziesme de ce mois<lb/>Le contrat de mariage du prince de Conty avec mademoiselle de Blois fut signé dans la chambre du Roy. Le Roy alla à 7 heures du soir dans la chambre de la Reine et passa ensuite dans la sienne avec toute la maison royale, qui s’etoit rendue chez la Reine. Le prince de Conty donna la main à mademoiselle de Blois. Elle avoit une mante dont la queue de cinq aunes de long etoit portée par mademoiselle de Nantes. Le Roy s’approcha d’une table qui etoit contre la muraille. A sa gauche etoit la Reine, et ensuite monseigneur le Dauphin, Monsieur, Madame, Mademoiselle, mademoiselle d’Orléans, madame la grande duchesse de Toscane, madame de Guise, le prince de Condé, le duc d’Anguyen, la duchesse d’Anguyen, le prince de la Roche sur Yon, mademoiselle de Bourbon, la princesse de Carignan, le comte de Vermandois, le duc du Maine, mademoiselle de Nantes et mademoiselle de Tours, tous rangés en demy cercle autour de la table. Le prince de Conty et mademoiselle de Blois se mirent l’un aupres de l’autre en dedans du demy cercle, vis à vis de la table. Le marquis de Seignelay, secretaire d’Etat, s’approcha du bout de la table vis à vis du Roy fit lut tout haut le commancement du contrat. Mais, à peine eut il lu une partie des qualités que le Roy lui dit que cela suffisoit et signa le contrat. Le prince de Conty se mit à sa place, entre la duchesse d’Anguyen et le prince de la Roche sur Yon, et mademoiselle de Blois à la sienne, entre le duc du Maine et mademoiselle de Nantes. La Reine, monseigneur le Dauphin, Monsieur, Madame et les princes et princesses de la maison royale signerent apres le Roy. Lorsque le contrat fut signé, le cardinal de Buillon, grand aumonier de France, entra en grand rochet et camail, suivy de l’abbé de Saint Luc, aumonier du Roi, et de quelques ecclesiastiques de la chapelle du Roy, et s’avança jusqu’au milieu de la chambre. Le prince de Conty et mademoiselle de Blois s’approcherent de luy et il fit ensuite les ceremonies ordinaires des fiançailles. Quand il demanda au prince de Conty s’il consentoit à prendre Anne Marie de Bourbon, là presente, pour sa femme, le prince de Conty, avant que de repondre, fit une reverence au Roy, une à la Reine, et une au prince de Condé comme à son tuteur, pour leur demander la permission. Et lorsqu’il demanda à mademoiselle de Blois s elle promettoit de prendre Louis Armand de Bourbon, prince de Conty, là present, pour son maris, avant que de repondre, elle se tourna vers le Roy et vers la Reine pour leur en demander la permission. Les fiançailles achevées, le cardinal de Buillon se retira et le Roy et toute la cour allerent à l’opera. Le lendemain, le cardinal de Buillon fit la ceremonie du mariage dans la chapelle du vieux chateau, en presence du Roy, de la Reine et de toute la maison royale, et, apres la messe, il baptisa le duc de Bourbon. Le Roy fut son parrain et Madame fut sa maraine. Le Roi le nomma Louis. Ensuite, le Roi alla disner avec la Reine, monseigneur le Dauphin, Monsieur, Madame, monsieur le duc de Chartres, Mademoiselle, mademoiselle d’Orleans, madame la grande duchesse, madame de Guise, et la princesse de Conty.<lb/>Le soir, il y eut comedie, et, apres la comedie, un grand souper, où le Roy, la Reine, monseigneur le Dauphin, Monsieur, Madame, monsieur le duc de Chartres, toutes les princesses de la maison royale et cinquante femme de qualité mangerent à une table qui fut servie à trois services de pres de 200 plats chacun. Le cardinal de Builon fit la benediction du lit. Le Roy donna la chemise au prince de Conty. Le lendemain, le Roy et la Reine allerent la voir dans son appartement au chateau neuf. Le Roy a donné à la princesse de Conty le duché de Vaujours, un million d’argent comptant, 100000 l. de pension et beaucoup de pierreries, au prince de Conty cinquante mil écus d’argent comptant et une pension de 25000 ecus, et une de 20000 au prince de la Roche sur Yon.<lb/>Le Roy a donné au sieur Fagon, medecin de la Reine, la charge de premier medecin de madame la Dauphine.<lb/>Le huit de ce mois<lb/>Les deputés des Etats de Bourgogne, conduis par le marquis de Rhodes, grand maistre des ceremonies, et presenté par le duc d’Anguyen, gouverneur de la province, et par le marquis de Chateauneuf, secretaire d’Etat, eurent audiance du Roy. L’evesque d’Auxerre etoit deputé du clergé et porta la parole, et le comte de Briord etoit deputé de la noblesse.<lb/>Le douziesme, ils eurent aussi audiance de Monsieur et de Madame, et y furent conduis par le sieur de Saintot, maistre des ceremonies.<lb/>Le Roy a donné l’eveché de Carcassone a Louis de Bourlemont, eveque de Frejus, celui de Frejus à Jacques Potier de Novion, eveque de Cisteron, et l’abbaye de Ligues, dans le Boulonnois, au frere du sieur de Megrigny, gouverneur de la citadelle de Tournay.<lb/>Le quinziesme<lb/>Les sieurs Boreel et Dyckfeld, ambassadeurs extraordinaires de Hollande, eurent audiance particuliere du Roy, et y furent conduis par le sieur de Bonneuil, introducteur des ambassadeurs.<lb/>De paris, le 20 janvier 1680<lb/>Le treiziesme de ce mois, Marie Françoise de Lorraine, fille de Charles de Lorraine, duc d’Elbeuf, chef de la maison de Lorraine en France, fit profession dans le couvent des flles de Sainte Marie du fauxbourg Saint Germain. La Reine lui donna le voile noir. Le cardinal de Buillon, son oncle, fit la ceremonie et l’abbé des Alleurs prescha.<lb/>On a fait aujourd’huy dans l’eglise du Val de Grace l’anniversaire de la reine mere. Monsieur et Madame y ont assisté. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Collection "Manuscrits"</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Extraits du registre tenu par Philibert Beaune, attaché au musée de Saint-Germain-en-Laye, concernant les visites de la famille impériale et l'aménagement du musée</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="MAN">Manuscrits, 4702</unitid>
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                  <persname id="atom_48760_actor">Beaune, Philibert</persname>
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                  <p>Attaché de conservation au musée de Saint-Germain-en-Laye du 15 mars 1862 à sa mort le 30 décembre 1867.<lb/>Auteur du premier Historique du musée impérial en 1867</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [p. 1] Saint-Germain, 19 avril 1863<lb/>A M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des musées impériaux<lb/>[…]<lb/>Jeudi dernier, les travaux du château et du musée ont été visités par l’Empereur. Vous avez dû être informé de cette visite.<lb/>[…]<lb/>[p. 2] 20 avril 1863<lb/>A M. de Longpérier, conservateur des musées impériaux<lb/>[…]<lb/>M. le conservateur-adjoint a eu l’honneur de vous rendre compte de la visite récente de l’Empereur au musée gallo-romain. Autrement, j’aurais rempli ce devoir. Le journal de Saint-Germain, qui m’est communiqué à l’instant, contient des détails fort inexacts sur cette visite. L’ensemble de l’article peut vous intéresser ; je vous l’envoye.<lb/>Les vitrines du musée Campane remontées dans la salle de Mars produisent bon effet. Cette salle peut être prête très prochainement.<lb/>[…]<lb/>A M. de Longpérier, 8 mai 1863<lb/>[…]<lb/>J’ai eu l’honneur de vous annoncer hier que les vitrines provenant du palais de l’Industrie étaient placées, repeintes et prêtes à recevoir les objets qui leur sont destinés. Avec ceux rassemblés ici et ceux que le Louvre réserve au musée de Saint-Germain, avec les objets que S. M., dans sa dernière visite, a promis d’envoyer, on pourrait garnir toutes ces vitrines et meubler la grande salle. Je me mets à votre disposition aussitôt que vos grands travaux vous permettront de veiller à l’enlèvement de ces objets.<lb/>La mosaïque d’Autun qui était déposée dans la chapelle du château vient d’être placée provisoirement dans le magasin du musée.<lb/>[…]<lb/>[p. 3] 15 mai 1863<lb/>Visite au musée de S.A.S. la princesse Mathilde. Dans la suite de la princesse, MM. le comte de Nieuwerkerke, Courmont, directeur des Beaux-Arts, Violet-le-Duc, etc. Le journal de Saint-Germain a parlé de cette visite.<lb/>[…]<lb/>18 mai 1863, à M. de Longpérier<lb/>[…]<lb/>M. de Nieuwerkerke est venu ici, et à sa suite une collection donnée par S.M. – débris de poteries, de colliers, d’armes, vase entier. M. le directeur général a annoncé l’envoi prochain des objets du Louvre dont j’ai fait la description sommaire.<lb/>[…]<lb/>[p. 4] 23 mai 1863<lb/>A M. de Breuvery, maire de Saint-Germain<lb/>J’ai vivement regretté d’avoir jeté, au milieu de la visite que vous m’avez fait l’honneur de me rendre, le prix de la plaquette intéressant la ville de Saint-Germain (Procès-verbal de l’assemblée du clergé, présidée par Bossuet, etc…). J’aurais dû y voir le moyen d’acquitter mon droit d’entrée dans l’illustre cité.<lb/>Pour amoindrir mes regrets, veuillez, Monsieur le Maire, accepter pour la bibliothèque publique un ouvrage héraldique dont il m’a été donné deux exemplaires pour compte rendu (De la chevalerie de Lorraine, par Bouton). Je serai heureux de répéter ces dons, aussi souvent que l’occasion se présentera.<lb/>[…]<lb/>28 mai 1863<lb/>A M. Millet, architecte du château de Saint-Germain<lb/>Voici mon premier né à Saint-Germain. Il aspire à l’honneur insigne de trouver un parrain. Il croitra en force et en beauté si vous répandez sur lui la chaleur de l’adoption.<lb/>Sérieusement, le musée de Saint-Germain ne sera, aux yeux du plus grand nombre, que d’un intérêt relatif. Cet intérêt ne serait-il pas centuplé si à l’étude de l’antique venaient se rattacher les souvenirs historiques particuliers aux différentes époques du château.<lb/>Je voudrais donc, à la suite des collections gallo-romaines, et pour récréer l’œil et l’esprit, je voudrais une chambre François 1er, une chambre Louis XIII, une chambre Louis XIV, pourtraictées, ornées, meublées suivant ces trois époques, avec les portraits, autographes, souvenirs des hôtes illustres du château.<lb/>A chacun sa tâche. A moi de fouiller, chercher, réunir. Je sais déjà où prendre. Par ex. : pour notre chapelle : un ornement pontifical complet qui a appartenu à Bossuet.<lb/>A vous, Monsieur, de préparer, d’enjoliver, de croquer ces chambres pittoresques ; je ne dis pas demain, ni l’an prochain, mais pour l’époque qui surgira à son heure.<lb/>Veuillez me dire préalablement votre avis, en gardant entre nous ce projet, jusqu’à ce que j’en réfère à qui de droit.<lb/>Ph. Beaune<lb/>[…]<lb/>[p. 15] 25 août 1863<lb/>Visite au château et au musée, à 7 heures du soir, de S. M. l’Impératrice, accompagnée d’une suite nombreuse, dans laquelle M. Prosper Mérimée.<lb/>[…]<lb/>[p. 38] A M. le surintendant des Beaux-Arts, 24 juillet 1864<lb/>Le 14 juin dernier, un accident imprévu a tué un ouvrier dans les chantiers du château de Saint-Germain. En l’absence de M. Millet, architecte, retenu à Paris par les examens de l’école des Beaux-Arts, et sur sa demande, M. le conservateur-adjoint étant empêché par indisposition, j’ai assisté au convoi. Sous l’inspiration de la douleur générale, surexcité par la présence d’orphelins qui redemandaient à Dieu leur père, j’ai fait appel au cœur des nombreux assistans en faveur de ces enfans et j’ai proposé aux employés et aux ouvriers du château d’abandonner une journée de leur traitement et de leur salaire. Cet appel a produit une somme de 539 f. 75 c.<lb/>Sur le rapport de M. Millet, M. le Ministre s’est empressé d’adresser une somme de 500 f.<lb/>Les entrepreneurs ont immédiatement réalisé, sur une généreuse initiative, un don de pareille somme.<lb/>La société de secours mutuels dont faisait partie la victime a contribué à l’œuvre charitable pour une somme de 139 f.<lb/>De son coté, madame de Girardin, femme du général commandant militaire du château, a fait un appel au cercle de ses connaissances et a réuni une somme de 842 f.<lb/>C’est donc un total de 2579 f. 75 c. que la souscription a atteint.<lb/>Ces diverses sommes ont été successivement placées au nom des enfans à la caisse d’épargnes de Saint-Germain.<lb/>Reste encore l’espérance, prochainement réalisable, de faire entrer un des enfans à l’orphelinat de la ville de Saint-Germain, établissement créé par la charité privée.<lb/>En vous rendant compte, Monsieur le Comte, et du malheur et de ce qui a été opéré pour l’atténuer, je n’ai d’autre but que de vous affirmer que chacun a fait son devoir dans ces tristes circonstances et s’est rappelé qu’il tenait de loin ou de près à cette grande et noble maison qui s’appèle « la maison de l’Empereur ».<lb/>[…]<lb/>[p. 39] Mardi 26 juillet 1864<lb/>Visite de M. le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts, au musée et au château.<lb/>Communication d’une page d’épreuves de l’armorial des gentils-hommes de Bourgogne, par Henri Beaune, où le nom d’un des aïeux de M. le comte est mentionné, Jean de Nieuwerkerke, panetier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Demande d’autorisation de réserver à la collection d’objets de l’âge de pierre provenant des carrières du Périgord donnée par M. de Breuvery, maire de la ville de Saint-Germain, au musée gallo-romain, une vitrine spéciale, avec mention du nom du donateur. Autorisation de laisser suivre l’enquête pour une médaille de sauvetage.<lb/>[…]<lb/>[p. 42] 4 septembre 1864<lb/>Visite au château de Saint-Germain, le dimanche, jour de la fête des Loges, de S.A.I. le prince Napoléon (Jérôme) accompagné de la princesse Clotilde et du prince héréditaire du royaume d’Italie, S.A.R. le prince Humbert. M. le général de Girardin, commandant militaire du château, M. Rossignol, conservateur-adjoint des musées impériaux, et M. Beaune, attaché aux mêmes musées, ont reçu les princes et leur suite, qui se composait de plusieurs officiers italiens, de M. Villot, aide de camp du prince Napoléon, et de madame la duchesse d’Abrantés, dame d’honneur de la princesse Clotilde. M. de Longpérier, conservateur au Louvre, était présent. Après avoir visité le château, même les terrasses supérieures, et juré la bonne direction donnée aux travaux de restauration, et le musée, les visiteurs se sont rendus à la fête des Loges.<lb/>[p. 43] Visite de l’Empereur<lb/>10 septembre 1864, samedi.<lb/>S. M. l’Empereur est arrivé à 5 heures au château de Saint-Germain. Dans sa suite se trouvait M. le capitaine de Raffyes, un de ses officiers d’ordonnance, chargé à Meudon de l’atelier de confection des anciennes machines de guerre pour le musée de Saint-Germain. S. M. a été reçue par le général de Girardin, MM. Rossignol et Beaune. L’Empereur a visité avec M. Millet, architecte du château, les travaux, dont il a complimenté M. Millet, puis le musée, pour les objets duquel il a recommandé l’application d’étiquettes indicatives des provenances. L’Empereur est parti ensuite pour Saint-Cloud.<lb/>[…]<lb/>[p. 59] Le mardi 4 avril 1865<lb/>LL. MM. l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie sont venus visiter le château à 2 heures ½ après midi. LL. MM. étaient accompagnées d’une suite peu nombreuse, sans costume officiel. Leurs Majestés sont arrivées en chemin de fer, par train ordinaire, et sont reparties à 5 heures par la même voie. Elles ont parcouru les travaux du château et se sont fait expliquer les plans de la restauration de ce château. M. l’architecte était absent. Leurs Majestés, en sortant du château, sont allées se promener sur le parterre. La foule était immense et se tenait à distance respectueuse. Les cris de Vive l’Empereur, Vive l’Impératrice et Vive le Prince impérial étaient sans cesse proférés. Dans l’intérieur du château, les ouvriers occupés aux réparations ont présenté un bouquet de viollette à l’Impératrice. L’Empereur leur a donné une somme de 300 francs.<lb/>[…]<lb/>[p. 63] 10 mai 1865<lb/>Visite au château et au musée de M. le comte Waleski, ancien ambassadeur, ancien ministre d’Etat.<lb/>[…]<lb/>[p. 78] Jeudi 19 avril 1866<lb/>M. Boselli, préfet de Seine-et-Oise, qui a succédé à M. le comte de Saint-Marsault, nommé sénateur, et qui vient de décéder, est arrivé au château à trois heures, accompagné de M. de Breuvery, maire, et Valtat, adjoint de la ville de Saint-Germain. M. le préfet a été reçu par M. Eugène Millet, architecte, et par M. Choret, inspecteur des travaux du château. M. Rossignol, conservateur-adjoint, étant absent pour affaires de service, M. Ph. Beaune a reçu M. le préfet au musée. M. Borelli a parcouru en détail les travaux de restauration et, en homme habité à la science architectonique, a félicité M. Millet, qu’il avait déjà apprécié dans le département de la Marne. Après la visite des salles neuves destinées au musée gallo-romain, M. le préfet a parcouru le musée, plus en connaisseur qu’en curieux, car il a donné sur les objets composant la suite des époques des détails et des comparaisons qui ont vivement intéressé ceux qui l’accompagnaient. M. le préfet s’est longuement arrêté aux deux vitrines qui contiennent la collection donnée au musée gallo-romain par M. de Breuvery, collection composée de silex et d’ossemens travaillés remontant aux époques anté-historiques et provenant des cavernes du Périgord. Les questions se multipliaient sur ces époques curieuses et les réponses de M. de Breuvery se succédaient avec la clarté, la précision de l’amateur qui a compris, fouillé et expliqué les cavernes à la suite de MM. Lartet, Christi, etc., et qui a voulu laisser au musée naissant les traces de ses études et de ses travaux.<lb/>Le n° du samedi 21 avril de l’industriel de Saint-Germain contient une relation de cette visite. Nous avons déposé ce n° aux archives du musée, comme nous y collectons toutes les publications qui intéressent la ville, le musée et l’archéologie du département.<lb/>[…]<lb/>[p. 84] Visite de l’Empereur, 29 juin 1866<lb/>30 juin 1866, à M. le comte de Nieuwerkerke, surintendant<lb/>Monsieur le Comte,<lb/>Hier vendredi, à neuf heures moins un quart du soir, l’Empereur, accompagné de l’Impératrice et du Prince impérial, est arrivé à l’improviste, au château, avec une suite nombreuse.<lb/>L. M. ont visité les nouvelles salles, que j’ai pu faire éclairer à la hâte, ainsi que le musée.<lb/>L’Empereur a exprimé sa satisfaction sur le genre et le bon goût de décoration des nouvelles salles. S. M. a examiné les vitrines destinées à ces salles, les a trouvées propres à leur destination et, par leur élégante simplicité, en parfaire harmonie avec cette peinture décorative, vraiment pompéienne.<lb/>L’ensemble des travaux de restauration du château, les détails d’architecture du grand escalier ont été l’objet d’éloges souvent répétés.<lb/>J’ai mis sous les yeux de l’Empereur le résultat de mes recherches gallo-romaines autour de Saint-Germain. Le casque gaulois et plusieurs objets récemment découverts ont paru intéresser l’Empereur, qui a daigné m’engager à continuer les recherches et à les lui communiquer.<lb/>Leurs Majestés sont reparties à 9 heures ½.<lb/>C’était l’heure où les nombreux étrangers en villégiature à Saint-Germain et les habitants viennent sur la terrasse. La place du Château et ses alentours étaient couverts d’une foule pleine de respect et d’enthousiasme. Cet enthousiasme, à l’arrivée comme au départ, s’est manifesté par le cri national mille fois répété de Vive l’Empereur, Vive l’Impératrice, Vive le Prince impérial. L. M. étaient visiblement émues des élans spontanés de cette ovation populaire.<lb/>Veuillez agréer etc.<lb/>[…]<lb/>[p. 87] 19 août 1866<lb/>Installation de M. Alexandre Bertrand, nommé conservateur-adjoint.<lb/>[…]<lb/>[p. 112] 1er avril 1867<lb/>Accident dans les démolitions du château<lb/>A M. le conservateur<lb/>Ce matin, à 7 h. ½, un ouvrier, Jean Berondau, employé dans les démolitions du pavillon nord-est du château, est tombé du 2e étage. Il s’est heureusement ratrappé et accroché à des étais, et courageusement est rendu suspendu jusqu’à ce que ses camarades eussent apporté des échelles pour le dégager. Néanmoins, il a eu l’épaule cassée et une forte blessure à la tête. En l’absence de MM. Millet et Choret, je lui ai fait administrer les premiers soins sur place et ai veillé à son transport chez lui. J’ai veillé à son transport à domicile et ai fait appeler le médecin de la société de secours mutuels à laquelle cet ouvrier appartient. Jusque à la clavicule, l’épaule est brisée. Il a une large blessure à la tête. Le médecin pense qu’il sera un moins sans travailler. M. Choret, inspecteur des travaux, que j’avais prévenu, lui a fait remettre une somme de cinquante francs sur la caisse des travaux. Sans la présence d’esprit et le courage de cet homme, un plus grand malheur était à déplorer. Il est marié et père d’un enfant. Il aura droit, par les statuts de la société de secours mutuels, à une indemnité de 2 f. par journée de maladie et aux soins gratuits de médecin et médicaments et de pharmacien. Quoique cet accident soit arrivé dans les chantiers de restauration du château, en dehors du musée, j’ai cru devoir adresser un rapport à M. le conservateur.<lb/>[p. 113] Visite de M. le surintendant des Beaux-Arts<lb/>Vendredi 12 avril 1867<lb/>M. le surintendant des Beaux-Arts, accompagné de M. de Cardaillac, directeur des Bâtimens civils au ministère de la Maison de l’Empereur, ainsi que de plusieurs membres de la commission d’organisation du musée, est venu visiter la partie restaurée du château et les salles du musée. Après avoir reçu de M. Millet, architecte, la clé de cette partie de l’édifice, comme prise de possession, et avoir parcouru les salles destinées au musée, M. le surintendant, en raison de ce que les travaux d’appropriation restent encore à terminer dans ces salles, a décidé que le musée s’ouvrirait le 1er mai prochain. M. le comte de Nieuwerkerke a hautement et à plusieurs reprises exprimé sa satisfaction sur l’habileté qui a dirigé la restauration du château et l’arrangement des objets scientifiques que contient le musée.<lb/>[…]<lb/>[p. 114] 23 avril 1867<lb/>Ouverture du musée<lb/>Arrêté de M. le surintendant<lb/>Art. 1er. Les salles du musée de Saint-Germain sont ouvertes au public à partir du 1er mai prochain les mardi, jeudi et dimanche de chaque semaine, de 11 heures ½ du matin à 5 heures du soir.<lb/>Art. 2. Deux fois par semaine, le mercredi et le vendredi, sont consacrés à l’étude. Le public ne sera admis au musée, ces jours-là, que sur la présentation d’une carte délivrée par l’administration.<lb/>Art. 3. Le musée, jusqu’à nouvel ordre, sera fermé le lundi et le mercredi.<lb/>Le sénateur, surintendant des Beaux-Arts<lb/>Comte de Nieuwerkeke<lb/>23 avril 1867<lb/>A M. le maire de la ville de Saint-Germain,<lb/>J’ai l’honneur de vous adresser l’ampliation d’un arrêté de M. le sénateur, surintendant des Beaux-Arts, qui fixe l’ouverture du musée au 1er mai prochain. J’aurai soin de vous prévenir des jour et heure de la cérémonie officielle. Le 1er mai tombant un mercredi, jour d’étude, j’ai fait décider, conformément à vos désirs, que ce jour le musée serait exceptionnellement ouvert au public.<lb/>[…]<lb/>[p. 115] 4 mai 1867<lb/>A monsieur le directeur du Figaro<lb/>Le Figaro d’hier commet une erreur involontaire, et sans contredit, à l’insçu de M. Viollet-le-Duc, en lui attribuant la restauration du château François Premier à Saint-Germain. L’éminent architecte de Notre-Dame de Paris et de tant d’autres monuments sur presque tout le sol de la vieille France va être heureux de la rectification qui rend à M. Eugène Millet, architecte diocésain à Paris, son ami et son élève, et à lui seul, le mérite de la restauration de l’une des œuvres les plus originales de la Renaissance.<lb/>L’amitié a ses susceptibilités comme ses délicatesses. Je m’empresse de satisfaire aux unes en signalant l’erreur, et je ménage les autres en arrêtant ma plume à propos de l’artiste habile qui a restitué ou bâti non seulement le château de Saint-Germain, mais encore les cathédrales de Troyes et de Moulins, les églises de Boulogne, de Montfort-l’Amaury et autres.<lb/>[…]<lb/>[p. 116] 4 juin 1867<lb/>A M. le secrétaire général du ministère de la Maison de l’Empereur<lb/>Visite de S. A. R. le prince héréditaire de Prusse<lb/>Monsieur le Secrétaire général,<lb/>Grâce à la dépêche télégraphique que vous avez bien voulu m’adresser, j’ai eu le temps, en l’absence de M. le conservateur du musée, de me mettre en mesure, pour recevoir S.A.R. le prince héréditaire de Prusse. M. le colonel des dragons de l’Impératrice s’est empressé d’envoyer au château un piquet d’honneur. Le prince est arrivé dans une voiture de la Cour, accompagné du prince de Hesse, d’un aide de camp de l’Empereur attaché à sa personne, et de plusieurs autres personnages de sa maison. Les maîtres ont été reçus par M. le colonel des dragons, M. Eugène Millet, architecte du château, qui avait été prévenu par M. de Cardaillac. Le prince a voulu examiner en détail la partie du château restaurée dans tous ses détails, depuis le rez-de-chaussée jusqu’à la terrasse supérieure, et a complimenté à plusieurs reprises l’architecte sur l’habileté qui a présidé à cette restauration.<lb/>Le prince a visité la chapelle. Dans les salles du musée, le prince a surtout fixé son attention sur les monuments de l’époque de la conquête des Gaules par César. La reproduction du plan visuel du siège d’Alise a paru vivement l’intéresser. Le vase trouvé à Alise et dont lui avait parlé l’Empereur lui a été présenté et il en a admiré le beau travail.<lb/>Le prince a voulu visiter à l’église paroissiale de la ville de Saint-Germain le tombeau du roi Jacques II, restauré, a dit S.A.R., par ma belle-mère (la reine d’Angleterre). La foule qui couvrait la place du Château s’est écartée et s’est découverte respectueusement pour livrer passage aux nobles visiteurs. A 5 h. ½, le prince repartait, heureux, a-t-il dit de la visite qu’il venait de faire, reconnaissant de l’accueil plein de dignité d’une population, salué par la foule aux cris de Vive l’Empereur.<lb/>[…]<lb/>[p. 126] 26 juillet 1867<lb/>A M. Millet, architecte du château<lb/>Forge<lb/>M. le surintendant a approuvé, le 12 de ce mois, l’installation dans une cave du château d’une forge et de son outillage pour la réparation des objets antiques et même pour la reproduction des objets dont le musée ne pourrait se procurer les originaux. Cette installation est urgente, parce que l’exposition universelle doit fournir un grand nombre de ces pièces originales. Vous faites espérer que l’établissement de cette gorge ne rencontrerait aucune difficulté. Je vous prie de vouloir bien solliciter l’adjudication des Bâtiments civils l’autorisation nécessaire. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48760_actor">Beaune, Philibert </persname>
                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Collection des estampes (Musée)</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Michel Lasne d'après Alessandro Francini, Portrait des chasteaux royaux de Sainct Germain en Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="MAN">Doc.est.2010.1</unitid>
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        Estampe au burin de 90,0 cm de hauteur et de 59,3 cm de largeur    </physdesc>
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          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Autres dépôts d'archives</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Besançon, Bibliothèque municipale</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant le possible départ du roi de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque municipale de Besançon">Ms Granvelle 40, f. 139</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">11 février 1547</unitdate>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Quelque peu apres la mort du feu roy d’Angleterre, fut icy publié que le roy de France tumba malade d’un rume, dont il fut contrainct prendre le lict, et dit lors en soubzriant que si led. feu roy d’Engleterre l’avoit adjourné pour le suyvre, que ce seroit bien aultre parolle. Il a prins, Sire, medecine, et n’est nouvelle qu’il doibts encores bouger de Saint Germain, sy ne va a La Muette proche de la. L’on dit que, en ce voyaige, il ne ira a Fontainebleau, a cause que l’ouvraige qu’il y fait bastir de nouveaul est imparfait et qu’il ne sera achevé avant six mois. […] »</p>
              </scopecontent>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne : 
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant le désir du roi d’aller à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque municipale de Besançon">Ms Granvelle 40, f. 249</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1547</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’huy le Roy se retreuve bien fort malade d’une fiebvre, laquelle luy est survenue parce que son appostume s’est rouvert, ouquel il se retreuve telle pourriture que les medecins desperent de la curation. Led. Roy est a Rambouillet, lieu champestre de ou l’on ne l’ose tirer pour non le mectre en hazard, et il desireroit estre a Saint Germain. Monsieur le Daulphin l’abandonne peu, et je tiens qu’il viendroit peu à propoz [si] led. Roy morust, pource que led. Daulphin demonstre estre du tout enclins a la guerre. […] »</p>
              </scopecontent>
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                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne : 
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
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              <note>
                <p>Branche cadette de la maison de Bourbon, elle succéda à Chantilly aux Montmorency.</p>
              </note>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre à Anne de Montmorency concernant son logement à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1526/1538" encodinganalog="3.1.3">vers 1526-1538</unitdate>
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        « Monseigneur,<lb/>Je suis en ce lieu de Saint Germain avec les fouriers du Roy, où j’ay veu tout le logis. Je ne treuve poinct que puisse loger Monseigneur sans prendre sur le logis que tient la royne de Navare pour une maison qui porte cinq chambres et pour six chevaulx, et demeure a lad. dame dix huit chambres et trente six chevaulx. J’ay prins sur monseigneur le cardinal de Lauraine une chambre et pour quatre chevaux, et sur le cardinal de Tournon ung moulin pour loger partie des officiers de mesd. seigneurs. Leurs mareschaulx des logis s’en vont plaindre, par quoy, Monseigneur, je vous supplie me garder mon bon droit ou sinon mesd. seigneurs demouront sur le pavé.<lb/>Monseigneur, l’ostelerie de Saint Nicollas est entre mes mains pour subvenir a ce qu’il plaira au Roy et a vous me commander. L’escuyrie du Roy la vault prendre et laisser son logis enscien qui est aussi bon qu’il fut jamais. Aussi le fourier de monseigneur de Saint Pol le demande et veult laisser le scien. Monseigneur, touchant le logis de Poissy, il vous plaira me faire entendre si je donneray logis a autres que aux embassadeurs, pour ce que les sieurs ytalliens y veulent loger. »    </physdesc>
              </did>
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                <subject>Ville</subject>
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                <p>Monique Chatenet, La cour de France au XVIe siècle, vie sociale et architecture, Paris, Picard, 2002, p. 64-65.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire de la dépense faite lors d’un voyage de représentants de la ville de Paris vers la Cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Chantilly, Archives des Condé">1 H 2</unitid>
                <unitdate normal="1574/1574" encodinganalog="3.1.3">2-6 janvier 1574</unitdate>
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        « Memoyre de la despence faicte au voyage de la cour à Sainct Germain en Laye le samedi II jour de jenvier mil Vc LXXIIII<lb/>Et premierement<lb/>En vin pour messieurs : XIII l. VI s. t.<lb/>En boutilles : XLII s. t.<lb/>En vin pour le commun : XLVIII s. t.<lb/>En gibier et viende pourtee a Prunay led. jour : IX l. X s. t.<lb/>Plus une espolle, une esclanche et une longe de veau : XXXIII s.<lb/>En poyre et pomme : VII s.<lb/>Une demie livre de sucre : VIII s.<lb/>En safren, espice, clou et musquade : IX s.<lb/>Une dozayne de pin : X s.<lb/>Une demie livre de lar : III s.<lb/>Ung pief de beuf : III s.<lb/>Une pinte de vin pour le disné de deux qui ont pourté la viende à Prunet : VI s.<lb/>Plus a de donné pour boyre en chemin : XIII s.<lb/>Pour passe les pors : VIII s.<lb/>Pour avoir rendu a ung des gens de pied qu’il avoyt despendu : X s.<lb/>Du dimenche III<lb/>Pour ung fer au cheval de monsieur le procureur du Roy et maitre des clous : X s.<lb/>Pour avoir faict maitre des clous a tous les chevaux : IX s.<lb/>Pour une pinte de vin et VIII pin pour le commun : VII s.<lb/>Pour avoir deux menbre de moton et une longe de veau : LX s.<lb/>Pour ung brichet de moton pour faire du potage : VI s.<lb/>Une demie poytrine de veau : IX s.<lb/>Ung noie de veau pour faire des entrés : VI s.<lb/>Ung lapin, deux chappons, une bequace, une pardry : V l. XV s.<lb/>Deux livre de chandelle : XII s.<lb/>Demie cens de marons : VIII s.<lb/>Pour le diné du commun, sis pinte de vin : XXX s.<lb/>Plus deux mebre de moton et du salé : XXXIII s.<lb/>Somme : XLVIII l. VII s. t.<lb/>Deux buche : V s.<lb/>Plus une dozayne de pin pour messieurs : XII s.<lb/>Plus une pinte de vin pour monsieur le mestre : VIII s.<lb/>Plus pour les chevaux : V l. X s. t.<lb/>Plus au gassons de table : IIII s.<lb/>Du lundi IIII<lb/>Une dozayne d’aloette : VIII s.<lb/>Plus deux fers et quatre relevé au deux chevaux de monsieur Brageronne : XX s.<lb/>Plus huict fers au chevaux de monsieur Le Provoust : XL s.<lb/>Plus en pin et vin pour le commun : XXVIII s ; t.<lb/>Plus pour le disner du commun, sept pintes de vin : XXXVI s.<lb/>En viende : XXXVI s.<lb/>Quatre gros pins : III l. X s. t.<lb/>Plus quatre menbre de moton pour pourter a Prunet : LVII s.<lb/>Ung collet de veau pur faire potage : X s.<lb/>Ung colet de moton : VIII s.<lb/>Plus une pardry, une bequace et deux chapons et ung lapin : VI l. V s.<lb/>En clou de gerouffle : IIII s.<lb/>Plus donné a la dame du logis pour son boys tant de dimenche que de lundi, deux dozayne et demie de fagots : XXXVI s.<lb/>Troys livres de lar : XXIIII s.<lb/>Plus deux menbre de moton rendu a monsieur le mestre : XXVII s.<lb/>Plus a luy rendy ung chappon : XXVII s.<lb/>Ung gigot de veau : IX s.<lb/>Ung chappon brulé et ung morceau de salé : XXIII s.<lb/>Une dozayne d’aloette : XVIII s.<lb/>Troys orenge et demie quarteron de marons : VI s.<lb/>Plus troys livres de chandelle : XVIII s.<lb/>Une dozayne de pin blan pour messieurs : XII s.<lb/>Plus en vin pour messieurs : LXXII s. t.<lb/>Plus une peinte de vin pour monsieur le mestre d’hotel : VIII s.<lb/>Somme : XLIII l. XI s. t.<lb/>Pour les chevaux : V l. X s. t.<lb/>Pour les gassons de tables : IIII s.<lb/>Plus en boys : XXIIII s. t.<lb/>Du mardi<lb/>En gros pin pour le commun : VI l. V s.<lb/>En pin pour messieurs : XXIIII s. t.<lb/>Troys livres de chandelles : XVIII s.<lb/>En grosse chair : IIII l. X s. t.<lb/>Plus deux chappons, deux pluviers, une bequace et une pardry : VII l. XII s ; t.<lb/>Plus quatre livre et demie de lar : XXXVI s.<lb/>Plus pour le commun pour diné en viende : XXXV s.<lb/>Plus en vin pour le commin : LVII s. t.<lb/>Ung coullet de moton pour faire du potaige : VI s.<lb/>Ung gigot de veau : XII s.<lb/>Plus en vin pour messieurs : VIII l. XII s. t.<lb/>Plus pour avoir du sel blanc et du sel noir : VI s.<lb/>Plus des poyre, pommes et orenge : X s.<lb/>Plus pour avoir des gateaux : VIII s.<lb/>En beure et ognons : VIII s.<lb/>Deux verres de fechere : VIII s.<lb/>Deux busches : VI s.<lb/>Ung demie cens de marons : IIII s.<lb/>Plus une longe de veau : XXV s.<lb/>Ung chappon pour diné messieurs a Saint Germain : XXVII s ;<lb/>Une esclanche de moton : XV s.<lb/>En petis pins blans : XXIIII s.<lb/>Une livre et demie de fromage : XII s.<lb/>Quatre poyre et quatre pommes : VIII s.<lb/>Ung pied de bef : VI s.<lb/>Plus pour le lundi, mardi, pour demy dozayne et demie de fagots : XXX s.<lb/>Plus baillé à l’otesse pour son linge et bonne chere : IIII l. XV s. t.<lb/>Plus donné au felle : VI s.<lb/>Plus donné à monsieur Leleu Jacquot pour les affaire de famille : III l V s.<lb/>Plus pour faire emplire deux botailles de vin pour messieurs : XXXII s.<lb/>Somme : LXIIII l. t.<lb/>Pour les chevaux : V l. XII s. t.<lb/>Pour les gassons de table : III s.<lb/>Plus en gros pin : XXV s. t.<lb/>Pour deux fers a deux chevaux : X s.<lb/>Du maircredy<lb/>Donné a Maturin pour aler a Paris : V s.<lb/>Plus donné a Maturin bon pour un cens de foin : VI l. XIII s.<lb/>En gerbes et paille pour faire letiere au chevaux : LXVI s.<lb/>Du samedi, dimenche, lundi, mardi et mairecredi, en vin pour le commun : X l. X s ; t.<lb/>En pin : LIII s.<lb/>En chandelles : XXVI s.<lb/>Pour un fromage, ung quarteron de deux livres de beure et ung quarteron tent pommes que poyres : L s.<lb/>Pour le boys, troys escu sol : VIII l. XIIII s.<lb/>Plus donné a deux servente du logis chacune deux tessetons : LII s.<lb/>Plus donné a deux hommes chacun ung tesseton : XXVI s.<lb/>Plus a quatre petis gassons : XXXIIII s.<lb/>Pour ung pin de Gonnesse pour deser de messieurs : VI s.<lb/>Plus donné a ung gasson qui a toujous esté avecque messieurs : XXVI s.<lb/>Plus a ung autre par le commendement de monsieur le procureur du Roy : XIII s.<lb/>Plus donné pour boyre : III s.<lb/>Pour une espolle de mouton : VIII s.<lb/>Item pour sept pinte de vin a raison de six soubz la pinte pour le commun : XLII s.<lb/>Plus pied de moton et tripe de moton : IIII s.<lb/>Item le beure et fromage et et. : X s.<lb/>Item pour le gros boys et mené tant en la curine que en la chambre : XX s.<lb/>Item pour quatorze boute de foin pour les chevaus : XXI s.<lb/>Somme : LVI l. XI s. t.<lb/>Item faict boeceaux d’avoene pour les chevaux a raison de huict soubz le boeceau : XL s.<lb/>Item pour avoir des pommes et poyres et des marons pour le deser : V s.<lb/>Item pour avoir du gros pin pour diné le comun : XII s.<lb/>Plus en tout le voyage baillé a plusieurs foys au laquetz et gassons de pied pour boyre en chemin six terrsetons tant a aller que avenir a Prunay et Sainct Germin en Laye par chacun jour et a revenir : LXXVIII s.<lb/>Plus au crouschetur qui a pourté en hoste chaucun jour la viendre et le vin audi Prunay et a Sainct Germin en Laye par les chemins que puor son salaire : VI l. X s. t.<lb/>Plus referré les chevaux par plusieurs foys outre ce que dessus : XXVI s. t.<lb/>Plus donné a ung autre chambelier et a ung gasson au partir, deux tessetons : XXVI s.<lb/>Plus en gros pin : LXXVIII s. t.<lb/>Plus deux septiers et demie d’avoyne rendu a mestre Maturin Bon que les chevaux ont mengé en sa maison a Prunay : XVIII l. XV s. t.<lb/>Plus le mesurage et port de ladicte avoyne : VII s. t.<lb/>Somme : XXXVIII l. XVII s. t.<lb/>Somme toute : IIc LI l. VI s. t.<lb/>Delaporte<lb/>Ay tanct faict ladicte despence par le commendement de messieurs des prevost des marchant et eschevins et amené icelles.<lb/>Delaporte »    </physdesc>
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                <subject>Ville</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoire signalant la présence de Louise de Lorraine, reine douairière de France, à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Chantilly, Archives des Condé">1 A 36</unitid>
                <unitdate normal="1593/1593" encodinganalog="3.1.3">18 décembre 1593</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Estat de ce qui a esté payé pour Estienne Cordelle, lequel la Royne a envoeyay à Bourges pour esteudier, et partit de Saint Germain en Laye, où estoit Sa Majesté, le XVIIIe decembre 1593<lb/>Premierement, pour sa despence et d’un homme à cheval pour le mener de Saint Germain en Laye à Paris : XLV s.<lb/>Pour sa despence durant six jours qu’il feut à Paris attandant le cocher de Bourges pour le mener aux esteudes : I c. XXX s.<lb/>[…]<lb/>Somme monte la despence CXI c. III s. t., sur laquelle j’ay receu de madamoyselle de Praulant la somme de XXXVII c., reste la somme de soixante quatorze escuz trois solz, laquelle somme je confesse avoir receu de monsieur Maillart, conseiller et tresorier general de la royne douairiere de France le XXVme jour de septembre 1594.<lb/>Sauvat »</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paris, Bibliothèque de l'Institut</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9.1.3</unitid>
              <unitdate normal="1669/1675" encodinganalog="3.1.3">vers 1669-1675</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        4 pièces    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">François d'Orbay, Plan du château et des jardins de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque de l'Institut">Ms 1307, f. 18</unitid>
                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">vers 1673</unitdate>
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        Dessin    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_7667_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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              <bioghist id="md5-8b6c576870ee78c4cc0323f8ea55fd3d" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_7667_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <geogname>Domaine</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Albert Laprade, François d'Orbay, architecte de Louis XIV, Paris, Vincent, Fréal &amp; Cie, 1960.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/05-522289-2C6NU07CC33G.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">François d'Orbay, Projet d'agrandissement du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque de l'Institut">Ms 1307, f. 19</unitid>
                <unitdate normal="1670/1678" encodinganalog="3.1.3">vers 1670-1678</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin    </physdesc>
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                  <p>Plan du rez-de-chaussée, correspondant au plan de l'étage conservé à la Bibliothèque nationale de France.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Albert Laprade, François d'Orbay, architecte de Louis XIV, Paris, Vincent, Fréal &amp; Cie, 1960.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/08-524692-2C6NU0I13X0D.html</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">André Le Nôtre, Projet pour la Grande Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        Dessin    </physdesc>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/12-558422-2C6NU08OZOZO.html</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">André Le Nôtre, Plan du jardin du château du Val à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/13-516490-2C6NU0DYKPSZ.html</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Contrat de mariage d’Anne de Montmorency et de Madeleine de Savoie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque du Sénat">Manuscrit 3FPM72, f. 189-196v</unitid>
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                <p>« [f. 189] Contrat de mariage de mademoiselle Madeleine de Savoye avec M. le connetable de Montmorency a Saint Germain en Laye le 10 janvier 1526<lb/>A tous ceux qui ces presentes lettres verront, Jean de La Barre, chevalier, comte d’Estampes, vicomte de Bridiers, baron de Veretz, seigneur dudit lieu de la Barre, de Villemartin et du Plessis du Parc les Tours, conseiller, chambellan ordinaire du Roi notre sire, premier gentilhomme de sa chambre et garde de la prévôté de Paris, salut. Savoir faisons que [f. 189v] par devant François Bastonneau et Gabriel Lefevre, notaires du Roi notre dit seigneur en son Châtelet de Paris du nombre ancien des soixante, furent presents en leurs personnes tres haut et tres puissant prince François, par la grace de Dieu roi de France, madame Louise, duchesse d’Angoumois, d’Anjou et du Maine, mere du Roi, monseigneur Anne de Montmorency, grand maitre et marechal de France, chevalier de l’Ordre, gouverneur et lieutenant general dudit seigneur en Languedoc, en leurs noms, et madame Anne de Tende, veuve de monseigneur René, batard de Savoie, en son vivant comte de Villars et de Tende, [f. 190] aussi chevalier de l’Ordre, gouverneur et lieutenant general pour ledit seigneur en Provence et grand maitre de France, tant en son nom que comme tutrice et curatrice de Madeleine de Savoye, sa fille, et des autres enfants dudit defunt et d’elle, et stipulant en cette partie pour ladite Madeleine, d’autre part, lesquelles parties esdits noms, de leurs bons grés, pures, franches et liberales volontés, et sans aucune contrainte, si comme elles disoient, en la presence de reverend père en Dieu monseigneur François de Tinteville, eveque d’Auxerre, et de haut et puissant monseigneur Guillaume, seigneur et baron de Montmorency, pere dudit seigneur grand maitre, reconnurent et [f. 190v] confesserent par devant lesdits notaires comme en droit jugement par devant nous, et encore par la teneur des presentes lettres reconnoissent et confessent que pour raison du mariage qui au plaisir de notre Seigneur sera fait et solemnisé en Sainte Eglise desdits messire Anne de Montmorency et de ladite Madeleine de Savoye, a ce presents, ils avoient et ont fait, passé et accordé entre eux les traités, accords, dons, douaires, promesses, obligation et choses contenues en ces presentes et en trois feuillets de papier baillés auxdits notaires de par lesdites parties et par eux lus a icelles parties, dont la teneur ensuit :<lb/>En ensuivant le bon plaisir du Roi et [f. 191] de madame sa mere, monseigneur Anne de Montmorency, grand maitre et marechal de France, chevalier de l’Ordre, gouverneur et lieutenant general dudit seigneur en Languedoc, et madame Anne de Tende, veuve de feu monseigneur René, batard de Savoye, en son vivant comte de Villars et de Tende, aussi chevalier de l’ordre du Roi, gouverneur et lieutenant general pour ledit seigneur en Provence, et grand maitre de France, ont convenu et accordé les articles qui s’ensuivent, et premierement mondit seigneur le grand maitre prendra a femme et epouse damoiselle Madeleine de Savoye, fille desdits feu comte de Villars et de ladite [f. 191v] veuve, laquelle damoiselle Madeleine de Savoye prendre a mari et epoux ledit seigneur grand maitre, si Sainte Eglise s’y accorde, en contemplation duquel mariage icelle dame comtesse de Villars et de Tende, au nom et comme curatrice de ladite damoiselle Madeleine et autres enfants dudit defunt et d’elle, donnera et promet donner en dot a sadite fille la somme de cinquante mille livres tournois, de laquelle somme de cinquante mille livres tournois ladite veuve se fait debitrice principale et icelle promet payer en son propre et privé nom, et le Roi promet donner auxdits futurs conjoints pareille somme [f. 192] de cinquante mille livres tournois, et ce pour l’amour qu’il porte auxdits seigneur grand maitre, a ladite comtesse et a sadite fille, et desir qu’il a que ledit mariage se fasse, laquelle somme de cent mil livres tournois se spayera dedans le jour de la solemnisation dudit mariage, et sortiront les deux parts desd. cent mille livres, apres avoir esté payees, nature de propre pour ladite fille, qui seront converties en rentes ou heritage au profit d’icelle, et si lesdits deniers n’avoient eté employés en rentes, ledit seigneur grand maitre ou ses heritiers seront tenus fournir, sur les biens, rentes a ladite damoiselle [f. 192v] ou a ses heritiers a la raison du denier quinze, laquelle rente sera rachetable par ledit seigneur grand maitre ou ses heritiers a ladite raison, a une, deux ou trois fois, en payant le sort principal, prorata et les arrerages qui en seront dues et echues au jour dudit rachat. Et quant a l’autre tierce partie desdits cent mille livres tournois, sortiront nature de meubles au profit desdits futurs mariés. Et sera tenue ladite dame comtesse habiller et enjouailler sadite fille selon son etat. Et sera douee icelle damoiselle, et la doue icelui seigneur grand maitre de douaire prefix seulement, c’est a savoir, de deux mille livres tournois de rente viagere [f. 193] pour en jouir par elle sa vie durant, sans ce que ledit douaire soit transferé aux enfants dudit mariage, ni que iceux enfants puissant dire ni pretendre ledit douaire etre leur propre heritage, nonobstant toutes coutumes des pays et lieux où les terres et seigneuries dudit seigneur grand maitre seront situees et assises a ce contraires. Avec ce aura icelle damoiselle pour son demeure, outre ledit douaire, l’hotel et maison seigneuriale de Villiers le Bel audit seigneur grand maitre appartenant, ou l’hotel et maison d’Escouan, c’est a savoir au cas que ledit seigneur grand maitre allat de vie a trepas avant monseigneur de Montmorency [f. 193v] son pere, ledit hotel de Villiers le Bel, et apres le deces d’icelui seigneur de Montmorency pourra icelle damoiselle prendre, si bon lui semble, ledit hotel et maison dudit Ecouan, ou icelui hotel de Villiers le Bel, a son choix et election. Toutefois, sera et est accordé que durant la vie de mondit seigneur de Montmorency, pere dudit seigneur grand maitre, ladite damoiselle n’aura pour son douaire que la somme de douze cents livres tournois de rente, et apres son deces deux mille livres tournois, comme dit est. Et du jour de la solemnisation dudit mariage seront iceux futurs mariés communs en biens meubles et acquets immeubles, qui se diviseront [f. 194] par moitié entre le survivant et les heritiers du premier decedant, et leurs dettes mobiliaires seront sur iceux meubles payees, et neanmoins sera et est accordé que où et au cas que ledit seigneur grand maitre, durant et constant ledit mariage, acquit aucunes portions de la baronnie de Montmorency qui ont eté par ci devant par partages, douaires ou autrement separees et distraites de ladite baronnie de Montmorancy et seigneurie d’Escouan, et aussi la terre et seigneurie de Saint Leu et autres fiefs dependants d’icelle baronnie, pour iceux reunis a ladite baronnie, en ce cas ladite damoiselle et ses heritiers, apres la dissolution de ladite [f. 194v] communauté,  seront tenus delaisser audit seigneur grand maitre ou a ses heritiers la moitié desdites choses acquises et qu’ils pourroient pretendre a eux appartenir au moyen de ladite communauté en leur rendant toutefois et payant la moitié du prix que icelles choses ainsi acquises auront couté, en rente ou heritage de ladite valeur. Et en faveur et contemplation dudit mariage, le Roi donnera et donne auxdits futurs mariés par donation faite entre vifs la baronnie de Montberon, ainsi qu’elle se comporte et etant, sans y rien retenir, fort le ressort, souveraineté et hommage, laquelle baronnie est de l’acquet de feu de bonne mémoire [f. 195] madame de Rohan, veuve de feu monseigneur le comte Jean d’Angolesme, son ayeul, et declarera et declare ledit seigneur que son bon plaisir est que la proprieté, possession et seigneurie de ladite baronnie soit et demeure au survivant desdits mariés, et apres eux aux enfants descendants dudit mariage, et en defaut d’enfants sera et demeurera au survivant desdits conjoints, pour en disposer comme de sa propre chose. Et madame mere du Roi donnera et donne par donation faite entre vifs et irrevocable auxdits futurs conjoints les acquets qu’elle a faits en son nom et tout ce qu’elle a et lui peut competer et appartenir audit lieu de Montberon [f. 195v] sans y rien retenir ni reserver a telles et semblables qualités et conditions que le Roi leur a donnees audit lieu de Montberon. Et sera et est accordé que outre et hors les articles dessusdites que lesdites parties contracteront et se regleront en toutes autres choses concernant ce present traité selon les us et coutumes de la prevoté de Paris, promettants lesdites parties comparantes esdits noms par les fois et serments de leurs corps pour ce par elles baillés et mis, c’est a savoir par le Roi nostre sire en parole de Roi, et par madame mere du Roi en parole de princesse, et par les autres corporellement es mains desdits  [f. 196] notaires, comme es notres souveraines pour le Roi notredit seigneur ces presentes et tout le contenu esdits articles avoir agreables, tenir fermes et stables a toujours sans jamais a nul jour aucunement y contrevenir, soit par voie d’erreur, d’ignorance, de decevance, lesion, circonvention ni autrement en quelque maniere que ce soit, aincois rendre et payer respectivement tous couts, frais, missions, depens, dommages et interets qui faits, eus soufferts et soutenus seroient au defaut de payement, en icelui poursuivant, et de tenir, entretenir, enteriner et accomplir tout ce que dessus est dit esdits articles, et en ces presentes lettres contenu et ecrit sous l’obligation de tous et chacuns leurs biens, ceux de leurs hoirs, meubles et immeubles presents et a venir qu’ils chacun en droit soi en soumirent et soumettent pour ce du tout a la jurisdiction et contrainte de ladite prevoté de Paris et de toutes autres cours, justices et jurisdictions [f. 196v] où trouvés seront, et renoncerent en ce faisant expressement par leursd. foi et serments a toutes exceptions de deceptions, dols, fraudes, barats, cautelles, cavillations, noms, raisons, actions, graces, reliefs, impetrations, dispensations, absolutions et a toutes autres choses generalement quelconques que l’on pourroit dire contre ces presentes, leur contenu et effet, et au droit disant generale renonciation non valoir. En temoin de verité, nous a la relation desdits notaires avons mis le scel de ladite prevoté de Paris a ces lettres faites et passees multiples au lieu de Saint Germain en Laye l’an 1526 le dixieme jour de janvier, et de ces presentes, du consentement desdites parties en ont eté faites et expediees quatre lettres, deux pour mondit seigneur le grand maitre et deux pour ladite comtesse de Tende et sa fille, cette pour ladite comtesse et sa fille.<lb/>Signé Bastonneau et Lefevre »</p>
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                <persname role="subject">François Ier</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mandement du roi concernant la nomination d’un nouveau capitaine du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BHVP">Ms 1834, pièce 3</unitid>
                <unitdate normal="1414/1414" encodinganalog="3.1.3">28 janvier 1414</unitdate>
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        « Charles, par la grace de Dieu roy de France, au prevost de Paris ou a son lieutenant, salut. Savoir vous faisons que nous, confians a plain des sens, loyauté, preudomie et bonne diligence de nostre amé et feal chevalier, conseiller et chambellan Jehan de Caleville, seigneur d’Oyville, icelui, pour certaines causes a ce nous mouvans, avons commis, ordonné et establi, commettons, ordonnons et establissons a la garde de nostre chastel et gruierie de Saint Germain en Laye, par maniere de provision, et pour seurement pour tenir et garder certains prisonniers que nous avons ordonné et ordonnons estre par lui en nostredit chastel gardez jusques a ce que par nous en soit autrement ordonné, a avoir, tenir, garder et exercer la garde et cappitainerie de nostredit chastel et gruierie par la maniere que dit est par nostredict conseiller pour et ou lieu de Sauvage des Bos, lequel p. a present nous avons deschargé et deschargeons par ces presentes, aux gaiges, droiz, prouffis et emolumens acoustumez et qui y appartiennent, tant comme il nous plaira. Si vous mandons que pris et receu de nostredit conseiller le serment en tel cas acoustumé, vous le mettez, ou son procureur pour lui, en possession et saisine dudit office de capitainerie et gruierie, et d’icelui et des gaiges, droiz, prouffis et emolumens dessus diz, le faittes, souffrez et laissiez joir et user plainement et paisiblement, et a lui obeir de tous qu’il appartiendra es choses touchans et regardans ledit office, en ostant et deboutant d’icelui office ledit Sauvage, lequel nous avons deschargé et deschargeons comme dit est et tous autres detenteurs d’icelui chastel. Mandons aussi par ces mesmes lettres a celui ou ceulx que lesdiz gaiges nou ont acoustumez de paier que iceulx il paie ou paient, baillent et delivrent deument doresnavant audit nostre conseiller ou a son certain commandement, aux termes et en la maniere acoustumez, lesquelz a lui ainsi paiez, baillez et delivrez par rapportant ces presentes ou vidimus d’icelles fait soubz scel royal pour une foiz seulement et quictances souffisante sur ce, nous voulons et mandons estre allouez es comptes et rabatuz de la recepte de celui ou ceulx qui paié l’aura ou auront par noz amez et feaulx gens de noz comptes a Paris, sans aucun contredit, nonobstant quelconques oppositions et ordonnances, mandemens ou defenses a ce contraires. Donné a Paris le XXVIIIe jour de janvier l’an de grace mil CCCC et treize, et de nostre regne le XXXIIIIe.<lb/>Par le Roy, a la relacion de son grant conseil, ouquel le roy de Sicile, mons. le duc d’Orliens, le conte de Vendosme et plusieurs autres estoient.<lb/>Villebresme »    </physdesc>
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                  <corpname id="atom_19525_actor">Chambre des comptes</corpname>
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                <p>Publié</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
                <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre annonçant le départ du roi pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1555/1555" encodinganalog="3.1.3">11 janvier 1555</unitdate>
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                  <persname id="atom_45204_actor">Monmorency</persname>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Messieurs,<lb/>J’ay receu la lettre que m’avez escripte du jour d’hier par ce porteur. Et quant a ce que me mandez, je vous advise que le Roy, a qui j’ay faict entendre le contenu d’icelle, est venu graces a Dieu en bonne santé disner en ce lieu, en deliberation de partir tantost pour aller coucher a Sainct Germain, ou Sa Magesté c’est resolue de donner benigne et ample audience a ceulx qui seront depputez d’entre vous. Par quoy je vous prie de les envoyer mardy ou mercredy prochain aud. Sainct Germain et je ne fauldray de leur ayder et tenir main a ce qu’ilz soyent favorablement et le plus promptement que faire ce pourra depeschez. Ce pendant et le demeurant servira pour vous remercier bien affectueusement, Messieurs, de ce qu’il vous vous a pleu me satisfaire sur le contenu de la rente que je vous avois prié faire par mes lettres. Priant Dieu qu’i vous doint, Messieurs, de ce que plus desirez.<lb/>D’Arbellay, le XIe jour de janvier 1554<lb/>Vostre byen bon amy<lb/>Monmorency »<lb/>Au revers : « A messieurs les prevost des marchans et eschevins de la ville de Paris »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45204_actor">Monmorency </persname>
                <persname role="subject">Henri II</persname>
              </controlaccess>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rapport du marquis d’Antin concernant l’état des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BHVP">Ms N. A. 485, f. 17-19</unitid>
                <unitdate normal="1708/1708" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1708</unitdate>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_19569_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-8b6c576870ee78c4cc0323f8ea55fd3d" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 17] Sire,<lb/>Je fus visiter mercredy dernier une partie des pépinières de Morlet […]<lb/>[f. 17v] J’ay été à Saint Germain, lequel est en bon état en tout ce qui dépent du sieur de Ruzé et autres officiers. J’ai veu une chose qui m’a fort scandalizé : c’est la chambre dans laquelle est née Votre Majesté. Il n’est pas permis qu’elle soit abandonnée comme elle est. J’ay osé, Sire, pour la seule fois de ma vie, ordonner sans votre participation qu’elle fût rétablie incessamment et décorée comme il convient. Tous vos sujets, Sire, doivent respecter un lieu comme celuy là ; jugez de ce que je panse à mon particulier.<lb/>[Annotation du roi :] Bon<lb/>M. de Ruzé a vendu à Ober, charpentier, le vieux manège du roy d’Angleterre la somme de 3000 l. [f. 18] C’est en vérité moitié plus qu’il ne vaut, mais il m’a assuré qu’il avoit ancore été paié plus grassement quand il avoit été construit.<lb/>[Annotation du roi :] Bon<lb/>J’ay été au Val, que j’ai trouvé très bien soigné, les espalliers et les vergers en très bon état. Il n’y a quasi point de fruit cette année. Il y a quelque petite réparations à faire aux parquets, qui ne méritent pas de vous en importuner.<lb/>[Annotation du roi :] Bon<lb/>[…]<lb/>[f. 19] A Versailles, le 6 de juillet 1708 »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_19569_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château du Val</geogname>
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                <p>Archives nationales, O1 1053, f. 22v-23</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des objets d’art remis au musée spécial de l’école française provenant de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="BHVP">Ms 771, f. 272-272v</unitid>
                <unitdate normal="1798/1798" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1798</unitdate>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_19573_actor">Administration de département de Seine-et-Oise</corpname>
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              <bioghist id="md5-b03a3ce85e7630810098d1172f553595" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>La loi du 22 décembre 1789, en divisant le royaume en départements (quatre-vingt trois en 1791, quatre-vingt neuf en 1795), établit, dans le chef-lieu de chaque département, une assemblée administrative supérieure, sous le titre d'Administration de département. Ce texte fondateur énonce des principes qui en font l'ancêtre direct du Conseil général : une assemblée élue, un renouvellement partiel de ses membres, un président et un organe permanent choisis en son sein, un représentant de l'exécutif élu parallèlement. L'Administration de département se compose ainsi d'un Conseil départemental et d'un Directoire.<lb/>Mais cette assemblée départementale n'est pas alors l'expression des intérêts de la collectivité départementale. Elle est un instrument de l'administration générale du royaume soumis à l'autorité et à l'inspection du roi.<lb/>Remise en cause après l'élection au suffrage universel direct en 1792, cette subordination est réaffirmée par l'envoi de commissaires nationaux qui épurent les conseils, puis par la suppression des assemblées et des procureurs généraux (syndics) avec le décret des 14-16 frimaire an II (4 décembre 1793) qui confie l'administration du département au seul Directoire.<lb/>L'ancêtre du Conseil général ne réapparaît qu'avec la Constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) qui confie l'administration du département à un organe composé de cinq membres élus et à un commissaire nommé placés sous l'autorité des ministres.<lb/>A la veille du coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte, le cadre départemental était ainsi forgé.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Etat des objets d’arts apportés de Saint Germain par le citoyen Fayolle et remis par lui à l’administration du musée spécial de l’école française<lb/>Un tableau de 15 po. de largeur sur 1 pi. de hauteur représentant un berger gardant des animaux par Rose, dans sa bordure dorée et sculptée de 3 po. de largeur<lb/>Un tableau peint sur cuivre représentant un paysage par Loutherbourg, 1 pi. de largeur sur 9 po. de hauteur, dans sa bordure de bois doré et sculpté de 3 po. de largeur<lb/>Un tableau peint sur bois représentant une tête de jeune homme, 1 pi. de haut sur 10 po. de largeur, dans son cadre de bois doré de 3 po. de largeur<lb/>Un portrait de Brissac étant jeune, 6 po. de hauteur sur 5 de largeur, dans sa bordure de bois doré et sculpté d’un pouce de large<lb/>Un tableau peint sur cuivre représentant un homme et une femme dans un paysage, 4 de hauteur sur 3 de largeur, dans son cadre de bois doré et sculpté de 2 pouces de largeur<lb/>Deux petits tableaux demi figures par David Teniers représentant l’ouïe et odorat, 3 po. 4 lignes de hauteur sur 3 po. de largeur, dans leurs bordures de bois doré et sculpté de 2 po. de largeur<lb/>Une Vénus dite de Médicis en bronze d’après l’antique de 5 pi. de hauteur<lb/>Deux figures en bronze de 9 à 10 po. de hauteur représentant Hercule et Didon sur leurs bûchers, montés sur leur pied douche ou piédestal de marbre blanc<lb/>L’administration du musée spécial de l’école française a reçu du citoyen Fayolle les objets ci dessus désignés, lesquels étaient restés dans le dépôt à Saint Germain et ont été transportés par lui à Versailles, et lui en donne [f. 272v] bonne et valable décharge.<lb/>A Versailles, le 16 nivôse an 6e de la République française, une et indivisible. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paris, Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">États des sommes allouées pour les travaux aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BIU">Réserve, Ms 456, f. 82-87</unitid>
                <unitdate normal="1624/1624" encodinganalog="3.1.3">1624</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 82] Extraict des parties emploiées en l’estat general des Bastimentz du Roy dont la despence est à faire et commandée par Sa Majesté en la presente année mil six centz vingt quatre<lb/>[…]<lb/>[f. 85] Chasteaux de Saint Germain en Laie<lb/>Vieil chasteau<lb/>Pour reste des ouvraiges et reparations faictes esd. chasteaux en l’année derniere MVIc XXIII, pour ce qui peult estre deub aux ouvriers : IXm VIIc XVII l.<lb/>Les augmentations qui ont esté faictes au [f. 85v] corps de logis neuf de la basse court dud. vieil chasteau : IIIm l.<lb/>La cloison à faire en la chambre de la dame de La Roche : VIc l.<lb/>Sur les reparations necessaires à faire au vieil chasteau contenuz en ung estat particulier : IIm l.<lb/>Le plomb qu’il convient pour reparer la chapelle, cy : VIIc L l.<lb/>La vuidange des fossés des chasteaux vieil et neuf : XIIc l.<lb/>Pour paver le bout du petit pont dud. vieil chasteau : CLXXV l.<lb/>Pour relever tout le pavé de la court : XIIc l.<lb/>Pour la conservation des orangers qui sont au jardin de Lalande : XIIc l.<lb/>Pour restablir les jambaiges de la grande porte du verger : VIc l.<lb/>Pour restablir plusieurs endroictz de la muraille qui separe le parc d’avec le parterre entretenu par Lalande : M l.<lb/>Pour resparer ung pan de mur de closture dud. parcq : VIIc LXXV l.<lb/>S’il plaist au Roy que l’on restablisse le logis des Loges : M l.<lb/>Pour ung puis necessaire dans la chancellerie : Vc l.<lb/>[f. 86] Pour la construction du jeu de paulme : XXm l.<lb/>L’entretenement de quatre hommes pour le nettoiement du chasteau : IIIc l.<lb/>Pour les reparations qui peuvent survenir pendant le cour de l’année : IIIIm l.<lb/>[Total :] XLVIIIm XVII l. I s.<lb/>Bastiment neuf dud. Saint Germain<lb/>Pour relever et reposer tout le pavé qui est le long des offices du Roy : IIIIc l.<lb/>Pour remedier aux puanteurs qui se font au hault des deux escalliers dud. château : CL l.<lb/>Pour les barreaux de fer qui sont necessaires à plusieurs croisées au hault dud. escallier : IIIc l.<lb/>La continuation des terrasses et descentes dud. Saint Germain : XXm l.<lb/>Pour ung passage qui donne la commodité aux habitans du Pecq d’aller à leurs heritages, cy : VIc l.<lb/>Pour emploier aux reparations qui surviennent pendant le cours de l’année : M l.<lb/>[Total :] XXIIm IIIIc L l.<lb/>Jardins des chasteaux dud. Saint Germain<lb/>Le restablissement à neuf de la treille des muscatz et jassemins : IIIIc XXVIII l.<lb/>[f. 86v] Le restablissement des pallisades de bois sauvaige : CLXXV l.<lb/>Pour remedier à l’incommodité qui se trouve à l’entrée du parcq quant il pleust : IIc XL l.<lb/>Pour refaire de neuf les deux petits parterres qui sont en la descente des grottes : VIIIc l.<lb/>Pour les despences extraordinaires desd. jardins aud. chasteau : VIIIc l.<lb/>[Total :] IIc IIIIm XLIII l.<lb/>[…]<lb/>[f. 87] Total du present abregé : IIIIc Lm l. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des officiers du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="BIU">Réserve, Ms 456, f. 100-114</unitid>
                <unitdate normal="1624/1624" encodinganalog="3.1.3">1624</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 100] Estat des officiers que le Roy veult et ordonne estre entretenuz pour son service en ses maisons, chasteaux et bastimens du Louvre, les Thuilleries, Saint Germain en Laye, Vincennes et autres lieux, entretenemens d’iceulx et apoinctemens durant la presente année MVIc vingt quatre<lb/>[…]<lb/>[f. 109] Saint Germain en Laye<lb/>A Gilles Testelin, peintre, pour ses gaiges et augmentation d’iceux à cause de l’entretenement des lambriz et peintures du chasteau neuf, la somme de cent cinquante livres dont il sera payé entierement, cy : CL l.<lb/>A Louis Poisson, peintre servant à Fontainebleau et Saint Germain en Laye, porté au present estat par le commandement de Sa Majesté, attendu qu’il ne faict pas de despence sur les [f. 109v] entretenemens dont il est chargé et la necessité des affaires de Sadicte Majesté, sur VIc l. la somme de trois cens livres dont il sera payé seullement en lad. presente année, cy : IIIc l.<lb/>A Thomas Francyne, devant nommé, ingenieur en artifices d’eaue, pour l’entretenement des grottes dud. chasteau de Saint Germain, la somme de douze cens livres dont il sera payé entierement, cy : XIIc l.<lb/>A Denix Roux, fontainier, pour l’entretenement du grand cours des fontaines de Saint Germain en Laye et de la source qui vient de dessoubz le chasteau d’Aigremont, par marché, la somme de six cens livres dont il sera payé entierement, cy : VIc l.<lb/>A Jean Bougars, pour l’entretenement des dalles et terrasses de la couverture du vieil chasteau dud. lieu et menuz entretenemens d’icelluy portez par le marché qui en a esté faict, la somme de six cens cinquante livres dont il sera entierement payé, cy : VIc L l.<lb/>[f. 110] A Nicolas Delacourt dict Bacara, pour l’entretenement des terrasses et dessentes du chasteau neuf de Saint Germain, la somme de cent cinquante livres dont il sera payé entierement, cy : CL l.<lb/>A Baptiste Delalande, jardinier du vieil jardin dud. Saint Germain, pour l’entretenement d’icelluy et des nouvelles pallissades dans le parcq, la somme de treize cens livres dont il sera paié entierement, cy : XIIIc l.<lb/>A Jean Delalande, aussy jardinier, pour l’entretenement des allées et pallissades plantées au dessoubz du jardin qui sera du costé du village du Pecq, la somme de cent cinquante livres, dont il sera payé entierement, cy : CL l.<lb/>A la veufve feu Michel Lavechef, cy devant jardinier, ou au filz de lad. veufve, pour l’entretenement des jardins devant la [f. 110v] gallerie et offices dud. chasteau neuf du costé de Carrieres, la somme de six cens livres, dont elle sera entierement payé, cy : VIc l.<lb/>A François Belier, aussy jardinier, pour l’entretenement du jardin neuf devant les grottes du chasteau neuf, la somme de six cens livres dont il sera entierement payé, cy : VIc l.<lb/>A [vide] Belier, qui a esté retenu au jardin des canaux et en colline, pour ses gaiges, la somme de cent livres dont il sera payé entierement, cy : C l.<lb/>A Michel Marendeau, consierge et aiant la charge du pavillon que Sa Majesté a faict construyre dans le parc de Sainct Germain en Laye, pour ses gaiges, la somme de neuf vingtz livres dont il sera payé entierement, cy : IXxx l.<lb/>A Jean Duchastel, jardinier aiant la charge [f. 111] et entretenement du cloz d’arbres fruictiers et jardin faictz pres le pavillon dans le parcq et proche de Carrieres, la somme de six vingtz livres dont il sera payé entierement, cy : VIxx l.<lb/>A Pierre Huet, concierge du vieil chasteau dud. Saint Germain, la somme de trois cens livres t., comprins cent livres d’augmentation que le Roy luy a ordonnez à cause de l’assiduité de ses services, dont il sera payé entierement : IIIc l.<lb/>A Louis Ferrant, consierge du chasteau neuf, aux gaiges de Vc l. suivant ses lettres d’office, dont touttesfois par obmission il n’a esté employé ez estatz precedens que pour trois cens livres, pour lesquelz il demeurera cy employé et dont il sera paié en la presente année, cy : IIIc l.<lb/>Aud. Huet, pour l’entretenement de [f. 111v] l’orloge dud. vieil chasteau, la somme de cent livres, cy : C l.<lb/>[Total :] VIm VIIIc l. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rouen, Bibliothèque municipale</unittitle>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements concernant Saint-Germain-en-Laye dans le rôle des baillages de France pour le terme de l’Ascension 1298</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque de Rouen">Ms 3401</unitid>
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        « Opera Sancti Germani in Laya<lb/>Pro XXX miliariis tegule : XXVIII s.<lb/>Pro miliario reddite ad portum Alpeci : XLII l. »    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Opera Sancti Germani in Laya<lb/>Pro XXX miliariis tegule : XXVIII s.<lb/>Pro miliario reddite ad portum Alpeci : XLII l. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Robert Fawtier et François Maillard, Comptes royaux (1285-1314), t. I, Paris, Imprimerie nationale, 1953 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. III), p. 17, n° 294-295.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 113.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payements au chapelain de Saint-Germain-en-Laye dans les comptes du trésor royal</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque de Rouen">Ms 3400</unitid>
                <unitdate normal="1326/1326" encodinganalog="3.1.3">21 juin 1326</unitdate>
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        « [21 juin 1326] Capellanus Sancti Germani in Laya, pro termino Omnium Sanctorum 325, inter admortisationes, non computato tunc, 10 l. p., et pro roba de eodem termino, pro toto 60 s., etc.<lb/>Dominus Johannes Anicole, capellanus Sancti Germani in Laya, pro denariis sibi traditis pro organis Regis in capella Sancti Germani predicti reparandis, 6 l. p. »    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Opera Sancti Germani in Laya<lb/>Pro XXX miliariis tegule : XXVIII s.<lb/>Pro miliario reddite ad portum Alpeci : XLII l. »</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Viard, Les journaux du Trésor de Charles IV le Bel, Paris, Imprimerie nationale, 1917, col. 1633, n° 10174 et 10175.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Payement pour un voyage du roi de Paris à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1353/1353" encodinganalog="3.1.3">20 mai 1353</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Maius CCCLIII<lb/>Lune XX Maii. Dominus Rex, pro denariis, de mandato ipsius, per thesaurum solutis, tam pro quibusdam oblationibus dicti domini Regis, quam pro donis per eum factis quibusdam navigatoribus, qui ipsum navigaverunt de Parisiis apud Sanctum Germanum in Laya, per ejus cedulam, Mellon, XXII scut. Auri, quolibet XXXII s. p., valent XXXV l. IIII s. p. »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_19519_actor">Chambre des comptes </corpname>
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                <p>Henri Moranvillé, « Extraits de journaux du trésor (1345-1419) », Bibliothèque de l’école des chartes, 1888, t. 49-1, p. 149-214, ici p. 188.</p>
              </bibliography>
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              <p>Publié</p>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Allemagne, Darmstadt, Universitäts- und Landesbibliothek</unittitle>
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        1 pièce    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Hans Georg Ernstinger de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Universitäts- und Landesbibliothek Darmstadt">Hs. 1328, f. 133v-134</unitid>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Hans Georg Ernstinger est à Paris à l’automne 1606.</p>
                </note>
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                  <persname id="atom_14221_actor">Ernstinger, Hans Georg</persname>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [f. 133v] S. Germain en Lay, ain künigkhliches schloß in das alt vnnd newe abgethailt, darbeÿ auch ain großer marckht, da  wir beÿm Silbern Thurn einlogiert gwest. Das alt schloß ist zwar groß vnnd mit gräben vmbgeben, aber das newe ist schöner, da wir gesehen vnter anderem ain schöne cammer, cabinet des königs vnd antichambre mit khünstlichen gemal werckh vnd schönen caminen von mancherlaÿ märmlstain. Ainen schönen saal. Ain pauiglon darinn ain sehr schöner tisch von mancherlaÿ eingelegter märml. Der garten daran ist vast schön, darinn 4 lange schöne braite stiegen mit ziegl gepflastert, vnd von außen mit schönen außgehauten bildwerckh geziert in stain, darunter hat es vil khunstliches waßerwerckh, ain fliegender trackh so waßer außsprizt, allerlaÿ vögl so artlich singent von der waßerkhunst also gema(c)ht, als obs lebendig wären, wie auch ain na(c)htigal alle viertl stund auch schlagt. Item ain schwarz märmlstainen tisch, der hat in der mitten ain loch, darein vil vnterschidliche eisene instrument gesteckht werden, wel(c)he vil vnterschidli(c)he sachen von waßer machen als ain lilg, kugl vnd  dergleichen. Ain junckhfrau so auf der orgl schlegt, die hennd vnd den kopf rüerent. Allerlaÿ handtwerckher so arbaiten jeder sein absonderlich hantwerckh. Der Neptunus mit seiner dreÿspizigen gapl auf dem waßer heerschwimment mit seinem wagen von roßen gezogen, er geht dur(c)h ain port so sich aufthuet, herauß, wiert gegriest von seinen dienern zu beden seiten wel(c)he trometen, darnach zeu(c)ht er wider daruon vnd thuet sich die thür widerumb selbs zue. Der Orpheus mit seinen härpfen vnd vilen thieren darumb. Item vil andere waßerkunst, da das waßer an vil orthen auf ainen sprizt, das er nit vnbenezter bleiben khan. Weiter hat es in disem garten etlich schöne braite alleen oder gäng mit ziegl gepflastert, item ain schönen rörbrunnen mit Neptuni bildnus darauf mit 4 roßen, 4 bilder alle von gloggenspeiß vnnd  4 meerschneckhen [f. 134] schalen, wie auch 4 ronde geschirr, darein das waßer sich außgeust. Ain eingefangner weÿr, mit des Mercurii bildnus von gloggenspeiß auf ainer seülen. »</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Autriche, Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant l’arrivée attendue du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, III, f. 15</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">9 mars 1547</unitdate>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sire,<lb/>J’escripvis y a seulement deux jours a Vostre Magesté, et depuis est succedé que le Roy est tumbé en plus griefve maladie qui n’avoit, auquel la playe de son appostume s’est derechief ouverte, et dit l’on qu’elle s’est trouvee tant infectee que les medecins desperent aucunement de sa convalescence. Il doibt estre, Sire, ce jourd’huy ou demain a Saint Germain, ou il vient en lictiere dez Lymours, et y sera jusques a son entiere guerion. Par ce moyen l’on dit, Sire, qu’il ne fera la voyage de Chasteau Thierry et qui mandera le Daulphin cette part pour lever en son nom l’enffant de monsieur de Sedan. Je ne deffauldray, Sire, m’assentir tousjours soigneusement du progres de sa maladie pour en advertir Vostre Magesté. Et aujourd’huy, Sire, toute ceste Court, signamment le cardinal de Tournon et l’admiral et la dame d’Estampes craignent perdre le Roy, lequel, Sire, quelque ouverture qu’il ait, ne delaisse d’aller a la chasse en sa lictiere, mais l’on luy tient couverte. Et s’il vouloit croire les medecins, il se tiendroit au logis. […] »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_19127_actor">Saint-Mauris, Jean de </persname>
                <persname role="subject">François Ier</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant le départ du roi pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, III, f. 37-37</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">17 mars 1547</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                </origination>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 37] J’ay sceu que led. seigneur Roy, par l’advis de ses medecins, se debvoit partir de Ramboulet et aller en une abbaye a deux lieures de la, ou il sera trois jours. Puis il viendra a Saint Germain, et ne se treuve quitte de la fiebvre si elle ne retourne, a quoy l’on obvye le plus que l’on peult. Mais comme son appostume n’est encoires bien ouverte, l’on ne doubte qu’elle retourne. Et sont en doubte ses medecins ou ny en quel lieu ilz luy pourront faire incision, craindant que l’ung des boyaulx enflambe, que denote grande corruption et alteration de luy. Ce que dessus, Sire, ay je sceu certainement et que l’on tient sa disposition beaucoup meilleure qu’elle n’avoit esté. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_19132_actor">Saint-Mauris, Jean de </persname>
                <persname role="subject">François Ier</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, III, f. 52-60</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">25 mars 1547</unitdate>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 56v] Le XXIe de ce mois, Sire, le Roy fust extremement malade et en temps que son appostume se debvoit plus ouvrir de ce qui n’estoit lors, et toute la nuyt il eust telles douleurs qu’il crioit comme ung homme desperé, tellement qui conceust opinion de devoir mourir, en sorte qu’il confessa et manda le Daulphin, auquel, present le cardinal de Tournon, l’admiral et madame d’estampes, il feyt maintes longues remonstrances et declaration de sa volonté en aucuns pointz, entre lesquelz il luy enjoindit et pria de favoriser lad. dame d’Estampes en tous ses affaires et continuer lesd. cardinal de Tournon et admiral en la charge qu’ilz avoient, l’asseurant qu’ilz estoient bien bons serviteurs et qui entendoient les affaires du royaulme, et fut, Sire, toute lad. nuyt tenu chierge allumé pour luy en donner le signe de la croix a cause que les medecins le jugeoient mort, mesmes que son appostume estoit retenu et ja commençoit lors luy monter en hault accompaigné d’une fiebvre. Et toutesfois, Sire, Dieu permist que le lendemain il se feyt une nouvelle ouverture proche de deux doiz du lieu ou souloit estre l’anchien appostume, de laquelle y sortist telle puantise qu’il se trouva hors de peyne, et depuys, Sire, il est demeuré fort asseché jusques a maintenant, en façon qu’il fait son compte d’estre bientost a Saint Germain, ou il se desire pour le regard de l’air, estant mesmes celluy ou il est de present peu salubre. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_19136_actor">Saint-Mauris, Jean de </persname>
                <persname role="subject">François Ier</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant un voyage de la reine veuve et du nouveau roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, IV, f. 1-6</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1547</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sire,<lb/>La mort du Roy, dont mes aultres lettres font mention, me fust certiffiee et declaree par la royne de France avecq instructions de la faire entendre a Vostre Magesté et de luy affermer qu’elle l’avoit de bon lieu. Le mesmes, Sire, entendis je par Olsatius, l’ayant acertené a Trebatius pour chose veritable. Et toutesfois, Sire, pour le scavoir tant plus vrayment, je suppliay Sa Magesté que, comme d’elle mesmes, elle envoya en Court monsieur de Catillon pour scavoir ce que en estoit, ce qu’elle feist, Sire, et le manda au Daulphin comme a celluy qui le scavoit mieulx que nul aultre. Lequel, pour response, dit audit Catillon que le Roy estoit en tel estat qu’il ne pouvoit vivre deux heures et qu’il envoyeroit a la royne de France mesdames la Daulphine et Marguerite pour la visite et consoler, louant qu’elle fust au monastere de Poissi, ou elle se retrouve de present, pour estre lieu propre a dueil, et manda a Sad. Magesté que, apres avoir fait son dueil par quelques jours, qu’il la visiteroit et la meneroit a Saint Germain, et luy donna charge de dire a Sad. Magesté qu’il luy vouloit estre et demeurer a jammais tres humble et obeissant filz, et la traicter comme sa propre mere, et qu’il deliberoit la suplier qu’elle print sa residence en France sans aller autre part, et qu’il la luy consentiroit telle qu’elle la desiroit et vouldroit, usant au reste de maintes cordiaulx, honnestes et affectionnez propos. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_19140_actor">Saint-Mauris, Jean de </persname>
                <persname role="subject">Henri II</persname>
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                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant l’arrivée du nouveau roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, IV, f. 16-19</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">6 avril 1547</unitdate>
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                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le penultiesme du mois de mars passé, le Roy mourut a Rambouillet d’une fievre, que luy avoit duré trente jours. Il fut ouvert apres sa mort, et trouva l’on une appostume en son estomach, les rognons gastez et toutes les entrailles pourriz, et si avoit la partie du gesier enchancré et le pomom ja quelque peu entamé. Deux jours avant sa mort, madame d’Estampes se retira dud. Rambouillet et alla en sa maison de Lymours. Le lendemain dud. deces, le daulphyn avec sa femme allarent en ung monastere proche dud. Rambouillet, et le jour suyvant led. Daulphin se trouva a Saint Germain, et, avant son apartement dud. Rambouillet, il enchargea au cardinal de Tournon et l’admiral et l’evesque de Mascon d’estre là quarante jours, pour satisfaire aux solempnitez, mesmes de tenir le plat et service de vyande qu’est accoutumé en tel cas.<lb/>Le second de ce mois, mesdames la Daulphine et Marguerite visitarent la Royne de France a Poissy, par le commandement du Daulphin, lequel escripvit a Sa Majesté lettres de sa main concernantes la mort dud. Roy, et excusant que Sad. Majesté n’en fut esté advertye par luy de lad. maladie, qui avoit esté pour l’espoir que l’on concevoit que de jour a autre il gauriroit, offrant faire pour elle tout ce qu’elle pourroit actendre d’un qui luy estoit et vouloit demeurer a jamais humble et obeissant filz. […]<lb/>Le jour mesmes que le Daulphin fut aud. Saint Germain, y arriva le connestable, lequel il receut de tres bon visaige, et furent en devises eulx deulx a part plus de deux heures, et dit l’on que la mesme nuyct l’on deporta Longueval de ses estaz et lieutenandise de Champaigne. Le lendemain Bayart, qui estoit a la Court, fut deschassé de lad. court et pryvé de ses estaz, en sorte que ja il s’en est allé en sa maison bien estonné, et tient l’on que l’on dresse ja contre luy quelques articles pour soy en informer. […]<lb/>Madame d’Estampes, le tiers jours de ce mois, manda l’un des siens demander son logiz acoustumé a Saint Germain pour venir prendre congé du Daulphin, lequel fit dire au serviteur d’icelle dame qu’il allast vers la royne de France faire instance pour led. logiz et tel que Sa Majesté l’accorderoit il le feroit aussi, donnant assez a entendre a lad. dame qu’elle avoit esté tres mal usé d’avoir eté cause que Sad. Majesté fut esté si mal traicté. […]<lb/>Le connestable a aujourd’huy les logiz que souloit avoir lad. dame d’Estampes et est aupres de luy le cardinal de Chastillon, aussi sont mis en la maison du Roy les sieurs de Rains et Guyse ; le cardinal de Lorraine est tousjours le bienvenu et monstre l’on assez bon visaige au cardinal de Ferrare. »</p>
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                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, IV, f. 25-32</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1547</unitdate>
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                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le Roy, Sire, doit estre dedans deux jours a Saint Germain, ou se treuvent les Estaz de Normandie et de Bourgoigne. »</p>
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                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, concernant le cardinal de Tournon, privé de logement à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Vienne, Haus-, Hof- und Staatsarchiv">Frankreich 14, « Berichte Saint-Mauris an Kal V » 1547, IV, f. 34-38</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">15 juin 1547</unitdate>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [f. 37] Le cardinal de Tournon se trouva en Court il y a seullement six jours et print congé du Roy pour se retirer en sa maison. Il fut si favorablement recueilly qu’il n’eust logis non seulement au chasteau de Saint Germain, mais non pas au bourg, par ou l’on congnoit que les choses vont fort appasionees en son endroit. Et a la verité le Roy ne le veult veoir ny moins en ouyr parler.<lb/>Tous les officiers du feu Roy ont esté retenuz en leurs estatz, mesmes Sourdi, saulf qu’il ne couche en la chambre du Roy comme il souloit en celle du pere, et fait l’office le jeusne Sainct André, lequel eust l’ordre le jour de Penthecoste dernier et fut cree joinctement mareschal de France comme aussi fut monsieur de Hesdan, au lieu de l’amiral, lequel est ou fainct estre malade a Paris de la goutte. […]<lb/>Le Roy s’est party de Saint Germain allant a Compiegne et dez la a Villecoustray pour enfin se rendre a Rains, ou il delibere prendre son sacre sur la fin du present mois de juing. »</p>
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                <persname role="subject">Henri II</persname>
                <subject>Ville</subject>
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                <p>David L. Potter, « La fin du règne de François Ier et l’avènement d’Henri II d’après les dépêches de Jean de Saint-Mauris (1547) », Cour de France.fr, article et documents mis en ligne le 1er avril 2013, en ligne :
<lb/>http://cour-de-france.fr/article2750.html</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Liste des membres de la Maison du roi d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Beinecke Library">1987.7.1, vol. XV 1707-1737</unitid>
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                <p>« Secretarys of State :<lb/>Lord Middleton,<lb/>Mr Caryl<lb/>Under Secretarys :<lb/>Mr Lindsey,<lb/>Mr Nieran,<lb/>Mr Dempster<lb/>Vice-Chamberlains :<lb/>Mr Stafford, to the King<lb/>Mr Porter, to the King<lb/>Mr Robert Strickland, treasurer<lb/>Mr Conquest, paymaster to the Household<lb/>Ladys of the Bed Chamber to the Queen :<lb/>Mrs Strickland,<lb/>Mrs Mulso,<lb/>Mrs Turene,<lb/>Lady Waldegrave<lb/>Grooms of the Bed Chamber to the King :<lb/>Coll. Bagnall,<lb/>Capt Lloyd,<lb/>Capt Trevanion,<lb/>Mr Biddulph,<lb/>Capt MacDonnel,<lb/>Col. Slingsby<lb/>Gentlemen Ushers to the King :<lb/>Mr Carney,<lb/>Mr Wincle,<lb/>Coll. Baggot,<lb/>Capt Hatcher,<lb/>Mr Runky,<lb/>Mr Turine,<lb/>Mr Dutton,<lb/>Mr Copley<lb/>Equerries to the King :<lb/>Mr Ralph Sheldon,<lb/>Mr Richard Biddulph,<lb/>Mr Magennis, equerry to the Queen<lb/>Pages to the King who have pentions but are not in waiting :<lb/>Mr Buckley,<lb/>Mr Barry,<lb/>Mr D. Neale,<lb/>Mr Windham,<lb/>Mr Floyd<lb/>Pages to the Queen :<lb/>Mr Persino,<lb/>Mr Strickland<lb/>Gentleman Usher to the Queene :<lb/>Mr Crane<lb/>Clerks to the Kitchin :<lb/>Mr Berkenhead<lb/>and Mr Parry<lb/>Lord Galway, Lord of the Bed Chamber, Lord Griffin, Lord of the Bed Chamber : a pension of 3000 livres a year<lb/>Pages of the back stairs to the King and Queen :<lb/>Mr Labbady,<lb/>Mr Bablyt,<lb/>Mr Prior,<lb/>Mr Heywoord,<lb/>Mr Labary,<lb/>Mr – a Frenchamn<lb/>Mr Labbady, closet keeper to the King, in his absence Mr Dujardain<lb/>Pages of the presence :<lb/>Mr Hyde,<lb/>Mr Aram,<lb/>Mr<lb/>Lt General Hamilton, Master of the Wardrobe<lb/>Doctor Constable, King’s Physician<lb/>Mr Bolio, Chirurgeon<lb/>Sir William Waldegrave, Queen’s Physician<lb/>Earl of Perth, Governor to the prince<lb/>Mr Plundin, Under-Governor<lb/>Doctor Betham, a priest preceptor<lb/>Doctor Ingleton, a priest sub-preceptor<lb/>Father Constable, a Jesuit chaplain<lb/>His grooms of the Bed Chamber :<lb/>Mr Layburn,<lb/>Mr Nevil,<lb/>Mr Strickland,<lb/>Mr Sackville<lb/>Gentleman Ushers :<lb/>Mr Symes,<lb/>Mr Duping<lb/>Mr Mosma, writing master and French master<lb/>Capt Booth, teach the prince to exercise the pike and musket<lb/>Mr Buckingham, riding master<lb/>Sir William Ellis, two of the commissioners for the Board of the green cloth<lb/>Mr Sheridan<lb/>Mr Doyle, two messengers who are constantly employed to carry letters<lb/>Mr Nash<lb/>Mr Lee, messengers employed about the castle<lb/>Mr Powlett,<lb/>Mr Walsh,<lb/>Mr White<lb/>Mrs Stafford, governess to the Princess<lb/>Bed Chamber women : Mrs Plowden,<lb/>Mrs Biddulph,<lb/>Lady Lee,<lb/>Mrs Symms<lb/>Father Constable, confessor and chaplain<lb/>Pages to the back stayres :<lb/>Mr Fulham,<lb/>Mr Wilkie<lb/>Mr Middleton, apothecary to the King, Queen, Prince and Princess<lb/>Mc Macarty, King’s butler<lb/>Mr Gautier, furnishes the King with wines and the house with wax candles<lb/>Mr Pemberton, layes the cloath for the King, Queen, Prince and Princess<lb/>and Mr Symson<lb/>Mr Atkins, cooks<lb/>Mr Broomer,<lb/>Mr Thomas,<lb/>Mr Miner,<lb/>Mr Dulater<lb/>Another Mr Dilater, almoner to the King and Prince<lb/>Mr Halfpenny, sadlers<lb/>and Mr Shaw<lb/>Mr Lewin, perveyors for the stables<lb/>and Mr Devereux »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_19752_actor">Administration du roi d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye </corpname>
                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Nathalie Genet-Rouffiac, Le grand exil, les jacobites en France, 1688-1715, Paris, Service historique de la défense, 2007, p. 534-537.</p>
              </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Italie, Florence, Archivio di Stato</unittitle>
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                <p>« [tablette 12 verso]<lb/>Mercurii sequenti, apud Sanctum Germanum, et regina<lb/>Panis : 27 l. 12 s. 4 d.<lb/>dinerium : 17 s.<lb/>vectura : 4 l. 3 s. 8 d.<lb/>vadia : 15 s. 7 d.<lb/>Vinum : 93 l. 8 s. 11 d.<lb/>scancionaria : 13 s.<lb/>vectura : 58 s.<lb/>vadia : 15 s. 7 d.<lb/>garnisio : 5 mod.<lb/>Coquina : 107 l. 13 s. 5 d.<lb/>rex et regina : 44 l. 3 s. 3 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Cera : 33 l. 2 s. 8 d.<lb/>fructus : 7 l. 15 s.<lb/>vectura : 60 s. 6 d.<lb/>regine : 56 s. 8 d.<lb/>vadia ut supra<lb/>Avena : 19 l. 12 s.<lb/>fenum : 6 l. 18 s. 6 d.<lb/>literia : 117 s. 10 d.<lb/>marescalcia : 28 s.<lb/>vectura : 22 s.<lb/>vadia ut supra<lb/>Camera : 19 l. 9 s.<lb/>regina : 64 s.<lb/>liberi : 38 s. 6 d.<lb/>vadia ut supra »</p>
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                <p>Élisabeth Lalou, Les comptes sur tablettes de cire de la chambre aux deniers de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel (1282-1309), Paris, De Boccard, 1994 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. VIII), p. 419.</p>
              </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Italie, Florence, Biblioteca Nazionale</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Florence, Biblioteca Nazionale">Autografi Gonnelli, XXX, 44</unitid>
                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1664</unitdate>
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                  <corpname id="atom_19612_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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              <bioghist id="md5-8b6c576870ee78c4cc0323f8ea55fd3d" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« En la presence des notaires soubssignez, Jean Poisson, peintre du Roy en son chasteau de Saint Germain en Laye, y demeurant, estant à Paris, confesse avoir receu de noble homme Anthoine Le Menestrel, conseiller du Roy, tresorier general des Bastimens de Sa Majesté, lma somme de quatre vingt dix livres sur et tant moings des ouvrages de peinture de gris à huille par luy faits et à faire dans l’appartement de la reyne mere au viel chasteau du dit Saint Germain en Laye, de laquelle somme de quatre vingt dix livres led. Poisson se contente et quitte led. sieur Le Menestrel et tous autres. […] Faict et passé es estudes l’an mil six cens soixante quatre, le dernier novembre, et a signé :<lb/>J. Poisson »</p>
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                <corpname role="Producteur" id="atom_19612_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Ulysse Robert, « Quittances de peintres, sculpteurs et architectes français, 1535-1711 », Nouvelles archives de l’art français, 1876, p. 1-81, à la p. 39.</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Italie, Mantoue, Archivio di Stato</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9.2.6</unitid>
              <unitdate normal="1550/1550" encodinganalog="3.1.3">1550</unitdate>
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        1 pièce    </physdesc>
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                <famname id="atom_15638_actor">Famille Gonzague</famname>
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            <bioghist id="md5-b8723a60ff9805db3ec038e5cf770c5b" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>La famille de Gonzague régna sur Mantoue à partir du XIVe siècle, avec le titre de duc à partir de 1530. Elle perdit le pouvoir en 1708.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>L'Archivio di Stato de Mantoue conserve les archives de la famille Gonzague, regroupées au sein de l'Archivio Gonzaga.</p>
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            <controlaccess>
              <famname role="Producteur" id="atom_15638_actor">Famille Gonzague </famname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Francesco Borsieri au duc de Mantoue relatant les fêtes de carnaval au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Mantoue, Archivuo di Stato">A.G. 643</unitid>
                <unitdate normal="1550/1550" encodinganalog="3.1.3">23 février 1550</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Illustrissimo et eccellentissimo signor, mio signor et patrone osservandissimo,<lb/>Questa solo sara primo per far la debita reverentia at V. E. et darle aviso del ben stare dell illustrissimo signor Lodovico, poi per avisarla del carnevale qui fatto nel quale per le pioggie et continovi venti non s’poptuto fare cosa buona se non ch’el giorno di carnevale con uno vento grandissimo et frazza se corse da dodeci cavaglieri armati all’anello con grandissimo freddo di quelli ch’erano a vedere et questo fu nel barco dove monsignor eccellentissimo lo Dolfino v’era in letica qual pero venne se non cessata la frazza. Li cavaglieri corsero tre lancie per uno et fra tutti lo portorno molte volte, con tutto ch’l’anello fosse assai grande. L’illustrissimo signor Lodovico fu capitaneo de otto o dieci putti vestiti alla svizzera, quali per lo freddo parevano tutti amalati ; el signor Lodovico illustrissimo era a cavallo col suo tabbaro di scarlato et inanzi havea li detti putti co’ uno che li portava una mazza et tutti questi furono paggi d’honore, le livree erano incarnato et negro con tabure et fiffari, et cosi sei cavaglieri. Gl’altri sei erano guarniti sopra l’arme di coramo dorato.<lb/>La sera poi l’illustrissimo signor Lodovico fece una mascarata de sei peregrini, tra quali furno dui figli di monsignor della Marscia et maestro da stalla di monsignor eccellentissimo el nostro signor governatore et M. Costanzo, tutti sei erano vestitti di negro con sagli listati di tella d’argento a spina pesce, gli tabbaretti di veluto negro foderati di tela d’argento, gli capelli di tela d’oro ranza con le scarpe del medesimo, gli bordoni negro co’gli drappeselli di tela d’argento et con una bocalina d’acqua nanfa et mazzi di garofoli con tavolette scritte di motto latini, et cosi guarniti accompagnati d’un tamburo et fiffaro, andorno a monsignor eccellentissimo et fattele le debite reverenze, l’illustrissimo signor Lodovico gli presentò uno mazzo di garoffoli perfumato d’aqua nanfa et compositione parimenti alla sorella Madame Isabella et alla regina di Scoccia et cosi fecero gl’altri a diverse damiselle et signore Ciasuno poi sparse l’acqua sopra sue maestrii et damiselle et gentilhomini. Comminciato el sono per balare l’illustrissimo signor Lodovico piglio Madama Isabella, il più grande della Marscia la regina di Scoccia, l’altro l’altra figlia di Sua Maestà Christianissima, el signor governatore la damisella di Perone, gli altri quelle che alloro più piaquero et balato che fu tre de suoi balli el signor governatore si parti, et poi vestito de suoi soliti panni ritornò di sopra, et io restai in camera. Il primo poi du quaresima doppo desinare mi bisogno andare a Parigi et per esser bel tempo monsignor eccellentissimo la Delfino volse che’l illustrissimo signor Lodovico con cinque paggi d’honore ch’esso havea vestiti d’una livrea di raso morello tagliato con sotto tella d’oro ranza con pennacci nelle celade de medesime colori, corse all’alnello contro sei altri con quello della Marsia con tonelletti di tela d’argento et dicono ch’l signor Lodvico si porto bene, il che non penso fossi altrimente accomodandosi molto bene sotto l’arme ; hormai comincia a domesticarse con monsignor eccellentissimo et ragiona et passeggia seco di molto pezzi et mostra volerle molto bene. Altro per hora non mi occorre, se non supplicar V. E. tenermi in sua bona gratia nella quale basciandole le mani con debita reverenza humilmente mi raccomando.<lb/>Di San Germano lo 23 di febraro del 1550.<lb/>Di V. E. humilissimo et fidelissimo servitore.<lb/>Francesco Borsieri<lb/><lb/>Per lo illustrissimo signor Lodovico<lb/>Quidem me puerum amore capi miramini quando Deus ipse puer est<lb/>Per uno della Marcia<lb/>Priusquam amoris semitas ingrediare ipsi statui supplicare<lb/>Per l’altro dela Marcia<lb/>Ne postia flamarum poenitea ; amorem consultum abeo<lb/>Per lo maestro di stalla<lb/>Amoris impatiens peragro si pietatem invenire queam<lb/>Per lo S. governatore<lb/>Quod cathenis exolutus cum amoris hanc ipsivnovi tabellam<lb/>Per M. Costanzo<lb/>Que matrona Illustris peregrinari intueminii amore me miserum cogitur ingratae »</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <subject>Education des princes</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Monique Chatenet, « Les enfants de Henri II et de Catherine de Médicis au château de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin des Amis du Vieux Saint-Germain, n° 45 (actes du colloque du 9 février 2008 : « La vie de cour dans les châteaux royaux de Saint-Germain-en-Laye au XVIe siècle, d’Henri II à Henri IV »), 2008, p. 19-35, aux p. 34-35.</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Italie, Modène, Archivio di Stato</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9.2.7</unitid>
              <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">1669</unitdate>
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        1 pièce    </physdesc>
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                <famname id="atom_20045_actor">Famille d'Este</famname>
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              <note>
                <p>La famille d'Este, seigneur de Ferrare, devint également seigneur de Modène en 1288, où elle conserva le pouvoir jusqu'en 1796.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <famname role="Producteur" id="atom_20045_actor">Famille d'Este </famname>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Carlo Vigarani à la duchesse de Modène concernant la réception du grand-duc de Toscane et le petit appartement du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Modène, Archivio di Stato">Archivio Estense, Cancelleria, Cancelleria, Carteggio degli ambasciatori ed agenti estensi in Francia, busta 129</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">30 août 1669</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Document aimablement transmis par M. Jérôme de La Gorce.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Serenissima Altezza,<lb/>Dal letto, ove m’ha confinato alucni giorni sono l’excessiva occupatione havuta per le feste fattesi all’arrivo e dimora qui del Serenissimo Gran Principe di Toscana, subito ricevuti i pregiatissimi commandi de L. A. V. Serenissima, ho’ avisato il signore Pouch, acio con la sua destrezza, e in conformita d’essi commandi, dia qualche lume dell’intentione che hanno cuca il partito le persone, che pensano a la compra de le rendite dell’A. V. Serenissima, siche col prossimo ordinario spero potergliene render conto.<lb/>Con l’ultima mia avisai l’arrivo a la corte del Serenissimo Gran Principe, e come S. M. lo havesse ricevuto a la prima visita, come per sorpresa, cise ch’essendo S. M. ne la sua camera con il solo duca di Saint Agnan, ora primo gentilhuoma, e con tre o quattr’altri servitori all’entrar di S. A. mostra d’esser sorpreso, e lasciato il capello su la tavola s’avanzo alcuni passi a riceverlo. E di la lo condusse egli stesse da la Regina. Qualche giorno dopo, il Re havendolo contotto a Versaglia ivi lo regalo di musiche, balli, comedie, collationi, giardini illuminati, e fuochi d’artifizio ; tornando il Re a San Germano, e S. A a Parigi ove sta alloggiato in casa del suo residente benche sia sevito da tutti gli ufficiali, carozze e staffieri del Signore duca di Guisa, il che m’haveva da prima fatto credere che fosse anche allogiato in sua casa.<lb/>A San Germano dopoi sele e fatta redere una comedia galante framezzata con balletti, e musciha, e con qualche scena : cosa pero di poca importanza, dopo la quale ogni volta sene ritorna a dormir a Parigi, anzi a cena, essendo ben presso a meza notte quando fnisse l’opera, non essendovi stato convito alcuno per anche, ecredo non vene sara. Tutta la casa di Conde e ritirata credo per la discrepannza de titoli e delle precedenze. Li duchi e Pari non l’honna visitato perche non le ha voluto dar la mano. […]<lb/>Ha S. M. fatto fare qui due cabinetti nel suo appartamento tutti ricoperti per tutto di specchi incastrati in cornici di legno indorate e sopradipinte, opera richissima del signore Brun, pittore eccelente : sopra gli spechi son dipinti bellissimi comparti d’ornamenti, che fanno un ammirabil vaghezza, ma la pittura e dietro al cristallo tra esso e l’argento vivo ; maniere e studi nuovi a quale vado applicando con la speranza di ripatriare un giorno per godere l’istessa fortuna del Principe nella sua gloriosa servitu alla serenissima casa, e sotto i clementissimi auspizy de L. A. V. Serenissima, a la quale profadamente inchinandom, mi dedico, de L. A. V. Serenissima,<lb/>Umilissimo, devotissimo et obligatissimo servitore.<lb/>C. Vigarani<lb/>Di S. Germano, li 30 Augusto 1669 »</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
              </controlaccess>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Italie, Rome, Bibliothèque vaticane</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9.2.8</unitid>
              <unitdate normal="1203/1203" encodinganalog="3.1.3">1203</unitdate>
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        1 pièce    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Don par Philippe Auguste de la conciergerie de Poissy et de celle du cellier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Bibliothèque Vaticane">Ottoboni 2796, f. 58v</unitid>
                <unitdate normal="1203/1203" encodinganalog="3.1.3">octobre 1203</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Une reproduction du manuscrit de la bibliothèque Vaticane, connu comme le manuscrit A de Philippe Auguste, est conservée aux Archives nationales sous la cote JJ 9a.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_19578_actor">Chancellerie royale</corpname>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Carta Bernardi coci de dono consergerie Pissiaci.<lb/>Notum etc., quod nos Bernardo, coco nostro, dedimus ad vitam suam consergeriam nostram de Pissiaco et custodiam cellarii nostri et clausarie vincarum nostrarum, et custodiam cellarii nostri apud Sanctum Germanum in Loia. Habebit etiam idem Bernardus, singulis annis, II modios bladi et II modios vini ad mensuram Pissiaci, et non justiciabit se per majorem Pissiaci. Quod ut ratum [etc]. Anno Domini Mo CCo tercio, mense octobri, apud Mellentum. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_19578_actor">Chancellerie royale </corpname>
              </controlaccess>
              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Archives nationales, JJ 7, f. 66<lb/>Archives nationales, JJ 26, f. 241, n° 25<lb/>Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, Latin 9778, f. 197<lb/>Archives nationales, JJ 8, f. 67-67v<lb/>Archives nationales, JJ 23, f. 83v-84</p>
              </altformavail>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Henri-François Delaborde, Recueil des actes de Philippe Auguste, roi de France, t. I, Paris, Imprimerie nationale, 1916, p. 342-343, n° 771.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Cécile Léon, Le château de Saint-Germain-en-Laye au Moyen Âge, XIIe-XIVe siècle, Paris, Les Presses Franciliennes, 2008, p. 27 et 29.</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c level="file">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Royaume-Uni, Londres, The British Museum</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9.2.9</unitid>
              <unitdate normal="1296/1701" encodinganalog="3.1.3">1296-1701</unitdate>
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        3 pièces    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiement pour le chapelain du château de Saint-Germain-en-Laye dans le compte du trésor royal pour la Toussaint 1296</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="The British Library">Additional Charters 13941</unitid>
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                <p>« Capellanus Sancti Germani in Laya, pro tertio : X l., et pro roba, pro toto : LX s. »</p>
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                <p>Robert Fawtier, Comptes du Trésor (1296, 1316, 1384, 1477), Paris, Imprimerie nationale, 1930 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. II), p. 17, n° 341.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions du revenu accordé au chapelain de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="The British Library">Additional Manuscript 11533</unitid>
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                <p>« Ordinarium thesauri de termino Candelose CCCXXXVII° et Ascensionis CCCXXXVIII°<lb/>[…]<lb/>Capellanus Sancti Germani in Laya, pro IIbus terciis, 20 l. p. ; habuit 10 l. p. XXIIIIa marcii.<lb/>[…]<lb/>Ordinarium thesauri de termino O. [S. CCCXXXVIII]<lb/>[…]<lb/>Capellania Sancti Germani in Laya, pro tercio, 10 l. p.<lb/>[…]<lb/>Ordinarium thesauri de termino Candelose CCCXXXVIII° et Ascensionis XXXIX°<lb/>[…]<lb/>Capellania Sancti Germani in Laya, pro IIobus terciis, 20 l. p. »</p>
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                <p>Jules Viard, Les journaux du Trésor de Philippe VI de Valois, suivis de l’Ordinarium thesauri de 1338-1339, Paris, Imprimerie nationale, 1899, p. 857, n° 5097, p. 890, n° 5423 et p. 911, n° 5681.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le nonce Gualterio de la mort de Jacques II à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="The British Library">Add. MS. 20268, f. 337v-342</unitid>
                <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">18 septembre 1701</unitdate>
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                  <p>Après avoir été vice-légat à Avignon, il fut nommé légat apostolique en France en 1700.</p>
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                <p>« Su l’avviso che giunse la notte de 12 del corrente dello stato pericolossimo in cui si trovava il Re britannico stimo il nunzio a proposito di traferirsi la matina seguente alla corte de San Germano. Vi trovo S. M.tà con febre, che gli ripligliava per fino a tre volte il giorno con una prostratione totale di forze, e con una sonnolenza gravissima, la quale lo faceva continuamente dormire senza pero impedirgli di riscuotersi ogni volta che volevano dirgli qualche cosa e di rispondere adattatamente con uso di ragione che ha conservato sempre intierissimo per fino all’ultimo. I medici lo facevano fino d’allora disperato, onde il nunzio predetto credette che per edificazione delle due corti e per dimostratione di riconoscenza ad un prencipe ch’era stato coisi fedele alla Chiesa gli corresse debito di assistergli per fino all’ ultimo respiro, si come ha fatto in effetti non abbandonandolo né giorno né notte dal martedi matina perfino al venerdi sera in cui rese l’anima a Dio. Continuo è stato altresi il concorso d’' prencipi della case reale e de gran signori che sono andati a sapere di mano in mano lo stato della sua salute, mà tra gli altri si è distinto con particolari marche d’affetto il sig. prencipe di Conti che per essere cugino germano della Regina ha voluto usare con essa particolari finezze restendo tutti que’ giorni dalla matina per fino alla sera in San Germano. Il Re ha mandato ogni giorno più signori della prima sfera ad informasi dello stato delle cose, et il mercordi dopo desinare vi venne egli stesso in persona. Il nunzio si ritrovava nella stanza della Regina quando fù portato l’avviso della sua venuta. S. M.tà gli disse che non haverebbe voluto che il Re Christianissimo passasse per la stanza dell’infermo, dubitando che si come s’erano sempre teneramente amati cosi potesse seguire una vicendevole commotione in vedersi, e lo incarico di procurare d’indure S. M.tà a passare per un picciolo balcone al di fuori. Il nunzio prego il sig. duca di Lauson [Lauzun] ad insinuarlo a S. M.tà, il quale non fece difficoltà di prendere quella strada mà trovato poi esso nunzio sul medesimo balcone gl’espresse un sommo desiderio di vedere onninamente il Re Britannico, in maniera che si concerto che cio sarebbe seguito appresso la visita della Regina. Entrata S. M.tà nella di lei stanza, fece instanza che si chiamasse il prencipe di Galles. Venuto questi rimasero tutti tre soli, mà si è poi saputo per bocca del Re medesimo che il picciolo prencipe si come era stato un tempo considerabile senza vedere la madre cosi subito che fù entrato nella camera senza riguardo del Re presente gli si getto al collo e ivi con molte lagrime s’abbracciarono cosi teneramente che il Re dice d’havere havuto della pena a distaccarli l’uno dell’alltra. La Regina a cui tratanto il. Re haveva communicato la propria intentione notifico al prencipe la risoluzione presa da S. M.tà di riconoscerlo e trattarlo da Re ogni volte che venisse a mancare il Re suo padre. Il fanciullo che non havea notizia alcuna dell’avvenimento e che non poteva havere ne tampoco sepranza nientedimeno riceve tal avviso come se vi fosse stato preparato, e gettandosi a i piedi del Re gli desse queste precise parole: Io non mi scodero mai che sete voi che mi fate Re, e qualsivolglia cosa che mi succeda impiergaro questa dignità a farvi conoscere la mia riconoscenza. Il Re gli disse che lo faceva volontieri mà sotto conditione che conservasse sempre immutabile le religione cattolica, in cui era stato educato, mentre se fosse stato mai possibile ch’egli l’abandonnasse o volesse anche solamente nasconderla non solo perderebbe affatto la sua amicitia mà sarebbe risguardato con horrore di tutti gl’huomini da bene che sono nel mondo e come l’ultimo e il più vile degl’huomini. A che il prencipe rispose con le proteste della maggiore costanza. Più altre cose furono dette vicendevolmente sopra lo stesso argomento; dopo di che il prencipe si ritirà et essendo uscito dalla camera dirottamente piangendo dette motivo a milord Perth suo governatore di dimandargli che cosa gl’havesse detto il Re di Francia: mà gli rispose che ne haveva promesso il segreto a S. M.tà e che non poteva violarlo. In effetti non vole dirle cosa alcuna. Bensi tornato al suo appartamente si rinchiuse nel gabinetto e si pose a scrivere e domandatogli dal governatore medesimo cio che notasse disse senz’ altro ch’era il discorso tenutogli dal Re Christianissimo, il quale voleva poter rileggere tutti i giorni della sua vita.<lb/>S. M.tà fini tratanto la visita della Regina et accostandosi al letto del Re infermo gli fece i più cordiali complimenti. L’altro assopito nella sua sonnolenza habbe sul principio qualche difficoltà a riconoscerlo e l’andava ricercando quasi sospeso con gl’occhi, mà rivoltosi finalmente alla parte ove il Re era, tosto che l’hebbe veduto pose la bocca al riso e dimostro un estremo piacere. La ringratio poi di tutte le finezze le quali qu’usava e singolarmente d’havergli mandato il giorno antecedente il suo primo medico. Dopo varie espressioni d’affetto il Re Christianissimo disse che haverebbe voluto parlare di qualche negozio a S. M.tà Britannica. Ciascheduno volea ritirasi per rispetto mà il Re comando che tutti si fermassero et alzando la voce disse che volea assicurarlo che quando Dio havesse fatto altro di lui, haverebbe presa cura particolare del principe di Galles, e non minore di quella che potesse haverne esso stesso se fosse vivo; che dopo la sua morte lo riconoscerebbe per Re e lo trattarebbe nella medesima forma con cui haveva trattato lui medesimo. Cio che gli rispondesse il Re Britannico non pote udirsi perchè l’Inglesi, de’ quali era piena la camera e che non solamente non s’attendevano ad una tale dichiaratione mà per il contrario haveano probabilità tali da credere tutto l’opposto dettero tutti un’alto grido di Viva il Re di Franci, e gettandosi a i piedi di S.M.tà gli testimoniaronon la loro gratitudine d’une maniera che quanto era più viva et in un certo modo lontana dal rispetto ordinario tanto maggiormente mostrava i sentimenti de loro cuori. Il nunzio dopo haver dato luogo a tal transporto di gioia in quelle genti s’accosto ancor’egli a S. M.tà e gli disse che lo ringratiava a nom di tutta la Chiesa dell’atto eroïco il qual veniva di fare, pregando Dio a volerglielo ricompenzare con altretante fecilità. S. M.tà rispose allora con somma benignità e poi esso nunzio essendo andato servendolo per fino alla carrozza lo richiamo per strada e gli soggiunse ch’egli ben sapeva di quale importanza poteva essere tale risoluzione e conosceva le difficoltà che potevano esservi state mà che il rispetto della religione havea sorpoassato ogni cosa e ve lo haveva unicamente determinato. Si sa poi S. M.tà haver detto in appresso che ben conosceva tutti gli pregiuditii che poteva recargli una cosi fatta determinazione, la quale haverebbe dato pretesto al prencipe d’Oranges d fare de’ strepiti in Inghilterra di suscitargli contro il Parlemento e forse di caggionargli la guerra mà che havea voluto che gl’interessi della religione passassero innazi a tutte le altre cose, lasciando a Dio la cura del resto. In effetti si penetra che la maggior parte del Consiglio fosse di contraria opinione e che l’operato si debbia al solo arbitrio del Re. E’vero che i prencipi della casa reale erano stati di tal desiderio et hanno dimostrato una somma sodisfazione del successo; il duca di Borgogna particolarmente, che se n’espresse ne’ termini più forti che possino imaginarsi.<lb/>Ritornando al Re defonto è certo che questa è stata la maggiore consolazione che potesse havere morendo, mentre altro affare temporale non gl’occupava la mente. Ne ha dati altresi gli contrassegni maggiori mentre ordino subito che il prencipe si traferisse a Marli per ringraziarne S. M.tà se bene la Regina non giudico poi d’inviarvelo havendosi mandato in sua vece milord Midleton suo primo ministro. La matina seguente si fece chiamare di bel nuovo esso prencipe e parlandogli del medesimo affare gli ricordo la fedeltà a Dio, l’ubidienza alla madre e la riconoscenza al Re Christianissimo. Né poi ha parlato con alcun prencipe o signore della corte di Francia che non gl’habbia tenuto ragionmento sopra di cio et espressegli le grandi obligazioni che sentiva sù tale soggetto. Queste sono state le sole parole ch’egli habbia impiegate negl’affari del mondo. Tutto il rimanente non ha risguardolo che il Cielo, eccitando di tempo in tempo i preti e i religiosi che l’assistevano a dire delle orazioni, scegliendo esso stesso quelle che maggiormente desiderava e sopra tutto mostrando un sommo desiderio et una somma divozione della messa, recitandosi la quale egli che nel rimanente del tempo soleva essere addormentato si è sempre tenuto con gl’occhi aperti e facendo con la testa tutti que’ segni di venerazione che la sua positione e la sua debolezza potevano permettergli all’elevazione. Fino agl’ultimi respiri è stato udito recitare delle preghiere et allorché gli manco la voce fù veduto movere a tal ogetto le labra. Oltre di cio ha dimostrata una tranquilità d’animo infinita et una rassegnatione eroica al divino volere: consolandro egli stesso la Regina del dolore che dimostrava per la sua perdita. Ha finalmente dell’infermità et havendo sempre riposto che stava bene. Ha habuto una esatta ubidienza alle ordinationi de’ medici et ha preso senza replica tutto quello che hanno voluto dargli benche vi havesse per altro ripugnanza. Finalmente ha havuto sempre il giuditio sanissimo e la mente etiandio più pronta e più libera di quella che l’havesse per molti mesi antecedenti. Gli è durato de lunedi fino al venerdi sempre in una specie d’agonia patendo varii accidenti che di tanto in tanto facevano crederlo vicino a morire e risorgendo un momento appresso. Gl’ultimi singulti della morte furono brevi e non durarono lo spatio d’un hora e mezza ancor’essi assai miti e cher per quanto pote osservarsi non gl’erano un gran tormento. Spiro venerdi alle tre e mezza della sera pianto con caldissime lagrime da suoi tanto cattolici che protestanti, i quali l’hanno tutti per tanti giorni servito con un’amore et attenzione indicibile. La Regina non ha fatto un tutto questo tempo che piangere mà senza pero abandonare la cura degl’affari correnti. Morto il Re le più grandi angoscie mà persuasa alla fine di lasciarsi mettere in carrozza si è trasferta ad un convento delle monache della Visitatione posto in un villaggio vicino a Parigi per nome Challiot ove si tratterrà fino lunedi sera. Il Re s’era offerto di accompagnarvela in persona mà non ha voluto permetterglielo. Si ritroverà bene a S. Germano nel ritorno che S. M.tà vi farà per riporla nel suo appartamento, et allora si crede che visitarà la prima volta il successore in qualità di Re.<lb/>Il nunzio credette di non dover frapporre indulgio alcuno a far questa parte per dare un’esempio autentico agl’ altri ministri e per dimostrare tant maggiormente al nuovo Re la benevolenza della Sede Apolostica, onde passo subito a complimentarlo nel sup appartamento, dicendogli che nel gravissimo dolore che la Chiesa sentiva per la perdita d’un membro cosi principale qual era il Re defunto non poteva invenire maggiore consolazione di quella che gli proveniva dal riconoscerne S. M.tà per successore, non dubitendo che dovesse essere herede ugualmente delle virtù che delle corone del Padre e particolarmnte in cio che risguarda la costanza nella religionez per cui quel principe era stato cotanto glorioso. Rispose che S. S.tà poteva essere certa di haverlo sempre altretanto ubidiente quanto sia stato suo padre. Le disposizioni venture di quella corte non sono per ancora mote mà si avviseranno in appresso. In quanto alle ossequie S. M.tà Christianissima voleva fargliela fare reali a sue spese mà il Re defonto raccommando d’essere sepolto senze pompa e la Regina ha poi talmente insisito sopra la medesima istanza che si à rimasto di far transportare il cadavere senza pompa alle benedittine inglesi per tenervelo in deposito per fino a tanto che piaccia a Dio di disporre le cose in maniera da poterlo riportare nel sepolcro de suoi maggiori in Inghilterra. Ha bensi S. M.tà fatto fare un cuore d’argento dorato coronato alla reale per rinchiudervi quello del del defonto già trasferito segretamente a Challiot per essere risposto vicino a quello della Regina sua madre che si conserva nel medesimo luogo. Pensa inoltre a tutto cio che possa essere di sollievo, di conforto e di commodità alla Regina e procura d’usargli tutte le finezze possibili per consolarla. Il che si rende più necessario quanto l’afflittione dell’animo reca alla medesima pregiudizio anche nel corpo, trovandosi hoggi travagliata da mali di stomaco e da una straordinaria debolezza benche speri che le cose non siano per passare più oltre. »</p>
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                <p>Bruno Neveu, « A Contribution to an Inventory of Jacobite Sources », dans Eveline Cruickshanks (dir.), Ideology and Conspiracy: Aspects of Jacobitism, 1689-1759, Edimbourg, John Donald, 1982, p. 152-155.</p>
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                <p>« Johannes Gournay et Guillelmus Du Moutier, pro denariis solutis, qui eisdem debebantur inter debita tradita Camere per Guillelmum de Maule, solutorem operum castri Sancti Germani in Laya, scripta in fine compoti ipsius Guillelmi finiti prima Novembris CCCLXXI° : 35 franc. tunc. »</p>
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                <p>Robert Fawtier, Comptes du Trésor (1296, 1316, 1384, 1477), Paris, Imprimerie nationale, 1930 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. II), p. 140, n° 1850.</p>
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                <p>« 1 paire of stairs :<lb/>Mr Controller Skelton<lb/>Dutchess of Tyrconnel<lb/>Mr Hide<lb/>Lord Chamberlain<lb/>Duke of Berwick<lb/>Lady d’Almond<lb/>Earle of Melfort<lb/>Count Molza<lb/>Mr Carill<lb/>Mr Turene<lb/>Mrs Turene<lb/>Lady Sophia Buckly<lb/>Lady Walgrave<lb/>Mr Conquest<lb/>Sir John Sparrow<lb/>Lord Dumbarton<lb/><lb/>2 paire of stairs :<lb/>Lady Governess<lb/>Lady Strickland<lb/><lb/>3 paire of stairs :<lb/>Mr Lavery and the King’s necessary woman<lb/>Father Warner<lb/>Marquis d’Albeville<lb/>Mr Dupuis and the Lady Strickland’s servants<lb/>Lady Governesse’s servants<lb/>Mr Balthazar<lb/>Mrs London<lb/>Mrs Walgrave<lb/><lb/>4 paire of stairs :<lb/>Mr Brown<lb/>Mr Graham<lb/>Mr Joshn Stafford<lb/>Officers of the guard<lb/>Father White<lb/>Mr vice chamberlain Strickland<lb/>Mr Inese the priest<lb/>Father Gally<lb/>Mrs de Lauter<lb/>Mrs Chappell<lb/>Mr Benefield<lb/>Sir William Walgrave<lb/>Count Lauzun<lb/>Mr Biddulph<lb/>Mr Leyburn<lb/>Mrs Rogé<lb/>Lady Lucy Herbert<lb/>Father Ruga<lb/>Father Sabran<lb/>Sir Edward Hales<lb/><lb/>5 paire of stairs :<lb/>Mr Buckingham<lb/>Mr Noble<lb/>Mr Cadrington and the Prince’s necessary woman<lb/>The King’s barber<lb/>Mr Beaulieu<lb/>Mrs Simms<lb/>Mr Dufour<lb/>Mess. Ronchi priests<lb/>Mr Ronchi gentleman usher<lb/><lb/>Ground rooms :<lb/>Mr Martinash<lb/>Mr Atkins the cook in a room lent him by the concierge<lb/>Captaine Trevanian<lb/>Mr Harrison<lb/>Mr Francis Stafford<lb/>Mr Inese the gentleman usher<lb/>Mr La Croix<lb/>Mr Gothard<lb/>The King’s wardrobe<lb/>Mr vice Chamberlain Porter<lb/>Captain MacDonnel<lb/>Mr Labady<lb/>Mr Riva<lb/>Mr Crane<lb/>Sir Roger Strickland<lb/>Mr des Arthur<lb/>Mr Nevil<lb/>Madame Nurse »</p>
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                <subject>Jacobites</subject>
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                <p>Edwin et Marin Sharp Grew, The English Court in exile : James II at Saint-Germain, Londres, Mills et Boon, 1912, p. 267.</p>
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                <p>Edward Corp, A court in exile : the Stuarts in France, 1689-1718, Cambridge, Cambridge university press, 2003, p. 86-87.</p>
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                <p>Nathalie Genet-Rouffiac, Le grand exil, les jacobites en France, 1688-1715, Paris, Service historique de la défense, 2007, p. 517-518.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Liste des salaires et pensions payés par la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Royal Archives">Stuart Papers, 1.79 G</unitid>
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                <p>« Above staires :<lb/>Duchess of Tyrconnel, lady of the Bed Chamber : 1029 l.<lb/>Countesse di Almont : 1029 l.<lb/>Lady Sophia Bulkley : 1029 l.<lb/>Mrs Turenne, Bed Chamber woman : 592 l.<lb/>Lady Waldegrave : 592 l.<lb/>Mrs Strickland : 592 l.<lb/>Madam Molza : 592 l.<lb/>Mrs Turenne, as laundresse : 257 l.<lb/>Mrs Delabadie, sempstresse and stanckesse : 129 l.<lb/>Mrs Galley, necessary woman : 117 l.<lb/>Mr Strickland, vice Chamberlain : 649 l.<lb/>Mr Caryll, secretary : 592 l.<lb/>Mr Meridesh : 163 l.<lb/>William Waldegrave, physician : 977 l.<lb/>Mr Nevill, gentleman usher of the Privy Chamber : 240 l.<lb/>Mr Crane, gentleman waiter : 189 l.<lb/>Mr Forster : 189 l.<lb/>Mr Barry, Queen’s waiter : 112 l.<lb/>Mr Turrenne : 112 l.<lb/>Mr Hyde, groome of the Privy Chamber : 232 l.<lb/>Mr Smith, page of presence : 175 l.<lb/>Mr Riva, roabe’s : 257 l.<lb/>Mrs Noble : 175 l.<lb/>Mr Dufour, page of the Bed Chamber : 257 l.<lb/>Mr Horne : 257 l.<lb/>Mr Abell : 257 l.<lb/>Mr Lavery : 257 l.<lb/>Mr Peirepoint, groome of the Great Chamber : 117 l.<lb/>Mr MacDonnel : 117 l.<lb/>Mr Bowesy : 117 l.<lb/>Roger Physwick, for cleanseing the drawroom : 24 l.<lb/>Father Galley, confessor : 257 l.<lb/>Mr Ronchy senior, almoner : 257 l.<lb/>Mr Ronchy junior : 206 l.<lb/>Mr Innes : 206 l.<lb/>Father Ruga, chaplain : 175 l.<lb/>Mr Sachelli : 175 l.<lb/>Father La Croix : 175 l.<lb/>Father Naish : 175 l.<lb/>Ralph Norton : 87 l. 15 s.<lb/>Laurence Delatre : 46 l. 16 s.<lb/>Below stairs :<lb/>Mr Chilton : 386 l.<lb/>Mr Conquest : 386 l.<lb/>Mr Lesserture, master cooke : 232 l.<lb/>Mr Thomas : 232 l.<lb/>Monsieur Detroe, cooke : 102 l. 7 s.<lb/>Mr Simpson, yeoman of the pantry : 117 l.<lb/>Mr Lepointy, yeoman of the wine cellar : 146 l. 5 s.<lb/>Mr Harrison, apothecary : 234 l.<lb/>Stables :<lb/>Mr Leyburne, equerry : 476 l.<lb/>Mr Persico, page of honour : 189 l.<lb/>Mr Buckenham, yeoman rider : 309 l.<lb/>Mr Devereux, purveyor : 58 l. 10 s.<lb/>Walter Dormer, coachman : 351 l.<lb/>Thomas Hooper : 292 l. 10 s.<lb/>Charles Belgard : 292 l. 10 s.<lb/>John Humpston : 292 l. 10 s.<lb/>Peter Bandore, footman : 117 l.<lb/>John Lewin : 117 l.<lb/>John Stapleton : 117 l.<lb/>Timothy Clarke : 117 l.<lb/>George Peirson : 117 l.<lb/>Alexander Hamilton : 117 l.<lb/>John Bevan : 117 l.<lb/>Anthony Moore, chaireman : 102 l. 07 s. 6 d.<lb/>Benjamin Cotton : 102 l. 07 s. 6 d.<lb/>Joseph Conner, farrier : 58 l. 10 s.<lb/>John Bailey, bottleman : 102 l. 07 s. 6 d.<lb/>Thomas Arnold, groome : 160 l. 17 s. 6 d.<lb/>John De Vere : 160 l. 17 s. 6 d.<lb/>Prince’s side :<lb/>Mrs Stafford : 720 l.<lb/>Madam Nurse : 386 l.<lb/>Mrs Delabadie, dry nurse : 360 l.<lb/>Doctor Betham, preceptor : 343 l.<lb/>Mr Codrington, sub-preceptor : 175 l. 10 s.<lb/>Father Constable, chaplain : 175 l. 10 s.<lb/>Monsieur Faure, dancing master : 200 l.<lb/>Christopher William, writing master : 75 l.<lb/>Mrs Simms, rocker : 257 l.<lb/>Mrs Waldegrave : 257 l.<lb/>Mrs Chappell : 257 l.<lb/>Mrs Delatre : 257 l.<lb/>Mrs Chilton, laundresse : 257 l.<lb/>Mrs Lesserture, sempstresse : 87 l. 15 s.<lb/>Mrs Clarke, necessary woman : 117 l.<lb/>Balthazar Artema, page of the backstairs : 234 l.<lb/>William Lonon : 234 l.<lb/>Edmund Johnson, footman : 117 l.<lb/>Bryan O’Bryan : 117 l.<lb/>Princesse’s servants :<lb/>Mrs Martinash, wett nurse : 386 l.<lb/>Mrs Rougé, rocker : 257 l.<lb/>Mrs Lavery : 257 l.<lb/>Mrs Griffith : 257 l.<lb/>Mrs Buckenham : 257 l.<lb/>Mrs Nevill, sempstresse and starchess : 117 l.<lb/>Mrs Beddingfield, laundresse : 257 l.<lb/>Mrs Ashton : 146 l. 05 s.<lb/>Mrs Carney, necessary woman : 117 l.<lb/>Daniel Fulham, page of the back stairs : 234 l.<lb/>John Wilkie : 234 l.<lb/>Mrs Irwin : 146 l. 05 s.<lb/>Pentions :<lb/>Lord bishop Ellis : 500 l.<lb/>Lord Dumbarton : 250 l.<lb/>Lady Strickland : 600 l.<lb/>Mr Caryll : 292 l.<lb/>Mr Ronchy : 206 l.<lb/>Mr Codrington : 58 l. 10 s.<lb/>Father Maxwell : 604 l.<lb/>Mr Benyon : 375 l.<lb/>Mrs Sackvill : 250 l.<lb/>Mrs Withrington : 250 l.<lb/>Mr Riva : 257 l.<lb/>Monsieur Fedé : 234 l.<lb/>Monsieur Dupuy for little Mr Ashton : 250 l.<lb/>Father Saunders for Lady Lucy Hebert : 100 l.<lb/>Lady Edmond Butler : 150 l.<lb/>Mrs Bointon : 100 l.<lb/>Mrs Ramsay : 100 l.<lb/>Monsieur Garangée : 150 l.<lb/>Mrs Naish : 60 l.<lb/>Mrs Plunkett : 60 l.<lb/>Lady Brittas : 100 l.<lb/>Lady Innescheling : 100 l.<lb/>Mrs Arthur’s elder daughter : 100 l.<lb/>Mrs Arthur’s youngest daughter : 50 l.<lb/>Lady Mayo : 100 l.<lb/>Mrs Van Colster : 100 l.<lb/>Mrs Umfreville : 100 l.<lb/>Mrs Ingram : 100 l.<lb/>Mrs Staniers : 60 l.<lb/>Mrs Gifford : 60 l.<lb/>Mrs Coleman : 81 l. 05 s.<lb/>Mrs Christina Plunkett : 96 l.<lb/>Mrs Mackensey : 60 l.<lb/>Mrs Baggot : 50 l.<lb/>Mrs Barrett : 50 l.<lb/>Mrs O’Birne : 72 l.<lb/>Mrs O’Neale : 100 l.<lb/>Lady Murray : 100 l.<lb/>Mrs Creiton : 75 l.<lb/>Mrs Arthur : 50 l.<lb/>Mrs Simms for her sonne : 50 l.<lb/>Mrs Burke att the Blew Nuns : 36 l.<lb/>Mr Barry for hissonne : 50 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                <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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                <p>Nathalie Genet-Rouffiac, Le grand exil, les jacobites en France, 1688-1715, Paris, Service historique de la défense, 2007, p. 519-524.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paiements concernant Saint-Germain-en-Laye dans les comptes extraordinaires de l’Hôtel du roi</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Genève, Bibliothèque publique">Ms Latin 55</unitid>
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                <p>« [tablette 1 verso]<lb/>Elemosine de eodem termino<lb/>[2 juillet 1308]<lb/>Domus Dei Sancti Germani in Laya, ibi tunc pro reparatione domorum suarum : 8 l.<lb/>per elemosinarium<lb/>[…]<lb/>[15 août 1308]<lb/>Guillelmus de Palefridis, de Sancto [Germa]no in Laya, ibi tunc : 48 s.<lb/>[…]<lb/>[tablette 2 verso]<lb/>Johanna dicta la Beguesse, de Sancto Germano in Laya, martis post Omnes Sanctos [5 novembre 1308], apud Fabarias<lb/>per elemosinarium<lb/>[…]<lb/>[tablette 4 recto]<lb/>[6 février 1309]<lb/>Guillelmus de Sancto Germano, marescallus, pro palefredo et roncino mortuis : 18 l.<lb/>per P. de Genbevilla »</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Natalis de Wailly et Léopold Delisle, Recueil des historiens des Gaules et de la France, t. XXII, Paris, Imprimerie impériale, 1865, p. 557, 558 et 560.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Élisabeth Lalou, Les comptes sur tablettes de cire de la chambre aux deniers de Philippe III le Hardi et de Philippe IV le Bel (1282-1309), Paris, De Boccard, 1994 (Recueil des historiens de la France, Documents financiers, t. VIII), p. 813, 816, 822 et 829.</p>
              </bibliography>
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              <p>Publié</p>
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                <unitid type="alternative" label="Bâle, Universitätsbibliothek">Autogr Geigy-Hagenbach 1992</unitid>
                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">16 septembre 1641</unitdate>
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                <note>
                  <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En la presence des notaires du Roy au Chastelet de Paris soubsignés, Nicolas Poussin, premier peintre ordinaire du Roy, a confessé avoir receu comptant de noble homme Charles Le Besgue, conseiller du Roy, tresorier general de ses Bastimens, la somme de deux mil livres à luy ordonnée pour un tableau de la Cene qu’il a faict par la commandement du Roy pour la chapelle de Saint Germain en Laye, de laquelle somme de deux mil livres ledit sieur Poussin se contente et en quite ledit sieur Le Besgue, tresorier susdit, et tous autres. Promettant. Obligeant. Renonçant. Fait et passé es estudes desd. notaires l’an mil six cens quarente un, le seiziesme jour de septembre, et a signé.<lb/>Nicolas Poussin<lb/>Le Boucher, De Rivière »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Étienne Charavay, « Nicolas Poussin, le tableau de la Cène conservé au musée du Louvre », Revue des documents historiques, 1ère année, 1873-1874, p. 91-92, à la p. 92.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Rosenberg, Nicolas Poussin, les tableaux du Louvre, catalogue raisonné, Paris, Louvre éditions et Somogy, 2015, p. 170.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://dx.doi.org/10.7891/e-manuscripta-20986</p>
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      <c level="subfonds">
        <did>
          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Musées et collections artistiques</unittitle>
          <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
          <unitdate normal="1560/1875" encodinganalog="3.1.3">vers 1560-1875</unitdate>
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        49 pièces    </physdesc>
        </did>
        <odd type="publicationStatus">
          <p>Publié</p>
        </odd>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">France</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1</unitid>
            <unitdate normal="1602/1866" encodinganalog="3.1.3">avant 1602-1866</unitdate>
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        43 pièces    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Bazas, Musée-apothicairerie</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.1</unitid>
              <unitdate normal="1635/1640" encodinganalog="3.1.3">vers 1635-1640</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 pièce    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jacques Stella, Saint Louis distribuant les aumônes</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitdate normal="1635/1640" encodinganalog="3.1.3">vers 1635-1640</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 140 cm de hauteur et de 104 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce tableau ornait l'un des autels latéraux de la chapelle, en pendant au Sainte Anne conduisant la Vierge au temple aujourd'hui à Rouen.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7584_actor">Stella, Jacques</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-6b2000f28ffcab737664ff79cf10aaef" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre, dessinateur et graveur français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7584_actor">Stella, Jacques </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=07290022182</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Besançon, Musée des Beaux-Arts</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.2</unitid>
              <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 pièce    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Attribué à Guillaume Dumée, Les compagnes de Hyante</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Musée des Beaux-Arts de Besançon">D. 1532</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Représente probablement une partie d'un des tableaux du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7586_actor">Dumée, Guillaume</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-de6fa21bd107c1fc2cb0d7e808b6e829" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre, notamment auteur de cartons de tapisseries.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7586_actor">Dumée, Guillaume </persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Chantilly, musée Condé</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.3</unitid>
              <unitdate normal="1663/1695" encodinganalog="3.1.3">vers 1663-1695</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 pièce    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Adam Pérelle, Vue du château-neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Chantilly">DE 427</unitid>
                <unitdate normal="1663/1695" encodinganalog="3.1.3">vers 1663-1695</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 dessin de 15,3 cm sur 26,3 cm    </physdesc>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_13722_actor">Pérelle, Adam</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-5636d00a04e154bab90d165463cef23c" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Graveur</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_13722_actor">Pérelle, Adam </persname>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=00000104846</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>https://www.photo.rmn.fr/archive/01-000141-2C6NU0V85EH7.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Fontainebleau, Musée national du château</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.4</unitid>
              <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        2 pièces    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil et atelier, Cybèle éveillant le Sommeil</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Fontainebleau">Inv. 515.B.83</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 97 cm de hauteur et 103 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/f/7/0/f705d455b4e62968c7f1d2933fea60eaf90099bf429c576ba3072cff19e99804/97-025890.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7588_actor">Dubreuil, Toussaint</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-7403974e60c76b3bb2c89b2f0f62c41a" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7588_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378. </p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 77.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=50130000267</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/97-025890-2C6NU0SJUCW0.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil et atelier, Hyante saluée par Francus</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Fontainebleau">Inv. 8719.B.1054</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 192 cm de hauteur et 135 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf. </p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/f/5/9/f5912a46e3b21597d5a59df61e142bc2cdfb832c592059a743043a66773055d9/97-025894.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7589_actor">Dubreuil, Toussaint</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-7403974e60c76b3bb2c89b2f0f62c41a" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7589_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378. </p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 81.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/97-025894-2C6NU0SJPKE3.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.5</unitid>
              <unitdate normal="1602/1686" encodinganalog="3.1.3">avant 1602-1686</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        2 pièces    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Mercure vient retrouver Hélénin, Andromaque et Francus assistant aux fêtes en l'honneur de Cybèle</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="ENSBA">Mas.909</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 dessin de 25,1 cm de hauteur et 37,8 cm de largeur, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, esquisse à la pierre noire    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce dessin est préparatoire au premier tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7590_actor">Dubreuil, Toussaint</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-7403974e60c76b3bb2c89b2f0f62c41a" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7590_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Emmanuel Lurin (dir.), Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Les Presses Franciliennes, 2010, p. 73.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.ensba.fr/ow2/catzarts/voir.xsp?id=00101-20998&amp;qid=sdx_q1&amp;n=11&amp;sf=&amp;e=</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Anonyme, Dessin d'un carré d'un parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="ENSBA">O.272</unitid>
                <unitdate normal="1686/1686" encodinganalog="3.1.3">1686</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 dessin de 28,4 cm de hauteur et 22 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Représentant un carré réalisé sous Henri IV, ce dessin est légendé : "La mesme devise du Roy mais en grand volume estant dedans un carrée des jardins de Saint Germain en Laie avec ses bordures et compartimens".</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.ensba.fr/ow2/catzarts/voir.xsp?id=00101-6448&amp;qid=sdx_q3&amp;n=1&amp;sf=&amp;e=</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paris, Musée de l'Armée</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.6</unitid>
              <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">1866</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 pièce    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jean-Baptiste-Edouard Detaille, Défilé des guides sur la terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Musée de l'Armée">045 ; Eb50d</unitid>
                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">1866</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 huile sur toile    </physdesc>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/6/f/7/6f736aa7fd028310a253c3efce620e1debb0ba06027f4210b583d7ddae63a40a/15-627378.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_10279_actor">Detaille, Jean-Baptiste-Édouard</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-63a2bcae4457907687a9bb2423bcb23c" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre d'histoire et de batailles.<lb/>Membre de l'Académie des beaux-arts (élu en 1892).</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_10279_actor">Detaille, Jean-Baptiste-Édouard </persname>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>https://www.photo.rmn.fr/archive/15-627378-2C6NU0AMKAJIR.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paris, Musée d'Orsay</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.7</unitid>
              <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">1856</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 pièce    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Eugène Millet, Château de Saint-Germain-en-Laye : élévation de la façade sur la rue du Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Orsay">RF 4001</unitid>
                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1856</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 dessin à la mine de plomb, encre noire et aquarelle de 47,8 cm sur 65 cm    </physdesc>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/e/f/7/ef77de50cb1127e1b01f83f49cad13fc4f1f3ee086cb7a0e421ae38b81154da4/04-500697.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <corpname id="atom_10344_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire)</corpname>
                  <persname id="atom_46646_actor">Millet, Eugène</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-4e4262d355f15c079838f965293b1377" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Après le régime très économe de Louis-Philippe qui avait supprimé les services d’honneur, Napoléon III souhaite rétablir les fastes d’antan et crée un ministère de la Maison de l’empereur, sur le modèle de celle du Premier Empire.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est chargé de la présentation du budget, de l’administration des revenus de la Couronne, de la proposition à tous les emplois du ministère (sauf ceux des grands officiers nommés par l’empereur), de l’ordonnancement des dépenses, de la révision et de l’approbation des marchés, de l’administration de la dotation de la Couronne et du domaine privé de l’empereur et de l’impératrice, des encouragements aux arts et de la proposition à l’empereur des pensions à prendre sur les fonds de la Liste civile.<lb/><lb/>Le ministère de la Maison de l’empereur est logé dans le Louvre, à proximité de l’empereur.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <bioghist id="md5-2841d2cbef4715be243ba7c710817dc7" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Architecte</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <corpname role="Producteur" id="atom_10344_actor">Ministère de la Maison de l'Empereur (Second Empire) </corpname>
                <persname role="Producteur" id="atom_46646_actor">Millet, Eugène </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?no_cache=1&amp;nnumid=056639&amp;cHash=105c79940b</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=50350016642</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>https://www.photo.rmn.fr/archive/04-500697-2C6NU00CI76T.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Paris, Musée du Louvre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.8</unitid>
              <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 7283</unitid>
              <unitdate normal="1602/1830" encodinganalog="3.1.3">avant 1602-1830</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        25 pièces    </physdesc>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Francus dans le naufrage</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 26266, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin de 26,4 cm de hauteur et de 39,4 cm de largeur, encre brune, lavis brun, lavis gris, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/a/f/8/af8a44b04ca6d53d45ff13f229ae6e212e6f9af3964a87fb6b586368f1c85386/09-531732.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7620_actor">Dubreuil, Toussaint</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-7403974e60c76b3bb2c89b2f0f62c41a" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7620_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378. </p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/6/212020-Francus-dans-le-naufrage</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/09-531732-2C6NU03FF556.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Dicé apprête une chasse</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 26258, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin de 36,8 cm de hauteur et de 25,7 cm de largeur,  encre brune, pierre noire, rehauts de blanc, lavis gris-brun et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/c/7/8/c78c8a59345c9445592d89e3b5e58d7cec940334f09ad04fc27af306bafc86b6/09-531726.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7619_actor">Dubreuil, Toussaint</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-7403974e60c76b3bb2c89b2f0f62c41a" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7619_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/3/212012-Dice-apprete-une-chasse</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/09-531726-2C6NU03FFYYM.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Hyante et Climène offrent un sacrifice à Vénus</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 26265, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
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        Dessin de 34,0 cm de hauteur et de 25,3 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_7618_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <altformavail encodinganalog="3.5.2">
                <p>Copie du dessin par Guillaume Dumée conservée au musée du Louvre (RF 29495, Recto).<lb/>Tableau conservé au musée du Louvre (INV4157).</p>
              </altformavail>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/1/212019-Hyante-et-Climene-offrent-un-sacrifice-a-Venus</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Deux hommes accompagnés de Francus portent le cadavre d'un de ses compagnons</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 11811, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin de 19,4 cm de hauteur et de 9,7 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de gouache blanche et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/1/201868-Deux-hommes-accompagnes-de-Francus-portant-le-cadavre-dun-de-ses-compagnons</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Francus enflamme le bûcher funéraire</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 26249, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin de 21,2 cm de hauteur et de 12,4 cm de largeur, papier lavé de beige, plume et encre brune, lavis brun et beige, tracé préparatoire à la pierre noire et rehauts de gouache blanche    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/1/212003-Francus-enflamme-le-bucher-funeraire-dun-de-ses-compagnons</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/09-531716-2C6NU03FFJJ0.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Climène, dissuadée par sa nourrice de s'empoisonner, écrit une lettre à Francus sous la dictée de l'Amour</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 26263, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
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        Dessin de 22,5 cm de hauteur et de 41,5 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
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                  <p>Peintre français.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/2/212017-Climene-dissuadee-par-sa-nourrice-de-sempoisonner-ecrit-a-Francus</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/09-531730-2C6NU03FFUUS.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Cybèle dans l'antre de la jalousie</unittitle>
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        Dessin de 26,3 cm de hauteur et de 43,2 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
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                  <p>Peintre français.</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/2/212018-Cybele-dans-lantre-de-la-Jalousie</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/09-531731-2C6NU03FFNNL.html</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Climène, après avoir coupé et attaché ses cheveux à son lit en signe de chasteté, baise le sol de sa chambre et s'enfuit</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 26262, Recto</unitid>
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                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin de 24,3 cm de largeur et de 24,3 cm de hauteur,  encre brune,; lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
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                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                  <p>Peintre français.</p>
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              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/2/212016-Climene-apres-avoir-coupe-et-attache-ses-cheveux-baise-le-sol-de-sa-chambre</p>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Climène, à la poursuite d'un sanglier, se jette dans la mer où elle est recueillie par Ino et Glaucus</unittitle>
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        Dessin de 22,0 cm de hauteur et de 33,7 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                  <p>Peintre français.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/2/212013-Climene-recueillie-dans-la-mer-par-Ino-et-Glaucus</p>
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                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/09-531727-2C6NU03FFMMA.html</p>
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        Dessin de 25,7 cm de hauteur et de 46,8 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                  <p>Peintre français.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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        Dessin de 23,1 cm de hauteur et de 34,3 cm de largeur, encre brune, lavis brun, pierre noire et plume    </physdesc>
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                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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        Dessin de 22,0 cm de hauteur et de 41,5 cm de largeur, papier beige, encre brune, lavis brun, pierre noire, rehauts de blanc et plume    </physdesc>
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                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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                <p>http://www.photo.rmn.fr/C.aspx?VP3=SearchResult&amp;VBID=2CO5PCH2CNL6Y&amp;SMLS=1&amp;RW=1366&amp;RH=659</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil et atelier, Dicé offre un banquet à Francus en présence de a femme et de ses deux filles, Hyante et Climène</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 862</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
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        Huile sur toile de 130 cm de hauteur et de 185 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
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                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
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                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/00-021181-2C6NU0VSM2BA.html</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil et atelier, Lever et toilette de Hyante et Climène</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">R.F. 994</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
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        Huile sur toile de 107 cm de hauteur et de 97 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/06-508405-2C6NU0BX7EZP.html</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Hyante et Climène offrent un sacrifice à Vénus</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 4157</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
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        Huile sur toile de 190 cm de hauteur et de 140 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/06-523625-2C6NU0PFTFTF.html</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, Allégorie de la Vertu</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 8499</unitid>
                <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">vers 1640</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 243 cm de hauteur et de 115 cm de largeur.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cité en 1706 au Château-Neuf dans l'inventaire des tableaux du roi dressé par Bailly.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Peintre et dessinateur français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/03-013370-2C6NU044HMI5.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, Allégorie de la Charité</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
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                <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">vers 1640</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 192 cm de hauteur et de 132 cm de largeur.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cité en 1706 au Château-Neuf dans l'inventaire des tableaux du roi dressé par Bailly. </p>
                </note>
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                  <p>Peintre et dessinateur français.</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/12-522679-2C6NU0ZE5PML.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, Portrait de Louis XIII entre deux figures de femme symbolisant la France et la Navarre</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 8066</unitid>
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        Huile sur toile de 163 cm de hauteur et de 154 cm de largeur.    </physdesc>
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                  <p>Peintre et dessinateur français.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_7594_actor">Vouet, Simon </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>Marie Cabane, « Précisions et hypothèses sur l’œuvre de Simon Vouet, exécuté pour le roi Louis XIII et la reine Anne d’Autriche, de 1627 à 1643 », dans Stéphane Loire (dir.), Simon Vouet, actes de colloque international (Galeries nationales du Grand Palais, 5-7 février 1991), Paris, La documentation française, 1992, p. 255-290.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE002910 </p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/85-000138-02-2C6NU0HB1K7X.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Attribué à Simon Vouet, Christ à la colonne</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">21</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 8066</unitid>
                <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">vers 1639</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 128 cm de hauteur et de 66 cm de largeur.    </physdesc>
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                  <p>Peintre et dessinateur français.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7638_actor">Vouet, Simon </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Marie Cabane, « Précisions et hypothèses sur l’œuvre de Simon Vouet, exécuté pour le roi Louis XIII et la reine Anne d’Autriche, de 1627 à 1643 », dans Stéphane Loire (dir.), Simon Vouet, actes de colloque international (Galeries nationales du Grand Palais, 5-7 février 1991), Paris, La documentation française, 1992, p. 255-290.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE002919 </p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/12-548166-2C6NU08RAVIQ.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Nicolas Poussin, Jésus Christ instituant l'Eucharistie</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">1641</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 325 cm de hauteur et de 250 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau commandé pour le retable de la chapelle du Château-Vieux.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/4/5/c/45c18a4fdede4f1a4b1e6cc7e6512aaeef64f63fd2d70995c626225df02194e7/91-001653.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7592_actor">Poussin, Nicolas</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-815587a1df37fffaf184e4e25048b17b" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre et graveur à l'eau-forte français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7592_actor">Poussin, Nicolas </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Rosenberg, Nicolas Poussin, les tableaux du Louvre, catalogue raisonné, Paris, Louvre éditions et Somogy, 2015, p. 170-175.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE002203</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/91-001653-2C6NU0HZH7IY.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Matteo Rosselli, Le triomphe de David</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Peintures">Inv. 592</unitid>
                <unitdate normal="1630/1630" encodinganalog="3.1.3">1630</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile 235 cm de hauteur et de 295 cm de largeur.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Attesté en 1709 dans la chapelle du Château-Vieux.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/0/3/1/03179d237e6187233da53b2dcd079a40a6c9259cfc76ee7a060ce2b8a9273171/05-510257.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7654_actor">Roselli, Matteo</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-1a4bd67cfa466494f7f4c50a6074a77d" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre italien.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7654_actor">Roselli, Matteo </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/05-510257-2C6NU078RFNW.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">D'après Charles Le Brun, Vénus et les Amours</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">24</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre, département des Arts graphiques">INV 30096, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">1669</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 dessin de 54,8 cm de hauteur et 35,3 cm de largeur, plume et encre brune et noire, quelques traits à la pierre noire, lavis gris et lavis d'ocre.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lydia Beauvais a reconnu dans ce dessin entré dans les collections royales en 1690, suite à la saisie opérée chez Charles Le Brun, une partie du plafond de l'antichambre du petit appartement du roi à Saint-Germain. La composition même du décor représenté suggère pourtant davantage d'y voir le décor d'un mur.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/f/1/1/f116b6c2726f37e8489f0020e5c0537ab544881c0421a3717f00f49c9edc6813/768.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20079_actor">Le Brun, Charles</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-c2f35ae75cb40e2b26761e38f597ecd7" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.<lb/>Premier peintre du roi en 1664.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_20079_actor">Le Brun, Charles </persname>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Lydia Beauvais, Inventaire général des dessins, école française, Charles Le Brun, 1619-1690, Paris, Réunion des Musées nationaux, 2000, t. I, p. 62, n° 97.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/1/207882-Venus-et-les-amours-max</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">William Turner, Vue du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">25</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Louvre">RF36057, Recto</unitid>
                <unitdate normal="1829/1830" encodinganalog="3.1.3">vers 1829-1830</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 aquarelle de 29,9 cm sur 45,7 cm    </physdesc>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/5/4/0/540e414611c21f19b07b69363892f2c3ba976be580470389e633397dfa684701/14-529725.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_10295_actor">Turner, William</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-50f4e890d8fde0aa62983808b504ca18" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre, graveur et aquarelliste</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_10295_actor">Turner, William </persname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://arts-graphiques.louvre.fr/detail/oeuvres/3/37230-Vue-du-chateau-de-Saint-Germain-en-Laye</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=50350037230</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>https://www.photo.rmn.fr/archive/14-529725-2C6NU0ALOU5R2.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Rouen, Musée des Beaux-Arts</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.9</unitid>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jacques Stella, Sainte Anne conduisant la Vierge au temple</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Musée des Beaux-Arts de Rouen">1803.27</unitid>
                <unitdate normal="1635/1640" encodinganalog="3.1.3">vers 1635-1640</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 136,5 cm de hauteur et de 102 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce tableau ornait l'un des autels latéraux de la chapelle, en pendant au Saint Louis distribuant les aumônes aujourd'hui à Bazas.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=07290022182</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Saint-Denis, basilique</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.10</unitid>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Attribué à Aubin Vouet, Allégorie du Verbe divin</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Centre des Monuments nationaux">STD1993000738</unitid>
                <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">vers 1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 166 cm de hauteur et de 164 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau commandé pour le retable de la chapelle du Château-Vieux. </p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7627_actor">Vouet, Aubin</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-8e441ec68c9b3865a5e2c0b3eb307594" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7627_actor">Vouet, Aubin </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.regards.monuments-nationaux.fr/en/asset/content/id/32456/bypassnavigation/1</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Senlis, Musée de la Vénerie</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.11</unitid>
              <unitdate normal="1845/1845" encodinganalog="3.1.3">1845</unitdate>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Henri de Montpezat, Rendez-vous de chasse des princes à la croix de Noailles en forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Musée de la Vénerie">D.V.2006.0.69.1</unitid>
                <unitdate normal="1845/1845" encodinganalog="3.1.3">vers 1845</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 130 cm de hauteur et de 163 cm de largeur.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Tableau appartenant aux collections du Louvre (inv. 6779), déposé au musée de la Vénerie en 1999.</p>
                </note>
                <dao linktype="simple" href="http://archives.musee-archeologienationale.fr/uploads/r/null/5/5/4/554c355b92e8cd6f10789d328e376e2bbc6d5ecc354855c52e85ca8e13ba745d/99-010570.jpg" role="master" actuate="onrequest" show="embed"/>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7582_actor">Montpezat, Henri (de)</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-222d9d6b51e04419ef49a94a5ef848b7" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français de portraits, de chasse et de chevaux.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7582_actor">Montpezat, Henri (de) </persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=M0810011065</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/99-010570-2C6NU0XXGLPO.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toulouse, Musée des Augustins</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.12</unitid>
              <unitdate normal="1630/1730" encodinganalog="3.1.3">1630-1730</unitdate>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Francesco Curradi, Le triomphe de Judith</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Musée des Augustins">2004 1 48 ; 375 (Ro) ; D 1805 8</unitid>
                <unitdate normal="1630/1630" encodinganalog="3.1.3">vers 1630</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 232 cm de hauteur et de 292 cm de largeur.    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_7660_actor">Curradi, Francesco</persname>
                </origination>
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              <bioghist id="md5-6e48692e7566c01026ba06f2cf70c4d8" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre italien.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_7660_actor">Curradi, Francesco </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=05620000323 </p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jean-Baptiste Oudry, Louis XV chassant le cerf dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Musée des Augustins">RO182</unitid>
                <unitdate normal="1730/1730" encodinganalog="3.1.3">1730</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 211 cm de hauteur et de 387 cm de largeur    </physdesc>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=05620000376</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/82-001404-2C6NU0H0NEFC.html</p>
              </bibliography>
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          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Versailles, château</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.1.13</unitid>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, La Justice</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Versailles">Inv. 8504, MR 2715</unitid>
                <unitdate normal="1637/1638" encodinganalog="3.1.3">vers 1637-1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 140 cm de hauteur et de 149 cm de largeur.<lb/>Le format octogone a été agrandi au rectangle.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>L'un des quatre tableaux insérés dans le plafond de la chambre de la reine au Château-Neuf.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE008935</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/90-001741-2C6NU0HB1MTK.html</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, La Tempérance</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Versailles">Inv. 8503, MR 2716</unitid>
                <unitdate normal="1637/1638" encodinganalog="3.1.3">vers 1637-1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 140 cm de hauteur et de 149 cm de largeur.<lb/>Le format octogone a été agrandi au rectangle.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>L'un des quatre tableaux insérés dans le plafond de la chambre de la reine au Château-Neuf. </p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE008936 </p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/90-001742-2C6NU0HB1GN2.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, La Force</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="Versailles">Inv. 8501, MR 2717</unitid>
                <unitdate normal="1637/1638" encodinganalog="3.1.3">vers 1637-1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 140 cm de hauteur et de 149 cm de largeur.<lb/>Le format octogone a été agrandi au rectangle.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>L'un des quatre tableaux insérés dans le plafond de la chambre de la reine au Château-Neuf. </p>
                </note>
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              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE008937</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/90-001743-2C6NU0HB1UPX.html</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Simon Vouet, La Prudence</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Versailles">Inv. 8502, MR 2718</unitid>
                <unitdate normal="1637/1638" encodinganalog="3.1.3">vers 1637-1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Huile sur toile de 140 cm de hauteur et de 149 cm de largeur.<lb/>Le format octogone a été agrandi au rectangle.    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>L'un des quatre tableaux insérés dans le plafond de la chambre de la reine au Château-Neuf. </p>
                </note>
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              <controlaccess>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&amp;FIELD_1=REF&amp;VALUE_1=000PE008938</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.photo.rmn.fr/archive/90-001743-2C6NU0HB1UPX.html</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
        </c>
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        6 pièces    </physdesc>
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            <p>Publié</p>
          </odd>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">États-Unis, Baltimore, Walters Art Museum</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.2.1</unitid>
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        1 pièce    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Alfred Sisley, La Terrasse à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Walters Art Museum">37.992</unitid>
                <unitdate normal="1875/1875" encodinganalog="3.1.3">1875</unitdate>
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        1 huile sur toile de 73,6 cm de hauteur sur 99,6 cm de largeur    </physdesc>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://art.thewalters.org/detail/17847/the-terrace-at-saint-germain-spring/</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pays-Bas, Amsterdam, Rijksmuseum</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.2.2</unitid>
              <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
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        1 pièce    </physdesc>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Toussaint Dubreuil, Dicé à la chasse trouve Francus sur le rivage et le salue</unittitle>
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                <unitid type="alternative" label="Rijksmuseum">RP-T-1966-44</unitid>
                <unitdate normal="1602/1602" encodinganalog="3.1.3">avant 1602</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin de 25,0 cm de hauteur et de 38,3 cm de largeur    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Dessin préparatoire à un tableau du cycle de la Franciade qui décorait la galerie du roi au Château-Neuf.</p>
                </note>
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                  <persname id="atom_20081_actor">Dubreuil, Toussaint</persname>
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              </did>
              <bioghist id="md5-7403974e60c76b3bb2c89b2f0f62c41a" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Peintre français.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_20081_actor">Dubreuil, Toussaint </persname>
                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Dominique Cordellier, « Dubreuil, peintre de la Franciade au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », La Revue du Louvre et des Musées de France, t. 5, 1985, p. 357-378.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p> http://hdl.handle.net/10934/RM0001.COLLECT.11618</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Royaume-Uni, Londres, The British Museum</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10.2.3</unitid>
              <unitdate normal="1560/1580" encodinganalog="3.1.3">vers 1560-1580</unitdate>
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        4 pièces    </physdesc>
            </did>
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              <p>Publié</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jacques Androuet du Cerceau, Vue à vol d'oiseau du château et du "théâtre" de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitid type="alternative" label="British Museum">1972,U.822</unitid>
                <unitdate normal="1560/1580" encodinganalog="3.1.3">vers 1560-1580</unitdate>
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        Dessin sur vélin de 50,6 cm de hauteur sur 74,1 cm de largeur, encre noire et lavis    </physdesc>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <geogname>Domaine</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Françoise Boudon et Claude Mignot, Jacques Androuet du Cerceau : les dessins des Plus Excellents Bâtiments de France, Paris, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, Picard et Le Passage, 2010, p. 87.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.britishmuseum.org/research/collection_online/collection_object_details.aspx?objectId=722156&amp;partId=1</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jacques Androuet du Cerceau, Plan d'ensemble du château et du "théâtre" de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitid type="alternative" label="British Museum">1972,U.821</unitid>
                <unitdate normal="1560/1580" encodinganalog="3.1.3">vers 1560-1580</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        Dessin sur vélin de 51,6 cm de hauteur et 74,4 cm de largeur, crayon, encre noire et lavis gris    </physdesc>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <controlaccess>
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                <geogname>Domaine</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Françoise Boudon et Claude Mignot, Jacques Androuet du Cerceau : les dessins des Plus Excellents Bâtiments de France, Paris, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, Picard et Le Passage, 2010, p. 89.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.britishmuseum.org/research/collection_online/collection_object_details.aspx?objectId=722101&amp;partId=1</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jacques Androuet du Cerceau, Elévations extérieures du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitid type="alternative" label="British Museum">1972,U.823</unitid>
                <unitdate normal="1560/1580" encodinganalog="3.1.3">vers 1560-1580</unitdate>
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        Dessin sur vélin de 51,3 cm de hauteur et 74,8 cm de largeur, crayon, encre noire et lavis gris.    </physdesc>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Françoise Boudon et Claude Mignot, Jacques Androuet du Cerceau : les dessins des Plus Excellents Bâtiments de France, Paris, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, Picard et Le Passage, 2010, p. 93.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.britishmuseum.org/research/collection_online/collection_object_details.aspx?objectId=722158&amp;partId=1</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Jacques Androuet du Cerceau, Plan du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitid type="alternative" label="British Museum">1972,U.820</unitid>
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        Dessin sur vélin de 51,2 cm de hauteur et 75,1 cm de largeur, crayon, encore noire et lavis gris    </physdesc>
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                </origination>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_19888_actor">Androuet du Cerceau, Jacques </persname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Françoise Boudon et Claude Mignot, Jacques Androuet du Cerceau : les dessins des Plus Excellents Bâtiments de France, Paris, Cité de l'Architecture et du Patrimoine, Picard et Le Passage, 2010, p. 91.</p>
              </bibliography>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>http://www.britishmuseum.org/research/collection_online/collection_object_details.aspx?objectId=722100&amp;partId=1</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
        </c>
      </c>
      <c level="subfonds">
        <did>
          <unittitle encodinganalog="3.1.2">Sources imprimées</unittitle>
          <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
          <unitdate normal="1202/1933" encodinganalog="3.1.3">1202-1933</unitdate>
          <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        506 pièces    </physdesc>
        </did>
        <odd type="publicationStatus">
          <p>Publié</p>
        </odd>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Publications officielles</unittitle>
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        10 pièces    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Décret changeant le nom de Saint-Germain-en-Laye en celui de La Montagne-du-Bon-Air</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
              <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">31 octobre 1793</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19426_actor">Convention nationale</corpname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-dae312c8c6d0ce14119f70775a437d6f" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Assemblée, élue au suffrage universel masculin, qui gouverna la France du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du 10 brumaire<lb/>Sur la demande de la commune de Saint Germain en Laye, département de Seine et Oise, tendante à obtenir que le nom de cette commune, jadis le séjour des tyrans et des valets de cour, soit changé en celui de commune de La Montagne du Bon Air,<lb/>Cette demande, convertie en motion par l’un de ses membres,<lb/>La Convention nationale décrète que la commune de Saint-Germain-en-Laye portera désormais le nom de commune de La Montagne du Bon Air. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_19426_actor">Convention nationale </corpname>
              <subject>Ville</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Collection générale des décrets rendus par la Convention nationale, avec la mention de leur date, Brumaire, an II, Paris, Baudouin, s. d., p. 98.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Arrêté établissant un hôpital des maladies contagieuses dans le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
              <unitdate normal="1803/1803" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1803</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19435_actor">Ministère de l'Intérieur</corpname>
              </origination>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 540] Du 21 ventôse<lb/>Le gouvernement de la République, sur le rapport du ministre de l’Intérieur,<lb/>Arrête :<lb/>Art. Ier. Il sera formé, dans les bâtimens du château de Saint-Germain, département de Seine-et-Oise, un hôpital civil pour le traitement des indigens attaqués d’ulcères, gale, scorbut et généralement de toute espèce de maladie contagieuse.<lb/>Il y sera fait les dispositions nécessaires pour y recevoir environ huit cents lits.<lb/>[p. 541] II. Les malades de l’hôpital Saint-Louis, faubourg du Temple, consacré au traitement de ces maladies, seront évacués sur le nouvel établissement.<lb/>III. L’hôpital des malades contagieuses recevra tous les malades affectés de ces maladies dans l’arrondissement du tribunal d’appel de Paris. La dépense sera acquittée sur les octrois qui se trouvent établis dans l’arrondissement, dans la proportion qui sera déterminée par le ministre de l’Intérieur.<lb/>IV. Le ministre de l’Intérieur est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin des Lois.<lb/>Le premier consul, signé Bonaparte<lb/>Par le premier consul, le secrétaire d’Etat, signé Hugues B. Maret<lb/>Le ministre de l’Intérieur, signé Chaptal »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_19435_actor">Ministère de l'Intérieur </corpname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Bulletin des lois du royaume de France, 5e série, tome second, contenant les lois et ordonnances rendues pendant le second semestre de l’année 1814, Paris, Imprimerie royale, 1815, p. 86-87.
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance supprimant l’école de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
              <unitdate normal="1814/1814" encodinganalog="3.1.3">30 juillet 1814</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19436_actor">Ministère de la Guerre</corpname>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Au château des Tuileries, le 30 juillet 1814<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre,<lb/>Nous étant fait rendre compte de la situation des écoles militaires et voulant que l’organisation de ces établissemens soit en rapport avec celle que nous avons donnée à l’armée par nos ordonnances du 12 mai dernier,<lb/>Ayant reconnu qu’une seule école militaire pourrait suffire aux besoins du service,<lb/>Désirant en outre récompenser les services des officiers généraux et supérieurs de nos armées, et faire jouir la noblesse de notre royaume des avantages qui lui ont été accordés par l’édit de notre aïeul du mois de janvier 1751 relatif à la fondation de l’école royale militaire,<lb/>Sur le rapport de notre ministre de la Guerre,<lb/>Avons ordonné et ordonnons ce qui suit :<lb/>Art. 1er. Les trois écoles militaires actuellement existantes sous la dénomination de l’Ecole militaire de Saint-Cyr, de l’Ecole militaire de Saint-Germain, et de Prytanée militaire de La Flèche, sont supprimées.<lb/>2. L’école royale militaire créée par l’édit du mois de janvier 1751 sera rétablie, avec les modifications que les circonstances exigent, et qui nous seront proposées ultérieurement par notre ministre de la Guerre.<lb/>3. Cette école sera établie, le plutôt qu’il sera possible, à Paris, dans les bâtimens de l’ancienne école militaire. En attendant, elle sera placée dans le local qu’occupe en ce moment l’école de Saint-Cyr.<lb/>4. Tous les élèves qui font partie de l’école de Saint-Cyr [p. 87] et de celle de Saint-Germain seront maintenus dans la nouvelle école et jouiront des mêmes avantages.<lb/>5. L’école royale et militaire de La Flèche sera également rétablie sur l’ancien pied, sauf les changemens nécessaires ; elle servira d’école préparatoire à l’école militaire de Paris.<lb/>6. Notre ministre de la Guerre fera rédiger un règlement général sur la composition de l’état-major et du corps enseignant dans l’école royale militaire et l’école de La Flèche, sur le nombre d’élèves qui sera reçu dans ces deux maisons, sur les études, la police, la discipline et l’administration.<lb/>Ce règlement sera soumis à notre approbation, voulant par là faire connaitre l’intérêt particulier que nous portons à ces deux établissemens, et les soins qu’il est dans notre intention de donner à leur prospérité.<lb/>7. Notre ministre de la Guerre est chargé de l’exécution de la présente ordonnance.<lb/>Donné à Paris, le 30 juillet 1814<lb/>Signé Louis<lb/>Par le Roi<lb/>Le ministre secrétaire d’Etat de la Guerre<lb/>Signé le comte Dupont »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19436_actor">Ministère de la Guerre </corpname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Bulletin des lois du royaume de France, 5e série, tome second, contenant les lois et ordonnances rendues pendant le second semestre de l’année 1814, Paris, Imprimerie royale, 1815, p. 345-351
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486115x/f372.item
<lb/></p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Loi sur la Liste civile, qui comprend dans le domaine de la Couronne le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
              <unitdate normal="1814/1814" encodinganalog="3.1.3">8 novembre 1814</unitdate>
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                <corpname id="atom_19442_actor">Maison du Roi (Restauration)</corpname>
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              <note>
                <p>- Ministère (puis intendance générale) de la Maison du roi<lb/>La Maison du roi sous les règnes de Louis XVIII et Charles X   a trouvé ses sources d’une part directement dans la volonté de faire revivre une institution prestigieuse de l’Ancien Régime, d’autre part dans l’organisation rationnelle de la Maison de l’empereur créée sous l’Empire à l’imitation elle aussi de la même Maison du roi de l’Ancien Régime. Il s’agissait donc d’une continuation par-delà la rupture révolutionnaire de la vieille institution quant à sa composition et à ses codes, mais modernisée dans son fonctionnement, soit par<lb/>reprise directe des institutions de Napoléon, soit par innovation même de la Restauration.<lb/>Comme sous l’Ancien Régime, la Maison du roi s’organisait en une maison civile d’une part, constituée de services placés sous l’autorité des grands officiers de la Couronne (grand aumônier, grand-maître de France, grand chambellan, grand écuyer, grand veneur et grand-maître des cérémonies), et en une maison militaire constituée de compagnies sous l’autorité de capitaines. La maison civile et la maison militaire s’appuyaient sur une structure administrative transversale appelée ministère de la Maison du roi (1814-1827) puis intendance générale de la Maison du roi (1827-1830) qui dirigeait les services de soutien souvent appelés intendances dont le nombre et les fonctions ne cessèrent de varier durant toute la Restauration (ces services passèrent de 7 en 1814 : trésor ; bâtiments, parcs et jardins ; Garde-Meuble ; forêts et domaines, musées royaux ; monnaie ; théâtres royaux ;  à 8 en 1815, puis 10 en 1820). Tous les services concernant les arts se sont vus regroupés en 1824 dans une division unique des beaux-arts, préfiguration d’un futur ministère des Beaux-Arts. Par ailleurs les princes et princesses de la famille royale étaient également pourvus, chacun, d’une maison aux effectifs réduits et également soutenue et contrôlée par le ministère de la Maison du roi.<lb/>Le budget du ministère et celui de la Maison civile était tirés sur la Liste civile annuelle de 25 millions de francs accordée par le parlement, héritée de la monarchie constitutionnelle de Louis XVI et maintenue inchangée sous l’Empire. 8 millions supplémentaires étaient votés pour les maisons princières. Le budget de la maison militaire était pour partie prélevé sur la Liste civile et pour partie sur le budget du ministère de la Guerre.<lb/>Les ministres et intendants généraux furent successivement : le comte de Blacas (1814-1815), suivi d’un long intérim assuré par le comte de Pradel, directeur-général du ministère, puis le marquis de Lauriston (1820-1824), le duc de Doudeauville (1824-1827), et enfin le comte de La Bouillerie, intendant général (1827-1830).<lb/><lb/>- Maison civile : services des grands officiers de la Couronne<lb/>Sept grands officiers furent nommés par Louis XVIII en 1814/1815 reprenant les intitulés en usage sous l’Ancien régime, avant la suppression en 1821 du grand-maître de la garde-robe, réduisant leur nombre à 6. Chacun d’eux était à la tête d’un service contrôlé également par les services du ministère. Aussi, ces charges de grands officiers ont-elles pu paraître parfois d’abord honorifiques, bien qu’en réalité elles contraignaient à beaucoup de présence à la cour et à une abondante correspondance avec les services du ministère.<lb/>Le grand aumônier et ses services étaient responsables de l’animation spirituelle de la cour et du gouvernement dans l’espace réservé à la religion catholique comme religion officielle.<lb/>Le grand-maître de France et ses services supervisaient l’administration des palais et châteaux de la Couronne, et plus particulièrement de l’intendance alimentaire (pannetier, échanson, maître d’hôtel, etc.).<lb/>Le grand chambellan et ses services étaient responsables des réceptions, des fêtes et des spectacles.<lb/>Le grand-maître des cérémonies et ses services étaient responsables du protocole (de l’étiquette) et des cérémonies les plus symboliques et solennelles.<lb/>Le grand écuyer et ses services étaient censés contrôler les écuries, mais dans les faits cette tâche était assurée par le premier écuyer. Aucun grand écuyer ne fut jamais nommé.<lb/>Le grand veneur et ses services devaient pareillement s’occuper de l’organisation des chasses royales, dans les faits seul le premier veneur fut à la manœuvre.<lb/><lb/>- Maison militaire<lb/>14 compagnies et escadrons furent remis sur pied en 1814, auxquels s’ajoutèrent les 2 compagnies de Monsieur, frère du roi. Après les Cent-Jours, seules 5 compagnies furent conservées pour le roi et une pour Monsieur (soit près de 1900 hommes), une grande partie de la sécurité des palais et du gouvernement étant assurée par la garde royale et la garde nationale. Sous le règne de Charles X, la compagnie de Monsieur disparaîtra, fusionnée avec la 4ème  compagnie, dite de Luxembourg. La plus grande part de l’encadrement<lb/>supérieur de la maison militaire était assurée par des représentants des familles traditionnellement dévouées à la maison de Bourbon, issues de la noblesse d’Ancien Régime presque exclusivement. Contrairement à la maison civile, la maison militaire comprenait également une administration propre, appelée intendance militaire, avec des services de soutien et un hôpital militaire accueillant également les patients issus de la maison civile et des maisons princières. Seul un bureau militaire au sein du ministère de la Maison du roi faisait la liaison avec les unités de la maison militaire, le ministère de la Guerre ayant aussi à s’en occuper pour la gestion des personnels. Par analogie, des papiers de l’armée «des princes» constituée durant l’émigration de la famille royale et dont une partie fut produite durant la Restauration (secours, relevés de carrières), notamment par la Maison du roi, furent adjoints aux archives de la maison militaire.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A Paris, le 8 novembre 1814<lb/>Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes verront, salut.<lb/>La Chambre des députés de nos départemens nous ayant adressé, au sujet de notre Liste civile et de la dotation de la Couronne, une offre à laquelle les pairs de notre royaume se sont empressés de concourir, nous avons été vivement sensibles à cette démarche, et c’est avec la plus entière confiance que nous agréons la demande qui nous est faite par les deux Chambres, de proposer, sur cet objet, une loi conforme aux vues que leur attachement à notre personne et à la majesté du trône leur a inspirées.<lb/>A ces causes, nous avons proposé, les Chambres ont adopté, nous avons ordonné et ordonnons  ce qui suit :<lb/>Titre Ier<lb/>Section première<lb/>Article 1er. Il sera payé annuellement, par le trésor royal, une somme de vingt-cinq millions pour la dépense du Roi et de sa maison civile.<lb/>[p. 346] 2. Cette somme sera versée, chaque année, entre les mains de la personne que le Roi aura commise à cet effet, en douze paiemens égaux qui se feront de mois en mois, sans que lesdits paiemens puissent, sous aucun prétexte, être anticipés ou retardés.<lb/>3. Le Louvre et les Tuileries sont destinés à l'habitation du Roi. Le Roi jouira également de tous les bâtimens adjacens employés actuellement à son service.<lb/>Les palais, bâtimens, emplacemens, terres, prés, corps de fermes, bois et forêts, composant les domaines, de Versailles, Marly, Saint-Cloud, Meudon, Saint-Germain-en-Laye, Rambouillet, Compiègne, Fontainebleau et autres palais et domaines, tels qu'ils sont désignés dans la loi du 1er juin 1791 et les sénatus-consultes des 30 janvier 1810, 1er mai 1812 et 14 avril 1813, ainsi que la Monnaie des médailles, l’hôtel de Valentinois, rue de Varennes, l'hôtel du Châtelet, rue de Grenelle, faubourg Saint-Germain, un hôtel sis place Vendôme, n° 9, l'hôtel des Menus, rue Bergère, le garde-meuble placé dans les bâtimens du couvent de l’Assomption, le magasin des marbres à Chaillot, ainsi que le château et domaine de Villiers et le clos Toutain, formeront la dotation de la Couronne, sous la réserve des droits des anciens propriétaires, dans le cas où quelques-uns des biens ci-dessus désignés seraient susceptibles de restitution.<lb/>Il sera fait, aux frais de l’État, une nomenclature exacte et dressé des plans des palais, châteaux, bois, forêts et autres immeubles affectés la dotation de la Couronne par les lois ci-dessus relatées ; les états et plans susdits seront transmis en double à la Chambre des pairs et à celle des députés.<lb/>La Couronne demeure chargée de meubler, entretenir et réparer les palais, maisons et biens qui lui sont affectés.<lb/>4. Les diamans, perles, pierreries, statues, tableaux, pierres gravées et autres monumens des arts, ainsi que les [p. 347] bibliothèques et musées, qui se trouvent, soit dans les palais du Roi, soit dans le garde-meuble, font partie de la dotation de la Couronne<lb/>L'inventaire en sera dressé et transmis en double à la Chambre des pairs et à celle des députés.<lb/>Dans le cas où par la suite, des statues, tableaux ou autres effets précieux seraient acquis aux frais de l’Etat, et placés dans les palais et musées royaux, ces objets deviendront dès-lors partie de la dotation de la Couronne et seront ajoutés à l'inventaire dont il vient d’être parlé.<lb/>5. Les manufactures royales de Sèves, des Gobelins, de la Savonnerie et de Beauvais, continueront d'appartenir à la Couronne, et d’être entretenues aux frais de la Liste civile.<lb/>6. Tous les domaines et revenus non compris dans les articles précédens font partie du domaine de l’État, sans déroger toutefois à l'ordonnance du 4 juin concernant la dotation du sénat et des sénatoreries, l'affectation des fonds provenant de cette dotation et leur administration ; sauf à pourvoir, par une loi, aux dispositions ultérieures que pourrait exiger l’exécution de ladite ordonnance.<lb/>7. Conformément à l'article 23 de la charte constitutionnelle, la présente Liste civile est fixée pour tout le règne du Roi.<lb/>8. II sera payé par le trésor royal, pour la présente année 1814, une somme de quinze millions cinq cent dix mille francs pour la dépense du Roi et de sa maison civile.<lb/>Le paiement en sera fait conformément à ce qui est prescrit par l'article 2.<lb/>Section II<lb/>De la conservation des biens qui forment la dotation de la Couronne.<lb/>9. Les biens qui forment la dotation de la Couronne sont inaliénables et imprescriptibles, sauf ceux qui, provenant [p. 348] de confiscations, auraient été réunis aux domaines de l’Etat, et dont la restitution serait ordonnée par une loi.<lb/>10. Ces biens ne peuvent être engagés, ni grevés d’hypothèques ou d'autres charges.<lb/>11. L’échange des immeubles affectés à la dotation de la Couronne ne peut avoir lieu qu'en vertu d'une loi.<lb/>12. Les biens qui forment la dotation de la Couronne ne supportent pas les contributions publiques.<lb/>13. Les biens de la Couronne ne sont jamais grevés des dettes du Roi décédé, non plus que des pensions qu’il pourrait avoir accordées.<lb/>Section III<lb/>De l’administration des biens qui forment la dotation de la Couronne<lb/>14. Les biens de la Couronne sont régis par le ministre de la maison du Roi, ou, sous ses ordres, par un intendant. Le ministre, ou l'intendant par lui commis, exerce les actions judiciaires du Roi ; et c'est contre lui que toutes les actions, à la charge du Roi, sont dirigées, et les jugemens prononcés. Néanmoins, conformément au Code de Procédure civile, les assignations lui sont données en la personne des procureurs du Roi et procureurs généraux, lesquels seront tenus de plaider et défendre les causes du Roi, soit dans les tribunaux, soit dans les cours.<lb/>15. Les domaines productifs affectés à la dotation de la Couronne peuvent être affermés, sans que néanmoins la durée des baux puisse excéder le temps déterminé par les articles 595, 1429, 1430 et 1718 du Code civil, à moins qu'un bail emphytéotique n'ait été autorisé par une loi.<lb/>16. Les bois et forêts faisant partie de la dotation de la Couronne sont exploités conformément aux lois et réglemens concernant l'administration forestière.<lb/>[p. 349] 17. Les pensions de retraite accordées pour service dans la maison civile du Roi ne subsisteront, après son décès, qu’autant qu'elles auront été établies sur un fonds formé à cet effet par une retenue sur le traitement des employés ; auquel cas, ce fonds sera placé sous l'administration et la responsabilité du ministre de la maison du Roi, et ne pourra recevoir d'autre affectation.<lb/>Titre II<lb/>Des domaines privés du Roi<lb/>18. Le Roi peut acquérir des domaines privés par toutes les voies que reconnaît le Code civil, et suivant les formes qu’il établit.<lb/>19. Ces domaines supportent toutes les charges de la propriété, toutes les contributions et charges publiques, dans les mêmes proportions que les biens des particuliers.<lb/>20. Les biens particuliers du prince qui parvient au trône sont, de plein droit et à l'instant même, réunis au domaine de l'Etat, et l’effet de cette réunion est perpétuel et irrévocable.<lb/>21. Les domaines privés, possédés ou acquis par le Roi à titre singulier, et non en vertu du droit de la Couronne, sont et demeurent, pendant sa vie, à sa libre disposition ; mais s’il vient à décéder sans en avoir disposé, ils sont réunis de plein droit au domaine de l’Etat.<lb/>22. Dans la disposition que le Roi peut faire de ses domaines privés, il n'est lié par aucune des prohibitions du Code civil.<lb/>Titre III<lb/>Dispositions relatives la dotation des princes de la famille royale<lb/>23. Il sera payé annuellement par le trésor royal une somme de huit millions pour les princes et princesses de la [p. 350] famille royale, pour leur tenir lieu d'apanage. Le paiement de ladite somme de huit millions sera fait conformément à ce qui est prescrit par l'article 2. Le Roi en fera la répartition.<lb/>La présente fixation ne pourra éprouver de changemens qu'autant qu’il en surviendrait dans le, nombre des membres de la famille royale, auquel cas il y sera pourvu par une loi.<lb/>24. II sera payé par le trésor royal, pour la présente année 1814, une somme de quatre millions pour la dotation de la famille royale. Le paiement et la répartition en seront faits conformément à ce qui est prescrit par les articles 2 et 23.<lb/>La présente loi, discutée, délibérée et adoptée par la Chambre des Pairs et par celle des Députés, et sanctionnée par nous ce jourd’hui, sera exécutée comme loi de l’État ; voulons, en conséquence, qu’elle soit gardée et observée dans tout notre royaume, terres et pays de notre obéissance.<lb/>Si donnons en mandement à nos cours et tribunaux, préfets, corps administratifs, et tous autres que les présentes ils gardent et maintiennent, fassent garder et maintenir, et, pour les rendre plus notoires à tous nos sujets, ils les fassent publier et enregistrer partout où besoin sera, car tel est notre plaisir ; et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre scel.<lb/>Donné à Paris, le huitième jour de novembre [p. 351] de l’an de grâce mil huit cent quatorze, et de notre règne le vingtième.<lb/>Signé Louis.<lb/>Par le Roi, le ministre secrétaire d’Etat de la Maison du Roi,<lb/>Signé Blacas d’Aulps<lb/>Vu au Sceau,<lb/>Le Chancelier de France,<lb/>Signé Dambray »</p>
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              <p>Bulletin des lois du royaume de France, IXe série, règne de Louis-Philippe Ier, roi des Français, première partie contenant les lois rendues pendant l’année 1832, Paris, Imprimerie royale, 1833, p. 91-104
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486410z/f97.item
<lb/></p>
            </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Loi sur la Liste civile, qui distrait du domaine de la Couronne le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1832/1832" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1832</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
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              <p>Publié</p>
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              <p>« A Paris, au palais des Tuileries, le 2 mars 1832<lb/>Louis-Philippe, roi des Français, à tous présens et à venir, salut.<lb/>Les Chambres ont adopté, nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :<lb/>Titre premier<lb/>Article 1er<lb/>La liste civile dont le Roi doit jouir pendant toute la durée de son règne, conformément à l’article 19 de la Charte, sera composée d’une dotation immobilière et d’une somme annuelle assignée par la présente loi sur le trésor public.<lb/>Section 1ère<lb/>Article 2<lb/>Les biens immeubles comprendront le Louvre, les Tuileries, ainsi que leurs dépendants, l’Elysée Bourbon, les châteaux, maisons, bâtiments, manufactures, terres, prés, corps de ferme, bois et forêts composant principalement les domaines de Versailles, Marly, Saint-Cloud, Meudon, Saint-Germain-en-Laye, Compiègne, Fontainebleau et Pau, la manufacture de Sèvres, celle des Gobelins et de Beauvais, [p. 92] le bois de Boulogne, le bois de Vincennes et la forêt de Senart, tels qu’ils ont été désignés par la loi du 1er juin 1791, par les sénatus-consultes des 30 janvier 1810, 1er mai 1812, 14 avril 1813, par les lois des 8 novembre 1814, 15 janvier 1825 et par diverses autres lois survenues relativement à des acquisitions ou échanges de biens royaux.<lb/>Article 3<lb/>Seront distraits de la dotation de la couronne les palais, châteaux, hôtels, bâtimens et biens dont l’énumération est contenue dans le tableau annexé à la présente loi, lesquels seront employés ou vendus au profit de l’Etat.<lb/>Article 4<lb/>Sont en outre réunis à la dotation immobilière les biens de toute nature composant l’apanage d’Orléans, constitué par les édits de 1661, 1672 et 1692, ainsi que la petite forêt d’Orléans, qui en faisait originairement partie, et qui, par l’avènement du Roi, ont fait retour au domaine de l’Etat.<lb/>Dans le cas où il y aurait lieu à indemnité à raison es accroissemens faits à cet apanage depuis qu’il a été rendu à la maison d’Orléans jusqu’au moment où il a fait retour au domaine de l’Etat, cette indemnité ne sera exigible qu’à la fin du règne actuel.<lb/>La partie non apanagère du Palais-Royal, appartement à madame la princesse Adelaïde d’Orléans, pourra également y être réunie par voie d’échange opéré avec d’autres biens faisant partie de l’apanage d’Orléans.<lb/>Article 5<lb/>La dotation mobilière comprend les diamans, perles, pierreries, statues, tableaux, pierres gravées, musées, bibliothèques et autres monumens des arts, ainsi que les meubles meublans contenus dans l’hôtel du Garde-meuble et les divers palais et établissemens royaux.<lb/>[p. 93] Les objets de même nature contenus dans les palais, châteaux et hôtels distraits du domaine de la Couronne feront partie de cette dotation.<lb/>Les camées distraits de la bibliothèque de la rue de Richelieu en vertu d’un décret du 2 mars 1808 y seront réintégrés.<lb/>Article 6<lb/>Il sera dressé par récolement, aux frais de la Liste civile, un état et des plans des immeubles ainsi qu’un inventaire descriptif de tous les meubles. Ceux de ces meubles susceptibles de se détériorer par l’usage seront estimés. Des doubles, tant de l’état des immeubles et des plans que de l’inventaire du mobilier seront déposés dans les archives des Chambres après avoir été certifiés et signés par un ministre responsable.<lb/>Article 7<lb/>Les monumens et les objets d’art qui seront placés dans les maisons royales, soit aux frais de l’Etat, soit aux frais de la Couronne, seront et demeureront dès ce moment propriétés de la Couronne.<lb/>Section II<lb/>Conditions de la jouissance des biens formant la dotation de la Couronne<lb/>Article 8<lb/>Les biens meubles et immeubles de la Couronne sont inaliénables et imprescriptibles, ils ne peuvent être par conséquent ni donnés, ni vendus, ni engagés, ni grevés d’hypothèques. Néanmoins, les objets inventoriés avec estimation aux termes de l’article 6 pourront être aliénés moyennant remplacement.<lb/>[p. 94] Article 9<lb/>L’échange des biens composant la dotation de la Couronne ne pourra être autorisé que par une loi.<lb/>Article 10<lb/>Les biens de la Couronne ni le trésor public ne seront jamais grevés des dettes des rois, non plus que des pensions par eux accordées.<lb/>Article 11<lb/>La durée des baux, à moins qu’une loi de l’autorise, n’excédera pas dix-huit années.<lb/>Ils ne pourront être renouvelés plus de trois ans avant leur expiration.<lb/>Article 12<lb/>Les forêts de la Couronne sont soumises aux dispositions du Code forestier, en ce qui les concerne. Elles seront assujetties à un aménagement régulier.<lb/>Il ne pourra y être fait aucune coupe extraordinaire quelconque ni aucune coupe de quarts en réserve, ou de massifs réservés par l’aménagement pour croitre en futaie, qu’en vertu d’une loi.<lb/>Article 13<lb/>Les propriétés de la Couronne ne seront pas soumises à l’impôt. Elles supporteront néanmoins toutes les charges communales et départementales. Afin de fixer leurs portions contributives dans ces charges, elles seront portées sur les rôles, et pour leurs revenus estimatifs, de la même manière que les propriétés privées.<lb/>Article 14<lb/>Le Roi pourra faire aux palais, bâtimens et domaines de la Couronne tous les changmens, additions ou démolitions [p. 95] qu’il jugera utile à leur conservation et à leur embellissement.<lb/>Article 15<lb/>L’entretien et les réparations de toute nature des meubles et immeubles de la Couronne sont à la charge de la Liste civile.<lb/>Article 16<lb/>Sauf les conditions exprimées ci-dessus et celle de l’obligation de fournir caution, dont la jouissance du Roi est affranchie, toutes les autres règles du droit civil régissent les propriétés de la Couronne.<lb/>Section III<lb/>Liste civile proprement dite.<lb/>Article 17<lb/>Le Roi recevra du trésor public, pendant toute la durée de son règne, une somme annuelle de douze millions.<lb/>Article 18<lb/>Cette somme sera comptée par douzième, de mois en mois et par avance, à la personne commise par le Roi à cet effet.<lb/>Titre II<lb/>Du douaire de la Reine, de la dotation de l’héritier de la Couronne et des princes et princesses fils et filles du Roi<lb/>Article 19<lb/>En cas de décès du Roi, il sera attribué un douaire à la Reine survivante. Ce douaire consistera en un revenu annuel et viager déterminé par une loi. L’Elysée Bourbon, avec les meubles qui le garniront à cette époque, lui sera assigné pour sa résidence.<lb/>[p. 96]<lb/>Article 20<lb/>L’héritier de la Couronne, Prince royal, recevra sur les fonds du trésor une somme annuelle d’un million. Cette somme sera augmentée, s’il y a lieu, et par une loi spéciale, lorsqu’il ser mariera.<lb/>Cette somme sera aussi payée par avance et par douzième.<lb/>Article 21<lb/>En cas d’insuffisance du domaine privé, les dotations des fils puinés du Roi et des princesses ses filles seront réglées ultérieurement par des lois spéciales.<lb/>Titre III<lb/>Du domaine privé<lb/>Article 22<lb/>Le Roi conservera la propriété des biens qui lui appartenaient avant son avènement au trône. Ces biens et ceux qu’il acquerra à titre gratuit ou onéreux pendant son règne composeront son domaine privé.<lb/>Article 23<lb/>Le Roi peut disposer de son domaine soit par actes entre vifs, soit par testament, sans être assujetti aux règles du Code civil qui limitent la quotité disponible.<lb/>Article 24<lb/>Les propriétés du domaine privé seront, sauf l’exception portée en l’article précédent, soumises à toutes les lois qui régissent les autres propriétés. Elles seront cadastrées et imposées.<lb/>Article 25<lb/>Il ne sera plus formé de domaine extraordinaire. En conséquence, [p. 97] tous les biens meubles et immeubles acquis par droit de guerre ou par des traités patens ou secrets appartiendront à l’Etat, sauf toutefois les objets qu’une loi donnerait à la Couronne.<lb/>Titre IV<lb/>Des droits des créanciers et des actes judiciaires<lb/>Article 26<lb/>Demeureront toujours réservés sur le domaine privé délaissé par le Roi décédé les droits de ses créanciers et les droits des employés de sa maison à qui des pensions de retraite seraient dues par imputation sur un fonds provenant de retenues faites sur leurs appointemens.<lb/>Article 27<lb/>Les actions concernant la dotation de la Couronne seront dirigées par et contre l’administrateur de cette dotation.<lb/>Les actions intéressant le domaine privé seront dirigées par et contre l’administrateur de ce domaine.<lb/>Les unes et les autres seront d’ailleurs instruites et jugées dans les formes ordinaires, sauf la présente dérogation à l’article 69 du Code de procédure civile.<lb/>Article 28<lb/>Les titres seront exécutoires seulement sur tous les biens meubles et immeubles composant le domaine privé. Ils ne le seront en aucun cas sur les effets mobiliers renfermés dans les palais, manufactures et maisons royales.<lb/>Article 29<lb/>Les deniers de la Liste civile sont insaisissables.<lb/>Disposition transitoire<lb/>La présente Liste civile aura son effet à partir du 9 août 1830. Néanmoins, les sommes excédant l’allocation fixée par [p. 98] l’article 17 ainsi que les revenus des bâtimens, domaines et autres établissemens non conservés dans la dotation de la Couronne qui auraient été touchés par le Roi jusqu’au 1er janvier 1832 lui demeureront définitivement acquis, à la charge, par la Couronne, de payer toutes les dépenses tant du personnel que du matériel de l’ancienne dotation.<lb/>La présente loi, discutée, délibérée et adoptée par la Chambre des Pairs et par celle des Députés, et sanctionnée par nous ce jourd’hui, sera exécutée comme loi de l’Etat.<lb/>Donnons en mandement à nos cours et tribunaux, préfets, corps administratifs et tous autres que les présentes ils gardent et maintiennent, fassent garder, observer et maintenir, et, pour les rendre plus notoires à tous, ils les fassent publier et enregistrer partout où besoin sera. Et, afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre sceau.<lb/>Fait à Paris, au palais des Tuileries, le 2e jour du mois de mars, l’an 1832.<lb/>Signé Louis-Philippe<lb/>Vu et scellé du grand sceau<lb/>Le garde des sceaux de France, ministre secrétaire d’Etat au département de la justice<lb/>Signé Barthe<lb/>Par le Roi<lb/>Le président du Conseil, ministre secrétaire d’Etat au département de l’Intérieur<lb/>Signé Casimir Périer<lb/>[p. 99] Immeubles à distraire des biens composant la dotation de la Couronne :<lb/>Paris<lb/>Bâtiments dans Paris<lb/>Grand et petit hôtels Molé, rue Saint-Dominique, n° 58, 60 et 62 (non compris les hangars à magasins, sur la rue de l’Université) : 1000000 f.<lb/>Hôtel de la Grande-Aumônerie, rue de Bourbon, n° 2 : 200000 f.<lb/>Hôtel du Grand-Veneur, place Vendôme, n° 9 : 400000 f.<lb/>Hôtel d’Angevilliers, rue de l’Oratoire : 350000 f.<lb/>Hôtel du Châtelet, rue de Grenelle-Saint-Germain, n° 121 : 560000 f.<lb/>Hôtel de la Monnaie des médailles, rue Guénégaud : 800000 f.<lb/>Bâtimens du Conservatoire de musique, rue du Faubourg-Poissonnière : 100000 f.<lb/>Gazomètre et magasins de l’Opéra, rue Richer : 120000 f.<lb/>Hôtel des Gardes, rue Neuve-de-Luxembourg : 750000 f.<lb/>Bâtimens de la manufacture de la Savonnerie à Chaillot : 260000 f.<lb/>Magasins des marbres et chantiers à Chaillot : 160000 f.<lb/>Salle Favart, place Favart : 1000000 f.<lb/>[Total :] 5200000 f.<lb/>Maisons de plaisance<lb/>Château et parc de Bagatelle, au bois de Boulogne : 500000 f.<lb/>Pavillon de la Muette, au bois de Boulogne : 330000 f.<lb/>[Total :] 830000 f.<lb/>[p. 100] Bois<lb/>Terrain pour les fortifications de Vincennes, 3 h. 25 a. 22 c. : 4000 f.<lb/>Terrain de la voirie de Paris, forêt de Bondy, 30 h. 0 a. 0 c. : 25000 f.<lb/>Bois de l’échange Barmont, forêt de Bondy, 32 h. 33 a. 0 c. : 48000 f.<lb/>[Toal :] 77000 f.<lb/>Total de Paris : 6107000 f.<lb/>Saint-Cloud<lb/>Bâtimens<lb/>Nouveau bâtiment, dit hôtel des Gardes, avenue du chemin de Saint-Cloud : 1800000 f.<lb/>Maison des frères de l’Ecole chrétienne à Saint-Cloud : 35000 f.<lb/>Pavillon Brancas à Sèvres : 345000 f.<lb/>[Total :] 2180000 f.<lb/>Terres<lb/>Champs Fernitieux à Saint-Cloud, 0 h. 10 a. 0 c. : 1185 f.<lb/>Place de Sèvres et terrain du pont à bascule à Sèvres, 0 h. 70 a. 23 c. : 2230 f.<lb/>Trois terrains, dont un dit Dépôt de la marine, port de Sèvres, 0 h. 18 a. 73 c. : 12265 f.<lb/>[Total :] 15700 f.<lb/>Total de Saint-Cloud : 2195700 f.<lb/>Versailles<lb/>Bâtimens<lb/>Le Grand-Commun, rue de la Surintendance : 375000 f.<lb/>Hôtel du Grand-Veneur (tribunal), rue Saint-Pierre : 95000 f.<lb/>Hôtel du Grand-Maître (mairie), avenue de Paris : 240000 f.<lb/>[p. 101] Hôtel du Garde-meuble (préfecture), rue des Réservoirs : 160000 f.<lb/>Maison Ripaille (prison), avenue de Paris : 50000 f.<lb/>Vénerie (école normale et primaire), rue Saint-Pierre : 400000 f.<lb/>Ecuries de la Reine ou d’Angoulême, rue de la Pompe : 275000 f.<lb/>Ecuries de Monsieur (Gardes-du-corps), avenue de Paris : 500000 f.<lb/>Ecuries d’Artois, rue de Noailles : 360000 f.<lb/>Ecuries de Madame, rue d’Anjou : 200000 f.<lb/>Ecuries de madame d’Artois, rue de Sartory : 30000 f.<lb/>Hôtel des Gardes-du-corps, avenue de Sceaux : 720000 f.<lb/>Hôtel de Limoges, impasse Limoges : 375000 f.<lb/>Hôtel des Gendarmes, avenue de Paris : 220000 f.<lb/>Hôtel de la Gendarmerie, place d’Armes : 70000 f.<lb/>Hôtel de la Guerre (caserne), rue de la Surintendance : 150000 f.<lb/>Hôtel de la Marine (bibliothèque), rue de la Surintendance : 100000 f.<lb/>Terrain de la Poste aux lettres, rue des Récollets : 20000 f.<lb/>Hôtel des Menus-plaisirs, avenue de Paris : 220000 f.<lb/>Anciens Petits-Menus-plaisirs (magasin à fourrages), rue de Noailles : 160000 f.<lb/>Magasin à fourrages du Petit-Montreuil, rue des Chantiers : 28000 f.<lb/>Hôtel de la Chancellerie, rue de la Chancellerie : 100000 f.<lb/>[p. 102] Hôtel des Gouvernemens, rue des Réservoirs : 20000 f.<lb/>Hôtel des Bâtimens, rue de la Surintendance : 175000 f.<lb/>Caserne des Gardes-françaises et baraques de la place d’Armes (matériaux) : 60000 f.<lb/>Bâtimens de la geôle et de la cour de l’Etape : 66000 f.<lb/>Bâtimens du poids de la farine et de la cour des Mulets : 35000 f.<lb/>Baraques diverses et emplacement de baraques, en location : 9000 f.<lb/>[Total :] 5392000 f.<lb/>Bois<lb/>Bois des Calins ou Chapouval (ancien grand parc), 5 h. 84 a. 0 c. : 10000 f.<lb/>Bois du pavé ou Rennemoulin (ancien grand parc), 11 h. 51 a. 0 c. : 20000 f.<lb/>Bois de Loisemont (ancien grand parc) : 15 h. 56 a. 0 c. : 30000 f.<lb/>Garenne des Voisins (ancien grand parc), 14 h. 56 a. 0 c. : 28000 f.<lb/>Bois de l’Enclos et de Plan (ancien grand parc), 23 h. 35 a. 0 c. : 40000 f.<lb/>5 bouquets de bois (n° 4, 6, 7, 8 et 9 de l’allée), forêt de la Verrière, 1 h. 19 a. 0 c. : 2000 f.<lb/>[Total :] 140000 f.<lb/>Terres en locations<lb/>Terres sur la montagne du Cœur-volant, 0 h. 32 a. 12 c. : 800 f.<lb/>Terres entre le parc de Marly et la route de Saint-Germain : 0 h. 47 a. 28 c. : 1000 f.<lb/>Terres du clos Toutain, 3 h. 32 a. 0 c. : 5000 f.<lb/>[p. 103] Cimetière Saint-Cyr, 0 h. 42 a. 20 c. : 2000 f.<lb/>Terres à Rocquencourt et aux Loges, 1 h. 60 a. 0 c. : 3210 f.<lb/>Terres à Buc et à Jouy, 1 h. 48 a. 37 c. : 3610 f.<lb/>Pépinière de la Couée, 1 h. 69 a. 0 c. : 7580 f.<lb/>Terres à Villepreux, 3 h. 38 a. 0 c. : 4000 f.<lb/>Terrain du pont à bascule et prolongement du boulevart la Reine, 0 h. 88 a. 34 c.. : 3250 f.<lb/>Le clos du Breuil : 9850 f.<lb/>Maison à Louveciennes : 2000 f.<lb/>[Total :] 42300 f.<lb/>Redevances et rentes<lb/>Redevances sur les baraques des marchés Saint-Louis et Notre-Dame : 180000 f.<lb/>Rente foncière sur le clos de la Fosse-aux-Renards : 900 f.<lb/>13 rentes foncières sur diverses propriétés : 1800 f.<lb/>[Total :] 182200 f.<lb/>Total de Versailles : 5756500 f.<lb/>Saint-Germain<lb/>Bâtimens<lb/>Le château (non compris le parterre) : 600000 f.<lb/>Construction et ruines de l’ancien château neuf, dit de Henri IV : 23000 f.<lb/>Grandes écuries et terrains réunis : 15000 f.<lb/>Ecuries du manège : 383000 f.<lb/>Manège neuf : 52000 f.<lb/>Bâtiment dit le Jeu de paume (vieux manège) : 35000 f.<lb/>[p. 104] Hôtel du Maine et manège : 40000 f.<lb/>Terrain de l’ancien hôtel de Luxembourg : 47000 f.<lb/>[Total :] 1330000 f.<lb/>Terres<lb/>Prés de l’île de la Corbière, 0 h. 27 a. 0 c. : 800 f.<lb/>Prés à Herblay, 4 h. 03 a. 0 c. : 8060 f.<lb/>Prés à Conflans, 0 h. 014 a. 3 c. : 340 f.<lb/>[Total :] 9200 f.<lb/>Total de Saint-Germain : 1339200 f.<lb/>Fontainebleau<lb/>Terrain dit le Grand-Ferrare : 15000 f.<lb/>Compiègne<lb/>Bâtimens<lb/>Hôtel de la Chancellerie : 70000 f.<lb/>Hôtel des Menus-plaisirs : 30000 f.<lb/>[Total :] 100000 f.<lb/>Bois<lb/>Bois Fortin, 22 h. 26 a. 0 c. : 30000 f.<lb/>Terres et locations<lb/>Terres à Marigny et à Attichy, 4 h. 08 a. 0 c. : 5725 f.<lb/>Prés des Malmères, à Chevrières, 2 h. 85 a. 0 c. : 2373 f.<lb/>Maison à Crespy (arrondissement de Senlis), 0 h. 09 a. 0 c. : 700 f.<lb/>[Total :] 8800 f.<lb/>Total de Compiègne : 138800 f.<lb/>Cour de Baden et Glacière, à Strasbourg : 52000 f.<lb/>Vu pour être annexé à la loi en date du 2 mars 1832.<lb/>Signé Louis Philippe<lb/>Par le Roi<lb/>Le président du Conseil, ministre secrétaire d’Etat au département de l’Intérieur<lb/>Signé Casimir Périer »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19445_actor">Ministère de l'Intérieur </corpname>
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              <p>Bulletin des lois du royaume de France, IXe série, IIe partie, 1ère section, t. 7, Paris, Imprimerie royale, 1834, p. 616-617
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6532625r/f644.item
<lb/></p>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance affectant au département de la Guerre le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">21 juin 1833</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19448_actor">Ministère de la Guerre</corpname>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Ordonnance du Roi qui affecte au département de la Guerre, pour les besoins du service militaire, divers immeubles domaniaux situés à Saint-Germain<lb/>A Paris, le 21 juin 1833<lb/>Louis-Philippe, roi des Français, à tous présents et à venir, salut.<lb/>Vu l’ordonnance du 14 juin 1833, réglant le mode à suivre pour l’affectation des immeubles domaniaux aux services publics de l’Etat,<lb/>Vu le compte-rendu des besoins du service militaire à Saint-Germain et de la nécessité d’y mettre à la disposition du département de la Guerre les immeubles domaniaux ci-après désignés,<lb/>Vu l’avis du ministre des Finances, duquel il résulte que les immeubles dont il s’agit peuvent être remis sans inconvénient à l’administration militaire,<lb/>Sur le rapport de notre président du Conseil, ministre secrétaire d’Etat de la Guerre,<lb/>Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :<lb/>Art. 1er. Les immeubles situés à Saint-Germain et ci-dessous indiqués, savoir :<lb/>Le château (non compris le parterre),<lb/>Les grandes écuries et terrains réunis<lb/>Les écuries du manège,<lb/>Le manège neuf,<lb/>L’hôtel du Maine et du Manège,<lb/>Le terrain de l’ancien hôtel de Luxembourg,<lb/>Sont affectés au département de la Guerre pour les besoins du service militaire.<lb/>2. Nos ministres secrétaires d’Etat de la Guerre et des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la présente ordonnance.<lb/>Signé Louis-Philippe<lb/>Par le Roi, le président du Conseil, ministre secrétaire d’Etat au département de la Guerre<lb/>Signé maréchal duc de Dalmatie »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19448_actor">Ministère de la Guerre </corpname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Bulletin des lois de la République français, Ie série, premier semestre de 1852, contenant  les lois et décrets d’intérêt public et général publiés depuis le 1er janvier jusqu’au 30 juin 1852, Paris, Imprimerie nationale, 1852, p. 1181
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486128d/f1230.item
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Sénatus-consulte accordant au prince-président le droit exclusif de chasse dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
              <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1852</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19454_actor">Sénat (Second Empire)</corpname>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du 1er avril 1852<lb/>Le Sénat,<lb/>Vu la proposition collective présentée par les membres composant le bureau et prise en considération dans la forme déterminée par l’article 17, paragraphe second, du décret organique en date du 22 mars 1852,<lb/>A délibéré et voté le sénatus-consulte dont la teneur suit :<lb/>Art. 1er. En exécution de l’article 15 de la Constitution, une somme de douze millions est allouée annuellement, à dater du 1er janvier 1852, au prince-président de la République.<lb/>2. Les palais nationaux désignés dans le décret du 27 mars 1852, le mobilier, les jardins et parcs qui en dépendent sont affectés à l’habitation et à l’usage du prince-président de la République. L’inventaire du mobilier, précédemment dressé en vertu des lois et règlements, sera récolé aux frais de l’Etat à l’époque de l’entrée en jouissance.<lb/>Le prince-président de la République jouit exclusivement du droit de chasse dans les bois de Versailles, dans les forêts de Fontainebleau, de Compiègne, de Marly et de Saint-Germain.<lb/>3. L’Etat, continuant de percevoir les revenus et produits utiles des forêts, reste chargé de leur administration ainsi que de l’entretien des palais nationaux et de tout ce qui en dépend.<lb/>Fait au palais du Sénat, le 1er avril 1852.<lb/>Le président<lb/>Signé Mesnard<lb/>Les sénateurs secrétaires<lb/>Signé général Regnaud de Saint-Jean-d’Angely, Cambacérès, baron T. de Lacrosse »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19454_actor">Sénat (Second Empire) </corpname>
              <persname role="subject">Napoléon III</persname>
              <subject>Chasse</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Bulletin des lois de l’Empire français, XIe série, décembre 1852 et premier semestre de 1853, contenant  les lois et les décrets d’intérêt public et général publiés depuis le 2 décembre 1852 jusqu’au 30 juin 1853, Paris, Imprimerie royale, 1853, p. 15-19
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486129s/f62.item</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Loi sur la Liste civile, qui accorde au domaine de la Couronne celui de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
              <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">12 décembre 1852</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19459_actor">Ministère d'Etat</corpname>
                <persname id="atom_48763_actor">Napoléon III</persname>
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              <note>
                <p>Le ministère d’État est créé par décret du 22 janvier 1852, avec les attributions suivantes : les rapports du Gouvernement avec le Sénat, le Corps législatif et le Conseil d’État, la correspondance du Président avec les divers ministères, le contreseing des décrets portant nomination des ministres, la nomination des présidents du Sénat et du Corps législatif, la nomination des sénateurs et concession des dotations qui peuvent leur être attribuées, la nomination des membres du Conseil d’État, le contreseing des décrets rendus par le Président, la rédaction et la conservation des procès-verbaux du Conseil des ministres, la direction du Moniteur, l’administration des palais nationaux et des manufactures nationales.<lb/><lb/>On y annexe un peu plus tard les budgets et comptes de la Légion d’honneur (17 mars 1852), les bibliothèques des palais nationaux (27 mars 1852), les services des Beaux-Arts et des Archives impériales (14 février 1853), la création de la médaille commémorative de la campagne d’Italie (décret du 5 novembre 1859), les services du ministère de l’Instruction publique qui ne touchaient pas directement à l’enseignement public (essentiellement les bibliothèques), et le service des haras distrait du ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics (décret du 24 novembre 1860).<lb/><lb/>On y ajoute l’administration de l’Opéra (décret du 6 janvier 1861), la publication de la correspondance de Napoléon Ier (décret du 16 janvier 1861), l’exposition des oeuvres des artistes vivants (décret du 2 février 1861), la création de la médaille commémorative de l’expédition en Chine (décret du 2 août 1861).<lb/><lb/>Le 23 juin 1863, un grand nombre de services est distrait du ministère d’État, ainsi dégagé de prérogatives administratives, pour être attribué au ministère de la Maison de l’Empereur, qui prend le nom de ministère de la maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, le reste échouant au ministère de l’Instruction publique.<lb/><lb/>La suppression du ministère d’État, par un décret du 17 juillet 1869, place dans les attributions du garde des Sceaux tout le service législatif.<lb/><lb/>Quant aux services des Beaux-Arts passés en 1863 au ministère d’État, au ministère de la Maison de l’Empereur, puis au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, ils finissent par constituer le 2 janvier 1870 le ministère des Beaux-Arts avant de prendre le titre de ministère des Lettres, Sciences et Beaux-Arts, supprimé le 23 août 1870 dont les services sont réunis au ministère de l’Instruction publique le 5 septembre 1870.<lb/><lb/>De nombreux documents sont mélangés et communs aux deux ministères : le ministère d’État et le ministère de la Maison de l’Empereur, en raison du fait que tous les deux eurent le même titulaire : Achille Fould.</p>
              </note>
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              <note>
                <p>Président de la République française de 1848 à 1852, puis Empereur des Français de 1852 à 1870.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Du 12 décembre 1852<lb/>Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, empereur des Français, à tous présents et à venir, salut.<lb/>Avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et promulguons ce qui suit :<lb/>Extrait du procès-verbal du Sénat.<lb/>Sénatus-consulte sur la Liste civile et la dotation de la Couronne<lb/>Titre premier<lb/>Section 1ère. De la Liste civile de l’Empereur et de la dotation de la Couronne.<lb/>Article 1er. La liste civile de l’Empereur est fixée, à partir du 1er décembre 1852, pour toute la durée du règne, conformément à l'article 15 du sénatus-consulte du 28 floréal an XII.<lb/>2. La dotation immobilière de la Couronne comprend les palais, châteaux, maisons, domaines et manufactures énumérés dans le tableau annexé au présent sénatus-consulte.<lb/>3. Les biens particuliers appartenant à l’Empereur au moment de son avènement au trône sont, de plein droit, réunis au domaine de l’État, et font partie de la dotation de la Couronne.<lb/>[p. 16] 4. La dotation mobilière comprend les diamants, perles, pierreries, statues, tableaux, pierres gravées, musées, bibliothèques et autres monuments des arts, ainsi que les meubles meublants contenus dans l’hôtel du Garde-Meuble et les divers palais et établissements impériaux.<lb/>5. Il est dressé par récolement, aux frais du trésor, un état et des plans des immeubles, ainsi qu'un inventaire descriptif de tous les meubles; ceux de ces meubles susceptibles de se détériorer par l'usage seront estimés. Des doubles de ces actes seront déposés dans les archives du Sénat.<lb/>6. Les monuments et objets d'art qui seront placés dans les maisons impériales, soit aux frais de l’Etat, soit aux frais de la Couronne, seront et demeureront, dès ce moment, propriété de la Couronne.<lb/>Section II. Conditions de la jouissance des biens formant la dotation de la Couronne<lb/>7. Les biens meubles et immeubles de la Couronne sont inaliénables et imprescriptibles.<lb/>Ils ne peuvent être donnés, vendus, engagés ni grevés d’hypothèque.<lb/>Néanmoins, les objets inventoriés avec estimation, aux termes de l’article 5, peuvent être aliénés moyennant remplacement.<lb/>8. L'échange de biens composant la dotation de la Couronne ne peut être autorisé que par un sénatus-consulte.<lb/>9. Les biens de la Couronne et le trésor public ne sont jamais grevés des dettes de l’Empereur ou des pensions par lui accordées.<lb/>10. La durée des baux, à moins qu'un sénatus-consulte ne l’autorise, ne peut pas excéder vingt et un ans ; ils ne peuvent être renouvelés plus de trois ans avant leur expiration.<lb/>11. Les forêts de la Couronne sont soumises aux dispositions du Code forestier, en ce qui les concerne ; elles sont assujetties à un aménagement régulier.<lb/>Il ne peut y être fait aucune coupe extraordinaire quelconque, ni aucune coupe des quarts en réserve ou de massifs réservés par l’aménagement pour croître en futaie, si ce n'est en vertu d’un sénatus-consulte.<lb/>Les dispositions des articles 2 et 3 du sénatus-consulte du 3 juillet i852 sont applicables aux biens de la Couronne.<lb/>12. Les propriétés de la Couronne ne sont pas soumises à [p. 17] l’impôt ; elles supportent néanmoins toutes les charges communales et départementales.<lb/>Afin de fixer leurs portions contributives dans ces charges, elles sont portées sur les rôles, et pour leurs revenus estimatifs, de la même manière que les propriétés privées.<lb/>13. L’Empereur peut faire aux bâtiments et domaines de la Couronne tous les changements, additions et démolitions qu’il juge utiles à leur conservation ou à leur embellissement.<lb/>14. L'entretien et les réparations de toute nature de meubles et immeubles de la Couronne sont à la charge de la Liste civile.<lb/>15. Sauf les conditions qui précèdent, et l’obligation de fournir caution dont l’Empereur est affranchi, toutes les autres règles du droit civil régissent les propriétés de la Couronne.<lb/>Titre II<lb/>Du douaire de l’Impératrice et de la dotation des princes de la famille impériale<lb/>16. Le douaire de l’Impératrice est fixé par un sénatus-consulte, lors du mariage de l’Empereur.<lb/>17. Une dotation annuelle de quinze cent mille francs est affectée aux princes et princesses de la famille impériale. La répartition de cette dotation est faite par décret de l’Empereur.<lb/>Titre III<lb/>Du domaine privé<lb/>18. Le domaine privé de l’Empereur se compose des biens qu’il acquiert à titre gratuit ou onéreux pendant son règne.<lb/>19. L’Empereur peut disposer de son domaine privé sans être assujetti aux règles du Code civil sur la quotité disponible.<lb/>S’il n'en a pas disposé, les propriétés du domaine privé font retour au domaine de l’Etat et font partie de la dotation de la Couronne.<lb/>20. Les propriétés du domaine privé sont, sauf l’exception portée en l’article précédent, soumis à toutes les règles du Code Napoléon ; elles sont imposées et cadastrées.<lb/>[p. 18] Titre IV<lb/>Des droits des créanciers et des actes judiciaires<lb/>21. Demeurent toujours réservés sur le domaine privé délaissé par l’Empereur, les droits de ses créanciers et les droits des employés de sa maison à qui des pensions de retraite ont été accordées ou sont dues par imputation sur un fonds de retenues faites sur leurs appointements.<lb/>22. Les actions concernant la dotation de la Couronne et le domaine privé sont dirigées par ou contre l'administrateur de ce domaine.<lb/>Les unes et les autres sont d’ailleurs instruites et jugées dans les formes ordinaires, sauf la présente dérogation à l’article 69 du Code de procédure civile.<lb/>23. Les titres sont exécutoires seulement sur tous les biens meubles et immeubles composant le domaine privé.<lb/>Ils ne le sont jamais sur les effets mobiliers renfermés dans les palais, manufactures et maisons impériales, ni sur les deniers de la liste civile.<lb/>Fait au palais du Sénat, le 11 décembre 1852.<lb/>Le président,<lb/>Signé Mesnard<lb/>Les secrétaires,<lb/>Signé T. de Lacrosse, Cambacérès, général Regnaud de Saint-Jean-d’Angely<lb/>Vu et scellé du sceau du Sénat<lb/>Signé T. de Lacrosse<lb/>Mandons et ordonnons que les présentes, revêtues du sceau de l’État, et insérées au Bulletin des lois, soient adressées aux cours, aux tribunaux et aux autorités administratives, pour qu’ils les inscrivent sur leurs registres, les observent et les fassent [p. 19] observer, et notre ministre secrétaire d’Etat au département de la justice est chargé d'en surveiller la publication.<lb/>Fait au palais des Tuileries, le 12 décembre 1852.<lb/>Signé Napoléon<lb/>Par l’Empereur, Le ministre d’Etat<lb/>Signé Achille Fould<lb/>Vu et scellé du grand sceau,<lb/>Le garde des sceaux, ministre secrétaire d’Etat au département de la Justice,<lb/>Signé Abbatucci<lb/>Tableau des immeubles affectés à la Dotation de la Couronne :<lb/>Les palais des Tuileries, avec la maison de la rue de Rivoli, n° 16, et l’hôtel, place Vendôme, n° 9, du Louvre, de l’Elysée, avec les écuries, rue Montaigne, n° 12, du Palais-Royal, et leurs dépendances.<lb/>Les châteaux, maisons, bâtimens, terres, prés, corps de ferme, bois et forêts composant principalement les domaines  de Versailles, Marly, Saint-Cloud, Meudon, Saint-Germain-en-Laye, Compiègne, Fontainebleau, Rambouillet, Pau, Strasbourg, Villeneuve-l’Etang, Lamothe-Beuvron, La Grillère.<lb/>Les manufactures de Sèvres, des Gobelins, de Beauvais.<lb/>Le garde-meuble à l’île des Cygnes.<lb/>Les bois et forêts de Vincennes, Senart, Dourdan, Laigue.<lb/>Vu et certifié conforme,<lb/>Signé baron T. de Lacrosse<lb/>Vu pour être annexé au sénatus-consulte du 12 décembre 1852<lb/>Le ministre d’Etat,<lb/>Signé Achille Fould »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19459_actor">Ministère d'Etat </corpname>
              <persname role="Producteur" id="atom_48763_actor">Napoléon III </persname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Note, circulaires et rapports sur le service de la conservation des Monuments historiques, Paris, Imprimerie nationale, 1862, p. 126
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6377981k/f138.image
<lb/></p>
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          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Classement du château de Saint-Germain-en-Laye au titre des Monuments historiques</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
              <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">1862</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <corpname id="atom_19464_actor">Commission des Monuments historiques</corpname>
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              <note>
                <p>Le premier inspecteur des Monuments historiques fut Ludovic Vitet (1802-1873), nommé par François Guizot en novembre 1830. Devenu secrétaire général du ministère du Commerce en 1834, Ludovic Vitet choisit Prosper Mérimée pour lui succéder mais devint le premier président de la Commission des Monuments historiques créée en septembre 1837.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Liste des monuments historiques de la France classés provisoirement<lb/>[…]<lb/>Seine-et-Oise<lb/>Arrondissement de Versailles<lb/>Château de Versailles et ses dépendances.<lb/>Château et restes du nouveau château de Saint-Germain-en-Laye. »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19464_actor">Commission des Monuments historiques </corpname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Journal officiel, 17 février 1895, Chambre des députés, 6e législature, session ordinaire de 1895, compte rendu in extenso, 20e séance, p. 368.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6473732d/f10.item
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compte rendu d’une séance de l’Assemblée nationale concernant la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
              <unitdate normal="1895/1895" encodinganalog="3.1.3">16 février 1895</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <corpname id="atom_19470_actor">Chambre des députés</corpname>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« M. Berteaux. Messieurs, j’ai une très brève question à adresser à M. le ministre des Beaux-Arts relativement aux travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Ces travaux furent commencés en 1862 sous la direction du regretté M. Millet. A partir de cette époque, chaque année, l’administration des Bâtiments civils consacra aux travaux une somme variant de 60000 à 150000 fr. Dès que les travaux furent suffisamment avancés pour que l’on pût commencer la restauration de la chapelle, l’administration des Monuments historiques, de son côté, accorda chaque année une somme qui vint s’ajouter au crédit consenti par l’administration des Bâtiments civils. Les choses continuèrent ainsi jusqu’en 1879, où, malheureusement, M. Millet, l’éminent architecte, vint à mourir.<lb/>Je n’ai pas à rechercher ici si le successeur de M. Millet sut conserver la sympathie et la confiance de l’administration, mais je suis bien obligé de constater qu’il ne sut pas tout au moins conserver les crédits alloués pour les travaux de restauration du château.<lb/>Très rapidement après sa nomination, les fonds faisant défaut, les travaux de restauration s’arrêtèrent. A la fin de 1889, le successeur de M. Millet cessa ses fonctions et il fut très heureusement remplacé, dès les premiers jours de 1890, par M. Daumet, membre de l’Institut, dont je n’ai pas besoin de faire l’éloge.<lb/>Dès lors, on pouvait espérer que les bonnes habitudes du gouvernement allaient être reprises ; nul, en effet, plus que M. Daumet n’est en état de mener à bonne fin l’œuvre si bien commencée, il y a trente-trois ans, par M. Millet. Malheureusement, notre espérance ne s’est pas encore réalisée. Depuis cinq ans, nous attendons en vain la reprise des travaux.<lb/>Et cependant, Messieurs, si cette reprise n’a pas lieu, les dépenses déjà engagées seront-elles-mêmes au moins en partie compromises. Il faudra bientôt restaurer les travaux de restauration.<lb/>Je ne vous donnerai qu’un exemple. Avant sa mort, M. Millet avait fait édifier la charpente en bois de la flèche de la chapelle. Depuis quinze ans, cette charpente en bois attend vainement les travaux de couverture et, si cet état de choses continue, il faudra très certainement, quand on reprendra les travaux, reconstruire la flèche complètement.<lb/>Ainsi l’intérêt financier se trouve d’accord avec l’intérêt artistique pour réclamer la reprise et la continuation des travaux. Il y a là deux considérations bien faites, je l’espère, pour toucher M. le ministre des Beaux-Arts d’aujourd’hui, hier encore ministre des Finances.<lb/>Il y en a encore une autre que je me permettrai d’indiquer et qui me touche davantage encore. Les ouvriers en bâtiments de la région, très cruellement éprouvés par le chômage, conséquence forcée des froids si rigoureux de ce long hiver, attendent avec une vive impatience la reprise des travaux. En effet, sur les sommes allouées, 45 p. 100 environ vont à la main-d’œuvre. Ce serait pour les ouvriers de l’ouvrage et par suite du pain.<lb/>Je suis certain que M. le ministre des Beaux-Arts appréciera cette raison, et j’ai le ferme espoir qu’il voudra bien nous annoncer la reprise prochaine des travaux.<lb/>(Applaudissements sur divers bancs.)<lb/>M. Dupuytrem. Jamais !<lb/>M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. J’ai le regret de contester l’interruption de M. Dupuytrem ; j’ai le désir de satisfaire M. Berteaux, aux considérations duquel je suis, en effet, très sensible.<lb/>J’estime que les travaux du château de Saint-Germain doivent reprendre, et ils vont reprendre. (Très bien ! très bien !) Ils seront exécutés jusqu’à concurrence de 30000 fr. dans le cours de l’exercice. (Très bien ! très bien !)<lb/>M. Dupuytrem. Tant mieux ! J’espère que la ville de Saint-Germain me sera reconnaissante, car c’est moi qui ai amené M. le ministre à faire cette déclaration.<lb/>M. Berteaux. Je remercie M. le ministre de sa déclaration. »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19470_actor">Chambre des députés </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Journal officiel, 17 février 1895, Chambre des députés, 6e législature, session ordinaire de 1895, compte rendu in extenso, 20e séance, p. 368.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6473732d/f10.item
<lb/></p>
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        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ouvrages monographiques sur Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1">11.2</unitid>
            <unitdate normal="1669/1829" encodinganalog="3.1.3">1669-1829</unitdate>
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        2 pièces    </physdesc>
          </did>
          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Louis Le Laboureur du petit appartement du roi au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
              <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">4 septembre 1669</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Louis Le Laboureur (vers 1615-1679), « escuyer, bailly du duché et pairie de Montmorency, conseiller du Roy et tresorier general de France en la generalité de Bourdeaux », vivait en 1675 à la Cour, non seulement en sa qualité de conseiller du prince de Condé, mais surtout parce qu’il y avait été appelé « pour l’education et les estudes de messieurs les princes de Conty, qu’il a plu au Roy de faire elever auprès de monseigneur le Daufin » (Archives nationales, E 481b, f. 158, 23 janvier 1675).</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_15029_actor">Le Laboureur, Louis</persname>
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            <bioghist id="md5-01fe7e05e780fab2ae1a9e90750b8d92" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Louis Le Laboureur, « escuyer, bailly du duché et pairie de Montmorency, conseiller du Roy et tresorier general de France en la generalité de Bourdeaux », vivait en 1675 à la Cour, non seulement en sa qualité de conseiller du prince de Condé, mais surtout parce qu’il y avait été appelé « pour l’education et les estudes de messieurs les princes de Conty, qu’il a plu au Roy de faire elever auprès de monseigneur le Daufin » (Archives nationales, E 481b, f. 158, 23 janvier 1675).</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 1] Mademoiselle,<lb/>Je ne veux point vous surprendre, preparez vous [p. 2] à lire une grande lettre ; mais si le discours en est long, la matiere en est belle. Avec cela c'est une piece que l’on a souhaitée de moy ; et en voicy l’histoire en peu de mots. Nous avons eté ces jours passez voir de petits cabinets que le Roy s’est fait faire depuis peu à Saint Germain. O la belle chose ! un de vos amis qui se trouva tout proche de cet admirable lieu, et qui y entra avec nous, veut que je vous en fasse la description. Pour moy je ne say [p. 3] pas à quoy il pense. Il auroit bien meilleure grace de faire luy meme ce qu'il conseille aux autres ; et j’ai vingt raisons pour l'en convaincre, dont la moindre est qu’il a cent fois plus d'esprit que moy. Mais il n’importe, la chose est resolue ; je lui veux obéir, et vous montrer à tous deux en cette occasion que rien ne m'est impossible quand il s’agit de vous satisfaire.<lb/>Vous savez bien que ce chemin si clair<lb/>Qu’on voit au ciel pendant la nuit obscure,<lb/>Meine au Palais du grand dieu Jupiter,<lb/>Comme un auteur digne de foi l'assure ;<lb/>[p. 4] C’est Ovide, et cela suffit.<lb/>Mais vous ne savez pas peut estre<lb/>Qu’à Saint Germain, tant le jour que la nuit,<lb/>Depuis deux ans on en voit apparaître<lb/>Un autre en l’air qu’a voulu qu’on y fît<lb/>Monsieur Colbert, des Bâtiments le Maître.<lb/>Il est si beau, si belle en est la vue,<lb/>Qu'en y passant, les yeux sont eblouis !<lb/>Et ce chemin meine et sert d'avenue<lb/>Aux cabinets de notre grand Louis.<lb/>C’est un haut et magnifique balcon que l’on a fait au vieux château, le long des appartements du Roy et de la Reine, du côté qui regarde le nord. Cette piece apporte tant d’ornement et tant de commodité à ce palais, qu’on la croit aussi ancienne que [p. 5] tout le reste du bâtiment. On se persuade qu’elle y a toujours été, parce qu’elle y devoit toujours etre ; et c'est ainsi que l’on est surpris tous les jours en voyant le succez des ordres de ce genie universel qui prend le soin de ces choses, et qui sait si bien donner la dernière perfection à tout ce qui dépend de son ministere.<lb/>Toute la cour donne le nom de terrasse à ce balcon ; et en effet, il est assez large pour meriter qu’on l’appelle ainsi. Vous pouvez [p. 6] juger, apres la promenade que vous avez faite ici pendant la saison des cerises, si nous devons nous connoitre en belles vues : quoy qu’il en soit, Mademoiselle, je vous dis maintenant en prose qu’il n’y en a point de plus riche au monde ni de mieux variée que celle qui se presente devant la terrasse dont je vous parle. De là on a le plaisir de se promener des yeux dans les jardins du Roy et à plus de quatre lieues aux environs, dans des valons et sur des coteaux [p. 7] qui font une perspective admirable.<lb/>Tant de si doux objets ; une découverte si avantageuse ; le voisinage d’une grande foret et d'une grande riviere ; la pureté de l'air, et je ne say combien d'autres belles choses qui se rencontrent heureusement ensemble à Saint Germain en font aimer le sejour au Roy, et sont cause que le vieux château l’emporte aujourd'hui sur tous les modernes. Voilà ce que c'est que d’avoir eu du commencement la nature [p. 8] favorable ! Cela fait bien voir que ce n’est pas la belle architecture qui rend les palais agreables et qui les fait habiter.<lb/>Admire qui voudra la pompe de cet Art ;<lb/>La charmante nature a des graces à part<lb/>Qui touchent davantage et les yeux et les ames.<lb/>On ne peut m’opposer de valables raisons.<lb/>Nature fait les belles femmes<lb/>Et les belles maisons.<lb/>C’est elle qui donne les belles scituations et les beaux paisages ; et comme elle ne fait pas de semblables liberalitez à tous ceux qui batissent, il arrive de là aussi qu’on voit assez de riches bâtiments [p. 9] et peu de belles maisons.<lb/>Monsieur Le Brun, avec qui nous avions fait la partie, nous mena d’abord sur cette terrasse : la compagnie fut surprise et charmée d’une veue si accomplie ; et il n’y eut personne qui ne s’imaginât estre passé dans l’ancienne Assirie ou dans l’ancienne Egypte par la machine de quelque songe, et se trouver dans ces jardins suspendus, dont on a fait tant de bruit. Cette vision n’etoit pas si hors de raison qu’on diroit bien, et vous le connoitrez par [p. 10] la suite. On peut de cette terrasse aller à la chambre du Roy, qui s’habilloit alors :<lb/>En ce lieu neanmoins parurent peu de gardes ;<lb/>La liberté s’y trouvait comme ailleurs ;<lb/>Et le nombre des hallebardes<lb/>Le cedoit à celuy des fleurs.<lb/>Nous y marchions entre deux rangs de lauriers cerises, de tricolors, de jasmins et de tubereuses, et tandis qu’avec un petit cristal dont je me sers pour allonger ma courte veue, je cherchois notre Montmorency d’où nous etions partis, notre conducteur alla s’assurer de l’ouverture [p. 11] des cabinets, et nous vint rejoindre après avoir obtenu la permission de nous y faire entrer.<lb/>Il nous falloit passer devant une porte qui repond de la chambre du Roy sur cette terrasse ; elle etoit ouverte et si fort assiegée de courtisans, qu’il n’y avoit presque point de place pour aller au delà. Le roi etoit alors auprès de cette porte, et c'est d’où venoit une si grande presse. Je tachay de le voir en passant, mais ce fut en vain ; l’eclat de sa personne est si [p. 12] grand que j’en fus frappé, même en ne la voyant pas. J’eus beau avoir recours au petit cristal que je tenois à la main, cela ne servit de rien ; au contraire, mon eblouissement s’accrut au lieu de diminuer ; et j’expérimentay ainsi la verité de ces sages paroles qui disent que celuy qui cherche trop curieusement la Majesté sera opprimé par la gloire.<lb/>La terrasse finit à trois ou quatre pas au dessous de cette porte de la chambre du Roy, et c’est à cette extremité [p. 13] que commence de ce côté là le petit appartement que nous allions voir. Il est rangé sur une autre terrasse de plain pied qui regne tout le long d’une autre face du vieux château et qui regarde les cours du château neuf. Il y a, au bout de la terrasse où nous etions, une porte qui nous fut ouverte ; et alors nous entrames dans les lieux tant desirez, où je trouvay encore mille autres sujets d’eblouissement.<lb/>En effet, je defie l’imagination [p. 14] la plus riche et la plus heureuse de se former une idée de choses qui puissent montrer tout ensemble tant d’art, tant d’esprit et tant de magnificence. Tous les murs et les plafonds sont revetus de glaces et de miroirs avec des quadres et des ornemens dont l’or fait la moindre richesse. On y marche sur des planchers qui seroient dignes de faire la pompe des plus belles voutes et d’etre au dessus des testes les plus superbes. Ce ne sont que des marbres de [p. 15] toutes les couleurs, des ouvrages en mosaique et des parquets de pieces de rapport. On y voit en tous les coins et en cent autres endroits de grands vases d'argent chargés de fleurs, des pilastres et des termes de meme métal qui portent des filigranes d'or : et tout cela me parut si eclatant que, me ressouvenant de la devise du Roy,<lb/>Je crus en verité, sans pousser trop les choses,<lb/>Estre, par un miracle à nul autre pareil,<lb/>Transporté d’ici bas au palais du Soleil,<lb/>Tel qu’on le voit baty dans les Metamorphoses :<lb/>Mais le Soleil qui brille en ces lieux enchantez<lb/>N’a point ces ardeurs violentes,<lb/>Qui font en mille endroits deserter les citez,<lb/>[p. 16] Qui noircissent le teint, qui fletrissent les plantes,<lb/>Qui dans l’aride sein des plaines languissantes,<lb/>S’insinuant de tous cotez,<lb/>Vont jusqu’en leurs canaux voûtez<lb/>Secher les rivieres naissantes ;<lb/>Et n’exposent aux yeux des familles errantes<lb/>Que des sablons ingrats de bestes frequentez.<lb/>L’astre du ciel où nous etions,<lb/>Car d’un celeste nom ces beaux lieux semblent dignes,<lb/>Ne repand que de doux rayons<lb/>Et des influences benignes<lb/>Qui font fleurir ses regions.<lb/>Au lieu des chiens brulans, des devorants lions,<lb/>Des centaures, des scorpions,<lb/>Et de telles bestes malignes<lb/>Que l’autre visite en son cours,<lb/>Celui cy fait regner les beaux arts en nos jours,<lb/>Et son zodiaque pour signes<lb/>En ce lieu n’a que des Amours.<lb/>Mais ces Amours sont instruits à toutes les belles et grandes choses : ils se jouent avec les lions et les léopards ; [p. 17] ils batissent, ils travaillent, ils vont à la chasse, ils manient les armes, et se montrent capables de tout. On en voit de toutes parts qui sont peints sur des glaces, et dont les différentes postures font autant de douces emblemes. Mais ce qui est singulier en tous ces tableaux, c'est qu’étant peints derriere les miroirs, les premiers traits que le pinceau y a couchez forment la figure telle qu’on la voit ; au lieu que dans la peinture ordinaire ce sont les derniers coups [p. 18] de pinceau qui l’achèvent et qui la finissent.<lb/>Monsieur de Pellisson, qui etoit au lever du Roy et qui se trouva sur la terrasse comme nous passions, entra avec nous dans ce beau palais des amours. Nous nous y reconnumes tous deux avec autant de surprise que de joye ; les premieres paroles que nous nous dimes furent de vous, et c’est lui qui m'a conseillé de vous faire le recit de tant de belles choses.<lb/>Mais pour m'en acquitter avec honneur, il faudroit [p. 19] que je pusse me ressouvenir icy de tout ce que j’en entendis alors dire à monsieur le comte de Nogent. Vous connoissez la modestie de monsieur Le Brun, qui n’est pas moins admirable que ses ouvrages. Il ne parle bien volontiers que des choses qu'il n’a point faites ; et comme celles que nous regardions viennent toutes ou de ses mains ou de sa tête, il se contentoit de nous les montrer sans nous en faire remarquer l’esprit. Monsieur le comte de Nogent, [p. 20] qui nous a fait la grace de nous aimer un peu, et qui voulut bien alors nous venir joindre, y supplea merveilleusement. Il nous expliqua toutes choses, mais avec un esprit qui luy est singulier et à ceux de son nom ; en sorte, Mademoiselle, que si vous trouvez quelque endroit qui vous plaise dans la description que je vous fais, vous luy en devez avoir toute l’obligation.<lb/>Jusqu’icy, je ne vous ay parlé que confusement de tout cet admirable bijou ; [p. 21] mais pour vous en donner une idée plus distincte, il faut que je tache d’imiter le bel ordre que vous gardez dans tous les recits que vous faites. Ces cabinets, car je les nomme ainsi, tant à cause qu’ils tiennent peu de place que parce qu’ils sont joints à la chambre du Roy, qu’ils accompagnent ; ces cabinets, dis je, font entr’eux un petit appartement entier par les pieces qui le composent. Aussi le Roy appelle cela sa chambre particuliere, pour en faire la diference [p. 22] d'avec l’autre, qui est ouverte à toute sa cour.<lb/>Je vous ay fait entendre que nous y entrames par une porte qui est au bout de la terrasse où nous etions venus d'abord ; mais je vous y veux donner une autre entrée pour vous faire voir chaque chose en son rang, et c’est par la chambre du Roy. Admirez un peu le credit que je me donne icy. Le premier lieu qui se presente de ce coté là est une antichambre, dont les lambris sont tout de miroirs enrichis d'or : il y en a partout, comme je vous ay dit, et jusqu'aux plafonds.<lb/>Au milieu du plafond qui est sur l'estrade à l’entrée que je vous ay promise, est le portrait d’une beauté accomplie qui tient une pomme d'or ; et à la voute, qui est au delà de l’estrade et qui est enfoncée d’une maniere d’architecture fort riche, il y a au fond la figure de Junon qui tient un sceptre et qui a un paon auprès d'elle.<lb/>De ces tableaux incomparables<lb/>L’un, par sa pomme d'or et ses charmes connus,<lb/>Represente aux regards ce qu’ils aiment le plus,<lb/>Ce juste arrangement de choses agreables,<lb/>Ces yeux brillans et bien fendus<lb/>Cette bouche, ce nez, ces cheveux admirables,<lb/>Ces roses, ces lis répandus<lb/>Qui cachent de doux homicides ;<lb/>Tous ces pieges enfin subtilement tendus<lb/>Où l’on a veu tomber les dieux et les Alcides,<lb/>C’est la Beauté.<lb/>Et l’autre qu’on a peint sur le meme modelle,<lb/>Cette Junon pleine de majesté,<lb/>Est la supreme autorité,<lb/>Altiere et jalouse comme elle.<lb/>Cette dernière figure toute royalle est accompagnée de diverses emblemes qui sont rangées alentour, dans les pans de l’enfoncement de la voûte. Vous ne doutez pas, Mademoiselle, que ces emblemes ne soient [p. 25] peintes avec toute l'excellence de l'art ; mais vous ne savez pas ce qu’elles représentent, et je vais vous l'apprendre. Ce sont les inclinations du Roy. Cela devoit être touché d'une façon poetique qui fut aussi agreable que judicieuse et spirituelle. C’est ce que l'on a fait, et vous l'allez voir.<lb/>Comme les diferentes inclinations que l’on a pour les choses sont, à les bien entendre, autant de diferents amours qui y portent les hommes dès leur [p. 26] plus tendre jeunesse, on ne pouvoit pas mieux, ce me semble, figurer celles du roi, toutes sérieuses et toutes grandes qu’elles sont, que par de petits amours appliquez attentivement à ces memes choses. Aussi monsieur Le Brun, qui est un excellent poete en toutes ses peintures, n’y a pas manqué en celles cy. Il s'est tout à fait bien servi de ces petits symboles dans un dessein si vaste, et cela produit le plus agreable effet du monde.<lb/>Il a consideré diferemment [p. 27] les inclinations du Roy, les unes comme luy venant de la nature, et les autres comme luy étant données par la raison. Les premieres, telles que la chasse, la musique et la danse, n’ont pour objet que le seul plaisir ; et les autres, comme le commerce et la guerre, regardent le bien et la gloire de l’Etat. Pour representer ces différentes choses, monsieur Le Brun s’est servi partout de memes acteurs, mais qui font de diferentes actions et qui sont toutes [p. 28] proportionnées à leur age, ce qui rend la fiction tout à fait agreable.<lb/>Ainsi l’on y voit avec grand divertissement un de ces petits amours chasseurs qui s’est passé la tête dans un cor, qui l’embarrasse ; et un autre qui, aimant la musique, touche une viole de ses doits, et prete en meme temps l’oreille fort attentivement, comme si le son que l’on tire de cet instrument avec la main seule pouvoit estre bien harmonieux.<lb/>[p. 29] Surtout je pris plaisir à voir<lb/>La posture diverse<lb/>De ces jeunes enfants qui marquent le commerce,<lb/>Occupez de tout leur pouvoir,<lb/>Comme negociants d’un notable savoir,<lb/>A tenir leurs journaux, les lire,<lb/>Charger, rayer, chifrer, ecrire,<lb/>Conter argent, payer et recevoir.<lb/>D’autres, pour qui la gloire a de plus nobles charmes,<lb/>Dans un quadre opposé cherchent d'autres emplois :<lb/>L’un prend l'epée, un autre endosse le harnois ;<lb/>Et faisant tous l’essay de quelques pieces d'armes<lb/>Montrent qu’ils ont le cœur françois,<lb/>Qu’ils aiment les fameux explois<lb/>Et qu’ils craignent peu les alarmes.<lb/>Mais le peintre savant,<lb/>Voulant montrer que bien souvent<lb/>Tel se met en campagne et commence la guerre,<lb/>Qui ne peut à son gré la terminer après,<lb/>En a figuré tout exprès<lb/>Un d’entre eux que son casque serre,<lb/>Et qui de ses deux bras, trop foibles et trop courts,<lb/>Ne pouvant plus l’oter de sa tête enfantine.<lb/>Semble appeller à son secours<lb/>[p. 30] La troupe voisine<lb/>Des autres amours.<lb/>De là, à main gauche, est une chambre destinée au repos du Roy, où l’on voit dans l’enfoncement de la voute, qui est faite en coupe, trois petits amours qui sont peints d’une manière inimitable. Ils tiennent tous trois de toutes leurs mains un meme lustre avec un empressement merveilleux ; et quoiqu’ils paroissent fort empeschez à en soutenir le poids, qui est trop grand pour la petitesse de leur corps, la peinture [p. 31] est si artistement faite qu'on apperçoit neanmoins à leurs yeux et sur leur visage la joye qu’ils ont à eclairer le Roy avec ce lustre.<lb/>Il y en a quatre autres autour d’eux dans le fond de la coupe ; mais ils ne leur ressemblent pas. Je n’ay jamais rien veu de si opposé : ils ne respectent aucune puissance, et n’epargnent ni les heros ni les dieux memes.<lb/>Le premier, pour faire voir qu’il exerce son empire jusque dans les cieux, [p. 32] tient, ce me semble, un cygne et un aigle dont il contraignit autrefois Jupiter de prendre la figure.<lb/>Le second, voulant montrer que les enfers n’ont pas moins ressenti aussi son pouvoir, arbore, pour marque de la victoire remportée sur Pluton, le sceptre fourchu de ce dieu, qui, d'ailleurs, representant la richesse, donne par sa defaite un double triomphe à l’amour.<lb/>Le troisieme, qui n’est guere moins fier, se rit de la force guerrière, et se [p. 33] fait un trophée des armes de Mars.<lb/>Le dernier ne traite pas mieux la force héroïque : il se joue de la depouille d'Hercule ; et, non content de montrer la massue de ce domteur de monstres jettée à ses pieds avec une quenouille, le petit emporté prend encore la peau du lion : il se la met sur la teste et s’en coeffe plaisamment comme s’il en vouloit faire une mascarade.<lb/>Sur les cotez de la coupe, on voit les divertissements [p. 34] du Roy qui sont representez par ses maisons de plaisance ; et l'on y remarque entre autres Saint Germain, Versailles et Fontainebleau. Mais, parce que le Roy a bien montré qu’il fait aussi ses plaisirs des travaux de la guerre, on n’a pas oublié d'en peindre une petite image auprès de cette derniere maison, par la representation du camp qu’il y a fait faire autrefois.<lb/>Au plafond de l'alcove, qui est entourée de force jeunes amours peints sur [p. 35] les glaces du lambris, on voit le tableau d'une deesse qui n’etalle pas seulement tous les charmes de la beauté sur son visage, mais qui repand aussi de ses mains toutes sortes de pieces d’or et d’argent, et qui a encore derriere elle une corne d'abondance dont il sort quantité d'autres richesses.<lb/>Il n’est pas besoin, Mademoiselle, de vous dire que cette nymphe represente la magnificence ; vous devinez des enigmes qui sont bien plus dificiles ; [p. 36] mais que vous semble de la scituation que monsieur Le Brun luy a donnée ? Ne trouvez vous pas qu'il l’a placée bien judicieusement dans le voisinage de tous ces petits audacieux ?<lb/>N’en deplaise à tous les amours<lb/>Que tant de victoires couronnent,<lb/>Cette belle qu’ils environnent,<lb/>Prete aux amants de grands secours.<lb/>Il y a sur l'estrade un lit à la romaine, dont les rideaux, qui etoient retroussez, sont d'un tissu d'or et d'argent qui me parut un ouvrage aussi nouveau qu’il est riche. Le dossier [p. 37] du lit est un relief d’argent à jour, où l’on voit au coté droit un petit amour qui conte curieusement les dents d’un lion, et un autre de l’autre coté qui tient doucement un leopard au cou. Il y en a un troisieme au dessus d’eux qui est assis sur un aigle au milieu du dossier, d’où il menace tout le monde d’une fleche qu’il tient couchée sur son arc.<lb/>Comme les princes et les souverains n’ont point de plus seure garde que l’amour, je m’imagine que [p. 38] celuy là est en faction, et qu’il veille à l’entour du lit du Roy ; mais tandis qu’il est ainsi à l’erte, on en voit quantité d’autres aux glaces du lambris de l’alcove qui sont dans une posture paisible, et qui invitent au repos ceux qui les regardent.<lb/>Celuy cy, le doit sur la bouche,<lb/>Semble imposer silence à tous ;<lb/>Celuy là, fatigué de tirer trop de coups,<lb/>Ote son carquois et se couche.<lb/>Un, que le grand jour effarouche,<lb/>Eteint de son flambeau les feux cuisans et doux.<lb/>Un autre enfin, qui n’est ni peureux ni jaloux,<lb/>S’endort et fait bien voir qu'aucun soin ne le touche.<lb/>Ainsi tous ces amours promettent le repos ;<lb/>Et je n’en vis qu’un seul, dans un coin de l’estrade,<lb/>[p. 39] Qui se tenoit en embuscade,<lb/>Et decochoit un trait dispos.<lb/>Mais ce trait est un coup de ùaître,<lb/>Que l’illustre Le Brun fait là bien à propos :<lb/>Sa pensée est d’instruire, et de faire connetre<lb/>Que l’amour est un petit traitre ;<lb/>Qu’il s’en faut defier de loin comme de près,<lb/>Et qu’en quelque etat qu’on puisse etre,<lb/>Il est bien mal aisé d’echapper à ses traits.<lb/>Mais ce jeune avanturier n’est pas encore si dangereux ni si formidable que celuy dont je vais vous parler ; il y a bien à dire. Il n'est auprès de lui tout au plus que,<lb/>de la plebe degli Dei,<lb/>pour me servir des termes de l’Aminte du Tasse ; et l'autre, bien au contraire,<lb/>[p. 40] E tra grandi e celesti il piu potente.<lb/>En voicy la raison. C'est que le premier n’a qu’un but et qu’une visée, au lieu que cet autre tient au bout de sa fleche quiconque est si hardi que de le regarder. On a beau changer de place et se tourner de tous cotez, on est toujours à sa mercy, toujours à la pointe de son trait ; et y eut il cent personnes à le voir, il les mire tous ensemble et chacun en particulier. D’ailleurs, il n'épargne ni l’habit ni la profession ; et je vous nommeray [p. 41] des gens de notre compagnie qui me parurent tout embarrassez de voir qu’il donnoit sur eux aussi bien que sur les autres.<lb/>Pour voir ce mauvais garçon, il faut entrer dans un cabinet qui tient à la chambre que je viens de vous montrer, et qui est la dernière piece de l'appartement. Il est pris dans une petite tour voisine qui fait le coin des deux terrasses dont nous avons parlé : sa figure est octogone, et l’on y voit des miroirs dans tous les lambris, [p. 42] et des filigranes d'or et d'argent rangées sur la corniche qui regne tout autour, comme dans les deux autres pieces precedentes. Il y a encore dans ce cabinet deux grandes figures d’argent, qui sont si hautes et si bien faites, qu’on en demeure tout surpris en entrant.<lb/>L’une represente Apollon,<lb/>Lors que, dans l'aimable vallon<lb/>Où serpente le doux Penée,<lb/>Joignant la nymphe qui le fuit,<lb/>Il n’a de sa course obstinée<lb/>Rien que des feuilles pour tout fruit.<lb/>C’est de cette belle fugitive qu’est venu en ligne directe [p. 43] le jeune laurier qui est dans votre jardin, et dont vous m’avez promis une couronne quand il sera plus grand.<lb/>L’autre figure est aussi belle,<lb/>J’eus bien longtemps les yeux dessus ;<lb/>Mais de dire comme on l'appelle,<lb/>Excusez moi, de grace, il ne m’en souvient plus.<lb/>Le terrible assaillant que je vous ai tant vanté est au plafond de ce cabinet ; et comme ses coups sont inevitables, on ne voit aussi partout sur les glaces du lambris que des emblemes qui ne parlent que de ses prises et de ses conquestes.<lb/>[p. 44] Le cœur fidelle qui est representé par une colombe qu’un petit amour tient à la main ; l’humeur altière et la causeuse qui sont figurées par de jeunes amours qui tiennent l'un un paon et l'autre une pie ; enfin, je ne sais combien d’autres diferents symboles de diferents amours sont peints là de toutes parts, comme autant de prisonniers de guerre qui ont eté faits par ce victorieux.<lb/>Ne croyez pas, Mademoiselle, qu’il n’ait point d’autre fleche à tirer que [p. 45] celle qu’il presente ; on lui en appreste à tous momens de nouvelles : et c’est pour cela sans doute que l’on voit dans le meme lambris un autre petit amour à l’ecart, qui est occupé à eguiser et afiler des traits. Il est merveilleusement attentif à son travail, et, pour moy, je pense que c’est un officier des plus experts à qui le prince qui est au plafond a donné particulierement cette charge dans sa maison.<lb/>Il y a dans l'ouverture de la cheminée un grand vase [p. 46] d’argent qui fait cent petites fontaines jaillissantes à discrétion ; et cela sert, quand on veut, à rafraichir agreablement le lieu en eté. Au manteau de cette cheminée, on voit les quatre elements en quatre figures separées qui composent un quarré ; et dans le milieu est un amour triomphant, qui, avec toutes ces figures elementaires jointes ensemble, tient un portrait merveilleux dont il tire toute sa gloire et toute sa puissance.<lb/>[p. 47] Tout fier de tenir cette image,<lb/>Il insulte aux plus grands vainqueurs,<lb/>De ce qu’ils n'ont autre avantage<lb/>Que d’accroistre leur héritage<lb/>Par la force et par les rigueurs<lb/>Que Bellone met en usage ;<lb/>Au lieu qu’au seul aspect de ce charmant visage,<lb/>Il est maitre absolu des plus rebelles cœurs,<lb/>Qui viennent tous luy rendre un volontaire hommage.<lb/>Là, tel qu’il fut jadis quand de l'affreux Chaos,<lb/>Faché de voir le trouble enorme,<lb/>Il chassa de la masse informe<lb/>La haine et le desordre enclos ;<lb/>On le voit gouverner l’air, le feu, l'eau, la terre,<lb/>Et de ces ennemis adoucissant la guerre,<lb/>Donner à l’univers la paix et le repos.<lb/>Avouez, Mademoiselle, que vous etes eblouye de tant de belles choses, et que vous seriez bien aise de trouver maintenant [p. 48] quelque grotte où vous pussiez vous delasser, et prendre un peu de rafraîchissement. Je me doute que cela ne vous deplairoit pas. He bien, vous allez estre servie à point nommé ; il y en a une icy tout proche, où vous verrez, entr’autres choses, un jet d'eau de plus de dix pieds de hauteur, et la plus charmante cascade qu’il y ait au monde. Il ne faut que repasser dans l'antichambre, par où je vous ay fait entrer de la chambre du Roy.<lb/>Vous ne me croyez pas ; car quelle apparence qu’on puisse trouver une grotte, avec des jets d’eau et des cascades, sur un balcon ? Mais il falloit cela aussi pour achever l’enchantement. Venez donc, s’il vous plaist, et faites moi l'honneur de me suivre jusqu'à l'autre bout de ce petit palais.<lb/>Au delà de l'estrade de l'antichambre, à main droite, vis à vis des beaux lieux que je viens de vous faire voir, se trouve cette admirable grotte, où, du [p. 50] milieu du plancher qui est d’un marbre de toutes couleurs, il sort un gros jet d'eau qui va jusqu’au plafond attaquer un petit amour qui tient un foudre.<lb/>A voir cet amour au travers de l’eau qui le couvre, on diroit qu'il s’offense de l’insulte que luy fait son ennemie, et meme, dans le mouvement de l’eau, il semble qu’il se tremousse, comme s’il vouloit lacher la foudre qu’il tient toute preste sur elle. Mais cette eau se moque de sa colere et de ses menaces ; [p. 51] et, non contente de luy porter son bouillon jusques dans le nez, elle fait encore passer la figure de son jet au travers des glaces du plafond, et forme ainsi un second jet au dessus de ce petit foudroyant, qui, par cet agreable prestige, a l’affront encore de paroitre enfermé entre deux eaux jalissantes.<lb/>Au coté le plus apparant de la grotte, contre un mur tout revetu de marbre, et justement au milieu de ce mur, il y a le relief d’un Neptune qui est representé [p. 52] sur son char tiré par des chevaux marins. Cette figure, qui est d’argent, deploye de tous cotez quantité de petites nappes d'eau les plus agreables du monde, et fait ainsi la belle cascade que je vous ay promise.<lb/>Mais ce n'est pas la seule figure qui soit dans cette grotte ; j’y en vis quatre autres qui ne luy cedent nullement, ni pour la matiere, ni pour la forme. Ce sont des amours que je n’ozerois appeler petits comme les autres, parce [p. 53] qu’ils me parurent d’une taille assez grande. Ils portent chacun sur leur teste une corbeille chargée de fruits, qui font une infinité de jets d’eau ; mais le jet du milieu de la corbeille, comme le plus haut et le plus fort, domine sur tous les autres, qui se contentent de noyer ces fruits et de faire une douce pluye à l'entour de ces jeunes enfants.<lb/>Chacun d’eux est dans une grande coquille, assis cavalierement sur un dauphin qui jette aussi de l'eau ; [p. 54] et ces divers jalissemens se rassemblant dans cette coquille, qui est soutenue par de petits tritons dorez, toute l’eau se repand de là en meme temps dans des bassins de marbre blanc, et fait, en tombant, comme une menue grille d'argent qui emprisonne ces petits dieux marins.<lb/>Tous les autres ornements sont de même ; on n’a jamais veu encore un si beau coquillage ; et ce n’est pas seulement à cause qu’il est enrichy de quantité de branches de corail de toutes [p. 55] couleurs, mais aussi parce qu’il est arrangé avec tout l'art imaginable. L'ouvrier s’est aquité en cela tout à fait bien de son devoir.<lb/>Ce ne sont que festons, arcs, fruits, pampres, raisins,<lb/>Et la peinture encore animant ces rocailles,<lb/>Y figure partout à l'entour des murailles<lb/>Mille petits Amours marins,<lb/>Les uns assis sur des ecailles,<lb/>Et les autres sur des dauphins.<lb/>Mais ce n'est pas tout encore : cette grotte en produit plusieurs autres, et cela se fait par les miroirs qui sont aux lambris et aux plafonds des chambres, qui representent tous [p. 56] cette grotte à l’envi l’un de l'autre ; en sorte que lorsqu’on luy donne l'eau, on voit aussitot cent cascades pour une, et infinis jets qui se reproduisent de tous cotez. Chaque glace renvoye aux autres la figure des objets qu’elle reçoit ; et ce que l’une n’a pas directement, elle l’emprunte de quelqu’une de ses voisines. Ainsi, rien ne se perd dans ces miroirs, et l’œil y retrouve presque partout l’image de bien des choses qu’il a veues reellement en ces lieux, mais qui ne se [p. 57] peuvent plus voir de la place où l’on est. En voicy un exemple.<lb/>On ne saurait voir de l’estrade de l'antichambre le veritable Neptune qui est dans la grotte, parce qu’il est derriere un mur qui le cache. Cependant, on ne laisse pas d’en trouver la figure dans les miroirs de cette estrade, et cela vient d’une seule glace assez eloignée que ce Neptune regarde de coin, laquelle, après en avoir receu l'image, la distribue ensuite à toutes les autres glaces.<lb/>[p. 58] Il y a meme quantité d’arbres des jardins d’alentour qui se viennent mirer aussi dans ces chambres par les fenestres qui repondent sur le balcon ; ce qui fait autant de tableaux, de paisages qu’il y a de miroirs. Je vous donne à penser, Mademoiselle, si de tels tableaux sont naturels et si ces arbres sont bien representez.<lb/>Nous nous vimes sous leur ombrage,<lb/>Et vimes aussi des oiseaux,<lb/>Qui passoient dans la cour entre les deux Chateaux,<lb/>Peindre dans ces miroirs leur vol et leur plumage.<lb/>Voicy bien d’autres choses que j’ay à vous dire, [p. 59] et c'est où j’aurois grand besoin de votre secours pour les exprimer dignement. Agreez donc, s’il vous plaist, que je vous invoque en cet endroit comme la maitresse du Parnasse, et que je vous prie de me preter votre plume pour un moment. Encore une fois, j’en aurois grand besoin, et ce seroit afin de pouvoir vous dire avec toute la force et la delicatesse de notre langue que le Roy vint en ces beaux lieux comme nous etions si fort occupez à les admirer, et [p. 60] qu’il nous fit voir dans ce temps là celuy qui est le mieux fait de tout son royaume. Il etoit seul et ne fut jamais vetu plus simplement ; cependant, il effaçoit la pompe et la magnificence meme.<lb/>Alors, je vis en sa personne<lb/>Tout ce riche appareil de gloire et de splendeur<lb/>Qui peut accompagner une vaste couronne,<lb/>Et par le saint respect que la Majesté donne,<lb/>Fait la véritable grandeur.<lb/>Je vis dans ses regards, sur son front, en son geste,<lb/>Parmi les graces, les appas,<lb/>Tout ce qu'on peut voir icy bas<lb/>De fort, d’auguste et de celeste.<lb/>Je ne m’etonnay plus de ses divins explois,<lb/>De ses succès, de ses conquestes ;<lb/>Et je dis alors plusieurs fois :<lb/>Louis est un miracle, il est le Roy des Roys.<lb/>[p. 62] Il est né pour ranger l’Univers sous ses loix,<lb/>Et mettre sous son joug les plus superbes testes.<lb/>Avec luy l’allegresse entra dans tous ces lieux,<lb/>Et soudain les miroirs, avides<lb/>De faire le portrait de ce Victorieux,<lb/>Quitant tout autre objet, eures leurs glaces vuides,<lb/>Pour ne plus figurer qu’un Louis à nos yeux.<lb/>Je ne vis plus alors que ce Roy glorieux ;<lb/>Son image partout me parut eclatante,<lb/>Et ravi de la voir si belle et si frequente,<lb/>Moi qui brule pour luy d'un zele ambitieux,<lb/>Je crus voir du Ciel radieux<lb/>Descendre autour de moy la machine roulante,<lb/>Et me trouver parmi les Dieux.<lb/>Après que le Roy s’en fut allé et que j’eus un peu recueilly mes esprits, que sa presence avoit mis en desordre, je vins à faire reflexion sur son merveilleux naturel à propos du bel endroit [p. 62] où nous etions. Je ne pouvois assez le louer, de la force qu’il a dans ses affaires, et de la delicatesse qu’il montre dans ses divertissemens. J’admirois que, dans les grands desseins qu'il medite pour le salut et la gloire de son Etat, il put encore penser à toutes les belles choses, et les ordonner avec une connoissance si parfaite et si universelle.<lb/>En effet, il se partage en cent occupations diferentes, et il est tout entier à chacune. Il regle ses finances, il assure le repos à ses [p. 63] sujets, il assiste ses alliez, il reprime les infidelles, et, au milieu de tout cela, il ne laisse pas de cultiver les arts et les sciences. Faut il qu'il fasse la guerre, il en dresse le plan dans son cabinet ; il l’execute aussitot luy meme à la campagne, malgré les ardeurs de l’eté et les glaces de l'hiver ; et c’est, Mademoiselle, ce qui vous l’a<lb/>fait appeler si heureusement le Heros de toutes les saisons.<lb/>Est il sollicité par ses voisins de faire la paix, il arrete, à leurs prieres, le torrent [p. 64] de ses armes, que nulle force etrangère ne pouvoit ni retenir, ni soutenir. Il donne seul la paix à toute l’Europe ; et après avoir joint des provinces entieres à son royaume, non seulement il essaye de l’enrichir par l’etablissement du commerce et des manufactures, mais il travaille encore tous les jours à l'orner par les palais et les maisons qu'il y fait batir ou qu'il embellit.<lb/>Ces nobles divertissemens meritent des louanges aussi bien que les travaux [p. 65] les plus serieux. Il est beau de se jouer quelque fois de la sorte, et les rois n'ont que trop d'illustres exemples qui les y invitent.<lb/>Ainsi, la haute intelligence<lb/>Qui gouverne cet ynivers,<lb/>Apres tant d'ouvrages divers,<lb/>Tant d’astres, de fleuves, de mers<lb/>Qui montrent sa toute puissance,<lb/>Veut bien, pour recreer les yeux,<lb/>S’exercer encore en tous lieux<lb/>A cent autres petits ouvrages.<lb/>Tantot sur des moules nouveaux<lb/>Faits de ses mains doctes et sages,<lb/>Elle se plaist, le long des eaux,<lb/>A former divers coquillages.<lb/>Tantot elle descend jusqu’en nos Jardinages<lb/>Pour y peindre toutes les fleurs ;<lb/>Et dans les champs et les bocages,<lb/>Enseignant aux oiseaux de diferens ramages,<lb/>On la voit de mille couleurs<lb/>Distinguer encor leurs plumages.<lb/>[p. 66] Mais c’est assez de vers et de prose ; je prends un peu trop l’essor : il est temps de me reposer, et de finir cette lettre, qui vous assurera de mes respects et que je suis,<lb/>Mademoiselle,<lb/>Vostre tres humble et tres obeissant serviteur,<lb/>Le Laboureur<lb/>De Montmorency, ce 4 septembre 1669. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_15029_actor">Le Laboureur, Louis </persname>
              <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Louis Le Laboureur, La Promenade de Saint-Germain, à Mademoiselle de Scudéry, Paris, Guillaume de Luyne, 1669.
<lb/>La transcription proposée ici a été établie d'après cette édition originale.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Louis Le Laboureur, « Description du château de Saint-Germain-en-Laye au commencement du règne de Louis XIV », Revue universelle des Arts, t. XVIII, 1863, p. 304-321.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description des locaux utilisés par les gardes du corps du roi à Saint-Germain-en-Laye, comprenant le château</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
              <unitdate normal="1829/1829" encodinganalog="3.1.3">1829</unitdate>
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                <persname id="atom_19995_actor">Goujon, Abel</persname>
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                <p>Imprimeur-libraire et imprimeur lithographe.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 361] Le château servit, en 1815, de quartier à un corps anglais de dix mille hommes qui trouvèrent moyen de s'y caserner. Depuis il reçut une des compagnies des gardes du corps du Roi.<lb/>L'extérieur du château conserve encore un aspect imposant par sa masse. Il occupe une superficie d'un hectare cinquante-cinq ares seize centiares. La face du côté du parterre est gâtée par une avance en pierre de taille, qui renferme des lieux d'aisance. Celle sur la place dite du Château, bâtie par François Ier, est en pierre, et en conséquence d'une décoration différente du reste du bâtiment, partout ailleurs en pierre et en brique. De vastes fossés l'enferment, un balcon de fer, placé en 1668, et faisant le tour de l'édifice à la hauteur du premier étage, en est un des plus utiles ornemens.<lb/>Plusieurs écrivains assurent que la forme d'un pentagone irrégulier a été donnée à la cour du château par une galanterie de François Ier, qui voulait qu'elle ressemblât à un D gothique, première lettre du nom de Diane de Poitiers. Cette supposition n'a rien de fondé. Au lieu de chercher de la finesse et de la galanterie jusque dans une masse de pierres, il est bien plus naturel de présumer qu'on a multiplié les faces du château, peut-être dans un but stratégique, ou pour augmenter les points de vue, qui sont de tous côtés admirables.<lb/>On retrouve encore aujourd'hui, à travers plusieurs constructions plus ou moins nouvelles, des parties de la forteresse bâtie par Louis-le-Gros. A deux étages de profondeur sous la cour, on découvre [p. 362] les restes d'un escalier, avec les fondemens et les premières assises d'une tour qu'il desservait.<lb/>C'est tout ce qui en subsiste. Quant aux preuves que François Ier a fait travailler au monument qui nous occupe, elles se montrent dans les chiffres et les salamandres sculptés en divers endroits, et particulièrement sur les cheminées.<lb/>Du reste, les réparations que nécessitent les diverses destinations du bâtiment font disparaître tous les jours les témoignages de son antiquité. Une balustrade en pierre, avec des pilastres de distance en distance, existait sur la terrasse supérieure et régnait autour ; comme elle exigeait de grandes réparations, on a jugé à propos de la supprimer lors de l'établissement de l'école de cavalerie, et de la remplacer par un mur d'appui. Le clocher, renversé entièrement par la foudre, en 1683, ne fut point relevé sur le modèle de l'ancien, il fut établi en charpente et recouvert en entier en plomb.<lb/>Les distributions intérieures ont été si souvent changées, d'abord par Louis XIV, qui y fit de grands embellissemens, ensuite par les divers gouvernemens qui se sont succédé depuis 1789, qu'on n'y reconnaît que très peu de chose de celles qu'avait ordonnées François Ier. On retrouve cependant encore à l'ouest la grande salle qui servait pour les bals et les spectacles de la cour. Cette pièce, de cent quarante et un pieds de longueur sur quarante de largeur, est éclairée par huit grandes croisées, quatre sur la cour et quatre sur la place en face de l'église neuve. On voit encore sur la cheminée une [p. 363] salamandre en relief et les armes de François Ier. Elle sert aujourd'hui de salle pour l'appel des gardes du corps, lorsque le mauvais temps ne permet pas de le faire dans la cour.<lb/>Les appartemens royaux établis par Louis XIV, qu'on aimerait tant à reconnaître, à parcourir, et qui seraient aujourd'hui pour nous remplis de tant de souvenirs, ont été à leur tour, malgré le nom puissant qui semblait devoir les défendre, tellement divisés et subdivisés, qu'il est impossible de reconnaître même l'emplacement de la plus grande partie. Il est certain que toute la face de l'est était occupée par les pièces principales et d'apparat, telles que la salle du trône, celle des ambassadeurs, etc., et que les appartemens particuliers du monarque étaient à l'ouest.<lb/>L'appartement d'Anne d'Autriche était situé au premier étage, dans le pavillon du fond à l'est, ayant vue sur le parterre et la terrasse. Le salon sert aujourd'hui de salle de théorie pour les gardes du corps ; le conseil de la compagnie tient ses séances dans la chambre à coucher de la reine qui est à la suite. Dans ces deux pièces on retrouve encore les marbres des cheminées tels qu'ils étaient autrefois, mais c'est tout ce qui reste de leur ancienne magnificence. Les tableaux et peintures qui les décoraient, ainsi que ceux des autres appartemens, et même de la chapelle, ont été transportés à Paris, en 1802, par ordre du ministre de l'intérieur.<lb/>Le boudoir est encore garni des boiseries du temps. Les placards d'armoires de chaque encoignure contiennent [p. 364] la bibliothèque des gardes du corps. Une partie des livres qui la composent a été donnée par le ministre de la guerre, et l'autre par M. le duc de Gramont.<lb/>La dauphine Marie Anne Christine Victoire de Bavière, femme de Louis de France, habitait l'entre-sol, dans le pavillon de l'Horloge : c'est celui qui est le mieux conservé. Les sculptures dorées, les corniches ornées de dauphins, les marbres précieux des cheminées, en brèche et en sérancolin, sont en très bon état, à l'exception des fleurs de lys qu'on a fait disparaître. Les anciennes boiseries dorées du boudoir, sur les panneaux desquelles on voit encore les chiffres A. M. V., sont un peu dégradées. Un petit oratoire qui y communique a conservé aussi son ancienne décoration : dans la niche où était le prie-Dieu, on retrouve, sculptés sur bois, les attributs de la passion.<lb/>On prétend que Jacques II, pendant son séjour en France, occupa le logement de la dauphine. Cette allégation n'est pas juste, car tous les auteurs du temps disent que les appartemens de Louis XIV étaient-devenus ceux du roi d'Angleterre, et que ce dernier donnait ses audiences dans les salles du trône et des ambassadeurs.<lb/>Une des pièces de cet appartement sert de salle de réunion à la compagnie des gardes du corps, et les autres sont occupées par un maréchal des logis.<lb/>Au troisième, dans le pavillon de l'est, au fond de la cour, était l'appartement de madame de Montespan, dans lequel on voit encore les anciennes [p. 365] cheminées en bon état. Le boudoir, garni de boiseries dorées, est très bien conservé. Un petit escalier dérobé, qui conduit aux étages inférieurs, paraît être celui par lequel Louis XIV parvenait chez sa favorite.<lb/>L’appartement de madame de Montespan est généralement désigné comme ayant été celui de madame de La Vallière. C’est une erreur qu’il est facile de démonter : il est placé dans l’un des pavillons construits en 1680 ; or, madame de La Vallière, qui prit le voile de novice le 2 juin 1674 et prononça ses vœux le 4 juin de l’année suivante, ne put l’occuper six à sept ans avant qu’il fut construit. Comme toutes les filles d’honneur, elle logeait dans les combles ; et si on voulait trouver sa chambre, il faudrait la chercher dans celles situées dans ces parties, à l’une des deux encoigneures de la face du parterre. Effectivement, il y a aux fenêtres donnant sur la terrasse supérieure du château des grilles qui paraissent être du temps où madame de Navailles reçut ordre d’en faire placer aux fenêtres de toutes les filles d’honneur.<lb/>Par suite de la même erreur, on ajoute qu’il y avait au plafond du boudoir une trappe s’ouvrant sur la terrasse du château, par laquelle on prétend que le roi s’introduisait chez madame de La Vallière. Ce conte se réfute parce ce que nous venons de dire, ensuite la voûte a peut-être en cet endroit quatre à cinq pieds d’épaisseur, et est surmontée par un comble en charpente couvert en tuiles et en ardoises. Jamais il n’y a eu de trappe en cet [p. 366] endroit, et ce qu’on nombre comme en étant l’emplacement n’est que celui d’un tableau de plafond.<lb/>Dans toutes les constructions féodales, il existait une de ces redoutables prisons d’état, connues sous le nom d’oubliettes, et dans lesquelles un malheureux une fois descendu était perdu sans retour. Celles de Saint-Germain, aussi anciennes que le château, ou qui datent au moins de François Ier, étaient adossées à l’épaisseur d’un pilier en pierre qui supporte les retombées des voûtes d’une partie du pavillon dit de l’Horloge, qui n’était autrefois qu’une tour flanquant les ailes nord et ouest de l’édifice. Ces oubliettes, dont une partie existe encore, avaient six pieds carrés, descendaient à dix pieds au-dessous du niveau des caves qui ont deux étages l’une sur l’autre, et s’élevaient jusqu’au premier étage du bâtiment. La hauteur en a été interrompue au niveau du rez-de-chaussée par les constructions faites sous Louis XIV. Les murs qui environnent ces oubliettes ont jusqu’à vingt pieds d’épaisseur, par suite des additions qu’il a fallu faire pour joindre le pavillon au corps de l’édifice.<lb/>L’entrée de ce gouffre, dans lequel ne pénétrait pas même l’espérance, était fermée de deux portes ; l’une, de six pouces d’épaisseur et doublée en fer, a été détruite lors de l’établissement de l’école de cavalerie ; la deuxième fut conservée. A cette époque, les oubliettes furent comblées jusqu’à la hauteur du sol des caves. Quelques marches qui existaient encore et qui servaient à descendre dans cette fosse, [f. 367] indiquaient à quel funeste usage elle était employée.<lb/>Sur les murs de ce souterrain, on remarquait avec douleurs des armoiries grossièrement sculptées par des mains inhabiles. Ces ouvrages étaient les délassemens de quelques malheureux prisonniers à qui il ne restait que ce moyen de faire connaître à leurs successeurs dans ce lieu sépulcral, qu’ils y avaient gémi avant eux et y avaient subi la mort qui les y attendait.<lb/>Plusieurs grilles, placées à diverses hauteurs dans le mur principal du puits de descente, fermaient autant de cachots obscurs qui ne recevaient d’air que par l’ouverture du gouffre. Depuis Louis XIV, ces cachots ont été transformés en de vastes caves qui communiquent aux fossés du château.<lb/>La chapelle, de construction dite improprement gothique, fait partie de la masse du château et ne s’élève qu’à la hauteur de son second étage. Elle est entourée de corridors et d’escaliers qui y communiquent par des portes inaperçues de l’intérieur. Elle a environ quarante pieds de hauteur, trente de largeur et soixante-dix de longueur. La voûte est soutenue par des piliers ornés de fuseaux du même style que le reste du bâtiment et qui se croisent dans tous les sens. La coupole du chœur se distingue par sa légèreté ; des rosaces en pierre, fort bien sculptées, et laissant apercevoir une tête couronnée au centre de leur assemblement, servent de clefs aux différens arcs de la voûte. L’intérieur de ce temple est éclairé par des ouvertures garnies de [f. 368] trèfles en pierre et surmontées d’ogives en fuseau.<lb/>Nous avons vu comment Louis XIII prit à l’orner un soin tel que son fils, malgré son goût pour les constructions et les embellissemens, n’y trouva rien à faire. La chapelle resta donc comme elle était, et fut soigneusement entretenue quand la cour eut été transportée à Fontainebleau. D’anciens habitants, qui se rappellent encore sa splendeur passée, n’en parlent qu’avec enthousiasme.<lb/>Lors de la tourmente révolutionnaire, l’autel fut démoli, les colonnes furent renversées et transportées plus tard au musée des Petits-Augustins à Paris, où on les voyait encore il y a quelques années. Les boiseries du chœur furent brisées, les grilles vendues, les parquets arrachés, les carreaux en marbre de la nef mutilés et détruits, et des inscriptions cachées depuis des siècles aux yeux des hommes furent mises à découvert. Rien ne fut épargné de ce qu’on aperçut et de ce qu’on put atteindre.<lb/>Les peintures de la voûte échappèrent cependant comme par miracle à cet affreux désastre. La poussière qui s’échappait des débris qu’on s’empressait d’accumuler forma, en s’élevant, un voile épais qui les déroba aux yeux des destructeurs. Malgré cela, ces peintures n’en sont pas moins perdues en partie pour nous : oubliées pendant quarante ans, l’humidité les endommagea, et nous voyons périr journellement ces chefs-d’œuvre que la faux du temps et les passions humaines, plus cruelles encore, avaient jusqu’ici respectés.<lb/>[p. 369] Les descendans de saint Louis ne pouvaient laisser dans l’abandon un monument tout plein encore du souvenir de leurs aïeux. Sa Majesté Charles X accorda environ cinquante mille francs pour faire les réparations les plus urgentes, et mettre l’intérieur dans un état de décence tel qu’on y pût célébrer les offices divins. En 1826, M. Meunier, ingénieur militaire, fut chargé de la surveillance des travaux, sous la direction du commandant en chef du génie de la Maison du Roi ; et le 6 janvier 1827, jour de l’Epiphanie, la chapelle fut bénite en présence des autorités civiles et militaires et de l’élite de la population de Saint-Germain.<lb/>Nous n’examinerons pas s’il eût été mieux de n’avoir aucun égard aux constructions faites sous Louis XIII, qu’on a tâché de mettre en harmonie avec les travaux modernes ; peut-être eut-il été préférable de prendre pour point de départ les constructions antiques et de conserver à l’édifice son caractère primitif. Nous nous contenterons de dire quelques mots sur cette dernière restauration.<lb/>Le maître autel a été replacé sur ses anciens piédestaux qu’on a relevés ; les colonnes en pierre qui l’accompagnent ont été peintes en marbre ainsi que leur couronnement, et rehaussés de dorures et de décors distribués avec goût, les chapiteaux des colonnes dorés en entier, de même que leurs bases. On a restauré les deux tribunes latérales, rétabli les anciennes balustrades de la nef, refait la tribune du fond en la rattachant à ces balustrades que l’on a redorées. Sous cette tribune, où il y avait [p. 370] autrefois six colonnes qui produisaient un bel effet, on n’en a replacé que deux, ce qui nous semble moins heureux. On a refait la boiserie du chœur seulement, d’après les données qu’ont pu fournir les débris des anciennes. On a remplacé par des mitres entourées de guirlandes les décorations des quatre portes du chœur, et on les a peintes pour leur donner le ton de la boiserie neuve. Cette peinture était nécessaire sans doute, mais elle empêche de reconnaître de suite la beauté du travail et force l’observateur à la chercher.<lb/>Le bénitier paraît être aussi ancien que la chapelle, et peut-être date-t-il de l’époque de sa construction : il est en marbre et a la forme d’une coquille ouverte. Ce n’est pas l’objet le moins intéressant pour ceux qui aiment à remonter dans les siècles écoulés et à chercher dans les objets qui les ont traversés le souvenir de ceux qui les illustrèrent.<lb/>On regrette que les niches latérales du chœur soient restées vides, et qu’on n’ait rien placé sur chaque groupe des colonnes de l’autel, où étaient autrefois les deux anges adorateurs. Les vitraux, qui étaient en verre ordinaire, ont été remplacés par des panneaux avec bandelettes en verre de couleur, dont les reflets produisent un effet avantageux sur les bordures des piliers. Une grille simple et de bon goût sépare le chœur de la nef, dont les murs ont été peints en marbre blanc, mais avec moins de talent que le maître autel, où la vérité d’imitation laisse peu à désirer. Le chœur est planchéié et la nef pavée en carreaux de marbre [p. 371] noir et de pierre de liais. On a cherché à marier les dorures neuves qui vont jusqu’au-dessus des tribunes avec les anciennes dorures des voûtes.<lb/>Quant aux tableaux de la nef dont nous avons parlé, et qui se détériorent tous les jours davantage, on les a raccordés çà et là par quelques coups de pinceaux qui sont loin de leur rendre leur beauté primitive. On a senti combien il était important de restaurer cette partie intéressante. M. Abel Pujol, à qui ce travail a été proposé, demandait, pour l’exécuter, plus d’argent qu’il n’en avait été accordé pour la réparation entière de la chapelle ; il a fallu y renoncer.<lb/>Au-dessus du maître autel, on a placé une copie du chef-d’œuvre de Poussin, au lieu de l’original qu’on y admirait autrefois.<lb/>Telle qu’elle est du reste, la chapelle du château de Saint-Germain est bien faite pour exciter la curiosité, et elle ne manquerait pas de captiver l’attention, si on lui rendait un jour son ancien éclat.<lb/>Ruines du château neuf. Louis XIV ayant établi sa cour dans le vieux château, le palais bâti par Henri IV ne servait qu’aux réunions des assemblées du clergé de France, qui avaient lieu tous les cinq ans. Bientôt, abandonné entièrement, il ne tarda pas à se dégrader, et on n’y fit aucune autre réparation que de relever une terrasse qui s’était écroulée en 1660. Jaloux de posséder une habitation plus moderne sur le terrain qu’Henri IV avait si bien choisi, et sur le lieu même où était né [p. 372] Louis XIV, monseigneur le comte d’Artois obtint, en 1776, du roi son frère, le château neuf et le boulingrin. Les démolitions furent faites en partie, et on commença des travaux qui, interrompus par les événemens de la Révolution, n’ont point été repris et ne le seront probablement jamais.<lb/>C’est à travers des décombres et des voûtes enfoncées qu’il nous a fallu aller chercher des traces de l’ancienne magnificence du château neuf. Il est facile de distinguer les restes des constructions premières de celles faites sur la fin du dernier siècle ; mais sur les terrains aliénés, c’est avec quelque difficulté qu’on parvient à retrouver encore des portions des bâtimens. Nous commencerons notre description par les terrasses inférieures.<lb/>Les jardins, qui s’étendaient jusqu’au bord de la Seine, sont aujourd’hui des propriétés particulières, où on ne remarque qu’un pavillon d’un étage surmonté par un comble très élevé couvert en ardoises. Le chemin du Pecq aux vignes sépare ces jardins des grottes ; on voit encore, dans les débris d’un mur de terrasse qui borde le chemin, des pierres circulaires et un petit aqueduc. Au-dessus, et vers le milieu, se trouve un bâtiment décoré de niches carrées surmontées d’une partie circulaire et couronné par un autre renfoncement orné de médaillons. Au milieu sont trois arcades donnant entrée à une grande salle, décorée de pilastres portant des arcs doubleaux dont les entre-deux sont revêtus de briques. On voit encore une espèce de réservoir communiquant avec le haut par un soupirail [p. 373] destiné sans doute à la conduite des eaux qui alimentaient les jets placés à l’intérieur.<lb/>Dans un enfoncement, en suivant la pente gauche qui conduit au bâtiment dont nous venons de parler, il existe une pièce voûtée en arc de cloître, qui devait être richement décorée. Elle est en assez bon état de conservation, sa partie basse seulement est comblée par un amas de démolitions. Des arcs doubleaux en pierre et des tableaux garnis de coquillages et de nacre portent sur une corniche chargée de moulures. La frise est ornée d’enroulemens où se trouvent des fleurs de lys. Au milieu de chaque face on distingue encore un chiffre composé des lettres M H et de deux palmes croisées. On remarque dans les doubles niches de la nacre et des coquilles qui forment des dessins. A droite et à gauche sont des cariatides. Cette salle offre de l’attrait à la curiosité.<lb/>Un avant-corps avec pilastres toscans et piédestaux se rencontre à l’endroit où se termine la pente douce. Le mur soutenant la terrasse est décoré d’arcades entre lesquelles sont des tables saillantes en pierre. Le revêtement extérieur des six dernières est tombé et laisse la maçonnerie à découvert.<lb/>Plusieurs pièces de gauche, dont les jours sont en partie bouchés, se trouvent assez bien conservées. Quant à celles de droite, il n’en existe plus rien.<lb/>Les pentes douces, ainsi que les terrasses où elles aboutissaient, étaient pavées de petites pierres carrées [p. 374] parfaitement taillées. On en remarque encore plusieurs parties d’une grande beauté.<lb/>Sur la sixième terrasse, défoncée en plusieurs endroits par la chute des voûtes inférieures, s’élève un grand bâtiment en pierre qui a été reconstruit pour soutenir la partie qui s’était écroulée sous Louis XIV. La façade est décorée de niches circulaires et terminée par deux avant-corps, d’où partent des rampes sur lesquelles s’appuient les pentes douces qui descendent du haut. Une corniche ornée de consoles d’un assez beau caractère le couronne. L’intérieur est élevé de quatre marches au-dessous du sol ; il se compose de plusieurs pièces où on remarque des stalactites en pierres sculptées. L’extérieur paraît n’avoir jamais été terminé.<lb/>Les murs qui s’élèvent au-dessus pour soutenir les jardins sont d’une grande hauteur ; ils sont bâtis en pierre et en brique, mais leur dégradation est telle, dans la partie supérieure, qu’on ne peut en reconnaître le couronnement. A l’extrémité à droite, du côté des vignes, on remarque un petit aqueduc disposé par étages et qui devait communiquer avec ceux qui se trouvaient dans le jardin au-dessus et dont il reste des vestiges. Ce mur est interrompu dans le milieu de sa longueur par un passage qui conduisait au château même.<lb/>On voit de même à droite un pavillon carré à deux étages, couvert en dôme. L’extérieur, décoré d’assises, de tableaux en pierre et remplissage en brique, avec une corniche de bon style, produit [p. 375] encore un bel effet. Le rez-de-chaussée renferme une salle dont la voûte est enjolivée de coquillages, de nacre et de petites figures en relief. Un escalier conduit au premier étage qui forme la chapelle du château. On y trouvait, il y a peu d’années, de très beaux restes des ornemens qu’on y admirait autrefois. Ce pavillon ayant été loué par bail emphytéotique, on a voulu en faire une maison d’habitation, et pour y parvenir on a coupé la chapelle sur sa hauteur par un plancher, et divisé le bas en un petit appartement. Malheureusement ces travaux ont fait disparaître ce qu’il pouvait y avoir de curieux. Le Domaine, rentré depuis peu dans cette propriété, va établir dans les constructions faites par le locataire les bureaux d’un architecte attaché à son administration.<lb/>On peut encore voir, à gauche de la chapelle, une baie pratiquée dans un mur de soutènement qui donne entrée à un caveau octogone bien conservé et parfaitement sec, quoique couvert de plus de six pieds de terre.<lb/>La partie gauche, qui correspond à ce que nous venons de décrire, était en tout semblable à celle-ci pour l’ensemble des constructions ; devenue depuis longtemps une propriété particulière, la distribution intérieure ne présente plus rien de ce qui existait.<lb/>Les bâtimens qui font face au parterre et à la grande terrasse ont été élevés sur les fondations de ceux du château neuf. Le rez-de-chaussée de la maison dite Hôtel du vieux château a subi peu de [p. 376] changemens, et le pavillon qui est situé dans la même propriété est un des six qui bordaient la cour principale.<lb/>Voilà tout ce qui survit de tant de grandeur et de magnificence, d’un palais bâti par Henri IV et dans lequel est né Louis XIV ! On ne trouve plus que des morceaux de décombres que le temps assiège et disperse.<lb/>Hôtel des gardes du corps de la compagnie de Luxembourg. Ecuries, manèges etc. affectés aux deux compagnies<lb/>L'hôtel situé rue de Versailles a été construit en 1823 et années suivantes, par le Génie militaire de la Maison du Roi, pour contenir environ les deux tiers des gardes du corps de la compagnie de Luxembourg. Il est élevé de cinq étages, et dans une position si heureuse qu'on l'aperçoit de deux à trois lieues.<lb/>L'ensemble présente une façade de cent trente-cinq pieds, et une profondeur de quarante-trois. Il est placé perpendiculairement aux grandes écuries, et forme la partie latérale de la carrière de manœuvre. On construit en ce moment, rue de Versailles, un bâtiment qui doit servir de succursale à celui-ci, et offrir les salles nécessaires à l'instruction de la compagnie, le logement des officiers inférieurs, les cuisines, etc. A l'extrémité on doit établir une grille qui sera l'entrée principale de l'hôtel neuf, du côté de la rue de Versailles. Ces constructions ont beaucoup embelli ce quartier de la ville.<lb/>L’Abreuvoir, qui est à gauche sur la rue de Paris, [p. 377] avait été fait sous Louis XIV, pour en remplacer un ancien existant alors place du Château, il fut reconstruit en 1820, dans l'alignement des écuries de la compagnie de Luxembourg. Le Génie militaire proposa aux autorités municipales d'entrer pour un tiers dans la dépense, et de le rendre commun à la Ville et à la Maison du Roi. On ne sait pourquoi une pareille proposition n'a pas été accueillie avec empressement.<lb/>Cet abreuvoir a cent douze pieds de long sur quarante-cinq de large ; il est alimenté par le trop plein d'un réservoir placé intérieurement dans les grandes écuries, et qui approvisionne toute la maison. Un canal dans lequel peut passer un homme, a été pratiqué pour l'évacuation des eaux, et s'étend jusqu'au Pecq, en traversant les écuries, la grande côte de Paris et une propriété particulière. Il a été construit en même temps que le réservoir dont il est la décharge.<lb/>Le long de l'abreuvoir est une auge d’environ cent pieds de long, portée sur des dés. Deux bornes d'extrémité en font le principal ornement.<lb/>La grille placée en face, et qui a environ cent pieds de large, produit un fort bel effet.<lb/>Les Écuries, situées rue de Paris, au coin de la place royale, et qui sont destinées à la compagnie de Luxembourg, étaient celles de la reine : elles sont dénommées actuellement Écuries du roi. Elles ont été bâties en 1766 et peuvent contenir cent soixante-douze chevaux. Elles sont doubles, ont vingt-quatre pieds de hauteur et les râteliers sont [p. 378] placés au milieu du bâtiment. Les fondations, auxquelles on a donné un soin particulier, reposent sur un bon terrain qu'il a fallu aller chercher vers l'extrémité de la rue de Paris, jusqu'à la profondeur de vingt pieds. Les eaux tombent dans le canal qui passe sous ces écuries par des ouvertures placées de distance en distance, et fermées par des grilles de fer.<lb/>Ce qui fait le mérite de cette construction, dont la décoration extérieure est originale, sont les facilités qu'offrent les divers passages pour arriver dans la cour intérieure, qui a cent quarante pieds de longueur sur cinquante environ de large ; ensuite l'abondance des eaux que fournit le réservoir qui contient environ vingt muids.<lb/>L'aile qui s'appuie sur la côte de Saint-Germain et qui est en potence, renferme le Pavillon d'état-major et le pied-à-terre de M. le duc de Luxembourg. C'était autrefois le logement du prince Borghèse.<lb/>En face de ce pavillon, à l'autre encoignure de la place royale, est l'Hôtel de l'état-major de la compagnie de Gramont : acheté en 1814 pour cette destination, il n'a de remarquable que le jardin qui en dépend. On y a masqué avec art les bâtimens adjacens et les anciens murs de soutènement du château neuf. Il réunit une brillante collection de fleurs rares, et une innombrable variété de roses.<lb/>A l'angle nord-est du sommet de la grande côte du Pecq, la Maison du Roi fit, en 1814, l'acquisition de terrains pour la construction d'un grand [p. 379] manège couvert nécessaire à l'instruction des gardes du corps, qui n'avaient à leur disposition que l'ancien jeu de paume, insuffisant pour les deux compagnies. Le 11 juillet 1816, M. le duc de Gramont posa la première pierre de cet édifice. Une médaille fut frappée à cette occasion, et un discours analogue à la circonstance fut prononcé par M. le chevalier Carette, capitaine au corps royal du Génie, chargé, avec M. le comte du Moncel, chef de bataillon de la même arme, de la direction des travaux.<lb/>Ce bâtiment a cent cinquante pieds de long sur cinquante de large. La charpente du comble est très soignée, et construite à la manière de Philibert de Lorme. Une coupole, formant tribune à l'extrémité du manège, sert aux personnes qui veulent assister aux manœuvres sans descendre dans l'intérieur. Les croisées qui éclairent cette coupole, espacées symétriquement sur une demi-circonférence, dominent toute la côte du Pecq.<lb/>Vis-à-vis le grand manège, entre l'avenue du boulingrin et la rue de Paris, se trouve la grille de sortie des anciennes grandes écuries du roi, qui complètent aujourd'hui, sous la dénomination d'Écuries des gardes du corps du roi de la compagnie de Gramont, le casernement de cette compagnie. L'entrée principale est sur la rue de la Verrerie.<lb/>Elles sont composées de deux corps de bâtiment élevés dans un vaste manège découvert, l'un du côté de l'hôtel du Maine, l'autre formant un côté de la rue de Paris, depuis la rue de la Verrerie [p. 380] jusqu'à la côte. Les extrémités ont été construites en même temps que la côte de Saint-Germain et la place circulaire qui annonce l'entrée de la ville. La distribution intérieure est en tout point vicieuse : les pièces sont, les unes basses, les autres élevées, les unes petites et pouvant à peine loger cinq chevaux, d'autres vastes et susceptibles d'en recevoir cinquante. Malheureusement l'état des choses est tel qu'il est impossible d'y remédier.<lb/>Pendant la Révolution, et jusqu'à l'installation de l'école spéciale de cavalerie du château, ces bâtimens, et le jeu de paume dont on fit un manège, servirent à la troupe lorsqu'il y en avait en garnison. Depuis cette époque, ils furent soumis à la même administration que le château, dont ils étaient une dépendance.<lb/>La grande cour est d'une utilité majeure pour la cavalerie. Elle offre une superficie d'environ treize cents toises.<lb/>En suivant la rue de la Verrerie depuis le chenil jusqu'à la rue de Paris, il n'existait autrefois que l'hôtel du Maine ; mais une portion en ayant été vendue pendant la Révolution, il n'est resté que les écuries, rétablies en 1814, et une partie du terrain sur lequel on construit, aux frais de la Liste civile, de nouvelles écuries.<lb/>Le Jeu de Paume, bâti sous Louis XIV pour l'amusement des seigneurs de sa cour, a soixante pieds de long sur vingt-cinq de large : les croisées qui l'éclairent sont à vingt-cinq pieds du sol. Du côté du nord, il est mitoyen avec une maison occupée [p. 381] autrefois par le contrôleur des Bâtimens royaux, maintenant l'Hôtel des Étrangers ; derrière était une vaste cour de cinquante toises de longueur sur trente de largeur. Au sud, le Jeu de paume s'appuyait sur une dépendance du Chenil, remplacée en 1818 par une maison où sont établis les bureaux du Génie militaire.<lb/>Le Jeu de paume sert actuellement de manège pour le dépôt de la compagnie de gardes du corps qui est de service, le grand manège étant réservé pour celle qui tient garnison dans la ville.<lb/>Parterre<lb/>François Ier fit abattre, autour du vieux château, les arbres qui masquaient le point de vue. Ils furent remplacés, vis-à-vis de la façade nord-ouest, par un jardin de peu détendue que<lb/>Louis XIV fit agrandir en 1674 et planter en parterre, sur les dessins de Le Nôtre. Il se composait de deux grandes pièces de buis, où étaient des bassins de quarante pieds de diamètre placés l'un en face de la Surintendance, vis-à-vis le pavillon du château dit de l'Horloge, et l'autre vis-à-vis du pavillon de l'est. Ils étaient environnés de plates-bandes garnies de fleurs de toutes les saisons, et séparés par une allée de dix toises de largeur se dirigeant vers les Loges, et au bout de laquelle on voyait un troisième bassin de quatre-vingts pieds de diamètre. Ce jardin, entouré de contre-allées de tilleuls et de marroniers d'Inde , qui fournissaient une délicieuse fraîcheur, était séparé de celui de la dauphine par un bosquet charmant, [p. 382] par quatre rangs d'ormes et par une orangerie garnie des arbrisseaux les plus rares. Une vaste allée de marroniers conduisait de l'extrémité du parterre à la grande terrasse.<lb/>La façade du château avait été mise en harmonie avec ces plantations : un perron de quatre-vingts pieds de large régnait sur toute la largeur du jardin. A la place de la grille qui fait face à la route des Loges, était un perron de cent soixante pieds de longueur, surmonté de deux autres de vingt pieds chacun.<lb/>Ces plates-bandes et ces perrons n'existent plus ; les bassins et jets d'eau avaient besoin de réparations, on les a comblés en 1750 ; les buis et le bosquet ont été arrachés; l'orangerie a été démolie à la même époque ; le jardin de madame la Dauphine a aussi disparu : une partie des grilles qui le fermaient a été placée en face de l'avenue des Loges, et le reste fut donné au duc d'Ayen pour son hôtel. On a caché par une haie le mur qui sépare le parterre de la forêt ; entre cette haie et ce mur il existe un espace dans lequel se trouvent un jardin assez mal entretenu et deux glacières qui dépendent du domaine royal.<lb/>On doit au maréchal de Noailles, long-temps gouverneur de Saint-Germain, les grilles principales du parterre et celles qui séparent la ville des issues de la forêt.<lb/>Le Parterre, qui ne devrait plus porter ce nom, puisqu'on y chercherait en vain une fleur, est cependant encore une très belle promenade. Sa superficie [p. 383] est de douze hectares dix-neuf ares trente centiares. Le long des fossés du château s'étend en pente un terrain plus élevé que le sol ; au bas, se trouvent deux pièces de gazon formant une vaste pelouse, terminée à gauche par des maisons particulières et par une allée de tilleuls; à droite, par une allée semblable, au-dessus de laquelle domine majestueusement la cime des marroniers ; à l'extrémité est une grille. Au bout de la pelouse à droite, s'ouvre une magnifique allée placée parallèlement au château, et aboutissant à la petite terrasse qui se trouve entre le château neuf et la place Dauphine : c'est le lieu de réunion et la promenade favorite des fashionables de la ville.<lb/>De la grande allée au vieux château, est un vaste quinconce planté de jeunes tilleuls et entouré d'allées doubles. Au centre on a réservé une place autour de laquelle sont plusieurs bancs de pierre.<lb/>Il y avait une entrée du Parterre qui venait de la rue du Château-Neuf, passait près des fossés du château, et conduisait à une superbe avenue de marroniers parallèle à la terrasse et correspondant à une grille sur la forêt. On ne sait trop pourquoi ce chemin est coupé par un jardin dont on laisse la jouissance à un particulier : c'est un abus manifeste, qui enlève aux promeneurs l'effet admirable que produisent les allées et contre-allées plantées dans cette direction, et qui d'ailleurs intercepte le chemin de ronde du château.<lb/>Terrasse<lb/>Cette magnifique promenade, construit [p. 384] en 1676 par Le Nôtre, s'étend, sur une longueur de douze cents toises et sur une largeur de quinze, depuis le château jusque une des portes de la forêt qu'elle longe dans toute son étendue. La partie qui touche à la futaie, plantée en 1745 d'une ligne de beaux arbres et d'une charmille, donne un agréable ombrage aux promeneurs. La partie opposée, appuyée dans toute sa longueur sur un mur de soutènement et bordée d'un garde-fou en bois, offre une perspective immense dont la variété de ses aspects fait un des plus beaux points de vue de la France et peut-être de l'Europe.<lb/>D'un côté, le spectateur découvre entre le coteau et le lit onduleux de la Seine qui se déroule à ses pieds comme un ruban d'azur, le château de Maisons, les villages et hameaux du Mesnil, Vaux, Carrières-sous-Bois, le Belloi, le Pecq, le château et la ville de Saint-Germain, le Port-Marly, la pompe à feu, et l'imposant aqueduc qui semble suspendu dans les nuages, l'île de la Loge, Prunai, Louveciennes, Voisin-le-Bois, la Celle, Bougival, la Chaussée, la Jonchère, Ruel, Nanterre, la Malmaison et le Mont-Valérien.<lb/>De l'autre côté du fleuve, et vis-à-vis le Mesnil, les yeux se reposent sur les villages d'Herblai,<lb/>Montigny, la Frette, Cormeil, Sartrouville, Houille, Montesson, le bois du Vésinet, Croissy, Chatou, Argenteuil, les tours de l'antique abbaye de Saint-Denis, et dans le lointain s'élève le dôme doré des Invalides, étincelant des feux du soleil. Sous les yeux, et tant que la vue peut s'étendre, se déploie [p. 385] une multitude de cultures aussi riches que variées, animées par une population partout en mouvement.<lb/>Tel est ce superbe point de vue dont on pouvait tirer un si beau parti, que Louis XIV dédaigna ou ne sut pas apprécier, et dont les étrangers viennent admirer la majesté imposante.<lb/>La Terrasse n'est pas le seul endroit de Saint-Germain d'où l'on jouisse d'un coup d'œil magnifique : du côté de la rue des Ursulines et de celle de Mantes, le paysage est très varié, et orné de tableaux gracieux. Si, en ménageant une ouverture pour la grande côte, on eût prolongé la Terrasse depuis le château neuf jusqu'à l'extrémité de la rue de la Grande-Fontaine, de manière à ce qu'elle embrassât toute la partie sud et sud-ouest, il est certain que cette ville eût possédé une promenade plus susceptible encore d'étonner le voyageur. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19995_actor">Goujon, Abel </persname>
              <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Dépendances</geogname>
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              <p>Abel Goujon, Histoire de la ville et du château de Saint-Germain-en-Laye, Saint-Germain-en-Laye, Abel Goujon, 1829, p. 361-385.</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Guides de voyageurs et récits de voyages</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par un jeune gentilhomme morave de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">juillet 1599</unitdate>
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              <p>« Die… 5 vel 15 transivimus Argenteuil 1 mil. Inde Sainct Germain 3 mil… jentavimus et vidimus aedificia pulchra quae demum extruuntur. Praeterea fontem artificiosum ex conchis, cochleis et aliis pretiosis materiis ornatum. In medio est draco ex quo undique profluit aqua : quando effluit aqua, canunt aves. Alium fontem in quo, ex omnibus partibus infra et supra fluit aqua. Elegans palatium, variis picturis ornatum, ubi ab una parte alia est imago : ab altra est etiam alia, et tales sunt 7. Inter alia, ab una parte est virgo, ab altera diabolus. Cubiculum in quo est depicta Gallia aegrotans quam venit modernus Henricus 4 consolaturus. In integrum, re titubante (sic) ducit ad manum, habens in capite coronam, in manus aliam gerens impositurus Gallias convalescenti. Deinde ab altera parte sed et Rex depictus in sua majestate, tenens in dextra scipionem justitiae, in sinistra vero Regnum sceptri. »</p>
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              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>Jeanne Bignami-Odier, « Voyage en France d'un jeune gentilhomme morave en 1599 et 1600 », Mélanges d'archéologie et d'histoire, t. 43, 1926, p. 140-173, à la p. 169.
<lb/>http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1926_num_43_1_8548</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Thomas Platter de sa visite aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">28-29 novembre 1599</unitdate>
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                <p>Médecin suisse, né à Bâle, formé à l'université de Montpellier.</p>
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              <p>« [p. 212] Le 28 novembre, je quittai Paris avec plusieurs personnes et j'arrivai par le village de Roully au port de Nelly ; la Seine a deux bras en cet endroit, nous les avons traversés tous les deux. Nous sommes arrivés au bourg de Nanterre, et nous avons [p. 213] retrouvé le fleuve au village du Pecq, où nous avons traversé de nouveau les deux bras de la Seine. Enfin, en gravissant là une colline, nous sommes arrivés à la ville ou au bourg de Saint-Germain-en-Laye, et nous sommes descendus à l'hôtel de l'Image de Notre-Dame. La ville est située à quatre lieues de Paris.<lb/>Saint-Germain-en-Laye est une ville ou un bourg où il n'y a rien de remarquable à voir, à l'exception de ses deux magnifiques châteaux royaux, le vieux et le neuf, et c'est pour les voir que j'y suis allé ; ils sont tous deux à proximité de la Seine.<lb/>Le 29 novembre au matin, car nous étions arrivés la veille, fort tard dans la soirée, nous avons visité le vieux château, que le roi n'habite plus, mais qui n'en est pas moins un château royal.<lb/>Le toit est garni de grosses pierres de taille et est tout à fait plat ; les quatre façades sont en briques.<lb/>A l'intérieur, il y a un bel escalier tournant qui est très vaste, et on y voit de jolies salles. Autour du château se trouve un beau jardin, dans lequel sont des faisans, des pigeons indiens, des poules étrangères et toute espèce de volaille exotique. Il y a, près du château, un jeu de paume et un parc de deux lieues de long, qui s'étend jusqu'au château neuf.<lb/>Nous sommes allés ensuite visiter le château neuf, qui n'est pas fort éloigné du vieux. La partie postérieure de l'édifice est attenante à un vignoble, tandis que la partie antérieure touche au vieux château. Dans la grande salle, il y a beaucoup de beaux tableaux ; on y remarque notamment un petit cadre accroché au mur et peint des deux côtés ; quand on regarde du bas ce petit tableau, il représente une chasse, mais si on le regarde dans une glace, qui est adossée au plafond, on voit deux amoureux qui s'embrassent. C'est un tableau peint avec beaucoup de talent ; il en est de même du reste de tous les objets d'art qui se trouvent dans cette salle. Le château a deux étages ; le roi a, m'a-t-on dit, l'habitude de loger à l'étage inférieur, où les salles communiquent entre elles. Si on avait élevé plus haut la construction, on aurait eu à craindre le vent, le château se trouvant sur une haute montagne. Le toit, autant que je puis m'en souvenir, est recouvert avec des ardoises de peu d'épaisseur.<lb/>En sortant du château par la porte de derrière, j’ai vu une galerie magnifique, qui conduisait par deux larges escaliers de pierre au parc d'agrément, que l'on peut parcourir tant à cheval qu’en [p. 214] voiture. Tout au haut de l'escalier se trouve un balcon, qui donne accès au château, et d’où on a non seulement une belle vue sur le paysage environnant, mais d'où on embrasse également d'un coup d'œil les fontaines et les jets d'eau de la cour et du parc. Sous ce balcon et cet escalier se trouve un souterrain construit avec beaucoup d'art, au milieu duquel a été élevée une fontaine avec des coquillages et des coraux ; un griffon projette l'eau, et des rossignols, mus également par l'eau, chantent très agréablement. Sur le côté droit, on nous conduisit dans une grotte, où on a installé plusieurs jets d'eau avec beaucoup d'ingéniosité et comme je n'en avais jamais vu auparavant. Ces jets d'eau sont recouverts tant en haut que sur les côtés d'ambre fondu, que l'on a fait venir de la mer et des mines. On y voit toutes sortes de coquillages, des moules bizarres, des coraux, mêlés à de belles pierres. Lorsqu'on fait marcher les jets d'eau, l'eau sort du rocher et de toutes les statues, qui y ont été placées avec beaucoup de goût, en sorte que le spectacle est fort pittoresque et fort curieux. Le sol est pavé, autant que je m'en souviens, de petits cailloux de couleur ; il se compose d'une foule de petits tuyaux, qui élèvent l'eau jusqu'à la voûte, d'où elle retombe sur le sol sous forme de forte pluie, en sorte qu'on ne peut rester ni en haut ni en bas sans se mouiller.<lb/>Les murs ont beaucoup de cavités où l'on a placé de nombreuses figures en métal, en marbre, en coquillages et autres ; presque toutes lancent des jets d'eau. Il y a beaucoup de personnages qui se meuvent ; ainsi on voit des forgerons courir et frapper sur une enclume, des oiseaux chanter, tout en remuant la tête et les ailes, on voit aussi des lézards, des grenouilles, des serpents et autres animaux posés par-ci par-là sur les pierres et lancer de l'eau, en faisant des mouvements quelconques. Si je ne me trompe, il y a au milieu de la grotte un Neptune, dieu de la mer, avec son trident, qui sort de l'eau, debout sur un char. On le voit paraître à la surface, en sortir, tourner de nouveau sur lui-même pour disparaître encore.<lb/>[p. 215] Sur le côté gauche de l'escalier ou balcon, on construit encore une autre voûte ou grotte pour y placer un orgue. Dans un mur on a disposé des roses jaunes, en coquillages, qui se détachent sur un fond noir. En somme, il y a tant de belles choses à voir qu'il ne m'était plus possible de tout noter en si peu de temps. On m'a montré également une grande quantité d'ambre, de coquillages, de coraux et de plantes, que le grand duc de Florence a envoyés à Sa Majesté pour décorer encore d'autres grottes.<lb/>En sortant de ces grottes, nous vîmes dans la cour une fontaine superbe qui lançait l'eau avec une telle force qu'elle s'élevait en un seul jet à la hauteur de deux hommes. L'eau faisait tant de bruit en tombant que l'on croyait entendre un coup de mousquet. Plus haut, il y avait aussi deux fontaines qui n'étaient pas encore terminées. Le roi a fait venir spécialement pour ce travail un Italien qui a construit ces grottes et ces fontaines, et on peut dire qu'il a fait de fort belles choses. On voit notamment, dans la grotte où est l'orgue, une table de l'intérieur de laquelle sort l'eau sous forme d'une potence, et ainsi qu'une épée, elle retombe à [p. 216] l’endroit d’où elle était sortie. Cet architecte doit construire également, avec un goût extraordinaire, dans le jardin, une grotte sans eau.<lb/>Le jardin qui y attenait par derrière n'était autrefois qu'une prairie coupée par de belles allées et ornée de belles plantes. D'après ce que j'ai entendu dire, le vignoble, jusqu'à la rivière, doit être réuni au jardin. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13917_actor">Platter, Thomas </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thomas Platter le jeune, « Description de Paris (1599) », Mémoires de la Société de l’Histoire de Paris et de l’Ile-de-France, t. XXIII, 1896, p. 167-224, p. 212-216.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6290662b/f224.item
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Virginio Orsini de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
              <unitdate normal="1601/1601" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1601</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Lettre de Virginio Orsini au grand-duc Ferdinand de Toscane.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13038_actor">Orsini, Virginio</persname>
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              <note>
                <p>Duc de Bracciano.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Je suis passé ensuite à Saint-Germain et j’ai admiré surtout la beauté du site. J’[y] ai trouvé Francini, encore abbé de nom, mais je promets à Votre Altesse qu’il a fait et fera des choses galantes. On ne peut nier qu’il ne cherche à imiter Pratolino, mais il le fait avec tant de grâce qu’on peut lui pardonner. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13038_actor">Orsini, Virginio </persname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Virginio Orsini, Un paladino nei palazzi incantati, éd. R. Zapperi, Palerme, Sellerio, 1993, p. 53-54.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Cité et traduit par Bertrand Jestaz : Bertrand Jestaz, « Le Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye », Bulletin monumental, t. 158-4, 2000, p. 375-378.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par André du Chesne des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
              <unitdate normal="1609/1609" encodinganalog="3.1.3">1609</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <persname id="atom_45761_actor">Duchesne, André</persname>
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              <note>
                <p>Géographe et historiographe du roi</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 274] Des chasteaux de Sainct Germain en Laye et du village de Nanterre<lb/>Saint Germain en Laye est aujourd’huy un lieu de plaisance pour nos roys le plus rare en beauté, le plus gracieux en sejour, et le plus abondant en toutes sortes de delices qui soit guere en France.<lb/>Ce lieu bien qu’il face quelque gloire de l’excellence de son antiquité, pour avoir emprunté le plus beau titre de son nom de ce tant celebre evesque d’Auxerre sainct Germain, lequel avec saint Loupe pasteur de Troye, passa en Angleterre pour arracher les espines de l’heresie, qui y suffoquoient les semences de la vraye religion ; si est qu’il n’a point veu son honneur tant relevé que depuis que nos rois y ont fait bastir.<lb/>Charles V jetta les premiers fondemens du vieil chasteau, lequel ayant esté pris des Anglois pendant la confusion où s’abimoit le royaume par le foible cerveau de Charles VI, se rendit depuis à Charles VI moyennant certaine somme d’argent, qui fut donnée au capitaine anglois qui le tenoit.<lb/>Je ne veux m’arrester ici à monstrer avecque ma baguette, je dis avecque ma plume, les terres, les galleries, les sales, les chambres, antichambres, [p. 275] les courts, les offices, le jeu de paulme, l’eglise, les vignes, les bois, les routes, les montagnes, les valons, les prez, la villette basse au pied ceinte de la riviere de Seine qui va lechant ses bords : je ne veux m’arrester à decrire la forest voisine des murailles de ce chasteau, couverte d’une fueille si espesse et si touffue, que le soleil en sa plus ardente chaleur ne la sçauroit transpercer. Forest où les poetes du temps passé eussent peu dire s’ils l’eussent veue, que c’estoit celle mesme où Pan, ce grand veneur, les faunes, satyres, dryades, hamadryades, et toutes les deitez forestieres avoient accoustumé de faire leur retraite. Forest, dis-je, riche d’un jeu de pail-mail, le long duquel y a des pavillons quarrez faits et massonnez expres pour reposer, ou pour recevoir l’assemblée des regardans. Seulement je veux dire que nos roys pendant l’honneur et la seureté de la paix ont presque tousjours choisy leur retraite en cette noble maison.<lb/>Et à la verité si jamais la majesté des Lis a honoré et reveré lieu de nostre France, je croy que ç’a esté ce chasteau, apres celuy de Fontainebleau, dont nous parlerons cy apres ; François premier s’y plaisoit fort à cause des longues et larges routes des bois voisins faites expres pour plus aysement et avec plus de plaisir courir le cerf à force, le sanglier et le chevreuil : mesme l’embellit de nouveaux edifices, et fit relever ce qui tomboit en ruine. Mais l’accomplissement et la perfection de son ornement, il le doit à nostre roy qui a rendu cette maison de ses predecesseurs vraiment royalle. Il a fait bastir un [p. 276] nouveau chasteau sur ceste croupe de montaigne pratiquée sur les flancs du rocher plus proche de la riviere, auquel il n’a rien espargné de ce qui pouvoit esclairer sa gloire et relever son honneur au plus haut point.<lb/>L’escalier, qui est à l’entrée, où sont gravées les images d’Hercule et d’un lyon, les fonteines, les petits ruisseaux frais et argentins qui coulent au fond des petits valons pour rafraichir les plantes et les fleurs des parterres, et compartimens des jardins, y sont admirables : mais sur tout cela les grottes, ausquelles il semble que les plus rares merveilles de la terre ayent resolu de suborner les sens, enyurer la raison, et peu à peu derober l’ame de ceux qui les regardent ou entendent, leur faisant perdre le sentiment, soit de l’œil, soit de l’ouye.<lb/>Les anciens avoient ignoré l’industrie de faire eslever et remontre les eaux plus haut que leur source, et nous et les nostres fussions demeurez en ceste ignorance, sans l’ingenieuse et hardie invention de Claude de Monconnis, president des Finances en la generalité de Lyon, qui le premier en a fait preuve avec admiration premierement aux fontaines de ce nouveau chasteau de Saint Germain en Laye, et depuis aux maisons du marechal de Rets à Noisy, et du premier president de Paris à Stim.<lb/>Par le moyen de cette eslevation, et à la faveur des secrets efforts de ces eaux remontantes, l’industrie humaine nous y fait voir aujourd’huy de belles et rares pieces dans les grottes tant hautes que basses. Et premierement quant aux hautes, [p. 277] elles sont si artistement pavées et encoustées partout de divers rancs de coquilles d’ouistres et de moules, que l’assemblée des regardans se sent plus tost mouillée qu’elle ne s’apperçoit d’où peut proceder l’accident. Dedans la premiere est une table de marbre, où par l’art d’un entonnoir s’eslevent en l’air des coupes, verres, et autres vaisseaux bien formez de la seule matiere de l’eau. Pres de là y a une nymphe eslevée à demy bosse, en face riante, belle et de bonne grace, qui laissant emporter ses doits au branle que luy donne l’eau fait jouer des orgues, je dis de ces instrumens organiques, qui furent premierement en usage aux eglises de France sous Louys le Debonnaire, fils de nostre grand Charles. Il y a un Mercure pres la fenestre, qui a un pied en l’air, et l’autre planté sur un apuy, sonnant et entonnant  hautement une trompette. Le coucou s’y faict entendre et recognoistre à son chant.<lb/>Sortant de là pour entrer en l’autre partie se rencontre un fier dragon, lequel bat des aisles avecque grande vehemence, et vomist violemment de gros bouillons d’eau par la gueule. Dragon accompagné de divers petits oysillons, que vrayement l’on diroit non pas peints ou contrefais, mais vivans et branlans l’aile, qui font retentir l’air de mille sortes de ramages : et sur tous les rossignols y musiquent à l’enuy et à plusieurs cœurs.<lb/>On void de l’autre costé un bassin de fonteine enrichy de mille petits animaux marins, les uns en coque, les autres en escaille, les autres en peau, tous entortillez par le reply des vagues [p. 278] et des flots courbez et entassez l’un sur l’autre : et semble à voir ces troupes escaillées que ce soit un triomphe marin. Sur l’une des faces entre ces petits animaux, s’eslevent deux tritons par dessus les autres, qui embouchent leurs coques, tortillées et abouties en pointe, mouchetées de taches de couleur, aspres et grumeleuses en quelques endroits. Ils ont la queue de poisson large et ouverte sur le bas. Au son de ces coques s’avance un roy assis en majesté sur un char, couronné d’une couronne de joncs mollets meslez de grandes et larges fueilles qui se trouvent sur la greve de la mer. Il porte la barbe longue et herissée de couleur bleue, et semble qu’une infinité de ruisseaux distillent de ses moustaches allongées et cordonnées dessus ses levres, et de celles de ses chevaux. Il tient de la main dextre une fourche à trois pointes, de l’autre il guide et conduit ses chevaux marins galopans à bouche ouverte, ayans les pieds dechiquetez et decoupez menu, comme les nageoires de poissons : ils ont la queue entortillée comme serpens. Les routes de ce char sont faites de rames et d’avirons, assemblez pour fendre et couper la tourmente, et l’espaisseur des flots comme à coups de ciseau. De l’autre face sont des mareschaux en leurs habits de forgerons, la face noire de crasse et de suye, lesquels battent du fer sur une enclume à grands coups de marteau. Si c’estoient des cyclopes, je dirois qu’ils forgeroient des armes à nostre grand Henry, comme ils en sont forgé chez les poetes au vaillant Achille, et au pieux Enée. Et ce qui est de plus plaisant et qui semble fait pour faire rire, [p. 279] c’est que l’eau se lance à si gros bouillons contre ceux qui se tiennent aux fenestres, qu’en un moment ils sont tous mouillez.<lb/>Au dessous et un peu plus bas se void une autre grotte, que vous diriez d’un rocher ridé, caverneux, et calfeutré de mousse espaisse et delicate, comme s’il eus testé tapissé de quelque fin coton. Là vous voyez les bestes, les oyseaux, et les arbres s’approcher d’Orphée touchant les cordes de sa lyre, les bestes allonger les flancs et la teste, les oyseaux tremousser les aisles, et les arbres se mouvoir, pour entendre l’armonie de ce divin chantre. Là est un Bacchus assis sur un tonneau, tenant une coupe en main ; là sont des deesses admirables en forme de demy colosses, et plusieurs autres pieces merveilleuses, que je laisse pour la curiosité de ceux qui voudront en contenter leurs yeux.<lb/>Au lieu où le rocher est le plus haut, et tout devant le chasteau, vous remarquerez une belle et admirable fontaine, qui surgissant à gros bouillons se divise en plusieurs tuyaux, qui serpentent et arroussent non seulement les jardins, mais aussi fournissent d’eau à toutes ces petites merveilles artificielles.<lb/>Le roy faict encore travailler tous les jours à l’embellissement de ce chasteau, et poursuit ce qu’il a si richement commencé. La royne estant arrivée à Paris, il la mena à Saint Germain pour luy faire voir ses bastimens. Et monseigneur le dauphin, premier fils de la premiere couronne du monde, ayant veu la lumiere, il luy destina ceste maison pour sa premiere nourriture. Là les deputez [p. 280] du Dauphiné de tous les ordres du pays luy vinrent rendre les premiers devoirs de leur subjection, et le recognoistre pour souverain seigneur, par un bufet entier de vaisselle richement elabouré et embelli de diverses figures de dauphins.<lb/>A une lieue de ce chasteau, tirant vers la ville de Paris, nous avons un bois taillis, au milieu duquel y a un chemin passant, dont d’un costé prenez une branche, elle flotera sur l’eau, ainsi que tout autre bois, de l’autre prenez une autre branche, elle ira au dessouz de l’eau comme une pierre : et l’appelle le commun peuple pour ceste cause, le bois de la trahison ; disant que pour une trahison qui y avoit esté autrefois commise Dieu l’avoit voulu chastier de ceste façon. Quelques historiens tiennent que ce fut de ce Ganelon, qui trahit la maison des Ardennes, les pairs de France, et les plus belliqueux capitaines de Charlemaigne. Et void on encore dans ce bois une grande table de pierre, sur laquelle ils content que fut conceue et formée l’infortune de cette journée tant memorable de Roncevaux. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_45761_actor">Duchesne, André </persname>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>André du Chesne, Les antiquitez et recherches des villes, chasteaux et places plus remarquables de toute la France, Paris, Jean Petit-Pas, 1609, p. 274-280</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Jodocus Sincerus de sa visite des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
              <unitdate normal="1612/1616" encodinganalog="3.1.3">1612-1616</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Cet ouvrage est l’œuvre de Jodocus Zinzerling, originaire de la ville de Thuringe (Allemagne), qui avait parcouru la France entre 1612 et 1616.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13835_actor">Sincerus, Jodocus</persname>
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            </did>
            <bioghist id="md5-2f909631ed800532e66473b3bb9487b8" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Juriste allemand.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 293] Lorsque tu es à Paris, il ne faut pas négliger de visiter les lieux voisins les plus remarquables. Outre Fontainebleau, que j’ai décrit tout à l’heure, il y a la ville de Saint-Germain-en-Laye, située à cinq lieues. Elle ne manque pas d’une certaine antiquité. Ce fut le roi Charles V qui en commença le château, ou du moins qui le restaura ; mais François Ier, passionné pour la chasse, le fit reconstruire avec plus d’éclat. Cette ville ne fait partie d’aucun diocèse. Elle est contiguë à une forêt de chênes, appelée le Bois de trahison. Dans l’angle qui regarde la ville, on m’a montré une grande table de pierre auprès de laquelle on dit que la trahison fut conçue ; je laisse à d’autres le soin d’expliquer en quoi cette dernière consistait, et qui l’exécuta, ne voulant pas m’égarer dans les choses incertaines. On prétend aussi que les branches des arbres de cette forêt jouissent de cette propriété singulière, de couleur à fond comme les pierres, au lieu de surnager, si on les jette dans la Seine ; mais je n’ai pas expérimenté le fait.<lb/>J’ai encore emprunté à Mérula ce passage. Je dirai en outre que le nouveau château est une construction admirable. J’y ai remarqué six galeries et des grottes dans lesquelles l’eau, amenée par des conduits divers, produit des effets mécaniques étonnants : 1° la grotte d’Orphée, [p. 294] où on voit une statue du poète, tenant une lyre sur laquelle il joue, lorsqu’on fait marcher les eaux. Au son de la lyre, différents animaux s’avancent autour d’Orphée, les arbres s’inclinent, et le roi passe avec le dauphin et toute sa suite ; 2° la grotte d’une jeune musicienne que les eaux mettent en mouvement, et qui lève la tête de temps en temps comme si elle regardait réellement ses auditeurs. À ses côtés, des oiseaux exécutent une mélodie suave. Remarque contre la fenêtre une table de marbre bigarré représentant un gracieux paysage. Au milieu est un tuyau d’où l’eau s’échappe, en courant autour d’obstacles qui la forcent à représenter différentes figures. Contre la muraille intérieure on a placé la statue d’un satyre ; 3° grotte de Neptune : lorsqu’on fait marcher les eaux, deux anges sonnent de la trompette, et, à ce bruit, Neptune paraît, armé d’un trident, et traîné dans un char à deux chevaux ; après être resté un instant, il s’en retourne, et les trompettes sonnent encore. Tu remarqueras sur la muraille les forges de Vulcain ; 4° la grotte de Persée : on voit celui-ci délivrer Andromède et frapper le monstre main de son glaive.<lb/>Entre les deux premières grottes tu en verras une cinquième, celle où un dragon lève la tête en battant des ailes, et vomit tout-à-coup de larges torrents d’eau, pendant que des rossignols [p. 295] factices font entendre des chantes harmonieux. Outre ces grottes où les eaux jouent de toute part, il faut voir aussi la grotte sèche, qui offre en été une fraicheur délicieuse ; une fontaine avec une statue de Mercure dans l’une des galeries ; et enfin, dans une des chambres du palais, l’image de la France éplorée qui se laisse choir, et que le roi soulève pour la remettre dans son premier état. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13835_actor">Sincerus, Jodocus </persname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Ce passage est la traduction de : Jodocus Zinzerling, Jodoci Sinceri itinerarium Galliae, ita accommodatum, ut ejus ductu mediocri tempore tota Gallia obiri, Anglia et Belgium adiri possint : nec bis terve ad eadem loca rediri oporteat : notatis cujusque loci, quas vocant, deliciis, cum appendice de Burdigala, Lyon, Jacques du Creux, 1616, p. [342]-345.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Jodocus Sincerus, Voyage dans la vieille France, avec une excursion en Angleterre, en  Belgique, en Hollande, en Suisse et en Savoie, traduit du latin par Thalès Bernard, Paris, Dentu et Vanier, et Lyon, Librairie nouvelle et Meton, 1859, p. 293-295.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6465789j/f307.image</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires d'Ambrosio de Salazar sur les châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
              <unitdate normal="1616/1616" encodinganalog="3.1.3">1616</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13865_actor">Salazar, Ambrosio de</persname>
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            </did>
            <bioghist id="md5-64c1728688ba16b8c3597c039a6134c0" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Secrétaire et interprète du roi en espagnol.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 89] San German en Laye es un lugar muy ameno, donde los Reyes toman sus plazeres muy amenudo, tanto para la caça como para qualquier otro exercicio de recreacion ; el Rey Carlos Quinto deste nombre Rey de Francia, establecio el Castillo, y Francisco primero lo hizo passar adelante : Y despues los demas Reyes lo han adornado y enrriquecido de muy lindos edificios, ay muy lindissimas fuentes, y esta cercado de aguas y bosques, ay una esclera artificial mucho mas de notar que la que avemos dicho de las Thieulerias o Jardines de Paris en la casa Real, ay una cosa muy de notar junto de San German en Laye, como une legua y es un bosque, casy todo [p. 90] de Robles que Llaman el bosque de la traycion, que si se toma un ramo o palo del dicho bosque le meten en le agua del Rio de la Sena, que passa por alli junto se va al hondo como si suesse una piedra, Algunos tienne por cierto que sue en este bosque, donde se urdio la traycion que Galalon hizo contra los doze Pares de Francia en tiempos de Carlo Magno, que es historia verdadera, y Dios no ha querido, que este bosque despues diesse fruto y assies la verdad, porque el arbol que cortan un avez, no buelue mas a dar otro, y pierde su fruto hasta la raiz, aunque el roble de su natural sea frutifero. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13865_actor">Salazar, Ambrosio de </persname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Ambrosio de Salazar, Tratado de las cosas mas notables que se veen en la gran ciudad de Paris, y algunas del reyno de Frãcia, compuesto por Ambrosio de Salazar, secretario interprete Español de Su Magestad Christianissima, cerca de su Real persona, Paris, Diego Bessin, 1616, p. 89-90</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Johann Wilhelm Neumayr von Ramssla de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
              <unitdate normal="1620/1620" encodinganalog="3.1.3">1620</unitdate>
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              <p>« [p. 143] Den 20 zogen J. Fürstl. Gn. nach S. Germain en Laye : seynd zwey königliche Häuser / ligen beyde auff einem Berge : Das alte ist ein groß Gebäwbe / meistlich von gebackenen Steinen auffgefützrek / die Form ist fast ovalis, Inmassen solches am Hoff inwendig zu sehen / welches dem Gebäwde ein selßam Ansehen gibt : Im Hoff seynd in dreyen Ecken Thürme / in solchen kan man zu oberst auffs Dach kommen. An stadt des Dachs ligen grosse steinerne Platten über einander / daß das Wasser abschiessen kan : So ist auch oben / so wol in als außwendig ein Parapetto, oder Lehne von steinern Seulen rings herumb / und demnach das ganße Gebäwde oben wie eine altana gemacht / daß man oben allenthalben sicher herumb gehen / und sich vmbsehm kan / wie man dann ein schön Theil Landes vor sich hat. Inwendig sihet man oben herumb viel Salamandra in Stein gehawen / darauß abzunemen / daß Ludovicus Xll diß Hauß gehawet.<lb/>[p. 144] Die Gemach / so viel J.F.G. gezeigetworden / seynd gar schlecht / wie auch der Saal. Nechst bey dem Thor / auff der rechten Hand ist die Capell : Die Fenster am Schloß seynd hoch / und in Schwibbogen gefast / welches dem Gebäwde ein schön Ansehen gibt : Hat ein tieffen Graben herumb Gegen Mitternacht ist ein Lustgarten mit schönen Quartiren vnnd Gängen : So ist auch nechst daran ein lustiger dicker Wald oder Thiergarten / etliche Meilwegs groß / hat rings herumb eine hohe Mawer. Auß vorbemeltem Garten seynd viel lustige alléen und Gänge in solchen Wald gemacht : Sol eine schöne Lust darinnen seyn : Darumb haben auch die Könige allzeit diesen Ort sehr geliebet und hoch gehalten der / jetzige junge König ist allhier erzogen worden.<lb/>Nicht weit davon stehet ein groß Ballhauß / sol der schönsten eines in Franckreich seyn.<lb/>Das ander königliche Hauß ligt ohn gefehr 200 Schritt von diesem / gar an der Ecke des Berges. Ob es wol nicht so weitleufftig / hoch und groß / als das ander / so ist es doch viel schöner / ordentlicher und künstlicher angelegt und gebawet. Das gantze Gebäwde ist nidrig / und nur Gemachs hoch auffgeführet : Die Gemach seynd ohn gefehr ein pahr Ellen von der Erden erhöhet : Man gehet allenthalben durchauß von einem ins andere / Ist auch das gantze Werck gleichsam in zwey Quartier außgetheilet / eins vor den König / und das ander vor die Königin / wie ein Theil an Zimmern und Galeria gebawet / so ist auch das ander. In des Königs Galeria stehen an den Wänden viel Städte auff grossen Taffeln abgemahlet / unter andern auch Venedig / Florenz / Prage / Nimegen / darunter diese Wort : Ville du fondement de l’Empire, [p. 145] Denn Carolus Magnus hat solche zu einen Reichssitz in denselben Landen gemacht / wie er auch mit Ach und Theonville daselbst gethan. Am Ende über der Thür hat der Mahler ein groß durchsichtig und prospectivisch Gebäwde gemahlet / welches von serne das Ansehen / als sehe man noch weiter die Galeria hinauß.<lb/>In der Königin Galeria stehen viel Fabuln auß Ovidio und andern Poeten, auch auff grossen Taffeln / fast in natürlicher grösse gemahlet.<lb/>Diese Galerien seynd oben rund / wie ein lang Gewölbe / Ist alles überauß schön von Golde und Farben angestrichen. So seynd auch in den Gemachen viel schöner kunstreicher Gemählde / Wände und Decke allenthalben schön gefasset / und auch mit Golde und Farben auffs künstlichste gemahlet : Camin von bundten Marbel auffs zierlichste gemachet.<lb/>Auß den Galerien und Gemachen sihet man hinab in den Fluß Seine, und ein gut Theil ins Land. Es ist aber hinter den beyden Galerien, und zwar so lang das gantze Gebäwde ist / ein Platz etwa zwölff Schritt breit / gepflastert : In der mitte daselbst stunde eine blaw Seule von Holtz mit viel güldenen Lilien daran / sol ein Brunn seyn war aber nicht ganghafft / und viel daran zerbrochen.<lb/>Weil es auch umb das Hauß also beschaffen / daß man auff beyden Seiten / da es an der lenge wendet / damit herauß an Berg gerücket / Als ist an der  einen Seiten auff  der Ecken eine Capell / dorinn der König Meß hört : Ist von schönen bundten Marbel / und oben hinauß rund mit einem Thürmlein / daran die Fenster / damit das Liecht daselbst hurein fallen kan. Sie ist zwar klein / aber recht schön und artig nach der architectur gemacht.<lb/>[p. 146] Von bemeltem Platz seynd zweene grosse gepflasterte Wege hinab auff einen andern Platz / so auch gepflastert : Daselbst ist eine Galeria auff hundert Schritt lang (denn so lang ist auch das gantze Hauß) die ist gleich unter vorgedachtem obersten Platz : An beyden Seiten seynd Grotten, oder schöne künstliche Gewölbe / mit Meerschnecken / Muscheln / Perlenmnutter / seltzamen Meer unnd andem Gewächsen / unnd Steinen außgesetzet. Mitten in der ersten Grotta stunde ein runder Lisch auß schwarßen Marbel / In der mitte war ein Röhrlin / auff dasselbe stackte der Italiäner / so auff die Wasserkunst bescheiden / unterschiedene Instrument, darauß sprang das Wasser auff allerley Art. Insonderheit hat er eins / das gab Wasser auff eine Form / als wann es ein schön Cristallen Kelchglaß were : Item ein anders / wie ein Umbrel, unnd also formirte er etliche Gefäß  / und andere Ding vom Wasser. Auff der einen Seiten an der Wand saß eine Nympha, die schlug auff der Orgel / und regte das Häupt. Bey dem Fenster stunde ein Mercurius auff einem Fuß / und bließ eine Tromete. So saß auff der andern Seiten ein Guckguck auff einem grünen Baum / ließ sein Gesang so eigentlich hören / als wann er natürlich were.<lb/>In der andern Grotta kam ein Drach auß einer Klufft herfür / schlug mit seinen Flügeln / reget den Kopff / strackt solchen endlichen in die höhe / und speyete viel Wassers von sich. So waren auch viel Vogel umb ihn herumb / die fiengen an zu singen. Auff der andern Seite stunde ein grosser steinerner Trog von Muscheln / unnd allerley Meersteinen / auch gar künstlich gemacht : In solchem kam ein Neptunus auff seinem Wagen / so zwey Meerwunder zogen / auß einer [p. 147] Klufft herfür / regete sich alles / als hette es das Leben : Er wandte sich aber im Trog mit dem Wagen / und fuhr wieder in die Klufft hinein.<lb/>Von diesem Platz gehen abermaln zweene gepflasterte grosse Wege hinab noch auff einen andern Platz / so auch gepflastert / daselbst ist eben auch eine solche lange Galeria mit zweyen Grotten, welche gerade unter die ersten gebawet. In der ersten Grotta stunde an der einen Seiten ein grosser steinerner Trog / auch auff die Art gemacht / wie von den vorigen gemeldet worden / war voll Wasser / vnnd sahe man nichts darinn / bald that sich allmehlich ein grosser Drach auß dem Wasser herfür / breitete die Flügel auß / hub den Kopff in die höhe / gab ein selßam Gethön / unnd endlich auch Wasser von sich. Auff der andern Seiten stund ein Berg / daran waren Wind und andere Mühlen / die giengen umb / Item allerley Handwercksleute / die ftengen an zu arbeiten / und regete sich alles : In der Grotta am audern Ende dieser Galeria, war ein Orpheus mit seiner Lyra, unnd umb ihn eine grosse Anzahl wilder Thier und Vögel : Wann er musiciret, so sol sichs alles regen / war dumaln  ungangbar / dann die Grotta sol ein Riß betommen haben / und sagte der Welsche / daß sie unter 40000 Cronen nicht könte wieder repariret werden.<lb/>Alle bißhero erzehlte Grotten seynd also gemacht / daß man einen trieffnaß dorinn machen kan / dann das Wasser felt nicht allein von oben herab / sondern springt auch auß der Erden / und von allen Seiten herfür.<lb/>Von diesem Platz gehet man noch ferner zweene gepflasterte [p. 148] Wege hinab auff einen grossen Platz / daselbst wird jetzt ein Lustgarten mit Quartieren von artigen Zügen mit Burbaum zugericht. Auß diesem Garten werden noch mehr Wege gemacht / daß man vollends gar hinab zum Fluß kommen kan : Ist also an diesem Ort ein recht königlicher Lust. König Kenricus IV hat es gebawet auch bey seinem Leben / weil es nicht weit von Pariß / sich gar offt daselbst auffgehalten. Es ist zwar alles gar ansehnlich und herzlich auffgeführet und zugericht : Ist aber anders nichts als ein grosser Steinhauffen. Dann da sihet man nichts als Steinwerck / und gar keine Bäwme oder Streucher. Wann der Berg auff die maß zugericht were / wie der zu Tivoli bey Rom am schönen Palatio daselbst / weil er selbigen bey nahe gleichet / würde die Lust bev weitem schöner und herrlicher seyn. »</p>
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              <p>Johann Wilhelm Neumayr von Ramssla, Des Durchlauchtigen Hochgebornen Fürsten und Herrn Johann Ernsten des Jüngern, Hertzogen zu Sachsen, Jülich, Cleve, und Berg, Landgrafen in Düringen, Margrafen zu Meissen, Grafen zu der Mark und Ravensburg, Herrn zu Ravenstein, Reise in Frankreich, Engelland und Niederland, Leipzig, Henning Grossen der Jüngere, 1620, p. 143-148</p>
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              <p>« Fanum S. Germani, vulgo S. Germain en Laye<lb/>Glorientur Thessali suis Tempe, hic Europæ locus iis ne hilum quidem concedit, nam in tam amæna solo locum sortitus est, ut nihil supra ; qua de causa Reges hic morantur, animum ut à gravioribus curis liberent. Urbecula est in novam ac veterem divisa. Antiqui vici fundamenta jecisset Carolus V renovasset vero ea Franciscus I monti insidet : sexaginta et tribus cubiculis, verum nihil magnificum aut augustum fere repræsentantibus, ornatur. Exterior pars vivarium et ludum palmarium duabus leucis longum refert. Quicquid magnificentiæ huic arci deest, id abundè reparat Novum Castellum ab Henrico IV erectum, quod basilicis cubiculis, xystis, egregiis tabulis, ac aliis antiquitatibus se conspiciendum ac admirandum exhibet ; nec balneis, aviariis ac similibus destituitur. Arcem visere qui desiderat, is prius per duos pontes lapideos iter facere debet, in quorum altero XLV in altero vero XXXVI gradus numerantur. Præcipuè te hic recreabunt cryptæ subterraneæ, artificiosis aquarum ductibus irriguæ, quarum quatuor principales sunt, quas Lectori exhibebimus.<lb/>Prima est Orphei satua, quæ quam cito movetur cithara ludit, ad cujus sonum omnis generis feræ progrediuntur, arbores fructibus gravidæ se flectunt ac in terram inclinant ; Rex ipse cum Delphino aliisque sequitur. Secundum locum obtinet Puella organo musico motricibus aquis ludens, hinc inde vagis oculis auditores ac spectatores aspiciens, quasi iis loqueretur : suavissimum etiam melos fictitiæ aves modulantur. Juxta fenestram oculos conjicies in tabulam variegatam repræsentantem picturas amænissimorum camporum : in medio tubus est, in quo, impositis diversis instrumentis, diversas species unda repræsentat : In pariete interiori videbis statuam Satyri miræ elegantiæ ac curiosissimæ artis. Tertium locum sibi vendict Neptunus ; cujus tubus cum movetur, duo Angeli cælo descendentes sonum edunt, ad cujus sonitum Neptunus tridente armatus, curruique insidens, qui à duobus equis trahitur, exit ; paululum ubi substitit, regreditur, similique tubarum clangore ipsi reditum gratulantur : in pariete videbis officinam vulcaniam. Quartus locus assignatus est Perseo Andromadem liberanti, monstrumque marinum interficienti. Inter hæc duo priori quintum occurret visu dignum scilicet Draconis statua : qui motis alis caput elevat, idque demittens undas uberrimè emittit, philomelis fictitiis suave modulamen edentibus. Videntur et ibi duodecim signa cælestia, Bacchus, Paradisus, Antrum, Mare, naves prædatoriæ, quator Elementa, ipsa arx S. Germani ; altera pars exhibet Regem navi vectum ac Ducibus ac satellitibus stipatum. Quator virtutes Cardinals ex albo marmore confectas conspicies, quæ olim Parisiis locatæ erant : et similia alia mira hic ostenduntur ad stuporem visentium.<lb/>Nec procul hinc sylvam pertransire potes, quercubus consitam, quæ vulgo le bois de trahison. In ejus angulo qui oppidum ipsum respicit, mensa lapidea prægrandis ostenditur, ac quam proditio fertur concepta, quæ, qualis et à quibus concepta fuerit, cum Authores nihil certi de ea statuant, nolo me iis intermiscere. Quidam referunt sylvæ ramos, si in Sequanam projiciantur, statim lapidum instar fundum petere. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14306_actor">Jansson, Johann </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>[Johann Jansson], Illustriorum Regni Galliae civitatum tabluae ut Helvetiae confoederatae civitates celebriores, Amsterdam, Johannes Janssonius, s.d. [vers 1630], p. non numérotée.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k851443v/f36.image
<lb/></p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 179] Difficilius paululum et montosum iter est ; Sed desíderio tanti operis (superat enim omnes regias domos, teste Merulâ) sit facile. Oppidulum arci adjunctum IV leucis est Parisiis abjunctum ; situm in aere saluberrimo, qui heic ab infantibus Regiis prima vita hauritur sanus. heic primum Ludovici XIII R. quoque fuit domiciliam et regimen. Preter cœnobium nobilium virginum (eo nec cuivis facile patet aditus) non eft quod in eo quæras. Ergo recta ex hospitio à la rose blanche ad ARCEM ; divisam in duo domicilia ; alterum antiquum, alterum novum.<lb/>Antique arcis fundator dicitur Rex Carolus V ; restaurator Franciscus I Rei testimonium sunt camini e latere cocto, quibus inscriptas vides passim litteras F. F. F. F ; ubi tectum summum, quadratis lapidibus stratum, conscendis. Conclavia numerantur LXIII, spatiosa, ornatu non ad nostrum sæculum Ad dextram portæ, sacellum ingrederis ; omne ædificium lateritii fere lapidis ; area intus ovali forma. Extus est ferarum septum, longitudine duorum milliarium : in quo le jeu de paillemail, le long duquel y a des pavillon quarrez, faits et massonnez expres pour reposer, ou pour recevoir l’assemblée des regardans. Subtus, est fossa, domicilium cervorum, et avium rararum.<lb/>Nova arx nata Henrico IV R. auctore, in qua cameras et cryptas nota. Cameræ cum xystis seu galeriis fornicatis sunt pro Rege et Regina divisæ. Galeria pro Rege in summitate [p. 180] habet emblema ; Duo protegit unus ; Duo, regna nimirum Galliæ et Navarræ, protegit unus Rex. Ianuæ ibi superstat arx Fontainebelleau ; latera, habent urbes Hux, Venize, Prague, Namur, Mantoue, Aden en Arabie, Campaigne heureuse, Sion en Suisses, Moly, Tingis, Stafin en Afrique, Terracina, Ormus en Perse, Bellitri, Werderbroch en Westphale : Numegen, cum subscriptione, Ville du fondement de l’Empire ; nam Carolus Magnus urbem hanc imperialem esse voluit ejus loci ; Passauu ; Mastricht, Thessala tempe, Florence. Galleria Reginæ ornata tabulis pictis prægrandibus ex Ovidio et aliis. In cameris sunt camini nigerrimo in marmore, coelo sudo S. Clodii situm demonstrantes : alibi balnea regia, sacella cum refrigerio, aviaria bina, ut et supellectilem regiam aucupio deftinatam observabis. Hinc per binas (quarum altera XLV, altera XXXVI eft graduum) scalas lapideas, forma ovali, descensus fit ad cryptas substructas, artificiosis aquarum ductibus omnes Europæ reliquas superantes. credamus hoc Gallis, cum hodie Italia digitum ori imponere necesse etiam habeat : etiamsi Brabanti ductus Bruxellenses præferre non dubitent ; ego tamen non subscribo ; quamquam et hoc stupendum otiosæ industriæ opus non negem. Cryptæ sunt duum generum. Sicca una eft, la croute seiche ; refrigerium heic, commodum sub æstivis caloribus levamen et mansio. Udæ vero et rorantes sunt IV ; de quibus ordine et pauca. I. Habet Draconem, caput et alas motantem cum vomitu undarum è faucibus largissimo. ibi philomelæ [p. 181] et cuculi cantus et certamen : ad latera, duæ statuæ nigro è marmore aquas ejicientes. II. Ad januam mox serpens est, ore undas exspuens : audiuntur philomela et cuculus : videtur virgo movens caput, vertens осulos ultro citroque ас si auditores et advenas respiceret, digitis organum tractans, suavissimo sane concentu. ln medio mensa è marmore nigro posita, cui tubus imponitur, è quo, adhibitis diversis organis ex ære et ferro, diversas formas unda ejicit. heic Calices Venetos, Lilia Galliæ et alia artificiosissimo productu miraberis. Penes fenestram nota tabulam è marmore variegate ; specula hinc inde, et conchylia, delphinum item ; sed exiturus, cautus sis laterum observator. IIII. Neptuno sacra est ; in qua corona globo imminer, ab aquis in  gyrum elevata, guttas unionum instar spargens. Ibi officina Vulcanica ; molæ papyraceæ ; philomela cantans : duo item angelí ad latera cum buccinis ; qui ubi sonitum edunt, janua aperitur ; Neptunus tridente armatus, currui insistens, a duobus albicantibus equis tractus, ex antro prodit, paullum subsistit, revertitur, antrumque repetit ; januaque clausa, turbarum clangor repetitur. Dum hæc contemplaris, sedile prope est, quod a te incaute occupatum affatim aquarum dabit ; quod evitabis, si clavum subtus ferreum docta manu scies tractare et ducere ; sed et pavimentum tessellatum lapillulis non minus madidum te dimittet. IV. Crypta humiliori loco sita, Orpheo dicata est ; omnium bellissima et artificiosissima. Mox ad introitum, exitus undarum intranti [p. 182] est obvius. prodit Orpheus cithara ludens, caputque movens ; opus jucundum visu et  auditu. ex utroq ; latere feræ diversi generis ipsum circumsistentes sequuntur, progrediuntur ; mixtæ sunt arbores frugiferæ, sese inflectentes ; rupes ramis, quibus aves modulantes insident, ornatæ : sunt et signa XII zodiaci, suo motu ad harmoniam progredientes. ad est Bacchus dolio insidens, scyphum manu tenens. Sunt paradisus, infernus, mаre, naves bellicæ, IV elemeta ; arx S. Germani ; ad cujus alterum latus Rex cum Principibus et stipatoribus navigans ; ad alterum, delphinus et angeli de coelo descendentes ; mox Neptunus, Mercurius, et Jupiter ; et alia alia, supra memoriam et calamum nostrum. Sunt et heic IV virtutes cardinales è candido marmore, olim ornamenta Iesuiticæ pyramidis ante palatium Parisiense.<lb/>His omnibus recte visis, retrogrediundo Parisios, uno lapide offendis silvam, le Bois de la trahison. media via eam secat. decerpe ab uno latere ramum et in aquam præterfluente injice ; supernatabit ur natura ligni est communis : ab altera viæ parte decerpe alium ramum, et in eandem Sequanam projice ; videbis eum ; lapidum instar, fundum petere. Silva cædua est, et quercubus consita. In ejus angulo mensa lapidea adhuc monstratur prægrandis, ad quam proditio fertur concepta. dicitur quidam Gamelon, sieur de Hauteville, cum conjuratis asseclis, heic conspirasse contra gentem des Ardennes et Pares Franciæ, eosque in hac silva cum multis aliis nobiliorum procerum trucidasse tempore Caroli Magni : qui postea supplicio [p. 183] affecti et heic combusti sunt. Et ut homines intelligerent, quam abominabilis et detestanda hæc impía conspiratio fuerit coram Deo ; accidit, ut arborum cæsarum surculi remanentes non renascantur amplius : inde rara heic hodie silva, raræque arbores. O ita nullæ seditiones, nec in Gallia nec orbe Christiano, renascerentur ! multo melius haberent res humanæ. sed Deus properat humanos punire et finire furores : et Regum etiam Principumque ; qui, posthabitis imperii curis, libidinibus suis interdum strenue indormiunt, floccifacientes se Dei loco justitiam in terris exercere debere, et, subditis ut benefit, prospicere.<lb/>Sed pergamus in coepto nostro recursu. In via hac occurrit Regalis arx. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14194_actor">Gölnitz, Abraham </persname>
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              <p>Abraham Gölnitz, Abrah. Gölnitzi, Dantisc. Ulysses belgico-gallicus, fidus tibi dux et Achates, per Belgium, Hispan., regnum Galliae, ducat. Sabaudiae, Turinum usque Pedemontii Metropolin, Amsterdam, ex officina Elzeviriana, 1631, p. 179-183</p>
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              <p>« Inter Possiacum et Lutetiam Fanum est D. Germano consecratum, quod vulgo S. Germain en Laye : Opidum nonnullius antiquitatis. Arcis fundamenta jecit, vel saltem, ut quidam volunt, Arcem restauravit Karolus V Francorum Rex. Restituit etiam Franciscus I, Venationibus addictior. Superat omnes Regias Domos ; Aeris saluberrimi. Nullius censetur Dioecesios. Silva adjacet caedua, Quercubus consita ; que vulgo Le Bois de Trahison. In ejus angulo, qui opidum ipsum respicit, Mensa Lapidea mihi monstrata praegrandis, ad quam Proditio fertur concepta : quae qualis fuerit et a quibus facta, malo ab aliis explicari, quam in re fatis dubia et incerta errare. Quod quidam narrant Silvae ramos, si in Sequanam projiciantur, statim, Lapideum instar, fundum petere, non ego sum expertus : ideoque nihil temere volo adserere. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14097_actor">Merula, Paul </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <p>Paul Merula, P. Merulae Cosmographiae Partis II, liber III, de Gallia, novis additamentis praesertim quae Statum regni spectant passim aucta, tabulisque geographicis illustrata, Amsterdam, apud Guilielmum Blaeu, 1636, p. 243-244</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Claude de Varennes des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_13810_actor">Varennes, Claude (de)</persname>
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                <p>Auteur d'un guide de voyage en France.</p>
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            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 191] Estant à Paris, il faut aller voir les lieux les plus remarquables qui en sont proches. Outre Fontainebleau, dont nous avons desja parlé, Saint Germain, qui n’en est qu’à 5 lieues, doit estre visité. Le premier bastiment est deub au Roy Charles V, dit le Sage. François I, qui se plaisoit fort à la chasse, remit ce chasteau, ou maison royalle, qui est tres belle et d’un fort bon air. Il y a un beau bois taillis, complanté de chesnes, et en un coing, qui regarde le bourg, se montre une table de pierre fort grande où fut traittee quelque trahison, qui faict que le bois en est appellé le bois de trahison. Le nouveau bastiment est fort magnifique et royal. On y void six galeries et 4 ou cinq grottes sousterraines. Un Oprhée avec sa lyre faict sortir toutes sortes de bestes sauvages qui s’arrestent à l’entour de luy, et les arbres flechissent et s’enclinent : le Roy suit avec le Dauphin et autres personnes. Secondement, une fille joue d’une instrument [p. 192] de musique par l’artifice et mouvement des eaues, et plusieurs oyseux artificiels chantent fort melodieusement. 3. Un Neptune fort armé de son trident, et assis sur un char au son d’une trompette sonnée par deux anges : le char est trainté par deux chevaux. 4. Persée delivre Andromede, et frappe un monstre marin de son espee. 5. Un dragon mouvant ses ailes leve sa teste, et l’abbaissant vomit et jette quantité d’eau, pendant que les rossignols artificiels chantent fort doucement. On y void aussi une grotte seiche, pour y prendre le frais pendant les chaleurs de l’esté. Les galeries et chambres sont ornées d’autres statues et peintures. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13810_actor">Varennes, Claude (de) </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>[Claude de Varennes], Le voyage de France dressé pour l’instruction et commodité tant des François que des estrangers, Paris, Olivier de Varennes, 1639, p. 191-192</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Louis Coulon des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">1643</unitdate>
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                <persname id="atom_14243_actor">Coulon, Louis</persname>
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              <note>
                <p>Prêtre.<lb/>Auteur de guides pratiques.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 236] Ce lieu, bien qu’il se puisse vanter d’avoir emprunté son nom d’un saint prélat, aposte d’Angleterre et evesque d’Auxerre, il n’a jamais neantmoins eu [p. 237] tant d’esclat, ny tant de reputation que depuis que les roys l’on fait bastir pour un palais de la Majesté, où messieurs leurs enfans sont elevés, et où ils passent eux mesme la plus agreable partie de leurs beaux jours. Charles V jetta les premiers fondemens du vieil chasteau, qui ayant esté pris par les Anglois durant les troubles de l’Estat causés par les desreglemens du cerveau de Charles VI, se rendit depuis à Charles VII moyennant une notable somme d’argent, qui fut donnée au capitaine anglois, qui le gardoit. François I le fit rebastir comme en font foy les FF couronnées, qui sont peintes sur les manteaux des cheminées.<lb/>Ce prince s’y plaisoit fort à cause des longues et larges routes de boys voisins, faites expres pour courir avec plus de plaisir le cef, le sanglier et le chevreul ; mais l’accomplissement et la perfection de cet ouvrage estoit deue à Henry IV, qui n’avoit des pensées et des desseins qe proportionnés à la grandeur de son courage et de son nom. Il fit bastir un nouveau chasteau sur cette croupe de montagne pratiquée sur les flancs du rocher plus proche [p. 238] de la rivière, auquel il n’a rien espargné de ce qui pouvoit relever son honneur, et sa mémoire. Si je voulois m’arrester à descrire tout par le menu, les galleries, les sales, les chambres, les antichambres, les cours, les offices, le jeu de paume, l’eglise, les vignes, les boys, les routes, les montagnes, les valons, les prez, et la petite ville bastie au pied, que la riviere de Seine arrouse de ses eaux, il me faudroit entreprendre un gros volume, qui fut au delà du temps et des occupations d’un voyageur.<lb/>Le roy et la reine y ont leurs departemens separés. Dans la galerie du Roy, ce ne sont que plans et descriptions des premieres villes du monde, avec les emblemes et les devises du grand Henry, deux sceptres en sautoir croisez d’une espée, dont l’ame porte, Duo protegit unus. Qu’une espée en la main d’un si grand prince est capable de garder deux royaumes, la France et la Navarre. La galerie de la reine est une vraye metamorphose, ce qu’Ovide a descrit dans ses vers, le peintre l’a icy representé par ses couleurs. Tout y est rare et excellent ; mais qui dit, les grottes de Saint Germain, semble avoir [p. 239] exprimé toutes les inventions de l’art.<lb/>Les anciens ont esté nos maistres en plusieurs choses, et nous ne bastissons que sur leurs fondemens ; neantmoins ils ignoroient le moyen de faire monter l’eau plus haut que sa source, et quiconque eust ouvert cette proposition à ces fameux mathematiciens de la Grece, il eus testé rejeté, comme un homme ignorant des premieres maximes de la science. Mais depuis que le sieur de Maconis, president des Finances en la generalité de Lyon, nous en a descouvert les secrets, nous ne sommes plus en l’erreur de nos ancestres, qui croyoient que l’art et l’industrie s’estant d’autrefois espuisez à faire des miracles, ne produisent plus rien de nouveau, et qu’il n’y avoit que la nature, qui eust cette avantage d’enfanter tous les jours de nouveaux monstres.<lb/>Par le moyen de cette elevation d’eau, les grottes hautes et basses pavées et encroustées d’huistres, et de coquilles sont si plaisamment et innocemment trompeuses que les regardans se sentent plustost mouillés, qu’ils n’ayent veu les nuées. Dans la premiere est une table de marbre, ou par l’artifice d’un entonnoir s’elevent en l’air [p. 240] des coupes, des verres, et autres vaisseaux bien formez de la seule matiere de l’eau. Proche de là vous voyez une nymphe de bonne grace, et d’un visage riant, qui laissant aller ses doigts au mouvement que l’eau leur donne, fait jouer des orgues avec autant d’harmonie et de concert, que ceux qui les mirent les premiers en usage dans les eglises de France sous Louis le Debonnaire. Il y a pres de la fenestre un Mercure, qui a un pied en l’air, et sonne d’une trompette, comme s’il avoit changé de naturel pour s’accommoder à l’humeur guerriere du prince qui l’a receu dans son chasteau, et qu’il animast les François au combat, luy qui ailleurs porte les marques de la paix en sa main, et les traités en sa bouche.<lb/>Si vous entrés dans un autre, vous rencontrés d’abord un dragon qui, battant des aisles, jette des torrens d’eau de la bouche, il n’a point d’autre venin. Autour du dragon vous avez une quantité d’oyseaux, que vous jureriez estre naturels et sans artifice, qui sont un ramage plus agreable que celuy des forests, surtout le rossignol se tue d’emporter le dessus, comme s’il vouloit charmer ce dragon [p. 241] par la douceur de son chant. D’un autre costé, vous avés le plaisir de considerer dans le bassin d’une fontaine l’appareil d’un triomphe marin, mille poissons les uns en escailles, les autres en coquilles, repliés et entortillés les uns dans les autres, comme les flots qui les portent, et au milieu de cette troupe, s’eslevent deux tritons, qui jouent de leur trompe, devant le chariot d’un Neptune qui le suit en posture de roy, la couronne de jonc en teste, le trident en une main, les resnes de ses chevaux en l’autre, qu’il manie et gouverne en maistre. Vous voyez aussi des forgerons, le visage tout crasseux, et barbouillé de suye, qui battent le fer sur une enclume à grands coups de marteau. On pouroit dire que ce sont des cyclopes, qui forgent des armes au roy, comme ils en ont forgé chez les poetes pour Achille et pour Enée.<lb/>Un peu plus bas se void une autre grotte, qui est la sale d’Orphée, où ce chantre anime les bois, les rochers, les bestes et les oyseaux, et leur inspire un certain mouvement de joye, qui leur fait allonger les flancs et la teste, tremousser des ailes, hausser et abbaisser les branches, et danser [p. 242] à la cadence, comme dans un balet. Les douze signes du zodiaque y marchent avec les mesmes regles que les estoilles au ciel. Bacchus assis sur son tonneau, et tenant le verte en main, convie les assistans à bois à la santé du prince ; mais fort peu luy font raison, car ses caves ne sont pleines que d’eau. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14243_actor">Coulon, Louis </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Louis Coulon, L'Ulysse françois, ou le voyage de France, de Flandre et de Savoye, contenant les plus rares curiosités des pays, la situation des villes, les meurs et les façons de faire des habitans, Paris, Gervais Clousier, 1643, p. 236-242.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1020916/f254.image
<lb/></p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Giovanni Francesco Rucellai des châteaux de Saint-Germain-en-Laye et récit des moments suivant la mort de Louis XIII</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
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                <persname id="atom_13879_actor">Rucellai, Giovanni Francesco</persname>
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              <note>
                <p>Abbé italien du XVIIe siècle.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 122] San Germano en l’Aye<lb/>Villa Regia con un bellissimo parco, e grandi stradoni, e lungo giuoco di maglio, et un serraglio pieno di tutte le sorte d’animali il castello che chiamano vecchio è assai comodo con un bel cortile di mattoni con loggie, et una bella cappella di li si passa al castel nuovo per un gran prato quale è fabbrica bassa assai, ma però comoda di habitatione con un cortile ovato, e di là dalla sala appuntellata nella prima camera grande fu posto il corpo del Re morto in un letto di velluto rosso trinato d’oro vestito di una camiciuola lina e quattro guardie attorno, e sacerdoti che salmeggiavano, e dirimpetto al letto erono posti tre altari dove la mattina si celebravono messe. Il posto di questo nuovo castello cominciato dalla Reg. Caterina e poi finito da Enrico 4. è bellissimo facendo una superba vista per venir da Parigi perchè dalle [p. 123] radici della collina che è assai bene alta sino al' estremitâ dove egli è posto sono scalinate, ringhiere, e grotte con nicchie di pietre, pilastri, e cornicioni diversi, che pare tutta una facciata seguita ; sotto le scale sono quantità di scherzi di acqua, e fra un piano, e l’altro bellissimi parterri, e spartimenti e da lontano come dissi apparisce una vastissima mole : si esce dalla porta S. Honorato, e si passa tre volte la Senna sopra tre gran ponti, et il primo si chiama il ponte a Nouilli, et è lontano dalla città cinque leghe.<lb/>[…]<lb/>[p. 188] Il Re morto esposto a S. Germano<lb/>Dicono nel havere sparato il Re haver ritrovato lo stomaco pieno di vermi, e fra l’altre uno grandissimo che l’attraversava tutto che per ciò sentiva in vita grandissimi dolori. Fu sempre in questa malattia, come si è detto, devotissimo e faceva ogni mattina dire la messa in camera sua, e si comunicava.<lb/>Il Lunedi 18 di Maggio sentendo che ancora a S. Germano stava esposto il corpo del Re per la moltitudine del popolo che andava a vederlo si risolse il sig. Amb. con le ssig. Camerate trasferirvisi, dove arrivato, e passato per il Castello vecchio, nel quale S. M. era stata lungo tempo malata, e dal quale un mese avanti la morte era uscito, e fattosi portare nel Castello nuovo. Un tiro di archibuso lontano dal vecchio, [p. 189] dove passata la sala del puntello nella quale erono alcune guardie si entrava in una gran camera parata di bellissimi arazi d' oro, e seta, dove era il corpo di S. M. posto in un gran letto di velluto rosso trinato d’oro, il quale stava a diacere tenendo sotto il capo due gran cuscini coperto con le lenzuola come se fussi stato malato ; ma però scoperto dalla cintura in su, e vestito d’una camicivola bianca, et un berrettino da notte in capo bianco con giglietti, e con un Crocifisso fra le mani, e per essere egli nella lunga malattia assai estenuato li havevano dipinto il viso che pareva sano con le basette aricciate, e la sua zazzera molto bene accomodata ; il letto era tutto aperto per lasciare libera la vista al popolo che numeroso da Parigi, e d’altrove concorreva e non volle il Re essere trattato come è di costume dei Re e persone grandi della Francia prohibendolo espressamente per suo testamento cioè di tenere il corpo del Re morto, o l’effigie sua al naturale, in un simile letto con gran pompa per spatio di 40 giorni continui, servendolo a tavola, e di tutti gli altri ministerij come si fussi vivo, come seguì pochi mesi sono al cadavero del Cardle di Richelieu. Volse dunque il Re esser trattato privatamente e nè meno esser vestito col manto Reale, nè con Corona, o scettro. A piedi del letto era una gran Croce d’oro ritta, con 12 candellieri similmente d’oro con candele accese, et a i quattro angoli del letto erono da capo due guardie scozese dette del corpo, con la loro sopra veste ricamata, coperta [p. 190] di velo nero, con le loro partigiane, e da piedi due Araldi d’arme con le loro sopra veste di velluto con gigli d’oro coperta del medesimo velo nero, si come una maza ancora d’argento che tengono in mano, erano a dirimpetto al letto tre Altari, dove continuamente la mattina si celebravano messe, et intorno al letto erano accomodate alcune panche per comodità di molti Padri di diverse Religioni che salmeggiavano assistendovi ancora alcuni Vescovi, e Prelati.<lb/>Allato a questa camera ne era un altra non troppo grande, dove mori S. M. Si riscontrorono nel ritorno per la strada molte compagnie di cavalli che andavano a S. Germano per accompagnare il cadavero del Re a S. Dionigi il giorno seguente, come segui accompagnato ancora da fanteria in sul farsi notte con solo trecento torcie e privatamente. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13879_actor">Rucellai, Giovanni Francesco </persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <p>Giovanni Francesco Rucellai, Un'ambasciata, diario dell'abate G. Francesco Rucellai, éd. John Temple Leader et Giuseppe Marcotti, Florence, G. Barbèra, 1884, p. 122-123 et p. 188-190.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102621n/f150.image
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par John Evelyn des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1644/1644" encodinganalog="3.1.3">27 février 1644</unitdate>
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                <persname id="atom_13000_actor">Evelyn, John</persname>
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              <note>
                <p>Écrivain, paysagiste et mémorialiste anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 52] Accompanied with some English gentlemen, we took horse to see St. Germain-en-Laye, a stately country-house of the King, some five leagues from Paris. […] [p. 54] The first building of this palace is of Charles V., called the Sage ; but Francis I. (that true virtuoso) made it complete ; speaking as to the style of magnificence then in fashion, which was with too great a mixture of the Gothic, as may be seen in what there is remaining of his in the old Castle, an irregular piece as built on the old foundation, and having a moat about it. It has yet some spacious and handsome rooms of state, and a chapel neatly painted. The new Castle is at some distance, divided from this by a court, of a lower, but more modem design, built by Henry IV. To this belong six terraces, built of brick and stone, descending in cascades towards the river, cut out of the natural hill, having under them goodly vaulted galleries ; of these, four have subterranean grots and rocks, where are represented several objects in the manner of scenes and other motions, by force of water, shown by the light of torches only ; amongst these, is Orpheus with his music, and the animals, which dance after his harp ; in the second, is the King and Dolphin ; in the third, is Neptune sounding his trumpet, his chariot drawn by sea-horses ; in the fourth, the story of Perseus and Andromeda ; mills ; hermitages ; men fishing ; birds chirping ; and many other devices. There is also a dry grot to refresh in ; all having a fine prospect towards the [p. 55] river, and the goodly country about it, especially the forest. At the bottom, is a parterre ; the upper terrace near half a mile in length, with double declivities, arched and balustered with stone, of vast and royal cost.<lb/>In the pavilion of the new Castle are many fair rooms, well painted, and leading into a very noble garden and park, where is a pall-mall, in the midst of which, on one of the sides, is a chapel, with stone cupola, though small, yet of a handsome order of architecture. Out of the park you go into the forest, which being very large, is stored with deer, wild boars, wolves, and other wild game. The Tennis Court, and Cavallerizzo, for the menaged horses, axe also observable. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13000_actor">Evelyn, John </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>John Evelyn, Diary and correspondence of John Evelyn, éd. John Forster, Londres, Henry Colburn, 1850-1852, t. I, p. 52-55</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Elie Brackenhoffer de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1644/1644" encodinganalog="3.1.3">13 octobre 1644</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Cet habitant de Strasbourg arriva à Paris le 22 septembre 1644 ; il se rendit à Saint-Germain le 13 octobre suivant.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_14282_actor">Brackenhoffer, Elie</persname>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 11] Le jeudi 13 octobre, en compagnie de M. Offmülner et de son majordome, ainsi que d’un Suisse, j’ai fait une excursion à Saint-Germain-en-Laye. Nous sommes partis en voiture à 7 heures du matin, et à 10 heures nous sommes arrivés. La journée était belle et claire, mais le vent froid. Le chemin était agréable ; nous y avons vu une grande quantité de villages et de bourgs, qui étaient un charme pour les yeux. Devant Saint-Germain, s’étend une grande île, que le grand chemin traverse, sur plus d’une lieue de long ; des deux côtés il y a des ponts à péage. Cette île, assez vaste (comme on l’a dit) est plein de cerfs, de chevreuils, de lièvres et de lapins ; comme il est interdit, sous les peines les plus sévères, de les tuer ou de leur faire du mal, ils sont si familiers, qu’ils n’ont pas peur des voyageurs ou des passants ; au contraire, ils accourent. Cette île est entourée par la Seine ; elle est pleine d’arbres et de bois, et chaque année, à [blanc, pour la Saint-Hubert], les princes et les plus grands personnages de la cour y font une grande chasse, après laquelle on donne un fin banquet en l’honneur de ce saint, patron des chasseurs. Cette année, Mons. Monbason, grand veneur de France, présenta un cerf, [p. 12] en présence des ducs d’Orléans, d’Anguien et d’autres grands personnages assemblés.<lb/>Saint-Germain est un peu sur la hauteur (il faut mettre pied à terre deux fois) ; pour ce motif, il y a une plus belle vue sur la campagne et les localités environnantes que dans toutes les autres résidences royales. Elle est à 4 milles de Paris. On la divise en vieux et nouveau château. Le vieux, bâti par Charles V, et restauré pour la première fois par François Ier, est petit, et tout en brique. Son toit est revêtu de carreaux, presque comme à la Bastille, à Paris ; on peut s’y promener et regarder très loin autour de soi. Sur les cheminées de ce château, on voit partout F.F., ce qui signifie que François Ier l’a restauré. Il est très haut ; il y a 63 appartements, mais pas particulièrement magnifiques. La chambre du roi, où il réside parfois en hiver, paraît un peu sombre ; à ce moment elle n’était pas meublée. On nous a aussi montré la salle où se joue la comédie ; au-dessous de la scène, des deux côtés, on a peint un escalier de six ou huit marches environ avec tant d’art, qu’on s’y trompe, et que nous ne pouvions pas croire qu’il fût peint, avant de nous en être approchés et de l’avoir touché de nos mains.<lb/>La cour est presque ovale ; elle est de grandeur moyenne ; à droite de l’entrée, se trouve une chapelle, qui est toute dorée, et décorée à profusion de belles peintures et d’autres ornements. L’autel est orné de colonnes de marbre noir et d’ouvrages dorés. L’orgue, également doré, est superbe et d’un grand prix. Ce château est entouré d’un fossé profond, mais sans eau. Aussi, pour entrer, on passe sur un pont, muni d’un pont-levis.<lb/>A gauche du château, il y a un beau parterre, sur lequel [p. 13] donne la chambre du roi, et qui a une belle vue. Au bout de ce parterre, commence un beau parc, un bois, long de deux lieues, dans lequel on peut voir un long jeu de mail, muni de pavillons quarrez en maçonnerie, où l’on peut se reposer ou bien où peuvent se mettre les spectateurs, sans être gênés. Devant le château, il y a une grande et large basse-court, dans laquelle sont les écuries et autres communs. De là, on accède à droite dans une très grande et belle cour, divisée en deux par une cloison, par laquelle nous parvînmes tout droit au château neuf.<lb/>Il a été bâti par Henri IV ; il est donc encore assez neuf. On y montre : 1° L’antichambre du roi. 2° Chambre où est mort Louis XIII. 3° Cabinet. 4° Galerie du roi, au haut de laquelle on voit cet emblème : Duo protegit unus, ce qui veut dire qu’il possède à lui seul deux royaumes, la France et la Navarre. Au-dessus de la porte, est représenté le château de Fontainebleau ; des deux côtés, sont très joliment peintes à la détrempe, en assez grande dimension, les villes suivantes : Huy, Venize, Prague, Namur, Mantoua, Aden en Arabie, Compaigne, Heureuse, Sion en Suisses, Moly, Tingu, Stafin en Afrique, Teracina, Ormus en Perse, Bellitry, Werderboch en Westphale, Numegen, avec cette inscription : Ville du fondement de l’empire, car Charlemagne a voulu faire de ces villes des villes impériales. Passau, Mastrich, Thessala Tempe, Florence.<lb/>5° L’antichambre de la reine. 6° Sa chambre, dans laquelle est né Louis XIV, le roi actuel. 7° Le cabinet de la reine. 8° Sa galerie, ornée de grands panneaux avec des scènes tirées d’Ovide. Ces appartements sont égaux en dimensions et en beauté ; tous en effet, sont ornés de belles dorures et de sculptures ; égaux aussi en vue, car ils ont la même exposition, étant tous dans le corps de bastiment qui donne sur le jardin. Dans les deux appartements, il y a encore [p. 14] quelques autres pièces pour les officiers et les gardes, dont la Française est d’un côté et la Suisse de l’autre.<lb/>Sous la galerie et la chambre du roi, on montre encore quelques chambres basses, ou bien plutôt écuries, dans lesquelles se trouvaient les oiseaux et les quadrupèdes suivants : un castor ; des corneilles des Pyrénées, environ de la grosseur d’un pigeon, tout entières d’un noir intense, comme du charbon ; elles ont des becs rouge sang, et des pattes sans plumes ; des outardes, ou oies sauvages ; des petits chevaliers de la mer, petits oiseaux marins ; un aigle ; un perroquet de toutes les couleurs, extraordinairement grand et beau ; un mouton du pays de More, qui est haut, et qui a un cou et des pattes longs et rudes, un museau pointu ; un mouton turc ; un bouquetin femelle ; le mâle a été détruit après la mort de Louis XIII, parce qu’il avait fait beaucoup de mal et endommagé des gens ; on montre encore ses cornes, elles sont extraordinairement grandes et admirables en cela. La femelle est loin d’avoir d’aussi grandes cornes ; elles sont cependant plus grandes, plus larges et plus incurvées que les ordinaires ; son poil est aussi d’autre couleur que les ordinaires, il est épais, gris et a un aspect bien sauge. Un mouton de la Barbarie, qui a une queue, large en haut presque comme deux mains, et qui par le bas se réduit à rien ; elle n’est pas particulièrement longue, mais elle est épaisse et grasse, et en bas elle est toute blanche et molle de graisse ; il se met à beugler quand on lui tire ou lui prend la queue.<lb/>Un chat de l’ile du Canada, autrement dit une civette ; il est beaucoup plus grand qu’un chat domestique, mais il en a presque la forme et le poil. Dans une cour, devant, il y avait beaucoup de canards et d’oies des Indes, une grande quantité de poules d’eau des Indes, quelques cygnes, des faisans et autres gallinacés.<lb/>De là, nous sommes descendus dans les jardins, [p. 15] pour voir les grottes. Il y avait à vrai dire cinq grottes naguère, savoir une grotte seiche, dans laquelle on prenait le frais en été et on se garantissait de la grande chaleur ; la grotte de Neptune ; des orgues ; de Persée ; et d’Orphée ; mais il ne reste que les deux dernières, les autres s’étant écroulées en 1643, avec de grands dommages et de grosses pertes, après avoir été bâties à grands frais. Ces grottes passaient, disent quelques-uns, pour supérieures à toutes celles de France, d’Allemagne et d’Italie, mais la plupart affirment qu’elles égalaient celles d’Italie, sans toutefois les surpasser.<lb/>Avant que nous visitions les grottes, le fontainier exigea de nous une pistole, pour faire jouer les eaux, sous ce prétexte qu’il était obligé d’y employer 50 torches ; et comme il s’obstinait dans sa prétention, il fallut bien en passer par là, car nous ne voulions pas être privés du meilleur morceau de notre excursion. Dans la grotte de Persée, il y avait, tout à l’entrée, un grand bassin, dans lequel se trouvait un grand dragon ; au-dessus de lui était juché Persée ; sur le côté il y avait une montagne, près de laquelle était sculptée Médée, le tout en cuivre. Persée presque de grandeur naturelle se précipitait de la hauteur vers le dragon, il avait en mains un bouclier et une épée, et quand il fut près du dragon, il donna quelques coups ; [p. 16] le dragon, qui était grand, horrible et épouvantable, se dressa avec un grand fracas, battit des ailes en l’air, ouvrit la gueule et grinça des dents, de si terrible manière, qu’en raison de la soudaineté, on en était presque épouvanté. Le dragon laissa retomber ses ailes, calma sa fureur, et à ce moment l’eau du bassin s’épandit plus abondante, submergeant presque le dragon ; il paraissait mort, et avoir été tué par Persée. Et alors Persée revint à sa place. C’est une belle pièce, qui mérite bien d’être vue.<lb/>Dans la même grotte, à gauche, il y a une montagne, où se trouvent quantité de forges, de papeteries et de moulins à blé en bois, qui sont tous mis en mouvement par des appareils hydrauliques. De même, quelques chapelles ou églises, dont l’eau faisait sonner les cloches. Tout cela est très gentil et très beau. Devant cette grotte, l’eau joua aussi comme si de tous les bouts et de tous les coins était tombée une pluie chassée par le vent, de sorte que tous ceux qui ne se retirèrent pas de côté furent complètement trempés.<lb/>De là, nous nous rendîmes à l’autre grotte. Dans celle-ci était assis Orphée, presque de grandeur naturelle ; il jouait du violon, remuant les mains et frottant l’archet sur le violon, mais à l’intérieur, par un habile jeu des eaux, une position était introduite qui donnait d’elle-même le ton du violon. Autour, se dressaient beaucoup d’arbres, sculptés en bois, qui remuaient et dansaient ; un rossignol était perché sur un arbre et chantait. Des deux côtés, accoururent toute sorte de bêtes sauvages qui écoutèrent Orphée, puis l’une après l’autre rentrèrent. Un coq d’Inde se tenait non loin d’Orphée, se tournait et se trémoussait, et se posait comme s’il dansait. Un singe était assis, qui portait constamment une pomme à sa gueule. Parmi tout cela, coulaient les rigoles, giclaient les tuyaux venus d’un bassin devant lequel était assis Orphée.<lb/>Après cela, dans une grande fenêtre ou trou carré, qui s’étendait loin en arrière en perspective, de toutes parts [p. 17] garnie de lumières, un jeu d’eau produisait l’effet suivant : les sept planètes, faites d’une sorte de bronze et peintes, se mirent en mouvement ; une partie, savoir le soleil, la lune et Mercure en haut, les autres par terre, et il est impossible de voir avec quoi ni comment ils sont tirés. Puis, apparaissent aussi les douze figures du Zodiaque, les quatre éléments. Item, le jeune roi s’avance aussi, avec son frère le duc d’Anjou, escortés par les Suisse. On représente encore la mer, avec ses grandes vagues, et des bateaux qui y naviguent. On représenta également l’enfer, plein de feu, et si artistiquement fait qu’on croit voir tout brûler réellement ; et on y voit des figures représentées par une tête, sur laquelle s’acharne la fureur du feu ; les yeux de cette tête sont rouge feu. Devant l’enfer, se tient Acharon, l’infernal nocher ; un autre tient Cerbère enchaîné.<lb/>Il y a aussi une représentation analogue du paradis, et beaucoup d’autres choses, qu’à cause de leur multitude je n’ai pas toutes pu retenir et décrire. Dans cette grotte, à droite, Bacchus est assis sur un tonneau ; il a une coupe en main, si pleine qu’elle déborde, et que l’eau en tombe goutte à goutte.<lb/>Il y a aussi les quatre vertus cardinales en marbre blanc ; on dit qu’elles se trouvaient naguère à la pyramide des Jésuites, qui était près du palais.<lb/>Ces deux grottes sont carrés, bien voûtés, joliment pavées de petits cailloux vernissés, pour le reste, de toutes parts ornées de coquillages et de toute sorte de colimaçons, ainsi que de cristal, de merveilleuses pétrifications, de minéraux et autres ornements. A remarquer qu’on ne voit pas de murailles ni de mortier, ni sur les côtés, ni en haut. Le pavé (formé, comme on l’a dit, de petites pierres et d’ardoises de dimensions égales) représente des roses et d’autres figures, ainsi que des coquillages et des colimaçons, [p. 18] assemblés non sans un art consommé, et formant toute sorte de dessins.<lb/>Quant aux jardins, il semble à vrai dire qu’ils ont dû être superbes et charmants, mais maintenant ils sont à l’abandon ; en effet, dans le voisinage de l’eau, on ne voyait pas trace du moindre canal ; à vrai dire, à en juger par le cuivre, il devait y en avoir cinq ou six, mais ils étaient complètement envahis par la végétation. De même, dans le verger voisin, tout était ravagé et en désordre. Il y a cinq jets d’eau, mais l’eau ne jaillissait pas de tous.<lb/>De ces jardins, l’un est plus haut que l’autre : on en a une très jolie vue sur l’île voisine, et par les temps clairs, on distingue fort bien de là Paris et beaucoup de petites villes, de bourgs et de villages. Pour la jolie vue, ces jardins surpassent de beaucoup toutes les autres résidences de plaisance royales. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14282_actor">Brackenhoffer, Elie </persname>
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              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
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              <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
              <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Elie Brackenhoffer, Voyage de Paris en Italie, 1644-1646, traduit d’après le manuscrit du Musée historique de Strasbourg par Henry Lehr, Nancy, Paris et Strasbourg, Berger-Levrault, 1927, p. 11-18</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Louis Huygens de sa visite aux châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1655/1655" encodinganalog="3.1.3">8 août 1655</unitdate>
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                <persname id="atom_13018_actor">Huygens, Louis</persname>
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                <p>Diplomate hollandais.</p>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ou on entre le premier c’est le vieux chasteau qui est bastij par François I de brique mais fort singulierement. C’est icij où loge le le Roij d’à present car le defunct estoit dans le chasteau neuf qui est en bas et bastij par Henri 4.<lb/>Il ij a dans ce vieux bastiment une chapelle assez belle où il ij a des orgues. Au reste, les appartemens du Roij et de la Reijne et la salle des comediens ij sont assez mediocres et mal entretenus, encor que le Roij ij vienne assez souvent. Elle est du reste fort grande, et on dit mesme qu’il ij [a] plus de 500 chambres logeables et encor n’ij a t il qu’une court. A costé gauche de la maison il ij a des parterres qui sont bien jolis et au delà d’autres grand jardins. Derriere il ij a premierement une grande court et au delà le chasteau neuf, qui est assez estendu en largeur mais aussij bien bas. L’architecture n’en est pas tout à fait à la moderne mode. Le corps de logis consiste principalement aux appartemens du Roij et de la Reijne. Cestuij cij est peint mais pas trop bien. Celuij du Roij est beaucoup meilleur et le plancher tout doré et lambrissé. On nous monstra icij la chambre où il est mort. A chaque appartement il ij a une longue galerie voutée toute peinte. Dans l’une des deux il ij a plusieurs villes assez mal representée, entre autres Maestricht et Nimwegen et Werrdenbirgh en Westphalie où ils ont mis dessous Werdenbroch, ville de Wespallon. Derriere cette maison, il ij a une grande terrasse, de laquelle on descend par des grands degrez dans les jardins qui viennent jusques à la riviere, mais sont tres mal entretenus, tous les degez abattus et toutes ces fameuses grottes, qui ont tant cousté autrefois, en desordre. Le chasteau vieux est toute couvert de grosses pierres de tailles au lieu d’ardoises. Quand on ij est monté dessus, on descouvre une fort belle campagne et Paris fort distinctement. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13018_actor">Huygens, Louis </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Henri L. Brugmans, « Châteaux et jardins de l’Île-de-France d’après un journal de voyage de 1655 », Gazette des Beaux-Arts, septembre 1937, p. 93-114, à la p. 111.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6101726d/f117.item</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Martin Zeiller des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1655/1655" encodinganalog="3.1.3">1655</unitdate>
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                <p>Érudit, géographe et ingénieur topographe autrichien.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 82] Ein offnes Stättlein 4 oder fünff Frankösische Meylen von Pariß gelegen ; allda der Lufft trefflich gesund ist ; unnd daher die Könige gern sich allhie auffgehalten, unnd werden auch die Konigliche Kinder offtmals zu erst allda erzogen. Hat ein Adeliches NonnenCloster, in welches aber nicht Jedermann, solches zu sehen, gelassen wird. Das vornemste, so an diesem Ort zu besichtigen, ist das Königliche Schloß, oder Lusthause ; so von Theils, sonderlich der Wasserwercke halber, dem obbeschriebnen Schloß Fontaine-bleau vorgezogen werden wil. Ligt auff einem Berglein, und wird in das alt, une newe, abgetheilet. Das Alte solle König Carl der Fünffte entweder erbauet, oder das vorige wider auffgeführet, und ernevert haben. König Franciscus der Erste hates verbessert ; dessen die Camin von Ziegelsteinen Zeugnuß geben, an denen allenthalben, wann man zu dem obersten Tach hinauff steiget, der Buchstaben F. zusehen. Der Zimmer, so weit seyn, werden 63. Gezehlet, schlecht gewest seyn. Zur rechten deß Thors, ist die Capell, auch fast nur von Ziegelsteinen erbauet. [p. 83] Ausserhalb dieses alten Schlosses, ist ein Thiergarten, so in der Länge 2 Meylen begreifft, darinn ein Pallemaille, oder so genanter Spilplatz mit kleinen Kugeln, auff dessen seiten, nach der Länge, man gute Gelegenheit, demselben Spil zuzusche, oder da zu ruhen, hat. Unden im Graben werden die Hirsch, und seltzame Vögel, verwahret. Das new Schloß, oder Lusthause, ist viel prächtiger, und vom König Henrico IV erbauet. Die Cammeren, und Gallerien, oder gewölbte Gänge, seyn für den König, und die Königin, getheilet : deß Königs Galleria hat zu oberst das emblema : Duo protegit unus ; namlich die beyde Königreich, Galliae, et Navarrae, beschützt ein König. Uber der Thür stehet obbesagtes Schloß Fontainebelleau. Auff den seiten seyn underschiedliche Stätte. Der Königin Galler ist mit gar grossen gemahlten Taflen, auß dem Ovidio, und andern, geziehret. Es seyn auch sonsten noch 4 Gallerien allda. In den Camern sein die Camin von dem schwärtzesten Marmel ; darinn man, bey heitern Himmel, die Lands Gelegenheit umb S. Cloud, sehen kan. Es seyn da Königlicher Bäder, und was darzu gehört ; Item, 2 Vogelhäuser, und allerhand Königlicher Zeug zum Vogelstellen. Von dannen gehet man zu de Grotten, oder cryptis substructis, zwey steinerne Stiegen hinab, deren die eine 45 die ander 36 Staffel hat.<lb/>Die Frantzosen wolle, daß diese schone un künstliche, mit Meerschnecke, Muschlen, seltzamen Meer : und andern Gewachsen, und Steinen, außgesetzte Gewolbe und sonderlich das Wasserwerck, alle andere in Europa ubertreffe : wiewol die Brabanter, das Wasserwerck zu Brüssel, diesem zu S. Germain, vorziehen wollenmit welchen es aber Goltnitzius nicht helt ; sondern hierinn den Frantzosen beystimmet, als der auch das zu Brüssel, und die in Italia, gesehen hat. Der besagte Grotten allhie, zu S. Germain, seyn funff, deren eine drucken ; allda man sich im Sommer erkülen, und auff halte kan : die andern viere seyn Wasserreich ; in deren Ersten ein Drach, so den Kopff, und Flügel, beweget, und gar viel Wasser außspeyet ; allda auch ein Nachtigal, und Guckuck, singen, une mit einander streiten thun. Auff den seiten feyn 2 Bilder von schwartzem Marmel, die auch Wasser außschütten. In der andern Grotte ist, gleich bey der Thür, ein Schlang, die auß dem Munde Wasser gibt. Eine Jungfraw bewegt das Haupt, und wendet die Augen hin, und her, als ob Sie die Zuhörer, und Frembde, ansehen thette, und schlägt gar lieblich auff einer Orgel. In der mitten stehet ein Lisch von schwartzem Marmel, auff welchen man ein Rohr steckt, unnd darzu underschiedliche Instrumenten nimbt, und damit allerley verwunderlich, und künstliche Sachen vorstellet. Beym Fenster ist ein Lisch von Marmel, unterschiedlicher Farben ; Item, hin, unnd her, Spiegel, unnd Muschlen, auch ein Meerschwein ; unnd hat man, wann man auß solcher Grotte, oder Grufft, gehet, die neben seiten in acht zunehmen. Die dritte ist dem Neptuno zugeeygnet ; allda ein Krantz auff einer Kugel, so von dem Wasser herumb gedrahet wird, und tröpflein, wie die Perlein, von sich wirfft. Es ist da auch ein Schmitten ; Item Papir-Mühlin ; ein Nachtigal, so singet ; Item, zween Engel auff den Seiten ; wann die mit jhren Posaunen blasen, so kompt Neptunus, mit seinem Scepter, auff einem Wagen, den 2 weißlechte Pferde ziehen, sitzend, durch eine Thür, so sich auff thut, herfür, helt wenig still, und begibt sich darauff wider in seine Höhle : und wann die Thür zugehet, so höret man die Posaunen wider. Es ist, in dem man dieses besichtiget, nahend ein Stuel, welcher wan man sich nicht mit Vortheil darauff setzet, einen hauffig bespritzen thut. So gibt auch der mit Steinlein eingelegter Boden Wasser genug von sich ; Die vierte Grotte, Grufft, od Crypta, ist etwas nidriger, aber die allerschönist, und künstlichste.<lb/>Wann man hinein gehet, kompt einem gleich das Wasser entgege : der Orpheus, [p. 84] auff der Either spilend, und das Haupt bewegend, tritt herfür ; so anmütig zu schen, und lieblich zu hören. Von beyden seiten stehen umb ihn her underschiedliche wilde Thier, die mit Ihme fort gehen ; dar zwischen die fruchtbare Bäum sich neigen, oder bucken, unnd die Felsen mit Zweigen, dar auff Vögel, so quitzern, sitzett, gezieret seyn. Man sihet auch die zwölff Himmlische Zeichen, die in richstiger Drönung fortgehen. Es sitzet da der Bacchus auff dem Faß, so in der Hand einen Becker hält : Item, seyn zu schen, das Paradeitz, die Höll, dz Meer, Kriegsschiffe, die viere Element ; Item, dieses Schloß S. Germain, und an dessen einer seiten, wie der König, mit den Fürsten, unnd Auffwartern, auff einem Schiffe fähret, und, auff der andern, ein Delphin, und Engel, so vom Himmel herab steiget. Bald folgen Neptunus, Mercurius, unnd Jupiter ; und anders verwunderliches Ding mehr. Es seyn auch da die vier Haupt-Lugenden von weissen Marmel, so vorhin vor dem Palais zu Pariß gestanden. Es schreibet Andreas du Chesne, das die Alten nicht gewust haben, das Wasser höher zu treiben, als sein Vrsprung is, und weren wir, sagt Er, und unsere Nachkomlinge, in dieser Vuwissenheit verblieben, wann nicht Claudius von Monconis, Praesident bey de General-Einnehmer Ampt der Königlichen Gefäll, zu Lyon, durch seine sinnreiche, und kühne Erfindung, die er am ersten bey den Brünnen detz newen Schlosses allhie zu S. Germain de Laye ; unnd hernach in der Häusern deß Mareschal von Retz, zu Noisy ; und deß Obristen Parisischen Praesidenten, zu Stim, probirt, den Weg darzu gezeigt hette. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13749_actor">Zeiller, Martin </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Martin Zeiller, Topographia Galliae, oder Beschreibung und Contrafaitung der vornehmbsten und bekantisten Oerter in dem mächtigen und grossen Königreich Franckreich, Francfort, Caspar Merian, 1655, p. 82-84</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Peter Heylyn des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
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                <persname id="atom_13025_actor">Heylyn, Peter</persname>
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                <p>Historien et géographe anglais.</p>
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            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 60] Two leagues from Ruel, is the Kings house of St. Germain en Olay, a house seated on the top of a hill just like Windsore. The town of St. Germain lyeth all about it, the river Seine (of the same breadth as the Thames is at the place mentioned) runneth below it; and the house by reason of the site, having a large command upon the country round about it. The town is poor and hath nothing in it remarkable but the name, which it took from St. Germain, bishop of Auxerre, who, together with St. Lupus, bishop of Troyes, sailed into Britain to root out Pelagianism. The castle or seat Royall is divided into two parts, the old and the new; the old, which is next unto the town, is built of bricks, and for forme is triangular : founded it was at the first by [p. 61] Charles V, since strengthned and beautified by the English when it was in their possession. Francis I added to it the upper story and the battlements, and in memoriam facti hath left a capitall F upon every of the chimnies. The new house, distant from the old about a surlong, and to which you descend by a handsome green court, was built by Henry IV. It consisteth of three severall parts, all joined together, the two outermost quadrangular, that un the middle almost round and in the fashion of a Jewish synagogue. Here we saw the volatory full of sundry forain birds, and in one of the lower rooms great store of outlandish conies; but these were accessories. The principall was the majesty of the house, which is, indeed, worth the observation. The palace of the Louvre, so much famed, is not to be named in the same day with it. The rooms are well ordered, and high roofed, gorgeously set out with the curiosities of the painter. In some of the chambers they shewed us some poeticall fictions expressed by the pencil in the windows and on the wainscot, and seemed to glory much in them. I confesse they might have plentifully possessed my fancy, had I not seen the window of Gerrambury gallery, belonging to the Right Honorable Francis, Viscount St. Albans; a window in which all the Fables of Ovids Metamorphosis are so naturally and lively dissembled, that is ever art went beyond itself, it was in that admirable expression.<lb/>Let us now take a view of the water-works, and here we shall see in the first water-house, which is a stately large walk vaulted over head, the effigies of a dragon, just against the entrance; an unquiet beast that vomiteth on all that come nigh it. At The end toward the right hand is the statua of a nymph sitting before a paire of organs. Upon the loosing of one of the pipes, the nymphs fingers began to manage the keyes, and brought the instrument to yield such a musick, that if it were not that of an organ, it was as like is coule be, and not be the same. Unto the division of her fingers, her head kept a porpotionable time; joiting from one shoulder to the other, as I have have seen an old fidler at a wake. In the same proportion were the couterleits of all sorts of mils, weh before very eagerly discharged their functions: [p. 62] but upon the beginning of this harmony, they suddenly stood still, as if they had had ears to have heard it. At the other end towards the left hand, we saw a shop of smiths, another of joiners, and a backside full of sawyers and masons, all idle. Upon the first command of the water, thet all fell to their occupations, and plyed them justily; the birds everywhere tinging, and so saving the artificers the labour of a whistling. Besides, upon the drawing of a wooden courtain, there appeared unto us, two tritons riding on their dolphins, and each of them with a shell in his hand, which interchangeably and in turns served them instead of trumpets. A very happy decorum, and truly poeticall.<lb/>Caeruleum tritons vocat, conchaque sonanti<lb/>Inspirare jubet,<lb/>As Ovid of him.<lb/>Afterward followes Neptune himself, sitting in his chariot, drawn with four torroyses, and grasping his tricuspis or three scepter in his hand: the water under them representing all this wile, a sea somewhat troubled. 36 steps from the front of the house we descended into this waterhouse; and by 60 more we descended into a second of the same fashion, but not of an equall length with the other. At the right hand of this, is the whole story of Perseus, Andromeda and the whale lively acted; the whale being killed, and the lady unloosed from the rock very perfectly. But withall, it was so cunningly managed, and that with such a mutuall change of fortune, on the parties of both the combatants, that one who had no known the fable, would have been affraid that the knight would have lost the victory, and the lady her life. At the other end there was shown unto us,<lb/>Orpheus in sylvis postus, sylvaque sequentes.<lb/>There appeared unto us the resemblance of Orpheus, playing on a treble vial, the trees moving with the force of the [p. 63] musick, and the wilde beasts dancing in two rings about him. An invention which could not but cost K. Henry a great sum of money; one only string of the sidle being by mischance broken, having coste King Lewis his son 1500 livres. Upon the opening of a double-leaved door, there were exhibited to us divers representations and conceits, which certainly might have been more gracefull, if they had not so much in them of the puppet play. By some steps more we descended into the garden, and by as many more into a green, which opened into the waterside; in which the goodliest flower and most pleasing to my eyes, and the statua of an horse in brasse, of that bignesse, that I and one of my companions could stand in the neck of him. Bat dismounting from this horse, we mounted our own, and so took our leaves of St. Germain.  »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13025_actor">Heylyn, Peter </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>Peter Heylyn, A survey of the estate of France and of some of the adjoyning ilands, taken in the description of the principal cities, and chief provinces, Londres, Henry Seul, 1656, p. 60-63.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1022193/f109.image</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Hieronymus Welsch des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
              <unitdate normal="1658/1658" encodinganalog="3.1.3">1658</unitdate>
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                <persname id="atom_13758_actor">Welsch, Hieronymus</persname>
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              <note>
                <p>Conseiller de la Chambre des pensions du Wurtemberg, Chamberlain et fonctionnaire de la Cour. Voyageur.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 338] S Germain en Laye, ist ein offen Orth. In dem gewaltigen Koniglichen alt und newen Schloß, alld a pflegt der Konig, sowol umb deß gesunden lieblichen Luffts, und seiner Bequemlichkeit willen, als auch, daß es nur 5 Stund von Paris gelegen, offimalen, sonderlich zu Winters-Zeiten, zu residiren ; das alte hat Konig Carl 5 und Franciscus I. das newe aber Henrich 4 erbawen lassen. Es hat in denselbigen, sonderlich un newen, vil schone gemahlte Zimmer, und Gallerien, Badstuben und Vogelhauser.<lb/>[p. 339] Die Wasserkunst ligt in der Grotten auff die s o. Staffel tieff unter der Erden, ist ohnaußsprechlich schon und kunstreich gemacht, dann da hort und sihet man im furnemsten Gewold den Orpheum hervor kommen, und musiciren, auch die Vogel lieblich singen, die ohuvernunfftige Thier kommen herben, und neigen sich die Baum, Item<lb/>Die zwolff himmlische Zeichen.<lb/>Das Paradeiß.<lb/>Die Holl.<lb/>Das Meer.<lb/>Ein Kriegs-Schiff.<lb/>Die vier Elementen.<lb/>Der Bacchus.<lb/>In einem audern Orth gegen uber ist ein Schiff, dar auff der Konig mit seinem Hofgesind, wie auch der Dauphin, so sambt einem Engel von Himmel herab steigt.<lb/>Das Schloß S. Germani.<lb/>In einem andern Gewolb wird geschen.<lb/>Der Neptunus. Ein Papier-Muhlen.<lb/>Zween Engel, so blasen.<lb/>Abermal in einem sondern Gewolb<lb/>Ein Jungfraw, so lieblich die Orgel schlagt.<lb/>Ein Drach, so sich auß dem Wasser erhebt, zu dem der Perseus hinunter kombt.<lb/>Sambt einem schwarken Lisch in der Mitten, darbey allerley Wasserwerck zu schen.<lb/>Noch in einem absonderlichen Orth.<lb/>Sihet man auch einen Drachen, so gar vil Wasser fasst, und umb sich außwirfft, man horet die Nachtigal singen, den Guguck schreyen, und vil anders.<lb/>Es seyn alle dise Gewolber von wunderlichen Steinen, Meer-Gewachsen, Schnecken, Muscheln, Perlenmutter, une dergleichen seltzamen Sachen auff das allerkunstlichste und zierlichste angefullet.<lb/>[p. 340] Wie ich nun etlich malen die Wacht an disem Orth gehabt, so hab ich auch solches manchmalen (wann man ohne das frembde Herren das hin gefuhrt) ohne Kosten schen moden.<lb/>Ich habe gleicher gestalten (als oben vermeldt) allhier geschen, wie der Konig die Leut, so bose Geschwar am Hals haben, so etliche Kropff, andere aber den Außsatz nennen, geheilt, une ein ander mal, wie er seine Mußqueton in die drey Stund lang selbsten exercirt, aber so artig und kunstlich, daß die gemeine Kriegs Exercitia gar fur nichts dargegen zu achten seyn. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13758_actor">Welsch, Hieronymus </persname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Hieronymus Welsch, Warhafftige Reiss-Beschreibung auss eigener Erfahrung von Teutschland, Croatien, Italien, denen Insuln Sicilia, Maltha, Sardinia, Corsica, Majorca, Minorca, Ivica und Formentera, dessgleichen von Barbaria, Egypten, Arabien und dem gelobten Lande ; wie auch von Hispanien, Franckreich, Niderland, Lothringen, Burgund und andern Orthen, und was sich hin und her, sowol zu land, als auch bey unterschidlichen gefahrlichen Schiff-fahrten, auff dem Hadriatischen und Mediterraneischen Meer, in Galleonen, Vassellen, Galleen, Fregaten, Falucken, und dergleichen Schiffen, Nivh weniger bey denen wunderbahren brennenden Bergen als dem Vesuvio bey Neaples, la Sol fatara bey Puzzuolo, dem Stromboli und Vulcano, mitten im Meer nahend bey, wie auch dem Montgibello (sonsten Aethna genant) in Sicilia gelegen, So dann in den frantzösisch-, spannisch-, niderländisch-, und andern Kriegen, bey Scharmützeln, Belägerungen und Haupt-Schlachten begeben und zugetragen etc., Auff der eilffjährigen Reise Hieronymi Welschen, Stuttgart, Johann Weyrich Rosslin, 1658, p. 338-340</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Michele Angelo Mariani des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
              <unitdate normal="1660/1663" encodinganalog="3.1.3">1660-1663</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        « [p. 133] E S. Germano un Luogo per natura, e per arte amenissimo, e tutto delicioso. Egli é à quattro leghe da Parigi tra i confini della Normandia situato sopra una Collinetta, cui bagna il piede il Fiume Senna, e fanno spalleggio altri fertili monticelli. Qui S. M. tiene due Castelli : l’uno detto il vecchio, e l’altro il novo. Il Vecchio fu edificato dal Rè Francesco primo, &amp; è commodissimo d’habitationi ; al presente pero non serve, che per alloggiar Prencipi, Ministri, &amp; Officiali regii ; e per dirui Messa il Ré in una ricca, e sontuosa Capella, che vi si vede.<lb/>Il novo non è in tutto cosi commodo, ne cosi capace ; mà di vaghezza, e di prospettiva è senza paragone.<lb/>Giace questo sopra l’eminenza del Colle verso matina, tenendo in faccia giardini bellissimi in quadro arricchiti di statue, e di fontane, quali, pero, per essersi alquanto dissipate, si vanno a quest. hora riparando. Più a basso si scorgono deliciosi prati, e luoghi pientati di densi ormi, che servono, come di piccioli Parchi per ritiraruisi all’ombra. A sinistra del Castello verso tramontana sta contiguo il gran Parco con pafleggi del tutto nobili, distinti mirabilmente da spalliere d’alberi, dietro ; i quali inoltrandosi si perviene in una gran Selva tutta cinta di muro, qual serve di ricetto ad una quantita di Cervi, Cingiali, Daini, e Caprioli.<lb/>[p. 134] Nel bel mezzo della Foresta sta situato un Convento, e Chiesa de’ P.P. Agostiniani Scalzi, quali godono di regnar in quella Solitudine con servir Dio.<lb/>Stando dunque nella loggia, o Galeria di questo Castello tra una vaga prospettiva di paesi, e di pianure irrigata per lo piu dal Fiume Senna, che con tortuosi giri le vascorrendo, vedesi forgere a man destra vero Parigi un Colle assai alto, e riguardevole per la naturalezza del sito, nia molto piu per i luogi, che porta di devotione. Questo è il monte Tartaro hora detto Calvario, sù la di cui sommita sta costrutta una Chiesa in honore di S. Croce con un Convento di Religiosi che vi officiano. »    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Michele Angelo Mariani séjourna en France entre 1660 et 1663.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13947_actor">Mariani, Michele Angelo</persname>
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              <note>
                <p>Vénitien, secrétaire d’ambassade.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13947_actor">Mariani, Michele Angelo </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Michele Angelo Mariani, Il Più curioso e memorabile della Francia, di Michel Angelo Mariani, all’Illustrissimo, &amp; Eccellentissimo Signor Cavalier Antonio Grimani, procurator di S. Marco, con il sommario degli avvenimenti e l’indice delle crose notabili, Venise, Gio. Giacomo Hertz, 1673, p. 133-134</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Edward Browne de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">21</unitid>
              <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">2 juin 1664</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <persname id="atom_14270_actor">Browne, Edward</persname>
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              <note>
                <p>Médecin et voyageur.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« We dined at Rueil and in the afternoon we cross’d the Seine twice and came to St. Germaines. Wee entred a great Court Yard and left a Chasteau well ditchd on the left hand, and a Teniscourt on the right (this is the Kings house), wee went forward to the house, of which the front is supported with noble round pillers.<lb/>Here was no Entrance for us and we despairing to get in, by great fortune there came two Capucins, under whose conduct wee saw the house. The Hangings were taken downe, but the roomes were nobly guilt and Painted, the roofe especially. Of two Galleries the one [was] hang’d with very rarey painted pieces and the other with the Mapps of great Cities. Out of these Galleries you have the noblest Prospect hereabouts. We went out on the other side of the house and so descended by those three stately cloisters,  which stand one above another, supported with vast Pillers, and made pleasant with waters workes, and makes a noble showe a great way before you come at the house. Afterwards you descend into a Garden, and so lower into a Medow, till you come at the Water side from whence the house stands a great height, and is seen all about the Coutrey. Wee lodged this night at Le Pec a little town by the river sid and [vide]. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_14270_actor">Browne, Edward </persname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Edward Browne, Journal of a Visit to Paris in the Year 1664, éd. Geoffrey Keynes, Londres, John Murray, 1923, p. 20</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Sebastiano Locatelli de sa visite au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
              <unitdate normal="1664/1665" encodinganalog="3.1.3">novembre 1664-mai 1665</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Sebastiano Locatelli, membre d’une riche famille de Bologne, arriva en France en juin 1664 et repartit de Paris pour l’Italie en avril 1665. La date de son séjour à Saint-Germain, entre novembre 1664 et mai 1665, n’est pas connue avec précision.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_11385_actor">Locatelli, Sebastiano</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-165325aaaf859d52d8f61cca562f8c29" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Prêtre italien.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 169] Devant aller à Saint-Germain où était la Cour, je priai le Seigneur Abbé Louis Vigarani, chanoine de la cathédrale de Reggio en Lombardie et frère du Seigneur Charles, grand architecte de Sa Majesté, qui logeait à la Cour, d'avoir la bonté de m'accompagner, afin qu'il me fût plus facile de voir toutes les beautés du château et surtout du jardin de Sa Majesté. Il y consentit ; nous arrivâmes à Saint-Germain vers les vingt-deux heures, car nous étions partis tard et à pied, et il fallut bien trotter. Dès les premiers moments, nous sentîmes le parfait accord de nos caractères : aussi causâmes-nous toujours, et fîmes-nous avec plaisir et sans nous en apercevoir cette route de cinq lieues bien longues, tantôt en plaine, tantôt entre de petites collines délicieuses.<lb/>Saint-Germain-en-Laye est une fort belle petite ville à cinq [p. 170] lieues de Paris. Charles V et François Ier, attirés par les belles chasses des environs, firent reconstruire le château, et entourer la vaste forêt d’une chaîne de fer pour empêcher les bestiaux d'y pénétrer. Dans un coin de cette forêt se voit encore une grande table de marbre d’un seul morceau, près de laquelle on complota autrefois de trahir le Roi ; c'est là l'origine du nom de cette partie de la forêt. Louis XIII ajouta au château un très bel appartement accompagné de six galeries et de deux grandes ailes avec des portiques, pour servir de quartier aux gardes pendant le séjour de la Cour qui passe à Saint-Germain environ trois mois par an pour jouir du bon air. Ce que<lb/>je trouve de plus beau est le jardin. Nous demandâmes au concierge, M. de Queri, à le voir; mais comme le Roi s'y trouvait, il répondit qu'il ne savait comment faire pour nous le montrer, si nous n'avions le courage de revenir chez lui au point du jour, avant que personne de la Cour ne fût éveillé. Il fut entendu avec lui que nous viendrions à cette heure.<lb/>Étant logés au château, nous arrivâmes le lendemain plus tôt même qu'il n'aurait voulu, car il dut se lever pour nous introduire. Je parlerai des choses principales, et laisserai à l'imagination du lecteur le soin de se faire, d'après le peu [p. 171] que je dirai, une idée digne de ce jardin, le plus beau et le plus délicieux de tous ceux de ce genre appartenant à Sa Majesté. À un bon demi-mille du palais se trouvent cinq grottes souterraines renfermant diverses figures mises en mouvement par l'eau, et des oiseaux artificiels que le vent fait chanter Dans la première grotte, Orphée, en jouant de la lyre (mais toujours sur la même corde), fait sortir des animaux sauvages de toute espèce qui s'arrêtent autour de lui en poussant chacun son cri particulier. Les arbres, dont les rameaux forment comme un dais au-dessus de ces figures merveilleuses, s'inclinent en passant devant le Dieu ; puis vient le Roi tenant le Dauphin par la main, et tous les personnages s'inclinent devant Sa Majesté. Dans la seconde, une bergère chante par un fort bel artifice, en s'accompagnant de divers instruments, pendant que de nombreux oiseaux font entendre leur ramage accoutumé ; un rossignol de bois s'envole ensuite sur un arbre, et chante en battant des ailes et en ouvrant le bec si gracieusement qu'on le dirait vivant. Dans la troisième, on voit Persée frapper un monstre marin de son épée et délivrer Andromède ; les Tritons soufflent à grand bruit dans leurs conques, placent les amants sur deux chevaux marins et les emmènent. Dans la dernière, un dragon vomit des torrents d'eau en agitant la tête et les ailes ; Vulcain et Vénus se promènent sur cette eau dans une coquille argentée. Derrière cette grotte, il y en a une autre si fraîche en été qu’on y gèlerait, je crois, si on y restait une heure entière ; nous nous y arrêtâmes le temps [p. 172] d'un miséréré sans pouvoir supporter la rigueur du froid. Après nous avoir montré les grottes, et fait marcher devant nous toutes ces merveilles à l'aide de clés et de manœuvres secrètes, le valet du jardinier nous quitta. Le Seigneur Charles, bien qu'étant de la Cour, lui donna un franc.<lb/>En revenant par des galeries couvertes de verdure au moment où le soleil se levait, nous trouvâmes sous une tonnelle de laurier Mademoiselle de la Vallière la plus spirituelle de toutes les dames de Paris et devenue, grâce à son esprit, la favorite du Roi. Elle était en compagnie de quelques demoiselles et de cavaliers, occupée à se coiffer. A notre vue, elle resta aussi étonnée que nous, car elle croyait n'être surprise par personne, et attendait son Roi qui n'était pas loin. En nous apercevant, Sa Majesté qui se trouvait avec le Maréchal de [p. 173] Grammont, nous fit de la main signe de venir. Aussitôt l’Abbé, devenu plus pâle encore que moi, alla bien vite se jeter à ses pieds. Après avoir plié devant lui le genou suivant l'usage et baisé le bord de son bas, il se leva sur un signe de Sa Majesté, qui lui demanda comment il se trouvait là et qui était avec lui. Sa réponse entendue, le Roi me fit signe de venir aussi ; je m'approchai aussitôt, et après avoir imité mon compagnon que j’avais observé attentivement, je répondis de mon mieux en français aux questions de Sa Majesté. C'est en cette langue que je devrais rapporter notre dialogue, mais comme je ne pourrais y réussir, je l’écrirai en italien.<lb/>Le Roi. – D’où êtes-vous, Monsieur ?<lb/>Sébastien Locatelli. – De Bologne, pour servir Votre Majesté.<lb/>Le Roi. – Vous êtes d’un méchant pays.<lb/>S. L. – Comment ? Bologne n'est donc pas la mère des études, le palais des religieux, la patrie de nombreux saints, parmi lesquels on adore le corps incorruptible de sainte Catherine (à ce nom, Sa Majesté ôta son chapeau), aux pieds de laquelle Catherine de Médicis, Reine de France, déposa la couronne et le sceptre de son royaume ?<lb/>Le Roi. – C'est une chose difficile que vous entreprenez en voulant défendre un pays où les hommes sont les bouchers des autres hommes.<lb/>[p. 174] A ces mots, je restai muet et le visage couvert de rougeur. Le Roi nous tourna le dos en riant gracieusement. Ainsi congédiés, nous allâmes à la petite porte par laquelle nous étions entrés. Le concierge pensa mourir de chagrin en apprenant notre aventure. Il lui était expressément défendu de laisser entrer personne, afin que la Reine ne se doutât pas de la présence de sa rivale qui logeait chez lui ; aussi craignait-il une punition sévère ; mais le Roi ne dit rien, à notre connaissance du moins. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_11385_actor">Locatelli, Sebastiano </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>Sebastiano Locatelli, Voyage de France, mœurs et coutumes françaises (1664-1665), éd. Adolphe Vautier, Paris, Alphonse Picard et fils, 1905, p. 169-174.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k103104t/f240.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la venue de Bernin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1665</unitdate>
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                <p>Collectionneur d'art.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 15] M. Colbert est venu le lendemain, jour de la Fête-Dieu, prendre le Cavalier, comme il l'avait dit. Les seigneurs Paule et Mathie, l'abbé Butti et moi sommes entrés dans son carrosse. Il y avait un carrosse de la suite du Roi pour les gens du Cavalier. L’on est arrivé à Saint-Germain à neuf heures du matin. M. Colbert a été descendre chez lui, au vieux château, et y a été quelque temps avec le Cavalier, puis il l'a mené au château neuf, où est le logement de S. M. et des Reines. En entrant dans l'antichambre, l'on a appris que le Roi n'était pas encore habillé. M. Colbert est entré dans la chambre, et, après en être ressorti, il nous a fait faire le tour et a mené le Cavalier dans le cabinet de S. M., où étaient MM. les maréchaux de Gramont, du Plessis et autres personnes de haute qualité. Là, il s'est entretenu avec eux. Le Roi étant tout habillé, M. Colbert a fait entrer le Cavalier dans la chambre, et lui a fait saluer S. M., qui s'était mise à la croisée d'une fenêtre, avec le premier gentilhomme de sa chambre et le maître de la garde-robe. Le maréchal de Gramont y était aussi. Le Cavalier a fait son compliment au Roi  avec une honnête hardiesse, et a dit à S. M., comme il avait fait à M. Colbert, les sujets qui l'avaient principalement engagé de venir en France. Après, venant au sujet du bâtiment du Louvre : « J'ai vu, Sire, a-t-il dit à S. M., les palais des empereurs et des papes, ceux des princes souverains qui se sont trouvés sur la route de Rome à Paris, mais il faut faire pour un roi de France, un roi d'aujourd'hui, de plus grandes et magnifiques choses que tout cela. » Puis, se tournant vers ceux qui faisaient cercle autour du Roi, il a ajouté : « Qu'on ne me parle de rien qui soit petit. » A cela, le Roi a pris la parole et a dit qu'il avait quelque affection de conserver ce qu’avaient fait ses prédécesseurs, mais que si pourtant l'on ne pouvait rien faire de [p. 16] grand sans abattre leur ouvrage, qu'il le lui abandonnait ; que pour l'argent il ne l'épargnerait pas. S. M. ensuite lui a fait toute sorte de bon accueil. Puis M. Colbert l'a ramené au vieux château. L'on avait tendu dans les cours les tapisseries de la couronne pour la procession du Saint-Sacrement (car c'était le jour de la Fête-Dieu) celle des Actes des Apôtres, les Triomphes de Scipion et les autres du dessin de Jules Romain. Après que le Cavalier les a eu considérées et trouvées fort belles, il m'a prié de le mener à la chapelle, où il est demeuré longtemps en prière, et, après la cérémonie, il a diné au chambellan avec M. Colbert et nous autres aussi. Il s'est, au sortir de table, allé reposer à la mode d'Italie, dans l'appartement de M. de Bellefonds. Sur le soir, M. Colbert l’aramené à Paris. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_11348_actor">Fréart de Chantelou, Paul </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <p>Paul Fréart de Chantelou, Journal du voyage du cavalier Bernin en France, éd. Ludovic Lalanne, Paris, Gazette des Beaux-Arts, 1885, p. 15-16.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35006v/f18.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Johannes Pakenius des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_13935_actor">Pakenius, Johannes</persname>
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                <p>Né à Boslar, duché de Juliers.<lb/>Accompagna le prince palatin Jean Guillaume dans ses voyages.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Necdum abibamus Urbe ; et tamen abibamus qot hebdomadis in viciniam, Regiis Ducalibusq ; aedificiis circum septam. Nunc ad S. Germanum oppidum ab arce Regoa, salubri aere et amoeno in monte situ juxta Sequanam nobile. Fundator arcis Carolus V. Franciscus I restaurator : Henricus IV augmentator. Fabrica ex latere cocto passim F.F.F.F. signata : conclavia sexaginta tria. Porticus symbolo Henrici IV conscripta, duo protegit unus, unus scilicet Henricus duo Regna Gall. et Nav. Regium ad portam sacellum : area ovalis : hanc prope duorum milliarum vivarium. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13935_actor">Pakenius, Johannes </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <p>Johannes Pakenius, Hercules Prodicius , seu Carolus Juliae, Cliviae ac Montium princeps in Joanne Wilhelmo comite Palatino Rheni nepote post saeculum redivivus, Coloniae Agrippinae, Pierre Alstorff, 1675, p. 115.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102088h/f131.image
<lb/></p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description dans Les délices de la France des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 356] S. Germain<lb/>Je ne prétends pas mettre icy, ny qui est le fondateur de ce lieu de plaisance, ny le motif qui a obligé Charles V, dit le Sage, qui a esté le I qui y a bâti, de faire icy une si superbe maison ; mon dessein n’est autre que de faire en peu de mots la description d’un si beau palais. Je dis donc en I lieu, qu’on conte jusques à 63 chambres dans ses corps de logis, dont les ornemens et les meubles surpassent tout ce que Rome pourroit avoir de plus superbe et de plus riche dans ses maisons. Il y a un jeu de mail, le long duquel sont des pavillons quarrés faits exprès pour la commodité des joueurs et des assistans, et on voit au dessus les grôtes et l’endroit où l’on tient les bêtes rares et curieuses. Il y a un quartier de ce beau bâtiment, fait par Henry IV, dans lequel il y a une gallerie avec cet emblème : Duo protegit unus ; c’est à dire, qu’un seul roy gouverne deux royaumes ; sçavoir celuy de France et de Navarre. On voit sur la porte le château de Fontaine Belle-eau, et à côté les villes qui suivent Hux, Veniez, Prague, Namur, Mantoue, Adem en Arabie, Compiègne, Sion en Suisse, Moly, Tingis, Stafin en Afrique, Terracine, Ormus en Perse, Bellitri, Werderberg en Westphalie, Nimegue avec cette inscription, ville du fondateur de l’Empire : parce que Charlemagne la fit impériale, Passauv, Mastricht, Thessala ou Tempe et Florence. Deux beaux degrés de pierre de taille d’une structure admirable, servent à cette [p. 357] illustre maison pour voir ses riches appartemens, et pour descendre dans les plus beaux jardins qui soient en Europe. La I chose qui se présente à la veue, à côté de la maison, est un bois taillis, au milieu duquel il y a une grande table, laquelle est cause qu’on appelle ce même bois, le bois de trahison : parce qu’on convint de l’exécuter en ce lieu. La 2 chose qui mérite d’être veue, ce sont les grôtes, que j’estime les plus belles qu’on puisse jamais voir ; quoy qu’en disent les Italiens, et Messieurs du Bruxelles, et qui sans contredit passent pour telles dans le sentiment des étrangers. Vous devés sçavoir qu’il y en a de deux sortes, les unes qui sont sèches, et les autres qui sont humides ; pour ce qui regarde les premières, je n’en diray rien, parce qu’elles ne servent qu’à donner du frais en esté : mais je m’attacheray aux dernières comme étant admirables. Voicy ce qu’il y a de plus rare et de plus merveilleux. La I de ces grôtes a un dragon qui hause la queue et remue ses ailes, vomissant de l’eau en abondance, tandis que les rossignols et les cocus artificiels, qui sont à l’entour, font entendre leurs fredons et leurs ramages avec une mélodie admirable. On voit aussi à costé deux statues de marbre noir, qui sont très agréables, lesquelles jettent aussi une grande quantité d’eau.<lb/>La 2 fait voir un serpent sur la porte qui jette de l’eau, et beaucoup de rossignols aux environs qui gazouillent à ravir : mais surtout une belle fille qui joue admirablement bien des orgues, et qui cependant tourne les yeux d’un côté et d’autre avec tant d’agréement que les assistans [p. 358] ont de la peine de discerner, si c’est un effet de la nature ou de l’art. Il y a une belle table de marbre noir, du milieu de laquelle sort un tuyau qui jette de l’eau de plusieurs façons et en diverses figures. C’est icy où l’on voit beaucoup d’autres curiosités merveilleuses dont je ne fais pas de mention, pour faire remarquer une table de beau marbre de diverses couleurs, qui est près de la fenêtre, les miriors, les coquillages, &amp;c mais surtout un dauphin très bien représenté, lesquelles choses sont toutes admirables. Je prie le curieux de prendre garde à soy quand il entrera icy ; parce qu’autrement il pourroit y être attrapé.<lb/>La 3 expose un Neptune avec un globe couronné, lequel est porté par les eaux, dont les goûtes représentent les Perles et les Diamants. Il y a aussi la fournaise de Vulcain, des moulins à papier, des rossignols qui fredonnent, deux anges à côté qui jouent de la trompette, et qui ouvrent la porte du côté où leur trompette résonne, et un Neptune armé de son trident, assis sur un char de trionfe, tiré par deux chevaux blancs, qui sort d’une caverne, lequel après s’être un peu arrêté, rebrousse chemin, et r’entre dans le même endroit d’où il est sorty, faisant entendre un bruit extraordinaire de trompettes et de cors. Il y a encore un banc qui semble être mis expressément en ce lieu pour ceux qui veulent se reposer : mais ce n’est que pour attraper les personnes, et afin de les faire bien mouiller quand ils ne sçavent pas conduire le clou qui est au dessous : que si on a cette adresse, on se préserve : [p. 359] mais aussi on verra à même temps que le pavé donnera mille petits jets d’eau qui sont imperceptibles, et lesquels mouillent les assistans dans un moment.<lb/>La 4 (qui est sans contredit la plus belle de toutes) a une entrée tout à fait difficile ; parce qu’un regorgement d’eau en interdit le passage quand on n’y met pas ordre. On n’y est pas si-tost entré, qu’on y voit paroître un Orphée jouant de sa lire et remuant sa tête et son corps, selon la cadence de son instrument, lequel ravit en admiration tous les assistans : mais ce qui est encore plus surprenant c’est de voir un assemblage de toute sorte de bêtes qui le suivent, enchantées des doux accords de sa lire, et une infinité d’oyseaux, qui chantent ; des rochers, des arbres et des plantes qui s’inclinent devant luy pour luy marquer son respect. On y voit encore les 12 figures du Zodiaque qui roulent et font leur cours avec une armonie merveilleuse. Il y a en outre un Bachus, qui est assis sur son throne, tenant un verre en main, et on y a enfin si bien représenté le Paradis, l’Enfer, la mer, des navires de guerre, les IV éléments, le château de St. Germain, le roy, les princes et sa cour qui voguent d’un autre côté sur l’eau, qu’il est impossible de le croire. Mr. le Dauphin paroît aussi avec des Anges qui decendent du Ciel. Cet ouvrage est si bien fait, qu’on l’estime un miracle de l’art. On y remarque encore un Neptune, un Mercure, un Jupiter, et beaucoup d’autres belles choses qui surpassent infiniment l’attente et la croiance des hommes : on y voit surtout la [p. 360] représentation des 4 vertus cardinales, de marbre blanc, qui ont appartenu autrefois aux PP. jesuistes. Enfin il y a une chose remarquable dans ce lieu, c’est que tout y est miraculeux et capable de ravir toute la nature : de quoy il ne faut pas s’estonner ; puisque c’est une maison destinée pour les délices du plus grand roy de l’Europe, sans en excepter pas un. Je me souviens qu’il y a près de cette belle maison un bois dont j’ai desjà parlé, qui s’appelle le bois de la trahison, au milieu duquel il y a un chemin, dont les arbres d’un côté s’enfoncent dans l’eau comme une pièce de fer quand on la jette dans la Seine, tandis que les autres qu’on a pris de l’autre côté du chemin nagent comme du liège sur l’eau, ce qui est un prodige étonnant. On dit bien davantage, que les arbres ne reviennent jamais plus quand on les a une fois coupés, par une espère de malédiction, à cause que Ganellon sieur de Hauteville, dont le nom est odieux à toute la France, convint icy avec ses détestables associés, de faire mourir les Messieurs d’Ardennes, et les ducs et pairs du royaume : ce qu’ils exécutèrent cruellement du temps de Charles-magne lequel les fit brûler dans ce même lieu. »</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
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              <p>Les délices de la France, ou description des provinces et villes capitalles d’icelle, comme aussi la description des châteaux et maisons royalles, plus celle des nouvelles conquêtes, avec leurs figures au naturel, Leyde, Jaques Moukee, 1685, p. 356-360</p>
            </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention par Pierre Duval de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_14299_actor">Duval, Pierre</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Das meiste von Louvre is von Anno 1595. vom König Heinrich dem IV. ausgebauet worden. S. Germain / nicht weit von Paris ist ein herzliches Lufthauss von König Carl dem V. gebauet und von Francisco I. prächtig zugerichtet / hat in die 63. föstliche [sic pour festliche] Zimmer / und auserlesene Krotten und Kunsthölen [sic pour Kunsthöhle]. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14299_actor">Duval, Pierre </persname>
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              <p>Pierre Duval, Geographia universalis, Londres, Thomas Newborough, 1691, t. 2, p. 72 </p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Giovanni Francesco Gemelli Careri de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_14199_actor">Gemelli Careri, Giovanni Francesco</persname>
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                <p>Grand voyageur, il a fait le tour du monde de 1693 à 1698.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 259] Dopo di che, in compagnia d’alquanti gentiluomini forestieri, mi feci sino a S. Germano de la Haye, non guari quindi discosto. Egli si è un castello, situato sopra una vaga, e verdeggiante collina, a destra della Senna, già per lungo spazio di tempo abitazion Regia, siccome di presente è Versaglia. In questo luogo Anna d’Inghilterra, moglie del Re Carlo VIII, nel 1496, diede un bellissimo podere a S. Francesco di Paola, allora venuto d’Italia, affinche un Convento sotto la sua regola vi fondasse ; il quale, benche a’ di nostri veggasi fuor d’ogni estimazione adorno, spezialmente sul fatto della pittura ; non rimane perciò [p. 260] di spirar da per tutto santità, e divozione. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14199_actor">Gemelli Careri, Giovanni Francesco </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Giovanni Francesco Gemelli Careri, Viaggi per Europa del dottor D. Gio. Francesco Gemelli Careri, divisati in varie lettere familiari, scritte al sig. Consigl. Amato Danio, Naples, Giuseppe Roselli, 1701, p. 259-260.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k840269p/f289.image
<lb/></p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Niccolò Madrisio de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_14120_actor">Madrisio, Niccolò</persname>
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              <note>
                <p>Lettré et voyageur italien originaire d'Udine.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 324] Il luogo insigne per le fasce di Lodovico Decimo quarto è San Germano detto in Laja dalla vicinanza d’una selva di questo nome, principiato gia da Carlo Quinto, proseguito poi dagl’Inglesi, che ne furono qualche tempo Padroni, posto tra Parigi, d’onde è discosto qualche dodici miglia, e Poissi picciola città natalizia di San Luigi, e famosa per la conferenza seguita tra i Cattolici, e i Protestanti di Francia alla presenza di Carlo Nono, e di Catterina de’ Medici all’ora Reggente ne’ primi torbidi, che successer colà della Religione. A riguardo dell’onore, che ha avuto il Castello di San Germano di veder nascer Lodovico XIV, vi si recita ogn’anno li 5 Settembre nella Regia Capella un Panegirico in lode di Sua Maestà, de’quali se n’avra una seria omai di settanta, non essendo, come ben si può credere, tutti d’ugual bellezza, ne tutti corrispondenti al grand’ argomento, che trattano. Francesco Primo, che si dilettava oltra modo di caccie, ristabili in grazia delle medesime con qualche mutazione il vecchio Castello qual ora si vede girar attorno il Cortile in forma della lettera D, figura, ch’egli li fece dare per alluder al nom d’una Dama da lui amata, il quale principiava in tal lettera. Il nuovo Palagio fu fatto fabbricar [p. 325] da Enrico Quarto ; le sei Galerie, le numerose scale, le grotte sotterranee, i compartimenti del Giardino, o più tosto de’ vari Giardini, che s’incontrano nella discesa da quell’erto Colle sono opera di Lodovico Decimo Terzo, al che tutto il Monarca presente ha dati poi quegli ultimi delicati abbellimenti, c’han reso altre volte San Germano il più celebre di tutti i luoghi Reali. La Natura vi ha contribuito tutto per far il sito amenissimo, la vista aggradevole, e piena di tutti gl’immaginabili privilegi. In un gran tratto di paese, che di piena vaghezza si domina da quell’altezza veramente straordinaria, vi si scopre assai bene così lontano, ch’egl’è, lo stesso Parigi. Ciascuno de’ Giardini, e delle grotte accennate teneva già qualche giuoco curioso d’acqua con varie figure, che si moveano, le quali all’ora faceano una gran parte di queste delizie. Nella grotta, che ancora porta il nome da lui, v’era un’ Orfeo, che nell aprirsi dell’acqua suonava delicatamente la lira accorrendo da vari siti molte sorti d’animali ad udirlo : Diverse altre statue rappresentanti il Re, il Delfino, et la Corte s movevano a veder lo spettacolo, e gli arbori si piegavano alla loro comparsa. Vi era in altra Grotta un Perseo, che volava per aria a liberar Andromeda, ed un Dragone levatosi dibatteva strepitosamente le ali vomitando dalla bocca un gran fonte, attorno il quale molti Rosignoli, e Canarini disposti negli alberi facean la melodia, ch’è lor propria. Sorpasserò [p. 326] un popolo d’altre figure minori che bello stesso tempo maneggiavano ogn’altra sorta di musicali strumenti, e rappresentavano tutti i mestieri dell’arti correndo une spesa si grande nel mantenimento di tante macchine, e giuochi, che dicono che rottasi una volta una corda al violino d’Orfeo non costasse a Lodovico XIII meno di 300 scudi il rimetterla. V’avean pure delle Grotte asciutte, che col mezzo di certo moto secreto dell’acque producevano un venticello freschissimo, il quale in oltre animava Organi, e simili strumenti pneumatici. V’eran molt’altri ingegnosi scherzi non men d’acqua, che d’aria, i quali seccatisi i fonti dopo che il Re ha fermate le sue applicazioni a Versaglie, si son tutti guastati, rimasi inselvatichiti i Giardini della discesa suddetta, e sepolte nell’erba tutte quelle logge, e quelle, altre volte si magnifiche scale in guisa che sono divenute impraticabili, e mettono una formal compassione. Quando io fui colà vi latrava in quelle Galerie una Mandra di cani, che il Re Giacomo d’Inghilterra vi tenea rinserrati per uso delle sue caccie. Il vecchio Castello solo serviva all’abitazione di questo Re, e della sua Corte, come pure per di lui servigio si teneva aggiustata, e culta l’unica parte del Giardino superiore in cima del Colle, e s’era anzi accresciuta di non peche bellezze. San Germano all’ora, ciò che differ gli Storici del Palagio di Teodofico, si potea chiamar un rigido Monastero, ed una vera scuola morale nel soggiorno di [p. 327] quest’ esule coronato, e dell’ incomparabil Maria d’Este sua Moglie non solo perchè rappresentava la maggio peripezia di fortuna, che si sia mai veduta ai di nostri, ma anco per le tante virtù Cristiane, ed Eroiche, nelle quali ambidue incessantemente s’impiegavano avendo destinato per ciascun giorno della settimana qualche particolar esercizio della loro esemplarissima Divozione. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14120_actor">Madrisio, Niccolò </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>Niccolò Madrisio, Viaggi per l'Italia, Francia e Germania, di Niccolò Madrisio, patrizio Udinese, descritti in versi con annotazioni copiose, ove si rischiarano passi importanti, s'inseriscono relazioni di città, di costumi di popoli, di Palagi, e Ville Regali, s'esaminano questioni filosofiche, geografiche ed istoriche, e si trattano argomenti di varia erudizione Sacra, e profana, Venise, G. G. Hertz, 1718, t. I, p. 324-327</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires de Joachim Christoph Nemeitz sur les châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_13940_actor">Nemeitz, Joachim Christoph</persname>
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                <p>Juriste allemand.</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 562] Saint Germain, surnommé en Laie, n’est pas loin de Marli, c’est le château de plaisance où Louis XIV vit le premier jour de sa vie en l’an 1628. Le roi Charles V en fit jetter les premies fondemens l’an 1270. François I fit relever l’ancien bâtiment, et en fit [p. 563] construire de nouveaux, et Louis XIV a fait ajouter au vieux château 5 gros pavillons. Mais Henri IV a fait bâtir le Château neuf qui est sur la croupe de la Montagne, plus proche de la rivière. Il est environné d’un païsage fort divertissant et un peu élevé ; quoiqu’il soit bâti à l’antique, comme on le peut remarquer encore aux allées obscures et étroites, qui sont dans le château, et à la chapelle. Le toit est couvert en partie de plomb ; en partie de gros carreaux, en façon de platte forme, de sorte qu’on se peut promener là-dessus. Saint Germain fut ci-devant la résidence de feu le roi d’Angleterre Jacques II et de sa famille. Feue la reine douairière, son épouse, y a passé le reste de ses jours, et le prétendu prince de Galles, son fils, y a fait son séjour ordinaire, lorsqu’il étoit en France, savoir tant qu’on l’y reconnoissoit pour roi d’Angleterre. La dite reine demeuroit pour la plûpart du tems au couvent de Chaillot, qui n’en est pas loin, où elle faisoit sa dévotion, parce que le cœur de [p. 563] son mari est en dépôt dans cette église. Le corps du dit roi est couché dans un cercueil revêtu de velours noirs, et placé dans l’église du couvent aux bénédictins anglois au fauxbourg Saint Jâques à Paris, où la princesse sa fille repose dans un cercueil de la même façon, à coté de son père. Ce château de plaisance n’est pas trop spacieux, de sorte qu’on le peut parcourir en peu de tems. L’on y voit encore quelques chambres et apartemens, et dans le parc les fontaines et statues. Mais qu’on ne s’arrête pas longtemps dans les auberges qui sont aux environs de ce château, autrement cette race vous vuidera tout net, parce qu’ils sont affamez au gain, faute de pratique. D’ailleurs on peut bien voir ce château, avec celui de Marli et la Machine, en un seul voiage. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13940_actor">Nemeitz, Joachim Christoph </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Joachim Christoph Nemeitz, Séjour de Paris, c’est-à-dire instructions fidèles pour les voiageurs de condition, comment ils se doivent conduire, s’ils veulent faire un bon usage de leur tems et argent, durant leur séjour à Paris, comme aussi une description suffisante de la cour de France, du Parlement, de l’Université, des Académies et Bibliothèques, avec une liste des plus célèbres savans, artisans et autres choses remarquables qu’on trouve dans cette grande et fameuse ville, Leide, Jean van Abcoude, 1727, p. 562-564.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102148f/f608.image
<lb/></p>
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          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Georg von Fürst de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_14207_actor">Fürst, Georg (von)</persname>
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              <note>
                <p>Gentilhomme de Silésie ayant vécu au XVIIIe siècle.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 207] Zu einer andern Zeit ritten wir nach S. Germain en Laye, welches auch ein Königliches Lust Schloß ist, und 6 Meilen von Pariß lieget. Es sind allhier 2 Königliche Häuser, welche beide auf einem Berge erbauet seyn. Das alte ist ein groß Gebäude, so meistens von Ziegelsteinen aufgeführet. Es hat ein ovales Ansehen, und macht eine wunderliche Figur. In drei Ecken des Hoffes stehen hohe Thürme, in welchen man biß oben auf das Dach steigen kan. Auf dem Dache liegen grosse steinerne Platten, welche so geleget seyn, daß das Wasser darauf abschießt. Und auf den Seiten befinden sich schöne Seulen, welche das ganze Gebäude umgeben, und einen vortreflichen Altan machen. Man kan sich weit und breit darauf umsehen, und ein groß Stücke Landes [p. 208] betrachten. Gegen Mitternacht ist ein Lust-Garten welcher mit schönen Quartieren und Gängen ausgeziehret ist. Nächst daran stößt ein dicker Wald, oder Thier Garten, welcher etliche Meilen groß ist, und rings herum mit einer Mauer umgeben. Man nennet diesen Wald das Holz der Verrätherey. In einer Ecken stehet ein steinerner Tisch, daran ehemahls diejenigen gesessen, welche eine gro Verrätherey angerichtet, und sich deswegen einander verschworen haben. Von diesem Holße ist merkwürdig, daß es von der Zeit an teine Früchte getragen. Wenn man einen Ast von einem Baume abschneidet, so verdorret er, und bringt keine Blätter mehr hervor. Der Ast selbst zu Grunde, wie ein Stein, wo er in die vorbeyflüßende Seine geworffen wird. Man meynet, daß Gott dadurch feinen Zorn anzeige, welchen er gegen die Verräther gefasset, die an diesem Orte ihre Gottlosigkeit beschlossen haben. Das neue Hauß liegt ohngefehr 200. Schritte von dem alten, und ganz an der Ecke des Berges. Es ist zwar nicht so weitläufftig, hoch und groß, als das vorige, aber viel schöner, ordentlicher und künstlicher gebauet. Man kan aus einem Zimmer in das andere gehen. Das ganze Gebäude ist gleichsam in zwei Quartiere eingerheilet, eins vor den König, und das andere vor die Königin. Wie denn auch auf beyden Seiten die Zimmer einerley seyn. Bey diesem Berge ist ein schöner Platz zusehen wo auf beyden Seiten vortreffliche Grotten gemachet seyn. In der esten funden wir einen runten Tisch von schwarzen [p. 209] Marmor, welcher in der Mitten ein Röhrgen hatte. Auf daßelbe steckte der Kunst Meister unterschiedne Instrumente, durch welche das Wasser auf unterschiedne Weise sprunge. Insonderheit gefiel uns eine Art wohl, da das Wasser eine Gestalt vorstellete, als wenn man ein Kelch Glaß von dem schönsten Christall sähe An der Wand faß eine Nymphe, welche auf der Orgel schlug, und das Haupt darzu bewegte. Mercurius aber stund bey dem Fenster auf einem Fusse, und machte ein lustiges Stückgen mit seiner Trompete. Auf der andern Seite sahe man einen Guckug, welcher auf einem Baume saß, und seine Stimme so natürlich hören ließ, als wenn er lebendig wäre. In der andern Grotte wurden wir einen Drachen gewahr, welcher aus seiner Klufft hervor kam. Er schlug mit seinen Flügeln um sich, regte den Kopf, streckte ihn hoch in die Höhe, und spiehe viel Wasser von sich Um ihn befanden sich viel Vögel, welche ihre Stimmen erhuben, und eine angenehme Mufique machten. An der andern Seite stund ein großer Trog, welcher von Muscheln und Meersteinen sehr künstlich verfertiget war. Neptunus kam auf einem Wagen hinein gefahren, welcher von zwei Meerwundern aus einer Klufft gezogen wurde. Es regte sich alles, als wenn es lebendig wäre. Wie er sich nun in dem Troge mit seinem Wagen umgewendet hatte, so fuhr er wieder in seine Klufft hinunter. Von diesem Orte giengen wir auf einen andern Platz, wo wir ebenfalls schöne Grotten antraffen. In der ersten sahen wir auch einen grossen Trog, welcher [p. 210] mit Wasser ganz angefüllet war. Wie wir hinzukamen, so war nichts darinnen zu finden. Bald aber regte sich allmehlich ein großer Drache. Er kam aus dem Wasser hervor, breitete die Flügel aus, hub den Kopf in die Höhe, und verursachte ein wunderlich Geräusche. Endlich spiehe er viel Wasser von sich, daß wir uns kaum retiriren konten. Auf der andern Seite stund ein Berg, daran sich Wind und Wasser Mühlen befanden, die ordentlicher Weise herum giengen. Dabey sahe man allerley Handwercks Leute, welche anfiengen zu arbeiten, und sich an allen Orten bewegten. An dem äussersten Ende der Grotte saß Orpheus mit seiner Leyer und um ihn stunden viel Thiere und Vögel So bald er nun anfieng zu leyern, sogleich wurde auch alles rege, und sprung um ihn herum. In allen diesen Grotten muß man sich wohl in acht nehmen, wenn man nicht will bade naß werden. Denn ehe man sichs vermuthet, so springet das Wasser aus der Erden, aus den Wänden, und auch aus der Decke. Es ist lustig anzusehen, wenn es uns nur nicht selber betrifft. Hier hielt sich der König in Engelland, Jacob der II. auf, und beweinte mit seiner Gemahlin die grosse Thorheit, welche er in Engelland begangen. Sein Vater, Carl der I. vergriff sich an dem ersten Grund Gesetze und wollte aus eigner Macht dem Volcke Contributionen aufflegen. Darüber verlohr er sein Königreich, und auch seinen Kopff darzu. Hieran hätte sich sein Sohn spiegeln sollen, und desto behutsamer regieren. Allein er griff das andere Grund [p. 211] Gesetze an, und wolte neue Gesetze machen, ohne das Parlament darum zu befragen. Hierüber büßte er seine drey Kronen ein, und muß allhier das Gnaden Brod essen. Doch was können nicht die Papistischen Rathgeber anrichten, wenn sie einen Regenten überreden wollen, daß er wider alle Grund Gesetze handeln, und seine Evangelische Unterthanen mit Gewalt zum Pabstthum zwingen dürffe. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14207_actor">Fürst, Georg (von) </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>Georg von Fürst, Curieuse Reisen durch Europa, in welcher allerhand Merckwürdigkeiten zufinden, nebst eine Vorrede vom rechten Gebrauche dieser Reisen begleitet von M. Christoph Sancken, Sorau, G. Hebold, 1739, p. 207-211.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 26] St. Germains en Laye, wich is only three Miles from Marli, and to which you may drive when your Dinner is [p. 27] over, and if you arrive soon after Six, as you probably will, you may repair to this famed Terras, which is just by the Palace, and only a verry little Way from your Inn ; and there, for half an Hour, or ‘till you tire, you may tread the Walk which was many thousand Times trod over by our Countrymen, who followed the Fortunes of King James the Second. This Palace belongs to the Kings of France, and before Versailles and Marli were produced by Lewis the XIVth, was much reforted to by them, and kept in great Order, and on King James the Second’s leaving England, it was assigned for his Residence by Lewis le Grand, and King James and his Followers and Attendants, accordingly lived therein, and in the Town adjacent, for many Years ; but since his Decease, this Palace, tho’ a noble Structure, and a fine Situation, something like that of Windsor Castle, is growing into Decay ; and therefore the Terras is now the chief of what you’ll go to St. Germains for, except that it is convenient enough for you to lye at, so that you may next Morning in your Return back to Paris by the Way of St. Dennis, call and see. »</p>
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              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>A Five Weeks Tour to Paris, Versailles, Marli, &amp;c, shewing the different Charge attending One, Two, or Four Persons through this Tour ; and the most reasonable and pleasant Method of performing it, with an accurate Description of Paris and the neighbouring Palaces, Gardens, Water-Works, Paintings, &amp;c, The proper Days and Times for seeing them, Londres, T. Waller, 1750, p. 26-27</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par David Garrick de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13010_actor">Garrick, David</persname>
              </origination>
            </did>
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              <note>
                <p>Auteur dramatique anglais.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 102] The town of St. Germain-en-Laye had boasted a royal castle since the time of Louis le Gros. The first fortress [p. 103] was destroyed during the wars with England, and Charles V began the present structure, which has been enlarged and beautified by succeding princes, especially by Louis XIV who was born here.<lb/>The palace has the form of a castle, surrounded by a dry ditch. A magnificent stone gallery runs around the middle of the whole structure, which is of an oval figure. The view towards river and plains is admirable – Paris, St. Denis and Marly are all in sight. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13010_actor">Garrick, David </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>David Garrick, The Diary of David Garrick. Being a record of his memorable trip to Paris in 1751, Now first printed from the original Ms. and edited by Ryllis Clair Alexander, New-York, Oxford University Press, 1928, p. 102-103.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Antoine-Nicolas Dezallier d’Argenville des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">33</unitid>
              <unitdate normal="1755/1755" encodinganalog="3.1.3">1755</unitdate>
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                <persname id="atom_11372_actor">Dezallier d’Argenville, Antoine-Nicolas</persname>
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                <p>Critique d'art et naturaliste.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>«  [p. 156] Le château de Saint Germain, situé à quatre lieues de Paris, est élevé sur une montagne, au pied de laquelle coule la rivière de Seine. Cette situation [p. 157] et la salubrité de l’air le rendent un des plus agréables séjours de la France. Il se distingue en Château vieux, et en Château neuf.<lb/>Le Château vieux, bâti par Louis VI comme une forteresse, ayant été ruiné par les Anglois, demeura en cet état jusqu’au règne de Charles V, qui le fit rétablir sur ses anciens fondemens : il a été ensuite augmenté d’un étage par François I. Le haut est entièrement couvert de dalles de pierre, et forme une terrasse d’où l’on jouit d’une très belle vue. Louis XIII fit plusieurs embellissemens à ce château, et sous le règne de Louis XIV, J. H. Mansard éleva les cinq gros pavillons qui en flanquent les encoignures.<lb/>La face sur les jardins est la plus grande des cinq faces de ce château. Elle renferme l’appartement du Roi, dégagé en dehors par un balcon de fer qui règne à l’entour. Cet appartement est démeublé, et n’offre rien de remarquable depuis que Sa Majesté ne fait plus de séjour à Saint Germain. Du côté du couchant est la grande salle servant aux bals, comédies et opéra ; elle passe pour une des plus spacieuses du royaume.<lb/>[p. 158] Du côté du midi est une belle chapelle dédiée à S. Jean-Baptiste. Le tableau d’autel représenté la Cène ; c’est un excellent ouvrage du Poussin. On voit au-dessus la Sainte-Trinité peinte par Vouet et accompagnée de deux anges de stuc, grands comme nature, placés à la hauteur du premier ordre, et tenant les armes de France. Ils sont dus à Sarazin. La croix, les chandeliers, les vases pour les fleurs, et la lampe sont de vermeil et d’un poids considérable : on les a volés deux fois. Le jubé est spacieux, et renferme un beau buffet d’orgues.<lb/>On conserve dans la sacristie deux moyens tableaux, l’un d’une Mère de pitié qui tient le corps de N. S., l’autre d’une Vierge donnant à manger à l’Enfant Jésus.<lb/>Le Château neuf commencé sous Henri IV par Guillaume Marchand, n’est éloigné du vieux que de deux cens toises. Son portail est décoré de colonnes toscanes, dont le fût est revêtu de bossages alternatifs ; elles forment un péristile, dont le dessus est une terrasse entourée de balustrades qui portent la devise de Henri IV.<lb/>Le plan de la cour est très ingénieux : [p. 159] des pilastres toscans en règlent l’architecture. Aux deux côtés de la salle des Gardes sont les grands appartemens : à droite est celui de la reine Marie de Médicis terminé par une galerie, et à gauche est celui du Roi. Au plafond de la chambre à coucher sont quatre tableaux de Vouet ; savoir, une Victoire assise sur un faisceau d’armes, une autre armée d’une palme, la Renommée tenant une couronne de laurier, et Vénus essayant un dard. Sur les côtés de ces appartemens sont les basse-cours pour les offices et logement des officiers. On y voyoit des volières remplies de toutes sortes d’oiseaux rares ; il n’y a plus que de paons.<lb/>En sortant de la grande salle à l’orient, on se trouve sur une terrasse de la même étendue que le palais, et terminée par deux galeries qui conduisent à deux pavillons. On descend de cette terrasse par deux rampes, dont le milieu est occupé par un morceau d’architecture d’ordre ionique et d’un très bon goût.<lb/>Deux autres rampes vous conduisent à la seconde terrasse. Le mur qui la soutient est percé d’arcades, dont le [p. 160] dessous fait une galerie couverte. Le milieu est d’ordre dorique et d’une belle proportion. Tous les murs des rampes sont ornés de chaînes de refend, avec des panneaux de brique en compartimens. Sous cette terrasse étoient les grottes de Neptune et de la Nymphe jouant des orgues, par le moyen des eaux qui faisoient mille effets surprenans.<lb/>On descend de cette deuxième terrasse sur une troisième. On y voyoit les grottes d’Orphée, de Persée, et celle dite des Flambeaux, parce qu’elle ne pouvoit être vue qu’aux lumières. Dans cette dernière étoit un grand théâtre avec différentes décorations plus agréables les unes que les autres. Toutes ces grottes étoient incrustées de coquillages et de pierres précieuses, et ornées de figures de marbre, de lustres et de girandoles. L’eau seule faisoit mouvoir des ressorts secrets qui donnoient du mouvement aux figures, et leur faisoient rendre des sons enchanteurs. Henri IV et Marie de Médicis n’avoient rien épargné pour la perfection de ces ouvrages. Ils avoient fait venir de Florence le célèbre Francine, habile dans les méchaniques [p. 161] et dans l’hydraulique. Ces magnifiques grottes ont subsisté jusque vers l’an 1643, tems de la minorité de Louis XIV. Les différens troubles qui l’agitèrent, firent négliger l’entretien des terrasses, sous la chute desquelles les machines ont été abimées.<lb/>Le mur qui soutient cette troisième terrasse, est percé d’arcades qui forment une galerie, dont le milieu est décoré d’un ordre toscan. Ainsi cet ordre sert de base aux deux autres, qui forment ensemble le plus bel amphithéâtre qui soit dans l’univers. Joignez à cela que la Seine roule ses eaux à ses pieds, comme pour rendre hommage à tant de beautés. Il y a de plus deux terrasses de plein pied, voûtées et terminées par deux pavillons carrés. Jules Hardouin-Mansart a élevé la plus grande partie de cette façade sous Louis XIV.<lb/>Sur les côtés du Château neuf il y avoit deux jardins auxquels les galeries communiquoient. A droite est le Boulingrin, ainsi nommé par Henriette d’Angleterre, première femme de Monsieur, frère de Louis XIV. On l’a ouvert plus qu’il n’étoit alors, pour découvrir la vue de Marly qui n’existoit [p. 162] point encore. La terrasse régnant dans toute la longueur, est une de ses principales beautés, et la vue qu’on y découvre en rend la promenade des plus agréables. L’autre jardin du côté du parc, nommé de madame la Dauphine, parce qu’elle s’y promenoit fort souvent, est soutenu d’une terrasse pareille à celle du boulingrin. A côté de ce jardin, à la gauche du château, il y a une orangerie.<lb/>Il ne reste plus à voir que la grande terrasse, qui est en même tems un monument et de la magnificence de Louis XIV, et du mérite de Le Nostre. Elle a 1200 toises de long sur 15 de large ; son mur est solidement bâti, avec un beau bastion qui la termine au Parc aux lièvres. Il y a vers son milieu une demi-lune, plantée d’ormes et de charmilles.<lb/>Le petit Parc, contigu aux jardins et à la grande terrasse, contient 416 arpens, et est percé de routes.<lb/>La forêt de Saint Germain, une des plus belles du royaume, a 5714 arpens, suivant l’arpentage fait en 1686. On l’a nommée la forêt de Laye à cause de la quantité de sangliers qui l’habitoient. Comme son terrein est sablonneux, [p. 163] on peut y chasser en tous tems ; ce qui fait que le roi y prend le divertissement de la chasse dans les plus mauvaises saisons. Il y a vingt-cinq portes aux passages des grands chemins.<lb/>Le château du Val est un petit bâtiment situé à une des extrémités du petit Parc, au bout de la grande terrasse. Ce n’étoit autrefois qu’un simple pavillon où les rois faisoient quelquefois des retours de chasse ; mais Louis XIV l’a fait rebâtir d’un autre goût par J. H. Mansard. Il y a au milieu du bâtiment un grand salon carré et voûté en dôme : ce salon sépare deux appartemens bas, fort commodes pour toutes les saisons, y ayant des poêles placés dans l’épaisseur des murs qui échauffent plusieurs chambres à la fois.<lb/>Le monastère des Loges est aussi enclavé dans la forêt. Il est au bout de la grande route en face du Château vieux, dont il termine le point de vue. La reine Anne d’Autriche y fit faire un petit pavillon où elle alloit fort souvent, étant à S. Germain.<lb/>L’hôtel de Noailles, appartenant à M. le duc d’Ayen, mérite la visite [p. 164] du voyageur. Le bâtiment élevé par J. H. Mansard se présente à gauche en entrant, avec un vestibule formé de colonnes doriques. On voit au raiz de chaussée une galerie ornée de seize tableaux de moyenne grandeur, peints par Parrocel d’Avignon, et représentant l’histoire de Tobie.<lb/>Les jardins sont grands et plantés avec goût. Il y en a un pour les plantes médicinales, avec une serre chaude, et une fleuriste orné de deux théâtres et terminé par la serre des orangers. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_11372_actor">Dezallier d’Argenville, Antoine-Nicolas </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Château-Neuf (appartement de la reine)</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>[Antoine-Nicolas Dezallier d’Argenville], Voyage pittoresque des environs de Paris, ou description des maisons royales, châteaux et autres lieux de plaisance situés à quinze lieues aux environs de cette ville, Paris, De Bure l’aîné, 1755, p. 156-164.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040105p/f184.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Jean-Aymar Piganiol de La Force des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_13923_actor">Piganiol de La Force, Jean-Aymar</persname>
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                <p>Géographe et historien.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 444] Saint-Germain-en-Laye. Il y a un château qui est un des plus beaux séjours qui soit en France, tant pour la beauté de ses appartemens et de ses jardins, que par la forêt qui les joint. L’air y est fort sain, et on a remarqué que l’on y vit longtemps. Cette maison royale a été occupée dans ces derniers temps par le roi de la Grande-Bretagne et par la cour d’Angleterre. Le roi y logea le feu roi Jacques en 1689, lorsqu’après la dernière révolution d’Angleterre, il se vit obligé de se retirer en France, et ce prince y est mort saintement le 16 de septembre de l’an 1701. Son corps fut transporté à Paris, et mis en dépôt chez les bénédictins anglois, près le Val-de-Grâce. Marie Stuart, sa fille, et Joseph-Marie d’Est, sa femme, y sont mortes aussi, la première le 18 d’avril 1712, et la dernière le 7 de mai de l’an 1718.<lb/>[p. 445] Le roi Charles V fit jetter les premiers fondemens de ce château, l’an 1370. Il fut pris par les Anglois pendant les troules que causa dans le royaume la maladie du roi Charles VI. Le roi Charles VII le retira des mains d’un capitaine anglois, moyennant une somme d’argent, et Louis XI fit don à Coictier, son médecin, non seulement du château de Saint-Germain, mais encore de Trielle et de tout ce qu’on appelloit alors la châtellenie de Poissi, et les Patentes de cette donation furent expédiées au Plessis-lès-Tours au mois de septembre de l’an 1482.<lb/>Le gout que François premier avoit pour la chasse, lui en donna beaucoup pour le séjour de Saint-Germain. Il fit relever l’ancien bâtiment, et en fit construire de nouveaux. Henri IV fit bâtir le Château neuf sur la croupe de la montagne la plus proche de la rivière. Il étendit les jardins jusqu’aux bords de la Seine, et les fit soutenir par des terrasses élevées avec une dépense somptueuse. Le roi Louis XIII l’embellit de plusieurs ornemens, et enfin Louis XIV, qui y étoit né le 5 septembre de l’an 1638, fit ajouter au vieux château cinq gros pavillons qui en flanquent les encoignures. Il fit encore embellir les [p. 446] dehors. Le grand parterre, la grande terrasse, la maison et le jardin du Val, et quantité de routes qu’il fit percer dans la forêt, dont des ouvrages dont il a donné le dessein, et des magnificences de son règne.<lb/>La ville de Saint-Germain-en-Laye, Sanctus Germanus in Ledia silva, est à quatre lieues de Paris, et dans la même situation que le château. On croit qu’elle a pris son nom d’un monastère que le roi Robert y fit bâtir, il y a environ sept cens ans. Cette petite ville est fort peuplée, les maisons y sont hautes et bien bâties, les rues grandes et bien percées. Elle est encore ornée de plusieurs beaux hôtels, que différens seigneurs ont fait bâtir dans le temps que le roi y faisoit son séjour ordinaire. Il n’y a qu’une paroisse, et les couvens des Récollets et des Ursulines. Il y a une prévôté et une maîtrise des Eaux et Forêts, qui s’étend non seulement sur les forêts et bois de la châtellenie de Saint-Germain, mais encore sur les villes, ponts, terres et châtellenies de Poissi et Sainte-James, sur les bois de la châtellenie de Pontoise et des bailliages de Mantes et de Meulan.<lb/>L’aspect du château est admirable, [p. 447] principalement du côté de la rivière et des plaines. Son point de vue s’étend sur Paris, Saint-Denis, Marly, etc.<lb/>Le parc qui joint le château, est agréable, et son étendue est de trois cens cinquante arpens.<lb/>La forêt en contient cinq mille cinq cens cinquante, trente et une perche et trois quarts. Elle est percée de plusieurs belles et larges routes, pleines de toutes sortes de bêtes fauves, qui en font un lieu charmant pour la chasse. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13923_actor">Piganiol de La Force, Jean-Aymar </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
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              <p>Jean-Aymar Piganiol de La Force, Description historique de la ville de Paris et de ses environs, nouvelle édition, Paris, Libraires associés, 1765, t. 9, p. 444-447</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Hébert des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1766/1766" encodinganalog="3.1.3">1766</unitdate>
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                <persname id="atom_14167_actor">Hébert, ?</persname>
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                <p>A vécu au XVIIIe siècle.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 59] Germain en Laye (Château royal de), à quatre lieues de Paris, et à deux par-delà Versailles, sur une montagne bordée par la rivière de Seine, [p. 60] se divise en Château vieux, et en Château neuf.<lb/>Architecture.<lb/>Les Anglois ayant démoli le Château vieux bâti en forteresse par Louis VI, dans le douzième siècle, il a été rétabli dans le quatorzième par Charles V, et augmenté par François I, qui y a aussi fait faire une terrasse d'où l'on découvre un très vaste pays. Louis XIII y fit faire des embellissemens, et Louis XIV des augmentations fur les desseins de J. H. Mansart. La grande salle qui sert aux divertissemens, est une des plus grandes du Royaume. Henri IV commença à faire bâtir le Château neuf sur les desseins de Marchand, que Louis XIV fit continuer, en faisant faire une grande partie de la façade qui règne le long de la rivière, par J. H. Mansart, ainsi que les deux terrasses, et surtout la troisième qui, soutenue par une galerie percée d'arcades, forme par leur belle distribution le plus riche amphithéâtre qui soit au monde, tant par la situation du terrein, que par tout ce que l'art a pu tirer d'avantages du voisinage de la<lb/>Seine. André le Nôtre a aussi montré son habileté par la belle terrasse de 1200 toises de long sur 15 de large, terminée [p. 61] par le parc aux lièvres. Les deux jardins fur les côtés de ce Château, nommés, l'un, le Jardin de Madame la Dauphine, et l'autre le Boulingrin, ont chacun une terrasse, dont les vues en rendent la promenade très agréable. Le petit Parc percé de routes, et la Forêt de S. Germain, qui a vingt-cinq portes, contiennent ensemble plus de six mille arpens.<lb/>Peinture et sculpture.<lb/>La Cène, chef-d’œuvre du Poussin, sur l’autel de la Chapelle : au dessus, une sainte Trinité, par Simon Vouet, accompagnée de deux Anges de stuc, grands comme nature, tenant les Armes de France, par Sarazin. Dans la Sacristie, une Mère de pitié, et une Vierge et l'enfant Jésus.<lb/>Le plat-fond de la chambre à coucher du Roi est décoré de quatre tableaux allégoriques, peints par Simon Vouet, représentans le premier, la Victoire assise sur un faisceau d'armes ; le deuxième, une autre tenant une palme ; le troisième, la Renommée tenant une couronne de laurier ; et le quatrième, Venus essayant un dard. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14167_actor">Hébert, ? </persname>
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              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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              <p>Hébert, Dictionnaire pittoresque et historique, ou Description d'architecture, peinture, sculpture, gravure, histoire naturelle, antiquités et dates des établissemens et monumens de Paris, Versailles, Marly, Trianon, Saint-Cloud, Fontainebleau, Compiègne, autres maisons royales et châteaux à environ quinze lieues autour de la capitale, et discours sur ces quatre arts, avec le catalogue des plus célèbres artistes anciens et modernes, et leurs vies, utile aux artistes, amateurs des beaux arts, et étrangers, Paris, Claude Hérissant, 1766, t. II, p. 59-61.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56905405/f66.image
<lb/></p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Hester Lynch Thrale de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1775/1775" encodinganalog="3.1.3">28 septembre 1775</unitdate>
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                <persname id="atom_13817_actor">Thrale, Hester Lynch</persname>
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                <p>Femme de lettres anglaise.</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« I should have mentioned seeing the Castle of St Germain in the Morning as the French it is plain thunk highly of it, and praise the Prospect from the Garden Terras as we praise Windsor. The manifest Inferiority charmed me, and to see the Man shewing off a Royal Pleasure Ground not twice as big as our own Kitchen Garden, with little trimmed Hedges and small Shrubberies which he called a Forest, [p. 90] was comical beyond Expression. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13817_actor">Thrale, Hester Lynch </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Hester Lynch Thrale, The French Journals of Mrs. Thrale and doctor Johnson, éd. Moses Tyson et Henry Gyuppy, Manchester, The Manchester University Press, 1932, p. 89-90</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Thomas Nugent des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">37</unitid>
              <unitdate normal="1778/1778" encodinganalog="3.1.3">1778</unitdate>
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                <persname id="atom_14073_actor">Nugent, Thomas</persname>
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              <note>
                <p>Ecrivain et traducteur anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 135] S. Germains, commonly called S. Germains en Laye, is a small town of the isle of France, in the district of Mantois, situated on a high hill, at the foot of which runs the Seine, about twelve miles to the westward of Paris, and one from Versailles. It is remarkable for the royal castle or palace, which was begun by Charles V and enlarged and beautified by succeeding princes, but especially by Lewis XIV who was born here. The palace is built in the form of a castle, and [p. 136] surrounded with a dry ditch. A magnificent stone gallery runs round the middle of the whole structure, which is of an oval figure, and the roof is covered with thin flat free-stone instead of tiles. The chapel is remarkable for an excellent altar-piece, representing the Lord's Supper, by Poussin. The prospect from the castle is admirable, especially towards the river and the plains, having Paris, S. Denis, and Marli, within sight. There is a curious mall in this castle, with square pavilions built all along, for the conveniency of the players and spectators. Among the improvements made to this place by Lewis XIV he added the terrass of above three thousand paces in length, the grand parterre, and the valley-garden. There are abundance of dry grottos, which afford pleasant retreats in the summer, and several wet ones, with curious water-works, and artificial birds, which make an agreeable sound. In one of the grottos there is a virgin playing on the organs, whose eyes are so artificially moved, that she seems to be alive; in another place there is an Orpheus playing on the lute, and keeping time, while the beasts, birds, woods and rocks seem to follow him, with several representations of the like nature, all put into motion by water. The adjacent forest contains upwards of five thousand acres, and is cut through with an infinate number of large ridings, well replenished with game, which renders it a most agreeable situation for hunting. It was in this castle that the late king James resided with his court during his exile, and here he died in 1701. His body was afterwards interred in the monastery of the English Benedictins in Paris.<lb/>The town of S. Germains is well peopled, which is owing to the goodness of the air, and the privileges they enjoy. The houses are high [p. 137] and well built. There are some squares, with several hotels; among the rest, that of the duke of Noailles, which is neatly furnished, and has some handsome gardens. The town has only one parish, an hospital, and some convents, which are those of the Recollects, the Ursuline Nuns, and the bare-footed Augustinians, who live in the forest. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14073_actor">Nugent, Thomas </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thomas Nugent, The Grand tour ; or a Journey through the Netherlands, Germany, Italy, and France, 3e édition, Londres, J. Revington and sons, 1778, t. IV, p. 135-137</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Thomas Blaikie de son passage au château du Val à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">38</unitid>
              <unitdate normal="1779/1779" encodinganalog="3.1.3">14 novembre 1779</unitdate>
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                <persname id="atom_14337_actor">Blaikie, Thomas</persname>
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              <note>
                <p>Botaniste.<lb/>Jardinier écossais du Duc d'Orléans.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Dimanche 14 went to St. Germain to deside a plantation for a vue from the Gardens of the Prince de Beauvau at Lavalle a House he has between St Germains and Maison ; those Gardens are Layd out under the Derections of Mr Robert one of the first Landskape painters in France yet however fine his ideas is upon canvas yet upon the ground they are without judgement as it is not astonishing he knows nothing of the effects of trees nor there color after a feu years’ growth ; his walks are much in the same confused crooked way and although all has been planted methodically according to the rules of painting yet the whole is real confusion ; this prooves that a great painter may not know how to take a vue to the best advantage when done but despossing of those plantations requires judgement and experience ; this Gardin stands upon a rising ground bordered on the one side by the forest of St Germains ; to the right side is a tolerable vue upon the Rever Seine. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14337_actor">Blaikie, Thomas </persname>
              <geogname>Château du Val</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thomas Blaikie, Diary of a Scotch Gardener at the French Court at the end of the eighteenth century, Londres, George Routledge and sons, 1931, p. 159.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Traduction en français publiée sous le titre :
<lb/>Thomas Blaikie, Sur les terres d’un jardinier, Journal de voyages, 1775-1792, traduit et éd. par Janine Barrier et Monique Mosser, Besançon, Les éditions de l’Imprimeur, 1997, p. 200-201.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires de John Andrews sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">39</unitid>
              <unitdate normal="1784/1784" encodinganalog="3.1.3">1784</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <persname id="atom_15041_actor">Andrews, John</persname>
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              <note>
                <p>Historien et géographe anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 486] Of all the royal houses in the proximity of Paris, there is none to compare in point of situation to St. Germain. It is an ancient venerable building, not unlike the castle of Windsor : the apartements [p. 487] are grand and roomy, and quite worthy of a royal guest. Several of them are still inhabited by descendants of some of those families that followed the fortunes of our James the Second.<lb/>The gardens of this fine old palace exhibit a beautiful model of the taste of the last century. They are a curioux mixture of the French and English manner of laying out gardens at that time : the bowling-green still subsists, that was made for our dethroned monarch, who, like his brother Charles, took particular delight in that amusement ; il retains its original name, being called le Boulingrin to this day.<lb/>But what will please you beyond all the rest, is a terrass highly elevated, and of singular construction, from whence there is a prospect of twenty miles extent, richly variegated by every object which the noblest lendskip can offer to the eye.<lb/>[p. 488] It is observed by the French that no place in the neighbourhood of Paris, is so much relished as this by the English. This does not arise from any desire of communication with the descendants of their countrymen who fled from England at the time of the revolution, or those who have since left it from similar motives : with fugitives from this island on policital principles the English are not in the least fond of associating : it arises from the ruralness of the situation, the beautiful aspect of the country around, and the remembrance it inspires of some delightful spots in our own island, not far from our metropolis, by the resemblance it bears to them.<lb/>I have heard that James used to say, that his brother of France not being able to restore him to the possession of his kingdoms, had, however, by way of confort, bestowed upon him the beautifullest spot of his own dominions to dwell in.<lb/>[p. 489] If at any time you should be inclined to spend a few days in a country recefs, you cannot chuse one at once more elegant and rural. It is in the vicinity of a forest cut into a variety of walks and avenues, which all terminate in some agreeable object.<lb/>In this forest, I have been informed, Lewis and James used frequently, in the latter days of this monarch, to enjoy the close of a Summer’s afternoon in walking together. Though the first was incontestibly much superior in abilities to the last, yet their characters corresponded in many essential respects : they were attachew with many equal bigotry to the religion they protest, and equally averse to all others ; they were no less under the influence of a persecuting spirit, abhorrent of toleration, and ready to propagate their belief by violent and coercive means : nor were they dissimilar in their notions of government ; they were both immeasurably fond of unlimited [p. 490] power, and impatient of the least controul : in the privat concerns of life they were far from unlike ; James in his younger days was noted for having his mistresses as well as Lewis : they agreed also in some meritorious respects ; they were kind husbands, and fond parents ; they were gentle masters, and good-natured men within their domestic circle. These qualifications were a sufficient ground for mutual liking and confidence, especially when we consider how much they were personally interested in each other’s prosperity. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_15041_actor">Andrews, John </persname>
              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <subject>Jacobites</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>John Andrews, Letters to a young gentleman, on his setting out for France, containing a survey of Paris, and a review of French literature, with rules and directions for travellers, and various observations and anecdotes relating to the subject, Londres, J. Walter and W. Brown, 1784, p. 486-490.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires d'Antonio Ponz sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">40</unitid>
              <unitdate normal="1784/1784" encodinganalog="3.1.3">1784</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13910_actor">Ponz, Antonio</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-260210daeeaf1dfb9fbd73e85cf6452f" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Erudit et peintre espagnol.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« A corta distancia de Paris se pasa por Nevilli, ó Neulli, Nanterre : despues por Saint Germen, ó S. German, que es Ciudad de la Isla de Francia, con Palacio Real, y grandes bosques, á quatro leguas de Paris en una elevacion sobre el rio Sena.<lb/>En este Palacio naci ó el gran Luis XIV. Aunque es suntuoso, mas parece una antigua fortaleza, que otra cosa, por los cubos resaltados al rededor, y el foso que lo cerca. El patio es triste, y sin particular decoracion. La terraza á su lado de Oriente es cosa excelente por las bellas llanuras que se descubren hasta Saint Denis, y mas all á. Cuentan que Luis XIV se entristecia descubriendo dicho Sàint Denis desde alli, que era el parage [p. 240] donde le habian de enterrar, y que por eso fund ó el sitio de Versalles ; pero ser á verdad, ó mentira. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13910_actor">Ponz, Antonio </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Antonio Ponz, Viage fuera de España por D. Antonio Ponz, secretario de S. M. y consiliario de la real academia de San Fernando, 2e édition, Madrid, en la imprenta de la viuda de Ibarra, 1791-1792, t. II, p. 239-240.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102090t/f302.image
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Anna Francesca Cradock de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">41</unitid>
              <unitdate normal="1784/1784" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1784</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Lettre du 27 avril 1784.</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_14236_actor">Cradock, Anna Francesca</persname>
              </origination>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 22] À neuf heures, nous partions dans notre chaise de poste. Le beau temps n'a pas peu contribué à tout embellir sur notre chemin. Nous avons revu le pont de Neuilly. De là à Marly, c'est une suite de vignes, de vergers, de champs de blé, de luzerne, de jardins potagers cultivés avec un soin extrême. À Marly, nous vîmes la machine qui fait monter l'eau de la Seine jusqu'à l'aqueduc et alimente ainsi le parc de Marly et celui de Versailles éloigné de trois milles. Nous nous sommes promenés sur la plate-forme et avons admiré de magnifiques ormeaux.<lb/>De Marly au château de Saint-Germain, la vue est ravissante ; arrivés au château, nous y sommes montés aussitôt, et avons joui du paysage éclairé par un beau soleil. Après avoir vu, dans la chapelle, un tableau remarquable du Poussin, malheureusement très abîmé, nous descendîmes sur la terrasse. Le château, maintenant divisé en appartements, est tout en pierre ; les fenêtres seules sont encadrées de briques qui ajoutent à la gaieté et à l'élégance de la construction. Saint-Germain est une jolie ville, célèbre par sa salubrité. [p. 23] Nous dînames « Au Prince-de-Galles », et revînmes à Paris par une autre route. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_14236_actor">Cradock, Anna Francesca </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Anna Francesca Cradock, Journal de Mme Cradock : voyage en France (1783-1786), traduit par O. Delphin-Balleyguier, Paris, Perrin, 1896, p. 22-23.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1028087/f32.image
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Jacques-Antoine Dulaure des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">42</unitid>
              <unitdate normal="1786/1786" encodinganalog="3.1.3">1786</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_11370_actor">Dulaure, Jacques-Antoine</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-9c40be8be71a11426aaae7575db9107e" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Archiviste, historien et archéologue.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 228] Jolie ville, située à quatre lieues de Paris, sur une montagne, dont le pied est arrosé par la rivière de Seine ; fameuse dans l’histoire par son ancien château, et dans tous les tems par la beauté de sa situation, et la pureté de l’air qu’on y respire.<lb/>L’ancien château fut d’abord bâti comme une forteresse, par Louis VI. Les Anglois le ruinèrent, et il ne fut rétabli que sous le règne de Charles V. François Ier le fit embellir et augmenter d’un étage. Louis XIV y fit construire, par Jules Hardouin-Mansard, les cinq gros pavillons dont le château est flanqué.<lb/>Outre ce château, il en est un autre appellée le Château-Neuf, éloigné du vieux d’environ deux cents toises ; il fut bâti pour Henri IV, par l’architecte Marchand.<lb/>Le roi d’Angleterre Jacques II, forcé de quitter son royaume, tint longtemps sa cour dans ce château de Saint-Germain. Un poète fait l’éloge de ce prince, de la manière suivante :<lb/>C’est ici que Jacques second,<lb/>Sans ministres et sans maitresses,<lb/>Le matin alloit à la messe,<lb/>Et le soir alloit au sermon.<lb/>Ce roi détrôné vivoit des bienfaits de Louis XIV, et d’une pension de 70000 livres que lui faisoit sa fille Marie, reine d’Angleterre, qui lui avoit enlevé sa couronne. Il [p. 229] s’occupoit à converser avec des moines, et à toucher des écrouelles qu’il ne guérissoit pas.<lb/>Ce roi mourut à Saint-Germain, le 16 septembre 1718.<lb/>Le nouveau château est aujourd’hui persqu’entièrement démoli. M. le comte d’Artois, à qui il appartient, en fait construire un autre à la même place, dont on voit déjà deux belles et grandes terrasses achevées.<lb/>Ce qui reste encore de ce château prouve qu’il étoit orné de médaillons et de bustes. Un de ces bustes ressembloit parfaitement au président Fauchet, auteur des Antiquités françoises et gauloises. Cet historien sollicioit depuis longtemps la récompense de ses travaux littéraires auprès d’Henri IV, qui, pour s’en débarrasser, lui dit un jour à Saint-Germain, en lui montrant le buste qui lui ressembloit, M. le président, j’ai fait mettre là votre effigie, pour perpétuelle mémoire. Fauchet, peu content de ce succès, composa les vers suivans :<lb/>J’ai trouvé dedans Saint-Germain<lb/>De mes longs travaux le salaire :<lb/>Le Roi, de pierre m’a fait faire,<lb/>Tant il est courtois et humain.<lb/>S’il pouvoit aussi bien de faim<lb/>Me garantir que mon image,<lb/>Ah ! Que j’aurois fait bon voyage !<lb/>Je retournerois dès demain.<lb/>Viens, Tacite, Salluste, et toi<lb/>Qui a tant honoré Padoue ;<lb/>Venez ici faire la moue<lb/>En quelque coin ainsi que moi.<lb/>Henri IV lut ces vers, et donna à Fauchet [p. 230] le titre d’Historiographe de France, avec une pension de six cens écus.<lb/>Nous sommes dispensés de faire une plus longue description de ce château. Ce qu’il en reste étant peu de choses, ainsi que les travaux recommencés.<lb/>L’ancien château, dont nous avons déjà parlé, est très solidement bâti ; on voit que, pour sa construction et sa décoration, on a employé beaucoup de briques. Sa forme est à peu près celle du vieux château de Chantilli ; ce que l’on n’apperçoit bien exactement que lorsqu’on est dans la cour. Il est entouré de fossés ; on a depuis peu détruit les pont-levis pour en construire en pierre de taile. Le comble de ce château est une voûte en dalles de pierre, qui forme une terrasse, d’où l’on jouit de la vue la plus magnifique.<lb/>La partie du château qui est face à l’occident, contient une salle très spacieuse qui sert de salle de bal et de spectacle.<lb/>La chapelle est située dans la partie du château qui est en face du midi ; elle renferme ce que la ville de Saint-Germain a de plus rare, et ce qui doit le plus piquer la curiosité des amateurs des beaux-arts.<lb/>La voûte de cette chapelle est ornée de peintures à fresque, à la vérité, un peu dégradées, mais qui ne doivent pas moins fixer les regards des curieux, à cause des hommes célèbres qui en sont les auteurs. Le Brun a fourni les dessins de la plus grande partie de cette voûte, Vouet en a fait plusieurs autres et les a peints presque tous, excepté quelques [p. 231] cartouches et médaillons qui sont de la main du célèbre Le Sueur.<lb/>Dans la nef, on voit deux grands tableaux de Roselli ; celui qui est sous l’orgue représente Judith rentrant à Béthulie, après avoir coupé la tête à Holopherne ; l’autre, en face de la porte d’entrée, offre le roi David qui vient de couper la tête à Goliath.<lb/>Le buffet d’orgue commencé, dit-on, sous Henri II, et fini sous Charles IX, est décoré de colonnes composites cannelées ; l’ensemble est plein d’harmonie ; le dessin en est pur, agréable, et ne ressemble guère à la manière détaillée de ce tems-là.<lb/>Dans la chapelle qui est à gauche, en entrant dans le cœur, est un tableau de Stella ; il représente l’éducation de la Vierge.<lb/>Le tableau qui est en face, offre Saint Louis, faisant l’aumône. Ce tableau est d’un bon maître, mais il est inconnu.<lb/>Le maître-autel est décoré de colonnes composites, dont les futs sont d’un très beau marbre noir, les bases et les chapiteaux de marbre blanc. Ces colonnes, d’une très grande proportion, ressemblent à celles dont le cardinal Mazarin fit présent aux Jacobins de la rue Saint-Jacques.<lb/>Le tableau du maître-autel représente la Cène. Il est peint par le Poussin ; nommer ce grand maître, c’est faire l’éloge de l’ouvrage. Ce beau tableau doit être transporté dans le Museum du Louvre.<lb/>Au-dessus de ce tableau, dans un attique, est un Sainte Trinité, peinte par Vouet ; aux [p. 232] deux côtés sont deux anges en stuc, grands comme nature, tenant les armes de France ; leurs attitudes est très gracieuse. On les regarde comme un des plus beaux ouvrages de Sarazin.<lb/>Dans la sacristie, on voit deux tableaux de moyenne grandeur, au milieu desquels est placé un crucifix d’ivoire. Celui qui est à gauche représente une Vierge donnant à tetter à son enfant ; un autre enfant souffle le feu d’un réchaud, sur lequel est placé un vase de bouillie. Les figures de la Vierge et de l’Enfant Jésus sont pleines de noblesse et de grâce ; tout est peint avec la plus grande vérité. C’est un ouvrage du Corrège.<lb/>Le tableau qui fait pendant est une mère de pitié. Cet ouvrage, plein d’expression, est d’Annibal Carrache.<lb/>Le Christ d’Ivoire est, dit-on, de Michel-Ange, quoique très-beau, on peut douter qu’il soit de ce grand maître.<lb/>Ces trois précieux morceaux ont été donnés par le cardinal Mazarin.<lb/>En sortant du château, on arrive au Boulingrin, pièce de gazon, ainsi nommée pour la première fois en France, par Henriette d’Angleterre, femme de Monsieur, frère de Louis XIV ; la terrasse qui l’avoisine est de la plus grande beauté ; la vue dont on y jouit est étonnante par son étendue et sa variété ; l’imagination ne peut rien enfanter de plus merveilleux.<lb/>De-là, on arrive à une autre terrasse, qui est peut-être la plus magnifique et la plus longue qu’il y ait au monde ; elle est l’ouvrage [p. 233] de Le Nostre, et a douze cents toises de longueur sur quinze de large ; d’un côté, la forêt de Saint-Germain l’ombrage dans toute son étendue ; de l’autre, une forêt qu’on voit presqu’en plan, la rivière de Seine, des campagnes, des châteaux, un lointain immense, offrent le tableau le plus agréable et le plus sublime.<lb/>Près de là est le jardin nommé de Madame la Dauphine, parce qu’elle s’y promenoit souvent.<lb/>Plusieurs rois et reines de France ont fait de longs séjours à Saint-Germain ; il fut même question d’y construire un palais propre à la résidence ordinaire des Rois ; mais on préféra, à la magnifique situation de Saint-Germain, le local sauvage de Versailles, et cette préférence est attribuée à la volonté particulière de Louis XIV.<lb/>On prétend que la vue du clocher de Saint-Denis épouvantoit l’âme de ce grand roi. Saint-Germain, en présentant sans cesse le terme de sa gloire et lieu de son tombeau, l’auroit maintenue dans des idées lugubres et affligeantes ; c’est pourquoi Saint-Germain ne fut point préféré.<lb/>Une autre foiblesse avoit été cause autrefois que Catherine de Médicis n’habitoit point ce beau séjour. Un devin lui avoit prédit qu’elle mourroit proche Saint-Germain, c’est pourquoi elle fuyoit cette ville avec le plus grand soin ; elle voulut habiter le Louvre, mais, se rappellant qu’il étoit de la paroisse [p. 234] de Saint-Germain-l’Auxerrois, elle abandonna les constructions qu’elle y avoit fait commencer.<lb/>Le terrein de la forêt de Saint-Germain est très sablonneux ; c’est ce qui fait que l’on peut y chasser en tout tems, et que le roi y vient ordinairement prendre ce plaisir pendant la mauvaise saison ; elle est une des plus belles du Royaume, et contient cinq mille sept cens quatorze arpens. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_11370_actor">Dulaure, Jacques-Antoine </persname>
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              <p>Jacques-Antoine Dulaure, Nouvelle description des environs de Paris contenant les détails historiques et descriptifs des maisons royales, des villes, bourgs, villages, châteaux &amp;c remarquables par des usages ou des évènements singuliers et par des beautés de la nature et des arts, Paris, Lejay, 1786, t. I, p. 228-234.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Sophie von La Roche de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1785/1785" encodinganalog="3.1.3">26 juin 1785</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>Sophie von La Roche séjourna à Saint-Germain-en-Laye le 26 juin 1785.</p>
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                <persname id="atom_15038_actor">La Roche, Sophie (von)</persname>
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                <p>Écrivain, allemande.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 546] Wir kamen eben von der beruhmten Terrasse von St. Germain zuruck, die wir nicht nur wegen ihrer Schonheit, sondern auch mit einem gewissen Geist der Wallfahrt, fur das Andenken Heinrich des IV. Der sie auffuhren liess, besuchten, und von welcher man die vortrefliche Ausficht auf Paris, das Thal, die Seine und Marly hat ; ja man sagt : Dieses schone Schloss wurde nie verlassen worden seyn, wenn man Ludwig dem XIV. Die Ausficht auf die Thurme der Abten St. Denis hatte verbergen konnen, weil er nicht Kraft genug in seiner Seele fand, den Begrabnisort seiner Vorfahren mit Ruhe anzusehen. Ludwig der XI. Welcher auch den Tod furchtete, hatte dieses Schloss seinem Leibarzt, vielleicht aus der nemlichen Ursache, geschenkt ; Karl der V. hingegen hatte es, wegen der schonen Lage und [p. 547] gesunden Luft, im Jahr 1370 erbaut, und hatte freylich den Bennahmen des Weisen nicht verdient, wenn er den Gedanken des Todes nicht wie ein Mann getragen hatte. Er mag sich wohl oft bey Erblickung dieser bedeutenden Thurme vorgenommen haben, die Lorbeerkrone eines guten Nachruhms zur Zierde seiner Ruhestatte zu erwerben. KIarl der VI. verlohr St. Germain an die Englander. Sein Sohn kaufte es von einem englischen hauptmann zuruck. Franz der I. dachte darinnen an den Genuss seines Lebens bey der schonen Jagd in dem nahe anstossenden Wald. Man sieht noch an der obersten Fensterreyhe ringsumher im hof den gebrannten Salamander, welcher sein Sinnbild war. Henrich der IV. und Ludwig der XIII. vergrosserten und verschonerten es. Man will jetzo diess Schloss als Beweiss der Verganglichkeit ansehen, weil der Alcove, in welchem Ludwig der XIV. gebohren wurde, nun ein Staubwinkel ist, und die Gallerien, worinnen sich der hofstaat versammelte, Kornboden geworden sind. Ich habe nicht viel gegen diese Abanderung einzuwenden, den Ludwig der XIV. ist jetzo selbst nichts mehr, als eine Hand voll Staub, warum sollte das Zimmer davon befreyt seyn ? und nuzliche Kornmagazine fur das gemeine Wesen entehren, wie ich denke, die Stelle der Hofleute nicht sonderlich. Gerne mochte ich aber, dass der Zufall den lezten grosen Bewohner dieses von seinen Konigen verlassenen Hauses, Jacob den II. Konig von England, welcher seinen Thron verliess, in dem Zimmer hatte sterben lassen, in welchem sein Beschutzer gebohren wurde. Dieser hatte uber Veranderung und Verschiedenheit nachdenken und sprechen konnen. Merkwurdig ists, dass hier in den koniglichen Garten die ersten Springbrunnen im Grosen errichtet wurden, welche der Prasident [p. 548] Moncontis von Lyon erfand. Das Schloss ist ein groses Viereck, dessen angebaute grose Thurme auswarts als breite Vorsprunge, im Hof aber, als runde Thurme erscheinen. Das Ganze ist von dunkelrothen Ziegelsteinen und sehr hoch gebaut. Innen und aussen laufen Gallerien herum, von welchen man die angenehmste Aussicht hat. Der Theil des schonen Waldes, welcher an das Ende der Terrasse fuhrt, ist immer voll Spazierganger von der besten Menschenclasse. Man sahe ihnen an, dass Klugheit, Ruhe und Freundschaft unter ihnen wohnen. Viele angesehene Familien von Paris begeben sich hieher, eine vernunftige Stille und wohlfeilere Lebensmittel zu finden, und dennoch in der Nahe des Hofs von Versailles zu leben, wo sie leicht alles Neue erfahren, und die Gnadenzeit fur sich und die Ihrigen nutzen konnen. Wir gingen auch in die Kapelle, welche von schoner Bauart ist. Die Decke ist voll Gemalde aus der biblischen Geschichte, sehr fein gemalt, und die Einfassungen der Winkel, welche das Gemalde bildet, und die Saulen, welche das Gewolbe tragen, sind alle vortreflich vergoldet. Sie sind aber nicht nur ein Beweiss der alten Pracht, sondern auch der alten Kunst. Denn gewiss, die neuen Vergoldungen werden nicht so lange in ihrer Schonheit dauern. Ich wunschte einen alten Saal des Schlosses zu sehen. Aber er ist ganz verbaut, und wie das Louvre in Paris zu Gnadenwohnungen eingerichtet. Die Vorhöfe sind einsam und mit Gras bewachsen. Von den schonen Grotten, und in Wasserwerken sich bewegenden Gottern und Thieren, sieht man nichts mehr ; aber Leute jedes Alters, mit dem Ausdruck einer stillen Zufriedenheit, finden sich hier unter den Baumen, welches in Paris, dessen Rauchsaulen und Thurmspitzen man erblickt, nicht moglich ist, wo [p. 549] die Menschen vom Ehr und Geldgeitze, von Sorgen und Neugierde umher getrieben warden, und auch der, so in der Kutsche sizt, durch die Gegenstande der Pracht und Kunst, durch den Larmen der Fuhrwerke und Fussgänger aus dem Gleichgewichte gebracht wird. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_15038_actor">La Roche, Sophie (von) </persname>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <p>Sophie von La Roche, Journal einer Reise durch Frankreich von der Verfasserin von Rosaliens Briefen, Altenburg, Richter, 1787, p. 546-549.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9446269f/f552.image
<lb/></p>
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              <p>Une traduction en français a été publiée sous le titre :
<lb/>Sophie von La Roche, Journal d’un voyage à travers la France, 1785, traduit par Michel Lung, Thomas Dunskus et Anne Lung-Faivre, Saint-Quentin-de-Baron, Editions de l’Entre-Deux-Mers, 2012, p. 375-376.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Arthur Young de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1787/1787" encodinganalog="3.1.3">22 octobre 1787</unitdate>
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                <persname id="atom_13754_actor">Young, Arthur</persname>
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                <p>Agronome anglais.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 222] Je me rends à Saint-Germain, dont la terrasse est fort belle. M. Broussonnet me rencontra ici, et nous dinâmes avec M. Breton chez le maréchal de Noailles, qui a une bonne collection de plantes curieuses. Il y a ici la plus belle Sophora [p. 223] Japonica que j’ai vue. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13754_actor">Young, Arthur </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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              <p>Arthur Young, Voyages en France pendant les années 1787-88-89 et 90, entrepris plus particulièrement pour s’assurer de l’état de l’agriculture, des richesses, des ressources et de la prospérité de cette nation, seconde édition, Paris, Buisson, 1794, t. I, p. 222-223.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102002g/f241.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Johann Jacob Volkmann des châteaux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1787/1787" encodinganalog="3.1.3">1787</unitdate>
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                <persname id="atom_13770_actor">Volkmann, Johann Jacob</persname>
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                <p>Ecrivain allemand.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 485] St. Germain-en-Laye liegt auf einer Anhöhe an der Seine, ohngefähr eine Stunde von Marly. Es ist ein altes bekanntes königliches Lustschloß, welches von dem Walde, ehemals Ledia oder Laya genannt, den Beynamen behalten hat. Die kleine darzu gehörige Stadt ist artig, und gut gepflastert. Die lage des Schlosses ist vortreflich, und die just wegen ihrer Reinigkeit sehr gesund. Ludwig XIV hätte bey diesen Vortheilen hier mit halben Kosten etwas weit vortreslicheres ausführen können, wenn ihn sein Eigensinn nicht bewogen hätte, den [p. 486] platten sumpfigen Boden von Versailles vorzuziehen. Dazu kam, daß man von hier den Thurm von St. Denys sieht, und der große Ludwig wollte den Ort der königl. Begräbnisse nicht immer vor Augen haben, der ihn an seine Sterblichkeit erinnern mußte.<lb/>Man trifft hier zwey Schlösser an, das alte und das neue. Das alte ward schon von Ludwig VI als eine Fortresse angelegt, in den folgenden Zeiten aber von den Englandern zerstört. Franz I stellte es wieder her, und Ludwig XIV vergrößerte es mit fünf großen Pavillons. Das neue Schloß liegt etliche hundert Schritte davon, und ward von Heinrich IV aufgeführt. König Jacob II von England wohnte nach seiner Verjagung viele Jahre auf dem alten Schlosse, und beschloß hier auch 1718 sein leben. Von dem neuen sieht man nicht viel mehr, weil der Graf von Artois, dem es gehört, es abtragen, und ein schönes Gebäude aufführen laßt. Die Kapelle des alten Schlosses ist wegen ihrer guten Gemälde merkwürdig. Das heil Abendmahl auf dem Hauptaltare rührt von Poussin her, und in der Sakristey sieht man zwey vom Kardinal hieher geschenkte Stücke, nemlich eine betrübte Maria, von Hannibal Caracci, und Maria, welche dem Kinde die Brust reicht, von Corregio. Neben der Maria bläst ein Kind Kohlen an, darauf ein Suppentopf steht.<lb/>Der Garten ist ein Bild der Vergänglichkeit ; die Terrassen, welche nach der Seine hinab gehen, sind gewölbt, fallen aber nach und nach ein. Bey dem alten Schlosse ist ein großes Rasenstück, welches noch von der Henriette d Angleterre, Gemalinn des Bruders von Ludwig XIV herrührt, und der erste Boulingrin ist, welcher als Nachahmung des Englischen Geschmacks in Frankreich angelegt worden. [p. 487] Was aber allein eine Reise nach St. Germain verdient, ist die berühmte Terrasse, vielleicht die größte, und wegen der herrlichen ausgebreiteten Aussicht eine der schönsten in der Welt. Sie ist 1200 Klaftern lang und 15 breit. Auf der einen Seite läuft der Wald von St. Germain hin, welcher 5700 Acker enthält, und dem Könige häusig zur Jagd dient, und auf der andern verfolgt man durch eine unabsehliche Ebene den Laus der Seine, und übersteht eine Menge Schlösser, Landhäuser, Dörfer und Städte in der sruchtbarsten Gegend. Was für Vortheile bot hier die Natur dar, wenn unvernünftige Schmeichler Ludwig XlV nicht beredet hätten, er könne sie zwingen, und die wilde Gegend von Versailles in einen Feen Aufenthalt verwandeln ! »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13770_actor">Volkmann, Johann Jacob </persname>
              <persname role="subject">Charles Philippe de France, comte d'Artois</persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <p>Johann Jacob Volkmann, Neueste Reisen durch Frankreich, vorzüglich in Absicht auf die Naturgeschichte, Oekonomie, Manufakturen und Werke der Kunst, Leipzig, Fritsch, 1787, t. I, p. 485-487</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Charles-Louis Cadet de Gassicourt de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1788/1788" encodinganalog="3.1.3">28 août 1788</unitdate>
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                <persname id="atom_14341_actor">Cadet de Gassicourt, Charles-Louis</persname>
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              <note>
                <p>Avocat, puis pharmacien. Docteur en sciences (1812). Secrétaire du Conseil de salubrité et de la section pharmacie de l'Académie de médecine.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Notre intention n’étoit pas de nous arrêter à Saint-Germain ; mais en voyage, mon amie, fait-on ce qu’on voudroit faire ? Mon cheval étoit déferré, il falloit bien réparer sa chaussure. Je n’en fus point fâché, j’aime beaucoup Saint-Germain. Sa vue, sa forêt, sa terrasse, le parc de Noailles, excitent toujours mon admiration, et me rappellent avec plaisir le mot de Bassompière. Marie de Médicis chérissoit ce séjour. « Quand j’y suis, disoit-elle un jour, j’ai un pied à Saint-Germain et l’autre à Paris. – En ce cas, Madame, ajoute le galant maréchal, il me seroit doux d’être à Nanterre ». »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14341_actor">Cadet de Gassicourt, Charles-Louis </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <p>Charles-Louis Cadet de Gassicourt, Mon voyage, ou Lettres sur la ci-devant province de Normandie, suivies de quelques pièces fugitives, Paris, Desenne, 1798, t. I, p. 14</p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires par un Anglais sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">47</unitid>
              <unitdate normal="1791/1791" encodinganalog="3.1.3">1791</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 113] The castle of St. Germain en Laye is curious in the eye of an Englishman, because it was the residence of James the Seconde, and his Court, after his abdication. The situation is very fine, and puts you in mind of Windsor ; the Mall and the Bowling-green, which you find here, were both, I imagine, designed to amuse the last unhappy royal visitor ; the great terrace is considerably more than a mile long, and about eighty of ninety feet wide : you have a distant view of Paris on the side of the river from the castle which the King gave to the Comte d’Artois, who had sold it.<lb/>[p. 114] Is it a pleasant excursion to this place by the post ; you must set out early in the morning, and return late, to have the whole day at your disposabl, which is not too much for the object in view. As the Thuilleries are at this moment shut ut, even to the passage of the Deputiers, when you return to town, the coolest place to drive to in an evening, is the Palais Roial, where you are sure to find a seat. »</p>
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              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Lettres from Paris during the summer of 1791, Londres, J. Debrett, 1792, p. 113-114</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par François Marlin de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">48</unitid>
              <unitdate normal="1792/1792" encodinganalog="3.1.3">avril 1792</unitdate>
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                <persname id="atom_14111_actor">Marlin, François</persname>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 162] Nous arrivons avant sept heures du matin sur cette terrasse si vantée des Parisiens, et qui, par hasard, se trouve belle en effet. Elle court, à peu près du midi au nord, dans une étendue de plus de deux milles ; on y foule, en cette saison, une tendre pelouse : on y jouit de l’ombre la plus fraîche, du vert le plus doux, et d’un feuillage presque transparent dans son clair tissu. La rivière, sur un lit tortueux, coule entre des prairies, et va découper inégalement le pied des coteaux et la vaste campagne. La vue est grande ; elle touche, elle intéresse ; mais les voyageurs de notre capitale, et les descripteurs de ses environs, ont tort de dire que l’imagination ne peut rien enfanter au-delà. Cette hyperbole, sans diminuer mon plaisir, m’oblige de m’en rendre compte. Je me tourne vers Paris, et je ne l’aperçois [p. 163] pas. Le Mont-Valérien me couvre l’immense cité ; mais si, de la butte du Calvaire, je m’approche de Lucienne, et que, passant sur Marly, je ceintre de l’œil les coteaux qui me ramènent à Saint-Germain, ces paysages boisés, remplis de fabriques, m’occupent agréablement. Je plonge ensuite sur la plaine, les variétés en sont disparues. Les collines nous montrent, à leurs bases et sur leurs croupes, un assez grand nombre de villages et de châteaux, mais les sommets sont peu festonnés : ces hauteurs sont nues et grises ; elles paraissent incultes dans l’éloignement. Est-ce là de ces tableaux qui laissent une impression durable ? Est-ce à ces vues sans accidens, sans ruptures, sans inégalités, que l’âme s’attache ? Votre esprit cherche-t-il à s’égarer dans des vallées profondes ? Voyez-vous le pic d’un mont élevé, surmonté par un autre pic que d’autres surmontent encore ? Entend-on de loin une cascade solitaire ? L’épaisseur d’une sombre forêt qui descend de la pointe d’un morne dans les vallons, vous indique-t-elle avec frayeur le séjour silencieux des bêtes fauves et des oiseaux de proie ? Sentiez-vous quelque part la joie épanouissante de rencontrer ou d’apercevoir, au milieu d’un désert, une cabane habitée ? Entendez-vous avec palpitations le cliqueti d’un moulin répété par les échos ? Non, vos transports [p. 164] sont tranquilles ; vous pouvez marquer de l’œil, parmi des habitations nombreuses, votre hospice pour la nuit qui s‘approche. Votre plaisir est sans trouble ; il est donc faible, et va vous quitter en rentrant dans votre cabinet. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_14111_actor">Marlin, François </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>François Marlin, Voyages d’un Français depuis 1775 jusqu’à 1807, Paris, Guillaume, 1817, t. IV, p. 162-164.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k351064/f169.image
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Joseph Lavallée de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">49</unitid>
              <unitdate normal="1792/1792" encodinganalog="3.1.3">1792</unitdate>
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                <persname id="atom_14146_actor">Lavallée, Joseph</persname>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 13] C’est, comme vous le savez, Monsieur, pour ce Versailles que Louis XIV abandonna Saint-Germain-en-Laye, dont la situation est enchanteresse, et dont la beauté de la vue ne se peut comparer qu’à celle dont on jouit au Mont-Casal, dont nous vous parlerons dans le département du Nord. Mais ce que vous ne saviez pas, c’est qu’une puérile foiblesse entra pour beaucoup dans la détermination de ce Roi. On apperçoit de Saint-Germain le clocher de Saint-Denis. Et le conquérant n’envisageoit qu’en tremblant l’écueil de ses fausses grandeurs. C’est ainsi que Catherine de Médicis abandonna, ou pour mieux dire, suspendit la construction du Louvre, parce qu’un devin lui avoit prédit qu’elle mourroit près de Saint-Germain, et que le Louvre est sur la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois. Et voilà les maîtres du monde !<lb/>Ce séjour de la cour à Saint-Germain rappelle une bouffonnerie de Bassompierre : Marie de Médicis aimoit Saint-Germain, elle disoit au maréchal, « je me plais ici. Quand j’y suis, j’ai un pied à Saint-Germain, [p. 14] l’autre à Paris ». En ce cas, Madame, lui répondit-il, je voudrois être toujours à Nanterre.<lb/>Il y avoit jadis de l'aristocratie jusques dans les recueils de bons mon. Il falloit qu'ils fussent émanés ou d'un être noble, ou d'un prince ou d'un flatteur, pour que les compilateurs de pointes les jugeassent dignes d'être transmis à la postérité. Quoiqu’il n'y ait point encore de décret contre cet abus, vous ne trouverez pas mauvais que nous y dérogions en faveur d'un bon laboureur, dont deux réponses, que nous allons vous transcrire ici, valent bien cinq ou six tomes de calembourgs de quelques ci-devant marquis. La scène est encore à Saint-Germain. Un laboureur porte à un receveur des impositions sa quote-part de ce qu’il doit à la patrie. « Comment, lui dit le publicain, vous ! que jadis il falloit toujours attendre, vous venez de vous-même, et vous payez avec joie ? C’est, répond le laboureur, que je donne aujourd'hui ce que vous preniez autrefois.<lb/>Le même laboureur tenoit tête à un ex-parlementaire. La morgue magistrale n'avoit pas abandonné cet homme. « Tu ne me parlois pas si haut quand je portois les cheveux longs. – Ce n’étoit pas la longueur de vos cheveux qui m'en imposoit, mais celle de votre robe, qui envahissoit tout. Et quand vous me parliez alors, vous aviez derrière vous le bourreau qui m’écoutoit ».<lb/>[p. 15] Le premier château de Saint-Germain fut bâti par Louis VI, dit le Gros. Ruiné depuis par les Angalis, rebâti par Charles V, livré encore au comte de Varwick par un honnête religieux de Sainte-Geneviève, prieur de Nanterre, et nommé Carbonnet, peur la somme de trois cents salus d'or, réparé par François Ier, enfin augmenté par Louis XIV, il est tel aujourd’hui que la planche ci-jointe vous le représente. C’est un pentagone irrégulier.<lb/>Henri IV en avoit fait bâtir un autre, que l’on appeloit le château neuf, dont il n'existe plus qu'une partie.<lb/>C’est-là que Jacques II, roi d’Angleterre, a terminé ses jours et ses malheurs. Exemple de ta foiblesse des Rois, il perdit pour jamais sa couronne à la bataille de la Boine, en juillet 1690. Cent ans après, à pareil jour, Louis XVI recevoit la sienne des mains du Peuple Français.<lb/>Là, froids au souvenir des malheurs mérités d'un roi débilement dévot, nous avons mouillé de nos larmes l’autel de l’amitié, cette passion des cœurs honnêtes. Cet autel est le sarcophage où reposent les cendres de J.-B. Léon du Breuil, et de Jean-Joseph Pechmeja. Tous deux du même âge, la nature avoit placé leur berceau dans la même ville. L’amitié les a couchés dans la même tombe. Ils vécurent ensemble. Ils moururent ensemble. Ils reposent ensemble. Du<lb/>Breuil mourut, Pechmeja le suivit. Mort le second, Pechmeja est le premier ! De semblables tombeaux, malheureusement trop rares, consolent d'être homme. [p. 16] L’histoire les oublie pour citer les mausolées des conquérans ! mais les cœurs sensibles sont le livre de vie où s’inscrivent les noms des héros de l'amitié. Une loi défendoit aux Scythes d'avoir plus de deux amis. Inutile loi ! qui peut en avoir deux n’en mérite pas un. Mais l’amitié ! quel homme a chanté ceux qui la connurent. Tel qui lit tes odes de Pindare, sait-il seulement qu'il mourut la tête sur les genoux de son ami.<lb/>A travers la superbe forée de Saint-Germain, où se trouvoit le monastère des Loges, on arrive à Poissy. Le dissipateur Brunoi, fils de Paris Mont-Martel, a, dans ses revers, habité quelque tems les Loges. Il dépensa sa fortune en processions. Ses beaux-frères s’enrichirent de ses débris dont ils le dépouillèrent. J’ai vu beaucoup de gens qui se ruinoient avec des filles, le traiter d'extravagant, parce qu’il se ruinoit avec des encensoirs. Une lettre-de-cachet l’enleva à l’amour du Saint-Sacrement. Ces spoliateurs restèrent libres. Ils avoient les vices de leurs protecteurs. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14146_actor">Lavallée, Joseph </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Joseph Lavallée, Voyage dans les départemens de la France, Paris, Brion, Buisson et Desenne, 1792, t. V, p. 13-16.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k101998c/f548.image
<lb/>
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Harry Peckham du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">50</unitid>
              <unitdate normal="1793/1793" encodinganalog="3.1.3">1793</unitdate>
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                <persname id="atom_13929_actor">Peckham, Harry</persname>
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              <note>
                <p>Gentilhomme anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 217] It is not above two miles from thence to the palace of St. Germains, which is situated on a moutain twelve miles distant from Paris. Had Louis XIV, expended half the treasure in erecting a palace there, which he did at Versailles, it must have been superior to any thing in Europe : there is a lofty moutain at S. Germains, washed by the river Seine, looking over a delightful country to Paris : Mount Calvary, St. Denis, and a vast reach of the river are comprehended in one view ; a forest of six thousand acres ajoins to the palace, and a grand terrace of three thousand paces, which overlooks the [p. 218] whole county. This is the situation of St. Germains, which Louis XIV had not sense enough to admire, but preferred Versailles which was so boggy that he was obliged to make a hill to build on, which has no prospect ot two miles extent, and which has all the inconveniences of a low and damp situation ; at the same time that the water is obliged to be brought from six miles distance.<lb/>Having seen the prospect, you have seen every thing at St. Germains, except a picture, by Poussin, and. St. Louis giving alms, by Le Brun, which are in the chapel. In the sacristy are two most admirables piece, the one of the Virgin Mary feeding the infant Jesus ; St. John lying on his gands and knees blowing with his mouth the fire of the chasing dish, on wich stands the pap pan ; this is by Michael Angelo ; the other is by Caracci, of the Virgin holding a dead Christ in her armes, with her head bending over his face in a most moving and expressive attitude.<lb/>The palace is an olde brick quadrangle, very narrow, flanked with four large towers, and [p. 219] surrounded with a dry ditch ; it was built by Francis I. and is now inhabited by different families, chiefly Englich, descended from those who by more than human weakness abandoned their fortunes and their country with their ideot king, who had neither policy to keep, nor courage to defend that crown which by inheritance descended to him. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_13929_actor">Peckham, Harry </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Harry Peckham, A tour through Holland, Dutch Brabant and the Austrian Netherlands and part of France, in which is included a description of Paris and its environ, Londres, G. Kearsley, 1793, p. 217-219</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par John Gustavus Lemaistre de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">51</unitid>
              <unitdate normal="1801/1802" encodinganalog="3.1.3">1801-1802</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
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                <persname id="atom_14132_actor">Lemaistre, John Gustavus</persname>
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            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« In returning to Paris, we took the road of St. Germain. The old castle still remains ; but its outward appearance was so gloomy, that we felt no inclination to visit the interiour. If the french monarch intended to pay a compliment to the pretender, in giving him a palace as nearly as possible resembling St. Jame’s, his choice was admirable. The view from the terrace is pretty, but by no means either as extensive, nor as rich, as I expected from its celebrity.  »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_14132_actor">Lemaistre, John Gustavus </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>John Gustavus Lemaistre, A Rough Sketch of Modern Paris, or Letters on Society, Manners, Public Curiosities, and Amusements, in that Capital, written during the last two months of 1801 and the first five of 1802, Londres, J. Johnson, 1803, p. 203</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Thomas Thornton de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">52</unitid>
              <unitdate normal="1802/1802" encodinganalog="3.1.3">1802</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_13824_actor">Thornton, Thomas</persname>
              </origination>
            </did>
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              <note>
                <p>Colonel anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 57] We next arrived at a bridge which is peculiarly interesting from the situation in which it is placed. To the right appears an extensive succession of forest-scenery, diversified with chateaus, all built of stone, which, at a distance, assume the appearance of rocks, while the Seine beautifully meanders through an adjacent valley. To the left appears an expanded plain, with the river, which continually catches the eye, reflecting the beams of an unclouded sun, whilst a great number of towns, some of them of considerable magnitude, appear in front. The most prominent feature, however, is the forest of St. Germain, famous for the amusements of the chase which it afforded the kings of France, while that country could boast of kings. This celebrated forest is cut into rides, or green allées, three miles in length. The ground is too flat to give an air of grandeur to the scenery; but, speaking as a sportsman, that circumstance contributes to its real excellence, as the flatter the [p. 58] country the better for the chase. The First Consul has lately taken this forest under his special protection, and, as the game, which was almost extirpated during the revolution, is now replenishing, it will probably soon resume its ancient celebrity.<lb/>We arrived at St. Germain about five o’clock, and found the town, which is four leagues from Paris, superior to any we had hitherto seen in France, being entirely built of white stone. We dined at a beautiful inn called the Grand Cerf, and were glad to retire early to rest. This place is particularly worthy the notice of strangers, as having been the birth-place of Louis XIV and the residence of James II after his abdication of the throne of England.<lb/>The morning proving fine, we took an early breakfast, that we might have leisure to visit those places worthy of inspection. The palace is a grand pile of building, but, being converted into barracks, it is now considerably out of repair, although there are still many vestiges of its pristine magnificence. Most of the windows are broken, and the words Liberty and Equality are written every where on the walls, on those very walls which once formed the habitation of despotic power. How the Goddess of Liberty likes her present residence in France, I have not leisure to examine. England, you know, she has long made the place of her favourite sejour, but if our Gallic neighbours have not decoyed her away, they have, at least, set up her representative.<lb/>I must not omit mentioning the terrace, which commands a most sublime prospect; nor could I avoid recalling to my recollection the late unfortunate inhabitants of the sumptuous palace. The contemplation was unpleasant, and my spirits became still more depressed by a short conversation which took place between myself and our grey-headed conductor. He gave us to understand, that the remembrance of their decapitated master still reigned in the hearts of the inhabitants. He also [p. 59] complained much of the existing government, in consequence of which (though naturally averse to argue any point with persons of his description) I requested to know his reasons for thinking as he did? He replied, that bread was so dear. “But, my worthy citizen”, said I, “can the First Consul command the seasons?” “Monsieur”, said the old man, while the tears trickled down his cheeks, “Vous avez raison, je vois que j’ai eu tort”. I gave him a trifling present, and we parted, probably never to meet again.<lb/>I must observe, that the chief consul has hunted four or five times at St. Germain. But, as the stags are yet very scarce, he comes privately, and amuses himself, attended only by four of five general officers. He always rides very hard, and is particularly fond of horses.  »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13824_actor">Thornton, Thomas </persname>
              <subject>Chasse</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thomas Thornton, A sporting tour through various parts of France in the year 1802, Londres, Longman, 1806, t. I, p. 57-59</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Johann Friedrich Reichardt de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Compositeur, critique musical et écrivain allemand.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 258] Bei dem traurigen Malmaison, einem unansehnlichen, alten, schlecht gebauten Landhause in ebenem, off’nem Felde an der Landstraße, rundum mit breiten Graben und einer hohen Mauer umgeben, fuhren wir vorbei, und verschoben seine Besichtigung auf den Rückweg, um die, Parade des schönen dritten Husarenregiments, welches in St. Germain in Garnison liegt, nicht zu versäumen. […]<lb/>[p. 261] Nach der Parade machten wir noch in Gesellschaft des Obersten und seiner aus Paris angelangten Mittagsgesellschaft, in welcher sich auch Damen aus seiner Familie befanden, einen schönen, langen Spaziergang längs der herrlichen, wohl eine Viertelstunde langen Schloßterrasse, [p. 262] die Seine entlang. Von da übersahen wir wohl an vierzig bis funfzig Lieues des angebautesten Landes. Für einen angenehmen oder gar schönen Anblick ist die Gegend selbst zu sehr angebauet, um so mehr, da die weiße Kreidefarbe aller Dörfer und Städte sehr einförmig und beleidigend fürs Auge ist, und es der Gegend im Ganzen, und besonders in der Ferne, auch an Holz und Wiesen fehlt. St. Germain selbst hat in seiner Nähe einen Wald, der über fünf tausend Arpens Land einnimmt, und der mit seinem sandigen Boden für jede Jahrszeit zur Iagd sehr schicklich und bequem ist ; auch wird er jetzt von dem umliegenden und in der Nähe wohnenden Militär sehr dazu benutzt. Der Kriegsminister Berthier selbst jagt sehr oft darin, und wenn Bonaparte einmal einige Stunden der Jagdlust widmet, so geschieht es meistens auch in dem Walde von St. Germain.<lb/>Zurück nahmen wir den Weg durch angenehmes Gehölz von sehr verschiedenen Baumund Straucharten, das hinterwärts die Terrasse begränzt und im Schatten bis an das Schloß zurückführt. Es ist eine höchst angenehme Promenade [p. 263] für die Einwohner der Stadt, die sie gegen Abend auch fleißig zu besuchen pflegen.<lb/>Die an dem Hügel längs der Seine gelegene Stadt ist für eine Landstadt recht artig und ansehnlich gebaut, und scheint sehr bevölkert zu seyn. Einwohner und Gebäude hatten ein stattliches, zum Theil recht zierliches Aeußere ; man sieht es den Leuten, und besonders den Kindern, gar sehr an, daß der alte Ruf von vorzüglich guter und reiner Luft, dessen die Stadt schon lange genießt, gar wohl gegründet ist.<lb/>Das Schloß hat von aussen ein recht würdiges, gothisches Ansehen ; inwendig, und schon im innern Hofe ist es aber ein ganz widersinnig schiefes Gebäude. Doch ist es von Franz dem Ersten an bis auf Ludwig dem Vierzehnten sehr oft die Residenz der Könige von Frankreich gewesen. Als Veste ward es schon von Ludwig dem Sechsten erbauet : dann aber von den Engländern zerstört, und unter der Regierung Carls des Fünften wieder erbauet, und von Franz dem Ersten zu einer königlichen Wohnung im damaligen Sinne erweitert. Ludwig der Vierzehnte fügte noch fünf starke Pavillons [p. 264] hinzu, die das Schloß umgeben. In diesem Schlosse lebte der vertriebene Iacob der Zweite von England von Ludwig des Vierzehnten Wohlthaten, und starb hier auch. Dergleichen wird von den jetzigen Franzosen andern benachbarten Mächten oft übel genommen.<lb/>In der Nähe dieses alten Schlosses hatte sich Heinrich der Vierte auch ein neues Schloß erbauen lassen, auf dessen Trümmern der Graf von Artois wieder ein neueres errichten ließ. Eine artige Anekdote sagt, daß unter den Büsten, mit welchen das Schloß Heinrich des Vierten verziert war, eine dem Präsidenten Fauchet, dem Verfasser der Antiquités françoises et gauloises, sehr ähnlich sah. Als dieser einst bei Heinrich dem Vierten um den langerwarteten Lohn für seine literarischen Arbeiten nachsuchte, sagte der König zu<lb/>ihm, auf jene Büste zeigend : seht da Euer Bildniß, das ich zum ewigen Andenken hier habe hinsetzen lassen. Fauchet, sehr wenig zufrieden mit einer solchen Belohnung machte darauf folgende artige Verse :<lb/>J’ai trouvé dedans Saint-Germain<lb/>De mes longs travaux le salaire ;<lb/>[p. 265] Le Roi de pierre m’a fait faire,<lb/>Tant il est courtois et humain.<lb/>S’il pouvoit aussi bien de faim<lb/>Me garantir que mon image ;<lb/>Ah ! que j’aurois fait bon voyage !<lb/>Je retournerois dès demain.<lb/>Viens Tacité, Saluste et toi,<lb/>Qui a tant honoré Padoue,<lb/>Venez ici faire la moue<lb/>En quelque coin ainsi que moi.<lb/>Der gute Heinrich nahm ihm das gar nicht übel ; als er die Verse gelesen hatte, ernannte er ihn vielmehr mit einem ansehnlichen Gehalte zum Historiographen von Frankreich.<lb/>Heinrich mußte doch schon zu seiner Zeit das alte Schloß für eine königliche Residenz zu wüst und gering gehalten haben. Was man nun gar in der neuesten Zeit in dem weiten Raum für Löcher zu Stuben und Kammern hingeflickt hat, um die unbeweibten Offiziere der Garnison zu logiren, das ist ganz unbeschreiblich ; ich glaubte in eine Holz-oder Waschkammer zu kommen, als ich das erste Zimmer eines Lieutenants betrat ; daneben hatte er denn wieder ein übrig gebliebnes Stück von einem hohen Saal, den man in kleine, unregelmäßige [p. 266] Stuben und Kammern verwandelt hatte. Andre Zimmer waren freilich besser, und die meisten hatten, zur Schadloshaltung fürs Innere, die langen Thürflügelfenster, aus welchen viele auf einen eisernen Balcon hinaustreten und die freie Aussicht auf die reiche Gegend genießen konnten.<lb/>Die Lage des alten Schlosses ist ganz unbeschreiblich schön. Die breite, erhobne Terrasse trennt es nur vom schönen Fluß, dessen geschlängelten Lauf das Auge weit in die Ferne hin verfolgt, und über welchen hinweg man das unübersehbare, reiche Land vor sich hat. An der andern Seite hat man den lieblichen Wald, an der andern das fruchtbare Land, hinter sich die sehr artige Stadt, durch einen schön bepflanzten, schattigen, geräumigen Platz von dem Schlosse abgesondert.<lb/>Wie Ludwig der Vierzehnte, der schon Willens war auf der schönen, hohen Terrasse ein neues Schloß zur beständigen Residenz der Könige von Frankreich zu erbauen, diese köstliche Lage dennoch hat mit dem öden, flachen, wasserlosen Versailles vertauschen können, ist unbegreiflich. Man sagt, er Hab’ es gethan, [p. 267] weil es ihm fatal war, und er es auch von schlimmer Bedeutung gehalten habe, vom Schlosse herab den Thurm der Abtey von St. Denis, den Begräbnißort der Könige von Frankreich, stets vor Augen zu haben. Dies kann in Zukunft ein Grund für die neuen Könige oder Kaiser von Frankreich werden, ihre Residenz dahin zu bauen ; ihnen bietet die alte Abtey jetzt nur eine schöne Ruine dar. Ihr Vorgänger und Wegebereiter ließ die Leichen der Könige vieler Jahrhunderte, in Asche verwandelt, den Lüften hingeben.<lb/>Catharina von Medicis mochte dieses Schloß auch nicht bewohnen, weil Wahrsager ihr prophezeiht hatten, sie würde nahe bei St. Germain sterben. So floh sie auch das Louvre, in welchem sie sich schon eine Wohnung bereiten ließ, als sie gedachte, daß es im Sprengel der Kirche S. Germain l'Auxerrois belegen sey. .<lb/>Maria von Medicis gesiel sich desto mehr in St. Germain. Um ihr Gefallen an dieser angenehmen, Paris so nahen Wohnung, einst dem Marschall von Basfompierre auszudrucken, fagte sie zu ihm : wenu ich dort [p. 268] bin, hab’ ich einen Fuß in St. Germain und den andern in Paris, worauf der galante Marschall, eingedenk, daß das Dorf Nanterre in der Mitte jener beiden Städte lag, in dem damaligen galanten Hoftone erwiederte : in dem Falle möcht’ ich zu Nanterre seyn.<lb/>Hätte Ludwig der Vierzehnte den funfzigsten Theil des ungeheuren Geldes, welches ihm Verfailles und die große Wasserleitung gekostet, um den Ort mit dem nothwendigsten Wasser zum Gebrauch zu versehen, und die todte Oede mit künstlichem Wasser zu beleben, zu einem Prachtgebäude auf der Terrasse von St. Germain verwandt, so müßte es die erste und schönste Wohnung eines Königs geworden seyn. Bei ihm gieng aber alles von dem Begriffe des unbeschränkten eignen Willens aus, und lief immer auf die Prätension hinaus, überall das Unmögliche möglich zu machen. Iede, auch nur Scheinbefriedigung dieser [p. 269] übermenschlichen Aufoderung beglückte ihn mehr, als der schönste Genuß der Natur und alles dessen, was den bessern Menschen und den wohlwollenden Regenten beseligen kann. Einen hohen Sinn setzt jenes freilich voraus, und den sindet man auch fast in allem, was seinen Namen tragt. Ja selbst das hohe point d’honneur, welches in seinem Jahrhunderte der ganzen französischen Nation so zur Natur geworden, wie es vor ihm wohl nur Krieger und Ritter besitzen mochten, ist wohl noch als ein lebendiger Nachklang aus Ludwigs langem Leben zu beachten. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13893_actor">Reichardt, Johann Friedrich </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Johann Friedrich Reichardt, Johann Friedrich Reichardt's vertraute Briefe aus Paris geschrieben in dem Jahrer 1802 und 1803, Hambourg, Hoffmann, 1805, t. III, p. 258-269.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 365] We proceeded from Marli to St. Germains, along the banks of the Seine, winding at the foot of the hills, which we ascended on approaching the town. It is situated on a lofty eminence, and, with its palace, which, when seen at a great distance, presents a grand and striking object ; but, on a nearer view, we found it a desolate and ruined pile. It once contained numerous apartments superbly furnished for the court of a voluptuous monarch, and was assigned by Louis XIV to James the Second when he had abdicated the English crown, and sought an asylum in a foreign country. Here this infatuated prince maintained [p. 366] the shadowy appearance of royalty, and after some fruitless attempts to recover his lost empire, closed his lamentable life.<lb/>The palace stands on a noble terrace, and its domain is connected with the extensive forest of St. Germain. The view from hence is the boast of France, and extends over a tract of country far as the eye can reach, finely varied, and watered by tle Seine in its circuitous course to Paris ; which crowns the whole. But I prefer the woody hills and more confined views from<lb/>St. Cloud.<lb/>At an hotel near the palace we partook of a cold déjeuné ; and then, entering the forest, proceeded near two miles through one of its boldest avenues to a ci-devant convent, now appropriated to a more useful college for the education of youth. Here we alighted about one o'clock, and passed the rest of the day with our interesting party. While dinner was preparing the master attended us through the different parts of the college ; [p. 367] the courts and gardens contribute to the health and exercise of the youth, the cloisters to their winter recreations, and the halls make excellent school-rooms : the cells of the monks are now neatly papered and fitted up for the elder students ; each of whom has a separate dormitory ; the younger sleep in a large airy apartment with one of the masters ; and the whole appears to be under a well regulated arrangement. We found the boys disposed in due order in the principal school, where two of the first class delivered orations in favour of the Abbé Sicard and his benevolent institution. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14213_actor">Forbes, James </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>James Forbes, Letters from France, written in the years 1803 and 1804, Londres, J. White, 1806, t. I, p. 365-367.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102083m/f373.image
<lb/></p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Johann Georg August Galletti de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1808/1808" encodinganalog="3.1.3">1808</unitdate>
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                <persname id="atom_13005_actor">Galletti, Johann Georg August</persname>
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                <p>Historien, pédagogue allemand.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Von Marly aus, gegen Norden, erhebt sich die Anhöhe, auf welcher sich die artige Stadt Saint-Germain en Laye ausbreitet. Hier stand einst ein von dem Könige Robert gestiftetes Kloster. Das Schöne Schloss, das Ludwig XIV einige Zeit bewohnte, ward ein Zufluchtsort des letzten stuartischen Königs, Jacobs II. An den Park schliesst sich ein ansehnliches Holz, mit allerley Wild an, das zu mancher Jagdparthie des Kaisers die Gelegenheit giebt. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13005_actor">Galletti, Johann Georg August </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Johann Georg August Galletti, Reise nach Paris im Sommer 1808, Gotha, Ettinger, 1809, p. 195.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k352668/f200.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Gerard Anton von Halem de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">1811</unitdate>
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                <persname id="atom_14187_actor">Halem, Gerard Anton (von)</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 140] Am bezauberndsten sind dich die Höhen von St. Germain, die ich an einem andern Tage besuchte. Recht frey habe ich dort in der reinsten Luft geathmet, und geschwelgt in der schönen [p. 141] Natur. Von der Platteform des Schlossplatzes herab übersieht man mit weitem Blick die Landschaft, die Seine, welche sich, wie die Weser bey Rinteln, mannigfaltig schlängelt, die Brücke über die Seine, etwas ferner die Arcaden der Wasserleitung von Marly, die Thürme St. Denis, die Höhen des Calvaire und Montmartre. Man kann sich nicht davon trennen. Statt sich in Versailles zu vertiefen, hätte Ludwig XIV, hier geboren, auch hier sein Schloss verschönernd ausbauen sollen. Er that es nicht, sagt man, weil er nicht immer seinen Blick auf St. Denis, sein sicheres Grabmal, richten mochte. Das alte, aber geräumige Schloss zu St. Germain nahm die entthronten Stuarts auf, und Jakob II fand hier seinen Tod. Das Schloss dient jezt sur Schule für zweyhundert junge Cavalleristen, die wir auch in militärischem Zuge fröhlich vor unserm Speisequartier vorbey reiten sahen, und von vielen Jünglingen freundliche Grüsse [p. 142] erhielten. Das Alter der Aufzunehmenden ist wenigstens sechzehn, höchstens achtzehen Jahre. Es wird zur Aufnahme, ausser gesunder Leibes-Beschaffenheit, einige mathematische Vorkenntniss, und Fertigkeit, die Sprache richtig zu reden und zu schreiben, erfordert. Die jährliche Pension ist 2400 Franken, und nach drey oder vier Jahren Studien haben sie die Aussicht, als Sous-Lieutenants in die Regimenter einzutreten. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14187_actor">Halem, Gerard Anton (von) </persname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Gerard Anton von Halem, Erinnerungs-Blätter von einer Reise nach Paris im Sommer 1811, Hambourg, Menck, 1813, p. 140-142</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires de Joseph August Schultes sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1811/1811" encodinganalog="3.1.3">1811</unitdate>
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                <persname id="atom_13854_actor">Schultes, Joseph August</persname>
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                <p>Botaniste et médecin autrichien.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Die besondere Militär-Cavallerie-Schule zu St. Germain en Laye, die der Kaiser im Jahre 1809 am 4 März decretierte, und deren Organisationsplan er im Lager zu Schönbrunn am 17 Μay unterzeichnete. Ihre Bestimmung ist Bildung der Officiere zum Cavallerie-Dienste. Die Bedingungen sind dieselben, wie an der Militär-Schule von St. Cyr. Man bezahlt aber das Doppelte : nähmlich 2400 Franken jährlich. Die Eleven werden durchaus eben so, wie zu St. Cyr, und überdiess noch in der Behandlung des Pferdes im ganzen Umfange, Hippiatrik, Schmiedewesen, Sattelwesen etc. vollständig unterrichtet. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13854_actor">Schultes, Joseph August </persname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Joseph August Schultes, Briefe über Frankreich auf einer Fussreise im Jahre 1811 durch das südwestliche Baiern, durch die Schweiz, über Genf, Lyon, Montpellier, Cette, durch die Cevennen, über Clermont, Moulins, Nevers nach Paris, und über Nancy nach Strassburg, Leipzig, Fleischer, 1815, t. II, p. 386</p>
            </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par William Shepherd de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_13849_actor">Shepherd, William</persname>
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              <note>
                <p>Historien et homme politique anglais.</p>
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            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 167] At the extremity of the forest, we found the town of St. Germaine, where we took breakfast, and then repaired to the terrace of the palace, which commands a charming view of the adjacent country. On the left and in the centre of the prospect we saw St. Denis and Paris ; and on the right Malmaison, St. Cloud, and the district of Versailles. On the ever memorable 30th of March, this spot was crowded with people, who distinctly saw, with various and undescribable emotions, the battle which preceded the surrender of Paris. We found the palace, which is a gloomy and inelegant brick building, surrounded by stone walls and a deep ditch, over which, opposite [p. 168] the gate, was thrown a draw-bridge. The whole edifice had the air of a state prison ; and, on enquiry, we found, that it might well class with buildings of that description. It was Napoleon’s principal military school ; and his method of supplying it with pupils, affords an instance of that tyranny in detail, which was, no doubt, one of the primary causes of his ruin. Whenever he was apprised, by his agents that any individual of rank and wealth had a son who was strong, active, and spirited, and the youth had attained the age of sixteen or seventeen, the Emperor addressed a letter to the parent, congratulating him on the early promise of his child, and gracioulsy offering, if he destined him for the army, to admit him into his school at St. Gemaine ; and promising, on his good behaviour, to cause him to make his way rapidly in the service. This letter was well understood to be a command. The young man was accordingly severed from his domestic connections. He was shut up in the palace, where, for the space of three [p. 169] years, he was precluded from personal communication with his friends ; and employed, from five in the morning till ten at night, in studying, scientifically and practically, the military art. At the expiration of that time he was liberated from confinement, and sent, with a commission in his pocket, to join the regiment to which it was thought expedient to attach him. When we consider the waste of life which was occasioned by Bonaparte’s campaigns, we may easily conceive that the pupils of his military academies were regarded ad for ever lost to their relatives and friends. Four hundred youths were at this time immured in the palace, and were to be restored to their parents on the breaking up of the establisment, which we undestood was to take place in two days from the period of our visit. What a subject must this gaol-delivery afford to the pen of a sentimental traveller, should any such character witness the transaction ! Our guide, from whom we obtained this information, was a retired soldier who had an allowance [p. 170] as an invalid, of eight sous a day. He acknowledged that most of the military were friendly to Bonaparte, but still was of opinion, that the sentiments of the nation at large would preclude his re-establishment on the throne. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13849_actor">Shepherd, William </persname>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>William Shepherd, Paris in eighteen hundred and two and eighteen hundred and fourteen, Londres, Longman, 1814, p. 167-170.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105359m/f175.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires d'Archibald Alison sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">59</unitid>
              <unitdate normal="1814/1815" encodinganalog="3.1.3">1814-1815</unitdate>
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                <persname id="atom_11332_actor">Alison, Archibald</persname>
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                <p>Baronnet anglais.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 85] St Germain, though less picturesquely situated than St Cloud, presents features, nevertheless, of more than ordinary magnificence. The Palace, now converted into a school of military education by Napoleon, is a mean irregular building, though it possesses a certain interest, by having been long the residence of the exiled house of Stuart. The situation, however, is truly fitted for an imperial dwelling; it stands on the edge of a high bank overhanging the Seine, at the end a magnificent [p. 86] terrace, a mile and a half long, built on the projecting heights which edge the river. The walk along this terrace is the finest spectacle which the vicinity of Paris has to present. It is backed along its whole extent by the extensive forest of St Germain, the foliage of which overhangs the road, and in the recesses of which you can occasionally discern those beautiful peeps which form the peculiar characteristic of forest scenery. The steep bank which descends to the river is clothed with orchards and vineyards in all the luxuriance of a southern climate; and in front, there is spread beneath your feet the wide plain in which the Seine wanders, whose waters are described at intervals through the woods and gardens with which its banks are adorned; while, in the farthest distance, the towers of St Denis, and the heights of Paris, form an irregular outline on the verge of the horizon. It is a scene exhibiting the most beautiful aspect of cultivated nature, and would have been the fit residence for a Monarch who loved to survey his subjects’ happiness: but is was deserted by the miserable weakness of Louis XIV, because the view terminated in the cemetery of the Kings of France, and his enjoyment of it would have been destroyed by the thoughts of mortal decay. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_11332_actor">Alison, Archibald </persname>
              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <subject>Jacobites</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Archibald Alison, Travels in France during the years 1814-15, comprising a residence at Paris, during the stay of the allied armies, and at Aix, at the period of the landing of Bonaparte, Edimbourg, Macredie, Skelly and Muckersy, 1816, t. I, p. 85-86.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105365f/f97.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Mary Berry de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1816/1816" encodinganalog="3.1.3">20 août 1816</unitdate>
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                <persname id="atom_14289_actor">Berry, Mary</persname>
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              <note>
                <p>Femme de lettres anglaise.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 178] Lundi, 20. Nous partons pour Saint-Germain. Les environs en sont très jolis. L'intérieur du château est totalement dévasté, et si changé et si négligé, qu'il est presque impossible de retrouver l'appartement royal. Il ne reste rien qu'un grand salon qui a été autrefois un théâtre, et où l'on voit encore le chiffre et la devise de François Ier, et trois petites pièces dorées qui doivent dater du temps de la minorité de Louis XIV.<lb/>Toute cette moitié du château, comprenant les appartements habités par notre Jacques et sa famille, a été divisée en deux dans sa hauteur, et est réduite aujourd'hui à deux entresols, occupés, pendant la Révolution française, par une école militaire de cavalerie qui n'existe plus, de sorte que la plus grande partie du château est abandonnée, et le reste sert de caserne à des officiers du dépôt de cavalerie en garnison permanente ici. La ville a un aspect moins florissant que celles des environs de Paris que j'ai déjà vues. La terrasse est belle, comme longueur et comme vue. Le bois, situé derrière la terrasse, est coupé, comme tous les bois [p. 179] français, en étoile, charmant dans sa première verdure et rempli de rossignols. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14289_actor">Berry, Mary </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Mary Berry, Voyages de miss Berry à Paris, 1782-1836, traduits par Mme la duchesse de Broglie, Paris, Roblot, 1905, p. 178-179.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105370w/f182.image
<lb/></p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Thomas Raffles de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1817/1817" encodinganalog="3.1.3">1817</unitdate>
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                <persname id="atom_13905_actor">Raffles, Thomas</persname>
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              <note>
                <p>Pasteur anglais de l'Eglise congrégationaliste.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« At Saint Germain en Laye we stopped to take a view of the palace. It is a gloomy structure, built of a dark-coloured brick, and has more the apperance of a prison than a palace. It was the retreat of the fugitive James II of England ; and here, worn with vexation and grief, he expired. It was originally designed by its founder, Francis I, as a hunting seat for the kings of France, when they enjoyed the diversion of the chase in the adjoining forest of Laye. It has been much neglected of late, however, and has greatly suffered from the Prussian soldiers, by whom it was occupied as barracks during the late war. From the terrace is a very extensive prospect, and Paris is distinctly seen in the distance. The town of St. Germain is chiefly built of stone – the streets are wide, the houses, generally, are on a grand scale, and there is an air of magnificence about the whole. The approach to it, by a spacious avenue through the forest, is extremely fine. In this forest Napoleon took great delight, and there he used frequently to hunt. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13905_actor">Raffles, Thomas </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thomas Raffles, Letters during a tour through some parts of France, Savoy, Switzerland, Germany and the Netherlands in the sumer of 1817, Liverpool, Thomas Taylor, 1820, p. 19</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Seth William Stevenson de sa visite au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1817/1817" encodinganalog="3.1.3">1817</unitdate>
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                <persname id="atom_13831_actor">Stevenson, Seth William</persname>
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              <note>
                <p>Historien anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Arrived at the Chateau of St. Germain, we were received with great friendship by Col. De B. whom we found en militaire, exercising the Company of the King’s Gardes du Corps, of which he is the acting Commandant. In this employment he has for some time past been kept six hours every day, on foot and on horseback ; a service of no little fatigue for the officer, who has the training of the squadron, composed as it is almost entirely of recruits : for the gentlemen who accompanied their bon paire des Gants (père de Ghent) as they punningly call the King, to and from Flanders, have on account of their fidelity been subsequently placed as officers in the Royal Army, now re-organizing. They are selected from families of noble origin, and of known devotion to the Royal cause ; and are for the most part as fine a set of fellows as one would desire to see : but so young, so volatile, so careless, and withal so proud of their rank as officers, and their dignity as body-guards-men, that to manage them properly can be no easy task. M. De B. however, has evidently acquired the method of bringing all these mettlesome and quarrelsome tempers [p. 75] into a practicable form of subordination, if not as yet into a perfect state of discipline. The native cheerfulness and liberality of his disposition, and the knowledge which he has acquired of men, manners, and events, operate in the regulation of his own conduct towards these new pupils, by the happy medium between over indulgence and excessive severity. He is beloved and respected by them all.<lb/>The Chevalier de Saint Louis pointed out to us a gentleman of his Company, not more than 25 years of age, decorated with several orders ; of whom he related some interesting particulars both of his bravery and devotion to the good cause. This young Frenchman, at that time in the Russian service, was the first to plant the allied standard on the walls of Leipsic, at the great battle of 1813. Being on Alexander’s staff, on that ever memorable day, he solicited and obtained permission to lead 50 chosen men to the attack of one of the gates of the city ; and with this gallant little band, though reduced to less [p. 76] than half its number by the enemies’ fire, before they could reach the top of the rampart, he succeeded in forcing an entrance for the assailant troops to enter the place. The immediate consequence to him was, that he was honoured with the Russian, Prussian, and Swedish orders ; and the further result, his being placed in the Gardes du Corps !<lb/>The avocations of the drill being finished, the Colonel conducted us to his apartments in the Castle, where we had the honour of being introduced to Madame De B. who received us with the utmost politeness as her husband’s friends, and with a hospitable cordiality as her fellow countrymen. After partaking of some refreshment, we were favoured with the Lady’s company in a walk through the castle. This building, the birth place and residence of several kings, is now in a most forlorn and dilapidated state. The substructure is of stone ; and, rising out of a deep and broad fosse, it has in this part all the massiveness and gloom of the castellated mansions of the thirteenth and fourteenth centuries. About midway from the base, the materials of which the exterior of the Palace is composed are of red and grey bricks, and it is evidently of later architecture : its lofty walls are encircled at this point of change with a balcony defended by an iron balustrade ; but all in so ruined and dangerous a condition as to make one pay somewhat dearly, in the agitation of the nerves, for the satisfaction which a noble prospect affords to the curiosity.<lb/>From this balcony, ranging through the long suite of apartments, small and great, that look out upon it, we saw nothing but the emblems of human grandeur in adversity – so lonely, dismantled, and woe-begone is now that friendly asylum, where the abdicated Majesty of [p. 77] England breathed forth the expiring sigh of « rooted sorrow, » and unavailing vexation. When, however, the manifold signs of that decay into which the Castle has fallen, were attributed, (and that too by Royatistes) to the scurvy treatment which it had experienced, during its recent appropriation as the barracks of the British troops, I made bold, for the information of such grateful folks, to offer a recollection or two which my mind still retained of the Castle of St. Germain, at the period of Napoleon's Consulate ; when it was nothing better than the cazerne of his guard, whom I had seen lounging on these same balconies, and of course committing the usual nuisances of military licence, and unrestrained mischievousness. Really, Messieurs les Gardes du Corps, it was, to say the truth, not much in my expectation, and I dare say as little in your own, at that time, to see the defenders of Louis le Desiré, in the undisturbed occupation of this ci-devant dépôt of the chosen veterans of Buonaparte! Nevertheless, such things have actually taken place ; and I am very far from being of the number of those who are sorry for the change. Be it remembered, however, that, in order to confirm this happy restoration, the Duke of Wellington and the British Army were under the imperious necessity of arriving here before the Guards of the King of France, and if in thus doing his Most Christian Majesty « a great right, » our thoughtless but not wrong-hearted countrymen, have done his castle « a little wrong ; » why, let it be a point of friendship, on your part, « to wipe all clean again, and say no more about it. »<lb/>What a spring of ideas forces itself on the mind, as one pursues in this dreary pile the endless maze of staircase [p. 78], hall, and corridor, and « passages that lead to nothing. » Methought, what would be the feelings of « the Stuart, » if, revisiting this mutable scene of earth, his wounded spirit could « walk in death ; » and still gifted with the mortal faculties of reminiscence and speculation, have comprehended the wondrous series of events, that brought hither the descendants of his once obedient people, to support in all just rights the great grandson of his royal brother and benefactor ! Among the faults of our Second James, arbitrary, bigotted, and<lb/>infatuated as he was, that of being devoid of the love of country, and of attachment for his English subjects, will not, I apprehend, be ranked by the impartial reviewer of his character and conduct.<lb/>On quitting the Palace, we directed our walk to the famous Terrace, which for the picturesque charms of the prospect, as well as for the great extent of landscape embraced in the coup d’œil, deserves the praises with which it has ever been celebrated. But I decidedly differ from the opinion expressed by Colonel De B. (in the national pride of heart inherent in a Frenchman), that it is even equal, and much less am I disposed to agree that it is superior (as he considers it), to the rich, the varied, the always novel beauties of the view from Richmond Hill, or from Windsor Castle. The alignement of this elevated promenade, from the Pavillion, (where Louis XIV is said to have been born) to the grand entrance into the forest, is upwards of a mile and a half. It is delicious to inhale the health that comes floating hither on the wings of the pure air, from the expansive plain which it commands. The sinuosities of the Seine, however, form the only really striking feature of the prospect : the spires of St. Denis and the cupola of the Pantheon, [p. 79] are the marks by which alone we trace the vicinity of the capital. Still, the situation of St. Germain is altogether so fine – so worthy of being the residence of Royalty, that one can imagine no reasonable motive which could have induced the « Grand Monarque » to exchange it for that of Versailles.<lb/>The hour of dinner drawing near, we returned to the Chateau. With the exception of our friend’s and another officer’s rooms, together with a suite belonging to the Duke of Grammont, this vast place is uninhabited ; and so intricate is its ichnography, that a person losing himself in the dark, in passing from one quarter of the building to another, would find it both difficult and dangerous to attempt regaining the clue, till the return of day light. Welcomed with a kind reception by our host and hostess, we passed an hour or two after<lb/>dinner in a most agreeable manner. The party consisted, besides ourselves, of two brother officers of the Colonel's, very gentlemanly young men, and great amateurs de musique. Madame De B. keeps up as much of the English mode of living as possible. With a flattering reproach to my friend and myself, for omitting the social insular custom of the table, she observed she anticipated the pleasure of drinking healths that day. The French, who boast so much of their polite assiduities to the sex, have no relish for, nor conception of that pleasing act of convivial gallantry – the ceremonial of drinking wine with a lady. I told Madame De B. that I recognized the hand of English neatness and good order in the state and arrangement of the apartments. « Yet no one (she remarked) but those who have kept house in France, can imagine the inconveniences and difficulties to be encountered, in the attempt to overcome, though in [p. 80] never so small a degree, the dirty and slovenly habits of French servants. » The Colonel, afterwards, speaking of what he laughingly denominated his wife’s miseries, acknowledged that his countrymen were sometimes most unaccountable folks, both in their ideas and actions. He then illustrated the subject with a few appropriate anecdotes, relating them to us with a glee which evinced his own correct idea as to the impression they were sure to make on our minds. Suffice it to say of these traits caractéristiques, that they pointedly served to shew the difference of perception between the two nations, in regard to the constituent qualities of what is called delicacy, in reference to expression and manners.<lb/>We finished our afternoon with a walk about the town, in which, however, there is little to interest the stranger, or apparently to accommodate the resident. The two or three only decent looking streets have a deserted appearance : no symptoms of business, and but a scanty shew of property : yet in this, among other places, our English émigrés, our economists flock together ; here they plant themselves and vegetate. Discontented with the state of their own country, they are still everlastingly grumbling at what they encounter with here : indulging in that waywardness of temper, which they so egregiously mistake for independence of spirit, they evince their patriotic opposition to the policy of their own government by openly eulogizing the system of Buonaparte ; and manifest their respect for the constituted authorities of the realm in which they are now domiciliated by ridiculing and abusing the Bourbons ! Yet, with all this language, (unseasonable and indiscreet to speak of it in the mildest terms) accompanied too by what the French call « une manière méprisante, » [p. 81] they wonder that they are not received with more consideration and cordiality ; and they incontinently proceed to denounce French society altogether, as equally devoid of hospitality, and unsusceptible of friendship : when the fact is, that they themselves neither study those points of urbanity, which can alone give them claims to the one ; nor do they take the trouble of shewing themselves possessed of those amiable qualities which are so peculiarly adapted to elicit and confirm the sentiments of the other.<lb/>After enjoying the refreshing air of a serene and cloudless evening, we retired well pleased with our day. The nights here are delicious : no damps, no noisome vapours. Such is the advantage which France possesses over England – in point of climate. Next morning before breakfast, we walked to the esplanade before the castle, and there found the Gardes du Corps already on horseback, and a General inspecting them. Though one of Buonaparte’s officers, he commands the district. Immediately after the second restoration of the King, a promise was held out to the little band of faithful soldiers, who had followed his Majesty to Ghent, that<lb/>they should all be advanced a grade in rank : that promised recompence, it seems, has not been yet bestowed. Several instances of favour have been shewn to old scholars of Napoleon (unimplicated in the last treasons) ; but to this system of conciliation (prudent no doubt) have not hitherto been conjoined any corresponding marks of attention and encouragement to those men of approved loyalty, who had so often risked life, and so long sacrificed property, in the Royal cause. With this small but honourable class it would appear, that « Virtue must be its own and only reward. » Possessed of these facts on [p. 82] the spot, it was no difficult matter to efface from my mind the erroneous impression, so industriously inculcated by some of our home politicians, that the present government of France was influenced by the spirit, and made subservient to the views of the Ultra Royalists !<lb/><lb/>After breakfast, we bent our course into the forest of St. Germain, which is upwards of eight leagues in circumference, occupying between two and three thousand acres, and presenting, in full perfection, the various diversifications of woodland scenery. The plantations chiefly consist of oak and beach ; but the timber, being suffered to remain in too crowded a state, does not grow to any considerable size. About a mile into the forest is a house called Les Loges : at the period of my first visit it was an academy for the education of young gentlemen, and where I passed several agreeable days in the society of my worthy friend H. I beheld its walls and turrets of conventual origin and construction with a pleasing – mourning emotion ; they reminded me of past enjoyments ; and they warned me of the rapid march of time. The present appropriation of this establishment is that of a Maison d’Education for the daughters of Members of the Legion of Honour ; an endowment of the Ex-Emperor, which does him honour ; and which is very properly supported by the Royal Government. « O si sic omnia ! » Would that Buonaparte’s institutions had in general been so deserving of commendation : how gratifying would the record of them be to that disposition which « nothing extenuates, nor sets down aught in malice. »<lb/>We were perpetually charmed in observing the effect of light and shade produced on the foliage, as, favoured with a serene and brilliant sky, we advanced into the [p. 83] heart, or ranged along the skirt of this vast wood. At intervals we find circular openings (called by the wood-men etoiles, or stars) : from these central points, four and sometimes six or seven paths radiate to a greater or lesser extent. In rambling through the different paths, our admiration is continually excited, either by the view of a beautiful country opening at their extremity, or by the luxuriant verdure of their branches, which intertwining form long alcoves. The tints of the embowering leaves, now sinking into a gloomy shade, now bursting into light and vivacity, as their degree of density renders them exposed or impervious to the sun, keep the eye unceasingly fascinated by the rapidity of transition or by the boldness of contrast. As we emerge from the forest, in the direction of the ancient and picturesque town of Poissy, the landscape becomes quite Arcadian. The course of the Seine, marked out by an extensive and elevated ridge of woodland is bordered with villages and country seats, whose walls of white stone, and roofs of blue slate, are in lively opposition to the green landscape. The stag and wild boar are hunted in this forest : we saw none of either ; indeed, « as to game » of any kind, it was little more than Boniface’s « couple of rabbits ». The Royal Gardes de Chasse seem to have here a very scanty charge compared with what generally devolves to the keeper of an English gentleman’s preserve.<lb/>Early in the afternoon we took leave of our friends at the Castle, and set out on our return to Paris. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13831_actor">Stevenson, Seth William </persname>
              <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Seth William Stevenson, Journal of a tour through part of France, Flanders, and Holland, including a visit to Paris and a walk over the field of Waterloo, made in the summer of 1816, Norwich, Stevenson, Matchett and Stevenson, 1817, p. 74-83</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Francis Hall de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">63</unitid>
              <unitdate normal="1818/1818" encodinganalog="3.1.3">1818</unitdate>
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                <persname id="atom_14180_actor">Hall, Francis</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 211] St. Germain, a tall brick castle, surrounded by a fosse, has a venerable though gloomy aspect : the apartments are small, and for the most part unfurnished, exhibiting only the remnants of magnificence ; but it is not without a feeling of interest we pass through the chambers in which the exiled James spent the last years of his life : the silence and nakedness, both of the castle and town, are in unison with ideas of faded grandeur ; like the character of the fallen monarch, they look monastic, dark and unfortunate. A large town, half inhabited, seldom fails to give birth to melancholy : decay is in all circumstances abhorrent to our feelings, but especially the decay of human society. The principal Restaurateur still exhibits the sign of "The Prince of Wales" ; and feeble as is this record of royalty, it would be difficult to find in any other corner of the world so considerable a mark of respect to the exiled Stuarts. The superb terrace, which bounds the park towards the valley of the Seine, is justly admired [p. 212] for its extent of 7200 fett, and pleasing prospect over Paris and St. Denis. The park contains 8500 acres, and is still stocked with game, for the recreation of the royal family. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14180_actor">Hall, Francis </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Francis Hall, Travels in France in 1818, Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme and Brown, 1819, p. 211-212.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k103505f/f218.image
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires de Marianne Colston sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">64</unitid>
              <unitdate normal="1819/1821" encodinganalog="3.1.3">1819-1821</unitdate>
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                <persname id="atom_14254_actor">Colston, Marianne</persname>
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            <bioghist id="md5-0588cad1c20ddbcd6861a040e3bc5672" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Epouse de Edward Francis Colston, propriétaire terrien anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« St. Germain-en-Laye is surrounded by an extensive forest, which is a remnant of those vast woods that formerly environed Paris. The ancient kings of France had a palace here, to which Francis I made great additions. Henry IV was fond of this residence ; Lewis XIII died, and Louis XIV was born here. The last-named sovereign completed the fine terrace that Henry IV began, and which commands an extensive and delightful view. Louis XIV afterwards gave this palace to Madame La Vallière, after whom our James II resided in it. Under the succeeding French monarchs it was almost abandoned ; during the Revolution it was converted into a barrack ; and under Bonaparte, was employed as a military school : it is now again used as a barrack. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14254_actor">Colston, Marianne </persname>
              <subject>Caserne des gardes du corps</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Marianne Colston, Journal of a tour in France, Switzerland and Italy, during the years 1819, 20 and 21, Paris, Galignani, 1822, t. 2, p. 315</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par John Scott du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1820/1820" encodinganalog="3.1.3">1820</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>Ce texte commente une lithographie intitulée Palace of St Germain (Drawn by Frederick Nash, Engraved by Edward Goodall).</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_14091_actor">Scott, John</persname>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce bel édifice est divisé en Vieux et en Château Neuf. Le premier fut commencé sous Charles V, en 1370, et achevé sous François I : le second est dû à Henri IV. Louis XIII l’embellit, et Louis XIV y fit faire de grandes augmentations, sans doute avec l’intention d’en faire son domicile habituel ; mais de ce lieu de sa naissance, ce Prince découvroit Saint-Denis, qui devoit être celui de sa sépulture ; et tout fort, tout puissant monarque qu’il étoit, il eut la foiblesse de ne pouvoir supporter cette vue qui lui rappeloit sans cesse qu’il n’étoit qu’un homme. C’est à cette humaine foiblesse d’un grand roi, que l’on doit la conversion des marais de Versailles en un palais et des jardins magnifiques, dont nous aurons occasion de faire la description particulière.<lb/>Ce Château est situé sur la croupe d’une montagne qui vient baigner la Seine. Il est construit en plateforme ; la galerie qui règne à l’entour est magnifique : les cinq gros pavillons dont Louis XIV a fait flanquer ses encoignures, la largeur qu’il a fait donner à ses fossés, les jardins suspendus dont Henri IV l’a orné, sa terrasse, ouvrage de main d’homme, qui longe la Forêt de Saint Germain dans une étendue de près de deux milles, et qui domine la rivière, d’une élévation d’environ 200 pieds, d’où la vue glisse sur un plan incliné à 45 degrés, en font un objet imposant et bien digne d’exciter l’admiration des étrangers.<lb/>Trois rois de France, Henri II, Charles IX, et Louis XIV, y naquirent ; et un roi d’Angleterre, Jacques II, son épouse et sa fille, qui y trouvèrent un asyle en 1689, y moururent.<lb/>C’est, enfin, dans ce Château que, depuis plus de quarante ans, se tenoient les assemblées générales du clergé de France. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14091_actor">Scott, John </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Frederick Nash, John Scott, Picturesque views of the city of Paris and its environs, consisting of views on the Seine, public buildings, characteristic scenery, &amp;c, with appropriate descriptions, Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme and Brown, 1820, p. non numérotée</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Maria Edgeworth de sa visite au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1820/1820" encodinganalog="3.1.3">1820</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_11389_actor">Edgeworth, Maria</persname>
              </origination>
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            <bioghist id="md5-271085e034eef50896ad414c3faa2279" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Romancière anglaise.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 113] À Saint-Germain, ce vaste palais qui servait il y a peu de temps encore de caserne à l’armée anglaise, notre guide féminin était extrêmement bien informé. Réellement, François Ier, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIV et Mlle de la Vallière semblaient avoir été de ses connaissances intimes. Elle connaissait tous leurs secrets. Elle nous montra la chambre de<lb/>Mlle de la Vallière ! Une chambre resplendissante de dorures, – de dorures qui ont contribué à dérober à sa vue les souffrances de l'avenir ! – La pauvre femme ! Ces ors ont, par exception, échappé à la destruction révolutionnaire.<lb/>Dans la hauteur de la voûte si dorée de cette pièce, le guide nous montra une trappe par laquelle Louis XIV descendait. Comment on a pu aménager cette trappe, je ne le comprends pas bien ; cela dut être un travail périlleux à [p. 114] cause de l’élévation de la chambre. Mais mon guide féminin, qui certainement l’a vu faire, m’assura que Sa Majesté descendait très tranquillement dans son fauteuil, et, comme elle tenait de grosses clefs dans sa main, et qu'elle était presque aussi grosse que Mrs Liddy, je ne me hasardai ni à la contredire, ni à émettre aucun doute. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_11389_actor">Edgeworth, Maria </persname>
              <subject>Loisirs et promenades</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Maria Edgeworth, Lettres intimes de Maria Edgeworth pendant ses voyages en Belgique, en France, en Suisse et en Angleterre en 1802, 1820 et 1821, Paris, Guillaumin et Compagnie, 1896, p. 113-114.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1141406/f148.image</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Joseph Delort de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">67</unitid>
              <unitdate normal="1821/1821" encodinganalog="3.1.3">1821</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_14227_actor">Delort, Joseph</persname>
              </origination>
            </did>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 57] Nous entrons dans Saint-Germain-en-Laye, à quatre lieues de Paris, ville située sur une montagne, au pied de laquelle coule la Seine, et peuplée d'environ 9,000 habitans. Elle doit son nom à 1’évêque Saint-Germain, [p. 58] qui vivait dans le 5e siècle, et l'épithète en Laye lui vient de la forêt silva Ledia ou Lea, dont il est fait mention dans un ancien cartulaire de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés.<lb/>En remontant à l'origine de cette ville, qui sera toujours célèbre, tant par le séjour qu'y ont fait nos princes que par son magnifique château, on voit que, sous le roi Robert, on y érigea une chapelle dédiée à Saint Germain, puis un petit monastère, près duquel se forma un village qu'on appela tout simplement Saint-Germain.<lb/>Sous le règne de Louis-le-Jeune, on y bâtit une maison de plaisance ; et dès-lors nos rois continuèrent à s’y plaire et par suite à l’habiter.<lb/>Christine de Pisan, qui fut élevée à la cour de Charles V, nous apprend que ce monarque, à juste titre surnommé le Sage, fit moult notablement réédifier le chatel de Saint-Germain en 1370. Il fut pris par les Anglais sous Charles VI. Charles VII le reprit des mains d'un capitaine anglais, et Louis XI son fils, qui n'aimait point la campagne, mais qui n'épargnait rien pour la conservation de ses jours, en fit présent à Jacques Coitier, son premier médecin, qui [p. 59] en fut dépouillé à la mort du prince. Néanmoins Charles VIII et Louis XII le négligèrent beaucoup. Ce ne fut qu’à l'époque où François Ier, qui avait beaucoup de goût pour lâchasse, et s'était pris d'affection pour Saint-Germain, que le château fut augmenté d'un étage, ce que l'on reconnaît facilement à la couleur grise du moellon, décoré par des dessins en brique. Louis XIII y fit faire encore de grands embellissemens, et durant le règne de son fils, les cinq pavillons qui flanquent les encoignures, furent élevés par J. H. Mansart ; du reste, les lettres initiales sur les diverses constructions, rappellent les règnes sous lesquels elles ont été faites.<lb/>Ce que l'on appelle le château neuf, sur le faîte de la montagne plus près de la Seine, fut commencé sous Henri IV et Marie de Médicis, qui n'épargnèrent rien pour la perfection des ouvrages. Il fut embelli par Louis XIII qui y fut élevé ; et Louis XIV, qui y naquit le 5 septembre i638, en fit sa principale habitation jusqu'à la construction de Versailles. Mais, de tout cet édifice, au bas duquel est le village du Pec, il n'existe [p. 60] plus aujourd'hui que la tour où est né Louis-le-Grand, et qui tombe en ruines.<lb/>Marie de Médicis aimait tellement ce séjour, un des plus agréables qui soit en France et où l'on a remarqué qu'on vivait longtemps, qu'elle disait au maréchal de Bassompierre : « Je me plais ici, quand j'y suis ; j'ai un pied à Saint-Germain, l'autre à Paris. » – « En ce cas, madame, lui répondit le maréchal, je voudrais être toujours à Nanterre. »<lb/>On ne peut douter non plus que Henri lV ne l’aimât aussi, puisque, pour donner aux habitans une marque de l'intérêt qu'il leur portait, il les affranchit de tout impôt, le 10 juillet 1598, privilège dont ils jouirent jusqu'en 1789.<lb/>La lettre suivante, inédite, qui se rattache à mon sujet, écrite à la duchesse de Verneuil, prouvera qu'il y venait souvent :<lb/>« Mon cher coeur yls ont bien fayt le diable [p. 61] vers ma fame, je vous voyrré demayn au matyn et vous conterré tout, je veus fayre des myenes, cest pourquoy je ne desyre pas, qu’an ce tamps là vous soyes ycy, afyn que l’on ne vous acuse de ryen. Je manvoys demayn a St Germayn. Prepares vous à partyr demayn, car mardy je joueré mes jeus et vous voyrres si je suys le mettre. Je te donne le bon soyr mes cheres amours et un mylyon de besers.<lb/>H.»<lb/>En 1689, le roi Jacques II, ayant perdu sa couronne, se retira à Saint-Germain, où il fut accueilli avec la générosité qui caractérise les princes français. Il y mourut le 16 septembre 1702, et la reine son épouse, de la maison d'Est, y termina aussi sa carrière le 7 mai 1718.<lb/>Comme on vient de publier les Mémoires de ce roi, et que je n'y ai point trouvé les quatre lettres autographes intéressantes qui me sont tombées entre les mains, je crois<lb/>devoir les présenter ici […].<lb/>[p. 67] Fier d'avoir visité l'asile<lb/>Des plus illustres de nos Rois,<lb/>J'en sors, et, traversant la ville,<lb/>Bientôt j'arrive dans le bois.<lb/>D'abord, je trouve un militaire,<lb/>Que décorait la croix d'honneur,<lb/>Entretenant une bergère,<lb/>De ses combats, de sa valeur.<lb/>Car son âge me porte à croire<lb/>Que de l'amour la vive ardeur<lb/>Existe plus dans sa mémoire<lb/>Qu'elle ne règne dans son cœur.<lb/>Mais, l'amitié par sa douceur<lb/>Remplaçant la saison de plaire,<lb/>Peut-être du départ du frère<lb/>Il se console avec la sœur.<lb/>[p. 68] Plus loin, vers des routes secrètes,<lb/>Je rencontre sur mon chemin<lb/>Un homme lisant des tablettes :<lb/>J'approche, il se tourne, et soudain<lb/>Je reconnais un des poètes<lb/>Qui jadis chanta tour-à-tour<lb/>Et nos exploits, et nos conquêtes,<lb/>Et les conquêtes de l'amour.<lb/>– Quel but, ô favori des Muses,<lb/>Vous a conduit en ce vallon ?<lb/>Ces lieux sont-ils votre Hélicon?<lb/>– Tu me railles ou tu t'abuses.<lb/>Admirateur de Cicéron<lb/>Je fais comme fit ce grand homme :<lb/>Toujours il revoyait aux champs<lb/>Ses écrits composés à Rome ;<lb/>Et moi, je viens, tous les printemps,<lb/>À Saint-Germain, dans ces retraites,<lb/>Au sein des bocages fleuris,<lb/>Lire les pièces que j'ai faites<lb/>Dans le tourbillon de Paris.<lb/>[p. 69] Respectant les occupations de cet homme, je le saluai, et je continuai ma route avec mon ami.<lb/>Les belles masses de verdure de la forêt, l’une des plus belles du royaume puisqu’elle a cinq mille sept cent quatorze arpens, me rappellent que les rois de la première et seconde races s'appliquèrent peu au gouvernement des forêts, précisément peut-être parce que la France en était alors remplie. Ce ne fut que sous Philippe-Auguste que l’on commença à en tirer parti. Philippe III, Charles V et Charles VI rendirent sans doute des ordonnances pour leur conservation, mais ce fut François Ier, qui surtout les regarda comme un précieux trésor pour l’État ; aussi consacra-t-il tous ses moyens à leur entretien.<lb/>[p. 70] En causant ainsi, nous arrivons au bout de la grande route où se trouve le joli château des Loges, enclavé dans la forêt, et qui doit son nom au mot latin du moyen âge Logiae, qui signifie habitation au milieu des bois.<lb/>Le petit pavillon qu'on voit fut construit par ordre d'Anne d'Autriche, qui s’y rendait toutes les fois qu'elle allait à Saint-Germain.<lb/>Ce lieu, aussi célèbre par la foire qui s’y tient, que par les divers établissemens auxquels il servit a résisté aux destructions opérées par le vandalisme. En 1624, des ermites s'y établirent. Plus tard, c'est-à-dire en 1685, Louis XIII y plaça des Religieux, Augustins ; et c'est ainsi qu'après avoir servi à d'autres établissemens de ce genre, une succursale de la maison royale d'Ecouen y fut établie dans la révolution. Enfin une ordonnance de mai 1816, en a subordonné l'organisation à la maison royale de Saint-Denis. »</p>
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            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_14227_actor">Delort, Joseph </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Joseph Delort, Mes voyages aux environs de Paris, Paris, Picard-Dubois, 1821, t. II, p. 57-70.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5470509b/f80.image
<lb/></p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Denis-Joseph-Claude Le Fèvre de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>Né au XVIIIe siècle et mort au XIXe siècle.<lb/>Actif à Meaux.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 37] Marly a subi le sort de Sceaux. La révolution a passé par là. Je n'aime pas à rencontrer les pas de cette mégère. J'en détourne les yeux, et je me dépêche d'arriver à Saint-Germain. Nous montons en humble fiacre cette belle voie terrassée qui fut faite pour des carosses à huit chevaux. Nous descendons à l'auberge de la veuve Fortin.<lb/>Nos chevaux essoufflés demandent l'écurie,<lb/>Et nous le déjeuner, On le sert, nous mangeons.<lb/>Il faut voir mes enfans dont la dent expédie<lb/>La côtelette mal rôtie,<lb/>Pain, cerises, biscuits, brioche, macarons !<lb/>Tandis que ces petits gloutons<lb/>Font à table ainsi leur partie,<lb/>[p. 38] Dans la chambre voisine une lubrique orgie<lb/>Nous régale de ses chansons.<lb/>C'étaient des acteurs, des actrices<lb/>Des boulevards, venus à Saint-Germain,<lb/>Qui s'ébattaient, chez la veuve Fortin,<lb/>Comme derrière les coulisses.<lb/>Quoique mes enfans ne fussent pas d'âge à deviner ces mystères, nous nous sommes empressés de nous éloigner de la scène où ils se passaient, en prenant le chemin du château.<lb/>Ce château, bâti en pierres et en briques, est d'une architecture féodale qui lui donne l'air d'une forteresse. Louis XIV, ami de la magnificence, devait s'y déplaire. On dit aussi que l'importunité de voir le lieu de sa sépulture, du séjour de sa grandeur, l'en dégoûta. Si cela est vrai, nous devons à une faiblesse la création de Versailles. C'est un grand effet de plus né d'une petite cause.<lb/>La terrasse, ouvrage de Le Nôtre, est magique. Armide n'eût pu en créer une plus belle pour intéresser la vue de Renaud. L’œil règne de là sur un empire qu'il semble avoir conquis, comme César, en se présentant. Si l’œil parlait, il pourrait dire aussi : veni, vidi, vici ; toute sa conquête se montre à lui comme dans une parade, la Seine, une infinité de villages, les hauteurs de Montmorency, ses vallées, les coteaux de Marly, des prairies, des bois, des champs cultivés, et mille maisons de plaisance qui s'élèvent du sein des hameaux, comme des aigrettes d'officiers au milieu d'un groupe de soldats.<lb/>[p. 39] Je prenais ma part de royauté, en dominant sur ce vaste espace, quand je fus accosté par un personnage que l'habitude de voir ce spectacle rendait moins attentif que moi. […]<lb/>[p. 44] J’avais entendu vanter la forêt de Saint-Germain, elle a surpassé l'idée que je m'en étais faite. Heureux qui, libre de soucis et d'affaires, peut y promener ses rêveries et son indépendance ! que ces allées sont vastes et belles ! que ces pelouses sont douces! Que ces pavillons de verdure sont richement étoffés! Si le labyrinthe de Crète eût ressemblé à cette forêt, Dédale eût aimé sa prison, et Thésée y serait resté avec Ariane.<lb/>Cette superbe population d'arbres, plus tranquille que celle des cités, a inspiré à Desmahis une jolie invocation au silence. Le silence l'a exaucé. Il habite sous ces grands et petits dômes de feuillage, et ne permet qu'aux oiseaux de l'interrompre.<lb/>En parcourant la forêt dans tous les sens, je n'ai pu passer devant le Val, château du prince de<lb/>Beauveau, sans rendre un petit hommage tacite à un hôte aimable que ce château recevait souvent.<lb/>Au plaisir, au bon ton fidèle,<lb/>C'est dans sa prose et ses couplets<lb/>Le plus léger, le plus piquant modèle<lb/>[p. 45] Des grâces de l'esprit français.<lb/>Voltaire aimait sa muse familière,<lb/>Comme un phosphore, un feu follet,<lb/>Qui toujours surprend, toujours plait<lb/>Par les jets vifs de sa lumière.<lb/>Qui ne sait ces vers délicats<lb/>Façonnés dans un style honnête<lb/>Sur un objet qui ne l’est pas.<lb/>Et dont il fit conquête sur conquête ?<lb/>Vous rappeler ici ces diamans de vers<lb/>Si finement taillés, c'est vous nommer Boufflers.<lb/>La promenade donne de l'appétit. Le dîner nous rappelle à l'auberge. Nous repassons devant le château, que je regarde encore. Je serais resté plus long-temps à considérer ce vieux monument, bâti par Louis IV et rajeuni par Henri IV et Louis XIV, si ma compagnie n'eût pas été plus pressée de se mettre à table que de rester en contemplation devant des pierres. Le dernier roi qu'elles ont logé est celui que son gendre avait supplanté à Londres.<lb/>Du néant des grandeurs témoignage éclatant,<lb/>Ce fut là que Stuart, déchu du diadème,<lb/>Sans pompe, sans armée, et réduit à lui-même,<lb/>Ne pouvant vivre en roi, vécut en pénitent.<lb/>Une grande infortune attendrit toujours l'âme.<lb/>Qui sait s'y résigner doit être exempt de blâme.<lb/>Cependant, malgré moi, je reste confondu,<lb/>Qu’un prince qui porta le sceptre d'Angleterre,<lb/>Lorsque ce sceptre fut perdu,<lb/>Ait cru le remplacer en prenant un rosaire.<lb/>[p. 46] Ce prince passait pour brave, autant qu'il avait été voluptueux dans la cour de délices de son frère Charles II. Mais il y a de ces adversités qui écrasent tous les ressorts ; et quand, tombé de la sphère des grandeurs factices, la foi vous montre une religion qui vous tend une main pour vous relever, et vous fait voir de l'autre, comme refuge certain, une sphère bien plus éblouissante que celle que vous avez quittée ; quand elle vous promet, en échange de la dignité périssable de roi de la terre, la qualité éternelle de citoyen de la république céleste , il n'est pas extraordinaire que, pénétré de la vérité de cette promesse, on se livre à l'abnégation dont Jacques Stuart a donné l'exemple.<lb/>Vous aimez, mon ami, que l'on passe du sérieux à l'enjouement. Je quitte donc le château de Saint-Germain pour l'auberge, et le ton de la complainte pour celui de convive. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14141_actor">Le Fèvre, Denis-Joseph-Claude </persname>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Denis-Joseph-Claude Le Fèvre, Pèlerinages d'un Childe-Harold parisien aux environs de la capitale, en Lorraine, en Alsace, à Lyon et en Suisse, extraits du portefeuille de M. D.-J.-C. Verfèle, Paris, Ambroise Dupont et Cie et A. Sautelet et Cie, 1825, t. I, p. 37-46.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6448157w/f65.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par August Hermann Niemeyer de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 275] Wir eilten nach dem sehr nahe gelegenen St. Germain en Laye. Die kleine stille Stadt vereinigte so manches Sehenswerthe ; die herrlichste Lage, das alte Schloß, und das gerade damals so berúhmte Erziehungsinstitut der Mad. Campan.<lb/>Keinen Ort liebten die vormaligen Könige so sehr in keinem ihrer Schlósser lebten und wohnten sie so oft als hier. Große Staatsverhandlungen sind gerade in diesen Mauern zu Stande gebracht. Es war selbst die Geburtsstátte mehrerer Regenten, Heinrich des II, Carl des IX, selbst Ludwig des XIV. Als es die Kónige verließen, ward es háufig der Aufenthalt ihrer Gáste. Hier endete auch der aus England vertriebene Jakob II seine Lage.<lb/>Welche Lage hátte es aber auch mehr verdient, in den schónsten Monaten dés Jahres mit Paris vertauscht zu werden ? Sie vereinigt alles was das Auge nah und fern entzúcken kann, man mag nun auf den oberen Gallerien des Schlosses oder auf der berúhmten Terrasse – vielleicht einer der gróßten die es giebt – umherblicken. Auf der einen Seite hat man die dunklen Schattirungen des großen Parks mit seinen ehrwúrdigen Báumen, auf der andern die heitern unúbersehbaren Ebenen, wo man, den lauf der Seine in die weiteste Ferne verfolgend, auf dem fruchtbarsten Boden zahllose Schlósser, Landháuser, Dórfer und Stádte zu seinen Fúßen sieht. Selbst die reine [p. 276] luft, die man hier vorzugsweise einathmen soll, erhóht den Reiz der lage. Man begreift es nicht, wie Ludwig XIV der wohl Sinn fúr das Große und Schóne auch in der Natur hatte, dennoch den Entschluß fassen konnte, an Verfailles unendliche Summen zu verschwenden, statt hier an die Stelle des uralten durch stetes Anflicken und Bessern zur unregelmáßigen Form entstellten Schlosses (wie sie die Titelvignette darstellt) ein von Grund aus neues aufzufúhren, wo die Architektur, unterstútzt von der einzig schónen, durch alle Kunstanlagen Lenotres nicht zu ersetzende Natur, ihren hóchsten Triumph hátte feyern kónnen. Aber wie leicht werden die Herrscher des Alten múde ! Sie wollen lieber Schaffen als des Vorhandenen ruhig genießen ; sie wollen, der einfachen Natur múde, sie lieber nach ihren Einfállen durch lácherliche Spielereyen verkúnsteln. Was sie dann wáhrend des Entstehens oft Lag und Nacht bescháftigt hat, ist, wenn es vollendet dasteht, nur zu bald wieder vergessen.<lb/>Fast klingt es úbrigens wie Spott, was man jedoch einstimmig erzáhlt, daß es die Thúrme von St. Denys waren, die dem Kónige den Aufenthalt, wo sich vordem so viele seiner Vorgánger, namentlich Heinrich der IV, so glúcklich gefúhlt hatten, verleideten, und so der Plan in ihm reifte, einem platten sumpfigen Boden, alles was ihm die Natur versagt hatte, mit unermeßlichen Kosten abzugewinnen. Allerdings hat [p. 277] man auf den schónsten Standpunet von St. Germain das große Mausoleum der in Staub zerfallenen Dynastieen stets im Auge ; und da die Kónige weit sichrer als die Privatpersonen wissen kónnen, wo ihre letzte Státte seyn werde – sollte ihr Leben auch in noch so großer Entfernung enden – so konnte auch der, dem feine Schmeichler unablássig vorsagten und vorsangen, daß er der gróßte Mensch seines Jahrhunderts sey, nicht zweifeln, daß die Zeit kommen músse, wo von allen diesen vergótternden Gesángen nur das dumpfe Requiem in jenem St. Denys als Nachklang úbrig bleiben werde. Sollte aber Ludwig den Tod so sehr gefúrchtet haben ? Er starb doch mit großer Fassung ; und da in seiner Familie Todesfall auf Todesfall folgte, so konnte er ohnehin der Erinnerung daran nirgend entgehen. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14079_actor">Niemeyer, August Hermann </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>August Hermann Niemeyer, Beobachtungen auf Reisen in und ausser Deutschland. Nebst Erinnerungen an denkwürdige Lebenserfahrungen und Zeitgenossen in den letzten fünfzig Jahren, t. IV, Halle, in der Buchhandlung des Hallischen Waisenhauses, 1826, 2e partie, p. 275-277</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description du château de Saint-Germain-en-Laye par L. T. Ventouillac</unittitle>
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                <persname id="atom_13804_actor">Ventouillac, L. T.</persname>
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              <note>
                <p>Professeur de langue et littérature françaises au Royal College de Londres.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 47] Château St. Germaine-en-Laye<lb/>St. Germain en Laie is four leagues from Paris, on the edge of the forest of Laie (one of the largest and finest in France), on the road to Mantes.<lb/>Its greatest ornament is the Château originally built for the accommodation of the kings of France when they were disposed to hunt in the neighbouring forest. Francis I caused the old castle to be demolished, and constructed a new one nearer the Seine, now denominated the Old Castle, and entirely in ruins. Henry IV built what is called the New Palace, which Louis XIII and XIV embellished; the latter adding the noble towers which flank the angles. The terrace of St. Germaine is 7200 feet in length.<lb/>Here were born Henry II, Charles IX, and Louis XIV; and in this palace James II, of England, found, after the Revolution of 1688, a truly royal asylum. He died here in 1701. The views were from the terrace of the course of the Seine, the villages and country seats bordering the metropolis, the rich and animated meadows, and the distant hills, are most picturesque and delightful. On one of the hills in the distance may be distinguished the fine aqueduct of Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 127] Cour du château de St. Germain<lb/>The road from Paris to St. Germain-en-Laie offers many points of interest to the traveller. Passing through the Champs Elysees, we reach the Barriere and then the bridge of Neuilly, whence appears, on an eminence to the right, the picturesque village of Courbevoie: farther on is Colombes, remarkable chiefly as the residence of Henrietta, wife of Charles I of England. She died here in 1669. The next village is Nanterre, about two leagues and a quarter from Paris, and one of the most ancient neighbours. Here St. Genevieve, the patroness of the metropolis, is said to have been born in the fifth century. Close by is Ruel, distinguished by its superb barracks, erected by Louis XV, and occupied by the Russians as a military hospital in 1814. The church is a superior edifice of the 16th century; and not far distant the chateau of cardinal Richelieu is to be seen. Malmaison now presents its fine grounds, and is succeeded by Marly and its celebrated aqueduct; the road from the former winding along the left bank of the Seine until it reaches the town of St. Germain. Marly and its neighbourhood afford many delightful views of the environs of Paris.<lb/>We have already adverted to the history of the Chateau de St. Germain. The seat of an English court and cabinet for the last ten years of the 17th century, it has never since been a favorite residence of the French monarchs; was almost abandoned in the reigns of Louis XV and XVI, and converted, during the Revolution, into barracks. The ancient court shown in the plate is in the best style of the period of Francis I and Henry IV, to whom this palace owes its chief buildings. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13804_actor">Ventouillac, L. T. </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>L. T. Ventouillac, Paris and its environs displayed in a series of picturesque views, the drawings made under the direction of Mr Pugin and engraved under the superintendance of Mr C. Heath, Londres, Robert Jennings, 1829-1831, t. I, p. 47 et 127</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Simeon South de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1833/1833" encodinganalog="3.1.3">3 août 1833</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>Lettre du 3 août 1833 à sa tante Maria.</p>
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                <persname id="atom_13843_actor">South, Simeon</persname>
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              <note>
                <p>Anglais, décédé au XIXe siècle.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 182] After passing Mont Calvary, you drive on through several villages, and near Malmaison, and the heights and water-works of Marly, to this town, so long the favourite residence of the sovereigns of France, and afterwards of the last of the Stuart kings.<lb/>Its imposing chateau presents no interior attraction : wanting furniture, it looks like what it has occasionally been used for [p. 183] a barrack : and now its only tenants are the porter, and his family. His daughter, a lively brunette, showed us over it, and, on coming to Madame La Valière’s apartment, she pointed to the ceiling, in which there is ingeniously concealed by the moulding, a trap-door, by which to avoid the vigilance of his mother, Anne of Austria, Louis XIV descended to his mistress. I need not give you further description of this deserted caravansery, or its very richly decorated chapel.<lb/>In the Place d’Armes, opposite the château stands the new church, with a large Doric portico.<lb/>Its altar is splendid. On the left is a very small free-stone monument, within a slight railing : the inscription tells us that, beneath it repose the remains (les dépouilles) of James II King of England.<lb/>I recollect reading somewhere, that a superb monument, to be erected over it, was executing, during the reign, and at the expense [p. 183] of, George IV. I know nothing of the circumstance, but I suspect that the design (I wish you would ask Mr. Hume) has ended in a mere job ; for, within the railing there are three or four pieces of marble, evidently intended for a monument, laying among some straw, which apparently surrounded the case in which they were packed. If put up, they would form such a monument as the widow of a Parisian shoemaker would blush to see over the grave of her husband, at Père la Chaise.<lb/>Of the ancien forest called Sylvia Lida, which in the time of Charlemagne was the most extensive in France, that of St Germain is a remaining portion, which still occupies about 8,000 acres, surrounded by walls. It produces the most stately trees, and the finest timber that I have seen in France : roads and paths traverse it, and the walks, which we have found exceedingly pleasant, are frequented [p. 185] chiefly by genteel-looking persons. Guide posts to direct passengers, are placed where roads traverse each other ; and we frequently meet with crosses, erected at various periods, to commemorate known or forgotten events. Roebucks, deer, stags, and wild boars, are preserved her for the Royal Hunt ; and the Château de la Muette, in the centre of the forest, is the rendezvous à la chasse. The pheasantry is surrounded with walls, and annually sown with buck-wheat. The fairs of St. Germain are held twice a year in the forest.<lb/>The magnificent terrace, probably the most spacious in Europe, extending in front of the wood, along the elevated bank of the Seine, is a mile and a half long, and one hundred feet in breadth. The trees of the forest shade and shelter this once regal promenade, and a fine parapet and railing, rise along the whole edge of the abrupt height, which forms its outward boundary.<lb/>[p. 186] The view from the terrace, if not what tourists would consider enchantingly sublime, is certainly magnificent, in regard to prospect, and its landscape is truly rich in picturesque beauty.<lb/>Here often did the most amorous of Princes and the fair La Valière, promenade in the hey-day of youth and passion ; here did the bigoted James, and his gloomy confessor saunter, accompanied, perhaps, by the devoted Duchess of Perth ; and here now may some retired English families, and a few of the old, quiet inhabitants of St. Germain, be seen walking in pensive mood, when the evenings are calmly closing days spent, in lazy monotony : but the splendour of Royalty, the joyous revelry, the courtly amours, and political intrigues, from it are fled – in all probability, for ever.<lb/>As a mere town, I dislike St. Germain, it has scarcely a house worthy of notice.<lb/>The Hotel de Noailles, once a sumptuous [p. 187] residence, has been converted into barracks, which now form the imposing lodgment of the King’s body guard. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13843_actor">South, Simeon </persname>
              <geogname>Ville (église)</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Simeon South, Simeon’s letters to his kinsfolk dans other great people, written chiefly from France and Belgium in the years 1832, 1833, and 1834, Londres, Longman, Rees, Orme, Brown, Green et Longman, et Paris, English and American Library, 1834, t. 2, p. 182-187</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Christoph Friedrich Karl von Kölle de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1836/1836" encodinganalog="3.1.3">1836</unitdate>
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                <persname id="atom_14156_actor">Kölle, Christoph Friedrich Karl (von)</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 176] Die Eisenbahn nach St. Germain<lb/>Bei der großen Bewegung, welche die Eisenbahnen seit kurzem in mein Vaterland brachten, wird eine kleine [p. 177] Notiz über die Eisenbahn nicht unwillkommen seyn, welche in diesem Augenblick zwischen Paris und dem Dorfe le Pecq unter St Germain en Laye vorbereitet wird.<lb/>Der Ausgangspunkt wird auf einem Viaduct hinter der Magdalenenkirche zwischen der neuen Markthalle der Straße seyn. Von da geht der Weg auf eisernen Brücken über die Rue neuve des Mathurins und St. Lazare ; jenseits der letzteren empfängt die Bahn ein Tunnel, welcher unter dem ehemaligen Tivoligarten, jetzt Place de l’Europe, weggeht, die Stadtmauern unterirdisch durchschneidet und bei der Barriere de Monceaur endet. Oberhalb der Brücke von Asnieres wird die Seine auf einer eigens hiezu erbauten Brücke passirt, eine zweite wird bei le Pecq gebaut. Im laufenden Iahre sollen die Arbeiten vollendet seyn. Die Kosten sind auf 6 Millionen Francs (für 6 Wegstunden) angeschlagen. Ein Herr Pereyre steht dem Namen nach, in der That aber stehen die Hauser Rothschild, Gontard &amp;c an der Spitze. Die Behörden machten im Stillen alle nur erdenklichen Schwierigkeiten, besonders die direction des ponts et et chaussées. Man gebraucht Abtheilungen der Besatzung von Paris zu Ausführung eines Theils der Arbeit, welche an vier Orten zugleich betrieben wird, so lange die Witterung es gestattet. Die Actien stehen über Pari, ich fürchte jedoch, daß ein Nachschuß werde müssen begehrt werden, und daß die Bahn nicht so früh werde befahren werden können, als man berechnet hatte.<lb/>Eine Seitenbahn nach Versailles wurde beantragt, besprochen, aber vor der hand eben so unausführbar befunden, als ein Tunnel unter St. Germain weg nach Poissy, wo der große Viehmarkt für Paris ist. Auf jeden [p. 178] Fall ist diese Bahn ein Anfang für die Linie nach dem Havre.<lb/>Bei der herrlichen Lage von St. Germain und dem Vorzug, welchen es als Sommeraufenthalt verdient und genießt, bei der für diese Gegend einzigen Aussicht seiner Terrasse wird man in Zukunft, statt sich im magern und sandigen Bois de Boulogne zu ergehen, in 20 – 28 Minuten an der Anhöhe stehen, auf welcher St. Germain liegt, und zu welcher eine gut angelegte, zwar für Dampfwagen zu steile, für Omnibus aber nicht unbequeme Steige führt, und nach ein paar Stunden Landaufenthalt immer noch bequem zum Mittagessen wieder zu Hause seyn. Von dieser Seite und da nothwendig alles, was in Paris den Fahrpreis aufzutreiben im Stande ist, wenigstens einmal der Neugier und Mode wegen mitfahren wird, glaube ich dem Unternehmen auf längere Zeit sehr starke Einnahme versprechen zu können.<lb/>Eine zweite reichliche Quelle von Einnahmen werden die Waaren seyn, welche die Seine heraufkommen, und bei niederem Wasserstande und den zahllosen Krümmungen des Flusses im Sommer wohlfeiler auf der Eisenbahn nach Paris werden befördert, werden wenn ihre Ankunft Eile hat.<lb/>Die Halber, welche nur zu oft in kläglichem Zustande vom Schlächterwagen im Schlachthause abgeladen werden, die Ochsen, welche auf der stark befahrenen Landstraße nicht ohne Mühe zur Stadt getrieben werden, müssen ebenfalls als ständige und bedeutende Transportgegenstände in Berechnung gezogen werden.<lb/>Viele andere Artikel, an welche man jetzt noch nicht [p. 179] denkt, werden gewiß durch die Möglichkeit eines so schnellen Transports auf den Pariser Markt gebracht werden.<lb/>Es ist jedoch unverkennbar, daß bei dem so hohen Preise des Bodens und der Arbeit ein Aspirations punkt von Paris dazu gehört, um diese Unternehmung auf die Kosten zu bringen. Indem erlaube ich mir, einen kleinen Zweifel auszusprechen. Man hat zwar zu Verfertigung der Schienen, Waggons u. s. w. zu dem ganzen Dienste Engländer beinahe ausschließlich angeworben, aber es wird unmöglich seyn, die Gesammtheit der Unternehmung dem Mangel an Aufsicht in jedem Augenblick, an gleichförmiger maschineuähnlicher Thätigkeit zu entziehen, welcher nun einmal in allen romanischen Nationen bemerkt wird. Ich halte deßhalb Eisenbahnen in Deutschland für viel ausführbarer und haltbarer in die Länge als in Frankreich. Jedoch lebe ich der Hoffnung, daß eine neue verbesserte Vereinfachung oder Ausdehnung der Viabilität werde bekannt werden, ehe diese Bahn befahren werden wird, denn wenn der menschliche Geist einmal etwas reckt ernstlich will, wie es jetzt der Fall mit der fortschaffenden Mechanik ist, so erreicht er das Erreichbare sehr bald. Deßhalb hege ich die vollste Ueberzeugung, daß unsre Enkel mit einer Schnelligkeit reisen, mit Genüssen fremder Länder um den möglichst wohlfeilen Preis sich laben, und die ganze Gestalt ihres Lebens auf eine Weise ändern werden, welche wir nur dunkel ahnen, aber nicht bemessen können. Das Herrschen schon jetzt nicht mehr die angenehme Beschäftigung der Vorzeit, wird unglaublich schwer, aber Kriege werden beinahe unmöglich werden. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14156_actor">Kölle, Christoph Friedrich Karl (von) </persname>
              <subject>Chemin de fer</subject>
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              <p>Christoph Friedrich Karl von Kölle, Paris im Jahre 1836, Stuttgart et Augsburg, Cotta, 1836, p. 176-179.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Eduard Kolloff de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_14152_actor">Kolloff, Eduard</persname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 128] Die anmuthige Lage der Stadt Saint-Germain-en-Laye auf einem der vielen Hügel, welche die Ufer der Seine beherrschen, bewog zuerst Ludwig den Dicken, hier ein Schloß zu bauen. Dasselbe wurde im vierzehnten Iahrhundert von den Engländern zerstort und erstand erst unter Karl V wieder aus seiner Asche. Franz I erweiterte und verschönerte es, indem er ihm zu Ehren der Diana von Poitiers die Form eines gothischen D geben ließ. Ludwig XIV verließ diesen seinen Geburtsort aus Aberglauben und bewies gleiche Schwache, wie Katharina von Medicis, welche dasselbe Schloß aus einem andern Vorurtheile floh. Nostrodamus hatte namlich der französischen Agrippina prophezeit, daß sie in Saint-Germain sterben würde. Sie wählte darauf Paris zu ihrem Aufenthaltsorte und bewohnte das Louvre ; aber das Louvre grenzte an die Kirche Saint-Germain l'Auxerrois. Sie begab sich daher nach Blois, wo sie krank wurde und zur größten Ehre und Freude der Astrologen in den Händen des gelehrten Bischofs von Noyon starb, welcher Saint-Germain hieß.<lb/>Heinrich IV hat in Saint-Germain unermeßliche Summen verschwendet. Er fügte zu dem alten Schlosse noch ein neues hinzu, welches die Residenz der schönen Gabriele von Estrées wurdeWenn [p. 129] man sich damals über die an das Schloß stoßende Terrasse lehnte, erblickte man Kaskaden, Grotten, hängende Gärten u. s. w. Der König hatte den berühmten Mechaniker Francini aus Florenz kommen lassen, um in Saint-Germain die Wunder seiner Kunst zu zeigen. Dieser schuf daselbst die Grotten des Perseus und Orpheus, zwei Meisterwerke der mechanischen Bildnerei ; auf der einen Seite sah man den Perseus in voller Rüstung, wie er der an den Felsen gebundenen Andromeda zur Hülfe eilt, und emen ungeheuren Drachen, welcker wüthend aus einem Gartenteiche hervorschießt, besiegt und wiederum in den Abgrund zurückjagt ; gegenüber war Orpheus in natürlicher Größe abgebildet, auf einem Felsen sitzend und fromme Kirchenarien auf seiner Leier spielend, zur großen Rührung der ihn umgebenden Felsblöcke, welche Strome von Thronen vergießen, und aller Thiere der Schöpfung, welche vom Elephanten bis zur Blattmilbe, aus ihren Schlupfwinkeln herbeieilen, um den Tonen der Musik zu lauschen. Diese ganze künstliche Welt lebte, regte und bewegte sich aufs wunderbarste ; zum großen Verluste für die Kunst ist sie leider im I. 1649 untergegangen.<lb/>Unter den Nachkommen Heinrich IV wurde das Schloß von Saint-Germain ein Asyl für Iakob II und die Seinigen ; gegenwärtig ist es in eine militärische Strafanstalt verwandelt.<lb/>[p. 130] Die Stadt ist unbedeutend ; viele kleine Rentiers haben sich aus dem Lärm der Hauptstadt nach Saint-Germain zurückgezogen, obschon mehrere daselbst befindliche Reiterkasernen und das Garnisonsleben die angenehmen Spaziergänge und die ländliche Zufriedenheit und die gesunde Luft vielfach verbittern. Die Eisenbahn hat reges Leben in die Stadt gebracht ; bereits sind die Preise der Häuser und Wohnungen bedeutend gestiegen. Von der berühmten Terrasse hat man wirklich eine herrliche Aussicht auf das Thal der Seine, deren Lauf man von hier aus weithin verfolgen kann. Von Paris sieht man außer dem Triumphbogen wenig ; wohl aber die nordwärts gelegenen Anhöhen. Der Wald, welcher die Terrasse auf der Südseite beschattet, bietet äußerst liebliche Spaziergänge. Das alte weitläuftige Schloß mit vielen für den Architekten wichtigen Details ist für gewöhnliche Besucher unzugänglich geworden.<lb/>Das sogenannte Logenfest, ein Iahrmarkt, welcher alle Herbst gehalten wird, zieht jedesmal eine unermeßliche Menschenmenge nach Saint-Germain. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14152_actor">Kolloff, Eduard </persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
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              <p>Eduard Kolloff, Schilderungen aus Paris, Hambourg, Hoffmann et Campe, 1836, t. II, p. 128-130</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par James Fenimore Cooper de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1837/1837" encodinganalog="3.1.3">1837</unitdate>
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                <persname id="atom_14249_actor">Cooper, James Fenimore</persname>
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              <note>
                <p>Romancier américain.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 77] The next stage brought us to St. Germain-en-Laye, or to the verge of the circle of low mountains that surround the plains of Paris. Here we got within the influence of royal magnificence and the capital. The Bourbons, down to the period of the revolution, were indeed kings, and they have left physical and moral impressions of their dynasty of seven hundred years, that will require as long a period to eradicate. Nearly every foot of the entire semi-circle of hills to the west of Paris is historical, and garnished by palaces, pavilions, forests, parks, aqueducts, gardens, or chases A carriage terrace, of a mile in length, and on a most magnificent scale in other respects, overlooks the river, at an elevation of several hundred feet above its bed. The palace itself, a quaint old edifice of the time of Francis I, who seems to have had an architecture not unlike that of Elizabeth of England, has long been abandoned as a royal abode. I believe its last royal occupant was the dethroned James II. It is said to have been deserted by its owners, because it commands a distant view of that silent monitor, the sombre beautiful spire of St. Denis, whose walls shadow the vaults of the Bourbons; they who sat on a throne not choosing to be thus constantly reminded of the time when they must descend to the common fate and crumbling equality of the grave.<lb/>An aqueduct, worthy of the Romans, gave an imposing idea of the scale on which these royal works were conducted. It appeared, at the distance of a league or two, a vast succession of arches, displaying a broader range of masonry than I had [p. 78] ever before seen. So many years had passed since I was last in Europe, that I gazed in wonder at its vastness.<lb/>From St. Germain we plunged into the valley, and took our way towards Paris, by a broad paved avenue, that was bordered with trees. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14249_actor">Cooper, James Fenimore </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>James Fenimore Cooper, Recollections of Europe, Paris, Baudry’s European Library, 1837, t. I, p. 77-78.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102938k/f84.image
<lb/></p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Karl Gottlob Ferdinand von Polenz de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">75</unitid>
              <unitdate normal="1841/1841" encodinganalog="3.1.3">1841</unitdate>
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                <persname id="atom_14332_actor">Polenz, Karl Gottlob Ferdinand (von)</persname>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 337] Von geschichtlichen Eindrücken überfüllt, fuhr ich, mit unserm Landsmanne, dem Montmartre und den Maifons blanches (wo Blücher während der Schlacht von Paris gehalten haben soll) vorüber, durch das Dorf und die Barrière Clichy in die Straße gleiches Namens, von wo wir auf der Eisenbahn uns nach St. Germain-en-Laye begaben ; eine 5 Stunden von Paris an der Seine anmuthig gelegene Stadt, in der die reich gewordenen Pariser Gewürzkrämer (épiciers) in schönen Landhäusern, von den Sorgen ihrer Geschäfte wohl eine andere Ruhe suchen, als die, welche der Herr auch ihnen verheißen hat. Die Aussicht von der dasigen Terrasse ist weit reizender, als ich eine solche in der Nähe von Paris erwartet hatte, und die in wiederholten Krümmungen zwischen Weinhügeln, üppigen Wiesen und lachenden Gärten sich hindurchwindende Seine hat das Bild veranlaßt, daß fie, von der Hauptstadt zauberisch angezogen, immer wieder zu ihr sich wenden müsse.<lb/>Auch St Germain, in dessen von Franz I. gebautem Schlosse sich jetzt eine Militärstrafanstalt befindet, ist reich an geschichtlichen Erinnerungen. Ludwig XIV. wurde hier in einem Hause an der Terrasse geboren, an dem man eine Wiege angebracht sieht. Er wählte, da ihm das Andenken an die Unruhen der Fronde Paris unbehaglich machte, das dasige Schloß zu seiner Residenz, bis ihn der stete Anblick des Kirchthurmes von St. Denys an den Tod erinnerte und in seinem [p. 338] Lebensgenusse unangenehm störte. Da vertauschte er diesen lieblichen Aufenthalt mit der Einöde von Verfailles, die er erst mit ungeheurem Aufwande von Kosten zu seiner Residenz umschaffen mußte. Er suchte in der Ueberwindung der Natur seine Größe und den fehlenden Fluß durch die bekannten kostbaren Wasserleitungen zu ersetzen. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14332_actor">Polenz, Karl Gottlob Ferdinand (von) </persname>
              <subject>Loisirs et promenades</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Karl Gottlob Ferdinand von Polenz, Drei Monate in Paris. Briefe eines Idioten an einen alten Waffenbruder, Dresde, Justus Naumann, 1841, p. 337-338.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires de Thomas Raikes sur le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1844/1844" encodinganalog="3.1.3">29 avril 1844</unitdate>
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                <persname id="atom_13899_actor">Raikes, Thomas</persname>
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                <p>Banquier et mémorialiste anglais.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 381] The first foundations of the Château de St. Germain were laid by Louis VI, some say by Charles V. Louis XI made a present of it to his celebrated physician Coictier, but this latter was despoiled of it after the death of his master. St. Germain has never since been separated from the domains of the Crown. It was frequently inhabited by the Court during the sixteenth and seventeenth centuries, but was finally deserted as a habitation by [p. 382] the Kings of France after the construction of Versailles.<lb/>The Emperor converted this château into a barrack for the élite of his guard; the Bourbons on their return made it the quarters for one of the companies of their Gardes du Corps, and repaired the chapel with good taste. Its inhabitants now consist of the porter and his wife. The original building of the Château Neuf have long disappeared; and the Château Vieux [* : Now a hospital for soldiers], the only one now in existence, was constructed by Francis I. The superb terrace was the work of Henry IV, who at the same time constructed the Château Neuf, far more vast and magnificent than the old.<lb/>From this palace, seated on the apex of the mountain commanding the river, was spread that succession of terraces, descending by different stages down to its banks, of which the remains still attract your attention as you climb up the hill from the railroad station at Peca. They were laid out in sumptuous gardens, and each step of this gigantic staircase was adorned with excavations, filled with all the prodigies of art which imagination could invent. The grottoes and recesses were filled with curious shell-work and spas, which glittered in the sun like diamonds; all around were statues and antique vases, made of the finest marble and prophyry, with the incomparable enamels of the sixteenth century. Hydraulic machines were employed to raise a supply of water for cascades; and the delighted courtiers rambled about this earthly paradise, surrounded by fabulous scenes, [p. 383] representing Perseus and Andromeda; Neptune surrounded by tritons and sea nymphs; Orpheus animating the Twelve Signs of the Zodiac by the sounds of his lyre, and other subjects of mythological romance. All has now disappeared; grottoes, gardens, fountains, even the foundation of the Château Neuf, when abandoned by Louis XIV. Only at the extremity of what was once one of the wings of the structure, remains a little low partition, with a single window. This modest remnant was formerly the bedchamber of Anne of Austria, in which Louis XIV was born. It now forms a part of a house kept by a restaurateur.<lb/>It was a strange destiny that preserved the palace of Francis I, while that of Henry IV, so much more magnificent, has been allowed to perish.<lb/>Who can say how long the Château Vieux will be allowed to boast this invasion of the order of time in its favour! Perhaps the eye of the speculator is already intent on calculating the value of the bricks and ponderous materials, the lead, and the ironwork. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13899_actor">Raikes, Thomas </persname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Thomas Raikes, A portion of the journal kept by Thomas Raikes, esq., from 1831 to 1847, comprising reminiscences of social and political life in London and Paris during that period, Londres, Longman, Brown, Green, Longmans and Roberts, 1857, t. IV, p. 381-383.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Henri Moulin de la visite de la reine Victoria au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">77</unitid>
              <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">25 août 1855</unitdate>
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                <persname id="atom_13033_actor">Moulin, Henri</persname>
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            <bioghist id="md5-0c24288883336e3b5ddc8bc67fba5f56" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Maire de Mortain de 1867 à 1878.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 34] La reine [Victoria] fit encore une autre visite aux environs de Paris ; mais une visite pieuse, et une sorte de pèlerinage à Saint-Germain-en-Laye. Saint-Germain vit aujourd'hui de souvenirs ; mais il se rappelle toujours avoir été le séjour des rois. François Ier y bâtit un château qui existe encore ; Henri IV en bâtit un autre, dont il ne reste plus qu'un pavillon et des murs de soutènement ; Louis XIII y mourut, Louis XIV y naquit ; et l’on sait qu’il fut sur le point d’y construire Versailles. Mlle de la Vallière s’y retira, Jacques II y vécut et y mourut en anachorète.<lb/>C'était le tombeau et l’appartement de cet infortuné Stuart  que la reine venait visiter. Mais elle fit d'abord une pointe dans cette forêt giboyeuse, peuplée de daims, de cerfs, de chevreuils, de lièvres et de faisans ; elle fit une halte dans un ancien pavillon de François Ier, [p. 35] aujourd’hui restauré et connu sous le nom de relais de chasse de la Muette ; puis elle revint par cette admirable terrasse de Le Nôtre, d’où l’œil embrasse la plus magnifique perspective des environs de Paris. Il y avait pour la reine deux souvenirs anglais à Saint-Germain : l’un était le tombeau du roi Jacques [Le tombeau contient les inscriptions suivantes tout-à-fait dans le goût de l’époque :<lb/>« Regio cineri pietas regia.<lb/>Ferale quisquis hoc monumentum suspicis,<lb/>Rerum humanarum vices meditare :<lb/>Magnus in prosperis, in adveris major,<lb/>Jacobus II anglorum rex,<lb/>Insignes aerum dolendaque nimium fata,<lb/>Pio, placidoque obitu exsolvit,<lb/>In hac urbe,<lb/>Die XVI septembris, anno 1701,<lb/>Et nobiliores quaedam corporis ejus partes.<lb/>Hic reconditae asservantur.<lb/>Qui priùs augustâ gestabat fronte coronam,<lb/>Exiguä nunc pulvereus requiescit in urnä.<lb/>Quid solium, quid et alta juvant ! Terit omnia lethum.<lb/>Verùm laus fidei ac morum haud peritura manebit !<lb/>Tu quoque, summe Deus, regem quem regius hospes<lb/>Infaustum excepit, tecum regnare jubelis. »], élevé dans une chapelle latérale de l’église, et l’autre était l’appartement du roi exilé.<lb/>Il y a dans le vieux château, d’un aspect triste et sévère, une chapelle ogivale qui date de François 1er, que Louis XIV avait fait dorer et orner de peintures [p. 36] des plus grands maîtres : c'est certes ce qui reste de plus curieux dans ce lugubre donjon. L'appartement de Jacques Il n'offre rien d'intéressant : sa chambre est une véritable cellule et son oratoire un oratoire d'ermite.<lb/>En haut, est une chambre que l'on indique comme ayant été momentanément habitée par Mlle  de la Vallière, cette petite violette qui se cachait sous l'herbe ; non plus, il est vrai, par la maîtresse du grand roi ; mais bien par la future sœur Louise de la Miséricorde, cherchant un asyle qui fût un intermédiaire entre le palais des rois et le cloître des Carmélites dans lequel elle devait s'enfermer pour toujours. La reine d'Angleterre voulut visiter ce petit appartement comme celui de Jacques II ; mais là se borna sa visite ; elle n’entra point dans l'église, et ne visita pas le tombeau du roi, lequel du reste était en réparation.<lb/>De Saint-Germain, la reine retourna à Versailles. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13033_actor">Moulin, Henri </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Henri Moulin, Impressions de voyage d'un étranger à Paris : visite à l'Exposition universelle de 1855, Mortain, Auguste Lebel, 1856, p. 34-36.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35147q/f33.image</p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par John Sanderson de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <persname id="atom_13861_actor">Sanderson, John</persname>
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                <p>Ecrivain et enseignant américain (de Pennsylvanie).</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 231] We now went two leagues and a half further to St. Germain, and walked upon its elegant Terrace. The [p. 232] Pretender is buried here, and several of the little Pretenders ; and in going along we looked at the Machine de Marli, which desires to be remembered to the Falls of Niagara. The water is climbing up an immense hill by dribbles to supply the little squirting Cupids at Versailles.<lb/>St. Germain was once the seat of the pleasures and magnificence of the Grand Monarch. He left it, because St. Denis, standing upon a high eastem eminence, overtopped his palace, a memento mori amidst the royal cups. Kings do not choose that these telltales of mortality shall look in at their windows. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13861_actor">Sanderson, John </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>John Sanderson, The American in Paris, Philadelphie, Carey and Hart, 1839, t. II, p. 231-232.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74076m/f228.image</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Ludwig Rellstab de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1843/1843" encodinganalog="3.1.3">1843</unitdate>
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                <persname id="atom_13887_actor">Rellstab, Ludwig</persname>
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                <p>Poète, romancien et critique musical allemand.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 372] Auf die blendenden Herrlichkeiten von gestern ließ ich heut einen ganz entgegengesetzten Genuß folgen. Bei dem schönsten Frühlingswetter fuhr ich auf der [p. 373] Versailler Eisenbahn rechten Ufers nach St. Germain. Es ist berühmt wegen seiner schönen Lage, aber doch nicht berühmt genug, denn ich wüßte kaum eine reizenderen, eigenthümlicheren Punkt, wo Natur und Anbau so Hand in Hand gingen, um das Schöne herzustellen. Schon der Weg bis dahin is reizend. Man fährt zwischen Weinbergen, Landhäusern, Gärten dahin, mit immer wechselnden Ausftchten auf die viel gekrümmte Seine. Man benutzt ihren Strom mehrfältig, und hält endlich an demselben, am sogenannten Pecq (den die Franzosen beiläusig Pé aussprechen) einem Oertchen am diesseitigen Ufer, von dem aus wir das Städtchen St. Germain gegenüber an und auf der Anhöhe liegen sehn. Hier nehmen uns Omnibus in Empfang, führen und über die Seinebrücke und das jenseitige, steile, wohl gegen zweihundert Fuß hohe Ufer auf einem zwischen Weinbergen und Gärten hindurch gewundenen Wege hinan. Bei dieser Fahrt bis vor das Thor zu sehn, die uns indeß durch Nichte, als durch einige, recht stattliche öffentliche Gebäude, eine Kirche, ein Stadthaus, ja sogar ein Theater, auffällt. Die Theater siud jetzt wie Brennnesseln, sie wuchern überall. Der Wagen hält vor dem Eingang des Schlosses. Dasselbe ist durchaus alterthümlich, es hat kleine Festungsmauern, ist mit eine und ausspringenden Winkeln [p. 374] angelegt, und von einem röthlich graven Stein erbaut, der das Auffallende und Seltsame des Ganzen noch vermehrt. Mir haben diese Gebäude einen ungleich größeren Reiz, als die neuen, oder frisch erhaltenen Schlösser mit ihrer koketten Pracht, und zur Staffage einer Landschaft vollends siud sie bei weitem günstiger. Dennoch sollte das Schloß von St. Germain nicht grade so verfallen, daß man jetzt ein Militair Gesängniß daraus gemacht hat. Dazu wahrlich bauten sich die Ahnen unsrer Könige nicht an den schönsten Punkten an, dazu schufen sie nicht mit ungeheuren Rosten diese herrlichen Terrassen, daß man, wo die Götter der Erde zu ihrer Lust weilten, die ärmsten Sclaven derselben zu ihrer Strase einwohne. Ist einmal Blut und Schweiß der Menschheit zur Herstellung des Schönen geflossen, so erneuert und verdoppelt sich der Frevel, wenn man es ihr nicht zu Gute kommen läßt. Aber das geschieht auch noch, denn der Garten von St. Germain, offenbar immer das Schönste, und nicht wieder herzustellen, wird der Stadt erhalten. Und wahrlich er ist der reizendste von allen in der Umgegend von Paris, durch seine unbeschreiblich schöne Lage. Ich will der hohen alten Bäumen, der schattendunkeln Laubgänge, der sanften Rasenteppiche gar icht gedenken, denn diese sinden sich auch in den andern Gärten, wiewohl kaum so schön. Aber der Blick von der Terrasse ! [p. 375] Er ist wahrhast italienisch zu nennen ! Weithin überschaut man die freie Krümmung des schönen Stromes, zwischen Weinhügeln und Gärten, eine Menge schimmernder Flecken und Landhäuser blinken aus dem Grün der Umbüschungen. Zur rechten steht man die Wasserleitung von Marly, mit ihren hohen Bogen ; gegenüber die prächtige Höhe der Mont Valerien, in der Ferne den graven Montmartre. Eben so anmuthig und romantisch ist der Bordergrund auf dem steilen Ufer der Seine, der sich in Terrassen abdacht, die mit Gärten und Billen bedeckt stud. Der Schloßgarten selbst zieht sich diese steile Höhe hinunter, und auf vielfach gewundenen und gebrochenen Steintreppen können wir von hier aus die Seinebrücke wieder erreichen, ohne die Stadt zu berühren.<lb/>Ich machte heut noch viele Abschiedsbesuche, doch der von St. Germain wurde mir fast am schwersten. Bon allen Landschaften um Paris ist diese unbedingt die schönste die ich bisher gesehn, und sollte ich ein Bewohner von Paris werden, so müßte ich wenigstens den Sommer Hindurch in St. Germain sein ! »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13887_actor">Rellstab, Ludwig </persname>
              <subject>Chemin de fer</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
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              <p>Ludwig Rellstab, Paris im Frühjahr 1843, Briefe Berichte und Schilderungen, Leipzig, Köhler, 1844, t. II, p. 372-375</p>
            </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Bayle Saint John de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">80</unitid>
              <unitdate normal="1854/1854" encodinganalog="3.1.3">1854</unitdate>
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                <persname id="atom_13872_actor">Saint John, Bayle</persname>
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                <p>Ecrivain anglais.</p>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« We crowded into a cab to the station, and went by rail to Saint Germain. Richmond is beautiful, but is nothing to that place. The terrace, bordered on one side by forests, descends on the other to a sparkling reach of the Seine, overlooks a fertile expanse of country dotted with hamlets and woods, takes in the whole varied outlines of Paris, serrated by steeples and cathedral towers and domes, as well as the vast sweep of hills, where villages and palaces peep at every point between masses of verdure, from Argenteuil all round to Meudon. There is no place which the Parisians admire so much, or with such good reason. On Sunday, especially, train after train flies over the wooded country, up the slope (where atmospheric pressure takes the place of steam), and discharges an almost unceasing torrent of people under the red walls of the palace, where a proscribed Stuart had once leisure to repent the obstinate bigotry that forced him to make way for a Dutch prince adventurer.<lb/>The Parisian, however, cares nothing for historical associations. Besides, he has never heard what took place before ‘89 ; and if he had, what matters it to him in what room of what big house a discarded king of times gone by spent [p. 5] some gloomy hours ? Our countrymen are note quite so philosophical ; and I rarely go to Saint Germain without seeing some relative of my friend Cockney, or some solid North Briton, guide-book in hand, prowling about the gateway, and trying to look sentimental. There are still a few people who feel an interest in that gross family, and now and then we hear in society innocent young maidens warbling wretched ditties, that appeal to sentiments which they would be ashamed to understand. Why will mothers allow marriageable daughters to make that abominable « Charlie » the hero of their imaginations ?<lb/>« What is that great – ? » [the oath had no meaning in her mouth, and so it is unnecessary to repeat it.] « What is that large Englishman looking up into the air for ? » inquired Fifine.<lb/>« An English king has apartments there », observed Rose, to whom Guguste had been trying to impart some historical notions. The young man, being in a bookseller’s office, thought it necessary to exhibit his learning, and tried to correct her chronology ; but was interrupted by Fifine, who cried :<lb/>« It is no matter ; I don’t care a rush about him. Here is a dealer in macarons : the gentleman must treat us to some. »<lb/>Agricole looked a little annoyed, because he had [p. 6] been just telling me that, instead of educating himself, he had been trying to educate Fifine, and had boasted of his success. He admitted, however, that he could not impart to her any proper ideas of chronology, because she could neither believe in the past nor in the future, and could rarely be brought to refer even to the period of their own childhood, much less to the possibility that a time should come when she should cease to be. I believe that to humble, uneducated people, life is much longer than it is to us, who constantly overhaul the years that have gone by, and classify our doings and express them in general formula, and look a-head and analyse life, and reduce it to four or five great events.<lb/>I have forgotten to mention that it was fête-day at Saint Germain – to my horror and dismay, for I had been taken away quite unexpectedly. Early in spring the villages in the neighbourhood of Paris by turns begin to celebrate the festivals of their patron saints. In some out-of-the-way places we may still observe the presence of real hearty simplicity on these occasions. Dancing and donkey-races form the amusements. As a rule, however, the fêtes are only means of attracting people to spend money. They take place on Sundays, when all Parisiens indulge in a holiday. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_13872_actor">Saint John, Bayle </persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Chemin de fer</subject>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Bayle Saint John, Purple tints of Paris, character and manners in the new empire, Londres, Chapman and Hall, 1854, p. 4-6.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1054104/f15.image
<lb/></p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Samuel James Capper de son passage à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">81</unitid>
              <unitdate normal="1871/1871" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1871</unitdate>
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                <persname id="atom_14259_actor">Capper, Samuel James</persname>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 285] I came on to this old-fashioned little town, where for such long years our exiled Stuarts held their Court. I did this because lodging at Versailles was out of the question. Not only the last bed, but I am disposed to think the last arm-chair, has long been appropriated. Everywhere the troops are encamped, and all day yesterday poured in the long stream of fugitives from Paris. […] [p. 286] St. Germain was almost as crowded as Versailles, and I esteemed myself very fortunate to secure a garret.<lb/>The terrace of St. Germain presented a strange and anomalous appearance. Eager faces were watching the white smoke from Valérien, and gazing over the magnificent panorama to the dark spot in the distance, which they knew was the site of the Arc de Triomphe, just over which I distinguished the peculiar ring of white smoke which is caused by the bursting of a shell in the air. At the same time, nurses were promenading with their little charges along the terrace, and ladies and gentlemen were strolling up and down, enjoying the glorious panorama and the delicious afternoon, as though men at a very few miles’ distance were not engaged in the mortal strife, and those little puffs of smoke were not the too sensible signs of the agony of civil war into which their country had been plunged. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14259_actor">Capper, Samuel James </persname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Samuel James Capper, Wanderings in war time : being notes of two journeys taken in France and Germany in the autumn of 1870, and the spring of 1871, Londres, Richard Bentley and son, 1871, p. 285-286</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Augustus John Cuthbert Hare de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1887/1887" encodinganalog="3.1.3">1887</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_14173_actor">Hare, Augustus John Cuthbert</persname>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 109] S. Germain-en-Laye<lb/>(Hotels : du Pavillon Henri IV, in a delightful situation on the terrace, and with a most beautiful view ; du Pavillon Louis XIV, place Pontoise ; de l’Ange-Gardien, rue de Paris ; du Prince de Galles, rue de la Paroisse. Restaurant Grenier, close to the station ; very dear : many other restaurants.)<lb/>The first royal château of S. Germain was built by Louis le Gros in the XII c., near a monastery belonging to S. Germain des Prés at Paris. Both palace and monastery were burnt by the Black Prince. Charles V began to rebuild the palace in 1367, and it was continued by François I. Within its walls Henri II and Catherine de Medicis received the six-year-old Mary Stuart from the hands of the comte de Brézé, who had been sent to Scotland to fetch her, as the bride of their son, afterwards François II.<lb/>The old palace was like a fortress, and Henri IV, wishing for a more luxurious residence, built a vast palace which occupied the site of the existing terrace. Beneath it a beautiful garden, adorned with grottoes, statues, and fountains [p. 110] in the Italian style, descended in an amphitheatre as far as the bank of the Seine. The palace and garden of Henri IV have entirely disappeared. The former was destroyed by the comte d’Artois, afterwards Charles X. In the older château Louis XIV was born, and in the second château Louis XIII died, after a lingering illness, May 14, 1643.<lb/>« Il s’entretenoit de la mort avec une résolution toute chrétienne ; il s’y étoit si bien préparé, qu’à la vue de S. Denis par les fenêtres de la chambre du château neuf de S. Germain, où il s’étoit mis pour être en plus bel air qu’au vieux, il montroit le chemin de S. Denis, par lequel on meneroit son corps ; il faisoit remarquer un endroit où il y avoit un mauvais pas, qu’il recommandoit qu’on évitât de peur que le chariot ne s’embourbât. J’ai même ouï dire que durant sa maladie il avoit mis en musique le De Profundis qui fut chanté dans sa chambre incontinent après sa mort, comme c’est la coutume de faire aussitôt que les rois sont décédés. » – Mémoires de Mlle de Montpensier.<lb/>Here, six years later, Anne of Austria, flying from Paris with her two sons, before the rising of the Fronde took refuge with all the royal family except the Duchesse de Longueville, bivouacking upon straw in the unfurnished palace, whilst waiting for troops to come from the army in Flanders.<lb/>« Le roi manqua souvent le nécessaire. Les pages de sa chambre furent congédiés, parce qu’on n’avait pas de quoi les nourrir. En ce temps-là même la tante de Louis XIV, fille de Henri-le-Grand, femme du roi d’Angleterre, réfugiée à Paris, y était réduite aux extrémités de la pauvreté ; et sa fille, depuis mariée au frère de Louis XIV, restait au lit, n’ayant pas de quoi se chauffer, sans que le peuple de Paris, enivré de ses fureurs, fit seulement attention aux afflictions de tant de personnes royales. » – Voltaire, Siècle de Louis XIV.<lb/>Louis XIV, who added the five pavilions at the angles of the older and still existing palace, at one time thought of rebuilding the whole on a much more magnificent scale ; [p. 111] one fatal obstacle prevented him : from its lofty site he could see S. Denis, his future burial-place !<lb/>« Saint-Germain, lieu unique pour rassembler les merveilles de la vue, l’immense plain-pied d’une forêt toute joignante, unique encore par la beauté de ses arbres, de son terrain, de sa situation, les agréments admirables des jardins, des hauteurs et des terrasses, qui les unes sur les autres se pouvaient si aisément conduire dans toute l’étendue qu’on aurait voulu, les charmes et les commodités de la Seine, enfin une ville toute faite et que sa position entretenait par elle-même, il l’abandonna pour Versailles, le plus triste et le plus ingrat de tous les lieux ». – S. Simon.<lb/>After the English Revolution of 1688, James II found at S. Germain the generous hospitality of Louis XIV. He lived here for thirteen years as the guest of the King of France, wearing always a penitential chain round his waist (like [p. 112] James IV of Scotland) and daily praying God to pardon the ingratitude of his daughters, Mary and Anne. Here his youngest child Louisa – « la Consolatrice » – was born, and here, as the choir in the Chapel Royal were winging the anthem, « Lord, remember what is come upon us, consider and debold our reproach » (Septembre 2, 1701), he sank into the Queen’s arms in the swoon from which he never recovered.<lb/>« 10 janvier 1689. – Le roi fait pour ces Majestés angloises des choses toutes divines ; car n’est-ce point l’image du Tout-puissant que de soutenir un roi chassé, trahi, abandonné ? La belle âme du roi se plait à jouer ce grand rôle. Il fut au-devant de la reine avec toute sa maison et cent carrosses à six chevaux. Quand il aperçut le carrosse du prince de Galles, il descendit et l’embrassa tendrement ; puis il courut au-devant de la reine qui étoit descendue ; il la salua, lui parla quelque tems, la mot à sa droite dans son carrosse, lui présenta Monseigneur et Monsieur qui furent aussi dans le carrosse, et la mena à Saint-Germain, où elle se trouva toute servie comme la reine, de toutes sortes de hardes, parmi lesquelles étoit une cassette très riche avec six mille louis d’or. Le lendemain il fut question de l’arrivée du roi d’Angleterre à S. Germain, où le roi l’attendoit ; il arriva tard ; Sa Majesté alla au bout de la salle des gardes au-devant de lui ; le roi d’Angleterre se baissa fort, comme s’il eût voulu embrasser ses genoux ; le roi l’en empêcha, et l’embrassa à trois ou quatre reprises fort cordialement. Ils se parlèrent bas un quart d’heure ; le roi lui présenta Monseigneur, Monsieur, les princes du sang, et le cardinal de Bonzi ; il le conduisit à l’appartement de la reine, qui eut peine à retenir ses larmes. Après une conversation de quelques instans, Sa Majesté les mena chez le prince de Galles, où ils furent encore quelque tems à causer, et les y laissa, ne voulant point être reconduit, et disant au roi : « Voici votre maison ; quand j’y viendrai, vous m’en ferez les honneurs, et je vous les ferai quand vous viendrez à Versailles. » Le lendemain, qui étoit hier, Mme la Dauphine y alla, et toute la cour. Je ne sais comme on aura réglé les chaises des princesses, car elles en eurent à la reine d’Espagne ; et la reine-mère d’Angleterre étoit traitée comme fille de France. Le roi envoya dix mille louis d’or au roi d’Angleterre ; ce dernier paroit vieilli et fatigué ; la reine maigre, et des yeux qui ont pleuré, mais beaux et noirs ; un beau teint un peu pâle ; la bouche [p. 113] grande, de belles dents, une belle taille, et bien de l’esprit ; tout cela compose une personne qui plait fort. Voilà de quoi subsister longtemps dans les conversations publiques.<lb/>17 janvier 1689. Cette cour d’Angleterre est toute établie à Saint-Germain ; ils n’ont voulu que cinquante mille francs par mois, et ont réglé leur cour sur ce pied. La reine plaît fort, le roi cause agréablement avec elle ; elle a l’esprit juste et aisé. La roi avoit désiré que Mme la Dauphine y allât la première ; elle a toujours si bien dit qu’elle étoit malade, que cette reine vint la voir il y a trois jours, habillée en perfection ; une robe de velours noir, une belle jupe, bien coiffée, une taille comme la princesse de Conti, beaucoup de majesté : le roi alla la recevoir à son carrosse ; elle fut d’abord chez lui, où elle eut un fauteuil au-dessus de celui du roi ; elle y fut une demi-heure, puis il la mena chez Mme la Dauphine, qui fut trouvée debout ; cela fit un peu de surprise : « Madame, je vous croyois au lit. » « Madame, » dit Mme la Dauphine, « j’ai voulu me lever pour recevoir l’honneur que Votre Majesté me fait. » Le roi les laissa, parce que Mme la Dauphine n’a point de fauteuil devant lui. Cette reine se mit à la bonne place dans un fauteuil, Madame à sa gauche, trois autres fauteuils, pour les trois petits princes : on cause fort bien plus d’une demi-heure ; il y avait beaucoup de duchesses, la cour fort grosse, enfin, elle s’en alla ; le roi se fit avertir, et la remit dans son carrosse. Le roi remonta, et loua fort la reine ; il dit, « Voilà comme il faut que soit une reine, et de corps et d’esprit, tenant sa cour avec dignité. » Il admira son courage dans les malheurs, et la passion qu’elle avait pour son mari ; car il est vrai qu’elle l’aime.<lb/>2 février 1689. La reine d’Angleterre a toute la mine, si Dieu le vouloit, d’aimer mieux régner dans le beau royaume d’Angleterre, où la cour est grande et belle, que d’être à S. Germain, quoiqu’accablée des bontés héroïques du roi. Pour le roi d’Angleterre, il y paroît content, et c’est pour cela qu’il est là.<lb/>28 février 1689. C’est tout de bon que le roi d’Angleterre est parti ce matin pour aller en Irlande, où il est attendu avec impatience ; il sera mieux là qu’ici. Le roi lui a donné des armes pour armer dix mille hommes : comme Sa Majesté angloise lui disait adieu, elle finit par lui dire, en riant, que les armes pour sa personne étoient la seule chose qui avoit été oubliée : le roi lui a donné les siennes ; nos héros de roman ne faisoient rien de plus galant. Que ne fera point ce roi brave et malheureux avec ces armes toujours victorieuses ? Le voilà donc avec le casque et la cuirasse de Renaud, d’Amadia, et de tous nos paladins les plus célèbres ; je n’ai pas voulu dire d’Hector, car il étoit [p. 114] malheureux. Il n’y a point d’offres de toutes choses que le roi ne lui ait faites : la générosité et la magnanimité ne vont point plus loin. … La reine est allée s’enfermer à Poissy avec son fils : elle sera près du roi et des nouvelles ; elle est accablée de douleur… cette princesse fait grand’ pitié.<lb/>2 mars. Le roi dit au roi d’Angleterre, en lui disant adieu : « Monsieur, je vous voir partir avec douleur ; cependant je souhaite de ne jamais vous revoir ; mais si vous revenez, soyez persuadé que vous me retrouverez tel que vous me laissez. » Peut-on mieux dire ? Le roi l’a comblé de toutes choses, et grandes, et petites ; deux millions, des vaisseaux, des frégates, des troupes, des officiers. … Je viens aux petites choses, des toilettes, des lits de camp, des services de vaisselle de vermeil et d’argent, des armes pour sa personne, qi sont celles du roi, des armes pour des troupes qui sont en Irlande ; celles qui vont avec lui sont considérables ; enfin, la générosité, la magnificence, la magnanimité, n’ont jamais tant paru qu’à cette occasion. Le roi n’a point voulu que la reine soit allée à Poissi ; elle verra peu de monde ; mais le roi en aura soin, et elle aura sans cesse des nouvelles. L’adieu du roi son mari et d’elle faisoit fendre le cœur de tout le monde ; ce furent des pleurs, des cris, des sanglots, des évanouissements ; cela est aisé à comprendre. Le voilà où il doit être : il a une bonne cause, il protège la bonne religion, il faut vaincre ou mourir, puisqu’il a du courage. »<lb/>After the king’s death his widow, Mary Beatrice, continued for seventeen years to reside at S. Germain. Here whe witnessed the death of her darling daughter, Louisa, April 18, 1712 ; and here, in the thirtieth year of her exile, the queen herseld passed away in the presence of thirty Jacobite exiles, of whom she was the best friend and protectress.<lb/>« La reine d’Angleterre mourut le 7 mai, après dix ou douze jours de maladie. Sa vie, depuis qu’elle fut en France à la fin de 1688, n’a été qu’une suite de malheurs qu’elle a héroïquement portés jusqu’à la fin, dans l’oblation à Dieu, le détachement, la pénitence, la prière et les bonnes œuvres continuelles, et toutes les vertus qui consomment les saints. Parmi la plus grande sensibilité naturelle, beaucoup d’esprit et de hauteur naturelle, qu’elle sut captiver étroitement et humilier constamment, avec le plus grand air du monde, le plus majestueux, [p. 115] le plus imposant, avec cela doux et modeste. Sa mort fut aussi sainte que sa vie. Sur les 600,000 livres que le roi lui donnait par an, elle s’épargnait tout pour faire subsister les pauvres anglais, dont S. Germain était rempli. Son corps fut porté le surlendemain aux filles de S. Marie de Chaillot, où il est demeuré en dépôt, et où elle se retirait souvent. » – S. Simon.<lb/>« 8 mai 1718. – Hier matin à sept heures, la bonne, pieuse et vertueuse reine d’Angleterre est morte à S. Germain. Celle-là pour sûr est au ciel, elle n’a pas gardé un liard pour elle, elle donnait aux pauvres et entretenait des familles entières. De sa vie elle n’a dit du mal de personne, et quand on voulait lui raconter quelque chose sur le compte de tel ou tel, elle avait coutume de dire : « Si c’est mal de quelqu’un, je vous prie, ne me le dites pas. Je n’aime pas les histoires qui attaquent la réputation. » Elle a supporté ses malheurs avec la plus grande patience du monde, non par simplicité d’esprit : elle était très intelligente, polie et avenante… toujours elle a fait le plus grand éloge de la princesse de Galles. » – Correspondance de Madame<lb/>In accordance with the last whish of the queen, the Régent d’Orléans allowed her ladies and many other British emigrants to continue in the palace, where they and their descendants remained till the Revolution drove them from their shelter. Till then, the room in which Mary Beatrice died was kept as it was in her lifetime – her toilette table, with ist plate, the gift of Louis XIV, set out, with four was candles ready to light, as if the queen’s return was constantly expected.<lb/>Under the reign of Terror the name of S. Germain was changed to La Montagne du Bel-Air, and it was intended to turn the château into a prison, and to establidh a guillotine en permanence in its courtyard, when the fall of Robespierre intervened.<lb/>In the interior of the château the decorations and chimney-pieces are of brick. The rooms are now occupied by a Musée des Antiquités Nationales, chiefly of very early date, of great interest to archaeologists, and intended as a prelude [p. 116] to the collections of the Hôtel de Cluny. The museum is only open (free) on Sundays, Tuesdays and Thursdays, from 11.30 to 5 in summer, and 11 to 4 in winter.<lb/>In one of the rooms on the ground floor the primitive boats (pirogues) hewn out of the trunk of a tree, and found in the Seine and Saone, are especially remarkable. Other halls are devoted to casts from the Roman buildings in France (at Orange, S. Remy, &amp;c) ; relics of the Roman legions in Gaul ; funeral urns and tombs in brick and lead ; bronzes and pottery. On the upper floor are flint weapons, fossils found in the caverns of France, and models of cromlechs, menhirs, &amp;c.<lb/>Opposite the palace is the parish church, containing (1st chapel, right) the monument erected by Queen Victoria to James II of England, « magnus prosperis, adversis major », and inscribed « Regio cineri pietas regia. »<lb/>« Quelques jésuites itlandaises prétendirent qu’il se faisait des miracles à son tombeau. On parla lmême de faire canoniser à Rome, après sa mort, ce roi que Rome avait abandonné pendant sa vie.<lb/>Peu de princes furent plus malheureux que lui ; et il n’y a aucun exemple dans l’histoire d’une maison si longtemps infortunée. Le premier des rois d’Ecosse, ses aïeux, qui eut le nom de Jacques, après avoir été dix-huit ans prisonnier en Angleterre, mourut assassiné avec sa femme par la main de ses sujets ; Jacques II, son fils, fut tué à vingt-neuf ans, en combattant contre les Anglais ; Jacques III, mis en prison par son peuple, fut tué ensuite par les révoltés dans une bataille ; Jacques IV périt dans le combat qu’il perdit ; Marie Stuart, sa petite-fille, chassée de son trône, fugitive en Angleterre, ayant langui dix-huit ans en prison, se vit condamnée à mort par des juges anglais, et eut la tête tranchée ; Charles I, petit-fils de Marie, roi d’Ecosse et d’Angleterre, vendu par les Ecossais, et jugé à mort par les Anglais, mourut sur un échafaud dans la place publique ; Jacques son fils, septième du nom, et deuxième en Angleterre, dont il est question, fut chassé de ses trois royaumes ; et, pour comble de malheur, on contesta à son fils jusqu’à sa naissance. Ce fils ne tenta de remonter sur le [p. 117] trône de ses pères que pour faire périr ses amis par des bourreaux ; et nous avons vu le prince Charles-Edouard, réunissant en vain les vertus de ses pères et le courage du roi Jean Sobleski, son aïeul maternel, exécuter les exploits et essuyer les malheurs les plus incroyables. Si quelque chose justifie ceux qui croient une fatalité à laquelle rien ne peut se soustraire, c’est cette suite continuelle de malheurs qui a persécuté la maison de Stuart pendant plus de trois cents années. » – Voltaire, Siècle de Louis XIV.<lb/>Soon after the death of James II, Mme de Maintenon wrote to Mme de Perou :<lb/>« Je n’ai pu encore avoir des reliques du roi d’Angleterre ; la reine étoit dans son lit, hors d’état de les aller chercher. Quand on ouvrit le corps de ce saint roi, les gardes trempoient leurs mouchoirs dans son sang, et faisoient toucher leurs chapelets à son corps. J’admire la conduite de Dieu ; il a permis que ce prince ait été méprisé pendant sa vie pour lui faire sentir l’humiliation, et il le glorifie quand il ne peut plus abuser de la gloire. »<lb/>Passing in front of the palace, by the gardens planned by Lenôtre, we reach the Terrace, constructed by Lenôtre in 1676, and one of the finest promenades in Europe. The view is most beautiful over the windings of the Seine and the rich green plain ; on the right are the heights of Marly and Louveciennes ; on the left the hills of Montmorency, and Mont Valérien and Montmartre in the distance ; above Vésinet, the cathedral of S. Denis is visible – « ce doigt silencieux levé vers le ciel ». James II declared that the view from the terrace of S. Germain reminded him of that of Richmond, and he used to walk here daily, leaning upon the arm of Mary Beatrice. The terrace extends from the Pavillon Henri IV – which was the chapel of Henri IV’s palace, and in which Louis XIV was baptised – to the Grille Royale, leading to the forest.<lb/>A number of drives and straight alleys pierce the forest of St. Germain which is sandy and for the most part, [p. 118] beautiless. The château du Val, to the right of the Grille royale, built at enormous cost by Mansart for Louis XIV, on the site of a pavilion of Henri IV, is now the property of M. Fould. The pavillon de la Muette was built by Louis XIV and Louis XVI on the ruins of a château of François I. Les Loges are a succursale to the college for the daughters of members of the Legion of Honoeur at S. Denis. Near this was a hermitage to which one of Henri IV’s courtiers retired under Louis XIII, with a chapel dedicated to S. Fiacre. The pilgrimage to this chapel has given rise to the annual Fête des Loges, celebrated on the first Sunday after the day of S. Fiacre (August 30) – the most popular and crowded of all fêtes in the neighbourhood of Paris. Le chêne des Loges is one of the finest oaks in France. »</p>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Augustus John Cuthbert Hare, Days near Paris, Londres, Smith, 1887, p. 109-118.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k105369z/f114.image
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Alexis Martin de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« [p. 353] Une belle et large avenue, plantée de beaux arbres, que [p. 354] nous suivons ensuite, non sans avoir volontairement fait quelques détours par de jolies allées pour la gagner, nous permet d’apercevoir, avant de l’atteindre, derrière la grande grille qui clôt sa cour d’honneur, la belle façade du château du Val. Le corps principal a deux étages d’une belle élévation ; il est d’une architecture simple, avec un mélange de gravité et de coquetterie très habilement harmonisé. Si nous pénétrons dans la propriété, qui n’a pas moins de 15 hectares de superficie, nous rencontrons successivement un chalet suisse renfermant la vacherie et la laiterie, un ancien puits avec manège, toute une série de serres magnifiques : serre aux orchidées, aux palmiers, serre de potager, de sevrage, etc. Un jardin d’hiver, un parc admirable, des terrasses d’où l’on jouit d’une vue superbe, complètent les attraits de ce séjour princier.<lb/>Le Val, sous Henri IV, n’était qu’un rendez-vous de chasse ; Louis XIV le fit reconstruire sur un plan nouveau, et Mansart, chargé d’exécuter les travaux, donna au petit castel [p. 354] ce caractère majestueux qu’il sait imprimer à toutes ses créations. Louis XV, en 1747, eut la pensée d’offrir la propriété à Mme de Pompadour, mais il changea d’idée ; les travaux d’agrandissement qu’il avait fait commencer furent abandonnés, et le château fut vendu au comte de la Marck ; il passa ensuite au maréchal de Beauvau, qui agrandit le jardin et embellit les terrasses. Champfort raconte que la du Barry eut un jour la fantaisie de visiter cette demeure, alors en grande réputation, et que la « hautaine » maréchale lui fit les honneurs de sa maison, non toutefois sans lui laisser deviner le peu d’estime qu’elle avait pour sa personne. En ces derniers temps, le Val appartenait à Mme Benoît Fould. La propriété est située, pour une partie, sur la commune de Saint-Germain ; pour l’autre, sur celle de Mesnil-le-Roi.<lb/>[…]<lb/>[p. 356] Carrières-sous-Bois, écart de la comme de Mesnil, n’est qu’une rue tortueuse habitée par des cultivateurs et des carriers. Des carrières, dont vous verrez les nombreuses ouvertures et les couloirs sombres fuyant au loin sous la forêt, on extrait de la pierre à bâtir. Auprès de Carrières, sur le bord de la Seine, est une pompe à feu qui fournit l’eau au parc et aux jardins du château du Val.<lb/>Laissant derrière nous le petit hameau, nous entrons à Saint-Germain par la grille Royale, et nous sommes sur la terrasse.<lb/>[p. 357] La terrasse de Saint-Germain est une des plus belles promenades de l’Europe ; elle a peu de rivales en étendue, elle n’en a pas pour la vue dont on jouit en la parcourant. Large de 30 mètres, longue de 2400 mètres, elle aligne magistralement ses allées sablées, le vert tapis de ses pelouses et ses rangées de beaux tilleuls, depuis la grille Royale jusqu’au pavillon Henri IV, à l’ombre des dernières futaies de la forêt et sur la crête d’un coteau d’où le regard embrasse le plus beau paysage que l’on puisse rêver. A nos pieds s’étend une plaine immense, verte, jaune, brune, fertile ; la Seine aux îles feuillues l’arrose de ses flots argentés ; des fermes, des maisons, des villages, l’égayent de leur pittoresque éparpillement. A gauche se profile la masse imposante du château de Maisons ; à droite se découpent dans l’air, sur les hauteurs de Louveciennes, les arcades de l’aqueduc de Marly. Au sommet d’une éminence, un grand rectangle gris attire nos regards : c’est le fort du mont Valérien ; une brune aiguille jaillit au loin dans la nue : c’est la tour Eiffel. Sur les premiers plans frémissent les bois du Vésinet ; deux lignes rigides, l’une blanche, l’autre noirs, traversent le fleuve ; l’une est le pont du chemin de fer, un train y passe en sifflant avant de s’engouffre dans le tunnel dont la voûte est sous nos pieds ; l’autre est le joli pont du Pecq. Au loin s’estompent sur l’azur les lignes serpentines des coteaux de Montmorency et le clocher de Saint-Denis ; le Parisien reconnait à tout instant les sites et les monuments de la capitale qui lui sont chers et familiers : ici le dôme doré des Invalides ou l’arc de triomphe de l’Etoile, là la butte Montmartre.<lb/>A l’extrémité de la terrasse, nous nous trouvons devant le [p. 358] pavillon Henri IV, construit jadis pour la belle Gabrielle, et que l’on appela le château Neuf ; c’est aujourd’hui un restaurant et un hôtel, mais ce fut autrefois une dépendance de la demeure royale que nous visiterons tout à l’heure. Une inscription rappelle que Louis XIV y naquit le 5 septembre 1638 ; une autre, quelque jour, rappellera sans doute qu’Adolphe Thiers y mourut le 3 septembre 1877. Rejetons-nous vers la droite, et nous trouverons le parterre. C’est en 1676 que Le Nôtre, obéissant aux inspirations d’Henriette d’Orléans, le dessina et fit planter les boulingrins ; modifié plusieurs fois, notamment en 1750 et en 1857, agrandi sous le second Empire, orné sur ses pelouses d’une statue d’Agrippine, de Maillet, et d’une réduction du Vercingétorix de Millet, le parterre, dont l’allée principale se rallie à la route des Loges, forme une sorte d’avant-scène à la forêt et semble être une espère de trait d’union entre les splendeurs de la nature et les imaginations humaines.<lb/>En quittant le parterre, nous entrons dans la ville et nous nous trouvons sur une place irrégulière où sont groupés les principaux monuments dont elle s’enorgueillit. Le château, l’église, la gare, le théâtre, les casernes et la statue de Thiers. Si la ville est fière, à juste titre, de son château, aussi curieux, par son architecture et le musée qu’il renferme aujourd’hui, qu’intéressant au point de vue des souvenirs historiques qu’il rappelle, il faut convenir qu’elle pourrait se montrer modeste en ce qui concerne sa gare, son théâtre et même son église, tous monuments peu dignes d’une cité de 14000 âmes qui non sans raison, l’été surtout, n’est pas sans prétentions à la vie large et luxueuse.<lb/>Le monument de Thiers, inauguré le 19 septembre 1880, est l’œuvre de M. Fauvel, pour la partie architecturale, de M. Mercier, pour la sculpture ; il donnera à nos arrière-neveux une piètre idée de celui que l’on a appelé le libérateur du territoire. Rien de moins imposant, rien de mois décoratif, que ce petit bourgeois assis dans un fauteuil de bureau, le cou serré dans un haut faux col, le corps enveloppé d’une longue et disgracieuse redingote, les pieds grossièrement [p. 359] chaussés, le regard sans vie sous ses lunettes, une carte de géographie dépliée sur ses genoux. Nous en convenons volontiers, notre costume moderne est un écueil pour tout artiste qui veut sculpter nos grands hommes ; mais Thiers, de petite taille, historien, tribun, homme d’action, devait être représenté débout, près de quelque console supportant ses livres, au pied de cette tribune législative dont, vieux encore, il gravissait si alertement les degrés, et du haut de laquelle il savait dominer une assemblée, malgré le son grêle de sa voix. Mais c’est trop s’appesantir sur une œuvre manquée, passons. Le théâtre, une grange, échappe à toute description ; la gare, embarcadère d’une désespérante vulgarité, représente bien le peu de confiance qu’inspiraient les chemins de fer quand on inaugura celui-ci, le 25 août 1837. Les conducteurs semblent avoir pensé que cela durerait toujours autant que le joujou pour aller à la campagne !<lb/>L’église, dédiée à saint Germain, a été construite en 1821 et porte bien le cacher de son temps ; son portique est soutenu par six colonnes d’ordre dorique et décor au fronton d’une composition un peu mystique de Ramey fils, la Religion protectrice entourée des Vertus. Certes, cela ne vaut pas le fronton de la Madeleine, mais il sera injuste de ne point reconnaître la bonne ordonnance de la composition et l’heureuse exécution de plusieurs figures. L’intérieur est composé d’une nef centrale séparée des bas-côtés par des colonnes d’ordre toscan et terminée par un chœur en hémicycle. Ici, lambris et décors sont luxueux ; le plafond, divisé en caissons découpés et peints richement, est copié sur celui de Sainte-Marie-Majeure de Rome ; les hautes côtés de la nef sont couverts de fresques d’Amaury Duval ; la Miséricorde, la Rédemption, le Verbe et la Charité ; ces fresques sont d’une tonalité très pâle et s’effacent encore au milieu de l’éclat des ornementations voisines. La chaire, d’abord destinée à la chapelle de Versailles, est un don fait à la paroisse par Louis XIV en 1681. C’est au-dessus du lion héraldique, entièrement doré, qui semble faire sentinelle au pied de la [p. 360] tribune, un amas de ciselure et de guillochages qui attirent l’œil sans réussir à le retenir et à le charmer. La première chapelle de droite renferme un mausolée en marbre blanc, d’une grande simplicité, élevé aux frais de la reine Victoria, à la mémoire du roi Jacques II. Quelques ossements du roi sont restés sous ce monument ; la plus grande partie a été transportée à Westminster. Maintenant, retournons-nous vers le château.<lb/>Des larges et profonds fossés qui l’entourent, le château surgit, assis sur un soubassement dont les deux étages, séparés par un rang de mâchicoulis, sont percés de petites fenêtres carrées ; au-dessus s’élèvent deux autres étages construits en pierre et briques mêlées dans le goût charmant de la renaissance. Les frontons des fenêtres, triangulaires au premier étage, sont cintrés au second ; de loin en loin apparaissent des gargouilles aux têtes grimaçantes ; du sommet, se dressent vers le ciel les grandes cheminées en briques rouges. Les balcons s’ornent de vases et de médaillons aux lettres FF et aux salamandres se tordant dans les flammes ; les angles sont ornés de tourelles à encorbellements ; une voûte en dalles de pierre forme terrasse et termine l’édifice ; des ponts, remplaçant les anciens ponts-levis, traversent les fossés. Les oppositions que forment entre elles les couleurs de la pierre et celles de la brique, le mélange des lignes courbes et des lignes droites, parfont un ensemble d’un effet très séduisant.<lb/>La chapelle, avec sa rose, son balcon aux délicates arcades bordant les combles, ses trèfles, ses ravissantes sculptures, est un véritable bijou architectural. Sa restauration est malheureusement incomplète ; les vitraux qui s’encadreront si bien dans les belles fenêtres ogivales manquent encore, ainsi que la décoration intérieure ; telle qu’elle est, pourtant, on ne peut qu’être séduit par la grâce, l’élégance, la légèreté de ce charmant édifice.<lb/>On entre au château par la porte de l’ouest, qui s’ouvre près d’une jolie tourelle adossée au donjon ; on pénètre dans une cour de forme bizarre, mais d’où l’on peut embrasser [p. 361] du regard tout l’ensemble harmonieux des bâtiments. Dans les tourelles sont pratiqués des escaliers en hélice, conduisant aux appartements aujourd’hui occupés par les salles du musée ; celles-ci seront au nombre d’une quarantaine quand le classement des collections sera achevé.<lb/>Avant de continuer notre visite, nous allons esquisser l’histoire du château, qui sera aussi celle de la ville.<lb/>[p. 362] Nous avons vu le couvent de Saint-Germain s’établir dans la forêt au temps de Robert le Pieux ; nous avons vu Louis le Gros protéger les moines qui l’habitaient. Ce même roi, vers 1125, fit construire auprès du monastère un château fort où ses successeurs, et particulièrement Louis IX, firent de fréquents séjours. Un hameau s’était formé auprès du monastère ; un village ne tarda pas à se créer près de la résidence royale. C’est sous le règne de ce prince que fut construite la chapelle, si proche parente de la Sainte-Chapelle de Paris. Incendié par les Anglais en 1346, le château fut rebâti vers 1365, par les soins de Charles V, qui affectionnait fort Saint-Germain. Des constructions de ce temps-là, il reste encore les fondations, quelques bases de tourelles, des fragments d’escalier et le puissant donjon rectangulaire qui fait l’angle des façades nord et ouest. Dans une des pièces de ce donjon Charles V avait installé sa librairie. La tour a conservé son aspect original dans l’ensemble ; mais plusieurs détails qui ne la déparent point ont été ajoutés ; tels la double terrasse, les balcons, les gargouilles, les contreforts supportent des vases qui sont du temps de François Ier, et le gracieux campanile, ornement inattendu mais d’un effet charmant, que Mansart bâtit sous Louis XIV.<lb/>François Ier, Henri II, Henri IV et Louis XIV se sont occupés de Saint-Germain. Sous le règne du premier de ces rois, une reconstruction à peu près totale du château fut entreprise par l’architecte Chambiges. Henri II commença l’édification du château Neuf ; mais les travaux, lentement menés, ne furent achevés que sous Henri IV. Marchand, à qui revient la gloire de la construction, avait élevé, à 400 mètres de l’ancien château, une demeure d’un style agréable, ainsi qu’en témoigne le pavillon Henri IV, ancienne chapelle, seul debout encore. Ajoutons que la résidence était de grande étendue : ses jardins, en terrasses superposées, descendaient vers la Seine et occupaient une importante partie du territoire du Pecq ; des pièces d’eau et des grottes, où le génie inventif de Claude de Maconis et [p. 363] la science de l’hydraulicien Francine avaient créé des merveilleuses choses pour le temps, ajoutaient aux attraits du château Neuf et aux charmes de son séjour.<lb/>Louis XIII, on le sait, affectionnait Saint-Germain et l’habita presque constamment. Anne d’Autriche et son fils se réfugièrent au château pendant les troubles de la Fronde. Vers 1661, le Grand Roi songea à reprendre possession de la demeure délaissée. Il faut croire que la construction de Marchand laissait fort à désirer sous le rapport de la solidité, car alors la cour trouva le château Neuf inhabitable, et dut se réfugier dans la demeure de François Ier. Au cours des années suivantes, les visites royales devinrent de plus en plus fréquentes, et les goûts somptueux de Louis XIV s’accommodèrent aussi peu du voisinage des bâtiments délabrés que de la modestie relative de ceux qu’il habitait. Près de 6 millions et demi furent alors dépensé pour les embellissements des entours et les décorations intérieurs. C’est alors, nous l’avons dit déjà, que Le Nôtre dessina le parterre et que Mansart construisit la terrasse ; malheureusement, il ne s’arrêta pas là et flanque les angles du monument de cinq lourds pavillons d’un style solennel, qui en dénaturèrent le beau caractère. Un de ces pavillons subsiste, à l’angle de la façade de l’ouest et du midi ; il nous permet de ne pas regretter les autres.<lb/>Louis XV et Louis XVI s’occupèrent peu de Saint-Germain ; sous leurs règnes, la ville végéta tristement à l’ombre du vieux château, toujours solide, auprès du neuf dont les pignons se crevassaient sous les toits éboulés. Vers la fin de 1787, le comte d’Artois songea un moment à faire réédifier la construction ; mais les préoccupations du moment et les évènements qui survinrent ne lui permirent pas de donner suite à son projet.<lb/>Saint-Germain, dès le début de la tourmente révolutionnaire, s’associa au mouvement parisien. Le 17 juillet 1789, un certain sauvage, meunier à Poissy, que l’on accusait d’accaparement, fut pendu à un réverbère. Sous la Terreur, le village, abjurant son vieux nom, prit celui de Montagne-du-Bel-Air ; [p. 364] ses sections s’intitulèrent Unité, Liberté, etc. ; son église devint un temple de la Raison, et le château allait être transformé en maison de détention, quand survint le 9 Thermidor. Longtemps encore l’herbe continua à pousser dans les cours solitaires du vieil édifice, et le vent à souffler dans les grandes salles démeublées et veuves de vitres. Puis le château, après avoir failli, en 1803, devenir une succursale de l’hôpital Saint-Louis, fut, par un décret du 8 mars 1809, affecté au logement d’une école de cavalerie. Transformé en prison sous Louis-Philippe, une affectation digne de lui, celle de musée des Antiquités nationales, lui fut donnée sous le second Empire. En même temps, sa restauration fut confiée aux soins de M. Millet.<lb/>On l’a compris de ce qui précède, de nombreux événements historiques se sont accomplis à Saint-Germain. Sans remonter jusqu’à Louis IX, qui y reçut, en 1247, la visite de Baudouin, empereur de Constantinople, nous nous bornerons à rappeler quelques faits comparativement modernes. En 1518, le château vit naître Henri II ; en 1530, François Ier y célébra, au milieu de sa cour brillante, ses noces avec Eléonore d’Autriche, sœur de Charles-Quint. Moins de quatre mois après son avènement au trône, Henri II faisait dresser devant la façade méridionale du château un champ clos dans le goût de ceux du moyen âge, et de la Chataigneraie et de Jarnac rompaient des lances devant une nombreuse assemblée. La Chataigneraie, très aimé du roi, passait pour le plus robuste et le plus adroit gentilhomme de son temps ; le baron de Jarnac, généralement peu sympathique, était d’une taille exiguë, et nul ne prévoyait qu’il pût sortir vainqueur de ce combat singulier. Pourtant l’avorton eut raison du colosse ; il porta un coup terrible à son adversaire, et ce dernier succomba moins à cause de la gravité de sa blessure qu’à cause du refus obstiné qu’il fit de suivre aucun traitement pout la guérir. Quant à ce fameux coup de Jarnac, devenu expression proverbiale signifiant traitrise, il semble prouvé que, s’il fut inattendu, il ne fut nullement déloyal. C’est encore à Saint-Germain [p. 365] que naquit Charles IX, le 27 juin 1550 ; à cette occasion de grandes réjouissances furent offerts à la population. Une partie de la vie de ce prince se passa au château ; nous y voyons, en 1570, les chefs catholiques et huguenots s’y rencontrer et se promettre une paix à laquelle aucun d’eux n’avait l’intention de demeurer fidèle. Dans les derniers jours de sa vie, presque à l’agonie, emporté en litière, nous voyons le même Charles IX quitter Saint-Germain pour aller mourir à Vincennes. Nous avons vu Louis XIV naître ici ; nous pouvons rappeler que Louis XIII y rendit le dernier soupir le 14 mai 1643. Sous Louis XIV, le château, qui avait servi d’asile à la veuve de Charles Ier, abrita encore Jacques II et sa femme après la révolution de 1688. Tous deux y moururent, le premier en 1701, la seconde en 1718.<lb/>Les temps qui suivirent virent la résidence délaissée et sont moins féconds en souvenirs. Rappelons pourtant qu’en 1815, après la bataille livrée sur le pont du Pecq, dix mille Anglais vinrent loger au château. En 1870, la ville fut occupée par les Allemands. L’invasion fut semblable à ce qu’elle était partout ; nous ne répéterons pas des détails déjà tant de fois donnés.<lb/>Nous allons maintenant visiter le musée ; c’est une assez longue mais fort intéressante promenade à travers les appartements, transformés en salles d’exposition, où se sont passés les faits que nous venons de rappeler ; c’est aussi et surtout grâce à la nature des collections réunies, grâce à l’intelligent classement des objets qui les composant, un curieux voyage à travers les monuments, les outils, les armes des temps anciens, une révélation des mœurs et des coutumes des races disparues, une évocation des grandes choses accomplies par l’humanité au temps de sa première enfance.<lb/>Dès notre entrée, dans le fossé que le pont traverse, nous voyons une allée couverte, jadis trouvée à Conflans-Sainte-Honorine et rétablie dans son intégrité autant qu’a pu le permettre l’absence de quelques pierres.<lb/>Les salles du rez-de-chaussée sont consacrées aux grands [p. 366] moulages, à la reconstitution des machines de guerre romaines, à l’exposition d’une foule d’objets des temps gallo-romain, mérovingien et carlovingien. Parmi les moulages, il faut citer ceux fort beaux des bas-reliefs de l’arc de triomphe de Constantin, et de la colonne Trajane, celui de la statue d’Auguste, trouvée en 1863, dans la ville de Livie, ceux du tombeau des Jules à saint-Remi, et les grands trophées de l’arc d’Orange. Les parures, les objets d’utilité courante sont représentés ici par une grande quantité d’anneaux, de boucles d’oreilles, de colliers, de styles, de boucles de ceinturons. Voulez-vous voir des armes ? Voici les angons des Gaulois, espèce de lance munie de deux crocs à sa partie inférieure ; voici la francisque des Francs, la scramaxe, sorte de sabre à rainues empoisonnées ; puis les catapultes et les balistes, qui servaient à lancer les traits et les projectiles. Là encore sont des autels élevés aux divinités gauloises, des bornes militaires, une grande quantité d’inscriptions gauloises et quelques autels où furent adorées des divinités maintenant inconnues.<lb/>Par l’élégant escalier qui fut l’escalier d’honneur au temps de François Ier, nous gagnons les salles de l’entresol. On y peut continuer la série d’études commencée en bas, se transporter par la pensée à l’époque romaine, revivre un moment au milieu de la mythologie gauloise, reconstruire les nécropoles de nos ancêtres, concevoir une idée des métiers qu’ils exerçaient en contemplant les outils, marteaux, pioches, faux, faucilles, etc., dont ils se sont servis. Cet autel, surmonté de divinités représentant les jours de la semaine, est un ex-voto offert au dieu Edelatus ; cette statue mutilée est celle de la déesse Sequana ; voici encore les dieux Bélus, Sex Arbor, les déesses Labé et Epona ; plus loin, vous verrez des pierres tombales de légionnaires romains, celles d’un centurion, d’un porte-aigle, un tombeau romain en briques, la statue d’un soldat gaulois, des stèles, dont les sculptures représentent des ouvriers et des artisans occupés à leur travail.<lb/>Montons au premier étage ; les salles que nous visiterons [p. 367] d’abord sont consacrées à l’exposition des objets venant de l’âge de la pierre. Les scies, les épieux, les javelots, les pointes de lance, se montrent ici dans leurs formes et leurs dimensions variées, tels que les taillaient dans le silex les hommes de l’époque tertiaire. Plus loin apparaît l’âge de la pierre polie ; les haches ont des gaines, les défenses de sanglier sont employées à fabriquer des poinçons et de menus objets de parure ; les plus beaux de nos menhirs, de nos dolmens, de nos allées couvertes, sont reproduits très exactement au vingtième de leur grandeur ; le tumulus de Gavr’inis occupe le centre d’une salle, et ses sculptures, moulées sur l’original, en tapissent les côtés.<lb/>La salle de Mars, la plus belle du château, ancienne salle des Fêtes sous François Ier, a conservé sa magnifique cheminée, et, comme salle d’exposition, est l’une des plus curieuses à parcourir. Environ deux cents verreries et poteries nous initient aux secrets de la céramique gallo-romaine. Admirez la belle collection d’antiquités du premier âge de fer, recueillie au Caucase par M. Chantre, les bronzes antiques d’Italie et les belles armures de gladiateurs, les instruments en pierre du Sahara, provenant de la première mission Flatters, des stèles étrusques, la réduction du tombeau de Secondinus ; enfin une foule d’objets préhistoriques rapportées des quatre parties du monde.<lb/>Dans la salle de la Conquête, que décore une belle figure de soldat romain, de M. Bartholdi, vous verrez avec intérêt une carte générale des peuples de la Gaule au temps de César, et un très curieux plan en relief d’Alise-Sainte-Reine, exécuté par M. Abel Maitre, et donnant une idée exacte des travaux d’envahissement et des lignes de circonvallation dont l’antique Alésia fut entourée 52 ans avant notre ère.<lb/>Au deuxième étage, une salle est consacrée à l’exposition des objets de la première époque du fer trouvés dans les tumuli ; elle renferme un grand nombre de casques, de vases et de bracelets. La salle du bronze est garnie d’œuvres caractérisant bien les tendances et les aspirations de cet âge nouveau ; il y a là des mors, des pendeloques, des couteaux, [p. 368] des pointes de lance, des épées, toutes choses un peu primitives certes, mais souvent d’un travail excessivement curieux. Viennent ensuite les lacustres, fac-similés des maisonnettes construites sur pilotis, au temps de la pierre polie, accompagnés d’une série de vêtements en lin ou en écorce d’arbre et de spécimens des aliments dont se nourrissaient les habitants de ces singuliers et malsains logis. Très remarquable ici est la série des stations lacustres du lac du Bourget.<lb/>La salle du Trésor, salle des Archives, probablement librairie sous Charles V, intéresse particulièrement les numismates. Très riche est la collection de monnaies romaines, gauloises et mérovingiennes renfermées dans ses médailliers. Quelques-uns des types exposés ici sont des pièces absolument uniques ; d’autres sont de toute rareté. La série romaine ne comprend que des pièces frappées en Gaule.<lb/>Vous voyez par ce rapide aperçu à quel point la visite du musée est à la fois curieuse et instructive. Il eut pour premier organisateur M. Beaune. Ajoutons que son classement est fait avec un soin, une clarté, un esprit de suite qui font le plus grand honneur à MM. Alexandre Bertrand et de Mortillet, qui sont actuellement chargés de sa conservation. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14107_actor">Martin, Alexis </persname>
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              <geogname>Grand Parterre</geogname>
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              <p>Alexis Martin, Les étapes d'un touriste en France : promenades et excursions dans les environs de Paris, région de l'Ouest, t. III, Autour de Saint-Germain, les rives de la Seine : de Poissy à Mantes et à la Roche-Guyon, de la Roche-Guyon à Argenteuil, Paris, Hennuyer, 1892, p. 353-368.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1024546/f54.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention par Sophia Beale du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« [p. 189] The Château of St. Germain has existed since the time of Charles V, and has received additions during the reigns of François I, Henri II, Henri IV, and Louis XIII. It was given over to James II of England, and in the church is his [p. 190] monument, gazed at, if bronze eyes can penetrate stone walls, by M. Thiers, who sits in an arm-chair outside. »</p>
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              <p>S.-Sophia Beale, The Churches of Paris from Clovis to Charles X, Londres, W. H. Alten, 1893, p. 189-190.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Francisco J. Herboso de sa visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« [p. 231] Saint-Germain es una pintoresca pero monótona ciudad de 17.000 almas. No posee más atractivos que el castillo, la floresta, la iglesia y una estatua á Mons. Thiers, el libertador del territorio.<lb/>Tiene también su importancia histórica por haber nacido ahí (en el pavillon Henry II) Luis XIV y por ser el lugar del fallecimiento de Thiers.<lb/>El castillo, su principal atractivo, fué comenzado por Luis VI, denominado el gordo, quien hizo de él una fortaleza.<lb/>Durante las guerras con Inglaterra fué totalmente destruido y Carlos V lo reedificó en 1367.<lb/>Puede decirse, sin embargo, que el verdadero fundador es Francisco I, porque á él le tocó<lb/>concluirlo.<lb/>Pocos palacios han pasado por tantas transformaciones y han sido dedicados á tan diversos usos : fué en su origen, como acabamos de decirlo, [p. 232] fortaleza y en seguida residencia real, asilo de Jacobo II de Inglaterra, escuela de caballería dumnte el primer imperio, penitenciaría militar á principios del segundo y desde 1807 un interesante museo de antigüedades nacionales.<lb/>Los tres pisos, pues, están ocupados por el museo.<lb/>En el piso bajo encontramos casi todas las copias en yeso y piedra de los grabados del Arco de Constantino en Boma y varias alegorías de Trajano.<lb/>En el primero, colecciones y estatuas de piedra, ídolos antiguos, etc.<lb/>En el segundo, todos los objetos y armas de las épocas de piedra y fierro, huacas, objetos de vidrio romano, tumbas ó sean cajas cuadradas de piedra, de regular tamaño, en las cuales se depositaban los restos humanos cubiertos con tapas de vidrios.<lb/>Finalmente, en el tercero, objetos pertenecientes a los Galos : monumentos, mausoleos con momias y fac-similes de trabajos ejecutados por Julio César durante la campaña de la Galia.<lb/>La terraza del castillo domina á París con sus alrededores y goza de una hermosa y pintoresca vista. Ahí principia la gran floresta de Saint-Germain, inferior á la de Fontainebleau, pero mucho más hermosa que la de Montmorency. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14313_actor">Herboso, Francisco J. </persname>
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              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Francisco J. Herboso, Reminiscencias de viajes de Francisco J. Herboso, Caracas, J. M. Herrera Irigoyen, 1905-1906, t. I, p. 231-232.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description par Harold Clunn de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <p>« [p. 204] The first railway constructed in Paris was that of the Compagnie du Chemin de Fer de Paris à St. Germain, whose station in the Place de l’Europe was the predecessor of the Gare St. Lazare, opened in 1842. The first train to leave Paris was that which travelled to St. Germain on Saturday, 26 August 1837, on the occasion of the Fête des Loges. King Louis Philippe, who had intented travelling, was prevented by the Chamber from entering this supposed dangerous conveyance, but was represented by Queen Amélie and her children. The duc d’Orléans travelled on the seat next to the driver. It was proposed in the first place to build the railway station near the Place de la Madeleine, but finally the Place de l’Europe was chosen for that purpose. At first the line went only as far as Le Pecq, and thence the journey had to be completed by coach. The line was nineteen kilometres long and the journey occupied thirty-five minutes. The first-class fare in closed or open carriages was two francs fifty centimes, second-class, one franc fifty centimes, and third-class, in the open luggage van, one franc.<lb/>[…]<lb/>[p. 306] The pleasant old town of St. Germain-en-Laye, containing a population of 22,000, dates back to the tenth century and grew round a convent in the forest then known as Ledia. It became a royal residence in the time of Louis VI, and is noted for its delightful situation and the salubrity of its air. On that account it is much favoured by English and American visitors as wall as Parisians. For an old town, St. Germain possesses streets which may be considered fairly wide and well paved, and includes several fines squares.<lb/>The real founder of St. Germain was Louis VI, known as Louis le Gros. Previous to that time the site of the town formed a part of the forêt de Laye, where the kings of France came to hunt. The château owes it origin to a dungeon built by Louis le Gros about 1122, which dominated the course of the Seine. During the reign [p. 307] of Saint Louis extensions were carried out, and in 1238 was erected the fine Gothic chapel which is still in existence. The original château was destroyed during the Hundred Year War, when, in 1346, both château and monastery were burnt by the Black Prince. The chapel, however, was spared.<lb/>The present palace was commenced by Charles V between 1364 and 1370, but it was Francis I who reconstructed it on a grander scale in 1539. Here he celebrated his wedding with Claude de France, daughter of Louis XII. The architects were Pierre Ier Chambiges and Guillaume Guillain, but the work was not completed until 1555 in the reign of Henri II, who made St. Germain his habitual residence. He built a second château of smaller size which was afterwards enlarged by Henri IV, but this was abandoned in 1660 by Louis XIV in favour of the larger palace, and, after being left to go to ruins, was destroyed in 1776 with the exception of the Pavillon Henri IV.<lb/>Louis XIV frequently resided at St. Germain, where he died in 1643, a few months after the death of Richelieu, his great minister ; and Louis XIV was born here on 5 Septembre 1638. After the death of his mother, Anne of Austria, this monarch took up residence at St. Germain, but, finding the palace too small for his requirements, founded the more sumptuous palace of Versailles, and presented that of St. Germain to Mme de Montespan. In 1688 Louis XIV gave it to James II of England as a residence after his exile and there the English king died en 1701. Neglected by Louis XV and Louis XVI it was turned into a military school by Napoleon I, and afterwards became a military prison. Between 1862 and 1902 it was completely restored and transformed into a museum of national antiquities.<lb/>On Saturday, 1 Septembre 1854, the palace of St. Germain was visited by Queen Victoria, who displayed a special interest in the apartments occupied by James II, and particularly the oratory in which he was accustomed to pass much of his time in prayer. The tomb of James II, which was erected by Georges IV in 1824, was renovated at the expense of Queen Victoria. On 10 Septembre 1919 the Treaty of St. Germain was signed in the château between the Allies and Austria.<lb/>The terrace, which is approached from the park or parterre, was constructed between 1669 and 1673, after the plans of Le Nôtre, and is 2,400 yards long and 30 yards wide. It is situated 190 [p. 308] feet above the Seine, and extends along the borders of the forest. From here a magnificent panorama can be obtained of the valley of the Seine and distant Paris, including Montmartre and the Sacré-Cœur, the Eiffel Tower, and Mont Valérien. The grande allée of lime-trees which separate it from the forest was planted in 1745. The containing wall of terrace was formerly topped with a wooden fence, but this was replaced during the Second Empire, between 1855 and 1857, by the present cast-iron railing. At the end of the terrace, but still in the forest, is the Château du Val, constructed by Mansart in 1673, under Louis XIV, as a rendezvous for shooting. It is now used as a Home for members of the Society of the Légion d’Honneur.<lb/>The magnificent forest of St. Germain, which is entirely walled in, comprises an area of about 11,000 acres. It occupies the land enclosed by the peninsula of the Seine extending from St. Germain to Poissy on the west and to the agricultural park of Achère on the north. The roads are straight and well kept, the principal avenue leading to Les Lodges, a country house originally built for Anne of Austria in 1644 and now an educational establishment for the daughters of members of the Légion d’Honneur. Near this spot the Fête des Loges takes place at the end of August and lasts ten days.<lb/>In the town of St. Germain, opposite the château, is the church of St. Louis, erected on the site of an earlier church. Building was commenced in 1766, but was interrupted in 1787 and not resumed till 1826. The church was finally completed in 1827 and consecrated on 2 December of that year. The Hôtel de Ville is situated in the Rue de Pontoise near the station, and at the junction of the Rues de la République and de Poissy is a bronze statue of Thiers (1797-1877), who died at the Pavillon Henri IV. The old town contains many narrow and picturesque streets centred round its two main thoroughfares, the Rues de Pologne and de Poissy. Both of these lead to the Place du Marché, which is bordered on its western side by an ancient block of colonnaded buildings and shops.<lb/>Several excellent hotels standing in their own private grounds are situated close to the park of the château, notably the Pavillon Henri IV, the Pavillon Royal and the Pavillon Louis XIV. These being principally residential, and so conveniently situated for exploring the forest, make St. Germain a most pleasant place in which to spend a holiday. On 20 March 1927 The Compagnie des Chemins de Fer de l’Etat inaugurated their new service of electric [p. 309] trains from Paris (Gare St. Lazare) to St. Germain, which now perform the journey in twenty-four minutes. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_14320_actor">Clunn, Harold </persname>
              <subject>Chemin de fer</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <p>Harold Clunn, The Face of Paris, The Record of a Century’s Changes and Developments, Londres, Simpkin Marshall, 1933, p. 204 et 306-309</p>
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            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mémoires et récits biographiques</unittitle>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans le Livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles V de Christine de Pisan</unittitle>
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                <p>Femme de lettres née en Italie, qu'elle quitte à quatre ans.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 612] Aulcunes foiz avenoit, et assez souvent ou temps d’esté, que le Roy aloit esbatre en ses villes et chasteauls hors de Paris, lesquelz moult richement avoit fait refaire et reparer de solemnelz edifices, si comme a Meleun, a Montargis, a Creel, a Saint Germain en Laye, au Bois de Vincennes, a Beauté et mains autres lieux ; la, chaçoit aucunes foiz et s’esbatoit pour la santé de son corps, desireus d’avoir doulz et attrempé, mais en toute ses alees et venues et demeures estoit tout ordre et mesure gardee, car, ja ne laissast ses cotidiennes besongnes a expedier ainsi comme a Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 617] Avint une foiz, nostre Roy estant au chastel qu’on dit Saint Germain en Laye, une femme vefve, devers luy, à grant clamour et lermes, requerant justice d’un des officiers de la court, lequel par commandement avoit logié en sa maison, et celluy avoit efforcé une fille qu’elle avoit ; le Roy, moult airé du cas lait et maulvaiz, le fist prendre, et le cas confessé et actaint, le fist pendre, sanz nul respit, à un arbre de la forest.<lb/>[…]<lb/>[t. II, p. 76] Nostre roy Charles fust sage artiste, se demonstra vray architecteur, deviseur certain et prudent ordeneur, lorsque les belles fondacions fist faire en maintes places, notables edifices beaux et nobles, tant d’esglises comme de chasteaulx et austres bastimens, a Paris et ailleurs. […] [p. 77] Moult fit redifier, notablement de nouvel : le chastel de Saint Germain en Laye, Creel, Montargis ou fist faire moult noble sale, le chastel de Meleun, et mains autres notables edifices. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_20059_actor">Christine de Pisan </persname>
              <persname role="subject">Charles V</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ville</subject>
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              <p>Christine de Pisan, « Le livre des fais et bonnes meurs du sage roy Charles V », éd. Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, dans Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, Paris, Éditeur du commentaire analytique du Code civil, 1836, t. I, p. 581-637 et t. II, p. 1-145
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k308761/f620.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans l’Histoire de Charles VI de Jean Juvenal des Ursins</unittitle>
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                <persname id="atom_20065_actor">Juvenal des Ursins, Jean</persname>
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                <p>Président du parlement de Poitiers. Archevêque de Reims.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 103] [1390] Au dict an, le Roy s’en alla esbatre a Sainct Germain en Laye, et la Royne aussy, et plusieurs des seigneurs, dames et damoiselles, et devisoient ensemble, et s’esbatoient es bois de Poissi. Et une fois survint un terrible tonnerre, si se retrahirent au chasteau. Et disoient aucuns que oncques n’avoient veu si horrible ne terrible tonnerre, et entre Sainct Germain et Poissy y eut quatre hommes morts et foudroyez. Et apres ce toute la nuict feit le plus merveilleux vent que oncques on eust veu, et arracha arbres es forests et jardins, et abbatit cheminées et hauts des maisons, et aucuns clochers, et feit [p. 104] des dommages innumerables. Et disoit on, et aussi estoit il vray, que le Conseil estoit assemblé pour faire une grosse taille sur le peuple, et quand on veid les dictes tempestes, le Conseil se separa, et feut rompu. Et a la requeste de la Royne, feut expressement defendu qu’on n’en levast aucunement.<lb/>[…]<lb/>[p. 111] [1392] Et manda le Roy a ses oncles de Berry et de Bourgongne la deliberation qu’il avoit faict d’aller en Bretaigne, en les requerant qu’ils veinssent vers luy le mieux accompaignez qu’ils pourroient. Lesquels feurent bien esbahis quand ils sceurent l’entreprise, et comme ceux qui estoient au conseil du Roy avoient osé estre si hardis d’avoir faict la dicte conclusion sans les appeller, eux qui estoient oncles du Roy, veu que l’entreprise estoit grande, et a l’executer pouvoit avoir des difficultez et dangers beaucoup. Et de ce feurent tres mal contents de ceux qui estoient autour du Roy et qu’on disoit le gouverner, c’est a scavoir Clisson, La Riviere et Noujant, et si estoient plusieurs autres. Car ils tenoient le Roy de si pres que nul office n’estoit donné sinon par eulx, ou de leur consentement. Et sembloit par leurs manieres qu’ils cuidoient estre perpetuels en leurs offices, et qu’on ne leur pouvoit nuire. Et haultement, et en grande auctorité, se gouvernoient. Et si estoient les gens d’Eglise et de l’Université tres mal contents d’eux. Car ils grevoient eulx, et les jurisdictions ecclesiastiques, et leurs privileges. Et voloient de si haute aisle qu’a peine on en osoit parler. Et afin qu’on n’eust pas leger acces devers le Roy, le feirent partir de Paris, et aller a Sainct Germain en Laye. Ce nonobstant l’Université delibera d’envoyer une notable ambassade devers le Roy au dict lieu de Sainct Germain. Et y furent deputez le recteur [p. 112] mesme, et plusieurs nobles clercs de toutes les quatre facultez. Et quand ils feurent a Sainct Germain, feirent scavoir a monseigneur le chancellier et au Conseil qu’ils avoient a parler au Roy et qu’il leur pleust de leur faire avoir audience, et par plusieurs fois interpellerent et feirent dilligence de l’avoir. Et apres plusieurs responses et choses dictes par le chancellier, il leur dit que le Roy estoit occupé en tres grandes et haultes besongnes, et que de present n’auroient audience, et qu’ils ne se souciassent de leurs privileges et qu’on les garderoit tres bien, et qu’ils s’en allassent. Et pour ce s’en retournerent a Paris sans estre ouys. Ce qu’on tenoit a chose bien estrange.<lb/>[…]<lb/>[p. 125] [1393] Le Roy alla en pelerinage a Sainct Denys en France, et aussi au mont Saint Michel. Et avoit de belles et grandes devotions en Dieu, et s’en retourna esbatre a Sainct Germain en Laye. Et luy faisoit on toutes les plaisances qu’on pouvoit. […]<lb/>[p. 126] Le Roy estant a Sainct Germain en Laye et son Conseil, l’Université de Paris envoya une notable ambassade par devers luy, le prier et requerir qu’on voulust entendre a l’union de l’Eglise. Et leur octroya leur requeste, et voulut qu’on advisast toutes les manieres par lesquelles l’union se pourroit faire, et il estoit prest d’y entendre. De laquelle chose les ambassadeurs au nom de l’Université rendirent graces et mercis au Roy et aux seigneurs qui estoient avec luy, et en firent leur rapport à l’Université.<lb/>[…]<lb/>[p. 214] [1405] Il y eut un merveilleux tonnerre et une grande tempeste en l’hostel de monseigneur le Daulphin. Mais un autre au dict an vint à Sainct Germain en Laye, bien grand et horrible, auquel estoient la Royne et le duc d’Orleans, qui avoient esté veoir madame Marie de France à Poissi, et faisoit a une vespree depuis disner beau temps, et net. Par quoy delibererent d’aller chasser au bois, et se meit la Royne en un chariot, et ses damoiselles avec elle, et le duc d’Orleans, et autres femmes, a cheval. Et soubdainement survint une merveilleuse tempeste de vents, grosse gresle et pluie, et tellement que le dict duc d’Orleans feut contrainct de se bouter dedans le dict chariot ou la Royne estoit. A cause de quoy les chevaux du dict chariot, qui estoient forts et puissans, feurent tellement espouventez qu’ils commencerent a courir [p. 215] tant qu’ils peurent jusques a ce qu’ils se trouverent en la vallee, vers le pont du Pec, et s’en alloient tout droict en la riviere. Et disoit on qu’ils se feussent fourrez et bouttez dedans l’eaue, et que tous ceux qui estoient dedans eussent esté noyez, si ce n’eust esté un homme qui s’advisa de coupper les traiz des chevaux. Et de ce feurent grandes nouvelles a Paris, et partout. Et y eut aucunes gens notables, et catholicques, qui advertirent la Royne et le duc d’Orleans que c’estoit exemple divin, et qu’ils estoient taillez que de brief leur mescherroit s’ils ne faisoient cesser les aides et charges qu’on donnoit au peuple, et qu’ils payassent leurs debtes qu’ils devoient aux marchands qui leur avoient livré leurs marchandises.<lb/>[…]<lb/>[p. 430] [1417] Le duc de Bourgongne avoit intention d’aller devant Sainct Denys. On le sceut, et pour ce on envoia dedans deux vaillants chevaliers, l’un nommé messire Guillaume Bataille, et l’autre messire Hector de Pere, bien accompaignez de gens de guerre. Et quand le duc le sceut, il se porta d’y aller, et s’en alla [p. 431] vers Sainct Germain en Laye. Et le pont de Poissy, Meulant, Mante et Vernon se rendirent et mirent en son obeyssance. Et partout les nobles, et specialement, les riches, estoient pillez, derobez ou rançonnez, et aucuns mis dehors. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_20065_actor">Juvenal des Ursins, Jean </persname>
              <persname role="subject">Charles VI</persname>
              <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
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              <p>Jean Juvenal des Ursins, Histoire de Charles VI, roy de France, et des choses mémorables advenues de son règne, ès l’an MCCCLXXX jusques en l’an MCCCCXXII, Paris, Abraham Pacard, 1614
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k310004b/f115.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans la Chronique du règne de Charles VI</unittitle>
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              <note>
                <p>Compilation de textes historiques, constituée par étapes entre le XIIIe et le XVe s., couvrant l'histoire des rois de France jusqu'en 1461.</p>
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              <p>« [t. I, p. 685] [juillet 1390] Le roi Charles était allé passer quelques jours avec la reine au château de Saint-Germain-en-Laye ; vers le milieu du mois de juillet, à l’heure où l’on célébrait la messe en présence du roi, et où le conseil était assemblé pour délibérer sur l’établissement de nouveaux subsides, un accident imprévu frappa tout le monde de terreur. Le temps était serein, et l’on n’apercevait pas le moindre nuage. Tout à coup, le ciel s’obscurcit et se couvrit, au-dessus de la maison royale et dans une étendue de plus d’un mille, d’épaisses ténèbres que sillonnait de temps en temps la lueur des éclairs ; les bruyants éclats de tonnerre retentirent de tous côtés, et la foudre tomba avec tant de fracas que la maison royale parut sur le point de s’écrouler. Le vent souffla avec une [p. 686] telle violence qu’il arracha de leurs gonds les fenêtres des chambres, et brisa les vitres de la chapelle de la Reine ; les éclats en rejaillirent jusque sur l’autel. Il fallut achever promptement et à voix basse le reste de la messe, de feu que l’hostie consacrée ne fut enlevée des mains du prêtre.<lb/>Tant que dura cet orage effroyable, tous ceux qui se trouvaient là n’osaient, dans leur épouvante, lever les yeux, et restaient prosternés à terre. Le conseil même, qui s’était réuni pour délibérer sur les impôts, se sépara ; et sur les instantes de la Reine, qui était près d’accoucher, le Roi défendit peu après de remettre cette affaire en discussion. La Reine en effet était allée trouver le Roi toute tremblante et lui avait assuré que l’oppression du peuple était la cause de ce bouleversement de la nature.<lb/>Pendant cet orage, le vent déracina, dit-on, les plus grands arbres de la forêt voisine. Quatre officiers de la cour furent frappés de la foudre, entre Saint-Germain et Poissy ; tous leurs os furent consumés, leur peau seule resta intacte, mais elle était devenue noire comme du charbon.<lb/>[…]<lb/>[t. II, p. 15] [15 juillet 1392] Déjà les laïques, et surtout les seigneurs de la cour, refusaient de comparaître en justice devant l’Université, malgré ses privilèges, et l’on forçait ses suppôts à payer les contributions. Les docteurs et les professeurs tinrent, suivant l’usage, une grande assemblée pour délibérer sur ces excès, et résolurent d’un commun accord de porter plainte au Roi le jour de la fête de la Trinité. Ils ne purent d’abord obtenir audience ; ils se décidèrent alors, d’après l’avis des conseillers du Roi, à lui présenter une copie de leurs privilèges ; ce qu’ils firent plusieurs fois. Mais voyant l’inutilité de leurs démarches, ils suspendirent leurs leçons et tous les actes des écoles. Cette suspension fit partir de la capitale plusieurs clercs étrangers. Il y eut alors une seconde assemblée, et sur la nouvelle que le roi allait bientôt quitter Paris, le vénérable recteur et vingt députés d’un savoir éminent se rendirent le 15 juillet à Saint-Germain-en-Laye, où il se trouvait, et demandèrent instamment une audience. Le Roi, cédant à de mauvais conseils, la leur refusa encore ; mais enfin il leur accorda leur demande, à la requête de quelques seigneurs de sa cour, qui l’en supplièrent cinq fois à genoux, en lui représentant que cette affaire intéressait l’honneur de sa Couronne. Messire Bureau de la Rivière, le connétable et le sire de Noviant s’étaient rendus leurs principaux intercesseurs. Ce n’était pas qu’ils eussent changé de sentiments ; mais ils avaient d’autres projets. Ils firent en sorte qu’on n’accordât point la parole aux députés, dans la crainte qu’ils ne portassent quelque atteinte à leur crédit ou à l’autorité du roi. Ils savaient de bonne part que les docteurs de l’Université avaient déjà curieusement recherché l’origine et discuté les droits de l’autorité royale sur le clergé, et songeaient à les empêcher de faire entendre les raisons qu’ils pouvaient alléguer à l’appui de leurs propositions. [p. 47] Aussi, dès qu’ils eurent offert au roi l’hommage de leurs salutations, et avant que le docteur en théologie chargé de porter la parole eut ouvert la bouche, le chancelier s’exprima ainsi : « Notre sire le Roi sait fort bien le sujet qui vous amène ; il vous accorde volontiers ce que vous demandez, et vous l’aurait déjà accordé s’il avait lu plus tôt la teneur de vos privilèges ». Après cela, le Roi leur reprocha avec bonté d’avoir suspendu si longtemps leurs leçons, et leur enjoignit de les reprendre. Ils le lui promirent, et partirent ainsi très satisfaits.<lb/>[…]<lb/>[p. 97] [1393] Pleins d’espoir et forts de leurs bonnes intentions, ils envoyèrent en députation auprès du Roi, qui était alors à Saint-Germain-en-Laye, le recteur et les principaux professeurs des quatre facultés. Le Roi avait auprès de lui un grand nombre d’illustres barons, entre autres les maréchaux et l’amiral de France, et plusieurs princes du sang, parmi lesquels on distinguait le duc d’Orléans, son frère, et ses oncles les ducs de Bourbon, de Berri et de Bourgogne.<lb/>Les députés demandèrent et obtinrent une audience. L’un d’entre eux, qui était docteur en théologie, prit la parole, et commença par remercier Dieu de la guérison du Roi. Il déclara que, si le Seigneur avait enfin daigné exaucer les vœux et les supplications de la France, s’il avait entendu les prières des habitants du royaume, c’était pour que le Roi pût désormais veiller aux intérêts de son peuple et de la sainte Eglise catholique. Il maudit ensuite l’exécrable schisme, et fit un éloquent tableau des malheurs enfantés par ce fléau, dont on ne connaissait que trop bien les suites funestes. Il rappela qu’à l’occasion de ce schisme, le mode depuis longtemps malheureux, marchant sur une pente dangereuse et entraîné vers le mal, avait mis de côté tout respect de Dieu et des hommes, s’attachait à ce qui lui était nuisible, et évitait ce qui lui était salutaire. Après avoir présenté toutes ces considérations avec un talent remarquable, il termina en suppliant le Roi, de la part de l’Université, sa fille bien aimée, de travailler au plus tôt à déraciner le schisme. Il lui prouva jusqu’à la dernière évidence que c’était un devoir pour lui, s’il ne voulait pas perdre le titre de Roi très chrétien.<lb/>Le duc de Berri était, en vertu de son droit d’aînesse, celui des princes [p. 99] du sang qui devait porter la parole au nom du Roi. Aussi les députés n’étaient-ils pas sans inquiétude ; car le duc avait toujours été le champion le plus zélé du pape Clément. Mais leurs craintes cessèrent lorsqu’ils entendirent répondre à peu près ces termes : « Nous pensions que la durée si prolongée de cet exécrable schisme est une tache pour le Roi et pour sa royale famille. Puisque tout le monde en est également fatigué, cherchez un moyen d’y mettre un terme pour l’honneur du royaume. Si vous proposez une voie qui reçoive l’approbation du Conseil, soyez sûrs que nous nous empresserons de la mettre à exécution.<lb/>La maison royale de France n’avait point paru jusqu’alors très zélée pour le rétablissement de l’union. Les députés de l’Université adressèrent mille remerciements au Roi et à l’assemblée, et après avoir pris congé d’eux, ils retournèrent pleins de joie vers leurs collègues pour leur faire part de ce qu’ils avaient obtenu.<lb/>[…]<lb/>[t. III, p. 283] [juillet 1405] La Reine et le duc d’Orléans, qui étaient alors à Saint-Germain-en-Laye, apprirent avec un juste étonnement ce qui venait d’arriver. Ils rendirent grâce à Dieu non seulement d’avoir sauvé le Dauphin, mais encore de les avoir la veille délivrés eux-mêmes d’un grand danger. Je crois devoir faire connaître ici les circonstances de cet autre accident. Ils étaient sortis tous deux pour faire une promenade dans la forêt voisine lorsqu’un orage, accompagné de violents coups de vent et de torrents de pluie, força le duc à se réfugier dans la voiture de la Reine. Les chevaux, effrayés par le mauvais temps, s’emportèrent et se dirigèrent rapidement vers la Seine, malgré les efforts de leurs conducteurs. Ils s’y seraient précipité avec la voiture si le cocher n’eût coupé les traits en toute hâte ».<lb/>[…]<lb/>[t. VI, p. 119] Le duc de Bourgogne, considérant ces dispositions, ou plutôt, si je dois m’en rapporter à ce que ses gens m’ont assuré depuis, craignant d’encourir le courroux de saint Denys, le patron particulier de la France, en faisant quelque tentative contre l’abbaye où étaient déposées les corps des rois de France, dont il se glorifiait de tirer son origine, rebroussa chemin, d’après l’avis de ses principaux chevaliers, et aller occuper, sans rencontrer d’obstacle, la résidence royale de Saint-Germain-en-Laye. Il y mit garnison et s’empara le lendemain, sans coup férir, du pont de Poissy construit sur la Seine. Il alla ensuite visiter dans la royale abbaye de religieuses, qui était près de là, madame Marie, fille du Roi, sa cousine, qui avait pris le voile. Il lui présenta ses compliments respectueux, lui donna le baiser de paix et dîna avec elle. »</p>
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              <persname role="subject">Charles VI</persname>
              <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
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              <p>Louis Bellaguet (éd.), Chronique du religieux de Saint-Denis contenant le règne de Charles VI, de 1380 à 1422, Paris, Crapelet, 1839-1852.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans le Journal d’un bourgeois de Paris</unittitle>
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              <unitdate normal="1436/1439" encodinganalog="3.1.3">1436-janvier 1439</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 310] [1436] Quant les Françoys ou Arminalx virent qu’ilz ne porent trouver autre accort, ilz se misdrent sus plus fort que devant, et se mirent en Normendie à puissance, et en pou de temps gaignerent des meilleurs pors de mer qui y soient, comme Montyvillier, Dieppe, Harefleu et autres bonnes villes et chastellenies [p. 311] assez, et apres vindrent plus pres de Paris, et gaignerent Corbeil, le Bois de Vincenne, Beauté, Pontoise, Sainct Germain en Laie, et autres villes et chasteaux assis autour de Paris, par quoy nul bien ne povoit venir en la ville de Paris de Normendie ne d’ailleurs, ne pour monter ne pour avaller aucuns biens.<lb/>[…]<lb/>[p. 343] [1439] Ou moys de janvier fut prins par les Angloys le [p. 344] chastel de Sainct Germain en Laye, et fut par un faulx religieux de Saincte Genevieve, nommé Carbonnet, lequel estoit prieur de Nanterre, et se fist privé du cappitaine dudit chastel, et tant fist qu’il y entroit a quelque heure qu’il voulloit, et savoit touzjours où les clefs estoient, que on ne se deffioit point de lui ; et le mauvais homme alla a Rouen et promist au conte de Varvic que, se il lui voulloit donner IIIc salus d’or, qu’il luy randroit le chastel, et on les lui bailla, et le faulx traistre leur livra le chastel au jour qu’il avoit promis. Et environ XII ou XV jours apres, fut prins et recongnut toute la traison, et fut jugé a prinson perpetuelle, chargé de gros fers, jambes et bras, et ne menger jamais que pain et eaue, et tres pou. »</p>
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              <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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              <p>Alexandre Tuetey (éd.), Journal d’un bourgeois de Paris, 1405-1449, Paris, Champion, 1881.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans la Chronique de Charles VII de Jean Chartier</unittitle>
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              <note>
                <p>Compilation de textes historiques, constituée par étapes entre le XIIIe et le XVe s., couvrant l'histoire des rois de France jusqu'en 1461.</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [t. I, p. 229] [mai-juin 1436] Comment Saint Germain en Laye fut françois<lb/>En ce mesme temps, fut mis le chasteau de Saint Germain en Laye en l’obbeissance du roy de France, moiennant certain argent que le conte de Richemont, connestable de France, en fist bailler au cappitaine qui le tenoit de par les Angloiz.<lb/>[…]<lb/>[t. II, p. 135-136] [septembre-octobre 1449] De la reddicion de la ville de Gisor par appoinctement et composicion faictes avecques eulx<lb/>Cependant que le siege estoit devant le susdit chastel de Gaillart, avant la reddicion d’icelluy deux ou trois jours seulement, le susdit seneschal de Poictou, avec ung des escuyers d’escuyrie du Roy nommé Pariot, et ung aultre nommé Pierre de Courcelles, parens de la femme de Richard de Marbury, chevalier anglois, et capitaine de la ville de Gisors pour le roy d’Angleterre, traictierent et appoinctierent avec ledit de Marbury pour la reddicion d’icelle ville en l’obeyssance du Roy, et firent composicion telle [p. 136] que le susdit capitaine traictia et promit de rendre la place de Gisors dans le dix huictiesme jour du moys d’octobre ensuivant. Et, de faict, se rendit ce cappitaine anglois en l’obeyssance du Roy, et luy fit serment fort solemnel en tel cas accoustumé, parmy ce qu’on luy delivrast purement, nettement et sans despens deux de ses enfans, nommez Jehan et Hemond, lesquels avoient esté prins au Ponteaudemer.<lb/>Et oultre ce, luy fust accordé qu’il joyroit des susdites terres de sa femme, que les Françoys tenoient et occupoient, fust par don du Roy ou aultrement. Outre plus, a la requeste des parens de sadite femme, et pour les agreables services que le Roy esperoit que luy et ses enfans luy feroient au temps a venir, il le fit cappitaine de Sainct Germain en Laye, et luy donna sa vie durant seullement tous les profits et esmolumens qui appartenoient a ladite cappitainerie. »</p>
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              <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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              <p>Jean Chartier, Chronique de Charles VII, roi de France, éd. Auguste Vallet de Viriville, Paris, Jannet, 1858.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la reprise du château de Saint-Germain-en-Laye sur les Anglais</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
              <unitdate normal="1440/1441" encodinganalog="3.1.3">1440-1441</unitdate>
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                <persname id="atom_21593_actor">Gruel, Guillaume</persname>
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              <note>
                <p>Breton, longtemps attaché à la personne du connétable Arthur de Richemont (XVe siècle).</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« En ce temps là, noz gens fortifierent Loviers et Conches, et celui yver se passa ainsi, excepté que mon dit seigneur mist le siege a Saint Germain en Laye, que les Angloys avoyent avant prins d’eschielle, et bientost fut rendu a mon dit seigneur, lequel empres fut requis d’aller en Champaigne, dont avoir le gouvernement. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21593_actor">Gruel, Guillaume </persname>
              <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Guillaume Gruel, Chronique d’Arthur de Richemont, connétable de France, duc de Bretagne (1393-1458), éd. Achille Le Vavasseur, Paris, Renouard, 1890, p. 161.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k215044w/f256.image</p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Robert de La Marck du mariage du futur François Ier à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1514/1514" encodinganalog="3.1.3">10 mai 1514</unitdate>
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                <persname id="atom_21599_actor">La Marck, Robert (de)</persname>
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              <note>
                <p>Seigneur de Fleurange, maréchal de France.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Ce temps pendant que ces menees se faisoient, monsieur d’Angoulesme en menoit un aultre ; car il vouloit que le mariage de luy et de madame Claude, fille aisnee du roy Louis, feust achevé, laquelle chose feust accordee par bons moyens par ledict seigneur roy Louis : et, en ce mariage faisant, il luy bailloit la duché de Bretaigne, pour en jouir presentement ; mais cela ne fist pas sans beaucoup d’affaires, car le Roy, qui estoit un peu chatouilleux, scavoit bien comment il avoit faict au feu [p. 43] Roy, et craignoit que ledict sieur d’Angoulesme ne luy en voullust faire autant. Toutesfois, la chose se fist, et y feust ledict sieur d’Angoulesme merveilleusement bien servi, et spécialement par monsieur de Boissi, grand maistre de France, et par le trésorier Robertet, qui pour lors gouvernoit tout le royaume, car, depuis que monsieur le legat d’Amboise mourut, c’estoit l’homme le plus approché de son maistre, et qui scavoit et avoit beaucoup veu, tant du temps du roy Charles que du roy Louis ; et sans point de faulte, c’estoit l’homme le mieux entendu que je pense naguères avoir veu, et du meilleur esprit ; et tant qu’il s’est meslé des affaires de France et qu’il en a eu la totale charge, il a eu cet heur qu’il s’est toujours merveilleusement bien porté. Le Roy avoit auparavant baillé audict sieur d’Angoulesme la duché de Vallois, afin qu’il eust nom duc, et avecques ce, la duché de Bretaigne, ce qu’il avoit de par ses pere et mere : c’estoit ung gros prince, et pouvoit faire beaucoup de bien a ses serviteurs. Ledict sieur d’Angoulesme, quand vint au jour de ses avantdictes nopces, envoya querir le jeune Advantureux, qui estoit de sa nourriture, lui mandant qu’il s’alloit marier. Laquelle chose entendue par ledict Advantureux, subit se trouva au chasteau d’Amboise, où ledict sieur estoit, et madame sa mere ; et incontinent partit dudict chasteau d’Amboise, bien accompagné, et vinst à Saint Germain en Laye, qui est un fort beau chasteau a cinq lieues de Paris, beau parc en belle chasse. Et luy arrivé, au bout de quatre jours apres, feurent faictes les nopces les plus riches que vis jamais, car il y avoit dix mille hommes habillés aussi richement que le Roy, ou que monsieur d’Angoulesme qui estoit le marié ; et pour l’amour de la feue Royne, tout le monde estoit en deuil ; et ne feust pas changé d’homme ni de femme pour ledict mariage. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21599_actor">La Marck, Robert (de) </persname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Robert de La Marck, seigneur de Fleurange, Histoire des choses mémorables advenues du reigne de Louis XII et François Ier, en France, Italie, Allemagne et les Pays-Bas, depuis l’an 1499 jusques en l’an 1521, éd. Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Paris, Éditeur du commentaire analytique du code civil, 1838, p. 42-43.</p>
            </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans le journal de Louise de Savoie</unittitle>
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              <unitdate normal="1514/1522" encodinganalog="3.1.3">18 mai 1514-15 octobre 1522</unitdate>
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                <persname id="atom_21606_actor">Louise de Savoie</persname>
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              <note>
                <p>Fille de Philippe de Savoie et de Marguerite de Bourbon, épouse de Charles de Valois, duc d'Angoulême , et mère de François Ier et de Marguerite d'Angoulême.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 395] Le dix huitieme jour de may, a Saint Germain en Laye, l’an 1514, furent les nopces de mon fils.<lb/>[…]<lb/>[p. 400] Henri, second fils de mon fils, fut le jour de la mi caresme né a Saint Germain en Laye, a sept heures six minutes avant midi, l’an 1519 ; et, selon la coustume de France, l’an 1518, le dernier jour de mars, ayant, a cause dudict jour, quelque similitude avec François, son frere, qui fut né le dernier jour de fevrier.<lb/>[…]<lb/>[p. 404] En aoust 1520, le jour saint Laurent, a dix heures apres midy, a Saint Germain en Laye, sortit du vente de la Reine ma fille Magdelaine, troisieme fille du Roy mon fils.<lb/>[…]<lb/>[p. 406] Mercredi 22 janvier 1522, jour de saint Vincent, a Saint Germain en Laye, a neuf heures quarante minutes au matin, fut né Charles, III fils de mon fils.<lb/>[…]<lb/>[p. 407] Le 26 septembre 1522, a Saint Germain en Laye, Pierre Piefort, fils de Jean Piefort, contreroleur du grenier a sel de Chateaudun, parent de plusieurs gros personnages de la Cour, fut bruslé tout vif apres que, dans le donjon du château de Saint Germain, il eut eu la main coupée, pour ce que impiteusement il avoit pris le Corpus Domini et la custode qui estoit en la chapelle dudit chasteau ; et le dernier jour du mois, mon fils vint a pied, la teste nue, une torche au poing, depuis Nanterre jusques au lieu, pour accompagner la saincte hostie ety la faire remettre en son premier lieu, car ledit Piefort l’avoit laissée en la petite chapelle de Saincte Genevieve, pres dudit lieu de Naterre. Le cardinal de Vendosme la rapporta, et lors faisoit beau voir mon fils porter honneur et reverence au saint sacrement, que chacun, en le regardant, se prenoit a pleurer de pitié et de joye.<lb/>Le 15 octobre 1522, a Saint Germain en Laye, je feus fort malade de goutte, et mon fils me veilla toute la nuict. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21606_actor">Louise de Savoie </persname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Louise de Savoie, « Journal de Louise de Savoye, duchesse d’Angoulesme, d’Anjou et de Valois, mère du grand roi François premier », dans Claude-Bernard Petitot (éd.), Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, t. XVI, Paris, Foucault, 1820, p. 383-408.</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans le Journal d’un bourgeois de Paris sous le règne de François premier</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
              <unitdate normal="1519/1530" encodinganalog="3.1.3">31 mars 1519-29 décembre 1530</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 79] Audict an 1518, jeudy trente unisme et dernier jour de mars, accoucha la royne Claude de son deuxiesme filz, a Sainct Germain en Laye, pres Paris, environ six heures de matin ; lequel fut intitulé duc d’Orleans et baptisé au dict lieu, le dimanche cinquiesme jour de juing ensuivant. Et le leva des sainctz fondz l’ambassadeur du roy d’Angleterre, qui estoit pour lors a Paris, aussy le tint l’ambassadeur d’Escosse, lesquelz ambassaddeurs avoient procuration de ce faire de leurs maistres ; et y fut la commere madame d’Alençon, tante de l’enfant. Peu de temps [p. 80] apres, l’enfant fut porté a Bloys, en lictiere, pour le faire nourrir avec monsieur le Daulphin, son frere, qui aussi y fut nourry.<lb/>[…]<lb/>[p. 87] Au dict an 1520, le vendredy au soyr, troisieme aoust, environ onse ou douze heures de nuict, accoucha la royne de France, a Sainct Germain en Laye, d’une fille, et le merquedy vingt huictiesme jour du dict moys, elle fut baptisee au dict lieu et nommee Magdalaine, et la leverent sur les sainctz fondz de babtesme l’ambassadeur de Venise, qui pour lors y estoit, madame d’Alençon, sa tante, et l’une des seurs du roy de Navarre.<lb/>[…]<lb/>[p. 118] L’an 1521, le mercredy vingt deuxiesme janvier, la royne de France accoucha d’un filz a Sainct Germain en Laye, lequel fut intitulé le duc d’Angoulesme, qui fut le troysiesme filz que la dicte Royne a eu et le cinquiesme enfant, comprins deux filles, dont la premiere estoit nommée madame Loyse, laquelle mourut jeune enfant. Et fut baptisé iceluy filz au dict lieu de Saint Germain le samedy premier jour de mars ensuyvant, et le leverent des saincts fondz de baptesme [p. 119] deux des seigneurs [des] cantons de Suisse, lesquelz le Roy manda querir lors en leur pays ; et pour la marreine estoit madame d’Allençon, tante de l’enfant et sœur du dict roy de France. Et fut nommé au dict baptesme Charles, auquel baptesme y eut grand triomphe.<lb/>[…]<lb/>[p. 122] [1522] Au dit an, le huictiesme mars, furent penduz a Paris deux orfevres qui avoient desrobbé environ pour quatre mil livres de la vaisselle du Roy, estant lors logé au logis de monsieur de Villeroy ; ce larcin fut faict le lendemain de la feste des roys. Et furent condamnez par le prevost de l’hostel du Roy. Et en y eust un ou deux autres qui furent aussi penduz et estranglez pour mesme cas, a Sainct Germain en Laye, condamnez par le prevost de l’hostel aussi, et un orfevre qui fut battu au cul de la charrette.<lb/>[…]<lb/>[p. 158] L’an 1522, le vingt et troysiesme de septembre, il y eut un nommé maistre Pierre Piefort, qui estoit de devers Tours, lequel fut bruslé tout vif a Sainct Germain en Laye, lorsque le Roy, la Royne et la noblesse y estoient ; et fut parce qu’un peu auparavant il avoit prins et desrobbé la couppe d’argent doré qui estoit en l’eglise du dict lieu, auquel reposoit le precieux corpus Domini, et porta le corpus Domini entre des pierres, où anciennement madame Saincte Geneviefve, en son vivant, gardoit les brebis a Nanterre ; et apporta la coupe a Paris et en fut trouvé sais en une taverne, puis mené prisonnier en Chastelet, et de la fut envoyé querir par le prevost de l’hostel du Roy, auquel il confessa le cas et le lieu auquel estoit le corpus Domini. Tost apres et incontinent, le Roy avec grand nombre de seigneurs y allerent, chacun une torche de cire ardente en la main, et fut porté le ciel par quatre seigneurs et portoit le Roy luy mesme sa torche la teste nue ; et fut apporté par le cardinal de Bourbon, en grande reverence, soubz le ciel, et remis en sa place, en l’eglise de Sainct Germain, le dict corpus Domini. Et fut le malheureux grievement puny.<lb/>[…]<lb/>[p. 166] L’an 1523, le vendredy, lendemain de la feste [p. 167] Dieu, jour de juing, accoucha la royne de France d’une fille a Sainct Germain en Laye, pres Paris, qui fut baptizee au dict lieu le mardy XXIe jour de juillet ensuivant, et nommee Marguerite ; et la tint sur les sainctz fondz madame d’Alançon.<lb/>[…]<lb/>[p. 300] Au dict an 1526, le lundy sixiesme de novembre, le Roy vint à l’environ de Paris et s’en alla loger au bois de Vincennes. […] Il estoit revenu de Bloys pour son reetour d’Espaigne et avoit passé par Chartres. […]<lb/>Et le lundy ensuivant, il alla à Sainct Denis en France, ou il fist ses offrandes et fist remettre les chasses en leurs lieux, et de la s’en alla a Escouen, appartenant a monsieur de Montmorency, ou il fut quelques jours.<lb/>Puis de la s’en alla a Sainct Germain en Laye, ou estoit madame la Regente, sa mere, madame Renee, fille du feu roy Louis douziesme, seur de la dicte feue Royne, et toute la noblesse d’hommes et femmes. Et y estoient le roy de Navarre et monsieur de Lorraine, qui estoit venu devers le Roy environ huict jours devant, monsieur de Vendosme, le comte Saincy Paul, son frere, monsieur de Lautrec et plusieurs grands seigneurs bretons et autres seigneurs de France.<lb/>Et depuis se tint le Roy par long temps au dict lieu de Sainct Germain en Laye, sans venir en la ville de Paris, sinon que par nuict.<lb/>[…]<lb/>[p. 301] Au dict an 1526, en decembre, vindrent nouvelles a Paris, lorsque le Roy estoit a Sainct Germain en Laye, que le quatriesme jour du dict mois de decembre, il y eust un gros combat sur la mer entre l’armee de l’Empereur et l’armee de France.<lb/>[…]<lb/>[p. 302] Au dict an, le mercredy, lendemain de Noel, le vingt sixiesme jour de decembre, madame la duchesse, veufve de feu monsieur d’Alançon, seur du Roy, fut fiancee au roy de Navarre a Sainct Germain en Laye, ou estoit le Roy et toute la noblesse.<lb/>[1527] Et le mercredy penultieme jour de janvier au dict an, ilz furent espousez au dict lieu de Sainct Germain. Apres furent faictes jouxtes et tournois et gros triomphe par l’espace de huict jours ou environ, au dict lieu de Sainct Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 315] Au dict an 1526, en decembre, lorsque le Roy estoit a Sainct Germain en Laye, fut defendu de par le Roy a quatre conseillers de parlement de ne plus aller a la dicte cour sans l’authorité et vouloir du Roy. C’est asscavoir messieurs Disques, Gennequin, Le Coq et au procureur general du Roy nommé Rogier. On dit que ce fut a cause qu’ilz estoient contre le chancelier, touchant l’abbaie de Sainct Benoist, vaccante par la mort de feu monsieur Poncher, archevesque de Sens, et tenoit la cour pour monsieur de Paris, qui estoit nepveu du dict feu archevesque de Sens, qui avoit esté esleu abbé.<lb/>[1527] Au dict an, lundy, dix septiesme de fevrier, apres diner, fut, en la grande eglise Nostre Dame de Paris, chanté Te Deum laudamus. […] Et le mercredy suivant furent [p. 316] faictes processions generalles où estoient les prevost et eschevins de la ville, avec grand peuple où on porta chasses, reliques et alla on a Nostre Dame de Paris, les rues tendues. Ce qui fut faict par ordonnance et commandement de madame la Regente, elle, le Roy et la noblesse estans a Sainct Germain en Laye, et ce a cause qu’elle mandoit que le Roy avoit eu nouvelles de ses cappitaines et gens d’armes qu’il avoit dela les mons, c’est asscavoir le seigneur Rance, Italien, qui estoit la ligue des Ursins, et tenoit le party du Roy, le comte de Vaudemont, frere puiné de monsieur de Lorraine, le marquis de Saluces et autres, qu’ilz avoient deffaict quelque nombre de gens d’armes, arrivez au port de Gayette pour l’Empereur, voulans aller a Rome prendre le pays et apres aller a Naples, et le seigneur d’Arcon, et le prince d’Aurenge, avec grand nombre de gens d’armes tant de cheval que de pied.<lb/>[…]<lb/>[p. 323] L’an 1527, au moys de may, vindrent nouvelles au Roy, luy estant à Sainct Germain en Laye, avec madame la Regente, sa mere, et toute la noblesse, de la desolation et ruine faicte a Rome, par monsieur de Bourbon, et les Espaignolz qui y estoient de par l’Empereur, et des François.<lb/>[…]<lb/>[p. 337] L’Empereur et son conseil, estant en Espaigne, scachant ces choses, fist detenir et prendre prisonniers les ambassadeurs de France qui estoient allez vers le dict Empereur de par le Roy, asscavoir l’evesque de Terbe et autres, pour traicter de paix et ravoir messieurs les enfans de France, tenans hostage pour le Roy. Et fut ce faict en fevrier 1527 [1528].<lb/>A ceste cause, le Roy, estant a Sainct Germain en Laye, fist aussi arrester tous les marchans et marchandises de Fladre qui estoient par deça en son royaume ; fut aussi semblable arrest de par madame Marguerite, tante de l’Empreur, et regente pour luy en Flandres, [sur] les marchans et marchandises de France estans en ce pays la.<lb/>[…]<lb/>Au dict mois de mars 1527 [1528], le prevost des marchans et aucuns des eschevins de la ville de Paris allerent à Sainct Germain en Laye vers le Roy et le chancelier leur faire remonstrance du grand dommaige [p. 338] que les marchans de Paris et d’ailleurs avoient eu au moien des dictz arrestz.<lb/>[…]<lb/>[p. 341] Au commencement d’avril, apres Pasques 1528, messieurs les Enfans de France, c’est asscavoir le petit duc d’Angouleme et une fille, vindrent de Bloys a Sainct Germain en Laye, par mandement du Roy.<lb/>[…]<lb/>[p. 342] 1528, le quinziesme avril apres Pasques, vindrent nouvelles au Roy, a Sainct Germain en Laye, de l’armee de monsieur de Lautrec, son lieutenant general dela les montz, estant au royaume de Naples, qu’il avoit prins la cité de Melphe.<lb/>[…]<lb/>[p. 344] Au dict an 1528, en may, vindrent nouvelles a Sainct Germain en Laye, et aussi le pape escrivit au cardinal Salviati, legat, qui estoit pour lors a Paris, que noz ennemys, asscavoir les Espaignolz et autres nations, estoient a Naples en grand nombre.<lb/>[…]<lb/>[p. 346] Au dict an 1528, en may, vindrent nouvelles au Roy a Sainct Germain en Laye que la ville de Pavie s’estoit revoltee contre luy et avoit esté baillee aux Espaignolz pour l’Empereur.<lb/>[…]<lb/>[p. 425] Apres l’arrivement de madame Eleonor en France, et de messeigneurs les Enfans, et qu’ilz eussent faict leurs entrees a Bordeaux, Bayonne, Angoulesme, Sainct Jean d’Angely, Loches et non point a Poictiers, ne a Tours, a cause de la mortalité, Amboyse, Blois et autres lieux, la dicte Royne fist son entree en la ville d’Orleans, ou elle y fut honnorablement receue, a rues tendues, et ciel sur elle, en gros triomphe, et fut le jour sainct André, au dict an 1530, ou y passa ce jour le Roy, qui s’en alla en son lieu de Fontainebleau. L’on dict que la Royne s’en alla ce jour d’Orleans pour s’en aller apres le Roy. Elle fut logee en la maison royalle de Sainct Aignan, que le feu roy Loys onziesme fist faire en son vivant.<lb/>[p. 426] Puis s’en alla au dict lieu de Fontainebleau ou l’attendoit le Roy. Puis le Roy et elle, avec toute la cour, s’en vindrent au boys de Vincennes, et y arriverent le lundy XIXe jour de decembre, au dict an 1530, puis s’en allerent a Saint Germain en Laye faire la feste de Noel, sans que la Royne passast par la ville de Paris, attendu qu’elle n’y avoit encores faict son entree. »</p>
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              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Ludovic Lalanne (éd.), Journal d’un bourgeois de Paris sous le règne de François premier (1515-1536), Paris, Renouard, 1854.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans la chronique de Pierre Driart</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
              <unitdate normal="1527/1528" encodinganalog="3.1.3">13 avril 1527-novembre 1528</unitdate>
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                <persname id="atom_21616_actor">Driart, Pierre</persname>
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              <note>
                <p>Religieux, chambrier de Saint-Victor.</p>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 124] Le samedi XIIIe jour dudict moys [avril 1527], par le commandement du Roy, lors estant à Sainct Germain en Laye, et lequel y avoit esté longue espace de temps depuis son retour des Espaignes sans entrer dans Paris, nonobstant qu’il [p. 125] eust approché et passé soubz les pontz, et lequel estoit fort courroucé contre la ville, furent mis prisonniers au Louvre mons. Merlin, penitencier de mons. de Paris, mons. Boucherat, advocat en la Court, mons. de Gris, ung autre nommé Boyleaue, et des marchans de ladicte ville, lesquelz, comme on disoit, n’avoient voulu estre de consentement que on se obligeast aux Angloiz pour quelque deu comme ilz vouloient soubz ung nisy, qui fut chose assez estrange à ouyr.<lb/>Et, le dimenche apres disner, jour de Pasques fleuries, ledict s. le Roy nostre sire entra en ceste ville de Paris et logea aux Tournelles, et se tint quelque espace de temps au boys de Vincennes.<lb/>[…]<lb/>[p. 136] Item, vers la fin de ce present moys [novembre 1528], madame la royne de Navarre, seur du roy de France, acouchea d’une fille au chasteau de Sainct Germain en Laye, comme on disoit pour lors.</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21616_actor">Driart, Pierre </persname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Fernand Bourbon, « Chronique parisienne de Pierre Driart, chambrier de Saint-Victor (1522-1535) », Mémoires de la société de l’histoire de Paris et de l’Ile-de-France, t. XXII, 1895, p. 67-178.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires apocryphes du maréchal de Vieilleville</unittitle>
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              <unitdate normal="1547/1549" encodinganalog="3.1.3">1547-16 juin 1549</unitdate>
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                <persname id="atom_21625_actor">Vieilleville, François de Scepeaux (seigneur de)</persname>
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              <note>
                <p>Maréchal de France. Ses mémoires sont reconnues aujourd'hui comme en large partie apocryphes.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [vol. 1, p. 149] [1547] Henry, dauphin, par cette mort devenu roy, partit de Ramboillet, et, après avoir commandé de porter le corps du feu Roy son pere a Saint Cloud pres Paris, pour y faire la quarantaine avant estre enterré, selon l’ancienne coutume de nos rois, s’achemina droit a Saint Germain en Laye, ou il trouva deja M. le connestable qui attendoit, il y avoit plus de six ans, ce changement en grande devotion, et tous deux commencerent a donner ordre aux affaires, desquelles les plus pregnantes d’alors estoient celles d’Angleterre. Et y ayant vacqué cinq ou six jours sans intermission, ils appellerent au septieme M. de Vieilleville, auquel ils baillerent, se confians de sa prudence, memoires et instructions pour aller en Angleterre devers le petit roy Edouard et son Conseil, pour les assurer qu’il vouloit tenir inviolablement la paix que leurs seigneurs et peres avoient juree, et que Sa Majesté avoit envoyé, par un autre chevalier d’honneur, a l’empereur Charles, curateur honoraire de leur jeune roy, [p. 150] une pareille asseurance, et que, si besoin, le seigneur de Vieilleville, deputé de sa part devers eulx, avoit un pouvoir fort ample pour la jurer de nouveau.<lb/>[…]<lb/>[p. 198] L’enterrement du feu roy François le Grand parachevé avec  la sumptuosité cy dessus declaree, le sieur de La Chastaigneraye poursuivit tres instamment envers le Roy l’assignation du jour et du lieu de son combat contre Jarnac, pour mettre fin a leur querelle : ce que Sa Majesté luy accorda le jour [vide] de juin de la mesme annee 1547, a Saint Germain en Laye, ou la Cour s’achemina au sortir de Paris, car Sadite Majesté en desiroit veoir l’issue avant que se faire sacrer, qui ne fut pas telle que Chastaigneraye esperoit, encores qu’il ne craignist son ennemy non plus que ung lyon le chien ; mais il luy en advint comme a une femme grosse qui, se sentant preste d’accoucher, n’espargne aulcune despence pour decorer et diaprer sa maison et ses couches, cherchant des parains et maraines d’etoffe pour honorer le baptesme de son [p. 199] enfant, mais, le terme venu de verser, elle et son fruit meurent en l’enfantement. Aussi cestuy cy fist une excessive despence en apprests tres magnifiques pour paroistre, attendant le combat ordonné, mesme pour le soupper du jour de son combat, comme se promettant infailliblement la victoire, et invita tous les plus grands seigneurs de la Cour pour en estre ; et d’autant que M. le prince de La Roche sur Yon l’en avoit reffusé, et qu’il n’est demeuré aupres du Roy prince du sang que luy (car M. de Vendosme s’estoit retiré, que les aultres princes avoient suivy) pour luy avoir esté deffendu d’estre parrain de Jarnac, il pria M. de Vieilleville de tant faire envers luy qu’il honorast son festin de sa presence ; ce que ledit sieur prince, en faveur de M. de Vieilleville, luy accorda. Mais Dieu, qui l’attendoit au passaige, le fist, de vainqueur par fantaisie, demeurer vaincu par effet, et fut ce soupper tout cru enlevé par les suisses et laquais de la Cour, car on n’avoit pas voulu touscher au feu que l’on n’en eust veu la fin ; aussi qu’il estoit quasi soleil couché premier qu’ils entrassent en duel : les pots et marmites renversés, les potaiges et entrées de tables respandus, mangez et devorez par une infinité de herpaille, la vaisselle d’argent de cuysine et riches buffets, empruntez de sept ou huit maisons de la Cour, dissipez, ravis et volez avec le plus grand desordre et confusion du monde ; et, pour le desert de tout cela, cent mille coups de halebardes et de bastons departis sans respect a tout ce qui se trouvoit dedans la tente et pavillon de La Chastaigneraye, par les capitaines et archers des gardes et prevost de l’Hostel qui y survindrent pour [p. 200] empescher ce vol et saulver ce que l’on pourroit, car il estoir venu ung infiny peuple de Paris, comme escoliers, artisans et vagabonds, a Saint Germain en Laye, pour en veoir le passe temps, qui s’estoient jectez la dedans a corps perdu, comme au sac d’une ville prise par assault, pour y exercer toutes sortes de ravaiges.<lb/>Ainsi passe la gloire du monde, qui trompe toujours son maistre, principalement quand on entreprend quelque chose contre le droit et l’equité, comme l’on disoit qu’avoit fait Chastaigneraye : car, luy ayant dict Jarnac, en amy et proche parent, qu’il entretenoit fort paisiblement madame de Jarnac sa belle mere, et en tiroit ce qu’il vouloit de moien pour paroistre a la Cour, Chastaigneraye fut si desbordé et impudent qu’il luy vouloit maintenir luy avoir dict qu’il paillardoit et couchoit avec elle, se fiant en sa justesse et adresse ; mais il en receut un dementir et, par juste jugement de Dieu, la mort, contre touteffois l’esperance de tout le monde, mesme du Roy et de M. le duc d’Aumalle son parrain, fils aisné de M. Claude, duc de Guyse, estant Chastaigneraye homme fort adroit aux armes, de couraige invincible, et qui avoit fait mille preuves et mille hazards de sa valeur, et l’aultre non, qui faisoit plus grande profession de courtisan et dameret a se curieusement vestir, que des armes et de guerrier.<lb/>[p. 201] Telle fut l’issue de ceste tragedie, proprement ainsi nommee a cause de sa miserable fin et de la trop superbe pompe de son commencement ; car Chastaigneraye, ung mois ou cinq semaines avant entrer au combat, estoit ordinairement accompaigné de cent ou six vingt gentilshommes, faisant une piaffe a tous odieuse et intolerable, avec une despence si excessive qu’il n’y avoit prince a la Cour qui la peust egaler : a laquelle il luy eus testé impossible de fournir de ses facultez sur le Roy, qui l’aimoyt, ne luy en eust donné le moyen, car elle montoit a plus de douze cens ecus par jour ; ne m’estant voulu estandre a speciffier par le menu les ceremonies observees en ce duel, qui durerent plus de six heures, tant pour la visitation des armes des combattants par les parrains d’une part et d’autre, que pour la forme des serments, semblablement pour la multitude des confidents qui suivoient les parains, car ung prince estoit parain de l’un, et M. de Boisy, grand escuyer de France, de l’aultre.<lb/>Item des coupes que se tirerent les combattants, et de quelles armes ils estoient armez, ny de mille aultres incidents qui seroient longs a reciter, desquels je m’excuse, et les remets pour cette occasion aux heraulx, auxquels particulierement cela touche, comme chose dependante de leur office. Seulement je diray [p. 202] que le Roy, pour en oublier les regrets, car il estoit en partie cause de ce combat, pour avoir luy mesme interpreté en trop maulvaise part ce mot d’entretenir sur lequel fut fondee la querelle, deslogea de Saint Germain en Laye et s’en vint a Paris descendre en la maison de Baptiste Gondy, au fauxbourg de Sainct Germain des Prez, duquel lieu il envoya querir M. le premier president Lizet et trois aultres presidents de la Cour.<lb/>[…]<lb/>[p. 299] [1549] Arrivé que fut M. de Vieilleville a la Cour, qu’il trouva a Saint Germain en Laye, il fist tous les devoirs accoustumés au Roy, Royne, princes, princesses et aultres seigneurs, dames de la suite, en quoy il fust fort bien veu et receu de tous, et principalement de son maistre, qui luy fist paroistre l’aise qu’il avoit de sa venue.<lb/>[…]<lb/>[p. 302] Le Roy sejourna a Saint Germain, faisant ses apprests en diligence pour l’entrée de Paris, poussé d’un tres ardent desir de s’en despecher pour effectuer son entreprise de Bouloigne, affin de prevenir l’hyver, d’aultant qu’en ce pays la des le mois de septembre les vents et les pluyes commencent a s’esclorre d’estrange façon. Elle se fist doncque le seiziesme de juin an 1549. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21625_actor">Vieilleville, François de Scepeaux (seigneur de) </persname>
              <persname role="subject">Henri II</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>François de Scépeaux, seigneur de Vieilleville, Mémoires de la vie de François de Scépeaux, sire de Vieilleville et comte de Duretal, maréchal de France, éd. Vincent Carloix, Paris, Foucault, 1822.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires de Brantôme</unittitle>
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                <p>Seigneur et abbé séculier de Brantôme.</p>
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            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [t. 2, p. 211] Il me souvient que nostre Roy dernier, Henry IIIe, faisant un jour la diete à Sainct Germain, où il s’estoit retiré à part hors de sa Court, qu’il avoit laissée à Paris avec la Reyne sa mere, un jour, moy y estant pour luy demander un petit don duquel on m’avoit donné advertissement, il me fit cet [p. 212] honneur de me laisser entrer en sa chambre à son disner, l’huyssier luy en ayant demandé congé, ainsi qu’il le permettoit à plusieurs, et non à tous. Je le vis disner, où estoit M. d’Arques, ne faisant qu’entrer en faveur, despuis M. de Joyeuse. Durant son disner, il se mit à parler de la grande depense que faisoient les gentilzhommes de son réaume, et principalement de sa Court ; que bien qu’il fist de grandz dons à sa noblesse, et non pas encor tant qu’il voudroit, que pourtant il ne falloit pas qu’ell’en abusast et mist tant en despances si superflues et excessives qu’elle faisoit.<lb/>[…]<lb/>[p. 405] Du temps du roy Henry II, y avoit en sa Court une tres grande dame et la plus belle de la Court (possible, quand je dirois de la chrestienté ne mentirois je) : ce fus madame de Guise ; et un jour, elle allant de Paris jusques à Sainct Germain, où estoit la Court, montée sur une hacquenée, et n’ayant avec elle qu’une seule damoiselle, un page et deux grands lacquais (car au matin ell’estoit allée à Paris faire un tour et puis s’en retourner aussi tost), et chevauchoit le plus roide qu’elle pouvoit, et à la plus grand chaleur du jour, pour se trouver au soupper de monsieur son mary, elle vint à rencontrer un honneste gentilhomme, capitaine qui estoit au service d’un beau frere de monsieur son mary. Le gentilhomme, qui estoit courtois et ne faisant que venir fraischement du Piedmont, et aiant demeuré un an sans venir à la Cour, et ne cognoissant pas la livrée qu’elle portoit, pour l’avoir changée despuis son partement, vint accoster ceste grande dame et l’arraisonner, pensant que ce fust un’autre dame de la Court, non si grande comme cella là ; et d’abordade [p. 406] luy va dire qu’elle chevauchoit fort roide, et comm’elle alloit par pays à la fraischeur de M. d’Imbercourt, et que la chaleur lui feroit mal. Elle fit de l’ignorante de ce proverbe et lui en demanda l’interpretation. Il la luy dict, et de propos en propos il l’entretint tousjours en cheminant, jusques à lui presenter son service, et quelquefois faisant semblant de lui vouloir toucher la jambe, qu’il ne voyoit que trop belle et trop tentative pour lui. Elle lui laissoit faire à demy ce qu’il vouloit, mais avecques toute modeste, et l’escoutoit parler (car il disoit tres bien) de l’amour, non pourtant sans rire soubs son touret de nez ; car, des ce temps, les masques n’estoient encor en usage pour cheval.<lb/>Enfin, estant arrivée à Sainct Germain, la dame, prenant son chemin pour aller au chasteau, le gentilhomme lui dist : « Madame, vous allez descendre au chasteau, et moy en mon logis. Dieu vous doint tres heureuse et longue vie, je suis vostre serviteur ! » Aussitost la dame, baissant son touret de nez, dict au gentilhomme : « Mon gentilhomme, je vous remercie de vostre compaignie ; je suis à vostre commandement : à jamais je me souviendray de la frescheur de M. d’Imbrecourt, pour l’amour de vous. »<lb/>Le gentilhomme fut si estonné de voir ceste dame, qu’il ne pensoit estre celle là, que soudain, sans dire mot, il tourne bride en arriere au grand gallop d’où [p. 407] il estoit venu, pensant avoir offensé ceste dame, et qu’elle luy en voudroit mal. Mais la dame despuis cogneut en lui qu’il pensoit avoir grandement failly et peché envers elle ; en fit le conte à son beau frere, à qui le gentilhomme estoit. Elle le pria lui mander de venir, et qu’elle n’estoit nullement faschée contre luy.<lb/>[…]<lb/>[t. 9, p. 491] Apres le roy Henry vint le roy François second, duquel le regne fut si court que les medisans n’eurent loisir de se mettre en place pour medire des dames : encore que s’il eust regné longtemps, ne faut point croire qu’il les eust permis en sa Cour ; car c’estoit un Roy de tres bon et tres franc naturel, et qui ne se plaisoit point en medisances, outre qu’il estoit fort respectueux à l’endroit des dames et les honnoroit fort : aussi avoit il la Reine sa femme, et la Reine sa mere, et messieurs ses oncles, qui rabrouoient fort ces causeurs et piqueurs de langue. [p. 492] Il me souvient qu’une fois, luy estant à Sainct Germain en Laye, sur le mois d’aoust et de septembre, il luy prit d’envie d’aller le soir voir les cerfs en leurs ruths en cette belle forest de Sainct Germain, et menoit des princes ses plus grands familiers, et aucunes grandes dames et filles que je dirois bien. Il y en eut quelqu’un qui en voulut causer, et dire que cela ne sentoit point sa femme de bien ny chaste, d’aller voir de telles amours et tels ruths de bestes, d’autant que l’appetit de Venus les en eschauffoit davantage à telle imitation et telle veue, si bien que, quand elles s’en voudroyent degouster, l’eau ou la salive leur en viendroit à la bouche du mitan, que peu apres il n’y auroit autre remede de l’en oster, sinon par autre cause ou salive de sperme. Le Roy le sceut, et les princes et dames qui l’y avoyent accompagné. Asseurez vous que si le gentilhomme n’eust sitost escampé, il estoit tres mal, et ne parut à la Cour qu’apres sa mort et son regne.<lb/>[…]<lb/>[p. 710] Il y faut aller le plus sagement que l’on peut et le plus hardiment aussi, et faire comme ce [p. 711] grand roy Henry, lequel, comme il estoit fort subjet à l’amour et fort aussi respectueux aux dames, et discret, et par consequent bien aymé et receu d’elles, quand quelquesfois il changeoit de lict et s’alloit coucher en celluy d’un’autre dame qui l’attandoit, ainsi que je tiens de bon lieu, jamais n’y alloit, et fust ce en ces galleries cachées de Sainct Germain, Blois et Fontainebleau, et petitz degrez eschapatoires, et recoings, et galletas de ses chasteaux, qu’il n’eust son vallet de chambre favory, dit Griffon, qui portoit son espieu devant luy avecques le flambeau, et luy après, son grand manteau devant les yeux ou sa robe de nuict, et son espée soubz le bras ; et estant couché avec la dame, se faisoit mettre son espieu et son epsée aupres de son chevet, et Griffon à la porte bien fermée, qui quelquesfois faisoit le guet et quelquesfois dormoit. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21641_actor">Bourdeille de Brantôme, Pierre (de) </persname>
              <persname role="subject">Henri II</persname>
              <persname role="subject">Henri III</persname>
              <subject>Chasse</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Michel de Castelnau de l’envoi de prisonniers au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
              <unitdate normal="1560/1563" encodinganalog="3.1.3">31 octobre 1560-vers août 1563</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <persname id="atom_21648_actor">Castelnau, Michel (de)</persname>
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              <note>
                <p>Homme de guerre et diplomate, baron de Joinville, seigneur de Mauvissière et de Concressaut.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 112] [31 octobre 1560] Au mesme temps, Carrouges fut envoyé vers madame de Roye, sœur de l’admiral, et belle mere du prince de Condé, pour visiter ses papiers, et la faire mener prisonniere a Sainct Germain en Laye, comme ayant eu part a la conjuration d’Amboise : aussi esperoit on trouver en sa maison plusieurs memoires qui serviroient a faire le procez audict prince.<lb/>[…]<lb/>[p. 312] [vers août 1563] Sur quoy Leurs Majestez me firent belles promesses, et en mesme instant me commanderent, avant que de licencier mes chevaux legers, d’aller sur le chemin de Rouen, pour rencontrer les deux ambassadeurs d’Angleterre qui vouloient s’acheminer vers le Roy, lequel ne les vouloit nullement voir. L’un estoit Smyth, pour ambassadeur ordinaire, l’autre estoit Trokmarton, son predecesseur, tous deux commandez par la reyne d’Angleterre de se haster d’aller trouver Leurs Majestez au Havre de Grace, où Trokmarton laissoit aller Smyth devant pour voir quel il y feroit. Mais l’un et l’autre y arriverent trop tard ; et d’autant que Foix, qui estoit pour lors ambassadeur du Roy residant en Angleterre, estoit fort estroitement observé et quasi comme prisonnier, le Roy fut conseillé de faire le semblable à l’endroit de Smyth, et de ne [p. 313] recevoir Trokmarton, en quelque façon que ce fust ; mais plustost le faire arrester prisonnier, comme celuy lequel, ayant esté cause de la guerre avec la Reyne sa maistresse, et de rompre le traité de Cambresis fait avec elle, se seroit encore hazardé de passer en France sans passeport ni sauf conduit du Roy ; surquoy Sa Majesté ne le pouvoit recevoir autrement que pour un prisonnier. Ce qu’elle me commanda de luy dire, et davantage qu’estant hay en l’armée du Roy comme il estoit, tant des catholiques que des huguenots, et de tous les peuples de France, il seroit en danger de sa personne s’il n’estoit en lieu de seureté. Luy ayant fait cette harange, comme il estoit homme fort colere et passionné en toutes ses actions, il se voulut elever, se prevalant de sa maistresse, et se deffendre par plusieurs raisons. Mais, pour couper chemin à tous ses discours, je l’envoyay au chasteau de Sainct Germain en Laye, avec garde, comme j’en avois eu commandement. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_21648_actor">Castelnau, Michel (de) </persname>
              <persname role="subject">Charles IX</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Michel de Castelnau, Mémoires de messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière et de Concressaut, éd. Petitot, Paris, Foucault, 1823, p. 112-313.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, d’événements survenus au cours d’un séjour de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
              <unitdate normal="1574/1574" encodinganalog="3.1.3">février-mars 1574</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <persname id="atom_21668_actor">La Tour d’Auvergne, Henri (de)</persname>
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            </did>
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              <note>
                <p>Vicomte de Turenne, puis (en 1591) premier duc de Bouillon . Maréchal de France.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Nous partismes de Chantilly et vinsmes à Saint Germain en Laye, ou l’on fit sejour de trois mois. La, Monsieur et le roi de Navarre communiquoient souvent ensemble, et avions souvent des nouvelles de M. de La Noue. Les choses s’acheminans a une prise d’armes, [p. 16] ainsy que vous l’entendrez, M. de Montmorency vint a Saint Germain. Un jour, sur les six heures du soir, c’estoit vers le mois de fevrier, M. de Guise descendant d’un degré qui venoit de la chambre de la Reine mere, accompagné d’un gentilhomme et d’un page, trouve le jeune Vantabrun ; ayant eu peu de propos, M. de Guise met l’espee a la main, l’autre veut enfiler le degré, il le ratrape en bas, luy donne divers coups ; l’ayant porté par terre, croyant l’avoir tué, s’en court a la chambre du Roy, qui gardoit le lict, d’où il s’approche avec une voix emue. Il supplia le Roy, en s’abaissant, de luy pardonner sa faute d’avoir tué Vantabran dans le chasteau, qui luy avoit dit que sa femme, madame de Guise, et M. de Montmorency le vouloient faire tuer ; soudain M. de Montmorency repartit en suppliant le Roy d’ordonner que Vantabrun pust estre ouy, s’il luy restoit encore un peu de vie, se presentant, sous le bon plaisir du Roy, a maintenir que luy ny madame de Guis n’avoient jamais eu de semblables propos, ny pres ny loin, approchant cela. Sur ces entrefaites, La Mole entra, qui demanda justice au Roy, et tint des propos mal rangez et assez audacieux, ajoustant que Dieu avoit gardé la vie a son cousin pour, par sa bouche, scavoir la verité. Vantabrun est mené dans la garde robbe, quelques uns du Conseil ordonnez pour l’ouir, cela s’assoupit sans plus avant en avoir tiré la verité. L’opinion commune fut qu’on vouloit jetter le chat aux jambes a M. de Montmorency et, si Vantabran eus testé tué, que cela eust servy de pretexte a ce qu’on eust pu entreprendre contre luy, s’estant remarqué que cet assassin de Montrevel s’estoit veu a Saint Germain, ce qu’il n’avoit accoustumé, le Roy mesme n’estant bien aise de le voir pres de luy, recompense ordinaire des traistres, d’estre en soupçon mesme a ceux qui les employent. Parmy toutes ces choses, il y avoit des amours meslees, qui font ordinairement a la cour la pluspart des brouilleries, et s’y passent peu ou point d’affaires que les femmes n’y ayent part, et le plus souvent sont cause d’infinis malheurs a ceux qui les ayment et qu’elles ayment. C’est pourquoy, si vous me croyez et voulez estre sage, vous vous retirerez de la passion, et tascherez de vivre en sorte qu’elles ne croyent que vous les meprisiez ou fassiez mauvais offices, mais qu’elles vous pourront conjurer a les aymer plus que tout votre pouvoir au devant de toutes vos actions la gloire de Dieu, de n’enfreindre ses commandemens de tout vostre possible.<lb/>M. de La Noue resout la prise des armes au 10 mars, avertit partout, mesmement le sieur de Guitry Berticheres, pour avertir ceux de dela la riviere de Loire. Monsieur en est averty et les autres princes, mais assez tard, n’y ayant pas plus de trois semaines jusques au jour. Ces princes s’assemblerent et aviserent le moyen de se retirer et ou : il fut avisé de scavoir de M. de Bouillon s’il vouloit les recevoir a Sedan, et a cet effet le sieur de La Boissiere est depesché vers luy, qui fit son voyage en huict jours, asseura la volonté de M. de Bouillon, non seulement d’ouvrir les portes, mais qu’il viendroit recevoir ces messieurs sur la riviere de Vesle, qui passe a Reims, avec un bon nombre de noblesse, en luy faisant scavoir le jour. Nous voila donc resolus de nostre partement, et du lieu de nostre retraitte. Le roi de Navarre va prendre son logis au village pour y coucher, M. de Thoré estoit avec nous et M. de Montmorency s’en estoit retourné a Chantilly. Il arriva par une tres grande faute, de laquelle la verification n’en a esté bien faite pour scavoir d’ou elle venoit, mais elle nous pensa couster la vie a tous, qui fut que M. de Guitry, au lieu de prendre le 10 de mars, s’avança de dix jours, m’ayant dit plusieurs fois que celuy que M. de La Noue luy avoit envoyé luy avoit donné l’autre jour qu’il avoit pris. Mon opinion a esté que l’ambition luy avoit fait commettre cette faute, estimant que s’avançant devant M. de La Noue, qu’il attireroit les hommes a luy et qu’il pourroit plus facilement executer quelque entreprise, et qu’aussi il ne temoigneroit ne dependre du commandement de M. de La Noue, raisons tres foibles pour luy avoir fait commettre tant de gens en un tres grand danger. Nous ne fusmes avertis que sur les [p. 17] deux heures apres midy qu’il avoit donné son rendez vous pour le lendemain de se venir saisir de Mantes, ou estoit la compagnie de M. de Montmorency en garnison, commandee par le guidon du sieur de Buy, qui estoit de nostre intelligence. Nous, fort esbahis, nous n’avions donné jour a M. de Bouillon, et apprenions l’incertitude du sieur de Guitry, des forces qu’il pouvoit faire, l’entreprise de Mantes fort incertaine, comme il a paru ; de partir incontinent, nous n’avions ny lieu ny forces certaines pour nous retirer. Nous renvoyons vers Guitry, luy mandant qu’aussitost qu’il a Mantes qu’il nous avertist, que nous cependant nous aurions le pied a l’estrier dans le village, n’y ayant plus que Monsieur engagé dans le chasteau.<lb/>Sur l’entree de la nuit, voila l’alarme a la Cour, si chaude que, n’en connoissans bien la cause, les perturbations estoient grandes, les bagages chargez, les cardinaux de Loraine et de Guise a cheval pour s’enfuir a Paris, et, a leurs exemples, plusieurs autres. Les tambours des Suisses, du corps et des compagnies françoises des gardes battoient aux champs. Les avis du rendez vous du sieur de Guitry pour l’assemblee de ses forces se rapportoient de Normandie, de Beausse et du Vexin, ou il estoit ; le partement du Roy resolu a l’instant, les gardes redoublees au chasteau ; mon oncle de Thoré et moy, qui estions au village, au logis de M. le connestable, prest a partir si je l’eusse voulu croire, ce que je ne voulus, mais d’aller au chasteau aviser si nous pourrions faire sortir Monsieur. Estans dans le chasteau, ou le roi de Navarre avoit aussi esté mandé, je cherchay Monsieur, et entray en la chambre de la Reine, ou le roy de Navarre s’approcha de moy et me dit : « Nostre homme dit tout ». Alors je m’approchay de mon oncle de Thoré et luy dis qu’il s’en allast, et qu’il vengeast le mauvais traitement qu’on me pourroit faire, et me crut, dont bien luy prit : s’il fust demeuré, il estoit mort, d’autant que Monsieur l’avoit fort chargé par sa confession qu’il fit a la Reine mere, par la foiblesse de sa constance, et par l’induction de La Mole, qui, marry de n’avoir [p. 18] esté de tous nos conseils, pour se venger de nous, et de moy principalement, estimant que ce mauvais office qu’il faisoit a son mestre en luy conseillant de perdre sa creance et reputation, et ses meilleurs serviteurs, qu’il s’attiroit un grand gré du Roy et de la Reine, ce qui avint autrement, ainsi que vous l’entendrez.<lb/>La Reine, ayant sceu ce qu’elle vouloit de son fils, sort de son cabinet et va a la chambre du Roy, ou je m’en allay par le grand degré, curieux, ainsi qu’il se peut juger, de scavoir ce que Monsieur avoit dit. Ainsi que j’entray, je le vois parlant a madame de Sauve, riant comme s’il n’y eut eu rien ; il la quitte et me dit : « Je n’ay rien dit de vous, sinon qu’en general vous m’aviez promis de faire tout ce que vous dirois, mais que votre oncle s’en aille ». Il commençoit a estré jour, on vouloir envoyer vers Guitry, mais je rompis ce coup ; soudain je luy dis qu’il le devoit avoir fait, d’autant que ces gens la croiroient qu’il les auroit tous trompez, et que je les rendrois capables d’excuser ce qu’il avoit dit, et que leur precipitation nous avoit tous perdus. J’avois aussi une autre raison, qui estoit que le Roy s’attendant de tirer quelque service de moy durant cette entremise, qu’on ne me feroit deplaisir, n’estant fort asseuré si Monsieur n’avoit dit de moy que cela. Je le conviay de remettre cela en avant de m’envoyer vers Guitry, ayant songé que j’y pourrois servir. Le Roy se delibere que j’irois de la part de Monsieur, M. de Torsi de la sienne, et un nommé d’Arbouville de la part du roy de Navarre, qui n’avoit brouillé personne. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21668_actor">La Tour d’Auvergne, Henri (de) </persname>
              <persname role="subject">Charles IX</persname>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, Mémoires de Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, depuis duc de Bouillon, adressés à son fils le prince de Sedan, éd. Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Paris, Éditeur du commentaire analytique du code civil, 1838, p. 15-16.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention par la reine Marguerite d’une chasse projetée par le duc d’Alençon à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
              <unitdate normal="1578/1578" encodinganalog="3.1.3">février 1578</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_21675_actor">Marguerite de France</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-dd6988f2fdc467aaedea1ae9ae381edc" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle épouse en 1572 Henri de Navarre, le futur Henri IV, et fut donc reine de Navarre puis reine de France jusqu'à l'annulation de son mariage en 1599.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 132] En ces jours la [9 février 1578], le mariage de Saint Luc se fist, auquel mon frere ne voulant assister, me pria aussi d’en faire de mesme. […]<lb/>[p. 134] Mon frere, se retirant en sa chambre, tenant son congé pour obtenu, commande a tous ses gens d’estre le lendemain prests pour aller a la chasse de Saint Germain, ou il vouloit demeurer quelques jours a courre le cerf, ordonne a son grand veneur d’y faire trouver les chiens, et se couche en cette intention de se lever le lendemain matin pour aller a la chasse soulager et divertir un peu son esprit des brouilleries de la Cour.</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_21675_actor">Marguerite de France </persname>
              <persname role="subject">Henri III</persname>
              <subject>Chasse</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Marguerite de France, Mémoires de Marguerite de Valois, Paris, Jannet, 1858, p. 132-134.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les Mémoires-Journaux de Pierre de L’Estoile</unittitle>
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              <note>
                <p>Audiencier en la chancellerie de Paris.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [t. I, p. 237] Rare exemple. Le samedi 22e mars [1578], le seigneur de La Loue fust, par le commandement du Roy, mené soubs seure garde à Saint Germain, où on lui fist espouser Malherbe, damoiselle de la Roine, qu’il avoit engrossée, et au retour, les envoia tous deux prisonniers au Bois de Vincennes, menassant La Loue de lui faire trancher [p. 238] la teste, à cause de l’outrage et exces par lui fait en la maison de la Roine son espouse, aiant esté si presomptueux que d’y engrosser une de ses filles.<lb/>[…]<lb/>[p. 310] Le vendredi 20e mars [1579], le Roy accompagne M. le duc son frère, s’en retournant à Alençon, jusqu’à Noisi, où ils vont coucher, et le lendemain à Saint Germain, où ils reçoivent les nouvelles comme, le vendredi passé 13e mars, le jeune Duras, dit Rassan, avec l’aisné de Duras, son frere, s’estoient attaqués de querelle contre le vicomte de Thurene et le baron de Salignac, s’estans combattus deux à deux sur la greve d’Agen. Auquel combat le vicomte de Thurenne estoit demeuré blessé de dix sept coups d’espée, en danger de mort.<lb/>[…]<lb/>[p. 321] Le mardi 18e aoust, le Roy s’en alla à Saint Germain en Laye, et envoia le grand prevost de France, bien accompagné de gens de pied et de cheval, pour se saisir de la personne du seingneur de la Roche Guion, et autres ses partizans gentilshommes de Normandie, pour ce qu’aux deniers Estats tenus à Rouan par les Normans, ils avoient hautement parlé pour le peuple contre le Roy.<lb/>[…]<lb/>[p. 354] Le vendredi 25e febvrier [1580], le seigneur d’O, l’un des mignons du Roy, revint de Normandie, dont le Roy lui avoit donné partie du gouvernement en la faveur du seingneur de Villequier, duquel il estoit designé gendre, et vint trouver Sa Majesté à Saint Germain en Laie, à laquelle il fit le recit du bon receuil qu’on lui avoit fait es villes et lieux de son gouvernement ; et pour lui donner nouveau passe temps, amena de Rouan une compagnie de farceurs.<lb/>[…]<lb/>[t. II, p. 1] Au commencement de janvier 1581, le Roy, de Blois, revinst à Paris et laissa les Roines à Chenonceau, et le Conseil privé et d’Estat à Blois, et, après s’estre donné du bon temps en nopces et festins, le 18e du mois, s’en alla au chasteau de Saint Germain en Laie commencer une diette, qu’il tint et continua jusqu’au commencement du mois de mars ensuivant.<lb/>[…]<lb/>[p. 2] Le dimanche 5e jour du mois de mars, le Roy, relevé d’une longue diette par lui faite à Saint Germain en Laie, d’où deux jours auparavant il estoit, sain et allegre, revenu à Paris, alla au Bois de Vincennes disner.<lb/>[…]<lb/>[p. 126] Le mercredi 25e may [1583], le Roy alla aux Augustins, au service de la Pénitence, en la maniere accoutumée, et là prist congé de ses confreres poenitens pour 15 jours ou 3 semaines, et partit de Paris le vendredi 27e may, avec ses deux mignons, alla disner aux Bons Hommes de Nigeon, de là à Saint Germain en Laye, et de là fust trouver la Roine sa mere à Monseaux, et de Monseaux se rendit à Mezieres, où il se fit porter de l’eau pour voire de la fontaine de Spas.<lb/>[…]<lb/>[p. 141] Le lundi 28e novembre, ce Du Mesnil qui nagueres avoit esté resserré en la Bastille par commandement du Roy, deplaisant de tenir si longue et estroicte prison, brula la nuit, avec la paille de son lit et ce qui peust recouvrer de vois, la porte de son cachot, duquel sorti print la corde du puis estant dans la cour, monta dessus la terrasse de la Bastille, au plus haut, attacha le bout de ceste corde à une roue d’artillerie, et l’alongea d’une autre forme de corde faite de ses draps, de sa coitte, de sa paillasse et de la couverture de son lit, et se dévallant dans le fossé, la corde se treuvant courte, se laissa tumber en bas, et demeura accroché par l’espaule à la pointe d’un barreau du treillis d’une fenestre ; d’où criant, fut secouru et remis en la prison, où il fut depuis plus soingneusement gardé. Il disoit vouloir aller parler au Roy, lors estant à Saint Germain en Laye, et qu’il s’asseuroit que le Roy, l’aiant oui, lui donneroit sa remission ou abolition et le remettroit en sa liberté.<lb/>[…]<lb/>[p. 146] Le 12e janvier [1584], le Roy, aveq les conseillers de son conseil d’Estat et autres, mandé par lui expres, retourna à Saint Germain en Laye continuer la reformation qu’il disoit vouloir faire de tous les estats, commenceant à ses officiers tant de robbe longue que de robbe courte, dont il retrancha un grand nombre, au mescontentement de plusieurs qui avoient acheté leurs estats et, estans cassés, n’en estoient point remboursés. Il en vouloit singulierement à ses tresoriers et gens de finances, qu’il tenoit pour larrons notoires (en quoy il y a apparance qu’il ne se trompoit pas). De fait, tost apres, il leur fist faire proces, erigeant une chambre expresse à cest effait que l’on appela la chambre royale, en laquelle Chastillon, comme devant, fut procureur du Roy.<lb/>[p. 147] Febvrier<lb/>Le septiesme febvrier, le Roy, apres avoir veu la foire Saint Germain, s’en retourna à Saint Germain en Laye pour continuer la reformation des etas de son roiaume, et y revinsty le samedi ensuivant pour faire le carneval.<lb/>[…]<lb/>[p. 160] Le mercredy 27e juing, le Roy alla disner à Madrid et coucher à Saint Germain en Laye, où estant tous les officiers et serviteurs de feu [p. 161] son frere s’estans presentés à Sa Majesté, furent renvoiés par lui à la Roine sa mere, disant le Roy « qu’il n’estoit possible qu’il leur peust voir de bon œil ».<lb/>[…]<lb/>[p. 173] Le 30e octobre, le Roy s’en alla au Bois de Vincennes passer les festes de Toussaints aveq ses confreres Hieronimites, et la Roine mere, en son logis des Repenties. La Roine regnante demeura à Saint Leger, attendant que le Roy se resolut de Saint Germain, ou autre lieu, pour resider jusqu’à ce que le danger de la peste fust passé. Cependant, les filles de la Roine furent envoiées à Meudon passer quelques jours.<lb/>[…]<lb/>[p. 176] Le 18e de decembre, le Roy vint de Saint Germain en Laye à Paris et se retira à Vincennes, où il passa les festes de Noel aveq ses confreres Hieronimites.<lb/>[…]<lb/>[p. 194] Le 7e jour de may [1585], le duc d’Espernon, accompagné de quatre cens harquebusiers, se retira au chasteau de Saint Germain en Laye pour s’y faire penser d’un chancreux mal de gorge qu’il avoit et y faire les diettes et autres traictemens necessaires à sa santé. Où estant, le Roy incontinent le fust voir, et lui mesme le feit soingner et panser, ce qui donna subject au sonnet suivant, fait et divulgué par ceux de la Ligue, qui la hayioient mortellement pour ce qu’ils le congnoissoient pour serviteur tres fidele du Roy, encores qu’ils couvrissent leur haine d’une bonne cause, qui estoit la misere du peuple, duquel ils le disoient sangsue.<lb/>[…]<lb/>[t. VI, p. 203] Le mercredi saint, 6e avril [1594], le Roy revinst de Saint Germain en Laye sur les onze heures du matin expres (comme il disoit) pour estre à l’absoulte à Nostre Dame, où il alla.<lb/>[…]<lb/>[p. 224] Le dimanche 28e [août], M. d’O fist un festin magnifique aux dames et damoiselles de Paris.<lb/>Ce mesme jour, Madame, sœur du Roy, fist prescher publiquement, dans le chasteau de Saint Germain en [p. 225] Laye, et y fust celebrée la cene, en tres grande compagnie.<lb/>[…]<lb/>[p. 226] Le mardi 13e [septembre], le Roy vint se proumener à Paris, à la desrobbée, n’estant accompagné que de M. de Longueville ; coucha chez Du Mortier, à la Cousture Sainte Catherine, et le lendemain matin s’en retourna seul, avec madame de Liancour, dans son coche, à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>[p. 244] Le mardi 22e [novembre], comme le Roy arrivoit à Saint Germain en Laye, furent pris huict voleurs, qui, par leurs paroles et variations, se rendirent suspects d’estres venus là pour tuer le Roy, car ils s’estoient enquis à quelle heure il passeroit, s’il estoit bien accompagné, quel habit il portoit et autres circonstances qui les envoierent, tout bottés, au gibet, car ils furent perndus, aux torches.<lb/>[…]<lb/>[t. VII, p. 41] Le Roy, suivant la promesse qu’il en avoit faite au [p. 42] pape, retira pres de lui, sur la fin de ceste année [1595], Henri de Bourbon, prince de Condé, premier prince du sang, aagé de sept ans, pour le faire nourrir et instruire en la religion catholique, apostolique et romainne ; et, pour ce faire, le fist amener de Poictou au chasteau de Saint Germain en Laye, où il luy bailla pour gouverneur M. le marquis de Pizani, seingneur autant sage et accompli qu’il y en eust en France, grand catholique et homme de bien, et pour precepteur M. Lefevre, homme de rare probité et doctrine, vrai catholique de profession et d’effort.<lb/>[…]<lb/>[p. 46] Le mercredi 24e [janvier 1596], le petit prince, qui estoit à Saint Germain en Laye de l’expres commandement de Sa Majesté, alla à la messe et fut changée sa religion, et instruit en la catholique par messire Pierre de Gondi, cardinal evesque de Paris, qui le catechiza selon que son aage le pouvoit porter. Et, pour ce que le desastre du plancher fondu à la Cour estoit arrivé le jour de devant, cela donna subject aux curieux de nouvelles allegories.<lb/>[…]<lb/>[p. 77] Le jeudi 12e decembre, le Roy arriva à Paris, et le lendemain alla à l’Hostel de Ville, où il parla en roy, envoia prisonnier à Saint Germain en Laye un bourgeois de Paris nommé Carrel qui s’estoit meslé de dresser quelque requeste pour les rentes de la Ville, des deniers desquelles il prist huict mil escus, menaçant de la Bastille le premier qui parleroit de sedition pour lesdites rentes.<lb/>[…] [p. 94] Le jeudi 8e may [1597], arriva à Saint Germain en Laye, où estoit le Roy, M. le duc des Deux Ponts, fils aisné du duc de Lorraine, pour baiser les mains à Sa Majesté, et aussi pour le mariage de lui avec Madame, dont on parloit fort à la Cour. Sa Majesté l’alla recueillir jusques à la moictié de l’allée du parc, et le mena par la main jusques en la chambre des dames, où estoit Madame, sa sœur, laquelle, avec le Roy et ledit duc, vinst à Paris le samedi 10e de ce mois.<lb/>[…] [p. 123] On faisoit, en ce temps [juin 1598], à Paris, un conte plaisant, reputé fabuleux au commencement, mais qui enfin fut averé pour veritable, d’ung pauvre homme que le Roy, en ce mois [juin 1598], trouva dans les bois Saint Germain, qui menoit vendre une vache qu’il avoit pour paier la taille, lequel le Roy aiant pris plaisir d’arraisonner, voiant que ce pauvre homme ne le connoissoit pas, tira de sa bouche la quintessence des plaintes du pauvre peuple sur les tailles et impost que journellement on lui mettoit [p. 124] sus. Et, pour lui en secouer davantage la bride, Sa Majesté lui dit qu’il faloit bien dire qu’on eust un meschant roy de tailler de ceste façon son pauvre peuple. « Si n’est il des pires (ainsi qu’on dit), va respondre ce bonhomme, tout à la bonne foy ; mais il a une belle Gabrielle qui le gratte, qui nous gaste tout ! » Le Roy, se prenant à rire, voiant sa naisveté, lui fist donner douze escus afin qu’il ne vendist point sa vache et en fist le conte, le lendemain, à sa maistresse, lui disant que, pour l’amour d’elle, il lui avoit donné les douze escus.<lb/>[…]<lb/>[p. 151] Sur la fin de ce mois [novembre], le Roy vinst secrettement à [p. 152] Paris pour voir madame la duchesse, qui s’estoit trouvée un peu malade et avoit eu une foiblesse, et après s’en retourna à Saint Germain avec elle dans sa litiere.<lb/>[…]<lb/>[p. 153] Le dimanche 13e de ce mois [décembre], jour sainte Luce, fust fait à Saint Germain en Laye le baptesme du fils de madame la duchesse de Beaufort, avec les pompes et cerimonies accoustumées. Le Roy, pour gratifier le comte de Soissons, le fist son compere avec madame d’Angoulesme, [p. 154] sœur bastarde du feu roy Henry II, qui en fust la commere avec ledit comte de Soissons. Messire Pierre de Gondi, cardinal, le baptiza. Au sortir d’icelui, on fist le festin magnifique et joua l’on devant le Roy un balet qu’on appeloit des Cinq Nations, desquels les principaux chefs estoient M. de Rohan, M. de Nemoux, le comte d’Auvergne, M. le Grand et le marquis de Coeuvre. Il y eust aussi un jeune homme, natif des fauxbourgs Saint Germain, fort habile et des plus soupples et adroits qui se soient veus de nostre temps, qui donna plaisir au Roy de danser sur une corde, voltiger, voler et faire autres tours de soupplesse et gaillardise, que Sa Majesté admiroit, et y prit plaisir, comme aussi firent tous ceux de sa Cour.<lb/>[…]<lb/>[p. 174] Le dimanche dernier de ce mois [janvier 1599], Madame, sœur du Roy, fust mariée dans le cabinet de Sa Majesté, à Saint Germain en Laye, avec le marquis de Pont, qu’on nommoit le duc de Bar, fils ainé du duc de Lorraine, par M. de Rouen, frere bastard du Roy, lequel conduisit le nouveau marié à la messe, comme aussi fust la nouvelle mariée conduitte au presche par M. de Bouillon et autres seigneurs et gentilshommes de la Religion en grand nombre.<lb/>[…]<lb/>[p. 178] Le lundi premier de ce mois [mars], sur le bruit qui couroit partout que le Roy espouseroit la duchesse de Beaufort, sa maistresse, les mesdisans de la Cour, où on ne bruioit d’autres choses que de ce mariage, semerent les vers suivans, qu’on disoit avoir esté trouvés, ce jour, sur le lit du Roy :<lb/>Mariez vous, de par Dieu, Sire !<lb/>Vostre lignage est bien certain :<lb/>Car un peu de plomb et de cire<lb/>Legitime un fils de putain.<lb/>Putain, comme les sœurs sont putantes,<lb/>Comme fut la mere jadis,<lb/>Et les cousines et les tantes,<lb/>Horsmis madame de Sourdis !<lb/>Il vaudroit mieux que la Lorraine<lb/>Vostre roiaume eust envahi,<lb/>[p. 179] Qu’un fils bastard de La Varaine<lb/>Ou fils bastard de Stavahi.<lb/>Le Roy, estant à Saint Germain en Laye, visitant ses orangers, trouva, enté sur le pied d’un, les vers susdits, qu’on y avoit mis expres, sachant que Sa Majesté ne faudroit à les y trouver. Le Roy, les aiant leus, dit : « Ventre saint gris ! si j’en tenois l’auteur, je ne le ferois pas enter sur un oranger, mais sur un chesne ! »<lb/>[…]<lb/>[p. 281] Le dimanche 25e de ce mois [mars 1601], advinst à Saint Germain en Laye, où estoit le Roy, qu’ung gentilhomme gascon nommé Dantiran, voulant entrer avec ses galoches, contre les defenses qu’en avoit fait le Roy, dans la chambre de Sa Majesté, fut repoussé par un des gardes, en sorte qu’il fust contraint de laisser ses galoches à la porte. De quoi le gentilhomme se sentant offensé, aiant rencontré, deux heures apres, son archer des gardes, lui donna deux soufflets. Lequel, sans autrement s’en revancher, en alla faire sa plainte au Roy, lequel aiant fait venir tout aussitost le gentilhomme, lui dit que, s’il ne l’eust recongneu pour un fol enragé, il lui eust fait tout à l’heure couper la teste. Au reste, qu’il ne se trouvast jamais devant lui, s’il ne vouloit estre incontinent pendu, et le bannist de la Cour à perpetuité. Et quant à celui des gardes, pour ce qu’il n’avoit tué le gentilhomme, comme il pouvoit et devoit le faire, Sa Majesté, apres l’en avoir rudement tansé et baffoué, lui en fist faire amande honnorable, les genouils à terre.<lb/>[…]<lb/>[t. VIII, p. 46] Le lundi 14e de ce mois [octobre 1602], sur les quatre heures apres midi, arriverent par la porte Saint Antoine les deputés des Cantons des Suisses. […]<lb/>[p. 48] Le jeudi 17e de ce mois, ils se transporterent tous à Saint Germain pour y saluer M. le Dauphin, qui les y festoia fort magnifiquement.<lb/>[…]<lb/>[p. 54] Ce jour [22 novembre], Dubreuil, peintre de Sa Majesté, singulier en son art et qui avoit fait et devizé tous ces beaux tableaux de Saint Germain, en revenant dudit Saint Germain sur un cheval qui estoit restif et alloit fort dur, fust, à son retour, surpris d’un renversement de boyau que les medecins appellent un miserere, qui en moins de vingt quatre heures l’envoia en l’autre monde.<lb/>[…]<lb/>[p. 75] Le dimanche 20e [avril 1603], le Roy alla au sermon du cordelier portugais qui preschoit à Saint Germain de l’Auxerrois, et au sortir de ce sermon, qui commença à trois heures, monta à cheval avec la Roine pour aller à Saint Germain en Laye voir M. le Dauphin.<lb/>[…]<lb/>[p. 89] Le mardi 5e [août], Madame la duchesse de Bar, sœur du Roy, arriva de Lorraine à Paris, où, des le lendemain, fit prescher publiquement et à huis ouvers en son hostel, pres les Filles repenties, combien que le bruit fust partout que le Roy ne le vouloit point et qu’il l’avoit expressement defendu. Ce fait, elle partist l’apres dinée poour aller trouver le Roy son frere à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>Le dimanche 10e, Madame, à la priere du Roy son frere, assista au sernom du père Cotton, jesuite, qu’il fist ce jour à Saint Germain en Laye, à onze heures du matin, et prescha l’Evangile du Samaritain, où, interpretant ce surplus dont il est fait mention audit passage, « que l’autre lui devoit bailler », dit que c’estoit le tresor des indulgences du pape et les œuvres de supererogation qu’il en tiroit. Ce que Madame fist confuter l’apres disnée mesme par son ministre Du Moulin, auquel elle enchargea de prescher ceste mesme Evangile. Ce qu’il fist.<lb/>[…]<lb/>[p. 100] Le jeudi 25e [septembre], le Roy arriva à Saint Germain, estant de retour de son voiage de Normandie, où il arresta le restablissement des jesuites, confirma Sigongne en son [p. 101] gouvernement de Dieppe, et osta à Crevecoeur le gouvernement du chasteau de Caen.<lb/>[…]<lb/>[p. 121] En ce mois [février 1604] mourust en Lorraine madame la duchesse de Bar, sœur unique du Roy, et en arriverent les nouvelles à Paris et à la Cour le dimanche 15e du present mois de febvrier, qui furent celées au Roy jusques au mardi ensuivant, pour ce qu’il avoit ses gouttes.<lb/>Sa Majesté s’en montra fort faschée et en pleura (ce [p. 122] qu’on a fort rarement remarqué lui estre avenu), defendist tout à l’heure les balets et masquarades pour un temps, et commanda à messeingneurs de Nemoux et comte d’Auvergne de differer leur balet qu’ils devoient jouter le jeudi, puis, pour passer sa fascherie, s’en alla à Saint Germain, apres avoir donné ordre aux bagues du cabinet de ladite dame.<lb/>[…]<lb/>[p. 165] Sur la fin de ce mois [septembre], grands remuemens à la Cour : la marquise disgraciée, ses enfans menés à Saint Germain, de l’expres commandement de Sa Majesté.<lb/>[…]<lb/>[p. 223] Ce jour, le Roy et la Roine, passans au bacq de Nulli, revenans de Saint Germain à Paris, et ayans avec eux monsieur de Vendosme, faillirent à estre nayés tous trois, principalement la Roine, qui beut plus qu’elle ne vouloit ; et sans un sien valet de pied et un gentilhomme, nommé La Chastaingneraie, qui la prist par les cheveux, s’estant jetté à corps perdu dans l’eau pour l’en retirer, couroit fortune inévitable de sa vie. Cest accident guairist le Roy d’un grand mal de dents qu’il avoit, dont le danger estant passé il s‘en gossa, disant que jamais il n’y avoit trouvé meilleur recette : au reste, qu’ils avoient mangé trop de salé à disner, et qu’on les avoit voulu faire boire après. Mais il y avoit plus à remercier Dieu qu’à rire de ceste délivrance, laquelle procédoit d’en haut : Dieu aiant eu encores pitié à ceste fois, comme en beaucoup d’autres, de son Roy et de son peuple.<lb/>[…]<lb/>[t. IX, p. 142] Le mercredi 15e de ce mois, le Roy, après avoir séjourné [p. 143] à Paris près de trois semaines, avec le duc de Mantoue, auquel il fist voir les beautés et singularités de sa bonne ville (et la plus belle, comme je croy, de celles que le soleil regarde), en partit, avec ledit duc, pour aller à Fontainebleau. Et comme il lui avoit fait monstre de la superbe grandeur et magnificence qui se remarquent aux bastimens somptueux et embelissemens de toutes sortes qu’il y a fait faire, depuis la reduction d’icelle sous l’obeissance de Sa Majesté, aussi le voulust il contenter de ses belles maisons des champs, non moindres en superbe et magnificence que ses villes, et le proumener à Monsseaux, Saint Germain et autres lieux de plaisance, qu’il a fait acommoder des plus exquises raretés et singularités qui se puissent voir.<lb/>[…]<lb/>[t. XI, p. 131] Le Roy et la Roine allerent, ce jour [26 juillet 1611], à Saint Grmain, et disoit on que la Roine y estoit allée, en partie, pour ne point estre à Paris, quand la Coman seroit executée : qu’on disoit estre le lendemain.<lb/>[…]<lb/>[p. 135] Ce jour [2 août 1611], M. le chancelier et le premier président allerent à Saint Germain voir les comedies qui s’y jouoient, de messieurs les Enfans de France. Que Dieu veuille que ce ne soit point le prologue d’une tragedie ! »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21693_actor">L’Estoile, Pierre (de) </persname>
              <persname role="subject">Henri III</persname>
              <persname role="subject">Henri IV</persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
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              <p>Pierre de L’Estoile, Mémoires-Journaux, éd. Pierre-Gustave Brunet, Aimé Champollion-Figeac, Eugène Halphen, Paul Lacroix, Charles Read, Philippe Tamizey de Larroque et Edouard Tricotel, Paris, Librairie des bibliophiles, 1875-1896.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par la Grande Mademoiselle de séjours de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1637/1670" encodinganalog="3.1.3">1637-1670</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_21705_actor">Anne-Marie-Louise d’Orléans</persname>
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              <note>
                <p>Dite la Grande Mademoiselle. Fille de Gaston d'Orléans et de Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, et donc petite-fille d'Henri IV, nièce de Louis XIII et cousine germaine de Louis XIV. Duchesse de Montpensier,  de Châtellerault et de Saint-Fargeau, princesse souveraine de Dombes, comtesse d'Eu.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 11] Vers la fin de l’hiver [décembre 1637], la Reine devint grosse ; elle desira que j’allasse demeurer à Saint Germain. Durant sa grossesse, dont l’on fit beaucoup de mystere, le cardinal de Richelieu, qui n’aimoit point Monsieur, n’etoit pas bien aise que personne qui lui appartient fut auprès de Leurs Majestés ; et quoiqu’il m’eut tenue sur les fonts de bapteme avec la Reine, quoiqu’il me dit, toutes les fois qu’il me voyoit, que cette alliance spirituelle l’obligeoit à prendre soin de moi et qu’il me marieroit, discours qu’il me tenoit ainsi qu’aux enfans, à qui on redit incessamment la meme chose, quoiqu’il temoignat avoir beaucoup d’amitié pour moi, l’on eut néanmoins bien de la peine à lever tous les scrupules que sa mefiance lui faisoit avoir. Quand il eut consenti à mon voyage, j’allai à Saint Germain avec une joie infinie : j’etois si innocente que j’en avois de voir la Reine dans cet etat, et que je ne faisois pas la moindre reflexion sur le prejudice que cela faisoit à Monsieur, qui avoit une amitié si cordiale pour elle et pour le Roi qu’il ne laissa pas d’en etre aise et de le temoigner. L’assiduité que j’avois auprès de la Reine m’en faisoit recevoir beaucoup de marques de bonté et elle me disoit toujours : « Vous serez ma belle fille », mais je n’ecoutois de tout ce que l’on me disoit que ce qui etoit de la portée de mon age.<lb/>La cour etoit fort agreable alors : les amours du Roi pour madame de Hautefort, qu’il tachoit de divertir tous les jours, y contribuoient beaucoup. La chasse etoit un des plus grands plaisirs du Roi ; nous y allions souvent avec lui : madame de Beaufort, Chemeraut et Saint Louis, filles de la Reine, d’Escars, sœur de madame de Hautefort, et Beaumont, venoient avec moi. Nous etions toutes vetues de couleur, sur de belles haquenées richement caparaçonnées, et pour se garantir du soleil, chacune avoit un chapeau garni de quantité de plumes. L’on disposoit toujours la chasse du coté de quelques belles maisons, où l’on trouvoit de grandes collations, et au retour le Roi se mettoit dans mon carrosse entre madame de Hautefort et moi. Quand il etoit de belle humeur, il nous entretenoir fort agreablement de toutes choses. Il souffroit dans ce temps là qu’on lui parlat avec assez de liberté du cardinal de Richelieu, et une marque que cela ne lui deplaisoit pas, c’est qu’il en parloit lui meme ainsi. Sitot que l’on etoit revenu, on alloit chez la Reine ; je prenois plaisir à la servir à son souper, et ses filles portoient les plats. L’on avoit, reglement trois fois la semaine, le divertissement de la musique, que celle de la chambre du Roi venoit donner, et la plupart des airs qu’on y chantoit etoient de sa composition ; il en faisoit meme les paroles, et le sujet n’etoit jamais que madame de Hautefort. Le Roi etoit quelquefois dans une si galante humeur qu’aux collations qu’il nous donnoit à la campagne, il ne se mettoit point à table, et nous servoit presque toutes, quoique sa civilité n’eut qu’un seul objet. Il mangeoit après nous et sembloit n’affecter pas plus de complaisances pour madame de Hautefort que pour les autres, tant il avoit peur que quelqu’une s’aperçut de sa galanterie. S’il arrivoit quelque brouillerie entre eux, tous les divertissemens etoient sursis ; et si le Roi venoit dans ce temps là chez la Reine, il ne parloit à personne et personne aussi n’osoit lui parler ; il s’asseyoit dans un coin, où le plus souvent il bailloit et s’endormoit. C’etoit une melancolie qui refroidissoit tout le monde, et pendant ce chagrin il passoit la plus grande partie du jour à écrire ce qu’il avoit dit à madame de Hautefort et ce qu’elle lui avoit répondu : chose si veritable qu’après sa mort l’on a trouvé dans sa cassette de grands procès verbaux de tous les demelés qu’il avoit eus avec ses maitresses, à la louange desquelles l’on peut dire, aussi bien qu’à la sienne, qu’il n’en a jamais aimé que de très vertueuses.<lb/>[1638] Sur la fin de la grossesse de la Reine, madame la Princesse et madame de Vendôme vinrent à Saint Germain et y amenerent mesdemoiselles leurs filles. Ce me fut une compagnie nouvelle : elles venoient se promener avec moi, et le Roi s’en trouva fort embarrassé ; il perdoit contenance quand il voyoit quelqu’un à qui il n’etoit pas accoutumé, comme un simple gentilhomme qui seroit venu de la campagne à la cour. C’est une assez mauvaise qualité pour un grand roi, et particulièrement en France, où il se doit souvent faire voir à ses sujets, dont l’affection se concilie plutot par le bon accueil et la familiarité, que par l’austere gravité dont ceux de la maison d’Autriche ne sortent jamais. Monsieur vint aussi à la cour, et peu après la Reine accoucha d’un fils. La naissance de monseigneur le Dauphin me donna une occupation nouvelle : je l’allois voir tous les jours [p. 12] et je l’appelois mon petit mari ; le Roi s’en divertissoit et trouvoit bon tout ce que je faisois. Le cardinal de Richelieu, qui ne vouloit pas que je m’y accoutumasse ni qu’on s’accoutumat à moi, me fit ordonner de retourner à Paris. La Reine et madame de Hautefort firent tout leur possible pour me faire demeurer ; elles ne purent l’obtenir, dont j’eus beaucoup de regret. Ce ne furent que pleurs et que cris quand je quittai le Roi et la Reine ; Leurs Majestés me temoignerent beaucoup de sentimens d’amitié, et surtout la Reine, qui me fit connoitre une tendresse particuliere en cette occasion. Après ce deplaisir, il m’en fallut essuyer encore un autre. L’on me fit passer par Ruel pour voir le cardinal, qui y faisoit sa demeure ordinaire quand le Roi etoit à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 14] Le Roi partit de Paris pour le voyage de Roussillon au mois de fevrier de l’année 1642 ; il laissa la Reine et ses deux enfans à Saint Germain en Laye, après avoir donné tous les ordres et pris toutes les precautions possibles pour leur sureté. Ces deux princes etoient sous la charge de madame de Lansac, en qualité de leur gouvernante ; et pour leur garde ils n’eurent qu’une compagnie du regiment des gardes françoises, dont le bonhomme Montigny etoit capitaine, le plus ancien de tout le regiment. Ces deux personnes là eurent chacun un ordre particulier : celui qu’eut madame de Lansac etoit qu’en cas que Monsieur, qui demeuroit à Paris le premier après le Roi, vint voir la Reine, de dire aux officiers de la compagnie de demeurer auprès de monseigneur le Dauphin et de ne pas laisser entrer Monsieur, s’il venoit, accompagner de plus de trois personnes. Quant à Montigny, le Roi lui donna une moitié d’ecu d’or, dont il garda l’autre, avec commandement exprès de ne point abandonner la personne des deux princes qu’il gardoit ; et s’il arrivoit qu’il reçut ordre de les transferer ou de les remettre en les mains de quelque autre, il lui défendit d’y obeir, quand meme il le verroit ecrit de la main de Sa Majesté, si ce n’etoit que celui qui le lui rendroit lui presentat en meme temps l’autre moitié de l’ecu d’or qu’il retenoit.<lb/>[…]<lb/>[p. 19] Peu après que l’on eut mis madame la comtesse de Fiesque auprès de moi, le Roi tomba malade de la maladie qu’il avoit eue devant le voyage de Perpignon. Cela m’obligeoit à lui rendre mes devoirs, et j’allois souvent [à] Saint Germain. Le Roi prenoit plaisir à mes visites, et me faisoit toujours fort bonne mine ; aussi n’en revenois je jamais que vivement touché de son mal, dont chacun auguroit que la suite seroit funeste. En effet, au commencement du mois d’avril suivant, peu après la disgrâce du sieur des Noyers dont j’ay parlé, il commença à empirer, et ne fit que languir et souffrir jusqu’au [p. 20] quatorzième jour de mai, qui fut celui de son décès. Si le pitoyable état où la maladie avoit réduit son corps donnoit de la compassion, les pieux et généreux sentimens de son ame donnoient de l’edification : il s’entretenoit de la mort avec une résolution toute chretienne ; il s’y etoit si bien preparé, qu’à la vue de Saint Denis par les fenetres de la chambre du chateau neuf de Saint Germain, où il s’etoit mis pour etre en plus bel air qu’au vieux, il montroit le chemin de Saint Denis, par lequel on meneroit son corps ; il faisoit remarquer un endroit où il y avoit un mauvais pas, qu’il recommandoit qu’on evitat, de peur que le chariot ne s’embourbat. J’ai meme ouï dire que durant sa maladie il avoit mis en musique le De profundis qui fut chanté dans sa chambre incontinent après sa mort, comme c’est la coutume de faire aussitot que les rois sont decedés. Il ordonna avec la meme tranquilité d’esprit ce qui seroit à faire pour le bien de l’administration de son royaume quand il seroit mort.<lb/>[…]<lb/>[p. 47] Peu après, Leurs Majestés sortirent de Paris sous pretexte de faire nettoyer le Palais Royal, et allerent à Ruel. Le chateau de Saint Germain etoit occupé par la reine d’Angleterre, dont le fils, M. le prince de Galles, etoit allé en Hollande. […]<lb/>Pendant que la cour etoit à Ruel, le parlement s’assembloit tous les jours pour le meme sujet qu’il avoit commencé : c’etoit pour la révocation de la paulette, et il continuoit à fronder M. le cardinal ; ce qui avoit plus contribué à faire aller la cour à Ruel que le nettoiement du Palais Royal. L’absence du Roi augmenta beaucoup la licence et la liberté avec laquelle l’on parloit dans Paris et le parlement. Ce corps fit meme quelques demarches qui deplurent à la cour ; de sorte qu’elle fut obligée d’aller à Saint Germain, d’où la reine d’Angleterre delogea et vint à Paris. Monsieur, qui couchoit quelquefois à Ruel, y etoit pendant ce temps là et manda à Madame de quitter Paris et d’emmener avec elle ses deux filles, qui etoient très petites, ma sœur d’Orleans et ma sœur d’Alençon. Madame la Princesse manda M. le duc d’Enghien, son petit fils ; et je me trouvai assez embarrassée d’etre la seule de la maison royale à Paris à laquelle on ne mandoit rien. Comme l’on ne doit jamais balancer à faire son devoir, quoique notre inclination ne nous y porte pas, je m’en allai à Ruel, et j’arrivai comme la Reine alloit partir pour Saint Germain. Elle me demanda d’où je venois : je lui dis que je venois de Paris et que, sur le bruit de son départ, je m’etois rendue auprès d’elle pour avoir l’honneur de l’accompagner, et que, quoiqu’elle ne m’eut pas fait l’honneur de me le commander, il m’avoir semblé que je ne pouvois manquer à faire ce à quoi j’etois obligée, et que j’esperois qu’elle auroit assez de bonté pour l’avoir agreable. Elle me repondit par un sourire que ce que j’avois fait ne lui deplaisoit pas, et que c’etoit beaucoup pour moi, après la maniere dont on m’avoit traitée, de voir que l’on me souffroit. Quoique mon procedé meritat bien qu’ils en eussent un obligeant pour moi pour reparer le passé, je temoignai à Monsieur et à l’abbé de La Rivière que je n’etois pas contente que l’on eut envoyé querir jusques aux petits enfans, et qu’à moi l’on ne m’eut dit mot. La reponse ne fut que de gens fort embarrassés. Quand l’on manque envers des personnes qui ne manquent jamais, leur conduite nous coute beaucoup de confusion, et pour l’ordinaire, dans cet etat, l’on tient des discours meilleurs à etre oubliés qu’à etre retenus. Pendant ce voyage, je ne fis ma cour que par la nécessité qui m’y obligeoit. J’etois logée dans la meme maison que la Reine : je ne pouvois manquer de la voir tous les jours ; ce n’etoit pas avec le meme soin et la meme assiduité que j’avois fait depuis la regence : aussi n’y avois-je pas les memes agremens. […]<lb/>[p. 48] Pendant que la cour etoit à Saint Germain, on fit force allées et venues pour s’accommoder avec le parlement. Ils envoyerent des deputés qui confererent avec M. le cardinal, en vertu d’une declaration que le Roi donna. Elle est si celebre que, quand il n’y auroit que les registres du parlement qui en feroient mention, ce seroit assez pour m’en dispenser d’en dire davantage. L’on disoit alors (et je l’ai encore oui dire depuis) qu’elle auroit eté fort utile pour le bien de l’Etat et le repos public, si elle fut demeurée en son entier. Il est à croire qu’elle n’est pas tout à fait conforme à l’autorité du Roi, puisqu’il [p. 49] sembloit qu’elle avoit eté obtenue quasi par force, et donnée à dessein d’apaiser les troubles dont l’on etoit menacé si on l’eut refusée. Les connoisseurs et les politiques jugeront mieux que je ne pourrois faire si on a eu raison de l’enfreindre.<lb/>Madame accoucha, pendant le séjour de Saint Germain, d’une fille que l’on appela mademoiselle de Valois ; comme elle est délicate, elle ne put venir à Paris avec la Cour, qui partit la veille de la Toussaint pour s’y rendre.<lb/>[…]<lb/>[p. 49] Pendant que la Cour fut à Paris, elle n’y eut pas tout le contentement qu’elle pouvoit desirer ; cela obligea M. le cardinal de conseiller d’en sortir : ce qui etoit un dessein un peu hardi lorsqu’on consideroit l’incertitude de l’evenement. Comme Monsieur et M. le Prince etoient les gens les plus interessés au bien de l’Etat, il voyoit que selon toute vraisemblance ils en devoient etre les maîtres, et que ce qui pourroit arriver de ce conseil tomberoit plutôt sur eux que sur lui. La suite a fait voir que l’on eut pu se passer de ce voyage, qui a eté cause de tous les facheux troubles qui ont suivi, et de l’absence de M. le Prince, qui est à compter pour beaucoup. Monsieur et M. le Prince disoient que le cardinal eut beaucoup de peine à les faire consentir à ce dessein ; ils y consentirent enfin, et ils disent aussi s’en etre bien repentis depuis : ils l’ont dû faire, ils en ont bien pati tous deux. Monsieur avoir la goutte depuis quelque temps, et deux jours avant le départ la Reine alla tenir conseil chez lui ; ce fut là que la dernière résolution de ce voyage se prit. L’on trouva que la nuit du jour des Rois etoit propre pour ce dessein, pendant que tout le monde seroit en débauche, afin d’etre à Saint Germain avant que personne s’en aperçût. J’avois soupé ce jour là chez Madame, et toute la soirée j’avois eté dans la chambre de Monsieur, où quelqu’un de [p. 50] ses gens me vint dire en grand secret que l’on partoit le lendemain, ce que je ne pouvois croire à cause de l’etat où Monsieur etoit. Je lui allai debiter cette nouvelle par raillerie ; le silence qu’il garda là dessus me donna lieu de soupçonner la verité du voyage. Il me donna le bonsoir un moment après, sans avoir rien répondu. Je m’en allai dans la chambre de Madame ; nous parlames longtemps là dessus : elle etoit de la meme opinion que moi, que le silence de Monsieur marquoit la verité de ce voyage. Je m’en allai à mon logis assez tard.<lb/>Entre trois et quatre heures du matin, j’entendis heurter fortement à la porte de ma chambre ; je me doutai bien de ce que c’etoit : j’éveillai mes femmes et envoyai ouvrir ma porte. Je vis entrer M. de Comminges ; je lui demandai : « Ne faut il pas s’en aller ? » Il me repondit : « Oui, Mademoiselle ; le Roi, la Reine et Monsieur vous attendent dans le Cours, et voilà une lettre de Monsieur ». Je la pris, la mis sous mon chevet et lui dis : « Aux ordres du Roi et de la Reine, il n’est pas necessaire d’en joindre de Monsieur pour me faire obeir ». Il me pressa de la lire ; elle contenoit seulement que j’obeisse avec diligence. La Reine avoit désiré que Monsieur me donnat cet ordre, dans l’opinion que je n’obeirois pas au sien et que j’aurois été ravie de demeurer à Paris pour me mettre d’un parti contre elle ; car contre le Roi, je ne vis jamais personne qui avouat d’en avoit eté, c’est toujours contre quelque autre personnage que le Roi. Si elle ne s’etoit pas plus trompée en tout ce qu’elle auroit pu prevoir qu’en cette crainte, elle auroit eté plus heureuse et auroit eu moins de chagrin. Jamais rien ne fut si vrai que ce que j’ai pensé cent fois depuis.<lb/>Au moment que M. de Comminges me parla, j’etois toute troublée de joie de voir qu’ils alloient faire une faute, et d’etre spectatrice des miseres qu’elle leur causeroit : cela me vengeoit un peu des persécutions que j’avois souffertes. Je ne prevoyois pas alors que je me trouverois dans un parti considerable, où je pourrois faire mon devoir et me venger en meme temps : cependant, en exerçant ces sortes de vengeances, l’on se venge bien contre soi-meme. Je me levai avec toute la diligence possible, et je m’en allai dans le carrosse de Comminges ; le mien n’etoit pas pret, ni celui de la comtesse de Fiesque. La lune finissoit, et le jour ne paroissoit pas encore ; je recommandai à la comtesse de Fiesque de m’amener au plus tot mon équipage. Lorsque je montai dans le carrosse de la Reine, je dis : « Je veux etre au devant ou au derriere du carrosse, je n’aime pas le froid et je veux etre à mon aise ». C’etoit en intention d’en faire ôter madame la Princesse, qui avoit accoutumé d’etre en l’une des deux places. La Reine me répondit : « Le Roi mon fils et moi nous y sommes, et madame la Princesse la mere ». Je repondis : « Il l’y faut laisser, les jeunes gens doivent les bonnes places aux vieux ». Je demeurai à la portiere avec M. le prince de Conti ; à l’autre etoit madame la Princesse la fille et madame de Seneçay. La Reine me demanda si je n’avois pas eté bien surprise ; je lui dis que non, et que Monsieur me l’avoit dit, quoiqu’il n’en fut rien. Elle me pensa surprendre en cette menterie, parce qu’elle me demanda : « Comment vous etes vous couchée ? » Je lui repondis : « J’ai eté bien aise de faire provision de sommeil, dans l’incertitude si j’aurois mon lit cette nuit ». Jamais je n’ai vu une creature si gaie qu’elle etoit ; quand elle auroit gagné une bataille, pris Paris, et fait pendre tous ceux qui lui auroient deplu, elle ne l’auroit pas plus eté, et cependant elle etoit bien eloignée de tout cela.<lb/>Comme l’on fut arrivé à Saint Germain (c’etoit le jour des Rois), l’on descendit droit à la chapelle pour entendre la messe, et tout le reste de la journée se passa à questionner tous ceux qui arrivoient, sur ce que l’on disoit et faisoit à Paris. Chacun en parloit à sa mode, et tout le monde etoit d’accord que personne ne temoignoit de deplaisir du depart du Roi. L’on battoit le tambour par toute la ville, et chacun prit les armes. J’etois en grande inquiétude de mon equipage ; je connoissois madame la comtesse de Fiesque d’une humeur timide mal à propos, et dont je craignois de patir, comme je fis : elle ne voulut point sortir de Paris dans la rumeur, ni faire passer mon équipage : ce qui m’etoit le plus necessaire ; quant à elle, je m’en serois bien passée. Elle m’envoya un carrosse, qui passa parmi les plus mutins sans qu’on lui dit rien ; le reste auroit passé de meme. Ceux qui etoient dedans reçurent toutes sortes de civilités, quoique ce fut de la part de gens qui n’en font guère ; et cela me fut rapporté. Elle m’envoya dans ce carrosse un matelas et un peu de linge. Comme je me vis en si mauvais équipage, je m’en allai chercher secours au chateau neuf, où logeoient Monsieur et Madame, qui me preta deux de ses femmes de chambre : comme elle n’avoit pas toutes ses hardes non plus que moi, le tout alla plaisamment. Je me couchai dans une fort belle chambre en galetas, bien peinte, bien dorée et grande, avec peu de feu, et point de [p. 51] vitres ni de fenetres, ce qui n’est pas agreable au mois de janvier. Mes matelas etoient par terre, et ma sœur, qui n’avoit point de lit, coucha avec moi. Il falloit chanter pour l’endormir, et son somme ne duroit pas longtemps ; elle troubla fort le mien ; elle se tournoit, me sentoit auprès d’elle, se reveilloit et crioit qu’elle voyoit la bete ; de sorte que l’on chantoit de nouveau pour l’endormir, et la nuit se passa ainsi. Jugez si j’etois agréablement pour un personne qui avoit peu dormi l’autre nuit, et qui avoit eté malade tout l’hiver de maux de gorge et d’un rhume violent ! Cependant toute cette fatigue me guerit. Heureusement pour moi les lits de Monsieur et de Madame vinrent : Monsieur eut la bonté de me donner sa chambre, il avoit couché dans un lit que M. le Prince lui avoit prêté. Comme j’etois dans la chambre de Monsieur, où l’on ne savoit point que je logeasse, je me reveillai par le bruit que j’entendis ; j’ouvris mon rideau : je fus fort étonnée de voir ma chambre toute pleine de gens à grands collets de buffle, qui furent fort étonné de me voir, et que je connoissois aussi peu qu’ils me connoissoient. Je n’avois point de linge à changer, et l’on blanchissoit ma chemise de nuit pendant le jour, et ma chemise de jour pendant la nuit ; je n’avois point mes femmes pour me coiffer et habiller, ce qui est très incommode ; je mangeois avec Monsieur, qui fait très mauvaise chère. Je ne laissois pas pour cela d’etre gaie, et Monsieur admiroit que je ne me plaignois de rien. Pour Madame, elle n’etoit pas de meme : aussi suis je une créature qui ne m’incommode de rien, et fort au dessus des bagatelles. Je demeurai ainsi dix jours chez Madame, au bout desquels mon equipage arriva, et je fus fort aise d’avoir toute mes commodités. Je m’en allai loger au chateau vieux, où etoit la Reine ; j’etois resolue, si mon equipage ne fut venu, d’envoyer à Rouen me faire faire des hardes et un lit : et pour cela je demandai de l’argent au tresorier de Monsieur, et l’on m’en pouvoit bien donner, puisque l’on jouissoit de mon bien ; si l’on m’en eut refusé, je n’aurois pas laissé de trouver qui m’en eut preté. […]<lb/>Les occasions de combat ne furent pas frequentes pendant cette guerre : elle dura peu, et l’on fut longtemps à Saint Germain sans que les troupes qui devoient assiéger Paris fussent venues. L’on n’eut jamais dessein de l’assieger dans les formes ; la circonvallation eut été un peu trop grande, et l’armée trop petite. L’on se contenta de la separer en deux quartiers, l’un à Saint Cloud et l’autre à Saint Denis : c’etoit celui de Monsieur, et l’autre de M. le Prince. L’on prenoit quelquefois des charrettes de pain de Gonesse et quelques bœufs, et l’on venoit le dire en grande hate à Saint Germain : l’on faisoit des prisonniers, et c’etoient gens peu considerables. La grande occasion fut à Charenton, que l’on prit en deux heures ; Monsieur et M. le Prince y etoient en personne : ils y assistèrent tous deux à leur ordinaire, et celui qui le defendoit s’appeloit Clanleu. Il avoit eté à Monsieur, et l’avoit quitté : il ne vouloit point de quartier. M. de Châtillon y fut blessé, et mourut le lendemain au bois de Vincennes, [p. 52] et M. de Saligny, tous deux de la maison de Coligny. Il arriva une aventure assez remarquable, et qui paroît plutôt un roman qu’une vérité. Le marquis de Cugniac, petit fils du vieux marechal de La Force, qui etoit dedans, voulut se sauver et se jeter sur un bateau ; la riviere etoit gelée et un glaçon le porta de l’autre côté de l’eau, et meme plusieurs ont dit qu’il le porta jusqu’à Paris.<lb/>Après cet exploit, les deux armées furent assez longtemps en bataille entre le bois de Vincennes et Piquepus, et personne ne se battit. L’on eut une grande joie à Saint Germain de cette expedition : il n’y eut que madame de Châtillon qui fut affligée. Son affliction fut moderée par l’amitié que son mari avoit pour mademoiselle de Guerchy, et meme dans le combat il y avoit une de ses jarretieres nouée à son bras : comme elle etoit bleue, cela la fait remarquer, et en ce temps là l’on n’avoit pas encore vu d’écharpe de cette couleur. La magnificence n’etoit pas grande à Saint Germain : personne n’avoit tout son équipage ; ceux qui avoient des lits n’avoient point de tapisseries, et ceux qui avoient des tapisseries n’avoient point d’habits, et l’on y etoit très pauvrement. Le Roi et la Reine furent longtemps à n’avoir que des meubles de M. le cardinal. Dans la crainte que l’on avoit à Paris de laisser sortir les effets du cardinal sous pretexte que ce fussent ceux du Roi et de la Reine, ils ne vouloient rien laisser sortir, tant l’aversion etoit grande. Cela n’est pas sans exemple que les peuples soient capables de haïr et d’aimer les memes gens en peu de temps, et surtout les François. Le Roi et la Reine manquoient de tout, et moi j’avois tout ce qu’il me plaisoit, et ne manquois de rien. Pour tout ce que j’envoyois quérir à Paris, l’on donnoit des passeports, on l’escortoit ; rien n’etoit égal aux civilités que l’on me faisoit.<lb/>La Reine me pria d’envoyer un chariot pour emmener de ses hardes ; je l’envoyai avec joie, et l’on en a assez d’etre en état de rendre service à de telles gens, et de voir que l’on est en quelque consideration. Parmi les hardes que la Reine fit venir, il y avoit un coffre de gants d’Espagne ; comme on les visitoit, les bourgeois commis pour cette visite, qui n’etoient pas accoutumés à de si fortes senteurs, eternuerent beaucoup, à ce que rapporta le page que j’avois envoyé, et qui etoit mon ambassadeur ordinaire. La Reine, Monsieur et M. le cardinal rirent fort à l’endroit de cette relation, qui etoit sur les honneurs qu’il avoit reçus à Paris. Il etoit entré au parlement à la grand’chambre, où il avoit dit que je l’envoyois pour apporter des hardes que j’avois laissées à Paris ; on lui dit que je n’avois qu’à témoigner tout ce que je desirerois, que je trouverois la compagnie toujours pleine de tout le respect qu’elle me devoit, et enfin ils lui firent mille honnetetés pour moi. Mon page disoit aussi qu’en son particulier on lui en avoit beaucoup fait. Il ne fut point etonné de parler devant la Reine et M. le cardinal ; pour Monsieur, il l’avoit vu souvent, et lui alloit parler de ma part. Il eut une longue audience, il fut fort questionné : il avoit vu tout ce qui se passoit à Paris, où je ne doute pas qu’on ne l’eût aussi beaucoup questionné ; et pour un garçon de quatorze ou quinze ans, il se demela fort bien de cette commission. Depuis, Monsieur et toute la cour ne l’appeloient plus que l’ambassadeur ; et quand je fus à Paris, il alloit voir tous ces messieurs, et etoit si connu dans le parlement qu’il y recommandoit avec succès les affaires de ses amis. […]<lb/>[p. 53] La Reine alloit tous les jours aux litanies à la chapelle, et elle se mettoit dans un petit oratoire au bout de la tribune où les autres demeuroient ; et comme la Reine demeuroit longtemps après qu’elles etoient dites, celles qui n’avoient pas tant de dévotion s’amusoient à causer, et l’on observa que M. de Saint Mesgrin parloit à madame la Princesse. Pour moi, je n’en voyois rien : j’etois dans l’oratoire avec la Reine, où le plus souvent je m’endormois, parce que je n’etois pas une demoiselle à si longues prières ni à méditations. […]<lb/>Quand l’on parla de paix, je m’en souciois peu : je ne songeois en ce temps là qu’à mes divertissemens. Je me plaisois fort à Saint Germain, et j’aurois souhaité y pouvoir passer toute ma vie. Le bien public n’etoit pas alors trop connu de moi non plus que celui de l’Etat, quoique par ma naissance on y ait assez d’intérêt ; mais quand on est fort jeune et fort inapliquée, on a pour but que le plaisir de son âge. Il y eut plusieurs conferences à Ruel avec M. le Prince et le cardinal Mazarin : comme le detail en est su de tout le monde, je ne m’embarquerai ici en aucune affaire, parce que je n’en ai pas une parfaite connoissance ; et pour ne m’en pas donner la peine, je dirai seulement que je ne crois pas qu’elle fut fort avantageuse au Roi. Je fus des premieres qui allai à Paris dès que la paix fut faite ; je demandai congé à la Reine et à Monsieur d’y aller ; madame de Carignan y vint avec moi. Comme je n’y avois aucune affaire, je n’aurois pas demandé congé si je n’avois eu un beau prétexte, savoir de visiter la reine d’Angleterre sur la mort du roi, son mari, auquel le parlement d’Angleterre avoit fait couper la cour il n’y avoit que deux mois. L’on n’en porta point le deuil à la Cour, c’est à dire comme on l’auroit dû ; il n’y eut que les personnes et point les équipages, faute d’argent : la raison est bien [p. 54] pauvre. Quand j’ai parlé ci devant de la miserable situation où l’on etoit, j’avois oublié de dire que nous etions à Saint Germain en l’etat où nous voulions mettre Paris : l’intention etoit de l’affamer, et néanmoins les habitans y avoient tout en abondance, et à Saint Germain l’on manquoit souvent de vivres ; les troupes qui etoient aux environs prenoient tout ce qu’on y apportoit. Ainsi l’on etoit quasi affamé : ce qui faisoit souvent dire que M. le cardinal ne prenoit pas bien ses mesures, et que c’etoit ce qui empêchoit les affaires de bien réussir.<lb/>[…]<lb/>[p. 60] Le roi d’Angleterre, qui ne devoit etre que quinze jours en France, y fut trois mois. Comme la cour etoit à Paris, et lui avec la reine, sa mere, à Saint Germain, on les voyoit peu. Lorsque je suis qu’il etoit sur son départ, j’allai rendre mes devoirs à la reine, sa mere, et prendre congé de lui. La reine d’Angleterre me dit : « Il faut se réjouir avec vous de la mort de l’imperatrice : il y a apparence que si cette affaire a manqué autrefois, elle ne manquera pas celle ci ». Je lui répondis que c’etoit à quoi je ne songeois pas. Elle poursuivit ce discours, et me dit : « Voici un homme qui est persuadé qu’un roi de dix huit ans vaut mieux qu’un empereur qui en a cinquante, et quatre enfans ». Cela dura longtemps en manière de picoterie, et elle disoit : « Mon fils est trop gueux et trop miserable pour vous ». Puis elle se radoucit et me montra une dame angloise dont son fils etoit amoureux, et me dit : « Il apprehende tout à fait que vous ne le sachiez, voyez la honte qu’il a de la voir où vous etes, dans la crainte que je ne vous le dise ». Il s’en alla. Ensuite, la reine me dit : « Venez dans mon cabinet ». Comme nous y fumes, elle ferma la porte et me dit : « Le roi, mon fils m’a priée de vous demander pardon si la proposition que l’on vous a faite à Compiègne vous a deplu : il en est au desespoir, c’est une pensée qu’il a toujours et de laquelle il ne peut se defaire ; pour moi, je ne voulois pas me charger de cette commission ; il m’en a priée si instamment que je n’ai jamais pu m’en défendre. Je suis de votre avis : vous auriez été miserable avec lui, et je vous aime trop pour l’avoir pu souhaiter, quoique ce fut son bien que vous aussiez été compagne de sa mauvaise fortune. Tout ce que je puis souhaiter, est que son voyage soit heureux, et qu’après vous veuillez bien de lui ». Je lui fis là dessus mes complimens le miex qu’il me fut possible. »<lb/>[…]<lb/>[p. 375] [1662] Le Roi se promenoit souvent pendant l’hiver avec la Reine : il avoit eté avec elle deux ou trois fois à Saint Germain, et l’on disoit qu’il avoit regardé La Motte Houdancourt, une des filles de la Reine, et que La Valliere en etoit jalouse.<lb/>[…]<lb/>[p. 392] [1665] La Cour alla à Saint Germain et faisoit souvent des voyages à Versailles. Madame s’y blessa et y accoucha d’une fille qui etoit morte il y avoit dejà dix ou douze jours ; elle etoit quasi pourrie ; ce fut une femme de Saint Cloud qui la servir : l’on n’eut pas le temps d’aller à Paris en chercher une. On eveilla le Roi et l’on fit chercher le curé de Versailles, pour voir si cette fille etoit en état d’etre baptisée. Madame de Thianges lui dit de prendre garde à ce qu’il feroit : qu’on ne refusoit jamais le bapteme aux enfans de cette qualité. Monsieur, à la persuasion de l’eveque de Valence, vouloit qu’on l’enterrat à Saint Denis. J’etois à Paris ; j’allai droit à Versailles pour rendre ma visite à Madame. Dès le meme soir, Monsieur alla coucher à Saint Germain, où je trouvai la Reine affligée de ce que cette fille n’avoit pas eté baptisée, et blamoit Madame d’en etre cause par toutes les courses qu’elle avoit faites sans songer qu’elle etoit grosse. Madame disoit qu’elle ne s’etoit blessée que de l’inquietude qu’elle avoit eue que le duc d’York n’eut été tué, parce qu’on lui avoit parlé d’une bataille qu’il venoit de donner sur mer, sans lui dire s’il en etoit revenu.<lb/>On laissa Madame dès le meme jour de ses couches, parce que la reine mère d’Angleterre arrivoit et qu’on vouloit lui laisser le logement de Versailles : elle venoit de voir son fils. Le Roi alla au devant d’elle jusqu’à Pontoise dans l’abbaye de Saint Martin, dont Edme de Montaigu etoit abbé. La reine mère d’Angleterre, arrivée comme je le viens de dire, ne paroissoit pas satisfaite de la beauté de sa belle fille ; elle etoit charmée de sa pieté et disoit qu’elle n’avoit jamais tant vu prier Dieu ni de si bonne foi qu’elle le faisoit.<lb/>Je ne fus pas longtemps à la cour, parce que la saison de prendre les eaux de Forges venoit. Je m’y en allai ; j’avois dejà commencé à boire qu’il vint un courrier m’avertir que la Reine mere se mouroit. Je partis en relais de carrosse, j’arrivais à dix heures du roi à Pontoise, où l’assemblée du clergé se tenoit. J’y trouvai M. l’archeveque de Paris, qui l’etoit en ce temps là de Rouen, qui me dit que la Reine mère se portoit mieux. Je m’en allai coucher aux Carmelites : le lendemain, j’allais diner à Saint Germain, où le Roi, la Reine et la Reine mere me temoignèrent mille amitiés sur l’empressement avec lequel j’etois venue. Je vis que la maladie n’etoit plus dangeureuse : je m’en retournai continuer de prendre les eaux.<lb/>[…]<lb/>[p. 394] [20 janvier 1666] J’entendis sonner la grosse clocher de Notre-Dame : comme on ne le fait jamais que dans de grandes occasions, je dis : « L’on croit la Reine morte ». Un moment après Monsieur fit un grand cri ; le medecin entra, le Roi lui dit : « Elle est donc [p. 395] morte ! » Il lui dit : « Oui, Sire ». Il me dit à pleurer comme un homme penetré de douleur. Madame de Fleix porta ses clefs au Roi ; l’on alla dans son cabinet chercher son testament, qui fut lu devant toute la parenté, à la reserve de Monsieur, qui ne voulut pas y demeurer. Après que M. Le Tellier eut achevé la lecture, le Roi monta en carrosse pour s’en aller, et je m’en allai chez moi me coucher.<lb/>Le lendemain et les deux jours suivans, je fus extremement visité de toutes les dames qui alloient à Saint Germain avec leurs mantes : elles vinrent chez moi avec le meme habit. J’allai conduire le chœur au Val de Grâce. […] Le lendemain, j’allai diner à Saint Germain, pour recevoir les ordres du Roi pour conduire le corps à Saint-Denis. Il etoit au conseil, où j’allai lui parler devant les ministres.<lb/>[…]<lb/>[p. 398] [1666] Le Roi fit tendre ses tentes dans la garenne de Saint Germain ; elles etoient très belles : il y avoit des appartemens complets comme dans une maison. Le Roi y donna une grande fete ; madame de Montausier y tint une petite table, où j’envoyai Châtillon et Créqui, et je n’en gardai qu’une pour etre à celle de la Reine. Madame de Montausier avoit la sienne dans le meme lieu ; toutes les personnes qu’elle y fit mettre etoient ou devoient etre de celles qui peuvent manger avec la Reine.<lb/>[…]<lb/>[p. 402] [1668] Le Roi s’en alla au mois de janvier à Saint Germain pour y mener la Reine et M. le Dauphin, d’où il partit pour s’en aller en Franche Comté. M. le Prince y etoit, avec des troupes qu’il avoit feint de tenir auprès de lui pour y tenir les Etats.<lb/>[…]<lb/>[p. 407] [1669] Après avoir appris toutes ces nouvelles, je m’en allai à Saint Germain, où je passai l’hiver sans faire de voyages à Paris comme j’avois acccoutumé de faire ; c’est à dire qu’avant cela j’y demeurois quinze jours et cinq ou six jours à la Cour. Cet hiver, sans savoir quasi pourquoi, je ne pouvois souffrir Paris ni sortir de Saint Germain. Lorsque j’y etois, une de mes filles eut la petite verole ; cet accident m’empecha d’aller à la Cour pendant quatre ou cinq jours ; je les passai à Paris avec beaucoup de langueur ; je me souviens que je fus très aise lorsqu’on me fit savoir que je pouvois retourner à la Cour. Je voyois M. de Lauzun chez la Reine, avec qui je prenois un très grand plaisir de causer ; je lui trouvois sous les jours plus d’esprit et plus d’agrement à ce qu’il disoit qu’à toute autre personne du monde. Il se tenoit toujours réservé dans les termes de soumission et de respect que les autres gens ne peuvent imiter.<lb/>[…]<lb/>[p. 408] M. le chevalier de Lorraine fut arreté au chateau neuf, lorsqu’il etoit dans une chambre renfermé avec Monsieur. Le comte d’Ayen le fit demander pour lui parler ; il vint et M. d’Ayen l’arreta. Le chevalier de La Hillière, qui etoit avec lui, dit à M. le comte d’Ayen de lui faire rendre son épée : ce qu’il fit ; et après ils le menerent dans la chambre du capitaine des gardes du corps dans le Louvre et ensuite coucher dans une maison dans le bourg. Il fut conduit à Lyon.<lb/>[…]<lb/>[p. 409] Monsieur et Madame revinrent de Villers Cotterets ; elle avoit un grand appartement de plain pied à celui du Roi ; et quoiqu’elle logeat avec Monsieur au chateau neuf, lorsqu’elle en etoit sortie le matin, elle passoit les après dinées au vieux chateau, où le Roi lui parloit plus aisement des affaires qu’elle negocioit avec le roi d’Angleterre, son frere. Depuis la disgrâce du chevalier de Lorraine, elle s’etoit accoutumée à me parler.<lb/>[…]<lb/>[p. 411] [1670] Il vint un bruit que le Roi rendoit la Lorraine, et qu’on me devoit marier au prince Charles ; je crus que c’etoit une heureuse occasion pour mettre M. de Lauzun en etat et aux termes de pressentir la situation où je me trouvois, et de me parler du sien. Je l’envoyai prier de me venir trouver à ma chambre, qui n’etoit pas bien loin de la sienne ; il me falloit meme passer devant sa porte lorsque j’allois chez la Reine. L’on me vint dire qu’il n’etoit pas dans sa chambre. Il etoit grand ami de Guitry, et il etoit souvent avec lui dans un appartement extraordinaire qu’il s’etoit fait accommoder : je me servis du prétexte de ma curiosité à le vouloir voir ; je ne doutai pas que je n’y trouvasse M. de Lauzun avec lui ; je m’etois trompée. Lorsque je descendis chez la Reine, je le vis qui parloit à la comtesse de Guiche.<lb/>[…]<lb/>[p. 422] [1670] Lorsque j’arrivai à Saint-Germain, je trouvai qu’on avoit mis les maçons dans ma chambre, qui ne pouvoient avoir fini leur travail de huit jours. Malgré ma repugnance et mon degout d’etre à Paris, il me fallut de necessité y aller. Je m’y serois ennuyée à la mort, sans que le Roi alla passer quelques jours à Versailles ; j’y courus avec beaucoup de diligence. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21705_actor">Anne-Marie-Louise d’Orléans </persname>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Chasse</subject>
              <subject>Fronde</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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              <p>Anne-Marie-Louise d’Orléans, Mémoires de mademoiselle de Montpensier, fille de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, éd. Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Paris, Éditeur du commentaire analytique du code civil, Paris, 1838.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires de madame de Motteville</unittitle>
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              <unitdate normal="1637/1665" encodinganalog="3.1.3">1637-1665</unitdate>
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                <persname id="atom_21725_actor">Motteville, Françoise (de)</persname>
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                <p>Dame d'honneur d'Anne d'Autriche de 1643 à 1666.</p>
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              <p>« [p. 32] Apres toutes les persecutions qui furent faites à plusieurs particuliers, le Roi, suivant son naturel, s’abandonna tout entier au pouvoir de son favori. Il se vit reduit à la vie la plus melancolique et la plus miserable du monde, sans suite, sans Cour, sans pouvoir, et par consequent sans plaisir et sans honneur. Ainsi se sont passées quelques années de sa vie à Saint Germain, où il vivoit comme un particulier, et pendant que ses armées prenoient des villes et gagnoient des batailles, il s’amusoit à prendre des oiseaux. Ce prince etoit malheureux de toutes les manieres, car il n’aimoit point la Reine et avoit pour elle de la froideur, et il etoit le martyr de madame de Hautefort, qu’il aimoit malgré lui et qu’il ne pouvoit se resoudre de chasser de la Cour, l’accusant de se moquer de lui avec la Reine. […] Enfin, lassé de tant souffrir, il chassa, comme je l’ai déjà dit, mademoiselle de Hautefort, et son inclination se tourna vers un objet nouveau dont la beauté brune n’etoit pas si eclatante, mais qui, avec de beaux traits de visage et beaucoup d’agremens, avoit aussi de la douceur et de la fermeté dans l’esprit. La Fayette, fille d’honneur de la Reine, aimable et fiere tout ensemble, fut celle qu’il aima. […] [p. 33] Madame de Hautefort ne fut pas fachée de sa retraite : elle n’avoit pas de honte qu’on la crut sa rivale ; et il n’y avoit point de prude qui n’aspirat à la gloire d’etre aimée du Roi comme l’etoit La Fayette, tout le monde etant persuadé que la passion qu’elle avoit pour lui n’etoit point incompatible avec sa vertu. Quand elle se separa de lui, elle lui parla longtemps devant tout le monde chez la Reine, où elle monta aussitot apres avoir eu son congé. Il ne parut aucune alteration sur son visage : elle eut la force de ne pas donner une de ses larmes à celles que ce prince repandit publiquement. Apres l’avoir quitté, elle prit congé de la Reine, qui ne la pouvoit aimer ; ce qu’elle fit avec cette douceur et cette satisfaction que doit avoir une chretienne qui cherche Dieu, et qui ne veut plus aimer que lui sur la terre, et ne desire que l’eternité. Elle ne fit pas neanmoins toutes ces choses sans beaucoup souffrir. J’ai su depuis de la comtesse de Flex, fille de la marquise de Senecé, et par consequent parente de La Fayette, qu’au sortir de la chambre du Roi, où elle avoit dit adieu à ce prince, elle descendit dans son appartement dont les fenetres donnoient sur la cour du chateau, et que cette aimable et vertueuse fille ayant entendu le carrosse du Roi, qu’il avoit fait venir pour dissiper le chagrin où il etoit, pressée de la tendresse qu’elle avoit pour lui, elle courut le voir au travers des vitres. Quand il fut entré, et qu’elle l’eut vu partir, elle se trouva vers la comtesse de Flex, qui etoit encore fille, et lui dit, touchée de douleur : « Helas ! je ne le verrai plus ».<lb/>[…]<lb/>[p. 45] [1643] Le lendemain de la mort du roi Louis XIII, le roi Louis XIV, la Reine, Monsieur, duc d’Anjou, le duc d’Orleans et le prince de Condé partirent de Saint Germain pour venir à Paris, et le corps du feu Roi demeura seul à Saint Germain, sans autre presse que celle du peuple, qui courut le voir par curiosité plutot que par tendresse. Le duc de Vendome y resta pour faire les honneurs, et le marquis de Souvré, gentilhomme de la chambre en année, pour y faire sa charge. De tant de gens de qualité qui lui avoient faire la cour la veille, personne ne demeura pour rendre ses devoirs à sa memoire : tous coururent à la regente.<lb/>Pendant les derniers jours de la maladie du feu Roi, le duc d’Orleans et le prince de Condé se regarderent avec defiance l’un de l’autre. On vit beaucoup de visages nouveaux, et chacun avoit plus de suite qu’à l’ordinaire. La Reine ne manqua pas de faire doubler ses gardes, et de prendre ses precautions contre les princes du sang, quoique ses soupçons fussent mal fondés.<lb/>[…]<lb/>[p. 84] [1644] La reine d’Angleterre vint à Paris à peu pres dans ce meme temps. Il y avoit trois ou quatre mois qu’elle etoit à Bourbon. La Reine la fut recevoir avec le Roi et le duc d’Anjou, le veritable Monsieur, jusque hors de la ville. Ces deux grandes princesses s’embrasserent avec tendresse et amitié, et se firent mille compliments qui ne tenoient rien du compliment. On la mena loger au Louvre, qui pour lors etoit abandonné, et pour maison de campagne on lui donna Saint Germain. Comme les affaires du Roi etoient en bon etat, et que la guerre n’avoit point encore ruiné les finances royales, on lui donna ensuite une pension de dix ou douze mille ecus par mois, et en toutes choses elle eut grand sujet de se louer de la Reine.<lb/>[…]<lb/>[p. 162] [1648] Le 3 juin, la Reine alla visiter la reine d’Angleterre, qui, de Saint Germain, etoit venue à Paris passer quinze jours en intention de gagner le jubilé.<lb/>[…]<lb/>[p. 200] Le 12 de septembre, […] la Reine dit tout haut qu’elle vouloit aller faire un petit voyage à Ruel, seulement pour faire nettoyer le Palais Royal, qui avoit besoin d’etre purifié. Le peuple avoit montré tant d’aversion à laisser sortir le Roi de Paris qu’on avoit cru cette apparente promenade trop difficile à faire pour oser la publier beaucoup de temps avant l’execution. Le cardinal, contre qui le peuple avoit vomi tant d’imprecations, etoit reduit à cette extremité de ne pouvoir sortir de la maison du Roi. Il craignoit toujours les suites de la rebellion, qui lui pouvoient estre pernicieuses. La Reine ne laissoit pas de sortir, mais la mauvaise disposition des esprits lui donnoit lieu de craindre toutes choses. Ainsi l’air de la campagne, qui semble annoncer la liberté et l’innocence, etoit un preservatif necessaire contre la corruption des ames, comme il le devoit aussi etre des corps. La saleté du Palais Royal fut donc un pretexte plausible pour mettre fin à certains desseins qui etoient enfermés dans le cœur du ministre, et qui etoient assez de consequence pour l’obliger à prendre toutes les precautions necessaires pour les bien executer.<lb/>Le lendemain 13 de septembre, sans en faire plus de bruit que le discours que la Reine avoit fait de ce voyage le jour precedent, le Roi, accompagné du cardinal Mazarin, de peu de personnes et de peu de gardes, partit à six heures du matin ; et, par cette promptitude, il ota au [p. 201] parlement et aux bourgeois le moyen de s’opposer à son dessein. La Reine seule demeura comme la plus vaillante pour favoriser cette retraite ; et comme son confesseur etoit malade, elle voulut aller le trouver aux Cordeliers pour se confesser, et dire adieu à ces bonnes filles du Val de Grace, qu’elle honoroit d’une tres particuliere amitié. […]<lb/>[p. 207] Les affaires etant en l’etat où elles etoient, la Reine se resolut de tirer Monsieur de Paris, où il etoit resté malade de sa petite verole ; mais pour attraper les Parisiens, qui etoient tous ravis d’avoir ce precieux gage entre leurs mains, elle donna ordre à Beringhen, premier ecuyer, d’aller modestement faire cette conquete sur eux. Il part de Ruel et vient à Paris, comme tous ceux de la Cour y venoient tous les jours. Etant arrivé, il prend un carrosse à deux chevaux, et va au Palais Royal faire visite à ce petit prince. Il le prit entre ses bras, le cacha dans le derriere de son carrosse, et le mena jusqu’à Longchamp. Il le mit ensuite dans un bateau pour le passer à l’autre bord de la riviere, où un carrosse du Roi l’attendoit, qui le mena à Boisenval, proche de Ruel. La Reine alla le voir le lendemain, et le ramena avec elle aupres du Roi, avec intention de changer bientôt de demeure, et d’aller à Saint Germain où la Cour se trouveroit separée de Paris par trois bras de riviere, et dans une assez raisonnable distance pour pouvoir travailler plus commodement qu’à Fontainebleau aux affaires que le parlement lui suscitoit tous les jours. On fit garder le pont de Neuilly jusqu’au depart du Roi, parce que l’on craignoit quelque inondation du peuple de Paris, et quelques mauvais effets de sa rage. […]<lb/>[p. 208] Le 29, les deputés allerent à Saint Germain, où la Reine etoit arrivée le 24. Ils y furent remplis de presomption et d’orgueil, et firent leur conference chez le duc d’Orleans, dont le ministre fut exclus à leur priere. […] [p. 209] En cette conference, les deux partis furent à demi satisfaits les uns des autres, et les deputés demeurerent d’accord de revenir à Saint Germain une seconde fois. […]<lb/>Un Espagnol nommé Galarette, passant alors de Flandre, où il avoit servi de secretaire d’Etat, pour aller en Espagne, demeura quelques jours à Saint Germain, où il eut de grandes conferences avec le cardinal sur tous les articles de la paix. Le ministre l’auroit peut etre alors desirée tout de bon, afin d’avoir des troupes toutes libres [p. 210] et de l’argent, pour chatier ceux qui le vouloient attaquer. Comme la haine des peuples n’avoit pas de plus legitime pretexte de murmurer contre lui que celui de le soupçonner de n’avoir pas voulu la paix, la Reine fit remarquer avec soin au public cet entretien particulier, disant souvent qu’elle et le cardinal Mazarin ne desiroient rien si fortement que ce bonheur, et que si le Roi son frere y vouloit consentir, elle se feroit assurement.<lb/>On fit voir le Roi à cet Espagnol, se promenant dans le parc. Il le trouva bien fait et fort aimable. La Reine ne le vit point, par une gravité qui lui fut inspirée par le ministre, quoiqu’elle l’eut connu autrefois aupres du marquis de Mirabel, dernier ambassadeur d’Espagne en France. […]<lb/>Le 1er du mois d’octobre ayant eté pris pour recommencer la conference à Saint Germain, les deputés y arriverent chargés de nouvelles propositions et de vingt cinq articles qui furent proposés par eux ; tous furent octroyés, hormis les deux que j’ai dejà marqués touchant la liberté des prisonniers et le privilege que le parlement demandoit d’en pouvoir prendre connoissance vingt quatre heures apres qu’ils seroient arretés. Il fut meme conclu qu’ils reviendroient dans deux jours pour achever entierement cette negociation. Le cardinal Mazarin n’assistoit à aucune de ces conferences, et le chancelier en avoit eté exclus par ordre de la Reine, pour tenir compagnie au ministre. Il fut neanmoins renvoyé à celle ci, comme necessaire au service du Roi, pour y maintenir ses interets et les faire voir aux princes qui ne pouvoient pas entendre les chicanes du parlement. […]<lb/>Le 3 du mois, les deputés retournerent à Saint Germain, selon la resolution qui en avoit eté prise. D’abord, les princes leur firent de grands reproches de leur arret donné contre le service du Roi, à la veille d’un accommodement. Ils leur dirent que ce procedé marquoit visiblement leurs mauvaises intentions, et qu’ils n’avoient pas de veritables desirs pour la paix. Ils repondirent, pour leur justification, que cet impot [p. 211] jusqu’alors n’avoit point eté levé, que les buchers s’etoient toujours defendus vigoureusement, que les partisans qui en avoient traité avec le Roi confessoient eux-mêmes n’en avoir rien reçu, et que, cela etant, ils avoient cru, sans prejudice du service du Roi, le pouvoir defendre et donner ce contentement au peuple. […]<lb/>Enfin, la conference ayant duré jusques au soir fort tard, les affaires ne purent se decider, à cause que les deputés vouloient absolument ce que la Reine ne vouloit point du tout leur accorder. Les princes les quitterent et vinrent prendre le cardinal dans son appartement. Ils allerent tous ensemble trouver la Reine dans le parc, où elle etoit allée faire un tour de promenade, attendant le succes de leur longue negociation. Le conseil fut tenu dans le propre carrosse de la Reine, sur ce qu’ils avoient à faire. Le chancelier exposa le fait, et l’obstination des deputés à vouloir la sureté des prisonniers, les retirant de la puissance des rois pour les faire juger juridiquement et hors de la domination des favoris, qu’ils disoient etre quelquefois injustes. La Reine, entendant parler de l’opiniatreté de ceux du parlement, interrompit le chancelier pour dire que son avis etoit de leur refuser constamment ce qu’ils demandoienrt, et de les chatier de leur entreprise sans plus ecouter aucune proposition de paix. […]<lb/>[p. 212] La Reine, les princes et le ministre se quitterent tous dans la grande place qui separe les deux chateaux. Les princes retournerent trouver les deputés, qui les attendoient au chateau neuf où logeoit le duc d’Orleans, et le cardinal s’en retourna dans son appartement. Il fut suivi à l’ordinaire d’un grand nombre de courtisans, qui, tout maltraité qu’il etoit des peuples et du parlement, ne l’abandonnoient pas, parce qu’il etoit toujours le maitre de leur fortune.<lb/>Les princes dirent aux deputés que, pour ce jour, ils n’avoient rien pu gagner sur l’esprit de la Reine ; mais ils leur promirent de faire encore de nouveaux efforts pour vaincre sa fermeté. […]<lb/>La Reine, etant de retour de la promenade, où sans doute elle s’etoit mal divertie, elle vint s’asseoir à son cercle, où je vis dans son visage et dans ses yeux que les affaires n’alloient pas selon son goût. Peu après, les princes arriverent, qui la firent quitter cette place pour aller au Conseil. Avant que d’y entrer, elle tira le marechal de Villeroy contre une fenetre, pour lui faire part de ses peines. Elle ne se plaignoit pas du cardinal, quoiqu’il fut d’avis contraire au sien ; elle comprenoit bien qu’il ne pouvoit pas faire autrement, et qu’il falloit qu’il fit semblant de vouloir la paix, pour ne point attirer la haine du parlement qu’il n’avoit dejà que trop. […] Je ne sais ce que le gouverneur du Roi lui repondit mais, apres cette conversation, elle entra dans son cabinet où se devoit tenir le Conseil. Avant qu’il fut commencé et que nous en fussions sortis, je remarquai que M. le Prince s’approcha de la Reine pour lui parler en faveur du parlement. […]<lb/>[p. 213] Enfin, les portes du cabinet s’ouvrirent avant le temps. Le cardinal Mazarin, qui avoit accoutumé de demeurer après la fin du Conseil avec la Reine, sortit le premier, et à l’air de son visage il sembloit qu’il etoit en mauvaise humeur. Le prince de Condé le suivit, et le duc d’Orleans demeura avec la Reine, pour tacher d’adoucir son ressentiment et sa peine. L’abbé de La Riviere alors fut appelé par son maitre pour faire le tiers dans cette conversation où la Reine seule avoit le cœur rempli d’amertume et de douleur. Une demi heure apres, le duc d’Orleans s’en retourna chez lui tout pensif.<lb/>M. le Prince vint un moment après trouver la Reine : il fit officieusement deux voyages vers elle, pour lui faire voir l’innocence du cardinal et pour le mettre bien dans son esprit. Nous vimes aussitôt, parmi toutes ces choses, qu’il y avoit quelque inquietude nouvelle dans le cabinet, et que les affaires n’alloient pas bien. En mon particulier, je ne fus pas longtemps dans cette inquietude, car la Reine, peu apres, etant demeuré seule, comme elle voulut entrer dans son oratoire pour prier Dieu, je lui demandai la cause de ce que je voyois ; et, la plaignant de toutes ses souffrances, je la suppliai de m’apprendre ce que M. le cardinal disoit sur tout cela. […]<lb/>[p. 214] Le soir de ce jour, avant qu’elle s’endormit, le secretaire du cardinal, nommé de Lyonne, vint la trouver deux fois, et eut d’assez longues conferences avec elle de la part de son maitre ; puis le lendemain, au sortir de la messe, Le Tellier, secretaire d’Etat, y vint aussi, qui acheva de la resoudre d’accorder aux deputés ce qu’ils desiroient, à condition qu’au lieu de trois mois qu’ils demandoient en faveur des prisonniers pour etre renvoyés à leurs juges naturels, elle en demanda six avant que le Roi fut obligé de les rendre. […]<lb/>Ensuite de cette resolution, les deputés, arrivant à Saint Germain, trouverent leurs affaires faites, et n’eurent rien de plus difficile à executer qu’à remercier la Reine et les princes.<lb/>[…]<lb/>[p. 216] Le 15 d’octobre, les gens du Roi arriverent à Saint Germain, qui venoient demander à la Reine les deux millions, et protester de leur innocence et bonnes intentions. Ils trouverent la Reine prete à partir pour aller visiter les carmelites de Pontoise, à cause qu’il etoit le jour de Sainte Therese. Son voyage fut cause qu’ils differerent leur deputation jusques à son retour au soir. La Reine, revenue de son petit voyage, s’enferma au Conseil, où dejà les princes et le cardinal, attendant son retour, avoient commencé à traiter de quelques affaires. Ils avoient resolu d’accorder les deux millions.<lb/>[…]<lb/>[p. 217] Le 24, le premier president apporta à la Reine la declaration de la part de sa compagnie, qui avoit eté dressée par eux memes, où toutes leurs demandes etoient pleinement expliquées, et où il etoit facile de remarquer qu’ils avoient eté trop insatiables pour de sages senateurs qui sont destinés à moderer les exces des autres. On tint Conseil là dessus, et comme il falloit en ce jour recevoir la paix pour tacher d’eviter la guerre, les differens sentimens causerent beaucooup de disputes et de raisonnemens dans le cabinet.<lb/>[…]<lb/>[p. 218] Le 28 au matin, le marechal d’Estrées et le marquis de Seneterre vont trouver l’abbé de La Riviere pour lui annoncer de la part de la Reine et du ministre que M. le Prince demande le chapeau de cardinal pour le prince de Conti son frere, et que la nomination dejà faite en faveur de cet abbé soit revoquée, afin qu’elle puisse etre donnée à ce prince. […] [p. 219] Au sortir de la messe de la Reine, le duc d’Orleans la vint trouver. Il lui demanda une audience, où il ne voulut point d’autre temoin qu’elle seule. La Reine aussitôt nous commanda de sortir de son cabinet ; et, faisant fermer les portes, elle livra ses oreilles à toutes les plaintes que ce prince lui voulut faire. […]<lb/>La ville de la fete de tous les saints, la Reine partit de Saint Germain pour revenir à Paris jouir du repos qu’il sembloit que cette derniere declaration lui devoit faire esperer. Avant que de quitter ce lieu, elle alla visiter madame la duchesse d’Orleans, qui etoit en couche. Cette princesse haissoit le favori de Monsieur ; mais, pour plusieurs raisons, elle avoit voulu prendre hautement son parti : si bien que la Reine venant la voir, elle lui temoigna prendre beaucoup de part à l’offense que Monsieur croyoit lui avoir eté faite. […] [p. 220] Ainsi la visite de la Reine se passa froidement, et finit sans que le duc d’Orleans, qui vint dans la meme chambre, s’approcha d’elle, ce qui fut desapprouvé des personnes les plus interessées ; car les hommes, en general, ne sauroient jamais trop rendre de civilités aux dames, et ce prince en devoit beaucoup en son particulier à la Reine qui, en grandeur, n’avoit point d’egale en toute la terre. Monsieur, etant dans la chambre de Madame en presence de la Reine, parla toujours à Mademoiselle, sa fille, qui par mille autres raisons etoit, aussi bien que Madame, sa belle mere, dans une joie extreme de la colere de ce prince. […]<lb/>Le cardinal Mazarin alla aussi prendre congé de Madame, que sa couche devoit retenir encore quelque temps à Saint Germain ; et de son appartement passant à celui de M. le duc d’Orleans, il fut reçu de ce prince froidement. Il lui dit, parlant de l’affaire presente, qu’il n’etoit pas en volonté de souffrir cet affront. Ce fut le meme terme dont il se servit pour exprimer son ressentiment ; et cela fut cause que le ministre ne put pas retourner à Paris jouir de la paix qu’il avait achetée si cherement, sans craindre de nouvelles inquietudes. Ce même jour, le Roi et la Reine, le prince de Condé et toute la Cour se rendirent dans cette celebre ville, où, selon la legereté ordinaire des peuples, la Reine fut reçue avec des temoignages extremes d’une grande joie.<lb/>[…]<lb/>[p. 221] Le 4 du mois de novembre, le duc d’Orleans alla voir Madame à Saint Germain ; et ce meme jour, il y eut comedie au Palais Royal, pour montrer à ce prince que son mecontentement et son absence ne donnoient pas de grandes inquietudes à la Reine. Il n’y eut que ceux de la cabale du prince de Condé et les courtisans ordinaires qui prirent leur part de ce plaisir. Les autres, voulant montrer cette partialité au duc d’Orleans, n’y parurent point. Il revint le lendemain, et fut au Conseil avec un visage rempli de chagrin.<lb/>[…]<lb/>[p. 229] [1649] Le prince de Condé s’etoit attiré la haine du parlement par la reponse ferme et severe qu’il avoit faite depuis peu à Viole dans la grand’chambre : il avoit d’ailleurs pris une liaison assez forte avec le duc d’Orleans par son favori pour esperer, par l’appat du chapeau, d’en disposer à son gré. Il avoit des desirs dereglés, ou du moins ambitieux : de grands princes tels que lui n’en manquent pas. Il crut par cette voie reussir dans ses desseins, sans y trouver l’opposition qu’il devoit toujours craindre du coté de ce prince, qui lui etoit superieur. Il voulut aussi s’acquerir envers la Reine et son ministre du mepris que ses sujets faisoient de son autorité. Pour cet effet, il s’offre à la Reine, il l’assure de sa fidelité pour le dessein qu’elle avoit dans le cœur ; il fait plus : il la persuade de la facilité de l’entreprise, et lui dit qu’avec lui et les bons soldats qui sont dans ses armées, elle ne peut qu’elle ne voie dans peu de temps les Parisiens et le parlement à ses pieds. la Reine goute cette douce harangue avec joie : elle veut tout hasarder pour retablir la puissance royale qui paroissoit mourante, et dont le mauvais etat demandoit les extremes remedes. Avec un protecteur tel que M. le Prince, le ministre ose tout entreprendre, et conseille la Reine de l’ecouter. Cette princesse, se voyant secourue et consolée, bien contente de pouvoir esperer une fin à sa peine, fait un complot entre elle, le prince de Condé et son ministre, de sortir de Paris secretement, pour le chatier par les voies les plus fortes, et se determine de ne plus parler à ses peuples que par la bouche de ses canons. M. le Prince, qui pretendoit etre le maitre dans sa famill, offrant à la Reine sa personne, ses services et son gouvernement de Bourgogne, l’assure aussi de celui de Normandie, dont le duc de Longueville, son beau frere, etoit gouverneur. Selon ces suretés, la Reine fit dessein, sortant de Paris, d’aller etablir le camp de l’armée à Saint Germain, d’où elle pouvoit faire la guerre aux rebelles, et recevoir de Normandie tout le secours dont elle pourroit avoir besoin. Elle crut aussi qu’elle pourroit en faire un lieu de retraite, au cas qu’elle ne put pas, aussi facilement qu’elle l’esperoit, reduire Paris et ce qui etoit dans ses murailles dans une entiere obeissance.<lb/>Pour la perfection de ce dessin, il falloit gagner le duc d’Orleans, et l’obliger à se mettre de la partie. Il etoit difficile de l’esperer, car n’etant point l’auteur de cette pensée, il ne pouvoit y donner son approbation. […] La Reine l’allant voir au Luxembourg, comme il avoit encore un peu la goutte, lui temoigna un grand desir de le voir prendre part à sa destinée. Elle l’en prie, l’en presse et l’en conjure, par cette amitié qui avoit toujours tenu quelque place dans le cœur de l’un et de l’autre. Ensuite de ses prieres, elle lui temoigna hardiment que quand meme il seroit capable de l’abandonner en cette occasion, elle ne laissera pas d’achever son entreprise, et lui dit qu’elle etoit resolue de se confier à M. le Prince plutôt que de demeurer plus longtemps [p. 230] en un lieu où l’autorité royale n’etoit plus considerée, où sa personne etoit tous les jours offensée, et où celle de son ministre etoit menacée des derniers outrages. Elle lui dit qu’elle croyoit le devoir soutenir, pour ne pas accoutumer les parlemens et les peuples à vouloir se meler du gouvernement ; et qu’il savoit bien que lui-même lui avoit toujours conseillé de le faire. Elle l’assura de plus que s’il desiroit pour sa satisfaction qu’elle allat à Orleans pour se mettre entre ses mains, elle le feroit volontiers, ne pouvant manquer de confiance pour une personne qui jusques alors ne lui avoit donné aucun veritable sujet de se plaindre de lui. Le duc d’Orleans, qui etoit naturellement bon, et qui avoit un favori qui avoit interet de le voir toujours content et à la Cour, se voyant pressé par la Reine d’une maniere si obligeante, ne la put refuser ; et la resolution fut prise entre la Reine, lui, le prince de Condé et le ministre d’executer cette grande action avec toutes les precautions qui en devoient etre les suites necessaires. Les ordres furent donnés et le jour arreté pour sortir de Paris ; et ceux qui avoient en depot le secret royal furent entierement fideles à le garder. Le duc d’Orleans ne le dit point à Madame ni à Mademoiselle ; et M. le Prince le cacha soigneusement à madame la Princesse sa mere, et à madame de Longueville, cette illustre sœur avec qui il croyoit etre si bien.<lb/>Malgré ce secret, un certain bruit se repandt par Paris que la Reine avoit quelque dessein. Le parlement avoit peur ; tout le monde parloit de ce qu’il ne savoit point, chacun se demandoit l’un à l’autre ce que c’etoit : nul ne le pouvoit dire. Mais, par un pressentiment ecrit dans la nature, la verité, quoique cachée, ne laissoit pas d’etre sue. Toute la Cour etoit en alarme ; et tous ceux qui ont accoutumé de raisonner sur les affaires d’Etat, et qui veulent etre ministres malgré les rois, avoient de grandes occupations.<lb/>Le 5 janvier, la veille des Rois, ce jour si celebre, et dont on parlera sans doute dans les siecles à venir, j’allai le soir chez la Reine, où j’avois accoutumé de passer la plus grande partie de ma vie. […] La Reine nous avoua depuis, par l’execution de cette grande aventure, qu’elle eut alors de la peine à s’empecher de rire ; et qu’ensuite elle eut quelque bonté pour nous, et quelque compassion de nous laisser dans une ville qu’elle quittoit [p. 231] avec dessein de l’assieger. Mais nous lui avons toujours maintenu qu’elle ne fut point alors susceptible d’aucun sentiment de pitié, et que la vengeance et la joie occuperent entierement son cœur. […]<lb/>Aussitôt que nous fumes parties, les portes du Palais Royal se fermerent, avec commandement de ne les plus ouvrir. La Reine se releva pour penser à ses affaires, et ne fit part de son secret qu’à sa premiere femme de chambre, qui couchoit aupres d’elle. On donna les ordres necessaires aux capitaines des gardes que nous avions laissés dans la chambre de la Reine pas plus savans que nous. Le marechal de Villeroy, à qui on donna la connoissance de cette resolution quand il fut necessaire qu’il la sut, laissa dormir le Roi jusqu’à trois heures du matin, puis le fit lever, lui et Monsieur, pour les faire monter dans le carrosse qui les attendoit à la porte du jardin du Palais Royal. La Reine se joignit au Roi et à Monsieur. Ces trois personnes royales furent suivies du marechal de Villeroy, de Villequier et de Guitaut, capitaines des gardes de Leurs Majestés, de Comminges, lieutenant des gardes de la Reine, et de madame de Beauvais, sa premiere femme de chambre. Ils descendirent par un petit escalier derobé qui de l’appartement de la Reine alloit dans le petit jardin, et sortant par une petite porte qui est par dela le rondeau, monterent dans les carrosses qui les attendoient. La Reine etant au Cours, qui etoit le lieu du rendez vous, s’y arreta pour attendre que le duc d’Orleans, M. le Prince et toute la Maison royale fut venue la joindre.<lb/>Apres le soupé et le jeu, qui finit chez le maréchal de Gramont plus tot qu’à l’ordinaire, le duc d’Orléans et M. le prince de Condé s’en allerent chacun chez eux pour donner ordre à leurs affaires domestiques, et faire sortir de Paris leurs familles. Le ministre demeura où il etoit, s’amusant à jouer pendant que ses confidens firent emporter ce qu’il avoit de plus precieux, et sortir ses nieces, qui etoient encore aupres de madame de Seneçay. L’heure du rendez vous le pressant de partir, il se mit dans un carrosse avec quelques uns de ses amis, qu’il avertit alors de ce qui se passit, et s’en alla trouver la Reine qui l’attendoit dejà dans le Cours. Là se trouverent les personnes les plus considerables de la Cour, qui ne furent averties qu’à l’instant de sa sortie, dont furent sa dame d’honneur, ses filles et beaucoup d’autres. Chacun allant chercher son ami l’emmenoit avec lui pour se sauver ensemble et quitter cette ville qui alloit etre l’objet de la colere de son Roi ; et tous ceux qui purent prendre la fuite le firent avec empressement. Les domestiques du ministre, qui voyoient que leur maitre avoit une grande part au succes de ce voyage, furent les plus diligens à faire leur retraite ; et jamais nuit sans assaut et sans guerre ne fut remplie de tant d’horreur et de trouble.<lb/>[p. 232] Je fus avertie, comme les autres, à l’heure que la Reine partit ; et un de mes amis, domestique du cardinal Mazarin, vint heurter à ma porte avec un carrosse à six chevaux, pour me convier à suivre la Reine ; mais je ne le voulus pas faire pour plusieurs raisons, qui toutes regardoient ma commodité et mon repos. Le duc d’Orleans, etant arrivé au Luxembourg, fit eveiller Madame, qui se leva toute troublée de cette nouvelle : il fit aussi lever mesdemoiselles ses filles, et toutes ensemble s’en allerent où la Reine les attendoit. Mademoiselle, fille ainée du duc d’Orleans, avoit eté avertie par la Reine meme, qui lui avoit envoyé Comminges aussitôt apres que nous l’eumes quittée ; et cette princesse, avec la meme surprise que les autres, alla se joindre, selon l’ordre qu’elle en avoit reçu, avec la famille royal. Le prince de Condé en fit autant dans sa maison. Madame la Princesse sa mere, qui pretendoit que M. le Prince ne devoit point avoir de secret pour elle, fut surprise de voir qu’il lui en avoit cachée un si grand. Elle en fut touchée, mais comme il n’etoit pas temps de gronder, elle prit madame la Princesse sa belle fille, et le petit duc d’Enghien son petit fils encore au maillot, et vint de meme grossir la troupe du Cours.<lb/>Madame de Longueville, qui etoit demeurée à coucher à l’hotel de Condé à cause du jour des Rois, fut avertie et sollicitée par madame la Princesse sa mere de sortir avec elle ; mais cette princesse, qui avoit l’esprit rempli de beaucoup de grands desseins, s’excusa sur ce qu’elle etoit grosse. […] Le prince de Conti fut de la partie. Et toute la Maison royale etant assemblée, elle prit le chemin de Saint Germain en Laye. Le Roi, la Reine et toute la Cour se trouverent en ce lieu sans lit, sans officiers, sans meubles, sans linge, et sans rien de tout ce qui etoit necessaire au service des personnes royales et de toutes les autres qui les avoient suivies. La Reine, etant arrivée, coucha dans un petit lit que le cardinal Mazarin avoit fait sortir de Paris quelques jours auparavant, à cette intention. Il avoit de meme pourvu à la necessité du Roi, et il se trouva aussi deux autres lits de camp, dont l’un servit à Monsieur, et l’autre demeura pour lui. Madame la duchesse d’Orleans coucha une nuit sur la paille, et Mademoiselle aussi. Tous ceux qui avoient suivi la Cour eurent la meme destinée ; et en peu d’heures la paille devint si chere à Saint Germain, qu’on ne pouvoit pas en trouver pour de l’argent.<lb/>Lorsqu’on sut dans Paris le depart du Roi, de la Reine et de toute la Cour, le desespoir s’empara de tous les esprits, et la confusion commença avec le jour des les cinq à six heures du matin. Les cris furent grands dans les rues, et l’emotion s’y rendit universelle. Les premiers qui apprirent cette nouvelle l’envoyoient dire à leurs amis, et beaucoup de personnes de qualité se sauverent à Saint Germain, pour s’attacher à leur devoir. […]<lb/>[p. 236] Ne pouvant plus vivre en repos chez moi, je fus supplier la reine d’Angleterre de me recevoir sous sa protection au Louvre, ce qu’elle fit quelques jours apres avec beaucoup de bonté, me faisant donner deux belles chambres meublées des meubles de la Couronne, dont elle et toute sa Cour se servoit. […]<lb/>[p. 237] Madame de Longueville, apres avoir fait son plan, et connu qu’il etoit temps de se declarer contre la Cour, manda au prince de Conti son frere, qui etoit à Saint Gremain, et au duc de Longueville son mari, qu’il falloit quitter la Cour, et que l’ambition les appeloit ailleurs. Ces deux princes, persuadés par differents motifs, suivant aveuglement les avis d’une princesse qui ne marchoit que dans les tenebres, se derobent de Saint Germain la nuit du 10 de janvier, et paroissent à la porte de Paris avant le retour du soleil. […] La Reine m’a depuis fait l’honneur de me conter que le soir precedent de leur fuite à Saint Germain, le prince de Conti avoit fait la meilleure mine du monde, qu’il n’avoit de sa vie paru plus gai, et qu’il etoit de tous qui menaçoit le plus hardiment les Parisiens ; que le duc de Longueville n’avoit pas eté de meme, et qu’elle l’avoit trouvé si sombre et si visiblement interdit, qu’elle et son ministre s’en etoient aperçus, et sans en deviner la cause en avoient eu de l’etonnement. […]<lb/>[p. 238] Pendant que nous souffrions dans Paris, l’armée du Roi bloqua la ville, et se saisit de tous les passages des vivres. […] Beaucoup de personnes de qualité, pour se retirer de ce desordre, se voulurent sauver deguisées, et particulierement des femmes ; mais elles eurent quasi toutes de mauvaises aventures à conter à Saint Germain quand elles y arriverent, et il eut mieux valu pour elles qu’elles fussent demeurées exposées à la famine et à la guerre que de se trouver le sujet de la gaieté des honnetes bouffons de la Cour, qui faisoient de facheuses histoires, devant le Roi et la Reine, des accidens survenus aux dames qui sortoient de Paris.<lb/>Parmi cette raillerie, la misere des habitans de Saint Germain tenoit sa place. Ils n’avoient point d’argent, ni de meubles que ceux que les soldats leur vendoient à bon marché, quand ils avoient pillé ces beaux villages qui environnent Paris. […] La Reine ne rioit pas toujours : ses affaires alloient mal, et le parti contraire s’augmentoit. […] Quoique l’armée du Roi ne fut pas grande, les troupes de Paris ne lui auroient pas fait peur, sans qu’on jugea à Saint Germain que tant de braves gens en feroient assez pour les faire subsister longtemps, de sorte que cette entreprise parut à la Cour en mauvais etat. M. le Prince etoit au desespoiur de l’outrage qu’il croyoit avoir reçu par le prince de Conti son frere, et par madame de Longueville sa sœur, et ce qui d’abord n’etoit en lui qu’un desir d’obliger la Reine devint un veritable desir de se venger de sa famille, qui s’etoit separée de lui. […]<lb/>[p. 241] [21 janvier] Les inutiles, qui s’amusoient à crier, s’opposoient à la sortie de ceux qui vouloient aller à Saint Germain ou dans leurs maisons de campagne, et leur faisoient mille outrages. Les propres meubles du Roi et de la Reine, ses habits et son linge qu’elle avoit voulu ravoir, avoient eté pillés, et le nom du Roi devint si odieux à ses sujets que ses pages et valets de pied etoient courus dans les rues comme des criminels et des ennemis. […]<lb/>[p. 243] Pendant que les calamités augmentent à Paris, les conseils redoublent à Saint Germain, où l’inquietude etoit proportionnée au mauvais etat des affaires du Roi. Des deux cotés on souffroit.<lb/>[…]<lb/>[p. 253] [20 février] Ma sœur et moi, accompagnées de notre petit domestique, partimes de Paris, escortées d’une troupe de cavalerie du regiment du prince de Conti que commandoit Barriere, ce gentilhomme dont j’ai parlé ailleurs, qui etoit attaché à ce prince et qui par consequent avoit le malheur d’etre compté au nombre des ennemis de la Reine, apres avoir eté un de ses plus fideles serviteurs. Nous fumes reçues à Saint Denis par le comte du Plessis, qui commandoit à la place du marechal du Plessis son pere. Il nous donna un bon repas et de bons lits, et le lendemain nous arrivames heureusement à Saint Germain. Il nous fallut prendre un grand detour, et nous passames par plusieurs villages, où nous remarquames une desolation effroyable. Ils etoient abandonnés de leurs habitans : les maisons etoient brulées et abattues, les eglises pillées, et l’image des horreurs de la guerre y etoit depeinte au naturel. Je trouvai la Reine dans son cabinet, accompagné du duc d’Orleans, du prince de Condé, de la princesse de Carignan et d’une grande presse. La Cour etoit alors fort grosse, parce que tous ceux qui n’etoient point de la Fronde s’etoient rendus aupres du Roi. L’appartement de la Reine, outre les personnes de la premiere qualité qui composoient la Cour, etoit rempli d’une grande quantité de gens de guerre, et je ne vis jamais tant de visages inconnus.<lb/>La Reine etoit au milieu de ce grand monde, qui paroissoit gaie et tranquille ; elle ne paroissoit point apprehender les malheurs dont elle etoit menacée par les gens de bon sens, et qui jugeoient de l’avenir par les choses passées et presentes. Il ne falloit pas mettre de ce nombre les mauvaises propheties de ceux qui vouloient decrier sa conduite, et qui pretendoient, en l’intimidant, l’obliger de chasser son ministre ; ils ne meritoient pas d’etre ecoutés, et l’apparente gaieté de la Reine avoit pour but de les faire taire. On ne peut pas en douter, car, en l’etat où elle se voyoit, il etoit difficile qu’ayant autant de sagesse et de raison qu’elle en avoit, elle put avoir un gaieté veritable.<lb/>Quand je partis de Paris, j’avois le cœur rempli de tout ce que l’on m’avoit dit dans cette ville. Je croyois que la Reine etoit menacée de perdre sa couronne, ou tout au moins la regence ; mais, etant à Saint Germain, je fus surprise quand j’entendis les railleries qui se faisoient contre les Parisiens et les frondeurs, et contre ceux qui lamentoient sur les miseres publiques. Je ne trouvai point qu’on eut peur de ce grand parti qui paroissoit si redoutable à toute l’Europe ; et, pour n’etre pas moquée, il me fallut faire bonne figure avec ceux qui traduisoient en ridicule les choses les plus serieuses, et qui, se moquant des deux partis, n’avoient aucun dessein que de profiter de ces desordres.<lb/>Le soir, apres que la Reine fut retirée, elle me commanda de lui dire tout ce que je savois de l’etat de Paris et de celui des esprits. […] [p. 254] Je la trouvai un peu etonnée de cet envoyé de l’archiduc, dont elle ne savoit point encore la fausseté, et, assez touchée de la mort du roi d’Angleterre, elle me dit elle-même que c’etoit un coup qui devoit faire trembler les rois, mais à son égard, etant persuadée qu’elle faisoit ce qu’elle devoit et ce qu’elle n’avoit pu eviter de faire, son esprit demeuroit tranquille au milieu de tant d’orages. En effet, son humeur toujours egale, fortifiée d’une ame qui ne se laissoit pas troubler aisement, la faisoit paroitre à Saint Germain, environnée de ses armées, avec le meme repos que parmi les dames qui formoient son cercle à Paris.<lb/>Le 22 ou 23 février, le nonce et l’ambassadeur de Venise vinrent trouver la Reine, l’un de la part du pape, et l’autre de sa république. Dans leur audience, ils l’exhorterent fort à la paix, et toucherent à son avis, un peu trop fortement à ce qui paroissoit etre le sujet de la guerre. Elle s’en facha, et, les interrompant, elle leur dit qu’elle trouvoit bien des gens qui lui disoient qu’il falloit faire la paix et qu’il falloit pardonner, mais que personne ne lui parloit de retablir l’autorité du Roi son fils, qui s’en alloit detruite, si elle ne travailloit à la reveler en chatiant les rebelles, et les forçant à se remettre à leur devoir. […]<lb/>Le 25 fevrier, les deputés de Paris arriverent, et le premier president, qui suivit l’exemple du nonce, fut traité de meme maniere.<lb/>[…]<lb/>[p. 259] Ces memes jours, on arreté à Saint Germain le marechal de Rantzau. Il fut soupçonné de favoriser le parti parisien ; et comme il etoit gouverneur de Gravelines, le ministre crut qu’il ne pouvoit prendre trop de precautions pour se garantir des maux qui pouvoient arriver de la mauvaise volonté de ce marechal.<lb/>[…]<lb/>Le deuxieme jour du mois de mars, les gens du Roi vinrent à Saint Germain trouver la Reine pour lui dire la deputation ordonnée par le parlement. Ils lui demanderent des passeports, et la supplierent d’ordonner du lieu de leur conference. Ils firent aussi quelques instances de la part des ducs de Beaufort et de Bouillon pour y etre admis, mais ayant eté bien reçus à leur egard, ils furent refusés sur l’article des autres. On choisit pour le lieu de la conference le chateau de Ruel, comme etant à moitié chemin de Paris et de Saint Germain ; et les generaux, qui en particulier redoublerent leurs instances, n’y furent point admis.<lb/>[…]<lb/>[p. 260] Le 6, le cardinal vint faire un petit voyage à Saint Germain pour instruire la Reine de tout ce qui se passoit. Le soir, apres qu’il l’eut quittée, comme ceux qui l’environnoient etoient curieux d’apprendre des nouvelles, la Reine nous dit, à M. le Premier et à moi, qu’il n’y avoit encore rien d’avancé, ni aucune solide esperance d’obtenir ce qu’on desiroit, qui etoit que le parlement s’humiliat ; puis nous dit qu’à la fin pourtant elle croyoit que tout iroit bien.<lb/>[…]<lb/>[p. 265] Les deputés des generaux viennent à Saint Germain : ils font leur remontrance à la Reine, qui fut humble et courte, mais les difficultés qu’ils faisoient sur les principaux articles de la paix dejà signée montroient assez qu’elle etoit reculée. Les generaux s’etoient rendus les maires de Paris, et ils se trouverent en etat de pouvoir contraindre les plus sages à ne rien faire de tout ce que leur devoir leur imposait. Comme ils n’avoient pas de confiance à la deputation du parlement, ils firent supplier la Reine et le ministre qu’il leur fut permis d’envoyer des deputés de leur part. Cela leur ayant eté accordé, ils nommerent le duc de Brissac, Barriere et Creci pour venir traiter de leurs demandes et pretentions. Ils arriverent à Saint Germain le 18 mars, et par leurs cahiers ils demandoient toute la France.<lb/>[…]<lb/>[p. 267] Les conferences qui se faisoient à Saint Germain sur leurs pretentions furent interrompues par l’entrée de l’archiduc en France. […] Les generaux, voyant que l’approche de l’armée des Espagnols etoit plus capable, en l’etat des choses, de leur faire perdre le peu de credit qui leur restoit que de l’augmenter, pour tirer du ministre ce qu’ils pourroient, fire donner un arret par lequel on ordonna que la vente de ses meubles seroit continuée. Cela lui fit beaucoup de peine, car il aimoit ce qui etoit à lui, et particulierement ce qu’il avoit fait venir des pays etrangers avec tant de soin. Sa maison etoit magnifiquement meublée : il y avoit de belles tapisseries, des statues, des tableaux. Cette perte fut cause que ses ennemis gagnerent beaucoup avec lui, qu’il leur accorda la paix avec la plus grande partie de toutes leurs demandes, et que les conferences redoublerent matin et soir chez le chancelier à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 269] Le 20 au matin, comme je sortois de la messe de la Reine, un de mes amis vint me dire à l’oreille que tout etoit rompu ; puis le soir, au sortir de la conference, la meme personne me dit que toutes les contestations etoient accomodées. Les deputés du parlement de Normandie, qui etoient venus à Saint Germain au nombre de quinze conseillers et d’un president, obtinrent aussi en ce jour là la revocation du semestre que le feu Roi, ou plutot le cardinal de Richelieu, leur avoit créé malgré eux. […] Les generaux entrerent en de grandes defiances les uns des autres, et à leurs insatiables desirs se joignit la jalousie. Ils avoient chacun dans Saint Germain des deputés à basses notes, qui traitoient pour eux, et qui tyrannisoient celui qui souhaitoit de les tyranniser à son tour.<lb/>[…]<lb/>[p. 270] Les deputés du parlement arriverent à Paris remplis de joie des honorables conditions qu’ils rapportoient de Saint Germain ; car, comme je l’ai remarqué, ils avoient obtenu de la Reine, par leur habileté et par les differentes causes qui faisoient agir les principaux acteurs, d’etre dechargés des articles qu’on leur avoit imposés au premier traité. On se relacha de l’obligation qu’ils avoient de venir à Saint Germain, où etoit le Roi pour tenir son lit de justice, on leur permit encore de s’assembler quand bon leur sembleroit, et ils reçurent encore quelques autres gratifications touchant les finances, toutes en faveur du peuple. Ils firent assembler le parlement pour rendre compte de leur heureux voyage. Le prince de Conti ne s’y trouva point : il parut malade, expres pour donner ce reste de temps aux negociateurs d’achever leur accommodement à la Cour. Mais enfin le mercredi saint, la Reine etant aux tenebres dans la chapelle du chateau [p. 271] de Saint Germain, il arriva un courrier de Paris, que Le Tellier amena, qui apporta la paix entierement reçue par le parlement, les generaux et le peuple, tous montrant d’en etre fort contens. […]<lb/>Les devotions de la semaine sainte se passerent dans la chapelle de Saint Germain, où la veritable pieté de la Reine et d’une petite nombre de bonnes ames fut melée avec la galanterie et l’indevotion de toutes les autres personnes qui composent la Cour, et qui font gloire pour l’ordinaire de n’estimer que la vanité, l’ambition, l’interet et la volupté.<lb/>La fete de Pâques estant passée, les deputés du parlement de Paris et de Normandie vinrent remercier la Reine de la paix qu’elle leur avoit donnée. Le clergé y vint, toutes les autres compagnies de la ville, les corps des marchands et des metiers, chacun selon leur ordre, tous avec des visages contens, et tous demandant avec ardeur le retour du Roi dans sa bonne ville de Paris. la Reine n’avoit pas sujet de l’estimer si bonne qu’elle eut un grand desir d’y retourner. Elle savoit que le peuple parloit encore avec insolence, qu’il disoit publiquement qu’il ne falloit rien payer au Roi s’il ne revenoit bientoit, et qu’il y avoit de la canaille assez hardie pour dire tout haut dans les rues qu’ils ne vouloient point de Mazarin. Ces esprits farouches etoient si accoutumés à la rebellion et au desordre qu’il etoit difficile, sans quelque chatiment exemplaire, qu’ils pussent reprendre la coutume de respecter la puissance legitime.<lb/>La Reine, pour donner le temps aux Parisiens d’eteindre ce reste de feu qui allumoit encore quelquesfois leurs esprits, et laisser evaporer la chaleur et la fumée qui en restoit, se resolut de n’y pas retourner sitot : elle forma le dessein, apres qu’elle auroit vu tous ses ennemis reconciliés, d’aller passer quelque temps à Compiegne.<lb/>[…]<lb/>[p. 272] Le prince de Conti fut le premier qui sortit de Paris pour venir saluer la Reine. Il fut presenté par M. le Prince, et reçu en presence de ceux du Conseil. Apres les complimens ordinaires, M. le Prince lui fit embrasser le cardinal Mazarin, et rechauffa leur conversation autant qu’il lui fut possible. Le prince de Conti ne l’alla point voir chez lui pour cette premiere fois, afin de garder quelque mesure entre la guerre et l’accommodement, et M. le Prince le fit trouver bon à la Reine.<lb/>Monsieur, oncle du Roi, presenta le duc d’Elbeuf. Et le prince de Conti, apres avoir satisfait pour lui, fut celui qui presenta les autres à son tour, qui furent le duc de Bouillon, le prince de Marsillac, le comte de Maure et beaucoup d’autres. La Reine les reçut assez froidement. Le ministre, tout au contraire, ne manqua pas de jouer son personnage ordinaire de temperance et de douceur, leur disant lui-même qu’il croyoit avoir eu tort envers eux, et qu’ils etoient excusables d’en avoir eu du ressentiment.<lb/>Ce meme jour arriva à Paris madame de Chevreuse. […] Cette princesse, etant donc arrivée de Bruxelles à Paris, envoya aussitôt negocier avec le ministre, qui à son ordinaire ne la rebuta point : il voulut seulement par quelque delai la mortifier un peu. La Reine, par son avis, refusa le duc de Chevreuse, qui vint à Saint Germain lui demander pour sa femme la permission de demeurer à Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 273] Le coadjuteur se tint dans sa forteresse, et ne voulut point venir à Saint Germain comme les autres ; mais trouvant à propos de paroitre de loin, il pria le duc de Liancourt de faire ses complimens à la Reine, l’assurer qu’en son particulier il etoit son tres fidele serviteur, et qu’il la reconnoitroit toujours pour a bienfaitrice et sa maitresse. Mais la Reine les reçut avec mepris, et ordonna à son ambassadeur de lui dire qu’elle ne le considereroit jamais pour tel que premierement il ne fut ami du cardinal Mazarin ; qu’il etoit son ministre, qu’elle vouloit que ceux qui lui avoient de l’obligation comme lui suivissent en cela ses memes sentimens. Cependant le coadjuteur, comme j’ai deja dit, traitoit avec le ministre, dont il avoit reçu beaucoup de graces pour ses amis et des promesses à son egard qui dans le temps eurent leur effet.<lb/>Le duc de Longueville arriva de Normandie avec une grande suite. Il vint saluer la Reine, qui le reçut gravement. Je remarquai que ce prince en parut interdit, et qu’il ne put jamais lui dire une parole de bon sens. C’etoit un homme de grande consideration : il voyoit qu’il lui etoit honteux d’avoir fait cette faute contre le service du Roi et de la Reine, dont il n’avoit nul sujet de se plaindre, et qu’il etoit tombé dans ce malheur plutôt par legereté que par raison. Quand il arriva, chacun se pressa autour de cette princesse pour entendre ce qu’il lui diroit, car il est difficile de bien defendre une mauvaise cause ; mais il n’eut jamais la hardiesse de parler : il palit, puis il devint rouge, et ce fut toute sa harangue. Apres cet eloquent repentir, il salua le cardinal Mazarin, et un moment apres ils se retirerent aupres d’une fenetre, se parlent longtemps, et ensuite se visiterent reciproquement et demeurerent amis en apparence.<lb/>Le comte d’Harcourt vint à la Cour comme les autres. Il fut reçu differemment selon les apparences et les caresses, mais differemment aussi pour les recompenses : car elles ne furent pas si grandes pour lui que pour ceux qui avoient eté contre le service du Roi. Il avoit manqué de conduite pour se saisir de la ville de Rouen, mais il avoit bien servi, ayant toujours occupé un poste en Normandie qui servoit de barriere contre [p. 274] les attaques des ennemis, et mettoit le Roi en sureté contre ce que le duc de Longueville auroit pu faire avec peu de troupes et moins d’argent. Il avoit enfin donné le moyen au Roi de demeurer en sureté à Saint Germain, ce qui n’etoit pas un petit service. On lui donna ensuite le gouvernement d’Alsace, et une abbaye pour un de ses enfans.<lb/>Ce meme jour, le duc d’Yorck vint aussi à la Cour. Il n’avoit point encore vu le Roi ni la Reine, à cause qu’il etoit arrivé à Paris pendant le siege de cette ville, où les visites n’etoient guere de saison. Il etoit demeuré aupres de la Reine sa mere pendant cette mauvaise constellation contre les rois, qui l’avoit privé d’un pere et avoit donné beaucoup d’affaires au notre. La Reine lui fit de grands honneurs, et lui donna une chaire à bras, de meme que le duc d’Orleans en avoit obteni une de la reine d’Angleterre sa sœur. Cette belle foule fut augmentée par la venue de madame de Longueville et de mademoiselle de Longueville sa belle fille, qui aussi bien que les autres avoit eté une grande frondeuse. Elle avoit de la vertu et beaucoup d’esprit, et il lui etoit pardonnable d’avoir suivi les sentimens de son pere. Quand ces princesses arriverent, la Reine etoit au lit pour se reposer de toutes ses fatigues. J’avois l’honneur d’etre seule aupres d’elle, et dans cet instant elle me faisoit l’honneur de me parler de l’embarras qu’avoit eu le duc de Longueville en la saluant. Comme je sus que madame de Longueville alloit venir, je me levai, car j’etois à genoux devant son lit, et me mis aupres de la Reine, resolue de n’en point sortir et d’ecouter de pres si cette princesse si spirituelle seroit plus eloquente que le prince son mari. Comme elle etoit naturellement timide et sujette à rougir, toute sa capacité ne la sauva pas de l’embarras qu’elle avoit eu en abordant la Reine. Je me penchai assez bas entre ces deux illustres personnes pour savoir ce qu’elles diroient, mais je n’entendis rien que : « Madame », et quelques mots qu’elle prononça si bas que la Reine, qui ecoutoit avec application ce qu’elle lui diroit, ne put jamais y rien comprendre. Mademoiselle de Longueville, apres la reverence de sa belle mere, se contenta de baiser le drap de la Reine sans ouvrir la bouche ; puis, se mettant toutes deux sur les sieges qu’on leur apporta, elles furent fort heureuses de ce que je commençai la conversation, en demandant à madame de Longueville à quelle heure elle etoit partie de Paris, parce qu’il n’etoit pas deux heures apres midi ; et, pour les soulager de la confusion qu’elles avoient qui les incommodoient beaucoup, j’exagerai leur diligence.<lb/>[…]<lb/>[p. 275] Je finirai les aventures de Saint Germain par l’arrivée du marquis de Vitri, du marquis de Noirmoutiers et de Laigues. Le premier avoit du merite et de la qualité. Sur quelques degouts que j’ignore, il etoit entré dans ce parti, etant actuellement attaché au service de la Reine, en quoi sa faute etoit plus grande et moins pardonnable. Pour les deux autres, l’un avoit beaucoup de naissance, tous deux etoient honnetes gens, et tous deux avoient eté grands frondeurs, et avoient, comme je l’ai deja dit, traité publiquement avec le roi d’Espagne. Ils vinrent donc sous la foi publique saluer la Reine avec la meme hardiesse que s’ils eussent travaillé à sauver l’Etat ; et, comme les autres, ils en furent quittes pour un peu de froideur et de mauvais visages. Ils etoient de ma connoissance, et, dans le moment que je fus aperçue d’eux, ils vinrent me temoigner beaucoup de joie de me rencontrer. Je leur dis tout bas que j’etois fort aise de les voir, mais qu’en cette occasion je les priois de ne m’aimer pas tant, vu que l’amitié de telles gens n’etoit nullement de bon augure dans la chambre de la Reine. Comme je raillois avec eux, Monsieur passa, qui leur fit mille caresses. En me retirant, je lui dis que je croyois avoir merité la corde par la bonté que j’avois eue de les souffrir, et que j’en avois du scrupule. Je les laissai, et lui dis encore que pour lui qui etoit le maitre et qui n’avoit rien à craindre, il pouvoit leur faire grace et les bien traiter, mais que, pour moi, je croyois en devoir user autrement. Monsieur me repondit que j’etois bien sage, et que, pour m’empecher d’aller à la Greve, il alloit les emmener. Il les prit en effet, et, les poussant dans une fenetre, il demeura quelque temps à les entretenir.<lb/>[…]<lb/>En ce meme temps [le 13 mars], la Reine partit pour aller à Compiegne.<lb/>[…]<lb/>[p. 284] Le roi d’Angleterre alors vint en France, apres avoir eté reconnu roi par elle. Il revenoit de Hollande pour voir la Reine sa mere, qu’il n’avoit point vu depuis leur malheur. Il logea à Saint Germain, que la Reine lui avoit envoyé offrir à Peronne par le duc de Vendome, pour y demeurer tant qu’il lui plairoit d’etre en France. Il l’accepta volontiers, car dans l’etat où il etoit, chargé d’un deuil aussi doublement funeste qu’etoit le sien, il devoit desirer de n’etre pas à Paris.<lb/>Quand il arriva, le duc de Vendome lui mena les carrosses du Roi. Il s’arreta à Compiegne, où il vit le Roi qui alla au devant de lui à une [p. 285] demi lieue, et fut reçu de lui et de la Reine avec toutes les marques d’affection que Leurs Majestés devoient à un si grand prince. Le Roi lui donna un diner veritablement royal, mais ce fut plutôt par les personnes royales qui s’y trouverent que par l’appareil et la magnificence. […]<lb/>Cette Cour anglaise demeura quelque temps à Saint Germain, où elle fut peu frequentée de nos Français ; quasi personne n’alloit visiter ni la reine d’Angleterre ni le roi son fils. Il y avoit de grands seigneurs anglais qui avoient suivi la destinée de leur prince et qui composoient cette Cour. Il ne faut pas s’etonner de leur solitude : le malheur etoit de la partie ; ils n’avoient pas de grace à faire : ils avoient des couronnes sans puissance, qui ne leur donnoient point les moyens d’elever les hommes et de leur faire du bien. Leur suite avoit eté grande, quand les richesses, la grandeur et les dignités etoient en leur possessions, car ils avoient de la foule autour de leurs personnes. Cette reine malheureuse avoit eu de la joie, et j’ai oui dire à madame de Chevreuse, et à beaucoup d’autres qui l’avoient vue dans sa splendeur, que la Cour de France n’avoit pas alors la beauté de la sienne ; mais sa joie n’etoit plus que le sujet de son desespoir, et ses richesses passées lui faisoient sentir davantage sa pauvreté presente.<lb/>[…]<lb/>[p. 291] Les fatigues des premiers jours s’etant passés, la Reine alla visiter la reine d’Angleterre à Saint Germain. Elle y trouva le roi d’Angleterre son fils, qui attendoit aupres de la reine sa mere quelque favorable occasion pour retourner en son pays faire la guerre à ses rebelles sujets. Ces deux princesses ne s’etoient point vues depuis la deplorable mort du roi d’Angleterre, que toutes les deux devoient pleurer, l’une comme sa femme bien aimée, l’autre comme son amie ; mais la Reine evita de parler à la reine d’Angleterre de son malheur, pour ne pas renouveler ses larmes ; et, apres les premieres paroles de douleur que l’occasion les força de dire l’une à l’autre, la civilité ordinaire et les discours communs firent leur entretien.<lb/>[…]<lb/>[p. 292] Le roi d’Angleterre sut alors que quelques troupes, qui tenoient encore pour lui en Angleterre, avoient eté defaites, ce qui l’affligea beaucoup, et, voyant toutes ses esperances presque detruites, il se resolut d’aller aux iles de Jersey et de Guernesey, dont milord Germain, attaché au service de la Reine sa mere, etoit gouverneur. Il voulut aller en Irlande voir si la fortune lui ouvriroit quelque voie pour rentrer dans son royaume. Ce lord lui ayant conseillé de ne se pas hater d’y aller dans le temps de cette deroute, il lui repondit qu’il falloit donc y aller pour mourir, puisqu’il etoit honteux à un prince comme lui de vivre ailleurs.<lb/>[…]<lb/>[p. 374] [1651] Le cardinal etant donc resolu à partir, il vint chez la Reine le soir de ce jour 6 fevrier ; elle lui parla longtemps devant tout le monde, dans [p. 375] la creance que vraisemblablement ce seroit la derniere fois qu’elle le verroit. […] Quand il fut dans son appartement, il se vetit d’une casaque rouge, prit un chapeau avec des plumes, et sortit à pied du Palais Royaln suivi de deux de ses gentilshommes : il alla par la porte de Richelieu, où il trouva des gens qui l’attendoient avec des chevaux ; de là, il alla passer la nuit à Saint Germain. Son premier dessein fut de sortir par la porte de la Conference, mais il eut avos qu’on avoit voulu tuer de ses domestiques devant le logis de Mademoiselle, qui logeoit aux Tuileries, et cette rumeur l’obligea à fuir par le plus court chemin. […] [p. 376] Quand on sut dans Paris que le ministre etoit parti, qu’il etoit à Saint Germain, et qu’il pouvoit aller au Havre où etoient les princes, l’inquietude fut grande dans tous les partis.<lb/>[…]<lb/>[p. 432] [1652] On donna avis à Paris à M. le Prince que Miossens et le marquis de Saint Mesgrin, lieutenans generaux, marchoient de Saint Germain à Saint Cloud avec deux canons, à dessein de [p. 433] chasser cent hommes du regiment de Condé qui s’etoient retranchés sur le pont et qui en avoient rompu une arche. […]<lb/>M. le Prince consentit à laisser aller à Saint Germain, où etoit la Cour, le duc de Rohan, Chavigny et Goulas, tous trois chargés des interets du duc d’Orleans et des siens.<lb/>[…]<lb/>[p. 527] [1662] Le cœur du Roi etoit rempli de ces miseres humaines qui font dans la jeunesse le faux bonheur de tous les honnetes gens. Il se laissoit conduire doucement à ses passions, et vouloit les satisfaire. Il etoit alors à Saint Germain, et avoit pris la coutume d’aller à l’appartement des filles de la Reine. Comme l’entrée de leur chambre lui etoit defendue par la severité de la dame d’honneur, il entretenoit souvent mademoiselle de La Motte Houdencourt par un trou qui etoit à une cloison d’ais de sapin, qui pouvoit lui en donner le moyen. Jusque là neanmoins ce grand prince, agissant comme s’il eut eté un particulier, avoit souffert tous ces obstacles sans faire des coups de maitre ; mais sa passion devenant plus forte, elle avoit aussi augmenté les inquietudes de la duchesse de Navailles, qui, avec les seules forces des lois de l’honneur et de la vertu, avoit osé lui resister. Elle suivit un jour la Reine mere, qui, de Saint Germain, vint au Val de Grace faire ses devotions, et fit ce voyage à dessein de consulter un des plus celebres docteurs qui fut alors dans Paris, sur ce qui se passoit à l’appartement des filles de la Reine. Elle comprenoit qu’il falloit deplaire au Roi, et sacrifier entierement sa fortune à sa conscience, ou la trahir pour conserver les biens et les dignités qu’elle et son mari possedoient : et comme elle n’etoit pas insensible aux avantages qu’ils possedoient à la Cour, elle sentoit sur cela tout ce que la nature lui pouvoit faire sentir. J’etois alors à Paris, et j’allais au Val de Grace rendre mes devoirs à la Reine. J’y vis mon amie, et j’y vis son inquietude. Elle me dit l’etat où la mettoit le Roi par les empressemens qu’il avoit pour cette fille, et m’apprit qu’elle venoit de consulter sur ce sujet un homme pieux et savant, dont la reponse avoit eté decisive. Il lui avoit dit qu’elle etoit obligée de perdre tous ses etablissemens, plutot que de manquer à son [p. 528] devoir par aucune complaisance criminelle. Elle me parut resolue de suivre ce conseil, mais ce ne fut pas sans jeter une grande abondance de larmes, et sans ressentir la douleur où la mettoient ces deux grandes extremités, où necessairement il falloit prendre son parti sur les deux volontés de l’homme, toujours si contraires l’une à l’autre, c’est à dire ce qui le porte, selon la qualité de chretien, à desirer les richesses eternelles, ou, selon la nature, à vouloir celles dont on jouit dans le temps. […]<lb/>A son retour à Saint Germain, elle sut par ses espions que des hommes de bonne mine avoient eté vus sur les gouttieres, et dans des cheminées qui, du toit, pouvoient conduire les aventuriers dans la chambre des filles de la Reine. Le zele de la duchesse de Navailles fut alors si grand que, sans se retenir ni chercher les moyens d’empecher avec moins de bruit ce qu’elle craignoit, elle fit aussitôt fermer ces passages par de petites grilles de fer qu’elle y fit mettre, et par cette action elle prefera son devoir à sa fortune, et la crainte d’offenser Dieu l’emporta sur le plaisir d’etre agreable au Roi, qui sans doute, à l’egard des gens du grand monde, se doit mettre au rang des plaisirs les plus sensibles que l’on puisse gouter à la Cour, quand on le peut faire innocemment. […]<lb/>Pendant que le Roi se laissoit aller où ses désirs [p. 529] le menoient, la Reine souffroit beaucoup. Elle ne savoit rien de ce qui se passoit ; on lui cachoit, par ordre de la Reine mere, toutes les galanteries du Roi. Sa dame d’honneur, qui etoit fidele au Roi et à elle, se contentoit de faire son devoir de tous cotés, et ne lui disoit rien qui la put affliger ; mais le cœur, qui ne se trompe point et que la verité instruit, lui faisoit tellement connoitre, sans le savoir precisement, que mademoiselle de La Valliere, que le Roi aimoit alors uniquement, etoit la cause de sa souffrance, qu’il etoit impossible de lui cacher son malheur.<lb/>A mon retour d’un petit voyage que je fis en ce temps là en Normandie, je trouvai la Reine en couche de madame Anne Elisabeth de France. Un soir, comme j’avois l’honneur d’etre aupres d’elle à la ruelle de son lit, elle me fit un signe de l’œil ; et m’ayant montré mademoiselle de La Valliere qui passoit par sa chambre pour aller souper chez la comtesse de Soissons, avec qui elle avoit repris quelque liaiso</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21725_actor">Motteville, Françoise (de) </persname>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
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              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Fronde</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Françoise de Motteville, « Mémoires de madame de Motteville », dans Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat (éd.), Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, t. X, Paris, Éditeur du commentaire analytique du code civil, 1838, p. 1-572.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Dubois, valet de chambre du roi, de la mort de Louis XIII à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 février-15 mai 1643</unitdate>
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                <p>Valet de chambre du roi, seigneur de Lestoumière, de La Forêt et du Poirier.</p>
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              <p>« [p. 523] Le samedi vingt unieme de fevrier 1643, le Roi est tombé malade d’une longue et mortelle maladie, qui paroissoit comme flux hépatique (les autres la nommerent fievre etique), laquelle ensuite causa des abscès dans le corps et pourtant donnoit toujours quelque esperance de guerison. Et pour marque de cela, le premier jour d’avril que nous commençames le quartier, le Roi se leva et fut quasi tout le jour hors du lit, et travailla fort longtemps à peindre certains grotesques, à quoi il se divertissoit ordinairement.<lb/>Le 2 avril, il se leva encore comme les autres jours et se divertit à l’ordinaire.<lb/>Le 3, il se leva et voulut faire un tour de gallerie. J’avois l’honneur de lui porter sa chaise pour se reposer ; il la demandoit souvent et ne faisoit pas vingt pas qu’il ne la lui fallut donner, quoique messieurs de Souvré et de Charost, l’un premier gentilhomme de la chambre en année, le second capitaine des gardes de quartier, l’aidassent en le soutenant par-dessous les bras. Ce fut la derniere promenade que fit Sa Majesté. Apres, Elle se leva de fois à autre mais ne s’habilla plus et alla toujours souffrant et s’affoiblissant jusqu’au dimanche 19 avril, qu’il dit avoir tres mal passé la nuit, et sur les huit heures du matin il dit ces memes paroles : « Je me sens bien et vois mes forces qui commencent à diminuer ; j’ai demandé à Dieu cette nuit que, si c’etoit sa volonté de disposer de moi, je suppliois sa divine majesté d’abreger la longueur de ma maladie ». Et alors, s’adressant à M. Bouvard, son premier medecin, il lui dit : « Vous savez qu’il y a longtemps que j’ai mauvaise opinion de cette maladie ci et que je vous ai prié et meme pressé de m’en dire votre sentiment ». Ce que M. Bouvard avoua, disant : « Il est vrai, Sire ». Le Roi reprit la parole et dit : « Je vois bien qu’il faut mourir, je m’en suis aperçu dès ce matin, puisque j’ai demandé à M. de Meaux (qui etoit son premier aumonier) et à mon confesseur les sacremens qu’ils m’ont differés jusqu’à présent » ; et continua son discours par les plus beaux termes du monde, qui faisoient voir qu’il étoit fort preparé à mourir. Ces paroles furent si essentielles qu’elles nous tirerent des larmes en abondance. Mais l’après dinée, sur les deux heures, il nous confirma bien plus fortement dans la croyance qu’il en avoit. S’etant levé et mis dans sa grande chaise à la romaine, où l’on se peut coucher tout de son long, ou bien souvent il se reposoit et faisoit de longs sommeils, particulierement les soirs, et dans laquelle il se soulageoit un peu de la lassitude son lit, étant donc assis dedans, la tete haute, il nous commanda d’ouvrir les fenetres afin qu’il vit, nous dit il, sa derniere demeure. Ce fut une pensée qui nous troubla et nous toucha vivement, puisqu’etant logé au chateau neuf de Saint Germain en Laye, il avoit fait sa [p. 524] chambre du cabinet de la Reine, duquel on a la plus belle vue du monde, particulierement celle de Saint Denis qui se decouvre fort à plein, et c’etoit la demeure qu’il entendoit et nous aussi.<lb/>Tous les soirs, il se faisoit lire la vie des saints ou quelques autres livres de devotion par M. Lucas, secretaire du cabinet, et quelquefois par M. Chicot, son medecin.<lb/>Le soir du meme jour, il demanda au sieur Lucas de prendre un petit livre du Nouveau Testament et de lire en Saint Jean, chap. 17 : Pater meus, clarifica me, chapitre qu’il lui remarqua positivement, qui sont les meditations de la mort que fit Jesus Christ avant de passer le torrent de Cedron, et la priere qu’il fit à Dieu, son père, sur le meme sujet, qui est ravissante.<lb/>Le Roi, ayant fait un assez long sommeil dans sa chaise et n’ayant plus envie de dormir, fit lire dans l’Introduction à la vie devote, par le bienheureux François de Salles. Ayant commandé au sieur Lucas de lire les chapitres de la meditation de la mort, Sa Majesté voyant que ledit sieur Lucas ne les trouvoit pas assez tot, prit le livre, à l’ouverture duquel il trouva les meditations qu’il cherchoit, et lui dit : « Lisez cela » ; ce qui fut fait jusqu’à minuit, apres quoi le Roi nous commanda de nous retirer.<lb/>Le lundi vingtieme, il fit la plus haute action qui se pouvoit faire en semblable occasion. Il declara la Reine regente apres sa mort. Il fit cette action avec un visage gai et satisfait, en presence de la Reine, de M. le duc d’Orleans, de M. le Prince et de tout ce qu’il y avoit de Grands à la Cour. MM. les ministres d’Etat y etoient presens. Le Roi nous ordonna d’ouvrir les rideaux de son lit et, apres avoir entretenu la Reine, monsieur son frere et M. le Prince, il haussa le ton de sa voix et fit un tres beau discours à toute l’assemblée, puis il commanda à M. de La Vrilliere, secretaire d’Etat, qui etoit lors en mois, de lire tout haut la regence de la Reine, afin que tout le monde scut sa derniere volonté.<lb/>M. de La Vrilliere, touché d’une semblable action, qui donnoit une marque evidente de la mort prochaine du Roi, fit cette lecture au pied du lit de Sa Majesté. Les larmes qui couloient de ses yeux en abondance etoient des preuves authentiques de sa douleur. La Reine etoit au pied du lit du Roi, assise dans une chaise que j’avois eu l’honneur de lui presenter ; elle fondoit aussi en larmes. Tout le monde pleuroit aussi. Apres la lecture faite, le Roi s’adressa à la Reine, à monsieur son frere et à M. le Prince, et ensuite à MM du parlement, qui etoient aussi presents, auxquels il dit des choses si touchantes qu’ils ne pouvoient tous se consoler. Le Roi, qui paroissoit ce jour là avec un visage vermeil, content et sans inquietude, marquoit bien qu’il n’avoit nulle apprehension de la mort. Tout le monde voyoit le plus grand roi de la terre, chargé de conquetes et de victoires, quitter son sceptre et sa couronne avec aussi peu de regret que s’il n’eut laissé qu’une botte de foin pourri. Il sembloit que Dieu lui eut donné plus de force ce jour là que les precedens, pour donner lieu de faire voir en lui une plus grande et plus genereuse action que toutes celles qu’il avoit jamais faites.<lb/>Tout le monde se retira en pleurs. Apres, le Roi fut assez longtemps avec M. de Meaux et son pere confesseur. Le soir, il se fit lire la Vie des saints.<lb/>Le mardi 21, le Roi dit qu’il avoit bien mal passé la nuit et qu’il se trouvoit foible des grandes evacuations qu’il avoit faites et faisoit encore. Apres une où je me trouvai seul aupres du chevet de son lit, luy ayant presenté son linge pour se nettoyer, et lui soutenant un peu haut son drap et sa couverture, il se regardoit le corps. Apres se l’etre consideré un espace de temps, il dit, levant les yeux au ciel : « Mon Dieu, que je suis maigre ! » comme, en effet, on ne pouvoit pas l’etre davantage. Il n’avoit plus que les os et la peau. On lui voyoit les cuisses et les jambes si menues du haut en bas qu’il n’y avoit que les genoux qui faisoient remarquer un peu de grosseur en cet endroit ; le reste sembloit un squelette.<lb/>Le reste de ce jour fut employé comme les autres à prier Dieu, ce que faisoit continuellement Sa Majesté avec des elevations d’esprit très grandes ; et on lui voyoit presque toujours les yeux ouverts au ciel comme s’il eût parlé à Dieu, cœur à cœur. Aux heures accoutumées de ses prieres, nous lui portions au chevet de son lit un petit pupitre d’ebene, où il mettoit son livre de service divin, que lui meme avoit composé, intitulé : Parva christianae pietatis officia per christianum regem Ludovicum XIII ordinata. Le Roi savoit presque tous les offices par cœur. Tous ceux de chaque jour de la semaine etaient dans ce livre ainsi que ceux de toutes les fetes de l’année, beaucoup d’autres de devotion et particulierement de votifs pour demander à Dieu la grace de bien mourir, que [p. 525] Sa Majesté avoit faits pour elle particulierement, et qu’Elle recitoit sans y manquer tous les lundi ; et toutes ses prieres reglées ne l’empechoient pas d’agir à son conseil, quasi le tiers du jour, avec MM. les ministres, avec lesquels il agissoit comme s’il se fut bien porté, et aussi etoit il très sain de l’esprit.<lb/>Ce meme jour, monsieur le Dauphin fut baptisé sur les cinq heures du soir dans la chapelle du vieux chateau de Saint Germain, et son parrain fut monseigneur le cardinal de Mazarin et sa marraine fut madame la Princesse, et fut nommé Louis, le tout en presence de la Reine et sans ceremonie, à cause de la maladie du Roi. Je voulus voir cette action là, et, de retour l’un des premiers aupres de Sa Majesté, Elle me demanda ce qui s’y etoit passé, ce que j’eus l’honneur de lui raconter. Le Roi, apres avoir entendu le recit que je lui en ai fait, en loua Dieu ; il hausse les yeux au ciel et fut assez longtemps en cette action. La Reine, monsieur le cardinal et toute la Cour y arriverent un peu de temps apres, qui entretinrent le Roi de la sagesse de monsieur le Dauphin et de tout le reste.<lb/>Le mercredi 22, il se trouva fort mal, il avoit mal passé la nuit. Messieurs les medecins trouverent à propos qu’il communiat. L’on en avertit la Reine, afin qu’elle y vint, et qu’il falloit aussi qu’elle amenat messeigneurs ses enfans, pour recevoir la benediction du Roi.<lb/>Tout le monde se desesperoit : M. de Souvré me commanda d’aller attendre la Reine à la porte de la salle des gardes, afin de lui donner avis qu’elle entrat par le cabinet. Ce jour là, il faisoit grand froid et un temps fort rude. La Reine vint : je m’adressai à madame de La Flotte et lui dis le commandement que j’avois eu de monsieur de Souvré. Elle voulut bien le dire à la Reine, qui dit aussitôt : « Je l’ai bien entendu ». La foule du monde etoit si prodigieuse qu’elle causoit une grande confusion. Les seigneurs qui etoient là prirent l’un monsieur le Dauphin, l’autre monsieur d’Anjou, et se pousserent dans la presse, de sorte que la Reine demeura seule en son carrosse avec madame de La Flotte. Sa Majesté crioit : « N’y a t il là personne qui m’aide, me laissera t on seule ? » Moi, qui n’etois pas assez osé pour lui presenter la main, je m’avançai dans la presse et fis en sorte de lui amener M. le duc d’Uzes, son chevalier d’honneur, qui la conduisit par le cabinet. Arrivant dans la chambre du Roi, elle va droit au chevet de son lit et se jetta à genoux, fondant en larmes. Elle fut longtemps dans le particulier, où le Roi faisoit voir qu’il lui parloit avec affection.<lb/>Madame la duchesse de Vendome avoit entre ses bras monsieur d’Anjou, qui crioit desesperement à cause qu’il n’avoit pas une de ses femmes avec lui, elle n’avoit pu entrer à cause de la quantité du monde. Elle me le donna pour l’oter de là et m’en aider comme je pourrois ; tellement que je le portai dans le cabinet du Roi, l’assis sur la table et lui fis croire que le Roi avoit un petit cheval d’or et de diamans, et qu’il le vouloit donner à l’un des deux qui seroit le plus sage, tellement que, grace à Dieu, je l’appaisai fort bien et le remis quelque temps apres entre les mains de madame de Folaine, sa gouvernante.<lb/>Dans ce temps là, la conference de Leurs Majestés finit et la ceremonie s’acheva, et la Reine presenta au Roi ses deux enfans à genoux, et elle aussi, lesquels reçurent la benediction de Sa Majesté. Et apres ces choses faites, tout le monde se retira de là un peu de temps. Le Roi demanda à M. Bouvard si c’etoit pour la nuit ensuivante ; sa reponse fut que ce n’etoit pas sa croyance, s’il n’arrivoit quelque accident.<lb/>Sur le soir, messieurs les marechaux de La Force et de Chatillon vinrent voir Sa Majesté, qui les exhorta avec amour de quitter leur religion. Que veritablement, selon le monde, ils etoient de fort braves gens, mais, selon Dieu, qu’il n’en etoit pas de meme, et qu’il n’y avoit pas deux voies pour aller au ciel, que hors de l’eglise catholique, apostolique et romaine il n’y avoit point de salut, et les convia, par de fort beaux termes, d’y penser. Ce meme jour, il reçut madame d’Elbeuf et mademoiselle sa fille.<lb/>Le jeudi 23, il reçut l’extreme onction et repondit à tous les pesaumes et les litanies ; et lorsqu’il lui fallut toucher les saintes huiles, je me trouvai avec Laplanche, un de mes compagnons, les plus pres du pied de son lit, ce [p. 526] fut à moi lui decouvrir les pieds. je ne fus jamais si pressé de douleur que de voir mon maitre en cet etat là, et qu’il fallut lui rendre un semblable service. A la fin de la ceremonie, monsieur de Vantadour, chanoine de Notre Dame, s’approcha du Roi et lui parla assez longtemps et en sortit avec larmes, ce qui obligea le Roi à dire : « Je ne trouve pas mauvais que vous pleuriez, c’est une marque que vous m’aimez, mais cela me donne de la tendresse, car Dieu scait si je ne suis pas ravi d’aller à lui ». Continuant de parler de Dieu, il avoit toujours grand monde qui l’etouffoit. Desirant voir par les fenetres de sa chambre, il fit, en faisant signe que l’on se rangeat : « Hé, Messieurs, donnez moi la vie ». En meme temps tous ceux qui n’avoient que faire sortirent.<lb/>Le vendredi 24, il ne voulut pas prendre une prise de rhubarde, qu’il refusa aux prieres de Monsieur, son frere, de monsieur le Prince et à celles de messieurs les ministres, ce qui faisoit desesperer tout le monde de sa santé. Neanmoins, il se porta si bien l’apres dinée qu’il commanda à M. de Niert, premier valet de garde robe, d’aller prendre son luth, et il chanta des louanges à Dieu, comme Lauda anima mea Dominum, et fit aussi chanter Savi, Martin, Campfort et Fordonant, qui chanterent en partie des airs que le Roi avoit faits sur les paraphrases de David par monsieur Godeau, et ne fut chanté que des airs de devotion, et meme le Roi chanta quelques unes des basses avec monsieur le marechal de Schomberg, ce qui nous causa de tres grandes joies, mais non pas de durée.<lb/>La Reine, qui avait de coutume de venir tous les jours à pareille heure, fut fort surprise de joie d’entendre cette musique, et ravie de voir le Roi mieux. Le reste du jour se passa de meme. Et sur ce que le monde disoit au Roi qu’il etoit gueri, il dit tout haut : « Que si c’etoit la volonté de Dieu qu’il revint au monde, il lui plut lui faire la grace de donner la paix à toute l’Europe ».<lb/>Le samedi 25, les forces sembloient bien augmenter. Le Roi passa bien le jour, toujours dans les prieres comme à l’accoutumée.<lb/>Le dimanche 26, il se porta bien. L’apres dinée, il me demanda ceux qui etoient dans l’antichambre. Lui ayant nommé monsieur de Guitaud, il commanda qu’on le fit entrer, et fut assez longtemps dans la ruelle de son lit à l’entretenir.<lb/>Le lundi 27, il reçut monsieur de Beringhen, premier valet de chambre, qui revenoit des occasions de Hollande, où il s’etoit signalé par ses belles actions.<lb/>Le mardi 28, il ne se passa pas bien la nuit et fut mal.<lb/>Le mercredi 29, il se porta mieux, et ce meme jour il reçut madame de Guise et messieurs ses enfans.<lb/>Le jeudi 30, il fut assez bien et passa assez bien la journée.<lb/>Le vendredi, premier jour de mai, il se trouva mal pour n’avoir pas bien passé la nuit.<lb/>Le samedi 2, il ne se trouva pas mieux, et ce meme jour il reçut monsieur de Bellegarde.<lb/>Le dimanche 3, il se trouva mal.<lb/>Le lundi 4, il reçut monsieur Le Tellier, secretaire d’Etat ayant la commission de la Guerre, à la place de monsieur Desnoyers.<lb/>Le mardi 5 et le mercredi 6, mauvais.<lb/>Le jeudi 7, il se trouva fort mal, et dit à monsieur Chicot, l’un de ses medecins : Quand me donnera t on les bonnes nouvelles qu’il faille partir pour aller à Dieu ?<lb/>Ce meme jour, la Reine fit dresser une chambre au chateau neuf, fut fort tard dans la chambre du Roi, et y envoyoit à tout moment de la nuit.<lb/>Le vendredi 8, il fut tres mal et eut beaucoup de peine à prendre des alimens, et pria qu’on le laissat mourit en patience. J’avois accoutumé de demeurer tous les jours dans la chambre de Sa Majesté, jusqu’à ce que monsieur de Souvré, qui y couchoit, me commandat de me retirer. Mais ce soir, le Roi, voyant que messieurs d’Archambault, Forest et Bontems, premiers valets de chambre, etoient sur les dents, Sa Majesté commanda que Desnoyers, barbier, et moi, demeurassions au coucher pour soulager les susdits nommés jusqu’à la mort de notre tres cher maitre. Et le meme soir, le Roi vomit des eaux, où j’eus l’honneur de lui tenir la tete.<lb/>Le samedi 9, il fut tres mal tout le jour. Le soir, sur les neuf heures, il lui prit un grand assoupissement. Messieurs les medecins n’en etoient pas bien satisfaits. Ils firent beaucoup [f. 527] de bruit pour l’eveiller. Ils lui tatoient le pouls et ne l’eveilloient point. Ils jugerent enfin qu’il etoit à propos de l’eveiller et en donnerent la commission au pere Dinet, confesseur de Sa Majesté, qui s’approcha d’Elle, lui cria assez haut par trois fois : « Sire, Votre Majesté m’entend Elle bien ? Qu’Elle se reveille, s’il lui plait, il y a si longtemps qu’Elle n’a pris d’alimens que l’on a peur que ce grand sommeil ne l’affoiblisse trop ». Le Roi se reveilla et lui dit d’un esprit present : « Je vous entends fort bien, mon pere, et ne trouve point mauvais ce que vous faites, mais bien ceux qui vous le font faire. Ils scavent que je ne repose point les nuits, et à present que j’ai un peu de repos, ils me reveillent ». Et s’adressant à son premier medecin, il lui dit beaucoup de choses que je laisse au bout de la plume. Et apres lui avoir parlé si aigrement, il changea de discours et dit : « Est-ce que vous voulez voir si j’apprehende la mort ? ne le croyez pas, s’il faut partir à cette heure, je suis prêt ». « Mon pere, dit il à son confesseur, est ce qu’il faut aller ? Allons, confessez moi et recommandez mon ame si les choses pressent ». Ce que l’on lui assura que non, mais que la grande delibilité de sa personne et le besoin qu’il avoit de prendre des alimens avoient fait qu’on l’avoit eveillé. Et toute cette nuit fut tres mauvaise.<lb/>Le dimanche 10, le Roi fut tres mal. Et lorsqu’on le voulut presser des alimens, qui etoit une gelée fondue dans un certain verre qui avoit un grand bec courbé, de façon qu’il pouvoit prendre de la nourriture sans qu’il fallut lui lever la tete, tout le monde le pressoit d’en prendre pour prolonger sa vie et pour esperer toujours quelque soulagement. Et il leur disoit : « Hé ! obligez moi de me laisser mourir en patience ».<lb/>L’apres dinée, sur les quatre heures, monsieur le Dauphin vint voir le Roy. Les rideaux du lit etoient ouverts, et le Roi dormoit, mais avec la bouche ouverte et les yeux tournés ; ce qui donnoit des marques de sa mort prochaine. Je m’approchai de monsieur le Dauphin, aupres duquel j’etois lors assez bien pour m’etre attaché aupres de sa personne dans une maladie qu’il eut, où je passai plusieurs nuits entieres à le chanter et à la bercer avec sa remueuse. Monsieur le comte de Vivonne etoit lors aupres de lui. Je leur dis à tous deux : « Considerez, je vous prie, le Roi qui dort, comme il est et de quelle façon, afin qu’il vous en souvienne lorsque vous serez grands ». Ce que firent ces deux enfans avec attention. De là, un peu de temps apres, j’entrai dans la galerie où etoit monsieur le Dauphin, lequel, apres s’etre joué, s’etoit assis sur une paillasse aupres de madame de Lanzacq, sa gouvernante, et monsieur de Vivonne aupres de lui. Je leur demandai à tous deux : « Avez vous bien remarqué de quelle sorte le Roi dort, afin qu’il vous en souvienne ? » Ils repondirent qu’oui, qu’ils avoient bien remarqué et qu’il tenoit la bouche et les yeux ouverts et tout tournés, particulierement le gauche, et qu’ils s’en souviendroient bien.<lb/>Dupont, huissier de la chambre de Sa Majesté, qui etoit de garde aupres de monsieur le Dauphin, prit la parole et dit : « Monsieur, voudriez vous bien etre roi ? » Monsieur le Dauphin repondit : « Non ». Dupont reprit : « Et si votre papa mouroit ? » Monsieur le Dauphin dit de son propre mouvement, la larme à l’œil, ce que j’ai jugé très remarquable : « Si mon papa mouroit, je me jetterois dans le fossé ». Ce qui nous surprit tous, voyant qu’il ne pouvoit exprimer sa douleur par d’autres termes. Madame de Lanzacq prit la parole, et dit : « Ne lui en parlons plus, il a déjà dit cela deux fois ; si ce malheur nous arrivoit, il y faudroit prendre garde bien exactement, quoiqu’il ne sort jamais qu’on ne le tienne par les cordons ».<lb/>Sur les six heures du soir, le Roi, sommeillant, s’eveille en sursaut, s’adresse à monsieur le Prince, qui etoit lors dans la ruelle, et lui dit : « Je revois que votre fils, le duc d’Anguien, etoit venu aux mains avec les ennemis, que le combat etoit fort rude et opiniatre, et que la victoire a longtemps balancé, mais qu’apres un rude combat elle est demeurée aux notres, qui sont restés maitres de la bataille ».<lb/>C’est la prophetie du gain de la bataille de Rocroy, qui se fit dans le meme temps, ayant entendu ces paroles de la bouche du Roi.<lb/>Sur les dix heures du soir, le Roi etoit assoupi. Les medecins le trouverent froid et quelques uns d’entre eux crurent que c’etoit le froid de la mort, ce qui donna frayeur à tout le monde. La Reine, qui etoit toujours aupres du Roi, se trouva fort etonnée de cet accident, et vouloit passer la nuit dans la chambre de Sa Majesté, sans que monsieur de Souvré, par [p. 528] ses prieres, l’obligea d’en sortir à deux heures apres minuit. Il la reconduisit dans sa chambre, et j’eus l’honneur de l’eclairer. Sa chambre etoit fort proche, il n’y avoit que l’antichambre à passer. De là, quelque temps apres, la Reine envoya mademoiselle Filandre, sa premiere fille de chambre, pour sçavoir des nouvelles du Roi. Elle marchoit fort bellement, de peur d’eveiller Sa Majesté, qu’elle croyoit endormie. J’etois lors seul dans la ruelle et proche du Roi, qui ne dormoit pas. Je me donnai l’honneur de lui dire : « Sire, il me semble que la Reine soit en peine de la santé de Votre Majesté : voila mademoiselle Filandre ». Le Roi dit : « Faites la venir ». Il lui parla, et elle fut rendre reponse à la Reine.<lb/>Sur les trois à quatre heures apres minuit, il se plaignit d’une douleur de coté gauche. Elle etoit si violente qu’il dit : « Si j’avois ma toux ordinaire avec cette douleur, je mourrois tout presentement, n’ayant pas la force de supporter les deux ; mais c’est Dieu qui ne le veut pas ». Il etoit sujet à une certaine toux seche qui le tourmentoit beaucoup.<lb/>Nous fimes chauffer du lait et le mimes dans des vessies de porc, et le posions sur sa douleur. Apres, il dit que cette douleur s’elargissoit, et continuoit de s’en plaindre. Il lui prit ensuite un vomissement, où j’eus l’honneur de lui tenir la tete, comme m’etant trouvé le plus pres de sa personne. Je courois à la partie la plus pressée. Le reste du jour fut tres difficile et tres mauvais. Le Roi, neanmoins, prioit toujours Dieu et travailloit avec ses ministres. Il fit longtemps ecrire sous lui monsieur de Chavigny.<lb/>Le lundi 11, il fut desesperé de tous les hommes. Il sentoit de grandes douleurs et ne pouvoit rien prendre. Il passa ainsi le jour, chacun pleuroit et se plaignoit les uns aux autres. Enfin, il prit son orge mondée, qui pourtant ne lui ota pas la toux. De là, à deux heures, il prit son petit lait qui la lui ota et le fit un peu dormir. Mais bientot apres ses douleurs de ventre lui redoublerent, et nous lui appliquames des vessies de porc avec le lait. Tout ce jour fut tres mauvais.<lb/>Le mardi 12 fut tres mauvais, et on croyoit qu’il ne passeroit pas la nuit. Ceux qui etoient aupres de lui le prierent instamment de vouloir prendre des alimens, entre autres le sieur Bontemps se mit à genoux, les larmes aux yeux, pria Sa Majesté instamment de prendre un bouillon. Il le refusa, et leur dit : « Mes amis, c’en est fait, il faut mourir ! » et se tourna la vue de l’autre coté. Sur les sept heures du soir, l’on lui apporta le saint viatique, croyant qu’il devoit mourir. Je l’observai dans cette action, comme j’avois fait ci devant plusieurs fois. Je voyois de grosses larmes qui lui tomboient des yeux, avec des elevations d’esprit continuelles, qui faisoient connoitre evidemment un commerce d’amour entre Leurs Majestés divine et humaine.<lb/>La Reine demeura dans la chambre du Roi jusqu’à trois heures apres minuit, et monsieur le duc de Beaufort y passa la nuit tout entiere sur la paillasse, aupres de monsieur de Souvré.<lb/>Le mercredi 13 fut mauvais. Le Roi ne pouvoit prendre d’alimens. Tout le jour se passa dans les meditations et pensées de la mort. Il se faisoit entretenir, il y avoit dejà quelques jours, par messieurs les eveques de Meaux et de Lisieux, et par les peres de Vantadour, Dinet et Vincent, qui l’assisterent jusqu’à la mort. Quelques fois il leur disoit : « Faites moi un discours du mepris du monde », d’autres fis « des merveilles de Dieu », et d’autres « du purgatoire ». Il me souvient que le pere Dinet lui disoit, à propos des longues malades : « Que Dieu nous les envoye pour nous faire eviter les peines du purgatoire, et que Sa Majesté pouvoit esperer la meme grace ». Le Roi lui repondit : « Mon pere, je n’ai pas une semblable pensée ; au contraire, si Dieu ne me laissoit que cent ans dans le purgatoire, je croirois qu’il me feroit une grande grace ». La Reine ne bougea du chevet de son lit, et elle ne s’en eloignoit que lorsqu’il falloit changer de bassin au Roi, qui en gardoit toujours sous lui. Nous lui avions fait un trou au premier des matelas, de la grandeur d’un bassin, avec un bourlet fort large, de sorte que cela ne l’incommodoit point. Il y avoit dans les selles force pus de lait qu’il avoit dans le corps, et tout faisoit une puanteur si horrible que cela faisoit quasi mal au cœur. Et ce qui m’etonnoit le plus, c’est que la Reine ne bougeoit du chevet de son lit, duquel il sortoit des exhalaisons tres mauvaises. Mais sa vertu etoit si grande, ainsi que l’affection qu’elle avoit pour le Roi, qu’elle n’en temoignoit rien du tout, quoiqu’elle soit une des plus propres personnes qui ait jamais eté au monde. Le Roi, qui etoit aussi fort propre, lui disoit fort souvent : « Madame, n’approchez pas si pres [p. 529] de moi, il sent trop mauvais dans mon lit ».<lb/>Je me servis de l’occasion de presenter à la Reine une petite fiole de menteca, pleine d’essence de jasmin, que j’avois encore gardée des liberalités que m’avoit faites Madame Royale, ma bonne maitresse, lorsque j’etois à Turin la derniere fois, et la Reine, apres s’en etre servie, dit tout haut « qu’elle n’avoit jamais rien senti de si bon », et il fallut qu’elle scut d’où venoit cette precieuse liqueur.<lb/>Le soir, le Roi fit lire la vie de Jesus Christ, mise en françois par le père Bernardin de Montreuse, de la compagnie de Jesus, et il ne tarda guere à etre assoupi. Il revoit dans son sommeil, et parloit dans ses reveries par des mots interrompus, dont j’entendis quelques uns, entre autres de M. de Souvré, et souvent de ses medecins. Il avoit tout à fait dans l’esprit qu’il avoit dit quelque chose à monsieur Vautier, l’un d’eux, et apres ses reveries et son sommeil passé, il me demanda où il etoit. Je lui dis : « Sire, il n’ose se montrer : il a peut que Votre Majesté ne soit en colere contre lui ». Alors le Roi dit : « Faites le moi venir ». Sitot qu’il le vit, il lui tendit la main et lui parla. Il avoit peur de l’avoir faché. Comme sa maladie etoit longue, il disoit quelquefois quelque chose qui fachoit ; mais un quart d’heure apres il vous faisoit revenir, vous faisant voir qu’il n’avoit pas eu dessein de vous choquer, et vous disoit quelques paroles obligeantes.<lb/>Comme il etoit inquiet de l’affliction de la Reine, il demanda au sieur Bontemps qui est ce qui etoit aupres d’elle. Il lui dit que c’etoit madame de Vendome. « Je l’ai cru aussi, dit le Roi, elle lit un livre de la Passion ; dites à monsieur de Souvré qu’il vous donne le mien de la Resurrection et de l’Ascension qui est demain, et portez le lui de ma part ».<lb/>Sur les deux heures apres minuit, il retomba dans son assoupissement et dans ses reveries. Il avoit sous lui force oreillers, dont il y en avoit qui etoient pleins de paille d’avoine, pour etre plus frais, et cela lui tenoit la tete haute et les reins. Il se mit par trois fois sur le coté gauche, la tete et les epaules tout à fait fors de ses oreillers, et la pesanteur de son corps et sa foiblesse l’eveilloient, de sorte qu’il me commandoit de lui aider. Nous avions eloigné son lit de la muraille, en façon qu’on pouvoit tourner autour. Je me mettois derriere son chevet, je le prenois par dessous les bras et le relevois doucement sur les oreillers, ce que je fis cette nuit là deux fois. La troisieme, il tendit le bras droit à l’un de ses medecins, nommé Courat, et lui dit : « Tirez à vous », et depuis il ne s’en ota plus. Il demanda vingt fois quelle heure il etoit et s’il feroit bientôt jour. Enfin, je lui dis que le point du jour commençoit à paraitre. Il me commanda d’ouvrir ses rideaux et ses fenetres. Comme le jour s’augmenta, on vit que sa vue paroissoit egarée, ce qui fit croire qu’il ne vivroit plus guere. Il commanda de presser la masse, à laquelle il se trouva fort peu de monde. Apres la messe, il se fit lire la passion de Jesus Christ par son confesseur, mais il ne le laissa pas lire longtemps ; il lui dit : « Mon pere, quittez cette lecture là, donnez la à un autre, et allez manger pendant que vous avez le temps, vous aurez assez d’autres affaires ».<lb/>Le Roi fut pressé par ceux qui etoient aupres de lui pour l’obliger à prendre son petit lait dans un verre fait expres. Il voulut pourtant qu’on le soulevat un peu de dessus ses oreillers, ce que nous fimes Desnoyers et moi ; et comme il fut un peu contraint, il perdit l’haleine et pensa rendre l’esprit entre nos bras. Nous en etant apperçus, nous le remimes en diligence et en douceur sur ses oreillers. Il y fut longtemps sans pouvoir parler, et puis il fit : « S’ils ne m’eussent bientôt remis, je rendois l’esprit ». Et alors il appela ses medecins et leur demanda s’ils croyoient qu’il put encore aller jusqu’au lendemain, disant que le vendredi lui avoit toujours eté heureux, qu’il avoit ce jour là entrepris des attaques qu’il avoit emportées, qu’il avoit meme ce jour là gagné des batailles, que ç’avoit eté son jour heureux, et qu’il avoit toujours cru mourir ce meme jour là.<lb/>Les medecins, apres l’avoir fort consideré et touché, lui dirent qu’ils n’etoient pas assurés qu’il put aller jusqu’au lendemain, en ce que son redoublement avoit coutume de venir sur les deux heures apres midi, et que s’il etoit grand, il l’emporteroit, et qu’il n’avoit pas assez de force pour y resister.<lb/>Alors le Roi leva les yeux au ciel et pria longtemps Dieu avec ferveur. Puis il dit tout haut : « Dieu soit loué », et reprit avec vigueur : « Mon Dieu, votre volonté soit faite », et appela monsieur de Meaux, et lui dit : « Il est temps de faire mes adieux », et commença par la Reine, qu’il embrassa tendrement, et à qui il dit beaucoup de choses que personne n’entendit qu’elle. En parlant, ils s’entremouilloient leurs visages de leurs larmes, et la Reine pensa suffoquer tant elle etoit penetrée de douleur et de deplaisir. Il continua ses adieux à monsieur [p. 530] le Dauphin, à monsieur le duc d’Anjou, à Monsieur, son frere, à monsieur le Prince et à plusieurs autres qui etoient dans sa chambre. Et apres il demanda à faire de l’eau : il ne pouvoit plus se servir de ses mains, la chaleur commençoit à se retirer, tellement que j’eus l’honneur de le servir et de lui en faire faire dans un certain verre fait expres, qui est un peu gros et comme une bouteille platte par en bas, et un col un peu gros et large courbé, de sorte que l’on peut faire de l’eau sans se hausser ni remuer. Ce fut le Roi lui meme qui s’avisa de cette commodité, et de celle des biguiers avec lesquels il prenoit de la nourriture.<lb/>Un peu de temps apres, il voulut dire adieu à monsieur de Souvré et à ses premiers valets de chambre ci dessus nommés, et à Desnoyers, et me fit aussi l’honneur de me donner sa main, que je mouillai de larmes. Il me fit la garde de me serrer la main pour dernier marque de sa bonne volonté, ce qui me toucha tellement que, me voulant lever pour faire placer à mes autres camarades qui esperoient la meme grace, je tombai sur les mains quasi evanoui et me traina à quatre pieds. Tous les autres officiers de sa chambre se preparoient à cet adieu mais le Roi, qui se sentit touché de voir les siens si affligés, retira sa main et ne parla plus que de Dieu.<lb/>Alors, messieurs les eveques de Meaux et de Lisieux, et les peres de Vantadour, Dinet et Vincent, entrerent tous en la ruelle du lit, et n’en partirent plus qu’apres la mort du Roi, qui entretint fort son confesseur, et apres monsieur l’eveque de Lisieux, qui etoient tous à genoux priant Dieu. Le Roi appela monsieur Bouvard, et lui dit : « Touchez moi et me dites votre sentiment », ce que fit monsieur Bouvard, les larmes aux yeux. Il lui dit ces memes paroles : « Sire, je crois que ce sera bientôt que Dieu delivrera Votre Majesté : je ne trouve plus de poulx ».<lb/>Le Roi leva les yeux au ciel et dit tout haut : « Mon Dieu, recevez moi à misericorde », et s’adressant à tous, il reprit : « Prions Dieu », et regardant monsieur de Meaux, il lui dit : « Vous verrez bien lorsqu’il faudra lire les prieres de l’agonie, je les ai toutes marquées ». C’etoit un grand livre dans lequel monsieur de Meaux lisoit les prieres. Tout le monde prioit et pleuroit. La Reine et toute la Cour etoient dans la chambre du Roi. Les rideaux de son lit etoient ouverts et la chambre etoit si pleine qu’on s’y etouffoit, et hors les officiers de la chambre les autres etoient tous des personnes de qualité, princes, princesses, chevaliers de l’ordre et grands seigneurs. J’etois placé entre le lit du Roi et la muraille derriere sa tete. Il avoit les bras hors du lit. Nous lui avions chauffé des linges pour les lui couvrir et pour lui tenir un peu de chaleur, et comme il les remuoit il se les decouvroit. J’etois derriere et je les lui recouvrois de temps en temps, tant qu’il ne put plus remuer, et tout cela en presence de la Reine et de toute la Cour. Les prieres de l’agonie se recitoient ensuite des autres qui avoient dejà eté dites. Le Roi dit au pere Dinet : « Il me vient des pensées qui me tourmentent ». « Sire, lui dit ce pere, il faut resister, vous etes au fort du combat, il faut combattre genereusement, afin de remporter la victoire ; meprisez vos ennemis, ils ne vous pourront faire de mal, vous voyez que tout le monde vous aide par ses prieres ». Aussi tout le monde toit à genoux. Il parla encore deux ou trois fois à monsieur de Lisieux, mais avec peine. A un moment de là, ne pouvant plus parler, il regarda le père Dinet et mit son doigt sur sa bouche. Je n’entendois pas ce signer. Le pere Dinet m’a dit depuis que c’etoit à l’occasion d’une vision d’une maison qu’il avoit eue et qu’il avoit reçue comme des arrhes de son salut, et pour une marque de la misericorde que Dieu lui faisoit ; et par ce doigt qu’il mettoit sur sa bouche, il lui disoit qu’il n’en falloit pas parler. Apres cela, perdant peu à peu la parole, il perdit aussi l’ouïe et n’entendit plus.<lb/>Monsieur le duc d’Orleans et monsieur le Prince conduisirent la Reine dans sa chambre. Et outée de douleur elle sortit, à leur priere, de celle du Roi.<lb/>Le Roi etoit dans l’agonie. Il ne parloit ni n’entendoit. Tout le monde etoit en prieres, et nous voyions peu à peu les esprits de la vie se retirer. Il commença à ne plus remuer les bras ni les jambes, et on ne vit plus remuer le petit ventre. Toutes ses parties se mouroient les unes apres les autres, et le Roi agonisoit doucement. J’etois tellement touché qu’il m’en prit une foiblesse, et par hasard on m’avoit donné à tenir l’eau benite du Roi : j’en pris avec la main que je me jetai sur le visage. Le bon M. de Lisieux, me voyant dans cet etat, me dit ces memes paroles : « Mon ami, consolez vous ».<lb/>Le Roi diminuoit à vue et ses hoquets etoient de loin à loin les uns des autres, de sorte qu’on le croyoit passé, lorsque, quelque peu de temps apres, il jeta le dernier à deux heures trois [p. 531] quarts apres midi, le jeudi quatorzieme mai 1643, jour de l’Ascension, au bout de trente trois ans de son regne, à une heure pres.<lb/>Monsieur de Lisieux lui donna de l’eau benite et lui ferma les yeux, qui etoient demeurés fixes dans le ciel.<lb/>Messieurs les aumoniers et les religieux continuerent leurs prieres, et tout le monde lui jeta de l’eau benite.<lb/>Monsieur de Souvré etoit sorti pour aller donner ordre à beaucoup de choses necessaires.<lb/>Monsieur de Liancourt, son compagnon, etoit là present, auquel je m’adressai et lui dis que, s’il trouvoit à propos que tout le monde se retirat pou un  moment, nous oterions un bassin qui etoit sous le Roi, dans lequel il y avoit de la matiere si acre et si mauvaise qu’elle ne tarderoit pas à corrompre la chair du Roi, que de plus nous racommoderions le lit et le mettrions plus proprement ; qu’il avoit commandé, durant sa maladie, qu’on ne le laissat pas salement apres sa mort.<lb/>Monsieur de Liancourt trouva fort à propos ce que je disois : il commanda aussitôt que l’on se retirat pour un temps. Mes compagnons et moi lui raccommodames son lit et le remimes fort proprement dessus, couvert de son drap et de sa couverture, le visage decouvert. Nous lui otames le mouchoir dont nous lui avions bandé la tete et le menton pour lui faire tenir la bouche fermée, et nous lui croisames les bras sur son estomac et lui remimes un petit crucifix de cuivre fort bien fait, monté sur une petite croix d’ebene, que mademoiselle Filandre avoit preté. Le Roi le tenoit dans sa main droite.<lb/>Messieurs les aumoniers et les religieux reprirerent leurs places, et un valet de chambre de chaque côté du chevet, qui furent toujours de garde jour et nuit et accompagnerent le Roi jusqu’à Saint Denis.<lb/>Le lendemain, sur les neuf heures du matin, on ouvrit le corps du Roi, ce que je n’avois point de curiosité de voir. Mais un garçon de la chambre me dit que monsieur de Souvré me demandoit. Il etoit present à l’ouverture, de sorte que je jetai la vue sur ce triste spectacle. Je vis le corps du Roi, qui m’avoit eté si precieux, etendu sur la table, en la gallerie, le coffre tout ouvert ; et proche de là, sur un billard, dans des bassins, les entrailles, les boyaux dans l’un, le foye, la ratte et le cœur dans l’autre. Je vis un de ses boyaux percé, le bas mésenterre quasi pourri, dans le haut mésenterre un ulcere et quantité de verre qu’on lui avoit aussi trouvés ; le foye assez beau, pourtant un peu pale ; la ratte belle et les poulmons assez sains et le cœur fort beau. Je vis dans ce corps qu’il y venoit encore un ver dans les reins. Dans ce temps, monsieur de Souvré m’appela et me commanda d’aller aupres du Roi d’à present pour le suivre et le servir, comme j’ai fait depuis.<lb/>Voilà les remarques veritables que j’ai faites, et les assure telles pour avoir vu les choses de mes yeux et entendu de mes oreilles. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21731_actor">Dubois, Marie </persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Dubois, « Mémoires fidèle des choses qui se sont passées à la mort de Louis XIII, roi de France et de Navarre », éd. Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, t. XI, Paris, Éditeur du commentaire analytique du code civil, 1838, p. 523-531.</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par son confesseur des derniers jours de Louis XIII à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
              <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">février-14 mai 1643</unitdate>
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                <persname id="atom_19910_actor">Dinet, Jacques</persname>
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            </did>
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                <p>Jésuite, confesseur de Louis XIII.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [f. 1] Au Roy<lb/>Sire,<lb/>Les royaumes ne sont jamais plus heureux, ny les Estats plus florissans, que lorsqu’ils sont pour appuy la pieté et la justice, comme deux fortes et [f. 1v] fermes colonnes, pour les soutenir contre les attaques qui secouvent, et mesmes ebranlent souvent les empires. Le pieté, Sire, fait rendre à Dieu ce qui luy est deu, et la justice fait rendre aux hommes ce qui leur appartient, et lorsqu’on s’acquitte de ces deux obligations, que Dieu etend egalement à tout le monde, on accomplit tous les devoirs de le pieté et de la justice chrestienne. Il est vray, Sire, que ces deux vertus sont comme hereditaires [f. 2] dans la maison et dans la famille royale. Mais si c’est une grande gloire aux enfans de ressembler à leurs peres, je puis dire que Votre Majesté fait bien paraitre par les genereuses actions de sa vie, et par les louables inclinations de son naturel, qu’elle n’herite pas moins de la pieté et de la justice, que du sceptre et de la couronne du glorieux saint Louis son ayeul, qui a merité des autels, et de Louis le Juste son pere, de triomphante mémoire, de qui je presente [f. 2v] à Votre Majesté le fin heureuse, sous le titre de l’Idée d’une belle mort, qui a esté comme le fruit des merites d’une vie parfaite et innocente qu’il a passée dans l’exercice continuel des actes, de ces deux illustres vertus. Ces vertus, Sire, l’ont fait triompher durant sa vie, soit des rebelles ennemis de sa religion, soit des autres ennemis jaloux de la grandeur de son Estat, et apres sa mort, le bruit commun porte qu’elles luy ont fait visiblement donner courage [f. 3] à vos legions qui combattoient dans les plains de Rocroy pour la defense de vostre Couronne et gaigner une victoire dont les fruits ont esté si doux que nous les avons goutez longtemps, par les merveilleux avantages que vos armes victorieuses ont remporté sur vos ennemis. Ce seront aussi les mesmes vertus qui maintiendront, Sire, tousjours vostre Estat en cette haute reputation où nous le voyons aujourd’huy, et dans [f. 3v] ce grand eclat de gloire, où vos alliez l’admirent et vos ennemis le redoutent. C’est enfin, Sire, le motif des vœux de celuy qui est autant par inclination que par devoir,<lb/>De Votre Majesté,<lb/>Le tres humble, tres fidelle et tres obeyssant serviteur et sujet,<lb/>Antoine Girard, de la compagnie de Jesus<lb/>[f. 4] Avis au lecteur<lb/>Vous devez scavoir, mon cher lecteur, que ce recit de la fin heureuse de Louis XIII et des grands actes de vertu qu’il a prattiquez avant son heureux trepas est tiré d’un œuvre posthume, ou de quelques memoires du feu pere Jacques Dinet, qui est d’autant plus croyable en toutes les circonstances qu’il en rapporte, qu’alors il estoit present à tout, comme celuy qui avoit l’honneur d’estre confesseur de Sa Majesté et qui, apres M. l’evesque de Meaux, son premier aumonier, a beaucoup servy à la gloire et à l’heureux succes d’une action si importante. C’est pourquoy il parle luy mesme en tout ce recit, mais il ne parle que de plusieurs bons sentimens que ce grand Roy eut en sa derniere maladie et à sa mort, sans toucher aux autres belles actions de sa vie, ny à tant de rares vertus qu’il a tousjours si heureusement pratiquées, comme lorsqu’avec une particuliere confiance en Dieu et une merveilleuse fermeté d’esprit, il fit mander à la feue Reyne sa mere, durant la grande maladie qu’il eut à Lion et dont il ne releva que par miracle, qu’elle pouvoit venir voir son fils, qui estoit malade à la mort, et neantmoins qui n’avoit point peu de la mort. Comme encore lorsque, par une pieté et une devotion extraordinaire envers [f. 4v] le saint sacrement de l’autel, il dit une parole digne d’un Roy Tres Chrestien ; car, suivant un jour à pied le dais sous lequel estoit le saint sacrement, dans une procession qu’on faisoit à Chartres durant les plus grandes chaleurs de l’esté, et M. de Chartres priant ce grand prince de se mettre à l’ombre sous le dais, où il luy montroit de la place, il fit refus de s’y mettre et en donna la raison, disant que Dieu n’avoit point de compagnon. Comme aussi lorsque par un grand zele de justice, il fit response à quelques personnes des plus considerables de la cour qui le sollicitoient puissamment de quelque faveur et de quelque grace qui sembloit choquer cette divine vertu, dont il portoit le nom de juste, et leur dit qu’on luy pouvoit bien oster son sceptre et sa couronne, mais qu’on ne luy osteroit jamais le merite ny le nom de juste, qu’il preferoit à toutes choses. Comme enfin lorsque, par une entiere victoire qu’il avoit acquise sur ses passions, il s’estoit rendu comme insensible en mille occasions d’appas et de charmes, où la pluspart du monde se perd. Voilà quelques traicts de sa vie et de ses vertus, qui luy ont fait meriter une mort si douce et si heureuse, qui est rapportée en cette histoire, où j’avoue que je contribue seulement me plume et un peu d’ordre, la Reyne mesme m’ayant fait l’honneur de me temoigner qu’elle desiroit de moy ce service et qu’il y a dejà longtemps que cela devoit estre fait. C’est donc ce que je me suis efforcé de faire pour obeir à Sa Majesté, mettant un peu plus au net [f. 5] les pensées du pere qui en est l’autheur, et ses reflexions qui ont esté si puissantes sur l’esprit de quelques personnes que, les lisant, elles n’ont pu tenir les larmes, à la veue de tant de douleurs qu’a souffertes et de tant de vertus qu’a pratiquées ce pieux monarque. C’est de quoy j’ay bien voulu, mon cher lecteur, vous donner avis, afin de vous exciter à faire de bon cœur lecture de ce recit, qui n’est pas trop long pour vous ennuyer, et neantmoins qui sera capable de produire en vous un grand fruit, si vous la faites avec quelques uns des bons sentimens qu’avoit en mourant ce bon prince.<lb/>[p. 1] L’idée d’une belle mort, ou d’une mort chrestienne, dans le recit de la fin heureuse de Louis XIII, surnommé le Juste, roy de France et de Navarre<lb/>Tout homme qui ne considere cette vie que comme une voye tendante à la gloire de la bienheureuse eternité, s’il en use bien et s’il luy donne un si bon employ qu’il s’efforce, avec son industrie aidée de la grace, d’en eviter tous les mauvais pas, d’en avoir mesme en desir la fin, de la demander tous les jours heureuse à Dieu [p. 2] et de l’attendre sans inquietude, ayant toujours son sauveur en veue, et à la vie et à la mort, merite sans doute, au jugement de tous les plus sages, la louange de scavoir l’art de bien mourir, apres avoir sceu l’art de bien vivre.<lb/>C’est justement ce que Louis le Juste, de triomphe mémoire, a fait durant le cours de sa vie, et ce qu’il a pratiqué encore avec plus de montre et avec plus d’eclat sur la fin.<lb/>Il est vray que je m’estoit promis de la plume de ses historiographes que, lorsqu’ils seroient venus à ce poinct, qui est l’un des plus importans de toute sa vie, où ils verroient une idée parfaite d’une belle mort, ils auroient dessein de nous la representer avec ses louables circonstances comme un beau tableau avec ses vives couleurs, tant pour honorer la mémoire de ce grand prince que pour servir d’exemple et de modele à toute la posterité.<lb/>Mais voyant que ceux qui ont publié ce qu’ils en ont pu apprendre par la relation d’autruy n’en ont escrit que comme en passant, j’estime que je feray plaisir aux autres, qui ne se sont point tant hatez d’escrire, de les aider de mes reflexions sur certains choses plus considerables que je luy ay veu faire et ouy dire, deux mois au plus avant son trepas, [p. 3] et dont la Reyne, pour sa consolation, a voulu voir le recit que j’en ay tracé, avec tout le soin et toute la fidelité possible.<lb/>La maladie qui donna les premieres attaques au Roy devant Perpignan l’avoit reduit à ce poinct de debilité et de langueur qu’il ne regaigna qu’à toute peine le doux air de Fontainebleau et de S. Germain, et là mesme il eprouva une si grande varieté dans les changemens d’une santé incertaine, pendant les mois d’aoust, de septembre, d’octobre, de novembre, de decembre et jusques à la my fevrier de l’année 1643, que, quelque bonne opinion qu’en put avoir toute sa Cour, luy, qui sentoit fort bien son mal, en fit tousjours un tres mauvais jugement, de sorte qu’apres avoir pris la resolution de se tenir prest et de se conformer à tous les desseins de la Providence souveraine, il resolut en mesme temps de mettre ordre aux affaires de sa conscience, et de commencer par une confession generale de toute sa vie.<lb/>Mais, parce que son confesseur, qui estoit alors le R. pere Jacques Sirmond, avoit un peu de peine à ouyr et à parler, à raison de son grande age de plus de quatre vingts ans, il me fit l’honneur de m’envoyer dire qu’il me substituoit en sa place, pour le service en cette occasion, avec ordre de me preparer pour me rendre [f. 4] aupres de Sa Majesté à Saint Germain, le mercredy de la semaine suivante.<lb/>Je partis donc de Paris au jour assigné, et trouvay au vieux chasteau le Roy, qui estoit debout en sa chambre, et en meilleure disposition de sa personne qu’il n’avoit esté depuis trois semaines. Il s’occupoit alors à considerer un fort grand nombre de reliques qui luy estoient venues par droit de succession de la feue Reyne sa mere et dont il choisit celles qui luy aggreerent davantage et qu’il luy pleut de retenir en son cabinet, laissant les autres à la Reyne son espouse, qui en a tousjours esté aussi desireuse, et leur a esté aussi devote que le Roy.<lb/>Il me fit donc apporter les siennes de son cabinet et me les montra une à une, estant toutes richement et precieusement enchassées, pour estre mises à son oratoire, puis il me dit que de tous les saincts dont il avoit quelque ossement ou quelque plus notable relique, il avoit fait acheter la Vie ou l’Office, et tous les deux ensemble s’il avoit esté en son pouvoir de les recouvrer, et que depuis longtemps il les invoquoit tous les jours, soir et matin, sans y manquer, demandant à Dieu par leur entremise la grace de faire une bonne fin et de mourir en bon estat.<lb/>On luy apporta aussi alors plusieurs exemplaires [p. 5] des petits Offices, que luy mesme a composez et mis par ordre, avec un soin qui n’est pas croyable, quoyqu’il ait esté secondé dans ce penible travail de l’industrie de ses confesseurs et de quelques autres scavans et habiles hommes. Car non seulement il y en a pour toutes les principales festes de l’année, soit de commandement ou de devotion, mais il s’y en trouve encore pour les principaux saincts de la France, pour le precieux sang de Jesus Christ, pour toutes les necessitez de la vie humaine, pour l’impetration de la paix et de la victoire contre les ennemis particuliers de nostre salut, comme sont la chair, l’avarice et la superbe, les pechez de la langue, les pensées mauvaises, les mauvaises œuvres et le troubler interieur de l’ame ; enfin, il s’y en trouve un pour obtenir la vraye penitence, un autre pour consoler les malades, et un troisiesme pour les disposer à bien mourir.<lb/>Et ce qui est bien considerable en celui cy, c’est que par des passages tirez de divers pseaumes de David, à la faveur du livre des Concordances qu’il manioit heureusement, par des hymnes devots et affectueux, et par des prieres ardentes, il demandoit tous les jours à Dieu la grace de recevoir avant son trepas tous ses sacremens, et de luy accorder la liberté de la parole, le jugement sain et entier jusqu’au dernier [p. 6] soupir de sa vie, une contrition cordiale, une foy ferme, une esperance divine et une parfaite charité.<lb/>Or de ces livres qu’il avoit achevé de composer des l’année 1640 et qui sortoient tout fraischement de son imprimerie royale, en petit et en grand volume, le grand pour le cabinet et le petit pour la campagne, il m’en donna un de sa main et desira qu’en sa presence je fisse lecture du premier pseaume de Matines, dans l’office des Apostres, qui est un sermon selon son idée et tel qu’il les souhaittoit, puis dans l’office des Mysteres de Nostre Seigneur, le pseaume de None, où l’histoire de la Passion est artificieusement enfermée.<lb/>Mais, pour revenir à l’estat où d’abord je le trouvay, nonobstant cette meilleure disposition qui luy dura jusqu’au seiziesme du mois de fevrier, comme il se sentit attaqué d’un flux hepatique, il se condamna luy mesme à mourir en peu de temps, à moins que Dieu fit miracle pour le remettre en santé, et il en parla en ces termes au sieur Bouvart, son premier medecin, qui luy avoua que le peril où il le voyoit l’attristoit au dernier poinct, mais il luy voulut ainsi parler franchement afin de voir si l’apprehension de la mort seroit capable de le porter à se resoudre à l’usage de certains [f. 7] remedes, dont il avoit tousjours tesmoigné une grande horreur.<lb/>Le Roy, prevoyant assez son dessein, demanda quel effet auroient en luy ces remedes ; et comme il apprit qu’avec un peu de soulagement qu’il en recevroit, sa mort n’en seroit retardée que de quelques mois, il repondit qu’il ne croyoit pas estre obligé en conscience de lutter tousjours contre une antipathie naturelle, pour l’amour d’une vie de peu de durée, et encore fort douteuse, et pour un soulagement incertain, qui pourroit estre suppléé aisement par autre voye. De sorte qu’il fut necessaire de convenir avec luy de la prise de quelques uns qui luy estoient moins desagreables.<lb/>Ces premiers entretiens estans finis, il me parla de se confesser et s’informa de la methode qui me sembloit la meilleure, me donnant toutefois à entendre qu’il n’eut jamais fait autre confession generale qu’une que le pere Suffren tira de luy à la hate en sa maladie de Lion. Il s’estoit tousjours acquitté tres exactement des ordinaires. C’est pourquoy nous arrestames que, le lendemain dix neufiesme du mois de mars, jour de saint Joseph, pour qui il avoit beaucoup de veneration, nous travaillerions à cette bonne œuvre.<lb/>Avant toutes choses, il resolut, en presence [f. 8] de monsieur le cardinal Mazarin et du sieur de Noyers, secretaire d’Estat, de s’eclaircir avec moy de certains cas de conscience appartenans à l’action que nous allions faire. Puis, ces deux seigneurs s’estans retirez, et toutes les portes de sa chambre fermées par dedans, il s’accusa de ses offenses, non sans une peine extraordinaire, tant estoit grande la secheresse du deplaisir et de la confusion qu’elles luy causoient, et mesme les moindres qui, dans sa plus grande jeunesse, n’avoient eu, à son jugement, que je ne scay quoy de moins seant à Sa Majesté ; d’où ensuite, lorsqu’il passoit à quelque poinct plus notable et où je jugeois, non qu’il eut failly, mais qu’il eut mieux fait d’y proceder par autre voye, il n’est pas croyable avec combien de regret et d’amertume il en demandoit pardon à Dieu : Non ! mon Dieu, s’ecrioit il pitoyablement, non ! jamais plus, non ! pour chose du monde, plustost mourir que d’y retourner ; c’estoient les termes dont il se servoit ; de là vint qu’il fut obligé d’interrompre sa confession une ou deux fois pour humecter sa langue seche et alterée, avec un peu d’eau qu’il avoit aupres de luy, et ainsi enfin il acheva cette action saincte. Mais, pour la communion, il luy pleut de la differer jusqu’à l’Annonciation prochaine.<lb/>[p. 9] Dieu voulut au reste que, durant ce peu de jours, la satisfaction interieure qu’il tira de cette decharge de conscience s’estant repandue sur tout le corps, elle y opera un changement si merveilleux que, comme on croit sans peine ce que l’on desire avec passion, il n’y eut aucun de nous qui ne creut qu’il estoit guery, et cette creance nous dura jusques à la feste.<lb/>Voicy donc que le jour de l’Annonciation de Nostre Dame, ou de l’Incarnation du Verbe divin, estant arrivé, il se reconcilia devotement, ouyt la messe en sa chapelle, la teste nue et à deux genoux, et receut en cette position son Createur, avec sa ferveur ordinaire, des mains de M. l’evesque de Meaux, son premier aumosnier. Et j’eus ensuite permission de luy de me retirer à Paris jusques à son retour de Versailles, où il pretendoit se faire porter en chaire et en retourner pour le Jeudy sainct. La nuit toutefois luy fut si facheuse, l’air si contraire, et son indisposition si pressant, qu’il se contenta de passer du vieux chasteau de Saint Germain au chasteau neuf, y voulant estre logé dans la chambre de la Reyne, et mesme pour se fortifier allant et venant, comme pour prendre un peu d’exercice. Il s’habilloit chaque jour, puis, ayant fait ses prieres, il faisoit un tour de galerie, soutenu de deux des [p. 9] siens, avec une chaire à sa suite pour se reposer de temps en temps, ne pouvant se soutenir ny marcher plus de vingt pas sans avoir besoin de repos.<lb/>Voilà l’estat où, à mon retour, je le trouvay le Mercredy saint, dans la volonté de faire le jour d’apres sa communion de Pasques. Car pour la ceremonie du lavement des pieds et du service des pauvres, se souvenant de l’action de Henry le Grand, qui s’en estoit autrefois deschargé sur luy, par un exemple singulier digne d’estre mis en nostre histoire, il en donna la commission à monseigneur le Dauphin et le substitua à sa place pour faire cette action de pieté et d’humilité chrestienne.<lb/>Mais, la nuit du mercredy au jeudy, l’ardeur de la fievre l’altera si fort que, ne pouvant ny passer la nuit sans se rafraichir la bouche, ny se resoudre à communier apres un simple gargarisme, tant il craignoit d’avoir avallé par megarde quelque goute d’eau, il s’en abstint par reverence et par respect.<lb/>C’est pourquoy nous attendimes les jours suivans quelque meilleure disposition de sa personne, dans l’esperance que cette ardeur se modereroit avant que la quinzaine fut expirée, comme en effet il arriva le jeudy de Pasques, où, se portant un peu mieux, il satisfit au precepte de l’Eglise et, quoyque fort abbatu, [p. 11] il se leva neantmoins, mais pour la dernier fois, n’ayant pas esté en son pouvoir de le faire depuis le Samedy saint, où il commença par force à quitter sa petite et languissante promenade.<lb/>Alors toutefois, il fit un effort et, sans autre habit que sa robe de chambre, il vint avec une majesté et une modestie angelique recevoir le tres saint sacrement à un autel qu’on avoit coutume de luy dresser au fonds de sa chambre lorsqu’il desiroit ouyr la messe, à quoy jamais il ne manqua durant le cours mesme de sa maladie, non plus qu’aux vespres du dimanche et des festes commandées, ny à l’office de la semaine sainte, qui se disoit en sa chapelle. Sur quoy il est à propos de remarquer que le Roy, aimant beaucoup la priere, c’estoit par elle que, sain et malade, il commençoit tousjours sa journée, et cette priere estoit en partie l’exercice du matin, en partie aussi un de ses petits offices, apres quoy il se laissoit voir et gouverner à ses medecins, puis il entendoit la messe, où tous les prelats et tous les seigneurs qui se rencontroient à la Cour estoient les tres bienvenus, mais ses aumoniers y assistoient par devoir, avec sa Chapelle de musique, qui recevoit ordinairement son ordre sur ce qu’il desiroit qu’on chantat, qui fut presque tousjours l’antienne du [p. 12] Magnificat des premieres vespres de la feste de tous les saints, Angeli, Archangeli, et ce qui suit, où l’Eglise fait le denombrement des neuf chœurs des anges et de toute la cour celeste. Luy, cependant, les rideaux ouverts, la teste nue, ses Heures en main, les yeux arrestez ou au ciel ou sur l’autel ou sur les prieres de son livre, nous estoit à tous un parfait modele et un beau miroir de devotion.<lb/>Sa messe estant achevée, il recevoit les placets des pretendans aux benefices, les visites des Grands et les propositions de ses officiers et de ses ministres d’Estat. Sinon, il s’entretenoit des choses divines, tantost en son ame et luy seul, tantost avec son confesseur. Puis, à l’instance de ses medecins, il prenoit quelque peu de nourriture, dont il avoit autant d’aversion que de remedes.<lb/>Apres son repas, on l’entretenoit de choses divertissantes et moins serieuses, comme des nouvelles qui venoient des autres pays, quoyque sur la fin il n’en vouloit plus ouyr que ce qui touchoit les troubles de la Grand Bretagne et l’histoire des catholiques qu’on y faisoit alors endurer pour la religion, disant qu’il portoit une saincte envie à leur courage et à leur bonheur, et qu’il eut voulu pour beaucoup se voir en leur place. Et, pour la mesme raison, il fit paraitre beaucoup de joye lorsqu’il [p. 13] receut de moy des reliques de deux des nostres brulez au Japon pour la foy, et un veritable recit de leur vie et de leur martyre.<lb/>Ensuite, l’heure du Conseil venue, on le tenoit aupres de luy, en grand ou en petit nombre, selon l’exigence des affaires qu’on y devoit traitter, et il ne se passoit aucun jour qu’il ne rendit, ou le soir ou le matin, ce service à son Estat.<lb/>Le Conseil finy, il s’entretenoit avec Dieu fort doucement et fort devotement en luy mesme, sans estre jamais plus de trois heures qu’il ne pratiquat ce saint exercice. Apres lequel, il voyoit les survenans, puis il prenoit un tel quel souper, accompagné d’un entretien de choses communes et indifferentes que l’on appelle du petit coucher, suivy de l’oraison du soir, où l’assistoit ordinairement le sieur Lucas, secretaire de son cabinet ; et pour finir sa journée, l mesme sieur Lucas, ou quelque autre qui en recevoit le commandement, luy faisoit quelque lecture de la vie des saints, selon les jours qui se rencontroient, en quoy une bonne partie de la nuit estoit employée, car à peine pouvoit il prendre un peu de sommeil qui ne se trouvat grandement interrompu, et sans la consideration de ses officiers, dont il ne vouloit pas ruiner la santé, il les eut retenus de bon cœur jusques au jour.<lb/>[p. 14] Voilà comme vivoit reglement, ou plustost comme alloit peu à peu mourant ce grand prince, lorsque, dans l’opinion commune qu’il n’estoit pas pour mourir si tost, je luy demanday permission de me retirer à Paris pour quatre ou cinq jours. A quoy il condescendit fort doucement, me donnant neantmoins à entendre qu’il seroit bien aise que, dans les termes où il se voyoit, j ne m’eloignasse pas beaucoup de luy.<lb/>Et parce que quelque eveschez estoient vacans, et qu’il n’avoit dessein d’en pourvoir que des hommes qui en fussent dignes, il me chargea d’y penser et d’en communiquer avec des personnes intelligentes et zelées pour les interests de Dieu, jesuites et autres, et particulieremnt avec le R. pere Vincent de Paul, general de la Mission, et de luy en fournir une liste où ils seroient mis selon l’ordre de leur suffisance et de leur merite.<lb/>Mais comme j’apperceu à mon retour qu’il minutoit quelque forme de testament, je jugeay qu’il estoit temps de luy donner advis de trois choses que je meditois en mon esprit, à quoy luy mesme me convia, me demandant par prevention, comme il avoit dejà fait quelqu’autre fois, si j’estoit content de luy ?<lb/>Je luy repondis qu’apres y avoir pensé serieusement, j’estois d’avis qu’il agiroit en Roy [p. 15] Tres Chrestien si, pour l’edification et la satisfaction publique, premierement il declaroit à tout le monde, ou de bouche ou par escrit, qu’il mouroit avec une extreme desplaisir de ses omissions envers la feue Reyne sa mere, dans les peines qu’il avoit eues d’ajuster ensemble les devoirs de fils et les obligations de Roy, surtout pour le temps où, n’estant plus sur les terres de l’Espagnol ny secourue de ses deniers ny partie agissante dans les mouvements de l’Estat, elle n’avoit pas laissé de souffrir en ses alimens et de recevoir un traittement moins convenable à sa qualité.<lb/>En second lieu, s’il donnoit ordre que les officiers et les serviteurs de la defunte, qui n’airoient aucun crime ny autre pesché que le malheur de leur maistresse, fussent payez de leurs gages et de leurs services, comme elle l’avoit ordonné.<lb/>En troisiesme lieu, s’il arrestoit les plaintes formées à l’occasion de plusieurs de ses sujets, dont les uns tenoient prison, les autres estoient exilez et hors du royaume, et les autres releguez en divers endroits hors de leurs maisons ; et parce qu’il y en avoit parmy eux qui passoient pour tres innocens, et comme on parloit pour martyrs d’Estat, qu’il luy pleut de leur assigner des juges afin de connoitre de leurs griefs et de leur rendre justice, comme [p. 16] ils en supplioient tres humblement Sa Majesté.<lb/>A ces trois chefs, sa reponse fut que pour le premier, qui regardoit la Reyne sa mere, il estoit de mesme sentiment que moy et qu’en ce poinct il  n’avoit jamais esté sans quelque scrupule d’avoir manqué à son devoir, dont il demandoit avant toutes choses tres humblement pardon à Dieu, pardon aussi à elle mesme, et que de plus il entendoit que le sieur de Chavigny, secretaire d’Estat, qui l’aidoit à mettre par escrit ses derniers volontez, exprimat en son testament, avec les termes qu’il me laissoit libres, la douleur qu’il en ressentoit, et qu’il vouloit que toute la France et toute l’Europe en fut informée. Touchant l’autre chef, il repondit qu’il se souviendroit d’en commander l’execution, et pour le troisiesme qu’il y alloit pourvoir tout presentement.<lb/>Quant à la paix, il ne fut pas beaucoup necessaire de l’y exhorter, tant je scavois qu’il la desiroit avec passion, jusques là que, considerant un jour les souffrances de son pauvre peuple, « Je luy ay bien fait, me dit il, du mal, à raison des grandes et importantes affaires que je me suis veues sur les bras, et je n’en ay pas tousjours eu toute la pitié que je devois et telle que je l’ay depuis deux ans, ayant esté partout en personne et veu de mes yeux toutes les miseres. Mais si Dieu [p. 17] veut que je vive encore, ce que je n’ay pas grand sujet de croire et beaucoup moins de souhaitter, la vie n’ayant rien que me semble aimable, j’espere qu’en deux autres années je le pourray mettre à son aise, car l’année prochaine il aura la paix. » C’estoit le dessein de ce bon Roy, qui travailloit fort à l’avancement du traité. « Et l’année suivante, je licentieray, disoit il, mes troupes, qui est une affaire où de grands deniers s’epargneront. »<lb/>Un autre jour, prenant ses mesures pour cet heureux temps de la paix dans une fievre intermittante, comme j’estois seul à sa ruelle : « Je remedieray, dit il, Dieu aydant, au libertinage, je supprimeray les duels, j’estoufferay l’injustice, et communieray tous les huit jours. Et sitost que je verray mon Dauphin à cheval et en age de majorité, je le mettray en ma place pour me retirer à Versailles, avec quatre de vos peres, où je m’entretiendray avec eux des choses divines, ne penseray plus du tout qu’aux affaires de mon ame et de mon salut, à la reserve du divertissement de la chasse, que je desire toujours prendre, mais avec plus de moderation qu’à l’ordinaire. »<lb/>Alors, il demanda au sieur de Chavigny, present, s’il n’estoit pas vray qu’il l’avoit ainsi resolu et s’en estoit decouvert à luy depuis fort longtemps, et moy la dessus, touché de compassion pour les malheurs qui pendoient alors sur la teste du roy de la Grand Bretagne, je [p. 18] m’avançay de lui demander s’il ne l’assisteroit pas auparavant contre ses rebelles : « Ouy, dit il, à condition que de sa part il fasse aussi pour les catholiques ». Une autre fois, s’informant de moy de la difference que nous mettons entre l’attrition et la contrition, sur ce que je luy repondis que l’attrition avoit pour motif la crainte de Dieu et nostre interet, au lieu que la contrition n’a que l’amour et que l’interet de Dieu : « Je n’ay, me dit il, jamais envisagé en ma repentance que l’interet et l’amour de Dieu ; vous voyez pourtant que j’ay eu l’honneur de n’avoir esté des mieux instruits en ce point ; mais si Dieu me donne la vie et la santé, j’y mettrait bon ordre et vous me catechiserez ». Ce qu’il ajouta dans la veue de la retraite qu’il avoit dessein de faire à Versailles.<lb/>Au reste, la fievre, l’inedie et l’insomnie, et une toux seche le minant tousjours peu à peu, il redouta nommement deux choses, l’une de mourir inopinement et par surprise, l’autre de languir ou, comme on dit, de trainer longtemps. Mais, pour s’armer avec cette double appréhension, il conjura d’un costé monsieur de Meaux et son confesseur de se souvenir de luy donner par avance tous ses sacremens, dont ils s’excuserent pour l’heure, l’asseurant que chose du monde ne pressoit, que selon le devoir de leur conscience et de leur charge ils [p. 19] le feroient quand il seroit temps ; d’ailleurs il pria Dieu tres instamment de luy vouloir abbreger le cours et la durée de sa maladie, et on remarqua qu’il fit sa priere avec grande ardeur.<lb/>La nuit du 18 au 19 d’avril fut si mauvaise et si facheuse pour luy qu’il ne pensa presqu’à autre chose, qu’à l’eglise de Sainct Denys en France, où reposent les corps de nos Roys ; dont le lendemain il prit sujet de s’entretenir toujours de la mort avec ceux qui s’approchoient de luy et, l’apres disnée, s’estant fait mettre dans sa grande chaire où, de temps en temps, il se soulageoit de la lassitude du lit, il commanda qu’on luy ouvrit les fenestres de sa chambre, qui regardoient du costé de Sainct Denys, disant à ceux qui le servoient qu’il vouloit voir son dernier logis.<lb/>Puis le soir, tout tard, chacun s’estant retiré, à la reserve des sieurs Lucas, du Bois et peu d’autres, il desira qu’on luy leut le 17 chapitre de l’evangile de saint Jean, où sont couchées les dernieres paroles que le Sauveur du monde dit à ses apostres un peu avant sa Passion, ; et l’oraison qu’il fit à son pere pour luy recommander ses chers disciples, mais en termes si affectueux qu’ils seroient capables de toucher les cœurs les plus dures et les ames les plus insensibles.<lb/>[p. 20] Il se fit lire aussi quelque endroit de l’introduction à la vie devote du B. François de Sales, et nommément le chapitre du mepris du monde, et, dans le livre de l’Imitation de Jesus Christ, celuy de la mort, que le sieur Lucas ne pouvoit assez tost trouver, le Roy prit luy mesme le livre et, y rencontrant à l’ouverture ce qu’il cherchoit : « Lisez, dit il, cela », et cette lecture fut continuée jusqu’à minuit.<lb/>Le jour suivant 20 du mois, s’assemblerent en sa chambre par ses ordres, autour de Sa Majesté, la Reyne son espouse, monsieur le duc d’Orleans, monsieur le prince de Condé, ses ministres d’Estat et tout ce qu’il y avoit de Grands à la Cour, puis, les rideaux de son lit levez, s’estant entretenu quelque temps avec la Reyne, monsieur son frere et monsieur le Prince, il fit à toute l’assistance, à haute voix, un discours declaratif de ses dernieres volontez, à la fin duquel il commanda au sieur de La Vrilliere, secretaire d’Estat, qui estoit en mois, de lire tout haut la regence à la Reyne, seante alors au pied du lit. Et quoy que tout le monde fondit en larmes, il avoit luy seul le visage gay et tesmoignoit estre fort content.<lb/>Cette piece ayant esté leue, il en fit signer l’original et en jurer l’execution à la Reyne et à monsieur son frere, leur disant plusieurs autres [p. 21] choses sur ce sujet, comme aussi à monsieur le Prince.<lb/>Ensuitte, le parlement vint, representé par son premier president, les presidens au mortier, deux conseillers de chaque chambre, et les gens du Roy, qu’il informa de ses intentions ; apres quoy il enjoignit à monsieur le duc d’Orleans, à monsieur le prince de Condé et à monsieur le chancelier d’estre le jour d’apres à Paris pour faire enregistrer sa declaration au parlement. Et ce fut chose fort merveilleuse de voir le plus grand monarque du monde disposer ainsi de son royaume, quitter la Reyne son espouse en la fleur de son age, des enfans mineurs beaux comme le jour, et sa propre vie, avec aussi peu d’emotion que s’il n’eut laissé qu’une de ses maisons de campagne.<lb/>Mais ce qui donna encore un grand eclat à la gloire de cette action, c’est qu’il parut alors à veue d’œil que Dieu luy avoit donné, comme à dessein plus de santé et plus de force qu’à l’ordinaire. Car, tout le monde estant sorty de la chambre, luy, le cœur serré de regret et la face baignée de larmes, retint seulement monsieur de Meaux et son confesseur, employant ce qui restoit de la journée à s’entretenir avec eux de Dieu et des choses divines.<lb/>La nuit, il eut de grandes evacuations, lesquelles jointes aux precedentes l’abbatirent [p. 22] et l’extenuerent tellement que son corps ne sembloit plus qu’un squelette, de sorte qu’au point du jour, regardant par occasion ses bras et ses cuisses, il demeura un peu etonné de l’estat où il se voyoit, puis, s’elevant les yeux au ciel selon sa louable coutume : « Helas, dit il avec le Prophete, Quid est homo ? » Qu’est-ce que l’homme ? Paroles qu’il repeta depuis fort souvent lorsqu’il parloit à quelques seigneurs qu’il aimoit beaucoup, entr’autres monsieur de Liancour, ajoutant encore celle cy : « Je ne suis plus desormais que terre ! »<lb/>Le mesme jour, sur les cinq heures du soir, apres le Conseil tenu, on fit la ceremonie du baptesme de monseigneur le Dauphin en sa chapelle du vieux chateau, la Reyne presente, où son parrain fut monsieur le cardinal Mazarin, et sa marraine madame la princesse de Condé, qui luy donna le nom de Louys, que ce petite prince desiroit avoir ; et apres la ceremonie, qui fut bientôt achevée, il alla remercier de fort bonne grace monsieur de Meaux en la sacristie. Le Roy, ayant appris le succes de toute l’action, en loua Dieu, les yeux elevez au ciel, où il les tint assez longtemps.<lb/>Or ses mauvaises nuits l’abbatant de plus en plus, et ses medecins ouys la dessus, il fut ordonné qu’on luy administreroit le viatique de la tres saincte eucharistie, dont j’eus avis [p. 23] de luy porter la parole, non seulement qui ne le surprit ny ne l’inquieta pas, mais plutost qui luy fut si agrable qu’il m’embrassa tendrement, et en dit mesme en action de graces un Te Deum, avec plus de joye qu’il n’en avoit jamais tesmoigné ny pour la prise d’une ville, ny pour le gain d’une bataille. Puis, se tournant vers l’assistance, « Que j’aime, dit il, ce bon pere, qui m’apporte une si bonne et si agreable nouvelle ! »<lb/>On informe cependant la Reyne de ce qui se passe, tandis que le Roy se confesse et se prepare à la communion, lors qu’à la fin de la messe cette princesse arrive, fondant toute en larmes, et, ayant laissé un peu en arriere messeigneurs le Dauphin et le dc d’Anjou entre les mainsde leur gouvernante, elle se presente au chevet du Roy et là, prosternée à genoux, elle le voit communier pour la derniere fois, monsieur le duc d’Orleans et monsieur le prince de Condé luy tenans les deux premiers coins de la nape, et deux aumoniers les deux autres.<lb/>Apres son action de graces, faite à loisir et en grand repos, il s’entretint en particulier avec la Reyne assez longtemps, et à la fin, pour clorre toute cette pitoyable ceremonie, ayant demandé messeigneurs ses enfans, la Reyne les alla prendre elle mesme par la main et les luy amena tous deux, puis tous trois [p. 24] mirent avec grand respect les genoux en terre et receurent sa benediction.<lb/>Il est vray qu’en mesme temps, il eut bien voulu recevoir l’extreme onction, mais ce ne fut ny l’opinion de monsieur de Meaux, ny mon sentiment, tant nous decouvrimes de vigueur et de force en luy.<lb/>En effet, il accueillit favorablement, ce jour là encore, quelques grands seigneurs qui, pour la pluspart, avoient encouru son indignation, s’estans malheureusement engagez dans les divisions de la Cour et de la Maison royale.<lb/>Et ayant sceu que les mareschaux de Chatillon et de La Force desiroient luy tesmoigner leur zele pour le service de Sa Majesté et l’extreme regret qu’ils avoient de la perte d’un tel maitre, quoyqu’il ne prit pas plaisir de voir aucun huguenot en cet accessoire où il ne vouloit point souffrir d’imagination contraire à la foy, son humeur estant de ne hair pas moins les pensées que les complaisances ou les œuvres, quand elles estoient de quelque sujet qui n’estoit point agreable à Dieu, il les fit toutefois entrer puis, les ayans remerciez de la tendresse de leur affection, il les exhorta fortement à se retirer de leur pretendue religion, leur intimant qu’estant sur le poinct de rendre compte de toute sa vie à son createur, il ne se pouvoit tenir de leur dire qu’à son avis [p. 25] Dieu les avoit gratifiez de ce grand age où ils estoient tous deux arrivez pour leur donner loisir de penser à eux et qu’il les en conjuroit autant qu’il pouvoit, qu’au reste il reconnoissoit que selon le monde ils estoient veritablement sages, vaillans et braves seigneurs, mais que ce n’estoit pas tout, qu’il n’y avoit pas plus d’une voye pour aller au ciel, que hors de l’Eglise catholique, apostolique et romaine il n’y avoit point de salut, et choses semblables qu’il leur dit en de si beaux termes et avec tant de cordialité qu’il leur tira les larmes des yeux ; mais ce fut tout le fruit de cette belle et cordiale remontrance.<lb/>Ainsi se passa la journée, et la nuit s’avançoit fort quand Dieu permit, pour les raisons qui luy sont connues, qu’apres nous estre un peu trop hatez de luy donner le viatique, nous nous hatames encore un peu trop de luy donner l’extreme onction, à l’occasion des medecins qui estoient lors de garde aux pieds de son lit, et particulierement du sieur Seguin le jeune, premier medecin de la Reyne ; car, ne luy trouvant comme point de pouls, ils en donnerent bientôt avis à monsieur de Meaux, et luy à moy, nous asseurant qu’il s’en alloit et qu’à peine verroit il le jour, et qu’il estoit absolument necessaire de luy donner les sainctes [p. 26] huiles, à moins que d’estre blamez de tout le monde si nous laissions mourir sans ce sacrement un prince si sage et si vertueux qui s’en reposoit sur nous, que de leur part ils se sentoient obligez de nous donner cet avis pour leur decharge.<lb/>On peut aisement juger si je me trouvay surpris à cette parole, veu que le matin, Sa Majesté ayant demandé au sieur Bouvart, selon sa coutume, des nouvelles de sa mort en nostre presence, et si ce seroit pour la nuit prochaine, il luy avoit repond que ce n’estoit pas son opinion, s’il n’arrivoit quelque accident qui n’estoit point encore previsible ; neantmoins, me voyant pressé de me prevaloir de cet avis, je n’en voulus pas allarmer l’esprit du Roy, qui prenoit un peu de repos, mais sans plus longue deliberation je pris le carrosse de monsieur de Meaux et allay en diligence au vieux chateau en communiquer avec monsieur le cardinal Mazarin et le sieur de Chavigny qui, non moins estonnez que moy, viennent en sa chambre, où, les medecins luy ayans taté de nouveau le pouls, nous asseurerent que pour foible et bas qu’il fut, il nous dureroit encore du moins jusques au midy.<lb/>Sur quoy on conclut que le matin je me mettrois en devoir de le disposer à ce sacrement, comme je fis de le point du jour 23 d’avril, [p. 27] luy representant que la nuit passée il nous avoit mis en grande frayeur jusques là que les medecins qui le veilloient avoient douté s’il verroit le jour, que graces à Dieu il estoit mieux sans comparaison, mais neantmoins qu’il y avoit quelque peril puisque tous les soirs il sembloit mourir et tous les matins ressusciter et, partant, que dans l’apprehension de quelque surprise ou de quelque mort inopinée, s’il luy plaisit qu’on luy donnat les sainctes huiles sans plus attendre, il auroit toutes les aydes et toutes les armes spirituelles de l’Eglise, se tirant par ce moyen de peril et nous de peine, qu’au reste l’extreme onction ne s’appelloit pas tant extreme parce qu’elle ne devoit estre conferée qu’à l’extremité qu’à cause qu’elle estoit, pour ainsi dire, la derniere de toutes les onctions ecclesiastiques que Jesus Christ avoit instituée comme un sacrement pour fortifier de corps et d’esprit ceux qui sont grandement malades et mesme, s’il est à propos, pour rendre la santé en qualité de remede surnaturel, ainsi que l’apostre saint Jacques nous asseure en sa canonique, et qu’en un mot elle donne beaucoup de force à un malade pour supporter doucement son mal.<lb/>Il n’en fallut pas davantage à un prince qui avoit, comme on dit, la mort en desir et la [p. 28] vie en patience et qui esperoit tous les jours passer à une meilleure. Neantmoins, il voulut ouyr auparavant de la bouche mesme de ses medecins, qui l’avoient tousjours entretenu de quelque foible esperance de retour, si à leur jugement sa maladie estoit sans remede.<lb/>A quoy le sieur Bouvart repartit : Sire, Dieu est tout puissant ! Et alors Sa Majesté, d’un visage gay, d’un front serain et d’un œil riant, s’ecria encore avec le prophete : Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi, in domum Domini ibimus ! Je suis ravy de la nouvelle qu’on me vient dire que nous irons en la maison du roy des roys et du seigneur des seigneurs !<lb/>Et, dans l’opinion qu’il mourroit le lendemain, jour de vendredy, il ajouta incontinent : O, la desirable, ô l’agreable nouvelle ! ô l’heureuse journée pour moy, et veritablement heureux vendredy ! Aussi n’est ce pas d’aujourd’huy que les vendredys me sont favorables, un vendredy m’a elevé à la royauté, je gagnay à pareil jour au Pont de Cé la premiere de mes victoires, la premiere ville que j’ay assiegée a esté Sainct Jean d’Angely, dont la reddition se fit à tel jour, la defaite de Soubize en l’isle de Ré arriva aussi un vendredy comme j’y estoit en personne, et un autre vendredy me fit scavoir que les troupes qui estoient allées par mes ordres en la mesme isle contre les Anglois les avoient battus et [p. 29] forcez de rentrer dans leurs vaisseaux, et ainsi de quantité d’autres. Mais ce vendredy me sera le plus heureux de toute ma vie, puisqu’il me mettra dans le ciel pour y regner eternellement avec mon Dieu, et il vaut mieux mille et mille fois estre roy au ciel que sur terre ; non que je me promette d’y aller tout droit et sans obstacle au sortir du corps, car eu egard à mes offences, cent ans, ouy cent ans de purgatoire ne seront pas trop pour moy, mais j’en auray au moins, Dieu aydant, tousjours l’expectative certaine !<lb/>Apres ce discours, je le confessay, on luy dit la messe, puis monsieur de Meaux, s’approchant avec le livre et les saintes huiles, la Reyne arriva là dessus et, comme je me mis en devoir de luy quitter par honneur ma place, elle m’y retint avec sa bonté ordinaire. Les pseaumes, les litanies, les oraisons furent recitées, et les onctions visitées se firent.<lb/>Ce religieux monarque repondit à tout, aussi peu emeu que s’il n’eut esté que spectateur de cette action, qui fut faite, si je ne me trompe, sur les neuf heures et demie du mesme jour.<lb/>Nous fondions tous en larmes, quelque grand effort que nous fissions pour les retenir, mais la ceremonie ne fut pas plustot achevée qu’il joignit enfin les siennes aux nostres, et nous dit en essuyant ses yeux : Je ne trouve point [p. 30] mauvais que vous me pleuriez, c’est une demonstration de vostre amitié, et c’est ce qui m’attendrit le cœur ; hors de là, Dieu m’est temoin si la vie m’a jamais pleu et si je ne suis pas ravy d’aller à luy en peu d’heures, et choses semblables sur lesquelles il s’etendit avec tant de fermeté d’esprit et de ferveur que, depuis, il m’avoua qu’il en avoit senty quelque mouvement de vanité. Et comme je luy remontrois que cette disposition d’esprit estoit un effet du sacrement qu’il avoit receu, et un don de Dieu qui demandoit sa reconnoissance, disant à Dieu : Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ! O Seigneur, ce n’est point à nous, non, ce n’est point à nous que la gloire est deue, mais à vostre nom, à vostre grace et à vous mesmes ! Il repartit aussitôt qu’il avoit tousjours dit ces paroles.<lb/>Or, comme la foule de ceux qui avoient remply sa chambre estoit si prodigieuse que, luy ostant la belle veue et le libre usage de l’air qui entroit pas ses fenestres, et neantmoins ne voulant faire sortir personne en particulier, tant il avoit de douceur et d’humanité pour tout le monde, il fit signe de la main qu’on se rangeat et dit un peu haut : Hé Messieurs, donnez moy la vie !<lb/>A cette parole, tous ceux qui estoient alors inutiles se retirerent, mais il m’arresta, me commandant [p. 31] de demeurer et de luy dire à qoy il pourroit s’occuper ?<lb/>Je lui fis reponse qu’il me paroissoit si robuste et si vigoureux que je ne pouvois desesperer de l’estat de sa convalescence et que, ne scachant à quoy rapporter un si merveilleux changement, je presumois avec assez d’apparence que c’estoit un effet de l’extreme onction et que le Grand Medecin operoit extraordinairement en sa personne, luy donnant tant de consolation et de force : Je le sens bien, dit il ; puis j’ajoutay qu’apres tout, s’il n’estoit pas pour guerir de sa maladie, cette force et cette consolation qu’il ressentoit ne luy estoit donnée de Dieu que pour en digerer la longue durée avec moins de peine, de sorte que je le priay de ne se point negliger luy mesme, mais de se souvenir de l’avis du Sage qui dit : Fili, in tua infirmitate ne despicias te ! Mon fils, quand vous estes malade, souvenez vous de ne vous point negliger vous mesmes, mais de suivre Dieu et d’adorer l’ordre de sa divine providence, de sa volonté et de sa conduite. Je conclus enfin qu’il seroit bon de partager sa journée comme de coutume, tantot prenant ce qu’il pourroit de remedes et de nourriture, avec quelque honneste divertissement apres le repas, tantot entendant parler des choses divines, mais en peu de mots, [p. 32] de peur de luy causer de l’ennuy, estant certain qu’à la longue on s’ennuye de tout et qu’on doit donner aux malades la nourriture spirituelle comme la corporelle, peu et souvent ; neantmoins que, par intervalles et de fois à autres, il pourroit penser de loin aux œuvres pries qu’il vouloit faire, mais que de ma part je me chargeois de l’avertir fidellement et à point nommé du jour et, s’il estoit possible, de l’heure de son passage, autant que je pourrois en estre asseuré de ses medecins.<lb/>Cet avis luy parut assez plausible et ce discours assez agreable et, des lors, il s’en prevalut si heureusement que, les forces s’augmentant peu à peu en luy, il vint mesme jusques à ce point de s’etonner d’avoir esté si tost reduit à l’extreme onction, et en toucha un mot à ses medecins, qui luy repondirent que si sa santé estoit bonne, ils prioient Dieu de la luy rendre encore meilleure.<lb/>Le lendemain matin 24 d’avril, ils luy presenterent une prise de rheubarbe, mais il ne fut pas au pouvoir de leur eloquence ny au credit de toute la Cour de l’y resoudre et, nonobstant ce refus, apres son disner, il eut tant de force, par une espece de miracle, et se trouva en si bonne humeur, qu’il fit chanter sur le luth le pseaume Lauda anima mea Dominum par son premier valet de garderobe. [p. 33] Ensuite  de quoy on luy chanta en partie plusieurs autres, traduits de nouveau en vers françois sur des airs de son invention, et il en chanta luy mesme la basse avec le duc de Schomberg. De sorte que, la Reyne l’estant venue visiter à l’heure qu’elle prenoit tous les jours pour cette action, ne fut jamais plus estonnée ny tout ensemble plus rejouye, et la nouvelle d’un prodige si nouveau volant aussitost partout Sainct Germain, il n’y eut aucun de ceux qui avoient l’honneur de l’approcher qui ne creut qu’il estoit guery et ne luy en vint faire des conjouyssances.<lb/>Mais ce bon prince, ne scachant qu’en dire, protesta tout haut que, si c’estoit le plaisir de Dieu qu’il revint, il accepteroit la vie seulement pour luy obeir, à condition qu’il luy pleut en mesme temps donner la paix à toute l’Europe.<lb/>Cependant, nostre esperance ne nous flatta qu’environ huit jours. Car, des l’entrée du mois de may, ses langueurs ordinaires recommencerent et ses lassitudes parurent plus grandes qu’elles n’avoient encore esté. Il luy tardoit qu’on ne luy donnat la bonne nouvelle qu’il fallut partir, aussi ne le dissimuloit il pas à ses medecins lorsqu’ils l’invitoient à prendre un peu de gelée fondue qu’on luy presentoit dans une phiole de verre afin de luy epargner [p. 34] la peine de lever la teste pour la prendre, sa reponse ordinaire estant qu’on le laissat mourir en paix, et il me dit un jour pitoyablement à moy mesme qu’il s’ennuyoit fort de la vie, avec ces paroles qu’a dit autrefois le saint homme Joc : Taedet animam meam vitae meae ! O mon Dieu, que cette vie mortelle me dure, et qu’elle me cause d’ennuy !<lb/>Alors, pour le consoler, je me mis à luy porter compassion, avouant que dans l’estat où je le considerois apres tant de vicissitudes, de douleurs, de soulagemens, de convalescences et de recheutes, il me sembloit que je voyois une barque dont le pilote combatu des ventes et de la tempeste estoit à toute heure tantot elevé à la hauteur des nues, tantot englouty au fonds des abysmes, mais qu’implorant avec confiance de cœur ou de bouche le secours divin, il en sentiroit quelque bon effet qui seroit capable de le conduire en asseurance au port de salut ; davantage, que tout ce qu’endurent les esleuz en cette vie leur est compté en deduction des peines de l’autre, pourveu qu’ils soient en estat de grace et qu’ils endurent avec patience. Et comme il gouta cette pensée, il me la fit repeter, s’informant de moy si la chose estoit veritable ; alors, je luy apportay un passage de saint Augustin, sur le pseaume 50, où il dit ces paroles : In hac vita purges me, [p.35] et talem me reddas cui iam emendatorio igne opus non sit ! O Seigneur, je vous conjure de me purger en cette vie et de me rendre tel, je veux dire si pur et si net que le feu ardent du purgatoire ne soit point necessaire apres ma mort.<lb/>A quoy j’adjoutay encore que, dans la doctrine des saints peres, les longues et les facheuses maladies, prises, comme il faut, de la main de Dieu, sont un espece de martyre, et que le mesme sainct Augustin l’asseure en ces termes : Multi ducunt martyrium in lecto, prorsus multi ! Il y en a plusieurs, et plus peut estre qu’on ne s’imagine, qui, estant allitez de quelque longue maladie, endurent dans leur lit le martyre ; et, par consequent, plus la maladie est longue, plus on approche de la perfection des saincts martyrs, dont le martyre a quelquefois duré longtemps, comme nous lisons de celuy de sainct Clement, surnommé d’Ancyre, à qui je scavoir bien que le Roy estoit grandement devot.<lb/>Je luy dis enfin que, l’ayant veu fort souvent dans le desir de mourir pour Dieu, je trouvois qu’il estoit ouy de Dieu et que la bonté divine luy accordoit l’accomplissement de son desir, puisqu’estre sujet à tant de facheuses alternatives comme de se voir aujourd’huy malade jusques au mourir et demain [p. 36] vivant au jugement des medecins, et se soumettre en tout aux ordres de la providence souveraine, c’estoit mourir à soy mesme autant de fois et endurer autant de martyres.<lb/>Mais neantmoins, en ce mesme temps, je me sentis inspiré de luy conseiller l’usage de la confession journaliere pour ce qui luy restoit de vie, quand mesme il n’auroit autre matiere que quelques pechez de ses autres confessions, quoyqu’ils fussent desjà pardonnez, afin de croitre tousjours en grace et en force, en vertu du sacrement de penitence.<lb/>A quoy il dit qu’il estoit prest, et qu’il en useroit ainsi de bon cœur, comme il fit avec un succes si heureux que, peu de temps apres, le faisant ressouvenir de sainct Martin, qui disoit à Dieu que, s’il estoit utile ou necessaire à son peuple, il ne faisoit point refus de vivre ny de travailler plus longtemps ! Voilà justement, dit il, ce qui m’est propre ; puis, par un mouvement heroique et par un genereux effort, il adjouta incontinent : Qu’il estoit pret, si Dieu l’ordonnoit, de languir dans le triste estat où il se voyoit alors reduit autant d’années qu’en peut vivre naturellement un homme qui se porte bien.<lb/>Au reste, ses douleurs, accompagnées de cette langueur continuelle et cette langueur du degout, de l’insomnie et de l’importunité du bassin, dont il craignoit plus la mauvaise odeur [p. 37] pour les assistans que pour luy mesme, n’estoient pas si petites, surtout au redoublement de sa fievre, qu’il ne fut contraint de faire quelquefois ouvrir les fenestres de sa chambre et d’etendre souvent ses bras à l’air, quoyqu’en une saison assez froide, contre l’ordinaire, de la fin d’avril, et mesme d’avoir sur ses reins et sous la teste des oreillers de paille d’avoine pour moderer la violence du feu interieur qui le devoroit.<lb/>Cependant, je puis asseurer que, si quelquefois il s’est plaint dans la grandeur du mal qu’il souffroit, ce ne fut jamais à moy ny en ma presence, au contraire il en fit si bien son profit que je ne puis icy m’empecher de dire une chose qui semblera d’abord moins croyable mais qui est pourtant tres veritable.<lb/>Car ce grand prince, qui a domté l’heresie, qui a pris tant de villes, conquis tant de provinces et donné tant de batailles, qui a triomphé de tant de puissans ennemis et fait tant d’actions illustres à le veue de toute la France et avec l’etonnement de toute l’Europe, l’espace de quarante deux ans qu’il a vescu, me dit un jour qu’il preferoit cette derniere maladie avec ses souffrances à la partie la plus belle et la plus eclatante de sa vie, d’où l’on peut aisement conjecturer combien d’actes de vertu il pratiquoit en cet estat, combien il [p. 38] domtoit ses passions et combien il en remportoit de victoires.<lb/>Je ne nie pas neantmoins que je ne l’aye veu, une ou deux fois, en colere, et qu’il n’eyt eu peut estre contre quelques uns de l’indignation qui ne sera pas venue à ma connoissance, mais je puis dire ou qu’il avoit raison de le faire, ou qu’il s’appaisoit incontinent. Et lorsqu’il avoit donné sujet de deplaisir à qui que ce fut, present ou absent, il y remedioit en diligence, ou par luy mesme, ou par un autre, et le jour mesme il s’en accusoit.<lb/>Il en usa ainsi une fois vers son premier medecin le sieur Bouvart, et une autre fois envers moy mesme, à qui un soir, bien tard, il envoya monsieur de Chavigny pour une occasion de cette nature, et comme on l’avertit que le duc de Chevreuse apprehendoit qu’il n’eut en son cœur quelque aversion ou quelque froideur contre luy, il pria monsieur le prince de Condé de l’asseurer du contraire.<lb/>Or depuis ce dure combat contre l’ennuy et le degout de la vie, dont par forme de digression je me suis un peu detourné, il en eut deux autres à soutenir, mais à beaucoup pres plus legers, contre deux inquietudes qui l’attaquerent : l’une de n’avoir pu donner avant son trepas la paix à la chrestienté, quelque veritable desir qu’il en eut, et il surmonta celle cy de [p. 39] luy mesme, par la resolution qu’il prit de se conformer à l’ordre de la providence de Dieu et de la luy demander par ses prieres quand il auroit le bonheur de le voir au ciel ; l’autre estoit fondée en l’affection naturelle qu’il avoit pour son royaume, car il l’aimoit par preference à toute autre chose apres Dieu et son salut, et je l’ay veu quelquefois disputer jusques au scrupule s’il ne pechoit point en l’aimant avec un peu trop d’exces, qui luy jetta de fort grandes apprehensions en l’ame que nous n’eussions beaucoup à souffrir apres sa mort.<lb/>Mais contre cette anxieté interieure, je luy representay devant les yeux qu’il ne se devoit point mettre en peine des choses futures, apres y avoir pourveu de sa part en la maniere qu’il avoit jugée la meilleure, que la sagesse de la Providence divine, à qui seule il appartient de disposer souverainement du bonheur et du malheur des Estats en ordonneroit à sa volonté, qui ne peut jamais cesser d’estre bonne, et qu’apres tout, quand il luy plairoit de donner quelque contrepoids à l’elevation de la France et l’humilier à son tour, ainsi que l’avoient esté tous nos ennemis sous son regne tousjours heureux, tousjours triomphant, nous serions tenus de faire de necessité vertu [p. 40] et de nous resoudre à l’exercice de la patience, nous soumettant avec humilité et avec respect aux ordres d’en haut, qui sont toujours saincts et adorables.<lb/>Cette pensée luy sembla si juste que, non content d’y acquiescer à l’heure mesme, il la mit encore depuis en pratique à l’occasion de quelques uns de ses serviteurs qui avoient eu la mesme crainte et la mesme apprehension que luy.<lb/>Or comme je m’apperceus que ses forces alloient diminuant à veue d’œil, je me sentis obligé de redoubler mes soins pour le service et le salut de sa personne, et quoyqu’il y eut longtemps que j’estois passé du vieux chateau au chateau neuf, neantmoins je jugeay à propos de mettre ma paillasse dans son cabinet, joignant la porte de sa chambre, pour estre à luy au premier signe, c’est à dire presqu’à tous les momens de la nuit.<lb/>Mais à moins que d’ouyr ce signe ou d’estre appellé, je m’abstenoir de me montrer trop souvent à luy, de peur d’interrompre son entretien avec Dieu, qui estoit l’unique ou le plus grand contentement qu’il eut au monde, m’avouant luy mesme un jour qu’il n’avoit point de plaisir egal à celuy de la priere.<lb/>Plusieurs aussi l’on veu dans son lit battre [p. 41] sa poitrine, les yeux à demy fermez, pour mieux cacher se devotion. Mais des lors qu’il m’apercevoit, il quittoit tout pour ouyr ce que j’avois à luy dire, quoyque d’ordinaire il ne valut pas ce qu’il ruminoit en son ame. D’ailleurs, je craignois encore de luy charger ou de luy occuper trop l’esprit, qui n’avoit rien ordinairement plus à cœur que de penser aux moyens de mettre fin aux desordres de la guerre, de conclure son traité de paix, de nommer aux benefices à mesure qu’ils venoient à vacquer, et de recevoir les adieux de la noblesse qui alloit combattre en son armée de Picardie sous monsieur le duc d’Anguien, qu’il avoit luy mesme choisy pour en avoir le commandement et la conduite.<lb/>De plus, il avoit à disposer de quelques eveschez vacans, où il cherchoit encore des hommes capables, et de quelques abbayes reservées pour un dessein qui n’eut point d’effet, à regler ses gratifications, à ordonner de ses legs pieux et du lieu de sa sepulture apres sa mort, articles qui luy couterent trois apres disnées qu’il y employa en presence de monsieur le cardinal Mazarin, du sieur de Chavigny, qui tenoit la plume, et de son confesseur, tous trois enfermez dans sa chambre.<lb/>Et à ne point dissimuler la verité, je puis dire que les eveschez furent donnez saintement [p. 42] et les abbayes charitablement, que ny ses gratifications ny ses legs pieux ne furent point à charge à personne par un pur desir d’epargner son peuple, qu’il n’oublia aucun de ses domestiques, non pas mesme le boulanger du pain de ses chiens, connoissant par nom tous ceux qui estoient sur l’estat de sa Maison et en ayant fait faire une liste, qu’il fit deux fondations considerables à Saint Denys, tant pour le repos de son ame que pour le repos de celles du feu roy son père et de la feue reyne sa mere, qu’il en fit encore une à Chantilly et une autre à Versailles, dont l’eglise ayant besoin de reparation, il en chargea le sieur de Noyers pour luy tesmoigner qu’encore qu’avec sa permission il se fut retiré de la Cour, il ne laissoit pas d’avoir bonne opinion de sa probité et de faire estime de sa personne ; qu’il envoya sur la frontiere beaucoup d’aumones secrettes pour estre distribuées à grand nombre de villages par des peres de la Mission, et quantité d’autres aux environs de Paris par les soins de monsieur de Meaux qui luy avoit desja rendu quelqu’autre fois ce bon service lorsqu’il estoit en pleine santé ; qu’une partie considerable fut assignée au mesme prelat pour en faire l’application à l’ornement de la chasse de sainct Fiacre, le tout pris sur un fonds qui estoit entré fort à propos dans les [p. 43] coffres du tresorier de ses Menus Plaisirs, et ce qui en demeura de reste apres toutes ces pieuses applications, qui ne montoient pas à une somme legere, fut laissé à la disposition des trois personnes par luy commises pour l’execution de ces bonnes œuvres.<lb/>Enfin, pour le regard de son corps, il declara qu’il entendoit qu’il fut inhumé à Saint Denys au tombeau de ses predecesseurs, sans ceremonie toutefois, pour la decharge de l’Estat qu’il plaignoit fort et qu’il s’efforça de soulager en tout de tout son pouvoir.<lb/>Il est vray qu’il avoit souhaitté, par principe de pudeur, si je ne me trompe, et par motif d’honnesteté, que l’ouverture n’en fut point faite selon la coutume, mais, luy representant qu’il falloit necessairement le garder l’espace de quelques jours et l’exposer en public à la royale, et qu’à moins d’estre embaumé il seroit comme impossible dans la saison, qui estoit chaude, qu’on n’en ressentit quelque sorte de mauvaise odeur, il condescendit à ma remontrance.<lb/>Puis, voulant aussi que j’eusse part à son testament, il me regarda d’un œil capable de tirer les larmes des yeux avec ces paroles : C’est mon cœur, dit il, que je vous donne, vous le voulez bien ! A ce trait de bonté incomparable, je ne fis reponse qu’avec une profonde reverence, asseurant [p. 44] Sa Majesté que ce jour là Elle nous fairoit le plus riche don qu’Elle pouvoit faire, et à l’heure mesme je luy en rendis tres humbles graces au nom de toute nostre compagnie.<lb/>Il est vray que ce cœur royal, qui a tousjours esté en la main de Dieu, nous fut delivré apres sa mort, mais il faut avouer que cette mort arriva trop tost de plusieurs années pour Saint Louis, dont Sa Majesté a fondé et baty l’eglise, où la Reyne regente a fait mettre ce depot sacré, enchassé en or, et l’a honoré d’une depense digne de sa magnificence royale et de son amour conjugal.<lb/>Or apres avoir terminé toutes ces affaires, son passage de la terre au ciel s’avançant tousjours, monsieur de Lisieux se presenta pour l’ayder en cet accessoire et se joindre à monsieur de Meaux, qui s’en acquittoit parfaitement. Monsieur le duc de Vantadour, chanoine de Nostre Dame de Paris, y parut encore et fut veu de Sa Majesté de fort bon œil ; le pere Vincent y vint aussi par deux fois, selon le desir de la Reyne, qui le proposa au Roy, mais ce grand prince n’y consentit qu’à la charge que son confesseur n’y eut point de difficulté, tant il avoit l’esprit present à toutes les choses qui se passoient autour de luy, et il y eut assez de bonté en cette excellente princesse pour se vouloir donner la peine, toutes les deux fois, de m’en [p. 45] parler, ce qui me ravit en admiration et m’obligea non seulement de luy en rendre mes actions de grace, mais de l’en supplier tres humblement.<lb/>Ainsi ce secours nous estant venu, et le Roy ne me parlant gueres sans me demander : Quand sera ce qu’il faudra partir ? c’est-à-dire combien ses medecins luy donnoient encore d’heures ou de jours à vivres ! Enfin, le douzieme de may, qui fut l’avant-veille de son trepas, nous resolumes, monsieur de Meaux et moy, de luy dire qu’il seroit bien de s’y preparer par une derniere communion, qu’il recevroit de nouveau en forme de viatique, ne le pouvant faire autrement.<lb/>Joint que, si nous eussions remis cette actions au jour d’apres, avec l’incertitude s’il vivroit vingt quatre heures, nous avions encore sujet de craindre que, la fievre luy ayant desjà entierement desseché la bouche et la langue, il n’eut pas la force d’avaller la sainte hostie.<lb/>C’est pourquoy on me deputa pour luy en faire l’ouverture, et d’abord il en eut une telle joye qu’il en chanta le Te Deum, puis, s’estant reconcilié environ les sept heures du soir, il communia des mains de monsieur de Meaux ; apres quoy, prenant la main de la Reyne et celle de monseigneur le duc d’Orleans, il leur fit encore promettre de vivre en union [p. 46] et en concorde, et leur recommanda les petits princes ses enfans.<lb/>Alors, si nous eumes beaucoup de tendresse et de grands sentimens de compassion pour luy, nous n’en sentimes pas moins pour cette bonne princesse, laquelle, ayant delogé du vieux chateau pour estre plus pres du Roy, ne laissoit pas de s’y rendre tous les jours pour se prosterner au pied des autels devant Jesus Christ exposé au Saint sacrement, afin d’implorer le secours du ciel pour son cher espoux, et de faire</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19910_actor">Dinet, Jacques </persname>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
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              <p>Jacques Dinet, L’idée d’une belle mort, ou d’une mort chrestienne, dans le récit de la fin heureuse de Louis XIII, surnommé le Juste, roy de France et de Navarre, Paris, Imprimerie royale, 1656.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans le journal d’Olivier Le Fèvre d’Ormesson</unittitle>
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              <unitdate normal="1643/1672" encodinganalog="3.1.3">6 mars 1643-27 avril 1672</unitdate>
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                <persname id="atom_21743_actor">Le Fèvre d’Ormesson, Olivier</persname>
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                <p>Maître des requêtes, premier rapporteur au procès de Nicolas Fouquet (en 1664).</p>
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              <p>« [p. 13] [6 mars 1643] Le Roy estoit à Saint Germain, se portant mieux de la maladie qu’il avoit eue pendant sept ou huit jours. Chacun le considere comme un prince usé et qui ne peut encore longtemps subsister. La cour, sur cette pensée, se partage.<lb/>[…]<lb/>[p. 14] [8 mars 1643] M. de Jouy nous vint voir, qui nous dit qu’il avoit accompagné Monsieur, frere du Roy, à Saint Germain, où le Roy luy avoit fait grand accueil, qu’il s’estoit justifié des bruits que l’on avoit fait courir de [p. 15] luy à Paris, d’avoir voulu briguer la regence et de s’estre ligué avec monsieur le Prince.<lb/>[…]<lb/>[p. 17] Le jeudi 12 mars, M. de Chaillou de Toisy me vint voir l’après disnée, et me dit que Monsieur, frere du Roy, ayant esté à Saint Germain, chacun l’avoit fuy, que le Roy et la Reyne lui avoient fait un tres mauvais accueil, que M. de Mercoeur, fils aisné de M. de Vendosme, avoit esté tres bien reçu du Roy, que M. de Beaufort et Mme de Vendosme avoient eu permission de le voir du premier jour, et qu’il avoit obtenu le retour de M. de Vendosme d’Angleterre. L’on me dit aussy que Mme de La Vieuville avoit permission de revenir.<lb/>[…]<lb/>[p. 22] [6 avril 1643] La maladie du Roy divisoit toute la cour : la Royne avoit pour elle la noblesse, MM. de Vendosme et de Beaufort, de Longueville, d’Harcourt, les marechaux de La Force, de Chastillon, etc. Monsieur, frere du Roy, avoit de sa part quelques personnes qui s’estoient declarées pour luy contre la Reyne, scavoir le premier president, les presidens de Maiso,s et de Nesmond, et le procureur general. M. le Prince, de son costé, faisoit sa brigue. Il me dit encore que le jour du vendredy saint, le cardinal Mazarin s’estant levé pour aller à l’adoration de la croix apres la Reyne, le duc de Beaufort se leva aussy, [p. 23] mais il yt arresté par la Reyne, qui le retint et fit que le Mazarin y allest, et M. de Beaufort n’y fut point.<lb/>La maladie du Roy arrestoit toutes choses, en ce que les ministres ne vouloient rien resoudre sans luy, et ainsy que l’on ne pouvoit donner tous les ordres necessaires pour faire avancer les troupes ; les ennemis faisoient leurs assemblées au Quesnoy.<lb/>Le Roy est reduit au lait de vache, qu’il a bien digeré pour la premiere fois ; il a un flux epatique, et par l’avis de M. Juif, qui assista hier à une grande consultation, il est malaisé qu’il en rechappe.<lb/>[…]<lb/>[p. 26] [16 avril 1643] L’après disnée, je fus à Amboille et revins le dimanche au soir. A mon retour, j’appris comme le Roy, se sentant desfaillir, avoit fait sceller des lettres patentes par lesquelles il declaroit la Reyne regente, Monsieur lieutenant general du royaume, M. le Prince chef du conseil, et avoit nommé ceux qu’il desiroit composer le conseil.<lb/>Le lundy matin, M. Pichotel me vint dire les nouvelles, qui estoient la declaration pour la regence, que messieurs du parlement estoient mandés à Saint Germain, que M. d’Emery seroit secretaire d’Estat au lieu de M. Le Tellier, à qui l’on donneroit la charge de lieutenant civil, qu’on luy venoit de dire que le Roy estoit mort, que M. le grand maistre estoit arresté prisonnier. Je fus disner chez Mme de Fourcy, où j’appris les mesmes nouvelles, et tout le monde dans Paris croyoit le Roy mort, et l’on ne tesmoignoit pas grande douleur. Le bruit de la mort du Roy avoit couru sur ce que, le matin, il avoit eu une grande foiblesse et on l’avoit cru mort. Pour M. le grand maistre, ayant eu peur que MM. de Vendosme n’entreprissent contre luy, il avoit envoyé, en diligence, un valet de chambre à Paris avertir ses amis et serviteurs de le venir trouver, et de fait il revint accompagné [p. 27] de trente ou quarante gentilshommes. M. Pichotel me dit que l’on avoit nommé MM. d’Aligre et Bignon, conseillers d’Estat, pour faire l’inventaire des biens de M. le cardinal, et que le lendemain de la disgrace de M. de Noyers l’on avoit fait porter à l’epargne quatorze cent mille livres qui estoient chez M. de Mauroy, appartenant à la succession de M. le cardinal, et que M. de Mauroy en avoit donné l’avis.<lb/>Le soir, apres souper, M. de Breteuil, conseiller de la cour et commissaire en la premiere chambre des requestes du Palais, nous vint voir et nous dit comme ils avoient reçu au parlement, sur les huit heures, une lettre de cachet qui leur ordonnoit d’envoyer des deputés à Saint Germain sur les deux heures, qu’il avoit esté deputé de sa chambre avec M. de Machault, qu’il y avoit eu contestation dans les Enquestes entre les presidens et les conseillers sur ce que la lettre de cachet ne demandoit que deux conseillers de chaque chambre, neantmoins il y avoit eu beaucoup de presidens parmi les deputés, qui tous ensemble s’estoient rendus à Saint Germain sur les deux heures, et estant descendus dans le chasteau neuf avoient esté conduits dans une chambre proche celle du Roy, où M. le chancelier les estoit venu trouver avec un visage fort gai, tenant la declaration du Roy pour la regence en sa main, et leur ayant dit que le Roy les avoit mandés pour leur dire de bouche sa volonté sur la declaration de la regence, il leur fit voir comme le Roy avoit escrit de sa propre main ces mot : comme estant ma tres expresse et derniere volonté, et signé Louis, par la Reyne, Anne, et par Monsieur, Gaston, et par trois secretaires d’Estat, Phelypeaux, Bouthillier, Guenegaud ; qu’incontinent ils avoient esté introduits dans la chambre du Roy, qui estoit tout etendu sur son lit, dont les rideaux estoient levés des trois costés, la Reyne assise au pied du lit, ayant M. le Dauphin devant elle, Monsieur debout aupres, et M. le Prince à la ruelle ; au chevet du lit, le cardinal Mazarin, et aupres de luy M. le chancelier, le reste de la chambre plein de princes et seigneurs ; et s’estant tous avancés autour du lit, et le Roy ayant demandé si tous ces messieurs estaient là, il leur dit avec une voix forte et facile qu’il les avoit mandés [p. 28] pour leur dire que, Dieu l’ayant affligé de plusieurs et grandes maladies, il avoit resolu de donner ordre au gouvernement de son royaume au cas que ce fust le plaisir de Dieu de disposer de sa vie, qu’il avoit fait une declaration que son frere (regardant Monsieur) leur porteroit demain avec M. le chancelier, qu’il leur commandoit de la verifier et de luy rendre en cela et en tout l’obeissance qu’ils luy devoient ; et puis, ayant cessé, il repris que pour les exilés de leur corps, il leur pardonnoit de bon cœur et trouvoit bon qu’ils le vinssent servir dans le parlement. M. le premier president luy ayant fait un petit compliment, ils s’estoient retirés avec M. le chancelier, et, ayant commencé à concerter de l’ordre des seances, M. le chancelier leur avoit tesmoigné que Monsieur desiroit prendre place entre luy et M. le premier president. A quoy ayant esté repliqué que l’ordre estoit que Monsieur prist la place ordinaire sur le banc des conseillers, conforme à la seance observée pour le duc d’Anjou, frere de Charles IX, estant venu au parlement pour la verification des lettres patentes pour sa lieutenance en 1567, M. le chancelier en demeura d’accord.<lb/>[…]<lb/>[p. 33] Le jeudy 23, […] je scus d’un parente de madame de Fourcy, qui revenoit de Saint Germain, que le Roy avoit reçu l’extresme onction sur le onze heures, et qu’il s’affoiblissoit et de voix diminuoit [p. 34] extresmement, que c’estoit une consternation estrange dans Saint Germain. […]<lb/>Le vendredi 24 avril, […] l’on disoit que le Roy se portoit mieux. Apres souper, vint un homme de la part de M. de Chezieres, frere de M. de Collanges, qui revenoit de Saint Germain, nous dire que le Roy se portoit bien mieux, avoit dormi, estoit sans fievre, avoit changé de lit, s’estoit fait nettoyer les dents et peindre la barbe, et qu’on en esperoit bien.<lb/>Le lundy 27 avril au matin, je fus voir M. de Nivion, qui me dit que M. de Montbazon luy venoit de mander que le Roy estoit bien mal.<lb/>[…]<lb/>[p. 35] Le mardy 28 avril, je fus avec mon père chez M. le chancelier, où j’appris que le Roy estoit tres mal, que M. le surintendant venoit d’entrer et conferoit avec M. le chancelier, qui monta incontinent en carrosse pour aller tenir le conseil, et M. le surintendant pour aller à Saint Germain.<lb/>Le jeudy 30 avril, M. des Ouches, gentilhomme chez Monsieur, vint voir mon père, et nous dit que le Roy se portoit bien mieux, que les medecins en avoient bonne opinion, et que Monsieur estoit monté à cheval pour s’en aller rejouir, que le Roy montroit une telle resolution à la mort qu’il ne souhaitoit pas de guerir et qu’il estoit admirable de l’en entendre parler ; que dans ses bonnes heures, il railloit et avoit dit à Monsieur que le jour qu’il reçut l’extresme onction, il avoit pensé eclater de rire, entendant un prestre commencer une antienne d’un mauvais ton, que la Reyne et Monsieur estoient en tres bonne intelligence et le seroient toujours, outre leurs interests communs, y ayant de l’inclination.<lb/>Apres je fus voir M. Briçonnet, qui me dit qu’il avoit esté le jour precedent à Saint Germain, que le Roy se portoit un peu mieux, mais avec si peu de changement que l’on n’en pouvoit rien dire : la cour estoit telle que l’on ne pouvoit plus s’y tourner, M. de Bassompierre plus poli que jamais, que l’on vouloit tirer la demission de M. de La meilleraye de sa lieutenance de Roy en Bretagne au profit de M. de Gesvres, et ce sous pretexte qu’il en avoit le gouvernement.<lb/>[…]<lb/>[p. 37] Le samedy 2 mai, […] arriva un courrier de Saint Germain qui dit que le Roy se portoit mieux et avoit assez bien dormi la nuit.<lb/>[…]<lb/>[p. 38] Le lundy, M. de Saint Poange nous dit comme M. Le Tellier estoit arrivé et aussytost allé à Saint Germain, mais qu’il n’avoit point de nouvelles qu’il eust encore presté le serment ; il ne doit avoir qu’une commission de six mois. […] Pour la santé du Roy, elle diminuoit en ce qu’il n’y avoit aucun mandement ; mais sa resolution estoit telle qu’il ne souhaitoit avoir assez de santé pour pouvoir, de son vivant, donner la paix à la France. […]<lb/>Le mardy matin, […] j’allai avec mon père disner chez M. de Leon. M. d’Emery y vint apres, qui nous dit que le Roy se portoit bien mieux, que M. Bouvard, premier medecin, en esperoit beaucoup et avoit fait renvoyer les autres medecins, esperant qu’il pourroit gouverner la maladie du Roy sans assistance. Il nous dit que M. Le Tellier avoit fait le matin le serment, entre les mains du Roy, de la commission de secretaire d’Estat pour six mois, que le Roy y avoit à peine consenti, disant que, pour exercer la commission, [p. 39] M. Le Roy, premier commis, suffisoit, que M. Le tellier vouloit donner cent mille ecus de la demission de M. de Noyers et qu’il n’en voudroit point pour ce prix.<lb/>[…]<lb/>Le mercredy 6 mai, au conseil des finances, où estoit M. le Prince. Pendant le conseil, il reçut nouvelles de Saint Germain, en dit seulement un mort à M. le chancelier et au surintendant, ce qui faisoit juger qu’elles n’estoient pas bonnes. Neantmoins, tout le monde disoit que le Roy se portoit bien mieux. […]<lb/>Le vendredy 8 mai, conseil des parties. M. le chancelier estoit revenu la veille de Saint Germain. La maladie du Roy estoit en mesme estat.<lb/>[…]<lb/>[p. 40] Le lundy au soir, 11 mai, M. de Collanges nous dit que le Roy estoit tres mal : les oses luis perçoient la peau et il estoit si foible qu’il ne pouvoit lever la teste ; il le savoit de M. Mercier, qui venoit de Saint Germain avec M. d’Angoulesme.<lb/>[…]<lb/>Le jeudy 14 mai, feste de l’Ascension, j’allais aux Minimes entretenir mon frere. Au sortir, je trouvai un de MM. de Collanges, appelé Saint Aubin, qui me dit que l’abbé de Fiesque luy venoit de dire que [p. 41] le Roy estoit mort ce matin à huit heures et que la Reyne reviendroit l’apres disnee. Au retout des Minimes, M. de Langlé me dit la mesme chose. Pendant le disner, nous envoyasmes un laquais chez M. de Malbranche, dans le faubourg Saint Honoré, pour avoir une chambre sur la rue pour voir entrer la Reyne. Nous y fusmes incontinent apres le disner. Nous rencontrasmes l’autre de Collanges, appelé Chezieres, qui revenoit de Saint Germain ; il nous dit que le Roy n’estt point mort. Nous ne laissasmes pas de nous placer dans nostre chambre. Nous estions mon frere, ma femme, sa demoiselle et moy. Jamais il ne se vit un si grand concours de peuple et de carrosses pour sortir la porte. Nous passasmes là l’apres disnée, où l’on nous fit la collation. Nous vismes Le Nostre des Tuilleries, que nous fismes monter avec nous. Sur le soir, passa Monsieur. Le comte de Bruslon nous dit que le Roy avoit esté le matin trois heures en foiblesse telle qu’on l’avoit cru mort, mais qu’il n’estoit mort qu’à deux heures et que la Reyne ne viendroit que le lendemain. Apres ce nous revinsmes par le quai du Louvre, qui estoit gardé par six ou sept compagnies du regiment des gardes.<lb/>Tout le monde publioit la mort pieuse du Roy, ses sentimens, sa connoissance. Vingt quatre heures avant que de mourir, il avoit conjuré la Reyne et Monsieur de vivre en bonne intelligence pour l’honneur de Dieu, leur interest chacun en particulier, l’interest de son fils, l’interest de toute la France ; il fit sur la mort des remarques admirables. Il est mort le jeudy, jour de l’Ascension de Nostre Seigneur, apres avoir regné trente trois ans entiers, à deux heures pres. Il n’a jamais eu de contentement en sa vie, qui a toujours esté traversée ; il a fait de grandes choses, mais sous la conduite de ses favoris, particulierement sous celle du cardinal qui, pendant vingt ans, ne luy a jamais fait faire les choses que par la contrainte, de sorte que, pendant sa maladie, il disoit que les peines et contraintes que le cardinal avoit faites sur son esprit l’avoient reduit en l’estat où il estoit.<lb/>Le vendredy 15 mai, nous allasmes, mon frere, ma femme, mademoiselle Anne Tillier et moy, des neuf heures du matin, dans nostre [p. 42] mesme chambre, qui appartenoit à une Mme Grandjuge, femme d’un lieutenant suisse, et dependoit de la maison de M. de Malbranche. Nous y demeurasmes jusques à cinq heures du soir, que passa la Reyne. Jamais tant de carrosses et tant de peuple ne sortirent de Paris. A onze heures, les seigneurs qui revenoient de Saint Germain commencerent à passer, qui à cheval, qui en carrosse. Jamais l’on ne vit tant de carrosses à six chevaux et chariots de bagage. M. le Prince passa sur les onze heures avec une troupe de vingt cinq chevaux, presque toujours teste nue. Sur le soir, M. de Bruslon passa, qui se vint mettre avec nous et nous dit que toute les troupes s’estoient mises en bataille dans la garenne de Saint Germain, en attendant la Reyne, qui y avoit esté accompagnée de tous les princes et seigneurs à cheval, et puis avoient tous pris les devans, que cela avoit esté fort beau à voir. Sur les trois heures et demie passerent M. de Montbazon, le president Boulanger, prevost des marechaux, et ensuite tous les officiers de la ville à cheval pour aller recevoir le Roy à la porte et luy faire harangue.<lb/>Sur les quatre heures commencerent à passer les premieres troupes, scavoir la moitié du regiment des gardes françoises, les officiers estoient à la teste de leurs compagnies, apres moitié du regiment des gardes suisses, à la teste estoit M. de La Chastre, leur colonel, et apres leurs officiers ; marchoient ensuite les mousquetaires à cheval, conduits par M. de Treville, leur lieutenant, apres les chevau legers, conduits par le marechal de Schomberg, leur lieutenant. Venoit ensuite le carrosse des ecuyers de la Reyne, puis marchoient à pied les gardes de la porte, les gardes du corps françois et les cent suisses. Apres estoient le carrosse ; la Reyne estoit sur le devant, avoit le Roy à sa droite et Monsieur à sa gauche. M. le duc d’Orleans, leur oncle, estoit seul à la portiere du costé de Monsieur. Mesdames de [p. 43] Lansac et de Brassac estoient à l’autre portiere. Madame la Princesse estoit au fond. Le carrosse estoit entouré de valets de pied du Roy. Derriere estoient à cheval trois capitaines des gardes, et le duc de Saint Simon qui, comme premier ecuyer, portoit la petite epée du Roy suivoient les gens d’armes et puis le carrosse des filles de la Reyne, apres l’autre moitié du regiment françois, et puis l’autre moitié du regiment des suisses. Apres estoit le carrosse de madame la Princesse, le petite carrosse du feu Roy avec les six chevaux isabelles que je luy avois vu mener, et puis le carrosse des femmes de chambre. C’estoit une tres grande acclamation de Vive le Roy ! lorsqu’il passoit. Il tesmoignoit une tres grande joie de voir tou ce peuple, et il n’en estoit point etonné, quoyqu’il n’eust point esté à Paris. Je ne le vis point, mais seulement Monsieur, qui est le plus beau prince qui se puisse voir. Tout le monde estoit amoureux de voir ces deux princes et ils disputoient ensemble à qui estoit le plus beau. Ils allerent descendre au Louvre et la Reyne manda à messieurs du parlement qu’ils eussent à différer jusques au lendemain à la venir saluer, qu’elle vouloit se reposer.<lb/>Pour le feu Roy, chacun disoit qu’il estoit mort comme un saint, et le comte de Bruslon m’a dit qu’apres cette grande foiblesse estant revenu, et M. Bouvard s’estant approché pour luy taster le poul, le Roy luy dit : « Bouvard, tu m’as promis de me dire de temps en temps combien j’ai encore à vivre ». Sur quoy Bouvard luy ayant repondu qu’il n’avoit pas encore une heure, il s’ecria : « Ah : la bonne nouvelle ! », demanda de nouveau pardon à tout le monde, et pria Dieu avec une devotion admirable. Il s’estoit confessé à M. de Lisieux trois jours auparavant et en estoit demeuré si satisfait qu’il disoit n’avoir jamais esté plus content. Le lendemain de sa mort, il fut ouvert en presence du duc de Nemours et du marechal de Vitry, deputés à cet effet, estant de l’ordre que l’ouverture se fist en presence d’un prince et d’un officier de la couronne. Il avoit un abces dans le poumon, [p. 44] un dans le mesentere, un dans le foie et un dans le rein ; il avoit les boyaux percés et dans le creux de l’estomac un sac plein de vers. Les uns disant que ce sont les vers qui les ont percés, les autres que c’est du poison. Neantmoins l’on dit que les medecins ont donné certificat comme il n’y avoit pas de poison. Dans le petit ventre, il y avoit une telle corruption que ceux qui l’ouvroient penserent crever.<lb/>On laissa aupres du corps un lieutenant avec vingt cinq gardes ; il fut exposé sur un lit de velours rouge, le corps entre deux draps avec une camisole blanche et son bonnet de nuit, sans aucune ceremonie, ainsy qu’il avoit bien desiré ; huit prestres autour de son lit, une croix et deux chandeliers, sans couronne ni sceptre sur son lit. Il doit estre porté lundy à Saint Denys sans ceremonie. Voilà pour humilier les Roys et leur faire connoistre qu’ils meurent comme les autres hommes.<lb/>[…]<lb/>M. de Beaufort a grande creance aupres de la Reyne, et s’en fait fort valoir, ce qui donne dejà peine. Il eut querelle à Saint Germain apres la mort du Roy avec M. le Prince. La Reyne l’ayant prié de faire retirer tout le monde de sa chambre, estant fort incommodée, il s’adressa à M. le duc d’Orleans, qui, à l’heure mesme, partit, et puis dit tout haut : « Messieurs, retirez vous ». Et M. le Prince luy ayant [p. 45] dit : « De quoy vous meslez vous ? », il repliqua : « D’obeir à la Reyne, estant resolu absolument d’obeir aux commandemens de la Reyne et de Monsieur ». Survint M. de Vendosme, qui pria le Prince d’excuser la promptitude de son fils et trouver bon qu’il lui en fit des excuses. M. le Prince se retira en sa chambre, où M. de Beaufort le fut trouver, puis retourna en sa chambre, où M. le Prince le fut visiter.<lb/>[…]<lb/>[p. 353] Le mardy 17 juillet [1646], M. l’evesque d’Agoulesme me dit que M. le prince de Galles estoit à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 360] Le mardy [21 août], nous partismes de Paris, mon père et moy, pour aller coucher à Sucy, et le lendemain nous arrivasmes à Fontaineblau à deux heures. J’allai au chasteau aussytost avec mon père, où nous vismes le bal que la Reyne donnoit à la reyne d’Angleterre. La reyne d’Angleterre avoit la droite, et parce que le prince de Galles ne s’assit jamais devant sa mere, le Roy se tint debout.<lb/>[…]<lb/>[p. 362] Le vendredy 7 septembre, M. le duc d’Orleans et M. le cardinal partirent pour venir à Paris. On disoit que c’estoit pour ne pas abandonner Monsieur qu’il ne fust entierement persuadé ; mais, en effet, c’estoit pour aller voir le prince de Galles à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 390] Le vendredy 9 aoust [1647], le Roy et la Reyne arriverent à Paris, ayant disné à Saint Germain en Laye, pour visiter la reyne d’Angleterre. Ils revenoient de Dieppe.<lb/>[…]<lb/>[p. 449] [19 février 1648] Le Roy et la Reyne estoient allés voir cette journée, à Saint Germain, la reyne d’Angleterre. Les uns disoient que le Roy avoit esté mené à Londres, où le parlement lui faisoit son proces, les autres qu’ils luy avoient coupé le col, et declaré sa race indigne de la couronne d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 464] Le jeudy 19 mars, au Palais, j’appris que la Reyne avoit tesmoigné grande satisfaction de la soumission du parlement, qu’il y avoit eu un si grand concours de noblesse au Palais Royal, lorsque messieurs du parlement y estoient allés, qu’ils avoient eu toutes les peines du monde d’entrer dans le cabinet. L’apres disnée, je fus voir M. du Bignon, qui me dit la mesme chose et que, lorsqu’ils porterent l’arresté, l’on avoit attendu le retour de Monsieur, de Saint Germain ; qu’ils ne l’avoient presenté qu’à huit heures du soir ; que la Reyne l’avoit reçus sans respondre mot.<lb/>[…]<lb/>[p. 556] [26 août] Comminges, lieutenant des gardes de la Royne, alla chez M. de Bruxelles, le trouva sortant de table, le pressa de le suivre avec quelques paroles rudes, et l’emmena en pantouffles et en manteau, et ce parce qu’il craignoit la rumeur ; il l’empescha de prendre aucun livre. Le peuple courut apres le carrosse, qui rompit pres du [p. 557] Palais. Là on le menaça du poignard s’il parloit, en disant que l’on en avoit ordre. Comminges fit descendre une damoiselle qui passoit [p. 558] en carrosse, fit monter M. de Buxelles dedans sa voiture et l’emmena vers le Palais Royal. Le peuple qui suivoit fut arresté par les [p. 559] gardes. Au Palais Royal, ils trouverent un autre carrosse avec lequel ils le menerent à Madrid, où ils le firent chasser, et de là à Saint [p. 560] Germain en Laye, d’où il partit le jeudy, et le ramenerent par la France pour le conduire à Sedan.<lb/>[…]<lb/>[p. 572] Le dimanche 13 septembre, je fus pour aller à la messe du Roy. J’appris de M. Rose que le Roy estoit parti des six heures du matin avec M. le cardinal pour Ruel, que la Reyne iroit l’apres disnée, que M. de La Meilleraye estoit aussy parti. Chacun commençoit à parler comme d’une fuite de Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 578] [22 septembre] M. le premier president fut obligé d’aller à Saint Germain des l’apres disnée. M. le president de Longueil fut deputé avec deux conseillers pour aller convier les princes. […]<lb/>Le mercredy 23 septembre, je fus au parlement, où M. le premier president fit la relation de ce qui s’estoit passé à Saint Germain. Il dit qu’aussytost qu’ils furent arrivés, on les fit entrer dans le cabinet où estoit la Reyne, M. le duc d’Orleans, M. le Prince, M. le prince de Conty, M. le duc de Longueville et M. le chancelier ; qu’ayant tesmoigné à la Reyne les apprehensions qu’avoit données la sortie du Roy si extraordinaire et sans aucune marque de la majesté royale, que les meubles enlevés de toutes les personnes de la cour donnoient sujet de craindre que l’on ne voulust entreprendre quelque chose, que ces inquietudes estoient une marque de la veritable affection que les habitans de Paris avoient pour leur Roy, que le parlement, [p. 579] en ayant connu la consequence, les avoit deputés pour la supplier de vouloir, par sa presence, dissiper toutes ces apprehensions que les ennemis du repos public alloient augmentant et de faire retirer les troupes que l’on disoit s’approcher de Paris.<lb/>Sur ce, la Reyne luy avoit dit que les apprehensions de Paris estoient sans aucun fondement, qu’elle avoit donné aux colonels et capitaines toutes les assurances de son affection pour Paris, que la saison avoyt convié le Roy à sorti, que s’il estoit sorti le matin, c’estoit une marque de son impatience quand il alloit aux champs, qu’elle n’estoit sortie que l’apres disnée, avoit esté tout le matin par la ville fort peu accompagnée, pour marquer sa confiance, qu’elle n’avoit aucun ressentiment du passé et qu’elle retourneroit bientost à Paris.<lb/>M. le premier president ajouta que M. le duc d’Orleans leur avoit dit ensuite qu’il avoit esté convié par les deputés du parlement de s’y trouver le lendemain, mais qu’il n’iroit pas, ayant appris que les propositions qui s’y faisoient estoient contre le service du Roy et le bien de l’Estat, qu’il n’abandonneroit point la Reyne, que M. le Prince avoit dit la mesme chose et M. le prince de Conty et M. de Longueville.<lb/>[…]<lb/>[p. 580] L’apres disnée, tout Paris estoit en alarme : l’on avoit enlevé des la veille le petit Monsieur, dans une chaire, et on l’avoit mené à Rueil. Le jour mesme, le Roy et la cour estoient allés à Saint Germain : l’on [p. 581] disoit que c’estoit pour s’enfuir. Chacun voulut faire provision de pain et de blé, dont il y eut grand bruit aux halles. L’on pilla un demy muid de blé aux jesuites. Force gens voulurent enlever leurs meubles, dont il y en eut de pillés, un au marquis de Laigle, l’autre à Mme de Bretonvilliers, où on luy prit huit mille francs. On a dit depuis que celuy dont elle avoit reçu cet argent en avoit esté la cause.<lb/>Le jeudy 24 septembre, le parlement s’estant assemblé, l’on dit que M. de Choisy et le chancelier de Rivière demandoient à entrer de la part de M. le duc d’Orleans et de M. le Prince. On les fit entrer et seoir entre les conseillers vis à vis des presidens. Ils presenterent chacun une lettre de la part de leur maistre, avec protestation de service pour la compagnie. Apres lecture faite des deux lettres, par lesquelles les deux princes demandoient des deputés pour entrer en conference à Saint Germain, les envoyés s’estant retirés, la conference fut acceptée par tous, mais quelques uns vouloient qu’elle se fist dans l’hostel de ville. Neantmoins, il passa à aller à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 603] Le mercredy 6 janvier [1649], feste des roys, à sept heures, Mme de Sevigny m’envoya dire que le Roy estoit parti la nuit ; jamais nouvelle ne me surprit tant. J’allai chez M. de Lamoignon, où la mesme nouovelle me fut confirmée, que la porte Saint Honoré estoit gardée, et que le peuple avoit forcé le bagage du Roy de rentrer dans le Palais Royal. Je revins donner ordre pour avoir du pain pendant huir jours. La pluspart de la cour se hastoient de partir, mais la pluspart des portes estoient fermées, et personne ne sortoit. L’on pilloit les chariots qui vouloient sortir. Jamais l’estonnement ne fut plus grand : le parlement s’assembla l’apres disnée et donna arrest que les bourgeois se mettroient en armes pour la seureté de la ville, que l’on ne laisseroit sortir personne. Il enjoignit au prevost des marchands de tenir la [p. 604] main pour faire venir des vivres, avec deffense aux gouverneurs des places de recevoir des garnisons. […]<lb/>[p. 606] L’Hostel de ville deputa, sans en parler au parlement, les sieurs Fournier et Helyot, eschevins, et les sieurs Barthelemy d’Oinville et [vide], conseillers de ville, pour aller à Saint Germain. Pour nous, maistre des requestes du quartier de janvier, nous envoyasmes Engrand, nostre huissier, pour recevoir les ordres de M. le chancelier et l’assurer que nous les executerions.<lb/>Cependant les portes estoient gardès tres exactement, en sorte que le bagage du Roy, ayant voulu sortir fut repoussé dans le Palais Royal. L’estonnement estoit grand, chacun doutant à quoy se resoudre. J’oubliois qu’au parlement l’on avoit arresté d’establir la chambre de police et, à cet effet, mandé aux compagnies d’y deputer pour le lendemain apres disner.<lb/>[p. 607] Le vendredy 8 janvier, ayant esté deputé des maistres des requestes, MM. Pinon, Chomel, Tillier et moy, pour assister au parlement, je m’y trouvai de tres bonne heure et remarquai grande consternation. M. le premier president et M. Le Coigneur s’entretenant avec chaleur, le premier president luy disant qu’il avoit esté surpris à la nouvelle de la sortie du Roy, et que sa proposition avoit fait prendre ce party, et qu’il ne scavoit que penser de tout cecy. […]<lb/>Apres, ayant esté annoncé que les gens du Roy estoient de retour de Saint Germain, ils furent mandés. M. Talon, suivi de M. le procureur general et de M. Bignon, dit que, suivant les ordres de la compagnie, ils s’estoient mis sur le chemin de Saint Germain, et, passant par la rue Saint Honoré, avoient rencontré une populace assemblée, armée et furieuse, sans ordre ni commandement, et avoient avec peine sorti la porte au peril de leurs personnes ; qu’ayant passé le pont du Pec, estant au haut de la montagne, ils avoient esté arrestés de la part de la Reyne par un gentilhomme qui leur avoit dit qu’elle l’avoit envoyé vers eux pour scavoir s’ils venoient comme particuliers ayant executé les volontés du Roy, que s’ils venoient de la part du [p. 608] parlement parti pour Montargis, ils estoient les bienvenus, mais que s’ils venoient de la part du parlement seant à Paris, ils n’avoient qu’à retourner et que la Reyne leur deffendoit de passer outre.<lb/>Sur quoy luy ayant demandé son nom pour scavoir qui leur portoit ce commandement, apres quelques refus, il leur avoit dit enfant qu’il s’appeloit Sanguin, maistre de l’hostel ordinaire du Roy. Apres quoy, luy ayant dit qu’ils ne recevoient de parole de la Reyne que par la bouche de M. le chancelier, qu’ainsy ils ne pouvoient deferer à son commandement ; qu’ils auroient bien souhaité parler à la Reyne, mais qu’au moins ils demandoient à parler à M. le chancelier ; qu’ils avoient enfin obtenu qu’il iroit en faire instance de leur part, mais à condition de ne partir de leur place, où ils avoient attendu un bon quart d’heure ; que ce mesme gentilhomme estoit revenu leur dire que M. le chancelier ne pouvoit parler à eux s’ils ne venoient de la part du parlement obeissant et parti pour Montargis, et qu’ils eussent à s’en retourner sans passer plus avant ; qu’ils luy avoient encore demandé de pouvoir entrer dans le bourg pour y passer la nuit, n’estant pas heure de retourner, estant neuf heures ; qu’il estoit retourné une seconde fois et leur estoit revenu dire qu’ils pouvoient entrer dans le bourg.<lb/>Ce qu’ayant fait, ils estoient descendus à la Conciergerie, où M. de Longueil les avoit bien reçus ; que là ils avoient vu M. de Guenegaud, secretaire d’Estat, M. son frere et M. Tubeuf ; qu’ayant fait instance pour parler à M. le chancelier, et la Reyne l’ayant enfin trouvé bon, ils avoient esté introduits dans son cabinet, où luy ayant voulu parler, il avoit d’abord pris la parole, pour leur dire qu’il ne pouvoit les entendre venant de la part du parlement seant à Paris et desobeissant ; que la Reyne estoit fort offensée du mespris qu’ils avoient fait de ses ordres ; qu’ils avoient refusé d’entendre le sieur de Lisle et de recevoir son paquet ; que la reyne vouloit qu’ils y obeissent, et il mit le paquet es mains de M. le procureur general [p. 609] pour le porter à la compagnie (et au mesme temps, M. le procureur general le mit sur le bureau) ; que M. le chancelier leur avoit ensuite tesmoigné que la Reyne n’avoit pu souffrir toutes ces assemblées et qu’au prejudice de sa parole le parlement eust recommencé apres la Saint Martin ; qu’elle vouloit estre obeie. Sur quoy, estant retirés, ils estoient partis la nuit pour estre à l’entrée de l’assemblée de Messieurs ; qu’il pouvoit dire qu’il avoit reconnu une tres grandes consternation sur tous les visages des estranges desseins que l’on avoit pris contre le parlement, s’il n’obeissoit ; que, pour cela, les troupes avançoient de tous costés, commandées par M. le duc d’Orleans et M. le Prince ; qu’il pouvoit assurer qu’à l’heure qu’il parloit Paris estoit bloqué et tous les passages des vivres fermés.<lb/>[…]<lb/>[p. 614] [9 janvier 1649] M. Fournier dit ensuite qu’ayant esté deputé de l’Hostel de ville, il estoit allé à Saint Germain avec un eschevin et deux conseillers de ville et, ayant esté introduits en suite des deputés de la chambre des Comptes et de la cour des Aydes, ils s’estoient jetés aux pieds du Roy et de la Reyne, et qu’il leur avoit dit que la bonne ville de Paris les avoit deputés pour venir tesmoigner son desplaisir d’avoir perdu la presence de son Roy et de voir tous les preparatifs pour estre assiegée, que cette ville, qui avoit tousjours esté obeissante et fidele, et qui conservoit par son exemple les autres villes du royaume, ne pouvoit s’imaginer pourquoy elle tomboit dans l’indignation de son Roy dans un temps qu’elle ne respiroit que son service, et de voir ses mains armées pour la destruction d’une si belle ville ; qu’ils le supplioient de ne pas vouloir ruiner et perdre une ville que le roy son grand père Henry le Grand avoit ornée et augmentée, qu’ils esperoient que la Reyne, qui, ayant eu l’honneur de donner à la France son Roy et Monsieur son frere, pouvoit estre appelée la mere de l’Estat, ne deschireroit pas ses propres entrailles et ne ruineroit pas le royaume de son fils, qu’elle auroit compassion du miserable estat de la ville, des hospitaux et des communautés de religieuses, qui sont dans une consternation epouvantable, et enfin auroit pitié de son paure peuple, et que ne pouvant mieux exprimer la douleur de Paris que par ses larmes, sa parole luy avoit manqué.<lb/>Le sieur Fournier ajouta que la Reyne avoit respondu qu’elle aimoit la bonne ville de Paris, mais qu’elle vouloit estre obeie par le parlement, que c’estoit luy seul qui resistoit à ses volontés, et que, le [p. 616] parlement sortant par une porte, elle rentreroit par l’autre avec toute sorte d’abondance ; qu’ils s’estoient jetés aux pieds de tous les princes pour les prier d’interceder pour eux, mais qu’ils n’avoient pu rien obtenir, et enfin avoient esté obligés de se retirer. […]<lb/>[p. 617] L’apres disnée, j’appris que les deputés de la chambre des Comptes et de la cour des Aydes avoient esté bien reçus, à condition qu’ils ne parleroient point du parlement. M. Amelot ayant harangué, et la Reyne luy ayant dit que le parlement estoit dans la desobeissance, il luy repliqua : « C’est luy neantmoins, Madame, qui a conservé la couronne à la maison de Bourbon et qui vous a declaré regente ». La Reyne luy repartit : « Vous dites cela sans ordre de votre compagnie ; elle vous desavouera pour une seconde fois. Vous estes un fat, et, si ce n’estoit la consideration de ceux qui sont avec vous, je vous ferois mettre en prison ». M. le Prince ajouta : « Madame, vous luy faites tort : il faut l’envoyer aux Petites Maisons, c’est un fol ». Pour la chambre des Comptes, la Reyne leur offrit des logemens dans Saint Germain. Ils respondirent qu’ils estoient obligés de retourner à Paris rendre compte à leur compagnie. Je vis M. d’Angoulesme, qui tesmoignoit vouloir estre arbitre et mediateur entre le Roy et le parlement. M. d’Avaux se retira à Saint Germain dans un carrosse des deputés, habillé en maistre des comptes.<lb/>[…]<lb/>Le mercredy 13 janvier, M. le president Perrot proposa d’assister la reyne d’Angleterre de quelque argent, estant en grande extremité. Chacun l’approuva. Cependant l’affaire mise en deliberation, quelques uns dirent qu’il falloit n’estre pas si facile à donner de l’argent dans la necessité presente. Il fut arresté d’envoyer sans faire eclat le greffier de la cour mettre es mains de son tresorier vingt mille livres [p. 629] pour un mois, et faire excuse sir la compagnie n’avoit pu faire davantage.<lb/>[…]<lb/>[p. 631] [14 janvier] L’on dit de Saint Germain que la consternation y est tres grande. L’on s’y retranche les vivres, qui sont plus chers qu’à Paris, toute la cour faisant remonstrance à la Reyne de l’estat auquel elle reduit la France par son opiniastreté. L’on dit que M. le duc d’Orleans est observé, et que M. le Prince seul veut soustenir cette affaire et qu’il est furieux, que hors les Allemandes, toutes les troupes promettent de ne se point deffendre contre les Parisiens, que M. de Vitry est arrivé, que l’on a arresté à Saint Germain Bussy Lamet et, en contre [p. 632] echange que M. le prince de Conty a fait arrester l’evesque de Dol, resolu de luy faire pareil traitement que l’on fera à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 639] Le vendredy 22 janvier, nous deliberasmes au Palais sur les rapports à nous faits par Herbin que M. le chancelier, le lendemain des Roys, à Saint Germain, luy avoit donné charge de nous avertir d’aller à Saint Germain quand nous pourrions, qu’il en avoit dit autant à M. de Leon, qui avoit dit que, quand M. le chancelier luy escriroit, il demanderoit un passeport. Les uns estoient d’avis de ne rien dire, les autres, dont j’estois, de demander passeport au parlement pour nostre descharge, scachant bien qu’il nous seroit refusé. L’on voulut se lever sans rien conclure ; ceux de mon avis dirent qu’ils vouloient que les avis fussent escrits et les noms, afin de les faire voir [p. 640] un jour à la cour. Cela fit bruit. Enfin chacun revint à nostre avis. Je scus que M. d’Angoulesme, sortant de la ville avec passeport, avoit esté refusé, les gens de M. de Guenegaud, tresorier de l’Espargne, ayant esté reconnus parmy les siens.<lb/>[…]<lb/>[p. 643] [26 janvier] M. d’Angoulesme partit pour Saint Germain et alla par Corbeil.<lb/>[…]<lb/>[p. 646] Le dimanche 31 janvier, […] je scus que M. d’Angoulesme avoit esté obligé de passer par Corbeil et n’arrivoit que ce soir à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 652] Le samedy 6 fevrier, ayant scu que M. l’archevesque de Toulouse estoit revenu de Saint Germain et avoit attendu cinq heures à la porte pour rentrer, je fus chez luy et vis M. de Montchal, qui me dit comme M. de Toulouse, passant à Saint Cloud, y avoit saluté M. me Prince et M. le cardinal, lequel luy ayant dit : « Eh bien ! Monsieur, nous apportez vous la paix ? » Il luy avoit respondu : « Monsieur, elle est en vos mains, puisque si vous vous vouliez retirer, elle seroit bientost faite ». A quoy M. le cardinal avoit respondu que, s’il ne tenoit qu’à cela pour conserver l’autorité du Roy et donner la paix, il se retireroit tres volontiers ; qu’à Saint Germain il avoit entretenu la Reyne, qui avoit escouté favorablement tout ce qu’il luy avoit dit, avoit beaucoup pleuré et tesmoigné toutes les bonnes dispositions pour un accommodement, et dit que pourvu qu’elle pust conserver l’autorité du Roy son fils, elle aimeroit mieux la douceur que la violence ; qu’il avoit aussy entretenu M. le Prince, qu’il avoit trouvé fort raisonnable, et que, dans tout Saint Germain, la paix estoit souhaitée.<lb/>[…]<lb/>[p. 670] [18 février] Les gens du Roy entrerent ensuite et M. Talon dit que, suivant les ordres de la compagnie, ils avoient vendredy dernier rendu response au herault, avoient escrit en mesme temps à M. le chancelier pour avoir audience de la Reyne, et à M. Le Tellier pour avoir leur passeport, leur route et l’escorte, et que le sieur Petit, qui accompagnoit le herault, s’estoit chargé de les rendre ; que le dimanche ils avoient escrit une seconde fois par un courrier, ce qui c’estoit trouvé necessaire parce que le sieur Petit n’avoit pas rendu leurs lettres, ainsy qu’ils n’avoient eu leur passeport que le mary au soir ; qu’ils estoient sortis de la ville le mercredy à sept heures du matin, avoient trouvé un trompette du Roy hors la porte, et au couvent des minimes de Nigeon une brigade des gens d’armes de la Reyne commandée par le marechal des logis, et qu’à la dernier porte du bois de Boulogne M. le marechal de Grammont les avoit abordés, s’estoit mis dans leur carrosse, les avoit fait descendre chez luy à Saint Cloud, où s’estant rechauffés un moment, sa compagnie des gardes les avoit conduits à Ruel, où ils avoient trouvé la compagnie des chevaux legers du Roy, qui les avoit escortés jusqu’à Saint Germain. Ils estoient descendus suivant leur ordre chez M. Le Tellier, estoient [p. 671] allés chez M. le chancelier le prier de demander audience pour eux à la Reyne, qui les avoit remis apres disner ; que la Reyne ayant esté à vespres et au sermon, ils n’avoient esté admis à l’audience que sur les sept heures, avoient esté conduits dans le chasteau et avoient passé par la chambre du Roy, qui soupoit, que ses officiers s’estoient mis en haye pour empescher que le Roy ne les vist et qu’ils ne fussent obligés à le saluer ; qu’ils estoient entrés dans la chambre où estoit la Reyne avec son conseil, que l’ayant saluée ils luy avoient dit que vendredy dernier le parlement, estant assemblé à son ordinaire, avoit esté averti qu’il y avoit un herault à la porte Saint Honoré qui demandoit à entrer dans la ville et à parler au parlement, que cette nouveauté l’avoit extresmement surpris, neantmoins que revenu de cet estonnement et ayant fait reflexion sur eux mesmes et consideré que les heraults ne s’envoient qu’aux souverains ou à ceux qui le croient estre (à Dieu en plaise, Madame, qu’ils aient jamais eu cette pensée), et au contraire qu’ils n’avoient autre autorité que celle du Roy et autres sentimens que ceux de ses tres humbles et tres fideles sujets, le parlement avoit cru ne pouvoir entendre ce herault, mais par un sentiment de respect et de soumission et en mesme temps les avoit envoyés devant Sa Majsté pour la supplier de ne les vouloir par traiter autrement que comme ses tres humbles sujets, ainsy qu’ayant refusé le herault ils se presentoient devant elle sans autre armes que leur habit de magistrature et venoient comme ce grand prestre dont il est question dans l’Ecriture qui, pour flechir l’ire de Dieu, ne se servit d’autres armes que de la soumission dessus ses levres et de la confiance dans le cœur ; que de cette manière, ils esperoient flechir la colere de Sa Majesté et reclamer sa bonté pour une compagnie qui n’avoit autres sentimens que de respect et de soumission et n’avoit autre realité qte de ses tres humbles et tres fideles sujets.<lb/>[p. 672] Sur quoy, la Reyne ayant dit à M. le chancelier de respondre, il leur avoit dit que la Reyne estoit tres satisfaite des paroles de soumission et de respect du parlement, mais qu’elle souhaitait en voir des effets ; qu’elle avoit tousjours eu bonté pour la compagnie et qu’elle les pouvoit assurer qu’elle ne vouloit de mal à aucun de la compagnie, et qu’elle donnoit seureté entiere toute entiere pour les personnes, pour les biens et pour les charges de qui que ce soit, tant en general qu’en particulier. Ensuite M. le duc d’Orleans et M. le Prince avoient donné les mesmes assurances, et la Reyne leur avoit enjoint de luy faire scavoir la response du parlement.<lb/>[…]<lb/>[p. 678] [20 février] Les nouvelles estoient publiques qu’à Saint Germain M. le Prince et M. le duc d’Orleans estoient brouillés sur le passeport des gens du Roy, le dernier voulant la paix.<lb/>[…]<lb/>[p. 680] [22 février] L’on parla d’un rôle de taxes faites à Saint Germain sur presque tous les bourgeois et officiers de Paris à cause de leurs terres à la campagne. L’imprimé estant donné à lire, on lut d’abord un arrest du conseil d’en haut par lequel le Roy, pour la subsistance de son armée, ordonnoit que les maisons de campagne appartenant aux bourgeois de Paris seroient taxées, au payement desquelles taxes les receveurs et fermiers des terres seroient contraints par vente des meubles estant esdites maisons, materiaux d’icelles et coupe des bois de haute futaie. A la suite de cet arrest estoit un role des maisons taxées, dont les deniers seroient reçus par Longuet. le premier article estoit de la terre de Champlastreux et du Plessis appartenant au sieur Molé, cy devant premier president du parlement transferé à Montargis, taxé à 8000 livres ; M. Nicolaï, à cause de Goussainville, taxé de mesme ; M. de Montmort taxé 4000 livres ; les presidens de la cour ensuite taxés à 6000 livres ; les maistres des requestes taxés à 3 et 4000 ; les conseillers à 2000. On les appeloit cy devant conseillers, ils estoient tous nommés sans ordre ; tous les frondeurs y estoient, et beaucoup d’autres. Il y avoit plus de deux cents articles, dont la somme totale se montoit à plus de 500000 livres. Je n’y suis point nommé à cause d’Amboille. Ledit rôle, arresté au conseil d’en haut, estoit signé Guenegaud. […]<lb/>[p. 681] Il fut donné arrest de deffences et, en cas que l’on passast outre, l’on useroit de represailles sur les maisons des gens de la cour à Paris. M. le premier president voulant empescher cette deliberation dit que cet imprimé n’avoit esté signifié à personne, et ainsy n’estoit point public. Il demanda qui l’avoit donné ; M. de Blancmesnil dit que c’estoit luy, et que l’on le luy avoit envoyé de Saint Germain. Le premier president repeta : « de Saint Germain, Monsieur ? », le voulant taxer de correspondance. De quoy Blancmesnil s’offensa, et dit qu’il n’avoit point de correspondance à Saint Germain. Le premier president repliqua qu’il ne l’avoit point pensé. […]<lb/>L’on arresta encore de deputer vers la reyne d’Angleterre pour se condouloir de la mort du roy d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 690] Le samedy 27 février, je fus au Palais pour entendre devant le feu la relation de la deputation du premier president. L’on dit que Brie estoit pris et que Bourgogne, gouverneur, s’estoit retiré dans le chasteau, que nostre convoy avoit bien reussi et que l’on estoit allé querir du blé jusques à sept lieues de Paris dans la France, qu’il en estoit arrivé beaucoup.<lb/>Le parlement estant assemblé, où estoient le prince de Conty, MM. d’Elbeuf, de Beaufort, de Luynes, de Brissac, de la Mothe et le coadjuteur, les gens du Roy sont entrés ; M. le premier president dit que, suivant les ordres de la compagnie, estant parti avec MM. les deputés, il avoit trouvé l’escorte dans le Cours de la Reyne, et qu’au [p. 691] dessus de Chaillot ils avoient trouvé M. le marechal de Grammont à la teste de deux escadrons de cavalerie ; il s’estoit mis dans leur carrosse jusques dans Saint Cloud, où ils avoient trouvé une seconde escorte, qui les avoit conduits à Ruel, où ils avoient couché et où M. de Grammont estoit venu les visiter ; que le jeudy, ayant reçu l’ordre pour avoir l’audience à deux heures, ils s’estoient rendus à Saint Germain dans la conciergerie, où M. de Longueil les avoit reçus et traités tres bien, selon son affection et l’honneur qu’il porte à la compagnie. Là ils avoient esté visités des marechaux de Schomberg, de Villeroy et de toutes les personnes de condition, sur le visage desquels ils n’avoient rien remarqué d’ennemis ; que le secretaire d’Estat [de Guenegaud] les estant venus querir pour l’audience, ils avoient passé par plusieurs chambres pleines de monde et avoient esté introduits dans le cabinet, où estoyent la reyne, M. le duc d’Orleans, M. le Prince et autres du conseil (pour ne pas nommer le cardinal, qui y estoit), qu’il avoit dit à la Reyne que le respect qui estoit dû aux roys estoit tellement imprimé dans le cœur du peuple françois, que la marque de l’autorité souveraine estoit imprimée si avant dans l’ame de tous ses officiers qu’ils aimeroient mieux, les uns et les autres, se reconnoistre coupables que de manquer au devoir et à l’obeissance qu’ils luy devoient et luy donner juste sujet de plainte, aussy que ni les uns ni les autres n’avoient pas cru s’en departir lorsqu’ils avoient pris les resolutions auxquelles la necessité de leur propre conservation les avoit obligés, la deffense estant tousjours tres legitime et tres innocente lorsque l’on ne songe qu’à conserver sa vie, et que si dans les resolutions qu’il avoit fallu prendre il avoit esté fait quelque chose au prejudice de l’autorité royale, le prince, par un sage conseil, [p. 692] approuvoit tout ce qui avoit esté fait, connoissant et l’innocence et la sincerité dans les intentions, et ressembloit à ce sage pilote lorsque dans la tempeste il se fait quelque chose ou sans ses ordres ou contre ses ordres mesmes, que l’on a baissé les voiles, pris en main le gouvernail et mesme jeté une partie des marchandises les plus precieuses, tant s’en faut qu’il le trouve mauvais, qu’au contraire il en scait gré et l’approuve, scachant que chascun n’a agi que pour sa propre conservation et tascher de garantir le vaisseau du naufrage, et apres l’orage passé chascun reprend sa fonction et execute les ordres qui luy sont prescrits ; qu’avec cette pensée, il estoit deputé de la part du parlement pour assurer Sa Majesté que si pendant cette tempeste ils avoient fait baisser ou lever les voiles sans ordres, et s’ils avoient mis la main sur le gouvernail, ils estoient prests à retourner à leurs fonctions sytost que Sa Majesté auroit fait cesser cette tempeste, qui estoit capable de faire perir ce grand vaisseau, dans lequel sa fortune estoit enfermée aussy bien que celle de ses sujets, que si cette mesme necessité leur avoit fait recevoir un envoyé de l’archiduc, lire ses lettres et entendre sa creance, ç’avoit esté avec ce respect et cette soumission d’apporter à Sa Majsté la lettre et la creance pour en ordonner ce qu’elle jugeroit utile pour le bien du royaume, pouvant assurer Sa Majesté que le parlement, en cette rencontre, n’a point eu d’autres sentimens que de ses tres humbles et tres obeissans serviteurs et sujets.<lb/>A quoy la Reyne avoit respondu de sa bouche, M. le chancelier n’y estant point à cause de son indisposition, qu’elle avoit tousjours eu bonne volonté pour la ville de Paris et leur compagnie, mais [p. 693] qu’elle estoit obligée de conserver l’autorité du Roy son fils et qu’elle feroit tout son possible pour la maintenir, et qu’elle feroit scavoir son intention par escrit.<lb/>Eux s’estant retirés et ayant jugé qu’il ne falloit pas se separer en cet estat, ils avoient fait demander à la Reyne si elle trouveroit bon qu’ils eussent l’honneur de parler à M. le duc d’Orleans et à M. le Prince. La Reyne l’ayant permis, ils avoient eu conference avec M. le duc d’Orleans et avec M. le Prince trois heures entieres, où il s’estoit dit tout ce qui se pouvoit de part et d’autre ; que le lendemain ils avoient conferé encore pendant deux heures, et avoient obtenu parole que, pourvu que le parlement voulust deputer pour la conference où les deputés pourroient resoudre ce qu’ils estimeroient à propos, la Reyne accorderoit aussytost un passage pour amener suffisamment de blés pour la subsistance de Paris ; qu’avec cette assurance ils s’estoient separés et que l’on leur avoit donné un papier contenant la responce de la Reyne avec les originaux de deux lettres du comte Pigneranda, du 12 fevrier, par lesquelles il se plaignoit que l’on n’avoit donné au sieur Friquet que des paroles generales, et ce pour monstrer que le dire de l’envoyé de l’archiduc estoit faux par lequel il assuroit que le cardinal Mazarin offroit toutes choses pour avoir la paix. Ayant pris ces deux papiers, ils estoient retournés avec la mesme escorte. M. le premier president ajouta qu’il pouvoit assurer la compagnie qu’il avoit trouvé tous les esprits tres disposés à l’accommodement.<lb/>[…]<lb/>[p. 700] Le mercredy 3 mars, apres le disner, je scus de M. d’Eaubonne que les gens du Roy estoient venus le matin de Saint Germain et avoient apporté les passeports pour la conference, qui devoit commencer à Ruel le lendemain jeudy à onze heures, que les ordres estoient donnés pour l’ouverture du passage de Corbeil pour cent muids de blé et plus par jour à raison de 12 ivres 10 sous le setier, dont toute la compagnie avoit tesmoigné grande satisfaction.<lb/>[…]<lb/>[p. 705] Le vendredy 12 mars, Mme de Fourcy nous envoya dire que la paix estoit faite. Cette nouvelle nous fut confirmée de tous costés.<lb/>[…]<lb/>[p. 711] Le dimanche 14 mars, je scus que le parlement estoit assemblé et que les deputés n’estoient point partis. Je fus le soir chez M. de Petit-Marets qui me dit que M. le premier president, au lieu de recevoir des passeports, avoit reçu une lettre de cachet adressée au parlement sur laquelle il l’avoit assemblée, que par cette lettre le Roy disoit avoir executé le traité de son costé et desiroit que le parlement l’executast du sien, et que les generaux ne pouvoient avoir d’interest particulier sans faire connoistre que le bien public ne leur a servi que de pretexte. […]<lb/>A partir de ce soir, du costé de Saint Germain, l’on referma les passages des vivres qui avoient esté ouverts des le vendredy apres disnée.<lb/>[…]<lb/>[p. 721] Le mardy 16 mars, […] l’apres disnée, les deputés partirent pour aller à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 722] Le vendredy 19 mars, la surseance d’armes fut continuée. […] Le matin, je fus chez M. Amelot, qui avoit reçu une lettre de M. le chancelier par laquelle nous etions mandés à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 723] Le dimanche 21 mars, je fus à Saint Germain à cheval avec MM. Bernard Rezé et l’abbé du Tremblay. En passant par la porte Saint Honoré, l’officier qui commandoit me dit avoir reçu ordre de M. de Beaufort d’arrester un chariot chargé de hardes accompagné de quatre gardes de M. de Bouillon. Arrivant à Saint Germain, je trouvai les esprits fort estonnés de la declaration des generaux faite le samedy et apportée par le comte de Maure, et de la nouvelle arrivée de l’approche de l’archiduc, qui estoit au Pont à Vere et venoit à La Ferté Million, et, outre ce, de ce que les deputés de Rouen ne venoient point. L’on disoit que le Roy s’en alloit. Je vis M. d’Avaux et M. Le Roy, qui me dirent qu’il se faisoit une negociation secrete avec les generaux. Je vis encore M. le chancelier, M. Haligre, M. de La Meilleraye, et les deputés du parlement, qui retournerent à Ruel et remirent la conference au lendemain, les deputés de Rouen devant arriver, et en effet ils passerent par Saint Germain et allerent coucher à Ruel, ce qui remit les esprits. L’approche de l’archiduc [p. 724] surprenoit de voir qu’il avançast sans estre assuré d’une place et qu’il voulust passer deux rivieres parce que, l’affaire de Paris s’accommodant, son armée estoit ruynée devant que de se pouvoir retirer, d’autant que le colonel d’Erlac s’avançoit avec dix mille hommes de l’armée de M. de Turenne, et en cinq jours de marche devoit estre derriere l’archiduc et luy empescher la retraite, cependant que le mareschal du Plessis l’arrestoit en teste.<lb/>Le lundy 22 mars, le bruit augmentoit que le Roy s’en alloit et partiroit la nuit, ce qui m’obligea à revenir pendant que la treve continuoit et qu’il estoit incertain si elle seroit renouvelée. Je vis M. Le Roy, qui me dit que tout iroit bien nonobstant le bruit commun. Je vis aussy les deputés de Paris et de Rouen ensemble, qui s’en alloient à la conference chez M. le chancelier, où estoient pour le Roy MM. le chancelier, les mareschaux de La Meilleraye et de Villeroy, MM. d’Avaux, de La Vrilliere, de Brienne et Le Tellier. Je vis ce matin, devant que partir, M. Le Tellier. Arrivé à Paris, j’appris que l’archiduc avoit offert à M. le prince de Conty de ne pas passer outre, si la Reyne vouloit envoyer des plenipotentiaires pour la paix, de quoy M. le prince de Conty avoit donné avis au parlement, et l’un et l’autre à leurs deputés. La Reyne avoit accepté cette proposition.<lb/>[…]<lb/>[p. 728] Le jeudy 1er avril, je fus au Palais, qui estoit bien gardé. M. de Lamoignon me dit que tout iroit bien. […] [p. 733] Ainsy finit cette guerre, apres avoir duré douze semaines, contre la pensée de la cour qui ne l’avoit entreprise que dans la pensée qu’elle ne dureroit que huitaine.<lb/>[…]<lb/>[p. 736] Le mardy 6 avril, les deputés du parlement furent à Saint Germain avec ceux de la chambre des Comptes, qui furent regalés magnifiquement.<lb/>Le mercredy 7 avril, la Ville y fut aussy avec les colonels, et puis les corps des marchands, l’université, le grand conseil.<lb/>[…]<lb/>Le samedy 10 avril, je fus à Saint Germain avec MM. de Lamoignon, Boucherat, Brillac et le marquis de Crenan, lieutenant des chevaux legers de M. le prince de Conty. Là j’appris la disgrace de M. de Roquelaure, renvoyé chez luy pour avoir tesmoigné que, s’il n’eust esté attaché à la cour par sa charge, il eust suivi le parti des princes. L’on me raconta le detail de l’affaire de M. de La Meilleraye, que jeudy, chacun disant qu’il sortoit des finances, Mme d’Aiguillon luy en avoit parlé pour l’y disposer, que le lendemain ses amis l’estant venus voir, et M. de Saint Chamond luy en ayant fait compliment plus ouvert, il avoit dit qu’il n’en avoit point ouy parler, et qu’il attendroit que le Roy luy donnast l’ordre. M. le cardinal le vint voir ensuite, fut deux heures avec luy, et luy protesta qu’il feroittout ce qu’il voudroit, qu’il garderoit sa charge, s’il vouloit, qu’il estoit le maistre ; que M. de La Meilleraye, pour monstrer qu’il vouloit garder sa charge, avoit tenu l’apres disnée direction. Je scus que l’on destinoit pour sa charge ou M. d’Avaux ou M. Servien, ou le president de Maisons. D’autres disoient que l’on n’y mettroit sytost personne, et que les directeurs continueroient. L’on me dit que M. Servien devoit arriver, qu’on luy avoit envoyé trois courriers. La cour paroissoit tres embarrassée. M. le marechal de Grammont demandoit permission d’aller en Bearn ; M. le prince de Conty devoit venir lundy à Saint Germain, et M. le Prince aller mardy voir M. de Longueville [p. 737] à Bouconvilliers, sur le chemin de Rouen. M. le Prince, changeant de methode, caressoit extraordinairement tous les generaux de Paris.<lb/>[…]<lb/>[t. 2, p. 344] [16 avril 1665] L’entrée du Roy est remise de lundy prochain en huit jours. Il partira [lundy] pour Saint Germain avec toute la cour, et reviendra pour aller au parlement.<lb/>[…]<lb/>[p. 348] [28 avril] Le mal de la Reyne mere augmente fort. Elle a esté en basteau à Saint Cloud, où elle eut une nuit mauvaise ; le lendemain, en basteau, à Saint Germain, où l’on dit qu’elle est encore plus mal, et l’on craint qu’elle ne dure pas longtemps. Chacun regarde cette perte avec douleur parce que, quoyque la Reyne mere n’ayt pas de credit pour faire plaisir, elle empesche du mal et retient l’union dans la maison royale. J’y perdrai en mon particulier beaucoup par la bonté qu’elle m’a tesmoignée, ayant fait tout ce qu’elle a pu pour m’obliger.<lb/>Le mercredy 29 avril, le Roy vint de Saint Germain pour faire verifier au parlement la declaration contre les jansenistes. […] [p. 352] Après, le Roy se leva et parla longtemps à M. le chancelier, et, après, à M. le premier president assez longtemps, et, saluant toute la compagnie civilement en passant, il sortit et alla disner à Versailles, où sa maistresse se devoit rendre de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 355] [2 mai] Les divertissemens du Roy continuent, il chasse tous les jours avec sa maistresse. Le mal de la Reyne mere augmente, quoiqu’elle paroisse habillée et fort propre. Toute la suite de la cour s’ennuye fort à Saint Germain, car chacun ne parle que misere. La Reyne est grosse.<lb/>[…]<lb/>[p. 360]  [12 mai] J’appris encore que M. le president de Novion, avec M. le president Tubeuf, s’estant presentés à Saint Germain pour remercier le Roy de l’employ donné à M. Tubeuf le maistre des requestes, ayant trouvé que le Roy venoit d’entrer dans son conseil, un valet de chambre estant entré pour presenter au Roy un mouchoit, il luy dit à l’oreille que M. le president de Novion estoit là. Le Roy, levant la parole, dit : « Voilà qui est plaisant ! M. le president de Novion me fait dire qu’il m’attend. Oh ! qu’il m’attende et ne s’impatiente pas. » Le valet de chambre ayant dit au Roy que c’estoit M. Tubeuf qui luy avoit dit de parler, le Roy reprit encore : « Soit : M. le president Tubeuf ou M. le president de Nivion, cela est esgal, qu’ils m’attendent. » M. Colbert ne parla pas, mais, à la fin du conseil, s’estant approché pour dire au Roy que M. le president de Novion souhaitoit le saluer, il luy dit : « Eh bien ! il me verra chez la Reyne ma mere, ou me parlera en passant ; c’est assez pour luy. »<lb/>[…]<lb/>[p. 363] Le dimanche 31 mai, M. Boucherat me dit qu’il avoit esté le jour precedent à Saint Germain, où tous Messieurs du conseil avoient esté mandés ; qu’ils trouverent que la Reyne mere estoit fort mal et la cour en larmes ; neantmoins qu’à onze heures ils avoient esté chez le Roy, qui leur avoit dit que, depuis qu’il avoit pris le soin des affaires de son Estat, il avoit commencé par la reformation des finances, et qu’il croyoit y avoit reussi ; qu’il vouloit à present travailler à la reformation [p. 364] de la justice, et comme il connoissoit tous ceux qui estoient dans son conseil pour fort habiles et qui avoient esté dans tous les employs, il les avoit mandés pour leur dire qu’il souhaitoit que chacun d’eux en particulier fist des memoires sur les choses qu’il croiroit estre à reformer, et que, dans trois semaines, ils eussent à tous revenir et d’apporter chacun en particulier ces memoires, afin qu’il examinast et vist ce qui seroit à faire ; qu’aussytost il s’estoit retiré et paroissoit fort touché de l’extremité de la Reyne mere ; que M. le chancelier estoit present et M. Colbert, et qu’ils n’avoient rien dit, et que chacun apres le disner estoit revenu à Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 367] [6 juin] La Reyne continue à se mieux porter. M. de Mirepoix m’a dit ce matin samedy que, sytost qu’elle pourroit estre transportée, la cour reviendroit. Elle ira au Val de Grace et le Roy au Bois de Vincennes.<lb/>[…]<lb/>[p. 369] Le dimanche 21 juin, MM. du conseil allerent à Saint Germain porter leurs memoires pour la reformation de la justice. Le Roy les [p. 370] reçut sans leur parler. L’on dit qu’ils doivent estre mis dans huit jours es mains de M. le chancelier.<lb/>[…]<lb/>[p. 385] Le mardy 11 aoust, toute la cour est revenue de Saint Germain. La Reyne mere a esté transportée au Val de Grace, s’estant trouvée assez forte pour souffrir le transport.<lb/>[…]<lb/>[p. 441] Le mercredy 27 janvier [1666], je fus avec MM. Boucherat, de Fourcy, de Bermond, de Paris et de Boissy, et avec les autres députés du parlement, à Saint Germain, pour faire les complimens au Roy sur la mort de la Reyne mere. Le carrosse de M. de Montmort le conseiller versa à la montagne. Arrivés à Saint Germain, messieurs du parlement furent dans la chambre qui leur estoit preparée. M. Boucherat et moy montasmes en haut chez le Roy, que nous saluasmes lorsqu’il passoit de sa petite chambre pour entrer dans sa grande chambre et donner ses audiences. Nous estions assez proches de sa chaire, derriere MM. Turenne, de Villeroy, du Lude, Rose, qui s’ouvroient pour nous faire voir. M. le premier président fit fort bien son compliment, le premier president de la chambre des Comptes aussy ; le premier president de la cour des Aydes hesita et se troubla, et apres le president des monnoyes. Les procureurs et avocats generaux font, apres chaque cour, leurs compliments separés. Les complimens finis, M. de Turenne dit au Roy que M. Boucherat estoit là et qu’il estoit des amis de M. le premier president, et le Roy respondit : « Et d’Ormesson, qui est aussy de ses bons amis ».<lb/>[p. 442] Je fus apres à la messe du Roy, où estoient la Reyne, M. le Dauphin, Monsieur, et Mlle de La Vallière, que la Reyne a prise aupres d’elle par complaisance pour le Roy. En quoy elle est fort sage. Cette demoiselle ne me parut point belle : elle a les yeux fort beaux et le teint, mais elle est descharnée, les joues cousues, la bouche et les dents laides, le bout du nez gros et le visage fort long. En verité, je fus surpris de la trouver si peu belle. Apres la messe, la Reyne reçut les memes complimens des compagnies</p>
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              <p>Olivier Le Fèvre d’Ormesson, Journal d’Olivier Le Fèvre d’Ormesson, éd. Adolphe Chéruel, Parais, Imprimerie nationale, 1860-1861.</p>
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                <p>Gentilhomme de la Chambre du roi.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 9] [19 février 1648] Le Roi et la Reine vont à Saint-Germain voir la reine d’Angleterre, malade, affligée des mauvaises nouvelles du roi son mari, prisonnier de ses sujets parlementaires en l’ile de Wight.<lb/>[…]<lb/>[p. 65] [22 septembre 1648] Préparatifs de cour pour s’en aller le lendemain à Saint-Germain-en-Laye.<lb/>La nuit d’entre le 22 et le 23, on a enlevé de l’hôtel de Condé ce qu’il y avoit de précieux.<lb/>[…]<lb/>[p. 66] [23 septembre 1648] Le soir, les prévôt  des marchands et échevins sont mandés à Ruel, où la cour demeure.<lb/>[…]<lb/>La reine d’Angleterre arrive au Louvre, à Paris.<lb/>[…]<lb/>Ce jour, madame du Plessis s’en va coucher, avec madame la comtesse de Miossens, à Meudon, chez madame de Guénégaud, leur mère. Mais ce soir même, à six heures, madame d’Orléans y arriva avec ses enfants et son train et y coucha, comme aussi le lendemain, et n’en partir que le lendemain, après midi, pour Saint-Germain.<lb/>Jeudi 24, que le parlement étant assemblé à Paris, y vinrent au parquet des gens du Roi, les sieurs de Choisy, de Caen, chancelier de M. le duc d’Orléans, et chevalier de Rivière, agent de M. le prince de Condé, chargés d’une lettre chacun, de la part de leurs maîtres […]. Toutes deux prient la compagnie de députer et envoyer le lendemain vendredi 25, dès le matin, pour dîner à Saint-Germain, où cependant Leurs Majestez allèrent de Ruel coucher le jeudi soir, et là conférer sur les affaires présentes. […]<lb/>[p. 67] [25 septembre 1648] Le même vendredi, après midi, madame la duchesse d’Orléans partit de Meudon et alla coucher à Saint-Germain.<lb/>Les députés du parlement furent à Saint-Germain, où ils furent bien dînés par le contrôleur général de la maison du Roi et y virent seulement les princes, auxquels ils firent trois demandes, et une avant toutes, savoir la continuation du parlement, par la [p. 68] bouche du premier président : la première, que le Roi retournât à Paris pour assurer le peuple, la deuxième que les prisonniers d’Etat soient mis en liberté et les exilés rappelés, la troisième que le Roi, la Reine et les princes donnent et pourvoient de sûreté suffisante aux députés du parlement pour faire la conférence avec lesdits seigneurs princes, après que ces trois demandes auront été vidées. On les remit à envoyer quérir leur réponde dimanche prochain.<lb/>[…]<lb/>Dimanche 27, le parlement, par ses députés, retourna dîner à Saint-Germain, fut bien traité et vit la Reine ; et s'assemblant avec les princes seuls : sur la continuation du parlement durant les vacances, leur fut accordée pour huit jours, sans préjudice de la première parole de créance jointe à la première continuation de prolonger autant qu'ils en auroient besoin. Sur le retour du<lb/>Roi à Paris et la comparution ou venue des princes au Palais, en parlement, fut répondu qu’il n’y avoit pas assez de sûreté de la part du peuple. Pour le troisième point, concernant les prisonniers qui doivent être interrogés au bout de vingt-quatre heures après leur capture, le chancelier, qui s’y trouva, comme aussi le maréchal et surintendant de la Meilleraye, et avec lui M. Tubeuf, parla, disant que l’ordonnance en avoit été faite par les rois pour montrer et prescrire aux juges et officiers du royaume comme ils en devoient user dans les formes ordinaires, mais ce n'est pas dire que le Roi se soit lié les mains par là et astreint d'en user de même pour les prisonniers d’Etat, dont les crimes sont souvent si secrets, que même il n'est pas à propos qu’on leur donne à connoitre à eux-mêmes, que c'est pour cela que l’on les a emprisonnés. Pour le quatrième point, de la sûreté du Parlement, on la lui promit toute entière, jusqu’au bout de la conférence, laquelle on a ce jour même commencée, en faisant voir les rôles ou registres et livres des états des finances ; et la continuation fut remise à jeudi prochain.<lb/>[…]<lb/>[p. 70] Ce même jour de jeudi, premier octobre, les députés du parlement allèrent à Saint-Germain, où presque tous les présidents, qui se prétendent naturels députés, qui n’y avoient point encore été, y furent. M. le chancelier s'y trouva avec les princes. Sur le point du relâchement des prisonniers et de la sécurité publique, il fut, par les députés, dit et allégué que Louis XI, roi sévère et qui avoit en son règne emprisonné toutes sortes de gens à tort et à travers, comme s'en repentant, avoit fait une ordonnance, qui se trouve en la conférence des ordonnances ou volume de Fontanon, par laquelle il ne vouloit point qu’un officier, quel qu’il fût, pût être destitué ni privé de sa fonction qu’après poursuites contre lui juridiquement faites par devant ses juges naturels. Depuis lors, cela s'est pratiqué, les offices n’étant point vénaux, on n’en a ôté [p. 71] aucun à personne qu’en l’an 1561, le Roi en destitua un de sa fonction pour contenter le roi de Navarre ; mais ce ne fut que pour trois jours, au bout desquels il fut rétabli, comme aussi sous Henri IV cela est arrive. Et n’y a que sous Louis XIII, sous le<lb/>Gouvernement du cardinal de Richelieu, après celui de Luynes et du maréchal d'Ancre qui avoient commencé, que la destitution et interdiction des conseillers du parlement et des chambres entières ont eu lieu. Le parlement demande donc qu’à présent la Reine donne sûreté et promette s’abstenir de telles choses, en rappelant les exilés et libérant les prisonniers. M. le duc d’Orléans a été contre cela, disant que c’étoit la sûreté de l’Etat que le Roi et son Conseil puissent destituer les brouillons et se saisir des gens suspects etc. Et sur ce que le parlement a représenté que cette sûreté qu’il demandoit, regardoit lui et les autres princes, il a répondu que les princes devoient vivre près du Roi et de la Reine si bien qu’ils ne donnassent sujet de devenir fâcheux ni suspects, et que, pour lui, il y vivoit de sorte qu’il ne craignoit point de tomber jamais en tel inconvénient.<lb/>Enfin le parlement est retourné le soir même à Paris sans rien obtenir, sinon que samedi prochain il eût à retourner par les mêmes députés pour avoir la réponse sur cette demande que<lb/>M. d’Orléans se chargeoit de porter à la Reine, mais n’assuroit pas d'obtenir. Cependant M. le Chancelier a rendu auxdits députés tous les articles des assemblées ci devant tenues par les cours unies dans la chambre Saint-Louis, avec la réponse à chacun d’iceux, selon qu’ils sont accordés ou non. Là, le quartier de la remise de la taille au peuple pour 1648 n’est qu’à condition des charges préalablement déduites. Le chancelier a ajouté que si le parlement ne reçoit l’offre de la Reine, ainsi qu’elle l’a fait, elle ne tiendra rien de toutes les autres choses par elle accordées sur les autres points.<lb/>[…]<lb/>[p. 72] [3 octobre 1648] Samedi 3, les députés du parlement furent à Saint-Germain et y dînèrent par ordre du grand maître de France, M. le Prince, lequel, avec le duc d’Orléans, suivi du chancelier, les vint trouver assez tard et dit le chancelier, d’abord, qu’on ne se savoit assez étonner comme le parlement, durant une conférence qui est comme une surséance et trêve entr’eux, a donné l’arrêt d’ôter les quarante sols pour chaque bœuf que l’on payoit au Roi pour avoir gratifié son peuple de la remise du sol pour livre ; à quoi le Premier Président repartit vertement que le parlement s’étonnoit lui-même comme, puisque le Roi en avoit gratifié son peuple, on lui avoit si longtemps fait payer ces quarante sols, sans que Sa<lb/>Majesté en profitât. Et ainsi eurent plusieurs paroles, le Premier Président disant que c’étoit lui qui avoit signé ledit arrêt d’hier et avoit eu raison.<lb/>De là il passa sur certains droits et offices que ledit chancelier a établi sur le sceau et qui seront ou doivent être ôtés comme abusifs et à la foule du peuple. Le président de Nesmond interrompit, disant que ce n’étoit l’objet de leur venue, mais pour avoir contentement et réponse précise sur la sûreté de leurs personnes et de tout le monde et pour le relâchement des prisonniers. M. le duc d’Orléans dit que tous engageoient leur parole avec celle de la Reine que dans trois mois les prisonniers auroient liberté, sur quoi le Premier Président dit que ce n’étoit contentement, ains amusement, et se voulut lever pour s’en aller. Le prince de Condé parla et le retint, disant qu’il iroit avec M. d’Orléans supplier la Reine là-dessus et s’y en alla, le chancelier aussi avec eux et furent si longtemps que le parlement s’ennuya et s’en voulut aller. Là-dessus les princes et le chancelier retournèrent et [p. 73] voulurent recommencer ; mais le parlement dit qu’il ne se pouvoit annuiter et que le jeudi précédent, le peuple impatient de ce qu’ils ne retournoient point avant la nuit, fut sur le point de se mutiner et tendre les chaînes, craignant qu’on ne les eût retenus à Saint-Germain pour entreprendre sur Paris et qu’ils vouloient, à ce coup, prévenir tel désordre. Les princes étonnés prièrent qu’ils revinssent mercredi, et, sur refus, lundi, mais le Premier Président dit qu’il falloit finir et qu’ils ne croyoient pas que le peuple les voulût laisser retourner, toutefois que le lendemain dimanche 4, après dîner, ils reviendroient et se rendroient là sur une à deux heures, pour la dernière fois, comme ils ont fait, et ont obtenu par écrit de la Reine (laquelle a désiré un contre écrit des princes, comme tel étoit leur avis, et ils l’ont baillé à Sa Majesté) et [des] princes, qu’aucun officier ne seroit emprisonné, qu’au bout de vingt quatre heures il ne fût livré à ses juges naturels, pour lui être faite interrogation et procès. Que quant aux personnes d’autre qualité, dans trois mois ils seroient rendus au parlement, ou autres, leurs juges naturels, pour leur faire procès.<lb/>[…] [13 octobre 1648] Une lettre de cachet est venue avec ordre d’aller à Saint-Germain.<lb/>Les députés y sont arrivés à trois heures de relevée. Le Premier Président a dit à la Reine que la raison d’ôter cette entrée étoit parce que c’étoit un impôt jadis mis et établi seulement pour trois ou quatre ans et qui depuis avoit été par abus continué sans lettres du Roi. La Reine a dit que les délais, dont le parlement usoit, minoient les affaires du Roi et qu’ainsi il avoit [devoir] de finir dans demain, moyennant quoi elle offroit de rabais, sur toutes les levées qui se font à Paris, la somme de douze cens mille livres par an. Le Premier Président a répliqué qu’il étoit impossible de finir dans demain, y ayant encore beaucoup à examiner sur le tarif. La Reine s’est retirée en un coin du cabinet avec son Conseil, les députés en un autre coin, puis, eux faits venir, le chancelier a dit de la part de la Reine qu’elle faisoit le rabais de douze cens mille livres à Paris, outre l’impôt tout nouvellement et cette année mis de vingt et un sols par muid, pourvu que le parlement cessât ses assemblées dans jeudi soir, sauf à lui à députer commissaires pour le règlement de ces douze cens mille livres sur toutes les denrées sur lesquelles on lève ; et qu'elle ne pouvoit pas accorder une déclaration du Roi, que le Premier Président avoit demandée, pour autoriser l’arrêté de ce matin là, pour les [p. 77] cinquante huit sols ôtés sur le vin, parce que cela iroit à donner telles déclarations tantôt sur le bois, or sur le charbon, or sur le sel et sur les autres denrées, qui iroient à des longueurs entièrement ruineuses aux affaires du Roi et à des sommes que les affaires du Roi ne sauroient souffrir.<lb/>[…]<lb/>[p. 78] [15 octobre 1648] Cependant le sieur de Sainctot, parti ce matin avec M. du Plessis de Saint-Germain-en-Laye, est venu de la part de la Reine, vers laquelle les gens du Roi durent, en vertu d'une lettre de cachet, aller après dîner pour la supplier de donner les deux millions de rabais à Paris ; ce qu’ils firent, et trouvèrent la Reine retournant avec le Roi de Pontoise, de la visite de la mère Jeanne. Sa Majesté fit répéter deux ou trois fois la promesse de finir dans dimanche et, à cette condition, elle promit les deux millions, ajoutant qu’à proportion d’iceux, elle fit aussi diminution à toutes les villes du royaume.<lb/>[…]<lb/>[p. 79] [20 octobre 1648] Les députés, qui ont été de jour à autre à Saint-Germain vers la Reine et les ministres, se sont assemblés, l'après dîner, chez le Premier Président, pour rédiger par articles toutes choses.<lb/>[…]<lb/>[p. 81] [28 octobre 1648] Ce jour 28, la chambre des Comptes fut à Saint-Germain faire ses plaintes et remontrances contre le parlement, sur les sixième et septième articles de la déclaration du Roi du 22 octobre, vérifiée en parlement le 24, et le président Nicolai harangua à merveille, sans perdre respect à Leurs Majestés.<lb/>[…]<lb/>[29 octobre 1648] Le prévôt des marchands et les échevins de Paris à Saint-Germain, pour le retour du Roi en sa bonne ville.<lb/>Au soir, avis de Saint-Germain que le lendemain, vendredi 30, toute la cour déménage et ramène ses meubles de Saint-Germain à Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 82] [31 octobre 1648] Samedi au soir, le Roi, la Reine, toute la cour avec, retournent à Paris, à petit bruit, et sans que le peuple ait eu, comme il eût bien voulu, permission d’aller au devant, ni faire réception ; cela pour éviter toute assemblée.<lb/>[…]<lb/>[p. 102] [6 janvier 1649] Mercredi 6, jour des rois, à sept heures du matin, le comte de Miossens est venu chez M. du Plessis de Guénégaud, auquel, en ce même temps, on apporta à signer la lettre du Roi ci-après mentionnée, écrite au prévot des marchand, l’averti que, sur les trois heures, le Roi étoit parti du Palais-Royal avec la Reine et le cardinal Mazarin, et étoit allé à Saint-Germain. Messieurs les ducs d’Orléans et prince de Condé avoient suivi en même temps. En peu d’heures après, lesdits sieurs du Plessis, secrétaire d’Etat, et comte de Miossens, son beau frère, se sont mis en carrosse du premier, à six chevaux, et ont été en cour. Une heure après eux, sont partis les enfants dudit sieur du Plessis, pour aller à Fresne.<lb/>[…]<lb/>[p. 103] Cependant est arrivé une lettre de cachet, signée de Guénegaud, au prévôt des marchands et échevins de Paris, par laquelle le Roi dit qu'il s’en étoit allé, non pour déplaisir qu’il eût de sa bonne ville de Paris, mais pour la crainte d’aucuns du parlement qui avoient intelligence avec ses ennemis et dessein sur sa personne.<lb/>Il y arriva aussi deux lettres aux mêmes gens de la ville, une du duc d’Orléans, l’autre du prince de Condé, portant que c’étoit par leur avis que leRoi s’en étoit allé. Elles furent, comme l’autre, portées au parlement, où elles sont demeurées.<lb/>Aussitôt que la nouvelle du « Regifugium » a été connue dans le quartier Saint-Honoré, la populace s’est amassée vers la Friperie et les Halles ; et comme un chariot passoit, chargé d’argent au sieur Bonneau, il a été pillé, vis à vis des pilliers de ladite Friperie et de la rue Tirechappe. On dit aussi qu’un autre chariot fut pillé à la rue Fromenteau. Item un carrosse du comte de Tillières et celui du maréchal d’Estrées, où il y avoit deux cassettes, l’une d’argent, l’autre de papiers.<lb/>Les meubles et bagage du Roi, demeurés au Palais-Royal, sous la conduite du sieur du Mont, sous-gouverneur de Sa Majesté, furent exposés à sortir sur des mulets, mais arrêtés à la porte et renvoyés. Depuis lors, ont resté là ; mais le 10 janvier on a dit que conseillers du parlement étoient députés pour aller visiter ce qui appartenoit à la personne du Roi, et le faire passer ; le reste demeurant ici.<lb/>Le Roi coucha au lit du maréchal de Villeroy et la Reine en celui de M. le Prince, à Saint Germain. »</p>
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              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <p>François-Nicolas Dubuisson-Aubenay, Journal des guerres civiles de Dubuisson-Aubenay, 1648-1652, éd. Gustave Sauge, Paris, Champion, 1883, t. I, p. 9-103.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires du cardinal de Retz</unittitle>
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              <unitdate normal="1648/1652" encodinganalog="3.1.3">26 août 1648-13 octobre 1652</unitdate>
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                <p>Coadjuteur de l'archevêché de Paris (en 1643) pour son oncle Jean François de Gondi (1584-1654), puis cardinal (en 1652) et archevêque de Paris (en 1654).</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [t. 2, p. 12] Le 26 d’aout de 1648, le Roi alla au te Deum. L’on borda, selon la coutume, depuis le Palais Royal jusques à Notre Dame, toutes les rues de soldats du regiment des gardes. Aussitôt que le Roi fut revenu au Palais Royal, l’on forma de tous ces soldats trois bataillons, qui demeurerent sur le pont Neuf et dans la place Dauphine. Comminges, lieutenant des gardes de la Reine, enleva dans un [p. 13] carrosse fermé le bonhomme Broussel, conseiller de la grande chambre, et il le mena à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 87] [septembre 1648] Le president Viole, qui avoit ouvert l’avis au parlement de renouveler l’arret de 617 contre les etrangres, vint à Saint Germain, où le Roi etoit allé de Ruel, sous la parole de monsieur le Prince, et il fut admis sans contestations à la conference qui fut tenue chez M. le duc d’Orleans, accompagné de monsieur le Prince, de M. le prince de Conti et de M. de Longueville. […]<lb/>[p. 88] Il y eut cinq conferences à Saint Germain. Il n’entra dans la premiere que messieurs les princes. Le chancelier et le marechal de La Maillerie, qui avoit eté fait surintendant en la place d’Emeri, furent admis dans les quatre autres. Ce premier y eut de grandes prises avec le premier president, qui avoit un mepris pour lui qui alloit jusques à la brutalité. [p. 89] Le lendemain de chaque conference, l’on opinoit, sur le rapport des deputés, au parlement. Il seroit infini et ennuyeux de vous rendre compte de toutes les scenes qui y furent données au public, et je me contenterai de vous dire, en general, que le parlement, ayant obtenu ou plutôt emporté sans exception tout ce qu’il demandoit, c’est à dire le retablissement des anciennes ordonnances par une declaration conçue sous le nom du Roi mais dressée et dictée par la Compagnie, crut encore qu’il se relachoit beaucoup en promettant qu’il ne continueroit pas ses assemblées. Vous verrez cette declaration toute d’une vue, s’il vous plait de vous souvenir des propositions que je vous ai marqué de temps en temps, dans la suite de cette histoire, avoir eté faites dans le parlement et dans la chambre de Saint Louis.<lb/>Le lendemain qu’elle fut publiée et enregistrée, qui fut le 24 d’octobre 1648, le parlement prit ses vacations et la Reine revint avec le Roi à Paris bientôt après.<lb/>[…]<lb/>[p. 99] Le parlement resolut, le 2 de janvier [1649], de s’assembler pour pourvoir à l’execution de la declaration, que l’on [p. 100] pretendoit avoir eté blessée, particulierement dans les huit ou dix derniers jours, en tous ses articles, et la Reine prit le parti de faire sortir le Roi de Paris, à quatre heures du matin, le jour des Rois, avec toute la cour.<lb/>[…]<lb/>[p. 129] Je l’appris, à cinq heures du matin, par l’argentier de la Reine, qui me fit eveiller et qui me donna une lettre ecrite de sa main par laquelle elle me commandoit, en des termes fort honnetes, de me rendre dans le jour à Saint Germain. L’argentier ajouta de bouche que le Roi venoit de monter en carrosse pour y aller, et que toute l’armée etoit commandée pour s’avancer. Je lui repondis [p. 130] simplement que je ne manquerois pas d’obeir. Vous me faites bien la justice d’etre persuadée que je n’en eus pas la pensée.<lb/>Blancmenil entra dans ma chambre, pale comme un mort. Il me dit que le Roi marchoit au Palais avec huit mille chevaux. Je l’assurai qu’il etoit sorti de la ville avec deux cents. Voilà la moindre des impertinences qui me furent dites depuis les cinq heures du matin jusques à dix. J’eus toujours une procession de gens effarés, qui se croyoient perdus. Mais j’en prenois bien plus de divertissement que d’inquietude, parce que j’etois averti, de moment à autre, par les officiers des colonelles, qui etoient à moi, que le premier mouvement du peuple, à la premiere nouvelle, n’avoit eté que de fureur, à laquelle la peur ne succede jamais que par degrés, et je croyois avoir de quoi couper, devant qu’il fut nuit, ces degrés, car quoique monsieur le Prince, qui se defioit de monsieur son frere, l’eut eté prendre dans son lit et l’eut emmené avec lui à Saint Germain, je ne doutois point, madame de Longueville etant demeurée à Paris, [p. 131] que nous le revissions bientôt, et d’autant plus que je savois que monsieur le Prince, qui ne le craignoit ni ne l’estimoit, ne pousseroit pas sa defiance jusqu’à l’arreter.<lb/>[…]<lb/>[p. 133] La terreur du parlement n’etoit pas encore bien dissipée. Je ne fus pas touché de son irresolution, parce que j’etois persuadé que j’aurois dans peu de quoi le fortifier. Comme je croyois que la bonne conduite vouloit que le premier pas, au moins public, de desobeissance vint de ce corps, qui justifieroit celle des particuliers, je songeai à propos de chercher une couleur au peu de soumission que je temoignois à la Reine en n’allant pas à Saint Germain. Je fis mettre mes chevaux au carrosse, je reçus les adieux de tout le monde, je rejetai avec une fermeté admirable toutes les instances que l’on me fit pour m’obliger à demeurer, et par un malheur signalé, je trouvai au bout de la rue Neuve Notre Dame Dubuisson, marchand de bois, et qui avoit beaucoup de [p. 134] credit sur les portes. Il etoit absolument à moi, mais il se mit ce jour là en mauvaise humeur. Il battit mon postillon, il menaça mon cocher. Le peuple, accourant en foule, renversa mon carrosse, et les femmes du Marché Neuf firent d’un etau une machine sur laquelle elles me rapportent, pleurantes et hurlantes, à mon logement. Vous ne doutez pas de la manière dont cet effort [p. 135] de mon obeissance fut reçu à Saint Germain. J’ecrivis à la Reine et à monsieur le Prince en leur temoignant la douleur que j’avois d’avoir si mal reussi dans ma tentative. La premiere repondit au chevalier de Sevigné, qui [p. 136] lui porta la lettre, avec une hauteur de mepris ; le second ne put s’empecher, en me plaignant, de temoigner de la colere. La Riviere eclata contre moi par des railleries et le chevalier de Sevigné vit clairement que les uns et les autres etoient persuadés qu’ils nous auroient des le lendemain la corde au cou.<lb/>Je ne fus pas beaucoup emu de leurs menaces, mais je fus tres touché d’une nouvelle que j’appris le meme jour, qui etoit que M. de Longueville, qui, comme je vous ai dit, revenboit de Rouen, où il avoit fait un voyage de dix ou douze jours, ayant appris la sortie du Roi à six lieues de Paris, avoit tourné tout court à Saint Germain. Madame de Longueville ne douta point que monsieur le Prince ne l’eut gagné, et qu’ainsi M. le prince de Conti ne fut infailliblement arreté. Le marechal de La Mothe lui declara, en ma presence, qu’il feroit sans exception tout ce que M. de Longueville voudroit, et contre et pour la cour. M. de Bouillon se prenoit à moi de ce que des gens dont je l’avois toujours assuré prenoient une conduite aussi contraire à ce que je lui en avois dit mille fois. Jugez, je vous supplie, de mon embarras, qui estoit d’autant plus grand que madame de Longueville me protestoit qu’elle n’avoit eu, de tout le jour, aucune nouvelle de M. de La Rochefoucauld, qui etoit toutefois parti, deux heures apres le Roi, pour fortifier et pour ramener M. le prince de Conti.<lb/>Saint Ibar revint encore à la charge pour m’obliger à l’envoyer, sans differer, au comte de Fuensaldagne. Je ne fus pas de cette opinion, et je pris le parti de faire [p. 137] partir pour Saint Germain le marquis de Noirmoutier, qui s’estoit lié avec moi depuis quelque temps, pour savoir, par son moyen, ce que l’on pouvoit attendre de M. le prince de Conti et de M. de Longueville. Madame de Longueville fut de ce sentiment, et Noirmoutier partit sur les six heures du soir.<lb/>[…]<lb/>[p. 144] [9 janvier] Le marquis de Noirmoutier m’assura, des le lendemain qu’il fut arrivé à Saint Germain, que M. le prince de Conti et M. de Longueville etoient tres bien disposés, et qu’ils eussent eté déjà à Paris si ils n’eussent cru assurer mieux leur sortie de la cour en s’y [p. 145] montrant quelques jours durant. M. de La Rochefoucauld ecrivoit en meme sens à madame de Longueville.<lb/>[…]<lb/>[p. 196] Monsieur le Prince etablit de sa part ses quartiers. Il posta le marechal du Plessis à Saint Denis, le marechal de Gramont à Saint Cloud, et palluau, qui a eté depuis le marechal de Clerembaut, à Sevres. L’activité naturelle à monsieur le Prince fut encore merveilleusement allumée par la colere qu’il eut de la declaration de M. le prince de Conti et de M. de Longueville, qui avoit jeté la cour dans une defiance si grande de ses intentions, que le cardinal, ne doutant point d’abord qu’il ne fut de concert avec eux, fut sur le point de quitter la cour, et ne se rassura point qu’il ne l’eut vu de retour à Saint Germain des quartiers où il etoit allé [p. 197] donner les ordres. Il eclata, en y arrivant, avec fureur contre madame de Longueville particulierement, à qui madame la Princesse sa mere, qui etoit aussi à Saint Germain, en ecrivit le lendemain tout le detail. Je lus ces mots, qui etoient dans la meme lettre : « L’on est ici si dechainé contre le coadjuteur qu’il faut que j’en parle comme les autres. Je ne puis toutefois m’empecher de le remercier de ce qu’il a fait pour la pauvre reine d’Angleterre ».<lb/>Cette circonstance est curieuse par la rareté du fait. Cinq ou six jours devant que le Roi sortit de Paris, j’allai chez la reine d’Angleterre, que je trouvai dans la chambre de madame sa fille, qui a eté depuis madame d’Orleans. Elle me dit d’abord : « Vous voyez, je viens tenir compagnie à Henriette. La pauvre enfant n’a pu se lever aujourd’hui faute de feu ». Le vrai etoit qu’il y avoit six mois que le cardinal n’avoit fait payer la reine de sa pension, que les marchands ne vouloient plus fournir et qu’il n’y avoit pas un morceau de bois dans la maison. Vous me faites bien la justice d’etre persuadée que madame d’Angleterre ne demeura pas, le lendemain, au lit faute d’un fagot, mais vous croyez bien aussi que ce n’etoit pas ce que madame la Princesse vouloit dire dans son billet. Je m’en ressouvins au bout de quelques jours. J’exagerai la honte de cet abandonnement, et le parlement envoya quarante mille livres à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 199] Le parti ayant pris sa forme, il n’y manquoit plus que l’etablissement du cartel, qui se fit sans negociation. Un cornette de mon regiment, ayant eté pris par un parti du regiment de La Villette, fut mené à Saint Germain, [p. 200] et la Reine commanda sur l’heure qu’on lui tranchat la tete. Le grand provot, qui ne douta point de la consequence, et qui etoit assez de mes amis, m’en avertit, et j’envoyai en meme temps une trompette à Palluau, qui commandoit dans le quartier de Sevres, avec une lettre tres ecclesiastique, mais qui faisoit entendre les inconvenients de la suite, d’autant plus proche que nous avions aussi des prisonniers, entre autres M. d’Olonne, qui avoit eté arreté comme il se vouloit [p. 201] sauver habillé en laquais. Palluau alla sur l’heure à Saint Germain, où il representa les consequences de cette execution. L’on obtint de la Reine, à toute peine, qu’elle fut differée jusques au lendemain, l’on lui fit comprendre, apres, l’importance de la chose, l’on échangea mon cornette, et ainsi le quartier s’etablit insensiblement.<lb/>[…]<lb/>[p. 287] Le 24 de ce mois, qui etoit celui de fevrier, les deputés [p. 288] du parlement, qui avoient reçu leurs passeports la veille, partirent pour aller à Saint Germain rendre compte à la Reine de l’audience accordée à l’envoyé de l’archiduc. La cour ne manqua pas de se servir, comme nous l’avions jugé, de cette occasion pour entrer en traité. Quoiqu’elle ne traitat pas dans ses passeports les deputés de presidents et de conseillers, elle ne les traita pas aussi de gens qui l’eussent eté et qui en fussent dechus : elle se contenta de les nommer simplement par leur nom ordinaire. La Reine dit aux deputés [p. 289] qu’il eut eté plus avantageux pour l’Etat et plus honorable pour leur compagnie de ne point entendre l’envoyé, mais que c’etoit chose faite, qu’il falloit songer à une bonne paix, qu’elle y etoit disposée et que, monsieur le chancelier etant malade depuis quelques jours, elle donneroit, des le lendemain, une reponse plus ample par ecrit. Monsieur d’Orleans et monsieur le Prince s’expliquerent encore plus positivement, et promirent au premier president et au president de Mesme, qui eurent avec eux des conferences tres particulieres et tres longues, de deboucher tous les passages aussitôt que le parlement auroit nommé des deputés pour traiter.<lb/>[…]<lb/>[p. 364] [5-7 mars] Il est necessaire que je vous rende compte de ce qui se passa ces jours là et au parlement et à la conference de Ruel.<lb/>Celle-ci commença aussi mal qu’il se pouvoit. Les deputés pretendirent, et avec raison, que l’on ne tenoit point la parole que l’on leur avoit donnée de deboucher les passages et que l’on ne laissoit pas meme passer librement les cent muids de blé. La cour soutint qu’elle n’avoit point promis l’ouverture des passages et qu’il ne tenoit pas à elle que les cent muids ne passassent. La Reine demanda, pour conditions prealables à la levée du siege, que le parlement s’engageât à aller tenir [p. 365] sa seance à Saint Germain tant qu’il plairoit au Roi, et qu’il promit de ne s’assembler de trois ans. les deputés refuserent tout d’une voix ces deux propositions, sur lesquelles la cour se modera des l’apres midi meme. M. le duc d’Orleans ayant dit aux deputés que la Reine se relachoit de la translation du parlement, qu’elle se contenteroit que, lorsque l’on seroit d’accord de tous les articles, il allât tenir un lit de justice à Saint Germain, pour y verifier la declaration qui contiendroit ces articles, et qu’elle moderoit aussi les trois années de defense de s’assembler, à deux : les deputés n’opiniatrerent pas le premier, ils ne se rendirent pas sur le second, en soutenant que le privilege de s’assembler etoit essentiel au parlement.<lb/>[…]<lb/>[p. 369] [9 mars] M. le prince de Conti ayant dit, le meme jour, au parlement que M. de Longueville l’avoit prié de l’assurer qu’il partiroit de Rouen, sans remise, le 15 du mois avec sept mille hommes de pied et trois mille [p. 370] chevaux et qu’il marcheroit droit à Saint Germain, la compagnie en temoigna une joie incroyable, et pria M. le prince de Conti d’en presser encore M. de Longueville.<lb/>[…]<lb/>[p. 379] La paix fut donc signée, avec beaucoup de contestations, trop longues et trop ennuyeuses à rapporter, le 11 de mars, et les deputés consentirent, avec beaucoup de difficulté, que M. le cardinal Mazarin y signât avec M. le duc d’Orleans, monsieur le Prince, monsieur le chancelier, M. de La Meilleraie et M. de Brienne, qui etoient les deputés nommés par le Roi. Les articles furent :<lb/>Que le parlement se rendra à Saint Germain, où sera tenu un lit de justice, où la declaration contenant les articles de la paix sera publiée ; apres quoi il retournera faire ses fonctions ordinaires à Paris ;<lb/>Ne sera faite aucune assemblée de chambre pour toute l’année 1649, excepté pour la reception des officiers et pour les mercuriales ;<lb/>Que tous les arrets rendus par le parlement, depuis [p. 380] le 6 de janvier, seront nuls, à la reserve de ceux qui auront eté rendus entre particuliers, sur faits concernant la justice ordinaire ;<lb/>Que toutes les lettres de cachet, declarations et arrets du conseil rendus au sujet des mouvements presents seront nuls et comme non avenus ;<lb/>Que les gens de guerre levés pour la defense de Paris seront licenciés aussitôt apres l’accommodement signé, et Sa Majesté fera aussi, en meme temps, retirer ses troupes des environs de ladite ville ;<lb/>Que les habitants poseront les armes, et ne les pourront reprendre que par ordre du Roi ;<lb/>Que le deputé de l’archiduc sera renvoyé incessamment sans reponse ;<lb/>Que tous les papiers et meubles qui ont eté pris aux particuliers et qui se trouveront en nature seront rendus ;<lb/>Que M. le prince de Conti, princes, ducs et tous ceux sans exception qui ont pris les armes n’en pourront etre recherchés, sous quelque pretexte que ce puisse etre, en declarant par les dessus dits dans quatre jours à compter de celui auquel les passages seront ouverts, et par M. de Longueville en dix, qu’ils veulent bien etre compris dans le present traité ;<lb/>Que le Roi donnera une decharge generale pour tous les deniers royaux qui ont eté pris, pour tous les meubles qui ont eté vendus, pour toutes les armes et munitions qui ont eté enlevés tant à l’Arsenal qu’ailleurs ;<lb/>Que le Roi fera expedier des lettres pour la revocation du mestre du parlement d’Aix, conformement aux articles accordés entre les deputés de Sa Majesté et ceux du parlement et pays de Provence du 21 février ;<lb/>[p. 381] Que la Bastille sera remise entre les mains du Roi.<lb/>[…]<lb/>[p. 398] [13 mars] Comme le president Le Cogneux commençoit à proposer que le parlement renvoyât les deputés pour traiter des interets de messieurs les generaux et pour faire reformer les articles qui ne plaisoient pas à la compagnie, ce que M. de Bouillon lui avoit inspiré la veille à onze heures du soir, l’on entendit un fort grand bruit dans la salle du Palais, qui fit peur à maitre Gonin, et qui l’obligea de se taire. Le president de Bellievre, qui etoit de ce qui avoit eté resolu chez M. de Bouillon, fut interrompu par un second grand bruit encore plus grand que le premier. L’huissier, qui etoit à la porte de la grande chambre, entra et dit, avec une voix tremblante, que le peuple demandoit M. de Beaufort. Il sortit, il harangua [p. 399] à sa manière, et il l’apaisa pour un moment.<lb/>Le fracas recommença aussitôt qu’il fut rentré, et le president de Novion, qui etoit bien voulu pour s’etre signalé dans les premieres assemblées des chambres contre la personne du Mazarin, etant sorti hors du parquet des huissiers pour voir ce que c’etoit, y trouva un certain du Boisle, mechant avocat et si peu connu que je ne l’avois jamais oui nommer, qui, à la tete d’un nombre infini de peuple, dont la plus grande partie avoit le poignard à la main, lui dit qu’il vouloit que l’on lui donnât les articles de la paix, pour faire bruler par la main d’un bourreau, dans la Greve, la signature du Mazarin, que si les deputés avoient signé cette paix de leur bon gré, il les falloit pendre ; que si on les y avoit forcés à Ruel, il la falloit desavouer. Le president de Novion, fort embarrassé, comme vous pouvez juger, representa à du Boisle que l’on ne pouvoit bruler la signature du cardinal sans bruler celle de M. le duc d’Orleans, mais [p. 400] que l’on etoit sur le point de renvoyer les deputés pour faire reformer les articles à la satisfaction du public. L’on n’entendoit cependant dans la salle, dans les galeries et dans la cour du Palais que des voix confuses et effroyables : « Point de paix ! et point de Mazarin ! Il faut aller à Saint Germain querir notre bon Roi, il faut jeter dans la riviere tous les Mazarins. »<lb/>[…]<lb/>[p. 454] Je vous ai dit ci-dessus que les deputés retournerent à Ruel le 16 de mars ; ils allerent, des le lendemain à Saint Germain, où la seconde conference se devoit tenir à la chancellerie, et ils ne manquerent pas d’y lire d’abord les propositions que tous ceux du parti avoient faites avec un empressement merveilleux pour leurs interets particuliers et que messieurs les generaux, qui ne s’y etoient pas oubliés, avoient toutefois stipulé ne devoir etre faites qu’apres que les interets du parlement seroient ajustés. Le premier president fit tout le contraire, sous pretexte de leur temoigner que leurs interets etoient plus chers à la compagnie que les siens propres, mais dans la verité pour les decrier dans le public.<lb/>[…]<lb/>[p. 472] L’on n’eut presque point de difficulté sur les articles dont le parlement de Paris avoit demandé la reformation. La Reine se relacha de faire tenir un lit de justice à Saint Germain ; elle consentit que la defense au parlement de s’assembler le reste de l’année 1649 ne fût pas inserée dans la declaration, à condition que les deputés en donnassent leur parole.<lb/>[…]<lb/>[p. 481] Cette paix, que le cardinal se vantoit d’avoir achetée à fort bon marché, ne lui valut pas aussi tout ce qu’il en esperoit. Il me laissa un levain de mecontents qu’il m’eut peu oter avec assez de facilité, et je me trouvai tres bien de son reste. M. le prince de Conti et madame de Longueville allerent faire leur cour à Saint Germain, [p. 482] apres avoir vu monsieur le Prince à Chaillot pour la premiere fois, de la manière du monde la plus froide de part et d’autre.<lb/>[…]<lb/>[t. 4, p. 214] [avril 1652] Le Roi, dont le dessein avoit toujours eté de s’approcher de Paris, comme il me semble que je vous l’ai déjà dit, partit de Gien aussitôt apres le combat de Bleneau, et il prit son chemin par Auxerre, par Sens et [p. 215] par Melun, jusques à Corbeil, cependant que MM. de Turenne et d’Hocquincourt, qui s’avancerent avec l’armée jusques à Moret, couvroient sa marche, et que MM. de Beaufort et de Nemours, qui avoient eté obligés de quitter Montargis faute de fourrage, s’etoient allés camper à Etampes. Leurs Majestés etant passées jusques à Saint Germain, M. de Turenne se posta à Palaiseau, ce qui obligea messieurs les princes à mettre garnison dans Saint Cloud, au pont de Neuilli et à Charenton.<lb/>[…]<lb/>[p. 233] Je vous y ai parlé de la demangeaison de negociation comme de la maladie qui regnoit dans le parti des princes. M. de Chavigni en avoit une regelée, mais secrete, avec monsieur le cardinal, par le canal de M. de Fabert. Elle ne reussit pas, parce que le cardinal ne vouloit point, dans le fond, d’accommodement, et il n’en recherchoit que les apparences, pour decrier dans le parlement et dans le peuple M. le duc d’Orleans et monsieur le Prince. Il employa pour cela le roi d’Angleterre, qui proposa au Roi, à Corbeil, une conference. Elle fut acceptée à la cour, et elle le fut aussi à Paris par Monsieur et par monsieur le Prince, [p. 234] auxquels la reine d’Angleterre en parla. Monsieur en donna part au parlement le 26 d’avril et fit partir, des le lendemain, MM. de Rohan, de Chavigni et Goulas pour aller à Saint Germain, où le Roi etoit allé de Corbeil.<lb/>[…]<lb/>[p. 237] Les choses en vinrent au point que madame de [p. 238] Chatillon alla publiquement à Saint Germain. Nogent disoit qu’il ne lui manquoit, en entrant dans le château, que le rameau d’olive à la main. Elle y fut recue et traitée effectivement comme Minerve auroit pu l’y etre. La difference fut que Minerve auroit apparemment prevu le siege d’Etampes, que monsieur le cardinal entreprit dans le meme instant, et dans lequel il ne tint presque à rien qu’il ensevelit tout le parti de monsieur le Prince.<lb/>[…]<lb/>[p. 240] Le 3 de mai, monsieur le procureur general fit la relation de ce qu’il avoit fait à Saint Germain, en consequence des ordres de la compagnie, et il dit que le Roi entendroit les remontrances lundi 6 du mois.<lb/>[…]<lb/>[p. 241] Le 6, les remontrances du parlement et de la chambre des comptes furent portées au Roi, avec une grande force, et le 7 celles de la cour des Aides et celles de la Ville se firent. La reponse du Roi aux unes et aux autres fut qu’il feroit retirer ses troupes quand celles des princes seroient eloignées. Monsieur le garde des sceaux, qui parla au nom de Sa Majesté, ne profera pas seulement le nom de monsieur le cardinal.<lb/>Le 10, il fut arreté au parlement que l’on envoiroit les gens du Roi à Saint Germain, et pour y demander reponse touchant l’eloignement du cardinal Mazarin, et pour insister encore sur l’eloignement des armées des environs de Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 391] Le 13 [octobre 1652], les colonels reçurent ordre du Roi d’aller par deputés à Saint Germain. M. de Seve, le plus ancien, y porta la parole. Le Roi leur donner à diner et il leur fit meme l’honneur d’entrer dans la salle cependant le repas. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21757_actor">Gondi, Jean-François-Paul (de) </persname>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <p>Jean-François Paul de Gondi, Œuvres du cardinal de Retz, éd. Régis de Chantelauze, Paris, Hachette, 1882-1887.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans le journal de Jean Vallier</unittitle>
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              <unitdate normal="1648-10/1653" encodinganalog="3.1.3">27 août 1648-10 juillet 1653</unitdate>
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                <persname id="atom_21764_actor">Vallier, Jean</persname>
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                <p>XVIIe siècle. Maître d'hôtel de Louis XIV.</p>
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              <p>« [t. I, p. 95] [27 août 1648] Il fut pourtant enfin convenu que, tout presentement, la Reine renverroit querir lesdits sieurs de Broussel et du Blancmesnil, et les mettroit en liberté. […] [p. 96] Aussi fit-on partir à l’instant meme deux carrosses du Roi pour executer au plus tôt les ordres de la Reine, conformement à ce qui venoit d’etre arreté. M. du Blancmesnil retourna des le soir du meme jour 27e aout, parce qu’il n’etoit pas plus loin que le Bois de Vincennes ; mais M. de Broussel, que l’on avoit conduit le jour precedent dans le chateau de Saint Germain en Laye et auquel l’on faisoit prendre la route de Sedan par un chemin de traverse et peu frequenté, n’ayant pu etre rencontré qu’aupres du Mesnil Madame Rance, il ne fut pas possible de le ramener à Paris que sur les neuf heures du lendemain [p. 97] matin 28e, si bien que l’on demeura sous les armes toute la nuit.<lb/>[…]<lb/>[p. 105] Le mardi suivant 22e septembre que le Parlement recommença de s’assembler touchant le tarif, il y eut plusieurs conseillers (et entr’autres M. Viole, president en la quatrieme chambre des Enquetes) qui, se laissant emporter à leurs affections particulieres, interrompirent M. le president de Mesms, qui vouloit faire enregistrer la commission que le Roi lui avoit fait expedier pour l’etablissement d’une chambre de justice dont il etoit le chef, et lui dirent fierement qu’il y avoit des affaires bien plus pressées, et de bien plus grande importance. […] [p. 106] Et sur cela, et sans entrer plus avant en connoissance de cause, fut ordonné que tres humbles remontrances en seroient faites à la Reine par ecrit, et Sa Majesté suppliée de vouloir ramener le Roi à Paris au plus tot, et cependant que le prevot des marchands et les echevins de la ville tiendroient la main à ce qu’elle ne manquat point de vivres, enjoignant à tous les gouverneurs des autres voisines de les laisser passer librement. […] [p. 108] Quelques particuliers, bons serviteurs du Roi et de l’Etat, firent entendre sous main à M. le duc d’Orleans et à monsieur le Prince, qui etoient à Rueil avec Leurs Majestés, que, s’ils avoient agreable de se rendre mediateurs de ce differend, ils seroient tres volontiers et tres favorablement ecoutés par la compagnie. Et, sur cette ouverture, ils ecrivirent tous deux au Parlement et lui firent rendre leurs lettres, le jeudi 24e septembre, en entrant au Palais, l’une par M. de Choisy, chancelier de S.A.R. et l’autre par le chevalier de Rivière, écuyer du prince. […] [p. 109] Elles contenoient toutes deux la meme chose, à savoir que, pour eviter les inconvenients qui pourroient arriver s’ils continuoient leurs deliberations sans avoir conferé ensemble, ils prioient la compagnie d’en deputer quelques uns pour s’aboucher avec eux à Saint Germain (où pour lors etoit la Cour) afin de trouver des moyens convenables pour l’accomplissement des volontés du Roi et pour le repos du public.<lb/>Ces lettres, qui n’avoient pas surpris les principaux du Parlement, parce qu’ils les avoient eux-mêmes sollicitées secretement, furent si bien reçues que, sans aucune remise, il fut arreté que, des le lendemain 25e, l’on iroit à Saint Germain en Laye pour conferer avec messieurs les princes, avec ce retentum toutefois que M. le cardinal Mazarin ne seroit point admis dans la conference. Ainsi M. le premier president, M. le president de Maisons, quatre conseillers de la Grand’Chambre et de deux de chacune des Enquetes et des [p. 110] requetes du Palais se rendirent à la Cour, où, apres avoir salué Leurs Majestés et diné, ils furent trouver S.A.R. et, en presence des princes de Condé et de Conti et du duc de Longueville seulement, ils se renfermerent dans les quatre demandes qui suivent :<lb/>La premiere, et sur laquelle ils insisterent le plus, fut le retour du Roi dans Paris, à quoi M. le duc d’Orleans repondit qu’il y avoit peu d’apparence de pouvoir persuader la Reine de ramener le Roi à Paris si promptement, vu qu’il se portoit si bien à la campagne et avoit accoutumé d’y prendre l’air tous les ans en cette saison. […]<lb/>[p. 111] Et ainsi finit cette premiere conference, la deuxieme ayant eté remise au dimanche suivant, 27 dudit mois de septembre, au meme lieu.<lb/>[p. 112] L’on en tint encore quatre ou cinq autres de temps en temps, dans les intervalles desquelles se continuoient aussi les assemblées du Parlement, avec assez d’alterations.<lb/>[…]<lb/>[p. 119] Mais lorsque, le dernier jour d’octobre, l’on vit toute la Cour revenir de Saint Germain à Paris, il ne se peut dire combien toute la ville en fut comblée de joie : chacun fit part de cette bonne nouvelle et l’épandit dans toutes les provinces, où les choses furent retablies si promptement en leur premier etat que, huit jours apres, il n’y parut aucune alteration.<lb/>[…]<lb/>[p. 135] [1645] Le lendemain matin 6e dudit mois, et quatre heures avant qu’il y eut personne dans les rues, la Reine fit sortir le Roi hors de Paris et l’emmena clandestinement dans son carrosse à Saint Germain en Laye, [p. 136] accompagné de M. le duc d’Orleans, de monsieur le Prince, de M. le cardinal Mazarin et de peu de personnes, et cela avec tant de precipitation et avec si peu d’ordre et de prevoyance que tout le bagage de Leurs Majestés meme et presque tous leurs officiers demeurerent enfermés dans Paris sans en pouvoir sortir de tout le jour, ni le suivant.<lb/>[…]<lb/>[p. 137] Le lendemain 7e, les Chambres s’assmeblerent encore d’assez bonne heure, sur l’avis qu’elles eurent de la marche de quelques troupes vers Paris, et aussi afin de deliberer sur la lettre de cachet que le Roi avoit envoyée aux prevot des marchands et echevins de cette ville, contenant « que, Sa Majesté ayant eté bien informée qu’aucuns du Parlement avoient voulu entreprendre ou attenter sur sa personne et pratiqué des intelligences avec ses ennemis, Elle avoit jugé à propos de se retirer à Saint Germain en Laye, dont Elle avoit bien voulu leur donner avis » : chose horrible et qui meritoit la roue, si elle eut eté aussi bien verifiée qu’elle se trouva destituée de toute sorte d’apparence.<lb/>Il fut pourtant arreté que les gens du Roi se transporteroient à Saint Germain pour temoigner à Leurs Majestés le deplaisir extreme qu’avoit tout le Parlement de leur sortie de Paris, dont toutes les circonstances etoient autant de marques de leur courroux et [p. 138] de quelque sinistre opinion qu’on leur avoit donnée de sa fidelité, dont toutefois il ne s’etoit jamais departi. […]<lb/>Messieurs du parquet partirent incontinent apres diner et se rendirent à Saint Germain des le soir du meme jour 7e, pour faire entendre à Leurs Majestés les sinceres et respectueuses intentions du Parlement ; mais, parce qu’il avoit refusé adroitement et sous ombre d’un manquement de formalité de recevoir le paquet que le sieur de la Sourdiere lui avoit presenté le matin de la part du Roi (que l’on savoit bien contenir la translation de tout le Parlement à Montargis), l’on ne voulut pas seulement voir ses [p. 139] envoyés, et les laissa t on revenir si mal satisfaits et si outrés de douleur de n’avoir pu etre entendus sur les propositions si raisonnables et si soumises qu’ils avoient à faire à Leurs Majestés de la part du Parlement, que des lors les affaires furent hors d’accommodement.<lb/>[…]<lb/>[p. 143] Le Conseil, ayant eté aussitôt averti de cet arret, fit expedier, le 9e de janvier, une lettre de cachet du Roi adressante aux prevot des marchands et echevins de Paris, portant entre autres choses que Sa Majesté leur comandoit, et à tous les habitants de ladite ville, d’en chasser et mettre hors le plus promptement possible qu’ils pourroient tout le corps du Parlement, leur promettent, en ce cas, la continuation de ses bonnes graces, et que, en meme temps que ledit Parlement en sortiroit par une porte, Sadite Majesté y rentreroit par une autre pour leur en temoigner les effets. Mais, comme la chose n’etoit pas possible, à moins que de prendre les armes et de remplir la ville de sang et de carnage, joint que le prevot des marchands etoit du corps, l’on y eut fort peu d’egard ; au contraire, elle fut portée au Parlement par M. le duc de Montbazon, gouverneur de la ville, accompagné du sieur Fournier, premier echevin, et d’un autre.<lb/>[…]<lb/>[p. 145] Il ne fut pas omettre que, ledit sieur Fournier ayant eté envoyé avec un autre echevin vers Leurs Majestés à Saint Germain en Laye, des le lendemain de [p. 146] leur sortie de Paris, afin de les assurer et protester de nouveau de l’affection tres ardente et tres cordiale de tous les habitants de la ville et de leur fidelité inviolable envers Elles, il leur fit une harangue à sa mode, laquelle, quoique peu etudiée, fut trouvée si pressante et si forte, lors memement qu’il s’etendit sur le pitoyable et malheureux etat de cette grande ville et sur la cruelle necessité où tant de bons bourgeois se trouvoient reduits, ou de tremper leurs mains dans le sang de leurs principaux concitoyens (en se mettant en devoir de chasser le Parlement), ou de perir par la faim en leur desobeissant, que Leurs Majestés ne purent s’empecher de temoigner par quelques larmes les secrets sentiments de compassion qu’il avoit excités dans leurs ames contre la resolution de leur Conseil.<lb/>[…]<lb/>[p. 148] M. le duc d’Elbeuf, toutefois, qui etoit demeuré dans Paris, ayant eté proposé sous main, et de son consentement, par M. Payen, n’eut pas grand peine à se faire agreer pour remplir cette belle charge, tant parce qu’il fut le premier à se declarer, que faute d’autre ; aussi fut-il incontinent accepté par toute la compagnie et declaré general des troupes parisiennes contre les pernicieux desseins du cardinal [p. 149] Mazarin et de ses adherents, le dimanche 10e janvier, sur les neuf heures du matin.<lb/>Mais, tandis que l’on lui en faisoit les compliments et que la Cour etoit encore assemblée, elle apprit avoie joie que M. le prince de Conti et M. de Longueville etoient à la porte Saint Honoré et demandoient à entrer dans la ville, afin de venir servir la cause commune. Ils s’etoient derobé la nuit, et sans aucune suite, de Saint Germain en Laye, tres mal satisfaits, disoient ils, du procedé et de la mauvaise conduite du conseil d’en haut.<lb/>[…]<lb/>[p. 159] Le 13e, le Parlement, ayant appris que la reine d’Angleterre etoit demeurée dans Paris avec fort peu de moyen d’y pouvoir subsister sans quelque secours extraordinaire, arreta que, des deniers des levées et contributions qui se faisoient dans la ville, il en seroit baillé à cette infortunée princesse, tante du Roi, [p. 160] jusques à vingt mille livres par mois, et que cela se feroit le plus secretement qu’il lui seroit possible, afin que la dignité de sa naissance et de sa majesté n’en fut point offensée. […]<lb/>La Reine s’etoit retirée avec tant de precipitation et avec tant de crainte d’etre traversée dans son dessein qu’elle n’avoit pas eu le temps de faire partir son bagage, ni meme celui du Roi : de sorte que, la garde bourgeoise ayant eté posée aux portes de la ville aussitôt que la nouvelle en eut eté repandue dans la ville, Leurs Majestés et toute leur Cour passerent plusieurs jours à Saint Germain avec une extreme incommodité, faute de lits et de toute autre sorte de meubles et d’habits, meme pour les personnes sacrées (chose honteuse et qui ne peut etre assez blamée de la posterité). Le capitaine du charroi, qui les avoit fait [p. 161] charger le plus dligemmnt qu’il avoit pu, s’etoit bien mis en etat de les emmener ; mais s’etant presenté à la porte Saint Honoré pour sortir, il en fut empeché et repoussé insolemment par une infinité de coquins qui se trouverent en armes à ladite porte, et cela certes avec un tres sensible deplaisir des honnetes gens, qui blamerent assez haut cet injurieux procedé et ne purent approuver que l’on refusat ainsi de laisser sortir les choses dont Leurs Majestés avoient tant de besoin.<lb/>Cette rigueur inouie et criminelle dura cinq ou six jours au moins, et jusques à ce que le Parlement eut commis MM. Doujat et Sevin, conseillers en la Grand’Chambre, pour se transporter au Palais Cardinal afin de donner ordre que l’on fit seulement sortir tout ce qui appartenoit et etoit necessaire pour la personne du Roi et celle de M. le duc d’Anjou, son frere, sans souffrir que le bagage de la Reine ni de qui que ce fut sortit de la ville : marque trop evidente et insupportable de la haine et de l’extreme aversion que l’on avoit pour elle et pour tout son conseil.<lb/>En effet, cette garde fut si exacte que tous ceux qui etoient dans la ville le jour que Leurs Majestés en sortirent s’y trouverent enfermés et retenus pour la [p. 162] plupart contre leur volonté, sans qu’il leur fut possible de s’en echapper, sinon en se deguisant, les uns en laquais, les autres en paysans, en sisses, en servantes ou en nourrices, ainsi que firent peu à peu diverses personnes de qualité de l’un et de l’autre sexe dont aucunes, ayant eté reconnues aux portes, furent maltraitées au dedans par la canaille, et celles qui passerent par la soldatesque au dehors.<lb/>[…]<lb/>[p. 212] [13 février] Le duc d’York, fils puiné du roi d’Angleterre, touché d’une extreme passion de voir la reine sa mere, qui etoit demeurée dans Paris, y arriva heureusement ledit jour.<lb/>[…]<lb/>[p. 213] Or, comme le parlement de Paris travailloit incessamment pour faire subsister ses troupes aux depens de ceux qui s’etoient retirés à Saint Germain, ceux là, de leur coté, faisoient, pour l’entretenement des leurs, tout ce qui leur etoit possible, afin de la charge en tombat sur les officiers de cette compagnie et des autres et les rendit plus sages une autre fois. A cet effet, messieurs du Conseil firent expedier un grand role contenant toutes les maisons, terres et heritages qui leur appartenoient es environs de la ville, et meme dans quelques provinces du royaume, qu’ils taxerent à une ou deux années du revenu d’icelles, en sorte que le tout se montoit à cinq cent vingt trois mille livres ; auquel role ils attacherent un arret du Conseil du 15e fevrier, signé en commandement De Guenegaud, portant que, « faute de payer par les fermiers ou receveurs desdites terres, maisons et heritages et de mettre, dans trois jours de la signification d’icelui, entre les mains de M. Longuet, tresorier [p. 214] de l’extraordinaire des guerres, les sommes y contenues, que le recouvrement en seroit fait par les gens de guerre, à tenir compte sur leurs montres, et dont ils se feroient payer par la vente de tous les meubles, bestiaux et materiaux qui se trouveroient esdites terres et maisons, et meme par la coupe des bois taillis et de haute futaie en dependant ».<lb/>Cette derniere clause fut trouvée si etrange et si dure, que ceux meme qui la mirent en avant n’oserent la faire executer en aucun endroit, et donna lieu de dire aux gens de bien, qui n’avoient autre dessein que de voir l’autorité du Roi retablie et les peuples un peu soulagés par des voies plus douces et convenables, qu’il eut eté à souhaiter que le Conseil de Sa Majesté et le parlement de Paris eussent eté plus moderés et retenus qu’ils n’etoient, l’un et l’autre agissant avec tant d’emportement et de violence que la posterité aura peine de se figurer ce que nous en avons vu et ressenti.<lb/>[…]<lb/>[p. 216] Le 17e, qui etoit le jour des Cendres, messieurs les gens du Roi partirent de Paris pour aller trouver Leurs Majestés à Saint Germain, afin de leur faire entendre les motifs respectueux et pleins de soumissions qui avoient obligé le Parlement et la ville d’n refuser l’entrée au heraut qui s’etoit presenté de leur part à la porte Saint Honoré : resolution qui excita beaucoup de joie parmi les bons François, dans la pensée qu’ils eurent que ce voyage etoit un acheminement indubitable à la pacification de tant de desordres.<lb/>[…]<lb/>[p. 220] Le 19e, messieurs les gens du Roi firent leur rapport au Parlement de ce qu’ils avoient fait à Saint Germain et dirent, en presence de M. le prince de Conti et de MM. les ducs d’Elbeuf, de Beaufort, de Luynes et de Brissac, que la Reine leur avoit temoigné par la bouche de M. le chancelier qu’elle avoit pris en bonne part le refus que l’on avoit fait de laisser entrer et d’ouir le heraut, puisqu’il ne procedoit que du respect et de la soumission du Parlement envers le Roi ; qu’elle avoit eu tres agreables les protestations de leur fidelité et de leur obeissance, mais qu’elle en attendoit les preuvres ; que, de sa part, elle leur donneroit toujours des marques de sa bonté, de son affection et de sa bienveillance, pourvu que l’autorité du Roi fut conservée toute entiere : à quoi ils ajouterent que M. le duc d’Orleans et monsieur le Prince les avoient assurés de la meme chose, ce qui donna lieu d’arreter que les memes gens du Roi retourneroient incontinent apres diner ou le lendemain à Saint Germain, afin de rendre tres humbles graces à la Reine de ses bonnes volontés et de savoir d’elle quelles etoient les preuves que Sa Majesté desiroit avoir de l’obeissance et de la fidelité du Parlement.<lb/>[…]<lb/>[p. 233] Le 20e fevrier, fut arreté au parlement de Paris que l’on deputeroit vers la reine d’Angleterre pour se condouloir avec Sa Majesté de la perte qu’elle avoit faite, et que, à cet effet, chaque chambre nommeroit un conseiller pour accompagner M. le premier president, qui devoit porter la parole, et lui rendre ce triste temoignage de leur douleur.<lb/>[…]<lb/>[p. 241] Les deputés du parlement de Paris etant cependant retournés de Saint Germain, M. le premier president fit son rapport à la compagnie, le 27e dudit mois de fevrier, de la bonne reception qui leur y avoit eté faite et comme ils avoient trouvé la Reine, accompagnée seulement de M. le duc d’Orleans, de monsieur le Prince et de M. le cardinal Mazarin (à cause de l’indisposition de M. le chancelier), à laquelle ils avoient fait entendre le sujet de leur voyage, et que, apres la reponse de Sa Majesté, ils s’etoient retirés dans la capitainerie du chateau, où, peu de temps apres, ces deux princes s’etant rendus, ils etoient entrés en une [p. 242] conference assez particuliere avec eux, dans laquelle ils avoient un peu adouci les paroles aigres et facheuses dont la Reine avoit usé dans sa reponse, laquelle Sa Majesté leur avoit envoyée incontinent apres par ecrit, en suite de quoi ils s’etoient retirés.<lb/>[…]<lb/>[p. 252] L’on eut aussi nouvelles que M. le marechal de Rantzau avoit eté arreté prisonnier par M. de Villequier, capitaine des gardes, en mettant pied à terre à Saint Germain en Laye, où il s’etoit rendu enfin et apres plusieurs ordres de Leurs Majestés, qui n’estimoient pas que Dunkerque fut en sureté entre les mains de cet etranger, que l’on disoit (avec peu de certitude) avoir eu quelques secretes intelligences avec les Espagnols pour remettre cette importance place en leur disposition.<lb/>[…]<lb/>[p. 257] [mars] Toutes ces atroces medisances et toutes ces noires invectives n’avoient pas empeché messieurs les gens du Roi de sortir de Paris le 2e de ce mois et de porter à [p. 258] Leurs Majestés le dernier arret du Parlement, contenant le nom des deputés qui, sous leur bon plaisir, avoient eté nommés de sa part pour assister à la conference proposée par M. le duc d’Orleans. Ils eurent aussi ordre expres de savoir de la Reine le lieu qu’il avoit plu à Sa Majesté d’ordonner pour une action si importance ; elle eut bien desiré que c’eut eté à Saint Germain, mais comme il etoit un peu trop eloigné de Paris, que les esprits etoient encore un peu trop aigris de part et d’autre et le logement trop serré, le chateau de Rueil (pour se rencontrer à moitié chemin) fut jugé plus commode et preparé à cet effet.<lb/>[…]<lb/>[p. 263] Si l’on avoit un extreme besoin de la paix dans Paris, elle n’etoit pas moins necessaire ni desirée par tous ceux qui etoient à Saint Germain, et, si le pain etoit rare d’un coté, l’argent n’etoit pas fort commun de l’autre, et moins encore toutes les autres commodités de la vie. Messieurs les princes et Leurs Majestés memes manquoient de beaucoup de choses et ne souhaitoient rien plus ardemment que de sortir bientôt et honnetement de l’embarras où leur mauvais et detestable conseil secret les avoit jetés contre toutes les regles d’une bonne politique : de sorte qu’il ne fut pas difficile à messieurs du Parquet d’obtenir ce qu’ils demanderent touchant l’entrée des vivres.<lb/>[…]<lb/>[p. 297] Le 16e dudit mois de mars, MM. les deputés [p. 298] du Parlement partirent de Paris pour se rendre à Saint Germain, afin d’obtenir de Leurs Majestés la reformation des deux, trois et douzième articles ci devant enoncés, et, s’il etoit possible, quelque satisfaction pour nos generaux.<lb/>[…]<lb/>[p. 325] [30 mars] L’après dinée du meme jour, MM. les deputés du Parlement retournerent enfin de Saint Germain en cette ville avec une declaration du Roi contenant tout ce qu’ils avoient arreté et si solennellement concerté avec ceux du Roi.<lb/>[…]<lb/>[p. 331] [avril] Le lendemain 6e, les deputés du Parlement, au nombre de quarante, furent à Saint Germain temoigner à Leurs Majestés avec quel profond respect et avec quels sentiments de joie et d’amour ils avoient reçu la paix qu’il avoit plu à leur bonté de leur accorder, et les supplier tres humblement de vouloir honorer au plus tot de leur presence la capitale du royaume ; lesquels, apres avoir eté magnifiquement traités aux depens du Roi, reçurent enfin cette agreable reponse de la bouche de la Reine qu’elle avoit une tres grande passion d’aller à Paris et d’y mener le Roi, ce qu’elle feroit assurement sitot que le bien de ses affaires le permettroit.<lb/>[…]<lb/>[p. 337] Le 28e avril, le Roi ecrivit au Parlement et au corps de ville que, ayant resolu de s’approcher de sa frontiere de Picardie pour y donner plus commodement et plus à propos les ordres necessaires contre les entreprises de ses ennemis, Sa Majesté avoit bien voulu leur en donner avis, afin qu’ils eussent à maintenir le peuple de sa bonne ville de Paris dans l’obeissance qu’il lui devoit. Et, de fait, Leurs Majestés partirent de Saint Germain le dernier de ce mois, et allerent [p. 338] coucher à Ecouen, et tout le Conseil en cette ville.<lb/>[…]<lb/>[t. II, p. 281] Le 7e [février 1651], l’on fut extremement etonné d’apprendre par toute la ville que Son Eminence etoit enfin sortie sur les onze heures du soir du jour precedent, et qu’elle avoit pris la route de Saint Germain en Laye, accompagnée de deux cents chevaux.<lb/>[…]<lb/>[t. III, p. 215] [1652] Mais enfin, le Roi s’etant rendu à Saint Germain, le samedi 27e avril (où dejà etoient arrivés M. de Rohan, de Chavigny et Goulas, que M. le duc d’Orleans y avoit envoyés pour apprendre les volontés du Roi sur les ouvertures du roi d’Angleterre), Sa Majesté remit à les entendre au lendemain, après diner. Ils furent introduits dans la chambre de la Reine par le milord Montagu et reçus fort favorablement de Leurs Majestés ; apres qu’ils eurent protesté de la fidelité et sincere affection des princes qui les avoient envoyés, ils supplierent tres humblement le Roi de leur vouloir dire avec lequel de messieurs de son Conseil Sa Majesté desiroit qu’ils conferassent de l’affaire qui les avoit amenés vers elle. « Avec M. le cardinal, répondit le Roi, que j’ai ordonné pour cela ». « Nous avons, dirent-ils, un ordre précis de ne point traiter avec M. le cardinal, ni meme de le voir ». Mais le Roi leur ayant reparti [p. 216] brusquement qu’il le vouloit ainsi et le leur commandoit absolument, ils firent une profonde reverence et dirent que, Sa Majesté ayant tout pouvoir sur eux, ils obeiroient aveuglement à son commandement. Alors le Roi et la Reine se leverent et les menerent dans un cabinet où, presque en meme temps, se rendit le sieur cardinal qui, prenant la parole d’abord, se fit des reproches à lui meme (par ironie) de tous les crimes dont il etoit chargé par l’arret de sa condamnation. « Voilà), dit-il, Messieurs, ce criminel de lese majesté, ce perturbateur du repos public, ce pirate, ce proscrit », et enfin tomba serieusement sur l’affaire dont il s’agissoit. Mais, comme elle etoit de longue discussion, Leurs Majestés sortirent et laisserent ledit sieur cardinal tout seul avec ces trois deputés et leur conducteur.<lb/>Sitot que cette conference (qui dura quatre heures) fut finie, le Roi fit assembler son Conseil, où M. le cardinal ayant fait rapport devant Leurs Majestés de tout ce qui venoit d’etre proposé et resolu, il parut tant de joie sur le visage de ceux qui avoient eu l’honneur d’y etre appelés, lorsqu’ils en sortirent, que personne ne douta plus que la paix ne fut faite ou, du moins, fort avancée. C’etoient M. le garde des sceaux, [p. 217] M. le duc de Bouillon, MM. les marechaux du Plessis et de Villeroy et MM. les quatre secretaires d’Etat.<lb/>Le lendemain 29e, M. le duc d’Orleans, accompagné de monsieur le Prince, se rendit au Palais et dit qu’il etoit venu faire part à la compagnie de ce qui s’etoit passé à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 225] [mai] Le 6e dudit mois, les deputés du parlement s’etant rendus à Saint Germain pour faire de secondes remontrances au Roi sur l’eloignement tant souhaité et si necessaire du cardinal Mazarin, Sa Majesté leur dit Elle meme que, encore qu’Elle eut resolu de n’entendre plus aucunes remontrances sur ce sujet, elle vouloit bien toutefois leur donner encore cette satisfaction que d’ecouter les leurs, et meme d’entendre lire en leur presence celles qui lui avoient eté presentées à Gien de la part de leur compagnie ; ce qu’ayant eté fait, ainsi qu’ils le desiroient, le Roi ajouta qu’il leur feroit savoir sa volonté par ecrit à leur retour à Paris.<lb/>Mais les deputés de la Ville, qui n’usoient que de tres humbles supplications et n’insistoient pas tant sur l’eloignement dudit cardinal que sur le retour de Sa Majesté dans Paris, ne furent pas peu surpris quand [p. 226] Elle leur repondit, par la bouche de M. le garde des sceaux, qu’il etoit bien etrange que, en meme temps qu’ils supplioient le Roi de vouloir retourner à Paris, ils souffrissent que l’on en fermat toutes les avenues à Sa Majesté par la rupture des ponts et par l’occupation des passages qui lui pouvoient conduire ; qu’Elle ne jugeoit pas à propos de donner autant de combats qu’il y avoit de villages entre Saint Germain et Paris pour en rendre l’acces libre à Sa Majesté, qui meme trouveroit peu de sureté dans son Louvre, tandis que les factieux auroient les armes en main ; qu’il etoit bien juste de les poser avant toutes choses et de faire retirer ceux qui s’etoient declarés si ouvertement ses ennemis ; que, apres cela, Sa Majesté leur promettoit de retourner aussitôt dans sa bonne ville de Paris et de lui donner toutes les marques possibles de sa bonté et de ses affections paternelles envers elle.<lb/>[…]<lb/>[p. 228] La Cour, cependant, demeuroit à Saint Germain sans pouvoir prendre aucun bon parti sur toutes ces occurrences et donnoit le temps à monsieur le Prince de fortifier sa faction dans Paris, faute de resolution et de vigueur, etant certain que, si le Roi y fut venu tout droit au partir de Corbeil, qu’il y eut eté tres bien reçu, malgré tous les frondeurs, et eut sans doute obligé monsieur le Prince, et peut etre M. le duc d’Orleans, d’en sortir ; et de là dependoit la decision de l’affaire et de la ruine totale des factieux. Mais l’esprit de M. le cardinal n’etoit pas d’une trempe assez forte pour exciter en son ame des resolutions si fermes et si genereuses ; il ne pouvoit se departir ni de ses souplesses naturelles, ni de ses intrigues ordinaires, et, moins encore, de ses secretes et artificieuses negociations, quelque experience qu’il eut faite du mauvais succes de ce lache et honteux procedé.<lb/>[…]<lb/>[p. 236] Cependant, MM. les gens du Roi avoient été entendus à Saint Germain par Sa Majesté sur le sujet de l’eloignement de ses troupes des environs de Paris [p. 237] et en avoient eu cette favorable reponse que, aussitôt que les Princes auroient fait retirer les leurs, Elle commanderoit aux siennes de faire la meme chose et donneroit toute sureté aux etrangeres pour leur retour.<lb/>[…]<lb/>[p. 242] L’on ne laissoit pas cependant de faire force voyages de Saint Germain à Paris et d’ici à la Cour, pour trouver quelque bon accommodement aux affaires. M. le duc de Damville et le milord Montagu s’y employoient de tout leur pouvoir et ne craignoient point de representer [p. 243] souvent à la Reine les inconvenients que pourroit enfin produire la ferme resolution que Sa Majesté sembloit avoir prise de retenir le cardinal aupres d’Elle, et lui dirent jusque là que l’exemple d’Angleterre n’etoit pas detesté de tous les Parisiens (chose horrible et incroyable) : mais inutilement, tant son ame etoit fortement attachée à la conservation de ce ministre insuffisant, meprisé et sans vigueur.<lb/>[…]<lb/>[t. IV, p. 91] [octobre 1652] MM. les colonels de la ville s’etoient cependant assemblés chez M. de Seve, sieur de Chatignonville, leur ancien, afin d’aviser au moyen de la decharger d’une si horrible oppression, et, sans la participation des echevins, ni meme de S.A.R., etoient convenus de faire une celebre deputation vers le Roi, pour assurer Sa Majesté de l’immuable fidelité de leurs concitoyens ; et, à cet effet, avoient ils resolu de la composer de quatre d’entre eux, de quatre de leurs lieutenants, de trente deux capitaines, d’autant de lieutenants et de pareil nombre d’enseignes, et encore d’un notable bourgeois de chacune compagnie, qui faisoient en tout deux cent seize personnes. Mais ce ne fut pas sans grande difficulté que M. le duc d’Orleans leur permit d’executer ce bon dessein et de sortir de Paris pour aller trouver le Roi à Saint Germain en Laye : ce qu’il ne fit encore qu’à toute extremité et que sous [p. 92] cette condition expresse qu’ils obtiendroient une amnistie generale et sans exception de ce qui s’etoit passé le 4e juillet dans l’hôtel de ville, parce que, la grace du Roi ne s’etendant que sur les bourgeois de ladite ville, S.A.R., qui savoit bien en sa conscience qu’elle y avoit au moins preté son consentement, ne vouloit pas en etre exclue, ni laisser M. de Beaufort et les autres principaux officiers de ses troupes (complices de cette detestable action) en etat de pouvoir etre recherchés et punis quelque jour.<lb/>[…]<lb/>[p. 95] Le 15e, les colonels et les autres officiers militaires de la ville en partirent enfin pour se rendre à Rueil, à dessein d’aller le lendemain à Saint Germain assurer le Roi de l’obeissance et de la fidelité de tout le reste [p. 96] des habitants. Mais Sa Majesté n’y etant arrivée que le 17e, ils ne purent avoir audience que le jour suivant. Ce fut ledit sieur de Chatignonville qui porta la parole et qui n’omit aucune chose pour persuader le Roi de vouloir retourner à Paris. Sa Majesté leur repondit qu’Elle n’oublieroit jamais le service qu’ils lui rendoient en cette occasion et que, inclinant à leurs prieres, Elle se rendroit le lundi suivant dans sa bonne ville de Paris encore que les auteurs de la rebellion lui donnassent tout sujet d’aller ailleurs.<lb/>La bonne reception qui leur fut faire temoignoit assez la satisfaction que l’on avoit de leur envoi. Aussi parlerent ils debout, et non pas à genoux, comme quelques uns du Conseil pretendoient qu’ils dussent faire ; mais la consideration que c’etoit un corps militaire, et non de bourgeois, l’emporta sur les vieilles maximes, ainsi que fit le festin dont ils furent regalés sur tous les precedents : en telle sorte [p. 97] qu’ils retournerent tres contents le 19e, et ramenerent avec eux M. le gouverneur (que le Roi avoit fait ministre d’Etat quelques jours auparavant) et lesdits sieurs Le Fevre, prevot des marchands, Guillois et Philippe, echevins.<lb/>Il ne faut pas omettre la raillerie que fit la Reine au president Charton, en lui disant qu’elle etoit bien aise de le voir parmi les deputés et que « le feu de l’hotel de ville l’eut enfin eclairé » ; et sur ce qu’il pria Sa Majesté de se souvenir des promesses qu’on leur faisoit de ramener le Roi à Paris, elle lui repartit de bonne grace que l’on reconnoitroit la difference qu’il y avoit entre la parole du Roi et ce qui se disoit sur le pont Neuf. Il n’y eut que le seul Raguenet, marchand de la rue Saint Honoré, qui ne fut point admis à l’honneur de faire la reverence au Roi : aussi, sans mentir, s’etoit ils trop signalé parmi les plus grands frondeurs. Il s’en abstint fort à propos, sur l’avis que M. de Sainctot lui donna de se retirer, de crainte de facher Sa Majesté.<lb/>[…]<lb/>[p. 265] [1653] Le 10e de juillet, M. de Maisons, president au mortier, eut ordre de sortir de Paris et de s’en aller à Conches. Si la resistance qu’il avoit apportée ou, plutôt, le refus qu’il avoit fait de donner sa demission de la capitainerie du chateau de Saint Germain en Laye, dont le Roi vouloit gratifier le sieur de Beaumont [p. 266] (en le remboursant des quarante trois mille ecus qu’il en avoit baillés à M. le duc de Saint Simon) fut la veritable cause de cette disgrace, je m’en rapporte ; mais il est certain que Sa Majesté eut tant d’impatience qu’il fut parti que, en moins d’une apres dinée, Elle envoya trois fois lui commanda absolument de partir. Ensuite de quoi, Elle manda les autres grands presidents et leur dit que ce n’etoit point comme officier [p. 267] de son parlement qu’Elle avoit eloigné ledit sieur de Maisons, mais comme son domestique, qui n’avoit pas voulu obeir à ses volontés touchant la capitainerie de Saint Germain. Il y avoit pourtant beaucoup d’apparence que la sollicitation qu’il faisoit sous main pour l’assemblée des chambres en faveur des conseillers absents, et particulierement à M. de Longueil, son frere, qui etoit indisposé à Auxonne, n’avoit pas peu contribué à cette defaveur : ce qui parut assez visiblement par les plaintes que fit la Reine contre ledit sieur de Longueil, son chancelier, qu’elle accusa de meconnoissance envers elle, et de cabale perpetuelle contre le service du Roi, son fils. M. de Maisons, maitre des requetes, l’abbé de Conches et mademoiselle de Maisons eurent ordre de suivre leur pere. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21764_actor">Vallier, Jean </persname>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Fronde</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Jean Vallier, Journal de Jean Vallier, maître d’hôtel du roi (1648-1657), éd. Henri Courteault et Pierre de Vaissière, Paris, Renouard, 1902-1918.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Marie Dubois, valet de chambre du roi, de séjours de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1648/1671" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1648-30 septembre 1671</unitdate>
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                <persname id="atom_21773_actor">Dubois, Marie</persname>
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                <p>Valet de chambre du roi, seigneur de Lestoumière, de La Forêt et du Poirier.</p>
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              <p>« [p. 140] 23 [septembre 1648]. La Reyne, ayant ouy la messe, monta en carosse et fut querir monsieur le duc d’Angeou à Besanval et arriva sur le midy. Le Roy les fut recevoir dans la cour, et, quoyque monsieur d’Angeou eut encore le visage tout rouge de sa petite verolle, le Roy ne laissa pas de se jetter à son col, et ces deux enfans se tenoient collés leurs visages l’un contre l’autre, se baisant [p. 141] tendrement, et pluroient de joye, ce quy ravissoit tous ceux quy les voyoient. Monsieur ne coucha pas à Ruel, il partit sur le soir pour aller coucher à Croissy.<lb/>Ce mesme jour, le provos des marchands et messieurs du cardenier de Paris vinrent et reçurent toute asseurance de la Reyne et de messieurs d’Orléans et de Condey. Le parlement et les peuples de Paris n’estoient pas fort asseurés et les affaires estoient à la veille de prendre ung mauvais biais, ce quy obligea messieurs d’Orléans et de Condey à leur faire ces lettres suivantes :<lb/>Lettres de monseigneur le duc d’Orléans et de monsieur le Prince à messieurs du parlement<lb/>A Messieurs de la cour de parlement du Roy, mon seigneur et nepveu, à Paris<lb/>Messieurs,<lb/>Vous savez les soings que j’ay pris pour accomoder les affaires presentes et y apporter tout le tamperament que le service du Roy, mon seigneur et nepveu, et la satisfaction de vostre compagnie ont peu desirer. Et, comme j’ay jeugé que, dans l’estat où elles se truvoient, une conference seroit tres utile pour regler toutes choses, j’ay bien voulu vous faire encore cette lettre pour vous prier de desputer quelques uns de vostre corps pour se truver au lieu où sera la Reyne et adviser aux moyens quy seront convenables pour l’accomplissement des volontés de Leurs Majestés et pour le repos public. Je veux croire que vous concourerez avecque moy dans ce bon dessein et que vous aurez la mesme creance à ce que le sieur de Choisy, mon chancelier, vous dira sur ce subjet que vous l’auriez à moy mesme, quy suis, Messieurs,<lb/>Vostre affectionné amy.<lb/>Gaston<lb/>De Ruel, ce 23 septembre 1648<lb/>[p. 142] Lettre de monsieur le Prince à messieurs de la cour de parlement, à Paris<lb/>Messieurs,<lb/>Ne pouvant aller au parlement, aynssy que m’aviez temoigné le souhaiter par vostre desputation d’hier, et prevoyant les inconvenients quy pourraient arriver sy vous continuez vostre deliberation sans que j’eusse eu le bien de vous voir auparavant, j’ay creu vous devoir inviter, comme le faict monsieur le duc d’Orleans, à Saint Germein, à une conference où nous puissions traiter des desordres quy peuvent estre presentement dans l’Estat et tacher d’y remedier. Le zele que j’ay pour le service du Roy et l’affection particulleire que j’ay pour vostre compagnie m’obligent à vous proposer cet expedient pour remedier à des maux auxquels vous et moy ne pourrons peut estre plus donner ordre, sy vous laissez perdre cette occasion. La Reyne est dans tous les sentiments de bonté que vostre compagnie peut attendre d’elle. Monsieur le duc d’Orleans vous temoigne assez les siens par les soings qu’il a pris jeusques à cette heure et par la lettre qu’il vous escrit, et moy je n’ay point de plus forte passion, apres celle que j’ay pour le bien de l’Estat et pour le maintien de l’autorité royale, que celle de vous servir. Faictes donc paroitre en cette occasion cette affection que vous avez toujours temoignée en contribuant tout ce quy est en vous pour l’accomodement des affaires. Donnez moy lieu, par les services que je vous rendray auprès de Sa Majesté, de vous temoigner que je suis, Messieurs, vostre tres humble et tres affectionné serviteur.<lb/>Louis de Bourbon<lb/>A Ruel, ce 23 septembre 1648<lb/>Apporté par le chevalier de Rivière.<lb/>[p. 143] Ce mesme jour, l’on fit commendement pour aller le lendemain à Saint Germein. Et le lendemain 24, tout partit et la reyne d’Angleterre delogea du viel château et alla loger au Louvre à Paris. Le Roy arriva d’assez bonne heure et la Reyne sur les six heures, et fut descendre à la chapelle du viel château, où elle entendit les litanies, quy ont de coustume de se chanter tous les soirs. La Reyne, quy est fort propre, truva dans le chasteau mille puanteurs, que les Anglois y avoient laissées : ce sont gens quy vivent fort sallement. L’on truva sur un fumier force serpens dans une lie de vin d’Espagne, quy avoit esté vidé dans le bour, et dit on que ces choses là servent à ceux quy sont ladres, de quoy l’on accusoit ung millor. Tout le viel chasteau se truva occupé, la cour estant fort grosse. Monsieur d’Orleans eut pour luy et pour Madame, sa femme, tout le chasteau neuf. La nuict du 24 au vingt cinq, la seconde chambre de la Reyne, quy estoit demeurée dans le chasteau de Ruel, fut vollée, les coffres ouvers et tout le plus précieux pris. La Reyne y avoit ung vallet de chambre et ung tapissier, quy furent coucher au bourg au lieu de coucher dans la mesme chambre pour garder les meubles, de sorte qu’ils faillirent tous deux à estre chassés. Aussy estoient ils fort blamables. C’est à quoy nous devons bien prendre garde, lorsque nous sommes ou à la premiere ou à la dernière chambre. Y estant, nous sommes obligés, sur peine de la vie, de les conserver.<lb/>Le vendredy 25, messieurs les deputés du parlement vinrent au nombre de 21, lesquels salluerent Leurs Majestés et monsieur le cardinal, et ensuite le Roy leur donna à disner, à l’issue duquel ils furent au chasteau neuf, dans le grand cabinet de Monsieur d’Orleans, à main gauche en entrant, et s’enfermerent avecque messeigneurs d’Orleans, de Condey, de Conty et de Longueville, et furent deux heures en conference. A l’issue de laquelle, ces messieurs s’en retournèrent à [p. 144] Paris.<lb/>Pendant qu’ils estoient enfermés, je voulus voir le chambre où le defunct Roy, mon mestre, mourut, et j’y truvay monsieur l’abbé de La Rivière logé, monsieur d’Orleans n’y ayant pas voulu loger, mais bien son favory. Je ne consideray pas ce lieu sans soupirer et prier Dieu pour mon defunct cher mestre.<lb/>26 [septembre]. Le courrier d’Alemagne arriva quy apporta nouvelles de la pax d’Allemagne, mais j’ay crainte qu’elle n’ayt pas lieu. La Reyne fut voir madame la duchesse d’Orleans au chasteau neuf.<lb/>27 [septembre]. Ce jour de dimanche, je fus au disner de monsieur le Prince et le remerciay de l’honneur qu’il m’avoit faict de me donner quartier. II me fit la grace de me prendre la main, de me la serrer et de me dire : « Monsieur, vous vous moquez de moy, je suis vostre serviteur ». Ce discours me fit voir que je n’estois pas mal dans son esprit et que toutes les fois que j’avois escrit les petites nouvelles à monsieur Dumont, l’un de ses segretaires, Son Altesse les avoit lues, aynssy que m’a dit dudepuis monsieur Dumont. Monsieur le Prince estant hors de table, il alla au chasteau neuf, suivy de messieurs de Conty et de Longueville et de plusieurs autres, à la seconde conference avecque les mesmes deputés du parlement et les mesmes princes. Aussy, cette fois là, ils y appelerent messieurs le chancellier, de La Meillerès et de Tuebeuf pour les finances. Messieurs les princes sortirent par deux fois pour conferer ensemble et envoyèrent monsieur de La Riviere truver la Reyne. A l’issue de la conference, ils se separèrent à l’ordinaire.<lb/>28 [septembre]. Le Roy continua ses divertissements ordinaires : le jour, à l’estude, à la promenade, et le soir au collin mallar, où les princes et seigneurs [p. 145] prenoient leur part du divertissement. Et pour moy, je faisois ma cour chez madame la Princesse et chez les autres princes et princesses desquels j’ay l’honneur d’estre cogneu.<lb/>29 [septembre]. Il y eut grande chasse du cerf où le Roy et tous les princes et seigneurs estoient. C’estoit avecque les chiens de monsieur d’Orléans. Le cerf fut pris.<lb/>30 [septembre]. Je pris congé du Roy à l’issue de son souper et fus au souper de madame la Princesse la mere, où madame la Princesse la jeune estoit arrivée de jour, de laquelle je pris congé, comme de tous mes amis, et me fus retirer sur la meinuict.<lb/>[…]<lb/>[p. 183] En ce temps [mars 1649], le Roy, la Reyne et le Conseil estoient à Saint Germein en Lès, et l’armée du Roy autour de Paris, qu’il avoit bloqué et afamé depuis le jour qu’il en estoit party, quy estoit la veille des Roys, à cause des desobéissances de messieurs du parlement. Messieurs les princes de Conty, de Longueville, de Beaufort et autres se jeterent dans Paris et apuierent le parlement contre Sa Majesté. Le desordre estoit tres grand dans l’Estat, grandes partiallités. Il nous faillut assembler nombre d’officiers du Roy pour gaygner Saint Germein,  nous faillut aller par Illiers en Beausse, par Dreux, et, à chaque village, il failloit quiter espée et pistolletz. L’on faisoit garde partout et n’y avoit neulle seureté pour les passants : tous les peuples tenoient pour le parlement et assassinoient ceux quy alloient au service du Roy. Ils nous appelloient les Masarins, à cause du gouvernement de monsieur le cardinal Masarin, quy estoit chef du Conseil et fort haï.<lb/>Je raportay à Saint Germein ce que j’avois veu et [p. 184] mesme le dit à quelques ungs du Conseil du Roy, des plus affidés à la Reyne et à des familliers de monsieur le cardinal de Masarin, comme à monsieur le commandeur de Souvrey et à quelques autres desquels j’estois cogneu, et auxquels je fis voir aussy l’afection que monsieur le duc de Vandomes avoit faict voir dans des rancontres dans le Vandomois où il estoit alors, et ce que j’en dis c’estoit par ordre de monsieur de Souvrey, premier gentilhomme de la Chambre, quy estoit alors à Vandomes, près monsieur le duc, de quoy je reçus après compliment, lorsque monsieur de Vandomes vint à la cour.<lb/>Nous partimes le 28 mars, le dimanche des Rameaux, après le service, et arivames à Saint Germein le mercredy, et entrasmes le jeudy absolu en quartier où, estant à tenebres, dans la chapelle du chasteau, les nouvelles de la paix vinrent, que les desputés du Roy aresterent à Ruel avecque monsieur le Premier President et autres nommés de messieurs les princes et du parlement. Sy tost que l’on entendit cette novelle, quy ne pouvoit venir que du Ciel, tout le monde se jeta<lb/>à genoul et loua tout Dieu de tout son coeur.<lb/>Toutes les festes de Pasques se passèrent en joye. Tous les princes, excepté monsieur de Beaufort, vinrent. Tous les corps du parlement et de Paris, les ungs après les autres, que le Roy regalla d’importance, asseurerent Leurs Majestés de leurs fidelités et obeissances. De là à quelques jours, monsieur d’Orléans fut à Paris, les princes et princesses aussy, quy y furent tous les bien receus.<lb/>Le 30 du mois d’avril, Leurs Majestés et toute la cour partirent de Saint Germein pour Compiegne, et vint on coucher à Chantilly, où monsieur le Prince fit l’honneur de la meson à merveilles. Ils y sejeurnerent deux jours et puis furent à Compiegnes.<lb/>[…]<lb/>[p. 291] Le cinquieme may [1652], il arriva un garçon quy me fut envoyé exprès de Saint Germein, où estoit la cour durant le siège de Paris, que monsieur Le Conte et mes cousins de La Boullière m’envoyerent pour me donner avis que Artus de Plannes, l’ung de mes compagnons, estoit mort et que Leurs Majestés n’avaient pas voulu disposer de la charge, qu’ils en vouloient remplir les deux anciens, quy ne servoient que de deux ans l’ung. Et, moy, quy estois l’ancien sans contredit, je me resolus de partir. […]<lb/>La guerre civile estoit sy allumée qu’elle me fit bien cognoître la dangereuse extremité que c’est d’aller par la campagne pendant la guerre civile où tout est en armes et en allarmes. […] [p. 292] Partant le lendemain matin, nous fumes passer à Roussières remercier M. l’abbé, quy nous donna encore le mesme Allemand pour nous guider par des petits chemins escartés jeusques à Montfort pour esviter les bois de Saint Leger, où tous ceux quy y passoient estoient volés et la plupart tués. Nous nous separasmes à Montfort et fusmes, le vallet de pied et moy, coucher à Saint Germein, tojours partis quy nous venoient recognoître et bien souvent pour nous piller. Les couleurs de la [p. 292] Reyne me firent du bien et une faveur toute particuliere. Ce jour là, l’armée du Roy estoit occupée à l’Ille Adan, qu’elle prit, sans cela je n’aurois pas manqué à faire mon entrée dans Saint Germein aynssy que me dit madame de Vandosmes : « Il me semble, dit elle, que je suis à Saint Germein et que je vous y vois arriver tout neu, couvert seullement d’une mechante chemise fort salle qu’un de ceux quy vous auront vollé vous auront baillée pour la vostre ». Elle avoit envoyé lematin cinq des siens bien montés et armés, quy furent bien bastus par les chemins.<lb/>Enfin, par la grace de Dieu, j’arrivay en santé. Je fus voir mes supérieurs et ensuite Leurs Majestés.<lb/>Monsieur et madame de Souvrey me firent voir comme ils avoient travaillé pour moy. Monsieur de Crequy, quy estoit en année, estoit à Paris : quoyqu’il eut passeportz du Roy et des Princes, et congé, il ne laissa pas d’avoir de la peine de sortir. Pour moy, je truvois trop de peril d’aller à Paris pour le voir : je l’attendis. Il vint, avecque luy La Planche, l’ung de mes compagnons, quy pretendoit deux mille livres sur la charge vacante, disant que Bonnefont les avoit eues de Moreau, quy estoit entré dans la charge de Butanger. Gomme nous fumes devant monsieur de Crequy, La Planche, Dalbanes (quy estoit le beau frere du defunct, auquel la Reyne donnoit l’autre moitié), monsieur de Crequy dit : « La Reyne vous gratifie vous deux de la charge de défunct de Plannes, mais vous donnerez tous deux deux mille livres à La Planches ». Je pris la parolle et le priay de me permettre de dire mes raisons, ce qu’il eut à gré. Je lui dis : « Monsieur, vous savez que l’ancien, [p. 294] quy entre par le droit de ses services, ne paye rien. Vous avez observé et continué l’ancien ordre vous mesme, dans vostre derniere année, après la mort de Butanger. Porteau, quy estoit l’ancien, entra sans argent. Mais Moreau, quy estoit après, paya les deux milles livres à Bonnefonds ». Monsieur de Créquy, quy est homme de peu de parolle, dit à Darbanes : « Il faut que ce soit vous quy les payez à La Planches, autrement vous ne servirez pas ». Ce que Darbanes accorda : passerent ung escrit pour la somme et, après, monsieur de Crequy me permit de quitter l’espée et le manteau et d’achever de servir le quartier, quy estoit le mien. Il faut observer que tout officier quy meurt dans le service, c’est-à-dire pendant son quartier, les gages sont à la veuve ou aux heritiers. C’est pourquoy je n’y pouvois rien pretendre. Darbanes, quy parloit pour tous ces heritiers, m’acorda le tiers des gages, et ainsy j’achevay de servir le quartier pour entrer en possession de la charge entiere.<lb/>Pendant ce temps, les allées et veneues de Saint Germein à Paris se faisoient continuellement. Monsieur le maréchal de L’Opital, gouverneur de Paris, faisoit force voyages. Les troupes des Princes estoient tout autour de Paris, tenoient les ponts de Neuilly et furent prendre Saint Denis, où estoit monsieur le Prince en personne. Les troupes du Roy le reprirent le lendemain, où il y eut force gens tués, et mesme de ceux de Paris, lesquels estoient sortis assez imprudemment et furent poussés et battus jeusques dans les faubourgs. Ce quy fit grand bruict à Paris. Enfin, après force allées et veneues, il fut conclu que l’armée du Roy se retireroit à dix lieues de Paris, ce quy fut faict.<lb/>Il arriva que, pendant ce temps là, le coronel Rabe, quy commandoit le régiment des Cravattes, vint à<lb/>Saint Germein, avecque sa femme. Il y avoit peu de temps que, passant par icy, il m’avoit obligé de bonne [p. 295] manière, aynssy qu’il est en son lieu cy davant, tellement que je leur randis à tous deux force civillitez. Leurs Majestez seurent la courtoisie qu’il m’avoit faicte, toute la cour luy fit voir que l’action qu’il avoit faicte en me donnant Coustures et en l’évitant du pillage des quatre régiments de cavallerie quy marchoient soubs ses ordres luy estoit glorieuse, et mesme Leurs Majestés luy en témoignerent quelques choses. Je n’oubliay donc rien à toutes les choses que la recognoissance et la civillité m’obligeoit de faire : Monsieur donna le bal au Roy et aux dames, j’obtins permission de luy amener, où le Roy la reçut à merveille et la baisa, et Monsieur à l’entrée du bal et à la sortie, et eurent toutes les civillitez que l’on pouvoit souhaiter, tellement qu’ils s’en allerent à l’armée fort satisfaictz des ressentiments que j’avois du bien qu’il m’avoit faict, et à mes amis. Aussy ne faut il pas estre ingrat lorsque l’on a receu des courtoisies des gens de guerre et que l’on les voit à la cour : il faut en donner cognoissance au Roy et faire qu’ils truvent satisfaction d’avoir obligé articullierement ceux quy sont au Roy. Et, tout petit que l’on soit, on peut en ces lieux là leur rendre des services bien signalés, ce quy les oblige, dans les commandements qu’ils ont, de considérer ceux quy ont l’honneur d’estre au Roy.<lb/>L’armée du Roy marcha vers Estampes, où estoit la plupart des troupes de messieurs les Princes, commandée par le marquis de Tavannes.<lb/>Leurs Majestez partirent, le vingt et deux, de Saint Germein pour Corbet. […]<lb/>[…]<lb/>[p. 447] Le mercredy 30 avril [1665], la Cour estant à Saint Germain, Madame la contesse de Fles, premiere dame d’honneur de la Reyne mere Anne d’Autriche, la Reyne estant avecque elle, je lur monstray le desseing de la chapelle, et mesme les deux morceaux de pierre. […]<lb/>[p. 449] Le 21 may, le Roy fit assembler tous les fameux chirurgiens pour voir le mal que la Reyne sa mere avoit à la mamelle gauche et pour apprendre d’eux le remede qu’il y pourroit avoir. Apres qu’ils l’eurent veue, ils se rendirent tous, par l’ordre du Roy, dans sa chambre. Sa Majesté s’y rendit aussy, et Monsieur son frere, estant tous deux debout, testes nues, appuiés contre la croyzée de la chambre, ils entendirent tous ces illustres parler les ungs apres les autres sur le sujet de ce facheux mal ; ils vinrent tous d’accord que c’estoit ung cancer et par consequent incurable, et qu’il n’en failloit attendre que de mauvaises evenements. Comme en effet, le 28 du mesme mois, elle se truva mal, pendant heuict jours elle fut seignée trois fois, c’estoit une erezipelle. Le Roy en fut tellement touché que par plusieurs fois il en plura amerement. Monsieur, Madame suivirent le Roy et la Reyne par leurs larmes.<lb/>Je ne puis achever le chapitre de mon quartier sans parler de monseigneur le Dauphin. C’est un enfant admirable. Je ne pus m’empecher de luy procurer une picque et ung petit mousquet par l’agrement de madame la marechalle de La Motte, sa gouvernante, et le tout de la façon de Saint Mallo, artillier du Roy, [p. 450] et par le consentement et l’ordre du Roy. Ung matin, il eut sa petite picque que Saint Mallo et moy luy portasmes ; il ne fut jamais tant de joye qu’il en reçut. Elle estoit bleue, le fer du haut et du bas doré. Il l’aporta monstrer à Leurs Majestez et s’en divertit à merveilles. Mais lorsque le petit mousquet monté sur de beau noyer, avecque des petits dauphins d’argent dessus la plaque bien gravée, fut arrivé, madame la marechalle de La Motte fit difficulté de luy donner, disant que, lorsqu’il avoit des armes à la main, il devenoit furieux et que cela l’empechoit d’estudier. J’entray dans la chambre de Monseigneur faché de n’avoir peu obtenir l’agrement du mousquet. Sy tost que Monsegneur me vit, il me parla de son mousquet ; je luy dis en particullier, comme sy c’eut esté ung homme, que je n’estois pas assez puissant pour luy faire donner, quoy qu’il fut à Saint Germein, et qu’il failloit qu’il priat monsieur le duc de Saint Agnan, son bon amy, quy estoit là present, pour luy faire donner. Monsieur le duc estoit dans ung coing de la chambre, quy parloit à monseigneur l’archevesque de Rouan.Cet enfant de trois ans et demy part de la main et dit : « Monsieur de Saint Agnan, mon bon amy, mon mignon, mon favry, je vous prie que le Roy et madame la marechalle me donnent mon petit mousquet ». Monsieur de Saint Agnan luy dit : « Mon mestre, ne redites pas ces parolles là, vous me feriez esvanouir. Je vous promets que s’il ne faut qu’aller à Paris à pied, que je vous l’iray querir et que le Roy et madame la marechalle vous le [p. 451] donneront ». Il l’eut des le mesme jour. Le Roy dit qu’il n’y auroit pas de danger de boucher la lumière, crainte qu’il se blessat ; elle ne fut pourtant pas bouchée. Le Roy le voulut tirer le premier, en presence de monseigneur le Dauphin.<lb/>Sur la fin du quartier, ung soir que j’estois de garde, esclairant au Roy, l’on parla de monseigneur le Dauphin. Je pris la liberté de dire que Monseigneur, estant sur les bras de madame la marechalle, il y touchoit le sein par dessus son mouchoir de col et dit à monsieur de Langlée qu’il touchat par dessoubs. « Comment, dit madame la marechalle, il n’y a que vous en Frances quy ayt la liberté d’y toucher. Le Roy ne l’a pas ». Monseigneur luy dit : « Ah ! Madame, le Roy est le mestre ».<lb/>« Syre, il y a deux jours que monseigneur le Dauphin, sortant de table, voulut entrer chez madame la marechalle, quy mangeoit, quy avoit faict fermer la porte, crainte qu’il n’entrat. Comme il eut longtemps heurté, madame la marechalle commanda à ung marmitton nommé Claude d’ouvrir la porte, et de s’y tenir, et de dire qu’il avoit ordre du Roy de ne laisser entrer personne. Ce garçon fit cette action avecque ung visage assez asseuré. Monseigneur le Dauphin, le considérant gras et sale, avecque ung grand davanteau sale davant luy, en eut horreur, se retire trois pas et dit : « Ce marmiton, ce traditor, quy m’a empeché d’entrer ». Monsieur de La Feuillades dit : « Qu’est ce quy luy apprend ces mots là ? » Le Roy dit : « Mon filz entend tout ». Et je dis : « Syre, monsieur l’ambassadeur d’Espagnes l’ayme d’amour, se vient jouer avecque luy, comme s’il estoit lui mesme ung enfant, luy parle toujours espagnol, et monseigneur le Dauphin luy respond jeuste ». Le Roy truva bon ce que je dis.<lb/>[…]<lb/>[p. 467] Le temps vint qu’il failloit aller servir le Roy, estant encore, grace à Dieu, en estat de servir. Je partys, après avoir faict mes petites devotions à mon ordinaire, et m’en allay en compagnie à Saint Germein et y arrivay le dernier jour de mars [1667], la cour y estant. Nous entrasmes en quartier chez le Roy et chez monseigneur le Dauphin que nous servions par jour alternativement, le Roy ne donnant pas d’autres officiers à monseigneur le Dauphin que les siens. Il se truva qu’ung de nos camarades nommé Du Pont manquat sans que l’on peut savoir ce qu’il estoit deveneu, Monsieur le conte du Lude l’ayant dit au Roy à son lever, le Roy dit qu’il luy avoit donné congé d’aller en Itallie. […]<lb/>[p. 469] [Le Roi] ayant son desseing arresté pour la guerre de Flandre, partit le 16 may de Saint Germein, pleing de magnificences, où les trompettes, les timballes et tambours faisoient merveilles. La Reyne alla aussy accompagner le Roy jusques à Amiens. Le Roy, sortant de la chapelle pour monter en carosse, avecque la Reyne et plusieurs princesses et dames, je me jetay à genoulz et luy embrassay la cuisse ; il me regarda et monta en carosse. Je me retiray pour plurer à mon particulier, voyant que mon age ny mes forces ne me permettoient pas de suivre mon bon mestre à l’armée, ayant ordre du Roy de demeurer auprès de monseigneur le Dauphin, avecque mon filz de Montigny (pour lequel j’avoys demandé) et La Planche, l’ung de nos vielz camarades, quy estoit incommodé de la veue.<lb/>Leurs Majestez estant partis, je montay chez monseigneur le Dauphin, où j’eus l’honneur de le servir à son disner, me tenant derriere sa chere. Là, ma playe se rouvrit : ce cher enfant, agé de cinq ans et demy, nous raconta avecque beaucoup de tendresse comme le Roy luy avoit donné sa benediction et l’avoit embrassé et baisé. Son repas estant faict, il nous demandoit sy le Roy estoit arrivé à Andilly, quy estoit la disnée, et après à Champlastreux, où estoit la couchée, quelles distances il y avoit les ungs des autres. Après, il se mit dans son faulteuil et ne se voulut faire entretenir que du Roy et de la Reyne. Quelques cavaliers de la brigade de la compagnie des gendarmes de la Reyne, commandez par [p. 470] monsieur le marquis de Rouville, quy estoit pour la garde et la conduite de Monseigneur, le vinrent voir. Toute l’après disnée se passa fort tristement et se coucha de mesme.<lb/>Le Roy auparavant que de partir avait faict ung camp de 13 à 14 mille hommes dans la plaine d’Ouille, proche Saint Germein, pour establir les ordres et rangs dans la marche, et logement de ses armées, où luy mesme avoit campé, y ayant ses tentes, son lit de camp et toutes les choses nécessaires dans les armées. Le Roy n’y coucha pas, mais il y passoit les jours entiers, y mangeoit, et mesme y traita la Reyne et les dames de la cour. Ces premisses estoient pour une marque de ses desseins, que je prie Dieu qu’il bénisse ses armes et sa personne sacrée et qu’il la conserve, comme la personne du monde quy nous est la plus chere en Frances, comme estant le plus grand roy et le plus honneste homme quy ayt esté, que je prie Dieu derechef de l’accompagner et de marcher toujours à sa droite, comme il fit à celle de David.<lb/>Le mariage de monsieur de Guize et de madamoiselle d’Allansson fut le 15 may à Saint Germein. Le Roy en fit tous les honneurs.<lb/>Le mardy 17 may, monseigneur le Dauphin estant esveillé se fit porter dans le lit de madamoiselle de Toussy, quy avoit esté obligée de coucher dans la chambre de Monseigneur, avecque madame la marechalle de La Motte, sa mere, gouvernante de Monseigneur. Elle avoit une petite chienne, quy avoit receu une atteinte de Monseigneur ; elle le fuioit et luy la vouloit prendre. Cette petite beste couroit entre les draps, [p. 470] comme une navette, et luy quy la suivoit pour la prendre, ce quy occupoit assez mademoiselle de Toussy à cacher ce qu’il luy descouvroit, estant agée de 18 ans et belle comme le jour.<lb/>Comme nous habillions Monseigneur, il me commanda d’emplir, de l’eau qu’il buvoit ordinairement, son flacon d’argent doré, quy estoit ung peu plus gros qu’une noyx, pour mettre dans sa poche pour boire par les chemins, s’il avoit souef. Voilà toute la provision qu’il fit pour son voyage. Faisant cette petite provision, Basin et Montigny, l’ung son mestre pour luy apprendre à jouer au volant et à la paulme, l’autre vallet de chambre du Roy, mon petit filz, agé de 15 à 16, entrerent dans sa chambre, la botte levée et le fouet de postillon à la main. Voilà la premiere joye du voyage : il voulut manier leurs fouetz et savoir comme ils estoient montés et leur dit qu’il leur vouloit voir piquer la masette, comme de faict il leur en envoya louer chacun une, comme à moy. La trousse du corps estant faicte, je dis à monseigneur le Dauphin que je voulois le servir comme le filz du Roy, mon mestre, qu’il failloit partir davant afin qu’il truvat son lit prest lorsqu’il arriveroit à Champlâtreux, où estoit la couchée. Il truva cette proposition rude, mais comme il estoit dejà fort raisonnable, quoyqu’il n’eut que cinq ans et demi, il se contenta de mes raisons et nous laissa partir, à condition que nous luy baiserions la main, ce que nous fimes tous trois prenant congé de luy, quy monta en carosse avecque Madame sa soeur, quy n’avoit que six mois, sur les onze heures.<lb/>[…]<lb/>[p. 515] Arrivant à Saint Germein le dernier de mars [1671], par ung temps de neiges et de glaces rudes et facheuses, je truvay le saint jubillé que j’eus l’honneur de faire avant le lever du Roy, où je me truvay seul de vallet de chambre. Monsieur le duc de Gevres, auparavant capitaine des gardes du corps et à l’heure premier gentilhomme de la Chambre, m’ayant demandé où estoient mes camarades, je luy dis que je croyois qu’ils seroient à Versaille, où le Roy alloit sytost qu’il auroit disné. Il me commanda de demeurer de garde au lit du Roy, ce que je fis, couchant dans la chambre du Roy les dix et heuict jours que Sa Majesté demeura à Versailles, le Roy nous donnant ung escu par jour pour nostre noriture et deux buches et deux fagotz et une livre de grosses bougies pour la chambre du Roy.<lb/>Le Roy revint le samedy 18 [avril] et partit le judy [p. 516] d’après, le 23, pour son voyage de Flandres, avecque la Reyne. Monseigneur le Dauphin, monsieur d’Anjou et Madame demeurerent à Saint Germein. Monsieur le duc de Gevres et madame la marechalle de La Motte, gouvernante des Enfans de France, avoient concerté ensemble que je demeurerais aupres de monsieur d’Angeou. Mais l’ayant dit au Roy, il commanda à M. de Gevres de me renvoyer chez moy, ce qu’ayant seu le mercredy au soir, la veille du depart du Roy, je priay<lb/>monsieur de Gevre de me donner lieu de faire mon petit compliment au Roy. Ce qu’il fit de très bonnes graces : le Roy s’etant levé de sur sa chere percée, ayant mis sa robe de chambre sur ses espaules, estant au chevet de son lit, monsieur de Gevres m’ayant faict place et lieu d’approcher le Roy seul, je luy dis : « Sire, je remercie très heumblement Vostre Majesté de m’avoir donné mon congé. Je m’en vais dans ma heutte prier Dieu jour et nuict pour vous. Pour vostre chapelle, monsieur de Haultefort y a entendu la messe, M. de Chanteloup l’a<lb/>veue : ils peuvent dire à Vostre Majesté ce que c’est. Je vous demande pardon sy je vous ay importuné pour une desplorable esglize, quy a receu le pillage et l’incendie par les ordres de Jeanne d’Albret, aynssy que l’on m’a dit, dans le temps qu’elle desclara la guerre sy sanglante à l’Esglize. Je ne pouvois pas m’adresser à d’autre qu’à Vostre Majesté pour son retablissement. Et quand il vous plaira me confier quelque argent, j’entreprenderay le grand autel et ung retable où vos magnificences royales seront plus estendues ». Le Roy me fit l’honneur de me dire : « Et bien, ce sera pour ung autre foys ». Je luy baise sa robe et luy dis : « Adieu, mon bon mestre ». […]<lb/>[p. 517] Le temps estant veneu, je partis à l’ordinaire, après m’estre confessé et comeunié, le jour de saint Jean, et fus coucher à Montoire et le lendemain à Chasteaudung pour partir avecque le carosse et pour me truver le dernier juing à coucher à Saint Germein, où estoient demeurés monseigneur le Dauphin, monsieur d’Anjou et Madame, le Roy et la Reyne estant en Flandres. J’avoys pour competiteur du quartier de service auprès de monseigneur le Dauphin l’ung de mes camarades nommé La Planche, quy estoit de ces certains philosophes aigres sur toutes choses, contredisant sans cesse sur toutes choses. Il avoit dejà servi ung quartier monseigneur le Dauphin depuis qu’il estoit entre les mains des hommes ; neanmoings, comme il estoit de ceux quy pretendent tout et ne font rien, il disoit qu’il servoit tous les ans et que je ne servoys que de deux ans l’ung, et que par consequent il devoit servir deux quartiers contre moy ung. Nous dismes toutes nos raisons à M. le duc de Gevres, auquel je dis : « Sy je ne suis mort ou malade, je seray au premier jullet auprès de monseigneur le Dauphin. Je suis l’ancien du corps des valletz de chambre. Ce droit m’appartient. Je m’y truveray, Dieu aydant ». Aynssy dit, aussy faict. Sytost que je fus arrivé, j’en donnay avis à M. le duc de Gevres, quy estoit en année, et de plus je luy manday que Rome estoit mort, l’un de mes camarades du quartier de janvier, que le Roy avoit resolu de remplir ceux de nous quy ne servoient que de deux ans l’ung ; mais le Roy, quy aymoit ung nommé La Vienne, barbier, luy donna la charge de Rome, qu’il vendit six mille escus. Tout le corps des valletz de chambre y eut assez grand regret.<lb/>Pour suivre mon sujet, j’entray donc de quartier le premier jullet auprès de M. le Dauphin et mon competiteur ne parut point.<lb/>[p. 518] Le premier jour de juillet, je m’establis avecque les ceremonies ordinaires, estant au lever de M. le duc de Montausier et faisant toutes les choses quy se font en semblables rencontres. Je relevay Moreau, du quartier de janvier, quy avoit servi avril, et quy tesmoigna bien de la joye d’en sortir. Ce jour se passa à faire mon establissement. Il faillut changer de logement et de façon de vivre, faisant ordinaire dans ma chambre, ayant ung escu du Roy par jour pour ma noriture.<lb/>Mon vallet me tenoit à onze heures mon disner prest, à six heures mon souper. Je ne demanday jamais à messieurs de La Chenardiere et de La Faye, avecque lesquels je servoys, que la messe du Roy, qu’ils m’accorderent, aymant uniquement la meusique du Roy, quy est belle et bonne à merveilles. La Chenardiere estant vallet de chambre ordinaire à cause de ses hautes sciences, soit des langues latines, grecques, hebreues, et La Faye servoit six mois aussy à cause de sa langue latine. Ce premier jour, je me tins peu à l’estude (j’avois trop d’affaires pour m’establir), quoyque monseigneur le Dauphin me tesmoigna par sa veue qu’il eut esté bien aise que je luy eusse veu faire son thesme.<lb/>2 [juillet]. Je commençay ce jour à prendre mon poste derrière la chere de monseigneur le Dauphin et perdis très peu ma place pendant mes trois moys de quartier, au point que je surprenois les plus fortz d’estre environ trois heures le matin et autant le soir debout, à soixante et douze ans, ce quy surprenoit beaucoup de gens. Je me [p. 519] resouvenois du service que j’avois rendu au Roy, l’ayant servy à ses estudes que luy faisoit feu monseigneur de Paris, son precepteur. Ce mesme jour donc, quy estoit le 2, messeigneurs les princes de Conty, agez de dix à douze ans, vinrent à l’estude de Monseigneur, quy expliqua en latin et en françois la cheute de Davit avecque Berssabée, la mort d’Eurie, comme Absallon tua son frere Amenon et la raison du viol de sa soeur Tamar, la revolte d’Abssallon, sa mort, la vanité de Davit dans le desnombrement de ses troupes, sa penitence. L’estude finie, ilz entendirent la messe et disnerent avecque Monseigneur. L’après disnée, ilz furent longtemps sur la terrasse testes neues. Monseigneur logeoit au viel chasteau du costé du nord. Ilz prirent congé de Monseigneur, quy rentra à sa seconde estude, et, estant derriere sa chere, il me commanda d’ouvrir les chassis. Le vent estoit du nord grand et froid : je luy dis que le vent luy feroit mal et qu’il avoit esté avecque messieurs les princes de Conty neues testes sur la terrasse et qu’il se souvint que l’air de la terrasse de Compiegne luy avoit causé tant de mal ; et, de faict, il se truva mal sur le soir d’une esbullition et prit ung lavement, et soupa dans son lit, où mesdamoiselles de Langes et de Lavallettes, avecque leurs luths et leurs voix, le vinrent<lb/>divertyr jusques à dix heures du soir, qu’elles prinrent congé.<lb/>Ce mesme jour, je luy appris à cognoitre les lievres au giste, à discerner les malles d’avecque les femelles, quy ont les oreilles avallées sur les deux espaules et les malles les ont colées sur les reins, et d’autres avantures de chasse qu’il fut bien aise d’entendre.<lb/>[p. 520] Le 3, il n’y eut point d’estude : il y eut promenade. Au soir, ung lavement.<lb/>Le 4, il y eut de l’estude, et le 5, il prit medecine. Madamoiselle le vint voir, à laquelle il donna collation dans l’antichambre ; mais Monseigneur n’y fut pas.<lb/>Le 6, il commença ses bains delicieux pour l’abondance de fleurs d’oranger, d’œillets et d’autres, quy estoient 4 doigts d’espais sur l’eau, et force bouquets attachés dedans son pavillon. Dans le commencement, il y avoit luths et violles, mais ilz le faisoient estudier et chassèrent tous ces beaux divertissements.<lb/>Le 7 et 8, il continua et me commanda, estant dans le bain, d’aller voir Madame de sa part. L’après disnée, il estudia et eut bien de la peine à faire son thesme, disant : « Vous me gardez icy ung bon solliscisme ou deux », et prit grand soing pour s’en esclaircir, s’adressant à M. de<lb/>Condon, son précepteur : « Vous m’avez dit que vous me soulageriez en tout ce que vous pourriez, et vous ne le faictes pas ». Ce reproche fut très à propos, voyant qu’il avoit assez peu de tendresses pour mon petit mestre, quy recevoit souvent des fellulles, que monsieur de<lb/>Condon luy eut peu eviter.<lb/>Le 9, le bain continua, et, l’après disnée, à la leçon, il eut quelques demelés avecque M. de Condon, ce quy se passa, Monseigneur luy presentant la main, luy disant : « Monsieur, raccommodons-nous ».<lb/>Le vendredy 10 juillet, entrant dans le bain, messieurs les barbiers et garsons de la Chambre avoient faict une couronne de fleurs, quy pendoit sur la teste de Monseigneur, M. de Montausier dit : « Il faut attendre à 50 ans d’icy ». Monseigneur repartit : « Je ne la souhaite qu’à 100, priant Dieu qu’il conserve le Roy ». Sortant du [p. 521] bain, il essaya ung fort bel habit pour aller au devant du Roy, quy devoit arriver le lendemain de son voyage de<lb/>Flandre. Il devoit aller au davant jusques à la disnée. M. de Condon luy demanda comment il aborderoit le Roy et la Reyne. Luy ayant dit que ce seroit avecque les caresses les plus passionnées qu’il se pouvoit, M. de Condon luy dit : « Lorsque le Roy sera dans son carosse et que vous y serez aussy, il vous fera des questions sur vos estudes » ; et lors il dit en latin qu’il prieroit le Roy de luy faire des propositions en latin, qu’il luy reponderoit. Ensuite, il fit collation et, avant que d’aller à la promenade, il alla dire adieu à monsieur d’Angeou, son frère, quy estoit malade il y avoit six mois. Après cette visite, Monseigneur s’en revint tout réjouy : « Bonbon, mon frère se porte beaucoup mieux ». C’estoit sur les six heures du soir. Cependant, à cause de l’arrivée de Leurs Majestez, nous avions commandement d’aller preparer le lit et l’appartement de monseigneur le Dauphin au chasteau neuf ; faisant ce remue mesnage, l’on nous vint dire que monsieur d’Angeou se mouroit, comme de faict il mourut sur les sept heures du soir Philippe de Bourbon, duc d’Anjou, par ung temps d’esclairs et de tonnerres. Et l’on remarqua que, dans le temps de sa naissance, il plut à verse.<lb/>Machinet, garson de la garde robe de monseigneur le Dauphin, fut à toutes jambes porter ces nouvelles à monsieur le duc de Montausier, gouverneur de monseigneur le Dauphin, qu’il luy dit en secret. M. de Montausier dit à M. Millet, soubs gouverneur, d’amener Monseigneur doucement et qu’il alloit davant. Monseigneur le Dauphin, estant de retour, auquel on avoit celé la mort de Monsieur, nous dit : « Lorsque Machinet est veneu à toutes jambes parler en particulier à M. de [p. 522] Montausier, j’ay eu envie de plurer, et je croys que l’on me celle quelques choses ». Monsieur de Montausier, madame la marechalle de La Motte, première dame d’honneur et gouvernante des Enfans de Frances, truverent à propos que monsieur l’esvesque de Condon, precepteur de monseigneur le Dauphin, allat au davant du Roy porter cette triste nouvelle. Il marcha toute la nuict et arriva à Luszarche au lever de Roy, lequel le voyant luy dit : « Il n’y a donc pas eu moyen de sauver ce pauvre enfant ». Après quelques raisons, le Roy luy dit : « Pour moy, je veux ce que Dieu veult, mais allons voir la Reyne », quy leur dit qu’Elle estoit resignée à la volonté de Dieu, mais qu’elle les prioit de la laisser plurer tout son soûl. Cependant on ne dit point cette triste nouvelle à Monseigneur que le semdy onze, après son réveil, quy plura amerement et nous reçut dans sa chere, les mains croyzées et les yeux baignés de larmes. Il fut question de prendre ung habit de deuil et partir<lb/>pour Franconvilles, où Leurs Majestés venoient disner, où Monseigneur les fut truver, où les ungs et les autres respandirent force larmes. Ils vinrent coucher à Méson, où nous eumes ordre d’aller pour y servir Monseigneur, ce quy fut faict, où nous truvasmes Leurs Majestez bien affligées.<lb/>Lendemain 12, nous revismes coucher à Saint Germein et Leurs Majestez à Versailles, où ils menerent Monseigneur jusques là dans leur carosse et revint dans le sien coucher à Saint Germein. Et, le mesme jour, à dix et onze heures du soir, l’on fit le convoy des funérailles de feu M. d’Anjou.<lb/>Le 13, M. de Joyeux, premier valet de chambre, nestoyant les dents de Monseigneur, quy remuoit toujours et quy parloit aux uns et aux autres, au point que [p. 523] l’on ne les y pouvoit nestoyer, je luy dis que, lorsque le Roy se faisoit nestoyer les dents, il se tenoit ferme comme ung rocher. Monseigneur repartit : « Le Roy n’est il pas ung rocher sur la terre ? » Ce mesme jour, à son lever, madame la marechalle de La Motte, premiere dame d’honneur et gouvernante des Enfans de Frances, vint, accompagnée de toutes les femmes et norisses de feu monseigneur d’Anjeou, voir M. le Dauphin et luy demanderent sa protection, estant dans la derniere affliction. Ses leçons à l’ordinaire, et au soir la promenade, et, après souper, la meusique, où fut la Reyne et les dames.<lb/>Le 14, il continua ses bains, et, à l’ordinaire on le pressa pour ses leçons, au point qu’entrant dans son lit l’on le fit habiller et priant Dieu, il luy prit une foyblesse ; au lieu de le remettre dans son lit, on le pressa de s’habiller. Il eut besoing d’aller à sa chere percée où il luy prit une foyblesse et tomba entre mes bras. Nous luy fismes prendre du vin ; il revint. Le voyant dans cet estat, je dis à monsieur de Montausier et à ceux quy estoient là que j’allois raccommoder son lit et qu’il failloit l’y remettre. Le lit raccommodé, ilz se mocquèrent de moy et me dirent que je ne cognoissois pas monseigneur le Dauphin et que, ce que je voyois, tout cela n’estoit que pour eviter l’estude, et l’y pousserent, et ne luy firent non plus de quartier que les autres jours. Neanmoings, il se truva mal tout le jour et ne dormit pas bien la nuict ensuivante, ce quy obligea M. Vallot et les autres medecins à luy faire prendre medecine, le lendemain 15. Il faut dire une vérité que je n’ay jamais veu enfant, ny personne, quy les prenne avecque tant de facilité que faict monseigneur le Dauphin. Toute la Cour le vint visiter, et, comme il faisoit beau, il ne laissa pas de sortir le soir du mesme jour.<lb/>Le 16, il prit ung lavement, et toujours son estude ordinaire, où fut le pere Ferrier, confesseur du Roy. [p. 524] Il continua assez bien ses estudes et ses exercices jusques au 26, qu’il commença à faire ses thesmes luy seul.<lb/>Le lundy 27, Philliber Esmanuel de Beaumanoier, esvesques du Mans, mon bon amy, mourut à heuict heures du soir. Et, le lendemain 28, le pere Ferrier estant à l’estude de monseigneur le Dauphin, le frere du pere m’en apprit la novelle. Et le mesme soir, je m’en alloy au coucher du Roy luy demanday le serment de fidelité quy appartenoit à Sa Majesté pour Philipe Le Moyne, fils de mon cousin de La Fosse Boulliere. Le Roy m’ayant demandé pour quy c’estoit, luy ayant dit que c’estoit pour ce garson, mon parent, il me commanda de donner mon placet au pere Férier, et que d’autres luy avoient demandé et qu’il verroit à quy la deveroit donner.<lb/>Le 29, toute la Cour partit pour Versailles. […]<lb/>[p. 538] Le lendemain [30 septembre], quy estoit le dernier du quartier, l’estude du matin fut assez bonne, et Monseigneur s’en vint à Saint Germein en carosse avecque Leurs Majestez. Le soir, Monseigneur se divertissoit sur sa table à crayonner des fortifications, avoit coupé de petits morceaux de papier, dont il fit ung petit bouchon, se jouant il traversa sa chambre pour le venir jeter dans le feu. Le foyer de sa cheminée est de marbre. Les deux pieds luy manquerent, il tomba assez rudement. J’estois seul à la cheminée, je le relevay promptement. Je croys [p. 539] que la teste ne porta pas. Au soir, M. de Condon le dit à la Reyne, à laquelle j’avois presenté ung placet pour nostre pauvre esglize et quy m’avoit promis quelques choses. Je Luy dis que quartier estoit finy et que sy elle vouloit donner quelques choses. Elle me dit : « Le Roy ne vous a rien donné, je ne vous donneray rien aussy ». Je pris congé d’elle et allay au coucher du Roy, prenant congé de luy et le remerciant de tous ses bienfaictz. Il se prit à rire. Dans cet instant, quatre ou cinq de mes camarades l’entourèrent pour le service de M. le Dauphin. Il appela M. le duc de Gevres, premier gentilhomme de la Chambre en année, et luy commanda de prendre le nom de tous ces vallets de chambre et les faire servir les ungs après les autres, sans considérer desquelz quartiers ils pourroient estre. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21773_actor">Dubois, Marie </persname>
              <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Fronde</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
              <subject>Education des princes</subject>
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              <p>Marie Dubois, « Mémoires de Marie du Bois, sieur de Lestourmière et du Poirier », éd. Louis de Grandmaison, Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, nouvelle série, 1932, p. 1-85, 1933, p. 87-207, 1934, p. 261-390, et 1935, p. 391-544.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de Saint-Germain-en-Laye dans la biographie d’Henriette-Marie de France, reine d’Angleterre, par Charles Cotolendi</unittitle>
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                <persname id="atom_21778_actor">Cotolendi, Charles</persname>
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                <p>Avocat à Aix, puis à Paris.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. non numérotées] Au roy de la Grande Bretagne<lb/>Sire,<lb/>L’histoire que j’ay l’honneur de presenter à Vostre Majesté vous interesse dans toutes les choses qu’elle contient : c’est de la reine, mere de Votre Majesté, dont la vie heureuse pendant quelques années, et puis traversée de malheurs, doit vous soutenir dans l’estat present de vostre fortune. En effet, sa vie semble estre le modelle de la voste. Comme elle, Sire, vous avez eu des prosperitez sur le trone ; comme elle, vous sentez la rebellion de vos peuples, et le Ciel, qui fera l’image parfaite, vous donnera comme à elle la consolation de voir nos ennemis abatus, et de rentrer malgré leurs efforts dans les royaumes dont vous estes le roy legitime. Quelque grand que paroisse ce bonheur, il le sera moins pour vous que pour vos sujets, qui se sont rendus indignes de vos bontez. Ils sont convaincus malgré leur rebellion de vos qualitez royales ; ils connoissent vostre valeur, dont vous avez commencé à leur donner des marques des vostre plus tendre jeunesse, voulant estre dans le camp du feu roy vostre père, quand il combatoit les rebelles. Les Hollandois se souviendront toujours des pertes qu’ils ont faites contre vous, mais ce qui dans une occasion marqua bien vostre intrepidité, c’est qu’un boulet de canon ayant tué aupres de vous deux officiers dont le sang vous rejalit sur le visage, vous ne changeastes point de couleur, et sans temoigner aucun soin pour vostre personne, vous ne vous attachastes qu’à faire rendre au corps de ces officiers ce qui leur estoit deu, avec une douleur et une bonté qui toucha le cœur de tous les soldats. Et dans ces dernieres années, toute l’Europe a veu avec quel courage Vostre Majesté a poursuivy et chastié les sujets rebelles qui vouloient troubler son elevation sur le trone. Mais, Sire, quelle estime n’a point pour Vostre Majesté Louis le Grand, ce prince si eclairé, et dont le nom seul jette tout à la fois dans l’esprit les idées de tant de gloire, de victoires, de prosperitez et de puissance, qu’on ne peut le prononcer, ny penser au monarque qui le porte sans terreur et sans etonnement ? quelle veneration toute la France n’a-t-elle pas pour vostre pieté ? Tous les peuples de cette invincible monarchie admirent la fermeté de vostre cœur, toujours inebranlable malgré les revolutions de la fortune. Ils voyent ce que le zele de Dieu vous a fait entreprendre, et les fatigues, que vous soutenez avec tant de courage, sont un eloge continuel de vostre vertu et de vostre attachement à la religion de vos peres, que les Anglois dans le siecle passé ont detruite dans vos royaumes. Quand apres cela je voudrois m’etendre sur la douceur, sur la liberalité et sur toutes les autres qualitez de Vostre Majesté, je vous louerois pas les endroits que vous estimez le moins, parce que ce ne sont que des choses naturelles, qui vous peuvent estre communes avec plusieurs princes. Mais, Sire, la pieté vous distingue, et vous eleve à cet estat admirable de patience chrestienne, qui vous fait resister à ces malheurs. Plaise au Ciel que vos malheurs changent et que Vostre Majesté devienne maistre des rebelles. C’est le cœur que fait pour vous, avec tout le zele, et tout le respect imaginable, Sire, de Votre Majesté, le tres humble et tres obeissant serviteur.<lb/>C. C.<lb/>[…]<lb/>[p. 1] La vie de tres haute et tres puissante princesse Henriette Marie de France, reyne de la Grand Bretagne<lb/>[…]<lb/>[p. 210] Elle vivoit au Louvre en cet estat malgré tous les soins du Roy et de la Reyne mere, qui avoient une sensible douleur de ne pouvoir luy fournir qu’un secours mediocre. Quelque danger où elle fust de sa vie, elle ne voulut point sortir de Paris, tant qu’elle crut estre utile aux affaires de Leurs Majestez par les avis qu’elle leur donnoit. Elle ne se mit en lieu de seureté qu’à la priere de la Reine mere, et sa sortie ne fut pas sans crainte. Elle apprehendoit non seulement les insultes du peuple, mais la dureté de ses creanciers, qui la menaçoient de faire arrester son carrosse, à quoy elle n’auroit pu resister, à cause de la mauvaise conjoncture du temps. Avant son depart, elle ecrivit à son monastere et manda aux sœurs de se disposer à la suivre ; mais elles la prierent d’agreer qu’elles se retirassent en un convent de leur ordre, où Sa Majesté les fit conduire dans ses carrosses. Apres les [p. 211] avoir retenues au Louvre quelques heures, et leur avoir donné toutes les marques d’une parfaite amitié, elle se retira à Saint Germain aupres du Roy et de la Reine mere, et quelque peril qu’il y eust dans les chemins, qui etoient remplis par l’armée des princes, elle trouva moyen d’ecrire à ses filles plusieurs lettres, qu’elles gardent avec beaucoup de soin, où elle continue de leur temoigner la mesme tendresse qu’elle leur a toujours conservée. […]<lb/>[p. 212] Enfin les choses estant adoucies, et les princes estant rentrez dans le devoir, la reine d’Angleterre revint à Paris, où elle demeura peu de jours pour aller plustost à Chaillot, et elle y trouva les religieuses qui y estoient retournées, et qui la receurent avec toute la joye imaginable. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21778_actor">Cotolendi, Charles </persname>
              <persname role="subject">Henriette Marie de France</persname>
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              <p>Charles Cotolendi, La vie de tres haute et tres puissante princesse Henriette Marie de France, reyne de la Grande Bretagne, Paris, Michel Guerout, 1690.</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires en partie apocryphes de Jacques II</unittitle>
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              <unitdate normal="1649/1701" encodinganalog="3.1.3">1649-1701</unitdate>
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                <persname id="atom_21787_actor">Jacques II</persname>
                <corpname id="atom_21788_actor">Administration du roi d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</corpname>
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              <note>
                <p>Roi d'Angleterre.<lb/>Fils de Charles Ier, roi d'Angleterre, et d'Henriette-Marie de France, frère cadet de Charles II, après lui roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande en 1685.</p>
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              <p>« [t. 1, p. 64] [1649] Le duc demeura environ huit mois en Hollande, à compter de son arrivée, passa les fêtes de Noël à La Haye avec son frère et sa sœur le prince et la princesse d’Orange, et le lendemain de l’Epiphanie partit pour se rendre en France, selon les ordres qu’il avait reçus de la reine sa mère. Il prit sa route par Bruxelles et arriva à Cambrai ; il y reçut une lettre de la reine, qui l’informait des événements survenus à Paris dans la nuit de l’Epiphanie. Elle lui disait en somme que les désordres de cette ville avaient contraint le Roi, pour sa propre sûreté, de la quitter, que lui et sa Cour s’étaient rendus à Saint-Germain, que cela s’était fait avec tant de précipitation qu’il avait été forcé de de partir la nuit, mais qu’après avoir mis sa personne en sûreté, il avait rassemblé ses troupes et assiégeait Paris, avec la résolution de le faire rentrer dans le devoir. Sa Majesté terminait en ordonnant au duc de demeurer, jusqu’à nouvel ordre, au lieu où le trouverait cette lettre.<lb/>L’archiduc Léopold, alors gouverneur des Pays-Bas, instruit du séjour de Son Altesse royale en Flandre, lui envoya un de ses principaux officiers chargé d’un message plein de civilité, et de [p. 65] l’offre d’un séjour plus commode que celui de la ville frontière, où elle se trouvait alors. Il lui proposa l’abbaye de Saint-Amand, qui n’était éloignée que d’une journée en arrière. Le duc l’accepta, y fut magnifiquement traitée par les moines, qui étaient de l’ordre de Saint-Benoît, et y demeura jusqu’au 8 février. Alors il reçut des lettres de la Reine qui lui ordonnait de venir à Paris. En conséquence, il retourna à Cambrai, se rendit de là à Péronne, puis à Paris, où il arriva le 13 février ; car, bien que la ville continuât à être bloquée par l’armée du Roi, il avait obtenu la permission d’y entrer et d’y habiter avec la reine sa mère.<lb/>Un jour ou deux après l’arrivée du duc à Paris, il apprit l’horrible meurtre du roi son père ; il est plus aisé d’imaginer que d’exprimer l’impression que fit sur la reine et le duc une semblable nouvelle.<lb/>Vers ce temps, les Parisiens commençaient à se repentir de leur rébellion, et, sentant qu’ils ne pouvaient avoir de secours de nulle part, entrèrent en accommodement et se soumirent au Roi. La paix faite, le duc se rendit à Saint-Germain pour voir le Roi et la Reine de France. Il y fut reçu avec toute la bienveillance qu’il pouvait espérer, et traité avec la magnificence due à son rang, et de la même manière que si la famille royale eût été encore dans sa première situation.<lb/>[p. 66] Ensuite Son Altesse royale revint à Paris, et y demeura avec la reine sa mère, jusqu’à ce que le roi son frère revint de Hollande en France. De là, ils allèrent à Saint-Germain, que la cour de France avait quitté pour revenir à Paris.<lb/>On disait que l’intention du roi, en venant en France, n’était que d’y passer pour se rendre en Irlande, qui s’était déclarée pour lui, et était alors presque entièrement sous son obéissance, les rebelles ne possédant plus guère que Dublin et Londonderry ; mais, au lieu de traverser seulement la France, Sa Majesté passa tout l’hiver à Saint-Germain, et se laissa enfin persuader de renoncer à son projet d’aller immédiatement en Irlande ; elle se rendit ensuite à Jersey avec le duc. Ils partirent le 19 septembre.<lb/>[…]<lb/>[p. 76] Au commencement du printemps de l’année 1652, la situation des affaires de France était telle que le retour du cardinal Mazarin ôtait toute espérance d’accommodement entre le Roi et les princes, et que l’on avait au contraire la probabilité d’une campagne très active. Le duc, qui désirait fort se rendre propre un jour à la guerre, résolut de servir comme volontaire dans l’armée du roi de France. […] Il restait encore une plus grande difficulté à vaincre, celle d’avoir de l’argent pour s’équiper et s’entretenir à l’armée. L’argent était chose rare à la cour anglaise. Le duc s’en procura à la fin. Un Gascon nommé Gautier, qui avait servi en Angleterre, lui prêta trois cents pistoles. […] Sans ce secours, il [p. 77] lui aurait été impossible de partir, car en ce temps l’argent était aussi peu commun à la cour de France qu’en Angleterre. […] On ne jugea pas convenable que Son Altesse allât prendre congé de son oncle le duc d’Orléans, contre le parti duquel il était près de se déclarer.<lb/>Pour éviter tous ces inconvénients, le roi accompagna son frère à Saint-Germain, sous prétexte d’une partie de chasse ; et, après y être demeuré trois ou quatre jours, il partit pour l’armée le 21 avril, passa par le faubourg Saint-Antoine, sous les murs de Paris, et ne put aller ce soir-là plus loin que Charenton.<lb/>[…]<lb/>[t. 3, p. 355] [1688] Le voyage et la séparation résolue, la reine [Marie de Modène], déguisée, traversa la rivière le 9 décembre, n’ayant avec elle, pour éviter tout soupçon, que le prince, sa nourrice et deux ou trois autres personnes. On avait fait préparer une voiture sur [p. 356] l’autre rive ; elle la conduisit sans accident jusqu’à Gravesend où elle s’embarqua sur le yacht. […] [p. 357] Aussitôt que la reine et le prince furent à bord du yacht, le vent se trouvant favorable, ils partirent pour Calais, où ils arrivèrent très promptement et débarquèrent le lendemain. […]<lb/>[p. 358] Sa Majesté Très Chrétienne ne fut pas plutôt instruite de l’arrivée de la reine et du prince dans son royaume qu’Elle leur envoya ses officiers, ses voitures, et tout ce qui était nécessaire pour leur voyage. Il se passa avec un ordre, une magnificence et des marques de respect beaucoup plus d‘accord avec la magnificence du roi de France et la dignité de ses hôtes qu’à la triste condition de la reine désolée. Comme les chemins étaient mauvais et couverts de neiges, on traça une route directe à travers champs ; des pionniers, marchant en avant, aplanissaient le terrain et écartaient tout ce qui pouvait faire obstacle au passage. Sa Majesté trouva partout sur la route ses logemens et ses repas préparés de la même manière que si elle eût été dans un palais [p. 359] de rois. Le Roi vint à sa rencontre à une lieue de Saint-Germain, et aussitôt qu’il s’approcha du prince de Galles, il le prit dans ses bras, et lui adressant la parole, lui promit en peu de mots protection et secours, puis s’avança vers la Reine et ne négligea rien de ce qui pouvait adoucir ses souffrances présentes et l’encourager à espérer un terme prochain à ses malheurs. Il les conduisit à Saint-Germain qu’il avait quitté peu de temps auparavant pour établir sa résidence à Versailles. Il y établit Sa Majesté et le prince de Galles, leur y donna des gardes et tous les autres officiers nécessaires pour les servir en attendant l’arrivée du roi.<lb/>[…]<lb/>[t. 4, p. 1] Aussitôt que le roi fut débarqué, il se rendit à Abbeville, où il se fit connaître publiquement, puis il se rendit promptement à Saint-Germain, où il eut la consolation de retrouver du moins en lieu de sûreté la reine et le prince son fils. Cette satisfaction, et l’accueil généreux et cordial qu’il reçut de Sa Majesté Très Chrétienne, ne furent pas un médiocre soulagement à ses peines. Il eut aussi la joie de voir arriver journellement d’Angleterre un grand nombre de gens de qualité, protestans et catholiques, qui venaient le rejoindre, tant par inclination et par empressement à partager la fortune de leur prince que pour se mettre à l’abri de l’orage qui l’avait renversé du trône et menaçait tous ceux qui l’avaient servi avec fidélité et affection, et ceux même qui, dans des intentions ennemies, avaient poussé aux mesures désagréables à la nation.<lb/>[…]<lb/>[p. 56] [mars 1689] Aussitôt que le roi eut reçu le message de lord Tirconnel, il se résolut à passer sur le champ en Irlande.<lb/>[…]<lb/>[p. 179] [juillet 1690] Le roi, avant de s’embarquer, écrivit à lord Tirconnel que, d’après son avis, celui de M. de Lauzun et du reste de ses amis, il partait pour la France, d’où il espérait leur envoyer des secours plus considérables.<lb/>[…]<lb/>[p. 186] Le lendemain de l’arrivée du roi à Saint-Germain, Sa Majesté Très Chrétienne vint lui rendre visite, et lui promit, en termes généraux, tous les services possibles ; mais lorsque le Roi lui exposa son projet, il le reçut froidement, et lui dit qu’il ne pouvait rien faire jusqu’à ce qu’il eût reçu des nouvelles d’Irlande. Le Roi, peu satisfait de cette réponse, demanda au roi de France un nouvel entretien ; car, au fait, on n’avait nul besoin de savoir ce qui se passait en Irlande pour convaincre le monde que l’Angleterre était en ce moment dégarnie de troupes, et que les Français, qui avaient alors la supériorité sur mer, pouvaient y transporter le Roi, faire de ce pays le siège de la guerre, et détruire ainsi le véritable nerf de l’alliance ; mais, soit par Elle-même ou par les insinuations des ministres, Sa Majesté Très Chrétienne était probablement alors mécontente de la conduite du roi et de sa trop grande précipitation à quitter l’Irlande, et voyant qu’il n’était pas de caractère à s’obstiner longtemps à une même entreprise, répugnait à hasarder une nouvelle expédition qu’elle craignait de voir abandonner aussi promptement que la première. Mais comme la proposition du roi était si raisonnable qu’il n’y avait pas d’objection à y faire, si ce n’est [p. 187] celle qui pouvait permettre la civilité, Sa Majesté Très Chrétienne remit, sous prétexte d’indisposition, de voir le Roi jusqu’à ce qu’effectivement il n’y eut plus rien à faire ; car la promptitude aurait dû être l’âme d’une pareille entreprise, et la surprise eût fait plus de la moitié de l’ouvrage. Le roi démêla le vrai motif de ce délai ; et il est certain que, comme il l’a ensuite avoué à une personne qui était dans le secret, jamais sa patience n’avait été mise à une si rude épreuve.<lb/>[…]<lb/>[p. 275] Après la malheureuse fin de la guerre, soit en Irlande, soit en Ecosse, le Roi, se soumettant patiemment à son sort, songea à s’établir à Saint-Germain et à régler sa maison et son genre de vie ainsi que le permettait la pension de 600 mille livres par an qu’il recevait de la cour de France. Il ménagea ce revenu avec tant de prudence et d’économie, que non seulement il conserva autour de lui les apparences d’une cour, en entretenant à son service la plus grande partie des officiers qui environnent un roi d’Angleterre, mais secourut aussi un nombre infini de personnes dans la détresse, comme des officiers vieux ou blessés, les veuves et les enfans de ceux qui avaient perdu la vie à son service. Les salaires et les pensions qu’il accordait étaient à la vérité peu considérables ; mais il ne laissait guère le mérite sans récompense, et ses serviteurs avaient de quoi vivre décemment : si bien qu’à l’aide des gardes que Sa Majesté Très Chrétienne lui donnait pour l’accompagner ainsi que la reine et le prince son fils, sa Cour, malgré son exil, conservait un air [p. 276] de dignité convenable à un prince. Outre les gens de sa maison et plusieurs autres de ses loyaux sujets, tant catholiques que protestans, qui avaient voulu suivre sa fortune, il avait ordinairement autour de lui, surtout en hiver, tant d’officiers de l’armée qu’un étranger aurait pu oublier la situation où il se trouvait et se croire toujours à Whitehall. Ce n’était pas la seule chose qui rappelât le passé : sa conduite envers ceux qui l’environnaient était ce qu’elle avait été en Angleterre. On n’y voyait aucune distinction entre les personnes de différentes croyances ; les protestans étaient soutenus, protégés et employés tout aussi bien que les autres. A la vérité, les lois de France ne leur accordaient pas les mêmes privilèges relativement aux prières publiques, enterremens, etc. ; mais le roi trouvait moyen d’obtenir pour eux des adoucissemens à ce qu’il ne pouvait totalement empêcher. Sa conversation était aussi tellement semblable à ce qu’elle avait toujours été, que sous ce rapport on l’aurait cru encore au milieu de ceux qui l’avaient abandonné ou trahi. Jamais une réflexion d’amertume et de blâme sur le peuple ou le pays qui l’avait si indignement traité. On ne pouvait lui faire plus mal sa cour que de déclamer contre l’ingratitude de ceux qui s’étaient montrés les plus criminels en ce point. Si l’on pouvait leur trouver quelque apparence d’excuse, il ne manquait pas de la faire valoir [p. 277] et se rendait la plupart du temps l’avocat déclaré de ses plus grands ennemis. Il raisonnait sur les mesures du gouvernement d’Angleterre, les votes et la marche de son parlement, la valeur et la conduite de ses troupes, avec autant de clame et de modération que s’il eût encore été à leur tête, et ne paraissait pas prendre moins d’intérêt la réputation des soldats et des marins anglais que dans le temps qu’il était témoin de leurs efforts et partageait leur gloire. Il ne pouvait renoncer aussi aisément à sa tendresse pour son peuple que ce peuple à sa loyauté et à ses devoirs envers lui ; et lorsque dans quelque acte ou déclaration publics il se voyait obligé d’exposer les torts de ses sujets, il ne le faisait que par la nécessité où il était de se justifier, et non par l’effet d’aucune aigreur ou amertume que lui eût laissé le souvenir des troubles. Ainsi, quoiqu’il sût, en certaines occasions, convaincre le monde qu’il n’était pas insensible aux injures qu’il en avait reçues, il montrait bien par la conduite de toute sa vie qu’il désirait leur repentir, non leur perte ou sa propre vengeance.<lb/>La reine étant devenue grosse, peu après que le roi fut revenu d’Irlande, il saisit cette occasion de convaincre ses sujets de la fausseté de cette calomnie qui avait si fort contribué à les entraîner dans les vues du prince d’Orange. Il pensa qu’une invitation aux membres de son conseil privé, [p. 278] et à plusieurs autres personnes de qualité, de venir assister aux couches de la reine serait le moyen le plus efficace de prouver que, quatre années auparavant, Sa Majesté n’avait pas encore passé l’âge d’avoir des enfans. Il écrivit donc aux lords et autres personnes de son conseil privé la lettre suivante :<lb/>« Très fidèles etc. Les rois nos prédécesseurs ayant été dans l’usage d’appeler tous ceux de leur conseil privé qui se trouvaient à leur portée pour être présens aux couches de la reine et à la naissance de leurs enfans, et comme nous avons suivi leur exemple à la naissance de notre très cher fils le prince de Galles, quoique cette précaution n’ait pas suffi pour nous préserver des malicieuses calomnies de ceux qui avaient résolu de nous dépouiller de nos droits de roi, pour ne pas manquer à ce que nous devons à nous-même, dans cette occasion où il a plu au Tout-Puissant, défenseur de la vérité, de nous donner l’espérance d’un autre enfant, la reine notre très chère épouse se trouvant grosse et près de son terme, nous avons cru devoir requérir tous ceux de notre conseil privé qui en auront la possibilité de se rendre auprès de nous à Saint-Germain pour être témoins des couches de la reine, notre très chère épouse.<lb/>Nous vous signifions donc par ces présentes [p. 279] notre royale volonté, afin que vous employiez tous les moyens possibles pour venir aussi promptement que vous pourrez, la reine devant accoucher vers le milieu de mai prochain (style anglais). Et afin qu’il ne vous reste aucune crainte de notre part, notre très cher frère, le Roi Très Chrétien, a consenti à ce que nous vous promissions, comme nous le faisons ici, toute sûreté pour venir, ainsi que pour vous en retourner après les couches de la reine, notre très chère épouse. Quoique l’iniquité des temps, la tyrannie des étrangers, et l’égarement d’une partie de nos sujets, nous aient mis dans la nécessité d’employer ces moyens inusités, nous espérons que cette démarche convaincra le monde, à la confusion de nos ennemis, de la sincérité et de la candeur de notre conduite. Ne doutant pas que vous ne vous rendiez à cette invitation, nous vous saluons sincèrement. Donné en notre Cour de Saint-Germain, le 8 avril 1692, la huitième année de notre règne. »<lb/>Ces lettres furent adressées aux duchesses de Sommerset et de Beaufort, à ladys Derby, Mulgrave, Rutland, Danby, Nottingham, Brooks, [p. 280] Lumley, Fitzharding et Fretzwell, à sir John Trevor, orateur de la chambre des communes, et à sa femme, à ladys Seymour, Musgrave, Blunt, Guise et Foly, à la femme du maire de Londres, aux femmes des deux shériffs, et au docteur Hugh ; mais le prince d’Orange, qui avait obtenu tout ce qu’il attendait de cette infâme calomnie, s’embarrassait alors assez peu qu’on jugeât la chose vraie ou fausse. Au lieu donc de faire ce qu’il fallait pour éclairer le monde sur un point d’une si haute importance, il prit tous les soins possibles pour empêcher ces lettres d’arriver à leur adresse, et consentit si peu à donner les sauf-conduits qu’on offrait de l’autre côté, que soit qu’on en eût ou non le désir, il est certain que personne n’osa entreprendre ce voyage qui déplaisait si évidemment au prince et à la princesse d’Orange. Cela fournit, à la vérité, aux amis de Sa Majesté, l’occasion de publier les criantes injustices qu’il avait souffertes sur ce point, et sur plusieurs autres ; mais ce n’était point par des argumens et des raisonnemens que le roi pouvait espérer d’arracher son sceptre des mains de l’usurpateur ; la force seule pouvait y réussir, et Sa Majesté n’était pas encore sans espérance de se procurer celles dont il avait besoin.<lb/>[…]<lb/>[p. 306] [1692] Comme le prince de Galles avait alors près de quatre ans, le roi jugea à propos, avant de partir pour cette expédition, de le revêtir de l’ordre de la Jarretière ; il le donna en même temps au duc de Powis et au comte de Melfort. Il avait fait quelque temps auparavant le même honneur au comte de Lauzun, en récompense des services qu’il lui avait rendus en Irlande, et des secours qu’il avait prêtés à la reine pour s’échapper d’Angleterre. Après cette cérémonie, le roi partit pour Cannes en Normandie, où il arriva le 24 avril (nouveau style), accompagné du maréchal de Bellefond et suivi du duc de Berwick et de plusieurs autres officiers de distinction.<lb/>[…]<lb/>[p. 312] Après le malheureux succès de cette expédition, les troupes furent renvoyées à leurs différents postes, et le roi retourna à Saint-Germain, où Sa Majesté Très Chrétienne, avec sa générosité habituelle, lui renouvela les assurances de sa protection et de son secours malgré ce malheur et tous les autres. Pour montrer d’ailleurs qu’il n’était ni découragé ni ruiné par cette perte, le roi de France ordonna, malgré les dépenses de la guerre, qu’on reconstruisît autant de vaisseaux qu’il lui en avait été brûlé. En effet, dans le cours d’une année, on les eut reconstruits de la même grandeur et du même chargement : ce qui fit hautement admirer la richesse, la puissance et l’administration financière de son royaume.<lb/>Un mois après que le roi fut revenu de La Hogue, la reine mit en monde une princesse : ce qui leur fit éprouver au moins les consolations domestiques. Elle fut baptisée sous le nom de Louise Marie et tenue sur les fonts par le roi Très Chrétien ; la cérémonie fut faite avec beaucoup de magnificence et de solennité. Personne n’était venu d’Angleterre pour se rendre à l’invitation du roi ; mais la reine eut à ses couches, outre les princesses et les principales dames de la cour de France, le chancelier, le premier président [p. 313] du parlement de Paris, l’archevêque, etc. ; on y appela aussi la femme de l’ambassadeur du Danemarck, madame Meereroon, comme une personne dont le témoignage devait avoir du poids auprès de la nation anglaise ; et, bien que contraire au parti du roi, elle ne put refuser, d’après le témoignage de ses propres yeux, d’avouer le ridicule de ces fausses et malveillantes insinuations qui lui avaient causé tant de mal.<lb/>Les continuelle contrariétés qu’avait subies le roi l’avaient tellement dépouillé de toute pensée de bonheur en ce monde qu’il ne s’occupait guères plus que d’assurer sa félicité dans l’autre, auquel il voyait bien que la Providence voulait le conduire par la voie de l’affliction et des souffrances, la plus sûre de toutes, surtout pour ceux que pénètrent de douleur et d’aversion le souvenir de leurs fautes passées. Le roi était trop humble pour ne pas reconnaître les siennes, et trop juste pour ne pas penser qu’il dût en être puni. Il accepta donc de bon cœur et avec joie les châtimens qu’il plut à Dieu de lui envoyer, et en ajouta même de son choix, qu’il eût poussés à l’excès si la prudence de son directeur n’eût pris soin de modérer son zèle. Cela ne l’empêcha pourtant pas de profiter, comme il le devait, de toutes les occasions que pouvait lui offrir la Providence de rentrer dans ses droits. Il avait comment appliquer aux peines la patience, aux mauvais [p. 314] succès la persévérance. Le dernier échec qu’il avait éprouvé ne l’empêcha donc pas de continuer sa correspondance avec ses partisans d’Angleterre qui, surtout avant l’affaire de La Hogue, étaient ou se disaient fort nombreux, non seulement parmi les personnes du premier rang, mais même parmi les employés du gouvernement : peut-être étaient-ils moins animés par un pur zèle pour le rétablissement du roi, qu’effrayés de la perspective d’une guerre interminable et d’un gouvernement sans stabilité, tel qu’ils devaient l’attendre jusqu’à ce que les choses eussent repris leur cours naturel. Ils voyaient le roi Très Chrétien épouser sincèrement les intérêts de Sa Majesté, et ses derniers succès contre les forces unies de toute l’Europe, interrompus seulement par sa dernière défaite, montraient ce qu’il était capable de faire, même lorsqu’il avait à lutter contre un si grand nombre d’ennemis ; et à plus forte raison ce qu’on en devait attendre, si quelque accident venait à rompre l’alliance qui, formée de tant de pièces différentes, ne pouvait, selon toute apparence, durer longtemps. Voyant donc quelque apparence qu’ils seraient un jour forcés de retourner à leur devoir, plusieurs d’entre eux pensaient qu’il valait beaucoup mieux y revenir volontairement, et en offrant au roi de certaines conditions, s’assurer des garanties contre ce qu’ils croyaient avoir à craindre pour la religion, les lois et la liberté, mais [p. 315] même obtenir du roi sur ces divers points de nouvelles concessions que l’état fâcheux de ses affaires pouvait le disposer à leur accorder.<lb/>[…]<lb/>[p. 426] [1697] Aussitôt après la paix, le prince d’Orange ayant envoyé en France son favori Bentinck en qualité d’ambassadeur, celui-ci saisit cette occasion de pousser à de nouvelles rigueurs contre Sa Majesté. Il paraît que, dans la première conférence qui avait eu lieu avant les négociations entre ce ministre et le maréchal de Boufflers, il avait insisté pour que le roi fut éloigné de France, mais Sa Majesté Très Chrétienne avait coupé court à cette demande, en disant que si le prince insistait sur cet article, il renoncerait à toute pensé de négocier avec lui. Il n’en fut donc pas question à Riswick ; mais le prince d’Orange, [p. 427] après le succès de ces négociations, crut ne devoir désespérer de rien et ordonna à Bentinck de renouveler ses sollicitations sur ce point. La mauvaise conscience du prince et de son parti ne pouvait supporter de voir de si près celui dont la présence leur reprochait leur injustice et leur infidélité et demeurait suspendue sur leur tête comme un nuage annonçant la tempête. Mais Sa Majesté Très Chrétienne fut inébranlable sur ce point : Elle regardait son honneur comme trop engagé pour le laisser ainsi fouler aux pieds par l’usurpateur ; elle ne s’était déjà que trop abaissée [p. 428] devant lui, et l’on s’était étonné qu’il lui inspirât tant de crainte. Ce ne pouvait être que par ce motif qu’Elle s’abstint de demander le douaire de la reine ; car, puisque le peuple d’Angleterre avait traité son roi avec si peu d’égards que de la regarder comme mort pour le paix, la conséquence était que la reine avait droit au moins à son douaire, dont, par les lois d’Angleterre, elle avait le privilège de jouir même pendant la vie du roi. Il n’y avait pas de réponse à faire à cela : ainsi par un article secret on convint de le lui payer. La chose fut confirmée dans le suivant parlement, tellement qu’une somme d’argent fut en secret affectée à cet emploi ; mais lorsqu’on en vint à toucher cette somme, le prince d’Orange éleva de nouvelles difficultés et de nouvelles demandes, et particulièrement celle d’éloigner le roi de Saint-Germain. Bentinck prétendait que le maréchal de Boufflers y avait secrètement consenti : le maréchal le niait positivement. Quoi qu’il en soit, Sa Majesté Très Chrétienne était si peu disposée à discuter ce point avec le prince, qu’Elle aima lieux lui laisser cet argent entre les mains comme un prix de sa complaisance que de risquer de l’exaspérer en le pressant trop vivement sur un point qu’il n’avait pas l’intention d’accomplir. Le roi et la reine eurent donc la mortification de vivre entièrement des bienfaits d’un prince étranger, et dans la même [p. 429] dépendance sur tous les points que s’ils eussent fait vœu de pauvreté et d’obéissance.<lb/>Le bill de bannissement, qui suivit immédiatement la paix, fut pour le roi un nouveau sujet de chagrin qui augmenta de beaucoup ses charges. Le parlement d’Angleterre passa un acte qui non seulement déclarait crime de haute trahison toute correspondance avec le roi, mais contraignait même tous ceux qui avaient été à son service ou étaient seulement venus en France depuis la révolution, si ce n’est avec un passeport du gouvernement à quitter à jour fixe tous les Etats de la Grande Bretagne, sous peine d’être accusés de haute trahison, ex post facto, et sans aucun moyen d’y échapper. Jamais aucun gouvernement n’avait rien fait d’aussi cruel ni d’aussi injuste. Le roi avoua que ce chagrin passait pour lui tous les autres. Il sentait que les souffrances qui lui étaient personnelles n’approchaient pas du châtiment qu’avaient pu à juste titre lui mériter ses désordres passés ; mais voir ses loyaux sujets traités de la sorte en raison de la fidélité qu’ils lui avaient témoignée, c’était pour lui une peine qu’un secours extraordinaire de la grâce pouvait seul le mettre en état de supporter. Les nouvelles d’Irlande lui étaient également douloureuses : le prince d’Orange, malgré toutes ses belles protestations aux princes confédérés, avait, même durant le cours des conférences [p. 430] de Riswick, fait rendre en Irlande une nouvelle loi pour l’extinction totale du papisme, ordonnant entre autres articles le bannissement de tous les ecclésiastiques réguliers. M. de Ruvigny, qui commandait dans le pays, ne manqua pas de mettre l’ordre à exécution. Ils arrivèrent donc bientôt en France en foule ; il en vint plus de quatre cents dans l’espace de quelques mois. La nécessité de secourir leur détresse et celle de tous les autres catholiques, que les bills de bannissement faisaient sortir du royaume, augmenta, comme on l’a dit, de beaucoup les charges du roi. Il eut le chagrin, après leur avoir distribué jusqu’à son nécessaire, d’en voir un grand nombre prêts à périr de besoin sans qu’il fut en son pouvoir de les secourir.<lb/>[…]<lb/>[p. 440] Mais quoiqu’il ne craignit pas de publier ses désordres passés, il faisait tout ce qu’il pouvait pour cacher sa pénitence. La reine disait ne l’avoir jamais vu si confus qu’une fois qu’elle avait, par hasard, aperçu sa discipline. Il avait [p. 441] donc soin que sa conduite, aux yeux du monde, parût autant que possible telle qu’elle avait toujours été. Il entretenait ses sujets et les personnes de la cour de France avec la même affabilité et le même enjouement qu’à l’ordinaire, continuait d’aller à la chasse, et, de peur de singularité ou d’affection, n’évitait point les divertissemens de la Cour, tels que bals et autres, lorsqu’il y était invité ; mais il était loin de les chercher, non plus qu’aucun de ceux qu’il pouvait éviter sans inconvénient, car, bien que cela passe par des amusemens nécessaires, il pensait autrement et aurait voulu que l’autorité publique retranchât tous ces dangereux divertissemens, comme le jeu, l’opéra, la comédie et autres semblables, et ceux qui n’auront pas lu ce qu’il a écrit sur ce sujet, ne sauraient s’imaginer à quel point il s’élève judicieusement contre de tels plaisirs.<lb/>[…]<lb/>[p. 447] Ainsi ce pieux prince sanctifiait-il ses souffrances et en faisait les germes féconds d’une immortalité bienheureuse. Elle commençait à s’approcher de lui ; car, le 4 mars 1701, il se trouva mal [p. 448] dans la chapelle ; cependant, revenant à lui peu de temps après, il parut, au bout de huit jours, parfaitement rétabli ; mais huit jours après il fut frappé d’une attaque de paralysie comme il s’habillait. Il eut un côté tellement frappé qu’il avait de la peine à marcher, et perdit, pour quelques temps, l’usage de la main droite ; mais les ventouses, l’émétique, etc., el lui rendirent, et il put recommencer à marcher assez bien. Les médecins jugeant que les eaux de Bourbon le rétabliraient parfaitement, il y alla environ trois semaines après. A son retour il ne boitait presque plus, mais il se plaignait d’une douleur dans la poitrine et crachait de temps en temps le sang. Cela avait commencé même avant son départ pour Bourbon, et donna lieu de craindre que l’émétique, qui pouvait lui avoir été bon pour sa paralysie, n’eût occasionné une lésion au poumon. [p. 449] Cependant il parut recouvrer des forces ; il prit l’air comme à l’ordinaire, et monta quelquefois à cheval ; mais le vendredi, 2 septembre, il fut pris dans la chapelle d’un évanouissement semblable au premier. Il revint à lui lorsqu’on l’eut transporté dans sa chambre. Ce fut une cruelle vue pour la reine désolée, d’autant qu’il retomba évanoui dans ses bras une seconde fois. Il fut cependant assez bien le lendemain ; mais le dimanche il tomba dans un nouvel évanouissement et fut quelque temps sans mouvement. Enfin on lui ouvrit la bouche de force et il vomit une grande quantité de sang, ce qui jeta dans le dernier effroi la reine et tous ceux qui étaient là, excepté lui. Ses longs désirs de la mort lui en avaient rendu la pensée si familière, qui ni les terreurs, ni les tourmens qui accompagnent son approche, ne lui donnèrent la moindre anxiété ni le moindre trouble. Il n’eut pas besoin de l’exhorter à se résigner ni à se préparer comme il le devait ; ce fut la première et l’unique chose dont il s’occupa. La veille précisément du jour de son attaque, il avait fait une confession générale. Aussitôt que son vomissement eut cessé, il pria son confesseur d’envoyer chercher le Saint-Sacrement, et, pensant qu’il n’avait pas longtemps à vivre, l’engagea à se presser, lui recommandant d’avoir soin de ne manquer à aucun des rites de l’Eglise. En même temps, il envoya chercher le prince son [p. 450] fils, qui, au moment où il entra, voyant le roi pâle et l’air mourant, et le lit couvert de sang, laissa éclater, ainsi que tout ce qui l’entourait, la plus violente douleur. Le roi, lorsqu’il arriva au chevet de son lit, étendit, avec un air de satisfaction, ses bras pour l’embrasser, et lui parlant avec une force et une véhémence proportionnée à son zèle et à l’état de faiblesse où il se trouvait, le conjura d’adhérer fermement à la religion catholique, quoi qu’il pût en arriver, d’être fidèle au service de Dieu, respectueux et obéissant envers la reine, la meilleure des mères, et à jamais reconnaissant envers le roi de France, à qui il avait les plus grandes obligations. Ceux qui se trouvaient là, craignant que la vivacité et la ferveur avec lesquelles il parlait ne lui fissent mal, engagèrent le prince à se retirer. Le roi en fut chagriné, et dit : « Ne m’ôtez pas mon fils jusqu’à ce que je lui aie donné ma dernière bénédiction ». Lorsqu’il la lui eut donnée, le prince retourna à son appartement, et on amena près de son lit la petite princesse, à qui il parla dans le même sens. Elle, en même temps, par l’abondance de ses innocentes larmes, montrait combien elle était sensiblement touchée de l’état de faiblesse où elle voyait le roi son père. Non content d’avoir parlé à ses enfans, il fit, avec la plus grande ferveur et toute la piété imaginable, une sorte de courte exhortation à tous ceux qui [p. 451] l’entouraient, et surtout à lors Middleton et à ses autres serviteurs protestans, qu’il exhorta à embrasser la religion catholique. Il apporta dans cette exhortation tant de force et d’énergie qu’il leur fit beaucoup d’impression ; et il leur dit qu’ils pouvaient croire sur l’assurance d’un mourant, que lorsqu’ils se trouveraient dans le même état que lui, ils éprouveraient une grande consolation d’avoir suivi son exemple et ses avis.<lb/>Lorsqu’il vit arriver le Saint-Sacrement, il s’écria : « L’heureux jour est enfin venu ! » puis il se recueillit pour recevoir le saint viatique. Le curé s’approcha de son lit, et, selon la coutume en pareille occasion, lui demanda s’il croyait en la présence réelle et substantielle du corps de Notre Seigneur dans le Saint-Sacrement ? A quoi il répondit : « Oui, j’y crois de tout mon cœur » ; puis, ayant passé quelques momens dans un recueillement spirituel, il désira recevoir le sacrement de l’extrême-onction, et porta dans toutes ces cérémonies une piété exemplaire, et une singulière présence d’esprit.<lb/>Il ne pouvait y avoir de meilleures occasions de déclarer publiquement qu’il mourrait en parfaite charité avec tout le monde, et qu’il pardonnait du fond de son cœur à tous ses ennemis ; et, de peur qu’on ne pût douter de sa sincérité à l’égard de ceux dont il avait plus à se plaindre que des autres, il nomma spécialement le prince d’Orange, [p. 452] la princesse Anne de Danemarck sa fille, et, s’adressant à son confesseur d’une manière encore plus particulière, lui dit : « Je pardonne aussi de tout mon cœur à l’Empereur ». Mais, dans la vérité, il n’avait pas attendu ce moment pour accomplir le devoir chrétien du pardon des injures. Son cœur avait été si éloigné de tout ressentiment qu’il regardait ceux qui les lui avaient fait subir comme ses plus grands bienfaiteurs, et déclarait souvent qu’il avait plus d’obligations au prince d’Orange qu’à qui que ce fût au monde. Pendant tout ce temps, la pauvre reine, hors d’état de se soutenir, était tombée à terre auprès du lit, en bien plus grande angoisse que lui, et autant que lui privée de toute apparence de vie. Le roi fut sensiblement touché de l’excès de sa douleur, et parut en souffrir plus que de toute autre chose. Il lui dit tout ce qu’il put pour la consoler et l’engager à se résigner en ceci, comme elle le faisait en toute autre chose, à la volonté de Dieu ; mais elle demeura inconsolable jusqu’à ce que, voyant un mieux sensible, et le roi ayant bien passé la nuit, il lui parut que son état n’était pas désespéré, et qu’on pouvait concevoir quelque espoir de guérison.<lb/>Le lendemain, Sa Majesté Très Chrétienne vint voir, et descendit comme tout le monde à la porte du château, pour éviter à Sa Majesté le bruit de la voiture. Le roi la reçut avec autant [p. 453] d’aisance et d’affabilité qu’à l’ordinaire. Il était mieux ce soir-là, et quoique dans la nuit suivante il se trouvât de nouveau assez mal, le mercredi ayant rendu beaucoup de sang par en bas, il fut soulagé, la fièvre tomba et l’on eut de grandes espérances de voir son état s’améliorer. Le dimanche Sa Majesté Très Chrétienne lui fit une seconde visite. Il la reçut, ainsi que les princes et les personnes de distinction qui venaient sans cesse le voir, avec autant de présence d’esprit et de civilité, que s’il n’eût senti aucun mal. Mais le lundi, il tomba dans l’assoupissement, et tout espoir de rétablissement s’évanouit. La reine était près de lui quand la maladie commença à tourner ainsi ; ce fut pour elle une sorte d’agonie. Le roi le vit et en fut touché, et, malgré l’état d’affaiblissement où il se trouvait, il lui dit : « Madame, ne vous affligez pas, je vais, j’espère, à la félicité ». A quoi la reine répondit : « Sire, je n’en doute pas. Aussi n’est-ce pas votre situation que je déplore, c’est la mienne ». Alors, surmontée par la douleur, elle fut au moment de s’évanouir. Le roi, s’en apercevant, la pria de se retire, et ordonna à ceux qui se trouvaient présens de la conduire à sa chambre. Après quoi l’on commença les prières des agonisans. Le roi demeura cependant à peu près dans le même état toute la nuit, durant laquelle il reçut de nouveau le Saint-Sacrement, avec la piété la [p.454] plus exemplaire. Il renouvela sa déclaration de pardon, nommant à haute voix le prince d’Orange, la princesse Anne sa fille, et l’Empereur ; il dit qu’il désirait qu’ils sussent qu’il leur pardonnait. Les médecins lui avaient pendant tout ce temps fait prendre du quinquina, et, quoique ce fût la chose au monde qu’il eût le plus en aversion, il ne refusa jamais de le prendre. Ils jugèrent à propos de lui mettre les ventouses en plusieurs endroits, ce qui le tourmenta beaucoup ; cependant il le souffrit sans jamais se plaindre, et sans en montrer la moindre déplaisance, non plus que de rien de ce qu’ils lui ordonnaient. Ce n’était ni l’espoir de guérir, ni la crainte de la mort qui l’engageaient ainsi à se soumettre. Il désespérait de sa guérison et souhaitait de mourir ; mais il croyait que la perfection était dans l’obéissance, et que sa patience à souffrir ces remèdes inutiles à son corps tournerait au profit de son âme.<lb/>Il passa toute la journée du lendemain dans le même assoupissement. Il ne parut prendre garde à rien, excepté lorsqu’on disait les prières ; il y était toujours attentif, et par le mouvement de ses lèvres semblait lui-même prier continuellement.  Le mardi 13, vers trois heures, Sa Majesté Très Chrétienne vint une troisième fois, et lui déclara ses résolutions à l’égard du prince : elle ne lui en avait rien dit dans sa première visite, et n’avait même encore rien déterminé à cet égard. [p. 455] Mais, voyant le roi à l’extrémité, elle avait jugé devoir prendre un parti, et avait assemblé son conseil. La plupart de ceux qui le composaient craignaient que si, après la mort de Sa Majesté, le roi de France reconnaissait le prince pour roi d’Angleterre, cela ne plongeât la nation dans une nouvelle guerre, dont elle avait la plus grande terreur. On chercha donc des expédiens pour éloigner au moins la chose ; mais le Dauphin, le duc de Bourgogne et tous les princes trouvèrent si injuste et si contraire à la dignité de la couronne de France d’abandonner un prince de leur sang qui demandait et méritait à si juste titre leur protection, qu’ils furent tous d’avis contraire ; et comme le Roi Très Chrétien en jugeait de même, il était venu pour le déclarer à Sa Majesté. Il alla d’abord trouver la reine, et l’informa de sa résolution, ce qui lui donna quelques consolations dans la profonde affliction où elle était plongée. Il envoya ensuite chercher le prince, et lui promit que s’il plaisait à Dieu d’appeler à lui le roi son père, il lui en servirait. Le prince exprima sa reconnaissance d’une faveur si signalée, et lui dit qu’il le trouverait aussi soumis et aussi respectueux que s’il était son fils. Après quoi il retourna dans [p. 456] son appartement. Sa Majesté Très Chrétienne entra alors chez le roi, et, s’approchant de son lit, lui dit : « Sire, je suis venu savoir comment se trouve aujourd’hui Votre Majesté » ; mais le roi, qui n’entendit pas, ne fit pas de réponse. Un de ceux qui étaient auprès de lui lui dit que le roi de France était là ; alors il se souleva en disant : « Où est-il ? » et commença à le remercier de toutes ses bontés, et particulièrement du soin et de l’attachement qu’il lui avait témoignés durant sa maladie ; à quoi Sa Majesté Très Chrétienne répondit : « Sire, cela ne vaut pas la peine d’en parler, j’ai à vous dire quelque chose de plus important ». Alors ceux qui entouraient le roi, supposant que le roi de France voulait lui parler en secret, parurent vouloir se retirer, car la chambre était pleine de monde. Sa Majesté Très Chrétienne s’en apercevant dit fort haut : « Que personne ne s’en aille », puis continua ainsi : « Je suis venu, Sire, pour vous faire connaître que lorsqu’il plaira à Dieu d’appeler à lui Votre Majesté, je prendrai votre famille sous ma protection, et traiterai votre fils, le prince de Galles, comme je vous ai traité, le reconnaissant pour roi d’Angleterre comme il le sera alors ». A ces paroles, tous ceux qui étaient là, tant Français qu’Anglais, fondirent en larmes, ne pouvant autrement exprimer le mélange de joie et de douleur qui s’était si singulièrement [p. 457] emparé d’eux. Quelques uns cependant se jetèrent aux pieds de Sa Majesté Très Chrétienne ; d’autres par leurs gestes et leur maintien, beaucoup plus expressifs en certains cas que ne pourraient l’être des discours, exprimèrent leur reconnaissance pour une action si généreuse. Sa Majesté Très Chrétienne en fut si touchée qu’Elle ne put elle-même s’empêcher de pleurer. Le roi s’efforçait, pendant ce temps, de dire quelque-chose ; mais le bruit était trop grand dans sa chambre, et il était trop faible pour se faire entendre. Sa Majesté Très Chrétienne prit alors congé et s’en alla. En retournant à sa voiture, elle appela l’officier de garde chez le roi et lui ordonna, aussitôt que le roi serait mort, de faire auprès du prince de Galles le même service, et de lui rendre les mêmes honneurs qu’au roi son père.<lb/>Le lendemain, le roi se trouvant un peu mieux, on permit au prince de venir le voir, ce qu’on ne lui permettait pas souvent, parce qu’on avait remarqué que lorsque le roi voyait son fils, cela lui donnait une émotion capable, à ce qu’on [p. 458] craignait, de lui faire mal. Aussitôt que le prince entra dans la chambre, le roi, étendant les bras vers lui pour l’embrasser, lui dit : « Je ne vous ai pas vu depuis la visite de Sa Majesté Très Chrétienne, et la promesse qu’Elle m’a faite de vous reconnaître après ma mort. J’ai envoyé lord Middleton à Marly pour l’en remercier ». C’était ainsi que ce saint roi parlait de l’approche de sa mort, non seulement avec indifférence mais avec satisfaction, depuis qu’il savait que son fils et sa famille n’en souffriraient pas, et se préparait à la recevoir, s’il était possible, avec plus de joie encore qu’auparavant. Cette heure bienheureuse était peu éloignée, car le jour suivant il s’affaiblit beaucoup, fut pris de continuelles convulsions ou tremblement dans les mains, et le lendemain vendredi 16 septembre, vers trois heures de l’après-midi, rendit son âme pieuse entre les mains de son Rédempteur, à l’heure même de la mort de notre Sauveur, à laquelle il avait toujours eu une dévotion particulière pour obtenir une heureuse mort.<lb/>Il serait sans fin de rapporter tous les exemples qu’il donna, durant sa maladie, d’une dévotion et d’une piété exemplaire. Il ne cessa pas de prier aussi longtemps qu’il en eut la force, et lorsque tombé dans l’assoupissement il semblait d’ailleurs ne prendre gade à rien, il parut par ses réponses et par la manière dont il suivant les [p. 459] prières, que son assoupissement ne s’étendait pas jusque-là ; et quoiqu’à la fin il eût presque toujours les yeux fermés pendant la messe qu’on disait tous les jours dans sa chambre, il se montra aussi vigilant et aussi attentif que s’il eût été en parfaite santé, et cela jusqu’au jour même de sa mort. Il ne se plaignit jamais d’aucun remède ni d’aucune opération, quoiqu’il eût un extrême dégout pour le quinquina, et que les ventouses le fissent beaucoup souffrir. Il se soumit entièrement aux volontés des médecins ; seulement il disait quelquefois que si ce n’avait pas été pour l’amour de la reine et de son fils, il n’eût pas consenti à tant souffrir pour une chose dont il se souciait si peu.<lb/>Il demeura ainsi quinze jours entre la vie et la mort. Le triste maintien de ceux qui entouraient continuellement son lit eût élevé dans l’âme d’un homme de moindre foi de terribles craintes sur le coup fatal qui s’approchait ; mais il parut, durant tout ce temps, indifférent à ce qui se passait, si ce n’est qu’il s’efforçait d’employer avec plus de ferveur que de coutume les précieux momens qui lui demeuraient encore pour travailler à son bonheur éternel. Ainsi, tandis que ses forces déclinaient, la foi et la piété semblaient l’animer au-dessus des forces de la nature. Jusqu’au dernier moment, le nom de Jésus l’avait éveillé de sa mortelle léthargie ; sourd [p. 460] en apparence à tout le reste, il entendait toutes les prières, en même temps qu’il supportait les souffrances qi précèdent la mort comme si son corps avait perdu toute sensation ; car, lorsqu’on lui demandait comment il se trouvait, il répondait toujours qu’il était bien, et à la civilité, à l’aisance avec lesquelles il recevait les princes et gens de qualité qui venaient sans cesse lui rendre visite, on eût cru effectivement qu’il en était ainsi. L’avant-veille de sa mort, la duchesse de Bourgogne étant chez lui, il ne voulut pas qu’elle s’approche de son lit à cause de la mauvaise odeur. Le jour suivant, paraissant déjà à l’agonie, il souleva encore sa tête pour saluer le duc de Bourgogne, et en fit autant à quelques autres personnes. Enfin, tant qu’il eut l’usage de la parole, il l’employa à prier Dieu, à pardonner à ses ennemis et à proférer sa profession de foi, comme il le fit trois jours avant sa mort, avec toute la fermeté et la ferveur imaginables, en présence du nonce du pape, qui l’était venu voir. Il exhorta continuellement ses sujets, ses serviteurs, mais surtout ses enfans, à servir Dieu, et à ne se laisser entraîner par aucune considération terrestre à abandonner la vraie religion et les voies de la vertu. Quand il lui devint pénible de parler, on continua de voir par ses gestes et même son silence, que son esprit était fixé sur Dieu, et qu’il conservait sa connaissance en [p. 461] quelque sorte jusqu’au dernier moment ; il parut, au mouvement de ses lèvres, qu’il pria jusqu’au moment où son âme se sépara de son corps. La reine, qui durant sa maladie avait été elle-même dans une continuelle agonie, lorsqu’elle apprit qu’il venait de rendre le dernier soupir, fut également prête à expirer ; car jamais on n’avait vu un plus parfait exemple d’affection conjugale que dans cette vertueuse princesse : aussi le tourment que lui causa la séparation fut-il inexprimable ; elle ne semblait vivre que lorsqu’il y avait quelque espérance de guérison, et lorsque cette espérance fut perdue, elle s’abandonna à un tel excès de douleur qu’elle méritait réellement plus de compassion que le roi qui, par une vie sainte et sanctifiée, avait heureusement terminé une vie de mortification et de dévotion chrétienne. Elle se rendit sur le champ à Chaillot, couvent de religieuses, où elle avait coutume de faire de fréquentes retraits, pour y pleurer dans l’amertume de son âme la perte qu’elle venait de faire et demander des consolations à celui qui lui avait envoyé l’affliction, et pouvait seul lui donner les moyens de les supporter. Dès que la première angoisse de sa douleur fut apaisée, elle ne manqua pas d’obéir au dernier commandement du feu roi, et écrivit à la princesse de Danemarck la lettre suivante :<lb/>« Je regarde comme un devoir indispensable [p. 462] de m’acquitter, sans plus tarder, de la commission que m’a laissée pour vous le meilleur des hommes et le meilleur des pères. Peu de jour avant sa mort, il me chargea de trouver les moyens de vous faire connaître qu’il vous pardonnait du fond du cœur tout ce qui s’était passé, et priait Dieu de vous le pardonner également ; qu’il vous donnait sa dernière ; et priait Dieu de convertir votre cœur et de vous confirmer dans la résolution de réparer envers son fils le tort qui lui a été fait à lui-même. J’ajouterai seulement que je joins de tout mon cœur mes prières aux siennes, et que je mettrai toute mon application à inspirer au jeune homme laissé à mes soins les sentimens de son père, car personne n’en saurait avoir de meilleurs. 27 septembre 1701. »<lb/>On ne saurait douter que la princesse de Danemarck ne fut touchée cette lettre ; elle était ou prétendait être depuis longtemps disposée à réparer, jusqu’à un certain point, les torts qu’on avait eus envers son père ; mais le prince d’Orange étant mort peu de temps après, l’ambition étouffa les bonnes semences qu’eussent peut-être pu faire germer en son sein les charitables et pieuses exhortations de son père mourant, et effaça le souvenir de toutes les protestations qu’elle avait faites de réparer des injustices reconnues par elle-même au moment où elle se trouvait dans l’affliction, [p. 463] mais qu’elle oublia lorsque son tour vint de recueillir les fruits de la commune désobéissance.<lb/>Le corps du roi demeura exposé vingt-quatre heures dans la chambre où il était mort. On chanta toute la nuit près de lui l’office des morts, et toute la matinée on dit des messes à deux autels élevés des deux côtés de la chambre. Telle avait été pendant sa vie son humilité, qu’il avait résolu qu’elle le suivrait au tombeau, et avait ordonné, par son testament, qu’on enterrât son corps dans la paroisse sur laquelle il mourrait, sans plus de dépenses qu’on n’avait coutume d’en faire pour un simple particulier. Il ne voulait, pour tout monument et pour toute inscription, qu’une simple pierre avec ces paroles : Ci-git le roi Jacques. Il avait informé le curé de ses intentions, et lui avait ordonné d’insister pour qu’elles fussent accomplies ; mais Sa Majesté Très Chrétienne dit que c’était la seule chose qu’il ne pût lui accorder. Il fut donc embaumé dans la soirée : une partie de ses entrailles fut portée à l’église de la paroisse, et le reste au collège anglais à Saint-Omer. La cervelle et la partie charnue de tête furent placées au collège écossais de Paris, où le duc de Perth fit élever, à ses frais, un beau monument, témoignant combien le collège se sentait heureux de posséder ces précieuses<lb/>[p. 464] Sitôt que la distribution en eût été faite, et que tout fut prêt pour emporter son corps, on partit vers sept heures du soir pour l’église des Bénédictins anglais de Paris. Le cortège était composé du duc de Berwick, du comte de Middleton, des chapelains de Sa Majesté, et de quelques autres de ses domestiques. Partout sur son passage il était accompagné des pleurs et des lamentations non seulement des sujets du roi, mais des habitans des lieux qu’il traversait. On laissa son cœur à Chaillot, comme il l’avait ordonné, et on s’arrangea pour n’y être que vers minuit, afin que la reine n’entendit pas le bruit et ne sut pas l’heure de l’arrivée, et de lui épargner un surcroît de douleur qui aurait fait saigner de nouveau ses blessures si récentes ; mais ni silence de la nuit, ni la précaution qu’on avait prise de cacher l’heure à la reine ne l’empêchèrent d’éprouver une sorte de pressentiment de ce qui allait se passer, et, quoiqu’elle ne le sût pas certainement, elle demeura tout le temps de la cérémonie dans l’angoisse et la douleur. Le secret qu’on avait gardé n’empêcha pas le peuple de se porter en foule à sa rencontre dans les rues de Paris, montrant, par des expressions à la fois de joie et de douleur, l’affliction que causait sa mort et la satisfaction de conserver ces précieuses reliques. Lorsqu’on fut arrivé au couvent, le docteur Ingleton, aumônier de la reine, remit son corps au [p. 465] prieur, et prononça un discours latin élégamment écrit, ainsi qu’il l’avait fait en déposant son cœur à Chaillot. Le corps fut placé dans une des chapelles latérales de l’église pour y demeurer jusqu’à ce qu’il plaise à Dieu de disposer les Anglais à réparer en quelque sorte leurs torts envers lui durant sa vie par les honneurs qu’ils jugeront à propos de lui rendre après sa mort. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21787_actor">Jacques II </persname>
              <corpname role="Producteur" id="atom_21788_actor">Administration du roi d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <persname role="subject">Henriette Marie de France</persname>
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              <p>Jacques II Stuart, Mémoires de Jacques II, Paris, Béchet ainé, 1824-1825.</p>
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                <p>Duc de Saint-Simon, pair de France.</p>
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              <p>« [t. 2, p. 37] [1697] La premiere nouvelle qu’on eut de sa signature fut par un aide de camp du marechal de Boufflers qui arriva le dimanche 22 septembre à Fontainebleau, depeché par le marechal, sur ce que l’electeur de Baviere lui avoit mandé que la paix avoit eté signée à Ryswick le vendredi precedent à minuit. […] Le roi et la reine d’Angleterre etoient à Fontainebleau, à qui la reconnoissance du prince d’Orange fut bien amere, [p. 38] mais ils en connoissoient bien la necessité pour avoir la paix, et savoient bien aussi que cet article ne l’etoit guere moins au Roi qu’à eux-mêmes, dont j’expliquerai tout presentement la raison. Ils se consolerent comme ils purent, et parurent meme fort obligés au Roi, qui tint egalement ferme à ne vouloir pas souffrir qu’ils sortissent de France, ni qu’ils quittassent le sejour de Saint Germain. Ces deux points avoient eté vivement demandés, le dernier surtout dans l’impossibilité d’obtenir l’autre, tant à Ryswick que dans les conferences par Portland. Le Roi eut l’attention de dire à Torcy, sur le point de la signature, que si le courrier qui en apporteroit la nouvelle arrivoit, un ou plusieurs, l’un apres l’autre, il ne lui vint point dire s’il etoit alors avec le roi et la reine d’Angleterre, et il defendit aux musiciens de chantier rien qui eut rapport à la paix jusqu’au depart de la cour d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 93] [1698] Le roi d’Angleterre etoit au comble de satisfaction de se voir enfin reconnu par le Roi, et paisible sur ce trone ; mais un usurpateur n’est jamais tranquille et content. Il etoit blessé du sejour du roi legitime et de sa famille à Saint Germain. C’etoit trop à portée du Roi et trop pres d’Angleterre [p. 94] pour le laisser sans inquietude. Il avoit fait tous ses efforts, tant à Ryswick que dans les conferences de Portland et du marechal de Boufflers, pour obtenir leur sortie du royaume, tout au moins leur eloignement de la Cour. Il avoit trouvé le Roi inflexible ; il voulut essayer tout, et voir si, n’en faisant plus une condition, puisqu’il avoit passé carriere, et comblant le Roi de prevenances et de respects, il ne pourroit pas obtenir ce fruit par ces souplesses. Dans cette vue, il envoya le duc de Saint Albans, chevalier de la Jarretiere, complimenter le Roi sur le mariage de monseigneur le duc de Bourgogne. Il ne pouvoit choisir un homme plus marqué pour une simple commission ; on fut surpris meme qu’il l’eut acceptée. Il etoit batard de Charles II, frere ainé du roi Jacques II, et c’etoit bien encore là une raison pour Saint Albans de s’en excuser. Il voulut meme pretendre quelques distinctions, mais on tint poliment ferme à ne le traiter que comme un simple envoyé d’Angleterre. Les ducs de ce pays là n’ont aucun rang ici, non plus que ceux d’ici en Angleterre. Le Roi avoit fait la duchesse de Portsmouth et le duc de Richemont, son fils, duc et duchesse à brevet, et accordé un tabouret de grace en passant à la duchesse de Cleveland, maitresse de Charles II, son ami. […]<lb/>[p. 95] Des la premiere fois qu’il vit Torcy avant d’aller à Versailles, il lui parla du renvoi, à tout le moins de l’eloignement du roi Jacques et de sa famille. Torcy sagement n’en fit point à deux fois, et lui barra tout de suite la veine. Il lui repondit que ce point, tant de fois proposé dans ses conferences avec le marechal de Boufflers, et sous tant de diverses [p. 96] formes debattu à Ryswick, avoit eté constamment et nettement rejeté partout, que c’etoit une chose reglée et entierement finie, qu’il savoit que le Roi, non seulement ne se laisseroit jamais entamer là-dessus le moins du monde, mais qu’il seroit extremement blessé d’en ouir parler davantage, qu’il pouvoit l’assurer de la disposition du Roi à correspondre en tout, avec toutes sortes de soins, à la liaison qui se formoit entre lui et le roi d’Angleterre, et personnellement à le traiter lui avec toutes sortes de distinctions ; qu’un mot dit par lui sur Saint Germain seroit capable de gater de si utiles dispositions, et de rendre son ambassade triste et languissante ; et que, s’il etoit capable de lui donner un conseil, c’etoit celui de ne rien gater, et de ne pas dire un seul mot au Roi, ni davantage à aucun de ses ministres, sur un point convenu, et sur lequel le Roi avoit pris son parti. Portland le crut, et s’en trouva bien ; mais on verra bientôt que ce ne fut pas sans depit, et le Roi approuva extremement que Torcy lui eut des l’abord fermé la bouche sur cet article. On prit un grand soin de faire en sorte qu’aucun Anglois de Saint Germain ne se trouvat à Versailles ni à Paris, à aucune portée de ceux de l’ambassadeur, et cela fut tres exactement executé. […] [p. 98] Mais parmi tant de fleurs, il ne laissa pas d’essuyer quelques epines, et de sentir la presence du legitime roi d’Angleterre en France. Il etoit allé une autre fois à Meudon pour suivre Monseigneur à la chasse. On alloit partir et Portland se bottoit, lorsque Monseigneur fut averti que le roi d’Angleterre se trouveroit au rendez vous. A l’instant il le manda à Portland, et qu’il le prioit de remettre à une autre fois. Il fallut se debotter et revenir tout de suite à Paris. […] [p. 98] Il etoit grand chasseur. Soit envie de voir faire la meute du Roi, soit surprise de ne recevoir aucune civilité du duc de La Rochefoucauld que la simple reverence lorsqu’ils se rencontroient, il dit et repeta souvent qu’il mouroit d’envie de chasser avec les chiens du Roi. Il le dit tant et devant tant de gens qu’il jugea impossible que cela ne fut revenu à M. de La Rochefoucauld, et cependant sans aucune suite. Lassé de cette obscurité, il la voulut percer, et au sortir d’un lever du Roi aborda franchement le grand veneur, et lui dit son desir. L’autre ne s’en embarrassa point. Il lui repondit assez sechement qu’à la verité il avoit l’honneur d’etre grand veneur, mais qu’il ne disposoit point des chasses, que c’etoit le roi d’Angleterre dont il prenoit les ordre, qu’il y venoit tres souvent mais qu’il ne savoit jamais qu’au moment de partir quand il ne venoit pas au rendez vous, et tout de suite la reverence, et laissa là Portland dans un grand depit, et toutefois sans se pouvoir plaindre. M. de La Rochefoucauld fut le seul grand seigneur distingué de la Cour qui n’approcha jamais Portland. Ce qu’il lui repondit etoit pure generosité pour le roi d’Angleterre. Ce prince, à la verité, disposoit quand il vouloit de la meute du Roi, mais il y avoit bien des temps qu’il ne chassoit point, et jamais à toutes les chasses. Il ne tenoit donc qu’à M. de La Rochefoucauld d’en donner à Portland tant qu’il auroit voulu, à [p. 99] coup sur, mais piqué de la prostitution publique à la vue de la Cour de Saint Germain, il ne put se refuser cette mortification au triomphant ambassadeur de l’usurpateur qui avoit attaché à son char jusqu’à M. de Lauzun, malgré ses engagements et son attachement au roi et à la reine d’Angleterre, et sans y pouvoir gagner que de la honte, pour suivre la mode et faire sa cour au Roi.<lb/>Enfin, Portland, comblé en toutes les manieres possibles, se resolut au depart. […] Sur son depart de Paris, il avoit affecté de repandre que tant que le roi Jacques seroit à Saint Germain, la reine d’Angleterre ne seroit point payée du douaire qui lui avoit eté accordé à la paix, et il tint parole.<lb/>[…]<lb/>[p. 416] [1700] L’archevêque de Reims présida l’assemblée du clergé qui se tient de cinq ans en cinq ans. […] [p. 417] Cette assemblée se tint à Saint Germain quoique le roi d’Angleterre occupat le château. M. de Reims y tenoit une grande table et avoit du vin de Champagne qu’on vanta fort. Le roi d’Angleterre, qui n’en buvoit guere d’autre, en entendit parler et en envoya demander à l’archeveque, qui lui envoya six bouteilles. Quelque temps apres, le roi d’Angleterre, qui l’en avoit remercié, et qui avoit trouvé ce vin fort bon, l’envoya prier de lui en envoyer encore. L’archeveque, plus avare encore de son vin que de son argent, lui manda tout net que son vin n’etoit point fou et ne couroit point les rues, et ne lui en envoya point. Quelque accoutumé qu’on fut aux brusqueries de l’archeveque, celle ci parut si etrange qu’il en fut beaucoup parlé, mais il n’en fut autre chose.<lb/>[…]<lb/>[t. 3, p. 37] [1700] Aussitôt après la déclaration [de l’acceptation du testament du roi d’Espagne], le Roi la manda par le premier ecuyer 	au roi et à la reine d’Espagne. […] Depuis cette declaration, le roi d’Espagne fut traité comme le roi d’Angleterre. Il avoit à souper un fauteuil et son cadenas à la droite du roi, Monseigneur et le reste de la famille royale des ployants au bout, et au retour de la table à l’ordinaire, pour boire, une soucoupe et un verre couvert, et l’essai comme pour le Roi. Ils ne se voyoient en public qu’à la chapelle, et pour y aller et en revenir, et à souper, au sortir duquel le Roi le conduisoit jusqu’à la porte de la galerie. Il vit le roi et la reine d’Angleterre à Versailles et à Saint Germain, et ils se traiterent comme le roi et le roi d’Angleterre en tout, mais les trois rois ne se trouverent jamais nulle part tous trois ensemble.<lb/>[…]<lb/>[p. 328] [1701] Le voyage du roi d’Angleterre lui avoit peu reussi, et il ne traina depuis qu’une vie languissante. Depusi la mi aout, elle s’affoiblit de plus en plus, et, vers le 8 septembre, il tomba dans un etat de paralysie et d’autres maux à n’en laisser rien esperer. Le Roi, madame de Maintenon, toutes les personnes royales le visiterent souvent. Il reçut les derniers sacrements avec une pieté qui repondit à l’edification de sa vie, et on n’attendoit plus que sa mort à tous les instants. Dans cette conjoncture, le Roi prit une resolution plus digne de la generosité de Louis XII et de François Ier que de sa sagesse. Il alla de Marly, où il etoit, à Saint Germain, le mardi 13 septembre. Le roi d’Angleterre etoit si mal que, lorsqu’on lui annonça le Roi, à peine ouvrit il les yeux un moment. Le Roi lui dit qu’il etoit venu l’assurer qu’il [p. 329] pouvoit mourir en repos sur le prince de Galles, et qu’il le reconnoitroit roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande. Le peu d’Anglois qui se trouverent presents se jeterent à ses genoux, mais le roi d’Angleterre ne donna pas signe de vie. Aussitôt après, le Roi passez chez la reine d’Angleterre, à qui il donna la meme assurance. Ils envoyerent chercher le prince de Galles, à qui ils le dirent. On peut juger de la reconnoissance et des expressions de la mere et du fils. Revenu à Marly, le Roi declara à toute la Cour ce qu’il venoit de faire. Ce ne fut qu’applaudissement et que louanges. […]<lb/>[p. 330] Le roi d’Angleterre, dans le peu d’intervalles qu’il eut, parut fort sensible à ce que le Roi venoit de faire. Il lui avoit fait promettre de ne pas souffrir qu’il lui fut fait la moindre ceremonie apres sa mort, qui arriva sur les trois heures apres midi du 16 septembre de cette année 1701.<lb/>M. le prince de Conti s’etoit tenu tous ces derniers jours à Saint Germain sans en partie, parce que la reine d’Angleterre et lui etoient enfants des deux sœurs Martinozzi, desquelles la mere etoit sœur du cardinal Mazarin. Le nonce du pape s’y etoit pareillement tenu, par l’ordre anticipé duquel il reconnut et salua le prince de Galles comme roi d’Angleterre. Le soir du meme jour, la reine d’Angleterre s’en alla aux Filles de Sainte Marie de Chaillot, qu’elle aimait fort, et lendemain samedi, sur les sept heures du soir, le corps du roi d’Angleterre, fort legerement accompagné, et suivi de quelques carrosses remplis des principaux Anglois de Saint Germain, fut conduit aux Benedictins anglois à Paris, rue Saint Jacques, où il fut mis en depot dans une chapelle comme le plus simple particulier, jusqu’aux temps, apparemment du moins, fort éloignés qu’il puisse etre transporté [p. 331] en Angleterre ; et son cœur aux Filles de Sainte Marie de Chaillot.<lb/>Ce prince a eté si connu dans le monde duc d’York et roi d’Angleterre, que je me dispenserai d’en parler ici. Il s’etoit fort distingué par sa valeur et par sa bonté, beaucoup plus par la magnanimité constante avec laquelle il a supporté tous ses malheurs, enfin par une sainteté eminente.<lb/>Le mardi 20 septembre, le Roi alla à Saint Germain, et fut reçu et conduit par le nouveau roi d’Angleterre comme il l’avoit eté par le roi son pere la premiere fois qu’ils se virent ; il demeura peu chez lui, et passez chez la reine d’Angleterre. Le roi son fils etoit en grand manteau violet ; pour elle, elle n’etoit point en mante, et ne voulut point de ceremonie. toute la maison royale et toutes les princesses du sang vinrent en robe de chambre faire leur visite pendant que le Roi y etoit, qui y resta le dernier, et qui demeura toujours debout. Le lendemain mercredi, le roi d’Angleterre, en grand manteau violet, vint voir le roi à Versailles, qui le reçut et le conduisit comme il avoit fait la premiere fois le roi son pere au haut du degré, comme lui meme en avoit eté reçu et conduit.<lb/>[…]<lb/>[t. 4, p. 116] [1703] La reine d’Angleterre, fort incommodée d’une glande au sein, dont elle guerit à la longue par un regime tres severe, [p. 117] eut une nouvelle affliction : elle perdit la comtesse Dalmont, Italienne et Montecuculli, qu’elle avoit amenée et mariée en Angleterre, qui ne l’avoit jamais quittée, et pour qui elle avoit eu la plus grande amitié et la plus grande confiance toute sa vie. C’etoit une grande femme, tres bien faite et de beaucoup d’esprit, dont notre cour s’accommodoit extremement. La reine d’aimoit tant, qu’elle lui avoit fait donner un tabouret de grace, comme je crois l’avoir dejà remarqué ailleurs.<lb/>[…]<lb/>[t. 5, p. 397] [1707] [Le duc d’Orléans] n’ignoroit pas que le premier Fils de France qui ait eu un fauteuil devant une tete couronnée a eté Gaston, qui, etant lieutenant general de l’Etat dans la minorité de Louis XIV, profita de l’indigence, des malheurs et des besoins de la reine d’Angleterre sa sœur pour ses enfants et pour elle meme, refugiés en France apres l’etrange catastrophe du roi Charles Ier, son mari, dont l’exemple et une raison semblable valut le fateuil à Monsieur et à Madame, pere et mere de M. le duc d’Orleans, [de la part] du roi Jacques II et de la reine sa femme, refugiés pareillement en France en 1688 par l’invasion et l’usurpation du prince d’Orange, depuis dit le roi Guillaume III. Mais il savoit aussi que lui meme ne l’avoit pu obtenir. On lui avoit seulement souffert, à madame la duchesse d’Orleans, à Mademoiselle, sa sœur, depuis duchesse de Lorraine, et aux trois filles de Gaston, de ne voir le roi et la reine d’Angleterre qu’avec Monseigneur, Monsieur ou Madame, devant qui ils ne pretendoient qu’un tabouret ; et comme tout s’etend en France sans autre droit que de l’oser, les deux autres filles du Roi, toujours blessées du rang si superieur au leur de leur sœur cadette, se mirent sur le meme pied de ne voir la cour d’Angleterre qu’avec des Fils ou des Filles de France ; puis d’elles, qui etoient princesses du sang par leurs maris, les autres princesses du sang en ont toujours usé de meme. Le Roi le souffroit, et le roi et la reine d’Angleterre n’etoient pas en situation de s’en plaindre.<lb/>[…]<lb/>[t. 6, p. 191] [1708] On eut grand soin qu’il ne parut aucun mouvement à Saint Germain. On couvrit le peu d’equipages qu’on tint prets au roi d’Angleterre d’un voyage à Anet pour des parties de chasse. Il ne devoit etre suivi, comme en effet il le fut, que du duc de Perth qui avoit eté son gouverneur, de Scheldon qui avoit été son sous gouverneur, des deux Hamilton, de Middleton, et de fort peu d’autres.<lb/>Perth etoit Ecossois ; il avoit eté longtemps chancelier d’Ecosse, qui est la premiere dignité et la plus autorisée du pays, et qui est aussi militaire, toujours remplie par les premiers seigneurs. Ses gendres, ses neveux, ses plus proches y occupoient encore les premiers emplois, y avoient le principal credit, et etoient tous dans le secret et les plus ardents promoteurs de l’entreprise. Le sous gouverneur etoit un des plus beaux, des meilleurs et des plus etendus esprits de toute l’Angleterre, brave, pieux, sage, savant, excellent officier, et d’une fidelité à toute epreuve. Les Hamilton etoient freres de la comtesse de Grammont, des premiers seigneurs d’Ecosse, braves et pleins d’esprit, fideles. Ceux là, par leur sœur, etoient fort melés à la meilleure compagnie de notre Cour ; ils etoient pauvres et avoient leur bon coin de singularité. Middleton etoit le seul secretaire d’Etat, parce qu’il avoit coulé à fond le duc de Melford, frere du duc de Perth, qui etoit l’autre, qui n’en avoit plus que le nom depuis les exils où fort injustement, à ce que les Anglois de Saint Germain pretendoient, Middleton l’avoit fait chasse. Il n’habitoit meme plus Saint Germain. La femme de Middleton etoit gouvernante de la princesse d’Angleterre, et avoit toute la confiance de la reine. C’etoit une grande femme, bien faite, maigre, à mine devote [p. 192] et austere. Elle et son mari avoient de l’esprit et de l’intrigue comme deux demons ; et Middleton, par etre de fort bonne compagnie, voyoit familierement la meilleure de Versailles. Sa femme etoit catholique, lui protestant, tous deux de fort peu de chose, et les seuls de tout ce qui etoit à Saint Germain qui touchassent tous leurs revenus d’Angleterre. Le feu roi Jacques, en mourant, l’avoit fort exhorté à se faire catholique. C’etoit un athée de profession et d’effet, s’il peut y en avoir, au moins un franc deiste ; il s’en cachoit meme fort peu. Quelques mois apres la mort de Jacques, il fut un matin trouver la reine, et comme eperdu lui declara avec grande effusion de cœur qu’il devoit son salut à ses prieres, et protesta qu’il etoit catholique. La reine fut assez credule pour s’abandonner au transport de sa joie, Middleton fit une retraite qu’il termina par une abjuration, se mit dans la grande devotion, et à frequenter les sacrements. La confiance de la reine en luit n’eut plus de bornes ; il gouverna tout à Saint Germain. La Jarretiere lui fut offerte qu’il refusa par modestie, mais pour tout cela ses revenus d’Angleterre ne lui etoient pas moins fidelement remis. Plus d’une fois le projet d’Ecosse, proposé d’abord à Saint Germain, avoit eté rejeté par lui, et meprisé par la reine qu’il gouvernoit. Quand il se vit pleinement ancré, il quitta peu à peu la devotion, et peu à peu reprit son premier genre d vie sans que son credit en reçut de diminution. Cette fois, comme les precedentes, il fut de tout le secret ; mais comme notre Cour y entroit avec efficace, il n’osa le contredire, mais il s’y rendit mollement. Tel fut le seul et veritable mentor que la reine donna au roi son fils pour l’expedition d’Ecosse.<lb/>[…]<lb/>[p. 218] On etoit lors dans la plus grande inquietude de l’entreprise [p. 219] d’Ecosse, et le roi d’Angleterre arriva à Saint Germain le meme soir que Chamillart revint à Marly de Flandres [20 avril].<lb/>[…]<lb/>[p. 233] [30 avril] Le roi déclara les généraux de ses armées. […] Le roi déclara en meme temps que M. le duc de Berry, mais comme volontaire seulement, accompagneroit monseigneur son frere, et les trois seuls hommes de leur suite que j’ai dits. Il declara aussi que le roi d’Angleterre feroit la campagne en Flandre, mais dans un entier incognito, sous le nom de chevalier de Saint Georges.<lb/>[…]<lb/>[p. 435] Vienne, piquée d’avoir succombé, en voulut tirer une réparation tout à fait en la disposition du pape, et lui demanda un chapeau pour le prince de Lorraine. Le pape, qui en etoit avare, et qui craignoit d’accoutumer l’empereur à prescrire, differa tant qu’il put, et l’habile abbé de Polignac saisit la conjoncture pour se faire un asile peu honorable, et d’une planche, apres tant de naufrages, une route pour arriver à la pourpre. […] [p. 436] Le pape desiroit fort, sur l’exemple de La Tremoille, faire passer Polignac aux deux couronnes ensemble, pour compensation du prince de Lorraine. Mais la dexterité de l’abbé, ni le credit de ses amis, ne purent faire gouter cet expedient au Roi ; et l’empereur, enflé des prosperités de sa si grande alliance, declara nettement que, si le pape faisoit un sujet pour les deux couronnes avec le prince de Lorraine, il pretendoit avoir en meme temps un autre chapeau au nom de l’archiduc, comme roi d’Espagne. Cette pretention etoit absurde. L’archiduc n’etoit point roi d’Espagne, à Rome moins que partout ailleurs, où Philippe V etoit seul reconnu, avoit un legat à Naples, tenoit actuellement un ambassadeur à Rome, qui etoit le duc d’Uzeda, et avoit un nonce à Madrid. L’empereur d’ailleurs ne pouvoit contester au Roi un droit egal au sien, et il n’avoit pas le moindre pretexte de plainte que l’abbé de Polignac passat pour la France avec le prince de Lorraine pour lui, c’etoit le roi d’Espagne seul qui en auroit eté laissé. A cette difficulté, il s’en joignit une autre dans notre Cour. Madame de Lorraine, qui, pour etre depuis longtemps mourante et alors fort pres de sa fin, n’en etoit pas moins attentive à l’elevation des siens et à l’etablissement de ses enfants, fut bientôt informée de ce qui se passoit la dessus. Elle sentit combien une promotion de traverse eloigneroit celle des couronnes. Elle ecrivit donc au Roi, et lui demanda d’insister à ce que le prince de Lorraine passat comme couronne pour l’empereur. Le Roi n’eut garde de lui refuser cette complaisance, mais elle ne fit qu’augmenter la difficulté. […] [p. 437] Mais cependant l’abbé de Polignac prit un autre four. Il avoit toujours menagé la Cour de Saint Germain, en France et à Rome ; il se tourna vers elle pour avoir sa nomination. Cette marque de royauté etoit comme la seule qui restat au malheureux roi d’Angleterre, et Rome n’en pouvoit pas faire de difficulté à un prince qui perdoit tout pour la religion, qui n’avoit d’asile que Rome, et qui y etoit traité en roi. Avec toutes ces raisons, ce prince crut en avoir de bonnes raisons d’introduire l’exercice de ce droit par un sujet agreable au pape et protegé par la France. Torcy, qui, dans l’affaire de la nomination de Pologne, n’avoit pas voulu decider entre ses deux amis, et avoit remis le choix au Roi, sans porter l’un plus que l’autre, fut ravi d’une occasion de revenir sur l’abbé de Polignac, et le servit de toutes ses forces. Il obtint donc en ce temps ci la nomination du roi d’Angleterre pour la promotion des couronnes, et le pape, qui ne demandoit qu’un pretexte de le faire cardinal, l’agrea avec plaisir.<lb/>[…]<lb/>[t. 7, p. 16] Ce lendemain mardi 11 [décembre], le roi d’Angleterre arriva à Saint Germain, et vint voir le Roi le mercredi avec la reine sa mere.<lb/>[…]<lb/>[p. 18] Ce pauvre prince vivoit son incognito avec le meme respect avec les deux princes que s’il n’eut eté qu’un mediocre particulier. Eux aussi en abusoient avec la derniere indecence, sans la moindre des attentions que ce qu’il etoit exigé d’eux, à travers tous les voiles, jusqu’à le laisser tres ordinairement attendre parmi la foule dans les antichambres, et ne lui parloient presque point. Le scandale en fut d’autant plus grand qu’il dura toute la campagne, et que le chevalier de Saint Georges s’y etoit concilié l’estime et l’affection de toute l’armée par ses manieres et par toute sa conduite. Vers les derniers temps de la campagne, Gamaches, poussé à bout d’un procedé si constant, s’adressant aux deux princes devant tout le monde : « Est ce une gageure ? leur demanda t il tout à coup ; parlez franchement ; si c’en est une, vous l’avez gagnée, il n’y a rien à dire ; mais au moins, après cela, parlez un peu à M. le chevalier de Saint Georges, et le traitez un peu plus honnetement. » Toutes ces saillies eussent eté bonnes tete à tete, et fort à propos, mais en public, ce zele et ces verités [p. 19] n’en pouvoient couvrir l’indiscretion. On etoit accoutumé aux siennes, elles ne furent pas mal prises, mais elles ne servirent de rien.<lb/>[…]<lb/>[t. 9, p. 178] [1711] Le lendemain, mardi 21 avril, M. [le Dauphin] et madame la Dauphine, M. [le duc] et madame la duchesse de Berry, Madame, M. [le duc] et madame la duchesse d’Orleans allerent, l’apres dinée, en meme carrosse, à Saint Germain, tous en mante et en grand manteau. Ils allerent droit chez le roi d’Angleterre, où ils ne s’assirent point, ensuite chez la reine, où ils s’assirent dans six fauteuils, M. [le duc] et madame la duchesse d’Orleans et M. du Maine sur un ployant [p 179] chacun. Il etoit allé les y attendre pour jouir de cet honneur, et s’y egaler à un Petit Fils de France. La reine fit des excuses de n’etre pas en mante pour les recevoir, c’est à dire en petit voile, parce que, au moins en France, les veuves ne portent de mante en nulle occasion ; elle ajouta que le Roi le lui avoit defendu. Cette excuse fut le comble de la politesse. Le Roi, tres attentif à ne faire sentir à la reine d’Angleterre rien de sa triste situation, n’avoit garde de souffrir qu’elle prit une mante, ni le roi d’Angleterre un grand manteau, pour recevoir le grand deuil de ceremonie d’un Dauphin et qui n’etoit pas roi. En se levant, ils voulurent aller chez la princesse d’Angleterre, mais la reine les arreta et l’envoya chercher. Elle se contenta que la visite fut marquée. On ne se rassit point. La princesse, qui à cause de la reine sa mere etoit sans mante, ne pouvoit avoir de fauteuil devant elle, ni les Fils et Filles de France sans fauteuil devant la reine dans le sien, ni garder le leur en presence de la princesse d’Angleterre sur un ployant. La visite finit de la sorte. De toute la Cour de Saint Germain, aucune dame ne parut en mante, ni aucun homme en manteau long que le seul duc de Berwick, à cause de ses dignités françoises.<lb/>[…]<lb/>[p. 313] Le roi d’Angleterre partit, en ce meme temps, pour aller voyager par le royaume, ennuyé apparemment de ses tristes campagnes incognito, et plus encore de demeurer à Saint Germain pendant la guerre. On soupçonna du mystere en ce voyage, sans qu’il n’y en eut aucun. Il alla avec une petite suite d’abord à Dijon, puis en France Comté, en Alsace, et voir l’armée d’Allemagne ; de là par Lyon en Dauphiné, à l’armée du duc de Berwick, voir les ports de Provence, et revenir par le Languedoc et la Guyenne.<lb/>[…]<lb/>[t. 10, p. 16] Le roi Jacques revint aussi à Saint Germain, apres avoir employé tout l’eté à voir les principales provinces du royaume, quelques unes de nos armées et plusieurs de nos ports.<lb/>[…]<lb/>[t. 11, p. 32] [1714] M. de Lauzun fut arreté en decembre 1671, à Saint Germain, dans sa chambre, un soir qu’il revenoit de Paris rapporter des pierreries à madame de Montespan qui l’en avoit chargé. Il etoit capitaine des gardes, et fut arreté par le marquis de Rochefort, depuis marechal de France, qui l’etoit aussi, car un capitaine des gardes ne peut etre arreté [p. 3] que par un autre capitaine des gardes.<lb/>[…]<lb/>[p. 43] La reine d’Angleterre tomba malade à Saint Germain, et reçut tous les sacrements. Les medecins la condamnoient, et elle en etoit contente ; la vie n’avoit rien qui put l’attacher depuis bien des années, et elle faisoit le plus saint usage de ses malheurs. Le Roi lui rendit de grands soins pendant cette maladie, et madame de Maintenon aussi.<lb/>Le duc de Melford mourut à Saint Germain. Il avoit la Jarretiere, avoit eté secretaire d’Etat d’Ecosse, et etoit frere du duc de Perth, aussi chevalier de la Jarretiere. Il avoit essuyé des soupçons et des exils. On a vu que le feu roi Jacques avoit cru en mourant qu’ils avoient eté mal fondés, et qu’en reparation il l’avoit fait duc. Tout le monde à Saint Germain et à Versailles n’en fut pas aussi persuadé que ce prince.<lb/>[…]<lb/>[p. 174] Le lendemain lundi 28 [août 1714], la reine d’Angleterre vint de Chaillot, où elle etoit presque toujours, avec madame de Maintenon. Le Roi fut l’y trouver. Dès qu’il l’aperçut : « Madame, lui dit il en homme plein et faché, j’ai fait mon testament, on m’a tourmenté pour le faire ».<lb/>[…]<lb/>[t. 12, p. 57] [1715] Le Roi partit le mardi 12 juin pour Marly : ce fut son dernier voyage ; et la reine d’Angleterre partit le lendemain en litiere pour aller prendre les eaux de Plombieres, plus encore pour voir le roi son fils.<lb/>[…]<lb/>[p. 66] Nesmond, eveque de Bayeux, mourut aussi doyen de l’episcopat de France, à quatre vingt six ans. […] [p. 67] Tant que le roi Jacques vecut en France, il lui donnoit tous les ans dix mille ecus, et jamais on ne l’a su qu’apres la mort de l’eveque.<lb/>[…]<lb/>[p. 452] Plusieurs choses contribuerent à tirer pour toujours la Cour hors de Paris, et à la tenir sans interruption à la campagne. Les troubles de la minorité, dont cette ville fut le grand theatre, en avoient imprimé au roi l’aversion, et la persuasion encore que son sejour y etoit dangereux, et que la residence de la Cour ailleurs rendroit à Paris les cabales moins aisées par la distance des lieux, quelque peu eloignés [p. 453] qu’ils fussent, et en meme temps plus difficiles à cacher par les absences si aisées à remarquer. Il ne pouvoit pardonner à Paris sa sortie fugitive de cette ville la veille des Rois (1649), ni de l’avoir rendue, malgré lui, temoin de ses larmes, à la premiere retraite de madame de La Valliere. L’embarras des maitresses, et le danger de pousser de grands scandales au milieu d’une capitale si peuplée, et si remplie de tant de differents esprits, n’eut pas peu de part à l’en eloigner. Il s’y trouvoit importuné de la foule du peuple à chaque fois qu’il sortoit, qu’il rentroit, qu’il paroissoit dans les rues ; il ne l’etoit pas moins d’une autre sorte de foule de gens de la ville, et qui n’etoit pas pour aller assidument plus loin. Des inquietudes aussi, qui ne furent pas plutôt apercues que les plus familiers de ceux qui etoient commis à sa garde, le vieux Noailles, M. de Lauzun et quelques subalternes, firent leur cour de leur vigilance, et furent accusés de multiplier expres de faux avis qu’ils se faisoient donner, pour avoir occasion de se faire valoir et d’avoir plus souvent des particuliers avec le Roi ; le gout de la promenade et de la chasse, bien plus commodes à la campagne qu’à Paris, eloigné des forets et sterile en lieux de promenades ; celui des batiments qui vint apres, et peu à peu toujours croissant, ne lui en permettoit pas l’amusement dans une ville où il n’auroit pu eviter d’y etre continuellement en spectacle ; enfin l’idée de se rendre plus venerable en se derobant aux yeux de la multitude, et à l’habitude d’en etre vu tous les jours, toutes ces considerations fixerent le Roi à Saint Germain bientôt apres la mort de la Reine sa mere.<lb/>Ce fut là où il commença à attirer le monde par les fetes et les galanteries, et à faire sentir qu’il vouloit etre vu souvent.<lb/>L’amour de madame de La Valliere, qui fut d’abord un mystere, donna lieu à de frequentes promenades à Versailles, petit chateau de cartes alors, bati par Louis XIII ennuyé, et [p. 454] sa suite encore plus, d’y avoir souvent couché dans un mechant cabaret à rouliers et dans un moulin à vent, excedés de ses longues chasses dans la foret de Saint Leger et plus loin encore, loin alors de ces temps reservés à son fils où les routes, la vitesse des chiens et le nombre gagé des piqueurs et des chasseurs à cheval a rendu les chasses si aisées et si courtes. Ce monarque ne couchoit jamais ou bien rarement à Versailles qu’une nuit, et par necessité ; le Roi son fils, pour etre plus en particulier avec sa maitresse, plaisirs inconnus au Juste, au heros, digne fils de saint Louis, qui batit ce petit Versailles.<lb/>Ces petites parties de Louis XIV y firent naitre peu à peu ces batiments immenses qu’il y a faits, et leur commodité pour une nombreuse Cour, si differente des logements de Saint Germain, y transporta tout à fait sa demeure peu de temps avant la mort de la Reine. Il y fit des logements infinis, qu’on lui faisoit sa cour de lui demander, au lieu qu’à Saint Germain, presque tout le monde avoit l’incommodité d’etre à la ville, et le peu qui etoit logé au chateau y etoit etrangement à l’etroit.<lb/>Les fetes frequentes, les promenades particulieres à Versailles, les voyages furent des moyens que le Roi saisit pour distinguer et pour mortifier en nommant les personnes qui à chaque fois en devoient etre, et pour tenir chacun assidu et attentif à lui plaire. Il sentoit qu’il n’avoit pas à beaucoup pres assez de graces à repandre pour faire un effet continuel. Il en substitua donc aux veritables d’ideales, par la jalousie, les petites preferences qui se trouvoient tous les jours, et pour ainsi dire, à tous moments, par son art. Les esperances que ces petites preferences et ces distinctions faisoient naitre, et la consideration qui s’en tiroit, personne ne fut plus ingenieux que lui à inventer sans cesse ces sortes de choses. Marly, dans la suite, lui fut en cela d’un plus grand usage, et Trianon où tout le monde, à la verité, pouvoit lui aller faire sa cour, mais où les dames avoient l’honneur de manger [p. 455] avec lui, et où à chaque repas elles etoient choisies ; le bougeoir qu’il faisoit tenir tous les soirs à son coucher par un courtisan qu’il vouloit distinguer, et toujours entre les plus qualifiés de ceux qui s’y trouvoient, qu’il nommoit tout haut au sortir de sa priere. Les justaucorps à brevet fut une autre de ces inventions. Il etoit doublé de rouge avec les parements et la veste rouge, brodé d’un dessin magnifique or et un peu d’argent, particulier à ces habits. Il n’y en avoit qu’un nombre, dont le Roi, sa famille et les princes du sang etoient ; mais ceux-ci, comme le reste des [p. 456] courtisans, n’en avoient qu’à mesure qu’il en vaquoit. Les plus distingués de la Cour par eux-mêmes ou par la faveur les demandoient au Roi, et c’etoit une grace que d’en obtenir. Le secretaire d’Etat ayant la Maison du Roi en son departement en expedioit lebrevet, et nul d’eux n’etoit à portée d’en avoir. Ils furent imaginés pour ceux, en tres petit nombre, qui avoient la liberté de suivre le Roi aux promenades de Saint Germain à Versailles sans etre nommés, et depuis que cela cessa, ces habits ont cessé aussi de donner aucun privilege, excepté celui d’etre portés quoiqu’on fut en deuil de Cour ou de famille, pourvu que le deuil ne fut pas grand ou qu’il fut sur ces fins, et dans les temps encore où il etoit defendu de porter de l’or et de l’argent.<lb/>[…]<lb/>[p. 465] Rien, jusqu’à lui, n’a jamais approché du nombre et de la magnificence de ses equipages de chasse et de toutes ses autres sortes d’equipages. Ses batiments, qui les pourroit denombrer ? En meme temps, qui n’en deplorera pas l’orgeuil, le caprice, le mauvais gout ? Il abandonna Saint Germain [p. 466] et ne fit jamais à Paris ni ornement ni commodité que le pont Royal, par pure necessité, en quoi, avec son incomparable etendue, elle est si inferieure à tant de villes dans toutes les parties de l’Europe. […]<lb/>Saint Germain, lieu unique pour rassembler les merveilles de la vue, l’immense plain pied d’une foret toute joignante, unique encore par la beauté de ses arbres, de son terrain, de sa situation, l’avantage et la facilité des eaux de source sur cette elevation, les agrements admirables des jardins, des hauteurs et des terrasses, qui les unes sur les autres se pouvoient si aisement conduire dans toute l’etendue qu’on auroit voulu, les charmes et les commodités de la Seine, enfin, une ville toute faite et que sa position entretenoit par elle meme, il l’abandonna pour Versailles, le plus triste et le plus ingrat de tous les lieux, sans vue, sans bois, sans eau, sans terre, parce que tout y est sable mouvant ou marecage, sans air par consequent qui n’y peut etre bon.<lb/>[…]<lb/>[t. 13, p. 37] Reine en particulier, à l’exterieur pour le ton, le siege et la place en presence du roi, de Monseigneur, de Monsieur, de la cour d’Angleterre et de qui que ce fut, [madame de Maintenon] etoit tres simple particuliere au dehors, et toujours aux dernieres places. J’en ai vu les fins aux diners du Roi à Marly, mangeant avec lui et les dames, et à Fontainbleau en grand habit chez la reine d’Angleterre, comme je l’ai remarqué ailleurs, cedant absolument sa place, et se reculant partout pour les femmes titrées, meme pour des femmes de qualité distinguées.<lb/>[…]<lb/>[p. 50] Reine dans le particulier, madame de Maintenon n’etoit jamais que dans un fauteuil, et dans le lieu le plus commode de sa chambre, devant le Roi, devant toute la famille royale, meme devant la reine d’Angleterre. Elle se levoit tout au plus pour Monseigneur et pour Monsieur, parce qu’ils alloient [p. 51] rarement chez elle ; M. le duc d’Orleans, ni aucun prince du sang, jamais que par audiences, et comme jamais ; mais Monseigneur, messeigneurs ses fils, Monsieur et M. le duc de Chartres, toujours en partant pour l’armée, et le soir meme qu’ils en arrivoient, ou, s’il etoit trop tard, de bonne heure le lendemain. Pour aucun autre Fils de France, leurs epouses, ou les batards du Roi, elle ne se levoit point, ni pour personne, sinon un peu pour les personnes ordinaires avec qui elle n’avoit point de familiarité, et qui en obtenoient des audiences ; car modeste et polie, elle l’a toujours affecté à ces egards là.<lb/>[…]<lb/>[p. 101] Il ne se passoit guere quinze jours que le Roi n’allat à Saint Germain, meme apres la mort du roi Jacques II. La cour de Saint Germain venoit aussi à Versailles, mais plus souvent à Marly, et souvent y souper, et nulle fete de ceremonie ou de divertissement qu’elle n’y fut invitée, qu’elle vint et dont elle ne reçut tous les honneurs. Ils etoient reciproquement convenus de se recevoir et se conduire dans le [p. 102] milieu de leur appartement. A Marly, le Roi les recevoit et les conduisoit à la porte du petit salon du coté de la Perspective, et les y voyoit descendre et monter dans leur chaise à porteurs ; à Fontainebleau, tous les voyages, au haut de l’escalier à fer à cheval, depuis que le Roi leur eut accordé de ne les aller plus recevoir et conduire au bout de la foret. Rien n’etoit pareil aux soins, aux egards, à la politesse du Roi pour eux, ni à l’air de majesté et de galanterie avec lequel cela se passoit à chaque fois.<lb/>[…]<lb/>[p. 291] [1715] Le Prétendant partit deguisé de Bar, accompagné de trois ou quatre personnes seulement, vint à Chaillot où M. de Lauzun avoit une ancienne petite maison où il n’alloit jamais, et qu’il avoit gardée par fantaisie, quoiqu’il eut celle de Passy dont il faisoit beaucoup  d’usage. Ce fut où le Pretendant coucha, et où il vit la reine sa mere, qui etoit souvent et longtemps aux Filles de Sainte Marie de Chaillot ; et de là partit pour aller s’embarquer en Bretagne par la route d’Alençon, dans une chaise de poste de Torcy.<lb/>Stairs decouvrit cette marche, et resolut de ne rien oublier pour delivrer son parti de ce reste unique des Stuarts. […] Nonancourt est une espece de petite villette sur ce chemin, à dix neuf lieues de Paris. […] [p. 293] C’etoit la chaise attendue, à qui, et à trois hommes qui l’accompagnoient à cheval, on fit, sans qu’elle sut pourquoi, prendre le petit pas. C’etoit le roi Jacques. Madame Lospital l’aborde, lui dit qu’il est attendu et perdu s’il n’y prend garde, mais qu’il ait à se fier à elle et à la [p. 294] suivre ; et les voilà allés chez l’amie. Là il apprend tout ce qui s’est passé, et on le cache le mieux qu’il est possible. […]<lb/>[p. 295] La reine d’Angleterre fit venir madame Lospital à Saint Germain, la remercia, la caressa comme elle le meritoit, et lui [p. 296] donna son portrait ; ce fut tout : le regent, quoi que ce soit ; et longtemps après, le roi Jacques lui ecrivit et lui envoya aussi son portrait.<lb/>[…]<lb/>[t. 15, p. 233] [1718] On a vu la brouillerie du duc de Noailles et de Law, le replâtrage qui s’y fit, le gré sensible que M. le duc d’Orleans sut au duc de Noailles de sa complaisance et de ses protestations à cet egard, et l’apreté avec laquelle il en sut profiter pour en tirer le gouvernement et la capitainerie de Saint Germain, qu’il avoit toute sa vie muguetée, et que la fortune lui livra precisement dans ce favorable instant par la prompt mort de Mornay sans enfants.<lb/>[…]<lb/>[p. 274] M. de Lorraine alla courre le cerf à Saint Germain avec les chiens du prince Charles. Le duc de Noailles n’eut garde de manquer cette occasion de faire sa cour au régent. Il donna à M. de Lorraine un grand retour de chasse au Val.<lb/>[…]<lb/>[p. 332] La reine d’Angleterre mourut le 7 mai à Saint Germain apres dix ou douze jours de maladie. Sa vie, depuis qu’elle fut en France, à la fin de 1688, n’a eté qu’une suite de malheurs qu’elle a heroiquement portés jusqu’à la fin, dans l’oblation à Dieu, le detachement, la penitence, la priere et les bonnes œuvres continuelles, et toutes les vertus qui consomment les saints. Parmi la plus grande sensibilité naturelle, beaucoup d’esprit et de hauteur naturelle, qu’elle sut captiver etroitement et humilier constamment, avec le plus grand air du monde, le plus majestueux, le plus imposant, avec cela doux et modeste. Sa mort fut aussi sainte qu’avoit eté sa vie. Sur les six cent mille livres que le Roi lui donnoit par an, elle s’epargnoit tout pour faire subsister les pauvres Anglois dont Saint Germain etoit rempli. Son corps fut porté le surlendemain aux Filles de Sainte Marie de [p. 333] Chaillot, où il est demeuré en depot, et où elle se retiroit souvent. La Cour ne prit aucun soin ni part en ses obseques. Le duc de Noailles alla à Saint Germain comme gouverneur du lieu et comme capitaine des gardes, pour ordonner seulement que tout y fut decent. Le deuil ne fut que de trois semaines.<lb/>[…]<lb/>[t. 17, p. 184] [1719] Le samedi au soir 15 avril, veille de la Quasimodo, mourut à Saint Cyr la celebre et fatale madame de Maintenon. […] [p. 185] Elle se retira à Saint Cyr au moment meme de la mort du roi, et eut le bon sens de s’y reputer morte au monde, et de n’avoir jamais mis le pied hors de la cloture de cette maison. […]<lb/>Une fois la semaine, quand la reine d’Angleterre etoit à Saint Germain, [elle] alloit diner avec elle, mais de Chaillot, où elle passoit des temps considerables, elle n’y alloit pas. Elles avoient chacune leur fauteuil égal, vis à vis l’une de l’autre. A l’heure du diner, on mettoit une table entre elles deux, leur couvert, les premiers plats et une cloche. C’etoit les jeunes demoiselles de la chambre qui faisoient tout ce menage, et qui leur servoit à boire, des assiettes et un nouveau service quand la cloche les appeloit ; la reine leur temoignoit toujours quelques bontés. Le repas fini, elles desservoient et otoient tout de la chambre, puis apportoient [p. 186] et rapportoient le café. La reine y passoit deux ou trois heures tete à tete, puis elles s’embrassoient ; madame de Maintenon faisoit trois ou quatre pas en la recevant et en la conduisant ; les demoiselles, qui etoient dans l’antichambre, l’accompagnoient à son carrosse, et l’aimoient fort, parce qu’elle leur etoit fort gracieuse. […]<lb/>[p. 187] Madame de Maintenon, comme à la Cour, se levoit matin et se couchoit de bonne heure. […] Son diner etoit simple, mais delicat et recherché dans sa simplicité, et tres abondant en tout. Le duc de Noailles, apres Mornay et Bloin, ne la laissoient pas manquer de gibier de Saint Germain et de Versailles, ni les Batiments de fruits.<lb/>[…]<lb/>[p. 247] [1719] Peu de jours apres, le duc de Richelieu sortit de la Bastille et alla coucher à Conflans chez le cardinal de Noailles. Il etoit veuf sans enfants de sa niece, mais, par son traité avec l’Espagne, il avoit voulu depouiller le duc de Guiche, autre neveu du cardinal de Noailles, du regiment des gardes, et l’avoir. Il devoit s’en aller à Richelieu ; il obtint d’aller faire une pause à Saint Germain, où il avoit une maison, puis d’y demeurer, apres d’etre à Paris sans voir le Roi ni le regent ; au bout de trois mois il eut permission de les saluer, et tout fut bientôt oublié.<lb/>[…]<lb/>[p. 451] [1720] Le duc de Perth mourut presque en meme temps dans le château de Saint Germain, où il etoit demeuré. C’etoit un seigneur qui avoit quitté de grands etablissements en Ecosse, par fidelité pour le roi Jacques, qui le fit gouverneur du prince de Galles. Sa femme etoit morte à Saint Germain, dame d’honneur de la reine d’Angleterre, dont il etoit grand ecuyer. C’etoit un homme d’honneur et de beaucoup de pieté, qui valoit bien mieux que le duc de Melford son frere. Le roi Jacques les fit ducs tous les deux, le dernier en mourant, comme on l’a vu en son lieu, et leur donna à tous deux la Jarretière.<lb/>[…]<lb/>[p. 473] L’abbé Gautier, dont il est si bien et si souvent parlé dans ce qui a été donné ici, d’après M. de Torcy, sur les negociations de la paix avec la reine Anne, et de celle d’Utrecht, mourut dans un appartement que le feu roi lui avoit donné dans le chateau neuf de Saint Germain, avec des pensions et une abbaye. Il s’y etoit retiré aussitôt apres ces negociations où il avoit eté si heureusement employé, apres en avoir ouvert lui-même le premier chemin, et rentra en home de bien modeste et humble, dans son etat naturel, et y vecut comme s’il ne se fut jamais melé de rien, avec une rare simplicité, et qui a peu d’exemples en des gens de sa sorte, qui, dans le maniement des affaires les plus importances et les plus secretes, dont lui-même avoit donné la premiere clef, sans s’intriguer, s’etoit concilié l’estime et l’affection du roi et de ses ministres, de la reine Anne et des siens, et des plenipotentiaires qui travaillerent à ces deux paix.<lb/>[…]<lb/>[t. 20, p. 39] [1723] Le duc de Lauzun etoit un petit homme, blondasse, bien fait dans sa taille, de physionomie haute, pleine d’esprit, qui imposoit, mais sans agrement dans le visage, à ce que j’ai ouï dire aux gens de son temps. […] Il vint à la Cour sans aucun bien, cadet de Gascogne fort jeune, debarquer de sa province sous le nom de marquis de Puyguilhem. […] [p. 40] Le duc Mazarin, dejà retiré de la Cour, en 1669 voulut se defaire de sa charge de grand maitre de l’artillerie ; Puyguilhem en eut le vent des premiers, il la demanda au Roi qui la lui promit, mais sous le secret pour quelques jours. Le jour venu que le Roi lui avoit dit qu’il le declareroit, Puyguilhem, qui avoit les entrées des premiers gentilshommes de la chambre, qu’on nomme aussi les grandes entrées, alla attendre la sortie du Roi du conseil des finances, dans une piece où personne n’entroit pendant le Conseil, entre celle où toute la Cour attendoit et celle où le Conseil se tenoit. Il y trouva Nyert, premier valet de chambre en quartier, qui lui demanda par quel hasard il y venoit ; Puyguilhem, sur de son affaire, crut se devouer ce premier valet de chambre en lui faisant confidence de ce qui alloit se declarer en sa faveur ; Nyert lui en temoigna sa joie, puis tira sa montre, et vit qu’il avoit encore le temps d’aller executer, disoit il, quelque chose de court et de pressé que le Roi lui avoit ordonné : il monte quatre à quatre un petit degré au haut duquel etoit le bureau où Louvois travailloit toute la journée, car à Saint Germain les logements etoient fort petits et fort rares, et les ministres et presque toute la Cour logeoient chacun chez soi, à la ville. Nyert entre dans le bureau de Louvois, et l’avertit qu’au sortir du conseil des finances, dont Louvois n’etoit point, Puyguilhem alloit etre declaré grand maitre de l’artillerie, et lui conte ce qu’il venoit d’apprendre de lui meme, et où il l’avoit laissé.<lb/>Louvois haissoit Puyguilhem, ami de Colbert, son emule, [p. 41] et il craignoit la faveur et les hauteurs dans une charge qui avoit tant de rapports necessaires avec son departement de la guerre, et de laquelle il envahissoit les fonctions et l’autorité tant qu’il pouvoit, ce qu’il sentoit que Puyguilhem ne seroit ni d’humeur ni de faveur à souffrir. Il embrasse Nyert, le remercie, le renvoie au plus vite, prend quelque papier pour lui servir d’introduction, descend, et trouve Puyguilhem et Nyert dans cette piece ci devant dire. Nyert fait le surpris de voir arriver Louvois, et lui dit que le Conseil n’est pas levé. « N’importe, repondit Louvois, je veux entrer, j’ai quelque chose de pressé à dire au Roi », et tout de suite entre ; le Roi, surpris de le voir, lui demande ce qui l’amene, et lui dit qu’il sait qu’il va declarer Puyguilhem grand maitre de l’artillerie, qu’il l’attend à la sortie du Conseil dans la piece voisine, que Sa Majesté est pleinement maitresse de ses graces et de ses choix, mais qu’il a cru de son service de lui representer l’incompatibilité qu’il est entre Puyguilhem et lui, ses caprices, ses hauteurs ; qu’il voudra tout faire et tout changer dans l’artillerie ; que cette charge a une si necessaire connexion avec le departement de la guerre, qu’il est impossible que le service s’y fasse parmi des entreprises et des fantaisies continuelles, et la mesintelligence declarée entre le grand maitre et le secretaire d’Etat, dont le moindre inconvenient sera d’importuner Sa Majesté tous les jours de leurs querelles et de leurs reciproques pretentions, dont il faudra qu’Elle soit juge à tous moments.<lb/>Le Roi se sentit extremement piqué de voir son secret su à celui à qui principalement il le vouloit cacher, repond à Louvois d’un air fort serieux que cela n’est pas fait encore, le congedie et va se rasseoir au Conseil. Un moment apres qu’il fut levé, le Roi sort pour aller à la messe, voit Puyguilhem et passe sans lui rien dire. Puyguilhem, fort etonné, attend le reste de la journée, et voyant que la declaration [p. 42] promise ne venoit point, en parle au Roi à son petit coucher. Le Roi lui repond que cela ne se peut encore, et qu’il verra : l’ambiguité de la reponse et son ton sec alarment Puyguilhem ; il avoit le vol des dames et le jargon de la galanterie ; il va trouver madame de Montespan, à qui il conte son inquietude, et qu’il conjure de la faire cesser. Elle lui promet merveilles et l’amuse ainsi plusieurs jours.<lb/>Las de tout ce manege et ne pouvant deviner d’où lui vient son mal, il prend une resolution incroyable si elle n’etoit attestée de toute la Cour d’alors. Il couchoit avec une femme de chambre favorite de madame de Montespan, car tout lui etoit bon pour etre averti et protegé, et vient à bout de la plus hasardeuse hardiesse dont on ait jamais ouï parler. Parmi tous ses amours, le Roi ne decoucha jamais d’avec la Reine, souvent tard, sans y manquer, tellement que pour etre plus à son aise, il se mettoit les apres dinées entre deux draps chez ses maitresses. Puyguilhem se fit cacher par cette femme de chambre sous le lit dans lequel le Roi s’alloit mettre avec madame de Montespan, et par leur conversation, y apprit l’obstacle que Louvois avoit mis à sa charge, la colere du Roi de ce que son secret avoit eté eventé, sa resolution de ne lui point donner l’artillerie par ce depit, et pour eviter les querelles et l’importunité continuelle d’avoir à les decider entre Puyguilhem et Louvois. Il y entendit tous les propos qui se tinrent de lui entre le Roi et sa maitresse, et que celle ci, qui lui avoit promis tous ses bons offices, lui en rendit tous les mauvais qu’elle put. Une toux, le moindre mouvement, le plus leger hasard pouvoit deceler ce temeraire, et alors que seroit il devenu ? Ce sont de ces choses dont le recit etouffe et epouvante à la fois.<lb/>Il fut plus heureux que sage, et ne fut point decouvert. Le Roi et sa maitresse sortirent enfin de ce lit ; le Roi se rhabilla et s’en alla chez lui, madame de Montespan se mit à sa toilette pour aller à la repetition d’un ballet où le Roi, la Reine et toute la Cour devoit aller. La femme de chambre tira [p. 43] Puyguilhem de dessous ce lit, qui apparemment n’eut pas un moindre besoin d’aller se rajuster chez lui. De là il s’en vint se coller à la porte de la chambre de madame de Montespan.<lb/>Lorsqu’elle en sortit pour aller à la repetition du ballet, il lui presenta la main, et lui demanda avec un air plein de douceur et de respect, s’il pouvoit se flatter qu’elle eut daigné se souvenir de lui aupres du Roi. Elle l’assura qu’elle n’y avoit pas manqué, et lui composa comme il lui plut tous les services qu’elle venoit de lui rendre. Par ci, par là, il l’interrompit credulement de questions pour la mieux enferrer, puis s’approchant de son oreille, il lui dit qu’elle etoit une menteuse, une friponne, une coquine, une p… à chien, et lui repeta mot pour mot toute la conversation du Roi et d’elle. Madame de Montespan en fut si troublée qu’elle n’eut pas la force de lui repondre en un seul mot, et à peine de gagner le lieu où elle alloit, avec grande difficulté à surmonter et à cacher le tremblement de ses jambes et de tout son corps, en sorte qu’en arrivant dans le lieu de la repetition du ballet, elle s’evanouit. Toute la Cour y etoit déjà. Le Roi tout effrayé vint à elle, on eut de la peine à la faire revenir. Le soir elle conta au Roi ce qui lui etoit arrivé, et ne doutoit pas que ce ne fut le diable qui eut sitot et si precisement informé Puyguilhem de tout ce qu’ils avoient dit de lui dans ce lit. Le Roi fut extremement irrité de toutes les injures que madame de Montespan en avoit essuyées, et fort en peine comme Puyguilhem avoit [pu] etre si exactement et si subitement instruit.<lb/>Puyguilhem, de son coté, etoit furieux de manquer l’artillerie, de sorte que le Roi et lui se trouvoient dans une etrange contrainte ensemble. Cela ne put durer que quelques jours. Puyguilhem, avec ses grandes entrées, epia un tete à tete avec le Roi et le saisit. Il lui parla de l’artillerie et le somma audacieusement de sa parole. Le Roi lui repondit qu’il n’en etoit plus tenu, puisqu’il ne la lui avoit donnée [p. 44] que sous le secret, et qu’il y avoit manquée. La dessus Puyguilhem s’eloigne de quelques pas, tourne le dos au Roi, tire son epée, en casse la lame avec son pied, et s’ecrie en fureur qu’il ne servira plus de sa vie un prince qui manque si vilainement de parole. Le Roi, transporté de colere, fit peut etre dans ce moment la plus belle action de sa vie. Il se tourne à l’instant, ouvre la fenetre, jette sa canne dehors, dit qu’il seroit faché d’avoir frappé un homme de qualité, et sort.<lb/>Le lendemain matin, Puyguilhem, qui n’avoit osé se montrer depuis, fut arreté dans sa chambre et conduit à la Bastille. Il etoit ami intime de Guitry, favori du Roi, pour lequel il avoit créé la charge de grand maitre de la garde robe. Il osa parler au Roi en sa faveur, et tacher de rappeler ce gout infini qu’il avoit pris pour lui. Il reussit à toucher le Roi d’avoir fait tourner la tete à Puyguilhem par le refus d’une assi grande charge, sur laquelle il avoit cru devoir compter sur sa parole, tellement que le Roi voulut reparer ce refus. Il donna l’artillerie au comte du Lude, chevalier de l’ordre en 1661, qu’il aimoit fort par habitude et par la conformité du gout de la galanterie et de la chasse. Il etoit capitaine et gouverneur de Saint Germain, et premier gentilhomme de la chambre. Il le fit duc non verifié ou à brevet en 1675. La duchesse du Lude, dame d’honneur de madame la Dauphine-Savoie, etoit sa seconde femme et veuve sans enfants. Il vendit sa charge de premier gentilhomme de la chambre, pour payer l’artillerie, au duc de Gesvres, qui etoit capitaine des gardes du corps, et le Roi fit offrir cette derniere charge en dedommagement  à Puyguilhem, dans la Bastille. Puyguilhem, voyant cet incroyable et prompt retour du Roi pour lui, reprit assez d’audace por se flatter d’en tirer un plus grand parti, et refusa. Le Roi ne s’en rebuta point. Guitry alla precher son ami dans la Bastille, et obtint à grand peine qu’il auroit la bonté d’accepter l’offre du Roi. Des qu’il eut accepté, il sortit de la Bastille, alla [p. 45] saluer le Roi, et preter serment de sa nouvelle charge, et vendit les dragons. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21799_actor">Saint-Simon, Louis de Rouvroy (duc de) </persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <p>Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle de Louis XIV et la Régence, éd. Adolphe Chéruel, Paris, Hachette, 1856-1858.</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit signalant les places occupées par Louis XIV et ses favorites dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">29</unitid>
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                <persname id="atom_21806_actor">Primi Visconti</persname>
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                <p>Écrivain, chroniqueur et historien de la vie à la cour du roi de France.</p>
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              <p>« Le Roi vivait avec ses favorites, chacune de son côté, comme dans une famille légitime : la Reine recevait leurs visites ainsi que celles des enfants naturels, comme si c’était pour elle un devoir à remplir, car tout doit marcher suivant la qualité de chacune et la volonté du Roi. Lorsqu’elles assistaient à la messe à Saint-Germain, elles ses plaçaient devant les yeux du Roi, Mme de Montespan avec ses enfants sur la tribune à gauche, vis-à-vis de tout le monde, et l’autre à droite, tandis qu’à Versailles Mme de Montespan était du côté de l’Evangille et Mlle de Fontanges sur des gradins élevés du côté de l’Epître. Elles priaient, le chapelet ou leur livre de messe à la main, levant les yeux en extase, comme des saintes. Enfin, la Cour est la plus belle comédie du monde. »</p>
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              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Primi Visconti, Mémoires de Primi Visconti sur la cour de Louis XIV, 1673-181, éd. Jean-François Solnon, Paris, Perrin, 1988, p. 121.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les souvenirs de la comtesse de Caylus</unittitle>
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              <unitdate normal="1681/1689" encodinganalog="3.1.3">1681-1689</unitdate>
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                <persname id="atom_21815_actor">Le Valois de Villette de Murçay, Marthe-Marguerite</persname>
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              <note>
                <p>Mémorialiste, comtesse de Caylus par son mariage.</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 479] Nous arrivames ensemble à Paris, où madame de Maintenon vint aussitôt me chercher et m’emmena seule à Saint Germain. Je pleurai d’abord beaucoup, mais je trouvai le lendemain la messe du Roi si belle que je consentis à me faire catholique, à condition que je l’entendrois tous les jours, et qu’on me garantiroit du fouet. C’est là toute la controverse qu’on employa et la seule abjuration que je fis.<lb/>M. de Cheteau Regnault eut ordre d’envoyer mon frere à la Cour. Il y arriva presque aussitôt que moi et fit une plus longue resistance. Mais enfin il se rendit, on le mit à l’academie et il quitta la marine.<lb/>[…]<lb/>[p. 481] J’arriva à Saint Germain au mois de janvier 1681. La Reine vivoit, monseigneur le Dauphin etoit marié depuis un an, et madame de Maintenon, dans une faveur eclatante, paroissoit aussi bien avec la Reine qu’avec le Roi. Cette princesse attribuoit à la nouvelle favorite les bons procedés que le Roi avoit pour elle depuis quelque temps, et elle la regardoit avec raison sur un pied bien different des autres.<lb/>Mais, avant de parler des choses que j’ai vues, il est bon de raconter celles que j’ai entendu dire.<lb/>J’ai pu voir madame de Fontanges mais, ou je ne l’ai pas vue, ou il ne m’en souvient pas. Je me souviens seulement d’avoir vu pendant quelque temps, à Saint Germain, le Roi passer du chateau vieux au neuf pour l’aller voir tous les soirs : on disoit qu’elle etoit malade, et en effet elle partit quelques mois apres pour aller mourir à Port Royal de Paris. Il courut beaucoup de bruits sur cette mort, au desavantage de madame de Montespan, mais je suis convaincue qu’ils etoient sans fondement. […]<lb/>Je me souviens aussi d’avoir souvent entendu parler de madame de La Vallière. On sait qu’elle a precedé madame de Montespan, et ce n’est pas l’histoire de chaque maitresse que je pretends faire, je veux seulement ecrire les faits qui me sont demeurés plus particulierement dans l’esprit, soit que j’aie eté temoin, ou que je les aie entendu raconter par madame de Maintenon.<lb/>Le Roi prit donc de l’amour pour madame de Montespan dans le temps qu’il vivoit avec madame de La Valliere en maitresse declarée ; et madame de Montespan, en maitresse peu delicate, vivoit avec elle : meme table et presque meme maison. Elle aima mieux d’abord qu’il en usat ainsi, soit qu’elle esperat par là abuser le public et son mari, soit qu’elle ne s’en souciat pas, ou que son orgueil lui fit plus gouter le plaisir de voir à tous les instans humilier sa rivale, que la delicatesse de sa passion ne la portoit à la crainte de ses charmes. Quoi qu’il en soit, c’est un fait certain. Mais un jour, fâchée contre le Roi pour quelque autre sujet (ce qui lui arrivoit souvent), elle se plaignit de cette communauté avec une amertume qu’elle ne sentoit pas : elle y trouvoit, disoit elle, peu de delicatesse de la part du Roi. Ce prince, pour l’apaiser, repondit avec beaucoup de douceur et de tendresse, et finit par lui dire que cet etablissement s’etoit fait insensiblement. « Insensiblement pour vous, reprit madame de Montespan, mais tres sensiblement pour moi. »<lb/>[…]<lb/>[p. 489] Un jour que le carrosse de madame de Montespan passa sur le corps d’un pauvre homme sur le pont de Saint Germain, madame de Montausier, madame de Richelieu, madame de Maintenon et quelques autres qui etoient avec elle en furent effrayées et saisies comme on l’est d’ordinaire en pareille occasion : la seule madame de Montespan ne s’en emut pas et elle reprocha meme à ces dames leur foiblesse. « Si c’etoit, leur disoit elle, un effet de la bonté de votre cœur et une veritable compassion, vous auriez le meme sentiment en apprenant que cette aventure est arrivée loin comme pres de vous. »<lb/>[…]<lb/>[p. 508] La guerre commença en 1688 par le siege de Philisbourg et le roi d’Angleterre fut chassé de son trone l’hiver d’apres. La reine d’Angleterre se sauva la premiere avec le prince de Galles son fils, et la fortune singuliere de Lauzun fit qu’il se trouva precisement en Angleterre dans ce temps là. On lui sut gré ici d’avoir contribué à une fuite à laquelle le prince d’Orange n’auroit eu garde de s’opposer. Le Roi cependant l’en recompensa comme d’un grand service rendu aux deux couronnes. A la priere du roi et de la reine d’Angleterre, il le fit duc et lui permit de revenir à la Cour où il n’avoit paru qu’une fois apres sa prison. M. le Prince, en le voyant revenir, dit que c’etoit une bombe qui tomboit sur tous les courtisans.<lb/>Si le prince d’Orange n’avoit pas eté faché de voir partir d’Angleterre la reine et le prince de Galles, il fut encore plus soulagé d’etre defait de son beau pere.<lb/>Le Roi les vint recevoir avec toute la politesse d’un seigneur particulier qui sait bien vivre, et il a eu la meme conduite avec eux jusqu’au dernier moment de sa vie.<lb/>M. de Montchevreuil etoit gouverneur de Saint Germain, et comme je quittois peu madame de Montchevreuil, je voyois avec elle cette Cour de pres. Il ne faut donc pas s’etonner si, ayant vu croitre le prince de Galles, naitre la princesse sa sœur et reçut beaucoup d’honnetetés du roi et de la reine d’Angleterre, je suis demeurée jacobite, malgré les grands changemens qui sont arrivés en ce pays ci par rapport à cette cause.<lb/>La reine d’Angleterre s’etoit fait hair, disoit on, par sa hauteur, autant que par la religion qu’elle professoit en Italienne, c’est à dire qu’elle y ajoutoit une infinité de petites pratiques inutiles partout et beaucoup mal placées en Angleterre. Cette princesse avoir pourtant de l’esprit et de bonnes qualités, qui lui attirerent de la part de madame de Maintenon une estime et un attachement qui n’ont fini qu’avec leurs vies<lb/>Il est vrai que madame de Maintenon souffroit impatiemment le peu de secret qu’ils gardoient dans leurs affaires, car on n’a jamais fait de projet pour leur retablissement qu’il n’ait eté aussitôt su en Angleterre qu’imaginé à Versailles. Mais ce n’etoit pas la faute de ces malheureuses Majestés : ils etoient environnés à Saint Germain de gens qui les trahissoient, jusqu’à une femme de la Reine et pour laquelle elle avoit une bonté particuliere, qui prenoit dans ses proches les lettres que le Roi ou madame de Maintenon lui ecrivoient, les copioit pendant que la reine dormoit et les envoyoit en Angleterre. Cette femme s’appeloit madame Strickland, mere d’un petit abbé Strickland qui, dans ces derniers temps, digne heritier de madame sa mere, a pretendu au cardinalat par son manege. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21815_actor">Le Valois de Villette de Murçay, Marthe-Marguerite </persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Jacobites</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Marthe-Marguerite Le Valois de Villette de Murçay, comtesse de Caylus, « Souvenirs de madame de Caylus », dans Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, 3e série, 8, Paris, Éditeur du commentaire analytique du Code civil, 1839, p. 475-515.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires du marquis de Sourches</unittitle>
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              <unitdate normal="1681/1712" encodinganalog="3.1.3">1681-1712</unitdate>
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                <persname id="atom_21829_actor">Bouchet, Louis-François (du)</persname>
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                <p>Marquis de Sourches, grand prévôt de France de 1664 à 1714.</p>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [tome 1, p. 48] 12 novembre 1681. Voilà dans quel état se trouvoient les affaires de France quand le Roi, songeant à venir se délasser à Saint Germain en Laye des fatigues de son voyage, partit de Soissons et, ayant diné à Verte Feuillée, vint coucher à Villers Cotterets […].<lb/>[p. 50] [13-14 novembre 1681] De Villers Cotterets, le Roi vint diner à Nanteuil, gros château qui appartient à la maison d’Estrées, et de là coucher à Dammartin, d’où il partit le lendemain de bonne heure pour venir diner au Bourget et se rendre à Saint Germain sans passer dans Paris, ce qu’il executa heureusement.<lb/>La premiere scene qui parut apres son retour à Saint Germain fut la reconnaissance des deux enfants qu’il avoit de madame de Montespan qui n’etoient pas encore connus. Le garçon se nomma M. le comte de Toulouse, la fille porta le nom de mademoiselle de Blois. […]<lb/>[p. 55] [novembre-décembre 1681] La cour étant à Saint Germain, où elle devoit passer l’hiver, commençoit à voir des comedies et des divertissements melés de musique. Mais l’inquietude qu’on eut d’une indisposition de madame la Dauphine, qui faisoit appréhender pour sa grossesse, suspendit les plaisirs des courtisans pour quelques jours, au bout desquels, la grosses de madame la Dauphine se confirmant, ils recommencerent à nouveau, et monseigneur le Dauphin, pour complaire à madame la princesse de Conti, qui aimoit la danse [p. 56] passionnément et qui y reussissoit au dessus de toutes les personnes de son siecle, dansa plusieurs entrees avec elle, et d’autres hommes et dames de la cour, dans les entr’actes des comédies de Pourceaugnac et de Jourdain.<lb/>[…]<lb/>[p. 65] 1er janvier 1682. Le premier jour de l’année 1682, le Roi fit monseigneur le Dauphin chevalier de l’ordre du Saint Esprit, avec les ceremonies accoutumées. Sa Majesté, comme grand maitre de l’ordre, assembla, selon les statuts, le chapitre dans [p. 66] son cabinet, et proposa le nouveau chevalier, qu’on n’eut point de peine à recevoir. Le Roi, ni les chevaliers, n’etoient point dans leur grand habit de ceremonie, mais seulement en habit de ville, c’est à dire en manteau noir, et les prelats en rochet et camail ; pour Monseigneur, comme c’étoit pour lui que la cérémonie se faisoit, il avoit son habit de novice. Son capot de velours noir étoit chamarré de toutes les pierreries de la Couronne, hormis d’un diamant qui se nommoit le grand Sancy ; il en avoit aussi une magnifique enseigne au retroussis de sa toque de velours. La messe fut chantée par M. l’archevêque d’Auch, commandeur de l’ordre, en présence de tous les commandeurs et chevaliers qui se trouvoient à la cour et qui purent marcher, et des grands et petits officiers de l’ordre. Les grands étoient : M. le cardinal de Bouillon, grand aumonier de l’ordre ; M. de Louvois, chancelier ; M. le president de Mesmes, prevot ou maitre des ceremonies de l’ordre ; M. de Seignelay, tresorier ; et M. de Chateauneuf, greffier ou secretaire.<lb/>Après que Monseigneur eut eté fait chevalier et qu’il en eut [p. 67] preté le serment entre les mains du Roi à la fin de la messe, il revint avec Sa Majesté, en ceremonie, comme il etoit venu, jusques à la chambre du Roi, hormis que, au lieu de son capot de velours noir chamarré de pierreries, il etoit revetu de son grand manteau de l’ordre, qu’il avoit bien de la peine à porter.<lb/>[…]<lb/>[p. 67] Janvier 1682. Cependant la cour commençait à voir les representations de [p. 68] l’opera d’Atys, dont les vers etoient de la composition de Quinault et la musique de celle de Lulli. Monseigneur le Dauphin y dansoit deux entrées avec madame la princesse de Conti ; mais cette princesse, qui en faisoit tout l’ornement, tomba malade d’une fievre continue, avec des redoublements, qui lui dura trois semaines, ce qui n’empecha pas qu’on continuat à representer l’opera, quoiqu’avec de moindres acclamations.<lb/>Peu de jours apres arriverent les ambassadeurs du roi du Maroc : ils etoient deux ambassadeurs, suivis seulement de six ou sept autres personnes. Le premier ambassadeur, qui etoit gouverneur de la province de Tetonan, etoit un homme de quarante cinq ans ; il avoit une belle physionomie et une grande barbe grise, un peu plus arrondie que n’est celle d’un capuçin. Il etoit de la race de ces Morisques qui furent chassés d’Espagne sous le regne de Philippe II, et se vantoit d’etre de la maison des fameux Abencerages. L’autre etoit gouverneur de Salé : il avoit une mine sombre et desagreable, et passoit pour un saint parmi les siens, qui disoient meme qu’il faisoit des miracles. Leurs habits n’etoient point magnifiques, n’y ayant ni or ni soir, parce que les peuples de Maroc sont les plus reformés de tous les mahometans et qu’il ne leur est permis de porter aucune etoffe de soie ni aucune chose qui soit d’or. Quand ces ambassadeurs vinrent à l’audience, les compagnies des regiments des gardes suisses et françoises n’etoient pas sous les armes, mais les armes etoient arrangées dans la cour, et les soldats se promenoient [p. 69] derriere ; les gardes de la porte etoient en haie, sans armes ; les gardes de la prevoté etoient en haie dans la cour, sans mettre leurs mousquetons à l’epaule ; les Cent Suisses etoient rangés le long du degré, sans hallebardes ; et les gardes du corps etoient sans armes en haie dans leur salle.<lb/>Le Roi reçut les ambassadeurs assis et couvert dans sa chambre, où la Reine, madame la Dauphine et Madame, suivies de toutes les dames de la cour, etoient incognito. Le premier des ambassadeurs fit en sa langue une tres courte harangue au Roi, à laquelle Sa Majesté ne repondit que par des demonstrations d’honneteté, ensuite desquelles l’ambassadeur lui presenta une lettre de la part du roi, son maitre. Ensuite les ambassadeurs s’en retournerent de la meme manière qu’ils etoient venus.<lb/>Le lendemain, on leur fit voir l’opera, dont le spectacle les surprit agreablement.<lb/>Ils proposoient une ligue offensive et defensive avec la France et ne parloient que d’entrer avec deux cent mille hommes en Espagne. On leur fit dire de traiter avec M. de Seignelay à son retour de Dunkerque, où il etoit allé voir en quel etat etoit le port, qu’on avoit extremement accomodé depuis peu. Ils avoient amené avec eux des animaux de leur pays pour en faire present au Roi, qui etoient des lions, des autruches, et entre autres une tigresse privée que tout le monde alloit voir par rareté. […]<lb/>[p. 71] Ce fut à peu près dans les mêmes jours que, monseigneur le Dauphin etant allé chasser un loup sur l’Otie, cet animal se fit chasser si longtemps et s’en alla si loin, quoiqu’on eut tiré plusieurs coups sur lui dont il etoit blessé, qu’une heure avant la nuit Monseigneur se trouva à Gisors, qui est à douze lieues de Saint Germain. Il prit donc la resolution de quitter la chasse et de s’en revenir ; mais comme son cheval etoit rendu, il prit un cheval de poste à Magny, sur lequel il arriva à Saint Germain à dix heures du soir, suivi seulement du comte de Brionne, du comte de Marsan, de Chamarande, de deux officiers de ses gardes et d’un de ses ecuyers, lesquels portoient tour à tour un flambeau devant lui ; mais comme il s’eteignit, parce qu’il pleuvoit et qu’il faisoit un vent epouvantable, ils furent obligés de se servir d’une lanterne pendant quatre lieues. M. le prince de La Roche sur Yon et M. le duc de Vendome, qui s’opiniatrerent à suivre la chasse, furent contraints [p. 72] de faire rompre les chiens à la nuit sans avoir pris le loup, se coucherent dans un village, sans avoir un seul valet avec eux, et ne revinrent à Saint Germain que le jour suivant, sur les dix heures du matin.<lb/>[…]<lb/>[p. 77] [février 1682] Les ambassadeurs du roi du Maroc ayant traité avec M. de Seignelay et ayant signé une paix pour six années, vinrent prendre leur audience de congé au Roi, en la meme manière qu’ils avoient eu leur premiere audience, et ce fut alors qu’ils amenerent leurs presents et qu’on vit leur tigresse privee dans [p. 78] la chambre de la Reine au milieu de toutes les dames de la cour.<lb/>Peu de jours apres, les deputés du clergé en corps vinrent remercier le Roi de la bonté qu’il avoit eue d’accorder à l’Eglise de France, au sujet de la regale, plus qu’elle n’avoit osé esperer. Ce fut M. l’archeveque de Paris, president de l’assemblée, qui se tenoit dans cette capitale du royaume, lequel porta la parole et fit au roi une harangue digne de son savoir et de sa reputation.<lb/>La grossesse de madame la Dauphine continuoit toujours, au grand contentement de toute la France, et le Roi, qui devoit quitter Saint Germain au deuxieme de mars pour s’aller etablir à son chateau de Versailles, avoit changé de resolution et pris le parti de n’aller à Versailles qu’apres Pâques. On croyoit meme qu’il iroit auparavant passer un mois à Saint Cloud dans la maison de Monsieur, son frere unique, comme il l’avoit fait l’année derniere.<lb/>[…]<lb/>[p. 99] 20 avril 1682. Le 20e d’avril, le Roi quitta Saint Germain, dont les batiments qu’il y faisoit [1 : Il y faisoit faire cinq pavillons en saillie, au vieux chateau bati par François Ier, pour agrandir les appartements.] commençoient de rendre le sejour incommode, et vint s’etablir à Saint Cloud, dans la belle maison de Monsieur, son frere unique, avec dessein d’y rester jusqu’à ce que tous les appartements de Versailles fussent en etat d’etre habités. Madame la Dauphine se fit apporter en chaise à Saint Cloud, de peur que le mouvement du carrosse ne fit tort à sa grossesse.<lb/>[…]<lb/>[p. 172] 21 janvier 1685. Le bruit couroit en ce temps là que le Roi iroit passer le careme à Saint Germain, au lieu de faire le voyage de Compiegne, parce qu’il avoit eu dessein d’aller de Compiegne à Luxembourg et que Vauban lui avoit assuré depuis peu que cette place ne pouvoit pas etre de longtemps en etat de lui donner du plaisir à la voir ; mais cette nouvelle paroissoit encore peu certaine.<lb/>[…]<lb/>[p. 249] 6 juin 1685. M. l’archeveque de Paris vint, à la tete du clergé de France, dont les deputés etoient assemblés depuis trois jours à Saint Germain en Laye, selon la coutume, et il fit au Roi une tres belle harangue, apres laquelle il alla en faire autant chez Monseigneur et chez madame la Dauphine.<lb/>[…]<lb/>[p. 300] 29 août 1685. Cette mort fut suivie, de bien près, de celle de M. le duc du Lude, grand maître de l’artillerie de France, chevalier des ordres du Roi et capitaine de Saint Germain en Laye. Il laissoit une grosse depouille à la nomination du Roi. Mais elle servit, des le [p. 301] meme jour, à faire voir combien il etoit avantageux d’avoir la protection de madame de Maintenon, car le Roi donna au marquis de Montchevreuil la capitainerie de Saint Germain, et comme il y avoit un brevet de cent mille livres affecté dessus, il le transferra sur la charge de grand maitre. Il lui donna aussi les coches du Pecq, que le feu duc du Lude avoit obtenus pour en jouir pendant sa vie, et qui pouvoient valoir quatre mille livres de rente. Il paya toutes ses dettes, qui pouvoient monter à cinquante mille ecus. Il donna douze mille livres de pension à son fils, avec la survivance de la capitainerie de Saint Germain ; et deux jours apres, il lui fit epouser mademoiselle de La Marseliere, fille du feu marquis de Combourg de Coetquin, laquelle devoit avoir plus de sept cent mille livres de bien.<lb/>[…]<lb/>[p. 349] 2 janvier 1686. Le deuxième de janvier, il arriva une affaire qui fut pendant quelques jours l’entretien des courtisans.<lb/>Il y avoit à Saint Germain en Laye un curé nommé Cagnyé, natif du lieu meme, et frere d’un controleur de la maison du Roi. Cet homme avoit de tres bonnes qualités, et entre autres il faisoit de grandes aumones dans sa paroisse. Cela lui avoit attiré l’amitié de la defunte reine Marie Therese d’Autriche, à la priere de laquelle le Roi lui avoit nommé une petite abbaye nommée Royalpré ; mais comme il n’en put obtenir les bulles du Pape, parce qu’elle devoit etre possedée par un religieux, il la remit entre les mains du Roi, qui tira des mains d’un nommé Sauleus [p. 350] Sibourg (Silbour de Soleux) le prieuré de Saint Germain en Laye, qui valoit quatre à cinq mille livres de rente, moyennant des pensions qu’il lui donna sur d’autres benefices, et le donna au curé.<lb/>Quand il fut en possession, comme ce benefice avoit de fort beaux droits, il les soutint peut etre avec un peu trop de vigueur, et meme il plaida contre le Roi pour la seigneurie de la meilleure partie de Saint Germain en Laye, et contre les marguilliers de la paroisse, pretendant etre seigneur spirituel et temporel de l’eglise.<lb/>Les plaintes, qui en furent portées au Roi par un d’entre eux, nommé Antoine, qui avoit eté garçon de sa chambre et etoit alors son porte arquebuse, et les autres qui lui furent faites par plusieurs de ses officiers, obligerent Sa Majesté de renvoyer tous ces differends au jugement de M. l’archeveque de Paris. Mais comme il trouva beaucoup de difficultés à les terminer, le Roi trouva un expedient, pour n’en entendre plus parler de sa vie, qui fut de tirer du curé la demission de sa cure et de son prieuré, moyennant deux abbayes qu’il lui donna, lesquelles valoient douze mille livres de rente.<lb/>Le Roi, en faisant cela, avoit le dessein de dedommager l’abbé de Coulombs, qui etoit presentateur du prieuré et de la cure de Saint Germain, et s’attribuer la presentation à la cure et du prieuré avec tels droits qu’il jugeroit à propos ; ce qu’il pouvoit aisement faire dans toutes les regles prescrites par les canons.<lb/>La chose etant en cet etat, les habitans de Saint Germain apprirent que leur curé les alloit quitter, et comme ils lui etoient fort affectionnés, ils en furent touchés sensiblement.<lb/>Le vicaire, qui se nommoit de La Vertu, voyant, le premier jour de l’an, la plupart des habitants assemblés dans l’eglise pour entendre le sermon, monta en chaire un moment avant le predicateur ; et, leur ayant exposé la grandeur de la perte qu’ils alloient faire en perdant leur curé, il leur assura que le Roi n’avoit pris la resolution de le leur oter que par les mauvais offices que des gens malintentionnés lui avoient rendus aupres de Sa Majesté, les conviant d’aller à Versailles les supplier de vouloir leur rendre leur pasteur.<lb/>[p. 351] Apres cette harangue, il s’emut un assez grand bruit dans l’assemblée, lequel ayant fait croire à la femme et aux enfants d’Antoine qu’ils n’y etoient pas en securité, ils se retirerent precipitamment de l’eglise.<lb/>Cependant, le bruit s’apaisa ; le predicateur monta en chaire, et tout le monde l’ecouta paisiblement. Mais, apres le sermon, le vicaire de La Vertu y remonta et dit au peuple que, quelque chose qui lui en put arriver, il ne l’abandonneroit point ; qu’il iroit, à sa tete, parler au Roi à Versailles et lui redemander son curé, et qu’au reste il protestoit qu’il faistoit tout cela de son propre mouvement et sans que le curé en eut parlé.<lb/>Dès le soir meme, M. de Montchevreuil, capitaine de Saint Germain, en fut averti et en rendit compte au Roi, lui assurant meme qu’il avoit des avis certains que ces habitants, mal conseillés, devoient venir en foule le lendemain l’importuner. Mais, comme il etoit tard, le Roi ne lui ordonna que d’y aller le lendemain pour y mettre ordre.<lb/>Il le fit effectivement et, y etant arrivé devant le jour, à peine y eut il eté quelques moments qu’il entendit sonner le tocsin pour l’assemblée des paroissiens. Il courut en meme temps à l’eglise et, etant venu au pied du clocher, il y trouva un pretre qui lui nia fortement que l’on sonnat par son ordre ; mais, ayant frappé inutilement à la porte du clocher, qui etoit fermée, il la fit enfoncer et monta en haut, où il arreta deux hommes qui sonnoient. Ces miserables lui dirent qu’ils le faisoient par l’ordre du pretre qu’il avoit trouvé au pied du clocher. C’est pourquoi, etant descendu et l’y ayant encore trouvé, il l’arreta et le fit conduire avec les deux sonneurs à la prison.<lb/>Cela n’empecha pas les habitants de s’assembler, et ils vinrent le meme jour à Versailles, au nombre de six à sept cents, ayant à leur tete leur vicaire et huit autres pretres. Le Roi, les ayant vus dans sa cour, envoya querir le grand prevot pour les faire arreter ; mais, s’etant trouvé incommodé et ayant envoyé un de ses lieutenants prendre l’ordre du Roi, Sa Majesté lui commanda d’en faire arreter une trentaine des plus considerables, ce qu’il executa facilement, sur le pretexte que le Roi lui avoit ordonné d’entendre leurs raisons ; et ils se battoient à qui entreroit chez lui, par preference, pour se faire arreter.<lb/>Les huit pretres furent arretés comme les autres ; mais le [p. 352] vicaire de La Vertu ne s’y trouva pas. Cependant, étant allé le lendemain à Paris chez M. l’archeveque pour se justifier, il le fit mettre à l’officialité, où le Roi envoya aussi, deux jours apres, les autres neuf pretres qui etoient arretés. En meme temps, le Roi ordonna au prevot de Saint Germain d’informer contre ceux qui avoient formenté cette sedition, resolu de les chatier, et particulierement ceux qui se trouveroient etre officiers de sa maison ; et il decreta contre deux seulement, le Roi ayant bien voulu faire mettre les autres en liberté apres deux jours de prison.<lb/>[…]<lb/>[tome 3, p. 4] 3 janvier 1689. On sut, en ce temps là, que le Roi avoit trouvé à propos de choisir son chateau de Saint Germain en Laye pour le sejour de la reine d’Angleterre, au lieu de celui de Vincennes, qu’il lui avoit destiné d’abord, quand il sut son arrivée en France.<lb/>[…]<lb/>[p. 6] 6 janvier 1689. Le 6, la reine d’Angleterre arriva à Saint Germain avec le prince de Galles, son fils ; le Roi alla au devant d’elle jusqu’aupres de Chatou, suivi d’un grand cortege de carrosses pleins de courtisans. Quand les carrosses de la reine commencerent à paraitre, le Roi descendit du sien avec Monseigneur et Monsieur, qui l’accompagnoient, et, ayant fait arrêter le premier carrosse, dans lequel etoit le prince de Galles, il embrassa plusieurs fois ce jeune prince avec beaucoup de temoignages de tendresse. Cependant, la reine d’Angleterre, ayant eté avertie que le Roi avoit mis pied à terre, descendit aussi de son carrosse, et ils marcherent au devant l’un de l’autre avec empressement.<lb/>Le Roi la salua, aussi bien que Monseigneur et Monsieur, que le Roi lui presenta, et, apres beaucoup de marques d’amitié de part et d’autre, le Roi remit la reine dans son carrosse, dans lequel il se plaça à sa gauche, malgré toute la resistance qu’elle y fit ; Monseigneur et Monsieur se mirent dans le devant du [p. 7] carrosse, et madame de Montecuculli, dame d’honneur de la reine, avec madame Powits, gouvernante du prince de Galles, dans les deux portieres. Les carrosses arriverent en cet ordre à Saint Germain, où le Roi conduisit la reine dans l’appartement qu’il lui avoit destiné, qui etoit l’appartement de la defunte Reine, sa femme, mais augmenté de beaucoup par les batiments neufs qu’il y avoit faits. Apres quelques moments de conversation, le Roi dit à la reine qu’il vouloit aller voir le prince de Galles, et, cette princesse lui ayant offert de l’y suivre, il lui donna la main et la conduisit à l’appartement du jeune prince, où, entre autres choses, elle lui dit qu’en passant la mer elle se disoit en elle-même qu’il etoit bien heureux d’etre trop jeune pour connoitre son malheur ; mais que presentement elle le trouvoit bien malheureux de n’etre pas en etat de connoitre tutes les bontés qu’il lui temoignoit. Le Roi, n’ayant oublié aucune des honnetetés qu’il pouvoit temoigner à la reine d’Angleterre, et ne doutant pas qu’elle n’eut besoin de se reposer des fatigues du voyage, prit congé d’elle et s’en revint à Versailles, d’où il luy envoya une magnifique toilette, accompagnée de six mille louis d’or qui lui etoient bien necessaires, vu le denument où elle se trouvoit de toutes choses.<lb/>Le 7, le Roi, sachant que le roi d’Angleterre devoit arriver ce jour là à Saint Germain, parce qu’il avoit pris la poste en chaise roulante, il partit aussitot apres son diner pour l’aller attendre chez la reine d’Angleterre ; il la trouva dans son lit, qui se reposoit de la fatigue du voyage, et il s’assit à sa ruelle dans un fauteuil unique qu’on y avoit mis ; pour Monseigneur et Monsieur, qu’il avoit menés avec lui, ils se tinrent debout. Ensuite, le Roi ordonna à M. le duc de Beauvilliers d’aller se mettre en quelque endroit où il put voir arriver le roi d’Angleterre, afin de le venir avertir aussitot qu’il paroitroit. Quelques temps apres, M. de Beauvilliers vint l’avertit que le roi d’Angleterre venoit d’entrer dans la cour ; en meme temps, il se leva et, faisant une reverence à la reine d’Angleterre, il marcha au devant [p. 8] du roi, son epoux, jusqu’à la porte de la salle des gardes, qui donne sur le degré, où il l’attendit environné de toute sa cour. Le roi d’Angleterre ayant monté le degré et ayant aperçu le Roi, ils coururent tous deux d’un meme temps s’embrasser, ce qu’ils firent tres longuement et avec de grandes marques de tendresse. Le Roi dit au roi d’Angleterre : « Monsieur mon frere, que j’ai de joie de vous voir ici ! Je ne me sens pas de joie de vous voir en sureté. » Le roi d’Angleterre lui repondit par un discours moins suivi et plus entrecoupé. Apres cela, le Roi lui dit qu’il vouloit le conduire chez la reine, son epouse, et, passant à toutes les portes devant lui, il le mena effectivement chez la reine et voulut absolument qu’il la saluat dans son lit en sa presence. Les deux rois demeurerent quelque temps debout dans la ruelle de son lit ; ensuite de quoi le Roi proposa d’envoyer querir le prince de Galles ; mais comme il étoit longtemps à venir, le Roi prit le roi d’Angleterre par la main et le conduisit à l’appartement du prince, son fils, lui donnant alors la main partout. Apres qu’ils eurent eté quelque temps chez le prince de Galles, le Roi prit congé du roi d’Angleterre, lequel le voulant reconduire, il ne voulut pas le souffrir et se separa de lui en lui disant : « Je suis aujourd’hui chez moi ; demain, vous serez chez vous, et vous ferez ce que vous voudrez ». Quelques heures apres, le Roi envoya aussi une toilette au roi d’Angleterre et dix mille louis d’or pour ses necessités, jusqu’à temps qu’il lui eut fait un fonds reglé, qu’on disoit devoir aller à deux millions quatre cent mille livres par ans.<lb/>Le 8 de janvier […] [p. 9] le roi d’Angleterre vint pour la premiere fois voir le Roi à Versailles, où il reçut tous les honneurs qui etoient dus à son rang. Les regiments des gardes battirent au champ ; les gardes de la porte et de la prevoté se tinrent sous les armes dans leurs postes ; les Cent Suisses borderent le degré ; les gardes du corps se posterent sous les armes, comme quand le Roi arrive. Le Roi alla au devant de lui jusqu’au delà de la salle des gardes, où il le reçut avec toute sa cour, et le conduisit jusque dans son cabinet, dans lequel il fut assez longtemps enfermé avec lui. Après cela, il le conduisit chez madame la Dauphine, où il le laissa. Le roi d’Angleterre, y ayant eté quelque temps, alla aussi voir Monseigneur, Monsieur et madame, chez tous lesquels il ne s’assit point, parce qu’on ne savoit encore comment il les voudroit traiter ; cependant, comme la chose avoit dejà eté agitée, le Roi lui en avoit fait entendre quelques mots, et il lui avoit repondu fort honnetement qu’il l’en faisoit absolument le maitre, sur quoi le Roi lui avoit reparti que, puisuq’il en usoit de cette manière avec lui, il se declaroit en sa faveur, meme contre les princes de sa maison ; et, en effet, il regla deux jours apres que le roi et la reine d’Angleterre donneroient des fauteuils à Monseigneur, à madame la Dauphine, à Monsieur et à Madame seulement, et qu’ils ne donneroient aux autres princes et princesses de la maison royale que des sieges pliants ; en quoi il sembloit que M. le duc de Chartres et les trois filles de feu M. le duc d’Orleans se trouvoient un peu lesés car, comme ils avoient partout ailleurs de grandes prerogatives au dessus des princes et princesses du sang, comme etant petit fils et petites filles de roi, on [p. 10] auroit cru qu’ils auroient aussi du avoir en cette occasion quelque marque de distinction au dessus d’eux ; mais on ne put pas trouver moyen de leur en donner, parce que les rois ne donnent en France que des fauteuils ou des sieges pliants, et qu’ils n’admettent point les chaises à dos qui n’ont point de bras, lesquelles on avoit proposées comme un temperament en cette occasion. […]<lb/>Le 9, […] les carrosses de Madame et des princesses demeurerent pendant toute l’apres dinée dans la cour du chateau de Versailles, et l’on attendoit à tout moment qu’elles partissent pour aller à Saint Germain voir la reine d’Angleterre ; mais enfin elles ne partirent point, parce qu’on ne savoit pas encore quel traitement elle voudroit leur faire. […]<lb/>[p. 11] Le 10, Madame, madame la grande duchesse, madame de Guise et toutes les princesses du sang, tant legitimes que du coté gauche, allerent à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre ; elles ne s’assirent point chez le roi, qui les reçut debout ; mais elles s’assirent chez la reine. On mit deux fauteuils aux pieds du lit, comme dans une place indifferente ; celui [p. 12] de la droite fut occupé par Madame, celui de la gauche par la reine, et toutes les princesses s’assirent à droit et à gauche sur des sieges pliants. La visite etant faite, la reine d’Angleterre reconduisit Madame jusqu’à la porte de sa chambre, comme elle etoit venue au devant d’elle jusqu’au meme endroit ; mais il y eut une chose qui scandalisa un peu les princesses, qui fut que la reine d’Angleterre fit asseoir aupres d’elle madame de Montecuculli, sa dame d’honneur. On sut, le meme jour, que le Roi avoit decidé le traitement que la reine d’Angleterre feroit aux duchesses, qui pretendoient qu’elle les baiseroit, parce qu’elle baisoit les duchesses d’Angleterre, et qu’elles seroient assises, comme elles ont le droit de l’etre en France ; mais la reine d’Angleterre leur avoit donné le choix d’etre traitées à l’angloise ou à la françoise, c’est à dire qu’elle les baiseroit et qu’elles se tiendroient debout, comme faisoient les duchesses d’Angleterre devant elle, ou bien qu’elle ne les baiseroit point et qu’elles seroient assises, comme elles l’etoient en France. Elles s’assemblerent pour deliberer sur ce choix, et, comme elles opterent d’etre traitées à la françoise, le Roi regla qu’elles ne baiseroient pas la reine d’Angleterre et qu’elles seroient assises devant elle. […]<lb/>[p. 14] [11 janvier] On disoit aussi que le roi d’Angleterre pourroit venir demeurer au chateau de Clagny, proche de Versailles, afin d’etre plus à portée de conferer tous les jours avec le Roi ; mais il n’y avoit guere d’apparence à cette nouvelle, parce que ce chateau etoit trop petit pour loger le roi avec tous ses gens, que Versailles en etoit assez eloigné pour que le roi et la reine d’Angleterre fussent incommodés si on y avoit logé leurs domestiques, outre ce qu’il en auroit couté au Roi pour les loyers, et qu’il auroit fallu deloger tous les domestiques de M. le duc du Maine et de M. le comte de Toulouse, dont le logement auroit encore couté de grandes sommes dans Versailles. […]<lb/>[p. 15] Ce fut encore le meme jour que M. l’archeveque de Paris, etant allé à Saint Germain pour faire sa cour au roi d’Angleterre, se trouva extremement mal dans sa chambre, d’où etant sorti il tomba une seconde fois en faiblesse dans la salle des gardes, mais de telle manière qu’il perdit entierement connaissance et meme qu’il eut peur de mourir. Cependant on le transporta dans un appartement, où il revint peu à peu, et le meme jour il s’en retourna à Paris. […]<lb/>Le 12, le roi d’Angleterre fit milord Powis duc, afin que sa femme, qui etoit gouvernante du prince de Galles, put etre assise devant madame la Dauphine, car pour devant la reine d’Angleterre, les duchesses angloises ne s’y asseyoient jamais ; et ceci etoit une nouveauté, parce que les duchesses [p. 16] françoises s’asseyant devant la reine d’Angleterre, elle voulut que madame Powis eut aussi le droit de s’y asseoir, seulement quand les princesses et duchesses françoises s’y trouveroient ; et à la verité milord Powis et sa femme meritoient bien ce degré d’honneyr, puisqu’ils avoient quitté, pour la religion catholique et pour suivre le roi, leur maitre, cinquante mille ecus de rente et cinq enfants qu’ils avoient laissés dans un extreme danger. […]<lb/>[p. 17] Le 13, […] Monsieur, frère, du Roi, et MM. les princes du sang allerent voir le roi et la reine d’Angleterre ; Monsieur y alla le matin, et ils lui donnerent un fauteuil, comme ils avoient fait à Monseigneur. MM. les princes y allerent l’apres dinée, et ils n’eurent que des sieges pliants.<lb/>Le meme jour encore, la reine d’Angleterre vint à Versailles voir le Roi. Il alla au devant d’elle jusqu’au haut de son grand degré, où, l’ayant reçue, il la prit par la main et la conduisit au travers de son appartement jusqu’au salon, dans lequel, s’étant chauffés quelques moments, il s’allerent asseoir dans deux fauteuils preparés à cet effet, le Roi donnant la droite à la reine d’Angleterre. Ensuite, il ordonna qu’on apportat des sieges pliants pour Monseigneur et pour Monsieur, et en fit aussi apporter pour madame de Montecuculli et pour madame la duchesse de Powis. La conversation ayant duré un gros quart d’heure de cette manière, la reine se leva, et le Roi lui donna la main pour la mener chez madame la Dauphine par la grande galerie, et quand elle fut entrée dans la chambre de madame la Dauphine, il prit congé d’elle et se retira à son appartement. La reine fit sa visite, de meme qu’elle l’avoit faite au Roi, c’est à dire qu’elles s’assirent chacune dans un fauteuil et que les princesses et duchesses qui s’y trouverent furent assises sur des sieges pliants. Apres cela, la reine d’Angleterre alla aussi faire sa visite à Monseigneur, à Monsieur et à Madame, chez lesquels les memes ceremonies furent observées. […]<lb/>[p. 20] Le 15, […] [p. 21] le Roi alla voir le roi d’Angleterre, qui vint au devant de lui jusqu’à la porte de la salle des gardes, et lui donna de grandes marques d’empressement et même de deference. Apres un moment de conversation publique, les deux rois entrerent dans un cabinet, où ils furent enfermés pres d’une heure et demie, pendant laquelle Monseigneur alla rendre visite à la reine, que les courtisans commencerent à connoitre plus que jamais pour une princesse d’un grand cœur et d’un bon esprit, qualités qui ne lui servoient alors qu’à lui faire sentir plus vivement ses malheurs. Le Roi ayant achevé sa visite, le roi d’Angleterre voulut absolument le reconduire ; mais, sur ce que le Roi ne le vouloit pas souffrir, ils convinrent que ce jour là termineroit pour toujours entre eux toutes les ceremonies.<lb/>[…]<lb/>[p. 24] Le 21, [le roi d’Angleterre] courut le cerf avec Monseigneur dans la forêt de Saint Germain, avec l’équipage de M. le duc du Maine ; mais il n’y eut pas beaucoup de plaisir, tant à cause d’un vent de nord très froid et très violent, qui dura tout le jour, que parce qu’on ne prit point le cerf.<lb/>Le 22, le Roi alla rendre visite au roi d’Angleterre, aussi bien qu’à la reine et au prince de Galles, et puis il revint à Versailles.<lb/>[…]<lb/>[p. 30] [1er février] La première nouvelle du mois de février fut que les presbytériens d’Angleterre, c’est à dire ceux qui font profession de la religion du royaume, armoient de tous les côtés, et qu’on espéroit voir former assez de partis différents dans cet [p. 31] Etat pour n’appréhender pas qu’ils pussent faire grand tort à la France. […] On apprit aussi que deux cents hommes de troupes réglées avec leurs officiers étoient venus d’Angleterre débarquer à Dunkerque.<lb/>Ce fut alors qu’arriva aussi à Saint Germain milord Dumbarton, qu’on avoit connu en France sous le nom de milord Douglas, et qui y avoit même été lieutenant général.<lb/>Le même jour, le roi d’Angleterre cessa d’être servi par les officiers de la Bouche et du Gobelet du Roi, et commença d’être servi par les siens ; cependant le Roi lui laissa encore ses gardes du corps, de la prévôté de l’Hôtel et de la Porte, et le détachement des Cent Suisses, parce qu’il n’avoit pas encore de gens pour le garder.<lb/>[…]<lb/>[p. 32] Le 4, le roi et la reine d’Angleterre allèrent à l’abbaye royale de Saint Cyr voir la représentation de la tragédie d’Esther, composée par Racine ; elle étoit représentée par les petites pensionnaires, qui chantoient même des entractes de musique de la composition d’un nommé Moreau ; c’étoit in spectacle fort agréable, et aussi bien exécuté qu’il le pouvoit être par de jeunes enfants ; mais, le jour que le roi d’Angleterre y alla, madame la comtesse de Caylus joua le rôle d’Esther et s’attira l’admiration de tout le monde.<lb/>[…]<lb/>[p. 35] Le 10 de février, le roi d’Angleterre fit arrêter à Saint Germain par M. de Saint Viance, lieutenant des gardes du corps qui servoit auprès de lui, un Anglois nommé Barnoel, qui s’étoit venu rendre auprès de lui depuis peu de jours ; cet homme, à ce qu’on disoit, avoit changé trois ou quatre fois de religion suivant les différentes occurrences, et l’on assuroit qu’il s’étoit déchainé en invectives contre le roi, depuis son départ d’Angleterre, en présence de plusieurs personnes, dont quelques unes étoient arrivées devant lui à Saint Germain ; ensuite, n’ayant pas trouvé auprès du prince d’Orange le traitement qu’il en avoit espéré, il avoit passé en France pour se rendre auprès du roi d’Angleterre, et ce prince fit très sagement de faire arrêter un homme d’un caractère si dangereux.<lb/>[…]<lb/>[p. 37] [11 février] Ce fut en ce temps là que mourut à Saint Germain M. de Treamigny, gentilhomme des environs de Beauvais, chef du vol de la chambre pour pie, mais qui, par son assiduité et son savoir faire, avoit trouvé moyen de se faire donner par le Roi un vol pour les champs pour lièvre, pour corneille et pou milan, tous lesquels le Roi lui payoit par extraordinaire. Il avoit été longtemps forte à la mode ; mais, quoiqu’il fut un peu déchu, le Roi ne laissa pas de traiter sa famille favorablement, donnant à son fils la charge du vol de la chambre pour pie avec deux mille livres de pension, quoiqu’il n’eût que dix ou douze ans ; à l’égard [p. 38] des autres vols par commission, le Roi le révoqua, et c’étoit autant de dépense épargnée, considération fort pressante en ce temps là.<lb/>[…]<lb/>[p. 40] Le 22, le roi d’Angleterre fit arrêter et conduire [p. 41] à la Bastille milord Miljoy, grand maître de l’artillerie d’Irlande, qui avoit passé en France avec Pointis. Milord Tyrconnel, croyant avoir de grands sujets de se défier de sa fidélité, et même l’accusant d’avoir dégarni tout exprès les arsenaux d’Irlande, lui avoit dit que, comme il étoit parfaitement instruit de l’état de toutes choses, il étoit à propos qu’il vint en France en rendre compte au roi, et lui avoit donné pour cet effet une lettre de créance ; amis il en donna en même temps une toute contraire à Pointis, pour la rendre au roi secrètement, par laquelle il lui mandoit la vérité de la chose, et ce fut sur cet avis que ce prince fit arrêter milord Miljoy. Comme Pointis étoit homme d’esprit et fort intelligent dans ce qui regardoit l’artillerie, ayant même inventé la manière de jeter les bombes de dessus les barques, ce qui avoit si bien réussi à Gênes et à Alger, le Roi le donna au roi d’Angleterre pour commander son artillerie.<lb/>[…]<lb/>[p. 43] Le 25, le roi d’Angleterre alla communier publiquement dans l’église de Notre Dame de Paris, où il donna l’ordre de la Jarretière à M. de Lauzun, pour récompense des importants services qu’il lui avoit rendus, et l’après dînée il vint à Versailles prendre congé du Roi, car il devoit partir le 27, et le Roi devoit aussi le lendemain lui aller dire adieu à Saint Germain ; mais, comme il différa son départ d’un jour, le Roi différa de même ses adieux.<lb/>[…]<lb/>[p. 46] [28 février] Ce fut encore le même jour que le roi d’Angleterre partit de Saint Germain en poste pour aller s’embarquer à Brest, n’ayant pas en tout plus de vingt personnes avec lui, car M. d’Avaux avait pris les devants, aussi bien que les officiers anglois qui n’étoient pas nécessaires au roi le long de la route.<lb/>[…]<lb/>[p. 56] Le 18 [mars], la reine d’Angleterre fut attaquée d’une fièvre continue, qui ne lui dura que trois ou quatre jours, et l’on peut dire qu’elle en fut quitte à bon marché, après toutes les agitations du corps et d’esprit qu’elle supportoit depuis quelque temps.<lb/>[…]<lb/>[p. 63] [30 mars] On sut que la reine d’Angleterre venoit passer quelques jours de retraite au monastère des religieuses de la Visitation qui est à Chaillot, dans lequel la défunte reine, sa belle mère, avoit aussi accoutumé de se retirer pendant ses malheurs.<lb/>[…]<lb/>[p. 79] Le 25 [avril], le Roi cassa le comte d’Hautefort et ordonna à M. de Luxembourg de lui proposer des gens pour remplir sa place. La reine d’Angleterre, à laquelle le Roi alla ce jour là rendre visite, lui demanda sa grâce, parce qu’il avoit été le premier exempt qui eût servi auprès d’elle ; mais le Roi s’en excusa et lui fit entendre que c’étoit un homme perdu.<lb/>[…]<lb/>[p. 81] Le 29, Monseigneur, duc de Bourgogne, fit le premier voyage de sa vie, car il alla entendre la messe et dîner à Nanterre, pour y accomplir quelque vœu qu’on avoit fait pour sa santé, et de là il alla à Saint Germain rendre visite à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 244] Le 4 [juin], M. l’archevêque de Paris, qui présidoit l’assemblée générale du clergé de France, laquelle se tenoit alors à Saint Germain en Laye, vint, selon la coutume, avec tous les députés haranguer le Roi à Versailles, et il lui fit un magnifique discours qui ne lui coûta guère, étant un des plus éloquents et des plus savants hommes de son temps.<lb/>[…]<lb/>[p. 245] Le 8, M. de Torcy, secrétaire d’Etat en survivance de M. de Croissy, son père, accompagné de M. de Pontchartrain, contrôleur général, de M. de Pussort et de M. d’Argouges, conseillers d’Etat, et du conseil royal des Finances, allèrent, suivant la coutume, à Saint Germain faire de la part du Roi à MM. de l’assemblée du clergé la demande du don gratuit, qu’ils fixèrent à douze millions ; quoique cette somme fût beaucoup au dessus de celles que le clergé avoit accoutumé d’accorder, les nécessités de l’Etat étoient si bien connues, et l’affection du clergé pour le Roi si sincère, que tous les députés voulurent accorder ce que le Roi demandoit sans opiner ; mais M. l’archevêque de Paris, qui présidoit, leur représenta qu’il falloit opiner pour que la [p. 246] chose fût dans les formes, et ainsi chacun opina d’accorder les douze millions, et même davantage, si le Roi le souhaitoit. En même temps, l’assemblée députa au roi M. l’abbé de Phélypeaux, l’un des deux anciens agents qui faisoit la fonction de secrétaire de l’assemblée, pour venir apprendre à Sa Majesté qu’elle avoit fait tout ce qu’elle avoit souhaité de son service, et certainement il fut très bien reçu du Roi, qui étoit alors en son château de Marly.<lb/>Le même jour, l’assemblée du clergé envoya douze de ses députés saluer en corps la reine d’Angleterre, et ce fut M. l’archevêque d’Arles qui porta la parole, et qui fit un discours si pathétique sur l’état présent des affaires, qu’il tira les larmes des yeux de tous les Anglois qui étoient présents.<lb/>[…]<lb/>[p. 271] [22 juillet] La nouvelle qui arriva le 22 au soir déconcertoit bien tous ces beaux projets : ce fut celle de la défaite du roi d’Angleterre, n’ayant pas voulu étendre son armée pour occuper un pont qui étoit sur une rivière, laquelle séparoit son armée de celle des ennemis, et ayant oublié de le faire rompre, le prince d’Orange avoit fait défiler toute la nuit son armée sur ce pont, avoit attaqué l’armée du roi à la pointe du jour et l’avoit battue facilement, parce que tous les Irlandois avoient mis les armes bas ; que M. de Lauzun, voyant la bataille perdue, avoit envoyé M. de Léry dire au roi d’Angleterre qu’il se sauvât au plus tôt, et que pour lui il alloit faire de son mieux avec le reste de ses troupes ; et qu’effectivement le roi s’étoit retiré avec Lery, L’Estrade et quelques autres, et qu’il étoit arrivé à Brest […].<lb/>[p. 273] Aussitôt que le Roi sut ces mauvaises nouvelles, il fit partir M. de Bouillon avec trois de ses carrosses pour aller au devant du roi d’Angleterre jusqu’où il pourroit le rencontrer.<lb/>[…]<lb/>Le 25 au soir, le roi d’Angleterre arriva à Saint Germain en Laye, et le lendemain le Roi alla lui rendre visite.<lb/>[…]<lb/>[p. 332] Le [26 novembre], le roi d’Angleterre partit de Saint Germain avec M. le maréchal de Bellefonds pour aller à la célèbre abbaye de la Trappe, dont l’abbé et les religieux vivoient avec une si grande austérité qu’elle retraçoit vivement la vie de saint Bernard, leur fondateur.<lb/>[…]<lb/>[p. 343] Le 6 [janvier 1691], le roi et la reine d’Angleterre arrivèrent avec toute leur cour à Versailles, sur les six heures du roi.<lb/>[…]<lb/>[p. 359] [25 février] Il arriva ce jour-là une chose bien étrange à Saint Germain, entre deux milords anglois, frères cadres du milord Salisbury ; ils prirent querelle sur un sujet de rien, étant le soir dans leur chambre, tous deux en robe de chambre, et prêts à se mettre au lit, et la colère s’empara si fort de leurs esprits qu’ils se jetèrent à leurs épées, se battirent, et, n’ayant pas voulu ouvrir à leurs gens qui frappoient à la porte pour les séparer, ils se donnèrent l’un à l’autre plusieurs coups d’épée, dont il y en eut un qui mourut peu de jours après ; et quand on eut enfoncé la porte, on les trouva tous deux qui demandoient pardon l’un à l’autre ; et depuis, l’aîné étant mort, le cadet en eut un tel désespoir qu’il arracha tous les bandages et les emplâtres qu’on avoit mis sur ses blessures.<lb/>[…]<lb/>[p. 420] Le 15 [mai], on sut qu’il étoit arrivé à Saint Germain en Laye un envoyé d’Ecosse qui assuroit qu’il y avoit dans les montagnes quatre mille cinq cents hommes sous les armes, et qui venoit demander pour eux un secours de blé et d’argent.<lb/>[…]<lb/>[p. 443] Le même jour encore [27 juillet], le Roi ayant appris que, la nuit précédente, [le roi d’Angleterre] avoit été fort mal d’une très grande colique, il alla à Saint Germain lui rendre visite.<lb/>[…]<lb/>[tome 4, p. 4] Le [17 janvier 1692], le roi d’Angleterre, qui étoit arrivé la veille à Saint Germain, vint rendre visite au Roi à Versailles, et fut pendant quelque temps enfermé avec lui.<lb/>[…]<lb/>Le 21 [février], on sut que la reine douairière d’Angleterre devoit passer bientôt en Portugal, soit qu’elle fût devenue suspecte au prince d’Orange, soit qu’elle ne pût se résoudre à souffrir plus longtemps la domination d’un usurpateur, soit qu’elle n’eût plus l’exercice de sa religion ; et depuis elle changea de dessein, et l’on sut qu’elle devoit venir débarquer à Calais, passer à Saint Germain et y faire quelque séjour incognito, et ensuite prendre son chemin pour aller à Rome.<lb/>[…]<lb/>Le 22 [mars], milord Dumbarton, ci devant le marquis de Douglas, lieutenant général des armées du Roi et premier gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre, mourut d’apoplexie à Saint Germain en Laye, universellement regretté de tous les honnêtes gens, qui connoissoient sa valeur et son inviolable fidélité pour son maître.<lb/>[…]<lb/>Le 14 [avril], on sut de certitude que le roi d’Angleterre s’en alloit au premier jour en Normandie, et tout le monde crut deviner juste en disant qu’il n’y alloit que pour visiter les troupes irlandises.<lb/>Le 15, le Roi fut, au bout du pont du Pecq, la revue de ses deux compagnies de gendarmes et des chevau légers de sa garde ; le roi d’Angleterre y vint, et Leurs Majestés trouvèrent ces deux célèbres troupes parfaitement belles.<lb/>[…]<lb/>[p. 27] Le 19, on sut que le roi d’Angleterre avoit fait trois nouveaux chevaliers de la Jarretière, qui étoient le prince de Galles, son fils, milord Melfort et le duc de Powitz.<lb/>Le 20, le Roi alla dire adieu au roi d’Angleterre, et rien ne pouvoit égaler la joie de tous les Anglois qui étoient auprès de lui, car ils croyoient indubitablement qu’avec les troupes que le Roi donnoit au roi, leur maître, il alloit dans peu de jours reconquérir l’Angleterre.<lb/>Le lendemain, ce prince partir pour aller à la Trappe et de là passer en Normandie.<lb/>[…]<lb/>[p. 84] [27 juin] On eut nouvelle, ce jour là, que le roi d’Angleterre etait arrivé le 24 à Saint Germain en Laye.<lb/>[…]<lb/>[p. 90] Le premier jour de juillet, au matin, le Roi eut nouvelle que la reine d’Angleterre etoit accouchée d’une fille, et qu’elle avoit eté si peu de temps en travail que les princesses ni les ministres n’avoient pu y arriver assez tot.<lb/>[…]<lb/>[p. 99] Le 18, le Roi alla voir le roi et la reine d’Angleterre à Saint Germain et, le lendemain, il alla à Paris voir Monsieur.<lb/>[…]<lb/>[p. 114] Le 23 [août], le Roi alla à Saint Germain en Laye, où il tint avec Madame sur les fonds de bapteme la fille du roi d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 137] Le 11 [novembre], le grand prieur de France et le comte de Brionne tirent une course de chevaux aupres de Saint Germain ; le roi et la reine d’Angleterre, Monseigneur et tous les princes allerent la voir, et le grand prieur gagna le prix.<lb/>[…]<lb/>[p. 166] Le 3 [mars 1693], le Roi alla à Saint Germain dire adieu au roi et à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 190] Le 23 [avril], […] [p. 191] le Roi, qui etoit à Marly, alla à Saint Germain rendre visite au roi et à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 322] Le 11 [avril 1694], on apprit que quelqu’un ayant mis le feu dans la forêt de Saint Germain en Laye, on avoit eu assez de peine à l’eteindre.<lb/>[…]<lb/>[p. 420] Le 16 [janvier 1695], le Roi alla voir le roi et la reine d’Angleterre au sujet de la mort de la princesse d’Orange, et, à son retour, on sut que le roi d’Angleterre avait demandé qu’on ne lui fit point de compliments sur la mort de sa fille et qu’on n’en prit point le deuil.<lb/>[…]<lb/>[p. 453] Le 12 [mai], jour de l’Ascension […] [p. 454] on sut ce jour là que le roi d’Angleterre avoit eu deux accès de fievre.<lb/>[…]<lb/>[p. 460] Le 29, on fit à Saint Germain en Laye l’ouverture de l’assemblée ordinaire du clergé de France.<lb/>[…]<lb/>[p. 464] Le 12 [juin], l’archeveque de Paris vint de Saint Germain en Laye faire sa cour au Roi, et travailla longtemps avec Sa Majesté.<lb/>[…]<lb/>[p. 470] Le 23, le roi d’Angleterre ayant couru le cerf sans avoir mangé, parce qu’il etoit jour de jeune, et s’etant trouvé au salut avec la reine dans les eglises de Saint Germain, il y eut deux faiblesses consecutives, dont la derniere alla presque jusqu’à l’evanouissement.<lb/>[…]<lb/>[p. 472] [28 juin] On sut encore que le marquis de Montchevreuil etoit assez malade à Saint Germain, d’un rhumatisme accompagné de fievre.<lb/>[…]<lb/>[tome 5, p. 94] Le 4 [janvier 1696], on sut que […] Sa Majesté avoit donné la dignité de chef d’escadre de ses armées navales au milord grand prieur, fils naturel du roi d’Angleterre, sous le nom de duc d’Albermarle, qui lui convenoit mieux que celui de grand prieur dans la conjoncture des affaires.<lb/>[…]<lb/>[p. 102] Le 27, on sut que la reine d’Angleterre avoit la fièvre assez violente.<lb/>[….]<lb/>[p. 112] Le 27 [février], le Roi alla à Saint Germain voir le roi d’Angleterre et lui faire ses adieux, et ce fut alors qu’on apprit que le maréchal de Boufflers travailloit en diligence à Dunkerque à faire un embarquement de douze mille hommes pour passer en Angleterre, où on assuroit qu’il y avoit des apparences considérables de révolte contre le prince d’Orange, aussi bien qu’en Ecosse ; que le duc de Berwick étoit à Londres et qu’il mandoit qu’il y avoit un parti considérable formé pour recevoir le roi Jacques ; que ce seroit le marquis d’Harcourt qui commanderoit les troupes de l’embarquement et qu’il étoit parti le même jour à cet effet ; que le duc de Berwick serviroit sous lui en qualité de lieutenant général, le comte de Pracomtal et Albergotti, en qualité de maréchaux de camp, Barzun, en qualité de commandant de la cavalerie, le marquis de Mornay, le duc d’Humières et le marquis de Biron en qualité de brigadiers d’infanterie ; que Lanson, enseigne des gardes du corps, serviroit auprès du roi d’Angleterre et qu’enfin on croyoit avoir trouvé la conjoncture fatale au prince d’Orange, parce qu’il n’avoit point de flotte ni de troupes et que l’affaire du changement des monnoies faisoit beaucoup de mécontents en Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 113] Le 29, on sut que le roi d’Angleterre étoit parti le soir précédent, qu’il s’est arrêté à Saint Denis pour y faire une protestation par devant notaires comme il partoit dans le dessein d’aller rentrera dans son royaume, où il étoit rappelé par les prieres de ses peuples. On ajoutoit qu’on avoit fait partir cent mille louis d’or pour Calais, où ce prince devoit s’embarquer.<lb/>On apprit aussi le détail des troupes qui s’embarquoient, qui étoit dix huit bataillons : les deux régiments de Poitou, celui de Crussol, les deux de Languedoc, les deux d’Humières, celui du Vexin, celui de la Marche, celui de Santerre, celui [p. 114] d’Orléanois, les deux d’Artois, les deux de Vermandois, celui d’Agenois, celui de Montferrat et celui de Saint Second ; trois régiments de cavalerie qui étoient le régiment du Roi, celui d’Anjou et celui de Berry ; et deux régiments de dragons, le Colonel général et celui de Frontenay. On disoit encore que Gabaret commanderoit cet embarquement et que sa flotte seroit composée de neuf gros vaisseaux et de vingt frégates. Il y avoit beaucoup de gens qui croyoient que cet armement alloit descendre en Ecosse ; cependant Monsieur, frère du Roi, assura ce jou là qu’il alloit droit en Angleterre ; et la chose auroit été facile, s’il avoit été vrai, comme on le disoit, que la flotte angloise commandée par Spithal, qui portoit à Cadix des matelots et des provisions, fût sortie de la Manche.<lb/>[…]<lb/>[p. 116] Le 6 [mars], on assuroit que la flotte de Spithal avoit eté repoussé par les vents dans les ports d’Angleterre, ce qui etoit fort contraire aux desseins du roi Jacques. On assuroit cependant que le Roi lui avoit encore envoyé deux cent mille livres, et que la reine, son epouse, engageoit toutes ses pierreries pour lui envoyer de l’argent.<lb/>[…]<lb/>[p. 120] Le 20, […] on apprit aussi que le roi d’Angleterre etoit encore à Calais et que l’on avoit fait partir sa chambre et sa vaisselle d’argent pour qu’il eut toutes ses commodités au lieu où il sejourneroit.<lb/>[…]<lb/>[p. 137] Le 5 [mai], le roi d’Angleterre arriva à Saint Germain, et, selon les apparences, ce n’etoit pas pour en partir sitot. […]<lb/>Le 6, […] l’après dinée, le Roi alla visite le roi d’Angleterre à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 145] Le 2 [juin], le roi et la reine d’Angleterre partirent de Saint Germain en Laye pour aller à Chartres, où ils devoient sejourner un jour pour y faire leurs devotions, et de là passer à la celebre abbaye de la Trappe, où ils devoient faire un pareil sejour, et de là venir coucher à Anet, d’où ils devoient revenir à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 146] Le 5, on sut que le prince de Galles avoit la rougeole, ce qui etoit capable de donner de grandes inquietudes au roi et à la reine d’Angleterre pendant leur voyage de devotion à Chartres et à la Trappe, mais cette maladie n’eut pas de suites facheuses.<lb/>[…]<lb/>[p. 159] Le 27, […] l’on sut que la reine d’Angleterre avoit depuis deux jours une grosse fievre. Mais le lendemain, on apprit qu’elle l’avoit quittée par l’habileté de son premier medecin, qui l’avoit purgée au fort de son mal.<lb/>[…]<lb/>[p. 163] Le 12 [juillet], l’on sut que le milord duc de Powits, chevalier de l’ordre de la Jarretière et sans contredit un des plus fideles serviteurs du roi d’Angleterre, etoit mort à Saint Germain en Laye, n’ayant point eu de santé depuis un vomissement de sang qui lui avoit pris à Bologne pendant qu’il y etoit avec le roi, son maitre.<lb/>[…]<lb/>[p. 234] Le 19 [janvier 1697], on sut que le roi et la reine d’Angleterre, le prince de Galles et la princesse, sa sœur, etoient tombés malades tous à la fois.<lb/>[…]<lb/>[p. 235] Le 21, on sut que toute la maison royale d’Angleterre etoit guerie, et que le roi d’Angleterre avoit dit qu’il n’etoit pas vrai, comme le prince d’Orange l’avoit publié, que le Roi fut convenu de le reconnoitre pour roi d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 343] [26 septembre] On sut certainement ce jour là que le Roi avaoit accordé au roi et à la reine d’Angleterre son château de Saint Germain pour [p. 344] demeure fixe et qu’ils n’iroient point demeurer à Blois comme le bruit en avoit couru.<lb/>[…]<lb/>[tome 6, p. 31] Le 8 [mai 1698], […] on sut que le roi et la reine d’Angleterre se portoient mieux, car ils avoient eu l’un et l’autre dans le même temps quelque attaque de fièvre.<lb/>[…]<lb/>Le 11, […] [p. 32] le soir, le Roi, qui etoit à Marly pour quelques jours, alla rendre visite au roi et à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 42] Le 26 [juin], on disoit que la reine d’Angleterre avoit eu un violent accès de fievre qui avoit empeché le roi, son epoux, de partir pour aller à la Trappe, comme il l’avoit resolu.<lb/>[…]<lb/>[p. 147] [Le 18 avril 1699], on sut encore, le meme jour, que le chevalier de Gassion, lieutenant general et lieutenant des gardes du corps de quartier, etoit tombé malade assez considerablement à Saint Germain, où il servoit aupres du roi d’Angleterre, avoit eté obligé de se faire transporter à Paris.<lb/>Le 19, on disoit que, la reine d’Angleterre ayant reçu des avis qu’on vouloit attenter à la vie du prince de Galles, on lui avoit donné des gardes du corps pour le suivre en plus grand nombre qu’à l’ordinaire.<lb/>[…]<lb/>[p. 168] Le 28 [juin], [le Roi] alla dire adieu au roi d’Angleterre, qui alloit faire un voyage à la Trappe, pendant lequel la reine devoit se mettre dans le couvent de Sainte Marie de Chaillot.<lb/>[…]<lb/>[p. 192] Le 10 [octobre], on apprit que Ruzé, contrôleur des Bâtiments, qui faisoit cette charge à Marly et à Saint Germain depuis dix sept ans, avec l’approbation de la Cour, avoit été renvoyé à Saint Germain, avec les appointements qu’il avoit à Marly, et que le Roi avoit mis à sa place un nommé Dujardin, parent de Mansard.<lb/>[…]<lb/>[p. 206] Le 26 [novembre], le Roi envoya le marquis de Beringhen, son premier écuyer, à Saint-Germain-en-Laye, complimenter le roi d’Angleterre et s’informer de sa santé, parce qu’il avoit au croupion un anthrax, qui lui dura très longtemps.<lb/>[…]<lb/>[p. 265] Le 14 [juin 1700], Pomereu, comme l’ancien du conseil royal de finance, alla à Saint Germain, escorté de trois autres conseillers d’Etat, faire le compliment au clergé, et son discours ne fut si bien suivi ni si bien raisonné que la réponse que lui fit l’archevêque de Reims, avec beaucoup d’esprit et beaucoup d’art.<lb/>[…]<lb/>[p. 302] Le 10 [novembre], […] le Roi dépêcha Saint Olon, gentilhomme ordinaire, pour aller à Saint Germain apprendre au roi et à la reine d’Angleterre la mort du roi d’Espagne et le reste des nouvelles.<lb/>[…]<lb/>[p. 325] Le 4 [décembre], […] [p. 327] le roi Jacques vint prier le Roi de lui donner une garde plus forte, parce qu’il avoit eu avis que les Anglois vouloient enlever le prince de Galles et le faire élever dans la religion anglicane.<lb/>[…]<lb/>[p. 337] Le 18 [décembre], on disoit que le roi d’Angleterre étoit plus incommodé que jamais, et cette maladie, si elle avoit été véritable, étoit une nouvelle bien importante.<lb/>[…]<lb/>[tome 7, p. 29] Le 4 [mars 1701], […] on apprit encore que le roi Jacques d’Angleterre avoit eu une grande foiblesse pendant la messe, qu’on avoit été obligé de le remener dans son appartement, et qu’on attribuoit cet accident à ses jeunes et à ses autres austérités.<lb/>[…]<lb/>[p. 31] [Le 11 mars], le roi d’Angleterre eut une seconde attaque d’apoplexie, bien plus forte que la première, de laquelle il resta paralytique de tout le côté droit.<lb/>[…]<lb/>[p. 33] [Le 16 mars], le Roi alla visiter le roi d’Angleterre, qui vint au-devant de lui avec la reine jusqu’à la porte de sa grande chambre, s’appuyant assez bien sur la jambe droite et commençant à porter le bras droit jusqu’à sa tête et à s’aider de ses deux doigts ; mais cela n’empêchoit pas qu’il n’eût pris la résolution de partir la semaine de Pâques pour aller à Bourbon.<lb/>[…]<lb/>Le 18 [mars], le Roi fit dans la plaine d’Houilles la revue de ses deux régiments des gardes, qu’il trouva plus beaux que jamais. Le prince de Galles y vint, et apprit à Sa Majesté que le roi son père avoit encore pris, le soir précédent, de l’émétique, qui lui avoit fait un très bon effet.<lb/>[…]<lb/>[p. 36] Le 24 [mars], qui étoit le jour du jeudi saint, […] [p. 37] le Roi dit au marquis d’Urfé qu’il l’avoit choisi pour aller conduire le roi d’Angleterre à Bourbon et lui faire rendre, en allant et en revenant, les honneurs qui lui étoeint dus, et pour les frais de son voyage, il lui fit donc de dix mille francs.<lb/>[…]<lb/>[p. 39] Le 28 [mars], […] la reine d’Angleterre vint prendre congé du Roi, de Monseigneur et de la duchesse de Bourgogne, devant partie deux jours après pour suivre le roi son époux à Bourbon.<lb/>[…]<lb/>[p. 49] Le 17 [avril], […] [p. 50] on sut aussi ce jour là que le roi Jacques d’Angleterre avoit été retenu par la goutte à la Charité sur Loire, et que Le Pelletier, ci devant ministre d’Etat, étoit fort malade à Paris d’une fièvre continue, pour laquelle on l’avoit fait saigner quatre fois, quoiqu’il eut soixante et onze ans.<lb/>[…]<lb/>[p. 73] Le 7 [juin], le roi et la reine d’Angleterre arrivèrent à [p. 74] Saint Germain en Laye, revenant de Bourbon, et l’on vit à Marly le marquis d’Urfé, qui les y avoit escortés.<lb/>Le 8 [juin], Monsieur étant venu dîner avec le Roi à Marly, il saigna du nez à table. […] L’après dînée, il alla avec beaucoup de dames faire sa visite à Leurs Majestés de la Grande Bretagne, et il saigna encore du nez chez la reine. Un moment après, le Roi et tous les princes et princesses arrivèrent à Saint Germain, et, après avoir fait sa visite, chacun s’en retourna dans son carrosse à Marly. […]<lb/>[…]<lb/>[p. 97] Le premier d’août, […] la duchesse de Bourgogne alla se baigner dans la rivière de Seine au dessus de Saint Germain en Laye, le Roi ayant fait tendre exprès en cet endroit les tentes du duc de Bourgogne.<lb/>[…]<lb/>[p. 111] Le 26 [août], on sut […] qu’il s’étoit fait un dépôt d’humeur sur les jambes et sur le col du pied du roi Jacques d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 113] Le 2 [septembre], le roi Jacques d’Angleterre eut une grande foiblesse en sortant de la messe, et il fut longtemps sans connoissance. Cette attaque redoubla, et on commença à appréhender qu’il ne passât pas la journée.<lb/>[...]<lb/>[p. 114] Le 4 [septembre], […] Fagon, premier médecin du Roi, alla en diligence à Saint Germain en Laye pour essayer de secourir le roi Jacques d’Angleterre, qui étoit à l’extrémité. On apprit, à son retour, que le prince avoit reçu tous les sacrements à deux heures et demie après midi, que les remèdes qu’on lui avoit fait prendre lui avoient fait jeter une grande quantité de sang caillé et puant qui étoit extravasé dans sa poitrine, et qu’une saignée qu’on lui avoit faite l’avoit soulagé.<lb/>[…]<lb/>[p. 115] Le 6 [septembre], l’envoyé de Hesse Cassel, dans une audience publique, assura le Roi que son maître n’embrassoit point le parti de l’Empereur. […] Cependant, le roi Jacques d’Angleterre avoit de fréquentes foiblesses ; il avoit la fièvre avec des redoublements, mais il ne vomissoit plus le sang avec tant d’abondance.<lb/>Le 7 [septembre], on lui donna le quinquina, qui fit son effet : sa fièvre parut moins forte, mais on n’en espéroit rien de bon. […]<lb/>Le 8 [septembre], le Roi alla s’établir à Marly pour dix jours. En arrivant, on sut que le roi Jacques d’Angleterre avoit encore eu son redoublement, mais que son sang s’étoit arrêté et qu’il restoit encore quelque légère espérance.<lb/>[…]<lb/>[p. 116] Le 11 [septembre], le Roi alla à Saint Germain voir le roi d’Angleterre, qui étoit au plus mal. Il le trouva dans un grand assoupissement, et demeura une heure auprès de lui, pendant laquelle la duchesse de Bourgogne y vint aussi et n’y demeura qu’un quart d’heure ; mais on ne croyoit pas que ce pauvre prince pût encore passer la semaine.<lb/>[…]<lb/>[p. 117] Le 13 [septembre], on apprit que le roi d’Angleterre étoit fort mal, qu’il ne pouvoit pas passer la journée, et qu’il avoit déclaré publiquement qu’il pardonnoit au prince d’Orange et à ses filles et à l’Empereur. En même temps, le Roi envoya Fagon, lequel rapporta qu’il n’y avoit plus d’espérance. L’après dînée, le Roi y alla et le laissa à l’extrémité ; mais, auparavant que de partir de Saint Germain, il fit appeler le prince de Galles et lui déclara, en présence de tous les Anglois, qu’après la mort du roi son père il le reconnoitroit pour roi d’Angleterre, et comme le nonce du Pape étoit présent, n’ayant pas abandonné le roi d’Angleterre depuis son mal, le Roi lui dit qu’il voyoit de quelle manière il en usoit avec le roi d’Angleterre et qu’il le prioit de le mander au Pape.<lb/>Le 14 [septembre], on eut nouvelle que le jeune Mathan, colonel de Bugey, étoit mort. […] [p. 118] Le soir, on sut que le roi d’Angleterre avoit entièrement perdu la vue ; le duc de Bourgogne alla le voir et, quand il entra dans sa chambre, on disoit pour la cinquième fois les prières des agonisants, et comme on les suspendit à cause de la présence du duc, le roi le pria de trouver bon qu’on les continuât. Enfin, on pouvoit dire que ce prince mouroit de la mort des justes, et les Anglois se flattoient que sa mort changeroit en bien le sort du prince de Galles.<lb/>Le 16 [septembre], le roi d’Angleterre mourut à trois heures et demie du matin, et la reine partie en même temps pour s’aller enfermer au monastère de Chaillot. Pour le jeune roi et la princesse, ils restèrent à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 119] Le 18 [septembre], […] les princes et les princesses allèrent donner de l’eau bénite au corps du roi d’Angleterre, et, le soir, on l’emporta à Paris à l’église des Bénédictins anglois du faubourg Saint Jacques, où il devoit rester en dépôt jusqu’à ce qu’on pût le porter au tombeau de ses ancêtres, le roi n’ayant pas jugé à propos qu’on l’enterrât dans l’église paroissiale de Saint Germain en Laye, comme il l’avoit souhaité par humilité et même proposé au Roi peu de jours avant sa mort.<lb/>Le 19 au soir, la reine d’Angleterre revint à Saint Germain, et, le lendemain, le Roi et toute la Cour allèrent la voir sans cérémonie, parce qu’elle l’avoit souhaité, et elle les reçut dans son lit.<lb/>[…]<lb/>[p. 123] Le 2 [octobre], on disoit que la flotte angloise étoit rentrée dans ses ports, et qu’elle y avoit été rappelée sur la nouvelle de la mort du roi Jacques ; mais il n’y avoit guère d’apparence que cela pût être, et que, depuis la mort de ce prince, on eût pu envoyer cet ordre à la flotte, qui étoit trop éloignée. On ajoutoit que la reconnoissance du prince de Galles faisoit grand bruit en Angleterre, qu’on y avoit depuis longtemps son portrait presque dans toutes les maisons, qu’on y avoit publié la relation de la mort du roi Jacques, laquelle s’étoit débitée par merveilles, que les régents en avoient fait saisir les exemplaires et fait mettre en prison les colporteurs, mais qu’ils les avoient ensuite fait relâcher. […]<lb/>Le 3 [octobre], le bruit couroit que quelques milords étoient venus à Saint Germain trouver le</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21829_actor">Bouchet, Louis-François (du) </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
              <subject>Chasse</subject>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <subject>Jacobites</subject>
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              <p>Louis-François du Bouchet, marquis de Sourches, Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, éd. Gabriel-Jules de Cosnac et Arthur Bertrand de Roussillon, Paris, Hachette, 1882-1883/</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires du marquis de Dangeau</unittitle>
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              <unitdate normal="1684/1720" encodinganalog="3.1.3">1684-1720</unitdate>
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                <p>Marquis de Dangeau. Homme de cour, membre de l'Académie française (1664).</p>
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              <p>« [tome 1, p. 73] Mercredi 22 [novembre 1684]. […] Monseigneur alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 76] Vendredi 1er décembre. Le Roi alla faire la revue de ses gardes du corps ; il y avoit plus d’un an qu’il ne les avoit vus. Il les trouva en fort bon état malgré leur fatigue. En revenant de la plaine d’Ouille, où il avoit fait la revue, il passa au château de Saint Germain, et il revint très content de tous les bâtiments qu’on y avoit faits.<lb/>[…]<lb/>[p. 79] Lundi 11. […] Monseigneur alla courre le cerf à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 114] Lundi 29 [janvier 1685], à Versailles. […] Monseigneur alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 116] Jeudi 1er février, à Versailles. […] Monseigneur alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 117] Lundi 5, à Versailles. […] Monseigneur alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 119] Samedi 10, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 121] Jeudi 15, à Versailles. […] [p. 122] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 123] Lundi 19, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 124] Mercredi 21, à Versailles. […] Monseigneur vouloit aller courir le sanglier dans la forêt de Saint Germain, mais il n’y en avoit point de détourné. […]<lb/>[p. 125] Jeudi 22, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 127] Lundi 26, à Versailles. […] Monseigneur courut la bague et les têtes, puis alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 129] Vendredi 2 [mars], à Versailles. [….] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain, avec les chiens de M. de Furstemberg. On donna les relais à l’envers ; c’est une manière de chasser extraordinaire. On ne laissa pas de prendre le cerf et même fort vite.<lb/>[…]<lb/>[p. 131] Mardi 6 [mars], à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 137] Lundi 19, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain avec l’équipage de M. de Furstemberf et fit une fort belle chasse.<lb/>[…]<lb/>[p. 143] Vendredi 30, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. de Furstemberg, qui firent une fort belle chasse ; ce [p. 144] sera la dernière. Ils ont pris les sept cerfs qu’ils ont courus, et ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’ils donneur leurs relais à l’envers : leurs vieux chiens sont à la meute, et les chiens les plus vites sont au dernier relais. Madame étoit à la chasse avec Monseigneur.<lb/>[…]<lb/>[p. 149] Vendredi 6 [avril], à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf avec les chiens du roi, qui étaient revenus de Saint Germain à Versailles.<lb/>[…]<lb/>[p. 180] Lundi 28 [mai], à Versailles. […] L’assemblée du clergé doit commencer aujourd’hui à Saint Germain, l’archevêque présidant.<lb/>[…]<lb/>[p. 188] Vendredi 8 [juin], à Versailles. […] Monseigneur courut le loup dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 191] Jeudi 14, à Versailles. […] Monseigneur chassa dans la forêt de Saint Germain. Il y tua un gros sanglier et un loup, et revint encore d’assez bonne humeur pour le salut.<lb/>[…]<lb/>[p. 193] Lundi 18, à Versailles. […] L’assemblée du clergé, qui se tient à Saint Germain, accorda au Roi 3000000 de don gratuit, que Sa Majesté leur avoit demandés, et ces 3000000 ont été accordés d’un consentement unanime.<lb/>[…]<lb/>[p. 196] Mardi 26, à Versailles. […] Monseigneur courut le loup dans la forêt de Saint Germain. […]<lb/>[p. 197] Mercredi 27, à Versailles. […] Monseigneur alla dans la forêt de Saint Germain pour y prendre des loups qui sont dans le parc, et fouilla toute la forêt sans les trouver.<lb/>[…]<lb/>[p. 213] Jeudi 30 [août], à Versailles. […] [p. 214] Le duc du Lude, grand maître de l’artillerie, mourut à Paris. Il étoit chevalier de l’Ordre, il avoit le justaucorps bleu et étoit capitaine de Saint Germain. Sa femme aura la plus grande partie de son bien. Le duc de Roquelaure et la duchesse de Foix, enfants de sa sœur, sont ses héritiers. La capitainerie de Saint Germain fut donnée à M. le marquis de Montchevreuil. On lui donna aussi la survivance pour son fils, qui épouse mademoiselle de Coetquen, fille de feu Combourg.<lb/>[…]<lb/>[p. 274] Mercredi 2 [janvier 1686], à Versailles. […] J’appris que le Roi avoit fort diminué le fonds des dépenses pour ses bâtiments ; il lui en a coûté l’année passée plus de 15000000 et il n’en veut dépenser celle ci que 4 tout au plus, tant pour les bâtiments que pour la conduite de la rivière Eure. […] Il y eut une manière de sédition à Saint Germain sur ce que les habitants se soulevèrent pour demander que le curé ne quittât point ; les habitants tinrent des discours un peut trop forts ; le Roi en fit mettre plusieurs en prison et interdit beaucoup de prêtres, et on a exilé le curé à Rouen.<lb/>[…]<lb/>[p. 380] Mercredi 4 [septembre], à Marly. Le Roi vouloit aller tirer dans Vézinet, au dessous de Saint Germain ; le vilain temps l’en empêcha.<lb/>[…]<lb/>[p. 433] Jeudi 19 [décembre]. […] Monseigneur courut le lièvre dans le parc de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine. Madame la princesse de Conty, madame de Mortemart, madame de Bellefonds et mademoiselle d’Humières étoient à cheval avec Monseigneur.<lb/>[…]<lb/>[tome 2, p. 68] Jeudi 20 [novembre 1687], à Marly. […] Monseigneur et les princesses allèrent courre le daim dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. le duc du Maine. Madame la Dauphine, qui est demeurée à Versailles, envoya trois de ses filles pour monter à cheval avec les princesses, mesdemoiselles de La Force, de Séméac et de Bellefonds.<lb/>[…]<lb/>[p. 69] Lundi 24, à Versailles. […] M. le duc du Maine a souhaité d’avoir un équipage pour courre le cerf. Le Roi lui donne 10000 écus pour le mettre sur pied et ordonne 10000 écus par an pour l’entretien. Le chevalier d’Aunay commandera l’équipage et on lui donne pour cela 1000 écus d’appointements.<lb/>[…]<lb/>[p. 71] Vendredi 28 à Versailles. […] Monseigneur et Madame coururent le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine et revint d’assez bonne heure pour être à la répétition.<lb/>[…]<lb/>[p. 80] Mardi 16 [décembre], à Marly. Le Roi, après son dîner, monta en carrosse avec mesdames les princesses, Monseigneur et Madame ; il alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine.<lb/>[…]<lb/>[p. 94] Mercredi 14 [janvier 1688], à Marly. Le Roi alla à Saint Germain. Il s’y promena pour voir ce qu’il fait couper dans son parc, les changements qu’il fait dans ses jardins et la cour des cuisines qu’il fait abattre pour en bâtir une magnifique pour loger les secrétaires d’Etat.<lb/>[…]<lb/>[p. 98] Vendredi 23, à Versailles. […] Monseigneur alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine.<lb/>[…]<lb/>[p. 104] Jeudi 5 [février] à Versailles. […] Le Roi donna à M. de Montchevreuil la charge de maître des Eaux et forêts de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 106] Lundi 9, à Versailles. […] Monseigneur courut trois cerfs dans la forêt de Saint Germain avec l’équipage de M. du Maine, malgré la gelée, qui est fort grande.<lb/>[…]<lb/>Vendredi 13, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine.<lb/>[…]<lb/>[p. 109] Jeudi 19, à Marly. Le Roi et Monseigneur allèrent [p. 110] dans la forêt de Saint Germain, d’où ils firent sortir deux cents cerfs qu’on avoit renfermés dans une petite enceinte. Il y en avoit trop dans la forêt. Le Roi prit assez de plaisir à cette manière de chasser.[…]<lb/>Vendredi 20 février, à Marly. Le Roi alla dans l’après-dînée courre le cerf avec les chiens de M. du Maine dans la forêt de Saint Germain. Monseigneur vint l’y trouver et avoit couru le loup dès le matin. […]<lb/>[p. 111] Samedi 21, à Versailles. Le Roi courut encore le cerf avec les chiens de M. du Maine dans la forêt de Saint Germain. Il avoit manqué celui d’hier, et en a pris deux aujourd’hui.<lb/>[…]<lb/>[p. 114] Mercredi 3 [mars], à Versailles. […] L’après dînée, le Roi partit de bonne heure et alla à Saint Germain voir sortir du parc quantité de cerfs et de daims qu’on en ôte, et ensuite revint à Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 289] Jeudi 6 [janvier 1689], à Versailles. Le Roi, après son dîner, partit d’ici avec Monseigneur et Monsieur dans son carrosse et vint jusqu’auprès de Chatou, où il attendit la reine d’Angleterre, qui arriva un quart d’heure après. Dès qu’on vit paraître les carrosses qui la menoient, le Roi, [p. 290] Monseigneur et Monsieur mirent pied à terre. Le Roi fit arrêter le carrosse qui marchoit devant celui de la Reine, où étoit le prince de Galles, et l’embrassa. Pendant ce temps là, la reine d’Angleterre descendit de carrosse et fit au Roi un compliment fort plein de reconnaissance pour elle et pour le roi son mari. Le Roi lui répondit qu’il leur rendoit un triste service en cette occasion, mais qu’il espéroit être en état de leur en rendre de plus utiles dans la suite. Le Roi avoit avec lui ses gardes, ses chevau légers et ses mousquetaires, et tous les courtisans l’avoient accompagné. Le Roi monta en carrosse avec la reine ; Monseigneur et Monsieur s’y mirent aussi. Cela avoit été concerté dès le jour précédent, c’est pourquoi elle n’avoit avec elle que madame de Powits et la signora Anna Victoria Montecuculli, une Italienne qu’elle aimoit fort. Ils descendirent au château de Saint Germain, qui étoit meublé fort magnifiquement et où l’on trouva toutes les commodités imaginables pour le prince de Galles. Tourolle, tapissier du Roi, donna à la reine la clef d’un petit coffre où il y avoit 6000 pistoles. Monsieur et madame de Montchevreuil sont à Saint Germain pour faire à la reine les honneurs du gouvernement. Le roi d’Angleterre couche aujourd’hui à Breteuil. Le duc de Berwick, son fils, est venu devant pour apporter de ses nouvelles à la reine. Madame de Portsmouth avoit voulu venir au devant de la reine, mais M. de Lauzun lui manda qu’elle ne verroit personne qu’après être arrivée à Saint Germain. Les bruits qu’on a fait courre sur ce qu’elle a dit n’ont pas laissé de faire impression sur la reine, mais elle s’en justifie fort bien. […]<lb/>[p. 291] Vendredi 7, à Versailles. […] [p. 292] Entre cinq et six heures, le Roi monta en carrosse avec Monseigneur et M. de Chartres et alla descendre au château de Saint Germain. Il trouva la reine d’Angleterre au lit. Il causa une demi heure avec elle et la quitta quand on vint lui dire que le roi d’Angleterre étoit entré dans la cour du château ; le Roi alla au devant de lui jusqu’à la porte de la salle des gardes. Le roi d’Angleterre se baissa jusqu’à ses genoux ; le Roi l’embrassa et ils demeurèrent longtemps à s’entr’embrasser. Et ensuite, le Roi, lui tenant toujours la main, le mena dans la chambre de la reine sa femme, et le lui présenta, lui disant : « Je vous amène un homme que vous serez bien aise de voir ». Le roi d’Angleterre demeura longtemps dans les bras de la reine, et ensuite le Roi lui présenta Monseigneur, M. de Chartres, les princes du sang, le cardinal de Bonzy et quelques uns des courtisans que le roi d’Angleterre connaissoit. Puis le Roi mena le roi d’Angleterre chez le prince de Galles, et après l’avoir ramené chez la reine, en se séparant il lui dit : « Je ne veux point que vous me conduisiez ; vous êtes encore aujourd’hui chez moi. Demain vous me viendrez voir à Versailles comme nous en sommes convenus, je vous en ferai les honneurs, et vous me les ferez de Saint Germain la première fois que j’y viendrai, et ensuite nous vivrons sans façon ». […]<lb/>[p. 293] Samedi 8, à Versailles. Le Roi envoya le matin M. de La Trémouille à Saint Germain pour savoir des nouvelles du roi d’Angleterre, de la reine et du prince de Galles. Le roi d’Angleterre vint ici sur les quatre heures. […]<lb/>[p. 294] Dimanche 9, à Versailles. […] Monseigneur, en sortant de table, alla à Saint Germain. Le roi d’Angleterre vint le recevoir au bout de sa chambre, mais il ne sortit point. Ils causèrent longtemps debout, et ensuite Monseigneur alla voir la reine, qui lui donna un fauteuil, mais au dessous d’elle. En sortant de chez la reine, Monseigneur alla chez le prince de Galles, puis retourna à Versailles. Les maréchales d’Humières, de Lorges, d’Estrées ont été faire leur cour à la reine d’Angleterre, qui ne les a point baisées. Elle ne baisa point non plus la duchesse de Nevers, qui étoit allée au devant d’elle à Beaumont. Le Roi a réglé ce qu’il donnera au roi d’Angleterre pour sa dépense : il lui donnera 50000 écus pour se remettre en équipage et 50000 [p. 295] francs par mois. Le roi d’Angleterre n’en vouloit que la moitié. La reine d’Angleterre dit qu’elle traitera les dames ou comme les reines les traitent en Angleterre, ou comme les reines les traitent en France ; elle en laisse le choix au Roi, et ne veut rien faire que ce qui lui sera le plus agréable. Les reines en Angleterre baisent les princesses et les duchesses et ne les font point asseoir, et ici les reines font asseoir les princesses et les duchesses et ne les baisent point. La feue reine mère d’Angleterre, quand elle étoit ici, baisoit les duchesses, les maréchales de France, la femme du chevalier d’honneur et les dames d’atour. La reine dit à Monseigneur qu’elle n’attendoit qu’un habit pour aller à Versailles faire sa cour au Roi et voir madame la Dauphine.<lb/>Lundi 10, à Versailles. Madame alla sur les quatre heures à Saint Germain. Mademoiselle sa fille, madame de Guise et toutes les princes du sang y allèrent aussi. La reine d’Angleterre les salua toutes et donna un fauteuil à Madame et des sièges pliants aux princesses. Elle fit asseoir la duchesse de Portsmouth et la signora Anna Victoria Montecuculli, ce qu’on trouva extraordinaire car elle n’est point duchesse ; apparemment c’est comme étant sa dame d’honneur et on la priera de s’expliquer là-dessus.<lb/>[…]<lb/>[p. 297] Mercredi 12, à Versailles. […] Il y avoit encore quelque difficulté à régler sur le cérémonial pour la manière dont les princes du sang doivent être traités de LL. MM. BB. On est convenu, aujourd’hui, que les princes du sang se couvriront quand le roi d’Angleterre se couvrira et que la reine leur donnera des sièges ployants et les baisera. La feue reine, notre maîtresse, ne les faisoit pas asseoir, mais ils s’étoient toujours assis devant la reine mère. Le feu roi d’Angleterre, à Bruxelles, donna un fauteuil à feu M. le Prince. L’Empereur en fit offrir à MM. les princes de Conty quand ils passèrent à Vienne et il y a beaucoup d’exemple que les princes du sang de France ont reçu de plus grands honneurs que ceux qu’ils ont en cette occasion ; mais le Roi veut qu’on rende plus de respect encore au roi d’Angleterre malheureux que s’il étoit dans la prospérité. […] Le roi d’Angleterre a fait milord Powits duc. Il a quitté plus de 50000 écus de rente pour suivre le roi son maître, et est homme de grande qualité. […]<lb/>[p. 298] Jeudi 13, à Versailles. La reine d’Angleterre vint ici sur les quatre heures.<lb/>[…]<lb/>[p. 301] Samedi 15, à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain avec Monseigneur. Le roi d’Angleterre le vint recevoir au bout de la salle des gardes. Après avoir été quelque temps enfermés ensemble, ils allèrent chez la reine, où il y avoit trois fauteuils, mais le roi d’Angleterre ne voulut point s’asseoir et alla auprès de la cheminée causer avec Monseigneur, qui étoit debout, disant au Roi : « Nous sommes convenus que nous ne ferions plus de façons après cette visite ci ; je veux commencer dès ce soir ». Sur les six heures, le Roi en repartit et Monseigneur revint à la comédie.<lb/>[…]<lb/>[p. 306] Vendredi 21, à Marly. […] Monseigneur alla à Saint Germain ; il vouloit y courre le loup, mais n’en trouva point. Il y courut le cerf avec les chiens de M. du Maine. Le roi d’Angleterre étoit à la chasse et fut toujours à la tête des chiens ; il faisoit un temps terrible, et l’on manqua le cerf. […]<lb/>[p. 307] Samedi 22, à Versailles. Le Roi, après son dîner, partit de Marly et alla à Saint Germain voir le roi d’Angleterre. Il demeura assez longtemps enfermé avec lui, puis ils allèrent chez la reine, qui étoit au lit, et ensuite passèrent chez le prince de Galles.<lb/>[…]<lb/>[p. 309] Lundi 24, à Versailles. […] Le nonce d’Adda est arrivé à Saint Germain depuis quelques jours et s’en retourne à Rome, où il espère qu’on lui donnera le chapeau de cardinal. Nous n’avons pas été trop contents ici de la conduite qu’il a eue en Angleterre, et l’aimons mieux en Italie que dans ces pays ci. Le roi d’Angleterre a permis par un brevet au duc de Berwick, son fils, de porter l’étoile de l’ordre de la Jarretière sur ses habits, quoi qu’il n’ait pas été reçu à la chapelle de Windsor.<lb/>[…]<lb/>[p. 319] Mardi 1er février, à Versailles. […] [p. 320] Le Roi a dîné à son petit couvert, et après dîner est allé tirer, et de là à Marly, puis à Saint Germain pour voir le roi et la reine d’Angleterre. Monseigneur, après le chapitre, est allé à la forêt de Marly, où il avoit donné rendez vous au roi d’Angleterre. Ils ont couru le cerf et en ont pris deux. […] Il devoit y avoir appartement ce soir, mais le Roi l’a remis à demain, à cause qu’il a bien cru qu’il reviendroit trop tard de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 325] Mardi 8 [février], à Marly. […] Monseigneur alla à Saint Germain. Le roi d’Angleterre et lui coururent le cerf avec les chiens de M. du Maine. […]<lb/>[p. 326] Mercredi 9, à Marly. […] Monseigneur courut le loup dans la forêt de Saint Germain. M. le prince d’Orange renvoie au roi d’Angleterre ses carrosses, ses chevaux, ses équipages et sa vaisselle. […] Le roi d’Angleterre a fait arrêter à Saint Germain le major du régiment de Péterborough. C’est un homme qui a changé souvent de religion et de parti, et qu’on soupçonne d’avoir été envoyé ici par le prince d’Orange. On croit qu’on découvrira quelque chose par cet homme là.<lb/>[…]<lb/>[p. 328] Vendredi 11, à Marly. […] [p. 329] Monseigneur a couru le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine ; il a été prendre le roi d’Angleterre. Madame la princesse de Conty étoit à la chasse, et mesdames de Mongon et de Dangeau l’y accompagnoient. La princesse de Conty a monté chez la reine d’Angleterre, qui souhaitoit la voir en habit de chasse.<lb/>Samedi 12, à Versailles. […] Hier au soir, deux députés d’Irlande arrivèrent à Saint Germain auprès du roi d’Angleterre. L’un est milord de Montjoye, protestant, et l’autre est catholique et milord chef de justice ; il s’appelle Reys. L’Irlande est toujours fort fidèle au roi. Ils n’ont été que deux jours sur mer et six jours à venir de Brest à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 331] Mercredi 16, à Versailles. […] Monseigneur est allé à Saint Germain pour y courre le loup avec le roi d’Angleterre ; mais ils n’en ont pas trouvé et sont revenus sans chasser. Il avoit convié le roi d’Angleterre, de la part du Roi, de venir ici demain voir les jardins, mais le roi d’Angleterre n’y viendra [p. 332] que vendredi parce qu’il s’est engagé d’aller demain dîner à Maubuisson.<lb/>[…]<lb/>[p. 335] Lundi 21, à Versailles. […] Monseigneur courut le loup à Lauthie et, au retour, à Saint Germain, il vit le roi et la reine d’Angleterre. […] [p. 336] Le roi d’Angleterre a fait arrêter à Saint Germain milord Montjoye, qui étoit député d’Irlande. Milord Tyrconnel a mandé au roi son maître qu’il feroit bien de s’en assurer. M. de Ponty, qui vient d’Irlande, assure que tout va à merveille en ce pays là. Il est arrivé aujourd’hui et dit qu’il y a dans ce royaume là quarante mille hommes sous les armes. Le roi d’Angleterre y fait passer trois cents officiers et quinze cents soldats, dragons ou cavaliers, et à mesure qu’il en arrive à Saint Germain on les envoie.<lb/>[…]<lb/>[p. 337] Mercredi 23, jour des Cendres, à Versailles. […] Je viens d’apprendre, ce soir au coucher, qu’il y a des chevaux de poste avec des chaises placées sur toute la route d’ici à Brest pour le roi d’Angleterre et les principales personnes qui l’accompagneront. Les milords Powits, Dumbarton, Melfort et Georges Howard suivront S. M. B. La reine et le prince de Galles demeureront à Saint Germain. Le roi donne beaucoup d’argent au roi d’Angleterre pour ce voyage là, et M. d’Avaux y va et demeurera en Irlande ambassadeur du Roi auprès de lui.<lb/>[…]<lb/>[p. 338] Vendredi 25, à Versailles. […] Le roi d’Angleterre, le matin, à Saint Germain, fit M. de Lauzun chevalier de la Jarretière, en la place du duc d’Albemarle, mort depuis peu de temps. Ensuite S. M. B. alla à Paris, descendit à Notre Dame, où il fit ses dévotions, alla dîner chez M. de Lauzun, puis chez les religieuses angloises, et au Luxembourg voir la grande Mademoiselle, repassa par Chaillot, où est le cœur de la reine sa mère, alla ensuite à Saint Cloud voir Monsieur et Madame, qui y étoient venus le matin [p. 339] s’y promener, et arriva sue les sept heures ici, où le Roi l’attendoit de meilleure heure. Les deux rois furent longtemps enfermés, et puis vinrent chez madame la Dauphine, où le roi d’Angleterre prit congé d’elle. Le Roi lui dit : « Je souhaite, Monsieur, ne vous revoir jamais. Cependant, si la fortune veut que nous nous revoyions, vous me trouverez toujours tel que vous m’avez trouvé. » Le Roi ira encore lui dire adieu à Saint Germain avant qu’il parte. […]<lb/>[p. 339] Samedi 26, à Versailles. Monsieur et Madame ont été à Saint Germain dire adieu au roi d’Angleterre ; Madame et toutes les dames étoient en mante. Le roi d’Angleterre les reçut chez la reine sa femme qui, après avoir été quelque temps debout, s’assit, disant qu’elle se trouvoit un peu mal. Le roi d’Angleterre baisa Madame et toutes les princesses du sang. […]<lb/>[p. 340] Dimanche 27, à Versailles. Le Roi et Monseigneur sont allés dire adieu au roi d’Angleterre, qui part demain matin sans faute.<lb/>[…]<lb/>[p. 344] Jeudi 3 [mars], à Marly. […] La reine d’Angleterre, pour être plus en repos, a réglé que tous les lundis elle recevroit tous ceux qui voudroient venir lui faire leur cour. Les autres jours, elle ne verra que la maison royale. On avoit parlé de la faire venir à Clagny, et même à Versailles, à l’aile neuve ; mais on croit qu’elle aime mieux demeurer à Saint Germain, où elle est plus retirée. […]<lb/>Vendredi 4, à Marly. […] Monsieur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui est toujours fort triste et assez incommodée. […]<lb/>[p. 346] Samedi 5, à Versailles. […] Le roi partit de Marly sur les cinq heures. […] En partant de Marly, il alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre et revint tard à Versailles.<lb/>[…]<lb/>[p. 349] Jeudi 10, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et y mena madame la princesse de Conty. […]<lb/>[p. 350] Vendredi 11, à Versailles. […] Le Roi, après le sermon, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 359] Jeudi 24, à Versailles. Le Roi dîna à son petit couvert et alla à Saint Germain l’après dînée voir la reine d’Angleterre. Il devoit aller à la volerie, mais le vilain temps l’en empêcha. […]<lb/>Vendredi 25, à Versailles. […] Monseigneur, après le sermon, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui a été malade tous ces jours passés.<lb/>[…]<lb/>[p. 363] Mercredi 30, à Marly. […] Le Roi joua hier en arrivant, et après son souper, aux portiques. Aujourd’hui, il a joué encore après son dîner et puis, à six heures, il est allé voir la reine d’Angleterre à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 367] Mardi 5 [avril], à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf à Saint Germain avec les chiens de M. le duc du Maine. […]<lb/>[p. 368] Mercredi 6, à Versailles. […] La reine d’Angleterre alla hier aux religieuses de Chaillot, où elle passera toute la semaine. Le Roi lui a fait meubler un appartement.<lb/>[…]<lb/>[p. 370] Dimanche 10, jour de Pâques, à Versailles. […] [p. 371] La reine d’Angleterre est sortie ce soir du couvent de Chaillot et est retournée à Saint Germain. Le Roi lui a envoyé proposer de venir demain souper à Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 373] Jeudi 14, à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint-Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 378] Jeudi 21, à Versailles. […] La reine d’Angleterre est allée coucher aux filles Sainte Marie, à Chaillot. […]<lb/>Vendredi 22, à Versailles. […] La reine d’Angleterre alla à Paris, et communia [p. 379] à Notre Dame. L’archevêque la reçut à la porte à la tête du chapitre.<lb/>[…]<lb/>[p. 381] Mardi 26, à Versailles. Le Roi alla dîner à Marly […]. Après son dîner, il alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui est revenue de Chaillot, où elle a passé quelques jours, pendant lesquels elle a été deux fois à Paris.<lb/>[…]<lb/>[p. 383] Vendredi 29, à Versailles. […] Messeigneurs les ducs de Bourgogne, d’Anjou et de Berry allèrent pour la première fois à Saint Germain voir la reine d’Angleterre et le duc d’York. La reine les vint recevoir à la porte de sa chambre, et leur donna des fauteuils. Chez M. le prince de Galles, on mit quatre fauteuils, et les trois princes étoient au dessus de lui.<lb/>[…]<lb/>[p. 384] Dimanche 1er mai, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 388] Vendredi 6, à Marly. […] Monsieur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 390] Lundi 9, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre et y mena Mademoiselle et madame de Guise ; les petites filles de France n’y vont point si le Roi, Monseigneur, Monsieur ou Madame n’y vont, parce qu’elles n’ont qu’un siège ployant. Il y a quatre dames de la reine d’Angleterre qu’elle fait asseoir quand il y a quelque princesse ou duchesse françoise : madame Powits, comme duchesse angloise, madame de Montecuculli, qu’on a fait comtesse d’Almont, comme sa dame d’honneur, et mesdames de Sussex et de Waldegrave, comme fille de roi. C’est le Roi notre maître qui leur a donné ce [p. 391] rang là, car elles n’en ont aucun en Angleterre. […]<lb/>Mardi 10, à Versailles. Le Roi travailla l’après dînée jusqu’à cinq heures avec M. de Seignelay et puis alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 394] Dimanche 15, à Versailles. […] Monseigneur alla l’après dînée à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. […]<lb/>Lundi 16, à Versailles. Le Roi dîna à Marly et [p. 395] l’après dînée il alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. Le prince de Galles vint ici voir madame la Dauphine et messeigneurs ses enfants.<lb/>[…]<lb/>[p. 399] Lundi 23, à Versailles. Le Roi travailla l’après dînée jusqu’à quatre heures avec M. de Seignelay, et puis alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 407] Lundi 6 [juin], à Versailles. […] Monseigneur a été à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 408] Mercredi 8, à Versailles. […] Le Roi alla dîner à Marly […]. L’après dînée, il alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 412] Mercredi 15, à Versailles. […] Monseigneur suivit le Roi à cheval à la portière de son carrosse, à son [p. 413] retour de Saint Germain où il avoit été voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>Vendredi 17, à Marly. […] [p. 414] La reine d’Angleterre est allée à Chaillot, où elle demeurera jusqu’à dimanche au soir. Demain elle ira dans deux ou trois couvents à Paris, comme elle a accoutumé à tous les petits voyages qu’elle y fait.<lb/>[…]<lb/>[p. 415] Lundi 20, à Versailles. […] La reine d’Angleterre a fait une petite fête à Saint Germain pour le jour de la naissance de M. le duc d’York, qui a aujourd’hui un an.<lb/>[…]<lb/>[p. 416] Mercredi 22, à Marly. Le Roi alla sur les quatre heures à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis revint ici.<lb/>[…]<lb/>[p. 417] Vendredi 24, à Marly. […] Monseigneur s’alla promener, le soir, avec madame la princesse de Conty, dans les prairies qui sont au dessous de Saint Germain. […]<lb/>[p. 418] Samedi 25, à Versailles. […] Monseigneur, après les portiques, alla à Saint Germain avec madame la princesse de Conty. Ils demeurèrent une heure avec la reine d’Angleterre et puis revinrent ici.<lb/>[…]<lb/>[p. 424] Mercredi 6 [juillet], à Marly. Le Roi après son dîner alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis revint ici. […]<lb/>Jeudi 7, à Marly. Le Roi, après son dîner, monta [p. 425] en carrosse pour aller courre le cerf dans la forêt de Marly. Il y avoit donné rendez vous à la reine d’Angleterre. Il la trouva dans la grande route. Elle se mit en calèche avec lui. Ils virent souvent la chasse, qui fut fort belle, et puis le Roi revint ici et la reine retourna à Saint Germain. Monseigneur, Madame et les princesses coururent à cheval.<lb/>[…]<lb/>[p. 427] Lundi 11, à Versailles. […] La reine d’Angleterre alla à Saint Cyr, où madame de Maintenon la reçut. Il n’y eut de femmes de la cour que madame la comtesse de Grammont.<lb/>[…]<lb/>[p. 428] Mercredi 13, à Versailles. Le Roi alla à quatre heures à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis revint à Marly changer d’habit et revint par son grand parc en tirant. Monseigneur alla aussi à Saint Germain et en repartit avant que le Roi y arrivât.<lb/>[…]<lb/>[p. 430] Samedi 16, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui lui avoit mandé qu’elle souhaitoit venir à Versailles pour lui parler. Le Roi fut assez longtemps avec elle, puis il vint à Trianon, où il passa toute la soirée.<lb/>[…]<lb/>[p. 437] Vendredi 29, à Versailles. Le Roi alla sur les quatre heures à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. Monseigneur y étoit allé en sortant de table et en repartit quand le Roi y arriva.<lb/>[…]<lb/>[p. 443] Lundi 8 [août], à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis revint à Marly.<lb/>[p. 446] Samedi 13, à Versailles. […] Milord Douvre est arrivé, et est allé trouver la reine d’Angleterre à Chaillot.<lb/>[…]<lb/>[p. 449] Mercredi 17, à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis revint à Marly où il se promena longtemps.<lb/>[…]<lb/>[p. 457] Dimanche 28, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, puis revint à Trianon faire collation avec madame la princesse de Conty.<lb/>[p. 460] Mardi 30, à Versailles. Le Roi, après dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 465] Mardi 6 [septembre], à Versailles. Le Roi alla après son dîner à Saint Germain, voir la reine d’Angleterre, et puis revint à Trianon.<lb/>[…]<lb/>[p. 467] Samedi 10, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis revint à Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 468] Lundi 12, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. […]<lb/>[p. 469] Mardi 13, à Versailles. Le Roi, après dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 477] Mardi 27, à Versailles. Le Roi, après dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[tome 3, p. 2] Mardi 4 [octobre], à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain [p. 3] dire adieu à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 13] Lundi 24, à Versailles. Le Roi, Monseigneur et Monsieur allèrent tous trois séparément voir la reine d’Angleterre à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 15] Dimanche 30, à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui est fort aise de voir qu’on envoie un secours considérable en Irlande. On ne dit point encore quels sont les bataillons qu’on envoie en ce pays là, mais les ordres sont partis pour les faire marcher.<lb/>[…]<lb/>[p. 17] Jeudi 3 [novembre], à Marly. […] Monseigneur alla courre le loup à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 19] Lundi 7, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf à Saint Germain avec les chiens de M. du Maine.<lb/>[…]<lb/>[p. 20] Mercredi 9, à Versailles. […] Le Roi alla, après son dîner, à Marly. Il y demeura quelque temps à voir planter, puis il alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 24] Samedi 12, à Versailles. […] Le Roi, après don dîner, alla à Marly, où il s’amusa à faire planter. Monseigneur l’y vint trouver après avoir couru le cerf avec les chiens de M. du Maine à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 26] Samedi 19, à Versailles. Le Roi revint ici après avoir été à Saint Germain vers la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 29] Samedi 26, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. Monsieur y alla aussi, et y mena Mademoiselle, madame de Guise et madame la grande duchesse. Les princesses n’y vont jamais sans Monsieur ou Madame, parce que la reine d’Angleterre ne leur donne qu’un tabouret.<lb/>[…]<lb/>[p. 33] Samedi 3 [décembre], à Versailles. […] Monseigneur courut le loup dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 34] Lundi 5, à Versailles. […] M. Porter est arrivé à Saint Germain. Le roi d’Angleterre l’avoit fait partir d’Irlande pour aller de sa part à Rome. Mais le Roi, ayant jugé [p. 35] à propos qu’il y eût à Rome un ministre du roi d’Angleterre, y avoit déjà envoyé milord Melford. Ainsi M. Porter demeurera en France et se tiendra auprès de la reine d’Angleterre. […]<lb/>Mardi 6, à Versailles. […] Monseigneur alla l’après dînée à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 38] Mercredi 14, à Marly. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre et arriva à Marly de bonne heure.<lb/>[…]<lb/>[p. 43] Mercredi 28, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui a passé les fêtes à Chaillot.<lb/>[…]<lb/>[p. 54] Mardi 17 [janvier 1690], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 55] Jeudi 19, à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Cyr voir représenter Esther. La reine d’Angleterre y vint de Saint Germain. Elle versa en carrosse. Son cocher qui le menoit avoit été cocher de Cromwell.<lb/>[…]<lb/>[p. 58] Mardi 24, à Versailles. […] Milord Waldegrave est mort à Saint Germain. Il avoit épousé une fille du roi d’Angleterre et de mademoiselle Churchill, et c’est lui que le roi d’Angleterre avoit laissé auprès de la reine sa femme, avec toute sa confiance en ses affaires. […]<lb/>Mercredi 25, à Marly. Le Roi, après don dîner, partit de Versailles et alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. Il revint sur les six heures à Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 62] Samedi 4 [février], à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine. […] La reine d’Angleterre, qui étoit à Chaillot, est revenue à Saint Germain ; mais les eaux sont tellement débordées qu’elle a été contrainte d’aller de Chaillot à Montmartre, de Montmartre à Paris, de Paris passer par Versailles pour aller à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 66] Lundi 13, à Versailles. […] Monseigneur alla l’après dînée avec madame la princesse de Conty à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 69] Lundi 20, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf à Saint Germain avec les chiens de M. du Maine.<lb/>[…]<lb/>[p. 70] Samedi 25, à Versailles. Le Roi fut à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. Monseigneur y alla aussi avec Monsieur, la grande Mademoiselle et madame de Guise.<lb/>[…]<lb/>[p. 74] Jeudi 9 [mars], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 76] Samedi 11, à Versailles. Le Roi alla tirer, et puis passa à Marly pour se rhabiller, et de là il fut à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 77] Lundi 13, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 85] Mercredi 29, à Versailles. Le Roi dîna à son petit couvert, alla tirer, puis passa à Marly pour changer d’habit. Et de là, il alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 86] Vendredi 31, à Versailles. […] Monseigneur dîna chez lui avec madame la princesse de Conty, et puis alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre. […]<lb/>Samedi 1er avril, à Versailles. Le Roi a dîné à son petit couvert et est allé tirer. Monseigneur a courut le loup dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine.<lb/>[…]<lb/>[p. 97] Mercredi 12 [avril], à Marly. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et puis vint ici où il se promena longtemps.<lb/>[…]<lb/>[p. 99] Dimanche 16, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 118] Dimanche 7 [mai], à Versailles. […] Le Roi a été voir la reine d’Angleterre. Monseigneur y a été ensuite et y a mené dans son carrosse M. le duc de Bourgogne ; il y fit monter M. de Beauvilliers. La reine d’Angleterre demanda à Monseigneur s’il ne falloit point donner un fauteuil à M. le duc de Bourgogne et lui en fit donner un. Ensuite Monsieur et Madame vinrent et eurent des fauteuils. M. de Chartres n’eut qu’un pliant. Madame la maréchalle de La Mothe y mena aussi M. le duc d’Anjou et M. le duc de Berry après que Monseigneur en fut sorti.<lb/>[…]<lb/>[p. 123] Lundi 15, à Versailles. […] Monseigneur alla à Chaillot dire adieu à la reine d’Angleterre, qui y passera la semaine pour y faire son jubilé.<lb/>[…]<lb/>[p. 237] Vendredi 20 [octobre], à Fontainebleau. M. de Lauzun et M. de La Hoguette ont eu chacun séparément une grande audience du Roi, et puis M. de Lauzun est allé à Saint Germain trouver le roi d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 239] Vendredi 27, à Versailles. […] Le duc de Tyrconnel est arrivé à Saint Germain ; le roi d’Angleterre le vouloit amener au Roi, mais le Roi l’a prié d’attendre jusqu’à dimanche, parce qu’il le vouloit entretenir à loisir, et que demain il a beaucoup d’affaires. On a déjà envoyé deux barques en Irlande pour assurer les Irlandois qui demeurent fidèles au roi leur maître que le Roi leur enverra les secours qui leur sont nécessaires.<lb/>[…]<lb/>[p. 242] Jeudi 2 [novembre], à Marly. […] Monseigneur a couru le cerf à Saint Germain avec les chiens de M. du Maine, et arriva ici un peu après le Roi. Monsieur et Madame vinrent ici de Saint Cloud et passèrent par Saint Germain pour voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 247] Samedi 11, à Versailles. […] Monseigneur donna à dîner à [p. 248] madame la princesse de Conty, et puis alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 249] Mardi 14, à Versailles. […] Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. Le duc de Tyrconnel repart incessamment pour l’Irlande, mais on n’a pas déclaré les officiers qui partent avec lui.<lb/>[…]<lb/>[p. 250] Jeudi 16, à Versailles. […] Le Roi a longtemps entretenu M. de Tyrconnel ; il avoit couché ici. Le Roi lui fait donner une chambre dans le château quand il couche ici. Le roi d’Angleterre lui donne l’ordre de la Jarretière. Il a la place du duc de Grafton, mort en Irlande dans les troupes du prince d’Orange.<lb/>[…]<lb/>[p. 253] Mercredi 22, à Marly. […] Monseigneur et Madame coururent le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les chiens de M. du Maine et arrivèrent ici avant le Roi.<lb/>[…]<lb/>[p. 263] Mercredi 20 [décembre], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 266] Mercredi 27, à Marly. Le Roi alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, et arriva ici sur les six heures.<lb/>[…]<lb/>[p. 272] Jeudi 11 [janvier 1691], à Versailles. Le Roi alla voir le roi et la reine d’Angleterre à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 274] Vendredi 19, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 280] Jeudi 1er février, à Versailles. […] Le roi d’Angleterre s’est trouvé un peu incommodé et s’est fait saigner à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 283] Jeudi 8, à Versailles. Le Roi dîna à son petit couvert et puis alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 284] Samedi 10, à Versailles. […] Monseigneur alla avec les princesses à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 292] Mercredi 28, à Marly. […] Ces jours passés, à Saint Germain, des Anglois, frères du comte de Salisbury, se querellèrent, se battirent et se blessèrent très dangereusement. Après leur combat, ils se raccommodèrent, se demandèrent pardon l’un à l’autre, firent venir un prêtre et abjurèrent la religion protestante, dont ils étaient. Depuis ce temps là, l’aîné, qui avoit dix neuf ans, est mort de sa blessure, et le cadet est encore fort malade, et l’on dit qu’il n’attend que sa guérison pour se mettre à la Trappe.<lb/>[…]<lb/>[p. 293] Samedi 3, à Versailles. Le Roi alla le matin à la chasse, et revint dîner à Marly. L’après dînée, il alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 296] Mercredi 7, à Versailles. Le Roi, après son dîner à Versailles, alla au sermon et puis vint ici en chassant. Monseigneur y étoit déjà arrivé, après avoir couru le cerf à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 299] Mercredi 14, à Versailles. Le Roi, à son lever, déclara qu’il marcheroit samedi pour aller à Mons, qui est investi par M. de Boufflers. […] Le Roi a été cette après dînée dire adieu au roi et à la reine d’Angleterre, qui demeureront à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 302] Vendredi 16, à Versailles. Le Roi ne sortit point de tout le jour, ni Monseigneur non plus. Le roi et la reine d’Angleterre vinrent prendre congé d’eux. Le roi d’Angleterre souhaitoit fort d’accompagner le Roi au siège de Mons, et l’a fort pressé là dessus, mais le Roi, à cause des embarras que cela auroit pu faire, l’a prié de vouloir bien demeurer à Saint Germain. La Maison du Roi et tous ses équipages sont partis aujourd’hui ; on ne laissa ici pour la garde des princes qu’un lieutenant aux gardes et quatre vingt soldats des moins en état de marcher. Il reste quatre vingt gardes du corps pour demeurer auprès d’eux et auprès du roi d’Angleterre à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 326] Jeudi 19 [avril], à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla voir le roi et la reine d’Angleterre. […]<lb/>Vendredi 20, à Versailles. […] Monseigneur voulut aller à Saint Germain voir le roi d’Angleterre, mais il étoit allé à Paris pour voir Monsieur.<lb/>[…]<lb/>[p. 327] Lundi 23, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf le matin, revint dîner ici, et puis alla à Saint Germain voir LL. MM. BB.<lb/>[…]<lb/>[p. 333] Samedi 5 [mai], à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Marly et à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 334] Mardi 8, à Versailles. […] Monseigneur alla avec madame la princesse de Conty à Saint Germain pour voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 335] Samedi 12, à Versailles. […] La reine d’Angleterre a choisi pour gouvernante du prince de Galles la comtesse d’Errol, arrivée depuis peu d’Ecosse. Elle est veuve, son mari étoit connétable héréditaire du royaume d’Ecosse.<lb/>[…]<lb/>[p. 353] Jeudi 28 [juin], à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 359] Samedi 14 [juillet], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 371] Vendredi 27, à Versailles. Le Roi, après son dîner, alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre, puis s’alla promener à Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 390] Mardi 28 [août], à Marly. Le Roi, après avoir dîné à Versailles, alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. Il régla avec eux qu’ils viendraient de Saint Germain passer dix jours à Fontainebleau.<lb/>[…]<lb/>[p. 393] Mercredi 5 [septembre], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 428] Vendredi 9 [novembre,] à Versailles. […] [p. 429] L’après dînée, le Roi s’amusa à Marly à faire planter jusqu’à la nuit, et puis revint ici avec les dames, qui étoient allées à Saint Germain voir la reine d’Angleterre pendant que le Roi faisoit planter.<lb/>[…]<lb/>[p. 440] Dimanche 9 [décembre], à Versailles. Le roi d’Angleterre s’en va en Bretagne vers Brest pour se faire voir aux Irlandois qui sont arrivés. Il en formera des régiments selon qu’il jugera à propos. Il partira samedi qui vient, et a prié le Roi que partout où il passeroit, on ne lui rendit aucuns honneurs, afin d’éviter les embarras.<lb/>[…]<lb/>[p. 441] Jeudi 13, à Versailles. Monseigneur alla à Saint Germain dire adieu au roi d’Angleterre, qui part samedi.<lb/>[…]<lb/>[p. 442] Samedi 15, à Versailles. Le roi d’Angleterre partit de Saint Germain pour son voyage de Brest. Le Roi lui donne deux relais de carrosse jusqu’à Orléans, où il s’embarquera pour descendre la Loire. Il ne mène avec lui que le duc de Berwick, son fils, et a prié le Roi qu’on ne lui fît aucuns honneurs sur la route.<lb/>[…]<lb/>[p. 444] Samedi 22, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[tome 4, p. 3] Samedi 5 [janvier 1692], à Versailles. […] Le roi d’Angleterre mande au Roi que, des Irlandois qui ont passé en France, il en a déjà composé sept régiments d’infanterie de quatorze cents hommes, qui feront chacun deux bataillons, et un régiment de cavalerie de six cents chevaux. Il n’a point encore nommé les colonels ; il placera la plupart de ceux qui sont venus, qui sont en très grand nombre, dans son régiment des gardes, qui est un des sept qu’il a composés. Outre cela, il attend encore quatre ou cinq mille hommes qui doivent passer avec Sarsfield.<lb/>[…]<lb/>[p. 6] Lundi 7, à Versailles. […] La grossesse de la reine d’Angleterre continue ; elle ne sort plus de sa chambre ; elle a senti son enfant remuer. Le roi, son mari, lui a mandé qu’il arriveroit vendredi.<lb/>[…]<lb/>[p. 8] Vendredi 11, à Versailles. Le roi d’Angleterre revint [p. 9] de son voyage de Bretagne. […]<lb/>Samedi 12, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. Il souhaitoit que le Roi fit habiller de rouge tous les régiments irlandois et qu’ils eussent une paye plus forte que les françois, mais cela ne se fera point. Il souhaite aussi que le Roi fasse deux régiments de cavalerie des six cents cavaliers qui ont passé, et le Roi y consent. Il y aura outre cela deux compagnies de ses gardes à cheval et un régiment de dragons à pied. Le roi d’Angleterre compte qu’avec les Irlandois que commande milord Montcassel, et ceux qui viennent de passer avec Sarsfiels, il y aura vingt mille Irlandois dans le service de France.<lb/>[…]<lb/>[p. 21] Dimanche 10 [février], à Versailles. […] Le Roi a été cette après dînée à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 34] Vendredi 22, à Versailles. Le Roi envoie à Metz les Irlandois des deux compagnies des gardes du roi d’Angleterre et de ses deux régiments de cavalerie ; on y a déjà acheté leurs chevaux. Le roi d’Angleterre a choisi le duc de Berwick, son fils, et Sarsfield, qu’il a fait milord Lucan, pour commander ses deux compagnies des gardes ; et il a donné ses deux régiments de cavalerie, qui seront de trois cents chevaux chacun, à milord Galmoy, Irlandois, et l’autre à Shelton. […]<lb/>Samedi 23, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. Monsieur y mena madame la duchesse de Chartres.<lb/>[…]<lb/>[p. 38] Jeudi 28, à Versailles. […] Monseigneur alla avec madame la princesse de Conty dire adieu au roi et à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 44] Vendredi 14 [mars], à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 45] Dimanche 16, à Versailles. […] M. le Dauphin alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. M. le Dauphin a dit au roi d’Angleterre que le Roi comptoit avoir cette année en campagne, en Flandre, cent cinquante six mille hommes.<lb/>[…]<lb/>[p. 47] Mercredi 19, à Versailles. M. le duc du Maine épousa mademoiselle de Charolois à la messe du Roi. Sur les [p. 48] six heures, on entra dans l’appartement dès que le roi d’Angleterre fut arrivé. […] [p. 49] La reine d’Angleterre n’est point venue à toutes ces cérémonies de mariage parce que sa grossesse l’en a empêché. Elle ne sort pas même de sa chambre. […]<lb/>Jeudi 20, à Versailles. […] [p. 50] Milord Dumbarton est mort à Saint Germain. Il étoit premier gentilhomme de la chambre du roi d’Angleterre. Il avoit été général de ses troupes. Il avoit été lieutenant général en France, où il avoit servi longtemps sous le nom de milord Douglas. Il étoit frère du duc d’Hamilton et étoit chevalier de Saint André, qui est l’ordre d’Ecosse, et qui porte le cordon bleu comme les chevaliers de la Jarretière.<lb/>[…]<lb/>[p. 53] Vendredi 28, à Marly. […] Monseigneur courut le loup dans la forêt de Saint Germain. […]<lb/>[p. 54] Samedi 29, à Versailles. Le Roi alla tirer l’après dînée, et puis alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre, et revint ici sur les sept heures. Monseigneur courut encore le loup à Saint Germain et revint ici de bonne heure.<lb/>[…]<lb/>[p. 55] Lundi 31, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre, et madame la Princesse se servit de cette occasion là pour présenter madame la duchesse du Maine à la reine d’Angleterre. Les Petites Filles de France ni les princesses du sang n’y vont jamais que Monseigneur, Monsieur, ou Madame n’y soient, parce que la reine ne leur fait donner que des tabourets, et qu’ils prétendroient des chaises si Monseigneur, Monsieur ou Madame n’y étoient pas.<lb/>[…]<lb/>[p. 57] Lundi 7 [avril], à Versailles. Le Roi alla tirer, passa à Marly, où il se promena assez longtemps, et alla ensuite à Saint Germain voir la reine d’Angleterre, qui est assez incommodée. On craint qu’elle ne se soit blessée pour avoir trop longtemps été à genoux.<lb/>[…]<lb/>[p. 60] Lundi 14, à Versailles. […] Monseigneur alla à saint Germain dire adieu au roi d’Angleterre, qui part au plus tard dans huit jours.<lb/>[…]<lb/>[p. 61] Mercredi 16, à Versailles. […] On ne doute plus présentement que le roi d’Angleterre ne s’embarque et que le dessein ne soit de faire une descente en Angleterre ; cependant le prince d’Orange demeure tranquillement à Loo à chasser. Le roi d’Angleterre aura deux lieutenants généraux et trois maréchaux de camp dans ses troupes ; les lieutenants généraux sont Richard Hamilton, qui doit incessamment revenir d’Angleterre, où il étoit prisonnier, et milord Lucan, celui qui a amené les quatre mille Irlandois en ce pays ici. Les trois maréchaux de camps sont milord Galmoy, Shelton et Wacop.<lb/>[…]<lb/>[p. 62] Samedi 19, à Versailles. Le Roi a commandé à M. de Montchevreuil de demeurer, durant le voyage qu’on va faire, auprès de la reine d’Angleterre, qui sera bien seule quand le roi son mari sera parti ; la plupart des Anglois le suivent. Madame de Montchevreuil demeurera avec son mari. Le Roi est bien aise, durant son absence, d’avoir des gens de confiance auprès de la reine d’Angleterre. Sa grossesse va toujours bien ; elle n’a point été blessée, comme on l’avoit craint. […]<lb/>Dimanche 20, à Versailles. Le roi alla à Saint Germain dire adieu au roi d’Angleterre. […] Le roi d’Angleterre a fait trois chevaliers de la Jarretière : le prince de Galles, le duc de Powis, et milord Melford, qui étoit déjà chevalier de l’ordre de Saint André d’Ecosse. Le prince d’Orange, de son côté, fait des chevaliers, et a donné l’ordre à l’électeur de Bavière. […]<lb/>Lundi 21, à Versailles. Le roi d’Angleterre est parti de Saint Germain pour s’en aller en Normandie voir les Irlandois qui sont dans l’armée du maréchal de Bellefonds.<lb/>[…]<lb/>[p. 63] Jeudi 24, à Marly. […] [p. 64] Les Anglois qui étoient demeurés à Saint Germain après le roi d’Angleterre sont venus ici prendre congé du Roi et se préparent tous à aller s’embarquer avec le roi leur maître.<lb/>[…]<lb/>[p. 66] Mercredi 30, à Marly. Le Roi alla à Saint Germain avec la reine d’Angleterre, et arriva ici sur les six heures.<lb/>[…]<lb/>[p. 67] Vendredi 2 [mai], à Marly. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 72] Mercredi 7, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain avec madame la princesse de Conty dire adieu à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 84] Mardi 27, au camp devant Namur. […] La reine douairière d’Angleterre, en allant de Pontoise à Saint Denis, passa par dessus certaines formalités et alla à Saint Germain voir la reine sa belle sœur, avec qui elle fut deux heures. On avoit envoyé le prince de Galles sur son chemin au devant d’elle.<lb/>[…]<lb/>[p. 116] Mercredi 25 juin, devant le château de Namurs. […] [p. 117] L’armée qui étoit en Normandie est séparée. Le roi d’Angleterre est retourné à Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 122] Mardi 1er juillet, devant le château de Namurs. […] On a eu nouvelles de Saint Germain que la reine d’Angleterre étoit accouchée d’une fille.<lb/>[…]<lb/>[p. 130] Vendredi 18, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. […]<lb/>Samedi 19, à Versailles. […] Monseigneur alla avec beaucoup de princesses à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 137] Mardi 5 [août], à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 143] Dimanche 10, à Marly. […] [p. 146] Monseigneur le Dauphin [p. 147] alla l’après dînée à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre, qui lui dirent que milord Montjoy a été tué [p. 148] au combat d’Enghien. C’est lui qui étoit à la Bastille et qui fut échangé il y a quelques mois contre Hamilton.<lb/>[…]<lb/>[p. 157] Samedi 23, à Versailles. Le Roi, Monseigneur, Monsieur, Madame, les princesses et toutes les dames allèrent à Saint Germain, où se fit la cérémonie du baptême de la petite princesse d’Angleterre, que le Roi et Madame tinrent sur les fonts. Elle fut nommée Louise-Marie.<lb/>[…]<lb/>[p. 168] Samedi 13 [septembre], à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf le matin à Marly et l’après dînée alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 178] Lundi 6 [octobre], à Fontainebleau. […] [p. 179] Les armateurs en Bretagne ont tant fait de prises depuis la déclaration de la guerre qu’on croit que M. de Chaulnes a eu pour sa part huit ou neuf cents mille francs. Il a le dixième, ayant les droits d’amirauté qui sont attachés au gouvernement de sa province. Quelques armateurs de Saint Malo ont pris des commissions du roi d’Angleterre et portent sa bannière. Par là, ce sera le roi d’Angleterre qui profitera de ce qui seroit revenu à M. de Chaulnes des prises qu’ils feront, et le Roi a permis aux armateurs d’en user ainsi.<lb/>Mardi 7, à Fontainebleau. Le roi et la reine d’Angleterre partirent de Saint Germain et arrivèrent ici ; ils ont amené plus de dames et une plus grosse Cour que l’année passée. Ils logent dans le grand appartement et on leur fait tous les mêmes traitements que les autres voyages. Le Roi mange toujours en public avec eux et toutes les princesses y mangent aussi. La reine est placée au milieu des deux rois. Le roi d’Angleterre a la droite partout. On jouera au lansquenet le jour d’appartement parce que la reine aime ce jeu là.<lb/>[…]<lb/>[p. 195] Jeudi 6 [novembre], à Marly. […] Monseigneur est allé courre le loup dans la forêt de Saint Germain, mais il n’en trouva point et il revint dîner ici.<lb/>[…]<lb/>[p. 197] Mardi 11, à Versailles. Monseigneur alla sur les dix heures du matin voir une course de chevaux qui se faisoit au Pecq ; le roi et la reine d’Angleterre y étoient. La course fut fort belle et le cheval du grand prieur gagna de deux longueurs de cheval. Le Roi alla, l’après dînée, à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 205] Mercredi 3 [décembre], à Marly. […] Monseigneur alla à Saint Germain avec la princesse de Conty voir le roi et la reine d’Angleterre, et puis vint ici.<lb/>[…]<lb/>[p. 221] Lundi 12 [janvier 1693], à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 228] Vendredi 30, à Versailles. […] Monseigneur courut le cerf dans la forêt de Saint Germain avec les [p. 229] chiens du duc du Maine. Daunai, premier écuyer de M. le duc du Maine, fit une chute dont il est en grand danger.<lb/>[…]<lb/>[p. 235] Vendredi 13 [février], à Marly. Le Roi alla l’après dînée voler dans la plaine de Vésinet. Les princesses étoient à cheval, le roi et la reine d’Angleterre étoient à la volerie, et le prince de Danemark étoit allé à Saint Germain prendre congé de LL. MM. BB. et s’y trouva aussi, et le Roi lui fit donner des chevaux pour avoir le plaisir de la chasse.<lb/>[…]<lb/>[p. 250] Mercredi 25 [mars], à Versailles. […] La reine d’Angleterre, qui étoit assez malade ces jours ci, se porte considérablement mieux. […]<lb/>[p. 251] Jeudi 26, à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. […]<lb/>Vendredi 27 mars, à Versailles. […] [p. 252] Le Roi alla l’après dînée à Marly et à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. La reine se porte beaucoup mieux.<lb/>[…]<lb/>[p. 256] Jeudi 16 [avril], à Versailles. Le Roi donna, le matin, une longue audience dans son cabinet à milord Middleton, qui s’est sauvé d’Angleterre. Il a passé en Hollande déguisé et de là est venu ici sans être reconnu. Il étoit secrétaire d’Etat sous le feu roi d’Angleterre et, sous celui-ci, il étoit relégué chez lui dans la contrée depuis que le prince d’Orange est maître du pays.<lb/>[…]<lb/>[p. 271] Jeudi 23, à Marly. Le Roi se promena le matin dans ses jardins et alla l’après dînée voir à Saint Germain le roi et la reine d’Angleterre. […] Le roi d’Angleterre a fait milord Middleton son premier ministre et chef de son conseil. Il sera devant milord Melford, qu’il n’a point fait de difficulté de lui céder. Les Anglois ont beaucoup de confiance en milord Middleton ; il a toujours passé pour homme de beaucoup d’esprit et de beaucoup de probité. Il assure que le prince d’Orange a laissé vingt cinq mille hommes de ses meilleures troupes en Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 286] Jeudi 14, à Versailles. Le Roi et Monseigneur se promenèrent dans les jardins ; Monseigneur avoit été à Saint Germain, l’après dînée, dire adieu au roi et à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 288] Samedi 16, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain dire adieu au roi et à la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 315] Mardi 30 [juin], à Versailles. […] Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 344] Jeudi 20 [août], à Versailles. […] Le roi d’Angleterre a donné la charge de capitaine de ses gardes à milord Lancarty, qui fut pris en Irlande et qui est encore prisonnier en Angleterre ; c’est la charge qu’avoit milord Lucan.<lb/>[…]<lb/>[p. 358] Dimanche 13 [septembre], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 359] Mardi 15, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 383] Samedi 24 [octobre], à Versailles. […] Le roi d’Angleterre a donné au chevalier Scott le régiment d’infanterie de la reine sa femme, que commandoit Wacop, tué à la Marsaglia. Le chevalier Scott est un vieil officier qui a longtemps servi en France et c’est lui qui, en Irlande, défendit Kinsale contre le prince d’Orange.<lb/>[…]<lb/>[p. 385] Mercredi 28, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 386] Vendredi 30, à Versailles. […] Monseigneur alla avec madame la princesse de Conty à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 397] Mardi 17 [novembre], à Versailles. […] Le roi d’Angleterre a donné les deux régiments de dragons qui vaquoient dans ses troupes, le sien et celui de la reine, l’un à milord Kilmaluc et l’autre à milord O’Brien. Kilmaluc étoit lieutenant colonel du régiment de ses gardes, et O’Brien étoit lieutenant d’une compagnie des gardes du corps. O’Brien est devenu milord par la mort de son frère aîné, mort de maladie depuis quinze jours, qui étoit colonel d’un des trois régiments irlandois dont le Roi dispose sans que le roi d’Angleterre s’en mêle, et Sa Majesté a donné ce régiment à un ancien lieutenant colonel irlandois nommé Lee.<lb/>[…]<lb/>[p. 402] Jeudi 26, à Versailles. Le Roi alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 409] Jeudi 10 [décembre], à Versailles. […] Monseigneur alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 412] Vendredi 18, à Marly. […] Monseigneur courut le loup dans la forêt de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 439] Samedi 16 [janvier 1694], à Versailles. […] Monseigneur alla de Marly à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 459] Vendredi 5 [mars], à Versailles. […] Monseigneur alla courre le cerf à Saint Germain avec les chiens de M. le duc du Maine, qui lui donna à dîner au retour de la chasse, dans sa maison de Saint Germain.<lb/>[…]<lb/>[p. 484] Jeudi 29 [avril], à Trianon. On a vu le Roi ce matin à son lever et  à sa messe, comme à Versailles. Il a tenu conseil ce matin à son ordinaire, et après dîner il a été à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[tome 5, p. 17] Jeudi 27 [mai], à Versailles. Le roi d’Angleterre a ôté à milord Milford la place de premier ministre qu’il avoit auprès de lui avec son entière confiance. Il y avoit à Saint Germain une cabale fort opposée à lui et, outre cela, tous les serviteurs que le roi d’Angleterre conserve en ce pays là accusoient ce milord de ne pas être assez fidèle à son maître. On croit que le milord Greffin, nouvellement arrivé de Londres, a achevé de déterminer S. M. B. à ce changement dans son conseil.<lb/>[…]<lb/>[p. 20] Mercredi 2 [juin], à Marly. […] L’après dînée, Sa Majesté alla à Saint Germain voir le roi et la reine d’Angleterre. On croit que LL. MM. BB. récompenseront milord Milford de quelque nouveau titre. Quoiqu’ils lui ôtent la place de leur premier ministre, ils ne laissent pas de paraître content de lui. On ne doute pas que sa place ne soit donnée à milord Middleton.<lb/>[…]<lb/>[p. 33] Jeudi 24, à Trianon. […] Hier, le Roi alla à Saint Germain avec les dames voir le roi et la reine d’Angleterre.<lb/>[…]<lb/>[p. 44] Mercredi 14 [juillet], voyage de Marly. Le Roi partit l’après dînée de Trianon, alla voir le roi et la reine d’Angleterre à Saint Germain, et arriva ici de bonne heure.<lb/>[…]<lb/>[p. 45] Vendredi 16, à Marly. Le Roi se promena tout le matin dans ses jardins ; après dîner, il alla tirer à Saint Germain d’où il ne revint qu’à neuf heures.<lb/>[…]<lb/>[p. 47] Mercredi 21, à Marly. […] [p. 48] Le Roi alla à Saint Germain avec les dames. Il les laissa aller faire leur cour à la reine d’Angleterre et il monta dans sa calèche pour aller tirer au bout de la forêt. En revenant de la chasse, il reprit les dames au château neuf chez madame de Montchevreuil.<lb/>[…]<lb/>[p. 72] Vendredi 3 [septembre], à Marly. […] Le Roi a ordonné beaucoup de routes nouvelles dans la forêt de Saint Germain, où il veut pouvoir courre le cerf en calèche comme dans la forêt de Marly.<lb/>[…]<lb/>[p. 102] Vendredi 5 [novembre], à Marly. Le Roi alla courre le cerf dans la forêt de Saint Germain, où il a fait force routes nouvelles. Madame vint de Paris à la chasse.<lb/>[…]<lb/>[p. 116] Mardi 7 [décembre], à Versailles. […] Il y a eu une batterie à Saint Germain entre des Anglois, gens de condition, et des enfants de quelques [p. 117] officiers du Roi ; deux Anglois ont été blessés à mort ; un de ceux là étoit gouverneur du château de Basse, à l’embouchure du Leith en Ecosse, qui est la dernière place qui ait tenu pour le roi d’Angleterre, et l’autre</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21840_actor">Courcillon, Philippe (de) </persname>
              <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <p>Philippe de Courcillon de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, éd. Eudore Soulié et Louis Dussieux, Paris, Firmin Didot, 1854-1860.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires de la Cour de France de la comtesse de La Fayette</unittitle>
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                <persname id="atom_21849_actor">Pioche de La Vergne, Marie-Madeleine</persname>
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                <p>Par mariage comtesse de La Fayette.</p>
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              <p>« [p. 226] Quand Lauzun eut vu le Roi, il s’en retourna trouver la reine d’Angleterre, qui venoit se rendre à la Cour, n’ayant point de nouvelles de son epoux. On dit d’abord qu’on la logeroit à Vincennes, mais le Roi jugea plus à propos de lui donner Saint Germain. Pendant qu’elle etoit en chemin, la nouvelle arriva que le prince d’Orange avoit fait arreter le roi d‘Angleterre. L’exemple de la mort tragique de Charles Ier, son pere, fit trembler pour lui. Mais le soir meme, le Roi dit, en s’en allant à son appartement, qu’il avoit des nouvelles que ce prince etoit en sureté. Un valet de garde robe françois, que Sa Majesté britannique avoit depuis longtemps, l’avoit vu s’embarquer proche de Rochester. De là, ce prince etoit venu repasser à Douvres, et ensuite avoit passé à Ambleteuse, petit port auprès de Boulogne. Le valet de chambre etoit venu devant, et avoit rapporté qu’il avoit entendu tirer le canon à Calais. Qu’apparemment c’etoit son maitre qui y arrivoit. Toute la soirée se passa sans que l’on fut etonné de n’avoir point d’autres nouvelles de l’arrivée du roi d’Angleterre. Mais le lendemain, on fut au lever fort consterné quand on vit qu’il n’y en avoit point encore. On trouvoit que la nuit etoit trop longue pour que, si le canon que l’on avoit entendu tirer à Calais eut eté pour lui, le courrier n’en fut pas arrivé. On commença à raconter le matin que milord Feversham, frere de M. de Duras, avoit eté arreté par le prince d’Orange comme il venoit lui parler de la part du roi d’Angleterre, que le prince d’Orange avoit mandé au roi d’Angleterre qu’il falloit qu’il sortit de Windsor parce que tant qu’il y seroit on ne pouvoit pas travailler aux choses necessaires pour le bien de l’Etat. Le Roi en fit quelque difficulté, mais peu de momens apres le prince d’Orange lui renvoya dire qu’il le falloit et qu’il se retirat à Hampton Court, qui est une maison des rois [p. 227] d’Angleterre. Le roi manda qu’il n’y pouvoit pas aller, parce qu’il n’y avoit aucun meuble, mais que s’il le lui permettoit et qu’il le jugeat à propos, il iroit à Rochester. Le prince d’Orange y consentit, et lui manda en meme temps que pour sa sureté il lui donneroit quarante de ses gardes pour l’y conduire. Il fallut en passer par où le prince d’Orange voulut, et le roi sortit ainsi en peu de momens de Windsor. Sa Majesté britannique fut gardée très étroitement. Le premier jour, le prince d’Orange lui avoit donné presque tous gardes catholiques et un officier : ils entendirent la messe avec lui. Quand le roi fut à Rochester, on le garda moins. Il y avoit des portes de derriere à son palais ; un domestique qui etoit au roi lui fit trouver des chevaux, dont il se servit. Il partit à l’entrée de la nuit, et se rendit à un endroit où l’attendoit un petit bateau pour le conduire à un plus grand batiment. En arrivant à la petite barque, il y trouva des paysans ivres, qui l’obligerent de boire à la santé du prince d’Orange. Sa Majesté leur donna de l’argent pour y boire encore. On contoit aussi toutes les particularités qu’avoit dites le valet de garde robe le matin, et chacun raisonnoit selon sa portée. Les uns croyoient que le prince d’Orange lui avoit fourni les moyens de s’embarquer, afin de le faire ensuite jeter dans la mer, les autres, afin de le faire transporter en Zelande, où il le retiendroit prisonnier, enfin chacun donnoit pour bon ce qui lui passoit par la tete. Le Roi etoit triste, les ministres fort embarrassés.<lb/>Le Roi etoit à la messe, n’attendant plus que des nouvelles de la mort du roi d’Angleterre, quand M. de Louvois y entra pour dire à Sa Majesté que M. d’Aumont venoit de lui envoyer un courrier qui lui annonçoit l’arrivée du roi d’Angleterre à Ambleteuse. La joie fut extreme à la Cour, et egale entre les gens de qualité et les domestiques. On depecha aussitôt un courrier à la reine d’Angleterre, qui etoit en chemin. M. le Grand etoit parti des le matin pour aller la recevoir à Beaumont. Pour le roi d’Angleterre, à ce que conta le courrier, il etoit dans un tres petit batiment, où il avoit quelques gens armés avec lui et quelques grenadiers. Il aperçu de loin un vaisseau plus gros que le sien ; il donna ses ordres pour se defendre en cas qu’il fut attaqué, mais quand ils s’approcherent il reconnut que c’etoit un vaisseau françois. La joie fut grande de part et d’autre. Il se mit dans ce vaisseau et arriva fort heureusement, mais pourtant très fatigué, car il y avoit bien du temps que ses nuits n’etoient pas bonnes.<lb/>Le Roi alla de Versailles à Chatou au devant de la reine d’Angleterre et du prince de Galles. Il y attendit, avec une fort grosse Cour à sa suite, cette reine qui arriva un moment apres. Elle fut reçue parfaitement bien. Sa Majesté britannique parla avec tout l’esprit et toute la politesse que l’on peut avoir, plus meme que les femmes ordinaires n’en peuvent conserver dans des malheurs aussi grands qu’etoient les siens. Le Roi la conduisit à Saint Germain, et fit ce qu’il put pour adoucir ses peines, qui etoient extremement diminuées par la joie d’avoir appris que le roi son epoux etoit en France et en bonne santé. Apres cela, le Roi s’en retourna à Versailles, et envoya le lendemain chez la reine une toilette magnifique, avec tout ce qu’il lui falloit pour l’habiller et tout ce qui etoit necessaire pour le prince de Galles, le tout travaillé sur le modele de ce que l’on avoir fait pour M. de Bourgogne. Avec cela, on mit une bourse de six mille pistoles sur la toilette de la reine ; on lui en avoit donné quatre mille à Boulogne.<lb/>Le lendemain, jour que le roi d’Angleterre arrivoit, le Roi l’alla attendre à Saint Germain, dans l’appartement de la reine. Sa Majesté y fut une demi heure ou trois quarts d’heure avant qu’il arrivat. Comme il etoit dans la garenne, on le vint dire à Sa Majesté, et puis on vint avertir quand il arriva dans le chateau. Pour lors, Sa Majesté quitta la reine d’Angleterre et alla à la porte de la salle des gardes au devant de lui. Les deux rois d’embrasserent fort tendrement, avec cette difference que celui d’Angleterre, y conservant l’humilité d’une personne malheureuse, se baissa presque aux genoux du Roi. Apres cette premiere embrassade, au milieu de la salle des gardes, ils se reprirent encore d’amitié. Et puis, en se tenant la main serrée, le Roi le conduisit à la reine, qui etoit dans son lit. Le roi d’Angleterre n’embrassa point sa femme, apparemment par respect.<lb/>Quand la conversation eut duré un quart d’heure, le Roi mena le roi d’Angleterre à l’appartement du prince de Galles. La figure du roi d’Angleterre n’avoit pas imposé aux courtisans ; ses discours firent encore moins d’effet que sa figure. Il conta au Roi, dans la chambre du prince de Galles, où il y avoit quelques courtisans, le plus gros des choses qui lui etoient arrivées ; et il les conta si mal que les courtisans ne voulurent point se souvenir qu’il etoit Anglois, que par consequent il parloit fort mal françois, outre qu’il begayoit un peu, qu’il etoit fatigué, et qu’il n’est pas extraordinaire [p. 228] qu’un malheur aussi considerable que celui où il etoit diminuat une eloquence beaucoup plus parfaite que la sienne.<lb/>Apres etre sortis de chez le prince de Galles, les deux rois s’en revinrent chez la reine. Sa Majesté y laissa celui d’Angleterre et s’en revint à Versailles. Presque tous les honnetes gens furent attendris à l’entrevue de ces deux grands princes. Le lendemain au matin, le roi d’Angleterre eut à son lever tout ce qui lui etoit necessaire, et dix mille pistoles sur sa toilette. L’après dinée, ce prince vint à Versailles voir le Roi, qui fut le recevoir à l’entrée de la salle des gardes et le mena dans son petit appartement. Ensuite, il fut voir madame la Dauphine, Monseigneur, Monsieur et Madame. Il demeura très longtemps avec le Roi. Monseugneur et Monsieur furent rendre la visite à Saint Germain. Il y eut de grandes contestations pour les ceremonies : le Roi voulut que le roi d’Angleterre traitat Monseigneur d’egal, et le roi d’Angleterre y consentit, pourvu que le Roi traitat le prince de Galles de meme. Enfin il fut decidé que le Dauphin n’auroit qu’un siege pliant devant le roi d’Angleterre, mais qui’l auroit un fauteuil devant la reine. Les princes du sang avoient aussi leurs pretentions, disant que comme ils n’etoient pas sujets du roi d’Angleterre, ils devoient avoir aussi d’autres traitemens. A la fin tout cela se passa fort bien. Mais quand il fut question des femmes, cela ne fut pas si aisé. Les princesses du sang furent trois ou quatre jours sans aller chez Sa Majesté d’Angleterre, et quand elles y furent les duchesses de les y suivirent pas. Celles-ci pretendirent à deux traitemens, celui de France, qui est de s’asseoir devant leur souveraine, et celui d’Angleterre, qui est de la baiser. La reine d’Angleterre, qui, quoique glorieuse, ne laisse pas d’etre fort raisonnable, dit au Roi qu’il n’avoit qu’à ordonner, qu’elle feroit tout ce qu’il voudroit, qu’elle le prioit de choisir lui meme le ceremonial qu’elle observeroit. Enfin il fut decidé que les duchesses s’en tiendroient à celui de France. Quand la reine d’Angleterre vint à Versailles, la magnificence l’en surprit, et surtout la grande galerie, qui sans contredit est la plus belle chose de l’univers dans son genre ; aussi la loua t elle extremement, mais dans les termes qui convenoient et qui pouvoient faire plaisir au Roi. Elle fit les memes visites qu’avoit faites le roi son epoux, et s’en retourna à Saint Germain avec de tres grands applaudissemens.<lb/>[…]<lb/>Le roi d’Angleterre etoit à Saint Germain, recevant les respects de toute la France : les ministres y furent les premiers ; l’archeveque de Reims, frere de M. de Louvois, le voyant sortir de la messe, dit avec un ton ironique : « Voilà un fort bon homme ; il a quitté trois royaumes pour une messe ». Belle réflexion dans la bouche d’un archevêque ! On régla pour la maison du roi d’Angleterre six cent mille francs, et pendant le premier mois il eut toujours les officiers du Roi pour le servir. Tous les jours il arrivoit beaucoup de cordons bleus anglois. Le Roi voulut lever deux régimens de deux mille hommes chacun, qu’il donna aux deux enfans du roi d’Angleterre.<lb/>Malgré les facheuses circonstances de son etat, Sa Majesté britannique ne laissoit pas d’aller courageusement à la chasse avec Monseigneur et piquoit comme eut pu faire un homme de vingt ans, qui n’a d’autre souci que celui de se divertir. Cependant, ses affaires alloient fort mal, car le prince d’Orange avoit eté reçu du peuple de Londres avec de tres grandes acclamations. […]<lb/>[p. 229] Plus les François voyoient le roi d’Angleterre, moins on le plaignoit de la perte de son royaume. Ce prince n’etoit obsedé que des jesuites. Il vint faire un voyage à Paris : d’abord il alla descendre aux grands jesuites, causa tres longtemps avec eux, et se les fit tous presenter. La conversation finit par dire qu’il etoit de leur societé : cela parut d’un tres mauvais gout. Ensuite il alla diner chez M. de Lauzun. On faisoit presque tous les quinze jours un voyage à Marly, de quatre ou cinq jours. C’est, comme on sait, une maison entre Saint Germain et Versailles, que le Roi aime fort et où il va faire de petits voyages, afin d’etre moins obsedé de la foule des courtisans. Le roi et la reine d’Angleterre y furent. On representoit à Trianon, qui est une autre maison que le Roi a fait batir à un bout du canal, un petit opera sur le retour du Dauphin. La princesse de Conti, madame la Duchesse et madame de Blois y dansoient et en etoient assurement le principal ornement, car du reste les vers en etoient tres mauvais et la musique des plus mediocres. Sa Majesté pria le roi et la reine d’Angleterre d’y venir et leur donna ce plaisir.<lb/>[…]<lb/>[p. 232] Pendant ce temps là, le roi d’Angleterre songeoit à son depart pour l’Irlande. M. de Tirconel, qui en etoit le vice roi, lui manda qu’il croyoit que sa presence etoit necessaire. Cela fut fort debattu dans le Conseil ; enfin on jugea à propos que Sa Majesté britannique s’y en allat incessamment. Elle fit partir le duc de Berwick, un de ses enfans naturels, avec ce qu’il y avoit ici d’Anglois, d’Ecossois et d’Irlandois pour se rendre à Brest, où ils devoient s’embarquer. Les officiers generaux que l’on avoit nommés pour servir avec lui s’y rendirent aussi. […] [p. 233] On travailla à l’equipage du roi d’Angleterre. Le Roi lui fit tenir tout ce qui lui etoit necessaire, et avec profusion, meubles, selles, housses, enfin tout ce que l’on peut s’imaginer au monde. Le Roi lui donna meme sa cuirasse.<lb/>Le roi d’Angleterre voulut, avant que de partir, laisser quelque marque à M. de Lauzun de sa reconnoissance. Sa Majesté britannique vint à Paris faire ses devotion à Notre Dame, et y donna à M. de Lauzun l’ordre de la Jarretière ; en le lui donna, il mit à son ruban bleu une medaille de Saint Georges enrichie de diamans, qui etoit la meme que le roi d’Angleterre, qui eut le cou coupé, avoit donné à son fils le feu roi en se separant de lui : les diamans en etoient tres considerables. Comme il n’y a que vingt cinq personnes qui aient cet ordre, il n’y en avoit qu’un de vacant, qui etoit celui de l’electeur de Brandebourg. Le Roi le donna ici à M. de Lauzun, et le prince d’Orange le donna en Angleterre à M. de Schomberg. […]<lb/>Le roi d’Angleterre alla aussi aux Filles de la Visitation de Chaillot, qui etoient ses amies du temps qu’il avoit demeuré en France, parce que la reine d’Angleterre sa mere y faisoit d’assez longs sejours, et il repassa ensuite par Saint Cloud pour faire compliment à Monsieur sur la mort de la reine sa fille, et pour voir Saint Cloud, qu’il n’avoit jamais vu. De là, il alla à Versailles dire adieu au Roi, et s’en retourna à Saint Germain, où il fesoit son sejour ordinaire. Le lendemain, le Roi lui alla aussi dire adieu à Saint Germain. Leur separation fut fort tendre : le Roi dit au roi d’Angleterre que tout ce qu’il pouvoit lui souhaiter de meilleur etoit de ne le jamais revoir. Il nomma M. d’Avaux pour le suivre comme ambassadeur, et le comte de Mailly, qui avoit epousé une niece de madame de Maintenon, pour l’accompagner jusqu’à Brest, où il s’embarquoit. La reine d’Angleterre demeura avec son fils le prince de Galles à Saint Germain, pria qu’on ne lui allat faire sa cour que les lundis, trouvant qu’il ne lui etoit convenable de se livrer beaucoup au public dans le temps que, selon les apparences, son mari alloit essuyer de grands perils.<lb/>[…]<lb/>[p. 234] Le depart du roi d’Angleterre pour l’Irlande ne laissa pas une grande esperance au Roi de le voir remonter sur le trone. Il n’avoit pas eté longtemps en France sans qu’on le connut tel qu’il etoit, c’est-à-dire un homme enteté de sa religion, abandonné d’une manière extraordinaire aux jesuites. Ce n’eut pas eté pourtant son plus grand defaut à l’egard de la Cour ; mais il etoit foible, et supportoit plutôt ses malheurs par insensibilité que par courage, quoiqu’il fut né avec une extreme valeur, soutenue du mepris de la mort, si commun aux Anglois. Cependant c’etoit quelque chose qu’il eut pris ce parti là. On en etoit defait en France et, selon les apparences, les troupes que le prince d’Orange s’etoit engagé d’envoyer sur les cotes pour faire une diversion alloient passer en Irlande. On donna donc à Sa Majesté une escadre de dix vaisseaux, et il arriva enfin heureusement en Irlande avec beaucoup d’officiers françois et avec tous les Anglois et Irlandois qui l’etoient venus trouver, ou qui avoient demeuré en France. Le Roi les fit conduire tous à Brest par differentes routes, à ses frais, et ils y firent un desordre epouvantable. Le roi d’Angleterre, qui avoit eté homme de mer etant duc d’York, ne fut pas contant de la marine, et le manda au Roi : cela donna des vapeurs à M. de Seignelay. Il y eut des ordres pour faire conduire à Brest toutes les choses necessaires pour l’Irlande : elles y furent expediées avec promptitude et en grande quantité, parce que M. de Louvois s’en mela.<lb/>[…]<lb/>[p. 239] Cependant la reine d’Angleterre etoit à Saint Germain, dans une tristesse et un abattement epouvantables. Ses larmes ne tarissoient pas. Le Roi, qui a l’ame bonne et une tendresse extraordinaire, surtout pour les femmes, etoit touché des malheurs de cette princesse et les adoucissoit par tout ce qu’il pouvoit imaginer. Il lui faisoit des presens ; et parce qu’elle etoit aussi devote que malheureuse, c’etoient des presens qui convenoient à la devotion. Il avoit aussi pour elle toutes les complaisances qu’elle meritoit : il la faisoit venir à Trianon et à Marly, aux fetes qu’il y donnoit ; enfin il avoit des manieres pour elle si agreables et si engageantes que le monde jugea qu’il etoit amoureux d’elle. La chose paroissoit assez probable. Les gens qui ne voyoient pas cela de fort pres assuroient que madame de Maintenon, quoiqu’elle ne passat que pour amie, regardoit les manieres du Roi pour la reine d’Angleterre avec une furieuse inquietude. Ce n’etoit pas sans raison, car il n’y a point de maitresse qui ne terrasse bientôt une amie. Cependant le bruit de cet amour ne fut que l’effet d’un discours du public, fondé sur les airs honnetes que le Roi ne pouvoit s’empecher d’avoir pour une personne dont le merite etoit aussi avoué de tout le monde que celui de la reine d’Angleterre, quand meme elle n’eut eté que particuliere. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21849_actor">Pioche de La Vergne, Marie-Madeleine </persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Vie de Cour</subject>
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              <p>Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette, « Mémoires de la Cour de France », dans Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, 3e série, 8, Paris, Éditeur du commentaire analytique du Code civil, 1839, p. 226-239.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions de Saint-Germain-en-Laye dans les mémoires du maréchal de Berwick</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">34</unitid>
              <unitdate normal="1701/1716" encodinganalog="3.1.3">1701-1716</unitdate>
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                <persname id="atom_21871_actor">Fitz-James, Jacques</persname>
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                <p>Fils naturel de Jacques II, roi d'Angleterre. Duc de Berwick, maréchal de France.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 347] Au commencement de septembre, le roi d’Angleterre eut encore une attaque, et je retournai au plus tôt à Saint Germain, où je le [p. 348] trouvai dans un état désespéré. Les remèdes le tirèrent de la léthargie, mais sans donner plus d’Esperance : il s’affoiblissoit à vue d’œil ;  son bon sens et la connoissance lui restèrent presque jusqu’au dernier soupir. Il employa tout ce temps en prières et en méditations. Jamais on ne vit plus de patience, plus de tranquillité, plus de joie même lorsqu’il songeoit à la mort, ou qu’il en parloit. Il prit congé de la reine avec une fermeté extraordinaire, et les pleurs de cette princesse désolée ne firent sur lui aucune impression, quoiqu’il l’aimât tendrement. Tout ce qu’il lui dit pour retenir ses larmes fut : « Songez, Madame, que je vais être heureux à jamais ». Le Roi Très Chrétien étant venu le voir, l’assura qu’il auroit pour son fils les mêmes égards que pour lui, et qu’il lui rendroit les mêmes honneurs. Le roi d’Angleterre le remercia en peu de mots des marques passées de son amitié, et de ce qu’il venoit de lui promettre. Puis, l’ayant embrassé, le pria de ne pas rester plus longtemps dans un endroit aussi triste. Toute la Cour de France vint aussi à Saint Germain, et fut témoin de la piété et de la sainteté de ce héros chrétien. Le prince de Conti voulut y rester tout le temps et m’avoua que cette mort le suprenoit et le touchoit infiniment. Il sembloit que Dieu vouloit qu’on n’en pût ignorer toutes les circonstances, car pendant tout le temps de sa maladie les portes de sa chambre ne furent plus gardées, de manière que tout le monde y entroit ; et comme ses rideaux furent toujours ouverts, on le voyoit dans son lit, où d’ordinaire il tenoit les yeux fermés, pour être plus recueilli. Enfin le 16 septembre, à trois heures après midi, il expira ; et dans l’instant nous allâmes chez le prince de Galles le saluer roi. Les rois de France et d’Espagne le reconnurent comme tel, et ce fut un des motifs dont le prince d’Orange se servit pour engager le parlement d’Angleterre dans la guerre contre les deux couronnes.<lb/>[…]<lb/>[p. 442] [1716] Le roi [Jacques III] vint secrètement à Saint Germain, où il demeura quelques jours. De là, il en alla passer huit auprès de Neuilly, et fut ensuite à Chalons en Champagne, pour y attendre la réponse du duc de Lorraine. […] Pendant le séjour que le roi Jacques avoit fait auprès de Paris, il avoit congédié milord Bolingbrocke de la manière du monde la plus offensante. Il lui avoit fait, à son retour d’Ecosse, une réception très gracieuse, et lui avoit témoigné une confiance entière. Enfin, après lui avoir donné ses ordres sur plusieurs choses dont il le chargeoit, et lui avoir surtout recommandé de se dépêcher de le suivre, il fit semblant de partir de la Malmaison pour Chalons ; mais au lieu de cela, il s’en alla chez mademoiselle de La Chausseraye, auprès de Neuilly. Au bout de deux jours, il envoya le duc d’Ormond redemander les sceaux à milord Bolingbrocke, qui fut très surpris d’un pareil message et les rendit sur le champ. Ce prince publia, pour raison de ce qu’il venoit de faire, que milord Bolingbrocke avoit totalement négligé d’envoyer en Ecosse aucun secours d’armes, d’argent, etc., et que cela étoit cause du mauvais succès de ses affaires. Les brouillons de Saint Germain ajoutoient qu’il n’avoit tenu qu’à lui d’avoir du Régent toutes sortes de secours, mais qu’il ne l’avoit pas voulu afin de ruiner le Prétendant, qu’il trahissoit sous main. »</p>
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              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <p>Jacques Fitz-James, duc de Berwick, « Mémoires du maréchal de Berwick », dans Joseph-François Michaud et Jean-Joseph-François Poujoulat, Nouvelle collection des mémoires pour servir à l’histoire de France, 3e série, 8, Paris, Éditeur du commentaire analytique du Code civil, 1839, p. 347-442.</p>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par François-René de Chateaubriand d’une chasse royale dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1787/1787" encodinganalog="3.1.3">19 février 1787</unitdate>
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                <persname id="atom_21886_actor">Chateaubriand, François-René (de)</persname>
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                <p>Écrivain, diplomate et homme politique.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 337] Le duc de Coigny me fit prévenir que je chasserais avec le Roi dans la forêt de Saint-Germain. Je m’acheminai de grand matin vers mon supplice, en uniforme de débutant, habit gris, veste et culotte rouges, manchettes de bottes, [p. 338] bottes à l’écuyère, couteau de chasse au côté, petit chapeau française à galon d’or. Nous nous trouvâmes quatre débutants au château de Versailles, moi, les deux messieurs de Saint-Marsault et le comte d’Hautefeuille. Le duc de Coigny nous donna nos instructions : il nous avisa de ne pas couper la chasse, le Roi s’emportant lorsqu’on passait entre lui et la bête. Le duc de Coigny portait un nom fatal à la Reine. Le rendez-vous était au Val, dans la forêt de Saint-Germain, domaine engagé par la couronne au maréchal de Beauveau. L’usage voulait que les chevaux de la première chasse à laquelle assistaient les hommes présentés fussent fournis des écuries du Roi.<lb/>[f. 339] On bat aux champs : mouvement d’armes, voix de commandement. On crie : le Roi ! Le Roi sort, monte dans son carrosse : nous roulons dans les carrosses à la suite. Il y avait loin de cette course et de cette chasse avec le roi de France, à mes courses et à mes chasses dans les landes de la Bretagne ; et plus encore, à mes courses et à mes chasses avec les sauvages de l’Amérique : ma vie devait être remplie de ces contrastes.<lb/>Nous arrivâmes au point de ralliement, où de nombreux chevaux de selle, tenus en main sous les arbres, témoignaient leur impatience. Les carrosses arrêtés dans la forêt avec les gardes ; les groupes d’hommes et de femmes ; les meutes à peine contenues par les piqueurs ; les aboiements des chiens, le hennissement des chevaux, le bruit des cors, formaient une scène très animée. Les chasses de nos rois rappelaient à la fois les anciennes et les nouvelles mœurs de la monarchie, les rudes passe-temps de Clodion, de Chilpéric, de Dagobert, [p. 340] la galanterie de François Ier, de Henri IV et de Louis XIV.<lb/>J’étais trop plein de mes lectures pour ne pas voir partout des comtesses de Chateaubriand, des duchesses d’Etampes, des Gabrielle d’Estrées, des La Vallière, des Montespan. Mon imagination prit cette chasse historiquement, et je me sentis à l’aise : j’étais d’ailleurs dans une forêt, j’étais chez moi.<lb/>Au descendu des carrosses, je présentai mon billet aux piqueurs. On m’avait destiné une jument appelée l’Heureuse, bête légère, mais sans bouche, ombrageuse et pleine de caprices ; assez vive image de ma fortune, qui chauvit sans cesse des oreilles. Le Roi mis en selle partit ; la chasse le suivit, prenant diverses routes. Je restai derrière à me débattre avec l’Heureuse, qui ne voulait pas se laisser enfourcher par son nouveau maître ; je finis cependant par m’élancer sur son dos : la chasse était déjà loin.<lb/>Je maitrisai d’abord assez bien l’Heureuse ; [p. 341] forcée de raccourcir son galop, elle baissait le cou, secouait le mors blanchi d’écume, s’avançait de travers à petits bonds ; mais lorsqu’elle approcha du lieu de l’action, il n’y eut plus moyen de la retenir. Elle allonge le chanfrein, m’abat la main sur le garrot, vient au grand galop donner dans une troupe de chasseurs, écartant tout sur son passage, ne s’arrêtant qu’au heurt du cheval d’une femme qu’elle faillit culbuter, au milieu des éclats de rire des uns, des cris de frayeur des autres. Je fais aujourd’hui d’inutiles efforts pour me rappeler le nom de cette femme, qui reçut poliment mes excuses. Il ne fut plus question que de l’aventure du débutant.<lb/>Je n’étais pas au bout de mes épreuves. Environ une demi-heure après ma déconvenue, je chevauchais dans une longue percée à travers des parties de bois désertes ; un pavillon s’élevait au bout : voilà que je me mis à songer à ces palais répandus dans les forêts de la couronne, en souvenir de l’origine des rois chevelus [p. 342] et de leurs mystérieux plaisirs : un coup de fusil part ; l’Heureuse tourne court, brosse tête baissée dans le fourré, et me porte jusqu’à l’endroit où le chevreuil venait d’être abattu : le Roi paraît.<lb/>Je me souvins alors, mais trop tard, des injonctions du dc de Coigny : la maudite Heureuse avait tout fait. Je saute à terre, d’une main poussant en arrière ma cavale, de l’autre tenant mon chapeau bas. Le Roi regarde, et ne vois d’un débutant arrivé avant lui aux fins de la bête ; il avait besoin de parler ; au lieu de s’emporter, il me dit avec un ton de bonhomie et un gros rire : « Il n’a pas tenu longtemps ». C’est le seul mot que j’aie jamais obtenu de Louis XVI. On vint de toutes partes ; on fut étonné de me trouver causant avec le Roi. Le débutant Chateaubriand fit du bruit par ses deux aventures ; mais, comme il lui est toujours arrivé depuis, il ne sut profiter ni de la bonne ni de la mauvaise fortune.<lb/>Le Roi força trois autres chevreuils. Les débutants [p. 343] ne pouvant courre que la première bête, j’allai attendre au Val avec mes compagnons le retour de la chasse.<lb/>Le Roi revint au Val ; il était gai et contait les accidents de la chasse. On reprit le chemin de Versailles. Nouveau désappointement pour mon frère : au lieu de m’habiller pour me trouver au débotté, moment de triomphe et de faveur, je me jetai au fond de ma voiture et rentrai dans Paris plein de joie d’être délivré de mes honneurs et de mes maux. Je déclarai à mon frère que j’étais déterminé à retourner en Bretagne. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21886_actor">Chateaubriand, François-René (de) </persname>
              <persname role="subject">Louis XVI</persname>
              <subject>Chasse</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
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              <p>François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, Paris, Eugène et Victor Penaud, 1849-1850, t. I, p. 337-343.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1354719/f367.image</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Notes de la princesse de Beauvau concernant le château du Val</unittitle>
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              <unitdate normal="1794/1797" encodinganalog="3.1.3">10 août 1794-20 mars 1797</unitdate>
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                <persname id="atom_21903_actor">Beauvau, Marie-Charlotte de</persname>
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                <p>Epouse, en mars 1764, Charles Juste de Beauvau-Craon (1720-1793).</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 100] Saint Germain, 10 août 1794<lb/>Enfin j’ai fait au Val mes dernier adieux, à ce Val à qui je n’ai pas dû un plaisir qui ne m’en donnât un plus grand encore : celui de les rapporter tous à cet objet unique de mon amour, de mon respect, de ma plus vive, de ma plus tendre reconnoissance. J’erre encore autour de ce lieu dont je n’ose plus approcher. Celui que j’habite est placé entre cette maison où j’ai vu finir mon bonheur, et le terrain sacré qui a reçu ses précieux restes. Je nourris mes éternels regrets de souvenirs tantôt déchirants, tantôt plus doux, mais toujours douloureux. C’est ici que j’userai mes tristes jours, afin d’être assurée que le dernier confondra mes cendres avec les siennes. Voilà le seul espoir qui me reste, le seul qui mêle quelque douceur à tant d’amertume. Je suis déjà morte pour tout autre intérêt.<lb/>[...]<lb/>[p. 138] 20 mars 1797<lb/>Après trois ans, une lente justice m’a fait retrouver ce lieu cher et terrible. Mais les dégradations qu’il a souffertes, et la perte de la plus grande partie de ma médiocre fortune, en rendent pour moi l’habitation impossible. Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Pourrois-je vivre dans cette maison où il a cessé de vivre ? Que de souvenirs déchirants ! J’en jouirai cependant ; j’irai quelquefois, toujours seule. La pensée de le voir, ou détruit, ou habité par des étrangers, m’étoit insupportable. Du moins il sera respecté tant que je vivrai, et j’espérerai qu’après moi, sa fille pourra l’habiter. Il l’associoit à la pensé qu’il seroit plus vivement rappelé dans ce lieu que dans tout autre, et quand il pouvoit supporter l’idée de notre séparation, il me disoit : "Vous le conserverez pour moi, et vous le garderez pour elle". »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21903_actor">Beauvau, Marie-Charlotte de </persname>
              <geogname>Château du Val</geogname>
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              <p>Marie-Charlotte de Rohan-Chabot, princesse de Beauvau, Souvenirs de la maréchale princesse de Beauvau (née Rohan Chabot), suivies des mémoires du maréchal prince de Beauvau, éd. Sabine de Standish, Paris, Léon Techener, 1872, p. 100-138.</p>
            </bibliography>
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          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1810/1810" encodinganalog="3.1.3">19 juin 1810</unitdate>
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                <persname id="atom_21917_actor">Clary-Aldringen, Charles (de)</persname>
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              <note>
                <p>Aristocrate autrichien, envoyé par l'empereur d'Autriche auprès de Napoléon Ier.</p>
              </note>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Il y avait, ce jour-là, chasse à Saint-Germain. La princesse Pauline de Schwarzenberg y est allée en calèche avec l’Impératrice. M. et Mme de Metternich, l’ambassadeur, tous étaient invités, excepté la princesse Charles de Schwarzenberg, si bien que Mme de Metternich, croyant que ce ne pouvait être qu’un oubli, en dit un mot à la reine de Naples. Celle-ci lui répondit que non, et que la princesse Charles serait invitée une autre fois. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21917_actor">Clary-Aldringen, Charles (de) </persname>
              <persname role="subject">Napoléon Ier</persname>
              <subject>Chasse</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Charles de Clary et Aldringen, Trois mois à Paris lors du mariage de l’empereur Napoléon Ier et de l’archiduchesse Marie-Louise, éd. Oskar Freiherr von Mitis et Claude de Rarécourt de la Vallée de Pimodan, Paris, Plon, 1914, p. 368.
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62922986/f406.image</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention dans le journal de l’architecte Fontaine des travaux ordonnés par l’empereur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">38</unitid>
              <unitdate normal="1812/1812" encodinganalog="3.1.3">23 avril 1812</unitdate>
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                <persname id="atom_21938_actor">Fontaine, Pierre-François-Léonard</persname>
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              <note>
                <p>Architecte.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« L’Empereur est allé ces jours derniers à Saint-Germain et a vu l’école d’équitation qui est établie dans le château depuis quelques années. Il a été mécontent de tout ce que MM. les ingénieurs militaires ont fait dans cet établissement. J’ai reçu ordre d’aller le visiter avec M. Costaz et M. Lepère, architecte de Saint-Cloud. J’ai mis ce matin sous les yeux de Sa Majesté les plans du château avec quelques observations sur les moyens de remédier aux inconvénients dont on se plaint. J’ai proposé le changement des latrines qui se trouvent avoir une entrée directe sur l’un des principaux escaliers, la disposition d’un réfectoire, et d’une salle pour la réception des visites. J’ai aussi indiqué une clôture en palis pour former une carrière qui doit servir aux exercices sur la pelouse en avant du château. L’Empereur a tout approuvé et en a ordonné l’exécution. La direction de ce travail, qui va être fait aux frais de la Liste civile, car le château de Saint-Germain est maintenant regardé comme dépendance du Domaine de la Couronne, devra être faite par M. Lepère, dans l’arrondissement duquel il se trouve. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21938_actor">Fontaine, Pierre-François-Léonard </persname>
              <persname role="subject">Napoléon Ier</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Ecole militaire de cavalerie</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Pierre-François-Léonard Fontaine, Journal, 1799-1853, Paris, Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Institut français d’architecture et Société de l’histoire de l’art français, 1987, t. I, p. 330.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’une chasse faite par le duc de Wellington dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">39</unitid>
              <unitdate normal="1814/1814" encodinganalog="3.1.3">septembre 1814</unitdate>
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                <persname id="atom_21951_actor">Lennox, William Pitt</persname>
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              <note>
                <p>Officier britannique.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 40] The following week the Duke hunted at [p. 41] St. Germain-en-Laye ; interesting from its historical recollections, but, although it is a large town, it has a melancholy air of desolation in its grass-grown streets and straggling edifices. The royal château, once the<lb/>favourite residence of Marguerite de Valois, Henry II, Henry IV, Francis I, and the birthplace of Charles IX and Louis XIV, is now converted into a military prison, and surrounded by a wall for security. Here the " mind's eye" may dwell on bygone days, and bring before it scenes of past times. How vividly does this venerable pile remind one of the bon roi Henry IV, and the graceful good-humour of that popular monarch. Here our bigoted James II resided for twelve years, holding the semblance of a court. Part of his body was buried in the parish church, where a monument has since been raised by George IV, at his own expense, to the memory of one described upon it<lb/>''Magnus in Prosperis, in Adversis Major,<lb/>Jacobus 2us, Anglorum Rex."<lb/>Acting upon the law of Solon, since universally adopted, [p. 42] of "de mortuis nil nisi<lb/>bonum", we will not say what the epitaph ought to have been; but, to call a monarch<lb/>great in prosperity "who had shown so thorough a disregard for the religion and constitution of his country", is even too untruthful for a monumental tablet.<lb/>The forest occupies a promontory, formed by a sweeping bend of the river Seine, and is one of the largest in France, having a circuit of twenty-one miles. In the centre of it, is the Pavilion de la Meute, begun by Francis I, whose refined taste is proverbial throughout his own country, and whose style is now so much appreciated in England. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_21951_actor">Lennox, William Pitt </persname>
              <subject>Chasse</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>William Pitt Lennox, Three years with the duke of Wellington in private life, by an ex-aid-de-camp, 2e édition, Londres, Saunders and Otley, 1853, p. 40-42.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’un bal donné par le gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">40</unitid>
              <unitdate normal="1828/1828" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1828</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <persname id="atom_21961_actor">Castellane, Esprit Victor Élisabeth Boniface (de)</persname>
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              <note>
                <p>Officier,  pair de France en 1837, maréchal de France en 1852.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le comte de Talleyrand (Bozon), gouverneur du château de Saint-Germain, nous a invités à un dîner et à un bal, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de la duchesse d’Esclignac, sa fille. C’est bien le plus aimable sourd à rencontrer. Le comte de Talleyrand n’entend pas un mot, mais il est de la société la plus douce, toujours gai et content. La duchesse d’Esclignac est jolie et coquette. La pluie a dérangé la fête du jardin ; on a dansé dans l’intérieur. Il y a eu un feu d’artifice ; un M. Danès, ancien maire de Saint-Germain, en a fait les honneurs à la dame du lieu. J’ai retrouvé chez le comte de Talleyrand la comtesse de Palfy, fille du prince de Ligne, personne très aimable. Je l’ai connue à Vienne en 1809 ; elle avait alors trente ans ; nous ne nous sommes reconnus qu’après avoir entendu nos noms respectifs. J’avais amené avec moi mon fils Henri, dont la jolie figure a eu du succès ; nous étions de retour à minuit à Acosta. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_21961_actor">Castellane, Esprit Victor Élisabeth Boniface (de) </persname>
              <subject>Vie de Cour</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Esprit Victor Élisabeth Boniface de Castellane, Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862, Paris, Plon, 1895, t. II, p. 255.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par la reine Victoria de sa visite du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">41</unitid>
              <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">25 août 1855</unitdate>
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              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_21967_actor">Victoria</persname>
              </origination>
            </did>
            <bioghist id="md5-596004dd906afbb7697192492e68faef" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Reine de Grande-Bretagne et d'Irlande de 1837 à 1901.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 119] We started at half-past eleven for the Forêt de Saint-Germain, with the whole party but Lord Clarendon, who could not go – we, with the Emperor and Vicky in our carriage. We drove from the garden door en poste through the park of Saint-Cloud. […]<lb/>We next came to Marly, or at leat to La Machine de Marly on the Seine, along which the road goes. It is very pretty, and there are many country houses here. At Marly another arch, and bouquets and an address presented. Soon after this we entered La Forêt de Saint-Germain, innumerable avenues, which at [p. 120] certain parts of the forest meet in a sort of cross, from which a great number of roads branch off up other avenues. This is very like the Forêt d’Eu, near Eu, which the poor King took us to, and was so fond and proud of, having lately bought it ! It was dreadfully dusty, the soil being very sandy (this is the case everywhere here, and makes it very healthy). The sun had came out, and altogether it became oppressive.<lb/>We arrived at about half-past one, or a little before, at La Muette, small rendez-vous de chasse with a few rooms in it, which were again all ready and prepared for us. […]<lb/>[p. 122] After luncheon, and talking together some little time, we went into the front room or hall, where we sat down, and I sketched a little and listened to the music, which was very pretty. The Emperor was very gay, and danced with the children. We left again about half-past three, drove along through the fine forest, and along the terrace of Saint-Germain, which commands a most beautiful and extensive view, and where we stopped for one moment to look at a sketch a man was making. We drove straight up to the old Palace of Saint-Germain used originally to live, and the early kings also had their residence. Mdlle de La Vallière lived here, and also our James II, who died here, and is buried in the church, which, however, we did not go to see. The palace has latterly been used as a barrack and a prison. We got out and went up to see it, particularly the rooms of James II and La Vallière. The Emperor has lately recovered the property, and intends to try and do something with it ; but he was much disgusted when he saw the state of ruin and filth in which it is.<lb/>From here we retunerd direct to Saint-Cloud, by quite another road, through Chatou. […]<lb/>[p. 153] Before I close the account of this ever memorable and delightful visit I will just add a few remarks about the principal Palaces, which ought to have been in the proper place, but which, from multitudinous interruptions, I omitted. […]<lb/>[p. 154] Versailles was an ancien hunting lodge, built by Louis XII. Louis XIV, when he left Saint-Germain (the ancient palace of the kings, and where Charles IX and Louis XIV were born, and Louis XIII died), built the splendid palace. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_21967_actor">Victoria </persname>
              <persname role="subject">Napoléon III</persname>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Victoria, Leaves from a Journal, a record of the visit of the emperor and empress of the French to the queen and of the visit of the queen and H.R.H. the prince consort to the emperor of the French, 1855, Londres, Andre Deutsch, 1961, p. 119-154.</p>
            </bibliography>
          </c>
        </c>
        <c otherlevel="" level="otherlevel">
          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Correspondances</unittitle>
            <unitid encodinganalog="3.1.1">11.5</unitid>
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        178 pièces    </physdesc>
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          <odd type="publicationStatus">
            <p>Publié</p>
          </odd>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres isolées</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">11.5.1</unitid>
              <unitdate normal="1542/1842" encodinganalog="3.1.3">1542-1842</unitdate>
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        10 pièces    </physdesc>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de William Paget, ambassadeur d'Angleterre, concernant un voyage du roi en petit comité à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1542/1542" encodinganalog="3.1.3">10 février 1542</unitdate>
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                  <persname id="atom_20002_actor">Paget, William</persname>
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              </did>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur d'Angleterre en France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« The Frenck King, leaving the Queen and the rest of the Household here at the Louvre, lies at St. Germain’s Dalley with only the Privy Council, Privy Chamber and Privy Band ; having ordered the harbingers to lodge no man nearer than Paris, and his Privy Council and Chamber to lodge none but their own servants. It is done either for quietness or to avoid such as haunt the Court to learn proceedings. Feared thereby to be excluded from all intelligence ; but has, by credible means, learnt that the Prothonotary St. Poule, brother to the bp. of Montpellier, whom the King sent with another to the Great Turk, in October, is intercepted about Ragusa. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_20002_actor">Paget, William </persname>
                <persname role="subject">François Ier</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>James Gairdner et Robert H. Brodie (éd.), Letters and papers, Henry VIII, Londres, Her Majesty’s Stationery office, 1862-1932, t. XVII, n° 95, p. 41.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Jean de Saint-Mauris, ambassadeur impérial, à propos des volontés du nouveau roi concernant Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitdate normal="1547/1547" encodinganalog="3.1.3">11 février 1547</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette dépêche, conservée aux Archives générales du Royaume à Buxelles, est signalée en 1877 sous la référence : Papiers d’Etat, Nég. de France, t. II, pp. 77 à 84.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_19122_actor">Saint-Mauris, Jean de</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-b49195cd6e9712af13174606939d4601" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Ambassadeur impérial en France entre 1544 et 1549.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« [p. 108] Monseigneur le Daulphin et mad. Ysabelle doibvent estre bientost a Saint Germain, ou ilz resideront desormais, et quant la court y sera, l’on les retirera a La Muette, laquelle le Daulphin fait parachever tant a la susdite occasion que pour ce qu’il en fut requis par le feu Roy durant sa maladie. Et desire led. Daulphin demeurer aud. Saint Germain a cause qu’il y a esté nourry, outre la commodité de l’air et du chasteau. Il a promis a ung chascun d’y bastir, et a Fontainebleau, ou il propose estre l’yver et sus le printemps a Bloys, Amboise et Tours, l’esté aud. Saint Germain et le surplus de l’annee alentour de Compiegne.<lb/>Led. Daulphin, le XIXe de ce mois, se partit dud. Saint Germain, allant en aucunes places du connestable, ou il doibt estre au plus VIII ou X jours. Et ce pendant l’on nettoye le logis dud. Saint Germain pour y recevoir led. seigneur Daulphin et sa seur, desquelz mons. de Humieres a le gouvernement. […]<lb/>[p. 114] L’admiral a esté logié a Saint Germain dans le chasteau ou lieu ou souloit estre du passé le cardinal de Tournon. Il fait espier quand le Roy doibt aller a la messe et lors il se trouve en sa chambre pour l’accompaigner, et quelque foiz le suyt il a la chasse. Il a assez de capitaines de mer avec luy qui voluntairement le suyvent, mais il n’a aujourd’huy nul credit ny entremise aux affaires. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_19122_actor">Saint-Mauris, Jean de </persname>
                <persname role="subject">Henri II</persname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Ch. Paillard, « La mort de François Ier et les premiers temps du règne de Henri II d’après Jean de Saint-Mauris, ambassadeur de Charles Quint à la Cour de France (avril-juin 1547) », Revue historique, t. V, 1877, p. 84-120.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Analyse d'une lettre de sir Nicholas Throckmorton concernant les conditions dans lesquelles il est retenu en otage au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">3</unitid>
                <unitdate normal="1563/1563" encodinganalog="3.1.3">25 août 1563</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Document aimablement signalé par Monique Chatenet.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20004_actor">Throckmorton, Nicholas</persname>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur d'Angleterre en France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« The chamber in the tower where he lies is hung with tapestry and the bedding which he and his folks occupy is hired by him, and so are all the things that he needs. In the morning, he is suffered (accompanied by three or four of his guard) to walk in the park of Saint Germain an hour, and in the daytime to walk when he wills in the gallery of the house with the keeper, and towards the evening is suffered to walk in the garden. Adjoining his chamber is a great one, where he has liberty all day to walk, and a smaller to dine and sup in. Some officers accompany him at meals.  Twice in the day two of his folks are suffered to go in Saint Germain to buy his victuals. About 6 p. m.  he with one of his servants is locked in his chamber, and the rest of his folks in another, and the guards lie upon a pallet at his chamber door. When Smith writes let his messenger come to the sign of “Our Lady” in Saint Germain, where, before diner and supper, one of his folks is suffered to go to to fetch his wine.<lb/>The captain of the castle has written to the King to have him to his own house at a village called Carriere.<lb/>Castle of Saint Germain, 25 August 1563 »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_20004_actor">Throckmorton, Nicholas </persname>
                <persname role="subject">Charles IX</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Calendar of State Papers, Foreign series, of the reign of Elizabeth, t. 6, 1563, éd. Joseph Stevenson, Londres, Longmans, Green and Co., 1869, p. 512-513, n° 1172.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Edward Stafford, ambassadeur d’Angleterre en France, à Walsingham mentionnant des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
                <unitdate normal="1584/1584" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1584</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Document aimablement signalé par Monique Chatenet.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20006_actor">Stafford, Edward</persname>
                </origination>
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                <note>
                  <p>Ambassadeur d'Angleterre en France.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« I am now going to horse to meet the King, or at least the Queen Mother, at Chenonceaux. The King would not give me audience at Bois de Vincennes, but referred me and all the ambassadors to his meeting with the Queen Mother at Blois, on the 10th or 12th of this month at farthest. But she having sent him word that “there was no coming to Blois nor thereabouts, the plague being so rife,” he appointed to see her at Chenonceaux, “and not tarry past a night or two and so bring them away with him to Montargis, and so roving about and staying in no place till Saint Germains house be ready, where he meaneth to make his rendezvous”, desiring us all to wait until then.<lb/>But knowing that he hath so pulled down and patched at Saint Germains that it cannot be ready a good while, and his humour so changeable that God knoweth whether he will keep that deliberation or no, and desirous to have her Majesty served to her contentment,” though it is above seven score miles hence and will be a great charge, I mean to go to Amboise, within two leagues of the Court, and be there before the King, and speak with them both. If he comes not within ten days, I will speak with the Queen Mother, and stay till she has sent to him, rather than leave her Majesty's will undone. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_20006_actor">Stafford, Edward </persname>
                <persname role="subject">Henri III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Calendar of State Papers, Elizabeth, t. 19, 1584-1585, éd. Sophie Crawford Lomas, Londres, The Hereford Times limited, 1916, p. 71.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Philippe d’Orléans concernant l’arrestation du chevalier de Lorraine dans son appartement au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">2 février 1670</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20012_actor">Philippe, duc d'Orléans</persname>
                </origination>
              </did>
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                <note>
                  <p>Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, frère cadet de Louis XIV.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur, à M. Colbert<lb/>Villers Coterets, le 2 fevrier 1670<lb/>Monsieur Colbert,<lb/>Comme depuis quelque temps je vous crois de mes amis, et que vous etes le seul de ceux qui ont l’honneur d’approcher le Roi qui m’en ayez donné des marques dans l’epouvantable malheur qui me vient d’arriver, je crois que vous ne serez pas faché que je vous prie ici de dire au Roi que je suis venu ici avec la derniere douleur de me voir obligé de m’eloigner de lui, ou de demeurer avec honte à sa Cour. Que je le prie de considerer ce qu’on diroit dans le monde si l’on me voyoit gai et tranquille dans les plaisirs de Saint Germain et du carnaval, pendant qu’un prince innocent, le meilleur ami que j’aie sur la terre, et attaché à moi, languit pour l’amour de moi dans une miserable prison ; de plus, la manière dont on l’a pris a eté pour moi le plus sensible affront que je pusse recevoir, ayant eté longtemps incertain si c’etoit à ma personne que l’on en vouloit, ma chambre ayant eté assez longtemps environnée de toutes parts de gardes, tant [p. 462] aux portes qu’aux fenetres, et tous mes domestiques, epouvantés, me vinrent dire qu’ils ne savoient si c’etoit à moi qu’on en vouloit. De plus, le Roi fit demander à ma femme quel parti elle vouloit prendre ; cela marquoit dont qu’il avoit envie d’autoriser qu’elle ne fit pas son devoir à mon egard en me fuyant. Malgré toutes ces raisons, si je m’etois cru utile au service du Roi, je ne l’aurois pas quitté ; mais la manière dont il m’a traité toute sa vie me fait bien croire le contraire. Je sais que dans l’humeur où je suis, je ne pourrois lui etre que desagreable, et qu’il auroit de la peine meme à avoir à tous momens devant ses yeux un frere qu’il a mis dans le derniere desespoir, que cela seroit tres ennuyeux pour lui, et fort honteux pour moi, que je n’ai aucun dessein que de lui cacher ma sensible douleur, jusques à tant qu’il veuille me redonner de la joie. Que si j’osois je prierois le Roi de se mettre à ma place et de songer à ce qu’il feroit dans une pareille occasion, de me donner conseil lui meme, un conseil tel qu’il le croiroit honnete pour moi, et que tout le monde vit qu’il l’a donné à un frere, qui n’a songé toute sa vie qu’à lui etre agreable et à lui plaire. Cependant j’aime mieux vous ouvrir mon cœur qu’à tout autre, parce que je sais que vous etes sincere et de bonne foi, que vous n’avez d’autres interets que ceux du Roi, et que vous savez mieux que personne que mon  malheur m’est arrivé dans un temps où je meritois un autre traitement assurement par toutes les choses que je sacrifiois tous les [p. 463] jours au Roi ; que si M. le chevalier de Lorraine etoit coupable, j’aurois eté le premier à l’eloigner d’aupres de moi, mais qu’il n’a jamais songé qu’à pouvoir meriter ses bonnes graces et son estime ; que j’en pouvois repondre, connoissant mieux que personne le fond de son cœur ; qu’enfin je ferois voir, à la honte de mes ennemis, que j’aimois le Roi plus que moi meme, mais qu’il me donnat les moyens d’accorder ma tendresse avec mon honneur, et qu’en cela je le conjurois de songer que j’etois son frere.<lb/>Apres cela, je n’ai rien à vous dire, que de vous assurer que je serai toute ma vie, M. Colbert, votre bien bon ami.<lb/>Philippe »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_20012_actor">Philippe, duc d'Orléans </persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Louis XIV, Œuvres de Louis XIV, éd. Philippe-Antoine Grouvelle et Philippe-Henri de Grimoard, Paris et Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1806, t. V, p. 461-463.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi annonçant son arrivée à Saint-Germain-en-Laye et ordonnant le déménagement du dauphin au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1671</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 dcoument    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20017_actor">Louis XIV</persname>
                </origination>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Au duc de Montausier<lb/>Ath, le 6 juillet 1671<lb/>Hier, je vous mandai que nous serions à Saint Germain le mardi ou le mercredi de la semaine prochaine ; mais nous y serons samedi au soir, 11 de ce mois, ayant resolu de partir demain, sur la nouvelle de la maladie de mon fils le duc d’Anjou. Vous avancerez à proportion le delogement de mon fils pour aller au chateau neuf, et son depart, afin de venir à notre rencontre à Franconville. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_20017_actor">Louis XIV </persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Louis XIV, Œuvres de Louis XIV, éd. Philippe-Antoine Grouvelle et Philippe-Henri de Grimoard, Paris et Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1806, t. V, p. 482.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du roi concernant le séjour du dauphin, la petite vérole étant à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">2 octobre 1673</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20021_actor">Louis XIV</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-874d580ecd222b6b24b350976765cb78" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Au duc de Montausier<lb/>Beauzé, le 2 octobre 1673<lb/>Mon cousin,<lb/>J’ai reçu votre lettre du 30 de septembre et considéré toutes les choses que vous me représentez. Je ne puis approuver le dessein de mener mon fils à Vincennes ; car, encore que l’air y soit bon, jamais nous n’y avons été sans beaucoup de malades en cette saison, et les gens meme du lieu n’ont pas eté exceptés ; et quoique peut etre l’eau qui croupissoit alors dans les fossés contribuât à cela, et qu’à present ils sont secs, [p. 516] il ne peut avoir moins à craindre, l’épreuve ne m’en plait pas. Pour ce qui est de Saint Germain, la petite verole y etant, il n’y faut pas penser. Je desire seulement que vous en fassiez sortir tous ceux qui sont atteints de cette maladie, afin que dans quelque temps, apres avoir bien fait nettoyer et aerer les maisons qui en auront eté frappées, on y puisse retourner. Cependant comme je vois par votre lettre que le mal qui court à Versailles ne vient pas de l’infection de l’air, si vous jugez qu’en prenant aux portes et ailleurs les precautions qui se peuvent prendre en de pareilles rencontres, mon fils y puisse demeurer sans hasarder sa santé, je m’en remets à votre discretion et à votre affection ; mais en cas que vous n’y voyiez pas assez de sureté, je trouve bon que pour son sejour, jusqu’à ce que le peril de Saint Germain et de Versailles soit passé, vous choisissiez quelque maison de ces quartiers là, comme Ruel, ou telle autre que vous trouverez plus saine et plus agreable, et qui soit fermée de fossés. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_20021_actor">Louis XIV </persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Louis XIV, Œuvres de Louis XIV, éd. Philippe-Antoine Grouvelle et Philippe-Henri de Grimoard, Paris et Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1806, t. V, p. 515-516.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Catherine de Wurtemberg, reine de Westphalie, mentionnant une grande chasse donnée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitdate normal="1807/1807" encodinganalog="3.1.3">31 août 1807</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_20028_actor">Catherine de Wurtemberg</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-06d0d2a7c0fd0e504acc09d595c45d1b" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Fille du duc puis roi (1806) Frédéric Ier de Wurtemberg (1754-1816). Mariée en 1807, sur la demande de Napoléon Ier, à Jérôme Bonaparte (1784-1860), roi de Westphalie.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon très cher père,<lb/>C’est toujours encore de Saint-Cloud que j’ai l’honneur de vous adresser les lettres. Cependant, nous le quittons ce soir pour nous rendre à Paris pour assister demain à une grande chasse à courre à Saint-Germain, où tous les princes de la Confédération du Rhin qui se trouvent à Paris dans ce moment doivent se rendre. Nous allons mercredi avec le grand-duc et la grande-duchesse de Berg, le prince et la princesse héréditaire de Bade et le prince Borghèse [p. 54] à Morfontaine, passer deux jours chez la reine de Naples. Le séjour de Saint-Cloud n’est pas ce qu’il y a de plus amusant, l’on ne voit l’Empereur que le soir à six heures, au moment où l’on monte en calèche pour se promener dans le parc, puis au retour l’on dîne. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_20028_actor">Catherine de Wurtemberg </persname>
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                <subject>Chasse</subject>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Catherine de Wurtemberg et Jérôme Bonaparte, Briefwechsel der Königin Katharina und des Königs Jérôme von Westphalen, sowie des Kaisers Napoléon I, mit dem König Friedrich von Württemberg, éd. August von Schlossberger, Stuttgart, Kohlhammer, 1886-1887, t. I, p. 53.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre mentionnant une chasse princière à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1815/1815" encodinganalog="3.1.3">11 novembre 1815</unitdate>
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                  <persname id="atom_20035_actor">Pozzo di Borgo, Charles-André</persname>
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                <note>
                  <p>Député de Corse à l'Assemblée nationale. Adversaire de Napoléon, fut diplomate au service de la Russie à partir de 1803.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Dépêche<lb/>N° 19<lb/>Paris, 11/23 novembre 1815<lb/>Monsieur le comte,<lb/>Les rapports du duc de Wellington avec la cour continuent de s’améliorer journellement. Depuis ma dernière expédition, il s’est donné une chasse à Saint-Germain, à laquelle les princes et madame la duchesse d’Angoulême ont assisté. Le duc de Wellington, plusieurs dames anglaises et un grand nombre de généraux et d’officiers de cette nation y ont été invités.<lb/>A l’arrivée de la duchesse de Wellington à Paris, le Roi a offert au duc de s’établir à l’Elysée. Nous avons été si empressés de lever tous les obstacles que le comte Capo d’Istria a immédiatement quitté son appartement et est venu se loger avec les personnes de sa chancellerie à l’hôtel de la mission.<lb/>La présence du duc de Wellington à l’Elysée sera regardée comme une preuve matérielle de sa bonne intelligence avec les Tuileries. Le public de Paris, qui juge presque tout par les apparences, n’a pas manqué de saisir celle-ci.<lb/>J’ai l’honneur d’être, etc. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_20035_actor">Pozzo di Borgo, Charles-André </persname>
                <subject>Chasse</subject>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Charles-André Pozzo di Borgo, Correspondance diplomatique du comte Pozzo di Borgo, ambassadeur de Russie en France, et du comte de Nesselrode depuis la restauration des Bourbons jusqu’au congrès d’Aix-la-Chapelle, 1814-1818, t. I, Paris, Calmann Lévy, 1890, p. 240.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre décrivant une chasse des fils de Louis-Philippe à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1842/1842" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1842</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée par Cuvillier-Fleury, secrétaire des commandements du duc d’Aumale, à sa femme.</p>
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                  <persname id="atom_20040_actor">Cuvillier-Fleury, Alfred-Auguste</persname>
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                <note>
                  <p>Historien, critique littéraire, rédacteur au "Journal des Débats". Précepteur du duc d'Aumale (1827-1839).</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Paris, le lundi 20 juin 1842, à 8 heures et demie<lb/>J’espère que tu ne me reprocheras pas, cette fois, ma chère Henriette, d’abandonner le duc d’Aumale. Voici trois jours que je dîne avec lui, hier, avant-hier et mercredi ! Par exemple, il faut que j’y renonce aujourd’hui. Le prince a imaginé d’aller faire le bois ce matin à Saint-Germain. Voilà en quoi consiste cette plaisanterie : on se lève à une heure après minuit, on monte en voiture, on y dort de fatigue jusqu’à Saint-Germain où on arrive à deux heures et demie du matin. On se rend au chenil de l’équipage de chasse du prince royal, où on éveille en sursaut gens et chiens. On s’empare de deux ou trois limiers et on les lâche dans la forêt. La fonction des limiers est de dépister le cerf. On les suit comme on peut pendant plusieurs heures à travers ronces et broussailles, le pied dans la rosée et la tête dans le brouillard, et quand on a fait lever quelque grosse bête, cerf, daim, daim, chevreuil ou sanglier, ce qui ne s’obtient souvent qu’à la fuite d’une longue et pénible recherche, le tout est fait ; on a fait son bois, et on est autorisé à rentrer chez moi. Telle est la partie de plaisir à laquelle se livrent aujourd’hui le duc d’Aumale et son frère le duc de Nemours. Qu’en dis-tu ? Ne faut-il pas avoir le diable au corps pour s’amuser de ce qui est la corvée des autres ? car faire le bois a toujours [p. 253] passé pour la plus rude besogne des piqueurs et des valets de chien. Quand Jamin a reçu les ordres du prince pour cette équipée, il n’en pouvait croire ses oreilles, et il en pestait hautement. Il ressemblait à la poule qui a couvé des œufs de canards et qui les voit se jeter à l’eau sans pouvoir les suivre. Jamin suivra la chasse, mais en maugréant contre Dieu et les saints. Quant à moi, à qui la chasse a été offerte, je me suis prudemment récusé, d’autant que l’offre n’était qu’une ironie très fine à l’adresse de ma matinalité très suspecte.<lb/>Hier, à Neuilly, Madame m’a encore demandé de tes nouvelles. On admirait fort au Salon un tableau daguerréotypé dans lequel M. Eynard, le banquier philhellène, a représenté la famille royale, ornée de Jules La Rochefoucauld sur le second plan. C’est étonnant de ressemblance, ou plutôt c’est la nature prise sur le fait. Mais tous les visages sont noirs. Le daguerréotype ne peut pas faire autrement. Il en résulte que toute cette royale assemblée a l’air d’une réunion de nègres échappée au désastre de Saint-Domingue. Plus les attitudes sont vraies et naturelles, plus cette horrible couleur est laide à voir. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_20040_actor">Cuvillier-Fleury, Alfred-Auguste </persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury, Journal et correspondance intimes de Cuvillier-Fleury, II, La famille d’Orléans aux Tuileries et en exil, 1832-1852, éd. Ernest Bertin, Paris, Plon, 1903, p. 252-253
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k206074z/f259.image</p>
              </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres d'Henri IV</unittitle>
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                <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19011_actor">Henri IV </persname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant des arbres fruitiers en partie destinés à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">13 janvier 1597</unitdate>
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                  <persname id="atom_45361_actor">Henri IV</persname>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A nos amez et feaulx les gens tenans nostre chambre des comptes à Pau<lb/>Nos amez et feaulx,<lb/>Desirans peupler nos jardins et vergers de Fontainebleau, Saint Germain et les Tuilleries de plusieurs bon arbres fruictiers, notamment de millicotons et pavyes, desquels ils en sont despourveus, et saichant qu’il y en a grand nombre dans les jardins de nostre ville et chasteau de Pau, à cette cause, vous ne ferés faulte, incontinent la presente receue, de faire arracher des dicts arbres de milicotons et pavyes qui sont dans les susdicts jardins et lieux circumvoisins, la plus grande quantité que faire se pourra, à l’aage de deux ou trois ans seulement, et iceux faire delivrer à Arnaud de Bayle, present porteur, l’un de nos fouriers ordinaires, que nous envoyons expres pour cest effect, pour nous les faire amener et conduire jusques aux lieux que nous luy avons ordonné. Sy n’y faictes faulte, car tel est nostre plaisir.<lb/>A Rouen, le XIIIe jour de janvier 1597.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45361_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IV, 1593-1598, Paris, Imprimerie impériale, 1848, p. 689-690.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant son départ pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">9 février 1597</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée au connétable.</p>
                </note>
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                  <persname id="atom_45360_actor">Henri IV</persname>
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                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon Cousin,<lb/>J’ay esté bien ayse de scavoir de vos nouvelles par la lettre que vous avés escripte à monsieur de Villeroy et vous diray que je m’en vois courre un cerf demain en la forest de Saint Germain, parce qu’il ne s’en est point trouvé en ces buissons où je pensois courre, de sorte que je ne me rendray à Paris que mercredy, et sera assez que vous vous y trouviés jeudy, vous asseurant que, si mes affaires me le permettoient, avec l’affection que j’ay de vous revoir, je vous donnerois plus de loisir de demeurer en vostre maison et joyr du repos que vous y avés trouvé. Mais il fault faire nos estats, lesquels je ne puis resoudre sans vous. Au reste, j’ay esté adverty que Sanvenssan, seneschal de Rouergue, a esté tué dedans Villefranche par les habitans, les voulant gourmander. J’ay advisé de donner son office au sieur de Roquelaure, pour la fiance que j’ay en lui, et employer en ceste charge une personne qui ne despende que de moy et n’ayt point trempé aux factions et partialitez du pays, pour les raisons que je vous diray quand je vous verray, lesquelles je m’asseure que vous approuverés.<lb/>Je prie Dieu, mon Cousin, qu’il vous ayt en sa garde.<lb/>De Pontoise, le IXe de fevrier 1597.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45360_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IV, 1593-1598, Paris, Imprimerie impériale, 1848, p. 866.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant son départ pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1597/1597" encodinganalog="3.1.3">16 octobre 1597</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée au connétable.</p>
                </note>
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                  <persname id="atom_45359_actor">Henri IV</persname>
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                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Mon Cousin,<lb/>Je pars demain pour m’en aller à Saint Germain en Laye, où je vous prie de vous trouver mardy. C’est pour vous communiquer chose qui importe à mon service. Mais ne laissés pas d’amener vos courtaults et vos levriers, car je veulx que nous allions à la chasse ensemble et que nous prenions un peu de bon temps, au lieu du mal que nous avons eu. Je vous ay volontiers accordé l’abbaye que vous m’avés demandée, et seray tousjours tres aise de vous gratifier.<lb/>Priant Dieu, mon Cousin, qu’il vous ayt en sa saincte garde.<lb/>Escript d’Amiens, le XVIe jour d’octobre 1597.<lb/>Henry »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45359_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IV, 1593-1598, Paris, Imprimerie impériale, 1848, p. 449-450.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant l’arrivée du prince de Condé à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <persname id="atom_45357_actor">Henri IV</persname>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A nos tres chiers et bien amez les prevost des marchands, eschevins, manans et habitans de nostre ville de Paris<lb/>Tres chers et bien amez,<lb/>Ayant sceu que nostre tres cher et tres amé cousin le prince de Condé doibt arriver bien tost en nostre chasteau de Sainct Germain en Laye, où nous avons ordonné qu’il fust conduict, et desirans que il fust recogneu et reveré de vous comme premier prince de nostre sang et heritier presomptif de ceste Couronne, jusques à ce que Dieu nous ayt donné des enffans, affin que, comme vous tenés le premier lieu par-dessus toutes les villes de nostre royaume, vous monstriés aussy l’exemple aux aultres de l’honneur qui est deub à tel rang, nous vous mandons et ordonnons d’aller visiter et saluer nostre dict cousin en corps quand il va arriver au dict lieu de Sainct Germain, et comme nous cherissons la personne de nostre cousin autant que s’il estoit nostre propre fils, esperans qu’il correspondra à l’esperance publique et à la nostre, nous vous scaurons tres bon gré du debvoir auquel vous mettrés pour ce resgard, qui sera de bonne odeur à l’endroict d’un chascun.<lb/>Donné au camp de la Fere, le XVIIe jour de novembre 1595.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45357_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IV, 1593-1598, Paris, Imprimerie impériale, 1848, p. 449-450.</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’audience donnée par le roi aux députés de Bordeaux à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1599/1599" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1599</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Responce du Roy à messieurs les depputez de Bourdeaux, messieurs le second president Chessac et conseiller Jessac et autres, faicte à Sainct Germain en Laye le 3e de novembre 1599 sur la verification de l’edict de Nantes<lb/>Le Roy se jouant et s’esgayant avec ses petits enfans en la grande salle du chastel de Sainct Germain en Laye, et voyant de l’aultre costé de la dicte salle messieurs les depputez, laissant ses enfans, les va accoster disant :<lb/>Ne trouvés poinct estrange de me veoir icy folastrer avec ces petits enfans. Je scay faire les enfans et defaire les hommes. Je viens de faire le fil avec mes enfans, je m’en vay maintenant faire le sage avec vous et vous donner audience.<lb/>Et estant entré en une chambre avec messieurs le chancelier et le mareschal d’Ornano, lieutenant pour le Roy en Guyenne, et messieurs les depputez seulement, et ayant ouy le dict sieur president Chessac qui portoit la parole et qui harangua cinq quarts d’heure, le Roy respondant, dit :<lb/>Monsieur de Chessac, non seulement vous ne m’avés poinct ennuyé par trop grande longueur, ains plustost je vous ay trouvé court, tant j’ay pris plaisir à vostre bien dire. Car il faut que je confesse en vostre presence que je n’ay jamais ouy mieux dire. Mais je voudrois que le corps respondit au vestement. Car je vois bien que vos maximes et propositions sont les mesmes et semblables qu’estoient celles que faisoient jadis le feu cardinal de Lorraine au feu Roy en la ville de Lyon, retournant de Poulogne, tendant à ce remuement d’Estat. Nous avons obtenu la paix tant desirée, Dieu mercy, laquelle nous couste trop pour la commettre en troubles. Je la veux continuer, et chastier exemplairement ceux qui voudroient apporter l’alteration. Je suis vostre Roy legitime, vostre chef ; mon royaume en est le corps, vous avés cest honneur d’en estre membres, d’obeir, et d’y apporter la chair, le sang, les os et tout ce qui en despend. Vous dictes que vostre parlement seul en ce royaume est demeuré en l’obeissance de son Roy et partant que ne devés avoir pire condition que le parlement de Paris et Rouen, qui, devant les desbordemens et orages de la Ligue, se sont devoyez. Certes, ce vous a esté beaucoup d’heur, mais, après Dieu, il faut rendre louange non seulement à vous autres, qui n’avés eu faute de mauvaise volonté pour remuer comme les autres, mais à feu monsieur le mareschal de Matignon, qui vous tenoit la bride courte, qui vous en a empesché. Il y a longtemps qu’estant seulement roy de Navarre, je cognoissois des lors bien avant vostre maladie, mais je n’avois les remedes en main. Maintenant que je suis roy de France, je les connois encore mieux, et ay les matieres en main pour y remedier et en faire repentir ceux qui voudront s’opposer à mes commandemens. J’ay fait un edict, je veux qu’il soit gardé, et quoy que ce soit, je veux estre obey. Bien vous en prendra si le faites. Mon chancelier vous dira plus en plein ce que est ma volonté. »</p>
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                <persname role="subject">Henri IV</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Vieux (salle de bal)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. V, 1599-1602, Paris, Imprimerie impériale, 1850, p. 316-317.</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant la recherche de marbre pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">6</unitid>
                <unitdate normal="1600/1600" encodinganalog="3.1.3">3 octobre 1600</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été envoyée au connétable.</p>
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                  <persname id="atom_45355_actor">Henri IV</persname>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon compere,<lb/>Celuy qui vous rendra la presente est un marbreur que j’ay faict venir expressement de Paris pour visiter les lieux où il y aura des marbres beaux et faciles à transporter à Paris pour l’enrichissement de mes maisons des Tuileries et Sainct Germain en Laye et Fontainbleau, en mes provinces de Languedoc, Provence et Dauphiné. Et pour ce qu’il pourra avoir besoing de vostre assistance, tant pour visiter les marbres qui sont en vostre gouvernement que les faire transporter comme je luy ay commandé, je vous prie le favoriser en ce qu’il aura besoin de vous. Vous scavés comme c’est chose que j’affectionne, qui me fait croire que vous l’affectionnerés aussy, et qu’il en va de mon contentement.<lb/>Sur ce, Dieu vous ayt, mon compere, en sa garde. Ce IIIe octobre, à Chambery.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45355_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. V, 1599-1602, Paris, Imprimerie impériale, 1850, p. 490-491.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant l’installation du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1601/1601" encodinganalog="3.1.3">13 octobre 1601</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre était destinée à Sully.</p>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon Cousin,<lb/>Je vous ay faict une depesche du VIIe de ce mois qui a esté envoyée au sieur de la Guiche pour la vous faire tenir, par laquelle je vous mandois la resolution que j’ay faicte de ne rien ordonner de la capitainerie de Sommieres, que vous ne fussiés icy aupres de moy et que nous n’en eussions conferé ensemble. C’est la mesme response que j’en ay faicte au fils du feu sieur de Saurin, present porteur, duquel j’ay toute bonne opinion, et seray bien aise de faire pour luy, s’il s’en presente occasion qui luy soit convenable. J’ay depuis receu vostre depesche du dernier du mois passé, où j’ay veu combien vostre passage a valu en la ville de Montpellier pour le repos d’icelle. Je m’asseure qu’il aura eu le mesme effect en celle de Nismes, et que toute la province ressentira beaucoup de fruict de ce peu de sejour que vous y avés faict.<lb/>Je presuppose que si vous avés continué vostre voyage comme vous me mandés, que ce dict porteur vous rencontrera à Lyon, et par consequent que vous ne tarderés plus gueres à estre icy pres de nous, où je desire que vous puissiés arriver avant que nous en delogions, qui sera, comme j’estime, vers la fin du mois. Et le premier voyage que vous ferons sera d’aller consigner à Saint Germain mon fils le Dauphin, ayant estimé ne pouvoir choisir lieu plus commode pour le faire nourrir que celuy là.<lb/>Nous n’avons icy rien de nouveau depuis ma derniere lettre, que le retour de mon nepveu le comte d’Auvergne et de mon cousin le mareschal de Biron de leur voyage d’Angleterre, qui se louent tous des faveurs et honnestetez qu’ils ont receues de la Royne. Le siege d’Ostande est toujours continué par l’archiduc et luy a esté ceste année plus favorable que la precedente, car il a pendant icelle faict fort beau temps. Il se confirme aussy tousjours davantage et opiniastre son siege, sur l’evenement duquel ils sont bien appointez contraires, car si les unes esperent l’emporter, les autres monstrent estre fort asseurez qu’il n’en sera rien. C’est ce que j’ay à vous dire pour ceste fois.<lb/>Priant Dieu, mon Cousin, vous avoir en sa saincte garde. Escript à Fontainebleau, le XIIIe jour d’octobre 1601.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45354_actor">Henri IV </persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VI, 1603-1606, Paris, Imprimerie impériale, 1853, p. 39-40.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV demandant le transfert de ses enfants au Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye, pour permettre aux ouvriers de travailler au Château-Neuf</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitdate normal="1602/1608" encodinganalog="3.1.3">vers 1602-1608</unitdate>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_21981_actor">Henri IV</persname>
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                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Je vous fay ce mot pour vous dyre qu’estant resolu d’aller l’un de ces jours à Saynt Germayn an Laye et loger dans le petyt chateau, vous remenyès yncontynant mon fyls et mes autres enfans dans le vyel chateau, et que vous permetyès aus ouvryers que l’on ranvoye pour y travayller, quoyqu’yls vyennent de cete vylle, d’y travayller comme je leur ay commandé, afyn que je trouve l’ouvrage qu’ylz font parachevée. Bonyour, madame de Monglat. Ce IIme aut, à Parys.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_21981_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Education des princes</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph Guadet, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IX, Supplément, Paris, Imprimerie impériale, 1866, p. 222</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV annonçant l’arrivée à Saint-Germain-en-Laye d’un peintre venant peindre le Dauphin</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
                <unitdate normal="1602/1608" encodinganalog="3.1.3">vers 1602-1608</unitdate>
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                  <persname id="atom_21992_actor">Henri IV</persname>
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              </did>
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                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Je vous fay ce mot par Decourt, que j’anvoye esprés à Saint Jermayn pour peyndre mon fyls le Daufyn, pour vous dyre que vous ne facyès aucune dyfyculté de le luy lesser peyndre. A son retour vers moy, vous me manderès de ses nouvelles. A Dieu, madame de Montglat. Ce XVIme janvyer, à Parys.<lb/>Henry »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph Guadet, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IX, Supplément, Paris, Imprimerie impériale, 1866, p. 223</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV évoquant les bâtiments de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1603</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                  <p>Cette lettre était destinée à Sully.</p>
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                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mon Cousin,<lb/>J’escris à monsieur le chancellier qu’il face expedier l’edict de la suppression à la chambre des requestes à Thoulouse, encores qu’il n’a esté passé en mon conseil, car c’est chose que je veux estre faicte et qui servira de planche pour en faire autant aux autres parlemens, de quoy j’entends que mes subjects recevront soulagement, partant donnés ordre que mon intention soit suivie et qu’il n’y soit plus fait de difficulté. Cherelles m’a faict dire que vous ne luy avés faict offrir que douze cens escuz pour son voyage, au lieu de trois mille qu’il a verifié avoir touchez pour celuy qu’il fit du temps du feu Roy, et qu’il luy est impossible de se defrayer pour la dicte somme de douze cens escuz, au moyen de quoy je veux que vous luy en donniés jusques à deux mille et que vous les luy faciés delivrer incontient, affin qu’il ne retarde davantage son partement, car c’est chose que j’ay fort à cœur.<lb/>Je suis bien aise que vous ayés pourveu aux dix mil escuz  de Geneve et à la monstre de tous nos gens de guerre, ainsy que vous m’avés escript par vostre lettre du XXVIIIe du mois passé, vous priant de vous souvenir de me mander des nouvelles des bastimens de Saint Germain au retour du voyage que vous me mandés y devoir bien tost y faire, et continuer à faire advancer, tant qu’il vous sera possible, les transports de terres de la galerie du Louvre afin que les maçons puissent besogner, estimant qu’ils donneront ordre cependant à leurs materiaux, de façons qu’ils advanceront bien la besogner quand la place sera nette des dictes terres. J’ay encore receu et veu la lettre que vous m’avés escripte le mesme jour pour response à la mienne portée par le courrier Fenot. J’escris à mon grand escuyer qu’il vous envoye le receveur de l’escurie avec Blondeau, pour vous rendre compte de l’assignation donnée pour faire les hocquetons des archers de ma garde, afin que, s’il y manque quelque chose, vous y pourvoyés, comme je vous en ay desja escript. Le tresorier des menus n’est point icy (quoyque vous luy ayés desjà commandé par deux fois, comme je l’ay bien sceu), ny personne pour luy qui paye les debris des logis où je loge, de façon que nous passons sans payer, qui est une grande honte. Envoyés le querir et donnés ordre qu’il s’acquitte mieux de son devoir.<lb/>Priant Dieu, mon Cousin, qu’il vous ayt en sa saincte garde. Escript à Espernay, le IIe jour de mars 1603.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45352_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VI, 1603-1606, Paris, Imprimerie impériale, 1853, p. 60.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV évoquant les bâtiments de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
                <unitdate normal="1603/1603" encodinganalog="3.1.3">27 mars 1603</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre était destinée à Sully.</p>
                </note>
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                  <persname id="atom_45351_actor">Henri IV</persname>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon amy,<lb/>J’ay receu la vostre par le nepveu de Lomenie, où j’ay esté tres aise d’apprendre le bon mesnage que vous avés faict en mes bastimens de Sainct Germain en Laye. Je partiray d’icy mardy prochain, Dieu aidant, pour m’en retourner vers Paris, prenant mon chemin par Nancy, où je sejourneray fort peu, ny par les chemins, si d’adventure la nouvelle que monsieur de Beaumont, mon ambassadeur en Angleterre, m’a envoyée par un courrier expres de l’extresme maladie de la royne d’Angleterre continuer, affin que, s’il advenoit faulte d’elle, je sois tout porté par delà pour pourveoir à mes affaires selon le conseil que vous et mes serviteurs me donnerés sur cela, qui vous prie cependant tenir toutes choses en estat et les edicts prests, affin qu’à mon arrivée je voye ce qu’il faudra pour mon service, à quoy je ne m’espargneray nullement. Mandés moy, comme je le vous ay escript, ce que vous faictes faire à l’Arsenac, car je ne suis moins desireux d’en scavoir des nouvelles que de mes bastimens.<lb/>A Dieu, mon amy, lequel je prie vous avoir en sa saincte et digne garde. Ce XXVIIe mars, à Metz.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45351_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VI, 1603-1606, Paris, Imprimerie impériale, 1853, p. 573.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant une visite de la marquise de Verneuil à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1606/1606" encodinganalog="3.1.3">4 janvier 1606</unitdate>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Je vous fais ce mot et vous depesche ce lacquais esprés pour vous dire que madame de Verneuil faict estat de s’en aller demain coucher à Sainct Germain en Laye, pour y voir ses enfans. Faites la loger au chasteau et les luy laissés voir. Elle ne verra point mon fils ny ma fille, si ce n’est par occasion, mais non par dessein. Envoyés mon fils le chevalier et ma fille de Vendosme la voir. Je luy ay escript pour ce dont vous me parlastes dernierement à Sainct Germain de la plainte que l’on vous avoit rapporté qu’elle faisoit de vous. Elle m’a mandé que cela n’estoit et qu’elle le vous diroit elle mesme et vous tesmoigneroit, par la bonne chere qu’elle vous feroit, le contraire. Faites la luy de mesmes, et me mandés des nouvelles de mes enfans.<lb/>Bonsoir, Madame de Monglat. Ce IIIIe janvier, à Paris.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45350_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VII, 1606-1610, Paris, Imprimerie impériale, 1858, p. 324.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV annonçant une visite de la marquise de Verneuil à ses enfants à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1606/1606" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1606</unitdate>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Monglat,<lb/>Je vous fais ce mot et vous depesche ce lacquais expres pour vous dire que madame de Verneuil sera ce soir à Saint Germain, où elle va pour voir mes enfans. Et encores que nous ne voyons pas bien ensemble, ne laissés de luy faire tout l’honneur et la bonne chere que vous pourrés et de la loger au chasteau, me mandant par le retour de ce lacquais des nouvelles de mon fils et de mes enfans. Bonjour, madame de Montglat. Ce VIme juillet, à Paris.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_22007_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph Guadet, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IX, Supplément, Paris, Imprimerie impériale, 1866, p. 224.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant les travaux de ses différentes résidences</unittitle>
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                <unitdate normal="1607/1607" encodinganalog="3.1.3">3 mai 1607</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre était adressée au cardinal de Joyeuse.</p>
                </note>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon cousin,<lb/>Toutes mes autres lettres sont pour vous tesmoigner le contentement du service que vous avés faict à Dieu, à toute la Chrestienté et à moy particulierement en l’accommodement de l’affaire d’entre Sa Saincteté et les Venitiens. Ceste-cy particuliere est pour vous dire des nouvelles de mes bastimens et de mes jardins, et pour vous asseurer que je n’ay pas perdu le temps depuis vostre partement. A Paris, vous trouverés ma grande galerie qui va jusques aux Tuileries parachevée, la petite dorée et les tableaux mis dans les Tuileries ; un vivier et force belles fontaines, mes plans et mes jardins fort beaux ; la place Royale, qui est pres la porte Sainct Antoine, et les manufactures, des quatre parts, les trois faictes, et la quatriesme sera achevée l’année prochaine ; au bout du pont Neuf, une belle rue qui va jusques à la porte de Bussy faicte, et les maisons d’un costé et d’aultre, sinon faictes, du moins elles le seront avant la fin de l’année prochaine ; plus de deux ou trois mille ateliers qui travaillent çà et là pour l’embellissement de la ville, sy qu’il n’est pas croyable comme vous y trouverés du changement.<lb/>A Sainct Germain, je fais continuer ce que vous y avés veu commencer.<lb/>Icy, vous trouverés mon parc fermé, mon canal fort advancé, et plus de soixante mille arbres que j’ay faict planter ceste année dans ledit parc, par boqueteaux, presque tous repris, et avant cest hiver j’espere y planter plus de cinq ou six mille fruitiers. J’ay faict nettoyer et curer tous mes canaux, tant du jardin des canaux que aultres. Mes palissades sont fort belles. J’ay déjà trois aires de herons, qui me font esperer que puisqu’ils ont commencé, j’en auray force aultres dans ceste année. Ma basse court des cuisines sera plus de moitié faicte, et l’aqueduc que je fais faire pour conduire les eaux et les amener dans le château, faict de façon que j’en mettray par tous mes jardins où je voudray.<lb/>A Monceaux, les maçons hors du chasteau et qui travaillent à la basse court.<lb/>Somme toute, vous verrés à vostre arrivée que j’ay fort travaillé. Le canal qui mene de Briarre à la riviere du Loir ne sera encores parachevé ceste année, mais il le sera de bonne heure en la prochaine.<lb/>J’ay achevé ma diette, de laquelle je me trouve fort bien, Dieu mercy. Ma femme et mes enfans font de mesmes. Resolvés vous doresnavant des douze mois de l’année m’en donner les huict, et estre tout ce temps là aupres de moy. Aussy vous aimé je trop pour ne vous y avoir le plus que je pourray.<lb/>A Dieu, mon cousin. Ce IIIe may, à Fontainebleau.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45349_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VII, 1606-1610, Paris, Imprimerie impériale, 1858, p. 219-221.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant le départ de ses enfants pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
                <unitdate normal="1607/1607" encodinganalog="3.1.3">26 juillet 1607</unitdate>
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                  <persname id="atom_45348_actor">Henri IV</persname>
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              </did>
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                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Monsieur de Souvré,<lb/>C’est pour vous donner advis que je mande à madame de Montglat d’amener mon fils et mes aultres enfans à Sainct Germain en Laye, affin que vous vous trouviés à Fontainebleau le jour qu’ils en partiront, pour les accompagner jusqu’au dict Sainct Germain. J’envoye le Large, l’un de mes fourriers ordinaires, pour faire son logis, et luy ay commandé le chemin qu’ils auront à tenir.<lb/>Bonjour, Monsieur de Souvré. Ce XXVIe juillet, à Monceaux.<lb/>Henry »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_45348_actor">Henri IV </persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VII, 1606-1610, Paris, Imprimerie impériale, 1858, p. 383-384.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant le départ de ses enfants pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
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                  <p>Cette lettre est adressée au duc de Sully.</p>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_45347_actor">Henri IV</persname>
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              </did>
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                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon amy,<lb/>La saison n’est plus propre de tenir mon fils le Dauphin et mes autres enfans à Noisy. C’est pourquoy je vous fais ce mot pour vous dire que je veux qu’ils retournent à Sainct Germain en Laye, où il n’y a plus de danger, et pour ce adviser madame de Montglat du jour pour les y faire remener, empruntant à cest effet de la royne Marguerite sa litiere, laquelle je m’asseure qu’elle prestera fort volontiers ; puis vous avés celle de ma femme et les carrosses, et ce qui sera necessaire pour faire porter tout le reste de leur equipage. Je vous en laisse le soin. Vous dirés à madame de Verneuil que mes enfans ont assez sejourné à Paris, à cause de la petite verole qui y court, et que je veux qu’elle les renvoye des lundy.<lb/>A Dieu, mon amy. Ce Xe novembre, à Fontainebleau.<lb/>Henry »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_45347_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VII, 1606-1610, Paris, Imprimerie impériale, 1858, p. 385.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant une maladie survenue à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
                <unitdate normal="1607/1607" encodinganalog="3.1.3">14 novembre 1607</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                  <persname id="atom_45346_actor">Henri IV</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-06704f6450f83cabe58fa0b564252b9c" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Puisque la maladie a rattaqué une maison de Saint Germain en Laye au mesme temps que je voulois que mon fils le Dauphin et mes enfans y retournassent, comme je l’ay appris par vostre lettre du XIIe et celle du Grand, mon procureur au dict lieu, à vous, et que rien ne presse encore de les faire partie de Noisy, où ils sont bien, je trouve fort bien qu’ils n’en bougent encore, que premier nous ayons appris ce que fera ceste lune, de quoy je vous ay bien voulu advertir par ceste cy, comme aussy je l’escris à monsieur de Sully, qui m’a envoyé la vostre.<lb/>Je me plains de vous, de ce que vous ne m’avés pas mandé que vous aviés fouetté mon fils, car je veulx et vous commande de le fouetter toutes les fois qu’il fera l’opiniastre ou quelque chose de mal, saichant bien par moy mesme qu’il n’y a rien au monde qui luy face plus de profict que cela, ce que je recognois par experience m’avoir profité car, estant de son aage, j’ay esté fort fouetté. C’est pourquoy je veulx que vous le faciés et que vous luy faciés entendre.<lb/>A Dieu, Madame de Montglat. Ce XIIIIe novembre, à Fontainebleau.<lb/>Henry »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_45346_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VII, 1606-1610, Paris, Imprimerie impériale, 1858, p. 643.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV concernant une visite de la marquise de Verneuil à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
                <unitdate normal="1608/1608" encodinganalog="3.1.3">6 novembre 1608</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_45345_actor">Henri IV</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-06704f6450f83cabe58fa0b564252b9c" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame de Montglat,<lb/>Pour responce à celle que vous m’avés escripte touchant ce que vous a mandé madame de Verneuil du desir qu’elle a que vous faciés baptiser ma fille, je luy ay escript mon intention. De quoy je vous ay bien voulu advertir, affin que vous le faciés faire comme elle vouldra. Et pour ce que vous mandés à Lomenie touchant mon fils de Verneuil, je desire que vous le faciés mener au chasteau neuf avec mes aultres enfans, et si madame de Verneuil va à Saint Germain et desire le voir, que vous le luy envoyés au vieil chasteau, où j’entends qu’elle loge pour assister ma fille.<lb/>Et ceste cy n’estant à autre fin, Dieu vous ayt, madame de Montglat, en sa saincte garde. Ce VIe novembre, à Fontainebleau.<lb/>Henry »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="Producteur" id="atom_45345_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Education des princes</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Jules Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. VII, 1606-1610, Paris, Imprimerie impériale, 1858, p. 643.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre d’Henri IV au connétable de Montmorency concernant son séjour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
                <unitdate normal="1595/1610" encodinganalog="3.1.3">vers 1595-1610</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_21973_actor">Henri IV</persname>
                </origination>
              </did>
              <bioghist id="md5-06704f6450f83cabe58fa0b564252b9c" encodinganalog="3.2.2">
                <note>
                  <p>Roi de France de 1589 à 1610.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mon compere,<lb/>Je suys arryvé ce soyr ycy pour commancer ma dyette samedy ou dymanche. J’ay mandé à M. le chancelyer qu’yl ne vynt que ceux de mon conceyl dont nous ne nous pouvons passer ycy. Je vous prye de dyre à tous les prynces qu’yls n’y vyenent qu’avec chacun un gentylhomme, un valet de chambre et un page ; car yls n’auront que fayre de chevaus d’aultant qu’yls n’yront poynt à la chasse. Pour vous, vous ferés beaucoup pour vous et pour moy d’y venyr avec le moyns de trayn que vous pourrés et ranvoyer le reste à Parys ou le laysser à Chantylly ; ce cera pour vous delyvrer et moy aussy de beaucoup d’ymportuns. Mais amenés y vos levryers et des courtaus, car yl vous sera permys de chasser et non à autre. Vous trouverrés M. de Bouyllon logé avec moy dans le petyt chasteau, auquel je veus aussy fayre fayre dyete. Bonsoyr, mon compere. Ce XXIIme novembre, à Sainct Germain en Laye.<lb/>Henry »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_21973_actor">Henri IV </persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Joseph Guadet, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IX, Supplément, Paris, Imprimerie impériale, 1866, p. 235-236</p>
              </bibliography>
            </c>
          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres de Guy Patin</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">11.5.3</unitid>
              <unitdate normal="1634/1671" encodinganalog="3.1.3">1634-1671</unitdate>
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        70 pièces    </physdesc>
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                <persname id="atom_17853_actor">Patin, Guy</persname>
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              <note>
                <p>Médecin et chirurgien, professeur au Collège de France, doyen de la Faculté de Paris (1650-1652).</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_17853_actor">Patin, Guy </persname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">1</unitid>
                <unitdate normal="1634/1634" encodinganalog="3.1.3">27 octobre 1634</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Quant aux nouvelles de ce pays, je vous dirai que Monsieur est revenu, qu’il a salué le Roi à Saint Germain, le samedi 17 octobre, le lendemain diné à Ruel, chez M. le cardinal, qui sont fort bons amis, de là il est allé à Limours, et puis ira à Blois. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 28.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
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                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitdate normal="1637/1637" encodinganalog="3.1.3">26 mai 1637</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi, Son Eminence et toute la Cour sont à Ruel et à Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 46.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">3 janvier 1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Il n’y a rien de nouveau. Toute la Cour est à Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 49.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">7 avril 1638</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Toute la Cour est ici et à Saint Germain. On espere toujours en la grossesse de la Reine, laquelle n’a encore senti aucun mouvement de son enfant. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 51.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant l’arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
                <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">20 août 1638</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi arriva hier à Saint Germain. Son Eminence est demeurée sur la frontière, où l’armée a eté detachée de nouveau en bon ordre pour un nouveau siege de place, mais on ne la nomme pas encore. Nous esperons l’accouchement de la Reine vers le commencement de septembre. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 55.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un examen médical du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">13 janvier 1639</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« M. Moreau a eté un des deputés de notre Faculté pour aller à Saint Germain y consulter pour M. le Dauphin, qui dorenavant se porte bien. »</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 60.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">28 avril 1639</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Toute la Cour est à Saint Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 61.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant l’arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1639/1639" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1639</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Le Roi est arrivé à Saint Germain avec toute la Cour. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 64.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Le Roi et M. le cardinal sont à Saint Germain et à Ruel ; la Reine est en couches de M. le duc d’Anjou. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 68.</p>
              </bibliography>
            </c>
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                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">5 décembre 1641</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Toute la Cour est à Saint Germain et à Ruel. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 88.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour de la reine à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1642/1642" encodinganalog="3.1.3">25 août 1642</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est à Chantilly. La Reine est à Saint Germain avec les petits princes. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <subject>Education des princes</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 97.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un examen médical du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">12</unitid>
                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1643</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le dimanche 19 de ce mois, trois de nos medecins ont eté appelés à Saint Germain pour y voir le Roi, savoir : MM. de la Vigne, notre doyen, M. Guenaut l’ainé, et M. R. Moreau, notre bon ami. A vous dire le vrai, je crois que le pauvre prince se meurt, et si cela arrive, je souhaite que Dieu lui fasse paix. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 284.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant la mort du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1643</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Entre autres choses, je vous dirai que le roi Louis XIII mourut hier à Saint Germain, entre deux et trois. La Reine mere et le nouveau petit Roi, Louis XIV, doivent arriver ce soir au Louvre. La Reine mere est regente sans aucune contradiction. […]<lb/>[p. 99] La Reine est ici arrivée à quatre heures du soir, accompagnée de plus de dix mille hommes en bonne coche, sans compter tous les cavaliers et les volontaires de Paris qui etoient allés au devant du petit Roi. Le corps du feu Roi a eté ouvert à dix heures du matin : on y a trouvé quantité de vers morts, [p. 100] un grand ulcere dans le mesentere, un gros abces sous le foie, un autre dans la poitrine, au dessous du poumon, beaucoup de desordre dans l’estomac, etc. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 98-99.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant la mort du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">19 juin 1643</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi defunt mourut à Saint Germain le jeudi, jour de l’Ascension, à deux heures trois quarts apres midi. Il fut ouvert le lendemain sur les dix heures du matin : on lui trouva le foie tout desseché, comme aussi etoit toute l’habitude du corps ; un abces crevé dans le mesentere de la largeur d’un fond de chapeau, avec quantité de pus epandu dans le caecum, colon et rectum, qui en étoient tous gangrenés. Le pus en etoit un peu verdatre et fort puant. Il avoit vidé quelques vers durant sa maladie ; on en trouve encore un grand dans son ventricule, avec cinq petits qui s’y etaient engendrés [p. 289] depuis peu par le lait, avec horrible quantité de sucre, qu’il a pris durant sa maladie, reclamantibus lice tac repugnantibus medicis, auxquels il n’a presque point cru en toute cette derniere maladie. Il avoit aussi les deux poumons adherents aux cotes, et un abces dans le gauche, avec beaucoup de serosité dans la poitrine. Voilà tout ce qui s’en est dit, et dont tout habile homme peut mourir. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 288-289.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
                <unitdate normal="1648/1648" encodinganalog="3.1.3">28 octobre 1648</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est encore à Saint-Germain, unde dicitur rediturus intra octiduum. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 146.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant la fuite du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1649</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le jour de l’an s’est passé ici comme les autres jours ; mais la Reine etant en colere contre le parlement, qui continuoit toujours ses assemblées, sans vouloir verifier aucune declaration, afin qu’elle put recouvrer finances pour continuer la guerre, et pour l’entretien de sa maison ; au contraire, apprenant qu’en ces assemblées le parlement meme avoit menacé de donner arret contre la chambre des Comptes, si elle verifioit la declaration qu’elle leur avoit envoyée, en faveur de quelques partisans. Enfin, elle s’est resolue à la rigueur et à la voie de fair. Le mercredi, jour des Rois, sixieme de janvier, à deux heures du matin, elle est sortie de son palais cardinal avec le Roi, M. le duc d’Anjou, et le cardinal Mazarin, et s’en est allée à Saint Germain en Laye. M. le duc d’Orleans et M. le Prince y sont allés aussi. Et ensuite de ces maitres, quantité d’officiers. Des que cela a eté su, le prevot des marchands et les echevins ont ordonné que l’on gradat les portes de la ville et qu’on ne laissat rien sortir. Cela en a retenu plusieurs qui pensoient d’ici se sauver, et meme quelques chariots pleins de bagages ont eté pillés en divers endroits par quelque populace mutinée, qui ne demande que de l’argent. M. le duc d’Orleans avoit toujours refusé de consentir à cette retraite, mais enfin il s’est laissé aller aux prieres de la Reine, laquelle est deliberée et pretend de se venger du parlement et du peuple de Paris, duquel elle pretend avoir été bravée aux barricades dernieres du mois d’aout passé. Et comme le cardinal Mazarin est fort hai, et dans Paris et au parlement, elle veut à toute force, et en depit de tous ceux qui en parlent, le conserver pour ses affaires et le maintenir en credit. On [p. 426] garde ici les portes. Le parlement a envoyé MM. les gens du Roi à Saint Germain. Il y a quantité de troupes ici alentour, avec lesquelles je pense que la Reine veut affamer Paris, ou obliger toute cette grande ville de lui demander pardon. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 425-426.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant le siège de Paris par le roi établi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">27 janvier 1649</unitdate>
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                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Je vous ecrivis ma derniere vendredi, 8 de janvier, et depuis ce temps là plusieurs choses fort memorables sont arrivées ici. Ce vendredi 8, tandis que le Roi et toute la cour etoient à Saint Germain, le parlement donna arret contre le Mazarin, par lequel il fut declaré criminel de lese majesté, comme perturbateur du repos public ; le samedi, il fut ordonné que l’on leveroit des troupes pour la defense de la ville de Paris, [p. 404] et ce meme jour M. d’Elbeuf le père, M. de Bouillon Sedan, frere ainé du marechal de Turenne, le marechal de La Mothe Houdancourt, le marquis de La Boulaye, le marquis d’Aubeterre et autres seigneurs se presenterent pour commander et avoir charge dans l’armee que Paris s’en alloit lever. […] [p. 405] M. du Tremblai, frere du defunt père Joseph, capucin, accusé d’avoir trop tot rendu la Bastille à MM. du parlement, a eté condamné à Saint Germain d’avoir la tete tranchée. La Reine est tellement irritée contre Paris qu’elle a chassé auprès d’elle mademoiselle Danse, qui etoit une de ses femmes de chambre, pour avoir voulu lui parler pour Paris. […] [p. 406] Quelques cavaliers des troupes de M. le prince de Condé sont allés de Saint Germain à Meudon, où ayant trouvé quelque resistance dans le château, par les paysans qui s’y etaient retirés, ils y ont joué de main mise et en ont tué plusieurs, puis ont pillé le château. […]<lb/>Toute la cour est à Saint Germain avec le Mazarin ; M. le Prince voltige de ça et de là avec des cavaliers, pour empêcher l’abord de Paris à toute sorte de marchandise. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
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                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 403-406.</p>
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                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">20 février 1649</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Plusieurs donnent ici avis au parlement de divers endroits où il y a de l’argent caché, lequel servira à faire la guerre, et la grosse recompense qu’on leur [p. 411] donne pour leur droit d’avis invitera beaucoup d’autres à en faire de meme par ci apres. On a pris chez M. Galland, secretaire du Conseil, 25000 livres ; chez M. Pavillon, aux Marais du Temple, 100000 ecus, qui venoient de Bordeaux. On a pris aux Gabelles 250000 livres. On en a cherché dans la maison de madame de Combalet, où l’on a trouvé de fort belles caches, mais pas d’argent. On a grande esperance d’en trouver ailleurs, tant celui du cardinal Mazarin que du defunt Richelieu. L’avis avoit eté donné qu’en on avoit caché en la pompe qui est la maison où est la Samaritaine sur le pont Neuf ; on y a bien cherché, mais on n’y a rien trouvé. On croit qu’il en a eté enlevé depuis un mois seulement et qu’il a eté emmené par eau à Saint Germain, où de present sont tous ceux à qui il peut appartenir. On se rejouit ici des bonnes nouvelles qui nous viennent de province et de Bretagne, où les parlements tiennent le parti du notre. On en croit autant de Toulouse et de Bordeaux, combien qu’on n’en ait eu aucune nouvelle, à cause que les courriers en ont eté divertis et emmenés à Saint Germain. Tout le monde est ici en une merveilleuse resolution contre le Mazarin, et combien que le pain y soit cher, neanmoins personne n’y gronde. […]<lb/>[p. 414] La nouvelle de la mort de M. de Chatillon a fort troublé toute la Cour, qui est à Saint Germain. Tous les seigneurs le regrettent, et toutes les dames crient si haut que c’est pitié ; depuis ce temps là, le Mazarin ne s’est plus montré, latet abditus ; il demeure caché dans le cabinet de la Reine, de peur d’etre tué ou massacré par quelqu’un de ceux qui detestent la guerre, dont le nombre n’est pas petit en ce pays là. […]<lb/>[p. 415] Il se presanta hier à la porte de Saint Honoré un heraut d’armes de la part de la Reine. Le parlement ne voulut pas qu’il fut admis dans la ville, la coutume n’etant d’envoyer des herauts qu’aux souverains, aux ennemis et aux rebelles, le parlement ne voulant passer pour aucun des trois, non plus que les princes qui tiennent ici notre parti, qui avoient eté appelés en parlement. Le heraut fut averti qu’il n’entreroit point ; et en meme temps, il fut ordonné par la Cour que MM. les gens du Roi se transporteroient à Saint Germain pur faire entendre à la Reine les raisons pour lesquelles le heraut qu’elle a envoyé n’a pas eté admis, avec defense à eux de faire aucune autre proposition à la Reine, de paix ni de guerre. MM. les gens du Roi sont allés parler audit heraut, mais ils n’ont pas voulu partir sans passeport, sauf conduit et assurance, pourquoi obtenir ils ont sur le champ ecrit à M. le chancelier, à M. Le Tellier, secretaire d’Etat, qu’un nommé Petit, compagnon dudit heraut, s’est offert de porter en leur nom à Saint Germain, et de leur en rapporter reponse s’il en etoit chargé. […]<lb/>[p. 416] On a surpris un homme pres d’ici, sur le chemin de Saint Germain, chargé d’environ quarante lettres, où, entre autres, il y en avoit quatre qui ecrivoient tout ce qui se fait et se passe à Paris fort exactement, et entre autres une, laquelle est d’un conseiller de la Cour, qui ne se peut deviner, mais qui neanmoins est fort soupçonné, et en grand danger d’etre decouvert, qui donnoit divers avis fort importants à M. le prince de Condé. […]<lb/>[p. 417] Le mardi gras, 16 de fevrier, MM. les gens du Roi, Talon, Bignon et Meliaud, ont reçu le passeport, l’assurance et le sauf conduit qu’ils avoient demandé pour aller à Saint Germain y voir la Reine, comme je vous ai dit ci dessus, et sont partis à cet effet et à cette intention le lendemain mercredi des Cendres, de grand matin, et en sont revenus le lendemain jeudi à quatre heures au soir. […]<lb/>[p. 419] MM. les gens du Roi ont rapporté à la Cour qu’en vertu du passeport qui leur avoit eté envoyé, ils s’etoient acheminés à Saint Germain avec l’escorte de la part de la Reine, que partout ils avoient eté tres bien reçus, et sur les chemins et là, et meme par la Reine, laquelle leur temoigna qu’elle ne vouloit aucun mal au parlement de Paris, ni en general ni en particulier, qu’elle etoit prete de leur en donner telles assurances qu’il seroit possible, et eut agreables les raisons qu’ils lui alleguerent de ce qu’on n’avoit pas reçu le heraut. M. le chancelier ayant parlé pour la Reine, le duc d’Orleans et le prince de Condé firent ce qu’ils purent pour rencherir par dessus, et temoignerent grande disposition à un accord. MM. les gens du Roi, ayant pris congé de la Reine, furent menés au lieu où ils devoient souper, auquel ils furent aussitôt visités par tous les plus grands seigneurs de la Cour. Sur ce rapport, le parlement a deliberé d’envoyer à Saint Germain quatorze deputés du corps du parlement, deux de chaque chambre, et fit, pour donner avis à la Reine que l’archiduc Leopold leur a envoyé un gentilhomme avec lettres de creance, par lequel il leur mande qu’il ne veut plus traiter de la paix [p. 420] avec le Mazarin, sachant l’arret qui a eté donné contre lui ; que c’est un fourbe et un mechant homme, qui a eludé tous les traités de paix que le roi d’Espagne a consenti etre faits par ses deputés depuis trois ans avec MM. de Longueville et d’Avaux, qu’il a loué avec eloge et tres honorablement, qu’il ne veut traiter de ladite paix qu’avec MM. du parlement, qu’il s’offre de traiter de la paix de France et d’Espagne, et meme de les en faire arbitres, qu’il est pret à recevoir leurs deputés, s’ils veulent lui en envoyer, ou qu’il est pret de leur en envoyer s’ils veulent les recevoir, qu’il veut faire la meme chose qu’ont faite autrefois quelques princes etrangers qui ont remis leurs interets et se sont soumis au jugement de ce parlement, qu’il a une armée de 18000 hommes toute prete, avec laquelle il pourroit prendre de nos villes frontieres, qu’il sait fort bien etre tres mal fournies, ou reprendre celles que nous tenons d’eux, mais qu’au lieu de tout cela il offre de nous l’envoyer pour nous en servir contre le Mazarin, et pour etre commandée par tel general que nous voudrons. Que si le parlement veut, il enverra ses deputés à Paris, si mieux il n’aime que ce soit à Bruxelles, ou en tout autre lieu qu’il voudra, que son armée ne bougera de la frontiere pour venir de deça à notre secours quand nous la demanderons, sinon qu’elle ne bougera de là et qu’elle ne servira point à d’autres, etc.<lb/>La Cour a ordonné que tout cela seroit enregistré, et que copie seroit tirée du registre et envoyée par les quatorze deputés à la Reine, afin qu’elle voie et connoisse quel credit nous avons dedans et dehors le royaume.<lb/>Le prince d’Orange a aussi ecrit à M. de Longueville, lui offrent 10000 Hollandois soldés pour trois mois. Le parlement d’Angleterre avoit aussi envoyé un deputé au parlement, comme a fait l’archiduc Leopold, mais il a eté arreté et mené à Saint Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 410-420.</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">15 mars 1649</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Sur les propositions d’un second envoyé de l’archiduc Leopold, la cour, avant que d’en deliberer, a arreté d’en donner avis à la Reine, et a envoyé à Saint Germain expres pour obtenir passeport, afin d’y pouvoir aller en sureté, et a eté arreté que les deputés qui iroient à Saint Germain ne seroient plus MM. les gens du Roi, mais qu’ils seroient pris du corps de la cour, savoir M. le premier president, avec un president à mortier, deux conseillers de la grand’chambre, un deputé de chaque chambre des cinq des enquetes, et deux des requetes, c’est à dire onze en tout. La Reine, ou au moins son conseil, a fait difficulté d’envoyer et d’accorder ce passeport, disant qu’elle vouloit savoir quels seroient ces deputés. Mais tout cela n’etoit que pour gagner du temps, en attendant reponse de deux deputés qu’elle a envoyés à l’archiduc Leopold, où on croit qu’elle ni eux ne gagneront rien, vu que ledit archiduc Leopold s’est fort declaré pour nous et pour le parlement, par cet envoyé, et particulierement contre le cardinal Mazarin, joint qu’il a pres de soi une dame pleine de persuasion, qui est madame de Chevreuse, laquelle ce Mazarin a fait exiler hors de France, il y a plus de quatre ans, et qu’elle hait fortement sur toutes les choses du monde, et neanmoins lesdits deputés sont partis de cette ville, le mercredi 24 de fevrier, avec les assurances requises, et sont allés coucher à Saint Germain en Laye, pour y voir la Reine. Utinam feliciter ambulent, et que les remontrances serieuses que M. le premier [p. 428] president va faire à la Reine puissent lui disposer l’esprit à faire la paix et à ne rien porter à l’extremité, vu que tout est pardu, si elle en vient là, par le mauvais conseil des mechants politiques partisans, banqueroutiers et interessés, du nombre infini desquels elle est assiegée. Si la guerre s’echauffe davantage, nous en aurons tant plus de mal ; mais aussi les affaires s’irritant, il y aura beaucoup plus de danger pour la Reine. Tout le monde est ici merveilleusement animé contre la Reine ; ce cardinal, et M. le Prince, l’unique protecteur qui, voulant conserver dans la faveur et pres de la Reine ce malheureux cardinal, cause tous les desordres qui sont de deça. On crie ici tout haut avec beaucoup d’impatience qu’il ne faut point que nos generaux temporisent davantage, que nous n’avons que faire de secours etrangers, qu’il faut aller droit et tete baissée à Saint Germain assieger le chateau, dans lequel ce malheureux et maudit fourbe est enfermé, qu’il faut ramener le Roi et la Reine à Paris, et mettre dans la Conciergerie le cardinal, au meme lieu dans lequel fut autrefois mis Ravaillac, et de là le mener à la Greve, pour faire un exemple à la posterité, et apprendre aux Italiens à ne plus venir ici se fourrer si aisement à la cour, à la desolation et ruine d’un si florissant royaume, comme pareillement vouloit faire autrefois le marquis d’Ancre, qui en fit à la fin tres mauvais marchand, avec sa femme et a suite. […]<lb/>[p. 429] Tandis que le peuple et les mutins s’impatientent de la haine, qu’ils ont tous très grande, contre le Mazarin, les moderés et les plus sages esperent que MM. les deputés du parlement reviendront demain de Saint Germain, où ils sont allés saluer la Reine, et confere avec elle et les siens pour trouver quelque moyen, si detur in natura, d’apaiser et de pacifier tout le desordre de la guerre qui s’allume dans l’Etat, parmi un si grand mecontentement et presque universel de tous les bons François. […]<lb/>[p. 430] Enfin nos deputés sont revenus de Saint Germain le vendredi 26 de fevrier. Le samedi matin, ils ont fait leur rapport qu’ils avoient eté tres bien reçus à Saint Germain de tous les seigneurs et princes qui y sont, et meme de la Reine, laquelle leur a donné audiance dans son cabinet, assistée du duc d’Orleans, du prince de Condé, des quatre secretaires d’Etat, du cardinal Mazarin et de l’abbé de La Riviere. Le premier president lui parla en peu de mots, mais fort genereusement, et si hardiment que tout le monde s’etonna que la Reine ne lui imposat silence. Quand il eut achevé de parler, la Reine lui dit que, M. le chancelier n’ayant pu se trouver à cette conference à cause qu’il etoit malade, elle leur feroit savoir et entendre sa volonté par ecrit, ce qu’elle fit, dont voici la substance. La Reine ne refuse point un accommodement, et desirant de conserver sa bonne ville de Paris à son service, contre laquelle elle n’a aucune rancune ni desir de vangeance contre aucun qui que ce soit, ni en sa charge, ni en ses biens, ni en sa vie, elle desire que MM. du parlement deputent certain nombre de leur corps, et ce au plus tot, qui confereront de la paix entre elle et Paris en un lieu qui sera accordé et agréé de part et d’autre, à la charge que lesdits deputés auront tout pouvoir de conclure sur le champ de tous les articles, sans qu’il soit besoin d’en rapporter à la cour, et tout cela pour avoir tant plus tot fait ; à la charge que, des le jour meme que la cour de parlement aura accordé et nommé les deputés [p.431] pour ladite conference, elle ouvrira un passage par lequel il viendra du blé et autres provisions suffisamment pour Paris. Voilà ce qui fut rapporté à la cour samedi matin, et la deliberation fut remise au meme jour apres midi, à la charge que MM. les princes de notre parti y seroient appelés. Mais rien ne fut conclu ce jour là, lesdits sieurs princes ayant temoigné que cette deliberation ne leur plaisoit point, et le tout fut remis au lendemain dimanche, auquel fut conclu que deputés seroient nommés selon l’intention de la Reine. […]<lb/>[p. 432] Madame la Princesse la mere est à Saint Germain, laquelle tient, avec tout le reste de ce qui est à la cour, si fort notre parti contre le Mazarin que la Reine lui en a fait querelle, et de là ces deux femmes, echauffées sur le Mazarin, se sont fait de beaux reproches l’une à l’autre. […]<lb/>[p. 433] Enfin la paix a eté signée de part et d’autre, c’est à dire par les deputés de la Reine et les notres, le jeudi 11 de mars à neuf heures du roi, et vendredi soir, qui fut le lendemain, [p. 434] MM. nos deputés revinrent de Revel ; et ce meme jour là, il y eut dès midi ici entrée libre de beaucoup de denrées qui etoient arretées ici alentour. […] Trois articles particulierement deplaisent à quelques uns, et pour cet effet MM. nos deputés du parlement seulement sont retournés [p. 435] à Saint Germain avec une belle escorte en faire remontrance à la Reine, afin d’en obtenir quelque modification, comme il y a grande apparence qu’ils l’obtiendront, et meme M. le premier president l’a fait croire au parlement, et en ce cas là notre paix vaudra tout autrement mieux que la guerre de tous les princes et que le secours que l’on nous a tant promis de Normandie et de Poitou, qui a trop tardé à venir. Ils ont charge pareillement de traiter de l’accommodement des princes qui ont suivi notre parti. De ces trois articles, le premier est que le parlement, en corps, iroit faire une seance à Saint Germain, où le Roi en personne assisteroit et seieroit en son lit de justice, où seroit verifiée la declaration de paix avec tous ses articles, et datée datée Saint Germain, en recompense qu’au commencement de la guerre MM. du parlement n’avoient pas obei à la Reine lorsqu’elle vouloit qu’ils allassent à Montargis. Le deuxieme est de souffrir les prets pour deux ans au dernier douze. Il n’y a que ceux qui preteront leur argent aux grands partisans qui y pourront perdre, et infailliblement y perdront, car que le Roi n’est nullement en etat de payer ses dettes de longtemps, vu l’effroyable profusion qui a eté fait de ses finances par tant de voleurs depuis vingt cinq ans. Le troisieme est que MM. du parlement ne pourront faire le reste de cette année aucune assemblée generale dans la [p. 436] grande chambre sur matiere d’Etat. Mais à tous ces trois articles la solution y seroit aisée, et je pense que la Reine, dans le desir qu’elle doit avoir de la paix, les accordera tous trois, et autre chose meme, si on lui en demandoit. […] Nos deputés sont encore à Saint Germain en leur conference pour la paix, où ils ont obtenu une abolition des trois articles de ci-dessus. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
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                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 427-436.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant les conférences tenues à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nos deputés sont encore à Saint Germain, comme aussi ceux des princes et seigneurs nos generaux, avec ceux du parlement de Rouen et celui de M. de Longueville. Notre paix est bien plus aisée à faire que la leur, vu qu’ils ne sont pas si aisés à contenter que nous, et qu’ils veulent absolument que le ministre italien detale de la France. »</p>
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                <subject>Fronde</subject>
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                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 148.</p>
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              <did>
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                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1649</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« C’est pour vous assurer que MM. nos deputés sont enfin arrivés à Paris et qu’ils ont rapporté la paix conclue et arrêtée à Saint Germain. Ils sont ici arrivés le mardi 30 de mars. Le lendemain 31, ils ont fait leur rapport à la Cour. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Fronde</subject>
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                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 437.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant l’arrivée d’Abel Servien à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">17 avril 1649</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. Servien, notre unique plenipotentiaire à Munster, est arrivé à Saint Germain. »</p>
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                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 150.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le retour du duc d’Orléans et du prince de Condé à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1649</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Messieurs le duc d’Orleans et prince de Condé ont eté ici deux ou trois jours, et puis s’en sont retournés à Saint Germain voir le Roi et la Reine. On dit qu’il y a une affaire secrete, negotium perambulans in tenebris. Il s’y apprete quelque grand et cruel orage, mais on ne sait pas encore sur la tete de qui il tombera. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 512.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant le retour à Paris d’une partie de la Cour établie à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">24</unitid>
                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">14 mai 1649</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Je vous dirai que, ce vendredi meme, M. le Prince arriva ici sur le soir, sans bruit et à petite compagnie, et des le lendemain, qui fut samedi, M. le duc d’Orléans, apres avoir couché ici deux nuits, s’en retourna à Saint Germain. M. le Prince s’en est aussi retourné à Saint Germain, apres avoir eté pareillement ici deux jours, et apres avoir bien reconnu qu’il est fort hai dans cette ville, pour le mal qu’il y a voulu faire à la defense d’un gros et pernicieux larron, qui meriteroit d’etre ecorché tout vif par la populace. Ce M. le Prince y est venu pour faire mine ; je ne sais si bientot il reviendra. Comme tous les esprits sont encore trop [p. 439] eschauffés et malcontents, je crois qu’il vaudroit mieux qu’il s’abstentat un peu et qu’il s’en allat plutot gagner quelque bataille ou prendre quelque ville en Flandre ou en Catalogne.<lb/>Toute la Cour est à Saint Germain. M. de Servien y est arrivé de Munster, qui a refusé la charge de surintendant des finances qu’on lui offre pour recompense, et notez que tous deux sont creatures mazarinesques, fort aimés et en grand credit. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 438-439.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant le siège de Paris par le roi établi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">25</unitid>
                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">18 juin 1649</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ceux qui decrient le parti de Paris en parlent avec passion et ignorance. C’est un mystere que peu de monde comprend : le parlement fait de son mieux et s’est fort bien defendu du siege mazarin, sur la parole que leur avait donnée M. le Prince, qui a tourné casaque. Les generaux ne vouloient que faire durer la guerre et faire entrer l’Espagnol en France. M. le Prince avoit un autre dessein, qui n’a pas reussi. Le siege de Paris ne lui servoit que de pretexte, car qu’est ce qu’il a fait ? Il a pris Meudon, Charenton, le Bourg de la Reine, et le tout sans canon. [p. 262] Il n’est mort personne de faim dans Paris, pas meme un mendiant. Pas un homme n’y a eté tué. Cinq mois durant, personne n’y a eté pendu ni fouetté. Le parlement et la ville sont demeuré dans le respect et le service du Roi, et comme la Reine et ceux de Saint Germain virent la grande union qui etoit dans Paris et les dangers dont ces emeutes nous menaçoient, on tint prudemment une conference à Saint Germain qui etablit la paix. Il y en a qui disent que le Mazarin ira dans la Flandre en qualité de generalissime pour quelque temps, mais il n’y a point d’apparence qu’il veuille quitter la Reine et qu’il ose si fort se fier à sa bonne fortune, qui le pourroit abandonner en ce cas là, vu qu’en son absence quelqu’un se pourroit presenter qui detromperoit la Reine, lui faisant connaitre comment ce pantalon de longue robe, ce comedien à rouge bonnet, est cause de tous nos maux et de la ruine de la France. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 261-262.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin concernant la paix après le siège de Paris par le roi établi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1649/1649" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1649</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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                  <persname id="atom_48217_actor">Patin, Guy</persname>
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                <note>
                  <p>Médecin et chirurgien, professeur au Collège de France, doyen de la Faculté de Paris (1650-1652).</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Il est ici mort [p. 500] un intendant des finances, nommé M. Charon, à la place duquel on a mis un Lyonnois, mais natif de Bale, nommé M. Hervart. Son affaire cependant n’est pas encore tout à fait conclue : la Reine y resiste et dit que sa conscience y repugne à cause de sa religion. On dit que le Mazarin le voudroit installer en cette charge pour le recompenser du grand service qu’il lui rendit durant notre guerre, en ce qu’il fit trouver et fournir presque sur le champ la somme de huit cent mille livres qui furent employées à debaucher la plupart des Allemands de l’armée de M. le marechal de Turenne qui venoit pour nous contre le Mazarin, lequel et tous les autres qui etoient à Saint Germain eurent si peur dudit marechal et de son armée que cela les fit penser tout de bon à traiter de la paix avec nous, et c’est ce qui engendra la conference de Rueil. Joint que d’autres tres puissantes causes les y obligeaient : 1° qu’ils n’avoient plus d’argent à Saint Germain et qu’ils ne savoient où en prendre à l’avenir, 2° ils voyoient l’Espagnol sur la frontiere, qui étoit tout pret d’entrer et de venir jusqu’ici.<lb/>Le 23e de novembre, à huit heures du soir, Mme de Beauvais, premiere femme de chambre de la Reine, fut disgraciée, et reçut commandement de se retirer de la Cour et de s’en aller en sa maison des champs. Cette disgrace est tant plus remarquable à la Cour que cette dame étoit une de celles qui y avoit le plus grand credit, laquelle couchoit dans la chambre de la Reine, et qui étoit la plus grande confidente de sa maitresse, et du Mazarin aussi. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48217_actor">Patin, Guy </persname>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fronde</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 499-500.</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1653/1653" encodinganalog="3.1.3">27 juin 1653</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi, la Reine, le Mazarin et toute la Cour sont à Saint Germain encore pour quelques jours. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 12.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
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                <unitdate normal="1653/1653" encodinganalog="3.1.3">29 juillet 1653</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Claude Belin.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Pour reponse à votre derniere, je vous dirai que le Roi, la Reine, le Mazarin et toute la cour sont à Saint Germain jusqu’à lundi prochain. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. I, p. 198.</p>
              </bibliography>
            </c>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">29</unitid>
                <unitdate normal="1654/1654" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1654</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi, le Mazarin, le prince de Conti, qui est le grand favori, avec tous les jours de la cour, sont allés à Saint Germain se rejouir pour quatre ou cinq jours. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. II, p. 120.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un possible séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On ne parle d’aucun voyage pour le Roi, si ce n’est quelque voyage de chasse à Saint Germain, en attendant le mois de mai. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. II, p. 155-156.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« J’ai fait ma harangue, aujourd’hui lundi premier jour de mars. […]<lb/>[p. 156] Ce meme jour, le Roi partit pour aller à Saint Germain pour quatre jours, et puis apres il sera huit jours au bois de Vincennes. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. II, p. 243-244.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un possible séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">32</unitid>
                <unitdate normal="1656/1656" encodinganalog="3.1.3">3 mars 1656</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi et le Mazarin partirent hier pour aller passer quelques jours à Saint Germain, où on se resoudra par quel voyage le Roi commencera sa campagne. […]<lb/>[p. 244] M. de Maisons, president à mortier, avoit eté exilé ; il est revenu et a marié sa fille avec un grand maitre de la garde robe nommé M. Saucour, et ainsi a refait sa paix. Il avoit la charge de capitaine de Saint Germain et maitre des chasses, qu’on avoit donnée à M. de Beaumont. En ce voyage de Saint Germain, le Roi la doit oter audit de Beaumont, et y installer ledit de Saucour : ainsi voilà M. de Maisons, jadis en disgrace, tout retabli. Ainsi le temps, le credit et l’argent font tout, partout, et principalement à la cour, uni nummus multus magnum nomen est. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 263.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour de la reine à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">33</unitid>
                <unitdate normal="1660/1660" encodinganalog="3.1.3">14 septembre 1660</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On dit qu’ici lundi prochain (18 septembre), le Roi partira avec Son Eminence pour aller à Compiegne, à La Fere et à Notre Dame de Liesse, et que la Reine demeurera à Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 264.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le retour à Paris du roi depuis Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">34</unitid>
                <unitdate normal="1660/1660" encodinganalog="3.1.3">24 septembre 1660</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi et la Reine sont de retour de Saint Germain. On dit qu’ils partiront jeudi pour Compiegne et La Fere. Son Eminence est ici en meilleure santé. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 287.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la volonté du roi de bâtir à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">35</unitid>
                <unitdate normal="1660/1660" encodinganalog="3.1.3">9 novembre 1660</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Sa Majesté a fait defense que personne n’ait à faire aucun batiment d’ici à dix lieues à la ronde. On dit que c’est pour faire quatre grands ateliers d’ouvriers aux maisons royales qu‘il veut faire rebatir ou achever, telles que sont le Louvre, Saint Germain en Laye, le bois de Vincennes, etc. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 345.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la nomination d’un nouveau gouverneur de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">36</unitid>
                <unitdate normal="1661/1661" encodinganalog="3.1.3">18 mars 1661</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le gouvernement de Saint Germain en Laye a eté donné au marquis de Richelieu, gendre de madame de Beauvais. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 403-404.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">37</unitid>
                <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">21 mars 1662</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On parle ici d’un voyage que le roi veut faire à Saint Germain, pendant lequel l’on poursuivra vivement M. Fouquet. […]<lb/>[p. 404] Le Roi et les Reines s’en vont jeudi prochain à Saint Germain en Laye. On dit que c’est un mauvais signe pour M. Fouquet. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. II, p. 471.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">38</unitid>
                <unitdate normal="1662/1662" encodinganalog="3.1.3">14 juillet 1662</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi, les Reines et toute la Cour sont à Saint Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 436.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour de la reine mère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">39</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1663</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La Reine mere est bien, Dieu merci ; elle ira bientot à Saint Germain en Laye prendre l’air et se refaire. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 441.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant une visite de la famille royale à la reine mère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">40</unitid>
                <unitdate normal="1663/1663" encodinganalog="3.1.3">19 juin 1663</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à Charles Spon.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi et la Reine, M. et madame d’Orleans sont allés à Saint Germain se rejouir de la convalescence de la Reine mere. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. II, p. 498.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1664/1664" encodinganalog="3.1.3">17 mars 1664</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« On dit que toute la Cour sera à Saint Germain jusqu’à Paques fleuries. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 467.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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        1 document    </physdesc>
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                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi s’en va demain à Saint Germain avec toute la cour, ce 28 avril ; on dit qu’il y sera plus de trois mois. […]<lb/>Le Roi est à Saint Germain ; Monsieur et madame d’Orleans s’y en vont dans quelques jours apres qu’elle sera guerie. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 520.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">43</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">31 mars 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est allé, ce 21 mars, pour son vœu et par devotion, à Chartres. Il sera ici de retour en quatre jours, où il passera les fetes, et apres s’en ira à Saint Germain pour tout l’eté, tandis que l’on travaillera au Louvre. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 525-527.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi et de la reine mère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">44</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">28 avril 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La Reine mere a de mauvaises nuits. Elle va neanmoins avec le Roi à Saint Germain. On dit aussi que ses douleurs s’accroissent, et qu’elles sont plus poignantes que de coutumes. […]<lb/>[p. 526] La Reine mere fut hier, ce 26 avril, saignée à Saint Germain pour diminuer la douleur et la fluxion de sa mamelle ; elle s’est ennuyée à Saint Cloud, aussi fait elle à Saint Germain ; on dit qu’elle se fera ramener au Bois de Vincennes. […]<lb/>[p. 527] Je viens d’apprendre que le Roi et les Reines quittent Saint Germain, et que toute la cour revient au Bois de Vincennes. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 536.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un examen médical de la reine mère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">45</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">22 mai 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On parle aussi d’une grande consultation qui se doit faire à Saint Germain pour la Reine mere, savoir si on lui ouvrira la mamelle pour en tirer du pus et de la serosité maligne qui en consume la substance de jour à autre. On parle aussi d’un certain medecin nommé Chatelain que M. de Besons, intendant de justice, a ici envoyé de Frontignan ; on pretend qu’il guerit ces sortes de maladies et qu’il a de beaux secrets contre les maladies incurables. S’il ne promettoit rien, on ne le feroit pas venir de si loin. Ce sont des impostures. Le cancer ne se guerit point et ne se guerira jamais ; mais le monde veut etre trompé. Beatus vir qui intelligit, etc. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 537-538.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un examen médical de la reine mère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">46</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">9 juin 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi a fait faire à Saint Germain une nouvelle consultation pour la Reine mere par quelques medecins de la cour, qui ont conclu qu’il n’y avoit rien à faire qu’à la purger, en attendant que le mal fut plus decouvert. […]<lb/>[p. 538] Il est survenu un gentilhomme qui venoit de Saint Germain, qui a rapporté que la Reine mere etoit tout autrement mieux qu’elle n’avoit eté depuis dix jours, c’est à dire moins mal. Je pense qu’il le faut entenre ainsi ; mais quoi que l’on en dire, elle est agée, les forces lui manquent peu à peu, sa mamelle est ulcerée, et il y a de la pourriture et de la malignité ; elle entrera dans sa soixante cinquieme année le mois de septembre prochain, vitae summa brevis spem nos vetat inchoare longam, et c’est celui là meme qui a dit : Pallida mors aequo pede pulsat pauperum tabernas Regumque turres. On parle de la ramener de Saint Germain au Bois de Vincennes. En quelque lieu qu’on la mene, cette bonne princesse porte son mal avec soi, et j’ai bien peur pour elle. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 543.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour de la reine mère d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">47</unitid>
                <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">24 juillet 1665</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La reine mere d’Angleterre est enfin arrivée à Saint Germain. On dit qu’elle n’a pas envie de retourner jamais à Londres. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Henriette Marie de France</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 579-580.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye après la mort de sa mère</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">48</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">21 janvier 1666</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’hui, ce 20 janvier, je vous ecris la mort de la Reine mere, qui est arrivée cette nuit du 20 janvier. Mais je ne sais quel chemin elle peut avoir pris : trouvera t elle en l’autre monde le cardinal Mazarin ? […] Des qu’elle est morte, le Roi est allé à Versailles : c’est pratiquer le precepte du Seigneur, sinite mortuos sepelire mortuos. Il a emmené quant et soi la jeune Reine sa femme, et M. le duc d’Orleans et sa femme s’en sont allés à Saint Cloud. […]<lb/>[p. 580] Le Roi et la Reine seront demain à Saint Germain en Laye, et le corps de la Reine mere sera porté sans ceremonie à Saint Denis. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 617.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">49</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">18 octobre 1666</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On dit que le Roi va demeurer à Saint Germain en Laye pour un mois, c’est à dire jusqu’à ce que le gros pavillon des Tuileries soit achevé, auquel on travaille jour et nuit, fetes et dimanches. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 630-631.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">50</unitid>
                <unitdate normal="1666/1666" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1666</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est à Saint Germain, et on croit qu’il y sera encore tout le mois prochain, pour obliger d’autant plus la Reine à garder le lit encore longtemps que pour empecher ainsi l’accouchement avant terme. M. le premier president et le parlement ont revu la pretendue reformation de la chicane ; ils ont pourtant renvoyé le cahier à Saint Germain avec tres [p. 631] humble priere au Roi de vouloir bien revoir quelques observations qu’ils y ont faites. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 636.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant un incident lié à une revue de troupes faite par le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">51</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">4 février 1667</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Quinze soldats de la compagnie dite des royaux ont eté noyés au lac de Conflans, pres de Saint Germain et Andrezy, qui venoient pour la revue que le Roi a fait faire pres de Saint Germain ; dans la plaine de Houille. Le vaisseau, qui etoit trop chargé, s’est entr’ouvert par le milieu ; ils en sont tous morts, et ont eté repechés le lendemain. Le Roi est fort faché de cette perte. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 637.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">52</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">21 février 1667</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le cardinal de Retz est presentement à Saint Germain aupres du Roi ; on n’en sait pas davantage. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 638.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">53</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1667</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Trainel, fils d’un papetier devant le Palais, agé d’environ vingt huit ans, apres avoir eté condamné au Chatelet, a été transferé à la Conciergerie. Enfin, apres environ un mois de temps, son appel a eté jugé à la Tournelle, et la sentence confirmée ; tot apres on a apporté au president de la Tournelle, qui est M. Le Coigneux, une lettre de cachet, par laquelle le Roi veut que l’execution soit sursise. Des le lendemain (ce 25 fevrier), messieurs de La Tournelle ont envoyé des deputés au Roi pour lui faire entendre la justice de leur arret. M. le president Le Coigneux a donc eté à Saint Germain, où il a eté bien reçu du Roi et bien ecouté. M. Renard, conseiller de la grand chambre et rapporteur du proces, y estoit aussi. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 646.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant une revue de troupes faite par le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">54</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1667</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi veut faire faire la revue à ses 10000 hommes, quatre ou cinq jours durant, dans la plaine de Houille entre Saint Germain, Sartrouville et Argenteuil, où il fera voir une belle representation de la guerre aux dames de la cour, qui aiment de tels combats, où l’on s’echauffe jusqu’à la sueur meme, mais où l’on ne tue personne. Apres cette revue faite, on dit que les troupes ont ordre de marcher au rendez vous qui leur sera assigné. Mais où sera ce ? Personne ne le sait que ceux qui commandent, et je ne puis encore me persuader que ce soit en Flandre, et plut à Dieu que ce fut plutôt contre le Turc. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 652.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le départ du roi de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">55</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">17 mai 1667</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aujourd’hui au matin, ce 16 mai, est mort à Saint Germain M. Guenaut d’une apoplexie ; Dieu n’a pas permis que le vin emetique le sauvat, lui qui en a autrefois tant tué avec ce poisson et avec le laudanum chymisticum.<lb/>Le Roi est aujourd’hui parti de Saint Germain et a pris le chemin d’Amiens pour faire un grand voyage. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 658.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant une épidémie de petite vérole à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">56</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">29 juillet 1667</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le chancelier et le Conseil retournent à Compiegne parce que M. le Dauphin y est et qu’il ne peut etre surement ramené ni à Paris, ni à Saint Germain, ni au Bois de Vincennes, parce qu’il y a de la petite verole. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 661.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant l’arrivée du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">57</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">26 aout 1667</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On ramene M. le Dauphin de Compiegne à Saint Germain ; on dit qu’il se porte bien et qu’il n’a guere eté malade ; il est un peu trop melancoloque ; je souhaiterois fort qu’il ressemblat au bon roi Henri IV, son bisaieul, et non pas au roi Louis XI, qui etoit un homme d’esprit, mais dur, dangereux et meme cruel. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 664.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant l’arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">58</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">2 septembre 1667</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est attendu le 6e de ce mois à Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 67.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le prochain départ du roi de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">59</unitid>
                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1668</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Dans peu de temps le Roi, la Reine et M. le Dauphin iront à Saint Germain d’où, apres quelques jours, ils partiront pour aller plus loin, et ils ne reviendront que longtemps apres. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 672.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la future arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">60</unitid>
                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1668</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est encore à Chambord, ce 18 octobre, mais on dit qu’il sera de retour à Saint Germain le 23 de ce mois. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 691.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le départ du roi pour Saint-Germain-en-Laye et la construction d'hôtels dans la ville</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">61</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">19 mars 1669</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi s’en va passer l’eté tout entier à Saint Germain, où l’on fait batir quantité de belles maisons, afin que la cour, qui est fort grosse, y puisse commodement loger. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Ville</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 693.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le fort Saint-Sébastien près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">62</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">9 avril 1669</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On dit que le duc de Savoie viendra à Paris l’eté prochain et que le Roi lui fera une fort belle et somptueuse entrée, et qu’il viendra voir le camp et les revues que le Roi a faits dans la campagne devers Saint Germain. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <geogname>Fort Saint-Sébastien</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 696.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant les visites du roi au fort Saint-Sébastien près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">63</unitid>
                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">7 juillet 1669</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi est toujours à Saint Germain, à Versailles ou au camp de Saint Sebastien. »</p>
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              <controlaccess>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <geogname>Fort Saint-Sébastien</geogname>
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                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 698.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la maladie du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">16 juillet 1669</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Ceux qui viennent de Saint Germain disent que M. le Dauphin est malade. Je prie Dieu qu’il guerisse bientôt : la France a grand besoin de ce petit prince, qui est columna familiae regiae et firmamentum. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 698.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la maladie du dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">31 juillet 1669</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous n’avons rien ici de nouveau depuis l’election du roi de Pologne, sinon que M. le Dauphin est malade à Saint Germain. Il a eté saigné trois fois. J’ai peur pour ce petit prince, qui nous est fort necessaire, car il est à craindre que ce ne soit la petite verole. J’espere que Dieu nous le conservera pour le besoin que nous en avons. »</p>
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                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 722.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">13 décembre 1669</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le Roi se trouve si bien à Saint Germain, et il s’y plait tant qu’il y veut passer l’hiver, et ne revenir à Paris qu’à la fin du careme.<lb/>[…]<lb/>L’envoyé du Grand Turc n’est plus à Issy, il est aujourd’hui logé dans Paris, derriere la place Royale, à l’hôtel de ville ; il a eté à Saint Germain en ceremonie, mais on ne sait encore rien de particulier de ces affaires. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 744.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la future arrivée du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">67</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">23 mai 1670</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Les lettres de la cour portent que le Roi sera de retour de son grand voyage de Flandre le 16 juin prochain à Saint Germain. Dieu veuille bien les ramener tous en bonne santé. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 763.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant l’abandon du fort Saint-Sébastien près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">68</unitid>
                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">17 septembre 1670</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Roi a ordonné la dissolution de son camp. On en prend 15000 hommes que l’on envoie à Saint Quentin en Vermandois, d’où ils seront commandés pour le rendez-vous qu’on tient encore secret. Il y a toute apparence que ce sera contre les Hollandais. Ils sont devenus si glorieux depuis leur commerce des Indes que ceux qui traitent avec eux disent qu’ils sont insupportables. Le Roi s’en est cru méprisé et on croit qu’il en garde son ressentiment jusqu’à l’occasion de les en faire repentir. On a envoyé encore 6000 hommes vers Soissons et d’autres ailleurs. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <geogname>Fort Saint-Sébastien</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 781-782.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant la mort du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">69</unitid>
                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">23 juillet 1671</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. le premier medecin est à Saint Germain pres de M. le duc d’Anjou, qui est malade d’une fievre hectique et en danger de devenir tabide par une trop grande secheresse des entrailles, e particulierement du poumon : c’est la phtoe des anciens Atheniens, une phtisie seche et la maladie de consomption des Anglois, que quelqu’un a appelée fort à propos le fleau de l’Angleterre. […]<lb/>[p. 782] Le duc d’Anjou est mort à Saint Germain le 3 juillet. Dieu conserve son frere monseigneur le Dauphin, puisse t il devenir aussi vaillant que le bon roi Henri IV, son grand pere, et plus heureux que lui ! »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 792.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Guy Patin mentionnant le séjour de la duchesse d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">70</unitid>
                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">21 décembre 1671</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Lettre de Guy Patin à André Falconet.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Madame la duchesse d’Orleans est à Saint Germain, où tout est en rejouissance. Elle trouve la Cour fort belle ; elle y fait bonne chere et y trouve le vin fort bon. Bientot on la doit mener promener à Saint Cloud, [p. 793] logis de M. le duc son mari, pour lui faire voir les belles cascades et les fontaines qui y sont. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Guy Patin, Lettres de Gui Patin, éd. Joseph-Henri Reveillé-Parisse, Paris, Baillière, 1846, t. III, p. 792.</p>
              </bibliography>
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          </c>
          <c otherlevel="" level="otherlevel">
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres de Thomas-François Chabod, marquis de Saint-Maurice et ambassadeur de Savoie en France</unittitle>
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              <unitdate normal="1667/1673" encodinganalog="3.1.3">1667-1673</unitdate>
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        55 pièces    </physdesc>
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                <persname id="atom_18730_actor">Chabod, Thomas-François, marquis de Saint-Maurice</persname>
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              <note>
                <p>Ambassadeur de Savoie en France de 1667 à 1673.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <persname role="Producteur" id="atom_18730_actor">Chabod, Thomas-François, marquis de Saint-Maurice </persname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant le séjour de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">29 avril 1667</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« De Paris, ce 29 avril 1667<lb/>Monseigneur,<lb/>J’arrivai ici mardi à six heures après midi. Dès le lendemain, je me mis en état de servir Votre Altesse royale et je vis pour cela M. Giraud, pour concerter avec lui la manière de faire savoir au Roi mon arrivée et de me préparer pour avoir audience de lui. Nous résolûmes que j’écrirais et enverrais un gentilhomme à de M. Lionne pour savoir de lui quand je le pourrais (p. 2] voir. Hier, je mandai le sieur Chappuys, mon secrétaire, à Saint Germain ; il présenta ma lettre à ce ministre et lui exposa sa commission. M. de Lionne lui dit qu’il avait beaucoup de joie de mon arrivée, qu’il ne voulait pas que j’allasse à Saint Germain, que le Roi lui permettra de venir samedi ici et qu’il m’attendrait tout le jour chez lui, si bien que demain je tiendrai un laquais à sa porte, et soudain que je saurai son arrivée, j’irai le visiter de la part de Votre Altesse royale, lui présenter sa lettre et l‘entretenir du sujet pour lequel Votre Altesse royale m’a envoyé en ce pays. Cependant, je me mets et mon équipage en état de pouvoir aller et paraître à Saint Germain, où tout ce qui veut faire sa cour fait une résidence actuelle et d’où les ministres ne sortent pas.<lb/>J’ai vu mesdames les princesses de Carignan [p. 3] et comtesse de Soissons, qui ont reçu avec des marques de respect les lettres que je leur ai présentées de la part de Votre Altesse royale. Je n’ai pas vu madame la princesse de Bade, elle est à Saint Germain. M. le comte de Soissons a eu aussi les mêmes soumissions et reconnaissances pour la lettre de Votre Altesse royale que je lui ai présentées ; il m’a offert ici ses sollicitations pour le service de Votre Altesse royale et je crois qu’elles ne seraient pas inutiles, car il a du crédit auprès de M. de Lionne.<lb/>[…]<lb/>[p. 6] Comme je n’ai pas encore été à la cour, je sais peu des nouvelles du cabinet ni des intrigues qu’il y a. L’on assure que la Reine est enceinte, [p. 7] ce qui l’empêchera de suivre le Roi, car assurément il marchera à la moitié du mois prochain ; que si la Reine n’est pas enceinte, elle ira à Compiègne et en ce cas là les dames, et notamment mademoiselle de La Vallière ; sinon elle se retirera aux champs avec quelque dame de qualité pendant l’absence du Roi. L’on dit qu’elle déchoit beaucoup de sa beauté et qu’elle est fort maigre. Il ne va quasi plus personne chez elle ; elle devient d’une humeur fort altière et au camp de Houilles, où elle a été fort souvent à la suite de la cour et où elle a été fort leste, elle a toujours été fâchée contre le Roi de ce qu’il ne l’y a jamais abordée, car Sa Majesté n’y quitta jamais la Reine, et l’on croit que si cette demoiselle continue à être de cette humeur, qu’elle se perdra. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 18-31.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant sa réception à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">6 mai 1667</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« De Paris, le 6 mai 1667<lb/>Monseigneur,<lb/>Hier, M. Giraud me vint avertir qu’il me viendrait prendre aujourd’hui dans les carrosses du Roi et de la Reine pour me mener à Saint Germain. Nous sommes partis ce matin à six heures ; tout ce qu’il y avait ici de personnes de qualité de Piémont et de Savoie ont pris la peine d’y venir et tous en habits neufs et très lestes.<lb/>Nous sommes arrivés à Saint Germain à neuf heures ; nous avons trouvé à la descente du carrosse M. de Bonneuil, introducteur, qui nous a conduits à la chambre où l’on attend l’heure du Roi ; à dix heures et demie, j’ai été conduit à l’audience et j’ai su par M. de Bonneuil que je pouvais parler d’affaires au Roi, parce qu’il veut se décharger d’embarras, croyant de partir bientôt.<lb/>[p. 19] J’ai été conduit dans la chambre du Roi dans la manière accoutumée. Je l’ai trouvé assis dans sa ruelle, le chapeau sur la tête, vêtu d’un justaucorps de velours noir, une demi veste de dorure, et une canne à la main. Il y avait dans le balustre le duc de Bouillon et le comte du Lude, et dehors, à l’entrée, M. de Lionne et M. de Charost, capitaine des gardes, et la chambre était si pleine que j’ai eu peine à passer. J’ai fait une profonde révérence au Roi, il a levé son chapeau, puis l’a remis ; je lui ai fait les compliments de Votre Altesse royale et lui ai remis sa lettre. Il me semble qu’il n’avait point sa fierté accoutumée, mais un visage fort doux ; il m’a dit : « Il y a longtemps que je suis persuadé de l’amitié de M. le duc de Savoie, je voudrais bien pouvoir lui témoigner celle que j’ai pour lui et la passion que j’ai pour son service », puis qu’il avait bien été fâché de la [p. 20] mort de feu M. le comte de La Trinité, mais qu’il avait bien de la joie de me voir. Je lui ai après fait les compliments de Madame Royale ; il y a répondu avec de grandes marques d’estime. Il m’a demandé l’état de santé de Votre Altesse royale et de monseigneur le prince. Après lui avoir répondu qu’elles étaient parfaites, je lui ai expliqué fort au long le sujet pour lequel Votre Altesse royale m’a envoyé à lui et lui ai fait une grande déduction des affaires de Genève ; je n’y ai pas oublié une circonstance et je lui ai dit à peu près les mêmes choses que je dis à M. de Lionne quand je le vis. Le Roi ne m’a [p. 21] jamais interrompu et m’a écouté attentivement plus d’un quart d’heure, puis m’a dit qu’il ferait sur ce sujet tout ce que vous désireriez de lui, mais qu’il lui semblait que vous souhaitiez un aimable. Je lui ai dit que Votre Altesse royale ferait tout ce qu’il vous conseillerait pourvu que votre réputation fût à couvert ; il m’a expliqué qu’il songerait aux moyens pour vous faire donner les satisfactions qui sont dues à Votre Altesse royale et que pour tout ce que j’aurais à lui expliquer de la part de Votre Altesse royale, que je n’avais qu’à parler à M. de Bonneuil pour l’avertir et qu’il m’écouterait toujours volontiers. Je me suis congédié de lui et, en quittant, il m’a chargé de bien assurer Madam Royale de son amitié et de son estime. Je lui ai présenté les gentilshommes qui étaient avec moi, puis je me suis retiré à la chambre où j’avais mis pied à terre. M. le marquis de Cœuvres m’y est [p. 22] venu entretenir, et après lui M. le marquis de Bellefonds. Ce sont deux des hommes les plus accrédités à la cour pour  leur sagesse et pour la guerre et tous deux bons et véritables serviteurs de Votre Altesse royale.<lb/>Nous avons dîné à la table de M. de Bellefonds, puis j’ai été conduit à l’audience chez la Reine. Je lui ai fait les compliments de Votre Altesse royale, remis sa lettre et celle de Madame Royale. elle les a reçus avec joie, elle m’a témoigné grande estime pour Vos Altesses royales et passion de les servir, et, si je ne me trompe, elle a amitié pour vous deux ; c’est une princesse accueillante et qui est belle.<lb/>A cause du prompt voyage de la cour, M. Giraud m’a conseillé de présenter aujourd’hui le tambour, si bien qu’allant à l’audience chez monsieur le Dauphin, où j’y ai trouvé les gardes sous les armes et l’officier des gardes qui les commande à la porte, et lui assis et couvert, il a levé son chapeau. Je lui ai fait la révérence et compliment de la part de Votre Altesse royale ; il s’est puis levé, le chapeau à la main, et madame [p. 23] la maréchale de La Mothe a répondu comme en l’instruisant de ce qu’il devait dire. Je lui ai après présenté le tambour, il en a été ravi, il a fallu le lui pendre au col, lui expliquer tout ; il en est empressé tout à fait et le présent a été trouvé le plus beau, le plus galant, le mieux inventé et le plus riche qui se puisse voir ; chacun court chez monsieur le Dauphin pour le voir ; l’on admire aussi les vers. Monsieur le Dauphin est un beau prince, [p. 24] un esprit vif, parle bien, mais il est opiniâtre et ne craint que le Roi ; il porte les chausses et la perruque.<lb/>De là, j’ai été conduit chez la petite Madame ; elle est tout à fait belle et bien nourrie. J’ai adressé ma parole à madame la maréchale de La Mothe et, après les compliments, parlant de sa santé et de sa beauté, je lui ai dit que nous serions bienheureux en Savoie et en Piémont si la petite Madame prenait l’inclination pour ces pays là qu’avaient mesdames Marguerite et Chrétienne, toutes deux Filles de France. Elle m’a répondu [p. 25] qu’elle souhaiterait fort des choses pareilles comme avantageuses à Madame.<lb/>Au sortir de là, nous sommes montés en carrosse et arrivés ici à sept heures. Je solliciterai à avoir mes audiences de Monsieur et de Madame d’Orléans, puis de Madame, la douairière.<lb/>[…]<lb/>[p. 28] Je viens de savoir d’un de mes amis qui vient de Saint Germain qu’après mon départ monsieur le Dauphin, conduit par madame la maréchale de La Mothe, a porté le tambour dans le Conseil, que le Roi et les ministres ont été plus de demi heure à le considérer et qu’ils l’ont admiré. Chacun demeure d’accord que l’on ne peut rien faire de plus mignon à Paris. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 137-139.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, donnant des nouvelles de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1667</unitdate>
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                <p>« [p. 137] A Paris, le 23 septembre 1667<lb/>Le travail que fait à Saint Germain M. de Louvois n’est pas concevable ; il a toujours à a suite près de cent officiers qui le sollicitent pour avoir de l’emploi ; l’on donne incessamment des commissions nouvelles, il arrive chaque jour de ces compagnies récemment faites, belles et lestes, et l’on assure que le Roi fait état d’avoir sur pied pour la prochaine campagne quatre vingt mille hommes de pied et vingt huit à trente mille chevaux. »</p>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 139-141.</p>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">29 septembre 1667</unitdate>
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                <p>« De Paris, le 29 septembre 1667<lb/>[…]<lb/>La cour est assez mélancolique à Saint Germain ; le Roi y négocie, joue souvent à la paume, et des cinq à six heures de suite il va à la chasse pour le vol et fait l’amour ; l’on en parle si diversement que l’on à peine à croire ce que chacun en dit. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 142-144.</p>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">30 septembre 1667</unitdate>
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                <p>« De Paris, le 30 septembre 1667<lb/>J’avais commencé cette lettre avant que d’aller à Saint Germain, où je fus mercredi pour y faire un peu de cour, tâcher de voir M. de Lionne et me rendre certain de toutes les nouvelles ci dessus écrites que l’on m’y a confirmées. Mais j’en appris d’abord une grande qui est que monsieur le Prince, y ayant été appelé et y étant arrivé le mardi, le Roi le déclara d’abord général de l’armée qu’il veut mander en Allemagne, forte de 30000 hommes. Ce prince parut d’abord si transporté de joie que chacun connut qu’il rajeunit. Son fils y commandera la cavalerie sous lui. Il ira bientôt en Bourgogne, son gouvernement, et de là en Alsace. Cette nouvelle étonnera l’Empereur et l’empire, et à mon avis je crois que l’on s’est pressé de faire cette déclaration pour intimider les diètes de Ratisbonne et de Cologne afin qu’elles ne résolvent rien au préjudice du Roi. […]<lb/>[p. 143] Monsieur arriva mardi à Saint Germain, un peu [p. 144] incommodé ; le mercredi son mal était augmenté et s’étant déclaré en fièvre double tierce, il en partit jeudi avant le jour pour venir ici. Madame y a été aussi et en bonne union avec Leurs Majestés ; elle dîna mercredi avec la Reine et vint aussi le jeudi ici.<lb/>M. de Louvois doit partir de jour en jour pour aller en Flandres établir le quartier d’hiver, les contributions, visiter les places, leurs magasins et y mettre tous les ordres nécessaires ; au moins c’est le prétexte, mais l’on croit que c’est pour quelque négociation pour attirer Marsin. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 144-148.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une audience du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">7 octobre 1667</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 7 octobre 1667<lb/>Je reçus dimanche l’honneur de la lettre de Votre Altesse royale du 24 septembre dernier et le lundi j’allai à Saint Germain ; j’avais été averti par les introducteurs que Sa Majesté me donnerait une audience. J’y arrivai à neuf heures du matin, quoique l’on ne m’eût averti que pour dix. Le Roi [p. 145] était déjà au Conseil ; il me fit appeler, je lui parlai seul à seul dans son cabinet et lui dis mot à mot le compliment que Votre Altesse royale m’avait chargé de lui faire. Le Roi avait le visage assez riant, il me répondit qu’il était déjà très persuadé de l’amitié qu’Elle a pour lui, que je pouvais assurer Votre Altesse royale de la sienne et que dans les occasions de son service elle en recevrait des véritables marques.<lb/>Je lui présentai ensuite le placet et l’arrêt pour les gentilshommes et magistrats, secrétaires d’Etat et contrôleurs des guerres de Savoie qui ont du bien en Bresse et en Dauphiné.<lb/>A même temps, je lui présentai aussi la lettre que Votre Altesse royale lui a écrite en faveur de M. Marquisio, avec le placet et le mémoire des services de celui ci et qu’il m’avait remis ; je l’accompagnai de tous les bons offices possibles. Le Roi me répondit qu’il verrait le tout, puis je me congédiai et, comme j’étais déjà à quatre pas de lui, il m’appela en venant à moi et me dit fort obligeamment : « Monsieur, je vous prie de vous ressouvenir d’écrire à monsieur de Savoie ce que je vous ai dit touchant notre amitié, et que ce sont [p. 146] des mouvements du cœur ». Je l’en remerciai et l’assurai des partialités que Votre Altesse royale a pour sa personne et un zèle passionné pour son service.<lb/>Il est certain que l’on ne s’est pressé de déclarer monsieur le Prince que pour faire connaître à M. de Turenne que l’on avait d’autres capitaines en France ; il veut tout faire à sa mode et indépendamment de tout le monde ; il est à Enghien, où il ne fait que ruiner le pays.<lb/>J’ai reçu la lettre pour madame de Villequier et les ordres pour faire les compliments à messieurs Le Tellier et de Louvois : je croyais, lundi que je fus à Saint Germain, de les exécuter ; comme je vis le Roi et après dîner M. de Lionne qui m’avait donné heure, je croyais après cela de voir ces messieurs, père et fils, mais ils sortirent d’abord qu’ils eurent dîné dans un carrosse à six chevaux ; mais à Saint Germain, la nouvelle était publique des honneurs et des caresses que Votre Altesse royale a faits M. l’abbé Le Tellier ; M. son [p. 147] père, ses frères et ses parents, s’en sont loués hautement et M. le marquis de Villequier, qui est présentement de quartier, m’en parla à la messe du Roi avec des termes d’une reconnaissance très respectueuse. Je lui dis que j’étais en partie là pour visiter messieurs Le Tellier et de Louvois et pour les remercier des témoignages et assurances que cet abbé avait donnés à Votre Altesse royale de leur amitié.<lb/>Quand j’arrivai ici, quoiqu’il fût fort tard, j’envoyai chez M. Le Tellier pour savoir s’il était en cette ville ; il se trouva qu’au partir de Saint Germain, il était allé à une maison qu’il a à trois lieues de là. Le lendemain au matin j’eus un page de madame de Villequier, qui vint savoir à quelle heure elle me pourrait trouver et soudain après le [p. 148] dîner elle fut céans ; elle déploya toute sa rhétorique et, l’accompagnant de tous ses charmes, elle me témoigna les obligations qu’elle avait à Vos Altesses royales pour les honneurs que vous avez faits à son frère. »</p>
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                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 149-152.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1667/1667" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1667</unitdate>
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                <p>« De Paris, le 21 octobre 1667<lb/>Le Roi viendra assurément à Paris après la Saint Hubert, qu’il passera à Versailles ; il logera aux Tuileries. […]<lb/>[p. 150] Je ne fus pas samedi à Saint Germain parce que le Roi fut en cette ville et les ministres aussi, voir leur famille. J’y fus mardi. M. Le Tellier n’y était pas, il n’arriva qu’à la nuit. Je le vis le mercredi matin ; il me dit d’abord qu’il n’avait pas pu venir à Paris pour y faire des visites, mais qu’il espérait d’avoir bientôt congé du Roi d’y venir faire quelque séjour et exprès pour me voir et me témoigner combien sa personne et sa famille étaient honorées des caresses que Votre Altesse royale a faites à l’abbé son fils ; qu’il savait bien que vous y receviez bien tout le monde mais que les honneurs que vous avez faits à sa maison sont si hauts, si relevés et si hors du commun qu’il en était dans la confusion ; qu’il y avait longtemps qu’il était serviteur de la royale maison de Savoie mais qu’il l’était de Votre Altesse royale par reconnaissance et avec fidélité. […]<lb/>[p. 151] Pour M. de Louvois, je le trouvai en partant de cette ville qu’il y arrivait. Il était parti de Saint Germain trois heures avant le jour, il n’y retourna qu’à la nuit ; le lendemain, je fus chez lui six fois sans le pouvoir voir et je ne crois pas seulement qu’il l’ait su car pas un de ses valets ne voulut entrer dans sa chambre pour le lui dire. C’est un homme auquel je n’ai jamais parlé. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 183-184.</p>
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                <p>« De Paris, le 2 mars 1668<lb/>[…]<lb/>[p. 184] La comtesse de Saint Maurice fut lundi à Saint Germain ; il y eut quantité de princesses et de duchesses qui attendaient la Reine dans sa chambre pendant qu’elle dînait ; le Roi y entra le premier et, saluant les dames, commença par madame la princesse de Carignan, puis il alla droit à la comtesse de Saint Maurice ; la Reine lui fit aussi l’honneur de la mener promener dans son carrosses. Elle nous témoigne mille bontés et je sais qu’elle a de l’estime pour Votre Altesse royale et qu’elle aime Madame Royale. »</p>
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                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 187-188.</p>
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                <p>« De Paris, le 25 mars 1668<lb/>Nous avons été à Saint Germain pour le baptême du Dauphin. En abordant à la barrière, [p. 188] voyant qu’il y avait grande foule, je me tirai à côté en attendant M. de Bonneuil, que j’avais envoyé avertir afin qu’il me vint prendre avec des gardes et ainsi entrer avec éclat. Pendant ce temps là, M. de Turenne voulut entrer avec le prince Maximilien, et comme il vit que l’on ne lui faisait pas large et que cela pourrait faire croire à ceux qui étaient dans la foule et fort pressés qu’il n’était pas considéré, il se mit en colère et durant un quart d’heure battit tout ce qu’il trouva devant lui et même renversa la viande que l’on portait pour monseigneur le Dauphin. En faisant ce désordre, m’ayant aperçu que j’en riais avec M. le comte de Visques en nous promenant, il m’aborda et me dit civilement que les Français n’avaient aucun égard pour personne et qu’il n’aurait pas été dans cet embarras s’il ne s’était chargé de faire entrer M. le prince Maximilien. Je vis qu’il avait été fâché que je l’eusse vu dans cet emportement. Nous entrâmes néanmoins avec ordre, M. de Bonneuil et les gardes firent faire large. »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 211-214.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, donnant des nouvelles de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">27 juillet 1668</unitdate>
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                <p>« Paris, le 27 juillet 1668<lb/>L’on attend à Saint Germain l’accouchement de la Reine ; l’on la saigna vendredi dernier pour le rendre heureux et facile. Le Roi n’en bouge pas. Il est chagrin de ce que tout le monde dit qu’il lui doit arriver quelque grand malheur et surprenant, sans que l’on puisse pénétrer d’où procède cette pensée. L’affaire de la femme qui lui dit des injures l’a beaucoup fâché, aussi bien que l’emportement d’un gentilhomme qui en dit beaucoup de mal. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 217-219.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant les voyages de Colbert à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">24 août 1668</unitdate>
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                <p>« Paris, le 24 août 1668<lb/>J’oubliais de faire savoir à Votre Altesse royale que le sieur Planque m’a dit qu’autrefois, parlant avec madame de Chevreuse des sollicitations qu’elle voulait faire auprès de M. de Colbert pour les 400000 livres, elle lui témoigna que si elle en venait à bout, qu’elle en prétendait quelque récompense ; ici l’on ne fait rien pour rien. Je crois aussi que si M. Colbert nous fait donner cet argent ou une partie et qu’il rétablisse les grandes voitures par les Etats de Votre Altesse royale, qu’Elle aura peine à lui refuser du bois de Savoie.<lb/>[p. 218] Hier ce ministre me visita, mais nous ne parlâmes pas d’affaires : il me vint présenter son fils, qui m’apporta des thèses de philosophie qu’il doit soutenir dans le collège de Clermont. Les autres ministres n’avaient pas encore observé cette cérémonie, leurs enfants en faisaient seuls.<lb/>Il ne fut pas en beaucoup d’endroits car il arriva le matin de Saint Germain. Il fut céans debout après le dîner. Je sortis aussitôt après ; je le trouvai qu’il se retirait seul chez lui et puis il retourna à la Cour. C’est un petit miracle et une marque que cet Etat est bien soumis que ce ministre, qui est haï généralement de tout le monde, s’en aille [p. 219] d’ici la nuit à Saint Germain, seul dans une calèche à deux chevaux, sans que personne soit si hardi de lui faire insulte. Quant à moi, avec son humeur et mine sévères, je le trouve fort obligeant, facile aux choses raisonnables, de parole et expéditif. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 219-221.</p>
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                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">31 août 1668</unitdate>
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                <p>« Paris, le 31 août 1668<lb/>Revenant aux thèses du fils de M. Colbert, que l’on nomme le marquis de Seignelay, il y eut encore plus de confusion qu’à Versailles. Jamais il n’y avait eu un si grand concours de personnes de qualité en pareille occasion ; il ne resta personne à Saint Germain ce jour là : tous les princes, ducs et pairs, maréchaux de France, gens d’épée, cardinaux, prélats, magistrats, le chancelier même, et généralement tout ce qu’il y a d’honnêtes gens à Paris et à la Cour, jeunes et vieux, et même des dames. M. de Colbert doit en avoir une grande satisfaction, car l’on ne saurait pas témoigner des plus grands empressements si monsieur le Dauphin [p. 220] soutenait un pareil acte. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 221-223.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant l’organisation de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">31 août 1668</unitdate>
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                <p>« Paris, le 31 août 1668<lb/>Je crois que Son Altesse royale profitera de toutes les occasions qui se présenteront à lui pour aller à la campagne et s’y divertir ; il aime la chasse et les promenades, et la gêne que lui font les négociations à Turin lui feront toujours plus aimer l’un et l’autre. Il est vrai que parfois l’on se divertit en cette Cour, mais le Roi ne dérobe [p. 222] par pour cela un moment des heures qu’il a destinées à une affaire ; il négocie régulièrement tous les matins trois heures et autant l’après dîner ; chaque jour, il a des Conseils à tenir, qui sont réglés. Ainsi, chacun sait, selon les choses qu’ils ont à faire, quand ils doivent aller à Saint Germain et les ministres viennent à Paris toujours le même jour. M. de Lionne y arrive le samedi ou le dimanche et s’en retourne le mardi matin ; M. de Colbert y est tous les mercredis et jeudis ; le Conseil y vient le lundi et s’en retourne le vendredi, et cet ordre s’observe exactement. Le Roi n’a point de matinée libre et d’après dîner que le dimanche, le mercredi, jeudi et samedi ; ces jours là, il joue à la paume, il va au camp, à la chasse ou à Versailles ; mais depuis les quatre ou cinq heures après le dîner, il ne fait plus rien, à moins d’un extraordinaire, ce qui arrive rarement. La nuit, il la donne au jeu ou aux dames. Ainsi il ne se rebute point du travail, il l’aime et a ses heures réglées comme un religieux, même pour la messe et pour ses repas, pour se coucher et lever. Comme [p. 223] vous m’avez fit quelque chose de vos occupations, j’ai cru que vous seriez bien aise de savoir ce qui se fait ici. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 237-244.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant le retour du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1668/1668" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1668</unitdate>
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                <p>« De Suresnes, le 26 octobre 1668<lb/>Je reçus dimanche la lettre que Votre Altesse royale m’a fait l’honneur de m’écrire le douzième de ce mois, dans laquelle j’ai vu avec joie qu’elle goûtait les délices de la Vénerie royale en parfaite santé pendant ces beaux commencements d’automne. Le Roi arriva le même jour à Saint Germain de son voyage de Chambord, fort satisfait des beautés de ce lieu là, des chasses qu’il y a faites et encore plus, à son arrivée, de voir le Dauphin, qui a fait un notable changement pendant leur séparation. Il fut à la rencontre de Leurs Majestés à la dînée la plus proche de Saint Germain, il leur fit si bien sa cour et les entretint si galammant qu’elles en furent émerveillées, et lui demeura aussi très content des caresses que lui firent et le Roi et la reine. En sortant de carrosses, il appela M. de Montausier, [p. 238] lui dit avec sa gentillesse ordinaire qu’il était fort satisfait du Roi et qu’il l’avait traité fort honnêtement.<lb/>Le Roi, le soir avant son arrivée, coucha à Linas, où il fut surpris avec joie lorsque M. de Turenne lui déclara qu’il voulait faire abjuration de sa créance et se réduire dans le giron de l’Eglise romaine, ce qu’il exécuta mardi matin entre les mains de M. l’archevêque de Paris dans la chapelle de l’archevêché, puis alla se confesser, entendre messe et se communier à Notre Dame, et de là à Saint Germain, où le Roi l’embrassa et lui fit toutes les caresses possibles et où toute la Cour le complimenta. […]<lb/>[p. 240] Je fus mercredi à Saint Germain pour y faire ma cour au Roi, à son lever. Il y avait si grand monde que l’on ne pouvait se tourner dans sa chambre. J’eus grande peine à m’en approcher, tellement tout le monde s’empresse de se faire voir à lui. Ses courtisans, en pareille rencontre, ont peu de déférence pour les étrangers. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 298-300.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« A Paris, le 29 mars 1669<lb/>[…]<lb/>[p. 300] La Cour n’ira pas si tôt à Saint Germain : on attend l’accouchement de quelques dames. Cependant, on y a fait bâtir et fait faire des degrés dérobés pour que les communications soient plus faciles et moins gênées. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 304-305.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant le départ de la cour pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Paris, le 24 avril 1669<lb/>La Cour ira lundi à Saint Germain, et pour longtemps. Les dames sont prêtes à voyager après avoir [p. 305] demeuré cinq mois à aller chez la Reine ; elles l’ont vue aux Carmélites et à sa toilette ; ce n’a pas été sans quelques railleries de son côté, mais très modérées et galantes. C’est un petit miracle de voir de l’air qu’elle prend ces sortes de choses. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 318-323.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant le fort Saint-Sébastien près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« A Paris, le 5 juillet 1669<lb/>Mercredi, j’allai au lever du Roi. Messieurs de Turenne, le maréchal du Plessis et le Grand Prieur [p. 319] me dirent que le lendemain il y avait revue générale des troupes de la Maison du Roi, que je ferais plaisir à Sa Majesté d’y aller et d’y mener avec moi M. le marquis de Saint Damien. Comme nous nous préparions hier matin pour y aller, je reçus un billet du maréchal de Bellefonds, qui m’écrivait la même chose, que le Roi dînerait au fort et que si nous nous y trouvions à bonne heure, que nous mangerions avec Sa Majesté. Nous passâmes à Saint Germain, fûmes au lever du Roi et puis nous acheminâmes au camp.<lb/>Le Roi, qui va avec sa diligence ordinaire, nous passa en chemin. Il était seul dans sa calèche et, nous rencontrant, nous salua fort civilement. Mettant pied à terre devant ses tentes, nous y trouvâmes le maréchal de Bellefonds. Je lui témoignai que Votre Altesse royale aurait reconnaissance de l’honneur qu’il procurait au marquis de Saint Damien. Il me fit connaître que c’était lui qui l’avait proposé à Sa Majesté, sur ce qu’Elle avait [p. 320] souhaité que l’ambassadeur d’Angleterre et mois dinassions là avec Elle. Quand j’entrai dans la tente où était le Roi, il m’aborda et me dit que nous y aurions chaud ; je lui répondis que l’on le considérait peu quand on avait l’honneur d’être auprès de lui, que je savais combien ses tentes étaient commodes et pompeuses depuis l’avantage que j’avais eu de le suivre en Flandre où, par ses fatigues et ses travaux, il nous avait fait voir qu’il ne fallait pas avoir égard au temps et à ses incommodités quand il s’agissait de la gloire. Il se mit à tire et me dit tout haut que, comme j’étais de ses amis, je le faisais plus brave qu’il n’était. Il me fit l’honneur de m’entretenir le long de tout son appartement de choses indifférentes du fort et que je savais comme il était fait, que j’y avais déjà été dîner avec M. de Chaulnes.<lb/>Monsieur arriva, et avec lui l’ambassadeur d’Angleterre. Il demanda d’abord sa viande. Quand on eut servi, je considérai que M. le duc de Guise [p. 321] se tenait fort proche de la personne du Roi. Je voulus observer le parti que prendrait l’ambassadeur d’Angleterre pour se placer, afin que j’en pusse faire de même. Le bon ambassadeur, qui veut disputer le pas à monsieur le Prince, laissa prendre la seconde place audit duc de Guise, qui était à la gauche du Roi, Monsieur à la droite, auprès duquel ledit ambassadeur se mit. Je jugeai qu’il ne me fallait pas mettre auprès de lui. Je me plaçai entre les ducs de Bouillon et de Luxembourg. Ils se retirèrent pour me faire place et M. de Bellefonds me dit de me mettre auprès de M. de Montaigu. Je n’y voulus pas aller et dis tout haut qu’il n’y avait pas de rang à la table de Sa Majesté et que l’on dînerait bien dans tous les endroits. Nous avions tous le chapeau sur la tête, sauf le Roi et Monsieur. Il but la santé du roi de la Grande Bretagne qu’il porta à M. de Montaigu, puis celle de Votre Altesse royale, qu’il me porta ; nous étions vingt à table, tous la burent chapeau bas.<lb/>Il monta à cheval une heure après midi et nous allâmes voir ses troupes, qui étaient en bataille sur une ligne. Il y avait plus de deux mille cinq [p. 322] cents chevaux et près de neuf mille hommes de pied en seize escadrons et quatorze bataillons ; l’artillerie était en tête de l’infanterie ; nous vîmes et revîmes les troupes par une chaleur et poussière des plus incommodes. Le Roi parla souvent à M. le marquis de Saint Damien, comme aussi Monsieur, messieurs de Turenne et de Louvois et tous les grands de la Cour.<lb/>Comme nous étions dans une halte en attendant la Reine, nous vîmes venir à nous un carrosse en diligence qui s’arrêta à trois cents pas, d’om sortit M. le marquis de Berny. Le Roi ne le reconnaissant pas et demandant qui c’était, je le lui dis. Il alla à lui tout seul au galop. Je m’entretenais pour lors avec l’ambassadeur d’Angleterre. Je lui dis à l’oreille : « Voilà des nouvelles de l’élection d’un roi en Pologne ». Monsieur m’ayant demandé ce que je disais, je lui en fis la répétition. Sa Majesté revint à nous avec un visage assez froid et qui marquait peu de satisfaction, et nous dit que les Polonais avaient élu un de leur pays pour roi, nommé Wisniowiecki et qu’ils l’avaient [p. 323] déjà couronnés. Chacun en raisonne à sa fantaisie avec assez de liberté. On m’en demanda mon sentiment ; je dis que j’aurais fort souhaité que les Polonais eussent choisi monsieur le Prince et que Sa Majesté l’eût nommé en tête de ses troupes ; que ces peuples là, quoiqu’ils eussent agi en cette rencontre contre leurs constitutions, que néanmoins ils avaient considéré de ne désobliger pas les prétendants étrangers et leurs partisans et qu’en cela ils avaient témoigné d’avoir de l’esprit aussi bien qu’à retarder l’élection, puisqu’ils avaient eu le temps de recevoir tout l’argent qu’on leur avait porté de tant d’endroits. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 333-338.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une comédie donnée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">28 août 1669</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 28 août 1669<lb/>Il y eut dimanche dernier une comédie et ballet à Saint Germain. Quoiqu’on n’y conviât personne, la Reine dit qu’elle voulait que l’ambassadrice et sa fille y allassent. Ma femme, étant au lit croyant de s’être blessée, y envoya sa fille et, croyant qu’il [p. 331] y eût bal, elle l’avait parée et mis ses pierreries. Comme la foule y fut très grande, cette enfant a perdu une boîte de diamants et un poinçon de la valeur d’onze ou douze cents pistoles. La Reine lui voulut parler elle-même et donna des ordres aussi bien que le Roi pour que l’on les cherchât, envoya des officiers des gardes dans la salle parler au concierge et au tapissier, qu’ils menacèrent de peines très rigoureuses. Le lendemain, la boîte se trouva dans la retrousse de la robe d’une des demoiselles de mademoiselle de Montpensier ; on la remit à M. le marquis de Saint Damien, qui était là. Pour le poinçon, qui ne vaut pas deux cents pistoles, il est perdu.<lb/>Le Roi, l’ayant su, a envoyé aujourd’hui visiter la marquise de Saint Maurice par M. de Bonneuil sur son infirmité. Après avoir fait son compliment, il a demandé l’Angélique, lui a dit que Sa Majesté ayant appris que son poinçon était égaré, que comme il s’en était trouvé un, qu’il le lui envoyait, et lui en a remis un très beau et de [p. 332] grande valeur. On me l’est venu dire dans ma chambre ; je suis passé dans celle de ma femme, j’ai fait mon possible pour le faire reprendre à M. de Bonneuil, lui représentant que je ne méprisais pas les bienfaits du Roi mais que j’étais dans un emploi à ne pouvoir pas les accepter ; il n’a jamais voulu le reprendre, quoique je l’aie prié de le faire et de le garder jusqu’à ce que j’eusse écrit à Votre Altesse royale pour avoir ses ordres sur ce que j’aurais à faire. Il a dit que le Roi ne prétendait pas de me rien donner, mais qu’il ne voulait pas que ma fille perdît rien chez lui et que l’on ne devait rien trouver de suspect en cette action, qu’il était vrai que l’Angélique était belle mais que son âge pouvait bien faire juger que ce n’était que par un motif d’une simple amitié. Je lui ai répondu que je souhaiterais qu’elle fût belle et en âge de pouvoir servir au plaisir du Roi, que je la lui donnerais avec grande joie.<lb/>Jamais homme n’a été embarrassé comme je le suis. Tout le monde me dit que, nonobstant mon caractère, je ne puis pas empêcher le Roi de faire des présents à ma fille. Cependant, Monseigneur, je sais que je fais faute et que Votre Altesse [p. 333] royale doit blâmer ma conduite en acceptant ce poinçon. Je la supplie de m’en envoyer son sentiment avec sa bonté ordinaire, car si je ne peux pas rendre ce poinçon, je frai un présent de sa valeur à madame de Bonneuil. Il est d’un seul diamant très grand ; il a bien quelques petits défauts mais, comme je ne m’y connais pas, je ne sais pas l’estimer et j’ai cru qu’il n’était pas honnête d’avoir empressement d’en savoir le prix. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 330-333.</p>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">30 août 1669</unitdate>
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                <p>« Paris, le 30 août 1669<lb/>J’ai commencé cette lettre ce matin à Saint Germain, où j’allai coucher hier au soir pour y voir la comédie. Le Roi m’a donné audience après son dîner. Je lui ai expliqué les ordres que Votre Altesse royale m’a donnés sur la mort de messieurs de Vendôme et en faveur de leurs successeurs, [p. 334] puis je lui ai présenté M. d’Arvey, qui lui a fait son compliment et offert les lettres de Vos Altesses royales parce que M. de Laon a jugé qu’il ferait mieux. […]<lb/>Monsieur le Dauphin a encore eu quelques attaques de fièvre, que l’on dit considérables, mais on le cache à cause de la Reine. Néanmoins, j’ai envoyé ce matin mon fils aîné à M. de Montausier pour en savoir des nouvelles ; il l’a introduit [p. 335] dans sa chambre, il a voulu qu’il lui ait fait son compliment, il l’a trouvé assis dans son lit qu’il se jouait et il lui a répondu qu’il m’était bien obligé du soin que je prenais de sa personne et qu’il était mon serviteur.<lb/>La petite Madame a été malade. Elle se porte mieux, on l’a ainsi dit à un gentilhomme que j’ai envoyé chez elle pour savoir l’état de sa santé.<lb/>J’ai été honoré par le dernier ordinaire de la lettre de la main de Votre Altesse royale du dix sept de ce mois. J’ai témoigné à M. de Péguilin combien elle et Madame Royale preniez de part à son avancement ; il m’a témoigné qu’il en avait grande reconnaissance et m’a assuré qu’elles n’avaient pas ici de plus fidèle serviteur que lui.<lb/>Dimanche qu’il y eut à Saint Germain comédie, je le fis prier d’y faire avoir place à messieurs d’Arvey et chevalier d’Aglié. On lui parla un peu tard ; il leur fit donner néanmoins un exempt des gardes pour les faire placer, mais le grand monde et la confusion fut cause qu’ils ne purent pas l’être et ils furent un peu poussés, ce qui les obligea à sortir de la salle et ils ne virent rien. Mon fils ainé fut poussé assez rudement par un lieutenant [p. 336] des gardes qui le voulait faire reculer, mais le marquis de Rochefort, qui le vit et qui est capitaine des gardes du corps, lava bien la tête à cet officier, prit mon fils par la main et le fit asseoir sur un banc le plus approché du Roi et à côté du comte de Sault. Le Roi, ayant su tout ce désordre, s’en est fâché fortement ; le sieur de Bonneuil m’en a parlé de sa part et, pour lui témoigner la reconnaissance que j’en ai, je fus hier à cette comédie ; je fus reçu par ledit sieur de Bonneuil et le chevalier de Forbin, major des gardes ; on me rendit plus d’honneurs qu’à l’ordinaire et à tous mes gentilshommes, qui furent placés dans les premières places. Le chevalier d’Aglié n’y vint pas avec moi ; le Roi veut qu’il y aille ; ce sera demain avec ma fille, car la Reine, sachant qu’elle n’y fut pas bien dimanche, elle veut qu’elle y retourne et prendre elle même le soin de la placer.<lb/>J’ai cru devoir faire ce petit détail à Votre [p. 337] Altesse royale sur ce qu’Elle pourrait savoir cette affaire différemment. La comédie est galante, il y a de belles entrées de ballet et bonne musique et concert. M. le prince de Toscane y a assisté toutes les trois fois que l’on l’a jouée ; il n’était pas avantageusement placé car il était sur un banc que, bien qu’il fût proche du Roi, il y avait auprès de lui des gentilshommes qui ne font pas ici la première figure.<lb/>Après l’audience que j’ai eue aujourd’hui du Roi, je l’ai voulu remercier du magnifique présent qu’il a fait à ma fille ; il ne m’a pas voulu écouter. Néanmoins je lui ai témoigné mes reconnaissances et que j’avais rendu compte à Votre Altesse royale des générosités qu’il faisait à ceux qui sont à Elle. Toute la Cour a témoigné grande joie de ce bienfait qu’il a fait à l’Angélique et font connaître d’être satisfaite de mes civilités et de celles de ma famille. j’ai fait passer ce poinçon pour valoir mille louis, quoiqu’il ne vaille que deux mille écus au plus. On m’a assuré que le Roi avait commandé à M. de Colbert de l’acheter mille et cinq [p. 338] cents pistoles. Quand M. de Bonneuil lui a dit que j’avais fait mon possible pour le lui faire reprendre, il en a été étonné et lui a dit que Votre Altesse royale faisait de si beaux présents à son ambassadeur et à tous ceux qu’il envoyait à sa Cour.<lb/>J’ai fait que ma fille a envoyé un étui de vermeil à la fille de madame de Bonneuil, de trois cens écus. Ils firent quelque difficulté de l’accepter, mais mon écuyer le laissa sur leur table. Ils m’en ont remercié et l’ont dit à la Cour. J’ai prôné partout les générosités du Roi, mais je ne laisse pas d’être en peinte que Votre Altesse royale ne trouve mauvais que j’en aie reçu des effets. Je voudrais avoir perdu trois fois autant que vaut le poinçon et que le Toi n’eût pas songé à me l’envoyer. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 344-349.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une audience du roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">25 octobre 1669</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 25 octobre 1669<lb/>Nous fûmes hier, M. le marquis de La Pierre et moi, conduits par les introducteurs dans les [p. 345] carrosses de Leurs Majestés à Saint Germain. Nous eûmes audience du Roi. Tous les ambassadeurs lui firent le compliment de condoléances sur la mort de la reine mère d’Angleterre. Je lui témoignai aussi la sensible doubleur que Votre Majesté royal en a eue. Je lui présentai ensuite M. le marquis de La Pierre, qui s’acquitta dignement de son compliment avec esprit et bonne grâce ; le Roi lui témoigna par un discours fort obligeant combien il sait bon gré à Votre Altesse royale de la part qu’Elle prend en la conservation de monsieur le Dauphin et fit connaître qu’il avait fort agréé le discours dudit marquis, que toute la Cour trouva très bien fait. Je remerciai aussi Sa Majesté des sentiments qu’Elle a eus du mal de Votre Altesse royale et de la bonté qu’elle avait eue de la faire visiter par un gentilhomme. Il m’assura qu’il avait été en des grandes peines de sa maladie puis qu’il lui souhaitait une santé aussi parfaite qu’à soi même ; il me chargea de la prier de vouloir se conserver pour l’amour de lui.<lb/>Nous vîmes monsieur le Dauphin, qui nous [p. 346] demanda des nouvelles de la santé de Votre Altesse royale et, avec la gentillesse qui accompagne toutes ses actions, il chargea M. le marquis de La Pierre d’assurer bien de ses services Vos Altesses royales et monseigneur le prince de Piémont.<lb/>La Reine s’était habillée de son mante de deuil pour nous recevoir, mais à midi il lui survint un dévoiement qui nous priva de l’honneur de lui faire la révérence ; on nous a remis à dimanche pour cela. Nous ne vîmes pas M. le duc d’Anjou ni Madame, parce qu’ils dormaient. Monsieur et madame la duchesse d’Orléans n’ont pas voulu recevoir nos compliments à Saint Germain, parce qu’ils n’y ont pas des appartements tenus de deuil ; ils seront ici pour cela un jour de la semaine prochaine. On nous donna à dîner à Saint Germain à l’ordinaire quand on y conduit des envoyés. […]<lb/>[p. 348] Comme la Cour arriva dimanche à Saint Germain et que M. de Bonneuil se préparait d’y aller, je lui ai fait voir la lettre que Votre Altesse royale m’a commandé de lui montrer ; il me promit de dire au Roi tout ce qu’elle contenait et de savoir adroitement s’il trouverait bon que je visitasse madame de La Vallière. Hier, à Saint Germain, il m’assura qu’il avait fait le récit au Roi de tout ce qu’il avait lu dans la lettre de Votre Altesse royale, qu’il en avait témoigné de la joie et de l’étonnement que Votre Altesse royale m’écrivit de si longues lettres de sa main et d’affaires ; il lui montra aussi la bague que Votre Altesse royale lui a envoyée, qu’il avait effectivement au doigt ; et quand à la visite de madame de La Vallière, le Roi lui dot de savoir d’elle si elle l’agréerait, il me donna parole de m’en rendre réponse aujourd’hui ou demain. Je lui représentai qu’il ne fallait pas qu’il la vît que le Roi ne fût [p. 349] allé au préalable chez elle, afin qu’elle sût ses sentiments puisque assurément il ne manquerait pas de l’en entretenir dès qu’elle l’approcherait. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 353-357.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une visite à la duchesse de La Vallière à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">12 novembre 1669</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 12 novembre 1669<lb/>Je viens de Saint Germain, où j’étais allé exprès pour voir madame la duchesse de La Vallière, M. de Bonneuil m’ayant dit samedi dernier qu’elle recevrait à grand honneur la visite que je lui voulais faire. M. de Bonneuil m’y a introduit d’abord après dîner et, en montant à son appartement, il m’a dit que je n’y demeurasse pas longtemps parce que le Roi l’attendait pour aller au promenoir. Elle m’a reçu avec sa bonne grâce et civilité ordinaires ; je lui ai fait mot pour mort le compliment que Votre Altesse royale m’avait commandé ; elle m’a répondu qu’elle était bien obligée à Votre Altesse royale de l’honneur qu’Elle lui faisait ; [p. 354] qu’elle le recevait avec respect et qu’elle la remerciait des bontés qu’elle avait pour M. le duc de Vermandois, en attendant qu’il fût en âge de l’en aller remercier lui même. Nous avons fait encore quelques compliments réciproques et très obligeants, puis je me suis retiré. Il y avait dans sa chambre mesdames les marquises de La Vallière et d’Heudicourt ; madame de Montespan n’a pas tardé de les joindre, car, comme j’étais au bas de leurs degrés, elles sont descendues, montées en carrosse et allées attendre le Roi à Versailles, qui les a suivies de bien près.<lb/>J’ai été fâché de ce voyage, qui est cause que j’ai pu si peu demeurer auprès de cette dam, où je m’aimerais fort. Je l’ai trouvée toujours mieux faite que l’autre ; elle a ce je ne sais quoi qui sait charmer et, si elle avait de l’embonpoint, elle passerait pour très belle. Son appartement est merveilleux autant pour la propreté que pour la richesse. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 359-361.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, donnant des nouvelles de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« A Paris, le 15 novembre 1669<lb/>[…]<lb/>[p. 360] Il n’y a pas de nouvelles à la Cour, les choses y vont de leur train ordinaire, les dames y sont belles, propres et de bonne humeur parce qu’elles se divertissent bien et sont riches ; elles sont aussi les seules, tout le reste rampe et, hors de leur appartement, il n’y a ni joie ni contentement à Saint Germain, où Leurs Majestés passeront l’hiver, de quoi il me fâche fort car pour [p. 361] être là à temps pour voir le Roi ou les ministres, il faut en ce temps ci partir une heure avant le jour, outre qu’il en coûte beaucoup dans ces hôtelleries, mais il faut s’y résoudre et n’en pas parler puisque le Roi s’y aime. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 361-365.</p>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">22 novembre 1669</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 22 novembre 1669<lb/>[…]<lb/>[p. 362] Je n’ai pas pu aller cette semaine à Saint Germain à cause des affaires de Madame ; mais j’y irai dimanche ou mardi et porterai le dessin de la Vénerie royale pour le faire voir au Roi. Vendredi dernier que j’y fus, je vis madame la duchesse de La Vallière à la messe, elle était dans les tribunes d’en haut ; dès que j’y jetai les yeux, j’en reçus un grand salut auquel je répondis par des révérences très soumises. J’ai su que le Roi et elles ont été très satisfaits de ma visite. Je ne saurais les lui continuer parce que personne ne va chez elle, mais chez la Reine et partout où je la trouverai je la visiterai et tâcherai de la bien persuader de l’estime qu’a pour elle Votre Altesse royale et des ordres qu’Elle m’a donnés de lui faire ma cour et de lui rendre dans toutes sortes de rencontres mes fidèles et respectueux services.<lb/>Le Roi, sans que personne le sache, a fait préparer [p. 363] de beaux appartements à ces dames dans les Tuileries et s’est enfin résolu de venir faire quelque séjour en cette ville car les fermiers des entrées demandent de grands rabais à cause qu’il demeure si longtemps à Saint Germain. »</p>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 370-371.</p>
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                <unitdate normal="1669/1669" encodinganalog="3.1.3">6 décembre 1669</unitdate>
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                <p>« Paris, le 6 décembre 1669<lb/>Je crois que les dames de la faveur gagneront leur cause et qu’elles empêcheront la Cour de venir cet hiver à Paris ; tout le monde en enrage, on en fait cent contes. L’autre jour, M. le Grand, voyant sur un balcon mesdames de La Vallière, de Montespan et de Soubise, dit tout haut : « Voilà [p. 371] le temps passé, le présent et le futur ». Chacun en dit librement sa pensée et pas un en bien ; le Roi le sait, il s’en rit, il ne laisse pas de s’en divertir, et j’admire en cela sa modération et sa conduite car s’il en faisait quelque démonstration, elle le rendrait haïssable et tout le monde en murmurerait. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 383-388.</p>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">31 janvier 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 31 janvier 1670<lb/>Bien que j’aie su dès le point du jour et même avant que de commencer cette lettre que M. le chevalier de Lorraine avait été hier soir arrêté prisonnier à Saint Germain et que Monsieur en était parti à l’heure, très mal satisfait, néanmoins je n’ai pas cru le devoir faire savoir à Votre Altesse royale que je n’en susse au vrai toutes les circonstances et les causes, ce que j’ai eu de la peine à débrouiller parce qu’on en parle bien différemment à Paris, mais à la fin j’ai su ce [p. 384] qu’Elle verra dans le mémoire ci-joint de ma main, que je n’ai pas le temps de faire copier parce qu’il est fort tard.<lb/>Relation de ce qui s’est passé à Saint Germain la nuit du 30 janvier 1670<lb/>Le Roi fit donner une petite revue à ses gardes du corps pour avoir prétexte de les assembler et donner ordre à M. le comte d’Ayen, fils de M. le duc de Noailles, capitaine de quartier, et à M. le comte de Lauzun, marquis de Péguilin, d’en prendre quatre cents à l’entrée de la nuit et de se rendre maîtres de toutes les avenues du château neuf, ce qui ne se put faire sans que Monsieur, qui y avait son logement, n’en fût averti, dont il fut fort surpris et en peine. M. Le Tellier entra d’abord dans sa chambre et lui dit que le Roi était fâché d’être forcé, pour le bien de ses affaires, de s’assurer de M. le chevalier de Lorraine, qu’il croyait qu’il y donnerait les mains de bonne grâce puisque Sa Majesté lui avait donné l’ordre de l’assurer de la continuation de son amitié et de son estime. Monsieur lui répartit que, quels traitements que le Roi fît à ce chevalier, [p. 385] qu’il l’aimerait toujours parfaitement et qu’il lui donnerait toute sa confiance mais que, puisque le Roi le traitait de la sorte, qu’il allait partir à l’heure même pour se retirer à Villers Cotterets. M. Le Tellier lui voulut représenter qu’il ne fallait pas aller si loin, que ce serait assez de se retirer à Saint Cloud ; Monsieur lui répliqua qu’il voudrait avoir une maison à trois cents lieues de La Cour pour s’y aller consoler.<lb/>M. Le Tellier, voyant entrer le comte d’Ayen dans la chambre, passa en l’appartement de madame la duchesse d’Orléans ; ce comte dit à Monsieur qu’il avait un extrême regret d’être obligé d’exécuter les ordres qu’il avait en sa présence ; il lui répliqua qu’il entendait assez ce qu’il lui voulait dire, il se tourna au chevalier de Lorraine, l’embrassa et se retira dans son cabinet, la larme aux yeux. Le comte d’Ayen fit prisonnier le chevalier de Lorraine avec toute la civilité possible, sans lui ôter son épée, le conduisit dehors de l’appartement de Monsieur, le remit au comte de Lauzun, qui l’amena sur l’heure à la Bastille, dont il est parti aujourd’hui pour être enfermé dans le château de Pierre Encise à Lyon.<lb/>[p. 386] M. Le Tellier, qui était passé chez Madame, lui fit le récit de toute la chose et lui demanda ce qu’elle ferait ; elle lui répartit hardiment : ce que Monsieur lui ordonnerait. Ils partirent sur le champ et arrivèrent à Paris environ minuit. Monsieur fit appelée l’ambassadeur d’Angleterre et l’abbé Montaigu, il demeura enfermé avec eux jusques à quatre heures ; on dit qu’il pressa fort ledit ambassadeur d’aller à Saint Germain, qui s’en excusa, et à son refus l’abbé de Montaigu a fait ce voyage là ce matin.<lb/>On parle diversement par Paris du sujet de cette détention. On dit que l’évêque de Langres étant mort, qui était cet abbé de La Rivière qui avait tant eu de crédit auprès de feu M. le duc d’Orléans, a laissé vacantes deux abbayes valant de revenu 40000 livres, qu’elles sont dans l’apanage de Monsieur et par conséquent de sa nomination ; que, les ayant données au chevalier de Lorraine et en ayant demandé l’agrément au Roi, il lui répondit [p. 387] que, n’étant pas prêtre, il en avait du scrupule et qu’alors il se passa entre eux quelques paroles d’aigreur. Mais ceux qui savent l’état des choses et qui en jugent sainement croient que le roi d’Angleterre a voulu la prison de ce chevalier, lui imputant les mauvais traitements que reçoit Madame, ceux que l’on a faits à madame de Saint Chaumont et à M. l’évêque de Valence, ses créateurs. En effet, bien que Madame suive Monsieur, elle a de la joie du malheur du chevalier de Lorraine et d’avoir l’avantage de s’être vengée du crédit du roi, son frère, que l’on ne veut pas maintenant fâcher ici.<lb/>On dit que Monsieur persiste dans la résolution de partir de Rueil pour Villers Cotterets, quoique MM. Le Tellier et de Lauzun soient venus aujourd’hui de Saint Germain pour lui parler. Il pourrait bien avoir le loisir de s’en repentir : s’il est bien conseillé, il se soumettra aux volontés du Roi ; il ne sera suivi que par ceux de sa maison et s’y divertira mal. Il n’est plus le temps d’autrefois que, quand un Fils de France se retirait de la Cour mal satisfait et était une fois à trois lieues de Paris, l’on croyait le royaume bouleversé et [p. 388] en péril ; chacun armait pour son parti et les mécontents levaient le masque ; présentement personne ne bougera, tout le monde est soumis dans le devoir et dans la crainte, le Roi dans la souveraine puissance, fort en argent et en troupes, maître des parlements, des places et de tout ce qui es dans son royaume. »</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 388-396.</p>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">3 février 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 3 février 1670<lb/>Quand on est obligé à écrire des nouvelles sur le récit d’autrui, c’est souvent contre la vérité ; il en a été de même de la relation que je fis vendredi au soir à Votre Altesse royale de la retraite de Monsieur de la Cour et de la prison de M. le chevalier de Lorraine pour beaucoup de circonstances, quoique j’eusse su ce que je lui en mandai sur le récit qu’en avait fait M. le comte de Charost et madame la comtesse du Plessis dans le propre logis de Monsieur, au Palais Royal. Voici, Monseigneur, la pure vérité écrite par [p. 389] madame de Montespan à M. le duc de Mortemart, son père, que j’ai sue de madame de Tambonneau, son intime et bien aimée amie. Mais je supplie Votre Altesse royale que personne ne sache que je lui ai nommé toutes ces personnes.<lb/>L’abbé de La Rivière, évêque de Langres, avait deux abbayes, de l’apanage de Monsieur. Comme il était vieux et valétudinaire, il y a longtemps qu’il attendait sa mort pour les donner au chevalier de Lorraine ; il le dit au Roi à Chambord, qui lui répondit que ledit chevalier n’étant pas ecclésiastique, sa conscience ne lui permettait pas d’y consentir, qu’outre cela il faisait une vie trop libertine pour posséder des bénéfices. Monsieur l’ayant prié instamment de l’agréer, Sa Majesté lui repartit encore qu’il était impossible, mais qu’à la considération de ce qu’il aimait, quoiqu’il eut peu d’estime pour ledit chevalier, qu’il lui donnerait 40000 livres de pension quand lesdites abbayes viendraient à vaquer. Monsieur ayant rapport tout ceci au chevalier de Lorraine, [p. 390] ils firent cent railleries sur la conscience du Roi à cause des dames, et qu’il a sues. Le Roi accuse aussi le chevalier de Lorraine de l’infâme crime de sodomie avec le comte de Guiche et même des hommes qui ont été brûlés pour cela en Grève.<lb/>L’évêque de Langres étant mort jeudi matin, Monsieur dit au Roi qu’il avait donné les abbayes au chevalier de Lorraine ; il lui répliqua qu’il ne le voulait pas. Monsieur lui répondit que c’était une affaire faite ; Sa Majesté lui dit encore qu’il l’empêcherait. Ils s’échauffèrent tous les deux, les assistants s’en aperçurent et qu’il y avait de la mésintelligence, sans en savoir la cause. Le Roi, au sortir de la chapelle, monta en carrosse et alla à Versailles. Monsieur se retira chez lui, fort atterré, s’enferma dans un cabinet avec le chevalier de Lorraine, lui dit ce qui s’était passé et que, puisque le Roi le traitait de la sorte, qu’il voulait à l’heure se retirer de la Cour. Il le pria de n’en rien faire, que cette action nuirait à tous les deux. Monsieur fit appeler M. Le Tellier, lui parla fort atterré, se plaignit du Roi, lui dit que l’on lui avait inspiré les mauvais traitements qu’il lui faisait [p. 391] et s’emporta beaucoup. M. Le Tellier tâcha de le ramener et, voyant qu’il continuait toujours du même ton, il lui demanda qu’il voulait qu’il écrivit au Roi tout ce qu’il venait de lui dire ; Monsieur lui ayant dit qu’il lui ferait plaisir, le ministre alla l’écrire au Roi qui, recevant sa lettre, n’en témoigna rien. M. Colbert étant arrivé à Saint Germain, Monsieur le fit aussi appeler et lui parla avec le même feu qu’il l’avait fait à M. Le Tellier.<lb/>A l’entrée de la nuit, le Roi arriva de Versailles et alla à droiture chez madame de La Vallière. Madame la duchesse d’Orléans lui envoya un gentilhomme lui dire qu’elle ne pouvait sortir du château neuf, qu’elle le suppliait de vouloir aller pour chose qui lui importait beaucoup. Sa Majesté s’y rendit à l’abord. Madame le pria de vouloir que le chevalier de Lorraine eût les abbayes ; il lui dit qu’il ne se pouvait ; elle le lui demanda en grâce, il persista dans son refus, lui représentant qu’elle avait oublié tous les mauvais traitements qu’on lui avait faits. Elle lui témoigna qu’elle préférait la satisfaction de Monsieur à ses intérêts, que le chevalier de Lorraine était un [p. 392] jeune homme, qu’il changerait de conduite, le supplia de lui pardonner et, voyant qu’elle ne pouvait rien gagner, elle se jeta aux genoux du Roi, la larme à l’œil, lui témoignant que le plus grand déplaisir qu’elle avait était de se séparer de sa personne mais qu’elle était obligée de suivre Monsieur qui s’en voulait aller.<lb/>Le Roi se retira en disant que, puisque son frère se séparer de lui pour cela, qu’il saurait châtier ceux qui en étaient cause et fomentaient leur désunion. Il donna d’abord les ordres pour fortifier la garde de monsieur le Dauphin, qui loge dans le château neuf, et de prendre toutes les avenues. M. le comte de Vaillac s’en étant aperçu, qui est capitaine des gardes de Monsieur, lui en donna avis ; il lui en répliqua qu’il en savait la cause, néanmoins il témoigna quelques peines. M. Le Tellier entra ensuite dans sa chambre et lui dit de la part du Roi que, la nécessité de son service l’obligeant de s’assurer de la personne du chevalier de Lorraine, qu’il serait fâché d’être forcé de le faire arrêter dans son appartement et en sa présence ; il lui répliqua [p. 393] que, puisque le Roi en usait de la sorte, qu’il allait partir pour Villers Cotterets ; ce ministre lui représenta qu’il ne le devrait pas faire mais seulement aller à Saint Cloud, qu’il était aisé de sortir de la Cour de cette sorte mais qu’on ne savait pas quand on y pourrait revenir. Monsieur lui dit fortement qu’il voudrait avoir une maison à trois cents lieues du Roi, qu’il y irait et qu’il ne reviendrait jamais auprès de lui qu’avec le chevalier de Lorraine ; puis, se tournant au chevalier, il l’embrassa, l’assura de la continuation de son amitié et lui dit de suivre M. Le Tellier. Ils sortirent ensemble ; le chevalier lui demanda ce qu’il avait à faire, qu’il était prêt à obéir aux ordres du Roi. M. Le Tellier lui répondit qu’il n’avait rien à lui commander de sa part.<lb/>Comme ils furent dans la cour du château vieux, le comte d’Ayen l’arrêta et le chevalier de La Ilhière ; ils lui demandèrent son épée, puis le sortirent de là. Il demanda au comte d’Ayen où il le menait ; il lui répondit : « Dans ma chambre », où, étant arrivé, [p. 394] il souhaita de voir M. le Grand et le comte de Marsan, ses frères ; on lui dit qu’il ne pouvait mais qu’il pouvait écrire à qui il voudrait. Il fit quatre lettres : une à Monsieur, au comte de Marsan, à mademoiselle de Fiennes et à l’intendant de sa maison ; il voulut les montrer au comte d’Ayen, il dit qu’il n’avait pas ordre de les voir ; on croit néanmoins que le Roi les a lues. Il priait Monsieur de lui continuer l’honneur de sa bienveillance et que, s’il avait encore quelque amitié pour lui, il le suppliait de protéger et d’assister mademoiselle de Fiennes. Monsieur lui a fait réponse qu’à sa considération il aurait soin de la demoiselle, qu’il se consolât, parce qu’il courrait toujours la même fortune que lui. Ledit chevalier coucha à Saint Germain, il n’a pas été à la Bastille, on lui demanda combien il voulait de domestiques, qu’il pouvait prendre ceux qu’il voudrait : il choisit deux de ses gentilshommes et deux valets de chambre. Il partit le vendredi dans son carrosse, où il y a un lieutenant des gardes du corps avec une [p. 395] forte escorte ; il doit aller à Pierre Encise, des autres disent à la citadelle de Montpellier et peut être à Collioure sur les frontières de Catalogne.<lb/>Monsieur partit samedi d’ici pour Villers Cotterets avec Madame, suivi de douze carrosses à six chevaux ; ils ont laissé ici Mademoiselle et la maréchale du Plessis auprès d’elle ; la maréchale de Clérembault, qui a été nommé par le Roi pour la gouvernante, se trouvant en Poitou, Monsieur lui a dépêché un courrier pour qu’elle ne vienne pas ; il dépêcha un courrier en Angleterre, et, à ce que l’on dit par Paris, un autre en Piémont, ce que je ne crois pas. Le maréchal du Plessis, comme officier de la Couronne et peut être pour voir s’il trouverait jour à quelque accommodement, demanda au Roi congé de suivre son maître, qui lui répliqua : « Eh quoi ! Monsieur partir ? » Le maréchal répliqua que oui. Sa Majesté lui répondit : « Qu’il aille, et vous le pouvez suivre ».<lb/>Quoiqu’en apparence l’affaire des abbayes soit la cause de cette querelle ci aussi bien que la fermeté et résolution de Monsieur, on dit que le roi d’Angleterre avait prié Sa Majesté Très Chrétienne [p. 396] d’ôter d’auprès de Monsieur le chevalier de Lorraine, qu’il était cause des mauvais traitements que recevait sa sœur, à moins de quoi il serait obligé de la retirer à Londres.<lb/>Le Roi a paru fort chagrin et triste depuis cette affaire, quoiqu’il affecte le contraire, puisqu’il continue à faire des loteries et que demain on dansera le ballet ; néanmoins, il appréhende des brouilleries et qu’il ne se forme quelque parti en faveur de Monsieur, car, dans le fond, si la chose ne s’accommode bientôt, Monsieur s’ennuiera à Villers Cotterets, son dépit et sa rage augmenteront, et il se trouvera forcé à accepter des partis qu’on ne manquera pas de lui offrir du dehors. »</p>
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                <p>« A Paris, le 7 février 1670<lb/>[…]<lb/>[p. 399] Le Roi se divertit à Saint Germain ; on y a dansé un beau et grand ballet, et on y parle peu de Monsieur. »</p>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 399-400.</p>
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                <p>« A Paris, le 21 février 1670<lb/>Ces dames se divertiront à Saint Germain à leur ordinaire et à des loteries durant le carême. Le Roi se porte assez bien, il a de l’embonpoint, mais je croirais plutôt qu’il est bouffi. Il fait exercice et, quand il fait beau, il chasse trois fois [p. 400] la semaine le lièvre avec la meute des mousquetaires. Il dit toujours qu’il veut faire le voyage de Flandre, on croit qu’il sera de peu de durée ; le nonce et l’ambassadeur de Venise n’y iront pas, mais bien celui d’Angleterre, à ce qu’il m’a dit, et veut que nous soyons toujours ensemble. Je ne résoudrai rien néanmoins pour ce voyage que je n’en aie de nouveaux ordres ; que si Votre Altesse royale veut absolument que je le fasse, Elle me fera savoir au plus tôt, et comme Elle a la générosité de me vouloir faire une gratification pour cela, je la supplie d’y donner ordre. J’en suis dans la confusion puisque je n’ai pas pu mériter ses grâces par aucuns services ; il sera néanmoins fâcheux, si le Roi va avec précipitation, on pourra peu le voir ; et il faudra un équipage quasi comme pour l’armée, autant pour la réputation que pour se garantir d’incommodité. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 403-405.</p>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">26 février 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 26 février 1670<lb/>Je fis savoir par le dernier courrier à Votre Altesse royale que l’on conjecturait le retour de Monsieur à la Cour sur les négociations que la princesse palatine était allée faire à Villers Cotterets. On ne s’était pas trompé car soudain qu’elle fut revenue vendredi au soir, elle fit une dépêche à Saint Germain qui obligea le Roi d’envoyer samedi M. Colbert à Monsieur lui dire qu’il souhaitait le voir, à quoi il se soumit d’abord. Lui et Madame vinrent ici lundi et, le même jour, ils allèrent voir le Roi, qui les reçut très bien et qui les a fait loger dans son grand appartement, parce qu’ils avaient fait démeubler le [p. 402] leur au château neuf. On assure qu’on a envoyé les ordres pour la liberté du chevalier de Lorraine, moyennant qu’il aille faire séjour pour quelque temps à Rome ou à Malte. Le Roi lui donnera dix mille écus de pension, et les abbayes qui avaient fait la cause de son malheur à l’abbé d’Harcourt, son frère. Ainsi voilà une affaire accommodée selon la volonté de Sa Majesté, comme il est très juste.<lb/>Le Roi et Madame se sont écrit durant qu’elle a été éloignée de lui. Sa Majesté la raillant sur les ennuis qu’elle devait avoir à la campagne, elle lui fit réponse qu’elle étudiait l’italien, mais qu’elle le priait de ne pas la laisser aller jusqu’au latin, et lui demandait des nouvelles des loteries de Saint Germain, ce qui donna lieu au Roi de lui envoyer quatre cassettes fort riches, feignant que c’étaient des lots qui lui étaient échus par hasard, dans lesquelles il y avait quatre billets de cinq cents louis chacun, quantité de bijoux enrichis de pierreries et entre autres une paire de souliers de campagne propres à se promener par le parc de Villers Cotterets, dont les boucles valent mille louis. On fait monter ce présent à [p. 403] 200000 livres ; on m’a dit néanmoins qu’il en faut rabattre une partie.<lb/>Le Roi se trouva hier matin mal des vapeurs, il fut nécessité de se mettre au lit et à prendre des pilules. C’est un effet du dégel. J’y ai envoyé un de mes fils pour en savoir des nouvelles, n’ayant pu y aller pour avoir un peu de fluxion sur un œil. Je ne sais si les fréquentes attaques d’un mal si fâcheux ne feront point changer sa Majesté la résolution qu’Elle avait formée de partir le quatorzième du mois d’avril pour la Flandre, les ordres ayant été donnés pour cela, et les magasins qui faits pour les fourrages nécessaires aux troupes doivent l’escorter, que l’on fait monter à 10000 chevaux. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 401-403.</p>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">7 mars 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 7 mars 1670<lb/>L’on a différé le voyage de Flandre au mois de mai ; on attend que les dames soient en état de le faire. Il n’est pas vrai, comme je l’avais écrit, [p. 404] que la dame ait accouché ; le froid l’avait retenue dans sa chambre et, comme on ne la voyait pas, on avait cru, à Saint Germain même, qu’elle eût fait un enfant. Elle est néanmoins dans son neuvième mois et on ne croit pas que l’on aille dehors qu’elle ne soit relevée de ses couches, car on s’ennuierait aux Pays Bas si elle n’y était pas.<lb/>Monsieur est autant soumis qu’il était fier à son départ, et Madame triomphe de le voir ainsi réduit. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 405-407.</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">14 mars 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 14 mars 1670<lb/>La pauvre madame d’Heudicourt a enfin été forcée de quitter la Cour. […]<lb/>[p. 406] Je viens de savoir d’un de mes amis qui est venu exprès de Saint Germain pour me le dire que le Roi veut que madame la duchesse d’Orléans aille en Angleterre pour gagner le roi de la Grande Bretagne en sa faveur, que Monsieur n’a été [p. 407] rappelé qu’à ce sujet, mais qu’il s’oppose tout à fait à ce voyage et qu’il couche tous les jours avec Madame depuis qu’il a su cette affaire afin qu’elle puisse devenir grosse, ce qui l’empêcherait de s’exposer, étant enceinte, à un voyage si long et si périlleux.<lb/>La duchesse de La Vallière est assurément grosse ; toute son adresse et du Roi est de le cacher à madame de Montespan jusqu’à ce qu’elle ait accouché, de crainte que cette nouvelle, la fâchant, ne lui cause quelques maux. Le confesseur du Roi, se lassant de cette vie, a voulu entièrement se retirer ; Sa Majesté y a consenti en prenant de sa main un autre confesseur jésuite nommé le père Ferrier, de crainte que l’on ne s’aperçût du sujet de la retraite du premier, qui cause beaucoup de scandale. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 422-427.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant le départ du roi de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">2 mai 1670</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Paris, le 2 mai 1670<lb/>Le Roi partit lundi dernier de Saint Germain pour le voyage de Flandre, avec une des plus belles et des plus pompeuses suites que l’on puisse voir. Ils étaient huit dans son carrosse, lui, la Reine, Monsieur, madame la duchesse d’Orléans, mademoiselle de Montpensier, la duchesse de La Vallière, la comtesse de Béthune et la marquise de Montespan. Le temps était mauvais aussi bien que les chemins, son carrosse demeura embourbé en plusieurs endroits et une partie des bagages de [p. 423] la Cour, qui ne peut arriver la première nuit à Senlis. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 437-438.</p>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">11 juin 1670</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Rueil, le 11 juin 1670<lb/>Madame n’est pas encore de retour d’Angleterre. On croit qu’elle passera demain la mer pour en [p. 438] revenir […].<lb/>Le Roi arriva samedi au soir à Saint Germain. J’y fus lundi à son lever ; il me salua, d’abord qu’il me vit, avec empressement. J’y répondis le plus respectueusement que je pus, mais tout s’aboutit là : il ne me parla pas, ni moi à lui. Nous irons bientôt à l’audience pour le féliciter de son heureux retour. Nous en avons grand sujet, car jamais il ne s’est mieux porté. La Reine et monsieur le Dauphin jouissent aussi d’une parfaite santé ; ils ont été l’admiration des Flamands. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 442-446.</p>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1670</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Rueil, le 20 juin 1670<lb/>Nous étions mardi à la Cour pour faire compliment à Leurs Majestés sur leur voyage et heureux retour, monsieur le nonce et moi d’ambassadeurs, les envoyés et résidents de Portugal, Suède, palatin et de Mantoue. Nous ne pûmes voir le Roi contre la coutume que l’après dîner, car, encore qu’il se porte bien, néanmoins il se baigne le matin dans la chambre par précaution. Je lui fis le compliment sur la bonne santé qui l’a accompagné dans son voyage, où je l’assurai que Votre Altesse royale l’avait suivi de ses vœux et de ses souhaits, ce que j’accompagnai d’expressions de vénération et de partialité. Il me répondit qu’il avait trouvé les choses en bon état en Flandres et mieux que quand nous y avions été ensemble, qu’il était très satisfait de son voyage. […]<lb/>[p. 444] Il me demanda ensuite avec amitié des nouvelles de la santé de Vos Altesses royales et de celle de monseigneur le prince et me témoigna de la joie quand je l’assurai qu’elles étaient parfaites, et je sortis d’auprès de lui très satisfait comme toutes les autres fois que j’ai eu l’honneur d’en [p. 445] approcher. Je vis ensuite la Reine et puis le Dauphin, dont je reçus aussi des grandes marques de bonté pour Vos Altesses royales et de ce prince, qui est toujours plus spirituel, pour monseigneur le prince de Piémont.<lb/>Madame arriva avant hier au soir à Saint Germain, fort satisfaite des honneurs, des caresses et des présents que le roi et la reine d’Angleterre lui ont faits, entre autres d’un poinçon et d‘une paire de boucles d’oreilles de grand prix. Leurs Majestés la reçurent avec des grands témoignages de bienveillance. Hier matin, avant le dîner, elle alla chez le Roi et l’après dîner le Roi alla chez elle. Ils s’entretinrent longtemps seuls et ont paru très satisfaits de leurs conférences. On dit qu’elle a fait tout ce qu’elle a voulu à l’avantage de la France, que messieurs de Colbert et de Ruvigny ont fort négocié avec Sa Majesté britannique et signé des traités de commerce pour l’Amérique, ce qui portera du préjudice [p. 446] aux Espagnols et Hollandais. M. le maréchal du Plessis y a aussi beaucoup agi et on a assuré que Madame a parole du roi, son frère, qu’il abandonnera la ligue du Nord quand Sa Majesté Très Chrétienne le voudra. On publie par Paris qu’il veut répudier la reine, sa femme, et épouser mademoiselle de Montpensier, que le Roi Très Chrétien achète tous les biens de cette princesse pour le prix de quinze millions. Je ne croirais pas néanmoins à ces deux dernières nouvelles que je n’en aie des assurances solides, car je vois bien des difficultés pour les exécuter.<lb/>Madame hait toujours mortellement madame la comtesse de Soissons, ce qui fait qu’on appréhende qu’elle ne lui fasse pièce. Elle est néanmoins à Saint Germain et jusques à présent elle espère d’aller avec la Cour à Versailles, qui part aujourd’hui de Saint Germain pour y aller faire quelque séjour. Les dames de la faveur sont aussi bien et aussi belles que jamais et toutes choses marchent de leur train ordinaire. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 466-472.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant le fort Saint-Sébastien près de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« A Paris, le 1er août 1670<lb/>[…]<lb/>[p. 471] Le Roi agit toujours à son ordinaire tant à l’égard des dames que de son camp ; il va tous les jours voir ses troupes, il les fait mettre en bataille, il les fait combattre, il les divise en deux corps d’armée dont il en commanda un et M. le maréchal de Créquy l’autre. Hier, le Roi fut attiré dans une embuscade et fait prisonnier par le marquis de Villeroy, puis regagné par son armée qui mit [p. 472] l’autre en déroute. Ce sont des jeux et des divertissements qui fatiguent à l’heure de midi et au gros de la chaleur, mais qui stylent à miracle les officiers et les soldats. Jamais il n’y a eu tant de régularité ni de discipline ni jamais armée n’a été si bien réglée que dans ce camp. Entr’autres, les soldats y observent le silence quatre heures tous les jours, les officiers de cavalerie n’y sont jamais sans bottes et toujours en collet de buffle et ceux d’infanterie continuellement en soliers. Votre Altesse royale fera plaisir au Roi et à M. de Louvois si Elle lui en parle avec admiration. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <geogname>Fort Saint-Sébastien</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 475-480.</p>
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              <did>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">22 août 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 22 août 1670<lb/>[…]<lb/>[p. 478] M. le duc de Buckingham ne bouge de Saint [p. 479] Germain. Jamais prince étranger ni grand seigneur n’a été si fort caressé du Roi. Il est presque toujours avec lui. On ne pénètre pas encore s’il fait quelques négociations. Il est certain que feu Madame avait apporté un traité d’Angleterre, elle l’avait dit à des personnes de confiance, mais on n’a pas pu savoir ce qu’il contenait. Par les apparences et selon que les choses se préparent, on juge que c’est un traité de commerce de marine pour les Indes où négocient les Hollandais. Ils les y veulent troubler et les affaiblir par ce moyen, et comme les peuples d’Angleterre en tireront des avantages considérables, les détacher par là des partialités et des amitiés qu’ils ont pour lesdits Hollandais.<lb/>Je viens de savoir que le Roi a commandé ses troupes qui sont au camp de se tenir en état de marcher mercredi prochain en corps d’armée du côté de Péronne, où elles seront conduites par le maréchal de Créquy et consignées au maréchal d’Humières. […]<lb/>[p. 480] Madame, fille du Roi, est toujours plus mal à Rueil, où on l’a menée, l’air de Saint Germain étant trop subtil. Leurs Majestés l’y ont visitée, et monsieur le Dauphin a déjà eu deux accès de fièvre tierce. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. I, p. 484-486.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, donnant des nouvelles de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">12 septembre 1670</unitdate>
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                <p>« A Paris, le 12 septembre 1670<lb/>M. le duc de Buckingham se congédia avant hier et partira demain pour s’en retourner à Londres. Le Roi lui a donné un baudrier et une épée garnie de diamants de la valeur de 30 mille écus. Jamais étranger et même souverain n’a reçu [p. 485] ici tant d’honneurs et de caresses. On fit pour lui samedi dernier une très belle fête à Versailles et mardi M. de Lauzun lui donna un superbe souper à Saint Germain, où il y avait des belles dames. Le Roi y en conduisit aussi des autres encore plus belles, faveur insigne et qui n’a jusqu’à présent été faite à qui que ce soit. On dit qu’il a fait et fini le traité qu’avait commencé feue Madame, mais il n’est pas encore public. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 30-31.</p>
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                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">27 février 1671</unitdate>
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                <p>« Paris, le 27  février 1671<lb/>Il n’y a rien ici de nouveau ; la Cour se divertit à son ordinaire à Saint Germain et les dames de la faveur sont toujours dans la même posture. Madame de La Vallière est de tous les écots ; je la vis hier en habit de chasse, pompeuse, dans le carrosse du Roi, où était madame de Montespan et quelques autres dames ; ils allèrent voit voler la pie et la Reine y alla demie heure avec Mademoiselle. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 177-179.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant la mort du duc d’Anjou à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">13 juillet 1671</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Paris, le 13 juillet 1671<lb/>J’ai cru être obligé de faire passer cette lettre à Votre Altesse royale par un courrier exprès de Lyon à Chambéry pour lui faire savoir la mort de M. le duc d’Anjou et que Leurs Majestés en sont dans une affliction des plus grandes, le Roi n’en ayant pas encore montré de pareille, à ce que tous ses vieux courtisans assurent. Il mourut vendredi au soir dans un temps de tonnerre. Le Roi était pour lors entre Senlis et Luzarches. Il coucha en ce dernier lieu, où il apprit la mauvaise nouvelle, car il n’était éloigné de Saint Germain que de six lieues. Il eut le lundi, à Ath, la nouvelle que ce prince s’affaiblissait notablement et qu’il n’y avait presque plus d’espérance pour le sauver. Il résolut d’en partir le mardi pour le venir faire servir, bien que son retour n’eût été fixé qu’au samedi. J’étais parti de Lens le lundi et le mardi matin je sus la [p. 110] résolution de Sa Majesté, entre Valenciennes et Cambrai, par M. le duc de Longueville et quelques seigneurs de la Cour qui venaient ici sur des chevaux de poste. Je continuai mon chemin dans la grande route pour fuir la marche du Roi, comme aussi les embarras et les incommodités qui s’y rencontrent, ce que je ne pus éviter, car une bonne partie des seigneurs de la Cour suivirent mon exemple.<lb/>J’arrivai à Senlis une heure après que Leurs Majestés y eurent passé, bien qu’elles eussent fait grande diligence, et arrivai avant-hier en cette ville, où je sus que Leurs Majestés, de Luzarches étaient allées coucher à Maisons pour fuir Saint Germain, et de là passèrent hier à Versailles, accablées de douleur et de tristesse qui est assurément générale parmi la noblesse et le peuple.<lb/>On a ouvert le corps de feu M. le duc d’Anjou ; on lui trouvé le foie pourri, les poumons gâtés et beaucoup d’eau dans l’estomac, ce qui augmente les craintes de toute la Cour puisqu’on trouva les mêmes défauts en feue Madame, sa sœur, la première [p. 111] fille du Roi et que l’on voit que monsieur le Dauphin est sujet à de grandes infirmités, ayant encore présentement un peu de dévoiement, les médecins ayant dit déjà plusieurs fois que tous les enfants de Leurs Majestés avaient les intestins faibles et qu’en cela ils ressemblaient au feu roi Louis XIII. Dieu leur donnera une meilleure santé, s’il lui plait, pour la consolation de tous ceux qui y sont intéressés. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 109-111.</p>
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                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">30 octobre 1671</unitdate>
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                <p>« Rueil, le 30 octobre 1671<lb/>Il n’y a pas des nouvelles considérables à la Cour. Le Roi s’occupe dans des perpétuels [p. 178] conseils, à la chasse, va chez les dames. Il y a comédie deux fois la semaine à Saint Germain et régal tous les après minuits des jours maigres. Mercredi que j’y fus, le Roi alla courir le lièvre avec la meute de monsieur le Dauphin. Madame de Montespan sortit un peu avant lui, seule dans une calèche à six chevaux, toutes les glaces tirées, à travers desquelles on l’admirait avec son ajustement et ses charmes ordinaires. Elle était suivie du major des gardes du corps, le chevalier de Forbin, et de trois gardes avec le mousqueton, tous à cheval. Votre Altesse royale peut bien deviner de qui le Roi a pris l’exemple de se servir du major de ses gardes pour ces sortes d’emplois. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 199-201.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1671/1671" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1671</unitdate>
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                <p>« Paris, le 4 décembre 1671<lb/>Quand je sortis hier matin de cette ville pour aller à la Cour, il n’était pas encore bien jour. Je rencontrai néanmoins M. de Louvois dans le faubourg de Saint Honoré, qui y entrait. Je ne croyais pas qu’il retournât à Saint Germain qu’à la nuit. J’allai, y étant arrivé, droit à la chambre du Roi. Il y parut demi heures après. Je l’abordai et le priai qu’à sa commodité je le pusse entretenir un quart d’heure chez lui. Il me dit : « Tout à cette heure », et me convia d’entrer dans le cabinet de Sa Majesté, lieu où personne n’entre que par grande faveur, où Elle devait bientôt aller négocier. Toute la Cour fut surprise de cette action et moi, qui sais les choses, encore plus que les autres. Jamais favori ni premier ministre ne peut [p. 200] rien entreprendre de plus haut ni de plus hardi. Il est vrai aussi qu’on le considère maintenant comme l’un et l’autre, et l’on ne doute plus que, si les choses continuent de la sorte, il ne soit bientôt seul et le tout puissant.<lb/>Quand nous fûmes dans ce cabinet, je le remerciai du rang qu’il a procuré au régiment de cavalerie que Votre Altesse a donné au Roi. Il me répondit que Sa Majesté avait avec plaisir pris cette résolution pour satisfaire Votre Altesse royale en ce qu’Elle souhaitait. Il me dit ensuite que monseigneur le prince en serait mestre de camp et M. le baron de Lucinge colonel lieutenant, avec commandement de mestre de camp. Je lui parlai ensuite des commandements que pourraient avoir MM. Cagnol et Grimaldi ; il me répliqué par leur commission de capitaines. Je lui représentai qu’il faudrait aussi leur donner des commissions de mestre de camp, particulièrement au dernier qui a servi durant si longtemps de lieutenant colonel des régiments des feus comte de [p. 201] Broglie et prince Almeric. Il me dit nettement que cela ne se pouvait pas, qu’il y en avait cent dans la cavalerie aussi anciens au service que lui, qui l’avaient demandé et auxquels on l’avait refusé et que, si on ouvrait cette porte, ce serait un embarras et une confusion qui apporteraient de grands désordres au service du Roi, qu’il n’y pouvait pas avoir de mestres de camp que ceux qui avaient des régiments, mais il m’assura que, contre la coutume observée dans ce service jusques à présent, tous les capitaines de ce régiment commanderaient aux Français à leur tour et par l’ancienneté de leur commission. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 203-205.</p>
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                <p>« Paris, le 11 décembre 1671<lb/>[…]<lb/>[p. 205] Je vis dimanche le ballet et je m’y ennuyai durant cinq heures parce que j’avais déjà vu toutes les entrées et ouï toutes les musiques dont il est composé. C’est un amas de ce qui s’est fait de plus beau depuis cinq ans. J’y vis l’épousée de Monsieur pour la première fois ; je la trouvai jolie, l’air jeune et spirituel. On dirait qu’elle a été élevée en cette Cour, il ne lui manque plus qu’un peu de langage. Elle n’est pas étonnée et a l’air de grandeur qu’apportent les princes du berceau. Monsieur en est empressé et le Roi lui fait caresse et la voit souvent. Il a assurément beaucoup d’égards pour son frère. »</p>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 217-221.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une audience du roi à l’ambassadeur de Hollande à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Paris, le jour des Rois de l’année 1672<lb/>Samedi, quand le Roi se déclara qu’il n’irait plus en Champagne, il dit au sieur de Bonneuil, l’introducteur, de faire savoir à l’ambassadeur de Hollande qu’il lui donnerait audience le lundi [p. 218] matin, qui y fut. Comme il fut arrivé à la chambre de descente, M. Le Tellier s’y rendit, parce que le Hollandais n’a pas encore les jambes bonnes et ne pouvait pas monter à la chambre du ministre, qui est fort haute. Ils demeurèrent une demi heure enfermée, mais on ne sait pas encore ce qui se passa dans cette conférence. Après quoi l’ambassadeur alla chez le Roi. Il était dans son cabinet, seul, mais il y avait dans un jour au devant, entre lesquels il n’y a pas de porte qui ferme, monsieur le Prince, M. de Turenne, les ducs de Créquy, d’Aumont, de Gesvres et de La Feuillade, M. Le Tellier, et le roi y fit appeler le comte de Castelmeilhor et le marquis d’Estrades, qui étaient dans sa chambre ; après quoi l’ambassadeur entra. Il dit au Roi (à ce qu’une personne m’a dit, qui m’a assuré l’avoir appris de Sa Majesté même) que messieurs les Etats généraux, ses maîtres, ayant été assurés de bien des endroits que le grand armement que faisait Sa Majesté en terre et en mer était pour les attaque, qu’ils ne le pouvaient [p. 219] pas croire, puisqu’ils avaient toujours maintenu bonne amitié et correspondance avec sa Couronne et eu toujours grande estime et déférence pour sa personne, que dans toutes les occasions ils lui avaient rendu des fidèles et importants services, qu’ils les lui continueraient tant qu’Elle les agréerait, que s’ils avaient fait quelque chose qui lui eût déplu, qu’ils l’ignoraient, que si Elle avait la bonté de leur faire savoir, qu’ils se mettraient en toute la posture qu’il souhaiterait pour y réparer et qu’ils étaient prêts de lui donner toutes les satisfactions convenables qu’Elle voudrait exiger d’eux. On dit que le Roi lui répondit succinctement que s’il avait armé, que ce n’était qu’à l’exemple de ses voisins qui avaient eu envie de lui nuire et de l’attaquer, qu’il était en état de ne pas les craindre, qu’il ferait encore bien plus de troupes qu’il n’en avait et qu’alors il ferait tout c que ses intérêts et sa réputation lui dicteraient.<lb/>[p. 220] L’ambassadeur de Hollande lui présenta après la lettre de ses souverains ; le Roi lui dit qu’elle était imprimée, qu’elle courait toutes les provinces de l’Europe et qu’il savait ce qu’elle contenait puisqu’il l’avait il y a quinze jours, que néanmoins il ne laisserait pas de la prendre et qu’il aviserait à la réponse qu’il devra leur faire. L’ambassadeur lui répliqua que s’il lui avait donné audience la première fois qu’il la lui avait fait demander et qu’il lui avait plu de la lui faire assigner, qu’assurément il aurait eu ladite lettre auparavant que personne autre que ses souverains en eussent connaissance, mais que, comme il avait cru qu’il aurait eu ladite audience alors qu’on la lui avait fait espérer, qu’il l’avait écrit aux Etats, qu’eux, s’étant figurés que c’était une chose faite, avaient donné des copies de ladite lettre aux ministres étrangers qui étaient auprès d’eux à La Haye, afin que chacun sût la disposition où ils sont de l’honorer et de lui donner toute satisfaction. Après quoi, il se retira, voyant qu’il ne pouvait pas [p. 221] faire déclarer le Roi sur quoi que ce fût ; il ne fut pas avec lui un demi quart d’heure. Il paraît satisfait de cette réponse. Il ne s’en ira pas, comme il souhaitait, les Etats le lui ayant défendu.<lb/>Dès qu’il fut sorti d’auprès de Sa Majesté, elle approcha ses messieurs qui étaient en son avant cabinet, leur dit ce qui s’était passé entre elle et cet ambassadeur, puis remit la lettre des Etats à monsieur le Prince, qui la lut tout haut et qui ne contient que ce que leur ministre avait proféré verbalement à Sadite Majesté. Tout cela fait croire qu’Elle ne changea pas de dessein et qu’elle suivra toujours sa pointe et sa résolution, où tout s’achemine également et sans aucune interruption. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 222-223.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 15 janvier 1672<lb/>La pensée de Votre Altesse royale sur le malheur du comte de Lauzun est très judicieuse et ce ne peut être autre chose. Il en voulait à madame de Montespan, parce qu’elle ne lui était pas favorable. Outre qu’il en a dit du mal, on croit toujours qu’il voulait donner moyen à son mari de l’enlever. Elle a encore peur de l’être et de quelque insulte, car elle ne marche jamais sans gardes, pas même pour aller de sa chambre à la chapelle [à] Saint Germain, bien qu’elle en soit tout contre.<lb/>[p. 223] Elle est toujours mieux que jamais. On avait dit que le Roi regardait avec un œil passionné la duchesse de Ventadour et que madame de Richelieu travaillait à la lui rendre facile, mais je n’en crois rien, car outre que le Roi aime toujours beaucoup madame de Montespan, c’est qu’elle est amie de la duchesse de Richelieu et lui a fait avoir la charge de dame d’honneur de la Reine. Il y a bien des gens qui croient que le Roi ne marchera qu’après les couches de la Reine pour ne pas s’éloigner des dames qu’il mènera puis à la suite de la Reine. Si cela était, on ne bougerait d’ici qu’au mois de juillet. C’est à quoi je veille, afin de tenir Votre Altesse royale instruite de ce qu’il fera. »</p>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 239-247.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">12 février 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 12 février 1672<lb/>[…]<lb/>[p. 210] Je vis à Saint Germain M. le marquis de Louvois. Je le remerciai, de la part de Votre Altesse royale, de la manière obligeante dont il en avait agi pour ses intérêts et envers moi durant qu’il a eu la direction des affaires étrangères. […]<lb/>[p. 245] Un homme qui peut savoir des nouvelles m’assura hier que le Roi a commandé de nouveau au marquis de Villars de faire expliquer la reine d’Espagne, que néanmoins il veut passer le Rhin, [p. 246] qu’il fait faire son équipage, qu’il partira au mois d’avril et que les ministres suivront.<lb/>Il n’a pas encore nommé de chancelier ni de garde des sceaux. On croit qu’il n’en fera pas. Il tint lui-même les sceaux samedi et lundi dernier, ce qui dura plus de huit heures en ces deux jours. Il y a dans la chambre, préparée exprès, une longue table ; il est assis au dessus dans un fauteuil, six conseillers d’Etat aux deux côtés, assis sur des pliants et couverts, et qui ôtent leurs chapeaux quand ils rapportent des grâces ou des lettres. Il y a les audienciers et officiers des sceaux. Le Roi opine plus juste qu’aucun des officiers de justice qui sont présents. Il fait apporter de son cabinet par son premier valet de chambre le coffre où sont les sceaux et tire la clef de sa poche pour l’ouvrir. Il a résolu de tenir lesdits sceaux toutes les semaines, il veut connaître les abus qui s’y peuvent commettre pour y remédier, avant que de les remettre à un homme particulier. Bien des gens de qualité y assistèrent ; la Reine même y alla, la grâce du sieur de La Rochecourbon [p. 247] en main ; le Roi dit que la suppliante était d’assez bonne maison pour la lui accorder.<lb/>Il retirera auprès de M. le Dauphin les jeunes princes de Conti. Ils mangeront avec lui et n’auront pour gouverneur et précepteurs que ceux de M. le Dauphin. Il a pris le deuil de la princesse de Conti et toute la Cour. Nous avons suivi cet exemple pour nos personnes, mais ce sera pour peu de temps.<lb/>L’ambassadeur de Hollande continue ici son séjour. Il voudrait donner des jalousies aux alliés et leur faire croire qu’il traite ici d’accommodement, mais on s’en moque. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Actes royaux et impériaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 248-253.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">19 février 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 19 février 1672<lb/>Je fus hier à Saint Germain. J’y vis Leurs Majestés et M. le Dauphin, tous en santé. Ils me firent des saluts très civils et ce fut là tout. Ils sont tous dans la joie, on n’y parle que de guerre. Le Roi cependant ne bouge de chez les dames quand il n’a pas d’affaires, et on me dit qu’il préméditait de les mener avec lui et de les tenir dans les places frontières, mais que, comme la Reine ne peut pas y aller à cause de sa grossesse où elle avance heureusement, que le Roi préméditait d’y mener la femme de Monsieur, son frère, avec lui, pour que les dames y allassent avec quelque prétexte et comme à sa suite. Cela néanmoins n’était pas encore bien assuré. On disait il y a quelques jours à Paris que madame la comtesse de Soissons n’était pas bien, qu’elle était mêlée dans l’affaire du marquis de Villeroy et qu’on la devait éloigner de la Cour. Je la vis hier, elle était gaie et je n’entendis rien dire de pareil [p. 249] à Saint Germain. Il y a près de deux mois que je n’avais pas vu ni parlé à M. le comte de Soissons parce que je ne le visite jamais. Je l’entretins longuement dans la chambre de sa femme ; il me parut content, nous parlâmes longuement de la guerre. […]<lb/>[p. 250]<lb/>Comme [le comte de Jacob] est au lit, il ne peut pas écrire les nouvelles à Votre Altesse royal. Il y en a peu de curieuses. Il y a à Saint Germain, deux fois la semaine, le ballet ; hier, il y eut un opéra en musique et machines, des autres fois le bal et la comédie. Leurs Majestés ont quitté le deuil. Mademoiselle y a toujours quelque petite affaire, elle [p. 251] querella l’autre jour mademoiselle de Toucy, la troisième fille de madame la maréchale de La Mothe, devant la Reine, lui reprochant qu’elle se moquait d’elle. Cette demoiselle voulut aller chez elle pour se justifier, elle la prit par les deux mains et la secoua beaucoup, lui disant qu’elle se moquait d’elle, à la persuasion que cette friponne d’Elbeuf, entendant parler de mademoiselle d’Elbeuf, sœur du duc de ce nom.<lb/>On dit que le Roi se divertit quelquefois avec mademoiselle de Théobon, quoiqu’il soit toujours fort empressé des dames. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 254-255.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">24 février 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 24 février 1672<lb/>Leurs Majestés sont dans une grande affliction de Madame, leur fille, qui est moribonde et presque sans espérance qu’on la puisse sauver. Dimanche dernier, elle tomba dans une grande faiblesse, accompagnée de convulsions qui ne l’ont plus quittée. On dit qu’elle a perd la vue et la parole. On adapte cet accident à un abcès qu’elle a dans la tête et qui pousse en dedans. Elle en a déjà eu à l’oreille, ce qui l’avait un peu défigurée, et on n’espérait pas qu’elle puisse vivre. Néanmoins, ce coup a étonné Leurs Majestés. Dès aussitôt que Madame sera morte, Elles se retireront à Versailles pour y demeurer jusques à Pâques et dès à cette heure on prendra le grand deuil. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 257-258.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">26 février 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 26 février 1672<lb/>On croyait hier matin que la petite Madame mourrait ; elle fut dans un si grand assoupissement que l’on doutait qu’elle était encore en vie ; on lui mettait des miroirs devant la bouche sans qu’elle les flétrît. Le Roi n’attendait que le moment qu’elle eût expiré pour se retirer à Versailles, tous les bagages étant chargés pour cela. On avait donné le matin l’émétique à cette princesse et on désespérait qu’il eût aucun effet favorable lorsque l’après midi cette princesse parla aux femmes qui la gardaient et leur dit de lui donner une cornette de point de France, ce qui donna des grandes espérances de joie à toute la Cour. On lui donna du bouillon qu’elle trouva bon, le médicament [p. 256] fit son effet ; du depuis, elle a été un peu mieux, que si elle continue jusqu’à demain dans le bon état où elle est présentement, on espère de la sauver pour cette fois. C’est ce que mon écuyer vient de m’apprendre, lequel j’avais envoyé exprès à Saint Germain pour en apprendre des nouvelles.<lb/>Le Roi a été dans un grand déplaisir durant tout le mal de Madame. On ne l’avait jamais vu si troublé. Il n’a presque pas dormi et envoyait, durant le gros de la nuit, de demi heure en demi heure, pour savoir l’état auquel elle se trouvait. Si Dieu le console cette fois, il n’y à appréhender sinon que ce ne soit pas pour longtemps. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Education des princes</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 255-257.</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">2 mars 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 2 mars 1672<lb/>L’amélioration qui a paru aux maux de Madame n’a pas été de longue durée ; lundi au soir, les accidents et les convulsions qui avaient cessé, il y avait quelques jours, se renouvelèrent avec tant de violence que l’on jugea à l’abord qu’elle n’en réchapperait plus. Elle fut dans l’agonie jusques à hier à dix heures qu’elle expira. Leurs Majestés en sont dans une affliction qui n’est pas concevable. On a vu le Roi presque toujours dans la chambre de Madame durant ces deniers accidents, et les yeux en larmes. Elles se retirèrent hier à Versailles et y finirent dans une profonde mélancolie le carnaval. On va prendre le grand deuil comme à la mort du duc d’Anjou. J’ai [p. 258] déjà donné des ordres pour habiller mes domestiques et draper deux carrosses. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <subject>Education des princes</subject>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 269-271.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">1er avril 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 1er avril 1672<lb/>[…]<lb/>[p. 271] La Cour est toujours dans la même posture, les choses y vont leur train ordinaire. Le Roi va à son accoutumée chez les dames, on ne parle plus qu’elles se retireront dans des couvents durant la campagne. On ne sait ce qu’elles deviendront. Bien des gens croient qu’elles feront leur séjour à Versailles. Quand elles viennent quelquefois en cette ville, elles ont toujours une escorte des gardes du corps que commande le major. Bien des gens croient aussi que le Roi viendra faire une course à Saint Germain aux couches de la Reine. Monsieur le Prince est beaucoup mortifié de ce que le Roi n’a pas voulu donner un commandement dans son armée à monsieur le Duc, son fils, mais il ne laissera pas de faire son devoir. »</p>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 278-281.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1672</unitdate>
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                <p>« Paris, le 27 avril 1672<lb/>Je viens d’arriver de Saint Germain. Comme le Roi avait résolu de partir seulement demain, j’y avais conduit M. le comte Cagnol pour faire un peu de cour et nous attentions dans la cour du vieux château l’heure que Sa Majesté dut aller à la messe pour nous faire voir à Elle. Tout d’un coup, on a dit qu’Elle allait partir, sans que personne l’eût pénétré, car Elle n’en avait rien dit à son lever. Elle est soudain descendue à la chapelle pour entendre la messe, puis est montée seule dans une calèche à six chevaux, M. de Duras une autre, accompagnée de dix à douze gardes, et est partie à onze heures pour aller coucher [p. 279] à Nanteuil chez M. le duc d’Estrées et ira demain à Villers Cotterets, où Monsieur et tout ce qui ira joindre le Roi se rendra. Il n’a dit adieu qu’à la Reine et à monsieur le Dauphin ; ceux qui étaient les plus proches de lui lui ont fait la révérence, mais fort à la hâte. Jamais il n’y a eu de pareille surprise à la Cour ; personne n’en a jamais pu pénétrer la véritable cause. On disait bien que ç’a été pour éviter les tendresses qu’il aurait pu avoir en l’adieu des dames. Je ne le crois pas ; en tout cas, si Votre Altesse royale se le persuade, il sera bien de n’en pas parler. Madame de Montespan était sortie de bon matin de Saint Germain, je l’ai rencontrée dans la garenne dans une calèche à six chevaux. Je ne l’ai pas vue, car les rideaux étaient tirés, mais je me suis figuré que c’était elle, à voir derrière son carrosse les gardes qui ont accoutumé de la suivre, et quand j’ai été à Saint Germain, j’ai su que c’était bien elle, et qu’assurément elle était venue en cette ville, bien que je me figurasse qu’elle allait attendre le Roi à Nanteuil. »</p>
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                <subject>Vie de Cour</subject>
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                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 384-389.</p>
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                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">25 juillet 1672</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Camp de Boxtel, le 25 juillet 1672<lb/>[…]<lb/>[p. 386] Il n’y a jamais eu d’empressement égal à celui que toute la Cour et les officiers d’armée ont d’aller à Paris. On ne parle plus que des tournois et des ballets qu’on fera l’hiver prochain. La ville de Paris voulait faire une entrée et un arc de triomphe pour recevoir le Roi. Il n’en a pas voulu et ne veut pas passer par leur ville, mais aller de longue à Saint Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 424-427.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, concernant une visite à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">53</unitid>
                <unitdate normal="1672/1672" encodinganalog="3.1.3">19 octobre 1672</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Paris, le 19 octobre 1672<lb/>[…]<lb/>[p. 425] Toutes ces dépêches m’obligèrent de résoudre un voyage à Saint Germain. Je n’y voulus pas néanmoins aller le lundi, à cause du conseil du matin, qui m’aurait empêché de voir les ministres, et comme il n’y en a le mardi que l’après dîner, je m’y acheminai dès le point du jour, et, lorsque j’y arrivai, je sus que M. de Pomponne était en cette ville, mais qu’il [p. 426] arriverait là pour dîner. Je dis demander à voir M. de Louvois, qui me remit à midi. J’allai chez le Roi, il n’était pas réveillé ; je m’entretins quelque temps dans son antichambre avec monsieur le Prince et M. le maréchal de Villeroy sur les nouvelles qui venaient d’arriver.<lb/>Après que le Roi fut habillé et que je me fus entretenu avec bien des différentes personnes, le temps de voir M. de Louvois arriva. Je m’acheminai chez lui. Je lui dis d’abord combien Votre Altesse royale lui savait bon gré de l’amitié qu’elle lui témoignait en toutes sortes de rencontre. Je lui en fis le compliment qu’elle m’a ordonné, qu’il reçut de très bonne grâce ; après quoi je lui dis tout ce que Votre Altesse royale m’a prescrit sur cette envie de surprendre Savone. Il me laissa parler autant que je voulus, et après il me dit que, puisque je ne voulais pas avouer la vérité, il me conseillait de n’en plus parler à personne, même au Roi ni à M. de Pomponne, que c’était une affaire passée dont on ne parlait ni on n’y songeait plus, que ce que j’en pourrais dire ne justifierait pas bien Votre Altesse royale de la pensée que l’on avait de faire remarquer au Roi [p. 427] qu’elle n’avait pas de la confiance en lui en ce rencontre et que cela pourrait porter quelque préjudice à Votre Altesse royale auprès du Roi, qui l’aimait, et qu’ainsi il était mieux que la chose fût tout à fait ensevelie dans l’oubli. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 482-486.</p>
              </bibliography>
            </c>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, donnant des nouvelles de la cour à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">54</unitid>
                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">9 février 1673</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Paris, le 9 février 1673<lb/>[…]<lb/>[p. 483] Il y eut lundi au soir un bal magnifique à Saint Germain ; tout y était en grande parure. Le Roi n’y dansa pas, il laisse maintenant ce plaisir à monsieur le Dauphin. Les dames n’y parurent pas, ce qui fait conjecturer que madame de Montespan pourrait être enceinte ; néanmoins, on dit par la Cour que le Roi regarde fort mademoiselle de Théobon, fille de la Reine. Elle a été jolie, elle est maintenant fort massive et même on croit que Sa Majesté s’en servit il y a trois ans à Chambord. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 538-541.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre du marquis de Saint-Maurice, ambassadeur de Savoie, donnant des nouvelles de la cour</unittitle>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">18 mai 1673</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Lille, le 18 mai 1673<lb/>[…]<lb/>[p. 540] Mesdames de La Vallière et de Montespan sont à la Cour, mais elles ne logent plus ensemble et le Roi va tous les jours à son ordinaire chez la dernière sans visiter la duchesse. Dès que je serai à la Cour, je tâcherai de pénétrer la cause de ce changement. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Vie de Cour</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Thomas-François Chabod marquis de Saint-Maurice, Lettres sur la cour de Louis XIV, Paris, Calmann-Lévy, 1911-1912, t. II, p. 538-541.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettres de Jean-Baptiste Colbert</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">11.5.5</unitid>
              <unitdate normal="1670/1681" encodinganalog="3.1.3">1670-1681</unitdate>
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        12 pièces    </physdesc>
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              <note>
                <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <persname role="Producteur" id="atom_18665_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Colbert à Louis XIV concernant les travaux menés à Versailles et à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1670/1670" encodinganalog="3.1.3">5 mai 1670</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_48212_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
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                <note>
                  <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Paris, 5 may 1670<lb/>Je fus hier à Versailles et à Saint Germain. Les charpentiers commencerent du matin leur comble de Trianon. J’espère que, dans quinze jours, la couverture en sera achevée, et en mesme temps qu’une piece sera couverte, l’on en fera le plafond et le lambris de stuc.<lb/>Le jardin s’avance fort. On fournit à Le Bouteux tout ce qui luy est necessaire.<lb/>Pour Versailles, la corniche de la face sur le parterre est entierement posée. L’on continue avec grande diligence, et l’on commence à tailler le bois pour le comble. Je fais encore augmenter le nombre des ouvriers pour les pavillons de la grande avant-cour.<lb/>Les couvertures des deux ailes et pavillons joints au petit chasteau sont presque achevées, et les stucateurs travailleront au dedans la semaine où nous entrons.<lb/>Nous avons trouvé que l’elevation de quatre pouces des dessins portés par des figures de l’allée d’eau reussira fort bien, et mesme l’eloignement de quatre pieds des figures du bassin du Dragon. Mais il estoit bien necessaire de vider l’eau du rond, d’autant que toutes ces figures se sont trouvées crevées par la grande gelée qu’il a fait. Je les fais raccommoder, et je prendray les precautions necessaires à l’avenir pour empescher que cela arrive davantage.<lb/>Pour Saint Germain, je fais reblanchir la chambre de Vostre Majesté, et restablir la menuiserie et serrurerie de ses appartemens.<lb/>L’on continue le grand parterre. Les deux grands carrés seront plantés dans la fin de ce mois, et Vostre Majesté trouvera, à son retour, plus de 700 toises de la grande terrasse achevées.<lb/>Je supplie Vostre Majesté de me faire scavoir si Elle desire que je fasse payer les ordonnances de voyage qui sont expediées icy, en attendant que je puisse les envoyer à Vostre Majesté pour les signer.<lb/>Elle agreera aussy de signer les ordonnances cy jointes.<lb/>Les affaires de finances sont en l’estat que Vostre Majesté les a mises et les scait, en sorte qu’il n’est pas necessaire de luy en rien dire.<lb/>Mademoiselle de Blois a eu la petite verole volante. Ma femme a fait venir le sieur Brayer, qui en a pris soin. Grace à Dieu, elle en est à present presque quitte.<lb/>M. le comte de Vermandois est fort enrhumé, ce qui luy a causé un peu d’emotion. Vostre Majesté peut estre assurée que ma femme en prend tout le soin qu’elle doit.<lb/>J’avois envoyé au parlement de Rouen le reglement general des manufactures pour le registrer purement et simplement par les soins de M. Pellot, mais ce parlement en a fait difficulté. Je supplie Vostre Majesté de me faire scavoir si Elle agreera que j’envoye ses ordres à M. de Beuvron, de les y porter pour les faire enregistrer par l’autorité de Vostre Majesté.<lb/>Ce 6, au matin<lb/>Mademoiselle de Blois se porte fort bien, et sera purgée demain matin.<lb/>Le prince n’a plus d’emotion, et son rhume est fort diminué. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48212_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 356, n. 3.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Colbert à Louis XIV concernant les travaux menés à Versailles et à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1673</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Ce passage d’une lettre a été publié sans en indiquer la source.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_48210_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
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                <note>
                  <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le Labyrinthe, les appartemens de marbre, la pompe, les appartemens de Saint Germain s’avancent également. J’espere que le tout sera achevé dans la fin de juillet ou au 15 aoust au plus tard. J’y apporterai toute la diligence qu’il sera possible. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48210_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 356, n. 3.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Colbert à Louis XIV concernant les travaux menés à Versailles et à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">27 juin 1673</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
                </note>
                <origination encodinganalog="3.2.1">
                  <persname id="atom_48208_actor">Colbert, Jean-Baptiste</persname>
                </origination>
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                <note>
                  <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
                </note>
              </bioghist>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Paris, 27 juin 1673<lb/>Il me semble que je ne dois point interrompre Vostre Majesté ni derober un seul moment de la grande et prodigieuse application qu’elle donne à sa glorieuse entreprise. Il suffit qu’Elle scache que tous les ordres qu’Elle a donnés sur ses finances s’executent avec toute l’application que je dois.<lb/>Que j’avance toujours quelque chose dans le dessein de rendre Vostre Majesté quitte dans la fin de cette année.<lb/>Que tout est icy paisible, et que chacun ne pense qu’à prieur Dieu pour la conservation de Vostre Majesté et pour l’heureux succes de ses desseins.<lb/>Les ouvrages de Saint Germain et de Versailles s’avancent toujours tout autant qu’il est possible.<lb/>Par tous les avis que je reçois des places où l’on travaille, il me semble que les ordres de Vostre Majesté sont bien et diligemment executés.<lb/>Je continue à envoyer à Vostre Majesté les ordonnances cy jointes, afin qu’Elle ayt agreable de les signer.<lb/>Je dois dire à Vostre Majesté que j’ay porté à monsieur le premier president la recommandation qu’Elle m’a ordonné pour madame de Bregis, et qu’elle est venue me dire depuis huit jours qu’elle ne trouvoit aucune facilité aupres du sieur premier president pour parvenir à sa separation. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48208_actor">Colbert, Jean-Baptiste </persname>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 354-355.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louis XIV à Colbert concernant les travaux menés à Versailles et à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">19 septembre 1673</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                  <persname id="atom_48268_actor">Louis XIV</persname>
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nancy, 19 septembre 1673<lb/>J’ay vu l’estat que vous avez envoyé des ouvrages de Versailles, dont je suis tres content. Je me prepare à sentir quelque plaisir quand j’y arriveray. Ce ne sera pas encore sitost.<lb/>Ce que vous me mandez des pompes me fait grand plaisir. Il faudra mesurer les fontaines du parterre, le Triton, la terrasse et la cour de ma mere, qu’elles ne vident en douze heures de jour qu’elles iront d’ordinaire que ce que les pompes hautes, ou celles qui peuvent aller au reservoir, y leveront d’eau en vingt quatre heures.<lb/>Il me paroist qu’elles pourront estre d’une grosseur raisonnable. Examinez bien ce que je vous mande, afin que je trouve cela juste en arrivant. Les pieces que vous avez fait faire pour les pompes basses, en cas qu’il rompe quelque chose, sont à propos.<lb/>Il seroit bon que Trianon fust recouvert et propre quand j’arriveray. C’est pourquoy il seroit bon de commencer à recouvrir les orangeries de bonne heure, afin que trouve tout achevé.<lb/>Je m’attends à trouver beaucoup de fleurs tardives ou avancées, car mon frere m’a dit que le jardin n’en estoit pas si plein qu’à l’ordinaire et que Le Bouteux en avoit en reserve. Je crois que c’est pour cela. Prenez en un peu connoissance.<lb/>De mes gens m’ont dit qu’on travaille à la terrasse devant mes fenestres à Saint Germain. Vous ne m’en avez rien mandé. Faites moy scavoir qu’on y fait.<lb/>Je suis bien ayse que la chambre de madame de Montespan soit si avancée, et la maison. Faites faire et avancer les peintures le plus que vous pourrez, afin qu’elles ne sentent plus quand nous arriverons.<lb/>Mandez moy le veritable estat des moulins de la montagne et si je peux esperer en avoir de l’eau cet huver. Il faut me dire aussy l’estat des conduites qui la doivent menser, et du reservoir de Lalourcey. »</p>
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                <persname role="Producteur" id="atom_48268_actor">Louis XIV </persname>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VII, Lettres privées, suppléments, appendices, Paris, Imprimerie impériale, 1870, p. 325.</p>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">26 septembre 1673</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                  <persname id="atom_48266_actor">Louis XIV</persname>
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Nancy, 26 septembre 1673<lb/>Vous ne m’avez rien mandé, dans toutes les lettres que vous m’avez ecrites, touchant le travail que l’on fait à Saint Germain sur les terrasses de l’appartement de madame de Montespan. Je ne scais si vous vous serez souvenu de ce que je vous dis quelques jours devant que de partir, qui est, en cas que vous l’ayez oublié, qu’il faut achever celles qui sont commencées et accommoder les autres tout en voliere pour y mettre des oiseaux.<lb/>Pour cela, il ne faut que peindre la voûte et les costés, et mettre un fil de fer à petites mailles qui ferme du costé de la cour, avec une fontaine en bas pour que les oiseaux y puissent boire. A l’autre, il faudra la peindre et ne mettre qu’une fontaine à bas, madame de Montespan la destinant pour y mettre de la terre et en faire un petit jardin.<lb/>Mandez moi ce que vous avez fait là dessus jusqu’à cette heure et les ordres que vous donnerez apres avoir reçu cette lettre.<lb/>Apres avoir bien examiné le party que je prendray, j’ay envoyé de mes troupes de tous costés, et je m’en vais en Flandre avec le reste.<lb/>Je scais que ma presence est necessaire à Saint Germain. Apres avoir donné ordre et vu ce qu’il y a à faire, je partiray pour m’y rendre le plus tost qu’il me sera possible.<lb/>Le passage de l’armée en Champagne apportera mille foules à la province.<lb/>J’ay ordonné à vostre fils de vous mander mes intentions sur un gentilhomme que j’envoye en Italie pour me chercher des chevaux.<lb/>Souvenez vous de tout ce que je vous ay mandé sur les sommes d’argent que j’ay demandées, afin de les faire payer dans les temps que je vous ay dit. »</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 355-356.</p>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                <note>
                  <p>Né le 29 août 1619 à Reims, mort le 6 septembre 1683 à Paris, Jean-Baptiste Colbert est l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il fut contrôleur général des finances de 1665 à 1683, secrétaire d'État de la maison du roi et secrétaire d'État de la Marine de 1669 à 1683.</p>
                </note>
              </bioghist>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Sceaux, 28 septembre 1673<lb/>Je fis hier, Sire, faire une experience des pompes de Versailles.<lb/>Je puis assurer Vostre Majesté que les deux dernieres pompes en chapelets du sieur Francine portent 72 pouces d’eau dans le reservoir haut, et par consequent que les quatre en porteront 144 pouces.<lb/>Le reservoir d’en haut estoit entierement plein. Je fis marcher continuellement ces deux pompes et deux autres des quatre basses dudit Francines et de Denis, et cela pour faire l’experience sur la moitié des pompes seulement. D’autant qu’il y aura huit pompes nouvelles qui seront dans le reservoir haut et que je n’en fis aller que quatre, avec l’une des deux de la grande pompe.<lb/>Je fis ouvrir les huit jets, scavoir cinq du parterre, le Triton, la cour et la terrasse, à une heure precise du matin. Ils jeterent jusqu’à cinq heures et demie du soir que le reservoir se trouva vide. En sorte que je crois que Vostre Majesté peut faire estat que lorsque les dix pompes porteront toutes dans le reservoir haut, ces huit jets pourront aller douze heures sans difficulté. Mais il y a deux choses à observer : l’une que les dix pompes rempliront le reservoir haut en six heures de temps, et l’autre que la grotte, le Dragon et l’orangerie tirent de ce mesme resevoir.<lb/>Je fais travailler nuit et jour aux deux autres pompes en chapelets, et j’espere qu’elles seront en place dans quinze jours.<lb/>L’on couvre tout à Trianon, et Le Bouteux promet que Vostre Majesté sera satisfaite sur les fleurs.<lb/>Le Labyrinthe, le Marais, la Ceres, les groupes du Theatre et de la cour et les six pieces du grand appartement de Vostre Majesté seront entierement achevés dans le mesme temps.<lb/>Il n’y a plus que les doreurs dans l’appartement de madame de Montespan à Saint Germain. Le tout sera achevé dans huit jours.<lb/>J’ay fait payer 500 000 livres à compte des 1 200 000 que Vostre Majesté a demandées sur le mois de decembre, outre les 200 000 qui estoient desja payées. J’espere avancer de quatre ou cinq jours le temps que Vostre Majesté m’a donné jusqu’au dix.<lb/>J’expederay ce que Vostre Majesté ordonne sur le sujet du parc de Folembray et de la terre d’Aubigni. »</p>
              </scopecontent>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. V, Fortifications, sciences, lettres, beaux-arts, bâtiments, Paris, Imprimerie impériale, 1868, p. 354-355.</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Réponses de Louis XIV sur un mémoire que lui avait envoyé Colbert concernant les travaux menés à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Les phrases indiquées entre crochets sont celles écrites par Colbert. Les autres sont les réponses ajoutées par Louis XIV.</p>
                </note>
                <note type="generalNote">
                  <p>Ce mémoire a été publié d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Balcons de l’appartement de madame de Montespan<lb/>[1° Balcon sur l’escalier. Il ne s’y fera point, il sera seulement blanchy de plastre.] Il faut faire quelques peintures de couleur tres simple. [Scavoir si le Roy veut qu’il soit peint.] Rien que la peinture.<lb/>[2° Balcon du lieu destiné pour manger. Scavoir si ce sera la voliere ou le jardin.] Ni voliere, ni jardin.<lb/>[3° Idem, à résoudre.] Jardin.<lb/>[4° Ce balcon est orné de rocailles avec deux fontaines aux deux costés.] Achever ce qui est commencé. [La rocaille sera bien restablie.] Bon.<lb/>[Il reste à faire quatre oiseaux de rocailles à chacun bassin des fontaines.] Il faut les faire. [Le tout sera achevé le 7 octobre.] Bon.<lb/>[5° Il y a deux petites fontaines de bois garnies de plomb qui sont hors de leur place. Les tuyaux et ajustages sont rompus.] Il faut les faire raccommoder et poser les bassins. [Scavoir si l’on restablira ces fontaines en les ornant de rocailles et restablissant les tuyaux et ajustages.] Il faut tout accommoder.<lb/>[6° Il y a deux rochers en mauvais estat.]  Il faut racommoder. [Les tuyaux et ajustages sont rompus. On travaillera des demain à tout restablir.] Je suis tres ayse que la terrasse devant ma chambre soit achevée.<lb/>[7° Sur l’escalier, il y a des cages pour des oiseaux. Scavoir s’il y a quelque chose à faire.] Il faut mettre sur la voliere du fil de fer devant et derriere, et peindre ce que vous proposez.<lb/>[8° Balcon de passage des deux appartements. Il y a trois fontaines qui seront restablies.] Bon. [Le reservoir et la pompe sont en fort bon estat.]<lb/>[Les troisieme et quatrieme balcons estant dans une mesme chambre, et le quatrieme estant orné de rocailles, Sa Majesté donnera ses ordres pour y faire ou la volière, ou le jardin.<lb/>Pour le jardin, il faudra au moins huit pouces de terre, ce qui obligeroit à monter de la chambre pour y entrer. Pour eviter cet inconvenient, l’on propose de baisser de ces mesmes huit pouces le plafond du balcon, et par ce moyen l’on entreroit de plain pied de la chambre dans le jardin.] Il faudra laisser la hauteur necessaire pour que les fleurs y puissent venir, de sorte que vous ferez baisser le balcon, s’il est necessaire.<lb/>[Pour la peinture des cintres et des costés de ces balcons, il faut cette semaine toute entiere pour les imprimer. Si le Roy veut qu’il soyent peints d’un compartiment et de coquillages, cet ouvrage estant long, il faut quinze jours entiers, outre cette semaine, c’est à dire que dans le 21 ou 22 de ce mois ils seront achevés.] Vous ferez faire des peintures convenables à ce à quoy on les destine.<lb/>[Si Sa Majesté veut que celuy qui est destiné à un jardin soit d’un compartiment de treillages, sur un ciel avec des jasmins d’Espagne, des orangers, des volubilis et autres fleurs, plantes et arbrisseaux] Bon. [et que celuy destiné à une voliere soit peint, les corps saillans de differens marbres et les panneaux d’un ciel enrichy d’oiseaux de toutes sortes] Il faut travailler, aussytost que vous aurez reçu ce mémoire, à faire executer ce qu’il contient. [il ne faut que huit jours de temps pour cette derniere manière, en sorte que, dans le 16 de ce mois, le tout sera achevé. Il n’ay aura aucun temps de perdu pour attendre les ordres de Sa Majesté, d’autant qu’il faut huit jours de temps pour imprimer et secher la peinture des impressions.]<lb/>Madame de Montespan desire que la fontaine qui sera sur le balcon du jardin puisse jeter un peu gros.  »</p>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VII, Lettres privées, suppléments, appendices, Paris, Imprimerie impériale, 1870, p. 326-327.</p>
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              <did>
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        1 document    </physdesc>
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                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Sainte Menehould, 3 octobre<lb/>Je suis tres ayse de ce que vous me mandez touchant les eaux. Quand toutes les pompes seront achevées, vous ferez une epreuve des huit fontaines que vous avez desja eprouvées et vous y joindrez les deux dernieres du parterre, car elles doivent toujours aller aussi, afin que je regle là-dessus le temps qu’elles devront aller et la grosseur des jets.<lb/>Faites poser, le plus promptement que vous pourrez, les figures qu’on doit mettre, afin que je trouve tout approprié, en cas que je retourne bientôt à Saint Germain.<lb/>On m’a mandé qu’il y avoit quelques maisons audit Saint Germain où il avoit de la petite verole. Donnez ordre qu’on fasse sortir tous ceux qui sont frappés du mal et qu’on aere les maisons où elle aura esté.<lb/>Je suis tres ayde et tres content des payemens que vous faites faire si regulierement.<lb/>Voicy le temps où on sera obligé de faire des achats de bleds pour mettre dans les pays où il y a des troupes et où j’en pourray avoir affaire. Voyez avec Berthelot ce qu’il desire pour cela, et luy donnez des assignations dont il se contente, pour qu’il fournisse ce qu’on luy mandera. Je ne regle point la somme, car je ne scais à quoy cela pourra aller.<lb/>Je suis bien en peine du coup de vent qui a separé mes vaisseaux. J’espere que j’en seray quitte pour des cables et des ancres.<lb/>Les ordres que vous avez envoyés au comte d’Estrées sur la flotte d’Ostende sont bien à propos. Quoy qu’il arriva, il sera bon de mettre la main dessus, car, au pis aller, on sera quitte pour le desavouer.<lb/>Vostre fils vous fera reponse à beaucoup de choses que vous luy avez mandées.<lb/>Pressez les couvertures de Trianon. Je seray bien aise de trouver mon grand logement à Versailles en estat d’estre meublé.<lb/>J’ay vu Bontemps et je l’ay questionné sur beaucoup de choses dont plusieurs m’ont fait plaisir, quoyque vous me les eussiez mandées par avance.<lb/>Il faudra percer la porte qui va du petit appartement, où loge madame de Montespan, dans la salle des gardes du grand appartement, et la mettre en estat qu’on y puisse passer.<lb/>Il faudra aussy faire ouvrir la porte qui va de mon petit à mon grand appartement, qui est dans le cabinet où je vais quelquefois, pendant les Conseils, à des choses necessaires, c’est à dire devant le lieu où l’on met les commodités, et où est le degré qui monte en haut. Il faut laisser cet endroit là comme il est présentement.<lb/>Pour ce que vous me mandez des 50 000 écus de Brandebourg, il sera bon de tirer un peu de longue.<lb/>J’ay vu ce que vous m’avez envoyé du mois de septembre. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 317-318.</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Louis XIV à Colbert annonçant son arrivée à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1673/1673" encodinganalog="3.1.3">9 octobre 1673</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                  <persname id="atom_48262_actor">Louis XIV</persname>
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Laon, 9 octobre 1673<lb/>J’ay resolu de m’en aller demain vers Saint Germain, mais on mande de toutes parts qu’il y a tant de petites veroles, que j’ay cru à propos de vous depescher ce courrier pour vous ordonner d’aller vous mesme à Saint Germain et de prendre connoissance de l’estat de toutes choses, afin de prendre mon party sur la reponse que vous me ferez, que je desire de recevoir demain à Soissons devant que je me couche. Il n’y a que pour mon fils que j’aye de l’inquietude, car s’il n’y avoit que nous, je n’y songerois pas.<lb/>Suivant ce que vous trouverez, vous donnerez ordre à du Metz de faire meubler Saint Germain, ou vous luy direz de faire porter à Versailles les tapisseries de haute lisse qu’on a accoutumé d’y mettre. Vous ferez aussy scavoir en ce cas à Versailles qu’on meuble toutes les chambres en diligence, suivant ce que Bontemps me mande dans sa lettre qui sera cy jointe.<lb/>Je vous en envoye aussy une pour monsieur de Montausier, que vous luy rendrez, et luy ferez scavoir ensuite le party que vous croirez que je prendray, suivant ce que vous aurez vu. Mon inclination me porteroit plutost d’aller à Saint Germain d’abord. S’il y a du danger pour mon fils, je n’y veux pas songer et j’iray droit à Versailles.<lb/>Vous pourrez retenir vostre fils, s’il n’est pas party, car j’espere estre ou à Saint Germain, ou à Versailles vendredy au soir. Redepeschez moy en toute diligence. »</p>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 345.</p>
              </bibliography>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé dans le cabinet du duc de Luynes, ms n° 93, carton 2.</p>
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                <origination encodinganalog="3.2.1">
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Arras, 30 mars 1678<lb/>J’ay oublié de vous mander de dire à du Metz de faire meubler Saint Germain. J’y seray jeudy 7 avril, sans faute, il peut compter là dessus. Vous vous y trouverez. Et pour les Conseils, ils ne commenceront que le lundy d’apres Pasques, de maniere que celuy de Finances ne sera que le mardy.<lb/>Je suis bien ayse de vous mander ce detail afin de vous oster tous les doutes que vous pourriez avoir là dessus.<lb/>Je rouvre ma lettre pour vous dire que je ne passeray pas par Clermont, et que j’iray par Compiegne et Senlis. De là, je ne scais pas encore si j’iray par Luzarches ou par Louvres. Si c’est par le dernier, je passeray dans Paris pour me rendre à Saint Germain le jour que je vous ay dit, le chemin estant plus beau par dans la ville que par la traverse.<lb/>Je verray demain Doullens, et apres, il n’y aura aucune des mes places sur cette frontiere que je n’aye vue. »</p>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 348.</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1678/1678" encodinganalog="3.1.3">26 mai 1678</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé à la BnF sous la cote S. F. 5361, f. 510.</p>
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                  <p>Roi de France de 1643 à 1715.</p>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Au camp de Nucker, 26 may 1678<lb/>Je pars samedy, et seray mardy de bonne heure à Saint Germain. J’ecris à la Reyne pour qu’elle ordonne que l’on meuble mon appartement de Saint Germain d’esté. Dites à du Metz que je souhaite de trouver cela quand j’arriveray.<lb/>Les affaires vont tres bien en Angleterre. J’attends à tout moment la nouvelle de la signature d’un traité qui sera suivy apparemment d’une paix faite sur les conditions que j’ay proposées. Je n’ay point eu encore de reponse de Hollande mais, pour les nouvelles de Bruxelles, il paroist que tout y va à souhait pour faire reussir ce que je desie. Je crois que vous ne serez pas fasché de me voir de retour avec la gloire qu’une si grande affaire me doit donner. »</p>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 419-420.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de Colbert concernant l’achat d’ormes pour Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1681/1681" encodinganalog="3.1.3">6 septembre 1681</unitdate>
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                  <p>Cette lettre a été publiée d’après l’original alors conservé à la BnF sous la cote S. F. 5361, f. 510.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Sceaux, 6 septembre 1681<lb/>Ayant besoin d’un nombre de 8 à 10000 ormes des plus beaux que l’on puisse trouver en Normandie pour les plants des maisons royales, j’envoye à Rouen le nommé Jacques Julien pour en chercher partout et les faire lever et amener à Versailles et à Saint Germain dans le temps qu’il conviendra.<lb/>Je vous prie de luy donner un des archers de la prevosté de l’Hostel qui sont aupres de vous pour aller dans tous les lieux où seront lesdits ormes, les marquer et les enlever, en les payant au prix ordinaire. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Pierre Clément, Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. VI, Justice et police, affaires religieuses, affaires diverses, Paris, Imprimerie impériale, 1869, p. 419-420.</p>
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                <persname id="atom_19355_actor">Rabutin-Chantal, Marie (de), marquise de Sévigné</persname>
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              <p>Publié</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de madame de Sévigné à sa fille concernant l’installation de la reine d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">3 janvier 1689</unitdate>
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                <p>« A Paris, lundi 3 janvier 1689<lb/>[…] Le roi d’Angleterre a été pris, dit on, en faisant le chasseur et voulant se sauver. Il est à Witehal. Il a son capitaine des gardes, ses gardes, ses mylords à son lever, mais tout cela est fort bien gardé. Le prince d’Orange à Saint James, qui est de l’autre coté du jardin. On tiendra le parlement : Dieu conduise cette barque. La reine d’Angleterre sera ici mercredi ; elle vient à Saint Germain pour etre plus pres du Roi et de ses bontés. »</p>
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                <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, Recueil des lettres de madame de Sévigné, nouvelle édition, t. 7, Paris, Bossange, Masson et Besson, 1801, p. 77-79.</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de madame de Sévigné à sa fille concernant l’installation de la Cour d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1689</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« A Paris, mercredi 5 janvier 1689<lb/>[…] Vous allez voir, par la nouvelle d’aujourd’hui, comme le roi d’Angleterre s’est sauvé de Londres, apparemment par la bonne volonté du prince d’Orange. Les politiques raisonnent et demandent s’il est plus avantageux à ce roi d’être en France : l’un dit oui, car il est en sureté et il ne courra pas le risque de rendre sa femme et son fils ou d’avoir la tete coupée, l’autre dit non car il laisse le prince d’Orange protecteur et adoré des qu’il y arrive naturellement et sans crime. Ce qui est vrai, c’est que la guerre nous sera bientot declarée, et que peut etre meme nous la declarerons les premiers. Si nous faisions la paix en Italie et en Allemagne, nous pourrions vaquer à cette guerre angloise et hollandoise avec plus d’attention ; il faut l’esperer, car ce seroit trop d’avoir des ennemis de tous cotés. Voyez en un peu où me porte le libertinage de ma plume, mais vous jugerez bien que les conversations sont pleines de ces grands evenemens.<lb/>[…]<lb/>Nous allons vaque presentement à la reception de Leurs Majestés angloises, qui seront à Saint Germain. Madame la Dauphine aura un fauteuil devant cette reine, quoiqu’elle ne soit pas reine, parce qu’elle en tient la place. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, Recueil des lettres de madame de Sévigné, nouvelle édition, t. 7, Paris, Bossange, Masson et Besson, 1801, p. 86-89.</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Lettre de madame de Sévigné à sa fille concernant l’installation de la Cour d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">10 janvier 1689</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Paris, lundi 10 janvier 1689<lb/>[…] L’abbé Tetu est dans une insomnie qui fait tout craindre. Les medecins ne voudroient pas repondre de son esprit ; il sent son etat et c’est une douleur : il ne subsiste que par l’opium ; il tache de se divertir, de se dissiper, il cherche des spectacles. Nous voulons l’envoyer à Saint Germain pour y voir le roi, la reine d’Angleterre et le prince de Galles : peut on voir un evenement plus grand et plus digne de faire de grandes diversions ? Pour la fuite du roi, il paroit que le prince [d’Orange] l’a bien voulu. Le roi fut envoyé à Excester où il avoit dessein d’aller : il etoit fort bien gardé par le devant de sa maison, et toutes les portes de derriere etoient ouvertes. Le prince n’a point songé à faire perir son beau père ; il est dans Londres à la place du roi, sans en prendre le nom, ne voulant que retablir une religion qu’il croit bonne et maintenir les loix du pays sans qu’il en coute une goutte de sang : voilà l’envers tout juste de ce que nous pensons de lui ; ce sont des points de vue bien differents. Cependant, le Roi fait pour ces Majesté angloises des choses toutes divines ; car n’est ce point etre l’image du Tout Puissant que de soutenir un roi chassé, trahi, abandonné ? La belle ame du Roi se plait à jouer ce grand role. Il fut au devant de la reine avec toute sa maison et cent carrosses à six chevaux. Quand il aperçut le carrosse du prince de Galles, il descendit et l’embrassa tendrement, puis il courut au devant de la reine qui etoit descendue, il la salua, lui parla quelque tems, la mit à sa droite dans son carrosse, lui presenta Monseigneur et Monsieur, qui furent aussi dans le carrosse, et la mena à Saint Germain, où elle se trouva toute servie comme la reine, de toutes sortes de hardes, parmi lesquelles etoit une cassette tres riche avec six mille louis d’or. Le lendemain, il fut question de l’arrivee du roi d’Angleterre à Saint Germain, où le Roi l’attendoit : il arriva tard ; Sa Majesté alla au bout de la salle des gardes au devant de lui ; le roi d’Angleterre se baissa fort, comme s’il eut voulu embrasser ses genoux ; le Roi l’en empecha et l’embrassa à trois ou quatre reprises fort cordialement. Ils se parlerent bas un quart d’heure ; le Roi lui presenta Monseigneur, Monsieur, les princes du sang et le cardinal de Bonzi ; il le conduisit à l’appartement de la Reine, qui eut peine à retenir ses larmes. Apres une conversation de quelques instans, Sa Majesté les mena chez le prince de Galles, où ils furent encore quelque tems à causer, et les y laissa, ne voulant point etre reconduit, et disant au roi : « Voici votre maison, quand j’y viendrai vous m’en ferez les honneurs, et je vous les ferai quand vous viendrez à Versailles ». Le lendemain, qui etoit hier, madame la Dauphine y aller, et toute la Cour. Je ne sais comme on aura reglé les chaises de ces princesses, car elles en eurent à la reine d’Espagne, et la reine mere d’Angleterre etoit traitée comme fille de France : je vous manderai ce detail. Le Roy envoya dix mille louis d’or au roi d’Angleterre. Ce dernier paroit vieilli et fatigué, la reine maigre et des yeux qui ont pleuré, mais beaux et noirs, un beau teint un peu pale, la bouche grande, de belles dents, une belle taille et bien de l’esprit ; tout cela compose une personne qui plait fort. Voilà de quoi subsister longtems dans les conversations publiques. »</p>
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                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, Recueil des lettres de madame de Sévigné, nouvelle édition, t. 7, Paris, Bossange, Masson et Besson, 1801, p. 94-95.</p>
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                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">12 janvier 1689</unitdate>
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                <p>« A Paris, mercredi 12 janvier 1689<lb/>Vous etes retirée à cinq heures du roi ; vous avez donc fait vos rois à dîner : vous etiez en fort bonne compagnie, et aussi bonne qu’à Paris. Il ne tiendra pas à moi que l’archevêque [d’Aix] ne sache que vous etes contente de lui ; je le dis l’autre jour à madame de La Fayette, qui en fut fort aise ; elle a resolu que vous ne preniez point tous deux l’esprit ni les pensées de Provence.<lb/>Mais parlons du roi et de la reine d’Angleterre ; c’est quelque chose de si extraordinaire d’avoir là cette Cour, qu’on s’en entretien sans cesse. On tache de regler les rangs et de faire vie qui dure avec gens si loins d’etre retablis. Le Roi disoit l’autre jour, et que ce roi etoit le meilleur homme du monde, qu’il chassoit avec lui, qu’il viendroit à Marly, à Trianon, et que les courtisans devoient s’y accoutumer. Le roi d’Angleterre ne donne pas la main à Monseigneur et ne le reconduit pas. La reine n’a point baisé Monsieur, qui en boude ; elle a dit au Roi : Dites moi comment vous voulez que je fasse ; si vous voulez que ce soit à la mode de France, je saluerai qui vous voudrez : pour la mode d’Angleterre, c’est que je ne baisois personne. Elle a été voir madame la Dauphine, qui est malade et qui l’a reçue dans son lit. On ne s’assied point en Angleterre ; je crois que les duchesses feront avec elle à la mode de France, comme avec sa belle mère. On est fort occupé de cette nouvelle Cour.<lb/>Cependant le prince d’Orange est à Londres, où il fait mettre des Mylords en prison ; il est severe et il se fera bientot hair. M. de Schomberg est general ds armées en Hollande, à la place de ce prince, et son fils a la survivance : voilà le masque bien levé. »</p>
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                <p>Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, Recueil des lettres de madame de Sévigné, nouvelle édition, t. 7, Paris, Bossange, Masson et Besson, 1801, p. 123-124.</p>
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                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">26 janvier 1689</unitdate>
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                <p>« A Paris, mercredi 26 janvier 1689<lb/>[…] Peut etre que le prince d’Orange n’aura pas le tems cette année de songer à la France ; il a des affaires en Angleterre et en Irlande, où l’on veut armer pour le Roi : nos mers sont toutes emues, il n’y a que notre Mediterranée qui soit tranquille. Je ne sais à qui en ont vos femmes avec leurs vœux extravagans ; je voudrois y ajouter de ne plus manger d’oranges et de bannir l’oranger en arbre et en couleur : ce devroit être sur nos cotes que l’on fit toutes ces folies.<lb/>Je crois, en verité, que le roi et la reine d’Angleterre sont bien mieux à Saint Germain que dans leur perfide royaume. Le roi d’Angleterre appelle M. de Lauzun son gouverneur, mais il ne gouverne que ce roi, car d’ailleurs sa faveur n’est pas grande. Ces Majestés n’ont accepté de tout ce que le Roi vouloit leur donner que cinquante mille francs, et ne veulent point vivre comme des rois ; il leur est venu bien des Anglois, sans cela ils se reduiroient encore à moins : enfin, ils veulent faire vie qui dure. »</p>
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                <p>Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, Recueil des lettres de madame de Sévigné, nouvelle édition, t. 7, Paris, Bossange, Masson et Besson, 1801, p. 123-124.</p>
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                <p>Fille du comte-électeur Charles Ier Louis du Palatinat, elle épousa Philippe, duc d’Orléans et frère cadet de Louis XIV.</p>
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              <p>Publié</p>
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                <p>« Je vous écris le cœur bien troublé, et j’ai pleuré hier toute la matinée. La bonne et pieuse reine d’Angleterre est morte hier matin à Saint Germain, à sept heures. Assurément elle doit être au ciel. Elle ne gardait pas un liard pour elle, et donnait tout aux pauvres ; elle faisait vivre des familles entières ; elle n’a jamais tenu un propos méchant sur qui que ce soit, et si l’on se mettait à l’entretenir sur le chapitre du prochain, elle disait : « Si c’est du mal de quelqu’un, je vous prie, ne le dites pas ». Elle a soutenu ses malheurs avec une résignation parfaite ; elle était polie et agréable, quoique bien loin d’être belle ; elle était toujours gaie et faisait constamment l’éloge de notre princesse de Galles. Je l’aimais beaucoup ; sa mort me serre le cœur. »</p>
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                <p>Élisabeth-Charlotte de Bavière, duchesse d’Orléans, Nouvelles lettres de madame la duchesse d’Orléans, mère du régent, née princesse palatine, éd. Pierre-Gustave Brunet, Paris, Charpentier, 1853, p. 152.</p>
              </bibliography>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est de toute fausseté que la reine d’Angleterre ait laissé de grosses sommes. Elle a entretenu son fils ainsi que tous ses gens, elle a donné des pensions à la plupart de ses dames, elle a soutenu des familles entières d’Anglais, elle se privait du nécessaire afin de secourir les pauvres dans les hôpitaux. Sous le rapport de la cupidité elle n’était nullement italienne, car elle n’a jamais mis un liard de côté. On peut dire qu’elle avait toutes les vertus royales. Son unique défaut (personne n’est parfait) est d’avoir poussé la dévotion à l’extrême ; mais elle l’a payé cher, car c’est la cause de tous ses malheurs. Elle ne pouvait ici faire des économies, car elle n’était pas régulièrement payée ; elle a été forcée d’emprunter de l’argent et de contracter des dettes ; il n’est pas vrai que ses domestiques aient pillé ses meubles, car elle était logée à Saint Germain dans les meubles du Roi.<lb/>On a vu peu de reines d’Angleterre être heureuses, et, en ce pays là, les rois non plus n’ont pas beaucoup de bonheur. »</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Élisabeth-Charlotte de Bavière, duchesse d’Orléans, Nouvelles lettres de madame la duchesse d’Orléans, mère du régent, née princesse palatine, éd. Pierre-Gustave Brunet, Paris, Charpentier, 1853, p. 210.</p>
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                <p>« La nation anglaise est une nation méchante, fausse et ingrate. La plupart des gens de qualité qui étaient à Saint Germain et que la feue reine soutenait, en s’imposant personnellement les plus grandes privations, se déchaînent contre elle et disent mille mensonges de cette reine, qui était si vertueuse et si pieuse. Cela me remplit de courroux. »</p>
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                <p>Élisabeth-Charlotte de Bavière, duchesse d’Orléans, Nouvelles lettres de madame la duchesse d’Orléans, mère du régent, née princesse palatine, éd. Pierre-Gustave Brunet, Paris, Charpentier, 1853, p. 210.</p>
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                <p>Roi de France de 1715 à 1774.</p>
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                <p>« A Versailles, ce 22 janvier 1770<lb/>Mon cher petit fils,<lb/>Je suis charmé que vous ayez fait vos Rois gaiement, mandez m’en un peu de détails, car je sus charmé de voir que vous vous amusez convenablement à votre état. Nos glacières sont pleines et je pars pour la chasse à Saint Germain par un temps qui me paraît assez beau.<lb/>Je vous embrasse de tout mon cœur, mon cher petit fils.<lb/>Louis »</p>
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                <p>Philippe Amiguet (éd.), Lettres de Louis XV à l’infant Ferdinand de Parme, Paris, Grasset, 1938, p. 148.</p>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« A Versailles, ce 12 février 1770<lb/>Mon cher petit fils,<lb/>Je suis très aise que votre épouse soit aussi bien que vous me le marquez par votre lettre du 27 janvier. Je pars pour la chasse à Saint Germain, mais je ne sais si je pourrai chasser, car il gèle très fort.<lb/>Je vous embrasse de tout mon cœur, mon cher petit fils.<lb/>Louis »</p>
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                <p>Philippe Amiguet (éd.), Lettres de Louis XV à l’infant Ferdinand de Parme, Paris, Grasset, 1938, p. 149.</p>
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                <unitdate normal="1770/1770" encodinganalog="3.1.3">19 février 1770</unitdate>
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                <p>« A Versailles, ce 19 février 1770<lb/>Mon cher petit fils,<lb/>Je vous remercie du détail que vous me faites de vos Rois. Je vais tout à l’heure à la chasse à Saint Germain, par un assez grand vent, mais pas comparable à celui qu’il faisait hier.<lb/>Je vous embrasse de tout mon cœur, mon cher petit fils.<lb/>Louis »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>Philippe Amiguet (éd.), Lettres de Louis XV à l’infant Ferdinand de Parme, Paris, Grasset, 1938, p. 149.</p>
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                <unitdate normal="1772/1772" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1772</unitdate>
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                <p>« A Marly, ce 1er mars 1772<lb/>Mon cher petit fils,<lb/>Vos courriers ont aussi retardés mais pas autant que les nôtres. Je ne croyais pas Boulogne si curieux que vous me le mandez. Ma santé est présentement bien rétablie et je suis venu ici passer mes jours gras non pour aller au bal, mais pour être plus près de la forêt de Saint Germain en Laie où je chasse dans l’hiver. Je suis bien fâché de la continuité de l’indisposition de votre épouse. Je ne lui écris pas de crainte de la fatiguer. A Dieu, mon cher petit fils, je vous embrasse de tout mon cœur.<lb/>Louis »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>Philippe Amiguet (éd.), Lettres de Louis XV à l’infant Ferdinand de Parme, Paris, Grasset, 1938, p. 199.</p>
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                <p>Quotidien</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Annonce de l’installation d’une maison de retraite des Légionnaires au château du Val</unittitle>
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                <unitdate normal="1927/1927" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1927</unitdate>
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                <p>« Une exquise résidence du XVIIe siècle va devenir la maison de retraite des Légionnaires<lb/>Si vous longez l’admirable terrasse de Saint-Germain puis vous enfoncez dans la forêt, vous trouvez, à flanc de coteau, dominant la vallée de la Seine, entre Saint-Germain-en-Laye et Maisons-Laffite, le château du Val, aux lignes pures et belles. Mansart le construisit ; Desjardins et Le Hongre le décorèrent ; Le Nôtre, alentour, dessina un parc à la française. La beauté simple de la façade se révèle aux yeux du promeneur à travers une merveilleuse grille.<lb/>C’est en 1669 que Louis XIV fit construire cette demeure. En cet endroit, jadis, Henri Iv se plaisait à chasser et Louis XIIII y fit plus tard élever un pavillon pour y reposer sa santé compromise.<lb/>Pendant des années, dans ce château qui abritait sa magnificence parmi les frondaisons magnifiques de la forêt de Sainte-Germain, la société la plus brillante se donna rendez-vous. Tour à tour, sous Louis XV et sous Louis XVI, il fut la résidence préférée des grands favoris : la Pompadour, les Brancas, les Lamarck, plus tard le maréchal et la maréchale de Beauvau. Les salons entendirent bien des confidences, sinon des propos brillants ; les pavanes et les gavottes y retentirent, et aussi les conversations profondes des philosophes, car Rousseau, Voltaire, d’Alembert, Turgot, Necker, Condorcet, Malesherbes en furent les familiers. Sous l’Empire, Napoléon y donna, avec sa cour, des fêtes brillantes.<lb/>Et, depuis lors, riche d’un grand passé, le château du Val a conservé son caractère et son charme. Il le conservera désormais. M. Lacoste, le dernier propriétaire, en a très généreusement fait don à la Société de la Légion d’honneur afin d’y installer une maison de retraite pour les légionnaires les plus méritants.<lb/>Une merveille d’architecture qui eût peut-être été dégradée ou délaissée sera ainsi préservée. Dans le parc, les grottes de Francini seront conservées, et rien ne sera détruit de ce qui fait le charme, la poésie et la douceur de ce coin d’Ile-de-France.<lb/>Ceux qui auront bien mérité le ruban rouge et que la vie aura éprouvée pourront y venir achever une vieillesse heureuse, sur ces hauteurs que l’on nommait, au XVIIIe siècle, la « Montagne Bon Air ».<lb/>Cinquante chambres sont prévues. La Société de la Légion d’honneur paiera une partie des frais de la pension et la légionnaire l’autre partie. On songe à réserver quelques chambres aux légionnaires les plus éprouvés et qui vivraient là gratuitement. La maison que l’on aménage sera confortable et moderne à souhait, et un immense parc sera réservé aux pensionnaires.<lb/>Tous ceux qui voudraient y être admis peuvent écrire au secrétaire général de la « Société de la Légion d’honneur, 1, rue de Solférino. Heureux seront les cinquante légionnaires qui pourront, dans un site aussi merveilleux, connaître les loisirs et le repos qu’ils auront chèrement gagnés.<lb/>Jean Delage »</p>
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                <p>L’Echo de Paris, n° 16490, 27 avril 1927,  p. 1.
<lb/></p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Le Figaro</unittitle>
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              <note>
                <p>Fondé par Jean Hippolyte Auguste Delaunay de Villemessant et Benoît Jouvin en 1854. Reprend le titre du Figaro de 1826.</p>
              </note>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’inauguration du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1867</unitdate>
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                <p>« Inauguration du musée de Saint-Germain<lb/>Cette intéressante cérémonie, pour employer la formule des lettres d’invitation, a été, hier dimanche, favorisée par une pluie diluvienne ; je dis favorisée car, dans un musée où l’on collectionne les antiquités antédiluviennes, cette averse pouvait donner une idée assez nette de ces grands cataclysmes qui ont détruit les peuples dont nous allons examiner les reliques.<lb/>De beaux massifs de rhododendrons et d’azalées avaient été disposés devant le château, dont l’entrée et le pont sur le fossé qui la précède avaient été recouverts d’un velours vert et or. La haie était faite entre la gare et le château par les pompiers de Saint-Germain-en-Laye. Derrière eux, se pressaient, bannière en tête, les corporations, les orphéons, les sociétés de toutes les localités environnantes : Paris, pour sa part, avait député une escouade de sergents de ville. A trois heures, l’arrivée du train impérial fut signalée par la décharge de ces boîtes qui, dans les chefs-lieux de cantons, remplacent l’artillerie avec tant d’avantage pour nos tympans.<lb/>L’Empereur fut reçu à l’entrée du pont par M. de Neuwerkerke, M. Bertrand, l’archéologue érudit, tout récemment nommé directeur-conservateur du musée, M. Millet, l’architecte du château, M. Beaune, attaché depuis longtemps au musée et l’auteur d’une excellente brochure sur ces collections, à laquelle on ne peut d’autre reproche que celui d’être trop courte, MM. de Reffie, commandant du Génie, officier d’ordonnance de l’Empereur, et de Mortillet, le savant géologue qui, tous deux, peuvent être rangés parmi les créateurs du musée, et qui ont tant fait pour l’histoire de nos origines, le premier pour l’époque romaine et le second pour les temps anté-historiques.<lb/>L’Empereur pénétra sur le champ dans les salles du musée dont il est le fondateur. Au nombre des personnes qui l’accompagnaient, j’ai remarqué, outre celles que je viens de nommer, les membres de la commission d’organisation du musée, M. Viollet-le-Duc, M. Maury, M. Pereire, qui a donné des antiquités d’une grande valeur, M. Lartet, le fondateur, avec M. Boucher de Perthes, auteur de l’Histoire de l’homme avant le déluge. M. Lartet a reçu hier sa nomination d’officier de la Légion d’honneur.<lb/>Les collections, admirablement classées, commencent précisément par ces premiers vestiges de la présence de l’homme en Gaule, réunis dans la première salle, à l’entrée de laquelle une pensée délicate a fait placer les bustes de M. Boucher de Perthes et de M. de Christy, qui, de l’un et de l’autre côté de la Manche, ont reculés nos origines primordiales jusqu’à une époque où l’Inde et l’Egypte étaient sauvages et désertes. C’est l’époque des alluvions quaternaires. Les monuments qui nous restent des hommes de ce temps sont des haches et des couteaux de silex non poli, trouvés enfouis à huit mètres de profondeur, auprès d’Abbeville, d’Amiens et même de Paris. Plus tard, à l’époque des cavernes, à l’âge du renne dont les reliques sont déposées dans la seconde moitié de cette salle, l’art s’est développé. Avec les mêmes armes de pierre non polie, on trouve des os sculptés et des poteries, et, chose étrange, l’homme de cet âge perdu dans le passé, ce peuple dont il ne reste point un souvenir, avait un sentiment artistique réel.<lb/>M. Bertrand a fait admirer au souverain une sorte de poignard taillé dans un bois de renne, dont le manche représente avec une fidélité remarquable l’animal même qui a fourni la matière de l’arme.<lb/>A côté, un autre poignard en ivoire est sculpté en forme de mammouth. Ainsi, à cette époque, les forêts françaises recelaient des hôtes tels que le grand élan, dont une ramure gigantesque domine toute la salle, le mammouth, le grand lion, l’ours et le tigre des cavernes, tous disparus aujourd’hui, l’aurochs à le veille de disparaître et le renne refoulé aujourd’hui dans les régions glaciales ; les chasseurs d’alors devaient déjà se plaindre cependant de la diminution du gibier, car leurs ancêtres de la période des alluvions pouvaient, en outre, exercer leur adresse sur l’hippopotame. Mais enfin il faut se contenter de ce que l’on a, et lorsqu’il reste des ours de trois mètres de hauteur à tuer avec des pierres pointues, cela procure encore quelques émotions.<lb/>Cette salle est complétée par une admirable collection d’antiquités à l’âge de la pierre en Danemark, offerte par Frédéric VII.<lb/>La seconde et la troisième pièces sont consacrées à ces monuments de granit brut, nommés autrefois druidiques et baptisés aujourd’hui de la qualification peu compromettante de mégalithiques.<lb/>La croyance qui les attribuait aux Gaulois était trop ancienne pour pouvoir durer plus longtemps, et maintenant tout le monde s’occupe avec ardeur à la renverser. Seulement, chaque archéologue substitue aux Gaulois un peuple différent, si bien que j’imagine que ces grandes pierres ont simplement été superposées par le diable pour empêcher la bonne harmonie de jamais s’établir entre les historiens.<lb/>Mais rien ne pourra mieux faciliter l’étude de cette question pendante que le musée gallo-romain.<lb/>Ici on trouve rapprochés les objets trouvés sous les monuments mégalithiques et les modèles de ces monuments, exécutés à l’échelle d’un vingtième, par M. Maître, avec une perfection admirable que l’Empereur a remarquée. Le plus grand de ces modèles est celui du dolmen de Gaur-Iniz, dans le Morbihan. Les sculptures de cette grotte artificielle ont été moulées et tapissent les murs. J’avoue qu’il faut les yeux de la foi pour voir des caractères ou même des hiéroglyphes dans des courbes qui me semblent être tout simplement des ornements et, en pensant à tous les efforts d’imagination dont ces dessins ont été l’objet, je plaignais les archéologues de l’an 6000, qui se casseront la tête pour comprendre le sens symbolique des vermicelles dont les murs du Louvre sont enjolivés.<lb/>Non loin de ce dolmen est le gigantesque menhir de Locmariaker, haut de vingt-deux mètres, avant qu’il n’eût été brisé par la foudre en quatre morceaux.<lb/>Dans une vitrine sont exposés les plus beaux objets trouvés dans les dolmens qui sont des tombeaux. Là, sont les dépouilles du dolmen découvert tout récemment à Argenteuil, puis les intéressantes antiquités trouvées en Bretagne, haches et anneaux de cuivre poli. Dans une autre vitrine ont été réunis de curieux échantillons d’armes en silex, provenant des ateliers de fabrication de ces armes découverts à Pressigny-le-Grand.<lb/>La quatrième salle, dans le donjon, est consacrée au médailler et aux inscriptions gauloises en caractères grecs ou romains, mais en langue inconnue. Vainement, Sa Majesté a fait appel à l’immense érudition de M. Maury ; l’auteur du dictionnaire lui-même dut reconnaître qu’il ne pouvait traduire ces mots étranges.<lb/>Au second étage, l’Empereur visita d’abord, dans le donjon, la bibliothèque où ont été provisoirement déposés les bijoux : de lourds cercles d’or, quelques-uns des très rares ornements de métal trouvés dans les dolmens, et enfin l’admirable, que dis-je, l’adorable vase d’argent d’Alise. Pour reprendre l’ordre chronologique, après l’âge de la pierre polie, l’époque mégalithique, nous arrivons à la période lacustre, dont les restes occupent la cinquième salle. Les peuplades de la Suisse et de quelques autres points habitaient alors des cabanes bâties au-dessus des eaux des lacs, et les objets dont ils faisaient usage ont été conservés dans la vase tourbeuse du fond. Ce ne sont plus seulement des pierres, des os, des poteries et des métaux, ce sont des grains de blé, des étoffes, des noisettes et des filets.<lb/>Un morceau de tulle d’une finesse extrême date de plusieurs milliers d’années. La sixième salle est consacrée à l’âge du bronze, et la septième à l’âge du fer, à l’époque gauloise proprement dite. La fusion se fait lentement. Après n’avoir trouvé que du bronze on commence à voir du fer se mêler au premier métal dans les tombes, et enfin on arrive aux sépultures gauloises des derniers siècles où les armes en bronze ont entièrement disparu. Cette salle contient, en outre, des imitations d’objets remarquables dont le musée n’a pu se procurer les reproduits [sic] exécutés avec une merveilleuse et pour ainsi dire stupéfiante fidélité par un artiste italien attaché à l’administration du Louvre, M. Pinelli. Au centre de la pièce est un vase restauré par lui, qui a été trouvé brisé en cent soixante et un morceaux.<lb/>Deux dernières salles sont consacrées à tous les objets se rapportant à l’histoire de César, elles seront, selon l’heureuse expression de M. Beaune, « le meilleur commentaire des Commentaires ». C’est là que se trouve la seule épée romaine connue, des balles coniques qui se lançaient avec la fronde, des plans-reliefs des sièges et des camps retranchés, et enfin quelques moulages de la colonne Trajane, devant lesquels l’Empereur s’arrêta longuement, étudiant l’incompréhensible figure d’un instrument de guerre inconnu. Cette collection occupe l’immense salle des fêtes et du rez-de-chaussée [sic] et une dernière salle où sont déposés des moulages et des reproductions extrêmement curieuses de machines de guerre romaines : balistes, catapultes, scorpions, etc. Des expériences ont été faites avec ces machines, et l’on a pu envoyer des flèches et des pierres à deux cent cinquante mètres.<lb/>Là s’arrêtent pour le moment ces galeries toutes nouvelles, improvisées en quelques années, qui doivent embrasser l’immense espace de temps qui s’est écoulé depuis l’apparition de l’homme en Gaule jusqu’à la dissolution de l’empire de Charlemagne et la formation de la France actuelle.<lb/>Vers quatre heures, après avoir félicité l’architecte du château et les organisateurs, Sa Majesté reprit le chemin de Paris.<lb/>Charles Boissay »</p>
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                <p>Charles Boissay, « Inauguration du musée gallo-romain », Le Figaro, 14e année, n° 179, 14 mai 1867, p. 3
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k270746w/f3.item</p>
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              <note>
                <p>Hebdomadaire fondé par Théophraste Renaudot. Le titre de la page de titre annuelle varie fréquemment.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la mort de Louis XIII au Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« [p. 341] Relation de ce qui s’est passé jusques à present de plus memorable en la maladie du Roy<lb/>Ce poete qui appeloit nostre monarque « la merveille des rois et le roy des merveilles » n’en disoit pas assez : sa vie est une suite de miracles, desquels attendant la continuation, l’honneur que Sa Majesté m’a fait de me commettre la plume publique pour declarer à ses peuples, voire à tout le monde, ses belles actions fait autant reconnoistre mes forces inegales à une charge si importance et qui regarde la chose la plus delicate qui se puisse rencontrer dans le commerce des hommes, qui est leur reputation, comme il m’oblige à faire mes petits efforts pour eviter au moins le reproche d’avoir laissé ensevelir dans l’oubli les beaux exemples que fournissent à tout le monde ces royales et chrestiennes actions, qui seront autant de precieuses reliques aux siecles à venir. Dans lesquels, entre les autres vertus qui font admirer ce grand prince, sa foy, par un effet contraire à sa nature, fera des mecreans, aucun ne pouvant croire ce qui s’en dira, ce que feroyent encor beaucoup moins ceux qui ne le verroyent point consigné dans nos memoires, d’autant plus croyables qu’ils sont mis au jour en mesme temps que les choses dont ils traitent. Tout ainsi donc que les peintres s’efforcent à l’envi les uns des autres de representer naifvement les traits de l’auguste visage de ce monarque sans pareil, voyez ici [p. 342] depeints ceux de son esprit, qui vous apprendront que ce grand prince est encor plus grand par ses propres vertus que par la dignité qu’il possede du premier roy du monde et par la haute reputation de tant de conquestes.<lb/>Le Roy tomba malade le 21 fevrier dernier et bien que quelques bons intervalles, joints aux grand desir que nous avons de sa guerison, nous l’eussent fait croire, si est ce que son mal s’augmenta le dix neufieme de ce mois, de telle sorte que sa pieté le convia de penser à la fragilité de la vie humaine, pour laquelle ayant fait plusieurs excellentes meditations sur le sujet de sa mort, il fit ouvrir les fenestres de sa chambre du chasteau neuf de Saint Germain en Laye, où il est à present, et voyant par là l’eglise de Saint Denys : « voilà (dit il en la montrant) ma derniere maison, où je me prepare pour aller gayement ». Le soir du mesme jour, au lieu de la vie des saints qu’il se faisoit lire les jours precedents par l’un des secretaires de son cabinet, il lui commanda de lire le 17 chapitre de l’evangile selon saint Jean, où est ce passage : « ego te clarificavi in terra : nunc igitur clarifica me Pater ». Puis, il lui fit prendre l’Introduction à la vie devote et lire le chapitre « Du mespris de ce monde », et ensuite lui commanda de prendre le livre de Kempis, lequel ce secretaire voulant lire par ordre des chapitres, Sa Majesté lui mit la main sur celui « De la meditation de la mort ».<lb/>Le 20, le Roy fit sa declaration pour la regence de la Reine et le gouvernement de ses estats, dont vous avez ouy une partie, sur laquelle declaration il donna à entendre sa volonté [p. 343] avec un visage qui tesmoignoit grande satisfaction. Sa Majesté, entre les autres seigneurs et dames qui le vinrent visiter, receut ce jour là le duc de Vandosme.<lb/>Le 21, la princesse de Condé et le cardinal Mazarin eurent l’honneur de tenir sur les fonts monseigneur le Daufin, qui fut nommé Louis, selon la volonté du Roy, et le mareschal de Bassompierre fut receu à baiser les mains de Sa Majesté.<lb/>Le 22, le Roy se trouvant affoibli par la grandeur et continuation de sa maladie, à la premiere mention qui lui en fut faite, dist au père Dinet, jesuite : « Je suis ravi d’aller à Fieu, allons, mon pere, confessez moy », et recita le pseaume « Laetatus sum in his quae sunt mihi ». ce fait, il delibera de communier pour le viatic, en laquelle action il ne montra pas moins de prudence qu’en toutes les autres de sa vie, car Sa Majesté, prevoyant les differens qui pourroyent arriver entre plusieurs seigneurs presens, à qui tiendroit la nape de communion, dont les deux coins plus pres du Roy ont accoustumé d’estre tenus par les deux seigneurs plus qualifiez et les deux autres par deux aumosniers de Sa Majesté, Elle avoit dit à l’evesque de Meaux, son premier aumosnier, qu’il ne mist point de nape et n’estendit qu’un voile sur le lit de Sa Majesté, qu’elle seule tiendroit. Ce qu’on alloit faire, lorsque Monsieur, frere unique du Roy, et le prince de Condé arriverent en la chambre de Sa Majesté, laquelle, selon la presence de son esprit, dist à l’evesque de Meaux, lorsqu’il lui alla donner de l’eau benite à son ordinaire avant que de la communier, que ces deux princes ayans par leur arrivée terminé [p. 344] le different que l’on aprehendoit, il pouvoit faire mettre la nape sur son lit, ce qui fut fait, et le coin de la main droite du Roy tenu par Monsieur et l’autre par le prince de Condé, les deux autres coins furent tenus par les sieurs de Lesseville et Hyacinte, aumosniers du Roy estans de present en quartier. Ledit evesque de Meaux ayant auparavant dit la messe « pro infirmo » dans la chambre du Roy sur un autel à ce preparé, et ayant communiqué, le Roy et toute l’assistance reciterent tout haut le Confiteor. Puis l’evesque officiant donna l’absolution deprecatoire et presenta ensuite la sainte hostie au Roy, qui la receut dans son lit, tous les rideaux ouverts, avec des tesmoignages de pieté qui ne seroyent pas imaginables en un autre. Et la messe estant achevée, chacun se retira en grande tristesse, tous pleurans excepté le Roy, lequel affrontant la mort d’une contenance hardie, confirma par effet la creance qu’on a tousjours eue de la grandeur de son courage, et donna des preuves certaines de sa magnanimité et veritable force d’esprit, ce qui ne consiste pas à mespriser les perils, comme plusieurs font, quand ils en sont loin, mais bien à les braver en leur presence et surtout, disent les philosophes, ceux qui sont les plus grands, comme est la mort, qu’ils appellent à ce sujet le terrible des terribles, de l’apprehension de laquelle tous estoyent effrayez, mais non pas lui, leur trouble estant grandement accreu par les larmes de la Reine. Cette incomparable princesse, qui ne perdoit point le Roy de veue, [p. 345] avoit assité à la messe et à la communion de Sa Majesté ; pres de laquelle se tenant lors à genoux, tousjours fondante en pleurs, apres que le Roy lui eut tesmoigné par sa bouche les ressentimens qu’il avoit de sa vertueuse conduite, elle receut la benediction de Sa Majesté, comme aussi messeigneurs leurs enfans. Ensuite de quoy, le Roy demanda l’extreme onction. Mais la grande affection de tous les assistans faisoit qu’on ne vouloit desesperer que le plus tard qu’on pourroit de sa guerison, et par ce moyen se laissans doucement entrainer à l’usage qui a fait degenerer ce remede de la primitive Eglise, institué pour la convalescence des malades, en un dernier azole de ceux dont la santé est deseperée. Cette sainte onction fut differée jusques sur les quatre heures apres midi du mesme jour, et de cette heure là encores jusqu’au jeudi suivent. La piété de ce prince estoit telle qu’il en voulut etendre les effets jusqu’aux seigneurs qui le venoyent visiter. Entre lesquels il usa de ces mots au mareschal de La Firce : Je vous connois, lui dist il, pour un des plus honnestes, sages et vaillans gentilshommes de mes Estats ; mais me jugeant prest d’aller rendre compte à Dieu, je suis obligé de vous dire que je croi qu’il vous a laissé vivre un si grand aage pour vous donner temps de penser à votre conversion, et vous faire enfin reconnoistre qu’il n’y a qu’une religion en laquelle on puisse estre sauvé, qui est la catholique, apostolique et romaine, que je professe. Il incita aussi le mareschal [p 346] de Chastillon à en faire autant. L’après dinée, le duc de Vendôme s’estant mis à genoux près du Roy, comme la pluspart des autres seigneurs et dames luy venoient baiser la main en cette posture, il receut la bénédiction de Sa Majesté.<lb/>Le Roy receut le mesme jour la duchesse d’Elboeuf et ses enfans, et voulut voir le sieur de Gandelu, nagueres retourné de Flandres, où il estoit prisonnier de guerre. Puis, Sa Majesté s’estant enquise si, selon l’apparence, Elle pourroit passer la nuit, sur ce qu’on lui repartit que ses prieres et celles de ses sujets presentoyent à Dieu pour sa santé la sortiroyent de ce danger, Elle repartit ne demander pas absolument à Dieu d’en eschaper, estant entierement resignée à sa volonté, mais pour ce que les vendredis lui avoyent tousjours esté heureux, qu’Elle esperoit vivre au moins jusqu’au Vendredi suivant, pour recevoir lors le plus grand heur qui lui soit jamais arrivé. Pour cet effet, Elle ne voulut pas qu’on attendist jusqu’à ce jour là à lui donner l’Extreme Onction, qu’elle receut le jeudi 23 dudit mois à 9 heures et demie du matin, avec la plus grande résolution qui ne scauroit jamais croire, respondant à l’evesque de Meaux, qui lui donna ce dernier sacrement, à tous les pseaumes et litanies, et tesmoignant un courage plus qu’humain en une rencontre où l’humanité ne trouve que matière de desespoir. Mais il faloit que cet acte de la vie d’un si grand prince respondit à tous les precedens et qu’il servist comme de seau pour confirmer un chacun dans la haute estime en laquelle tout le monde le doit avoir, [p. 347] telle que tout ce que nous lisons de la fin des grands rois, empereurs et personnes plus illustres n’a rien qu’on puisse egaler à cette ci, que j’appelle fin non à nostre regard, puisque la France est encor’ si heureuse que de jouir de sa presence tant desirée et d’avoir ce grand Roy vivant, que Dieu lui conservera, s’il lui plaist, encor longues années ; mais fin à son égard puisque, l’ayant creue telle, il est d’autant plus à admirer qu’il la hardiment envisagée d’un esprit sain et vigoureux, et avec des forces qui manquent aux hommes mourans, lesquels cessent ordinairement plustost par foiblesse que par resolution de luiter contre les loix de la nature et de son autheur. Ce jour là, le mareschal de Vitri fut aussi receu du Roy, comme l’avoit esté auparavant le mareschal d’Estrée, et chacun lui baisant la main en pleurant, Sa Majesté, à l’objet de tant de visages baignez de larmes, en eut de la compassion qu’Elle tesmoigna proceder de la pitié qu’Elle avoit de leur tristesse, disant toutefois n’estre pas faschée qu’on la pleurast, puisque c’estoit une preuve certaine de l’affection que luy portoyent tous ses bons sujets, lesquels il n’aimoit pas moins qu’il estoit aimé d’eux. Sa Majesté donna charge ensuite au prince de Condé de faire entendre au duc de Chevreuse, aussi présent, qu’Elle ne lui vouloit point de mal. La Reine avoit fait apporter son lit du vieil chasteau dans le nouveau, près de la chambre du Roy, et s’estant mise à genoux au chevet de Sa Majesté, mais fondant toute en larmes, le Roy après un long entretien la pria de se consoler et se retirer [p. 348] un peu à l’écart de peur de l’affliger par sa tristesse. Il passa le reste de la journée en prieres et meditations pleines de transports qu’il faisoit eclorre par des paroles toutes divines et ravissantes. Il eut meilleure la nuit du 23 au 24, que l’on craignoit le plus.<lb/>Le 24, il fut exempt de l’accez ou redoublement qui lui estoit arrivé les jours precedens sur les dix à unze heures du matin, et se trouva si bien l’apres dinée qu’il commanda au sieur de Nielle, premier valet de sa garderobe, d’en remercier Dieu, comme il fit, chantant sur l’air que Sa Majesté lui avoit autrefois Elle mesme donné, cette paraphrase du sieur Godeau, qui commance Seigneur, à qui seul je veux plaire, et lui aida, et aux sieurs Campefort et Saint Martin, à faire un concert en sa ruelle sur de pareils cantiques.<lb/>Le 25, l’amandement de la maladie du Roy continuant, Sa Majesté fit faire collation de ses confitures de Versailles à la Reine, à la princesse de Condé, aux duchesses de Lorraine, de Longueville, de Vandosme et autres dames ; et la Reine, Monsieur, le prince de Condé, le cardinal Mazarin, les ministres d’Estat et autres officiers de Sa Majesté, qui luy ont rendu pendant toute sa maladie des preuves indubitables qu’ils continuent de leur affection, toute la Cour en un mot, commança de mieux espérer, comme elle fait encor à présent ; et cette convalescence, nonobstant les apprehensions, continue de bien en mieux, Dieux exauçant visiblement les prieres de plus de quarante millions d’ames.<lb/>A Paris, du bureau d’adresse, le 30 avril 1643.<lb/>[…]<lb/>[p. 359] De Saint Germain en Laye, le 1 may 1643<lb/>Ne vous pouvant donner de nouvelles plus importantes à cet estat et au bien de la chrestienté que celles de la santé du Roy, puisque vous avez eu la relation de sa maladie jusques au 25 du passé, je vous la continueray. Le vingt sixiesme ensuivant, Sa Majesté se porta encor un peu mieux. Mais le 27, nostre joye fut troublée par une nouvelle apprehension de fievre accompagnée des mesmes accidens que par le passé. Toutesfois, ils furent de peu de durée car, par la grace de Dieu, qui protege ouvertement la personne de Sa Majesté, tous ces accidens se diminuerent d’eux mesmes le lendemain 28, et tout alla de bien en miaux, avec un tel progrez que le 29, Sa Majesté se trouva en beaucoup meilleur estat qu’Elle n’avoit fait depuis longtemps. Cet amandement s’accreut encor le jour d’hier, de quoi chacun pouvoit assez juger par la gayeté peinte sur les visages de toute la cour, lequel amandement tous attribuoient aux ardentes prieres et saintes devotions de la Reine et à celles des sujets du Roy, à son exemple. Cette pieuse Reine ne s’estant pas contentée de l’assiduité qu’elle rend jour et nuit au chevet de Sa Majesté depuis le commancement de sa maladie, mais continuant depuis ce temps là ses prieres [p. 360] en particulier à toutes heures, comme elle les fait ici en public tous les jours à six heures du soir, dans la chapelle du vieil chasteau, où se trouvent souvent les princes, princesses, ministres d’Estat et autres seigneurs et dames. Dans laquelle les evesques, qui sont ici en grand nombre, et les aumosnier de Leurs Majestez, et autres ecclésiastiques, se relevent d’heure à autre pour continuer leurs devotions devant le saint sacrement qui y est exposé, la Musique du Roy y chantant plusieurs motets apres les litaniers et excitant le zele d’un chacun pour flechir d’autant plustost le Ciel à nos prieres. Mais ce que je ne puis taire, et qui ne paroistra pas le moins admirable en cette maladie, est qu’elle n’a pu empescher le Roy de donner tous les jours les ordres necessaires aux affaires de son Estat. Jusques là que le jour que Sa Majesté receut l’extreme onction, Elle disposa des seances que chacun devoit avoir dans le Conseil qu’Elle voulut estre tenu ce jour là par la Reine, suivant sa declaration testamentaire. Ce qui n’empescha pas toutefois que Sad. Majesté ne voulust que la Reine lui en fist le rapport à l’issue dudit Conseil. Aussi rien n’a t il empesché le Roy qu’il ne vacast tous les jours à la reception des seigneurs et dames qui venoyent visiter Sa Majesté, entre lesquels la duchesse de Guise, sa fille et ses deux fils, nagueres arrivez avec elle d’Italie, furent receuz de Sa Majesté le 29 du passé, qui vid aussi le mesme jour les sieurs de Manicamp et de Beringhen. Ce jourd’hui est encor arrivé pres de la personne du Roy le duc de Bellegarde.<lb/>[…]<lb/>[p. 401] La France en deuil<lb/>Le Roy est mort. Ne m’appellez plus l’agreable, appellez moi la desolée et pleine d’amertume, dit aujourd’hui la France apres la belle mere de Ruth dans l’histoire sacrée.<lb/>Dieu a t il donc repoussé les vœux de tant de personnes de toutes conditions, sexes et aages ? Ou nostre zele relasché et nos mains appesanties ne nous ont elles point arresté et suspendu les faveurs d’en haut ? Ou plustost l’extreme pieté de nostre bon Roy, qui demandoit pour lui le Ciel avec tant d’instance, n’a t elle point surmonté la nostre qui le vouloit retenir en terre ? Quoy qu’il en soit, nostre tristesse est arrivée à son dernier point par la perte du meillur, du plus juste et du plus victorieux monarque qui ait régi la France depuis plusieurs siècles. Et pour ce que nous trouvons quelque soulagement dans la connoissance des moyens qui ont contribué à notre perte, comme il elle en estoit moindre, voici la continuation du recit de la maladie du Roy, depuis le 30 du passé.<lb/>Les cinq jours suivans diminuerent beaucoup de la joye que l’amandement des precedens nous avoit fait concevoir. Car encor que le Roy eut quelques notables relasches, si est ce que le redoublement de sa fievre lui arrivant tous les jours et les autres accidens de sa maladie [p. 402] perseverans la rendoyent grandement perilleuse. Mais sa violence n’interrompit jamais les elancemens de son ame vers le Ciel, entre lesquels il tesmoignoit porter envie aux saints martyrs, dont il se faisoit lire la vie toutes les nuits qu’il passoit sans dormir. Et bien que ses veilles et le peu d’aliment qu’il prenoit lui deussent naturellement causer quelque resverie, il en a esté exempt comme par une grace speciale, la force de son esprit ne s’estant jamais relaschée, mesmes aux moindres choses : sa resignation a tousjours esté telle qu’ayant eu en suite quelque petite relasche qui relevoit l’espérance abbatue de quelques uns des assistans, il leur dist qu’il vouloit tenir tousjours son esprit dans l’indifference de mourir ou de vivre, selon qu’il plairoit à Dieu d’en ordonner, desirant neantmoins plustost le premier que le dernier, comme il montroit repetant souvent ces mots : Taedet animam meam vitae meae, ou s’il desiroit de vivre, il y ajoutoit incontinent que ce n’estoit que pour faire penitence au monde, y faire regner de plus en plus la pieté et la justice, et y procurer surtout une paix glorieuse à son estat, laquelle si Dieu ne lui permettoit pas de pouvoir faire tandis qu’il seroit sur la terre, son ame se prosterneroit incessamment devant Dieu pour l’impetrer de sa misericorde.<lb/>Mais ce qui ne doit pas estre de peu de consideration, comme il n’est pas un petit exemple à ceux qui gouvernent, Sa Majesté n’a jamais cessé durant toute sa maladie de donner ordre aux affaires de son Estat, dont elle entretenoit tous les jours la Reine, monseigneur le duc [p. 403] d’Orléans son frere, le prince de Condé, le cardinal Mazarin, son chancelier, le surintendant de ses finances et le sieur de Chavigni, avec une singuliere confiance.<lb/>Elle avoit le 5 de ce mois donné la coadjutorerie de l’archevesché d’Arles à l’evesque de aint. Pol, premier suffragant dudit archevesché, et l’evesché de Saint Pol à l’abbé de Grignan, frere dudit evesque de Saint Pol, et avant ce temps là et depuis receut humainement tous les princes, princesses, seigneurs et dames qui le venoyent visiter et compatir à son mal, tous lesquels comme il me seroit malaisé de vous nommer, ainsi ne vous puis je taire, sans oublier les principaux traits de l’esprit de Sa Majesté, les entretiens qu’Elle eut avec quelques uns de ceux qui sont venus à ma connoissance. Elle tesmoigna au duc de Vendosme un grand contentement de le voir de retour, comme Elle avoit receu un sensible deplaisir à son absence, ce qu’Elle lui feroit connoistre par tous les effets possibles et le regret qu’Elle avoit du passé. Elle en dist autant à la duchesse de Guise. Le duc d’Engoulesme s’estant approché de son lit, le Roy lui montra son estomac amaigri par la longueur de sa maladie, lui faisant remarquer comme la qualité de roy n’exemptoit aucun des infirmitez attachées à la condition humaire. Et montrant au sieur de Liencour ses bras decharnez, lui dist cette belle sentence : Memento homo quia cinis et et in cinerem reverteris. Aussi possédoit il tellement tous les passages sacrez qu’on ne lui avoit pas plustost [p. 404] commancé le verset d’un pseaume qu’il l’achevoit. Il estoit si bien instruit en tous les points de l’escriture qu’au lieu que les autres entendent les choses par les mots, il entendoit les mots par les choses mesmes, dont l’usage lui avoit rendu la langue latine aussi familiere que la nostre. Le sieur de Ventadour l’aisné, ecclesiastique, estant venu coucher en son antichambre le huitieme de ce mois pour l’entretenir de discours de devotion quand il ne faisoit plus lire dans les livres sacrez, il se plaignit souvent à lui de son mal, non pour autre raison, disoit-il, sinon qu’il l’empeschoit de prier Dieu aussi librement comme il le desiroit. Il ne pouvoit ouir parler d’aucune matiere de devotion qu’il n’y respondist de parole ou de geste. Et quand la force de son mal eut abatu celle de son corps, voire estant mesme proche de sa fin et un peu devant sa mort, à chaque mention qu’il entendoit faire de Dieu et des choses saintes, il levoit incontinent les yeux au Ciel, tendoit les bras et remuoit les levres, tesmoignant par là les saints mouvemens de son ame.<lb/>Mais pourquoi viens je si tost à cette mort et à cette fin ? Pleust à Dieu que quelqu’autre de cœur plus dur et qui seroit moins touché du sentiment de la perte d’un si bon prince vous pust achever le reste. C’est ici où les plus scavans trouveront à apprendre, les gens de bien à se consoler, et les meschans à craindre. Hommes, voici cette catastrophe de la comedie que nous jouons tous, et ce masque levé où il n’y a plus moyen de se deguiser, mais où il faut paroistre tels que nous sommes.<lb/>C’est là où nostre second saint Louis, apres le flux [p. 405] et reflux des agitations diverses que le monde lui a données trouve le port de son salut tant desiré.<lb/>Chacun avoit encore la mémoire toute recente de sa confession, de sa communion et des autres actes d’un roy veritablement tres chretien : il n’y a que lui qui en trouve la repetition necessaire. Ayant donc demandé instamment la communion le douziesme dudit mois et lui ayant esté accordée, Sa Majesté, qui s’estoit confessée tous les jours de la derniere semaine de sa maladie, se reconcilia encor le matin de ce jour là, et le pere Dinet, jesuite, son confesseur, lui ayant donné l’absolution, il communia par les mains de l’evesque de Meaux, son premier aumosnier, avec son zele ordinaire. La Reine s’approchant du chevet du Roy, Sa Majesté prit sa main et celle de monseigneur le duc d’Orleans, son frere unique, et les joignit ensemble, leur faisant derechef promettre entre ses mains une bonne union et concorde, et qu’ils auroyent soin des enfans de Leurs Majestez. En mesme temps, le Roy appella l’evesque de Lizieux d’entre les autres prelats, lui communiqua durant quatre ou cinq heures tout ce qui regardoit sa conscience, et lui marqua l’endroit où sont les prieres pour les agonizans, afin qu’on les lui dist lorsqu’il seroit en cet estat.<lb/>Le 13, à la premiere mention que lui fit son confesseur de se preparer à bien mourir, il l’embrassa, recitant le Te Deum, pour la joye que lui donnoit l’esperance d’estre bientost joint à son createur, et fit appeler l’evesque de Meaux pour reciter les prieres de la recommandation de l’ame, ce qui donna sujet au bruit de sa mort qui courut ensuite, [p. 406] mais lui estant arrivé quelque petit soulagement, ces prieres furent differées jusqu’au lendemain 14.<lb/>Auquel jour, ledit evesque de Meaux disant la messe dans la chapelle du chasteau neuf sur les 7 à 8 heures du matin, le Roy le manda derechef pour faire lesdites prieres. A cette fin, il entra dans la chambre du Roy revestu de son rochet, camail et estole violette, où il trouva l’evesque de Lisieux que Sa Majesté avoit envoyé querir, et où estoit aussi l’evesque de Beauvais et son confesseur avec le pere Vincent, superieur de la Mission, ledit sieur de Ventadour et les aumosniers de Sa Majesté, qui firent ladite recommandation de l’ame, le Roy leur respondant avec son zele accoustumé, comme faisoyent aussi la Reine, les princes, princesses, ducs et pairs, mareschaux de France et autres seigneurs et dames là presens. Et apres que ledit evesque de Lizieux, auquel Sa Majesté avoit donné charge de ne l’abandonner point, lui eut fait former des actes de foy, d’esperance, de charité et de contrition qui lui estoyent fort familiers, Elle l’embrassa et le baisa, l’apelant son père. La parole lui manqua à une heure et demie apres midi, depuis lequel temps les evesques de Lizieux et de Meaux lui continuans des admonitions chrestiennes, que le Roy tesmoignoit par signes bien entendre un quart d’heure durant. Il demeura encor demie heure avant que d’expirer, comme il fit fort doucement entre les bas desdits evesques de Lizieux et de Meaux, de son pere confesseur et du pere Vincent, tres saintement et comme il appartenoit au fils aisné de l’Eglise, ayant contenté ces deux prelats et ces ecclesiastiques sur tous les sujets qui regardoyent sa conscience, et ayant rendu la Reine, tant en [p. 407] sa presence qu’en son absence, tous les tesmoignages d’une sainte amitié conjugale, apres avoir accompagné leur dernier adieu de larmes reciproques. Ainsi expira ce bon prince sur les deux heures et un quart apres midi du 14 jour de may, l’an 43 de ce siecle et 42 de son age non encor revolu, apres avoir regne justement 33 ans, et, ce qui ne se peut concevoir sans merveille, le mesme jour du mesme mois, la mesme apres disnee et environ la mesme heure que mourut Henry le Grand, son pere, tous deux d’eternelle memoire. Jour que cette double perte nous feroit appeler malheureux si nostre Sauveur ne l’avoit choisi cette année pour son ascension, et pour celle de cette ame bien heureuse qui loge maintenant dans le Ciel. L’evesque de Meaux ayant dit ensuite les prieres de l’absoute des morts, l’evesque de Lizieux et lui fermerent les yeux du Roy et l’evesque de Meaux, lui ayant baisé la main et fait une grande reverence, donna les ordres necessaires pour accompagner le corps d’ecclesiastiques.<lb/>Nostre grande Reine ne s’est jamais montrée plus grande qu’en ce rencontre, où Sa Majesté a fait douter laquelle de toutes ses perfections s’est trouvée en un plus haut degré, ou son assiduité autour de la personne du Roy defunt, qu’elle n’a jamais abandonné durant les longueurs de cette fascheuse maladie, ou sa pieté, qui a servi d’exemple à tout le monde pour extorquer du Ciel la santé de ce cher espoux s’il eust esté possible, ou sa présence d’esprit qui a desjà paru dans les conseils et qui se fait admirer dans la conduite des affaires, ou sa constance qui lui fait si dignement conjoindre les interests de vefve à ceux de mere [p. 408] d’un grand Roy et regente d’un grand royaume, ou cette bonté sans pareille qui lui gaigne les cœurs de tout le monde et l’eust faite reine d’election quand elle ne l’eust point esté de naissance.<lb/>Si tost que le Roy fut decedé, la Reine regente, accompagnée de monseigneur le duc d’Orleans, du prince de Condé et des autres princes, princesses, ministres, ducs et pairs, mareschaux de France et autres officiers de la Couronne en grand nombre, fut conduite du chasteau neuf de Saint Germain dans le vieil, en passant par la chapelle où elle et toute la cour, fondans en larmes, firent leurs prieres pour le repos de l’ame du defunt, et se rendit en son ancien appartement où se trouva le Roy à present regnant, entre les mains duquel, la Reine regente sa mere presente, le prince de Condé presta le serment de grand maistre de France, qui fut leu par le sieur de Guenegaud, secretaire d’Estat ayant le departement de la Maison du Roy, avec ordre audit grand maistre d’ordonner de tout ce qui concernera la pompe funebre du Roy defunt, dont vous aurez le recit au premier jour. Et enfin, nos larmes essuyées par le contentement que nous promettent cette heureuse regence et l’estroite union de tous les seigneurs de son conseil, que la mémoire de nostre prince mourant va rendre eternelle, persuaderont aisement à nos ennemis de faire la paix avec une Couronne qui abreuve ses chevaux en mesme temps dans le Po, dans le Rhin et dans l’Ebre, chez qui les accidens communs à tous les hommes ne rebatent rien de la valeur propre à sa nation, qui leur fera tousjours voir que le Roy n’est pas mort.<lb/>A Paris, du bureau d’adresse, le 16 may 1643. »</p>
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                <p>Recueil des gazettes et nouvelles tant ordinaires que extraordinaires et autres relations des choses avenues toute l’année mil six cent quarante trois, 1643, p. 341-408
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6391636d/f347.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’assemblée réglant la régence tenue par Louis XIII dans sa chambre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">2</unitid>
                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1643</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [p. 313] L’assamblée faite à Saint Germain de la Reine, des princes du sang, des ministres de Sa Majesté, du parlement et des autres principaux officiers de ce royaume le 20 d’avril 1643 pour entendre la declaration de Sa Majesté sur le gouvernement de ses estats<lb/>Que Dieu aime la France et qu’il lui donne de preuves certaines de sa protection continuelle ! La guerre, qui n’a servi jusques ici qu’à matter ses ennemis, lui a esté partout avantageuse. Si elle doit perdre un ministre, sa mort n’arrive qu’au bout d’une glorieuse campagne, afin que dans l’intervalle d’une autre elle se puisse mieux accoustumer au changement par lequel cette perte se trouve heureusement reparée. Mais il n’y a rien [p. 314] dont cet Estat soit plus redevable à Dieu que de lui avoir donné un si bon Roy et qui aime tant ses peuples qu’il ne se contente pas d’avoir prodigué sa santé pour leur defense et pour la dignité de sa couronne : imitant la providence divine, il porte ses soins jusques dans l’avenir pour lui establir un repos asseuré et une fermeté qui ne puisse jamais estre ebranlée. […]<lb/>[p. 318] Le vingtiesme de ce mois d’avril 1643, sur les deux heures apres midy, le Roy estant dans son chasteau neuf de Saint Germain en Laye, fit assambler dans sa chambre, en presence de la Reine, des Enfans de France, de Monsieur son frere, du prince de Condé, tous les ducs et pairs, mareschaux de France et autres officiers de la Couronne et principaux seigneurs qui se trouverent lors à la Cour, en fort grand nombre, entre lesquels estoyent le cardinal Mazarin, le chancelier de France, le surintendant des Finances et le sieur de Chavigni, secretaire d’Estat, devant tous lesquels le sieur de La Vrilliere, aussi secretaire d’Estat, fit lecture, par commandement de Sa Majesté, de sa declaration par laquelle le Roy declare qu’à l’exemple des bons rois ses predecesseurs, qui avoyent aimé l’Estat, et estant travaillé depuis longtemps de plusieurs incommoditez [p. 319] et presentement d’une fascheuse maladie, desirant pourvoir à la seureté, bien et repos de son Estat, il entend que lorsqu’il aura pleu à Dieu disposer de lui, la Reine soit regente de ses royaumes pendant la minorité de monseigneur le Dauphin, que sous son authorité Monsieur, frere unique de Sa Majesté, soit lieutenant general du Roy, mineur, en toutes les provinces de sesdits royaumes et chef du Conseil, et le prince de Condé, le cardinal Mazarin, le chancelier de France, le surintendant des Finances et ledit sieur de Chavigni, ministres d’Estat, pour tenir avec la Reine et Monsieur ledit Conseil, duquel en l’absence de Monsieur seront chefs lesdits prince de Condé et cardinal Mazarin. Ce sont là les points principaux de cette declaration, dont vous aurez cy apres le detail.<lb/>Le Roy la fit signer ensuite à la Reine et à Monsieur, et les fit jurer d’entretenir et observer le contenu en icelle.<lb/>Puis le Parlement, qui avoit esté mandé le jour precedent et estoit representé par le premier president, les presidens au mortier et deux conseillers de chacune chambre avec les gens du Roy, entra dans ladite chambre de Sa Majesté, qui lui fit entendre qu’elle avoit fait cette declaration et donna charge à Monsieur, au prince de Condé et audit chancelier [p. 320] d’entrer le lendemain 21 dans son parlement et la faire enregistrer, comme elle le fut hier. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
                <geogname>Château-Neuf (appartement du roi)</geogname>
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                <p>Recueil des gazettes et nouvelles tant ordinaires que extraordinaires, 1643, p. 313-320
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6391636d/f319.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du baptême de Louis XIV dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1643</unitdate>
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                <p>« [p. 324] Les ceremonies du baptesme de monseigneur le Daufin<lb/>J’aurois grand sujet de craindre que tant de hauts mysteres qui se presentent si souvent à ma plume, ne pouvans estre traitez dignement pour la briesveté du temps que me prescrit la coustume et l’humeur de nostre nation, ne me donnassent rang entre les moindres escrivains si je n’affectois moins la qualité d’orateur que celle d’historien. Auquel devant suffire le recit de ce qui s’est passé, et la narration la plus simple estant la meilleure, j’espere de l’equité de mon lecteur qu’il ne condamnera pas mes petits ouvrages pour le defaut des ornemens que je ne cherche point, bien qu’ils fussent ailleurs necessaires en des matieres de telle importance que celles que je traite.<lb/>Le Roy ayant desiré que l’on baptizast monseigneur le Daufin, Sa Majesté, en tesmoignage de l’estime qu’elle fait du prince de Condé et du cardinal Mazarin, et de l’affection qu’elle a pour leurs personnes, a voulu que la princesse de Condé et Son Eminence eussent l’honneur de tenir mondit seigneur le Daufin sur les fonts et d’estre ses parein et mareine.<lb/>Pour cet effet, le vingt unieme de ce mois d’avril 1643, [p. 324] sur les quatre à cinq heures apres midi, la Reine, accompagnée de la princesse de Condé, de la comtesse de Soissons, de la duchesse de Longueville et d’autres princesses et dames de la Cour, passa par la porte qui respond de son appartement dans l’eglise du vieil chasteau de Saint Germain, dont le chœur et la nef, le jubé et tribunes ou galeries estoyent desja remplis de plusieurs seigneurs et dames et autres personnes accourues en grand nombre pour assister à cette ceremonie. Monseigneur le Daufin marchoit devant Sa Majesté et la dame de Lansac, sa gouvernante, derriere lui. Il estoit vestu par dessus son habit ordinaire d’une robe de tafetas d’argent.<lb/>A leur arrivée, la Musique du Roy, qui estoit au jubé, son lieu ordinaire, chanta un motet fort harmonieusement, pendant lequel la Reine, s’estant mise de genoux sur son prié Dieu garni de son drap de pied et quarreaux de velours rouge cramoisi à franges d’or, et monseigneur le Dauphin aussi à genoux auprès de Sa Majesté, et à sa droite la princesse de Condé se tenant aussi à genoux, à sa gauche l’evesque de Meaux, premier aumosnier du Roy, vestu de ses habits et ornemens pontificaux, accompagné de quatre des aumosniers de Sadite Majesté, en presence [p. 326] des evesques de Beauvais, de Viviers, de Riez, de Saint Pol, de Coutances et du Puy, tous en rochet et camail, de plusieurs abbez et de tout le clergé de la chapelle du Roy, sortit de sa sacristie, et après avoir adoré le saint sacrement, qui estoit exposé sur le maistre autel extraordinairement paré et brillant de plusieurs gros luminaires de cire blanche, il s’approcha du prié Dieu de la Reine, laquelle luy presenta monseigneur le Daufin, qui fut ensuite elevé par sa gouvernante sur l’appui ou accoudoir dudit prié Dieu.<lb/>Puis le cardinal Mazarin, qui avoit aussi accompagné la Reine, passa à la main droite de monseigneur le Daufin, et la princesse de Condé de l’autre costé, selon l’ordre observé en l’Eglise entre les pareins et mareines, de laquelle dignité il a pleu au Roy les honorer, Sa Majesté leur ayant tesmoigné de sa propre bouche que c’estoit pour obliger encor plus estroitement le prince de Condé et Son Eminence à son service et à celui de monseigneur le Daufin, son fils, qu’Elle leur faisoit cet honneur, qui est le plus grand qu’eux ni autres pouvoyent jamais recevoir.<lb/>Alors la Reine, tenant par derriere mondit seigneur le Daufin, qui parut beau comme un [p. 327] ange et fit voir en toute cette action une modestie et retenue extraordinaire à ceux de son aage, l’evesque de Meaux, qui l’avoit ondoyé comme vous avez sceu le jour de sa naissance, ayant salué Sa Majesté, la mitre en teste, demanda ausdits parein et mareine le nom qu’on vouloit imposer à ce prince. La princesse de Condé ayant fait grand compliment à Son Eminence, puis une reverence à la Reine, le nomma Louis suivant l’intention de Sa Majesté. Ensuite de quoi l’evesque continua l’office selon le rituel romain, suivant lequel il exorciza, benit le sel et en mut dans la bouche de ce prince, qui le receut fort pieusement et avec une humilité qui ravit toute l’assistance en admiration. Puis la Reine lui ayant, ainsi qu’il se pratique en telles ceremonies, descouvert la poitrine et les espaules, l’evesque officiant lui appliqua les saintes huiles des cathecumenes, et à toutes les trois fois que l’evesque lui dist « Ludovice abrenuncias Sathanae, pompis et operibus ejus », il respondit lui mesme autant de fois « abrenuncio », comme aussi aux trois interrogations qu’il lui fit sur sa creance, selon les termes du mesme rituel, il respondit hardiment autant de fois « credo ». Alors l’evesque lui declara qu’il estoit introduit dans l’Eglise, et tant les parein et mareine que ledit evesque et tous les assistans [p. 328] reciterent avec le prince à haute vois le symbole des apostres et l’oraison dominicale. Puis l’evesque, obmettant l’infusion de l’eau (qui avoit, comme j’ay dit, esté faite à ce prince à sa naissance et qui ne se reitere jamais), la Reine lui descouvrant la teste, l’evesque lui en oignit le sommet avec le saint chresme. Ce fait, il lui mit sur la teste le chresmeau, recitant aussi les mots du rituel sur ce sujet, et lui presenta le cierge ardent qu’il prit lui mesme à deux mains, et le tint seul durant le reste de la ceremonie. A la fin de laquelle, l’evesque officiant monta à l’autel et donna la benediction solenelle que toute l’assistance receut à genoux, et la Musique du Roy chanta encore ensuite, puis chacun s’en retourna merveilleusement satisfait d’avoir assisté à cette auguste ceremonie, laquelle fut fermée par un remerciment que ce prince vint faire jusques dans la sacristie à l’evesque qui l’avoit baptisé, donnant par ces premices un prejugé et une esperance certaine de ce qu’il faut attendre de lui quand la vigueur de l’aage aura poussé au dehors les bonnes semences de la vertu que sa naissance lui a fournies et que les bons preceptes et exemples domestiques lui cultivent sans cesse. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Recueil des gazettes et nouvelles tant ordinaires que extraordinaires, 1643, p. 324-328
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6391636d/f327.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse conduite par Gaston d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1644/1644" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1644</unitdate>
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                <p>« Le 3 de ce mois, jour de saint Hubert, Son Altesse royale, suivie des princes et seigneurs de cette Cour, en celebra la feste à Saint Germain, et donna l’assemblée, où le duc de Montbazon, Grand Veneur de France, fut au bois et laissa courre le cerf, qui fut pris par les grands chiens du Roy et ceux de Son Altesse royale. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>Gazette, 1644, n° 138, p. 955
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62844705/f7.item</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la célébration de la Toussaint par la famille royale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">1er novembre 1674</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« De S. Germain en Laye, le 2 novembre 1674<lb/>Hier, feste de tous les saints, Leurs Majestez, avec lesquelles estoit monseigneur le Dauphin, entendirent en la chapelle de ce chasteau la grande messe, celebrée par l’evesque de Cisteron, et chantée par la Musique. L’apres dinée, Elles entendirent au mesme lieu une docte et eloquente predication de l’abbé de Clermont, puis les vespres aussi chantées par la Musique. Ensuite, la Reyne alla continuer l’exercice de sa devotion, en l’eglise de la parroisse. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Gazette, 1674, n° 125, p. 1120
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6288559q/f6.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la réception par le roi du prince de Condé et du duc d’Enghien à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1674</unitdate>
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                <p>« De Paris, le 3 novembre 1674<lb/>[…]<lb/>Les trois armées confederées de l’Empereur, du roy d’Espagne et des Hollandois ayant esté obligées de se retirer sans executer aucun de leurs projets, dont ils avoyent pris soin d’instruire toute l’Europe, qui scait presentement tous leurs desavantages, le prince de Condé et le duc d’Enguyen partirent de Tournay, apres une campagne glorieuse, dont vous avez sceu le detail, et ils arriverent hier 2e de novembre à Saint Germain, où Sa Majesté donna des temoignages tres particuliers de son estime, de son amitié et de la satisfaction qu’Elle a de leur conduite et des services importans qu’ils lui ont rendus à la teste de son armée de Flandres. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
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                <p>Gazette, 1674, n° 141, p. 1242
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62885767/f8.item</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la célébration de Noël par la famille royale et de la première communion du Dauphin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitdate normal="1674/1674" encodinganalog="3.1.3">24 décembre 1674</unitdate>
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                <p>« De S. Germain en Laye, le 28 decembre 1674<lb/>[…]<lb/>Le 24, Leurs Majestez et monseigneur le Dauphin entendirent dans la chapelle du chasteau les vespres chantées par la Musique du Roy.<lb/>Le soir, Leursdites Majestez assisterent aux Matines et ensuite Elles entendirent apres minuit trois messes : le lendemain, jour de Noel, la grand’messe celebrée pontificalement par l’archeveque de Bourges, et l’apres disnée le sermon de l’abbé de Clermont, nommé à l’evesché de Frejus.<lb/>Le meme jour, monseigneur le Dauphin fit sa premiere communion dans la mesme chapelle, par les mains de l’ancien evesque de Condom, son precepteur, qui luy avoit donné depuis longtemps, avec une extreme application, toutes les instructions necessaires pour le disposer à bien reconnoistre l’importance de cette action. Le prince de la Roche sur Yon et le duc de Montausier, son gouverneur, tenoyent les deux bouts de la nape, et monseigneur le Dauphin s’approcha de cet auguste sacrement avec une modestie exemplaire et avec tous les temoignages possibles de religion et de pieté.<lb/>La Reyne a donné, tous ces saints jours, par une pratique continuelle d’actions chretiennes et de bonnes œuvres des temoignages ordinaires de sa devotion exemplaire.<lb/>Le Roy alla le 27 à son chasteau de Versailles, prendre le divertissement de la promenade, et mena monseigneur le Dauphin seul avec luy, dans son carrosse. »</p>
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                <persname role="subject">Marie-Thérèse d'Autriche</persname>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Gazette, 1674, n° 141, p. 1242
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62885767/f8.item</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires</unittitle>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Compte rendu du procès d’une escroquerie organisée depuis le pénitencier militaire de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« IIe conseil de guerre de Paris<lb/>(Présidence de M. Michel, colonel du 29e régiment de ligne)<lb/>Audience du 27 décembre 1837<lb/>Une intrigue amoureuse en prison<lb/>En entrant dans la salle d'audience, on est frappé d’une odeur de musc et d'ambre répandue dans le prétoire, et bientôt on voit sur le bureau des sachets d'odeurs, des papiers à vignettes parfumés, des écritoires de petite maîtresse, des papeteries parfumées, des albums, des pupitres de lecture et mille autres objets de luxe et d’élégance, étalés devant le conseil comme pièces de conviction. Le bureau de M. le président Michel ressemble beaucoup à l’une de ces jolies boutiques du Palais-Royal offrant au public mille objets d’étrennes. Au milieu de tous ces objets de luxe se trouve un fort joli petit poignard à manche d'ivoire et gracieusement orné d’une statuette.<lb/>Une foule inaccoutumée se presse dans l'enceinte. Au banc des avocats prennent place Mes Philippe Dupin et Joffrès, défenseurs des deux prévenus qui vont être amenés devant le Conseil.<lb/>A l'ouverture de l'audience, M. le président ordonne au greffier de faire lecture de toutes les pièces de la procédure.<lb/>Il résulte de ces pièces et de l’information que les nommés Louis Moreau-Duplanty et Grandry , le premier détenu du pénitencier militaire de Saint-Germain, et le second gardien, employé dans cette maison, étaient prévenus de complicité d'une escroquerie commise au préjudice du sieur Marion, papetier à Paris, de faux en écriture privée et de corruption d’agent de l’autorité.<lb/>Charles-Louis Moreau-Duplanty, âgé de dix-neuf ans, quitta l’étude d'un notaire pour entrer, il y a deux ans, dans le 5e léger. Doué d’une grande intelligence et d’une certaine finesse d’esprit, il ne tarda pas à captiver la bienveillance de ses chefs, qui, aussitôt que les réglemens le permirent, lui donnèrent le grade de sous-officier ; mais à peine quelques mois furent-ils écoulés, qu’il se rendit coupable d'une soustraction de 200 rations de pain en altérant des chiffres portés sur les bons de la compagnie. Moreau-Duplanty fut pour ce fait condamné à trois ans de prison, que, depuis le mois de février dernier, il subissait au pénitencier de Saint-<lb/>Germain.<lb/>Arrivé au pénitencier, Moreau-Duplanty obtint d'être employé aux écritures dans le bureau do l’adjudant-chef de la prison ; à ce titre, Moreau jouissait d'un peu de liberté dans l’intérieur de la maison, et avait une cellule mieux située que celle de ses co-détenus. De cette cellule, on avait vue sur la place d’Armes de Saint-Germain et sur les maisons voisines. Dans l’une de ces maisons habite une jeune personne servant à titre de dame de compagnie chez une parente de l’un de nos maréchaux de France. Moreau la remarqua et parvint à fixer ses regards ; bientôt s’échangèrent de part et d'autre des signes d’intelligence qui témoignaient d'une affection naissante et réciproque. Au langage des yeux et des mains succéda une correspondance sentimentale que la surveillance des gardiens de la prison saisit plus d'une fois au passage ; mais les sollicitations pressantes du prisonnier, fortifiées par les pleurs de la jeune personne, attendrirent les cerbères, qui, dès ce moment facilitèrent leurs relations amoureuses. De plus en plus pressans, les deux amans obtinrent des entrevues plus rapprochées, ils purent échanger quelques paroles ; et cependant ils n’étaient heureux qu'à demi.<lb/>La porte principale du château de Saint-Germain était confiée à Grandry, ancien militaire ; Moreau flatta son amour-propre, et par son intermédiaire, il parvint à faire franchir à Mlle Clémentine le fossé de 30 pieds de large et de 60 pieds de haut qui sépare le château de la place d'Armes.<lb/>Depuis quelques semaines cette intrigue amoureuse se continuait, lorsque M. Marion, marchand de papier à Paris, reçut une lettre signée Gustave Moreau, vicomte de Plancy, qui le priait de lui envoyer quelques cahiers de papiers à lettre glacés et parfumés, avec vignettes, et estampés à la couronne de vicomte. Ce premier envoi fut exactement payé par un mandat de 10 fr. sur la poste. Puis eut lieu une seconde commande de la valeur de 15 fr. qui fut payée de la même manière. Ces objets, comme on le pense bien, étaient destinés à être offerts en cadeau à Mlle Clémentine et devaient principalement servir à alimenter la correspondance des deux amans. Mais ce n'était pas assez ; Moreau avait reçu quelques cadeaux de sa sensible amie, et en échange il voulut lui offrir quelques objets qui fussent dignes d'elle et de son amour ; en conséquence il songea aux moyens de s’en procurer. Voici ce qu’il écrivit à M. Marion :<lb/>« Château de Saint-Germain, le 13 août 1837<lb/>Monsieur,<lb/>J'ai reçu hier matin votre petit paquet renfermant une foule de petits objets charmans quoiqu'un peu chers. Il a été ouvert devant plusieurs jolies dames qui toutes ont voulu des sachets et du joli papier, de sorte que tout ce j’avais demandé pour moi m’a été enlevé. Je viens donc vous prier de m'adresser pour demain ou après-demain sans faute :<lb/>6 cahiers de papier comme celui-ci avec le chiffre G. P., et la couronne comme celui que j'ai reçu hier ;<lb/>6 cahiers de main et avec 3 G. P. couronnés et 3 S. D. (timbre-cachet).<lb/>Je désirerais avoir un album bien relié et composé de dessins des meilleurs artistes, tels que jolis sujets de femme, sujets gais et voluptueux sans être triviaux. Si vous en avez de plusieurs genres envoyez m’en un de chaque genre, je choisirai et je vous renverrai ceux que je ne voudrai pas. Mais si je les reçois comme votre paquet au milieu d’une foule de dames plus charmantes les unes que les autres, je cours grand risque de ne rien vous renvoyer du tout.<lb/>Vous m’annoncez 3 cahiers de papier, ornement en or ; tâchez de m’adresser en même temps que le papier, des albums de premier choix, de plus 12 enveloppes décorées en or.<lb/>J'ai l'honneur, etc.,<lb/>Gustave Moreau, vicomte de Plancy »<lb/>M. Marion, au reçu de cette lettre, croyant avoir affaire à un grand seigneur, s’empressa d’expédier les marchandises. Bientôt M. Marion reçut une nouvelle lettre par laquelle M. le vicomte de Plancy demandait quelques autres objets. Elle était ainsi conçue :<lb/>« Monsieur,<lb/>J’ai reçu seulement aujourd’hui votre lettre d'hier, mais elle ne répond pas à toutes les demandes que je vous ai faites ; vous ne me dites pas si vous pourrez m’estamper du papier au chiffre que je vous ai envoyé, et que je joins encore ici. Remarquez la forme de la couronne. Veuillez me répondre à ce sujet, en m’envoyant les objets ci-après :<lb/>1° Deux sachets de la même odeur que le papier sur lequel je vous écris aujourd'hui : ce parfum est délicieux ;<lb/>2° Un petit flacon, si vous en avez, d’extrait de rose.<lb/>Deux bâtons de cire rouge, et deux de cire noire, première qualité.<lb/>Deux cahiers de papier à filet d’or, et vignettes représentant de jolis dessins.<lb/>Une petite boîte de pains transparens de toutes couleurs, mais pas de jaunes, car, dans ma campagne, les dames n’en veulent pas user.<lb/>Une petite boîte de plusieurs genres de pains à devise ; plusieurs de chaque devise, toutes ayant trait à des sentimens amoureux.<lb/>Je vais samedi à une campagne à deux lieues de la mienne, je désire avoir ces objets pour vendredi soir, afin de pouvoir les emporter. Joignez-y quelques modèles de papier si vous en avez que je ne connaisse pas ; c'est pour montrer à une jeune dame, afin qu’elle choisisse ; et à mon retour, qui aura lieu avant la fin de la semaine prochaine, je vous ferai une forte demande, tant pour moi que pour cette dame, qui est fort délicate dans ses goûts.<lb/>Vous estamperez tous ces papiers à mon chiffre G. P.<lb/>Et vous les parfumerez, mais je désirerais que la couronne soit au-dessus des chiffres et non au-dessus de l’encadrement; c'est plus original et d’un genre plus distingué ; qu'en pensez-vous ? Du reste, je vous déclare que s’il n'y avait pas d’encadrement, cela me serait bien égal.<lb/>Lisez bien ma lettre, et surtout n’oubliez rien pour vendredi soir, car les jolies femmes que je dois recevoir ne me pardonneraient jamais.<lb/>J’ai l'honneur, etc.<lb/>Gustave M..., vicomte de Plancy »<lb/>Le lendemain avant que l’envoi fût expédié pour Saint-Germain, M. Marion reçut par la poste un petit billet ainsi conçu :<lb/>« Monsieur, je vous écris à la hâte pour vous dire de joindre à votre envoi de demain une de ces jolies boîtes à mettre la cire à cacheter, le papier, etc., que j'ai vues chez vous, ce que vous aurez de plus joli. Faites-moi une petite caisse de plusieurs albums et plusieurs boîtes, et envoyez-moi cela pour demain. Tâchez le mettre cela à la voiture de midi ou une heure, afin que cela arrive à ma campagne pour cinq heures et demie, heure à laquelle tout le monde sera réuni pour le dîner.<lb/>Joignez-y aussi quelques jolies plumes peintes et quelques autres objets de fantaisie, selon votre bon goût, et je suis sûr que le tout sera joli. Je voudrais avoir quelques tablettes de bal, ornées d'or. »<lb/>Lorsque le moment du paiement arriva, le prétendu vicomte de Plancy écrivit une lettre annonçant qu'il partait pour Cherbourg et priait M. Marion de lui envoyer sa facture, poste restante, avec quelques cahiers de papiers dont il aurait besoin dans son voyage, et<lb/>Qu’il serait de retour à une certaine époque.<lb/>Le jour de l'ouverture du chemin de fer, M. Marion fut du nombre des Parisiens qui se précipitèrent dans les wagons ; arrivé au Pec, il contempla le château et se voyant si près de son client, il eut idée d’aller le visiter. Quelle fut la surprise de l’honnête marchand, lorsqu’en débouchant sur la magnifique pelouse de la terrasse et après avoir rajusté sa toilette et redressé sa cravate, il se présenta timidement au concierge du château, demandant à parler à M. le vicomte. Mais la tenue militaire du concierge et l’inscription en majuscules : Pénitencier placée sur le fronton du château, lui inspirèrent tout-à-coup une certaine appréhension. Il questionna le gardien Grandry, qui, ainsi que nous l’avons vu, favorisait si complaisamment les amours de son prisonnier. Poussant jusqu'au bout son rôle de complaisance, il fit croire à M. Marion que le vicomte Duplanty avait sa campagne à quelques lieues de Saint-Germain. Enfin, de informations plus claires ayant été prises, Moreau-Duplanty fut mis dans une des cellules destinées aux hommes punis, en attendant qu’il fût donné suite à la plainte.<lb/>[p. 217] Les papiers de ce jeune homme furent saisis par l’adjudant-chef du pénitencier. Avant de les inventorier, il voulut lire la correspondance avec Mlle Clémentine ; mais, ô malheureuse idée ! les lettres tremblent dans ses mains à la lecture de certains passages dans lesquels s’exhalent les soupçons jaloux de Mlle Clémentine… Et quel est l’objet de ces soupçons ? ... Quel nom frappe les yeux de l’adjudant ? Quel nom a frappé ses yeux ? Hélas ! c'est celui… de sa femme !<lb/>Malgré ses transports de fièvre et de colère, l’adjudant-chef eut ]e courage de dévorer la lecture de cent dix lettres qu’il avait entre les mains. Dans cette position assez difficile, le malheureux fonctionnaire n’eut pas le courage d’obéir à ses instructions et de mettre sous le scellé cette malencontreuse correspondance. Il déchira ces lettres maudites et en livra les débris aux flammes... Depuis il avoua à ses supérieurs ce premier mouvement de rage : et ses torts, bien pardonnables d'ailleurs, furent d’autant mieux oubliés qu’il avait eu la précaution de garder les lettes les plus nécessaires à la constatation du délit imputé à Moreau-Duplanty, et à Grandry, son complice.<lb/>A l'audience d’aujourd'hui ces faits ont été renouvelés par les dépositions aussi bien que par l’interrogatoire des prévenus.<lb/>Après avoir entendu M. Brès, gouverneur supérieur du pénitencier, et l'adjudant-chef de cette prison, on appelle la jeune personne dont nous avons parlé. Tous les yeux se fixent sur le témoin, qui s'avance vers le Conseil. Un voile noir dérobe ses traits aux regards curieux du public.<lb/>M. le président : Quel est votre âge, votre profession ?<lb/>Mlle Clémentine, d’une voix douce : Bientôt trente ans ; je suis dame de compagnie de Mme la comtesse de…<lb/>M. le président : Je ne veux point entrer dans des questions qui puissent vous blesser : cependant je suis obligé de vous demander comment vous avez fait connaissance avec Moreau-Duplanty.<lb/>Mlle Clémentine : Il était prisonnier ; il avait l’air si malheureux, le visage collé contre les gros barreaux de la prison, et puis il me regardait d’un air si tendre que je me surpris moi-même à le regarder avec tendresse. Un jour je reçus une lettre de ce jeune homme qui me peignait sa douleur ; je lui répondis pour lui donner du courage afin de supporter sa captivité avec résignation. Il me vint une autre lettre, puis une troisième, auxquelles je répondis ainsi de suite, et voilà comment nous nous sommes connus.<lb/>M. le président : Vous avez obtenu l'entrée du Pénitencier ?<lb/>Mlle Clémentine : Oui, M. le président ; il désirait me parler de vive voix ; il disait qu'il voulait me parler de mariage ; un gardien a été assez bon et assez sensible à notre peine pour nous mettre en présence quand les supérieurs du Pénitencier étaient absens.<lb/>M. le président : N’avez-vous pas reçu beaucoup de cadeaux de Moreau du Planty, et ne sont-ce pas les objets de luxe que vous voyez étalés sur le bureau ?<lb/>Mlle Clémentine : Oui, Monsieur, mais je lui ai fait des cadeaux et des prêts d'argent qui valent plus que tous ces objets et que je lui ai donnés de bien bon coeur. Je savais qu’il appartenait à une bonne famille, et que la faute qu’il avait commise n’était qu’une étourderie.<lb/>M. le président : Ne vous a-t-il pas parlé d'un projet d'évasion, et pour y parvenir ne s’était-il pas procuré un poignard ?<lb/>Mlle Clémentine : Il m'avait parlé en effet d'un projet semblable ; mais le poignard n’avait rien à faire avec ce projet. Il s'était procuré cet instrument pour tuer, me disait-il, ceux qui lui parleraient mal de moi, et qui lui diraient que je faisais mauvais usage de mon état de liberté. Un jour il me le montra par la croisée en me faisant signe qu’il voulait s’en servir ; alors je lui écrivis que je voulais avoir ce poignard chez moi, et qu’il eût à me le faire remettre sur-le-champ. Une demi-heure après ma lettre reçue j’eus le poignard chez moi. Je lui en fis mon compliment.<lb/>M. le président : Moreau n'a-t-il pas cherché à vous emprunter une somme de 500 fr. pour payer ces objets ?<lb/>Mlle Clémentine : Oui, Monsieur, cela est très vrai. Je les aurais prêtés si je les avais eus en mon pouvoir dans ce moment-là.<lb/>M. le président : N’a-t-il pas voulu vous faire donation d’une somme importante ?<lb/>Mlle Clémentine : Il m'a envoyé cette donation, pour la signer à titre d'acceptation ; mais lorsque j’ai su ce dont il s'agissait j'ai renvoyé cette pièce sans la signer, et je lui ai déclaré que je ne voulais riens de ses biens qu’après la conclusion du mariage.<lb/>Les dépositions des autres témoins confirment les faits que nous avons exposés.<lb/>M. Mévil, commandant-rapporteur, soutient la triple prévention de faux, d’escroquerie et de corruption envers un fonctionnaire, contre Moreau-Duplanty et abandonne la prévention, en ce qui touche Grandry, à la sagesse du Conseil.<lb/>Me Dupin présente la défense du jeune Moreau-Duplanty, et démontre que les faits qui lui sont imputés ne constituent pas les délits prévus par la législation. Il termine en donnant à son jeune client une vive admonition, et l’engageant à avoir une meilleur conduite à l'avenir.<lb/>Me Joffrès présente la défense de Grandry, qui, après avoir servi honorablement dans les rangs de l’armée, avait trouvé une retraite au château de Saint-Germain.<lb/>Le Conseil, après quelques instans de délibération, prononce l’acquittement des deux prévenus. »</p>
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                <p>Gazette des tribunaux, journal de jurisprudence et des débats judiciaires, édition de Paris, treizième année, numéro 3838, 28 décembre 1837, p. 216-217.</p>
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                <p>« Pénitencier militaire de Saint-Germain<lb/>En entrant sous cette vaste porte sombre, en franchissant cette grille dont la clef est tenue par un sous-officier, oublions les brillantes fêtes, les magnifiques splendeurs, le luxe royal dont ce château fut un temps le théâtre ; préparons-nous plutôt à la visite que nous allons faire par le souvenir des grandeurs déchues qui ont remplacé dans ces lieux la majesté de Louis XIV émigré à Versailles ; dans ces tours, le long de ces vastes balcons, erra madame La Vallière, consolée par de rares visites jusqu’au jour où son âme aimante ne trouva plus que Dieu qui pût remplir le vide laissé par le grand roi ; dans ce corps de logis qui fait face à la pelouse, Jacques II qui, pour être un prince imbécile, n’en dut pas être moins malheureux, passa plus d’une triste soirée, entre sa femme et sa fille, reportant sa pensée à la belle réception que lui avait faite son hôte de France et que suivit l’abandon nécessairement réservé au malheur qui s’abrite trop près des grandes prospérités. Le triste monarque, dont le doyen de Killerine nous montre la modeste cour, mourut là, faisant ces rêves de restauration que plusieurs générations devaient continuer ; sa femme, sa fille, y moururent après lui. Depuis lors, les princes de France semblèrent éviter la contagion de déchéance dont les murs de Saint-Germain étaient imprégnés : le château devint une caserne, puis une école militaire de cavalerie, et enfin il est devenu ce que vous annoncent ces grilles, ces verrous, ces murs qui s’ajoutent à la profondeur des fossés, un pénitencier militaire.<lb/>Si, en entrant dans ces cours, en entendant fermer derrière soi toutes ces ferrures, on n’éprouve pas ce sentiment de cœur, ce pressentiment douloureux qui vous accueille à la porte de toute prison, c’est qu’on sait que là on ne va pas voir le crime hideux, endurci par le temps, rendu incorrigible par les mauvaises passions, par les habitudes de corruption et de débauche ; on se dit que toute cette population, qu’une faute a privée pour un temps de sa liberté, est dans la force de l’âge, que tous ces prisonniers ont un avenir, qu’ils vivaient sous une loi exceptionnelle, sous la loi militaire, dont la rigueur nécessaire fait un crime, un crime sévèrement puni, de ce qui, pour un jeune homme de cet âge, dégagé des liens de fer de la discipline, ne serait souvent qu’un tort excusable, ignoré du monde et couvert par l’indulgence de la famille. Pénétrons donc sans hésitation dans cette maison de rachat ; nous ne verrons que des corps jeunes et robustes, apprenant à faire un emploi intelligent de leurs forces, des cœurs qui s’émeuvent à tous les nobles sentiments, et qui travaillent à se réhabiliter assez pour être encore dignes de porter l’uniforme.<lb/>Cette institution, qui, jusqu’à présent, a donné les plus heureux résultats, a été appliquée, pour la première fois, à l’armée par ordonnance royale du 3 décembre 1832. Les essais en furent faits dans les bâtiments de l’ancien collège Montaigu, situés entre le collège Sainte-Barbe et la place du Panthéon ; mais ce local, dont les sombres constructions vont disparaître dans les plans d’amélioration et d’embellissement qui vont s’exécuter dans ce quartier, devint bientôt trop étroit pour le nombre de détenus ; il fallut faire un nouveau choix et, au mois d’avril 1836, le pénitencier militaire fut transféré à Saint Germain. Les vastes appartements, les galeries, avaient été distribués en rangées de cellules ordinaires, où chaque prisonnier se retire le soir ; les celliers avaient fait place à des cellules ténébreuses, où sont renfermés ceux qui ne se soumettent pas à l’ordre de la maison. L’immense hauteur des salles d’armes, des salles de gala, avait été coupée en plusieurs étages d’ateliers, et le château royal pouvait recevoir cinq cents prisonniers. La haute surveillance du pénitencier est remise à M. le lieutenant général comte Sébastiani, commandant de la première division, et qui, plus d’une fois, a manifesté le chaleureux intérêt qu’il porte à l’établissement : chaque année, un inspecteur général est désigné par le ministère de la Guerre pour lui faire un rapport sur les résultats de l’année et les améliorations à obtenir.<lb/>Cette création, dont tout l’honneur revient à M. le maréchal Soult, est surtout remarquable par ce point que le condamné militaire est seulement suspendu de son service, mais ne cesse pas de faire partie de l’armée et reste soumis au code particulier qui la régit. Lorsqu’il entre dans le pénitencier, où l’envoie le jugement d’un conseil de guerre, il est dépouillé pour un temps de l’uniforme de son régiment et en revêt un de couleur grise, dont la forme rappelle beaucoup celui de la petite tenue du cavalier, et dont la simplicité n’admet aucune de ces couleurs voyantes et bariolées dont on affuble ordinairement les détenus. La tenue militaire est de rigueur pour tous les chefs employés à l’établissement ; ces chefs sont encore soumis à tout ce qu’ils devaient observer à l’égard de leurs soldats : il leur est défendu d’injurier, de maltraiter de gestes ou de paroles les détenus, qui, de leur côté, doivent le respect à leurs chefs de tout grade. Afin que personne n’en ignore, les dispositions qui règlent ces devoirs réciproques sont lues tous les dimanches à l’inspection. Tous les mouvements [p. 344] sont réglés par le commandement militaire ; le compte de masse que le condamné avait à son régiment est transmis à l’administration, qui continue à le régler de la même manière ; les fautes contre la discipline sont punies disciplinairement ; les délits et les crimes sont soumis aux conseils de guerre ; enfin, à l’expiration de leur peine, ceux qui n’avaient plus qu’un an de service à faire sont renvoyés dans leurs foyers, les autres sont dirigés sur un des trois bataillons d’infanterie légère d’Afrique ; quelques-uns, par une exception que leur mérite une conduite exemplaire, obtiennent la faveur de rentrer, aussitôt après leur libération, dans des régiments de l’armée intérieure.<lb/>Le système d’Auburn est celui dont se rapproche le plus le système de Saint-Germain, c’est-à-dire que les prisonniers couchent isolément dans des cellules et mangent et travaillent en commun et en silence. Pendant les récréations, ils peuvent parler. Nous allons examiner l’emploi d’une journée de travail pendant l’hiver.<lb/>A six heures et demie du matin, un tambour choisi parmi les prisonniers bat la diane, signal du réveil ; les sous-officiers surveillants prennent les clefs de leurs divisions respectives et vont ouvrir les cellules. Chaque détenu nettoie sa demeure nocturne, plie dans des dimensions données ses couvertures et le sac de campement dans lequel il couche ; les ablutions corporelles ont lieu dans les corridors, du 1er octobre au 1er avril ; le reste de l’année, elles ont lieu dans la cour ; tous les détails d’une propreté parfaite sont scrupuleusement surveillés et s’exécutent en silence.<lb/>Environ un quart d’heure après, les détenus descendent en ordre dans la cour ; l’appel a lieu de la même manière et avec les mêmes batteries que dans la ligne ; les hommes sont formés en bataille sur trois rangs et inspectés. La distribution de pain se fait immédiatement ; chaque homme reçoit pour sa journée une ration de pain de même poids et de même qualité que celui délivré à la garnison. Aussitôt après, au commandement de l’adjudant de semaine, tous les détenus sont conduits en ordre et au son de la caisse à leurs ateliers ; chacun d’eux se rend à la place qui lui est assignée et se met à l’œuvre ; à l’exception d’explications données à voix basse par les contre-maîtres, un silence complet règne partout ; rompre ce silence est un cas de punition.<lb/>A huit heures et demie a lieu la visite du chirurgien-major ; il visite les malades mis à l’infirmerie pour indisposition légère ; à la tisanerie il reçoit ceux qui viennent se présenter, prescrit les remèdes nécessaires et envoie à l’hôpital du lieu ceux dont l’état exige cette translation ; là, dans une salle consignée, ils reçoivent, comme tous les autres malades, ces soins touchants que l’on rencontre partout où se trouvent les dignes sœurs de la charité.<lb/>A onze heures du matin, un roulement donne le signal du repas ; les hommes sortent des ateliers en ordre et se forment en bataille ; au commandement de l’adjudant, ils entrent au réfectoire, tous s’arrêtent devant leur place accoutumée et se tiennent debout ; à un coup  d baguette, tout le monde s’assied et le repas commence.<lb/>A son arrivée au pénitencier, chaque détenu est pourvu d’un litre, d’une gamelle de même contenance et d’un gobelet d’un quart de litre, le tout en étain ; il reçoit, de plus, une cuiller de bois et un couteau à pointe arrondie ; tous ces objets sont disposés sur la table à la place du détenu auquel ils appartiennent.<lb/>Les rations sont individuelles ; elles consistent, pour le repas du matin, les mardi, jeudi et dimanche, en une soupe grasse et une portion de viande désossée pesant quatre-vingt-douze grammes ; et pour le repas du soir, les mêmes jours, en une soupe aux légumes ; les autres jours de la semaine, les détenus reçoivent, pour leur repas du matin, une soupe aux légumes, et pour le repas du soir une portion de légumes assaisonnés.<lb/>Les détenus qui se conduisent bien peuvent améliorer leur nourriture en prenant à leurs frais, au repas du matin, un quart de litre de vin, dix centimes de fromage, un demi-kilog. de bain bis-blanc. On retire cette permission pendant un temps donné à ceux qui se font infliger des punitions.<lb/>A onze heures et demie, un nouveau coup de baguette annonce la fin du repas ; les hommes, qui, pendant toute sa durée, ont gardé le silence, se lèvent, sortent en ordre et vont au préau de la récréation ; là encore ils sont suivis par ces conseillers muets qu’une bienveillante prévoyance à multipliés autour d’eux ; des inscriptions ingénieusement choisies mettent sans cesse sous leurs yeux des avis résumés en phrases courtes et qui frappent l’esprit en se fixant dans la mémoire. Dans leurs ateliers, si un moment de découragement a ralenti leur ardeur, en levant la tête, ils ont lu :<lb/>LE TRAVAIL DU CORPS DELIVRE DES PEINES DE L’ESPRIT<lb/>Dans ces inscriptions, ils trouvent même une protection : si un maître d’atelier ou un surveillant oubliait les recommandations du règlement, l’ouvrier peut lui montre sur la muraille :<lb/>REPRENDS TON PROCHAIN AVANT DE LE MENACER<lb/>Dans les préaux, il n’a pas suffi de défendre les mauvais propos et les jeux de hasard : il a fallu mettre ces hommes en garde contre l’entraînement de la colère ou de leurs courts loisirs ; ils lisent ici :<lb/>POINT DE PRIORITE POSSIBLE AVEC LA PASSION DU JEU : ON COMMENCE PAR ETRE DUPE, ON FINIT PAR ETRE FRIPON<lb/>Et là :<lb/>DANS UN CŒUR PERVERS, LA PASSION DU JEU MENE A L’ECHAFAUD ;<lb/>DANS UNE AME HONNÊTE, ELLE CONDUIT AU SUICIDE<lb/>Toutes ces pensées sont salutaires, utiles ; mais nous ne pouvons nous refuser à en citer encore qui nous ont surtout frappé. En entrant au pénitencier, le condamné trouve sa sentence justifiée par la morale quand il aperçoit devant lui, dans la première cour, ces mots :<lb/>QUICONQUE ENFREINT LA LOI N’EST PAS DIGNE D’ÊTRE LIBRE<lb/>Enfin, en sortant, voici la dernière pensée qu’il trouvera [p. 345] sur ces murs qu’il abandonne :<lb/>ON NE PEUT PLUS ROUGIR DE SES FAUTES QUAND ON A TOUT FAIT POUR LES REPARER<lb/>Reprenons l’emploi de la journée. Pendant que leurs camarades causent ou lisent des livres d’instruction appartenant à l’établissement, ceux qui sont illettrés vont assister à un cours d’enseignement mutuel qui a lieu à la même heure.<lb/>A midi et demi, après l’appel, les travaux recommencent, et se prolongent jusqu’à sept heures ; le souper ne dure qu’un quart d’heure ; la retraite se bat, et à huit heures un roulement annonce le coucher. Chaque homme emporte dans sa cellule son bidon rempli d’eau ; les portes sont fermées, et les clefs rapportées à un poste intérieur, où elles restent sous la responsabilité de deux surveillants de garde. Pendant la nuit, un officier de service fait, dans l’intérieur, trois rondes, pour s’assurer qu’il n’y a pas d’hommes malades ou de tentatives d’évasion, et le commandant d’une garde de vingt-six hommes placée au pénitencier est chargé des rondes extérieurs.<lb/>L’état n’apporte à ce régiment d’autre changement que d’avancer l’heure de la diane, et de prolonger d’une heure la journée d’atelier, qui se trouve ainsi portée à onze heures de travail.<lb/>Le dimanche est un jour consacré plus spécifiquement aux soins de propreté ; ce jour-là, chaque homme descend dans les préaux son sommier, son sac de campement, sa couverture et son oreiller pour les battre ; les cellules sont frottées, les portes et les serrures nettoyées à fond. Après une première inspection des sous-officiers, les prisonniers, dans leur tenue la meilleure, vont assister à la messe dans la chapelle gothique ornée par Louis XIII, et où Louis XIV fut baptisé. Du haut de cette chaire qu’ont occupée les plus grands orateurs chrétiens, un aumônier leur fait une instruction religieuse. C’est un spectacle imposant que de voir de la tribune tous ces hommes en colonne serrée, officiers et sous-officiers en tête, assister avec respect au service divin. On ne peut se défendre d’une vive émotion, lorsque, au moment où le prêtre élève l’hostie, cette masse compacte, par un seul mouvement, met le genou à terre, et écoute, dans un pieux recueillement, les chants que font entendre quelques-uns de leurs camarades placés derrière l’autel. On est bien plus impressionné encore si l’on vient à apprendre là que ces voix énergiques chantent des vers composés par un de ceux qui les a précédés dans ce séjour d’expiation, un jeune soldat que son talent, ses malheurs et son repentir ont rendu célèbre, il y a quelques années. J’ai vu plus d’un œil devenir humide quand une voix jeune et fraîche fait entendre ces paroles :<lb/>Sur nous qui t’implorons, à genoux sur la pierre,<lb/>Sur nous tous, qu’un moment d’imprudence et d’erreur,<lb/>Conduisit en ce lieu, domaine du malheur,<lb/>O Dieu ! laisse tomber un regard tutélaire.<lb/>Et plus loin :<lb/>Du trône saint d’où ta main guide<lb/>Les astres roulant dans le vide,<lb/>Seigneur, Dieu clément, oh ! vois notre douleur !<lb/>Vois nos regrets et nos alarmes,<lb/>Rends-nous la liberté, nos armes,<lb/>Et finis nos jours de malheurs.<lb/>Le digne aumônier qui dirige la conscience de ces soldats leur a dit, du haut de la chaire de vérité, que tout motif humain devait être écarté dans l’accomplissement des choses saintes : « Vos actes religieux, leur a-t-il dit, sont entre le ciel et vous, et jamais ils ne serviront à vous procureur des biens temporels ». Cette règle, sagement observée, éloigné tout soupçon d’hypocrisie. Le 30 avril dernier, une soixantaine de détenus ont reçu la communion des mains de monseigneur l’évêque de Versailles, qui vient tous les ans visiter et consoler les habitants du pénitencier.<lb/>Les touchantes allocutions de ce pasteur, les sages instructions de l’aumônier, ne sont pas les seuls moyens que l’on emploie pour fortifier dans le cœur des prévenus le désir de [p. 346] leur régénération morale ; le lieutenant-colonel Boudonville, commandant du pénitencier, seconde puissamment tous les sentiments qui peuvent ramener au bien ces jeunes citoyens, qu’un seul instant d’erreur a souvent amenés là ; un registre de moralité est établi avec un soin scrupuleux, et présente un compte ouvert à chaque homme : on y inscrit exactement les profès successifs dans la conduite et le travail, ainsi que les punitions et les motifs de ces punitions. A deux époques de l’année, au 1er mai et dans le mois de novembre, le commandant va examiner les titres que peut avoir chaque détenu à la clémence royale ; mais cette faveur ne peut s’étendre qu’à ceux qui ont au moins subi la moitié de leur captivité : les lettres de grâce qui réduisent ou remettent la peine sont lues à la grande revue du dimanche, à midi, en présence de tous les détenus formant le carré. C’est là un beau jour pour tous, et pour ceux qui sont rendus à la France, à l’armée, à leur famille, et pour ceux à qui la délivrance de leurs amis semble dire : Méritez, espérez.<lb/>Le lendemain de ce jour de délivrance est souvent triste et plein de regrets. On sait, en effet, que les abords des prisons, les jours où les portes doivent s’ouvrir, sont assiégés par des hommes perdus, par d’ignobles femmes, qui, spéculant à chaque fois sur le pécule amassé pendant la captivité, sur les privations subies, sur l’enivrement du grand air de la liberté, guettent les libérés comme une proie, s’emparent d’eux, les entrainent à tous les désordres, à toutes les débauches, et ces heureux du matin doivent se féliciter si, le lendemain, au réveil, ils n’ont perdu que le fruit de leurs économies forcées.<lb/>L’administration du pénitencier de Saint-Germain vient de donner un bon et grand exemple. Il y a quelques jours, seize hommes avaient atteint le terme de leur expiation ou obtenu remise de leur peine : au lieu de quitter le château pour tomber dans les hideuses séductions qui déjà les attendaient, on les a vus, revêtus de l’uniforme des corps divers auxquels ils appartenaient, sortir en rangs sous le commandement d’un sous-officier, traverser au pas et en bon ordre cette ville que leurs devanciers avaient plus d’une fois troublée des excès de leur joie, et se diriger sur Versailles, où ils sont trouvé dans la discipline militaire l’appui dont ils avaient besoin contre eux-mêmes. Loin de se plaindre de cette précaution, ils ont chargé le sous-officier qui les accompagnait de leurs remerciements pour le commandant.<lb/>Rendons un juste hommage à M. le maréchal Sault, dont la prévoyant sollicitude a créé, organisé cet établissement, où, tandis que la punition se subit, l’homme s’améliore, et d’où il sort le cœur plus affermi dans le bien, l’intelligence plus cultivée, et possédant une des industries qui s’exploitent dans les huit ou neuf ateliers entre lesquels les prisonniers sont répartis. Mais pour que la généreuse pensée du ministre produisit tous ses résultats, il fallait que l’exécution en fût remise à un officier dont le cœur fut noble, la pensée droite, la raison ferme : le pénitencier de Saint-Germain a dépassé toutes les espérances, et le maréchal et les officiers recommandables de cet établissement ont reçu leur plus douce récompense quand les rapports ont constaté que parmi tous les militaires rendus à la liberté depuis 1839, on ne compte qu’une récidive sur deux cents libérés, que plusieurs ont obtenu de l’avancement, occupent des emplois de confiance et même ont mérité des distinctions. »</p>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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                <p>« Pénitencier militaire de Saint-Germain », L’Illustration, journal universel, n° 48, vol. II, samedi 27 janvier 1844, p. 343-346.</p>
              </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">L'Industriel de Saint-Germain</unittitle>
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                <p>Dirigé par H. Picault puis Th. Lancelin</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_8573_actor">L'Industriel de Saint-Germain </corpname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la revue de la garde nationale sur la Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1851/1851" encodinganalog="3.1.3">2 novembre 1851</unitdate>
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                <p>« Malgré la pluie froide qui, à plusieurs reprises, n’a cessé de tomber pendant la journée de dimanche 2 novembre, la revue indiquée des trois bataillons de la garde nationale de Saint-Germain a eu lieu sur la Terrasse, en présence d’un concours nombreux de spectateurs, venus là, non pour jouir du plaisir de la promenade, mais bien pour connaître leur compatriote, M. le général Magnan, que la garde nationale de Saint-Germain possédait encore dans ses rangs, comme simple garde, quelque temps après la révolution de 1830. Aussi cette circonstance, que M. le commandant en chef de l’armée de Paris n’avait pas oubliée et qu’il aime au contraire à se rappeler, lui a-t-elle fourni l’occasion d’adresser des paroles bienveillantes et même amicales à plusieurs gardes nationaux qu’il reconnut sous les armes, et auxquels il rappela quelques particularités de cette époque de sa vie où, rentré pour un moment dans la vie civile, il attendait patiemment son rappel dans l’armée avec le grade de colonel, et plus tard celui de général de brigade, récompense due au courage qu’en maintes occasions il a su déployer, car parti jeune, comme simple soldat engagé volontaire, M. le général Magnan ne doit qu’à son épée la position élevée qu’il occupe aujourd’hui.<lb/>Arrivées sur le terrain à deux heures, les autorités ont aussitôt passé à pied la revue de toutes les gardes nationales, qui se trouvaient rangées en bataille, puis ensuite M. le général Magnan est monté à cheval et, accompagné de ses aides de camp, suivis de quelques hommes de l’escadron des Guides, a passé en revue le 12e régiment de Dragons, formant la garnison de la ville. Immédiatement après, le défilé a commencé, et chacun rentrait chez soi, à 4 heures du soir, après une journée bien employée. »</p>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 1ère année, n° 30, 10 novembre 1851, p. 143</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la revue de la garde nationale sur la Terrasse de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">5 avril 1852</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Lundi de cette semaine, ceux de nos lecteurs qui ont été se promener sur le parterre, vers midi, ont été surpris d’entendre résonner à leurs oreilles les accents guerriers de la musique militaire. C’était le 38e de ligne que le général S. Cavaignac, commandant du département de Seine-et-Oise, venait tout exprès passer en revue. La garnison de Saint-Germain, celle de Poissy et de Rueil, formant l’effectif du régiment, s’étaient données rendez-vous sur notre magnifique parterre. Rien n’a manqué à l’éclat de cette cérémonie. Le général, suivi d’un nombreux état-major, a passé dans chaque rang et examiné la tenue des soldats. Après cette visite minutieuse, le colonel a fait manœuvrer les troupes, et le général a applaudi à tous leurs mouvements. Le défilé a eu lieu ensuite avec beaucoup de précision et d’ensemble. Puis chaque compagnie a repris le chemin de ses quartiers respectifs. Après le défilé, nous avons pu admirer l’état-major du 38e, qui s’est rendu par la place du Château pour passer devant le quartier. On a cru un moment que nous allions être honorés de la faveur de le posséder dans notre ville, mais on a été détrompé, en le voyant s’en retourner tranquillement où il était caserné, et notre bataillon reprendre sa première demeure.<lb/>Cette revue trimestrielle de M. le général Cavaignac a été favorisée par un soleil magnifique d’autant plus précieux qu’il se montre rarement maintenant à nos yeux. »</p>
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                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 2e année, n° 10, 10 avril 1852, p. 38</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’une chasse du prince-président dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1852/1852" encodinganalog="3.1.3">30 octobre 1852</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Samedi 30 octobre dernier, et non mardi 2 novembre, ainsi que plusieurs journaux du département l’annoncèrent par erreur, la forêt de Saint-Germain jouissait d’une animation inusitée. Une grande chasse à courre y avait lieu vers onze heures du matin. Elle était conduite par M. le président de la République, accompagné du ministre de la Guerre, de plusieurs généraux et d’un grand nombre de personnages de distinction. Le rendez-vous était au château de la Muette. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 2e année, n° 31, 10 novembre 1852, p. 138</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note concernant les chasses impériales prévues dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1853</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« S’il faut en croire des renseignements qui nous ont été donnés par une personne que nous croyons bien informée, l’Empereur aurait choisi la forêt de Saint-Germain pour son terrain de chasse habituel. On travaille activement à l’installation de la Vénerie, et nous devons nous attendre à voir arriver ici très prochainement les équipages de Sa Majesté.<lb/>Il y aura, dit-on, deux meutes à Saint-Germain, la meute de l’Empereur et une seconde, dite meute de Saint-Germain. On chassera deux fois par semaine. L’Empereur n’aura pas de jour fixe, mais il y aura chasse tous les jeudis par le premier veneur et les officiers de la Maison de Sa Majesté. Il sera loisible de suivre la chasse du jeudi à cheval, à pied ou en voiture. Lorsque l’Empereur chassera, les seules personnes qui auront reçu le bouton de la Maison de Sa Majesté seront admises à suivre la chasse.<lb/>Il sera toujours facile à l’Empereur, avec un équipage de chiens anglais très vites de pied, de forcer un cerf en trente-cinq ou quarante minutes ; ainsi Sa Majesté, par la proximité de Saint-Germain, pourra une fois par semaine se procureur le plaisir de forcer un cerf en ne s’éloignant de Paris que pendant trois heures au plus, et de se livrer à un exercice qui sera favorable à sa santé, et qui le distraira un moment de ses graves et importantes préoccupations.<lb/>Il existe déjà environ trente cerfs dans la forêt de Saint-Germain, en y comprenant les jeunes bêtes ; on croit savoir que des ordres vont être donnés pour que quarante grands animaux soient pris dans diverses forêts et dirigés sur Saint-Germain. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 3, 15 janvier 1853, p. 5</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de chasses impériales dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">12-17 février 1853</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Samedi 12 et jeudi 17 du courant, les chasses impériales ont commencé dans la forêt de Saint-Germain. Dirigées toues deux par le grand veneur seulement, la première a duré environ deux heures, après quoi le cerf a été forcé dans l’acul d’Achères, au pont de l’Ambassadeur : l’attaque avait eu lieu à l’Etoile-de-Berry. Jeudi, le bruit circulait que S. M. l’Empereur devait chasser en personne, aussi, malgré le temps froid et la neige qui commençait à tomber, y eut-il foule parmi les promeneurs, désireux de jouir du coup d’œil d’un rendez-vous de chasse princier, plaisir dont Saint-Germain se trouvait privé depuis si longtemps ; mais il n’en fut rien, car une fois arrivée au rendez-vous, la chasse ne put avoir lieu, la fermeté du terrain ayant empêché l’attaque du cerf qui avait été découvert le matin par les valets de limiers. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 8, 19 février 1853, p. 28</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">12 mars 1853</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Deux fois, chaque semaine, la forêt de Saint-Germain se trouve animée par les chasses impériales. Toujours dirigés par le grand veneur, et souvent même par un des veneurs seulement, les équipages de la vénerie de Sa Majesté viennent y forcer un cerf, afin d’exercer la meute. Ainsi, mardi, les promeneurs qui se trouvaient en forêt, à peu de distance de la ville, ont pu voir le cerf, forcé par plusieurs chiens, venir se jeter dans la mare aux Cannes, après en avoir fait plusieurs fois le tour, et y être tué au milieu des glaces qui n’étaient pas encore fondues. Hier vendredi, un incident tout particulier est venu la signaler, et beaucoup d’habitants, sans sortir de la ville, ont été témoins de la chasse car, attaqué vers une heure au milieu de la forêt, un beau cerf, forcé par cinq ou six chiens, est sorti du bois sur la route des Loges et s’est réfugié dans un des coins de la cour de la Vénerie, dont la porte est toujours ouverte, et qui est située à la grille de Pontoise. Après un repos de quelques heures, pendant lequel la foule s’était amassée compacte, on est parvenu, non sans peine, à le faire sortir, et l’attaque ayant recommencé, la pauvre bête, fatiguée d’une telle course, s’est lancée dans une partie de la forêt nommée la Réserve, de l’autre côté de la route de Poissy, où elle n’a pas tardé à être prise de nouveau près la mare Plate. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 11, 12 mars 1853, p. 38</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">7</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">15 mars 1853</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mardi dernier, une nouvelle chasse à courre, sans incident particulier, et dirigée par le prince Edgard Ney, accompagné de MM. le baron Lambert, de Mouchy, de Noailles et autres notabilités, a eu lieu dans la forêt de Saint-Germain. Partis de la Vénerie à onze heures et demie, les équipages de Sa Majesté se sont rendus au pavillon de la Muette, lieu désigné pour le rendez-vous, et, vers midi et demi, l’attaque commençait dans les petites routes du côté de l’accul de Fromainville. Poursuivi par vingt-huit chiens, le cerf, après avoir passé au pont de l’Ambassadeur, est venu à plusieurs reprises du côté de la Faisanderie, derrière les Loges, à la croix de Noailles, au chêne de Bon-Secours, à la mare aux Cannes, dont il fit deux fois le tour sans y entrer, car elle était entourée d’une affluence considérable de curieux, et de là à l’accul de Carrières. Faisant aussitôt un contre-pied, l’animal, dont une partie des chiens avait alors perdu la trace, traversa de nouveau la route des Loges, se rendit à l’accul de Poissy, revint sur ses pages, passa encore une fois au chêne de Bon-Secours, à la mare aux Cannes, à la Place Verte, puis enfin à la vente du Buisson Richard, au-dessus du Val, près de la porte donnant sur la plaine, où il fut forcé et tué vers 5 heures, après une course qui n’avait pas duré moins de quatre, sans discontinuer. Favorisée par un assez beau temps, pas trop froid, cette chasse, qui a été suivie par beaucoup de promeneurs à pied, à cheval et en voiture, a pu être vue facilement aux différents points que nous venons de désigner. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 12, 19 mars 1853, p. 42</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’un passage du couple impérial à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">16 juin 1853</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Jeudi dernier, Saint-Germain a joui, pendant quelques minutes, de la présence de MM. MM. l’Empereur et l’Impératrice. Arrivées de Saint-Cloud vers cinq heures du soir, pour se rendre en forêt, au pavillon de la Muette, où un dîner à leur intention avait été préparé dans la journée, Leurs Majestés ont traversé, presque sans escorte et précédées seulement de quelques piqueurs, la place Royale, le Boulingrin, le Parterre, et ont relayé au rond des fleurs de notre belle Terrasse. Les chevaux et les équipages, sortis de la Vénerie une heure avant, ayant entraîné à leur suite quelques promeneurs, une foule assez compacte, grossissant d’instant en instant, environnait les voitures au moment du relai, et a témoigné de sa joie par les cris répétés de : Vive l’Empereur ! vive l’Impératrice !<lb/>Vers 10 heures du soir et après le dîner, pendant le durée duquel la musique des Guides a donné un charmant concert que l’écho de la forêt répétait au loin, Leurs Majestés sont revenues par la même route et se sont arrêtées de nouveau pour relayer au même lieu, où les attendait une foule plus considérable encore qu’à leur arrivée, qui les a saluées des mêmes acclamations.<lb/>Aussi était-ce une véritable fête pour notre ville, peu habituée maintenant à ces visites, et qui, pour la première fois, possédait alors l’Empereur et l’Impératrice. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Grande Terrasse</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 25, 18 juin 1853, p. 99</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">1er août 1853</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le même jour, il y a eu chasse dans notre belle forêt. LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice y assistaient avec leur suite. Aussitôt leur arrivée au pavillon de La Muette, lieu du rendez-vous, l’attaque a commencé dans une partie de bois non loin de là ; il pouvait être trois heures et demie, et, à sept heures et demie du soir, la chasse finissait sans aucun résultat. Parmi les personnes de la suite de Leurs Majestés, on remarquait la présence de madame de Pierre, qui était à cheval en amazone, et a suivi la chasse pendant assez longtemps. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 32, 6 août 1853, p. 128</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">15 septembre 1853</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Chasse à tir dans la forêt de Saint-Germain<lb/>Jeudi dernier, pendant tout le cours de l’après-midi, une partie de la forêt de Saint-Germain résonnait au loin du bruit des fanfares, des coups de feu et des aboiements des chiens. Une chasse à tir y avait lieu dans le tiré de Fromainville.<lb/>Partie de sa résidence de Saint-Cloud vers 10 heures du matin, Sa Majesté, accompagnée seulement de M. le comte de Bacciocchi, grand maître des cérémonies, traversait une heure après, sans escorte, notre ville, pour se rendre incognito au rendez-vous de chasse, qui eut lieu au rond du Parc, près de Fromainville.<lb/>De leur côté, LL. AA. II. le prince Napoléon et le duc d’Albe, MM. les ministres de la Guerre et de la Maison de l’Empereur, MM. les grand et premier veneurs, MM. le marquis de Toulongeon, le comte de Galvé, Edgard Ney et plusieurs autres personnages de la vénerie attendaient à la Muette l’arrivée de S. M. l’Empereur ; car, à cet endroit, d’abord, avait été fixé le rendez-vous, où se trouvaient aussi tous les équipages de chasse.<lb/>En apprenant l’arrivée de Sa Majesté au tiré de Fromainville, et le nouveau rendez-vous, tous les invités s’y rendirent et, vers midi, la chasse commençait pour se continuer sans interruption, jusque vers quatre heures. Amplement garni de gibier, ce tiré prêtait, du reste, parfaitement à la chasse, car nous tenons de source certaine que, pendant ce court espace de temps, plus de 600 pièces ont été abattues, parmi lesquelles on compte plus de 400 lapins, 5 chevreuils, des lièvres, des faisans, des perdrix et plusieurs autres pièces diverses.<lb/>Quelques promeneurs, attirés par les coups de fusil, se sont trouvés en forêt, près du lieu de la chasse, et sont rentrés à Saint-Germain vers six heures, en même temps que Sa Majesté, qui, comme le matin, traversa de nouveau notre ville dans le plus stricte incognito, sans escorte, comme un simple particulier, n’ayant dans son voiture, pour compagnon de voyage, que M. le comte de Bacciocchi. Tous deux retournaient à Saint-Cloud, où ils arrivèrent vers sept heures.<lb/>Quant aux autres personnages, qui, avec Sa Majesté, avaient pris part aux plaisirs de cette chasse, ils sont aussi rentrés en ville à la même heure, et regagnèrent leurs résidences respectives, après avoir, nous a-t-on dit, diné à Saint-Germain.<lb/>H. Picault »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>H. Picault, « Chasse à tir dans la forêt de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 38, 17 septembre 1853, p. 151</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de travaux dans le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">5 novembre 1853</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le parterre de Saint-Germain<lb/>Lors du tracé du jardin anglais, que l’on nomme le nouveau-parterre, on avait démoli les bâtiments qui se trouvaient à la partie de la forêt, dite porte Dauphine ; on n’avait laissé que les piliers et le cintre de cette porte même, qui semblait ainsi une ruine oubliée. Ces dernières pierres viennent d’être abattues et transportées dans la grande allée du jardin anglais, en face de la grille du Boulingrin. Déjà l’on voit s’élever deux piédestaux destinés à recevoir, dit-on, deux statues colossales qui doivent commencer l’ornementation des parterres.<lb/>Il est peut-être un peu tard pour parler de ces jardins, quand ils n’ont plus de fleurs et presque plus de feuilles, mais pendant les beaux jours, on admire, et l’on remet, pour parler de ses impressions, au temps où l’on ne rencontre plus le soleil. C’est donc le moment de nous souvenir un peu.<lb/>Il y a quelques années, notre parterre se composait uniquement du quinconce, de quelques allées de beaux arbres, de quelques pelouses d’un gazon souvent poudreux et les belles fleurs des grands marronniers égayaient seules cette immense verdure. Le principal ornement de l’espace qui s’étendait à l’entrée se composait de deux allées de tilleuls symétriquement alignés.<lb/>Cela ne manquait pourtant pas d’un certain charme et l’on aimait ces ombrages ; lorsqu’un jour la cognée frappé les tilleuls qui tombent en gémissant, regrettés de leurs frères et pleurés des promeneurs. L’industrie venait d’envahir [p. 180] cet asile ; le chemin de fer étendait un de ses bras jusqu’au cœur de la cité.<lb/>A quelque chose malheur est bon. Le chemin de fer dénaturait l’ancien parc ; il coupait en même temps la forêt dont une partie restait sans agrément et sans utilité ; on a réuni ces tronçons et l’on en a fait un ensemble charmant.<lb/>Nous avons toujours nos beaux arbres et notre riche verdure qu’égaient encore les fleurs blanches des grands marronniers ; seulement nous avons aussi d’autres fleurs, d’autres verdures et d’autres arbres. Où naguère il n’y avait qu’un sable aride, l’œil est maintenant réjoui par de jolies plates-bandes aux couleurs variées, aux doux parfums et qu’entourent de verdoyantes haies de troènes ; le mur blanc des fossés du château se cache derrière les pins et les tuyas, et les hautes tiges des roses trémières. A chaque pas, les fleurs arrêtent les passants et leur montrent, quand elles ont été assez regardées, une foule de plantes plus modestes, mais qui charment aussi ; elles ont remplacé le vieux mur de la petite terrasse d’où nous sautions, dans notre enfance, sur un lit de feuilles sèches.<lb/>Ce n’est pas tout : à présent, l’on va sans obstacle dans cette partie de la forêt que la voie de chemin de fer a mise de notre côté, et l’on parcourt avec délices les méandres fleuris d’un vaste jardin anglais. Qui n’a pas vu ces allées capricieuses, ces sentiers aux frais ombrages, qui partent d’un même point, se fuient et se retrouvent pour se fuir encore et se rencontrer plus loin ? Là chacun trouve, sans aller bien loin, le calme et le repos, le charme de la nature et le charme de l’art ; les chênes de la forêt, les arbres verts, les plantes exotiques, les buissons fleuris, les massifs touffus et embaumés, les points de vue pittoresques, les éclaircies habilement ménagées. Et comme les enfants jouent avec plaisir sur ces immenses pelouses où ils peuvent courir à l’aise, et dans tous ces petits chemins qui leur permettent le plus charmant jeu de cache-cache ! comme le penseur s’égare avec plaisir dans le silence et la solitude ! comme la vieillesse y respire un air pur au milieu des vertes charmilles !<lb/>C’est là une grande amélioration pour Saint-Germain, qui complète de cette manière toutes les beautés de ce genre qu’elle offrait déjà ; aussi doit-on remercier vivement l’administration supérieure qui nous a fait ce cadeau : elle avait donné de quoi faire un beau joyeux, et franchement elle doit dire que nous en avons bien tiré part. Il est vrai qu’elle nous a encore aidé pour cela ; nous ne l’oublions pas.<lb/>En écrivant ces lignes, je trouve sous ma plume un nom devant lequel j’hésite, et pourtant, puisque tout le monde peut voir, puisque tout le monde peut juger, et que tout le monde, bien sûr, est déjà de mon avis, pourquoi me laisserais-je arrêter par la similitude du nom et par la parenté ? pourquoi ne dirai-je pas que M. Renard, le jardinier de ces parterres, a, par son goût et par ses soins intelligents, fait honneur à sa vieille expérience ?<lb/>Il ne manque plus à toutes ces petites merveilles que quelques ornements que l’on n’a pas établis, quoiqu’on les eût projetés d’abord ; il est vrai qu’on ne peut avoir tout à la fois. Voici déjà, comme je viens de le dire, que l’on commence des travaux d’art importants ; ceux qui ont déjà tant fait ne voudront pas rester en chemin, et nous pouvons peut-être espérer, sans nous faire trop d’illusions, que bientôt notre plaisir sera complet et que notre ville comptera un charme de plus.<lb/>Alphonse Renard »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Parterre de la Dauphine</geogname>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Alphonse Renard, « Le parterre de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 45, 5 novembre 1853, p. 179-180</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du don à l’impératrice d’un album sur Saint-Germain-en-Laye et de la volonté de l’empereur de restaurer le château</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">12</unitid>
                <unitdate normal="1853/1853" encodinganalog="3.1.3">31 décembre 1853</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’album de Saint-Germain<lb/>Le conseil municipal de Saint-Germain vient d’offrir un album à l’Impératrice. C’est une heureuse idée : qu’importent aux souverains les dons riches et somptueux ? Ce n’est qu’une perle de plus à leur brillant écrin ; ce qui vaut mieux, c’est la délicatesse de l’intention, c’est le charme du souvenir. Le conseil municipal me paraît donc avoir été fort bien inspiré dans le choix qu’il a fait. Il est vrai qu’il a été admirablement compris et secondé par M. Bunout, le bibliothécaire de notre ville, le gracieux artiste que nous connaissons tous.<lb/>Mais je veux de suite parler de l’ouvrage ; les réflexions viendront après.<lb/>L’album comprend trois divisions principales : le château, le couvent des Loges et le pavillon de la Muette. Chacune de ces divisions contient un ou plusieurs dessins, avec la notice historique qui s’y rapporte.<lb/>Comme je tiens à donner un aperçu aussi consciencieux et aussi complet que possible, je serai forcé quelquefois de tomber un peu dans le détail ; mais on me pardonnera facilement, je l’espère, puisqu’il s’agit d’une chose intéressant la ville.<lb/>La première feuille est encadrée par douze cartouches que relient entre eux des arabesques à fleurs, parsemées d’oiseaux et de papillons, et au milieu desquelles se jouent les capricieux rubans de douze devises portant quelques actes principaux de l’Empire et les bonnes œuvres de l’Impératrice.<lb/>Aux quatre angles brille l’aigle impérial, en or, sur champ d’azur. En haut est le cimier des armes de l’Impératrice ; de chaque côté, les chiffres unis E. N., en or, enlacés de fleurs d’oranger et de laurier, peints sur azur, dans un rayon lumineux. En bas, sont les armes de la ville de Saint-Germain, représentant le berceau de Louis XIV, et, de chaque côté, les lettres enlacées S.-G., sur champ d’azur.<lb/>Dans le cartouche de gauche, on voit le combat de Jarnac et de La Châtaigneraie, et, dans celui de droite, le roi Jacques II, en prière dans son oratoire, au château de Saint-Germain.<lb/>Au milieu de cette feuille est la dédicace : A S. M. l’Impératrice, écrite en gothique anguleuse du XVe siècle, en lettres vertes, aux couleurs de l’Empire, rehaussées d’or ; au-dessous, le nom d’Eugénie, en lettres d’or, sur une guirlande de fleurs soutenue par des oiseaux ; puis les armes de l’Empereur et de l’Impératrice, avec le manteau surmonté de la couronne impériale ; et enfin, au-dessous encore : La Ville de Saint-Germain-en-Laye, en lettre d’azur et d’or.<lb/>Toutes les peintures de ce titre sont en miniature, exécutées avec un goût, un fini, une patience des plus remarquables ; l’ensemble est brillant et harmonieux, les détails sont soignés à l’excès ; on est séduit tout d’abord, et plus on regarde, plus on est charmé. Il faut surtout donner des éloges à l’exécution des armes de l’Impératrice ; il y a dans l’écusson tant de petits points importants pour le blason, tant de petites choses diverses et compliquées, que l’on s’étonne vraiment d’une réussite aussi complète.<lb/>Cette première feuille est, en réalité, le titre général de l’album ; nous allons voir maintenant chacune des divisions que j’ai indiquées tout à l’heure.<lb/>C’est d’abord le château.<lb/>Sur le titre, il y a une couronne de feuilles de chêne, comme emblème de la ville, sur laquelle est écrit, en lettres d’or : Le Château de Saint-Germain-en-Laye ; au-dessus, un aigle porte à son bec un rameau d’olivier, et il étend ses ailes d’or dans un rayon lumineux dont les brisures indiquent les branches de la croix de la Légion d’honneur.<lb/>Puis viennent deux dessins, dont l’un représente le Château royal de Saint-Germain-en-Laye en 1638, et l’autre le Pénitencier militaire.<lb/>La différence entre ces deux reproductions du même édifice est frappante, et la main de l’artiste a bien rendu sa pensée.<lb/>Le château de 1638 est joyeux et coquet, malgré son imposante majesté ; il est plein de vie, de mouvement et de lumière ; le rouge de ses briques fait ressortir brillante la blancheur de ses chaines de pierre ; il laisse deviner les splendeurs qui l’habitent, les existences luxueuses qui l’animent. Les parterres sont émaillées de fleurs, et aussi de jeunes femmes rieuses, nouant de doux entretiens avec de brillants seigneurs ; l’eau s’élance en jets rapides pour retomber bruyante dans de vastes bassins de marbre, en livrant une pluie légère au souffle du vent ; tout se meut et s’agite, au murmure des feuilles des grands arbres, avec un air de bonheur et de joie qui plait et qui fait sourire.<lb/>Mais le temps a passé, seul et vainqueur ; nul ne l’a combattu ; son souffle a bruni les briques rouges, son souffle a noirci les pierres blanches ; la tristesse a chassé la vie de ces lieux. Tournons le feuillet, et nous verrons notre château d’aujourd’hui. La voilà cette masse sombre, au silence navrant, aux ombres sinistres ; plus de plaisirs, plus de fêtes, plus de luxe, plus de gaieté, plus rien que l’abandon et la douleur. Auprès il y a bien encore quelques fleurs, mais elles paraissent s’incliner, chagrines, devant ce morne séjour qui attriste leur beau soleil.<lb/>Oui, c’est bien là le contraste des deux situations, et je crois qu’il est impossible de le faire sentie d’une façon plus saisissante.<lb/>[p. 210] Ces deux dessins sont suivis de dix feuilles de texte contenant l’histoire abrégée du château et l’indication succincte des faits importants qui s’y sont passés. Une notice historique, si agréablement qu’elle soit présentée, est toujours aride, et, j’oserai même dire, un peu ennuyeuse ; M. Bunout a fait disparaître cet inconvénient grave, à l’aide d’un moyen fort ingénieux. Il a mis d’abord – pour cela, c’était forcé – des lettres enluminées, capricieuses, riches de forme et de couleur, des devises, des guirlandes, des arabesques ; mais ce n’était pas assez, il y a joint des petits médaillons qui vont en diminuant et qui forment une sorte de chaînette retombante, séparant le texte en deux parties, jusqu’au milieu de la page, pour faire place ensuite à un léger serpentin.<lb/>Ce n’est pas tout, chacun de ces médaillons, malgré ses proportions exiguës, renferme un dessin presque microscopique pour lequel il a fallu un travail d’une finesse inouïe, un vrai travail à la loupe. On voit là – en y regardant de près, mais distinctement – une assemblée des Etats généraux, la mort de Louis XIII, l’arrivée de la reine d’Angleterre que reçoit Louis XIV, l’empereur Napoléon passant une revue de l’Ecole de cavalerie, puis les détenus militaires entendant la messe ou se livrant à leurs travaux intérieurs.<lb/>Et il ne faut pas se figurer que ce sont des formes vagues et indécises ; non, ce sont des figurines merveilleusement soignées, que l’on aime à voir et qui distraient l’œil de la monotonie que l’on ne tarderait pas à trouver dans l’écriture, quelque variété qu’on ait cherché à y mettre.<lb/>Je ne dois pas oublier une charmante petite vue de la Terrasse, placée, comme une vignette, en hors-d’œuvre, au bas d’une feuille de texte. C’a été l’occasion de rappeler le passage de l’Impératrice, l’année dernière, et le bouquet qui lui fut offert par le jardinier du parterre.<lb/>Du château, nous passons au couvent des Loges.<lb/>Sur le titre sont peints les attributs de la Légion d’honneur, les insignes des maréchaux de France, à cause de la destination, en quelque sorte militaire de cette maison ; une croix chrétienne, symbole du couvent ; les lauriers de la guerre, les palmes religieuses et les feuilles des chênes dont l’ombre protège le vieux refuge.<lb/>Tout le monde connaît le gros chêne des Loges, qui a défié tant d’années, qui a subi tant d’orages, qui a vu passer tant de générations ; chacun se rappelle son tronc spacieux, son magnifique branchage, sa carrure vigoureuse et ferme. Mais personne, bien sûr, ne l’a compris, personne ne se l’est, pour ainsi dire, assimilé, comme l’a fait M. Bunout. Du reste, il touchait là à ce que son talent traite avec le plus de facilité, mais il s’est dépassé de beaucoup, et je ne serais pas surpris qu’il eût admiré lui-même son arbre, tant il est vrai, hardi, bien jeté.<lb/>Ce chêne se trouve au milieu d’un dessin qui représente la visite faite, il y a quelque temps, par l’Empereur au couvent, et il se trouve fort agréablement encadré par l’entourage, qui est très bien traité : le couvent au fond, les cavaliers et la foule sur la pelouse, les bois autour qui deviennent sombres dans le lointain, en laissant filtrer de rares échappées de lumière.<lb/>Le couvent des Loges a quatre feuilles de texte, avec les lettres et les ornements voulus ; je passe vite pour arriver à la dernière, où je rencontre deux vignettes. Pourtant, je suis dans un grand embarras devant ce que j’ai cherché. Pour la première de ces vignettes, le château des Loges sous Robert le Pieux, je puis me contenter de dire : c’est joli ; mais pour la seconde, c’est différent, et je crois bien qu’il va me falloir recueillir les éloges que je viens de parsemer, pour les réunir et les donner, cette fois, tous ensemble.<lb/>Il s’agit d’une vue de la fête des Loges ; elle est grande comme la moitié de la main, et c’est justement pour cela qu’elle m’arrête court. Tout y est : le bal et ses tentures, le saltimbanque et son orchestre en plein vent, même son échelle, les restaurants grands et petits, les cuisines, les broches – je n’oserais pas dire qu’elles ne sont pas garnies – ; il y a aussi la foule, les jeux, les boutiques, les lustres, la charrette du débitant de vin qui n’a pas besoin d’enseigne, la marchande de gaufres, qui se tient à l’entrée de la fête pour être la première à tenter les appétits de friandise ; et enfin le traditionnel parapluie du chanteur que, de temps immémorial, l’on trouve en arrivant, et dont la race semble se reproduire exprès pour venir toujours à la même place.<lb/>Il y a tout cela ; et, je vous le dis, c’est grand comme la moitié de la main, et l’on y trouve encore le mouvement exagéré, la turbulence, la mêlée bruyante de notre fameuse fête. Vous comprenez, j’en suis certain ; vous ajouterez, si je n’ai pas assez dit pour rendre ma pensée.<lb/>Maintenant, nous voici au pavillon de la Muette, le rendez-vous de chasse de l’Empereur, dans la forêt de Saint-Germain.<lb/>Une curée dans la forêt forme le titre. Les piqueurs sonnent du cor, pendant que les chiens déchirent la dépouille du pauvre cerf tué et se battent pour voir plus grosse part. Les hommes sont bien campés ; les chiens sont animés, ardents ; ils sont heureusement groupés ; ils sont naturels dans leurs mouvements, dans leurs combats, dans leurs courses – c’est un excellent ensemble.<lb/>Le dessin de cette partie de l’album montre le pavillon de la Muette ; l’Empereur et l’Impératrice arrivent à un rendez-vous de chasse ; la foule des promeneurs accourt pour les saluer. Le pavillon est rendu avec une exactitude scrupuleuse ; pas un détail ne manque – ce qui n’exclut pas le charme et la grâce de la composition. Les personnages sont bien posés, variés, pittoresques, et le paysage est délicieusement reproduit : les feuilles des arbres semblent frémir, les effets de lumière et d’ombre sont habilement combinés, et il y a surtout un dessous d’arbres, profond et mystérieux, du plus charmant effet.<lb/>Viennent ensuite deux feuilles de texte, enluminées et ornées de deux vignettes : l’une représente la Muette sous François Ier ; l’autre, les ruines de ce château sous Louis XIV. On y retrouve le même soin, la même patience, la même finesse de dessin.<lb/>Je dois parler aussi de la reliure de cet album, vraiment belle et artistique. Cette reliure est en velours vert ; tout autour règne une épaisse baguette rustique en poirier bruni. Aux quatre angles sont quatre abeilles en bois sculpté, comme le chiffre couronné de l’Empereur et de l’Impératrice qui se trouve au centre. Ces sculptures sont parfaitement faites, élégantes et faciles, pleines d’art et de goût ; elles sont dignement accompagnées par les riches feuillets moires qui forment les sous-couvertures. Du reste, en deux mots, j’en ferai le plus grand éloge, en disant que cette reliure sort des ateliers de M. Maquet, le brillant papetier de la rue de la Paix, chez lequel tout Paris court en ce moment.<lb/>Tel est l’album offert à l’Impératrice par le conseil municipal. On voit que c’est une œuvre d’art qu’il était difficile de ne pas signaler, en même temps que c’est une délicate attention qu’il était impossible de ne pas faire connaître complètement.<lb/>L’Empereur a gracieusement accepté cette offrande : il a remercié le conseil municipal, il a manifesté son intention de restaurer entièrement le château – tant mieux, ce sera un joyau de plus pour Saint-Germain. Il a aussi complimenté l’artiste qui accompagnait la députation, et il a rendu justice à son talent – M. Bunout le méritait, et l’on sera de mon avis, si j’ai pu rndre un peu de ce que j’ai éprouvé en voyant son ouvrage.<lb/>Du reste, L. Bunout a reçu encore d’autres éloges, les éloges d’un artiste distingué ; M. de Nieuverkerke, le directeur général du Musée, a parcouru l’album avec une vive satisfaction, il a exprimé tout son contentement à M. Bunout, en lui prédisant la plus grande réussite dans un genre qui ne compte peut-être pas aujourd’hui un seul artiste de mérite – car, je crois, en vérité, que j’ai omis un point important : mes yeux étaient encore tellement occupés par souvenir, que ma pensée sans doute un peu erre à l’aventure. Tous les dessins de l’album sont à la plume, et l’on comprendra combien plus grande était la difficulté, mais combien aussi plus grand est le talent, puisqu’il n’y a ni dureté ni hachure, et que l’on trouve partout la grâce et la souplesse.<lb/>Maintenant, j’ai à faire une observation, ou plutôt j’ai à exprimer une idée toute personnelle que l’on a déjà combattue, mais dans laquelle je crois avoir quelques raisons de persister.<lb/>Je regrette que l’on n’aie pas fait une exposition publique de l’album avant de l’offrir à l’Impératrice. Je sais bien que le conseil municipal a, sans nul doute, agi dans une excellente intention ; qu’il a voulu garder le secret pour ne pas, en quelque sorte, déflorer le cadeau. Cependant, l’opinion que j’émets a des précédents, et, il y a quelques jours encore, la ville de Lyon exposait aux yeux de tous les étoffes précieuses qu’elle destinait à l’Impératrice. Du reste, en parlant ainsi, je me fais l’écho de plusieurs personnes qui, ne pouvant, comme moi, profiter de l’amitié de l’artiste, ont été privées de la vue de ce charmant travail – mais là, bien entendu, mon regret est sans amertume.<lb/>Aussi, nous devons remercier le conseil municipal de la bonne pensée qu’il a eue en faisant faire cet album ; nous devons remercier M. Bunout d’avoir ainsi donné tout son talent pour arriver à un résultat qu’on n’aurait certainement pas trouvé partout aussi complet. Espérons que ce sera là un sujet de joie pour tout le monde ; espérons aussi que nous verrons le vieux château quitter son enveloppe noircie et secouer sa poussière, pour apparaître encore brillant et animé.<lb/>Alphonse Renard »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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                <p>Alphonse Renard, « L’album de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 3e année, n° 53, 31 décembre 1853, p. 209-210</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la volonté de l’empereur de restaurer le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1854/1854" encodinganalog="3.1.3">14 janvier 1854</unitdate>
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                <p>« La commission qui avait reçu de la Société d’horticulture de Saint-Germain l’honorable mission de se rendre auprès de monseigneur le prince Jérôme pour solliciter de Son Altesse impériale la faveur de son haut patronage a eu l’honneur d’être reçue samedi dernier 7 du courant, à une heure, par le prince.<lb/>Elle se composait de M. le maire de Saint-Germain, de M. Charles Gosselin, président de la Société, de M. Evrard de Saint-Jean, et de MM. Rolot, trésorier, Corbie et Fournier, lauréats de la médaille d’or, Couchy, commissaire, Guy, secrétaire général.<lb/>Il serait difficile d’exprimer avec quelle bienveillance, on peut dire affectueuse, la députation a été accueillie par Son Altesse impériale.<lb/>Il appartenait à M. Gosselin, comme président de la Société, de présenter au prince chaque membre nominativement et de lui soumettre le vœu de la Société.<lb/>Son Altesse n’a point hésité à lui exprimer le plaisir qu’elle éprouvait à s’y rendre et à voir son nom figurer dans une institution se rattachant à une ville qui lui était chère à juste titre, puisqu’elle lui rappelait les plus doux souvenirs, ceux de sa tendre jeunesse. Le prince a donc bien voulu autoriser la Société à l’inscrire au nombre de ses sociétaires, lui promettant en même temps d’honorer de sa présence quelques-unes de ses solennités.<lb/>Le prince s’est ensuite entretenu, de la manière la plus affable, avec deux de ses anciens condisciples au collège de Saint-Germain, membres de la députation, MM. Rolot et Guy, en leur disant avec gaieté : « Messieurs, ce sont là des souvenirs de plus de cinquante ans ; ils n’en sont pas moins agréables. Et, tenez, tout dernièrement encore, je n’ai pu résister d’aller, dans le plus strict incognito, visiter ce collège, témoin de mes jeux d’enfance, de le parcourir dans tous ses détails, et de le retrouver tel que je l’avais quitté ».<lb/>On pouvait apprécier, par l’expression de bonheur qui se peignait sur la physionomie du prince, combien ces souvenirs lui étaient chers.<lb/>Son Altesse impériale, avant de se séparer de la députation, a bien voulu lui renouveler l’assurance, que déjà une autre députation avait été assez heureuse pour recevoir de la bouche mêle de Sa Majesté l’Empereur, c’est que notre château allait bientôt reprendre le noble rang que l’histoire et tant d’illustres souvenirs lui assignent. C’était une digne manière de clore la réception, aussi la députation s’est-elle séparée de Son Altesse impériale pleine de reconnaissance de son bienveillant accueil et de l’espoir du nouvel essor que la Société était destinée à prendre sous la précieuse protection qui lui était accordée. »</p>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 4e année, n° 2, 14 janvier 1854, p. 6</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1854/1854" encodinganalog="3.1.3">27 janvier 1854</unitdate>
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                <p>« Chasse à tir dans la forêt de Saint-Germain<lb/>Vendredi, dans l’après-midi, une partie de la forêt de Saint-Germain retentissait au loin du bruit des coups de feu : une chasse à tir, à laquelle assistait Sa Majesté l’Empereur, accompagnée de MM. le comte de Bacciocchi, son grand chambellan, Fould, ministre de sa Maison, le marquis de Toulongeon, le comte Ney, le prince Metternich, lord Cowley et le comte de Galve, avait lieu dans un des tirés.<lb/>Partie depuis dix heures du château des Tuileries, Sa Majesté et sa suite traversaient vers onze heures et demie la commune de Maisons et arrivaient à midi au rendez-vous, qui avait été donné à l’accul de Conflans, et où déjà se trouvaient réunis tout le personnel de l’inspection forestière de Saint-Germain et 150 dragons, tant officiers que sous-officiers et soldats.<lb/>Pendant cette partie de chasse, qui dura près de cinq heures, 681 pièces, dont 10 chevreuils, 64 lièvres, 51 faisans, des perdrix et des lapins, furent abattus par tous les chasseurs et répartis ainsi qu’il en fut ordonné ultérieurement. Au milieu de la chasse, et durant une halte nécessaire au rabattage du gibier, une simple collation, véritable déjeuner champêtre, puisqu’il eut lieu sur la terre même, recouverte seulement d’une des toiles servant de panneau dans lesquels on enferme le gibier, fut servi à Sa Majesté et aux invités, qui reprirent leur fusil au bout d’un quart d’heure à peine de repos, et après s’être légèrement réconfortés avec les viandes froides déposées sans apprêts sur la terre. Quelques heures plus tard, au moment où le jour commençait à baisser, Sa Majesté fit cesser le tir et les invités, reprenant le même chemin que le matin, rentraient à Paris vers sept heures, tandis que le personnel forestier et les dragons de service revenaient à Saint-Germain, contents et satisfaits de la journée qu’ils venaient de passer. »</p>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 4e année, n° 4, 28 janvier 1854, p. 15</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la célébration de Pâques dans la chapelle du pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1854/1854" encodinganalog="3.1.3">1er mai 1854</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Une cérémonie bien touchante attirait, dimanche dernier, dans l’ancien château de Saint-Germain-en-Laye, un petit nombre d’élus, parmi lesquels on remarquait M. le maire de Saint-Germain, M. le juge de paix, des membres du conseil municipal, entourés de plusieurs dames de la ville, des artistes, des militaires, au milieu desquels on voyait avec plaisir les bonnes sœurs de la Charité. Ces saintes filles avaient voulu joindre leurs prières à celles de ces hommes à qui elles savent prodiguer de si bons soins. Toutes ces personnes, qui devaient à l’obligeance de M. le commandant du pénitencier militaire la faveur d’assister à une belle et importante fête religieuse, étaient reçues et placées, dans les tribunes, avec beaucoup de courtoisie, par les officiers formant l’état-major de la maison.<lb/>Depuis trois mois, près de deux cent cinquante détenus étaient préparés, par le zèle de leur bien digne aumônier, à approcher de la sainte Table pour faire leurs Pâques, et, ce jour-là, dès six heures du matin, ils étaient réunis, par ses soins, dans la chapelle, écoutant, avec un recueillement édifiant, la sublime parole de leur pasteur.<lb/>A sept heures, Mgr l’évêque de Versailles, accompagné de son grand-vicaire, y faisait son entrée. A ce moment, tous ces hommes, rangés avec le plus grand ordre dans la partie la plus rapprochée de l’autel, ont chanté avec enthousiasme et ensemble un saint cantique. La messe a commencé aussitôt. Avant de donner la sainte communion, Monseigneur,  avec cette bonté qui caractérise si bien l’apôtre du Christ, leur a adressé une allocution très bien sentie sur la religion, considérée comme transformation de l’homme, sujet heureusement choisi et visiblement approprié à la personne de ces pauvres malheureux privés de leur liberté.<lb/>Pendant la messe, des chants, bien exécutés par les détenus et la musique du 12e dragon, ont été entendus avec plaisir.<lb/>Parmi tous ces hommes, si pieusement agenouillés, treize faisaient leur première communion et cinquante-huit recevaient la confirmation, avant laquelle Monseigneur fit entendre une nouvelle exhortation sur cette vérité éternelle que, dans les desseins de Dieu, les châtiments sont des grâces.<lb/>Ces deux cérémonies avaient vivement impressionné les assistants, dont l’émotion a redoublé lorsqu’un détenu s’est approché de Monseigneur, et lui a récité ce compliment en vers, qu’à cette occasion il avait lui-même composé :<lb/>Monseigneur,<lb/>Privés depuis longtemps d’un bonheur véritable,<lb/>Un Dieu, dans sa bonté toujours inépuisable,<lb/>De son trône entendit, gémissants et plaintifs,<lb/>Les cris des malheureux en ce château captifs.<lb/>Ambassadeur sacré de ce Dieu de sagesse,<lb/>N’écoutant que l’attrait de l’amour qui vous presse,<lb/>Vous accourez vers nous, vos enfants bien chéris,<lb/>Votre voix nous appelle, et nos cœurs attendris,<lb/>Préparés par les soins d’un prêtre infatigable,<lb/>S’élancent au banquet de la très sainte Table.<lb/>Délicieuse ivresse ! ô suprême bonheur !<lb/>C’est la vie éternelle : adorons le Seigneur ;<lb/>Que la reconnaissance, en nos âmes, féconde,<lb/>Précieux sentiment d’une vertu profonde !<lb/>Que ma bouche et mon cœur expriment tous les vœux<lb/>Que nous formons pour vous, en ce moment heureux !<lb/>Oh ! merci, Monseigneur, merci deux fois encore :<lb/>Pour nous de meilleurs jours vous apportez l’aurore !<lb/>Il n’est plus maintenant ni prisons, ni cachots,<lb/>Où se perdent nos cris, s’étouffent nos sanglots !<lb/>Vous avez tout brisé de votre main sacrée,<lb/>Plus rien qui soit obscur ! c’est la voûte azurée !<lb/>Comme l’encens alors s’élèvent vers le Ciel,<lb/>D’un suave parfum entourent l’Eternel,<lb/>De dévoués enfants les ferventes prières,<lb/>Ah ! veuille le Très Haut, espérances si chères,<lb/>Couronner nos désirs d’un immortel succès !<lb/>Et vous, dont les vertus aux Cieux donnent accès,<lb/>Laissez tomber sur nous, au fond de cet abîme,<lb/>De votre vive foi l’étincelle sublime.<lb/>Ranimés par ce souffle, à jamais, Monseigneur,<lb/>Un souvenir bien doux sera dans notre cœur.<lb/>L’accent de cette voix émue a fait couler bien des larmes. Mais, quand Monseigneur, après une touchante réponse, eut quitté le saint lieu au milieu du respect et de la reconnaissance de tous les assistants, avides et heureux de recevoir sa bénédiction, la sensibilité fut plus vivement excitée encore lorsque l’aumônier demanda qu’on fît une prière pour les parents vivants et morts. A cette pensée, en effet, l’émotion est générale et à son comble ; elle se traduit et s’échappe en pleurs et en sanglots. Alors ce bon pasteur, contemplant avec attendrissement et bonheur son cher troupeau, s’écrie : « Ah, Chrétiens, c’est donc vous qui pleurez aujourd’hui, vous qui avez fait couler tant de larmes ! Coulez, pleurs du repentir, coulez, pleurs de joie répandus pour ces malheureux ! Oh ! si je pouvais recueillir une de ces larmes et la porter à votre mère attristée ! Consolez-vous, pauvre mère, lui dirais-je, consolez-vous, tout n’est pas perdu, car voilà une larme versée par votre malheureux prisonnier ! Allez, pauvre mère, tout n’est pas perdu sans retour, car votre fils sait pleurer encore quand on lui parle de son Dieu, qu’il possède, et de sa mère qu’il a tant affligée ! La consolation qu’en éprouveraient vos mères, nous l’éprouvons tous aujourd’hui, et parmi cette assistance, bien des hommes envient, mes enfants, la paix de votre conscience et le bonheur de ce grand jour. »<lb/>Après ces éloquentes paroles, capables de remuer les fibres les plus profondes du cœur humain, et que nous eûmes le bonheur d’entendre, il ne nous reste plus qu’à terminer en remerciant M. le commandant non seulement de sa gracieuse hospitalité, mais surtout du bien devant résulter du souvenir de cette touchante cérémonie, qui, nous avons tout lieu de le croire, portera ses fruits.<lb/>Espérons que Dieu, par cet exemple, voudra bien ramener encore quelques-uns de ces hommes moins coupables que ces détenus peut-être, mais qui n’ont pas, comme eux, la confiance en sa bonté, et se défient de sa miséricorde.<lb/>Cette fête religieuse est un souvenir de plus à enregistrer dans les annales du vieux château de Saint-Germain, déjà si célèbre en faits historiques, et pour lequel on éprouve un sentiment de profonde mélancolie, quand on pense à sa triste destinée, lui qui fut habité par François Ier, Henri IV et Louis XIV, qui y reçut les hommes les plus illustres de son temps, quand on se souvient que, dans cette chapelle où nous étions réunis, le grand Bossuet fit entendre aussi des paroles de paix et de consolation, qu’il fut le séjour de la gloire et aussi l’asile du malheur, que La Vallière, dans la tristesse de ses plaisirs, y rêva peut-être sa conversion, et que Jacques II s’y réfugia pour y pleurer sa couronne.<lb/>Eugène Bunout »</p>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 4e année, n° 18, 6 mai 1854, p. 70</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
                <unitdate normal="1854/1854" encodinganalog="3.1.3">16 juin 1854</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Hier vendredi, Sa Majesté est venue incognito à Saint-Germain vers trois heures et demie. L’Empereur était accompagné seulement de M. le général de Kote, de M. le colonel Fleury et du commandant Excelmans, ses aides-de-camp. Après avoir visité avec beaucoup de soin tout le casernement, il s’est rendu chez madame d’Hauteville, dont il a aussi examiné la propriété, située place Impériale, au coin du Boulingrin. En sortant de là, Sa Majesté est montée en voiture et, sans y être attendue, Elle est allée au pénitencier militaire, où Elle a parcouru dans tous les détails les cellules, les réfectoires, la chapelle et les appartements de Jacques II.<lb/>Après cette visite, l’Empereur a fait descendre dans la cour les détenus, qui se sont présentés avec leurs effets de travail ; puis il a passé devant eux. L’enthousiasme chez les hommes était à son comble. Il a accordé  la croix de la Légion d’honneur à M. Collas, sergent major déjà médaillé, la médaille militaire à M. Ginier, vieux sous-officier de 21 ans de service qui vient d’être frappé d’une paralysie, un bureau de tabac à madame veuve Allemand, sœur du lieutenant directeur des ateliers, M. Jannier, restée veuve sans fortune avec trois enfants, son mari étant mort en activité au bout de 29 ans et 11 mois de service ; enfin, Sa Majesté a accordé quantité de grâces et de réductions de peines aux détenus en plus de celles proposées pour le 15 août.<lb/>Les autorités, prévenues seulement de cette visite inattendue, se sont rendues immédiatement à la rencontre de l’Empereur, et l’ont accompagné jusqu’à son départ de la ville pour Saint-Cloud, aux cris de Vive l’Empereur ! partout répétés sur son passage par la foule compacte grossissant à chaque instant. Il était cinq heures quand Sa Majesté a quitté Saint-Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 4e année, n° 24, 17 juin 1854, p. 95</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’évêque au pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">22 avril 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Visite pastorale de Mgr l’évêque de Versailles au pénitencier militaire<lb/>J’ai eu souvent l’occasion de constater que l’Eglise ne demandait que la liberté de faire le bien pour l’opérer là où il semble, en quelque sorte, impossible. La meilleure preuve qu’on puisse donner de cette vérité, c’est de raconter les résultats obtenus. Le plus persuasif des langages, le plus éloquent, c’est, sans contredit, celui des actions. La parole coûte peu ; l’action, en matière de bien, coûte beaucoup au contraire ; c’est une victoire difficile, quelquefois un sacrifice réel ; c’est toujours l’expression la plus haute de la conviction ; c’est le témoignage irrécusable d’une influence puissante et vraiment moralisatrice.<lb/>Ces réflexions m’ont été suggérées par une touchante cérémonie religieuse qui a eu lieu, dimanche dernier, au pénitencier de Saint-Germain, où se trouvent près de 500 détenus militaires, dont quelques-uns ont porté l’épée. Présidée par monseigneur l’évêque de Versailles, elle a été, pour tous ceux qui ont eu le bonheur d’y assister, un sujet d’édification ou un précieux encouragement à continuer dans la bonne voie.<lb/>Aussitôt que les grilles du château ont été ouvertes, les personnes admises à cette fête de famille sont allées prendre place au chœur de la chapelle ou aux tribunes, exclusivement réservées aux dames. Les détenus ont paru heureux de voir cette nombreuse assistance ; c’est qu’elle leur témoignait un intérêt réel de la part de ceux qui la composaient. En voyant aux premiers rangs MM. le colonel et lieutenant-colonel des cuirassiers de la Garde, plusieurs officiers de cavalerie et d’infanterie, M. le maire de Saint-Germain, quelques membres du conseil municipal, M. le juge de paix, ils ont compris qu’ils n’étaient point confondus avec des prisonniers vulgaires : ce religieux empressement des autorités leur a montré la bienveillance dont elles sont animées pour ceux que les sévérités de la loi militaire ont frappés, mais que la résignation et le repentir peuvent réhabiliter.<lb/>Grâce aux soins intelligents de M. le commandant d’Arquier, qui a fait à Mgr Gros la réception la plus flatteuse pour Sa Grandeur, et dont nous ne saurons trop louer le noble caractère et les excellentes intentions, tout avait été parfaitement disposé pour cette solennité que, de son côté, M. l’abbé Codant, aumônier du pénitencier, avait préparée avec le zèle et le talent qui le distinguent. Aussi rien n’a manqué, ni l’éclat extérieur, ni les élans d’une touchante piété.<lb/>Pendant la messe basse, dite par Monseigneur, les détenus ont fait retentir les voûtes de la chapelle de chants religieux qui les prédisposaient à l’acte auguste de la communion, que plusieurs allaient recevoir pour la première fois. Près de 200 prisonniers ont eu le bonheur d s’approcher de la sainte Table et de recevoir l’Eucharistie des mains de Monseigneur. Ils s’y sont rendus dans un ordre admirable, précédés et reconduits par M. l’abbé Codant. Leur recueillement attestait la sincérité et la vivacité de leur foi.<lb/>Plus d’une larme a coulé pendant cette belle cérémonie. M. l’aumônier a eu le don et le secret d’en faire verser de nombreuses, non seulement aux détenus, mais encore aux assistants. Comment ne pas pleurer aux souvenirs qu’il réveillait, souvenirs de la famille, souvenirs de la foi ? Comment ne pas pleurer au récit des pieuses confidences qu’il a cru pouvoir nous révéler, vu leur unanimité ? Dans le cours de la vie, l’homme n’a que trop d’occasions d’oublier ses devoirs de chrétien ; le soldat ne peut pas toujours les remplir. Aussi les détenus du pénitencier remerciaient tous Dieu de leur avoir ménagé cet asile, après leurs fautes, comme un port après la tempête. Ils en sortent, pour le plus grand nombre, complètement transformés.<lb/>Cette éloquente improvisation de M. l’abbé Codant a été suivie de la confirmation, qui a été donnée à 30 prisonniers.<lb/>Avant de se retirer, Monseigneur a daigné entendre la lecture de deux pièces de vers qui lui étaient adressées par deux détenus. Nous donnons plus bas l’une d’elles. Voici quelques strophes de la seconde :<lb/>Frères, ne pleurons plus ! mais gardons en notre âme<lb/>La grâce qui descend comme un rayon de flamme ;<lb/>La grâce ! je la sens pénétrer dans mon cœur<lb/>Et l’inonder d’amour, de joie et de bonheur.<lb/>De quels mots me servir pour peindre mon ivresse ?<lb/>Il n’en est pas, Seigneur, car l’humaine faiblesse<lb/>N’a rien à comparer au bonheur infini<lb/>Dont est rempli le cœur que vous avez béni.<lb/>Bénissons le Seigneur, frères ; notre souffrance<lb/>Et notre repentir ont touché sa clémence.<lb/>Nous pouvons désormais, sans baisser les yeux,<lb/>Relever notre tête et regarder les cieux.<lb/>Que m’importe à présent que dans une cellule<lb/>On m’enferme aussitôt que vient le crépuscule ;<lb/>Je suis libre et joyeux au fond de ma prison,<lb/>La justice de Dieu m’a donné son pardon.<lb/>Bénissons le prélat, qui vient, tout plein de zèle,<lb/>Nous apporter l’espoir d’une vie éternelle ;<lb/>Qui, pour une prison, désertant son palais,<lb/>Du Seigneur vient sur nous répandre les bienfaits.<lb/>Oh ! merci, Monseigneur, notre reconnaissance,<lb/>Au jour du jugement, pesant dans la balance,<lb/>Avec tous vos travaux et toutes vos vertus,<lb/>Vous mettra des premiers au nombre des élus.<lb/>Monseigneur a répondu par de très affectueuses paroles et des encouragements à persévérer dans le bien. Laissant aux détenus un autre lui-même, Sa Grandeur a exprimé l’espoir de ls voir tous un jour remplir leurs devoirs de bons chrétiens.<lb/>Je ne veux pas terminer ces quelques lignes sans constater les dégradations que le temps et les hommes ont faites à la chapelle du château. Sous leur couche de badigeon, ou, si l’on aime mieux, sous les retouches mauvaises dont elles ont été l’objet, les peintures offrent un aspect terne et décoloré qui attriste. Et puis pourquoi ce simulacre de marbres qui ceinturent le monument ? Il n’a certainement rien gagné à ces restaurations inintelligentes : elles lui ont fait perdre sa grâce et sa beauté. Espérons qu’on lui rendra l’une et l’autre.<lb/>Ed. Dimey »</p>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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                <p>Ed. Dimey, « Visite pastorale de Mgr l’évêque de Versailles au pénitencier militaire », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 17, 28 avril 1855, p. 13</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la suppression du pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">23 juin 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Au moment où nous venons, pour la seconde fois, de nous faire l’interprète des vœux de la cité tout entière pour la translation, hors du château de Saint-Germain, du pénitencier militaire, et pour une destination plus convenable et plus en rapport avec les intérêts des habitants, nous apprenons que cette mesure désirée vient de recevoir son exécution ; une grande partie des détenus sera transférée en Algérie, le reste sera dirigé, avec une partie du personnel, sur le pénitencier de Besançon ; les différents départs devront avoir lieu successivement, dans le courant du mois prochain, et le château, débarrassé et complètement évacué pour l’époque de la fête de l’Empereur.<lb/>Nous n’avons encore rien de très positif sur la nouvelle destination du château. Plusieurs bruits contre lesquels le public fera bien de se mettre en garde, jusqu’à plus ample information, circulent déjà à ce sujet ; nous aurons soin de tenir nos lecteurs au courant de ce que nous pourrons apprendre d’authentique.<lb/>Toujours est-il que la mesure est adoptée et que, si, dans les vieux temps de la monarchie, quand on exprimait un vœu, on disait avec espérance : Si le Roi le savait ! on peut maintenant, à propos de toute amélioration, dire, avec confiance : L’Empereur le sait ! »</p>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 25, 23 juin 1855, p. 48</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’évacuation du pénitencier de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1855</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« L’évacuation complète du pénitencier a eu lieu, mardi dernier 10 juillet. La population, curieuse d’assister au départ de tous ces détenus qu’elle ne pouvait voir de près qu’à de très rares occasions, avait été, dès la veille, mise en émoi par l’arrivée de nombreux détachements de gendarmerie, envoyés [p. 61] des différentes brigades de la Seine, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, pour servir d’escorte aux détenus.<lb/>Tant qu’on a pu penser que le départ s’effectuerait dans la soirée même, des groupes nombreux ont stationné sur la place du Château, et ne se sont dispersés que lorsque les gendarmes, que commandaient un capitaine et un lieutenant, ont rompu leurs rangs pour aller, munis des billets qu’on venait de leur donner, prendre logement chez les habitants.<lb/>Le lendemain, de grand matin, un public nombreux attendait le départ dès six heures. Ce n’est pourtant qu’à huit heures que les portes se sont ouvertes pour donner passage à un détachement de quatre-vingts détenus graciés, tous revêtus de l’uniforme de leurs régiments respectifs, qu’ils allaient rejoindre sous la conduite d’un sous-officier. Ils sont partis immédiatement pour Versailles par le chemin de fer. Dix-huit, dont le temps de service était fait depuis longtemps, formaient un petit détachement à part auquel le dernier mot pour eux de la discipline militaire : « Rompez vos rangs ! » a rendu la liberté complète, sauf le lieu de destination indiqué sur chaque feuille de route.<lb/>Les figures de tous ces pauvres diables témoignaient de leur joie, et plusieurs d’entre eux exprimaient, en envoyant un dernier regard aux murs du vieux château, leur ferme résolution d’éviter désormais un tel abri.<lb/>A deux heures et demie et au milieu d’une affluence considérable, une compagnie du 48e est venue prendre possession devant l’entrée du pénitencier et former, depuis la grille jusqu’à l’embarcadère, la haie entre laquelle devait passer le premier détachement, dirigé vers le fort de Vanves. L’escorte de gendarmerie a bientôt paru sur le seuil du château, précédant et entourant, le sabre à la main, soixante-dix hommes, revêtus de l’uniforme gris des prisons militaires. Ceux-ci marchaient deux à deux, accouplés par une légère chaîne en fer attachée aux poignets. Tous ces hommes portaient leurs sacs et plusieurs y avaient joint les instruments de leur profession, des masques, des fleurets, des boîtes à instruments de musique ; nous en avons même remarqué un qui avait fixé derrière son dos un charmant rosier en fleurs, probablement cultivé pendant sa captivité.<lb/>Le soir, à sept heures trente-cinq minutes, un nouveau convoi spécial emportait le dernier détachement, composé de deux cent soixante-quinze détenus, qui, à leur arrivée à Paris, devaient être dirigés sur les établissements pénitentiaires de Metz, Besançon et de l’Algérie. Chaque wagon, contenant huit détenus, recevait en outre deux gendarmes. Le reste de l’escorte et les employés du pénitencier ont pris place dans un wagon spécial, au centre du train. Ces départs successifs, auxquels présidait l’autorité militaire, assistée du chef de la police municipale et de ses agents, se sont accomplis dans le plus grand ordre ; le dernier surtout, qui coïncidait avec la fin de la journée des ouvriers, avait attiré une foule considérable.<lb/>Le premier acte de la régénération du château de François Ier, qui a vu naître Louis XIV, est donc enfin accompli.<lb/>On affirmait encore hier que le château de Saint-Germain va devenir château impérial dans toute l’acception du mot, et que le casernement de la ville doit être augmenté de manière à y établir une brigade de cavalerie. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 28-205, 14 juillet 1855, p. 60-61</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Annonce de la visite de la reine Victoria à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">17 août 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Au moment où nous écrivons, il se prépare, à bien peu de distance de nous, un de ces grands spectacles qu’il n’est donné aux populations de voir qu’à de bien rares intervalles. La grande ville, si avide de pompes et de cortèges, et, cette fois, attirée par un intérêt facile à comprendre et une juste curiosité, se dispose à courir toute entière au-devant de la reine d’Angleterre venant la visiter en alliée et amie, et voulant aussi paraître à ce grand rendez-vous donné dans ses murs à tout ce que les arts, l’industrie et le progrès civilisateur peuvent produire de neuf, de grand et de beau dans toutes les parties du monde.<lb/>Nous sommes heureux d’annoncer que, comme nous avions osé l’espérer, grâce à l’attrait puissant de ses souvenirs historiques et de son admirable situation, notre petite ville jouira aussi de la présence de l’hôte illustre que Paris va posséder pendant quelques jours.<lb/>Si nous devons nous en rapporter, d’abord à la rumeur publique, puis à des renseignements qui nous parviennent de bonne source, et enfin à des articles insérés dans la Patrie et reproduis du Morning Post dans le Constitutionnel, S. M. la reine d’Angleterre viendrait samedi prochain 25 août faire une excursion à Saint-Germain.<lb/>Après une promenade à cheval en forêt, où elle s’arrêterait à la Muette, S. M. viendrait en ville où elle visiterait le tombeau de Jacques Stuart, dont on complète en ce moment l’entière décoration par l’achèvement d’une nouvelle et belle fresque de M. Amaury Duval représentant un saint Georges, l’un des patrons d’Angleterre. On dit encore, mais nous n’avons rien de très positif à cet égard, qu’on serait en ce moment même occupé à remettre en état, au château, la chambre occupée jusqu’à sa mort par le roi Jacques II ; toujours est-il qu’il a été impossible à l’administration de la Liste civile de permettre, comme on l’avait espéré d’abord, que la grande cour fût livre pour y installer l’un des concours d’orphéons ou de musiques militaires qui doivent avoir lieu demain.<lb/>La reine partirait à onze heures du matin de Saint-Cloud, pour y être de retour à trois heures. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 33-210, 18 août 1855, p. 79</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la visite de la reine Victoria à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">25 août 1855</unitdate>
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                <note type="generalNote">
                  <p>Ce texte a été repris dans l’Almanach de l’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 1ère année, Saint-Germain-en-Laye, H. Picault, 1857, p. 45-49.</p>
                </note>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Visite de S. M. la reine d’Angleterre à Saint-Germain<lb/>Samedi 25 août, à 6 heures du roi<lb/>C’est encore sous l’impression d’une belle et heureuse journée que nous traçons à la hâte ces quelques lignes, pour lesquelles, plus que jamais, nous réclamons d’avance l’indulgence de nos lecteurs, n’ayant d’autres prétentions que de nous faire historiens fidèles de faits qui resteront à jamais gravés dans la mémoire des habitants de Saint-Germain.<lb/>Il y a huit jours que Paris tout entier se levait pour saluer l’entrée dans ses murs de la souveraine aimée d’un grand peuple allié de notre belle patrie.<lb/>S’il fallait s’en rapporter aux promesses du programme connu, c’était à Saint-Germain qu’était réservé l’octave de cette fête nationale ; cependant, rien de certain, rien d’autrement officiel que l’avis d’un journal anglais, reproduit par la presse française, n’était parvenu à nos magistrats. Les jours se passaient, et l’édilité ne recevait aucun renseignement qui pût régulariser l’impatient élan de la population, entraînée, surexcitée par l’exemple de la grande ville. Ainsi que des enfants dévoués, qui veulent célébrer une fête de famille, nos habitants, d’un commun accord, vinrent demander à l’autorité son patronage pour l’exécution de leurs projets. Il leur fut promptement assuré, et à l’instant, pendant qu’on faisait circuler une liste de souscription, dont on n’attendait même pas le résultat, une sorte de commission s’improvisa, composée d’hommes spéciaux.<lb/>Architectes, entrepreneurs, peintres, dessinateurs, ouvrirent un atelier où chacun apporta le concours de son talent, de son dévouement, de ses matériaux ; jeudi matin, on se mit à l’œuvre et bientôt on vit, à l’entrée de la ville, s’élever, grandir et se décorer un portique, arc de triomphe improvisé, bien inférieur sans doute à ces gigantesques et splendides décorations qui font encore l’admiration des Parisiens et des étrangers, mais qui du moins avait le mérite de n’avoir d’autre architectes, d’autres ouvriers, que les citoyens mêmes qui avaient demandé l’autorisation de le construire. Quelques décors fournis par la direction du théâtre, des écussons aux initiales de l’Empereur, de l’Impératrice et de la reine Victoria, une grande figure allégorique de la ville de Saint-Germain, des drapeaux de France, d’Angleterre, de Turquie et de Sardaigne, des arbres entiers, coupés et replantés à la hâte, des guirlandes de feuillages, des massifs de fleurs, une suite de mâts, surmontés d’oriflammes aux couleurs nationales composèrent un ensemble sinon parfait, du moins attestant le goût et le zèle de ceux qui y avaient contribué. Sur une banderole d’azur, flottant en avant du portique, on lisait ces mots, écrits en lettres d’or : Les habitants à Leurs Majestés. Après deux jours et deux nuits de travail, tout était prêt, ce matin, longtemps avant l’arrivée des augustes visiteurs.<lb/>Vers onze heures, le maire, à la tête de son conseil municipal, les principaux fonctionnaires, parmi lesquels on remarquait le lieutenant-colonel du régiment des Guides, le curé de la paroisse, le maire d’une des principales villes d’Angleterre, des artistes célèbres vinrent prendre place auprès du portique ; la subdivision des sapeurs-pompiers et un détachement du 48e de ligne formaient la haie et contenaient les flots d’une foule impatiente et compacte. Deux vedettes des Guides en grande tenue gardaient l’entrée de l’avenue, sur laquelle on remarquait aussi le sévère et bel uniforme des gendarmes à cheval de la garde impériale. Un aide-de-camp, en tenue de ville, vint bientôt s’assurer des dispositions prises et prévenir le maire que le désir de Leurs Majestés était qu’aucun discours ne fût prononcé. Bientôt après, à midi et demi, on vit passer les premiers courriers annonçant l’arrivée du cortège impérial et royal.<lb/>Puis les voitures arrivèrent : dans la première était la reine Victoria et la princesse royale ; sur le devant, l’Empereur et le prince Albert, tous deux en habit de ville. Les acclamations éclatèrent alors de toutes parts, et, pendant que les chevaux ralentissaient leur allure, la foule put contempler les traits qu’elle était si avide de voir. Dans la seconde voiture étaient le prince de Galles et d’autres personnes, parmi lesquelles, sans pouvoir l’assurer, nous avons cru reconnaître la princesse Mathilde. Des chars-à-bancs découverts, également conduits par les postillons de l’Empereur, contenaient les personnes de la suite de Leurs Majestés et les invités, au milieu desquels se trouvait M. le colonel Fleury. A l’entrée de la ville, M. l’inspecteur des forêts de la Couronne avait pris la conduite du cortège, qui était précédé et suivi d’un peloton de Guides. Après avoir relayé à deux cents pas environ de l’arc de triomphe, les voitures se dirigèrent, par la Terrasse, vers la grille Dauphine, où elles entrèrent en forêt, en marchant vers le pavillon de la Muette, but de la promenade.<lb/>Il était près d’une heure lorsqu’on est arrivé au château de la Muette, dont le rond-point était envahi depuis longtemps par une foule d’habitants de la campagne, accourus dès le matin des communes environnantes. Il s’y trouvait encore une innombrable quantité de personnes de distinction, à cheval, en brillants équipages, en voitures de poste, et beaucoup aussi à pied, malgré la longue distance qui sépare ce rendez-vous de chasse de la ville. Une collation avait été préparée dans la salle à manger du château. On avait espéré pouvoir donner à la reine le spectacle d’une chasse à courre, mais le temps a manqué, il a fallu se contenter des fanfares éclatantes des piqueurs de la vénerie, dont les trompes alternaient avec la musique des Guides. Les nombreux chiens de la vénerie, accouplés et tenus en lesse par les valets, ne contribuaient pas peu, par leur impatience difficilement contenue, à donner une couleur locale au spectacle pittoresque qu’offrait en ce moment la verte pelouse.<lb/>Après le lunch, l’Empereur et la reine Victoria ont paru dans le salon, dont les portes étaient ouvertes, et le public, tenu à distance, c’est-à-dire au bord du bois, a pu voir facilement ce qui se passait dans le salon. L’Empereur, fumant un cigare, ainsi que tous les hommes invités, se promenait et causait familièrement avec plusieurs personnes, parmi lesquelles nous avons remarqué M. le maréchal Magnan, grand veneur, en costume de chasse, M. Edgard Ney, M. le colonel Fleury, M. Lepic, etc. On a vu aussi avec intérêt Sa Majesté causer quelques instants avec notre grand artiste Lablache, du théâtre italien ; c’est en ce moment qu’une députation de jeunes filles, vêtues de blanc et appartenant, nous a-t-on dit, à la ville de Conflans, a été introduite dans le salon et admise à l’honneur de présenter à la Reine des fleurs et des fruits.<lb/>La reine d’Angleterre, vivement impressionnée par la beauté du lieu et enchantée du coup d’œil qu’offrait l’ensemble de la réunion, a pris un crayon et, de sa royale main, a esquissé un croquis destiné à lui conserver le souvenir de sa visite à la forêt de Saint-Germain.<lb/>Peu d’instants avant le départ, la musique des Guides exécutait, avec le rare talent que nous lui connaissons, le quadrille des Noces de Jeannette ; on a pu voir alors les jeunes princes, sous le charme de cette entraînante musique, se mettre à danser dans le salon, où d’augustes personnages paraissaient partager leur gaité.<lb/>Vers trois heures et demie, le cortège a repris la route de Saint-Germain, en passant par la place Verte, la grille Royale, la Terrasse et le Parterre, dont il a fait le tour, pour sortir par la grille du Débarcadère et s’arrêter sur la place du Château, où attendait une foule immense.<lb/>Là, l’Empereur, la reine Victoria, le prince de Galles et la princesse royale ont mis à terre et sont entrés, avec une partie de leur suite, au château, où, reçus par les autorités et conduites par M. l’architecte, nouvellement nommé, et le commandant du Génie, avec une conversation dont les destinées futurs de l’antique et royale demeure ont probablement été le sujet. On a pu voir ensuite, pendant quelques instants, les augustes voyageurs paraître au balcon, du côté nord du château, d’où l’on jouit d’une si admirable vue sur le Parterre, la Terrasse et son immense horizon ; quelques minutes après, l’Empereur et ses royals hôtes remontaient en voiture et traversaient au pas la foule qui encombrait la place et qui faisait retentir l’air des cris mille fois répétés de : Vive la reine d’Angleterre ! Vive l’Empereur !<lb/>Un dernier épisode a marqué d’une manière touchante la sortie de la ville : c’est aujourd’hui la saint Louis, fête patronale des ouvriers maçons de Saint-Germain. Selon leur usage, ils avaient, après avoir présenté le pain béni à l’Eglise, parcouru la ville au son de musiques guerrières, venue tout exprès de l’école de Saint-Cyr. A l’angle des rues de la Verrerie et de Paris, le cortège de ces braves ouvriers se rencontra avec les voitures impériales ; l’Empereur fit arrêter, prit quelques renseignements, et l’on vit alors le syndic de la corporation s’approcher du marche-pied, adresser quelques mots à l’Empereur, qui lui répondit avec bienveillance et accepta de sa main, pour la reine et pour lui, un bouquet et une énorme brioche ; la même offrande fut également acceptée à la seconde voiture par le prince de Galles. Puis le cortège reprit sa marche pour sortir de la ville, traverser la place Royale et s’engager dans les rampes du Pecq, retournant à Saint-Cloud par Chatou et Rueil, et laissant, derrière lui, toute une ville émue de sentiments de joie et de reconnaissance pour cette bonne visite dont elle gardera un long souvenir.<lb/>Le maire du Pecq et le conseil municipal s’étaient rangés à l’entrée du pont, sur le passage de l’Empereur et de la reine d’Angleterre. Les autorités des autres communes avaient suivi cet exemple et, sur plusieurs points du parcours, on avait élevé des mâts pavoisés et des arcs de triomphe. Nous devons citer enfin la façon élégante et riche dont une noble anglaise, lady Trotter, habitant depuis quelques années sa charmante propriété de la Rocheville, situ »ée vers le milieu de la côte, avait décoré l’entrée et la façade de sa maison. Des faisceaux de drapeaux, de riches tentures et des écussons aux armes de France et d’Angleterre annonçaient dignement la demeure d’un sujet dévoué de Sa Majesté britannique et d’un hôte reconnaissant de la nation française, qu’elle sut honorer en partageant ses sympathies pour le chef que la Providence et le vœu unanime lui ont donné dans l’auguste personne de l’empereur Napoléon III.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Visite de S. M. la reine d’Angleterre à Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 34-211, 25 août 1855, p. 86</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de travaux en cours dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">25 août 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« M. l’abbé Codant, ancien aumônier du pénitencier, vient d’être nommé chapelain du château de Saint-Germain, rentré dans les attributions de la Couronne. On s’occupe déjà de la restauration de la chapelle, dont on a retrouvé l’ancien sol à une certaine profondeur. Les bâtiments qui avaient été élevés au-dessus de la chapelle vont faire place à une toiture rappelant l’ancien style et enrichie d’ornements et de dorures dans le genre de celles de la Sainte-Chapelle de Paris. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 34-211, 25 août 1855, p. 85</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Précisions sur la visite de la reine Victoria à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">23</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">1er septembre 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« La petite presse à sa sœur aînée la presse parisienne<lb/>A propos de quelques erreurs dans les relations du voyage de S. M. la reine d’Angleterre à Saint-Germain<lb/>Il y avait une fois un journaliste chargé de rendre compte d’une grande représentation annoncée depuis longtemps à l’un des théâtres de Paris. Il avait assisté à plusieurs répétitions générales et, se croyant sûr de ce qu’il aurait à dire, avait, sauf erreur ou omission, préparé son article, qui n’attendait plus pour voir le jour que les quelques détails sur les faits de la représentation du soir. Or il advint que, le jour même, quelques amis du critique vinrent le débaucher pour une partie de campagne improvisée ; l’offre, faite avec un certain charme, séduisit assez le pauvre esclave ordinaire des faits divers et comptes rendus pour le faire hésiter entre son devoir et l’attrait d’un plaisir tentateur ; d’ailleurs l’article était tout fait, le programme de la soirée était certain, quelques mots ajoutés sur le succès colossal de l’ouvrage, la phrase traditionnelle annonçant que l’heure avancée à laquelle avait fini le spectacle obligeait à remettre au prochain numéro de plus amples détails, complétèrent le compte rendu anticipé, qui fut envoyé à l’imprimerie, pendant que son auteur courait à toute vapeur vers l’endroit choisi pour la joyeuse réunion.<lb/>Mais le pauvre diable avait compté sans son hôte, c’est-à-dire sans les accidents de machines et de trucs, sans les enrouements et les indispositions, enfin sans les mille et un empêchements qui surgissent à l’approche d’une grande représentation. Le spectacle n’eut pas lieu et la bande fatale, posée sur l’affiche, annonça que la première représentation de la Biche au bois était remise, pour cause d’indisposition, à un autre jour. Le lendemain matin, le compte rendu détaillé n’en parut pas moins dans les colonnes d’un petit journal de théâtre ; et qui fut bien penaud ? ce fut, on peut le croire, le pauvre critique qui, honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.<lb/>Nos grands confrères, confiants dans le programme official et désireux peut-être d’assister de préférence aux royales pompes de Versailles, ne sont-ils pas tombés dans le même inconvénient à propos du voyage de la reine d’Angleterre à Saint-Germain ? C’est, du moins, ce qui nous paraît résulter des rectifications que nous allons nous permettre de faire à ce sujet.<lb/>Dans son numéro du samedi 25 août, la Presse dit que la reine d’Angleterre, qui avait déjà visité le tombeau de l’Empereur, s’est agenouillée dans la journée devant celui de Jacques II. Première erreur, la reine a bien visité, non pas en allant à la forêt, comme nous dit la Presse, mais bien en revenant, le château de Saint-Germain ; mais Sa Majesté n’a rendu aucune visite au tombeau de Jacques II, qui, situé non pas dans la chapelle du château, mais bien à l’église paroissiale, est, dans ce moment, entièrement masqué par les échafaudages nécessaires à la peinture des fresques qu’y exécute le célèbre peintre M. Amaury-Duval.<lb/>Le Constitutionnel est encore plus mal informé à propos des renseignements qu’il donne à la date du 26 août. Nous y lisons qu’un arc de triomphe avait été construit à l’entrée de la ville et qu’il était dû aux soins de la municipalité et de la compagnie du chemin de fer. Pour rendre hommage à la vérité, il nous faut constater qu’aucun corps constitué, et encore moins la compagnie de chemin de fer, n’a pris l’initiative en cette occasion. Comme tout le monde le sait, et ainsi que nous avons eu occasion de le dire, cet arc de triomphe a été spontanément construit, sous le patronage et avec l’autorisation de la municipalité, il est vrai, mais par les habitants eux-mêmes, qui se sont partagé le soin de construire l’édifice improvisé et de recueillir en même temps les souscriptions nécessaires. Le même journal dit que le maire a remis à la reine une adresse de félicitations, au nom de la ville de Saint-Germain. Rien de ce genre n’a eu lieu : nous avons raconté que, quelques instants avant l’arrivée de Leurs Majestés, un aide de camp avait fait connaître à M. le maire, présent avec son conseil municipal, qu’il n’y avait lieu de faire, ni de présenter aucun discours. Le régiment des Guides, encore selon le Constitutionnel, était rangé, à pied, en bataille, devant son quartier. Nouvelle erreur. De fréquents détachements des Guides étaient échelonnés sur la route pour servir d’escorte, mais les hommes restés à la caserne étaient groupés çà et là, et selon leur volonté, aux fenêtres, en tenue de dimanche et en bonnets de police ; le lieutenant-colonel était lui-même au pied de l’arc de triomphe, parmi les fonctionnaires qui attendaient le passage de Leurs Majestés. Enfin, pour se rendre à la Muette, le cortège n’a pas traversé la ville, et ce n’est qu’au retour qu’il s’est arrêté à la porte du château, où Leurs Majestés ont visité l’appartement de Jacques II, ceux auxquels une tradition incertaine attribue l’habitation à Mlle de La Vallière, et enfin la chapelle, dont la restauration date du règne de Louis XIII.<lb/>Les Débats, mieux renseignés, donnent, à la date du 27 août, un détail exact de la visite royale, seulement ils ajoutent, dans l’erreur commune : « Leurs Majestés sont reparties pour Saint-Cloud, après une visite au tombeau de Jacques II ».<lb/>Le Constitutionnel du même jour dit qu’après la visite au château, la reine s’est rendue à l’église paroissiale, où est le tombeau du dernier roi de la race des Stuarts. Les milliers de personnes qui, sur la place, saluaient Leurs Majestés de leurs acclamations peuvent encore donner à son rédacteur l’assurance positive du contraire.<lb/>Enfin, le Siècle, après avoir raconté ce fait erroné que la reine a assisté à une chasse dans la forêt, dit positivement que Sa Majesté, en visitant le château, s’est arrêtée dans la chapelle devant le monument où l’on conserve la cervelle et une partie des entrailles de Jacques II (sic). Il n’y a, nous le répétons, qu’un malheur à tout cela, c’est qu’il n’y a pas eu de chasse, que les restes de Jacques II ne sont pas dans la chapelle et que les travaux en voie d’exécution au monument élevé dans l’église paroissiale devaient être et ont été un empêchement à la pleine visite de la reine Victoria.<lb/>Nous en avons fini avec toutes ces rectifications, que nous avons cru devoir faire et qui, d’ailleurs nous avaient été demandées autant dans l’intérêt de nos concitoyens, qui revendiquent l’honneur de l’initiative qu’ils ont prises, que dans celui de la vérité d’une foule de petits faits, que la seule présence d’un rédacteur à Saint-Germain aurait permis de relater d’une manière certaine. Un de nos confrères de Versailles, dédaignant de s’édifier de nos propres renseignements, a partagé l’une [p. 90] des nombreuses erreurs des journaux de Paris, et qui probablement se propageront au loin, où notre feuille obscure, mais consciencieuse, ne saurait avoir la prétention d’aller.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « A propos de quelques erreurs dans les relations du voyage de S. M. la reine d’Angleterre à Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 34-212, 1er septembre 1855, p. 89-90</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la destruction des cellules au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">3 novembre 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« La démolition des cellules qui avaient dû partager les vastes salles du château lors de sa transformation en pénitencier est actuellement achevée. Les pierres et les débris inutiles ont été jetés par les ouvriers dans les fossés. Ce fait, de peu d’importance au premier abord, a pourtant donné lieu à des suppositions d’un projet que nous sommes loin de croire devoir être mis à exécution. Le bon goût et le respect qui président à tout ce qu’on fait actuellement pour la conservation ou la restauration des monuments historiques nous sont un sûr garant que pareille idée n’a pu germer dans le cerveau des architectes habiles appelés à rendre aux habitations historiques le cachet qui marque si bien leur époque ou leur destination positive.<lb/>Il ne s’agirait rien moins, nous assurait-on dernièrement, que de combler entièrement, pour les mettre au niveau du sol extérieur, les fossés qui entourent le château sur ses quatre faces. Il est évident que ce serait une véritable profanation ; en lui enlevant ainsi tout son aspect féodal, on ferait un véritable cul-de-jatte de notre vieux monument, et autant vaudrait alors jeter le château lui-même dans les fossés pour le combler. Nous sommes, du reste, un peu rassurés sur ce que cet on-dit pourrait avoir d’inquiétant au point de vue de l’art et des souvenirs ; il ne serait tout au plus question que d’élever d’un ou deux mètres le fond du sol, pour le solidifier, l’assainir et le préparer, par le nivellement, à recevoir des gazons et des plantations qui en rendraient l’aspect plus agréable et le voisinage plus sain, et le débarrasseraient de ces eaux croupissantes qui, pendant les chaleurs surtout, exhalent des miasmes fétides.<lb/>L’établissement de quelques passerelles, jetées autour de l’enceinte ; la reconstruction d’un pont à la façade nord, tel qu’il existait jadis, donnant communication avec le parterre ; le remplacement du triste et grand mur de prison par l’ancien parapet à hauteur d’appui, achèveraient de rendre facile les communications du château à la ville, et lui rendraient tout à fait, à l’extérieur, la physionomie qui convient à la demeure royale bâtie par François Ier.<lb/>Hâtons-nous de le répéter, du reste, nous avons toute confiance dans les talents, le goût et la haute instruction de ceux auxquels sont confiés les travaux, et nous n’avons parlé que de tout ceci que pour mémoire et pour établir tout ce que peuvent faire faire de suppositions quelques pelletées de plâtras jetées par les fenêtres. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Pénitencier militaire</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 44-221, 3 novembre 1855, p. 128</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention des peintures et sculptures réalisées par les prisonniers au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Les travaux de démolition des cellules du pénitencier, en rendant facile, dans ce moment, l’entrée du château, ont permis à plusieurs personnes d’y faire une visite fort intéressante sous le rapport des derniers souvenirs anciens et de ceux qu’y ont laissé, en dernier lieu, les détenus militaires, dont quelques-uns ont orné les murs de peintures et de sculptures assez remarquables, quand on pense surtout au peu de ressources qu’avaient à leur disposition les artistes captifs. Si la permission de voir le château subsiste encore quelque temps et tant que les travaux de restauration n’auront pas détruit ces fresques curieuses, c’est une promenade que nous recommandons à nos lecteurs et pour laquelle ils pourront prendre, pour guide certain, la notice Visite au château, dont nous commençons aujourd’hui la publication. »</p>
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                <subject>Pénitencier militaire</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 45-222, 10 novembre 1855, p. 132</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">10 novembre 1855</unitdate>
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                <p>« Une visite au château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Etat actuel, octobre 1855<lb/>Les monuments historiques de la France, leur origine et leur antiquité, ont de tous temps fixé l’attention des archéologues et des sociétés savates chargées de constater leur situation, les dégradations que le temps leur a fait subir et de signaler les réparations indispensables à leur conservation dans le style primitif.<lb/>La ville de Saint-Germain-en-Laye, fière de posséder l’un de ces monuments, va devoir à la munificence de l’Empereur la restauration de ce château, qu’admirent les étrangers et qui, après avoir passé dans les attributions du ministère de la Guerre, vient de rentrer dans le domaine de la Liste civile.<lb/>C’est à l’habile direction de M. Millet, architecte, aux soins duquel est confié un travail approprié à une destination non révélée, mais qui fait espérer une régénération de cette antique et royale demeure, que nous devons la réalisation d’un vœu si longtemps exprimé, en voyant la ville de Saint-Germain reprendre le rang qu’elle n’avait jamais cessé d’occuper parmi les résidences royales.<lb/>Sa configuration extérieure pouvant être appréciée généralement, nous avons pensé que, sans prétendre à aucun titre littéraire, mu par la seule idée de faire connaître à la génération présente la description intérieure de visu du château de Saint-Germain-en-Laye, dans son état actuel, avant les changements d’appropriation qu’il doit subir, pourrait intéresser quelques personnes, notamment celles qui l’ont vu après le délaissement de la Cour.<lb/>M. Lebreton, dans son excellent ouvrage d’antiquité, affirme qu’aucune nation de l’Europe ne peut disputer à la France la gloire qui résulte de ses monuments historiques. Pour répondre à une assertion si péremptoire et appuyée d’une si haute notabilité, il faudrait avoir, dans cet art, des connaissances tout autres que celles que nous apportions dans la rédaction de cet aperçu.<lb/>Nous passerons rapidement sur la partie historique de ce château, traité diversement par plusieurs auteurs, et que nous avons analysée dans notre Précis historique, publié en 1848, en cherchant à rapprocher ce qui était vraisemblable avec sa situation. Pour ne point indiquer au hasard une origine apocryphe, nous avons dû fixer nos regards sur le XIVe siècle. En effet, rien ne constate d’une manière positive qu’au Xe siècle, Robert le Pieux ait jeté les premiers fondements du château de Saint-Germain, mais bien d’un monastère nommé Charlevanne dont l’emplacement est contesté, et sur les fondations duquel Louis VI le Gros aurait, au XIIe siècle, selon quelques écrivains, fait construire, sous le ministère de l’abbé Suger, une forteresse que les Anglais auraient ruinée, et qui demeura dans cet état jusqu’au règne de Charles V, qui fit édifier, sur les anciens fondements, le château de Saint-Germain, dont l’architecture et les dispositions ont souvent varié selon les temps, ainsi qu’on peut s’en faire une idée par les gravures annexées au Précis historique dont il vient d’être parlé. Comme ce château fut, dans son origine, un monastère, puis une forteresse démolie, pour ne pas s’engager dans la recherche de cette origine douteuse et confondre ces anciennes constructions avec celles qui existent aujourd’hui, il est prudent de s’arrêter au règne de Charles V, en 1367, ce qui ferait supposer, avec quelque raison, que la construction du château de Saint-Germain-en-Laye, tel qu’il est aujourd’hui, daterait de 500 ans, c’est-à-dire qu’elle serait aussi ancienne qu’aurait été la Bastille, dont ce roi fit poser les premiers fondements en 1370 par Aubriot, prévôt des marchands de Paris, mais moins vieille que le château de Vincennes, où il est né en 1337.<lb/>Froissard et le président Hainault rapportent, dans leur Abrégé de l’histoire de France, que c’est dans la période de 1364 à 1370 que Charles V fit reconstruire ses châteaux de Creil, de Vincennes, de Beauté, de Mantes, de Montargis, etc., et dont celui de Saint-Germain fut sans doute du nombre.<lb/>On sait que les successeurs de Charles V, François Ier et les rois qui lui ont survécu jusqu’à Louis XIV, ont apporté chacun, pendant leur règne, divers changements, tant dans la forme que dans la distribution de ce château, sur lequel on fait très souvent des conjectures plus ou moins hasardées. Pour ne pas revenir sur ce qui a été dit à cet égard, nous renvoyons le lecteur de cet opuscule au Précis historique déjà cité.<lb/>Description intérieure<lb/>Nous nous abstiendrons, lors de cette description, de toutes réflexions et observations, ni d’émettre aucune opinion, voulant laisser au génie de l’architecte sa liberté d’action.<lb/>Pour arriver à l’entrée principale donnant sur la place du Château, fermée par une grande porte scellée à deux pilastres en pierre, on passe par un pont en pierre, construit lors de la restauration faite sous Colbert et remplaçant l’ancien pont-levis, dont on voyait encore la herse et la bascule suspendus à la voûte, au commencement de la Révolution. Cette entrée est une voussure en pierre, de 2 mètres d’épaisseur fermée par une autre grande porte ; à droite, est le logement du concierge, composé de deux grandes pièces ; à gauche, un corps de garde, le tout ayant vue sur la place du Château. Une grille en fer, tenue constamment fermée, sépare l’entrée principale d’avec celle de l’intérieur, aussi fermée par une grande porte à deux vantaux, avec guichet, donnant entrée dans la cour ; entre cette dernière porte et la grille qu’on vient de décrire règne, à droite et à gauche, une longue galerie ogivale, en briques, avec arceaux en pierre, encadrant en caisson les armes de François Ier ; à droite sont trois grandes pièces qu’occupait jadis le sieur Lemire, ancien plombier du roi : elles ont servir depuis à établir les bureaux de la comptabilité du pénitencier. En suivant cette galerie, on voit, à gauche, un petit escalier en pierre, qui conduit à la tribune de la chapelle, et, à droite, au fond, un carrefour presque noir, d’un assez vilain aspect, éclairé seulement par un vitrage, placé à l’extrémité du château ; à droite et à gauche de cette espèce de carrefour sont des pièces sombres, servant de dépôt de bois et de charbon.<lb/>En descendant quelques marches en pierre, on arrive dans une grande cuisine, éclairée sur les fossés, convertie en un vaste fournil, ayant servi à la manutention militaire des vivres ; en remontant cette galerie, à gauche de la porte d’entrée, sont des logements à rez-de-chaussée qu’occupaient jadis plusieurs officiers de la maison du Roi et, en dernier lieu, M. Desmarets, architecte du château. Ces logements ont été destinés depuis à ceux des sous-officiers du pénitencier, une pièce à la salle de police de ces sous-officiers, et les deux grandes pièces ensuite ont servi de magasin et de dépôt aux effets des prisonniers. Les séparations, qui divisaient ces grandes pièces et qui ont été démolies, ne permettent plus de reconnaître l’appartement qu’occupait alors milord Louis et sa sœur, aliénée, vulgairement nommée la Folle du château, ainsi que son neveu, milord Morice, qui fut, dans la première révolution, commandant de la garde nationale de Saint-Germain (ce même milord Morice épousa, à cause de sa beauté, la fille du portier de la grille Royale, nommée Longuemare).<lb/>C’est sous cette galerie, dans laquelle on a fait une séparation pour y établir le poste des gardiens de nuit, qu’étaient remisées autrefois les chaises et les brouettes de la Cour, et où se tenait le serdeau fréquenté par les jeunes gens et seigneurs de la Cour pour causer avec les jolies femmes chargées de ce service. A droite de cette galerie, est une porte pratiquée dans la tourelle du nord, conduisant à l’escalier, dit de la Comédie, dont nous parlerons ci-après.<lb/>[p. 137] Cour intérieure<lb/>On entre dans cette cour par la porte à guichet que nous avons décrite. Cette cour, de forme irrégulière, a 72 mètres de long sur 27 de large, et est pavée en grès.<lb/>Nous devons ici signaler l’erreur qui s’est perpétuée, et attribue à François Ier, par une galanterie pour Diane de Poitiers, sa maîtresse, d’avoir voulu donner à cette cour la forme d’un D gothique, initiale de son nom. Si l’on observe que c’est au XIVe siècle que Charles V a fait réédifier, sr ses anciennes fondations, le château de Saint-Germain, en déterminant le périmètre actuel de la cour, il sera difficile d’admettre que sa forme ait pu changer au XVe siècle, pour plaire à Diane de Poitiers, étant limitée par la construction principale.<lb/>Aux trois angles de cette cour sont des tourelles en pierre, dans l’intérieur desquels sont construits, en briques, des escaliers en limaçon conduisant sur les combles.<lb/>L’aile de droite, côté du nord, est construite en pierre et briques, selon le style du temps, procédant, comme tout l’ensemble de l’édifice, plus de la force que de l’élégance. Le rez-de-chaussée est éclairé par treize fenêtres cintrées, pratiquées dans un enfoncement que forment des avant-corps supportant un balcon continu en pierre, à jour, faisant le tour de la cour. Une porte cintrée avec colonnettes et fronton aussi en pierre, aux armes de l’Empereur, dix grandes bâches en pierre sont placées dans les embrasures de ces avant-corps et alimentées par des robines et conduits en plomb, amenant la portion d’eau appartenant à la Liste civile, pour le service de l’établissement. Au premier étage, quatorze grandes baies de fenêtres cintrées, à châssis brisés, à petits carreaux ; au deuxième étage, pareilles fenêtres moins grandes, avec balcons en fer, éclairent cette partie du bâtiment, sur la cour.<lb/>A droite de la porte ci-dessus décrite, conduisant à un grand escalier en bois, est un puits d’une grande dimension et d’une profondeur assez considérable, avec manivelle, dont la construction paraîtrait remonter au temps de la restauration faite sous François Ier.<lb/>La façade construite au fond de la cour, dans les deux angles rentrant que forment les deux tourelles, et l’aile faisant face à celui du nord, sont dans les mêmes dispositions ; quelques baies de fenêtres sont murées à la naissance des cintres, indépendamment de deux portes communiquant au rez-de-chaussée, et l’ouverture d’un porche sous lequel on passait par l’entrée principale, nommée la porte d’honneur, ayant son ouverture sur la rue du Château-Neuf, et son accès par un pont-levis en pierre, démoli lors de la construction et élévation des murs de ceinture ; ce porche et cette entrée ont été remplacés par un escalier de service.<lb/>A gauche et à droite des deux tourelles est et sud, est un troisième étage éclairé sur la cour par quatre croisées, avec balcon en fer. Sur les pilastres d’avant-corps, dont la restauration en plâtre a fait disparaître et recouvert la construction primitive en briques, sont quarante médaillons, au milieu desquels on a sculpté deux LL fleurdelysées, remplaçant les anciens médaillons en faïence de Bernard Palissy.<lb/>A droite de la porte d’entrée, dans la cour, est celle de la chapelle que François Ier fit réparer et qui date de l’époque où Charles V fit reconstruire le château. La voûte en ogive, ornée de fines arêtes dorées, est d’une rare délicatesse, modelée sur la Sainte-Chapelle de Paris, construite sous saint Louis, au XIIIe siècle. Cette voûte a vingt-quatre mètres d’élévation sous clef ; sa longueur est de vingt-cinq mètres et sa largeur de dix mètres. Elle fut dédiée à saint Jean-Baptiste ; elle est éclairée par de grandes fenêtres cintrées, vitrées en verres de couleur, soutenues par des arcs-boutants en pierre, qui s’appuient au-dehors sur le balcon. Louis XIII, qui passa une partie de sa vie dans ce château, donna des soins particuliers à la décoration de sa chapelle ; alors la voûte se couvrit de peintures de Vouet, de Lesueur et de Lebrun ; le tableau qu’on remarque sur le maître-autel est une copie que Louis XVIII a fait faire de la belle cène de Nicolas Poussin, dont l’original fut placé au musée du Louvre. Il fit aussi restaurer les tribunes et les boiseries qui avaient été endommagés lors de l’emmagasinement qu’on fit dans cette chapelle des lits militaires.<lb/>Une fouille récemment faite, près du pilier de droite en entrant dans cette chapelle, à la profondeur de soixante centimètres environ, et dans laquelle descendent les embases des cintres, ferait supposer que cette partie du sol aurait été remblayée lors de la restauration, pour le mettre de niveau avec la cour.<lb/>A droite du chœur de cette chapelle, séparée par une grille d’appui, est la sacristie, composée de deux pièces éclairées sur la rue du Château-Neuf, dont les boiseries ont été conservées.<lb/>Trente-cinq corps de sphynx, ou gargouilles en saillie, jettent dans les eaux des combles dans la cour.<lb/>Dans la tourelle du nord, à gauche en entrant, sont deux portes : la première communique de la cour à l’escalier dit de la Comédie, dont nous avons parlé, et l’autre, d’une plus forte dimension, donne entrée, par un escalier rapide et profond, aux caves et souterrains construits sous le château, dans lesquels on ne peut pénétrer qu’à l’aide de flambeaux et qu’on ne peut visiter sans éprouver un sentiment de terreur difficile à contenir. La première de ces caves, très vaste et très profonde, est solidement construite en pierre, avec arceaux, aussi en pierre ; à gauche sont d’autres caves traversant sous le pont et communiquant sous la galerie droite, en entrant.<lb/>A droite de la cave principale, est un petit couloir pratiqué dans des murs de trois mètres d’épaisseur, communiquant à plusieurs autres caves cintrées, en arceaux de pierre, et se prolongeant sous l’aile gauche, vers le milieu du château, où est pratiqué un petit escalier en pierre très droit et très obscur, dont l’issue est bouchée ; c’est dans ces caves, qui servaient de magasin à charbon, que l’ordre avait été donné d’arrêter et d’enfermer les insurgés qui, lors de la dernière révolution, s’étaient présentés pour mettre en liberté des prisonniers. Des stalactites et gouttes d’eau s’échappent de ses voûtes souterraines et impriment une froideur qui vous fait désirer d’en sortir.<lb/>En revenant sur ses pas, dans la première cave, on passe à droite dans un étroit couloir qui conduit à une autre cave, aussi construite avec arceaux en pierre, sur lesquels on remarque, notamment au-dessus de la porte voûtée, plusieurs blasons que nous avons figurés, paraissant avoir une origine ancienne. En tournant à droite, toujours par un corridor pratiqué dans l’épaisseur des murs en pierre de taille, on trouve une petite porte basse qui conduit, après avoir descendu quelques marches, à un souterrain en partie comblé, où aboutissaient les oubliettes dont il a été question dans le Précis historique. On voit dans ce souterrain très élevé, ayant dix mètres de long sur un mètre vingt-cinq centimètres de large, autant que peut le permettre l’obscurité qui règne dans l’élévation, une sorte de trappe de peu d’étendue, bouchée en moellons, d’où l’on précipitait, sans doute, dans un temps très reculé, les malheureuses victimes de la vengeance. Le conduit de ces oubliettes ayant été comblé jusqu’au niveau du sol, déjà très profond à l’endroit où nous étions descendus, nous ne saurions dire où il s’arrêtait.<lb/>Ces souterrains, qu’on quitte avec plaisir, ne sont pas plus profonds que ceux du château de Vincennes, bâti dans le même temps ; nous avons remarqué que les pierres dures, d’une énorme dimension, dont se composent ces constructions, bien appareillées, sont encore, malgré le temps et l’humidité, dans un parfait état de conservation.<lb/>En quittant ces affreux séjours, on remonte dans la cour, où l’on se trouve plus à l’aise, et comme ayant échappé à quelques périls cachés dans l’obscurité.<lb/>Avant d’introduire le lecteur dans l’intérieur de ce château, nous croyons devoir faire remarquer qu’à l’exception de quelques appartements que nous décrivons, il ne reste absolument rien de ce qui en faisait l’ornement et lui imprimait un caractère majestueux, digne d’admiration, sous le rapport de l’art, qu’on désirerait comparer avec les progrès qu’il a faits de nos jours. Ainsi toutes les portes, chambranles, boiseries, lambris à larges moulures dorées, parquets, décorations et généralement tout ce qui formait la division ou l’ensemble de chaque appartement, tout a disparu, a été démoli et vendu en différents temps, pour faire place à de nouvelles dispositions. Approprié depuis 1793 jusqu’à ce jour, d’abord à l’établissement de dépôt et magasin d’effets militaires, ensuite à l’incarcération des malheureux suspects, ou logement d’une compagnie de vétérans et du commandant de place, ensuite occupé, à d’autres époque, par les dépôts de divers régiments, par l’établissement de l’école spéciale de cavalerie, sous le commandement du général Clément de la Roncière, puis, après 1814, par les gardes du corps du roi, et enfin par le pénitencier militaire dont nous allons parler, il serait impossible aujourd’hui, même en rappelant ses souvenirs, d’indiquer l’endroit où était tel ou tel appartement, et de désigner ceux qu’occupaient les plus grands personnages de la cour les plus connus. Tout ayant été confondu et changé, il n’existe plus que les murs et d’énormes piliers nus et dépouillés de tout ce qui pouvait en faire reconnaître l’usage. Les immondices qu’on y rencontre, conséquence forcée de la suppression d’un établissement qui renfermait des ateliers de diverses fabriques, indiquent suffisamment la nécessité de pourvoir à la restauration de ce château, qui n’attend que l’ordre du souverain pour mettre l’architecte à même de nous faire connaître sa nouvelle destination.<lb/>[p. 141] Intérieur<lb/>En passant par la porte qui donne dans la tourelle du nord, on entre d’abord dans une grande salle séparée par des barreaux de bois, ayant servi de parloir ; ensuite, à gauche, au-rez-de-chaussée, dans de grandes pièces, au nombre de sept, éclairées, sur la cour et sur les fossés, par douze fenêtres cintrées, en pierre, prises dans l’épaisseur des murs, de trois mètres vingt centimètres d’épaisseur, défendus par des barreaux de fer ; les plafonds, de quatre mètres trente centimètres de hauteur, sont, comme tous ceux de ce monument, à solives apparentes, portées par d’énormes poutres, que soutiennent de fortes colonnes en bois ; chacune de ces pièces est séparée par des murs de refend en pierre, d’un mètre d’épaisseur, dans lesquels sont pratiquées des baies de porte formant couloir.<lb/>Dans chacune de ces vastes salles, qui servaient de réfectoire aux détenus, sont écrites, sur les murs, en lettres peintes, des maximes et moralités. A la sortie de la dernière pièce, à gauche, sous l’escalier, est un petit cabinet noir ayant servi de prison.<lb/>En tournant, d’abord à gauche, on entre dans de grandes pièces ayant servi d’ateliers ; ensuite, à droite et passant au pied de l’escalier de la tourelle nord-est, on entre dans deux grandes salles, séparées au milieu par un arc en pierre, éclairées sur les fossés par sept croisées que défendent des barreaux de fer, et où l’on avait établi des ateliers de forgerons.<lb/>Dans l’aile du sud, toujours au rez-de-chaussée, sont quatre grandes pièces ayant accès sur la cour, où avaient été aussi établis d’autres ateliers de forgerons et de petits magasins de charbon, le tout divisé par de longs corridors, qu’éclairent douze fenêtres cintrées en pierre, dans l’épaisseur des murs, lesquelles sont défendues par des barreaux de fer ; une salle de bains, avec ses fourneaux et accessoires, qui sont établies dans deux autres pièces, à gauche, prend jour sur la rue du Château-Neuf.<lb/>Toutes ces pièces, par la démolition des forges, fourneaux, établis, qu’on avait scellés, présentent un délabrement complet et pénible à décrire.<lb/>Pour suivre l’ordre que nous avons mis dans la description de cet intérieur, et afin d’éviter des contre-marches qui auraient pu faire oublier quelques pièces, nous reprendrons, pour la visite du premier et du second étages, par l’escalier de la Comédie, que nous avons déjà indiqué, au milieu duquel on trouve, à droite, une porte cintrée, donnant entrée à une grande antichambre, à cheminée en briques paraissant être d’un temps assez éloigné. C’est par cette antichambre que l’on entre, à gauche, dans la grande salle de Mars, dite des chevaliers, sous François Ier, dont nous allons faire la description.<lb/>Cette salle a quarante-sept mètres de longueur sur quatorze de largeur ; elle est éclairée par huit grandes fenêtres cintrées, donnant sur la place du Château ; la cheminée en briques est remarquable par son élévation et son architecture superposée ; elle porte en sculpture une salamandre et les armes de François Ier, en pierre parfaitement conservée ; de grands arceaux ogives, en pierre cannelée retombant sur des consoles à têtes d’ange, vont se joindre et forment la voussure en briques, parsemée de fleurs de lys en pierres saillantes, dont l’écartement est retenu par de forts tirants de fer. Cette pièce est partagée en deux dans sa hauteur, au moyen d‘un plancher en bois auquel on monte par un escalier-échelle, pour augmenter le nombre des ateliers ; c’est dans cette pièce qu’avait été construite la plus jolie salle de spectacle que l’on connût alors ; elle était entretenue dans un luxe royal, par les soins de M. le maréchal de Noailles. C’est là que débutèrent, devant la Cour, Larive, Saint-Prix, le célèbre Contat, etc. Molière y avait aussi fait représenter plusieurs de ses pastorales.<lb/>Cette salle, vendue dans le cours de la Révolution, à un sieur Dennebecq, qui avait obtenu l’autorisation d’y faire donner des représentations, a été démolie et disposée pour les exercices des gardes du corps.<lb/>[p. 142] En sortant de cette vaste salle, dont ne peut trop admirer la hardiesse, pour rentrer dans l’antichambre dont nous avons parlé, on passe, à gauche, dans un appartement complet, dépendant du pavillon du nord, éclairé sur la place du château et le parterre, où est décédé, dit-on, le roi Jacques II d’Angleterre. Cet appartement se compose d’une antichambre, d’un petit salon garni de lambris et panneaux dorés, chambranle de marbre vert de mer, oratoire, chambres à coucher, grand salon aussi à cheminée de marbre, salle à manger, office, cuisine, petits appartements des femmes, auxquels on monte par un petit escalier d’intérieur. C’est le même escalier, selon d’anciennes chroniques, qui conduisait nuitamment Louis XIV à l’appartement de mademoiselle de La Vallière, mais la simple inspection des lieux démontre l’impossibilité de cette rencontre. C’est donc le seul appartement conservé qui, quoique délabré, peut encore donner une idée de la somptuosité et des dorures dont le château était orné. On doit supposer que cet appartement fut aussi celui de la dauphine, si l’on s’en rapporte aux bas-reliefs composés de dauphins, ainsi qu’à son chiffre, entrelacé des lettres A. V. M., sculptés sur les panneaux dorés.<lb/>C’est en quittant ce lieu tout plein de souvenirs, qu’en repassant par la première antichambre que nous avons décrite, on arrive au premier étage, dans de grandes pièces parallèles à celles du rez-de-chaussée, divisées comme elles par les mêmes piliers et murs de refend. On y a établi les cellules qu’occupaient les détenus pendant la nuit ; on en compte cinq cents une, répartie dans chacun des étages du château. Ces cellules, quoique ayant bien le caractère d’une prison, ne sont cependant pas d’un aspect désagréable ; elles sont construites en double, adossées, dans ces grandes pièces, en cloisonnage, sans adhérence au monument, et soutenues par des traverses en bois de chêne, scellées dans le corps de l’édifice, pouvant facilement en être détachées sans l’endommager. Chacune de ces cellules à deux mètres cinquante centimètres de longueur sur un mètre cinquante centimètres de large, et sont proprement enduites et plafonnées : elles sont carrelées, mises en couleurs, fermées par une porte en chêne, avec serrure, et verrouillées comme l’exige la sûreté d’une prison. Une imposte vitrée au-dessus éclaire et donne de l’air à ce petit réduit, qui perd de son caractère de geôle par la propreté, le soin et l’intelligence avec lesquels chaque détenu a su l’embellir, pour charmer sa solitude et entretenir ses anciens rêves d’amour, ses souvenirs de gloire et d’infortune.<lb/>La plupart des malheureux jeunes gens, dont la justice avait puni les fautes, n’étaient pas sans éducation ni talent.<lb/>Presque toutes les cellules sont décorées, avec plus ou moins de goût, de peintures à l’huile et en détrempe, représentant divers sujets d’ornementation, draperies, arabesques, paysages, marine, faits militaires et historiques ; surtout des portraits, souvenir des belles de leurs pensées ; le tout traité en artiste, la plupart par une même main, autant qu’a pu le permettre la position d’un détenu privé de modèle et du secours de l’art. Quelques-uns se sont plu à représenter des sujets religieux. Nous avons remarqué saint Vincent de Paule, plusieurs ecclésiastiques, et la descente de croix de Daniel de Volterre, assez bien esquissée, composition difficile à reproduire par le souvenir, et que l’artiste n’a pas eu le temps d’achever : un long thème grec fait aussi partie de ces décorations.<lb/>En continuant cette visite du premier étage, du côté de la chapelle, on traverse plusieurs grandes pièces doubles en profondeur, éclairées sur la cour et la rue du Château-Neuf, consacrées aussi au service des ateliers de divers corps d’état. Passant à gauche par un corridor, on entre d’abord dans une pièce où se faisait la visite du médecin attaché à l’établissement du pénitencier ; puis dans deux grandes pièces communiquant l’une à l’autre, éclairées sur la rue du Château-Neuf, où se tenait l’école d’enseignement mutuel. Ces pièces sont encore garnies de bancs et tableaux pour cet usage. L’étage supérieur est disposé de même en ateliers pour diverses confections.<lb/>Après avoir quitté les salles que nous venons de décrire, en tournant à gauche, près d’une grille, on entre dans un appartement composé de six pièces, boisées et parquetées, qu’occupait le capitaine du pénitencier ; et, à côté, on entre aussi, par une porte à deux vantaux, dans un autre grand appartement dépendant du pavillon de l’ouest, éclairé sur la place du château, composé de douze pièces également boisées et parquetées, où logeait le commandant de l’établissement, et dans lequel XXXXXXX M. Jouy, de l’Académie française, auteur de la tragédie de Sylla. Les pièces que nous venons de décrire au premier étage sont toutes au niveau et donnent sur un grand balcon XXXXXXX supporté par des consoles en fer. Elles entourent XXXXXXX comme une ceinture, dont le parcours n’est interrompu que par une poterne convertie en lieux de retrait, donnant sur le parterre. On n’évalue pas à moins de 540000 kilog XXXXXXX employé à l’établissement de ce balcon, dont la solidité n’inspire aucune crainte.<lb/>Après avoir XXXXXXX l’escalier qui mène au logement du commandant, XXXXXXX parler, on arrive au fond de la galerie XXXXXXX et l’on fait ainsi, à l’intérieur, le tour du XXXXXXX l’exception de quelques petites pièces et cabinets XXXXXXX dépendances des appartements.<lb/>[p. 154] Il ne nous reste plus qu’à décrire les cinq pavillons qui flanquent ce château, et forment cet ensemble irrégulier dont la bizarrerie n’est pas sans mérite. Chacun de ces pavillons à trois étages de 130 marches au-dessus du balcon ; il est desservi par un escalier en pierre, pratiqué dans les tourelles intérieures, tournant en limaçon, lesquelles conduisent à la plate-forme du château, qui est dallée en pierre et entourée d’une balustrade d’appui, aussi en pierre pleine, jadis à jour et contournée, qui couronnait agréablement le monument. Il existe dans le pavillon sud un petit escalier en pierre, prenant naissance au premier étage et conduisant à deux cachots superposés, d’origine ancienne, au niveau du fossé, sur lequel ils reçoivent le jour. Ces cachots sont pris dans l’épaisseur des pierres, qui n’ont pas moins de deux mètres. Sur la tourelle du nord est une construction en pierre, avec escalier à l’intérieur, supportant la lanterne couverte en plomb et renfermant la sonnerie de l’horloge. Sur cette plate-forme, on découvre, aux quatre faces du château, un magnifique panorama, dont la vue se prolonge jusqu’aux bornes de l’horizon. En descendant ces escaliers jusqu’à la profondeur des fossés qui environnent le château, dans une largeur irrégulière de dix-huit mètres, entourés d’un mur en pierre, solidement construit, de sept mètres de hauteur, surélevé de deux mètres, avec tablettes en pierre (ces fossés, séparés par des murs, dans lesquels sont pratiquées des baies de porte, servaient de préau aux prisonniers), on arrive dans les parties basses des gros pavillons, où se trouvent de vastes cuisines cintrées, en pierre, à angles saillants, bien appareillées et dans un état parfait de conservation, d’une hauteur de six mètres cinquante centimètres sous clé, éclairées par de grands baies taillées en abat-jour dans l’épaisseur des murs. C’est dans ces cuisines que des cachots, au nombre de trente-sept, ont été établis pour y détenir temporairement les plus incorrigibles des prisonniers qui avaient mérité cette punition. La construction de ces cachots, dans lesquels l’air et le jour ont été ménagés, est semblable à celle des cellules que nous avons déjà décrites, sans aucune adhérence au corps principal, et autour desquels on peut librement circuler. Néanmoins on ne peut se défendre d’un mouvement de terreur en parcourant quelques-unes de ces cuisines, dont l’épaisseur des murs, d’environ quatre mètres, formant une sorte de couloir très sombre, donne à ces lieux un aspect sépulcral, qui rappelle les souterrains de la Bastille.<lb/>Bien qu’un puisard ait été creusé dans la partie ouest de ces fossés, près de l’entrée principale, l’écoulement des eaux s’opère difficilement, ce qui cause une humidité dont l’effet disparaîtra sans doute lors des réparations projetées. Comme le sol de ces cuisines est de niveau avec celui des fossés, il est peu probable qu’ils aient été remplis d’eau depuis leur construction. Une de ces cuisines, affectées vraisemblablement à chaque division du château, dont le service devait être pénible, surpasse les autres par sa grandeur et la largeur de sa cheminée, soutenue à l’aide d’un double anneau de pierre, et dans laquelle on pourrait facilement faire rôtir un bœuf.<lb/>Nous terminerons cette description par une visite au troisième étage, dans le pavillon du sud, côté du Château-Neuf. Là sont quatre salles de correction où l’on mettait les prisonniers qui refusaient le travail pour ne point les laisser trop longtemps au cachot, et afin de ne pas compromettre leur santé. Ces salles, grandes et bien aérées, sont éclairées, sur la rue du Château-Neuf, par des fenêtres recouvertes d’abat-jour.<lb/>On admire, dans la première salle, en entrant, le travail vraiment remarquable d’un prisonnier réfractaire, qui, pour charmer l’ennui de sa captivité, en déjouant la surveillance des gardiens, s’est amuré à sculpter, sans le secours de l’art, sur les deux embrasures de la fenêtre et dans l’épaisseur de la pierre, divers sujets, formant deux bas-reliefs qui ne seraient pas déplacés dans le cabinet d’un amateur, et décèlent un véritable artiste, dont ce n’est pas le coup d’essai. On voit, entre autres sujets demi-bosse, le portrait de Raphaël, tel qu’il est au Musée, une scène touchant Henri IV et Sully, le portrait de l’auteur, une vierge allaitant son enfant, Jeanne d’Arc sous un portique découpé à jour, et plusieurs autres sujets d’imagination, parmi lesquels on distingue, dans l’angle du mur, à gauche de ce bas-relief, une chaine composée de plusieurs mailles à jour et adhérente à la masse, qui ne pourrait s’en détacher qu’en la brisant ; ouvrage de patience et de dextérité, surtout si l’on observe que le grain de la pierre n’est pas propre à la sculpture, et que l’artiste avait peu d’outils pour exécuter un travail si compliqué, qui lui avait valu l’encouragement de M. le commandant et de l’officier du génie. Il serait à désirer, tant à cause de la singularité du sujet que du talent du prisonnier, que cette sculpture, dont nous avons relevé le dessin, fût conservée.<lb/>Que de réflexions font naître un pareil incident !... Pour se faire une idée de l’importance de ce grand monument, ajoutons qu’il occupe une superficie de un hectare cinquante-cinq ares seize centiares ; qu’il est éclairé par cinq cents baies et fenêtre ; que sa circonférence est de cinq cent trente-neuf mètres, et sa hauteur, de la base au sommet, de trente-trois mètres.<lb/>C’est dans cet état que le château de Saint-Germain-en-Laye a été remis de nouveau dans les mains de la Liste civile, qui s’est chargée de sa métamorphose. Après le licenciement des gardes du corps, qui y tenaient garnison, il fut remis au ministre de la Guerre, pour servir de pénitencier militaire, contre le vœu des habitants : c’est donc à cela qu’aboutit le faste de cette antique et royale demeure, où tous les talents furent mis à contribution, afin de l’orner et de l’embellir. Quand elle fut abandonnée par la Cour, on fit un noble usage des appartements qu’elle n’occupait plus ; au lieu de les laisser vacants, on en a fait l’asile du mérite infortuné ; on y comptait encore, au commencement de la Révolution, plusieurs familles distinguées, telles que madame la comtesse de Geslin et sa famille, M. l’abbé Deloge, madame de Pracontale, le commandeur Lafare, le chevalier de Mont-Flueyr, exempt des gardes, le chevalier Bazire, porte-manteau du Roi, M. de Commine, l’abbé Lecrin, auteur du loto-dauphin, l’abbé Brouin, chapelain du château, le sieur Dennebecq, propriétaire de la salle de spectacle, madame de Castelmore, madame Pompé, depuis épouse de M. Voisin, et parmi les étrangers réfugiés à la suite du roi Jacques II, lord Louis, sa sœur, lord Maurice, son neveu, etc. Tout a disparu ; le souvenir seul nous en est resté, pour faire place à cinq cents prisonniers, entrés au mois d’août 1836, sortis le 10 juillet 1855, après avoir séjourné dix-neuf années, sans avoir été ni agréables ni utiles aux habitants de cette ville. Disons cependant, comme un éloge mérité, que jamais pénitencier ne fut administré d’une manière plus paternelle, par d’honorables officiers, qui ont su concilier la rigueur de leur devoir avec la discipline et ce qu’on doit au malheur. Aussi, à part quelques cas d’insubordination, sévèrement punis, les prisonniers n’ont-ils jamais manqué, tant en santé qu’en maladie, de soins, de bons conseils et de consolations, que leur prodiguait l’honorable aumônier chargé de leur direction. Un travail salutaire et fructueux entretenait la santé du corps, en leur ménageant un secours pour l’avenir. L’ennui de leur captivité était tempéré par tout ce qui pouvait tendre à les distraire, en les instruisant des pratiques de la religion, en y joignant l’exercice des armes, de la gymnastique, de la danse, de la musique, de l’enseignement mutuel. Rien ne leur manquait pour en faire d’honnêtes gens et les faire revenir à de bons sentiments, que la liberté, qu’ils obtenaient souvent par un repentir sincère, une conduite exemplaire et une entière soumission à la discipline, base de toute institution militaire.<lb/>[p. 154] On ne sera sans doute pas étonné d’entendre ces éloges sortir de la bouche même d’un gracié, qui ne pouvait trouver d’ouvrage, ayant perdu l’habitude du travail de la terre. « Je souffre, disait-il, depuis huit jours, et suis plus malheureux que lorsque j’étais détenu au pénitencier de Saint-Germain ; j’y voudrais être encore ! »<lb/>Déjà l’on entend résonner le marteau qui commence l’œuvre de démolition de ces cellules. Et vous, artistes distingués, dont l’Empereur a fait choix pour seconder ses intentions, rendez-nous, par votre art, notre antique château digne du séjour d’une Majesté impériale que la gloire environne !<lb/>Le jour n’est donc pas éloigné où Saint-Germain, après bien des vicissitudes, reprendra son rang parmi les villes dont s’enorgueillit la France. Douée d’un site enchanteur, qu’embellissent des promenades variées, terrasse, forêt ombragée d’arbres séculaires, parc embaumé, artistement tracé, parterre fleuri, où l’on respire en air salubre et pur, cercle de verdure autour de la ville, se prolongent à l’horizon, tout concourt à faire de Saint-Germain une des villes les plus agréables des environs de Paris, surtout pour le séjour des étrangers, des artistes, des personnes riches et de bon goût, dont le délassement devient une nécessité, et qui choisissent de préférence le lieu le plus propice au développement de l’imagination et le plus favorable aux exercices du corps. Si l’on ajoute à ce tableau l’urbanité de ses habitants, les soins incessants qu’apporte une administration tutélaire, qui veille à la solidité de constructions élégantes, au pavage des rues, à l’établissement de larges trottoirs, à l’écoulement des eaux si longtemps réclamé, il serait difficile de méconnaitre les nombreux avantages qui se rattachent à la cité.<lb/>En voyant ses maisons blanchies et restaurées son église décorée de peintures sortant d’une habile main, un cercle, un théâtre et une garnison de la Garde, avec des marchés abondants, on comprendra que bien des gens veuillent habiter une ville charmante, rendez-vous de la bonne compagnie, et que l’on pourrait appeler, avec raison, le Windsor de la France.<lb/>Rolot »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Alphonse Rolot, « Une visite au château de Saint-Germain-en-Laye », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 45-222, 10 novembre 1855, p. 133 ; n° 46-223, 17 novembre 1855, p. 137 ; n° 47-224, 24 novembre 1855, p. 141-142 ; n° 50-227, 15 décembre 1855, p. 153-154</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur les possibilités de visite du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">17 novembre 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En parlant, dans notre dernier numéro, de la possibilité de visiter l’intérieur du château pendant les travaux de démolition des cellules, nous avons cité un fait réel, mais non, à ce qu’il paraît, consacré par une autorisation légale. Ce n’est que par tolérance, et pour faciliter les entrepreneurs dans leurs rapports avec les ouvriers, que quelques personnes ont pu pénétrer dans l’intérieur, ce qu’il n’est permis de faire régulièrement qu’avec une permission spéciale et émanant d’un des fonctionnaires de la Liste civile.<lb/>M. le gardien du château nous prie de donner à cet avis une publicité qui le mettre à l’abri des demandes auxquelles il ne pourrait satisfaire et le dispense de refus, qu’il se verrait, quoiqu’à regret, obligé de faire aux personnes qui, attirées par notre article de samedi dernier, se présenteraient à la conciergerie du château sans être munies d’une permission spéciale. »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 46-223, 17 novembre 1855, p. 135</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du passage de l’empereur et du roi de Sardaigne et de Piémont à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">28</unitid>
                <unitdate normal="1855/1855" encodinganalog="3.1.3">26 novembre 1855</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Lundi, et sans qu’on s’y attendit, notre ville a eu la visite de S. M. l’empereur, accompagné de son royal hôtel S. M. Victor-Emmanuel, roi de Sardaigne et de Piémont, le fils et l’héritier du trône du vainqueur de Novarre. Au moment de leur passage, vers dix heures du matin, pour se rendre au rendez-vous de chasse de la Muette, Leurs Majestés ont trouvé déjà un assez grand nombre d’habitants réunis devant le pavillon Henri IV et qu’y avait attirés la présence des relais. L’Empereur et le roi de Sardaigne ont déjeuné au château de la Muette, puis ont chassé à tir dans les garennes réservées de Fromainville, Garenne et Conflans, d’où ils sont revenus, vers trois heures et demie, à Saint-Germain, sans s’arrêter de nouveau à la Muette, comme l’ont dit, par erreur, les journaux de Paris. Le temps qui s’était écoulé entre les deux passages avait été mis à profit par notre municipalité provisoire, dont les ordres ont été si bien exécutés qu’au retour, les grilles du Parterre, les fenêtres des maisons et chacun des arbres de la longue avenue du Boulingrin étaient pavoisés d’une multitude de drapeaux où les couleurs sardes disposées à la hâte se mariaient aux drapeaux de la France, unis dans cette circonstance comme les enfants des deux pays, comme les soldats des deux souverains, pour le maintien du repos de l’Europe et la gloire des armées alliées.<lb/>Une foule considérable a longtemps stationné à l’extrémité de la Terrasse pour voir revenir Leurs Majestés, mais, tout d’un coup, à la vue d’un courrier qui arrivait par la grolle des Loges, elle a suivi le mouvement qu’ont dû faire les hommes et les chevaux du relais, les rangs se sont trouvés rompus et confondus, et le public a littéralement envahi la voiture jusque sous les roues, pendant les quelques minutes de sa station. De nombreux cris de : Vive l’Empereur ! et de : Vive le roi de Sardaigne ! se sont fait entendre, et l’on a généralement admiré la figure toute martiale du roi de Sardaigne, assis à la gauche de l’Empereur. Une seule voiture, également attelée en poste et dans laquelle se trouvaient M. le colonel Fleury et, nous a-t-on dit, MM. de Toulongeon, Edgard Ney et plusieurs officiers de la suite du roi de Sardaigne, suivait celle de l’Empereur. La chasse avait, dit-on, été très abondante, et on y avait apprécié la justesse de tir du Roi. C’était, comme de coutume, un détachement des Guides qui avait fourni les rabatteurs. Aucune escorte n’accompagnait les voitures qui, vers 4 heures, reprenaient, par les rampes du Pecq, la route de Paris.<lb/>Le matin, lors de leur passage sur le territoire de la commune de Chatou, LL. MM. l’Empereur et le roi de Sardaigne avaient trouvé réunis, près du pont, les autorités, des habitants et la subdivision des sapeurs-pompiers, accourus sur ce point au bruit de leur arrivée dans la commune, dont toutes les maisons se sont trouvées, comme par enchantement, pavoisées de drapeaux aux couleurs française et sarde. Un intéressant épisode de ce passage a été la rencontre sur la route de quatre jeunes soldats, mutilés de Crimée, casernés provisoirement à Rueil, et dont les chaleureuses acclamations ont attiré l’attention de l’Empereur, qui s’est empressé de les faire remarquer au roi de Sardaigne, en donnant des marques visibles d’un affectueux intérêt à ces braves jeunes gens, parmi lesquels nous avons cru reconnaître un des anciens élèves de l’institution Ledieu, de notre ville.<lb/>A propos de la visite du roi de Sardaigne à Saint-Germain, nous croyons devoir rappeler un souvenir qui peut-être a contribué à augmenter chez ce souverain le plaisir de jeter, en passant, un coup d’œil sur l’antique berceau de Louis XIV. C’est que son aïeule, la reine douairière de Sardaigne, mère ce de Charles-Albert que, comme François Ier, on a aussi appelé le Roi Chevalier, a passé, il y a deux ans, toute une saison à Saint-Germain, sous le nom de princesse de Montléar. Elle habitait alors un des appartements de l’hôtel de la Terrasse, près duquel était disposé, lundi dernier, le relais qui attendait Leurs Majestés, pour les conduire à La Muette. Plusieurs personnes de notre ville ont conservé précieusement le souvenir des relations qu’elles avaient heureusement eues avec cette auguste personne, dont la signature autographe figure sur l’album consacré aux visiteurs de notre bibliothèque. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 5e année, n° 48-225, 1er décembre 1855, p. 144</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’arrivée des équipages de la vénerie impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">29</unitid>
                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">12 janvier 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« On pensait que S. M. l’Empereur viendrait chasser à tir à Saint-Germain mercredi dernier ; cette chasse avait été remise à hier vendredi, et tout avait été préparé ; chacun était à son poste, quand un exprès est venu apporter un contrordre causé, pense-t-on, par la neige qui était tombée, hier matin, en assez grande abondance à Paris.<lb/>Toutefois les équipages de la vénerie impériale sont en partie arrivés à Saint-Germain et doivent s’y trouver aujourd’hui 12, au grand complet, et nous tenons de bonne source qu’une grande chasse à courre doit avoir lieu en forêt, mardi prochain 15 du courant. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 2-231, 12 janvier 1856, p. 6</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">7 février 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Les chasses de la vénerie de l’Empereur se continuent régulièrement tous les cinq jours. Elles sont seulement reculées d’un jour quand elles tombent un dimanche. Celle d’avant-hier jeudi a été des plus remarquables. Deux cerfs ont été lancés. Après la prise du premier, qui a eu lieu promptement, les chiens ont mis debout un vénérable dix-corps, qui, effrayé par la foule qui l’attendait à la croix de Noailles, a fait un crochet pour rabattre vers les Loges. Arrivé au pied des murs de la Maison impériale, l’animal a franchi le fossé, puis, acculé contre le mur d’enceinte, il a opposé à ses ennemis une telle résistance que deux coups de carabine ont dû mettre fin à son agonie et aux dangers imminents que courait la brave meute. La curée a eu lieu sur place, et tous les assistants ont pu jouir de ce spectacle et admirer la taille et la force de ce noble vétéran de notre forêt. Les veneurs se sont séparés au bruit des fanfares du triomphe, en se donnant rendez-vous pour mardi prochain. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 6-235, 9 février 1856, p. 22</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">27 février 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Les chasses à courre de la vénerie de l’Empereur se succèdent régulièrement en forêt, de cinq jours en cinq jours. Celle de samedi dernier, favorisée par un temps magnifique, avait attiré une grande quantité de Parisiens, auxquels paraissaient s’être joints quelques étrangers appelés en France par la circonstance du Congrès. La chasse, qui s’est passée du reste dans les environs de la croix de Noailles, a duré fort peu de temps et n’a pas offert d’épisodes remarquables. Il n’en est pas de même de celle de jeudi, où le pauvre cerf a été soumis à de rudes émotions avant d’aller trouver sa fin entre les rails du chemin de fer de Rouen. Lancé d’abord dans les cantons avoisinant la Muette, le cerf est venu, sous l’habitude, vers la mare aux Cannes, où il était attendu par une prodigieuse quantité de spectateurs, que, suivi seulement d’un seul chien, il a, après avoir pris l’eau, rebroussé chemin pour retourner au lancer ; puis, retrouvant sur sa route la meute ennemie, harcelé, exaspéré, faisant tête aux chiens, frappé, dit-on, de deux coups de couteaux de chasse, il est allé, après avoir franchi une voiture entre les chevaux et la caisse, s’élancer par-dessus le treillage du chemin de fer et tomber sur la voie, d’où il a fallu, en rompant les chiens, s’empresser de retirer son corps, et où, nous a-t-on assuré, cinq minutes après, arrivait un train à grande vitesse. Le prince Napoléon assistait à cette chasse, qui avait attiré beaucoup de cavaliers étrangers et une véritable foule d’habitants de la ville. S’il faut s’en rapporter à l’usage habituel, la première chasse aurait lieu mardi prochain. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 9-238, 1er mars 1856, p. 34</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du prochain départ des équipages de la vénerie impériale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">32</unitid>
                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">5 avril 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Les chasses de la vénerie de l’Empereur attirent toujours une grande quantité d’amateurs, mais elles tirent à leur fin et celle qui doit avoir lieu après-demain lundi sera probablement une des dernières, car les équipages doivent, dit-on, partir le 15 avril pour Rambouillet. Une belle journée de printemps a favorisé la chasse de mercredi ; mais c’est à tort qu’on a fait courir en ville le bruit de la présence de plusieurs illustres étrangers et même de certains membres du Congrès. Il est vrai de dire que la nouvelle s’en était répandue, la ville, et que certains préparatifs avaient eu lieu au pavillon Henri IV, dont le propriétaire, M. Collinet, avait fait pavoiser la façade de trophées de drapeaux parmi lesquels on remarquait le pavillon russe. Le prince Murat et sa famille, ainsi qu’un officier général turc, ont été les seuls hôtes de marque qui soient descendus au pavillon avant et après la chasse, qui, du reste, a été fort belle et à laquelle ont assisté M. Edgard Ney et les autres officiers de la vénerie. Le prince Murat était arrivé avec sa famille dans une calèche en poste, attelée à la napolitaine, et a suivi ensuite la chasse dans un élégant char-à-bancs à quatre chevaux qu’il conduisait lui-même à grandes guides. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 14-243, 5 avril 1856, p. 56</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du prochain départ des équipages de la vénerie impériale de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« La dernière des chasses de la vénerie de l’Empereur a eu lieu, comme nous l’avions annoncé, mardi ; mais décidément la lune rousse tient rigueur au sport. Au dernier steeple-chase de La Marche, affluence de spectateurs, mais aussi rafales et averses ; à la chasse en forêt de Saint-Germain, quantité de veneurs, d’amateurs et d’intrépides amazones, mais pluie battante sous laquelle le cerf n’en est pas moins venu se faire prendre sous les murs de la ville, à quelques pages de la route des Loges et tout près de l’ancienne mare d’Ayen. Cette fois, la meute n’avait pas commis la cruelle erreur de s’attaquer à une pauvre biche, dans un état intéressant, et les braves et bons chiens de la Vénerie ont dignement clos la saison à Saint-Germain en forçant loyalement un adversaire digne d’eux et des veneurs et piqueurs expérimentés qui les dirigent. C’est, dit-on, irrévocablement aujourd’hui samedi 19, que les équipages partent pour Rambouillet. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 16-245, 19 avril 1856, p. 64</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de travaux dans les Quinconces à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">34</unitid>
                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">4 octobre 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Plusieurs ouvriers terrassiers sont employés dans ce moment, par les ordres de l’administration de la Liste civile et sous l’inspection du jardinier-chef des Parterres, à débarrasser le sol des Quinconces de toutes les pierres et gravois accumulés par les différents travaux d’établissement qui s’y sont succédés, à creuser des tranchées pour l’écoulement des eaux, et enfin à encaisser solidement la principale avenue transversale dont le terrain meuble devenait souvent impraticable, lors de la moindre averse, dans les jours de fêtes publiques. Le reste des Quinconces sera entièrement gazonné de nouveau et rendra à cette partie des promenades l’aspect agréable que depuis longtemps elle avait cessé de présenter. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
                <geogname>Parterre de la Dauphine</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 40-269, 4 août 1856, p. 170</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">35</unitid>
                <unitdate normal="1856/1856" encodinganalog="3.1.3">26 décembre 1856</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Hier, vendredi, l’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt ; la chasse, commencée dans les tirés de Garennes vers onze heures, était finie à trois heures. Le régiment des Cuirassiers de la Garde avait, selon l’usage, fourni les rabatteurs, et le nombre des pièces abattues a, dit-on, été considérable. S. M. était accompagnée de S. Ex. le maréchal Magnan, ainsi que de MM. Edgard Ney, Fould, Lepic, Préfet, de Marnezia, de Chaumont-Quitry et de Pierre. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 6e année, n° 52-281, 27 décembre 1856, p. 222</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’acquisition par la ville de Saint-Germain-en-Laye de deux aquarelles du Château-Neuf par Dugourc</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">36</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1857</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La bibliothèque de Saint-Germain vient, grâce à l’indication donnée par un de nos honorables concitoyens, M. Napoléon Laurent, amateur éclairé et savant d’antiquités et d’objets d’art, et par suite de la décision de M. le maire, de s’enrichir de deux charmantes aquarelles d’un fameux peintre nommé J. Dugourre et qui, en 1777, était peintre de M. le comte d’Artois, plus tard Charles X ; elles représentent : l’une, l’intérieur de la terrasse Dorique ; l’autre un salon à l’un des bouts de la terrasse Toscane, dans l’état où ces appartements existaient dans les anciens bâtiments du château-neuf appelé les grottes et qui ont disparu depuis, lors des travaux de terrassement des rampes du Pecq. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Ville</subject>
                <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 3-284, 17 janvier 1857, p. 9</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du don à la ville de Saint-Germain-en-Laye d’anciennes clefs des deux châteaux</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">37</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1857</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« M. Cheron aîné, entrepreneur des travaux de la ville, a fait, ces jours derniers, hommage d’une collection curieuse et authentique des clés provenant des châteaux vieux et neuf, ainsi que des portes de la ville, à M. de Breuvery, maire, qui, en acceptant ce don au nom de la ville, les a fait, après avoir exprimé toute sa gratitude au donateur, déposer immédiatement à la bibliothèque publique. M. Cheron tenait, par héritage, ce précieux dépôt de son père, auquel il était échu par suite d’adjudication de matériaux de démolitions. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Mobilier</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 23-304, 6 juin 1857, p. 98</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du roi de Bavière à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">38</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">7 juin 1857</unitdate>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Dimanche matin, vers sept heures, M. Collinet, propriétaire du pavillon Henri IV, revenait d’une promenade matinale lorsqu’il trouva sa cour et ses remises occupées par les postillons à la livrée de l’Empereur et par deux voitures de la Cour. Ces équipages, qui venaient d’arriver, étaient, lui fut-il dit, destinés à une excursion à Versailles du roi de Bavière, qui avait voulu, en passant, visiter un instant Saint-Germain, et devait arriver par un train spécial du chemin de fer. M. Collinet, effrayé d’abord d’être ainsi pris à l’improviste, se rassura pourtant en pensant que le roi ne ferait que prendre quelques rafraichissements pendant son très court séjour au pavillon. Mais, à dix heures et demie, arrivait de Paris un officier de bouche de la Maison de l’Empereur, chargé de commander, pour onze heures et demie précises, un déjeuner digne d’être offert à un souverain et à sa suite assez nombreuse. Tout autre que notre concitoyen se fût peut-être déconcerté, et, dans un moment d’égarement, eût pu songer à décrocher sinon l’épée de Vatel, du moins son ancien sabre de garde national ; mais heureusement il n’en fut pas ainsi. M. Collinet se sentit capable de dominer la circonstance et, pendant que ses premiers ordres parvenaient aux cuisines, il crayonnait, d’accord avec le maitre d’hôtel, le menu d’un déjeuner qui était tout dressé [p. 103] lorsqu’une heure après, le roi de Bavière paraissait sur les marches du perron, suivi de huit ou dix personnes, parmi lesquelles se trouvait M. le comte Tascher de La Pagerie, premier chambellan de l’Impératrice, et M. le général baron de Béville, aide de camp de l’Empereur, et aussi deux officiers bavarois attachés à sa personne. Malgré l’imprévu de cette visite royale, la réussite de M. Collinet a été assez complète pour qu’à son départ son hôte lui témoignât toute sa satisfaction, en l’assurant que le repas qui venait de lui être offert au pavillon avait été un des plus agréables qu’il eût faits depuis son séjour en France.<lb/>Avant de partir, vers une heure, pour Versailles, le roi a parcouru en voiture toute la Terrasse, dont il a paru beaucoup apprécier l’admirable vue, a fait une courte promenade en forêt, dont il est ressorti par la grille de la place Pontoise, pour, en traversant la ville par les rues les plus populaires, gagner la route de Versailles. Partout, sur son passage, le roi, qui saluait avec affabilité, a été l’objet d’une respectueuse curiosité. Une foule nombreuse, avertie de sa présence à Saint-Germain avait envahi aussi les jardins du pavillon Henri IV au moment de son départ. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 24-305, 13 juin 1857, p. 102-103</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’installation d’un régisseur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">39</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">17 octobre 1857</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« D’ici voyez ce beau domaine<lb/>Dont les créneaux touchent le ciel…<lb/>Tralala, tralalain ! Ainsi fredonnait, en souvenir de la Dame blanche, un de nos compatriotes attardés, en sortant, l’un de ces soirs, du débarcadère, et jetant par habitude, en regagnant son logis, un regard de regret sur la masse noire et sombre de notre château abandonné. Il avait déjà tourné l’angle sud du vieux manoir pour traverser la place du Théâtre quand ses yeux furent frappés d’une lueur insolite éclairant les hautes croisées du premier étage. Un instant, il se crut sous l’influence d’une hallucination produite par ses souvenirs du château d’Avenel. Mais bientôt il se convainquit qu’il ne rêvait pas, la lumière était bien réelle, et il put même distinguer l’ombre de personnes paraissant et disparaissant derrière les vitres. Le lendemain, et en plein jour, notre curieux put encore s’assurer par ses yeux bien ouverts de la présence sur le balcon d’une gracieuse dame vêtue de noir, qui fut rappelée dans l’intérieur de l’appartement par un homme d’un extérieur fort respectable, à la tournure et à la figure militaire, et sur la poitrine duquel était attaché le ruban de la Légion d’honneur. Notre homme, ajoutant à ce qu’il voyait les allées et venues de quelques ouvriers procédant à quelques travaux d’urgence, à l’entresol et au premier étage, conclut que le château allait être habité, et qu’enfin était venu le moment de croire à des destinées nouvelles pour notre vieux manoir historique. Nous avons dû, sur son rapport, aller nous-mêmes aux renseignements. Ce que nous avons appris est bien vague encore ; mais nous pouvons cependant affirmer qu’un officier de cavalerie en retraite vient d’arriver au château de Saint-Germain, revêtu des fonctions de régisseur, et chargé, dit-on, provisoirement d’y établir, auprès de l’appartement qui lui est destiné dans l’aile autrefois occupée par le commandant du pénitencier, un bureau où commencerait à s’élaborer, par des architectes et des dessinateurs, l’examen des différents projets relatifs à la nouvelle destination du château de François Ier, de Louis XIII et de Louis XIV. Donnant, du reste, ces renseignements sous toutes réserves, nous tâcherons, autant que possible, de tenir nos lecteurs au courant de ce qu’ils peuvent avoir de vrai ou d’erroné, et les dispositions nouvelles qui viendront à surgir et qui intéressent à un si haut point la conservation des monuments historiques en général, et en particulier notre ville de Saint-Germain. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Officiers et employés</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 42-323, 17 octobre 1857, p. 64</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la possible installation du musée d’Artillerie au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">40</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">14 novembre 1857</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« L’arrivée au château de Saint-Germain de M. O’Connell, chef d’escadron de cavalier, en retraite, et son installation dans les fonctions de régisseur de ce domaine impérial, ont donné lieu nécessairement à plusieurs suppositions tendant à faire croire que le vieux manoir historique recevrait bientôt une nouvelle destination. Nous ne savons rien encore d’officiel à cet égard, et c’est sous toutes réserves que nous faisons part à nos lecteurs, d’après quelques renseignements puisés auprès de personnes placées de manière à être bien instruites, qu’un des projets dont la réalisation est le plus probable serait celui de la translation à Saint-Germain du musée d’artillerie de Paris, beaucoup trop à l’étroit dans le local qui lui est affecté, près de l’église de Saint-Thomas-d‘Aquin. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Musée</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 46-327, 14 novembre 1857, p. 80</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’une visite de l’ambassadeur de Perse au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">41</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">4 décembre 1857</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« S. H. l’ambassadeur de Perse est venue, hier vendredi, à Saint-Germain, et pendant le séjour de quelques heures qu’elle a fait dans notre ville, a visité l’intérieur de notre vieux château historique, qui est si riche en souvenirs. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 49-330, 5 décembre 1857, p. 92</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Appel en faveur de la création d’un musée au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">42</unitid>
                <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">19 décembre 1857</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Projet de musée<lb/>Au moment où toutes les vues et les espérances sont, dans notre localité, tournées vers la future destination de notre vieux château, nous croyons être agréables à nos lecteurs en reproduisant l’article suivant, que nous empruntons au numéro du mardi 3 novembre du Moniteur du Calvados.<lb/>Saint-Germain-en-Laye est une petite ville connue de toute la France. Attirés à Paris par leurs intérêts ou leurs plaisirs, les voyageurs s’y rendent en foule pour y goûter le charme d’une promenade en forêt et jouir du splendide panorama qui se déroule de sa Terrasse.<lb/>En 93, le marteau des démolisseurs a renversé le château dont cette terrasse était une dépendance ; un autre château, déchu de ses splendeurs, a été respecté, grâce à son dénûment.<lb/>Elevé de plusieurs étages, entouré d’un fossé en maçonnerie, et flanqué de cinq gros pavillons, le château qui subsiste est un massif considérable, presque entièrement construit en briques noircies par le temps. Aucune toiture ne le surmonte ; aucune ornementation extérieure ne rompt la monotonie de ses lignes, si ce n’est un interminable balcon, reposant sur des supports en fer. Sa structure froide et lourde inspire la tristesse. Lorsque la nuit l’enveloppe, son apparence est fantastique. Toutefois, malgré son étrange aspect, on est généralement d’accord pour admettre qu’au point de vue de l’histoire et de la science archéologique, cet édifice est digne de conservation.<lb/>Certes, il serait fort dispendieux de lui donner intérieurement un éclat capable de le faire rivaliser avec le palais de Versailles où le château de Fontainebleau. C’est ce que la ville de Saint-Germain comprend parfaitement bien ; aussi son ambition se bornerait-elle à y voir fonder un musée à peu de frais.<lb/>Depuis de nombreuses années, le château de Saint-Germain avait reçu une affectation qui le déshonorait : on l’avait converti en pénitencier pour l’armée. Le pénitencier a récemment disparu. Il reste à découvrir maintenant le procédé le plus propre à rendre une existence quelconque à ce vieux manoir, érigé sous François Ier et délaissé, après de grandes dépenses, par Louis XIV, dont la vue de Saint-Denis, tombeau des rois de France, y troublait, dit-on, les plaisirs.<lb/>Un musée créé à Saint-Germain serait, il est vrai, un digne pendant du musée de Versailles. Cette question est devenue fort embarrassante quand on a voulu, sinon la résoudre, du moins l’examiner. Un musée ! Mais que de salles à remplir ! Et comment ? Faudrait-il dépouiller Paris ? … Ne conviendrait-il pas mieux d’improviser une collection ? ...<lb/>Ecartons le côté financier de l’œuvre : les moyens de l’accomplir ne manqueront pas toujours… La transformation du château de Saint-Germain en musée ajouterait un titre de plus à la gloire de la France ; et, sans nous laisser toucher par des considérations d’un ordre secondaire, nous allons rapidement exposer deux projets de cette nature, qui nous paraissent d’une réalisation praticable.<lb/>Le musée de la Marine étouffe dans les petits salons du Louvre ; faute d’espace pour les y classer, que de choses d’une haute importance dépérissent dans nos ports ! Si le château de Saint-Germain s’ouvrait à une collection de ce genre, elle deviendrait immense. On la verrait promptement s’enrichir d’une infinité d’objets intéressants, précieux, possédés soit par des localités qui seraient heureuses de les offrir, soit par des familles qui seraient fières d’en faire hommage à l’Etat. Il y aurait là un abri pour ces antiques troncs d’arbres creusés par les Celtes et trouvés, à de rares intervalles, enfouis dans le sable de nos rivières.<lb/>On y déposerait, si Rochefort les garde encore, le somptueux canot impérial de 1808 et la modeste embarcation sur laquelle Napoléon Ier se rendit à l’ile d’Aix en 1815. Les sauvageries, les curiosités maritimes y afflueraient de toutes les parties du monde et grossiraient démesurément celles que le Louvre peut renfermer déjà. Les noms de nos hommes de mer s’y livreraient à chaque pas, au milieu de débris et de trophées, et ces noms illustres y résumeraient glorieusement l’histoire de la marine française.<lb/>Nous avons visité une grande quantité d’arsenaux et, nombre de fois, le musée d’Artillerie situé place Saint-Thomas-d’Aquin à Paris ; nulle part nous n’avons pu étudier méthodiquement, siècle par siècle, l’histoire du perfectionnement des armes de guerre et de l’équipement complet des troupes. Le château de Saint-Germain ne pourrait-il pas servir à combler une lacune qui engendre les plus singuliers anachronismes dans la peinture moderne ?<lb/>Un peintre d’histoire, fort peu archéologie, s’éprend d’un amour plein d’enthousiasme pour la forme d’un casque ancien. A-t-il à reproduire la bataille de Pavie, les arquebusiers du XVIe siècle sont affublés d’un couvre-chef qui remonte aux croisades ! Nous voudrions trouver nos fastes guerriers représentés à Saint-Germain par des figures en pied, artistement moulées, fidèlement revêtues des costumes et des armes offensives et défensives de toutes les époques.<lb/>Des salles spéciales appartiendraient à chaque période, et, au seuil de ces salles, tendues d’oriflammes, de bannières, de drapeaux, et renfermant de plus ce que l’on réunirait d’objets complémentaires, imités ou du temps, on lirait des noms tels que ceux-ci : Vercingétorix, Clovis, Charles-Martel, Charlemagne, saint Louis, Godefroy de Bouillon, Guillaume le Conquérant, Jeanne d’Arc, Duguesclin, Henri IV, Turenne, Condé, Masséna et Napoléon.<lb/>La sévérité du monument, lequel ressemble plus à une forteresse qu’à une demeure princière ; sa simplicité intérieure, qu’il serait utile de respecter : tout, dans le château de Saint-Germain, serait en harmonie avec un musée de la France militaire, où se déroulerait l’histoire des armes et du costume du soldat, depuis le Gallo-Celte, armé de la fronde et de la flèche à pointe de silex, jusqu’au vétéran de l’Empire, bronzé par cent batailles.<lb/>Nous n’avons fait qu’esquisser notre pensée, laissant à de plus compétents le soin de la développer, ou d’indiquer une meilleure destination à donner à l’édifice qu’il s’agit de remettre en honneur.<lb/>Félix Doinet »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 7e année, n° 51-332, 19 décembre 1857, p. 101</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la possible installation des musées de l’Artillerie et de la Marine au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">43</unitid>
                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">10 juillet 1858</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Plusieurs grands organes de la presse parisienne, et entre autres le Siècle, dans son numéro de mardi dernier 6 juillet, annoncent positivement que les destinées de notre château sont désormais arrêtées. Il serait, dans un délai assez rapproché, destiné à recevoir le musée d’Artillerie et celui de la Marine ; ce qu’il y a de certain, c’est que les travaux d’appropriation de l’appartement que devra occuper, dit-on, à titre de gouverneur, M. le général de Girardin sont activement poussés. Depuis plusieurs jours déjà, le grand drapeau national, qu’on n’arborait au château qu’aux jours des fêtes officielles, flotte au-dessus de la porte principale. Nous tiendrons, du reste, nos lecteurs au courant de tout ce que nous pourrons recueillir de certain et d’authentique sur des dispositions qui intéressent à un si haut point notre ville et sa prospérité future. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 8e année, n° 28-361, 10 juillet 1858, p. 114</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la possible installation des doubles de la Bibliothèque impériale au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">7 août 1858</unitdate>
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                <p>« Au moment où on se préoccupe de la destination qui sera donnée à notre château de Saint-Germain, nous croyons devoir faire part à nos lecteurs d’un bruit qui se répand depuis quelques jours dans le monde savant et littéraire de Paris. On sait que, dans ce moment, on s’occupe activement de la réorganisation et du classement de la Bibliothèque impériale. On sait aussi qu’une grande quantité de doubles et de triples exemplaires de chaque édition est, faute de place, enfouie dans les armoires. On pose que ce serait à la fois un moyen de remédier à l’inconvénient d’inutilité pour le public de ces documents précieux, et de soustraire ces doubles à un danger commun de destruction quelconque, celui d’incendie par exemple, en les transportant dans un vaste local qui offrirait, par son isolement, toutes chances de sécurité possible. C’est donc à ce sujet qu’on a parlé du château de Saint-Germain, qui, pris en tout ou du moins en partie, offrirait dans ses murs épais et ses vastes salles cet avantage matériel, tandis que la localité conviendrait parfaitement pour assurer aux savants classificateurs de ces immenses collections tout le calme et la tranquillité nécessaires pour des travaux de ce genre. Cette pensée, dont la réalisation n’exclurait pas au besoin l’établissement d’un autre musée quelconque, nous semble assez rationnelle. Nous ne la donnons toutefois que comme un on-dit, et pour ne pas laisser échapper une seule occasion d’appeler l’attention sur les éventualités et les possibilités qui pourraient, le plus promptement possible, rendre quelque animation à notre vieux manoir, en l’employant utilement dans l’intérêt de la science et de la conservation de collections précieuses de tous genres, qui, vu le peu de distance de la capitale, n’en seraient pas moins à la disposition des savants et des curieux.<lb/>Nous devons dire qu’à propos de l’arrivée prochaine au château de Saint-Germain de M. le général de Girardin, on nous a fait observer que nous avions commis une erreur en disant que cet officier général y venait avec le titre de gouverneur. M. le général de Girardin, nous dit-on, aurait été nommé commandant du château. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 8e année, n° 32-364, 7 août 1858, p. 129</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse de l’empereur à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">26 août 1858</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Avant-hier jeudi, S. M. l’Empereur est venue, vers onze heures, chasser à tir dans la forêt. Sa Majesté est arrivée en voiture découverte par Maisons. Elle était accompagnée de M. le général Ney de la Moskowa, de MM. de Toulongeon et Delage, officiers de sa vénerie, et d’autres personnes de distinction. La chasse, qui a été fort belle, a duré jusqu’à près de cinq heures. L’Empereur a déjeuné en plein air, sur une table placée au sommet du terrain des anciennes fortifications du fort Saint-Sébastien, au triage de Fromainville.<lb/>Le service des rabatteurs était fait par un fort détachement de cuirassiers de la Garde et par des jeunes gens de la commune d’Achères.<lb/>Au moment de son départ et à son passage sur le territoire de la commune de Maisons, l’Empereur a rencontré une grande quantité d’habitants et de personnes qui avaient pu assister à la chasse et l’ont accueilli par de vivres acclamations, auxquelles Sa Majesté répondait avec cette bienveillance et cette affabilité qui lui sont particulières. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 8e année, n° 28-361, 10 juillet 1858, p. 114</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la possible installation des musées de l’Artillerie et de la Marine au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">25 décembre 1858</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Plusieurs des grands journaux de Paris ont publié ou reproduit, ces jours derniers, un article concernant notre château de Saint-Germain. Ayant de fortes raisons de craindre que la décision dont il y était question fût au moins prématurée, nous nous sommes d’abord interdit de lui donner accès à nos colonnes. Cependant, la persistance avec laquelle plusieurs journaux le répètent, et entr’autres le Globe, journal des faits, ordinairement bien renseigné, nous fait une loi de la transcrire textuellement, ne fût-ce que pour mémoire, et en raison de son intérêt pour la localité.<lb/>« On va restaurer, au printemps, le château de Saint-Germain-en-Laye pour y installer le musée de Marine, actuellement logé au Louvre, et le musée d’Artillerie, de la place Saint-Thomas-d’Aquin.<lb/>Il est peu de châteaux impériaux en France qui aient eu des destinées plus diverses.<lb/>Le roi Jean le commença et Charles V le finit.<lb/>En 13690, l’historien y trouve logé Charles VI, Isabeau de Bavière et toute la cour.<lb/>Louis XI donne son château à son médecin, Jacques Coictier, à la mort duquel il revient à Louis XII.<lb/>François Ier y fait faire de grandes constructions et d’importants embellissements.<lb/>Marguerite de France, Henri II et Charles IX naquirent à Saint-Germain.<lb/>Les Etats-Généraux s’y tinrent sous Henri III.<lb/>Henri IV fit bâtir le Château-Neuf, dont il ne subsiste qu’un pavillon occupé par le restauration Collinet, un des trente mille amis d’Alexandre Dumas père et seul.<lb/>Christine de Suède y demeura.<lb/>Louis XIV, quand il fixa sa résidence à Versailles, donna le triste Saint-Germain à la triste La Vallière.<lb/>Jacques II, roi d’Angleterre, et sa fille y moururent.<lb/>Napoléon y organisa une école de cavalerie et Louis-Philippe, enfin, un pénitencier militaire évacué seulement il y a quelques années. »<lb/>Du reste, nous devons dire, et sans en prendre une plus grande responsabilité, à propos de l’article qu’on vient de lire, qu’une personne digne de foi et convenablement posée assurait, ces jours derniers, que des ordres avaient été positivement donnés pour que le personnel et le matériel du musée d’Artillerie fussent, dans un prochain délai, mis à même de se trouver en mesure pour la réalisation du projet que nous venons d’indiquer. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 8e année, n° 52-385, 25 décembre 1858, p. 209</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la prochaine arrivée des équipages de la vénerie impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1858/1858" encodinganalog="3.1.3">25 décembre 1858</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Nous tenons de source certaine que les équipages de la vénerie impériale arriveront à Saint-Germain dès les premiers jours de janvier, et que, selon l’usage, les chasses à courre se succéderont, en forêt, de cinq jours en cinq jours, pendant une durée de six semaines ou deux mois. C’est une bonne fortune pour notre ville, qui n’a pas joui de cette faveur depuis plus de deux ans. Le journal le Sport dit, dans un de ses derniers numéros, que bon nombre d’amateurs distingués se prépare à assister à ces chasses, où, de temps à autre, on espère la prince de S. M. l’Empereur. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 8e année, n° 52-385, 25 décembre 1858, p. 209</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’arrivée des équipages de la vénerie impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">8 janvier 1859</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ainsi que nous l’avions annoncé, les équipages de la vénerie de l’Empereur, veneurs, piqueurs, valets de chiens, chevaux et chiens, sont arrivés jeudi soir, venant de Compiègne, et sont installés dans les bâtiments de la grille de Pontoise. Il est présumable que la première des chasses à courre aura lieu dans les premiers jours de la semaine prochaine, pour se continuer ensuite, selon l’usage de cinq jours en cinq jours. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 8e année, n° 2-387, 8 janvier 1859, p. 5</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse de l’empereur à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">15 janvier 1859</unitdate>
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                <p>« L’Empereur est venu, hier vendredi, chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. La chasse a commencé vers onze heures, après le déjeuner qui a eu lieu en plein air, sur l’emplacement de l’ancien fort Saint-Sébastien, et s’est prolongée jusqu’à près de quatre heures du soir. Parmi les personnes qui accompagnaient Sa Majesté et qui ont eu l’honneur de chasser avec elle, on remarquait Son Excellence M. Fould, ministre d’Etat, et M. le général Ney de la Moskowa.<lb/>La première des chasses à courre, par les équipages de la vénerie impériale, est, à ce qu’il paraît, définitivement fixée à après-demain, lundi 17 janvier. A ce propos, nous croyons rendre service aux amateurs de la ville et des environs, et surtout à ceux de Paris qui ne voudraient pas amener leurs chevaux, en leur annonçant que M. Saulon a établi pour la saison des chasses, dans ses écuries de la rue de la Verrerie, n° 8, près le théâtre, un relai de jolis chevaux de chasse, aussi élégants que commodes et bien dressés, et dont le harnachement ne laisse rien à désirer aux sportmens les plus difficiles. On peut se faire inscrire à l’avance ou retenir son cheval dans l’intervalle d’une des chasses qui, comme on le sait, auront lieu tous les cinq jours. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 3-388, 15 janvier 1859, p. 10</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">18 janvier 1859</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La première chasse de la vénerie, qu’on supposait et que nous avions annoncée devoir se faire lundi, a eu lieu mardi, dans des conditions atmosphériques des plus défavorables. Le vent d’ouragan qui régnait ne permettait pas d’entendre, à quelques mètres de distance, la voix des chiens et la troupe. Un gros de chasseurs et un relai de chiens sont restés longtemps à la Croix de Berry, n’ayant aucune nouvelle de la chasse, dont l’épisode le plus important se passait pourtant à peu de distance, et devant un petit nombre d’élus par le sort.<lb/>Le cerf, fort beau dix cors, nous a-t-on dit, qui avait été lancé aux environs de la Muette, lieu du rendez-vous, après avoir passé le chemin de fer de Rouen, est revenu, après quelques crochets, brisant le treillage, se précipiter dans la voie même, où, suivi par les chiens, il a été mis à mort après une heure de chasse tout au plus. Lorsque son corps eut été retiré d’entre les rails, on a fait la curée à quelque distance de l’endroit où avait eu lieu ce singulier hallali, au lieu dit le Belvéder.<lb/>Vers trois heures, on voyait rentrer en ville les veneurs, parmi lesquels nous avons remarqué, avec quelques intrépides amazones, M. le baron Lambert, lieutenant de vénerie, M. le marquis de la Tour Maubourg, qui dirigeaient la chasse ; M. Fouquier de Mazières, inspecteur des forêts de la Couronne et plusieurs autres personnes de distinction, dont les noms nous échappent. Si l’on s’en rapporte aux usages consacrés dans la vénerie, la seconde chasse aura lieu aujourd’hui même, ou après-demain lundi, le dimanche ne comptant jamais dans les cinq jours d’intervalle. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 4-389, 22 janvier 1859, p. 13</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du prince Jérôme Bonaparte à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">51</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">22 janvier 1859</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous lisons dans le Pays d’hier vendredi 21 :<lb/>Il y a, à Saint-Germain-en-Laye, un collège communal qui n’était qu’un pensionnat assez modeste sous la première république. Ce fut là cependant que deux illustres personnages, le prince Jérôme et le prince Eugène, tous deux oncles de S. M. l’empereur Napoléon III, commencèrent leur instruction.<lb/>Il y a quelques jours, le prince Jérôme, se trouvant à Saint-Germain, eut l’envie de revoir cette maison où se passèrent les premières années de son enfance.<lb/>Son Altesse impériale, accompagnée d’une personne de sa maison, arrive à pied au collège et demande au concierge à visiter cette partie de l’établissement. Le concierge va demander au directeur l’autorisation nécessaire, revient trouver le prince, qu’il ne connaissait pas.<lb/>On monte aux appartements désignés, et tout aussitôt Son Altesse impériale inique son ancienne chambre à coucher, la salle d’études, et toutes sortes de particularités présentes à son excellente mémoire : « Regardez ici et là, et vous y trouverez les signatures de Jérôme Bonaparte et d’Eugène Beauharnais. Voici le mur par-dessus lequel Eugène passa un jour et faillit se briser les reins pour aller monter à cheval au manège. »<lb/>Le digne et bon prince était vivement ému en se rappelant ces faits, qui se passaient il y a plus de soixante-cinq ans. En se retirant, Son Altesse impériale a largement récompensé le concierge. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 4-389, 22 janvier 1859, p. 13</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">52</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">22 janvier 1859</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Les chasses à courre de la vénerie impériale se succèdent avec régularité, et attirent chaque fois un plus grand nombre d’invités et d’amateurs. Celle qui a eu lieu samedi 22 janvier n’a pas, au dire des connaisseurs, été ce que l’on aurait pu désirer. Quoiqu’il fit beau temps, le vent était encore très fort, et les chiens ont pris plusieurs fois le change et fait plusieurs chasses. Le cerf, lancé aux environs de la Muette, a été pris par les chiens, qui l’on, en quelque sorte, dévoré sur place, dans la direction du village d’Achères, vers l’étoile du Grand-Maître. Un certain nombre de personnes attendaient la chasse près de la marre aux Cannes, mais leur espoir a été déçu. On a vu seulement, vers trois heures, un cerf de haute taille, paraissant sur ses fins, et suivi d’un seul chien, également hors d’haleine, traverser, au très petit galop, le pavé de la route des Loges.<lb/>On nous a dit qu’au moment de l’hallali, le pauvre animal était venu, après un long accul, tomber épuisé à peu de distance des veneurs. On lui aurait fait grâce alors, mais au moment où, selon l’usage, un piqueur s’approchait de lui pour le marquer à l’oreille, il aurait, nous dit-on, encore retrouvé assez de force pour prendre de nouveau une fuite dans laquelle on s’est gardé de le poursuivre. La chasse a fini vers quatre heures, et les veneurs et l’équipage sont rentrés complètement, mouillés par une pluie finie et serrée qui n’a cessé de tomber pendant toute l’après-midi. Avec le personnel officiel et habituel de la vénerie, nous pouvons citer, parmi les veneurs et invités, MM. le duc de Vicence, de Castel-Bajac, le baron de Pierre, écuyer de S. M. l’Impératrice, un grand nombre d’amateurs, et plusieurs officiers du 2e cuirassiers de la Garde.<lb/>Avant-hier, la journée s’est présentée sous le plus bel aspect. Le bruit s’était répandu que le rendez-vous était fixé à la pelouse des Loges, c’est-à-dire dans un lieu très accessible aux piétons. De plus, la présence vers onze heures, sur la place du Château, d’une voiture de chasse, attelée de quatre chevaux, et conduite par des postillons à la livrée de l’Empereur, avait fait croire à la possibilité de l’arrivée de Sa Majesté par le chemin de fer. Dès ce moment, la foule est venue de tous les quartiers de la ville ; les abords du débarcadère se sont remplis de curieux, tandis qu’une longue file de piétons, de toutes classes, donnaient à la contre-allée de la route des Loges l’animation des jours de notre fameuse fête de septembre. Si l’espérance de voir et d’acclamer l’Empereur, dont la présence est depuis si longtemps désirée dans notre ville, a été déçue, les intrépides amateurs qui ont pu suivre la meute, du rendez-vous jusqu’auprès de Fromainville, c’est-à-dire à l’extrémité de la forêt, ont dû cette fois jouir d’une chasse magnifiquement menée. L’animal, lancé vers midi et demi, était un cerf de deuxième tête ; trois cerfs se sont trouvés sur pied en même temps ; mais les chiens, parfaitement ralliés sur la bonne voie, ont constamment suivi l’animal de meute dans ses nombreux détours jusqu’à l’endroit que nous venons d’indiquer, où ont eu lieu, près des tirés réservés, l’hallali et la curée.<lb/>On avait pensé un instant que la chasse se dirigeait par la nouvelle jonction vers la forêt de Marly, où des relais avaient été disposés à cet effet, mais le cerf n’a pas jugé à propos de faire ce débuché, nouveau pour lui. A quatre heures, toute le monde rentrait en ville ; l’affluence de piétons et de cavaliers était immense, et les invités fort nombreux. Parmi les personnes de distinction qui assistaient à cette chasse, on remarquait, avec M. de la Tour Maubourg et M. le baron Lambert qui la dirigeaient, le prince de la Moskowa, le duc de Vicence, le baron Delessert, M. le docteur Aubin, et plusieurs autres invités ou sportmens très connus et dont les noms nous échappent. Avant de monter en voiture pour se rendre au rendez-vous, la plupart de ces messieurs avaient fait à la hâte un déjeuner de chasse, préparé au pavillon Henri IV, par les soins de M. Collinet, leur hôte habituel. La première chasse à courre aura lieu, nous assure-t-on, mardi prochain 1er février. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 5-390, 29 janvier 1859, p. 19</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Précisions sur la visite du prince Jérôme Bonaparte à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">53</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">29 janvier 1859</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Plusieurs journaux de Paris ont rapporté ces jours derniers un fait concernant une visite dont S.A.I. le prince Jérôme aurait honoré tout récemment celle des institutions de la ville de Saint-Germain qui garde le précieux souvenir du séjour qu’y a fait, comme élève, Son Altesse pendant sa première jeunesse. Sans discuter l’authenticité de cette visite, il est nécessaire d’établir que cette institution est entièrement privée et ne relève en quoi que ce soit de la ville ou de la commune. On ne saurait donc lui attribuer, pas plus qu’à un autre établissement du même genre à Saint-Germain, le titre de Collège communal qui lui est donné dans l’article en question. Malheureusement, jusqu’à ce moment, notre ville ne possède encore aucun pensionnat placé sous le patronage de la ville ou subventionné par elle. L’établissement dont il est question, et qui figure avec honneur parmi les autres, est connu généralement sous le nom d’ancien collège de Saint-Germain attendu que, de 1811 à 1814, il avait été placé dans cette position, qui a cessé complètement d’exister depuis cette époque. (Communiqué)<lb/>Nous devons ajouter, afin de mettre nos confrères de la presse parisienne et ceux de la province qui, comme nous-mêmes, ont d’abord reproduit l’article parisien, en garde contre certains renseignements erronés, que le fait en question, si il a eu lieu, comme nous le croyons du reste, remonte à une date très éloignée, car le vieux concierge déjà très ancien dans la maison, ne savait ce qu’on voulait lui dire lorsqu’on vint à lui parler de la visite toute récente dont avait été honorée l’institution, et de la gratification qu’elle lui avait value. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 5-390, 29 janvier 1859, p. 17</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">54</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">1er février 1859</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« On a chassé deux fois, cette semaine, dans la forêt de Saint-Germain : la chasse à courre de mardi dernier, par les équipages de la vénerie, a été encore fort belle. Le rendez-vous était à la Muette, et au premier lancer, qui a eu lieu à midi, un cerf de deuxième tête était sur pied, avec trois biches ; au second, c’était un cerf de quatrième tête, aussi accompagné de trois biches ; le premier animal a été attaqué à Fromainville, et pris dans un treillage près la Croix de Noailles, après trois quarts d’heure de chasse. Le second a été attaqué au lieu-dit le Chaillou, garderie de Maisons, à deux heures et demie, et pris, vers trois heures un quart, auprès de l’étoile des Brulins. Il y a eu hallali aux deux chasses, mais pas de curé. Les chasseurs étaient nombreux et un grand nombre de curieux était réuni auprès des Loges, à la mare aux Cannes et à la Croix de Noailles. La chasse, que dirigeait M. de Latour-Maubourg, rentrait en ville à cinq heures un quart. Un grand nombre d’invités en costume officiel et d’étrangers en élégante tenue de chasse faisaient partie de la réunion, et, en général, on se félicitait de la manière dont les choses s’étaient passées.<lb/>Le lendemain mercredi, il y a eu chasse à tir dans les tirés réservés. On comptait, parmi les personnes qui assistaient à cette chasse, M. le prince de la Moskowa, premier veneur ; M. le marquis de Toulongeon, commandant, et M. le baron Delage, lieutenant des chasses ; M. l’inspecteur des forêts de la Couronne ; le prince Murat, et, parmi plusieurs officiers généraux, nous a-t-on dit, M. le général Girardin, commandant le château de Saint-Germain. Il a été tué, dans cette battue, trois cent soixante-dix-neuf pièces, tant en chevreuils que faisans, lapins et perdrix.<lb/>La première chasse à courre est, nous assure-t-on, fixée à lundi prochain ; dans tous les cas, elle aurait lieu au plus tard mardi 8 février. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 5-390, 5 février 1859, p. 21</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">55</unitid>
                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">11 février 1859</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le lendemain samedi 12, l’équipage de la vénerie impériale chassait, comme nous l’avons déjà dit, dans la forêt de Saint-Germain. Le rendez-vous était aux Loges ; vers midi un quart, on lançait un premier cerf deuxième tête. L’animal, attaqué aux Brûlins, s’est fait prendre aux Petites-Routes, après quarante-cinq minutes de chasses ; puis on a lancé un autre cerf dix cors jeunement ; attaqué aux Petites-Routes, ce second cerf, qui, comme le premier, s’était trouvé seul au moment du lancer, a pris toute de suite une grande avance, et, pour la première fois passant par la nouvelle jonction des deux forêts, a fait un magnifique débuché dans celle de Marly, où il a été pris près de l’Etang-la-Ville, après trois heures quarante-cinq minutes de chasse. Il n’y a pas eu de curée à la suite de ces deux hallalis. Les veneurs et les amateurs étaient en très grand nombre ; on comptait au moins vingt personnes en costume officiel de vénerie, parmi lesquels nous citerons M. le comte de Nieuwerkerke, directeur des musées impériaux ; M. le général Fleury, premier écuyer de l’Empereur ; M. le marquis de Toulongeon, qui dirigeait la chasse ; M. le baron Lambert, et beaucoup d’autres personnes de distinction.<lb/>Un épisode assez curieux a marqué cette journée. En dehors des deux animaux de meute, un troisième cerf, suivi de quelques chiens et de deux ou trois veneurs, s’est fait chasser pendant trois heures et demie, et est venu se réfugier et se faire prendre par les chiens dans la chapelle actuellement en construction, à la maison impériale des Loges. Madame la supérieure, touchée de douleur de l’animal aux abois, a sollicité sa grâce, qui lui a été immédiatement accordée, et le pauvre cerf a pu regagner, du moins pour quelque temps encore, sa retraite sous les grands arbres de la foret. Il était cinq heures et demie lorsque les chasseurs, les amateurs et l’équipage rentraient en ville.<lb/>Avant-hier jeudi, le rendez-vous était à la Muette ; trois cerfs se sont trouvés sur pied ensemble. L’animal de meute, dont nous ne pourrons préciser l’âge exact, était un vieux et grand cerf, qui s’est fait battre dans toute la forêt et principalement aux environs des Loges. Sa dernière résistance, quand il a fait tête aux chiens, a été magnifique, et c’est n’est qu’en revenant plusieurs fois à la charge que la meute, au grand complet, a pu triompher de ses efforts suprêmes et énergiques. Après cet émouvant hallali, une fort belle curée s’est faite auprès de la mare aux Loges.<lb/>Les veneurs et les invités n’étaient peut-être pas en aussi grand nombre qu’à la chasse de samedi dernier, mais l’affluence des piétons était considérable à la marre aux Cannes, à la croix de Noailles et devant la maison des Loges. Le prince de la Moskowa, le marquis de Toulongeon, le baron Lambert, M. Fouquier de Mazières, inspecteur des forêts de la Couronne, assistaient à cette chasse qui, au dire de tous les vieux amateurs, a été admirablement menée, sous la direction de M. le général prince de la Moskowa, et était entièrement terminée vers trois heures et demie. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 8-393, 19 février 1859, p. 29</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">10 mars 1859</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La saison des chasses à courre par l’équipage de la vénerie impériale a été close, avant-hier jeudi, par une fort belle chasse dans la forêt de Saint-Germain ; les deux dernières s’étaient faites dans la forêt de Marly, et l’une d’elles surtout, celle du lundi 28 février, avait été favorisée par une magnifique journée printanière.<lb/>Une grande quantité de curieux et d’amateurs avait suivi chacune des dernières chasses soit à cheval, soit en voiture, voire même pédestrement, mais les veneurs en habit officiel ont fait généralement défaut, et leur absence a naturellement été attribuée aux préparatifs et aux fatigues des splendides fêtes travesties qui se sont succédées dans les hautes régions du monde parisien.<lb/>Le rendez-vous avant-hier était à la Muette. Vers midi et demi, on a lancé un cerf quatrième tête qui, attaqué à Fromainville, s’est fait battre, pendant cinq quarts d’heure, dans une grande partie de la forêt ; l’animal pris à la mare du Souillard, la curée s’est faite sur la route de la Muette, près de l’étoile du Fey. Il était trois heures et demie lorsque les chasseurs sont rentrés en ville. C’était le prince de la Moskowa qui dirigeait cette chasse, qui cette fois, en outre d’un grand nombre de curieux, avait amené beaucoup d’invités et d’amateurs. Le marquis de Toulongeon, le baron Lambert, MM. Fouquier de Mazières et Roche, inspecteur et garde général des forêts de la Couronne, assistaient à cette chasse, suivie aussi par plusieurs cavaliers de distinction, parmi lesquels nous avons cru reconnaître, comme à celles précédents, MM. le prince de Chimay, le baron Niel et aussi plusieurs sportmens français et anglais, dont quelques-uns portaient le frac écarlate de la Société des Chasses de Livry.<lb/>Cette journée a été, comme nous venons de le dire, la dernière de cette année dans notre forêt de Saint-Germain. Les équipages de la Vénerie, officiers commandants, veneurs, piqueurs, valets de chiens, chevaux et meute, partent après-demain lundi pour la résidence impériale de Rambouillet. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 8-393, 12 mars 1859, p. 42</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Réflexions sur le devenir du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1859/1859" encodinganalog="3.1.3">26 novembre 1859</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Du château de Saint-Germain et de ses futures destinées<lb/>Lors du récent incendie qui a éclaté au palais du Luxembourg et qui aurait pu avoir des conséquences qu’heureusement on n’a pas eues à déplorer, un de nos abonnés, constamment préoccupé non seulement des intérêts de notre ville, mais aussi de tout ce qui se rattache à la sécurité on ne saurait trop entourer les collections et les dépôts si précieux aux sciences, à la littérature, à l’histoire du pays et aux beaux-arts, nous communiquait une note dans laquelle, à propos de l’événement de la veille, il rappelait de quelle importance il serait d’extraire de la Bibliothèque impériale les doubles et triples exemplaires de toute nature que possède ce vaste établissement. Il ajoutait que souvent déjà la pensée était venue à l’esprit de tous ceux qui songent à la conservation de tant de précieux monuments, qu’un sinistre pourrait détruire à jamais en quelques heures, qu’aucun lieu ne serait plus propice à ce dépôt qu’une partie de notre immense château, qui offre, par sa proximité de Paris, par son genre de construction, par son parfait isolement et par la disposition de ses grandes salles et de ses vastes appartements, desservis par de nombreuses issues, toutes les conditions désirables.<lb/>Il est certain que la pensée impériale s’est, dans ces derniers temps surtout, arrêtée plusieurs fois avec intérêt sur les destinées futures de l’ancienne demeure de François Ier et de Louis XIV ;  mais il est certain aussi que, dans cette suprême sagesse qui le distingue à un si haut point, le souverain que la France s’est donné a dû peser toutes les difficultés des grandes dépenses qu’entraînerait une restauration complète du château de Saint-Germain, d’un façon digne de son génie créateur.<lb/>En opposition donc à un projet de restauration complètement historique et monumentale, mais prodigieusement coûteuse, il a été question, nous a-t-on assuré, de transformer le château en un vaste musée, ou plutôt en une réunion de plusieurs musées où prendraient place, par exemple, celui de la Marine et, entr’autres, un tout spécial réunissant les types et les modèles des armes et costumes de guerre de tous les peuples, depuis les premiers temps jusqu’au nôtre.<lb/>Certainement, au point de vue de l’intérêt général et particulier, cette dernière pensée nous paraît la plus promptement réalisable. Mais, si la prudence et les exigences financières des circonstances ne permettent pas d’allouer d’un seul coup les fonds nécessaires pour la transformation de tout le vieux manoir en ce vaste musée universel, ne serait-ce pas le moment d’appliquer la pratique à la sage théorie de notre honorable abonné, en sollicitant de l’Empereur la mise à exécution du projet qui apporterait, dans l’une des ailes du château restant si vaste encore pour d’autres destinations, fût-ce même dans un seul des énormes pavillons dont il est flanqué, ces doubles exemplaires qui trouveraient, dans ces murs épais, un asile assuré contre toutes les dangereuses éventualités.<lb/>Les dépenses d’appropriation au nouvel usage pourraient se faire ainsi partiellement et au moyen des fonds alloués annuellement, selon les ressources du budget spécial. Quant aux musées en général et surtout à la partie prise d’abord pour les collections détachées de la Bibliothèque impériale, les dépenses n’auraient rien de trop effrayant, car elles consisteraient en application, à une certaine hauteur, de boiseries en chêne sur lesquelles on pourrait appuyer les rayons, dont les casiers seraient séparés entre eux par des colonnettes en fonte qui viendraient encore assurer la solidité des plafonds ; quelques tables, des bureaux pour les conservateurs, les travailleurs et les lecteurs suffiraient à compléter l’appropriation et l’ameublement.<lb/>En reconnaissant la justesse des raisons qui ont fait supprimer le bénéfice de logements accordés dans l’intérieur des édifices de ce genre à certains savants et hommes de lettres placés au centre de leurs travaux et de leurs recherches, on peut s’assurer qu’en outre de ces longues salles et galeries, le château possède dans ses dépendances et auprès de chacune d’elles assez d’appartements  susceptibles d’être disposés en cabinets d’étude, réduits silencieux que pourraient occuper les amis des sciences et des lettres pendant le cours de la journée, soit qu’ils vinssent de Paris, soit, ce qui arriverait nécessairement pour beaucoup d’entre eux, que l’amour de la science et la proximité d’un trésor si fécond à explorer les déterminât à se fixer dans notre ville, dont la tranquillité et les admirables promenades sont si favorables à l’étude et au repos, ou à l’exercice réparateur bien nécessaire à ceux qui s’y livrent avec ardeur.<lb/>Il y aurait donc, selon nous, bien des avantages réunis dans la plus prompte réalisation du projet dont nous entretenons aujourd’hui nos lecteurs. D’abord, au point de vue de l’intérêt général, sécurité complète pour une partie du précieux dépôt confié à la Bibliothèque impériale ; à celui de la conservation d’un de nos plus vieux monuments historiques, commencement de réalisation de la pensée de lui donner une destination digne de lui, de son antiquité et des souvenirs qu’ont laissés et que laisseront éternellement à la France scientifique, littéraire et artistique François Ier, Louis XIV et Napoléon III ; eu égard enfin à l’intérêt de la ville, et pour avoir le courage de notre opinion, sans craindre d’être accusés d’égoïsme d’intérêt local, nous pouvons ajouter qu’en attendant le moment où Saint-Germain pourrait voir, comme Versailles, accourir vers lui tous les Parisiens, tous les provinciaux, tous les étrangers qui voudront visiter sa réunion de musées comme ils courent à Fontainebleau admirer cette magnifique résidence que Napoléon Ier appelait un rendez-vous de palais, il profiterait de la présence momentanée ou fixe des visiteurs, des savants et des hommes de lettres dont nous parlions plus haut.<lb/>Il est à peu près certain, après tout, et pour nous servir d’une des vieilles expressions de nos pères, que nous nous battons de l’épée qui est chez le fourbisseur, et que déjà une auguste pensée s’est préoccupée d’une façon autrement large et autrement sérieuse de ce qui fait le sujet des quelques réflexions que nous venons de soumettre à l’appréciation générale ; mais enfin la plus faible lumière peut aussi donner sa part de clarté, et nous avons cru de notre devoir d’insister et de revenir plusieurs fois à l’occasion encore sur l’expression et l’approbation des idées de notre honorable abonné, à l’occasion de l’incendie du Luxembourg : en particulier sur la possibilité du transport des doubles de la Bibliothèque au château de Saint-Germain, et en général sur celle de donner au vieux manoir une destination utile à tous et aussi à notre bonne ville de Saint-Germain, à laquelle on ne saurait nous contester le droit et l’honneur de consacrer tous nos moments et nos modestes mais incessants travaux.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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                <p>Léon de Villette, « Du château de Saint-Germain et de ses futures destinées », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 9e année, n° 48-432, 26 novembre 1859, p. 190</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1860/1860" encodinganalog="3.1.3">6 janvier 1860</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’Empereur est venu, hier vendredi, chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. Sa Majesté était accompagnée de S.A.R. le prince d’Orange, héritier présomptif de la couronne de Holland, de LL. EExc. MM. les maréchaux Magnan et Saint-Jean-d’Angély, du général Ney, prince de la Moscowa, du marquis de Toulongeon et du baron de Lange. La chasse a commencé dans les tirers de Garenne, à onze heure ; elle a été interrompue, vers midi, par un déjeuner dressé dans la forêt, sous une tente et sur l’emplacement de l’ancien fort Saint-Sébastien. La chasse a recommencé à une heure et a fini à quatre heures moins un quart.<lb/>L’Empereur était venu par Maisons, en calèche découverte conduite par des chevaux de sa poste particulière, et les voitures l’attendaient à la ferme de Garenne, dont Sa Majesté n’est partie qu’après avoir assisté à la reconnaissance du gibier. Enfin cette journée a été des plus brillants, et l’on parlait de près de sept cents faisans, de quinze chevreuils et d’une foule de lièvres et perdreaux. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 10e année, n° 1-438, 7 janvier 1860, p. 2</p>
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                <unitdate normal="1860/1860" encodinganalog="3.1.3">3 février 1860</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Hier vendredi, l’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. Sa Majesté est arrivée, vers onze heures et demie, dans les tirés de Fromainville. Elle était accompagné de MM. le maréchal Magnan, Bacciochi, des princes Lucien Murat et Ney de la Moskowa, du marquis de Toulongeon et du baron Delage.<lb/>A midi, la chasse a été interrompue pour un déjeuner en pleine air, sur l’ancien emplacement du fort Saint-Sébastien, construit pour l’instruction militaire du jeune roi Louis XIII.<lb/>Les invités à la chasse de l’Empereur et les officiers de service ont pris part à ce repas servi sous une tente. Puis la chasse a repris à une heure, pour se terminer à quatre heures du soir.<lb/>C’est probablement, vu la clôture très prochaine de la chasse à tir, la dernière qui amènera cette année Sa Majesté à sa forêt de Saint-Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 10e année, n° 5-442, 4 février 1860, p. 18</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1860/1860" encodinganalog="3.1.3">4 octobre 1860</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Avant-hier jeudi, S. M. l’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. L’ouverture de la chasse a eu lieu vers onze heures dans les réserves de Fromainville ; à midi un quart, Sa Majesté déjeunait sous une tente dressée sur l’emplacement de l’ancien fort Saint-Sébastien ; la chasse, reprise à une heure, était terminée à quatre. Parmi les personnes qui avaient l’honneur d’accompagner l’Empereur, nous pouvons citer le prince Ney de la Moscowa, M. le marquis de Toulongeon, M. Bacciocchi, grand chambellan, le général Fleury, MM. de Gramont, officier d’ordonnance, de Lezay-Marmézia, comte d’Ornano et baron Delage. Un grand nombre de pièces ont été abattues, tant en chevreuils qu’en faisans, lièvres, lapins et perdrix. Un temps superbe, celui qui semble presque toujours signaler la présence de l’Empereur, avait favorisé cette première chasse de la saison. Le régiment de cavalerie de la Garde n’étant pas encore installé, le service des rabatteurs a été fait par les soldats du 6e de Ligne, qui, selon l’usage adopté aux chasses de l’Empereur, ont reçu chacun une gratification en numéraire et une ou deux pièces de gibier. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 10e année, n° 40-477, 6 octobre 1860, p. 158</p>
              </bibliography>
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                <unitdate normal="1860/1860" encodinganalog="3.1.3">19 novembre 1860</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Lundi dernier, l’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain. Sa Majesté est arrivée vers dix heures et demie environ, et la chasse a commencé de suite aux tirés de Fromainville. A midi, et lorsqu’on était arrivé en face de l’issue qui donne accès à l’enceinte dite du fort Saint-Sébastien, où se voient encore les restes de travaux d’art militaire exécutés autrefois pour l’instruction du jeune roi Louis XIII, l’Empereur y a déjeuné sur un monticule où la tente qu’on y dresse d’ordinaire avait été, par les soins de l’administration des forêts de la Couronne, remplacée par une sorte de chalet rustique, ouvert cependant de tous côtés, et où Sa Majesté a déjeuné, selon son usage, avec ses invités et les personnes du service de la chasse. C’étaient M. Fould, ministre d’Etat, M. le général Fleury, M. le baron de Bourgoing, M. de Rotschild, M. le duc de Caumont-La Force, le prince Ney de la Moskowa, le baron Delage, l’officier commandant le deuxième détachement des Lanciers, rabatteurs, celui de la gendarmerie de la Garde, et MM. l’inspecteur et le sous-inspecteur des forêts de la Couronne. Reprise trois quarts d’heure après, la chasse s’est terminée, vers trois heures, à la hauteur de la ferme de Garenne. Plus de 400 pièces de gibier ont été abattues dans cette matinée, protégée par un temps magnifique que n’eût pas dû pourtant faire présager l’état chargé de l’atmosphère au moment où, le matin, l’Empereur traversait avec sa suite, en voiture de poste découverte, la commune de Maisons pour gagner le rendez-vous ordinaire. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 10e année, n° 47-484, 24 novembre 1860, p. 185</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la nomination d’un conservateur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">62</unitid>
                <unitdate normal="1861/1861" encodinganalog="3.1.3">20 avril 1861</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Par suite d’une décision récente de Son Excellence le ministre d’Etat et de la Maison de l’Empereur, M. Ricateau, attaché déjà à plusieurs commissions savantes et d’intérêt public de notre localité, a été nommé conservateur du château impérial de Saint-Germain. On dispose en ce moment, pour ce nouveau fonctionnaire, les appartements de l’entresol des ailes de l’ouest et du sud, occupés précédemment par M. O’Connell, alors régisseur de cette même partie du domaine.<lb/>M. le général de Girardin, qui avait obtenu un congé de quelques mois, est attendu ces jours-ci au château, où il reprendra son domicile au premier étage des mêmes ailes.<lb/>Cette dernière nomination semble naturellement faire penser que le moment approche où notre vieux château recevra enfin une destination quelconque, puisqu’il a déjà un officier général pour commandant et un homme de lettres, connu par de sérieux antécédents, pour conservateur. M. Millet est toujours investi des fonctions d’architecte-régisseur. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 11e année, n° 16-505, 20 avril 1861, p. 61</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mentions d’une rumeur selon laquelle l’empereur aurait demandé un devis de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">63</unitid>
                <unitdate normal="1861/1861" encodinganalog="3.1.3">27 avril 1861</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le même jour où nous faisions part à nos lecteurs de nos espérances à propos de la nomination d’un conservateur au château de Saint-Germain, le Journal de Seine-et-Oise contenait la note suivante :<lb/>« Il y a longtemps qu’il est question de restaurer le château de Saint-Germain-en-Laye, si riche en souvenirs historiques et dont l’état d’abandon est considéré par tous les étrangers comme faisant peu d’honneur à la France. On assure que l’Empereur a invité le comte Walewski à lui soumettre, le plus prochainement possible, un devis pour la restauration de ce monument. »<lb/>Mercredi dernier, le Sport, ordinairement bien informé, donnait, sur le même sujet, la nouvelle suivante :<lb/>« On dit que l’Empereur a invité Son Excellence le comte Walewski, ministre d’Etat, à lui soumettre, dans le plus bref délai possible, un devis pour la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Il est, en effet, difficile d’imaginer un palais dans un tel état de ruine et d’abandon, apanagé du plus beau par cet de la plus belle forêt du monde. Il appartient à l’Empereur Napoléon III de rendre à cette antique demeure l’éclat et le prestige du passé. » »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 11e année, n° 17-506, 27 avril 1861, p. 65</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’une rumeur selon laquelle l’empereur aurait décidé d’installer un musée du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">64</unitid>
                <unitdate normal="1861/1861" encodinganalog="3.1.3">4 mai 1861</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le même journal [le Journal de Seine-et-Oise], en parlant des projets de restauration très prochaine de notre château impérial, et après avoir bien voulu citer un article de l’Industriel à ce propos, ajoute :<lb/>« On lit, sur ce sujet, dans l’Indépendance belge :<lb/>« Il est question de restaurer le château de Saint-Germain-en-Laye. L’Empereur songe à lui donner une destination spéciale. Il s’agirait, dit-on, d’y établir une espèce de musée historique, avec des costumes dans le genre de ce qui existe à la Tour de Londres. Déjà le conseil municipal de Saint-Germain avait émis un vœu dans ce sens. » »<lb/>Nous acceptons de tout cœur les vœux et les espérances qui se traduisent dans les dires de tant d’organes de la presse. Seulement, pour rendre à César ce qui appartient à César, il est de notre impartialité d’établir que, malgré le vif désir que nous savons avoir été exprimé individuellement par tous les membres qui se sont succédés depuis sept ans au conseil municipal de Saint-Germain, jamais un vœu spécial n’a été formé par ce corps municipal au sujet de la destination du château de Saint-Germain. Ce fut l’Industriel qui, d’après quelques documents fournis par un honorable habitant de Saint-Germain, autrefois membre de son édilité, a fait, dans ses colonnes, et plusieurs fois, allusion directe au projet émanant seul de la volonté impériale, et dont la réalisation affecterait cette résidence à l’installation d’un musée historique dans le genre de celui dont parle l’Indépendance.<lb/>Nous tenons trop à conserver la réputation qu’on a bien voulu nous faire de chercher à nous rendre l’organe de tout ce qui peut être utile à notre ville et au pays en général pour ne pas revendiquer hautement, non pas la priorité, mais au moins la publicité d’une pensée si grande et si digne du souverain à qui la France doit déjà de si grandes et si belles choses. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 11e année, n° 18-507, 4 mai 1861, p. 69</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">65</unitid>
                <unitdate normal="1861/1861" encodinganalog="3.1.3">19 novembre 1861</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mardi dernier, l’Empereur est venu en quelque sorte inopinément chasser dans notre forêt. S. M. était accompagnée d’une partie de ses invités de Compiègne et des officiers ordinaires de ses chiens. Venu de Compiègne par un train express jusqu’à Pontoise, l’Empereur est monté en voiture, et après avoir passé la Seine à Conflans, vers onze heures, est entré immédiatement en chasse en la commençant du côté opposé à celui d’où Sa Majesté part ordinairement pour parcourir le tiré dans toute son étendue. Après un déjeuner à la ferme de Garenne, la chasse a continué jusque vers quatre heures, et les voitures sont reparties alors pour Pontoise, où le train express attendait Sa Majesté pour le reconduire à Compiègne. La direction inaccoutumée de la chasse n’a pas permis que S. M. pût visiter le nouveau kiosque-chalet construit par M. Henri Ramage, notre concitoyen, pour Son Altesse le prince impérial et dont l’Illustration a donné un dessin dans son numéro de samedi dernier. On dit le plus grand bien de cet ouvrage d’art, dont nous espérons entretenir nos lecteurs, mais seulement lorsque, dans une des prochaines chasses de la saison, il aura été soumis à l’appréciation de l’Empereur, dont la visite est, cela se conçoit, vivement désirée par le constructeur. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 10e année, n° 47-586, 23 novembre 1861, p. 185</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">66</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">17 février 1862</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Visite de l’Empereur au château de Saint-Germain<lb/>La journée de lundi dernier 17 février marquera dans les annales du château de Saint-Germain, et par conséquent dans celles de la ville, qui tient par des liens si antiques et si sacrés à ce vieux monument de notre histoire. Vers trois heures, et sans que la nouvelle en fût parvenue à personne autre que M. le général de Girardin, commandant du château, auquel le secret avait été recommandé et qui l’avait rigoureusement et militairement gardé, S. M. l’Empereur est arrivée au château dans une calèche découverte à quatre chevaux, précédée seulement de deux postillons. Dans la voiture impériale se trouvaient, avec l’Empereur, S. Exc. M. Walewski, ministre d’Etat, MM. de Niewerkerque, directeur général des Musées impériaux, et de Biéville, général du Génie, aide de camp de l’Empereur. M. de Bourgoing, écuyer de l’Empereur, accompagnait à cheval.<lb/>Reçu par M. le général de Girardin, l’Empereur a visité d’abord, dans tous ses détails, les parties intérieures, la chapelle et la cour du château ; puis, ressortant à pied par la porte principale donnant sur la place, où elle a trouvé et reçu avec affabilité MM. de Breuvery, Le Piez et Detaillis, maire et adjoints de la ville. S. M. a suivi le mur extérieur et est arrivée sur le parterre, accompagnée seulement des personnes de sa suite intime, parmi lesquelles se trouvaient M. de Cardailhac, chef de division au ministère d’Etat, M. Millet, architete du château de Saint-Germain, et nous a-t-on dit, sans que nous puissions l’affirmer, M. Viollet-Leduc. Sur l’invitation de M. Millet, MM. les entrepreneurs des bâtiments de la Liste civile, tous de Saint-Germain, avaient été convoqués pour quatre heures et se tenaient à la disposition de ce dernier, dans le cas où des renseignements eussent pu leur être demandés, ou des instructions données pour les différents travaux, qui, d’après la volonté de l’Empereur, paraissent devoir leur être confiés en ce qui les concerne chacun. Après avoir fait le tour extérieur par l’esplanade du parterre, se faisant présenter les différents projets, entre autres celui de M. de Cardailhac, pour la restauration ou la modification de l’ensemble du château, l’Empereur, traversant le jardin annexé le long de la façade de l’est, est redescendu dans la rue du Château-Neuf par une petite porte provisoire, par parenthèse encore dépourvue des quelques marches nécessaires pour franchir la distance qui l’exhausse de près de quatre-vingt centimètres au-dessus du sol, considérablement abaissé par suite du dernier nivellement.<lb/>Suivant à pied toute la rue du Château-Neuf, l’Empereur a été littéralement obligé de traverser la foule compacte du peuple pour remonter dans sa voiture, qui l’attendait à l’angle de la place du Théâtre. C’est en ce moment que la partie de la population qui avait pu être prévenue de la présence du souverain l’a acclamé avec le plus chaleureux enthousiasme. Tous comprenaient, en effet, que les destinées de la ville de Saint-Germain vont prendre un nouvel aspect par la consécration que cette visite de l’Empereur donne définitivement aux projets dont nous les premiers, et toute la presse ensuite, ont entretenu le public au sujet d’une nouvelle appropriation du château de Saint-Germain.<lb/>De la visite de l’Empereur, sauf quelques détails sur lesquels il est impossible de se prononcer, parce qu’ils ne sont connus que d’un bien petit nombre de personnes, il est dûment avéré que le château est destiné à un Musée d’Antiquités gallo-romaines, qui sera d’abord et sur le champ disposé au rez-de-chaussée, dans l’ancienne galerie dite de François Ier, située à droite de l’entrée principale, et jusqu’à ce moment divisée par une série de cloisons qui vont disparaître, et ensuite, au premier étage, dans toute l’étendue de la salle des Gardes ou vulgairement dite de Mars. Déjà, au moment où nous écrivons, les ouvriers travaillent pour préparer un nouveau logement provisoire devant remplacer la conciergerie qui occupait l’entrée de la galerie de François Ier, et déjà aussi, au premier étage, la salle de Mars est entièrement décarrelée afin de pouvoir procéder à la réfection des planchers. Depuis deux jours, enfin, des chariots des musées impériaux transportent à Saint-Germain les fragments divisés de la fameuse mosaïque romaine connue, selon le dire de l’Empereur lui-même, sous le nom de Mosaïque d’Autun.<lb/>Quelques puissent être les conversations et l’énoncé des mille et un projets prétendus sur les travaux à exécuter au château, voici ce que nous pouvons annoncer de certain et d’authentique à nos lecteurs ; mais, ce que nous n’avons pas besoin de dire, c’est l’émotion profonde causée à Saint-Germain par la visite impériale, et la joie que chacun éprouve en pensant à l’intérêt proprement dit de la ville, et à la certitude acquise maintenant que les travaux d’appropriation et ceux de mise en ordre des précieuses et nombreuses collections devront amener parmi nous le retour fréquent de semblables visites faites dans notre ville, par l’Empereur et les membres de la Famille impériale, qui y seront toujours reçus par la population, comme lundi dernier, avec la joie du présent et l’espérance de l’avenir.<lb/>Léon de Villette<lb/>[…]<lb/>Dans la visite qu’il a faite lundi dernier au château, l’Empereur s’est montré on ne peut plus bienveillant pour M. le général de Girardin et pour sa famille. Sa Majesté de demandé au général de lui présenter madame de Girardin et a tenu à se rendre dans ses appartements, où elle s’est montrée toute gracieuse envers madame de Girardin, et a su, avec son tact et sa bonté habituels, flatter en même temps la femme et la mère, en prenant dans ses bras et en l’embrassement à plusieurs reprises le gentil petit garçon de quatre ans qui avait l’honneur de lui être présenté. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Visite de l’Empereur au château de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 12e année, n° 8-549, 22 février 1862, p. 29</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du début des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">67</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">22 mars 1862</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La visite de l’Empereur au château, le 17 février dernier, la mise immédiate à l’œuvre des ouvriers à l’intérieur et enfin le dernier décret inséré au Moniteur ne laissent plus de doutes sur la réalisation de l’heureuse nouvelle de la restauration et de la destination arrêtée du vieux monument. Cependant, la certitude du fait si désiré ne semble s’être vraiment établie que samedi matin, lorsque les premiers passants sur la place ont pu voir le commandement du travail des ouvriers, faisant tomber sous leurs manteaux ces grands murs de prison qui enserraient et attristaient tout le manoir. On eut dit que les plus anciens habitants voyaient pour la première fois leur vieux château sortant de ses fossés, avec ses mâchicoulis, ses étages inférieurs au style si sévère et si solide, et s’appuyant si fortement sur ces fossés, qui vont, dit-on, devenir de charmants jardins, comme autrefois ceux de la place de la Concorde, et dont le public ne sera plus séparé que par le parapet à hauteur d’appui, tel qu’il a toujours existé. Enfin, grâce à la chute de cet affreux mur d’enceinte, le souvenir de la prison s’efface pour laisser place à celui de l’antique demeure de Robert le Fort, de François Ier, de Louis XIV et mieux encore à l’espoir de le voir habité par l’étude et la science. Déjà leur prochaine prise de possession a rendu au vieux château l’air et la lumière, ces précieux apanages de la liberté, et bientôt comme nos soldats de France dans Constantine, la ville romaine d’Afrique, elles vont entrer aussi par la brèche nouvelle, mais plus pacifiquement ouverte par les travailleurs aux ordres de la science et du progrès civilisateur. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 12e année, n° 12-553, 22 mars 1862, p. 45</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la prochaine destruction du premier pavillon du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">68</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">5 juillet 1862</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Il paraît, d’après des renseignement qui nous viennent de source authentique, que le projet de restauration du château de Saint-Germain, remis dans l’état exact où il se trouvait sous le règne de François Ier, serait non seulement parfaitement décidé, mais même en voie d’exécution très prochaine ; une somme de deux millions est, nous assure-t-on, affectée à ces travaux, qui devraient être complétés dans un délai de deux ans et commenceraient d’ici à très peu de jours par la démolition d’un des cinq gros pavillons construits par Louis XIV, celui qui fait angle, au nord-ouest, avec la place du Château et le parterre, où se trouvent les appartements occupés jadis par le roi Jacques II d’Angleterre, mais plus positivement et plus authentiquement dénommé pavillon de la Dauphine.<lb/>M. Rossignol, conservateur adjoint des Musées impériaux, détaché à Saint-Germain, habite notre ville depuis quelque temps déjà, et la Liste civile, en attendant qu’un logement convenable puisse être attribué à ce savant et haut fonctionnaire dans le château même, a fait, ces jours derniers, disposer et meubler son cabinet et ses bureaux au rez-de-chaussée, immédiatement au dessous de la salle de Mars, faisant suite à la galerie François Ier, à droite de la principale porte d’entrée. Déjà des objets précieux d’antiquités gallo-romaines arrivent chaque jour, et les armoires et vitrines destinées aux collections différentes vont être bientôt placées dans la salle de Mars, au premier étage. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 12e année, n° 27-568, 5 juillet 1862, p. 105</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du début de la destruction du premier pavillon du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">69</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">12 juillet 1862</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« L’effet n’a pas tardé à suivre l’annonce que nous donnions dans notre dernier numéro, au sujet des nouvelles dispositions adoptées pour la destinée du château : les démolitions des cinq pavillons ont commencé lundi, ainsi que nous l’avions dit à l’avance, par celui de l’angle du nord-ouest, pour se continuer ainsi jusqu’à leur achèvement complet. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 12e année, n° 28-569, 12 juillet 1862, p. 109</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Commentaires sur la restauration et l’état du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">70</unitid>
                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">13 décembre 1862</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le château de Saint-Germain en 1862<lb/>Les murs ont des oreilles, s’il faut en croire la sagesse d’un vieux et prudent diction ; à ce compte, s’ils pouvaient parler, que de choses passées et présentes ils raconteraient, que d’éléments ils fourniraient aux chroniqueurs.<lb/>A ceux de Versailles et de Trianon on pourrait appliquer heureusement ces trois vers d’opéra-comique :<lb/>Que ces murs coquets,<lb/>S’ils n’étaient discrets,<lb/>Diraient de secrets.<lb/>Rien de moins coquet que les murs de notre vieux manoir de Saint-Germain, et cependant leurs récits et leurs légendes, si le don de la parole leur était accordé, offriraient un bien puissant intérêt. Sans vouloir remonter si haut, et descendant tout bonnement des grandes choses historiques du passé au caquetage de nos bourgeois d’à présent, les oreilles de ses vieux murs en ont entendu de belles, et de bonnes, et de toutes sortes, depuis qu’une haute volonté et une main habile ont entrepris de leur donner, au dehors, leur premier aspect des plus anciens jours, et au-dedans, une scientifique et précieuse destination.<lb/>Chaque étranger, et surtout chaque bourgeois plus ou moins oisif de la localité, accoudé sur le parapet des fossés, et suivant tous les jours le progrès des travaux dont la première campagne vient de finir avec l’approche de l’hiver, a voulu comprendre, et surtout commenter tous les détails, et même l’ensemble, encore enfoui dans les cartons de l’architecte préposé à la restauration qui va s’effectuer.<lb/>La critique a même déjà eu beau jeu, et cependant il est difficile, pour ne pas dire imprudent, de juger par avance une œuvre qui ne peut raisonnablement être appréciée que lorsqu’elle aura reçu son complément.<lb/>Les uns oublient qu’il s’agit de faire revivre le goût et les constructions d’un autre âge, ont voulu juger de ce qu’il se faisait devant eux comme s’il s’agissait d’une maison qu’ils auraient commandée à leur maître maçon, pour Asnières ou pour Bougival.<lb/>Les autres, et ils sont nombreux, n’ayant d’autre opinion que celle du journal auquel ils sont abonnés, ont fait de la discussion toute préparée sur ce qu’ils avaient lu le matin, et il faut le dire bien vite, dussent nos grands confrères s’en formaliser, ce sont précisément ceux-là qui ont commis le plus d’erreurs.<lb/>Quelques-uns donnaient pour argent comptant, et comme de leur cru, leur érudition de fraiche date ; d’autres, et c’étaient les plus modestes, ne manquaient pas de dire, dans les groupes où parfois ils trouvaient incrédulité ou opposition : « C’est mon journal qui l’a dit ».<lb/>C’est donc pour leur rendre service, et en même temps pour essayer de jeter quelque lumière dans la question, que, muni de documents certains, nous allons dès aujourd’hui, décidés à continuer plus tard notre tâche, réfuter, leur propre texte à la main, les erreurs dans lesquelles sont tombés et tomberont probablement encore, au sujet du château de Saint-Germain, quelques journaux, trop confiants dans certains de leurs correspondants qui, probablement, n’ont pensé qu’à faire ce qu’on appelle de la copie à tant par ligne, sans le moins du monde se préoccuper de plus ou moins d’authenticité des renseignements qu’on leur a fourni, ou de la solidité des observations qu’ils ont pu faire, le plus souvent en attendant quelques minutes le départ d’un train de chemin de fer pour Paris.<lb/>Commençons par le Constitutionnel, et citons textuellement l’un de ses articles qui, malheureusement, a été reproduit dans son entier par beaucoup d’autres journaux :<lb/>« On sait que le gouvernement fait restaurer le château de Saint-Germain pour y créer un musée archéologique gallo-romain.<lb/>La loge du concierge, à gauche en entrant, et une grande salle du parc, sur la porte de laquelle on lit déjà en lettres d’or : Musée, sont restaurées. Cette salle formera le vestibule du musée, pour lequel quelques objets sont déjà arrivés.<lb/>Le pavillon sud-ouest, en regard du débarcadère du chemin de fer, est en démolition. Il menaçait ruine ; il va être reconstruit de fond en comble. La chapelle, les galeries, la cour d’honneur sont en voie de réparations.<lb/>Des parapets, des fossés larges et profonds entourent le château. On lit sur les murs les inscriptions suivantes, qui y ont été placées à l’époque où le château avait été converti en pénitencier militaire :<lb/>A l’est : « C’est avec justice que tu trouves des tourments intérieurs, puisque tu aimes mieux remettre à demain de devenir bon que de l’être aujourd’hui ».<lb/>Autre du même côté : « Il est ridicule que tu ne veuilles pas te dérober à tes mauvais penchants, ce qui est très possible, et que tu prétendes échapper à ceux des autres, ce qui ne se peut pas ».<lb/>A l’ouest : « Les biens qui nous viennent de la réforme de notre conduite sont les plus durables ».<lb/>Au nord : « Il ne faut pas croire que les hommes pervers profitent de leurs mauvaises actions ; elles sont cachées pendant un temps, mais c’est le temps qui les découvre ».<lb/>Le fondateur du château de Saint-Germain fut Louis VI. Il va être remis dans l’état où il était sous Louis XIV. L’architecte est M. Millet. »<lb/>C’est d’abord probablement une faute typographique que les mots : salle du parc, qu’il faut remplacer par ceux de : salle du rez-de-chaussée, au-dessus de laquelle a été effectivement travée, non pas en lettres d’or, mais tout honnêtement en grille, même assez peu apparente, l’inscription : Musée.<lb/>Au troisième paragraphe, on lit la chose la plus incroyable et que le premier habitant de Saint-Germain pourrait victorieusement réfuter, c’est que le pavillon, par parenthèse nord-ouest et non pas sud-ouest, en regard du débarcadère, et qui vient d’être démoli, menaçait ruine et va être reconstruit de fond en comble.<lb/>Ce pavillon, comme les quatre autres annexés par Louis XIV à l’ancien quadrilatère de François Ier, était assis sur des bases d’une solidité à toute épreuve, et il ne sera pas plus reconstruit que les autres, dont la suppression a été décidée afin de rendre au château son aspect primitif.<lb/>On ne répare encore ni la chapelle, ni les galeries, ni la cour d’honneur.<lb/>Après avoir consacré cinq alinéas à la reproduction des sentences tracées sur les murs pour l’édification des prisonniers pendant la triste période où le château fut converti en pénitencier militaire, le rédacteur de l’article que nous citons termine par une erreur, une énormité, et heureusement une bonne et heureuse vérité. Erreur : Le fondateur du château de Saint-Germain fut, dit-il, Louis VI ; ce fut Charles V qui fut ce premier fondateur. Enormité : Il va être remis dans l’état où il était sous Louis XIV ; c’est précisément le contraire que l’on se propose de faire. Vérité : L’architecte est M. Millet ; ceci est heureusement de toute authenticité, et ce qui a été fait, comme tout ce que nous avons déjà pu voir des projets et des dessins de l’architecte des monuments historiques de France prouve assez que l’Empereur, le ministre et M. Viollet-Leduc ont fait, dans le choix de sa personne, un premier et grand pas dans la voie de réédification du monument important qui peut, dès à présent, prendre le nom de château de François Ier à Saint-Germain.<lb/>Passons maintenant à un second article, celui publié par le Siècle, et que de même nous reproduisons littéralement :<lb/>« Le vieux château de Saint-Germain-en-Laye, destiné à devenir musée gallo-romain, est en pleine voie de transformation ; on va, non pas en démolir les étages de briques, comme on nous l’avait dit primitivement, mais retrancher les pavillons ajoutés sous Louis XIV et remettre l’édifice en l’état où il se trouvait sous le règne de François Ier.<lb/>Les ponts-levis qui existaient sur les fossés, tant du côté de la ville que sur les jardins, doivent être reconstruits ; les terrasses en plomb qui jadis régnaient à la partie supérieure, et qu’on avait remplacées par des combles en charpente, lors de l’installation du pénitencier militaire, vont être rétablies et bordées par une balustrade renaissance, ornée de bases en amortissements ; les fossés seront rélargis du côté du jardin, et doivent être partout transformés en parterres ; l’horloge du château, qui depuis deux siècles figure au-dessus de la porte principale, va reprendre son ancienne place dans la partie supérieure du donjon, au-dessus du campanile.<lb/>Quant au donjon lui-même, qui avait disparu derrière le pavillon d’angle du côté gauche, il va reparaître, dégagé qu’il se trouve par la démolition de ce pavillon. C’est dans cette aile qu’habita Jacques II, depuis son arrivée en France jusqu’à sa mort. L’aile qui se trouve à l’autre angle de la façade du jardin renferme les appartements qu’occupait madame de Maintenon, quand la Cour était à Saint-Germain.<lb/>Dans une autre partie du château a aussi longtemps habité mademoiselle Louis de La Vallière ; des habitants de Saint-Germain se rappellent encore y avoir vu le cabinet de toilette de cette favorite, et le fauteuil qui, placé sur une trappe mécanique, lui servait pour descendre au rez-de-chaussée, sans qu’elle eût à passer par les escaliers.<lb/>La restauration des plus anciennes parties du monument est déjà accomplie sur certains points : le couloir voûte qui conduit dans la première cour est du nombre ; sa voûte en briques encorbellée, avec chaînes et cartouches de pierre, est complètement remise à neuf ; plusieurs salles sont aussi réparées, celle de Mars entre autres, qui a déjà reçu une partie des collections qu’on doit y exposer. Cette galerie est au premier étage, et l’on y monte par un escalier pratiqué dans une tour extérieure, qu’on est en train de construire à gauche de la porte d’entrée ; cette tour est dans le style du XVIe siècle.<lb/>Si Mansard a détruit la forme primitive du château de Saint-Germain par l’addition de ses ailes angulaires, il n’a pas touché à la première cour ; elle est donc restée intacte, et nous offre un des plus curieux spécimens de l’architecture renaissance.<lb/>Cette cour a la forme d’un angle aigu tronqué au sommet, chacune de ses encoignures est occupée par une tour ronde, diminuée à chaque étage et que surmonte une calotte hémisphérique. Elle est pourtournée par des arcades ressorties qui portent une terrasse continue, où s’ouvrent de plain-pied toutes les fenêtres des appartements ; cette terrasse est bordée d’une balustrade en pierre ajoutée dans le style de l’époque. Au-dessus se déploie ce magnifique étage de baies à frontons dont l’architecture polychrome est d’un effet prodigieux.<lb/>Mais chaque médaille a son revers, et on le trouve ici près du donjon, derrière le pavillon qu’a occupé le roi Jacques, où se retrouvent encore quelques vestiges d’oubliettes, car par de château sans cela jadis. C’était si commode !<lb/>Malgré les critiques qui ont été faites sur les additions de Mansard, il ne faut pas croire que le château de Saint-Germain n’ait eu qu’à souffrir des transformations opérées sous Louis XIV, car c’est sous son règne que furent dessinés les jardins et que fut construite cette magnifique terrasse de 2400 mètres qui domine le plus beau panorama du monde.<lb/>C’est de là que le monarque aimait à fouiller le paysage au moyen d’un puissant télescope qui lui faisait découvrir tout ce qui se passait jusqu’aux extrémités de l’horizon ; aussi, dans tous les pays circonvoisins, ne craignait-on rien tant que le télescope du roi. Aujourd’hui, c’est un industriel qui exploite pour son compte ces profondes perspectives, de sorte que l’on peut, moyennant 25 centimes, regarder à travers sa longue-vue et voir, comme jadis le grand roi, jusque dans les maisons des pays circonvoisins. Nous engageons donc ceux des habitants de ces pays dont les maisons regardent Saint-Germain à se défier de leur voisin d’en face. »<lb/>Nous devons le reconnaître, l’article du Siècle contient mois d’erreurs que celui que nous avons cité précédemment ; on y trouve au contraire certains détails curieux et exacts, qui prouvent que son auteur s’est renseigné à bonne source. Comment se fait-il qu’il se soit, au milieu de tant de vérités, trouvé place pour quelques erreurs par trop évidentes ? C’est ce que nous ignorons, nous faisant pourtant un devoir de ramener les choses à leur état naturel et véridique.<lb/>Il n’a jamais été question du rélargissement des fossés du côté du jardin. C’est une erreur de croire que la partie que vient de démasquer la démolition du premier pavillon dût l’ancien donjon de Charles V ; cette partie du château, que domine le beffroi, était tout bonnement une des tours d’angle composant la défense de la forteresse, et ne semble pas avoir été revêtue plus spécialement des titres et qualités appliquées aux donjons de l’ancienne féodalité.<lb/>Le Siècle partage l’erreur commune, surtout à un grand nombre d’habitants de Saint-Germain, qui croient que ce pavillon nord-ouest fut le séjour continuel du roi Jacques II d’Angleterre, depuis son arrivée en France jusqu’à sa mort. Le monarque exilé habita successivement différentes parties du château, et les appartements contenus dans cette aile sont ceux de la dauphine Marie-Anne-Victoire, femme du Grand Dauphin, fils de Louis XIV, l’élève de Bossuet. Le chiffre M. A. V. qu’on a pu voir jusqu’au dernier moment sur les lambris dorés de ces appartements suffirait pour attester l’authenticité de ce souvenir historique ; ces boiseries, curieuses par leurs sculptures taillées en plein chêne massif, ont été détachées avec soin pour être conservées, et reparaîtront, dit-on, avec leur éclat primitif, dans l’appartement spécial qui sera disposé pour l’Empereur, dans le cas très probable où S. M., lors de ses futures et fréquentes visites au musée, serait disposé à y prendre quelques instants de repos. C’est dans le même but que l’on doit approprier dans la cour un local au rez-de-chaussée, destiné aux remises et à l’écurie des voitures et des chevaux de l’Empereur et des personnes qui l’escorteront dans ses voyages à Saint-Germain.<lb/>C’est aussi une tradition des plus apocryphes que celle qui fixe dans une des ailes du château la fameuse fenêtre par laquelle, dit-on, Louis XIV gagnait secrètement l’appartement de mademoiselle de La Vallière ; un petit escalier tournant, qui existe encore, était un chemin beaucoup plus facile que pouvait suivre le royal amoureux ; les anciens employés du château ont probablement et traditionnellement exploité la curiosité des visiteurs en leur montrant la fenêtre, la toilette et le fauteuil mécanique dont parle le Siècle. Il en est souvent de ces souvenirs matériels comme de certaines reliques : on en crée lorsqu’on en manque.<lb/>Dans le troisième avant-dernier alinéa, après une charmante et assez longue description de la cour intérieure du château, le rédacteur du Siècle trouve un joli mot pour dire que chaque médaille a son revers, et qu’on trouve l’application de ce proverbe par la découverte de vestiges d’oubliettes derrière le donjon, près du pavillon occupé par le roi Jacques. Nous tenons des gens les plus compétents, de ceux même qui ont dirigé les démolitions et les fouilles qu’avec la meilleure volonté du monde – c’est leur expression – on n’a pu découvrir rien de semblable, malgré les travaux importants rendus nécessaires pour la réfection de sous-œuvres. Par la moindre trace de cachots, si ce n’est un de construction toute moderne, établi pour les besoins du pénitencier.<lb/>Là se borne la très légère critique, comme on le voit, de l’article précité qui, nous le répétons, renferme du reste des documents très exacts. Nous allons maintenant extraire quelques passages d’un très curieux article détaillé destiné à une grande feuille spéciale et qu’a bien voulu nous communiquer, avant de la lui donner, son jeune auteur, M. Paul Rossignol, déjà fort érudit en matières historiques et archéologiques, fils de M. le conservateur du musée de Saint-Germain, appelé tout récemment, comme on le sait, par décision impériale, à écrire l’histoire du château.<lb/>« Situé sur la route de Rouen à Paris, c’est-à-dire sur le passage des Anglais envahissant la France, le plateau de Saint-Germain exigeait un château fort commandant les bords de la Seine et protégeant ainsi la capitale. Louis le Gros, averti par les défaites de Brenneville et de Breteuil, profita sans nul doute de cette disposition, mais ses constructions n’ont laissé aucun vestige.<lb/>L’agrandissement du château de Louis le Gros par saint Louis est prouvé d’une manière irrécusable par un des côtés de la chapelle ogivale qui ferme maintenant le pentagone irrégulier que présente la cour d’honneur. Cette Sainte-Chapelle ne le cède en rien ni pour ses dimensions ni pour l’élégance de son architecture à la Sainte-Chapelle de Paris, et accuse un des plus beaux monuments du XIIIe siècle.<lb/>Brûlé sous Philippe le Bel et Philippe de Valois, le château de Louis le Gros et de saint Louis fut reconstruit par Charles V. Christine de Pisan nous dit que ce prince : « Moult fit rédifier nostablement le chastel Saint-Germain-en-Laye », dont il avait reconnu l’utilité pour la défense de Paris. Sa forme à cette époque nous est parfaitement démontrée par une grosse tour carrée et des caves qui traversent obliquement la cour actuelle du château. Ces caves, la tour et la chapelle de saint Louis furent les seuls parties respectées par François Ier lorsqu’il réédifia le château de Saint-Germain ; ce qui fait tomber complètement cette fausse assertion que les fondations de Charles V furent la base du château du XVIe siècle.<lb/>François Ier est véritablement le créateur de Saint-Germain ; il a accompli ce que Louis le Gros, saint Louis et Charles V n’avaient fait qu’entrevoir. C’est le beau moment du château, le roi l’aime et l’habite, il en parle même dans sa prison de Madrid.<lb/>Après lui, la cour y réside presque continuellement ; il abrite Charles IX poursuivis par les fantômes de la Saint-Barthélemy, et la Fronde y renferme Anne d’Autriche. Louis XIV y naît, y passe sa jeunesse sous la tutelle de Mazarin, dépense 6485582 livres à construire les cinq gros pavillons qui flanquent aujourd’hui (moins celui qu’on vient de détruire) les cinq angles du château de François Ier, embellit les jardins d’une terrasse de 2400 mètres dominant cette pleine immense, et en fait un des plus beaux panoramas du monde.<lb/>Saint-Germain finit où commence Versailles. En 1688, il donne encore asile au malheur des Stuarts, mais bientôt cette sombre lueur qui couronne la salamandre de François Ier va s’éteindre aussi ; il est occupé quelques instants par une école de cavalerie, par une caserne des Gardes du corps, puis il devient pénitencier militaire jusqu’en 1855, où l’Empereur ordonne la suppression de l’établissement, et nous arrivons à la dernière époque où la pensée impériale décide l’installation du musée Gallo-Romain. »<lb/>C’est encore à M. Paul Rossignol que nous allons emprunter les dernières lignes de notre article, peut-être un peu long mais qui a du moins le mérite d’être écrit consciencieusement et sur des données certaines.<lb/>« Le programme tracé par Son Excellence M. le ministre d’Etat et par la commission des Monuments historiques consiste dans le rétablissement du château tel qu’il se trouvait sous François Ier. On démolira donc successivement les cinq pavillons accolés par Louis XIV aux cinq angles du château. Le pavillon qui masquait la tour carrée de Charles V, au nord-ouest, est démoli, et l’on reprend actuellement en sous-œuvre ces vieilles et respectables constructions des XIVe et XVe siècles.<lb/>Le château de François Ier se compose de quatre étages, dont le dernier est voûté en ogive. Il porte de magnifiques terrasses en pierre disposées pour ne rien perdre d’une aussi belle vue ; elles sont bordées de balustrades maintenues par des piédestaux ornés d’F couronnés et surmontés de grands vases en pierre ; l’écoulement des eaux s’y fait au moyen de gargouilles sculptées suivant le mode adopté par tous les constructeurs au Moyen Âge, et d’élégantes souches de cheminées, marquées aussi au chiffre de François Ier, dominent l’ensemble.<lb/>La cour d’honneur a un caractère qu’on ne retrouve dans aucun des monuments du Moyen Âge. Tout autour, et entre chaque croisée, s’élèvent des éperons en brique, recevant des arcs qui portent les gargouilles et la balustrade des terrasses. Le service des divers étages est fait par trois escaliers en tourelle, éclairés par de petites croisées à frontons en brique, un dôme en pierre termine chacune de ces tourelles.<lb/>L’extérieur du château a eu beaucoup à souffrir de la poussée des voûtes de son dernier étage, [p. 199] et sur plusieurs points même, les murs ont bouclé de 15 à 20 centimètres. Pour éviter leur reconstruction, on élèvera des éperons entre chaque croisée, et l’on reproduira ainsi les dispositions grandioses de la cour d’honneur.<lb/>Bien qu’élevé après la féodalité, le château de Saint-Germain présente encore des mâchicoulis à la hauteur de l’entresol, et est entouré de larges fossés profonds de cinq à six mètres. On les franchissait jadis par un pont-levis sur la place du Château et une poterne sur la rue du Château-Neuf ; ces deux passages seront rétablis.<lb/>Ce monument présente une architecture si exceptionnelle, et une si faible entente des matériaux que l’on emploie dans nos pays, que nous serions tenté de croire, avec Félibien, que la construction du château aurait été confiée, par François Ier, à un des nombreux artistes italiens qu’il avait su réunir autour de lui. La restauration a été remise à des mains qui nous font bien augurer de l’avenir de ce château, M. Eugène Millet a fait ses preuves, et son mérite a su lui attirer la confiance du gouvernement. »<lb/>Paul Rossignol<lb/>Pour extraits et copie conformes.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Léon de Villette, « Le château de Saint-Germain en 1862 », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 12e année, n° 50-591, 13 décembre 1862, p. 198-199</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">5 janvier 1863</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’Empereur est venu lundi dernier chasser à tir en forêt de Saint-Germain, dans les réserves de Fromainville. En outre des personnes ordinaires de la suite de Sa Majesté, on a remarqué la présence de Son Excellence M. le maréchal Magnan, parmi celles invitées par l’Empereur à partager avec lui les plaisirs de la chasse qui, dit-on, a eu un magnifique résultat, dont les établissement de bienfaisance d’abord, la table de MM. les officiers des chasseurs de la Garde, sans oublier chacun des sous-officiers et des cavaliers employés comme rabatteurs ont pu se ressentir. »</p>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 2-595, 10 janvier 1863, p. 5</p>
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                <p>« Aux détails que nous avons donnés dans notre dernier numéro sur la chasse de l’Empereur dans les tirés de Fromainville, et où nous avons dit qu’assistait entre autres Son Excellence le maréchal Magnan, nous pouvons ajouter, de bonne source, les renseignements suivants :<lb/>Sa Majesté était accompagnée de MM. le maréchal comte Randon, ministre de la Guerre, Rouland, ministre de l’Instruction publique, des maréchaux duc de Magenta, Niel, Regnault de Saint-Jean-d’Angely, des généraux Fleury, premier écuyer de l’Empereur, et prince de la Moskowa, premier veneur.<lb/>L’Empereur et ses invités sont partis de Paris en char-à-bancs à neuf heures et demie.<lb/>La chasse a commencé à onze heures. A midi on a déjeuné en forêt.<lb/>Après le déjeuner, la chasse a été reprise et s’est prolongée jusqu’à quatre heures du soir.<lb/>Les tirés de la forêt de Saint-Germain sont, on le sait, les plus beaux qui existent ; ils s’étendent sur un parcours de 14 kilomètres.<lb/>Le nombre des pièces abattues a été de 813 : 400 faisant, 40 chevreuils, ce qui fait pour chaque chasseur une moyenne d’environ 70 pièces. L’Empereur en a tiré pour sa part 241. »</p>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 3-596, 17 janvier 1863, p. 9</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la commande par l’empereur à Emmanuel Frémiet de deux sculptures pour le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <p>« Nous apprenons à l’instant que l’Empereur vient de commander à M. Frémier, sculpteur, petit-fils et héritier du beau talent de l’illustre statuaire Rude, deux statues de grandeur plus que nature, en marbre blanc, ayant pour sujet deux soldats, l’un Gaulois et l’autre Romain. Ces deux statues sont destinées à être placées au pied de l’escalier d’honneur par lequel le public pénétrera dans le musée et qui est situé aux deux tiers à peu près de l’aile gauche du château donnant sur la cour, en avant de la tourelle intérieure d’angle qui relie les ailes nord et est. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 8-601, 21 février 1863, p. 29</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">13 avril 1863</unitdate>
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                <p>« Visite de l’empereur au château de Saint-Germain-en-Laye le lundi 13 avril 1863<lb/>Lundi dernier, une élégante mais simple voiture de maître s’arrêtait vers deux heures et demie dans la cour de la gare Saint-Lazare ; quatre ou cinq messieurs en descendaient, et l’un d’eux prenait au bureau, pour lui et ses compagnons, des billets d’aller et de retour à destination de Saint-Germain ; c’était l’Empereur accmpagné de ses aides de camp de service, MM. le général de Béville et de Gramont, et, nous le croyons, du moins de M. de Bourgoing, l’un de ses écuyer. Sa Majesté venait à Saint-Germain dans le plus strict incognito, pour y juger par Elle-même du progrès des travaux qu’elle a ordonnés pour la restauration du château et l’établissement d’un musée gallo-romain. M. Jullien, directeur général des chemins de fer de l’Ouest, est venu sur le champ, s’empressant de descendre sur le quai et d’offrir à l’Empereur de mettre immédiatement à sa disposition un train express et spécial ; mais, tout en l’en remerciant, l’auguste voyageur persista dans son projet et monta avec les personnes de sa suite dans un des compartiments des voitures où se pressait déjà le public.<lb/>Ce fut de même avec tous les voyageurs du train que, vers trois heures et demie, l’Empereur monta à l’escalier qui conduit à notre débarcadère et s’achemina vers le château, dont il fit d’abord le tour extérieur, en compagnie de M. le général de Girardin, commandant militaire, et de M. Millet, architecte du château, prévenus à la hâte, et ce dernier se trouvant ce jour-là par hasard à Saint-Germain. Au moment où Sa Majesté ressortait de la grille du parterre, avant d’entrer au château, Elle trouva venant à Elle M. de Breuvery, maire de Saint-Germain, accompagné de MM. Dutaillis et Le Piez, ses adjoints. Elle adressa tout d’abord la parole au maire, parlant avec intérêt des habitants de la ville ; sur la réponse que lui fit le maire que ses administrés étaient surtout heureux et reconnaissants de voir la restauration et la nouvelle destination données à leur vieux château, l’Empereur dit à M. de Breuvery qu’effectivement il y mettait tous ses soins et qu’il y avait lieu de croire que l’on serait content, lorsqu’ils seraient terminés, des travaux en voie d’exécution.<lb/>Après avoir franchi le pont, Sa Majesté trouva, sur le seuil du porche, M. Rossignol, conservateur adjoint des musées impériaux, détaché à celui de Saint-Germain, à la tête de son personnel, parmi lequel nous avons remarqué M. Baune, attaché des musées impériaux, M. Ricateau, économe, et plusieurs chefs de service. L’Empereur, toujours accompagné des personnes de sa suite, et plus particulièrement de MM. Rossignol, de Girardin et Millet, a visité les salles du musée, s’est fait ouvrir les vitrines déjà placées, en discutant en profond érudit de la valeur de certains objets, et remarquant surtout les armes en silex taillé. Sa Majesté a décidé que la collection Boucher de Berthes serait installée dans la galerie du rez-de-chaussée qui, à son ancien nom de salle des gardes, joindra celui de salle Boucher de Perthes.<lb/>C’est à ce moment que M. Rossignol a eu l’honneur d’apprendre à l’Empereur que des os d’hommes ante-diluviens avaient été récemment découverts près d’Abbeville par M. Boucher de Perthes et que, par conséquent, il n’y avait plus possibilité de traiter de chimère le système qui fait remonter l’existence de l’homme à la période trisiaque ; l’annonce de cette découverte a paru vivement intéresser l’Empereur.<lb/>S. M. a visité ensuite les différentes salles du château, se faisant expliquer les plans, et avec ses félicitations à l’architecte, témoignant à plusieurs reprises le désir de voir les travaux marcher le plus rapidement possible. L’Empereur s’est arrêté longuement pour contempler la belle architecture de la cour du château ; il a visité avec intérêt la charmante chapelle du XIIIe siècle, où il a admiré les magnifiques mosaïques qui y sont provisoirement déposées, et a décidé qu’on emploierait pour le dallage des salles du musée toutes les mosaïques qui doivent être réunies à Saint-Germain. La grande mosaïque d’Autun sera affectée à cette destination dans la grande salle des fêtes, improprement appelée salle et Mars, et qui sur la proposition de M. Miller, accueillie avec empressement par S. M., prendra définitivement le nom de salle de François Ier.<lb/>Pendant le temps de sa visite, qui n’a pas duré moins d’une heure et demie, l’Empereur a été accueilli aux cris de Vive l’Empereur ! vive le père des ouvriers ! vive l’Impératrice et le prince impérial ! L’écho de ces cris se fit bientôt entendre sur la place par la foule compacte que l’Empereur dut traverser, pressé par elle, avide de le voir, et lui faisant un cortège populaire et enthousiaste jusqu’à l’embarcadère, où, au moment de son arrivée, il prit place dans le train omnibus de cinq heures. Lorsqu’il parut sur le pont du château, l’Empereur reçut de quelques personnes plusieurs pétitions qu’il accepta avec la bienveillance qu’on lui connait. La foule, qui tenait à voir le souverain le plus longtemps possible, s’est dirigée vers la balustrade du parterre qui domine la tranchée du chemin de fer et d’où l’on pouvait facilement voir l’Empereur monter en wagon et attendant comme les autres voyageurs le signal ordinaire en causant avec M. le général de Girardin, dont il sera affectueusement la main au moment du départ, pour lequel MM. Jullien, directeur général de la compagnie, et Reynauld, chef de traction, venus de Paris, avaient pris ses ordres.<lb/>Au moment où le train se mit en marche, les personnes qui se trouvaient sur le quai et la foule qui envahissait la terrasse supérieure firent retentir l’air d’un formidable cri de : Vive l’Empereur, auquel Sa Majesté répondit par un aimable et sympathique geste d’adieu.<lb/>Pendant le séjour de l’Empereur au château, M. le général de brigade de la Garde Clérambaut, qui se trouvait fortuitement depuis le matin en inspection trimestrielle du régiment des Guides, et M. le colonel de Montaigu, sont venus présenter leurs hommages à l’Empereur et, ainsi que le maire de Saint-Germain et ses adjoints, se sont trouvés ensuite à sa sortie.<lb/>L’Empereur a laissé 300 fr. aux ouvriers du château, mais sa visite si inattendue et faite d’une manière simple et totalement dénuée d’étiquette a produit une vive impression dans toute la population à laquelle, avec l’espoir de la voir se renouveler souvent, elle laissera un ineffaçable souvenir.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Visite de l’empereur au château de Saint-Germain-en-Laye le lundi 13 avril 1863 », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 16-609, 18 avril 1863, p. 62</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">75</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">13 avril 1863</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Visite de l’Empereur à Saint-Germain, errata.<lb/>En rendant de cette précieuse visite pour notre ville un compte d’autant plus consciencieux qu’il était puisé à des sources honorables et certaines, nous avons cependant, par suite de malentendus ou de mauvaise copie, commis quelques erreurs portant seulement sur les noms ou les titres des personnes qui accompagnaient Sa Majesté. C’étaient positivement MM. le général Mollard, de Gramont, écuyer de l’Empereur, et de Gricourt. M. Regnault, qui a pris la direction du train où se trouvait l’Empereur, et auquel par une erreur semblable à celles que nous venons de rectifier, nous avons donné le titre de chef de traction, est chef de mouvement à l’administration des chemins de fer de l’Ouest.<lb/>Nous avons dit aussi qu’au moment où l’Empereur sortait du château, nous avions remarqué qu’il recevait des placets ou pétitions. Nous donnons aujourd’hui un renseignement certain sur ce fait. Quand S. M. parut sous le porche, à l’entrée du pont, on vit s’avancer un vieillard à la tournure militaire qui lui remit un paquet de papiers qui, de l’endroit où nous nous trouvions, nous paru lié d’un ruban ou d’une faveur. Nous avons appris que celui qui le présentait à l’Empereur était M. de Berval, capitaine de gendarmerie en retraite, chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la médaille de Sainte-Hélène, ex-commandant de la gendarmerie des départements de la Haute-Loire, de l’Hérault, de la Vendée et de l’Aisne, ancien officier de Fleurus et de Waterloo. Le rouleau offert contenait une pièce de vers, un dessin fait à la plume et une lettre ; l’Empereur, nous dit le vieil officier lui-même, a bien voulu prendre le tout de ses mains avec cette bienveillance qui lui attire tous les cœurs, et la grâce mise à cette action a excité les applaudissements de la foule qui stationnait près du château, et où, à ce moment, ont redoublé les cris répétés de Vive l’Empereur !<lb/>Nous devons ajouter aussi que parmi les chefs de son service spécial, M. Millet, architecte du château, a trouvé l’occasion de présenter à S. M. notre concitoyen, M. Eugène Choret, attaché depuis plusieurs mois à la Maison de l’Empereur, en qualité d’inspecteur des travaux publics. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 17-610, 25 avril 1863, p. 65</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de la princesse Mathilde au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">76</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1863</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Son Altesse impériale la princesse Mathilde est venue hier faire, avec quelques personnes de sa suite, une promenade dans la forêt de Saint-Germain. Après avoir déjeuné au pavillon Henri IV, la princesse a fait une visite au château, où elle a été reçue par MM. Rossignol, conservateur du musée, Beaune, attaché aux musées impériaux, et Rinateau, économe. M. le général de Girardin, en ce moment absent du château, a été cependant assez favorisé par le hasard de sa promenade pour que nous ayons pu le voir présentant, au pavillon, ses hommages à S. A. I., qui l’a accueilli avec son affabilité habituelle.<lb/>A sa visite au musée, la princesse Mathilde était accompagnée, nous a-t-on dit, de ses dames de service, du général de Bougenel, de M. le comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées impériaux, et de M. Violet-Leduc.<lb/>On nous a assuré que le but de l’excursion à travers la forêt de la princesse, venue à Saint-Germain par le chemin de fer dans un wagon-salon mis à sa disposition, était une visite à Poissy chez M. Messonnier, pour y voir et admirer les tableaux que le célèbre peintre doit envoyer à l’Exposition.<lb/>La princesse et sa suite, conservant le plus strict incognito, ont fait leur promenade dans des voitures de remise, prises à l’établissement de la poste aux chevaux. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 17-610, 16 mai 1863, p. 78</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Notes sur le musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">77</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">8 août 1863</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« « On a beaucoup parlé, dit le Pays, du musée gallo-romain que l’on établit au château de Saint-Germain, mais nous croyons que l’on s’est fortement aventuré en prédisant une inauguration pour le 15 août prochain. Par une faveur spéciale, nous avons pénétré dans la grande salle des fêtes de François Ier où il est installé, et, à part une collection d’antiquités remontant à l’âge de Pière donnée par le roi de Danemark, nous pouvons affirmer que la plupart des vitrines sont encore très peu garnies.<lb/>Bien qu’on en ait dit, le musée Campana n’a rien fourni à celui de Saint-Germain et ne lui fournira absolument rien. Le premier se compose d’objets étrusques, grecs et romains, tandis que le second, essentiellement français, a pour but de mettre sous les yeux des personnes qui s’intéressent aux origines de notre histoire tous les objets que l’on pourra trouver se rapportant à l’industrie, à l’agriculture ou à la religion des Gaulois, ainsi qu’aux moyens dont ils se servaient pour faire la guerre.<lb/>Les fouilles pratiquées dans les localités où l’on suppose rencontrer des traces de la domination gauloise, plusieurs emprunts aux musées du Louvre, des échanges avec les divers musées de France, telles sont les sources où la collection gallo-romaine de Saint-Germain doit s’approvisionner.<lb/>M. le comte de Nieuwerkerke, surintendant des Beaux-Arts, dont le génie éclairé et le zèle sont si précieux en pareille circonstance, et M. Longperrier, conservateur des antiquités au Louvre, si renommé par sa science archéologique, ont imprimé une activité très grande à différents travaux, mais les fouilles sont si lentes, les correspondances avec les conservateurs des musées sont si étendues, qu’il serait téméraire de vouloir assigner une époque à l’organisation définitive du musée. »<lb/>On lit, sur le même sujet, dans le Constitutionnel :<lb/>« M. Millet, architecte, travaille avec activité à la restauration du vieux château de Saint-Germain.<lb/>Le château est remis en son état primitif rue des Ursulines, c’est-à-dire tel qu’il était au moyen âge et encore sous le règne de François Ier.<lb/>Déjà l’angle sud-ouest, où est un beffroi, est à très peu restauré avec ses créneaux, mâchicoulis, meurtrières, tour engagée, etc. etc.<lb/>Dans l’intérieur, l’habitation du concierge, à gauche du grand guichet, et deux belles salles du musée gallo-romain à droite et au rez-de-chaussée, sont complètement restaurées et remises dans le plus parfait état.<lb/>Les deux salles du musée sont déjà pleines d’objets de la curieuse époque de transition de notre pays, époque si peu connue encore. »<lb/>Le Constitutionnel, ou plutôt son correspondant, fait quelques erreurs dans ce dernier article. Le château de Saint-Germain ayant été entièrement construit sous François Ier, il ne rappellera le style du moyen âge que par des fenêtres du XIVe siècle à la partie supérieure de la tour de Charles V ; le campanile ou clocheton qui la surmonte n’a jamais mérité le nom de beffroi, n’est destiné qu’à renfermer les cloches de l’horloge, ne date que de François Ier et conservera le même style. Quant à la partie où se font les travaux actuels (une faute d’impression nécessairement), c’est l’angle nord-ouest et non pas sud-ouest qu’il faut lire.<lb/>Dans l’intérieur, les galeries du rez-de-chaussée n’ont été restaurées, ou pour mieux dire appropriées, que relativement à l’installation provisoire, dont elles ne sont en ce moment qu’une série de dépôt pour les collections gallo-romaines qui commencent à garnir ces deux salles ainsi que les vitrines disposées au premier étage dans la salle des fêtes.<lb/>Quant au Pays, nous sommes d’autant plus d’accord avec lui sur l’époque de l’inauguration du musée que nous recevons à l’instant une communication officielle de M. Rossignol, conservateur adjoint des Musées impériaux, chef de service, qui nous prie de mettre, par la publicité de notre feuille locale, le public en garde contre cette prétendue inauguration, fixée, disait-on, au 15 de [p. 130] ce mois, et dont on ne saurait avec certitude indiquer l’époque précise.<lb/>Nous devons dire enfin, en réponse au paragraphe du même article où il est question du musée Campana, que les objets en provenant seront rares, il est vrai, au musée de Saint-Germain, mais que cependant quelques-uns d’entre eux, d’origine essentiellement gallo-romaine, y feront nécessairement retour. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 32-625, 8 août 1863, p. 129-130</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Notes sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">78</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">22 août 1863</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, entreprise depuis l’année dernière, se poursuit activement. Déjà, le donjon, dernier vestige des additions faites par Charles V, réapparaît dégagé des bâtiments dont Mansart l’avait enveloppé il y aura bientôt deux siècles, et trois travées refaites dans le style de la Renaissance offrent du côté des jardins un échantillon de ce qui sera le monument quand il sera terminé.<lb/>Le château de Saint-Germain, en tant qu’édifice Renaissance, date de l’époque où la brique commençait à être employée comme enjolivement, aussi n’y figure-t-elle qu’en ligne ornementales, tandis que plus tard elle usurpe le principal rôle dans les constructions, ne laissant plus figurer la pierre qu’aux angles, aux voussoirs et aux refends, comme à la place Royale et à la mairie de Charenton.<lb/>L’étage en mâchicoulis qui domine l’escarpe et sert comme de soubassement aux appartements supérieurs a été transformé en galerie, sorte de chemin de ronde que soutient une série d’arceaux et qu’éclairent des ouvertures carrées. Sa partie supérieure forme une terrasse continue où s’ouvrent les fenêtres du premier étage.<lb/>Chacune des travées des étages supérieures est séparée par des éperons ouvrés en pilastres saillants et destinés à contrebuter les retombées de la voûte intérieure. Les fenêtres du premier étage sont de grandes baies cintrées ornées de filets en briques au tableau et surmontées d’un fronton angulaire accusé de la même façon. Ce premier étage est terminé par un entablement dont les ressauts sont également en briques et la frise en pierre. Au-dessus existe un étage en attique dont les baies cintrées s’ouvrent en retraite d’arcs de décharge. Plus haut, règne une balustrade de pierre dont les butées s’élevant à l’aplomb des pilastres servent de socles à des vases élégants ; à l’aplomb des fenêtres, les balustres sont alternés par des médaillons ouvrés portant en relief les uns la Salamandre, d’autres l’initiale de François Ier, et d’autres encore l’initiale de l’Empereur.<lb/>Au-dessus du donjon, qui malheureusement fait une assez triste figure, dominé qu’il est par les bâtiments voisins, au-dessus du donjon se dresse le beffroi, svelte colonnette annelée dont le chapiteau est surmonté d’un campanile. Du côté qui regarde la place, ce donjon est accosté par une tour ronde engagée, qui sert de cage d’escalier. Cette tour est ajourée au centre par une petite fenêtre aux saillies de briques, et des rosaces percées dans une sorte d’attique en éclairent le palier supérieur. Le tout est coiffé d’une calotte en section sphérique.<lb/>Les autres pavillons d’angle, bâtis sous Louis XIV, seront successivement démolis comme celui du donjon, et remplacés par des tours polygonales, afin de rendre aux quatre faces du château la pittoresque physionomie qu’il possédait avant d’avoir été dénaturé par la transformation de 1680.<lb/>La chapelle, une des plus curieuses parties du vieil édifice, sera débarrassée des placages qui la masquent d‘un côté, afin de lui restituer son style primitif. Cette chapelle, bâtie sous Louis IX, est par conséquent de la seconde moitié du XIIIe siècle. Ses baies, qui du côté de la cour ont conservé leur forme première, sont quadrilatères, mais divisées par un réseau de nervures qui y ferment des rosaces, des quatre-feuilles et des ogives, c’est une guipure pétrifiée ; chaque baie s’ouvre en retraite de hauts contreforts. A l’intérieure, cette petite église, malgré le ridicule mobilier qu’on lui a donné sous la Restauration, a conservé ses formes architecturales. La voûte en a été repeinte par Vouet.<lb/>Le musée gallo-romain, dont la création coïncide avec la restauration du château de Saint-Germain, est en voie de formation ; on l’installe provisoirement dans la salle des gardes et dans la galerie des fêtes, qui depuis porta le titre de salle de Mars et qu’on nomme maintenant galerie [p. 140] François Ier. Cette immense salle sera dallée avec toutes les anciennes mosaïques qu’on a pu recueillir.<lb/>Parmi les collections qui donneront à ce musée une valeur historique et artistique toute particulière, figurent celles déjà considérables d’armes et d’instruments domestiques en pierre et en bronze. A côté des objets trouvés en France, sera exposée la belle série d’objets analogues donnés à l’Empereur par le roi de Danemark, et qui offriront un point de comparaison très curieux du point de vue ethnologique.<lb/>En second lieu vient la collection de M. Boucher de Perthes, si connu par ses travaux archéologiques, puis les trouvailles faites dans les fouilles nombreuses opérées à diverses époques sur plusieurs points de la Gaule ; enfin, des pierres, des bijoux, des sceaux, des monnaies et des médailles formant une curieuse collection numismatique gallo-romaine ; des vases en verre, des statuettes en pierre et de bronze, des poteries, des briques, des spécimens de mortier peint ou à relief, pour décoration intérieure des habitations, aideront à mieux faire connaître les mœurs des premiers habitants de la vieille Gaule.<lb/>L’installation de ces collections dans la galerie de François Ier n’est que provisoire, il ne sera possible de s’occuper des aménagements définitifs que lorsque les travaux extérieurs seront terminés.<lb/>(Le Siècle) »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 34-627, 22 août 1863, p. 139-140</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’impératrice au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">79</unitid>
                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">25 août 1863</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mardi soir, vers sept heures, S. M. l’impératrice est venue faire à Saint-Germain une visite aussi courte qu’inattendue. Partie de Saint-Cloud avec plusieurs personnes de sa suite sur le nouveau yacht de plaisance, le Puebla, à bord duquel la famille impériale a fait déjà plusieurs promenades d’essai, elle est venue prendre terre au Pecq, où trois voitures de la Cour, breacks de chasse découverts, l’attendaient sur le quai. Elle est ensuite montée à Saint-Germain et est descendue au château, où elle a été reçue par MM. le général de Girardin, Beaune, attaché aux musées impériaux, Ricateau, économe du château, et Rossignol, conservateur-adjoint en service à Saint-Germain, qui ne réside pas au château mais qui est accouru aussitôt qu’il a pu être prévenu de la présence de S. M.<lb/>L’Impératrice était accompagnée de M. Mérimée, sénateur, membre de l’Institut et archéologue distingué, et de plusieurs personnes de son service, et nous avons cru reconnaître parmi les dames de sa suite la princesse d’Essling, grande maîtresse de sa maison, et madame de Saulcy.<lb/>Après une visite rendue très brève à cause de la nuit qui approchait, l’Impératrice et les personnes qui l’accompagnaient ont fait, en longeant la Terrasse, une promenade qui nous a paru se diriger dans la direction du château du Val et du rendez-vous de chasse de la Muette, puis les trois voitures longeant la Terrasse, à l’intérieur de la forêt, en sont sorties par la grille qui donne sur les jardins anglais, et ont repris par celle du Boulingrin la route qui descend au Pecq où le yacht attendait les illustres passagers. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 13e année, n° 35-628, 29 août 1863, p. 146</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du prince Napoléon au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1863/1863" encodinganalog="3.1.3">4 septembre 1863</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Dimanche dernier, dans l’après-midi, entre cinq et six heures du soir, le château de Saint-Germain a été honoré de la visite de S.A.I. le prince Napoléon, qu’accompagnaient la princesse Clotilde et S.A.R. le prince héréditaire du royaume d’Italie, Humbert, fils ainé du roi Victor-Emmanuel. Les augustes visiteurs venus dans un char à bancs de chasse, attelé de quatre chevaux de porte des écuries de l’Empereur, où se trouvaient aussi six ou huit officiers italiens de la maison du prince, ont été reçus au château par M. le général de Girardin, commandant militaire, et par M. Rossignol, conservateur adjoint des musées impériaux.<lb/>Après une heure environ, consacrée à une visite sommaire du commencement du musée, à une promenade tout autour du balcon le plus élevé du château, d’où l’œil embrasse un si splendide panorama, et enfin après quelques instants de repos dans les appartements de madame de Girardin, les deux princes et la princesse ont donné l’ordre d’une promenade en forêt, qui sous la direction de M. Roche, garde général, assisté du garde à cheval Lurie, s’est effectués par le parterre, la terrasse, la forêt, le carrefour du chêne de Bon Secours jusqu’à l’esplanade de la maison des Loges, couverte en ce moment d‘une foule compacte et joyeuse se découvrant sympathiquement devant les personnes que contenait l’équipage qui, longeant la fête au petit pas des [p. 146] chevaux, a repris le chemin du pavillon Henri IV, où le dîner avait été commandé pour sept heures.<lb/>Le prince Napoléon, la princesse son épouse et le prince Humbert étaient en habits de ville des plus simples ; mais leur incognito a été facilement trahi par la figure légendaire du prince Napoléon et la livrée impériale des piqueurs et des postillons.<lb/>Le prince Humbert, frère cadet de la princesse Napoléon (Marie Clotilde) est né le 14 mars 1844. Il est le second des enfants du roi d’Italie. Après lui viennent : le duc d’Aoste, âgé de dix-neuf ans ; le duc de Montferrat, né le 19 juillet 1846, et la reine de Portugal, Marie-Pie, née le 16 août 1847, mariée le 27 avril 1862. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 14e année, n° 37-672, 10 septembre 1864, p. 145</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des restaurations réalisées au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1864/1864" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1864</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le château restauré<lb/>On a dit : rien de plus brutal qu’un chiffre ; nous ajoutons : rien de plus instructif.<lb/>Au moment de commencer une série de notes rétrospectives sur le château de Saint-Germain, au moment d’un résumer l’histoire, et, sans vanité aucune, cette histoire nous semble étayée de documents nouveaux, il est bon de consigner un sommaire de ces travaux de restauration que nos lecteurs, les étrangers et tous ceux qui aiment l’art monumental suivent avec intérêt, avec amour.<lb/>Résumons donc rapidement ce passé de trois ans ; résumons-le avant que le temps n’en ait emporté les traces. Si nos devanciers avaient agi ainsi, ils eussent épargné à leurs successeurs bien des recherches infructueuses, ils eussent vraiment travaillé pour l’histoire. Après nous, sans doute, quelqu’un continuera ce travail de conscience et de patience, et ce quelqu’un méritera bien du pays.<lb/>Les dates et les chiffres qui suivent sont puisés à une source certaine.<lb/>Campagne de 1862<lb/>Le 13 juin 1862, l’administration des Bâtiments civils alloue un premier crédit de cent mille francs pour la restauration qui venait d’être décidée.<lb/>Sur cette somme, celle de 21064 fr. est attribuée à l’installation provisoire du musée gallo-romain.<lb/>Reste donc, tout au plus, aux ouvrages proprement dits, la somme de 78936 fr.<lb/>Et encore, que d’imprévus à retrancher de ce chiffre pour frais d’installation, d’organisation de chantiers !…<lb/>Les travaux sont immédiatement soumissionnés.<lb/>Le 4 juillet 1862, les marchés sont approuvés par S. Exc. le ministre d’Etat.<lb/>Le 19 du même mois, l’œuvre commence : le pavillon nord-ouest, du côté d parterre et de la gare du chemin de fer, est attaqué par le pic des démolisseurs. En même temps, dans la partie méridionale, près de la chapelle, on construit un pont provisoire pour desservir les chantiers de la cour intérieure ; on construit aussi une rampe pour faciliter l’accès dans les fossés des instruments moteurs et des matériaux.<lb/>A la fin de cette campagne de 1862, apparaît, soigneusement emmaillotée contre les rigueurs de la saison, cette charmante tourelle d’escalier qui, aujourd’hui, flanque avec coquetterie la porte d’entrée principale sur la place.<lb/>D’importantes et difficiles reprises en pierres et moellons sont effectuées en même temps à la grosse tour de Charles V, à l’angle nord-ouest du château.<lb/>Tel est le bilan de 1862.<lb/>Campagne de 1863<lb/>Dressons le bilan architectural de 1863.<lb/>Les travaux, qui n’ont fait que s’annoncer l’année précédente, ont une plus grande activité.<lb/>Le 7 février, le jardin-fleuriste, à l’est, près de la cité Médicis, est nécessaire pour l’agrandissement des chantiers. Le 30 mars, la Liste civile en autorise la prise de possession et pour toute la durée des travaux.<lb/>Sur cet exercice 1863, un crédit de 150000 fr. est alloué à la continuation des travaux. Le 4 mars, les soumissions des entrepreneurs sont approuvées et les travaux immédiatement repris.<lb/>Pendant cet exercice, commence la restauration extérieure de la tour d’angle, au nord-ouest ; la tourelle carrée, sise près de la bâtisse de Charles V, est reconstruite à neuf ; la restauration de la façade septentrionale, sur le parterre, depuis le donjon, se révèle et annonce ce qu’elle sera. Le 15 août, on peut placer enfin deux travées de la balustrade qui couronne l’édifice près l’angle nord-ouest.<lb/>L’impulsion était donnée ; l’éminent architecte qui a conçu cette œuvre difficile, inquiétante – que quelques amis, cordialement timorés, croyaient impossible – doit être satisfait, le présent dit l’avenir, et l’année 1864 arrive avec ses espérances.<lb/>Campagne de 1864<lb/>Ces espérances ne furent trompées en aucun point.<lb/>Le 10 février 1864, un crédit de 200000 fr. est ouvert avec l’ordre de poursuivre les travaux. Du ministère d’Etat dont ils ressortaient, la direction passe au ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts ; dès le 4 mars, le ministre approuve les soumissions et l’on se remet à l’œuvre.<lb/>A la fin de cette campagne, nous indiquerons les résultats obtenus avec les nouvelles allocations.<lb/>Cette courte statistique de chiffres et de dates serait incomplète si nous n’ajoutions les noms des divers entrepreneurs :<lb/>MM. Planté frères, pour les travaux de maçonnerie ; Tellier, pour ceux de charpente ; Moutier, pour la serrurerie ; Blanchard et Larchevêque, pour la menuiserie ; Larible, pour la peinture et la vitrerie ; Ferrari, pour la fumisterie ; Corbel et Libersac, pour la sculpture ; Monduit et Béchet, pour la plomberie ; ces quatre deniers sont de Paris, les autres domiciliés à Saint-Germain.<lb/>Tous ces chefs de travaux opèrent sous la surveillance de M. E. Choret, architecte, inspecteur des Bâtiments civils.<lb/>Cent ouvriers environ sont journellement occupés sur les chantiers du château seul ; nous ne portons pas en compte les ouvriers de carrière, de charpente, de menuiserie, de serrurerie, etc.<lb/>Telle est l’œuvre, brièvement matérialisée dans ses chiffres, ses dates et ses travaux.<lb/>Mais de la pensée qui fait sortir de ses ruines un monument que les vicissitudes du temps avaient défiguré et délabré ; de la pensée qui s’est inspirée à la fois de l’histoire et de l’art pour rendre vie nouvelle, originalité première, à une œuvre abandonnée ; de la main vraiment artiste qui recrée, ressuscite, dirige, que dirons-nous ?<lb/>Tous ceux qui s’intéressent à notre gloire monumentale se chargent de la réponse. Elle a déjà été faite, cette réponse, quand Leurs Majestés l’Empereur et l’Impératrice sont venues visiter les travaux ; quand des hommes qui s’appellent dans l’histoire des arts et du goût : de Nieuwerkerke et de Longpérier, Mérimée et Violet-Leduc, Cardaillac et Courmont, ont exprimé leur satisfaction à l’éminent architecte, M. Eugène Millet, auquel la restauration de ce monument unique dans les fastes architectoniques de la France a été confiée.<lb/>Elle est enfin écrite, cette réponse, dans les cathédrales de Troyes et de Moulins ; elle sera développée dans un prochain numéro.<lb/>Philibert »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 14e année, n° 37-672, 10 septembre 1864, p. 146</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">82</unitid>
                <unitdate normal="1864/1864" encodinganalog="3.1.3">10 septembre 1864</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Samedi dernier, 10 du courant, vers trois heures et demie, Sa Majesté l’Empereur, accompagnée seulement de M. le général de division de Fay, l’un de ses aides-de-camp, et de deux officiers d’ordonnance, arrivait à Saint-Germain en calèche découverte, attelée de quatre chevaux, et descendait au château, où Elle était reçue d’abord par M. le général de Girardin, commandant le château, qui, une demi-heure avant, avait été prévenu de cette heureuse visite ; puis par MM. Rossignol, conservateur adjoint des musées impériaux ; Millet, architecte, chargé de la direction des travaux, et M. de Breuvery, maire de Saint-Germain.<lb/>Après quelques moments d’entretien avec le général commandant, Sa Majesté a parcouru successivement et en détail l’intérieur du château, les salles du musée, garnies déjà d’objets tous plus curieux les uns que les autres, et les différents chantiers, où les nombreux ouvriers occupés déployent en quelque sorte, à ce moment de la journée, le plus d’activité.<lb/>Sortant alors par la place du Château, l’Empereur, toujours accompagné des divers chefs de service, s’est promené dans le parterre, pour examiner la façade où les travaux en cours d’exécution peuvent donner une juste idée des restaurations grandioses entreprises, et ce que deviendra plus tard l’antique monument de François Ier, dont il a fait le tour par le Boulingrin et la rue du Château-Neuf, opérant sa rentrée par le pont construit exprès dans cette rue pour le passage des ouvriers et le transport des matériaux.<lb/>Sa Majesté a visité ensuite, avec soin, la chapelle, et s’est fait donner diverses explications sur les fouilles assez profondes qui y ont été pratiquées à droite en entrant, sous la tribune, et par suite desquelles on a découvert que cette basilique, dans laquelle on descendait autrefois, avait été comblée pour exhausser le sol et le mettre en quelque sorte au niveau de celui de la cour.<lb/>En se retirant, l’Empereur, qui a paru très satisfait de tout ce qu’il venait de voir, s’est entretenu quelque temps avec M. de Breuvery, puis a félicité M. Rossignol sur l’organisation artistique qu’il donnait au musée, et M. Millet, sur la direction donnée aux travaux et l’activité déployée par tous les ouvriers et entrepreneurs pour mener à bonne fin l’œuvre commencée.<lb/>Pendant toute cette visite, tant intérieure qu’extérieure, une foule nombreuse, grossissant toujours, stationnait sur la place, sur le parterre et autour du château, curieuse d voir et heureuse d’acclamer de ses vivats prolongés le souverain de la France et l’Elu de la nation.<lb/>En quittant Saint-Germain et avant de rentrer à Saind-Cloud, on nous assure que l’Empereur s’est arrêté, en passant, à la machine de Marly, et qu’après un examen minutieux des grands travaux entrepris aussi dans cet établissement hydraulique, fournissant l’eau à Versailles, Saint-Cloud, Vaucresson, La Celle-Saint-Cloud, etc., M. Dufrayer, architecte-régisseur des Domaines impériaux de Saint-Germain-en-Laye, au génie duquel on doit l’exécution de cette puissante force motrice ascensionnelle des eaux de la Seine, lui aurait fait pressentir la nécessité prochaine du montage des deux roues restant à construire pour compléter ce grand travail d’art.<lb/>Le surlendemain de cette visite, lundi 12, Saint-Germain a encore été favorisé de la présence de l’Empereur, et de nombreux promeneurs habituels de la forêt ont été à même de le voir, à son arrivée, vers une heure de l’après-midi, au moment où il se rendait pour une chasse à tir, qui a eu lieu dans les tirés de Fromainville. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 14e année, n° 38-673, 17 septembre 1864, p. 149</p>
              </bibliography>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">83</unitid>
                <unitdate normal="1865/1865" encodinganalog="3.1.3">4 avril 1865</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Mardi dernier, par la troisième des belles journées qui ont enfin signalé la présence du printemps attardé, une société de Parisiens de distinction arrivait à Saint-Germain par le train-omnibus de trois heures vingt-cinq minutes. A peine sortie du débarcadère, la compagnie, après avoir jeté un coup d’œil sur la façade du château, en fit le tour et, traversant le jardin du pavillon Henri IV, revint par la grille du parterre vers la grande porte du château qui s’ouvrit devant les visiteurs, suivis et entourés cette fois d’une foule respectueuse, car on avait reconnu dans le groupe LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice.<lb/>On était allé avertir, à la hâte, M. Rossignol, conservateur du musée, qui en a fait les honneurs à ces hôtes augustes et à leur suite. Les gros travaux n’étant pas encore repris, M. Millet, architecte, qui était venu la veille à Saint-Germain, et M. Choret, inspecteur des Bâtiments civils, se trouvaient absents ; mais, après la visite du musée, où l’Empereur a daigné témoigner sa satisfaction à M. Rossignol, Sa Majesté a visité tous les travaux et ceux en cours d’exécution dans l’intérieur de la tour d’angle du nord-ouest, où les ouvriers étaient présents. L’Empereur, adressant la parole à plusieurs d’entre eux avec une bienveillance toute paternelle, s’est fait donner, pendant une partie de sa visite, des renseignements par M. Lhermitte, appareilleur, attaché à MM. Planté frères, entrepreneurs. M. Béjean, chef de chantier de la maison Louis Larible, entrepreneur des peintures du château, a fait présenter à l’Impératrice, par un des ouvriers, un charmant bouquet de violettes, dont Sa Majesté a bien voulu accueillir l’hommage avec sa bonté et son affabilité habituelles. En sortant du château, l’Empereur et l’Impératrice ont admis M. Rossignol à faire avec eux une assez longue promenade sur le parterre et sur la terrasse, l’Empereur s’arrêtant à plusieurs reprises pour faire remarquer à l’Impératrice la magnificence du coup d’œil. Leurs Majestés se sont ensuite promenées dans les jardins anglais, au milieu des témoignages de respectueuse sympathie de tous ceux qui les suivaient ou les entouraient. Mais arrivées à la grille du Parterre, Elles ont trouvé une foule devenue compacte et qui, moins discrète dans sa joie, a fait éclater les cris enthousiastes de : Vive l’Empereur ! Vive l’Impératrice ! Vive le Prince impérial ! Leurs Majestés, littéralement mêlées à la foule dans l’embarcadère, témoignaient visiblement qu’Elles étaient sensibles à cette ovation populaire et toute spontanée. De son côté, notre population a été vivement impressionnée de cette visite faite, comme nous l’avons entendu répéter, bourgeoisement et maritalement. Le train de cinq heures moins cinq minutes remmenait l’Empereur et l’Impératrice, ainsi que les quelques personnes qui les accompagnaient et parmi lesquelles nous avons cru reconnaître madame de Saulcy, dame d’honneur de l’Impératrice, et M. de Castelbajac, son chevalier d’honneur. Il se trouvait aussi une autre dame et un monsieur que nous avons supposé l’un des aides-de-camp de l’Empereur. Avant de quitter le château, Sa Majesté, pour remercier les ouvriers de leur bouquet à l’Impératrice, leur a fait remettre une gratification de 300 fr. qui leur ont été partagés.<lb/>Le développement que va prendre le musée et la réouverture des travaux de restauration du château donnent lieu d’espérer que de semblables visites se renouvelleront et que le prince impérial sera un jour ou l’autre de ces promenades improvisées dont l’effet inattendu est si heureux pour les habitants de Saint-Germain. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 15e année, n° 14-701, 8 avril 1865, p. 53</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du comte Walewski au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">84</unitid>
                <unitdate normal="1865/1865" encodinganalog="3.1.3">10 mai 1865</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Nous apprenons que M. le comte Walewski, ancien ministre d’Etat, membre du Conseil privé, est à Saint-Germain, depuis quelques jours, pour respirer l’air pur de notre Terrasse, et que, mercredi dernier, accompagné de madame la comtesse Walewska, il a visité, sous la conduite de l’éminent architecte M. Millet, l’intérieur du château, dont il a été à même d’admirer les importants travaux qui sont en cours d’exécution. Les illustres visiteurs ont parcouru aussi la grande salle du musée, dont l’organisation progresse journellement sous la savante direction de MM. Rossignol et Beaune.<lb/>A cette occasion, nous nous plaisons à rappeler que c’est sous le ministère de M. le comte Walewski, qu’a été décrétée la restauration de ce vieux palais de nos rois. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 15e année, n° 19-706, 13 mai 1865, p. 73</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la mort et de l’inhumation du général de Girardin, gouverneur du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1865/1865" encodinganalog="3.1.3">20 juin 1865</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Un bruit inattendu s’est répandu dans la ville mardi matin, et a vivement impressionné notre population ; la nouvelle n’était, du reste, que trop vraie, c’était celle de la mort presque subite de M. le général de Girardin, gouverneur du château. Le général, âgé de soixante et onze ans, avait une belle et verte vieillesse ; mais, depuis quelque temps seulement, il souffrait de crises, de maux d’estomac se renouvelant à des intervalles assez rapprochés et lui faisant, disait-il à ses amis, prévoir une fin prochaine, à laquelle personne ne voulait croire, car le général de Girardin était plein d’énergie, et, le lundi soir encore, on l’avait vu se promener en famille sur la Terrasse. Les obsèques du général ont eu lieu jeudi avec une grande pompe militaire ; sa qualité de gouverneur d’un château impérial équivalant à l’activité dans son grade de général de brigade. Admis dans le cadre de réserve depuis 1855, le général de Girardin était commandeur de la Légion d’honneur, et, depuis six ans, demeurait au château où il occupait de fort beaux appartements que la Maison de l’Empereur avait fait disposer pour lui au premier étage, dans l’aile sud-ouest donnant sur la place du Château et sur celle du Théâtre. Le cortège funèbre n’avait donc qu’à traverser la place pour se rendre à l’église. Après la messe, il en est ressorti dans l’ordre suivant : les tambours du bataillon du 53e ; deux compagnies de ce régiment et un escadron environ du 1er régiment des Cuirassiers de la Garde précédant et entourant le cercueil derrière lequel venait la famille du général ; plusieurs personnages de haute distinction, civils et militaires ; des membres de l’Administration municipale, des fonctionnaires du musée, de l’ordre judiciaire et des différentes administrations ; le corps de MM. les officiers de la garnison, puis une foule compacte d’habitants et d’étrangers qui ont suivi les dépouilles mortelles du général jusqu’au cimetière. La musique du 1er Cuirassier, marchant en tête, exécutait des marches funèbres comme elle l’avait fait pendant le service à l’église. Les troupes étaient sous le commandement du général de Septeuil, qui, à cheval et en grande tenue de service, marchait, accompagné de deux de ses officiers, à la tête du convoi ; à l’arrivée au cimetière et après les prières de l’église, M. Evrard de Saint-Germain a prononcé sur la tombe un remarquable discours  relatant les beaux états de service du général et qui, dans sa péroraison, a vivement impressionné l’auditoire, partageant l’émotion de l’orateur. M. le général de division d’Oraison, vieil ami et frère d’armes du général de Girardin, a improvisé ensuite quelques paroles peignant les regrets des camarades et des amis du défunt avec un sentiment et une chaleur militaires qui ont été profondément ressentis. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 15e année, n° 25-712, 24 juin 1865, p. 97</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de plantations dans les fossés du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">14 avril 1866</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Des ouvriers terrassiers ont été employés tous ces jours derniers à déblayer l’angle nord-ouest des fossés du château pour fouiller le sol, le remblayer en terre végétale, afin d’y établir des massifs de verdure qui transformeront les fossés en jardins anglais, dont la vue récréera agréablement l’œil. Au fur et à mesure des travaux de démolition et de réfection, ces jardins se continueront tout autour du quadrilatère si habilement et si artistiquement ramené à l’aspect des plus beaux temps de la Renaissance, par l’intelligente restauration de l’architecte M. Millet. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 16e année, n° 15-745, 14 avril 1866, p. 57</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du préfet au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">87</unitid>
                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">19 avril 1866</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« M. Boselli, préfet du département, est venu avant-hier jeudi, à midi et demi, à Saint-Germain, où son arrivée avait été annoncée dès la veille. Après s’être rendu immédiatement chez M. de Breuvery, maire, le préfet a visité successivement avec lui et M. Valtat, premier adjoint, l’hôtel de ville, le réservoir de la place du Marché, l’hospice, la maison de la Providence, la crèche, l’orphelinat de jeunes garçons, puis le château, et n’a quitté notre ville que vers cinq heures.<lb/>Le premier magistrat du département a été reçu à l’hôtel de ville par M. de Breuvery, maire, qui l’y avait accompagné, par MM. Valtat et Le Piez, adjoints, les chefs des bureaux des principaux services municipaux, et M. le commissaire de police de la ville et du canton de Saint-Germain.<lb/>A l’hospice, le préfet a trouvé réunis pour le recevoir les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, présentées par madame la supérieure, MM. les administrateurs, les médecins, l’économe et le receveur.<lb/>Il était trois heures lorsque M. Boselli est arrivé, toujours accompagné du maire et du premier adjoint, au château, où il a été reçu par M. Eugène Millet, architecte, et Choret, inspecteur des travaux. M. Rossignol, conservateur adjoint des musées impériaux, en résidence au musée de Saint-Germain, était absent pour affaires de service. M. le préfet a visité en détail les travaux de restauration et a vivement félicité l’éminent architecte sur l’intelligence et le goût avec lesquels il les dirige. M. Millet n’était pas une nouvelle connaissance pour M. Boselli, qui l’avait déjà fort apprécié dans le département de la Marne. Après la visite des belles salles destinées au musée gallo-romain, M. le préfet a parcouru ce musée en vrai connaisseur, car il a donné sur la suite des époques des détails et des comparaisons qui révèlent l’archéologie et l’érudit.<lb/>M. le maire avait espéré pouvoir faire visiter par M. le préfet la nouvelle pompe à feu, mais l’heure était trop avancée, et on a dû se borner à le conduite sur la Terrasse, où il a contemplé, avec le plus grand plaisir, l’immense et magnifique tableau que présente le bassin de la Seine ; puis M. le préfet, après avoir témoigné à ceux qui l’accompagnaient son entière satisfaction sur tout ce qu’il avait vu, a repris le train de cinq heures pour retourner à Versailles. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 16e année, n° 16-746, 21 avril 1866, p. 61</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur la vie et les promenades à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">88</unitid>
                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">4 août 1866</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Laissons maintenant la plume au chroniqueur du Moniteur du Soir, auquel nous nous permettons d’adresser, entre lignes, quelques questions ou observations, toutes de localité.<lb/>« A l’heure où j’écris, il y a une foule de Paris hors Paris.<lb/>Il y a le Paris de Ville-d’Avray et le Paris de Bougival, qui sont de petits Paris. Il y a encore le Paris de Versailles et celui de Saint-Germain, qui sont de grands Paris. Puis, en allant plus loin, le Paris de l’Isle-Adam et le Paris de Chantilly, qui sont des Paris champêtres qui croient habiter la campagne parce qu’ils jouent la comédie dans de beaux châteaux.<lb/>Tous ces Paris sont des fils du Paris où se promènent les boulevards.<lb/>Il y a des Parisiens ainsi faits qu’ils se croiraient perdus s’ils demeuraient dans leur ville natale aussitôt que brille au zénith le soleil du mois de juillet.<lb/>Ils ont cette conviction bizarre qu’on n’y respire plus.<lb/>On a beau leur représenter que douze ou quatorze cent mille personnes ne se lassent pas d’y manger leur soupe quotidienne et qu’elles ne s’en portent pas plus mal, rien n’y fait.<lb/>Elles émigrent.<lb/>Il faut se retremper dans l’air pur des champs, disent-elles.<lb/>Honneur à toutes les illusions !<lb/>En conséquence, la plupart de ces personnes prudentes s’en vont planter leurs tentes dans des chefs-lieux de canton comme Saint-Germain, ou de sous-préfecture comme Pontoise.<lb/>Mantes la jolie, et Corbeil, en savent quelque-chose.<lb/>C’est une ville après une ville, des moellons après des moellons.<lb/>Mais on l’a dit : Il n’y a que la foi qui sauve.<lb/>Vous plaît-il que nous suivions Paris extra muros ? Une promenade fait toujours du bien.<lb/>Vous plaît-il encore que nous prenions Saint-Germain pour objectif ? Oui, n’est-ce pas ? Donc partons.<lb/>Mais d’abord, que dit le dictionnaire, à propos de cette résidence qui domine si fièrement le cours de la Seine.<lb/>Il vous dira que Saint-Germain est un chef-lieu de canton du département de Seine-et-Oise situé à 12 kilomètres de Paris, qu’on y compte 15000 habitants à peu près, et qu’on y voit toujours un ou deux régiments de cavalerie en garnison. (Un seul, si vous voulez bien, et depuis quelques années seulement un bataillon d’infanterie). Il ajoutera qu’on y remarque une salle de spectacle, une bibliothèque qui compte environ 6000 volumes, une crèche, un orphelinat, plusieurs associations de bienfaisance, une société philharmonique, deux imprimeries, deux journaux hebdomadaires, un abattoir, et que l’industrie locale a pour objet la fabrication de la bonneterie, des étoffes de crin, des cuirs vernis, de la faïence.<lb/>Si vous le pressez de questions, il ne manquera pas de vous parler du vieux château que Louis XIV abandonna pour se fixer à Versailles.<lb/>Voilà qui est fort bien, Dictionnaire, mon ami ; je tiens vos renseignements pour fort exact ; mais ce n’est point cela que je vous demande.<lb/>Et la physionomie, et le site pittoresque, qu’en faites-vous, s’il vous plaît ?<lb/>A ce point de vue, Saint-Germain se compose de trois choses : un restaurant, une terrasse et une forêt. (Et la ville de 15000, s’il vous plaît ?)<lb/>Ces trois choses varient d’aspect suivant qu’on se transporte à Saint-Germain un jour de la semaine ou un dimanche.<lb/>Et à ce propos-là, je ne sais pas comment les vagons du chemin de fer de la rue Saint-Lazare s’y prennent pour transporter les Parisiens qui s’échappent de leur patrie dès l’aurore du jour dominical.<lb/>Bon Dieu ! doivent-ils être fatigués le soir !<lb/>Saint-Germain, qui n’a que des colonies de Parisiens pendant la semaine, en a des populations le dimanche ; chaque convoi en amène par flots, et ils se succèdent d’heure en heure.<lb/>Les quinconces qui couvrent de leur ombrage l’espace compris entre la forêt et le château, ressemble au jardin des Tuileries, à cette différence près qu’il y a peut-être un peu plus de de monde encore. Et cependant…<lb/>On y voit des chaises comme aux Champs-Elysées (beaucoup trop bienveillant en vérité) ; on y fait de la musique comme sur la terrasse de Bade, et on y prend prétexte de ce qu’on est à la campagne – à la campagne avec cent rues autour de soi (donc il y a une ville derrière votre premier décor) – pour s’habiller comme à Dieppe ou à Vichy.<lb/>Les melons s’y promènent et les tudors y font la roue.<lb/>Quant aux chapeaux qu’on y rencontre, s’ils sont plus larges qu’une soucoupe, on ne les salue plus.<lb/>Sous l’ombre des futaies, dix mille éventails (oh ! dix mille et même moins) s’agitent galamment ans des mains bien gantées. La foule est assise, la foule se promène, la foule cause. Elle a devant elle la plaine du Vésinet constellée de villas et un horizon sans limite où se découpe la silhouette du mont Valérien.<lb/>Cependant sur la terrasse vont et viennent de brillants équipages, qui prouvent assez que l’avenue de l’Impératrice n’a pas le monopole de toutes les voitures de Paris. Les unes cherchent le château du Val, d’autres arrivent du château de la Muette. (Qu’allaient-elles faire à ce rendez-vous de chasse fermé presque toute l’année, à l’extrémité d‘une route sablonneuse de deux lieues ?)<lb/>On dirait une campagne peuplée de marquises et de vicomtes.<lb/>[p. 155] Si l’on fait un pas dans la forêt, un autre spectacle frappe les yeux.<lb/>Ce ne sont que Dryades en crinolines et Sylvains en jaquettes qui folâtrent parmi les futaies. Jamais les vallons de la Grèce mythologique n’en virent autant ni si gais. Galathée sommeille sur l’herbe ; Endymion épluche des noisettes.<lb/>Et chaque arbre a sa nymphe endimanchée, comme chaque buisson son berger. S’il n’a pas de pipeaux, il a des cigares.<lb/>On ne connut jamais forêt plus civilisée.<lb/>On regarde et on s’épouvante, à la pensée de l’appétit que ces populations vont déployer à l’heure du dîner !<lb/>Vers quelles salles pantagruéliques vont-elles s’abattre ?<lb/>C’est un problème qui ferait pâlir les économistes.<lb/>Rassurez-vous ! un restaurant est là (Et les autres, ceux de la ville, et de très bons aussi, que vous laissez derrière le rideau ?) qui se charge d’en résoudre le plus grand nombre.<lb/>A l’heure où la dernière fanfare retentit sous les voûtes fraîches des marronniers, dirigez-vous vers le pavillon d’Henri IV.<lb/>Dans la semaine, ce petit coin de campagne de Paris qu’on appelle Saint-Germain change d’aspect.<lb/>Il s’y trouve des boutiques et des banquiers come dans la rue Richelieu ; on y fait le commerce comme dans la rue des Lombards, et les habitants y causent de leurs affaires comme sur le boulevard. (Ah ! bah !)<lb/>Si l’on ne savait qu’on est à la campagne, on serait persuadé qu’on habite une ville. (En vérité ?)<lb/>On y voit même des trompettes (???) et des marchands de bric-à-brac.<lb/>Les bergères de la forêt, avec leur escorte de Faunes et d’Egipans, ont disparu.<lb/>Mais, par exemple, on s’étonne de la quantité d’Anglais et d’Anglaises qui gazouillent sous les marronniers.<lb/>Voilà une chose que le dictionnaire ne dit pas !<lb/>Saint-Germain, cette ville qui pourrait être un chef-lieu de préfecture dans certains départements, et dont les Parisiens, par un effort de leur fantaisie, ont fait une campagne, Saint-Germain a été conquis par les Anglais.<lb/>On n’y voit que des enfants blonds de naissance ou blonds par imitation ; et tous parlent le plus pur idiome de Charles Dickens et de lord Byron.<lb/>Ces Anglais qui possèdent Saint-Germain descendent-ils des compagnons du roi Jacques ? ou se sont-ils nuitamment, par petites troupes, installés dans la ville ? On ne sait. Toujours est-il qu’ils l’ont et qu’ils la gardent. (Qui s’en serait jamais douté ?)<lb/>Ce sont eux qui louent les maisons aux Parisiens de l’été. (On apprend tous les jours.)<lb/>La campagne de Saint-Germain est éclairée au gaz. (La ligne de chemin de fer, c’est possible, mais les campagnes ! nous ne pouvons l’obtenir même sur la terrasse.)<lb/>Les animaux sauvages qui peuplent la forêt savent si bien que la futaie, le gaulis et les jeunes taillis leur appartiennent six jours par semaine que, du lundi au semaine inclusivement, ils envoient des émissaires, lapins en bas âge et biche à la fleur de l’adolescence, jusqu’aux frontières de la ville. Les quinconces même, en plus de tant d’Anglais, ont vu des lièvres et des chevreuils.<lb/>Mais dès l’aube naissante du septième jour, ils se réfugient dans des retraites profondes dont les gardes seuls ont le secret.<lb/>Les quadrupèdes cèdent la place aux bipèdes.<lb/>On peut dire de Saint-Germain que la ville s’endort quand le pavillon d’Henri IV ferme ses portes. (Venez quelque soir nous visiter, cher monsieur Paul, et vous trouverez plus d’une bonne maison, plus d’une aimable famille, où sans trop vous ennuyer vous pourrez passer la veillée, même après la fermeture de l’huis du pavillon Henri IV ; vous y pourrez faire aussi quelque bout de conversation avec Auguste Luchet, de la Vigne et du Monde illustré, Gatayes, du Siècle, Hebhrard, du Temps, Eugène Chapus, du Sport, qui ne dédaignent pas trop notre vieille ville, en dehors de son restaurant, de sa terrasse et de sa forêt.)<lb/>C’est l’heure où cette portion de Paris qui a eu fantaisie de rendre visite à l’autre s’en retourner chez elle.<lb/>Un flot l’avait apportée, un flot la remporte.<lb/>Où j’écris flot, lisez convoi. (Convoi et enterrement de la vérité et de l’exactitude.)<lb/>4 août 1866<lb/>Paul Sic »<lb/>(Moniteur du Soir) »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 16e année, n° 39-769, 29 septembre 1866, p. 154-155</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">89</unitid>
                <unitdate normal="1866/1866" encodinganalog="3.1.3">11 août 1866</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Nouvelle application du proverbe, ou plutôt de la parabole, qui dit que trop souvent on voit la paille dans l’œil de son prochain sans s’apercevoir de la poutre qui menace le sien propre : en rectifiant ce qu’avait d’erroné dans la constatation de son orientation une note publiée ou reproduite par plusieurs journaux sur la situation actuelle de la magnifique restauration du château de Saint-Germain par l’habile architecte M. Millet, chargé par l’empereur de cette véritable transfiguration, nous avons commis une erreur ou plutôt un oubli que nous nous empressons de réparer.<lb/>Après avoir dit que la démolition est à peine commencé à l’angle nord-est à partir de l’ancien pavillon Louis IXV, à moitié rasé et déjà séparé par une tranchée du quadrilatère François Ier, nous avons ajouté qu’aucun travaux n’avaient encore eu lieu sur la façade orientale ; c’est là que gît l’erreur, qui nous impose cette rectification de rectification. Les travaux de restauration sont au contraire en pleine voie d’exécution au-dessus du vaste chantier établi dans la fossé est du château, trois travées de fenêtres surmontant un cordon de mâchicoulis, semblables à l’ordre architectural adopté pour la façade nord, sont déjà faites et se continuent, et il est facule d’apprécier l’excellent effet qu’elles produiront par celui dont on peut surtout se rendre compte pour la façade du parterre, du milieu de l’avenue qui conduit aux Loges, et d’où, dans le prolongement et l’encadrement des grands arbres de la forêt, la nouvelle façade apparaît comme un château féérique aux yeux du voyageur. Une telle restauration suffit à faire le nom et la gloire de l’architecte qui l’a entreprise, et si heureusement et si savamment réussie ; le reste n’est plus qu’une question de temps et de budget. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 16e année, n° 32-762, 11 août 1866, p. 125</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">90</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">26 janvier 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Samedi dernier, vers dix heures, l’Empereur traversait les Champs-Elysées en char-à-bancs break, conduit par des chevaux de poste. Sa Majesté venait chasser à Saint-Germain, suivant sa route ordinaire pour gagner plus directement, par Maisons, les tirés de Fromainville, situés au nord de la forêt, à peu de distance de la Seine et faisant face à Conflans.<lb/>Parmi les personnes invitées, qui accompagnaient Sa Majesté, se trouvait M. le marquis de Moustier, ministre des Affaires Etrangères.<lb/>La chasse, qui n’a été interrompue que par le déjeuner traditionnel d’une demi-heure, sous le kiosque rustique disposé à peu de distance des ruines du fort Saint-Sébastien, et à peu près vis-à-vis de la ferme de Garenne existant au milieu des tirés, a été des plus animées, et s’est terminée vers quatre heures ; c’est probablement la dernière ou l’une des dernières de la saison. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 5-787, 2 février 1867, p. 17</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’un concert militaire donné sur le parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">91</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">10 février 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Une température vraiment printanière a signalé la journée de dimanche dernier, aussi la musique des Lanciers de la Garde s’est-elle encore réunie sur le parterre, à l’entrée de l’allée Louis XIV. Le public s’est monté plus nombreux que le dimanche précédent, mais on se demandait pourquoi, en attendant que e temps soit assez doux pour que la musique reprenne possession du kiosque de la terrasse, trop exposé encore à l’âpreté des vents du nord-est, le fermier des chaises n’en avait pas, en prévision d’une belle matinée, apporté sur le terrain provisoire, d’abord le nombre nécessaire pour les artistes, et ensuite une certaine quantité dont n’eussent pas manqué de profiter la plupart des auditeurs et surtout des dames.<lb/>Le programme de ce dernier concert, n’ayant été remis à l’imprimerie de l’Industriel que le samedi à trois heures et demie, n’a pu être inséré dans le numéro qui a paru le soir même. Nous devions cette explication à la grande quantité de nos abonnés qui ont réclamé à cet égard, et qui vont trouver plus loin, comme à l’ordinaire, celui de demain, s’il nous parvient en temps utile. »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
                <geogname>Jardins</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 7-789, 16 février 1867, p. 25</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la future inauguration du musée gallo-romain à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Il est toujours, et plus que jamais, question de l’inauguration du musée gallo-romaine du château dans le courant du mois d’avril prochain, et nous apprenons qu’on parle en ville d’un projet de pétition qui serait adressée à l’Empereur par les habitants de Saint-Germain, pour demander à Sa Majesté qu’Elle veuille bien consentir à procéder en personne à cette inauguration, et à leur procurer en même temps le bonheur de la voir, dans cette circonstance, accompagnée de l’Impératrice et du Prince Impérial. Ce serait un bien beau jour pour notre ville, jouissant ainsi de la faveur accordée à tant d’autres dans le cours des voyages de l’Empereur en France, et nous sommes certains à l’avance que si ce projet de pétition venait à se réaliser, cette respectueuse demande serait couverte à l’instant d’un nombre de signatures qui attesterait au souverain tout le bonheur que la ville de Saint-Germain éprouverait à recevoir officiellement l'Empereur et la famille impériale. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 11-793, 16 mars 1867, p. 41</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’ouverture du musée gallo-romain à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">93</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">1er mai 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le musée gallo-romain, ainsi que nous l’avons annoncé, a été ouvert mercredi dernier, 1er mai. Nous rappelons que dorénavant il ne sera public que les mardi, jeudi et dimanche de chaque semaine, de 11 heures ½ du matin à 5 heures du soir. Les mercredis et vendredis sont réservés à l’étude ; le public ne sera admis ces jours-là que sur la présentation d’une carte délivrée par l’Administration. Il est impossible que des études ne soient incessamment publiées sur le château et le musée. Nous attendrons la publication de ces travaux pour en donner à nos lecteurs des extraits, afin de ne rien risquer d’inexact sur des collections pour lesquelles des connaissances spéciales sont nécessaires.<lb/>Mais nous devons, dès à présent, dire combien les premiers visiteurs de mercredi et de jeudi ont été charmés de l’aspect des travaux exécutés dans les salles actuellement visibles de l’angle nord-ouest du château, où M. Millet, l’habille et savant architecte, a répandu des trésors d’élégance, de goût et de science historique et archéologique. Toutes les boiseries, d‘une vérité de style et d’une sévérité si remarquable, ont été exécutées sous ses yeux et sur ses dessins par l’entrepreneur de menuiserie du château. Du reste, M. Millet a été et est tellement bien secondé par MM. les entrepreneurs, nos concitoyens, qu’au moment où un certain nombre de salles déjà ouvertes sont recevoir de nombreux étrangers, nous croyons devoir livrer à la connaissance du public les noms de ces utiles, dévoués et intelligents collaborateurs d’un homme qui a voué sa vie entière à un grand œuvre et dont le nom passera avec lui à la postérité.<lb/>Ce sont : pour la maçonnerie, MM. Planté frères ; Tellier, pour la charpente ; Blanchard et Larchevêque, pour la menuiserie et la confection des meubles ; Mounier, pour la serrurerie, si remarquable et si ouvragée, et enfin Louis Larible, pour les peintures ordinaires et celles polychromes, dont le magnifique escalier d’honneur offre un si beau et si curieux spécimen. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 18-790, 4 mai 1867, p. 69</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Annonce de l’inauguration du musée gallo-romain à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">94</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">11 mai 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Inauguration du musée impérial<lb/>Le maire aux habitants<lb/>Mes chers concitoyens,<lb/>Grâce à la haute sollicitude de l’Empereur pour tout ce qui touche aux développements de l’esprit humain, Saint-Germain a vu renaître pour son vieux château les temps de sa splendeur passée.<lb/>Les tristes cellules d’un pénitencier ont fait place à un musée consacré aux monuments les plus antiques qui soient sortis de la main des hommes, et un nouveau champ d’étude, jusqu’ici inexploré, a été ouvert à la science.<lb/>La création du musée de Saint-Germain est pour le pays tout entier une œuvre nationale ; pour la ville, à laquelle elle a assuré la conservation d’un monument si intimement lié aux souverains de l’histoire, cette création est un bienfait dont elle ne saurait se monter trop reconnaissante.<lb/>Le jour fixé par Sa Majesté pour venir apprécier par elle-même le résultat des travaux dont Elle a suivi l’exécution avec une constante sollicitude est le dimanche 12 mai.<lb/>L’administration municipale a considéré comme un désir de solenniser un jour dont le souvenir doit vivre à jamais dans les annales de la cité.<lb/>Elle espère que les habitants seront heureux de l’occasion qui leur est offerte de témoigner avec elle à l’Empereur leur gratitude pour son bienfait, et pour la gracieuse visite dont il daigner les honorer.<lb/>Vive l’Empereur !<lb/>Le maire, chevalier de la Légion d’honneur<lb/>De Breuvery<lb/><lb/>Programme de la fête<lb/>La fête sera annoncée la veille et le jour par des salves d’artillerie<lb/>Le dimanche 12 mai, à sept heures du matin, distribution extraordinaire de secours aux indigents, par les soins de MM. les administrateurs et de MM. les commissaires adjoints du bureau de bienfaisance.<lb/>A deux heures, cérémonie officielle de l’inauguration du musée, pendant laquelle la musique municipale exécutera, sur la place du Château, des morceaux d’harmonie. Des salves d’artillerie annonceront le commencement et la fin de cette cérémonie.<lb/>A sept heures et demie du soir, au kiosque lumineux établi sur l’esplanade du château, concert par la musique, sous la direction de M. Allard.<lb/>A neuf heures et demie, bal gratuit sous la tente Choteau, rue Grande-Fontaine.<lb/>Les édifices publics seront illuminés. Les habitants sont invités à pavoiser et à illuminer la façade de leurs maisons.<lb/>Chemin de fer (gare Saint-Lazare), trains directs et supplémentaires. Dernier départ à onze heures du soir.<lb/>A l’hôtel de ville, le 9 mai 1867.<lb/>Le maire, chevalier de la Légion d’honneur<lb/>De Breuvery<lb/><lb/>[…]<lb/>Les préparatifs pour la réception de l’Empereur et pour la fête civique dont elle sera l’occasion se poussent avec activité sous la direction intelligente de l’architecte de la ville, M. Fauval. La cérémonie aura encore plus d’éclat qu’on ne l’avait d’abord pensé ; car par suite d’une dépêche reçue jeudi soir de la Préfecture, le cortège sera augmenté de la présence des maires, des compagnies de pompiers et des députations des médaillés de Sainte-Hélène de toutes les communes du canton de Saint-Germain.<lb/>Le kiosque lumineux dont il est parlé au programme, et qui sera occupé par la très bonne musique civile sous la direction de M. Carlos Allard, sera établi, pour le concert du soir, sur l’esplanade du château, au pied de l’aile restaurée consacrée au musée et fera face au parterre, et par conséquent au feu d’artifice de Ruggieri placé en avant de la grille de l’avenue des Loges. Après les dernières notes du concert, le public, sans déplacement, sans encombrement, n’aura donc qu’à faire volte face pour assister à ces brillants effets pyrotechniques, si chers à la foule.<lb/>Enfin, nous apprenons qu’en dehors du programme officiel, et en outre du bal gratis donné à la salle de la rue Grande-Fontaine, la direction du bal de Tivoli a été autorisée à élever sa belle tente à sa place habituelle sous les quinconces du parterre ; la nuit n’aura donc rien à envier à la splendeur, à l’animation et à l’entrain de la journée. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Musée</subject>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 19-791, 11 mai 1867, p. 73</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description du musée gallo-romain à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">11 mai 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Musée impérial de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Le musée vient de s’ouvrir, et déjà il est populaire. C’est qu’il satisfait le sentiment national, en réunissant, pour la première fois, les monuments de nos origines diverses, avec les débris que nous ont laissés ces races celtiques, gauloises, gallo-romaines, franques, dont les cendres superposées forment le sol de la France. Chacun des nombreux visiteurs s’efforce de deviner, de comprendre, de commenter. Cette courte notice n’aspire qu’à l’honneur d’être un guide officieux, à défaut du catalogue officiel qui ne tardera pas à paraître.<lb/>Les édifices ont leurs destins comme les empires. Le berceau de la monarchie française, le lieu qui l’a vu du moins se développer et grandir jusqu’à son complet épanouissement sous Louis XIV, le vieux donjon du roi Robert, de saint Louis, de Charles V, réédifié par François Ier et que déshonorait naguère un pénitencier, est devenu, grâce à l’héritier des traditions napoléoniennes, l’asile et le temple des plus antiques vestiges de notre histoire. C’est ici que désormais l’érudition viendra surprendre les arts, les industries, la religion, les mœurs de nos aïeux depuis le jour où le sol celtique a été habité, jusqu’à celui où le vainqueur de la barbarie, Charlemagne, a fondé le premier empire moderne ; c’est ici que sera fixé le premier anneau de cette longue chaine de la civilisation dont le dernier est au palais du Champ de Mars.<lb/>Quel récit, quelle histoire, quel poème remplacerait cette vaste épopée des conquêtes de l’homme sur la nature, racontées par les témoins mêmes de ses laborieuses victoires ?<lb/>Entrons dans le musée, pénétrons dans ses galeries, livrées désormais à la curiosité et à l’étude, et remontant d’un bond le cours des âges, évoquons d’abord l’époque antéhistorique dont les précieux vestiges sont méthodiquement placés au seuil de l’édifice.<lb/>Voici, dans la première salle, les produits des alluvions quaternaires, c’est-à-dire les collections de silex travaillés que l’on trouve mêlés aux ossements des animaux dont l’espèce est éteinte : l’elephas primigenius, le rhinocéros à narines cloisonnées, le grand hippopotame, le cerf d’Irlande, l’ours des cavernes, etc., puis les brèches ossifères des cavernes de la Dordogne avec les débris du rennes, de l’aurochs, du bouquetin, de toutes ces races puissantes qui ont reculé devant l’invasion de l’homme ; les ossements ciselés, gravés, creusés, façonnés aux usages domestiques ou hiératiques par la main humaine ; la précieuse collection d’armes en silex, donnée à l’Empereur par le roi de Danemark, le résultat des fouilles pratiquées dans les sablières du bassin de la Seine, et dans l’ordre des temps, le choix inimitable des objets découverts dans la somme par M. Boucher de Perthes, le père de l’archéologie antédiluvienne.<lb/>La seconde salle est consacrée aux monuments sépulcraux mégalithiques. Ici s’écrira l’histoire des rudes populations qui ont élevé les dolmens et les allées couvertes à l’ouest, au nord, au midi, partout où la terre a été arrosée du sang généreux de nos pères. La civilisation commence à poindre, l’industrie de l’homme se développe, déjà il sait polir la pierre et ébranler ces masses rocheuses qui effrayent l’œil aux champs de Karnac ; il a découvert le secret de tailler le dur silex, et, en l’ajustant dans un bois de cerf fendu, de s’en faire une arme meurtrière ; il fait sécher l’argile au soleil et invente l’art du potier ; il aiguise des os, et d’une arête de poisson se fabrique une aiguille.<lb/>Tous ces objets, qui intéressent toujours l’industriel et l’historien, sont classés par groupes selon leurs diverses provenances. En face des vitrines qui les renferment, on a placé les reproductions au vingtième des principaux dolmens de la même époque, sous lesquels la plupart de ces débris ont été découverts.<lb/>Le grand tumulus-dolmen de Gavr’inis occupe à lui seul, quoique en réduction, la troisième salle. Qui déchiffrera les mystérieux caractères gravés sur le granit de ses parois intérieures ? Qui nous donnera la clé de ces hiéroglyphes, dont les emplacements étranges rappellent les primitives sculptures de l’Inde, ou l’art plus grossier encore des décorateurs de Manitous, en Amérique ?<lb/>Après avoir donné un coup d’œil à la quatrième salle où sont réunies les inscriptions gauloises et les médailles du même type, après en avoir admiré l’ameublement que l’on croirait œuvre d’une corporation d’ouvriers du XVIe siècle, après avoir dissipé l’éblouissement que nous cause l’escalier de François Ier, si correctement restauré par l’éminent architecte du château, M. Eugène Millet, pénétrons au second étage d’abord, au milieu des habitations lacustres. L’âge de pierre n’a pas encore épuisé ses productions, car voici encore les haches de silex, les dards, les couteux, les outils, les instruments en os, en écaille, en arêtes, en bois dur, à moitié dégrossi. Nous touchons à l’ère de bronze, dont les vestiges, d’abord clairsemés, se pressent et s’accumulent dans la galerie voisine. La pierre cède le pas au métal : les épées, les colliers, les haches creuses, à gaines, à oreilles, à un ou deux tranchants, les larges poignards ont succédé aux armes de jet et aux casse-têtes du sauvage ; plus nous nous rapprochons des temps historiques, et plus ces débris, arrachés aux lacs de l’Helvétie, deviennent variés et nombreux. L’airain n’a pas seulement triomphé des siècles, mais avec lui les ustensiles les plus fragiles, les plus humbles et les plus éphémères témoins de la vie domestique : fragments de tissus et de vêtements laineux, filets, engins de pêche et de chasse, menus objets de toilette féminine, et jusqu’à des échantillons miraculeusement conservés de l’alimentation humaine : grains d’orge, de froment, de millet, fruits du chêne druidique, noisettes vieilles de plus de trois mille ans.<lb/>Les temps s’avancent et l’homme se perfectionne. Ouvrons une porte et nous sommes dans la Gaule de Brennus, de cette Gaule que les pédagogues de notre crédule enfance nous faisaient incolore, congelée, et qui nous apparaît aujourd’hui radieuse, échauffée de l’amour de la patrie. Comptez, si vous pouvez, les torques, les armillaires, les umbones, les casques, les bracelets, les glaives, les coutelas, les fragments de boucliers, de ceintures, de flèches, et à côté de ces terribles instruments de guerre, les instruments plus utiles et plus féconds de la paix.<lb/>La scène change, et quoique nous ayons à peine franchi trois ou quatre siècles, nous nous sentons déjà sur un sol cultivé et plus affermi, au milieu de peuplades plus stables et mieux connues de nous. N’assiste-t-on pas vraiment à la première exposition de l’industrie nationale, car la plupart de ces objets, œuvres patientes de nos ancêtres, portent dans leurs formes diverses, l’individualité des tribus disséminés sur le sol celtique, le cachet, la signature de leurs fabricants.<lb/>Un dernier pas, et vous pouvez saluer César. Mais la salle destinée à l’histoire de la conquête n’est pas encore terminée, et nous commettrions une indiscrétion si nous lui apprenions que cette galerie sera le meilleur commentaire des Commentaires, puisqu’elle doit renfermer les plans en relief des principaux sièges entrepris par le dompteur des Gaules, avec les originaux ou fac-similé des armes, des machines, des engins destructeurs qui y furent employés. Quel nom donner à cette salle ? Salle de César ou salle de l’Empereur ? Le nom du héros que l’on restitue ou de l’historien qui l’a restitué ? Mais le musée tout entier n’est-il pas l’œuvre du souverain qui a éclairé les origines de notre histoire et prouvé sans réplique que, si nous fûmes vaincus un jour, nous le fûmes moins par César que par la civilisation ?<lb/>Tel est le château de François Ier. Pour fonder le musée gallo-romain, il n’a pas fallu seulement rassembler une collection, il a fallu créer une science. Cette science nous livre aujourd’hui une partie de ses secrets. Elle sera l’honneur du règne actuel aux yeux de l’érudition future et l’on citera le musée impérial de Saint-Germain tant que vivront l’amour de la France et l’amour des études historiques.<lb/>Ph. Brasne »</p>
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                <subject>Musée</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 19-791, 11 mai 1867, p. 74</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’inauguration du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Inauguration du musée de Saint-Germain<lb/>Visite de Sa Majesté l’Empereur<lb/>Le dimanche 12 mai 1867<lb/>Ainsi que nous l’avions annoncé, la nouvelle de la présence de S. M. l’Empereur dans notre ville pour le jour de l’inauguration du musée s’était répandue au-dedans et au dehors de Saint-Germain, avec rapidité, mais bien avant l’apposition des affiches du programme qui, à cause des dernières dispositions, s’est fait attendre jusqu’à la fin de la semaine et a suivi de quelques heures seulement la si remarquable et si entraînante proclamation à ses administrés de M. de Breuvery, maire de Saint-Germain ; cette nouvelle causait une telle joie à la population, que jusques aux derniers moments on doutait encore de sa réalisation si désirée.<lb/>Le temps, qui depuis dix jours avait été splendide, commençait à donner quelques inquiétudes par suite de l’excessive chaleur, encore anormale dans cette saison, et des symptômes d’orages qui se manifestaient chaque soir, et chaque consultait son baromètre avec anxiété.<lb/>Malheureusement, ces craintes se sont réalisées et l’on sait quel a été, pendant l’après-midi, le déplorable état du ciel, dont toutes les cataractes ont semblé s’ouvrir à dater de deux heures ; mais on peut dire que, si la journée a été mauvaise par le temps, elle s’est trouvée magnifique par l’éclat de l’ovation qui a été faite au souverain et par l’affabilité avec laquelle l’Empereur a bien voulu témoigner toute la satisfaction que lui causait l’accueil fait par l’immense population qu’il avait sous les yeux, et qui n’a cessé, depuis le moment de son arrivée, d’acclamer sa présence d’une façon indescriptible.<lb/>Nous allons essayer de retracer l’historique de cette heureuse journée, en rétablissant certaines erreurs ou omissions faites par presque tous les journaux de Paris, dont la plupart des articles paraissent avoir été écrits à l’avance et plutôt sur ce qui devait se faire que sur ce qui s’est réellement passé ; quelques-uns de leurs correspondants officieux nous ont semblé aussi fort peu renseignés ou guidés par des intérêts privés et personnels. Nous avons donc pensé qu’il était du devoir de l’organe de la publicité locale de présenter les faits et de donner certaines explications dont nous ne craignons pas d’assumer la responsabilité.<lb/>Ainsi que nous l’avons déjà dit, les préparatifs commandés, suspendus, ou du moins modifiés et repris ensuite, à mesure que les instructions émanant de l’autorité administrative supérieure annonçaient, jusqu’à la dernière heure, le développement et le plus d’importance de la cérémonie, avaient été poussés avec toute l’activité possible.<lb/>Deux juridictions différentes y prenaient part : la Ville proprement dite, dont les limites s’arrêtent au seuil de la porte du château, située en tête du pont, qui, sur les fossés, conduit à l’entrée du musée ; l’administration du musée et celle du château lui-même, relevant du domaine de la Liste Civile et du ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts.<lb/>En avant du portail du château, l’administration municipale avait fait élever une vaste et magnifique tente, dont la façade, portant les armes impériales, était formée de splendides tentures de velours vert constellées d’abeilles et relevées par des torsades d’or. Le vélum qui la recouvrait était supporté par une série de mâts gigantesques au sommet de chacun desquels flottaient de longs oriflammes aux couleurs variées. Le sol était recouvert de tapis, les côtés bordés de caisses d’arbustes, et un riche fauteuil avait été disposé sur une estrade, dans le cas où Sa Majesté eût voulu prendre quelques moments de repos avant d’entrer au château. Une longue ligne de mâts de même dimension s’étendait à droite et à gauche de la tente impériale et marquait la place, où, faute de temps, on n’avait pu élever des estrades destinées aux personnes invitées par la Ville ; mais elles avaient été remplacées par des banquettes recouvertes de velours rouge disposées au raz du sol, entièrement sablé comme tout le reste de la place, depuis le débarcadère jusqu’au château. Les deux petites constructions adossées aux parapets avaient disparu sous des massifs de fleurs et de plantes rares, et leurs sommets portaient des aigles dorés qui les transformaient en très heureux motifs se reliant à l’ensemble de la décoration.<lb/>Dès le matin, l’affluence énorme arrivant des campagnes avait trouvé toutes les rues entièrement pavoisées, et il n’était pas une seule des fenêtres des maisons de la place du Château qui n’eût arboré le drapeau aux couleurs nationales. On voyait même flotter, à l’une des croisées de la maison occupée par le café-restaurant du débarcadère, le grand pavillon du Royal-Mall, d’Angleterre.<lb/>La foule était immense, sur la place et à ses abords, et rendait assez difficile le placement des compagnies de pompiers et des députations des différentes Sociétés du canton et de l’arrondissement, dont la valeur numérique n’avait pu être donnée à l’avance et dont la présence probable n’a été, en général, signalée à l’administration locale que par lettre reçue seulement le dimanche à neuf heures du matin.<lb/>Les grilles du péristyle de l’église avaient été ouvertes au public, qui en a promptement occupé toutes les marches et le vaste palier, et pour placer toute cette foule et contenir son empressement, bien naturel, l’administration n’avait à sa disposition que ses sergents de ville, quelques gendarmes, et un piquet de vingt-cinq hommes de ligne, disséminés çà et là en factionnaires, la volonté expresse de l’Empereur ayant été qu’il n’y eût aucun développement de force militaire ; le régiment des dragons de l’impératrice n’avait fourni qu’un poste de douze hommes à pied, pour le service d’honneur à l’intérieur du château.<lb/>A propos du château, il nous faut ajouter que le pont, protégé aussi par un très beau vélum, bordé d’arbustes et couvert de tapis, donnait accès à la grande porte également décorée, à la suite de laquelle les invités du ministère et de la direction du musée pénétraient dans l’intérieur et trouvaient, à droite, la galerie du rez-de-chaussée, dite de François Ier, et ensuite le grand vestibule où des sièges et des banquettes avaient été réservés aux personnes munies de lettres spéciales d’invitation. La cour avait été sablée, garnie de caisses d’orangers jusqu’au pied du grand escalier, et les ateliers de travaux dissimulés et séparés du passage par une suite de riches tentures. Le débarcadère avait reçu aussi une belle décoration par les soins de l’administration des chemins de fer de l’Ouest.<lb/>Des dames, aux toilettes les plus élégantes, avaient pris place sur les banquettes extérieures, ou étaient entrées munies de leurs billets dans l’intérieur du château, et à deux heures et demie, sous une pluie battante, personne n’avait songé à quitter sa place. Toutes les fenêtres étaient occupées et des groupes de curieux s’étaient placés sur les toits et jusque dans les chêneaux des gouttières ; on en voyait même ayant pris position au côté nord de l’église, sur le terrasson étroit qui longe son sommet et on distinguait au milieu d’eux la soutane d’un jeune ecclésiastique.<lb/>A trois heures précises, le bruit des salves d’artillerie, les musiques de Saint-Germain et des compagnies étrangères à la ville, les clairons, les tambours battant aux champs, et plus encore, les acclamations parties du quai de débarquement, annonçaient l’arrivée de l’Empereur.<lb/>A sa descente du train impérial, Sa Majesté a été reçue par M. Boselli, préfet de Seine-et-Oise, accompagné de son secrétaire général, par M. de Breuvery, maire de Saintè-Germain, MM. Le Piez et Courtin, adjoints, et par tout le conseil municipal, qu’accompagnaient aussi plusieurs de MM. les maires des communes de l’arrondissement.<lb/>Aux termes des dispositions arrêtés pour le cérémoniel, aucun discours ne devait être prononcé, mais le maire de Saint-Germain, ainsi qu’il y avait été autorisé, a eu l’honneur de remettre à l’Empereur, qui l’a accueilli avec la plus grande bienveillance, une adresse sous pli fermé.<lb/>La suite de S. M. se composait des personnages de distinction suivants : M. le général Le Bœuf, aide de camp ; M. le capitaine Chambaud, officier d’ordonnance ; M. le duc de Tarente, chambellan ; M. Davilliers, comte Regnault de Saint-Jean-d’Angély, premier écuyer ; M. le baron de Varaigne, préfet du Palais.<lb/>Le personnel des hauts fonctionnaires des chemins de fer de l’Ouest qui avaient accompagné le train impérial et surveillé sa marche comprenait MM. Julien, directeur général ; Coindart, secrétaire général ; Fessard, chef d’exploitation ; Bisson et Protais, administrateurs.<lb/>Un quart d’heure après avoir reçu les hommages des personnes présentes sur le quai, l’Empereur paraissait au seuil du débarcadère ; à ce moment et malgré le redoublement de la pluie, l’aspect de la place était prestigieux ; l’Empereur, s’arrêtant un moment, en paraît saisi et profondément touché, tous ces milliers de têtes se découvrent, les musiques entonnent l’air national de la reine Hortense et, pour nous servir de l’heureuse expression de notre confrère du Journal de Seine-et-Oise, « toutes les poitrines crient : Vive l’Empereur ».<lb/>Sa Majesté, en habit de ville et recouvert d’un surtout gris, qui naturellement fait rêver à un souvenir historique, s’avance lentement, au bruit des acclamations qui ne cessent pas un instant, au milieu de la haie formée par les pompiers de Saint-Germain, jette à droite et à gauche un coup d’œil de satisfaction sur les deux Sociétés de secours mutuels de la ville, les médaillés de Sainte-Hélène, les orphelinats de garçons et de jeunes filles et les deux écoles primaires ; Elle paraît remarquer avec plaisir les enfants de troupe du premier régiment de grenadiers de la Garde, venus de Rueil, et auquel appartient le prince Impérial ; Elle salue les personnes invitées, aux premiers rangs desquelles se trouvent MM. les légionnaires et officiers en retraite.<lb/>On avait appris que l’Empereur avait annoncé son intention de passer en revue les compagnies de pompiers et les députations des communes ; mais le temps était si affreux qu’on pensait que la revue n’aurait pas lieu, ou du moins qu’elle serait différée jusqu’à la sortie du musée.<lb/>Il n’en a rien été. Sa Majesté, au contraire de ce qu’ont dit tous les journaux, passe devant la tente et, sans entrer immédiatement au château, commence la revue, qu’Elle continue sous la pluie au milieu d’acclamations et de vivats enthousiastes, en suivant tout le périmètre de la place, passant devant le front des compagnies et députations, et, seulement après l’église, arrivée devant celles qu’Elle avait déjà vues, se dirigeant en ligne droite sur l’entrée du château par un passage qui n’avait pas été prévu et où Elle se trouve mêlée à la foule heureuse et fière de sentir si près d’Elle. L’Empereur était bien là au milieu de son peuple, et semblait enchanté d’avoir, pour ainsi dire, à se frayer sa route lui-même.<lb/>Après avoir traversé la tente, dont par parenthèse le vélum avait été quelques instants auparavant emporté par une trombe d’eau, l’Empereur a été reçu à la porte du musée par M. le comte de Nieuwerkerke, sénateur, surintendant des Beaux-Arts, accompagné de M. Gautier, conseiller d’Etat, secrétaire général du ministère de la Maison de l’Empereur, qui ont eu l’honneur de présenter à Sa Majesté la commission spéciale d’organisation du musée : MM. Bertrand et Beaune, directeur et conservateurs ; MM. Millet et Choret, architecte et inspecteur des Bâtiments civils.<lb/>L’Empereur est alors entré dans le palais et a visité, rapidement a-t-il dit, pour ne pas faire attendre trop longtemps cette foule de l’extérieur exposée à la pluie, toutes les collections réunies dans les trois étages du musée, et les acclamations redoublant dans la foule agglomérée sur le parterre et la place ont annoncé qu’il venait de paraître un instant au balcon donnant sur les jardins. En se retirant, Sa Majesté a félicité les conservateurs et les architectes qui ont si admirablement suivi ses intentions.<lb/>Mais tout n’était pas fini : l’Empereur tenait à accomplir entièrement le programme qu’il s’était tracé, et l’on sut que, toujours malgré la pluie, il voulait voir défiler les compagnies de pompiers ; le préfet et le maire et les personnes de sa suite eurent l’honneur d’être admis à ses côtés, lorsque, sans vouloir consentir à se mettre à l’abri sous le vestibule du débarcadère, il tint à se placer à l’extérieur, sur le perron de la gare.<lb/>Le défilé commença par la compagnie de Saint-Germain, qui fit retentir l’air des cris énergiques de : Vive l’Empereur ! Vive l’Impératrice ! Vive le Prince Impérial ! puis vinrent les compagnies de toutes les autres communes, dont plusieurs pelotons étaient si étonnés de se trouver si près de l’Empereur, que quelques-uns des hommes, ne songeant plus aux cris officiels, portaient la main à leur casque ou se découvraient même tout à fait, tout en restant au port d’armes. Il y eut bien là, comme pendant la revue, un peu de désordre ; mais l’Empereur n’était pas venu pour voir ces longues lignes de batailles qui lui sont si familières, et il paraissait ravi d’un ensemble qui ne faisait pas défaut, celui de l’enthousiasme et de la manifestation populaire ; sa figure rayonnait, et il avait attendu que les derniers pelotons fussent éloignés, lorsque le capitaine de la compagnie de Saint-Germain est venu, en le saluant de l’épée, indiquer que le défilé était terminé.<lb/>Sa Majesté, après avoir salué de nouveau, s’est retirée en traversant le débarcadère envahi par la foule qui avait cherché un refuge contre la pluie, sûre qu’elle était de pouvoir la voir encore et l’acclamer.<lb/>Descendu sur le quai, l’Empereur s’est encore entretenu quelques instants avec le préfet et le maire, dont la femme et la belle-sœur, mesdames de Breuvery et de Beaurepaire, lui ont été présentées sur sa propre demande, et après avoir répondu avec affabilité à quelques paroles improvisées avec chaleur par M. Le Piez, premier adjoint, et témoigné tout son contentement de l’accueil qu’il avait reçu à Saint-Germain, il est remonté dans son wagon où il a dû encore répondre de la tête et de la main aux cris de la foule compacte cherchant, comme à son arrivée, à le voir du haut de la balustrade qui domine le chemin de fer.<lb/>Parmi les personnes qui ont accompagné Sa Majesté ou se sont trouvées sur son passage, et qu’il nous serait impossible de chercher à énumérer, nous avons remarqué M. le vicomte de Lastic, directeur de l’asile impérial du Vésinet, et les principaux fonctionnaires de cet établissement ; M. l’abbé Chauvel, curé de Saint-Germain ; M. Napoléon Peyrat, pasteur protestant ; un vénérable ecclésiastique à cheveux blancs, qui avait accompagné une commune, et sur le poitrine duquel brillaient la croix de la Légion d’honneur et une autre décoration ; M. Perin, capitaine au 12e Chasseurs, neveu de M. le docteur Le Piez, et presque un enfant de la ville qui l’a suivi dans toute sa carrière militaire, d’abord engagé volontaires aux Carabiniers, sous-officier décoré de la médaille militaire, officiers aux Cuirassiers de la Garde, puis dans un régiment de Chasseurs d’Afrique, et tout récemment de retour du Mexique d’où il a rapporté la croix de la Légion d’honneur, le grand ordre de Maximilien et son grade de capitaine, le tout gagné sur les champs de batailles et à la pointe de son sabre.<lb/>Plusieurs épisodes ont marqué l’instant du défilé : ce fut d’abord un maire de campagne qui, se croyant encore éloigné de l’Empereur, s’avançait en fumant sa pipe et demandait où il était, au moment où il le touchait presque ; lorsqu’on l’en fit apercevoir, le brave homme jetant au loin son brule… bouche, devint tout effrayé, pirouetta sur les talons, et sans qu’il fût possible de le rappeler, se perdit dans les rangs de la compagnie aux côtés de laquelle il se trouvait. Au même moment, une bonne vieille paysanne d’au moins soixante-dix ans voulait, disait-elle, voir l’Empereur avant de mourir. Un de MM. les commissaires civils, qu’on reconnaissait à leurs brassards vert et or, la poussa devant le groupe en lui désignant l’Empereur, à assez haute voix pour que Sa Majesté s’en aperçût et lui fit signe que c’était bien lui-même ; on crut un instant que la pauvre bonne femme allait vraiment mourir de saisissement. Il y eut aussi un vieux brase de la vieille armée, le père Mauger, bien connu à Rueil, dont il accompagne habituellement les pompiers dans leurs excursions ; le bonhomme, qui avait craint la famine, s’était muni d’un pain passé sous la buffleterie de son sabre. Il quitta les rangs, tendant les mains vers l’Empereur, qui voulut bien lui répondre d’un geste affectueux.<lb/>Pour répondre maintenant à quelques observations et réclamations au sujet de l’encombrement qui s’est produit sous la tente au moment de l’entrée de l’Empereur au musée, nous devons dire qu’on ne peut l’attribuer qu’à l’empressement de quelques conseillers municipaux que la foule avait séparés de leur compagnie. MM. les maires des communes, arrêtés quelques instants sur le seuil du musée, furent ensuite invités à y pénétrer et purent se placer à l’entrée du vestibule et de la salle d’attente, pour voir l’Empereur et le saluer encore à sa sortie. Nous avons eu, du reste, sous les yeux la lettre adressée le matin même du 11 mai par M. Bertrand, conservateur du musée, à M. le maire de Saint-Germain, lui faisant savoir que, « d’après les ordres de M. le sénateur, surintendant des Beaux-Arts, les seuls membres de la commission du musée de Saint-Germain et du conseil municipal, auquel s’adjoindrait le colonel du régiment des Dragons de l’Impératrice, seraient admis à suivre et à accompagner l’Empereur dans l’intérieur du musée. Les invités, étrangers à la commission et au conseil municipal, seraient admis dans le musée, seulement après la sortie de l’Empereur. Aucune autre personne que celles munies de cartes ne pourraient entrer dans le musée. »<lb/>Ces prescriptions strictement recommandées étaient motivées surtout par l’étroitesse des escaliers et les dimensions restreintes des salles occupées jusqu’à ce moment par les vitrines.<lb/>L’Empereur parti vers quatre heures trois quarts, le mauvais temps avait continué d’une si fâcheuse façon qu’il n’y avait plus à songer au reste de la fête. Le soir, le concert annoncé, les illuminations et le feu d’artifice n’ont pu avoir lieu ; on a vu cependant encore en ville plusieurs maisons illuminées, le bal populaire gratis a été très animé, et d’intrépides danseurs se sont encore réunis jusqu’à une heure assez avancée de la nuit sous la tente du bal Tivoli, sur le parterre.<lb/>L’animation, malgré le départ de tous les gens transpercés qui avaient hâte de regagner leurs demeures, a été encore très grande en ville pendant la soirée et une partie de la nuit. Nous l’avons dit, l’affluence des habitants des communes de l’arrondissement avait été au-delà de toutes proportions présumables, et l’on peut en juger par l’énumération suivante, où, parmi les communes les plus éloignées, on peut citer pour la présence et la belle tenue de leurs députations celles de Houdan, Limay, Meulan et Mantes.<lb/>Venaient ensuite, très remarquables aussi, les compagnies de Chatou, de Rueil, puis Maule, Conflans-Sainte-Honorine, Sartrouville, Verneuil, L’Etang-la-Ville, Le Pecq, Louveciennes, Marnes, Noisy-le-Roi, Montesson, Chambourcy, Saint-Leu-Taverny, Versailles, Port-Marly, Houilles, Cormeilles-en-Parisis, Mareil-Marly, Bezons, Poissy, Crespières, Mesnil-le-Roi, Herblay, Croissy, Flins, les Mureaux, Maisons, Aubergenville, Feucherolles, Carrières-sous-Poissy, Andresy, Villepreux, Garches, Argenteuil, représenté, comme plusieurs, par son maire, le conseil municipal, ses deux sociétés de secours mutuels et ses médaillés de Sainte-Hélène ; Médan, Chapet, également représentées par leurs maires, Chavenay, Achères, Carrières-Saint-Denis et Deuil ; peut-être en passons nous encore, mais cette énumération doit suffire pour prouver en même temps l’empressement général et la difficulté de placer à l’improviste et de recevoir particulièrement comme ils le méritaient les différents corps et les honorables magistrats et chefs de Sociétés qui les accompagnaient.<lb/>Pour rendre enfin justice à chacun, nous croyons, au point de vue local, devoir faire connaître les noms de MM. les entrepreneurs auxquels on a dû la décoration générale, c’étaient pour la ville de Saint-Germain : MM. Léon Bied, entrepreneur des fêtes publiques, à Paris, et Rousseau, tapissier de la ville ; pour le château et le musée, extérieurement et intérieurement, M. Vidal, tapissier de Saint-Germain, et pour le chemin de fer, débarcadère, gare et quai, la maison Belloir, de Paris.<lb/>Les massifs de fleurs de la place du Château étaient dus aux soins et au bon goût de M. Etienne Poisot, fleuriste, rue de Paris ; son frère aîné M. Poisot, de la rue au Pain, avait fourni et disposé les arbustes et les fleurs qui décoraient le pont et l’intérieur de la cour.<lb/>[p. 79] Dès le matin, la quantité des voyageurs amenés par le chemin de fer a été énorme, les trains remorqués en double attelage contenaient chacun dix-sept voitures et on évalue à six mille le nombre des voyageurs qui ont été conduits par les trains facultatifs et extraordinaires.<lb/>Telle est à peu près l’exquise, incomplète peut-être, mais fidèle, dans les détails que nous avons pu saisir, de cette grande journée qui – pour employer cette fois d’une manière certaine une phrase souvent trop facilement consacrée – restera, malgré l’intempérie qui l’a si funestement contrariée, dans le souvenir éternel des habitants de Saint-Germain, auxquels l’Empereur avait apporté la joie et dont il a remporté tous les cœurs.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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                <subject>Fêtes et événements</subject>
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                <p>Léon de Villette, « Inauguration du musée de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 20-802, 18 mai 1867, p. 78-79</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’une visite du duc d’Aoste au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">6 juillet 1867</unitdate>
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                <p>« Samedi dernier, dans l’après-midi, le duc et la duchesse d’Aoste ainsi que la princesse Clotilde, accompagnés de plusieurs personnes et de leurs maisons, sont venus visiter le château et le musée, où Leurs Altesses impériales et royales sont restées pendant près de deux heures, tandis que la foule, avertie de leur présence par le stationnement des voitures de la Cour, s’accumulait sur la place, afin de pouvoir voir et saluer à leur sortie les augustes enfants de Victor Emmanuel. »</p>
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                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 28-810, 13 juillet 1867, p. 110</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Annonce de la vente de photographies du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">27 juillet 1867</unitdate>
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                <p>« Château de Saint-Germain<lb/>Restauration de M. Eugène Millet, architecte<lb/>Nous nous empressons de signaler à tous ceux qui aiment l’art et la gloire de notre cité de belles photographies qui sont déposées chez le concierge du château. Elles reproduisent quatre vues isolées, il est vrai, mais qui suffisent pour faire comprendre l’ensemble de la restauration du château François Ier.<lb/>Le voilà bien ce château rajeuni avec la conscience de la vérité, avec la passion d’un grand artiste, le voilà tel que le « Roi-Chevalier » l’avait conçu, tel que Napoléon III l’a voulu, avec ses arceaux gracieusement courbés, ses longes pilastres, ses larges terrasses, ses cheminées estampées de glorieuses initiales, ses vitraux sur lesquels on serait tenté de lire : « Souvent femme varie ». Le voilà coquet, frais, séchant la sueur du moellon, plus encore la sueur du « maître de l’œuvre », le voilà revêtu encore de ses échafaudages, de ses engins de labour et de sûreté… c’est une date, c’est une chronologie.<lb/>Et qui a fait pour nos souvenirs ces belles pages de l’histoire de l’art au XIXe siècle ? un rayon fugitif de soleil, épié, surpris par l’habile photographe des musées impériaux, Ch. Marville.<lb/>Ecrire avec un peu de poussière une grande histoire sr une grande toile ou avec la même poussière écrire un bon poème ; dérober un ciel et fixer avec quelques signes des mélodies enivrantes, ou donner à la pierre la vie, la parole, l’harmonie, tel est l’art dans ses diverses expansions et ses diverses formes. Heureux et trois fois béni celui sur l’âme de qui ce rayon de Dieu est descendu !... »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 30-812, 27 juillet 1867, p. 119</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Précisions sur la chasse des empereurs Napoléon III et François-Joseph à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">26 octobre 1867</unitdate>
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                <p>« Chasse à Saint-Germain de LL. MM. les empereurs Napoléon et François-Joseph<lb/>Grand Steeple-Chase aux Nouvelles<lb/>Nous nous sommes souvent élevés contre les abus de l’empressement de nos grands confrères de la presse parisienne à publier souvent des faits erronés touchant notre localité ou celles environnantes.<lb/>Pour nous, qui nous trouvons sur les lieux mêmes, nous avons soin de nous entourer de tous les renseignements possibles, quand parfois nous ne pouvons voir par nos propres yeux. C’est ce qui nous est arrivé à l’occasion de la chasse impériale qui a eu lieu samedi dernier en forêt de Saint-Germain, dans la garenne de Fromainville, et qui avait attiré un très grand nombre de nos citadins, qui pourront apprécier la vérité de nos rectifications.<lb/>Empêchés par les soins à apporter au numéro qui paraissait à cinq heures, nous avions prié un de nos amis de nous tenir par envoi d’exprès au courant des différents épisodes de la journée. A quatre heures, nous recevions la note due à son obligeance et un peu plus tard, pendant la distribution du journal, nous apprenions avec regrets de la même personne qu’une erreur s’était glissée dans son rapport quand elle avait constaté la présence des deux archiducs parmi les illustres invités à la chasse. La famille impériale d’Autriche s’était partagée entre deux invitations, et si l’empereur François-Joseph accompagnait notre souverain, ses deux jeunes frères chassaient le même jour à Ferrières, chez M. de Rotschildt.<lb/>C’était là une erreur bien involontaire de notre part, mais on va pouvoir juger de celles commises par plusieurs grands journaux de Paris.<lb/>C’est d’abord la Presse, qui, dans un article « détaillé » sur la chasse à Saint-Germain, raconte « que les deux empereurs ont d’abord visité le musée gallo-romain, installé dans le château de Charles V et de François Ier, puis la magnifique terrasse établie du côté de la Seine par Henri IV et complétée par Louis XIV ».<lb/>Après avoir fait l’éloge de la condition cynégétique de notre forêt de Saint-Germain, qu’il veut bien, par parenthèse, doter de la présence des lièvres, perdrix et bécasses qu’on n’y trouve jamais, le même journal ajoute hardiment que samedi dernier, à l’occasion de cette visite qu’il a rêvée, « les régiments de la Garde, en garnison à Saint-Germain, étaient sous les armes à l’arrivée des empereurs et les maisons de la ville pavoisées aux couleurs de la France et de l’Autriche ».<lb/>Le Petit Journal de lundi dernier, dans un de ses entrefilets intitulé : l’Empereur d’Autriche à Paris, contenant les lignes suivantes :<lb/>« Hier matin, à neuf heures, l’empereur d’Autriche est parti pour Saint-Cloud, d’où les deux souverains se sont rendus à Saint-Germain.<lb/>Après avoir visité le musée gallo-romain et la magnifique terrasse qui domine le cours de la Seine, les deux empereurs sont entrés en forêt, où a eu lieu une chasse à tir. »<lb/>Puis les correspondants à Paris expédient en province les nouvelles « détaillées » puisées à la même source. Exemple : « Les princes, dit l’Abeille cauchoise dans sa correspondance particulière du 20 octobre, ont visité le musée des Thermes et l’hôtel de Cluny, le musée gallo-romain à Saint-Germain, où ils ont chassé avec l’empereur Napoléon (dans le musée ?). Les habitants de la ville de François Ier (Oh ! oh !) ont fait une ovation splendide aux deux empereurs ».<lb/>Mais le plus fort, le plus incompréhensible, c’est que notre voisine et amie, une feuille estimable, et d’ordinaire bien renseignée, de notre département, du chef-lieu même, l’Union de Seine-et-Oise, qui pouvait s’en rapporter à ce que nous avions écrit samedi soir, instruisait en ces termes, dans son numéro de jeudi dernier, ses lecteurs de Versailles, des faits passés à Saint-Germain :<lb/>« Samedi dernier, avant la chasse, les deux Empereurs ont visité le musée gallo-romain installé dans le château de François Ier, et se sont promenés quelques instants sur la magnifique terrasse de Saint-Germain.<lb/>Les régiments de la Garde en garnison à Saint-Germain étaient sous les armes. A l’arrivée des deux souverains, les tambours ont battu aux champs et les musiques ont joué l’air national autrichien. Les établissements publics et la plupart des maisons étaient pavoisées aux couleurs de la France et de l’Autriche.<lb/>Les habitants de Saint-Germain, qui se pressaient sur le passage de Leurs Majestés, les ont accueillies aux cris réitérés de : Vive l’empereur Napoléon ! vive l’empereur François-Joseph ! »<lb/>Le Moniteur du soir a donné, lui, un récit exact de la chasse, il a fait seulement erreur sur le nom de l’inspecteur des forêts de la Couronne à Saint-Germain, M. Fouquier de Mazières, qu’il appelle M. Fauquier ; ce ne sont pas non plus des vignerons, mais bien des horticulteurs de Conflans qui, par l’intermédiaire du maire de leur commune, ont fait, au moment du déjeuner, hommage à la table impériale de paniers de raisins, dont l’excellence et la beauté méritent de partager la faveur du chasselas de Fontainebleau.<lb/>Pour rendre justice, du reste, au compte-rendu de la chasse par le rédacteur du Moniteur du soir, M. Louis Noir, nous croyons ne pouvoir mieux faire que d’en reproduire les derniers paragraphes.<lb/>« La foule a fait le plus brillant accueil à l’hôte de l’Empereur et de la France ; à chaque instant, des bravos saluaient son incroyable adresse ; S. M. François-Joseph est un des plus habiles tireurs de l’Europe et, aux longues distances, Elle fait des coups merveilleux dont nos plus vieux gardes sont surpris.<lb/>Nous ne parlerons pas du prince de la Moskowa, dont la réputation est bien connue, mais nous citerons, parmi les plus adroits, le prince de Liechtenstein, qui a jeté environ cent cinquante pièces.<lb/>Vers le soir, on cessa le feu et l’on s’achemina vers le point où les gardes avaient préparé le tableau.<lb/>On désigne ainsi l’ensemble des pièces abattues disposées de façon à former un tableau de nature morte.<lb/>Nos forestiers montrent beaucoup de goût dans l’arrangement du gibier ; ils composent très artistement des groupes et des scènes d’un aspect souvent remarquable, et l’on croirait qu’un peintre de talent a présidé à l’agencement du tableau.<lb/>D’ordinaire les chevreuils forment cadre, et de leur pelage sombre on tire des effets de contraste puissant avec l’éclatant plumage des faisans.<lb/>Voici la liste des pièces abattues :<lb/>Lapins, 400 ; chevreuils, 50 ; lièvres, 150 ; perdrix, 100 ; faisans (coqs et poules), 1300.<lb/>Leurs Majestés quittèrent le tiré au milieu des vivats des spectateurs. Sur leur passage à Maisons-Laffitte, à Colombes, à Courbevoie, les populations se portaient en foule et saluaient les deux souverains de leurs acclamations enthousiastes. »<lb/>S’il est à regretter de voir certains journaux de Paris commettre de graves erreurs sur des faits qui se passent à si peu de distance, il n’en faut qu’apprécier si vivement un rapport exact et consciencieux ; c’est à ce titre que nous avons été charmé par la lecture de l’article signé par M. A. Marx sur le sujet en question dans un des numéros du Figaro de cette semaine ; nous le recommandons à ceux de nos lecteurs auxquels il aurait pu échapper, car le spirituel et exact historiographe des fêtes et voyages de la Cour a non seulement fait un récit de la plus grande vérité, mais a encore su décrire parfaitement, et dans leurs moindres détails, cynégétiques et topographiques, les chasses à tir de l’Empereur, et particulièrement celles qui se répètent plusieurs fois pendant la saison, à l’extrémité de la forêt de Saint-Germain.<lb/>En somme, avis de la part de leur infime confrère, à certains grands journaux qui, dans le but d’arriver plus tôt que les autres, ressemblent à ce dandy qui voulait que son tailleur l’habillât, non pas à la mode de la veille, ni à la mode du jour, mais à celle de la semaine prochaine.<lb/>C’est ainsi que les nouvelles ne sont plus seulement habillées, mais travesties, et malheureusement se répandues beaucoup plus vite et dans un cercle bien autrement vastes que celles données par la presse locale, qui a la faiblesse de se borner à raconter strictement ce qui s’est passé.<lb/>Encore une fois, à nos lecteurs de Saint-Germain, à juger et à apprécier et surtout à se défier de certaines annonces qui, comme celles données par plusieurs journaux et notamment par le Petit Journal, ont fait réunir inutilement, pendant plusieurs heures, samedi dans l’après-midi sur le parterre, à la route des Loges et aux abords du château, une foule immense qui espérait et attendait l’arrivée des deux Empereurs, pendant que, suivant le programme arrêté, Leurs Majestés étaient déjà rendues au palais de Saint-Cloud.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Chasse à Saint-Germain de LL. MM. les empereurs Napoléon et François-Joseph », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 44-826, 2 novembre 1867, p. 174</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">100</unitid>
                <unitdate normal="1867/1867" encodinganalog="3.1.3">6 décembre 1867</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« L’Empereur est venu chasser à tir dans la forêt de Saint-Germain avant-hier jeudi. Prévenus par les dispositions ordinaires, les habitants de Maisons avaient pavoisé leurs fenêtres sur tout le parcours de Sa Majesté qui, traversant cette commune vers dix heures et demie pour se rendre à Fromainville, a été saluée par les plus vives acclamations de la foule qui l’attendait au passage.<lb/>L’Empereur, ainsi que les personnes de sa suite, étaient en voitures fermées attelées en poste, précédées et suivies de piqueurs à cheval. Commencée à onze heures, la chasse était terminée avant trois heures ; d’énormes feux de bivouacs avaient été allumés sur l’emplacement des tirés et près du pavillon rustique où l’Empereur et sa suite prennent un instant de repos. Le parfait état de santé de Sa Majesté a été remarqué avec plaisir par tous les assistants. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 17e année, n° 49-831, 7 décembre 1867, p. 193</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur des travaux à l’entrée du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">101</unitid>
                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">9 mai 1868</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain. Les promeneurs ont pu remarquer ces jours-ci que des ouvriers étaient occupés à démolir les deux lourds piliers en pierre de taille sur lesquels s’appuyait la porte avancée construite sur la place du Château à l’époque du pénitencier militaire.<lb/>C’est à la continuelle obligeance de l’éminent architecte, M. Millet, que nous devons les renseignements suivants :<lb/>Les travaux qu’il fait faire à l’entrée du château, nous a-t-il dit, n’ont aucune importance et n’avancent en rien la restauration générale du vieux et respectable édifice ; il avait jadis conservé, par mesure d’économie, la porte cochère en bois avec ses deux gros piliers en pierre ; les battants tombaient en pourriture et devenaient hors de service, et au lieu de les remplacer, l’architecte a dû commander une plus que modeste grille en fer, ayant tout à faire le caractère d’un objet provisoire. Elle permettra le passage de l’air, facilitera l’entrée au château, mais cette installation essentiellement provisoire, répétons-le, d’après M. Millet lui-même, n’a aucune valeur ni aucun caractère artistique.<lb/>En ce qui s’applique aux travaux de restauration, le crédit alloué sur 1868 étant le même que celui des dernières années, M. Millet pense pouvoir achever le gros œuvre de toute la façade nord, donnant sur le parterre, et continuer les ouvrages sur la façade est.<lb/>Dans la dernière campagne, il n’a pu être presque rien fait à l’intérieur ; on va reprendre ou restaurer tous les éperons et l’escalier d’angle sur la cour, refaire les voûtes et les planchers de tout l’angle nord-est, et il est probable que vers le milieu de l’année 1869 tout l’angle pourra être livré à la direction des musées impériaux.<lb/>Le regrettable et regretté M. Beaune est remplacé dans ses fonctions de deuxième conservateur du musée par M. de Mortillet, archéologue savant et distingué, qui, depuis deux ou trois ans, était occupé au musée à classer et à ranger tous les objets de sa collection. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <subject>Musée</subject>
                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 18e année, n° 19-853, 9 mai 1868, p. 73</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la remise à Napoléon III par le conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye d’une médaille commémorant la restauration du château</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">102</unitid>
                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">12 mai 1868</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mardi dernier, le conseil municipal de Saint-Germain-en-Laye a eu l’honneur d’être admis à faire hommage à S. M. l’Empereur, aux Tuileries, de la médaille votée en commémoration de la restauration du château de Saint-Germain et de l’inauguration du musée.<lb/>L’administration et le conseil, en demandant à l’Empereur d’être admis près de lui, avaient témoigné le vœu que cette réception coïncidât avec la date du 12 mai, premier anniversaire de la visite de Sa Majesté à Saint-Germain.<lb/>La presque totalité des membres du conseil, ayant à leur tête MM. de Breuvery, maire, et Courtin, 2e adjoint, ont été présentés à l’Empereur par M. Boselli, préfet de Seine-et-Oise, intermédiaire naturel et hiérarchique de la manifestation du conseil, et par M. de Breuvery, maire de Saint-Germain.<lb/>C’est avec la bienveillance la plus marquée et toute l’affabilité possible que l’Empereur a reçu les représentants de notre ville ; après avoir serré la main du préfet et du maire, témoigné sa satisfaction de l’hommage qui lui était fait, et de l’exécution matérielle de la médaille, Sa Majesté s’est entretenue, avec les marques d’un vif intérêt, des besoins de la ville de Saint-Germain ; il a été aussi, entre l’Empereur et M. Boselli, question de certains intérêts touchant Poissy et Argenteuil, puis les membres de notre édilité se sont retirés, emportant un souvenir ineffaçable de l’accueil qui venait de leur être fait.<lb/>L’écrin, déposé entre les mains de Sa Majesté, contenait trois exemplaires en vermeil, en argent et en bronze de la médaille, frappée à la Monnaie et admirablement réussie ; elle porte à sa face le dessin exact en relief de l’angle et de la partie du château qui donne sur la place et qui offre la vue de la tour d’angle restaurée de Charles V et du beffroi. L’écusson des armes de la ville, placé à la base et engagé dans le cordon circulaire, dissimile très heureusement la partie encore non restaurée de l’entrée ; l’exergue porte cette inscription : Restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, commencée en 1862.<lb/>Au revers on lit : A Napoléon III, la ville de Saint-Germain-en-Laye ; et en exergue : Inauguration du musée, 12 mai 1867. Décret du 8 mars 1862. »</p>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 18e année, n° 20-854, 16 mai 1868, p. 77</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de Napoléon III au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1868</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Samedi 16 mai, 8 heures du matin<lb/>Le train qui arrive à Saint-Germain à cinq heures vingt minutes du soir nous a amené hier d’illustres hôtes sur lesquels on était loin de compter, mais qui n’ont pu conserver le strict incognito qu’ils s’étaient proposé. L’Empereur et l’Impératrice, accompagnés d’une dame et de quelques officiers de leurs Maisons, comme eux en habit de ville, sont venus inopinément visiter le musée. Vu l’heure avancée, et le vendredi n’étant pas un jour d’ouverture, aucun des fonctionnaires du musée ou du château ne s’est trouvé là pour recevoir les augustes visiteurs : c’est un simple gardien qui les a guidés dans leur rapide visite. Arrivées un peu avant cinq heures et demie, Leurs Majestés reprenaient le train de six heures ; mais pour redescendre sur le quai, elles ont dû se faire jour à travers une foule des plus compactes, accourue, en si peu de moments, de tous les points de la ville, et qui, sur la place, dans le débarcadère et du haut de la terrasse qui domine la tranchée, les a saluées des acclamations les plus enthousiastes.<lb/>Prévenu à la hâte, M. de Breuvery, maire de Saint-Germain, a pu encore arriver assez à temps pour se trouver, au moment du départ, dans la cour du château, et présenter ses hommages à l’Empereur et à l’Impératrice.<lb/>Nous manquons d’autres détails, mais du moins nous tenons ceux-ci d’une source authentique. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 18e année, n° 20-854, 16 mai 1868, p. 79</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de Napoléon III au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">15 mai 1868</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Aux détails que nous avons donnés de la dernière visite faite au château de Saint-Germain par l’Empereur et l’Impératrice, nous pouvons joindre les suivants, que nous empruntons à l’Etendard :<lb/>LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice se sont rendues vendredi à Saint-Germain, où ils ont visité le château et le musée gallo-romain.<lb/>L’Empereur et l’Impératrice sont arrivés à quatre heures vingt minutes de l’après-midi, dans la cour de l’embarcadère de la rue Saint-Lazare, dans une voiture de petite livrée et sans aucune suite. Ils sont montés, par l’escalier commun à tous les voyageurs, dans la salle des Pas-Perdus, où un valet de pied a pris au guichet leurs billets pour Saint-Germain.<lb/>L’incognito n’a pu être longtemps observé : tous ceux qui se pressaient dans les salles pour partir ont reconnu Leurs Majestés, qui se sont rendus sur le quai de la gare en traversant les salles d’attente.<lb/>Averti à ce moment de leur présence, M. Julien, directeur des chemins de fer de l’Ouest, est venu en toute hâte auprès de l’Empereur, qui lui a donné la main, et, après avoir échangé quelques paroles, Leurs Majestés ont pris place dans le train ordinaire n° 19.<lb/>Leurs Majestés sont revenues par la même voie à 7 heures 43 minutes. M. Julien les a reçues en descendant du wagon et accompagnées jusqu’au bas de l’escalier de l’embarcadère, où les attendait la même voiture qui les avait amenées.<lb/>(L’Etendard) »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Musée</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 18e année, n° 21-855, 23 mai 1868, p. 81</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description des nouvelles salles du musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">15 août 1868</unitdate>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le musée gallo-romain au château de Saint-Germain<lb/>Sous l’active et savante direction de M. Alexandre Bertrand, le musée de Saint-Germain se complète et s’agrandit tous les jours. Non seulement les vitrines se remplissent de nombreux et curieux objets, mais encore des salles nouvelles s’ouvrent successivement à de brefs délais.<lb/>Depuis le 1er juin, le public est admis à visiter une salle de l’entresol, dans laquelle se trouve réunie une belle et longue série de statues, bas-reliefs et inscriptions fournissant les plus précieux renseignements sur la Gaule.<lb/>Au milieu de la salle, se dresse la statue du soldat gaulois du musée Calvet, d’Avignon.<lb/>Derrière se voient les bas-reliefs d’Entremont, près d’Aix-en-Provence, avec des têtes coupées et le cheval gaulois. Ce sont là peut-être les plus anciens monuments d’art de nos pères.<lb/>Puis viennent de nombreux petits autels votifs qui nous apprennent une mythologie toute spéciale. Ils nous révèlent une série de divinités locales, Luhé, Léheven, Sex Aubon, etc., dont nous n’avons jamais entendu parler au collège. Pourtant, toutes ces divinités avaient leur culte, et parfois l’autel porte dans son sein un tronc pour recevoir les offrandes. Une autre particularité fort intéressante, c’est de voir une espèce de croix gravée sur la face d’un certain nombre de ces autels, qui pourtant sont étrangers et antérieurs au christianisme.<lb/>Plus loin, dans le couloir le long des fenêtres, sont des pierres tombales qui nous montrent que, chez les Gaulois, les corps de métier étaient constitués en corporations. On voit là le constructeur avec le ciseau, le marteau, la truelle, la hache et la scie ; le verrier armé de son creuset et d’une grande pince ; le débitant de boisson servant à boire, etc.<lb/>A la suite de ces pierres tombales, il en est quelques autres qui reproduisent le costume national. Les personnages représentés ont tous le torque, ou collier torse au cou. Le vêtement d’en bas est plus ou moins collant. Le haut du corps est recouvert d’une espèce de tunique assez courte, fermant sur le côté. Puis vient le manteau jeté sur l’épaule.<lb/>Ce sont aussi des pierres tombales qui nous fournissent tous les détails du costume militaire sous la domination romaine : on voit l’auxiliaire gaulois à cheval et le soldat engagé dans les légions.<lb/>Au 15 août, s’ouvriront deux nouvelles salles faisant suite à la précédente<lb/>Dans la première, dont l’Empereur a fait les frais, sont provisoirement réunies toutes les pièces qui concernent la conquête des Gaules par César. C’est comme le musée démonstratif du livre de l’Empereur.<lb/>Le centre de la pièce est occupé par un magnifique plan en relief d’Alise, à l’échelle exacte de cinq décimètres par kilomètre, œuvre de M. Abel Maître, l’habile chef des ateliers de moulage et de réparation du musée. On peut, sur ce plan, suivre toutes les phases de la lutte suprême des Gaulois contre les Romains.<lb/>Les armes et monnaies trouvées à Alise sont étalées autour du plan et prouvent jusqu’à l’évidence que l’Alesia de César est bien Alise-Sainte-Reine de Bourgogne.<lb/>De petits modèles des défenses du camp de César, des attaques des places fortes et des machines de guerre, des vitrines contenant les diplômes militaires gravés sur bronze et des projectiles en plomb, des cadres renfermant tous les détails des armes offensives et défensives, des restitutions d’armes anciennes, péplum et javelot avec l’amentum, initient le visiteur à tous les détails de l’art militaire, initiation complétée et confirmée par une série choisie des bas-reliefs de la colonne Trajane.<lb/>Il reste encore à citer dans cette salle une vitrine contenant le produit des fouilles du Puy-d’Issolut, que l’on croit être Urelodunum ; du Mont-Beuvery, où l’on place Bibracte ; de l’oppidum gaulois de Meurccint.<lb/>La seconde salle, ouverte au 15 août, vient à la suite de celle de César, ou de la Conquête. Elle contient des collections toutes différentes. Elle est consacrée à l’histoire naturelle appliquée à l’archéologie. On verra là les plantes et les animaux qui ont accompagné l’homme à chaque époque ; les pierres et les minéraux qui, aux divers âges, ont alimenté son industrie. Des crânes et squelettes provenant de stations et tombes diverses nous feront connaître les populations qui ont successivement occupé le sol de la France.<lb/>Ces collections ne font que commencer, mais elles peuvent et doivent prendre un grand et utile développement, qui les mettra bientôt au niveau de toutes celles que contient le musée, établissement qui, quoique jeune encore, nous est déjà envié par les nations étrangères.<lb/>Gabriel de Mortillet »</p>
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                <subject>Musée</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Gabriel de Mortillet, « Le musée gallo-romain au château de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 18e année, n° 32-866, 15 août 1868, p. 130</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1868/1868" encodinganalog="3.1.3">22 octobre 1868</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Avant-hier jeudi, pour la première fois depuis son retour de Biarritz et le commencement de la saison, l’Empereur a chassé 5 tir dans les réserves de Fromanville. Parmi les personnes de distinction qui accompagnaient Sa Majesté, se trouvaient le général Fleury, M. le marquis de La Valette, le docteur Conneau, etc. Cette chasse a été favorisée par une belle journée d’automne exceptionnelle depuis quelques jours ; l’Empereur paraissait jouir d’une santé parfaite ; le service des rabatteurs a été fait comme toujours par des cavaliers à pied des Chasseurs de la Garde. Nous manquons jusqu’ici de détails plus circonstanciés. »</p>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 18e année, n° 43-877, 24 octobre 1868, p. 169</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">107</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">24 avril 1869</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain<lb/>Travaux accomplis et en voie d’exécution<lb/>L’an dernier, en 1868, l’architecte, M. Eugène Millet, avait été mis en demeure de procéder à la façon des ouvrages annuels le 14 mars et, à cette époque, le crédit était ouvert et les soumissions des entrepreneurs approuvées.<lb/>Le crédit alloué était de 200000 fr. ; on se mettait à l’œuvre et on poursuivait les travaux de restitutions et consolidation des bâtiments joignant la loge de l’escalier d’honneur et aussi l’achèvement des maçonneries, des faces nord-est, du pavillon d’angle à la même orientation.<lb/>A l’intérieur, l’on construisait les cheminées et leurs tuyaux, les éperons, les corbeaux et les corniches destinées à supporter les planchers en charpente ; dans la cour, les contreforts étaient repris en sous-œuvre, consolidés et restaurés.<lb/>Ces ouvrages achevés, les habiles ouvriers, tous parfaitement dignes du maître sous les ordres duquel ils travaillent avec tant d’intelligence, s’occupèrent de la restauration de toutes les croisées, tant sur la cour que sur le parterre, et de la pose du dallage – terrasse formant promenade au premier étage vers le parterre.<lb/>Pareil travail était effectué sur la façade est et pour les travaux qui touchent la tourelle d’encoignure. Pour éviter tous désordres dans les constructions neuves, M. Millet devait songer à protéger tout l’angle nord-est avant la saison d’hiver ; il prescrit en conséquence la restauration, ou plutôt la reconstruction des voûtes supérieures de toute cette partie du château de Saint-Germain.<lb/>Cela fait, on établissait les toitures définitives, et ce fut alors que l’on vit les ouvriers débarrasser complètement l’extrémité de la façade nord de tous les restes des échafaudages ayant servi à l’exécution des divers ouvrages.<lb/>L’architecte avait pu donner à la façade son aspect sur le parterre et dans son ensemble ; mais toute cette portion de l’œuvre n’était pas et n’est pas chose achevée. Il faut, sur la cour, restaurer et consolider la tourelle contenant l’escalier ; il faut compléter toutes les balustrades joignant cette tourelle et construire tous les planchers à neuf, car la plupart des bois de charpente sont pourris et tombent en poussière.<lb/>A l’intérieur, il y a encore quelques reprises à effectuer ; il faudra faire tous les enduits des diverses pièces. Ces derniers ouvrages exécutés, on sera contraint de faire sécher un peu toutes les maçonneries, précautions indispensables pour des murailles d’une aussi forte épaisseur, et de ne procéder qu’ensuite aux travaux de peinture et de décoration.<lb/>On compte n’achever toute la partie nord-est du château qu’à la fin de 1869, peut-être même qu’en 1870, et voici les raisons que, dans une obligeante conversation, M. Millet a bien voulu nous en donner.<lb/>Le château de Saint-Germain, dans sa partie sud-est, à l’angle de la rue du Château-Neuf, est dans un état pitoyable ; le vieux pavillon s’affaisse sur lui-même et déchire toutes les vieilles et respectables bâtisses de François Ier, que M. Millet doit, dit-il, remettre en honneur et en situation de se présenter dans le monde.<lb/>Depuis deux ou trois ans, il était inquiet sur cette partie du château, et a dû solliciter l’autorisation de s’en occuper spécialement.<lb/>Au point de vue des intérêts qu’il est appelé à défendre, il y avait une grande importance à consolider les vieilles constructions de cette portion de l’ancien manoir ; il est donc obligé d’abandonner un peu l’angle nord-est pour s’occuper de l’autre angle de la façade, vers la cité Médicis ; pendant ce temps-là, les maçonneries gâcheront, et l’on pourra sans crainte faire la menuiserie et la peinture.<lb/>Pendant le cours des travaux, M. Millet retrouve sans cesse des vieux fragments de l’antique château de Charles V. Dans le corps du logis de l’est, il a, dit-il, constaté encore de nombreux fragments des murailles du XIVe siècle ; il ne sait s’il arrivera à trouver assez de débris pour pouvoir plus tard tracer à peu près le plan du vieux château féodal de Saint-Germain-en-Laye, mais il inscrit, ajoute-t-il, sur son journal, et avec le concours de son inspecteur et ami, M. Choret, tout ce qu’il trouve, et, un jour peut-être, pourront-ils tous deux donner de précieux renseignements sur les constructions militaires du roi Charles V.<lb/>Voilà ce que, dans sa modestie, M. Millet a cru devoir qualifier de bavardages, mais ce qui, pour nous et nos lecteurs, devenait une précieuse communication dont nous avons cherché à retenir les éléments, réunis et transcris aussi fidèlement que nos notes et notre mémoire ont pu nous le permettre.<lb/>Léon de Villette »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Château de Saint-Germain, travaux accomplis et en voie d’exécution », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 19e année, n° 18-904, 24 avril 1869, p. 71</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">108</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1869</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Mercredi soir, à quatre heures un quart, l’Empereur est venu de Saint-Cloud à Saint-Germain, en voiture découverte, et s’est arrêté à la porte du château donnant rue du Château-Neuf. Sa Majesté n’était pas attendue et n’a pu être reçue que par M. Chevalier, concierge spécial de cette entrée interdite au public. L’Empereur, qui était accompagné du général Lepic et de deux autres messieurs, a visité d’abord tous les chantiers extérieurs, puis il a parcouru, ensuite, quelques salles du musée, et est reparti cinq quarts d’heure environ après son arrivée. »</p>
              </scopecontent>
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                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 19e année, n° 38-921, 31 juillet 1869, p. 149</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite de l’empereur au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">109</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">28 juillet 1869</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Nous croyons être agréable à nos lecteurs et à tous nos concitoyens, en général, en publiant les faits suivants, dont nous pouvons garantir l’authenticité :<lb/>L’Empereur, lors de sa dernière visite au chantier des travaux du château, a appris que, faute de crédits suffisants, on avait congédié un certain nombre d’ouvriers, et qu’enfin, en juillet, on avait réduit l’atelier comme à l’entrée de l’hiver. Sa Majesté, après s’être enquise de la situation des ouvriers qui, tous, ou presque tous, sont de la ville, a ordonné la reprise des travaux.<lb/>Dans un entretien que M. Millet, architecte du château, a eu l’honneur d’avoir au palais de Saint-Cloud avec l’empereur, Sa Majesté a bien voulu lui annoncer qu’Elle accordait, pour les travaux du château de Saint-Germain, une somme de 100000 fr., qui serait payée sur sa cassette, à raison de 10000 fr. par mois.<lb/>A ce fait, qui intéresse l’art et les ouvriers du château, nous pensons pouvoir, sans trop d’indiscrétion, raconter une conversation que nous avons été heureux d’avoir avec M. Eugène Millet, et dans laquelle il nous témoignait tout le chagrin que lui causait l’idée de se séparer de ses bons et braves auxiliaires, au milieu du mois de juillet.<lb/>« Le crédit alloué, nous disait-il, me permettra d’activer la démolition du pavillon sud-est ; j’espère bien même continuer les éperons destinés à supporter la tourelle d’encoignure et me trouver aussi à même de pousser avec une certaine activité les travaux de la cour ». »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 19e année, n° 42-925, 28 août 1869, p. 166</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Vœux concernant la restauration du parterre de Le Nôtre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">110</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">16 octobre 1869</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Château de Saint-Germain<lb/>L’ancien et le nouveau parterre. Les travaux actuels de rectification des parapets du fossé de la façade nord<lb/>Le Nôtre (André), le savant architecte chargé par Louis XIV des jardins de Sceaux, des Tuileries, de Clagny, de Saint-Cloud, de Chantilly, de Versailles, etc., etc., a fait aussi le parterre de Saint-Germain.<lb/>A Saint-Germain, cet artiste a su créer, dans un terrain fort irrégulier, une charmante promenade. Il a pris d’abord l’axe de la loge de l’escalier d’honneur qu’il a joint au couvent des Loges, et il créait dans cet axe la belle avenue que nous admirons tous.<lb/>C’est dans cet axe aussi, mais plus rapproché, qu’il établissait une allée qu’il bordait d’arbres taillés et de compartiments de broderies et de fleurs formant le vrai parterre, au-devant du château. Toujours sur la même ligne, le savant architecte plantait l’hémicycle et les deux avenues de tilleuls dont il reste encore des traces à l’ouest de la tranchée de la gare.<lb/>A l’est de ce parterre de fleurs, il formait un boulingrin triangulaire qui lui permettait de gagner le nouvel axe des plantations, utiles pour se placer parallèlement à l’admirable terrasse qu’il voulait construire à Saint-Germain. A la suite de ce boulingrin, Le Nôtre plantait le quinconce qui joint la terrasse.<lb/>Tout cela était savant, harmonieux et fort habile. Ces dispositions ont été conservées fort longtemps, car on peut voir, à la mairie, un plan d’alignement remontant, croyons-nous, à 1810, qui indique encore les arrangements dont nous venons de parler.<lb/>Le Nôtre avait parfaitement compris qu’il ne pouvait border le fossé nord du château par l’allée en pente qui va de la place du Château à la terrasse. Il avait compris que pour border le château, il fallait qu’il trouvât partout des lignes horizontales. Il établissait alors devant le fossé nord une petite terrasse de niveau, et les gravures de Pérelle et de Rigault indiquent toutes cet arrangement, bien naturel d’ailleurs. Pour accéder à cette petite terrasse, et pour descendre au parterre, dans l’axe de la loge de l’escalier d’honneur, il y avait un large perron composé de sept marches et ayant, à ce qu’il paraît, environ vingt mètres de largeur. Cette petite terrasse devait avoir, selon M. Eugène Millet, une dizaine de mètres de largeur, et elle se développait parallèlement au mur de fossé.<lb/>Ce sont tous ces arrangements que, dans une récente conversation, l’habile architecte du château nous disait désirer vivement voir revivre : tout cela accompagnerait bien mieux le château que la terrasse actuelle en forme de balcon.<lb/>Il est facile, pour s’expliquer ces souvenirs et ces restes, de se reporter à toutes les vieilles images donnant la face nord du château, voir, par conséquent, la belle estampe de Rigault, si répandue à Saint-Germain, et qui a pour titre : Vue du vieux château de Saint-Germain-en-Laye, et aussi les petites gravures dont est illustré le Précis historique de MM. Rolot et de Sivry.<lb/>La terrasse-bastion, le parterre actuel, disposés pour le déblai du chemin de fer, et non pour le château qui a été oublié, forment un vilain entourage au vieux monument historique.<lb/>On ne sait encore si la Liste civile voudra revenir au jardin de Le Nôtre. M. Millet est d’avis que ce serait fort utile et fort heureux pour le château et pour le parterre.<lb/>En attendant, il est certain que les travaux en cours d’exécution pour la rectification des parapets vont amener au moins le redressement de la petite terrasse et le rétablissement du large et insuffisant perron remplaçant les petits escaliers étroits actuels. Le reste viendrait plus tard, et c’est aussi, dit-on, le projet et le désir de l’Empereur.<lb/>Tout cela met à néant, bien entendu, les versions ridicules qu’on fait courir certains oisifs, qui veulent en savoir plus que l’architecte lui-même, que le rapprochement des parapets avait pour but, après la suppression de la petite terrasse, la création d’une allée carrossable, allant de la place du Château à la grille du Boulingrin, en longeant le fossé.<lb/>La voie carrossable dont on parle existe déjà. Il suffirait, si telle était l’intention de la Liste civile, d’ouvrir la grille entière pour que les voitures aillent rejoindre la terrasse ; cela n’a rien d’impossible et reste tout à fait indépendant des travaux actuels.<lb/>Tels sont les renseignements qu’avec son obligeance ordinaire et inépuisable, M. Millet, dans une récente visite, a bien voulu nous donner sur cette partie des travaux actuels.<lb/>Léon de Villette »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Château de Saint-Germain. L’ancien et le nouveau parterre. Les travaux actuels de rectification des parapets du fossé de la façade nord », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 19e année, n° 49-930, 16 octobre 1869, p. 194</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse impériale à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">111</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">20 décembre 1869</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Lundi dernier, l’Empereur est venu chasser à tir à Saint-Germain. Sa Majesté est passée à Maisons à dix heures et demie ; la chasse a commencé à Fromainville à onze heures ; le déjeuner a eu lieu à midi à la chaumière rustique. A trois heures et demie, la chasse était terminée, le retour s’est effectué à quatre heures par Maisons, dont toutes les fenêtres étaient pavoisées sur le passage de l’Empereur.<lb/>Les personnages de distinction qui, avec ceux de la Maison et du service de l’Empereur, accompagnaient Sa Majesté étaient, autant qu’il nous a été possible de nous renseigner : MM. le prince Joachim Murat, de Corberon, Pietri, secrétaire ; le prince de la Moskowa, Costa de Beauregard, Raimbaud, écuyer ; Cruzman, officier d’ordonnance, et le docteur baron Corvisart. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <persname role="subject">Napoléon III</persname>
                <subject>Chasse</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 19e année, n° 59-940, 25 décembre 1869, p. 253</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">112</unitid>
                <unitdate normal="1869/1869" encodinganalog="3.1.3">29 janvier 1869</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Travaux du château de Saint-Germain, 1869-1870<lb/>Le Petit moniteur du soir annonçait, il y a quelques jours, dans ses petites nouvelles, « que les travaux du château de Saint-Germain allaient être incessamment repris ». Comme nous ne sachions pas qu’ils aient été suspendus autrement que par le chômage forcé par le mauvais temps de ces derniers jours, nous avons dû joindre à une visite personnelle les renseignements suivants puisés aux sources les plus authentiques.<lb/>On a ouvert à M. Millet son crédit habituel pour 1870 mais, jusqu’à ce moment, rien encore pour le crédit des gros ouvrages. Sans le secours inattendu de l’Empereur, l’architecte se voyait obligé, à la fin de juillet dernier, de cesser « à peu près » tout travail dans le château. Il eut été forcé de donner, en juillet, l’ordre de réduire le nombre des ouvriers dans la proportion habituelle de l’hiver.<lb/>Ce secours, que nous avons eu déjà l’occasion de signaler, lui a permis d’attaquer, avec quelque vigueur, les travaux nécessaires à l’établissement de la terrasse devant longer la façade nord du château ; sans les froids rigoureux que nous traversons, on eut achevé la maçonnerie du mur de soutènement de cette petite terrasse du parterre de Le Nôtre ; toutes les pierres sont préparées et, avec quelques beaux jours, on pourra terminer le travail.<lb/>Les fonds de la cassette impériale ont permis aussi de poursuivre la démolition du pavillon sud-est et préparer nombre de raccords sur ce point du monument ; on a même posé douze ou quinze assises de la partie basse de la tourelle devant épauler cet angle.<lb/>En ce moment, les menuisiers posent les croisées de la partie sise au-delà de l’escalier d’honneur et de la partie en retour vers la cité Médicis ; les vitriers, à leur tour, s’occupent de la pose de leurs vitraux ; M. Berthier, le nouvel entrepreneur de menuiserie, commence sa façon des plafonds en bois de l’angle nord-est.<lb/>Sur la cour, les intelligents ouvriers chargés de la maçonnés ont ébauché divers ouvrages dans l’encoigneure fermée par les bâtiments sud et est ; ils se sont occupés aussi de divers travaux souterrains, utiles à la restauration de l’angle vers la rue du Château-Neuf.<lb/>Il y a donc lieu d’espérer que la froid va cesser et d’un crédit sur 1870 mettra l’habile architecte à même de poursuivre l’œuvre grandiose dont il s’agit.<lb/>Pendant cette campagne, on pense devoir achever ou du moins bien avancer l’angle nord-est. Dans la nouvelle encoignure, il reste à dégager la tourelle, à refaire un escalier, à ériger les cheminées intérieures et à retrouver enfin le vieux pavillon de François Ier.<lb/>Tels sont les renseignements, des plus certains, nous le répétons, que nous avons cru devoir porter à la connaissance de nos concitoyens de Saint-Germain, de nos confrères de la presse et de tous ceux qui s’intéressent à l’intelligence et artistique restauration de notre vieux manoir.<lb/>L. de V. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Travaux du château de Saint-Germain, 1869-1870 », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 5-945, 29 janvier 1870, p. 18</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la visite de l’archiduc Albert d’Autriche au musée de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">113</unitid>
                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">1er mars 1870</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
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                <p>« Mardi dernier, l’archiduc Albert d’Autriche est venu par le chemin de fer à Saint-Germain pour visiter le musée ; son arrivée avait été annoncée pour une heure et demie, mais ce n’a été qu’au train suivant que M. le commandant Rouvière, adjudant du Palais de Saint-Germain, a pu se trouver en grand uniforme au devant du prince. S. A. I., en habit de ville comme les deux ou trois personnes qui l’accompagnaient et parmi lesquelles était, nous a-t-on dit, M. le comte Clary, officier d’ordonnance de l’Empereur, a été reçue ensuite par MM. Bertrand, conservateur, de Mortillet, attaché au musée, et Eugène Millet, architecte du château.<lb/>Ces messieurs ont fait au prince les honneurs du musée et du château pendant cette visite qui, malgré sa rapidité, a paru l’intéresser vivement. Ils l’ont ensuite accompagné dans une courte promenade sur le parterre et la terrasse, en attendant l’heure de quatre heures pour le départ du train qui devait ramener le prince à Paris. »</p>
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                <subject>Musée</subject>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 10-950, 5 mars 1870, p. 37</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de travaux dans le Grand Parterre du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">114</unitid>
                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">25 juin 1870</unitdate>
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              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« La nouvelle esplanade de la façade nord du château dans l’axe de la route des Loges vient de recevoir son complément de décoration grâce aux soins de M. Millet par la pose de piédestaux sur lesquels on achève de placer des vases dans le goût de l’époque de Le Nôtre, le créateur de notre belle terrasse et dont en cherchant bien on peut trouver encore deux spécimens bien conservés auprès du massif de marronniers à gauche de la grille des Loges.<lb/>Ces vases d’un excellent effet sont sculptés dans de la pierre de Poissy ; par mesure de précaution seulement et surtout en vue des enfants, l’architecte a établi tout le long de l’esplanade des rampes en fer dites garde-corps, précisément comme celles qu’on peut voir aux Tuileries sur les terrasses du bord de l’eau, des Feuillants et sur les rampes de la partie qui domine la place de la Concorde. »</p>
              </scopecontent>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 26-966, 25 juin 1870, p. 101</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’installation d’une ambulance dans le château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">115</unitid>
                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">3 septembre 1870</unitdate>
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« On verra plus loin, et tous les journaux l’ont annoncé, que les châteaux impériaux allaient recevoir des ambulances, et que celui de Saint-Germain était du nombre. Nous avions déjà appris que M. le docteur Le Piez, chirurgien de l’hospice, avait eu cette heureuse idée qu’il avait communiquée à M. Bertrand, conservateur du musée impérial, qui s’était empressé de l’accueillir avec faveur, et, partant immédiatement pour Paris, en avait rapporté l’autorisation et les instructions nécessaires.<lb/>Depuis et à la date du 29 août, M. de Mortillet, attaché au musée, avait bien voulu nous écrire pour nous annoncer qu’on organisait au château une ambulance de 60 lits ; on a pu voir, dès les premiers jours de la semaine, sur la façade du côté de la place, une inscription constatant cette destination. L’ambulance occupera, nous dit notre honorable correspondant, de grandes et belles salles nouvellement restaurées regardant le parterre et faisant suite à celles du musée.<lb/>Il veut bien ajouter que, connaissant le dévouement de la direction et de la rédaction de l’Industriel à toute œuvre utile, il vient avec pleine confiance leur demander leur concours et les assurer de la reconnaissance de l’administration et du musée, pour vouloir bien ainsi seconder ses efforts, au moyen de la publicité dont le journal dispose.<lb/>De son côté, sur l’observation de M. le docteur Le Piez relativement à la nécessité de centraliser le plus possible le service des ambulances et de les établir à des distances qui rendent les visites des chirurgiens les plus immédiates et plus fréquentes, M. Bulté n’a pas hésité à reporter sur l’ambulance du château les bienfaits des démarches qu’il a faites dans l’intérêt de l’établissement d’une ambulance d’abord projetée dans l’ancien hôpital.<lb/>[…]<lb/>[p. 142] Ambulance du château<lb/>Une grande et belle ambulance, pouvant contenir cinquante à soixante lits, s’organise dans les vases salles du château de Saint-Germain nouvellement restaurées. Celles salles donnant sur le parterre sont bien éclairées, bien aérées et fort gaies. A partir de dimanche 28 août, il a été fait, avec l’appui de la mairie, appel au bon secours des habitants de la ville, qui y ont répondu de la manière la plus patriotique et la plus dévouée. En cinq jours, les soixante lits tout garnis ont été trouvés. Il faudrait maintenant des prêts et dons de tables de nuit, de sièges, de descentes de lit, de chemises et autre linge d’homme, de charpie, de vieux linges pour bandages, de provisions, surtout riz, café, sucre. »</p>
              </scopecontent>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 36-706, 3 septembre 1870, p. 141-142</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la reprise des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">116</unitid>
                <unitdate normal="1870/1870" encodinganalog="3.1.3">23 septembre 1870</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« C’est avec une certaine satisfaction, qui sera comprise de tous nos lecteurs, que nous avons vu depuis quelques jours la reprise des travaux au château de Saint-Germain, que les gens à mauvaises nouvelles disaient abandonnés, pour ainsi dire, à tout jamais ; des ouvriers en petit nombre, il est vrai, sont occupés à la continuation de la façade est, où l’on travaille, autant que nous pouvons le savoir, à la construction d’un escalier intérieur. Il est certain, il faut bien le reconnaître, que dans l’état de choses actuel, les allocations destinées jadis à la restauration du château et à la continuation du musée ne seront et ne peuvent être aussi largement accordées qu’autrefois ; mais la reprise des travaux nous prouve ce que nous savions déjà ; c’est que, dans son retour au ministère des Travaux publics, le château ne court aucun risque de se voir abandonné dans le projet de restauration si savamment et si artistiquement conçu et exécuté ensuite par M. Millet, aux attributions duquel le ministère a joint la surveillance, la direction et enfin tous les travaux des jardins du parterre qui, sous l’Empire, ne dépendaient aucunement de l’architecte du château et qui va successivement être rétabli, pour mieux dire redressé, sur les plans de Le Nôtre. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 21e année, n° 26-733, 23 septembre 1871, p. 79</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de découvertes dans la cour du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">117</unitid>
                <unitdate normal="1872/1872" encodinganalog="3.1.3">13 mai 1872</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
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              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Château de François Ier à Saint-Germain-en-Laye<lb/>L’irrégularité de la cour du château de Saint-Germain a attiré l’attention de tous les écrivains qui se sont occupés de la vieille demeure royale.<lb/>Les uns ont voulu voir dans le tracé du plan l’intention de former un D gothique en souvenir de Diane de Poitiers. Nous ne savons si à l’époque où François Ier érigeait le monument, il voulait se montrer si reconnaissant envers la douce protégée de Henri II ; et puis, si il était d’usage de ciseler les initiales aimées sur les murailles en pleine lumière, il nous semble qu’il était à peine aimable de se borner à tracer, sur le sol, une lettre, avec le plan d’une construction.<lb/>Le savant architecte Du Cerceau, qui a étudié le château peu de temps après sa construction, qui nous a laissé dans son premier volume des Excellents Bâtiments de France publié en 1576 des dessins et une notice, attribue l’irrégularité du plan à ce que François Ier aurait érigé le monument sur les vieilles fondations du château existant, sur le même emplacement, et construit sous le règne de Charles V. Le texte de Du Cerceau est forme à cet égard, et nous ne saurions mieux faire que d’extraire les lignes suivantes :<lb/>« Cette place a été tenue par les Anglois durant leur séjour en France. Depuis eux estant déchassez, elle demeura quelque temps sans entretien. Or est-il advenu que le roy François premier, trouvât-il ce lieu plaisant, feit abbattre le viel bastiment, sous toucher néantmoins au fondement, sur lequel il feit redresser le tout comme on le voit pour le jourd’hui, et sans rien changer audit fondement, ainsi que l’on peult cognoistre par la court, d’une assez sauvage quadrature. »<lb/>L’affirmation de Du Cerceau nous a toujours paru trop précise ; François Ier ayant conservé dans la cour une salle basse du XIVe siècle, qui est dirigée perpendiculairement au corps de logis sur la place, tandis que le bâtiment vers le parterre a une direction très oblique par rapport à ce même corps de logis. La voûte de la construction de Charles V était entamée sous François Ier pour fonder, avec une direction très différente, le logis du nord, et sur ce point, depuis bien longtemps alors, il est prouvé que les constructeurs de François Ier n’ont pas utilisé bien des parties des vieilles fondations du XIVe siècle.<lb/>Depuis plus de dix ans qu’on poursuit la restauration de l’important édifice, il est arrivé bien des fois, en entamant le sol, de rencontrer des restes du château de Charles V. L’on a mis à découvert, à bien des reprises, de vieux pans de murs couronnés par une assise moulurée du socle ayant alors date certaine, et toujours ces restes de murailles étaient soit perpendiculaires, soit parallèles au bâtiment ouest de François Ier. Sur ces points encore alors, les vieilles maçonneries souterraines n’avaient pas été utilisées par les artistes de la Renaissance.<lb/>Il y a peu de jours, en opérant quelques fouilles dans le fond de la cour, pour remettre le pavage à son ancienne place, on a trouvé tous les soubassements d’une grande salle de rez-de-chaussée présentant encore son âtre de cheminée formé avec des tuiles émaillées, posées de champ, et formant mosaïque. A l’angle nord-est de cette salle, on trouvait une porte donnant entrée à une tourelle d’escalier, ayant conservé en place deux de ses marches, et flanquant le bâtiment de Charles V. Ces importantes substructions, qui présentent le plus grand intérêt, qui sont d’un aspect imposant, qui sont et seront conservées immédiatement sous le pavé de la cour, ont toujours les directions signalées précédemment, qui sont très différentes de celle adoptées pour les bâtiments de François Ier.<lb/>Les très nombreuses bâtisses du XIVe siècle trouvées dans le sol ne sont jamais sous les murs du château actuel, et, de ces découvertes, il faut conclure que Du Cerceau s’est complètement trompé en attribuant l’irrégularité de la cour à ce qu’on aurait construit les bâtiments sur les vieilles fondations du château fortifié. L’on peut admettre que le bâtiment ouest a repris la place d’une bâtisse de la forteresse, mais cela importe peu à l’irrégularité de la cour du château, et, nous le répétons, les constructions du château n’étant jamais posées sur les fondations du XIVe siècle, il faut trouver une autre cause à la disposition irrégulière et originale des divers bâtiments composant la demeure érigée par le roi François Ier à Saint-Germain-en-Laye.<lb/>E. L.<lb/>13 mai 1872 »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 21-1144, 24 mai 1873, p. 2</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">118</unitid>
                <unitdate normal="1872/1872" encodinganalog="3.1.3">28 septembre 1872</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Le château de Saint-Germain, septembre 1872<lb/>Ainsi que nous le faisons chaque année et principalement vers la fin des travaux de la campagne, nous croyons être utiles à l’intérêt de l’art et à celui de la ville en publiant sur notre vieux manoir et sa restauration, si heureusement entreprise et continuée par M. Eugène Millet, les renseignements qu’en outre de nos fréquentes visites, nous puisons à des sources certaines. Voici donc l’état où se trouve actuellement le monument en voie de restauration.<lb/>Le crédit restreint alloué à ces importants travaux ne permet pas de poursuivre activement l’œuvre de restauration. Les désordres sont cependant graves sur tous les points. La belle sainte chapelle de Saint-Louis s’écrase sous les tristes bâtisses qui la surmontent et qui lui ont été imposées à la fin du XVIIe siècle ; néanmoins, l’architecte continue ses travaux et nous devons remercier M. le ministre des Travaux publics des ressources qu’il veut bien consacrer à cette restitution intéressant tous les artistes qui s’occupent des diverses phases de notre art national, et se reliant à un si haut degré à notre ville, et nous dirons même à son avenir.<lb/>Le bâtiment méridional, sur la rue du Château-Neuf, était assurément, par sa situation, le plus favorable à l’habitation. Au XVIe siècle, tous les terrains compris entre le château et le côté de Versailles – où s’élèvent actuellement de nombreuses villas et les quartiers et casernes – étaient livrés de toute construction  et de ce point du château, on découvrait les ravissants coteaux de Marly, de Louveciennes, de Bougival, et l’œil pouvait suivre la Seine enserrant dans son gracieux parcours les bois du Vésinet.<lb/>Le créateur de l’œuvre avait alors disposé ce corps de logis pour l’habitation privée et intime de tous les siens et, par ces pièces relativement petites, ces escaliers de service multipliés, sa galerie de dégagement, il devait admirablement se prêter à sa destination.<lb/>Des traces de tout cela subsistent ; elles sont nombreuses et indiquées d’ailleurs de la façon la plus nette dans les planches du savant architecte Du Cerceau, gravées et publiées en 1576 – ne pas confondre, comme l’on fait certains journalistes ignorants, avec le P. Ducerceau, jésuite, auteur, entre autres ouvrages, d’un théâtre spécial à l’éducation scolaire.<lb/>Les dispositions d’ensemble sont simples et bien entendues : ainsi, dans le premier étage, au midi, l’habitation proprement dite ; à l’est, les appartements de parade ou de luxe ; au nord, sur le parterre, les salles d’apparat ou de réception, et enfin à l’ouest, à l’extrémité de cet ensemble, la belle galerie des fêtes et des grandes réunions<lb/>C’est là assurément la disposition primitive, car le roi Louis XIV, s’étant trouvé à l’étroit dans l’aile méridionale, aurait, dit-on, fait installer sa chambre à coucher et ses appartements particuliers dans le pavillon nord-est, et dans les pièces voisines.<lb/>L’administration des bâtiments civils veut assurément, en restaurant le château de Saint-Germain, le retour aux anciens arrangements, et dans le bâtiment sud, on doit retrouver les nombreuses distributions et y installer la bibliothèque du musée, les cabinets des conservateurs, la salle du conseil, et, dans les étages secondaires, ménager quelques logements pour des employés ou gardiens. Ce côté du château sera mis en communication avec la rue du Château-Neuf par une passerelle en bois traversant le fossé et dont les dispositions sont indiquées dans une des jolies gravures d’Israël Sylvestre.<lb/>En 1871, on commençait la restauration du bâtiment sud, et la continuation de l’escalier de service dans le pavillon sud-est.<lb/>En 1872, au commencement de la campagne, on achevait l’escalier dont il vient d’être parlé et l’on complétait la construction des quatre éperons supérieurs de la façade sud-est, au droit de l’escalier ou de ses annexes. On continuait aussi la restauration des contreforts correspondants sur la cour. Des reprises partielles et de détails sont en cours d’exécution dans diverses parties du bâtiment qui nous occupe. Les années précédentes avaient vu se fonder et se construire les contreforts devant porter la tourelle en encorbellement de l’angle sud-est, mais la bâtisse avait été arrêtée à la hauteur du plancher haut du rez-de-chaussée.<lb/>En ce moment, on achève la démolition du pavillon Louis XIV ; on a repris les travaux de reconstruction de toute l’encoignure qui, si nous sommes bien renseignés, sera poursuivie et accomplie à la fin de cette campagne, jusqu’à la hauteur des appuis des croisées du deuxième étage.<lb/>En déblayant la chapelle du château, on a trouvé deux tombes qu’on a cru devoir attribuer à des ancêtres de saint Louis… ou bien à d’autres personnages. Nous avons à ce sujet et sans résultats feuilleté le président Hainaut du Hamal, Carrazat ; il serait pourtant curieux de savoir quels ont pu être les restes mortels enterrés dans la chapelle ; les réduits sont du temps de sa construction et peut-être l’histoire de la ville de Poissy, ou tout autre ouvrage, contiendraient-elles les noms des personnages morts avant 1230 environ.<lb/>Dans tous les cas, nous faisons appel à tous les érudits du pays, et nous recevrons avec empressement et reconnaissance les documents qui pourront nous être adressés à cet égard.<lb/>L. de V. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Le château de Saint-Germain, septembre 1872 », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 39-787, 28 septembre 1872, p. 154</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de découvertes dans la chapelle du château et de plantations sur le Grand Parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">119</unitid>
                <unitdate normal="1872/1872" encodinganalog="3.1.3">30 novembre 1872</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
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                <p>« Château de Saint-Germain, septembre 1872<lb/>La chapelle, époque de saint Louis<lb/>Tous les visiteurs du musée ont remarqué, à main droite en entrant dans la cour, les restes de la curieuse chapelle de saint Louis, et nous ne pouvons résister au désir de donner quelques renseignements sur cette remarquable construction. Le roi Louis XIV voulut, bien jeune encore, doter Saint-Germain d’une Sainte-Chapelle, et il confiait sa construction à l’un des plus habiles « maîtres des œuvres » de son temps. A en juger par tous les détails architectoniques, cette chapelle aurait été érigée de 1230 à 1240, et c’est ainsi qu’elle est classée par M. Viollet-le-Duc, dans son excellent Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle. Le savant architecte a décrit notre Sainte-Chapelle avec soin et il termine l’article qu’il lui a consacré de la façon suivante :<lb/>« A la chapelle de Saint-Germain, aucun détail superflu, c’est sa construction seule qui fait toute sa décoration ; et, sans vouloir faire tort à Pierre de Montereau, on peut dire que si l’architecte – Champenois probablement – de la chapelle de Saint-Germain avait eu à sa disposition les trésors employés à la construction de celle de Paris, il eut fait un monument supérieur comme composition à celui que nous admirons dans la Cité. Il a su – chose rare – conformer son architecture à l’échelle de son monument, et, disposant de ressources modiques, lui donner toute l’ampleur d’un grand édifice. A la Sainte-Chapelle de Paris, on trouve des tâtonnements, des recherches qui occupent plutôt l’esprit qu’elles ne charment : à Saint-Germain, tout est clair, se comprend du premier coup d’œil. Le maître de cette œuvre était sûr de son art ; c’était en même temps un homme de goût et un savant de premier ordre. L’intérieur de ce monument était peint et les fenêtres garnies probablement de vitraux ; inutile de dire que leur effet devait être prodigieux à cause des larges surfaces qu’ils occupaient. Tous les détails de ce charmant édifice étaient traités avec grand soin ; la sculpture en est belle et entièrement de l’école champenoise ainsi que les profils. »<lb/>M. Viollet-le-Duc écrivait en 1856, et depuis cette époque M. Eugène Millet, l’architecte chargé de la restauration du château, a retrouvé dans les démolitions nombre de fragments taillés et sculptés pouvant donner la plus juste idée de toutes les dispositions de notre Sainte-Chapelle.<lb/>Nous avons pu voir dans les magasins de l’agence des gargouilles, des fragments considérables de la balustrade pourtournant le comble, des bases et des chapiteaux de l’ossature intérieure, des débris de l’ossature elle-même, et rien ne sera si facile que de rendre, avec toute certitude, à la chapelle érigée par l’architecte champenois tous ses arrangements primitifs.<lb/>A l’intérieur, dans la nef, sur les faces latérales, on a retrouvé des réduits fournissant des places d’honneur pour des personnages considérables ; dispositions qui étaient reproduites plus tard à la chapelle du Palais de Paris. Dans la première travée de la nef, on a constaté des restes des portes donnant entrée dans l’édifice, du temps de saint Louis, et qui auraient été bouchées par les constructions du XVIe siècle. La grande et belle rose du pignon ouest a été découverte dans la muraille et si elle ne peut être ouverte et vitrée, elle pourra au moins être vue, étudiée et dessinée par toutes les personnes qui s’occupent de l’étude de nos édifices nationaux.<lb/>Ayant été mis à même, il y a quelques jours, de visiter encore les travaux du château, nous avons pu voir et constater toutes les recherches faites par l’architecte, notamment à l’égard de ce qui regarde la chapelle.<lb/>La curiosité et l’impatience des promeneurs du parterre sont toujours vivement excitées par les travaux de terrassement et de plantation qui se font sur le parterre. Nous n’avons rien pour le moment à ajouter à ce que nous avons déjà dit à ce sujet dans un récent article. Revenir aux arrangements de Le Nôtre est le rêve de la restauration ; chercher l’horizon dans sa plus grande étendue est encore chose excellente. Quand on a dans les mains l’œuvre du grand architecte jardinier, on ne peut la laisser désorganiser et périr. Sachons donc attendre avec confiance.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
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                <p>Léon de Villette, « Château de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 20e année, n° 48-796, 30 novembre 1872, p. 190</p>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1873/1873" encodinganalog="3.1.3">27 septembre 1873</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Les travaux du château<lb/>« Faute de parler, dit le vieux proverbe, on meurt sans confession ». Aussi n’avons-nous pas craint, dussions-nous être importun, d’engager dimanche, pendant le concert, une conversation avec M. Millet, dont il est résulté les souvenirs que nous donnons aujourd’hui à nos lecteurs.<lb/>La saison rigoureuse nous gagne et bientôt il faudra, sinon arrêter, au moins bien ralentir les travaux de restauration qui rendront à notre vieux château son aspect grandiose et splendide du temps de François Ier. Comme tous les ans, nous voulions donc nous renseigner à source certaine, pour avoir à publier dans l’Industriel un résumé succinct des opérations de la campagne 1873 et faire passer en revue à ses lecteurs la série des transformations que nous voyons s’opérer au jour le jour.<lb/>Le crédit alloué en 1873, malheureusement très réduit par la situation financière de notre pays, s’élevait à 100000 francs, sur lesquels il a fallu prélever, comme toujours, quelques traitements et des frais divers. Les travaux ordonnés ne doivent donc s’élever alors qu’à 90000 fr. ces ressources ont permis à M. Millet d’achever toute la grosse construction de l’angle sud-est, vers la rue du Château-Neuf et la cité Médicis ; le gros pavillon et la tour s’achèvent en ce moment ; on pose les chéneaux, les balustrades, les vases, les couronnes royales faisant le riche entablement qui se détache sur le ciel d’une façon si gracieuse et que nous connaissons déjà, puisque cette galerie formant garde-corps des terrasse fait tout le tour de notre vieux monument.<lb/>On va très prochainement construire toutes les toitures des parties nouvellement restaurées à l’encoignure. Le bâtiment est et quelques travées de la façade méridionale se trouveront définitivement à l’abri des injures du temps.<lb/>En suivant les restaurations, en regardant les parties restaurées déjà, on se prend à oublier que les façades vers le parterre et vers Paris étaient cachées en partie par de gros et lourds pavillons du XVIIe siècle, qui privaient tout l’ensemble de l’air et de la lumière, si utiles à l’aspect de la construction. Trois de ces pavillons ont déjà disparu, et M. Millet nous fait espérer la démolition prochaine de celui qui emprisonne l’abside de la chapelle du XIIIe siècle comprise dans le château de François Ier, et qui a sa façade, comme le savent nos lecteurs, sur la place du Théâtre.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Léon de Villette, « Les travaux du château », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 23e année, n° 39-1162, 27 septembre 1873, p. 2</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">État des travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">19 janvier 1874</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Château et parterre de Saint-Germain<lb/>Etat actuel des travaux, 19 janvier 1874<lb/>Il y avait dans la Grèce antique, à Athènes, une certaine quantité de différentes sectes de philosophes ; l’une d’elles tenait ses conférences sous les arcades et dans les allées d’un vaste jardin. Ses membres s’y promenaient continuellement, marchant par groupes et côte à côte, discutant les graves questions du jour ; on les avait, à cause de cette façon ambulatoire, surnommés des Péripatéticiens.<lb/>Nous avons aussi à Saint-Germain quelques bons bourgeois, marcheurs déterminés, qui, dès qu’un rayon de soleil vient à paraître, se réunissent, non pas vraiment pour parler philosophie ou science, mais bien afin d’occuper leurs loisirs en causant de politique ou des travaux qui s’exécutent sous leurs yeux et dont, naturellement, ils ne peuvent pas saisir complètement les intentions et l’application des plans qui leurs sont inconnus.<lb/>C’est donc pour eux, mais aussi pour le public en général, qu’à plusieurs reprises déjà nous avons donné à nos lecteurs certaines explications au fur et à mesure que nous les recevons nous-même, mais alors de sources authentiques.<lb/>Par le beau temps de la matinée de dimanche, nous avons entendu beaucoup de choses plus ou moins erronées sortir de la bouche des promeneurs autour du château et sur le parterre, et nous croyons encore une fois devoir donner quelques différents détails qui, nous le pensons, bâtiront un véritable intérêt d’actualité et nous commençons pas :<lb/>Le château<lb/>Depuis l’an passé, l’on constatait dans la chapelle de saint Louis de nouveaux déchirements qui étaient aussitôt signalés à l’administration des Bâtiments civils, ou plutôt à monsieur le ministre des Travaux publics. La curieuse chapelle a eu à subir – nos lecteurs le savent – pendant le XVIIe siècle de maladroites restaurations et aussi la surcharge d’un grand étage pour raccorder les terrasses, couronnent tout le château. L’on ne peut s’expliquer comment la construction du XIIIe siècle, avec ses piles si fines et élégantes, ses minces parois percées d’énormes croisées à meneaux, lui donnant l’aspect d’une lanterne, suivant l’expression employée pendant le Moyen Âge, a pu supporter si longtemps les bâtisses dont nous venons de parler.<lb/>Le pavillon de la fin du XVIIe siècle venait lui-même appuyer ses grosses et lourdes murailles sur la claire-voie de l’abside et menacer de destruction le monument historique dans lequel, si nous en croyons l’abbé Lebeuf, aurait été passé l’acte faisant donation à saint Louis des reliques qui ont motivé la construction de la Sainte-Chapelle de Paris. L’administration des Beaux-Arts s’est émue de la situation du monument historique, et a promis son concours pour aider à la restauration de la chapelle. D’ailleurs, en suivant l’ordre adopté dans les travaux, le moment est arrivé de s’occuper du pavillon avec tourelle de la façade sud, près l’abside de la chapelle, et de la restitution de la chapelle elle-même. Aussi voyons-nous depuis quelques jours prendre toutes les dispositions habituelles, sur ce point du château, et qui se répètent pour chaque angle depuis 1862, époque de l’ouverture de ce chantier. Si nous sommes bien renseignés, on espère cette année refaire les parties basses du pavillon et aussi commencer la restauration de trois ou quatre travées de la chapelle de saint Louis, sur la face vers la rue du Château-Neuf.<lb/>Parterre<lb/>Vers le nord du château, s’exécutent des ouvrages d’une autre nature pour rendre au parterre français à peu près les dispositions tracées par Le Nôtre, le savant architecte-jardinier de Louis XIV. On sait que c’est vers 1676 que fut tracé ce jardin qui comprenait une large avenue bordée de plates-bandes ornées de buis formant des arabesques, se détachant sur des fonds de sables de diverses couleurs. L’avenue, qui était dans l’axe du château, la prolongeait, pour la perspective, jusqu’au couvent des Loges, par une ouverture taillée et plantée à la même époque, dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye. Les plates-bandes étaient encadrées dans des allées de tilleuls se terminant par un grand hémicycle de marronniers, et trois bassins avaient été disposés, symétriquement par rapport aux avenues, pour donner de la fraîcheur à l’ensemble des plantations.<lb/>Nos lecteurs ont vu assurément tous ces arrangements dans les belles estampes de Pérelle ou de Rigaud, et aussi dans un plan portant la date de 1702 qu’on doit au graveur Van Loo, qui nous renseigne aussi sur la situation du joli jardin de plantes rares et précieuses qu’on nommait le « jardin de la Dauphine ». Les crédits alloués ne permettent pas de rendre au parterre tous les détails, mais « avec une grande précision » l’on aura retracé toutes les lignes, tous les contours, fait toutes les plantations, et dans l’avenir l’œuvre de restauration pourra facilement être complétée.<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Château et parterre de Saint-Germain, état actuel des travaux », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 24e année, n° 4-1179, 24 janvier 1874, p. 2</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la restauration du Grand Parterre de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">122</unitid>
                <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">25 avril 1874</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le parterre de Saint-Germain<lb/>Sous ce titre, M. Alexandre Bré, le reporter habituel du Petit Moniteur, publiait dans le numéro de mardi dernier un article au bas duquel il remplace ses initiales ordinaires A. B. par sa signature toute entière. L’article est un peu vieillot et vient assez tard, comme la montre d’un étudiant qui retardait de 40 fr., très spirituellement écrit du reste, il retarde aussi de quelques vérités ; nous allons essayer de le remettre à l’heure, c’est-à-dire à la date de dimanche dernier, où son auteur suppose que les Parisiens, attirés en grand nombre à Saint-Germain par la splendide journée qu’il a fait, « ont trouvé le parterre du château entièrement bouleversé ».<lb/>Sans vouloir reproduire l’article dans son entier, nous en signalons seulement quelques erreurs. « Les promeneurs et les enfants » peuvent parfaitement assister le long de la balustrade du chemin de fer à l’arrivée des terrains, par un chemin rétréci il est vrai, mais n’obligeant nullement à « s’arrêter devant des treillages ou à s’engager dans de véritables plaines fraichement labourées ».<lb/>Les prétendus terrains grisâtres sont des carrés d’horticultures parfaitement disposés pour recevoir des massifs de fleurs et des plates-bandes qui y seront piquées dans les premiers jours de mai. Quant aux deux pyramides qui s’élèvent au milieu des deux cercles, non pas de terre labourée, mais bien de gazon, dont l’un, celui du sud, est en pleine vigueur, et l’autre à l’état de végétation, elles ne sont pas destinées, tout entourés de fleurs qu’elles seront, à figurer « dans l’imagination des promeneurs des eaux jaillissantes, des gerbes, des cascades, etc. », mais bien à indiquer comme point de repères la place des jets d’eau à propos desquels nous engageons notre confrère à consulter l’estampe de Rigault, que nous avons déjà signalée aux lecteurs de l’Industriel, et qui se trouveront au centre des pièces d’eau remplaçant les gazons provisoires jusqu’au moment où la disparition de la gare aura laissé libre cette lichette aigüe dont parle M. Alexandre Bré, et permettra d’utiliser la canalisation souterraine. « Alors, ajoute-t-il, troublé et cherchant à s’orienter, on s’aperçoit – c’est bien heureux – qu’on veut rétablir une symétrie par rapport au château et à l’ensemble du parc ; puis, aux brusques interruptions du tracé, on reconnaît que le chemin de fer n’est qu’un intrus au milieu de cette splendide décoration.<lb/>Patience ! car locomotives et wagons qui sont là, en effet, sur le sol de l’ancien parterre ne doivent pas y rester, l’Etat, lorsqu’il a livré ce terrain, en 1847, s’étant réservé la faculté de le reprendre, et le passage du chemin de circonvallation à Saint-Germain devant prochainement entraîner le déplacement du débarcadère de Paris, pour relier les deux lignes ».<lb/>Rendons maintenant toute justice à M. Alexandre Bré pour celle dont il faut preuve à l’endroit de notre habile architecte, quand il dit en terminant son article :<lb/>« Alors, la tranchée étant comblée, les pelouses auront leur harmonie symétrique et, à la grande joie de M. Millet, l’architecte chargé de la restauration du château, le parterre prendra l’aspect qu’il avait vers 1680. De chaque côté des grands carrés de gazon, deux allées se dirigeront sur la façade, et de l’esplanade du château jusqu’à la maison des Loges, rien ne rompra plus désormais la magnifique perspective que Le Nôtre a si habilement ménagée à travers les jardins de la forêt. »<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Léon de Villette, « Le parterre de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 24e année, n° 17-1192, 25 avril 1874, p. 3</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Note sur la vente de bois et boiseries provenant du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">123</unitid>
                <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">6 juin 1874</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le château de Saint-Germain<lb/>Une erreur dans un article de la Concorde<lb/>La Concorde, courrier de Versailles, a publié dans son numéro du dimanche 17 mai, sur le château de Saint-Germain, des renseignements parmi lesquels se sont glissées quelques inexactitudes. Avant de les rectifier, nous croyons devoir reproduire l’entrefilet dans son entier ; voici ce que dit le rédacteur de l’article :<lb/>« Le Domaine vient de faire vendre aux enchères publiques une grande quantité de bois et boiseries provenant des appartements d’une partie du château de Saint-Germain.<lb/>Dans le nombre, on remarquait des panneaux et des fragments de chambranles qui furent peut-être sculptés par de grands maîtres. Eh bien ! tout cela s’est adjugé de 4 à 6 fr. le stère.<lb/>La partie du château d’où provenaient ces boiseries est celle qui regarde Marly et Versailles, c’est-à-dire le front sud. Elle représente la moitié environ de ce qui reste à détruit et à reconstruire ensuite.<lb/>C’est en exécution du programme tracé par le ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, il y a environ sept ans, que cette réédification a eu lieu.<lb/>2500000 fr. avaient été inscrits au budget comme évaluation de l’œuvre totale confiée à l’architecte Eug. Millet.<lb/>A mesure qu’une superficie de 50 ou 60 mètres est détruite, on la reconstruit sur les mêmes plans, avec les mêmes sculptures, en appareillement les pierres de la même façon. Louis XIV, qui prodiguait l’or, comme on sait, a dépensé plus de six millions pour exécuter des restaurations qui ne devaient pas résister au temps.<lb/>Le nouveau chantier de Saint-Germain pourra, suppose-t-on, être terminé en 1875. »<lb/>Par devoir local et par nos relations, nous suivons dans tous ses détails l’œuvre de restauration de l’ancienne demeure royale, et nous avons pu constater, à bien des reprises, que dans le pavillon en démolition dont on vient de vendre les vieilles solives ou les vieilles croisées hors d’usage, il n’y avait pas le moindre fragment sculpté. La vente a été faite par l’administration des Domaines après apposition dans toute la ville d’affiches imprimées, après quinze jours de publicité, aux enchères publiques, en plein soleil, et les prix obtenus, de 4 et 6 fr. le mètre cube, indiquent bien que les vieux bois n’avaient pas été ornés par de « grands maîtres ». Les grands maîtres ne se sont jamais occupés, jadis, comme aujourd’hui, de menue décoration de châssis vitrés, et notre confrère sait assurément cela mieux que nous.<lb/>La restauration a été commencée en 1862, c’est-à-dire depuis 12 années, et non depuis 7 ans, comme l’écrit le rédacteur de l’article de la Concorde.<lb/>Le chiffre de dépense totale est bien à peu près celui indiqué, mais il n’a rien été inscrit au budget ; le travail s’effectue sur les crédits ordinaires de l’administration des Bâtiments civils, dépendant jadis du ministère de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts, et actuellement du département des Travaux publics.<lb/>Les crédits alloués pour l’œuvre de restauration ont été réduits d’une façon très sensible ; il reste à restaurer la belle chapelle de saint Louis, une partie du bâtiment sud, tout le corps de logis de l’ouest, à meubler tous les intérieurs, et, si les crédits ne sont pas augmentés, l’on ne peut guère espérer l’achèvement avant une dizaine d’années.<lb/>Il y a loin de là, on le voit, avec ce que croit l’auteur de l’article de la Concorde, qui dit : « Le nouveau château de Saint-Germain pourra, suppose-t-on, être terminé en 1875 ».<lb/>Léon de Villette »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
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                <p>Léon de Villette, « Le château de Saint-Germain », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 24e année, n° 23-1198, 6 juin 1874, p. 3</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du congrès des architectes français au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">18 juin 1874</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Visite du congrès des architectes français au château de Saint-Germain<lb/>Nous avions promis à nos lecteurs de coordonner à leur intention les renseignements que nous avions pu recueillir jeudi dernier, au moment du départ, pour leur retour à Paris, de MM. les architectes de la Société centrale, formant le congrès des architectes français, mais ayant trouvé dans le Siècle de vendredi dernier, 19 juin, un article qui nous paraît devoir résumer parfaitement les impressions que MM. les membres du Congrès ont dû remporter de cette visite, nous le reproduisons in-extenso, comme document d’actualité d’abord, et ensuite parce qu’il nous semble devoir appartenir nécessairement aux futurs archives de notre vieux château, et par conséquent à celles de notre ville.<lb/>« Les membres du Congrès des architectes ont consacré la journée d’hier à visiter et étudier une des plus importantes restaurations historiques qui se fassent aux environs de Paris en ce moment : celle du château de Saint-Germain.<lb/>On sait que le château de Saint-Germain présente plusieurs ordres d’architecture. François Ier l’avait fait élever en partie sur les ruines d’un château fort de saint Louis, déjà presque entièrement refait par Charles V, et n’avait conservé de son ancienne construction que la chapelle de saint Louis et le donjon de Charles V. Puis Louis XIV est venu, qui a ordonné à Mansard d’agrandir les appartements, et celui-ci n’a pas trouvé de moyen plus ingénieux que d’encastrer en quelque sorte toutes les tours d’angle dans de vastes et informes bâtisses.<lb/>Tel était l’état, quand la restauration a commencé sous la direction d’un éminent architecte, M. Millet.<lb/>C’est M. Millet lui-même qui a guidé le congrès dans les chantiers et les salles, donnant avec une bonhommie et une bonne grâce parfaites toutes les explications et tous les renseignements sur l’entreprise qu’il dirige avec autant d’activité que de talent.<lb/>M. Millet est un archéologue, et partout, toujours, s’est attaché avant tout à respecter les traces des ouvrages anciens, même lorsqu’on n’en comprend pas bien l’utilité ; et, là où tout vestige de l’état primitif a disparu, à ne suppléer à cette lacune qu’en respectant scrupuleusement la vérité historique.<lb/>Il fait visiter d’abord la chapelle, un bijou que M. Violler-Leduc, qui s’y connait, a déclaré plus beau encore que la Sainte-Chapelle de Paris. Mansard, dont on ne s’explique pas la vandalisme en cette circonstance, la combla jusqu’à une hauteur de deux mètres, ce qui changeait toutes les proportions des colonnades, et alla jusqu’à enfouir et masquer tous une couche épaisse de plâtre la merveilleuse rosace gothique carrée (le seul exemple connu de cette forme) qui en illuminait le fond. M. Millet a fait déblayer le dallage et commencer le dégagement de la rosace et des portes d’entrée primitives.<lb/>M. Millet montre ensuite ses autres travaux intérieurs : les cheminées, les escaliers, les immenses terrasses, les curieux briquetages, l’appareil en briques si élégant et si remarquable de certains escaliers, l’état des démolitions de toute la partie Louis XIV.<lb/>De cette ville, il résulte que la restauration est terminée, tant extérieurement qu’intérieurement, pour un des pavillons (celui qu’occupe le musée), extérieurement pour deux autres pavillons et une partie du quatrième, et en cours d’extérieurement pour la moitié du quatrième et tout le cinquième. Les démolitions seront finies cette année. Les reconstructions, aménagements, peintures, etc., ne seront complétement achevées, si le budget spécial n’est augmenté que dans une dizaine d’années. Ce budget, en effet, n’est que de 100000 fr. par an, tant pour l’architecture que pour les collections, plus une subvention de 120000 fr., une fois donnée, pour la chapelle. Or, il a déjà été dépensé dans le château 1 millions 900000 fr., et pour tout terminer, il faut encore 1 million 100000 fr.<lb/>Pour qui a pu visiter comme nous, jusque dans ses moindres détails, l’œuvre entreprise, cette somme paraît du reste bien minime, eu égard aux résultats obtenus et à obtenir. C’était l’avis unanime des architectes présents, et M. Labrouste, président du congrès, s’est fait l’écho de tous en félicitant M. Millet de son savant travail, et émettant le vœu qu’une subvention plus large lui permette de le mener à bonne fin dans un délai moins éloigné. »<lb/>En l’absence de M. A. Bertrand, conservateur du musée, en mission, et du sous-conservateur, retenu à Paris, M. Mazard, notre savant collaborateur, auquel nous devons les si remarquables études sur la céramique des collections du musée du château, qui paraissent en ce moment ans notre journal, et qui consacre ses loisirs aux soins de la bibliothèque du musée, a bien voulu, avec son obligeance habituelle, donner aux délégués les précieux renseignements dont ils pouvaient avoir besoin pour leur visite aux diverses collections composant notre musée des Antiquités nationales. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 24e année, n° 26-1201, 27 juin 1874, p. 2</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Notes sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1874/1874" encodinganalog="3.1.3">11 juillet 1874</unitdate>
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                <p>« La restauration du château de Saint-Germain-en-Laye<lb/>M. Ferdinand de Lacombe, colonel du 8e hussards, qui consacre heureusement les rares loisirs que peut lui laisser les soins de l’important commandement de son régiment, à la littérature, vient de publier une étude spéciale sur le château de Saint-Germain, faisant en quelque sorte suite à son histoire du château de Saint-Germain. Le Journal officiel a inséré ce curieux et important article, dans ses numéros des 13 et 14 juin, c’est encore par suite du mandat que nous avons cru devoir nous imposer de recueillir tout ce qui intéresse notre ville que nous reproduisons ci-dessous et in-extenso, l’article de M. de Lacombe.<lb/>I<lb/>La restauration du château de Saint-Germain-en-Laye ne s’accomplit peut-être pas assez rapidement au gré des archéologues ou même des simples visiteurs, jaloux de voir revivre, en son ancienne splendeur, une des œuvres les plus correctes et les plus pures de l’architecture de la Renaissance. Toutefois, son état actuel suffit pour donner une idée presque exacte de l’aspect de l’édifice, alors qu’il fut érigé sous le regard attentif d’un prince ami des arts, François Ier.<lb/>La reconstruction, en effet, est parvenue aux deux tiers de son entreprise. Le château, dont le plan affecte la forme assez étrange d’un D gothique, a cinq faces. Celle du nord, vis-à-vis la station du chemin de fer, est achevée à l’extérieur aussi bien qu’à l’intérieur ; celle de l’ouest et la moitié de celle du sud-ouest le sont à l’extérieur ; la restauration de la chapelle, qui regarde le sud, est commencée ; il ne reste enfin que la façade de l’est, du côté de l’église paroissiale, qui n’a pas été atteinte par la main de l’ouvrier.<lb/>Ce monument a subi de singulières vicissitudes dans son existence. Fondé par Louis le Gros, il a été incendié par le prince de Galles, en 1346, réédifié par Charles V, démoli en presque totalité et reconstruit sur un nouveau plan par un Valois, dénaturé et alourdi dans ses formes élégantes par Louis XIV.<lb/>Des générations successives l’ont vu forteresse, château de plaisance, asile de rois proscrits, maison à louer sous la Révolution, école de cavalerie sous le premier empire, caserne à la Restauration et prison militaire pendant la monarchie de Juillet.<lb/>Aujourd’hui, après deux siècles de transformation, le volet appelé à resplendir dans l’épanouissement de sa beauté première et à devenir le musée de nos antiquités nationales.<lb/>Déjà, en 1853, le gouvernement avait fait commencer des études pour la suppression du pénitencier au château, lorsqu’en 1855 le voyage de la reine d’Angleterre précipita le dénouement de la question. Cette princesse ayant manifesté le désir de visiter l’asile où mourut Jacques II, son évacuation immédiate fut ordonnée.<lb/>Quelques années plus tard, un savant regretté, M. Boucher de Perthes, père de l’archéologie antédiluvienne, fit don à l’Etat d’une partie de ses collections.<lb/>L’empereur résolut de les placer au château de Saint-Germain en y créant un musée d’antiquités celtiques et gallo-romaines dépendant de celui des Antiques du Louvre.<lb/>Pour remplir ce but, des aménagements spéciaux étaient nécessaires. Une demi-mesure ne parut pas suffisante à l’égard d’un monument ravi depuis longues années à une destination digne de sa royale origine. Sa restauration fut décrétée le 13 juin 1862.<lb/>Cette entreprise exigeait, pour la conduire, un architecte érudit. Elle fut confiée à M. Eugène Millet, connu déjà par des travaux de restauration qui dénotaient une science spéciale et une intelligence profonde dans ce genre de mission.<lb/>Le château, construit en effet par des maîtres italiens épris de leur art, sous la direction même de François Ier, qui, d’après Androuet du Cerceau, en aurait été l’architecte, avait perdu sa physionomie native. Un jour, Louis XIV, trop à l’étroit dans le domaine de ses pères, en ordonna l’agrandissement. Colbert confia cette charge à Mansard et celui-ci, très embarrassé sans doute, après avoir abattu les élégantes tourelles qui arrondissaient les cinq angles des hautes murailles, enveloppa chacun de ceux-ci dans un énorme pavillon assez semblable à un bastion. L’un d’eux, celui du sud-ouest, reste seul debout, en attendant une prochaine démolition.<lb/>De plus, la destination complexe affectée au château depuis la Révolution, et les ruines précoces résultant de son état d’abandon du jour où Louis XIV le déserta pour Versailles, en avaient singulièrement altéré l’intérieur, en sorte qu’au-dedans comme au dehors il s’imposait à l’architecte avec une conformation bâtarde et des lignes dénuées de style.<lb/>Deux projets furent mis en présence. Le premier comprenait la restauration pure et simple des bâtiments existants avec les lourdes exhubérances de Mansard ; la deuxième proposait la restitution de l’art et à la science de la demeure de François Ier telle que ce prince l’avait conçue.<lb/>Ce second projet, qui avait en outre l’avantage de dégager les façades aussi bien que la chapelle, bijou architectural attribué à saint Louis, fut soumis par M. Eugène Millet à la commission des Monuments historiques et définitivement adopté.<lb/>Celui-ci se mit immédiatement à l’œuvre et attaqua en 1862 l’édifice par l’angle nord-ouest vis-à-vis de l’embarcadère du chemin de fer, de manière à continuer ses travaux en tournant vers l’est par le nord.<lb/>Les premiers coups de pioche devaient amener une précieuse et intéressante découverte.<lb/>II<lb/>Un sieur Antoine, porte-arquebuse du roi Louis XIII, a laissé, sur l’histoire du château de Saint-Germain, un curieux manuscrit qui appartient aujourd’hui à la bibliothèque de cette ville. On pouvait avoir quelque confiance dans cet écrivain, descendant de serviteurs attachés d’ancienne date au service de la Couronne dans le château même.<lb/>Après être entré dans quelques détails sur le bâtiment de Charles V, il dit en parlant de sa reconstruction par François Ier que ce roi l’éleva en peu de temps de la hauteur d’une ancienne tour qui était restée.<lb/>Androuet du Cerceau prétend, de son côté, dans le premier volume de ses Plus Excellens Bastiments de France, que François Ier « fit abattre le vieil bastiment sans toucher néanmoins au fondement, sur lequel il fit redresser le tout et sans changer ledit fondement ainsi qu’on peut le cognoistre par la court d’une assez sauvage quadrature ».<lb/>Ces assertions contradictoires donnaient d’autant plus à réfléchir au sujet de la tour méconnue par un savant de la valeur de Du Cerceau que l’on ignorait le sort qui lui avait été réservé dans les constructions de Mansard. Or, en démolissant la première de ces constructions, le pavillon nord-ouest, M. E. Millet a complètement remis à jour cette ancienne tour dite de l’Horloge et bâtie par Charles V. Ce vestige du château fort avait été utilisé dans les constructions de François Ier, mais le maître de l’œuvre avait détruit les créneaux inférieurs, et remplacé l’appareil militaire par des balustrades aux armes du roi. L’origine de ce reste de l’antique forteresse était facilement reconnaissable à des indices qui ne trompent par l’expérience de l’architecte : à la nature de la pierre, au revêtement extérieur, à la façon de l’ouvrier et surtout aux nervures hardies de la voûte qui indique nettement son âge.<lb/>Le donjon de Charles V existait donc et n’avait pas été reconstruit par François Ier. En se reportant aux desseins d’Isaac Sylvestre et de Du Cerceau lui-même, dont l’erreur est inexplicable, on peut rendre à ce remarquable spécimen de l’art du quatorzième siècle son antique aspect. Aujourd’hui, il est une des beautés du monument, ses proportions magistrales, ses lignes sévères frappent immédiatement le regard.<lb/>Une deuxième erreur de Du Cerceau devait être relevée peu après par M. E. Millet. Il trouva, communiquant avec une cave creusée sous la tour, une salle basse de seize mètres de long. A l’un de ses angles subsistait l’escalier destiné à communiquer avec les étages supérieurs. Or, les murs de cette salle, au lieu de suivre la sauvage quadrature de François Ier, sont perpendiculaires à la face de la tour qui donne sur la place du Château et parallèle à la nef de la chapelle.<lb/>Une deuxième erreur de du Cerceau devait être relevée peu après par M. E. Millet. Il trouva, communiquant avec une cave creusée sous la tour, une salle basse de seize mètres de long. A l’un de ses angles subsistait l’escalier destiné à communiquer avec les étages supérieurs. Or, les murs de cette salle, au lieu de suivre la sauvage quadrature de François Ier, sont perpendiculaires à la face de la tour qui donne sur la place du Château et parallèles à la nef de la chapelle.<lb/>Depuis, en 1864 et 1865, en creusant le sol de la cour, peu à peu exhaussé dans les siècles précédents, on rencontra plusieurs pans de murs, identiques par leurs matériaux à ceux de la salle basse, et dans une direction qui fait régulièrement suite. L’un d’eux est pourvu d’un éperon carré très saillant qui plongeait dans le fossé.<lb/>En 1872, d’autres fouilles opérées dans le fond de la cour découvrirent tous les soubassements d’une troisième salle du rez-de-chaussée, présentant encore son âtre de cheminée, garni de tuiles émaillées et fleurdelysées, posées de champ et formant mosaïque. A l’angle nord-est était une porte donnant entrée à une tourelle d’escalier. Ces importantes substructions qui présentent un grand intérêt et qui resteront conservées sous le pavé de la cour, ont toujours les directions signalées précédemment.<lb/>Enfin, aucune des nombreuses bâtisses ensevelies dans le sol de la cour ne se trouve sous les murs du château actuel.<lb/>Il faut donc en déduire qu’Androuet du Cerceau, dont les plans et les dessins font autorité, s’est égaré dans cette circonstance, et que le château de Charles V affectait une forme quadrangulaire, comme toutes les forteresses de son temps. François Ier n’en a pas utilisé les fondations, et la cause pour laquelle il a donné une forme pentagonale au nouvel édifice reste à l’état de problème.<lb/>[n° 29-1204, p. 2] III<lb/>Commencée en 1862 par le donjon de Charles V, la restauration était poursuivie, du côté du nord jusqu’à l’escalier d’honneur qui comporte un avant-corps, formant saillie à l’extérieur, sur le parterre. Cinq années furent consacrées à cette partie du travail. En 1867, la portion du monument, complètement refaite, était meublée et décorée à l’intérieur, et le 12 mai la première section du musée gallo-romain était ouverte.<lb/>On entama alors la démolition du deuxième pavillon, celui de l’angle nord-est en continuant la restauration sur le parterre ; puis on commença celle du corps de logis qui regarde la cité Médicis, autrefois champ clos, sur lequel eut lieu l’épisode du coup de Jarnac, sous les yeux du roi Henri II et de sa cour réunie sur la terrasse.<lb/>On travaillait à cette deuxième façade et l’architecte procédait à la démolition du troisième pavillon, appelé le pavillon de Louis XIV, parce qu’il était à l’usage du roi, lorsque les travaux furent interrompus par les événements de 1870. On les reprit dans l’été de 1871 et ce fut le tour de la façade du midi et de l’escalier de service des appartements royaux.<lb/>En 1872, cet escalier fut achevé. On compléta la construction des quatre éperons de la façade sud-est, on continua la restauration des contreforts correspondants sur la cour, et la démolition du pavillon Louis XIV. Enfin, on reprenait les travaux de transformation de toute l’encoignure qui, à la fin de la saison, était accomplie jusqu’à la hauteur des appuis du deuxième étage.<lb/>En 1873, on porta le marteau sur le quatrième pavillon, celui du sud, qui enveloppe l’abside de la chapelle, et l’on poursuivit les ouvrages du corps de logis qui a vue sur la rue du Château-Neuf, c’est-à-dire du côté opposé au parterre.<lb/>Ce sanctuaire remonte à saint Louis. Il dut être édifié de 1230 à 1240. Il avait échappé à l’incendie des Anglais et resta l’un des quatre côtés du château de Charles V. François Ier le respecta en partie, mais il avait disparu presqu’en entier sous l’enveloppe de Mansard.<lb/>Louis XIII, de plus, afin de le mettre en communication de plain pied avec la cour, en avait exhaussé le dallage de près de deux mètres, disposition qui altérait les proportions de l’édifice et en troublait l’harmonie générale.<lb/>La chapelle du vieux château de Saint-Germain, dans laquelle Louis XIV reçut le baptême tandis qu’il naquit au château neuf, aujourd’hui disparu, est le morceau capital de cette antique demeure de nos souverains. C’est une merveille architecturale, accusant le type gothique des monuments religieux contemporains de la Bourgogne et de la Champagne. Sa restauration sera une de ces œuvres qui font honneur à un homme et à une époque.<lb/>M. Viollet-Leduc, dans son Dictionnaire raisonné d’architecture française, s’éprend pour elle d’une admiration que la situation de l’auteur ne permet pas de rendre suspecte. « Le maître de cette œuvre (un anonyme), dit-il entre autres choses, était sûr de son art, c’était en même temps un homme de goût et un savant de premier ordre. Le monument tout entier ne consiste qu’en un soubassement, des contreforts et une clairevoie fort belle et combinée d’une manière solide. Le système de la construction ogivale admis, nous devons avouer que le parti de construction adopté à Saint-Germain nous paraît supérieur à celui de la Sainte-Chapelle de Paris, en ce qu’il est plus ferme et plus en rapport avec l’échelle du monument. La richesse de l’architecture de la Sainte-Chapelle de Paris, le luxe de sa sculpture ne sauraient faire disparaître des défauts graves évités à Saint-Germain. »<lb/>Puis, plus loin : « L’intérieur de ce monument était peint et les fenêtres garnies probablement de vitraux. Inutile de dire que leur effet devait être prodigieux, à cause des larges surfaces qu’ils occupaient. Tous les détails de ce charmant édifice sont traités avec grand soin, la sculpture en est belle et due à l’école champenoise, ainsi que les profils. »<lb/>M. E. Millet tient à honneur de remettre ce joyau du treizième siècle en l’état où l’a laissé saint Louis, et il le surmontera d’une flèche dans le style du monument.<lb/>Cependant il lui sera impossible de lui rendre en totalité cette abondance de lumière qui filtrait autrefois à travers les vitraux gothiques, François Ier ayant engagé deux travées de l’abside et la grande rosace au levant, dans les murailles de son palais pentagonal.<lb/>Mais le reste de l’abside et les belles croisées du sud, encore obstruées, reparaîtront à la face du soleil, qui inondera le sanctuaire de ses rayons.<lb/>M. E. Millet, pour restituer à l’édifice son développement intérieur, en a déblayé le dallage et a été amené ainsi à des découvertes qui lui permettront de rétablir avec la plus grande exactitude les accessoires et les ornements primitifs dont le vaisseau était revêtu. La surélévation exigée par Louis XIII s’était produite au moyen d’une agrégation des éléments les plus hétérogènes. A des fragments de l’époque de François Ier, balustres, gargouilles, couronnes royales, étaient mêlés des débris nombreux de l’arcature inférieure de la chapelle, des colonnettes, les piles qui séparaient les travées ainsi que le fleuron du couronnement du pignon central.<lb/>Ces fragments recueillis et classés avec soin, M. E. Millet sonda le mur appuyé à la grande salle des fêtes, vis-à-vis de l’église paroissiale, et retrouva, à sa grande satisfaction, cette rosace unique au monde dont il espérait à peine la conservation et qui éclairait la chapelle à l’ouest. Enfouie dans la muraille depuis 350 ans, elle a conservé toute la délicatesse et toute la richesse de son ornementation. Lorsqu’on l’aura dégagée du plâtre qui comble ses entrelacements, elle sera pour les artistes un grand sujet d’étonnement, car elle est rectangulaire comme les autres fenêtres de la chapelle et mesure 100 mètres de superficie.<lb/>Elle restera malheureusement adossée à la muraille, mais M. E. Millet pense qu’il sera possible de la rappeler à son ancienne magnificence au moyen de vitraux de couleur étamés par un procédé nouveau et réfléchissant la lumière comme une glace.<lb/>Enfin, d’autres recherches ont amené l’architecte à retrouver dans la muraille la porte primitive, celle qui, au temps de saint Louis, donnait accès dans le sanctuaire.<lb/>Il ne lui manque donc aucun des éléments nécessaires pour rendre à la vérité historique d’ici à quelques années un des plus admirables spécimens de l’art religieux au quatorzième siècle.<lb/>[n° 30-1205, p. 2] IV<lb/>Parmi les autres trouvailles faites par M. E. Millet dans diverses parties du château, et qui ont un intérêt artistique ou de simple curiosité, nous mentionnerons :<lb/>Deux gargouilles du temps de saint Louis qu’on avait placées sur un des contreforts de la façade du nord. Ce sont des figures de chimère, d’une grande hardiesse de forme, au col bien attaché, aux griffes étudiées, et dont le modèle dénote un sculpteur habile et plein de vigueur. Une cheminée de l’époque de l’époque de François Ier, dont on avait fait un dallage. Elle est finement ciselée et surmontée d’un entablement dorique très riche, avec triglyphes, têtes de victimes et des rosaces dans les métopes.<lb/>Des jambages de croisée, des corniches, des chapiteaux sculptés avec soin, des culs de lampe et des gargouilles du temps de Charles V, utilisés comme moellons par les ouvriers de François Ier.<lb/>En 1863, en soulevant le carrelage de la galerie des fêtes, M. E. Millet a recueilli des affiches de théâtre de 1789, dont il a fait don au musée de Saint-Germain. Ces affiches n’ont pas plus de 20 centimètres de longueur sur 15 de hauteur.<lb/>L’impression était faite d’avance et le titre de la pièce écrit seul à la main.<lb/>On voit qu’elles avaient la double facilité d’être appliquées sur le mur ou de circuler comme programme. Voici la teneur de l’une d’elles :<lb/>Par permission de monsieur le maréchal de Noailles,<lb/>Les comédiens donnent aujourd’hui 7 mai 1789<lb/>Le déserteur, opéra,<lb/>Précédé du Retour de Clitandre,<lb/>Scène lyrique de M. de Valigny, dans laquelle l’auteur remplira le rôle de Clitandre.<lb/>On commencera par<lb/>Le chasseur et la laitière.<lb/>On prendra 40 sols aux premières loges et orchestre, 24 sols aux secondes et 20 sols au parterre.<lb/>On commencera à cinq heures et demie précises.<lb/>C’est à la salle des spectacles du château.<lb/>Le prix d’abonnement pour les dames est de neuf livres par mois pour 12 représentations. Celui des hommes est de 15 livres.<lb/>Enfin, en 1865, en creusant une citerne dans la cour, on découvrit une assez grande quantité de carreaux émaillés du quatorzième siècle représentant soit des fleurs de lys, soit les divers signes du zodiaque. Avec ces objets se trouvaient une collection de tenailles et des deniers artificiels évidemment de la même époque, qui paraissent provenir de l’atelier d’un dentiste qui opérait dans le château.<lb/>Les démolitions intérieures ont permis en outre de bien fixer l’ancienne destination des divers corps de logis du château.<lb/>L’architecte de François Ier avait distribué les appartements privés des rois et des reines dans la situation la plus propre à charmer le regard du maître. Il leur avait consacré la façade du midi, celle qui donne aujourd’hui sur la rue du Château-Neuf. Les traces de cette destination se sont visiblement retrouvées dans la galerie de dégagement et dans les escaliers de service multipliés pour cette retraite et remis au jour.<lb/>Des fenêtres de cette façade, aucune construction ne masquait en ce temps le magique panorama qui déjà consacrait la célébrité du lieu.<lb/>Au premier plan, la rivière sinueuse enserrait aux pieds des jardins la forêt touffue du Vésinet ; à droite émergeaient des eaux qui baignent Bougival et Port Marly, les iles plantées de hauts peupliers : au-delà des bois se développaient dans l’espace la campagne émaillée de villages florissants, Fourqueux, Mareil, le château de Marly, dont le faite d’ardoise dominait la futaie, Croissy, Rueil, Nanterre et son antique clocher encadrés par la riche parure des coteaux de Louveciennes et de Marly et par la masse sévère du Mont-Valérien au sommet duquel se dessinaient le Calvaire et la retraite des ermites.<lb/>Ces bosquets solitaires, ces futaies vierges de l’outrage de la cognée, le fleuve roulant ses ondes tranquilles, cette vaste étendue sur laquelle planait le silence imposant des grandes solitudes, étaient bien de nature à provoquer le recueillement et à apporter le calme et le repos à des cœurs si souvent agités par les soucis, le trône, le tourbillon des fêtes et la lourde charge du gouvernement.<lb/>La façade de l’est renfermait les salles de réception qui étaient le complément des appartements privés et s’ouvraient de plein pied sur une magnifique terrasse.<lb/>De ce point, le tableau était non moins merveilleux. Par delà le Pecq, la Seine et les grands bois, le regard embrassait Montesson, Chatou, Bessons, le monastère d’Argenteuil ; au centre de la presqu’ile, le château de Maisons, Carrière et sa [p. 3] forteresse, et ne s’arrêtait qu’à la colline de Montmartre et aux tours carrées de l’abbaye royale de Saint-Denis.<lb/>Les salles d’apparat et du trône, les salles à manger de parade se trouvaient dans l’aile du nord, qui avait vue sur les jardins bornés par la forêt, et comme perspective la grande allée qui conduisait au couvent des Loges.<lb/>A l’ouest enfin, sur la cour des offices, la galerie des fêtes, appuyée à la chapelle, occupait tout le premier étage. Sous l’œil attentif de François Ier, les efforts de l’art italien avaient réussi à y faire oublier, par une décoration magistrale et pleine de réductions, l’absence d’une nature si richement épanouie devant les ailes opposées.<lb/>Les étages supérieurs étaient habités par le personnel de la suite des souverains : gentilshommes, pages, dames et demoiselles d’honneur.<lb/>Ce logis royal sera dans quelques années occupé par le musée des antiquités nationales. Nous reviendrons sur ce sujet.<lb/>Les dépenses qu’a coûtées la restauration du château de Saint-Germain depuis 1862 où elle a commencé, c’est-à-dire depuis quatorze ans, s’élèvent à 1939952 fr. 36 c.<lb/>Cette somme, qui n’atteint pas encore 2 millions, forme le total de ce qui aura été dépensé à la fin de l’exercice 1874. Dans ce chiffre sont comptés les frais d’ameublement et d’appropriation de la partie du musée ouverte au public. Il faudra encore environ 1 million pour terminer la restauration complète du monument.<lb/>Afin d’aider à celle de la chapelle, l’administration des Monuments historiques a alloué, aux quatre exercices à partir de 1875, une somme de 118274 francs, soit pour cette année : 23255 francs.<lb/>Si l’on veut un terme de comparaison assez curieux, ouvrons Dulaure. Il reproduit, d’après un manuscrit du temps de Louis XIV, le montant des dépenses faites au château de Saint-Germain et au Val, de 1664 à 1690, c’est-à-dire en vingt-sept années. Le chiffre en est de 6455561 livres et 18 sols.<lb/>De 1675 à 1682, période de transformation du château par Louis XIV, il fut alloué 2700000 livres aux constructions ou embellissements. Ce fut en 1680 et 1682 que l’impulsion la plus vive fut donnée aux travaux. Chacune de ces années, le château coûta 600000 livres.<lb/>En ayant égard à la moins-value de l’argent à notre époque, la restauration moderne qui s’opère sera loin de coûter autant que les simples agrandissements que fit Mansard au château de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>[n° 33-1208, p. 3] Le parterre<lb/>Notre étude sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye serait incomplète si nous ne nous occupions de ses jardins, et de l’installation du musée des Antiquités nationales. Le musée sera l’objet d’un article spécial, nous allons aujourd’hui dire quelques mots du parterre de Le Nôtre.<lb/>Il y a quelques mois encore, il restait à peine dans ce parterre quelques vestiges du dessin des jardins de Louis XIV.<lb/>En 1676, alors qu’il construisait la grande terrasse, Le Nôtre fit aussi le jardin. Il traça dans l’axe de l’avant-corps de la façade du nord une allée de 60 pieds de largeur, qui conduisait à l’avenue des Loges, que l’on avait récemment percée, en sorte que, vue du château, celle-ci semblait la continuation de l’allée.<lb/>De chaque côté, des plates-bandes de buis formant arabesques dans de vastes proportions, comme au parc de Versailles, se détachaient sur des sables de diverses nuances. Cette décoration était encadrée dans deux allées de tilleuls taillés en arcades, et conduisait à un hémicycle de marronniers qui s’ouvrait sur l’avenue des Loges au moyen d’un perron monumental de 160 pieds de long, surmonté de deux autres perrons, de 20 pieds chacun.<lb/>Pour animer ce paysage et répandre la fraîcheur dans les jardins, Le Nôtre avait creusé trois bassins circulaires.<lb/>Les deux premiers, de 40 pieds de diamètre, étaient symétriquement opposés l’un à l’autre, en face des pavillons de l’Horloge et de l’Est. Le troisième, de 80 pieds de diamètre, était situé à l’extrémité de la grande allée, près du perron, et contournait l’hémicycle des marronniers.<lb/>L’eau s’élevait en gerbes de ces bassins qu’entouraient des massifs de fleurs renouvelées en toute saison.<lb/>Ce décor, dans lequel s’alliaient avec harmonie l’eau, les fleurs, les grands arbres divisés par des allées sablées, donnait fort grand air aux abords du palais et s’accordait, par son élégance, avec sa façade imposante.<lb/>On descendait du château par plusieurs marches dans ce jardin qui se trouvait séparé d’un autre jardin, dit de la Dauphine, par un bosquet délicieux et plusieurs lignes de beaux arbres.<lb/>En 1750, on combla les bassins pour éviter des réparations devenues indispensables, et, afin de continuer cette fâcheuse économie, les bosquets furent déracinés, l’orangerie démolie, et les arabesques de buis remplacées par de simples pelouses de gazon.<lb/>Toutefois, le plan du jardin de Le Nôtre n’avait pas encore été atteint lorsque, trois ans après, le duc de Noailles, gouverneur de Saint-Germain, demanda et obtint l’autorisation de donner entrée à son hôtel par l’hémicycle des marronniers. Ce fut la première brèche pratiquée dans le terrain du parterre.<lb/>Plus tard, la Révolution en décréta le morcellement ; mais ce décret ne reçut qu’un commencement d’exécution. Sous l’Empire, les jardins servirent de manège à l’école de cavalerie établie au château.<lb/>Pendant la Restauration, l’administration s’efforça de rendre une certaine physionomie à la promenade favorite des habitants, et on y avait à peu près réussi, lorsqu’elle fut de nouveau sacrifiée au chemin de fer.<lb/>En 1847, le gouvernement concéda le prolongement de la voie ferrée jusqu’à la place du Château, tout en se réservant la faculté de reprendre un jour le terrain.<lb/>Le tunnel fut percé, et la nouvelle gare envahit une des plates-bandes de Le Nôtre. Il fallut, pour cette construction, abattre une centaine de beaux tilleuls et une partie des magnifiques marronniers du rond-point.<lb/>M. E. Millet, l’architecte du château, a pensé, d’accord avec l’administration des Bâtiments civils, que la restauration du jardin était la conséquence de celle du palais. Dans le cour de l’hiver dernier, il a rétabli l’allée principale, retracé les plates-bandes et les bassins, et il a rendu aux visiteurs la magnifique perspective de l’avenue des Loges, si habilement ménagée par Le Nôtre.<lb/>Il sera peut-être possible, dans un avenir assez prochain, de compléter cette œuvre et de rendre aux abords du château l’espace qui leur manque pour leur restituer leur ancienne et charmante physionomie. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>Ferdinand de Lacombe, « La restauration du château de Saint-Germain-en-Laye », L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 24e année, n° 28-1203, 11 juillet 1874, p. 2 ; n° 29-1204, 18 juillet 1874, p. 2 ; n° 30-1205, 25 juillet 1874, p. 2-3 ; n° 33-1208, 15 août 1874, p. 3</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la remise d’une médaille à l’entrepreneur de maçonnerie du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">126</unitid>
                <unitdate normal="1875/1875" encodinganalog="3.1.3">26 juin 1875</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« En 1847, il y a environ un an, le congrès de la Société centrale des architectes visitait les travaux de restauration du château de Saint-Germain-en-Laye, et plus de cinquante savants architectes français parcouraient le chantier, les terrasses et admiraient la belle chapelle de Louis IX de notre vieille demeure royale. Avant de quitter Saint-Germain, l’éminent architecte, membre de l’Institut, président de la Société centrale, M. Henry Labrouste, se faisait présenter tous les entrepreneurs et l’excellent appareilleur pour les vivement féliciter de la tenue de l’atelier et des résultats obtenus dans des ouvrages de restauration toujours délicats, et souvent d’une exécution très difficile.<lb/>Mais ces compliments ont paru insuffisants pour récompenser autant de zèle que de savoir, et la Société centrale appelait M. Morin-Bigle, entrepreneur, et M. Lhermite, appareilleur, le 12 juin dernier, pour, dans la séance officielle du congrès de l’année 1875, leur décerner à chacun une démaille de mérite.<lb/>Samedi dernier, l’entrepreneur de maçonnerie, M. Morin-Bigle, réunissait dans un banquet, au pavillon Henri IV, tous ses collègues, l’appareilleur, les plus anciens ouvriers, l’inspecteur des travaux, l’architecte du château et quelques-uns de ses élèves, pour faire fête aux distinctions obtenues et bien méritées. »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 25e année, n° 26-1252, 26 juin 1875, p. 1</p>
              </bibliography>
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            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite du sultan de Zanzibar à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">127</unitid>
                <unitdate normal="1875/1875" encodinganalog="3.1.3">21 juillet 1875</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le sultan de Zanzibar et sa site ont visité mercredi 21 juillet Saint-Germain. Sa Hautesse, émerveillée du splendide panorama que l’on découvre de notre terrasse, a voulu mettre pied à terre et s’est arrêtée longtemps à contempler Paris et ses environs. Un vieux bonhomme, installé en toute saison sur la terrasse de Saint-Germain avec une lorgnette, après avoir montré au sultan l’heure au cadran de la mairie de Nanterre, lui a fait contempler, sur sa demande, le dôme des Invalides, que le soleil couchant dorait de ses plus beaux feux. On sait que ce dôme est la passion du sultan. Les arcades de Marly l’ont beaucoup occupé. M. Schaeffer lui a expliqué que ces arcades servaient en partir à amener les eaux qui alimentent les bassins de Versailles. Après avoir fait un tour dans la forêt, le sultan est rentré dîner à l’hôtel du Louvre. »</p>
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                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 25e année, n° 30-1256, 31 juillet 1875, p. 1</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’installation du Vercingétorix d’Aimé Millet dans les jardins du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">128</unitid>
                <unitdate normal="1876/1876" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1876</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Parterre de Saint-Germain-en-Laye<lb/>Samedi dernier, l’on a placé sur le parterre une statue en pierre de Vercingétorix, due au talent si fin et si puissant de M. Aimé Millet, l’un de nos éminents sculpteurs. Il y a peu de jours, l’architecte du château était informé, nous dit-on, que cette statue était donnée par la direction des Beaux-Arts à l’administration des Bâtiments civils et des Palais nationaux, et il disposait aussitôt un piédestal pour la recevoir, sur le tapis vert, près le rond-point des roses, à peu près sur l’emplacement de l’ancienne porte Dauphine.<lb/>Le château de notre ville ayant été affecté à l’exposition des Antiquités nationales, il serait heureux de voir ses jardins devenir une annexe des collections, et de les voir meublés alors de figure de grands hommes de la même période de notre histoire.<lb/>Tous nos lecteurs savent la part glorieuse de Vercingétorix dans la défense des Gaules contre les Romains, qu’il battait à Gergovie, puis ses efforts héroïques ; son armée était toutefois vaincue sous Alésia. Vercingétorix pouvait fuir, mais pour apaiser son vainqueur il se rendit seul au camp des Romains, pour déposer ses armes et offrir sa vie. César fut impitoyable, notre héros, chargé de chaînes, était envoyé à Rome où il fut enfermé pendant de longues années, montré dans les triomphes, puis enfin étranglé dans sa prison sur l’ordre barbare de son vainqueur, l’an 47 avant J.-C. »</p>
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                <subject>Mobilier</subject>
                <geogname>Grand Parterre</geogname>
                <geogname>Jardins</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 24e année, n° 52-1227, 16 décembre 1876, p. 2</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’inauguration du Salon au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">129</unitid>
                <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">20 juillet 1878</unitdate>
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              </did>
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                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Ouverture de l’exposition des Beaux-Arts au château de Saint-Germain<lb/>Le Salon de Saint-Germain a été ouvert samedi à midi et demie. M. le maire de Saint-Germain, accompagné de MM. Choret et Lepintre, adjoints, de M. le juge de paix, de MM. Johnson, Daumont, de la Brière, Villain, Juteau, etc., conseillers municipaux, a été reçu par M. Joseph Reinach, président de l’Exposition, entouré des membres du comité de la Société des Fêtes.<lb/>M. Reinach a prononcé le discours suivant :<lb/>« Messieurs,<lb/>C’est en l’absence de notre illustre maitre et ami Messonier que me revient l’honneur d’ouvrier au château de Saint-Germain la première exposition des Beaux-Arts.<lb/>Peu de temps après la nomination de la première municipalité républicaine de notre ville, la Société des fêtes, vous le savez, se réorganisait à son tour ; elle décida l’organisation de ce Salon de peinture et de sculpture, elle a changé son titre de Société des fêtes pour celui de Société des fêtes et des arts, et nous cherchions une devise appropriée à notre programme lorsque, avant-hier, dans un éloquent discours, M. le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts a dit, en s’adressant aux 	artistes du Salon de Paris : « que plus notre démocratie s’élève et s’éclaire, que plus nos institutions républicaines s’élargissent, plus dans nos aspirations le culte du beau, sous toutes ses formes, doit prendre le premier rang ».<lb/>La voilà, Messieurs, notre future devise ! Elle est belle, elle est simple, elle n’a pas besoin d’aucun commentaire.<lb/>Déjà plus d’un sceptique nous a dit : « A distance si petite de Paris, pourquoi une seconde exposition des Beaux-Arts ? » C’est à peu près comme si l’on nous demandait « à quoi bon une bibliothèque dans la bibliothèque nationale est si proche ? » Jamais, Messieurs, il n’y aura assez de bons livres, assez de beaux tableaux, assez de belles statues ; et, n’en doutez pas, la belle peinture et la belle sculpture n’exercent pas une moindre influence que la bonne littérature : comme celle-ci, elles forment, elles élèvent l’esprit. Notre République doit être américaine par l’intelligence pratique, romaine par le courage, athénienne par le culte du beau !<lb/>Le niveau de l’exposition que nous ouvrons aujourd’hui est très élevé. Vous pourrez, Messieurs, l’apprécier tout à l’heure, mais dès maintenant laissez-moi exprimer le vœu que notre initiative de cette année ne reste pas un fait isolé et que désormais la ville de Saint-Germain ait tous les ans son exposition des Beaux-Arts. Le succès du Salon présent, je ne crains pas de l’affirmer, est assuré. Ce Salon vient à propos, au cours de cette belle et glorieuse année, où la République française donne au monde entier sa grande fête du Travail et du Progrès.<lb/>Avant de déclarer ouverte notre exposition des Beaux-Arts, je tiens, Messieurs, à adresser tous mes remerciements, d’abord à M. le ministre des Travaux publics, qui a bien voulu mettre à notre disposition toute une partie du château de Saint-Germain, ensuite à M. Bertrand, le savant conservateur du musée Gallo-Romain, et à M. Millet, l’architecte du château, dont le concours nous a été si précieux.<lb/>Je tiens aussi à vous remercier, vous, M. le Maire, et vous, Messieurs les membres du conseil municipal, qui nous avez encouragés dans notre entreprise. De mes collègues du bureau de la Société, il ne m’appartient pas de prononcer l’éloge. Quant aux exposants, le jour ne tardera pas à venir.<lb/>Monsieur le Maire, Messieurs, permettez-moi de vous conduire dans les salles de notre exposition. »<lb/>M. le Maire a répondu en félicitant la Société des fêtes et arts de l’initiative prise par elle et a complimenté son président, les principaux organisateurs de l’exposition, M. Fauvel, M. Johnson, M. Daumont.<lb/>Puis la visite du Salon a commencé. On a particulièrement remarqué les belles expositions de MM. Detaille, Henner, Bergeret, Landelle, Roll, Gilbert, Hannoteau, Defaux, Daumont, Lepec, Ray, Boulangé, Chaudin, Johnson, etc., etc., le médaillon de Félicien David, entouré d’une couronne de roses, la statue de M. Thiers et toute l’exposition rétrospective.<lb/>Nous en parlerons prochainement d’une manière circonstanciée.<lb/>A trois heures et demie, M. le préfet de Seine-et-Oise et M. Albert Joly se sont rendus au Salon et en ont vivement félicité les organisateurs.<lb/>En résumé, succès très grand et très mérité. Dans le discours prononcé par lui au chantier du nouvel hôpital, M. Joly a complimenté M. Reinach pour avoir transporté le Salon de Paris à Saint-Germain. Nous avons la conviction que le Salon de cette année ne sera pas isolé et que, devant ce succès, les ministères et l’administration municipale feront en sorte que la Société des fêtes et des arts puisse organiser une série régulière d’expositions annuelles.<lb/>(Communiqué) »</p>
              </scopecontent>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 28e année, n° 29-1485, 20 juillet 1878, p. 2</p>
              </bibliography>
            </c>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de la bénédiction de la croix de la flèche de la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">130</unitid>
                <unitdate normal="1878/1878" encodinganalog="3.1.3">14 septembre 1878</unitdate>
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        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Un de nos confrères se montre réellement trop irritable quand parfois il a à s’occuper des prêtres ou des cérémonies qui ressortent de leur ministère.<lb/>Ainsi dans une note que l’Impartial insère dans son dernier numéro, sous la rubrique « une bénédiction inutile », il farde la vérité d’une façon abominable. Nous ne prétendons pas lui donner des leçons, ni le restreindre dans sa liberté d’action, mais il nous permettra bien de rétablir les choses dans leur intégrité et de les présenter sous leur véritable jour.<lb/>La flèche de la chapelle du vieux château de Saint-Germain que l’on est en train de restaurer est achevée ; selon un usage admis depuis des siècles dans le monde chrétien, la croix qui la surmonte doit être bénite – je ne pense pas que cela puisse nuire à personne. Or M. l’abbé Chauvel s’est entendu pour cette petite cérémonie intime avec l’éminent architecte du château et mardi dernier, assisté seulement de deux prêtres et de deux enfants de chœur, il s’est rendu dans la susdite chapelle ; la croix était placée à terre, à l’endroit où sera plus tard l’autel, et là, avant qu’elle soit montée et fixée au haut de la flèche, elle a été bénite en présence d’un petit nombre de personnes qui se trouvaient dans le château, mais qui n’avaient été nullement convoquées à l’avance.<lb/>La croix étant à terre, M. l’abbé Chauvel a pu facilement l’asperger d’eau bénite, sans se livrer à des exercices surhumains pour la lancer, comme il est dit dans l’Impartial, à quelques 20 mètres de haut. Toutes les branches de la croix ont donc été atteintes, et si M. l’abbé Chauvel en avait oublié par hasard, M. le premier adjoint, métreur-vérificateur des travaux du château, qui était présent et qui a pris part à l’asperges crucis, y aurait facilement remédié.<lb/>M. le curé de Saint-Germain n’a jamais eu la pensée de faire de cette bénédiction une cérémonie officielle, aucune autorisation dans ce sens n’a pu lui être refusée, soit par le ministère, soit par le préfet, soit même par l’administration locale, par la raison toute simple qu’il n’en a sollicité d’aucune sorte.<lb/>M. l’abbé Chauvel a suivi le programme qu’il s’était tracé ; obéissant à sa conscience, il a cru devoir bénir la croix de la chapelle du château et il l’a bénie, il l’a fait à pied d’œuvre et non à quelques vingt mètres de haut ; tout l’échafaudage drolatique du rédacteur de l’Impartial s’écroule donc de lui-même ; puisse-t-il n’en être pas de même de celui du vieux domaine de François Ier sur lequel travaillent nos ouvriers, qui coopèrent à sa réédification. »</p>
              </scopecontent>
              <controlaccess>
                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
              </controlaccess>
              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 28e année, n° 36-1493, 14 septembre 1878, p. 1</p>
              </bibliography>
            </c>
            <c level="item">
              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’enterrement d’Eugène Millet à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">131</unitid>
                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">23 février 1879</unitdate>
                <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document sur support papier    </physdesc>
              </did>
              <odd type="publicationStatus">
                <p>Publié</p>
              </odd>
              <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
                <p>« Lundi dernier, à une heure et demie, ont eu lieu, à Saint-Germain, les obsèques de M. Louis-Eugène Millet, architecte, officier de la Légion d’honneur, inspecteur général des édifices diocésains, membre de la commission des Monuments historiques, architecte du château de Saint-Germain et de la cathédrale de Reims.<lb/>Depuis longtemps la santé de M. Millet donnait les plus vives inquiétudes à sa famille et à ses nombreux amis. Les médecins avaient conseillé à l’intéressant malade d’aller passer l’hiver sous un climat moins âpre que le nôtre, mais lui ne se leurrait pas d’un décevant espoir, et en perdant de vue ce château de Saint-Germain, qu’il entourait de tant de soins et d’affection, et où il prodiguait avec un si grand bonheur les trésors acquis de sa science et de son talent, il baissait tristement la tête en disant qu’il ne le reverrait peut-être plus. Ses sombres pressentiments se sont, hélas, réalisés.<lb/>M. Millet s’est éteint à Cannes le jeudi 20 février, à peine entré dans sa 60e année. Son corps a été ramené à Paris et un service funèbre a été d’abord célébré à Saint-Augustin, sa paroisse, lundi dernier, à dix heures. Une foule considérable composée de notabilités dans tous les genres et d’amis se pressait autour du catafalque.<lb/>A l’issue de la cérémonie religieuse, le corps a été rapporté à Saint-Germain, où M. Millet avait tenu expressément à être enterré.<lb/>Dès une heure de l’après-midi, une affluence considérable d’habitants de la ville attendait au-devant de l’Eglise la voiture funèbre qui devait nous rapporter les dépouilles mortelles de notre concitoyen de cœur, et à une heure dix minutes elle était signalée.<lb/>A une heure et demie, après l’arrivée du train de Paris qui amenait encore un grand nombre d’amis qui voulaient dire un dernier adieu à celui qu’ils n’allaient plus revoir, on retira le corps de la voiture des pompes funèbres, en présence de M. le curé de Saint-Germain, entouré de tout son clergé, et d’une quantité de monde, appartenant à toutes les classes de la société, qui envahissait le vaste péristyle de notre église paroissiale, les marches de l’église et les abords de la place.<lb/>Entré aussitôt à l’église, on commença immédiatement le service des morts.<lb/>De chaque côté du catafalque dressé au milieu de la nef, se tenait un détachement du 11e Chasseurs, chargé de rendre les honneurs funèbres au légionnaire défunt. On y remarquait aussi la bannière de la Société philadelphique, à laquelle M. Millet a généreusement donné le capital qui doit assurer à perpétuité la rente de sa cotisation de membre honoraire. Plusieurs députations et entr’autres celle de la musique municipale s’y faisaient également remarquer ; on y voyait, en outre, les membres du bureau de l’orphelinat de jeunes garçons de notre ville, œuvre à laquelle le charitable défunt avait assuré, de même qu’à la Société philadelphique, par une somme versée à l’avance, sa cotisation perpétuelle.<lb/>Après l’absoute donnée par M. l’abbé Chauvel, curé de Saint-Germain, le corps a été dirigé vers le cimetière de la ville ; le cercueil était porté par les ouvriers du château.<lb/>M. Morin père, entrepreneur de maçonnerie, qui a longtemps travaillé sous les ordres du regretté défunt, M. Darcy, architecte, un des membres de la Société philadelphique et un compagnon charpentier tenaient les cordons du drap mortuaire.<lb/>Plus de 500 personnes des plus honorables, appartenant à toutes les classes de la société saint-germinoise, s’étaient fait un devoir d’assister à l’enterrement de l’éminent et sympathique architecte.<lb/>Le triste cortège, parvenu au bord du caveau provisoire où allaient être déposés les restes mortels du regretté M. Millet, M. Lucas, architecte, secrétaire de la Société centrale de Paris, a lu un remarquable discours retraçant la vie et le labeur de celui que tant d’amis pleuraient en ce moment. M. Lisch s’est avancé ensuite et, écrasé par une profondeur douleur, et d’une voix entrecoupée par les sanglots, a prononcé un second discours qui a vivement émotionné l’auditoire. Enfin, M. Paul Moutier, au nom des entrepreneurs et des ouvriers du château de Saint-Germain, lui a adressé, en termes émus, un dernier adieu.<lb/>Après la dernière aspersion, la foule s’est écoulée lentement, sous le coup d’une impression profonde et douloureuse.<lb/>La ville de Saint-Germain fait en M. Millet une perte immense, non seulement comme architecte et érudit, mais comme homme aimable, bienveillant et sincèrement attaché à notre ville, qu’il aimait d’une affection réelle puisqu’il a voulu y reposer encore après sa mort, et dormir éternellement à l’ombre du beau château qu’il restaurait avec un soin si méticuleux et qu’il n’a pas pu hélas achever.<lb/>Par ses savants travaux, M. Millet vivra éternellement, devant les yeux des habitants de Saint-Germain, comme son souvenir sera impérissable au cœur de tous ceux qui l’ont approché et qui ont été à même d’apprécier son exquise bonté, son urbanité, son intégrité, sa droiture et toutes les aimables qualités de sa belle âme et de son esprit.<lb/>Th. Lancelin »</p>
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                <subject>Officiers et employés</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 29e année, n° 92-1518, 1er mars 1879, p. 2</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la venue du président de la République à Saint-Germain-en-Laye pour une chasse</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">132</unitid>
                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">16 mars 1879</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le président de la République à Saint-Germain<lb/>Dimanche dernier, M. Jules Grévy, président de la République française, est venu chasser dans la forêt de Saint-Germain. Il est arrivé par le train régulier de une heure et demie, confondu avec la masse des voyageurs ordinaires. Une centaine de personnes qui avaient été informées du passage du président s’étaient portées vers la gare. M. le maire de la ville et un de ses adjoints sont allés au devant de M. Grévy jusque sur le quai d’arrivée et l’ont reçu à sa sortie du wagon. Ils n’ont échangé que quelques mots excessivement courts. Le président, qui était en tenue de chasse des plus simples, c’est-à-dire vêtu d’un gros paletot et coiffé d’un chapeau de feutre mou, paraissait désireux de se dérober le plus vite possible à la curiosité dont il était l’objet. Il était accompagné de 3 ou 4 personnes seulement. Une voiture de poste les attendait sur la place du Château. Le président y a pris place aussitôt et la voiture s’est dirigée au galop vers la forêt en passant par les rues de la Paroisse, de Pontoise et la grille du même nom.<lb/>Au moment où le président s’est installé dans l’équipage et pendant le court espace de temps employé par le postillon à rassembler ses guides, quelques cris isolés de Vive la République se sont fait entendre ; le président a salué alors la foule du fonds de la voiture, mais sans mettre la tête à la portière.<lb/>L’attitude du président de la République semblait dire à tous ceux qui l’entouraient : « Mes chers amis, certes, je suis bien content de vous voir, vous avez tous d’assez bonnes figures, cependant je suis très contrarié qu’une indiscrétion vous ait fait savoir mon passage à Saint-Germain ; j’espérais traverser la ville dans le plus complet incognito. Je ne suis pas venu spécialement pour vous rendre visite, vous devez bien vous en apercevoir à ma mise ; lorsque je viendrai dans ce but, ce qui aura probablement lieu un jour ou l’autre, je ferai au moins un petit bout de toilette. Soyez persuadé que pour être un président des plus simples et des plus modestes, on n’en est pas moins homme, et qu’on désire toujours produire un petit effet avantageux ! »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 29e année, n° 12-1521, 22 mars 1879, p. 2</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Notes sur la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">133</unitid>
                <unitdate normal="1879/1879" encodinganalog="3.1.3">9 août 1879</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Restauration du château et entretien des parterres<lb/>Nomination du nouvel architecte<lb/>Nos lecteurs, qui s’intéressent si vivement à la restauration de notre beau château de Saint-Germain et qui en suivent les travaux avec une si grande sollicitude, n’apprendront sans doute pas sans une évidente satisfaction que le continuateur de l’œuvre du regretté M. Millet est définitivement nommé, et qu’il vient de prendre possession de la place à laquelle il a été appelé, grâce à son talent et à son érudition, par la confiance du conseil des Bâtiments civils.<lb/>Si la curiosité est un défaut pour le plus grand nombre des humaines, c’est cependant presque une nécessité pour un journalise, car pour raconter il faut savoir ; or pour savoir, il faut aller et venir, questionner, écouter, etc. ; mais comme compensation, il doit posséder une qualité qui lui est non moins nécessaire, c’est la discrétion et le tact, soit qu’il doive taire ce qu’il a appris, soit qu’il faille atténuer ce qu’il peut dire.<lb/>Nous n’avons pas failli à notre mandat, bien naturellement, et dès que nous avons été certain de la nomination du nouvel architecte du château, nous n’avons eu de cesse que nous n’ayons appris qui il était, d’où il venait, ce qu’il faisait et, de plus, ce qu’il avait l’intention de faire.<lb/>Nos investigations ont été couronnées de succès, et comme les renseignements que nous avons pu nous procurer sont des plus flatteurs pour la personne qu’ils concernent, nous n’hésitons pas à donner libre cours à notre plume indiscrète, et à révéler aux amis de l’art architectural ce que nous avons pu glaner de côté et d’autres.<lb/>Disons d’abord que la continuation de la restauration du château de Saint-Germain, commencée par M. Eugène Millet, est confiée à un de ses émules les plus éminents.<lb/>M. Lafollye, tel est le nom du nouvel architecte, est un artiste du plus grand talent. Voici du reste un aperçu de ses états de service.<lb/>Médaillé à l’exposition des Beaux-Arts (Paris) 1868-1870 ; deuxième médaille 1872 ; chevalier de Légion d’honneur 1876 ; médaille 1ère classe 1878 ; médaillé à l’exposition universelle de Vienne (Autriche).<lb/>Architecte des Monuments historiques, on lui doit la belle restauration du château de Pau (façade du midi) et l’escalier d’honneur ; le château de Compiègne ; la restauration de l’hôtel de ville de Compiègne, dont la couverture en plomb repoussé est une œuvre d’art. Il était en outre architecte des haras de Pompadour, dans la Corrèze.<lb/>M. Lafollye continuera la restauration du château de Saint-Germain d’après les plans de M. Millet, et dans le même sentiment, avec quelques améliorations dans certains détails pourtant.<lb/>On parle en outre de la transformation et de l’embellissement des parterres, tels que corbeilles […], statues, etc. etc.<lb/>Sous ses ordres, on a fait disparaître ce petit jardin triangulaire qui interceptait si malheureusement la circulation au bout du chemin qui confine à la grille d’appui longeant le chemin de fer, en allant vers les Loges. Les pelouses de gazon qui figurent les anciennes pièces d’eau qui se trouvent devant l’esplanade du château et devant la grille des Loges vont aussi recevoir des enjolivements.<lb/>Puisque nous avons en M. Lafollye un digne continuateur des travaux de M. Millet, et qui ne doit sa nomination qu’à ses hautes capacités, félicitons donc de son choix le conseil des Bâtiments civils, et espérons qu’au moyen des subsides ordinaires et supplémentaires qui lui seront accordés, le savant architecte pourra donne une impulsion nouvelle aux travaux de restauration, et que, plus heureux que son prédécesseur, il pourra les terminer.<lb/>M. Lafollye va dernier notre concitoyen réel, et résidera habituellement dans nos murs ; on est en train d’aménager ses appartements particuliers pendant qu’il est allé faire une petite excursion au dehors.<lb/>N’ayant pas encore eu le plaisir de le rencontrer, il nous est impossible de dire à nos lecteurs s’il est grand ou petit, gros ou mince, brun ou blond ; mais on nous a assuré, chose bien plus essentielle, que c’était un homme des plus aimables, d’une affabilité très grande et animé des meilleurs intentions pour la ville de Saint-Germain ; il est, de plus, épris, paraît-il, d’une folle tendresse pour le monument confié à ses soins éclairés et pour le parterre qui en dépend. Tout cela est d’un très bon augure.<lb/>Th. L. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 29e année, n° 32-1542, 9 août 1879, p. 2</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Souvenirs de sa visite à Saint-Germain-en-Laye par Charles Philip Ainslie</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">134</unitid>
                <unitdate normal="1882/1882" encodinganalog="3.1.3">11 novembre 1882</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« La terrasse de Saint-Germain<lb/>Nous croyons être agréable à nos lecteurs en publiant la traduction d’une notice sur la terrasse de Saint-Germain,  extraits d’un ouvrage anglais paru, il y a quelques années, et intitulé Sketches here and there, par C.P.A. (en français, le général Ainslie).<lb/>Cette traduction a été faite, sans prétention, par A. et A. D. R.<lb/><lb/>On ne peut trouver nulle part une plus splendide promenade que la terrasse de Saint-Germain-en-Laye. Ses environs sont aussi charmants et abondent en agréables excursions, avec les attractions de la magnifique vieille forêt à proximité de la Ville. C’est toujours avec regret que l’on s’arrache de la Terrasse, y retournant souvent pour revoir ce vaste et enchanteur panorama, que l’on ne se lasse pas de voir et dont l’on n’est jamais rassasié. Cette terrasse, construite par Le Notre en 1676, a une élévation de 207 pieds au-dessus du niveau de la Seine et a une étendue, en longueur, de plus d’un mille et demi, du pavillon Henri IV à une porte de la forêt nommée « la grille Royale », sa largeur est de 65 pieds et le côté de la forêt est bordé dans son entière longueur par de magnifiques marronniers et des tilleuls.<lb/>La balustrade originaire en bois a, par ordre de Napoléon III, été remplacée par la superbe balustrade en fer actuelle et qui sera bientôt complètement achevée, et terminera ainsi avant peu ce magnifique travail.<lb/>Enchanteresse en tous temps, c’est, je pense, plus particulièrement aux environs de la chute du jour que l’air y est délicieux. Le parfum des bois et des fleurs (Saint-Germain est renommé pour ses roses), le chant du soir des oiseaux, les voix des laboureurs à travers les vignes, l’éclatant coucher du soleil versant ses magnifiques rayons sur la riche et grandiose perspective de la forêt ; vignobles, hauteurs grandioses avec de riantes plaines venant doucement dans le milieu, tout cela compose un tableau d’une beauté que je crois sans rivale. Différant des puissantes splendeurs de la Suisse, du Tyrol, des Pyrénées et d’autres contrées montagneuses dans lesquelles se confondent les sentiments de crainte et d’admiration, la vallée de la Seine ne présente que des paysages d’une description douce et tranquille, impressionnant l’esprit et les sens de pensées et de rêveries pleines de repos et de tendresse. Et avec tant de beauté naturelle, combien de rapprochements intéressants ne nous rappelons-nous pas ; nous regardons par-dessus les bois du Vésinet, à l’horizon duquel on aperçoit « l’Arc de Triomphe de l’Etoile », désignant le gai, le brillant, le léger Paris qui, en dépit de toutes ses souffrances et désastres, reste la capitale du luxe, du raffinement et du plaisir ; les hauteurs de Montmartre, la tour de Saint-Denis, le Mont-Valérien, dont on a tant parlé pendant la dernière guerre ; Nanterre, Rueil, où sous le pâle marbre dort la pauvre Joséphine et sa fille, la reine Hortense, le parc de la Malmaison, avec tous les souvenirs des premiers temps de Napoléon ; les hauteurs boisées de Louveciennes, et au-delà encore Marly, avec l’ombre de Louis XIV. Derrière les îles de la Seine, avec leurs peupliers se balançant, est situé Bougival, cher aux Parisiens les jours de fête ; et maintenant, tournant à gauche, nous voyons le village de Carrières, et plus loin le joli Maisons-Laffitte, avec son château, ses jolies villas perdues dans les arbres, ses avenues ombragées et son pont. Dans le lointain, les bois de Montmorency, et pour compléter ce splendide panorama, l’historique Seine glisse tout le long, avec ses ponts (celui du chemin de fer, heureusement pas désagréable à la vue), ses îles verdoyantes, et ayant seulement besoin d’un peu plus de vie à sa surface pour animer ses eaux tranquilles.<lb/>A propos des ponts sur la Seine, le vieux, en bois, du Pecq (la première station au-dessous de Saint-Germain), qui a été emporté par les glaces dans la soirée du 28 janvier 1830, a été la scène d’un épisode de la guerre de 1815, épisode peu connu, méritant toutefois d’être immortalisé. J’emprunte ce récit à une intéressante petite histoire du château de Saint-Germain par M. de Lacombe, un officier de hussards d’un régiment en garnison ici.<lb/>« Le 1er juillet 1815, une colonne prussienne appartenant à l’armée de Blücher, d’environ 1500 hommes, déboucha par le bois du Vésinet et effectua le passage du pont du Pecq. Une redoute, quelques canons posés sur la terrasse, auraient eu facilement raison de ces troupes. Pour protéger ce passage, il fut détaché un officier, dont le nom n’a pas été conservé, et seulement 25 hommes. Il y a des vieillards qui se rappellent l’avoir vu à la tête de cette poignée d’hommes, grave, tranquille, et avoir échangé avec lui quelques paroles avant l’arrivée de l’ennemi. Il sentait lui-même qu’il était sacrifié, car il ne pouvait se faire d’illusion ; il ne répondait aux remarques qui lui étaient faites sur la petite quantité de leur nombre que par quelques paroles de calme résignation ; c’était un de ces hommes qui, une fois qu’ils ont un devoir à remplir, le font sans plus raisonner.<lb/>Il barricada le pont le mieux qu’il fût possible. Il reçut les Prussiens à coups de fusil, resta ferme aussi longtemps qu’il eut un souffle de vie, donnant un exemple de sang-froid au milieu des ravages de la mort, et à son tour tomba pour ne plus se relever. Après cette fin glorieuse, les survivants de ces 25 héros, qui avaient largement satisfait aux droits de l’honneur, se retirèrent fièrement, maintenant leur retraite avec les dernières cartouches qui leur restaient, sans laisser un prisonnier, et se rejetèrent sur le corps d’armée du général Vandamme, opérant dans les environs de la Celle-Saint-Cloud. Et il n’y a pas une pierre sur les bords de la Seine pour retracer aux voyageurs ce dévouement, qui semble d’autant plus noble qu’on le savait d’avance inutile. »<lb/>Habitant pour quelques semaines le « Pavillon Henri IV », qui est non seulement un fashionable restaurant connu du monde entier, mais aussi un très confortable hôtel, et passant une grande partie de mon temps sur cette magnifique terrasse, je ne pus me tourner qu’avec intérêt du côté du grand et vieux château qui est tout proche. Il est restauré maintenant, autrement, mais sûrement, sous la savante direction de M. Millet, pour avoir l’exacte apparence qu’il avait lorsqu’il fut achevé, par François Ier, et il sera probablement, quand il sera terminé, le plus beau spécimen du style de la Renaissance en Europe. Mais je ne pouvais pas faire autrement de me rappeler en même temps que dans ces murs mourut, en exil et dans l’infortune, le dernier de la royale maison des Stuart, qui porta une couronne, et bien que le caractère de Jacques II ne soit ni élevé ni plaisant, et qu’il n’ait fait qu’une triste figure dans l’histoire, il y a néanmoins beaucoup d’intérêt romanesque attaché à ses dernières années.<lb/>J’ai été curieux d’apprendre quelque chose de son séjour ici, et de celui de ces personnes que leur dévouement avait poussées à partager la destinée du souverain tombé ; je me suis aperçu de suite que ce n’était pas un travail facile, car il reste peu ou pas de traces du royal exilé et de sa famille ou de ceux qui formèrent sa cour, que la libéralité princière de Louis XIV et une pension de sa fille la princesse Marie lui permettait de tenir. Pendant un temps considérable, il paraît qu’en effet, après la mort de Jacques, le 16 septembre 1701, de sa fille la princesse Marie-Louise, née ici le 28 juin 1692, morte le 18 avril 1712, et de la reine Marie d’Este, le 17 mai 1718, plusieurs de ceux-ci et de leurs descendants ont continué de résider à Saint-Germain, mais les derniers de tous sont maintenant disparus depuis un grand nombre d’années. Les documents de la mairie ont été, comme cela est arrivé exactement dans toute la France, brûlés par les mains sacrilèges de la Révolution de 1793. Dans la suite, des changements variés et des dégradations supportées par le château, depuis son occupation par Jacques II, tout ce qui restait des anciens appartements royaux ont été détruits ; et c’est ainsi qu’il arrive que, comme d’autres qui sont venus avant moi dans le même but, les détails que j’ai pu recueillir sont très pauvres et surpassent difficilement ce qui a été déjà plus ou moins raconté dans les histoires de cette période. Cependant, M. l’abbé Chauvel, curé de Saint-Germain, ayant eu la bonté de m’introduire auprès d’un gentleman de la ville, très au courant de ces matières, je suis redevable à M. Napoléon Laurent d’une grande quantité des informations suivantes, qui me semblent intéressante et moins universellement connues<lb/>C’est le jeudi 6 janvier 1689 que Louis XIV vint en grande pompe de Versailles à Saint-Germain recevoir la reine d’Angleterre, exilée, et le prince de Galles, qui arrivaient le même jour. Il y retourna le jour suivant et conversa quelques temps avec la reine, qui était au lit. En la quittant, Louis XIV apprit que le roi d’Angleterre était dans la cour du château, sur quoi Louis s’avança pour la recevoir jusqu’à la porte de la « salle des gardes ». Jacques s’inclina profondément, comme s’il eût voulu embrasser les genoux du roi, ce que Louis XIV empêcha, et l’embrassant, ils restèrent ainsi quelque temps dans les bras l’un de l’autre. Le prenant ensuite par la main, il le conduisit chez la reine à qui il le présenta en lui disant : « Je vous amène un homme que vous serez bien heureuse de voir ». Jacques resta longtemps dans les bras de la reine, après quoi Louis lui présenta monseigneur le duc de Chartres, les princes du sang et quelques courtisans que le roi d’Angleterre connaissait. Alors le roi de France conduisit Jacques chez le prince de Galles, et l’ayant ramené chez la reine, il lui dit en le quittant : « Je ne veux pas que vous me reconduisiez, vous êtes encore chez moi aujourd’hui, demain vous viendrez me voir à Versailles, comme cela a été convenu ; je vous en ferai les honneurs, et vous me les ferez à Saint-Germain la première fois que j’y reviendrai ; nous vivrons ensuite sans cérémonies ».<lb/>L’hospitalité princière, les attentions délicates et l’assistance matérielle rendue par Louis XIV dans son château de Saint-Germain au monarque exilé et détrôné ont été amplement et justement célébrés dans tous les différents mémoires et histoires de ce temps là, et ont aussi formé le sujet de différentes peintures et gravures. L’hospitalité fut en vérité le moindre des services rendus à son hôte par le roi de France qui, malgré ses propres difficultés politiques, trouva moyen de fournir à Jacques treize vaisseaux de guerre de 1ère classe et qui, en le quittant à Saint-Germain au moment de son départ pour l’expédition qu’il lui faisait tenter pour recouvrer sa couronne, lui offrit comme cadeau d’adieu sa propre cuirasse et ajouta, en l’embrassant, ces mots touchants : « Ce que je peux vous souhaiter de mieux, mon frère, c’est de ne jamais vous revoir ». Ce souhait, comme chacun sait, ne fut pas réalisé, et Jacques, battu sur terre à la Boyne et sur mer à La Hogue, revint à Saint-Germain pour y finir ses jours, passés principalement en actes de dévotion et variés par un seul amusement, celui de la chasse. A de rares intervalles, Jacques et la reine semblent avoir accepté les invitations de leur splendide hôte à Fontainebleau, Marly et Versailles. Il y a cependant un épisode qui rompit cette monotonie d’une manière si touchante et lequel fait tant d’honneur au monarque tombé et à ceux de ses partisans qui lui restèrent fidèles jusqu’à la fin que, quoi qu’on le trouve raconté ailleurs, j’ai trouvé la narration suivante, de Léon Gozlan (dans son médecin du Pecq) si exacte et si nette, que je la donne dans son original [Récit romanesque] :<lb/>« Cent cinquante gentilshommes, dit-il, avaient suivi le roi dans l’exil. Entretenus aux frais de Louis XIV, ils allèrent vivre, humblement, dans quelques villes du nord de la France. Malheureusement, les trésors de leur bienfaiteur n’étaient pas aussi inépuisables que sa magnanimité. Ses richesses furent taries par mille causes désastreuses, et alors il fallut retirer les pensions aux gentilshommes écossais.<lb/>Jacques II, leur roi, le soutint tant qu’il put, mais les ressources étaient si bornées ! Quand on fait l’aumône avec l’aumône qu’on reçoit, on double sa misère sans beaucoup soulager celle d’autrui. L’assistance fut bientôt insuffisante ; les gentilshommes essayèrent alors de prendre des états qui les aidassent à vivre dans l’exil. On vit des Fitzjames, des Dillon, manier le rabot et frapper l’enclume, les yeux tournés vers Saint-Germain où le roi gémissait de leur misère.<lb/>Après avoir vécu du pain de leur sueur, l’idée désespérée leur vint de demander du service dans les armées de Louis XIV. Bons officiers, ils seraient bons soldats ; la peine les avait endurcis. Ils offrirent des bras forts, des cœurs éprouvés, des dévouements inflexibles. Humblement, ils demandèrent à leur roi la permission d’être simples soldats sous les drapeaux de la France. Au temps de Charles VIII, et depuis ce roi, leurs compatriotes n’avaient pas rougi de solliciter de semblables enrôlements. Jacques soupira, et obtint de Louis XIV ce que les gentilshommes désiraient.<lb/>Tristes et heureux, ils se rendirent tous les cent cinquante à Saint-Germain, sous l’uniforme français, inusité pour eux.<lb/>Quand ils eurent nommé eux-mêmes leurs officiers, ils voulurent être passés en revue par leur infortuné roi, qui ignorait jusqu’à quel point ses braves serviteurs avaient mis à exécution leur projet. Un jour qu’il se disposait à aller à la chasse, unique distraction à son vaste ennui, il aperçoit, en traversant la cour du château, un bataillon rangé sur son passage : Quels sont ces hommes ? s’informe le roi. Sire, ce sont vos braves gentilshommes écossais, venus pour vous dire adieu ; ils désirent que vous les passiez en revue et que vous les bénissiez.<lb/>Le roi sentit les larmes lui monter dans les yeux et se retira dans ses appartements pour contremander la chasse et pour pleurer. Et alors l’air national d’Ecosse retentit sous les croisées, le vieil air de la guerre, celui qui émeut, qui enflamme, et qu’on n’entend jamais sans se souvenir qu’on a été brase, qu’on a été jeune et qu’on a aimé.<lb/>Le roi redescendit dans la cour ; il était pâle, ses jambes tremblaient et des larmes ruisselaient le long de l’habit noir qu’il avait revêtu. Il dit à ces braves jeunes gens : Messieurs, mes propres infortunes me touchent moins que les vôtres. Je ne saurais exprimer combien il m’est pénible de voir tant de braves et dignes gentilshommes descendus au rang de simples soldats. S’il plaît jamais à Dieu de me rétablir sur le trône, il est impossible que je puisse oublier vos services et vos souffrances. D’après vos désirs, vous allez entreprendre une longue route ; j’ai pris soin que vous soyez pourvus d’argent, de souliers, de bas, et de tous ce que peut vous être nécessaire. Craignez Dieu ; aimez vous les uns les autres. Faites-moi connaître directement vos besoins, et soyer assurés que vous trouverez toujours en moi votre roi et votre père.<lb/>Ensuite, Jacques II passa dans les rangs de ses Ecossais, s’arrêta devant chacun d’eux, leur renouvela ses promesses, écrivit leurs noms, salua le drapeau, et les mains étendues vers eux, il s’écria : Partez, mes enfants, votre roi vous bénit.<lb/>Accablé sous l’émotion, Jacques II se retira en silence. Tout à coup, il s’arrêta de nouveau ; peut-être n’a-t-il pas tout dit à ses vieux serviteurs. Il revient sur ses pas, s’incline jusqu’à terre, et de longs torrents de larmes coulent de ses yeux. Voilà ce qu’il avait à leur dire. Ses gentilshommes, le cœur brisé, se mirent à genoux et se recueillirent. Ils se relevèrent ensuite, fiers et beaux de leur fierté, et défilèrent une dernière fois devant leur souverain. »<lb/>La dernière fois que le roi de France visita son hôte fut le 13 septembre 1701, trois jours avant sa mort, lorsque Louis lui assura qu’il reconnaîtrait le prince de Galles comme roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, ce qu’il répéta à la reine dans sa propre chambre et ensuite, après son retour à Marly, en présence de toute sa cour.<lb/>Jacques mourut, comme on l’a dit, le 16 septembre 1701, et l’acte de décès suivant est extrait des registres de l’état civil de Saint-Germain-en-Laye :<lb/>Du seizième septembre 1701, à trois heures et vingt minutes après midi, est décédé, dans le château vieil de ce lieu, très haut, très puissant et très religieux prince Jacques Stuart, second du nom, roi d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, âgé de soixante-sept ans onze mois, régalement regretté des peuples de France et d’Angleterre, et surtout des habitants de ce lieu et autres, qui avaient été témoins oculaires de ses excellentes vertus et de ses religion, pour laquelle il avait quitté toutes ses couronnes, les cédant à un usurpateur dénaturé, ayant mieux aimé vivre en bon chrétien, éloigné de ses états, et faire, par ses infortunes et sa patience, triompher la religion catholique, que de régner lui-même au milieu d’un peuple mutin et hérétique. Sa dernière maladie avait duré quinze jours, pendant lesquels il avait reçu deux fois le saint viatique et l’extrême-onction, par les mains de M. Jean-François de Benoist, docteur de la maison de Sorbonne, prieur et curé de ce lieu, son propre pasteur, avec des sentiments d’une humilité si profonde, qu’après avoir pardonné à tous les siens rebelles et ses plus cruels ennemis, il demanda même pardon à ses officiers s’il leur avait donné quelque sujet de chagrin. Il avait aussi donné des marques de sa tendresse et religion au sérénissime prince de Galles, son fils, depuis héritier de ses couronnes, aussi bien que de ses vertus, auquel il recommanda de n’avoir jamais d’autre règle de sa conduite que les maximes de l’Evangile, d’honorer toujours sa très vertueuse mère, aux soins de laquelle il le laissait, de se souvenir des bontés que Sa Majesté très chrétienne lui avait toujours témoigné, et de plutôt renoncer à tous ses Etats que d’abandonner la foi de Jésus-Christ. Tous les peuples, tant de ce lieu que des environs, ont eu la consolation de lui rendre les derniers devoirs et de le visiter pour la dernière fois dans son lit de parade, où il demeura vingt-quatre heures exposé en vue, pendant lesquelles il fut assisté du clergé de cette église, des révérends pères récollets et des Loges, qui ne cessèrent de prier pour le repos de l’âme de cet illustre héros du nom chrétien, que le Seigneur récompense d’une couronne éternelle.<lb/>(Registre de l’état-civil de Saint-Germain-en-Laye)<lb/>Monseigneur le prince de Conti vint à Saint-Germain et y demeura durant ces derniers jours-là, parce que la reine d’Angleterre et lui étaient enfants des deux sœurs Martinozzi, dont la mère était sœur du cardinal Mazarin. Le nonce du pape y vint aussi, par son ordre, et conséquemment il reconnut et complimenta le prince de Galles comme roi d’Angleterre. Le soir du même jour, la reine alla voir, à Sainte-Marie de Chaillot, sa fille, pour laquelle elle avait une grande affection. »</p>
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                <subject>Loisirs et promenades</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 32e année, n° 45, 11 novembre 1882, p. 3</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une visite au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1894/1894" encodinganalog="3.1.3">11 novembre 1894</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Visite au château de Saint-Germain par la société de l’Ami des Monuments et des Arts<lb/>Dimanche, dans l’après-midi, a eu lieu au château de Saint-Germain, sous la direction de M. Charles Normand, assisté de MM. Daumet, Bertrand et Salomon Reinach, la visite des bâtiments restaurés et en cours de restauration du vieux château de Saint-Germain, et des quelques restes de celui dit le Château-Neuf, à peu près disparu aujourd’hui, sauf deux pavillons, celui désigné sous le nom de pavillon Henri IV, que tous nos lecteurs connaissent, et l’autre sur la commune du Pecq, le pavillon Sully, appartenant actuellement à M. Bertrand, directeur de l’Opéra.<lb/>Cette visite, des plus intéressantes et sur laquelle nous regrettons de ne pouvoir nous étendre davantage, a été aussi complète que possible, grâce à l’aimable complaisance de MM. Daumet et Bertrand, qui s’étaient mis entièrement à la disposition de M. Charles Normand, et aux gracieuses facilités accordées par MM. Barbotte et Bertrand, de pénétrer dans leurs propriétés particulières.<lb/>On a visité successivement plusieurs salles du vieux château, notamment la grande salle des fêtes, la chapelle, sur lesquelles les érudits cicérones ont donné les renseignements les plus circonstanciés. M. Daumet a dit, entre autres bonnes paroles, qu’il aimerait obtenir l’an prochain un crédit permettant, sinon d’achever, au moins de continuer dans une certaine mesure l’œuvre de restauration commencée par M. Eugène Millet.<lb/>La visite des restes de l’ancien Château-Neuf, dit de Henri IV, a particulièrement captivé l’attention des visiteurs, bien que cette visite ait dû se borner aux substructions et à des grottes immenses qui subsistent encore et qui sont dans un très bon état de conservation.<lb/>M. Charles Normand fera probablement paraître dans l’ouvrage spécial qu’il publie : l’Ami des Monuments et des Arts, un compte rendu détaillé de son excursion du dimanche à Saint-Germain. Nous serons heureux, avec son assentiment, de le reproduire en tout ou en partie, pour indemniser nos lecteurs de notre brièveté forcée. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 44e année, n° 46, 17 novembre 1894, p. 2</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse présidentielle à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1896/1896" encodinganalog="3.1.3">12 janvier 1896</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Dimanche dernier, M. Félix Faure, président de la République, est venu chasser à Saint-Germain, sur les limites extrêmes de la forêt de Marly, dans les terres de la Jonction, en compagnie de M. Cavaignac, ministre de la Guerre, Krantz, député, du général Tournier, du colonel Menetrez, des commandants de La Garenne et Moreau et de M. René Berge.<lb/>M. Félix Faure et ses invités sont arrivés à midi par le chemin de fer de grande ceinture et ont été salués à la gare par M. Gilbert, maire de Saint-Germain, et M. Fortin, son premier adjoint, auxquels il a adressé quelques mots empreints de la plus grande bienveillance.<lb/>Après une chasse qu’on nous a dit avoir été assez fructueuse, M. Félix Faure est reparti pour Paris, par le train de 4 h. 50, de la gare de la place du Château. Partout sur son passage en ville, M. Félix Faure a recueilli les marques de la plus vive sympathie et du plus profond respect. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>L’Industriel de Saint-Germain-en-Laye, 46e année, n° 3, 18 janvier 1896, p. 1</p>
              </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Journal des haras, chasses et courses de chevaux</unittitle>
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              <unitdate normal="1836/1862" encodinganalog="3.1.3">1836-1862</unitdate>
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                <p>Recueil périodique consacré à l'étude du cheval, à son éducation, à l'amélioration de ses différentes races en France, et à toutes les grandes réunions d'utilité publique ou privée, de luxe ou de plaisir, qui ont lieu en Europe. Fondé par Auguste de Rochau</p>
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              <p>Publié</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19763_actor">Journal des haras, chasses et courses de chevaux </corpname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit d’une chasse de Charles X à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1836/1836" encodinganalog="3.1.3">novembre 1836</unitdate>
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                <p>« [p. 351] Souvent encore je me prends à rêver ces matinées passées gaiement naguère à suivre le cerf au bruit éclatant de la trompe ; je dis bien rêver, car ma tête s’incline et tombe entre mes mains, et je m’abandonne à mes illusions. Alors je crois entendre le fracas de la chasse, les cris et les taïauts retentissant à mon oreille ; le son de la trompe vient s’éteindre et mourir dans mon âme comme un lointain soupir de bonheur. Oui, la chasse, la chasse avec ses piqueurs et ses fanfares, avec ses meutes, leurs voix confuses et glapissantes, avec ses chevaux, leurs galops et leurs hennissements, tout cela vient me pénétrer de souvenirs qui s’attachent aux débris de ma mémoire, comme l’essence de roses de Tunis s’identifie avec le vase qui la renferme.<lb/>Pendant les mois de janvier, février et mars, je me le rappelle, la vénerie du roi était établie à Saint-Germain-en-Laye.<lb/>En avril, c’était à Versailles, pour chasser dans les bois de Meudon.<lb/>En mai et juin, à Compiègne.<lb/>En juillet et août, à Rambouillet.<lb/>En septembre, le Roi faisait quelques chasses aux environs de Versailles, souvent à Satory.<lb/>A Fontainebleau, c’était en novembre et décembre, d’où l’on se rendait à Sénart pour la chasse de Saint-Hubert, qui avait lieu le 5 novembre, comme chacun sait.<lb/>Cet ordre de choses existait avant la révolution de 89.<lb/>Le roi Louis XVIII, qui tenait religieusement aux anciennes habitudes, décida, dès les premiers jours de la restauration, que les mêmes usages seraient suivis, et que les chasses à courre auraient lieu tous les cinq jours. Ainsi le roi Charles X avait trouvé à son avènement un règlement tout organisé en matière de chasse, auquel il n’avait eu qu’à se conformer.<lb/>[p. 352] Quand la vénerie était à Saint-Germain, une partie du personnel et des chevaux était logée à Versailles, où résidaient le commandant de la vénerie, les gentilshommes et les pages. L’ordre du roi était adressé à l’hôtel du grand veneur par des palefreniers des écuries ou des gendarmes d’élite, au commandant de la vénerie à Versailles, et au conservateur des forêts et chasses à Saint-Germain. Le commandant expédiait ses instructions au premier piqueur, et le conservateur transmettait aussi les siennes à ses subordonnés, de manière à ce que toutes les dispositions locales fussent faites.<lb/>Par un des premiers jours de janvier, dès cinq heures du matin, l’on voyait, par les principales et longues routes de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, passer avec leurs chiens, la botte au cou, les valets de limiers qui allaient faire le bois. Le travail de ces gens consiste à détourner le cerf, pour connaître, au moyen des chiens, dans quel lieu l’animal s’est rembuche, et indiquer l’enceinte où il est sur le ventre.<lb/>Vers neuf heures, sur les routes qui conduisent à Saint-Germain, convergeaient tous les inévitables auxiliaires de la chasse, partis de plusieurs points d’un vaste cercle.<lb/>Des détachements de la gendarmerie d’élite s’échelonnoient pour l’escorte.<lb/>Des palefreniers, avec leurs costumes traditionnels du règne de Louis XV, conduisaient en main les chevaux que devaient monter le Roi et sa suite.<lb/>Des bouquets de grooms à la livrée capricieuse menaient aussi au rendez-vous d’élégants chevaux de pur sang, au poil ras et tondu, aux jarrets musculeux, aux sabots noirs et brillants, admirables et ravissants, produits des comtés de Kent et de Devonshire. Ils étaient destinés aux fashionables qui allaient s’élancer sur les traces du roi.<lb/>De loin en loin passaient rapidement des messagers. Ils venaient de Versailles, et ils avaient descendu la montagne du Cœur-Volant, de toute la vitesse de leurs montures, [p. 353] pour apporter des ordres du premier veneur. Le baron d’Harmencourt dans sa calèche, les officiers de vénerie dans leurs chaises à deux chevaux parcouraient la même route.<lb/>Venaient ensuite les pages à cheval, le porte-arquebuse dans sa voiture, où l’on voyait à ses côtés la longue carabine destinée à servir la bête ; puis, le caisson qui devait transporter le cerf. Parmi tous ces équipages, il était facile de distinguer ceux qui appartenaient au Dauphin; ils se faisaient remarquer par une rare élégance, dont le nom du duc de Guiche donnait aisément l’explication.<lb/>Deux cents chiens environ, réunis en un groupe docile, obéissant aux piqueurs qui les conduisaient, allaient se distribuer en différents relais. On voyait s’animer ces longues et tristes avenues, bordées d’arbres dépouillés par l’hiver, et dont les branches se détachaient en gris, comme les côtes d’un squelette gigantesque. Cet aspect de tristesse et de mort, que le ciel sale des matinées de janvier imprime à la nature, s’effaçait graduellement à mesure que le bois se peuplait. Dans les perspectives retirées des allées, et à travers les futaies, s’avançaient et passaient, tantôt un élégant équipage avec une corbeille de jeunes femmes ; on voyait bien aussi de temps en temps un maigre locatis porter péniblement son fardeau, quelques bourgeois de Saint-Germain avec leurs vieilles selles à la hongroise : c’étaient les épisodes grotesques de la fête.<lb/>Equipages, fourgons, chevaux, chiens, bourgeois, paysans, gentilshommes, merveilleux, palefreniers, postillons, tout ce monde, spectacle ou spectateurs, se dirigeait vers le rendez-vous de la chasse, et se croisait avec des valets de limiers qui n’avaient rien détourné, et s’en revenaient au chenil tout confus, avec leurs chiens, dans une contenance triste et honteuse.<lb/>Dans la partie la plus reculée, la plus solennelle, la plus égarée de la forêt, se trouve un petit pavillon d’une architecture moderne. Il fut édifié sur une partie de l’emplacement [p. 354] qu’occupait jadis le château de la Muette, ruineuse construction flanquée de tourelles que Louis XV fit démolir, et où François Ier, après une chasse à courre, éprouva un redoublement décisif de la maladie dont il est mort.<lb/>C’est là le point de ralliement, le lieu de réunion générale, le centre d’où partira et s’élancera la chasse avec son cortège et les abois.<lb/>A quelques pas du pavillon, et un peu avant dans le bois, l’ensemble des personnes qui se trouvaient réunies formait un coup d’œil propre à éveiller le génie d’un peintre de genre. C’était gai comme une scène de Swebach ; il ne manquait à l’harmonie du tableau que le mouvement des feuilles vertes bruissant au souffle du vent, et se jouant avec les rayons d’un soleil d’été.<lb/>Les valets de chiens et la vieille meute étaient groupés sur le sol dans des attitudes variées. Des curieux s’approchaient et tournaient autour d’eux, pour admirer la beauté des bêtes et l’attirail somptueux des hommes. Près d’une petite table, les pages, tout en s’ajustant, faisaient à la hâte un déjeuner champêtre, que leur offraient de sémillantes cantinières. Des dames à pied essayaient furtivement, malgré la consigne, d’approcher du pavillon ; d’autres, debout sur des chars-à-bancs, prenaient d’avance une position favorable pour ne rien perdre des détails de l’arrivée du roi.<lb/>A voir tout ce monde brillant de toilette et d’uniformes blancs et rouges ; à voir ces chevaux qui battaient et écrasaient le sol de leurs pieds, ce mélange de voitures bigarrées, ces valets qui buvaient et mangeaient en riant; à voir cette agitation et cette joie qui resplendissait sur les visages, on eût dit une halte capricieusement composée, telle qu’un artiste pouvait la concevoir en son imagination et l’exprimer sur la toile.<lb/>Le pavillon de la Muette est ouvert, deux gendarmes d’élite sont en faction à la porte, et le gros du détachement est négligemment assemblé en face. On entend dire : [p. 355] Monseigneur ! et l’on voit arriver à l’étoile irrégulière monseigneur le Dauphin.<lb/>Les gendarmes éloignaient les curieux, et se formaient en peloton.<lb/>Le prince aborde au perron, où étaient réunis les officiers de la vénerie et les gens de cour qui devaient assister à la chasse.<lb/>Le groupe s’ouvrit, et Monseigneur rentra au salon pour recevoir le rapport; puis s’introduisirent près de lui tous ceux que les règles de l’étiquette y appelaient, et à qui, par une faveur spéciale, avait été conféré le droit de revêtir l’habit de chasse.<lb/>Le Roi ne tardera pas à arriver ; car il est d’étiquette que le Dauphin précède son père d’un quart d’heure seulement, afin de le recevoir au pavillon.<lb/>En effet, ce laps de temps était à peine écoulé, qu’un gendarme, à bride abattue, paraissait à l’extrémité de la voûte du pavillon. Tout s’animait et s’ébranlait au sein du camp ; voici le terme de la halte. La voiture du roi passe avec sa parure de huit chevaux, son lourd cocher, son postillon dans ses bottes à chaudron. Puis vient à la suite la voiture qui renferme les seigneurs invités. Au même instant on annonçait le Roi.<lb/>Monseigneur le Dauphin, avec son cortège, attendait Sa Majesté au perron.<lb/>Elle reçut et lut le rapport du commandant; puis elle décida d’attaquer un cerf dix cors jeunement, détourné à la Salle Verte.<lb/>Le cheval du roi fut amené devant le perron. Le comte O’Egherti présenta au roi son couteau de chasse, et le premier écuyer porta la main à l’étrier pour le présenter à Sa Majesté, tandis qu’un piqueur maintenait la selle de l’autre côté.<lb/>Le Roi dit gaiement : « Messieurs, vous allez voir deux vieillards l’un sur l’autre ». Ce mot a fait fortune, car tout [p. 356] le monde sait que Stranger, la monture favorite du roi, était depuis longtemps à son service.<lb/>On se met en marche.<lb/>Sa Majesté est précédée de ses officiers de vénerie ; le Dauphin est à côté d’elle, le premier veneur à portée de recevoir ses ordres.<lb/>Le capitaine des gardes et le lieutenant de service sont auprès du Dauphin, et font partie du premier groupe.<lb/>La foule des spectateurs conviés s’est confondue et mêlée.<lb/>Ceux-ci cheminaient tous au pas, et s’en allaient lentement par la route de la Muette, vers l’étoile de la Salle Verte.<lb/>Ils ne tardèrent pas à arriver à l’enceinte où le cerf, tranquille, prenait son repos.<lb/>Trente chiens d’attaque, tenus par trois valets de chiens à pied, sont au carrefour.<lb/>Quatre des plus sages et des plus matois ont été découplés, et trois piqueurs foulent en les appuyant de la voix et de la trompe. Pendant ce temps, le commandant, les officiers et les pages sont en observation dans les routes.<lb/>Les hardes, qui restent pleines d’ardeur, ne gardent le silence que par l’effet du tout coi qu’on leur répète incessamment ; leurs regards tournés vers l’enceinte décèlent l’impatience qui les possède. C’est à grand’peine qu’on les retient.<lb/>Les voix se répètent de plus en plus ; les trompes accompagnent. Qu’elle est douce cette harmonie pour l’oreille des chasseurs! elle prépare aux taïauts joyeux qui se feront bientôt entendre. Sans doute, lorsque ce premier soupir de la trompe sera venu retentir à l’oreille du cerf pensif et ruminant sous les futaies solitaires, surpris d’abord et attentif, il aura dressé sa tête pour écouter cette sonore mélodie de mort. Au son répété de l’instrument qui le fait tressaillir, il s’est relevé et il s’est mis à écouter de nouveau. Un troisième son se fait entendre, ses oreilles [p. 357] se roidissent, son œil roule dans son orbite, il a bondi sur lui-même, comme pour essayer ses membres et sa vigueur élastiques. La trompe approche toujours et sonne aigu et fort. Alors un moment il hésite, car il veut se rendre compte de quel côté le péril vient plus menaçant pour lui.<lb/>Enfin il part.<lb/>On l’a vu!<lb/>Taïaut! taïaut ! a-t-on dit.<lb/>Ce cri est répété au loin.<lb/>Le Roi l’a entendu.<lb/>On sonne la royale.<lb/>Les chiens mordent leurs liens, on les découple avec peine. Ils ne comprennent plus la voix de l’homme, ils ne craignent plus le fouet : l’instinct est revenu tout entier.<lb/>Le Roi, guidé par le comte de Girardin, s’est élancé, suivi de ses officiers de service.<lb/>Le Dauphin, auprès de qui l’on voyait un piqueur portant la trompe, paraît à son tour, et semblait voler sur le léger cheval qu’il montait.<lb/>Tous les cavaliers se répandent en différentes directions dans la forêt.<lb/>Les équipages tiennent les larges avenues.<lb/>Des valets suivaient les chiens et les appuyaient ; d’autres se portaient en avant ; d’autres restaient sur les derrières pour observer.<lb/>Allons, sonnez, sonnez, piqueurs, sonnez ; trompes éclatantes, retentissez au loin, que la forêt répète ces bruyants éclats du cuivre en spirale qui déchirent l’air.<lb/>Meutes, aboyez, glapissez, poussez vos voix. Allons, allons, chevaux, hennissez, que votre galop rapide et régulier emporte ces cavaliers sur la trace du cerf, vous qui avez valu des prix à vos maîtres. Sly, la mignonne, Dash Coronats, laissez, laissez jaillir le feu de vos prunelles; que la mousse écume sur vos bossettes. Comme les arbres passent et courent! la forêt se meut, s’anime et danse aux accords des fanfares. Et toi, bondis à ton tour, pauvre cerf ; saute [p. 358] des fossés et des chemins; courbe ta tête gracieuse sur les épaules ; que tes jambes effilées et agiles effleurent à peine le sable ; va, va, tâche d’échapper à la poursuite de tes ennemis.<lb/>Ceux à qui le labyrinthe de la forêt est familier s’engagent dans des sentiers et des lignes diagonales qui abrègent ; les autres s’égarent et vont, bride abattue, dans de fausses directions.<lb/>Le cerf les a déjà entraînés près de Saint-Germain ; il a battu les environs de Poissy ; il est revenu à travers les sables de la croix de Noailles. Là, il a fait un détour, et ceux qui se trouvaient derrière sont maintenant les premiers. Le bien-alter qu’ils sonnent appelle les chasseurs qui s’emportaient dans une fausse route. Une grande confusion règne parmi les équipages et les cavaliers. On tourne bride ; on cherche à s’orienter, on va à droite, on va à gauche.<lb/>A chaque carrefour, où plusieurs issues se présentent, l’embarras redouble.<lb/>Allons, sonnez, piqueurs, sonnez; trompes éclatantes, retentissez au loin.<lb/>C’est affaire à toi, mon beau cerf; ta vigueur met tes poursuivants en défaut. Le nombre des chiens qui te harcèlent est bien réduit ; ils ne forment plus une masse compacte comme à l’attaque ; ils se suivent sur une longue file ; leur allure est lente, traîneuse et molle ; leurs langues sont pantelantes ; leurs queues basses frôlent et balaient la terre.<lb/>A eux donc les relais, ou le beau cerf va leur échapper.<lb/>Enfin, celui de la croix de Bercy a été donné de nouveau ; l’ensemble règne dans la meute, et la bête, essoufflée, n’a plus une avance aussi marquée.<lb/>Le roi n’a pas perdu la trace un seul instant ; il a suivi les anfractuosités, les lignes courbes, droites, brisées, du chemin qu’a parcouru le cerf ; il a été témoin de tous les incidents de la chasse, qui s’approche graduellement du château de la Muette.<lb/>[p. 359] Le cerf s’y fit voir plusieurs fois en traversant l’étoile de Saint-Sébastien, puis l’étoile de la Garenne ; bien approché par deux chiens de la première vitesse, il se forlonge ; poussé à vue, il a fait tête un moment de son front baissé, il a maîtrisé la rage de ses ennemis. Alors, rusant avec eux, il les a franchis d’un bond léger; mais dans cette voie qu’il veut prendre, il rencontre de nouveaux assaillants, et il se replie vers le château dont il fait au moins dix fois le tour.<lb/>Les curieux et les cavaliers se pressent sur ce point.<lb/>Pendant un quart d’heure, on jouit d’un hallali sur pied.<lb/>Le son des trompes réunies en bloc appela au loin tous ceux qui n’avaient pu suivre, ou qui avaient donné dans un défaut.<lb/>C’est là le morceau d’ensemble de cette symphonie, c’est le tutti bruyant.<lb/>La pauvre bête renonce enfin à fuir, le pressentiment de la mort a donné à son œil je ne sais quelle mélancolique expression de résignation ; elle a sauté la barrière qui environne le pavillon, elle s’accule au mur, et, noble jusqu’au dernier moment, elle attend son sort au milieu des chiens qui hurlent et la harcèlent.<lb/>Cependant le roi était descendu de cheval ; il prit la carabine des mains de M. de Vinfrais, et il mit fin, d’un coup, aux anxiétés de la pauvre bête. Tandis que les fanfares éclatent et célèbrent le succès de la chasse, un piqueur lève le pied du cerf, le natte et le donne au commandant ; celui-ci le remet au premier veneur, qui, le chapeau à la main, le présente au roi. Le roi lui-même se découvre pour le recevoir.<lb/>C’est l’acte final, c’est la clôture consacrée par l’usage et les règles immémoriales de l’étiquette qui préside aux chasses.<lb/>Le roi rentre au pavillon et demande sa voiture. Toute sa suite se dispose à partir. Bientôt on entendit le bruit mat du marchepied qui se déployait. On referma la [p. 360] portière, le lourd véhicule se mit en mouvement avec son escorte et ses écuyers cavalcadants.<lb/>On n’entendit plus que les rares fanfares que sonnaient, en se retirant, les piqueurs fatigués.<lb/>Les curieux se dispersaient de tous côtés, le silence, le sommeil des bois succédèrent au bruit et au spectacle, au mouvement et à l’agitation dont les yeux et les oreilles venaient de se rassasier. »</p>
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                <subject>Chasse</subject>
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                <p>E. Ch., « Une chasse de Charles X », Journal des haras, chasses et courses de chevaux, 2e série, t. 5, novembre 1836, p. 351-360.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Signalement de la restauration du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1862/1862" encodinganalog="3.1.3">1862</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>«  [p. 644] Il est beaucoup question en ce moment-ci de la restauration du château historique de Saint-Germain-en-Laye. La même pensée qui a fait acheter par la France le musée Campana a voulu faire renaître ce monument des temps monarchiques. - Quelques mots<lb/>à ce sujet :<lb/>Le vieux château de Saint-Germain-en-Laye, destiné à devenir musée gallo-romain, est en pleine voie de transformation ; on va, non pas en démolir les étages en briques, comme on l'avait dit primitivement, mais retrancher les pavillons ajoutés sous Louis XIV et remettre l'édifice en l'état où il se trouvait sous le règne de François Ier.<lb/>Les ponts-levis qui existaient sur les fossés, tant du côté de la ville que sur les jardins, doivent être reconstruits ; les terrasses en plomb qui jadis régnaient à la partie supérieure et qu'on avait remplacées par des combles en charpentes, lors de l'installation du pénitencier militaire, vont être rétablies et bordées par une balustrade renaissance, ornées de vases en amortissements ; les fossés seront rélargis du côté du jardin et doivent être partout transformés en parterre ; l'horloge du château qui, depuis deux siècles, figure au-dessus de la porte principale, va reprendre son ancienne place dans la partie supérieure du donjon, au-dessous du campanile.<lb/>Quant au donjon lui-même, qui avait disparu derrière le pavillon d'angle du côté gauche, il va reparaître, dégagé qu'il se trouve par la démolition de ce pavillon. C'est dans cette aile qu'habita Jacques Il depuis son arrivée en France jusqu'à sa mort. L'aile qui se trouve à l'autre angle de la façade du jardin renferme les appartements qu'occupait madame de Maintenon, quand la cour était à Saint-Germain.<lb/>Dans une autre partie du château a aussi longtemps habité mademoiselle [p. 645] Louise de la Vallière ; des habitants de Saint-Germain se rappellent encore y avoir vu le cabinet de toilette de cette favorite, et le fauteuil qui, placé sur une trappe mécanique, lui servait pour descendre au rez-de-chaussée, sans qu'elle eût à passer par les escaliers.<lb/>La restauration des plus anciennes parties du monument est déjà accomplie sur certains points ; le couloir voûté qui conduit dans la première cour est du nombre ; sa voûte de briques encorbellée, avec chaînes et cartouches en pierre, est complétement remise à neuf ; plusieurs salles sont aussi réparées, celle de Mars entre autres, qui a déjà reçu une partie des collections qu'on doit y exposer. Cette galerie est au premier étage, et l’on y monte par un escalier pratiqué dans une tour extérieure, qu'on est en train de construire à gauche de la porte d'entrée ; cette tour sera dans le style du seizième siècle.<lb/>Si Mansard a détruit la forme primitive du château de Saint-Germain par l'addition de ses ailes angulaires, il n'a pas touché à la première cour ; elle est donc restée intacte et nous offre un des plus curieux spécimens de l'architecture renaissance.<lb/>Cette cour a la forme d'un angle aigu tronqué au sommet ; chacune de ses encoignures est occupée par une tour ronde, diminuée à chaque étage, et que surmonte une calotte hémisphérique. Elle est pourtournée par des arcades ressorties qui portent une terrasse continue, où s'ouvrent de plain-pied toutes les fenêtres des appartements ; cette terrasse est bordée d'une balustrade en pierre ajourée dans le style de l'époque. Au-dessus se déploie ce magnifique étage de baies à frontons dont l'architecture polychrome est d'un effet prodigieux.<lb/>Mais chaque médaille a son revers, et on le trouve ici près du donjon, derrière le pavillon qu'a occupé le roi Jacques, où se retrouvent encore quelques vestiges d'oubliettes, car pas de château sans cela, jadis.<lb/>Malgré les critiques qui ont été faites sur les additions de Mansard, il ne faut pas croire que le château de Saint-Germain n'ait eu qu'à souffrir des transformations opérées sous Louis XIV, car c'est sous son règne que furent dessinés les jardins et que fut construite cette magnifique terrasse de 2,400 mètres qui domine l'un des plus beaux panoramas du monde.<lb/>C'est de là que le monarque aimait à fouiller le paysage au [p. 646] moyen d'un puissant télescope qui lui faisait découvrir tout ce qui se passait jusqu'aux extrémités de l'horizon ; aussi, dans tous les pays circonvoisins, ne craignait-on rien tant que le télescope du roi. Aujourd'hui, c'est un industriel qui exploite pour son compte ces profondes perspectives, de sorte que l'on peut, moyennant 25 centimes, regarder à travers sa longue-vue et voir, comme jadis le grand roi, jusque dans les maisons des pays circonvoisins.<lb/>Nous engageons donc ceux des habitants de ces pays dont les maisons regardent Saint-Germain à se défier de leur voisin d'en face. »</p>
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                <subject>Construction et travaux</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>A. Dupuy, « Courrier de Paris », Journal des haras, chasses, courses, agriculture, t. 70, 1862, p. 644-646.</p>
              </bibliography>
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          <c otherlevel="" level="otherlevel">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Le Mercure de France</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">11.6.8</unitid>
              <unitdate normal="1689/1718" encodinganalog="3.1.3">1689-1718</unitdate>
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        5 pièces    </physdesc>
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            <bioghist id="md5-f4d43e6128a06d7ee2cd2171b49b487b" encodinganalog="3.2.2">
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                <p>Hebdomadaire français fondé en mars 1672 par Donneau de Visé, sous le titre "Mercure galant", titre qu'il conserva jusqu'en 1674 et reprit de 1678 à mai 1714. Il prit le titre de "Nouveau Mercure galant" en 1677, et de mai 1714 à octobre 1716. Il s'appela "Nouveau Mercure" (1717-mai 1721), "Mercure" (juin 1721-1723), "Mercure de France. Dédié au Roi" (1724-10 déc. 1791), "Mercure français" (17 déc. 1791-18 fév. 1799), "Mercure de France. Journal politique, littéraire et dramatique" (29 jan.-16 sept. 1799), "Mercure de France (littéraire et politique)" (juin 1800-1816, puis 1817-jan.1818), "Mercure de France et chronique de Paris" (juil.1819-fév.1820), "Mercure du dix-neuvième siècle" (1823-1827), "Mercure de France au dix-neuvième siècle" (1827-1832)</p>
              </note>
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              <p>Publié</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19387_actor">Le Mercure de France </corpname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’installation du roi et de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">6-13 janvier 1689</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [p. 280] Le 21 au matin, jour de S. Thomas, le bastiment qui portoit la reine d’Angleterre arriva à Calais, après [p. 281] avoir couru risque de faire naufrage au port, puisqu’il s’en fallut peu qu'il ne touchait un banc qui en estoit à dix pas ; mais le maistre du paquetbot qui se trouva là fort à propos luy servit de guide, et empefcha par là ce malheur. Après que la reine fut debarquée, le capitaine du yacht dit qu'il sçavoit bien qu'il menoit cette princesse et le pince de Galles, et qu'il l'avoit toujours reconnu. Elle ne voulut point que M. le duc de Charost luy fist rendre aucuns [p. 282] honneurs à Calais. […] [p. 283] Comme la reine [p. 284] devoit faire quelque sejour à Bouligne jusqu’à ce qu’on eust receu des nouvelles de la Cour, elle demanda d’estre logée au convent des Ursulines mais, M. le duc d‘Aumont ayant fait preparer l’appartement de madame la duchesse sa femme, elle ne put le refuser. […] [p. 284] Cependant, le Roi ayant sceu que cette princesse estoit arrivé en [p. 288] France, ce monarque qui a toujours esté l’appuy des malheureux et l’azil des opprimez en ressentit une joye proportionnée au triste etat ou il scavoit qu’elle se trouvoit. […] [p. 321] La nouvelle de l’arrivée du roy d’Angleterre à Ambleteuse ayant esté receue à Versailles, M. le marquis de Beringhen l’apprit à Beaumont par un courrier que le [p. 322] Roy lui depescha. […] [p. 328] M. le Premier, après s’etre acquité de sa commission auprès de la reyne d’Angleterre, qu’il auroit conduite jusqu’à Saint Germain sans les nouveaux ordres qu’il receut, ne songea plus qu’à partir la nuit mesme pour aller au devant de Sa Majesté britannique. […]<lb/>[p. 329] Le 6, cette princesse partit de Beaumont pour se rendre à Saint Germain en Laye, dont le Roy avoit fait meubler le chasteau pour la loger. Il avoit d’abord fait preparer celuy de Vincennes, [p. 330] mais Sa Majesté croyant l’air de Saint Germain meilleur pour la santé du jeune prince, et ce chasteau plus commode pour voir la reyne plus souvent, avoit changé de dessein.<lb/>Le Roy partit le mesme jour de Versailles pour aller au devant de cette princesse. Il estoit accompagné de monseigneur le Dauphin, de Monsieur et des princes et principaux seigneurs de la Cour. Il s’avança jusques auprès de Chatou, et les gardes du corps, les gendarmes, [p. 331] les chevaux legers et les deux compagnies de mousquetaires s’etendoient dans la plaine depuis le pont du Pec jusqu’à ce village. Quoyque leurs habits ordinaires soient assez riches et que le tout ensemble produise un effet fort éclatant, chacun s’estoit efforcé ce jour là de se mettre proprement et l’on peut dire que tous les officiers estoient magnifiquement vestus. Le carosse de Sa Majesté et celuy où estoit la reyne d’Angleterre ayant paru, chacun descendit du [p. 332] sien, dans le mesme temps, et le Roy et cette reyne se saluerent. Le Roy luy presenta monseigneur le Dauphin et Monsieur, et la remit ensuite dans le mesme carosse, où estant aussitost monté il se plaça à sa gauche, et monseigneur le Dauphin et Monsieur se mirent sur le devant. Lorsqu’on fut arrivé à Saint Germain, le Roy conduisit la reyne dans l’apartement qui luy avoit esté preparé. Il demeura quelque temps en public avec elle, et luy presenta monsieur le [p. 333] Prince, monsieur le Duc et monsieur le prince de Conty. Le Roy, en prenant congé de cette princesse, luy dit « qu’il alloit voir le prince de Galles pour apprendre s’il n’estoit point fatigué du voyage ». La reyne voulut l’y accompagner et lui dit « qu’elle avoit esté ravie qu’il ne fust pas en age de connoistre ses malheurs, mais qu’à present elle estoit bien fachée qu’il ne fust pas en etat de reconnoistre l’obligation qu’il luy avoit ». Le Roy revint ensuite à Versailles et laissa cette princesse dans [p. 334] l’admiration de ses manieres toutes engageantes et qui, avec le brillant de la majesté, laissent paroistre un air tout affable qu’il seroit difficile d’exprimer. Ce monarque de son costé trouva beaucoup d’esprit et de grandeur d’ame dans cette princesse. Elle a l’air noble ; toute penetrée qu’elle est de sa douleur, elle n’en paroist point embarassée. Elle sent bien ce qu’elle est et quoy qu’elle soit fort honneste, elle scait placer ses honnestez selon les gens et est tout à fait maitresse d’elle mesme.<lb/>[…]<lb/>[p. 359] Le roy d’Angleterre […] monta à Clermont dans le carosse du Roy que M. le Premier avoit [p. 360] au voyage en allant au devant de la reine et qu’on y avoit fait venir de Beauvais toute la nuit. M. le Premier et M. le duc de Bervick entrerent dans ce carosse avec Sa Majesté, qui alla ainsi jusqu’à Saint Germain en Laye, avec des attelages du Roy qu’on avoit mis en relais. Tout Saint Denis estoit remply du peuple de Paris, qui marqua sa joye par ses acclamations lorsqu’il vit arriver Sa Majesté britannique, ce qui acheva de faire connoiste qu’il n’y a point de peuple au monde si fidelle [p. 361] et si zelé que celuy de France, ny qui se plaise davantage à entrer dans tous les sentimens de son Roy. Tout se trouva remply de peuple, de carosses pleins de personnes de qualité et de cavaliers depuis Paris jusqu’à Saint Denis, et ce prince n’entendit que des acclamations, et ne vit que de la joye sur tous les visages.<lb/>Sa Majesté receut ce monarque au milieu de la salle des gardes de Saint Germain. La joye qu’ils eurent de se voir parut dans leurs embrassades, qui furent reiterées [p. 362] plusieurs fois. Leurs complimens estant finis, le Roy mena Sa Majesté britannique dans la chambre de la reine son epouse, qui estoit au lit, et apres y avoir demeuré quelque temps et l’avoir aussi mené chez le prince de Galles, il s’en retourna à Versailles.<lb/>Le 8, le roy d’Angleterre vint l’apres dinée à Versailles rendre visite à Sa Majesté, ayant dans son carosse M. le duc de Bervick, M. le Premier et M. de Lausun. Le Roy le receut à la porte de [p. 363] la salle des gardes et le conduisit dans son petit salon, puis dans son cabinet, où ils demeurerent seuls pendant plus d’une heure et demie. Sa Majesté le conduisit ensuite par la grande galerie à l’appartement de madame la Dauphine, qui l’attendoit dans sa chambre avec un fort grand nombre de dames. Cette princesse estant avertie qu’il venoit par la galerie, s’approcha environ à trois pas de la porte. Le roy d’Angleterre entra, accompagné du [p. 364] Roy, de monseigneur le Dauphin et d’une très grande quantité de seigneurs de la Cour. Il baisa madame la Dauphine des deux costez et ensuite Madame qui s’y trouva. Il baisa après monseigneur le duc de Bourgogne, monseigneur le duc d’Anjou et monseigneur le duc de Berry qui accompagnoient tous trois madame la Dauphine. On ne fut point assis. Madame la Dauphine estoit du costé de la balustrade et, le Roy donnant toujours la droite au roy d’Angleterre, [p. 365] estoit avec Monseigneur du costé des fenestres. La conversation dura un quart d’heure. Ce monarque prit congé pour aller chez Monseigneur, qui un moment auparavant estoit sorty de chez madame la Dauphine, pour l’aller attendre dans son appartement. Le Roy accompagna ce monarque en sortant jusqu’au haut du grand degré. Monseigneur le receut à la porte de la salle de ses gardes, et le roy fit tomber la conversation sur la campagne de ce jeune prince, [p. 366] à qui il donna les louanges qui luy sont dues, mais il luy dit ensuite « qu’il s’estoit trop exposé et qu’à l’avenir il devoit se menager davantage ». Monseigneur lui repondit, avec beaucoup de presence d’esprit, « qu’estant duc d’York il ne s’estoit pas moins exposé lorsqu’il combattoit dans les troupes de France ». Le roy repliqua « qu’il n’estoit alors qu’un malheureux aventurier mais que comme il seroit presentement le plus ancien lieutenant general s’il avoit continué, il croyoit que le Roy le [p. 367] feroit marechal de France ». Monseigneur le reconduisit jusqu’au mesme lieu où il avoit esté le recevoir. Il alla ensuite chez Monsieur, qui estant veritablement indisposé, gardoit le lit ce jour là. Comme il estoit assez naturel de parler du prince d’Orange, ce qu’on en dit fit tourner la conversation sur la bataille de Cassel et Monsieur fut loué d’avoir battu un pince si fier et qui ne manquoit ny de hardisse ny de courage. Ce prince repondit là dessus [p. 368] « qu’il voudroit qu’une semblable occasion se presentast encore et qu’il exposeroit volontiers sa vie pour le service du roy d’Angleterre ». Ce monarque alla après cela rendre visite à Madame et s’en retourna à Saint Germain. M. le Premier l’y accompagne et luy dit le soir en prenant congé de luy que la Maison du Roy qu’il avoit menée au devant de la reine avoit ordre de demeurer auprès de Leurs Majestez pour les servir.<lb/>Le 9, monseigneur le Dauphin se rendit à Saint [p. 369] Germain et visita Leurs Majestez britanniques.<lb/>Le 10, Madame et mademoiselle y allerent aussi, et le 12 les princesses du sang.<lb/>Le 13, Monsieur les visita pareillement et sur les deux heures les princes du sang firent les mesmes visites. Le mesme jour, sur les quatre heures du soir, la reine d’Angleterre vint à Versailles. Le Roy, monseigneur le Dauphin et Monsieur la receurent au plus haut du grand escalier. Elle parut se defendre la droite [p. 370] de Sa Majesté. On luy avoit preparé un fauteuil qui estoit à droite de celuy du Roy et elle s’y mit. La conservation dura un quart d’heure et l’esprit de cette princesse se montra aussi brillant qu’il avoit dejà fait. Le Roy luy dit « qu’il estoit surpris de l’entendre si bien parler françois et de de qu’on ne luy remarquoit aucun accent etranger ». Elle repondit « qu’elle s’estoit toujours senti de l’inclination pour la France et que c’estoit de là que venoit la facilité qu’elle avoit eue à apprendre le françois ». [p. 371] Leur conservation étant finie, le Roy la conduisit chez madame la Dauphine, qui l’attendoit dans sa chambre avec un tres grand nombre de dames, qui estoient fort parées. Quand cette princesse fut avertie que la reine venoit par la galerie, elle s’avança jusque dans la porte. La reine la baisa d’un costé et madame la Dauphine, luy donnant la droite, la mena dans son grand cabinet. On y avoit preparé six fauteuils, scavoir pour la reine, madame [p. 372] la Dauphine, les trois jeunes princes et Madame. Celuy de la reine estoit au milieud e la chambre et les autres estoient tournez un peu du costé du fauteuil de cette princesse. Toutes les duchesses furent assises. Madame la duchesse de Powis, gouvernante du prince de Galles, et madame la comtesse de Montecuculi, une des dames d’honneur de la reine, comme estoient icy les dames du Palais, puisqu’elles sont plusieurs et qu’elles servent par semaine, eurent [p. 373] les tabourets. On s’etonnera que je donne icy le nom de duchesse à madame de Powis apres l’avoir apellée plusieurs fois marquise ; la raison de ce changement est que le roy d’Angleterre, depuis son arrivée à Saint Germain, a recompensé le zele de M. de Powis, son marquis, en le faisant duc. La conversation dura une demy heure. On se leva et madame la Dauphine conduisit la reine jusqu’à la porte de son cabinet. Cette princesse alla ensuite chez Monseigneur, qui la receut [p. 375] à la porte de la salle de ses gardes et la reconduisit jusqu’au mesme endroit. Elle alla après chez Monsieur et chez Madame, qui luy firent tous les honneurs dus à une reine. »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
                <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Jacobites</subject>
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                <p>Mercure Galant, août 1692, p. 304-305.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention du baptême de la fille de Jacques II dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1692/1692" encodinganalog="3.1.3">23 août 1692</unitdate>
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                <p>« [p. 304] Le Roy et madame ont tenu la princesse d’Angleterre sur les fonts. La ceremonie s’est faite dans la chapelle du vieux chasteau de Saint Germain en Laye, par M. le cardinal de Bouillon, grand aumonier de France. La princesse a esté nommée Louise Marie Elizabeth, qui sont les noms du Roy, de la reine d’Angleterre et de Madame. Sa Majesté vouloit que le nom de Marie fut le premier, parce que c’est ordinairement celuy qui demeure, mais la reine [p. 305] d’Angleterre a fait de si pressantes instances pour engager le Roy à faire que le nom de Louise precedast les deux autres noms, qu’il n’a pu se deffendre d’accorder aux prieres de cette princesse ce qu’elle souhaittoit avec tant d’ardeur. »</p>
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                <persname role="subject">Jacques II</persname>
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                <subject>Jacobites</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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                <p>Mercure Galant, septembre 1701, p. 265-266.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la visite du roi d’Espagne au roi et à la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">23 novembre 1700</unitdate>
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                <p>« [p. 265] Sur les quatre heures du soir, le roy d’Espagne alla à Saint Germain en Laye rendre visite au roy et à la reine de la Grande Bretagne et à monsieur le prince de Galles. Sa Majesté britannique reçut Sa Majesté Catholique à la porte de la salle des gardes sur le grand escalier et la conduisit à son appartement, où il y avoit deux fauteuils ; le roy d’Espagne occupa celuy de la droite, et le roy de la Grande Bretagne reconduisit Sa Majesté Catholique à l’endroit où [p. 266] Elle l’avoit reçue. Ensuite le roy d’Espagne alla chez la reine de la Grande Bretagne ; elle le reçut à la porte de la salle de ses gardes, et estant entrez dans l’appartement, ils s’assirent sur deux fauteuils. Le roy d’Espagne ayant pris congé de la reine, rendit visite à monsieur le prince de Galles, qui le reçut à la salle des gardes et le conduisit dans sa chambre, où il y avoit un fauteuil. La visite se passa debout et Son Altesse royale reconduisit Sa Majesté Catholique jusqu’à son carosse et la vit partir. »</p>
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                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Mercure Galant, septembre 1701, p. 369-390.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du décès de Jacques II à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1701/1701" encodinganalog="3.1.3">2-21 septembre 1701</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« [p. 369] Vous attendez, sans doute, un détail de la maladie, de la mort et du convoy de Jacques II, roy d’Angleterre ; il faut vous satisfaire sur tout cela.<lb/>Depuis un anthrax que ce prince eut il y a deux ans, qui suppura fort peu, et quelques légers mouvemens de goutte, sa santé parut fort ébranlée ; mais [p. 370] cela devint beaucoup plus sensible après une attaque d’apoplexie imparfaite, qui fut suivie de la foiblesse de tout un côté, et de la paralysie de quelques doigts, arrivée au Carême dernier. Ses forces estoient fort diminuées, il maigrissoit de jour en jour, et contre son ordinaire il paroissoit plus pesant et plus assoupi. A tous ces accidens, il estoit survenu, il y a quatre mois, un crachement de sang, fort léger dans son commencement et qui devient par la suite plus sensible.<lb/>S. M. B. estoit dans cet estat le vendredy 2 de septembre qu’il luy prit une grande foiblesse, dont Elle revint par le secours des cordiaux. Dans ce moment, la fièvre s’éveilla avec l’assoupissement [p. 371] qui a conduit ce prince jusqu’au tombeau.<lb/>Le dimanche, troisième jour de son mal, une seconde foiblesse le mit dans un estat si pressant que l’on eust d’abord recours aux derniers sacremens. Le pouls luy revint un peu après un vomissement d’un sang retenu depuis quelque temps dans l’estomac, comme il paroissoit à la couleur et à l’odorat. Le pouls néanmoins, qui estoit resté embarassé, se trouva dégagé par une pareille évacuation procurée par le moyen d’un remède que M. Fagon luy fit donner. Ce remède, posé à propos, le fit un peu reposer et donna quelque espérance.<lb/>Le lundy, quatrième jour de [p. 372] son mal, et cinquième du mois, un léger purgatif luy fit rendre beaucoup de sang retenu.<lb/>Le même jour après midy, le Roy alla le voir. Sa Majesté britannique le supplia de trouver bon qu’Elle fust enterrée dans l’église paroissiale de Saint Germain en Laye. Le Roy en parla à la reine d’Angleterre, et l’on ne jugea pas à propos de répondre à ce qu’une profonde humilité luy faisoit dire. Ce prince recommanda ce jour là au Roy les regimens irlandois qui sont à son service.<lb/>Il demeura assez tranquille le mardy.<lb/>Le mercredy, apres l’usage de quelques remedes propores à arrester l’hemorragie, cet accident [p. 373] cessa absolument, et la fievre diminua de beaucoup.<lb/>Le jeudy se passa dans redoublement. Il survint un flux d’urine, ce qui fit concevoir quelque esperance.<lb/>Le vendredy, huitieme jour du mal de ce prince, la fievre augmenta, sa langue devint seche, l’assoupissement ne diminua point, et l’on apperçut que le flux d’urine devenoit involontaire et que la paralysie gagnoit la vessie. Un purgatif qui luy fut donné alors fit connoistre que cet engourdissement se communiquoit aux entrailles. On perdit des ce moment toute esperance, les accidens allerent toujours en augmentant, et les remedes furent sans effet.<lb/>[p. 374] Ce prince se trouva si mal la nuit du 12 au 13 qu’on craignit qu’il ne mourust avant qu’elle fust passée. Sa Majesté demanda le viatique pour la seconde fois, et le reçut sur les cinq heures du matin avec une piété exemplaire. On luy avoit donné l’extrême onction trois heures après midy en même temps que le viatique. Le prieur curé de Saint Germain s’acquitta de toutes ces fonctions d’une manière très édifiante.<lb/>Le même jour 13, après midy, le Roy alla voir pour la dernière fois ce prince mourant, et déclara proche de son lit, et en présence de la reine et de plusieurs seigneurs des deux Cours, que si Dieu disposoit de Sa Majesté [p. 375] britannique, il reconnoistroit et traiteroit monsieur le prince de Galles comme roy d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande. Sa Majesté britannique, qui estoit dans un grand assoupissement, n’en fut point tirée par les mouvemens que ces paroles causerent dans la chambre, ou peut estre qu’estant toujours en meditation, en attendant le moment de la mort, Elle ne voulut pas interompre, pour les choses de ce monde, le sacrifice qu’Elle faisoit alors de son âme à Dieu. Tous les milords, en fondant en larmes, se jetterent aux genoux du Roy pour le remercier. Ils reconduisirent Sa Majesté en cet état, avec des acclamations qui témoignoient [p. 376] leur reconnoissance et leur affliction, et le mélange de joye et de tristesse qui paroissoit sur leur visage, ayant quelque chose d’aussi vif pour la joye que pour la douleur, on ne scavoit si l’on devoit se réjouir ou s’affliger avec cette Cour, qui pour trop sentir, ne pouvoit bien démeller elle-même ce qu’elle sentoit. La nuit du 13 au 14, on crut que ce prince alloit expirer, les redoublemens estans devenus plus frequens et plus dangereux. On reïtera plusieurs fois la recommendation de l’âme, ce qui fut fait alternativement par les aumôniers de Sa Majesté britannique et par le curé de Saint Germain. Cependant, Sa Majesté conservoit une connoissance parfaite [p. 377] qui continua jusques aux derniers momens ;<lb/>Madame la duchesse de Bourgogne alla le voir le 14 à trois heures après midy. Ce prince la remercia avec beaucoup de présence d’esprit et la pria de passer chez la Reine, à cause de la mauvaise odeur qui estoit dans sa chambre.<lb/>Monseigneur le duc de Bourgogne l’alla voir le 15, sur les dix heures et demie du matin. Lorsque ce prince y arriva, on disoit pour la cinquième fois les prières des agonisans. Sa Majesté britannique, après l’avoir remercié de sa visite, le pria de trouver bon que l’on continuast les prières. Madame l’alla voir l’après dinée du même jour, à l’issue [p. 378] de son dîner. Il entroit souvent dans une espèce de létargie, et lorsqu’on le reveilloit de son assoupissement, il répondoit juste et reconnoissoit tout le monde. Il avoit commencé le jeudy au soir à prononcer avec peine.<lb/>Le même vendredy 16 que ce prince reçut tant de visites et qu’il avoit ouy la messe dans sa chambre, ainsi que les jours précédens, il tomba dans une douce agonie sur les deux heures et demie après midy, et à trois heures et un quart, il expira sans aucun effort, ayant la bouche riante, ce qui continua d’une manière sensible quelques momens après sa mort. On observa, comme une chose digne de remarque, et dont [p. 379] il y a peu d’exemples, qu’en quinze jours que ce prince avoit passez dans le lit de la mort, aussi tourmenté des remèdes qu’on luy donnoit que de sa maladie, il ne luy estoit pas échapé le moindre mouvement d’impatience, de répugnance ny même d’inquiétude, estant dans une méditation presque continuelle et ne parlant qu’autant qu’il estoit absolument nécessaire et que la charité le demandoit. Sa piété n’avoit rien ny d’austère ny de rude. Je n’entre point dans les choses touchantes et plus édifiantes encore qu’il a dites à la reine pendant les quinze jours qu’a duré sa maladie ; elles sont au dessus de toutes sortes d’expression. La manière dont il a parlé à monsieur le [p. 380] prince de Galles n’est pas moins digne d’admiration, et moins difficile à exprimer. Il luy a fait voir par des discours aussi touchans que chrétiens qu’il ne devoit point mettre la couronne en parallèle avec la religion et l’a conjuré de ne le faire jamais. Il a protesté tout haut qu’il pardonnoit sincérement et de tout son cœur à tous ceux qui luy avoient causé tant de mal, et qu’il prioit Dieu qu’il leur pardonnast, en ajoutant qu’il leur avoit de grandes obligations, puisqu’ils estoient peut estre la cause de son salut qu’il esperoit. Il a tenu ces discours plus d’une fois et les a renouvellez en recevant le viatique. Ce n’est point l’état où il se trouvoit, et [p. 381] l’assurance d’une mort certaine qui l’ont fait parler ainsi, puisque depuis le commencement de ses malheurs jusqu’au moment de sa mort les chagrins qu’il ressentoit, peut estre plus pour sa famille que pour luy, n’ont jamais esté cause qu’il luy soit rien échapé contre les auteurs de tous ses maux. Il s’estoit mis pendant tout le cours de sa vie par une fermeté héroïque au dessus de toutes les disgraces qui luy estoient arrivées, et toutes les fois qu’il s’estoit agy de la religion, il avoit fait voir une constance digne des anciens chrétiens. Il estoit d’une valeur intrépide et il en a donné des preuves en plusieurs batailles, tant sur terre que sur mer, mais ce [p. 382] n’est pas icy le lieu de s’étendre sur des choses qui regardent ceux qui travailleront à son histoire.<lb/>Lorsque ce prince fut expiré, M. Desgranges, maistre des cérémonies de France, fit exposer son corps à la vue du peuple. Le clergé de la paroisse de Saint Germain, les recolets qui sont dans le même lieu et les augustins des Loges, au nombre de douze qui se relevoient de temps en temps, formerent deux chœurs, qui psalmodierent toute la nuit, et le matin on commença à célébrer des messes sur deux autels dressez dans la même chambre où estoit le corps.<lb/>Le samedy 17, sur les quatre heures après midy, on l’ouvrit et on l’embauma. On luy trouva [p. 383] très peu de sang, et presque réduit en eau, tous les visceres, les entrailles et même le cœur fletris et extenuez. A l’ouverture du crane il sortit une tres grande quantité de serositez et les ventricules du cerveau étoient absolument plein d’eau.<lb/>Son corps fut porté le soir, avec peu de cérémonie, aux bénédictins anglois du fauxbourg Saint Jacques, où il doit rester en dépost jusqu’à ce qu’on résolve où il sera inhumé. Son cœur a esté porté au couvent de Sainte Marie de Chaliot, où est celuy de la feue reine sa mère. Son convoy n’étoit composé que de trois carosses. Dans le premier, précédé de quatre gardes du corps qui portoient des flambeaux, étoient [p. 384] un aumônier, qui portoit le cœur du Roy, le père Sandun, confesseur de Sa Majesté, son compagnon, un autre aumônier, deux chapelains et le prieur de Saint Germain. Dans le second estoit le corps de ce prince, et M. du Vinet, exempt des gardes du corps de Sa Majesté Très Chrétienne. Vingt six gards du corps marchoient devant et derrière, avec des flambeaux. Le convoy estoit terminé par un troisième carosse, dans lequel estoient M. le duc de Barwik, Mr Porter, vice chambellan de Sa Majesté britannique, milord Hamilton, Mr Desgranges, Mr Hamilton, maistre de la garde robe, et Mr Ploiden, controlleur de la Maison de [p. 284] Sa Majesté. Mr d’Ingleton, aumônier de la semaine, fit un discours en latin en remettant le corps du roy entre les mains du prieur des bénécitins, qui répondit en la même langue, et ces discours furent trouvez fort touchans. Le corps couvert d’un poele fut mis sous un dais dans une chapelle tenue de noir. Le même cortège qui avoit esté aux bénédictins accompagne le cœur jusqu’à Sainte Marie de Challiot. Le même Mr Ingleton fit aussi un très beau discours en remettant le cœur entre les mains de la supérieure, qui y répondit avec beaucoup d’esprit.<lb/>Je dois ajouter icy qu’aussitost que le Roy fut expiré, M. [p. 386] le prince de Conty, qui depuis quelques jours n’avoit point quitté Saint Germain, estant parent de la reine, eut l’honneur de saluer le jeune roy. M. le nonce dit à ce nouveau monarque qu’il avoit ordre de Sa Sainteté de le reconnoistre après la mort du roy son père, et M. l’abbé Rizzini, envoyé de Modène, luy fit le même compliment de la part du duc son maistre.<lb/>Le 20, le Roy alla à Saint Germain, et il monta d’abord chez le roy d’Angleterre, qui l’attendit au haut du grand escalier en long manteau et conduisit Sa Majesté dans son appartement en prenant la main gauche. Il se trouva deux fauteuils, et le Roy s’assit dans celuy qui estoit [p. 387] à la droite. La visite fut courte. Sa Majesté britannique conduisit le Roy, qui l’empescha d’aller aussi loin qu’il auroit souhaité. Le Roy alla ensuite chez la reine, qui estoit au lit, et demeura près d’une heure avec cette princesse. Madame la duchesse de Bourgogne arriva pendant ce temps là, accompagnée de madame la Princesse, de madame la Duchesse, de mademoiselle d'Angu’en et des dames du palais de madame la duchesse de Bourgogne. Elles estoient toutes sans mantes, parce que la visite n’estoit pas de cérémonie. Madame la duchesse de Bourgogne alla d’abord chez Sa Majesté britannique, qui la reçut à la porte de sa chambre. Elle y resta peu de temps, et ne [p. 388] s’assit point. Cette princesse alla ensuite chez la reine, où elle trouva le Roy, qu’elle y laissa. Après cette courte visite, cette princesse alla chez madame la princesse d’Angleterre, où elle resta debout. Monseigneur le Dauphin et madame la princesse de Conty douairière y arrivèrent de Meudon une demi heure après. Le Roy, avant que de partir, alla chez madame la princesse d’Angleterre, messeigneurs les ducs de Bourgogne et de Berry, monsieur le duc et madame la duchesse d’Orléans, monsieur le Prince, monsieur le Duc et madame la Duchesse, madame la princesse de Conty et généralement tout ce qu’il y a de personnes de distinction [p. 289] à la Cour ont esté faire des complimens au roy, à la reine et à madame la princesse d’Angleterre.<lb/>Le 21, Sa Majesté britannique rendit visite au Roy à Versailles et à madame la duchesse de Bourgogne. Cette princesse étant alors à la messe, Sa Majesté l’attendit dans son appartement. Monseigneur le Dauphin et messeigneurs les ducs de Bourgogne et de Berry estoient partis pour Fontainebleau.<lb/>Je ne dois pas finir cet article sans vous dire que tous ceux qui ont vu ce jeune roy en sont charmez. Son air, ses manières et son esprit frapent d’abord également tous ceux qui ont l’honneur de l’approcher. Tout est en [p. 390] ce jeune monarque infiniment au dessus de son âge, et quoy qu’il doive beaucoup au sang dont il est sorti, il ne doit pas moins à son éducation. »</p>
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                <p>Le nouveau Mercure, mai 1718, p. 198-200
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6339950j/f202.item</p>
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                <p>« Le 7, la reine douairière d’Angleterre mourut à Saint Germain en Laye à 7 heures 36 minutes. Cette pieuse princesse ressentit les premières atteintes de la fièvre le jour de saint Jacques, dont le feu roy son époux portoit le nom. Comme elle reste presque toujours à genoux à la paroisse pendant le service et qu’il faisoit une chaleur excessive, elle en sortit fort fatiguée. Elle prit un verre d’eau et alla se promener ensuite sur la terrasse du jardin, d’où elle rentra une demie heure après au château avec une [p. 199] espèce de petit frisson. Elle ne laissa pas de souper légèrement mais, environ une heure après minuit, la fièvr se déclara et redoubla considérablement. La Cour en ayant été informée le matin, le Roy y envoya M. Dodart, son premier médecin, et M. Boudin. Ils la trouvèrent très mal. Depuis ce jour jusqu’au six qu’ils la firent seigner à la gorge, elle enfla extraordinairement. On désespéra alors entièrement de sa guérison. Elle reçut le soir tous ses sacremens après s’être confessée au père Gaillard, jésuite, qui ne la quitta point jusqu’au moment qu’elle expira. Sa résignation parfaite aux volontés de Dieu, sa charité continuement agissante envers les pauvres Anglois qui s’estoient refugiez auprès d’elle dans un royaume étranger, sa constance inébranlable dans les adversitez successivement renaissantes, dont la plus grande partie de sa vie a esté cruellement agitée, une foy des plus vives pour la véritable religion, caractérisent cette reine eu peu de mots, et forment son éloge.<lb/>Cette princesse, avant son mariage, avoit fortement sollicité le duc de Modène, son père, à lui permettre de s’enfermer dans un couvent des filles de Sainte Marie, et ce ne fut que par soumission à ses parens qu’elle épousa le duc d’York, qui monta depuis sur le trône d’Angleterre sous le nom de Jacques II, après la mort [p. 200] de Charles II, son frère aîné. Elle a laissé par son testament à S. M. T. C. tout ce qui lui est dû de son douaire et de ses pensions en Angleterre. On peut juger de la douleur extrême de ces infortunez par la perte qu’ils font d’une maitresse si secourable, qui leur servoit à tous de mère et qui agissoit en cette qualité avec eux. »</p>
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                <p>Conseiller d'État en 1643.</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19279_actor">Godefroy, Théodore </persname>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du baptême du duc d’Orléans à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1549/1549" encodinganalog="3.1.3">19 mai 1549</unitdate>
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                <p>« L’ordre et triomphe du baptesme de tres haut et tres puissant prince monseigneur Louys, second fils de France, duc d’Orleans, fait à Saint Germain en Laye le dix neufieme jour du mois de may mil cinq cens quarante neuf<lb/>Pour les roys d’armes de France<lb/>Le dimanche dix neufieme jour de may, le roy Henry II, estant a Sainct Germain en Laye, accompagné des princes de son sang, pour solenniser le baptesme de tres haut et tres puissant prince monseigneur Louys, second fils, duc d’Orleans, fit un festin royal en la grande salle dudit chasteau de Sainct Germain, laquelle estoit toute tapissee de riche tapisserie, faite de fil d’or, de fil d’argent et de soye, enrichie et garnie par le haut de feuillages de lierre et buys, semez d’ecussons aux armes de France, de la Reyne, de Portugal, d’Escosse et de Ferrare, et des croissans entrelassez ; et au bout d’en haut de ladite salle estoit la table dressee et couverte pour le Roy, a laquelle pour aller y avoit huit marches couvertes de tapis de Turquie, et au dessus de ladite table y avoit un ciel de satin cramoisy fait en broderie, et couvert de perles. A main dextre et au dessous de la table du Roy y avoit une longue table dressee pres des fenestres pour les princes et dames.<lb/>Environ l’heure de cinq heures du soir, le Roy partit de sa chambre, accompagné de don Constantin, prince, ambassadeur et parain delegué de par don Jean, roy de Potugal ; et marchoit devant le Roy monsieur de Boisy, Grand Escuyer de France, portant une hache d’armes comme capitaine des cent gentilsommes de la Maison du Roy, madame Marguerite, la reyne d’Escosse, madame la duchesse d’Aumale et ledit delegué de Portugal ; a main senestre et de l’autre costé, messeigneurs les reverendissimes cardinaux de Bourbon, de Vendosme, de Guise, d’Amboise et de Chastillon, et autres grands seigneurs. Monseigneur d’Anguyen servoit de panetier. Louys monsieur de Bourbon d’eschançon, monsieur d’Aumale d’escuyer trenchant, monsieur le connestable de Grand Maistre.<lb/>Et pour le premier service arriva monsieur le connestable en l’ordre qui ensuit. Premier marchoient les tambours, fifres et trompettes sonnans, apres les herauts deux a deux revestus de leurs cottes d’armes, apres marchoient deux huissiers de la chambre du Roy portans la masse sur l’epaule, apres marchoient les maistres d’hostel, ayans tous les dessus dits la teste nue, apres marchoit monsieur le connestable portant son baston de Grand Maistre, enrichy et couvert [p. 150] de perles et pierreries ; puis marchoit monsieur d’Anguyen servant, comme devant est dit, de panetier. Le service estoit porté par les gentilshommes de la chambre du Roy, richement vestus, ayans la teste nue, et fut tenu tel ordre a tous les autres services comme au premier. Et durant le festin y avoit chantres chantans en musique, hautsbois et autres joueurs d’instrumens le plus melodieusement que l’on scauroit ouyr. Et a la fin du dernier service fut crié : Largesse, par Monjoye, accompagné des herauts revestus comme dessus, d’un bassin et d’une eguiere d’or de par tres haut et puissant prince monseigneur le duc d’Orleans. Et le festin achevé, le bal commença qui dura environ deux heures, et ledit bal finy le Roy se retira en sa chambre, et s’en alla madame Marguerite, la reyne d’Escosse, madame la duchesse d’Aumale et ledit delegué de Porugal, monsieur de Guise et tous les princes et dames en la chambre où estoit ledit seigneur duc d’Orleans, laquelle estoit tapissée comme il s’ensuit. Dedans ladite chambre y avoit un grand lict de parement, couvert d’un drap d’or frizé traisnant en terre, et tout a l’entour par bas estoit redoublé et fourré d’hermines ; deux oreillers tous faits en broderie, couverts de perles et pierreries, et le ciel et dossier de drap d’or couvert de perles, les franges de fil d’or et au bout desdites franges tous garnis de grosses perles ; ladite chambre tapissee tout a l’entour de tapisserie faite de fil d’or, fil d’argent et soye la plus riche que l’on veit jamais, le fonds par haut de drap d’or et par bas de tapis de Turquie. Et au sortir de ladite chambre, toute la galerie et la vis par où l’on passa pour descendre en la cour allant a la chapelle dudit chasteau estoit toute tapissée de drap d’or et de tapis de veloux cramoisy violet, semez de fleurs de lys d’or, d’hermines et de toile d’argent. Tous lesdits seigneurs assemblez dans ladite chambre, fut levé le petit prince par ledit delegué de Portugal, et fut tenu tel ordre au marcher dudit baptesme, somme il s’ensuit.<lb/>Premierement, marchoient les tambours, fifres et trompettes sonnans fanfares, apres les herauts deux a deux, revestus de leurs cottes d’armes, apres marchoient les huissiers de la chambre portans la masse, puis marchoient les chevaliers de l’ordre ayans le grand ordre, portans chacun un cierge blanc en la main, apres marchoit monsieur François de Lorraine, grand prieur de France, portant le cierge du baptesme, apres le marquis du Maine, portant la saliere, apres monsieur d’Aumale, portant le cresmeau enrichy de pierres precieuses et d’une grande croix dessus, ledit cresmeau en manière d’escarboucle, posé sur un carreau de drap d’or couvert de parles, apres monsieur de Longueville, portant l’eguiere, apres Louys monsieur de Bourbon, portant le bassin, apres monseigneur d’Anguyen, portant l’oreiller et serviette, apres marchoit le parain delegué dudit roy de Portugal, portant ledit prince, à costé de luy a main dextre monsieur de Guise, servant de parain et delegué pour le duc de Ferrare, a main senestre madame la duchesse d’Aumale, servant de maraine [p. 151] au lieu de la reyne douairiere d’Escosse. Et estoient a costé, derriere ledit sieur de Guise et la duchesse d’Aumale, René monsieur de Lorraine, et le fils du gouverneur d’Escosse, portans chacun un coin du drap d’or ou estoit ledit petit prince, servans de chevaliers d’honneur. Apres marchoit madame Marguerite, laquelle menoit par la main la petite reyne d’Escosse, apres madame la duchesse de Valentinois, apres toutes les dames en bon ordre, richement vestues et parees tellement que, pour l’abondance des pierreries et broderies, l’on n’eust sceu discerner la couleur de leurs habillemens. Tous lesquels descendus dans la cour du chasteau, estoit ladite cour toute tapisseee de riche tapisserie faite de fil d’or, fil d’argent et de soye, et aux premieres lermieres de ladite cour y avoit a un pied loin de l’autre un cierge allumé, jusques au nombre de deux cens et plus, et depuis la porte de la salle jusques a la porte de la chapelle, estoient arrangez les arches de la garde d’un costé, tenans chacun une torche allumee a la main, et de l’autre costé en pareil ordre les suisses, ayans chacun aussi une torche allumee comme lesdits archers de la garde. A la porte de ladite chapelle estoit monseigneur le reverendissime cardinal de Bourbon, revestu pour faire l’office, accompagné de messeigneurs les reverendissimes cardinaux de Vendosme, de Guise, d’Amboise et de Chatillon, avec plusieurs archevesques, tous revestus de leurs roquets. Dedans et au milieu de ladite chapelle, y avoit un theatre dressé sur quatre piliers dorez de fin or, ou fut porté ledit petit prince, et dans ledit theatre y avoit un fonts dressé d’argent doré, tout enrichy de perles et pierreries, le plus beau qu’il soit possible a un homme de voir, et fut ledit petit prince nommé par ledit delegué de Portugal Louys. Ladite chapelle estoit toute garnie de cierges blancs et grands chandeliers d’argent pendans tous garnis de cierges, qui donnoient une lueur et clarté comme s’il eus testé midy. Et ledit baptesme achevé, fut crié par ledit Monjoye dans ladite chapelle : Vive tres haut et tres puissant prince monseigneur Louys, second fils de France, duc d’Orleans. Et fut ledit petit prince rapporté en pareil ordre et triomphe qu’il avoit esté porté jusque dans ladite chambre de parement. Et au retour en la salle du Roy, furent dressees tables chargees de confitures, dragees et epiceries pour la collation. Et ce fait chacun se retira. »</p>
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                <persname role="subject">Henri II</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Vieux (salle de bal)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 203-204.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du baptême d’Henri de Bourbon, futur duc de Verneuil, et de sa sœur Gabrielle à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1607/1607" encodinganalog="3.1.3">9 décembre 1607</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le roy Henry le grand se resolut promptement de commander au sieur de Roquemont, maistre des ceremonies, de donner ordre sans grand appareil au baptesme de monsieur et madamoiselle de Verneuil, ses enfans naturels.<lb/>Premierement, fut preparée la grande salle de Sainct Germain, sans chambre et sans lict de parade pour ce qu’il n’y avoit pas de dames pour ensuivre la ceremonie requise. Mais ladite salle fut garnie d’un dais sur la cheminée, et aussi sur la table où se poserent les honneurs. Dans ladite salle s’assemblerent les princes et seigneurs destinez pour porter les honneurs et pour accompagner la ceremonie. Et là dedans, venue l’heure du baptesme, se rendirent monsieur et madamoiselle du Verneuil, pour estre là tenus prests afin d’estre menez baptiser par monseigneur le Dauphin et par Madame, compere et commere. Et le tout ordonné dans ladite salle, fut deputé monsieur de Vendosme pour aller advertir monseigneur le Dauphin, qui estoit attendant en sa chambre que tout fust prest, et ledit sieur le conduisit jusques à ladite salle. D’autre part, fut aussi deputée madamoiselle de Vendosme pour rendre pareil devoir à Madame. Et sitost qu’ilz furent arrivez, ledit sieur maistre des ceremonies fit suivre l’ordre de l’assemblée qui se trouva, et de peur de la presse le capitaine de la garde à Sainct Germain fit haye avec sa compagnie en armes, et quelques personnes entremeslées avec des torches à la main, depuis l’escalier de ladite salle jusques à l’entrée de la chapelle du vieux chasteau. Et y ordonna aux portes de ladite chapelle, à la premiere les gardes du grand prevost, et à celle du chœur un exempt des gardes de la garde du Roy.<lb/>Premierement marchoient les trompettes, fiffres, hautsbois et tambours. Apres suivirent les gentilshommes qui se trouverent avec un flambeau à la main. Puis marcherent les honneurs, qui avoient esté presentez par madame de Vitry, fille de madame de Montglas, scavoir premierement le cierge porté par le sieur de Courtenvaux, puis le cresmeau de satin blanc, avec son carreau de mesme, porté par le sieur de Lansac, puis la saliere portee par le sieur de Frontenac, premier maistre d’hostel du Roy, l’aiguiere portée par le sieur de Montbazon, le bassin porté par monsieur le chevalier de Vendosme, puis la serviette [p. 204] portée par monsieur de Vendosme, et l’on fit servir ces mesmes honneurs pour tous les deux, et ce pour accourcir la ceremonie. Quant aux enfans, ils ne furent portez, mais monsieur de Verneuil marcha à pied, tous deux vestus de satin blanc, et fut adextré par monseigneur le Dauphin son parain, lequel estoit suivy de monsieur de Souvré, son gouverneur. Et madamoiselle de Verneuil marcha de mesme à dextre de Madame, sa maraine. Donc tous ensemble estans guidez et environnez de leurs gouverneurs et gouvernantes, et ayans quelques gentilshommes à l’entour et derriere ; suivit l’exempt du Roy pour la garde de monseigneur le Dauphin, avec quelques archers pour empescher le desordre et la presse. Et arrivez à la chapelle, où estoient les fonts parez de satin blanc, furent baptisez par monsieur l’evesque de Paris l’un apres l’autre.<lb/>Mondit seigneur le Dauphin et Madame, compere et commere, nommerent monsieur de Verneuil Henry, du nom du Roy et de la mere de l’enfant, nommée Henriette, et madamoiselle de Verneuil Gabrielle, lesquels noms furent ainsi donnez par le commandement du Roy, et immediatement apres monsieur de Verneuil fut confirmé et tonsuré par ledit evesque de Paris.<lb/>Le soir y eut festin aux depens du Roy, auquel monsieur le Premier donna ordre et servit de controlleur general. A la table de monseigneur le Dauphin furent assis mondit seigneur le Dauphin et Mesdames et furent servis de leurs viandes par leurs ordinaires officiers. Et fut attachée à leur table, en potence, une autre table de trente assiettes pour ceux qui avoient servy en cette ceremonie, à laquelle furent assis monsieur de Vendosme, le chevalier son frere, monsieur de Montbazon et le reste des gentilshommes, et là fut beu à la santé du Roy et de monseigneur le Dauphin. Et ce fut là la premiere fois que mondit seigneur le Dauphin mangea publiquement au festin. De sa place, il voyoit une partie de la grande table, et admiroit toutes les viandes qui se servoient, et paroissoit grandement resjouy de voir festiner un chacun et boire à sa santé. Le soir fut dansé entre les enfans princes et princesses, et puis chacun se retira. Et le lendemain matin le maistre des ceremonies partit pour aller rendre compte au Roy de ce qui s’estoit passé en cette action solennelle, au recit de laquelle Sa Majesté prit grand plaisir. »</p>
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                <persname role="subject">Henri IV</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 771-793.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le comte de Brulon d’audiences accordées par le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1634/1639" encodinganalog="3.1.3">20 février 1634-28 mai 1639</unitdate>
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              </did>
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                <p>« Ce premier memoire qui suit est du comte de Brulon<lb/>Le vingtieme fevrier mil six cens trente quatre, le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, alla prendre à son logis le sieur de Loustorieres, resident de l’Empereur, pour le conduire à Sainct Germain, où le Roy luy donna à disner, puis le conduisit à l’audience de Leurs Majestez, des princesses du sang et du cardinal de Richelieu.<lb/>[…]<lb/>[p. 774] Le vingt deuxieme juin mil six cens trente quatre, le Roy estant à Sainct Germain, le comte d’Alais et le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne et grand nombre de noblesse et d’autres carrosses, furent au devant du sieur Boloneti, evesque d’Ascoly et envoyé nonce du pape, à Venvre, proche le village d’Icy, où, apres avoir receu les complimens de la part de Sa Majesté, il entra dans le carrosse du Roy avec cinq evesques, le comte d’Alais et le comte de Brulon, et fut conduit en son logis. Le lendemain, il fut visité de la part du Roy par le sieur de Souvré, premier gentilhomme de la chambre, et de la part de la Reyne par son premier maistre d’hostel. Le vingt cinquieme du mesme mois, le comte d’Alais et le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, furent prendre à son logis le cardinal de Bichy puis ledit nonce pour les accompagner à Saint Germain, à la descente, où le Roy leur donna à disner, et apres furent conduits à l’audience de Leurs Majestez au neuf chasteau. Devant qu’entrer, ils rencontrerent les gardes sous les armes, c’est ascavoir les gardes du grand prevost, les suisses et gardes du corps. Et ainsi le cardinal Bichy, en presentant le nonce, son successeur, prit congé du Roy en ceremonie, puis ils virent le cardinal de Richelieu qui, ayant sceu que ledit cardinal Bichy et le nonce estoient en habits decents, les receut aussi de mesme. Le cardinal Bichy prit pourtant encore une autre fois congé du Roy et de la Reyne et dudit cardinal de Richelieu, sans ceremonie, et en particulier.<lb/>Le vingt sixieme juin mil six cens trente quatre, le Roy estant à Sainct Germain, le mareschal de Chastillon, le comte de Brulon, avec [p. 775] les carrosses du Roy et de la Reyne furent à Sainct Denys au devant des sieurs Pau et Knuith, ambassadeurs des Estats d’Holande, qu’ils amenerent à l’hostel des ambassadeurs, qui estoit meublé pour eux, et où ils furent traités par present jusques à un jour apres leur audience. Et le vingt neufieme, furent conduits à Sainct Germain avec les carrosses du Roy et de la Reyne par le mareschal de Chastillon et le comte de Brulon, à la descente, où le Roy leur donna à disner. Apres furent conduits à l’audience de Leurs Majestez puis des princes et princesses, dudit cardinal de Richelieu et autres ministres.<lb/>[…]<lb/>[p. 776] Le seizieme octobre mil six cens trente quatre, les sieurs Lofler et Streuf, le premier ambassadeur extraordinaire de la couronne de Suede, et l’autre des quatre Cercles d’Alemagne, estans arrivez à Paris, le Roy estant à Sainct Germain, n’ayant pas accepté le logis du Roy, il leur fut envoyé des vivres chez eux de la part de Sa Majesté, tout le temps de leur sejour en ladite ville, qui fut d’un mois. Deux jours apres, le marquis de Mortemar les alla visiter de la part de Sa Majesté, et le vingt unième le comte de Harcour et Bautru, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, les conduisirent à Sainct Germain où, arrivans, les gardes prirent les armes. Et apres que Sa Majesté leur eut donné à disner, ils furent conduits à son audience, puis aussitost par les mesmes chez monsieur le duc d’Orleans dans sa chambre, lequel estoit retourné le mesme jour, et ne veirent point la Reyne. Le quatrieme novembre ensuivant, ils furent prendre congé du Roy en la mesme façon à Sainct Germain, et visiterent aussi ledit cardinal de Richelieu. Puis il leur fut porté de la part du Roy à chacun une chaisne d’or avec sa medaille, de deux mille ecus.<lb/>Le vingtieme octobre mil six cens trente quatre, le mareschal de Chastillon et Bautru, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, furent à Sainct Denys au devant du sieur Contarini, ambassadeur ordinaire de Venise, qui venoit en la place du sieur Sorenzo, son predecesseur, et le conduisirent à son logis derriere les Minimes, où le lendemain le marquis de Mortemar le furent visiter de la part du Roy. Et le vingt quatrieme, le mareschal de Chastillon et Bautru, avec des carrosses du Roy et de la Reyne, furent prendre en leurs logis lesdits Sorenzo et Contarini pour les conduire à Sainct Germain où, arrivans, les gardes prirent les armes et, apres que le Roy leur eut donné à disner, ils furent conduits à l’audience de Leurs Majestez, dont le premier prenoit congé en presentant son successeur le dernier. Puis ils veirent les princesses et le cardinal de Richelieu. Il fut presenté audit Sorenzo un service [p. 777] de vaisselle d’argent de deux mille écus, et à son secrétaire une chaisne d’or, avec la medaille du Roy, de douze cens livres, et une boette de diamans de mille ecus au sieur Contarin, de present extraordinaire. Le vingt septieme janvier mil six cens trente huit, le mareschal de Chastillon et le comte de Brulon le conduisirent à Saint Germain avec le sieur Cornaro son successeur, qu’il presenta au Roy pour resider aupres de luy, en prenant congé en la mesme façon que dessus. Quelques jours apres, le Roy luy ayant fait demander s’il vouloit estre fait chevalier, comme il se doit par le secretaire d’Estat des Affaires etrangeres lorsque c’est la premiere ambassade qu’ils font vers les testes couronnées, il eut une audience particuliere, encore sans ceremonie, dans le cabinet du Roy à Sainct Germain, y conduit par le comte de Brulon, où le Roy luy ayant encore demandé s’il vouloit estre chevalier, on luy jetta un carreau preparé par le premier valet de garderobbe qui estoit lors, nommé Picot. Estant à genoux, le Roy tira son epée et le fit chevalier de l’accolade, et luy donna en mesme temps une epée et un baudrier. Le comte de Brulon luy porta un buffet de vaisselle d’argent doré de deux mille ecus, une boette de diamans de mil pour present extraordinaire, et au secretaire de l’ambassade, le sieur Alberty, une chaisne de douze cens livres.<lb/>Le trentieme octobre mil six cens trente quatre, le milord Fildin, ambassadeur extraordinaire d’Angleterre, arriva à Paris avec sa femme, le Roy estant à Sainct Germain. Il y eut ordre de meubler l’hostel de Schomberg, l’hostel des Ambassadeurs extraordinaires estant occupé, mais ne l’ayant voulu accepter pour le peu de temps qu’il avoit à sejourner, il fut traité par present pendant qu’il demeura à Paris. Le lendemain, il fut visité de la part du Roy par le comte de Nancé, et, le deuxieme jour de novembre, le comte d’Alais et Bautru, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, le furent prendre pour le conduire à Sainct Germain où, arrivans, les gardes prirent les armes. Et apres que le Roy luy eut donné à disner, il fut conduit à l’audience de Leurs Majestez, qu’il ne veid que cette fois. La Reyne envoya aussi un carrosse à sa femme, et arrivant à Sainct Germain, la marquise de Senecé la vint recevoir de la part de la Reyne au bas de l’escalier, et la conduisit dans une chambre, où elle disna avec elle, traitée par la Reyne. Elle la conduisit apres disner chez la Reyne, où le Roy se rendit à son retour de la chasse, qu’il hasta expres, et la salua, ayant eu le tabouret. La Reyne venant à Paris, l’ambassadeur et l’ambassadrice y alloient tous les jours sans ceremonie. Il fut porté à cet ambassadeur de la part du Roy une chaisne de diamans de plus de deux mille ecus, et partit fort satisfait. Il ne veid point le cardinal de Richelieu, mais monseigneur le comte de Soissons et toutes les princesses.<lb/>Le 18 novembre 1634, ledit sieur Bautru, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur de Savoye et le comte de Cumians, maistre des ceremonies et conducteur des ambassadeurs de Piedmont, envoyé de la part de Son Altesse de Savoye, pour les accompagner [p. 778] à l’audience de Leurs Majestez, qu’ils eurent apres que le Roy leur eut donné à disner. Ledit ambassadeur y disna aussi, parce qu’il estoit allé à l’audience pour le presenter, puis il veid le susdit cardinal de Richelieu. Il vint pour se resjouyr avec le Roy du retour de monseigneur son frere des Pays Bas, et pria le Roy de la part de son maistre de trouver bon qu’il allast visiter ledit seigneur, comme il en avoit ordre. Ce que Sa Majesté trouva fort bon, et s’en alla le trouver à Blois. Puis à son retour ledit Bautru, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, le conduisit à Saint Germain, où, apres que le Roy luy eut donné à disner, il prit congé de Leurs Majestez et dudit cardinal de Richelieu. Il luy fut presenté de la part du Roy un diamant de sept mille francs, dont il fut fort content.<lb/>Le 26 novembre 1634, le comte d’Alais et Bautru, avec les carrosses du Roy et de la Reyne et quantité d’autres carrosses et de noblesse, furent à Piquepuce au devant du sieur Mazarin, nonce extraordinaire du pape, pour le conduire à Paris au logis du nonce ordinaire, n’ayant esté logé par le Roy. Il entra en carrosse avec ledit nonce ordinaire, le comte d’Alais, le conducteur des ambassadeurs, les archevesques d’Arles et de Tours, et l’evesque de Bolongne. Le lendemain, il fut visité de la part du Roy par monsieur de Liancour et de la part de la Reyne par le comte d’Orval. Le quatrieme decembre ensuivant, le comte d’Alais et Bautru, avec les carrosses de Leurs Majestez, l’accompagnerent à Saint Germain où, apres que le Roy luy eut donné à disner, il fut conduit à l’audience de Sa Majesté, qui le receut bien, comme aussi la Reyne et le cardinal de Richelieu. Il veid aussi toues les princesses, scavoir Madamoiselle seule avec son rochet, et les autres avec son habit ordinaire. Monseigneur le Prince estant arrivé en cette ville, les nonces ne le voulans aller visiter le premier, ny luy eux, ils furent chez madame la Princesse, où mondit seigneur le Prince se trouva. Puis il les retourna voir, et eux furent apres le voir avec leurs habits. Le 4 fevrier 1636, le comte d’Alais et le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, le furent prendre à son logis pour le conduire à sa dernier audience, qu’il eut de Leurs Majestez à Paris, avec les mesmes ceremonies que dessus. Puis il prit congé de Monsieur, de tous les princes et princesses, et du cardinal de Richelieu. Le comte de Brulon luy porta de la part du Roy un buffet de vaisselle d’argent de la valeur de quatre mille ecus, et partit fort content de cette cour.<lb/>[…]<lb/>Le premier decembre, le sieur Bautru ayant visité les trois ambassadeurs suisses des cantons de Zurich, Berne et Schaffouze, le cinquieme il les fut prendre dans les carrosses du Roy et de la Reyne pour les accompagner [p. 779] à l’audience de Leurs Majestez, qu’ils eurent à Saint Germain en Laye, apres que le Roy leur eut donné à disner dans la descente des ambassadeurs. Le marquis de Nesle vint disner avec eux de la part du Roy et les accompagna à l’audience, puis veirent le cardinal de Richelieu et les autres ministres.<lb/>Le 15 janvier 1635, le comte de Brulon avec le carrosse du Roy alla prendre l’ambassadeur de Savoye et le sieur de Saint Thomas, qui avoit demeuré icy agent deux ans, pour les conduire à Saint Germain, où l’ambassadeur ne fut que pour presenter ledit de Saint Thomas au Roy et à la Reyne, pour prendre congé de Leurs Majestez, s’en retournant. Le Roy leur donna aussi à disner, et le comte de Brulon luy porta de la part du Roy une boette de diamans de deux mille francs.<lb/>[…]<lb/>[p. 780] Le septieme avril mil six cens trente cinq, le general Rituvin, qui repassoit d’Alemagne en Suede, estant arrivé à Paris et ayant envoyé demander l’audience du Roy, le comte de Brulon l’alla visiter de la part de Sa Majesté. Et le neuvieme ensuivant le conduisit dans son carrosse à Sainct Germain, où, apres avoir eu favorable audience du Roy dans son cabinet, monsieur le Premier luy donna magnifiquement à disner, apres lequel il fut conduit chez la Reyne, puis chez le cardinal de Richelieu à Ruel, qui le receut fort bien.<lb/>[…]<lb/>[p. 781] Le sixieme decembre mil six cens trente cinq, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre à son logis le sieur [p. 782] Chrestien Ulderic Guldenleven, envoyé de la part du roy de Dannemarck, pour le conduire à Sainct Germain, où apres que le Roy luy eut donné à disner, il le conduisit à l’audience de Leurs Majestez.<lb/>Le vingt troisieme decembre mil six cens trente cinq, le Roy estant à Saint Germain, les sieurs de La Meilleraye et de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne furent prendre à son logis le marquis de Baden, de la branche de Durlach, pour l’y accompagner, où, apres que le Roy luy eut donné à disner, ils le conduisirent à l’audience de Leurs Majestez.<lb/>[…]<lb/>[p. 784] Le huitieme mars mil six cens trente six, le sieur de Berlize, encore qu’il ne fust en charge, à cause que le comte de Brulon estoit aupres du duc de Parme, eut commandement d’aller trouver le duc Bernard de Weymar de Saxe, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, à Lagny sur Marne, où le comte de Guiche, qui l’estoit allé trouver de la part du cardinal de Richelieu à Meaux, l’amena, luy ayant dit qu’il estoit là de la part du Roy, il mena trois ou quatre de ses amis qui le saluerent. Apres quoy il le conduisit à Champ, où le sieur de Croisilles et le general Parfait l’attendoient, avec tous les officiers de la Maison, pour le traiter. Il avoit eu ordre de luy faire donner à disner à Lagny, mais à cause de la difficulté qu’il y avoit pour les officiers d’aller jusques à six lieues de Paris, pour apres disner venir apprester le souper à l’Arsenal où il devoit loger, il les fit venir audit lieu, ce que le Roy trouva estre fait à propos. Le sieur de La Trimouille le vint recevoir en ce lieu au sortir de son disner de la part du Roy, accompagné de quantité de carrosses et de noblesse. Apres les complimens faits, ils monterent dans le carrosse du Roy, où estoient lesdits duc de Weimar et de La Trimouille, les comtes de Guiche et de Nassau, et le sieur de Berlize, passerent par le Bois de Vincennes où ils rencontrerent nombre de carrosses pleins de dames ; il fut salué par la garnison, veid plus de deux cens carrosses tout le long du chemin jusques à l’Arsenac, où il fut logé dans le plus bel appartement, meublé des meubles du Roy. Un autre logis fut destiné pour son train. Le lendemain, il ne voulut voir personne avant le Roy. Il avoit amené avec luy le comte de Nassau, le baron de Friberg et le [p. 785] sieur Ponica, sur lequel il se reposoit de toutes ses affaires. Le dixieme, il le conduisit à l’audience avec le duc de La Tremouille à Sainct Germain. Quand il fut arrivé, il fut trouver le Roy dans son cabinet, où il estoit, auquel il dit son arrivée. Là Monsieur luy demanda s’il se couvriroit ; il repondit qu’il n’en scavoit rien, qu’il l’avoit demandé au cardinal de Richelieu qui luy avoit dit qu’il ne le devoit point et que neantmoins il craignoit qu’il ne fust en cette volonté, et que sur ce qu’il avoit pressé le sieur de Chavigny là-dessus, il luy avoit dit que s’il luy en parloit, que ce seroit luy donner lieu de pretendre une chose à laquelle, peut estre, il ne pensoit pas ; que si toutesfois il vouloit, il presentiroit dudit sieur Ponica s’il estoit dans cette pretention, mais qu’il ne luy en parleroit point, s’il ne luy en commandoit expressement ; et luy allegua ce qu’il avoit fait à l’evesque de Wirtzbourg, duc de Franconie, à Mets, lequel comme souverain de l’Empire s’estoit couvert, qu’il estoit de la maison de Saxe et que ce qui luy feroit plustost desirer estoit le duc de Parme, auquel le Roy avoit fait cet honneur, et que luy s’estimoit bien d’une autre maison. Avec toutes ces raisons, et autres, Sa Majesté resolut qu’il ne luy en parleroit point, et luy commanda de l’aller querir, l’ayant laissé dans le departement du surintendant, qu’on avoit meublé des meubles du Roy. Il luy dit que le Roy estoit prest à la voir. Les suisses se mirent en haye sur le degré, le capitaine des gardes le receut à l’entrée de la salle. Ayant fait une reverence devant le Roy et son compliment, le Roy voulut se couvrir, il crut que le Roy l’avoit invité à en faire autant et en mesme temps il voulut mettre son chapeau ; le Roy, voyant cela, osta si promptement le sien que cela fut apperceu de peu de personnes, et parlerent tousjours decouverts. Puis il passa dans son cabinet, où Monsieur, frere du Roy, se trouva, et parlerent ensemble pres d’une demie heure, où quelques fois aussi le Roy le faisoit parler, puis luy dit de le mener disner, ce qu’il fit. Incontinent apres, suivant le discours qu’il avoit eu depuis avec le sieur de Chavigny, il dit audit sieur Ponikan qu’il ne croyoit pas que le duc pretendist de vivre autrement chez la Reyne que Monsieur, frere du Roy, qui ne se couvroit. Il luy dit que son maistre avoit veritablement voulu se couvrir devant le Roy, d’autant que le duc de Parme se couvroit, qu’il ne le devoit trouver estrange, d’autant qu’il y avoit plus d’empereurs dans la maison de son maistre qu’il n’y avoit eu de gentilshommes dans la maison du duc de Parme, mais que pour chez la Reyne il ne se couvriroit. Il l’y mena, où Monsieur se trouva, puis chez Monsieur, qui le fit couvrir, comme aussi les ducs de La Trimouille et Wirtenberg qui l’accompagnoient. Apres une visite de demie heure sans s’asseoir, il remena ledit duc dans sa chambre, de laquelle ils partirent pour aller à Ruel, où il veid le cardinal de Richelieu, qui le vint recevoir au haut de l’escalier, et prit apres plusieurs offres qu’il fit audit duc la main droite, et passa devant aux portes, et s’assit de mesme. Il le vint reconduire jusques au [p. 786] carrosse, où le duc ne voulut entrer, quelque priere que luy fit ledit cardinal, qu’il ne se fust retiré, puis vint recoucher à l’Arsenac ce mesme jour. Tous les jours suivans, il fut visité des princes et ducs qui estoient lors à Paris. il fut rendre les visites et aussi voir Madamoiselle, mesdames la Princesse et Comtesse, et toutes les duchesses. Le 18 du mesme mois, ce duc fut coucher à Saint Germain, et descendit dans sa chambre. Puis le sieur de Berlize alla trouver le Roy, qui luy demanda s’il se couvriroit. Il luy dit que le cardinal de La Valette luy avoit dit qu’il prenoit cela sur luy pour luy faire scavoir, mais neantmoins que ledit sieur de Ponikan et le comte de Guiche luy avoient dit que l’on estoit demeuré d’accord qu’il ne se couvriroit devant le Roy mais qu’il auroit le tabouret chez la Reyne ; sur ce qu’il veid Sa Majesté en inquietude, il luy dit qu’il alloit parler à Ponikan, et qu’il l’asseureroit de tout. Poikan luy dit qu’on avoit offert à son maitre de le faire couvrir comme duc de Franconie ou d’avoir le tabouret chez la Reyne. Apres plusieurs repliques, il le fit condescendre à avoir seulement le tabouret chez la Reyne, et que c’estoit le moyen d’estre mieux venu aupres du Roy. Il fit entendre au duc tout ce que dessus, qui luy dit qu’il feroit tout ce que le Roy desiroit et qu’il luy suffisoit de s’estre  mis en devoir de demander les choses qu’il croyoit estre deues à sa maison, afin que les siens n’eussent à luy reprocher qu’il avoit volontairement fait des choses indignes de sa naisasnce. Apres plusieurs offres avantageuses qu’on luy avoit faites de la part de l’Empereur, il dit tout ce que dessus au Roy, et comme il luy avoit dit qu’il desiroit que le Roy le traitast comme un de ses sujets ducs, et ce en presence du duc de Saint Symon, de quoy le Roy fut fort content. Il luy commanda de l’aller querir, ce qu’il fit, et comme il entra dans le cabinet, il pria qu’on fist fermer la porte, afin comme l’on peut connoistre que les siens ne le veissent decouvert. Le Roy luy fit grand accueil et demeura plus d’une heure ; Sa Majesté demeura un demy quart d’heure decouvert, puis se couvrit. Le lendemain, il fut voir le Roy et ouyt au jubé de la chapelle la musique. Le soir le Roy luy envoya la musique de la Chambre, qu’il trouva excellente. Apres le disner, il fut chez la Reyne, qui luy fit donner le tabouret, qu’il prit apres plusieurs refus. Il n’y demeura qu’un demy quart d’heure, puis se leva, et demeura encore une demie heure debout. La Reyne se leva aussi. Puis repassa chez le Roy par dans la chambre de la Reyne où il estoit ; où, après avoir demeuré une demie heure, il prit congé du Roy, et s’en alla à Ruel voir le père Joseph, capucin.<lb/>[…]<lb/>[p. 788] Le second jour d’avril mil six cens trente sept, les jeunes princes de Hesse estans venus à Paris pour faire leurs exercices, et desirans voir le Roy, le comte de Brulont les ayant visitez de la part de Sa Majesté, le sieur de Souvré et ledit comte, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, les menerent à Saint Germain où, apres que le Roy leur eut donné à disner, ils les conduisirent à l’audience de Leurs Majestez, devant lesquelles ils ne pretendirent point se couvrir.<lb/>Au mois d’octobre mil six cens trente sept, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur de Savoye et le marquis de Saint Germain, gentilhomme envoyé de Savoye, pour prendre congé de Leurs Majestez à Sainct Germain, où il les conduisit après que le Roy leur eut donné à disner, et ensuite chez le susdit cardinal de Richelieu. Peu de jours après, il luy porta un diamant de la part du Roy, de huit à neuf mille livres.<lb/>[…]<lb/>[p. 789] Au mois de novembre mil six cens trente sept, le marquis de Parelle estant arrivé de la part de madame de Savoye pour donner part au Roy de la mort de Son Altesse, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre cet ambassadeur pour le conduire à Saint Germain, où, après que le Roy leur eut donné à disner, il le conduisit à l’audience de Leurs Majestez, qui le receurent aussi en grand deuil. Il prit congé de la mesme façon et le sieur de Berlize luy porta apres de la part du Roy un diamant de mil ecus.<lb/>Le onze novembre mil six cens trente sept, les sieurs de Noailles et de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne furent dans Piquepuce au devant du sieur Salus, ambassadeur extraordinaire de Gennes, qu’ils emmenerent à son logis, qu’il avoit arresté et meublé, le Roy ne l’ayant ny logé ny defrayé. Il fut visité le lendemain par le marquis de Fourilles, grand mareschal des logis, et deux jours apres le mareschal de Saint Luc et le sieur de Berlize le firent prendre dans les carrosses du Roy et de la Reyne pour le conduire à Sainct Germain, où le Roy luy donna à disner, eut audience de Leurs Majestez et, en revenant, du cardinal de Richelieu à Ruel. Il ne visita point les princesses.<lb/>Le huit decembre, le sieur de Berlize conduisit à Sainct Germain dans son carrosse le sieur de Vosberg, deputé des Etats de Holande, sans autre ceremonie, estant venu pour affaire particuliere. Puis prit congé du Roy seul, apres avoir demeuré icy trois semaines.<lb/>Le vingt cinquieme janvier, le mareschal de Chastillon et le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, furent à La Chapelle au devant du sieur Cornaro, ambassadeur ordinaire de Venise, le conduisirent à son logis, où le lendemain il fut visité de la part du Roy par le sieur de Souvré. Et le vingt neufieme du mesme mois, le mareschal de Chastillon et le comte de Brulon, avec les mesmes carrosses, furent prendre à son logis le sieur Contarin et luy pour les conduire à l’audience de Leurs Majestez à Saint Germain, où ledit Contarin, prenant congé, presenta ledit Cornaro son successeur. Le Roy leur donna à disner et les gardes du regiment, en entrant et sortant, prirent les armes.<lb/>Le vingt deuxieme fevrier mil six cens trente huit, le mareschal de La Force et le comte de Brulon furent à Piquepuce avec les carrosses [p. 790] du Roy et de la Reyne au devant du sieur Agnelly, evesque de Cazal, ambassadeur extraordinaire de Mantoue, qu’ils menerent à son logis, le Roy ne l’ayant ny traité ny defrayé. Et deux jours apres, fut pris dans son logis par ces messieurs et les mesmes carrosses, pour le conduire à Sainct Germain, à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy luy donna à disner. Puis veid toutes les princesses et le cardinal de Richelieu.<lb/>Audit an mil six cens trente huit, le Roy partant pour aller en Picardie, la grosses de la Reyne estant apparente, le comte de Brulon, qui estoit en charge, suivant le Roy, Sa Majesté commanda eu sieur de Berlize d’en aller donner part à tous les ambassadeurs, comme il fit, et ensuite tous ces ambassadeurs allerent visiter la Ryne. Et lorsque le Roy revint de son voyage, les en ayant dispensez, le visiterent aussi pour s’en resjouyr avec luy.<lb/>La mesme année mil six cens trente huit, le comte de Cameran, fils du marquis de Ville, estant venu de la part de madame de Savoye en qualité de gentilhomme envoyé, le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur et luy pour les conduire à Saint Germain à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy leur donna à disner. Puis, apres avoir pris congé du Roy, quelque temps apres, le comte de Brulon luy porta un diamant de mil ecus. Il venoit se conjouyr de la grossesse de la Reyne.<lb/>Le susdit an mil six cens trente huit, le sieur Tartereau estant venu, gentilhomme envoyé de la part du roy et de la reyne d’Angleterre, pour se resjouyr de leur part de la grossesse de la Reyne, le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, le fut prendre à son logis, puis furent prendre ensemble les ambassadeurs extraordinaire et ordinaire à l’hostel des ambassadeurs pour les conduire à Saint Germain, où ils eurent audience de Leurs Majestez. Le Roy leur y donna à disner. Le comte de Brulon le mena seul chez le cardinal de Richelieu. Peu de jours apres, il prit congé en la mesme façon, et eut un present d’une chaisne d’or de quatre cens ecus que luy porta le comte de Brulon, laquelle il luy reporta deux jours apres, disant qu’on avoit donné un present de plus grande valeur à un envoyé de Savoye ; on luy donna au lieu de cela un diamant qui ne valoit guere davantage.<lb/>[…]<lb/>Le vingt quatrieme avril mil six cens trente huit, le comte Bardy estant arrivé à Paris quelques jours auparavant en qualité de resident du grand duc, et ayant esté visité de la part du Roy par le comte de [p. 791] Brulon, il le conduisit à Sainct Germain dans les carrosses du Roy et de la Reyne à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy luy donna à disner ; puis il veid Madamoiselle, madame la Princesse, qu’il salua, et madame la Comtesse aussi, et le cardinal de Richelieu.<lb/>Au mesme an mil six cens trente huit, le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur de Savoye et l’abbé de La Monta, envoyé de madame de Savoye pour apporter la ratification du traité fait entre le Roy et ladite dame. Il les conduisit à Saint Germain à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy leur donna à disner ; veid le cardinal de Richelieu. Puis, ayant demeuré deux mois à Paris, le sieur de Berlize le conduisit avec ledit ambassadeur en mesme ceremonie pour prendre congé de Leurs Majestez. Il eut en present un diamant de deux mille ecus.<lb/>La susdite année mil six cens trente huit, le sieur Forbes estant arrivé de Polongne et se disant ambassadeur, le comte de Brulon le fut voir et luy demanda son passeport, dans lequel, ayant trouvé, estant en latin, qu’on ne luy avoit donné que la qualité de Nuncius, quoy qu’il dit qu’en son pays cela se prenoit pour ambassadeur, il ne fut traité que comme gentilhomme envoyé du roy de Polongne. Ledit comte de Brulon le conduisit à Sainct Germain avec les carrosses du Roy et de la Reyne, où il eut audience de Leurs Majestez. Le Roy luy donna à disner. Il veid le cardinal de Richelieu. Et, ayant pris congé avec la mesme ceremonie, le comte de Brulon luy porta une chaisne d’or, avec la medaille du Roy, de quatre à cinq cens ecus, dont il ne fut guere content.<lb/>Au mois d’octobre mil six cens trente huit, tous les ambassadeurs eurent audience. Les ambassadeurs extraordinaire et ordinaire d’Angleterre y menerent le sieur de Sainct Ravy, gentilhomme envoyé du roy d’Angleterre, et le sieur Germain de la Reyne sa femme, pour se resjouyr de la naissance de monseigneur le Dauphin. Le sieur de Berlize les fut prendre tous dans les carrosses du Roy et de la Reyne chez l’ambassadeur extraordinaire, pour les conduire à Sainct Germain à l’audience de Leurs Majestez. Le Roy leur y donna à disner, et peu de jours apres, en ayant pris congé de la mesme sorte, ledit sieur de Sainct Ravy eut un diamant de mil ecus et le sieur Germain un de deux mille ecus. Entre leur premiere et dernier audience, le sieur de Bellievre, lors ambassadeur ordinaire pour le Roy, ecrivit en Cour que le Roy d’Angleterre s’estoit plaint que l’on faisoit trop d’honneur à ses gentilshommes envoyez, luy ne les traitant ny ne leur envoyant des carrosses pour aller à l’audience, et que si le Roy le vouloit encore ainsi faire à l’avenir, il falloit doresnavant adjouster cet article à leurs traitez. On pense à ce sujet à l’audience de congé de ces deux messieurs ne les traiter ny leur donner les carrosses, mais on voulut achever de leur faire comme on avoit commencé, et fut des lors resolu de ne traiter ainsi plus ceux d’Angleterre. Le mesme jour, le sieur Knuit, deputé des Estats, la Reyne mere estant en Holande, estant venu pour ses affaires, s’estant rendu à Saint Germain, y eut audience de Leurs Majestez sans aucune ceremonie.<lb/>[p. 792] Le vingt cinquieme octobre mil six cens trente huit, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre le comte Henry de Nassau, gentilhomme envoyé de la part du prince d’Orange pour se resjouyr de la naissance de monseigneur le Dauphin pour le conduire à Sainct Germain à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy luy donna à disner. Ledit de Berlize luy porta un diamant de mil ecus.<lb/>Le vingt huitieme octobre mil six cens trente huit, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre à son logis le sieur de Ludmar, gentilhomme envoyé du prince palatin, pour le conduire à Saint Germain à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy luy envoya à disner.<lb/>Au mesme mois d’octobre mil six cens trente huit, le sieur Demsky, soy disant gentilhomme envoyé de Polongne pour s’avancer quelques jours de voir le Roy, disant estre pressé, estant venu au sujet du prince Cazimir, frere dudit roy, prisonnier à Salon en Provence, demanda à voir Leurs Majestez sans ceremonie. Ce qui fut fait, s’estant rendu à Sainct Germain, ledit sieur de Berlize leur presenta, et comme il demanda congé, se mettant en pretention d’estre traité comme les gentilshommes envoyez, on luy demanda son passeport, où ayant trouvé qu’on le luy donnoit aucune qualité, on luy refusa de le traiter comme les gentilshommes envoyez, et on l’obligea de se rendre encore à Sainct Germain seul, où le mesme de Berlize le presenta encore à Leurs Majestez pour en prendre congé sans aucune ceremonie, et mesme partit sans avoir de present.<lb/>Ledit mois d’octobre mil six cens trente huit, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur extraordinaire de Mantoue et le marquis Agnelly, son neveu, gentilhomme envoyé de madame de Mantoue pour se resjouyr de la naissance de monseigneur le Dauphin, pour les conduire à Sainct Germain à l’audience de Leurs Majestez et de mondit seigneur le Dauphin, où le Roy leur donna à disner. A la fin de decembre, il en fut prendre congé en la mesme sorte, puis ledit de Berlize luy porta un diamant de deux mille francs.<lb/>Audit mois d’octobre mil six cens trente huit, le sieur Tasson, envoyé du duc de Parme pour se resjouyr de la naissance dudit seigneur le Dauphin, n’ayant veu ny le Roy ny la Reyne, estant tombé malade, le sieur Leonard, agent ordinaire, ayant fait l’office, le sieur de Berlize porta audit Tasson un diamant de cinq cens ecus.<lb/>Au mois de decembre 1638, le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur de Savoye et le baron de Pesieux, gentilhomme envoyé de madame, pour donner part au Roy de la mort du petit duc. Il les conduisit à Saint Germain à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy leur donna à disner, et prit congé le 25 decembre en la mesme façon. Ledit de Berlize luy porta un diamant de deux mille francs, puis s’en aller en Flandres trouver le prince Thomas, avec la permission du Roy, pour luy donner aussi part de cette nouvelle.<lb/>[p. 793] Le trentieme janvier mil six cens trente neuf, le mareschal de Sainct Luc et le sieur de Berlize, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, furent à Piquepuce au devant du baillis de Forbin, grand croix et ambassadeur extraordinaire de Malte, et le conduisirent à l’hostel de Sillery, son logis, avec un cortege de soixante carrosses à six chevaux. Tous les princes, ambassadeurs catholiques et quantité de seigneurs ayans envoyé au devant de luy, n’ayant esté ny logé, ny defrayé. Le lendemain, le sieur de Liancourt l’alla visiter de la part du Roy. Le treizieme fevrier, le mareschal de Sainct Luc et le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, le furent prendre à son logis pour le conduire à Sainct Germain à l’audience de Leurs Majestez, où le Roy luy donna à disner devant que d’y aller. On mit en deliberation s’il se couvriroit ; enfin le comte de Brulon qui en parla au Roy, Sa Majesté se souvenant que le commandeur de Fromigere, ambassadeur extraordinaire de Malte, estant aussi François et capitaine au regiment de ses gardes, s’estoit couvert, resolut qu’il se couvriroit, mais qu’il en useroit modestement et avec respect, comme il fit, ayant fait une petite harangue couvert, apres il parla encore quelque temps au Roy decouvert, comme il fit à la Reyne. Veid aussi monseigneur le Dauphin, estant venu principalement pour se resjouyr avec le Roy de sa naissance, puis les princesses du sang, qu’il baisa, monseigneur le Prince, qui luy donna la main et le titre d’Excellence, et le cardinal de Richelieu. Le dixieme avril, il prit congé de Leurs Majestez, conduit par les mesmes et en la mesme façon à Sainct Germain. Le comte de Brulon luy porta une boette de portrait de diamans de la valeur de quarante mille livres. Puis il partit, non pour retourner à Malte, mais pour aller commander les galeres du Roy en qualité de lieutenant general.<lb/>Le quatrieme avril mil six cens trente neuf, le comte de Brulon, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, fut prendre l’ambassadeur de Savoye et le sieur Gontery, general des Postes et de la maison de madame et son gentilhomme envoyé, pour les conduire à Sainct Germain, où le Roy leur donna à disner. Et apres fut conduit à l’audience de Leurs Majestez et de monseigneur le Dauphin. Le quatorzieme du mesme mois, il en prit congé en la mesme sorte. Il luy fut porté une chaisne d’or de quatre cens ecus.<lb/>Le vingt huitieme may mil six cens trente neuf, le comte de Brulon conduisit à Saint Germain l’ambassadeur de Savoye, le jeune comte de Moret et le baron de La Croix, tous deux gentilshommes envoyez de madame, dans les carrosses du Roy et de la Reyne. Le Roy leur donna à disner, puis ils eurent audience de Leurs Majestez et de monseigneur le Dauphin, qu’ils ne veirent que cette fois. Il leur fut donné à chacun un diamant de deux mille livres. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 797-807.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par Nicolas Faure, seigneur de Berlize, d’audiences accordées par le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1635-08/1640" encodinganalog="3.1.3">octobre 1635-8 mars 1640</unitdate>
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                <p>« Au mois d’octobre de ladite année mil six cens trente cinq, l’ambassadrice d’Angleterre me demanda audience de la Reyne, ce qui fut fait comme il ensuit. Premierement, elle se rendit dans le carrosse de Sa Majesté à Saint Germain, et je la receus là de la part de la Reyne à moitié du degré par lequel on va à la descente. Puis la dame de Senecey, dame d’honneur, la receut à l’entrée de la chambre du sieur Bouthillier, où elle se reposa en attendant que l’on eust servy sur table en la chambre de la descente. Apres le disner, la Reyne luy donna audience, et puis s’en revint à Paris coucher. Je ne fus chez elle à cause de son mary l’ambassadeur, lequel ne vouloit vivre avec nous comme ses predecesseurs ; il estoit demeuré d’accord qu’il ne seroit au logis lorsque j’irois pour la prendre avec le carrosse de la Reyne, neantmoins je n’en voulus rien faire.<lb/>Le sixieme decembre mil six cens trente cinq, je menay à l’audience chez le cardinal de Richelieu le fils naturel du roy de Dannemarck, lequel estoit seulement envoyé. Il venoit icy pour dire au Roy que certains marchands françois estoient allez pescher en leurs costes avec un passeport dudit cardinal comme admiral de la mer, que luy, comme ayant le commandement de la pesche l’année prochaine mil six cens trente six, il avoit eu ordre du roy de Dannemarck de venir scavoir comme il en ordonneroit à ses sujets, d’autant que cela luy feroit tort avec les roys ses alliez, lesquels pour avoir la permission de ladite pesche donnoient une certaine somme tous les ans que leurs sujets payoient. Il desiroit aussi avoir une sauvegarde pour un comte souverain d’Alemagne qui confine vers la Pomeranie, parent de son roy, afin que les troupes du Roy n’allassent sur ses terres, ayant esté neutre dans toutes les guerres d’Alemagne. Il eut audience du Roy à Sainct Germain le vingtieme, et fut traité.<lb/>Le marquis de Bade de la branche de Durlach eut audience du Roy le vingt quatrieme de decembre, et fut traité à Sainct Germain. Je pris le sieur de La Meilleraye, comme officier de la couronne, pour le conduire. Il parla au Roy decouvert, quoyque souverain et prince de l’Empire, neantmoins les Alemans n’ont cet honneur, quoyque les ambassadeurs des princes d’Italie parlent couverts au Roy. Il presenta au Roy deux de ses enfans, lesquels il laissa à Paris à l’academie, et pour faire leur cour à Sa Majesté.<lb/>Le huitieme mars mil six cens trente six, encore que je ne fusse pas en charge, neantmoins à cause que le comte de Brulon estoit pres le duc de Parme, j’eus commandement d’aller trouver le duc Bernard de Weymar de Saxe, avec les carrosses du Roy et de la Reyne, à Lagny sur Marne, où le comte de Guiche qui l’estoit allé trouver de la part du [p. 798] cardinal de Richelieu à Meaux l’emmena, luy ayant dit que j’estois là pour le recevoir de la part du Roy, comme je fis. J’y menay trois ou quatre de mes amis, qui le saluerent. Apres quoy je le conduisis à Champ, où les sieurs de Croisilles, maistre d’hostel du Roy, et Parfait, controlleur general, l’attendoient avec tous les officiers de la maison du Roy pour le traiter. Ledit cardinal avoit dit qu’on luy donnast à disner à Lagny, mais à cause de la difficulté qu’il y avoit pour les officiers d’aller à six lieues de Paris pour apres le disner venir apprester le souper à l’arsenac, où il devoit loger, je le fis venir disner à Champ, ce que le Roy trouva depuis avoir esté fait à propos. Le duc de La Trimouille le vint recevoir à Champ, au sortir de son disner, de la part du Roy, accompagné de vingt carrosses et de quantité de noblesse. Apres les compliments faits, ledit sieur de La Trimouille monta dans le carrosse du Roy avec le duc de Weymar, les comtes de Guiche et de Nassau, et moy, et passasmes au travers du bois de Vincennes. Il fut salué par la garnison en passant, et veid plusieurs carrosses le long du chemin jusques à l’arsenac, où il fut logé dans le plus beau departement, qui estoit meublé des meubles du Roy. Le lendemain de son arrivée, neufieme du mois, il ne voulut voir personne avant le Roy. Il avoit amené avec luy les comtes de Nassau, baron de Friberg et de Ponika, qui estoit celuy sur lequel il se reposoit de toutes ses affaires. Le dixieme du mois de mars, je le menay à l’audience avec le sieur de La Trimouille à Sainct Germain en Laye. Quand je fus arrivé, je fus trouver le Roy dans son cabinet, où il estoit, auquel je dis son arrivée. Il me demanda s’il se couvriroit ; je luy repondis que je n’en scavois rien et que je l’avois demandé au cardinal de Richelieu, lequel m’avoit dit qu’il ne se devoit couvrir, que neantmoins je craignois qu’il ne fust en cette volonté, et que sur ce que j’avois pressé le sieur de Chavigny la dessus, il m’avoit dit que si je luy parlois de cela, que ce seroit luy donner lieu de pretendre une chose à laquelle, peut estre, il ne pensoit pas, que si toutesfois il vouloit, je presentirois bien dudit Ponika s’il estoit dans cette pretention, mais que je ne luy en parlerois de peur qu’on ne dist que je serois cause de tout ce qui en arriveroit ; que quant à moy, je croyois qu’il seroit dans cette pretention, et luy alleguay ce qu’il avoit fait à l’evesque de Wirtzbourg, duc de Franconie, à Mets, lequel comme souverain de l’Empire s’estoit couvert, que celuy cy estoit de la maison de Saxe et que ce qui luy feroit plustost desirer estoit le duc de Parme, auquel le Roy avoit fait cet honneur, et que celuy cy s’estimoit bien d’autre maison. Avec toutes ces raisons, et autres que je dis des ambassadeurs d’Italie, qui se couvrent devant le Roy, Sa Majesté resolut que je ne luy en parlerois, ains le sieur de Chavigny, et me commanda de l’aller querir. Je l’avois laissé dans le departement du surintendant à Sainct Germain, qu’on avoit meublé des meubles du Roy. Je luy dis que le Roy estoit prest à la voir. Le capitaine des gardes le receut à l’entrée de la salle. Ayant fait une humble reverence devant le Roy et son compliment, le Roy voulant se couvrir, il crut que Sa Majesté l’avoit invité à en faire autant, et en [p. 799] mesme temps voulu mettre son chapeau : le Roy, voyant cela, osta si promptement le sien que cela fut apperceu de peu de personnes, et parla tousjours decouvert. Puis il passa dans son cabinet, où Monsieur, frere du Roy, se trouva, et parlerent ensemble pres d’une bonne demi heure, où quelques fois aussi le Roy me faisoit l’honneur de me parler. Puis me dit que je le menasse disner, ce que je fis. Incontinent apres le disner, suivant le discours que j’avois eu dudepuis avec ledit sieur de Chavigny, je dis à Ponika que je croyois que le duc son maistre ne pretendoit pas vivre autrement chez la Reyne que Monsieur, frere du Roy, lequel ne se couvroit. Il me dit que son maistre avoit veritablement voulu se couvrir devant le Roy, d’autant que le duc de Parme se couvroit, et que je ne devois trouver estrange, d’autant qu’il y avoit eu des empereurs de la maison de son maistre avant qu’il y eut des gentilshommes dans celle du duc de Parme, et que, pour ce qui estoit de chez la Reyne, il ne se couvriroit. Je l’y menay, où Monsieur se trouva, et puis de là chez mondit seigneur frere du Roy, où Monsieur le fit couvrir, comme pareillement les ducs de La Trimouille et de Wirtenberg qui l’accompagnoient. Apres une visite d’une demie heure sans s’asseoir, je remenay ledit duc en sa chambre, de laquelle nous partismes pour aller à Ruel.<lb/>[…]<lb/>[p. 807] Le marquis de Sainct Germain, maistre de la garderobbe de Son Altsse de Savoye, fut envoyé à Paris pour apporter la nouvelle d’une defaite d’Espagnols. Je le menay à l’audience, et l’ambassadeur de Savoye aussi. Dans le temps qu’il fut à Paris, le duc de Savoye mourut. Il prit congé au mois d’octobre sur la fin, et veid le Roy vestu de drap violet selon la coustume, et la Reyne et les dames avec leur grand voile, à Sainct Germain, où je le menay à sa derniere audience. Le sieur de Chavigny luy fit faire son present par le sieur de La Barde, son premier commis. Ce qu’ayant sceu, avant que de m’en vouloir plaindre, je luy fis demander le sujet et s’il avoit eu cet ordre du Roy. Il me dit que non, mais que d’autant que je luy avois envoyé demander par Gyraut, auquel il ne voulut donner le present, et voyant que je n’avois esté moy mesme chez luy, il l’avoit envoyé par ledit de La Barde, qu’il ne pretendoit tirer cela à consequence. Je luy repartis qu’il me devoit bailler le present entre mes mains et non en celles d’une personne qui n’estoit au Roy et qu’il devoit faire là-dessus ce que les conducteurs des ambassadeurs luy diroient. […]<lb/>[p. 808] Le marquis de Parelle, un des quatre premiers escuyers du duc de Savoye, vint à Paris au mois d’octobre mil six cens trente sept pour supplier le Roy de la part du duc de Savoye et madame de les prendre en sa protection, et les supplier de croire qu’ils n’avoient autre volonté que l’execution des commandemens de Sa Majesté, que pour cet effet madame n’avoit voulu voir le cardinal de Savoye qui estoit à Savonne. Je le menay à l’audience à Saint Germain avec l’ambassadeur de Savoye. Il fut traité à disner et, le dix neufieme novembre, il prit congé du Roy en mesme lieu, et fut aussi traité. Le lendemain, je luy donnay un diamant de la part de Sa Majesté.<lb/>[…]<lb/>[p. 809] Le comte de Cumiane, maistre des ceremonies de Savoye, vint à Paris au mois de janvier 1638. Il fut conduit selon l’ordinaire à l’audience par le comte de Brulon, mon compagnon, à Saint Germain. Le sujet de son voyage estoit pour supplier le Roy de la part de la duchesse de Savoye que le père Monet, jesuite, ne s’en allast de Savoye, selon que Sa Majesté avoit tesmoigné le desirer de Son Altesse. Le comte de Cameran fut envoyé ensuite de Sadite Altesse pour se resjouyr de la continuation de la grossesse de la Reyne. La reyne d’Angleterre aussi envoya un gentilhomme françois, nommé Tarteron, pour se rejouyr de la mesme grossesse.<lb/>[…]<lb/>Incontinent apres la naissance de monseigneur le Dauphin, tous les ambassadeurs eurent audience : le comte de Leicester et le vicomte de Scudamor l’eurent aussi, et y amenerent les sieurs de Sainct Ravy et Germain, le premier envoyé de la part du roy d’Angleterre et le second de la reyne pour se resjouyr de la naissance dudit seigneur le Dauphin. Je les fus prendre dans les carrosses du Roy et de la Reyne, et furent traitez à Saint Germain. Le sieur de Chavigny me demanda pourquoy je leur avois baillé les carrosses du Roy et de la Reyne. Je luy dis estre la coutume. Il me dit que le roy d’Angleterre s’estoit plaint de ce qu’on avoit fait trop d’honneur aux gentilshomme qui venoient de sa part, et nommément à un nommé Tartereau, que sir le Roy les [p. 810] vouloit traiter de cette façon, qu’il falloit qu’il les traitast ainsi et qu’ils en demeurassent d’accord, et qu’il falloit adjouster cela par un article à leurs traitez. Le sieur de Bullion me dit le sieur que le sieur de Bellievre, qui estoit lors pour le Roy ambassadeur en Angleterre, luy en avoit escrit, et me monstra la lettre. […]<lb/>Le vingt cinquieme octobre mil six cens trente huit, le comte Henry de Nassau eut audience du Roy, et eut les carrosses. Apres plusieurs difficultez qu’il y eut sur la façon dont on le traiteroit, et apres que j’eus representé plusieurs raisons, il fut resolu qu’il seroit traité comme ceux des princes souverains. Il estoit envoyé pour se resjouyr de la naissance de monseigneur le Dauphin.<lb/>Le vingt sixieme octobre, je fus prendre à l’hostel de Venize le sieur de Luthmar, gentilhomme envoyé de la part du comte palatin, electeur, et son conseiller d’Estat, dans les carrosses du Roy et de la Reyne. Il eut audience de Sa Majesté, et fut traité.<lb/>Le sieur Demsky, gentilhomme envoyé de la part du roy de Polongne, eut audience du Roy et de la Reyne. Il estoit venu demander, de la part du roy son maistre, le prince Cazimir son frere, lequel allant au service du roy d’Espagne avoit esté jetté par la tempeste, estant sur la mer, en un port de Provence, où il avoit esté arresté. Il n’eut ny carrosses ny ne fut traité, pource qu’il aima mieux avoir son audience prompte et n’estre traité que d’attendre longtemps et les avoir : ainsi le fit il entendre apres luy avoir offert de la part du Roy que, s’il vouloit attendre deux ou trois jours, qu’il seroit traité comme les autres. Il aima mieux aller à l’audience un jour qu’on traitoit des ambassadeurs envoyez d’Angleterre. Lorsqu’il prit congé du Roy, il fut traité de la mesme façon.<lb/>Le marquis Agnelly, gentilhomme envoyé de la part du duc de Mantoue, eut audience du Roy en octobre, et s’en retourna en decembre de la mesme année mil six cens trente huit. Je le fus prendre au logis de l’evesque de Cazal, son oncle, ambassadeur extraordinaire de Son Altsse de Mantoue, dans les carrosses du Roy et de la Reyne, et fut traité en la premiere et derniere audience.<lb/>En fevrier mil six cens trente neuf, arriva à Paris le bailly de Fourbin, [p. 807] commandeur et grand croix de l’ordre de Malte, lequel je fus recevoir avec le mareschal de Sainct Luc à Piquepuce chez les religieux de Sainct François. Il y eut difficulté de la façon avec laquelle on le recevroit ; neantmoins le Roy jugea qu’il se devoit couvrir. Le comte de Brulon le mena à l’audience avec le mareschal de Sainct Luc, où il fut couvert, et en usa fort discretement, se couvrant seulement un peu pour dire qu’il le pouvoit, et puis se decouvrit à l’heure mesme comme luy avoit dit le comte de Brulon et moy aussi qu’il devoit faire, attendu qu’il estoit François. Il y eut bien de la difficulté pour le faire couvrir, laquelle à la fin fut vaincue par les exemples qu’on rapporta des sieurs de Ville, envoyé de la part du duc Charles de Lorraine, et du commandeur de Fourmigeres, envoyé il y avoit plusieurs années de la part du grand maistre de Malte.<lb/>L’an 1640, le 8 mars, le prince Cazimir, frere de Wladislas IV du nom, roy de Polongne, et fils du feu Sigismond, aussi roy de Polongne, ayant esté invité de disner avec le Roy à Sainct Germain en Laye, 1. Le Roy quittant sa chaire fut environ cinq ou six pas au devant de luy, 2. et ayant fait une humble reverence devant Sa majesté et son compliment, le Roy se couvrant, il se couvrit presque en mesme temps, 3. il presenta la serviette à Sa Majesté, 4. et fut assis sur un escabeau pliant, sur lequel estoit un carreau de veloux, trois places loin de la chaire du Roy du mesme costé, il s’assit quelque peu apres que le Roy fut assis, 5. la chaire du Roy estoit de veloux, 6. ce prince n’avoit point de dais au dessus de luy, 7. les plats et les viandes estoient de mesme que ceux du Roy et en pareil nombre, mais les plats du Roy estoient couverts et ceux dudit prince decouverts, 8. l’on presenta sur la fin du disner des dragées au Roy et non au prince, 9. il fut le mesme jour chez la Reyne, qui estoit dans le lict, où on luy donna un tabouret et ne se couvrit point devant Sa Majesté, 10. sur le soir il fut saluer le cardinal de Richelieu en son hostel à Paris, qui le receut et l’accompagna ; il veid aussi monseigneur le Dauphin. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 797-807.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la naissance de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">5 septembre 1638</unitdate>
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                <p>« L’heureuse naissance de monseigneur le Dauphin, à present le roy Louis XIV, fils du feu roy Louis XIII et d’Anne d’Austriche, regente en France, dans le chasteau neuf de Sainct Germain en Laye, le dimanche 5 septembre mil six cens trente huict, sur les unze heures du matin<lb/>[…]<lb/>[p. 211] Si le dernier siecle a attribué à la sage conduite de fernel, premier medecin de Henry II, ce que Catherine de Medicis eut des enfans apres avoir esté dix ans sterile, on ne peut en ce rencontre obmettre la benediction que Dieu a voulu estendre sur les soins des medecins de Leurs Majestez, qui ont porté leur santé jusqu’au poinct de rendre la France si heureuse par cette tant illustre et desirée naissance, et d’autant plus merveilleuse qu’aucune des autres n’est arrivée apres une patience de tant d’années, comme si Dieu eust reservé à ce siecle un concours de tous ces precedés miracles.<lb/>Cette heureuse grossesse a esté miraculeusement predite à la Reyne peu auparavant qu’elle avint, et elle avoit esté tellement exempte des fascheux symptomes qui accompagnent les autres en cet estat que l’on avoit par là matiere d’en douter jusques au mouvement, et depuis iceluy Sa Majesté et son fruict se porterent si bien que, decouvrans l’imposture de ceux qui se pensoient signaler par la prediction du jour de cette delivrance, et verifians au contraire ce que dit Hippocrate des plus vigoureux enfans, cettuy cy entra bien avant en son dixiesme mois. Ainsi l’antiquité figuroit les heros, ou demy dieux, toujours plus longtemps que les autres dans le ventre de leur mere. Donc de Dauphin,  à present Roy, en est finalement sorty, et la Reyne, apres un travail de quelques heures, accoucha le cinquiesme septembre, peu avant midy, dans le chasteau neuf de Sainct Germain en Laye, d’un prince que sa beauté et proportion accomplie de toutes les parties de son corps rendit des lors par moins aymable que cette masle vigueur [p. 212] qui luisoit desjà au travers de ses membres enfantins, promettoit de trophées. Ce celebre accouchement se fit en presence des princesses et dames de la cour, accourues en foule pour avoir part à cette extreme joye, que quatre dauphins argentez d’un grand obelisque planté devant le vieil chasteau de Sainct Germain ayderent à epandre dans le peuple avec le vin qu’ils verserent tout le soir, et continuerent le reste de la nuict en grande abondance.<lb/>A l’instant toute la ville de Paris s’appresta à en temoigner sa joye par des actions de graces solennelles à Doeu dans ses eglises, par un concours des peuples qui y fourmillent et s’entr’annonçoient cette bonne nouvelle, par des feux de joye allumez dans les rues, accompagnez des cris de Vive le Roy, la Reyne et monseigneur le Dauphin, et par une agreable bigarure de lumieres des fenestres innombrables de ce petit monde, le bruit redoublé de quarante canons et de trois cents boettes de l’arsenal ayant devancé cette magnificence et annoncé à l’univers cette naissance.<lb/>Particularitez de la susdite naissance de monseigneur le Dauphin et de ce qui se passa ensuite à Sainct Germain et à Paris<lb/>Ce n’est pas assez d’avoit dit en gros et avec peu de circonstances que la Reyne est accouchée d’un Dauphin, une des meilleures et plus agreables nouvelles qui se puissent gueres donner au public, mais encore qu’une familiere narration des circonstances de ce qui s’y est passé de plus remarquable doive sembler à quelques uns indigne de la majesté de ce benefice inenarrable du ciel, il faut mieux le rendre intelligible par un discours accommodé au vulgaire que par une reverence injurieuse au public, le laisser ensevely dans l’oubly du temps qui n’enveloppe souvent pas moins la verité qu’il la decouvre. Doncque pour y satisfaire, une année auparavant un religieux avoit adverty la Reyne qu’elle devoit accoucher d’un fils, asseurant en avoir eu la revelation ; et pour ce que les souhaits de toute la France ne tendoient que là, les premiers signes qui ont coustume d’accompagner la grossesse des femmes ne parurent pas plustost en la Reyne qu’un chacun le crut aisement : ce ne furent plus des lors que neufvaines, voyages et vœux, particulierement à la Vierge et à Saincte Anne, par l’intercession desquelles on a cru cette grossesse avoir esté impetrée du Ciel. On vit ensuite toute la France humiliée devant Dieu pour luy demander par ses pieres de quarante heures et autres devotions sans nombre la conservation de ce fruict royal : cependant qu’il estoit au ventre maternel, tous, ou par le desir qu’ils en avoient, ou par les signes naturels, ou autrement, ont tousjours predit que ce seroit un fils ; mais peu de personnes se sont rencontrées de mesme advis touchant le terme de l’accouchement, aucuns ayant asseuré que ce seroit au vingt deuxieme, autres au vingt cinqieme aoust, jour de sainct Louys. On tient que celuy qui en approcha le plus estoit un certain vacher nommé [p. 213] Pierre Roger, du village de Saincte Geneviesve des Bois proche Paris, lequel, tesmoignant d’ailleurs une simplicité et une ignorance fort grossiere, avoit dit que la Reyne accoucheroit le samedy quatriesme de septembre, et ce fut le dimanche cinquiesme. Ce qui donna lieu aux uns d’approuver son progonostic, soustenans que les predictions qui viennent de Dieu ne sont pas si precises que celles des mathematiciens qui designent les oppositions et autres aspects des corps celestres mille ans avant le mesme poinct auquel elles arrivent, et les autres que la difference des choses miraculeuses d’avec les naturelles se reconnoist principalement en ce que les premieres sont parfaites et exactes, les autres non, le seul poinct et moment prefix auquel arrive la chose predite estans celuy qui peut faire distinguer la prophetie de l’imposture, auquel point mesme le hazard peut faire arriver, comme un mauvais archer peut donne une fois dans le blanc. De quoy on laisse la decision à d’autres, pour dire que ce dimanche cinquiesme dudit mois de septembre, sur les deux à trois heures du matin, la Reyne commença de sentir les vrais signes du travail d’enfant, ce qu’elle en avoit eu sur les unze heures du soir precedent s’estant aussitost passé. Elle voulut que l’evesque de Lisieux dit la messe dans sa chambre sur les quatre heures du matin, et comme par son commandement le sieur Seguier, evesque de Meaux, premier aumosnier du Roy, se disposoit à en dire une autre, les douleurs s’augmentans, on alla avertir le Roy, lequel la vint voir. Mais, prenant le soin de la santé du Roy, qu’elle scavoit avoir lors besoin d’aller prendre son repas, l’en pressa tant que Sa Majesté s’y en alla. Enfin, c’estoit sur les unze heures du matin, le Roy ne venoit que de se mettre à table, n’y ayant pas un quart d’heure qu’il avoit quitté la Reyne, lorsqu’on luy vint dire qu’elle accouchoit. Il y court. Des l’entrée, la marquise de Senecey, dame d’honneur de la Reine, dit à Sa Majesté que la Reyne estoit accouchée d’un Dauphin, et la dame Peronne, sage femme qui l’avoit assistée à son travail, par le conseil des medecins et chirurgiens de Leurs Majestez, et plus experimentez en telles affaires, le fit voir au Roy, et luy fit remarquer sa beauté et grandeur extraordinaire. A l’instant chacun cria : C’est un Daufin, c’est un Daufin, et cette parole se porta aussi viste qu’un esclair par toute la cour et par tout Sainct Germain, d’où mille messagers, avec charge et sans charge, l’espandirent si promptement au loing que, bien que cette heureuse naissance ne fut arrivée, comme a esté dit, que sur les unze heures et un quart avant midy du cinquiesme de ce mois de septembre 1638, un courrier arrivé à Paris le septiesme ensuivant asseura en avoir appris la nouvelle à soixante lieues au loing.<lb/>Le Roy, voulant aussitost rapporter toutes ces faveurs et benedictions au ciel, mit les genoux en terre et remercia Dieu de cette cy. Les eglises de Saint Germain et des peres recollets estoient encor remplies de seigneurs et dames qui estoient allées, la pluspart avant le jour, communier et faire leurs autres devotions pour les mesme sujet, lorsqu’ils y apprirent l’agreable nouvelle de cet heureux accouchement, [p. 214] qui se fit en presence de Monsieur, frere unique du Roy, duc d’Orleans, lequel temoigna à l’instant à Sa Majesté le contentement qu’il en recevoit, comme Sa Majesté luy confirma aussi de sa part toutes les asseurances d’une affection cordiale. Mesdames les princesses de Condé, comtesse de Soissons, duchesse de Vendosme, connestable de Montmorency, duchesse de Bouillon La Mark et autres de grande condition y estoient aussi presentes, outre les dames de Senecey, de La Flotte et autres de la Maison de la Reyne, dans la chambre et à la veue de laquelle ce tant souhaité Dauphin fut ondoyé par ledit sieur Seguier, son premier aumosnier, et fut fait participant de toutes les ceremonies et magnificences qui s’observent à l’imposition du nom. Où assisterent le Roy, Monsieur son frere, le chancelier de France arrivé peu apres l’accouchement, plusieurs autres seigneurs et dames qui y accouroient en foule, comme à la veue d’un miracle, le Roy ayant fait entrer dans la chambre de la Reyne tous ceux qui estoient dans l’antichambre pour les rendre participans de cette joye, laquelle fit allumer des feux en plusieurs endroits de Sainct Germain. Les daufins de la fontaine de vin y continuoient cependant à le jetter depuis le matin, avec tel abord de peuple que quelque desordre y estant survenu obligea d’y mettre des gardes ; laquelle magnificence plusieurs partiucliers imiterent depuis à Paris, tel en ayant fait pleuvoir de son toict.<lb/>A une heure apres midy, le Roy alla faire chanter le Te Deum dans la chapelle du vieil chasteau, accompagné des Cent Suisses de sa garde, et suivy de Monsieur, du chancelier de France, des ducs de Montbazon et d’Uzez, des sieurs de Liencour, de Mortemar, de Souvré et du comte de Tresmes, et en un mot de toute la cour, qui estoit si grosse toute cette semaine qu’il estoit mal aisé de trouver giste à Saint Germain, encor qu’il y eust des gardes aux principales avenues qui n’en permettoient l’abord qu’aux personnes qui ne venoient point de lieu suspect de maladie. Le mesme evesque de Meaux y officia, vestu pontificalement, en presence de l’archevesque de Bourges l’ancien, des evesques de Lisieux, de Beauvais, de Dardanie et de Chaalons, ayant chacun le rochet et le camail, et de toute la chapelle du Roy, laquelle y fit merveille. Puis monseigneur le Daufnin, ayant esté alaité par la damoiselle de La Giraudiere, sa nourrice, les gardes en haye, fut porté en son appartement meublé de damas blanc, et mis entre les mains de la marquise douairiere de Lansac, sa gouvernante. Sa Majesté en ayant aussi envoyé donner avis à la ville de Paris par le sieur de Perrey Bailleul, maistre d’hostel ordinaire de sa Maison, le corps de ville en fit faire des le jour mesme un feu de joye à la Greve, et le lendemain un autre, des plus beaux qui s’y soit gueres veu. Le sieur de Laffemas, lors lieutenant civil, donna les ordres que les bourgeois en temoignassent aussi leur ressentiment par les feux de joye allumez dans les rues et par des lumieres aux fenestres, à quoy les Parisiens se porterent avec tant d’ardeur qu’au lieu d’un jour ils en continuerent trois ou quatre tout de suite. Le sieur [p. 215] du Tremblay, gouverneur de la Bastille, et le sieur de Sainctoust, commandant dans l’Arsenal en l’absence du grand maistre de l’Artillerie de France, y tinrent hautement leur partie, par un concert de boetes et canons qui firent part à tout le pais d’autour cette agreable nouvelle.<lb/>Il n’y eut maison religieuse qui n’ornast ses murailles de chandelles. Les jesuites, outre pres de mille flambeaux dont ils tapisserent leurs murs les 5 et 6, firent le septiesme dudit mois de septembre un ingenieux feu d’artifice dans leur cour, qu’un dauphin alluma entre plus de deux mille autres lumieres qui eclairoient un balet, et comedie sur le mesme sujet, representez par leurs escoliers. Les feuillans de la reue Neuve Saint Honoré firent le septiesme une aumosne generale de pain et de vin, emplissant les vaisseaux de tous les pauvres qui se presentrent, et apres une procession par eux faite chacun le cierge à la main, furent brusler un chasteau d’artifices, chantans le Te Deum au son des trompettes entremeslées du carillon de leurs cloches. Les bourgeois de la place Dauphine, ayant à leur teste des hautsboits et musettes conduits par Destouches, l’un d’eux, firent des resjouissances dignes du nom de leur place. Le Te Deum en fut aussi solemnellement chanté le sixiesme dans l’eglise Nostre Dame, et tous les religieux avec les parroisses firent lors des processions, où l’archevesque de Paris assista avec tout son clergé, accompagné des prevost des marchands et eschevins. Le parlement, chambre des comptes et autres cours allerent ensuite rendre leurs complimens au Roy et à monseigneur le Dauphin. Le huictiesme du mesme mois, l’evesque de Metz fit faire la procession generale dans le fauxbourg Saint Germain, dont il est abbé, et dont toutes les rues estoient tapissées. Bref, tout conspira unanimement à rendre graces à Dieu pour un si grand bien. Aussi, la maxime estant veritable que les choses se conservent par les moyens qui les ont produites : puisque ce Dauphin avoit esté obtenu par les vœux et prieres de tous les bons françois, c’estoit pas les mesmes prieres qu’il leur devoit estre conservé. »</p>
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                <geogname>Château-Neuf</geogname>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 209-215.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la naissance de Louis XIV et des relevailles à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1638/1638" encodinganalog="3.1.3">5-27 septembre 1638</unitdate>
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                <p>« Ordre des ceremonies faites à la naissance de mondit seigneur le Dauphin, tant à Saint Germain que à Paris, en septembre 1638<lb/>Ce discours est de monsieur Saintot, maistre des ceremonies<lb/>La Reyne commença à se sentir du travail de son accouchement le samedy quatriesme de septembre mil six cens trente huit à unze heures du soir.<lb/>Le dimanche cinquiesme ensuivant, sur les cinq heures du matin, les douleurs s’augmenterent, dont le Roy fut adverty par la damoiselle Filandre. Sa Majesté en mesme temps alla chez la Reyne et envoya advertir monseigneur son frere unique, et aussi pareillement madame la Princesse et madame la Comtesse, lesquels se rendirent tous chez la Reyne à six heures du matin. Il n’y avoit en ladite chambre que le Roy, monseigneur son frere, ces deux princesses, madame de Vendosme par une grace particuliere que le Roy octroya à sa personne, sans qu’aucune princesse ny duchesse en peust prendre consequence, la dame de Lansac, comme destinée gouvernante du fruict qu’il plairoit à Dieu de donner, la future nourrisse de monseigneur le Dauphin, les dames de Senecey et de La Flotte, dames d’honneur et d’atour, les femmes de chambre et la dame Peronne, sage femme, laquelle seule accoucha la Reyne. Derriere et dehors le pavillon de l’accouchement, et à un coin de la chambre, estoit dressé un petit autel où les sieurs evesques de Lisieux, de Meaux et de Beauvais dirent les uns apres les autres leurs messes, et apres, devant ledit autel, firent continuellement des prieres jusques à ce que la Reyne fut accouchée, ce qui arriva sur les unze heures du matin. Dans le grand cabinet de la Reyne, proche la chambre, où le Roy alloit et venoit de l’une à l’autre, estoient la princesse de Guymené, les duchesse de La Trimouille et de Bouillon, les dames de La Ville aux Clercs, de Liancourt, de Mortemar, et quantité d’autres dames de condition de la cour et les filles de la Reyne, Monsieur l’evesque de Meaux, les ducs de Vendosme, de Chevreuse et de Montbason, les sieurs de Souvré, de Liancourt, de Mortemar, de La Ville aux Clercs, de Brion et de Chavigny, les archevesques de Bourges, evesques de Chaalons, de Dardanie, du Mans et quantité de personnes de condition de la cour, de prelats et principaux officiers de la maison du Roy. Donc sur les unze heures, la Reyne [p. 219] accoucha d’un filz, où dans le mesme instant le Roy le fit ondoyer dans la chambre par l’evesque de Meaux, son premier aumosnier, y assistant en outre tous les princes, princesses, seigneurs et dames de la cour, et monsieur le chancelier. Et après le Roy fut en la chapelle du vieux chasteau, suivy et accompagné de toute la cour, où le Te Deum fut chanté avec grande ceremonie. Puis Sa Majesté expedia le sieur du Perré Bailleul à Paris vers le corps de ville, seulement en donner advis.<lb/>[…]<lb/>[p. 228] Le dimanche vingt sixieme du susdit mois de septembre, la Reyne voulut estre relevée de sa couche et joindre publiquement ses actions de graces à celles de ses peuples, pour redonner à Dieu par voye de sacrifice et re connoissance ce precieux enfant qu’elle avoit receu de luy à titre de bienfait. Le defunt evesque de Lisieux, assez conneu entre ceux de son ordre par les avantages de sa doctrine et de son zele, eut à cet effet ordre expres de Sa Majesté de se rendre à Sainct Germain en Laye pour y celebrer la messe dans sa chambre, à laquelle assisterent plusieurs autres prelats, avec toute sa cour. Apres l’offertoire, le celebrant s’estant tourné pour attendre la Reyne, elle se leva de son drap de pied, qui par dessein avoit esté tenu dans la ruelle de son lict, et fort loin de l’autel, d’où Sa Majesté partit tenant son fils entre ses bras, comme les premices de son sainct mariage, qu’elle porta jusqu’à l’autel, où elle en fit à deux genoux une oblation au roy des roys, le destinant à son service avec sa personne sacrée, et luy donnant l’arbre et le fruict par une mesme offrande, qu’ensuite Sa Majesté scella par une communion qu’elle fit. La messe achevée, et l’evesque de Lisieux estant en pluvial et en mitre, Sadite Majesté prit monseigneur le Dauphin une seconde fois et l’alla presenter à la ceremonie. En cette solennité, outre les dames et les principaux officiers de sa Maison, employez à divers ministeres selon leur qualité, l’evesque de Saint Brieux et l’abbé de Sainct Denys, premier aumosnier de Sa Majesté, tenoient l’estole [p. 229] sur la teste de monseigneur le Dauphin, et l’evesque de Lisieux commençant la lecture de l’Evangile, ce fut merville que cet enfant royal arresta fixement sa veue sur ce grand prelat sans poussez un seul cry, comme si des l’entrée de sa vie Dieu l’eust rendu capable d’honorer les mysteres de l’Eglise par cette attention et ce silence respectueux. Mais c’est chose plus remarquable que l’evesque de Lisieux, prononçant certaines paroles qui l’obligerent de prendre ce petit prince par la main, à mesme temps il luy serra la sienne d’une vigueur et d’une force toute extraordinaire, donnant par là des augures qu’un jour son bras et sa puissance sera liée à celle des pasteurs pour la gloire de Dieu, pour le soustien de la Religion et la defense de l’Eglise. Cette ceremonie dura bien pres de trois quarts d’heure, pendant lesquels Sa Majesté portoit tousjours sans secours de personne ce cher enfant, de qui la contenance ravissoit tout le monde. Apres cela, on laisse à juger si ce n’estoit pas la raison que tous les soins des François et leurs affections fussent lors attachées à son berceau, s’il n’estoit pas juste d’esperer que ce soleil levant dissipera un jour tous les nuages qui couvrent ce royaume et si cette esperance n’oblige pas de benir à jamais Dieu qui l’a donné, le Roy qui l’a produit, et la Reyne qui l’a conceu pour la prosperité de cette monarchie.<lb/>Le lundy vingt septiesme septembre, le feu Roy partit de Chantilly et vint coucher à Luzarche, le lendemain à Escouan et arriva le mercredy vingt neufieme à Sainct Germain, où le defunt cardinal duc de Richelieu se rendit aussi des armées de Picardie le mesme jour et quasi à mesme heure que Sa Majesté, laquelle il trouva dans la chambre de monseigneur le Dauphin, où la Reyne estoit aussi. Il seroit mal aisé d’exprimer de quels transports de joye Son Eminence fut alors touchée, voyant entre le père et la mere cet admirable enfant, l’objet de ses souhaits et le dernier terme de son contentement. Puis Sadite Eminence s’en alla coucher à Ruel. »</p>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 209-215.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la réception de l’électeur palatin à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1640/1640" encodinganalog="3.1.3">21 mars-3 avril 1640</unitdate>
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                <p>« Après la sortie du prince electeur palatin du Bois de Vincennes, arrivée le 21 mars entre sept et huit heures du soir, que le sieur de Chavigny, accompagné entre autres du sieur Windebanck, gentilhomme envoyé expres d’Angleterre au Roy Tres Chrestien sur le sujet de la detention de ce prince, et du sieur Augier, agent en France pour le roy de la Grande Bretagne, fut querir Son Altesse electorale. En attendant que le prince Cazimir de Polongne et l’ambassadeur du Roy son frere fussent sortis de l’hostel des ambassadeurs extraordinaires pour luy faire place, il se vint loger chez l’ambassadeur extraordinaire [p. 808] d’Angleterre le comte de Leycestre, où le samedy trente uniesme de mars le duc de Chevreuse et le comte de Brulon vindrent sur les quatre heures du soir, par ordre de Sa Majesté, prendre ce prince electeur pour le conduire dans le carrosse de Sadite Majesté, suivy de celuy de la Reyne et de quelques autres, audit hostel des ambassadeurs extraordinaires. Des que ledit duc de Chevreuse y eut pris congé de S.A.E. et qu’Elle fut en sa chambre de lict, ledit comte de Brulon luy presenta les sieurs Cressy, maistre d’hostel ordinaire du Roy, Parfait, controlleur, et les gentilshommes servans designez par Sa Majesté pour servir S.A.E. Sur ce compliment, Sadite A.E. pria ledit comte de luy procureur audience de Leurs Majestez. Son A.E. coupa ensuite seule, ainsi qu’elle mangea toujours du depuis, servie avec le baston couronné, la viande portée à sa table par douze suisses de la garde du corps. Entre lesdits officiers du Roy estoient quatre pages, deux de la grande et deux de la petite escurie, et six valets de pied qui servirent S.A.E., et les carrosses du Roy et de la Reyne. Le dimanche premier d’avril, le comte de Brulon alla à Saint Germain pour scavoir le jour auquel Leurs Majestez vouloient luy donner audience, et en revint luy annoncer le mesme soir que lesdites audiences estoient appointées pour le mardy d’apres troisieme avril. Le lundy deuxieme, le sieur de Liancour vint complimenter Sadite A.E. de la part du Roy, et le comte d’Orval de la part de la Reyne. Le lendemain mardy, le duc de Chevreuse et le comte de Brulon se rendirent audit hostel des ambassadeurs extraordinaires sur les neuf heures du matin avec lesdits carrosses de Leurs Majestez pour recevoir ce prince dans celuy du Roy, auquel se mirent aussi quelques seigneurs anglois. Les carrosses de Leurs Majestez furent suivis de dix carrosses à six chevaux, remplis la pluspart de noblesse angloise, et en partie des gentilshommes de S.A.E. et de quelques gentilshommes alemans. Sadite A.E. arriva sur les onze heures au vieux chasteau de Sainct Germain, où toutes les gardes estoient en haye le tambour battant, comme elles estoient aussi à son depart. A sa descente de carrosse, elle fut conduite en la chambre de Monsieur, frere du Roy, d’où peu apres Elle fut menée par lesdits duc de Chevreuse et comte de Brulon vers la chambre du Roy. Le comte de Charraut, gouverneur de Calais et capitaine des gardes du corps, le receut à la première salle, où les gardes estoient semblablement en haye. Sa Majesté l’attendoit en la ruelle de son lict, mettant le chapeau à la main, puis l’ayant tiré dans ladite ruelle se couvrit, ce que fit aussi S.A.E. Leurs complimens furent courts, car le Roy le conduisit dans son cabinet, où n’entrerent que les principaux de la suite de S.A.E. Sa Majesté l’entretint tres amiablement. Cependant, on mit la nappe en la chambre du Roy, ce qu’estant fait le maistre d’hostel ordinaire entra audit cabinet pour advertir Sa Majesté que le disner estoit prest, qui prit Son A.E. par la main et la mena dans sadite chambre de lict, où la table estoit couverte. Sadite A.E. y presenta la serviette à Sa Majesté, laquelle [p. 809] luy fit ensuite signe de laver et de s’asseoir sur le tabouret qui luy estoit preparé. Elle lava les mains et s’assit à costé gauche au dessous du Roy, avec distance d’environ deux ou trois couverts entre deux. Son A.E. fut servie en mesme temps et de mesmes viandes que Sa Majesté, qui à l’issue du disner mena derechef Sadite A.E. dans son cabinet où, apres s’estre entretenus quelque temps, Son A.E. prit congé du Roy, et retourna en la chambre de Monsieur, attendant qu’il put voir la Reyne, qui peu apres l’envoya querir. Lors lesdits duc et comte le conduisirent vers elle, les gardes estoient pareillement en haye. Il fit une profonde reverence à Sa Majesté, et apres luy avoir fait ses complimens, on luy presenta le tabouret sur lequel il s’assit. Son A.E. se tint toujours decouvert devant elle, par respect envers Sa Majesté, et les dames qui estoient aupres d’elle, entre lesquelles estoient Madamoiselle, madame la comtesse de Soissons et madamoiselle de Longueville, qui s’assirent aussi apres que la Reyne et Sadite A.E. furent assis. L’entretien y dura environ une demie heure. Apres lequel Sadite A.E. alla saluer monseigneur le Dauphin, d’où au sortir de sa chambre elle rentra en carrosse avec les susdits duc et comte, et s’en vint à Ruel pour voir le cardinal de Richelieu. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 809-811.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de l’hommage rendu au roi pour le duché de Bar à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">mars-avril 1641</unitdate>
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                <p>« Narré de ce qui s’est passé à l’entrée et reception du duc Charles de Lorraine faite par moy comte de Brulon, introducteur des princes estrangers et ambassadeurs, l’an 1641<lb/>Aussitost que l’on sceut à la cour que le duc de Lorraine quittoit le party d’Espagne pour se ranger à son devoir et venir trouver le Roy, je fus commandé par Sa Majesté d’aller au devant de luy jusques à La Ferté sous Yerre, avec un maistre d’hostel, deux gentilshommes [p. 810] servans, controlleur general et autres officiers pour le traiter, et luy presenter les carrosses du Roy et de la Reyne pour le conduire. Luy ayant presenté lesdits officiers, et dit comme la France se resjouyssoit de le voir aux bonnes graces du Roy, dont il recevroit des temoignages si grands qu’à la confusion de ses ennemis l’on verroit que le seul moyen de vaincre le Roy estoit de se soumettre à sa bonté. Il me repartit qu’il n’avoit jamais eu repos en son esprit que apres avoir pris la resolution de reparer ses fautes par son sang en servant un prince si bon et si grand, que ses actions serviroient d’exemple à la posterité pour justement et genereusement regner. Ces paroles finies, l’on monta en carrosses pour venir coucher à Meaux, où le presidial et la Maison de ville le vint saluer. Le lendemain, l’on vint disner à Chelles. Puis en arrivant au Bois de Vincennes, le comte de Harcourt le vint trouver avec plusieurs carrosses à six chevaux ; fut conduit à l’hostel d’Espernon, meublé aux depens du Roy. Le lendemain, contre la coustume, qui est que la premiere visite se fait au Roy, fut au logis du cardinal de Richelieu, où la forme de la reception avec le Roy fut conclue. Le lendemain, le duc de Chevreuse et moy le menames trouver le Roy, les gardes suisses en leurs ordres, les suisses du corps du long du degré. Nous le conduisimes en la chambre du Roy, lequel estant dedans sa chaire dans la ruelle de son lict, voyant le duc Charles approcher du balustre, se leva pour l’aller embrasser. Son Altesse au contraire se jetta à genoux devant luy, luy demandant pardon de ses fautes passées. Le Roy, en le relevant, l’embrassa et le voulant approcher de son lict, il se jetta derechef à genoux, luy redemandant encore pardon. Le Roy l’embrassant pour la seconde fois, le retirant vers son lict, et le voulant faire couvrir, iol se jetta pour la troisieme fois à genoux, disant que c’estoit la posture qui luy estoit la mieux seante. Neantmoins, le Roy luy mit son chapeau sur la teste, le prenant par la main, le menant dans son cabinet, où, apres une heure ou deux d’entretien, il me commanda de le mener à la chambre de la Reyne, et de là le mener voir sa famille, c’est-à-dire messeigneurs ses enfans.<lb/>Revenant à Paris, il fut en ceremonie visiter ledit cardinal, où il luy ceda la main et la porte. Quelques jours se passerent ensuite à faire le traité, par l’evenement duquel on verra qu’au Roy seul appartient, Parcere subjectis et debellare superbos. Le mardy des feries de Pasques, le Roy prit jout de luy donner à disner, et prester le serment d’entretenir le traité du vingt neufieme mars fait entre le susdit cardinal et Son Altesse, et ratifié par le Roy. Le matin du mesme jour, le Roy s’assist en son lieu et chaire ordinaire, Son Altesse trois places plus bas sur un escabeau pliant, du mesme costé, servy par le controlleur general Parfait. Apres les tables levées, et la visite de la Reyne, je le menay dans la chapelle. Vespres estant dites, l’evesque de Meaux, estant revestu de ses habits pontificaux, apporta le livre des Evangiles au Roy, qui se mettant à genoux dessus son banc, il jura l’observation du traité. Le duc de Lorraine, à genoux à costé sur le tapis du Roy, fit le mesme serment en presence dudit cardinal, [p. 811] du chancelier et de plusieurs princes et seigneurs de la cour. Huit jours apres, les difficultez pour l’hommage de la duché de Bar estans levées, le Roy me commanda de mener ledit sieur de Lorraine dans son cabinet, où il l’attendit sans se mouvoir ny oster son chapeau, ayant le chancelier à costé de luy. Ledit duc de Lorraine, estant en bas dessous, se mit à genoux sur un carreau qui luy estoit preparé, ses mains nues entre celles du Roy, fit hommage lige pour la duché de Bar, avec ses dependances, selon les formes ordinaires pratiquées en semblable occasion. Peu de jours apres, il fit ses adieux au Roy et à la Reyne, et tout le monde, et se retira en son pays, comblé d’honneurs et de biensfaits de Sa Majesté. »</p>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 809-811.</p>
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                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">2-vers le 10 avril 1641</unitdate>
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                <p>« Relation de ce qui s’est passé en l’hommage rendu au roy Louys XIII par le duc Charles de Lorraine pour le duché de Bar à Saint Germain en Laye au mois d’avril 1641<lb/>Le mardi deuxieme avril 1641, le Roy donna ordre au sieur de Chavigny, secretaire d’estat, de proposer au duc Charles de Lorraine de rendre la foy et hommage qu’il estoit tenu de faire à Sa Majesté à cause de son duché de Bar mouvant de sa couronne, suivant le troisieme article qu’il venoit de faire avec Sadite Majesté le 29 mars precedant. Sur quoy ledit duc Cahrles dit audit de Chavigny qu’il estoit prest de rendre la foy et hommage pourveu que l’on adjoustast en la forme de l’acte que l’on luy avoit fait voir qu’il rendoit cette foy et hommage comme avoient fait les ducs de Lorraine ses predecesseurs, ce que Sa Majesté trouva bon. Neantmoins, estans en son cabinet et attendant que ledit duc fust venu pour rendre cette foy et hommage, ainsi qu’il estoit demeuré d’accord, il pria ledit de Chavigny de faire scavoir à monsieur le chancelier qu’il desiroit luy proposer quelques difficultez sur la prestation de ladite foy et hommage, ce qui donna sujet audit chancelier de venir trouver ce duc, qui estoit proche la porte du cabinet du Roy, où estant il luy dit qu’il ne scavoit ce que l’on desiroit de luy, qu’il n’avoit aucune connoissance de la forme de la foy et hommage que ses predecesseurs avoient rendue pour le duché de Bar et qu’il doutoit mesme s’il estoit obligé de la rendre en la forme que l’on proposoit, qu’il avoit ouy dire autresfois à ses officiers que les trois derniers ducs ses predecesseurs n’avoient fait aucune foy et hommage, qu’il avoit en son duché de Bar tous les droicts regaliens et que mesme il pouvoit faire des loix, suivant lesquelles le parlement de Paris estoit obligé de juger en cas d’appel de ses juges, qu’il n’avoit aucune personne de conseil aupres de luy pour prendre resolution de ce qu’il devoit faire sur ces difficultez, neantmoins qu’il estoit prest de rendre obeyssance aux commandemens du Roy et de faire tout ce qu’il luy ordonneroit. Sur quoy le chancelier luy representa que lrosqu’il avoit fait le traité, il avoit proposé les mesmes difficultez et que l’on luy avoit fait voir que les ducs de Lorraine estoient hommes liges du Roy à cause du duché de Bar, mouvant de la couronne de France, que jamais la mouvance n’avoit esté revoquée en doute par les ducs ses predecesseurs, qui en avoient rendu la foy et hommage lige aux roys de France, que si les roys Charles IX et le roy Henry III avoient donné aux ducs ses predecesseurs les droits regaliens, cela ne les exemptoit pas de la foy et hommage, d’autant que [p. 674] par les lettres patentes verifiées à la requeste mesmes des ducs ses predecesseurs, les roys de France se reservent le ressort et la souveraineté et l’hommage lige, et est porté par lesdites lettres que le duc de Lorraine qui estoit lors en avoit fait la foy et hommage ; qu’il estoit vray que les appellations de ses juges ressortissoient aux cas du presidial au bailliage de Sens et autres cas en la cour de parlement, qui juge suivant les coustumes du Barrois qui ont esté verifiées en ladite cour de parlement, que les ducs de Lorraine, comme ducs de Bar, ne pouvoient changer les coustumes ny donner de nouvelles loix à leurs sujets sans verification du parlement, qui estoient des marques asseurées de souveraineté et que, partant, il ne devoit faire aucune difficulté de rendre la foy et hommage lige, ainsi qu’il estoit porté par l’acte qui luy avoit esté presenté ; que les roys d’Angleterre, les ducs de Bretagne, les ducs de Bourgongne, l’archiduc d’Austriche l’avoient rendue autresfois aux roys de France pour les terres qu’ils possedoient mouvantes de la couronne en la mesme forme que l’on desiroit de luy, neantmoins que s’il faisoit quelque difficulté, il representeroit au Roy ce qu’il luy avoit dit pour recevoir sa volonté. Ensuite de quoy ledit chancelier estant venu trouver le Roy et luy ayant fait entendre les difficultez proposées cy dessus par ce duc, Sa Majesté luy commanda de luy faire scavoir qu’Elle ne vouloit point le presser, qu’Elle desiroit qu’il prist du temps pour s’instruire de ses droicts et que l’on luy feroit voir par bons titres l’obligation qu’il avoit de rendre cette foy et hommage lige. Ce qu’ayant esté rapporté par le chancelier audit duc, il dit que la difficulté qu’il avoit proposée n’estoit pas qu’il eut dessein de differer de rendre la foy et hommage, au contraire qu’il estoit prest ainsi qu’il avoit dit de rendre l’obeyssance aux commandemens du Roy et de se jetter à ses pieds, qu’il prioit Sa Majesté de luy accorder cette grace qu’il le fist. Et, de fait, s’estant approché de Sa Majesté, il luy auroit dit que la difficulté qu’il avoit faite n’estoit pas pour differer de rendre la foy et hommage et l’auroit prié par trois et quatre fois, avec grande instance, de luy permettre de la rendre et qu’il vouloit obeyr à ses commandemens. Sur quoy Sa Majesté luy auroit fait reponse qu’Elle avoit resolu de luy donner du temps pour connoistre ses droicts et que dans huit jours il pourroit, estant bien informé, faire la foy et hommage, et que l’on luy feroit voir les actes qui justifient les droicts de sa couronne. Huit jours apres, les difficultez pour l’hommage de ladite duché de Bar estans levées, le Roy commanda au comte de Brullon, un des introducteurs des princes estrangers et ambassadeurs, de mener ledit sieur de Lorraine, lequel l’attendit dans son cabinet, sans se mouvoir ny oster son chapeau, ayant le chancelier à costé de luy. Ce duc estant en bas dessous, se mit à genoux sur un carreau qui luy estoit preparé, et ses mains nues entre celles du Roy, fit hommage lige pour la duché de Bar, avec ses dependances, selon les formes ordinaires pratiquées en semblables occasions. Peu de jours apres, il fit ses adieux, et se retira comblé d’honneurs et de bienfaits de Sa Majesté. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Vieux</geogname>
                <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
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                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 922.</p>
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                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Acte du serment prêté par le duc de Lorraine au roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
                <unitdate normal="1641/1641" encodinganalog="3.1.3">2 avril 1641</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Le mardy 2 jour d’avril 1641, en la presence de tres haut, tres excellent et tres puissant prince Louys, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, estant en la chapelle de son chasteau et maison royale de Saint Germain en Laye, apres les vespres de Sa Majesté solennellement dites, nous, Charles, par la grace de Dieu duc de Lorraine, marchis, duc de calabre, Bar, Gueldres etc., jurons et promettons en foy et parole de prince, sur les sainctes evangiles de Dieu et canon de la messe, pour ce par nous touchez, que nous observerons et accomplirons, ferons observer et accomplir pleinement, reellement et de bonne foy tous et chacuns les poincts et articles accordez et portez par le traité conclu et arresté à Paris le 29 mars dernier, ensemble les articles secrets, aussi conclus et arrestez le mesme jour entre le cardinal duc de Richelieu, pair de France, au nom de tres haut, tres excellent et tres puissant prince Louys, par la grace de Dieu roy de France et de Navarre, et nous, sans jamais y contrevenir directement ou indirectement, ny permettre qu’il y soit contrevenu de nostre part en aucune maniere que ce soit ; ainsi Dieu nous soit en ayde. En temoin de quoy nous avons signé ces presentes de nostre propre main, et y fait apposer nostre seel en la chapelle du chasteau et maison royale de Saint Germain en Laye le 2 jour d’avril 1641. A laquelle prestation de serment estoit presente tres haute, tres excellente et tres puissante princesse Anne, par la grace de Dieu reyne de France et de Navarre, epouse de Sa Majesté, comme aussi estoient presens le cardinal duc de Richelieu, les ducs de Longueville et de Chevreuse, nostre cousin, le sieur Seguier, chancelier de France, les ducs d’Usez, de Ventadour, de Montbazon et de La Force, de Chastillon, mareschal de France, de Cinq Mars, Grand Escuyer, Bouthillier, surintendant des Finances, Phelipeaux de La Vrilliere, Bouthillier de Chavigny et Sublet de Noyers, secretaires d’Estat, l’evesque de Meaux, premier aumosnier de Sa Majesté, tenant le livre des saincts Evangiles et canon de la messe sur lequel nous avions les mains posées ; presens les sieurs de Saint Belmont, Sivry, le comte de Ligneville et Berup, colonels de nos troupes. Pour temoignage de quoy nous avons signé ces presentes de nostre main, et à icelles fait apposer nostre scel les an et jour que dessus.<lb/>Ainsi signé : Charles, et plus bas I. Le Moleur, et seellé en placard des armes dudit duc. »</p>
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                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 245-247.</p>
              </bibliography>
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              <did>
                <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du baptême de Louis XIV dans la chapelle du Château-Vieux de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
                <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
                <unitdate normal="1643/1643" encodinganalog="3.1.3">21 avril 1643</unitdate>
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                <p>Publié</p>
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                <p>« Les ceremonies du baptesme de monseigneur le Dauphin, à present Louys XIV, à Sainct Germain en Laye le 21 avril 1643<lb/>Le feu roy Louis XIII ayant fait ondoyer monseigneur le Dauphin son fils des le jour de sa naissance par monsieur Dominique Seguier, evesque de Meaux et son premier aumosnier, comme a esté remarqué cy dessus à la page 214 de ce livre, Sa Majesté avoit toujours differé la ceremonie du baptesme de ce sien fils aisné jusques au vingt unieme du mois d’avril mil six cens quarante trois, auquel estant indisposée, Elle voulut que l’on baptisast ce prince, et pour ce sujet choisit monsieur le cardinal Jules Mazarin pour parain et madame Charlote Marguerite de Montmorency, femme de feu monseigneur le prince de Condé, pour maraine de Son Altesse royale. Ainsi plusieurs de nos roys ont choisi des ecclesiastiques pour estre les parains de leurs fils aisnez, entre autres saint Louys fit le choix d’Odon ou Eude III, abbé de Saint Denys, pour estre le parain de son fils aisné Louys de France.<lb/>Ce fut sur les quatre ou cinq heures du soir du mesme jour que se fit [p. 246] cette royale et saincte ceremonie dans la belle chapelle du vieil chasteau de Sainct Germain en Laye, en cet ordre :<lb/>Monseigneur le Dauphin vestu, par dessus son habit ordinaire, d’une robbe de taffetas d’argent, marchoit devant la Reyne et la marquise douairiere de Lansac, sa gouvernante, derriere Son Altesse royale. Apres la Reyne suivoient la susnommée Charlote Marguerite de Montmorency, princesse de Condé, madame Anne de Montafié, comtesse de Soissons, madame Anne de Bourbon, duchesse de Longueville, et les autres princesses et dames de la cour.<lb/>La Reyne et monseigneur le Dauphin estans arrivez en cette royale chapelle, dont le chœur et la nef, le jubé et les galeries et tribunes estans remplis de plusieurs seigneurs et dames qui estoient venues pour voir cette auguste ceremonie, la musique du Roy chanta un motet ravissant, pendant lequel, la Reyne s’estant mise de genoux sur son prié Dieu garny de son drap de pied et carreaux de veloux rouge cramoisy à franges d’or, et monseigneur le Dauphin aussi à genoux aupres de Sa Majesté et à sa droite, la princesse de Condé se tenant aussi à genoux à sa gauche, le susnommé evesque de Meaux, vestu de ses habits et ornemens pontificaux, accompagné de quatre aumosniers de Sadite Majesté, en presence de ces six prelats, tous en rochet et camail, monsieur l’evesque et comte de Beauvais, pair de France et premier aumosnier de la Reyne, de la maison de Potier, monsieur l’evesque de Viviers, de l’illustre maison des comtes de Suze ou de la Baume en Dauphiné, monsieur l’evesque de Riés de la maison de Doni assez conneue à Florence et à Avignon, monsieur l’evesque de Sainct Paul de l’illustre maison d’Ademar de Monteil et comtes de Grignan en Provence, monsieur l’evesque de Coutances de la maison de Matignon, et de monsieur l’evesque du Puy de la maison de Maupas ou des barons du Tour en Champagne, et de plusieurs abbez et de tout le clergé de la chapelle du Roy, sortit de la sacristie et, apres avoir adoré le tres sainct sacrement qui estoit exposé sur l’autel orné de tres riches paremens, il s’approcha du prié Dieu de la Reyne, laquelle luy presenta monseigneur le Dauphin, qui fut ensuite eslevé par la marquise de Lansac sur l’appuy ou acoudoir dudit prié Dieu. Puis le cardinal Mazarin, qui avoit accompagné la Reyne depuis son departement jusques à cette chapelle, passa à la main droite de monseigneur le Dauphin et la princesse de Condé de l’autre costé, selon l’ordre observé en l’Eglise entre les parains et maraines, de laquelle dignité il a plu au Roy de les honorer, Sa Majesté leur ayant temoigné de sa propre bouche que c’estoit pour obligé encore plus estroitement le prince de Condé et Son Eminence à son service et à celuy de monseigneur le Dauphin son fils qu’Elle leur faisoit cet honneur, qui est le plus grand qu’eux ny autres pouvoient jamais recevoir.<lb/>Alors la Reyne, tenant par derriere mondit seigneur le Dauphin, qui parut beau comme un ange et fit voit en toute cette saincte action une modestie et retenue extraordinaire à ceux de son age, l’evesque [p. 247] de Meaux, qui l’avoit ondoyé comme a esté rapporté cy dessus, ayant salué Sa Majesté la mitre en teste, demanda ausdits parain et maraine le nom que l’on vouloit donner à ce prince. La princesse de Condé, ayant fait grand compliment à Son Eminence, puis une reverence à la Reyne, le nomma Louys, suivant l’intention de Sa Majesté. En suite de quoy l’evesque continua l’office selon le rituel romain, suivant lequel il exorciza, benit le sel et en mit dans la bouche de ce prince, dix neufieme dauphin de Viennois, Louys de France, quatrieme du nom, qui le receut fort pieusement, et avec une humilité qui ravit toute l’assistance en admiration. Puis, la Reyne luy ayant, ainsi qu’il se pratique en telles ceremonies, decouvert la poitrine et les epaules, l’evesque officiant luy appliqua les sainctes huiles des catechumenes, et à toutes les fois que ce prelat luy dit : Ludovice abrenuncias Sathanae, pompis et operibus ejus ?, il repondit luy mesme autant de fois : Abrenuncio, comme aussi aux trois interrogations qu’il luy fit sur sa creance, selon les termes du mesme rituel, il repondit hardiment autant de fois : Credo. Alors l’evesque luy declara qu’il estoit introduit dans l’Eglise, et tant les parain et maraine que ce prelat et tous les assistans reciterent avec Son Altesse royale à haute voix le symbole des apostres et l’oraison dominicale. Puis l’evesque, obmettant l’infusion de l’eau (qui avoit esté faite à ce prince des le jour de sa naissance le dimanche cinquieme de septembre mil six cens trente huit et qui ne se reitere jamais), la Reyne luy decouvrant la teste, l’evesque luy en oignit le sommet avec le sainct cresme. Ce fait, il luy mit sur la teste le cresmeau, recitant aussi les mots du rituel sur ce sujet, et luy presenta le cierge allumé, que Son Altesse prit elle mesme à deux mains et le tint seule durant le reste de la ceremonie. A la fin de laquelle l’evesque officiant monta à l’autel et donna la benediction solennelle, que toute l’assistance receut à genoux, et la musique du Roy chnta encore ensuite le Regina caeli etc. Puis chacun s’en retourna, merveilleusement satisfait d’avoir assisté à cette saincte et auguste ceremonie, laquelle fut fermée par un remerciement que ce prince vint faire jusque dans la sacristie à l’evesque qui l’avoit baptisé.<lb/>Ce dix neufieme dauphin Louys de France, quatrieme du nom, par cette action donna des indices de sa future bonté et pieté, et des asseurances que quand Son Altesse royale seroit plus avancée en age, elle suivroit les vertus de tant de roys et de princes ses ancestres, desquels le nom et la mémoire est en benediction pour leur affection, leur respect et leur sainct zele vers l’Eglise, unique espouse du fils unique de Dieu. La premiere action royale que Son Altesse royale fit des le jeudy Sainct le onzieme de ce mesme mois d’avril en la ceremonie de la Cene, lavant les pieds aux pauvres, ne put estre que de bon augure, estant pareillement de pieté, et un presage qu’il imiteroit le Roy son père, qui avoit fait autrefois une pareille action. »</p>
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                <persname role="subject">Anne d'Autriche</persname>
                <persname role="subject">Louis XIII</persname>
                <persname role="subject">Louis XIV</persname>
                <subject>Fêtes et événements</subject>
                <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <bibliography encodinganalog="3.5.4">
                <p>Théodore et Denis Godefroy, Le cérémonial françois, Paris, Cramoisy, 1649, t. II, p. 245-247.</p>
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          <did>
            <unittitle encodinganalog="3.1.2">Pièces isolées</unittitle>
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            <p>Publié</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Dépenses et recettes concernant Saint-Germain-en-Laye dans le compte des revenus du roi</unittitle>
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              <unitdate normal="1202/1203" encodinganalog="3.1.3">1202-1203</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 139] Compte general des revenus tant ordinaires qu’extraordinaires du Roi pendant l’année 1202<lb/>Anno Domini M° CC° secundo<lb/>Præposituræ. De primo tertio [anni], mense Novembri<lb/>[…]<lb/>[p. 142] Pissiacum. De dimidio anno usque ad. Natale Domini IIIc l.<lb/>[…]<lb/>Odo forestarius IX l.<lb/>[…]<lb/>[p. 145] P. Præpositi Breevallis. De I° tertio. IIIIxx &amp; VI l. &amp; XIII s. &amp; IIII d.<lb/>[…]<lb/>Monachi S. Germaini V s.<lb/>[…]<lb/>[p. 151] P. Alelmi<lb/>[…]<lb/>Pro vino Altissiod’ et pro glande Sancti Germaini et Roboreti C l.<lb/>[…]<lb/>[p. 171] Pissiacum<lb/>[…]<lb/>Pro culcitris Sancti Germani in Loya emptis X l.<lb/>[…]<lb/>[p. 175] Anno Domini M° CC° secundo, mense Februario<lb/>[…]<lb/>[p. 189] Anno Domini M° CC° tertio, mense Maii<lb/>[…]<lb/>[p. 192] Laudunum &amp; Best’. IIIc l.<lb/>[…]<lb/>Pro avenis Best’ colligendis, &amp; pro venatione ducenda apud S. Germanum in Loya XXI s.<lb/>[…]<lb/>[p. 193] Pissiacum. IIIc l., de dimidio anno usque ad. S. Johannem.<lb/>[…]<lb/>Forestarius IX l.<lb/>[…]<lb/>P. S. Leodegarii. IIIIxx &amp; XVI l. &amp; XIII s. &amp; IIII d.<lb/>[…]<lb/>Pro duobus ferratis monachorum S. Germani XLV s.<lb/>[…]<lb/>[p. 195] Anno Domini M° CC° tertio, mense Maio<lb/>[…]<lb/>[p. 198] Recepta Godardi<lb/>[…]<lb/>De corilis S. Germani XVIxx l. »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19835_actor">Chambre des comptes </corpname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Ferdinand Lot et Robert Fawtier, Le premier budget de la monarchie française, le compte général de 1202-1203, Paris, Honoré Champion, 1932, p. 56, 85, 88, 90 et  96.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Authentique des reliques de la Passion signé par l’empereur Baudouin II à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1247/1247" encodinganalog="3.1.3">juin 1247</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>L’édition ici reprise a été faite d’après l’original de ces lettres, alors conservé dans les archives de la Sainte-Chapelle (voir p. 68). Un vidimus daté de 1415 est aux Archives nationales, L 620, pièce 1.</p>
              </note>
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                <corpname id="atom_19841_actor">Chancellerie royale</corpname>
                <persname id="atom_47376_actor">Baudouin II</persname>
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              <note>
                <p>Dernier empereur de Constantinople.</p>
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            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
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              <p>« Balduinus, Dei gratia fidelissimus in Christo imperator a Deo coronatus, Romaniae moderator et semper Augustus, universis Christi fidelibus tam praesentibus quam futuris ad quos litterae praesentes pervenerunt, aeternam in Domino salutem. Notum fieri volumus universis, quod nos carissimo amico et consanguineo nostro Ludovico, regi Franciae illustrissimo, sacrosanctam spineam coronam Domini et magnam portionem vivificae crucis Christi, una cum aliis pretiosis et sacris reliquiis, quae propriis vocabulis inferius sunt expressa, quas olim in Constantinopolitana urbe venerabiliter collocatas, et tandem pro urgenti necessitate imperii Constantinopolitani diversis creditoribus et diversis temporibus pignori obligatas, idem dominus rex, de nostra voluntate, redemit magna pecuniae quantitate, et eas fecit Parisius, de beneplacito nostro transferri, eidem domino regi, spontaneo et gratuito dono plane dedimus, absolute concessimus et ex toto quitavimus et quitamus, quas utique venerandas reliquias propriis nominibus duximus exprimendas, videlicet praedictam sacro sanctam spineam coronam Domini, et crucem sanctam. Item de sanguine D. n. J. C. ; pannos infantiae Salvatoris, quibus fuit in cunabulis involutus ; aliam magnam partem de ligno sanctae crucis ; sanguinem, qui de quadam imagine Domini ab infideli percussa stupendo miraculo distillavit ; catenam etiam, sive vinculum ferreum, quasi in modum annuli factum, quo creditur idem Dominus fuisse ligatus ; sanctam toellam, tabulae insertam ; magnam partem de lapide sepulcri D. n. J. C. ; de lacte beatae Mariae Virginis ; item ferrum sacrae lanceae quo perforatum fuit in Cruce latus D. n. J. C. crucem aliam mediocrem, quam crucem triumphalem veteres appellabant, quia ipsam in spem victoriae consueverant imperatores ad bella deferre ; clamidem coccineam quam circumdederunt milites D. n. J. C., in illusionem ipsius ; arundinem quam pro sceptro posuerunt in manu ipsius ; spongiam quam porrexerunt ei sitienti in cruce aceto plenam ; partem sudarii quo involutum fuit corpus ejus in sepulchro ; linteum etiam quo praecinxit se quando lavit pedes discipulorum, et quo eorum pedes extersit ; virgam Moysi ; superiorem partem capitis B. Joannis Baptista, et capita SS. Blasii, Clementis et Simeonis.<lb/>In cujus rei testimonium et perpetuam firmitatem nos signavimus praesentes litteras nostro signo imperiali, et bullavimus nostra bulla aurea. Actum apud Sanctum Germanum in Laya, anno Domini millesimo 1247, mense junii, imperi nostri anno octavo.<lb/>[Sig.] Balduini »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19841_actor">Chancellerie royale </corpname>
              <persname role="Producteur" id="atom_47376_actor">Baudouin II </persname>
              <persname role="subject">Louis IX</persname>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
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              <p>Sauveur-Jérôme Morand, Histoire de la Sainte-Chapelle royale du Palais, Paris, Clousier et Prault, 1790, pièces justificatives, p. 7-8
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55486886/f351.image</p>
            </bibliography>
          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de l’hôtel-Dieu de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1267/1267" encodinganalog="3.1.3">novembre 1267</unitdate>
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              <note type="generalNote">
                <p>Voir aussi Archives nationales, LL 76, p. 184.</p>
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                <corpname id="atom_19846_actor">Chapitre de Notre-Dame de Paris</corpname>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Soror Basilia, magistra Domus Dei de Sancto Germaino in Laia, asserit se recepisse ad censum, a capitulo Parisieni, pro duobus solidis capitalis census, annuatim solvendis apud Andresiacum, quamdam masuram sitam in censiva capitula, apud Garannas.<lb/>Datum anno Domini MCCLXVII, mense novembri. »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19846_actor">Chapitre de Notre-Dame de Paris </corpname>
              <geogname>Ville</geogname>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Benjamin Guérard (éd.), Cartulaire de l’église Notre-Dame de Paris, Paris, Crapelet, 1850 (Collection des cartulaires de France, t. V), t. II, p. 158.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordre au concierge de Saint-Germain-en-Laye de ne faire aucune dépense sauf pour les couvertures, le jardin et les vignes</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">4</unitid>
              <unitdate normal="1322/1322" encodinganalog="3.1.3">31 août 1322</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 303] Ordonnances du Roi sur la maison de la Reine<lb/>Dernier août 1322 (C. L. I, 808, à l’observation)<lb/>1re partie<lb/>(1) Ordinatum est à Domino Rege, quod Domina Regina, pro [p. 304] omnibus eleesosynis suis, et oblationibus, per annum habeat 400 lib. Parisienses, et non amplius, et hoc ultra decimam victualium domus, quam solvere tenetur aliquibus certis locis, et ultra illos XIII pauperes quos cotidie reficere consuevit, et illos quator pauperes quos consuevit reficere in die sabbati, et praeter mesellos valori XII s. per diem.<lb/>(2) Item. Pro omnibus donis, quœ par annum faciter summam 40 lib. Paris. non excedat.<lb/>(3) Item. Quod a nemine nuncium recipiat, vel recipi faciat, neque dinum, nec permittat a liberis suis donum aliquod recipi, neque dari, in quo non intelliguntur vina, victualia, aut hujusmodi levia, vel minuta.<lb/>(4) Item. Quod abstineat a dominabus vocandis, vel aliis magnis personis et eas cum venerint diutius retinendis. Et quod se non reddat nimis facilem ad loquendum cum tot venientibus, sed aliqoutiens se excusari faciat, sicut decet.<lb/>(5) Item. Ordinavit Dominus Rex, quod G. et E. jurent, quod curabunt et providebunt, bona fide, quod expensæ domus fideliter et moderate siant. Et quod in expensis domus, sub obtentu, vel nomine expensarum nihil computabunt præter expensas proprias dictæ domus. Et hoc juraverunt dicti G. et C. in præsentia domini Regis.<lb/>(6) Item. Quod ipsa nec mandet vel præcipiat Ballivis regni, vel prœupositis, aut aliis officia ab ipso habentibus. Et quod neminem poni faciat autoritate sua in Balliviis, vel Sergenteriis, aut officiis aliis quibuscumque.<lb/>(7) Item. Quod amplius edificari non faciat, et quod personam aliquam non recipiat in familia sua, vel liberorum suorum, sine licentia Domini Regis.<lb/>Hæc omnia vult et præcepit Dominus Rex ab ipsa Domina regina servari et teneri.<lb/>IIe partie<lb/>(1) Ordinatum est à Domino Rege de hospitio Dominæ Reginæ, quod decima victualium domus solvatur, sicut est consuetum.<lb/>(2) Item. Quod reficiantur 13 pauperes cottidie sicut solent, et hæc sint super expensa hospitii.<lb/>(3) Item. Pro quator pauperibus, quos ipsa Domina consuevit reficere die sabbati, habeat, sicut solet quatuor solidos illa die.<lb/>(4). Item. 16 solidos pro eleemosyna, quando equitat et hospitium [p. 305] mutat. Habeat autem ultra prædicta omnia, pro donis, eleemosynis aliis, oblationibus exeniis, sive presentis, et aliis omnibus, quæ sibi placuerint, 600 lib. per annum, scilicet 200 lib. in quolibet compoto.<lb/>(5) Item. Pro 61 Dominarum vestibus, et aliis necesariis, pro qualibet XXX lib. turon. sum. IXxx lib. turon. pro illis.<lb/>(6) Item. Pro XX aliarum mulierum vestibus et aliis necessariis, pro qualibet XX libr. Turoenus, sulmma IIIIc lib. Turonens. pro illis.<lb/>(7) Item. De tappella ordinatum est, quod tota cera Regis sit, et capellanus habeat pro cera sua X libra Parisienses per annum, ipse autem capellanum suum tenebit de suo, in vestibus et aliis necessariis, preter cibum.<lb/>(8) A nemina autem Domina Regina mutuum recipiat, aut recepi faciat, neque donum, nec permittat a liberis suis donum aliquod recipi sive dari, in quo non intelligantur vina, vel victualia, seu alia hujusmodi levia vel minuta.<lb/>(9) Item. Quod abstineat a Dominabus vocandis, vel aliis magnis personis, et eis cum venerint diutius retinendis, et quod se non reddat nimis facilem ad loquendum cum tot venientibus, sed aliquotiens se excusari faciat, sicut decet.<lb/>(10) Item. Quod nec mandet, vel precipiat Ballivis Regis, sive prepositis, aut aliis ab ipso habentibus officia, et quod neminem poni faciat autoritate sua, in Balliviis, vel Sergenteriis, aut aliis officiis quibuscumque.<lb/>(11) Item. Quod amplius edificari vel operari non faciat, et quod personam aliquam in familia, vel liberorum suorum non recipiat, sine licentia Domini Regis.<lb/>(12) Haec omnia supradicta vult Dominus Rex, et precipit Dominæ Reginæ servari et teneri.<lb/>(13) Jurabunt autem tactis sacrosanctis evangeliis in presentia Domini Regis. Dom. Al. et G. clericus, quod fideles erunt Domino Regi, et quod bona fide curabunt, et providebunt quod expensæ domus fideliter et moderate siant, et quod in expensis domus, sub obtentu, vel nomine expensarum, nec ponent, nec computabunt præter expensas proprias dictæ domus.<lb/>(14) Consergio autem Sancti Germani precipi debet, quod expensas aliquas non faciat neque computet, nisi pro coopertura domorum, vel horto excolendo, aut pro factione vinearum Regis. »</p>
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              <geogname>Jardins</geogname>
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              <p>Decrusy, François-André Isambert et Athanase-Jean-Léger Jourdan, Recueil général des anciennes lois françaises, depuis l’an 420 jusqu’à la révolution de 1789, t. III, 1308-1327, Paris, Belin-le-Prieur et Verdière, s. d., p. 303-305
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6521281d/f381.item</p>
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          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit du passage du Prince noir à Saint-Germain-en-Laye puis de l’incendie du château par le roi d’Angleterre</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">5</unitid>
              <unitdate normal="1346/1346" encodinganalog="3.1.3">août 1346</unitdate>
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              <note>
                <p>Compilation de textes historiques, constituée par étapes entre le XIIIe et le XVe s., couvrant l'histoire des rois de France jusqu'en 1461.</p>
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              <p>« [p. 275] Après ce, [Édouard III d’Angleterre] vint à Poissi le samedi XII jour d’aoust, et touz jours le roy de France le poursuioit continuement de l’autre partie du fleuve de Saine, tellement que en plusseurs lieux et par plusseurs foiz, l'ost de l’un pooit veoir l'autre. Et par l’espace de VI jours que le roy d'Angleterre fu à Poissi et que son filz aussi estoit à Saint Germain en Laye, les coureurs qui aloient devant bouterent les feux en toutes les villes d’environ, meismement jusques à Saint Clost près de Paris, tellement que ceulz de Paris pooient veoir clerement de Paris meisme les feux et les fumées ; de quoy il estoient moult effroiez et non mie sanz cause. Et combien que en nostre maison de Rueil, laquelle Charles le Chauve roy et emperere donna à nostre eglise, il boutassent le feu par plusseurs foiz, toutes<lb/>voies par les merites de monseigneur saint Denis, si [p. 276] comme nous croions en bonne foy, elle demoura sanz estre point dommagiée. Et afin que je escrive verité à nos successeurs, les lieux où le roy d’Angleterre et son filz estoient, si estoient lors tenuz et reputez les principaulz domiciles et singuliers soulaz du roy de France ; par quoy c’estoit plus grant deshonneur au royaume de France et aussi comme traïson evident, comme nulz des nobles de France ne bouta hors le roy d'Angleterre estant et resident par l'espace de VI jours es propres maisons du roy, et aussi comme ou milieu de France, si comme est Poissi, Saint Germain et Raye et Montjoie où il dissipoit, gastoit et despendoit les vins du roy et ses autres biens. Et autre chose encore plus merveilleuse, car les nobles faisoient affonder les batiaux et rompre les pons par touz les lieux où le roy d'Angleterre passoit, comme il deussent tout au contraire passer à lui par dessus les pons et parmi les batiaux pour la deffense du pays. Entretant, comme le roy d’Angleterre estoit à Poyssi, le roy de France chevaucha par Paris le dimenche et se vint logier atout son ost en l’abbaïe de Saint Germain des Prez, pour estre à l’encontre du roy d’Angleterre qui le devoit guerroier devant Paris, si comme dit est. Et comme le roy eust grant desir et eust ordené d’aler l’endemain contre li jusques à Poissi, il lui fu donné à entendre que le roy d’Angleterre s’estoit parti de Poissi et que il avoit fait refaire le pont qui [p. 277] avoit esté rompu, laquelle roupture avoit esté faite, si comme Dieu scet, afin que le roy d’Angleterre ne peust eschaper sanz soy combatre contre le roy de France. Et quant le roy oy les nouvelles du pont de Poyssi qui estoit reparé et de son anemi qui s’en estoit fui, si en fu moult dolent et s’en parti de Paris et vint à Saint Denis atout son ost, la vigile de l’Assompcion Nostre Dame. Et n’estoit mémoire d’omme qui vit, que depuis le temps Charles le Chauve qui fu roy et emperere, le roy de France venist à Saint Denis en France en armes et tout prest pour bataillier. Quant le roy fu à Saint Denis, si celebra ylec la feste de l’Assompcion moult humblement et très devotement, et manda au roy d'Angleterre par l’arcevesque de Besenson, pourquoy il n’avoit acompli ce qu’il avoit promis. Lequel<lb/>respondi frauduleusement, si comme il apparut par après, car quant il se vouldroit partir il adresceroit son chemin par devers Monfort. Oye la response frauduleuse du roy d'Angleterre, si ot le roy conseil qui n’estoit mie bien sain ; car en verité il n’est nulle pestilence plus puissant de grever et de nuire qu’est celui qui est anemi et se fait ami familier. Si s’en parti le roy de Saint Denis et passa derechief par Paris dolent et angoisseux, et s’en vint à Antoigny oultre le Bourc la Royne, et ylec se loga le mercredi. Et tandis le roy d’Angleterre faisoit refaire le pont de Poyssi [p. 278] qui estoit rompu, et cil qui l’avoit oy et veu, si le tesmoigna, car nous veismes à l’eglise de Saint Denis et en la sale où le roy estoit, I homme qui se disoit avoir esté pris des anemis et puis rançonné, lequel disoit en appert et publiquement, pour l’onneur du roy et du royaume, que le roy d’Angleterre faisoit faire moult diligeaument le pont de Poyssi, et vouloit celui homme recevoir mort s’il ne disoit vérité. Mais les nobles et les chevaliers et les plus prochains du roy li disoient qu’il mentoit apertement, et se moquierent de lui comme d’un povre homme. Hélas ! adonc fu bien verifiée celle parole qui dit ainsi : « Le povre a parlé et l’en li a dit : qui est cestui ? par moquerie. Le riche a parlé et chascun se teust pour reverence de lui. » Finablement, quant il fu sceu véritablement que l’en<lb/>refaisoit le pont, l’en y envoia la commune d’Amiens pour empeeschier la besoigne ; laquelle ne pot résister à la grant multitude des saiettes que les Anglois traioient, et fu toute mise à mort. Et tandis que le roy estoit à Antoigny, en ycelle nuit li vindrent nouvelles que les Anglois, pour certain avoient refait le pont de Poyssi et que le roy d'Angleterre s’en devoit aler et passer par ylec. […]<lb/>[p. 279] Adonques, le vendredi après l’Assompcion Nostre Dame, environ tierce, le roy d’Angleterre atout son ost à armes descouvertes et banieres desploiées, s’en ala sanz ce que nul la poursuist, dont grant doleur fu à France. Et à sa departie mist le feu à Poyssi en l'ostel du roy, sanz faire mal à l’eglise des nonnains, laquelle Phelippe le Bel, pere à la mere dudit rov d’Angleterre, avoit fait edifier. Si fu aussi mis le feu à Saint Germain en Laye, à Raye, à Montjoie, et briefment furent destruiz et ars touz les lieux où le roy de France avoit acoustumé à soy soulacier. Et quant il vint à la cognoissance du roy de France que son anemi le roy d’Angleterre s’estoit de Poyssi si soudainement parti, si fu touchié de grant doleur jusques dedenz le cuer, et moult yrié se parti d’Antoygni et s’en retourna à Paris. Et en alant par la grant rue, n’avoit pas honte de dire à touz ceulz qui le vouloient oyr qu’il estoit tray ; et se doubtoit le roy que autrement que bien il n’eust esté ainsi mené et ramené. Aussi murmuroit le peuple et disoit que telle maniere d’aler et de retourner n’estoit mie sanz trayson, pourquoy plusseurs plouroient et non mie sanz cause. Ainsi le roy se [p. 280] parti de Paris et se vint derechief logier à Saint Denis aveques tout son ost. »</p>
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              <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Les grandes chroniques de France, éd. Jules Viard, t. IX, Paris, Honoré Champion, 1937, p. 275-280
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65480497/f303.image</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">État de la garnison du château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1433/1434" encodinganalog="3.1.3">1433-1434</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 540] Enumerations of the troops in various garrisons in Normandy, in the hands of the English, from Michaelmas 1433 to Michaelmas 1434<lb/>[…]<lb/>[p. 543] Seint Germayne en Laie. Lodowicus de Espoire, capitaneus, III lanceas equestres, VII pedestres, et XXX archiers. »</p>
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              <subject>Guerre de Cent Ans</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Joseph Stevenson, Letters and papers illustrative of the wars of the English in France during the reign of Henry the sixth, king of England, vol. II, part II, Londres, Longman, Green, Longman, Roberts and Green, 1864, p. 543.</p>
            </bibliography>
          </c>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de paiements pour des travaux au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1515/1515" encodinganalog="3.1.3">1515</unitdate>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 591] Ordinaire de Paris pour un an fini à la Saint Jean 1515<lb/>[…]<lb/>[p. 592] [folio] 470 verso. Reparations faites au pont du chasteau de Corbeil pour le passage du Roi et de la Reine en mars ou avril 1515.<lb/>Idem. Ouvrages de menuiserie depuis un an en ça au chasteau de Saint Germain en Laye à la venue du Roi et de la Reine lorsqu’ils furent epousés audit lieu.<lb/>[…]<lb/>[folio] 492 verso. Reparations faites en mai et juin au chasteau de Saint Germain en Laye pour la venue du Roi, de Monsieur et de Madame. »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19864_actor">Chambre des comptes </corpname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, Paris, Charles Moette et Jacques Chardon, t. III, p. 592
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1040565b/f692.image</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mandement pour des travaux réalisés pour le roi à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">8</unitid>
              <unitdate normal="1538/1538" encodinganalog="3.1.3">19 septembre 1538</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Cet acte a été vendu lors « de la vente de feu le capitaine d’Hervilly, Paris, J. Charavay ainé. Vente du 14-16 avril 1872, n° 149 ».</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19869_actor">Chambre des comptes</corpname>
              </origination>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« Mandement de payer à Milon Dane, charpentier, 11 livres 17 sous tournois pour travaux exécutés aux château et parc de Saint-Germain-en-Laye.<lb/>Saint-Germain-en-Laye, 19 septembre 1538. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_19869_actor">Chambre des comptes </corpname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Catalogue des actes de François Ier, Paris, Imprimerie nationale, 1887-1908, t. VI, p. 495-496, n° 21458.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Evocation par Charles IX de la construction des Loges dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">9</unitid>
              <unitdate normal="1574/1574" encodinganalog="3.1.3">avant 1574</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_19875_actor">Charles IX</persname>
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            </did>
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              <note>
                <p>Roi de France de 1560 à 1574.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ce sont vrais chiens de Roy, ils sont grands comme levriers et ont la teste aussi belle que les braques. Ils s’appellent greffiers pour ce que du temps du roy Louys XII, on print un chien de la race des chiens blancs de S. Hubert et en feit on couvrir une braque d’Italie qui estoit à un secretaire du Roy qu’en ce temps là on appeloit greffier, et le premier chien qui en sortit fut tout, hormis une tache fauve qu’il avoit sur l’espaule, comme encores à present est la race. Le chien estoit si bon qu’il se sauvoit peu de cerfs devant luy. Il fut nommé Greffier à cause dudit greffier qui avoit donné la chienne. Ledit chien feit treize petits, tous aussi bons et excellens que luy, et peu à peu la race s’esleva, de sorte qu’à l’advenement à la Couronne du feu roy mon grand pere, elle estoit tout en estre. Je ne veux obmettre que la maison et le parc des Loges, pres ma maison de S. Germain en Laye, n’a esté faicte pour autre occasion que pour nourir et eslever ceste race de chiens blancs greffiers. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_19875_actor">Charles IX </persname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <subject>Chasse</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Charles IX, La chasse royale composée par le roy Charles IX, nouvelle édition, Paris, veuve Bouchard-Huzard, 1857, p. 47-48.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description du château de Saint-Germain-en-Laye par Jacques Androuet du Cerceau</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">10</unitid>
              <unitdate normal="1576/1576" encodinganalog="3.1.3">1576</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_19884_actor">Androuet du Cerceau, Jacques</persname>
              </origination>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le chasteau de Saint Germain en Laye<lb/>Ce bastiment est assis sur un lieu assez hault eslevé, prochain de la riviere de Seine, à cinq lieues de Paris. Ceste place a esté tenue par les Anglois durant leur sejour en France. Depuis eux estans deschassez, elle demeura quelque temps sans entretien. Or est il advenu que le roy François premier, trouvant ce lieu plaisant, feit abbatre le vieil bastiment, sans toucher neantmoins au fondement, sur lequel il feit redresser le tout comme on le voit pour le jourd’huy, et sans rien changer dudit fondement, ainsi que l’on peult cognoiste par la court, d’une assez sauvage quadrature. Les paremens, tant dedans que dehors, et encongnures, sont de brique assez bien accoustree. Et y estoit ledit sieur Roy en le bastissant si entetif, que l’on ne peult presque dire qu’autre que luy en fust l’architecte. En aucuns corps de ce logis y a quatre estages. En celuy de l’entrée y en a deux, dont le deuxiesme est une grande salle. Les derniers estages sont voultez, chose grandement à considerer, à cause de la largeur des membres. Vray est qu’à chaque montant y a une grosse barre de fer, traversant de l’un à l’autre, avec gros crampons par dehors, tenans lesdites voultes et murailles liees ensemble, et fermes. Sur ces voultes, et par tout le dessus du circuit du bastiment, est une terrace de pierre de liais qui fait la couverture, lesquelles portans les unes sur les autres, et descendans de degré en degré, commencent du milieu du hault de la voulte un peu en pente, jusques à couvrir les murailles. Et est cette terrace, à ce que je croy, la premiere de l’Europe, pour sa façon, et chose digne d’être veue et consideree. Ce lieu est accompagné d’un bois, qu’on appelle la forest de Haye, en laquelle les mesme roy François feit bastir un logis, nommé la Muette, duquel nous parlerons en son endroit. Outre plus il y a un jardin de bonne grandeur. Davantage, la veue d’iceluy du costé du midi est autant belle que l’on scauroit desirer : comme ainsi soit que de ce chasteau, on voit l’assiette de Paris, Montmartre, le Mont Talverien, Saint Denys et plusieurs autres lieux assez lointains. Ledit bastiment est accompli de ses fossez regnans entour, de huictv toises de large, dans lesquels est un jeu de paulme. A l’entrée est la basse court, fermée partie de clostures, et corps de logis bien simples, et en icelle une fontaine.<lb/>Apres la mort dudit roy François, vint à regner Henry deuxiesme, son fils, lequel pareillement aima le lieu. Ainsy ce Roy, pour l’amplifier de beauté et commoditez, feit commencer un edifice joignant la riviere de Seine, avec une terrace qui a son regard sur ladite riviere, ensemble les fondemens d’un bastiment en manière de theatre, entre la riviere et le chasteau, comme verrez par le plan que je vous en ay dessigné.<lb/>En la routte principale du bois, et assez prochain du lieu, est une chapelle neufve, couverte en dome.<lb/>Pour venir de Paris en ceste maison royale, il fault passer trois ou quatre bacs, si ce n’est que, sortant du droict chemin, vous evitiez la subjection de ces passages d’eaux. Au reste, par les plans et elevations, vousverrez et entendrez le contenu du lieu. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_19884_actor">Androuet du Cerceau, Jacques </persname>
              <persname role="subject">François Ier</persname>
              <persname role="subject">Henri II</persname>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Neuf</geogname>
              <geogname>Jardins</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Jacques Androuet du Cerceau, Le premier volume des plus excellents bastiments de France, Paris, l’auteur, 1576, f. 5v.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Extrait du Théâtre des plans et jardinages de Claude Mollet concernant le jardin de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">11</unitid>
              <unitdate normal="1595/1595" encodinganalog="3.1.3">1595</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <persname id="atom_19893_actor">Mollet, Claude</persname>
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            </did>
            <bioghist id="md5-02ff6b7baf341b5aa343aa94c335107c" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Jardinier du roi.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« En l’an cinq cens quatre vingt quinze, le feu roy Henry le Grand me commanda de planter le jardin du chasteau neuf de Sainct Germain en Laye, si bien que je le fis planter tout de buys, et aussy le jardin de Monceaux, ensemble le petit jardin qui est sur l’estang du chasteau de Fontainebelleau. Tous ces trois jardins furent plantez en la mesme année tout de buys, qui sont encores à present en bonne forme. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_19893_actor">Mollet, Claude </persname>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Claude Mollet, Théâtre des plans et jardinages, contenant des secrets et des inventions incognues à tous ceux qui jusqu’à présent se sont meslez d’escrire sur cette matière, Paris, Charles de Sercy, 1652, p. 202-203.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit des retrouvailles de Louis XIII et de son frère à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">12</unitid>
              <unitdate normal="1634/1634" encodinganalog="3.1.3">21 octobre 1634</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_19901_actor">Dupleix, Scipion</persname>
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            </did>
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              <note>
                <p>Philosophe et historien.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Le XXI du mesme mois, Monsieur arriva à Sainct Germain en Laye, entre une et deux heures apres midy, le Roy ayant desjà disné, ne croyant pas (encore que mondit seigneur en eut donné advis à Sa Majesté) qu’il deut arriver de ce jour là, à cause qu’il faisoit un vent tres fascheux. Le sieur de Sainct Simon, premier escuyer de Sa Majesté, l’alla recevoir à la premiere cour, et le Roy sortit de son cabinet pour l’accueillir en sa chambre, accompagné du comte de Soissons, des ducs de Longueville, de Monbazon et de Chaune, des mareschaux de Chastillon, d’Estrées et de Brezé, du garde des sceaux, du sieur de La Meilleraye, grand maistre de l’artillerie, des surintendans des Finances, secretaires d’Estat, capitaines des gardes du corps et autres seigneurs, gentilhommes et personnes de condition, que la curiosité de cette entreveue tant desirée avoit attirés de Paris en si grand nombre que l’escalier et la sale en estant pleins, Monsieur en penetra la presse avec beaucoup de peine en un quart d’heure.<lb/>Rencontrant le Roy, qui l’attendoit prez de la porte de sa chambre, il s’inclina fort bas en luy disant ce peu de mots : Monsieur, je ne scay si c’est la crainte ou la joye qui m’a interdit la parole, il m’en reste pourtant encore pour vous demander le pardon du passé. Sa Majesté, le relevant et l’embrassant, luy repartit : Mon frere, ne parlons pas du passé, mais seulement de nous resjouir de ce que Dieu nous a fait la grace de nous reunir ici, dont je sens une grande joye. Et cela dit, ils s’embrasserent encore [p. 698] deux fois avec de grandes tendresses et tesmoignages d’une affection fraternelle. Le sieur de Puylaurens, se jettant aux piés du Roy, pour luy demander aussi pardon du passé, Sa Majesté le releva et luy dit : Que les bons services qu’il luy avoit rendu nagueres en la personne de son frere luy faisoit oublier toutes les autres choses passées.<lb/>Apres ces complimens, le Roy mena Monsieur en son cabinet, où les susdits princes, seigneurs et officiers les suyvirent. Ainsi qu’ils s’entretenoient, le cardinal duc arrivant de Ruel y entra, et salua Monsieur, qui l’embrassa et luy tesmoigna beaucoup d’affection, dont Sa Majesté, recevant un singulier contentement, dit à Monsieur : Mon frere, je vous prie d’aymer monsieur le cardinal, et Monsieur respondit : Monsieur, je l’aimeray comme moy mesme et suis resolu d’en suyvre ses conseils. Les autres gentilshommes qui avoient accompagné mondit seigneur furent appellés au cabinet, et par luy presentés pour faire aussi leurs submissions à Sa Majesté, qui les receut tous favorablement.<lb/>Ces actions de reconciliation et de joye estoient si agreables à tous les assistans que desjà deux heures s’estoient passés sans ennuy lorsqu’aucuns, considerans que Monsieur n’avoit pas encore disné, luy dirent qu’il estoit bien temps de disner. A quoy il repartit : Il y a quatre ans que je disne tous les jours sans voir le Roy, je ne puis moins faire que de preferer aujourd’huy ce contentement à mon disner. Mais le Roy mesme luy ayant dit qu’il falloit disner, il s’alla mettre à table en la seconde chambre, où il fut servir par les officiers de Sa Majesté.<lb/>La Royne estant arrivée de Paris ce mesme jour à Sainct Germain, Monsieur la salua, et tous deux se rendirent de grands tesmoignages d’affection, de contentement et de joye.<lb/>Monsieur, estant rentré au cabinet du Roy pour s’entretenir avec Sa Majesté et la trouvant occupée à ouir des ambassadeurs extraordinaires des Suedois et d’Alemagne, passa le retse de l’apres disnée avec les seigneurs de la Cour, qui luy tesmoignerent tous une extreme resjouissance de son retour. Le soir, il soupa à la table de Sa Majesté et s’entretint apres souper avec Elle.<lb/>Le lendemain, mondit seigneur fut regalé à Ruel par le cardinal duc, avec autant d’alegresse que de magnificence, qui se termina par un parfait contentement et satisfaction reciproque, ce qui fit esperer aux assistans que cette reconciliation s’affermiroit tousjours de plus en plus, l’un estant lassé de suyvre des mauvais conseils, et l’autre ne pouvant se lasser d’en bonner de bons, pour le bien de l’Estat et pour la gloire de la France.<lb/>Mondit seigneur retourna dez le soir mesme à Sainct Germain, pour prendre congé du Roy et s’en aller à son duché d’Orleans. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_19901_actor">Dupleix, Scipion </persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Scipion Dupleix, Histoire de Louis le Juste, XIII du nom, roy de France et de Navarre, Paris, Claude Sonnius, 1635, p. 697-698
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6215665x/f711.image</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention des travaux réalisés à Saint-Germain-en-Laye sous le contrôle de François Sublet de Noyers</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">13</unitid>
              <unitdate normal="1650/1650" encodinganalog="3.1.3">1650</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <persname id="atom_19915_actor">Fréart de Chambray, Roland</persname>
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            </did>
            <bioghist id="md5-536ce7995df5cbcb67ece97c8fd1a131" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Critique d'art, auteur de traités sur la peinture et sur l'architecture.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>Parmi les réalisations de François Sublet de Noyers, surintendant des Bâtiments, l’auteur signale :<lb/>« Les chasteaux de Saint Germain et de Versailles, qui estoient alors et la demeure ordinaire et les delices du Roy, portent aussi quelques marques de la mesme main ; le premier par la construction du plus beau manege qui soit en France, avec plusieurs autres commoditez necessaires au logement d’une cour royale, et l’autre d’une terrasse de gresserie qui est un tres rare ouvrage de cette espece, avec un rondeau de soixante toises de diametre. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <persname role="Producteur" id="atom_19915_actor">Fréart de Chambray, Roland </persname>
              <persname role="subject">Louis XIII</persname>
              <geogname>Dépendances</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Roland Fréart de Chambray, Parallèle de l’architecture antique et de la moderne, Paris, Edme Martin, 1650, épitre non paginée (deuxième folio).</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un marché conclu pour le pavage de la galerie des grottes à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">14</unitid>
              <unitdate normal="1665/1665" encodinganalog="3.1.3">6 mai 1665</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19920_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
              </origination>
            </did>
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              <note>
                <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Acte notarié du 5 mai 1665, signé par Colbert, et portant également les signatures de La Motte Coquart, intendant des Bâtiments, de Pierre et Nicolas Ménard, marbriers à Paris ; 2 pages et demie in-fol. 10 fr.<lb/>Document original intéressant. C’est un marché pour le pavage de la galerie des grottes du vieux château de Saint-Germain-en-Laye. (Catal. Voisin, 1896, n° 22129). »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_19920_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Jardins du Château-Neuf</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Joseph Depoin, « Bibliographie des autographes et plaquettes rares sur Seine-et-Oise et le Vexin signalés dans les catalogues 1888-1895 », Mémoires de la Société historique et archéologique de l’arrondissement de Pontoise et du Vexin, t. XIX, 1897, p. 1-81, à la p. 63, n° 684.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de travaux réalisés par Charles Le Brun au château de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">15</unitid>
              <unitdate normal="1667/1668" encodinganalog="3.1.3">1667-1668</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19928_actor">Académie royale de peinture et de sculpture</corpname>
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              <note>
                <p>Fondée en 1648 par Louis XIV.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Au retour du voyage de Lille en 1667, M. Le Brun fut occupé au château de Saint Germain en Laye, et peignit à fresque le sujet d’Apollon et Daphné sur la façade qui regarde le château neuf ; plusieurs autres peintures ont été faites d’après ses dessins, et sous sa conduite, à Saint Germain, tant dans les autres façades du dehors du château vieux que dans le cabinet de Sa Majesté.<lb/>En 1668, le Roi confia à M. Le Brun la conduite du pompeux appareil et de la superbe décoration qui se firent dans la cour du château vieux de Saint Germain en Laye, pour le baptême de monseigneur le Dauphin, dont la cérémonie se fit le 24e jour de mars. Ainsi, il régla toute la disposition et la symétrie d’un palais ou estrade, d’un autel magnifique pour la cuvette d’argent qui devoit servir de fonts, d’un amphithéâtre pour placer toute la cour, et généralement de tout ce qui regardoit les ornements et la commodité de cette cérémonie. »</p>
            </scopecontent>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19928_actor">Académie royale de peinture et de sculpture </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <subject>Fêtes et événements</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
              <geogname>Château-Vieux (appartements du roi)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Mémoires inédits sur la vie et les œuvres des membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture publiés d’après les manuscrits conservés à l’école impériale des Beaux-Arts, t. I, Paris, Dumoulin, 1854, p. 28.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Ordonnance réglant un conflit de préséance survenu entre les officiers de la Maison du roi et les habitants de Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">16</unitid>
              <unitdate normal="1675/1675" encodinganalog="3.1.3">17 janvier 1675</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19933_actor">Maison du Roi (Ancien Régime)</corpname>
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            <bioghist id="md5-8b6c576870ee78c4cc0323f8ea55fd3d" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>En dépit d’un titre apparemment restreint, le secrétaire d’État de la Maison du roi a la tutelle d’un vaste domaine administratif. Il signe pour le roi les nominations aux offices et charges de cour, les décisions de pensions, les brevets et certaines lettres de naturalité. Il veille au bon fonctionnement des services de la maison civile gérés par les grands officiers de la Couronne, tels la chapelle, la maison-bouche, la chambre, les bâtiments, jardins, arts et manufactures, les haras, le garde-meuble, etc.). « Ministre de la cour », le secrétaire d’État de la Maison du roi est chargé de dresser les contrats de mariage des princes du Sang.<lb/><lb/>En 1749, il prend en charge également le département de la Religion prétendue réformée, ce qui lui vaut des attributions géographiques supplémentaires. En effet, souvent désigné comme le « ministre de Paris », le secrétaire d’État de la Maison du roi exerce des fonctions de police et d’administration générale non seulement à Paris et en Île-de-France, mais aussi dans un certain nombre de provinces centrales du royaume, en général des pays d’états : les généralités d’Orléans, Limoges, Soissons, La Rochelle, Poitiers et le Languedoc à la fin de l’Ancien Régime.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Ordonnance du Roy en faveur des officiers domestiques et commensaux des maisons royales, pour les préséances en toutes assemblées.<lb/>Du 17 janvier 1675<lb/>Sa Majesté ayant été informée que quelques bourgeois et habitans de Saint Germain en Laye disputent le rang et la préséance à plusieurs de ses officiers habitans dudit lieu dans les assemblées et autres lieux où ils sont obligez d’assister, en qualité de marguilliers ou autrement, au prejudice de la declaration du feu roy Henry le Grand du mois de fevrier 1605 et des arrests du Conseil donnez en consequence, à quoy etant necessaire de pourvoir,<lb/>Sa Majesté a ordonné et ordonne, veut et entend que tous les officiers, tant de sa Maison que des autres Maisons royales, demeurans dans ledit lieu de Saint Germain en Laye auront range et seance et marcheront dans les lieux et assemblées où il se trouveront immediatement apres le prevot et le procureur de Sa Majesté en la prevoté dudit lieu, et avant les autres officiers, bourgeois et habitans inferieurs en ordre audit prevot et procureur du Roy. Fait Sa Majesté defenses à tous bourgeois et habitans de ladite ville de Saint Germain et autres de les y troubler, à peine de quinze cens livres d’amende et de tous depens, dommages et interets. Fait à Saint Germain en Laye le dix septieme janvier mil six cens soixante quinze.<lb/>Signé Louis, et plus bas Colbert »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19933_actor">Maison du Roi (Ancien Régime) </corpname>
              <subject>Ville</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Code des commensaux, ou recueil général des édits, déclarations, ordonnances, lettres patentes, arrêts et règlemens portant établissement et confirmation des privilèges, franchises, libertés, immunités, exemptions, rangs, préséances et droits honorifiques des officiers domestiques et commensaux de la Maison du roy, des Maisons royales et de leurs veuves, Paris, Prault père, 1720, p. 183
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57622598/f218.item</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention de sculptures réalisées par Jacques Sarrazin pour la chapelle du Château-Vieux</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">17</unitid>
              <unitdate normal="1689/1689" encodinganalog="3.1.3">3 décembre 1689</unitdate>
              <physdesc encodinganalog="3.1.5">
        1 document    </physdesc>
              <note type="generalNote">
                <p>Le mémoire de Guillet de Saint-Georges sur Jacques Sarrazin a été lu à l’Académie le 3 décembre 1689 (Mémoires inédits…, t. I, p. XXIII et 115).</p>
              </note>
              <origination encodinganalog="3.2.1">
                <corpname id="atom_19938_actor">Académie royale de peinture et de sculpture</corpname>
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            <bioghist id="md5-b0de8711abe80553df89ec45f439b2f9" encodinganalog="3.2.2">
              <note>
                <p>Fondée en 1648 par Louis XIV.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« Mémoire historique des principaux ouvrages de M. Sarrazin<lb/>[…]<lb/>Il fit aussi pour le roi, à la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye, deux crucifix, dont l’un représente le Sauveur agonisant et l’autre d’argent. De la même main et dans la même chapelle, on voit deux anges de stuc qui tiennent les armes du roi. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_19938_actor">Académie royale de peinture et de sculpture </corpname>
              <subject>Construction et travaux</subject>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Mémoires inédits sur la vie et les œuvres des membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture publiés d’après les manuscrits conservés à l’école impériale des Beaux-Arts, t. I, Paris, Dumoulin, 1854, p. 120.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Liste des membres de la Maison du roi d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">18</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">4 juin 1700</unitdate>
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        1 document    </physdesc>
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                <corpname id="atom_19944_actor">Administration du roi d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</corpname>
              </origination>
            </did>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« The Lord Chancellour Herbert, Chancellour<lb/>6000 l. The Lord Middleton and<lb/>6000 l. Mr Carrol, Secretaries of State<lb/>5000 l. Sir Richard Naigle, Secretary of Warre<lb/>400 pist. Mr James Porter, Vice-Chamberlain to the King<lb/>400 pist. Mr Robert Strickland, Vice-Chamberlain to the Queene<lb/>2800 each, David Floyd, Grooms of the Bed Chamber<lb/>Trevanion,<lb/>Slingsbee,<lb/>Beedle,<lb/>MacDonnel<lb/>1200, Bagnell, Gentleman ushers to the King<lb/>Francis Stafford,<lb/>Mr Carney,<lb/>Vivel,<lb/>Hatcher<lb/>Mr Crane, Gentleman ushers to the Queene<lb/>and Mr Barry<lb/>Mr Conquest, Commissaries of the green cloth<lb/>Sir William Ellis<lb/>400 pist. Mr John Stafford, Comptroler<lb/>Mr Richard Hamilton, Master of the Wardrobe<lb/>Mr Labbadie, Valetts de chambre<lb/>Mr Lavarie<lb/>Mr Lady Tyrconnel, Ladies of the Bed Chamber<lb/>The Lady Dalmont,<lb/>and Sophia Buckley<lb/>To the prince :<lb/>1500 l. The Lord Perth, formely chancellor of Scotland,<lb/>and Mr Ployen, Gouvernors<lb/>Mr Leyburn, Grooms of the Bed Chamber<lb/>and Mr Vivel, depuis gentleman usher<lb/>Capitaine Magimis, Queries<lb/>Young Beedles,<lb/>and Mr Buckingham<lb/>Mr Barkenhead, Clerks of the Kitchin<lb/>and Mr Parry<lb/>The Lord Griffin is a Volontiere, sometimes there and as often at Versailles, Volontiere<lb/>A great many Chaplains and servants below staires. »</p>
            </scopecontent>
            <controlaccess>
              <corpname role="Producteur" id="atom_19944_actor">Administration du roi d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye </corpname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Historical Manuscript Commission, Calendar of the manuscripts of the Marquis of Bath, vol. III (Matthew Prior’s Papers), 1908, p. 409.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit par le baron de Breteuil de la visite du roi d’Espagne au roi et à la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">19</unitid>
              <unitdate normal="1700/1700" encodinganalog="3.1.3">23 novembre 1700</unitdate>
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                <persname id="atom_19952_actor">Le Tonnelier, Louis Nicolas, baron de Breteuil</persname>
              </origination>
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              <note>
                <p>Introducteur des ambassadeurs.</p>
              </note>
            </bioghist>
            <odd type="publicationStatus">
              <p>Publié</p>
            </odd>
            <scopecontent encodinganalog="3.3.1">
              <p>« [p. 345] [Le 17 novembre 1700], à six heures du soir, le roi et la reine d’Angleterre vinrent de Saint Germain voir le Roi et le roi d’Espagne. […] [p. 346] Si LL. MM. BB. fussent venus par le côté du degré, le roi d’Espagne auroit été le recevoir à cette première visite jusque auprès de l’entrée de la salle des gardes, le Roi en ayant donné l’exemple quand il reçut pour la première fois le même roi d’Angleterre, en 1688, à Saint Germain en Laye, car j’y vis S. M. avancer, à trois ou quatre pas près, jusqu’à l’entrée de la salle des gardes, sur quoi Elle m’a fait l’honneur de me dire à l’occasion de la cérémonie dont il est question aujourd’hui qu’Elle en fit plus ce jour là qu’elle n’en auroit fait dans une autre occasion, parce que dans l’état malheureux qui faisoit pour lors venir le roi d’Angleterre à sa Cour, il falloit passer par-dessus les mesures ordinaires pour lui marquer ce que l’on doit à la majesté royale, en quelque état qu’elle se trouve, et la tendre compassion avec laquelle elle entroit dans ses malheurs. Cependant, cela a fait un exemple, le roi d’Angleterre ayant rendu le réciproque au Roi à la première visite que S. M. lui fut rendre, et l’ayant encore fait au roi d’Espagne comme vous le verrez ci après. Dans toutes les autres visites que le Roi et LL. MM. BB. se sont rendus réciproquement, ils ne vont, pour se recevoir et se reconduire, qu’à la porte de la chambre qui précède celle où se passe la visite, car quoique ici elle se passe toujours dans le cabinet et souvent dans les arrière cabinets du Roi, ce n’est que parce qu’ils veulent être seuls et enfermés.<lb/>[…]<lb/>[p. 351] Le [23], le roi d’Espagne alla au château de Saint Germain rendre visite au roi, à la reine d’Angleterre et au prince de Galles. Il avoit son grand manteau de deuil. Le duc de Beauvilliers, le marquis de Saumery, ses deux gentilshommes de la manche et son écuyer l’accompagnèrent vêtus de même.<lb/>Le roi d’Angleterre le vint recevoir à l’entrée en dedans de la salle des gardes, dont la porte touche à l’escalier. La visite se fit dans la seconde chambre qui est après la salle des gardes, dans laquelle il n’y avoit point de lit. Ils furent assis sur deux fauteuils égaux, et le marquis de Chazeron, lieutenant des gardes du corps, qui avoit pris la queue du manteau du roi d’Espagne à la descente du carrosse, ne la quitta point que dans le moment qu’il s’assit, chose très extraordinaire ainsi que je l’ai déjà remarqué. La même chose se pratiqua chez la reine.<lb/>[p. 352] Les deux rois se couvrirent pendant la visite, et le roi d’Angleterre reconduisit S. M. C. jusqu’à l’endroit où il l’avoit été recevoir.<lb/>Il passa de là chez la reine, qui est logée de l’autre côté du même degré. Elle le vint pareillement recevoir à la porte en dedans de la salle des gardes, et le conduisit dans sa chambre à coucher où la visite se passa, l’un et l’autre étant assis dans des fauteuils égaux, le roi d’Espagne ayant la droite, et la reine le reconduisit au lieu où elle l’avoit pris.<lb/>Et comme l’appartement du prince de Galles est derrière celui du roi son père, ce prince vint recevoir le roi d’Espagne au même endroit où le roi d’Angleterre l’avoit reçu et le conduisit dans sa chambre, qui est trois ou quatre pièces au delà de celle où le roi d’Angleterre avoit reçu la visite du roi d’Espagne. Celle de S. M. C. au prince de Galles se passa debout, après laquelle ce prince reconduisit S. M. C jusqu’à son carrosse, qu’il vit partir. En descendant le degré, le prince de Galles n’affecta point de marcher à côté du roi d’Espagne, mais il marcha toujours devant, comme font les courtisans. »</p>
            </scopecontent>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19952_actor">Le Tonnelier, Louis Nicolas, baron de Breteuil </persname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Philippe de Courcillon de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, éd. Eudore Soulié et Louis Dussieux, t. XVIII, Paris, Firmin Didot, 1860, p. 345-352.</p>
            </bibliography>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Louis Nicolas Le Tonnellier de Breteuil, Mémoires, éd. Evelyne Lever, Paris, François Bourin, 1992, p. 260-269.</p>
            </bibliography>
          </c>
          <c level="item">
            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Récit de la visite du duc de Mantoue à la famille royale anglaise à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">20</unitid>
              <unitdate normal="1704/1704" encodinganalog="3.1.3">19 mai 1704</unitdate>
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                <persname id="atom_19959_actor">Le Tonnelier, Louis Nicolas, baron de Breteuil</persname>
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                <p>Introducteur des ambassadeurs.</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« Il [le duc de Mantoue] m’avait prié de savoir du Roi si S. M. ne jugeait pas à propos qu’il allât à Saint Germain en Laye voir le roi et la reine d’Angleterre. S. M. m’avait ordonné de lui dire qu’il en était le maître, pourvu qu’il y allât comme partout ailleurs sous le nom de marquis de San Salvador et sans qu’il fût question d’aucune cérémonie. Il envoya, le 17, le marquis d’Elfian complimenter Leurs Majestés britanniques et demander le jour et l’heure auxquels il pourrait les voir et convenir avec mylord Pertz, gouverneur du roi, à qui j’indiquai au marquis qu’il devait s’adresser, de la manière dont il serait reçu. Le lendemain, le roi d’Angleterre l’envoya complimenter à Luxembourg par un de ses premiers gentilshommes de sa chambre et la reine par le comte de Molsa, son premier écuyer.<lb/>[…]<lb/>[p. 171] Le lundi 19, nous fûmes à la cour d’Angleterre avec le même nombre de carrosses et de la même manière que nous avions été à Versailles. En arrivant au château de Saint Germain, nous montâmes d’abord, et sans nous reposer dans aucun appartement, à l’audience, par le grand degré, ayant été reçus à la descente du carrosse par le comte Molsa seul, à cause [p. 172] de l’incognito, et Leurs Majestés britanniques l’avaient choisi préférablement à un autre parce qu’il est italien. Comme je n’avais aucune fonction dans cette audience, je marchai derrière avec les courtisans du prince sans affecter aucune distraction. Nous nous trouvâmes dans le cabinet du roi. Le jeune roi, debout, avait son chapeau sous son bras, et ayant la droite sur la reine sa mère, qui avait à sa gauche, en retour, la princesse d’Angleterre. Le roi et la reine attendirent en leurs places le marquis de San Salvador, sans s’avancer pour le recevoir ; après les révérences réciproques et un compliment du roi fort court, la reine prit la parole en italien et, après une conversation d’environ un quart d’heure, elle convient avec ce prince d’une plus longue entrevue, et plus libre, quand elle viendrait au couvent des Filles de Sainte Marie de Chaillot, où elle va souvent. Ensuite, le prince prit congé de Leurs Majestés britanniques ainsi que Molsa nous avait dit, en montant le degré, que c’était l’usage de leur Cour, et le roi et la reine avancèrent jusqu’à la moitié du cabinet, qui à la vérité n’est pas fort long, pour le reconduire. Dans le moment qu’il eut fait la révérence pour s’en retourner, il présenta les gens de qualité de sa suite et, ayant aperçu en sortant du cabinet que la reine me faisait l’honneur de me parler, il revint et lui dit, me prenant par la main, que le Roi n’avait pu lui faire un plus grand plaisir que de me mettre auprès de lui pour l’accompagner, parce que j’étais son ancien ami – il voulut bien m’honorer de cette expression – et que tout ce qui était commis à mes soins se retrouvait toujours arrangé et exécuté à la perfection. En revenant de Saint Germain, il s’arrêta à la machine de Marly qui se trouve sur le chemin et qui n’est pas une des moindres choses à faire voir aux étrangers pour leur donner une idée de la magnificence avec laquelle le Roi a fait tout ce qui a pu embellir ses jardins. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19959_actor">Le Tonnelier, Louis Nicolas, baron de Breteuil </persname>
              <name role="subject">Jacques III</name>
              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Cérémonies diplomatiques</subject>
              <geogname>Château-Vieux</geogname>
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              <p>Louis Nicolas Le Tonnellier de Breteuil, Mémoires, éd. Evelyne Lever, Paris, François Bourin, 1992, p. 170-172.</p>
            </bibliography>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Notes sur la Cour de la reine d’Angleterre à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
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              <unitdate normal="1716/1718" encodinganalog="3.1.3">17 février 1716-16 mai 1718</unitdate>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [p. 73] [17 février 1716] La Cour de Saint-Germain est toute déserte, la reine n’ayant plus à son service que les plus gueux et les plus âges des Anglais et Irlandais. Tous les autres sont passés sur les côtes pour chercher à s’embarquer.<lb/>[…]<lb/>[p. 253] [13 mai 1718] Le 5 au soir on porta de Saint-Germain-en-Laye à l’église des Filles de la Visitation de Chaillot le corps et le cœur de la reine d’Angleterre suivant ses dernières intentions, sans beaucoup de pompe : vingt gardes et six pages seulement précédèrent le carrosse du corps qui étoit suivi par un petit nombre d’autres carrosses remplis d’officiers, d’Anglais et d’Irlandais. Le 11, le Roi prit le deuil en violet. M. le Régent l’a fixé à trois semaines. On a demandé à Son Altesse si la pension de la Reine serait continuée à Prétendant : il a laissé la question indécise.<lb/>[…]<lb/>[p. 256] [16 mai 1718] Les dames de la Cour de Saint-Germain sont dans une très sérieuse consternation. M. le Régent leur conserve sur le même pied la pension que leur faisoit la reine ; il n’est point encore décidé si on leur laissera leurs appartements au château. »</p>
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              <persname role="subject">Marie de Modène</persname>
              <subject>Jacobites</subject>
              <subject>Officiers et employés</subject>
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            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Édouard de Barthélémy, Gazette de la Régence, janvier 1715-juin 1719, d’après le manuscrit conservé à la Bibliothèque royale de La Haye, Paris, Charpentier, 1887, p. 73-256.</p>
            </bibliography>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Description dans le Traité de vénerie de Jacques Le Fournier d'Yauville des conditions des chasses royales à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">22</unitid>
              <unitdate normal="1788/1788" encodinganalog="3.1.3">1788</unitdate>
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                <persname id="atom_19974_actor">Le Fournier d'Yauville, Jacques</persname>
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              <note>
                <p>Veneur et commandant de la Vénerie du roi.</p>
              </note>
            </bioghist>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« [p. 289] Etablissemens des meutes de la Vénerie dans les différentes saisons de l’année ; les rendez vous et les quêtes dans les forêts et buissons dans lesquels elles chassent, et les endroits où l’on place les relais.<lb/>Forêt de Saint Germain<lb/>Etablissement des équipages<lb/>Quoique les meutes de la Vénerie ayent leur principal établissement à Versailles, on verra cependant par le détail suivant qu’elles n’y passent pas plus de quatre à cinq mois de l’année et que rarement elles y restent plus de six semaines de suite. Lorsqu’à la fin de décembre les mauvais temps ne permettent plus de chasser dans les environs de Versailles, les équipages vont s’établir à Saint Germain pour y chasser la plus grande partie de l’hiver. La grande meute habitoit autrefois le chenil de Marly mais, en 1756, on l’établit à Saint-Germain, pour être plus à portée de la forêt et on la mit dans le chenil de l’hôtel de Toulouse, où la [p. 290] petite meute étoit alors : celle ci fut mise dans un ancien chenil appartenant au Roi et y est restée jusqu’à sa réforme en 1774. Ce chenil avoit servi anciennement pour les équipages de nos rois mais depuis longtemps il n’étoit plus habité. Le roi Louis XV, en 1772, voit fait acheter l’hôtel du Maine tenant à l’ancien chenil, à dessein d’y établir une de ses meutes du cerf, mais la petite ayant été réformée, les chenils de cet hôtel ont été destinés pour la meute du chevreuil et les logemens pour les veneurs qui n’en avoient pas au chenil. La position de la meute du cerf est très belle et est d’autant plus commode pour les chiens qu’en ouvrant la porte de chaque chenil ces animaux entrent dans une cour fermée qui leur sert d’ébat et dans laquelle par conséquent ils ne courent aucun risque.<lb/>La forêt de Saint Germain est entourée de murs depuis Saint Germain jusqu’à Poissy, d’un côté, et de l’autre côté depuis Saint Germain jusqu’à La Frette ; depuis ce dernier endroit jusqu’à Poissy elle est fermée par des escarpements très hauts par delà la rivière de Seine ; par ce moyen, les animaux ne pouvoient pas en sortir, mais à présent les escarpemens sont dégradés en plusieurs endroits. Cette forêt est fort agréable et commode pour les chasses d’hiver ; non seulement il n’y a aucune montagne, mais le terrain est de sable dans la plus grande partie, ce qui fait qu’on peut y chasser au commencement et à la fin des gelées, et par d’autres temps qui ne permettroient pas de chasser ailleurs.<lb/>[p. 291] Comme cette forêt ne pouvoit pas elle-même fournir assez de cerfs, surtout lorsque le roi Louis XV y chassoit avec ses deux meutes, on a pris le parti d’y élever chaque année une trentaine de faons mâles qu’on y fait transporter des forêts de Compiègne et de Fontainebleau, où on les prend lorsqu’ils ne font que de naître. On les met dans des enclos faits exprès, ils y restent renfermés pendant un an et ensuite on leur donne la liberté dans la forêt : ils y sont très familiers dans les premiers temps, et s’écartent peu de l’endroit où ils ont été nourris, mais quand ils ont entendu les chiens et qu’ils les ont vus de près, ils fuient et deviennent farouches comme tous leurs semblables ; quelques uns sont méchans et ont même blessé plusieurs personnes, mais ce n’est que par excès d’une familiarité dans laquelle on a souvent l’imprudence de les entretenir ; quand on les rencontre, ils se laissent approcher, on leur donne du pain, au moyen de quoi ils s’accoutument aux hommes et ne les craignent plus ; quoi qu’il en soit, ces cerfs élevés réussissent très bien et quand ils ont seulement leur seconde tête, ils courent et se défendent mieux que ceux qui sont nés dans la forêt. On faisoit autrefois passer des cerfs dans la forêt de Marly dans celle de Saint Germain, par le moyen des toiles, et ensuite par celui de deux rangées de claies, qui communiquoient d’une forêt à l’autre, mais ces cerfs tourmentés et fatigués, dans les raccourcis et dans le passage, reprenoient rarement assez de vigueur pour se défendre [p. 292] devant les chiens ; plusieurs même mouroient étiques ; et c’est aussi après ce peu de succès qu’on a pris le parti d’élever des faons. Comme il y a beaucoup d’animaux et peu de gagnages dans cette forêt, on y a construit en différens endroits des rateliers, dans lesquels on met du foin pendant l’hiver, de l’avoine en paille et une autre espèce de fourrage qu’on nomme cossat ; cette nourriture, que les cerfs aiment, les soutient et les rend plus vigoureux qu’ils ne le sont ordinairement en cette saison. La rivière de Seine passant, comme je l’ai dit, au bout de la forêt depuis La Frette jusqu’à Poissi en deçà des escarpemens, les cerfs alloient presque tous s’y faire prendre et par conséquent le Roi ainsi que ceux qui avoient l’honneur de le suivre étoient souvent et longtemps exposés au froid et à la pluie. Mais en 1750 ou 1751, on a posé des claies le long et en deçà de la rivière, au moyen de quoi les cerfs ne pouvant plus y aller, se fond prendre dans la forêt, ou le long de ces mêmes claies. Il est bon de dire qu’avant cette précaution, on perdoit souvent des chiens, surtout lorsque la rivière étoit débordée ; ces malheureux animaux, saisis de froid en battant l’eau, manquoient de force pour regagner le bord et se noyoient. Ces claies enfin sont très commodes et très utiles à beaucoup d’égards. A la fin de 1778, le Roi a fait faire un treillage depuis la porte de Maisons jusqu’à Achères, avec des portes à chaque route ; on les ferme lorsqu’il juge [p. 293] à propos de ne chasser que dans le bout du pays : il arrive souvent qu’il n’a pas gelé assez pour gâter le bout du pays, qui est presque tout sable, et par conséquent bon à courir, tandis que les environs de Saint Germain en valent rien. Ce même treillage a servi aussi pour empêcher les cerfs d’aller aux plantations, lorsque la rivière y entre quand elle déborde considérablement et qu’il y auroit du risque pour les chiens. Il sert aussi lorsque de grands ventes abattent une partie des claies.<lb/>Rendez-vous<lb/>On a choisi les principaux rendez-vous dans tous les pays dont il sera parlé ci après de manière que, par la distribution des quêtes, tout le pays puisse être fait. On a mis les premières celles qui se font le plus habituellement ; il faut les préférer s’il n’y a pas assez de valets de limiers pour faire toutes celles désignées. Si on fait d’autres rendez vous que ceux indiqués, on choisira dans les différentes quêtes celles qui seront plus à portée desdits rendez vous.<lb/>Les principaux rendez vous de la forêt de Saint Germain sont : les Loges, le carrefour de Noailles, la Muette et rarement la croix de Saint-Simon.<lb/>Les Loges<lb/>Il est dit dans un traité de chasse fait du temps de Charles IX que la maison et le parc des Loges ont été faits pour élever les chiens blancs greffiers, qui [p. 294] jadis composoient une des meutes de nos rois. Aujourd’hui, le parc ne subsiste plus, il est confondu dans le reste de la forêt sous le nom de petit parc. La maison existe, une partie fait depuis longtemps un couvent de petits pères augustins et l’autre partie est habitée par un garde de la forêt. Il y a outre cela quelques chambres où s’assemblent les officiers de la Maitrise pour l’adjudication des bois. Le roi Louis XV avoit fait arranger une de ces chambres pour un de ses rendez-vous de chasse et pour s’y chauffer en descendant de carrosse.<lb/>Carrefour de Noailles<lb/>En 1747 ou en 1748, le roi Louis XV a fait bâtir à ce carrefour un pavillon, non seulement pour sa commodité, mais encore pour celle de ses veneurs qui s’y chauffent et qui y déjeunent au retour du bois. On verra ci après que Sa Majesté a fait faire d’autres pavillons à plusieurs rendez vous aux environs de Versailles ; celui du carrefour de Noailles n’est composé que d’une seule pièce avec une très grande cheminée : le Roi y descend, s’y botte, mais il ne s’y arrête pas, ni aux Loges, au retour de la chasse. Sa Majesté revient à Saint Germain à l’hôtel de Noailles, où Elle mange quelque fois un morceau, et remonte ensuite en voiture pour retourner à Versailles. Le carrefour de Noailles est grand et beau ; feu M. le maréchal de Noailles y a fait placer en 1749 une croix fort élevée qui existe [p. 295] encore. Avant qu’on eût bâti le pavillon, les rendez vous se faisoient à la croix de Berny.<lb/>Carrefour de la Muette<lb/>Les rendez-vous autrefois ne se faisoient point à ce carrefour, parce qu’il n’y avoit que très peu de bois par delà ; mais depuis qu’on a planté les Petrons et la plaine de Maisons jusqu’au chemin de Conflans, ces nouveaux repeuplemens qui ont très bien réussi étant trop éloignés des rendez-vous dont il vient d’être parlé, on s’est décidé pour celui-ci, qui est à portée de tout ce bout de pays. Le roi Louis XV y a fait bâtir en 1772 un pavillon sur les fondemens d’un château qui jadis avoit servi de maison de chasse à plusieurs de nos rois. Ce pavillon en général est plus beau et beaucoup plus grand que celui du carrefour de Noailles. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19974_actor">Le Fournier d'Yauville, Jacques </persname>
              <persname role="subject">Louis XV</persname>
              <persname role="subject">Louis XVI</persname>
              <subject>Chasse</subject>
              <geogname>Forêt</geogname>
              <geogname>Dépendances</geogname>
            </controlaccess>
            <bibliography encodinganalog="3.5.4">
              <p>Jacques Le Fournier d'Yauville, Traité de vénerie, Paris, Imprimerie royale, 1788, p. 289-295
<lb/>http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1510984f/f307.image</p>
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          </c>
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            <did>
              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Descriptions et commentaires sur la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye dans le Dictionnaire raisonné de l’architecture de Viollet-le-Duc</unittitle>
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                <persname id="atom_19979_actor">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel</persname>
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                <p>Architecte.</p>
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              <p>Publié</p>
            </odd>
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              <p>« [t. 2 ([1856]), p. 430] A l’imitation du roi de France, les grands vassaux de la couronne se firent bâtir, dans leur résidence habituelle, une sainte chapelle, et le roi lui-même en éleva quelques autres. Celle du château de Saint-Germain-en-Laye est même antérieure de quelques années à celle du Palais ; son achèvement ne saurait être postérieur à 1240. Ce très curieux monument, fort peu connu, engagé aujourd’hui au milieu des constructions de François Ier et de Louis XIV, est assez complet cependant pour que l’on puisse se rendre un compte exact, non seulement de ses dimensions, mais aussi de sa coupe, de ses élévations latérales et des détails de sa construction et décoration. La sainte chapelle de Saint-Germain-en-Laye a cela de particulier qu’elle n’appartient pas au style ogival du domaine royal, mais qu’elle est un dérivé des écoles champenoise et bourguignonne.<lb/>Nous en donnons le plan [3 : A l’échelle de 0,0025 pour mètre. Nous devons ces dessins à M. Millet, architecte du château de Saint-Germain-en-Laye.]. Conformément aux constructions champenoises et bourguignonnes, les voûtes portent sur des piles saillantes à l’intérieur, laissant au-dessus du soubassement une circulation. La coupe [p. 431] [p. 431] transversale, faite sur le milieu d’une travée, explique la disposition [p. 432] principale de cet édifice. Les formerets A des voûtes, au lieu de servir d’archivoltes aux fenêtres, sont isolés, laissent entre eux et les baies un espace B couvert par le chéneau. Les fenêtres sont alors prises sous la corniche et mettent à jour tout l’espace compris entre les contreforts. Si nous examinons la coupe longitudinale, faite sur une travée, et, faite sur la pile intérieure en BC, nous pourrons nous rendre un compte exact du système de construction adopté. Les fenêtres n’étant plus circonscrites par les formerets sont carrées ; les tympans, étant ajourés et faisant partie des meneaux, ne laissent comme pleins visibles que les contreforts. A l’extérieur, chaque travée est conforme à la fig. 6 ter ; le monument tout entier ne consiste donc qu’en un soubassement, des contreforts et une claire-voie fort belle et combinée d’une manière solide ; car les contreforts (très minces) sont étrésillonnés par ces puissants meneaux portant l’extrémité de la corniche supérieure et le chéneau. Ces meneaux ne sont réellement que de grands châssis vitrés posés entre des piles et les maintenant dans leurs plans.<lb/>Le système de la construction ogivale admis, nous devons avouer que le parti de construction adopté à la sainte chapelle de Saint-Germain nous semble supérieur à celui de la Sainte-Chapelle de Paris, en ce qu’il est plus franc et plus en rapport avec l’échelle du monument. La richesse de l’architecture de la Sainte-Chapelle de Paris, le luxe de la sculpture ne sauraient faire disparaître des défauts graves évités à Saint-Germain. Ainsi, à Paris, les contreforts, entièrement reportés à l’extérieur, gênent la vue par leur saillie ; ils sont trop rapprochés ; la partie supérieure des fenêtres est quelque peu lourde et encombrée de détails ; les gâbles qui les surmontent sont une superfétation inutile, un de ces moyens de décoration qui ne sont pas motivés par le besoin. Si l’effet produit par les verrières entre des piles minces et peu saillantes à l’intérieur est surprenant, il ne laisse pas d’inquiéter l’œil par une excessive légèreté apparente. A Saint-Germain, on comprend comment les voûtes sont maintenues par ces piles qui se prononcent à l’intérieur. Les meneaux ne sont qu’un accessoire, qu’un châssis vitré indépendant de la grosse construction. Ce petit passage champenois ménagé au-dessus de l’arcature inférieure, en reculant les fenêtres, donne de l’air et de l’espace au vaisseau ; il rompt les lignes verticales dont, à la Sainte-Chapelle de Paris, on a peut-être abusé. Les fenêtres elles-mêmes, au lieu d’être relativement étroites comme à Paris, sont larges ; leurs meneaux sont tracés de main de maître, et rappellent les beaux compartiments des meilleures fenêtres de la cathédrale de Reims. Les fenêtres de la Sainte-Chapelle ont un défaut, qui paraitrait bien davantage si elles n’éblouissaient pas par l’éclat des vitraux, c’est que les colonnettes des meneaux sont démesurément longues et que les entrelacs supérieurs ne commencent qu’à partir de la naissance des ogives (voy. Fenêtre). Cela donne à ces fenêtres une apparence grêle et pauvre que l’architecte a voulu dissimuler à l’extérieur, où les vitraux ne produisent aucune illusion, par ces détails d’archivoltes et ces gâbles [p. 433] dont nous parlions tout à l’heure. A la chapelle de Saint-Germain, aucun [p. 434] détail superflu : c’est la construction seule qui fait toute la décoration ; et sans vouloir faire tort à Pierre de Montereau, on peut dire que si l’architecte (champenois probablement) de la chapelle de Saint-Germain eût eu à sa disposition les trésors employés à la construction de celle de Paris, il eût fait un monument supérieur, comme composition, à celui que nous admirons dans la Cité. Il a su (chose rare) conformer son architecture à l’échelle du monument, et, disposant de ressources modiques, lui donner toute l’ampleur d’un grand édifice. A la Sainte-Chapelle de Paris, on trouve des tâtonnements, des recherches qui occupent l’esprit plutôt qu’elles ne charment. A Saint-Germain, tout est clair, se comprend au premier coup d’œil. Le maître de cette œuvre était sûr de son art ; c’était en même temps un homme de goût et un savant de premier ordre. L’intérieur de ce monument était peint et les fenêtres garnies probablement de vitraux. Inutile de dire que leur effet devait être prodigieux à cause des larges surfaces qu’ils occupaient. Rien n’indique qu’une flèche surmontât cette chapelle. On ne voit point non plus que des places spéciales aient été réservées dans la nef, comme à la Sainte-Chapelle du Palais, pour des personnages considérables. Il faut dire que la chapelle de Saint-Germain-en-Laye n’était que le vaste oratoire d’un château de médiocre importance. Tous les détails de ce charmant édifice sont traités avec grand soin ; la sculpture en est belle et entièrement due à l’école champenoise ainsi que les profils.<lb/>[…]<lb/>[t. 8 (1866), p. 55] Dès 1240, des maîtres avaient jugé à propos d’ajourer non seulement les écoinçons inférieurs, mais aussi les écoinçons supérieurs des roses. Ce fut à cette époque que l’on construisit la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye. Cet édifice, dont la structure est des plus remarquables, tient autant aux écoles champenoises et bourguignonne qu’à celle de l’Ile-de-France. L’architecte ne pouvait manquer d’appliquer ce système de fenestrage à la rose. Cette chapelle, depuis les travaux entrepris dans le château sous Louis XIV, était complètement engagée sous un enduit de plâtre. La restauration de cet [p. 56] édifice ayant été confiée à l’un de nos plus habiles architectes, M. Millet, celui-ci reconnut bien vite l’importance de la sainte chapelle de Saint-Germain-en-Laye ; il s’empressa de la débarrasser des malencontreux embellissements qu’on lui avait fait subir, il retrouva l’arcature inférieure en rétablissant l’ancien sol, et fit tomber le plâtrage qui masquait la rose. Or, cette rose, une des plus belles que nous connaissions, est inscrite dans un carré complètement ajouré. Son ensemble, tracé en A (fig. 9), se compose de douze rayons principaux, les quatre écoinçons étant à jour et vitrés. L’architecte a voulu prendre le plus de lumière possible, car les piles d’angles qui portent les voûtes (voy. le plan partiel B) font saillie sur le diamètre de la rose ; le formeret portant sur les colonnettes a laisse entre lui et la rose l’espace b, et le linteau qui réunit la pile à l’angle de la chapelle est biaisé, ainsi que l’indique la ligne ponctuée c, afin de dégager cette rose.<lb/>Pour indiquer plus clairement le tracé de la rose de la sainte chapelle de Saint-Germain-en-Laye, nous n’en donnons qu’un des quatre angles, avec un de ses écoinçons ajourés, à l’échelle de 0 m. 02 pour mètre. On remarquera qu’ici encore, conformément aux dispositions des premières roses, les colonnettes sont dirigées, les chapiteaux vers le centre. Les douze rayons principaux, étrésillonnés par les cercles intermédiaires D, offrent une résistance considérable. A leur tour, ces cercles intermédiaires sont étrésillonnés par les arcatures F et par des colonnettes intermédiaires. Quatre de ces colonnettes secondaires sont parfaitement butées par les grands cercles G des écoinçons, les huit autres butent contre le châssis. Quant aux rayons principaux E, quatre butent suivant les deux axes, et les huit autres sont maintenus par les trèfles H, qui, à leur tour, étrésillonnent les grands cercles d’écoinçons G. L’appareil de ce réseau de pierre est excellent, simple et résistant. En L, nous donnons la section du réseau principal ; en M, celle des redents. L’extérieur de la rose étant en V, on remarquera que le profil intérieur est plus plat que le profil extérieur, afin de masquer aussi peu que possibles les panneaux de vitraux par la saillie des moulures à l’intérieur, et de produire à l’extérieur des effets d’ombres et de lumières plus vifs. Ici, les vitraux et les armatures de fer sont en feuillure et non plus attachés contre le parement intérieur. Nous avons encore dans cette rose un exemple de la solidité de ces délicats treillis de pierre lorsqu’ils sont bien combinés ; car, malgré des plâtrages, des trous percés après coup, des mutilations nombreuses, la rose de Saint-Germain tient ; et lorsqu’il s’agira de la démarquer, beaucoup de ces morceaux pourront être utilisés. »</p>
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              <persname role="Producteur" id="atom_19979_actor">Viollet-le-Duc, Eugène-Emmanuel </persname>
              <geogname>Château-Vieux (chapelle)</geogname>
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              <p>Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, Paris, Bance, 1854-1868.</p>
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              <unittitle encodinganalog="3.1.2">Mention d’un don fait par la reine Victoria pour la restauration de la chapelle de Jacques II à Saint-Germain-en-Laye</unittitle>
              <unitid encodinganalog="3.1.1">24</unitid>
              <unitdate normal="1857/1857" encodinganalog="3.1.3">26 janvier 1857</unitdate>
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                <corpname id="atom_19985_actor">L'Industriel de Saint-Germain</corpname>
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                <p>Dirigé par H. Picault puis Th. Lancelin</p>
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              <p>Publié</p>
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              <p>« 26 janvier 1857. L’ambassadeur d’Angleterre verse à la ville la somme de 1255 fr. donnée par la reine Victoria pour la restauration de la chapelle du roi Jacques II dans l’église de Saint-Germain-en-Laye. »</p>
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              <corpname role="Producteur" id="atom_19985_actor">L'Industriel de Saint-Germain </corpname>
              <persname role="subject">Jacques II</persname>
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              <geogname>Ville (église)</geogname>
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              <p>H. Picault, Annuaire de la ville de Saint-Germain-en-Laye et des cantons de Saint-Germain, Argenteuil, Marly, Meulan, Poissy, 10e année, Saint-Germain-en-Laye, H. Picault, 1866, p. 28.</p>
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